L'éclairage électrique
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- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
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- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE ^
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D'ARSONVAL
- G. U PPM ANN
- : L INSTITUT.
- D. MONNIER
- H. POINCARE
- J. BLONDIN
- TOME XVIII
- 1“ TRIMESTRE 189 9
- PARIS
- GEORGES CARRÉ ET C. NAUD, ÉDITEURS
- , RUE RACINE, 3
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- Tome XVIII.
- Samedi 7 Janvier 1899
- ;e Année»1 — N" 1.
- L’Éclairage Électrique
- RBVVB HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ARSONVÀL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIFPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. BfONNIER, Professeur à l'École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- LES PROGRÈS DE L’INDUSTRIE ÉLECTRIQUE EN 1898
- I. Génération et distribution de l’énergie
- ÉLECTRIQUE
- Le fait marquant dans le développement des stations centrales est l’immixtion des municipalités anglaises dans l’éclairage électrique des villes. Les Revues anglaises ont presque hebdomadairement une installation électrique municipale d’éclairage ou de traction à signaler et le nombre de ces installations dépasse, comme on peut le voir dans un travail analysé dans cette Revue ('), celui des installations exploitées par des Sociétés privées. Citons comme dernières installations décrites celles de Hull, Llandudno et plus particulièrement celle de Belfast dont la puissance doit atteindre rapidement les 20000chevaux prévus.
- En France les municipalités s’immiscient peu dans la gérance des stations génératrices d’énergie électrique. Il semble cependant que l’opposition du conseil municipal de Paris à la prolongation des concessions des différents
- (h Voir L’Éclairage Électrique, t. XIV, p. 209; 29 jan-
- secteurs n’est pas étrangère à l’idée d’une exploitation municipale. S’il en est ainsi, espérons que le conseil se souviendra à temps de l’expérience peu satisfaisante de l’usine des Llalles et que, s'il sc décide à exploiter lui-même les stations centrales de Paris, il s’entourera des compétences nécessaires pour conduire cette exploitation avec la même habileté que les municipalités anglaises, qui sont arrivées à produire l’énergie, et par suite à la vendre, dans des conditions souvent plus avantageuses que les compagnies privées elles-mêmes.
- Au point de vue général du développement des ^stations centrales on remarque, cette année, une tendance de plus en plus uniforme à l’emploi de fortes unités à accouplement direct ; on revient ainsi aux moteurs à vapeur à vitesse lente, de consommation si économique, et on s’aperçoit enfin qu’ils présentent dd sérieux avantages sur leurs congénères à grande vitesse.
- Les machines-volants sont universellement employées dès que la puissance le permet. A cette classe, naturellement, appartient la plus grosse machine du monde, une généra-
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- trice à courant continu pour traction électrique de»3ôookilowatts, installée dans le courant de cette année par la Walker Company de Cleveland à rusine des tramways de Boston. Cette dynamo monstre tourne à 75 tours par inimité et atteint le poids respectable de 111,5 tonnes. Rappelons, toutefois, que si cotte machine est la plus puissante comme dvnamo à courant continu, elle est encore inférieure, comme puissance du moins, aux alternateurs du Niagara.
- L’utilisation des chutes d’eau continue sa marche ascendante en Amérique. L’une des plus importantes installations de transmission d’énergm de l’année est celle de Telîu-
- de 50000 volts. De nombreux essais ont été faits sur cette ligne par M. Mershon dans le but de s’assurer jusqu’à quelle tension on pouvait aller en pratique ; le§ résultats, consignés dans un intéressant rapport de \I. Scott,, à Y American Institut of Electrital Engineers, montrent que les tensions de 60000 volts peuvent facilement être employées pour la transmission de l’énergie par courants alternatifs, ce qui assure un transport économique jusqu’à plus de 300 kilomètres.
- En France, nous n’avons guère à enregistrer, mais c’est déjà quelque chose, que le projet de’loi sur la distribution de l’énergie électrique, déposé à la Chambre par M. Guil-lain. Le rapport de M. Guiîlain estime à 10 millions de chevaux la puissance hydraulique réellement utilisable en France. Espérons que l’annce 1899 aura plus rie chance que sa devancière et verra une partie de cette énorme puissance utilisée pour le développement de l’industrie.
- Il est bon de dire toutefois que la plupart des grandes maisons françaises ont installé, cette année, des groupes à oourants alternatifs pour la fabrication du carbure de.calcium et pour l’électrochimie en général. Citons en particulier l’installation de la Société Elec-lectrochimique du Giffre, dont la puissance doit atteindre 10000 chevaux, et qui comprend actuellement quatre alternateurs de
- 1 000 chevaux, construits deux par les ateliers de M. J. Farcot, de Saint-Oucn, et deux par ceux du Creusot. La Société l’Éclairage Electrique a également installé, cette année, plusieurs groupes de r 000 chevaux pour des
- Arrivons maintenant au développement des stations centrales à Pgris.
- Nous avons annoncé l’an dernier la créa-, tion de deux usines génératrices aux environs de’Paris, l’une pour le compte du secteur Edison, l'autre pour celui du secteur de la place Clichv. Aucune de ces deux usines 11’est encore en service, mais nous pouvons en donner aujourd’hui la composition. La nouvelle usine de la Compagnie continentale Edison, à Saint-Denis, comprendra deux uni-lés de 1 000 kilowatts formées chacune d’un nLotcur horizontal Dujardins à triple expansion actionnant directement, deux dynamos Thury de 500 kilowatts, sous 2 200 volts ; les deux dynamos de chaque groupe seront accouplées en tension. La canalisation sera faite en câbles nus reposant sur isolateurs et placés dans une galerie spéciale. Les sous-stations comprendront des dynanlos de 480 kilowatts, sous 2000 volts actionnant des dynamos à courant continu donnant une tension de 125 volts pour la distribution à trois fils.
- La station génératrice de la Société d’Eclai-rage Électrique de la place Clichy à Asnières, aura une puissance de 20 000 chevaux; les unités seront formées d’un moteur à vapeur horizontal à triple expansion de 1 500 chevaux commandant un alternateur triphasé de la Société Alsacienne de 1 200 kilowatts sur 5000 volts. Des commutatrices de 400 kilowatts transformeront les courants triphasés en courant continu.
- La Compagnie parisienne de l’air comprimé alimente maintenant la presque totalité de son réseau à l’aide de sa nouvelle usine du quai de Jemmapes, dont nous avons donné ici la description complète (]\ La batterie d’accumulateurs de la sous-sta-
- P ! Voir U Eclairage Électrique, t. XV. p. 270; 14 mai 1898.
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- tion de la rue de#la Verrerie seule est quelquefois chargée par l'usine du boulevard Richard-Lenoir, niais les sous-stations de Saint-Roch et Manconseil sont uniqheraent reliées au quai de Jennnapes. L’usine comprend en plus deux nouvelles unités de 750 kilowatts ; deux autres de même puissance sont actuellement en montage, ce qui portera à 9 le nombre de groupes installés.
- L’usine des Halles centrales hérite du matériel provenant de l’usine du Champ-de-Alars, laquelle possédait quatre machinas verticales Wevher et Rochemond, à triple expansion, de 150 chevaux; 4 dynamos Edison de 90 kilowatts sous 120 volts, et une petite batterie d’accumulateurs.
- Les deux’ secteurs à courant alternatif se développent toujours avec la même rapidité. L'usine du secteur des Champs-Elysées à Levallois comprend maintenant les cinq' alternateurs volants Hutin-Leblanc-Farcot que nous avions annoncés l’an dernier. Un sixième groupe identique aux précédents est actuellement en construction dans les ateliers de M. J. Farcot à Saint-Ouen et, sera installé darfs les premiers mois de 1899. Le nombre des chaudières Galloway, construites par les maisons Renaud et Bonpain, de Rouen, y est actuellement de 10; deux sont en montage et seront mises en service dans le courant de février. En somme il restera, pour compléter l’usine actuelle, à monter un septième groupe Hutin-Leblanc-Farcot et deux chaudières, ce qui seraprobablement terminé avant 1900. Ajoutons que le nombre de feeders partant de l’usine, actuellement de 5, sera porté à 7 dans le courant de cette année.
- Le secteur des Champs-Elysées possède maintenant une Sous-station d’éclairage privée. celle de l’Elysée Palace Hôtel qui comprend trois commutatrices Alioth de 100 kilowatts et une batterie d’accumulateurs Tudor.
- Le secteur de la rive gauche a une extension non moins importante que le précédent. Le matériel de l'usine d’Issy sc compose actuellement de 11 chaudières type Creuset, cinq alternateurs-volants Zipernowsky-Creu-
- sot de 400 kilowatts et trois excitatrices de 70 kilowatts commandées par des moteurs à vapeur s’péciaux. Les bâtiments de la seconde partie de l’usine qui doit comprendre 12 chaudières, cinq nouveaux groupes à courant alternatif et trois .excitatrices sont complètement terminés et le montage de deux des groupes électrogènes et des chaudières correspondantes est commencé.
- Le réseau alimente, outre les transformateurs placés chez les abonnés, deux sous-stations, l’une à la Sorbonne où se trouvent deux redresseurs de 40 kilowatts et l’autre aux chantiers du pont Sully (travaux de la Compagnie des chemins de fer d’Orléans).
- Le secteur de la Société d'éclairage et de force augmente également son matériel à courants alternatifs diphasés de l’usine du quai de Seine, à Saint-Ouen ; celle-ci comprend quatre alternateurs Hutin-Leblanc-Farcot de 300 kilowatts à 88 volts, lesquels alimentent les sous-stations de Landy (deux redresseurs de 100 kilowatts), du faubourg Saint-Denis, du boulevard Barbés et de la gare de La Chapelle. T/usine de la rue d’Alexandrie s’est adjoint comme réserve une turbine-dynamo Bréguet de 100 kilowatts.
- Comme pour les années précédentes, les travaux tant scientifiques qu’industriels sur les dynamos à courants continus ou alternatifs n’ont pas été négligés.
- En courant continu, bien que l’en n’ait pas à enregistrer de découvertes très importantes, quelques perfectionnements intéressants ont été imaginés : deux en particulier méritent une mention spéciale, ce sont ceux de MM. Sayers, A. et S. Moores et Coulson et de M. Lamme de la Westinghouse C\
- Le premier (’) a trait à l'annulation du décalage des balais et consiste à engendrer la. force électromotrice nécessaire au renversement du courant dans les secteurs en court-circuit et variable avec le débit, en utilisant le flux meme de l’induit dérivé à cet effet
- (•) L'Éclairage Électrique, t. XVII, p. 143 ; 22 octobre 1898.
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- dans un circuit magnétique auxiliaire à réluctance réglable.
- Le second (0, applicable aux .machines à courant continu multipolaires enroulées en quantité et aux machines h courant continu fonctionnant en parallèle, a pour but d’éviter les inconvénients de la différence des tensions induites dans les différents circuits ou machines. Il consiste à réunir entre eux, soit directement, soit par l’intermédiaire de bagues, les points des enroulements au meme potentiel instantané ; dans ces conditions les différents circuits ou machines sont groupés en quantité comme de véritable^ alternateurs montés sur le même arbre ou non, et les courants alternatifs qui circulent d’un enroulement à l’autre ou d’une machine à l’autre sont dès lors des courants déwattés dont l’effet est de renforcer l’excitation de la machine qui a la plus faible force électromotrice induite et diminuer l’excitation dans celle quia la plus grande tension induite; les charges deviennent dès lors indépendantes des excitations et le réglage est beaucoup plus commode.
- Signalons encore quelques tentatives de MM. Elmore f), de Puydt et Poncin (3) et Badger (4), pour la réalisation de machines unipolaires, ainsi que le récent procédé de réglage de la tension sur les distributions à trois fils, indiqué par M. del Proposto (3).
- La question intéressante des étincelles et de la commutation dans les machines à courant continu a été particulièrement étudiée cette année et nous a valu les intéressantes études de M. Thorburn Reid (8), de M. Thomas, de M. Girault (') etdeM. Fischer Hinnen (*).
- Toutes ces études tiennent compte de la variation des résistances de contact de chaque
- f1) L'Éclairage Électrique, t. JCVI, p. 411 ; 3 septembre 1898.
- (2) Idem, t. XIV, p. 363 ; 26 février 1898.
- (3) Idem, t.XVI, p. 407; 3 septembre 1898.
- (4) Idem, t. XVI, p. 409; 3 septembre 1898.
- (s) Idem, t. XVII, p. 121; 5 novembre 1898.
- («) Idem, t. XV, p. 21 ; 2 avril 1898.
- (r) Idem, t. XV, p. 339; 21 mai 1898.
- (*) Eleklroteclmische Zeitschrift du 22 et 29 décembre 1898, p. 858.
- balai avec les deux lames qp’il couvre et introduisent une notion nouvelle, celle de la densité de courant sous les balais. Grâce à ces considérations, on arrive à montrer que le courant dans la section en court-circuit est toujours égal au début et à la fin du court-circuit, etquelleque soitlapositiondes balais, à la moitié du courant débité par la machine: les étincelles sont par suite dues uniquement à la densité du courant sous le balai.
- Dans le domaine des courants alternatifs, l$s progrès ne sont pas moins sensibles; les condensateurs eux-mêmes qui paraissent avoir été laissés de côté depuis quelques années ont été étudies à nouveau par M. Bou-cherot (*} et parM. Bradley (a) qui a découvert une substance à grande capacité inductive spécifique : le stéarate de plomb.
- L’appareil qui a été le plus étudié au cours de cette année est sans contredit la commu-tatrice dont le développement a pris une rapidité inconcevable. Les convertisseurs sont, en effet, presque uniquement employés^aux États-Unis dans tous les transports d’énergie électrique pour traction et dans quelques usines, comme aux ateliers de ia General Elec-, trie à Schenectadyf3). En France, les commu-tatrices sont employées également avec beaucoup de succès, dans les diverses sous-stations des sectêurs à courant alternatif dont nous avons parlé plus haut et le seront dans les réseaux de traction électrique de la Compagnie d’Orléans (A) et de la Compagnie de l’Ouest dont les usines principales en cours de construction sont l’une à Ivry et l’autre aux Moulineaux.
- De nombreuses théories relatant les curieuses propriétés des convertisseurs ont été données par MM. Woodbrigde et Child (“j, M. Steiametz, M. Janet (9), M. de Marchena,
- (*) Voir L'Éclairage Électrique, t. XIV. p. 303 ; 12 février [898.
- (3) Idem, t. XVII, p.203: 29 octobre 1898.
- (8j Idem, t. XVII, p. 432; io décembre 1898.
- (*) Idem, t. XVII, p. 541 ; 24 décembre 1898.
- (*) Idem, t. XV, p. 452; ri juin 1898.
- (6) Idem, t. XVI, p. 38 et 378; 2 juillet et 27 août.
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- M. Kapp et le professeur Sylvanus Thompson ; ces travaux ont été ou seront prochainement
- Bien que les moteurs asynchrones restent quelque peu au second plan, nous avons k signaler les ingénieux artifices de démarrage de M. Boucherot (* *) et de M. Hobart (3), ingénieur à la Compagnie anglaise Thomson Houston basés, le premier sur l’emploi de deux systèmes d’inducteurs décriés l’un par rapport à l’autre et agissant sur le même in-* duit, le second sur l’emploi de deux ou plusieurs enroulements à axes magnétiques décalés entre eux.
- En dernier lieu nous citerons les ingénieux procédés imaginés par M. Leblanc pour le compoundage des alternateurs k voltage constant, compoundage indépendant de la nature des courants fournis par l’alternateur. M. Leblanc, publiant en ce moment dans cette Revue les résultats de scs travaux de plusieurs années, nous y renverrons le lecteur (3) qui y* trouvera l’énorme contribution qu’a apportée notre illustre collaborateur au perfectionnement des appareils générateurs et récepteurs à courant alternatif.
- II.— Applications de l’énergie électrique
- Comme beaucoup d’autres, l’année qui vient de s’écouler n’a vu naître aucune invention ou application nouvelle de grande importance. Il nous semble néanmoins que les électriciens auraient tort de se plaindre des résultats acquis pendant ces douze derniers mois, car des progrès* réels onl*été obtenus dans toutes les branches d’électricité.
- L’emploi de l’électricité pour la transmission'de l’énergie DANS LES USINES, LES ATELIERS ET CHANTIERS DE CONSTRUCTION se développe chaque jour de plus en plus. Dans la plupart des usines nouvell*ment construites, les
- (i) L'Éclairage Électrique, t. XIV, p. 170; 22 janvier 1898. (*) Idem, t. XVII, p. 40 ; 8 octobre 1898.
- (*) Idem, t. XVII, p. 425, 473> 5°9 et 547; i°- î7, 24 2f 31 décembre 1898.
- transmissions par courroies ont complètement disparu pour faire place à des transmissions électriques ; dans les anciennes, la transformation s’effectue peu à peu k mesure que le besoin de changer leur matériel se fait sentir. L’économie considérable résultant de la substitution de la transmission par courroies n’est d’ailleurs plus discutée; tout au plus discute-t-on s’il est préférable, dans les ateliers où se trouvent de nombreuses machines-outils, d’actionner chacune d’elles par un moteur séparé ou d’employer un arbre intermédiaire, conduit par un moteur électrique et actionnant par courroies ou par engrenages un groupe de quelques machines. Mais ce sont 1 k des détails d’installation dont la solution dépend de circonstances particulières.
- Dans les chantiers de construction où le ‘plus souvent les appareils doivent être déplacés k mesure que les travaux avancent, la transmission de la force motrice par l’électricité est tout indiquée par suite de la facilité avec laquelle l’installation peut être modifiée. Aussi rencontre-t-on ce mode de transmission dans presque tou?; les grands chantiers qui ont été ouverts celte année dans Paris k l’occasion de l’Exposition de 1900.
- Les travaux souterrains bénéficient également des facilités d’installations des transmissions électriques. A Paris, dans ^a construction de l’égout collecteur de la place de la Trinité à Clichy, l'électricité a été utilisée soit pour faire mouvoir le bouclier d’avancement, soit pour transporter les matériaux de construction et fes déblais ; k Londres, des procédés semblables sont employés pour la construction d’une nouvelle ligne métropolitaine souterraine, le Métropolitain Railwav.
- Lès installations électriques dans les mines ont également pris un essor qui n’est pas près de s’arrêter, les difficultés rencontrées au début soit pour le maintien de l’isolement des installations dans les endroits humides, soit pour empêcher l’inflammation du gaz grisouteux par les étincelles, ayant été surmontées.
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- L’application de l’électricité à l’agriculture semble devoir devenir très importante et de puissantes compagnies se préoccupent dès maintenant de cette noûvelle application pour y employer leurs capitaux dès que les entreprises de traction cesseront de les absorber. Toutefois pour le moment cette application n’est encore qu’à l’état embryonnaire et dans son donvùne le bilan de l’année se réduit à deux ou trois nouvelles installations agricoles faites en Allemagne.
- Quanta la nature du courant utilisé dans les transmissions électriques d’ateliers,‘de chantiers, de mines, etc., elle varie suivant les conditions des installations. Le plus souvent c’est le courant contimyqui est employé par suite des facilités de démarrage et de régulation qu’offrent les moteurs à courant continu. Toutefois quelques installations sont à courants biphasés et cette année nous avons' eu à signaler plusieurs installations de ce genre à courants triphasés-
- La traction Pi/FCTRTQtiE est très certainement l’application de l’électricité qui, dans ses diverses branches, tramways, métropolitains, chemins de fer, automobilisme et navigation, s’est le plus développée cette année. Les nombreux articles et revues qui y ont été consacrés dans ce journal pendant l’année en font foi ; un coup d’œil d’ensemble n’est cependant pas inutile pour mesurer le progrès accompli.
- Si nous considérons les tramways, nous constatons une activité toujours croissante dans la construction de ifouveaux réseaux ou dans la transformation des réseaux exploités jusqu’ici par traction animale.
- Cette activité se manifeste surtout en Europe où les compagnies de traction semblent vouloir rattraper l’avance prise par les Américains. En France, nous avons eu à signaler dans le courant de l’année la mise en exploitation par l’électricité d’un assez grand nombre de lignes ou réseaux. Sans parler des extensions des réseaux déjà existants et sans vouloir donner ici la liste complète des nou-
- velles lignes, nous rappellerons la mise en fonction des réseaux d’Elbeuf (* *) et de Montpellier (2), construits par la Compagnie générale de traction, et des réseaux de Brest (3) et de Béziers, construits par la Compagnie Thomson-Houston.
- A Monaco, cette dernière compagnie a installé une ligne de quelques kilomètres avec système à contacts superficiels.
- A Lyon, 1^ meme compagnie a effectué la •transformation complète de l’important ré-„seau de la Compagnie générale des tramways et omnibus, pour le compte de laquelle elle avait déjà, en 1894, installé deux lignes d’un développement total d’une dizaine de kilomètres. L’installation est faite avec trôlei aérien sauf pour la traversée de quelques 'places où l’alimentation des moteurs s'effectue par trôlet souterrain glissant dans un caniveau central.
- A Paris, la ligne Bastille-Charcnton (4), •nouvellement ouverte à la circulation, a été installée de la même manière, également par la compagnie Thomson-Houston; c’est la première ligne à trôlet aérien du réseau parisien et à ce titre’ elle présente une grande importance pour, le développement ultérieur de la traction électrique dans Paris. Les lignes* de la place de la République à Pantin et à Aubervilliers y sont, depuis le commencement de l’année, exploitées par le système mixte à accumulateurs et à trôlet aérien (accumulateurs dans Paris, trôlet en dehors) ; l’installation a été aussi faite par la compagnie Thomson-Houston. Enfin une nouvelle ligfte à accumulateurs à charge rapide, allant de la Madeleine à Neuilly, a été construite par la Société industrielle des moteurs électriques et à vapeur.
- Si maintenant nous passons des lignes en exploitation a celles qui sont actuellement en
- C) U Eclairage Électrique, t. XM, p. 241, 6 août 1898.
- (*) Idem, t. XV, p. 5.9, 18 juin 1898.
- (s) Idem, t. XVI, p. 44, 2 juillet 1898.
- (4) Idem, t. XVIII. p. 317, 19 novembre 1898.
- (°j Idem, t. XV, p. 455. 11 juin 1898 et t. XVII, p. 569, 26 novembre 1898.
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- construction, nous avons à signaler la construction de l’important réseau de Marseille, dont le développement total dépassera xoo kilomètres ; celle du réseau de Bordeaux, non moins important, et la substitution de la traction par accumulateurs à la traction animale sur les lignes* Vinccnnes - Louvre et cours de Vinccnnes-Louvre de la Compagnie generale des omnibus de Paris.
- Les lignes en projet sont également très nombreuses. En province, beaucoup de petites villes encore dépourvues de tramways vont en être dotées. A Paris, l’importante question des lignes de pénétration est sur le point de recevoir une soiution ; les mises à l’enquête sont terminées ; les projets sont actuellement entre les mains 'du Conseil supérieur des ponts et chaussées et peut-être qu'au moment où paraîtront ces lignes les formalités administratives seront remplies, La Compagnie générale c^ps omnibus étudie aussi la transformation de ses lignes; déjà elle a fait des propositions pour l’installation du système à trôlet aérien sur ses lignes des boulevards extérieurs; mais jusqu’ici l’administration a opposé un refus formel à ce projet, bien à tort, nous semble-t-il. car les rangées d’arbres permettraient de dissimuler facilement les fils de trôlet et le caniveau pourrait être adopté à la traversée des places.
- Enfin pour terminer ce qui concerne les installations ajoutons que les tramways électriques, après avoir conquis l’intérieur des villes, tendant à faire concurrence aux chemins de fer pour assurer des communications fréquentes entre des localités éloignées de plusieurs dizaines de kilomètres. Plusieurs lignés de ce genre ont été installées cette ànn^e en divers pavs, principalement aux Etats-Unis. .
- En ce qui concerne la partie technique nous n’avons cette année aucune innovation importante à signaler. Il semble qu’il n’v ait plus^guère maintenant que des perfectionnements' de détails à apporter aux systèmes existants. Les systèmes à contacts superficiels et les systèmes à caniveau continuent cepen-
- dant à occuper les inventeurs. Lit caniveau central paraît préférable au caniveau latéral; c’est lui quia été adopté par la General Electric Company pour le réseau de New-York et par la compagnie Thomson-Houston à Lyon et à Paris. Lf système Qaret-Veuilleumier a subi quelques perfectionnements qui seront appliqués sur les lignes parisiennes de pénétration qui doivent être munies de ce*système.
- La question du retour du courant par les rails, ainsi que celle de l’électrolyse, a été cette année l’objet de plusieurs travaux importants qui ont etc publiés ici.- A signaler dans cet ordre d’idées l’extension que prend la soudure des rails par le procédé Falk.
- Dans les usines génératrices de traction les grosses unités sont de plus en plus employées; les avantages résultant de l'emploi de batteries d’accumulateurs dans ces usines ne sont plus maintenant discutés ; quant aux usines mixtes pour traction et éclairage, elles sont encore peu nombreuses et l’économie qui semble devoir résulter de ce mode d'exploitation paraît compensée par divers inconvénients. -
- Enfin pour terminer ce qui concerne les tramways rappelons que d’après les tableaux publiés récemment ^), des dépenses et recettes de la Metropolitan Street Railway Company de New-York, les frais d’exploitation des *lignes à caniveau sont inférieurs non seulement à yeux des lignes à traction animale. mais encore à ceux des lignes à traction funiculaire.
- Pour l’exploitation des métropolitains, la fraction par l’électricité offre sur la traction par la vapeur des avantages sur lesquels il nous paraît inutile d’insister.
- A.Chicago où, depuis plusieurs années, les « elevated » sont exploités par traction électrique, une nouvelle ligne a été ouverte cette année : la South side elevated Railway. On y a appliqué le système Sprague à unités mul-
- i'ri L'Éclairage Électrique, t. XVII. p. 356, 26 novembre 1898.
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- tiples (*), système consistant à rendre toutes les voitures automotrices, ce qui permet d'obtenir un démarrage et un arrêt rapides.
- A New-York, les «elevated» sont encore exploitées par locomotives à vapeur, mais la substitution de la traction électrique est décidée.
- A Londres, la ligne souterraine de Waterloo and. City inaugurée au milieu de l'année est équipée électriquement. Le Central London actuellement en construction (f) sera également exploité par l’électricité.
- A Paris,-le Métropolitain, dont la construction est commencée et dont on espère terminer pour l’Exposition de 1900 l’artcrc principale de Vincenncs au Trocadéro et au Bois de Boulogne, sera desservi par trains à traction électrique.
- Sur ces divers métropolitains on utilise ou on utilisera le courant continu à 550 volts pour la traction. A Chicago, pour les diverses lignes actuellement en exploitation et à Londres pour le Waterloo and City Railway, le courant continu est fourni directement par les usines génératrices. Pouç le Métropolitain central de Londres et le Métropolitain de Paris on a préféré établir des stations de transformation pour l’alimentation du réseau de traction, stations auxquelles l’énergie sera transmise des usines génératrices par courants triphasés à haute tension.
- Pour le Métropolitain parisien, l’usine, actuellement en construction, est située à Bercy. Elle contiendra 4 unités de 1 500 kilowatts construites par la Société du Crcusot. Deux de ces unités seront à courant continy et alimenteront directement les portions de la ligne voisine de l’usine les deux autres produiront des .courants - triphasés sous 5000 wolts ; une sous-station située dans le voisinage de l’arc de triomphe de l’Etoile contiendra 8 transformateurs réducteurs de tension et 3 commutatrices.
- P) L’Éclairage Électrique, t. XIV, p. 426, 5 mars 1898. (2) L’Éclairage Électrique, t. XVI, p. 265 et 481.
- Aux métropolitains se rattachent les lignes de banlieue et les lignes de pénétration des grands réseaux. Les résultats obtenus sur les lignes américaines de Nantasket Beach et de Hartford ont montré que sur les lignes de banlieue la traction électrique répond à toutes les exigences d’un trafic intense. Aussi ce système sera-t-il appliqué sur la nouvelle ligne de ceinture que construit la Compagnie de l’Ouest et qui doit relier le Champ-de-Mars à la gare Saint-Lazare. L’usine génératrice est actuellement en construction; elle est située à Issy-les-Moulineaux, près de la gare des Moulineaux et un peu en contre-bas de la voie ferrée de l’Esplanade des Invalides aux Moulineaux. Elle se trouvera ainsi dans des conditions très satisfaisantes pour son ravitaillement en combustible ; de plus, le voisinage de la Seine rendra facile son approvisionnement en eau. Cette usine contiendra 6 alternateurs fournis par la Société industrielle d’électricité (procédés Westinghouse); la puissance de chacun d’eux sera de 800 kilowatts. *On a prévu d’ailleurs la possibilité d’une extension de la puissance de l’usine en vue d’appliquer ultérieurement le même système de traction à une portion importante du chemin de fer de ceinture.
- La ligne électrique de Baltimore and Ohio à Baltimore, dont il a été parlé à plusieurs reprises dans ce journal, offre le premier exemple important de l’application de la traction électrique aux grands réseaux de chemins de fer. Cet exemple va être suivi par la Compagnie d’Orléans pour l’exploitation de la ligne souterraine reliant la gare principale d’Austerlitz a la gare terminus nouvelle du quai d’Orsay. Les renseignements que nous avons récemment publiés (*) sur cette nouvelle installation nous dispensent dVinsister ; nous nous bornerons à faire remarquer que pour cette installation l’alimentation du réseau se fera aussi par des transformatrices.
- Sur les chemins de fer de montagne la traction parl’électricité estaujourd’huipresque
- {l)VÈclairageÈlectrique, t,XVII, p. 541, 24 décembre 1891.
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- exclusivement employée grâce à l’économie quejl’on trouve à l’utilisation des chutes d’eau toujours nombreuses dans le voisinage des lignes de ce genre. Comme installation importante en construction, signalons la ligne du Fayet à Chamonix et la frontière suisse.
- Quant à l’établissement de la traction électrique sur les grands réseaux de chemins de fer, il semble qu’on s’y achemine à grands pas. En attendant la réalisation de cette nouvelle application, les grandes sociétés de construction en font une étude approfondie et parmi les brevets américains, il n’est pas rare de relever actuellement des brevets relatifs à la traction sur grandes lignes de chemins de fer.
- D’ailleurs, les compagnies propriétaires de ces lignes ne restent pas indifférentes à ces études qui peuvent complètement transformer leurs méthodes d’exploitation. En Italie il- a été et il est encore fortement question d’adopter la traction électrique sur les principales lignes du nord de ce pays-, en France, la plupart des grandes compagnies ont fait des essais dans cette voie ; la compagnie du P.-L.-M., en particulier, a fait construire une locomotive k accumulateurs, non pas dans l’intention de se servir d’accumulateurs, mais dans le but de se rendre compte des avantages de la traction électrique ; la Compagnie de l’Ouest continue ses essais avec les locomotives Heilmann.
- Tout permet donc d’espérer que la traction électrique s’implantera peu à peu sur nos grands réseaux, et bien des ingénieurs sont d’avis que si les constructeurs voulaient bien faire quelque effort, l’Exposition de 1900 montrerait que cette nouvelle application de l’énergie électrique est mûre pour la pratique.
- Les automobiles électriques ont pris cette année une importance que beaucoup d’électriciens étaient loin de soupçonner. Les nombreux articles qui ont été consacrés récemment à l’automobilisme électrique ont montré à nos lecteurs que les électromobiles sont parfaitement aptes au service de voitures
- de place dans les grandes villes. A New-York, à Londres et k Paris un certain nombre de ces voitures sont en circulation. Jusqu’ici ce nombre est assez restreint par suite de la difficulté de trouver des conducteurs, et de la nécessité de ne leur confier la conduite des voitures que lorsqu’ils en connaissent la maheeuvre ; c’est cette raison qui retarde de jour en» jour la mise en circulation d’environ 120 fiacres électriques qui .sont actuellement au dépôt de la rue Cardi-net de la Compagnie générale des petites voitures.
- . L’emploi de l’électricité pour la traction et la propulsion des bateaux se développe assez lentement ; néanmoins plusieurs installations de traction électrique sur les canaux sont actuellement en fonctionnement ou en projet.
- Il est egalement question de créer une flot-1 tille de bateaux électriques à accumulateurs pour desservir l’Exposition de 1900. A ce propos, faisons remarquer qu’il semble qu’on n’ait pas suffisamment tenu compte des facilités qu’offre la Seine pour assurer le transport des visiteurs de la future Exposition. La grande capacité des bateaux permettrait une évacuation rapide aux heures d’affluence et, pour que le service s'effectuât aussi bien de nuit que de jour, il suffirait de disposer le long des quais, en quinconce et k distance convenable, de puissantes lampes k arc munies de réflecteurs projetant leur lumière sur le fleuve.
- En téi-égrapiiil; nous avons k rappeler l’inauguration du nouveau câble français Brest-New-York appartenant k la Compagnie française des câbles sous-marins. En Angleterre et aux Etats-Unis, on parle beaucoup de la pose d’un câble transpaciflque.
- La télégraphie par ondes hertziennes est toujours sujet d’actualité. Grâce aux perfectionnements apportés constamment aux appareils, le rayon d’action de ce système télégraphique va tous les jours en augmen-
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- tant ; on dit même qu'il a être agrandi jusqu’à 500 km. Le système est d’ailleurs passé dans la pratique et la compagnie anglaise propriétaire des brevets Marconi l’emploie maintenant couramment pour transmettre les dépêches aux navires transatlantiques passant dans le voisinage de quelques stations installées sur la côte anglaise.
- Des recherches intéressantes ont été faites par le professeur Lodge et M. Muirhead en vue d’obtenir la résonance parfaite du récepteur d’ondes et du transmetteur d’ondes ce qui permettrait d’augmenter encore la distance de transmission. M. Turpain, mettant à profit les résultats de son étude du champ hertzien que nous avons fait connaître a nos lecteurs, a imaginé un système de télégraphie par ondes hertzienne^, résolvant la, multicommunication entre plusieurs postes embrochés. Enfin divers expérimentateurs ont étudié le mode de fonctionnement du cohéreur. Nous n’insistons pas sur ces; travaux qui seront publiés bientôt dans ces colonnes.
- Malgré la concurrence que lui fait l’éclairage au gaz par incandescence, I’Éct.airace électrique prend toujours ded’extension. La découverte d'une lampe à faible consommation spécifique est le problème que cherchent à résoudre beaucoup d’expérimentateurs : s’il n’est pas encorecomplètemcnt résolu, il paraît sur le point de l’être. Nous rappellerons que M. Auer von Welsbach, l’inventeur des manchons à incandescence, a construit des lampes à filaments d’osmium et d’iridium 11), qui pour une même quantité d’énergie électrique dépensée fournissent une quantité de lumière environ deux fois plus grande que les lampes actuelles; malheureusement, la fabrication de ces lampes est fort délicate et bien des difficultés pratiques restent à vaincre avant de pouvoir la fabriquer à bas prix. La lampe du professeur Nernst y)
- (’) l’Eclairage Électrique, t. XV, p. 190.
- t. XV, p. 336, et t. XVII, p. 384.
- parait plus à point ; on sait qu’elle est constituée par une tige en matériaux réfractaires qui est portée à haute température par le courant électrique ; comme ces matériaux sont, à froid, mauvais conducteurs de l’électricité, il est nécessaire de les chauffer avant de faire passer le courant ; Nernst a résolu la difficulté en entourant la lige d’un grillage de platine que l’on porte au rouge par le courant et qui s’écarte automatiquement de la lige quand celle-ci ast suffisamment échauffée.
- • Il nous reste pour terminer cette revue des diverses applications de l'énergie électrique à dire quelques mots de I’Klectrochimiv. et de I'Electrométallurcie.
- La fabrication du carbure de calcium devient chaque jour de plus en plus importante; de nouvelles usines ont été fondées cette année et il semble que bientôt l’offre sera de beaucoup supérieure à la demande, les débouchés n’augmentant pas aussi rapidement f1}- Nous avons cependant à signaler une extension assez grandede l’éclairage par l’acétylène des trains de chemins de fer en Allemagne. L’emploi de l’acétylène en dissolution dans l’acétone commence aussi à se répandre.
- Mais il est à craindre que la fabrication du carbure de calcium 11e sorte du domaine de l’électricité. Il paraît, en effet, qu’on est parvenu à produire le carbure de calcium industriellement par la combustion directe du charbon dans l’oxygcnc en présence de la chaux. L’appareil imaginé par Linde pour la préparation de l’air liquide permettant d’obtenir 6 nri d’oxygène presque pur par che-, val-heure, ce qui met le prix de l’oxygcnc à moins de i centime le mètre cube, ce nouveau procédé de fabrication serait plus économique que le procédé au four électrique: nous manquons malheureusement de documents précis sur les résultats obtenus.
- (') Voir au sujet du développement de l’industrie du carbure de calcium, le Supplément du 24 décembre, p. cxxi.
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- L’aluminium, malgré scs précieuses qualités,'ne voit guère augmenter ses débouchés; les usines de Niagara sont cependant parvenues à le fournir à un prix suffisamment bas pour qu’il puisse lutter avec le cuivre dans la fabrication des câbles de transmission de l’énergie électrique; quelques lignes ont été établies récemment, aux États-Unis, avec des conducteurs en aluminium.
- Le traitement des minerais sulfurés de zinc, de plomb et d’argent continue à être l’objet de nombreuses recherches; malgré ces.recherches, les minerais de Broken-Hill paraissent rester rebelles aux traitements électrochimi-
- ques et cette année a vu l’abandon définitif d’un procédé qui semblait cependant fort bien approprié : le procédé Ashcroft.
- L’électrodéposition du zînc réussit mieux; un nouveau procédé, dû à Cowper Coles et sur lequel nous reviendrons bientôt, est actuellement appliqué en Angleterre pour la galvanisation du fer.
- A signaler encore dans le domaine de l’électrochimie l’emploi de l’ozone pour la stérilisation de l’eau. Des essais ont été faits celte année dctns plusieurs villes, notamment à Paris et à Lille; les résultats obtenus sont, dit-on, satisfaisants. J. Reyval.
- LES FOURS ÉLECTRIQUES
- La rapide extension prise par la fabrication des carbures, en particulier par celle du carbure de calcium, a déterminé un grand nombre d'inventeurs à poursuivre la fortune de ce côté par l’étude de fours électriques ou mixtes spécialement destinés à cette fabrication. La plupart des appareils que nous allons décrire appartiennent à cette catégorie; ils ne diffèrent guère, comme il faut s’y attendre, de leurs prédécesseurs ou entre eux que par des détails de construction, sur la plupart desquels l’expérience ne s'est pas. encore prononcée.
- M. P. Wood, de New-York, espère, comme bien d’autres inventeurs, pouvoir faciliter grandement la fabrication continue et economique du carbure de calcium en faisant agir simultanément sur le mélange de carbone et de chaux la chaleur de l’électricité et celle des gaz d’un four à régénérateur. Ces' gaz viennent à 2 500° environ, se brûleren 3 (fig. 1), au-dessus d’une sole dans laquelle sont disposées les électrodes en carbone 27 ; au-dessus de chacune de ces électrodes se trouve une briquette 31 de charbon et de chaux agglutinée par l’addition de 2 à 3 p. 100 de goudron.
- Après que ces briquettes ont été portées à la
- température la plus élevée possible par les
- (l) L’Éclairage Électrique, 11 décembre 1897, p. 481.
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- gaz du régénérateur, on descend sur elles les électrodes en charbon 33, et l’on fait passer le courant ; au bout de très peu de temps, la briquette fond et s'étale sur la sole ; on enlève 33, on replace une seconde briquette sur la-
- 2. — Four Memmo ( 1897).
- quelle on redescend 33, et le procédé se poursuit ainsi, d’après M. Wood, sans court-circuit, dans une zone de fusion toujours liquide, le carbure produit' se vidant à mesure par les coulées 26.
- M. Memmo emploie comme source de chaleur auxiliaire le gaz à l’eau, mélange d’oxyde de carbone et d’hydrogène qui se produit dans le creuset A (fig. 2) par suite
- de la réduction des briquettes, contenant de la chaux éteinte par l’arc électrique jaillissant entre les charbons C et C;. Ce gaz est brûlé dans le creuset A et dans la trémie D par l’air appelé et chauffé autour de A. A mesure de la formation du carbure, on fait descendre le contenu de la trémie L>, jusqu’à lu fin de l’opération. On verse dans cette trémie des morceaux de briquettes de charbon et de chaux éteinte grillées au préalable et concas-
- M. L. Roberts, de Niagara Falls, imagine (fig. 3 et 4), pour réaliser la continuité de la
- Fig. 3 et 4. — Four Roberts (1897).
- production du carbure, un procédé original, qui consiste à amorcer l’arc, comme en figure 5, au milieu du mélange de chaux et de charbon pulvérisés, puis à écarter les électrodes a mesure que fond le carbure, jusqu’à les rendre parallèles, en même temps que l’on fait lentement mouvoir dans le sens des flèches la toile sans fin C, en fer recouvert d’amiante. Cette toile entraîne le mélange de carbone et
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- de chaux resté intact et le fait tomber dans un bac, d’où il est ramené à la trémie B, et ce mélange entraîne avec lui la nappe pâ-
- Fig. 5. — Four Roberts.
- teuse de carbure, à mesure qu’elle se forme, si tant est que tout se passe comme l’espère M. Roberts, ce que nous lui souhaitons, car son idée n’est pas banale.
- Nous ne saurions en dire autant du four de MM. Créés, Durban et Gore, qui paraît dérivé, quant à la 'forme (fîg. 6 et 7), d’un
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- filtre-presse-quelconque. Les électrodes sont constituées par deux blocs de charbon C C, avec baguette amorceuse N (fig. 7), mobiles entre deux plaques d’ardoise B, et recevant le courant par leurs armatures O. On obtiendrait ainsi, d’après les inventeurs, une diffu-
- sion plus uniforme du courant dans toute la masse fondue, mais au prix de quelle inten-
- sité et de quelle déformation et disjonction des parois B ?
- Nous retrouvons dans le four de Siemens et Hai.ske, représenté par la figure 8, l’idée de Memmo : brûler en P l’oxyde de carbone dégagé et qui s’y rend par l’électrode en carbone creuse K. Cet oxyde de carbone est brûlé par de l’air admis en P. Le fond en carbone du creuset constitue l’électrode fixe, et le carbure tombe sur le cône 1), réglable par un levier D.
- Cet appareil peut aussi fonctionner comme volatilisateur ou distillateur ; avec une température de, par exemple, 1 8oo° au bas du creuset, et diminuant progressivement jusqu’à ioo° dans le haut; on pourrait avec un tube K (fig. 8), de. longueur 2 L (fig. 9), distiller entre goo et 500", dans une chambre V de longueur L, ou môme charger en X, sur une épaisseur de -j-L. Le diagramme de l’opération prend bientôt Informe figure 10. Le zinc fondu en Q (fig. 11 ) se déposerait sur les plateaux W. Quand V est rempli, ce qui se voit à l’augmentation de pression des gaz échappés par E, 011 enlève E et V du four, on en retire G «et les plateaux W, que l’on remplace pour une nouvelle opération.
- Dans l’appareil de M. Maxim (fig. 12), le mé-
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- et de gaz combustible K1 K, : de J, cet ce gaz passent par et KJ dans h
- lange de chaux et de charbon disposé en une longue colonne E, est chauffé par un mélange d’air chaud admis par les tuyaux H et de gaz combustible admis par H,, au bas de la
- chauffeur L, puis, de là, aux tuyères H et H;,
- colonne, et qui brûlent en la'traversant. Les flammes ainsi produites vont, para dans
- la chambre J, dont elles s’échappent par a4, après avoir chauffé les tuyauteries d’air Ks K
- avec dérivation d’une partie de leur volume total, qui vient se brûler en AI. de manière à
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- porter le surchauffeur L
- t— -//s,' ,"r\
- températun
- bon ( deux de charbon gras pour u en briquettes poreuses), tombe
- partie
- Four Maxim (1897).
- surélevée. Les tuyaux de J et de L sont
- Fig. 13 à 16. — Four Maxim (1897). Détail du creuset.
- magnésie. Le mélange de chaux et de char-
- Fig, 18. — Fours Burton '1897).
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- fondu en C, après qu’une partie du charbon s’est brûlé en acide carbonique et le reste transformé en coke. Pour amorcer la réaction, l’on place entre les électrodes D un morceau de carbure de calcium, qui, se renouvelant, demeure, quand on vide le creuset par le trou de coulée d ou p (fig. 13). Les électrodes sont en un* mélange de coke et de carbure, comprimé, chauffé, par un courant, à une température suffisante pour fondre le carbure, de façon h constituer un conducteur solide (Hg. 15), inattaquable par le carbure fondu, et dont on remplit le tube de charbon D. O11 peut ainsi, comme en figure 17 constituer l’électrode D, par un mélange de poussier et de morceaux de charbon avancés dans le foyer par les vis q qr
- Le four de M. Burton représenté par la figure 18, a pour objet principal le traitement des minerais sulfurés, arséniés, etc., contenant du fer, du zinc, du plomb ; ces minerais mélangés à de la chaux et au charbon, sont enfermés dans un creuset en poterie glacée, entre deux électrodes en charbon : les gaz s’échappent par Y.,,puis les vapeurs d’arsenic, de soufre, etc., vont-se condenser en P, et les métaux fondus: plomb etc.,.s’écouientpar K.
- Le courant, de préférence alternatif, est de 8 000 à 12 000 ampères, sous 8 à 50 volts. D’après M. Burton, ce four se prêterait, d’après de très nombreux essais, à la réduction facile de toute espèce de minerais aurifères, argentifères, etc., avec ou sans l’emploi de fondants tels que le bromure de potassium et le bicarbonate de soude, avec ou sans admission d’air par V et variables suivant la nature du minerai.
- Il n’v a rien d’étonnant à voir tant d’inventeurs s’intéresser à la fabrication du carbure de calcium (222 brevets anglais de 1894 à 1897] p). On compte en effet'aujourd’hui en Europe et en Amérique environ 22 usines à carbure 5 la production américaine a été, en 1897, de 1 925 tonnes de produit. Le premier semestre de 1898, la Compagnie Wilson en aurait fabriqué à elle seule, 3 000 tonnes, au taux d’environ 4,5 kg par cheval électrique et par 24 heures. On l’emploie non seulement pour la production de l’acétylène, mais aussi pour ta carburation de l’acier, la fabrication des cyanures, la purification des sucres bruts, et enfin pour la destruction du phylloxéra. -
- G. Richard.
- LES COMMUTATRTCES
- I. — Introduction. — Les applications des transformateurs rotatifs deviennent tous les jours plus nombreuses et le moment n’est certainement pas éloigné où ces appareils seront devenus d'un usage si fréquent, qu'on les rencontrera dans les réseaux électriques aussi souvent que les transformateurs statiques. En effet, le nombre de cas où, ayant à disposition des courants alternatifs, on est amené à se procurer du courant continu ou vice-versa à l’aide de conimutatrices ou appareils similaires, est aussi considérable que celui où ayant à disposition des courants alternatifs à une certaine tension, il est néces-
- saire de s’en procurer-à une autre tension a l’aide de transformateurs statiques.
- Il nous a paru intéressant de réunir en un court aperçu, au moment où les comniuta-trices acquièrent le droit de cité da'ns le domaine de l’élcctrotechnique, les principales données relatives surtout à leur développement comme machines industrielles. L'ne petite partie de ce qui suit a déjà été publiée en 1896 (*).
- (') Engineering, JS juillet 1898.
- (-) L’Industrie électrique. L’éclairage électrique à l’Exposition de Genève.
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- TI. Gknékalités. — Toute machine génératrice de courants électriques transforme de l’énergie mécanique en énergie électrique, sous forme de courants alternatifs dont l’intensité, la tension et la fréquence dépendent de la vitesse périphérique et des dimensions de la machine ; ils sont produits dans l’enroulement, fixe ou mobile, appelé induit, et on les recueille sans difficulté dans le premier
- cas, à l’aide de balais, et debagues, dans le second cas. Veut-on avoir du courant continu au lieu de courants alternatifs, il suffit alors de redresser ceux-ci ; on les dirige à cet effet dans une pièce spéciale rotative, solidaire de l’enroulement induit (celui-ci doit être en conséquence mobile aussi], et sur laquelle ils sont connectés et recueillis à l’aide de balais, c’est le collecteur (fig. i).
- Mais a-t-on disponibles, par une source extérieure, des courants alternatifs, tandis qu’on aurait l’emploi de courant continu, il est clair qu'on peut produire le second à l’aide des premiers ; il suffit d’introduire ceux-ci par des bagues, dans T enroulement induit d’une machine génératrice ordinaire muni d’un collecteur sur lequel on recueillera le courant continu désiré. Une petite partie de l’énergie introduite dans la machine sera absorbée parcelle-ci pour vaincre les résistances électriques ainsi que pour produire la rotation de l’induit et de son collecteur montés
- sur l’arbre. Le quotient de l'énergie sortante a celle introduite donnera la mesure exacte du rendement industriel de l’opération de la transformation.
- A-t-on inversement et par une source extérieure, du courant continu disponible tandis qu’on aurait l’emploi de courants alternatifs, on peut tout aussi facilement produire ceux-ci à l'aide du premier en introduisant le courant continu dans l’enroulement induit d’une génératrice, par son collecteur, cet enroulement étant pourvu de bagues sur lesquelles on recueillera les courants alternatifs désirés.
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- L’énergie sortant de la machine sera égale à celle introduite, diminuée de celle nécessaire pour produire la rotation de l’induit et des parties mobiles, et pour compenser les pertes électriques, et le rapport de la première à la seconde donnera la mesure exacte du rendement industriel de l’opération de la transformation.
- Pour résoudre de pareils problèmes de transformation sans employer de commuta-tatrices ou appareils similaires, on est obligé d’avoir recours à une double transformation en accouplant un moteur à courants alternatifs ou continu à une génératrice de courant continu ou de courants alternatifs; il en résulte que les frais d’installation sont doublés et, ce qui est plus grave, que les pertes en énergie sont doublées aussi. Ces gros inconvénients sont loin d’être compensés par les quelques petits avantages que l’on peut réclamer de la transformation des courants par machines duplexes, sur celle par commu-tatrices.
- III. Mise en marche, — Les commuta-trices sont donc des dynamos comportant toutes les parties caractéristiques des génératrices de courants alternatifs ou continu, mais se mouvant comme moteurs à courant continu ou a courants alternatifs suivant qu’elles sont alimentées par le premier ou par les seconds. Cela revient à dire qu’elles peuvent produire, travaillant comme génératrices indifféremment du courant sous une forme ou sous une autre, ou qu’elles peuvent tourner comme moteurs alimentés par une source d’énergie électrique de n’importe quelle forme. Ce sont en un mot des machines universelles.
- Leur mise en marche avec du courant continu ne présente aucune difficulté et s’effectue comme pour un moteur ordinaire ; ce cas se présente chaque fois que la transformation consiste à livrer du continu et à retirer de l’alternatif mais aussi lorsqu’il s’agit d’avoir des commutatrices recevant de l’alternatif et donnant du continu, parallèlement avec
- une batterie d’accumulateurs, celle-ci pouvant alors livrer le continu nécessaire pour les démarrages.
- Dans tous les autres cas, les difficultés de démarrage sont celles inhérentes à la mise en marche de moteurs synchrones, c’est-à-dire qu'elles sont surmontables avec les courants polyphasés, mais insurmontables avec le courant alternatif simple. Dans ce dernier cas on renonce au démarrage électrique. On monte alors sur l’arbre de la commutatrice et perpendiculairement à celui-ci un grand disque qu’on entraîne par une roue conique à friction clavetée sur l’arbre d’un petit moteur synchrone dont le démarrage parle courant alternatif simple ne présente aucun obstacle, grâce à l’emploi d’une phase auxiliaire. Pour pouvoir augmenter peu à peu la vitesse de la commutatrice tandis que celle du moteur asynchrone reste constante, celui-ci est mobile sur glissière; on le déplace alors de telle façon que sa roue à friction sc rapproche du centre du disque de façon à diminuer constamment le rapport des deux vitesses, jusqu’au moment ou le synchronisme de la commutatrice étant atteint, on peut l’alimenter avec le courant alternatif et éloigner le petit moteur.
- On peut assimiler la mise en marche par courants polyphasés d’une commutatrice ou ce qui est la même chose d’un moteur synchrone à celle d'un moteur asynchrone, mais tandis que celui-ci comporte un enroulement inducteur extérieur fixe et un enroulement induit mobile en court-circuit, le moteur synchrone a son enroulement inducteur mobile et intérieur, représenté par le bobinage de l’induit, alors que son armature est fixe et.représentée par les masses métalliques de la couronne extérieure de la machine, masses dans lesquelles se produisent les courants de Foucault nécessaires au démarrage.
- On comprend dès lors que le champ magnétique tournant formé par les courants de mise en marche parcourant l’induit d’un moteur synchrone, tendra à devenir immobile par rapport aux masses polaires qui le sont
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- aussi, en forçant l'induit à se mouvoir synchroniquement,. pour les mêmes raisons qui font qu’une armature de moteur asynchrone suit le mouvement du champ tournant formé dans l’enroulement de l’inducteur par les courants qui le parcourent.
- La fréquence des courants alternatifs induits de la sorte dans les masses métalliques de la couronne fixe sera variable et tendra vers zéro, car si <o est la [vitesse angulaire du champ tournant secondaire ainsi formé, u celle du champ tournant primaire et 10' la vitesse angulaire de la partie mobile, on aura entre ces trois quantités la relation comme dans tous moteurs asynchrones : — w'.
- Or, Q étant constant, w lui sera égal au départ, <o' étant nul ; mais augmentant, <o diminuera et deviendra o lorsque tu' sera égal à q, c’est-à-dire lorsque le synchronisme sera atteint.
- Ces résultats pourront être rendus visibles à l’œil, .si l’on ferme l’enroulement que porte la partie fixe sur des lampes ; celles-ci, alimentées par le courant secondaire de fréquence co, brûleront normalement au commencement de la mise en marche; mitis cette fréquence diminuant au fur et à mesure de 1,’augmentation de vitesse du cylindre, une suite d’extinctions toujours plus longues fera osciller l’éclat de ces lampes qui s’éteindront complètement au synchronisme.
- Il faut naturellement pourvoir les com-mutatrices d’appareils propres à diminuer l’énergie empruntée momentanément au réseau d’alimentation pour les démarrages, afin d’éviter les chutes de’tension et les forts décalages. Cette énergie nécessaire est relativement faible, à condition d’employer un courant présentant le nombre d’ampères suffisant, mais sous une tension réduite.
- La plupart des appareils de mise en marche employés jusqu’ici ne remplissent pas cette condition, car ils reposent sur l’emploi d’une résistance ohmique intercalée avant le récepteur et dans laquelle la tension aux bornes du moteur est réduite de la quantité nécessaire pour obtenir l’intensité de démarrage
- voulue. Il en résulte une perte d’énergie importante par suite de la grande intensité nécessaire au démarrage, ce fort courant devant aussi parcourir la résistance de mise en marche et le réseau doit ainsi fournir une puissance beaucoup plus considérable que celle qui est nécessaire.
- La disposition suivante, brevetée par la maison Alioth, prévoit unappareil qui ne prend au réseau que la puissances trictement nécessaire à la mise en marche, tout en livrant la grande intensité de courant indispensable.
- Pour simplifier l’exposé, l’appareil représenté schématiquement sur la figure 2 est
- Fig. 2. — Transformateur de mise en marche, système Alioth.
- un transformateur T à courant alternatif simple, mais il pourrait être sans difficulté un transformateur à courants polyphasés; il est muni d’un seul enroulement A partagé en parties égales ou inégales reliées chacune à l’une des touches d’un commutateur à nombre égal de points E, également visible sur la figure. Le transformateur est réuni par chacune des extrémités de son enroulement A, au réseau jV^AI, tandis que le récepteur C est relié, d’une part, à l’une desdites extrémités,
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- d’autre part, au levier du commutateur. L’unique enroulement se trouve ainsi partagé en deux parties dont l’une, qui peut être considérée comme bobine primaire, n’est parcourue que par le courant d’excitation, et l’autre, bobine secondaire, est parcourue par un courant égal à la différence entre le courant de mise en marche et celui d’excitation. Le déplacement du levier produit un changement du nombre des bobines respectives, ou du rapport des forces électromotrices dont elles sont le siège.
- Supposons que l’enroulement soit partagé en dix parties, égales entre elles; soit AP la tension du réseau, il existe alors entre les deux touches voisines du commutateur une différence de potentiel de - .tant que le levier ne se trouve sur aucune d’elles. Si le levier se trouve sur le contact i, le récepteur retire du réseau un courant correspondant à sa résistance R et à la différence de potentiel — à ses bornes, plus le courant de marche à vide du transformateur, courant qui est très minime. Le moteur se mettant en marche, produit lui-même une force contre-électromotrice er Place-t-on alors le levier sur le contact 2, la différence de potentiel aux bornes du moteur devient 2 , dimi-
- nuée de la force contre-électromotrice déjà acquise du moteur et l’intensité du courant parcourant le récepteur est
- Pour le contact?*, cette intensité sera :
- Il est à remarquer que e est une variable augmentant sans cesse et que par suite la résistance apparente augmente aussi avec la vitesse, en sorte qu’à partir d’une certaine limite, voisine de l’instant où le synchronisme sera atteint, le courant diminue, bien que le nombre des touches intercalées au commutateur augmente.
- La puissance prise au réseau augmente lentement au commencement jusqu’à un maximum d’ailleurs toujours réduit, et les effets nuisibles sur les autres appareils et les génératrices sont ainsi annulés.
- Cette disposition avantageuse est domme nous l’avons dit susceptible d’extension aux courants polyphasés. Il suffit d’installer respectivement deux ou trois enroulements uniques, avec autant de commutateurs à plusieurs touches, disposés convenablement; on peut par exemple réunir les leviers des différents commutateurs de façon à pouvoir les commander ensemble.
- Une autre méthode pour faciliter les démarrages pourrait consister, comme pour les moteurs asynchrones, à varier la résistance ohmique dans les circuits secondaires de façon à satisfaire aux conditions les plus favorables, déterminées parMAl.Hutin et Leblanc (*) et exprimées par l’expression R— <<> L, io étant comme plus haut la vitesse angulaire du champ tournant secondaire, R et L la résistance et le coefficient de self-induction de chaque circuit secondaire fermé ; cela revient a dire que R doit varier comme <0 ou inversement proportionnellement à la vitesse angulaire de la partie mobile.
- Les circuits secondaires fermés sont déterminés par les courants de Foucault induits dans les masses d’acier de la couronne et leur résistance n’est pas réglable, en sorte que cette méthode, dont l’application nécessiterait des dispositifs coûteux, ne peut avoir dans le cas présent qu’un intérêt théorique.
- L’emploi de l’amortisseur Hutin et Leblanc, en favorisant la création de courants secondaires, diminuerait certainement la durée de la mise en marche, mais en augmentant la prise momentanée d’énergie. Un amortisseur à résistance variable dans de grandes limites serait la solution indiquée plus haut.
- De tous les types de machines à courant continu, c’est celui à induit bobiné en tambour, dont le démarrage comme commuta-
- (*) Voir La Lumière Electrique,t. KL, p. 210 et suiv., 1891.
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- trice est le plus aisé. La self-induction d’une machine semblable est, en effet, plus petite que celle d’une machine à induit en anneau.
- IV. Excitation. — La vitesse de synchronisme étant atteinte par la commutatrice, on peut en tirer au collecteur du courant continu avec lequel on l’excite ; dès ce moment elle marche comme moteur synchrone, le décalage de phase diminue brusquement et se manifeste par une diminution correspondante des ampères absorbés.
- Le décalage provoqué par la commutatrice dépend en conséquence de la façon dont elle est excitée; il est maximum lorsque l’excitation est nulle, il diminue lorsque celle-ci augmente, enfin il est nul lorsque l’excitation est normale. On peut aller plus loin et faire jouer à la commutatrice le rôle d’une capacité introduite dans le réseau et provoquant-un décalage dans l’autre sens, en surexcitant convenablement la commutatrice.
- C’est d’ailleurs cette propriété des moteurs synchrones que l’on cherche à utiliser pour augmenter le facteur de puissance dans les réseaux de distribution alimentant des moteurs asynchrones. On fait marcher à vide et en le surexcitant un moteur synchrone. L’effet produit est évidemment limité par les dimensions du moteur.
- V. Sens de rotation ; polarité. — Le sens de rotation d'une commutatrice dépend naturellement de la façon dont elle est connectée à la source, sauf si elle est alimentée par du courant alternatif simple ; dans ce cas elle tourne alors dans le sens où elle a reçu son impulsion initiale.
- On pourrait croire à première vue que la polarité au collecteur dépend du sens de rotation de la machine ; il n’en est rien : le sens de rotation étant déterminé, la polarité au collecteur ne l’est pas et varie constamment à chaque mise en marche. Cette polarité ' dépend de celle des courants de Foucault induits dans les masses métalliques au moment de l’entrée de la commutatrice en !
- synchronisme ; on peut se rendre indépendant de ce changement de polarité, fort désagréable si la commutatrice alimente une batterie d’accumulateurs ou des lampes à arc, en plaçant un commutateur bipolaire fiu départ du continu-, commutateur dont on fera usage ou non, selon les résultats de l’examen de la polarité au collecteur.
- On peut changer la polarité d’une commutatrice excitée par une source • de courant extérieure, en changeant le sens de ce courant. Ce qui veut dire que la polarité d’une machine excitée extérieurement est constante et c’est pourquoi il est recommandable d’exciter une commutatrice par une source étrangère quand on le peut, par exemple, à l’aide de quelques éléments de la batterie avec laquelle la machine travaille, si batterie il y a.
- VI. Tensions et fréquence. — Une’commu-tatrice étant alimentée par du courant continu à Vc volts, quelle tension V(1 auront les courants alternatifs qu’on en tirera?
- Fig. 3. — Courbe
- collecteur d’
- tension
- Si l’on suppose une machine bipolaire, pour laquelle nous admettrons que la tension sur la périphérie du collecteur puisse être représentéè par une sinusoïde (fig.* 3) et que le courant alternatif qu’on en tirera soit
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- absorbé par un réseau sans self-induction, c'est-à-dire ne présentant aucun décalage, on pourra résoudre la question comme suit :
- L’amplitude de la sinusoïde représentant la tension au collecteur sera la tension Vc du courant continu de notre machine. Si l’on joint deux points A-B diamétralement opposés de l'enroulement (fig. 4) à deux bagues de
- frottement, on y recueillera du courant alternatif simple dont l’amplitude sera la tension du courant continu et dont la tension efficace mesurée par les instruments aura par conséquent la valeur Vn = -^=- = 0,707 Yc
- Réunit-on les deux points C-D, de l’enroulement, situés sur un même diamètre perpendiculaire au premier, à une seconde paire de bagues de frottement, on peut alors y recueillir un second courant alternatif simple qui présente des maxima lorsque le premier a ses valeurs nullcs ; ce courant est donc décalé sur le premier de 90° et lui est égal comme tension; l’ensemble des deux cc titue ce qu’on appelle des courants dipha à quatre conducteurs.
- Si au lieu de prendre du courant entre A et B, et C et D, on en prend entre A et D et B, B et C et C A (fig. 5), on obtient 4 c rants alternatifs décalés de 90“ les uns rapport aux autres et dont l’ensemble constituera ce qu’on appellera des courants quatre phases et à quatre conducteurs. L’an plitude A de ces courants ne sera plus égale à la tension V,. au continu, mais bien A = VC sin 45° = . Vc, tandis que leur tension
- efficace Vrt aura la valeur : Vfl —
- sji V*
- Vc =0,5 Vc.
- Réunit-on trois points de l'enroulement situés sur celui-ci à 120° à trois anneaux frot-
- teurs, on recueillera des courants alternatifs triphasés décalés de 120° dont l’amplitude
- sera : A = Vc sin i20’=^-Vc et la tension efficace V„ = -4- = V, = K. Vc
- V* W*
- En continuant de la sorte, on arrivera a déterminer le coefficient K qui donnera la tension d’un nombre quelconque n de courants alternatifs, connaissant celle du continu ; K = -,1- sin — comme l’a montré V'2 »
- M. R.-M. Friese (J).
- On obtient des résultats curieux, en coupant l’enroulement de l’induit eu parties
- Fig. 6.
- égales dont toutes les extrémités homologues sont réunies, tandis que les secondes extré-
- (i) Voir L'EhklroUchniscbe Zeitschrift, année 1894.
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- par le calcul '*). Ceci est important pour la marche avec batteries d’accumulateurs pour laquelle il faut, comme nous le verrons, des dispositifs spéciaux.
- La fréquence par seconde des courants alternatifs tirés d’une commutatrice est égale au nombre de tours multiplié par le nombre des pôles comme pour tout alternateur.
- Courant
- Courant monoohasê
- VII. Charge d’accumulateurs. — Pour charger une batterie d’accumulateurs dans de bonnes conditions, il faut avoir à disposition un courant dont la tension puisse être élevée aisément au fur et à mesure qu’aug-
- mente la force contre-électromotrice des éléments, par suite de leur charge.
- Les dispositifs qui permettent d’atteindre ce résultat avec une commutatrice, sont de deux sortes : les uns font varier la tension
- Courant
- Courant
- des couranrs alternatifs qui y sont introduits, les autres font varier la tension du courant continu qui en sort.
- Dans la première catégorie rentrent les transformateurs à rapport de transformation
- (') M. P. Janet est arrivé à des résultats très intéressants
- commutatriçe. Voir L’Éclairage Électrique, t. XVI, p. 38 et 378, 1898.
- variable dont nous avons parlé à l'occasion de la mise en marche ; mais si la sécurité offerte par ces appareils est suffisante pour une opération qui, comme la mise en marche, ne dure qu’un instant, elle ne l’est pas pour une charge d’accumulateurs dont la durée est de plusieurs heures. Le but principal de ces appareils est en effet d’insérer des enroulements glissants; or leurs contacts sc dété-
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- riorent facilement lorsqu’ils sont soumis d’une façon prolongée au passage de courants intenses.
- On peut, pour éviter ces inconvénients, charger avec une commutatrice à tension constante le plus grand nombre des éléments de la batterie, tandis que ceux restants sont alors chargés à un nombre d’ampères réduit par une seconde commutatrice plus petite dont on réduit la tension à l’aide d’un petit transformateur.
- Un meilleur dispositif (fig. 8, 9 et 10), breveté par la maison Aiioth et rentrant dans la même catégorie, consiste à connecter une
- petite génératrice de courants alternatifs, dont on varie la tension par l’excitation, en série avec l’induit de la commutatrice, leurs tensions, dont l’une est variable et peut devenir négative, s’ajoutent alors; toutefois, comme deux, ou plusieurs alternateurs ne peuvent être connectés en série que si, ayant le même nombre de pôles, ils sont accouplés rigidement, l'alternateur survolteur D doit être monté sur le même arbre que la commutatrice C et on y arrive le mieux en choisissant le même arrangement que celui des excitatrices en porte à faux et sur le même arbre que leur alternateur. Cette disposition con-
- Courant
- vient d’autant mieux que le nombre des anneaux de frottement n’est pas augmenté, car les mêmes peuvent alors être employés pour les deux machines.
- La seconde catégorie des dispositifs présente des solutions bien préférables basées sur l’élévation (ou la diminution) de la tension du courant continu à l’aide d’une génératrice dont le collecteur est en. série avec celui de la commutatrice. En variant l’excitation de la génératrice additionnelle, on varie la tension, c’est-à-dire celle de l’ensemble du groupe de la quantité voulue.
- Cette génératrice est avantageusement entraînée par courroie ou autrement, par la commutatrice même, que l’on munit a cet effet d’une poulie ou d’une pièce d’accouple-
- ment quelconque. Mais la disposition la plus élégante consiste, comme pour celle décrite plus haut, à monter la génératrice additionnelle en porte à faux et sur le même arbre que la commutatrice, comme une excitatrice sur son alternateur.
- Dans les deux solutions basées sur l’emploi de deux machines, la tension delà commutatrice peut être diminuée, au lieu d’être augmentée, de la tension de la machine^addition-nelle ; celle-ci fonctionne alors comme moteur alimenté par la commutatrice sans affecter sensiblement le rendement de l’ensemble du groupe.
- Si on désire tirer des commutatrices, au lieu du courant continu à tensions variables, des courants alternatifs à tension variable,
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- les mêmes solutions indiquées sont valables sans modification. Comme nous le verrons, elles ont toutes été employées avec succès pour un cas ou pour l’autre
- VIII. Capacité. — Une commutatrice pouvant fournir Wc watts comme machine à courant continu, il nous reste à voir ce que devient sa puissance Wa, lorsque la machine fonctionne comme génératrice de courants alternatifs.
- Supposons en premier lieu le cas dans lequel on retire du courant alternatif simple de deux points diamétralement opposés de l’enroulement; les deux moitiés, connectées en parallèle sur les anneaux de frottement, supportent chacune la mi-partie du courant extérieur comme pour le continu et à égalité d’ampères par unité de section, on aura.Ia = ïc ; mais comme Va= 0,707 Vc on aura W„ — la Va = Ic 0,707 Vc - - 0,707 Wc, car Wt. lc Vc, Les deux capacités Wa, et Wc sont donc dans le rapport de 0,707, rapport qui est encore à multiplier par cos es, et par suite à diminuer si, contrairement à ce que nous supposons, le circuit extérieur alternatif contient des résistances inductives.
- Pour les courants diphasés on a deux circuits extérieurs alimentés par deux courants alternatifs et décalés de 90% en sorte que leur somme Ia parcourant ces circuits est Ia = 2I sin 450 — 1,414 I. Or, pour avoir le même nombre d’ampères par unité de section que pour le continu, le courant dans l’enroulement doit être 1 = 0,5 L, d’où Ia= 0,5 1,414 Ic = 0,707 \c. Or, la tension dans chaque circuit est Va = 0,707 Vc si bien que le nombre de watts dans les deux circuits sera :
- Wa = 2}< 0,7071 c X 0,707 X Vc= le Ve = Wci
- les deux capacités sont égales dans ce cas.
- Enfin, pour les courants triphasés, chacun des trois conducteurs extérieurs sera alimenté par deux courants alternatifs décalés de 120°,
- en sorte que leur somme Ia le parcourant aura la valeur Ia — 2 I sin 6o° —: 1,732 I ; mais, comme de nouveau I =0,5 It, on a Ia— 0,5 1,732 Ic = 0,866 Ic. La capacité totale en watts de la machine sera W„ = ^3 U- V„ = 1,732. 0,866 L 0,612 Vc =0,917 Wc.
- En continuant de la sorte, on arrive au tableau suivant dressé parM. Friese et montrant que le rapport de capacité d’une com-mutatrice employée comme machine à courant continu et comme machine à courants alternatifs augmente avec le nombre n des courants alternatifs qu’on en retire. En traitant la question analytiquement, on verrait que le maxiinunj Wa = i,m se présente pour une valeur den==c.
- Wa
- Nous nous sommes occupés jusqu’ici de la' capacité des enroulements fermés ; en cherchant à résoudre la question pour des enroulements ouverts on arriverait auxmèines coefficients que ci-dessus.
- Il est bien entendu que ces résultats ne doivent pas être généralisés ils ne se rapportent qu’au cas où l’on retire du ou des courants alternatifs d’une machine à courant continu.
- On sait que la puissance spécifique (watts produits par kilo de machine) des machines à courants alternatifs est supérieure à celle des machines à courant continu, déjà pour un nombre de phases inférieur à 4 («<4).
- A suivre.)
- R.-B. Ritter.
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- Usino génératrice de 70 000 chevaux de la Metropolitan Street Railway C°, New-York (*).
- La Metropolitan Street Raihvay company exploite à New-York environ 300 kilomètres de tramways électriques, à câbles, à air comprimé et à chevaux, qu’elle est en train de transiormeren tramwaysélectriques(2), etc’est pour les desservir qu’elle construit actuellement la station centrale de 70000 chevaux dont le plan est représenté par la figure 1.
- •dRl. drum
- politan Street Railway C°.
- Le bâtiment se trouve au bord de l’East River entre la 9511 et la 96e rue, sur un terrain vaseux dans lequel on a déjà enfoncé 7 854 pilotis à une profondeur moyenne de
- 10.50 m, recouverts d’une cuvette de béton de 1^20 m d’épaisseur sur laquelle on installera comme en fig. 2 les chaudières et les moteurs. La cheminée unique de cette immense usine aura 106 m de haut, un socle de
- 16.50 m de côté et de 24 m de haut, puis un diamètre extérieur de 10,70 m à partir de ce socle et de 8,10 m au sommet, avec un diamètre intérieur uniforme de 6,60 m: elle est construite en deux tubes concentriques sé-
- (*) Scientific american, 12 novembre 1898.
- (2) Voir L'Éclairage Électrique du 26 novembre, p. 356.
- parés par une couche d’air; le tube extérieur d’une épaisseur moyenne de 0,60 m est renforcé par 12 contreforts qui ne touchent pas le tube intérieur, lequel n’a que 102 m de haut, 0,60 m d’épaisseur au bas et 0,20 m en haut, avec liberté complète de ses dilatations. On a monté cette cheminée avec un échafaudage extérieur jusqu’à la hauteur de 38 m, puis entièrement de l’intérieur : nombre de briques 3 400 000 ; poids, 85-10 tonnes ;
- Fig. 2. - Coupe de l’usine.
- supportée par 1 340 pieux de 12 m, enfoncés à 11,15 m et recouverts d’un radier de béton de 18 m de côté sur 6 m d’épaisseur.
- La bâtisse, qui couvre une surface de-60X89 m, est divisée en deux parties : l’une | pour les chaudières et la cheminée, l’autre pour les moteurs. Les chaudières, à tubes d’eau, au nombre de 87, de 800 chevaux chacune, sont disposées par groupes de deux sur trois étages, au-dessous du magasin de charbon, de 9 000 tonnes, desservi, ainsi que les chaudières, par des convoyeurs.
- Les machines verticales du type compound croisé, montées sur des dés en briques de 9X13X9 m de haut, sont au nombre de 11, de 6 600 chevaux chacune avec un cylindre de
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- 1,16 m et deux de 2,20 m de diamètre : course commune 1,50 m; chacune de ces- machines commande directement une dynamo triphasée à 6000 volts, envoyant leur courant à huit sous-stations, où il est transformé en courant continu à 550 volts par des transformateurs tournants. G. R.
- Four électrique Bishop pour l’étirage des fils métalliques (').
- Ce four a pour but de faire entrer en fusion, au moyen du courant électrique, les extrémités, convenablement séparées, de deux tiges ou barres d’un métal tel que le fer, le cuivre, etc., pour en fabriquer des fils de plus petit diamètre par le simple écoulement du métal fondu par un orifice approprié.
- Le four proprement dit se compose (fig. 1) d’un bloc réfractaire P dont la forme affecte celle de la pointe d’un V, et dans lequel sont ménagés deux trous pour le passage des tiges à fondre et un orifice adapté à celui d’un cali-
- breur E. Les deux branches du V sont formées par des conduits en amiante N qu’une vis de presse-étoupes comprime sur les tiges L et K.
- A l’intérieur de la carcasse du four se trouve une cavité B dans laquelle les tuyaux C et I) établissent une circulation continue d’eau pour empêcher réchauffement anormal delà charpente métallique A.
- Le courant est amené de la dynamo au four par des câbles reliés aux extrémités des tiges L et Iv à l'aide des attaches V, U. L’avancement des tiges s’effectue mécaniquement par l’intermédiaire des deux paires de rouleaux S, T et S'. T' animés d’un mouvement de rotation proportionnel à la fusion. Les fils produits sont, suivant la nature du métal, refroidis à leur sortie du calibreur par leur passage dans un récipient plein d’eau ou simplement étendus sur le sol pour les laisser refroidir naturellement U.
- Sur l’are à courants alternatifs
- « Dans deux précédents Mémoires (2), j’ai fait connaître les propriétés principales de l’arc à courants alternatifs. J’ai repris, à titre de vérification, cette étude avec l’aide des oscillographes imaginés il y a quelques années (s) et qui indiquent à chaque instant de la période les valeurs vraies des régimes; les phototypes ci-joints, qui constituent la première publication de ce genre 'l), donnent les courbes de l’intensité du courant dans l’arc et de la différence de potentiel entre les pointes * (*)
- (i) Comptes rendus, t. CXXVII, p. i<m6, séance du 12 décembre 1898.
- V1) La Lumière électrique, 19 décembre 1891 et 6 septembre 1893, complétée, au sujet du décalage, dans YJndustrie électrique, 1895 ; p. 329.
- : (») Ct. Comptes rendus, 6 mars et 10 avril 1893.
- (*) Ces relevés photographiques ont été exécutés sous ma direction par mes assistants, MM. Dobkcvich et Tchernos-vitoff, ingénieurs électriciens, à qui je tiens à exprimer ici tous mes remerciements pour leur habile et dévoué concours.
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- des crayons dans leurs phases relatives et I » Le déplacement du point lumineux prorapportées à un même axe des temps, tracé portionnel au temps, étant produit par un par l’appareil. I moteur synchrone entraîné par la même
- source d’énergie qui alimente l’arc, on peut i plaque, la courbe de force électro-motrice inscrire après coup, si l’on veut, sur la même I totale du circuit d’alimentation.
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- » Le courant était fourni parle réseau du | et à 42 périodes par seconde, de résistance et de secteur de la rive gauche qui joue le rôle seif-inductance négligeables.'La figure i mon-d'utle source alternative à tto voits efficaces | tre la force électromotrice de ce secteur, ins-
- U
- IL
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- I,
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- crite a une échelle plus réduite que les cour- f siblement de 1/4 de période). On mettait en bes suivantes, et le courant obtenu sur un dérivation sur ce réseau une lampe à arc à circuit inductif sans arc (le décalage est sen- | main, à charbons très courts (pour diminuer
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- leur résistance), en série soit avec une résistance morte, soit avec une bobine de sclf-in-duction, suffisante pour réduire, dans les deux cas, l’intensité du courant o une valeur voisine de io ampères. Les figures i à 18 sont une reproduction directe des courbes ainsi obtenues. Les lettres E, U, i, ajoutées au burin sur les clichés désignent respectivement les courbes de force électro-motrice, de différence de potentiel entre pointes et d’intensité de courant. On doit les lire de gauche à droite, l’axe horizontal étant celui des temps croissants dans cette direction.
- » Les légendes résument les conditions de production de l’arc : nature des crayons, diamètre, écart des pointes, v.oltage entre pointes et intensité de courant relevés à l’aide d’appareils de mesures caloriques.
- » Ces expériences ont vérifié parfaitement tous les résultats de ma précédente étude et permettent d’en tirer les mêmes conclusions, notamment les suivantes :
- « Le phénomène de l’arc alternatif peut être extrêmement diffèrent suivant les circonstances et donne lieu à une infinie variété de courbes dont je ne reproduis ici qu’un petit nombre'd’échantillons. Mais, en définitive, les facteurs essentiels sont la nature des charbons (homogène, ou à mèche) et la nature du circuit qui les contient (inductif ou non inductif).
- » En ce qui concerne les charbons, les seuls qui donnent lieu à un phénomène parfaitement défini, que nous appellerons l'arc normal, sont les charbons homogènes purs, contenant très peu de sels minéraux (fig. 2 à 7 inclus) ; les charbons à mèche' ne donnent qn’un'phénomène bâtard.
- » iü Charbons homogènes. — Pour les charbons homogènes, l’influence de la nature du circuit est des plus nettes ; en effet, suivant que le circuit est non inductif ou fortement inductif, on obtient les deux types très différents de courbes caractéristiques des figures 2 et 6 respectivement, lesquelles s'interprètent aisément,comme je l’ai montré ('), par les phé-
- nomènes de vaporisation et d’arrachement disruptif du carbone. Ce dernier effet, est nécessaire pour rallumer l’arc à chaque changement de signe et se traduit par un bec de la courbe de tension U, sauf pour les arcs très courts [jig. 5) ; ii y a aussi assez souvent à la fin de chaque alternance, surtout lorsque l’arc est sifflant ou ronflant {fig. 2 et 6), un second bec qui disparaît dans les arcs plus silencieux, ou quand on diminue l’écart des charbons [fig. 4 et 5), ou enfin quand on ajoute une âme légèrement saline {Jig- 3)- La grande différence entre les circuits non inductifs et les circuits inductifs, c’est que dans les seconds le retard du courant sur la force électromotrice produit par l’effet ordinaire de la self-induction, permet à la tension de reprendre très rapidement après chaque changement de signe une valeur suffisante pour rallumer l’arc en sens inverse, tandis que dans les circuits non inductifs, et surtout si l’arc siffle ('), la différence de potentiel aux bornes suit pendant l’extinction la courbe arrondie de la force électromotrice de la source sur une certaine longueur.
- » 20 Charbons à âme. — L’addition d’une àme ou mèche, formée de poudre de charbon mélangée à des silicates ou substances analogues, change complètement les conditions de fonctionnement par la production dans l'arc de vapeurs salines conductrices, qui entretiennent une conductibilité artificielle. Celle-ci tend à ramener toutes les courbes à la forint simplement sinusoïdale*, ou arrondie {Jig- 13, 14, 17), comme si l’arc n’était qu’une résistance morte ; les charbons à mèche n’ont donc que peu d'intérêt pour le physicien. I)u reste, suivant qu’ils contiennent plus ou moins de matières salines, ou même que la mèche s’est plus ou moins vidée en cours de
- (') Le sifflement de l’arc produit par excès de densité de
- tal dans un arc sur circuit inductif, comme je l’ai moutré dans mon précédent travail, mais c’est un cas assez rare pour qu’on puisse regarder ce zéro prolongé comme spécial
- (*) Loc. cit.
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- fonctionnement (’), leurs courbes se rapprochent davantage soit de la sinusoïde (fig. 8, 13, 14, 17), soit au contraire des formes de l’arc normal (Jig. 3, 9, 10, 11, 12, 16). La différence entre les formes de courant des circuits inductifs ou non inductifs reste assez caractéristique.
- » Ayant déjà donné dans les travaux cités plus haut une description complète de toutes ces formes de courbes et fait leur étude quan-
- titative, notamment au point de vue du facteur de puissance de l’arc, je n'insisterai pas davantage sur les propriétés de l’arc alternatif; j'ai voulu seulement apporter ici ces tracés comme une vérification qualitative (l) et montrer par la même occasion l’intérêt pratique et la facilité d’emploi des oscillographes, ainsi que, par comparaison avec mes anciennes courbes relevées par points, toute la fidélité de leurs indications*^). »
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- Influence de la pression sur la capacité initiale de
- Par A. Chassy (2)
- « MM. Cailletet et Collardeau ont montré qu’en comprimant un accumulateur à électrodes, en mousse de platine, on augmentait énormément sa capacité. Ce résultat est dû à l’absorption par la mousse des éléments de décomposition de l’eau. Ces éléments étant gazeux sont absorbes avec d’autant plus de facilité que la pression est plus grande.
- » J’ai essayé de déterminer si la capacité initiale de polarisation subirait la même influence, c’est-à-dire si la charge produite par une force électromotrice très petite s’élèverait également avec la pression. J’exécutais ces expériences dans le but de savoir si les ions, qui se portent sur les électrodes avant toute électrolyse visible, peuvent être considérés comme étant des gaz libres, car s’il en est ainsi, comme ils sont en faible quantité, ils se dégagent évidemment à l’état dissous dans le liquide ou dans les électrodes; or cette solubilité dépend de la pression : elle lui est sensiblement proportionnelle.
- » Je plaçais le vase en verre contenant
- classification des charbons en" haut, bas et moyen voltages.
- (-) Comptes rendus, t. CXXXVU, p. 1203, séance du 26 décembre 1898.
- l’électrolyte et les électrodes àl’intérieur d’un cylindre épais en acier rempli d’huile. Je commençais à produire la pression à l’aide d’une presse hydraulique et pour terminer j’employais une vis poussant dans l’huile une petite tige d’acier; je pouvais ainsi obtenir une pression de 2000 atmosphères. Comme électrodes j’employais des lames polies de différents métaux, ainsi que de la mousse de platine. Comme électrolytes je prenais de l’eau acidulée en proportions variables ou des dissolutions salines. La méthode de mesure des capacitées était celle qui a été indiquée par M. Bouty.
- » Dans chaque cas, quelle que soit la nature du voltamètre, j’ai toujours trouvé que la capacité initiale de polarisation était sensiblement indépendante de la pression. Cela ne veut pas dire qu’elle était rigoureusement constante ; -d’après un grand nombre d'expériences et en prenant celles qui étaient concordantes, cette capacité paraissait augmenter pour une pression de 1 000 atmosphères, de 1 à 3 p. 100 suivant les cas. Je n’indique ici ces nombres que pour donner une idée de
- (>) On remarquera que sur les courbes des crayons homogènes sans induction, la tension reste toujours inférieure à celle du réseau, tandis que sur mes anciennes courbes la petite self-induction de la machine suffisait à la relever un
- (s)tTravail fait au Laboratoire central d’électricité, grâce à l’hospitalité de la Société des Électriciens.
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- l’ordre de grandeur de l’influence de la pression. D’ailleurs, comme M. Bouty l’a mis en évidence, la capacité initiale des électrodes est soumise à des variations accidentelles qui sont dues à un grand nombre de causes et dont on ne peut tenir compte. Ces variations sont trop grandes pour que l’on puisse, dans mes expériences, mesurer exactement l’influence de la pression.
- « Cependant, on peut aflirmer avec certitude que la pression influe bien plus faiblement sur la capacité initiale que sur la capacité d’un accumulateur à électrodes jouissant d’un pouvoir absorbant pour les gaz (je veux parler ici de- la capacité d’un accumulateur telle qu’on la définit en pratique). Ainsi cette capacité, d’après MM. Cailletct et Collar-deau. augmentait environ de 25 fois sa valeur en passant de la pression de 1 atmosphère aux pressions de 200 à 300 atmosphères. En répétant leurs expériences, j’ai même trouvé une influence encore plus grande de la pression. J’ai egalement constaté que cette influence se produisait en employant des lames polies au lieu de mousse dans l’accumulateur; toutefois le cas est moins intéressant, car malgré la grande multiplication produite par la pression, la capacité est encore très petite au point de vue pratique.
- » On peut donc bien conclure que le phé- . nomène de polarisation initiale ne correspond pas à une décomposition électrolytique en éléments gazeux. *
- » J’ai également mesuré l’influence de la pression sur les capacités qui correspondent à des forces électromotrices élevées quoique insuffisantes pour décomposer l’eau en gaz libres. Ces forces électromotrices étaient appliquées un temps plus ou moins court, ou bien pendant très longtemps, de manière à communiquer la charge limite maximum correspondante. J'ai toujours trouvé, comme ci-dessus, que l’influence de la pression était sensiblement nulle. Et pourtant la charge produite peut être assez grande ; ainsi dans le cas de la mousse de platine, pour une force électromotrice de 1 volt, le voltamètre
- avait emmagasiné 1 coulomb environ par gramme de platine.
- » Par conséquent, tant que la force électromotrice nécessaire pour produire la décomposition visible n’est pas atteinte, on a bien une décomposition électrolytique, car le courant peut être très appréciable, mais jamais la décomposition simple n’a lieu ; il se produit probablement les composés étudiés par M. Berthelot, - ou des composés analogues. On pourrait donc définir la force éleçtroriio-trice de décomposition ordinaire de l'eau par 1 cette condition, qu’elle produise une charge variant nettement avec la pression. Cette définition ne peut pourtant servir à trouver exactement la valeur controverséerde la force électromqtrice minimum nécessaire pour décomposer l’eau, car les expériences manquent de régularité, mais il est certain qu’une force électromotrice de 1 volt est au-desso.us de cette limite.
- , » Sokolow a cependant obtenu des bulles d’hydrogène «avec une force électromotrice de 1 volt ; cette expérience ne prouve pas que l’eau soit réellement décomposée sous cette tension en gaz libres. En effet, l’anode étant très grande par rapport à la cathode, l’oxygène ne s y dégage pas en liberté; il se forme certainement des composés oxygénés plus ou -moins instables. »
- Transformation de l’énergie des rayons cathodiques en énergie lumineuse.
- Par E. WlEDEAIANN (').
- On a fréquemment affirmé que les corps luminescents constituaient* une source de lumière d’un très bon rendement, sans doute parce que l’énergie rayonnée est maxima dans la partie visible du spectre et très faible dans î’infra-rouge. Mais en réalité on ne peut compter sur un bon rendement que si une grande partie de l’énergie fournie par le phénomène qui provoque la luminescence
- | p) Wied. Anu., t. LXVI. p. 61-64, septembre i8a8
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- est transformée en lumière et non. en chaleur. Or, dans la photoluminescenec de la teinture de Balmain, 5 p. 100 environ de la lumière reçue sont restitués sous forme de lumière ; ia fluorescence de la fluorescéine restitue de 1/300 à 1/50 de la lumière incidente. Aucune mesure n’a été effectuée jusqu’ici du rendement des rayons cathodiques : M. Wiede-rpann a voulu combler cette lacune.
- Fig. 1.
- L’appareil (fîg. 1) se compose d’un réservoir en verre A, communiquant avec la pompe à mesurer par le tube p ; dans l’axe du réservoir sc trouve un autre tube R, maintenu par une pièce rodée $ et élargi à sa partie inférieure. Ce tube R est recouvert sur sa paroi extérieure de blende de Sidot ou de teinture de Balmain. Les armatures de clinquant bt A sont relices avec les plaques secondaires d'un appareil Ebert pour les ondes électriques, ou avec les plaques du condensateur terminal d’un appareil de Lecher. Dans l’qrmature b, est pratiquée une fenêtre rectangulaire qui laisse passer la lumière émise par la blende : l'éclat h de cette blende est comparé dans un
- photomètre de Joly à celui-d’une lampe à l’acétate d’amyle (lampe Hefner).
- Dans le tube R on a versé une petite quantité d’eau (6 cm), dans laquelle plonge le réservoir d’un thermomètre ; on mesure ainsi la variation de température pendant un temps déterminé avant, pendant et après le passage des rayons cathodiques ; on peut ainsi connaître la quantité de chaleur fournie en une seconde par ces derniers. U faut remarquer encore que l'éclat total de la blende correspond à 2 A, puisque la face ss rayonne -comme s,.
- Les expériences ont .été faites aveedes électrodes extérieures, à diverses pressions, avec l’appareil d’Ebert et avec celui de Lecher, dont les fils portent des ponts ou n’en portent pas.
- Le plus grand éclat observé correspond à 1/20 de l’éclat de la lampe a l’acétate d’amyle : dans Tun des cas, l’éclat de la lampe à l’acétate correspond à un éçhauffement d’une petite calorie paç seconde; dans un autre, à 0,62 cal, sec., ce dernier rendement est le-meilleur qui ait été observé.
- D’autre part, d’après les mesures deTunv lirz, la quantité d’énergie rayonnée par une lampe à l’acétate est de 0,189 watt ou de 0,0454 cal. g;\ C’est donc i/-2 ou au plus 1/14 de l’énergie des rayons cathodiques qui est transformée en énergie lumineuse. La teinture de Balmain donne un rendement encore bien inférieur à celui de la blende. *
- La lampe dite de Puluj dont les surfaces sont recouvertes de blende, et qui paraît fort éclairante ne donne pas un meilleur rendement. Pour le déterminer, on enlève les armatures bi et b2 et a la place de A on soude sur A un tube large renfermant une cathode plane : l’anode est un fil d’aluminium scellé dans le fond de A : la source d’électricité est une bobine de dimensions moyennes. L’éclat obtenu est d’environ 1 hefner pour une production de 0,7 calorie par seconde : c’est à peu près le rendement de la lampe à incandescence. Remarquons, enfin, que dans les calculs précédents on n’a pas tenu compte
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- du rapport dans lequel l’énergie fournie en premier lieu est utilisée dans la bobine, l’appareil d’Ebert ou celui de Lecher, et la production des ra'vons cathodiques ; la bobine notamment donne un rendement bien inférieur à celui des deux autres dispositifs.
- En somme, les corps luminescents transforment en énergie lumineuse une faible fraction de l’énergie que leur apportent les rayons cathodiques ; cette fraction est du même ordre de grandeur que dans la transformation par photoluminesccncc. M. L.
- CHRONIQUE
- Propriétés magnétiques du fer presque pur.— Dans un mémoire présenté à la Société royale de Londres, M. Ernest Wilson (Proc. Roy. Soc. London, 2/ janvier 1898; — The Electr. Review, t. XLIbp.313, 4 mars 1898) a étudié un anneau de fer doux analogue à un anneau étudié récemment par M. J. Hopkihson [Proc. Roy. Soe. London, t. LII, p. 228.. 1898). L’analyse a indiqué seulement 0,1 p. mode manganèse, 0,013 de soufre, des traces de carbone et de silicium.— Il rappelle que le premier anneau avait donné à M. Hopkinson Igs résultats suivants :
- H I 0,15 0,38 0,60 1,06 2,11 3,71
- Ü I 34 *18 46; 2700 7060 10980
- H I 7>48 . 23,25 33,65 44,66
- B J 14160 -1559° 16570 17120 17440
- Les expériences sur le deuxième anneau ont été faites par la méthode balistique; l’auteur signale des irrégularités provenant sans doute du retard à
- l’aimantation causé parles courants induits dans la masse du noyau (j. Hopkinson, Ecl. ÉL, t. IV, p. 229, et 281, 1895); ainsi la déviation obtenue en passant d’un seul coup d’une valeur du champ à une valeur plus élevée est légèrement différente de la somme des déviations obtenues en passant d’une valeur à l’autre par plusieurs bonds successifs; il n’indique pas quelle erreur pourrait en résulter sur les résultats des expériences.
- Dans le tableau ci-joint sont représentés les résultats pour ies valeurs successives de B de 1000 en 1000, déduites par interpolation des nombres obtenus directement; L’auteur y a joint des nombres provenant d'expériences d’Ewing sur une lame de fer pour transformateurs, dont Thystérésis est plus faible que celle dti fer pur {Proc. Inst.of civil Eng., t.CXXlV, p. 185.)
- Un résultat particulièrement intéressant est la valeur énorme du maximum de la perméabilité, qui est de 5490 correspondant à B = 9000 et 11 — 1,64.
- Crt. JL
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. xvill. — N° l.
- Les tramways électriques de Liverpool. —Notre confrère de Londres, The Electrician, donne, dans son numéro du 18 novembre, une intéressante description du nouveau réseau de* tramways dont la ville de Liverpool vient d'ctre dotée. Nous en esquisserons ici les principales particularités dans le but de compléter les renseignements que nous en avons déjà fournis alors qu'il n'était encore qu'à l'état de projet.
- Considéré à vol d’oiseau, ce réseau présente à peu près l’aspect d’une fourche dont la base serait occupée par la station !généralriceet l'extrémité des deux dents par les hangars de remise des véhicules.
- 11 comprend, en effet, une ligne principale avec un embranchement. Sa longueur totale est d’envi- , ron io kilomètres. Les voies sont doubles presque entièrement et équipées électriquement pour la prise de courant par trôiet aérien. Les câbles sont supportés par des pylônes à double potence placés entre les deux voies, à l'exception toutefois de certains passages difficiles où l'érection de potences de chaque côté des deux voies a etc jugée nécessaire.
- Les 45 voitures qui assurent le trafic sur deux lignes sont de modèles bien différents ainsi que l’a décidé la commision d'études au retour de sa tournée sur le nouveau et l'ancien [continent où elle était allée visiter différentes installations de tramways électriques. Les essais ont commencé avec deux voitures motrices : une du type allemand, l’autre du type américain ; il en est résulté une commande de 28 voitures, 14 de chaque type. Les voitures allemandes adoptées sont de deux modèles, tous deux employés sur le réseau de Hambourg et connus sous les noms de « Altona » et « Ringbahn ». Ces voitures sont montées sur des trucks rigides munis de deux moteurs Schuckert de 20 chevaux. Les combinateurs et appareils de freinage sont égale-mentdu meme constructeur. Les voitures de remorque, au nombre de 15, sont aménagées intérieurement comme les voitures motrices et contiennent seulement 18 voyageurs alors que les autres peuvent en prendre 20.
- Les voitures motrices américaines sont du type dit à double boggie analogue en tous points à celles du réseau du Cleveland, dans l’Ohio; elles sont très spacieuses et contiennent chacune 40 voyageurs. Les trucks sont du système Brill et portent chacun deux moteursWalker de 35 chevaux commandés par des combinateurs série-parallcle.Toutes ces voitures sont munies de freins électriques et de freins à main. Sur l'une d'elles on a essayé un frein à air
- comprimé du type Standard, dont les résultats ont été. trouvés très satisfaisants., La pompe à air du réservoir est mue indirectement par l’un des essieux et désembrayee automatiquement de cc dernier à l'aide d’un système de déclenchement qui fonctionne dès que l’air est en provision nécessaire pour la manœuvre des freins. Ces derniers agissent sur les roues du véhicule par les sabots du frein à main.
- L’énergie électrique nécessaire à l’exploitation est engendrée par trois groupes spéciaux de300 chevaux chacun qui sont installée dans la salle des machines de la station centrale d'éclairage électrique. Cette particularité s’explique du fait que l’une et l’autre de ces deux exploitations sont dirigées par la municipalité. Chacun des groupes en question est formé d’un moteur à vapeur Willans et Robinson accouplé directement à une dynamo bi-polaire Siemens de 550 volts et 300 ampères pour 350 tours par minute du moteur. Un autre groupe plus puissant est en cc moment en cours de montage en vue d’une très prochaine extension du réseau. 11 sera formé d’un moteur du même type que les précédents mais d’une puissance de 1500 chevaux, et accouplé à une dynamo multipolaire Siemens de 550 volts et 1420 ampères.
- Le matériel électrique actuellement en service comprend aussi une puissante batterie d’accumulateurs de 246 éléments installés par la Electric Power Storagc C°. Chaque élément se compose de 21 plaques, modèle K L P. L’intensité maximum du courant de décharge de la batterie entière est de 480 ampères à 550 volts pendant une heure.
- Les appareils de mesure et de répartition du courant affectés au service des tramways sont groupés sur un tableau spécial, indépendant de celui de l’éclairage, et placé en face des génératrices. Les commutateurs sont construits pour une intensité normale de 300 ampères et les coupe-circuits pour 500 et même pour 800 ampères au besoin. Deux compteurs d’énergie Chamberlain et Hookbam et les appareils de mise en fonction et de réglage d’un survolteur complètent l'équipement du tableau.
- Le coût total de l’installation et de l’équipement des 10 kilomètres environ que comprend ce réseau nouveau de Liverpool, qui peut être considéré comme expérimental, ressort à 2 070 5oofr. Dans cette somme la construction des voies et leuréquipe-ment entrent pour 833 250 fr ; l’achat des 45 voitures pour 606 000 fr, et la construction des hangars de remise et ateliers pour 631 250 fr. U.
- Le Gér
- • C. NAUD.
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- 6e ANNÉE — TOME XVIII
- SAMEDI 14 JANVIER 1899
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN. Professeur à la Sorbonne, Membre de l'Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARE, Professeur â la Sorbonne. Membre de l'Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ. Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- SUR LA TRANSFORMATION DES RAYONS X PAR LA MATIÈRE
- Je désire préciser l’histoire des rayons X en ce qui concerne mes recherches sur leur tranformation par la matière, déjà publiées dans L'Eclairage Électrique des 12, 19 et 2ô mars 1898, et, en même temps, répondre aux.remarques laites sur mes.expériences par MM. Malagoli et Bonacini dans deux notes parues aux Lincei des 20 février et 3 avril 1898 qui se trouvent reproduites in extenso dans la Revue des Sociétés savantes du présent numéro.
- I. — Historique. — Mes expériences sur la transformation des rayons X par la matière ont été commencées en novembre 1896, et les premiers résultats ont été publiés dans les Comptes rendus des 19 et 26 juillet 1897('}. Les autres résultats ont paru successivement aux Comptes rendus des 6 décembre 1897,
- 3 janvier, 7 février, 14 février, 21 mars et
- 4 juillet 1898 (2).
- (') Notes reproduites dans L'Éclairage Électrique, t. XII, p. 281 et 316.
- (2) Voir L’Éclairage Électrique du 23 juillet 1898, p. 158.
- Avant la publication de mes résultats, on savait seulement que les rayons X peuvent être disséminés par la matière (*). Encore n’était-on pas sûr qu’il n’y eût jamais de réflexion régulière des rayons X(2J. On n’a-'vait pas étudié la propagation rectiligne des rayons disséminés. On ignorait leurs actions électriques : les mémoires de Viliari, de Sella et Majorana cités par Malagoli et Bonacini dans leur première note, qu’on peut lire dans ce numéro, ne renferment réellement aucune démonstration de cette action électrique.
- On Lignorait, d’ailleurs, à tel point, que J. Perrin en étudiant le rôle joué par le métal dans la décharge par les rayons X, a complètement échoué (3) dans sa tentative pour reconnaître s’il y avait une action électrique des rayons disséminés par le métal et l’a en
- pj Winkelmann et Straubel. Wied. Ann., 1896, n° 10, L’Éclairage Électrique, t. XI, p. 39.
- (2) Cf. par exemple : Sur la réflexion des rayons Rœntgen par des miroirs de métal poli, Lord Blythsv/ood {Procedings of the Royal Society, t. LIX, p. 330-332), et Rood (American Journal,'g série, t. IL 1896).
- (s) Cf. J. Perrin, Thèse de doctorat, p. 50 et 51.
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- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- conséquence niée formellement, alors que je l’ai démontré, c’est cette action qui produit à elle seule l’effet de décharge lié à la nature du métal du conducteur (*).
- Quant à la nature des rayons renvoyés par les corps, elle était encore moins soupçonnée. La première expérience en date est celle que Rœntgen a indiquée dans son premier mémoire (-) : un métal est placé en contact avec la couche sensible d’une plaque photographique qui reçoit des rayons X par sa face verre; l’action photographique des rayons X est renforcée au-dessus du métal. C’est cette expérience qui a été reprise en particulier par R. Malagoli (3). Mais, à la suite de Rœntgen, les différents expérimentateurs admirent que les métaux renvoyaient des rayons X identiques aux rayons X incidents. Rœntgen avait, en effet, remarqué qu’une lame d’aluminium interposée entre le métal renforçateur et la couche sensible ne supprime pas complètement le renforcement. Il aurait sans doute distingué les rayons renvoyés des rayons incidents si, au lieu d’entourer la plaque sensible de papier noir, il l’avait appliquée sur le métal par sa couche sensible nue. C’est, en effet, en opérant ainsi que j’ai pu observer ceci : le renforcement par une bande de cuivre est peu affaibli quand on place une bande de papier noir en travers de la bande de cuivre, tandis que, sur la même plaque, le papier noir arrête un peu l’action des rayons du zinc et considérablement celle des rayons de l’étain, du plomb(l). Cette remarque m’a confirmé dans l’hypothèse, que je cherchais à vérifier, suivant laquelle la matière transforme les rayons X qui la frappent de même qu'un corps luminescent transforme les rayons lumineux. L’objection que le phénomène pouvait être dù à une diffusion colorée, certains rayons X pouvant être ren-
- (’) Comptes rendus du 3 janvier et dn 4 juillet 1898; L’Ècîai-age Électrique du 19 mars et du 25 juillet 1898.
- I -) L’Eclairage Électrique, t. VI, p. 244. J'ai rappelé cette xpérience dans ma note aux Comptes rendus du 28 juillet 1898. p) Rendiconti I.incei du 26 avril 1896.
- (*) Comptes rendus du 26 juillet 1897.
- voyés plus que d’autres, me paraissait dès le début très improbable, étant donné que l’énergie du renforcement est comparable, pour le plomb, par exemple, à l’action directe des rayons X, et même supérieure, et que la simple feuille de papier noir réduit ce renforcement à presque rien relativement. Une bande de mica ou d’aluminium de i/io de millimètre d’épaisseur affaiblit encore bien mieux l’action photographique des rayons des métaux.
- Après que j’eus obtenu ce résultat, Voiler et Walter reprirent l’expérience de Rœntgen avec quelques variantes (l). Mais comme ils entouraient leur plaque avec un double de papier noir, ils étaient dans d’aussi mauvaises conditions que Rœntgen pour reconnaître la transformation des rayons X: aussi ne l’ont-ils pas soupçonnée. Ils ont essayé, d’après leurs résultats, de classer les différents métaux suivant l’ordre de l’intensité de ce qu’ils appellent la « réflexion diffuse des rayons X ». Leur classification est très éloignée de la vérité; il est bien évident, en effet, que les rayons du plomb, par exemple, bien plus absorbables que ceux du cuivre, du zinc, etc., vont paraître beaucoup moins intenses, affaiblis qu’ils sont par la double épaisseur de papier noir ; effectivement, dans la classification de Voiler et Walter, le plomb se trouve parmi les métaux les moins actifs, tandis que réellement ses rayons sont parmi les plus actifs photographiquement.
- En somme, aucune expérience, avant les miennes, ne faisait soupçonner la transformation des rayons X par la matière.
- Dans son troisième et dernier mémoire, Rœntgen au cours de ses recherches déclare :
- « Quant à cette question : les rayons qui tombent sur un corps font-ils naître des rayons de même nature ? En d’autres termes, est-ce dans un phénomène analogue à la réflexion diffuse ou à la fluorescence qu’on
- . l1) Voller et Walter. Réflexion diffuse des rayons X,
- Wied. Ann., t. LXI. p. 88-104, L'Éclairage Électrique,t. XII,
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- doit chercher l’origine de ces rayons ? Je n’ai pas encore pu la trancher f1). »
- C’est aussitôt que ce mémoire m’a été connu par sa publication dans L’Eclairage électrique du 17 juillet 1897, que j’ai annoncé [Comptes rendus des 19 juillet et 26 juillet) mes premiers résultats obtenus depuis quelques mois déjà. On voit donc que non seulement les faits, mais l’idée elle-même, n’avaient été empruntés par moi à aucun travail antérieur.
- II. — La loi générale. — Je rappelle la loi générale établie par mes expériences : un faisceau de rayons X traverse la matière sans dévier de la ligne droite. Mais chaque élément de matière situé sur le trajet du faisceau émet en tous sens des rayons secondaires qui, tombant sur un nouveau corps, se disséminent à leur tour en rayons tertiaires. Les dénominations secondaires, tertiaires, etc., rappellent bien les modes de production successifs des rayons disséminés. D’ailleurs, les rayons secondaires, tertiaires, etc., tout en possédant les caractères fondamentaux des rayons X, forment une succession de rayons de plus en plus différents des rayons X primaires dont ils constituent les transformations successives. Souvent même, ce sont des rayons distincts de tous les rayons X jusqu’ici émis par les tubes avide.
- J’ai montré que les rayons secondaires se produisent aussi bien par transmission que par diffusion antérieure et qu’ils proviennent de deux couches de matière attenant à la surface d’entrée et à la surface de sortie des rayons X. L’épaisseur de la couche d'émission est d’autant plus grande que le corps est plus transparent. Réduite à environ 1/2000 de millimètre pour l'or, elle s’élevait, dans mes expériences, à plus de 1 millimètre pour l’aluminium (2).
- C’est ici le lieu de faire remarquer que les
- O L'Éclairage Électrique du 17 juillet 1897, t. XII, p. 158. (2) L'Éclairage Électrique du 26 mars 1898, Émission in-trne des rayons S ; Comptes rendus des 7 et 14 février 1898.
- résultats deMalagoli et Bonacini, publiés postérieurement aux miens et qu’on lira ci-après dans leur note du 3 avril 1898, chapitre III, ne font que confirmer l’existence d’une diffusion de second ordre (émission de rayons tertiaires) et l’existence d’une couche d’émission; encore Malagoli et Bonacini n’ont-ils pu reconnaître l’existence des minces couches actives des métaux lourds, et cela parce qu'ils ont employé des lames métalliques beaucoup trop épaisses. Quant à l’observation 4 de ces expérimentateurs relative aux poudres, j’avais déjà dit que les rayons secondaires sont produits avec la même intensité par un miroir métallique bien poli et par la face très rugueuse d’un miroir de même métal {').
- III. — Quelques applications.— Parmi les conséquences expérimentales que j’ai tirées de l’étude de l’émission secondaire, je rappellerai les suivantes :
- Si l’on étudie l’émission secondaire produite par transmission par un sysrème de deux ou plusieurs écrans superposés, elle dépend de Tordre dans lequel les écrans sont superposés. Par exemple, le système formé par une lame d’aluminium et une feuille mince de zinc émet, du côté d’où sortent les rayons X, des rayons secondaires bien plus actifs quand le zinc est tourné vers le récepteur que s’il est vers la source de rayons X ; on se rappelle, en effet, que les rayons S du zinc sont plus actifs et plus absorbables que ceux de l’aluminium et sont arrêtés facilement par l’aluminium quand celui-ci est entre le zinc et le récepteur (2) (plaque photographique, écran fluorescent ou électroscope). Si les rayons S sont mêlés aux rayons X transmis, le phénomène apparaît sous la forme suivante : la transparence apparente que présente un système d’écran pour les rayons X dépend non seulement de la dis-
- p) Comptes rendus du 26 juillet 1897; tel. Èlect. du 12 mars 1898.
- (2J Comptes rendus du 7 février 1898; L’Éclairage Électrique du 26 mars 1898. Transformation des rayons X par trans-
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- tance du récepteur au système, mais encore de Y ordre des écrans du système F).
- Depuis que j’ai établi l’existence de ces phénomènes dans mes notes des Comptes rendus du 26 juillet 1897 et du 7 février 1898, Roiti a publié (s)* *une séried’observations relatives à l’inliuence de l’ordre de lames métalliques superposées, formées de métaux différents. sur leur transparence apparente aux rayons X, étudiée dans le cas particulier de l’écran au platino-cyanure de baryum. J’ai expliqué pourquoi le phénomène est moins sensible avec l’écran au platino-cyanure qu’avec la plaque photographique, ou Félectroscope, tandis que si l’on étudie l’action des rayons secondaires seuls, l’influence de l’ordre des lames .superposées est visible immédiatement, sans aucun dispositif très soigne, même avec l’écran jluorescenl (*).
- J’ai d’ailleurs montré comment la méthode électrique permet d’étudier le phénomène avec précision (J) ; elle donne en particulier les résultats suivants : le système aluminium-zinc paraît plus transparent que le même système traversé par les rayons X dans l’ordre inverse, dans le rapport de 1,73 à l’unité, quand la lame d’aluminium, de 0,55 mm d’épaisseur, et la feuille de zinc, de 0,05 mm, forment la paroi de .la cage de Félectroscope . Le rapport des deux coefficients de transmission apparente des deux systèmes inverses (Al.Zn) et (Zn,Al) diminue et tend graduellement vers l’unité, à mesure qu’on éloigne le système des deux feuilles métalliques de centimètre en centimètre à partir d’une toile métallique placée à l’entrée de Félectroscope.
- La même feuille de zinc (0,05 mm d’épaisseur) placée contre la toile métallique qui ferme l’entrée de Félectroscope présente un coefficient de transmission apparente égal à 0,13. Placé à 8 mm de distance de la toile,
- p) Compta rendus des 26 juillet 1S97 et 7 février 1898; L'Éclairage Électrique, t. XII, p. 316 et du 26 mars 1898.
- P) Lincei, 20 février, p. 87-
- (*) Comptes rendus du 21 mars 1898, U Éclairage du 26 mars, p) Comptes rendus du 21 mars.
- la feuille de zinc ne présente plus que le coefficient de transmission 0,11 ; à 55 mm, ce coefficient est 0,10.
- Cette influence delà distance entre un corps et le récepteur sur la transparence apparente du corps (‘) tient à ce que ]y récepteur enregistre en même temps que les rayons X l'effet secondaire dù aux rayons secondaires du corps ; or, ces rayons secondaires diminuent d’intensité avec l’accroissement de la distance,. d’abord à cause de la loi du carré des distances, c’est-à-dire parce qu’une partie de plus en plus grande de ces rayons est perdue latéralement et 11’atteint pas le récepteur, et aussi parce que l’air absorbe les rayons secondaires, d’autant plus, d’ailleurs, qu’ils proviennent d’une transformation plus profonde des rayons X. Ici encore, l’écran au platino-cyanure de baryum enregistre difficilement le phénomène que Félectroscope montre pourtant facilement et cela explique pourquoi Rœntgen a pu dire dans son troisième mémoire (’) :
- « Quant au fait que les corps qui reçoivent des rayons émettent à leur tour des rayons X je dois dire qu’en appliquant une lame d’aluminium contre l’écran, ou en le maintenant à grande distance, on ne produisait, pas de variation sensible dans Féclat de la fluorescence. »
- Le phénomène, cependant, n’est pas douteux. L’insuccès de Rœntgen s’explique ainsi : les rayons S illuminent très nettement l’écran au platino-cyanure de baryum ; mais si, au lieu d’agir seuls, ils sont mêlés avec les rayons X, la luminescence de l’écran provoquée par les rayons X n’est que peu accrue par Faction simultanée des rayons S, et la présence des rayons S peut passer inaperçue. C’est pour la même raison que Roiti a eu de la peine à retrouver avec l’écran^) au platino-cyanure mon phénomène de Finfluence de l’ordre de deux lames métalliques sur la
- (<) Comptes rendus du 7 février 1898 et du 21 mars 1898. (2) L’Éclairage Électrique du 17 juillet 1897, t. XII, p. 160. <3) Roiti, loc. cil.
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- transparence apparente du système des deux lames.
- IV. — Corps légers et corps lourds. — L’a-lurniniuin'émet des rayons secondaires qui, agissant seuls et non mélangés avec les rayons X incidents, illuminent nettement I'éCran au platino-cvanure de baryum. Au contraire, les rayons secondaires de l’aluminium agissent sur l’électroscope et sur la plaque photographique avec une intensité faible vis-à-vis de ceilè des rayons secondaires du zinc, du cuivre et de la plupart des métaux lourds (*).
- D’une manière'générale, les rayons secondaires des corps relativement légers et transparents, tels que l’aluminium, le soufre, l’ébonite, la paraffine, illuminant l’écran au platino-cyanure de baryum avec une intensité inférieure mais comparable à celle que produisent les rayons secondaires des corps lourds; au contraire, l’action photographique et l’action électrique se manifestent bien plus lentement avec les corps légers qu’avec les côrps lourds. Cette différence entre les corps légers et les corps lourds est surtout grande quand les rayons X excitateurs, issus des focus, sont moins pénétrants. Elle s’atténue beaucoup à mesure que l’on utilise des rayons X de plus en plus pénétrants. Comme les rayons secondaires des corps lourds sont justement les plus absorbables, on voit que la couche sensible photographique et l’éîectros-copc sont sensibles surtout aux rayons les plus absorbables, de manière que l’action électrique ou photographique des rayons des métaux lourds peut atteindre ou même dépasser l’action directe des rayons X, bien que les rayons secondaires aient toujours une énergie très faible vis-à-vis de celle des ravons X incidents. Au contraire, la couche photographique et l’électroscope sont relativement bien moins sensibles aux rayons
- (i) L'Éclairage Électrique du 26 mars T898. Remarques
- sur le mode d’enregistrement des rayons X et des rayons
- secondaires-, Comptes rendus du 21 mars 1898.
- secondaires plus pénétrants des corps relativement légers, lesquels transforment relativement peu les rayons X.
- Dans deux conférences faites depuis que j’ai établi les lois précédentes, Hurmuzescu a, en opérant avec des tubes focus (*) fonctionnant duremeyity obtenu des actions électriques secondaires de grandeurs presque égales pour les corps légers (paraffine) ou lourds (zinc). C’est le cas limite des rayons X d’extrêmement pénétrants. Ces expériences d’Hurmuzescu, faites d’ailleurs avec le même dispositif que les miermes, les confirment et précisent ce qui se passe dans le cas particulier limite de rayons X extrêmement pénétrants.
- V. — La dissémination par l’air.'— Les faits que je viens de rappeler éclaircissent parfaitement la question de la dissémination par l’air ; Malogoli et Bonacini (voir dans ce numéro, première note et seconde note, IV) s'étonnent de n’avoir pu arriver à. constater une faible action photographique des rayons disséminés par l’air qu’après une durée de pose de quatre heures. Cela ne contredit pas l’expérience de Rœntgen faite avec l’écran au platino-cyanure de baryum (â), ni mon expérience faite avec l’électroscope ((i) * 3 *). Comme les rayons S de l’aluminium, les rayons S de l’air sont très peu transformés et sont beaucoup plus faciles à enregistrer par l’écran au platino-cyanure que par la photographie (bien entendu lorsqu’on a la précaution de les faire agir seuls sur le platino-cyanure, à l’exclusion expresse de tous les rayons X incidents). D’ailleurs, le fait, que dans l’expérience de Rœntgen le phénomène disparaît quand on
- P) Conférence faite à la Société de Physique « sur le rôle du métal dans l’absorption et l’émission des rayons X », L’Éclairage Électrique, t.XV, p. 366. Conférences.faites au Congrès de Nantes, L'Éclairage Électrique, t. XVI, p. 314.
- (*) Rœntgen, f mémoire, L’Éclairage Électrique, t. XII. p. 157.
- (3) Comptes rendus du 14 février 1898; L’Éclairage Électrique du 26 mars ; Emission en masse. Rayons secondaires
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- enlève l’air, exclue suffisamment toute interprétation vraisemblable en dehors de celle de la dissémination par l’air.
- Quant à mon expérience, faite avec i’élec-troscope, on comprend d’après ce que j’ai dit, que l’action électrique des rayons S de l’air est très faible par rapport à celle des rayons X. Mais le grand avantage de la méthode électrique est de permettre une ctude précise, des mouvements même très faibles de la feuille d’or, et de mettre en évidence avec netteté des actions qui passent inaperçues en général avec la photogeaphic. Il va sans dire que je grossissais le déplacement de la feuille d’or avec un viseur à court foyer, que j’employais un électroscope dont la déperdition électrique spontanée était négligeable vis-avis de l’effet observé, qu’enfin je me suis assuré que les bords des écrans de plomb employés pour limiter le faisceau n’intervenaient pas sensiblement dans l’expérience, contrairement a ce que Malagoli et Bonacini supposent.
- D’ailleurs, j’ai fait des expériences dans lesquelles aucune trace de rayons S pouvant venir des écrans métalliques n’aurait pu pénétrer ni dans l’électroscope, ni même dans le tube métallique placé devant l’électroscope.
- Il convient maintenant d’ajouter que les expériences de la première note de Malagoli et Bonacini éclaircissent un point jusqu’alors mal connu : c’est que la dissémination par l’air n’a en radiographie qu’une importance négligeable vis-à-vis de la dissémination par les corps solides voisins.
- Quant aux expériences de la seconde note, elles sont assurément trop peu précises pour justifier’ la classification, des corps en trois types distincts résultant de la superposition d’une transformation et d’une diffusion pure des rayons X. Que cette superposition puisse avoir lieu, c’est une question très naturelle et que je me suis posée en effet dès le début de mes recherches. Mais les expériences de Malagoli et Bonacini n’ajoutent rien d’essentiel sur ce sujet à ce que j’ai déjà dit.
- VI. — Les démonstrations de la transformation. — Il me reste à rectifier quelques appréciations de ces physiciens :
- Apres avoir vérifié photographiquement la loi établie par moi et rappelée plus haut, d’après laquelle les rayons secondaires des métaux traversent le verre, l’aluminium, le mica, etc., bien plus difficilement que les rayons X dont ils proviennent, Malagoli et Bonacini disent qu’z^e seule de mes expériences relatives à la transformation des rayons X est vraiment décisive : celle du changement très notable de transparence d’une même lame,d’aluminium, par exemple, placée successivement sur le trajet du faisceau primaire ou sur le trajet du faisceau secondaire disséminé. La vérité est que c’est la plus simple et la plus importante; aussi n’ai-je pas manqué d’insister surtout sur cette expérience, que j’ai faite avec soin par les trois méthodes (photographique, électrique et photométrique) et que j’ai répétée avec l’électroscope dans la séance de la Société française de physique du 17 décembre 1897, en la présentant comme l’expérience fondamentale. Mais elle nesl pas la seule de mes expériences qui démontre la transformation des rayons X. par la matière :
- i1- Il éerait impossible d’expliquer par une diffusion élective l’émission par le zinc, le plQmb, etc., de rayons S beaucoup plus absorbables que les rayons X dont ils proviennent et exerçant des actions photographiques ou électriques qui sont souvent comparables à celles des rayons X incidents, alors que ces rayons S, émis par une couche très mince de matière, ne représentent certainement qu’une petite fraction seulement de l’énergie des rayons X.
- 20 II serait aussi impossible d’expliquer par l'hypothèse d’une diffusion élective pourquoi un faisceau de rayons X tombant sur l’aluminium s’y diffuse assez peu pour qu’en un certain temps de pose les rayons secondaires de l’aluminium n’aient pas impressionné une
- (h Voir ci-après, la seconde note de ces physiciens; III, 5.
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- plaque photographique, tandis qu’avec le même temps de pose une plaque photographique de la même douzaine révélée dans le même bain présente une image très nette si, dans les mêmes conditions, l’aluminium a reçu, au lieu des rayons X, une partie des rayons S excités, par exemple, sur un miroir d’acier par le même jaisceau de rayons X. Comme je l’ai fait remarquer^), cela démontre non seulement que les rayons X sont transformés par l’acier, mais encore que le faisceau secondaire émis par l’acier renferme des rayons nouveaux qui n’existaient pas en quantité notable dans le faisceau incident.
- 3° La transformation des rayons X dans la production de rayons secondaires par transmission est démontrée par l'influence de l'ordre des lames de matières différentes (par exemple, aluminium et zinc) sur l’intensité des actions photographique, électrique ou de luminescence des rayons S. (Comptes rendus du 7 février 1898.)
- 4° Si les rayons X sont mêlés aux rayons S, on reconnaît la transformation à ce que l’ordre des lames influe sur la transparence apparente aux rayons X (loc. cit. et Comptes rendus du 26 juillet 1897). Sous ce nouvel aspect, l’influence de l'ordre des lames n’est pas au fond différente du phénomène 3 dans lequel interviennent les rayons S seuls, et qui, toujours plus net que le phénomène 4, se constate sans difficulté, meme avec l’écran fluorescent.
- Malagoli et Bonacini se trompent donc lorsqu’ils disent que Rôiti a démontré par une autre, voie que mot l’existence de la transformation, alors que les belles expériences de Rôiti relatives à l’inlluence de l’ordre des lames sur la transparence apparente n'ont été qu’un complément de l’une de mes recherches antérieures sur le phénomène 4. Rôiti a, d’ailleurs, pris soin de dire lui-même qu’il ne venait qtTaprès moi ((i) 2). (TJncei
- (h Comptes rendus du 6 décembre 1897.
- (2) J’ai déjà parlé plus haut de ccs expériences de Roiti. Je les ai citées dans ma note des Comptes rendus du 21 mars 1898.
- du 20 février 1898, p. 89.) Au reste, mes premiers résultats sur l’influence de l’ordre des écrans, obtenus endécembre 1896, sont indiqués déjà dans ma note des Comptes rendus du 26 juillet 1897.
- J’ajoute que le mot de crypto-luminescence adopté par Roiti pour exprimer le fait de la transformation des rayons X ne me paraît pas bien choisi : il convient en effet de réserver le mot de luminescence à la production de lumière sous telle ou telle influence. C’est bien ce que fait Wiedemann quand il parle de thermoluminescence, photoluminescence, etc. Étant donné la signification du mot radiographie, l’expression radioluminescence désignera le phénomène de transformation des rayons X en lumière h) ; par exemple, par le platinocyanure de baryum, en lumière visible (Rœntgen) ; par le spath fluor, en lumière ultraviolette (Winkelmann et Straii-bel). Mais, appliquer à la transformation des rayons X par la matière l’expression de radioluminescence, ou, ce qui revient au même, de cryptoluminescence, c’est admettre implicitement que les rayons secondaires émis sont de même nature que les rayons lumineux. Bien que j’aie cru bon de proposer dès le début cette hypothèse comme vraisemblable, je n’ai pas voulu donner au phénomène un mot impliquant nécessairement cette hypothèse et j’ai préféré comparer seulement les rayons secondaires émis sous l'influence des rayons X aux rayons lumineux émis sous l’influence d’autres rayons lumineux par les corps luminescents (fluorescents ou phosphorescents). Le jour seulement où la nature des rayons S ou X sera démontrée identique à celle des rayons lumineux, on pourra dire que l’émission des rayons X transformés est un phénomène de radioluminescence. Ce jour-là, d'ailleurs, les phénomènes de transformation des rayons X par la matière ne seront qu’un cas particulier de photoluminescence.
- (i) C’est dans ce sens que je l’ai employée dans la Revue
- Générale-des Sciences du 30 avril 1898 (Luminescence et rayons X).
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- Pour le moment, il convient de n'employer I secondaires, tertiaires, etc., laquelle n’implique l’expression de transformation enrayons | que aucune hypothèse. G. Sagnac.
- LES COMMUTATRICESC)
- XI. — Installations. —A titre d’exemple de ce qui précède, nous passerons rapidement en revue quelques installations utilisant des commutatrices.
- La maison qui le plus s’est vouée à l’étude de ces appareils et de leurs applications est certainement la Société d'électricité Alioth, de Munchestein, près de Bâle en Suisse, Alipth-Buire, en France, à Lyon. Aussi pourrons-nous remplir' le mieux notre programme en rendant un compte succinct de ses travaux dans le domaine des commutatrices pendant ces dernières années.
- Paia^olo. — Il existait pour la production de la force motrice dans une fabrique de cette petite ville d’Italie un transport de force à courants triphasés à haute tension, depuis la montagne, transport dont les entrepreneurs voulaient profiter pour faire l’éclairage électrique de la localité, en 1893. Mais comme l’énergie disponible a l’arrivée était inférieure à celle qui semblait devoir être nécessaire dans un avenir plus ou moins rapproché, lorsque le réseau aurait pris une certaine extension, il fut décidé d’admettre l’emploi du courant continu qui permettrait de faire de l’accumulation à l’aide d’une batterie. Une première commutatrice de 40 kilowatts fut d’abord installée pour triphasé continu, à 95/155 volts, c’était la première commutatrice industrielle qui sortait des ateliers Alioth ; puis en 1895, une seconde machine semblable fut montée à côté de la première, tandis que la batterie ne paraissait pas encore nécessaire ; aujourd’hui elle n’est pas encore installée.
- Hansen. — La même année, a Hausen, près de Zurich, la maison Alioth était chargée
- d’installer dans un but .industriel un transport de force en courant alternatif à haute tension ; mais comme l’emploi d'une batterie d’accumulateurs était rendu nécessaire par l’usage qu’on voulait faire d’une partie du courant, une seconde commutatrice Alioth était établie dans ce but. Elle fonctionne d'ailleurs encore aujourd’hui.
- Novara. — La ville de Novara avait .un éclairage électrique en continu à trois fils produit par des machines à vapeur. Cependant, la création d’une usine hydro-électrique dans le voisinage aurait permis d’alimenter ces réseaux plus économiquement, mais le transport de force à grande distance devait nécessairement sc faire en âlternatifà haute tension tandis que les installations, telles qu’elles étaient faites, ne permettaient que la distribution de courant continu. Ce fut la maison Alioth qui se chargea de la solution, toujours en 1893-1894, par l’établissement de deux commutatrices de 50 kilowatts.
- Actuellement le réseau à bas'se tension a été transformé de façon à pouvoir être alimenté directement par des transformateurs statiques, ce qui est plus rationnel et le service des commutatrices a été ainsi supprimé.
- Caen. — La Société régionale d’électricité de Caen désirait se charger à l’aide de lampes à arc et de batteries d’accumulateurs transportables, de l’éclairage électrique des bateaux qui font le service de Caen à la mer et, comme le courant à disposition dans l’usine de la Société régionale est alternatif simple à environ 90 périodes par seconde, une petite commutatrice Alioth de quelques kilowatts
- (’) Voir L’Éclairage Électrique du 7 janvier 1899, p. 20.
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- fut installée et alimentée par un transforma^ teur à rapport de transformation variable, pour la charge des batteries transportables. La mise en marche se fait par courant continu provenant des batteries.
- C’était en 1895 et cette installation, ainsi que toutes celles dont il est parlé dans la suite, fonctionnent toujours actuellement.
- Rouen. — La Société normande d’électricité commandait en 1895 à la Société d’électricité Alioth quatre commutatrices, chacuiîe de 110 kilowatts dont les buts principaux, devaient être :
- i° De travailler, accouplées à des machines à vapeur Wiilans de 460 tours, comme génératrices de courant continu à 240 jusqu’à 280 volts, pour servir de réserve aux génératrices ordinaires alimentant les réseaux de la ville à 2X120 volts, dans un rayon de 800 à 1000 mètres, l’usine occupant une position bien centrale ;
- 2" De travailler, toujours accouplées aux machines Wiilans, comme génératrices de courant alternatif monophasé sous une fréquence de .18 périodes et une tension de 180 volts afin d’alimenter les quartiers éloignés, les faubourgs, la tension étant alors élevée à 2000 volts par des transformateurs statiques au départ, et le courant étant reçu à l’arrivée par d’autres transformateurs réduisant la tension à celle nécessaire aux lampes ;
- 3a De produire ces deux courants à la fois ;
- 4° Non accouplées à leurs moteurs à vapeur, de transformer en courant alternatif simple de haute tension par les transformateurs qui font corps avec elles le courant continu disponible sur les rails du tableau de distribution du réseau de la ville à une tension variable de 240 à 280 volts. A cause de la variabilité de cette tension et afin de pouvoir régler à volonté celle du courant secondaire (haute tension) on a rendu variable le nombre des enroulements primaires (basse tension).
- Il a été parfaitement satisfait à ces deside-
- rata divers. Une nouvelle commutatrice de 150 kilowatts destinée au même usage vient d’être livrée.
- Exposition de Genève. — Une partie des grands réseaux d’éclairage installés et entretenus par la Société d’électricité Alioth spécialement l'éclairage à arc, était alimenté par du courant continu, tandis que les courants mis à disposition par la ville étaient diphasés à 2400 volts et 46 périodes. Des transformateurs statiques furent alors installés ainsi qu’une commutatrice de 100 kilowatts (identique à celle de Rouen); vu le caractère provisoire de l’installation, le démarrage avait lieu à l’aide d’une résistance à eau intercalée dans l’alternatif. Une réserve d’accumulateurs formée par une batterie d’un millier d’ampères-heurcs devant être chargée par la commutatrice. celle-ci entraînait une survolteuse de 20 kilowatts pour varier la tension de 240 à 400 volts ; à cet effet, l'arbre delà commutatrice qui devait servir de moteur à la survolteuse, portait une poulie et une courroie.
- Secteur de la rive gauche. — Une même commutatrice que celle de l'Exposition travaille actuellement sur ce réseau parisien. Le secteur de la rive gauche s’étant engagé à livrer du courant continu à l’entrepreneur de la ligne de la nouvelle gare d’Orléans, quoique n'ayant à disposition que du courant monophasé à 3 000 volts, un système de transformation s’imposait et une commutatrice fut installée sur lieu d'emploi. Son but est d’alimenter en continu les moteurs que l’entrepreneur avait employés pour d’autres entreprises et qu’il était heureux de pouvoir utiliser tels quels pour celle-ci.
- La mise en marche se fait par accouplement par friction à un petit moteur asynchrone et a lieu tous les jours plusieurs fois par jour, sans aucune difficulté, depuis plusieurs mois.
- Tramway Neuchâtel-Saint-Biaise. — On retrouve des commutatrices dans cette installation pour la traction électrique sur une
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- ligne de 5,4 km et dont nous avons déjà fait la description ailleurs (’). Le courant primaire est triphasé à 3 300 volts et 33 périodes : il est emprunté au réseau « force » de la ville, aussi installé par la maison Alioth ; la station de commutation construite en 1896-1897 comprend : deux cojnmutatrices de 40 kilowatts à 337/500 volts, avec transformateurs de dé-
- marrage, une batterie d’accumulateurs de 300 éléments et 60 ampères-heures; enfin une petite commutatrice de quelques kilowatts dont le transformateur de mise en marche permet de varier la tension; cette dernière est employée pour terminer la charge de la batterie. Un schéma est plus instructif qu'une longue description (voir fig. nj.
- Services électriques de la ville de Genève. — La ville de Genève possédait un réseau d’éclairage en continu à 2 no volts et un réseau de traction électrique à 600 volts, alimentés les deux par la première usine hydraulique du Rhône, lorsque la seconde usine à quelques kilomètres en aval fut créée à Chc-
- p) VIndustrie Électrique, 1S97.
- vres en 1896. Il y avait là. à disposition plusieurs milliers de chevaux, niais sous forme de courants alternatifs diphasés. Il fut alors décidé d’utiliser' cette énergie comme sui^, : les nouveaux réseaux de la ville pour éclairage et pour force seraient créés de telle façon qu’ils puissent être alimentés en alternatif, tandis que la capacité des anciens réseaux serait augmentée selon les besoins à
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- RE V U E D ’ É E E CT RI CA T É
- l’aide de commutatrices. On brancha sur le j car elle est double, l’induitportantdeuxenrou-rêseau d'éclairage trois commutatrices Alioth : lements en anneaux distincts, bobinés sur le de ioo k\v, qui méritent une description spé- , même feuillard et aboutissant chacun à un ciale. Chacune de ces machines ffig. 12) est j collecteur dont on retire le continu à 1 ro volts, capabled’alimenter les deux ponts à 110 volts I Des paires de bagues permettent d'introduire
- dans chaque enroulement l’un des courants diphasés à la tension de 78 volts produite par des transformateurs statiques.
- D’autres transformateurs plus petits et à rapport de transformation variable permettent d’opérer un démarrage en diphasé exempt de toute iniluence nuisible sur le réseau,
- malgré la demande de courant considérable de cos machines à induit à anneau.
- Les commutatrices installées pour la traction ''fig. 131 sont au nombre de trois, chacune de 150 kw, à 425/600 volts ; elles sont comme celles d:éclairage, à excitation multipolaire mais l’induit est simple, et enroulé en tam-
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- Fig. i 4. - Commutatrice survolteuse Alioih.
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- bour cequi en facilite beaucoup le démarrage. Celui-ci est produit par des transformateurs autres et beaucoup plus petits que ceux qui transforment le diphasé de 2 400 volts en diphasé à 425 volts.
- Saumitr. — On peut y voir aussi depuis 1897 une commutatrice Alioth de 50 kw, alimentée de courant 'alternatif simple à 40 périodes et chargeant une batterie d’accumulateurs pour l’éclairage du manège des casernes ; la tension est rendue variable à l’aide d’un transformateur survolteur ; le démarrage a lieu par courant continu.
- Secteur des Champs-Elysées. — Cette société ayant été chargée des installations électriques de l’Elysée Palace Hôtel à l’avenue des Champs-Elysées, comprenant 5 500 lampes de 16 bougies, 30 arcs, ainsi qu’en plus de l’éclairage 8 ascenseurs, a placé la dans ce but deux puissantes batteries d’accumulateurs Blot, de 5 200 ampères-heures par batterie, au régime de 5 heures, pour distribution h 3 fils.
- Comme ce secteur possède à Levallois-Pcrrct une usine génératrice de courant alternatif simple, à 3000 volts et 40 périodes, il s’est décidé à établir ces batteries afin d’augmenter la charge de jour de scs machines et diminuer d’autant celle de nuit, la charge des accumulateurs devant s'effectuer pendant les dix heures de plus faible consommation de la journée.
- Le problème a été résolu par l’emploi de trois groupes de transformateurs et de com-mutatrices ; celles-ci (fig. 14) sont munies de survolteuses dans le continu, montées sur même arbre et en porte à faux: chaque commutatrice a une capacité de 128 kw dont 100 sous 100 volts dans la machine principaleet 28 kw sous une tension variable de 20 à 50 volts, dans la survolteuse. La mise en marche a lieu par le courant des batteries à l'aide de résistances liquides. L’installation est combinée de telle façon qu’un appareil quelconque d’un des ponts puisse servir de réserve, à l’appareil semblable de l’autre
- pont. Enfin les transformateurs alimentant les commutatrices sous 80 volts peuvent, à l’aide d’un inséreur d’enroulements avec lequel on porte la tension secondaire à 110 volts, alimenter directement le réseau continu en courant alternatif, en cas de nc-
- La Compagnie urbaine d’eau et d'électricité à Puteaux a résolu un problème tout à fait analogue d’une façon identique; il s’agit de l’éclairage électrique de Levallois à l’aide d’une distribution à 3 fils alimentée par deux batteries d’accumulateurs ; celles-ci sont chargées par 3 commutatrices dont une de réserve, identiques à celles des Champs-Elysées (fig. 14}; elles reçoiventdu courant de 2600 volts et 53 périodes de l’usine de Puteaux à travers des transformateurs abaissant la tension à go volts. La fréquence du courant d’alimentation étant pour ces deux installations dans le rapport de 40 à 53, la capacité des commu-tatrices de construction identique différerait dans la même proportion et si cette capacité était pour des machines des Champs-Elysées de 128 kw, elle serait de 170 kw pour celles de Levallois. Mais les premières machines ont 14 pôles, tandis que les secondes en ont 16 cequi diminue la capacité de celles-ci dans le rapport de -j|- et la ramène à 148 kw.
- Ces deux dernières installations dont tout le matériel a etc construit en Erance. y compris les commutatrices Alioth qui sortent des ateliers que cette maison possède à Lyon, ne sont pas complètement terminées. Il y aura lieu d’y revenir lors de la mise en marche.
- X. Commutatrices universelles pour laboratoires. —- Au point de vue de l’enseignement, il est excessivement intéressant d’avoir une machine pouvant produire simultanément ou séparément des courants continu, alternatif simple, alternatifs diphasés et triphasés lorsqu’elle reçoit de l’énergie mécanique, ou livrer de l’énergie mécanique et marcher comme moteur, recevant l’un ou l’autre des courants cités.
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- Lescom imitatrices pour laboratoires ifig. 15) dites universelles, construites par la Société d'électricité Alioth sont munies à cet effet d’un collecteur et de 6 bagues. Elles peuvent donc en outre fonctionner comme comniutatrices et procurer des courants alternatifs aux laboratoires qui ne sont pourvus que de continu et vice versa. Plusieurs établissements d’instruction publique possèdent déjà de sembla-
- bles appareils, entre autres la Faculté des sciences de Bordeaux.
- XI. Résumé.— On voit pur ce qui précède, combien les commutatrices sont déjà maintenant d’usage courant et surtout quel avenir elles ont devant elles. Nous n’avons passé en revue et très sommairement que les principales installations exécutées à ce jour, mais
- ces quelques exemples permettent déjà d'affirmer que les avantages présentés par les commutatrices comme solution des divers problèmes dont nous avons examiné quelques-uns, sur l’autre solution consistant à accoupler un moteur à une génératrice, feront de plus en plus préférer la première de ces solutions à la seconde.
- Ces avantages se résument ainsi : économie de frais d’installation, économie d’énergie et en général de frais d’exploitation.
- Il est clair que de même qu’il faut forger
- pour être lorgeron, il faut avoir fait beaucoup de commutatrices pour savoir en faire de bonnes et il faut surtout en avoir installé beaucoup pour arriver à connaître les meilleures combinaisons des appareils et de leurs accessoires, à admettre de cas en cas. Les difficultés dont les premiers pas sont hérissés retiennent peut-être plusieurs constructeurs qui n’ont pas franchi comme la Société d’électricité Alioth ces premiers obstacles.
- R.-B. Ritter.
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- LA TARIFICATION DE ILÉNERGIE ÉLECTRIQUE AUX ÉTATS-UNIS
- Bien que la consommation d’énergie électrique soit, en Amérique, trois ou quatre fois plus grande par habitant qu’cn Angleterre et sur le continent, les tarifs de vente sont loin d’y être établis suivant les bases rationnelles qui ont été adoptées récemment dans quelques-unes des installations de ces derniers pays. Aussi nous a-t-il paru utile, au moment où les électriciens se préoccupent de cette question de la tarification (Q de donner un court aperçu des diverses méthodes de vente actuellement en usage aux États-Unis.
- Dans les débuts de l’application de l'électricité à l’éclairage, la vente par contrat ou à forfait fut adoptée presque généralement, faute d’avoir des compteurs d’électricité véritablement pratiques; ce mode de tarification est, avec quelques variantes, encore aujourd'hui employé.
- Généralement, le contrat stipule une redevance fixe par lampe installée, quelle que soit la durée d’utilisation; ordinairement, cette redevance est de 5 à 10 fr par mois et par lampe de 16 bougies. Cependant elle est fréquemment diminuée lorsque le consomma-
- it1) La question des tarifs de vente de i'énergie électrique a été particulièrement étudiée en France par notre collaborateur G. Pellissicr, qui en a donné un exposé très complet dans ce journal (t. XII, p. 537, 18 septembre 1897) et dans
- Electriciens {Bulletin de novembre 1898. t. XV, p. 395 et Écl. Êlect., t. XVII, p. 568). Dans cet exposé, M. Pellissier, après avoir montré les inconvénients de la vente 2 forfait et de la vente au compteur à tarif unique, préconisait l’application des tarifs composés comprenant une taxe fixe proportionnelle à la puissance maximum exigée par le client et une taxe proportionnelle à sa consommation d’énergie, ou, à leur défaut, l’application du tarif différentiel de Wright, théoriquement moins parfait que les précédents, mais pratiquement plus commode.
- On verra par la lecture de l'article ci-dessus de MM. Haie et Codnian que c’est également ce tarif différentiel, actuellement etfiplové sur 70 réseaux anglais, qui tend à se répandre aux Etats-Unis et à se substituer aux nombreux systèmes de tarification, très complexes et quelque peu arbitraires, qui ont été utilisés jusqu’ici par les Sociétés d’exploitation américaines. {Note de la Rédaction.)
- teur s’engage à n’utiliser ses lampes qu’entre certaines heures déterminées. Ainsi, d’après les tarifs d’une Compagnie d’éclairage, le consommateur paie 2,Ho fr par mois et par-lampe si ses lampes ne sont allumées qu’entre le crépuscule et H heures du soir: 3,50 fr lorsque les lampes peuvent rester allumées jusqu'à 10 heures ; 4,50 fr quand elles peuvent rester allumées jusqu'à minuit ; enfin, 6,25 fr lorsque son droit d’utilisation s’étend du crépuscule à l’aurore : le samedi il est permis de n’éteindre les lampes qu’à minuit, mais toute la consommation du dimanche est comptée en supplément. Les usines des Compagnies employant ce mode de tarification, ne fonctionnent que pendant la nuit. Pour l’éclairage public, le contrôle des heures d’extinction, est facilement fait par des inspecteurs; pour l'éclairage particulier, on adopte soit une taxe spéciale, soit la taxe à nuit en-
- Une variante de ce mode, de tarification consiste à baser la taxe, non sur le nombre de lampes installées, mais sur celui des lampes qui peuvent être allumées simultanément. Dans l’une des communes suburbaines de Boston, où ce mode de tarification est adopté, la taxe est de 30 fr par lampe et par an. Le nombre des lampes taxées est déterminé de diverses manières, suivant les installations : lorsque l’alimentation est faite par courants alternatifs avec transformateur pour chaque installation particulière, on le déduit de la puissance maximum du transformateur; dans d'autres cas on le détermine au moyen d’un plomb fusible qui coupe le circuit quand le nombre des lampes allumées dépasse le nombre des lampes, taxées ; enfin, dans certains cas, on se sert d’un indicateur Wright.
- Quelques Compagnies d’éclairage admettent des tarifs, tenant compte de l’ùsage auquel sont destinées les lampes ; ainsi les lampes des magasins sont taxées différent-
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- ment des lampes des maisons particulières. Il arrive aussi parfois que les Compagnies se chargent à forfait de l’éclairage d’une maison particulière, d'un magasin ou d’un hôtel, pour un prix à débattre entre le consommateur et la Compagnie.
- Mais bien que la vente par contrat, nécessaire aux débuts, soit très répandue encore aujourd’hui à cause de la simplicité et de l’économie qu’elle procure dans les installations en évitant la dépense d’un compteur, elle présente le grave inconvénient, reconnu depuis longtemps, de n’opposer aucun frein au gaspillage de l’énergie. Dès que les compteurs furent devenus pratiques, on s’empressa donc de les utiliser.
- Le mode de tarification, basé sur l’emploi du compteur adopté tout d’abord, fut celui employé dans l’industrie du gaz : vente au compteur avec tarif unique ou variable; on fit payer au consommateur une taxe fixe par unité d’énergie ou lampe-heure utilisée, avec escompte variable suivant la consommation. Mais ce mode de tarification ne tenait pas compte de la différence essentielle qui existe entre l’exploitation d’une usine à gaz et celle d’une usine électrique ; dans les entreprises d’éclairage par le gaz, le bénéfice est a peu près proportionnel à la quantité de gaz consommé, tandis que dans les entreprises d’électricité la vente d’une même quantité d’énergie peut être une source de bénéfices ou de pertes, suivant que cette quantité a été consommée en un grand nombre ou en un petit nombre d’heures. L’adoption de ce mode de tarification ne pouvait donc avoir que de fâcheux effets sur les résultats financiers d’exploitation des entreprises électriques.
- Un des premiers procédés employés pour remédier à ce grave inconvénient, consiste à exiger du client une somme minimum par lampe et par an; c’est ainsi qu’une des grandes Compagnies Edison, refusa, pendant longtemps, de relier toute installation pour laquelle une consommation d’au moins 20 fr par an et par lampe ne lui était pas garantie. D’autres Compagnies ont, depuis, adopté le
- même système ou des systèmes semblables. Les Compagnies dont les réseaux sont alimentés par du courant alternatif avec transformateur pour chaque installation particulière, basent souvent la consommation minimum exigée de leurs clients d’après la puissance des transformateurs ; d’autres Compagnies prennent pour base l’intensité maximum que peut permettre d’utiliser un plomb fusible, placé à l’origine de l’installation.
- Mais si la garantie du paiement d’une somme minimum évite l’inconvénient de relier aux réseaux des clients qui sont une source de perte au lieu d’être une source de bénéfices, elle ne tient aucun compte du fait que l’énergie peut avantageusement être livrée à plus bas prix aux consommateurs utilisant leurs installations pendant un grand nombre d’heures qu’à ceux qui ne les utilisent que pendant un petit nombre. Dans le but d’en tenir compte, plusieurs Compagnies ont adopté des tarifs décroissant avec la durée de la consommation. Ainsi, à Boston, il est accordé une diminution de 5 p. 100 du prix normal aux consommateurs utilisant la puissance totale de leurs installations pendant 50 heures par mois ; de 10 p. 100 à ceux qui les utilisent pendant 75 heures ; et ainsi de suite, la diminution étant de 35 p. 100 pour une durée d’utilisation de 300 heures par
- Toutefois, ce mode de tarification n’est applicable que dans les cas très particuliers; il ne convient guère aux installations dés maisons privées, des restaurants, des hôtels, etc., où le nombre des lampes connectées est toujours de beaucoup supérieur à celui des lampes allumées en même temps. Dans ces derniers cas, l’emploi d’indicateurs est presque nécessaire et beaucoup de Compagnies ont reçu des demandes tendant à l’établissement de tarifs basés sur cet emploi. En attendant, plusieurs Compagnies ont eu recours à divers expédients. Par exemple la puissance de l’installation devant servir de base au calcul de la diminution qu'il convient d’accorder suivant la consommation, est évaluée d’après le
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- nombre des pièces à éclairer ; tant que la consommation est inférieure à un certain nombre de kilowatts-heure ainsi déterminé, l’énergie consommée est payée au prix le plus élevé; toute consommation supplémentaire est taxée à un prix inférieur. Quelques Compagnies évaluent la consommation au-dessus de laquelle elles accordent une réduction, d’après les dimensions du coupe-circuit; ce système a, pour le consommateur, le grave inconvénient de le priver de lumière si, par mégarde, il allume en même temps un plus grand nombre de lampes que celui qui correspond aux dimensions du coupe-circuit.
- Un autre mode de tarification consiste à faire payer une redevance fixe par lampe et par mois et, en addition, une redevance proportionnelle à la consommation. Ainsi dans une ville de l’Ouest la tarification est de 1,50 fr par lampe et par mois et de 0,25 fr par kilowatt-heure. Ce système, équivalant pratiquement au système Hopkinson, offre l’inconvénient d’exiger de nombreuses visites pour contrôler le nombre et l’intensité des lampes installées. Lorsqu’il ne s’agit pas d’installations d'éclairage, mais seulement d’installations de force motrice, l’inconvénient est moins grave et la Niagara Falls Power Company a appliqué ce système, percevant une redevance fixe de 5 fr par mois et par kilowatt installé et faisant payer l’énergie consommée de 0,0125 à 0,10 fr le kilowattheure suivant l’importance de la consommation.
- Un mode de tarification tenant à la fois des précédents est appliqué dans beaucoup de grandes cités : le consommateur paie un prix spécial dépendant à la fois de la puissance maxima qu'il paraît devoir utiliser et de sa consommation. Ainsi, l’inspecteur de la Compagnie de distribution estime que la puissance utilisée peut atteindre, par exemple, 100 kilowatts et offre le prix de 0,40 fr le kilowatt-heure pourvu que le consommateur s’engage à pa}^er au moins 5 fr par kilowatt et par mois ; si le consommateur veut bien garantir une dépense minima plus
- élevée, le prix de l’énergie est abaissé. Le plus souvent le prix de vente consenti dépend plutôt du marchandage entre l’inspecteur et le consommateur que du prix de revient à la station centrale.
- On voit par ce qui précède combien les modes de tarification adoptés aux Etats-Unis sont nombreux. Bien entendu tons ne sont pas appliqués en même temps par une même Compagnie ; mais d’un autre côté aucune Compagnie n’applique d’une manière absolue les modes de tarifications qu’elle indique ; les compagnies font des offres d’après les tarifs publiés par elles mais généralement elles préfèrent faire des contrats spéciaux suivant les cas.
- Il convient de dire cependant que jusqu'ici les nombreuses Compagnies ayant adopté une tarification à échelle décroissante ont basé cette échelle non sur la quantité d’énergie consommée, mais toujours au contraire sur la puissance maxima utilisée à un certain moment. En adoptant ce mode de tarification la plupart des Compagnies se sont arrangées de manière que le prix de vente uniforme soit compris entre le plus élevé et le plus bas des prix du tarifa échelle décroissante; néanmoins il y a quelques exceptions.
- A Chicago le prix de vente, qui était antérieurement de 1 fr le kilowatt-heure, est maintenant de 1 fr le kilowatt-heure pour la première heure d’utilisation et de 0,50 fr ensuite. A Boston le prix du kilowatt-heure, auparavant de 0,90 fr, est actuellement de 1 fr et 0,40 fr. A Cambridge les limites extrêmes sont 1 fr et 0,30 fr tandis que le prix au tarif uniforme était de 0,72 fr. ACleveland le kilowatt-heure est vendu 0,60 fr tant que la durée d’utilisation moyenne est inférieure à deux heures ; ce prix est réduit à 0,25 fr pour une plus longue durée. A Edison-Sault les limites sont 0,80 fr et 0,20 fr; à Détroit 0,64 fr et o,iô fr ; à Trenton 0,70 fr et 0,40 fr. A New-York le prix de vente du kilowattheure, de 1 fr. tant que la durée d’utilisation est inférieure à 1 heure, descend jusqu’à 0,25 fr.
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- La tendance générale est donc vers l’adoption d’une tarification rationnelle décroissante basée sur la demande maxima et les modes de tarification basés sur le système Wright paraissent avoir de grandes chances de succès. La principale difficulté qui retarde
- leur adoption est que les règlements s’effectuent ordinairement chaque mois, quelquefois chaque semaine, tandis que ces règlements devraient être basés sur la demande maxima qui s’est produite dans le cours d’une année. R.-S. Hat/f et J.-S. Codman.
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Grues électriques du port de Southampton(') ;
- La facilité de manœuvre de deux grues électriques installées à Southampton en 1893, a amené la direction du port à leur adjoindre quatre nouvelles, trois d’une puissance de 3 tonnes, la quatrième d’une puissance pouvant aller jusqu’à 12 tonnes ; la figure 1 représente cette dernière.
- Toutes ces grues ont été construites dans les ateliers Stolhert et Pitt, de Bath. L’équipement électrique d’une des grues de 3 tonnes comprend deux moteurs Siemens, à induits en tambour et à enroulements shunt. L’un, d’une puissance de 50 chevaux, commande le treuil de levage; l’autre fait tourner la grue autour de son axe. Le courant est pris sur le réseau d’éclairage, à 200 volts, de la ville ; il est amené par des câbles souples au pivot de la grue d’où il passe par des bagues concentriques et des balais, à un tableau où sont groupés les appareils de mesures et de distribution. Les rhéostats de démarrage sont manoeuvrés au moyen de deux leviers. La cabine du mécanicien est éclairée par deux lampes à incandescence de 32 bougies. Une forte lampe est placée à l’extrémité de la volée, permettant au mécanicien de suivre la manœuvre pendant la nuit.
- Lorsque la charge à soulever est comprise entre 1 500 et 3000 kgr la .levée s’effectue avec une vitesse de 30 m par minute. Lorsque la charge est inférieure à 1 500 kgr, un débrayage permet au mécanicien de doubler la vitesse. (*)
- Un dispositif très simple permet d’ailleurs au mécanicien de reconnaître, dès le début de la levée, si la charge est inférieure ou supérieure à 1500 kgr; les coussinets de la'poulie de la grue sont munis inférieurement de deux tiges passant dans des ressorts à boudin supportant les coussinets ; quand la charge est su-
- Fig. 1. — Grue électrique de 12 tonnes du port de Sou-
- périeurc à 1 500 kgr, les tiges, en s’abaissant, forment le circuit d’une sonnerie.
- La quatrième grue diffère des autres en ce qu’elle est munie de deux treuils et de deux chaînes de levage, dont l’une avec poulie d’accrochage, comme on le voit sur la figure 1 et en ce que les moteurs, plus puissants, peuvent tourner dans les deux sens. Quand la charge est inférieure à trois tonnes, on utilise le câble passant sur la poulie la plus élevée et
- (*) The Electrician, 18 novembre 1898, p. 123.
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- le treuil correspondant; quand la charge est i utilise; un embrayage permet d’actionner à comprise entre 3 et 12 tonnes, c’est, au con- volonté l’un ou l’autre treuil avec le même traire, l’autre chaîne et l’autre treuil que l’on I moteur. Cette disposition présente l’avantage
- plan du
- d’éviter la dépense d’une grue spéciale pour fortes charges, grue dont l’emploi est rare.
- La ligure 2 donne une vue en plan de la cabine de la grue de 12 tonnes.
- Les frais d’achat et d'installation de ces quatre grues se sont élevés à 184000 fr.
- U.
- Roue de trôlet à graissage automatiquef).
- La harpe dans laquelle tourne l’axe de la roue du trôlet (représenté à part, à droite de la gravure), porte deux réservoirs C, un de chaque côté de la roue, dans lesquels on verse par 1), de 28 à 30 gr d’huile; lorsqu’on renverse le bras du trôlet, à la fin de chaque course, une certaine quantité d’huile passe
- O Street Raihim Reuieia.
- de C en A, par B et de là gagne l’axe creux E et le feutre H. Après un certain temps d’usage, le réservoir peut être nettoyé en insufflant un jet de vapeur par D.
- de la International Speciality C°.
- Cette forme de roue a été adoptée par la Rapid Railway C°, la M* Clemens Fas-line, la Sandwich, Windsor and Amherst-
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- burg Railway C"; sur la première ligne, une voiture munie de ce système a pu parcourir plus de 12000 km, à la viteSse de 8o km : h avec une seule charge d’huile et sans subir d’usure sensible.
- Nouveau système de contact pour tramways électriques de S.-P. Thompson et M. Walker.
- Dans les systèmes à contacts superficiels pour tramways électriques, le circuit est fermé au moyen d’un interrupteur actionne par un électro-aimant qui est attaché à la voiture ou disposé sur l’interrupteur même. Dans le premier cas, on ne peut généralement mettre en jeu que des forces assez petites et des ratés peuvent sc produire : dans le second, les forces sont grandes, mais il peut arriver que l’interrupteur reste fermé après le passage de la voiture.
- Le nouveau système proposé par MM. Thompson et Walker, présente, d’après les inventeurs, les avantages des deux précédents. Une pièce de fer fixée à la voiture agit sur un noyau de fer entouré d’.une bobine S (fig. 0 ; en temps habituel, l’enroulement n’a
- aucune action sur le noyau de fer qui prend, par l’effet de la pesanteur et d’un ressort antagoniste, la position a; une sorte de bouton indépendant est posé au-dessus de la bobine et il reste un petit intervalle d’air entre lui et le noyau dans la position de repos. La bobine est renfermée dans une caisse de fonte K (fig- 2), isolée de la surface de contact O par
- une couche de micanite. La caisse est pleine d’huile et cette huile sert à isoler et à transmettre le mouvement du noyau de fer à l’interrupteur. A cet effet la fourche à deux dents
- de l’interrupteur est fixée à l’extrémité inférieure d’un tube de laiton F qui flotte dans l’huile, mais dont le mouvement est convenablement guidé. Lorsque le noyau de fer s’élève, le niveau de l’huile s’abaisse et entraîne le tube F de façon que les deux pointes de l’interrupteur plongent dans les deux godets de mercure placés au-dessous. L’un de ces
- godets est relié au conducteur principal, le deuxième à la surface de contact O. L’abaissement de l’interrupteur F établit la communication entre le conducteur et la surface 0. Dans sa position inférieure, le noyau P fait communiquer un troisième godet avec la terre par l’intermédiaire d’une tige mobile verticalement et représentée à la partie inférieure de la caisse K.
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- La figure 3 montre la disposition des con- I et lorsqu’il arrive sur le contact O, il faitpas-nexions. Un court rail de contact 5 est fixé à I ser le courant dans la bobine S qui agit sur le la voiture, il communique avec le conducteur I noyau de fer et ferme l’interrupteur F. G.
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DES ÉLECTRICIENS
- L’ordre du jour indiquait deux communications : l’une de M. Brunswick, sur les coupe-circuits et interrupteurs ; l’autre de M. Sarcia, surla traction par accumulateurs: par suite d’une indisposition de AI. Sarcia, cette dernière a du être renvoyée à une séance ultérieure.
- M. Brunswick se proposait, dans sa communication, d’appeler l’attention des constructeurs français d’appareillage électrique, sur le développement important qu’a pris cette branche de l’industrie électrique dans les pays étrangers, notamment en Allemagne et aux Etats-Unis. Il se proposait, en outre, de susciter une discussion afin d’amener ces constructeurs à l’uniformité de construction que l’on rencontre dans ces pays, grâce aux règlements imposés : en Allemagne, par l’Association électrotechnique ; aux Etats-Unis, par les Compagnies d’assurances.
- Il reconnaît, dès le début, qu’en présence des nombreux modèles de coupe-circuits et d’interrupteurs que M. Vedovelii, MM.Mor-nat et Langlois, M. Genteur, la Compagnie française d’appareillage électrique, la Compagnie des téléphones, etc., ont apportés et qui couvrent une rangée de tables occupant toute la longueur de la salle, l’opinion qu’il avait, partagée d’ailleurs par beaucoup d’ingénieurs, sur l’état de l’industrie de l’appareillage électrique en France s’est complètement modifiée et que les constructeurs français ne méritent nullement les critiques qu’il se proposait de développer dans la première partie de sa communication.
- Passant alors à la seconde partie, il précise les points sur lesquels peut porter la discussion qu’il désirerait voir s’engager en vue d’arriver à une uniformité de construction. Il fait observer que les coupe-circuits et les commutateurs doivent remplir deux ordres de conditions : des conditions mécaniques et des conditions électriques. Parmi les premières la plus importante est l’uniformité des filetages; pour les filetages des pièces d’un diamètre supérieur à 6 mm, le système employé pur la Société d’encouragement et aujourd’hui employé par de nombreux constructeurs en France et à l’étranger devrait être adopté dans l’appareillage électrique ; quant aux pièces de moindre diamètre, une entente serait' nécessaire. Un second point a examiner est l’uniformité des dimensions des parties, des interrupteurs et coupe-circuits usées ou détruites par le passage des courants afin d’en faciliter le remplacement.
- Au point de vue électrique il y .aurait lieu de s’entendre sur la manière de couper le courant (en un ou plusieurs points) et sur la densité de courant à admettre dans les diverses parties des appareils.
- Après ces quelques observations, M. Brunswick invite les constructeurs qui ont apporté des appareils à en donner la description.
- M. Vedoveli.i prend la parole. Il fait observer que la détermination de la densité de courant à adopter sera fort difficile, sinon impossible, par suite de la diversité des substances employées dans la confection des contacts. A ce propos, il croit devoir faire ressortir l’avantage qui résulterait de la substitution du laiton au cuivre rouge dans la
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- confection des pièces devant supporter l’arc de rupture ; avec le cuivre rouge il se produit à la surface des pièces des granulations qui ont pour conséquence des contacts défectueux; avec le laiton, au contraire, l’usure des pièces est régulière et les surfaces destinées à être mises en contact restent toujours parfaites; cet avantage du laiton paraît devoir être dû au zinc, métal qui a, comme on le sait, la propriété d’étouffer l’arc et qui, pour cotte raison, est utilisé dans certains para-foudres.
- Examinant ensuite la manière dont l’arc doit être coupé, M. Vcdovelli est d’avis que le nombre des points entre lesquels s’effectue la rupture ne peut être précisé; il dépend du voltage du courant que l’on veut interrompre, l’augmentation des points de rupture ayant nécessairement pour effet de diminuer la différence de potentiel entre les surfaces de rupture et par suite de diminuer la longueur de l’arc. Il décrit à ce propos un interrupteur à haute tensibn où la rupture se fait en plusieurs points. La multiplicité des points de-rupture a d’ailleurs, dans le cas de hautes tensions, l’avantage de permettre de supprimer l'emploi de l’huile qui finit toujours par se carboniser et salit les appareils.
- M. Vedovelli fait également remarquer que c’est une erreur de croire qu’une rupture brusque soit toujours indispensable. Si on l’adopte généralement dans les interrupteurs c’est uniquement en vue de réduire autant que possible la détérioration de ces appareils par l’arc de rupture. Mais il est des cas où. par suite de la nature du circuit relié à l’interrupteur, cette pratique est défectueuse. licite en particulier celui des ascenseurs ou une fermeture trop brusque du circuit offre des inconvénients, et il décrit à ce propos un modèle d’interrupteur dans lequel la durée d’interruption est réglée au mpyen d’un amortisseur à air.
- M. Vedovelli décrit ensuite quelques-uns des appareils qu’il a exposés, en particulier un réducteur d’accumulateurs pour 4000 ampères avec manœuvre à distance, qui présente
- cette particularité que le balai de contact s’avance sur les plots, disposés circulaire-ment, par saccades, afin d’éviter que les balais ne s’arrêtent entre deux plots consécutifs, mettant ainsi un accumulateur en court-circuit, ce qui arrive trop souvent dans les réducteurs mus à distance avec déplacement continu des balais..
- En terminant, M. Vedovelli dit qu’à son avis, la France tient le premier rang dans la construction du gros appareillage. C’est bien en effet l’impression qui résulte de l’examen des appareils présentés à la Société.
- M. Mornat parle ensuite. D’après lui, le cuivre rouge n’est nullement inférieur au laiton dans la construction des pièces de contact et il invoque comme preuve à l’appui, les excellents résultats qu’il a obtenus avec divers interrupteurs construits avec du cuivre rouge, dont plusieurs pour courants de 2000 ampères sous 500 volts.
- Il estime aussi que l’emploi de l’huile dans les appareils pour courants de hautes tensions n’offre pas les inconvénients indiqués parM. Vedovelli ; il a construit, pour le secteur des Champs-Elysées, des interrupteurs à huile pour courants alternatifs de 200 an> pères sous 3000 volts, dont le fonctionnement a donné toute satisfaction.
- Examinant la question des interrupteurs à un point de vue général, il fait observer que dans les appareils pour courants de grande intensité, le courant ne devrait jamais être amené par l'axe du levier.
- Après une suspension de séance de quinze minutes, utilisée à l’examen des nombreux appareils exposés, M. Zkttkr, directeur de la Compagnie française d’appareillage, décrit quelques-uns des intéressants appareils exposés par cette Compagnie ; nous aurons bientôt l’occasion d’y revenir.
- M. VnnovKr.T.i développe quelques considérations sur les coupe-circuits ; il fait observer que les fusibles pour courants de grande intensité sont loin de donner toute satisfac-
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- tion, qu’ils soient en cuivre ou en alliage plomb-étain ; des essais qu’il a faits avec un alliage de plomb, d’étain, d’antimoine et de mercure, lui ont donné des résultats bien meilleurs que l’alliage plomb-étain généralement utilisé ; néanmoins ces résultats ne sont pas absolument satisfaisants et il estime que les coupe-circuits à action magnétique sont de beaucoup préférables aux coupe-circuits fusibles.
- Répondant à M. Mornat, il dit qu’en exprimant son opinion au sujet delà supériorité du laiton au cuivre dans les appareils de rupture il n’a pas voulu prétendre qu’on ne puisse fabriquer de bons appareils avec le cuivre. Il est convaincu qu’un appareil entièrement en cuivre peut rendre d’aussi bons services qu’un appareil en laiton, s’il est bien construit et bien manœuvré, mais il est persuadé que le laiton permet de rendre la construction et la manœuvre plus faciles. De même, il pense que les appareils pour hautes tensions où la rupture se produit dans l’air, sont plus commodes que ceux où la rupture est faite dans l’huile, bien que ces derniers donnent de bons résultats.
- M. Boucherot fait remarquer combien sont grandes les difficultés rencontrées dans les installations à courants alternatifs de hautes tensions et, comme M. Vedovelli, il estime que les constructeurs d’appareils devraient se préoccuper plus qu’ils ne le font ordinairement, de l’usage auquel sont destinés les appareils qu’ils construisent.
- M. Brunswick, faisant observer combien la question de l’appareillage a d’importance dans les installations, émet le vceu qu’une exposition d’appareillage soit organisée par la Société des électriciens.
- M. Hii.i.airet, qui remplace M. Picon au fauteuil présidentiel, dit qu’il transmettra ce vœu au comité de la Société.
- Reprenant quelques-uns des points les plus importants qui ont été abordés dans la discussion, il insiste sur ce qu'un interrupteur ou un coupe-circuit faisant partie d’un ensemble complexe, doit être construit en
- vue de satisfaire le mieux possible aux conditions qui résultent de cet ensemble, conditions qui varient d’une installation à l’autre. Il estime en outre qu’il y a lieu de rechercher la nature des substances qui conviennent le mieux pour la construction des pièces entre lesquelles doit jaillir l’arc de rupture, car c’est un fait, sur lequel il n’y a pas lieu d’insister, que le cuivre, le zinc, la fonte et le charbon ne se comportent pas de la même manière. Enfin, il est d’avis que dans l’établissement des installations on ne doit pas, comme on l’a fait trop souvent jusqu’ici, réduire outre mesure les dépenses afférentes à l’appareillage ; il pense au contraire qu'on doit affecter à ces dépenses une somme considérablement élevée et il est heureux de constater que depuis quelque temps cette opinion a prévalu de ce que l’appareillage des installations est entré dans une phase onéreuse.
- M. Gosselin, reprenant une des assertions émises par M. Vedovelli, demande à celui-ci quelle est la limite d’exactitude des interrupteurs électromagnétiques.
- M. VuDovun.i répond que le fonctionnement d’un appareil de ce genre doit se produire pour une intensité de courant, de 5 p. ioo plus élevée ou plus basse que l’intensité normale. J. R.
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHYSIQUE Séance du vendredi 6 janvier i8yy.
- M. G. Sagnac fait une communication sur la transformation des rajons X par les différents corps simples.
- Pour caractériser le degré de transformation des rayons X par un corps déterminé, M. Sagnac a recours à l’une de ses expériences fondamentales déjà décrites dans cette Revue (') : une meme lame, peu opaque aux rayons X, est .placée successivement sur le trajet des rayons X et sur le trajet des rayons secondaires S que les rayons X excitent en
- (‘) Voir L’Éclairage Électrique de* 12, 19 et 26 mars 1898, t. XIV, p. 466, 509, 447.-
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- frappant le corps étudié ; on constate que l’action électrique de décharge des rayons S sur un électroscope est plus affaiblie dans le second cas que dans le premier. Le dispositif rappelle celui que l’auteur employait pour étudier les rayons secondaires de l’air (1). L’action électrique des rayons S est mesurée par l’inverse du temps de décharge de l’clec-troscope entre deux positions déterminées de la feuille d’or. Si t et t' sont les temps de décharge observés lorsqu’une lame d’aluminium, par exemple, d’épaisseur 0,11 mm est placée d’abord sur le trajet des rayons X puis sur le trajet des rayons. S, le coefficient c — —------1, toujours trouvé positif, caracté-
- rise le degré de transformation des rayons S reçus dans l'électroscope, à l’exclusion de tout autre phénomène. Avec un même tube focus fonctionnant dans les mêmes conditions (bobine à interrupteur Deprez, sans étincelle sur le circuit‘secondaire), M. Sagnac a trouvé, par exemple, les valeurs suivantes de c, les rayons S étant reçus dans l’élec-troscope après un parcours de 8 cm dans l’air atmosphérique :
- Valeur de c : 0,1 0,5 1 1,3 3
- Si l’écran filtrant est. une lame d’alumi-ijium plus épaisse ou une lame d’ébonite de 1 mm par exemple, les valeurs de c deviennent plus différentes les unes des autres, elles augmentent d’autant plus qu’elles sont déjà plus grandes ; par exemple le c de l’aluminium augmente peu, tandis que le c du cuivre s’élève à plusieurs unités.
- Si l’épaisseur d’air qui sépare le miroir rayonnant de l’entrée de l’électroscope est diminuée, on observe des augmentations de c d’autant plus grandes que c est déjà plus notable et considérables pour les métaux très lourds comme l’or, Y étain, le platine, 1 z plomb, qui transforment le plus profondément les rayons X. Cela tient à deux causes : i° Vabsorption par l’air des rayons S très transfor-
- LEclairage Electrique du 26 mars, fig. 15.
- mes, et 20 Y hétérogénéité du faisceau de rayons S émis par l’élément étudié. Ainsi, à 8 cm de distance dans l’air, les rayons S du plomb* sont déjà tellement épurés par l’absorption dans l’air qu’ils ne présentent plus qu’un coefficient c d’environ 0,5, voisin de celui de l’aluminium ; mais si l’entrée de l’électroscope se rapproche de la lame de plomb rayonnante, les rayons S reçus présentent des coefficients de transformation de plus en plus grands atteignant par exemple 15 ou 20 à quelques millimètres de distance du métal. Le plomb émet ainsi une sorte de spectre fort étendu de rayons S très inégalement pénétrants. L’hétérogénéité du faisceau secondaire est un fait très général et se constate aussi très bien par la méthode qui a permis à MM. Benoist et Hurmuzescu (*) de démon-. trer les premiers l’hétérogénéité des rayons X.
- Dans les expériences de M. Sagnac, les rayons S du zinc déjà filtrés par 20 cm d’air ont encore une hétérogénéité aussi grande que celle du faisceau de rayons X dont ils proviennent. Les rayons S du plomb filtrés par quelques millimètres d’air seulement sont considérablement plus hétérogènes que le faisceau dont ils proviennent; ce fait assez général conduit à comparer l’émission secondaire des différents éléments à l’émission, par les corps luminescents, de spectres assey étendus malgré la pureté relative de la lumière excitatrice.
- M. Sagnac signale les différences d'aspect essentielles entre les deux classes de phénomènes : dans la diffusion épipolique d’Hers-chell (fluorescence du sulfate de quinine, par exemple), une partie spéciale du faisceau lumineux incident, est absorbée dans une couche superficielle du corps luminescent et y est transformée en rayons de plus petites longueurs d’ondes qui se disséminent en tous sens et produisent Y illumination superficielle caractéristique de l’aspect du phénomène ; cette illumination ne se produit plus à la face du corps par où sortent les rayons lumineux
- (’).Voir L’Éclairage Électrique, t. VI, p. 415.
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- parce que ces rayons ont été dépouillés de toute leur partie absorbable et transformable, pendant la traversée de la couche d’épaisseur adjacente à la surface d’entrée des ?ayons. Au contraire, les parties diverses du faisceau de rayons X sont toutes absorbables et transformables et, si les rayons X peuvent émerger du corps, la surface de sortie des rayons X porte, comme la surface d’entrée, une couche d'émission secondaire dont la minceur est déterminée par l’absorption des rayons S émis : une particule de matière ne peut émettre des rayons secondaires en dehors du corps que si elle est suffisamment rapprochée d’une surface du corps. L’étouffement des rayons S qu’émettent les particules trop éloignées de la surface du corps entraîne sans doute tout ou partie de réchauffement du corps sous l’influence des rayons X, échauf-fement découvert par M. Dorn. M. Sagnac a vérifié qu’en divisant une lame métallique en plusieurs autres les surfaces mises à nu et séparées les unes des autres émettent des rayons S au dehors meme si elles n’en émettaient pas quand la pile de lames ne formait qu’un bloc.
- analogie entre les deux classes de phénomènes reparaît en ceci : si les diverses parties du faisceau complexe de rayons X sont toutes absorbables et transformables par un même élément, elles le sont à des degrés divers; il y a un groupe de rayons X qui. excitent plus spécialement l’émission secondaire d’un élément donné ; ce sont justement les rayons X qui sont le plus absorbés par cet élément. Pour le démontrer, M. Sagnac place sur le trajet des rayons X successivement trois lames : d’ébonite, d’aluminium et de cuivre, par exemple, et choisit les épaisseurs de ces lames de manière qu’elles affaiblissent également l’action électrique des rayons X. Il étudie ensuite l’action électrique des rayons S du cuivre produits par le faisceau précédent de rayons X. Il constata que les mêmes lames d’ébonite et d’aluminium que tout à l’heure, placées successivement sur le trajet des rayons X, affaiblissent encore
- sensiblement autant l'une que l'autre l’action électrique des rayons secondaires ; mais la même lame de cuivre qu’auparavant placée toujours sur le trajet des rayons X, affaiblit l’action électrique des rayons S du cuivre plus que ne le faisaient l'ébonite et Valuminium ; par exemple dans le rapport de i à 1,3 pour los rayons S.du cuivre filtrés déjà par 8 cm d’air.
- Toutefois les groupes de rayons X caractérisés par la méthode précédente comme particulièrement actifs dans l’émission secondaire d’un élément donné sont loin d’être aussi distincts que les groupes de rayons^lumineux qui forment les bandes d'absorption de différents corps luminescents. Ainsi dans l’expérience précédente, si le miroir rayonnant de cuivre est remplacé par un miroir de nickel, le rapport 1,3 n’est pas remplacé par 1 mais par 1,2, ce qui prouve que les deux groupes de rayons X particulièrement actifs l’un dans l’excitation du cuivre, U’autredans l’excitation du nickel, ont une importante région commune.
- De même les différents faisceaux secondaires émis par les divers éléments ne sont pas analogues à des bandes d’émission bien distinctes, mais à des spectres fort étendus ayant d’importantes répions communes surtout du côté des rayons S les plus pénétrants ; il est vrai que la complexité du faisceau dç rayons X joue ici un rôle. J. R.
- Sur la diffusion des rayons Rœntgen ;
- Par R. Malagoli et C. Bonacim {')•
- I. L’existence de la réflexion des rayons X est maintenant bien établie soit au moyen de leur action photographique par Battelli et Garbasso (2), Vicentini et Pacher (3), Voiler et Walter {* *), Sagnac (*), etc. ; soit au moyen de
- (*) Note traduite in extenso d’après les Rendiconti délia R. Accademia dei Lincei, t. VII, p. 96. Séance du 20 février 1898.
- (*) Nuavo Cimenta, janvier 1896.
- (*) Memorie del R. Istituto Veneto, 25 janvier 1896.
- (v) iVied. Annalen, 1897, nn 5.
- (5J Comptes rendus, 26 juillet 1897.
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- leur propriété électriquêparVillari (l), Sella et Majorana(3), etc. Tous les opérateurs sont en outre d’accord pour conclure que le phénomène ne consiste pas en une réflexion régulière, mais en une diffusion : les quelques cas de réflexion régulière jusqu’à présent cités sont un peu douteux ; et en particulier le cas observé par Murani (3) est formellement contredit par Imbert et Bertin Sans(4), ainsi que par Winkelmann et Straubel (5), qui ont expérimenté dans les mômes conditions.
- Nous fûmes des premiers à étudier la réflexion des rayons X(6), et nos expériences nous conduisirent, en particulier, à appliquer la réflexion des rayons X à un moyen d’augmenter le rendement photographique de ces rayons ; question, qui était alors d’une grande importance, et que Troost (’), Henry (8), etc. cherchaient à résoudre en utilisant les effets de fluorescence. Nous proposâmes l’adoption d’un réflecteur métallique (de préférence en cuivre), placé derrière la couche sensible et en contact intime avec cette couche, en conseillant naturellement d’opérer avec des pellicules, plutôt qu’avec des plaques, pour éviter l’absorption par le verre.
- Les rayons X qui, après avoir traversé la pellicule, sont diffusés parle réflecteur, ajoutent leur action à celle des rayons directs, en produisant un renforcement assez notable.
- Aujourd’hui que les tubes focus, généralement employés, sont assez puissants pour rendre possible la radiographie instantanée, il peut sembler que l’artifice indiqué par nous a maintenant perdu toute importance ; d’autant plus que, par l’emploi d’écrans fluorescents, placés en dessus ou en dessous de la couche sensible, on a pu réduire la
- fl) R. Accad. di Napoli, 15 février 1896.
- fl) Rendiconti Lincei, 17 mai 1896.
- fl) Atti del R. Istitnto Lombardo, t. IX. 3° série, 1896.
- fl) Comptes rendus, 2 mars 1896.
- (5) fVied. Annalen, 1896, n° 10.
- (fl) Rendiconti Lincei, 26 avril 1896.
- (7) Comptes rendus, mars 1896. i8) Comptes rendus, février 1896.
- pose à moins (j) de Nous ne le nions pas. Mais dans notre Note nous faisions encore remarquer un autre avantage du réflecteur: *c’est d’éviter les voiles généraux des négatifs radiographiques, voiles dont se sont plaints la plupart des expérimentateurs sans d’ailleurs en indiquer l’origine, ni aucun moyen de les supprimer. Et nous concluions précisément en recommandant « l’emploi du réflec-| teur, qui contribue à améliorer l’épreuve, et par son pouvoir réflecteur, et par son opacité ».
- Aucun expérimentateur n’a rapporté cette conclusion, qui a pourtant été citée par les auteurs de traités sur la radiographie. En revanche, nous l’avons vu ressusciter récemment de plusieurs côtés et donnée comme , une découverte nouvelle !
- Dans la présente Note, prenant précisément pour point de départ notre proposition primitive, qui aujourd'hui a acquis encore plus d’importance, nous exposerons une nouvelle série d’expériences et d’observations sur la diffusion des rayons Rœntgen.
- Elle pourra être de quelque intérêt depuis que, comme l’observe aussi Sagnac(2), dans l’optique géométrique des nouvelles radiations l’unique phénomène positif, et sur lequel par suite on doit pour le moment concentrer les recherches, est précisément celui de la diffusion.
- II. Le fait fondamental indiqué dans notre première Note sur ce sujet est le suivant :
- Expérience 1. — Sur une couche pellicu-laire de gélatino-bromure, du côté où arrivent les rayons X, sont disposées parallèlement et à une certaine distance entre elles, quelques bandes de plomb, qui traversent la pellicule dans toute sa largeur. En contact avec la face inférieure se trouve disposé en croix avec les
- fl) Winkelmann et Straubel, Wied. Ann., n. 10,1896, P- 344'
- fl) L'Éclairage Électrique, 18 dctembre 1897.
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- bandes de plomb un réflecteur de cuivre de forme rectangulaire, un peu plus petit que la pellicule.
- Apres une pose convenable, on obtient au développement un négatif qui, outre l’effet de renforcement du fond dans la région qui était en contact avec le réflecteur, montre que les ombres des bandes de plomb sont pures seulement dans les zones correspbndant au réflecteur, et sont voilées dans le reste ('voir f,g.
- Vig. I.
- Cette impression de la pellicule derrière les obstacles opaques, nous l’attribuions aux rayons X, qui arrivant sur les corps placés en dessous sont diffusés par eux dans toutes les directions. Et nous en déduisions précisément la nécessité d’un écran métallique à placer sous la plaque durant la pose; cet écran pouvait en même temps servir comme réflecteur.
- Dans un grand nombre de travaux publiés après notre Note, nous avons vu cités plusieurs fois des phénomènes d’impression de plaques photographiques derrière des obstacles parfaitement opaques (*), et émettre ensuite de plusieurs côtés l’hypothèse que l’air
- (<) Par exemple : Villari, Rend. Lincei, éjuin 1896; Bu-GCf.T. Comptes rendus, 2 novembre 1896.
- ÉLECTRIQUE
- qui est le véhicule de£ actions électriques des rayons X, entre largement en jeu dans toutes les expériences de radiographie. Plus particulièrement Rœntgen (*) émet l’idée que Fair traversé par les rayons X émet d’autres rayons en tous sens, soit par une véritable diffusion propre soit par un phénomène analogue à la fluorescence ; et il est suivi dans cette idée par Sagnac(2), par Villard (8) et par d’autres. Et d’ailleurs Righiy4), Villari (s) et plus tard Müller(6) avaient déjà invoqué une sorte de diffusion produite par l’air pour expliquer certains phénomènes de reploiement apparent des rayons X derrière les corps opaques.
- Tout cela contribuait à éveiller le soupçon que l’explication donnée par nous du phénomène décrit ci-dessus, si elle n’était pas erronée, était du moins incomplète. De là le point de départ des recherches suivantes.
- III. Pour supprimer complètement la cause invoquée par nous, c'est-à-dire l’action diffusante des supports, des corps voisins et même du papier noir qui protège ordinairement la plaque sensible contre la lumière, nous répétons l’expérience en question de la manière suivante :
- Expérience 2. — Le focus et la bobine sont enfermés dans une caisse de bois, d’où les rayons X sortent verticalement de bas en haut. Sur le couvercle sont disposées les bandes de plomb déjà employées; sur ces bandes est disposée une pellicule photographique nue, et sur celle-ci enfin le réflecteur habituel. L’expérience était faite naturellement à la lumière inactinique, et dans une chambre très haute, de manière que les corps autres que l’air qui auraient pu envoyer des rayons sur la pellicule n’existaient qu’au-delà d’une
- (1) Sitiunçsberichte der Berl. Al;., mai 1897.
- (2) Comptes rendus, 19 juillet 1897.
- (3) là., 26 juillet 1897.
- (*) Re.niiconti Lincei, 3 mai 1896.
- (s) Jd., 6 juin 1896.
- ifi; Wied. Ann., 1896, n. S.
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- distance de quelques mètres à partir de la pellicule.
- Au développement, les blancs dus aux bandes de plomb sont purs dans toute leur étendue, à l'oppose de ce qui arrive dans l’expérience 1 ; de sorte que la zone couverte par le réflecteur ne se distingue que par sa plus grande vigueur du fond.
- Expérience 3. — Le voile dans les blancs non protégés par les réflecteurs reparaît entièrement si l’on répète l'expérience en plaçant à quelque distance au-dessus de la pellicule et dans une orientation quelconque un corps quelconque, même si on le choisit parmi les plus transparents aux rayons X, comme par exemple une feuille de carton. Le voile est d’autant plus marqué que le corps est moins transparent et que la pellicule en est moins éloignée.
- L’air, par lui-même, ne semble donc pas avoir une influence dans le phénomène ; ou, du moins, son pouvoir diffusif est si faible que pendant une pose normale il ne produit pas d’effets appréciables.
- IV. Pour pouvoir exclure complètement une action de Pair dans la diffusion, il fallait prouver qu’aucun voile 11’apparaît, même si l'on prolonge la durée de l’expérience. Mais ne pouvant faire cela, avec la méthode précédente, sans l’inconvénient d’une surexposition dans les parties du négatif couvertes par les rayons X directs, nous pensâmes à protéger la pellicule contre l’action de ceux-ci au moyen d’une lame de plomb, qui la couvrît sur le côté regardant le tube, et en repliant les bords. Ainsi restait comme isolée l’action des rayons diffusés. Et nous établîmes une expérience comparative avec la disposition suivante :
- Expérience 4. — Deux morceaux a et b d’une même plaque sensible (voir fig. 2) entourés d’un égal nombre d’épaisseurs de papier noir, et ayant au contact de leur couche un réflecteur métallique, sont protégés de l’action directe du focus T par deux écrans p
- et p, de plomb en forme de boite ouverte. Sur leur couche sensible et de l’autre côté est disposée une découpure métallique (avec
- Fig. 2.
- interposition d’un papier noir). Sur le fond de p qui est un peu plus élevé que pt par rapport au tube, est placé un carton mince et perforé c, qui déborde sur pt. La plaque b reçoit ainsi l’action diffusante de c et de la surface externe de p, tandis que sur a 11e peuvent agir que les rayons que diffuserait l’air.
- On fait agir le focus pendant une heure et demie, et l’on développe les deux plaques dans le même bain. L’impression en b est très vigoureuse et rappelle les épreuves obtenues directement, tandis que la plaque a montre à peine avec un très faible voile l’ombre du dessin qui était dessus. La figure 3
- Fig- 3-
- reproduit les deux effets comme on les observe sur les négatifs.
- Le pouvoir de diffusion d’un gaz pour les rayons X par rapport à celui des autres corps est donc négligeable, si toutefois il existe ; parce que dans notre expérience nous n’avons pas su exclure absolument l’effet des pous-
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- sières atmosphériques et celui du plafond placé à la distance d’environ 2,5 m de la plaque.
- A la suite de nombreuses expériences faites dans ce sens, nous nous sommes assurés que derrière un écran opaque tourné vers le tube, c’est-à-dire en n’utilisant que des rayons X indirects, il est possible d’obtenir des images photographiques ayant les caractères des radiographies. Mais il faut toujours que devant la couche sensible et à une distance pas trop grande existe quelque corps qui puisse renvoyer les rayons venus du tube : l’air ne suffit pas pour cela.
- V. L’exclusion d’un pouvoirdiffusif appréciable de l’air est véritablement en désaccord avec le résultat d’une expérience que Rœntgen expose dans son dernier mémoire (‘). En faisant usage de la méthode fluoroscopique (sans doute moins sensible que la photographique), il a reconnu que la dissémination des rayons X derrière les corps opaques diminue rapidement quand diminue la densité de l’air ambiant.
- Nous devons avouer que, autant que nous avons pu faire, nous n’avons pas réussi à répéter cette expérience de Rœntgen dans les mêmes conditions. Et nous avons alors expérimenté dans le même sens en employant la méthode photographique.
- Deux épreuves radiographiques ont été obtenues successivement, en plaçant la plaque sensible derrière l’écran de plomb habituel, dans l’intérieur d’une cloche, dans laquelle l’air, cceteris partibus, était dans la première expérience à la pression ordinaire, et dans la seconde à 3 mm de mercure. Dans les résultats il n’était possible de distinguer aucune différence (2).
- I2) Nous ne saurions oublier que le résultat négatif de notre expérience dépend de la nature de la source de rayons X employée. Toutefois nous avons employé deux tubes de types divers et en diverses conditions de service. En outre, rappelons que Righi, avant Rœntgen, concluait négativement dans une expérience analogue, faite parla méthode électrostatique.fMmmVdf/f A ce. diBologna, mai 1896.)
- Ici, bien entendu, 011 ne pouvait se débar" rasser de l’action diffusante des supports ; :ependant la conclusion est encore conforme îvec les précédentes, c’est-à-dire que le pouvoir diffusif de l’air, si toutefois il existe, est régligeable vis-à-vis de celui des autres corps.
- VI. D’après cela, nous ne croyons pas devoir aucunement modifier notre idée au sujet du fait d’où nous sommes partis (expérience 1) ; :’est-à-dire que nous arrivons à conclure que dans le phénomène de diffusion des rayons X : doit pas attribuer à l’air une grande influence, et encore moins rechercher dans • uniquement, ou principalement, l’explication de la diffusion ambiante.
- Cela du moins, autant que l’on considère les effets photographiques de ces mêmes rayons.
- D’ailleurs, puisqu’aujourd’hui se trouve confirmée l’existence d’une diffusion ambiante, que nous avons mise en évidence à la fin d’avril 1896, il demeure mar nécessaire de se protéger cont l’exposition et qu’il est par d’employer un réflecteur, proj cette époque, précisément écran opaque. Pour appuyer core que Rœntgen aussi, en ] pothèsedes rayons émis par l’air, arrive dans son dernier Mémoire (') à conseiller le même remède. Et encore plus récemment A. Bu-guet a publié une Note(2) dans laquelle il se répéter nos anciennes considérations pour
- A est dant •nnel
- l’hv-
- born
- pour
- conclusio
- elle) qui est identique à la notre.
- Et d’ailleurs, si l’on réfléchit bien, de simples raisons d’analogie conseillent l’emploi de notre réflecteur. De même qu’il serait absurde de prétendre obtenir des ombres pures, privées de voile, lorsqu’en opérant avec la lumière ordinaire on placerait la plaque dans une boîte à parois transparentes appuyée suides supports plus ou moins transparents, de
- (') Loc. ai.
- C-) Comptes ren
- ndus, 8
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- r î-; v u e i.) ’ r: l i-: c t r i c i r e
- même en serait-il ainsi en opérant avec les rayons X. Et cependant l’on peut trouver encore dans les traités de radiographie (par exemple dans celui de Murani) conseillée encore la boîte de carton ou de bois et des supports de bois comme le meilleur dispositif'pour garder et soutenir la plaque durant la pose radiographique.
- Mais les considérations suivantes éclairciront encore mieux l'influence négligée de la diffusion ambiante dans la radiographie.
- VII. Pour montrer cette influence, on peut signaler un défaut assez grave (en plus de celui dont nous nous sommes occupés dans notre première Note) dans la méthode qui est employée pour former les échelles de transparence aux rayons X, indépendamment .de ce que les échelles n’ont qu’une valeur purement relative à la source des rayons X employée^). Les expérimentateurs, en effet, n’avant pas pensé à protéger les plaques sensibles contre cette diffusion, celle-ci doit avoir produit un voile général du négatif, qui, même s'il est homogène dans toute l’étendue du négatif, altère naturellement les rapports de densité des différentes images des corps étudiés par rapport au fond.
- Pour éliminer cette cause d’erreur dans la formation d’une échelle de transparence, il faut employer le dispositif de notre expérience 2, c’est-à-dire éloigner le plus possible les diffuseurs. Nous ^avons précisément fait quelques expériences à ce sujet, et nous sommes persuadésque les différences ne sont pas négligeables.
- Mais il convient de noter que le résultat serait encore' correct si, en opérant cependant comme d’ordinaire, on mettait au contact de la couche sensible le réflecteurmétallique conseillé par nous : c’est qu’en effet la présence de ce réflecteur, outre qu’elle assure la pureté des blancs, apporte aux différentes images des accroissements de densité proportionnels aux
- (*) Roiti, Rend. Lincei, juillet 1896. — Rœntgen, 3" mé-
- transparences des différents corps étudiés. Les rapports des densités vis-à-vis du fond ne sont donc pas altérés.
- Et puisque les radiographies en général sont des images obtenues précisément par transparence et, d’autre part, qu’il n’est pas toujours possible de se placer dans les conditions de notre expérience 2, cette raison-ci n’est pas la dernière pour rendre l’usage de notre réflecteur rationnel et avantageux.
- Non seulement au sujet des échelles de transparence, mais dans d’autres expériences radiographiques, on peut relever maintenant des inexactitudes dues à ce qu’on a négligé les effets des diffusions externes. Nous nous limiterons à une seule qui se rapporte plus particulièrement à notre objet : non cepen dant sans avoir fait d’abord remarquer qu’une expérience préliminaire conduite comme notre expérience 1 permet dans tous les cas de reconnaître l’existence de diffusions qui dépendent du dispositif particulier adopté.
- VIII. A la critique que nous avons faite est particulièrementsujette la méthode de Rœntgen pour étudier la réflexion par le corps, et qui consiste à placer ces corps derrière la couche sensible pour constater l’action par l’accroissement de noirceur du négatif par rapport au fond.
- Et ici il n’y aurait paslieu cependant d’employer le réflecteur, parce que les renforcements qu'il produirait dans les images des différents corps seraient évidemment liés à la transparence de ceux-ci. On ne peut donc avoir de résultats corrects avec cette méthode si l’on ne recourt pas au dispositif de notre expérience 2.
- C’est sans doute par une imperfection de ce genre que nous fûmes conduits dans nos premières expériences (’), comme déjà d’ailleurs Rœntgen (*) et Villari (H), à considérer
- i* 1) Note citée.
- I3) R. Accademia di Napoli, 15 février 1896.
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- comme nulle pouvoir diffusif de l’aluminium. Dans leurs expériences exécutées par la méthode de Rœntgen, Voiler et Walter f1) ont récemment voulu établir un lien entre le pouvoir diffusif des divers corps simples et la distribution de ces corps dans le système périodique de Mendeleefï ; leurs conclusions précisément ne sauraient erre à l’abri de toute objection.
- IX. Voulant faire des recherches sur le pouvoir de diffusion des différents corps en évitant la cause d’erreur signalée, nous avons donc abandonné la méthode de Rœntgen pour la méthode directe, c’est-à-dire que nous avons fait arriver sur une plaque photographique les seuls rayons réfléchis.
- Nous exposerons très prochainement les résultats de nos expériences dans une autre Note. G. Sagnac.
- Sur la diffusion des rayons Rœntgen ;
- Par R. Malagoi.i et C. Bonacini (2h
- I. Dans la présente Note nous exposons les résultats d’une étude expérimentale que nous avons faite sur le rôle des corps dans la diffusion des rayons X, par une méthode exempte des causes d’erreurs que nous avions relevées dans la Note précédente.
- II. Le dispositif spécial adopté par nous, et qui est représenté en section verticale dans la figure 1, permet d’étudier deux diffuseurs à la fois et d’utiliser d’autant mieux la radiation du tube T durant les poses qui sont toujours assez longues (au moins une heure et demie). Les plaques sensibles, enveloppées de plusieurs épaisseurs de papier noir, sont disposées face aux diffuseurs, à la distance d’environ 4 cm, dans deux boîtes de plomb c et Cj ; sur les plaques sont disposés les objets dont on veut obtenir l’ombre radiographique.
- («) Loc. cit.
- (2) Note traduite in extenso, d’après les Rendiconti délia R. Accademia dei Lincei, t VII, p. 203, Séance du 3 avril 1898.
- ÉLECTRIQUE
- En réglant convenablement les distances des diverses parties, on peut faire que chacune des deux plaques reçoive seulement l’action du diffuseur qui est au dessus : on évite de placer en a une cloison dont l’influence troublerait évidemment l'expérience.
- En renversant la figure on a la disposition quia été employée dans le cas des diffuseurs liquides ou pulvérulents : les récipients employés étaient alors des cuvettes amples et profondes (*).
- III. En expérimentant par ce dispositif, nous sommes arrivés aux résultats suivants :
- i° Nous nous sommes d’abord assurés encore une fois que tous les'corps étudiés, solides ou liquides, donnent lieu, à un degré plus ou moins fort, à une diffusion des rayons.
- En général avec les métaux pesants on a une impression vigoureuse; cependant des corps d’une autre nature ont donné des actions photographiques assez intenses, particulièrement une forte plaque de carton et l’huile d’olive.
- L’intensité de la diffusion, cœteris partibus, va en diminuant à mesure que le focus devient vieux. Cette circonstance s’est constamment vérifiée pour chacun des quatre tubes que nous avons employés dans nos expériences : on peut attribuer cela autant à la pénétration toujours croissante des rayons émis par le tube, qu’à un moindre rendement de celui-ci : \
- 20 Les rayons renvoyés par un corps peuvent à leur tour venir se diffuser sur un autre corps.
- Cette diffusion de second ordre, nous l’avons vérifiée, soitpar-laméthode décrite dans l’expérience 1 de notre Note précédente, soit en doublant le dispositif de la figure 1 comme il est facile de le comprendre. Dans chaque cas le faisceau diffusé de second ordre est ex-
- (() Dans le cas des poudres le'gèrcs, il faut aussi éviter la dissémination de la poudre sous l’influence électrostatique du tube. Nous trouvons suffisant pour cela de placer une mince feuille de papier entre le tube et le diffuseur.
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- trêmemem faible et nous n’avons pu en ob- j tenir une trace sure qu’avec une durée de pose très longue (deux ou plusieurs heures).
- ......J?_________ £_________hj______
- Dg. i.
- 3° L’effet de diffusion, s’il n’est pas exclusivement superficiel, est principalement tel. pour les corps opaques aux rayons X. — Par exemple une lame de cuivre de un quart de millimètre d’épaisseur et une autre épaisse de 4 mm donnent des effets égaux. Dix feuilles d’étain superposées ne donnent pas une diffusion sensiblement différente de celle d’une seule feuille, etc.
- Plus le corps est transparent aux rayons X plus est grande l’épaisseur de la couche attenant à la surface qui semble prendre part au phénomène. Ainsi une feuille de carton de i mm diffuse moins que deux feuilles égales superposées. De même pour la paraffine, Fé-bonite, etc. en opérant avec des couches de différentes épaisseurs.
- 4° La diffusion par un solide ne varie pas si on le prend dans un état de division plus ou moins avancé. — Ainsi une lame de fer produit le même effet qu’une lame de limailles à grains plus ou moins fins. Une couche de fine grenaille de plomb équivaut à une lame de métal de même épaisseur, etc.
- Cette circonstance permet, on le comprend aisément, de procéder aussi à l’examen des corps solides qu’il est impossible ou du moins difficile d'avoir en lames (voir plus loin).
- On sait comment Rœntgen dans son premier Mémoire fait remarquer qu’au point de vue dé la transparence les poudres sont équivalentes aux lames des memes corps solides.
- j Une telle équivalence sc maintient donc aussi dans le phénomène de diffusion.
- 5° En étudiant ensuite nos négatifs, nous avons relevé un caractère assezimportant, au moyen duquel ils peuvent être différenciés moins par {'existence de la diffusion que par la manière dont elle se manifeste.
- Dans certains, en effet, on remarque que l’impression photographique décroît nettement des régions les plus voisines du tube aux régions les plus éloignées et un caractère anologue se remarque pour la densité des images des objets non opaques radiographiés (bien que la loi de décroissance ne soit pas la même pour tous) : en outre les objets opaques, placés sur la plaque et ayant quelque épaisseur, donnent des images à contours diffus du côté opposé au tube, c’est-à-dire projettent une ombre. Dans les autres négatifs au contraire l’impression, généralement plus faible que dans les précédents, est presque uniforme danstoutel’étenduc du cliché ; elles objets qui étaient placés sur la plaque pendant la pose ont des images à contours également nets de tous côtés c’est-k-dire sans aucune ombre portée.
- Les négatifs appartenant nettement au premier type (que pour abréger nous appellerons type A) s’obtiennent quand on emploie comme diffuseurs des corps très opaques aux rayons X; ceux du second type ique nous appellerons type B) correspondent au contraire aux diffuseurs très transparents.
- Avec des diffuseurs d’opacité intermédiaire on obtient des négatifs qui appartiennent à l'un et à l’autre type. Pour abréger nous les dirons du type AB.
- Cette diversité dans l’aspect des négatifs conduit immédiatement à penser que, tandis que les corps transparents ont une diffusion de rayon homogène, c’est-k-dire égale dans toutes les directions, les corps opaques renvoient les rayons en quantité d’autant plus grande que la direction d’émission se rapproche davantage de celle qui correspond à la réflexion régulière. Et cette interprétation est encorcdictée par l'analogie avec les phénomènes lumineux.
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- Nous avons expérimenté avec 1c dispositif de la figure i, en remplaçant le tube T par une source lumineuse (la flamme d’une bougie!, et en employant comme diffuseurs II et Rl une table de bois peinte au blanc de cé-rusc, et une lame de zinc brut. Sur les deux plaques sensibles (nues) placées en c et cx sont disposés des objets opaques d’une certaine épaisseur (poids de balance). Or, la plaque qui reçoit l’action diffusante du zinc présente une image ayant le caractère des négatifs radiographiques du type A, c’est-à-dire dans laquelle les objets présentent une ombre portée d’autant plus longue et plus marquée qu’ils sont plus éloignes de la source lumineuse. On a, au contraire, une image du type B sur la plaque qui reçoit la lumière diffusée par la céruse : même un objet de 4 cm de hauteur ne projette pas d’ombre.
- La différence d’action des corps transparents et opaques aux rayons X dans l’effet de diffusion étudié apparaît donc analogue à celle qui existe pour la lumière entre les corps à surfaces mates et les corps quelque peu polis (').
- Mais pour expliquer la dégradation faible et souvent nulle du fond dans les négatifs du type R, on peut invoquer un autre fait. On peut penser que tous les corps transparents pour les rayons Rœntgen, outre une diffusion purement superficielle, en présentent une autre, que nous pourrons appeler diffusion de masse, qui a lieu dans une couche attenant à la surface et d’autant plus épaisse que la transparence du diffuseur est plus grande. Cela résulte logiquement de notre précédente conclusion (n° 3) et est aussi conforme à l’idée, aujourd’hui généralement établie, qui consiste à regarder les corps comme des milieux troubles pour les rayons X.
- {'J [lya peut-être un lieu entre cela et quelques observations isolées qui fout sentir une influence entre l’intensitc du faisceau des rayons X renvoyé par certains corps, et la direction d’émission. Cfr. par exemple Villari i Atti délia R. Acc. diNapoli, 15 février 1896); Joly 'Ditlÿiu University Exp. Science Association, 2 mars 1896); Rooo [American Journal of Science, septembre 1897).
- Et d’ailleurs dans un ordre de faits très analogues à celui-ci on a déjà les conclusions précises d’une étude expérimentale de Win-kelmann et Straubel('), qui ont démontré précisément l’existence d’une « diffuse Aus-reitung » des rayons X dans une série de cops tant solides que liquides. Ils ont certainement étudié une telle dissémination là seulement où le corps est frappé par les rayons du tube ; nos observations viennent compléter leurs conclusions en démontrant que le phénomène se produit ailleurs, il est vrai avec une intensité relativement assez faible.
- Nous avons aussi étudié comment influe la distance de la plaque au diffuseur (entre 1 et 5 cm) sur l’effet photographique, en répétant dans chaque cas une expérience parallèle avec la lumière.
- Si le diffuseur appartient au type A ou au type B, les rayons diffusés semblent diminuer d’action, quand ladistance croît, suivant une loi de décroissance analogue à celle qu’on obtient dans le cas de la lumière.
- V. Une autre particularité importante est une différence de composition du faisceau diffusé par divers corps (quand d’ailleurs le faisceau direct provient de la même source); différence qui est mise en évidence par les différeatspouvoirsde pénétration du faisceau. Pour démontrer cette qualité variable des rayons diffusés on dispose sur les plaques sensibles en c et c, (fig. 1) des échelles de transparence pour les rayons X. Pour chacun des diffuseurs étudiés, outre l'expérience de diffusion on en fait une autre par transmission, en employant la même échelle detrans-parence (voir fig. 2).
- Or, les rayons diffusés par certains corps paraissent identiques pour leurs caractères aux rayons X incidents; en sorte qu’une radiographie obtenue avec eux ne diffère j>as sensiblement, quant à la transparence relative des corps, de celle fournie parles rayons directs. Au contraire, les rayons diffusés par d’autres corps se montrent assez sensible-
- P) Wied. Ann., nu io, 1896.
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- ment moins pénétrants que ies rayons X: l’étain, le verre, l’aluminium, le mica, etc., sont déjà opaques pour ces rayons sous de très faibles épaisseurs, et le carton, le bois, etc., sont bien peu transparents.
- En tant que la réduction du pouvoir pénétrant varie avec la nature du diffuseur, on peut facilement constater que le second cas est celui des corps que nous avons déjà appelés du type A, et l’autre cas, au contraire,
- celui des corps du type B. La figure 2 présente précisément un négatif de chacun des deux types avec une épreuve par transparence pourla comparaison. Ces épreuves sont réduites à moitié grandeur. La bande transversale qui se trouve sur chacune d’elles est due à une petite bande de zinc qui maintenait l’échelle de transparence au contact delà plaque sensible. Ces petites bandes, de même largeur dans chaque cas, n’apparaissent pas
- semblables dans les épreuves A et B, conformément au caractère relevé (') au n" 5.
- Cela posé, étant donnée la complexité du faisceau émis par le focus, nous fûmes conduits à penser à une cryplocrose par diffa-
- du faisceau diffusé (comme cela résulte de la répétition d’une même expérience plusieurs fois dans la série), en sorte que nous pouvons regarder comme comparables les résultats successivement obtenus. Il est inutile d’avertir que la qualité de la plaque (Cappelli ordinaire) et le bain de déve-
- Datis le cas des liquides ou des poudres, pour éliminer une influence possible du récipient, outre qu’on prenait un diffuseur assez épais, on choisissait le récipient de type opposé au diffuseur. Et d’ailleurs, dans les quelques cas où il n’en avait pas été ainsi, et où par suite on avait dû répéter l’expérience dans les conditions convenables, l’influence du récipient se montrait négligeable (m 3).
- sion ; c’est-à-dire à penser que dans les radiations diffusées les corps se coloraient pour ainsi dire, comme il arrive pour la lumière. L’hypothèse qui admettait que les rayons diffusés faisaient déjà partie du faisceau incident et qu’en rencontrant le diffuseur il y avait seulement une sélection, n’est pas confirmée par l’expérience.
- Au contraire, d’après les recherches faites par d’autres dans un terrain voisin, on peut expliquer le phénomène d’une autre manière.
- G. Sagnac reprenant une idée émise par Rœntgen à proposde la dilfusiondes rayonsX produite par Pair (l) a, par une longue série
- (‘) Sitzungsberichte tkr Berl. Akad , mai 1S97.
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- d’expériences, cherché à prouver que les rayons X peuvent subir en rencontrant un corps une transformation, comme si les corps devenaient luminescents {'). I)e ces expériences une seulement est vraiment décisive en ce qui concerne l'existence des rayons transformés ou secondaires (comme Sagnac les appelle) : c’est celle du changement très notable de transparence que présente une lame, par exemple d’aluminium, placée sur le trajet du faisceau de rayons X ou après la diffusion produite par un métal ;-) : toutes les autres peuvent véritablement s’expliquer aussi dans l’hypothcsc d’une simple action élective des corps diffusants sur lesquels arrive le faisceau émis par le focus. D'ailleurs cette expérience est plus que suffisante pour établir l’interprétation plus vraisemblable donnée du phénomène.
- D’autant plus que Roiti a récemment démontré par une autre voie l’existence d’un phénomène parfaitement analogue dans le faisceau transmis par les métaux et qu’il appelle cryptoluminescence (Ji.
- IV. Nous devons cependant ajouter que nous n’avons pu suivre Sagnac plus loin.
- Nos expériences ne s’accordent pas avec ses conclusions ultérieures.
- Tandis, en effet, que Sagnacdans ses deux premières Notes ('} n’admet la transformation des ra}rons X en rayons secondaires que pour les diffuseurs métalliques (en excluant toutefois l’aluminium),plus tard il laisse entendre que la propriété s’étend aux corps en général (â), et dit enfin l’avoir rencontré dans l’air lui-mème (’;.
- Or, nos expériences qui, grâce à la méthode photographique, ont pu être conduites avec les plus grandes 'garanties, permettent d’affirmer que les choses ne se passent pas précisément ainsi.
- Les corps que l’on peut regarder comme nettement cryptoluminescents sont ceux que nous plaçons dans le groupe A. Une autre grande catégorie de corps sont au contraire àa simples diffuseurs, ce sont ceux du groupe B. Et comme nous l’avons déjà dit (nn. 3 et 5) on passe graduellement d’un type à l’autre de manière qu’on peut former un groupe de corps (A B) qui montrent des propriétés intermédiaires.
- La table suivante résume nos nombreuses observations :
- Sulfate de baryum.
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- Nous n’avons pu, comme nous l’aurions désiré, étendre les recherches a un plus grand nombre de corps, soit faute de moyens, soit parce que les expériences de ce genre demandent énormément de temps. Mais, des exemples cités, il résulte cependant nettement que le groupe A ne renferme pas seulement des métaux; tandis que dans le groupe B figurent l’aluminium et le magnésium, et sans doute s'y trouvent encore d’autres métaux légers (comme Ca, Na. K) avec lesquels il n’est pas possible d’expérimenter.
- Maintenant le caractère qui décide principalement le groupe auquel appartient chaque corps paraît ctre le poids spécifique (*), c’est-à-dire, sauf réserves, la transparence aux rayons X : pourtant ce caractère ne décide pas toujours du degré plus ou moins élevé auquel un corps montre la propriété spécifique du groupe dont il fait partie. Les diffuseurs du groupe A sont les plus pesants; ceux du groupe B, les plus légers.
- Un seul liquide est cryptoluminescent, le mercure, qui par sa densité s’éloigne justement beaucoup de tous les autres. — La nature chimique du diffuseur n’a d’influence qu’en tant que les composants peuvent déterminer une plus ou moins grande densité. — D’après le critérium de la densité, nous avons pu prévoir ce que donneraient des corps avant de les avoir étudiés. — Les diffuseurs du groupe AB donnent des résultats qui présentent d’autant mieux les caractères du groupe A que la densité est plus grande et inversement.
- Quant à l’air auquel Sagnac attribue un pouvoir de transformation analogue à celui des métaux, nous l'avons au contraire trouvé nettement du type B.
- Dans notre précédente Note nous avons
- I1) La propriété Jes métaux ne serait-elle pas plutôt liée au poids atomique, duquel dépend aussi leur pouvoir étnissii
- décritundispositif expérimental (expériences) de l’air comparée à celle des autres corps. Le qui a servi à vérifier Yexistence de la diffusion même dispositif peut évidemment servir à démontrer la qualité des rayons diffusés : on dispose comme d'habitude sur la plaque sensible une échelle de transparence et on prolonge suffisamment la durée de l’exposition. Or, l’image obtenue après quatre heures de pose, bien qu’elle soit assez faible, est telle qu'il n’y a pas à douter : l’air rentre dans la categorie B comme les corps légers et transparents aux rayons X.
- D’ailleurs, en considérant bien le dispositif décrit par Sagnac dans ses recherches sur l’air (‘) on se rend facilement compte que les parties métalliques qui ont servi à limiter ou à guider les rayons ont dû influer par leur diffusion, et altérer l’effet propre de l’air, qui est toujours trcS faible.
- V. En se laissant guider par l’analogie avec les phénomènes lumineux, par l’analogie que fournit le faisceau transmis, où les rayons transformés accompagnent les, rayons X inaltérés, et plus que tout par le passage graduel des diffuseurs du groupe B au groupe A, on est conduit à penser que tous les corps sont aphtes à diffuser des rayonsX inaltérés et à les transformer en rayons de cryptoluminescence, et que le caractère spécifique de chaque corps, résultant toujours de l’ensemble des deux effets dépend de l’intensité relative de ces effets. Pour les corps A le premier effet est négligeable ; pour les corps B. c’est le second.
- La propriété physique à laquelle est lié le pouvoir de transformation des divers corps est, suivant nos expériences, la densité. — A cette propriété, d’ailleurs, se rattachent toutes les autres particularités relevées pal nous dans la diffusion des rayons Rœntgen.
- G. Sagnac.
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- CHRONIQUE
- Le prix de revient de l’énergie électrique dans les usines génératrices américaines. — Les ingénieurs de ia Compagnie d’Orléans (M.M. Solacroup, Sabourct, Valton, de Fréminville et Hiberly), en voyés par certe compagnie en Amérique pour y étudier les installations de traction, ont profité de leur séjour aux États-Unis pour visiter diverses usines génératrices ; dans des Notes publiées dans une des dernières livraisons de la Revue générale des chemins de fer, ils donnent, en même temps que quelques renseignements généraux sur les stations américaines, Je tableau ci-joint des dépenses d’installation et d’exploitation de quelques-unes de ces stations.
- Un premier renseignement quç fournit l’examen de ce tableau et des commentaires qui l'accompagnent est la préférence marquée que les Américains accordent aux unités de grandes puissances.
- La puissance des dynamos, rarement inférieure à 450 kilowatts, atteint en effet souvent 1 500 kilowatts. Ces dynamos sortent, presque sans exception, des ateliers de la General Klcctric Company, de la Westinghouse Electric and Manufacturing Company et de la Walker Company; quelques-uns sortent de la succursale américaine de la maison Siemens et Halske. Les machines à vapeur qui les commandent, souvent par accouplement direct sur le même arbre, sont toujours des machines c5m-pound Corliss ou genre Corliss avec deux manivelles à 90°; elles sont horizontales toutes les fois que l’emplacement le permet ; elles fonctionnent en général avec condensation, leur vitesse angulaire est de 75 à roo tours par minute; elles sortent généralement des ateliers Allis, de Mihvaukee, de la Steam Engine Manufacturing Company, de Providence ou Mac-Iustosch et Seymour, de New-York. Les chaudières qui les alimentent sont à tubes d'eau, avec réservoir d’eau et de vapeur, du type Babcok et Wilcox ou de types dérivés, de 100 à 500 chevaux de puissance par unité ; le chargement du charbon et l'enlèvement des cuivres se fait le plus souvent automatiquement; dans quelques usines on emploie le tirage artificiel.
- La puissance des unités est d’ailleurs choisie de manière qu’une usine en ait quatre ou cinq do ni une sert de réserve au moins pendant la plus grande partie de la journée. Dans la plupart des usines les ingénieurs recommandent de ne pas faire
- travailler les dynamos à leur limite de puissance dans l’intérêt de la conservation et de l'économie de rendement- Mais cette pratique n'est pas partout suivie et quelques ingénieurs, comme M. Baker, ingénieur du Métropolitain ouest de Chicago, préfèrent faire fonctionner les génératrices au-delà de la puissance indiquée par les constructeurs, persuadés qu'il en résulte une économie.
- On voit par les chiffres des colonnes du tableau consacrées aux dépenses d’établissement que la dépense par kilowatt est assez variable, mais que cependant elle décroît en même temps que la puissance de l’usine et la puissance des unités croissent, ainsi que la logique l’indique. En généial, une usine de 5000 kilowats à fortes unités de 1 20a à 1500 kw, coûte environ 50» fr d’étabJissement tout compris par kilowatt; pour une usine de 2000 kilowatts la dépense s’élève à 700 fr environ. On estime que la dépense reste la même, que l'on applique ou non la condensation, la dépense des condenseurs équilibrant à peu près l’économie qu’ils permettent de réaliser sur les chaudières et les moteurs.
- Les chiffres de la dernière colonne du tableau accusent des différences assez notables entre le prix de revient du kijowatt-heure dans les diverses usine% de traction et une différence considérable entre ce prix et celui relatif à la station d’éclairage citée en bas du tableau. Cette dernière différence s’explique immédiatement par le fait que la charge des usines de traction est beaucoup plus régulière que celle des usines d’éclairage. Quant aux différences entre le prix de revient dans les usines de traction, elles résultent de diverses causes parmi lesquelles sont : la puissance de l’usine, la puissance des unités, la disposition des usines, etc. La comparaison des prix relatifs aux usines de j Kent Avenue et de la Southern station de Brooklyn qui appartiennent à la même société de tramways, montre nettement l’influence de ces dernières* causes ; ces deux stations ont la même puissance, le charbon y coûte le même prix, mais l’installation de l'usine de Kent A-venue est plus moderne que celle de Southern station ; les unités sont trois fois plus puissantes dans la-première que dans la seconde, et l’accouplement des machines et des dynamos qui est directe dans celle-là se fait par courroies dans la dernière; or, on voit qu'il existe entre les prix de revient du kilowatt-heure un écart
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- de o,on fr, soit près de 40 p. roo, en faveur de la station de de Kent Avenue, qui est d’ailleurs considérée comme l'une des stations les plus économiques, sinon ia plus économique d'installation et d'exploitation des États-Unis.
- faisons observer que dans l'évaluation de ces prix de revient il n'est compté que les dépenses d'exploilalion ; les dépenses afférant à l’intérêt et à l'amortissement du • capital d'établissement sont, suivant la pratique américaine, laissées de côté,
- des règles fixés par suite de la transformation continuelle de l'outillage.
- Le secteur d’éclairage électrique de la place Clichy. — Le rapport présenté par le conseil d’administration a la dernière assemblée générale de la Société anonyme d'éclairage électrique du secteur de la place Clichy nous fait connaître l'extension qu'ont prise les installations de ce secteur pendant l'annce, du 30 juin 18^7 au30 juin 1898. Les tableaux que nous avons publiés dans les numéros de ce journal du 0 novembre 1893, 28 novembre i8g6 et 1 décembre 18^7 (t. V, p. 287 ; t. IX, p. 422 et t. Xiïl, p 4-8) nous permettent de supprimer du rapport les chiffres se rapportant aux années antérieures, pour ne conserver que ceux de la der-
- Le matériel de production n’a pas eu à recevoir, comme le faisait prévoir le rapport de l’an dernier, d’extensions notables ; les dépenses relatives à ces extensions n’a été que de n 000 fr environ. Une nouvelle batterie d’accumulateurs, reconnue nécessaire, a clé commandée.
- I.e développement do réseau a passé de 75 511 m au 30 juin 1897 à So 693 m au 30 juin 1898 ; les lignes de distribution ont augmenté de 0 957 m et les lignes de feeders de 1 468 m. Ces augmentations ont eu pour cause des abonnements dans des rues non canalisées ainsi que l'augmentation de la consommation dans celles qui le sont déjà.
- Le nombre des branchements extérieurs a passé de 1 550 à 1 836 ; celui des colonnes montantes, de 782 à 951. {.es colonnes montantes continuent à être mieux utilisées ; l’an dernier il y avait en moyenne trois installations intérieures desservies par colonne montante ; cette année la movenne est de 8 p. 100 supérieure.
- Le nombre des abonnés en service a passé de !
- 2 864 à 3 723 : la puissance des appareils reliés, évaluée en lampes de 10 bougies, est passée de 152 8-jt» à 188 ioi lampes. Celte augmentation comprend notamment : 1'l’installation de 27 lampes à arc représentant 436 lampes de 10 bougies, place de la Trinité, chaussée d’Antin, avenue de Clichy et place Clichy ; 2" l’installation de 82 nouveaux ascenseurs, ce qui porte à 290 Je nombre des ascenseurs desservis par le secteur, dont 125 sont purement électriques. 62 mixtes de 103 mixtes par compensateur ; *3' l’installation de plusieurs appareils de
- La puissance des moteurs reliés au secleur, évaluée en lampes de 10 bougies, est de 20 366 lampes. Les travaux du collecteur de Clichy ont utilisé une quantité d'énergie assez considérable se traduisant par une recette de plus de 30 <>oo fr.
- Une station pour la charge des accumulateurs des fiacres électriques est installée rue Cardinet. au dépôt de la Compagnie des petites voitures.
- Les dépenses totales de l’exploitation se sont éle
- cédenle ; elles ont donc augmenté de 167 08440 fr. Les recettes de l’exploitation ont été de 2 685 959 80IV contre 2 219975 35 fr ; l'augmentation a été de 465 984 45 fr.
- A propos delà prolongation des concessions des secteurs et des abaissements de tarifs que demande la Ville de Paris en retour, le rapport fait observer que les impôts, redevances, octroi, etc., que la Société paie à la Ville et à l’Etat, constituent des charges considérables, il résulte, en effet, d’un relevé fait pour l’exercice 1897-98 que pendant cet exercice il n’a pas été payé moins de 272 400 fr a la Ville et à l'Etat ; cette somme se décompose ainsi :
- A l'Etat :
- Contributions..............
- Timbre.....................
- ^ la \iile :
- Octroi.....................
- Occupation du sous-sol . . .
- lirais de contrôle.........
- 5 p. ion sur les recettes. . . Contributions..............
- 6 800
- Le rapport ajoute que par suite de ces charges il n'a pas été possible jusqu'ici de doter suffisamment l’amortissement et que. dans ces conditions, des abaissements de tarifs ne peuvent être effectués.
- 0. NAUD.
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- XVIII.
- 1899
- 6« Année. — N° 3.
- . i
- L’Éclairage Electrique
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l'Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de' l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne. Membre de l'Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ. Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- TÉLÉGRAPHIE PAR ONDES HERTZIENNES
- SYSTÈME SYMTHONÉ O. LODGE ET A. MUIRHEAD
- Bien qu’il soit imprudent de vouloir tracer des limites aux applications d’une invention nouvelle, on peut cependant affirmer qu’au moins pendant quelques années encore le domaine de la télégraphie à travers l’espace par ondes hertziennes ne s’étendra guère au-delà de celui que détient aujourd’hui la télégraphie optique : transmission des ordres en temps de guerre, communications entre la cote et les navires, ou îles, ou bateaux-phares.
- Mais, même dans ce domaine restreint, l’emploi de la télégraphie sans fils présente divers inconvénients dont Le plus grave est certainement l’impossibilité où l’on se trouve actuellement d’assurer le secret des communications, tout appareil récepteur placé dans le rayon d’action des ondes émises par l'appareil transmetteur pouvant être influencé par celles-ci et par conséquent servir à intercepter en un lieu les messages envoyés en un autre lieu.
- Il est vrai que la télégraphie optique pré-
- sente le même inconvénient. Dans ce cas, il est dû à ce que, par suite de leur divergence, les rayons lumineux émis par le transmetteur éclairent un espace considérable, d’autant plus considérable que la transmission s’effectue à une plus grande distance, et que dans tout cet espace il est possible de percevoir les signaux transmis. On a bien cherché à remédier à cet inconvénient par l’emploi d’un faisceau de rayons lumineux bien parallèles et les expériences de mesure de la vitesse.de la lumière faites par Fizeau, puis par M. Cornu, montrent que l’on peut obtenir assez facilement un tel faisceau ; mais le réglage des appareils est alors délicat et on ne peut songer à l’exécuter lorsqu’il s’agit d’effectuer la transmission entre deux stations provisoires. Un procédé consiste à faire usage de lumière polarisée; dans ce procédé les signaux ne résultent plus d’éclairements intermittents de durées variables, mais d’une rotation plus ou moins grande du plan de polarisation de la lumière émise; dans ce cas la divergence des
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- rayons envoyés par le transmetteur a moins d’importance, car l’éclairement des objets rencontrés par ces rayons ne variant plus, alors que la transmission s’effectue, rien n’indique que cette transmission a lieu ('). Toutefois il est évident que ce procédé n’assure pas d’une façon absolue le secret des dépêches, car un récepteur placé dans la zone d’éclairement pourrait permettre d’en prendre connaissance pourvu que son réglage fut convenable, ce qui est sans doute difficile, mais non impossible à réaliser. La même objection s’applique aux divers autres procédés imaginés dans le même but (2).
- Dans le cas de la télégraphie par ondes hertziennes le secret des dépêches paraît a priori plus facile a assurer. Il suffirait, en effet, de prendre un appareil transmetteur émettant des ondes de longueur parfaitement déterminée et un résonateur sensible seulement à ces ondes. Dès le début de la télégraphie sans ffls on pensait que cette,condition serait facile à réaliser ; en réalité, elle ne l’a pas été jusqu’ici.
- Faisons observer que la réalisation d’une résonance parfaite entre les appareils transmetteurs et récepteurs aurait en outre pour effet d’augmenter considérablement le rayon d’action de la télégraphie par ondes hertziennes (:1). Supposons en effet deux appareils ré-
- (‘) Un appareil de ce genre a été décrit dans L'Êchirage Électrique du 8 février 1896, t. VI, p. 255.
- (-) Le professeur Zickler propose un appareil dont le fonctionnement est basé sur la propriété qu'ont les radiations ultra-violettes de provoquer le passage d’étincelles entre deux conducteurs présentant une certaine différence de potentiel; on en trouvera la description plus loin, p. 110.
- 1898), ce rayon d’action n’était que d’une vingtaine de kilomètres d’après les résultats des expériences faites à la Spez-zia, en Italie (Fcl. Élect., t. XIII, p. 190. 23 octobre 1897), à Rostdam, en Allemagne (Écl. Élect.. t. XV, p. 372, 28 mai 1898); à l’ile de Wight, en Angleterre [Ecl. Élect., t. XVI, p. 523, 17 septembre 1898), et à Brest, en France. Des expériences plus récentes auraient, paraît-il, permis
- typographique l’a fait dire à notre collaborateur J. Reyval dans son article publié dans le numéro du 7 janvier, p. 14,
- Ce rayon d’action est'supérieur à celui de la télégraphie
- cepteurs contenant des cohéreurs de même sensibilité, l’un en résonance parfaite avec l’appareil transmetteur, l’autre non en résonance. Quand ce dernier récepteur recevra des ondes du transmetteur, il deviendra le siège d’oscillations qui tendront à prendre la période d’oscillations propres et qui, par conséquent, contrarieront l’effet des ondes de période différente reçues ultérieurement. Au contraire si le résonateur est en concordance parfaite avec le transmetteur les oscillations qui prendront naissance sous l’action des premières ondes reçues auront même période que celles-ci et par suite leur intensité s’accroîtra rapidement sous l’influence des ondes ultérieures. Pour obtenir dans le circuit du récepteur des oscillations suffisamment intenses pour agir sur le cohéreur, l’intensité des ondes reçues n’aura donc pas besoin d’être aussi grande pour le récepteur en résonance que pour l’autre ; en d’autres termes, pour une même intensité des ondes émises par le transmetteur, le récepteur en résonance pourra être influencé à une distance beaucoup plus grande que l’autre.
- On voit par ces considérations l’importance qu’a, pour l’extension de la télégraphie sans fils, la réalisation d’appareils transmetteurs et récepteurs à oscillations synchrones. M. Lodge, qui un des premiers étudia les oscillations électriques, et M. Muirhead, à qui sont dus de nombreux perfectionnements en télégraphie, paraissent avoir résolu la question.
- Leur système, qu’ils appellent synthone (‘),
- optique, car celle-ci permet la transmission à 60 km et même, dans des circonstances favorables, à des distances plus grandes encore, comme l’a prouvé le service régulier de transmission établi, au moyen de ce système, entre les îles de la Réunion et Maurice. Il est vrai que la télégraphie optique exige ia visibilité réciproque des deux stations entre lesquelles s'échangent les signaux, de sorte que les acci-
- influence les accidents de terrain et le brouillard diminuent (‘) Le tjv, avec, et de Ooô;, rapide.
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- se trouve exposé dans un brevet anglais (J) publié en août dernier ; la spécification complète n’a été déposée que le 1 tjuin 1898, mais la demande de brevet et le dépôt de la spécification provisoire datent du 11 août 1897. En outre, dans son numéro du 19 août 1898, The Electrical Review (3j, de Londres, publiait sur le même sujet un article où quelques points du système sont plus complètement décrits.
- Pour la clarté de l’exposé de ce système il serait sans doute préférable de puiser indistinctement à ces deux sources de renseignements en considérant successivement les diverses parties qui le composent. L’importance qu’ont prise les brevets relatifs à la télégraphie hertzienne depuis que Marconi est parvenu à intéresser des sociétés financières aux oscillations électriques, nous a engagé à faire autrement : nous donnons une traduction aussi littérale que possible du brevet, à titre de document pour ceux que la question intéresse particulièrement; puis une analyse de l’article de The Electrical Review. Mais, cette façon d’exposer n’étant pas sans inconvénients, il nous paraît utile d’insister ici sur les particularités du système qui nous ont semblé les plus importantes, et sans doute ceux de nos lecteurs que le détail des appareils n’intéresse que médiocrement penseront-ils comme nous.
- La particularité sur laquelle nous croyons devoir appeler l’attention tout d’abord est l'emploi de deux systèmes de conducteurs absolument identiques pour l'émission et la réception des ondes ; dans ces conditions on obtient nécessairement le synchronisme des oscillations propres de chaque appareil. Mais comme \ç radiateur et le collecteur (9) ne sont (*)
- (*) Improvements relating to Electric Telegraphy, n° 18644, 1897; date of application, n th august, 1897; complété spécification lelt, 11 th june, 1898; accepted, 16 th july, 1898.
- (-) Lodge’s System of synthonised wireless telegraphy-, t. XLII, p. 260.
- (SJ Pour éviter toute ambiguité dans ce qui va suivre, nous adopterons les définitions suivantes :
- pas les seuls appareils des postes de transmission et de réception, il y a par suite lieu de craindre que le synchronisme des oscillations ne se trouve détruit par la présence des autres appareils. La question à résoudre consiste donc à disposer les connexions des divers appareils du poste transmetteur et celles des appareils du poste récepteur de manière à ce que la période des oscillations du radiateur et du résonateur ne soit pas modifié par les autres appareils nécessaires à la transmission et la réception des signaux.
- Pour le poste transmetteur, une solution, sinon parfaite, du moins satisfaisante en pratique, est déjà connue : au lieu de relier directement le radiateur aux bornes de l’appareil producteur destiné à entretenir les oscillations du radiateur, il suffit d’effectuer la jonction électrique au moyen d’étincelles jaillissant entre des boules reliées au radiateur. Quand la jonction est directe, comme dans les appareils employés par Hertz, le circuit de l’appareil producteur des ondes (généralement une bobine de Ruhmkorff) influence la période des oscillations pendant tout le temps que ces oscillations ont lieu: quand la jonction est faite à l’aide d’étincelles, comme dans la disposition employée par Righi. la période des oscillations reste égale à celle des oscillations propres du radiateur durant les intervalles de temps
- particulièrement par appareil producteur d’ondes celui des
- indirectement, aux ondes électriques; ce sera, par exemple, une bobine de Ruhmkorff et ses divers accessoires. Nous désignerons pat appareil trmsmllmr celui qui, par sa manipulation, provoque ou arrête l’émission des ondes ; ce sera par exemple une clef Morse. Enfin nous adopterons l’expression d’appareil radiateur, pour désigner l’appareil au moyen duquel les ondes électriques sont transmises au milieu ambiant; ce sera l’antenne dans le système Marconi. De même, nous appellerons poste récepteur l’ensemble des
- électriques. Nous conserverons le nom d'appareil récepteur à celui de ces appareils qui rend les ondes sensibles; ce sera, par exemple, un galvanomètre ou un récepteur Morse. Quant à l’appareil qui reçoit les ondes du milieu ambiant, nous lui donnerons le nom de collecteur ou de résonateur.
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- séparant les étincelles excitatrices. Si l'on remarque que ces intervalles quoique fort courts en valeur absolue sont extrêmement grands par rapport à la période d'oscillations se reproduisant plusieurs millions de fois par seconde, on se rendra compte que l’influence du circuit de l’appareil producteur puisse se trouver considérablement diminuée par le second procédé de connexions.
- C'est ce dernier procédé qui est employé dans le système Marconi ; c’est le même procédé que recommandent particulièrement MM. Lodge et Muirhead comme le montrent plusieurs des figures produites plus loin dans la description que nous donnons de leur système, principalement les figures 4 et 20 (pages 101 et 105).
- La solution est moins commode à trouver pour le poste récepteur. II semble même, d’après les expériences faites par M. Tietz que nous signalons plus loin (p. 107), qu’il soit impossible lorsqu’on emploie un cohé-reur Marconi, d'obtenir le synchronisme du radiateur et du résonateur. D’autre part, il ne paraît pas, du moins a priori, que le mode de connexion du résonateur au colié-reur puisse avoir beaucoup d’influence puisque, normalement, le cohéreur n’est pas conducteur.
- Néanmoins c’est précisément en modifiant ce mode de connexion que MM. Lodge et Muirhead prétendent avoir trouvé la solution du problème du synchronisme du radiateur et du résonateur, et ils revendiquent cette modification comme une des parties essentielles de leur système. La figure 7 de leur brevet (voir p. 102) indique un inode de connexion : en c est le cohéreur, en n un condensateur, en a l’appareil récepteur et en i la pile ; les deux parties, en haut et en bas de la figure d u circuit ch, peuvent être reliées à deux plaques collectrices du résonateur, ou à une seule plaque et à la terre. La partie de la figure 4 (p. 101) indique une disposition un peu différente, dans laquelle l’appareil récepteur a, au lieu d’etre en série avec la pile et le cohéreur, est en série avec le condensa-
- teur. La figure 9 montre une troisième disposition, dans laquelle l’appareil récepteur est placé sur le circuit secondaire d’un transformateur dont le circuit primaire contient le cohéreur.
- C’est principalement aux deux premiers modes de connexions que MM. Lodge et Muirhead attachent de l’importance, sans toutefois donner aucune raison de cette préférence. On pourrait sans doute trouver une .explication de l’influence favorable résultant de l'emploi du condensateur. Mais l’explication serait certainement prématurée et nous nous abstiendrons d’en chercher. Nous nous bornerons à faire remarquer que la disposition représentée par la figure 7 et que MM. Lodge et Muirhead revendiquent comme une partie essentielle de leur système, ressemble beaucoup, si elle n’est identique, à celle que M. Turpain décrivait en 1895 en proposant d’utiliser son résonateur à coupure pour déceler les ondes hertziennes f1). La ressemblance est d’autant plus grande que MM. Lodge et Muirhead préconisent, de préférence au cohéreur à lamelle, le cohéreur « à contact unique » constitué par une pointe fine appuyant sur une lame flexible d’aluminium, appareil différant bien peu d’un micromètre à étincelles réglé par des étincelles fort courtes.
- Pour terminer ce qui concerne les dispositions employées pour obtenir la résonance au poste récepteur ajoutons que, lorsqu’il n’y a qu’une plaque ou antenne collectrice isolée, MM. Lodge et Muirhead recommandent d’intercaler un condensateur sur le circuit reliant à la terre le pôle du cohéreur opposé à celui qui communique avec la plaque collectrice. L’utilité de ce condensateur se trouve confirmée par les expériences de AI. Tietz, celui-ci ayant constaté que la résonance observée, avec certains appareils récepteurs, lorsqu’on emploie deux antennes isolées, cesse de se manifester quand l’une des extrémités du ré-
- [') Voir L’Éclairage Électrique du 8 octobre, t. XVII, p. 72.
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- «s
- ’ cepteur est mise en communication, avec la terre.
- Le second point intéressant du système Lodge et Muirhcad consiste dans l’ensemble des dispositions adoptées pour donner aux oscillations du radiateur et du résonateur une même période.
- Ces dispositions doivent nécessairement avoir effet de modifier les deux ou l’un des deux facteurs dont dépend la période : la self-induction et la capacité. Ce dernier facteur dépend principalement de l’étendue des « plaques de ciel », dont divers modèles sont représentés par les figures 15, 16 et 17, et par suite ne peut être facilement modifié une fois l’appareil construit. C’est donc la self-induction qu’il convient de faire varier. Dans ce but une bobine, formée de quelques tours de gros fils, est intercalée entre les deux plaques d’émission ou collectrices d’un radiateur ou d’un résonateur et on en fait varier la self-induction soit en modifiant le nombre des spires en circuit soit en modifiant l’écartement des spires. Deux dispositions remplissant le premier but sont représentées par les figures 21 et 24.
- Le mode de construction du cohéreur., et le dispositif employé pour ramener cet appareil dans son état primitif lorsque cet état a etc modifié par les ondes hertziennes, sont encore deux autres points dont l’importance est capitale au point de vue de la sensibilité du système récepteur.
- Dans leur brevet, MM. Lodge et Muirhead, insistent, sans cependant restreindre leurs revendications à l'emploi de ce seul instrument, sur les avantages du cohéreur à contact unique dont la figure 24 donne une idée très nette. La même figure représente un dispositif mécanique pour ramener l’appareil dans son état primitif, mais on peut tout aussi bien employer le dispositif électromagnétique représenté en figure 8.
- Un cohéreur à limaille ainsi qu’un dispositif électromagnétique pour « décohérer »
- sont représentés par la figure 2 ; ils sont l’objet d’une revendication du brevet.
- Enfin MM. Lodge et Muirhead recommandent l’emploi de plusieurs de ces instruments connectés de manière k être mis successivement dans le circuit de l’appareil récepteur au moyen d’une came tournante qui produit en même temps la décohésion, comme l’indique la figure 1 : de cette façon il y a sinon certitude, du moins grande probabilité, que l’un au moins des cohéreurs se trouvera dans les conditions requises pour être influencé par les ondes hertziennes et que l’on évitera ainsi les ratés dans la réception des .signaux qui sont fréquents lorsqu’on emploie un seul cohéreur.
- Il est un dernier point qu’il nous paraît utile de relever dans les revendications du brevet de MM. Lodge et Muirhead : c’est l’emploi de la télégraphie par ondes hertziennes entre deux stations reliées par un ou deux conducteurs métalliques incomplètement ou complètement isolés.
- Il semble en effet, que quoiqu’on aitjusqu’ici envisagé l’utilisation des ondes hertziennes que pour.la transrnissiondc signaux sans fils, leur emploi sur les réseaux télégraphiques ordinaires pourrait rendre des services. MAL Lodge et Muirhead ne se prononcent pas explicitement sur la nature de ces services ; la première phrase de leur brevet parait toutefois indiquer qu’ils ont eu vue l'accélération des transmissions télégraphiques. Mais il est un autre problème que permettrait de résoudre l’emploi des ondes hertziennes sur les réseaux télégraphiques : c’est celui de la mul-ticommunication entre plusieurs postes embrochés sur une même ligne, problème qui n’a pas été résolu encore d’une manière générale bien que des solutions partielles soient connues et appliquées. M. Turpain a été conduit à étudier cette application des ondes hertziennes dès 1895, à la suite de ses premiers travaux sur le champ hertzien dont une analyse a été donnée dans ce journal, et il y a quelques mois, avant la publication, du
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- brevet Lodge et Muirhead, ii a fait connaître un système de multicomtnunication basé sur les propriétés de ces ondes. L’exposé de ce système sera d’ailleurs l'objet d’un prochain article.
- Pour terminer ce qui est relatif au système synthone de Lodge et Muirhead il nous reste à faire connaître les résultats des essais qui ont été faits avec ce système. Malheureusement, les renseignements font défaut, les inventeurs n’ayant encore rien publié h ce
- sujet. Tout ce que nous pouvons dire, c’est que des essais faits dès le début de l’an dernier ont montré qu’il n’y a pas diminution appréciable de la sensibilité quand la distance séparant le poste récepteur du poste transmetteur croît jusqu’à i 600 mètres, distance maximum atteinte dans ces essais. Ce résultat indique donc que l’on pourrait augmenter considérablement la distance ; espérons que MM. Lodge et Muirhead voudront bien nous renseigner à ce sujet.
- J. Blondin.
- ACCUMULATEURS POUR AUTOMOBILES ÉLECTRIQUES (*)
- ACCUMULATEURS PISCA
- Une série d’accumulateurs (série ct) a été spécialement étudiée par M. Pisca pour la propulsion des automobiles ; les essais qui ont été faits avec une voiture munie de ces accumulateurs ont montré, qu’ils sont parfaitement appropriés au service en vue duquel ils ont été construits.
- Dans leur construction M. Pisca a cherché moins à obtenir une grande capacité spécifique qu’une longue durée des éléments. On sait, en effet, mais il n’est pas inutile de le rappeler, que le problème de l'application des accumulateurs à la traction des voitures comporte deux solutions : on peut, en réduisant énormément l’épaisseur et, par suite, le poids des plaques, arriver à une capacité spécifique considérable ; malheureusement, dans ce cas, les effets mécaniques dus aux changements d’état des molécules de lamatière active pendant les périodes successives déchargé et de décharge, s’ajoutant aux causes de désagrégation dues à la trépidation et aux secousses subies par la batterie, arrivent à détruire rapidement les plaques ; or, l’entretien d’une batterie qui ne peut subir plus d’une centaine de charges et de décharges sans être entièrement reconstituée ne saurait être considéré comme industriellement et commer-
- cialement acceptable. On peut,..au contraire, pour assurer aux plaques une longue durée, leur donner une épaisseur considérable/mais alors le poids de la batterie est presque prohibitif.
- Il y a donc entre ces solutions:extrêines uqe solution moyenne acceptable qu’une longue pratique de la construction des accumulateurs permet seule de trouver. Il ne s’agit pas de faire léger, ce qui est toujours possible ; il s’agit surtout de faire solide, car il y a, surtout pour les services publics, la question de la sécurité de fonctionnement qui intervient.
- Les plaques des accumulateurs Pisca, à oxydes rapportés, ont 3 à 4 mm d'épaisseur ; les positives étant un peu plus épaisses que les négatives. Les dimensions et poids de ces plaques sont indiqués dans le tableau I; dans les cinq types que comprend la série les plaques ont mêmes dimensions, les modèles ne différant que par le nombre des plaques. Les bacs sont en caoutchouc demi-durci; deux parois opposées sont munies de rainures dans lesquelles s’engagent les bords des plaques; ce dispositif assure non seulement l’isolement
- (l) Voir L’Éclairage Électrique, du 19 novembre, 24 et 31 décembre 1898, t. XVII, p. 313, 407, 522, et 345.
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- Tableau I. — Dimensions et poids des éléments.
- 2'J 3o 4«? 5ci
- Nombre de plaques 9 „ 13 15 I7
- y Longueur extérieure mm 220 220 220 220 220»
- Récipient f Largeur » ........ 9- IIO 128 14e i 164
- Hauteur extrême » 335 335 335 335 sss
- Largeur . . . .* » .200 200 200 200 200
- \ Hauteur » 200 200 200 200 200
- Plaques Surface (2 faces) dem2 j Surface positive totale d'un 4 4 4 4 4
- élément * • • . » 16 20 2+ 28 32
- • Plaques d’un élément kg 1 Queues et contacts » 11.250 '3,750 16,*5" 4,850 18,750 21,250 6,350
- Poids ) Bac. liquides et accessoires ... » 3,75° 4’2o° 5,550
- / Total >» 18 2I,IOQ 24,300 27,600
- s -> de 44 éléments » 660 793 928 ,069 12,4 .
- Tableau II. — Débit, capacité, puissance, etc.
- Duree de la décharge, en heures..............
- par dem- de surface positive
- Débit normal \ par plaque positive.......
- en ampères. j par kilogramme d'élément .
- par élément..............
- Force électromolrice par élément, en volts . . .
- par kilogramme de plaque. Puissance normale \ par kilogramme d’élément.
- en watts. j par élément................
- pour 44 éléments.........
- r . . . par kilogramme de plaque,
- apaci e \ kilogramme d’élément,
- en amperes-heure. t * ...
- c . par element...........
- * 4 par kilogramme de plaque.
- Énergie \ par kilogramme d’élément.
- en watts-heure. ) par élément................
- pour 14 éléments.........
- F.nergic en chevaux-heure pour 44 éléments . .
- ' par kilowatt.............
- Poids d’éléments . j par kilowatt-heure......
- par cheval-vapeur-heure . .
- 3 D9 7,8 3 D9 3 7,7 3 D9 7,7 D9 7,1
- 30,9 38.8 46,4 54,1 61,8
- 5,3 5,3 5,4 5,4 5,4
- 5S-7 73,3 88,1 102 ’7 - ii7,4
- ,583 3 226 3879 4522 5 160
- 8,4 8,5 8,6 8,6 8,6
- 6,4 6,5 6.6 6,6 6,6
- 92.8 116 139,2 162,4 [85,6
- 16 *6 16.2 16,2 16,2
- 12 j 2 12,6 12,6 12,6
- 176 219 264 308 352
- 7 749 9678 “637 '3566 15498
- io,5 13,2 16 >8,5 21,1
- 255 246 240 234 234
- 85 82 80 78 78
- 63 60 s» 57 57
- des électrodes, mats encore la solidité de l’ensemble. Les couvercles, à double cloisonnement, s’opposent complètement aux projections de liquide, en laissant libre passage aux gaz.
- La durée normale de la décharge de ces accumulateurs est de trois heures; c’est h ce régime de décharge que se rapportent les indicateurs du tableau IL On peut d’ailleurs sans inconvénients réduire la durée de la dé-
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- charge à une heure et demie ; ia capacité n’est plus alors que les 92 centièmes environ de celle qui est indiquée dans le tableau pour chaque type d’éléments. Si au contraire on
- double la durée de la décharge, c’est-à-dire si on la porte à six heures, la capacité se trouve multipliée par 1,2.
- J. Reyval.
- ANALYSE ÉLECTROLYTIQUE (')
- Séparation du nickei. et du fer. ~ Nous avons déjà eu occasion de signaler sur ce sujet le travail de M. Engels ('), où l’on précipite le nickel en présence du peroxyde de fer en suspension dans le liquide. Vortmann et M. Ducru opèrent de même ; ce dernier affirme que la quantité de fer entraînée dans le dépôt de nickel est toujours a peu près la même (0,001 gr à 0,002 gr) pour un poids de o,'j gr à o,5 gr de fer et peut donc faire l’objet d’une correction constante.
- B. Neumann (2) a entrepris de vérifier ce qui se passe lorsque l’on fait varier les quantités d’oxyde de fer en suspension et la durée d’action du courant. Il employait dans ses expériences 25 cm3 d’une solution de sulfate de nickel contenant 0,5 gr de nickel et ajoutait des volumes variables d'une solution de sulfate ferreux renfermant 5 gr de fer pour 500 cm3. La solution de nickel était d’abord additionnée d’ammoniaque jusqu’à redissolution du précipité formé, on ajoutait ensuite 5 gr de sulfate d’ammoniaque, puis la solution de fer péroxydé à l’aide de brome ou d’eau oxygénée. On amenait ensuite le tout à 150 cm3 et l’on chauffait à 5o°-6o°. La densité du courant a été de 1,5 et de 2 ampères ; la durée des expériences de 1 heure et demie et de 3 heures.
- La quantité de fer déposée avec le nickel a varié avec la dose de fer en présence ; cette quantité n’est pas négligeable, meme dans des opérations industrielles, lorsque l’essai renferme plus de 0,05 gr à 0,1 gr de fer. En effet, dans deux expériences où la liqueur
- (<) L'Éclairage Électrique, t. XIV, p. 106. (2'i Chem. Zeit., t. XXII, 1898. p. 731.
- contenait 0,25 gr et 0,1 gr de fer, on en a retrouvé 0,0079 et 0,003 gr dans le dépôt de nickel; ces résultats ne sont pas tout à fait d’accord avec ceux qu’indique M. Ducru. La durée de l’opération a également une influence sensible, de même que la présence de sel ferreux dans la liqueur. Dans les deux cas, la teneur en fer augmente dans le nickel déposé, toutes choses égales d’ailleurs. L’intensité du courant ne paraît pas avoir grande influence, du moins lorsque l’on fait uSage d’une capsule comme cathode. %
- L’auteur pense que le dépôt de fer provient de ce que l’hydrogène dégagé à la cathode réduit du peroxyde, le composé ferreux formé subissant ensuite l’action du courant.
- M. Ducru recommande cette méthode de séparation pour l’analyse des aciers au nickel. Neumann pense également que ce procédé est plus rapide que tous les autres et conseille d’opérer comme il suit. On dissout 5 gr de tournure à l’aide d’acide sulfurique étendu dans un ballon jauge de 500 cm8: l’oxydation du carbone et du fer se fait en ajoutant apres quelque temps de l’eau, oxygénée, ce qui produit immédiatement une solution jaune et limpide. On ajoute ensuite du sulfate d’ammoniaque dissous, on précipite le fer par l’ammoniaque et, après avoir fait bouillir, on remet de l’ammoniaque en grande quantité. Après refroidissement, le volume est complété à 500 cm3. On filtre ensuite 100 cm3 = 1 gr d’acier ; le liquide clair est additionné de sulfate d’ammoniaque et d’ammoniaque, comme il a été dit; on dilue enfin un peu et l’on électrolyse à chaud avec
- C) L'Éclairage Électrique, du n juin 1898. t. XV, p. 452.
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- 1 à 2 ampères sous 3,4 à 3,8 volts. L’opération dure 1 heure et demie à 2 heures. On néglige ainsi le volume du précipité d’hydrate ferrique; en présence de beaucoup de fer, comme lorsqu’il s’agit d’aciers pauvres en nickel où 100 cm1 renferment presque 1 gr de fer, l’erreur ne doit pas dépasser 0,5 p. 100 de la quantité de nickel trouve. Avec des produits plus riches en nickel, l’erreur serait évidemment moindre.
- Le procédé est également applicable à l’analyse du minerai de nickel. Celui-ci est dissous dans l’acide chlorhydrique avec addition ultérieure d’acide azotique : la solution est évaporée avec de l’acide sulfurique jusqu’à production de vapeurs blanches, puis on reprend par l’eau et, dans ce liquide, on précipite Cu,As,Sb,parl’hydrogène sulfuré. Après avoir filtré, on chasse l’hydrogène sulfuré, on peroxyde le fer avec le brome ou l’eau oxygénée et l’on achève comme précédemment, en s’arrangeant de manière à ce que 100 cm3 de la solution correspondent à 1 gr de minerai. Le dépôt électrolytique de nickel contient le cobalt, s’il y en a dans la substance. Dans une expérience de contrôle, l’auteur a débarrassé de cobalt la solution des chlorures suivant le procédé de Rothe. c’est-à-dire en l’agitant avec de l’éther qui dissout le fer et le cobalt; les résultats ont été satisfaisants.
- tkiels. — Le Bulletin de la Société chimique de Paris (') donne la suite des travaux de M. Hollard traitant cette fois du dosage électrolytique du plomb dans les métaux industriels. Les détails de ces séparations, étudiées par un auteur très familiarisé avec l’analyse des métaux couramment employés, sont intéressants à connaitre bien qu’ils ne soient que l’application des principes déjà connus. Nous ne faisons toutefois que les signaler, le Mémoire de M. Hollard ayant été récemment publié dans ce journal.
- L’auteur se sert du cône de Lukow, appa-
- reil généralement moins commode que les capsules de Classen, mais présentant cependant l’avantage de rendre possible l’emploi d'un assez grand volume de liquide (jusqu’à 350 cm3 environ dans les exemples cités) et de permettre le travail dans une solution au fond de laquelle se trouve un dépôt, ce qui, la plupart du temps, n'est pas très recommandable avec une capsule. Pour mieux fixer le bioxyde de plomb, le cône servant d’anode est dépoli et peut alors recevoir, avec les dimensions indiquées dans le mémoire cité, un dépôt bien adhérent d’oxyde correspondant à 0,2 gr de plomb, soit 0,25 environ de PbO2. Nous ferons cependant observer à cettè occasion que Classen affirme pouvoir déposer jusqu’à 4 gr de bioxyde de plomb par 100 cm3 de surface de capsule dépolie (*).
- La dessiccation du bioxyde, pour qu’il devienne bien anhydre, est faite à 200" pendant un quart d’heure.
- L’auteur s’occupe du plomb pur, du dosage du plomb dans le zinc commercial, dans les alliages de plomb et d’étain et dans l’étain commercial, dans le cuivre du commerce et dans les alliages du cuivre, laitons et bronzes. La séparation d’avec l’antimoine n’a pas donné de résultats.
- Dans le dosage du plomb pur, M. Hollard indique qu’il électrolyse avec un courant de 0,15 ampère, en ajoutant « qu’on n’a pas à se préoccuper du nombre de volts ». Avec une source de force électromotrice donnée, le voltage du courant fermé sur la cellule dépend naturellement de la résistance de celle-ci; mais en admettant que la valeur de la force électromotricc n’ait pas d’influence sur la marche de l’opération, nous serions cependant reconnaissant à l’auteur de nous indiquer le voltage aux bornes de la source qu’il emploie, afin de permettre d’arriver à l’intensité nécessaire sans trop de tâtonnements, en observant les autres conditions indiquées.
- Pour les autres détails de ces opérations,
- 0 1898, t. IX, p. yu.
- (<) Classf.n, 4e éd. ail., p. 18t.
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- tels que les quantités de matières et de réactifs à employer, nous renverrons le lecteur à L'Eclairage Electrique du 31 décembre.
- Dosage de manganèse. — La précipitation électrolytique du manganèse et sa séparation d’avec le fer, objets de nombreuses recherches déjà, ont été étudiées à nouveau par Fréd. Kaeppttt. (*). L’auteur s’est spécialement proposé d’obtenir un dépôt adhérent avec un poids de bioxyde assez considérable et d’éviter la calcination de ce dépôt pour le transformer en oxyde rouge avant la pesée, car cette pratique altère toujours un peu la surface du platine.
- On se rappelle que Engels est parvenu à faire adhérer convenablement à l’anode jusqu’à 0,4 de peroxyde en opérant avec une solution neutre contenant de l’oxalate d’ammoniaque et de l’alun de chrome. L’expérience ayant montré que la présence d’acide acétique dans le liquide est très favorable pour faire adhérer le dépôt de bioxyde, Kaeppel eut l’idée d’employer un composé susceptible de se transformer en cet acide avant de se détruire complètement par oxydation, et s’adressa d’abord à l’aldéhyde acétique. Il obtint bien un dépôt noir adhérent, mais reconnut l’impossibilité de précipiter la totalité du métal ; avec l’acide formique, la précipitation est encore plus incomplète. Il eut ensuite recours à l’acétone qui, meme à forte dose, ne produit pas le même inconvénient. Il ne restait plus alors qu’à déterminer les meilleures conditions expérimentales avec ce réactif.
- D’abord, pour éviter la formation d’un peu d’acide permanganique et le dépôt d’une petite quantité de manganèse métallique sur la cathode, il est bon de former celle-ci de deux lames de platine suspendues dans le liquide, au moins quand on opère avec un poids assez fort d,e manganèse; autrement il est souvent nécessaire d’ajouter quelques gouttes d’acide acétique vers la fin de l’opé-
- r anorg. chm., 1898, t. XVI, p. 268.
- ration. La tension du courant, dans les expériences citées, était de 4 volts à 4,25 volts avec une intensité de 0,6 à 1,2 ampère. La température du bain étant maintenue constante à 5o°-55°, on précipite ainsi de 0,15 gr à 1,6 gr de perox}rde de manganèse dans l’espace de 2 à 5 heures et demie. La dose d’acétone ajoutée variait de 1,5 à 10 gr, suivant la quantité de manganèse présente. En faisant usage comme anode d’une capsule dépolie de Classen, on peut obtenir jusqu’à 1,6 gr de peroxyde parfaitement adhérent. Il est d’ailleurs important de chauffer la capsule bien uniformément partout; on y arrive en la plaçant au-dessus de deux toiles minces d’amiante séparées par un intervalle de 2 cm et en dessous desquelles se trouve une petite flamme de gaz. Si l’on n’observe pas cette recommandation, le dépôt sc soulève et peut même se détacher dans les parties les plus chauffées. Il faut également veiller à ce que, par suite de l’évaporation du liquide, le dépôt du peroxyde ne se dessèche pas sur les bords.
- La calcination de ces dépôts altère toujours lasurface des capsules de platine et, en outre, il se produit facilement des petites pertes de particules entraînées. D’autre part, Classen ayant essayé de peser le bioxyde rendu anhydre par une dessiccation convenable, avait abandonné ce procédé parce que le produit obtenu était fortement hygroscopique, ce qui empcche d’en prendre le poids avec exactitude. Malgré cet inconvénient, Kaeppel a repris l’idée de Classen. Il affirme que l’on peut obtenir un poids rigoureux en faisant une première pesée aussi approchée que possible, puis une seconde très rapide après une nouvelle dessiccation.
- Kaeppel essaya également son réactif pour séparer le manganèse et le fer, mais n’obtint pas de résultats satisfaisants. En prenant la capsule comme cathode, il put précipiter une partie du fer à l’état métallique, mais il se produit également un dépôt d’oxydes hydratés des deux métaux. Il faut donc encore renoncer à l’idéal de voir simultanément se
- (l) Zeits. fur
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- déposer le manganèse sur l’anode et le fer sur la cathode. Kaeppel revint alors à l'étude de procédés déjà connus et s’arrêta aux solutions contenant du pyrophosphate de sodium.
- Un dosage approximatif, pour lequel les pertes varient de 0,3 à 1 p. 100, est donné par le procédé suivant : les solutions des sulfates de fer et de manganèse (environ 0,8 gr FeSO1 7 Aq et 0,17 gr Mn SO*j sont introduites dans une solution bouillante de 6 gr de pyrophosphate de sodium en remuant constamment ; quand le liquide est devenu limpide, on ajoute 3kg gouttes d’acide phos-phorique ; la réaction du mélange reste alcaline. Après refroidissement, on électrolyse avec un courant de 3,75 à 4,25 volts et 0,7 à 1.8 ampères L’expérience dure de 10 à 14 heures; comme elle n’exige pas de surveillance, on peut la faire marcher pendant la nuit, de sorte que le procédé pourrait être avantageux dans certains cas malgré son peu de rigueur, pour trouver la composition approchée d’un alliage.
- L’auteur obtint ensuite des résultats tout à fait satisfaisants en portant la température du bain à 35-40°, la quantité du pyrophos-phatc ajouté à 12 gr et le volume du liquide à 230-250 cm3, Dans ces conditions, la durée de l’opération est réduite à 8-9 heures et le manganèse reste presque complètement en solution ; vers la fin de l’analyse seulement, l’on voit apparaître quelques flocons de bioxyde nageant dans la liqueur, mais sans pouvoir causer d’erreur. On lave le dépôt de fer sans interrompre le courant, puis on rince plusieurs fois à l’alcool absolu et l’on sèche à température modérée.
- En résumé, on peut ainsi doser le fer en présence du manganèse, ce que Kaeppel considère comme un progrès important dans l’état de la question, mais il est toujours impossible de doser le manganèse en présence du fer, chose qui serait assurément plus intéressante pour la pratique, quoi qu’en dise Fauteur, au moins lorsqu’il s’agit de l’analyse des alliages industriels. G. Arth.
- LAMPES A ARC ENFERMÉ THOMSON HOUSTON
- Fort répandues aujourd’hui aux États-Unis, les lampes à arc enfermé commencent à être utilisées en France. C’e'st qu’en clfct les lampes de ce genre présentent sur les lampes à arc libre de nombreux avantages, bien connus des lecteurs de L’Éclairage Electrique par les articles et revues qui ont été publiés dans ce journal à ce sujet (*),
- clos, a X, p. 313, 340, 403, — Thomson (e!). Economie comparée des lampes à arc libre et enfermé, t. XII, p. 312 et 384. -- Lori. Sur l’arc enfermé, t. XVII, p. 544. — Blondel, (A.). Sur le rendement lumineux de l’arc électrique, t. X, p. 289, 496 et 539. -- Matthews (Ch.), Thomson (W.-H.) et IIubish (J.-E.). Etude photométrique de l’arc enfermé, t. XVII, p. 363. Ainsi que les descriptions des lampes Adams, t. XII, p. 55. Bergman, t. XIV. p. 237, Brockie, t. XVII, p. iSo, Davy, t. XVII, p. 151, Jandus, t. V, p. 313, t. VI, p. 325, t. VII, p. 212 et 342, Mosek, V XIV, p. 237, Moyer, t. XIV, p. 237, Sonia, t. XVII, P- 488, Spencer, t. XIV, p. 238.
- avantages dont les principaux sont ; F accroissement considérable de la durée des charbons ; 2" plus grande simplicité du mécanisme de réglage ; 3° possibilité du montage individuel sur canalisations à no volts sans perte trop considérable d’énergie. L’accroissement de la durée des charbons, durée qui atteint une centaine d’heures et plus, a d'ailleurs pour conséquences non seulement une économie importante dans la dépense de charbons et dans la main-d’œuvre nécessaire pour leur remplacement, mais encore une diminution de fréquence de visites qui contribuent largement à la destruction rapide d’une lampe ordinaire ; il en résulte par conséquent une réduction notable des frais d’entretien, encore accrue par la simplicité du mécanisme de réglage.
- Parmi les types de lampes à arc de longue
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- durée' actuellement en usage en Amérique ceux de la General Electric Company, que construit en France la Compagnie française pour l’exploitation des procédés Thomson-Houston. ont acquis une réputation méritée. Ce sont ces lampes que nous allons décrire ; nous les diviserons en deux groupes suivant qu’elles sont à courant continu ou à courants alternatifs.
- I. I,AM1‘F.S a courant continu
- Dans ces lampes ou bien le courant est amené directement au charbon supérieur, ou
- Fig. i. — Lampes à deux solénoïdes.
- bien celui-ci est serré dans un porte-charbon hxé lui-même à une tige de cuivre qui reçoit le courant par un petit balai en bronze phosphoreux. Les lampes de ce dernier type sont dites à tige d‘alimentation ; celles du premier sont dites à alimentation directe.
- Les lampes à tige d’alimentation, les premières comme date de construction, fonctionnent bien ; mais, par suite de la tige qu’elles renferment, leur hauteur est de 94 ou ny cm suivant le modèle, hauteur qui a été trouvée trop grande et qui a limité l’emploi de ces lampes à certains cas particuliers.
- L’alimentation directe du charbon supé-
- rieur a permis de réduire la hauteur à 75 cm environ, sans cependant diminuer la durée d’allumage des charbons- qui peut atteindre 130 et 150 heures.
- i° Lamtes a tiges d’alimentation. — Le type comprend deux modèles différents, les lampes à deux solénoïdes et les lampes à quatre solénoïdes.
- a). Lampes à deux solénoïdes. — Deux solénoïdes, réunis en tension avec l’arc, commandent au moyen de leur armature une mâchoire qui agit sur la tige de cuivre porte-charbon.
- Dans la position où se trouve la mâchoire sur le schéma de la figure 1, le réglage de la lampe est sur le point de s’opérer, car lorsque les taquets w, Wj viennent à porter sur le collier o du curseur L, la mâchoire s’ouvre et laisse glisser la tige porte-charbon. Dès que cette tige légèrement descendue, la longueur de Tare ayant diminue, l’intensité augmente, les armatures sont soulevées, et le plateau support de la mâchoire y, entraîné, vient soulever le curseur L.
- Lorsque la lampe, une fois réglée, continue à fonctionner, la mâchoire descend graduellement, parce que l’intensité qui traverse la lampe diminue constamment par suite de l’usure des charbons. Pendant tout ce mouvement, la mâchoire reste serrée et entraîne la tige et le charbon. Lorsque le collier o' du curseur vient à buter contre les joues inférieures des électro-aimants, il s’arrête, et tout le reste continue à descendre jusqu’à ce que les taquets m et w, viennent toucher à nouveau le collier o ; à ce moment les mâchoires s’ouvrent et le réglage se reproduit. L’usure des charbons étant extrêmement faible, 1,5 mm par heure pour le charbon supérieur, et o,6 mm pour le charbon inférieur (essai n° 2248 du Laboratoire central), on voit que ce réglage ne se produit que toutes
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- les huit ou dis heures. Il est. du reste, extrêmement rapide, et n’influe pas sensiblement sur la lumière émise.
- Pour que toutes ces lampes marchent dans de bonnes conditions il faut, à cause de la répartition de la lumièr.e, et à. cause de l’inégalité d’usure des deux charbons, que le courant ne soit pas inversé dans la lampe. Si, pour une raison quelconque, l’on ne pouvait reconnaître le sens du courant avant de monter la lampe, il suffirait d’examiner l’arc à travers un verre noir. Les deux points lumineux produits par l’arc sur chaque charbon sont extrêmement brillants; mais, comme j on sait, celui qui correspond au pôle positif j est plus grand que l’autre. D’autre part, en éteignant la lampe après quelques instants de fonctionnement. le charbon supérieur doit présenter une surface incandescente plus grande que le charbon inférieur, si la lampe est convenablement reliée au circuit. Il sera toujours facile, par conséquent, de vérifier si la lampe est bien montée.
- b). Lampes à quatre solénoïdes ai'ec enroulement différentiel. — Dans le corps de ces lampes se trouvent deux paires de bobines, l’une M, placée en série, l’autre N, en dérivation. Elles commandent respectivement deux armatures qui, par le moyen d’une mâchoire convenablement réglée, laissent glisser la tige du porte-charbon ou la maintiennent fixe.
- Le courant passe de la borne positive P (fig. z) dans le rhéostat, traverse les deux bobines en série, se rend de là à la tige qui alimente le charbon supérieur, forme l’arc, et du charbon inférieur va directement à la manette du commutateur L, dont la mâchoire K est fixée à la borne négative. Si la lampe vient à cesser de fonctionner pour une raison quelconque, un interrupteur automatique I la met en court-circuit, et envoie le courant, ainsi qu’il est facile de le voir par l’examen du schéma de la figure 2, à travers le rhéostat total ACB qui est calculé pour absorber exactement l’cnergie que con-
- sommait la lampe. Ce dispositif permet d’éviter qu’un accident survenu à un seul appareil n’entraîne l’extinction de tout un groupe de lampes placées en série.
- Le rhéostat, dont nous avons parlé au début, a l'une de ses extrémités reliée directement à la bonté positive de la lampe; il sc compose de deux parties groupées en tension : l’une AC que l’on règle suivant le voltage du réseau et à l’extrémité de laquelle se trouve la prise de courant destinée à l’alimentation de la lampe; l’autre CB, qui est calculée pour absorber ce que consomme l’arc.
- C’est entre l’extrémité de cette dernière résistance et l’autre borne de la lampe que se trouve placé l’interrupteur automatique qui, en agissant, met en circuit l’ensemble du rhéostat, remplaçant ainsi exactement la lampe au point de vue de la consommation de courant.
- Les lampes de ces deux modèles peuvent être groupées par deux en série sur des circuits variant de 200 à 250 volts et par cinq sur des circuits de 450 à 500 volts. Chaque série doit être munie de plombs fusibles, la capacité de chaque lampe ne devant pas
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- dépasser de plus de 30 p. 200 la capacité normale.
- Le tableau suivant donne les spécifications de ces lampes.
- SPÉCIFICATIONS . K, VOUS. 500 volts.
- Longueur totale en cm 94 119 94 i no
- Poids avec globe en kg . i4»5 i9,5 ie>,5 20
- Intensité du courant en [
- ampères 5
- Durée en heures 100 150 100 I 150
- 2'’-Lampes a alimentation directe. — Dans ce système lu griffe qui maintient le char-
- bon supérieur se déplace dans le tube T qui reçoit le courant (fig. 3). Le contact entre ce tube et la griffe se fait au moyen de ressorts latéraux qui frottent contre la partie intérieure du tube T et transmettent ainsi directement le courant au charbon positif.
- Chacune de ces lampes étant réglée pour l’intensité de courant à laquelle elle doit fonctionner, cette intensité ne varie pas de plus de un dixième d’ampère si les variations de voltage ne s’écartent pas de plus de 2 p. ioo du voltage normal.
- Les lampes à alimentation directe comprennent deux modèles :
- a). Lampes de 3 et de 5 ampères à simple soléna'ide. — La figure 3 donne le schéma du montage de ces lampes.
- Le courant traverse le rhéostat R; un cur- t bons à 75 ou -Bo volts. Le courant passe seur F glissant sur ce rhéostat permet d’ame- I ensuite par le solénoïde, la 'mâchoire et le ncr la différence de potentiel entre les char- | tube T, se rend de là au charbon supérieur,
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- forme l’arc, et du charbon inférieur retourne à la borne négative de la lampe par l’intermédiaire d’un commutateur.
- Le montage des charbons sc fait par la partie inférieure de la lampe et il n’est pas nécessaire, pour l’effectuer, de démonter le petit globe. Le globe extérieur est maintenu en place par un enclenchement automatique commandé par une vis à tète molletée placée sur le côté de la lampe. Ce système permet de laisser descendre de toute sa hauteur le globe extérieur qui est soutenu par deux tiges. On peut ainsi remplacer les charbons sans avoir à enlever le grand globe.
- b) . Lampe miniature. —Construite d’après les mêmes principes que les précédentes, cette lampe est destinée à permettre l’adoption de la lumière par arc, meme pour les espaces très restreints.
- Sa longueur totale est de 45 cm; son poids de 4, 3 kg. Elle se règle pour 2,5 ou 3 ampères sur un circuit à 100 ou 120 volts. Le voltage entre les charbons doit se maintenir entre 73 et 75 volts. La durée d’éclairage est de 40 à 45 heures à 2,.5 ampères et de 35 à 40 heures à 3 ampères.
- c) . Lampe marine. — Cette lampe ne diffère des lampes décrites en premier lieu (a) qu’en ce que sa construction est extrêmement solide ; un grillage en fer protège le
- globe extérieur; la durée d’allumage est de 130 à 150 heures.
- d) _. Lampe 220 volts. — Ce modèle a été construit pour permettre l’emploi d’une lampe unique en dérivation sur une canalisation à 220 volts; elle absorbe 2,5 ampères sous une différence de potentiel à Tare de 150 volts. La longueur de l’arc est de 28 mm, La lumière émise est plus faible que celle donnée par une lampe de 5 ampères sous 110 volts.
- e) . Lampe différentielle. — Cette lampe comporte deux enroulements, l’un sérié, l’autre shunt, montés sur le même axe. Son fonctionnement est identique à celui des lampes de 3 ou 5 ampères.
- f'. Lampe à courant constant. — Cette lampe, qui marche avec une différence de potentiel aux bornes de 70 à 75 volts, peut se construire pour des intensités de 3 à 6,6 ampères. Son mécanisme comprend simplement deux solénoïdes à action différentielle montés sur le même axe et un dispositif mettant la lampe en court-circuit quand les charbons sont complètement brûlés.
- Le tableau suivant indique les spécifications de ces lampes à courant continu, à alimentation directe.
- SPÉCIFICATIONS °lts_ Marine. 22c volts. 500 volts. '5 ampères. SÉRIE
- Longueur totale en cm 72 72 45 72 80 80 75
- Poids avec globe en kg 4,3 II 10,5 12,5 13
- Intensité du courant en ampères . 3 5 2,5-3 5 6,6
- Durée en heures 75 300-150 40-45 130-130 130-150 130-150 100-120
- II. Lampes a courants alternatifs
- Ces lampes sont construites pour des fréquences de 42 à 125 périodes par seconde, la seule différence entre elles consistant dans l’enroulement de la bobine de -self-induction.
- Elles se divisent en deux groupes : i° lampes marchant en dérivation sur des circuits de 100 à 120 volts; 20 lampes marchant en série sur des circuits à haute tension.
- i° Lampes en dérivation. —Le mécanisme
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- est placé sur un support à double base, ayant pour but de le protéger, par un manchon d’air, de la chaleur dégagée par l’arc. Il consiste en une bobine d’induction placée au sommet de la lampe et reliée en série avec l'arc et avec deux bobines d’électro-aimant. La bobine d’induction ne consomme que
- 35 watts environ. Les deux bobines d’électroaimant agissent sur une tige porte-charbon et règlent la longueur de l’arc à i cm envi-
- Le charbon supérieur est fixé par une griffe qui se déplace dans le tube principal et qui est munie de ressorts latéraux formant con-
- Fig-
- tact électrique entre le tube et le charbon ; cette lampe rentre ainsi dans la série des lampes à alimentation directe.
- La marche du courant dans la lampe est la suivante :
- Il traverse la bobine d’induction, se rend au charbon inférieur, forme l’arc, traverse le charbon supérieur, la tige principale, et enfin les bobines d’électro-aimant.
- Lorsque l’arc augmente par suite de l’usure des charbons, et que, par conséquent, l’intensité diminue, les armatures étant de moins en moins attirées font descendre la
- tige principale jusqu’à ce que deux taquets qui commandent la mâchoire viennent toucher le chapeau du petit globe. A cet instant la mâchoire s’ouvre et laisse légèrement descendre le charbon.
- Aussitôt, l’arc ayant diminué de longueur, l’intensité de la lampe augmente, les armatures sont de nouveau attirées, et la mâchoire soulevée saisit à nouveau le charbon et le maintient jusqu’à ce qu’un nouveau réglage devienne nécessaire.
- La lampe consomme six ampères sous io+ volts. La consommation apparente est
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- donc de 625 watts; sa consommation réelle de 430 à 450 watts.
- Ces lampes marchent très régulièrement, sans aucun bruit, à condition toutefois que les variations de voltage du circuit sur lequel elles sont placées ne soient pas supérieures à 2 p. 100.
- La bobine d’induction placée à leur sommet permet le réglage de ces lampes sur un réseau dont le voltage peut être compris entre 98 et 120 volts, et dont les fréquences peuvent être de 42, 50, 83 ou too périodes par seconde.
- En se reportant au schéma de la lampe (fig. 4), voici les différentes connexions à faire suivant le nombre des périodes du réseau : i" pour 42 périodes pur seconde à 104 volts indiqués, relier le fil C à la borne -A et le fil I) à la borne II; 2'’pour 50 périodes par seconde à 104 volts indiqués, relier le fil C à la borne E et le fil D if la borne II ; 3” pour 83 périodes par seconde à 104 volts indiqués, relier le fil C à la borne B et le fil D a la borne II : 4° pour 100 périodes par seconde à 104 volts indiqués, relier le fil C à la borne F ctlcfil I) à la borne II.
- Pour un réseau dont la différence de potentiel est inférieure à 104 volts, il faut diminuer l’action de la bobine de self et mettre le’fil D h la borne I. Si, au contraire, la différence de potentiel est Supérieure à 104 volts, il faut augmenter l’action de la bobine en reliant le fil D aux bornes III, IV, V ou VI proportion-. neUement à l’augmentation de la différence de potentiel.
- On doit employer simultanément dans ces lampes un charbon homogène et un charbon à mèche et indifféremment' comme charbon supérieur ou inférieur.
- Le montage des charbons s’effectue de la même façon que dans les lampes h simple so-lénoïde pour courant continu.
- Dans les lampes construites pour 60 et 125 périodes par seconde, il n’existe que deux bornes, l’une A correspondant à 60 périodes par seconde, l’autre B à 125.
- Les connexions pour les variations de vol-
- tage sont identiques à celles de la lampe que nous venons de décrire.
- 20 Lampes marchant en série sur un circuit a haute tension. — La General Electric C° vient de construire récemment des lampes à arc de longue durée destinées à marcher en série sur les circuits à courants alternatifs de haute tension.
- Plusieurs deces lampes sont déjà en service en Amérique, et elles ont donné toute satisfaction.
- E11 apparence, la lampe est identique à celle que nous venons de décrire, mais lemé-canisme en est différent. C’est une lampe avec enroulement différentiel, shunt indépendant et bobines en série ; les bobines sont montées sur le même axe. Il n’y a dans le circuit aucune bobine de réaction, ces lampes étant alimentées par un courant constant fourni par un transformateur spécial. Elles absorbent normalement 6 ampères, et la différence de potentiel à l’arc est comprise entre 70 et 75 volts ; la durée du charbon est de 80 à 100 heures.
- Le transformateur se fait de différentes puissances, soit pour 25, 50, 75 ou- 100 lampes.
- On obtient la courant constant du transformateur au moyen d’une bobine primaire fixe et d’une bobine secondaire qui peut s’éloigner ou se rapprocher de la bobine primaire. Ce mouvement est entièrement automatique et proportionnel au voltage demandé, ce qui permet de maintenir le courant du circuit secondaire absolument constant, quel que soit le nombre de lampes en service.
- Les bobines du transformateur sont enfermées dans une enveloppe remplie d’huile dans laquelle la bobine du secondaire peut se déplacer librement. Son mouvement est déterminé par des contrepoids qui sont réglés une fois pour toutes.
- A pleine charge, la bobine secondaire se place absolument contre la bobine primaire, la force électromotrice aux extrémités du secondaire étant alors maxima. De la pleine
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- charge à zéro, le réglage est entièrement automatique, la bobine secondaire prenant une position donnée par rapport à la bobine primaire, suivant la résistance variable du circuit secondaire. Le courant reste ainsi prati-quement constant à toutes les charges.
- Pour un petit nombre de lampes, 50 ou 60 par exemple, on n’emploie qu’un seul circuit secondaire. Pour un plus grand nombre, 011 le divise en deux ou trois sections; à cet effet, les exirémitésde chaque section sont reliéesà des bornes auxquelles doivent être connectés les différents circuits, le nombre des lampes placées sur chaque circuit dépendant de la limite maxima d.u voltage.
- En adoptant ce circuit multiple de connexion on augmente la puissance d’isolement de la ligne et le danger de manœuvre se trouve considérablement réduit.
- Kg. j.-Lamp:; à réflecteur.
- Cette dernière méthode doit être adoptée lorsqu’on emploie de grands transformateurs donnant une force électromotrice de plus de 3 à 4 000 volts.
- Ces transformateurs peuvent être installés soit à la station centrale, soit dans des batiments spéciaux, soit meme dans une fosse placée dans la rue.
- Toutes les lampes qui viennent d’être décrites, sauf la lampe miniature, sont construites pour recevoir soit un globe externe, soit un réflecteur (fig- à).
- L’absorption de la lumière par les globes extérieurs varie de 10 à 30 p. 100 suivant la qualité du verre employé.
- Les réflecteurs sont en porcelaine bien vernie intérieurement.
- — Rép;irtitic
- Les figures 6 et 7 montrent la répartition de la lumière avec le second globe et avec le réflecteur.
- Nous disions, au début, que l’emploi de ces lampes à longue durée procure une économie importante dans l’entretien. On peut facilement s’en rendre compte:
- Admettons que le temps passé pour le nettoyage et le changement de charbons des lampes soit d’une demi-heure par lampe à longue durée, et d’un quart d’heure par
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- lampe ordinaire, en supposant la main-d'œuvre à 0,50 fr l’heure. Pour un éclairage moyen de sept heures par jour, soit deux-cents heures par mois, la dépense ne sera guère que de 1 fr pour deux lampes h longue durée, contre 7,50 fr pour deux lampes ordinaires qui doivent être visitées tous les jours.
- L’usure des charbons étant d’environ 25 cm en cent heures pour les lampes à arc enfermé et de 20 cm en sept heures pour les lampes à arc libre, la dépense mensuelle de charbons ressort à 0,60 fr pour 2 lampes du premier type et à 7,20 fr pour deux du second, les charbons étant comptés à 0,60 frie m.
- Dans les lampes à longue durée, il faut remplacer les petits globes au bout de quatre
- cents heures en moyenne ; ces globes coûtant 1,20 fr, c’est donc une dépense mensuelle de 1,20 fr pour deux lampes fonctionnant dans les conditions indiquées.
- La dépense mensuelle totale d’entretien de 2 lampes à longue durée sera donc de 1 -+-0,60 + 1,20 = 2,80 fr, tandis qne celle de deux lampes à arc libre sera de 7,50 -f- 7,20 = 14.70 fr. L’économie d'entretien ressort donc à 11,90 fr pour une installation de deux lampes. Il est vrai qu’une partie de cette économie est compensée par une plus grande consommation d’énergie à éclairement égal, mais il reste néanmoins une économie assez importante qui justifie l’extension prise par les lampes à arc enfermé. T. Pausert.
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Four Maxim pour la fabrication du carbure de calcium.
- Nous donnonsci-dessous la coupe verticale de ce four décrit dans le numéro de ce journal du 7 janvier, l’omission des lettres sur le cliché de la ligure 12 (p. 19) ne permettant pas de suivre la description : nous reproduisons la partie de cette descrition qui se rap-
- Dans le four Maxim le mélange de chaux et de charbon disposé en une longue colonne E est chauffé par un mélange d'air chaud admis par les tuyaux H et de gaz combustible admis par H,, au bas de la colonne, et qui brûlent en la traversant. Les flammes ainsi produites vont, par ee,e2e3. dans la chambre .1, dont elles s’échappent par e., après avoir chauffé les tuyauteries d’air K. K et de gaz combustible K, K,; de .1. cet air et ce gaz passent par k et k, dans le surchauf-feur L. puis, de là, aux tuyères H et H,, avec dérivation d’une partie de leur volume total, qui vient sc brûler en M, de manière a porter le surchauffeur L à une température surélevée.Les tuvaux de J et de L sont en
- magnésie. Le mélangé de chaux et de char
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- T. X\III — N“ 3
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- bon (deux de charbon gras pour un de chaux en briquettes poreuses) tombe en partie fondu' en C, après qu’une partie du charbon s’est brûlé en acide carbonique et le reste transformé en coke. Pour amorcer la réaction, l’on place entre les électrodes D un morceau de carbure de calcium, qui, se renouvelant, demeure, quand on vide le creuset par le trou de coulée.
- Système télégraphique par ondes hertziennes Lodgc etMuirheadf4).
- Nous commençons par donner la traduction de la « complète spécification » du brevet :
- « i. Notre invention est relative aux systèmes de télégraphie par les ondes hertziennes. Elle a pour objet : d’obtenir une plus grande sûreté de fonctionnement des appareils transmetteur et récepteur tout en permettant d’augmenter la distance de ces appareils ; de réaliser, par rapport aux systèmes de télégraphie actuellement en usage, une économie de temps dans la transmission des signaux; enfin, en général, de réaliser les divers perfectionnements indiqués dans la
- » 2. Dans la disposition que nous adoptons le circuit récepteur comprend connectes en série, un appareil récepteur ou inscripteura.une pile b et un cohéreur c. Le cohéreur est un des modèles décrits plus loin ou de tout autre modèle convenable. L’appareil récepteur est un siphon recorder de lord Kelvin, un téléphone ou tout autre instrument capable de déceler de faibles variations d’intensité d’un
- » 3. Dans la plupart des diagrammes accompagnant cette description le cohéreur est schématiquement représenté comme étant du type que l’on appelle maintenant cohéreur à « poin t de contact unique ». Il peut être de toute
- 'M Brevet anglais 18644, 1897; dcposi-le 11 août 1897. accepté le 16 juillet 1898; et The- Ekchical ffmew, t. XLIi, p. 260, 19 août 1898.
- autre forme. Nous en employons deuxouplus (lafigure i nous en indique trois) connectés en série multiple. Un marteau vibrant ou une came tournante d, mu par un mouvement d’horlogerie de préférence, est placé par rapport aux cohéreurs de manière qu’il vienne, à chaque période ou révolution, successivement en contact avec chacun de ceux-ci ; le but de ce dernier dispositif est de faire en sorte que l’un au moins des cohéreurs se trouve dans de bonnes conditions de fonctionnement.
- îétique de décoliésion.
- » 4. On peut d’ailleurs construire le cohérent' de telle façon que la décohésion ou rétablissement de la sensibilité de sa partie active après le passage des ondes hertziennes s'effectue instantanément après la cohésion sans l’aide de marteaux vibrants ou semblables dispositifs. La figure 2 montre cette forme de cohéreur. Des limailles e, formant une masse conductrice, sont répandues sur une languette flexible /, placée dans le champ magnétique produit par les pôles N et S d’un aimant permanent ou d’un électroaimant. Quand la languette est en aluminium ou en rout autre métal convenable, on la recouvre partiellement d’une couche de vernis ou de matière isolante f ; vers une extrémité cette couche isolante empêche le contact de la languette et des limailles, mais vers l’autre extrémité il y a coniact, les limailles s’étendant plus loin que la couche isolante. Une seconde languette métallique g, pressée légèrement par les ressorts g-,, s’appuie sur les limailles. Quand, stimulée par les ondes hertziennes, la cohésion électrique ou un contact plus complet se produit, un courant plus intense passe
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- delà languette à travers la masse des limailles à lalanguette#et produit,par suite de l’action du champ magnétique,une plusgrande flexion delà languette f. Il en résulte une perturbation dans la position des limailles ; celles-ci se séparent et la cohésion qui existait auparavant entre elles se trouve rompue. Ce cohé-reur peut être enfermé dans une enveloppe quelconque.
- » 5. Comme transmetteur on peut employer soit, comme l'indique la ligure 3, un dispositif
- Fig. 3. — Disposition d’un poste comprenant un transmetteur et un récepteur.
- donnant line étincelle d’extra courant quand le courant d’une pile b est rompu ou quand le courant passant dans une bobine h à grande self-induction est arrêté ou modifié, soit tout autre dispositif donnant lieu aune perturbation électrique ou un courant discontinu ou transitoire capable d’exciter un cohéreur. Mais nous préférons nous servir d’une bobine d’induction i (lig. 4) avec un ou plusieurs
- interrupteurs à étincelles j. L’effet de ces perturbations électriques peut être transmis au cohéreur soit a travers l’espace, soit le long des conducteurs quelconques, de fils nus A, de l’armature externe de câbles, etc., allant de la station- d’envoi h la station réceptrice.
- » 6. Comme exemple d’une installation télégraphique complètede notre système nous décrirons l’installation suivante : à chaque extrémité d’un fil métallique nu ou d’un conducteur k (fig. 3 et 4) réunissant les deux stations, sont disposés un ou plusieurs cohé-reurs c, en relation avec une pile b et un récepteur a; une des bornes du cohéreur est reliée au fil de ligne k; au même point celui-ci est relié, au moyen d’un commutateur/, à une bobine de self-induction h ou tout autre dispositif équivalent, à une clef Morse m et à une pile Z, ; un des pôles de cette pile peut être mis en communication avec la terre, comme l’indique la figure 3, ou avec un conducteur de grande capacité tel qu’un toit de plomb.
- » 7. Quelquefois nous insérons un condensateur n entre la terre et la borne du cohéreur opposé à celle qui est reliée au fil de ligne ; ce dispositif augmente l’effet des ondes électriques sur le cohéreur.
- » 8. Quand nous employons des collecteurs ou résonateurs synchrones, nous relions le cohéreur h l’une des parties du collecteur comme l’indique la figure 5, dans le cas
- Fig. 3 et 6. Postes récepteurs avec un ou deux collecteurs.
- où il n'y a qu’un seul collecteur, ou nous le relions aux parties en regard des collecteurs comme le montre la figure 6, dans le cas ou deux collecteurs égaux sont utilisés. Dansces dispositifs les connexions de la pile et du récepteur avec le ou les résonateurs sont faites aux points milieux de ceux-ci, car autrement il y aurait perturbation de la période d’oscillation. Le cohéreur étant normalement un mauvais conducteur ne cause pas de perturbation.
- » 9. La ligure 7 montre un autre dispositif constitué par un grand circuit fermé semblable au dispositif de Hertz dans lequel de petites étincelles éclatent entre les boules du micro-
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- mètre à étincelles : A la place de ce micromètre, on met le cohéreur c, et en une autre partie du circuit on dispose la pile b et le
- Fig. 7. — Poste récepteur avec collecteur circulaire.
- récepteur a ; mais pour éviter toute perturbation de période on les installe en dérivation aux bornes d’un condensateur n de capacité suffisante pour agir comme un court circuit pour les courants oscillatoires.
- » io. L’addition d’un condensateur en dérivation sur le circuit d’un cohéreur élimine la batterie et le récepteur de ce circuit tant qu’on ne considère que les oscillations électriques. Elle permet d’avoir pour le circuit du cohéreur une période bien définie malgré la présence dans ce circuit d'une pile et d’un récepteur ou de tout autre appareil. Ceci constitue un point essentiel et caractéristique du système.
- » ii. Un dispositif qui convient parfaitement pour régler la sensibilité du circuit du cohéreur consiste à disposer le cohéreur dans l’une des branches d’un pont de Wheatstone (fig. 8), de manière à ce que le récepteurs
- O
- Fig. 8 — Poste récepteur avec pont de Wheatstone.
- fonctionne quand la résistance du cohéreur varie ; dans une autre branche on peut placer un électroaimant p dont la force attractive diminue quand la résistance du cohéreur diminue et provoque ainsi le choc du marteau p, sur le cohéreur. L’électroaimant est capable de maintenir le marteau dans sa position normale jusqu’à ce que le changement de ré-
- N° 3.
- sistance du cohéreur provoque le choc sans que ce marteau ait de tendance à trembler. La différence de potentiel entre les bornes du cohéreur peut, avec dispositif, être amenée à une fraction quelconque de la force clcctro-motricc de la pile. Le cohéreur représenté par la figure consiste en un tube rempli de poudres ou de limailles métalliques ou d’antres substances, mais toute autre forme de cohéreur peut être employée.
- » 12. Comme le montre la figure 4 les appareils du poste récepteur peuvent être disposés suivant trois circuits parallèles : sur le premier sont la pile b et une résistance ajustable^, sur le second un condensateur n et le récepteur a, sur le troisième le cohéreur t*. On peut substituer au condensateur une bobine d’induction PS jfig. g) dont le circuit pri-
- FIF>
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- Fig. 9. — I’oste récepteur avec bobine d’inJuciion.
- maire P est en série avec la pile b et le cohéreur e tandis que le circuit secondaire S contient le récepteur a. Par ces dispositifs ce sont les variations de l’intensité du courant dans le circuit du cohéreur qui agissent sur le récepteur et non ce courant lui-même.
- » 13. Des diverses dispositions décrites ci-dessus, celle que nous préférons actuellement est celle dans laquelle une étincelle éclate entre les extrémités en regard du système excité par une bobine de Ruhmkorff, un fil métallique ou la terre reliant l’une de ces extrémités à l’une des bornes du cohéreur, l'autre extrémité du système transmetteur et l’autre borne du cohéreur étant reliées à une paire de conducteurs élevés, dits «plaques de ciel », tels que, par exemple des toits isolés. La figure 10 montre schématiquement cette disposition ; r et r, sont les plaques de
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- ciel pour la transmission et la réception, /l’interrupteur à étincelles, c le cohéreur;
- Fig. io. — Poste transmetteur et poste récepteur.
- les lignes pointillées ss représentent les conducteurs allant à la bobine de Ruhmkorff, à la clef de transmission et à la pile ; 5, 5, sont les conducteurs allant au circuit du cohéreur; k est un fil nu, un tuyau, etc. Au lieu de deux plaques de ciel on peut employer deux plaques de terre ; au lieu d’un seul conducteur entre les deux stations on peut prendre deux fils et supprimer les plaques. Si le conducteur k est interrompu, les extrémités en regard des deux tronçons doivent être reliées 'ii de larges plaques de terre.
- » il. Une station complète devra contenir en outre un commutateur pour faire d’une station transmettrice une station réceptrice ou inversement. La figure n indique la
- fdnetion du commutateur. Pour la transmission on relie i à 6 et 5 à 4, en même temps on met 2 et 3 en court circuit pour protéger le cohéreur. Pour la. réception on réunit 1 et 2, 3 et 4, et, si l’on veut, 5 et 6.
- » 15. La plaque de ciel, au lieu de servir simplement à envoyer ou à recueillir les ondes, peut être un radiateur ou un résonateur de période déterminée, ainsi que le montre la figure 12, dont toutes les autres parties sont identiques à celles de la figure 11. Dans ces conditions les oscillations de période déterminée mises en jeu dans le résonateur agissent sur le cohéreur dès qu’elles ont ac-
- quis, par suite du phénomène de la résonance, une puissance suffisante.
- Fig. r 2. — Cullc<:tcur ou radiateur du période déterminée.
- » 16. En certains cas, nous employons deux connexions à la terre ou deux fils partiellement isolés, et, dans ces cas, auxquels se rapporte la figure 13, nous connectons la bo-
- Fig. 13. — Transmission des ondes par fils partiellement ou complètement isolés.
- bine de l’appareil transmetteur aux deux interrupteurs ;y_ (dont les longueurs d’étincelles peuvent être modifiées à volonté) reliés eux-mêmes aux conducteurs kk et nous disposons le circuit du cohéreur, soit en série, soit en shunt avec la pile et le récepteur aux autres extrémités des conducteurs. Quand la pile et le détecteur sont en série,” il est bon de disposer un condensateur en dérivation. »
- Les revendications qui terminent cette description sont au nombre de huit; ce sont:
- 1. L’emploi, dans le circuit récepteur d'un «système de télégraphie à ondes hertziennes, de deux ou d'un plus grand nombre de cohé-reurs réunis en arc multiple et les moyens par lesquels ces cohéreurs sont successivement décohérés.
- 2. L’invention d’un cohéreur construit comme l’indique en principe la figure 2.
- 3. L’invention d’un système télégraphique comprenant un ou plusieurs conducteurs métalliques nus ou non isolés entre les deux stations employés pour transmettre les effets d’ondes électriques ou de courants disconti-
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- nus ou intermittents capables d’exciter un cohéreur dans un circuit comprenant ce dernier appareil.
- 4. L’emploi dans le circuit du cohéreur d’un condensateur n ou de tout autre appareil équivalent pour le but indiqué précédemment.
- 5. L’utilisation de circuits de cohéreur disposés comme il est indiqué dans les figures 5, 6 et 7.
- 6. L’utilisation d’un circuit de cohéreur comprenant un pont d c Whcatstonc dont l’une des branches contient le cohéreur et dont une autre branche contient un électroaimant produisant la décohésion.
- 7. Celle d’une disposition formée de trois circuits parallèles contenant respectivement : une pile et une résistance variable ; un appareil récepteur et un condensateur ou autre appareil équivalent; enfin un cohéreur.
- 8. Les moyens indiqués ci-dessus de déceler et d’inscrire les variations d’intensité de courant se produisant dans un circuit de cohéreur.
- Passons maintenant à l’analyse de l’article de The Eîecirical Review du 19 août. Comme il est dit dans le paragraphe 15 du brevet, les plaques de ciel servent non-seulement à envoyer ou recueillir des ondes quelconques, mais de radiateur et de résonateur d’ondes de période déterminée.
- La figure 14 représente une de ces dispo-
- Fig. 14. —Radiateur de période déterminée.
- sitions. En h et sont deux plaques conductrices que l'on peut disposer parallèlement de manière à ce qu’elles forment les deux armatures d’un condensateur, mais qu’il est préférable de disposer l’une à la suite de l’autre. A ces plaques, dont l’une peut être reliée à la terre, sont connectées deux boules
- ÉLECTRIQUE
- h.2 et h3 entre lesquelles jaillissent les étincelles excitatrices, et qu’une cage en verre protège contre l'influence des rayons ultraviolets. Le fil reliant l’une des boules h2 à la plaque correspondante h est enroulé en hélice, de manière à introduire dans le circuit de décharge une self-induction convenable pour produire des ondes de période déterminée ; ces spires sont placées dans un récipient h.. rempli d’huile. Les fils hs servent à relier les plaques du radiateur à la source électrique.
- Une autre disposition est indiquée sur la figure 15, qui représente une station de départ
- Fig. 15. — Radiateur et collecteur coniques.
- et une station d’arrivée. Les plaques sont remplacées par des cônes supportés par un poteau placé suivant leur axe commun.
- L’une des plaques peut être supprimée et remplacée par la terre ; c’est la disposition représentée par la figure 16.
- Les dispositions précédentes ont l’inconvénient d’offrir une très grande surface à l’action du vent. Pour éviter cet inconvénient 011
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- peut constituer le conducteur isolé par un toit métallique supporté par des poteaux munis d’isolateurs hK, comme l’indiquent les figures 17 et 18.
- avec plaque de ciel
- bobine
- rce d’électricitc peut être
- RuhmkorîT, une bobine de Tesla ou une machine à influence. Sa liaison au radiateur peut s’effectuer de trois manières différentes :
- La plus simple consiste à relier les fils ha directement au radiateur. Une seconde manière. indiquée sur la figure 19, consiste à
- Fig. 19, — Connexions du radiateur ou du collecteur aux appareils de transmission et de réception.
- placer deux interrupteurs à étincelles hs et hÿ sur le trajet des fils de fonction. Les conducteurs h et h, se trouvent ainsi chargés plus soudainement et l’on peut faire varier la durée de la charge en modifiant l’intervalle séparant les boules des interrupteurs. Suivant une troisième manière, un condensateur j (fig. 20) est intercalé sur chacun des fils de jonction ; ces condensateurs sont chargés et déchargés par suite du passage des étincelles entre les boules hla et hn d’un excitateur relié aux deux pôles de la source: il en résulte des étincelles en ht et h. et, par suite, des charges périodiques des conducteurs h et/;,. Les armatures externes des deux con-
- densateurs peuvent être reliées par un fil A:, mais dans ce dernier cas on doit intercaler sur le circuit une bobine ayant une self-indue-
- Fig. 20. — Autre mode de connexions.
- tion suffisante pour que les oscillations produites par les décharges entre hl0 et hn ne puissent prendre le chemin k et donnent lieu à des décharges en h, et 7j,.
- Les deux dernières manières de charger les deux conducteurs h et ht ont sur la première l'avantage de ne nécessiter aucune liaison permanente entre ces conducteurs et la source d’électricité. Les décharges qui se produisent entre les boules h2 et h, ont, dès lors une période ne dépendant que de la capacité et de la self-induction des conducteurs hx et h2 et leurs accessoires, mais ne dépendant pas de la source de l’électricité ni des connexions.
- La bobine de self-induction hk placée entre l’une des boules de décharge et le conducteur correspondant (fig. 14 et 19) est constituée par un fil ou un ruban de haute conductibilité isolée, soit par de l'huile comme il a été dit. soit par une couche d’épaisseur suffisante d’un isolant solide, soit tout simplement par l’air. Sa forme peut être quelconque, plate, cylindrique ou en fer à cheval. Elle peut être divisée en deux parties placées de chaque côté des boules de décharge comme il est in-
- Fig. 21. — Dispositif de réglage de la self-induction.
- diqué sur la figure 20. Elle peut être à noyau d'air ou à noyau en fils de fer (fig. 21).
- Si l’on veut modifier la période des ondes émises par le radiateur on doit pouvoir mo-
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- difier la self-induction de cette bobine. Plusieurs procédés permettent d’arriver b. ce but. L’un consiste à disposer sur les spires de la bobine des commutateurs s2 (fig. 21) qui, suivant que leurs manettes sont relevées ou abaissées, mettent hors du circuit ou dans le circuit de décharge un plus ou moins grand nombre de spires. Un autre consiste à prendre plusieurs bobines /z4, h'\ (fig. 22) de self-
- Fig. 22. — Autre dispositif de réglage de la self-induction.
- inductions différentes munies de boules /z2, 7f2, h'\ et qui sont reliées à des interrupteurs à godets Aj, Bi? Q ; au moyen du cavalier représenté par la figure 23 on introduit l’une ou l’autre des bobines dans le circuit de décharge. Enfin un troisième procédé consiste a rapprocher ou à éloigner les spires d’une bobine, en exerçant sur l’hélice une pression ou une tension modifiant son pas ; ce procédé est particulièrement satisfaisant pour, achever le réglage.
- Le résonateur chargé de recueillir les ondes émises par le radiateur est semblable à ce dernier appareil. Il n’en diffère qu’en ce que l'interruption hji3 existant entre les deux parties de celui-ci est supprimée. Si en un même poste le même appareil doit servir successivement comme radiateur et comme résonateur, on doit, lorsqu’ilsertcommerésonateur, établir une communication métallique entre
- Fig. 23. — Interrupteur.
- les deux parties h et /q; une clef semblable à celle de la figure 23 remplit ce but.
- L’établissement de cette communication
- suffit pour transformer un transmetteur en récepteur, si la charge des plaques, lorsque l’appareil fonctionne comme transmetteur, s’effectue par l’une des deux dernières des trois manières indiquées précédemment.Mais si la source d’électricité est reliée auxplaqucs directement (fig. 14) il faut effectuer, outre la mise en communication des plaques, leur déconnexion d’avec la source.
- Comme cohéreurs, M. Lodgc emploie soit des ephéreurs à limailles genre Branly, soit des cohéreurs à contact unique dont il a été question dans le brevet. Pour construire les premiers il se sert de poudres ou de limailles de dimensions bien uniformes ; il préfère des limailles de fer enfermées dans un tube vide les électrodes étant constituées par des fils de platine très fin scellés dans le verre et dépassant à peine la face interne du tube. Le cohé-reur à contact unique est représenté par la figure 24. Il se compose d’une pointe «enacier
- ou en platine appuyant légèrement sur une languette flexible o en aluminium ou enacier, fixée en p et reposant en q sur une vis de réglage; une roue t à denture très fine, entraînée par un mouvement d’horlogerie rs, imprime à la languette une série de petitesvibrations; d’autres dispositifs peuvent, comme on l’a vu dans le brevet, être employés dans le même but.
- La disposition la plus simple du circuit récepteur est indiquée par la figure 19. La figure 25 en représente une autre où les bornes de l’appareil récepteur sont reliées par un shunt iv. Dans une autre disposition, représentée par la figure 26, ce sont les oscillations induites par [la bobine hi dans la bobine u qui
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- agissent sur le cohéreur; le résonateur peut
- alors vibrer électriquement sans que les oscil-
- Fig. 26. — Poste récepteur,
- lations dont il est le siège soient troublées par les fils de connexions avec le circuit de réception. J. B.
- Expériences sur la télégraphie hertzienne;
- Par Martin Tietz (*)
- Le but principal de ces expériences est de rechercher les conditions à remplir pour obtenir le synchronisme entre le transmetteur et le récepteur.
- Les antennes, jouant, comme on sait, un rôle capital et encore incomplètement expliqué dans le système Marconi, c’est sur ce point que M. Tietz; a tout d’abord fait porter ses recherches.
- Dans une première série d’expériences, les ondes étaient produites au moyen d’un radiateur M-arconi-Righi relié à une bobine
- deRuhmkorff munie d’un interrupteur Deprez et donnant des étincelles de 20 cm de longueur'; à chacune des deux boules extérieures du radiateur (les plus petites) était attaché un fil tendu de 80 cm de longueur, les deux fils se trouvant dans le prolongement l’un de l’autre. Les ondes étaient reçues, soit sur un clément thermo - électrique de Klemencic, soit sur un bolomètre de Rubens ; un galvanomètre très sensible intercalé dans le circuit de l’appareil récepteur permettait d’évaluer l’intensité des ondes par la déviation résultant soit de la force électromotrice, soit de la variation de résistance, provoquée par le passage des ondes dans le récepteur; deux fils tendus de 80 cm de longueur étaient attachés au récepteur. On fit varier la distance du récepteur au transmetteur de 40 à 350 cm par augmentations successives de 5 cm, et pour chaque valeur de la distance on nota la déviation galvanométrique correspondante. En portant ces déviations en ordonnées et les distances en abscisses on obtint la courbe de la variation de l’intensité des ondes avec la distance ; sur îa même feuille on traça la courbe correspondante à une variation de l’intensité en raison inverse du carré de la distance et celle correspondant à une variation en raison inverse de la distance ; ces deux dernières courbes comprenaient entre elles la première. Or si les ondes émises par le radiateur émanaient d’un seul point, elles seraient sphériques et leur intensité devrait varier en raison inverse du carré de la distance ; si au contraire les ondes émanaient de tous les points d’un fil indéfini relié au radiateur, elles seraient cylindriques et leur intensité varierait en raison inverse de la première puissance de la distance. Le fait que la loi de variation constatée expérimentalement avec des- fils de longueur finie est intermédiaire entre les deux précédentes semble donc indiquer que l’accroissement de portée 'obtenue par l’emploi des antennes doit être attribué à ce que ces antennes tendent à donner aux ondes la forme cylindrique.
- (') Elektrotechnische Zeitschrift, t. XIX. 18 août 1898.
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- Dans une seconde série d’essais, la disposition expérimentale était la même, mais tandis que la longueur des fils fixés au'radiateur était maintenue constante, celle des fils reliés au récepteur 'élément thermo-électrique) était modifiée d’une expérience à l’autre. En mesurant la déviation galvano-métrique pour les différentes longueurs de fils et pour une même distance entre les appareils transmetteur et récepteur, l’auteur a reconnu que cette déviation passait par un maximum très marqué lorsque la longueur des fils attachés au récepteur était égale à celle des fils attachés au transmetteur. Des expériences effectuées en faisant varier la longueur des fils du transmetteur et laissant constante celle des fils du récepteur donnèrent le même résultat. Il en fut encore de même lorsqu’on modifia certaines conditions; par exemple lorsqu’on mit en contact les boules externes du radiateur avec les boules internes de manière à ce que l’étincelle jaillissant entre ces boules, plongées dans l’huile, subsistât seule, ou encore lorsque les fils des appareils transmetteur et récepteur, au lieu d’être horizontaux et parallèles, étaient partiellement recourbés verticalement. L’égalité de longueur de ces fils est donc, comme on devait s’y attendre, une condition essentielle de la résonance.
- Une troisième série d’expériences fut effectuée pour reconnaître l’effet de la mise à la terre, comme dans le système Marconi, de l’un des pôles du radiateur et du récepteur. L’auteur reconnut que dans ces conditions la déviation du galvanomètre demeurait sensiblement la meme pour des longueurs très différentes du fil attache au pôle isolé de l’un des appareils, la longueur du fil attaché à l’autre appareil demeurant constante. Il semble donc que la mise à la terre ne permette pas d’obtenir la résonance.
- Mais, comme M.Tietz le fait observer, les conditions de fonctionnement du récepteur Marconi sont tout à fait différentes de celles des récepteurs employés dans les expériences précédentes : dans ces derniers c’est
- la quantité d’énergie apportée par les ondes pendant l’unité de temps qui importe; au contraire dans le récepteur Marconi, qui. d’après le professeur Slaby (*), doit être regardé comme un résonateur de Hertz ou un micromètre à étincelles très délicat, c'est la différence de potentiel maximum qui est à considérer, différence qui dépend de l’amplitude des perturbations et non du nombre de ces perturbations par unité de temps. Les conclusions déduites des résultats des expériences qui viennent d’être indiquées peuvent, par conséquent, ne pas s’appliquer au système Marconi.
- Pour s’en assurer, M. Tietz a fait de nouveaux essais en prenant un récepteur de Marconi et, pour évaluer la grandeur de l’effet produit sur ce récepteur, il plaçait en série avec lui un galvanomètre extrêmement sensible et une force électromotrice d’environ io-5voh; à ce récepteur étaient fixés deux fils rigides de longueur variable; le radiateur, placé à environ 3,5 m du récepteur, était muni de deux fils rigides de 1 m de long. En faisant varier la longueur des fils du récepteur on ne trouva aucune valeur particulière correspondant à un maximum d’effet.
- D’autre part en prenant comme récepteur un micromètre à étincelles muni de deux fils de longueur variable et en mesurant la distance explosive correspondant à chaque valeur de la longueur, M. Tietz n’a également observé aucun phénomène de résonance : la longueur des étincelles croissait d'une manière continue avec la longueur des fils.
- Aussi M. Tietz conclut-il que l’obtention d’appareils synchrones n’est pas possible tant que l’on emploiera comme récepteur un cohéreur (•).
- D’un autre côté ses expériences antérieures lui montraient que l’on pouvait utiliser les
- {*) Il peut sembler que, d’après les expériences même de
- emploie comme récepteur un micromètre à étincelles muni de deux conducteurs rectilignes, en d’autres termes, un résonateur de Hertz rectiligne. L’auteur n’étend pas à ce
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- phénomènes de résonance en prenant comme récepteur un bolomètre ou un élément ther-moélectrique ; il continua donc ses essais avec un récepteur de ce genre muni de fils de même longueur que les fils du radiateur. Guidé par l'idée que l’effet de ces derniers est dù principalement à ce qu’ils tendent à donner aux ondes une forme cylindrique, il disposa deux paires de fils parallèlement entre elles, dans l’espoir d’obtenir ainsi de meilleurs résultats, bien que, comme on l’a vu, des expériences lui aient montré que l’orientation des fils a peu d’inlluence sur la résonance.
- Les essais préliminaires faits avec ces dispositifs ont donné quelques résultats intéressants. En premier lieu, M. Tietz reconnût qu’avec des étincelles de 3 mm de longueur dans l’huile entre les boules internes du radiateur, il convenait de réduire la longueur des étincelles éclatant dans l’air entre ces boules et les boules externes à une très faible valeur et même de la réduire à néant, tandis que pour obtenir le maximum de sensibilité avec un cohéreur, il .convenait, au contraire, de donner à ces étincelles une longueur aussi grande que possible. Il constata aussi qu’en prenant un radiateur de plus petites dimensions, l’effet sur le récepteur se trouvait accru. Enfin il observa qu’un radiateur à plusieurs interruptions en série donnait encore de meilleurs résultats, surtout si à chacun des conducteurs isolés entre lesquels jaillissaient les étincelles, on reliait
- cas sa conclusion relative à l'impossibilité de la résonance. Est-ce intentionnellement? Il ne le dit pas, mais sans doute il n’ignore pas que dès le début de l’étude des ondulations hertziennes, il a été reconnu que pour les résonateurs rectilignes, aussi bien que les résonateurs circulaires, il existe une longueur particulière pour laquelle ils donnent, avec un
- Peut-être est-ce le souvenir deces résultats, quelque peu en contradiction avec ses propres résultats, qui a incité l’auteur à ne pas faire l’extension de sa conclusion au cas du résona-
- Nous ferons observer d’ailleurs que même dans le cas où l’on prend comme récepteur un cohéreur, la conclusion de M. Tietz est sans doute trop absolue, puisque M. Lodge et Muirhead prétendent pouvoir obtenir le synchronisme des oscillations du radiateur et du récepteur tout en prenant un cohéreur comme appareil sensible.
- un fil rigide de manière à avoir deux, trois, etc. paires de fils émissifs au lieu d’une seule ; l’intercalation de condensateurs entre deux des conducteurs isolés avait aussi une influence très marquée.
- Ces résultats conduisirent l’auteur à constituer le radiateur par une série de tronçons de fils recourbés et fixés dans une plaque de paraffine laissant entre eux un intervalle très petit pour le passage des étincelles, le tout placé dans une boite en ébonite remplie d’huile. L’effet obtenu dépend du nombre des intervalles ; mais ce nombre dépend lui-même de la grandeur des intervalles, de la capacité des fils reliés à l’appareil ainsi que des constantes de la bobine d’induction et de période de l’interrupteur. En choisissant convenablement ce nombre, M. Tietz a obtenu un radiateur vingt fois plus efficace que le meilleur radiateur Righi-AIarconi.
- Le radiateur étant construit de manière à donner le plus grand effet il restait à choisir entre le boiomètre et l’élément thermoélectrique, l’appareil le plus sensible. Avec une intensité de courant égale à l’intensité maximum employée par Rubens dans ses mesures bolométriques, le galvanomètre donnait une déviation de 65 divisions avec le bolo-mètre et 25 seulement avec l’élément thermoélectrique. Le premier instrument est donc préférable.
- A la suite de ses travaux de laboratoire, M. Tietz fit un essai de ses appareils entre deux stations distantes de 200 mètres, celles entre lesquelles le professeur Slaby répéta, pour la première fois en Allemagne, les expériences de Marconi. Chacun des fils antennes du transmetteur et du récepteur avait une longueur de 21 mètres ; par suite du manque de place on ne put les disposer tous horizontalement : l’un des fils du transmetteur et l’un des fils du récepteur furent disposés verticalement ; les deux autres fils furent placés horizontalement mais non parallèlement ; le fil horizontal du transmetteur était parallèle mais non dans le prolongement de l’axe de l’appareil ; il était relié à
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- celui-ci par un fil perpendiculaire. Malgré ces conditions défavorables , les signaux purent être transmis avec la plus grande netteté, les déviations du galvanomètre atteignant 50 mm de l’échelle. Aussi l’auteur est-É convaincu qu’en apportant quelques perfectionnements de détail aux appareils, et surtout en prenant une source d’énergie électrique plus puissante que celle dont il disposait, on pourrait transmettre avec son système des signaux à des distances égales, sinon supérieures, à celles que permet d’atteindre le svstème Marconi.
- On pourrait faire valoir en faveur de ce dernier qu’il permet de transformer facilement les signaux reçus en signaux Morse au moyen d’un relai intercalé dans le circuit du cohéreur. M. Tietz indique brièvement un dispositif qui permettrait de réaliser cette transformation : les rayons lumineux réfléchis par le miroir du galvanomètre viendraient, lorsque le miroir est dévié, tomber sur un morceau de sélénium placé en série avec une pile et un relai ; la variation de résistance du sélénium ferait fonctionner ce relai qui, à son tour, lancerait un courant dans un récepteur Morse. J. B.
- Système télégraphique actinoélectrique ;
- Par Zickler (').
- Le professeur Zickler utilise la propriété, découverte par Hertz, qüe possède la lumière ultraviolette de faciliter le passage des étincelles électriques entre deux conducteurs en regard.
- Le transmetteur est un projecteur ordinaire à miroir ou à lentille ; dans ce dernier cas la lentille doit être en quartz. Devant le projecteur est une lame de verre épais qui, suivant qu’elle est ou non placée sur le trajet du faisceau lumineux, intercepte ou laisse passer lesravons ultraviolets quecontientce faisceau. Dans le but d’obtenir une plus grande pro- (*)
- (*) Eîektrotecîmische Zeitschrift, t. XIX, p. 476 et 487, 17 et 24juillet 1898, ainsi que t. XIX, 8 décembre 1898.
- ÉLECTRIQUE
- portion de ces rayons il est bon de remplacer les charbons ordinaires de la lampe à arc du projecteur par des charbons à âme d’aluminium.
- Le récepteur se compose d’une lentille de quartz, de deux électrodes en relation avec une source d’électricité et disposées dans le plan focal de la lentille, et enfin d’un cohéreur, ou d’un relai ou d’un téléphone intercalé dans le circuit des électrodes. La distance qui sépare celles-ci est ajustée de telle sorte que les étincelles ne jaillissent pas tant que des rayons ultra violets ne les atteignent pas et, au contraire, jaillissent quand ces rayons rencontrent les électrodes.
- Dans ces conditions il suffit de mettre l’écran de verre du transmetteur sur le trajet du faisceau lumineux ou de l’en retirer pour faire cesser ou pour provoquer un flux d’étincelles entre les électrodes du récepteur; on pourra par suite transmettre des signaux au moyen de l’alphabet Morse, le point et le trait correspondant à des durées différentes du flux d’étincelles ; l’appareil, téléphone, relai, cohéreur, placé dans le circuit des électrodes permettra de rendre ces signaux sen-siblesà nos sens plus commodément que ne le permettrait l’observation directe des étincelles.
- Après plusieurs essais, le professeur Zickler s’est arrêté à la forme suivante de récepteur. Les-deux électrodes en aluminium sont enfermées dans un tube de verre contenant de l’air raréfié (sous la pression de 200 mm) ou tout autre gaz. L’une des électrodes estsphé-rique ; l’autre est un disque plan incliné à 450 sur l’axe du tube, comme l’anticathodc d’un tube focus à rayons Rœntgen. En face ce disque le tube présente une fenêtre fermée par une lame de quartz. Un objectif de télescope, en quartz également, rassemble les rayons sur le disque. Les électrodes étant fixes, le réglage de l’appareil s’obtient par la variation de la résistance du circuit primaire de la bobine de Ruhmkorlf dont les pôles secondaires sont reliés aux électrodes.
- Avec un récepteur très imparfait et un
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- projecteur à arc de 25 ampères sous 54 volts (10 mm de longueur d’arc). M. Zickler, a pu transmettre des signaux très distinctement observables à une distance de 200 m.
- Le principal avantage que M. Zickler revendique en faveur de son système de télégraphie est qu’il permet d’obtenir, plus facilement que la télégraphie optime, le secret de dépêches.
- Dans le numéro du 8 décembre de YEÎek-trotechnische Zeitschrift, M. Zickler a fait connaître les résultats d'essais faits les 5 et 6 octobre.
- Le faisceau lumineux était produit par un projecteur Schuckert à miroir parabolique de 80 cm de diamètre et de 20 cm de distance focale. L’arc était produit entre deux charbons disposés suivant l’axe du miroirde manière à n’utiliser que des rayons réfléchis par le miroir et non des rayons émanant directement des charbons ; il absorbait 60 ampères avec une différence de potentiel de 47 volts.
- Comme dans les essais signalés plus haut, on employait un récepteur dont les électrodes étaient distantes de 5 mm.
- Pour la commodité des essais, la lame de verre destinée à intercepter les rayons ultraviolets, était placée devant le récepteur.
- Les essais faits le premier jour montrèrent qu’à une distance de 60 m du projecteur le récepteur fonctionnait régulièrement sans qu’il soit besoin d’y faire le vide ni de concentrer les rayons sur les électrodes. La distance fut alors portée à 450 m ; en concentrant les rayons avec une lentille de quartz de 4 cm de diamètre et de 15 cm de distance focale le flux d’étincelles se produisit torque l’air du récepteur fût raréfié jusqu’à une pression de S40 mm. Le lendemain on obtint des transmissions très nettes jusqu’à 1 300 m. en réduisant la pression dans le récepteur jusqu’à 200 mm de mercure.
- M. Zickler se propose de faire de nouveaux essais en prenant de plus grands lentilles de quartz et en faisant varier la nature du gaz dans le récepteur. Il a aussi l’intention de se servir de miroirs formés de substances ayant pour les rayans ultraviolets un plus grand pouvoir réflecteur que l’alliage cuivre-nickel employé dans le projecteur utilisé dans les essais précédents. J. B.
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- Sur l’absorption de la lumière par un corps placé dans un champ magnétique;
- Par Auguste Riûhi (y.
- « Dans ma Note du 25 juillet 1898, j’ai décrit les phénomènes auxquels on devait s’attendre en produisant le phénomène inverse de Zeeman (c’est-à-dire par absorption) avec de la lumière polarisée.
- » Dans ce nouveau champ de recherches, j’ai été suivi par d’autres physiciens (f) qui
- (* *) Comptes rendus, t. CXXVIII, p. 45, séance du 2 janvier 1899.
- (a) Macaluso et Corbino; Comptes rendus, 17 octdbre 1898. L'Éclairage Électrique, t. XVII, p. 254.
- ont reconnu, sous une forte dispersion, que le phénomène de Zeeman est accompagné d’une rotation des vibrations dont les longueurs d’onde sont voisines de celles des radiations absorbées.
- » Suivant M. Becquerel (’) et M. Voigt (2), on pouvait prévoir cette rotation, qui est liée à la dispersion anomale, comme M. Becquerel (ÿ) vient de le démontrer par des expériences remarquables.
- (’) Comptes rendus, 31 octobre 1^98. L'Éclairage Électrique, t. XVII, p. 334.
- (*) Oeettinger Nachr., 1898. Hefc 4.
- (3) Comptes rendus, 5 décembre 1898. L’Éclairage Électrique, t. XVII, p. 533.
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- » Contrairement à l’opinion de MM. Cor-bino et Macaluso, je ne crois pas que cette rotation constitue la cause principale de l’apparition de lumière, .que l’on observe dans mon expérience, car la condition pour que les phénomènes de rotation soient observables (grande largeur des raies d’absorption) n’est pas nécessaire et, comme on verra, est même nuisible, pour obtenir les effets que j'ai décrits. En tout cas, on ne peut pas dire d’une manière absolue que mon expérience permet de découvrir l’existence du phénomène Zeeman seul ; elle révèle, d’une manière simple et très sensible, l’existence d’un phénomène moins simple, c’est-à-dire du phénomène Zeeman avec les rotations, plus ou moins sensibles, des vibrations qui l’accompagnent peut-être toujours. Mais on peut compléter les raisonnements donnes dans la Note précédente, en mettant en ligne de compte la largeur des raies d’absorption.
- » Or, il est facile de comprendre que si le corps absorbant placé dans le champ magnétique donne, dans les conditions ordinaires, une raie d’absorption ayant une largeur sensible, on trouvera dans le spectre de la lumière qui l’a traversé deux lignes polarisées circulairemcnt, l’une à droite et l’autre à gauche, ayant aussi une largeur sensible, et qui empiéteront l’une sur l’autre. La partie commune restera obscure après l’action de l’analyseur, et l’on n’aura d’apparition de lumière que dans les parties extérieures correspondantes des deux lignes.
- » Cela explique comment la lumière, qui apparait par l’action du champ magnétique, augmente d’intensité jusqu’à une certaine limite, lorsque l’intensité du champ croît. Mais on comprend aussi que, avec de larges raies d’absorption, la couleur de ladite lumière pourra n’ètre plus complémentaire de celle que le corps absorbant transmet.
- » Toutefois cette couleur peut varier par une autre cause, et précisément par la diversité probable de grandeur, pour les différentes raies d’un même corps, du dédoublement produit par le champ magnétique.
- » Des expériences nouvelles avec l’hypo-azotide montrent bien ces changements de couleur. En effet, une colonne de ce gaz, longue de 0,40 m, placée dans un champ de 600 unités environ (produit par une grande bobine, dans l’axe de laquelle se trouve le tube contenant l’hypoazotide) ne donne pas d’effet ; mais si avec de l’air sec on chasse peu à peu le gaz absorbant, on voit d’abord apparaître une faible lumière jaune rouge, lorsque l’on ferme le circuit: puis cette lumière devient plus vive et plus blanchâtre, et enfin elle devient vert bleu. On observe les mêmes changements de couleur dans la lumière que le champ magnétique fait apparaître, en employant du gaz pur, mais avec des épaisseurs décroissantes.
- » Avec le spectroscope à vision directe on constate que c’est surtout sur la partie moyenne du spectre que l’action du champ se manifeste, et que peut-être même avec de faibles épaisseurs la lumière vert bleu ne contient pas toutes les radiations dont la longueur d’onde est sensiblement égale à celle des radiations absorbées dans les conditions ordinaires. Ce n’est donc que d’une manière approchée que le spectre de la lumière vert bleu peut être considéré comme complémentaire du spectre de la lumière transmise dans les conditions usuelles.
- » Comme une densité ou une épaisseur trop grandes diminuent l’intensité de la lumière que le champ magnétique fait apparaître, j’ai voulu reprendre des essais que j’avais faits sans succès avec les vapeurs d’iode et de brome, mais en employant cette fois des épaisseurs très petites. Dans ces nouvelles conditions j’ai obtenu le phénomène attendu. En effet, avec la vapeur d’iode (avec certaines précautions expérimentales) on voit apparaître une belle lumière bleu de ciel lorsqu’on ferme le courant, si la vapeur n’a que quelques millimètres d’épaisseur. Avec la vapeur de brome, telle quelle se produit à la température ordinaire, et sous une épaisseur d’un centimètre environ, on voit apparaître une lumière vert bleu.
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- » D’autres vapeurs m’ont donné des résultats semblables ; ainsi, avec le bromure d’iode (IBr) et le chlorure d’iode (ICI) j’ai vu apparaître une lumière bleue, et avec le tétra-bromure de sélénium (SeBr) une lumière vert bleu. Mais il peut se faire que ces vapeurs soient en partie dissociées.
- » Ces expériences rendent au moins vraisemblable que pour toutes ces vapeurs, comme pour l’hypoazotide, le phénomène Zeeman existe, et que l’on puisse constater le dédoublement des raies ; mais il faudra probablement employer des champs magnétiques d’intensité très grande.
- » Que ce soit sur les radiations dont les longueurs d’onde sont très voisines de celles des radiations absorbées que le champ magnétique exerce son action, je l’ai montré avec l’expérience des deux flammes de sodium décrite dans la Note précédente. J’ai répété depuis cette expérience avec deux tubes remplis d’hypoazotide, ce qui la rend très facile. Un des tubes, Long par exemple de 2,7 cm, est placé entre les pôles;’l’autre plus long, par exemple 40 cm, est placé entre la source de lumière et l'élcctro-aimant. Dans ces conditions tout phénomène disparaît, pendant que L’on observe l’apparition de la lumière «vert bleu, si l’on crée le champ après •avoir éloigné le tube de 40 cm. En remplaçant ce tube par un autre plus court, par exemple de 12,5 cm, le phénomène se produit mais faiblement. L’explication de ces faits est évidente, et je ne m’y arrêterai pas.
- » Dans ce qui précède, la lumière est toujours supposée parallèle aux lignes de force magnétiques. Mais dans ma première Communication j’ai prévu aussi les effets que l’on obtiendrait en employant de la lumière perpendiculaire aux lignes de force, polarisée et analysée circulairement. .Te n’ai pas pris alors en considération le cas où la lumière aurait ses vibrations rectilignes et inclinées (par exemple de 450) sur les lignes de force. On , se rend compte facilement que dans ces conditions le champ fera apparaître- de la lumière, comme dans le cas de la lumière
- parallèle aux lignes de force. C’est ce que M. Cotton (*) .vient d’observer avec l’hypoa-zotide. L’expérience, sous cette forme, n’est pas compliquée par larotation des vibrations; mais M. Voigt (s) a prévu une double réfraction, qui vient ainsi s’ajouter au phénomène de Zeeman.
- » J’ai fait de mon côté des expériences semblables, avec des épaisseurs variables du gaz absorbant et reconnu les mêmes effets que dans le cas de la lumière parallèle aux lignes de force, il n'y a entre les deux cas qu’une petite différence d’intensité de la lumière que le champ fait apparaître, à parité d’intensité de ce champ, lorsque ccttc lumière est observée directement, ou au moyen d’un spectroscope de faible dispersion. »
- Sur les variations de résistance d’un conducteur électrolytique dans un champ magnétique ;
- Par H. Bagaju> (8).
- « La résistivité des électrolytes n’est pas modifiée quand on les soumet à l’influence d’un champ magnétique: c’est du moins ce qui résulte des observations publiées jusqu’ici et je l’ai vérifié moi-même sur quelques liquides.
- » Mais la résistance d’un conducteur liquide varie dans un champ magnétique ; c’est un fait que j’ai constaté pour la première fois dans mes recherches sur le phénomène de Hall. Depuis, j’ai réussi à mettre en évidence cette variation de résistance d’une façon très nette et très saisissante en donnant au conducteur électrolytique la disposition suivante :
- » La partie de ce conducteur qui se trouve dans le champ a la forme d’un anneau qui serait engendré par la révolution d’un rectangle autour d’un axe parallèle à l’un de ses côtés ; on fera coïncider cet axe avec celui de l’électro-aimant. Cet anneau, interrompu
- (') Comptes rendus, 5 décembre 1898. L'Éclairage Électrique, t. XVII, p. 550.
- (2) lac. cit.
- (3) Comptes rendus, t. CXXVIII. p. 91, séance du 9 janvier 1899.
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- sur une petite longueur, se raccorde à ses deux extrémités avec deux tybes remplis _ comme lui du liquide étudié ; les extrémités opposées de ces tubes sont occupées par de larges électrodes destinées à amener le courant; ces tubes sont d’ailleurs assez longs pour que lês électrodes soient à l’abri des actions du champ et assez larges pour que la résistance soit négligeable par rapport à celle de l’anneau.
- » On relie les électrodes aux deux pôles d’une série d’accumulateurs et l’on observe l’intensité du courant au moyen d’un galvanomètre mis en dérivation sur une faible résistance prise dans le circuit ; on se sert à cet effet d’un galvanomètre Deprez-d’Arson-val, qui n’est pas influencé par l’action directe de l’électro-aitnant et auquel on assure une grande sensibilité en modifiant convenablement la résistance du circuit dérivé.
- » Voici, par exemple, les résultats d’une expérience faite avec une solution de 0,25 molécule-gramme de CuSO'" par litre d’eau.
- » L’anneau liquide avait un diamètre moyen de 44 mm, une largeur de 14 mm (perpendiculairement à l’axe de révolution), une épaisseur de 6 mm (parallèlement à cet axe). Il était placé dans le champ d’un électro-aimant de Faraday, au milieu de l’espace compris entre deux surfaces polaires cylindriques de 7 cm de diamètre, distantes de 1 cm.
- » Avant d’exciter l’électro-aimant, on avait fait passer pendant plusieurs heures le courant de 20 accumulateurs.
- » En établissant un champ d’environ 5000 unités G. G. S., le galvanomètre accusa une augmentation brusque de la résistance du conducteur liquide, égale à 0,0094 de sa valeur primitive, quand le sens du champ était tel que l’action électromagnétique exercée sur le courant fût centripète, et à 0,0140 de cette môme valeur pour le sens opposé. Les mômes effets se.reproduisirent par inversion du courant dans l’anneau.
- » Cette expérience, répétée dans des conditions différentes sur la même dissolution, me donna toujours des résultats analogues.
- » D’une manière générale, la résistance de l’anneau liquide augmente quand on établit le champ, et cette augmentation est plus grande quand la force électromagnétique est centrifuge que quand elle est centripète.
- » C’est bien ce qui doit arriver si l’aimant exerce réellement sur l’élément de courant lui-même une action conforme à la règle d’Ampère. En effet, d’une part, quel que soit le sens du champ magnétique, le déplacement des lignes de flux résultant de cette action doit avoir pour effet de réduire la section du flux dans l’anneau, d’où une première cause d’augmentation de la résistance. D’autre part, la longueur moyenne des lignes de flux doit être plus grande quand l’action électromagnétique est centrifuge que quand elle est centripète : de là, une nouvelle cause de variation de la résistance qui, de ce fait, doit augmenter dans lé premier cas et diminuer dans le second. La résultante de ces deux effets doit être, comme le montre l’expérience, une augmentation de résistance, différente suivant'le sens du champ.
- » Le calcul complet de l’expérience citée plus haut (calcul que je donnerai dans un Mémoire détaillé) indique que, dans les conditions rapportées, les lignes de flux ont subi, dans chacun des sens, un même écart de 0,16 mm (à 0,01 111m près) par rapport à leurs positions en l’absence du champ.
- » J’ai constaté enfin que la variation relative de la résistance diminue quand on réduit soit l’intensité du champ, soit l’intensité du courant dans l’anneau.
- b Les conducteurs métalliques semblent se comporter tout autrement dans le champ magnétique. J’ai répété l’expérience précédente avec un anneau de bismuth ayant un diamètre moyen de 15 mm, une largeur de 1 mm et une épaisseur de 0,005 mrn, en faisant croître l’intensité du courant qui le traversait jusqu’à 0,04 ampère et l’intensité du champ magnétique jusqu’à 15000 unités C. G. S. environ. Dans ces conditions, j’ai observé une augmentation de résistance très considérable, mais absolument indépendante du sens du
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- champ. Un tel anneau plat se comporte donc | comme les fils minces de bismuth, enroulés j en spirale, dont on se sert actuellement'pour mesurer les champs magnétiques. C’est donc bien la résistivité et elle seule qui change.
- •» On sait, du reste, que la plupart des ptyy-siciens qui ont étudié le phénomène de Hall, dans les métaux, ont reconnu que la déviation observée des lignes de flux dans une lame métallique ne peut être attribuée aune action directe de l’aimant sur le courant. Ils ont été conduits à admettre que le champ magnétique détermine dans la lame une modification de la résistivité, variable d’une direction à l’autre, et que c’est à cette anisotropic électrique de la lame qu’est dû, en réalité, le phénomène de Hall.
- » La déviation des lignes de flux que j’ai observée dans les lames liquides semble bien, au contraire, d’après ce qui précède, due à une action directe de l’aimant sur le courant, ou mieux sur les ions qui le transportent, déterminant une déformation des trajectoires des ions, dans des milieux de résistivité constante et uniforme.
- » Je me propose d’étudier de plus près encore cette action du champ magnétique sur les courants de conduction électrolytique.»
- Remarques sur les rayons cathodiques simples ;
- Par H. Descandres (*).
- « Dans une Note récente, M. Goldstein (a), astronome physicien à l’observatoire de Berlin, complète ses premières remarques sur les phénomènes cathodiques que nous avons étudiés l’un et l’autre (*) et ouvre ensuite une discussion sur un point nouveau. M. Goldstein, comme on sait, soutient depuis 1875
- C) Comptes rendus, t. CXXVIF, p. 1210, séance du 26 décembre 1898.
- (2) L'Éclairage Électrique, t. XVI, p. 425, 3 septembre
- 1898.
- (3) L’Éclairage Électrique, t. XVI, p. 427, 3 septembre 1898.
- une polémique avec M. Crookes au sujet de l’origine des rayons cathodiques, qu’il attribue à des ondulations, alors que M. Crookes défend la théorie dite de l'émission. La question nouvelle soulevée intéresse les deux théories en présence : elle se rapporte à la dépendance exacte entre l’état électrique de la cathode et les propriétés des rayons émis.
- » Je présente mon opinion et mes résultats sur les points mis en cause, dans l’ordre adopté parM. Goldstein, en rappelant que les propriétés des gaz raréfiés ont un grand intérêt pour les astronomes, et que les phénomènes cathodiques fournissent une explication simple de la couronne solaire et des comètes.
- » i° M. Goldstein a annoncé le premier, en 1880, que la déflexion (ou répulsion d’un rayon cathodique par une cathode) ne se produit plus, lorsqu'un corps solide est interposé. J’ai indiqué ensuite une expérience qui, dans une certaine mesure, est contraire à ce résultat. La seconde cathode étant entourée d’un cylindre de verre épais, le rayon qui passe à côté se divise nettement en deux parties : une partie intense non déviée, et une partie faible nettement repoussée. M. Goldstein répond qu’une cathode nouvelle s’est formée sur le verre extérieur et produit la répulsion observée. Je trouve aussi cette explication 1res plausible; mais j’ajoute que la cause première de la nouvelle cathode extérieure est la cathode métallique intérieure : il n’est donc plus permis de soutenir que cette dernière cathode est sans action sur le rayon. A mon avis, l’énoncé primitif du résultat doit être complété ou modifié.
- La différence entre les deux résultats ne tient pas à l’appareil d’excitation qui est la bobine d'induction dans les deux cas, mais surtout à la méthode d’observation. M. Goldstein emploie des tubes très simples, sans écrans spéciaux, dont toutes les parois sont fortement illuminées, et il note seulement les variations générales de l’ombre, lorsque la seconde cathode et le corps solide entrent en
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- jeu. On reconnaît ainsi facilement l’ensemble du phénomène, mais les ravons enchevêtrés ou faibles peuvent échapper. Dans mes expériences, j’ajoute autour des deux cathodes des écrans larges percés d’une fente ou d’un trou très étroit, de manière à isoler un faisceau cathodique très mince, et à éliminer le reste du .rayonnement. La paroi reste alors sombre dans la partie intéressante, et les moindres divisions ou déviations du faisceau sont nettement décelées.
- >* 20 M. Goldstein maintient une première réclamation de priorité au sujet de l’étalement du rayon repoussé dans le sens perpendiculaire à sa répulsion. A l’appui, il juxtapose, dans sa dernière note, le résumé de ses résultats sur la question, publiés en 1880, et le passage correspondant de ma dernière Note de 1897 , passage très court et formé de trois lignes seulement. Mais un passage, séparé de ceux qui le précèdent, peut perdre son sens réel. Je suis obligé, tout en rendant un juste hommage aux travaux de M. Goldstein, de présenter avec détails mon propre résultat pour montrer qu’il est réellement distinct des résultats antérieurs.
- » Dans sa dernière Note, M. Goldstein déclare avoir publié : T qu’un faisceau repoussé s’étale perpendiculairement à la déviation (p. 89-91 de son Livre) ; 20 qu’un faisceau est d’autant plus dévié qu’il est plus voisin de la cathode repoussante (p. 85) ; 3° qu’il s’étale d’autant plus qu’il est plus voisin de cette cathode (p. 87).
- » D’autre part, je cite textuellement le passage de ma Note, relatif au même sujet, mais en ajoutant la première phrase non reproduite par M. Goldstein : « Autre fait » curieux constaté avec le trou. Le rayon » dévié par une capacité s’étale dans le sens » perpendiculaire à la déviation , d’autant » plus que le rayon est plus dévié (') ».
- » Au premier abord , les deux résultats
- (h Compies rendus, t. CXXV. p. 385. L'Éclairage Électrique, t. XII. p. 473.
- peuvent paraître identiques. Cependant les rayons dont M. Goldstein compare l’étalement sont des rayons observés uniques à des époques différentes, et de plus sont inégalement voisins de la cathode repoussante. D’autre part, si on lit la portion entière de ma Note qui relate les faits observés avec le trou, on reconnaît qu’il s’agit de rayons cathodiques particuliers, appelés simples et formant un spectre cathodique. Ces rayons dont on compare l’étalement apparaissent simultanément et inégalement déviés, et de plus sont également- voisins de la cathode repoussante. Ils échappent aux règles posées précédemment par M. Goldstein, et le phénomène diffère de ceux observés antérieurement. Le dessin schématique ci-contre en reproduit toutes les circonstances. Il peut
- être comparé utilement aux dessins du Livre de M. Goldstein, relatif au même sujet.
- » 30 Mes rcherches sur la déflexion se dis-
- (!) Sur le dessin, le fil D n’est pas à sa place réelle. Il doit être en face du point à partir duquel les rayons 1, 2, 3, 4 se séparent.
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- tinguent, en effet, de toutes les recherches anterieures, faites le plus souvent aussi avec la bobine d’induction, par le résultat suivant : en général, un rayon repoussé se divise en plusieurs rayons repoussés (appelés par moi simples)(*). Ce résultat est dù aux précautions énumérées plus haut, à l’emploi de larges écrans percés de larges fentes étroites. Cependant, au début, il a été présenté en Allemagne (vonE. Wiede.mann, Bei-blætler, p. 650 et 780, 1897} comme obtenu antérieurement par M. Goldstein. Après un échange d'explications , M. Wiedcmann a bien voulu reconnaître et rectifier cette erreur. (Beiblætter, p. 443, 1898.)
- » En résumé, la division du rayon ordinaire en rayons simples et la substitution d’un rayon simple unique au spectre ordinaire de rayons simples dans trois cas distincts avec la bobine d’induction, constituent des faits nouveaux que je revendique, et qui sont indiscutables. Mais sur leur interprétation et les conséquences théoriques à en tirer, les opinions peuvent différer, surtout lorsque d’autres faits nouveaux viennent se joindre aux premiers. J’ai attribué la déflexion {-) aux potentiels des deux cathodes et à l’oscillation électrique d’origine. M. Goldstein estime pouvoir tout expliquer par les seules variations du potentiel, sans faire intervenir l’oscillation. Mais la place manque ici pour discuter ces points importants, et, d’autre part, l’étude expérimentale du phénomène est, à mon avis, encore incomplète. Je me bornerai aux remarques suivantes.
- dans un champ électrique variable" qui suit les oscillations dé la source électrique et de la cathode. ïlus tard (Philosoph. Mag., septembre 1897}, M. J.-J. Thomson a montré que la
- D'ailleurs, dans les expériences de M. J.-J. Thomson, le champ variable intervient aussi dans une certaine mesure,
- T J’ai indiqué avant MM. Kauffmann et Aschkinass, quoique d’une manière moins précise, la loi qui relie la déflexion des ravons au potentiel de l’électrode repoussante (Comptes rendus, t. CXX1V, p. 946. — L’Éclairage Électrique, t. XI. p. 454). M. Goldstein a indiqué aussi une règle analogue, mais sans recourir au mot potentiel (p. .22-126 de son Livre).
- )> J’ai écrit que les rayons simples correspondent à des oscillations électriques simples. J’ai été conduit, en effet, à penser que le rayon porte en lui quelque chose qui est lié à l’oscillation ; dans la théorie de l’émission, par exemple, l’atome a une vitesse de translation qui estdue au potentiel d’émission; j’admets qu’il a en plus une vitesse de rotation ou de vibration duc à l’oscillation ctayantà peu près sa période. La vibration hertzienne transversale qui se propage dans la direction de l’atome agirait sur lui, au moins dans l’espace obscur cathodique, qui, d’après les belles recherches de MM. Wiedcmann et Schmidt, est facilement traversé par les rayons hertziens. Mais cette dépendance entre le rayon cathodique et l’oscillation n’est pasprésentée comme certaine, et encore moins la rotation de l’atome.
- » M. Goldstein admet que les rayons simples sont émis successivement. J’ai présenté déjà la môme idée dans la Note où j’ai annoncé la découverte de ces rayons (Comptes rendus, t. CXXIV, p. 946} : « Les rayons iné-» gaiement déviés ont-ils la meme vitesse de » propagation ? Sont-ils émis successive-» ment ou simultanément? La difficulté des » observations dans le vide ne permet pas » une réponse immédiate. » Or, à ma connaissance, la question n’a pas encore été tranchée par l’expérience.
- » M. Goldstein suppose que les machines électriques à influence et les batteries de piles ont toujours, aux bornes, un potentiel constant. Or, récemment, M. Trowbridge a étudié directement, avec un miroir tournant, l’étincelle obtenue avec une batterie de 2 500 accumulateurs et a trouvé que la décharge était toujours oscillante. (Philosophical Magazine, p. 700 ; 1897.)
- » M. Goldstein, pour expliquer les déflexions variables par des potentiels variables, s’appuie sur les résultats de MM. Kauffmann et Aschkinass, mais les cite incomplètement. Il rappelle que la déflexion est proportionnelle au potentiel de la cathode repoussante; on doit ajouter qu’elle est inversement pro-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVIII. — N° 3.
- portionnclle au potentiel de la cathode d’émission. A priori donc, lorsque les deux cathodes sont reliées par un til métallique, la déflexion ne doit pas dépendre du potentiel (’). Cependant plusieurs petites causes de désaccord, non encore signalées, peuvent exister entre les cathodes ; mais suffisent-elles à tout expliquer (2) ?
- » M. Goldstein critique l’emploi des termes râpons cathodiques simples< spectre et disper-
- sion cathodiques, comme Impliquant des analogies ndn justifiées avec la lumière ordinaire. Mais, dans son hypothèse, les rayons simples sont dus à des potentiels différents et donc ont des vitesses de propagation différentes ; de plus ils sont successifs. Or les rayons simples delà lumière ordinaire, qui ont traversé un corps transparent, même gazeux, sont justement dans le même cas. Les analogies sont nettes au contraire (1). »
- CHRONIQUE
- Valeurs absolues des éléments magnétiques au 1C| janvier 1899. — Voici ces valeurs dans les trois observatoires magnétiques français, d’après une note de M. Th. Moureaux, présentée à La séance du 9 janvier de l’Académie des sciences :
- Parc Saint-Maur. — Un nouveau pavillon magnétique ayant été construit en 1896, les appareils de variations y ont clé transportés en octobre 1897, et l'enregistrement dans ces nouvelles conditions a commencé le ior décembre suivant ; comme précédemment, les courbes diurnes sont dépouillées pour chaque heure, et les repères vérifiés chaque semaine pour des mesures absolues.
- Les valeurs au icr janvier 1899 sont déduites de toutes les valeurs horaires du 31 décembre 1898 et
- (>) Ce résultat est d’ailleurs en accord avec la loi expérimentale énoncée par M. Goldstein (p. 219 de son Livre). C’est pourquoi M. de Geitler qui. pour expliquer ses curieuses expériences (Wiedman's Jnnalen, t. LXI,, a invoqué le premier les variations de potentiel aux cathodes, a
- le rayon pour aller d’une cathode à l'autre; 2" une disproportion entte les capacités des cathodes complétées par les
- émissifs de ces cathodes, d’autre part; 3° lorsque l’électrode repoussante n’est pas reliée à la cathode, les différences entre les périodes d’oscillation propres aux diverses parties du système est déjà invoquée dans mes Notes précédentes.
- ture périodique, que j'ai signalées entre les déviations des rayons simples dues à la dcflexion et les déviations dues au champ magnétique (Comptes rendus, t! CXXV, p. 375. L'Éclairage Électrique, t. XII, p. 473). et, inversement, i’étude de ces différences peut permettre de remonter aux
- du i°r janvier 1899, rapportées à des mesures absolues faites les 27 et 28 décembre. La variation séculaire résulte de la comparaison entre les valeurs actuelles et celles qui ont été données pour le janvier 1898. (Voir L'Éclairage Électrique, t. XîV, P- 399-)
- Inclinaison..... 64°57'>5 —1',4
- Composante horizontale. 0,19682 +0,00022
- Composante verticale . . 0,42127 +0,00003
- Force totale..... 0,46498 +0,00011
- L’observatoire du parc Saint-Maur est situé par o°g'23" de longitude est de Paris et 48°48'34" de latitude nord.
- Perpignan. — Les courbes magnétiques, relevées et réduites sous la direction de M. le D1' Fines, sont également dépouillées heure par heure. Les valeurs au ior janvier 4899 résultent de la moyenne des valeurs horaires du 31 décembre et du ior janvier, contrôlées par des mesures absolues faites par M.Cœur-devache les 27 et 29 décembre.
- Déclinaison...............
- Inclinaison.................
- Composante horizontale. Composante verticale. . Force totale..............
- i3“45',o8 —4>2
- +22403 +0,00041
- 0.38826 1-0,00014
- 0,44826 +0,00033
- (l) M. Goldstein exagère donc lorsqu’il appelle la dispersion des rayons cathodiques une soi-disant dispersion, comparable à la dispersion par un miroir tournant.
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- 21 Janvier 1899.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- L'observatoire de Perpignan est situé par o°32'45' de longitude est, et 42l,42/8” de latitude nord.
- Nice. — Comme au parc Saint-Maur et à Perpignan, les valeurs des éléments magnétiques au ï*1- janvier 1899 sont déduites des valeurs horaires relevées sur les courbes du magnétographe pour les journées du 31 décembre et du D1, janvier. Les mesures absolues de contrôle ont été faites par M. Au-vergnon les 29, 30 et 31 décembre.
- Déclinaison............
- Inclinaison............
- Composante horizontale Composante verticale . Force totale...........
- L’observatoire de Nice est situé par 4U57'48" de longitude est, et 44u43'i7" de latitude nord,
- Sur l’action des gaz de la flamme sur les décharges électriques brillantes. — Dans un Mémoire publié dans les Wiedermann's Annalen (t. LXV, P- 353, juin 1898). M. K. Wesendonck décrit les résultats des expériences qu’il a faites sur ce sujet avec l’appareil suivant :
- Un tuyau métallique coudé à angle droit communique avec le sol ; il a la forme d’un entonnoir à son extrémité inférieure et se termine à l'extrémité opposée par un fil de cuivre, dépassant l’ouverture du tuyau, en face d’un plateau métallique, vertical, isolé, en communication avec le pôle isolé d’une machine de Voss.
- Sous l’entonnoir on peut placer un brûleur de façon que les gaz de la flamme traversent le champ de l'excitateur formé par la pointe de cuivre et le plateau. (Cet appareil schématise une cheminée élevée munie de son paratonnerre sous un nuage orageux.)
- Si le plateau est chargé négativement pour des proportions convenables de l’appareil, la pointe se recouvre d'une lumière positive bien constante et l'électromètre indique un potentiel invariable pour le plateau.
- Si on pface une flamme sous l'entonnoir immédiatement la lueur est remplacée par l'aigrette ou l'étincelle.
- Il suffit d'avoir fait brûler pendant quelques instants la flamme pour que, pendant longtemps, il soit impossible d’observer la lueur ; la présence du
- gaz de la flamme dans le champ dcl'excitateur suffit pour que, dans des circonstances en apparence identiques, la lueur soit remplacée par l’ctincelle ou l'aigrette ; pour reproduire le phénomène primitif il faut renouveler l’air de façon à chasser les dernières traces des gaz.
- Le phénomène dépend de la vitesse de rotation de la machine et de la capacité de ses condensateurs.
- Lorsque le plateau est charge positivement, les effets sont un peu différents, mais n’offrent rien de remarquable ; l’auteur trouve, bien entendu, que la nature des gaz de la flamme, leur température et leur vitesse jouent un rôle dans tous ces phéno-
- M. Garbasso a montré que les gaz de la flamme ont sur la distance explosive d’un excitateur une influence analogue à celle des rayons ultra-violcls, savoir : que la cathode seule est sensible pour des pôles de grand diamètre et une petite distance explosive, et que l’anode est sensible pour des pôles de petit diamètre et une grande distance explosive.
- Cette action ne doit pas être attribuée à la dissociation des ions, car l’auteur démontre qu’un courant d’air a sur ces excitateurs des effets identiques à ceux que signale M. Garbasso.
- R. Swingedauw.
- La station centrale à courants bipbàsës de Hackensack ["New-Jersey). — L’intérêt de cette station, que décrit American Eiectriciaa de novembre, réside moins dans sa puissance, qui 11’est actuellement que 550 kilowatts, que dans le nombre de réseaux qu’elle alimente. (1 n’y a pas moins en effet de 12 réseaux qui, partant de cette usine, vont desservir autant de localités situées dans un rayon de 10 kilomètres. Jusqu'à ces derniers mois le courant continu, le courant alternatif, sous voltages divers, concouraient à l’alimentation de ces réseaux, l'usine, de date déjà ancienne, s'étant développée à mesure des besoins. Aujourd'hui un système uniforme de distribution est adopté.
- L’ancien matériel générateur comprenait toute une série de générateurs de puissance variant entre 12 et 60 kilowatts qu’actionnait un seul arbre de transmission mis lui-même en mouvement par plusieurs moteurs à vapeur. Le nombre de ces générateurs augmentant constamment au fur et à mesure des besoins, la compagnie exploitante les a remplacés tous par des machines plus puissantes et surtout plus économiques.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Le nouveau matériel est composé de-cinq chaudières, dont trois seulement sont en service actuellement, et.de trois groupes formes : le premier, d’un moteur à vapeur Mclntosh et Seymour et d'un alternateur à courants biphasés de 350 kilowatts ; le second, d'un moteur de même type avec un alternateur de 150 kilowatts et le troisième d'un moteur Ames couplé à un alternateur de 50 kilowatts.
- Ces alternateurs sont du type S K C et fournissent, à l'exception du plus petit d’entre eux, du courant à 2 500 ou 5 000 volts, suivant la méthode de connexion ; le courant pour les trois machines, a la meme fréquence de 8 000 cycles par minute.
- Le courant d'excitation est fourni indistinctement aux trois alternateurs par deux dynamos de 12,5 kilowatts provenant de l’ancien matériel. On a réduit de moitié leur vitesse de rotation pour diminuer. leur voltage dans une proportion à peu près égale, et, pour maintenir leur excitation à sa valeur normale, on a simplement relié les quatre enroulements inducteurs chacun en deux groupes de deux en multiple.
- Lien que la quantité totale d’énergie produite ne soit pas très considérable, la répartition en est très compliquée par suite du grand nombre de réseaux à alimenter et du petit nombre des générateurs. Le tableau de distribution, situé en haut d’une galerie, s’étend sur deux des côtés de la salle des machines. N est séparé en autant de panneaux qu’il y a de services distincts. Chacun d'eux est afférent à une . des 12 localités desservies par la station et comprend généralement un circuit d’éclairage public, formé d’un nombre plus ou moins grand de lampes à incandescence (48 en moyenne! et d’une ligne à haute tension, soit aérienne, soit souterraine, qui alimente le réseau d’éclairage privé et de force motrice de la localité par l’intermédiaire de transformateurs. U.
- Transmission électrique de l’énergie dans les mines. — A la réunion du 15 novembre dernier de l’Institution of civil Engineers, M.W.-I3. Esson, parlant del’emploi de l’énergie électrique dans l’exploitation des mines, exposait les avantages considérables qui en résultent, principalement en ce qui concerne la manipulation du minerai à la surface. La .simplicité de la transmission de l’énergie par l’électricité,, d’un lieu de production éloigne aux abords de la mine, permet en effet d’installer les
- moulins de broyage et de concassage près de cette dernière au lieu de les placer près-d’une source d’énergie.hydraulique plus ou moins éloignée de la mine. Il-résulte de ce chef une notable économie, la conformation du terrain dans le voisinage des mines rendant généralement très onéreux l'établissement et l'exploitation des moyens de transport du minerai.
- II est vrai qu’une économie de meme ordre peut, dans certains cas, être réalisée en transportant à la mine le combustible destiné à des machines à vapeur actionnant les moulins et broyeurs. Mais ces cas sont assez rares et M. Esson, se basant suites résultats d'une longue pratique, estime que l’em-' ploi de l’électricité est toujours plus économique que celui de machines à vapeur quand l'installation doit fonctionner d’une manière presque ininterrompue, les machines à vapeur ne présentant d’avantages que quand le travail ne doit pas dépasser douze heures par jour.
- A titre d’exemple, M. Esson décrit l’installation électrique de la mine du la Sheba Gold mining Company où les moulins de broyage reçoivent l'énergie électrique d’une station hydraulique distante d’environ 8.5 km. La dépense d'énergie employée pour le transport des minerais sjest trouvée réduite à 2,05 fr par tonne contre 7,62 fr avec transporteurs aériens et 40,60 fr avec des voies ferrées où il était fait usage de la traction animale.
- La station hydraulique utilise, les eaux de la Queen's River,.captées par un barrage et dérivées par un canal d’environ 3 km de long, à l’aide de turbines Victor d'une puissance totale de 396 chevaux. Ces turbines actionnent par des courroies un arbre de transmission sur lequel sont calés les inducteurs tournants de trois, alternateurs biphasés produisant du courant à 3 300, volts qu'une ligne aérienne transmet à cette tension à un poste de transformateurs situé sur les lieux d'utilisation. Là, la tension est réduite à 100 volts et le courant est divisé suivant les besoins de l'exploitation et utilisé, en grande partie, par des moteurs à induction.
- Pendant les 365. jours d'une année de fonctionnement interrompu des broyeurs à la mine de Sheba, le courant n’a été supprimé que pendant quatre jours et huit heures à seule fin d’inspecter les machines et de vérifier le bon état de l’installation entière.
- En terminant, M. Esson estime que le rendement global de cette installation, de l’arbre des turbines à la mine, peut être évalué à 70 p. 100. U.
- Le Gérant : C. NAUD
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- XVIII.
- Samedi 28
- 1S99
- Année. — N#4-
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques :— Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille, — J. BLONDIR, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin. ...
- DÉMONSTRATION NOUVELLE DU THÉORÈME DE THÉVENIN APPLICATION A LA DISCUSSION DE LA MÉTHODE DE MANCE
- Le théorème de Thévenin repose sur la propriété ci-après :
- Considérons un système de n équations linéaires à n inconnues :
- ax + bv -j- ... q- a; = À, a’x--\-b:y+c’f = B,
- a» 'x-yb11 1% = C.
- On en tirera £ sous forme d'une fonction linéaire de C : -
- î = m[C~ci).
- Pour avoir la valeur de m, il suffit de supposer quetous les seconds membresA, B,etc., sont nuis, à l’exception de C: on aura alors pour i une valeur ^ et, comme C, est une fonction linéaire et homogène de A, B, etc., on aura Ct = o, d’où :
- C.
- En reportant dans l’équation précédente, il vient:. ...
- ï = -jy (c — Q).
- Dans cette équation, Ct est la valeur qu’il faudrait donner à C, pour que l’on eùt~ = o, et est la valeur que prendrait *, si tous les seconds membres étaient nuis, à l’exception deC.
- Si l’on applique cette proposition aux équations bien connues de KirchhofF, on obtient immédiatement le théorème de Thévenin.
- Les seconds membres A, repré-
- sentent alors les diverses forces électromotrices du système. Les inconnues ...^ sont les intensités des courants dans les diverses branches. Si la branche où circule le courant % a une résistances r et si R est la résistance composée du réseau prise entre les deux extrémités de r comme-électrodes, on
- C
- r‘"V + R*
- D’autre part, Cj est Ta valeur de la force électromotrice C qu’il faudrait intercaler dans la branche r pour que le courant ^ y fût nul: c’est donc, changée de signe, la-différence de
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- T. XVIII.— N° 4.
- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- potentiel entre les deux extrémités de cette branche, lorsqu’elle est ouverte. Soit V—V' cette différence de potentiel, on aura :
- C + V — V' r+R
- Si l’on fait C = o, cette égalité exprime le théorème de Thévenin.
- Pour être aussi clair que possible, nous ferons remarquer que R est la résistance qu’on mesurerait entre les deux extrémités de la branche si l’on supposait que toutes les forces électromotrices du réseau se réduisissent à zéro, sans que cependant la résistance des diverses branches en fût modifiée. S’il s’agissait, par exemple, de réunir les deux pôles d’une pile de force électromotrice E et de résistance intérieure R,on aurait l’intensité :
- __ L 7 “ r + R ’
- gonale BD. La figure indique le nom employé pour désigner les résistances des diverses branches. Nous avons à évaluer les intensités ij et i2 qui circulent dans la branche gal-vanométrique, lorsque la branche AC est : i° ouverte; 2° fermée par un court-circuit.
- i° Calcul de ir Le courant de i[ sera donné par le théorème de Thévenin :
- g +
- Vb —Vb
- (« + b) (c + a-) a Ib + c —x
- 2° Calcul de i2. Le courant -par le théorème de Thévenin :
- . _ Vd —‘VB
- r étant la résistance du fil extérieur.
- Les applications de ce théorème sont nombreuses. Il permet notamment de simplifier
- B
- la discussion de la méthode de Mance et de retrouver aisément les formules que Maxwell a données, en employant un mode de calcul plus compliqué.
- Considérons un pont de Wheatstone ABCD; la pile dont il s’agit de mesurer la résistance intérieure a: est intercalée dans la branche DC ; le galvanomètre occupe la dia-
- ür, il est facile de voir que l’on a identiquement :
- (o_+ b) le -f *) _ ax bc
- a + b + c + x a + x ~ b+c
- (ac — bx)'1
- ~-{a + h + c-{-x){a+x) (b+^V
- Donc, si l’on a :
- ac-bx = o,
- il viendra :
- (a + b) (c 4- x) _ ax bc__
- a+b+c+x ~ + T+c’
- et on aura aussi, dans ce cas :
- Vd — Vh — V’n — V'b, d’où résulte, en définitive :
- Ce qui est le principe de la méthode de Mance.
- Passons maintenant à la discussion de la sensibilité de la méthode. Admettons, pour
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- 28 Janvier 1899.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- plus de généralité, que le galvanomètre soit shunté par un shunt de pouvoir multiplicateur m, et soient 0, et Qs les déviations correspondant aux courants i, et i2. En appelant A la formule de mérite, on aura :
- il viendra :
- V0 — VB = V'» — V'B
- _________ht. E
- + + +*) ’
- ; aisément :
- — i, __________bt_______
- ~h “ («+*)(« + &)
- Si la différence entre fi, et 02 est a, lorsque l’observateur croit ces deux déviations égales,
- On en conclut :
- S ^ (g + x)ja-\-b) a _
- et, en remplaçant par sa valeur —, il vient :
- De cette erreur de lecture a, il résultera une erreur s commise sur x et au lieu d’avoir :
- ac — bx- o,
- ar. ~ b (x + E) = o.
- Si l’on considère s comme un infiniment petit du premier ordre et qu’on néglige les infiniment petits d’ordre supérieur, on aura :
- (a + b) (c + x) _ax_ bc a + fr + c + .v a+x 1 b+c'
- et, comme on a identiquement :
- a + b _ _a_______________ac — bx
- a + b + c + x~~a + x (a + b + (+ x-) (a-j- x) ’
- Pour rendre cette erreur relative — aussi faible que possible, si, comme c’est en général le cas, le galvanomètre est très sensible, on cherchera à augmenter 6 autant que le permettra l’étendue de l’échelle, ou, pour mieux dire, on cherchera à ramener 0 dans l’étendue de l’échelle ; mais, que ce résultat soit obtenu en augmentant la résistance g- ou le pouvoir multiplicateur m du shunt, la formule ne contenant ni g, ni m montre que le moyen est indifférent. Il faudra ensuite rendre a aussi petit et b aussi grand que possible.. Ces résultats ne s’appliquent d’ailleurs qu’au cas envisagé, celui où le galvanomètre est très sensible. On remarquera que les conclusions qui précèdent ne sont point d’accord avec celles que M. Perrin a publiées antérieurement dans La Lumière Électrique (t. IJ, p. 311, 1894). Quant à Maxwell, il suppose que le galvanomètre n’est pas plus sensible que de besoin.
- J.-R. POMDY.
- ÉTUDE SUR LA TRANSMISSION ET LA DISTRIBUTION DE L’ÉNERGIE PAR LES COURANTS ALTERNATIFS (')
- DEUXIÈME PARTIE
- SUR LA SYNCHRONISATION DES ALTERNATEURS ACCOUPLÉS EN PARALLÈLE
- I. Mouvements oscillatoires des I au mouvement de rotation des alternateurs alternateurs accouplés en parallèle.
- Cest un fait général que des mouvements (1)Voir viMr^ £kclriqul dcs lo> H et ,, é{
- pendulaires tendent toujours à se superposer j bre, p. 425, 473, 509 et 547.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVIII. — N° 4.
- Ils amènent des variations du voltage efficace développé entre les conducteurs du réseau de distribution et, si leur amplitude dépasse certaines limites, ils peuvent amener le décrochage de l’alternateur qui en est le siège.
- Leur cause peut résider dans les variations périodiques du couple moteur développé sur l’axe de l’alternateur, dans des variations sembables du couple résistant développé sur l’axe des moteurs électriques alimentés par le réseau, etc.
- Sans nous préoccuper ici de l’étude des phénomènes de résonance électro-mécanique qui peuvent accroître l’amplitude de ces mouvements, nous allons indiquer un procédé qui permet de réduire cette amplitude autant que l’on veut.
- II. Amortissement de ces mo'uvements
- OSCILLATOIRES
- Considérons, pour fixer les idées, le moteur synchrone schématiquement représenté par la figure 19. C’est un moteur bipolaire du
- genre Manchester. Son armature AA pourra être disposée à volonté pour l’usage des courants alternatifs simples ou polyphasés. Nous supposerons, dans ce qui va suivre, que c’est une armature à courants alternatifs simples.
- Ce qui caractérise ce moteur, C’est la présence d’un écran magnétique fixe entourant l’espace où se meut l’armature supposée mobile. Il est constitué par une série de barres de cuivre parallèles à l’axe O du moteur, rivées
- à leurs deux extrémités dans deux cercles de cuivre CC concentriques à cet axe. Ces barres sont indiquées par les cercles appelés bbb... sur la figure. Lorsqu’il y a lieu, elles traversent les épanouissements polaires de l’inducteur II, dans une région aussi voisine que possible de l’entrefer.
- Nous allons voir que cet écran magnétique détermine un amortissement rapide des mou-veménts pendulaires dont pourrait être animée l’armature du moteur considéré.
- Supposons, en effet, cette armature synchronisée alors qu’elle est alimentée par un courant alternatif simple de fréquence a.
- Elle tend à engendrer deux flux tournants par rapporta elle, avec la vitesse a, mais l’un dans un sens et l’autre dans l’autre sens. Celui qui tourne dans le môme sens qu’elle, a, dans l’espace, une vitesse de rotation égale à 2a. Il coupe les circuits fermés sur eux-mêmes de l’écran avec cette vitesse et celui-ci s’oppose à son développement. L’autre flux, tournant en sens inverse’de l’armature, demeure fixe dans l’espace, tant qu’elle tourne avec la vitesse %. Il peut donc se développer librement à travers les circuits de l’écran sans y induire aucun courant.
- Mais si un mouvement pendulaire vient à se superposer.au mouvement de rotation de l’armature, la direction dans l’espace de ce dernier flux participe à. ce mouvement. D’où la production de courants de Foucault intenses dans les circuits de l'écran, une grande consommation d’énergie et, par suite, un amortissement rapide des mouvements oscillatoires.
- C’est pourquoi l’on a appelé les circuits fermés sur eux-mêmes constitués comme nous l’avons dit : « circuits amortisseurs. »
- . L’action régulatrice ainsi opérée par l’écran magnétique est d’autant plus efficace, toutes choses égales d’ailleurs, que ses circuits fermes sur eux-mêmes sont plus conducteurs et qu’ils embrassent mieux le flux développé par l’armature.
- Mais la présence de cet écran a d’autres conséquences avantageuses : en s’opposant au
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- Fig. 20. — Photographie des alternateurs en marche montrant la preuve du synchronisme.
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- :2Ô
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVIII. — N° 4.
- développement du flux tournant en sens inverse de l’inducteur, qu’engendre l’armature, il divise très sensiblement par 2 sa réaction d'induit et fait disparaître en grande partie le bruit souvent intolérable que produisent les alternateurs à courant alternatif simple.
- Si on applique cet écran à un alternateur à courants polyphasés, il continue à assurer la
- stabilité du synchronisme et, s’il ne diminue plus dans la même proportion la réaction d’induit, son action dans ce sens est toujours bienfaisante car il s’oppose à la production de toute variation rapide du flux dans les circuits inducteurs.
- Pour la même raison, les à-coups provoqués sur le réseau, notamment par la mise en marche d’un moteur asynchrone à cage
- Fig. 21. — Coupe passant par l’axe et coupe perpendiculaire à l’axe d’un des alternateurs.
- d’écureuil, se trouvent, dans tous les cas, très atténués par sa présence.
- Nous avons été conduits à employer ces circuits avertisseurs, alors que nous nous préoccupions de redresser les courants fournis par les circuits secondaires d’un transformateur, car les oscillations des moteurs synchrones dont nous disposions auparavant s’opposaient à la bonne tenue des balais.
- Les bons résultats fournis par cette disposition ont engagé M. Farcot à rappliquera de grands^ alternateurs conduits par des ma-
- chines à vapeur monocylindriques de son système.
- L’emploi des machines monocylindriques est très économique, mais la régularité du mouvement de rotation qu’elles déterminent est toujours plus faible que celle que l’on obtient avec des machines jumelles et la synchronisation d’alternateurs ainsi conduits est difficile.
- Cette application a été faite avec succès aux alternateurs de 600 kw à courant alternatif simple, à la vitesse de 60 tours, de l’usine, ‘du secteur des Champs-Elysées, à Paris, dont
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVIII. — N° 4.
- on verra l’un d’eux représenté sur la figure 20.
- La figure 21 montre comment sont'disposés les circuits amortisseurs.
- L’usine électrique de Saint-Ouen a été '.ussi munie de deux alternateurs de 250 kw .le ce système à courants biphasés et à la vitesse de 67 tours. La figure 22 représente cette installation. Ceux-ci sont mis en parallèle-en service courant et, comme ils servent a alimenter des transformateurs redresseurs, atin.d’augmenter la régularité de la fréquence du courant, on s’attache à accoupler les machines lorsque les manivelles de leurs ma-
- chines à vapeur sont à angle droit. La régularité de la fréquence est alors la même que si l’on avait un seul alternateur commandé par des machines à vapeur jumelles et la liaison effectuée par les actions électriques remplace la liaison mécanique. Nous ne pensons pas que semblable résultat ait jamais été déjà obtenu en exploitation courante.
- D’autres applications ont été faites de ce système, notamment à l’usine électrique de Saumur, ou sont en préparation en France et à l’étranger.
- (A suivre.) Maurice Leblanc.
- RETOURS PAR LA TERRE POUR TRAMWAYS ÉLECTRIQUES
- Inexpérience montre que dans le voisinage des; voies de tramways électriques à retour du courant par les rails de roulement, le sol est traversé par des courants vagabonds dont les effets peuvent être très dangereux. Ces courants sont d’autant plus importants, et par suite plus nuisibles, que la résistance du sol est plus faible et que la chute de potentiel qui se produit dans la voie est plus élevée : M. jjHess a dernièrement analysé, ici même, les derniers travaux de Fleming sur l’influence de la nature du sol (h. Nous pensons qu’il est intéressant de mettre à côté de cette élude la communication faite il y a quelques mois par M. Parshall, devant Ylns-iilüiion of Electrical Engineers, sur la question du retour par les rails, cette communication contenant des résultats très précieux sur la résistance des voies ainsi que la discussion d’expériences importantes.
- Vu la faible différence de potentiel qui donne naissance aux phénomènes électrolytiques, il est très important .d’évaluer la chute de potentiel dans la voie et la difle-
- i’) Voir L'Éclairage Électrique, t. XVII, p. 484, 17 décembre 1898.
- rence de potentiel entre les rails et le sol dans les systèmes de traction électrique qui emploient les rails comme conducteurs de retour; pour cette dernière différence, l’importance varie avec les conditions locales comme la situation des conduites d’eau ou de gaz, la conductivité de la terre entre les rails et ces conduites, et la conductivité des conduites elles-memos.
- La surface que la voie expose aux fuites est très grande; ainsi, pour une ligne de tramways à voie double ordinaire elle est d’environ 2 900 m2 par kilomètre de route. Avec une aussi grande surface, et, comité c’est généralement le cas, une grande conductivité du béton et de la terre, une fraction considérable du courant peut être détournée des rails, même sur de courtes lignes et avec une chute de potentiel maximum ne dépassant pas la limite imposée parleBoard ofTrade. Ainsi, en des expériences Récemment faites sur une ligne d’environ 13 kilomètres on trouva, en coupant la voie au milieu pour y intercaler un ampèremètre,* qu’environ 60 p. 100 du courant retournaient qiar la terre même. Des essais montrèrent que la conductance totale du retour était à peu près une fois et demie celle des rails, les
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- connexions et éclisses étant posées, ce qui indiquerait qu’en moyenne 33 p. 100 du courant quittaient les rails; en d’autres termes, la chute de voltage dans le retour n'était que les deux tiers de ce qu’elle aurait été si le courant était revenu entièrement par les rails. Il semble donc que dans la pose de la voie il conviendrait d’adopter des méthodes de construction qui isoleraient, sur une grande étendue, les rails de la masse de terre adjacente. La conductivité de la terre est considérable, et avec des différences de potentiel atteignant la limite établie par le Board of Trade elle est si accusée que, dans les cas que l’auteur aexaminés, lescou-rants de fuite ne sont pas détournés de la terre par les conduites de gaz ou d’eau : l’auteur a fait des expériences en coupant les rails et mesurant le courant en différents points, et, autant qu’on pouvait le déterminer, les conduites avoisinantes 11’étaient le siège d’aucun courant; en un cas spécial deux lignes de tramways formaient les deux côtés de l’angle aigu d’un triangle dont le troisième côté était formé par une conduite d’eau très importante et, malgré qu’environ 50 p. 100 du courant ne revenaient pas par les rails, les expériences montrèrent sans aucun doute qu’il n’y avait pas de courant à travers le troisième côté du triangle, par la conduite d’eau. Naturellement, avec la faible différence de potentiel qui se rencontre ordinairement, la force contre-électromotrice de polarisation, qui agit sur les courants de fuite lorsqu’il y a électrolyse; est un élément important dans la détermination de la loi d’écoulement du courant. Les expériences faites par l’auteur ont montré, dans chaque cas, que la conductance totale du rail et de la terre est considérablement plus grande que celle des rails seuls ; il en résulte la nécessité de déterminer la conductance des rails, les éclisses et connexions étant posées, avant la mise en place de la voie, afin que la mesure de la chute de potentiel lorsque la ligne est en exploitation puisse donner une indication sur le pourcentage du courant qui abandonne les rails, et '
- que les mesures faites de temps en temps puissent indiquer l’état général de réclissagc électrique.
- En général, il est désirable que le retour soit isolé au plus haut degré possible des autres conducteurs métalliques susceptibles d’ètre affectés par l’électrolyse ; dans quelques cas, où la chute de voltage dans le retour était relativement très grande, des essais ont été faits pour prévenir l’électrolyse en connectant les rails aux conduites d’eau ou de gaz voisines ; les résultats ont été plus ou moins satisfaisants. Il est évident que, si les rails et les conduites d’eau ou de gaz voisines peuvent être maintenus au meme potentiel, l’action électrolytique peut être effectivement empêchée. Cependant, en considérant la très grande conductivité de la terre il semble douteux qu’une telle connexion se montre efficace dans le cas d’une chute considérable dans les rails, puisqu’alors les courants de fuite iront d’une partie du système à l’autre, et sous une telle différence de potentiel qu’ils causeront de l’électrolyse. Les résultats obtenus lorsqu’on a relié les rails à des câbles enveloppés de plomb et situés parallèlement à la voie ont été entièrement satisfaisants, et sont conclusifs, puisqu’en l’absence de connexion l’enveloppe de plomb fut rapidement rongée. Cet exemple, cependant, ne nous montre pas que pareille chose doive se produire avec les conduites d’eau ou de gaz; l’enveloppe de plomb est homogène, de résistance relativement élevée, et n’expose à la terre qu’une petite surface, tandis que l’inverse a lieu pour les conduites d’eau ou de gaz ordinaircmentposées. L’auteur ne doute pas qu’il y ait des cas dans lesquels une connexion effective des rails aux conducteurs voisins donnerait des résultats entièrement satisfaisants ; mais il hésite à faire quelque recommandation générale à ce sujet, puisque dans beaucoup de cas un résultat directement opposé à celui cherché pourrait être obtenu. Il y a une telle différence dans les terrains : i° quant aux propriétés corrosives ; 20 quant à la conductivité électrique, qu’une règle gé-
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- nérale pour empêcher l’électroly se dans chaque cas serait inutilement sévère, et bien souvent prohibitive. Il est évident que Üi où les courants s’écartent généralement dans la terre afin de prendre des conducteurs métalliques voisins des rails la différence de potentiel ne devrait pas excéder la somme de celle à laquelle l’électrolyse commence et de celle nécessaire au passage dans la terre meme.
- Etant donné un système, les points par lesquels on peut agir sur le retour sont pratiquement limités à : la méthode de connexion des bouts de rails et la composition chimique des rails. La composition des rails ne peut pas être notablement modifiée, puisque les rails à faible teneur en charbon, mais de haute conductivité électrique, s’usent si rapidement qu’en pratique il est nécessaire que cette teneur soit élevée. La section des rails est déterminée par les conditions mécaniques, et les meilleurs rails à employer sont ceux dont le poids est de 40 à 50 kgr par mètre courant. Le mode de connexion aux joints des rails est pratiquement, alors, le seul facteur dont dépende le retour par les rails, retour qui est susceptible de varier considérablement.
- La soudure électrique des rails a été essayée aux Etats-Unis, mais jusqu'ici les résultats n’ont pas été de nature à encourager les industriels, ni les compagnies de tramways. En matière de tramways électriques les joints de rails sont envisagés au point de vue mécanique et au point de vue électrique, de sorte qu’un système de rails parfaitement soudés aurait la faveur générale. En cas de soudure la dilatation et la contraction dues aux variations de température peuvent être remarquées sur les grandes longueurs, mais ces effets n'ont pas été aussi importants qu’on le prévoyait. De rapports que l’auteur a en mains il ressort que la soudure présenta des mécomptes, qui apparurent à la longue. D’abord, la conductivité électrique de la section soudée fut moindre que celle delà partie courante. Ensuite, les portions de rail voisines d’une soudure s’usèrent inégalement
- par suite du ramollissement qu’elles avaient subies. Un autre résultat inattendu fut que, par l’abaissement de température survenant après réchauffement, le rail prit une très haute trempe au joint, de sorte que sa résistance au choc fut diminuée. L’auteur ne pense pas qu’il soit impossible de surmonter ces inconvénients mécaniques. Mais, d’autre part, l’appareil de soudure, d’une capacité suffisante, est coûteux, et il est souvent difficile à agencer pour la force exigée ; c’est pourquoi ce procédé n’a pas été employé en Angleterre. .
- Un autre dispositif,d’une nature analogue à celle du précédent, est connu sous le nom de « soudure de fonte » ou de « joint Falk ». Ce joint est fait en versant du métal fondu dans un moule métallique emboîté autour du joint de rail. Les surfacesdu métal fondu qui viennent en contact avec le moule et avec le joint du rail sont refroidies, et ainsi il n’y a pas formation d’un joint parfait. L’auteur croit qu’il a été affirmé que l’on a une soudure. Cela semble, cependant, extrêmement douteux, puisqu’une soudure est presque impossible entre de l’acier forgé froid et du fer fondu si le premier n’entre pasen fusion. Le rail se dilate une fois qu’il est entouré de métal fondu, celui-ci se met en place, et finalement le rail revient à ses premières dimensions. Ce fait donne lieu a un léger jeu pour l’expansion et la contraction, et compte, par conséquent, pour le succès mécanique du joint qui, s’il est soigneusement appliqué, donne au début une voie parfaite au point de vue mécanique, quoique, dans l’esprit de l’auteur, la différence d’élasticité entre la partie entourant le joint et la partie courante de la voie puisse définitivement causer une usure inégale du rail. Le jeu dont il vient d’être question prend certainement de l’humidité, de sorte que par la formation, d’oxyde la résistance du joint augmente à la longue. De résultats d’expériences que l’auteur a en mains il ressort que la résistance électrique de ce joint varie considérablement ; donc, se soumettant aux conditions de bas voltage, on
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- devrait iie l’employer qu’en même temps qu’un éclissage électrique efficace. Alors, en raison delà rigidité du joint, les éclissages de cuivre seront certainement plus durables que dans le cas d’un éclissage mécanique ordinaire.
- Connecteurs. — Les connecteurs généralement posés aujourd’hui sont du type à contact par pression, et dans une discussion générale il est naturel de prendre ceux-ci comme base. En discutant une note lue il y a quelque temps devant l’Institution ofElectrical Engi-neers, l’auteur fit remarquerque, d’après l’expérience qu’offrent les contacts par pression employés dans les stations centrales, 0,155 ampère par mm2 était la limite trouvée dans la meilleure pratique, et que, considérant les mauvaises conditions auxquelles les connecteurs enterrés sont soumis, il paraîtrait plus convenable d’admettre pour ces derniers, comme valeur limite, la moitié de la précédente. D’après la pratique actuelle, l'auteur a trouvé qu’il convenait d’avoir une limite encore plus basse, et dans la plupart des systèmes qu’il a projetés la densité de courant à la surface des contacts n’excède pas 0,04 ampère par millimètre carré ; l’expérience montre que cette limite est sûre, et qu’alors la résistance du contact est négligeable en comparaison avec celle des rails.
- Considérant le phénomène compliqué qui accompagne une jonction entre cuivre et fer, phénomène dû à la différence de potentiel causée par le contact de métaux différents et à l’effet produit par le passage d’un courant entre ces métaux, il semble que toutes les forces électromotrices s’équilibrent dans le cas normal, puisque si le courant passe uniformément dans les rails les forces électromotrices aux surfaces de contact d’un connecteur sont équilibrées, et que si l’une des extrémités d’un connecteur perd son contact la résistance additionnelle est grandement suffisante pour-empêcher la force électromotrice au contact restant d’agir. Le projet d’une connexion doit fortement viser la permanence du con-
- tact absolu. S’il y a quelque travail entre les surfaces, tôt ou tard il se formera une pellicule d’oxyde qui détruira la valeur du contact. Le travail entre les surfaces peut naître à la suite d’échauffements produits par une densité du courant excessive, ou par suite d’un manque de flexibilité dans la connexion. De nombreux types de connexions ont été présentés ; beaucoup de ceux mis en avant pendant ces deux ou trois dernières années montrent qu’on a reconnu l’importance d’un accroissement de l’étendue de la surface de contact, en comparaison avec la section transversale du corps du connecteur.
- La discussion de tous les différents types de connexion qui ont été présentés est en dehorsdu but de cette Note. Les connecteurs de cuivre que l’auteur a étudiés sont ceux que l’on emploie le plus généralement, c’cst-à-dire ceux des types « Chicago, Crown et Columbia ».
- Il est désirable d’avoir des connecteurs flexibles là où les conditions mécaniques permettent d’employer des connexions courtes, et alors la résistance .additionnelle due aux connexions peut être réduite à 5 p. 100 ou moins. De tels connecteurs ont été souvent employés aux Etats-Unis, et avec de bons résultats lorsque les extrémités sont formées par du cuivre coulé puis ^nartelé. Quand, cependant, les extrémités furent faites avec du cuivre simplement coulé, et coulé sur les conducteurs, les résultats n’ont pas été, en général, satisfaisants. Le cuivre coulé ayant une résistance électrique bien plus grande que celle du cuivre étiré il n’est pas le meilleur à employer dans les connecteurs. De plus, l’union entre le cuivre coulé et les fils de cuivre étiré est imparfaite, de sorte que la résistance électrique est beaucoup plus élevée qu’entre deux pièces de cuivre pur fondues ensemble. L’auteur propose de discuter aussi la connexion « plastique », qui fut inventée par AI. Edison il y a plusieurs années. Les résultats obtenus sur une voie connectée il y a plus de cinq ans montrent que l’alliage plastique, forme
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- de mercure et d’autres éléments que l’auteur ne connaît pas, est beaucoup plus permanent qu’on le prévoyait d’après sa nature mécanique. La connexion est placée entre la plaque d’éclisse et le rail, dans un réceptacle en liège compressé à environ moitié de son épaisseur lorsque la plaque d’éclisse est montée serrée.
- La quantité de cuivre matériellement nécessaire pour accroître la conductivité de rails bien connectés est si grande que dans la pratique ordinaire il n’est pas économique d’avoir des feeders formant une voie auxiliaire, a moins qu’ils ne soient en circuit avec une force électromotrice agissant en compensation de la chute de voltage ohmique totale, afin que celle-ci puisse excéder la chute dans Je retour par la voie. L’auteur croit que le major Cardew fut le premier à proposer l’emploi de forces électromotrices intercalées dans les feeders pour compenser la chute de potentiel qui s’y produit, mais, dans la disposition originale imaginée par M. Cardew, il était nécessaire d’avoir des dynamos de forces électromotrices différentesà l’usine. Lui employa une génératrice auxiliaire excitée séparément par des bobines inductrices en série avec le feeder du fil de trôlet, afin que le voltage engendré par l’armature soit directement proportionnel au courant débité, à la condition que lesjaoyaux inducteurs ne soient pas saturés ; l’armature est en série sur un feeder isolé connecté avec le rail au point par lequel le courant doit revenir à l’usine. Les résultats pratiques de cette deuxième disposition furent des plus satisfaisants ; la machine travaille avec une automaticité parfaite, et limite la chute de voltage résultante dans le retour à la valeur voulue si l’on dispose d’un rhéostat de réglage mis en parallèle avec les bobines inductrices.
- La figure i représente, par un diagramme, ce système. Dans un cas que l’auteura récemment étudié, et où l’on doit avoir environ 250 voitures, il propose d’employer plusieurs génératrices auxiliaires afin de pouvoir alimenter le réseau en plusieurs points. Des fils
- pilotes arrivent à l’usine par paires venant de divers points, dans chaque paire l’un des fils étant connecté à la voie et l’autre aux plaques de terre voisines; les génératrices auxiliaires de l’usine seront ajustées de temps en temps d’après les différences de potentiel
- entre les plaques de terre et la voie de manière que la valeur moyenne générale de ces différences soit constamment aussi faible que possible, et que, en tous cas, la voie soit le plus souvent positive par rapport aux conduites voisines, puisqu’alors c’est elle-même qui supporte les effets de l’électrolyse.
- Rails en acier. — Les pourcentages de carbone, manganèse, etc., dans les rails en acier ont varié considérablement : et ils présentent, même à présent, de grandes variations suivant les compagnies, et suivant les différents pays. L'on peut dire que les rails anglais d’il y a quelques années ont ordinairement la composition suivante :
- Carbone............... 0,25 à 0,35'
- Manganèse............. 0,8 » 1
- Silicium. ............ 0,05
- Phosphore............. 0,06
- Soufre................ 0,06
- En ces derniers temps le pourcentage de carbone a augmente. Une grande compagnie spécifie :
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- Phosphore............. 0,06
- Soufre................ o,o5
- Des pourcentages de carbone supérieurs, aux précédents, atteignant presque i p. ioo, ont été essayés en France.
- Les résultats de mesures faites sur quelques échantillons de rails ayant des compositions différentes, qui furent fournis pour être essayés, sont réunis dans le tableau sui-
- CARBONE MANGANÈSE SILICIUM PHOSPHORE SOUFRE RÉSISTANCE RÉSISTANCE
- 0.3/8 0/55° 0,l8l o,o4o 0,041 10,8 ,872
- 0.446 0.568 0,188 0,046 0.044 II, I . 1,928
- 0,536 0,592 0,201 0,051 0,059 1,960
- 0,568 0,608 0,204 0,053 0,061 11,4 1,980
- 0,588 0,632 0,214 0,056 0,065 1,996
- 0,610 0,650 0,220 0,062 0,071 12,1 2,240
- Carbone.............. 04 à 0,5
- Manganèse............ 0,95 » 0,85
- Silicium............. 0,10 >. 0,06
- Phosphore............ 0,10 » 0,08
- Soufre............... 0,08
- Dans la pratique américaine la proportion de carbone est encore plus élevée, comme on le verra d’après les valeurs suivantes :
- Carbone.............. 0.45' à 0,55
- Manganèse............ 0,8 » 1
- Silicium............. 0,10 » 045
- Des rails de 37,700 kg par mètre, essayés en place après deux ans et demi d’usage, donnèrent les résultats suivants :
- RÉSISTANCE RÉSISTANCE
- Essai n° 1 . . 11,3 .,96o
- » 2 . . 10.3 1,788
- 3 • • 10,1 1,752
- >» 4 • - 10,7 1,856
- » 5 • 9.65 .,6/6
- »> 6 . . 10,07 i,/48
- » 7 • - 10,25 I,780
- .. 8 . . 10,50 . 1,820
- Moyenne. . . .0,4 1,80
- Sur deux vieux rails de 32,244 kg par mètre, très usés, essayés en place on obtint les résultats indiqués dans le tableau ci-après.
- On devait ici s’attendre à avoir des valeurs élevées en raison de l’usure du rail, circonstance dont on ne peut tenir compte dans les calculs.
- Ry^yNCE RÉSISTANCE
- a Ct^cU,Vre y Ct à 20® C.
- Essai n° 1 . . IU7 2,032
- » 2 . . 12,3 2,136
- Moyenne. . . ,2 2,08
- Deux rails neufs de 44,645 kg par mètre,
- essayés en pla ce, donnèrent :
- RÉSISTANCE RÉSISTANCE
- 11 Ceàe-o*UCU1Vre et à 20" C.
- Essai n" 1 . . 10,6 1,840
- ” 2 • • ,0,4 1,804
- Moyenne. . . 10,5 1,820
- Enfin, sur u n rail de 32,988 kg par mètre,
- non posé, on obtint :
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- caivr. RÉSISTANCE
- 1*736 *
- Éclissages.— Le courant franchit les joints en partie par les plaques d’éclissage mécanique et en partie par les éclissages électriques. La résistance offerte, par les plaques d’éclissage d’un joint est une quantité variable, mais tous les essais faits sur des rails en usage ont montré que ces plaques contribuent considérablement à la conductivité du joint.
- Éclissages électriques. — Pour les éclissages électriques les essais ont porté sur les
- points suivants : i° conductivité du connecteur en cuivre ; 20 résistance due aux contacts; 3° résistance due au « rassemblement » du courant qui passe delà section du rail à celle que présente la borne du connecteur.
- i° Conductivité du connecteur. — Dans les différents essais les connecteurs Chicago ont offert pratiquement 100 p. 100 de la conductivité du cuivre pur. Un connecteur flexible Crown donna seulement 93 p. 100. Les connecteurs Columbia donnèrent environ 90 p. 100, dans les cas expérimentés.
- 20 Résistance due aux contacts. — Elle fut déduite de la différence de potentiel entre deux points très voisins et situés l’un sur l’extrémité du connecteur, l’autre sur le rail. L’expérience donna les résultats réunis dans le tableau ci-contre :
- Connecteurs Chicago.......................
- Bornes de 22 mm de diam. clans une âmei de rail de 13 mm d'épaiss. Aire du con-
- Connecteurs Crown.........................
- Bornes de 22 mm de diam. dans une âme'] de rail de n mm d’épaiss. Aire du con-| tact : 774 mm2............................
- 1 0,00000197
- 2 0,00000215
- 3 0,0000025
- 4 0,0000080
- Connecteur t Connecteur < Connecteur fraîchemer Eclissage no
- 0,0000028
- n nettoyé ; trou
- surveillé.
- surveillé.
- Total
- ),0000108
- Connecteurs flexibles Crown
- Bornes de 22 mm de diam. dans une âme ' de rail de n mm d’épaiss. Aire dueon-[ tact : 774 mm2.................................)
- Total. .
- Connecteurs Columbia
- 0,0000518
- 0,0000940
- 0,0000072
- Dans trou de 22 mm de diam. percé dans ] 12 une âme de rail de 13 mm d’épaiss. Aire [ du contact : 898 mm2..............................‘13
- I
- 30095
- , Eclissage non surveillé; remar-; quéensuitequelesconnecteurs / ont été mis dans des trous , rouillés.
- 0,000855
- (Trou propre; connecteur non ( touché.
- ( Trou propre; connecteur non ( touché.
- ( Trou vieux de 4 jours ; con-( necteur non touché.
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- Les essais 4, 5 et 6 montrent qu'un manque de soin dans la connexion peut conduire à un accroissement important de la résistance au contact.
- D’après les expériences faites, on peut dire que généralement les connecteurs proprement posés — c’est-à-dire, les connecteurs propres placés dans des trous propres et parfaitement alésés, et avec un exact ajustage au mandrin —- présentent une résistance au contact pratiquement négligeable. Les expériences montrèrent qu’avec moins de o, 15 5 ampère par millimètre carré la chute de potentiel à la surface de contact était inappréciable à côté de celles qui se produisaient dans le connecteur et dans le rail. Ceci fut constaté sur des éclissages électriques en usage depuis plus de deux ans, quand la densité du courant était inférieure à la valeur que l’on vient de donner. Sur ce point les essais furent particulièrement poussés, parce qu’il a été fréquemment dit que la résistance du contact est un facteur très notable, et qu’elle peut être fortement réduite en amalgamant les surfaces. Cela n’aura pas lieu, à moins qu’il y ait eu delà négligence dans la pose des connecteurs.
- 3° Rassemblement du courant. — On peut admettre qu’à environ 30 cm des extrémités des connecteurs le courant est uniformément réparti dans la section du rail. Pour le passage dans un connecteur ce courant doit se rassembler, et l’on doit bien penser que près d’un connecteur le rail ne présente pas la même résistance apparente que dans la partie courante. Sur une barre d’acier ayant une section de 76 X 13 mm l’expérience montra que le « rassemblement » aux bornes d’un connecteur double produisait un accroissement de la résistance apparente qui était équivalent à la résistance de 25 mm de barre. Sur un rail de 41,173 kgr parmètre l’accroissement de résistance apparente, provenant du « rassemblement »,fut trouvé égal à la résistance de 86 111m du rail à chaque contact, soit à un total de 172 mm de rail par joint.
- Joints complets. — La conductance des joints dépend, ainsi qu’il a été dit, de celle des éclissages électriques et de celle des plaques d’éclissage mécanique. La première vient d’être discutée. La seconde a un effet très notable, même avec des rails qui ont cté en usage pendant quelque temps. Le tableau de la page suivante donne les résultats d’expériences faites en partie au laboratoire et en partie sur des voies en usage.
- Les valeurs qui s’y trouvent montrent dans la seconde catégorie des connexions dont les contacts n’ont été aucunement détériorés par deux ans et demi d’usage. Quelques-uns des
- rails étaient très vieux, mais les plaques d’é-clissagc mécanique, qui n’étaient pas serrées à fond, montrèrent sur le métal des plaques brillantes aux places du contact avec le rail; en replaçant l’éclisse mécanique et reconnectant, la résistance du joint fut égale à celle de 99 cm de rail. Un rail expérimenté sans éclisse mécanique montra une connexion intacte. Enfin, un rail d’environ 33 kgr par mètre, posé sur une ligne récemment connectée, offrit aux joints des résistances équivalentes à un nombre de centimètres de rail variant de 24 à 71, dans quatre cas différents.
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- JOINTS AVEC CONNECTEURS EN
- Essais au laboratoire.
- RESISTANCE ADDITIONNELLE DUE AU JOINT
- Rail de 41,173 kg par m; 6 essais; pas de connecteurs ; plaques d’éclissage mécanique non nettoyées et pas serrées à fond.................
- >,0000095 à 0,000081
- 25.'
- >,00105 à 0,0090
- Moyenne
- >,000039
- 86
- >,0043
- Connecteur simple : 107 mm- de section.
- 762 mm de long (calculé)..................
- Rail de 41,173 kg par m, avec 1 connecteur Crown de 107 mm'2et 762 mm; plaques d’éclissage mécanique bien serrées . . .•............
- Le même avec plaques d’éclissage mécanique
- enlevées .................................
- (Ce connecteur présentait une trop grande résistance au contact. Voir l'essai de contact n° S.)
- Essais de rails e
- >24
- >,00026
- >,0117
- Rail de 37,700 kg par m; 1 connecteur Chicago de 107 mm2 et 762 mm, ctplaques d’éclissage
- mécanique..................................
- 4 essais faits sans déranger la voie, moyenne. Rail de 37,700 kg parm comme ci-dessus (voie de 2 ans et demi) ; 4 essais.................
- >,0000307 à 0,0000622 0,000043
- >,0000275 à 0,0000843
- 81 à 165
- 71 à 203
- 0,0034 à 0,0069 0,0047
- >,00305 à 0,00935
- Moyenne
- >,000046
- >,0051
- Connecteur Chicago, simple : 107 mm2 et
- 762 mm (calculé)...........................
- Vieux rail de 32,244 kg par m; 1 connecteur Chicago de 107 mm2 et 762 mm, plaques d’éclissage mécanique non serrées...............
- Le même avec plaques d’éclissage mécanique
- enlevées...................................
- Le même avec plaques d’éclissage mécanique
- replacées et bien serrées..................
- Rail neuf de 44,645 kg par m; 2 connecteurs Chicago de 85 mm2 et 813 mm et matière plastique à une plaque d’éclissage mécanique.
- 0,000090
- 0,0000473
- .44
- 99
- >,0000081 à 0,0000040 25,4 à 12,7
- 0,00765
- 0,00525
- >,00090 à 0,00044
- Moyennt
- >,0000060
- 19
- >,00066
- La plaque d’éclissage mécanique ajoutait à la conductivité. I
- Joints avec connecteurs plastiques. — On a I tique, et le tout est pris entre le rail et l’éclisse une plaque de liège percée d’un trou de I mécanique.
- 38 mm qu’on remplit d’un amalgame plas- I D’après les résultats donnés, il semble
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- RÉSISTANCE ADDITIONNELLE DUE AU JOINT
- JOINTS AVEC CONNECTEURS PLASTIQUES 0,.™. 3HÜ ““ Hsr
- Rail de 41.173 kg par m connecté à une plaque seulement, les deux éclisses étant séparées du rail par du papier 0,0000213 60,9 0,002365
- Le même, mais connecté aux deux plaques ; éclisses peu serrées. . . : 0.0000126 35.5 0,0014
- Le même, éclisses un peu plus serrées .... 0,0000122 35.5 0,001365
- Le même, éclisses très serrées; encore du papier brun entre les éclisses et le rail .... 0,0000117 33 0,0013
- Le même, éclisses serrées à fond; papier brun enlevé 0,0000083 22,8 0,00092
- qu’on puisse admettre un accroissement de rail de 1,270 m comme équivalent à la résistance électrique présentée par les éclisses mécaniques, et considérer un groupement en parallèle de ces éclisses et des connexions qui les secondent, au point de vue du passage du courant. On peut alors construire, pour chaque système de connexion particulier, des courbes analogues à celles de la figure 2, qui donnent la chute de potentiel produite par chacun des divers éléments d’un joint d’un rail de 39,685 kg par mètre, éclissé électriquement au moyen d’un connecteur simple de 107 mm2, 761 mm, bornes de 22 mm : les résistances de contact et de rassemblement sont ajoutées à la résistance du connecteur, et la résistance du fer compris entre les bornes de ce connecteur est déduite: ceci donne la courbe (5) ; la conductance ainsi trouvée est ajoutée h celle des éclisses mécaniques, et l’on obtient alors la courbe (7), relative au joint complet. Les volts observés dans un joint seront multipliés par le nombre de joints au kilomètre, et l’on fera la somme de ce produit et du nombre de volts absorbés parle passage du courant dans 1 km de rail continu; on obtiendra ainsi le voltage total perdu dans 1 km de rail posé.
- La figure 3 donne les courbes correspondantes pour le cas où les joints sont faits avec connecteurs plastiques.
- Appareils employés pour les essais. — On détermina les résistances en comparant la différence de potentiel produite entre deux points du rail par un courant constant, de 30 à 150 ampères, traversant ce rail à celle pro-
- Fig. 3. — Volts consommés par les divers éléments d’un joint d’un rail de 39,685 lvg par m avec connecteur plastique de 38 mm à une plaque d'éclissage mécanique seule-
- duite par le même courant, entre les bornes d’une résistance étalonnée, de 0,0000398. Les points d’entrée et de sortie du courant étaient toujours à une distance suffisante de ceux entre lesquels la mesure se faisait. Pour opérer sur une voie posée on disposait du courant fourni par un accumulateur place sur une voiture que l’on amenait à l’endroit
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- voulu. Le courant était conduit en un point voisin du milieu du rail k essayer, traversait un joint de rail, et était repris en un point situé à une distance de 1,50 m à 1,80 m de ce joint. On mesura la chute de potentiel entre deux points pris sur le rail à l’intérieur de l’intervalle limité par ceux d’entrée et de sortie du courant, et entre deux points pris sur le même rail à l’extérieur de cet intervalle. La résistance étalonnée était en série dans le circuit d’expérience, et on l’observait dans chaque cas.
- De ces mesures on pouvait déduire la résistance du rail, tant que la voie ne présentait pas de connexion transversale sur la partie soumise à l’essai.
- Pour déterminer la résistance d’un joint on comprenait ce joint entre les points du rail dont on déterminait la différence de potentiel, et l’on comparait celle-ci à la différence de potentiel qu’on obtenait entre deux autres points séparés par un intervalle de rail continu égal k l’intervalle compris entre les deux premiers.
- Dans certains cas il fut important de ren-
- verser le courant à la fois dans le rail et le potentiomètre, les effets thermo-électriques ayant pu troubler les résultats en raison de la petitesse des valeurs mesurées.
- Dans certaines expériences on lança le courant dans les rails par l’une des deux extrémités de la voie et on le recueillit par l’autre. Le courant qui passait dans les rails put être déterminé aux points intermédiaires par la mesure des différences de potentiel existant en ces points entre deux sections du rail, lequel avait été préalablement essayé au point de vue de la résistance électrique.
- On dut, naturellement, procéder ainsi pour chacune des files de rails de la voie expérimentée.
- Pour la mesure des volts qu’exigeait le passage du courant k travers la longueur entière de la voie on dut avoir des fils pilotes. On se servit d’un potentiomètre fourni par Elliott Brothers, et dont les résultats peuvent être considérés comme exacts dans les limites de justesse du calibrage de l’instrument.
- H. Tripjer.
- APPAREILS DE CHAUFFAGE ÉLECTRIQUE PARVIELÉE FRÈRES ET C°
- Tout appareil de chauffage par l’électricité doit,.quel que soit le but auquel on le destine, chauffage des appartements, cuisson des aliments, etc., remplir en premier lieu cette condition qu’à chaque instant la puissance calorifique rayonnée par l’appareil soit égale à la puissance électrique qui y est absorbée; il est évident, en effet, que si cette dernière est plus grande que la première, de la chaleur s’emmagasinera dans l’appareil et qu’il en résultera une élévation de plus en plus grande de la température et par suite une destruction de l’appareil.
- Une seconde condition, presque aussi indispensable, est que la quantité de chaleur développée par unité de temps atteigne une valeur considérable. S’il s’agit du chauffage1
- des appartements, l’emploi de l’électricité ne peut, vu les prix élevés auxquels est vendue l’énergie électrique, se répandre que s’il permet de porter rapidement à une température convenable l’air d’une salle que l’on n’occupera que pendant peu de temps ; s’il est nécessaire de commencer le chauffage de la salle plusieurs heures avant qu’on ne l’occupe, tout autre mode de chauffage, toujours plus économique que le chauffage électrique, sera alors préféré. S’il s’agit de la cuisson des aliments, cette seconde condition devient absolument indispensable ; en effet, dans ce cas c’est moins la quantité de chaleur totale dégagée qui importe que la quantité de chaleur rayonnée par unité de temps, car si la puissance calorifique de l’appareil est trop
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- faible, les pertes de chaleur pourront avoir pour conséquence d’empêcher la température de devenir suffisamment élevée pour effectuer la cuisson.
- Pour éviter un trop grand encombrement, il faudra en troisième lieu produire une grande quantité de chaleur par unité#de volume de l’appareil de chauffage. Dans les radiateurs destinés au chauffage des appartements, cette condition peut, du moins dans beaucoup de cas, être laissée de côté, car le plus souvent la place dont on dispose pour ces radiateurs ne fait pas défaut ; mais dans les appareils de cuisine et, en général, les appareils destinés à concentrer la chaleur produite sur un objet qui y est enfermé, il est nécessaire que le volume soit aussi restreint que possible afin d’éviter une trop grande perte de chaleur par rayonnement extérieur.
- Dans certains appareils de cuisine, tels que ceux destinés à la cuisson des rôtis, il faudra en outre que la température de la source de chaleur soit très élevée ; autrement on n’atteindrait pas le but désiré.
- Enfin il faut encore que les appareils de chauffage électrique remplissent les conditions que l’on exige de tout appareil d’usage courant : solidité, longue durée, faible prix de revient, grand rendement, etc.
- Mais ces conditions si diverses se ramènent en réalité à une seule : haute température de la source calorifique. On sait en effet que le pouvoir émissif d’un corps augmente très rapidement â mesure que sa température s’élève. Par suite, avec un corps porté à une température élevée an moyen du courant électrique, il sera possible de rayonner une grande quantité de chaleur par unité de temps et par unité de surface et les seconde et troisième conditions énoncées ci-dessus se trouveront remplies. En même temps la première se trouvera, sinon complètement, du moins en grande partie satisfaite, car si une augmentation anormale de la puissance électrique dépensée dans l’appareil vient à se produire, l’élévation de température qui en sera la conséquence donnera lieu à une augmentation de
- la chaleur rayonnée pouvant compenser l’augmentation de puissance dépensée si la température initiale est suffisamment élevée. D’ailleurs si cette condition est remplie, la durée de l’appareil s’en trouvera considérablement accrue, puisque c’est généralement à la suite d’une élévation de température duc à une augmentation anormale delà puissance électrique dépensée que les appareils de chauffage actuellement sur le marché sont mis hors de service. Enfin la possibilité de donner à l’appareil des dimensions restreintes permettra, dans le cas où on l’emploiera a la cuisine, d’avoir un bon rendement.
- L’obtention d’une source calorifique portée à haute température parle courant électrique est donc le but que l’on doit se proposer dans la construction des appareils de chauffage par l’électricité.
- Une solution de ce problème qui vient immédiatement à l’esprit est l’emploi de l’arc électrique; cette solution est en effet satisfaisante dans un assez grand nombre de cas et, sans parler des fours électriques, il a été construit divers appareils, tels que fers à * souder, fers à repasser (*) où clic a etc appliquée.
- Mais si elle convient dans ces cas particuliers, elle ne saurait convenir au chauffage des appartements ou à la cuisson des aliments, et, si l’on excepte l’utilisation de la chaleur dégagée par hystérésis et courants de Foucault, mise à profit par la maison Alioth dans des appareils de chauffage à courants alternatifs récemment décrits dans ce journal (J), la seule solution que l’on puisse adopter consiste dans l’emploi d’une résistance portée à une température plus ou moins élevée par le passage du courant.
- Dans la plupart des appareils actuellement sur le marché la résistance est constituée par des fils ou rubans de platine, maillechort ou autres substances métalliques, noyés dans une couche d’émail' appliquée sur métal ou
- (') Voir L'Éclairage Électrique, t. XIII, p. 75. (2) Voir U Eclairage Électrique, t. XVI, p. 450.
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- sur porcelaine (Appareils Colin et C°, Cramp-ton, Grimm et C°). Malheureusement cette solution ne satisfait nullement les diverses conditions indiquées plus haut. Le nombre de watts à consommer est limité parla fusion de l’émail qui entraîne celle du fil métallique. Les appareils étant construits pour donner le maximum de calories par unité de temps, un surcroît accidentel du voltage entraîne généralement la rupture du circuit, et quand cet accident se produit la valeur de la réparation est presque égale à la valeur totale de l’appareil.
- Dans les appareils construits par la Compagnie générale de chauffage par l’électricité, d’après les brevets Voigt et Hafîner, la résistance est constituée par de minces couches de métaux, précieux appliquées sur des ustensiles en porcelaine ou tôle émaillée d’après la méthode employée pour la décoration de la porcelaine. Ils présentent les mêmes'inconvénients que les précédents.
- Ces appareils ne peuvent d’ailleurs servir que dans les cas particuliers où une température élevée n’est pas nécessaire ; ils conviennent soit pour le chauffage des appartements soit pour le chauffage des bouilloires; quelques-uns peuvent permettre de cuire un beef-steack ou unecôtelette par contact contre une paroi chaude, à la façon dont ces aliments sont cuits dans une poêle, mais ne permettent pas de faire des grillades. En outre chaque appareil ne peut être utilisé que dans le but dans lequel il a été construit et, dans le cas de la cuisine, il est impossible d’utiliser, comme avec les fourneaux à gaz, les ustensiles ordinaires.
- A ce dernier point de vue les appareils imaginés par M. F. Le Roy, dont une description a été donnée récemment dans ce journal (L, présentaient une amélioration considérable. La chaleur étant produite par le passage du courant dans des bâtons de silicium, il suffit de grouper plusieurs de ces (*)
- (*) L'Éclairage Électrique du 22 octobre 1898, t. XVII. p. 154.
- ÉLECTRIQUE
- bâtons dans un fourneau analogue à un fourneau â gaz pour obtenir un appareil de chauffage permettant d’utiliser les ustensiles de cuisine ordinaires, l'in outre, comme les bâtons de silicium sont portés à une assez haute température (8oo° environl la quantité de chaleur rayonnée par unité de surface et par unité de temps est assez considérable et la puissance spécifique de l’appareil est beaucoup plus élevée que dans les appareils précédents. La réalisation des appareils de M. Le Roy marque d-onc, comme nous l’avons fait ressortir dans l’article précité, une étape importante dans l’histoire des appareils de chauffage électrique. Toutefois ces appareils offrent encore un inconvénient résultant de la nécessité d’enfermer le silicium dans une enveloppe vide d’air pour empêcher son oxydation : après quelque temps d’usage, le verre se dévitrifie, absorbe les rayons calorifiques et finit par fondre ce qui amène la destruction du bâton de silicium.
- Pour terminer cette revue des appareils actuels de chauffage électrique, signalons ceux qui sont constitués au moyen des lampes à incandescence. Par suite de la température élevée à laquelle se trouve porté le filament de carbone, la puissance spécifique des appareils de ce genre pourrait être considérable s'il n’était nécessaire d’enfermer le filament dans une enveloppe' de verre. Par suite de cette nécessité ces appareils présentent en outre, â un plus haut degré encore, l’inconvénient que nous venons de reprocher aux appareils Le Roy.
- On peut donc dire que les divers appareils aujourd’hui sur le marché ne satisfont pas complètement tous les desiderata. Il faudrait une substance pouvant être portée à une température élevée dans l’air libre.
- C’est cette substance que MM. Parvillée frères sont parvenus à obtenir après bien des essais. Elle est formée par l’adjonction à une poudre métallique quelconque d’un produit céramique qui, après fusion, donne à l’ensemble une résistance électrique élevée en même temps qu’une très grande soli-
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- dite('). Tousles métaux peuvent être utilisés; | toutefois l’expérience a montré que le nickel, à cause de sa haute température de fusion, est celui qui convient le mieux. La poudre de nickel est broyée avec du quartz, du kaolin et un fondant céramique, et le méiange est comprimé à la presse hydraulique à la pression de 2 ooo kgr par centimètre carré dans des moules rectangulaires. Les baguettes ainsi obtenues sont ensuite séchées puis cuites dans un four porté à i 350°.
- En modifiant la proportion de la poudre métallique introduite dans le mélange on
- I modifie la résistance électrique du produit. On profite de cette propriété pour obtenir des baguettes dont la composition est telle que la résistivité soit plus petite aux extrémités qu’au milieu. Le passage du courant dans ces baguettes produit une élévation de température plus faible aux extrémités qu’au milieu et les pinces dans lesquelles on maintient la baguette restent à une température insuffisante pour provoquer leur oxyda-
- Pour une résistance totale considérable ces baguettes n’ont que des dimensions très res-
- treintes. Par exemple une plaquette de 5 cm de long, 1 cm de large et 3 cm d'épaisseur a une résistance totale de 100 ohms. Les baguettes employées pour le chauffage sont moins résistantes, afin de pouvoir utiliser une plus grande intensité ; elles peuvent absorber 16500 watts par kilogramme de matière. L'encombrement des appareils de chauffage constitués avec ces plaquettes est donc des plus réduits.
- Quant à la température à laquelle on peut porter ces baguettes par le passage du courant sans crainte de détérioration elle est suffisamment élevée pour fondre un fil de cuivre appliqué sur sa surface; nous avons pu voir de ces plaquettes portées au rouge blanc
- . P) Brevet français, nn 279 952 du 24 septembre 1896; brevet allemand, m 94293 au Ier décembre 1896; brevet américain, nü 658450 du 13 novembre 1897, etc.
- depuis 1 400 heures et qui ne présentaient aucune trace de détérioration.
- Les résistances construites par MM. Par-villée remplissent donc parfaitement la condition que nous considérons comme essentielle; par suite elles remplissent la plupart des autres qui, commenous l’avons montré, ne sont en quelque sorte que des conséquences de celle-ci. La question du prix de revient des appareils reste donc seule à considérer. Or il est évident qu’étant constituées au moyen de substances bon marché ce prix de revient ne peut être élevé. Dès maintenant MM. Par-villée estiment que le prix de vente de chaque résistance absorbant 5 ampères sous 110 volts ne dépassera pas 3 fr. Dans ces conditions les appareils de chauffage construits à l’aide de ces résistances seront de beaucoup inférieurs comme prix aux appareils actuels. Ils 11e
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- peuvent donc manquer de se répandre rapidement.
- MM. Parvillée ont déjà construit plusieurs appareils de chauffage utilisant ces résistances ; les figures i à 4 en représentent deux.
- Le fourneau représenté en figure 1 est un
- appareil en fonte émaillé avec disques mobiles; il est construit pour recevoir tout le matériel ordinaire de cuisine. Grâce à la grande quantité de chaleur qu’il permet d’obtenir par unité de temps, il a un excellent ren-
- Fl'g- 3-
- dement. En moins de cinq minutes on peut faire bouillir un litre d’eau avec une dépense de 15 ampères sous 110 volts.
- Ainsi que l’indique la figure 2 donnant la coupe de l’appareil, les résistances R sont maintenues par des pinces en cuivre montées sur des lames flexibles permettant la dilatation des résistances; elles peuvent être très facilement remplacées en cas d’accident.
- Les lames en cuivre sont montées sur la pièce en porcelaine P servant de support isolant et en même temps réflecteur. Les ustensiles de cuisine reçoivent ainsi, non seulement les rayons calorifiques directs des faces supérieures des résistances R, mais aussi ceux réfléchis par les surfaces de porcelaine et provenant des faces inférieures et latérales.
- Dans le fourneau que-' représentent les figures 3 et 4, et'spécialement destiné à l’ébullition des liquides, le récipient se trouve encastré dans le fourneau et reçoit non seulement la chaleur par la partie inférieure mais aussi par le pourtour. Le rendement de cet appareil est donc plus élevé que celui du
- r -1 ’ ,
- précédent, mais il ne peut recevoir qu’une seule forme de récipient.
- Outre ces deux fourneaux, nous avons pu voir fonctionner chez MM. Parvillée un fourneau à grillade qui permet de faire cuire trois côtelettes avec une dépense de 1,5 centime par côtelette en comptant l’énergie électrique à 0,40 fr le kilowatt-heure, prix auquel certains secteurs parisiens vendent l’énergie électrique destinée au chauffage. Nous y avons également vu un poêle pour chauffage des appartements ; l’air sortant de ce poêle se trouve à la température de 150°.
- Tous ces appareils sont d’ailleurs maintenant sortis de la période des essais; ils seront prochainement en construction sur une grande échelle; ajoutons, pour éviter à
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- MM. Parvillce d’avoir à répondre à des demandes qu’ils ne pourraient pas satisfaire pour le moment, qu’ils ne seront mis dans le commerce que dans deux ou trois mois.
- Nous reviendrons à ce moment sur la description des nouveaux modèles que MM. Par-villée se proposent de construire.
- J. Reyval.
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Four électrique Eldridgo, Clark et Blum pour la décomposition de l’eau par l’arc voltaïque (f.
- Le four proprement dit est formé (%. 1) d’une enveloppe cylindrique en fonte 2 dont les parois internes sont recouvertes d’une
- C______________________________^
- Fig. 1. — Four électrique Eldridge, Clark et Blum pour la décomposition de l'eau.
- épaisse couche de substance réfractaire 10. Le fond est occupé par un cylindre plat en charbon constituant la cathode. Des deux ouvertures pratiquées dans les deux parois opposées du four, celle de droite reçoit le tuyau de projection de l’eau; celle de gauche, placée beaucoup plus haut, sert à l’échappement des gaz par le tuyau correspondant. Le couvercle du four est un plateau 16 à tubulure 19 que des boulons 17 maintiennent sur la couronne 6 ainsi qu’un plateau élastique et isolant 18 qui assure l'étanchéiré du joint. La tubulure et le chapeau 20 qui la
- coiffe, sont remplis d’amiante que traverse, le crayon de charbon 14. Ce dernier est maintenu par un étrier 30, lequel est isolé par des rondelles 38, 39, et maintenu au corps du four par des serre-joints 40. La commande du crayon s’effectue à l’aide d’un bouton actionnant une crémaillère 27 terminée par le
- r la décomposi-
- par l’arc; procédé Eldric
- porte-charbon et la vis de fixation du conducteur positif.
- La cathode faisant corps avec le fond 5 de l’enveloppe, le conducteur négatif est simplement adapté à l’extérieur de celle-ci par une vis 5 ; l’isolement de cette partie du four est assurée par un plateau isolant 9 interposé entre elle et le support 8.
- L’ensemble des appareils nécessaires au fonctionnement de ce four est représenté par la figure 2. Ce groupe comprend un réservoir à eau 49, relié à une pompe foulante 45 et au four par une canalisation,et un gazomètre relié également au four par une conduite.
- Quand l’arc est établi, l’eau que l’on projette à l’aide de la pompe est décomposée par
- (')Ra'
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- la chaleur en un mélange gazeux qui va s’accumuler sous la cloche du gazomètre. Une partie de l’oxygène dégagée se combine au charbon de l’électrode positive et forme du gaz carbonique. U.
- Machine pour courants alternatifs de fréquence et phase voulues.
- La fréquence des machines a courant alternatif habituelles estsouvent trop grande poulies emplois que l’on veut en faire; d’autre part, les machines dont la fréquence serait suffisamment petite ne sont pas avantageuses; aussi a-t-on cherché à diminuer indirectement le nombre des périodes ; la solution de ce problème la plus connue et aussi la seule employée est celle de van Depoele : les balais tournent autour du redresseur d’une machine à courant continu et fournissent du courant alternatif dont la fréquence est égale au nombre de tours des balais sur le redresseur. Mais cette rotation des balais a de nombreux inconvénients et d’ailleurs la disposition est coûteuse.
- L’Union Elektrizitæts-Gesellschaft de Berlin, propose un autre système (*). Les enroulements de l’induit d’une machine à courant continu sont relies à un collecteur spécial, de façon que les points neutres ne se trouvent pas toujours sous'les balais, mais tournent autour avec une vitesse qui dépend de la façon dont les liaisons ont été faites.
- Supposons, par exemple, qu’il s’agisse d’une machine tétrapolaire (fig. i). L’induit est enroulé comme un anneau ordinaire et il est muni de liaisons en croix. Sur le collecteur frottent deux balais diamétralement opposés. La diminution du nombre des oscillations est obtenue de la façon suivante : pendant que la bande 2 du collecteur atteint la position i, l’enroulement correspondant b vient en r; en même temps l’enroulement a est en a*. Lorsque la bande 3 arrive sous le
- balai, a est en y, et la bobine c qui occupe alors la position x assure la liaison avec la
- Fig. 1.
- prise de courant. Ainsi, pendant-le même temps où l’enroulement a s’est déplacé jusqu’en y, le point de l’enroulement par lequel est pris le courant a seulement tourné d’un angle moitié de celui de a. Le point neutre qui, au commencement, était relié à la bande 1, est relié à la bande 3 quand a est venu en a*, puis h la bande 5 quand a est en j> et ainsi de suite ; il occupe les positions 7, 9,11, etc., pendant que le balai est en con-
- Ainsi, pendant une rotation complète de l’induit, le balai est venu frotter chacune des bandes du collecteur et le point neutre a fait deux tours sur le collecteur et en sens inverse; il en résulte qu'au commencement du troisième tour du point neutre sur le collecteur il se retrouve en contact avec le balai. Une nouvelle période a donc lieu à chaque tour de l’induit.
- La marche de la machine est la suivante : à un moment donné les points neutres se trouvent sous les balais et par suite la ten-, sion est maxima : lorsque l’induit tourne, une
- C) Brevet allemand, 97432.
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- partie de l'enroulement fonctionne en sens inverse de l’autre, et l’on peut recueillir seulement aux balais la différence des deux forces électromotrices jusqu’à ce qu’on ait atteint le point pour lequel la différence de tension entre les balais est nulle. La rotation de l’induit continuant, il se produit une nouvelle différence de potentiel aux balais; mais la polarité est changée. La différence croît jusqu’à un maximum qui est atteint lorsque les points neutres du collecteur sont venus sous les balais. On a bien ainsi du courant alternatif.
- Cette disposition n’est pas limitée à la production de courant monophasé, elle peut être employée pour les courants polyphasés ou bien comme moyen de transformation des nombres de périodes et de phases. Ainsi, avec la machine précédente, en employant deux autres balais à go°, on peut, avoir du courant diphasé dont la fréquence est égale au nombre de tours de rotation.
- En employant une machine d’un nombre de pôles voulu avec une bague de friction en liaison avec les collecteurs ou bien en utilisant les collecteurs seuls, on peut, grâce à une disposition convenable des liaisons, obtenir les transformations les plus diverses.
- G. G.
- Sur le procédé de démarrage des moteurs asynchrones monophasés de M. Arno ;
- Par G.-B. Maffiotti et F. Pescetto {').
- Le but de MM. Maffiotti et Pescetto est d’étudier l’influence sur la forme de la courbe du couple d’un moteur asynchrone à circuit alternatif simple, de la résistance totale introduite dans chaque circuit de l’induit.
- Après avoir rappelé le théorème de MM. Blondel et Ferraris (2) sur la façon de se com-
- porter d'un moteur asynchrone monophasé, c’est-à-dire sur sa décomposition possible en deux moteurs asynchrones polyphasés montés sur le même arbre et dont les champs inducteurs tournent en sens contraire (fig. i),
- Y
- les auteurs transforment l’expression du couple d’un moteur asynchrone polyphasé à cou-
- rant constant :
- r* * +4*4L* (»—m»)
- (I)
- et celle du couple d’un moteur asynchrone monophasé également à courant constant
- où S est la surface, r la résistance et L le coefficient de self-induction d’une spire de l’induit. N le nombre de spires, B l’induction constante du champ tournant, n la fréquence des courants inducteurs et m la fréquence correspondant à la vitesse de l’armature (').
- A cet effet ils posent :
- T = ^ = *'ià: = «'
- on obtient ainsi pour G l’expression :
- Y=C=!AJfc4 (3)
- O Atti délia Associations elettrotecnica Italiana,vol. I,
- P' 55-
- (*) Voir Blondel « Notes sur la théorie élémentaire des appareils à champ tournant » La Lumière Electrique t. LI, P- 322.
- (l) Voir l’étude de M. Guilbert sur a les vecteurs tournants et alternatifs et leur application à la théorie des moteurs à courants alternatifs. » La Lumière Électrique t. LI, P 358-
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-
- [46
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- T. XVIII. — N° 4.
- et pour C l’expression :
- Y'=C' = 2â
- f- +(1 — xf
- 7(i—*)
- — x)2
- ]
- (4)
- ou encore :
- [r2 + (i-x)-[?2 + (i+A-)23
- (5)
- On sait que si l’on fait varier la résistance dans chaque circuit de l’induit d’un moteur asynchrone à courants polyphasés, le couple maximum conserve une valeur constante et que par suite la courbe enveloppe de toutes les courbes du couple correspondant aux diverses valeurs de la résistance est une droite X'X' parallèle à l’axe des vitesses. Il n’en est plus de même avec un moteur à courant monophasé, comme le montrent MM. Marffiotti et Pescetto.
- Cherchons en effet la courbe enveloppe des courbes (5) lorsque le paramètre q varie. On sait qu’il suffit d’éliminer .7 entre l’cquation des courbes (5) et l’équation :
- dY'
- En égalant h zéro la dérivée du couple par rapport à q, on a, tous calculs faits :
- (f + 1 — *a) [É — 2 (3 — ) T3 + (1 — *2)a] = o (6)
- comme dans le cas qui nous occupe, -r est plus petit que l’unité, on doit avoir forcément :
- r — 2(3 — — *8)a = of (7)
- ce qui donne pour q une seule valeur posi-
- T =^3 —— 2 1/2 —** —_i. (8)
- Substituant cette valeur dans l’expression^) du couple C/ : on obtient, tous calculs faits :
- Y' = Kx
- équation qui représente la droite OT hypo-thénuse d’un triangle rectangle ayant pour côtés de l’angle droit l’abscisse a* = 1 repré-
- sentant la vitesse correspondant au synchronisme et la valeur maxima du couple Y'.
- La droite OT est susceptible d’une autre interprétation intéressante, elle est en effet le lieu géométrique de l’extrémité de l’ordonnée représentant la valeur maxima du couple Y' pour une valeur donnée de at, c’est-à-dire du glissement lorsqu’on fait intervenir les valeurs delà résistance de chaque circuit de l’induit.
- Pour étudier la fqrme de la courbe du couple Y1' pour différentes valeurs de la résistance ou de p, cherchons encore l’abscisse de la valeur maxima du couple.
- On doit avoir :
- dY' _ {i-xf-f (1 + *)*-? _, dx [1 — xf -j- [(1 + x)2 + ?2]*
- (9)
- ce qui donne :
- /(*)=*•-(!-?*)** -(1 + 10^ + **)#»
- + (i-rr)s(i-7B) = t>. <io)
- Il est facile de voir que pour des valeurs de 7 assez petites, la valeur
- est une racine approchée de/(x), le résultat de la substitution de 1 — x est en effet
- /(i — î) = 87*(J — 7)
- Cette valeur approchée est de plus inférieure à la valeur vraie, en effet q étant plus petit que l’unité, elle rend positif le second terme de l’équation (7), le premier doit donc être négatif et l’on a
- (!-*)-*<{>
- ou :
- * > 1 — 7-
- Comme l’abscisse du maximum du couple d’un moteur asynchrone à courants polyphasés est donné exactement par
- on voit que l’abscisse maximum du couple d’un moteur à courant monophasé est voisin pour * assez petit del’abcisse correspondante
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- du couple maximum du moteur à courants polyphasés composant.
- On peut aussi calculer facilement les valeurs approchées du couple maximum, qui
- ou mieux, celles de , et les comparer à l’ordonnée du point de contact de la courbe avec la droite OT :
- R = A*
- ou mieux avec la valeur de
- On obtient ainsi pour les différentes valeurs de 4 :
- o,i 0,90 o,89
- o,i5 0,85 0,82
- 0,2 0,78 0,75
- 0,25 0,72 0,66
- 0,3 0,66 0.56
- 0,35 °»59 <M2
- 0,4 0,53 0,20
- Les courbes de la figure 2 représentent les
- Y
- couples Y' en fonction du glissement par différentes valeurs de 4.
- Si p est infiniment petit, la courbe est représentée par les deux droites OT et TC. Si x est petit, la courbe a la forme 1, et au fur
- et à mesure que 4 augmente, le maximum du couple diminue et son ordonnée s’éloigne (couples 2 et 3; de celle qui correspond au point de contact de la courbe correspondante du couple avec la droite OT ; l’abscisse du point où la courbe coupe l’axe des vitesses, est donnée par :
- Lorsque le point de contact de la courbe . avec OT est en O ; c’est-à-dire pour x = o, la valeur de la résistance correspondant au plus grand couple et donnée par l'équation (8) est :
- r = 0.414 X 27r«L.
- Pour des valeurs de 4 supérieures à la limite 0,414, la valeur de x donnée par l’équation (8) est imaginaire, les courbes des couples correspondant à ces valeurs de 4 ou de r n’ont plus la droite OT pour enveloppe, c’est-' à-dire ne sont plus tangentes à cette droite, telle est la courbe 3.
- Enfin, pour 4 — 1, le couple Y’ est toujours négatif pour des valeurs de x comprises entre o et 1, la courbe est toute entière au-dessous de OC et est tangente à cette droite au point o ; elle a alors la forme de la courbe 4.
- On voit facilement que pour un couple résistant très faible, la vitesse à communiquer au moteur pour le démarrage, sera minimum lorsque la courbe du couple sera tangente à la droite OT, c’est-à-dire pour : •
- r = 0,414 x znnL.
- On retrouve donc bien ainsi la résistance critique indiquée par M. Arno. Plus généralement, on peut, connaissant la valeur A du couple maximum (pour r = o) et la valeur R du couple résistant, trouver la résistance la plus convenable de l’induit, c’est-à-dire la résistance pour laquelle la vitesse à communiquer au moteur pour son démarrage est minima,
- La valeur minima de la vitesse correspon-
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- danî évidemment au cas où la courbe du couple est tangente avec OT au point M d’inter-
- A R’ - T \ \ \ \ \ \M \ P \
- c 0
- Fig- $•
- section avec la droite RR' dont l’ordonnée est égale au couple résistant.
- On a alors (fig. 3} :
- . _ m __ A
- La valeur de l’équation (8) es
- - correspond; t, par suite :
- -=v^
- donnée par
- W
- " A*
- Si R est petit par rapport à A, par exemple, si le rapport est plus petit que 0,4, on a approximativement :
- Comme en général, même en charge, est inférieur à 0,5, cette formule est suffisante et le démarrage se fait facilement en communiquant au moteur une vitesse initiale un peu , . „ R
- supérieure a m = n — •
- Si le moteur doit démarrer à vide, on retrouve la valeur donnée par M. Arno. Cette valeur varie donc assez peu avec la charge, car pour des valeurs de égales à :
- 0.1 0,2 0,3 0.4
- les valeurs correspondantes de ^ sont
- o,4r 0,4 0,38 0,36
- qui montrent que la valeur de la résistance est, en somme, toujours voisine de 0,4 r = aAX2T.nL
- J. R.
- Sur l’hystérésimètro construit par MM Blondel et Carpentier ;
- Par Marcel Deprez (').
- « L’instrument présenté à l’Académie par MM. Blondel et Carpentier, dans la séance du 5 décembre dernier p), et auquel ils ont donné le nom d'hystérésimètre Blondel; est identique comme principe à l’hystérésimètre,
- — dont il ne diffère que par les dimensions
- — que j’ai imaginé il y a plus de quinze ans et que je n’ai pu faire construire que beaucoup plus tard pour les galeries du Conservatoire national des arts et métiers : il y figure depuis quatre ans. J’avais d’abord pensé à lui donner la même forme que celle qui est représentée par le croquis annexé à la note de M. Blondel, c’est-k-dire à n’employer qu’un seul aimant en fer à cheval, tournant autour d’un axe vertical et tendant à entraîner, par hystérésis, un fil de fer circulaire, enroulé dans la gorge d’une petite poulie de bois, fixée à un ressort qui, dans l’espèce, se réduisait k un simple fil de torsion. Mais j’ai pensé que les résultats ainsi obtenus n’auraient aucune valeur industrielle et j’ai pris le parti de lui donner des dimensions telles, que l’on pût mesurer l’hystérésis de véritables anneaux de fer, ayant des dimensions de même ordre que celles des anneaux des dynamos, construits d’une manière identique, soumis k l’action d’un champ magnétique tournant, produit
- P) Comptes rendus, t. CXXV1II, p. 61, séance du 9 jan-/ier 1899.
- (2) L'Éclairage Électrique, t. XVII, p. 497, 17 décembre 1898.
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- par des électro-aimants d'une puissance comparable à celle des inducteurs employés dans les dynamos, et mobiles autour d’un axe vertical, auquel on imprime une rotation plus ou moins rapide.
- » Pour augmenter encore l’effet produit, j’ai mis quatre pôles, au lieu de deux, ce qui permet : iü de doubler l’effort d’entraînement produit sur l’anneau de fer; 2° de doubler le nombre de cycles, correspondant à une vitesse angulaire donnée des inducteurs tournants, et de constater ainsi plus facilement l’influence du nombre de cycles, accomplis dans l’unité de temps, sur la valeur de l’hystérésis.
- » Toutes les dispositions avaient été prises d’ailleurs pour que l’anneau de fer pùt être enlevé rapidement et remplacé par un autre de provenance différente.
- » Le couple d’entraînement exercé sur l’anneau de fer est, comme dans l’instrument présenté par MM. Blondel et Carpentier, mesuré au moyen d’un ressort spiral.
- » L’avantage qui résulte de la substitution d’électro-aimants à un aimant en fer a cheval consiste en ce que l’on peut, en faisant varier l’intensité du courant, étudier l'influence de l’intensité du champ sur la valeur de l’hystérésis et obtenir, en outre, des champs beaucoup plus puissants que ceux que permet de produire un aimant permanent.
- » Il est d’ailleurs facile de mesurer le flux de force, qui traverse l'anneau de fer, par le procédé suivant : en un point quelconque de cet anneau se trouve un cadre métallique, qui s’y adapte exactement de façon à former une spire de forme rectangulaire, dont l’un des côtés s’enlève à volonté; de façon qu'on puisse la placer ou l’enlever sans rompre la continuité de l’anneau. Les extrémités du circuit formé par cette spire sont reliées à quatre coquilles, contre lequel frottent deux balais, communiquant avec un galvanomètre, dont l’équipage mobile possède un grand moment d’inertie. Le courant périodique, engendré dans la spire pendant que
- l’anneau tourne, est ainsi redressé et produit à chaque tour quatre courants, dont les actions mécaniques sur l’équipage mobile sont toutes de même sens.
- » Si l’on désigne par N le nombre de pôles du système inducteur qui passent dans une seconde devant un point fixe; par S- la valeur du flux de force totale dans le fer de l’anneau, à l’endroit où il a son maximum d’intensité (c’est-à-dire à un quelconque des quatre points neutres de l’anneau); par R la résistance du galvanomètre, celle de la sphère étant négligeable; par i l'intensité du courant moyen accusé par le galvanomètre : il est facile de démontrer que l’on a
- R;
- N '
- » Cet appareil permet donc de mesurer très facilement tous les éléments qui influent sur la valeur de l’hystérésis (‘).
- » Je dois dire toutefois que le dispositif destiné à la mesure du flux de force de l’anneau de fer n’a pas été appliqué au modèle du Conservatoire des arts et métiers.
- » Je ferai enfin remarquer que l’hystérési-mètre que je voulais construire primitivement, en employant un aimant tournant en
- l'anneau, dans le sens de la circonférence au moyen dn galvanomètre balistique, de la manière suivante : En un point quelconque de cette circonférence, on enroule à la main quelques spires d’un lil (de manière à constituer une véritable section comme celles d'un anneau Pacinotti), dont les extrémités aboutissent aux bornes d’un galvanomètre. On
- des pièces polaires de deux inducteurs consécutifs et, par
- position : on lance le courant excitateur des inducteurs; on attend que l’équipage mobile du galvanomètre soit revenu au zéro et l'on interrompt le courant des inducteurs; l’angle balistique de l'équipage mobile fait alors connaître le flux de force cherché. Cette méthode est inférieure à la précédente, en ce qu’elle exige deux séries de mesures : celle de l’hystérésis, prise pendant la rotation de l’anneau, et celle du flux, pendant qu'il est en repos; en outre, si le galvanomètre est à circuit mobile, la mesure de l’angle balistique exige des précautions assez délicates, si l'on veut éliminer des catises d’erreur dues au pouvoir amortisseur considérable
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- forme de fer à cheval, n’était que la reproduction de l’indicateur de vitesse magnétique que j’ai imaginé en 1880 et décrit dans le journal la Lumière électrique du xi juin 1881. La seule différence des deux appareils con-
- siste en ce que le tube de fer de l’indicateur de vitesse n’était pas sectionné et qu’il était revêtu d'une enveloppe de cuivre, destiné à faire naître des courants induits, qu’il faut au contraire supprimer dans l’hystérésimètre. »
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHYSIQUE (*) Séance du vendredi 20 janvier 1899.
- M. Pellat fait une communication sur la Perte de l'électricité par évaporation de l'eau électrisée ; application à l’électricité atmosphérique.
- Quand un liquide est électrisé, la vapeur qu’il émet est-elle électrisée ? Les expérimentateurs ne sont pas d’accord sur ce point : les uns, comme L.-J. Black (1883), n’ont pas pu mettre en évidence la charge de la vapeur; les autres, comme Peltier (1842) ou E. Lécher (1888], n’ont réussi à la manifester qu’en chargeant très fortement le liquide (25 000 volts pour Lecher), ce qui amenait sa pulvérisation. Aucun n’a montré le phénomène pour des densités électriques comparables à celles qui se trouvent a la surface de la terre, ni n’a fait d’expériences quantitatives. Ce point a pourtant un grand intérêt, car plusieurs théories de la variation diurne de l’électricité atmosphérique (Peltier, Exner) ont pour point de départ le transport dans l’atmosphère, par la vapeur qui se forme sur le sol, de l’électricité qui le recouvre.
- Cj M. Sagnac nous fait observer qu’une erreur importante s’est glissée dans le compte rendu de la communication qu’il a faite à la dernière séance.
- Dans ce compte rendu il est dit (p. 65, au bas de la 2e colonne) :
- Dans la diffusion épipolique d'Herschel une partie spéciale
- superficielle du corps luminescent et y est transformée en rayons de plus petites longueurs d’onde qui produisent l’illumina-
- Les mots en italiques doivent être remplacés par ce qui En rayons de plus grandes longueurs d’onde (loi de Stohes).
- DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- 1 M. Pellat réussit non seulement à mettre en évidence nettement qu’une surface d’eau électrisée, ayant une densité électrique peu supérieure (3 à 10 fois) à celle du sol, perd par son évaporation à la température ordinaire une portion de sa charge, mais en outre à mesurer cette perte.
- Pour cela, l’auteur a étudié au moyen d’un électromètre h. quadrants la déperdition spontanée d’un système comprenant un vase très plat (3 à 4 mm de profondeur), suivant qu’il était vide ou plein d’eau jusqu’au bord. Dans les deux expériences comparatives les conditions initiales étaient exactement les mêmes ainsi que la durée de l’observation, qui, pour des expériences définitives, a été comprise entre une heure vingt-cinq minutes et une heure quarante-cinq minutes. Tous les isolants étaient constitués par de la paraffine, aussi bien ceux de l’électromètre (modèle de M. Boudréaux) que celui du vase. Celui-ci communiquait avec une des paires de quadrants et avec l’aiguille, l’antre paire de quadrants était reliée à une conduite de gaz. La charge était produite en faisant communiquer le vase pendant un quart d’heure avec le pôle négatif d’une pile de 116 volts dont le pôle positif était fixé à la conduite de gaz. Les expériences ont été variées de façon à se mettre à l’abri de causes d’erreur telles qu’une modification avec le temps de l’isolement des supports (croisement des expériences), ou telles que le dépôt possible d’humidité sur ces supports parla présence de l’eau en expérience. Les détails seront donnés dans un
- j prochain Mémoire.
- Or, dans toutes ces expériences, la déper-
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- dition a été nettement plus grande quand le vase était plein d’eau. Èn voici un exemple : sans eau, la déperdition correspond à 107,4 divisions de l’échelle, en une heure quarante-cinq minutes ; dans le même temps, avec eau, la déperdition correspond à 182,9 divisions; différence : 12,5 divisions. Les déperditions se sont toujours montrées du même ordre de grandeur.
- Si l’on réfléchit à la grande capacité de rélectromètre (dont l’aiguille forme condensateur avec une des paires de quadrants) vis-à-vis de la capacité du vase, on peut se douter que cet excès de déperdition correspond à une perte relativement grande de la charge de l’eau électrisée. Pour s’en rendre compte exactement, M. Pellat a déterminé, au moyen d’un plan d’épreuve qui couvrait toute la surface du vase, la variation de l’indication de l’électromètre quand on enlevait une quantité d’électricité égale à celle qui se trouvait sur la surface de l’eau électrisée. Ces expériences (au nombre de vingt) ont été d’une concordance remarquable ; elles ont permis de calculer la vitesse relative de perte par évaporation, c’est-à-dire la quantité V = —
- , en appelant m la charge de la surface d’eau au temps t. En unités C. G. S. électrostatiques dans l’expérience rapportée ci-dessus, on a trouvé V—0,000343 ; la pression de la vapeur d’eau dans l’air, donnée par un psychromètre, était mesurée par 0,843 cm de mercure, tandis que la pression maximum à la température de l’eau (19,6") était mesurée par 1,697 cm. Dans une autre expérience, on a trouvé V = 0,000422.
- De la relation ci-dessus on tire
- qui permet de connaître la perte relative d’électricité m" ~~m pendant un temps t si la charge n’est pas renouvelée. On trouve ainsi que, d’après la première expérience, en urie
- heure, la perte, par évaporation, serait 0,46 de la charge primitive, et, d’après la seconde, 0,78. On voit que cette perte est très considérable.
- M. Pellat, examine la conséquence de ces expériences au point de vue de la variation diurne de l’électricité atmosphérique.
- Quand le soleil, dans les heures de la matinée, a fait évaporer une portion de l’eau dont le sol est imbibé, la vapeur produite a transporté dans l’atmosphère une fraction notable de la charge du sol. 11 en résulte (ceci peut être rigoureusement établi) que la densité électrique deviendra moindre à la surface du sol, ainsi que le champ dans son voisinage. C’est bien ce que donnent les moyennes des observations faites dans la belle saison pour nos régions, ou en toute saison dans les pays ensoleillés toute l’année : la courbe donnée par les appareils enregistreurs descend dans les premières heures chaudes de la Journée. Inversement, la condensation de la vapeur d’eau dans les premières heures qui suivent le coucher du soleil, dépouillant l’air d’une portion de son électricité négative pour en enrichir le sol, doit augmenter le champ ; c’est également ce que donnent les courbes.
- M. Pellat ajoute que cette vaporisation de l’eau ne saurait expliquer la partie principale de la variation diurne qui possède un maximum vers 8 heures du soir et un minimum vers 4 heures du matin : l’effet de la vaporisation se superpose à un effet du à une autre cause encore inconnue.
- Sur une nouvelle substance fortement radio-active.
- contenue dans la pechblende ;
- Par M. P. Curie, Mme P. Curie et M. G. BéihontI1).
- « Deux d’entre nous ont montré que, par des procédés purement chimiques, on pouvait extraire de la pechblende une substance
- (1,1 Comptes rendus, t. CXXVII, p. 12-15, séànce du 26 décembre 1898.
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- fortement radio-active. Cette substance est voisine du bismuth par scs propriétés analytiques. Nous avons émis l'opinion que la pechblende contenait peut-être un élément nouveau, pour lequel nous avons proposé le nom de polonium (').
- y> Les recherches que nous poursuivons actuellement sont en accord avec les premiers résultats obtenus ; mais, au courant de ces recherches, nous avons rencontré une deuxième substance fortement radio-active et entièrement différente de la première par ses propriétés chimiques. En effet, le polonium estprécipité en solution acide par l'hydrogène sulfuré : ses sels sont solubles dans les acides, et l’eau les précipite de ces dissolutions ; le polonium est complètement précipité par l’ammoniaque.
- » La nouvelle substance radio-active que nous venons de trouver a toutes les apparences chimiques du baryum presque pur : elle n’est précipitée ni par l’hyrdrogène sulfure, ni par le sulfure d’ammonium, ni par l’ammoniaque ; le sulfate est insoluble dans l'eau et dans les acides; le carbonate est insoluble dans beau ; le chlorure, très soluble dans l’eau, est insoluble dans l’acide chlorhydrique concentré et dans l’alcool. Enfin cette substance donne le spectre du baryum, facile à reconnaître.
- » Nous croyons néanmoins que cette substance, quoique constituée en majeure partie par le baryum, contient en plus un élément nouveau qui lui communique la radio-activité et qui, d’ailleurs est très voisin du baryum par ses propriétés chimiques.
- » Voici les raisons qui plaident en faveur de cette manière de voir :
- » iü Lebaryum ctsescomposés ne sontpas d'ordinaire radio-actifs ; or, l’un de nous a montré que la radio-activité semblait être une propriété atomique, persistante dans tous les états chimiques et physiques de la rna-
- (3) Comptes rendus, t CXXVII, p. — L'Éclairage \ Électrique, t. XVI, p. 252, 6 aeùt 1898. i
- tière (l). Dans cette manière de voir, la radioactivité de notre substance n’étant pas due au baryum doit être attribuée à un autre élément.
- » 20 Les premières substances que nous avons obtenues avaient, à l'état de chlorure hydraté, une radio-activité 60 fois plus forte que celle de l’uranium métallique (l’intensité radio-active étant évaluée par la grandeur de la conductibilité de l’air dans notre appareil h plateaux). En dissolvant ces chlorures dans l’eau et en en précipitant une partie par l’alcool, la partie précipitée est bien plus active que la partie restée dissoute. On peut, en se basant sur ce fait, opérer une série de fractionnements permettant d’obtenir des chlorures de plus en plus actifs. Nous avons obtenu ainsi des chlorures ayant une activité 900 fois plus grande que celle de l’uranium. Nous avons été arrêtés par le manque de substance, et, d’après la marche des opéra-rations, U est à prévoir que l’activité aurait encore beaucoup augmenté, si nous avions pu continuer. Ces faits peuvent s’expliquer par la présence d’un élément radio-actif, dont le chlorure serait moins soluble dans l'eau alcoolisée que celui du baryum.
- » 30 M. Demarçay a bien voulu examiner le spectre de notre substance, avec une obligeance dont nous ne saurions trop le remercier. Les résultats de son examen sont exposés dans une Note spéciale à la suite de la nôtre. M. Demarçay a trouvé dans le spectre une raie qui ne semble due à aucun élément connu. Cette raie, à peine visible avec le chlorure 60 fois plus actif que l’uranium, est devenue notable avec le chlorure enrichi par fractionnement jusqu’à l’activité de 900 fois l’uranium. L’intensité de cette raie augmente donc en même temps que la radio-activité, et c’est là, pensons-nous, une raison très sérieuse pour l’attribuer à la partie radio-active de notre substance.
- » Les diverses raisons que nous venons
- i1) M™ F. Curie, Comptes rendus, t. ÇXXVI, p. nor. — L'Eclairage Électrique, t. XV, p. 199, 30 avril 1898.
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- d’énumérer nous portent à croire que la nouvelle substance radio-active renferme un élément nouveau, auquel nous proposons de donner le nom de radium.
- -» Nous avons déterminé le poids atomique i, de notre baryum actif, en dosant le chlore dans le chlorure anhydre. Nous avous trouvé des nombres qui diffèrent peu de ceux obtenus parallèlement avec le chlorure de baryum inactif; cependant les nombres pourle baryum actif sont toujours un peu plus forts, mais la différence est de l’ordre de grandeur des erreurs d’expcrience.
- » La nouvelle substance radio-active renferme certainement une très forte proportion de baryum ; malgré cela, la radio-activité est considérable. La radio-activitc du radium doit donc être énorme.
- » L’uranium, le thorium, le polorium, le radium et leurs composés rendent l’air conducteur de l'électricité et agissent photographiquement sur les plaques sensibles. A ces deux points de vue, le polonium et le radium sont considérablement plu.s actifs que l’uranium et le thorium. Sur les plaques photographiques on obtient de bonnes impressions avec le radium et le polorium en une demi-minute de pose ; il faut plusieurs heures pour obtenir le même résultat avec l’uranium et le thorium.
- » Les rayons émis par les composés du polonium et du radium rendent fluorescent le platinocyanure du baryum ; leur action, à ce point de vue, est analogue à celle des l'ayons de Rœntgen, mais considérablement plus faible. Pour faire l’expérience, on pose sur la substance active une feuillç très mince d’aluminium, sur laquelle est étalée une couche mince de platinocyanure de baryum ; dans l’obscurité, le platinocyanure apparaît faiblement .lumineux en face de la substance active.
- » On réalise ainsiune source de lumière, h . vrai dire très faible, mais qui fonctionne sans source d’énergie. Il y a là une contradiction tout au moins apparente, avec le principe de Carnot.
- 153
- » L’uranium et le thorium ne donnent aucune lumière dans ces conditions, leur action étant probablement trop faible (*).
- Sur le spectre d’une substance radio-active;
- Par Eug. Demarcay (2).
- » M. et Mme Curie m’ont prié d’examiner au point de vue spectral, une substance contenant surtout du chlorure de baryum et dans laqucllè ils admettent, pour des raisons développées ailleurs, la présence d’un nouvel élément. Cette substance, dissoute dans Peau distillée faiblement acidulée d’H Cl et soumise à l'action de l’étincelle de ma bobine à gros fil, fournit un spectre brillant qui a été photographié. J’ai préparé ainsi deux clichés avec deux temps de pose, l’un double de .l’autre. Ces deux clichés ont donné du reste, à l’intensité près des raies, identiquement le même résultat. Je les ai mesurés et j’ai pu voir :
- » i° Le baryum représenté avec une grande intensité par des raies fortes et faibles ;
- » 2n Le plomb reconnaissable à ses principales raies assez faibles du reste;
- » 30 Le platine du aux électrodes et les raies principales du calcium dues au solvant;
- » 4,J Une raie notable plus forte que les raies faibles du baryum ayant pour /. : 3814,8 (échelle Rowland). Cette raie ne me parait pouvoir être attribuée à aucun élément connu d’abord, parce que l’on ne relève sur les clichés en question aucune autre raie que celles déjà énumérées, sauf quelques faibles raies de l’air, ce qui exclut tous les autres corps simples qui n’ont, au plus, que d’assez
- (t) Qu’il nous soit permis de remercier ici M. Suess, Correspondant de l’Institut. Professeur à l’Université de Vienne. Grâce à sa bienveillante intervention, nous avons ebtenu du gouvernement autrichien l'envoi, à titre gracieux, de 100 kg d’un résidu de traitement de pechblende de Joachimsihal, ne contenant plus d'urane, mais contenant du polonium. Cet envoi facilitera beaucoup uos recherches.
- (3) Comptes rendus, t. CXXVIII, p. 1218, séance du 26 décembre 1898.
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- faibles raies dans le voisinage de 3814; en second lieu, et par surcroît, parce que le mode de purification employé pour la substance exclut précisément la présence de ceux qui pourraient la causer (Fe, Cr, Co, Ni,...) et qui. en outre, ne se manifestent par aucune voie faible ou forte. Le baryum, non plus que le plomb, ne donnent d’ailleurs comme je m’en suis assuré, point de raie qui coïncide avec celle-là.
- » Elle a été mesurée par rapport aux deux raies du platine 38x8,9 et 3801,5 qui la comprennent. Elle est voisine et distincte d’une raie d’intensité modérée du bismuth.
- » Conclusion. — La présence de la raie 3814,8 confirme l’existence, en petite quantité d’un nouvel élément dans le chlorure de baryum de M. et Mme Curie ».
- Réflexion des rayons cathodiques;
- Par H. Starke (l)
- Pour observer la réflexion des rayons cathodiques sans être troublé par les phénomènes de deflexion et les charges que prend le métal réfléchissant, ce dernier est relié au sol, comme dans les expériences primitives de Goldstein.
- A un ballon en verre de 9 cm de diamètre sont soudés deux tubes A et B, de 3 cm de diamètre, dont les axes font entre eux un angle de 6o° (fig. 1). Dans le tube A se trouve au fond la cathode K et à l’entrée un cylindre de laiton, remplissant presque complètement le tube de verre, qui sert d'anode : ces bases sont fermées par deux diaphragmes munis d’ouvertures circulaires.
- Le réflecteur R est porté par une tige fixée aune pièce de verre rodée, qui permet de le faire tourner autour d’un axe perpendiculaire au plan déterminé par les axes des tubes A et B. Dans le tube B est enfonce un cylindre de Faraday qui pénètre jusqu’au voisinage du réflecteur. Le cylindre exté-
- I1) Wied. Ann., t. LXVI, t. 49-60, septembre 1898.
- rieur qui forme écran, le réflecteur, l’anode et le pôle positif de la machine à influence qui sert à la production des rayons cathodiques, sont reliés ensemble et communiquent avec le sol. Le cylindre intérieur isolé du
- premier par un tube de verre verni à la gomme laque est aussi relié au sol par l’in-
- termédiaire d’un galvanomètre Du Bois-Rubens très sensible.
- Quelle que soit la position du réflecteur R, pourvu que les axes de A et de B rencontrent la même face, le .galvanomètre indique un courant quand on excite les rayons cathodiques ; il revient au zéro aussitôt qu’on dévie les rayons dans le tube A au moyen d’un champ magnétique ou que le réflecteur est tourné de manière que les axes de A et de B ne rencontrent plus la môme face.
- Cette méthode galvanométrique a sur les méthodes électrométriques l’avantage de ne pas être troublée par la conductibilité que l’air acquiert sous l’influence des rayons cathodiques.
- Si le fond du cylindre de Faraday, qui fait face au réflecteur, est frotté de graisse à robinets, qui donne une belle fluorescence bleue, on constate que cette fluorescence augmente et aussi la déviation du galvanomètre, quand on raréfie l’air du tube; il n’y a pas de changement de la réflexion, mais le rayonnement cathodique total est devenu plus intense.
- Quand le réflecteur est isolé, l’élongation
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- du galvanomètre augmente, mais la fluorescence ne change pas. La réflexion n’est donc pas devenue plus considérable ; l’accroissement de l’élongation provient de ce que le réflecteur se charge à un potentiel élevé et se décharge ensuite sur le cylindre de Faraday par l’intermédiaire des rayons cathodiques. Pour la meme raison on augmente aussi l'élongation du galvanomètre, quand on relie le réflecteur au sol par l’intermédiaire d’une batterie d’accumulateurs qui le charge négativement; en le chargeant positivement, on diminue au contraire l’élongation.
- Isoler le réflecteur produit à peu près le même effet que de lui communiquer une charge négative au potentiel de 50a 60 volts; or, ce potentiel est aussi celui auquel les rayons cathodiques peuvent charger ce réflecteur. Cette charge limite dépend d’une part de la quantité d’électricité transportée par les rayons, d’autre part de la conductibilité communiquée à l'air par ccs mêmes rayons. La «première augmente avec la raréfaction du gaz, la seconde diminue et par suite la charge limite doit augmenter : c’est en effet ce que prouve l’expérience. Dans le régime stationnaire, la quantité d’électricité enlevée au réflecteur par le gaz doit être égale à celle que lui apportent les rayons cathodiques. Si donc on relie le réflecteur au sol à travers une batterie d’accumulateurs qui le charge au potentiel limite et a travers un galvanomètre, celui-ci doit rester au zéro : c’est effectivement ce qui a lieu.
- Pour comparer les pouvoirs réfléchissants des divers métaux, on fosme le réflecteur de deux lames superposées de sorte qu’on puisse échanger leurs positions en tournant la pièce rodée de 180".
- La réflexion sur les divers métaux est d’intensité très inégale ; ils se rangent, d’après leur pouvoir réflecteur, dans l’ordre suivant:
- Platine................... 21.5
- Argent.................... io’4
- Aluminium................ 2,6
- Noir de fumcc............ »
- Les métaux lourds sont donc ceux qui réfléchissent le mieux, de même qu’ils absorbent plus fortement les rayons cathodiques ; le degré de poli de la surface métallique est indifférent.
- Comme on doit s’y attendre, la quantité d’électricité qui s’écoule du réflecteur dans le sol est d’autant plus grande que la réflexion est moins intense.
- Le rapport des pouvoirs réflecteurs des différents métaux ne varie pas sensiblement avec l’intensité i du courant produit par la réflexion.
- Si on admet que le rapport-^- des courants obtenus avec deux métaux est égal au rapport des quantités totales réfléchies et représente par conséquent le rapport des coefficients de réflexion de ces métaux, on calculera, d’après les valeurs trouvées dans les expériences pour le coefficient de
- réflexion absolu.
- Soit, en effet, Q la quantité d’électricité que reçoit le réflecteur pendant l’unité de temps; la quantité d’électricité qui passe à travers le galvanomètre sera :
- I = Qd -k)
- Par conséquent, pour les deux métaux
- lJ = Q(i- /tj) L = Q (1 - kt)
- fi -di-
- on trouve ainsi pour la platine k = 0,36, pour le laiton k=i 0,34.environ.
- Il est évident, d’après les lois du phénomène trouvées par M. Starke, que le nom de réflexion est en l’espccc assez mal approprié : en particulier, le fait que l’intensité du cou-
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- rant réfléchi augmente avec le pouvoir absorbant du réflecteur concorde mal avec l’idée que nous nous faisons d’ordinaire de la réflexion. Ne fût-ce que pour cette raison, il me semble préférable de dire, comme le font plusieurs auteurs, que tout corps frappé par
- les rayons cathodiques devient cathode à son tour et émet des rayons dans toutes les directions : on comprend mieux, dans ce cas, que plus le corps est absorbant, plus il reçoit d’énergie et plus il est susceptible d’en rayonner à son tour. M. L.
- CORRESPONDANCE
- Sur les moteurs à champ tournant.
- Cher Monsieur,
- Dans sa longue et très intéressante étude sur les moteurs à champ tournant, et en particulier dans L'Eclairage Electrique du 15 octobre 1898, page 90, M. Hanappe, tout en partant des mêmes considérations que celles que j’ai développées à différentes reprises sur cette question, a mis en doute l’exactitude du principe du calcul des fuites, qui est à la base de toute ma théorie. J'attendais que mon distingué contradicteur apportât à l’appui de sa critique un raisonnement précis, tandis que son travail, dont je reconnais volontiers tout le sérieux mérite à d'autres points de vue, repose par le fait sur une allégation fort sommaire et sans demons-
- La thèse de M. Hanappe, c'est qu’il est inutile de considérer le flux de fuite comme formé de deux flux composants, provenant l'un de l’inducteur, l'autre de l'induit, parce que, dit-il, ces deux flux n’ont aucune existence réelle, et qu’on peut aussi bien attribuer toute la fuite à l’inducteur.
- 11 oublie, sans doute, que cette idée est bien loin d'être nouvelle; c’est ainsi qu’on faisait il y a quelques années la théorie de ces moteurs, et c’est l'insuffisance reconnue de ce raisonnement qui m’a conduit à faire intervenir deux llux fictifs. J’ai indiqué avec détails les motifs de ce genre de raisonnement et démontré sa validité par le théorème de la superposition des états magnétiques dans des conditions de perméabilité bien définies lL'Eclairage Electrique, t. IV, p. 359, et t. V, p. 268}. Tant que M. Hanappe n’aura pas établi l’inexactitude de celte démonstration, et cela lui serait, je crois, aussi difficile que d’établir l’inexactitude du théorème de la superposition des étatsélectriques, les résultats qui s’en déduisent conservent toute leur valeur,
- Est-il bien nécessaire d’ajouter que toutle monde aujourd’hui est à peu près d’accord sur la nécessité de définir la dispersion par un coefficient t, dépendant à la fois du primaire et du secondaire et dont on détermine assez facilement les valeurs avec une approximation suffisante. La définition que j’ai donnée en fonction des coefficients dTIopkinson vl. et Vj est grâce à sa simplicité et à ses rapports avec des principes déjà connus de tous, adoptée maintenant, par les meilleurs auteurs, en particulier M. Kapp, dans son si remarquable Traité des Constructions électromécaniques. Les "résultats du calcul concordent suffisamment bien avec les résultats expérimentaux. M. Hanappe peut-il en dire autant de sa méthode, qui le conduit à trouver sans étonnement, à la page 93 du dernier volume, une induction de 5 100 unités C. G. S. dans l'inducteur à circuit ouvert contre 450 au démarrage ?
- Veuillez agréer, cher Monsieur, la nouvelle expression de mes sentiments bien distingués,
- Pari», in janvier 1899.
- A. Bl.ONDEL.
- En réponse à cette lettre de M. Blondel, M. Hanappe, nous adresse la suivante :
- Cher Monsieur,
- La publication de mon travail fort élémentaire n’avait qu’un but tout modeste, comme je le disais dans l’introduction. Je désirais surtout intéresser la généralité des praticiens qui n'ont pu se maintenir complètement au courant de la question. Aussi, suis-je très touché, malgré ses critiques, de l’appré-tiation de M. Blondel dont la compétence est universellement reconnue.
- M. Blondel présente une critique de principe et une autre critique d’application.
- C'est cette dernière qui m’est le plus sensible,
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- parce que, comme les lecteurs du journal ont pu le remarquer depuis assez longtemps, je donne toujours une application directe des calculs théoriques que j'expose.
- Cette critique est juste en ce sens que j’aurais dû faire remarquer, à la page 93, que l’induction de 450 G. G. S. ne tenait pas compte du flux des pertes. Ce flux ne pouvait d’ailleurs être déterminé approximativement qu’à la page 94, après l’évaluation de la réluctance du cireuit des pertes. En admettant que la f. m. m. qui commande ces dernières, au démarrage, est celle de l’induit, on trouve pour flux de dispersion :
- = -M87X^X27oX35ygL -- 94S00.
- La troisième expérience de la page 97 donne pour ce flux :
- 945» x1lUî^u-=945ooxy|-= 86500 C. G. S.
- L’induction à considérer dans l’inducteur devait donc être corrigée, pour l’inducteur, à la page 97. Sa valeur est :
- 66000 + 86 500 2 (67 + 5,8)
- = io5<
- lieu de 45°-
- L’induction de 450 était prévue pour un premier calcul de réluctance. La correction était donc facile. Elle me permet de montrer avantageusement la concordance relativement satisfaisante entre le flux perdu calculé (94500) et le flux perdu levé (86 500).
- La perte est ici, au démarrage, de :
- La correction que je viens de faire, à propos de réluctance, n’enlève donc rien à l'approximation du procédé ordinaire de calcul des pertes que j’ai rappelé dans mon mémoire.
- Je n’ai jamais eu l’intention de critiquer la base de la théorie de-M. Blondel, jusqu’à vouloir faire croire que la méthode est fausse, pas plus que je n’ai maintenant la prétention de nier l’exactitude du théorème de la superposition des états électriques.
- Ce dernier théorème doit nécessairement faire partie de tout bon cours théorique d'électricité et
- des raisonnements destinés à faire comprendre le principe des applications industrielles. Mais, je crois que, pour les calculs d’application, il est parfois préférable de s’en passer. Il me semble, notamment, qu’il en est ainsi pour la prédétermination des pertes de flux.
- Les ingénieurs, constructeurs de dynamos a courant continu, qui essaient de se servir du principe des règles de Forbes pour le calcul du coefficient V et qui ont l’occasion de vérifier expérimentalement leurs prévisions, savent combien il est difficile d’obtenir des résultats satisfaisants, même pour le fonctionnement à circuit induit ouvert. A circuit fermé, la difficulté s’accroît, de ce que le champ des pertes prévu à circuit ouvert, s’étend, se déforme, et ne peut en général être reconnu et vézfifié.
- Le jour où ces praticiens voudront se servir de doux coefficients, il est évident que les difficultés seront plus que doublées, puisqu’il faudra prévoir deux champs magnétiques enchevêtrés l’un dans l’autre. Pour calculer Vj et V2, il faudra évaluer la réluctance de chaque circuit fer, non pas avec les perméabilités du fonctionnement indépendant de chacun d'eux, mais bien du fonctionnement combiné : autre problème ardu.j
- Je sais bien que, dans la pratique, pour un type de moteur connu, on se servira préférablement d'un coefficient unique 9, mais encore, dans une théorie complète, il faut que, pour un type nouveau, on puisse prévoir une valeur de cr à l’aide de V,
- Ces observations générales présentées, je me permets de dire un mot des pertes de flux à circuit fermé,en prenant un exemple familier à M. Blondel: celui des transformateurs.
- Il me semble préférable de considérer un circuit principal, le circuit fer presque entier, et un circuit dérivé des pertes. L’enroulement primaire donne une f. m. m. supérieure à celle du secondaire, que je considère comme f. c. m, m.. produit un flux utile dans le secondaire et un flux de pertes tout autour.
- Ce flux de pertes va rejoindre le flux principa dans la culasse. Les pertes sont augmentées par la f. m. m. du secondaire, mais, en somme, elles sont commandées par celle du primaire. Il est plus facile et plus rationnel de prévoir ce seul flux des pertes, que deux flux fictifs.
- Je ne reconnais pas plus la nécessité pratique, pour le moment, de faire état de deux flux fictifs des pertes, que des courants fictifs que l’on pourrait
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- envisager dans les circuits électriques par l’application des lois de Kirchhoff.
- Je regrette beaucoup, pour mon édification personnelle, de ne pas avoir le temps necessaire pour essayer des calculs d’application et des expériences
- de nature à éclairer la question d’un nouveau jour.
- Recevez, cher Monsieur, l'expression de mes meilleurs sentiments.
- S. Hanappe.
- CHRONIQUE
- Méthodes pour déceler les ondes électriques. — Dans un des derniers numéros de Y'Electricista (septembre 1898, p. 206) le Dr A. Pochettino fait la classification des différents procédés qui ont été employés jusqu'ici pour révéler les ondes électriques. Les méthodes sont nombreuses et un résumé de cette sorte présente toujours de l’intérêt,
- il en présente d’autant plus que la question traitée ici est toute d'actualité; aussi reproduisons-nous le tableau avec l’index bibliographique qui l'accompagne.
- Les révélateurs sont divisés en deux grandes catégories, les révélateurs à étincelles et les révé-I lateurs sans étincelles.
- Effets Effets c
- I. Révélateurs a étincelles.
- sibilisé à l’iodure de
- '( Condensateur et l ( Tube de Zehndcr. ( Tube de Righi .
- XVI
- XVII
- XVIII XIX
- I. — Le révélateur hertzien est un simple micromètre à étincelle inséré dans le circuit du résonateur.
- Hertz. Gntersuchungen ûber die Ausbreitung Strablen elek-triseher Kraft., Leipzig.
- Blodlot. Comptes rendus, t. CX1II, p. 628, et t. CXIV, p. 283 ; Journal de phys., t. X, p. 549, 1891.
- Thorp. Brü. Ass. Cardiff, 1891, p. 653.
- Mach. Wiei. Ann., t. L1V, p. 342, et L’Éclairage Electrique, t. II, p. 472, t. VII, p. 180.
- II. — Dans la disposition de Righi, on fait éclater l'étincelle à la surface d’une lame de verre entre les deux lèvres d'une interruption faite avec une pointe de diamant sur une couche d’argent déposé sur le verre. La sensibilité est considérable.
- Righi. L’Optique dans les oscillations électriques. Bologne; L'Éclairage Electrique, t. JI et JJI.
- III. — Dans la troisième disposition, le circuit est fermé par un trajet dans l’air raréfié, tube de Geissler ou lampe à incandescence avec filament rompu. Le tube peut être sans électrodes, l’air raréfié servant de conducteur entre les deux armatures d’un condensateur en série.
- Dragoumis. Nature, t. XXXIX, p. 54$.
- LamoTTE. (Vied. Ann., t. LXV, p. 92.
- BartonilK. Mat. und nat. Ber. ans Ungarn, t. Vil, p. 217.
- Borgmann. ]. d. russ. phys. u. chem. Ges., t. XXIII,p. 458.
- Drude. Wied. Ann., t. LJV, p. 352. C. LV. p. 633. t. LXI, p. 631 : L'Éclairage Électrique, t. III, p. 281, t. XIII, p. 570.
- Silow. Arch. de Genève, t. XXVII, p. 536.
- Donle. Wied. Ann., t. Xl.iil, p. 343.
- Moser. C. R., t. CX, p. 397.
- Lecher. Wied. Ann., décembre îSqo.
- Ebert. Verh, Deut. Nat. Aert^e. Zuberk, 1895, p. 52.
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- VOLLER. Ber. û. d. Verh. d. int. F.lek. Congr. de Franc-fort-snr-le-Mein. 1892.
- IV- — Le quatrième procédé est avantageux poulies leçons publiques. On fait éclater l’étincelle dans un mélange détonant d’hydrogène et d’oxygène ou d'hydrogène et de chlore.
- LUCAS et Garret. 'Philosophical Magazine, t. XXXIII,
- p- 299.
- V. — Avec la cinquième disposition on fait éclater l’étincelle à proximité d’un papier sensibilisé à l’iodure de potassium.
- Dragoumis. Nature, t. XXXIX, p. 548.
- VI et VIL — Dans la troisième catégorie, on utilise les propriétés conductrices que l’étincelle communique à l’air ambiant. Le procédé consiste à faire éclater l’étincelle dans l’air et à s’en servir pour fermer le circuit d’une pile et d’une sonnerie électrique, ou d’une pile sèche et d’un élcctros-
- Dragoumis. Zeit. fur phys. Unt., 1895.
- Boltzmann. Wiecf. Ann., t. XL, p. 599.
- Biernacfu. Zeit. fiir.phys. u. chem. Unt., 15 mai 1894.
- Garbasso. 15 leçons sur la lumière.
- VIII. — La disposition VIII se compose d’un résonateur hertzien rectangulaire : au milieu du côté opposé à l’étincelle est un condensateur, et en dérivation sur ses armatures un téléphone ; à peine passe l’étincelle, que le téléphone donne un son perceptible. On peut, au lieu de relier le téléphone aux armatures, insérer un pont de Wheatstone, ce qui permet de faire des mesures en quelque sorte quantitatives.
- Birkeland. Wied. Ann., t. LII, p.486; L’Éclairage Électrique, t. I, p. 471; Comptes rendus, t. CXVI, p. 93, 625. 803.
- Turpain. Société des sciences physiques et naturelles de Bordeaux, 1893 et 1897; L’Éclairage Électrique, t, XVII, p. 79.
- IX, X, XL — Les mêmes propriétés conductrices sont ici utilisées à pression réduite. Les tubes de Zehnder ont, en outre des deux électrodes habituelles, deux autres normales aux premières et reliées avec une batterie d’accumulateurs (Zehnder) ou une pile sèche et un électroscope (Drude). Quand une décharge a lieu entre les deux premières électrodes, elle ferme le circuit des deux autres, ce qui excite l'électroscope ou produit l’illumination du tube par décharge de la batterie. Dans le tube Righi les deux électrodes sont repliées à angle droit de manière à former deux trajets d’étincelles ; fonde électrique ferme le circuit,
- ] Zehnder. Wied. Ann., t. XLVII, p. 77.
- I Drude. Wied. Ann., t. LII, p. 499, t. LUI. p. 753.
- I Righi. RendicontiR. Accad. dei Lincei, t. VI, p. 245, 1897 et L’Éclairage Électrique, t. XIII, p. 46S.
- XII. — Dans la deuxième classe des révélateurs, Ritter, pour montrer les oscillations engendrées dans le secondaire à un public nombreux, a utilisé les contractions d’une grenouille préparée comme pour l'expéricncc de Galvani.
- Ritter. Wied. Ann., t. XLV, p. 53.
- XIII. — La disposition XIII se prête fort bien aux mesures de précision ; on emploie un électromètre à quadrants Blythpour étudier les ondes électrostatiques dans l’air et Franke, pour les étudier dans les fils, ont uni, le premier les extrémités du résonateur, le second deux points opposés d’un système de Lecher, avec deux quadrants contigus de l’électromètre. en reliant l'un d'eux à l’aiguille. Bjerkness s’est limité à l’emploi de deux quadrants seulement, qu’il réduisait ainsi à |dcux petits disques aplanis, entre lesquels une petite lame métallique est suspendue à 450 des lignes de force.
- Blyth. Electrician, t, XXIV, p. 442.
- Franke. Wied. Ann., t. XLÏV, p. 713.
- Bauernderger. Silrç. 1er. d. Wün. Akad., t. Cil, p. 82.
- Gettler. Wied. Ann., t. XLIX, p. 184, t. LV, p. 513.
- Yule. Wied. Ann., t. L, p. 742.
- Hertz. Wied. Ann., t. XLII, p. 407.
- Bjerkness. Wied. Ann., t.XLIV. p. 74 et > 13, t. XLVII, p. 69 et t. XLVIII, p. 592; La Lumière Electrique, t. XLII, P- 595
- Watson. Phil. Mag., t. XXXI, p. 44,
- XIV. — Hertz a montré que l’on peut employer les actions pondéromotrices des ondes le long des iils autrement qu’avec l’éleclromètre. Un fil métallique très fin est suspendu horizontalement à un fil de soie au milieu des deux fils d’un système de Lecher ; suivant les lois de l'induction, l’axe métallique doit se disposer suivant la ligne qui joint deux points opposés des deux fils quand ces points sont à un nœud de l’onde électrique. Un corps métallique limité réagit seulement sur les forces électriques, c’est-à-dire sur l’onde électrostatique ; pour réagir sur l’onde magnétique, Hertz a employé un fil circulaire fermé sur lui-même, suspendu à un fil au milieu du système de Lecher ; la force magnétique induit des courants qui, suivant la loi de Lenz, sont repoussés par le système des fils. Dans ces deux cas, les actions pon-déro-motrices peuvent se mesurer au moyen de la torsion du ni de suspension.
- Hertz. Wied. Ann., t. XLII, p. 407.
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- XV. — Dans les expériences de Rutherford', le courant du secondaire passe par un petit solenoïde, au milieu duquel est un fil‘fin d'acier dur trempé à saturation. La démagnétisation partielle donne un moyen sensible de découvrir les ondes, même à distance notable de l’excitateur.
- Rutherford. Trans. of. Rov. Soc., 1896 ; L’Éclairage Électrique, t. VIII, p. 419.
- cohéréurs. Ils peuvent êtrè formés par deux conduc-
- 1..ang. Wied. Ann., x. LVII, p. 34; L'Éclairage Électrique t. VI. p. 381.
- Bose. Soc. phys. London, 19 mars 1897.
- XX. — Iis peuvent être constitués par des réseaux d’étain obtenus ' èn taillant un carré en lames minces.
- XVI. — Les effets thermiques peuvent servir aussi de révélateurs. D'après Gregorv, on peut construire un appareil capable de fournir des mesures quantitatives en mesurant rallongement d’un lil dû à réchauffement engendré par les courants induits par une rapide variation du champ magnétique.
- Gregory. Philosophical Magazine, t. XXIX, p. 54; Physic. Soc. London, iur novembre 1890.
- XVII. —. Pour .étudier les ondes électriques dans les fils, Rubens a employé la disposition XVII ; sur les deux fils on faisait courir deux tubes de verre très petit, autour desquels sont enroulées les extrémités d’un circuit contenant un fil bolomctrique, dont la variation de résistances mesure la chaleur produite par effet, Joule par les oscillations-
- Rubens et Reiter. Wied. Ann., t. LX, p. 55.
- Rubens. Wied. Ann., t. XLIf, p. 154.
- Paaiyow et Rubens. Wied. Ann., t. XXXVII, p. 609.
- Zeeman. Zittingsverlag. Kon. Akad. van. Wet., 1895-1896, p. 540,188.
- Cole. Wied. Ann., t. LVII, p. 290; L'Éclairage Électrique, t. VII, p. 86.
- Rubens. Wied. Ann., t. XLI, p. 154.
- Cohn et Zeeman. Wied. Ann., t. LVII, p. 17; L'Éclairage Électrique, t. VI, p. 569.
- XVIII. — Le principe de la disposition XVIII employée spécialement par Klemencik et Lebedew, est toujours de mesurer la chaleur développée par les oscillations; mais, au lieu d'un bolomètr.e, on emploie une pile thermoélectrique formée par la soudure de deux fils très fins, insérés entre deux aiguilles qui constituent le résonateur proprement dit.
- Rubens. Zeit. fâr.phys. u. chem. Uni., 1896, p. 241.
- Jones. Brit. Ass. Cardiff,.1891, p. 561.
- Klemencik. Wied. Ann., t. LXII, p. 417, t. LXV, p. 62. t. L, p. 456, t. LIV, p. 755; L'Éclairage Électrique, t. V,
- P- 47J.
- Czermak. Wied. Afin., t. L, p, 174.
- ", Lebedew. Wied. Ann., t. LV[, p. 1, 1897; L'Eclairage Electrique, X. V. p. 425.
- XIX. — Vient enfin l'importante catégorie des
- ' Askinass. Wied. Ann. ; L’Éclairage Électrique, x: lil, p. 283: • -
- Mizuko. Jour, of the Coll, of scieu. Tokio, t. IX, 1895; L’éclairage Electrique, X. V, p. 322.
- Child. Phys. Rev., t, III, p. 387.
- XXL—Ils peuvent encore être formés par des tubes à limaille à un ou plusieurs métaux, avec ou sans isolant.
- Calzecchi. Nuovo Cimento, t XX, 1886.
- Auekbach. Ann, d. Phys.: p. 604. 1886
- t. XVII, 1885, t.XIX , N. -F., t. XXVIII,
- 5; C. R , t. CXI, p. 785, t.' C'XX, p.' ito, t. CXXIV; p. 939, t. CXXV, p. 1 " ' ' XIII, p. 565, t. XIV, p. 78.
- Le Royer ..............
- . XXXI, p. 588; L'Éclairag Spielmann. Zeit. für’phys.
- Êlec
- : Unt
- 1896,p.
- Popoff. joun,
- L’Ech
- Lang.~WM. Ânn., \ PAsauiNi. Nuov. Ch Auekbach. Wied. Ann.,, : Hernecke. Arrrtg. f. Opt. . XIX, p. 4.
- Salvioni. Pérouse, 1897. Bant:
- Bose.
- LV, p. 599; L'Éclair
- la Soc. phys'. chim. russe, X. XXVIII, p. e, t. XIII, p. 524. . t. LVII, p.430.
- P- 3-
- Mecb.,
- •t t. LXII, p. 295-300: L'Eclairage Electrique . XII, p. 567 et t. XVI, p. 553. -Liiuillier. C. R., t. CXXI, p. 348. . Drude. Wied. Ann., 1898, n° 2, p. 481. Arons. Wied. Ann., 1898, n° 7, p. 567.
- Parmi tous ces procédés, ceux qui emploient le résonateur hertzien peuvent servir pour -étudier aussi bien le champ électrostatique que le champ électromagnétique, telles sont les dispositions de la première classe et les dispositions XII, XIII, XV de la deuxième.
- ' Les dispositions XVII et XV11I ont été le plus employées pour le champ électrostatique et les XV et XVI pour le champ magnétique-' G.;
- Le Gérant .-C. NAUD
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- Tome XVIII.
- Samedi 4 Février 1899
- 6e Année. — N® 5.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l'École Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ. Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l'École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- ÉTUDE SUR LA TRANSMISSION ET LA DISTRIBUTION DE L’ÉNERGIE PAR LES COURANTS ALTERNATIFS (h
- TROISIÈME PARTIE
- ÉTUDE SPÉCIALE DES PROPRIÉTÉS DES MACHINES D’INDUCTION
- I. Propriétés des machines d’induction
- A COURANTS ALTERNATIFS SIMPLES
- i° Description d'une machine type. — Nous établirons d’abord la théorie des machines à courants alternatifs simples parce que rien ne sera plus facile que de l'étendre au cas des machines à courants polyphasés, alors que la réciproque ne serait pas vraie.
- Pour faciliter l’exposition de cette théorie, nous considérerons une machine d’induction constituée d’une manière spéciale et que nous allons décrire.
- Son inducteur AA (voir le schéma de la figure 23) se compose d’un anneau du genre Paccinotti à m pôles (ô sur la figure) dont les entailles ont une profondeur variable pour qu’on puisse y loger des nombres de spires différents. Le système d’enroulement adopté est représenté sur le schéma. Si l’on désigne par v un nombre constant de spires et par 3
- l’angle que fait le rajmn passant par le milieu
- d’une entaille avec un rayon ox pris pour
- (1)Voir L'Éclairage Électrique des :o, 17, 24 et 31 décembre 1898, t. XVII, p. 425, 473, 509 et 547 et du 28 janvier 1899, t. XVIII, p. T23.
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- T. XVIII. — N° 5.
- 162
- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- origine, le nombre N de spires passant dans II résulte du mode de construction de la cette entaille a pour expression : machine que l’on peut écrire :
- N
- Deux bagues bi et ba tournant avec l’inducteur et sur lesquelles s’appuient deux frotteurs fixes f et f servent de points d’entrée et de sortie au courant.
- Les circuits induits, au nombre de deux, sont disposés le long d’une couronne de tôles BB à denture interne. Leur mode d'enroulement est semblable à celui de l’inducteur. On a représenté schématiquement, sur la figure 23 l’enroulement du premier circuit par des traits pleins et celui du second par des traits pointillés.
- Si l’on désigne par v' un autre nombre constant de spires et par $ l’angle que fait le rayon passant par le milieu d’une entaille de la couronne BB avec le rayon ox pris pour origine, les nombres N, et Ns de spires appartenant aux deux circuits induits qui seront logés dans cette entaille, auront respectivement pour expressions :
- N, = '/ sin ftp, Nj = v' cos n%
- Ces circuits induits sont fermés sur eux-mémes.
- Nous désignerons par :
- R la résistance de l’inducteur;
- L son coefficient de sclf-induction;
- M[Son coefficient d’induction mutuelle avec le premier circuit induit ;
- Al, son coefficient d’induction mutuelle avec le second circuit induit;
- (jl la valeur maxima des coefficients d'induction et AL;
- p la résistance de chaque circuit induit;
- A le coefficient de self-induction de chaque circuit
- « la fréquence du courant alternatif qui traverse
- I l’intensité du courant dans l’inducteur;
- J l’intensité du courant dans le ior circuit induit ;
- J' l'intensité du courant dans le 2e circuit induit.
- Nous supposerons que l’on a :
- 20 Théorie du fonctionnement de cette machine.
- a : Intensité J.
- Nous avons à chaque instant :
- fJ + -'•§+-37 (“'>
- î^.uAsinai:^;,, + [i.A sin
- 2-(HW
- d]_
- dt
- Posons :
- J = Jj sin 2ir[(st — Mu>)r — O] - J, sin a*[(* + n«)t-*)]
- en désignant par J, et J2 des intensités constantes et par <0 et ô des différences de phases également constantes. On voit immédiate--ment que l’on a :
- 2VV + 4-a(* tu»)* A*
- ___________£A__________
- 2 i/pa + 4** (*+««)’ tg 2TC«J(S=2TC(«+ n
- b : intensité J'.
- On trouverait, de la même manière :
- J'--J|COS2x[U--HW)i -ç]
- J i COS
- c : Expression du travail ‘ET développé par la rotation de l’inducteur.
- On a, à chaque instant :
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ 163
- ou :
- à'-Ti
- ~âT
- (mu) ;jA sin
- Jj si - J, J + J, <
- + J» {
- = an (nml [lA sin zT.at iJ. sin zr.fit— r)
- J, sin zn (*!-«.
- Le travail fourni varie à chaque instant. Sa valeur moyenne, par seconde, ‘t-q a pour expression :
- ^ = TT (moï^ML COS 27TÇ. - J, CO,S 277-L
- ou, en remplaçant les termes J, cos 2-ï> et J., cos 2"'y par leurs valeurs trouvées ci-des-
- autre maximum et décroît ensuite tant que la vitesse continue à croître.
- Il résulte de ce qui précède qu’une machine d’induction à courants alternatifs simples, dont l’inducteur est parcouru par un courant d’intensité efficace constante, peut fournir ou absorber du travail suivant la vitesse a laquelle on la fait tourner.
- Nous verrons plus loin que, lorsqu’elle absorbe du travail, elle fonctionne en réalité comme génératrice.
- d : Force électromotrice nécessaire pour déterminer le passage du courant d’intensité I —A sin2ra£ dans l’inducteur.
- Nous avons :
- P* + 4^(x + mo)2A2 |
- Si nous représentons par une courbe les variations du couple développé sur la machine en fonction de la vitesse oj, l’intensité À étant supposée constante, cette courbe affecte la forme représentée sur la figure 24.
- Le couple nul pour i»~o croit rapidement avec la vitesse, en étant moteur, passe par un maximum puis redevient nul pour une valeur de d» légèrement inférieure il —. I! change de signe, devient résistant, repasse ainsi par un
- E = RI + L ~ ;m,j +M,J'i
- E ^ RI + L - J + 2= (« - ™j ,ij, [cos 2* [<« - m) t - ?] sin »{..)! + sin zn^-»,.);-?] cos 2n(,M)î + » (nsi)(sin «[(a- n,;)l - <p] cos «<*•>)«
- + COS 2nj>-„»)i-ç] sin 2* (»«.)/]
- + an (a + ,») pij, [- cos »((« + »,)<-« «io 2n(nu) ; -I sin 2*[(« + *0>)f-Jijcos2i.(»“)'l + 2n(M«) IXJJ- sin 2n[(s + »»)(-« cos 2 n(«V)î cos 2T [(a-f m«j) f — d-1 sin 2iz(nu)f].
- E = El + 1. -tt + znz.uj, ,
- Posons I = A sin 2Ttxt, les quantités J, J, et sont alors déterminées et il vient :
- + 4i:-a ;a + ne) ——r
- \?a+4~s («éH'A* |
- r, __£iî=.™),_AjàU
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- L’ÉCLATRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVIII. — N° 5.
- e : Intensité du courant traversant l’inducteur, lorsqu’on établit entre ses extrémités une différence de potentiels alternative : E —E0 sin
- Pour simplifier l’écriture, nous désignerons par les lettres P et Q les coefficients des termes Asin2-«f et A cos 27taf dans l’expression trouvée précédemment pour la force électromotrice E. Elle deviendra :
- E = PA sin 2T.%t 4- QA cos 2t-.oit.
- Posons E —E0 sin 2- (af-h'/.), nous aurons :
- E0=AV/P"*TQÉ (r;
- Mais, au lieu d’écrire :
- E, sin an (a* + y) - PA sin 2* (»() + QA cos 2izit,
- nous pouvons écrire, en changeant l’origine des temps :
- E0 sin 2v.1t = PA sin 2v [it — /) + QA cos 2k Ut —y).
- Des équations (1) et (2) nous tirons :
- P
- >3+Q4’
- L’intensité I du courant qui traverse l’inducteur sous l’influence d’une force électromotrice E= Eu sin 27z%t a pour expression :
- Ce courant peut être considéré comme la superposition de deux courants, l’un dont l’intensité est de même phase que la force électromotrice E, l’autre dont l’intensité présentera une différence déphasé de 1/4 d’onde avec cette force électromotrice.
- Suivant l’usage établi, nous appellerons ces courants : courant watté et courant déwatté.
- Le courant watté emprunte ou fournit de l’énergie à la source de force électromotrice
- qui maintient la différence de potentiels E entre les extrémités de l’inducteur, suivant le signe de la quantité P. Le courant déwatté ne sert qu’à engendrer des flux.
- La quantité P change de signe (voir plus haut son expression) lorsque la vitesse de rotation 1» de l’inducteur est voisine de la vitesse du synchronisme. La machine considérée fournira donc de l’énergie à la source de force électromotrice agissant entre scs extrémités et, par suite, fonctionnera comme génératrice, si on imprime à son inducteur une vitesse supérieure à celle du synchronisme.
- IL Services que peut rendre une machine d’induction a circuits induits fermés sur
- EUX-MÊMES, EMPLOYÉE COMME GÉNÉRATRICE DE COURANTS ALTERNATIFS SIMPLES
- Soient AB, CD une ligne à deux conducteurs chargée de distribuerdes courants alternatifs simples, fournis par une source quelconque M de force électromotrice alternative et une machine d’induction X telle que la précédente (voir ôg. 25).
- Fig. 25.
- Nous appellerons :
- r et l la résistance et le coefficient de self-induction du circuit d’utilisation X de ces courants. Supposons que la source de force électromotrice M maintienne une différence de potentiels alternative, de grandeur efficace constante, E = E„sin 2-y.t entre les conducteurs AB et CD.
- Soient J l’intensité du courant débité par la source M, I l’intensité du courant consommé par la machine N, i l’intensité du courant consommé par le circuit X, en convenant de considérer ces intensités comme
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- positives, lorsque les courants s dans le sens des flèches de la ligure Nous aurons à chaque instant :
- I = E0
- E»
- P
- P 2 + Q2
- Posons :
- Il vient :
- Le premier terme de cette expression représente le courant watté que doit fournir la source de force électromotrice M et le second représente le courant dévvatté que doit fournir également la même source.
- Nous avons vu qu’en disposant convenablement de la vitesse de la machine N. nous pouvons rendre négative la quantité P. Nous pouvons donc poser :
- r‘ + 4 » W + P! +Q* = ° '
- Autrement dit, la machine N pourra fournir tout ou parti des courants wattés demandés par le service de la canalisation.
- Il n’en est pas de même pour la quantité Q. En effet, nous avons :
- Q
- 4TT* (*-«»)* h «fr>)2 Ait2 1
- 2 I p* + {a — wml2 A2) 2 (?2 -)- 41;2 (a + nu))2 À2 J
- al2 — (wto)2]2 A» (AL — |x2) +4-TT2 [(g)8+(»w)a p~ A (2 AL—
- (?s +4*4 (* - A2) <?* + 4*2 (* b A4)
- Jflil
- Tous les termes de cette expression qui sont fonction de la vitesse m sont essentiellement positifs.
- Pour que la quantité Q pùt être rendue négative, il faudrait que la différence (A L — u-) fût négative. Cette condition ne sera jamais remplie dans une machine d’induction à circuits induits fermes sur eux-mêmes, car on a toujours AL^p2 et l’on n’aurait AL:—: p2 que dans une machine parfaite.
- Si l’on branchait plusieurs machines d’induction, telles que la machine N, entre les conduites de distribution AB, CD (voir fig. 25), toutes ces machines concourraient simultanément à la production des courants wattés, celle qui tournerait le plus vite absorbant le plus de travail et réciproquement. Ces machines pourraient donc être accouplées entre elles, sans aucune condition de synchronisme, comme des machines à courant continu. Mais la source de force électromotrice devra toujours fournir la totalité des courants déwattés demandés par le service de la canalisation et ceux nécessaires à l’exci-
- tation de toutes les machines d’induction. Supposons maintenant qu’au lieu d’accou-
- Fig. 26.
- pler en parallèle la source de force électromotrice M et la machine d’induction N, on les accouple en série, comme il est représenté sur la ligure 26 et que l’on veuille
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- maintenir un courant d’intensité efficace constante dans un circuit en forme de boucle comprenant la source M, la machine d’induction N et le circuit d’utilisation proprement dit X.
- Désignons toujours par r et l la résistance et le coefficient de self-induction de ce circuit d’utilisation (la résistance et le coefficient de self-induction du conducteur qui sert à fermer le circuit, étant compris dans ces valeurs).
- Soit I = A sin 2~%t l’intensité du courant débité.
- La force électromotrice développée entre les bornes de la machine d’induction sera :
- E = PA sin 2TMt + QA cos 271at
- La force électromotrice que devra développer la source M sera donc :
- «=(P + r)A sin 2T.ru + (Q A cosamt/.
- La quantité P -\- r peut être rendue nulle, en communiquant une vitesse de rotation convenable à la machine d’induction, mais les termes Q et 2~al sont toujours de mêmes
- Nous ’ pourrions accoupler en série avec la source M plusieurs machines d’induction : toutes concourraient simultanément à la production des forces électromotrices de même phase que le courant; celle qui tournerait le plus vite absorberait le plus de travail et réciproquement.
- Des machines d’induction peuvent donc être accouplées en série comme des machines à courant continu, mais elles doivent être accompagnées d’une source de force électromotrice capable de produire toutes les forces électromotrices ayant une différence déphasé d’un quart de période avec l’intensité du cou-
- Nous arrivons ainsi aux conclusions suivantes :
- » On peut accoupler en parallèle des machines d’induction à circuits induits fermés sur eux-mêmes et à courants alternatifs sim-
- ples et les brancher sur un réseau de distribution. Ces machines pourront fournir la totalité des courants yrattés demandés par le service du réseau, mais tous les courants déwattés nécessités par ce même service ou par l’excitation des machines d’induction devront être fournis par une source spéciale de force électromotrice.
- » 20 On peut accoupler ces mêmes machines en série dans un circuit en forme de boucle : elles pourront développer toutes les forces électromotrices nécessaires qui seront de même phase que le courant, mais toutes les forces électromotrices en quadrature avec ce dernier devront être engendrées par une source spéciale.
- » 3° Dans les deux cas, les machines d’induction ne seront pas assujetties à tourner synchroniquement. Leur accouplement se fera comme celui des machines à courant continu, celle qui tournera le plus vite absorbera le plus de travail, et réciproquement. »
- Ces conclusions ont été complètement vérifiées, d’abord dans les ateliers de la maison Farcot, avec des machines de moyennes dimensions, puis à l’usine de Saint-Ouen, au moyen des deux alternateurs représentés sur la figure 22.
- Ces alternateurs étant munis de circuits amortisseurs, il suffisait de ne pas exciter l’inducteur de l’un d’eux pour en faire une machine asynchrone.
- Nous signalerons notamment l'expérience suivante qui a été maintes fois répétée depuis :
- Les deux alternateurs étant excites tous les deux et mis en parallèle : T On supprime l’excitation de l’un d’eux et on le transforme ainsi en machine asynchrone. En regardant sa couronne de pôles au travers de celle de l’autre alternateur, on voit que ses pôles, qui paraissaient fixes dans l’espace lorsque les alternateurs étaient synchronisés, prennent une faible vitesse qui représente la différence des vitesses des deux machines. C’est celle qui n’est pas excitée qui tourne le plus vite.
- On supprime alors toute introduction de
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- vapeur dans le moteur de l’alternateur qui a été excité. Il continue à tourner en entraînant avec lui son moteur à vapeur.
- Dans ces conditions, la machine asynchrone fournit tous les courants wattés nécessaires à l’entretien du mouvement de
- l’autre alternateur qui est demeuré excité. Celui-ci fournit au contraire les courants dé-wattés nécessaires à l’excitation de la machine asynchrone.
- M suivre.)
- Maurice Leblanc.
- AUTOMOBILES ÉLECTRIQUES (*) VOITURES COLUMBIA-
- La création de ce type de voiture, de provenance américaine, marque dans l’automobilisme électrique une étape qu’il convient de noter. En effet, les propriétaires de la
- grande usine de cycles dite <x Pope Manufac-turing Company » de Hartford, comprirent, il y a trois ans, l’avenir qui était réservé à l'automobilisme en général . Après mûre
- réflexion, ils cessèrent complètement de fabriquer des cycles et étudièrent les différents systèmes mécaniques applicables aux voitures sur route. Sans idée préconçue, ils étudièrent différents modèles de voitures à vapeur, à pétrole, électriques et à air comprimé. ^
- Cette usine qui disposait d’un outillage spécial de premier ordre et d’un personnel expérimenté, put, avec l’appui d’importants capitaux, arriver dans un délai assez court à
- I mettre sur pied différents types de chacune I des catégories de voitures automobiles . I Après des essais qui durèrent deux années,
- (>) Voir dans L'Éclairage Electrique, les descriptions des Automobiles de la Compagnie française des voitures électro-mobiles, t. XVI. p. 27, 2 juillet 1898; Mildé-Mondos, v. XVI, p. 140, 23 juillet 1898, O. Patin, t. XVI, p. 188. 30 juillet 1898),Bouquet-Garcin-Schivre, t. XVI, p, 433, 10 septembre 1898; Riker, t. XVII, p. 341,26 novembre 1898; et le Concours de voitures de place automobiles, t. XV, p. 496, 18 juin, t. XVI, p. 60, 9 juillet, t, XVII, p. 16, ler octobre 1898.
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- T. XVIII. — N° 5.
- 168 L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- cette compagnie porta son choix définitif sur les voitures électriques et les premiers types de voitures électriques furent expérimentés publiquement en mai 1897.
- Il importe de signaler cette initiative hardie, car dans une question industrielle de cet ordre d’idées, la rapidité de décision et la mise en œuvre qui s’ensuit assurent h l’entreprise une avance qui pourra, dans l’avenir, être difficilement rattrapée, et qui, presque toujours, vaut mieux que des brevets. La meilleure preuve que nous puissions donner
- à l’appui de cette opinion est que nous considérons cette voiture parmi celles qui existent actuellement comme la mieux étudiée et la plus appropriée au service qu’elle doit faire.
- Pour donner une idée du soin avec lequel fut menée l’étude des conditions à remplir, la Pope Manufacturing C° fit une enquête sur le parcours moyen et quotidien qu’un service de livraison, celui d’un médecin ou d’un particulier, pouvait exiger : la moyenne trouvée fut de 30 kilomètres par jour, avec maximum de 40 kilomètres
- En partant de cette donnée, la Pope Manufacturing C° construisit les trois types de voitures que nous allons décrire.
- Le premier type établi est un phaéton à deux places dont la figures 1 donne l’aspect d’ensemble. La carrosserie de la voiture repose sur un châssis en tubes d’acier. Remarquons que les tubes d’acier sont employés partout où cela est possible et ils sont choisis de dimensions telles qu’on peut les employer recuits : l’acier employé contient 0,5 p. 100 de carbone. Pour les pièces irrégulières, on emploie de l’acier forgé.
- Les côtés et l’avant du châssis (fig. 2) sont en doubles tubes assemblés rigidement et brasés en différents points; on obtient ainsi un cadre capable de résister à l’effort maxi-
- mum, sous le poids minimum. A l’arrière, on a un seul tube auquel sont attachés les supports du moteur, les paliers et les engrenages du différentiel.
- L’essieu d’avant, qui est directeur, est monté à pivot, de sorte qu’une des roues peut franchir un obstacle, sans que l’autre quitte le sol, comme le montre la figure 3, et l’essieu peut osciller dans un plan vertical sans que l’effort soit transmis à la caisse de la voiture. La direction se fait par essieu brisé ; les figures 4, 5, 6 indiquent très clairement les dispositifs employés, sans que nous insistions davantage.
- Les roulements à billes sont employés partout où ils sont nécessaires et la figure 5 donne la disposition généralement employée.
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- :6g
- La suspension de la caisse proprement dite est obtenue par trois ressorts équidistants en forme de C et fixés à pivot à leurs extrémités au châssis. Cette disposition évite les tensions qui peuvent se produire quand la caisse de la voiture est supportée par 4 points d’appui. La caisse est fixée sur ces ressorts en leur milieu.
- Le châssis est supporté par des roues à rayons tangents et à jante en acier : elles sont munies de pneumatiques spéciaux increvables de 7,5 cm de diamètre. Les roues d’avant, qui sont directrices, ont un diamètre de 81 cm; les roues d’arrière, motrices, ont un diamètre de 91 cm. Lavoie est de 1,37 m et la distance des axes de 1,80 m environ.
- Les dispositions qui précèdent sont com- ’ muncs aux trois types de voitures « Columbia » actuellement existants, qui se différencient plus spécialement par la commande du moteur.
- Dans le type 3M, genre phaéton, il n’y a qu’un seul moteur, suspendu à un tube placé à l’arrière.
- Ce moteur est du type Eddy à 4 pôles, et a une puissance normale de 2 chevaux. Il est calculé de façon à donner pendant une demi-heure une puissance double, soit 4 chevaux, sans qu’il se produise un échauffement anor- j
- mal et dangereux. Sa vitesse de régime est 1 000 tours par minute, et son poids de 58,5 kg. Le diamètre extérieur de ce moteur est de 35 cm. Son rendement est de 80 p. 100. À la vitesse de 20 kilomètres à l’heure, il dépense en palier : 18 ampères sur 80 volts, soit une puissance de 1,93 cheval.
- Comme le rendement des engrenages est de 90 p. 100, et que celui du moteur est de 80 p. xoo, on voit que le rendement est de
- 0,8 X 0,9 --0,72
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- ryo
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- de sorte que la puissance transmise aux roues est de
- 1,93 X 0,72 = 1,38 cheval
- Disons en passant que cette puissance est un peu faible, car il faudrait compter en
- marche normale, avec deux personnes, une puissance de 2 chevaux au moins, étant donné le poids de la voiture qui est de 870 kg, sans les deux voyageurs.
- Le moteur commande les deux roues d’ar-
- rière par l’intermédiaire d’un différentiel du type ordinaire et dont la figure 7 donne la disposition schématique. Sur l’arbre b du moteur M est calé un pignon denté engrenant avec une roue dentée E qui commande, au moyen du pignon e, les deux portions de l’essieu moteur, concentrique à l’arbre creux du moteur.
- On a donc une double réduction.
- La figure 8 donne l’ensemble du moteur et du différentiel.
- Ce différentiel est réglé avec soin : il est contenu dans un carter qui esj le prolongement de la cuirasse, protégeant le moteur électrique. Par suite de l'absence de chaînes, la marche de l’ensemble est particulièrement silencieuse. •
- Dans le type de voiture 4M (fig. 9), il y a deux moteurs de chacun deux chevaux, et com-
- r3
- l-ig. 6. — Levier de direction.
- mandant chacun directement, par une simple réduction de vitesse,les roues motrices; chacun de ces moteurs, enroulé pour 36 volts, tourne à 1 000 tours par minute et peut supporter une surcharge double. Quand les deux moteurs sont reliés en série, ils développent le même effort et tant que les deux
- roues tournent à la même vitesse, ils marchent au même voltage : dans une courbe, la roue intérieure ralentissant, le voltage du moteur correspondant diminue et la diffé-' rence se reporte sur l’autre moteur, d’où résulte l’accroissement de vitesse nécessaire à la roue extérieure.
- La disposition de commande à deux moteurs ne semble pas avoir donné aux constructeurs tout ce qu’ils en attendaient, car dans le type 6-M ils ont employé un seul moteur et un différentiel semblable à celui
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- décrit précédemment. Cette voiture à quatre places pèse x 300 kg et consomme en palier 35 ampères, avec quatre personnes (fig. 10).
- Le système de freinage employé est le même pour les trois types de voitures. C’est un frein à bande (fig. 11), très puissant, constitué par une couronne en bronze spécial qui, au moyen d’un levier, commandé par le pied du conducteur, vient frotter sur la périphérie du tambour
- qui constitue la boîte du différentiel. Ce frein agit dans les deux sens, dans la marche en avant et en arrière : il présente une grande sensibilité et permet d’obtenir un ralentissement progressif. Le levier à pied peut s’enclencher dans un crochet, ce qui permet au conducteur de donner au frein à bande la tension qu’il désire et de lui conserver une action continue, si cela est nécessaire.
- ciel du type
- Le combinateur employé dans les voitures du type 6 M permet d’obtenir quatre vitesses progressives, l’arrêt, et trois vitesses en arrière. Ce combinateur est manœuvré par un levier placé à la gauche du conducteur. Dans la poignée se trouve un bouton qui commande le timbre avertisseur, pour prévenir les piétons.
- La batterie est divisée en six groupes de sept éléments chacun, dont deux sont placés sous le siège et quatre dans lecorps d’arricre.
- A la première vitesse, soit 5 kilomètres à l’heure, deux groupes sont en série et trois en quantité, avec le champ inducteur du moteur
- en série. A la deuxième vitesse, soit 10 kilomètres à l’heure, on a trois groupes en série, et trois en quantité, avec les inducteurs du moteur en série. A la troisième vitesse, soit 18 kilomètres à l’heure, les six groupes sont en série avec les inducteurs du moteuren série. Enfin, k la quatrième vitesse, soit 20 kilomètres à l’heure, les six groupes sont en quantitéçmais les inducteurs du moteur sont en quantité.
- Le schéma de la figure 12 se rapporte au type 3 M, pour lequel il n’y a que 4 batteries. Le combinateur permet d’obtenir trois vitesses en groupant les batteries de trois ma-
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- nières différentes, les inducteurs restant en 1 Les batteries employées dans les voitures série avec l’induit. I « Columbia » sont d'un type mixte : les po-
- Fig. 10. — Type 6 M; voiture à 4 places-
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- sitives sont du genre Planté, les négatives sont à oxyde rapporté.
- La capacité de ces batteries est de 70 am-pcres-heure au régime de décharge moyen de 25 ampères, avec un poids de 160 kg, ce qui permet de faire circuler la voiture pendant deux heures dix-huit minutes, soit de faire un parcours de 50 kilomètres environ en profil peu accentué. Il faut bien reconnaître que la batterie est ce qui a été le moins bien étudié dans ce type de voiture car elle serait insuffisante pour faire un parcours un peu accidenté.
- Nous n’insisterons pas sur ce point, car nous savons que les personnes qui vont exploiter ce système, en France, travaillent la
- Fig. 11.
- question des accumulateurs et sont arrivés à établir un type d’accumulateurs nouveau qui permettra d’abandonner le type américain.
- Dans le premier type de voiture Columbia, des constructeurs avaient établi un compteur Thomson qui enregistrait la quantité d’énergie emmagasinée à la charge, et celle dépensée à la décharge. On pouvait ainsi facilement savoir ce qu’il fallait redonner à la batterie.
- La pratique a condamné ce dispositif, qui compliquait les manœuvres au lieu de les simplifier, par suite des dérangements qui se produisaient.
- Dans les nouveaux types ce compteur d’énergie est supprimé.
- Un ampèremètre et un voltmètre sont placés en face du conducteur. En outre ce voltmètre présente deux échelles : une pour
- la charge et la décharge de la batterie ; l’autre pour mesurer la tension de chaque élémetu de la batterie. L’ampèremètre présente deux échelles : l’une employée pendant la charge, l’autre pendant la décharge . On a disposé
- âornes de charge
- Moteur
- une lampe électrique mobile au moyen d’un fil souple, ce qui facilite les recherches qu’on peut avoir à faire, en cours de route, pendant la nuit.
- Près du levier du combinateur est disposé une fiche qui forme interrupteur, et qui empêche que la voiture soit mise en mouvement quand son conducteur est absent. Cette fiche change de forme et de dimensions avec le type de voiture. De plus, pour éviter qu’on inverse les pôles de la batterie pendant la charge, les bornes des prises pré-
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- T. XVIII. — Nu 5.
- L’ÉCLAIRAGE
- sentent des trous de dimensions différentes. Toutes les connexions mobiles ont également pour les -h des trous plus grands que les —, de sorte qu’une cheville + ne peut pas être mise à la place d’une —, et inversement.
- En résumé, par le soin avec lequel le type de voiture électrique « Columbia » a été étudié, on peut dire que ce type est l’un des meilleurs qui existe.
- Disons en terminant que chaque voiture
- ÉLECTRIQUE
- construite avant d’y appliquer la peinture, est soumise à des essais très durs sur un chemin spécial très accidenté : le but de cet essai violent est de faire découvrir les défauts de construction ou de réglage qui pourraient passer inaperçus dans des conditions d’essai normal. Cette méthode est à recommander, car elle est pour le constructeur et pour l’acheteur la sanction d’une bonne marche dans l’avenir. Paul Dupuy.
- LES LAMPES A ARC(‘;
- Vigreux représentée par les figures i à 13 est remarquable par l’action précise et délicate de son frein.
- (J) L'Éclairage Èkchique 22 octobre 1898, p. 148.
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- poulies P et N. calées sur un arbre O. avec pignon jVI, engrené au pignon L, fou sur l’axe A, oscillant sur les couteaux xy et solidaire du volant^. Ce volant est entouré d’un anneau D, pivoté en C sur le bras B de A ; c’est entre cet anneau et "que se trouvent, montés sur D. les sabots E du frein, et c’est sur D que passe la corde FG, à laquelle sont sus-
- Fig. 11 à 13. — Lampe Brillié et Vigreux, détail du dash pot.
- pendues les armatures H et I des solénoïdes en dérivation J et en série K. Comme H est plus lourd que I, ces armatures occupent au repos la position figure 1, avec le point C ramené à gauche, comme en figure 4, par le balourd de H, position dans laquelle le frein desserréa laisse les charbons venirau contact. Quand le courant passe, la traction de I ramène C vers la droite, en serrant le frein avec
- une force proportionnelle au produit de la
- l’ig. 14. — Lampe en dérivation Lacko (1897). somme des poids de H et de I par la distance ,
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- de C à la verticale de A ; puis, une fois l’arc ainsi amorcé par l’entraînement deç par D, le frein et les poids H et I, l’arc se maintient parle jeu différentiel des solénoïdes J et K. On remarquera que ce frein agit d’une façon presque continue et pratiquement indépendante du coefficient de frottement, en
- Fig. 15 à 17. — Lampe Lacko. Détail du frein.
- fonction seulement de l’action différentielle des solénoïdes. On peut, en outre, munir le bras B d’un ressort w (fig /]), qui ne permet le serrage du frein qu’à partir du moment où l’action des solénoïdes équilibre celle de ce ressort, qui tend constamment à desserrer le frein.
- Pour les lampes de grande intensité on rattache l’extrémité du câble ST (fig. 10), qui suspend les charbons et passe sur les poulies N et P du système précédent, à un levier k, actionné par l’armature d’un solénoïde auxi-
- liaire J, attirée par un courant plus fort ou plus faible que le courant normal : dans le premier cas, il n’agit que pour l’amorçage, dans le second, il agit à l’amorçage et pendant la marche pour maintenir l’écartement des charbons à la longueur minima de cet
- 23. — Lampe
- série Klostermann (1898).
- amorçage, écartement que l’on obtiendrait
- difficilement avec le seul mécanisme de la figure 1.
- Enfin, on peut disposer sur le bras B un contrepoids calculé de manière à compenser les variations de l’attraction des solénoïdes sur leurs armatures suivant la position de ce s armatures, et leurs oscillations sont amorties par un dash-pot m (fig, 1) à piston p (fig. 11)
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- pourvu d'un disque q ou clapet annulaire posé sur ressorts r. En marche normale, c’est-à-dire tant que les vibrations de p sont assez lentes, q oppose au passage de l’air unefaible résistance ; mais, dès que ces vibrations s’accélèrent, q s’applique sur p comme en figure 12, à la montée, par son inertie et la pression de l’air, de manière à présenter une résistance amortissante considérable, tout en ne gênant jamais (fig. 13) la descente de T, ou l’approche des charbons.
- La construction des porte-charbons est représentée en détail par les figures 6 à 7. Ces porte-charbons ont leurs tiges d et e guidées par ff'f" sur les barres isoléesttc a'c', et sont, en outre, maintenus par les fourches g et g'. Les charbons U et V sont pincés par les mâchoires h\ a pinces h", pivotées en 1 et /, serrées parti malgré le ressort m’, et fixées sur c et d par des vis de serrage h.
- Le frein de la lampe de Lacko représentée par les figures 14 à 17, a son sabot K articulé en k sur un petit levier I, à ressort de rappel i\ pivoté en / sur le grand levier H, et dont ce pivotement est limité par l’étrier de réglage i2. Le grand levier Hhh' est pivoté en e de sorte, qu’en s’abaissant, il desserre le frein K sur la roue F, avec une douceur réglée par le ressort i'. Un ressort de rappel J, serre le frein en relevant H, d’une quantité limitée par le butée O, dès que l’armature L, du solénoïde en déviation M cesse de l’attirer avec une force suffisante : la course de L est limitée au bas par la butée N.
- Les porte-charbons C et C, guidés en c et c, sont suspendus à la poulie F.
- Les charbons étant écartés et la lampe au repos, quand on lance le courant, le solé-noïde M, attirant L, comme en figure 16, desserre le frein, qui laisse les charbons venir au contact; puis, une fois l’arc amorcé, M lâche L, et le ressort J serre le frein, et fait tourner F de manière a écarter les charbons de la quantité permise par O.
- Chacun des charbons est (fig. 14) pincé, entre l’embase fixe t et la mâchoire mobile u par le serrage de u au moyen de la douille
- élastique V', qu’il suffit de tourner de 90° pour relâcher u et pouvoir enlever le charbon.
- Le solénoïde en série H de la lampe Kt.os-terman (fig. 18 à 23) a son armature J terminée par une pièce J,, en métal non magnétique, qui supporte le galet L, sur lequel
- Fig. 24 et 2$. — Frein Siemens et Halske (1898).
- passe le fil de soie NN', auquel sontsuspendus les porte-charbons ; de L, ce fil passe au porte-charbon B, autour de l’axe de la poulie du frein O et du galet L', de sorte que, dès que le courant passe en H, son armature, attirée malgré le ressort M par le pôle K, fait descendre le galet L’, et comme, en même temps
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- ,7s l’éclairage électrique
- le magnétisme de l’armature J a aimanté le j sabot de frein Q et 1 a appliqué
- Fig. 26, 27
- ên fer O, cette roue ne tourne pas, de sorte j d’autant le porte-charbon négatif F, sans dé-que la descente de L a pour effet d'abaisser I placer le positif lî. En temps ordinaire, le
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- sabot Q n’est que légèrement appuyé sur O par le ressort IC.
- La tige B est reliée par un joint sphérique R, facilement réglable, à la traverse T,
- Thomson-Hoi
- l- 29. — Lampe
- guidée en J sur la douille isolée F, et le courant dérivé arrive au solérioïde Y par le ressort U à contact U', sur la butée isolée V de l’armature B' de Y. Le contact entre U, et U
- s’opère par la pointe de platine F7, reliée à Y par le fil X, et l’armature B' porte à sa partie supérieure un support V' (fig. 22) isolé de V, avec un sabot articulé D', constitué par des lamelles de fer séparées par des lamelles de cuivre, avec lame en laiton D7', qui
- Fig. 30.
- l’empêche d’adhérer à Br Le courant dérivé qui traverse Y dès que l’arc fonctionne magnétise B, et par suite les lamelles D'. de manière à les appliquer sur O et à faire tourner cette roue malgré Q en approchant les charbons, à mesure que A! descend, attirée malgré le ressort C' par le pôle A' ; et lecon-
- Fig. 31. —Lampe Thomson-Houston, schéma du circuit.
- tact U,, attirée par la pince en fer V, suit la descente de B, jusqu’à sa rencontre avec le taquet réglable En qui rompt ainsi le contact Uj F,, et le circuit de Y. Aussitôt ce contact rompu, Dj lâche O, B, remonte par son ressort C' et referme le contact U1 F1 à la manière d’un trembleur, de sorte que Y agit sur O par impulsions successives infinitésimales.
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- Le frein de la lampe Siemens et Halske représenté par les figures 24 et 25 est constitué par un tambour A, calé sur l’arbre de la poulie porte-charbons, et portant, fixé sur son axe, un levier BE, lequel porte articulé en c, un second levier D. Aux extrémités b et ci des leviers B et ci, est attachée une bande métallique F, pouvant faire frein à l'intérieur de A. Au repos, le contrepoids E de B repose sur H, et D occupe la position TV, avec b et d rapprochés de manière à desserrer le frein. Dès
- série Pomeroy (1897).
- Fig. 32. — Lar
- que le courant passe, le solénoïde régulateur en série remonte D, sépare d de b, serre le frein avec une.force déterminée par le balourd de E, et entraîne A de manière à séparer les charbons ; puis, à mesure que l’arc augmente, D s’abaisse, laissant graduellement se rapprocher les charbons grâce au frottement diminué de F.
- Le frein de la lampe Davies est (fig. 26) constitué par trois leviers JJ^,, pivotes sur un anneau R, et articulés parles tirants LLLH à l’armature I du solénoïde en série S. Quant le courant passe, l’armature I, soulevée, serre les pinces J sur le charbon C, qu’elles entraînent en amorçant l’arc, puis ce charbon descend graduellement jusqu’à la butée des leviers J sur les bords M du taquet B, butée qui lui fait lâcher graduellement le charbon
- et raccourcir l’arc jusqu’à une nouvelle montée de 1. Ces mouvements sont atténués par un dash-pot D.
- Le courant traverse la lampe par une résistance E. L'arc jaillit dans un globe G fermé à l’amiante en A, et à son extrémité supérieure par un couvercle en poterie N, formant
- volant de chaleur, et ce globe est, lui-même, protégé par un grand globe G' non fermé.
- La lampe Thomson-Houston représentée par les figures 29 à 31 se distingue par quelques particularités pratiques et ingénieuses. Le courant arrive à la lampe par un commutateur E2 (fig. 31) et l’inductance Ft, constituée (fig. 29) par une armature lamellaire avec bobine à gros fils; la paire d’électros régulateurs en série G est supportée par des ressorts qui amortissent les vibrations dues au courant alternatif et leurs moyeux sont fendus eng, (fig. 30) pour en éviter réchauffement. Quand le courant passe l’armature
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- lamellaire mobile I' (fig. 30) est attirée vers l’armature fixe I et soulève avec lui le tube porte-charbon sollicité par un ressort L'(fig. 29) dont la traction diminue a mesure que l’armature I s’enfonce dans les solénoïdes G', de manière à compenser l’augmentation de leur attraction. Ce tube est attaché àTarmatifre Y
- Fig. 54 à 40. — L;
- Lorsqu’on lance le courant dans la lampe de M. Pomeroy, le solénoïde en série H (fig. 32) attirant son armature b, soulève, par le levier d’abord la palette fl, qui enclan-che la roue d’échappement D15 dont l’arbre a est monté dans le châssis L, et dont le pignon I) engrène 'avec la crémaillère C du porte-charbon A; puis H soulève, par les taquets e'e\ le châssis H, entraînant avec lui
- par un. bras L., (fig. 30), à ressort et dash-pot M, et il saisit le charbon supérieur par un frein J, dont le fonctionnement se comprend à l’examen seul de la figure 29.'
- L’arc jaillit en vase clos et le rafraîchissement de la lampe se fait par ventilation, au moyen de l’appel d’air indiqué par les flèches.
- impe Hubbell ( 1898).
- D'et le charbon A de manière à amorcer l’arc. Quand l’arc augmente, E s’abaisse, déclenche du bras réglable k la tige K de la palette I, ce qui lui permet d’osciller sur i et de laisser les charbons se rapprocher graduellement jusqu’à la longueur normale de l’arc, point auquel K se soulève de nouveau assez pour renclencher k avec K et immobiliser Dr Au repos, E retombe dans la position figurée,
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- avec le contrepoids L de I appuyé sur le châssis a et la roue D, laissant le charbon A descendre au contact
- Ainsi que le montre la figure 33, le globe est fermé par une série de capsules^', avec
- ou sans petites soupapes à billes a*, laissant les gaz s’échapper du globe sans y permettre les rentrées d’air.
- Le frein de la lampe Huamn.i. consiste en une rondelle O (fig. 34) en deux parties, avec rangée de billes 0;, roulant sur la bague inteîmédiaire 02 sans pouvoir se coincer sur O': cette rondelle est pivotée en TU sur la rondelle A. Quand on lance le courant, le solénoïde en série B, attirant autour de ses pivots A_( le cadre Qi5 soulève par Az la rondelle A' et O, qui, butant sur le crochet D., des poids D'D', pivote comme de figure 34 à figure 35, en coinçant ses billes sur le porte-charbon qu’elles entraînent avec O. Les mouvements de Qt sont atténués par un dash-pot indiqué à gauche des figures 34 et 35 ; dont le piston est (fig. 41) en deux pièces R, et Ro, de sorte que la brusque levée de R serre la garniture RA sur RJ? dont le jeu est limité par l’écrou R,3 et qui résiste à la fois par son inertie et par la pression de l’air renfermé dans le cylindre C.
- (A suivre.)
- G. Richard.
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- Dispositif P. Wagner pour l’alimentation d’une lampe électrique pour bicy dette (‘ ). L’inventeur se sert pour réaliser son idée
- d’une poulie de friction d (fig. 1) doublée d’une poulie à gorge, qu’il adapte sur le cadre de la
- ({) Brevet anglais n° 16919, déposé le 17 juillet 1897, accepté le 16 juillet 1898.
- machine de façon h communiquer le mouvement imprimé à la roue d’arrière par la partie interne de sa jante, à une petite dynamo A ; celle-ci en chargeant un accumulateur B, fournit du courant à la lampe G montée sur la fourche; l'accumulateur assure l’éclairage pendant les arrêts. U.
- Commutateur d'allumage et d'extinction automatiques de l’Allgemeine Elektricitaets Gesells-chaft (*).
- Cet appareil, dont l’ensemble est représenté en figure 1 est principalement destiné à
- (*) Zeitschrijt fiir Elektrotechliik. p. $85; .| déc. 1898.
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- l'allumage et l'extinction périodiques des lampes de tableaux réclames. Il est constitué par un mouvement d'horlogerie, visible à
- droite de la figure, et une série d’électro-commutateurs adaptés aux circuits des lampes ou groupes de lampes qu’il s’agit d’allumer et d’éteindre.
- Son fonctionnement se comprend aisément par l’examen du schéma de la disposition des circuits 'fig. 2). Lorsque le mouvement d’horlogerie est mis en marche, .l’axe 1 de ce mouvement relié au fil + de la dérivation, entraîne dans son mouvement de rotation une lame-ressort conductrice 2 qui frotte sur l’un des quatre segments 3, 4, 5, 6 lesquels sont respectivement connectés à une des extrémités du fil de l’enroulement des électros correspondants; les autres extrémités étant connectées à un fil de retour commun —. L’électro mis dans le circuit étant excité, il attire son noyau et ferme le commutateur double auquel ce dernier est rattaché par une articulation. Le groupe de lampes correspondant se trouve ainsi allumé et s’y maintient tant que le ressort 2 reste en contact avec le segment, ce qui dure environ un quart de
- minute. La même opération se renouvelle pour le groupe afférant au segment suivant; le premier étant éteint et le commutateur ramené à sa position primitive par l’action des ressorts de rappel.
- Lorsqu’on veut prolonger la durée de l’allumage de l'un des groupes, il suffit de presser un bouton pour fermer le circuit d’un électro 15 dont le noyau vient arrê-
- ter le papillon 16 du mouvement d’horlogerie.
- Cet appareil s’intercale sur les circuits ordinaires d’éclairage h 100-250 volts à courants continus ; les commutateurs peuvent supporter une intensité variant de 15 à 30 ampères suivant l’importance du groupe. Une boîte, de laquelle émergent seulement les conducteurs et la manivelle servant au remon-
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- tage du ressort, protège le tout contre la poussière et les chocs. U.
- Les tramways de Middlesbrough., Stockton et Thornaby (Angleterre) avec distribution à courants triphasés (’).
- Cette installation peut être considérée comme l’installation modèle de l’Angleterre par le soin qui a été apporté à sa construction ; c’est ce qui nous engage à la décrire sommairement.
- Elle a pour but de réunir plusieurs villes et villages peu distants les uns des autres, comme l’indique le plan (fig. i) où est marqué le tracé des lignes actuellement construites et des lignes projetées.
- L’autorisation royale fut obtenue le 5 août 1897 ; sur les lignes principales, s’étendant sur près de 15 km de routes et offrant un développement, en voie simple, de 25 km environ, le service a été inauguré en juillet dernier. Cette rapidité d’exécution n’a pu être atteinte qu’en employant 5 et 6 équipes de chacune 70 à 100 hommes.
- Le développement des lignes actuelles et surtout des lignes projetées, qui augmenteront le réseau existant de 30 à 35 km, a conduit à employer pour la distribution de l’énergie électrique les courants triphasés ; une usine génératrice centrale a été établie à Stockton ; elle alimente des transformateurs tournants situés dans la même usine et dans une sous-station, à Newport, et dans l’avenir alimentera plusieurs autres sous-stations. C'est sans doute cette dernière considération qui a conduit, pour uniformiser le matériel, à engendrer du courant triphasé et à le transformer sur place en courant continu, plutôt que d’installer à l’usine centrale un ou plusieurs groupes générateurs a courant continu pour alimenter les parties voisines du ré-
- Voici les principales données de construction de ce réseau : (*)
- (*) The Electrkal Revieiv (Londres), 12 août 1898, p. 235.
- Voies. — Les voies sont doubles sur presque toute leur longueur ; elles sont à l’écartement de 1,07 m; les rails employés sont des rails à gradin de 15,24cm de hauteur, pesant 46 kg environ par mètre linéaire et fabriqués par bouts de 9 à 11 m ; ils sont entretoisés tous les 3 m environ. Les plaques d’éclissage aux joints sont d’un modèle spécial, avec 6 boulons à tète carrée pyramidale.
- Les joints électriques sont du système Columbia, n° 0000; on en emploie deux à chaque joint; ils sont mis en place par pression hydraulique.
- Les voies sont établies de la façon suivante :
- Après avoir retiré les anciennes voies, on creuse une tranchée profonde de 45 cm environ sur toute la largeur que doivent occuper les voies et le pavage qui s’étend à 45 cm de chaque côté ; dans cette tranchée on établit un lit de béton (une partie ciment de Portland et six parties sable et cailloux) haut de 15 cm ; on pose les rails sur cette première couche de béton, puis on en coule une seconde couche pour noyer les rails ; lorsque celle-ci est terminée, on la couvre d’un lit de sable épais de 2,5 cru sur lequel on place les pavés ; ceux-ci sont jointoyés au béton et leur surface supérieure rendue aussi unie que possible.
- Ce mode de construction très solide a, en outre, l’avantage d’isoler pratiquement les voies au point de vue électrique.
- Les rampes sont peu nombreuses et peu importantes ; la plus forte déclivité ne dépasse pas 5,5 p. 100.
- Matériel roulant.— Les voitures employées sont à impériale et offrent 60 places assises ; elles sont montées sur deux boggies à « traction maximum » : chaque boggie est muni d’un moteur G. E. 800; les deux moteurs sont groupés en série parallèle par un contrôleur K,.
- Les voitures sont éclairées chacune par 10 lampes à incandescence.
- Usines et dépôts. — L’usine centrale est
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- située à Stockton, dans Bride Road, au bord de la rivière Tees, près du pont Victoria ; un quai s'étend sur toute la longueur de rusine (61 m. environ), ce qui permet une manutention économique du charbon: celui-ci est déchargé directement des chalands dans
- une grue électrique qui l’élève dans une trémie où il est pesé par charges de 3 tonnes; ensuite, il est entraîné, par un transporteur, dan» les soutes situées dans l’usine et d’où il descend ensuite sous l’action de la pesanteur jusqu’aux chaudières ; celles-ci sont
- ArMiCDLESBROUGH
- Thornaby.
- munies de chauffeurs automatiques Vicars, mis en mouvement par des moteurs électriques. Les soutes à charbon, en acier, supportées par des colonnes en acier, peuvent contenir 300 tonnes de combustible ; le transporteur peut suffire à 20 tonnes par heure.
- La salle des machines a 33,5 X 9,75 m et
- 11 m de hauteur du plancher aux premières fermes de la toiture; la salle des chaudières a 23,75 X 14,75 m et même hauteur.
- La dernière comprend 3 chaudières Bab-cox et Wilcox d’environ 333 m2 de surface de chauffe et pouvant vaporiser 5 500 kg d’eau environ par heure :
- Un économiseur Green de 240 tubes est
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- placé dans les carnaux à fumée entre la chaudière et la cheminée.
- Les moteurs, genre Reynolds-Corliss, fabriqués par E.-P. Allis et C°, Milwaukee, sont au nombre de trois; ils sont du modèle compound, horizontal, à condensation ; leur puissance est de 400 chevaux et leurs principales données sont les suivantes :
- Diamètre du cylindre à haute pression. 406.5 mm.
- » » basse ® . 813 »
- Course commune.................914 »
- Nombre de tours par minute..... 94 tours.
- En cas d’accident à l’un des condenseurs chaque moteur peut fonctionner à échappement libre.
- L’eau d’alimentation et de condensation est puisée dans la rivière.
- Chaque moteur est accouplé directement à un alternateur triphasé de la General Electric Company dont voici les principales caractéristiques :
- Puissance....................• . . . 300 kw.
- Nombre de pôles................... 32 »
- Vitesse angulaire................. 94 t. : m.
- Force électromotrice.............. 2 500 volts.
- Nombre de périodes par seconde. . . 25 »
- Les inducteurs sont en fonte de fer avec projections polaires en fer lamellaire : les bobines inductrices sont isolées de la carcasse par du papier et des joues en cuivre qui les garnissent par des rebords en bois ayant supporté des essais à 5 000 volts.
- Le noyau de l’armature est en lames de fer épaisses de 0,355 mm perforées, à leur périphérie, d’encoches rectangulaires pour loger les conducteurs induits qui sont composés de 48 bobines faites à la machine et ont supporté un essai à 8 000 volts.
- L’armature pèse 6 500 kg environ ; l’alternateur entier, 20 000 kg.
- Les inducteurs sont excités par le courant à 500 volts du réseau.
- Comme nous l’avons dit au début de cette note, le courant triphasé est transformé en courant continu par des transformateurs rotatifs à l'usine même et aussi à la sous-station
- de Newport distante de 4 km de Bride Road ; à l’usine principale, dans le bâtiment contigu qui est aménagé en hangar de remise, est aussi disposée une batterie d’accumulateurs.
- Les transformateurs tournants sont formés par des génératrices à courant continu sur l’armature desquelles, d’un côté, sont prises trois dérivations à 120°, reliées respectivement à trois bagues collectrices et, de l’autre côté, sont prises les dérivations ordinaires reliées au collecteur; les figures 2 et 3 qui donnent le schéma des circuits à l’usine centrale et à la sous-station, permettent de comprendre le montage.
- Le circuit magnétique inducteur est en acierfondu avec projections polaires en acier lamellaire ; l’enroulement induit est formé de barres de cuivre façonnées à la forme voulue sur une matrice et isolées par de la toile de coton huilée avant d’être placées dans les encoches de l’armature. Le poids de l’armature est d’environ 2 000 kg et celui du transformateur entier de 1 000 kg environ.
- Les transformateurs réducteurs de tension, d’une capacité de 80 kilowatts chacun, ramènent le courant à 320 volts avant qu’il ne soit transformé ; ils sont refroidis par une circulation d’air obtenue par un ventilateur actionné par un moteur à courant continu de 1 3/4 cheval.
- La batterie d’accumulateurs Tudor est formée de 260 éléments pouvant fournir un courant de 48 à 70 ampères avec une capacité de 240 ampères-heures au régime normal de 5 heures.
- Elle sert à l’éclairage, aux essais pendant la nuit, à l’excitation des inducteurs et peut assurer aussi un service réduit lorsque les moteurs sont arrêtés.
- Elle est chargée par le courant de ligne, un survolteur étant placé en série sur celui-ci. Le survolteur est formé par un transformateur tournant combiné pour fournir la différence entre le voltage de la ligne et voltage variable nécessaire pour charger la batterie, auquel est accouplé un transformateur réducteur de tension ayant un rapport de trans-
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- formation de 330 à 80 volts sur une charge non inductive ; il comporte, entre le primaire et le secondaire, des fuites considérables ajustées de façon que. en changeant les phases du courant de l’armature en modifiant le courant d’excitation du survolteur, le rapport de transformation est altéré et, partant,
- le voltage au collecteur. On peut, de cette façon, varier le voltage du courant continu de 40 à 150 volts ; l’intensité du courant de charge est de 60 ampères ; l’armature du transformateur tournant peut supporter cette intensité d’une façon continue.
- Le tableau de distribution à l’usine cen-
- Tableau de distribi
- traie (fig. 2) est formé de 14 panneaux en marbre poli dont la longueur totale est de 8,g5 m, et la hauteur de 3,80 m ; un panneau est consacré au survolteur, un autre à la batterie, 3 aux transformateurs, 3 aux générateurs, 2 aux feeders à haute tension, 2 aux transformateurs rotatifs, 1 au feederde ligne, 1 aux essais du Board of Trade.
- Le tableau de la sous-station 'fig. 3) est
- formé de 13 panneaux analogues d’une longueur totale de 7,10 m, et de même hauteur que le précédent ; il y a 6 panneaux pour les transformateurs, 2 pour les feeders à haute tension, 3 pour les transformateurs tournants, 1 pour le feeder de ligne, 1 pour le Board of Trade.
- Réseau de distribution. — Les conducteurs
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- qui transmettent le courant à 2 500 volts consistent en deux câbles à 3 conducteurs concentriques convenablement isolés ; chaque conducteur a une section de 50 mm2 et permet de transmettre 300 kilowatts avec une perte inférieure à 5 p. 100.
- Les poteaux qui soutiennent les fils de ligne sont en partie à double potence placés dans l’entrevoie, partie à simple potence placés sur les trottoirs ; ils ont 6,10 m de hauteur au dessus du sol et sont enfoncés de 1,85 m dans une fondation en béton ; ils sont
- Fig. 3. — Tableau de distrit
- -station.
- en acier, tubulaires, et agrémentés d’ornement en fer forgé ; ils sont distants les uns des autres de 37,5 m.
- Les fils à trôlet sont en cuivre étiré dur, de 9,25 mm de diamètre (n° 000) ; ils sont divisés en sections qui peuvent être séparées par des commutateurs ; ceux-ci sont montés dans des bornes hautes de 1,20 m environ, placées sur les trottoirs ; chaque section a environ 800 m de longueur. G. P.
- Dispositif d’excitation des dynamos en dérivation sous la moitiéde la différence de potentiel aux bornes ;
- Par A. Sengel (*).
- Si on relie dans une dynamo un point quelconque de l’enroulement de l’induit à une
- (*} Ehktrolechnische Zeitschrift du it août 1898, p. 54/5, i° 32.
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- bague, on obtient entre un frotteur placé sur cette bague et un des balais du collecteur une différence de potentiel toujours de même sens, dont la grandeur oscille entre o et un maximum.
- Considérons-la figure i où A représente une partie de l’enroulement induit, C le collecteur, S la bague, B, et B2 les deux balais positif et négatif du collecteur et B0 le balai frot-
- soïde d’axe 00' et d’amplitude OC. La valeur instantanée de la tension E, est donc la
- tant sur la bague S et où la liaison de la bague S et de l’enroulement induit se fait par le segment S du collecteur. Nous désignerons par E la tension totale constante, E, la tension entre B, et B0, E* entre B„ et B0.
- On voit que E2 atteint sa valeur maxima E quand le segment S se trouve sous le balai B,, et s’annule quand S coïncide avec B,.
- La valeur instantanée de E2 peut se représenter graphiquement par une courbe ondulée. La figure 2 montre les différentes courbes de tension. La tension constante Fl est représentée par les deux parallèles AB et CD, AB correspondant au balai B2 et CD au balai B,. Si pour chaque instgnt on porte en ordonnées, à partir de AB, les valeurs de E2, on obtient la courbe ondulée P. Et est alors représenté par les distances des points de la courbe de P à la droite de CD.
- La courbe P peut, avec une grande approximation, être considérée comme une sinu-
- somme de cette tension alternative et de la tension continue — représentée par AB et Oûf De même E, est la différence de la tension continue — représentée par OO' et CD et la tension alternative E'.
- Si on compte les temps à partir du point A (Eo = o), la tension alternative est :
- = ~ cos mt fl}
- et les expressions de E, et Es :
- E,= -|—-y cosml=j(i- cosii») (2)
- E, + cos >« = -§([-cos »!<) (2a)
- la somme E, -b E., étant toujours égale à E.
- Si on intercale entre B3 et B0 une résistance ?'s, cette résistance sera parcourue par un courant redressé 4 correspondant à E2, et donné par l’égalité
- «0 (3)
- Les valeurs instantanées du courant 4 peuvent, dans la figure 2, moyennant un choix convenable d’échelle, ctre représentées par les ordonnées de la courbe P, prises à partir de AB, et noys pouvons considérer le courant 4 comme la somme d’un courant continu -^-et d’un courant alternatif—!|f-cos mt.
- Si la résistance r2 possède une self-induction L>, le courant continu —n’est pas altéré,
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- mais la composante alternative est affaiblie en amplitude et retardée en phase, et prend la valeur
- Le courant iî devient alors :
- E E cos (nu -O
- et est représenté par les ordonnées de la courbe P', relativement à la droite AB.
- Le deuxième terme du second membre de l’équation (4) est d’autant plus petit que la racine carrée du dénominateur est plus grande, le courant î2 se rapproche donc d’autant plus d’un courant parfaitement continu, que le produit mLt est plus grand par rapport a r.v
- Si r, est négligeable par rapport à mL2, le courant devient :
- Cette valeur est celle qui correspond à une tension—, aux bornes de la résistance r2;
- ce courant est représenté (fig. 2), par les deux parallèles AB et 00'.
- On obtiendrait de même pour une résistance r, intercalée entre B, et B0, avec un coefficient de self-induction Ln un courant donné par l’égalité
- )
- (4*;
- qui devient si
- eglige rn devant mL„
- On peut déduire de ceci une nouvelle méthode de partage de la tension produite par une dynamo.
- Si on veut employerce dispositif dans une distribution a 3 fils, avec une seule dynamo,
- comme les appareils d’utilisation ne présentent, en général, qu’une faible self-induction extérieure ; il faut intercaler dans chacun des conducteurs principaux, ou mieux seulement dans le conducteur neutre, une bobine de self-induction (fig. 3).
- Fig. 3. .
- Cette condition doit notamment être remplie lorsque la charge consiste en lampes à incandescence, dans lesquelles, étant donnée la fréquence relativement basse des dynamos usuelles, les moindres variations de courant produisent des oscillations appréciables de la lumière.
- On peut étouffer complètement ces oscillations du courant, indépendamment de la valeur en superposant a la première ten-
- sion alternative une autre tension également alternative, égale à la première, mais décalée de 180° par rapport à celle-ci.
- On obtiendra cette seconde tension, en reliant à une deuxième bague un point diamétralement opposé à s, pour les induits à deux pôles, et connectant ensuite le frotteur de cette bague au conducteur du milieu, par l’intermédiaire d’une seconde bobine d’induction égale à la précédente.
- Fig. 4.
- Le dispositif de la figure 4, ainsi obtenu, n’est autre que la méthode de partage de tension bien connue de M. von Dolivo-Dobro-wolski.
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- On peut encore annuler plus ou moins complètement les oscillations du courant et en employant une seule bobine de self-induction, en remplaçant l’onde correctrice ài8o°, par deux ondes décalées de 120°, comme le représente la figure 5.
- Si les trois courants alternatifs sont sinusoïdaux, tout le monde sait que leur somme à chaque instant est nulle ; le courant traversant le conducteur et par suite les appareils d’utilisation, sera parfaitement continu.
- La machine décrite par M. A. Ettingshau-sen (fig. 6) offre une certaine ressemblance
- avec les enroulements décrits plus haut. A deux points diamétralement opposes de l’induit, sont reliés deux enroulements auxiliaires, dont les deux autres extrémités aboutissent hune bague et sont en communication avec le conducteur neutre au moyen d’un balai ; ces deux enroulements couvrent chacun une moitié de Panneau et contiennent chacun la moitié du nombre de spires de l’enroulement principal correspondant.
- Leur but est d’étouffer complètement le
- courant alternatif qui résulterait de la liaison immédiate de la bague avec un point de l’enroulement de l’induit.
- En réalité, un seul enroulement auxiliaire suffit complètement pour remplir ce but.
- La figure 6 montre bien la différence entre ces deux modes de connexions, l’enroulement auxiliaire nn 2 étant représenté ponctué.
- Tous ces dispositifs conduisent à des complications de machines consistant en bobines ou enroulements supplémentaires. Mais si le circuit d’utilisation contient déjà une forte self-induction, on peut arriver simplement (équations 4 et 5) au partage de la tension.
- C’est, en général, le cas des enroulements shunt des dynamos; si on intercale (fig. 7) le
- circuit d’excitation shunt N en série avec son rhéostat entre R„ et un des balais principaux, B15 par exemple, ce circuit est traversé par’un courant sensiblement constant et égal à celui qu’on obtiendrait en appliquant à ses bornes la demi-tension aux balais
- D’aprcs cela, l’enroulement shunt calculé par la demi-tension -^-et relié, comme nous l'avons indiqué à l’induit, donnera Ta même excitation que dans la disposition ordinaire.
- L’excitation sous la demi-tension aux balais est avantageuse lorsque le dispositif ordinaire conduit à une section très petite du fil inducteur, comme dans les machines à haut voltage et faible débit ; elle demande une section de fil deux fois plus grande et un nombre
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- de tours deux fois moindre, soit une meilleure utilisation de l’espace disponible et une diminution du prix de la matière et de la main-d’œuvre.
- Cette économie ne va cependant pas sans dépenses supplémentaires relatives à la bague et aux balais auxiliaires ; ces dépenses seraient pourtant très faibles si l’on plaçait la bague sur l’arbre en dehors du coussin et adjacent au collecteur, de telle sorte qu’il n’en résulte aucune augmentation du bâti de la machine.
- Dans les petites machines, pourvu qu’elles soient isolées du sol et que l’isolement de l’induit le permette, on peut relier immédiatement à l’arbre un point de l’enroulement induit, et au bâti, une des extrémités du circuit shunt d’excitation. Si l’on craignait, pour des coussinets bien graissés, une grande résistance entre les coussinets et les tourillons, on pourrait relier le circuit shunt à l’arbre par l’intermédiaire d’un balai frottant directement sur celui-ci.
- Ce dispositif est applicable avec les mêmes avantages, aux moteurs shunt. Son emploi procure même un grand avantage sur la disposition ordinaire.
- La figure 8 représente cette connexion, pour un moteur shunt et son rhéostat de démarrage.
- Si nous supposons la manette du rhéostat assez bien placée pour que l’induit soit encore immobile, alors, abstraction faite de la faible perte dans l’induit, toute la tension de dis-
- tribution est appliquée aux bornes du circuit d’excitation. Mais comme le circuit est calculé seulement pour la demi-tension, le courant d’excitation au moment du démarrage a une valeur double de sa valeur normale et le couple au démarrage est incomparablement plus fort que dans le cas ordinaire. Quand l’induit se met en mouvement, ayant toujours dans son circuit principal une résistance, la tension aux balais E est plus petite que la tension de distribution E„. Comme l’enroulement inducteur est connecté en série avec l’induit par le balai B0, relativement à l’excitation, une partie de la tension aux bornes de l’armature (la moitié), se retranche de la tension de distribution. La tension aux bornes de l’enroulement E2 est donc égale à la différence
- Quand tout le rhéostat de démarrage est hors circuit, E = E0 et on a
- soit la moitié de la tension de distribution ; le courant d’excitation a alors sa valeur normale. On obtient ainsi une forte excitation au démarrage et une décroissance parfaitement automatique du courant d’excitation jusqu'à sa valeur normale, sans l’emploi de résistances ou autres complications de meme espèce.
- Si on suit la marche du courant à l’intérieur de l’armature, on voit que d’après la position par rapport aux balais de l’induit, du segment s relié à la bague S, le courant d’excitation traverse plus ou moins complètement l’induit et que le courant propre de celui-ci en est plus ou moins renforcé. Si s est sous B,, le courant inducteur traverse tout l’induit pour aller rejoindre B, ; si s est sous B,, il ne passe dans aucun des conducteurs induits.
- Le couple au démarrage aura donc des valeurs différentes suivant la position de s. Si le circuit en dérivation est intercalé au moyen
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- du segment de contact L, le courant inducteur sera en général suffisant pour maintenir, l’induit une fois en mouvement, à une vitesse voisine de la vitesse normale.
- Comme conclusion, l’auteur rappelle que l’emploi de courants redressés a reçu de nombreuses applications dans les machines à courant alternatif Ç) et en particulier dans les premiers alternateurs et moteurs Ganz, excités au moyen de courants alternatifs redressés. Il paraît donc naturel qu’on puisse appliquer ce dispositif avec succès à l’excitation des dynamos.
- Les essais montrent que l’excitation est, pratiquement, aussi constante dans cette méthode que dans les procédés ordinaires ; de plus
- dans les moteurs, l'égalité (6) Ea = E0---—
- est complètement vérifiée par toutes les positions de la manette du rhéostat de démarrage. Indépendamment des mesures faites par l’auteur, M. deGoben a entrepris sur une dynamo pourvue de l’enroulement précité, une série de recherches, confirmant en tout point cette théorie.
- L’auteur se réserve d’entreprendre de minutieuses recherches expérimentales sur tou tes les relations considérées plus haut ; quant aux
- variations magnétiques importantes et aux perles dans le fer qui pourraient résulter des pulsations du courant insuffisamment étouffées par la self-induction des bobines d’inducteurs, on peut s’en rendre compte en intercalant un wattmètre dans le circuit d’excitation et considérant à chaque instant le courant et le voltage. (Il ne faut employer pour cette mesure que des instruments polarisés, par exemple, tels que ceux du système Deprez-d’Arsonval). Les recherches effectuées à ce sujet à l’Institut électrotechnique de Darmstadt, par M. Scngel, sur des commuta-trices ont montre que le wattmètre donnait une valeur très peu supérieure au produit du courant par la tension; en moyenne, 5 p. 100 de la puissance totale dépensée dans les inducteurs. Ces pertes pouvaient être attribuées, pour la plus grande partie, aux courants de Foucault dans les masses de fer. Ceci coïncide d’ailleurs avec cette considération que la perte s’accroît avec la fréquence. Comme, d’autre part, la plupart des dynamos ou moteurs continus travaillent sous une très basse fréquence, la perte dans le fer sera tellement faible qu’elle ne pourra avoir sur le rendement de la machine qu’une influence absolument négligeable. A. M.
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET
- Sur l’expression de l’énergie d’un circuit et la loi de l’électro-aimant ;
- Par A. Pérot (* 2i.
- « Considérons un circuit placé dans un milieu magnétique en totalité ou en partie. Si I, est l’intensité du courant qui parcourt ce circuit, '!*, le flux d’induction produit et
- (’j Sur l'excitation des conducteurs par les courants redressés. Voir Steinmetz, Elehtrolechniscbe Zeitscbrü, t, U[, i890, p. 481.
- (2) Comptes rendus, t. CXXV1II, p. 235, séance du
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- DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- entraîné par lui, l’énergie du système peut être regardée comme entièrement déterminée si l’on connaît I{ ou la valeur de l’induction R, en chaque point du champ, ou encore, si le tracé des lignes de force, étant donnée la valeur du flux ‘t>j, est donné.
- » On peut donc calculer l’énergie intrinsèque de ce système en le supposant à l’origine dans l’état mécanique où il se trouve à l’instant considéré et faisant croître l’intensité du courant depuis la valeur o qui correspond à l’origine jusqu’à la valeur lj ; la partie de l’énergie fournie par la source qui
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- n’aura pas été convertie en chaleur sera l’énergie du système.
- » Or, dans un pareil système, d’après la loi. de l’induction, lors d’une variation d\ du courant, produisant une variation du flux, l’énergie fournie parla source est ld<ï> ; l’énergie totale sera donc
- où est une fonction de I.
- » D’ailleurs, si la courbe liant le flux à l’intensité est connue, l’intégrale ci-dessus sera représentée par une certaine aire OMfl*r
- » Cette aire ne sera — 1^ que si la courbe est une droite, et il n’en sera ainsi que si la perméabilité est indépendante du courant et, par suite, de la.force magnétique.
- » Il en résulte que, sauf dans le cas exceptionnel où le milieu n’est pas magnétique, l’expression
- — i*
- ne représente pas l’énergie du circuit, et celle-ci dépend de la loi qui lie le flux à l’in-
- » Dans le cas d'une perméabilité décroissant comme celle du fer à la température ordinaire, la valeur de l’énergie est plus petite
- que
- » Les formules donnant l’attraction d’un électro sur son armature et tirées de l’expression inexacte de l’énergie indiquée ci-dessus sont cependant exactes dans le cas où un déplacement infiniment petit de l’armature peut être considéré comme n’ayant pas d’influence sur le tracé des lignes de force dans le milieu magnétique.
- » Lors d'un déplacement de l’armature opéré en laissantleflux constant par exemple, la valeur de l’induction et celle de la perméabilité restent les mêmes en chaque point; il suffit dès lors de considérer le système comme ayant en chaque point une perméabilité constante ; les forces d’attraction exercées par le
- système réel et par le milieu hypothétique à perméabilité constante seront les mêmes. Or, l’énergie de ce dernier est -^-I,#,. et le travail extérieur dù dans une variation à flux constant, uniquement à la variation de l’énergie intrinsèque, sera-É cj>dl. Il n’y a dès lors qu’a achever le calcul suivant la méthode habituelle pour arriver aux résultats connus.
- » Dans le cas où le déplacement infiniment petitdc l’armature altérerait le tracé des lignes de force, la formule usuelle donnerait des résultats inexacts. »
- Sur l’action chimique des rayons X ;
- Par P. Vu-lard (*}
- « Dans une Note antérieure (*), j’ai montré que le platinocyanure de baryum, modifié par les rayons X, est complètement régénéré par la lumière : il reprend sa couleur normale, qui avait fait place à une teinte brune, et il recouvre sa fluorescence primitive.
- » Dans cette expérience, l’action de la lumière est exactement inverse de celle des rayons X, et détruit l’effet produit par ceux-ci. Cet antagonisme se manifeste, et d’une manière beaucoup plus apparente, avec les plaques photographiques au gélatinobromure d’argent.
- » Supposons, par exemple, qu’une préparation de ce genre ait été soumise k l’action des rayons X pendant un temps suffisant pour qu’au développement elle devienne franchement noire; avant de procéder k cette dernière opération, exposons pendant quelques instants une moitié de la plaque à la lumière du jour ou d’une source artificielle.' Sous l’action ultérieure d’un révélateur quelconque (oxalate ferreux, hydroquinone, cristallos, etc.), la moitié non isolée devient noire, comme on devrait s’y attendre, mais l’autre
- (1) Comptes rendus, t. CXXVIII, p. 237, séance du 23 janvier! 899.
- (1 2) Comptes rendus, t. CXXVI, p. 1414. — VEclairage Électrique, t. XVJ, p. 313, 20 août 1898.
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- moitié est seulement grise ou meme reste tout à fait blanche (ce dernier résultat s’obtient, au moins pour certaines émulsions, avec une durée de pose de cinquante secondes environ à 40 cm d’un fort bec Auer).
- » Toutes les préparations que j’ài essayées donnent des résultats analogues, mais avec des durées d’éclairement très différentes.
- » L’action de la lumière peut donc, en quelque sorte, effacer l’impression produite par les rayons X. Le bromure d’argent, toutefois, ne revient pas complètement à son état initial; il a perdu presque complètement sa
- sensibilité.
- » Dans cette expérience, avant le développement, la moitié isolée de la plaque est un peu plus sombre que l’autre; sous l’action du révélateur, l’égalité de teinte se rétablit d’abord en quelques secondes, puis la moitié non isolée se développe seule ou au moins d’une façon prépondérante.
- « Au lieu d’employer la lumière blanche, on peut recevoir un spectre sur la plaque impressionnée : on constate alors que la région la plus active du spectre est exactement la même que dans les conditions ordinaires; elle correspond, en effet, aux radiations plus particulièrement absorbées par le bromure d'argent. Mais en même temps d’autres rayons sont devenus efficaces : avec les plaques Lumière (marque bleue), il y a un second maximum, d’action entre les raies B et C. Ce deuxième groupe actif s’étend jusqu’au commencement de l’infra-rouge, il est séparé du premier par une région qui est à peu près neutre si l’exposition aux rayons X a été de courte durée (cinq secondes environ) ; avec les plaques Jougla (verte) le panchromatisme (défalcation faite du maximum d’action en F G) paraît être beaucoup mieux réalisé. On obtient une épreuve complète du spectre jusque dans l’infra-rouge. Après impression par les rayons X, ces plaques sont devenues sensibles aux' rayons peu réfrangibles qui sont capables de traverser trois feuilles de papier noir épais.
- » Les radiations ordinairement actives,
- surtout celles qui sont voisines de G, donnent lieu à un phénomène complexe facile à prévoir ; si, par exemple, l’impression parles rayons X est très faible, le bromure est insuffisamment modifié; on a alors une épreuve négative de la partie la plus réfrangible du spectre. Au contraire, les radiations auxquelles est ordinairement insensible le bromure d’argent ne produisent que le phénomène de la destruction de l’effet dû aux rayons X, et donnent une image positive.
- » On peut obtenir des résultats semblables, mais moins apparents, sans l’aide du révélateur. Il suffit d’exagérer un peu les temps de pose. Si l’on soumet aux rayons X une plaque sensible dont une région est protégée par du plomb, la silhouette du plomb, après cette expérience, se détache faiblement en clair; c’est une image négative. Sous l’action de la lumière, cette image s’efface peu à peu, puis reparaît inversée et beaucoup plus visible. Si l’on prolonge l’exposition à la lumière, il y a solarisation de la région qui 11’a subi que l’action de la lumière et l’image s’efface. Elle reparaît ensuite, inversée de nouveau, c’est-à-dire négative. Toutefois si l’on développe à ce moment, c’est une épreuve positive que l’on obtient.
- » Diverses expériences permettent de bien mettre en évidence l’action destructive des rayons lumineux :
- » i° Sur une série de plaques photographiques ou sur divers casiers pris sur une même plaque, on radiographie des lames de plomb. On expose ensuite ces plaques à la lumière, la première pendant une ou deux secondes, les suivantes pendant des temps de plus en plus considérables. Après développement, on a une série d’épreuves dans lesquelles le fond, c’est-à-dire la partie qui a subi successivement l’action des rayons X et celle de la lumière, va s’éclaircissant jusqu’au blanc pur, la silhouette du plomb passant inversement du blanc au noir.
- » 2n Une glace sensible est impressionnée sur toute sa surface par les rayons X ; on s’en sert ensuite pour faire une photographie
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- avec un appareil ordinaire, en ayant soin d’exagérer la durée de pose et de la porter à trente secondes environ (en hiver). Les lumières de l'image détruisent l’action des rayons X, et cela d'autant plus qu’elles sont plus intenses. On obtient alors au développement, une épreuve positive très bonne, d’autant meilleure que l’émulsion est devenue presque panchromatique. Le développement peut s’effectuer avec un éclairage assez intense; le voile n’est pas à redouter, mais plutôt l’affaiblissement des noirs de l’image. Dans cette expérience, l’image est visible sur la plaque au sortir du châssis ; elle est à ce momenr négative. Elle s’inverse au développement.
- « 3" On fait une radiographie a la manière ordinaire, et l’on expose ensuite la plaque à une vive lumière (quarante à cinquante secondes d’exposition à 40 cm d'un fort bec Auer}. Sur toutes les régions frappées par les rayons X, l’action de ceux-ci est détruite par celle de la lumière : les parties protégées par les objets radiographiés seront, au contraire, impressionnées comme â l’ordinaire par les rayons lumineux. On voit alors apparaître une image positive faible, qui devient intense quand on fait agir le révélateur. Le développement peut sans inconvénient s’effectuer en pleine lumière, devant une fenêtre, par exemple, ou un bec de gaz. Avec des durées de pose convenablement choisies, l’épreuve est absolument exempte de voile et donne d’aussi bonnes demi-teintes qu’une radiographie ordinaire.
- » Toutes les émulsions ne conviennent pas pour réussir ces diverses expériences, mais le sens du phénomène reste néanmoins toujours le même.
- » Je me propose de continuer ces recherches, dans le but de préciser davantage le mode d’action particulier aux rayons X. Cette action paraît présenter, comme on le voit, une analogie étroite avec celle des rayons lumineux, mais avec une netteté beaucoup plus considérable. »
- ÉLECTRIQUE
- Différence de nature physique entre les rayons cathodiques et les rayons de Rœntgen ;
- Par J. Ritter von Geiti.kr (‘)
- A differentes reprises on a considéré les rayions de Rœntgen comme une espèce de rayons.cathodiques, en s’appuyant sur ce qu’il existe une série de rayons cathodiques d’espèce différente, qui se laissent ranger régulièrement d’après leur réfrangibilité magnétique et leur pouvoir pénétrant à travers les solides. Les rayons de Rœntgen formeraient le terme extrême de la série, leur réfrangibilité est nulle et leur pouvoir pénétrant maximum.
- D’après M. Rittervon Ccitler cette manière de voir n’est pas d’accord avec toutes les propriétés des deux espèces de rayons, en particulier avec les différences de nature des actions électrostatiques qu’elles sont susceptibles d’exercer, différences que mettent en relief les expériences qui vont être décrites.
- Le tube de Crookes, la bobine qui l’excite, ainsi que les accumulateurs qui fournissent le courant à la bobine sont enfermés dans une caisse en bois garnie de plomb ; aucune ouverture n’est fermée simplement par le bois. En face du tube est pratiquée une
- rrupteur; J, bobine;
- lisse de plomb;
- fenêtre F qu’on peut fermer au moyen d’un obturateur en métal ou en autre matière. A l’une des parois est fixé un dispositif qui permet de manœuvrer le commutateur de la bobine sans ouvrir la caisse.
- Cette caisse, qui est bien isolée sur des cales
- (•) Wied. Ann., t. LXVI, p. 65-73, septembre 1898.
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- en porcelaine et sur du papier paraffiné, peut être reliée, ainsi que les divers conducteurs employés dans les expériences, avec un électromètre à quadrants d’Edelmann ou avec le sol.
- Quand la caisse de plomb est hermétiquement fermée et la bobine mise en marche, l’électromètre subit une légère déviation qui résulte de Faction de l’aimant de la bobine sur les pièces magnétiques de Félectromètre ; cette déviation est du reste sans influence sur les mesures qui se font toutes après avoir arrêté la bobine.
- Supposons que la fenêtre F soit ouverte et que la tache fluorescente produite par les rayons cathodiques se trouve du côté de la fenêtre F : des rayonsde Rœntgen intenses sortent de la caisse, comme il est aisé de s’en assurer avec un écran fluorescent. Sur le trajet de ces rayons, on place une plaque de métal S isolée, et la caisse est d’abord reliée à Félectromètre.
- La plaque S et la caisse K sont mises au sol, puis on enlève cette communication et on met la bobine en marche : la caisse K prend une charge négative très forte, correspondant à une différence de potentiel de plus de 2ûo volts. Si la plaque S est reliée à Félectromètre, après qu’on a mis K et S au potentiel du sol. S se charge positivement, et l’échelle de Félectromètre disparaît du champ de vision comme dans le premier cas. La paroi du tube R, qui fait face à S, est, après l’expérience, chargée fortement d’électricité positive.
- Si on fait tourner le tube R de 180° autour d'un arc vertical et qu’on répète les deux mêmes expériences, la caisse K se charge cette fois positivement, la plaque S.négativement et la paroi de R qui fait face à S prend une charge négative.
- Pour une position intermédiaire du tube R, la caisse et la plaque ne prennent aucune charge.
- Les charges observées ne peuvent être dues a l’air électrisé qui sortirait de la caisse par la fenêtre, cai elles conservent le même signe,
- quoique diminuées en valeur absolue quand on ferme la fenêtre par une feuille de papier ou de verre : mais en même temps l’intensité des rayons X diminue, comme en témoigne l’écran fluorescent.
- Pour les autres expériences, la plaque S est isolée dans une caisse de tôle B: cette caisse présente en face de la fenêtre F une fenêtre recouverte d’une feuille d’aluminium et sur sa face postérieure un trou qui laisse passer le fil reliant S à Félectromètre.
- Tant que la fenêtre F est ouverte, on observe les mêmes charges' que dans les expériences précédentes. La caisse B prend toujours une charge de même signe que celle de S. Si K et B sont réunis ensemble, mais isolés, tandis que S communique avec Félectromètre, la plaque S ne prend aucune charge, même quand la fenêtre F est ouverte. Si on sépare K de B et qu’on relie cette dernière avec le sol d’une manière permanente, ni K ni S ne se chargent : et cela que la fenêtre F soit ouverte ou fermée d’une manière quelconque, quelle que soit l’orientation du tube R.
- Que tout soit de nouveau isolé, la caisse K reliée au pôle positif (ou négatif) d’une batterie d’accumulateurs de 60 volts, dontFautre pôle est au sol, et B et S se chargent positivement (ou négativement). Mais S ne se charge plus, si B est en communication avec le sol.
- Il est à remarquer que les charges prises par S quand B est isolé sont aussi fortes que si S était resté directement au pôle de la batterie.
- En reliant la caisse B au pôle positif (ou négatif) de la batterie, on obtient sur K et sur S des charges positives (ou négatives), que la fenêtre F soit ouverte ou fermée par un conducteur ou un diélectrique transparent aux rayons de Rœntgen : ces charges sont indépendantes de l’orientation du tube R ; elles sont encore ici les mêmes que si K et S étaient reliés directement à la batterie.
- Ces expériences réussissent tout aussi bien quand la caisse B est remplacée par une feuille de clinquant ou une toile métallique suspendue entre F et S.
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- Les phénomènes sont les memes avec les différentes formes de tubes de Crookes.
- l)e l’ensemble des observations relatées ci-dessus se dégage cette conclusion, que les rayons de Rœntgen sont susceptibles de ramener au même potentiel deux conducteurs qu'ils traversent ou sur lesquels ils tombent: c’est-à-dire de décharger ces corps relativement l’un à l’autre.
- Ce n’est pas que ces rayons emportent avec eux des charges électriques, car cet effet se produit aussi bien dans le sens de la propagation que dans le sens opposé : il se produit également à l'intérieur de toutes les enveloppes perméables aux rayons de Rœntgen et indifféremment par l'électricité positive ou l’électricité négative. Mais les expériences actuelles ne permettent pas de décider si la décharge se produit encore quand les deux conducteurs sont séparés parle vide : d’après les observations de Rœntgen, la marche en serait plus lente quand il n’y a pas de matière pondérable de densité ordinaire, dans l’intervalle.
- 11 existe donc une différence essentielle à ce point de vue entre les rayons de Rœntgen et les rayons cathodiques, qui, d’après toutes-les expériences, sont intimement liés à des charges négatives, qu’ils conservent même après avoir traversé un conducteur maintenu en communication avec le sol : en outre, les rayons cathodiques pénètrent dans les enceintes métalliques closes ef se propagent dans le vide le plus parfait que nous sachions produire. Lés rayons de Rœntgen ne possèdent aucune de ces propriétés. Si d’autre part ils étaient de même nature que les rayons cathodiques, il faudrait, pour expliquer qu’ils ne sont pas déviés par le champ magnétique, admettre que les particules qui les composent sont animées d’une vitesse beaucoup plus grande et par conséquent chargées beaucoup plus fortement que les parti-ticules constituant les rayons cathodiques.
- Il faut conclure de là que les rayons cathodiques et les rayons de Rœntgen sont de nature physique différente. M. L. |
- Sur la nature des rayons de Rœntgen ;
- Par B. Walter (‘)
- Les rayons de Rœntgen sont des rayons cathodiques qui ont perdu leur charge : ils sont constitués par les particules de ces rayons, qui sont diffusées par l’anticathode, après lui avoir cédé leur électrisation.
- Leurs propriétés et les différences qu’elles présentent avec celles des rayons cathodiques s’expliquent aisément dans cette hypothèse.
- Ils ne sont pas déviés par l’aimant : il n'y a pas de raison pour que des particules non magnétiques et non électrisées soient sensibles à l’action d’un champ magnétique.
- Us ont un pouvoir pénétrant beaucoup plus grand que les rayons cathodiques,parce que les particules à l’état neutre ne sont soumises à aucune attraction électrique provenant des molécules de la substance qu’elles ont à traverser. Ce passage des particules à travers la matière n’est pas plus difficile à comprendre que celui des particules cathodiques chargées, lequel est démontré par les expériences de Lenard.
- Faisons remarquer en passant que Wie-chert a admis que les particules des rayons cathodiques possèdent une masse bien inférieure à celle des ions électrolytiques et qu’elles sont inséparables de leurs charges. La première vue cadre bien avec l’hypothèse présente sur les rayons de Rœntgen ; mais si celle-ci se confirme, il faut abandonner la deuxième idée.
- Les deux espèces de rayons ont un certain nombre de propriétés communes ; toutes deux excitent la phosphorescence, impressionnent les plaques photographiques. M. Yillard (3) a signalé que les écrans au platinocyanure de baryum exposés longtemps aux rayons de Rœntgen se fatiguent comme les parois des tubes de Crookes exposées longtemps aux rayons cathodiques.
- Les uns et les autres subissent aussi la
- (*! Wml. Ann., t. LXVI, p. 74-82.
- (2) L'Èclàir âge Électrique, t.XVl.p. 313.
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- 4 Février 1899.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- igq
- réflexion diffuse et l'intensité de cette diffusion est, dans les deux cas, en rapport étroit avec le poids atomique de la substance diffusante. Les exceptions observées avec les rayons cathodiques s’expliquent par les actions chimiques et physiques que le faisceau concentré exerce sur le métal. La diffusion des rayons de Rœntgen augmente avec le poids atomique du métal jusqu’aux valeurs moyennes de celui-ci et décroît ensuite rapidement pour les valeurs élevées : c'est que la réflexion ne se fait pas seulement sur la surface, mais provient aussi des couches sous-jacentes et que son intensité dépend par suite du pouvoir absorbant du métal.
- Que les rayons de Rœntgen ne subissent ni diffraction, ni réfraction, ni polarisation, cela s’explique parce que les particules ne peuvent qu’être arrêtées par les molécules matérielles, ou bien continuer leur chemin en ligne droite sans perturbation.
- Au même point de vue, l'absorption de ces rayons doit croître avec la densité de la substance, car plus la densité est grande, plus il est a supposer que les molécules matérielles sont serrées.
- Quant au rôle du poids atomique, son explication est également difficile dans toute théorie ; la difficulté provient de ce qu’on ne sait pas exactement quelle signification il y a fieu d’attribuer a cette quantité.
- Les rayons de Rœntgen sont d’autant plus pénétrants que la différence de potentiel sous laquelle fonctionne le tube dont ils émanent est plus grande.
- Il est à supposer que la vitesse des particules des rayons cathodiques et par suite aussi cette vitesse dans les rayons de Rœntgen croit avec la différence de potentiel: pour de simples raisons mécaniques, les particules des rayons de Rœntgen, animées d’une vitesse plus grande, échapperont plus facilement à l’action des molécules matérielles. Le même raisonnement rend compte du fait observé Par Sagnac (1), que les rayons secondaires sont
- fl) L'Éclairage Électrique, t. XIV, p. 468.
- moins pénétrants que les rayons primaires.
- Dans le même ordre d’idées on arrive à la conclusion tirée par Rœntgen de ces expériences, que le rayonnement émané du tube est constitué par un mélange de rayons inégalement absorbables ; en effet, la différence de potentiel entre les bornes de la bobine qui excite le tube de Crookes n’est pas constante : aux différentes phases du courant répondent des rayons cathodiques de réfrangibilité inégale et, par conséquent, des rayons de Rœntgen inégalement absorbables.
- La propriété de décharger les corps électrisés est due, d’après toutes les expériences, aune action des rayons de'Rœntgen sur le gaz qui entoure le conducteur à une ionisation de ce gaz (Richarz, Perrin, Villari, Winkelmann}, c’est-à-dire à une séparation de la molécule en deux parties électrisées en sens contraire. Cette séparation serait alors le résultat du choc violent contre la molécule des particules des rayons de Rœntgen. L’action de ceux-cf serait moins énergique que celle des rayons cathodiques, précisément à cause de l’absence des charges électriques que possèdent les rayons cathodiques.
- On comprend aussi que les rayons de Rœntgen panent non seulement de l’antica-thode, mais de tous les points où les rayons cathodiques frappent une surface à laquelle ils peuvent céder leurs charges.
- Remarque. — Une théorie analogue à celle qui est développée ci-dessus a été proposée déjà par Vosmaer et Ont ; mais ces derniers physiciens veulent expliquer l’existence de différentes espèces de rayons X par différents états de neutralité électrique des particules. M. Walter fait remarquer qu’il devrait en résulter différents degrés de réfrangibilité magnétique, ce qu’on n’a pas constaté jusqu’ici et ce qui n’est pas nécessaire dans sa manière de voir.
- ~ M. Porter a objecté que l’action photographique des rayons de Rœntgen n’est pas modifiée quand ils ont traversé uîie feuille
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVIII. — N° 5.
- de métal électrisée ou passé le long de cette 1 5 s'expliquer par 1( ;s difficultés d’exécution de
- feuille : à la vérité, c e résultat négatif pourrait j 1 'expérience. M. L.
- CHRONIQUE
- Sur la décharge par les pointes avec des courants alternatifs. — D’après K. Wesendonk (TVied. Ann. t. LXVI,p. 341) une plaque métallique placée devant une pointe chargée par des courants alternatifs à haute fréquence (courants de Tesla, vibration hertzienne) se charge toujours positivement.
- On a répété ces expériences en lançant le courant de décharge d'une bouteille de Leyde chargée par une machine de Voss à travers un excitateur et un fil dont l'extrémité est au sol ; ce fil porte une pointe en face de laquelle on place une plaque métallique réunie à un éîectroscope à feuilles d'or.
- Si on augmente la self-induction du fil de façon à rendre le courant de décharge oscillatoire et faiblement amorti, on observe l'effet précédemment cité; en diminuant la self-induction, on peut obtenir à l'électroscope des charges positive ou négatives .variables avec le signe de l’électrisation du pôle isolé de l'excitateur. Certains résultats sont néanmoins incertains.
- R. SWYNGEDAUW.
- Dissolution des métaux précieux dans les électrolytes. — M. Margules ( Wied. Ann. LXVI, p. 540-543) ajoute quelques détails à sa note précédente (Voir L'Eclairage Electrique, XVI, p. 469). Il indique un dispositif plus simple pour provoquer la dissolution du platine dans l’acidc sulfurique. 11 suffit d’employer un commutateur tournant qui envoie le courant dans le voltamètre et met ensuite celui-ci en court circuit. Ce commutateur est constitué par un tube de laiton, séparé en deux parties, isolées par une fente, qui dans la région médiane forment huit zigzags : deux frotteurs frottent sur les extrémités, du tube, un troisième sur la partie en zigzag; cette'forme permet de faire varier à volonté le rapport des durées du courant et du court circuit, le nombre de tours peut atteindre dix par seconde.
- Si on emploie.un interrupteur à marteau on n’ob-' serve, même après plusieurs heures, aucune dissolution du platine. Mais si on modifie l'appareil de
- manière à faire passer dans le voltamètre, le courant d'une autre pile, pendant que le premier circuit est interrompu, en sens contraire du premier courant, la coloration de l’acide atteste bientôt que le platine s’est dissous ; cette dissolution sc produit à l’anode correspondant au courant dont l’intensité est la plus grande.
- Le deuxième courant n’est plus nécessaire avec le commutateur rotatif, au moins dans le voltamètre à acide sulfurique ; dans la potasse, on n’observe de dissolution rapide qu’en employant ce second cou-
- M. Margules avait annoncé que le platine ne se dissolvait pas dans l’acide sulfurique quand on met le voltamètre en court circuit pendant l’interruption
- erronée provient de ce que, dans les premières expériences, la durée du court circuit était insuffi-
- La dissolution se fait à l’anode dans les solutions qui ont l’hydrogène pour cation et dans les solutions de potasse et de soude.
- Dans les solutions de sel, le phénomène se produit aux deux électrodes : mais il faut remarquer que la solution devient acide d’une part, alcaline de l’autre.
- La dissolution du platine a été observée aussi dans l’acide phosphorique avec une coloration jaune; dans les acides formique et acétique, sous l’action d’un courant intense : l’anode est attaquée et se recouvre d’une croûte jaune, qui devient ensuite plus foncée.
- L’or et le platine se comportent très différemment : l’or se dissout sous l’action d’un courant constant, très facilement clans l’acide chlorhydrique et aussi dans les acides azotique et sulfurique concentrés ; mais très peu dans les lessives alcalines; le platine ne sc dissout meme pas dans l’acide chlorhydrique sous l’action d'un courant constant M.-L.
- Le Gérant .- C. NAUD
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- Tome XVIII.
- Samedi 11 Février 1899
- >. — N°
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l’Institut.— A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MQNNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne. Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- CONTRIBUTION A L'ÉTUDE DE L’ACCUMULATEUR AU PLOMB
- VARIATION DE I.A CAPACITÉ AVEC CA CONCENTRATION DE l’aCIDE SUU'URIQUE
- L’électrolyte étant un élément essentiel de l’accumulateur dont les différents facteurs de fonctionnement varient avec lui, il convient d’étudier de près ces variations afin de pouvoir se placer dans tous les cas dans les meilleures conditions possibles.
- A ce propos, il nous a paru intéressant de donner ici les résultats d’une étude que nous avons faite sur la variation de la capacité en fonction de la concentration de l’acide sulfurique.
- Après avoir constaté que, pour des électrodes identiques et dans les mêmes conditions, la capacité, faible avec les électrolytes peu concentrés, augmente progressivement jusqu’à un maximum pour diminuer k nouveau avec les fortes concentrations, nous nous sommes demandé si ce maximum était invariable ou s’il ne dépendait pas des régimes de décharge employés.
- Les expériences étaient effectuées sur des
- plaques genre Faure, les positives comportant de petits alvéoles rectangulaires dans lesquels était logée la matière active, sous une épaisseur de 7 mm, et les négatives étant à pastilles de plomb spongieux réduit du chlorure de plomb. Les éléments étaient montés à trois plaques de 10 cm de côté. Toutes ces plaques étaient identiques, et de plus, on avait fait une sélection pour ne conserver que des éléments ayant rigoureusement la même capacité dans les mêmes conditions de fonctionnement. Chaque élément était alors mis en essai avec une densité d’acide différente, et sur chacun d’eux on déterminait la courbe de variation de la capacité aux différents régimes, en commençant et en terminant par les faibles intensités après avoir passé par les intensités élevées, de façon à parcourir un cycle complet dont on prenait la valeur moyenne; on évitait ainsi l’erreur duc aux états antérieurs.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVIII. — N° 6.
- Les, courbes de la figure i ont été tracées en partant des valeurs ainsi obtenues.
- A et a se rapportent à l'intensité I = 0.50 amp.
- B et b » .. 0,75 »
- C et c » » 1,25 »
- D et d » » 2 »
- E et e » »‘ 3
- On a figuré en traits pleins la capacité jusqu’à la différence, de potentiel minimum de
- Densité
- • Baume
- Fig. x.
- 1,80 volt, et en traits pointillés celle qui correspond à 1,70 volt. Ces deux courbes ont la même allure avec, dans les ordonnées, une différence qui va diminuant quand la concentration augmente, cette diminution étant d’autant plus accentuée que l’intensité est plus faible ; ce qui indique que c’est dans ces conditions qu’a lieu plus rapidement la chute de la différence de potentiel vers le crochet.
- Ces courbes montrent nettement que la concentration qui procure le maximum de capacité varie avec l’intensité du débit, comme
- le montre d’ailleurs le tableau suivant qui se rapporte à la différence de potentiel minimum 1,80 volt.
- 0.50 amp. 24,5 degrés Baumé.
- o,75 » 28,5 »>
- 2 " > 35
- 3 ” > 35
- il - amp.-heure.
- 9.9
- 8.9
- >8,1
- >7,3
- Les essais n’ont pas été prolongés au-dessus de. 350 B,, les densités supérieures ne pouvant etre employées dans la pratique par suite de la sulfatation trop rapide du plomb spongieux de la négative.
- En second lieu, nous avons étudié séparément au même point de vue la positive et la négative. Pour cela, chacune de celles-ci était essayée entre deux électrodes de nom contraire dont la capacité était supérieure à celle de la plaque étudiée, et de plus, pour 11’avoir que la variation de potentiel due à celle-ci, les différences de potentiel étaient prises entre la plaque étudiée et une petite plaquette de plomb spongieux dont le potentiel restait constant. La quantité de liquide renfermé dans chaque élément était d’ailleurs suffisante pour n’amener que de faibles variations dans la concentration pendant le fonctionnement.
- Les courbes de la figure 2 se rapportent
- Densité en degrés Baumé Fig. 2.
- aux positives du type précédent. Ici les capacités exprimées sont les capacités totales, les
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- décharges étant arretées lorsque la différence de potentiel spécifiée plus haut atteignait 1.70 volt. Dans la plupart des cas, le crochet de la courbe de décharge se produit un peu avant et d’autant plus que la densité est forte et que la décharge est lente. Mais dans ces cas la capacité recueillie du crochet à 1,70 volt est faible -, aussi les chiffres obtenus, quoique un peu supérieurs, sont voisins d.e la capacité totale utilisable.
- La courbe A se rapporte à l’intensité I = 0,5 amp.
- B » .» 1
- D » » -1
- Pour les décharges très lentes (durée 25 heures) la capacité maximum est donnée paria concentration 25° Baumé; la capacité baisse ensuite très lentement quand la concentration augmente. Pour les régimes plus élevés (durée de 11 heures à 2 heures) la capacité va croissant avec la concentration, entre 10 et 40 degrés Baumé et d’autant plus rapidement que le régime est plus élevé.
- Toute différente est l’allure des courbes de la figure 3, qui se rapportent aux négatives
- Densité en degrés Baume Fig. 3.
- du même type que celles de la première expérience, mais d’épaisseur un peu plus faible. La différence de potentiel étant prise comme d a été dit plus haut, celle-ci débutait à une
- valeur assez faible, montait lentement, puis plus rapidement, et le point où se produisait le crochet était compris entre 0,10 et 0,20 volt la négative qui* déchargeait étant électronégative dans le couple. Toutes les décharges ont été poussées ici jusqu’à 0,20 volt ; aussi les courbes qui se rapportent aux mêmes intensités que celles de la figure 2 expriment la capacité maximum utilisable de la néga-
- La chute rapide de celle-ci vers les concentrations élevées n’est pas due uniquement, comme on pourrait le'penser, aux actions locales plus énergiques. La détermination des rendements en quantité montre en effet que la diminution de celui-ci est loin d’être de l’ordre de grandeur des variations constatées, et qu’il y a bien réellement diminution de la capacité.
- Le tableau suivant résume les résultat? obtenus :
- 1 >^o 18 >11,2 12,9 •
- 2 >40 21 >10,6 10,6
- 4 >40 25 > 9,2 8,r
- Comme conclusion, on peut dire que pour obtenir la meilleure utilisation possible des électrodes au point de vue capacité, on devrait cloisonner et adopter le plus souvent, des densités élevées au positif et faibles au négatif. Ce cloisonnement présentant de graves inconvénients et n’étant généralement pas possible, on devra employer une concentration unique qui sera d’autant plus forte que les régimes de décharge seront élevés, et aussi qu’il y aura un plus grand excès de négative, ce qui était le cas de la première expérience.
- Bien entendu, on sera limité dans cette voie ascendante par l’accroissement des actions locales qui font qu’en pratique on ne doit guère dépasser la concentration 35 degrés Baumé.
- L. JüMAUi
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- THÉORIE DE L’ÉLECTRICITÉ ET DE LA CHALEUR, DE M. RIECKE 0)
- En dépit de la simplicité avec laquelle les théories de Maxwell et de Hertz groupent les phénomènes électro-magnétiques, elles n’ont pas supprime complètement les théories plus anciennes de Coulomb, d’Ampère, de Weber. Même dans ce qui concerne la conductibilité électrolytique, on a préféré conserver ces modes anciens d’exposition et d’explication. quoique cependant il n’y aurait pas d’obstacle sérieux à faire rentrer ces phénomènes dans les théories de Maxwell et de Hertz. Il faut rattacher également aux systèmes que nous pouvons appeler moléculaires les théories de Lorenz, de Christiansen, de Weichert, de Helmholtz qui présentent nombre d’idées communes avec le système de Weber.
- Parmi les idées fondamentales de Weber, rappelons que pour lui la conduction métallique ne diffère pas par essence de la conduction électrolytique. D’autre part, les méthodes de calcul employées par Weber sont celles qui ont servi à Fournier dans sa théorie analytique de la chaleur. Ces deux circonstances suggèrent donc l’idée de cherchera appliquer tant à la conduction métallique qu’à la conduction calorifique les considérations qui se sont trouvées utiles dans l'étude de l’éiec-trolyse.
- C’est la le point de départ de la théorie de M. Rieckc, que nous nous proposons d’exposer dans ce qui va suivre.
- Remarquons d’abord que AI. Riecke ajoute aux hypothèses habituelles une hypothèse complémentaire. Il suppose que dans les intervalles qui séparent les molécules matérielles évoluent non seulement des particules électrisées positives, mais aussi des particules négatives. Dans l’intérieur d’un conducteur où ne se trouve aucune électricité
- (h Wieà. Ann., t. LXVi, p. 553-390 et 545-581 (trad. libre).
- libre, la somme des charges positives est dans chaque clément de volume égale en valeur absolue à la somme des charges négatives. Mais il ne s’ensuit pas que le nombre des particules positives, évoluant librement dans les espaces intermoléculaires, soit égal à celui des particulesncgatives. En effet, même si les particules possédaient la même charge individuelle, il pourrait arriver qu’un certain nombre d’entre elles fussent liées aux molécules matérielles.
- Nous ferons usage des notations suivantes : t, désignera la température en degrés centigrades,
- T, la température absolue, ip — — pt), l’élongation moyenne des
- particules positives,
- la -= l°n (1 — pt'y l’élongation moyenne des particules négatives,
- 11 p — CpVT (1 + ot). la vitesse des particules positives,
- ua = cn \/T (1 + 0/}, la vitesse des particules négatives,
- -p — : ~ , le temps dans lequel une particule positive effectue son élongation moyenne, 7» ~ — ~ , ce temps pour une particule négative.
- x-p. l’intervalle de temps entre les origines de deux éléments rectilignes de la trajectoire pour une particule positive,
- X'-.n. la quantité analogue pour une particule négative,
- P — P(, :i + ÿ.t) le nombre des particules électrisées positives mobiles, par unité de volume,
- N — N0 (1 -f- at). le nombre des particules électrisées négatives.
- S, la charge des particules, évaluée en unités électro-statiques.
- A, l’équivalent mécanique de la calorie, p, la vitesse de la lumière.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 205
- I. Conduction calorifique.
- Nous considérerons chaque molécule de matière pondérable comme un centre d'où émane dans l’espace libre environnant un courant de particules électrisées positives et négatives. Admettons que dans cet espace libre les forces électriques exercées par les particules' dans l’intérieur du conducteur se neutralisent mutuellement, une particule quelconque se mouvra en ligne droite jusqu’à ce qu’elle arrive au voisinage d’une autre molécule matérielle. A partir de celle-ci, elle décrira des arcs de courbe plus ou moins prononcés autour de la molécule materielle et après setre suffisamment éloignée reprendra un mouvement rectiligne jusqu’au voisinage d’une troisième molécule matérielle et ainsi de suite. Ce mouvement est analogue au mouvement des molécules gazeuses tel qu’011 se l’imagine dans la théorie cinétique des gaz : la trajectoire des particules électrisées se compose d’éléments rectilignes réunis par des arcs de courbe. La longueur moyenne des éléments rectilignes est ce que nous avons appelé élongation mo}7cnne et représenté par lP et ln pour les deux sortes de particules. Le temps qu’emploie une particule à parcourir cette élongation moyenne est égal à -p (ou à et la vitesse moyenne de cette particule
- suivant qu’il s’agit d’une particule positive ou d’une particule négative.
- Nous admettrons que cette vitesse moyenne «est proportionnelle à la racine carrée de la température absolue T :
- up ~ cp v'T<1 + 8/) uri = c„ t/T (i+30
- t étant la température en degrés centigrades, min, et min,2 deux constantes dont chacune est caractéristique de l’espèce des particules considérées.
- Soit maintenant un cylindre métallique dont nous prendrons l’axe.pour axe des 7,
- La température est supposée uniforme dans chacun des plans menés perpendiculairement à l’axe, mais croit régulièrement quand on se déplace long de l’axe des Il résulte de nos hypothèses que les particules électrisées possèdent une vitesse plus grande dans les régions plus chaudes du cylindre : elles tendent donc vers les régions les plus froides tandis qu’au contraire les particules animées d'une vitesse moindre passent des régions les plus froides aux plus chaudes. Il se produit ainsi un transport cle force vive dans le sens des températures décroissantes : c’est ce transport de force vive qui constitue le flux calorifique dont nous nous proposons de déterminer la grandeur.
- Considérons d’abord le mouvement des particules positives : cherchons le nombre de ces particules qui traversent pendant l’unité de temps un élément de surface normal à Taxe des 7 et dont le centre a pour coordonnées x, Xi x • rians la partie du cylindre située au dessous de dw', prenons un élément de volume dont le centre ait pour coordonnées É : définissons les
- points de cet élément par un système de coordonnées polaires dont l’axe soit parallèle à Oq et dont l’origine soit en dS :
- L’élément de volume dv’ = r2 sin 9 d-\dr' renfermera
- P'r’2 sin bd^dvdr'
- particules électrisées positives, si on appelle P' le nombre de ces particules par unité de volume au point des coordonnées Pour parcourir un élément rectiligne dans sa trajectoire, une particule positive met le temps -p . Mais comme deux éléments rectilignes se raccordent par un élément courbe, le temps employé par la particule à parcourir le chemin compris entre les points initiaux de deux éléments rectilignes est plus grand que -p : ce seraxT^, en désignant par x un
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVIII. — N° 6.
- coefficient toujours plus grand que l’unité. Pendant l’unité de temps, une particule donnée a décrira dans sa moyenne-7-r éléments rectilignes de sa trajectoire. Nous substituerons au mouvement réel de cette particule un mouvement idéal, dans lequel la trajectoire serait formée d’éléments rectilignes tous égaux entre eux et tous parcourus dans le même temps : en une seconde, la particule décrit donc ~ de ces éléments. La particule a considérée quitte l’élément di’’ quand elle décrit le premier de ces éléments: elle a été remplacée par une autre qui sort à son tour, pendant que a décrit son second élément de trajectoire : cette autre cédera aussi la place à une troisième pendant que a décrit son troisième élément et ainsi de suite. Au bout d'une seconde a a décrit cléments et ~— particules sont sorties . ainsi de dif. Comme au début l'élément renfermait PV-sin yWWr' particules, il suit de là que le nombre des particules rayonnées par l’élément dv’ en une seconde est :
- P'r'2 QtfO d’à dr'
- De toutes ces particules, celles-là seulement peuvent rencontrer l’élément dS, qui sont à l’intérieur du cône ayant pour sommet le centre dp' et pour base l’élément superficiel dS. Au moyen d’un calcul simple bien connu, on trouve que le nombre de ces particules est : # •
- 1 P'dS
- 0
- I dodr.
- Mais pour qu’une particule traverse réellement dS, il faut encore que son chemin parcouru atteigne une longueur supérieure à r'. Le nombre de ces particules est égal à :
- ou en remplaçant rJ par sa valeur :
- JL JLi^L e~ 7? sin G cos Hdvdr1,
- Pour obtenir le nombre total des particules qui traversent dS pendant une seconde, il faut intégrer cette expression par rapport à 0, à à et à r1 en étendant l’intégration à tout l’espace situé au-dessus de d S : soit
- Q.= y. L—e ,J,sinl)cosej?d8i^
- ou encore
- Q" = ^-5- f~ 'r sinOcosWï^ar’.
- Si désigne la charge électrique qu’emporte avec soi chacune de ces particules, le courant ’ d’électricité qui correspond à ce transport de particules aura, pour unité de section, l’intensité :
- en prenant pour direction positive du courant la direction des $ positifs. En meme temps, chaque particule transporte à travers l’élément dS une certaine quantité de force vive, — jaj, u2p, en appelant ^ la masse matérielle de cette particule. Cette force vive correspond à — A iq, u*p unités de chaleur, que chaque particule transporte à travers l’élément. Comme, par seconde, particules traversant l’unité d’aire, ce flux calorifique rapporté à l’unité d’aire a pour valeur :
- cos OdvdGdr'^
- Il est à remarquer que parmi les fonctions qui figurent sous le signe f plusieurs dépendent de la température. bJous poserons : uP — cp \/r (1 -j- 3^)
- T' étant la température absolue de l’élément dv\ t' cette température, en degrés centigrades \
- P' = p„ (1 + <*)
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- H Février i899.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 207
- et enfin :
- b = laA' - PO-
- Ici t représente la température de l’élément dw* qu’il convient d’introduire dans cette formule puisque tontes les élongations moyennes considérées traversent dtv de haut
- V'Te
- i 0 doddW
- r2" f 2 r°° i + (^+3°) *'
- 8-pxi;J0 X X 1 -P*
- Tt e ll<1 sin 0 cos fl do' d() dr’.
- Il faut en outre effectuer les mêmes calculs pour tous les éléments situés au-dessous de dw et qui sont symétriques des précédents par rapport au plan de cet élément. Par conséquent, les deux intégrales auront la même forme que celles qui figurent ci-dessus, à cela près que la température des éléments dv’ sera différente. Si nous appelons e“ et W“ les flux d'électricité et de chaleur qui traversent un élément d’aire égal à l’unité, le flux total d’électricité et le flux total de chaleur dus au mouvement des particules positives seront respectivement :
- ep=.el+-eup W^=W;+W“.
- Les éléments qui figurent dans les intégrales qui forment les termes des seconds membres se correspondent deux à deux, pour lesquels r;,Ü,ininont les memes valeurs : soit T" ou t" la température de celui de'ces éléments, qui est au dessous de dS : il viendra alors :
- Vt"
- 1 0 cos 0 dr'dodD.
- w__ üsJVt r f” fh 1+i°+3°~l<' 8*Axl° X J, X ( ' 1 — P
- , ?!
- L 8 cos 8 dr'iod».
- Posons pour abréger :
- _ i-bt. + sip,
- •- i-?(
- -rf"-
- i+(»+35)!" ,
- '-P
- Soient fl et fl' les coordonnées de deux éléments de volume symétriques l’un de l’autre par rapport à la section du cylindre menée par dS, soit q la hauteur de l’élément dS,
- fl—r=7—U
- 11 est évident que 0' et 0" dépendent des coordonnées q des éléments et peuvent se développer suivant les puissances de q'—q et de q—fl'.
- +TT <*'-*> + .de .
- 'mmr(fl“P +
- 1 d*e T ~df~ ï d2& T df
- (fl - f)a, (fl'—lifl
- 0 étant la valeur de la fonction qui correspond à dw. Il résulte de là :
- • (fl — ?) - (fl — fl
- Comme f—q = r' cos (J, il viendra, si nous effectuons l’intégration par rapport à min :
- 'A.£Ln r
- «1; iiX J.
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- L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XVIII. — Nn 6.
- En remarquant enfin que 0, et 0^ dépendent de r', mais non de 0, on intégrera par rapport à fJ, ce qui permettra d’écrire :
- __ tpPnCp dT , dBt ^ ,
- 6p ~~ jj-ij iif J0 r à- ' '
- \J-pT\,Cp àT
- WP - -
- 2 A xl\
- "p aT r%x> , ao,
- ïfsïl r^ta
- Si on admet que la variable t multipliée par ^ est constante, l’intégration par rapport à r'donnera en fin de compte :
- e"=~it ?‘CF’’‘Yf <1 + (—?+3)*
- + 2(=< + 5)T'f,
- )/T | i +<*-p +38)/
- Soit P le nombre des particules électriques positives par unité de volume; Gp la vitesse de ces particules dans la direction des ^ positifs; nous aurons d’autre part,, pour l’expres-
- 1 de <
- Pcp(^ = l)()(i + af) spGp
- et en comparant cette expression a 1 autre, nous en tirerons :
- . , .n. -p / dT
- + 2(«+
- Un calcul tout à fait analogue conduirait pour les particules négatives aux expressions :
- en=~Kü0ni:-^\ I+(*-i* + 8)f
- \/T (
- + at‘ + 8>Tj-*
- -8)» + 2(« + S(T
- r) SL
- i d, '
- La superposition de ces deux migrations de particules électriques nous fournit la quantité d’unités de chaleur qui traverse par
- seconde l’unité d’s W = W? + W« = —
- 4Â.r
- V'T
- ~ <? + 35) t + -r (* + 3*) T J
- dï
- (b
- Ce courant calorifique est lié à un courant électrique dont l’intensité exprimée en unités électrostatiques et rapportée à l’unité de section a pour valeur :
- ) ÉT
- «' = —-rp i ^.P()Cy» — s«N0«»J“
- J i +(«-? +8)< + 2(«+8)T ; ~
- ou, en unités électromagnétiques :
- i — —t- — • Zp P# Cp 1° — s« N0c„ il ( —L-bx v { ' 1 ) y/j
- 1 , , \ dT
- / 1 + (*-j3+C;i+2l5t+°)Tj —JZ*
- La conductibilité calorifique le est : égale à
- _ W
- y n \
- w
- 1 + (a (a + 3°JT 1
- j — w\V.
- Le courant calorifique W est accompagné d’un courant électrique, dont l’intensité est proportionnelle a celle du courant calorifique. Nous appellerons le facteur «, coefficient d’entraînement de l’électricité :
- ’ A 1 8pP0^r*P.*»iï .
- pPoCfil + }Z*P0.
- Enfin les quotients :
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- il Février 1899.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- seront les vitesses de déplacement spécifiques des deux électricités.
- gp~TÏ =|i-(«-3)' + 2(=< + 8)T j
- gn=c" _ÿfr '1 + ^ ~S! '+ 2 (’+3) T i ,;6)
- aura la relation :
- kM = ~ [ — j (T + *0- (;)
- M. L AMOTTE.
- L’ÉLECTRICITÉ A LYON EN 1898
- L’agglomération lyonnaise, en dépit de sa grande puissance industrielle, est restée fort longtemps en arrière des autres grandes villes au point de vue des applications élec-
- triques. Les monopoles qui avaient imposé ce retard ayant heureusement disparu, un essor considérable s’est manifesté depuis deux ans. Qu’il nous soit permis d’en donner
- aux lecteurs de L’Eclairage Electrique un rapide aperçu.
- iu Service publics. — La ville de Lyon est pourvue depuis assez longtemps d’une distribution électrique de l’heure et d’un réseau téléphonique assez étendu qui compte environ 1 700 abonnés, soit 0,36 pour 100 habi-
- tants; la situation, à ce point de vue, n’est ni meilleure, ni moins bonne que dans les autres villes de France, et ne s’améliorera que sous l’inlluence dTme taxation plus libérale.
- Il n’en est pas de même au point de vue de la traction ; celle-ci se transforme rapidement par l’emploi de l’énergie électrique.
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- T. XVIII. — N°6
- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Sur 125 km de lignes de tramways existantes, 90 sont actuellement desservies par les compagnies suivantes :
- i° La Compagnie des omnibus et tramways de Lyon, exploite le centre de la ville, qui compte 65 km de voies, toutes munies du joint Falk et desservies par les procédés Thomson-Houston, plus 3 km de caniveau dont la mise en service est imminente. La force motrice est fournie par les trois usines de Villeurbanne (4 unités de
- Fig. 2. — Groupe de 450 kilowatts de l’usine des tramways de Villeurbanne.
- 500 kilowatts), Saint-Fons {2 unités de 150 kilowatts), Oullins (2 unités de 200 kilo-
- 20 La Compagnie de Fourvières et Ouest-Ijmnnais qui emploie les fils aériens avec système Dickinson (3 unités de 400 kilowatts, dont une de réserve).
- 3° La Compagnie d’EcuIIy et Saint-Cyr, qui utilise le fil aérien avec prise de contact à cuiller, système Short;
- 4° La Compagnie de la Croix Rousse à Caluire, qui utilise également le fil suspendu avec archet Siemens.
- Ces deux dernières compagnies vont prochainement se fondre dans la Compagnie des omnibus et tramways de Lyon. D’autre part, la Compagnie lyonnaise de tramways, qui dessert spécialement la rive gauche du Rhône par tramways à vapeur, compte abandonner ce procédé pour recourir à la traction électrique ; 1’usirie génératrice est en construction.
- Enfin, d’autres voies, toutes à traction électrique, sont concédées et seront achevées d’ici à deux ans ; l’agglomération lyonnaise possédera donc à ce moment 200 km de tramways environ, presque entièrement à traction électrique. Dès à présent on peut la considérer comme une des villes de France les mieux dotées, au point de vue de l’abondance et de l’cconomie des moyens de transport.
- 20 Installations privées. — Eile s’est également organisée pour la distribution de l’énergie électrique destinée à l’éclairage et à la force motrice. En dehors des services d’ilots, créés jadis par suite des anciens monopoles, trois grandes compagnies concurrentes y pourvoient ; ce sont :
- 1" La Société du gaz, de Lyon, qui distribue le courant continu à 110 et 220 volts dans des canalisations à 3 fils occupant 50 km de rues. Une usine nouvelle a été créée à la Guillotière, et l’ancienne usine de la rue de Savoie a. été considérablement agrandie comme dimensions et comme puissance. Elle compte présentement 3 unités de 200 kilowatts et 4 unités de 350 kilowatts; la vente approximative pendant l’année 1898 atteint’ 8 millions d’hectowatts-hcure ;
- 2° La Société lyonnaise d’énergie électrique , proche parente de la Compagnie Thomson-Houston, et qui utilise le trop-plein de l’usine de tramways de Villeurbanne. La canalisation est posée latéralement au caniveau de la rue de la République, mais l’installation est encore trop récente pour qu’on puisse fournir des données relatives à son exploitation;
- 3a La Société des forces motrices du Rhône, dont l’usine de Cusset va entrer prochainement dans son fonctionnement normal, tiendra de ce chef 12000 chevaux à la disposition des consommateurs. En attendant, elle a installé à Villeurbanne une usine à vapeur comprenant 3 unités de 170 kilowatts (dont une de.réserve) et une de 300 kilowatts ; elle alimente 2 000 lampes et des
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- 11 Février 1899.
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- moteurs d’atelier dont la puissance globale atteint environ 400 kilowatts. La canalisation posée dépasse 160 km; le courant engendré aussi bien dans l’usine à vapeur que dans l’usine hydraulique, est du triphasé à 3 000 volts, ramené h 110 par des transformateurs de carrefour.
- Enfin, une installation très intéressante malgré sa faible puissance, est celle créée à la Croix-Rousse par la Société pour le développement du tissage. Elle alimente 100 métiers à tisser, et se prépare à en actionner le double. La puissance nécessaire pour un métier, un tiers de cheval environ, est fournie au tisseur moyennant 75 francs par an, et la Société étudie les moyens d’abaisser le prix à 40 francs. Ces résultats sont le fruit d’une judicieuse économie : l’électricité est prise chez les industriels l’utilisant pour leur propre fabrication, et les canalisations sont à fils aériens • trois réseaux à no volts
- Fig. 3. — Pont roulant de 70 tonnes de l'usine de Villeurbanne.
- circulent à travers la Croix-Rousse, deux à courant continu, un à courants triphasé.
- J’aicherchéà recenser, aussi exacteinentque possible, la puissance des générateurs électriques en service normal, tant-pour les services publics que pour les installations privées, à la fin de 1898. Le résultat de ce recensement est résumé dans le tableau suivant. Comme il est impossible de séparer Lyon de la banlieue, il se rapporte à toute l’agglomération lyonnaise, comprenant les communes
- de Lyon, Villeurbanne, Oullins, Saint-Fons, Sainte-Foy, Cuire. Notre statistique intéresse donc un groupement d’un demi-million d’habitants :
- I. — Usines produisant exclusivement l’énergie
- ÉLECTRIQUE
- A. Tramways :
- O. T. L. Usine de Villeurbanne.......2 500
- — de Saint-Fon^. ..... 400
- — d’Oullins.............. 530
- Sainte-Foy............................. 80
- Ouest lyonnais........................1000
- Cuire................................. 330
- Ecully................................ 400
- 5240
- B. Grandes compagnies :
- Société des forces motrices (usine provi-
- soire).............................' 075
- Compagnie du gaz (usine de la rue de Savoie). ............... 2700
- Compagnie du gaz (usine de la Guillotièrc) 400 Société pourle développement du tissage 35
- C. Ilots :
- Collet................................. 60
- Lafayette.............................. 39
- Bissuel................................ 50
- Tolozan............................... 100
- Préfecture............................. 50
- Du Griffon............................. 30
- Bellecour.............................. 60
- Passage de l’Argus..................... 60
- Des Passants........................... 25
- Saint-Polycarpe....................... 200
- 674
- D. Hôtels, magasins et cafés............. 415
- E. Divers................................ 160
- II. — Usines produisant accessoirement l’énergie ÉLECTRIQUE
- A. Teinturiers-apprêteurs...............1200
- B. Produits chimiques et photographiques. . 390
- C. Tissages et tulles................... 308
- D. Constructions mécaniques et électriques. 262
- E. Brasseries et minoteries............. 125
- F. Caoutchouc, colle, cuirs, chaussures. . . 195
- G. Tréfileries.......................... 175
- H. Divers................................. 144
- * 2 799
- Soit au total 13498 chevaux-vapeur. Bien
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVIII. — N° 6.
- entendu, ces chiffres sont incomplets, au moins dans la seconde partie. On n’a pu recenser que les grosses installations, et nombre de petits ateliers ont dû échapper aux recherches. Je pense néanmoins que les oublis ne correspondent pas à une puissance globale importante, et crois pouvoir formuler la conclusion suivante :
- Le matériel électrique en service normal
- Fig. 4. — Vue de l'usine hydraulique de Cusser, canal de Jonage.
- dans l'agglomération lyonnaise, représente actuellement une puissance d'environ 14 000 chevaux, dont S 000 pour les tramways, 7 à S 000 pour l'éclairage et 1 000 à 2 000 chevaux pour la force motrice d’atelier.
- Au point de vue de la forme dans laquelle l’énei'gie électrique est produite, on peut dire que les tramways consomment exclusivement du courant continu a 500 volts, que la presque totalité de l’éclairage est alimentée par le courant continu à 110 et 220 volts, enfin qu’une bonne moitié de l’énergie pour force motrice est sous forme de courants triphasés ramenés à 110 volts. Actuellement,
- la totalité de cette énergie électrique est engendrée par les moteurs à vapeur ; la mise en marche de l’usine hydraulique de Cusset va promptement modifier cet état de choses.
- Ces résultats statistiques ne présentent d’intérêt que lorsqu’on les compare à d’autres de façon à se rendre compte de la part proportionnelle de l’électricité dans notre puissance industrielle. Or les moteurs à vapeur en service dans l’agglomération lyonnaise représentent actuellement de 22 k 25 000 chevaux. On peut donc dire que, dès aujour-
- d’hui, la moitié de l’énergie produite par les 1 machines à vapeur est transformée en énergie électrique.
- Mais si nous envisageons uniquement la force motrice d’atelier, qui est la plus intc-1 ressante au point de vue de notre valeur
- industrielle, nous devons convenir qu’ici la situation est bien moins favorable, et la transformation beaucoup plus lente, puisque les neuf dixièmes delà force motrice employée dans les ateliers ne subissent pas au préalable la transformation en énergie électrique.
- La situation présente paraît être, à ce point de vue, à peu près le même qu’à Paris. Mais il est très probable que l’évolution commencée depuis deux ans se continuera en s’accentuant. Nombre d’industriels n’attendent d’ailleurs, pour établir dans leurs usines la commande électrique, qu’une diminution des tarifs actuellement en vigueur, diminution qui résultera sans doute de la concurrence des trois grandes compagnies rivales existant actuellement.
- L. Houllevigue,
- LES TRAMWAYS ÉLECTRIQUES
- UE LA COMPAGNIE DES OMNIBUS ET TRAMWAYS DE LYON
- Dans l'article qui précède, M. Houllevigue ] fion électrique sur les réseaux des tramways a fait ressortir l’importance prise par la trac- | lyonnais; nous compléterons les renseigne-
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- H Février 1899.
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- ments contenus dans cet article par la des- i qui, déjà depuis plusieurs années, a adopté cription des nouvelles installations de la com- la traction électrique sur ses lignes de Lyon-pagnie des Omnibus et tramways de Lyon I Oullins, Saint-Genis-Laval et Lyon Saint-
- - L ignés en exploitât1 constructi ^Conduite souterraine Usine Dépôt
- ® Terminus
- Arrivée des feeders
- Fig. l. — Plan du réseau des tramways delà Compagnie des^Omnibus et Tramways de Lyon.
- Fons-Vénissieux, et qui, l’an dernier, a substitue ce mode de traction à la traction animale sur ses autres lignes.
- Le réseau de cette compagnie a un développement de 65 km environ; il comprend les lignes suivantes (voir le plan de la figure 1) :
- i° Montplaisir-Archevêché.......4000
- 20 Bellecour-Montchat...........5091
- 30 Cordeliers-Villeurbanne.........4265
- 4° Perrache-Parc de la Tète d'Or . . 5 000
- 5° Bellecour-Pont d’Ecullv.........5000
- 6° Perrache-Saint-Clair............6000
- 7° Bellecour-Gare de Vaise.........4500
- 8° Bellecour-Boncoin.................5500
- 90 Place du Pont-Gare de Vaise. . . 5 100
- io° Perrache-Brotteaux.............5000
- u° Bellecour-Saint-Fons-Venissieux. 9000 12Ü Place de la Charité-Saint-Genis-
- Laval........................9 000
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Toutes ces lignes sont munies du système à fil aérien de la compagnie Thomson Houston qui avait installé les premières lignes électriques du réseau et qui a été chargée d’effectuer la transformation des autres lignes.
- En quelques points, rue de la République (fig. 2), place de la Comédie et place des Terreaux, soit sur une longueur de 3 500 m,
- l’emploi du fil aérien ayant été défendu par la municipalité, on a adopté le caniveau à rainure centrale; ces tronçons de lignes, actuellement en cours de construction, ne tarderont pas à être mis en exploitation.
- A la traversée des ponts métalliques du Rhône, on a adopté un mode de suspension spécial qui évite les trop grandes porte'es de fil. Ce mode de suspension a permis, sur le
- Fig. 2. — La ligne à caniveau central de la Place de la République.
- pont Lafayette, de ne placer des poteaux que sur les points correspondants aux piles du pont (fig. 3).
- Sur le pont du Midi, le mode de suspension de la ligne est le même, mais les poteaux ont été remplacés par des rosaces fixées sur les pylônes qui surmontent chacune des piles.
- L'usine génératrice, installée rue d'Alsace, en dehors de l’octroi, à 3,5 km du centre de la ville environ, est une des plus importantes usines de traction qui aient été construites en France; elle comprend 4 groupes électrogènes de 450 kilowatts (fig. 4). Les machines a vapeur, construites par la maison Piguet, de Lyon, ont une puissance de 750 chevaux qui peut être portée éventuellement à 1 100. Elles sont du type habituel de la maison Piguet, c’est-à-dire avec un seul cylindre, à condensation, distribution à. tiroir et régulateur
- agissant sur la détente. Le diamètre du cylindre est de 0,85 m, la course du piston de 1,10 m et la vitesse de 90 tours par minute. Afin de donner une régularité aussi parfaite que possible, chaque machine est munie d’un volant de 6 mètres de diamètre, du poids de 45 tonnes.
- La vapeur est fournie à ces machines par une batterie de 12 chaudières semi-tubulaires de 160 ni2 de surface de chauffe chacune, et sortant des ateliers de la maison Bonnet Spazzin, de Lyon. Les tuyauteries de vapeur et d’alimentation (fig. 5) ont été étudiées avec un soin particulier; la tuyauterie de vapeur est toute établie en double, et il est ainsi possible, en manœuvrant des vannes appropriées, de fournir la vapeur à une machine quelconque avec l’une ou l’autre des chaudières. Il en est de même pour l’alimentation qui peut être faite indifféremment, soit par les pompes
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- des machines, soit par deux pompes Wor-thington, soit par quatre injecteurs système Koerting. Toute la tuyauterie est en fer. Les raccords sont constitués par des boucles en cuivre, pour la dilatation.
- L’eau qui sert à la condensation et à l'alimentation peut être prise dans deux puits de 5 m de diamètre et de 12 m de profondeur. Ces puits sont établis sur une nappe souter-
- raine extrêmement riche. Un seul d’entre eux suffit pour assurer la condensation de deux machines marchant à pleine charge. Cependant afin de diminuer les chances d’arrêt, et en vue de l’éventualité où, par suite d’une sécheresse prolongée, il serait nécessaire d’économiser l’eau, il a été établi un réfrigérant, système Sée, dans lequel l’eau de condensation, reprise à la sortie des con-
- denseurs par des pompes centrifuges, est refoulée sous forme de gerbe et se refroidit au contact de l’air.
- L’eau refoulée par les pompes d’alimentation, avant de pénétrer dans les chaudières, peut passer dans des économiseurs, système Green. Ces économiseurs, au nombre de deux, correspondent chacun à un groupe de six chaudières, et un jeu de registres permet de s’en servir à volonté.
- L’appareil de ramonagedes tubes est mù par un moteur électrique.
- Les cheminées sont au nombre de deux, d’une hauteur de 50 mètres. Leur diamètre intérieur au sommet est de 2,50 m.
- Les dynamos génératrices de 450 kilowatts ont été construites par les ateliers de Paris de la compagnie Thomson-Houston. L’induit est claveté directement sur l’arbre de la machine à vapeur. Les inducteurs sont au nom-
- bre de huit, à enroulement compound, réglés de telle sorte que le voltage à vide soit de 500 volts, et à pleine charge de 575. Chacune de ces dynamos peut débiter en régime normal 750 ampères, et peut être éventuellement portée pendant plusieurs heures consécutives, sans échauffement exagéré, à un débit de 1 100 ampères.
- Sous peu, sera établi un autre groupe électrogène se composant d’un moteur à 550 volts, actionnant une génératrice également à 550 volts, qui sera destinée à alimenter uniquement les feeders du caniveau, afin de le rendre indépendant du reste du réseau.
- En outre on procède actuellement au montage de deux groupes de 450 kw identiques à ceux existant, ce qui entraîne la construction de 6 nouvelles chaudières, d’une cheminée, d’un économiseur etc.
- Le tableau de distribution (fig. 6) a été éta-
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- T. XVIII. — N° 6.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- bli de façon à permettre ou bien la marche I les feeders, ou bien l’alimentation, à volonté en parallèle de toutes les dynamos sur tous | d’un ou plusieurs feeders, indépendamment
- des autres, par un quelconque des groupes, j rupteurs principaux, un disjoncteur automa-Les quatre panneaux des machines compor- I tique et unrhéostat d’excitation. Les panneaux tent chacun un ampèremètre Volta, des inter- I des feeders, au nombre de 6, se composent
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- chacun d’un ampèremètre, de deux interrupteurs et d’un disjoncteur automatique; ils sont, en outre, munis d’un parafoudre avec souffleur magnétique et bobine de réaction. Le panneau central est spécialement destiné aux feeders alimentant le caniveau souterrain
- et aux appareils de mesure. Sur ce panneau central est placé un volant qui permet de manœuvrer une des électrodes d'une résistance liquide, installée dans le sous-sol.
- Cette résistance est composée simplement d’une cuve en fer remplie d’eau additionnée
- Fig.
- 5. — La tuyauterie.
- de sel marin, dans laquelle plonge un tube en fonte qui sert d’électrode-mobilc. Ce système permet de régler exactement l’intensité que l’on veut faire passer à travers le rhéostat.
- Cette cuve a plusieurs buts ; elle peut être intercalée sur l’un des feeders du caniveau, et réduire ainsi la tension sur les conducteurs de ce dernier. On peut ainsi en cas d'inondation accidentelle du caniveau, éviter une trop grande dérivation du courant. S'il vient à se produire un court-circuit sur une des
- sections du réseau, on peut aussi intercaler ce rhéostat dans le feeder correspondant à cette section, diminuer ainsi la tension, et envoyer ainsi un courant suffisamment intense pour brûler le contact qui occasionnait le court-circuit. Sur ce panneau central sont encore montés les appareils permettant, au moyen de fils pilotes, de mesurer la différence de potentiel entre les différents points de la
- Des enregistreurs système Richard, peu-
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- T. XVIII. - N° 6.
- iiô L’ÉCLAIRAGE
- vent être montés sur les extrémités des feeders négatifs entre les différents points de jonction de ces feeders sur la voie. Il est également possible, après l’arrêt du service, en utilisant le rhéostat dont nous venons de parler, de faire passer un courant de forte intensité entre deux points de jonction des feeders négatifs, et de mesurer ainsi la résistance des voies et de s’assurer de l’état des joints Falk. Ces mesures sont faites régulièrement et permettent de réparer immédiatement tous mauvais contacts entre les rails, ce qui aune très grande importance au point de vue de l’électrolyse. Deux voltmètres Weston complètent les appareils montés sur le tableau.
- En outre, il a été établi, dans un bâtiment spécial, un laboratoire complet d’appareils de précision (galvanomètres Thompson et Desprez d’Arsonval) donnant la faculté de mesurer l'isolement des feeders positifs ou négatifs, l’isolement des machines et au besoin des moteurs des voitures; enfin de prendre toutes les mesures indispensables pour assurer le bon entretien du matériel dans une installation de cette importance.
- Un pont roulant électrique de 70 tonnes sur 14 m de portée a été installé dans la salle des machines. La partie mécanique de ce pont roulant a été construite par la maison Piguet et Bonnet Spazzin de Lyon; toute la partie électrique par la maison Postel-Vinay. Le courant, à no volts, lui est fourni par un groupe entièrement distinct du reste de l’usine, qui sert également pour l’éclairage. Les appareils de manœuvre de ce pont roulant sont des contrôleurs avec souffleurs magnétiques, se rapprochant beaucoup de ceux employés sur les voitures.
- Six feeders relient l’usine génératrice aux points du réseau indiqués sur le plan par un drapeau. L’un alimentera la partie delà ligne construits en caniveau ; les cinq autres alimenteront le reste du réseau qui a été divisé en cinq sections afin que si un accident survient sur une de ces sections, le service ne soit pas interrompu sur les autres.
- Ces feeders sont constitués par des câbles
- ÉLECTRIQUE
- isolés au caoutchouc, recouverts d’une enveloppe métallique formée de deux feuillards de fer. Vu la distance assez grande de l’usine au centre du réseau, on a été amené à leur donner une section relativement grande. Aussi, pour faciliter la pose, chacun des feeders a été divisé en un certain nombre de câbles qui travaillent en parallèle. Le nombre de câbles de feeders sortant de l’usine est de 24; le courant de retour est amené également à l’usine par des feeders négatifs qui relient directement les rails à l’usine. Le développement total des feeders est de 17 700 m. Les feeders positifs sont reliés à la ligne par l’intermédiaire d’interrupteurs fixés aux poteaux qui permettent, en cas d'avarie survenant à l’un de ces feeders ou à l’un des câbles qui le composent, de l’isoler entièrement du réseau et d’éviter ainsi toute perturbation dans le reste de l’installation.
- Les câbles qui traversent le pont Lafayette sont recouverts de tubes en plomb afin d’éviter l’altération du caoutchouc par les influences atmosphériques. Ces câbles aboutissent à chacune des extrémités du pont dans des boîtes de jonction en fonte, établies sous le trottoir, de manière à permettre aisément la vérification régulière de leur isolement.
- Les feeders positifs ont été calculés en se basant sur la formule d’économie maxima donnée par Lord Kelvin. Il 11’a pas etc possible de faire de même pour les feeders négatifs. En effet il était indispensable, pour éviter les actions d’électrolyse sur les conduites d’eau et de gaz,- et pour ne pas enfreindre les prescriptions ministérielles sur les conducteurs non isolés du sol, que les différents points de jonction des feeders négatifs aux voies fussent équipotentiels. Pour cela, il fallait que les pertes de charge, dans chacun des feeders de retour fussent égales; on a donc été obligé de donner aux câbles reliés aux points les plus éloignés, des sections assez fortes.
- De plus, afin de pouvoir contrôler constamment cette perte de charge et la régler de l’usine au moyen de résistances addition-
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- H Février 1899.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ 21g
- nelles, on a réuni par des fils pilotes les points l ciaux du tableau de distribution qui per-extrcmes de ces câbles aux appareils spé-| mettent de mesurer la différence de potentiel
- entre les extrémités de chacun des feeders. I motrices et d’environ 60 voitures remor-Le matériel roulant de la compagnie est quées, qui sont mises en service sur les actuellement composé de 175 voitures auto- | lignes suburbaines les jours d’affluence..
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVIII. — N“ 6.
- Les voitures automotrices sont de deux types : les unes sont à impériale, d’une contenance de 60 voyageurs; les autres sans impériale, d’une contenance de 45 voyageurs. Elles sont divisées en première et deuxième classe. Les caisses ont été construites aux chantiers de la Bicvre, à Lyon, et dans les ateliers de la compagnie des tramways.
- Chaque voiture est munie de deux moteurs G E-800, avec contrôleur BA à frein électrique. Elle comporte en outre un interrupteur automatique qui a pour but d’interrompre le courant en cas d’avarie sur les moteurs
- ou 'par suite d’un démarrage trop brusque ou d’une fausse manœuvre du mécanicien.
- Pour satisfaire aux prescriptions de la municipalité, chaque voiture est munie de deux indicateurs de vitesse type Volta spécialement étudiés pour cet usage.
- Les voitures qui doivent circuler sur la partie du réseau où l’alimentation du courant se fait par un caniveau, sont munies du-système de prise de courant qui a été dé-, crit à propos du tramway Bastille-Charen-ton(‘).
- J. Reyval.
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Transport électrique des livres à la bibliothèque publique de Chicago (l).
- La nouvelle bibliothèque publique de Chicago emploie pour le transport des volumes des monte-c-harges actionnés électriquement. Les uns se déplacent verticalement, ceux qui ont été récemment construits suivent une voie inclinée.
- Les monteurs verticaux assurent les échanges de livres entre chaque étage. Lorsque l’on veut en mettre un en action, il suffit de déplacer une aiguille sur un cadran. Un tel indicateur se trouve à chaque étage et, les aiguilles sont reliées mécaniquement de façon que la rotation de l’une entraîne celle des autres. Si un employé du cinquième étage a besoin de l’appareil, il met l’aiguille sur le 5 et le monteur arrive: pour l’envoyer à l’étage 1 il n’a plus qu'a placer l’aiguille sur le 1. Pendant la marche, les aiguilles sont immobilisées afin d’éviter les accidents et les confusions.
- Le problème intéressant qu’il y avait à résoudre dans cette installation était de trouver une disposition simple pour obtenir sans contre-poids une vitesse sensiblement cons-
- tante du vagonnet pendant la montée et la descente. On a employé des moteurs-série de 1 cheval avec une vitesse normale de 500 tours et sans résistance auxiliaire. Pour diminuer la marche du moteur au moment de la descente du wagonnet complètement chargé, on met une résistance en parallèle sur l’induit (fig. 1). De cette façon, malgré un moindre
- Fig. 1 et 2.
- courant de l’induit on obtient une forte intensité du champ qui produit pour un nombre de tours donné une force contre éleciromotrice plus élevée. A la montée, on met (fig. 2) une résistance en parallèle sur l’inducteur ; cette résistance doit être moins grande que la précédente ; de cette façon l’intensité du champ
- (ll FJectrical Engineer (New-York).
- (*) L'Éclairage Électrique,t. XVII, p. 317,19 novembre 1898.
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- est affaiblie, la force contre-électromotrice pour un nombre de tours donné diminue et le moteur est obligé de marcher avec un nombre de tours plus grand que lorsque l’intensité du champ est maxima.
- La figure 3 donne leschéma des connexions pour le moteur et le controller. Lecontroller entre en action par le déplacement de l’aiguille des indicateurs dont il a été question plus haut. Ces aiguilles étant sur un numéro d’étage pour La montée, le controller est aussi sur sa position correspondante pour la montée ; aussitôt que le wagonnet est arrivé h l’endroit voulu, le controller fonctionne automatiquement. Le freinage du moteur est produit à la manière habituelle par un frein magnétique qui est inséré sur l’un des conducteurs principaux du moteur. L’autre conducteur est relié avec le balai extérieur du controller.
- Pour la montée, la marche du courant est la suivante : balais extérieur, segment extérieur du controller, induit du moteur,deuxième segment extérieur du controller; ici le courant est partagé en deux dérivations, Tune suit le balai intérieur, l’enroulement inducteur et le frein, l’autre suit le balai particulier qui est inséré seulement pour la montée du wagonnet, la dérivation de l’inducteur et le frein; les deux branches du courant se réunissent pour traverser le frein et de là gagner le conducteur de retour. •
- A la descente, les balais sont sur les segments du côté gauche du controller, le balai particulier est isolé, et le courant prend le parcours suivant : conducteur principal, balais et segment extérieur ; ici bifurcation, une branche traverse l’induit et revient au deuxième segment extérieur, suit le balai intérieur, et gagne l’enroulement inducteur ; la deuxième branche traverse la dérivation de l’induit et rejoint la précédente avant d’attendre l’inducteur. Le courant après avoir traversé l’inducteur et le frein revient au conducteur de retour.
- Outre les ascenseurs verticaux que nous venons de décrire, la bibliothcaue de Chicago
- est, comme nous l’avons dit, munie de wagonnets mobiles sur une voie inclinée et qui sert aux communications entre les rayons de la bibliothèque aux étages supérieurs et la salle des lecteurs au rez-de-chaussée. La disposition de l'édifice nécessite pour ce tra-
- jet, qui a environ 29 m, des torsions compliquées. Le système se compose de deux wagonnets fixés à une chaîne sans fin de,telle sorte que si l’un est à une extrémité, l’autre soit à l’autre extrémité; ces wagonnets sont conduits entre deux rails, l’un au-dessus, l’autre au-dessous. Pour leur conserver la position verticale dans les courbes, on les a suspendus à un cadre d’acier muni de roulettes qui se déplacent sur les rails. Le moteur qui actionne ce transporteur développe 2 chevaux sous 110 volts. La manœuvre se fait au moyen des contacts à ressorts placés à chacune des extrémités, la marche n’a lieu que lorsque les deux contacts sont pressés, cela a pour but d’éviter la mise en marche à l’une des extrémités pendant que l’on est en train de charger à l’autre.
- Le système peut transporter de 10000 à 12 000 livres par jour.
- J. R.
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- l’éclairage électrique
- T. XVIII. - N° 6.
- Tramways électriques à accumulateurs de la ville d'Ostende ;
- Par E. Sarcia.
- Dans le numéro de ce journal, du n juin dernier (r. XV, p. 47g), nous donnions une description sommaire de la petite ligne à accumulateurs établie l’année précédente pour desservir la ville d’Ostende, pendant la belle saison. A la dernière séance de la So-ciétéinternationale desélectriciens,M. E. Sarcia a fait connaître les résultats d’exploitation de cette ligne, d’après les chiffres fournis par L. de Cuyper, directeur de la société exploitante.
- Avant d’indiquer ces résultats, rappelons en quelques mots les principaux points de l’installation.
- Ostende est relié d’une part à Blanken-berghe, d’autre part à Nieuport, Fûmes et Ypresparles lignes du littoral, d’un développement de 125 km. Ces lignes font partie de ce réseau de chemins de fer vicinaux à vapeur, qui rayonnent dans toute la Belgique, et qui rendent à ce pays industriel de si grands services. La petite ligne à accumulateurs d’Ostende fait le tour de la ville et a un développement de 4 kilomètres.
- L’usine est installée dans une partie du grand dépôt, route de Nieuport.
- Le moteur à vapeur est une machine semi-fixe de 60 chevaux à échappement libre. Elle entraîne par courroie une dynamo shunt Westinghouse de 35 kilowatts-.
- La salle de charge des batteries, très vaste, très claire, très aérée, comporte des bancs de chargement. Les batteries, logées sous les banquettes des voitures, sont retirées ou remises sur ces bancs avec îa manutention ia plus rapide et la plus économique possible.
- A la mise en marche, les batteries d’accumulateurs ont été fournies par la Société pour le travail électrique des métaux. On leur a adjoint, depuis, une batterie de l’Eiec-trique de Bruxelles.
- Le matériel roulant a été conçu par M. de Cuyper et construit sous la direction de son second, M. Kamp.
- Le truck a un écartement de 2,400 m d’axe en axe entre les essieux et peut cependant passer sans difficultés dans les courbes de 20m, qui existent à Ostende.
- Les moteurs et les combinateurs ont été fournis par la Compagnie Westinghouse. Ils sont du dernier type, avec inducteurs en tôles lamellées et carcasses en acier.
- Toute l’installation a été particulièrement soignée, non seulement dans son établissement, mais encore dans son entretien. Cette remarque a son importance, car elle explique, au moins partiellement, les résultats très économiques de l’exploitation.
- Examinons maintenant ces résultats.
- A la fin de la saison d’été de 1897, M. de Cuyper a pu établir le prix de revent du kilomètre-voiture,- il est arrivé au prix très bas de 16,413 centimes, prix dont le détail est indiqué par le tableau I.
- Tableau I. —Prix de revient du km-voiture pendant la saison iSgj.
- NOMENCLATURE CENTIMES
- Charbon
- Huile et chiffons 0 iy?.n
- Homme du tableau 2,153
- Chauffeur-mécanicien usine 1,748
- Manutention et entretien des batteries. 3,864
- Conducteurs-clectriciens 4,416
- Entretien des batteries
- Entretien des trucks et des moteurs. . »
- Total 16,413
- Mais comme il est presque impossible d’asseoir une opinion définitive sur les résultats d’un seul exercice, M. de Cuyper a tenu à connaître celui de i8y8 avant de les communiquer; ccs résultats sont indiqués dans le tableau II.
- Ce tableau très détaillé fait ressortir le kilomètre-voiture à 0,1961 fr. Si on voulait comparer ce prix au prix du kilomètre-voiture traction, tel qu’il est établi d’habitude, il faudrait retrancher, d’une part 0,658 paye
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- aux percepteurs et 0,02 payé aux aiguilleurs et nettoyeurs de la voie; en tout 0,058. Il se réduirait donc à 0,1381.
- Dans ce prix de revient ne figure pas le renouvellement des plaques des batteries
- d’accumulateurs ; cela tient à ce que les plaques du début sont encore capables de faire un bon service.
- Cependant, M. de Cuyper va faire réem-pàter, cet hiver, en vue de la saison pro-
- Tabi.eau II. — Prix de revient du kilomètre-voiture pendant la saison i8g8. Kilomètres parcourus: 2~ 363,448 k.-v.
- Kmployés percepteurs Préposé au tableau des
- entretien journalier des batterit
- Aiguilleurs et nettoyeurs (voie,)..........
- .... _ \ Allumage : 4,
- Combustibles, j nclue es * | Traction: 49.
- Huile pour dym
- \ Pétrole
- chainc, ses plaques positives. Quant aux plaques négatives, elles sont en aussi bon état que le jour où elles ont été mises en service.
- La batterie Julien, à la fin de la campagne de 1898,n’avait donnéjlieu àjaucune'réparation.
- M. de Cuyper attribue le prix très bas du kilomètre-voiture à Ostende à ce qu’avec un matériel irréprochable, il faisait un entretien de tous les instants pour les batteries, les trucks et les moteurs ; en un mot, en réparant de suite ce qui pouvait être défectueux. Il faut y ajouter sa grande expérience de tous les détails qui concernent l'exploitation.
- Quoi qu’il en soit, Ostende méritait d’être actuellement signalé comme un modèle, et du reste, son installation a été imitée à Gand.
- Dans cette dernière ville, on vient d’inaugurer un nouveau réseau de tramway d’environ 40 km de voie, marchant avec 35 voitures à accumulateurs. Dans le montage de l’usine et du matériel roulant, on a suivi dans les grandes lignes ce qui a été fait à Ostende, et il n’y a nul doute qu’on n’obtienne à Gand les mêmes résultats qu’à Ostende.
- La consommation d’énergie par kilomètre-voiture au tableau a été en moyenne, pendant les deux campagnes, de 650 watts-heures. La consommation de charbon par kiomètre-voiture, y compris l’allumage, a été pratiquement de 2 k. Par conséquent, la production du kilowatt-heure au tableau a pratiquement demandé 3 k de charbon.
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- Ce résultat est remarquable si l’on tient compte que la machine à vapeur de 60 chevaux marche à échappement libre et avec une production d’énergie très variable, car à Os-tende, on ne charge les batteries que successivement. Donc, au début de la charge, la machine à vapeur marche pour ainsi dire à plein collier, en travaillant à blanc à la lin de cette charge.
- En terminant sa communication, M. Sar-cia donne les résultats des essais pratiques qui ont été faits sur les moteurs Westinghouse au point de vue du rendement. Ils sont consignés dans les tableaux III, IV, V et VI.
- Tableau III. — Moteurs Westinghouse.
- POINTS D„:;r VOLTAGE
- IJoint A, aller . 69 amp. 200 VOltS 2'17".
- Point B, aller . . 68 » 200 » 2 10
- Point B. retour " 47 ” 202 » 1 40
- Point A, retour . 46 » 202 » 1 39
- * Vent violent debout. — ** Vent violent aoriOre.
- Tableau IV.
- POINTS VITESSE PUISSANCE WATTS-
- Point A, aller . . 26.300 km 13800 5M
- Point B, aller . . 27.700 » 13600 49*
- Point B, retour . 36 9 494 263
- PointA, retour . 36,400 »> 92,2 aS6
- Moyenne. . . 383,5
- Le tableau III et le tableau IV déduit du précédent, montrent nettement l’influence du vent sur la consommation et sur la vitesse, influence que l’on néglige le plus souvent lorsqu’il ne s’agit pas des vitesses exces-
- sives. L’influence de la résistance de l’air ressort également des tableaux V et VI, dont les chiffres accusent une consommation par kilomètre-voiture plus grande à l’aller qu’au retour, tenant à ce que pendant l’aller un bouclier placé à l’avant de la voiture, pour protéger le mécanicien, provoquait une résistance anormale.
- Tableau V. — Moteurs Westinghouse.
- JZl ür zr TEMPS
- Point 1, aller*. . 48 amo. 205 volts 117"
- » 2, »> 56,5 « 204 » 116
- » 3' ” • • 55,5 ’> 204 » 114
- 115
- » 4, retour . t6 „ 205 » 94
- » 3. » 45 » 205 » 92
- » 2, » 44-5 20s » 94
- ” ” 44:5 » 204,5 » 92
- ' Un bouclier pl acé à l’avan 80 e pour pro-
- l'aller, provoqué une
- Tableau VI.
- POINTS JOTESSE --- HEURE
- Point 1, aller . . 30,600 km 11 890 388
- » 2, » 31 » ,1506 371
- ” 3, » - • 31,320 » Il 322 36:
- )> 4, » . . 31,320 A II 165 356
- » 4, retour . 38,160 A 9 43° 2 Al
- » 3, » 39,240 » 9225 235
- 38,160 »> 9 123 239
- » 1, -> 39,240 a 9 100 232
- Moyenne. . 303,6
- On voit d’après les tableaux IV et VI que le nombre de watts-heure consommés en moyenne par voiture-kilomètre, en palier, est de 343.5-
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- Cette consommation est faible pour une voiture qui, à vide, pèse 12,5 tonnes. M. Sar-cia en attribue la faiblesse tant aux soins pris pour assurer un parfait entretien qu’à un bon rendement des moteurs. Peut-être aussi cet excellent résultat tient-il, comme le faisait remarquer M. Picou, à ce que la ligne ne présente aucune pente accentuée.
- Le transmetteur automatique Muirhead à signaux bridés ;
- Par A. Tobler(').
- La transmission manuelle sur les longs câbles sous-marins étant fort longue, on a cherché à employer une transmission automatique, et les premiers essais remontent à 1876. Lord Kelvin et Fleeming Jenkin firent établir le curb sender automatique qui devait accélérer la transmission par l’emploi de signaux bridés, c’est-à-dire formés par l’émission de deux ou plusieurs courants successifs. On hâte ainsi la décharge du câble et on donne à la courbe d’arrivée une inclinaison plus accentuée.
- Malgré de nombreux essais dans ce sens, la transmission par signaux bridés et même la transmission automatique ordinaire ne donnèrent pas de résultats satisfaisants.
- Quelques transmetteurs automatiques ordinaires furent établis depuis: entre autres celui de Belz et Brahic(-) et celui de J. Timm.
- En 1893, le D1' A. Muirhead prit un brevet pour un transmetteur par signaux bridés que nous allons décrire brièvement (3).
- Comme dans le système Belz et Brahic, le transmetteur n’envoie pas le courant dans le câble, il agit sur un relais spécial, qui * (*)
- (^Journal Télégraphique, t, XXII, p. 73, 1898.
- (*) La Lumière Électrique, t. XXII, p. 243.
- (s) Une description plus complète du transmetteur de 1893, a été donnée dans L'Éclairage Électrique du 5 janvier 1895, II, p. 31. Un transmetteur plus perfectionné, breveté en 1894, a été décrit sous le titre Télégraphe sous-marin Mui-thead et Fraser dans L'Éclairage Électrique du 27 juillet 1895, '•lv’ P' I7l•
- commande les émissions des signaux et des contre-courants. Ce dispositif est d’ailleurs dû à Saunders.
- Le balancier et les aiguilles de Wheats-tone sont remplacés par deux leviers coudés munis à une de leurs extrémités d’un crochet arrondi qui entre dans les perforations latérales de la bande. Le ressort situé à l’autre extrémité s’appuie normalement sur une vis de contact tant qu’il n’y a pas de trou dans la bande. Quand un trou se présente dans l’une des rangées latérales, le crochet du levier correspondant y pénètre, l’autre extrémité s’abaisse, quitte le contactde repos et se porte sur celui de travail.
- Le relais se compose de deux électroaimants T (fig. 1) réunis en série et shuntés
- nique Muirhead,
- par une bobine P1 à forte self-induction.
- Entre eux se trouvent les deux armatures polarisées L et E, formant chef d’inversion. S1 et S'2 sont les leviers de contact du transmetteur; B1 est la pile locale qui actionne le double relais, B la pile de transmission. L’armature supérieure L est reliée par une sorte de transformateur PS au condensateur C1 placé à la tête du câble: l’autre armature est à la terre.
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- Si le levier S1 est sur le contact de travail, l’armature L se portera vers la droite et émettra un courant positif dans PSC! et le cable. L’armature E ne répondant qu’aux courants négatifs restera au repos. Quand S‘ se relève, l’extra courant de rupture de P1 traverse les électros en sens contraire ; L sera remise au repos et E, projeté bien à droite, enverra un courant de sens contraire dans le câble, le premier signal sera bridé. Le condensateur sbunté O permet de régler l’inten- ! sité de l’extra-courant de P1.
- Le dernier appareil Muirhead est représenté schématiquement par la figure 2. Deux
- Schéma des clefs
- leviers de contact L jouent le rôle des lames d’une clef d’inversion ; ils sont placés l’un devant l’autre, on les a juxtaposés pour plus de clarté ; un troisième levier L. détermine le sens du courant envoyé dans le câble et produit le contre-courant.
- Le perforateur qui sert à préparer la dépêche peut être simplifié, car il n’a que des points à transmettre. Il reste trois poinçons, l’un pour l'émission des courants négatifs correspondant aux points, l’autre pour celle des courants positifs correspondant aux traits de l’alphabet Morse, le troisième sert pour l’entraînement.
- Dans le transmetteur, il y a deux aiguilles, chacune au-dessous des deux rangées extrêmes de la bande. Le mouvement étant en
- ÉLECTRIQUE
- marche, si l’une des aiguilles rencontre un trou de la rangée supérieure de la bande, le levierL2de gauche bascule,il.quitte / pour x. Au meme moment le galet G* du levier L3 tombe dans l’encoche O de la came C et alors L3 touche Kr Pendant la rotation de la came C, G? vient d’être soulevé. Ls quitte K, pour K2, ce qui produit le contre-courant. L’effet de cette double émission (courant négatif suivi d’un positif) produit sur la bande ! du récepteur le signal correspondant à un point.
- Si c’est l’aiguille correspondant à la rangée inférieure qui se déplace, la succession inverse se produit, on obtient une ondulation correspondant à un trait. Le signal terminé, le câble se trouve à la terre.
- Examinons la liaison des aiguilles avec les leviers (fig. 3). Le rouleau J guide la bande ;
- l’aiguille antérieure N rencontre les trous de la rangée inférieure, elle est reliée au levier L, qui agit sur le levier L2. Le balancier de Wheatstone est remplacé par deux goupilles Pt P2 mises en oscillations au moyen de cames tournantes montées sur le même axe. Lorsque l’aiguille N rencontre un trou, elle monte parce qu’au même moment la goupille P2 s’élève, L, bascule, P, descend, L2 obéit à la pression de L, et passe de y en x. Le petit rouleau de friction n assure le contact. Le signal terminé, Ps s’abaisse, presse Lj ;
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- N est retirée, P, monte et remet L, au repos.
- L’axe des cames qui font fonctionner P2 et P;, agit par une troisième came C (fig. 2) sur L3 qui. détermine comme on l’a vu le contre-courant.
- Fig. 4. — Axe des cames.
- Les figures 4 et 5 montrent le détail de l’axe des cames.
- Fig. 5. — Axe des
- La came C2 est ajustée defaçon qu’au moment où une dent de la roue d’entraînement de la bande entre dans un trou de la rangée du milieu, le galet G2 tombe dans l’encoche de Cs ; sous l’effort du ressort Ss, P2 remonte et délivre L,. Pendant la rotation de l’axe A, G2 commence a être soulevé, ce qui abaisse P2 et ramène l’aiguille N hors du trou.
- Si l’appareil est en marche sans la bande perforée, les aiguilles N peuvent monter, par
- conséquent les deux leviers L, agissent simultanément sur les clefs de contacts L2, lesquelles touchant les vis pc mettent encore la ligne à la terre.
- La came C (fig. 5) a une forme oblique ; elle est ajustée comme Q ctC2, de façon que le galet G3 quitte l’arête O de C (fig. 2) au moment où une dent de la roue D (fig. 3) entre dans un trou de la rangée d’entraînement. La durée relative des courants produisant le signal et le curb dépend de la position du bras G3 sur la surface de la came C ; celle-ci se déplace suivant son axe ce qui permet de régler la durée des émissions de courants. Cette manœuvre s’exécute en pleine marche et c’est là un perfectionnement qu’aucun des appareils antérieurs ne possédait.
- La constante de temps, ainsi qu’on désigne le produit de CR par le nombre de lettres par minute, a été augmentée de 50 p. 100 par l’emploi du transmetteur Muirhead qui fonctionne maintenant sur tous les longs câbles de l’Eastern Telegraph C% de FEastern Extension et de la Rrazilian Submarine Telc-graph, C°. G. G.
- Sur les hystérésimètres construits par M. Marcel Deprcz et par MM. Blondel et Carpentier.,
- Par A. Blondei. (*).
- Je ne puis que m’applaudir de ce que ma récente communication sur un nouvel hysté-résimètre (2) ait donné à M. Marcel Deprez l’occasion de publier une description (8) encore inédite d’un important et puissant appareil de recherche de nous inconnu, qu’il a fait construire il y a quatre ans et de revendiquer aussi pour la première fois la paternité d’un principe, bien connu, déjà indiqué et appliqué par Ferraris il y a plusieurs années, utilisé à l’étranger par plusieurs auteurs avant nous. N’ayant jamais eu pour cette
- (fi Communiquée par l’auteur.
- (i)L’ÈcïairageÈkclrique,x..X\Tll,-p.4Ç)$, 17 décembre 1898. (3) Idem, t. XV11I, p. 148, 28 janvier 1899.
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- cause, d’autre ambition que d’appliquer ce principe d’une manière nouvelle, il me sera permis de dire pour quels motifs, tout en rendant un respectueux hommage à l’ingéniosité toujours féconde de M. Marcel Deprez, je ne crois pas que notre appareil fasse le moins du monde double emploi, avec le sien ni comme méthode ni comme construction.
- D’une part, il résulte de la communication même de M. Marcel Deprez que, ‘quelles qu’aient pu être ses pensées dont il ne nous avait pas fait part il avait, dans l’exécution, cru devoir laisser de côté comme impossible précisément le problème que nous espérons avoir résolu, h savoir la construction d'un petit instrument aussi portatif qu’un watt-mètre, peu dispendieux et n’exigeant pas d’effort musculaire, qui donne très simplement des indications utiles pour l’industrie, sans électro-aimants, grâce à une proportion convenable de l’aimant, de l’entrefer et des échantillons de tôles découpées (*).
- D’autre part, les méthodes mises en jeu présentent une différence importante : tandis que l’appareil du Conservatoire est destiné à réaliser, à l’aide de nombreuses multiplications de mouvement, une rotation 1res rapide, pour mesurer les pertes d’énergie totales à
- ÉLECTRIQUE
- des vitesses voisines de celles des dynamos; j’ai pensé au contraire, d’après les recherches récentes de M. Maurain, que l’hystérésis est constante à toute vitesse, que ses variations apparentes ne sont qu'un effet nuisible des courants de Foucault, et j’ai cherché par conséquent à éliminer ceux-ci et à mesurer Vhystérêsis seule sans influence de l’épaisseur des tôles, en opérant au repos fou plutôt à vitesse infiniment lente). Cette méthode « statique » a constitué pour moi la vraie raison d’être de ma communication, et de l’appareil lui-même (’}, qu’elle seule a permis de rendre aussi simple et léger.
- Enfin, notre appareil peut se prêter, à l’aide d’un artifice nouveau, à la mesure de l’hysté-résis alternative aussi bien qu’à celle de l’hystérésis tournante. Toutes ces propriétés caractéristiques sont indiquées dans ma note des comptes rendus avec plus de détails.
- On voit que d’une similitude de principe, que je reconnais très volontiers non seulement entre notre hystérésimètre et celui du savant membre de l’Institut, mais encore entre notre appareil et d’autres antérieurs, on ne saurait conclure à une équivalence et encore moins à une identité de dispositifs et de services industriels.
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DES ÉLECTRICIENS Séance du mercredi is* Jévrier 1899.
- L’ordre du jour appelle la suite de la discussion, commencée dans la dernière séance f), sur les interrupteurs et coupe-circuits.
- M. Grosselin, qui prend le premier la parole, fournitquelquesrenseignements sur l’emploi de l’huile dans les interrupteurs et coupe-circuits pour courants de hautes tensions.
- C) Un simple aimant nous permet ainsi d’opérer sur une induction IB = 10000 ce qui nous autorise à réserver les autres aimants pour les cas exceptionnels.
- (2)Voir L'Éclairage Électrique du 14 janvier, t. XVIiï,p.62.
- Suivant lui, les inconvénients que présente cet emploi sont beaucoup exagérés. A la vérité l’huile se carbonise dans les interrupteurs, mais il suffit de changer l’huile, à des intervalles plus ou moins rapprochés suivant la fréquence de fonctionnement des appareils
- dans un pli cacheté du 21 février 1897, dans lequel je décrivais un premier appareil dont l’aimant était fixe et l’anneau de tôles déplacé à l’aide d’un micromètre de torsion; je n’ai renoncé à ce dispositif original que parce qu’il donnait, en certains points, des équilibres instables par défaut de symétrie magnétique des tôles.
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- H Février 1899.
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- pour maintenir un bon isolement, et cette sujétion n’entraîne qu’une dépense insignifiante. Dans les coupe-circuits l’inconvénient de la carbonisation est encore beaucoup moins grave, ces appareils ne devant fonctionner qu’accidentellement.
- D’ailleurs il est des cas où l’emploi de l’huile s’impose : c’est lorsque la place fait défaut pour laisser entre les pièces de rupture et entre ces pièces et les objets conducteurs voisins un intervalle d’air suffisant pour qu’un arc permanent ne puisse se produire dans l’air. C’est en particulier ce qui a lieu dans les coupe-circuits fusibles placés sur les canalisations primaires à hautes tensions ; le plus souvent l’emplacement dont on dispose force à mettre les coupe-circuits à une assez faible distance des parois métalliques d’une boîte de jonction pour que, lorsque le coupe-circuit fond, une mise à la terre puisse être établie par l’arc.
- Les coupe-circuits fusibles enfermés dans l’huile amènent M. Grosselin à présenter les résultats d’essais qu’il a faits pour déterminer les intensités de courant et le temps nécessaire pour amener la fusion de fusibles placés tantôt dans l’air, tantôt dans l’huile.
- Si l’on porte en abscisses les diamètres des fusibles employés et en ordonnées les intensités nécessaires pour provoquer la fusion, on trouve, pour les essais dans l’air et pour les essais dans l’huile deux courbes très sensiblement parallèles. La courbe relative aux essais dans l’huile est au-dessus de celle qui correspond aux essais dans l’air ; en d’autres termes il faut une intensité plus grande pour fondre un fusible placé dans l’huile que pour fondre un fusible de même diamètre placé dans l’air ; ainsi un fusible fondant dans l’air avec une intensité de 20 ampères ne fond plus dans l’huile que pour une intensité de 60 ampères.
- Ces essais ont montré également que l’inertie des füsibles est plus grande lorsqu’ils sont entourés d’huile que lorsqu’ils sont dans l’air; il fallait maintenir l’intensité à 60 ampères pendant 4 à 5 minutes pour provoquer
- la fusion dans l’huile du fusible dont il vient d’être question, tandis qu’il suffisait de 35 secondes pour le fondre dans l’air avec 20 ampères.
- M. Grosselin conclut donc que si l’emploi de l’huile dans les coupe-circuits fusibles n’offre pas d’inconvénients sérieux, il est de toute nécessité de faire un étalonnement spécial de ces appareils lorsqu’ils doivent fonctionner dans l’huile.
- M. Zëttkr fait ensuite connaître les résultats d’essais récents faits sur des fusibles constitués par des bandes d’étain pur. Les résultats de ces essais, portant tous sur des bandes de 12 mm de longueur, sont consi-
- le tableau
- On voit par les chiffres de ce tableau que la fusion se produit pour une intensité de courant très voisine du triple de l’intensité normale ; les essais ont montré que les limites entre lesquelles varie cette intensité de fusion sont très rapprochées ; ils ont montré en outre que l’étain fond franchement sans être préalablement porté au rouge comme le sont les alliages ordinairement employés pour la confection des coupe-circuits. Il résulterait donc de ces essais, qui vont être continués, que l’étain serait préférable à ces alliages.
- M. Jules Korda, directeur commercial de la Société française del’Ambroïne, profite de
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- cette discussion sur les coupe-circuits et interrupteurs pour attirer l’attention des électriciens sur les isolants en général et l’am-broïne en particulier.
- Les qualités que l’on demande à un isolant sont nombreuses. Non seulement il doit donner une très grande résistance d’isolement au début de son emploi, mais il doit conserver cette grande résistance qu’il soit soumis a l’humidité ou à une température relativement élevée ; il faut en outre qu’il possède une grande résistance mécanique, se laisse facilement travailler et façonner, etc. Les nombreux isolants qui ont été mis sur le marché dans ces dernières années ne remplissent •qu’imparfaitement ces nombreuses conditions. Suivant M. J. Ivorda, l’ambroïne les possède à un très haut degré.
- M. Korda indique alors le mode de fabrication de l’ambroïne et les résultats d’essais qui ont été faits sur sa perméabilité a l’eau et sa rigidité diélectrique. Ces diverses indications ont été publiées antérieurement dans ce journal (').
- M. Korda montre ensuite un grand nombre de pièces moulées, fabriquées en ambroïne ; isolateurs divers pour conducteurs de traction par l’électricité, bacs d’accumulateurs, pièces diverses d’appareillages, pièces pour les systèmes de traction à contacts superficiels de Vedovelli et de Diatto, etc. Certaines de ces pièces, particulièrement celles employées dans le système Vedovelli sont très remarquables par leur complication et par le fini de leur fabrication. Un bac d’accumulateurs ayant servi pendant plus d’un an sur les tramways à accumulateurs de la Madeleine à Courbevoie atteste par son état que les bacs en ambroïne peuvent servir pendant fort longtemps sans subir de détérioration sensible.
- M. Brunswick fait plusieurs remarques d’ordre général sur les interrupteurs et coupe-circuits.
- P) L’Éclairage Électrique, t. XIV, p. 13g, 15 janvier 1898.
- Il fait observer que, de l'avis général, les coupe-circuits fusibles ne méritent qu’une très faible confiance ; il croit donc que les coupe-circuits électromagnétiques devraient être toujours préférés et il pense que les propriétés des aciers au nickel étudiés si minutieusement par M. Guillaume devraient être utilisés dans la construction de coupe-circuits de ce genre (1).
- M. Brunswick estime que s’il faut employer des fusibles il serait préférable que ceux-ci fussent en cuivre plutôt qu’en alliages à base de plomb, le cuivre s’oxydant moins facilement que ces alliages et permettant par suite d’obtenir une plus grande exactitude dans le fonctionnement des appareils. Dans le but d’éviter l’oxydation des contacts et par conséquent la production d’une résistance anormale en ces points il préconise la dorure des extrémités des fusibles. II est d’avis que si l’on prenait soin de recouvrir les extrémités des câbles aboutissant aux interrupteurs ou coupe-circuits de matières isolantes incombustibles on diminuerait beaucoup les chances d’incendie, bien des incendies ayant pour cause première l’inflammation de l’enveloppe isolante de câbles.
- M. Brunswick signale ensuite quelques dispositions intéressantes adoptées par la maison Siemens et Halske dans la construction de ses coupe-circuits. L’une d’elles consiste à placer le fusible dans un bloc en ciment percé de canaux dans lesquels l’arc de rup-
- (*) Les recherches de M. Guillaume sur les propriétés magnétiques des aciers au nickel ont etc exposées dans L'Éclairage Électrique du 10 juillet 1897, t. XII, p. 124, du 11 décembre 1897, t. XIII, p. 519, et du 13 août 1898, t. XVI, p. 287. Les recherches de M. Dumont sur le même sujet ont été publiées dans ce dernier numéro, t. XVI, p. 292.
- Quant à l’application de ces propriétés à la construction des coupe-circuits, elle a été réalisée par la Compagnie d'appareillage électrique et à l’Exposition du centenaire du
- basé sur ces propriétés (voir L’Éclairage Électrique du 2 juillet 1898, t. XVI, p. 33). Ajoutons que les appareils de ce genre ont donné toute satisfaction et que si M. Zetter n’a pas cru devoir en parler dans la discussion ouverte, c’est qu’il désire en laisser la primeur à M. Guillaume.
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- ture se produit sans pouvoir atteindre les appareils voisins. Une autre consiste-à mettre en dérivation entre les bornes des fusibles pour courants de grande intensité une résistance liquide : la chute de l’intensité depuis la valeur provoquant la fusion du fusible devient ainsi moins brusque et les appareils de l’installation sont moins affectés par l'extra-courant de'rupture. Une troisième disposition est adoptée dans les interrupteurs pour courants de hautes tensions: les deux bornes .^attache sont munies de conducteurs en forme de cornes situées dans un plan vertical, comme les parafoudres bien connus de Siemens et Halske; après la fusion du fusible, l’arc monte et comme ce mouvement a pour effet d’en augmenter la longueur il finit par se rompre. Quant à la quatrième disposition elle a également pour effet d’augmenter la longueur de l’arc après la fusion du fusible ; dans ce but l’une des extrémités du fusible est attachée à un pendule écarté de sa position d’équilibre ; dès que le coupe-circuit est fondu le pendule tend à revenir suivant la verticale.
- AI. Brunswick termine en renouvelant la proposition, faite à la dernière séance d’organiser une exposition d’appareillage sous les auspices de la Société internationale des électriciens.
- M. Picou fait observer à ce propos qu’il est à craindre que cette exposition manque son but dans les circonstances actuelles, la plupart des constructeurs préférant conserver leurs nouveautés pour l’Exposition universelle.
- Il résume ensuite la discussion qu’il déclare close, personne ne demandant à prendre la parole. Il ajoute qu’il espère que l’importante et intéressante question de l’appareillage ne tardera pas à être reprise devant la Société dans une série de communications dont les sujets, proposés par le bureau, seront publiés dans le prochain numéro du Bulletin.
- L’ordre du jour appelle la communication
- de M. Sarcia sur les Résultats d'exploitation des tramways à accumulateurs d'Ostendc. Nos lecteurs trouveront plus haut(p. 222) le compte rendu de cette communication. J. B.
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHYSIQ.UE Séance du vendredi 3 février iSyy.
- M. Pellat expose une nouvelle classification des éléments due à M. Delaunay, professeur à Novo-Alexandrovsk (Russie).
- Au lieu de répartir les cléments en lignes et en colonnes comme Mendéléjeff, M. Delaunay porte des longueurs proportionnelles aux poids atomiques sur seiz^ ra}rons vecteurs équidistants ; les points-^ obtenus se distribuent très sensiblement sur une spirale d’Archimède, les corps analogues se trouvant sur un même rayon. Le plan se trouve divisé par la tangente et la normale à l’origine en quatre quadrants ; les couples de quadrants opposés contiennent les corps magnétiques et les corps diamagnetiques.
- M. H. Becquerkt, expose ses recherches sur la dispersion anomale de la vapeur de sodium, dont les principaux résultats sont déjà connus de nos lecteurs. Il explique très simplement une expérience récente de M. Voigt: une flamme de sodium, placée dans un champ magnétique, est traversée, dans une direction normale au champ, par un faisceau lumineux polarisé à 450 du champ; on reçoit ce faisceau sur un compensateur de Babinet, puis, sur un spectroscope et un nicol; on constate que les franges du compensateur sont déformées et que la flamme est biréfringente. En répétant l’expérience des prismes croisés sur une flamme placée dans ces conditions. M. H. Becquerel a constaté que les courbes de dispersion anomale suivent les dédoublements des raies dus au phénomène de Zeeman ; comme les dédoublements des raies D, et D2 sont inégaux pour les vibrations perpendiculaires au champ et pour les vibrations parallèles, les change-I ments d’indice détermines par le champ
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- • magnétique sont inégaux et la flamme devient biréfringente. AI. EL Becquerel donne l’équa-tiondes courbes obtenues dans l’expérience de M. Voigt, conséquence de l'existence simultanée du phénomène de Zeeman et de la dispersion anomale. C. R.
- Sur la viscosité magnétique ;
- Par C. Fromme (*).
- Les fils de fer soumis aux expériences proviennent de la même bobine; leur longueur est de 15 cm et leur diamètre de 0,12 cm : ils sont recuits et en général soustraits ensuite à toute autre influence jusqu’au moment où on les aimante. Chaque échantillon est placé dans l’axe d’une bobine, occupant par rapport au magnétomètre la deuxième position principale. Le courant qui traverse la bobine a une intensité qui varie de 0,00053 à 1.04 ampère : son action sur le magnéto-mètre est compensée par celle d’une autre bobine traversée par le même courant.
- Les expériences se rapportent seulement à la viscosité observée lors d’une diminution du champ magnétisant H. Quand H est ramené à une valeur h > H, mais positive, l’aimantation varie lentement; c’est la viscosité de l’aimantation temporaire : si h = o on observe la viscosité de l’aimantation permanente.
- 1. Influence de la durée du champ H. — Le temps, pendant lequel le champ magnétisant H a exercé son action, n’a pas d’influence sur la viscosité observée : l’effet est d’environ 1,5 p. 100 du moment permanent entre o et 240 secondes.
- 2. Influence de la rapidité de variation de H. — La viscosité diminue, quand le champ magnétisant est ramené rapidement à une valeur nulle, de 7,9 à 4,6.
- 3. Influence de l'intensité du champ H. — Que le champ H soit ramené à o progressi-
- C) Wied. Ann., t. LXV, p. 41-72, avril 1898.
- vement ou brusquement, la viscosité croît avec l’intensité du champ. La viscosité relative au moment permanent augmente aussi avec le champ, mais à cause du temps nécessaire à l'expérience une grande partie de l’effet échappe à l’observation.
- 4. Influence des aimantations répétées. — La répétition de l’aimantation n’influe ni sur la grandeur, ni sur l’effet de la viscosité, au moins pour les valeurs du champ utilisées : elle décroît un peu quand le champ est très petit.
- 5. Influence des aimantations précédentes. — Si le fil a été aimanté d’abord dans le champA; puis, ce champ suppriméetramené ensuite à la valeur h, on observe après la suppression de ce dernier champ une viscosité (pour le moment permanent) d’autant plus petite que le temps écoulé entre l’action des deux champs est plus long. Six minutes suffisent pour obtenir le minimum de viscosité : autrement on observe un effet résultant des champs H et h. De plus en répétant plusieurs fois l’action du champ h, on peut abaisser l’effet de la viscosité à la moitié de sa valeur primitive ; on ne peut pas remplacer par ces aimantations répétées la suppression momentanée du champ.
- 6. Le champ passe de H à h sans passer par o. — L’effet de la viscosité sur le moment permanent est d’autant plus prononcé que la valeur à laquelle le champ a été amené est plus petite : il dépend aussi de la rapidité de la variation du champ. Pour le moment temporaire, l’eflét diminue avec h quand on fait passer rapidement le champ de la valeur H à h ; au moins tant que h ne descend pas au-dessous d’une certaine valeur. La viscosité dans les deux cas est toujours plus accentuée quand on laisse durer les champs intermédiaires pendant un certain temps.
- 7. Relation entre la viscosité de l'aimantation temporaire et de l’aimantation permanente. — La viscosité de l’aimantation obser-
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- vée quand on amène le champ de H à A, fi ayant, une petite valeur, puis à O après avoir maintenu quelque temps la valeur h est d’autant plus petite que ce temps est plus long : en d’autres termes, quand la viscosité de l’aimantation temporaire a produit son effet plus complètement.
- 8. Influence des actions thermiques ou mécaniques. — Un échauffement du fil suivi d’un refroidissement affaiblit la viscosité de l’aimantation temporaire : l’aimantation permanente arrive plus rapidement à sa valeur finale; mais l’effet total ne varie pas. Une flexion du fil produit des effets analogues, à cela près qu’elle diminue l’action totale de la viscosité sur le moment permanent. Les trépidations auxquelles on soumet le fil avant de faire agir le champ H, ne modifient pas la viscosité de l’aimantation permanente. Mais si ces trépidations se produisent entre l’aimantation dans le champ H et l’aimantation dans le champ h, elles diminuent la viscosité de l’aimantation permanente : si on passe directement de H à h sans passer par O, les trépidations diminuent la viscosité des deux aimantations permanentes et temporaires.
- g. Influence de la température du fil pendant !aimantation. — Les variations modérées de température affectent les deux viscosités, mais seulement pendant la période variable : elles n'ont pas d’effet durable ; la viscosité de l’aimantation temporaire est diminuée et la marche de l’aimantation permanente est accélérée ; l'effet total varie sous l’influence d’un abaissement de température, mais non sous celle d’une élévation.
- Explication théorique. — Tous ces faits s’expliquent facilement dans la théorie d’Ewing. Les circonstances qui provoquent une accélération du mouvement des aimants élémentaires diminuent la viscosité; l’effet peut être en sens contraire, quand l’accélération est suffisante pour que les aimants élémentaires dépassent momentanément leur , position d’équilibre (6). M. L. J
- Aimantation des tores pleins et des tores creux ;
- Par F. Kirstaedter p)
- Divers expérimentateurs ont constaté une différence dans l’aimantation d’un cylindre, suivant qu’il est plein ou creux. Les uns, comme Fcilitzsch, von Kolke, vonWaltenhofen, attribuent ce fait à ce que l’aimantation ne pénètre dans le fer que jusqu’à une certaine profondeur dépendant de l’intensité du champ magnétisant. D’autres, comme Gro-trian, l’expliquent par l’effet d’ccran que les couches extérieures exercent sur les couches intérieures. Enfin Du Bois considère comme la cause de cette différence l’action démagnétisante exercée par le magnétisme libre du cylindre et fait remarquer que seules des expériences faites avec des tores creux, dans lesquelles l’action démagnétisante est supprimée, si on supprime l’effet des courants de Foucault, permettraient de trancher la question. Ce sont ces expériences queM. Kirs-tædter s’est proposé de réaliser.
- Il étudie d’abord l’aimantation d’un tore plein ; puis, après avoir scié ce tore suivant le plan de symétrie perpendiculaire à l’axe, il pratique dans le fer une gouttière a section circulaire, de sorte qu’en rapprochant les deux moitiés il forme un tore creux: ce tore est étudié comme le précédent. On tient compte de la matière perdue pendant le travail du fer: successivement on donne à la gouttière trois rayons différents.
- Les tores sont recouverts uniformément de spires de fils de cuivre, en une seule couche, servant à faire passer le courant magnétisant : sur un tiers environ de la périphérie est enroulé par dessus le premier un fil de cuivre plus fin. Ce fil est relié aux bornes d’un galvanomètre balistique de Du Bois-Rubens et sert à mesurer l’aimantation. Le galvanomètre est étalonné au moyen d’un solcnoïde dont les constantes sont connues: cet étalonnage est répété au cours des mesures d’heure en heure.
- P) IVied, Ann., t. LXV, p. 71-85.
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- Le flux d’induction F mesuré par le galvanomètre balistique est la somme du flux qui traverse le fer et du flux qui traverse l’espace vide intérieur. Soit S la section totale du tore, S/ celle du fer, SB l’induction moyenne, 3f l’intensité moyenne du champ magnétisant, l’intensité d’aimantation moyenne 3 a pour valeur :
- _ æ — n _ g — as
- La self-induction du tore n’a qu’une influence négligeable sur la mesure, car la durée de l'état variable du courant (0,04 seconde) est très petite vis-à-vis de la durée d’oscillation de l’équipage galvanomérrique (17 secondes).
- Quant aux courants de Foucault, ils ont pour effet de retarder la marche de l’aimantation par rapport à la marche du champ magnétisant; comme ils sont plus intenses dans le tore non coupé, ils feraient paraître l’aimantation de celui-ci plus petite que l’aimantation du tore coupé. Il est donc indispensable de tenir compte de ces courants de Foucault avant de conclure des expériences à un effet d’écran exercé par les couches extérieures.
- Pour déceler directement cet effet d’écran, l’auteur emploie un tore plein t qui remplit exactement la cavité du tore creux T et détermine la courbe d’aimantation tant pour le tore creux seul que pour le tore plein seul et pour l’ensemble des deux.
- Aux tores, une fois parachevés, on fait parcourir une centaine de fois un cycle d’aimantation partant d’un champ nul et allant jusqu’au champ le plus intense qui doit être employé dans les expériences ; on les amène ainsi à un état magnétique stable. Pendant les mesures elles-mêmes, on opère toujours avec des champs croissants et s’il y a lieu de revenir en arrière, on effectue d’abord la désaimantation du tore parlescourants alternatifs décroissant progressivement jusqu’à zéro.
- La courbe d’aimantation du tore massif
- reste toujours en dessous de la courbe obtenue avec le même tore lorsqu’il a été scié ; ce phénomène résulte, selon toute vraisemblance, des courants de Foucault. Lorsque le tore a été scié, la section offre une résistance très grande à ces courants, d’autant plus qu’elle est pénétrée par le pétrole du bain qui entoure le tore; les courants de Foucault se fermentdans chacune des moitiés et leur action est diminuée.
- Au contraire la différence entre les courbes relatives au tore scié et aux tores creux est à peine appréciable : si l’effet d’écran des couches extérieures existe; il est donc très faible.
- La comparaison des courbes obtenues avec le tore T, avec le tore t et avec l’ensemble des deux conduit à la même conclusion ; la théorie de Kirchhoff pour l’aimantation des solides de révolution ne présente donc pas de lacune à cet égard. M. L.
- Sur la pénétration du magnétisme dans le fer
- Par À. Stefanini(1 ) et M. Ascouf2)
- Feilitzsch (•’), en mesurant le moment magnétique d’un cylindre creux dans lequel il introduisait d’autres cylindres s’emboîtant parfaitement, a observé que la valeur obtenue tend vers une limite et que celle-ci est atteinte bien avant que le cylindre soit complètement rempli.
- Grotrian (4) est arrivé aussi à cette conclusion que le moment magnétique pour les cylindres creux est peu inférieur à celui des cylindres pleins ; il en a déduit que les intensités d’aimantation sont très différentes, plus fortes à la périphérie qu’à l’axe. Mais les expériences ne semblaient pas décisives, et déjà M. Raveau en analysant ce mémoire, puis * (*)
- (P Il Kuovo Cimento, t. VII, p. 170, mars 1898.
- (*) Idem, t. VIII, p. 32, juillet 1898.
- (a) Poggend. Ann., t. LXXX, p. 521, 1850.
- (p Wied. Ànn., t. L, p. 705, analysé dans L'Éclairage Électrique, t. I, p. 567, 1894.
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- M. Ascoli (!) en le discutant, émettaient des doutes sur la légitimité des conclusions.
- M. Ascoli admet que la distribution magnétique superficielle n’est qu’apparente ; elle est due à la réaction du magnétisme libre induit sur le champ inducteur (telle est aussi l’opinion de I)u Bois). Cette réaction croîtrait avec la section métallique et pourrait réduire la'force magnétisante résultante de manière à compenser l’augmentation de cette force due à l’augmentation de la masse métallique. Ces hypothèses ont été confirmées par les expériences faites avec des faisceaux de fils de fer.
- Mais Grotrian (2) avait fait observer que l’emploi de faisceaux longitudinaux de fils de fer doux favorise la distribution longitudinale des lignes d’induction et contrarie la distribution normale il Taxe qui est précisément celle qu'il s’agit de déterminer.
- M. Ascoli T)8) a établi l’analogie des faisceaux et des cylindres de fer compacts ; analogie confirmée par ses recherches sur le facteur démagnétisant des faisceaux et des cylindres (ri, où il a montré que, si l’on élimine ou diminue l’action du magnétisme libre, on diminue ou fait disparaître l’apparente protection magnétique. Il fait aussi remarquer que du cas d’un cylindre très long, on peut passer à celui d’un tore, puisque, dans le premier, l’action démagnétisante est nulle dans la région centrale et, dans le second, nulle en tous les points.
- Les expériences récentes de Kirdstaedter (K) et Stefanini faites sur des tores, confirment tout à fait les résultats d’Ascoli.
- Stefanini a employé des tores formés par un faisceau de fils de fer enroulé ou par de la limaille de fer.
- p) Il Nnovo Cimenta, janvier 1895, analyse dans L’Éclairage Électrique, t. II, p. 474, 1895.
- {* *) Wieà. Ann., t. LU, p. 735 et t. LIV, p. 452.
- (*) Il Nuovo Cimenta, 1896.
- (4) Rendiconti dei Lincei, 1897, analysé dans L’Éclairage-Électrique, t. XIV, 1898.
- (8) Wied. Ann., t. LXV. p. 71. analysé dans L’Éclairage Électrique, ce numéro, p. 235.
- Un faisceau de 6 fils de fer de 0,05 cm de diamètre est d’abord préparé, on l’enroule sur une poulie dont la cavité a une section carrée de 1,2 X i>2 cm, le diamètre intérieur de l’anneau est de n cm.
- L’enroulement se fait comme pour les bobines de galvanomètre. Avant que la première spire soit faite, on enroule sur le faisceau de fils une spirale de fil de cuivre de 0,1 mm recouvert de soie et faisant 100 tours. On continue à enrouler le faisceau et, sur le deuxième tour de la première couche, on forme une nouvelle spirale de 100 tours et l’on achève ainsi de former l’anneau. En differentes régions, centrales ou périphériques, sont ainsi enroulées des spirales de 100 tours, identiques entre elles et comprenant la même masse de fer; leurs extrémités sont conduites en dehors de l’anneau ; elles ont même résistance électrique.
- On enroule ensuite sur l’anneau un sole-noïde de fil de cuivre de 0,8 mm, distribué bien uniformément et qui constitue le circuit magnétisant.
- Le courant induit est mesuré au moyen d’un galvanomètre, type Du Bois et Rubens, à deux paires de bobines circulaires de petite résistance. La détermination du flux se fait en renversant ie courant magnétisant. Avec des champs inferieurs à 8 C. G. S., les antécédents magnétiques de l’anneau n’ont pas d’intiuence.
- L’expérience montre que l’induction est sensiblement la même dans toutes les petites spirales. L’auteur en conclut que la pénétration du magnétisme est uniforme.
- L’anneau à limaille, employé dans la deuxième série d’expcricnces, a une section de 2,5X2,5 cm et un diamètre intérieur de 9 cm, son enveloppe a la forme d’une rainure circulaire à bords verticaux concentriques.
- Dans cet anneau, on place 4 spirales, de 50 tours chacune, de fil de 0,1 mm, mais de sections diverses. Chaque spirale est formée en enroulant le fil sur un cylindre de verre du diamètre voulu; après l’enroulement elle est recouverte d’une épaisse solution de
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- caoutchouc ; quand celle-ci est sèche on retire le tube de verre et on remplit l’intervalle de limaille: puis on place le système dans l’anneau de manière que l’axe de la spirale soit situé le long de la circonférence moyenne du canal circulaire. Ces quatre spirales sont disposées aux extrémités de deux diamètres perpendiculaires; on achève de remplir avec de la limaille et on ferme avec une mince couronne de bois collée sur les bords de la rainure. On enroule enfin le circuit magnétisant.
- On mesure la section interne de chaque spirale, en la déduisant de la circonférence du tube sur lequel elle est formée et on pèse la limaille.
- T/induction magnétique déterminée par l’inversion du courant magnétisant est dans chaque spirale proportionnelle à sa section.
- Enfin, pour plus de précision, l’auteur a enlevé les spirales, ôté la limaille et les a introduites successivement dans la partie centrale d’une bobine cylindrique magnétisante. Les rapports entre les inductions dans les spirales vides sont approximativement égales à celles obtenues quand elles étaient pleines de limaille dans l’anneau.
- Ces résultats confirment donc que la distribution du magnétisme est uniforme.
- Il n’existe pas trace d’une action protectrice quelconque d’une couche sur les autres, ceci entendu dans le sens qui a été indiqué par Feilitzsch et Grotrian.
- G. Goisot.
- Calcul simple de l’effet d’écran magnétique dans un cas schématique ;
- Par L. Arons /)
- Soient deux circuits conducteurs fermés, de dimensions identiques, mais de substance différente, ayant par conséquent le même coefficient de self-induction L, mais des résistances differentes r, et rs. Ces circuits se
- ('; Wied. Ann., t. LXV, p. 590-594.
- trouvent dans un champ magnétique : à travers le premier passent N„ à travers le second NÔ lignes de force ; l’intensité du courant au temps t est /, dans le premier, 4 dans le second. Ces intensités 4 et 4 vérifient les équations différentielles
- dK,
- dt
- dl
- (i)
- en désignant par M le coefficient d’induction mutuelle des deux circuits.
- Si les deux circuits sont extrêmement voisins l’un de l’autre et que toutes les lignes de force qui traversent l’un doivent traverser l’autre, on a
- R1 = N, = N
- et aussi très sensiblement :
- L — M.
- Dans ces conditions il résulte immédiatement des équations (i).
- quel que soit le temps t.
- En éliminant alors i2, il reste :
- Posons, pour abréger :
- l’équation différentielle prendra la forme: Ai, _i_ _____i rfN
- dl o h o dt
- d’où l’intégrale :
- Le résultat dépend donc essentiellement de la fonction Nous considérerons deux
- i° On supprime le champ en éloignant l’aimanl. Si N0 est le nombre des lignes de
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- force qui traversent le circuit quand l’aimant est au repos et qu’on mette celui-ci en mouvement au temps l = o, on peut imaginer qu’on donne à ce mouvement une loi telle que N =NP e T , T étant le temps pendant lequel N varie de N0 à—— N„. Il viendra alors :
- - T - Ts'o S --f_
- 1 1 r^T — oj , e 6 )
- La constante c doit être nulle, car pour t— o, 4 = o. Donc :
- Tant que 0 est différent de T„ 4 est toujours positif; il croit avec t jusqu’à un maximum et tend ensuite asymptotiquement vers o. L’époque t qui correspond au maximum de 4, obtenue en faisant = o, est
- Quant à la valeur du maximum il se calculera en remplaçant t par t,„ dans l’expression de 4 ; donc '
- Cette dérivée est constamment posi-
- tive ; par conséquent tn augmente quand 3, c’est-à-dire r1 croît : au contraire /, diminue. Dans tous les cas, la présence du circuit 1 retarde l’établissement du courant dans le circuit 2. Plus r, est petit, plus 4 atteint tard
- son maximum et plus ce maximum est dimi-
- Par contre, les quantités d’électricité induite dans chacun des circuits sont absolument indépendantes de l’action mutuelle de ces circuits ; il est facile de voir en effet que :
- Il n’y a là rien de nouveau du reste; on sait déjà que ces quantités d’électricité dépendent uniquement de la résistance des circuits et du nombre de lignes de force qui les traversent au commencement et à la lin de la période invariable; or ces facteurs ne dépendent que de chaque circuit individuellement;
- 20 est une fonction périodique; par exemple, le champ magnétique est celui d’un aimant tournant uniformément dans le voisinage du circuit. On aura :
- N = N0 cos mt.
- Dans ce cas, on aura, abstraction faite du terme non périodique
- en posant :
- tg 3 = m3.
- Cherchons encore comment 4 varie avec r,. La période est toujours égale à celle du champ, mais 4 dépend de r, à la fois par la phase et par l’amplitude.
- Si q —x, on a 3 ~ ~ et l’amplitude I de 4 est : 5
- Si r, prend des valeurs finies, la phase des deux courants varie en même temps que I ; I décroît constamment. Si r, pouvait s’annuler, on aurait 3 = —, I serait nul et l’effet
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- d’écran serait complet : l’amplitude dans le premier circuit conserverait une valeur finie, à savoir-^-. Il est impossible de réaliser ce cas extrême ; mais en faisant r, très petit vis-à-vis de r2, on réduira fortement l’intensité dans le circuit 2, pourvu toutefois que m2 o2 soit grand vis-à-vis de l’unité, ce qui exige que le champ varie rapidement.
- Dans les expériences effectuées récemment sous des formes très variées par Elihu Thomson, les écrans sont constitués par des plaques métalliques massives. Il est impossible, dans ce cas, de calculer la self-induction et l’induction mutuelle ; de la résistance, nous savons seulement qu’elle est très petite; mais il est certain qu’elle joue un rôle important, car l’effet d’écran disparait quand on pratique dans les plaques une solution de continuité dirigée radialemcnt.
- Il est à remarquer que le calcul ci-dessus s'applique aussi bien à un écran placé en avant ou en arrière de l’espace protégé.
- AI. L.
- Susceptibilité magnétique de l’oxygène liquide ot de quelques corps aux très basses températures; Par J. A. Fleming et James Dewar (*'
- Les auteurs emploient l’action exercée sur un corps par un champ magnétique non uniforme, action qui peut être représentée par
- en désignant par f l’action exercée dans la direction ,v, k la susceptibilité magnétique du corps, V son volume et 3C le champ ; la force/est mesurée au moyen d’une balance à l’un des plateaux de laquelle est suspendu le corps. Lorque l’expérience porte sur un corps solide placé dans l’air, on doit corriger le nombre obtenu au moyen de la valeur de la susceptibilité de l'air qui dans les condi-
- (*) The Eïeclrician, t. XLI, p, 319 et 388, juillet 1898. Pour les résultats d'expériences antérieures des auteurs sur le même sujet, voir L'Éclairage Electrique, t. X. p. 559. 20 mars 1897.
- tions ordinaires de température et de pression est 0,024. 10_6. Pour appliquer cette méthode à un liquide, on détermine au préalable par une expérience faite dans l’air la susceptibilité d’une petite sphère solide, puis on recommence la mesure en plongeant cette sphère dans le liquide considéré : on déduit de là par différence la valeur de k correspondant au liquide.
- MA1. Fleming et Dewar ont étudié des sphères auxiliaires d’argent, de bismuth, de cuivre et plusieurs de verre; le volume de ces sphères a été mesuré à la température ordinaire et à — 182°, température obtenue au moyen de l’air liquide; le coefficient de variation ainsi obtenu permet de calculer le volume des sphères lors de l’expérience faite avec l’oxygène liquide. Les susceptibilités trouvées pour ces sphères ne sont intéressantes à indiquer que pour celles d’argent (— 1,75. 10 "6) et de bismuth (—13,75. 10 "*) employés purs (le cuivre contenait sans doute du fer, car la susceptibilité en a été trouvée variable avec le champ).
- La méthode a cté appliquée d’abord à l’eau, et a donné k — 0,74. 10- 6 f1).
- Les nombres obtenus pour la susceptibilité de l’oxygène liquide au moyen d’une même sphère, mais dans des champs variant de 700 à 2 500 environ, décroissent quand le champ croit (par exemple, de 341. 10^6 pour 3C = 725 à 520. 10 _ B pour 3£ =2500); de la moyenne des résultats obtenus les auteurs déduisent le nombre 324. 10 la variation étant d’environ 1/10 de sa valeur dans l’intervalle des champs extrêmes. Us se proposent d’étudier prochainement la variation de k dans des champs plus faibles au moyen d’une balance de torsion, plus sensible que le dispositif employé dans les expériences précédentes.
- On a souvent pensé, depuis Faraday, à étudier la variation des propriétés magnétiques aux très basses températures; les auteurs
- (1) Dans un travail récent, M. J. Kcenigsberger a trouvé, — 0.80, io°, en employant la méthode du tube en U de Qpincke (Wied. Ann.y t. LXVI, p. 698, 1898).
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- ont commencé des expériences à ce sujet. Il serait peu commode de plonger simplement les corps à étudier dans l’air ou l’oxygène liquide, parce que, à cause du paramagnétisme considérable de ces liquides, les corps peu magnétiques y paraîtraient tous fortement diamagnétiques. C’est ce qu’on peut démontrer par l’expérience suivante : une balle d’ébonite, notablement paramagnétique à cause sans doute de la présence d’un peu de fer, est plongée dans un vase contenant de l'oxygène liquide, et reposant sur le pôle d’un électro-aimant; elle va au fond, l’ébonitc étant plus dense que l’oxygène liquide; mais si 011 excite i’électro-aimant, le diamagnétisme apparent de l’ébonite cause une action de bas en haut, et la balle reste en équilibre dans une position telle que les deux actions se contre-balancent exactement.
- MM. Fleming et Dewar évitent cette difficulté en plaçant le corps à étudier dans un tube placé lui-même dans de l’air liquide; il est ainsi maintenu à la température de l’air liquide, tout en n’étant placé que dans de l’air gazeux froid, dont le magnétisme est beaucoup plusfaible que ccluide l’air J iquide. Lorsque le corps est diamagnétique (par rapport au milieu) et qu’on cherche à équilibrer Faction d’un champ magnétique non uniforme sur lui, on arrive à une position d’équilibre stable ; mais si le corps est paramagnétique., la position d’équilibre est instable; les auteurs limitent donc par des taquets les oscillations possibles de la balance, et font varier graduellement le courant envoyé dans l’électro-aimant jusqu’à ce que l’action du champ équilibre celle d’un poids fixe placé dans le plateau de la balance ; on peut ainsi faire de bonnes mesures, même quand la position d’équilibre est instable.
- Il fallait d’abord mesurer la susceptibilité de l’air gazeux à la température de l’air liquide : on pèse pour cela un tube mince contenant de l’air, à la température ordinaire puis à la température de l’air liquide, en le plaçant dans le tube plus large entouré d’air liquide ; dans chaque cas on opère avec
- t et sans champ ; on trouve ainsi pour k I -j- 0,28. 10-6, c’est-à-dîrc une valeur dix lois I plus grande que celle qui correspond à l’air dans les conditions ordinaires, mais encore bien éloignée de celle de l’air liquide.
- Les seuls corps étudiés jusqu’ici par ce procédé sont le sulfate de manganèse, dont la susceptibilité a varié dans le rapport de 105 à 349 pour les températures de-4-25° et —182% et le bismuth, pour lequel on a obtenu — 13,7. io-6 à lô'y et — 15,9 à — 182°. On peut remarquer que les températures absolues correspondant aux deux valeurs de la susceptibilité du sulfate de manganèse sont 288 et 91, c’est-à-dire à peu près dans le rapport inverse de celui des valeurs de la susceptibilité. Cette loi de la proportionnalité à l’inverse de la température absolue a été vérifiée par M. Curie pour plusieurs corps paramagnétiques à haute température, et, dans les limites plus, restreintes, comprises entre o et too°, pour certains sels magnétiques, par MM. E. Wiedenian (2) et Ples-ncr P). Elle n’existe plus dans le cas du bismuth, corps diamagnétique.
- La susceptibilité de l’oxygène gazeux à o° et à la pression ordinaire est environ 0,13. io-"'’; les auteurs cherchent à en déduire celle de l'oxygène liquide, en admettant que la variation se fait proportionnellement au poids spécifique et à l’inverse de la température absolue ; le poids spécifique de l’oxygène liquide est 806 fois plus grand que celui du gaz; d’ailleurs les températures absolues sont dans le rapport de 1 à 3 ; les hypothèses précédentes conduiraient donc pour la susceptibilité de l’oxygène liquide à 0,73. io-BX 806x3 = 314.10 6, nombre très voisin de celui qui a été obtenu directement. Une conséquence intéressante de ce calcul est que le changement d’état serait sans influence, comme M. Curie l'a constaté pour la fusion de la fonte, par exemple. Ch. M.
- f1) P. Curie, Ann. de Ch. et de Pb., (7), t. V, p. 289 ; 1895. (*) E. Wiedbmank, Pogg. Ann., t. CXXVI, p. 1, 288$. (*) Plessner, Wied. Ann., t. XXXIX, p. 356; 1890.
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- CHRONIQUE
- Sur la décharge électrique dans les gaz et les phénomènes d’électrolysc. — Différents auteurs admettent que le passage de l'électricité à travers les gaz est un phénomène de même nature que l'électrolyse (J.-j. Thomson : Notes on recent resear-ckes in eiectricity and magnetistn ; — Rigtii : Sur la propagation de l’électricitc dans les gaz traversés par les rayons X. Mem. dei Acc. di Bologne, série V, t. VL) Dans un article publié dans II Nuo-vo Cimento (t. VII, p. 53. janvier 1898) M. V. Vol-terra se propose de voir s'il existe dans l’électro-lyse un phénomène analogue à l’action des rayons ultra-violets et des rayons X sur la décharge explosive dans l’air, étudiée par Sella et Majorana (Sella et Majorana, Rendiconii dei Lincei. vol. I, p. 323, 1896; L'Eclairage Electrique, t. X, p. 36, ^ janvier 1897; Sella, Rendiconti dei Lincei, t. VI, p. 184, -1897; L'Éclairage Électrique, t. XIII, p. 469, 4 décembre 1897].
- Il suffirait pour étudier ce phénomène de remplacer, dans le dispositif expérimental de Sella et Majorana, le micromètre à étincelles par un voltamètre et de produire sur l’électrolyte une perturbation capable d’altérer sa conductibilité en modifiant la dissociation, la concentration ou Ja nature même de l’électrolvte.
- Les recherches, entre autres, sur la force électromotrice des piles à concentration et sur celles dues au contact des solutions d’un même sel dans deux dissol vants distincts, montrent que les perturbations des éleclroLytes sont en général accompagnées par la production de forces électromotrices.
- I.’auteur expose les calculs relatifs au passage de l’électricité dans un électrolyte présentant des perturbations au voisinage d’une électrode.
- Supposons d’abord que le voltamètre, qui, avec la pile et le galvanomètre, forme le circuit, soit un vase rectangulaire dont les électrodes sont deux côtés opposés à la distance L et dont la section est s.
- Soient : 1, l'intensité normale, c'est-à-dire quand on ne produit aucune perturbation;
- L et I3 les intensités lorsque la perturbation est produite au voisinage de la cathode ou de l’anode;
- R la résistance normale de l’électrolyte;
- R1’ — de l'électrolyte perturbé :
- E la force électromotrice de la pile ;
- s la force électromotrice du couple formé par la solution normale et la solution perturbée, en convenant de la compter positivement lorsque le courant
- passe de la solution normale à l’autre, et négativement s’il passe en sens contraire.
- On a, en négligeant la résistance de la partie métallique du circuit, et désignant par l la longueur de l’électrolyte soumise à la perturbation :
- — /R' + (L - /) R
- * “ TiV+ire Tnr
- Supposons î et R — R' positifs, alors L est toujours plus grand que 1,, mais le rapport va en diminuant quand L augmente, 1 restant constant ; In est toujours plus petit que I2 et on a
- Donc si un courant circule dans un voltamètre et si l’on produit une perturbation sur une longueur constante de l’électrolyte, de façon à augmenter la conductibilité et à rendre la solution éiectropositivc par rapport à la partie non perturbée :
- Tant que la distance des électrodes est inférieure à une certaine valeur, le passage de l’électricité est facilité par la perturbation; l'action est plus efficace si elle est produite au voisinage de la cathode-
- A une certaine distance, distance neutre, l’action perturbatrice exercée à l’anode est sans inlluencc; au delà de cette distance, elle s’oppose au passage de l’électricité.
- La perturbation cxcrcce à la cathode facilite toujours le passage, mais son action diminue quand la distance des électrodes augmente et peut devenir moindre que l’action inverse exercée à l’anode quand on dépasse la distance neutre.
- Si on a s et R— IL négatifs, les remarques subsistent si l’on échange les mots anode et cathode.
- L’auteur examine ensuite le cas d’un électrolyte indéfini et de deux électrodes cylindriques parallèles et de même rayon et arrive à des conclusions analogues.
- Ces remarques présentent une analogie frappante avec celles que Sella et Majorana ont faites pour la décharge explosive dans l’air à la pression ordinaire. G, G.
- Le Gérant
- : C. NAUD
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- Tome XVIII.
- Samedi 18 Février 1899
- 6° Ai
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- %
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur â la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARE, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille, — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- MACHINES DYNAMO-ÉLECTRIQUES
- DYNAMOS A COURANT CONTINU
- Un premier enroulement d’induit que M. V.-A. Fynn (') revendique, se rapporte aux machines à haute tension et plus spécialement à celles à induit tambour enroulé en
- Le but de l’auteur est de bobiner les dillc-rentes sections sur une forme spéciale et de laçon à permettre une isolation sérieuse. Elles sont réparties ensuite dans les encoches de l’induit comme dans les bobinages à développantes pour éviter les croisements.
- La figure i représente le schéma d’un bobinage à induit multipolaire en série exécuté suivant la formule générale connue :
- où j représente le pas de l’enroulement, p le nombre de paires de pôles et Nsle nombre de sections.
- 0) Brevet anglais nü 9008, 3 figures. Déposé le 8 avril 1897 délivré le 2 avril 1898.
- Dans le cas particulier considéré on a:
- N2 = 17 p = 2
- d’ou
- A = 9
- L’enroulement s’exécute sur celui des induits à sections faites sur gabarits et les extrémités a et b de chaque section (fig. 2 et 3) sont tournées en dehors par rapport à cellcs-ci.L’anglc a que font les portions extérieures des bobines et des conducteurs d’entree et de sortie et qui dépend de la distance entre les encoches et de l’épaisseur des bobines doit être assez grand pour, que l’isolation des sections soit suffisante.
- Dans un second brevet, M. V.-À. Fynn (b donne un système d’enroulement destiné à diminuer la self-induction des sections de
- (p Brevet anglais, u° 13332, 1 figure. Déposé le i®1' juin 1897, délivre le 16 avril 1898.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- l’armature, et partant, le décalage des balais I Ce système déjà employé par M. J. Far-pour conserver, quelle que soit la charge, un cot (1), dans son type de machine bipolaire (2) fonctionnement sans étincelles. J consiste à répartir chaque section dans plu-
- ; nombre de lames jlement 9.
- sieurs encoches, comme le montre schématiquement ha figure 4. Dans cette figure chaque section comprend trois spires réparties dans deux séries de trois encoches successives.
- F'ig. 2 et 3. — (loupe et vue développée d'un induit avec bobinage Fynn pour induit multipolaire à enroulement
- Ces spires étant traversées par le même courant, les flux produits par les trois conducteurs voisins sont égaux et de signe contraire et se détruisent en partie : le flux propre
- de la bobine et, par suite, son coefficient de self-induction est considérablement diminué.
- Il faut remarquer en outre que la section étant étalée sur la surface de l’induit, il faut un déplacement beaucoup plus faible des balais pour obtenir la force électromotrice nécessaire au renversement du flux dans la section en court-circuit.
- Ce dispositif peut naturellement s’appliquer aux induits Paccinotti ; dans ce cas, si la surface intérieure de l'anneau est également dentée, il y aura avantage à disposer les fils semblablement dans les dents correspondantes de la partie extérieure et de la partie intérieure.
- Les balais pour dynamos de M. A.-F. Guy (3) sont d’une conception et d’une construction faciles. Ils sont formés de feuilles de cuivre ou d’un alliage quelconque de cuivre a disposées les unes sur les autres (fig. 5 et 6) et serrées ensuite à l’aide d’un
- (') Brevet français du 4 juin 1894.
- (2) Voir FiscHtR-HiNNEX, les dynamos à courants conduis, p. 365; G. Fristch, éditeur, Paris.
- (3) Brevet anglais n° 10582. 2 figures. Déposé le 28 avril 1897, délivré le 23 avril 1898.
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- ruban métallique b ou d’un fil de même na- I ture ; l’ensemble peut aussi être rivé en plusieurs endroits.
- Une substance lubrifiante peut être mise entre les feuilles de métal et le balai peut être constitué en plusieurs parties séparées par des lames isolantes, de mica par exemple.
- I Les dynamos à courant continu de M. Can-nevel (l) appartiennent au type à disque.
- Les inducteurs se composent de deux séries de pôles alternés, montés sur deux carcasses A fixées au bâti (fig. 7 et 8). L’induit est formé de bandes de tôles enroulées sur la jante d’un support annulaire B. On remar-
- Fig, 4. — Schéma de bobinage Fynn à faible coefficient de self-induction obtenu par répartition de chaque section dans plusieurs encoches voisines.
- quera que les pôles inducteurs en regard (fig. 9), étant de noms contraires le flux se propage parallèlement à l’axe, de sorte que l’induit pourra être aussi mince que possible, son épaisseur n’étant limitée que par l’espace nécessaire à l’enroulement.
- L’enroulement de l’induit est fait obliquement comme le montre la figure 10, de façon
- a ce que chaque section embrasse à un moment donné la totalité du flux issu d’un des pôles de l’inducteur. Ce genre d’induit anneau, qui jouit des propriétés des induits en tambour, a déjà du reste été employé dans
- (*) Voir la nouvelle machine dynamo, système E. Canne-vel. par M. de Pcrrodil, A. Pradier, éditeur, Paris.
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- quelques alternateurs, mais toutefois à pôles j et un connecteur est généralement employé décalés. I avec les machines de faible puissance pour
- Les sections de l’induit sont , reliées aux réduire le nombre de balais, lames H du collecteur de la façon ordinaire | Le caractère particulier de ce genre de ma-8 h
- b
- l:ig. 5 et 6. — Balai feuilleté système Guy.
- chine est d’employer un grand nombre de pôles, une machine de 6 chevaux en particulier comporte 24 pôles.
- Ces machines Cannevel peuvent être employées avec deux systèmes d’inducteurs à
- bobine centrale. La figure ri représente une coupe par l’axe d’une machine de ce genre. Quant à la machine à bobines centrales placées extérieurement, représentée sur les figures 12 et 13, et que donne également l’in-
- Fig. 7 et 8. — Coupe et vue d’une dynamo Cannevel.
- ventcur, nous supposons qu’il v a une erreur de dessin, le circuit magnétique inducteur étant par trop résistant.
- Les perfectionnements qu’apporte M. E. EmersonNot.an (') se rapportent àun procédé
- l1) Brevet anglais nu 16489, 3 figures. Déposé le 20 janvier 1897, déEvréle 20 mai 1898.
- de fixation des tôles d’induits ou d’inducteurs des dynamos et moteurs.
- Les tôles 8 (fig. 14 et 15) de forme annulaire sont empilées les unes sur les autres sur un moyeu 1 muni à l’une de ses extrémités d’un rebord 2. Ces tôles sont ensuite pressées avec le disque de serrage 5 et de façon à réduire l’épaisseur du noyau à une
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- peu inférieure a celle qu’il doit et qui l’empêche de s’ouvrir dès que le disque .________________________5 a pris sa position normale sous la pression
- Fig. 9. — Coupe developpee dune dynamo C;
- avoir en réalité, pour pouvoir ph anneau fendu 12 (fig. 16) qui vient
- aynamo Cannevel
- L’anneau 12 peut être remplacé par un certain nombre de segments, procédé plus
- dans une rainure annulaire pratiquée à la surface du moyeu. Cet anneau est maintenu
- commode que le précédent dans beaucoup de
- en place par un épaulent
- qui l’entoure
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- Chacun sait que l’emploi des moteurs a gaz à explosion pour la conduite des dynamos a été assez restreint jusqu’ici par suite de l'impossibilité de remédier facilement, autrement que par l’emploi de grandes vitesses, aux fluctuations de la tension résultant du faible coefficient de régularité de la plupart des moteurs. On a essayé de tourner la difficulté en employant dans chaque cas, une batterie d’accumulateurs en dérivation sur la dynamo, mais ce moyen est passablement coûteux et l’emploi d’un procédé purement électrique et sans grande complication serait infiniment préférable.
- T.a Société générale des industries économiques (*) propose un dispositif électrique qui revient à l’introduction dans le circuit inducteur de la machine, d’un rhéostat dont la résistante varie pendant la durée d’un tour suivant une loi déterminée correspond à la loi de la variation de la vitesse instantanée de façon à créer dans le champ inducteur des variations correspondant à celle de la vitesse et en sens contraire.
- L’appareil comprend une partie fixe, le rhéostat généralement pour plus de commodité, et une partie mobile, un porte-balai claveté sur l’arbre même du moteur.
- Les résistances du rhéostat sont branchées d’une part aux touches d’une sorte de collecteur représenté en coupe et en vues sur les figures 17, 18 et 19, et, d’autre part, à une bague A, plus particulièrement visible sur la figure 19.
- Cette bague est isolée de la masse par un anneau de matière isolante C ; l’ensemble du collecteur et de la bague est fixé sur le bâti du moteur au moyen d’un support S et des deux tiges taraudées TU qui permettent de régler sa position par rapport à l’axe du moteur qui doit être prolonge par celui du collecteur.
- De plus, le collecteur seul peut être déplacé
- autour de son axe pour le réglage et est fixe ensuite au transport S par deux vis VV.
- Le porte-balai se compose (fig. 20 et 21) de deux demi-anneaux de cuivre F et G portant chacun un balai a1 ou y, frottant le premier sur les touches du collecteur et le second sur la bague A. Il embrasse l’arbre du moteur à l’aide d’un collier d’ébonite E claveté sur cet arbre.
- Le courant d’excitation arrive par le balai a*, passe à travers la résistance du rhéostat correspondant h la touche du collecteur en con-
- (l) Brevet anglais. nn 12639, 5 %ures- Date du dépôt en France 20 mars 1897, délivré en Angleterre le 20 mai 1898.
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- tact avec X et ressort par la bague A et le balai x.
- La loi de variation du champ magnétique
- ipe.de la par
- est obtenue à la fois par l’emploi de résistances différentes pour chaque plot et par la largeur des plots.
- Supposons qu’un appareil de ce genre soit appliqué à un moteur à quatre temps et soit disposé sur l’arbre des cames dont la vitesse angulaire est deux fois moindre que celle de l’arbre moteur. Dans ce cas, chaque quart de circonférence du collecteur correspondra à un des temps du cycle du moteur.
- Le passage du balai x sur les touches étroites a, b, c, d, e, /', g, h, correspond a la période d’explosion pendant laquelle la vitesse s’accroît continuellement. Les résistances correspondant aux lames de ce pre-
- mier quart du collecteur peuvent par exemple être proportionnelles aux nombres 2, 4, 6, 9, 12, 15, 18 et 2i et la différence entre la résistance initiale a et la résistance finale h doit être proportionnelle à la différence des vitesses instantanées au commencement et à la fin de l’explosion.
- Le second quart du collecteur correspond h la période d’échappement, la vitesse décroît lentement de sorte que quatre larges touches i, j, k, l avec résistances décroissant proportionnellement aux nombres 19, 17, 75, 13 sont suffisantes. Pendant la période d’admission la vitesse varie encore plus fortement et trois résistances seulement sont néces-
- Finalement le dernier quart du collecteur correspond a la période de compression pendant laquelle la vitesse instantanée décroît, aussi contient-il un certain nombre de touches étroites avec résistances décroissant proportionnellement à des nombres compris entre 13 et l’unité.
- En pratique, la self-induction, des électros retarde un peu l'action de l’appareil, mais on peut toujours par tâtonnement régler la position du collecteur, par un décalage convenable, pour tenir compte de ce retard.
- (A suivre.)
- C.-F. Gujlbert,
- NOTE SUR LES
- MEILLEURES CONDITIONS D’EMPLOI DU GALVANOMÈTRE DIFFÉRENTIEL
- i° On peut mesurer les résistances au moyen du galvanomètre différentiel (fig. 1), c’est-à-dire comparer une résistance à une résistance, en intercalant la résistance à mesurer a:, dans le premier circuit du galvano-’ mètre différentiel et la résistance de comparaison r, dans le second circuit ; le courant de la pile se partage entre les deux circuits et l’on cherche à obtenir l’équilibre de l’équipage mo-
- bile faisant varier r ; mais cette méthode présente peu de précision, lorsque la résistance .r est très faible ou très grande, car l’erreur relative — commise sur .v est donnée par la formule connue :
- _L — AL .te+*) (2p+z+x)
- x aE *
- où a est la plus petite déviation appréciable,
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- E et p la force électromotrice et la résistance de la pile, A la sensibilité de chacune des
- deux moitiés du galvanomètre, g la résistance du circuit galvanométrique où a: est intercalé: gJ serait la résistance, du second circuit. On voit que cette erreur relative est très grande si x est très petit, ou très grand.
- On est donc amené, dans le cas des très faibles résistances, à opérer autrement. On shunte les deux bobines du galvanomètre respectivement par la résistance a- et par une
- résistance connue r (fig. 2), dont les pouvoirs multiplicateurs sont respectivement :
- m — g + X et n' = g'+ r
- Puis on règle l’un des rhéostats a et b, de manière à obtenir l’équilibre de l’aiguille. On a alors, en supposant que les constantes des
- deux circuits galvanométriques G et G' soient égales entre elles, de même que leurs résistances g et g/ :
- ____agr_____
- b[g'+r)~ar ’
- 20 Les résultats précédents sont bien connus. Ce que je me propose ici,, c’est de rechercher les valeurs de h, b et r les plus favorables à la précision de la méthode. Bien que le calcul ne présente pas de difficulté, je ne l’ai point vu encore publié.
- Je supposerai encore que les deux constantes G et G' sont égales entre elles, mais j’admettrai que les résistances g et g! des deux circuits peuvent différer l’une de l’autre. Appelons i le courant qui traverse le rhéostat a, i' celui qui traverse b. Je poserai, pour simplifier l’écriture :
- en conservant, pour le reste, les mêmes notations que plus haut.
- On sait alors, d’après un théorème connu, que pour l’évaluation de l’intensité i, la pile E et la branche [3, qui la shunte, sont équivalents à la force électromotrice • ^ ayant
- jM-Ê *
- pour résistance On en conclut :
- r p + p
- P(a-f p) + *y
- et l’on aurait de même :
- _ Ea______
- 1 ~ P(*+Sj + af5 '
- Or, pour que l’équilibre soit atteint, il faut que l’on ait
- c’est-à-dire :
- bm’ + g'—<xm-g = o;
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- d’où, après résolution :
- x_____________agr__________
- Hg'+rj -r (g' — g — a)r ’
- cc qui est la formule connue, indiquée plus haut, pour le cas g' =g,
- Je passe maintenant à l’évaluation de l’erreur relative. Or, l’erreur commise sur x n’est autre chose que la résistances qui. ajoutée à x, lorsque le réglage est atteint, donnerait Heu à la plus petite déviation appréciable 6. Nous aurons à appliquer la formule générale :
- qui suppose les déviations proportionnelles aux intensités, ce qui est permis.
- Si l’on change a- en ar+s, m devient m—LSI en négligeant les termes en s de degré supérieur au premier, et si l’on applique les formules trouvées plus haut pour i et i\ il vient, en s’en tenant aux termes du premier degré en s :
- Si, pour le calcul du dénominateur, on tient compte de la condition d’équilibre :
- brri + g — am — g = o
- il vient :
- L=^.fc±i)Hn=t==î)
- * *Eg' a
- Si nous cherchons la valeur à attribuer à a, pour que — soit minimum, nous aurons, d’après un. théorème connu :
- a v/Fter=HFΙ-+™>)) •
- D’où :
- ~r =
- Le minimum de cette expression lorsqu’on fera varier r et par suite m' sera obtenu en donnant à m' la valeur i, qui est la plus petite que m' soit susceptible de prendre et qui correspond à r — a, c’est-à-dire à la suppression du shunt r. Enfin on devra prendre E aussi .grand que possible, et p aussi petit que possible. Si p est nul, il vient :
- S _ 4(>fc+-P * xE
- Remarquons que, dans ce cas, on a : a = l_,
- c’est-à-dire que la résistance du rhéostat a est égale à la résistance réduite du circuit galva-nométrique correspondant.
- Nous pensons avoir ainsi déterminé les conditions les plus favorables d'emploi de la méthode du galvanomètre différentiel shunté, pour la mesure des faibles résistances.
- J.-B. PûMEY.
- ÉTUDE SUR LA TRANSMISSION ET LA DISTRIBUTION DE L’ÉNERGIE
- PAR LES COURANTS ALTERNATIFS (])
- TROISIÈME PARTIE
- ÉTUDE SPÉCIALE DES PROPRIÉTÉS DES MACHINES D’INDUCTION
- III. — Condition a remplir pour qu’une machine d’induction puisse toujours être employée comme génératrice.
- il faut qu’au lieu de demander à une première source d’électricité les courants dévvat-
- (>) Voir L'Éclairage Èleç.lrique des io, 17, 24 et 31 décembre 1898, t. XVII, p. 425, 473, 509 et 549; du 28 janvier et du 4 février 1899, t. XVIII. p. 123 et 161.
- Dans le numéro du 28 janvier il est dit dans le texte
- Pour qu’une machine d’induction puisse toujours être employée comme génératrice,
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVIir. — N° 7.
- tes nécessaires à son excitation, elle soit capable de les engendrer elle-mcme ainsi que les courants wartés ou déwaîlés demandés par le service de la canalisation desservie par elle.
- Pour cela, il faut rendre négative la quantité Q considérée précédemment, comme la quantité P, ce que nous ne pouvons faire, d’après ce qui a été dit plus haut, qu’en diminuant artificiellement l’un des coefficients L ou A.
- Le raisonnement suivant va montrer que c’est le coefficient A qu’il convient de diminuer.
- Dans une machine d’induction à circuits induits fermés sur eux-memes, le courant alternatif qui développe le flux agissant h l’intérieur de la machine a la fréquence a. Cette fréquence étant toujours élevée, ie travail apparent qu’il faut fournir pour faire passer ce courant est très supérieur au travail réel correspondant à la quantité de chaleur dégagée par son passage.
- Si le flux était développé par des courants traversant les circuits induits, ces courants devraient fournir les mêmes nombres d’ampères-tours, autour des mêmes tubes de force magnétiques, que le courant d’excitation précédent, mais ils n’auraient que la fréquence (x — «<>>) pratiquement quarante fois plus petite que la fréquence a. Le travail apparent nécessaire pour faire passer ces courants serait à peine supérieur au travail réel correspondant à la quantité de chaleur dégagée par leur passage.
- Si nous rendons négative la quantité Q en diminuant artificiellement le coefficient .v, les courants qui traverseront l’inducteur n’exerceront qu’une action magnétisante sur
- (p. 128) que les figures 20 et 21 se rapportent à un des alternateurs de l’usine génératrice du secteur des Champs-Elysées. En réalité ces figures se rapportent à un alternateur de l’usine de Saint-Ouen, décrit par M. Guilbert dans L'Eclairage Électrique du 9 janvier J897. Les alternateurs -du même genre de l'usine du secteur des Champs-Elysées ont été décrits par M. Guilbert dans L'Éclairage Électrique du 31 octobre 1896. t. IX, p. 193. °
- les flux traversant les circuits qu’ils parcourent et ces flux ne pourront être développés que par des courants traversant les circuits induits.
- Donc, en diminuant le coefficients, nous exciterons notre machine avec des courants de fréquence (y. — «<>), tandis que nous l’exciterions toujours avec des courants de fréquence x si nous diminuions le coefficient L.
- Pour diminuer artificiellement le coefficient de self-induction d’un circuit, il faut lui adjoindre un appareil capable de fournir une partie du travail apparent nécessaire pour y faire passer le courant alternatif voulu. Il est évident que les dimensions de cet appareil pourront être d’autant plus petites qu’il aura moins de travail apparent à fournir.
- Il convient donc, pour transformer en véritable ge'nératrice une machine d’induction, de diminuer artificiellement le coefficient de self-induction de ses circuits induits et non celui de son circuit inducteur.
- IV. — Modification a apporter au mode de
- CONSTRUCTION DES MACHINES d’iNDUCTION.
- Les circuits induits de la machine d’induction ne pourront plus être fermés sur eux-mèmes, mais devront l'être sur des appareils extérieurs capables de développer les forces électromotrices nécessaires pour assurer la diminution apparente des coefficients de self-induction A.
- Bien que cela n’entraîne aucune complication sérieuse, comme on a attaché une grande importance à ce fait que, les circuits induits des machines d’induction étant fermés sur eux-mêmes, elles étaient dépourvues de tout contact mobile, il nous paraît utile de décrire, dès h présent, une disposition permettant de rendre fixes les circuits inducteurs et induits et dans laquelle seuls des circuits intermédiaires fermés sur eux-mêmes seront mobiles.
- Cette disposition est représentée sur les figures 27, 28 et. 29.
- Elle comporte l’emploi de deux machines
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- distinctes AA, BR groupées sur un même
- bâti, autour d’un même axe OO (voir fig. 28).
- La figure 27 représente deux demi-coupes faites par un plan normal a l’axe, l’une dans la machine AA, l’autre dans la machine BB.
- La machine AA se compose de :
- i° Une couronne de tôles fixes CC portant un enroulement d’inducteur de machine d'induction à courant alternatif simple. Nous avons supposé cet enroulement constitué avec des barres. Les connexions qui relient leurs extrémités situées sur la face avant de la machine sont représentées par des traits continus sur la demi-coupe correspondante de la figure 27. Les autres sont représentées par des traits pointillés.
- 20 Une couronne de tôles mobile DD. Dans une région très voisine de la périphérie de cette couronne sont disposées des barres de cuivre telles que isolées de la masse et régulièrement réparties autour de l’axe de la machine.
- Les extrémités de ces barres tournées vers l’extérieur du système sont reliées électriquement et mécaniquement par un cercle de cuivre ee où elles sont encastrées.
- Leurs autres extrémités seront iiidivi- ( machine BB, comme il sera dit plus loin, duellement reliées aux extrémités des barres I La machine BB se compose de : appartenant à la couronne mobile de la I i° Une couronne de tôles fixe EE portant
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- soit plusieurs circuits identiques régulièrement décalés les uns par rapport aüx autres, soit un enroulement d’armature de machine à courant continu. Cet enroulement peut encore être constitué à l’aide de barres et de développantes de cercle, comme il est représenté sur les figures 27 et 28.
- 2Ù Une couronne de tôles mobile FF. Les circuits portés par cette couronne sont formes et disposés de la même manière que ceux de la couronne DD. En particulier, les nombres de barres qui les composent sont égaux.
- Les connexions entre les extrémités tournées vers l'intérieur de la machine, des barres appartenant aux deux couronnes mobiles I)D et FF sont faites de la manière suivante :
- Supposons, pour fixer les idées, que les enroulements de ces couronne.! fixes CC et EE soient àquatre pôles et que les couronnes mobiles soient munies chacune de quarante-huit barres, comme il est représenté sur les figures 27 et 28.
- Considérons les extrémités libres de vingt-quatre barres consécutives appartenant à la couronne DD et les extrémités libres de vingt-quatre barres consécutives appartenant à la couronne FF.
- Sur la figure 29, nous numérotons 1, 2, 5, .... 24, les extrémités des barres appartenant à la couronne DD et 1', 2', 3’, .... 24', celle des barres appartenant a la couronne FF.
- Nous relions, comme on le voit sur cette figure :
- L’extrémité libre de la barre 1 à celle de la barre 24'.
- De cette manière, si les barres ï, 2, 3, .... 24, sont parcourues par des courants alternatifs de même fréquence, mais dont les intensités soient successivement décalées de — de période et aient pour expressions :
- les courants qui parcourront les barres F, z\ 3', .... 24', présenteront des différences de phases se succédant en ordre inverse et auront les intensités :
- 11 en résulte que si les premiers courants développent un champ tournant dans un sens à la surface de la couronne DD, les seconds développeront un champ tournant en sens inverse à la surface de la couronne FF.
- Dans ces conditions, les circuits de la couronne CC serviront d’inducteur à la machine AA et les circuits de la couronne DD de circuits induits.
- Ceux-ci, au lieu d’être fermés eux-mèmes, enverront des courants alternatifs dans les circuits delà couronne mobile FF.
- Ces circuits serviront d’inducteurs à la machine BB dont l’induit sera constitué par les circuits de la couronne fixe EE.
- Notre génératrice sera ainsi formée par la réunion sur un même bâti et autour d’un même axe de deux machines d’induction montées en cascade.
- Une semblable machine devra recevoir,
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- pour même fréquence des courants engendrés, une vitesse de rotation deux fois plus petite qu’une machine ordinaire, ce qui revient à dire qu’a égalité de vitesse tangen-tielle, on pourra donner un développement deux fois plus grand à chacun de ses éléments ce qui est un avantage considérable en lui-même.
- Mais les principes du fonctionnement
- d’une semblable machine étant identiques a ceux d’une machine ordinaire munie de bagues de prise.de courant et de frotteurs, et ces dernières étant plus faciles à représenter, nous supposerons, dans ce qui va suivre, que nous avons toujours à faire à elles.
- (A suivre.)
- Maurice Leblanc.
- ACCUMULATEURS ÉLECTRIQUES
- Les réactions chimiques qui ont lieu dans les accumulateurs au plomb pendant la charge et la décharge, sont tellement complexes et dépendent dè circonstances si diverses que, jusqu’ici, on n’en connait pas tous les détails, malgré les nombreuses recherches qui ont etc faites sur ce sujet. Dans un article récent sur la Théorie des accumulateurs (*), le professeur Edm. Hopph appliquant les théories nouvelles de l’électrolyse a la théorie de l’accumulateur arrive à cette conclusion q-ue les réactions y seraient réversibles s'il n’y avait de courants de concentration et que le moyen le plus efficace d’augmenter le rendement des accumulateurs est de s’opposer à la formation des courants de concentration.
- Depuis dix ans, dit M. Hoppe, les deux travaux de van t’Hoff sur la pression osmotique, et d’Arrhénius sur la dissociation, sont venus modifier les idées précédemment adoptées sur la nature du courant et l’action chimique de celui-ci.
- La loi de van t’Hoff dit que toute substance dissoute exerce dans la solution une pression osmotique qui a même valeur que la pression qu’exercerait cette substance si elle occupait à l’état gazeux le volume de la dissolution. A cette loi font exception tous
- les électrolytes; mais les différences disparaissent si on suppose un nombre de molécules plus grand que celui donné par le poids moléculaire, et par suite une dissociation des molécules du corps dissous. La conductibilité d’une solution est proportionnelle au nombre de ces molécules dissociées, et on peut dire avec Arrhénius que ce sont les ions qui constituent le courant.
- Et puisque l’action chimique du courant ainsi que la production du courant par la force chimique ne sont possibles que par la dissociation, on doit pouvoir aussi établir sur cette base la théorie des accumulateurs.
- Indépendamment de toute considération théorique sur l’essence du courant, on sait par expérience que la charge produit PbO2 sur la plaque positive et Pb sur la plaque négative et que la décharge fait naître SO’Pb sur les deux. C’est ce qu’une théorie de l’accumulateur doit nécessairement expliquer.
- Mais il convient auparavant de se rendre compte du processus de la charge et de la décharge. C’est ce que permet de faire la théorie de Nernst.
- D’après cette théorie lorsqu’on trempe un métal dans l’eau ou un acide, une partie du métal peut entrer en solution. La cause du passage d’ions métalliques dans la solution, Nernst l’appelle la « tension de dissolu-
- Si celle-ci est
- l1) Eîektrotechnische Rundschau, T5
- plus grande que la pression
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- T. XVIII. — N° 7.
- L’ÉCLAIRAGE
- osmotique, des ions positifs vont dans la solution et de l’électricité négative devient libre sur la plaque métallique ; les ions positifs de la solution forment une couche superficielle positive d’où résulte une force qui s’oppose à un passage plus éloigné des ions métalliques dans la solution, jusqu’à ce que soit dérivée à travers un circuit l’électricité négative de la plaque.
- Si la tension de dissolution est égale à la pression osmotique, il n’y a aucun courant. Si la pression osmotique est plus grande que la tension de dissolution, les ions métalliques positifs vont de la solution sur la plaque métallique, et la couche superficielle négative formée, crée une force inverse au premier cas.
- Comme la pression osmotique suit la loi de la pression des gaz, Nernst admet des propriétés semblajes pour la tension de solution.
- La comparaison entre le calcul établi sur ces bases et les mesures étant parfaite, la raison essentielle de la force électromotrice est donc bien donnée ainsi, la force électromotrice de contact ne donnant qu’une quantité négligeable.
- Ainsi d’après les mesures de Le Roux, la force électro motrice de contact Cu - Zn est égale à — 0,000j4 volt pendant que Cu-Cu SO* donne — 0.582 volt, et Zn-Zn SO'' -1-0,521 volt.
- Appelions E la force électromotrice d’un élément, T sa température. Pour un travail extérieur r. s’effectue une action chimique dont la quantité de chaleur correspondante est g. Dans la loi de Thomson on suppose que g- — -. Mais Helmholtz a montré que r. — = est appelé le coefficient
- de température. Streinzt a trouvé qu’il est très faible pour les accumulateurs, et que l’équation chimique rendant compte de la charge et de la décharge est
- PbO2 + 2SOvH2 +Pb zPbSO1 + 2IPO.
- Par le calcul, Streinzt trouve ainsi E=i,88volt, tandis que la mesure directe donne i,qo volt.
- ÉLECTRIQUE
- Cette équation suppose une réversibilité complète, or on observe dans l’accumulateur une perte de 15 à 20 p. 100 d’énergie. Pour expliquer ce fait, certains auteurs ont admis qu’il n’y avait pas réversibilité et que la formation de SOPb résultait d’une action secondaire. Telles sont les théories de Darrieus et de Elbs.
- D’après Darrieus, la charge amène a la positive, à côté de PbO2, l’acide S'08H2 dont le rôle est d’opérer la conversion de S04Pb et de PbO en PbO2. La décharge opérerait simplement la réduction de PbO2 en PbO qui se sulfaterait par action secondaire, pendant qu’à la négative le Pb20 formé se convertirait également par action secondaire en Pb-j-SO^Pb.
- Cette théorie est ébranlée par les recherches de Elbs et Schoùnerr qui trouvent que les faibles densités de courant employées dans les accumulateurs ne peuvent produire que de très petites quantités de S^O^H* et que d’ailleurs la présence de celui-ci est plutôt nuisible. Mais Elbs admet aussi la sulfatation par action secondaire. Cette action expliquerait la perte d’énergie.
- Mais d’autre part Dolezalec a montré que les causes decette perte d’énergie sont d’ordre purement physique. Il trouve en effet que deux accumulateurs ne différant que par la concentration d’acide donnent du courant l’un dans l’autre et que tout se passe comme si SOlHa était transporté de la solution plus concentrée à la moins concentrée, et HsO en sens inverse. Or dans l’accumulateur, il y a des différences de concentration aux électrodes et dans l’acide libre. La diffusion ne suffit pas, pour les fortes électrolyses, à égaliser ces différences. Des courants de concentration doivent naître et ce sont eux qui contribuent à la perte d’énergie. Celle-ci peut se représenter par C étant une cons-
- tante, y un facteur de construction des plaques, K la conductibilité moyenne de l’acide dans les pores, J l’intensité de courant, t le temps.
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- Le Blanc admet la tétravalence des ions de Pb. Tower avait montré que en solution sulfurique, MnO2 sc décompose en i Mn et 4 ions OH ; cc qui prouvait la trétavalence de Mn. II doit en être de même pour PbO2. Ces ions de Pb tétravalent rendent la moitié de leur charge aux électrodes et, maintenant bivalents, s’unissent à SCP pour former S04Pb pendant que les ions OH forment H20 avec les ions H de l’acide sulfurique dissocié. A l’électrode négative, le Pb métallique se convertit en ions bivalents qui se combinent directement aux ions SOù A la charge, les ions bivalents du sulfate, à l’anode, passent à l’état d’ions tétravalents qui forment avec les ions 4 OH l’hydrate respectif de PbO2; pendant qu’à la cathode les ions de Pb bivalents passent directement à l’état de Pb métallique. Mais même en admettant la tétravalence des ions Pb la formation de SCPPb à l’anode ne paraîtrait pas possible sans décomposition secondaire, qui exigerait une perte d’énergie.
- La théorie de Liebenow s’appuie sur une décomposition entièrement réversible. Dans les solutions alcalines de Pb, la division de Pb (OK)a ou Pb(ONa)2 en ions se fait avant qu’apparaissent PbO2 comme anion et 2 K ou 2 Na comme cathions. Si on remplace les 2 K ou 2Na par le Pb bivalent on peut recueillir directement PbO2 comme anion et Pb comme cathion. Il suffirait alors d’admettre que ccs ions PbO2 et Pb se trouvent dissociés dans la solution.
- On représenterait alors les réactions par les équations suivantes :
- 4JPO + apbSO*= 4 OH + 4H -f 2Pb + 2SO = PbO2 Pb + 2HaO.+ 4H + 2SO1
- — Pb O4 + Pb + 2 H2 O + 4 H + 2 SCP.
- Cette théorie repose comme on le voit sur l’existence des ions PbO2, ce qu’il faut démontrer. Celle-ci n’est pas évidente, étant donné qu’en solution sulfurique ces ions ne sont pas bien stables.
- En solution alcaline, on ne peut nier cette
- existence : on peut dissoudre PbO2 K2 et représenter ainsi la dissociation :
- Pb (OH)2 J- 2KOII = Pb + 2K + 4OH.
- En solution plombique, on aurait les ions
- 2 K-j- PbO2. Loeb a également démontré cette possibilité pour les sels organiques de Pb.
- Mais si les ions PbO2 peuvent exister en solution acide, on peut admettre les réactions suivantes : à la charge, les électrodes sont PbSCP et la solution SCPH2 + H20+Pb02 -l-H + SCP+Pb ces 4 derniers a l’état d’ions dissociés ; le courant sépare PbO2 sur l’anode et Pb sur la cathode et SOvPb restitue les ions PbO2 et Pb par une réaction ci-dessus décrite.
- Au commencement de la décharge on a [.PbO2 + 4H + 2SO: -f |2H 4- SCP + Pb]
- où les H représentent les ions positifs et les SCP les ions négatifs. Ce qui donne
- TbSCP + zfPOiSO1)] + [2H 4- PbSCP]
- à la fin de la décharge.
- Ainsi l’accumulateur au plomb est parfaitement réversible et il travaillerait sans perte si on réussissait à éliminer les courants de concentration. Pour augmenter l’effet utile des accumulateurs, on ne doit donc avoir en vue que les différences de concentration, tous les autres moyens ne pouvant apporter aucune amélioration.
- Abandonnons maintenant la théorie et passons à la pratique.
- - Un assez grand nombre d’accumulateurs nouveaux ont été récemment mis sur le marché ; un plus grand nombre encore ont été l’objet de prises de brevets. Nous signalerons quelques-uns d’entre eux.
- \ 'accumulateur A.-J.Marquandest, d’après le brevet qui s’v rapporte (J), caractérisé par
- D Brevet anglais, n* 7027, déposé le 17 mars 1897, délivré le 5 mars 1898.
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- une grande résistance mécanique, une capacité élevée, un faible prix de revient et une grande rapidité de fabrication.
- Dans cette fabrication le plomb des plaques est partiellement transformé en sulfure de plomb par fusion en présence de soufre : le sulfure est ensuite ramené à l’état de plomb spongieux par électrolyse et les plaques sont alors prêtes à servir comme négatives ; pour obtenir les positives il suffit d’une oxydation produite, comme d’ordinaire, par électrolyse.
- Les plaques en plomb doux ou en plomb antimonieux, obtenues par coulage ou estampage suivant les formes indiquées par les figures i à 4 sont recouvertes, sur les par-
- a r- r
- Fig. 1 à 4, — Accumulateur Marquant!.
- tics que l’on veut préserver de l’action du soufre, d’une poudre d'un émail fondant à une température un peu plus élevée que le plomb. On fond cette poudre au chalumeau oxyhydrique assez rapidement pour que le plomb sous-jacent n’ait pas le temps de s’échauffer suffisamment pour fondre. Plusieurs compositions peuvent être adoptées pour préparer cette poudre d’émail; celle dont se sert l’inventeur est composée de 4,9 p. 100
- de fluorure de calcium, 45,6 p. 3 00 de feldspath, 25,3 p. 100 de silicate de sodium, 4,9 de silice et 19,3 p. 100 de sulfate de baryum.
- Après l’émaillage, les plaques sont placées dans un moule et les parties destinées à former la matière active sont saupoudrées de soufre, la quantité de soufre employée dépendant de la capacité que l’on désire obtenir (le brevet indique 2 gr par plaque et par ampère-heure). Les moules sont ensuite portés dans' un four chauffe à la température de fusion du plomb et maintenus dans ce four pendant une heure environ.
- Après refroidissement, les plaques sont disposées comme cathodes dans un bain d’acide sulfurique dilué, additionné de divers composés du soufre pour réduire le sulfure de plomb formé dans l’opération précente. L’addition des composés sulfurés au bain de réduction a, d’après l’inventeur, une importance capitale pour éviter la sulfatation des plaques. Ces composés seraient des acides thioniques et d’autres substances dont la nature n’est pas indiquée.
- Quand la réduction est faite on peut, pour augmenter l'adhérence du plomb spongieux, soumettre les plaques a une forte compression dans un moule métallique.
- Ce mode de fabrication peut d’ailleurs recevoir des modifications de detail. Ainsi au lieu de sulfurer le plomb même des grillages, on peut sulfurer un mélange de plomb métallique ou d’oxyde de plomb en poudre et de soufre placé dans les alvéoles.
- Le professeur Silvanus P. Thompson a fait une série d’essais sur cet accumulateur (’). L’élément dont il s’est servi était constitué par 7 plaques, 3 positives et 4 négatives, pesant ensemble 12,655 kg ; le poids de l’acide était de 2,485 kg. Le courant de charge était maintenu constant h 10 ampères jusqu’à ce que la force électromotrice dans l’élément ait atteint 2,4 volts, les valeurs de la force électromotrice et de la densité de l’électrolyte étant relevées toutes les 10 minutes.
- (i) The Electrician, t. XLI, p. 306, 14 octobre 1898.
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- Quand la charge était complète, l’élément était déchargé avec une intensité constante de 10 ampères jusqu’à ce que la force électro-motrice arrive à 1,8 volt. La moyenne des résultats de 5 charges et décharges consécutives a donné une capacité de 49,66 ampères-heure. En éliminant les- résultats de la première opération, ceux des 4 suivantes accu-sent un rendement moyen de 87,8 pour 100. Quatre essais effectués avec une intensité du courant de charge et de décharge de 20 ampères ont donné pour l'élément une capacité de 37,5 ampères-heure et un rendement de 75,6 pour 100. Après ces essais, les plaques de l’accumulateur ne présentaient aucune trace appréciable de désagrégation ou de sulfatation.
- Dans l’accumulateur F. Pescetto (U, les plaques, à pastilles rapportées, sont constituées par une grille dont les barreaux, faisant corps avec un cadre en plomb non formable, présentent la particularité d’ètre entaillés de façon à laisser des dents destinées à main-
- tenir la matière active au support. Comme on le voit sur la figure 5, chaque pastille est retenue de chaque côte par quatre des dents ainsi obtenues.
- La matière active de ces plaques est formée d’oxvdes de plomb triturés avec un mélange de sucre et d’acide sulfurique en proportions convenables pour obtenir non seulement l’agglutination mais encore une certaine élasticité des pastilles.
- Les essais auxquels ce type d’accumulateur a été soumis pendant près d’une année dans le laboratoire de la Société Cruto, ont fourni les résultats indiqués dans le tableau ci-joint :
- S’appuyant sur ces résultats, M. Pescetto préconise l’emploi de son accumulateur dans les applications où, comme dans le cas des automobiles ou des tramways, le régime de décharge est très irrégulier et où les batteries doivent être chargées très rapidement. Suivant lui les batteries de 3 600 kg employées sur les voitures de la ligne Madeleine-Courbevoie (dont le poids sans accumulateurs est de 10400 kg,) pourraient être remplacées par des batteries de son système pesant seulement 1 600 kg ; une automobile d’une tonne environ pourrait, avec 300 kg d’accumulateurs, effectuer un parcours de 75 km à une vitesse de 13 à 25 km-h., sans avoir besoin de recharger.
- ) J accumulateur Hart (M, qui est actuellement fabriqué sur une grande échelle par une Compagnie formée en mai dernier, est caractérisé, d’après les inventeurs, par un système de pièces de connexion non attaquables qui
- P) Attidélia Associaÿone FJelirotechnicaItaliana, t. I, p. 45.
- (*) The Eled. Revisvj, t. XL1I, p, 723, 27
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- ‘ L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- t. xvm.
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- réduit notablement la résistance électrique des contacts et par la dureté à laquelle est amenée, par un procédé maintenu secret bien entendu, la pâte qui recouvre les grilles.
- Trois types de plaques sont fabriqués suivant les procédés Hart : les plaques pour batteries de stations centrales, celles pour l’éclairage des trains et celles pour la traction. Les plaques d’accumulateurs destinées aux deux premiers services diffèrent peu, du moins en ce qui concerne la fabrication ; celles des accumulateurs de traction sont pourvues de petites ailettes minces que l’on rabat sur la pâte afin de maintenir celle-ci sur les grilles et l'empêcher de s’en détacher.
- Les éléments de batteries de stations centrales sont construits pour supporter pendant une heure un régime de décharge de 100 ampères. Ceux destinés à l’éclairage des trains ont une capacité de 40 ampères-heure pour un courant de décharge de 15,6 ampères; pour un régime moitié moindre leur capacité est de 55 ampères-heure.
- Les éléments de batteries pour la traction sont constitués par ix plaques pesant ensemble 17,15 kg; la capacité d'un de ces éléments est de 150 ampères-heure au régime de décharge de 50 ampères.
- 1S accumulateur Lehmann et Mann j'i est forméde plusieurspiles de feuilles de plomb l
- Fig. 6.-A
- découpées en losanges et assemblées les unes aux autres en zigzag (fig. 6). Les piles des losanges sont réunies en des points diagonale-
- 11) Brevet allemand, ir 100131, du 3 août 1897.
- ment opposés par une ossature k qui assure en même temps la rigidité de l’ensemble.
- L’accumulateur H. Lake (') diffère peu, par sa forme, de l’accumulateurTudor. Les dilTé-
- X n
- Fig. 7 à 11. — Accumulateur Lakc. rents types de plaques construites d’après le
- Fig. 12 à 15. — Accumulateur Majert. brevet de M. H. Lake sont représentées par
- t1) Brevet anglais, n° 29273, 1897.
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- les figures 7 à 11, On remarquera dans les dernières figures la forme en zigzag de l’ossature et les formes diverses données aux dents destinées à maintenir la matière active.
- U accumulateur W.Majert (') est formé de
- plaques, dont les figures 12 à 15 donnent plusieurs vues et coupes. Toutes ces formes ont pour objet de maintenir le plus possible de matière active, en assurant son adhérence aux grilles, et de résister à l’action du foisonnement. J. Reïvat..
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Appareil Bouclierot pour la mesure des couples moteurs.
- Dans la séance du 7 décembre dernier de la Société internationale des Électriciens, M. Boucherot décrivait un appareil destiné à la mesure des couples moteurs des machines ayant un faible couple résistant (*), ce qui est le cas des moteurs électrique en général et surtout des moteurs asynchrones dans lesquels le couple résistant se borne au frottement, puisque les courants de Foucault et l’hystérésis concourent à entraîner et non à ralentir le moteur. On a dans ce cas :
- Cm étant le couple moteur, K le moment d’inertie de la partie tournante et w la vitesse angulaire, relation qui montre que l’on peut obtenir Cm si l’on connaît K et la vitesse angulaire à un moment quelconque.
- La question revient donc à la détermination de la vitesse angulaire et, comme nos lecteurs l’ont vu par la lecture du compte rendu donné dans ce journal de la communication de M. Boucherot, plusieurs procédés peuvent être employés pour son enregistrement. Nous rappellerons que M. Boucherot s’est arrêté au suivant : Faire dérouler le cylindre enregistreur au moyen d’engrenages mus par le moteur, proportionnellement à
- (p Brevet américain, rV 5797l8- 1898.
- (a) Voir dans L'Éclairage Électrique du 17 décembre 1898, t. XVII, p. 498, le compte tendu de cette communication.
- l’espace parcouru a= f i’>dt par un point de la partie tournante du moteur, et donner au style inscripteur, en utilisant la force centrifuge agissant sur une chaîne, un déplacement £ proportionnel au carré de la vitesse angulaire ; le couple moteur se trouve alors donné, à un facteur constant près, par le coefficient angulaire de la courbe enregistrée'.
- L’appareil construit par la maison Breguet pour réaliser ces conditions, dont nous n’avons pu donner qu’une description très sommaire dans le compte rendu de la communication de M. Boucherot, est représenté par la figure 1. L'extrémité de la chaîne qui se trouve sur l’axe de rotation porte l’index M et est attachée au ressort R, qui tourne avec la chaîne et qui est dissimulé dans le manche de l’appareil. La force centrifuge agit plus ou moins sur tous les éléments de la chaîne, sauf sur ceux placés dans la portion du canal AB coïncidant avec l’axe de rotation ; mais c’est seulement pour ies éléments places dans la portion du canal BC perpendiculaire p l'axe de rotation que la force centrifuge a un effet utile sur le ressort ; pour la troisième portion du canal CD parallèle à Taxe, la force centrifuge appuie les galets sur la paroi extérieure du canal ; aussi, pour que cette pression 11’oppose pas de résistance appréciable au mouvement de la chaîne, celle-ci est-elle à rouleaux, et cette portion du canal CD légèrement inclinée, par rapport à AB. (L’inclinaison du dessin est très exagérée.) Ainsi, quelle que soit la position de la chaîne dans le canal, la force qui agit sur
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- :6o
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- le ressort est proportionnelle au carré de la vitesse.
- Le cylindre enregistreur E tourne avec l’ensemble et tourne sur son axe par l’intermédiaire d’un harnais formé d’une vis et roue dentée et d’un engrenage droit.
- La longueur CB de la chaîne soumise utilement à la force centrifuge peut être variée par le déplacement du canal CL, parallèlement à lui-même.
- Cette variation, ainsique celles, au nombre de quatre, que l’on peut produire par les
- pour les mesures des
- changements de place du train d’engrenages T et de la pointe P, permettent de se servir de l’appareil pour des machines dont les vitesses sont comprises entre 500 et 3 000 tours par minute. Dans les différents cas, la force agissant sur le ressort lorsqu’il est à bout de course est de 150 gr, c’est-à-dire très grande et très suffisante pour un enregistrement. L’appareil complet a environ 0,30 ni de longueur.
- Rendements comparés dos machines actionnées en groupe ou isolément ;
- Par E. Hartmann 0-
- On sait que pour actionner des machines destinées à fournir un travail intermittent, il est avantageux de relier chacune d’elles à un moteur propre. Dans certains cas, cependant, par exemple lorsque les intervalles d’arrêt sont brefs, il vaut mieux employer un moteur unique pour actionner le groupe des machines. Ce moteur, de puissance plus élevée, a un rendement qui peut être supérieur à celui des petits moteurs isolés, malgré la perte de courant pendant la marche à vide.
- (y EkklroSechniscke Rundschau, 15 octobre et 1er novembre 1898.
- L’exposé qui suit a pour but de déterminer, dans chaque cas particulier, le mode d’exploitation qui est préférable, ainsi que les conditions dans lesquelles les deux procédés sont équivalents.
- Considérons d’abord le cas où chaque machine est actionnée par un moteur. Portons en'abscisse les temps (fig. 1), et en ordonnée la puissance correspondante consommée. Les surfaces ombrées sont proportionnelles au travail fourni pendant les intervalles de temps ab et cd. Dans l’intervalle bc, aucun travail n’est produit, le moteur est à l’arrêt et il n’y a pas consommation de courant.
- Soit N la puissance qu’il faut fournir à la machine pour son fonctionnement et N, la puissance qu’il faut fournir sous forme électrique à l’électromotcur; le rendement de la transformation est
- Supposons maintenant qu’il s’agisse d’une exploitation par groupe et employons le même système de représentation (fig. 2), cf et gh sont les périodes de travail, N* la puissance consommée correspondante, L. la puissance pendant la marche à vide [oc. fg, etc.). La superficie du rectangle kfgî représente le travail fourni pendant l’interruption fg. Pour
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- simplifier, négligeons la différence de consommation de la transmission pendant la
- marche à vide et pendant la charge, de façon à avoir :
- N* = La + N.
- le rendement du système pendant la pleine charge est
- _ _N_ ______N
- 7,2 — N, “ N - L4"
- Désignons par P le travail fourni pendant la période t = ab du fonctionnement à la ma-
- e f g ht
- chine actionnée par moteur propre et par Q la quantité analogue dans le cas du groupement; soit t’ la période de marche à vide,
- Cette relation va permettre de comparer les différents modes d’actionner les machines. L’exemple choisi pour cette comparaison est celui d’une fabrique de tissus.
- I. Métiers actionnés par transmission. — Une machine à vapeur actionne un arbre qui, par courroies transversales, transmet la force à chaque métier. Le rendement des différents organes est de : 0,85 pour la machine, 0,95 pour l’arbre, 0,95 pour la courroie, ce qui fait au total un rendement r4 = 0,765.
- II. Métiers actionnés par moteurs particuliers. Le temps d’interruption du métier est environ les 40 p. 100 du temps total de travail, d’où
- L'égalité (1) nous donne, en remplaçant m par cette valeur et rl2 par la valeur 0,765 trouvée plus haut pour le rendement par transmission,
- 1,1 = 1 = 7+wréw =01663
- pour la valeur que doit avoir le rendement global de l’installation pour que la dépense de vapeur soit la même .que dans le premier
- Admettons que le rendement de la transmission du moteur au métier soit de 0,95 par suite de la vibration de la courroie, alors le rendement de la transmission électrique de la machine à.vapeur à la poulie du moteur
- P = N ,*
- Q = rsy -> l /.
- Les deux modes de fonctionnement sont équivalents lorsque l’on a P — Q, c’est-à-dire
- d’où
- Soit en outre 0,92 le rendement de la dynamo, 0,97 celui des conducteurs, c’est-à-dire en tout 0,92X0,97—: 0,892, il reste pour le moteur un rendement de =0,783 lorsque la consommation de vapeur est la même pour les deux cas.
- Aussi la transmission électrique par mo-
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- l’éclairage électrique
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- teurs isolés ne présente pas d’économie sur la transmission par courroie tant que le rendement au moteur n'est pas notablement supérieur à 0,783. Même avec un rendement de 0,83, l’économie de vapeur ne sérail que de 7 p. 100, ce qui est sans intérêt, étant donné l’amortissement et l’intérêt d’une installation électrique coûteuse.
- Mais l’économie due à l’emploi de moteurs séparés augmente en même temps que la durée de l’arrêt de travail. Supposons par exemple que le métier fonctionne 20 secondes toutes les 10 minutes, on a
- posons d’une façon générale
- Q-P _ _
- Q
- dans le cas actuel
- n =1,43.
- Mettons l’équation (2) sous la forme
- d’ou
- Tj, — ; — -----= ü,097«.
- “ l.|-29XO,235
- Le moteur électrique n’a plus besoin que d’un rendement de 10 p. 100 pour donner même économie que la transmission par courroie (avec son rendement favorable de 0,765). La transmission électrique est 7,65 fois plus avantageuse que celle par courroie, elle épargne dans la même proportion l’énergie, c'est-à-dire la vapeur. Ceci peut se voir en modifiant un peu l’équation (1).
- Posons n P — Q, on a
- et remplaço numériques
- les lettres ‘par les valeurs
- 1.43 x 0,5___
- 1 + °i5 C1 —°>5)
- 0,5/2;
- en supposant une perte de 0,05 entre le moteur et l’outil, on voit que le rendement du moteur doit être
- ce qui est facile à obtenir et même à dépasser. Supposons même que le rendement ait la valeur 0,70 et refaisons le calcul précédent en sens inverse
- Tj, = 0,70 x 0,95 = 0,665
- équation c[ui permet, connaissant trois des quantités m, n, rltrh de calculer la quatrième et de voir si la transmission électrique est plus avantageuse que la transmission par courroie. Prenons un exemple : une transmission à 3 renvois dans une fabrique de machines donne unrendementmoyen de 0,50; quel doit être le rendement minimum du moteur en supposant que la période d’interruption soit la moitié de celle de travail pour que l’établissement des moteurs électriques présente une économie de 0,30 ?
- On doit avoir
- r= 0,399.
- Ainsi, avec un rendement de 0,70 au moteur, on réalise une économie de 0,40.
- III. Métiers actionnés en groupe sans transmission. — Supposons un moteur capable d'actionner 2 métiers et dont le rendement soit de 0,85, supposons que ce rendement reste encore 0.85 à demi-charge, de sorte que sa valeur moyenne soit-voisine de 0,85. On réduit de moitié le nombre des moteurs et on double leur charge. Même ainsi il peut paraître douteux, vu la faible | économie de 7 p, 100, que cela vaille la peine
- Q —P — 0,30 Q
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- d'installer l’électricité. La condition indispensable pour la meilleure exploitation est que les deux métiers ne soient jamais au repos en même temps, afin que le moteur ne marche jamais à vide; il faut que la période d’arrêt soit plus petite que celle de travail.
- IV. Métiers actionnés en groupe avec transmissions. — Dans ce cas, il y a au moins deux machines entraînées par une transmission qui est attelée soit directement à un électromoteur, soit par une liaison quelconque : engrenage, poulie, disque de friction. Cette disposition est tout à fait analogue à la transmission ordinaire sans électricité, aussi est-elle comme cette dernière, plus avantageuse pour une marche uniforme que pour une marche intermittente.
- Admettons,-comme dans le cas précédent, que la moitié au moins des machines est en moyenne en action, de sorte que l’électro-moteur travaille toujours au voisinage du rendement le plus favorable ; on a encore :
- Q=Np+LR
- Une telle disposition peut lutter avec succès contre la transmission à trois renvois dont le rendement est de 0,50 à 0,60 ; il faut alors employer la transmission électrique avec une seule courroie aussi courte que possible et qu’elle soit à l’arrêt en même temps que la machine. G. G.
- Locomotive électrique à grande vitesse de la Compagnie Paris-Lyon-Méditerranée ;
- Par M. Auvert f1).
- Nous avons déjà emprunté à cet article quelques renseignements sur la traction électrique sur l’embranchement minier de Montmartre à la Béraudière, près Saint-Etienne, et sur le chemin de fer électrique de Fayet à
- (h Revue. générale des Chemins de fer et des Tramways,
- Chamonix et à la frontière suisse f1). Nous en extrayons aujourd'hui la description de la locomotive à accumulateurs que fait construire la Compagnie P.L.M.
- Disons immédiatement que si cette compagnie s’est décidée à faire construire une locomotive à accumulateurs, ce n’est nullement dans l’intention de se servir d’accumu-1 lateurs dans les applications qui pourront être faites dans l’avenir de la traction électrique sur les grandes voies ferrées : l’adoption de stations génératrices et d’un conducteur de transmission de l’énergie dans le projet de traction électrique sur la ligne de Chamonix en est la meilleure preuve. Mais des expériences de locomotion à grande vitesse faites .avec une ligne de transmission auraient été extrêmement coûteuses, parce que pour effectuer un parcours tel que celui de Paris à Melun il aurait fallu construire à titre provisoire, plusieurs puissantes usines génératrices et installer un conducteur isolé de grande section de près de 100 km de développement. La Compagnie P.L.M. a donc, avec raison, préféré séparer en deux parties bien distinctes l’étude de la traction à grande vitesse : rechercher d’une part les meilleures dispositions à donner aux électromoteurs et a leurs appareils de manœuvre ; examiner d’autre part les conditions dans lesquelles doivent être établis les conducteurs électriques le long des voies et les appareils de prise de courant.
- C’est afin de résoudre la première partie du problème, de beaucoup la plus dillicile, en s’affranchissant des sujétions qu'aurait causées l’établissement d’un conducteur à titre provisoire, que la Compagnie P.L.M. décida, en 1893, la construction d’une locomotive électrique à grande vitesse, h laquelle l’énergie électrique serait fournie par une puissante batterie d’accumulateurs placée dans un grand fourgon spécial attelé derrière la locomotive en guise de tender. Cette loco-
- (*) Voir L'Éclairage Électrique, t. XVII, p. 574, 31 dé-
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- motive a été terminée le 14 septembre 1897 et la batterie d’accumulateurs nécessaire à sa marche a cté complètement installée dans le fourgon le 5 mai 1898. Voici, d’après l’article de AI. Auvert, la description de cette locomotive, les règles à suivre pour la conduire et les résultats des essais qui ont été faits avec elle :
- I. 'Descrirtiûn du la locomotive
- Disposition générale de la locomotive électrique E-i. — La locomotive électrique E-i, dont la figure 1 donne l'élévation, est montée sur trois essieux dont les roues ont toutes le même diamètre au roulement : 1,100 m. L’essieu d’avant est seulement porteur; ses fusées sont intérieures ; ses boîtes à huile sont munies de plans inclinés permettant un déplacement latéral de 15 mm de part et d’autre de la position moyenne.
- Les deuxième et. troisième essieux sont moteurs ; leurs fusées sont extérieures ; ils sont indépendants l’un de l’autre et ne peuvent subir aucun déplacement latéral.
- La distance d'axe en axe des essieux moteurs est égale h 2, 2 m. La distance d’axe en axe des essieux extrêmes est égale à 6 m.
- Les essieux moteurs sont actionnés chacun directement par un électromoteur à courant continu dort la disposition spéciale sera décrite plus loin.
- Le châssis de la locomotive porte une caisse composée de cinq compartiments distincts.
- Le compartiment d'arrière, placé au-dessus des moteurs, sert d’abri au mécanicien et à son aide.
- Dans ce compartiment sont installés tous les appareils nécessaires à la commande, au contrôle et au réglage des moteurs, ainsi que la manivelle du frein a main et les robinets de manœuvre du frein à air comprimé.
- Le compartiment d’avant, dont la partie la plus haute ne dépasse pas 1,300 m au-dessus du châssis, de maniéré à ne gêner en
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- rien la vue du mécanicien, renferme un compresseur d’air actionné par un petit électro-moteur de cinq chevaux ; cet appareil fournit l’air comprimé nécessaire au fonctionnement du frein Westinghouse, du sifflet et des appareils de mise en marche.
- Des trois autres compartiments, deux, l’un à droite et l’autre à gauche, n’ont qu’une hauteur de 1 m environ et contiennent chacun 9 éléments d’accumulateurs.
- La batterie formée par la réunion en tension de ces 18 éléments sert à l’excitation des inducteurs des électromoteurs et fournit le courant nécessaire à la compression de l’air, à l’éclairage, etc. Elle peutaussi servir à faire marcher la locomotive à très petite vitesse, 3 à 6 km à l'heure.
- Le compartiment du milieu, qui a une hauteur de 1,300 m au-dessus du châssis, contient un grand rhéostat liquide qui sert à établir ou k interrompre le courant dans les induits des moteurs et qui peut aussi servir à régler l’intensité de ce courant.
- Le courant qui traverse les induits des moteurs de la locomotive est fourni normalement par deux batteries d’accumulateurs de 30 éléments chacune, portées par un grand fourgon spécial attelé derrière la locomotive et relié électriquement à celle-ci par quatre câbles conducteurs.
- Les conditions principales d’établissement de la locomotive électrique et de son fourgon à accumulateurs sont résumées dans le tableau ci-après :
- Locomotive électrique.
- Nombre d’essieux moteurs........
- Diamètre des roues motrices. ". . .
- Nombre d’essieux porteurs.......
- Diamètre des roues porteuses . . .
- Distance d’axe en axe des essieux
- extrêmes......................
- Distance d’axe en axe des essieux
- moteurs.......................
- Jeu latéral des essieux moteurs de part et d’autre de la position
- moyenne.......................
- Jeu latéral de l’essieu porteur de
- part et d’autre de la position
- moyenne......................... 16 mm
- Moyen de rappel de l’essieu porteur.....................plans inclinés au 1/10.
- Nombre des électromoteurs .... 2 ,
- Excitation des inducteurs . séparée ctrcglablcpar un rhéostat.
- Différence de potentiel aux balais d’un électromoteur à la vitesse de 500 tours (103 km à l’heure) avec
- excitation moyenne des inducteurs ............................... 360 volts
- Intensité normale du courant que peut supporter l’induit d'un électromoteur en marche continue. . 700 amp.
- Puissance effective d’un électromoteur, à la vitesse de 500 tours, correspondant à l’intensité de
- 700 amp...................... 300 chvx
- Nombre des éléments d’accumulateurs portés par la locomotive . . 18
- Poids des électrodes d’un élément. 140 kg'
- Capacité utilisable de ces éléments au régime moyen de .S'»» amp. . . 1 500 amp. h.
- Poids sur le V'1' essieu...........12500 kg
- u 2e essieu..................... 16000 kg
- Total.............44 500 kg
- Fourgon à accumulateurs.
- Ecartement \ 2e et 3e des essieux . 30 et 4“
- Jeu latéral des i*-'r et 4 Jeu latéral des 2e et 3 Moyen de rappel. . . Nombre d’éléments
- f essieux . . . essieux . . .
- d’accumula -
- Néant.
- teurs............................. 192
- Poids des électrodes d’un élément . 90 kg
- Capacité utilisable au régime moyen
- de 500 amp........................ r 000 amp.-h.
- Poids sur le iCI essieu...........n 500 kg
- » 2e essieu................ 11500 kg
- » 3" essieu.................11400 kg
- » 4* essieu.................11400 kg
- Total..............45800 kg
- Description des électromoteurs.— Chaque essieu moteur est actionné par un moteur électrique bipolaire à courant continu dont l’induit est calé directement sur son axe. Ce
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- moteur (fig. 235) est entièrement symétrique par rapport au plan vertical passant par l’axe longitudinal de la locomotive et comporte par suite deux collecteurs.
- Le système inducteur se compose de deux gros électro-aimants en fer à cheval, placés l’un en avant, l’autre en arrière de l’essieu,
- et dont les pièces polaires embrassent la plus grande partie de la surface extérieure de l’induit.
- Ce s électro-aimants sont en acier doux.
- De la culasse de l’un d’eux partent des appendices terminés par des têtes munies de coussinets qui entourent des fusées intérieures
- ménagées sur l’essieu entre les collecteurs et les moyeux.
- De la culasse de l’autre clectro, partent des appendices terminés chacun par une sorte de demi-collier concentrique à la fois à la fusée correspondante et à la partie extérieure de la tête de l’appendice en regard.
- Un système de bielles, de balanciers et de ressorts à boudin applique . fortement les
- demi-colliers sur les têtes en regard, tout en n’apportant aucun obstacle aux changements possibles d’orientation des électros autourde l’axe de l’essieu.
- Il y a lieu de remarquer que les coussinets des appendices n’exercent aucune pression sur les fusées et ne donnent lieu, par conséquent, qu’à un frottement très faible.
- Chaque électro-aimant est soutenu par deux bielles verticales,attachées aux extrémités d’un balancier horizontal suspendu au châssis par l’intermédiaire d’une tige qui repose sur un ressort à boudin.
- La partie supérieure de cette tige est filetée et munie d’un ccrou avec lequel on peut régler exactement la position des inducteurs par rapport au châssis.
- Grâce à la disposition qui vient d’être décrite, les pièces polaires des inducteurs restent toujours exactement centrées sur l’induit,
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- malgré les oscillations de l’essieu par rapport au châssis.
- De plus, ces oscillations ne produisent aucun déplacement appréciable du centre de gravité des inducteurs, et il en résulte que les essieux supportent de la part du système inducteur des réactions beaucoup plus faibles que si ce système formait un ensemble rigide reposant directement sur les essieux.
- L’induit est du système Brown à conducteurs enfermés dans l’armature de fer. Cette armature est constituée par des disques minces en tôle de fer empilés sur un manchon en. bronze claveté sur l’essieu. Ces disques sont séparés les uns des autres par une mince feuille de papier.
- Des plateaux de bronze, solidaires de chaque moitié du manchon et réunis par six boulons isolés traversant les disques, maintiennent ceux-ci fortement serrés les uns contre les autres.
- L’ensemble des disques en tôle forme un cylindre de o,6yo m de diamètre et de
- O, 540 m de longueur h surface extérieure complètement lisse.
- Les conducteurs soumis à l’induction sont constitués par des barres massives de cuivre à section elliptique de 64 mm- de section enfermées dans les tubes en micanite. Chaque tube est enfilé dans un trou percé dans l'armature très près de la surface extérieure. Ces conducteurs sont au nombre de 150.
- De chaque côté de l’induit se trouve un collecteur à touches d’acier, fixé sur l’arbre au moyen d’embrèvements à queue d’aronde.
- Quatre systèmes de frotteurs en charbon, à calage fixe, deux pour chaque collecteur, servent à transmettre le courant à l’induit. Enfin toute la partie inférieure des moteurs est protégée par une enveloppe en laiton, disposée de manière à ne pas gêner les oscillations des inducteurs.
- Les électromoteurs de la locomotive électrique E-i ont été construits, d’après des dessins d’ensemble fournis par la Compagnie
- P. -L.-M., dans les ateliers de MM. Sautter-Harlé et C% à Paris. .
- Appareils de manœuvre et de contrôle. — Les divers appareils de manœuvre et de contrôle mis à la disposition du mécanicien pour conduire la locomotive électrique E^i peuvent être classés de la manière suivante :
- Appareils de manœuvre.
- Mécaniques.........frein à main.
- : frein automatique.
- Pneumatiques . . . . î frein inodérable.
- 1 sifflet.
- ^ changement de marche.. Electro-pneumatiques. ^ rhéostat de démarrage.
- ' disjoncteur automatique.
- - commutateur du courant i principal.
- Electriques........coupleur.
- / rhéostat de démarrage dp la pompe à air.
- Appareils de contrôles. — Un ampèremètre indiquant l’intensité du courant total traversant les induits.
- Un voltmètre indiquant la tension aux bornes des moteurs.
- Deux voltmètres indiquant la tension aux bornes des batteries du fourgon.
- Un voltmètre indiquant la tension aqx bornes de la batterie de la locomotive.
- Un ampèremètre indiquant l’intensité du courant d’excitation.
- Un ampèremètre indiquant l’intensité du courant qui alimente le moteur de la pompe.
- On voit par l’énumération qui précède, qu’indépendamment des freins automatique et modérable et du sifflet, l’air comprimé est nécessaire au fonctionnement de l’appareil de changement de marche, du rhéostat de démarrage et du disjoncteur automatique.
- Les appareils de contrôle ainsi que les freins à main et à air comprimé et le sifflet ne présentent rien de particulier.
- Changement de marche. — L’appareil de changement de marche est manœuvré au moyen d’un levier A (fig. 6 et 8) qui peut occuper trois positions.
- Lorsque ce levier est incliné en avant et à fond de course, il appuie sur la tige d’une
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- plan de la locomotive electriqi
- Coupe longitudinale
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- ibg
- soupape a qui envoie de l'air comprimé dans deux des cylindres d’un commutateur pneumatique à mercure (Jig. 9 et 10), et celui-ci établit le courant d’excitation des inducteurs dans le sens voulu par la marche en avant.
- Lorsque le levier est incliné en arrière et à fond de course, il appuie sur la tige d’une
- deuxième soupape b qui envoie de l’air comprimé dans les deux autres cylindres du commutateur pneumatique à mercure, et celui-ci établit le courant d’excitation des inducteurs dans le sens voulu pour la marche
- Lorsque le levier est vertical, il n’appuie
- sur aucune des deux soupapes et celles-ci mettent les cylindres du commutateur pneumatique à mercure en communication avec l’atmosphère, et le courant d’excitation des inducteurs est coupé.
- Les figures 9 et 10 montrent clairement la disposition du commutateur pneumatique à mercure.
- Cet appareil présente ceci de particulier que la fermeture et la rupture du courant d’excitation s’opèrent au moyen d’un bain de mercure dont on fait varier le niveau au
- moyen de plongeurs actionnés par des pistons sur lesquels agit l’air comprimé.
- Lorsqu’on élève le niveau du mercure, le circuit d’excitation est fermé.
- Lorsqu’on veut ouvrir le circuit d’excitation, on laisse échapper l’air comprimé et des ressorts convenablement disposés font remonter les plongeurs, ce qui a pour résultat d’abaisser le niveau du mercure.
- Comme le fonctionnement du commutateur pneumatique exige une ou deux secondes, on risquerait, en portant trop vivement le levier
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- de changement de marche de la position avant à la position arrière ou inversement, de mettre en court-circuit la batterie de la locomotive, ce qui aurait de graves inconvénients.
- Pour éviter toute chance d’accident prove-
- nant d’une manœuvre trop rapide du levier, un verrou électrique e (fig. 8) placé sur le guide du levier, et actionné par un courant dérivé pris aux bornes des inducteurs, empêche le levier de dépasser la position verticale tant que le courant d’excitation n’est pas coupé.
- Rhéos-tat de démarrage. — Ce rhéostat,' intercalé dans le circuit des induits des moteurs permet de faire varier, d’une façon continue, l’intensité du courant et de l’annuler tout à fait sans production d’étincelles.
- Il est constitué (fig. 6 et 7) par une cuve rectangulaire B en tôle de fer d’une capacité de 2 m3 environ, placée dans le compartiment du milieu, en avant de l’abri du mécanicien ; cette cuve repose sur des tasseaux en bois et caoutchouc, elle est, par suite, complètement isolée. Dans l’intérieur sont rangées 20 lames de plomb disposées verticalement à la façon des électrodes d’un accumu-
- lateur et séparées les unes des autres par un intervalle de 10 cm.
- Dix de ces lames communiquent entre elles et avec l’une des sections du circuit ; les dix autres lames communiquent entre elles et avec la deuxième section du circuit.
- Un réservoir en tôle CC, isolé, est suspendu sous le châssis au-dessous de la cuve rectangulaire et communique avec cette dernière au moyen de deux gros tuyaux I) de 15 cm de diamètre qui pénètrent jusqu’au fond du réservoir : de l’eau, contenant en dissolution une certaine quantité de carbonate de sodium, remplit le réservoir inférieur et le fond de la cuve, sans toutefois atteindre le bas des lames de plomb.
- Au réservoir est adapté un tuyau sur lequel est monté, au voisinage du levier A, un robinet de manœuvre à trois voies E (fig. 6), qui permet de mettre le réservoir en communication soit avec l’atmosphère, soit avec un robinet à soupape F. En appuyant sur le levier de ce dernier robinet on met en communication le réservoir inférieur du rhéostat avec le réservoir d’air comprimé de la locomotive, lorsque le robinet de manœuvre a été préalablement mis dans la position convenable, c’est-à-dire lorsque sa poignée est horizontale.
- Lorsque cette communication est établie, l’air comprimé pénètre dans le réservoir et refoule l’eau dans la cuve rectangulaire ; dès que le niveau de la solution de carbonate de sodium atteint le bas des lames de plomb, le courant est établi et son intensité augmente rapidement en même temps que monte le niveau de la solution de carbonate de sodium.
- Lorsque le niveau est près d’atteindre le haut des lames de plomb, la solution baigne le bas d’une lame auxiliaire en plomb, ce qui a pour effet de fermer un circuit local.
- Le courant qui traverse ce circuit^ fait fonctionner un appareil spécial qui met en court-circuit les deux séries de lames de plomb du rhéostat et en outre, allume une lampe à incandescence, dite lampe témoin, placée devant le mécanicien ; le mécanicien
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- est ainsi averti que la cuve est pleine et qu'il faut cesser d'appuyer sur le levier du robinet à soupape.
- Lorsqu’on veut interrompre le courant, il suffit de mettre la poignée du robinet de manœuvre dans la position verticale, ce qui a pour effet de laisser échapper l’air qui remplit le réservoir placé au-dessous de la cuve. La solution de carbonate de soude descend rapidement. La lampe témoin s’ctcint tout d’abord et le court-circuit est supprimé. La résistance du rhéostat augmente progressivement par suite de l’abaissement du niveau de l’eau et le courant est enfin coupé tout à fait.
- Le rhéostat liquide, dont la description précède, sert principalement à établir ou à supprimer progressivement le courant lors des démarrages ou des arrêts. On peut aussi s’en servir pour régler l’intensité du courant en arrêtant le niveau de la solution de carbonate de sodium à différentes hauteurs ; toutefois, ce moyen de réglage de l’intensité du courant ne doit être employé que lorsqu’il est impossible de faire autrement, parce qu’il occasionne une dépense inutile d’énergie.
- Disjoncteur automatique. — Cet appareil a pour but d’empêcher l’intensité du courant débité par les accumulateurs du fourgon d’atteindre une valeur exagérée, soit par suite d’une résistance anormale du train, soit par suite d’une fausse manœuvre de la part du mécanicien, soit pour toute autre cause.
- Il est essentiellement constitué de la manière suivante :
- Sur chacun des gros conducteurs venant des batteries du fourgon est intercalé un relai électromagnétique G (fig. 6) réglable au moyen d’un ressort que l’on tend plus ou moins. Lorsque l’intensité du courant atteint i 200 ampères dans l’un ou l’autre des conducteurs, le relai correspondant ferme le circuit d’un électro-aimant tubulaire qui attire vivement son armature, ce qui a pour effet de déclencher une soupape à ressort qui,
- dans sa position habituelle, ferme l’orifice d’un tuyau branché sur le tuyau qui relie le réservoir inférieur du rhéostat au robinet de manœuvre. L’air contenu dans le réservoir s’échappe aussitôt, l’eau qui remplissait la cuve redescend dans le réservoir et l’intensité du courant baisse rapidement jusqu’à
- Lorsque le disjoncteur a fonctionné, le mécanicien peut le réenclencher de suite, s’il le juge nécessaire, en appuyant avec le pied sur un. levier qui surmonte la soupape.
- Commutateur du courant principal. —Cet appareil n’est autre chose qu’un grand commutateur à deux directions, de forme spéciale, qui permet d’alimenter les électronio-teurs, soit avec les batteries du fourgon, soit avec la batterie de la locomotive. Il est manœuvré au moyen d’une poignée H (fig. 7) également voisine du levier A et pouvant occuper deux positions. Lorsque la poignée est en avant, les induits des électromoteurs ne peuvent être traversés que par le courant fourni par les batteries du fourgon. Lorsque la poignée est en arrière, les induits des électromoteurs ne peuvent être traversés que par le courant fourni par la batterie de la locomotive.
- Coupleur. — Le coupleur est une sorte de commutateur multiple qui sert à grouper de différentes manières les moteurs de la locomotive et les batteries du fourgon.
- Il est manœuvré au moyen d’un levier K (fig. 6 et 7) qui peut occuper trois positions G 2, 3.
- Lorsque le levier est dans la position 1, les deux batteries du fourgon sont couplées en parallèle et les deux moteurs sont couplés
- Lorsque le levier est dans la position 2, les deux batteries du fourgon sont couplées en série et les deux moteurs sont couples en
- Lorsque le levier est dans la position 3, les deux batteries du fourgon sont couplées en
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- série et les deux moteurs sont couplés en parallèle.
- Rhéostat de démarrage de la rompe a air. — La pompe à air est actionnée par un moteur excité en dérivation qui est gouverné par un rhéostat à manette M (fig. 6 et 8) servant non seulement à la mise en route, mais aussi, le cas échéant, au réglage de la vitesse de la pompe.
- La manœuvre de ce rhéostat ne présente rien de particulier.
- Enclenchements réciproques des appareils de mise en marche. —Afin d’éviter les fausses manœuvres, qui pourraient avoir des conséquences désastreuses pour la conservation des appareils ou des batteries, les différents appareils de mise en marche sont enclenchés entre eux.
- La figure ii montre la disposition générale
- Fig. ri. — Enclenchements des appareils de mise
- des enclenchements des appareils de mise en marche.
- Les enclenchements sont disposés de telle sorte que :
- Lorsque le levier de changement de marche est incliné en avant ou en arrière, c’est-à-dire lorsque les inducteurs des moteurs sont excités, on peut actionner librement le robinet de manœuvre, mais la manette du commutateur ne peut être changée de position.
- Lorsque le levier de changement de marche-est vertical, on peut manœuvrer le levier du coupleur ainsi que la manette du commutateur, mais on ne peut remuer la manette du robinet de manœuvre qui occupe nécessairement, alors, la position verticale.
- Enfin, lorsque la poignée du robinet de manœuvre est horizontale, le levier de changement de marche et le levier du coupleur ne peuvent être bougés ; il en est de même de la manette du commutateur.
- Accumulateurs. —Ainsi que nous l’avons dit en commençant, la batterie de la locomotive se compose de 18 éléments et les deux batteries du fourgon se composent chacune de 96 éléments.
- Ces éléments qui sont contenus dans des bacs en bois imprégné doublés de plomb et de celluloïd établis par la Compagnie P.-L.-M., ont été construits par la Société des accumulateurs Fulmen, sur un type spécial, en vue des régimes de décharge extrêmement élevés qu’ils ont à supporter.
- Les électrodes négatives sont enveloppées dans des sacs en celluloïd perforé ; les électrodes positives sont enveloppées dans des sacs en celluloïd perforé, garnis d’une toile d’amiante à l’intérieur.
- Les électrodes positives et négatives sont séparées les unes des autres par des baguettes carrées en celluloïd qui maintiennent rigoureusement les intervalles.
- Les bacs sont entièrements découverts afin de permettre un contrôle facile de l’état des électrodes et de la densité du liquide.
- II. Règles a suivre pour conduire la locomotive électrique
- En dehors des soins ordinaires de grais-
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- sage à donner à tous les appareils mécaniques, les règles à suivre pour conduire la locomotive E-i sont les suivantes :
- Mise en marche et surveillance de la pompe a air, — L’air comprimé étant indispensable au fonctionnement des appareils de mise en route, le mécanicien doit, avant toute autre chose, commencer par mettre la pompe en marche, de façon à avoir dans le réservoir principal une pression de 6 à 7 kg : cm2 environ.
- Comme chaque manœuvre du rhéostat exige une assez forte dépense d’air, ce qui détermine chaque fois un abaissement de pression, le mécanicien doit veiller avec soin pendant la marche, à ce que la pompe, dont il peut régler l’allure en agissant sur son appareil de manœuvre, fonctionne à une vitesse suffisante pour que la pression dans les réservoirs de la locomotive se maintienne au taux normal.
- Cas ou t.e fourgon est attelé a t.a locomotive. — Avant le démarrage. — Mettre la poignée du commutateur dans la position avant.
- Mettre le levier du coupleur dans la position qui correspond à la vitesse de régime qu’on veut obtenir.
- Toutefois, lorsque le démarrage doit avoir lieu en rampe et qu’on cherche à obtenir une grande vitesse de régime, on ne doit pas mettre immédiatement le levier du coupleur dans la troisième position, parce que dans cette position l’efl'ort maximum que peut exercer la machine est égal à 1 300 kg environ et que, par suite, le démarrage serait trop lent.
- Mettre le levier de changement de marche dans la position qui correspond au sens de marche qu’on veut obtenir.
- Mettre la poignée du robinet de manœuvre dans la position horizontale.
- Porter l’intensité du champ magnétique des inducteurs à sa plus grande valeur, en manœuvrant la manette du rhéostat de ma-
- nière» à mettre l’index en regard du mot « maximum » placé à droite du secteur.
- Pour démarrer. — Appuyer sur le levier de la soupape de mise en marche jusqu’à ce que l’ampèremètre du courant total indique une intensité un peu inférieure à 1 000 ampères si le levier du coupleur est au cran 1 et une intensité inférieure à 800 ampères si le levier du coupleur est au cran 2 ou au cran 3.
- La locomotive se mettant en marche et prenant une vitesse croissante, l’intensité du courant tend à diminuer.
- On relève l'intensité en appuyant sur le levier de la soupape de mise en marche.
- On continue d’appuyer jusqu’à ce que la lampe témoin s’allume -, on cesse alors d’appuyer sur le levier de la soupape, car à partir de cet instant il est impossible d’augmenter par ce moyen l’intensité du courant.
- Ramener peu à peu, au fur et à mesure de l’accroissement de la vitesse, l’intensité du champ magnétique à la valeur qui correspond à la vitesse de régime qu’on veut obtenir, en manœuvrant la manette du rhéostat de manière à ramener l’index de droite à gauche sur le secteur gradué.
- Observer, pendant cette opération, les indications du gros ampèremètre parce que la diminution de l’intensité du champ à pour effet immédiat d’augmenter l’intensité du courant total.
- Pendant la marche. — Lorsqu’on veut maintenir la vitesse de marche dans des Limites peu éloignées de la vitesse de régime normale correspondant à une position déterminée du levier du coupleur, on se contente, pour régler la vitesse, d’agir sur le champ magnétique des inducteurs en manœuvrant la manette du rhéostat d’excitation.
- Le renforcement de l’excitation des inducteurs produit une diminution de vitesse et, au contraire, la diminution de l’excitation produit une augmentation de vitesse. •
- Lorsqu’on veut produire une très grande variation dans la vitesse de marche, il faut
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- changer la position du levier du coupleur*, pour y arriver, on procédera de la manière suivante :
- i° Mettre la poignée du robinet de manœuvre dans la position verticale et observer les indications du gros ampèremètre ;
- 2° Dès que le courant est tombé à zéro, mettre le levier du coupleur dans la position qui correspond à la nouvelle vitesse de régime qu’on désire.
- 31’ Remettre la poignée du robinet de manœuvre dans la position horizontale ;
- 4° Appuyer sur le levier de la soupape de mise en marche comme s’il s’agissait d’un démarrage jusqu’à ce que la lampe témoin s’allume.
- Pour obtenir un ralentissement important ou pour arrêter. — i° Mettre la poignée du robinet d’arrêt dans la position verticale ;
- 2J Serrer le frein.
- Observation. — Ainsi que nous l’avons déjà dit, l’intensité du courant total est mesurée à tout instant par un ampèremètre placé devant le mécanicien.
- Celle-ci doit veiller à ce que l’intensité ne dépasse pas i ooo ampères, lorsque le levier du coupleur est au cran 2 ou au cran 3, parce que les deux batteries du fourgon sont alors couplées en série et que les cléments pourraient être détériorés par une augmentation exagérée d’intensité du courant.
- Pour empêcher l’intensité de dépasser cette limite, le mécanicien doit tout d’abord renforcer l’excitation, au besoin jusqu’à sa valeur maximum, en manœuvrant la manette du rhéostat d’excitation ; si cela ne suffit pas, il doit mettre momentanément la poignée du robinet de manœuvre dans la position verticale, ce qui a pour effet d’introduire une résistance rapidement croissante dans le circuit des induits des moteurs.
- Il peut arriver cependant que, par suite d’inattention de la part du mécanicien ou pour toute autre cause, l’intensité croisse au delà de la limite fixée.
- Si ce fait vient à se produire, le disjonc-
- teur automatique qui est réglé pour un débit de 1 200 ampères par batterie, détermine l’ouverture d’une soupape spéciale, ce qui produit le même eflet que la manœuvre du robinet d’arrêt et l’intensité du courant tombe rapidement à zéro.
- Cette soupape peut d’ailleurs être remise instantanément dans sa position normale par le mécanicien, si celui-ci le juge utile.
- Cas ou le fourgox x’est pas attelé a la locomotive. — Avant le démarrage. — Mettre la poignée du commutateur dans la position
- Mettre la poignée du coupleur dans la position 1 si on veut obtenir une vitesse de 3 km à l’heure environ et dans l’une des positions 2 ou 3, indifféremment, si on veut obtenir une vitesse de 7 à 8 km environ.
- Les opérations suivantes comme dans la marche avec le fourgon.
- Pour démarrer. — Comme dans le cas de la marche avec le fourgon.
- Pendant la marche. — Comme dans le cas de la marche avec le fourgon.
- Pour arrêter. — Comme dans le cas de la marche avec le fourgon.
- III. Résultats des premiers essais faits avec
- LA LOCOMOTIVE ÉLECTRIQUE E-I
- La locomotive électrique E-i munie seulement des 18 éléments placés dans les compartiments latéraux à l’avant de la cabine a été essayée pour la première fois surles voies de. l’atelier des machines de Paris le 14 septembre 1897.
- Son premier voyage sur la ligne a eu lieu le 26 novembre 1897 entre Paris et Ville-neuve-Saint-Georges, le fourgon à accumulateurs n’étant muni que de 48 éléments.
- Depuis cette époque, la locomotive E-i a fait un grand nombre de voyages, d’abord entre Paris et Brunoy, la batterie principale n’étant toujours composée que de 48 éléments, puis entre Paris et Melun avec une
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- batterie de 100 éléments et enfin avec la batterie complète de 192 éléments.
- La charge maxima remorquée entre Paris et Melun, aller et retour, a été jusqu’ici de 147 tonnes (non compris la locomotive, mais v compris le fourgon à accumulateurs) à la vitesse moyenne de 45 km à l’heure.
- La vitesse moyenne, avec cette charge relativement grande, ne peut dans les conditions actuelles dépasser beaucoup 45 km parce que pour ne pas faire débiter aux accumulateurs un courant trop intense, ce qui les mettrait hors de service, on est obligé de marcher au cran 2 du coupleur, c’est-à-dire de maintenir les électromoteurs couplés en série.
- En marchant avec les électromoteurs couplés en parallèle, on atteint facilement en palier la vitesse de 100 km à l’heure avec une charge remorquée de 100 tonnes (non compris la locomotive, mais y compris le fourgon à accumulateurs), et on a reconnu qu’à cette vitesse les électromoteurs se comportaient parfaitement bien et qu’il serait facile de marcher beaucoup plus vite si la différence de potentiel utile, aux bornes des accumulateurs, ne baissait pas notablement lorsqu’on force le débit.
- Les électromoteurs peuvent, d’après les constatations faites jusqu’ici, supporter facilement un courant de 700 ampères en marche
- continue à la vitesse de 500 tours (100 km à l'heure environ).
- La puissance électrique absorbée par la locomotive E-i pourrait donc être, si elle recevait l’énergie au moyen d’un conducteur, égale à 2 X 700 X 360 watts soit 504 kilowatts ou 500 kilowatts en nombre rond.
- Comme le rendement des induits des électromoteurs est un peu supérieur à 0,90, la puissance effective de la locomotive E-i est
- égale à 5°°x 0,9 sojt g1]E chevaux.
- 6 0,730 «
- On a constaté que la résistance au roulement de la locomotive électrique était extrêmement faible, plus faible que celle de la plupart des voitures, car elle ne dépasse pas 4,5 kg par tonne à la vitesse de 90 km à l’heure.
- Les divers essais faits jusqu’à ce jour n’ont eu pour but que de vérifier le bon fonctionnement des divers organes mécaniques et électriques de la locomotive et de rechercher la limite de puissance de la batterie d’accumulateurs.
- Ils vont être suivis prochainement d’autres essais conduits méthodiquement, qui permettront de déterminer exactement tous les coefficients relatifs aux efforts de traction, rendements, résistance au roulement à diverses vitesses, etc., éléments indispensables pour établir sur des bases certaines un projet de traction électrique.
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- Le phénomène de Hall et la théorie de Lorentz ;
- Par H. Poincaré O).
- « On sait que M. Lorentz a imaginé une théorie de l’électricité où le rôle essentiel est joué par des particules chargées appelées ions ou électrons, qui sont censées parcourir libre- (*)
- (*) Comptes rendus, t. CXXVIII, p. 339, séance du 5 février 1899.
- ment les conducteurs. Je voudrais faire quelques réflexions an sujet de la façon dont s’explique dans cette théorie le phénomène de Hall.
- » Soient e la charge électrique d’une particule ; ç, 7j, Ç les composantes de sa vitesse ; /, g, h celles du déplacement électrique ; a,
- y celles de la force magnétique, k0 l’inverse du carré de la vitesse de la lumière ; l’action du champ sur la particule, projetée sur l’axe
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- des x sera, d’après la théorie de Lorentz, L’équation (2) donne alors
- yÿ-+ewt-m- f = ^ + ^W-<-rï)
- D’autre part, le frottement subi par la particule aura pour composantes j,=c[t7 + w(«t-,'w]-
- A ’ X ’ ’ X étant un certain coefficient, d’où l’équa- Généralement 2e3X2 est négligeable et il reste simplement p=câf-
- 5 = exi^+‘rî.hï-î;(S). (.) Si, au contraire, Se3 X2 n’est pas négligeable, à la force électromotrice -^7—- vient s’ajouter
- Soit Dt un petit élément de volume du conducteur; les composantes du courant seront une force électromotrice supplémentaire
- C’est la force électromotrice de Hall.
- en étendant la sommation à toutes les particules contenues dans l’élément Dt.On trouve ainsi « Mais voici la réflexion à laquelle je voulais en venir. Il y a d’autant plus de chance que Se3 soit grand que te sera lui-même plus
- i2) grand, c’est-à-dire que le conducteur sera fortement chargé. » On serait conduit à rechercher si le phé-
- comme <?X est très petit, on a, en première approximation, £ = rt = ^ = o ; en seconde approximation (i) et (2) nous donnent nomène de Hall n’existe pas pour tous les métaux quand ils portent une forte charge et s’il ne change pas de signe avec cette charge, quand cette charge est très forte.
- <3) » L’expérience serait intéressante ; elle ne saurait toutefois être décisive; si elle réussis-
- Dans la seconde équation (3), le premier facteur du second membre ^ représente la conductibilité spécifique ; nous poserons donc sait, en effet, le succès pourrait s’expliquer d’une foule de manières, en dehors de la théorie de Lorentz. Si, d’autre part, elle échouait, ce ne serait pas un argument irréfutable contre cette théorie, puisque nous ne pouvons a
- priori nous faire aucune idée de l’ordre de grandeur du phénomène. »
- le second facteur représente la force électro-motrice ; on a donc Sur les phénomènes thermiques dans les circuits de décharge des condensateurs ;
- „ eX Ç==C"P’ Par P. Cardani (j)
- et, de même, Il serait plus exacte de donner à l’intéres-
- eh v el ’-ir1' î=7rr- P) Il Nuoi'o Cimento, t. VII, p. 23 et 229, janvier et avril 1898.
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- santé ctude du professeur Cardani le titre : Recherches expérimentales sur la résistance aux oscillations électriques; il montrerait mieux l’importance du sujet traité qui constitue une contribution nouvelle à l’étude des ondes électriques.
- L’auteur a appliqué les résultats qu’il a obtenus à la mesure de la quantité d’électricité qui circule dans un courant de décharge d’un condensateur (*) et à la mesure de la conductibilité électrique des électrolytes (2).
- La partie du circuit d’un condensateur qui est fermée par l’étincelle a été étudiée soigneusement par Villari et Kaufmann, entre autres; mais le reste du circuit, constitué ordinairement par des conducteurs métalliques, n’a été l’objet de presque aucune autre étude que celle de Riess. Il résultait de celle-ci que les fils conducteurs se comportent d’une façon analogue, qu’ils soient traversés par la décharge d’un condensateur, ou par des courants ordinaires. Mais ces expériences furent faites avec des fils de très petit diamètre, moins de 0,5 mm. Or, d’après Stefan et lord Rayleigh, la résistance à la décharge est différente de la résistance ordinaire, en supposant toutefois le diamètre des fils conducteurs assez grand.
- Il y avait donc lieu de reprendre les expériences de Riess, et dans la première partie de son travail l’auteur a étudié un cas simple, tel que la résistance puisse varier dans de larges limites sans modifier la self-induction. Les expériences ont été faites avec des conducteurs électrolytiques.
- Stefan, appliquant le principe général de Lippmann sur l’induction dans les circuits privés de résistance, a établi (3) que dans les électrolytes les courants, même de haute fréquence, se distribuent dans toute la section du conducteur comme les courants ordinaires
- (*.) Il Nuovo Cimento, t. VII, p. 105, février 1898. Analysé plus loin dans L'Éclairage Electrique.
- 0 L’Elettricista, t. VII, p. 49, mars 1898, Analysé plus loin dans L'Éclairage Électrique.
- (a) Wied. Ann., t. XLI. p. 411, 1890.
- (pour des tubes de 8 cm de diamètre et de circonférence plus grande que l’axe).
- Le dispositif expérimental du professeur Cardani comprend une machine statique, une batterie de condensateurs et un micromètre à étincelles formé par deux sphères recouvertes de platine et renfermées dans un ballon de verre analogue au thermomètre de Riess. Dans le circuit est inséré l’électrolyte renfermé dans un tube de verre muni de deux électrodes dont on peut faire varier la distance et dont les sur-facesenregard, seulcsconductrices, sontégales à la section du tube. Enfin un thermomètre-calorimètre à pétrole est disposé sur un fil de platine faisant également partie du circuit ; cet appareil est tout en verre et rempli de pétrole, il se compose d’un tube traversé axialement par le fil de platine et communiquant avec un tube capillaire gradué, dans lequel le déplacement du ménisque est proportionnel à la chaleur dégagée par le fil.
- L’auteur, en. expérimentant avec les solutions de sulfate de cuivre, de sulfate de zinc, de chlorure de sodium, d’acide sulfurique, a pu montrer que l’on a, si :
- N0 est la lecture faite au thermomètre-calorimètre quand les électrodes sont au contact, c’est-à-dire quand la longueur de la colonne électrolytique est nulle ;
- N la lecture pour une distance L des électrodes ;
- k la résistance spécifique de la solution ;
- S la section du tube ;
- a une constante qui dépend de l’unité choisie et des conditions (capacité, distance explosive, résistance et self-induction) dans lesquelles se fait l’expérience ;
- N', — N est proportionnel à la chaleur développée dans la portion de circuit constituée par l’électrolyte, cette quantité est donc proportionnelle à la résistance que l’électrolyte oppose aux courants ordinaires. La conclusion de Stefan relative aux électrolytes est vérifiée.
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- Dans le cas des conducteurs métalliques, parcourus par des courants alternatifs, la résistance efficace n’est pas proportionnelle à la résistance ohmique, elle lui est supérieure. La formule trouvée par lord Rayleigh et Stefan est :
- où p désigne la résistance spécifique, a le rayon du fil, l la longueur du fil,
- n la fréquence, u. la perméabilité magnétique.
- Cependant Riess a trouvé que, dans les fils fins, la chaleur dégagée se partage entre les conducteurs proportionnellement à leur résistance ohmique.
- M. Cardani a entrepris des expériences pour déterminer entre quelles limites les résultats précédents sont valables, puisque ceux de Riess ont été établis sur des fils fins, tandis que la formule de Stefan et lord Rayleigh s’applique à des*fils gros. Il a montré que les résultats de Riess ne sont rigoureux dans aucun cas, mais qu’ils sont applicables approximativement à des fils très fins. D’autre part la formule précédente est pleinement confirmée sous la condition que le diamètre des fils* ne soit pas inférieur à i cm. Les limites de cette approximation sont plus restreintes pour le fer que pour le cuivre.
- Les expériences faites avec les électrolytes ont permis d’établir la formule :
- où r représente la résistance ohmique de la colonne d’électrolyte insérée dans le circuit. Si on remplace r par la résistance efficace
- jâ serait la nouvelle valeur de a puisque la résistance et la self-induction sont modifiées.
- Si on considère des fils de même diamètre, meme résistance spécifique et même perméa-
- bilité, -É£iL est constant. Or, les expériences montrent que dans ces conditions est
- constant, il faut donc pour vérifier la formule que Ail soit constant. Appliquant ta formule de lord Kelvin
- on voit que § doit varier en raison inverse de la racine quatrième de la self-induction du circuit ou de la capacité du condensateur.
- L’auteur a vérifié ces conclusions, au moins en partie. Il a fait varier n. en modifiant seulement la capacité du condensateur, et il a obtenu l’égalité
- V/«~—V/h7 J 3,
- Le tableau suivant donne la comparaison entre la résistance x déduite des expériences et la valeur X calculée au moyen de la formule de lord Rayleigh.
- “ * X X
- 0,500 l 9OO ils de cuiv 0,197 <M9S
- 0,300 24OO o,389 °i39I 1
- 0,150 600 0,180 0,180 1
- o,oç,8 ÔOO o,3i.3 o,366 0,85
- 0,050 ÔOO 0.889 1,048 0,85
- 0,040 500 0,752 0,866 0,87
- 0,025 200 0,682 0,616 1.11
- 0,0l6 200 1,410 o,95i 1.48
- 0,010 200 3^>i M54 2,3!
- 0,005 200 12,466 2,827 4*41
- 0,538 Fils de lait 1 930 0.340 0,362 0,0,
- 0,200 ÔOO 0:372 >,378 0,98
- L’incertitude dans la valeur de n à employer, a empêché l’auteur de chercher si dans le cas du fer la formule (2) est encore satisfaisante. Mais si l’on admet que les résultats obtenus avec le cuivre et le laiton sont
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- une confirmation suffisante de la formule, on peut se servir de celle-ci pour déterminer \k ; voici les valeurs que l’on obtient alors :
- ^3°°................... 7°>56
- 0-200................. 46,37
- 0,14°............... 25
- 0,095............... l6,60
- 0,040............... 7.56
- La perméabilité croît avec le diamètre du fil et, conformément à lu théorie, la résistance des métaux magnétique est toujours plus
- grande que celle des métaux pour lesquels on a sensiblement p = i, les autres conditions restant les mêmes.
- Ainsi les recherches de M. Cardani confirment la théorie moderne de la décharge électrique et montrent comment les phénomènes thermiques développés dans le circuit permettent de résoudre différents problèmes que l’on ne pourrait traiter théoriquement, ou dont la solution théorique ne présenterait pas une garantie suffisante (coefficient de self-induction, perméabilité magnétique, etc.).
- R. M.
- CHRONIQUE
- Application de l’alcalimétrie à la raesuro dos courants de décharge des condensateurs. — Trois méthodes sont employées communément pour évaluer la quantité d’électricité qui circule dans le courant de décharge d’un condensateur;
- Méthode de la bouteille clectromctrique;
- 20 Méthode du galvanomètre balistique;
- 3U Détermination de la capacité du condensateur et du potentiel de charge.
- Avec la bouteille électrométrique, il y a une cause importante d'erreur : la pénétration de la charge dans le diélectrique interposé entre les arma-
- E11 employant un galvanomètre balistique, on modifie la nature de la décharge par la résistance fortement inductive de la bobine.
- Les deux méthodes précédentes ne donnent que des mesures relatives/etv si l’on veut obtenir des valeurs absolues, de nombreuses difficultés se présentent pour la comparaison.
- La troisième méthode donne facilement des mesures absolues; mais, outre que'les déterminations de la capacité et de la différence de potentiel sont délicates, la pénétration des charges vient encore fausser les résultats. D’ailleurs, on détermine ainsi la quantité totale d’électricité contenue dans le condensateur et non la quantité d’électricité qui circule pour une distance explosive déterminée.
- M. P. Cardani a appliqué (// Nuovu Cimento, t. Vit, p. 105, février 1898) les phénomènes électrolytiques à la mesure de cette quantité d’électricité ;
- le procédé n’avait pas été employé à cause du nombre considérable de décharges nécessaire pour avoir un dépôt susceptible d’etre pesé avec un peu de précision. Mais on obtient une sensibilité beaucoup plus grande en employant les réactifs colorés. Le professeur Cardani s’est servi comme électrolyte d’une solution de chlorure de sodium obtenue en étendant la solution normale jusqu’à 200 volumes. Le réactif coloré est la phtaléine du phénol qui, comme on sait, rougit en liqueur alcaline. La solution est toujours colorée en rouge vif, on ajoute assez d’acide oxalique (les liqueurs employées sont Iqs liqueurs normales étendues à 200) pour la ramener au rose pâle. On sépare cette solution en deux parties égales : l’une sert pour la comparaison, l'autre est placée dans un tube en forme d’H; le pôle positif est forme par un bâton d'argent pour absorber le chlore, le pôle négatif est un fil de plaline. Après avoir fait passer un millier cïe décharges, par exemple, on titre la liqueur en ajoutant assez d’acide oxalique pour obtenir la coloration primitive; on déduit de cette expérience la quantité de sodium séparée et par suite la quantité d’électricité qui a traversé le circuit.
- On peut vérifier de cette façon que la quantité d'électricité est proportionnelle au nombre des décharges et à la capacité de la batterie.
- La méthode est suffisamment précise pour montrer que là quantité d’élearicitc qui traverse le circuit, va continuellement en diminuant quand on insère une colonne électrolytique de plus en plus résistante. G. G.
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- T. XVIII. — N° 7.
- Nouvelle forme de l’expérience de Lecher. —
- On sait queArons (Wied Arm., t. XLV, p. 553,1892) a mis en évidence les nœuds et les ventres qui se forment le long des deux fils de l’appareil de Lécher, en plaçant les fils dans un tube à gaz raréfié; la différence de potentiel devient suffisante, spécialement aux ventres, pour produire des décharges lumineuses visibles à distance.
- Un autre procédé permet également d’obtenir des décharges visibles avec des différences de potentiel relativement petites : on place entre les deux électrodes une série de très petits conducteurs, tels que les-particules de limaille d‘un carreau étincelant. Ainsi, avec un grand condensateur chargé de manière à donner des étincelles de 10 cm à l’air libre, si l'on introduit dans le circuit de décharge une lame de verre couverte de limaille de zinc, on peut obtenir de belles et puissantes étincelles de 4 m de longueur.
- Cette expérience a suggéré au professeur Righi la disposition expérimentale suivante (ff. Accad. délié Science dell' Istituio diBologna, 29 mai 1898): les quatre plateaux de l'appareil de Lecher ont chacun 45 cm2, les deuxprimaires communiquent avec les pôles d'une bobine d'induction donnant 20 cm d'étincelle ; ils portent au bas des deux arêtes vis-à-vis les sphères de laiton massif de 4 cm de diamètre, distantes de quelques millimètres; c’est entre ces sphères qu’ont lieu les décharges delà bobine. Les deux plateaux peuvent être écartés ou rapprochés pour faire varier la distance explosive. Les plateaux secondaires sont à quelques millimètres des précédents ; ils sont reliés à deux longs fils parallèles, le long desquels se forment les nœuds et les ventres. Tout ce système est placé dans un bain d’huile de vaseline, de sorte que les étincelles se produisent dans l’huile.
- Les deux fils horizontaux sont tendus à 3 cm l’un de l’autre sur une lame de verre longue de 2 m et large de 17 cm. La partie intermédiaire aux deux fils est recouverte d’une couche dégommé, puis saupoudrée de limaille de zinc.
- On peut employer un seul pont, qui divise tout le système en deux parties ayant des résonances réciproques, il est placé plus près des lames secondaires que des extrémités, ou deux ponts, l’un à l’extrémité libre des fils, l’autre près des plateaux, Dans tous les cas, si l’appareil est dans une demi-obscurité. on voit des petites étincelles brillantes entre les fils et un peu en dehors. Ces étincelles, presque milles aux nœuds et dans leur voisinage, ont un éclat maximum aux ventres. G. G.
- Sur une nouvelle méthode pour la mesure de la conductibilité des électrolytes. — Dans un mémoire précédent (Il Nuovo Cimento, t. VII, p. 23, janvier 1898} analysé plus haut, p. 276, M. Cardani a montre que la résistance offerte par une colonne électrolytique est proportionnelle à l'expression —:—* où Nn et N sont les déplacements du ménisque du thermomètre-calorimètre lorsque la colonne électrolytique a une longueur nulle et lorsque cette longueur est égale à L. Il en a déduit une méthode précise et simple pour déterminer la conductibilité électrique des électrolytes.
- Le dispositif décrit dans YElectricista (t.VH, p. 49, mars 189S) comprend une machine statique, une batterie, un micromètre à étincelle et un thermomètre-calorimètre à pétrole. On fait les corrections dues au déplacement du ménisque par échange avec le milieu ambiant, lorsque le courant ne circule pas.
- Il suffit de mesurer N0, N et L, on a :
- A est une constante qui, pour des tubes de même scction,estproportionnelleàlarésistance spécifique; si donc 011 connaît une valeur de A et la résistance spécifique de la solution correspondante, on calcule par une simple proportion la résistance spécifique d’un électrolyte quelconque.
- Voici quelques résultats X obtenus par cette méthode avec les valeurs correspondantes k, que donnent la méthode du galvanomètre différentiel ou la méthode de Kohlrausch (la solution de sulfate de zinc est prise comme terme de comparaison) :
- Solution de sulfate de cuivre à 9,5 95,3 55.7
- — - — 4.75 92,3 (P.j*
- — — — 2,44 >52,2 155,6
- — — dezinc à 10p. 100. . . 56,8 56.8
- — de chlorure de sodium .... 9,6 9,9
- Mélange de 4 volumes d’eau et 1 d'acide sulfurique........................ 3,6 1,5
- Ces résultats sont d’autant plus satisfaisants qu'ils ont été obtenus rapidement dans des conditions qui n’étaient pas les plus favorables (températures, diamètre du tube capillaire, capacité du condensateur, distance explosive). Us montrent clairement que la méthode peut donner des résultats suffisants avec les appareils les plus simples des cabinets de physique. G. G.
- Le Gérant : G. NAUD
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- Tome XVIII.
- sdi 35 Février 1899
- ». — N* * 8.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l'Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉLECTRICITÉ (‘)
- Les appareils proposés ou appliqués—principalement aux États-Unis — pour la manœuvre électrique des aiguilles et signaux de chemins de fer sont extrêmement nombreux f). Celui de M. ûucousso est remarquable par son ingéniosité et le soin consacré à l’étude de ses principaux details.
- Le récepteur consiste (fig. i.et 6) en une dynamo M, réversible, commandant, par une articulation llexible K et par la vis V, le pignon R, dont le bouton F actionne la tringle A de l’aiguille par la coulisse E du levier ECB. Cette coulisse est d’une forme telle que la tringle A passe de la position i à la position 2, ou inversement, suivant le sens de la rotation de la dynamo, pendant que F décrit l’arc 1, puis qu’elle reste immobile,
- P) L'Éclairage Électrique du 13 novembre 1897, p. 261.
- • (*) Siemens et Halske, L’Éclairage Électrique, 20 avril 1895, p. !07, 109; 4 juillet 1896, p. 13. Hall. 26 octobre 1893, p. 161 ; Westinghouse, 16 mai 1896. p. 298; Hamp-son, 26 octobre 1895, p. 162; Chicago Millwaukee Ry., 16 mai 1896, p. 303 ; Jackson-Gossette, août 1896, P- 205.
- enclanchée par F, pendant que sont décrits les arcs H et H,. L’axe O de R porte une seconde came L (fig. 2) qui commande, par le levier S et la tringle T, le ver-
- lis h
- Ducousso (1
- rou de sûreté de l’aiguille. Cette came est constituée par deux arcs de cercle décrits de O ef raccordés par des pentes qui correspondent aux arcs H et H, de-la came R, et font ainsi passer T de la position de verrouil-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE T. xvm. — N"8.
- lage i à la position de verrouillage 2, en soulevant ce verrou ; mais, s’il se trouve en ce
- Fig. 2 et 4- Aiguillage Ducousso.
- moment un wagon sur ce verrou, il l'empêche de se lever, et immobilise par T son
- Fig. 5. - Aiguillage Ducousso. Commutateur, aiguille dans les positions 1 ou 2, ce qui em-
- pêche, dans ces cas, tout déplacement accidentel de l’aiguille.
- Le commutateur qui, après chaque manœuvre de À, supprime le courant à la dynamo M, puis le renverse, est représenté par les ligures ,3 et 5. Dans la position figurée,
- qui correspond à la marche de M indiquée en figure t, le courant passe par \yz au moteur, puis à la terre, puis avant que la manivelle F n’aitparcouru l’axe H (fig. 1) le taquet
- versale de la figure
- J de R lâche le levier YYY2 qui, rappelé par son ressort y3, enclanche, comme en ligure 3, le manchon X. Pendant que F parcourt ensuite l’arc I, la tringle W3, reliée à l’aiguille, repousse le levier Wj et la tige UUjU2, en | comprimant les ressorts u et ur Enfin, quand
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- le bouton F arrive à la moitié de l’arc H„ le taquet y% repousse Y, qui lâche, comme en figure 3, le manchon X, lequel, repoussé par le ressort k, rompt le contact^ en 1 et 2, et le referme sur 3 et 4. Lorsqu’on refermera ensuite le circuit 3-4, dont 3 est relié à la terre et 4 à l’inducteur du moteur M, ce moteur se mettra à tourner en sens inverse de précédemment, ainsi que F, et les opérations précédentes se répètent jusqu’au redéclan-chement de X paryg, qui ramène le commutateur à sa position primitive par le rappel du ressort u.
- Si, l’appareil était au repos, comme en figure 3, l’aiguille vient à être forcée, avec rupture de la tringle A, la tringle W n’en transmet pas moins à VV, le mouvement de l’aiguille ; mais, comme X n’est pas alors en-clanchépary, en repoussant^' de (1-2) à (3-4} et ce mouvement avertit, comme nous le verrons, de l’accident.
- Lorsqu’on veut, comme dans les garages, se borner à contrôler ainsi le dynamo M seulement, on peut supprimer le levier \Vi4 et relier la tige UU, au levier I), comme en figure 6.
- Le transmetteur est représenté par les figures 8 à ia, où l’on a indiqué en 37 l’armature, en 38 et 39 les inducteurs de la dynamo M. Il est commandé par un levier 345 relié par 34 à la barre d’enclanchement 35. Quand cette barre est levée, on peut déplacer le levier 3 de la position figure 8 à celle figure 11,
- ce qui n’a aucun effet sur le reste de l’appareil, et ne fait qu’indiquer la liberté du levier 3 et 5. En fig. 11, la dent 24 du double cliquet 23 22 2,|, pivoté en 22 sur 3, tombe dans
- l’encoche 25 du châssis I, qui l’empêche de revenir en arrière, et comme, en même temps, la bielle 33, entraînée par 5, a rattrapé le jeu de son articulation avec le leviei'7, ilfaitpasser le levier du contact 8 au contact 9 : puis le mouvement du levier 4 s’arrête, bloqué par l’en-
- clanchement de son taquet 21 avec l’encoche 20 du verrou 19. Dans cette position, le courant passe par 9 13 n à la ligne et par 40-42 aux inducteurs 38 et à l’armature 37 du moteur. Ce moteur se met alors à tourner; puis, à la fin de la manoeuvre de son aiguille rompt comme nous l’avons vu, le contact 40-42, et
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- ferme par 41-43 le circuit sur l’électro-ai-mant 17; le courant passe alors par 14 et 13 a la ligne, et par 4143 39,37 dans le moteur, mais, grâce à la résistance de 17, avec une intensité trop faible pour faire repartir le moteur en sens contraire. L’électro 17, ainsi excité, attire son armature 18 de manière à soulever le verrou 19 et à déclancher le levier 3, que l’on peut alors déplacer de la position figure 11 à celle figure 12.
- Arrivé en figure 12, le levier 7 lâche le contact 10, et la dent 23, rencontrant le taquet 28 de la came 6. pivoté sur l’axe 2 du
- levier 345, l’entraîne de manière qu’elle fasse, par 32, basculer le commutateur 11-12, qui fait passer le courant moteur de la ligne 11-40 àcelle 12-41 et le courant de contrôle de 12-41 à 11-40. On voit, qu’en figure 12, les positions des différents points de transmission sont symétriques de celles de la figure 8 ; il en résulte, qu’en faisant repasser le levier 3 4 5 de la position figure 12 à celle figure 8, les opérations précédentes se répètent dans l’ordre inverse, et que le moteur s’arrête, après avoir changé son aiguillage. Mais si l’aiguille était forcée quand le
- l;ig. 13. — Aiguillage Ducousso. Poste multiple.
- transmetteur se trouve, par exemple, en figure 12, cet accident romperait, comme nous l’avons vu, le contact 41-43, et fermerait 40-42, de sorte que le courant passerait par 17 14 11 40 et le moteur, et que 17, relevant le'verrou 19 empêcherait par 21 de déplacer le levier 3 avant la rectification de l’aiguille. On est averti de cet accident par la persistance d’une sonnerie qui dure autant que l’excitation de 17.
- On voit que le levier 3 ne peut revenir de la position figure rr à la position figure 8, sans passer par la position fig. 12, laquelle ne peut être atteinte que par l’émission du courant de contrôle du récepteur, dont le circuit
- ne se ferme qu’après la manœuvre complète de l’aiguille, de sorte que les mouvements du levier 3 doivent forcément concorder avec ceux de l’aiguille.
- Pour commander d’un seul poste plusieurs aiguilles Z,Z2Z3 (fig. 13) on emploie le dispositif indique schématiquement en figure 13, et dont les fils 11 et 12 sont reliés au commutateur 11-12 (fig. 12). Quand on envoie un courant en 12, comme de figures à figure 12, il passe par 53 54 au relai 51 et aux contacts 41 des inducteurs 39, dont les moteurs se mettent à tourner dans un certain sens; mais l’excitation du relais 51, attirant son armature 50, rompt le circuit de 11 en 50 49, et
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- — Arrêt Rcgnolds (i
- le rétablit en 52, ce qui relie le fil n avec les contacts de contrôle 44-46 de tous les moteurs. Quand l’un de ccs moteurs a terminé sa manœuvre, il rompt son contact 41-43, et ferme 40-42, et quand ceci est arrivé pour tous les moteurs, le relais 51 cesse d’agir. En même temps, les commutateurs de contrôle rompent successivement les contacts 45-47, et ferment 44-46 ; et quand ils ont tous accompli cette manœuvre, le circuit de contrôle
- est fermé, 59 attire son armature 57, et l’armature 50, ainsi déclenchée et attirée par son ressort, referme le contact 49,
- En résumé, les commutateurs de transmission (40-42) (41-43) sont groupés en parallèle sur le circuit ; ceux du contrôle, 44-46, 45 et 47, le sont en série, et les deux lignes sont commutées par les relais 49-50, 52 et 53, 54 et 55; les commutateurs (40-42) et (41-43) commutent normalement le circuit du moteur et agissent comme contrôle en cas d’accident. C’est ainsi que, l’appareil occupant
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- la position fi g. 12, si l’aiguille de 2, par exemple, est faussée, les contacts 45 et 47, 41 et 43 sont rompus avec(44-46) et (41-43) fermés; la fermeture de 40-42 relie 11 au moteur et excite l’électro 17, qui immobilise le levier 35
- correspondant de la station, et avertit par sa sonnerie.
- Le fonctionnement de l’arrêt automatique à distance de Rkgnolds, représenté par les
- Fig. 19 et 20. — Horloge Fischer (1898).
- figures 14 à 16, repose sur l’ccartement de deux masses centrifuges 7, 7, malgré le ressort v, et qui* lorsque la machine s’emporte, viennent frapper le contact-25 et fermer ainsi le circuit de l’arrêt électro-magnétique du moteur. La tension du ressort v peut être
- réglée par la position du fond n de son barillet, fixée par la vis 12. Ce barillet est fou sur son axe et porte des encoches g, dans lesquelles s’engagent les taquets 10 des masses 7, que la tension du ressort rapproche ainsi par leur pivotement autour des touril-
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- Ions 6 du bras 5, calé sur l’arbre. D’autre part, la distance du contact 25 aux masses 7 peut être réglée par les vis 27, de sorte qu’il est facile de régler la vitesse d’arrct et la sen-sibilité de l’appareil.
- Le dispositif représenté par la figure 17 et dû à M. S. Andrews, permet de relever à dis-
- tance fin ou plusieurs diagrammes des indicateurs 24, toujours en marche : il suffit, pour cela, de fermer en 23 le circuit de leurs crayons 15 sur le papier chimique 14, enroulé sur leurs cylindres métalliques isolé 4.
- Le pendule P de l'horloge électrique Fischer commande (fig. 19) par C; la tige C,
- pivotée en d, qui porte l'armature E', oscillent devant les pôles des électros E, dont le circuit est fermé a chaque oscillation de C sur la pile W (fig. 23), par l’appui, au moyen du train FF,, de la pointe ft (fig. 34) sur le contact élastique et réglableainsi que l’indique le tracé pointillé (fig. 34). L’axe d commande la roue des secondes G par le double cliquet g {fig. 2 ij qui la fait tourner d’une demi-dent à chaque oscillation simple du pendule. Cette roue commande par un mécanisme quelcon-
- que les aiguilles des minutes et des heures.
- La remise a l’heure de l’aiguille des minutes s’opère par l’électro M, dans lequel le régulateur lance, à chaque heure, par le coin1 imitateur T (fig. 32), le courant régulateur. En ce moment, l’électro M attire le contrepoids M'(fig. 30) de l’aiguille des minutes et la ramène ainsi exactement à l’heure : des vis m' et m- permettent de régler l’orientation de M' et Sa distance à M.
- La remise à l’heure de l’aiguille des sécofi-
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- des se fait par l’électro P (fig. 35) dont l’armature P' (fig. 29) a ressort de rappel p<* repousse par sa pointe 00' en passant de la position fig. 36 à celle fig. 37, la came n“ (fig. 24) du manchon n, que l’arbre des secondes par le frottement du ressort n% et qui en porte l’aiguille ; cette poussée fait tourner n sur l’arbre des secondes et en ramène ainsi l’aguille au zéro.
- Pour assurer la constance du courant, on
- — Horloge Fischer. Schér
- emploie (fig. 23) trois piles W,reliées à T par un manchonV (fig. 32) à trois touches (fig. 22) disposées de manière à être successivement touchées par les trois balais T et à faire ainsi agir successivement chacune des trois piles W, W et U (’).
- Le sélecteur Crofoot et Granger permet de commander à distance, d’un point quelconque d’un circuit, l’un quelconque des
- appareils : signal, commutateurs..., situés
- sur ce circuit.
- A cet effet, chacun des appareils se trouve
- (*) Voir les horloges et remises à l’heure électriques de Vidal et Hervieu. L'Éclairage Électrique. ; janvier 1895,p.8. Gcrry Cook. 16 octobre 1897. p. 104; Wienner et Witzel, •4 juillet 1896, p. 9. Jones et Bowell, ier août 1896, p. 210. Joyes. La Précision, 24 avril 1897, p. 204.
- ÉLECTRIQUE
- commandé par un dispositif du type représenté par les figures 38 et 39, dont le rochet 4 est actionné, de l’armature de l’électro-aimant io, par le cliquet 5, pourvu de contrecli-quets 7, assurant son avance exacte d’une dent à chaque attraction de 10. Cette roue 4 entraîne l’étrier 12-13, dans lequel est pivoté le pignon 14, rappelée par un ressort à spirale 15, avec arrêt par une butée sur 13. L’arbre 3 de la roue 4 porte en outre le pignon partiellement denté 16, en prise avec 14, et ordi-
- Oi
- Fig. 24 à 29. — Horloge Fischer. Remise à l’heure des secondes.
- nairement fixée par la prise, dans son encoche, du verrou 19, de l'un des leviers 17, poussés contre 16 par des ressorts, jusqu’à ce que le taquet 20 de la roue 4 vienne, en repoussant le bras 17 devant lequel il passe, retirer son verrou 19, et déclencher la roue 16. Si le rochet 4 s’arrête dans cette position, la roue 16, entraînée par 14 sous l’impulsion du ressort 15, fait alors un demi-tour, jusqu’à sa reprise par le verrou 19 diamétralement opposé, et manœuvre ainsi l’appareil qu'elle commande; mais si 4 dépasse cette position, 20, lâchant 17, le laisse retomber sur 16, qui
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- se trouve alors arreté par la butée de son taquet 21 sur 17; enfin, si on continue son mouvement, 14 sort de la denture de 16, et cette roue 16 est ramenée à sa position primitive par le train 24-25.
- L’arbre du pignon 25, à ressort de rappel 29, porte un bras 27, appuyé tantôt sur la butée 2, tantôt sur la butée 28. et il commande 25 par un rocbet tel que, lorsque 16 tourne avec 27 appuyé sur 2, il entraîne 25 en bandant 29, tandis que. après le passage
- minutes.
- de 27 sur 2 ou 28, ce ressort ramène ensuite 27 b sa position primitive sans entraîner 25. La longueur de bras 27 et la résistance du moulinet 24 sont tels, qu’avant l’échappement du bras 27, la roue 16 est assez retardée pour laisser le bras 17 retomber avant le passage du taquet 21, qui fonctionne ainsi à coup sûr : puis c’est la détente du ressort 29 qui, par la réaction de 27 sur 2 ou sur 28 ramène ensuite 16 à sa position primitive.
- Chacune des roues 4 des sélecteurs a son nombre de dents particulier. Quand on a frappé ce nombre au bouton du transmetteur,
- la roue 4 du sélecteur correspondant a fait exactement un tour, et déclenche la roue 16,
- tandis que tous les autres sélecteurs ont fait plus ou moins qu'un tour, et n’ont par conséquent, pas déclenché leur roue 16.
- La platine 23 de chacun des sélecteurs porte un taquet 31, qui, à chaque demi-tour de 16,
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- •9°
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- m Jm
- Fig. 38 et 3y. — Sék
- ferme puis ouvre par les leviers 30 30 le com- 1 tion filiale pendant toute la duree de l'arrêt mutateur de l’appareil commandé par le | du 16.
- sélecteur, puis le maintiennent dans sa posi- [ G. Richard.
- THÉORIE DE L'ÉLECTRICITÉ ET I)E LA CHALEUR DE M. RIECKE (J)
- II. — Courant ft.egtriquk
- Considérons le même cylindre que dans le paragraphe précédent et supposons qu’une force électromotricc Z (en unités électrostatiques) agisse dans la direction de l’axe des q. Cette force électromotrice fera dévier
- les particules électriques des trajectoires rectilignes que nous avons considérées tout à l’heure., dans le sens où elle agit. Les portions de trajectoire rectilignes se transformeront donc en arcs de parabole, dont l’axe sera (*)
- (*) Voir L'Éclairage Électrique du 11 février, p. 204.
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- 29:
- parallèle à celui du cylindre et la répartition des particules dans l’espace sera transformée. Menons, en effet, par un même point toutes les directions des trajectoires et décrivons de ce point, comme centre, une sphère de rayon quelconque. Quand la force électro-motrice est nulle, les points où les trajectoires percent la surface de la sphère sont uniformément répartis. Sous l’action de la force électromotrice, ces points se resserreront (pour les particules positives) vers le pôle de la sphère correspondant au rayon qui est parallèle à la direction de la force : la densité deviendra maxima aux environs de ce pôle et minima aux environs du pôle opposé. La différence de densité sera d’autant plus grande que la force électromotrice est plus grande, que la masse matérielle et la vitesse moléculaire sont plus faibles. La densité doit du reste être donnée en fonction de 0. Pour calculer- le nombre des particules positives, par exemple, qu’un élément dv' envoie à travers l’élément de surface hS, il faudrait construire la surface limitée par les arcs de trajectoires paraboliques émanés de dv' et aboutissant à dS et calculer la quantité des particules positives qui se meuvent à l’intérieur de cette surface. Il serait extrêmement pénible d'enectuerle calcul rigoureux.
- Le calcul que nous allons faire est plus simple, mais a un caractère hypothétique.
- Un élément de volume dx dy d% rayonne pendant une seconde :
- —É— dxdyd^ particules positives.
- l’élément, B l’angle que fait la direction initiale avec l’axe des nous aurons :
- En éliminant le temps entre les intégrales de ces deux dernières équations, il vient :
- ç = Ç cotg 0 + U___epZ. s*
- £ - cotfï 0 + V
- £. Z
- ou encore en supposant que —— soit petit Pv
- vis-à-vis de it*p :
- Î — rsinO---r* sinG cosG.
- L'époque t à laquelle la particule atteint l’élongation r est donnée par la relation :
- et la vitesse de la particule est à ce moment :
- et sa force vive :
- y iipu’p + tpLr (cos 0 + sini 1 ) •
- Le nombre des particules qui arrivent par seconde dans l’espace compris entre deux sphères qui sont décrites' de cet clément comme centre avec les rayons r et r + dv est égal à :
- P __r_
- —-— t? ip drdxdyd^,
- Cherchons les équations du mouvement d’une de ces particules sous l’action de la force électromotrice. Soient ç, Ç les coordonnées de la particule par rapport au centre de
- L’accroissement, de cette force vive due à la force électromotrice Z est donc :
- La valeur moyenne des vitesses de toutes les particules parvenues à cette distance rest donc :
- dl
- dt
- £ i
- tpZ.’’
- lllpUp
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- 29.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVIII.— K°8.
- La valeur moyenne du déplacement se calcule d’une façon analogue :
- Il nous faut ensuite calculer les valeurs moyennes de ces deux grandeurs pour toutes les particules, c’est-à-dire pour toutes les distances r. ce seront :
- soit dans la direction 0.
- L’accroissement total de force vive éprouvé en une seconde par l’unité de volume sera donc :
- P iP
- t[r.xrplp .
- XX
- En possession de ces résultats, il nous est possible de calculer de différentes manières le nombre des particules positives qui traversent par seconde l’unité d’aire normale à l’axe des {,
- Ce sera d’abord.
- puisque est la vitesse moyenne des particules dans la direction de l’axe des
- Autrement, nous pouvons attribuer à chaque unité de volume particules qui pendant une seconde éprouveront un déplacement moyen -, alors :
- n ^ 2 Wp7M>p = 2 Ps*pz?ip 3* -pp»*p 3* Wp
- D’autre part, nous pouvons calculer cet accroissement de force vive, en multipliant la force qui agit sur les particules électriques renfermées dans l’unité de volume, par le chemin parcouru par ces molécules pendant une seconde. La force est égale à Ps^Z ; la vitesse ç' avec laquelle les particules se déplacent parallèlement à Oç est. d’après la définition même de Qp, égale
- Le travail de la force, égal à l'accroissement de force vive H, est donc :
- . P'~p7X' - QpspZ
- et en comparant les deux valeurs de H, il vient :
- ou :
- Q . =
- 3x V-PUP
- Enfin nous arriverons à obtenir Q^, en considérant l’accroissement d’énergie communiqué par la force Z à la particule parvenue à la distancer, accroissement dont nous avons donné l’accroissement ci-dessous : nous avons donné aussi le nombre des particules qui P r
- atteignent l’élongation r en-—drdv
- valeur identique à la précédente, mais non à à celle que nous avons trouvée en premier lieu. Provisoirement, nous laisserons donc dans l’expression de Q,, un facteur indéterminé a', qui sera à déduire des données expérimentales, nous écrirons ainsi :
- Ces Q,, particules transportent des charges dont la somme est :
- eP
- jipPlp
- V-pUp
- -Z
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- et chacune possède en. outre une force vive — jjqay, de sorte que le courant électrique est accompagné d’un courant calorifique dont . l’intensité par unité de surface est : •
- La vitesse de migration des particules posi-ives sera par conséquent :
- De la même manière, nous obtiendrons les expressions analogues pour les particules
- W n —----— SnN/jiHnZ
- 2xA
- V — —-—z.
- En faisant la somme des deux expressions correspondantes nous obtenons pour l’intensité totale du courant électrique et du courant calorifique qui l’accompagne :
- ' i2PPlp
- - (ipPlpUp
- iuNlm
- Pour trouver la valeur / de l’intensité dans le système d’unités électromagnétiques, remarquons que / = — et que la force électromotrice agissant par unité de longueur est E = vZ ; d’où
- Les vitesses de migration seront exprimées dans le même système par :
- La conductibilité spécifique (conductibilité d’un cube ayant pour côté l’unité de longueur) sera :
- U
- ----s* N -
- — -g- étant ce que nous appellerons les vitesses de migration spécifique.
- Cette fois nous trouvons ainsi qu’un courant d’électricité entraîne un courant de chaleur, comme tout à l’heure nous avons trouvé qu’un courant de chaleur entraînait un courant d’électricité. Soit r, le coefficient d’entraînement
- X I SpPlpUp — SaNfffH»
- - (s;»Pm -M»Na
- Il faut à présent tenir compte de ce que P, N, up,un sont fonctions de la température (voir le paragraphe I), il vient alors :
- > [, + (*_ p-3)f] E (8)
- V 1
- ü - _L - e«N0/V»)
- V/T [! + (*- p —3) flE (9)
- __ x i /jW , _i*nN0I\ \
- Wp
- • + (a
- V/T
- n = jl iz. i-(P + ap
- * v \j-pcp ÿj * — JL JÜL p« Z)t
- y. V nnCn ^/t
- tpPul0pCp — e«N J°n
- t) (12)
- + (13)
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVIII. - N° 8.
- III. — Relations entre les constantes de
- I.x\ CONDUCTION CALORIFIQUE ET LES CONSTANTES DE LA CONDUCTION ÉLECTRIQUE.
- D’après'les formules (3) et (10) qui don-nennt k et y, on trouve immédiatement entre ces coefficients la relation :
- k _ 3 i [f.PP0c:ipl0p -h n»Nnc*«/0«
- T“ Tât v ivfivv +
- Q-ri'-K
- [‘i + 48!+-L(» + 38)Tj. (H)
- Nous avons encore :
- de^w—-jpour /=- o, on trouve aisément:
- Ofl
- et,
- “Y=(“ y);.'1 28»- (»)
- Remarquons tout de suite qu’on peut satisfaire d’une manière très simple à l’équation (16') en posant,
- aï“ 2 + S = °- (,6")
- gp _ \J-P‘--PU
- gn
- -f- v.Pc*P [1 + 2 (« + §) Tj [1 4- 2 (a -f 3) T]
- En combinant les équations (5), (10) et (13), il vient :
- _____F VW^ — SnNJOyCn
- f i + 2 'a -)- 0} T (1 + 2û(). (15)
- IV'. — Théorie de la thermoélectricité
- Une théorie des rapports entre la chaleur et l’électricité reposant sur les idées précédentes a été développée en 1874 par Kohl-rausch. Kohlrausch admet : i° qu’un courant électrique, dont l’intensité varie avec la nature du conducteur, accompagne tout courant calorifique ; 2U que la chaleur est mise en mouvementparun courant électrique. Il pose donc :
- Nous ferons usage de ces formules dans les paragraphes suivants pour déduire de la théorie les lois de la thermoélectricité, des phénomènes Pcltieret Thomson. Pour mettre d’accord la théorie et l’expérience en ce qui concerne ces deux derniers ordres de phénomènes, il faut que les coefficients <o,/r,Y?7j vérifient la relation absolument générale :
- qui est compatible avec l’équation (15), si on prend pour l’indéterminée x:
- *=ÿ LUÉUî'T].
- En introduisant cette valeur dans l’équation (15) et en désignant parf <«> la valeur
- y, co ont la même signification que ci-dessus ; C est une constante qui d’après la théorie présente est égale à-?-. Il déduit de là les lois de la thermoélectricité et du phénomène Pelticr par un calcul tout à fait analogue à celui qui va être fait plus loin. Mais il complique toute la théorie par la forme sous laquelle il exprime les hypothèses fondamentales. Soit un courant électrique primaire i0 : il entraîne avec lui un courant calorifique vj20; ce courant calorifique provoque a son tour un courant électrique w/j/0, et ainsi de suite: finalement l’intensité totale du courant électrique sera :
- £ = (1+0^, + WV + <V18 et celle du courant calorifique concomitant
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- Des formules analogues correspondent au cas où il s’agit en premier lieu d’un courant calorifique. Cette complication ne peut se présenter ici, puisqu’il s’agit d’un mouvement unique, bien déterminé, des particules qui sont à la fois les véhicules de l’électricité et de la force vive qui représente la chaleur.
- Considérons donc un fil métallique dont la section sera l’unité. Les extrémités de ce fil sont à des températures différentes ; par conséquent, le fil est parcouru par un courant , calorifique d’intensité W ; ce courant est, d’après ce qui précède, accompagné d’un courant électrique d’intensité
- i = «W.
- Si nous prenons un axe des ^ parallèle à l'axe du fil,
- dt
- Ü>ïïf '
- Autrement, nous pouvons dire que le courant calorifique provoque entre les extrémités d’un élément de longueur d% du fil une force électromotrice dE ; si la conductibilité spécifique du fil est y, nous aurons aussi :
- d’où
- dE = —.* dt.
- La force électromotrice qui se produira dans toute l’étendue d’un circuit formé de deux métaux A et B souciés à leurs extrémités quand les soudures sont aux températures t et sera évidemment :
- E = (A,B)i. = — pu. ~ dt — dt.
- en supposant que le sens positif des ^ va du métal B au métal A à travers la soudure chaude.
- En substituant l’expression (18) de a>-^- et
- intégrant il vient :
- En prenant pour B le plomb, on aurait facilement l’expression des pouvoirs thermoélectriques rapportés au plomb, comme il est d’usage de le faire :
- Si donc on désigne par aA, bA les constantes thermoélectriques du métal A, on a par définition :
- (A,P>);j=aA {l-t„)+~ (<*-(*„). et par suite :
- , Au moyen des constantes moléculaires définies plus haut, les expressions des quantités entre parenthèses deviennent respectivement :
- 5. Effet Peltier. — Considérons encore deux fils de section égale à l’unité, soudes suivant une section normale à leur axe et parcourus par un courant i qui traverse la soudure dans la direction de B vers A. Prenons au voisinage de la soudure un élément de volume dans le métal A, ayant la forme d’un disque très mince : le courant entraîne hors de cet élément une quantité de chaleur v,A i. D’autre part, il lui amène de B une quantité de chaleur rlBù II se produira donc
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- T. XVIII. — N» 8.
- dans la région de la soudure une absorption de chaleur égale a :
- XV {t(A ------T|Ii) !
- sens soit celui des ^ positifs dans la moitié de circuit considérée. Pour traverser l’élément PQP'Q', ce courant doit fournir à l’encontre de la force électromotrice dE un travail :
- soit d’après les formules (16) et (18)
- ou encore :
- W = i + —(23')
- Cette dernière formule prendra aussi la forme :
- -p d (A, B),(
- {23")
- si on tient compte des équations (19) et (21). On reconnaît facilement les lois expérimentales de l’effet Peltier.
- 6. Effet Thomson. — Supposons maintenant que dans un circuit formé d’un seul métal deux sections diamétralement opposées soient maintenues à deux températures différentes t>tu. Il se produit un courant calorifique de la région chaude à la région froide; dans le circuit ne peut prendre naissance aucun courant 'électrique ; il faut donc qu’il y ait dans chaque élément du circuit une force contrélectromotrice qui compense celle que provoque le déplacement de la chaleur. Prenons comme axe des % positifs une direction qui dans l’une des moitiés du circuit est celle des températures croissantes et considérons sur cette moitié un élément de longueur d~, limité par deux sections droites PQ et P' Q' ; la force contrélectromotrice dont il faut admettre l’existence dans cet élément est égale à :
- dE = «U*-
- idF. =,
- idt.
- Admettons que ce travail soit fourni aux dépens de la chaleur contenue dans l’élément; cette chaleur éprouvera donc une diminution:
- d\N=— — idt.
- D’autre part le courant amène à l’élément une quantité de chaleur
- dQ - (V-u*‘
- 7/ et t, étant les valeurs du coefficient d’entraînement relatives respectivement aux sections P'Q' et PQ.
- En se reportant à l’expression de r, et développant 7/—r, d’après la série de Taylor, il vient :
- K).‘
- En substituant cette valeur dans l’expression de dû on aura, pour l’accroissement total de la chaleur dans l’élément, pendant une seconde :
- dW=dW + dü =r J Hit, (24)
- c’est l’expression de la chaleur de Thomson. L’expérience montre que, dans le plomb, l’effet Thomson est nul ; il faut donc :
- Supposons de plus qu’on provoque dans circuit un courant d’intensité i, dont le
- Quelle que soit la manière dont on satisfait à cette équation ;'ti>P*=o ou 0|»è=o), l’équa-
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- tion (22) se simplifie et devient :
- 44=2 (,“A^r) (26!
- L’expression de l’etfet Thomson pour le métal A prendra alors la forme :
- d\V — ~.bÀ.i.dt. • {27)
- Le coefficient z que Thomson appelle chaleur spécifique de l’électricité est donc lié à la constante b par la relation :
- Les valeurs ainsi calculées sont beaucoup plus grandes que les valeurs observées, sauf pour le platine, comme le montre le tableau
- cd *................ 0br;)2i* G32,8e'
- Zn......................... 3,6 18.s
- Ag.......................... ÉB iiA
- Cu......................... 0.6 7,2
- Sn.................. — 0,04 4,2
- Al.................. — 0,04 3
- Pt.................. — 6 — 5,7
- (A suivre.)
- M. Lamottk.
- NOUVEAU TABLEAU COMMUTATEUR POUR RÉSEAUX TÉLÉPHONIQUES DE LA SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DES TÉLÉPHONES
- La Société Industrielle des Téléphones construit des tableaux commutateurs téléphoniques pour bureaux centraux d’un modèle nouveau particulièrement ingénieux. L’un de ces appareils fonctionne à Saint-Mandé. La figure ci-jointe représente le croquis des communications. Nous nous proposons de le décrire sommairement.
- Le poste d’opérateur est constitué par un appareil analogue aux postes ordinaires d’abonnés; les deux fils de ce poste aboutissent à une clé d’écoute et a une fiche à trois contacts. Grâce à cette disposition, le poste * d’opérateur peut être assimilé a un poste à deux directions : il communique avec la première direction, lorsque la clé d’écoute est au repos et que le contact est établi en a ; il communique avec la seconde direction, lorsque la clé d’écoute établit le contact sur le butoir de travail b ; dans le premier cas, si nous supposons les communications préparées comme il va être dit avec l’abonné demandeur et l’abonné demandé, l’opérateur communique avec l’abonné demandeur; dans le second cas, il communique avec l’abonné demandé ; la simple manœuvre de là clé
- d’écoute permet ainsi à l’opérateur de se relier, soit avec le demandeur, soit avec le demandé.
- Quand un abonné envoie un courant d’ap-
- pel, les deux fils de la ligne de cet abonné, étant reliés aux plots L, et Lâ respectivement, le courant traverse le ressort a du jack particulier de l’abonné et fait fonctionner l’annon-tiateur; le volet'de l’annonciateur, en tom-
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- bant fermera le circuit de la sonnerie, comme on le voit sur la figure.
- L’opérateur saisir alors la fiche principale (ï> et l’introduit dans le conjoncteur; il coupe ainsi la communication du ressort a avec l’annonciateur qui se trouve mis hors- circuit : et par les bagues i, 2 de sa fiche <I>, il est mis en relation avec les fils et L* de l’abonné demandeur, dont il prend les ordres.
- L’opérateur saisit alors la fiche particulière F de l’abonné demandeur et l’introduit dans le jack de l’abonné demandé. C’est la manœuvre ordinaire des appareils monocordes. Si l’opérateur manœuvre sa clé d’écoute, de manière à la mettre en contact sur è, il sera en relation avec l'abonne' demandé. La pointe b de la fiche 3> est en contact avec le ressort b du conjoncteur de l’abonné demandeur ; le corps de la fiche, 2, de ladite fiche est en
- communication avec le canon du même conjoncteur. On voit alors que les deux fils du poste d'opérateur se prolongent par les deux fils de la fiche F et 'par suite, par les deux fils de la ligne de l'abonné demandé. Celui-ci peut donc être appelé, sans que le demandeur soit dérangé intempestivement et il peut correspondre avec le bureau central.
- Supposons maintenant que l’opérateur retire sa fiche principale <ï> du conjoncteur de l’abonné demandeur, il en résultera que les deux abonnes seront en communication l’un avec l’autre et que l’annonciateur de l’abonné demandeur reviendra dans la position qu’il occupait tout d’abord en dérivation entre L, et L2, de manière à pouvoir servir d’annonciateur de fin de conversation. Telles sont les manœuvres.
- J. Reyval.
- M A C HIN E S D Y N AM O - É L E C T RIQ U E S
- MACHINES A COURANT CONTINU (ff
- L’idée d’envelopper l’induit plus ou moins par les bobines inductrices pour diminuer les pertes de flux n’est pas nouvelle. Elle fut signalée la première fois à notre connaissance en 1887, parM. Forbes('j dans la discussion d’un mémoire présenté par M. Kapp (2) à la Société des Ingénieurs Electriciens de Londres, sur la prédetermination de la caractéristique d’une dynamo. C’est dans ce mémoire, qui fit alors quelque bruit, que M. Forbes donna quelques formules pour le calcul du flux de force perdu dans les dynamos.
- Un dispositif de ce genre fut breveté à la même époque par M. R. Eickeme5rer, de New-
- (f Voir Lumière Électrique, « Sur la predéterminatkm de la caractéristique d'une dynamo », t. XXIV, p. 9; 1887.
- ,(*) Voir Lumière Électrique, « Sur la prédétermination de la caractéristique d’une dynamo ». t. XXIII, p. 28, 76 et
- 1Z2, ï886.
- York (2). La compagnie Thomson-Houston l’appliqua à certain type de moteurs de tramways et M. C. L. Brown aux dynamos du type Manchester.
- Divers inventeurs, MM,. Cheffey-James et H.-P. Wakd (:ij, d’une part, et M. Unter-hekg {'•), de l’autre, les uns en Angleterre, l’autre en Allemagne, viennent de breveter le même dispositif qu'on croyait complète- t ment abandonné aujourd'hui à cause de la difficulté de ventilation de l’induit et de l’impossibilité de son inspection.
- Les ligures 1 et 2 représentent des coupes
- . ' (*) Voir L'Éclairage Électrique du 18 février 1899.
- (2) Voir Lumière Électrique, t. XXIV, p. 156: 1887 et r< Traité des machines dynamo-électriques du professeur S.-P. Thompson, traduction Boistel, p. 197.
- (3) Brevet anglais, nn c6 559, 5 figures. Déposé le 10 juillet 1897, délivré le 25 juin [898.
- (’•) Brevet anglais nr’ 11440, 2 figures. Déposé le 19 mai 1898, délivré le 6 août 1898.
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- et vue d’une machine Cheffey-James et Ward ; cette machine est caractérisée par les formes spéciales des bobines A entourant complètement l’induit C. Le collecteur Dest extérieur.
- La figure 3 montre l’adaptation de ce dispositif à une dynamo existante quelconque, il suffit de fixer aux épanouissements polaires B de la dynamo des carcasses F entourant complètement l'induit et sur lequel on
- dispose les enroulements inducteurs A série, shunt ou compound.
- La dynamo Unterberg (fig. 4 et 5) diffère peu de la précédente. Comme celle-ci, elle appartient au type cuirassé, le circuit magnétique inducteur entourant complètement là machine.
- Les perfectionnements que MM. J. Moores et H.-O. Farrell (j) apportent aux dynamos se rapportent aux induits connus sous le nom
- veloppant complètement
- d’induit à navette, en H ou de bobine Siemens.
- Le ferinduit se compose d’une ou plusieurs paires de tôles de forme convenable, recourbées à leurs deux extrémités comme le montre la figure 6 et assemblées ensuite dos à dos de façon à ce que les bords se prolongent l’un l’autre (fig. 7). Un renflement c (fig. 7 et 8) est ménagé au centre des tôles pour laisser passer l’arbre.
- Chaque tôle peut aussi être partagée en deux parties (fig. 9;, ou l’espace entre deux tôles accolées et sans renflement peut être bouché par des tôles plates bb, dont l'épaisseur totale correspond à celle de l’arbre.
- quent, dans un brevet anglais unique (s), une forme spéciale de palier pour dynamo, un collecteur à connexions intérieures, un porte-balai et une nouvelle forme de carcasse de bobine.
- Le palier de ces inventeurs, sans grande originalité, se compose (fig. 1 r et 12) d’un disque C boulonné.sur la carcasse. A ce disque sont fixées deux sortes de boites cylindriques GG formant avec l’ouverture ménagée au centre du disque un logement circulaire B dans lequel circule l’anneau graisseur R. Le coussinet L en une seule partie porte deux ouvertures N, dans l’une desquelles est engagé l'anneau R.
- MM. M.-T. PlCKSTONE, R.-S. PoRTHEIM, , F> Brevet anglais, n- 17695, 4 ligures. Déposé le 28 juil-j , , let 1897, delivre le 23 juillet 1898.
- A.-C. PEEBLES, tous trois ingénieurs de la | (q Brevet anglais n->55o, 9 figures. Déposé le 7 mai maison David Bruce, d’Edimbourg, revendi- I 1898, délivré le 30 juillet 1898.
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- T. XVIII. - N° 8.
- Les lames du collecteur Pîckstone, Por- | theim et Peebles, représenté sur les figures 13
- Fig, 3. — Adaptation du dispositif Chcffcy-James
- et 14, sont serrées à la façon ordinaire à l’aide
- tplctcmcnt l’induit.
- d’un anneau de serrage B et d'un écrou R,,
- mais le collecteur est creux et l'espace compris entre les bords intérieurs des lames et le support claveté sur l’arbre est sullisant pour contenir les développantes C réunissant les touches opposées entre elles pour le groupe-
- Fig. 6, 7 et 8. — Tôle d’induit des magnétos à navette Moores et Farrell. — Coupe et vue de deux tôles formant le noyau d’induit d’une magnéto à navette Moores et Farrell.
- ment de l’enroulement induit multipolaire en parallèle avec deux lignes de balais seulement.
- Les développantes sont isolées du moyeu par une carcasse en micanite ou en matière isolante quelconque I.
- Le porte-balai Pîckstone, Portheim et
- Fig. g et 10. - Vue d’une tôle d'induit en deux parties d’une magnéto Moores et Farrell, — Coupe d'un induit de magnéto à navette Moores et Farrell (variante.)
- Peebles consiste en un anneau A (fig. 15, 16 et 17) sur lequel sont serrées les deux joues A, qui supponentle porîe-balai proprement dit et qu’un goujon A3 empêche de tourner autour de cet anneau. Celui-ci est entouré par un manchon C portant une dent P^ s’engageant dans un logement ménagé entre deux dents T faisant corps avec le porte-balai B. Ce porte-balai est fixé daiis une sorte de gaine S et le balai E, est serré dans son support par une vis Zf sur laquelle presse un petit verrou Z, porté par un ressort Z;. Deux
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- tiges conductrices E sont fixées à l’aide de vis Z2 à une pièce métallique sur laquelle appuie la vis Z,.
- Le manchon C porte une ouverture tubulaire P dans laquelle s’engage une vis G qui presse sur un ressort St logé dans une rainure Sa pratiquée dans l’anneau A. Ce dernier étant fixe sur la tige, la compression du ressort S, déplace le manchon C, lequel agissant sur la dent P, serre plus fortement le balai sur le collecteur.
- Un ressort 'L. porte un verrou Z. qui fait entrer celui-ci dans son logement Z7 pratiqué dans l’anneau fixe A lorsque, desserrant la vis G, on fait tourner le manchon C suffisamment en arrière pour maintenir le balai dans la position désirée en dehors du collecteur.
- Ce porte-balai a surtout pour but de réduire au minimum les vibrations sans employer une pression exagérée.
- Pour leurs carcasses de bobines, les mêmes inventeurs emploient une forme métallique S
- :pes d’un palier pour dynamo système Pickstone, Portheii
- Peebles.
- (fig. 18 et 19) recouverte d'une enveloppe E de verre, de porcelaine ou d’un émail isolant quelconque et dont l’épaisseur dépend naturellement de la tension que la bobine a à supporter.
- Nous avons signalé en son temps l’ingénieux procédé imaginé par MM. Sayers, A. et S. Moores et Coulson h) pour faciliter la commutation dans les machines à courant continu et montrer la nécessité d’obtenir dans la section en court-circuit ou dans les bobines commutatrices de l’enroulement d’induit bien
- c; Voir notre article <« Machines dynamo électriques : machines à courant continu ». L'Éclairage Électrique, t. XVII, p. 142; 22 octobre 1898.
- connu de M. Sayers (l) une force électromotrice de renversement qui soit une fonction du courant de débit de la machine.
- M. Sidn'ky Brown (2), de Chelmsford, propose dans un récent brevet, un dispositif applicable aux dynamos k faible entrefer dont l’effet est analogue à celui proposé, il y a un peu plus d’un an, parM. Smith (3) mais qui en diffère néanmoins très sensiblement.
- (P Voir Lumière Électrique, article Sayers, t. XL1X, p. 427, 1893.
- (2) Brevet anglais ti0 20666, 2 figures. Déposé le 8 septembre 1897, délivré le 3 septembre 1898.
- (3) Voir notre article « Machines dynamo électriques machines à courant continu », L'Éclairage ÉUctriqtu^ t.XlV, p. 364, 26 février 1898.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE T. XVIII. - N« s.
- Ce dispositif qui peut s’appliquer à un induit ordinaire, tambour ou anneau, consiste à constituer chaque circuit magnétique en deux ou plusieurs portions isolées magnétiquement entre elles.
- La figure zo représente la coupe d’une machine de ce genre du type Manchester. Chacun . des deux circuits magnétiques A se compose de deux parties a et u, en forme de fer à cheval et séparées par des cales en
- Coupes
- d’un métal anti-magnétique e épaisseur suffisante pour
- bronze c, c, oi quelconque dh
- éviter toute fuite magnétique d’une portion de circuit à l’autre. La section droite du circuit ai est plus petite que celle du circuit a et doit avoir une valeur juste suffisante pour laisser passer le flux nécessaire à la commutation et à la compensation des' fuites magnétiques. Les pôles de la partie extérieure sont en outre beaucoup plus larges que ceux de la partie intérieure.
- ft est bon de remarquer que le nombre d’ampèretours de l'armature compris entre ies extrémités intérieures des pôles az doit être inferieur au nombre d’ampèretours effectifs des inducteurs correspondant au circuit magnétique ai afin d’éviter le renversement du flux inducteur dans ce circuit.
- Les bobines inductrices, et c’est en cela surtout que ce dispositif diffère de celui de M. Smith, entourent l’ensemble des deux noyaux de chaque circuit magnétique. Mais comme les deux portions a et a{ du cir-
- cuit sont isolées magnétiquement, l’induction sous les pôles as est plus grande que celle
- ipe d‘un porte-baiai Pi ;t Peebles.
- sous les pôles a., aussi la distorsion du champ h l’endroit de la commutation est-elle très notablement affaiblie, bien que les potentiels magnétiques varient avec la charge.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- Ce dispositif est satisfaisant daiis le cas ordinaire où l’on peut déplacer les balais, mais s’il s’agit de dynamos ayant h subir des
- coupe d’
- variations de charge brusque et par suite sur lesquelles il y a urgence h annuler le déca-
- Inducteurs à double
- lit magnétique de réluc-
- lage des balais, il devient insuffisant. M. S. Brown adjoint alors au dispositif précédent un nouvel épanouissement polaire aK (fig. 21) destiné à agir sur la portion de l’induit à l’endroit de la commutation.
- Cet épanouissement est fixé h la portion
- 303
- intérieure a{ du circuit magnétique et peut porter un enroulement série de façon à ce que la valeur du flux nécessaire à la production de la force électromotrice de renversement varie avec la charge. -
- On peut aussi partager l’enroulement en série en deux portions inégales bobinées de façon à ce que la somme des ampèretours
- liaires de Sidney-Brc
- agissent sur la partie du circuit magnétique et la différence seulement sur le circuit magnétique A.
- Un procédé analogue de répartition des enroulements inducteurs série en deux tronçons inégaux a été proposé par M. Fischcr-Hinnen ('), mais il diffère du précédent en ce que c’est seulement la différence des nombres d’ampèretours des deux bobines qui agit sur le petit pôle auxiliaire tandis ,que la somme agit sur l’ensemble du circuit magnétique principal.
- M. Brown propose également- de munir (*)
- (*) Voir V les dynamos à courants continus ». par M; J. Fischer-Hinnen, p. 243 et L’Éclairage-,.Electrique, t. XIV, p. 208. 29 janvier 1898.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVIII. — Nu 8.
- 304
- l’une des portions du circuit magnétique, la partie extérieure a de préférence, d’un enroulement indépendant pour régler la valeur du flux dans cette portion. Ce procédé est à rapprocher de celui de M. Johnson et que nous avons décrit récemment (’).
- Les dynamos et moteurs du type cuirassé de M. Sidney-Brown (2) ont quelques points
- communs avec le type bien connu de MM. Johnson et Lundell .mais en diffère par la symétrie obtenue en remplaçant la bobine inductrice unique inclinée sur l’axe par deux bobines inclinées en sens contraire.
- Les dynamos représentées en coupe par l’axe sur la figure 22 et en vue et coupe sur la figure 23 comportent un circuit magnétique inducteur formé des deux noyaux polaires
- intérieure
- M et M1 et se fermant extérieurement comme dans tous les types cuirassés. Les deux bobines inductrices F, et F2 inclinées également et en sens contraire sur l'axe de l’induit sont disposées l’une dans l’autre comme le montre clairement la figure 23 et sont enroulées et connectées de façon à ce que leurs effets s’a-
- joutent dans le sens perpendiculaire à l’axe, c’est-à-dire de façon h ce que ces bobines supposées redressées et placées l’une à côté de l’autre produisent des pôles de même nom sur les faces en regard.
- {A suivre.)
- C.-F. Guit.bert.
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Sur les propriétés magnétiques de nouveaux échantillons de fer et sur la formule de Steinmetz (’).
- Dans cet article sont indiqués les résultats
- (p Voir notre article « Machines dynamo-électriques : moteurs à courant continu » L'Éclairage Électrique, t. XVII, p. 234, 5 novembre 1898.
- (2) Brevet anglais n" 13564, 2 figures. Déposé le 2 juin 1897, délivre le 2 avril 1898.
- p) Zeitschrift f. Eleklr., t. XVI. p. 70: 1898.
- de mesures faites par la Reichanstalt, à Char-lottcnbourg.
- Les échantillons ont été étudiés, sous forme de barreaux, par la méthode balistique; le tableau I indique les données correspondant aux meilleurs d’entre eux. [ Bmax représente l’induction maximum et Hmax le champ correspondant, B10O l'induction correspondant à H •-= 100, Hc le champ coercitif, W l’aire de la courbe (B, H), c'est-à-dire la dissipation d’énergie en ergs parcen-
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- 25 Février 1899. REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 305
- timctrc cube, r,, le coefficient de la formule I de la perméabilité et H;xle champ corresponde Steinmet7. W = r- BIB , maximum I dant).
- Données magnétiques
- échantii.
- Fer forgé de Suècle.}
- Tableau II. — Influence du recutt
- Umax. Umax. B,oo Hc , W
- er A'hnnlillnn ( avant le reCUlt . 17 900 135 17300 2,5 ,8200 0,0029
- < après le recuit . 18 080 ,26 ;76o„ 1 9 750 0,0015
- ... ... ( avant le recuit . 2 échantillon.i . , 17 780 130 ,7240 2,3 21000 0,0033
- 1 apres ic recuit . ,824» ,62 17440 1,2 11 200 0,00,7
- Influence du recuit. — Le recuit a amé- 1 magnétiques des échantillons étudiés, en ce liorc dans la plupart des cas les propriétés I sens qu’il réduit le champ coercitif et par
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- J. XVIII. - N" 8.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉI.ECTRIQUE
- suite la perte par hystérésis, sans altérer notablement la perméabilité; ainsi, avec deux échantillons d’acier fondu, on a obtenu les résultats indiqués dans le tableau IL Mais 011 11e peut établir aucune relation générale entre les deux états, même en se plaçant dans des conditions aussi identiques que possible, et ‘dans certains cas l’amélioration est très faible.
- Essais de vérification de la loi de Stein-mel\. — On sait que cette loi a été l’objet de certaines critiques, notamment de la part d’Ewing; la conclusion d’un travail de M. Weiss lui est au contraire favorable, au moins dans de larges limites i'1]; or, les
- expériences faites sur deux barreaux par la méthode'balistique et sur trois ellipsoïdes par la méthode magnétométrique donnent des résultats s’accordant mal avec cette loi. On a calculé (tableau III) les valeurs de r, correspondant pour chaque échantillon à une série de cycles, en les calculant par l’application à chaque cycle de la formule
- W = T„ B <-6
- i'1) Weiss, L'Éclairage Électrique, t. VIII, p. 436; 1896.
- Ta bujtau III
- iftrbarreau IWx. W 43 P. 00.
- 6060 16420 18320 1040 5 45° 7940 8 690 0,00102 o|ooI48 0,0013!
- 215 barreau 1 2300 3670 4 3/0 0,0080 0,0087
- 6 130 10 57° 22 p. 100.
- (2) 9200 20610 0,0094
- 13 020 38 200
- 503° 810 0,00097
- Ellipsoïde de t 8.380 1 780 °’000M/
- fcrdouxfondu< 14 840 . 4 940 0,00105 28 p. 100.
- (3) / 17270 18770 6 850 8 550 0,00114' j,00124
- I 4 ?y° i 3°° o,oot68!
- Ellipsoïde 1 7480 2950 0,00!69
- 5 500 O/IOTS?/
- de Suède 1 13 77° 9050 42 P- 100.
- recuit (4). ( 18300 i6 6So 0,00252
- 20450 16850 0,00214,
- | Ellipsoïde 4rr„ 8700 0,00158!
- d'acier | O 310 25 5°° 0.00,37(
- 3,0 p. 100.
- recuit (5) | 16770 79900 OOOT39\
- 1 I85IO 90000 0,00134 1
- Ces écarts sont plus grands que ceux déduits de plusieurs séries d’expériences de Steinmetz et d'Ewing. calculés de la même manière (12 ü/„ — 9 — 12 — 3 — 11 — 21 —
- J’ai représenté dans la fig. 1 la variation de log.W en fonction de log.B déduite des cinq séries d’observations précédentes. On voit que trois des courbes diffèrent notablement d’une droite, et que les irrégularités se manifestent surtout au voisinage de la
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- saturation; les valeurs correspondantes de H ne sont pas indiquées dans le mémoire; il y aurait peut-être lieu de chercher si la formule W =--- -//. I1,6 pourrait représenter les résultats avec plus d’approximation.
- Ch. M.
- Calcul de la puissance absorbée par les courants de Foucault dans les conducteurs ;
- Par G. Grassî (*)•
- Pour calculer les watts perdus dans un conducteur de section rectangulaire l’auteur admet comme d’habitude que les courants se ferment dans des plans AB perpendiculaires à la direction CD (fig. 1) du champ alternatif
- Fig. 1. Fig 2.
- dans lequel se trouve le conducteur. Toutefois il suppose que ces courants ont une forme elliptique.
- Dans ces conditions la perte en watts par cm3 est donnée par la formule :
- où c est une constante voisine de 1,25 si les ellipses sont suffisamment allongées, t\ la résistivité du conducteur, n la fréquence du champ alternatif, B i’indaction maxima et S la hauteur AB du conducteur.
- Dans le cas du cuivre, on a ;
- r0= 1,65. ro-",
- et par suite :
- w = 9,6 io-n n2B2i2. (2)
- Considérons le cas d’un conducteur à sec-
- ] tion circulaire |fig. 2} placé dans le champ de | façon à ce que la direction du flux soit per-1 pendiculaire h l’axe.
- La perte d'énergie par cm3 dans une tranche mince, comprise entre les deux plans parallèles infiniment voisins MP, NQ, peut être calculée à l'aide de la formule (P. Elle est ;
- 2V étant la longueur de la corde MP.
- Le volume de la tranche en question est 2j'dx par unité de longueur si ;c est la distance du plan MP à l’axe Û.
- La perte d’énergie dans cette tranche est donc par centimètre de longueur :
- Appelons a l’angle MOE et — le rayon du conducteur, on a :
- i ' . sin a
- L’expression précédente devient :
- Intégrons cette expression entre O et r, nous aurons pour l’énergie perdue par unité de longueur du conducteur :
- En divisant cette quantité par le volume du conducteur par centimètre de. longueur -^-on obtient pour l’expression de l’cnergie perdue par cm3 la valeur :
- Avec la valeur de c et de rp on a :
- ® = 7--2«2B2/2. f4)
- Ce qui précède suppose qu’on a affaire à
- C) L’Ekltriciit
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- T. XVlft. — Nn 8.
- un conducteur placé dans un champ alternatif fixe, nous allons maintenant considérer le cas d’un conducteur à section circulaire soumis à l’action d’un champ constant qui se déplace uniformément autour de son axe, ou, ce qui revient au même, considérer le cas d’un conducteur cylindrique se déplaçant autour de son axe dans un champ constant.
- Si l’on détache h l’intérieur du cylindre un cylindre creux d’épaisseur ây et de rayon y a chaque section élémentaire A (fi g. 3) on
- 5-
- peut faire correspondre une section égale diamétralement opposée B de façon que les deux portions du cylindre creux considéré ayant pour section A et B.forment une spire analogue à celle d’un induit tambour bipolaire.
- La tension ellicace induite dans les spires A et B sera, si l’on désigne par >, la longueur des deux conducteurs :
- D’autre part la résistance d’une pareille spire :
- et l’cnergie perdue correspondante :
- On peut évidemment prendre pour valeur de la section s la moitié de la section du Cylindre creux, c’est-à-dire la valeur rydy\ aussi la perte en watts dans le cylindre creux considéré est-elle :
- pour cela la figure 4 qui représente une coupe du conducteur cylindrique suivant son axe
- Fig. 4-
- et admettons que le courant engendré dans les deux moitiés du cylindre creux se ferment par les bases AB A7B' et CD, CTf de section proportionnelle à la distance du centre O de l’axe. On a alors :
- où w est le nombre de fois que la longueur du conducteur cylindrique contient son diamètre.
- L’expression de la perte par courant de Foucault dans le cylindre creux élémentaire exprimée en watts devient :
- et la perte dans le cylindre plein :
- f~8'w B3/‘4r = ——^
- 2n'2B-P
- Le volume total du conducteur étant égal à T”-- la perte d’énergie par cm3 est finalement :
- w 5 r0 " B1 ’ (6:'
- et pour le cuivre en particulier :
- Si l’on avait supposé, comme l’avait fait l’auteur dans les cas précédents, que les courants parasites se distribuent suivant des circuits elliptiques au lieu de circuits rectangulaires, on aurait trouvé :
- ui — t5i4 io-11 «3B2/3 (8)
- ce qui correspond à une valeur 1,6 de c, au lieu de 1,25.
- Le coefficient numérique qui dans le cas
- Reste à évaluer la longueur Considérons
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 309
- d’un flux alternatif est égal k 7.2 est donc compris entre 12 et 15,4 lorsqu’iLs’agit d’un flux tournant d’induction égale à la valeur maxima de l’.induction du flux alternatif.
- Revenons au cas d’un conducteur à section rectangulaire et supposons ce conducteur place dans un champ constant tournant autour de son axe de symétrie.
- La perte d’énergie dans les deux conducteurs élémentaires, dont les sections sont comprises entre la droite AOB et une droite voisine passant par le point O et entre deux paires de parallèles au grand côté du cadre, est comme plus haut (5) :
- 4,1o~10tï8
- en posant OA'-—y.
- Pour une valeur donnée de oC il faut remplacer y- par sa valeur moyenne lorsque le point A' se déplace de N' en C' (fîg. 5).
- P &
- Fig- 5-
- Posons OC' — x, N'C' — «x, on voit facilement que la valeur moyenne dey2 est :
- La perte d’énergie pour les parties du conducteur situées entre les deux parallèles à NQ infiniment voisines N'Q' et les droites NP et M.Q est donc :
- mais la surface comprise entre les deux parallèles est 2ux dx, on a donc :
- Si l’on avait considéré deux parallèles au petit côté du rectangle et infiniment voisines on aurait eu :
- la valeur moyenne de y2 étant dans ce cas x2 -J- ir^j et la section élémentaire zuxdx.
- En faisant la somme de ces dernières quantités on obtient pour l’élément différentiel :
- -y~y„‘PAu^(i+u<)jx.
- Admettons comme plus haut que lu longueur du conducteur soit égale à nï fois le plus petit côté /2 de la section rectangulaire, on a pour la valeur de X en fonction de x (pour un circuit analogue à celui de la figure 4) :
- Finalement la perte d’cnergie dans le conducteur entier est donc :
- J ~ 1 + u-jX'dx.
- = J hnu* (i + »•) l\.
- Le volume du conducteur est mur : la perte d’énergie pur cm3 est donc en watts :
- ou si l’on remarque que le grand côté de la section /, est égal à uls :
- v=-—1»»B3 !i\ + l\). (8)
- Pour le cuivre on aurait en particulier :
- ® =8.io-“n=B*(^ + iy (9)
- et si l’on avait adrrfis une répartition elliptique des circuits au lieu de la répartition rectangulaire de la figure 4 :
- (-)
- On peut encore remarquer que l2 + /*
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- T. XVIII. — n° 8.
- représente le carre de la diagonale D du rectangle AINPQ, la formule précédente peut donc aussi s’écrire :
- w = 10,2 . io-" n-n'D". (i.)
- La comparaison des formules (2) et (11)
- montre que l’énergie transformée en chaleur par courants parasites dans un conducteur à section rectangulaire où l’épaisseur de la base est faible par rapport à sa largeur est à peu près la même que le conducteur soit situé dans un champ alternatif ou dans un champ tournant. J. R.
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHYSIQUE Séance du vendredi 1] fèviwr i8$ç.
- M. Désiré Korda fait une communication sur Vinfuence du magnétisme sur la conductibilité calorifique du fer.
- En examinant la théorie de l’effet du champ magnétique sur les réactions chimiques des solutions de sels de fer, l’idée est venue à M. Korda de rechercher si le champ magnétique n’influe pas également sur la conductibilité calorifique des corps ferromagnétiques. Les expériences qu’il a entreprises à cet effet, avec des disques et barreaux en fer doux, l’ont conduit aux résultats suivants :
- La conductibilité calorifique du jer doux éprouve une diminution dans la direction des lignes de forces magnétiques ; elle reste, par contre, sans changement dans la. direction des lignes équipotentielles, indépendamment du sens de. la force magnétisante.
- Ce dernier résultat semble indiquer que l’alfaiblissement de la conductibilité thermique dépend d’une puissance paire de la force magnétisante. La formule, à laquelle l’auteur est arrivé par des considérations théoriques, montre qu’il s’agit de la deuxième puissance.
- Les résultats établissent une certaine analogie entre les propriétés des corps ferromagnétiques et celles des cristaux uniaxes dont les coefficients de dilatation et de conductibilité thermique diffèrent suivant l’axe ou une direction oblique à l’axe.
- L’auteur a essayé d’abord un disque en fer
- doux, de 0,35 mm d’épaisseur et de 320 mm de diamètre, pourvu d’un tube concentrique de 90 fnm, soudé sur le disque et destiné à servir de source de chaleur, comme récipient d’eau ou d’huile bouillante. Ce disque, enduit au préalable d’une légère couche de paraffine, fut placé sur les pôles (de forme ronde, de 72 mm de diamètre] d’un fort électro-aimant vertical de* Faraday, dont on a eu soin de bien le séparer, afin d’éviter des pertes de chaleur. En versant le liquide sans exciter l’aimant, la chaleur s’est répandue uniformément dans le disque et a provoqué la fusion de la paraffine suivant des cercles bien concentriques. Par contre, en répérant l’expérience, cette fois avec le champ magnétique, la forme de la plage en fusion s’est déformée et a présenté une figure elliptique, dont le petit axe (165 mm] se trouvait dans la direction de l’axe magnétique, et dont le grand axe (200 mm) ne différait pas sensiblement du diamètre du cercle formant le contour de la paraffine fondue dans l’expérience précédente. En opérant sur des disques plus petits (80 mm), on a pu obtenir des plages qui se déformaient et prenaient la forme de lemnis-cates dont le petit axe coïncidait toujours avec l’axe magnétique.
- Dans une autre série d’expériences, l’auteur s’est servi de fils de fer de 7 mm, d’une longueur de 115111m, entourés d’une bobine de 2,77 ohms à 1250 spires. Leurs bouts portaient une pince thermo-électrique ou bien des spires de fils de platine formant thermomètre a pont Wheatstone. Avec un courant
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- d’excitation de o,t ampère (B — 12000 C. G. S.) l’erreur due à réchauffement de la bobine fut insignifiante. Pour être de même a l’abri d’erreurs dues à la source de chaleur, on employait une méthode rappelant celles à zéro. A cet effet, on a comparé deux barreaux identiques formant les deux branches opposées d’une croix en cuivre qui servait à transmettre la chaleur d’un bec Bunsen.
- Le galvanomètre du pont, destiné à comparer les températures des extrémités de ces barreaux, a mis 18 m 15 s pour atteindre deux divisions, quand aucun des .barreaux n'a été aimanté, et sensiblement autant, quand tous les deux ont été aimantés. Par contre, en aimantant 1c barreau droit seul, il fallait 22 m, la chaleur s’etant propagée plus lentement dans le fer aimante. Enfin, en aimantant le barreau gauche seul, il fallait 75 m 30 s, ce qui montrait que, par la dissymétrie initiale, la partie droite possédait une prépondérance.
- Pour la théorie de ces phénomènes, M. Korda rappelle que suivant Maxwell [Kl. et Magn., § 642) les composantes des efforts dus au champ II en chaque point d’une sphère à induction B •— p H sont les suivantes
- x étant la direction du champ, soit une pression hydrostatique uniforme, combinée avec une tension dans la direction du champ magnétique. Pour un disque, on a PT —o; pour un barreau, Pr =- P- — o.
- Combinons (1) avec les théorèmes de l’équivalence et de Carnot ; communiquons la chaleur dQ au barreau aimanté ; on obtient :
- dQ = cd(i + qJx, (2)
- c étant la chaleur spécifique à longueur ,v constante et q la chaleur latente à température 0 constante. Le travail extérieur étant
- dU = ddd — A ne sera une différentielle exacte que si l’on a
- A
- cri
- cri
- de
- de même, pour — -L ffO -ff dL d:i-, il faut qu’on ait
- g _ àq
- 6 “ ÔO
- cri
- On déduit, enfin, de fq) et (5),
- g
- jyft _(yi_
- 471A "dû”’
- (5)
- (6)
- où pour le fer et pour l’intervalle de o" à 6oo° C. en moyenne — 0,0002.
- Or, q indique la portion de la chaleur qui ne sert pas à augmenter la température,mais qui amène une modification de la perméabilité et une diminution du courant d’excitation à égalité d’induction, q est la mesure de l’effet qui a été constaté par voie expérimen-Lale. Il est proportionnel à H3.
- Pour les directions y etle second membre de (4) devient zéro, il n’y a donc aucune perturbation dans la propagation de la température par suite de Pj- dans le cas d’un disque, et de Py et P? dans le ca-s d’une sphère, magnétique.
- En terminant, M. Korda fait remarquer, sans y insister d’ailleurs, que l’étude de la déperdition de la chaleur interne du globe terrestre fournit un exemple théorique du cas de la sphère magnétique.
- AI. Villard fait ensuite une communication accompagnée d’expériences et de projections, sur l’action chimique des rayons X, dans laquelle il développe la note qu’il présentait récemment a l’Académie des sciences et qui a été reproduite dans ce journal tV .
- ddi = P dx= H--------
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- T. XVIII. — N°8.
- 3i2- L’ÉCLAIRAGE
- Sur le résonateur à coupure;
- Par A. Turpain(').
- Dans une précédente note (*), l’auteur montrait qu'un résonateur circulaire dé Hertz, maintenu dans ia position où son plan est perpendiculaire à la direction des lils (position I), manifeste un maximum d’éclat pour l’étincelle de son micromètre, lorsque ce dernier se trouve situé dans l’azimut a o° ou a = i8o°, c’est-à-dire lorsque le rayon du micromètre est perpendiculaire au pian des deux fils tendus.
- Ce maximum, qui se présente le plus nettement à un ventre pour un champ concentré par deux fils (champ ordinaire) (3j, se montre aussi lorsque l'on concentre le champ au moyen de deux bandes métalliques de 50 mm de hauteur, parallèles entre elles, et disposées, par rapport à l’excitateur hertzien, d’une manière analogue aux deux fils dont on se sert dans le dispositif ordinaire.
- C’est dans ce champ concentré par deux lames conductrices de 5 m de longueur qu’ont été effectuées (es expériences dont il s’agit (l).
- L’auteur a tout d’abord déterminé les différentes longueurs d’étincelles qui se manifestent au micromètre d’un résonateur, maintenu dans la position I et placé, en celle position, dans tous les azimuts.
- Comme on devait s’y attendre, comme d’ailleurs le faisaient prévoir les détermina-
- {') Procès-verbaux de la Société des Sciences physiques et naturelles de Bordeaux, 21 juillet 1898.
- (*) L'Éclairage Électrique, t. XVII, p. 73, 8 octobre 1898.
- (3) Idem, t. XVII, p. 79.
- (4) Concentré de cotte façon, le champ hertzien se montre bien plus intense, et toutes les expériences qui demandent un réglage délicat pour être effectuées dans le champ ordinaire à deux fils, deviennent ici assez commodément réalisables pour être répétées à volonté, presque sans réglage préalable. Aussi ce mode de concentration du champ hertzien par un système de deux bandes conductrices se présente-t-il comme éminemment propre à permettre la répétition, d’une manière très démonstrative, de toutes les expériences signalées dans les précédentes communications: chevauchement des deux systèmes do ventres et de nceuds relatifs aux positions 1 et II, existence d’azimut d'extinction ou de minimum d’effet, etc.
- ÉLECTRIQUE
- tions antérieures, la longueur maxirna d’étincelle obtenue au micromètre décroît progressivement de l’azimut a — o° occupé par le micromètre jusqu’à l’azimut 2 — 9o", où elle est sensiblement nulle, pour croître depuis a = gou jusqu’à a = ï8o°. On constate une nouvelle décroissance de l’étincelle depuis a —: t80° jusqu’à a— 270° (second minimum sensiblement nul), puis croissancede 0=270" à a = 360°.
- Il était intéressant de comparer ces résultats, faciles à prévoir, avec ceux que fournirait, pour la position I, le résonateur à coupure placé en section ventrale et dont le micromètre serait placé successivement dans les divers azimuts.
- O11 s’est astreint, dans ces mesures, à maintenir constamment le milieu de la coupure dans l’azimut 1800.
- Il fallait, pour que les mesures soient com- • parables, opérer avec un même résonateur, \ armé, dans les déterminations successives, J du même micromètre. Pour satisfaire à cette 1 exigence de l’expérience, l’auteur a fait usage j d’un résonateur à coulisse (fig. i). Deux tubes j
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 3i3
- de cuivre contournés en arcs de cercle sont relies par un petit arc d’ébonite qui, en les rendant solidaires, les isole l’un de l’autre et constitue la coupure. Deux arcs de cuivre, pouvant glisser à frottement doux dans les tubes, partent du micromètre. On peut ainsi par cet artifice, faire occuper à la coupure une position quelconque par rapport à celle du micromètre sur le cercle métallique qui constitue le résonateur.
- Le plus petit arc p. du résonateur pouvait croître de 50* à 1S00.
- La coupure étant toujours maintenue à a = 180°, c’est-à-dire dans une position, de maximum d’étincelle, les valeurs observées pour ce maximum lorsqu’on faisait varier l’angle u décroissent régulièrement de 350 à 100 microns, l’angle p passant de 180 à 50°, c’est-à-dire le micromètre se rapprochant de la coupure.
- Si l’on admet que l’étincelle du micromètre d’un résonateur mesure l’intensité du mouvement électrique dont est le siège ce résonateur au point où se trouve le micromètre, cette mesure confirmerait la façon suivante d’envisager le fonctionnement d’un résonateur circulaire dans la position I, et placé à un ventre du champ : le résonateur à coupure se présenterait comme ayant un nœud de vibration avec deux extrémités limitant la coupure, et un ventre au point diamétralement opposé au milieu de la coupure. J. R.
- Remarques sur le mémoire de E. Wiedemann, intitulé : Influence mutuelle des différentes parties d’une cathode;
- Par D.-F. Tollenaar (fi.
- D'aprcs les expériences de M. Tollenaar (décrites dans les comptes rendus des séances de l’Académie des sciences d’Amsterdam), la forme des surfaces de déflexion des rayons cathodiques (surfaces résultantes de E. Wiedemann) et leurs variations s’expliquent en
- admettant que les rayons cathodiques sont constitués par des particules chargées négativement et animées d’une grande vitesse. En outre, la déflexion dépend de la pression du gaz, circonstance qui avait échappé à Goldstein et sur laquelle E. Wiedemann a récemment attiré l'attention i1).
- Enfin, si on rend mobiles les deux lames qui forment une cathode brisée et qu’on étu die les régions obscures pour différentes distances entre les deux lames, on trouve que le phénomène 11e change pas de nature, mais que la déflexion devient plus grande quand la distance entre les deux lames dimi-
- M. Tollenaar conclut de cette observation qu’il n’y a pas influence spéciale d’une partie de la cathode sur la partie adjacente; mais les rayons cathodiques sont déviés par les régions de la cathode voisines de celle dont ils émanent, quand ces régions ne sont pas normales à la direction de leur propagation.
- Il 11’y a pas de rapport entre les régions obscures et la déflexion, comme le dit E. Wiedemann : ces deux phénomènes dépendent, en effet, de la pression suivant des lois quantitatives absolument différentes. D’après les nombres cités par Wiedemann lui-même, la largeur de la surface de dc-flexion, à une pression assez élevée pour qu’elle ne fut plus qu’à peine visible, était de 21 mm, et aux pressions tout à fait réduites, elle était de 30 mm ; or7 d’une expérience à l’autre, l’étendue des régions obscures serait devenue de cinq à dix fois plus grande.
- Si l’on admettait que les régions obscures ne peuvent s’étendre que jusqu’à ce qu’elles viennent à se toucher, la déilexion ne devrait plus changer à partir du moment où le contact se produit, ce qui n’a pas lieu en réalité.
- Dans tous les cas, une partie des rayons cathodiques pénètre dans la région obscure de la cathode voisine. Ce seraient donc ces rayons qui formeraient la limite de la région obscure et non les rayons déjà déviés. Une
- O IVied. Ami. t. LXVI, p.83-88, septembre 1898.
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- extension de la région, obscure ne provoquerait, dans aucun cas, de mouvement des limites de la surface de déflexion.
- M.Tollenaardiscute ensuite l’expérience décrite par E. Wiedemann {'). Supposé que la cathode soit formée de deux lames rectangulaires RT et RS (fig. i) et que ces lames
- soient suffisamment éloignées l’une de l’autre, les deux faisceaux seront indépendants et un écran AB montrera deux plages fluorescentes. Si on déplace la cathode dans la direction de la flèche, il arrivera un moment où les rayons RQ et R'Q' subiront une déflexion ; mais cette déflexion ne se produira pas à la limite de la région obscure. Le rayon au lieu de se propager rectiligneinent aura une forme courbe. Si on déplace davantage la cathode toujours dans la même direction, le nombre des rayons déviés deviendra de plus en plus grand; en môme temps, plus le point d'émission du rayon est voisin de R ou de R', plus il est dévié. Les rayons, au lieu de former un faisceau parallèle, se propageront comme le montre la figure 2. A part l’augmentation du nombre des rayons déviés, le phénomène
- reste le même jusqu’à ce que les lames se touchent. A ce moment, la marche des rayons est celle que représente la figure 3, et qui correspond bien au phénomène observé par E. Wiedemann.
- Pourquoi les plages obscures et f2 s’a-grandissent-elles quand on diminue la pression, c’est-à-dire pourquoi la déttexion augmente-t-elle? Il est impossible de lé dire avant qu’on ne connaisse la cause même de la déflexion. Il est probable que cette déflexion est due à ce que la particule chargée négati-vement que lance une cathode arrive au voi-
- Fig. 2.
- sinage de l’autre cathode, dans uti champ électrique dont la direction ne coïncide pas avec celle du rayon : la variation de cette
- Fig. 3.
- défiexion avec la pression proviendrait du changement de l’intensité du champ dans la région voisine de la cathode. M. L.
- CHRONIQUE
- Cuivrage galvanique des coques de navires. — Depuis longtemps on a proposé de recouvrir de
- (’) L’Éclairage Électrique, t. XVI, p. 84.
- cuivre électrolytique les coques des navires tti acier ou en fer. La plupart des procédés préconisés consistent à appliquer contre la coque à recouvrir un bac contenant un bain de sulfate de cuivre et
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- une anode en cuivre, la cathode étant constituée par la coque elle-même, que l'on met, dans ce but, en relation avec le pôle négatif d’une machine dont le pôle positif est relié à l'anode en cuivre. Le bac est à parois élastiques pour lui permettre d'épouser parfaitement les courbes de la carène; les bords sont maintenus contre celle-ci par divers dispositifs dont le plus simple consiste en électro-aimants qui sont attirés par le fer ou l'acier de la coque*
- Un procédé de ce genre, imaginé par AI. Thomas S. Crâne, a été appliqué, aux Etats-Unis, au remorqueur « Assistance », lancé le 22 février 1895. Tout récemment la coque de ce navire a été examinée avec soin, en présence des officiers de la marine américaine, par M. A. Knudson, ingénieur électricien, et le professeur \V. Comby, chimiste électricien- A la suite de cet examen ces derniers ont adressé au gouvernement des Etats-Unis un rapport des plus élogieux sur les résultats obtenus.
- D’après ce rapport, reproduit en partie par notre confrère TkeElectrical Engineer, deNew-York, dans son numéro'du 2 février dernier, la coque ne présentait, aucun dépôt de coquillages ou d'algues, bien que le navire n’ait pas été nettoyé depuis son lancement et que pendant toute l’année derrière il ait été en service dans les basses eaux du Chesapeake qui sont si chargées d'impuretés qu’un nettoyage mensuel est ordinairement nécessaire ; la coque n’était recouverte que d’un enduit gras de faible épaisseur qu’un léger frottement enlevait facilement, en aucun endroit on ne constata de détérioration duc à une action électrolytique possible, le cuivre et le fer plongés dans l’eau de mer formant un couple galvanique.
- A ce propos The Electrical Engineer donne les renseignements suivants sur le procédé Crâne :
- Pour obtenir un dépôt compact, bien uni et bien adhérent, il faut une différence de potentiel de 1.5 volt et une densité de courant de 0,8 ampère par décimètre carré de surface. Pour un navire ayant i2o mètres de long et 6 mètres de tirant d'eau, il faudrait donc une intensité de courant d’environ 90 000 ampères, en admettant que le dépôt s’effectue en même temps sur la moitié de la carène ; la puissance correspondante serait de 185 chevaux environ. Avec la densité de courant indiquée, l’épaisseur de la couche serait suffisante au bout de trois jours ; la coque pourrait donc être recouverte entièrement en 8 ou 9 jours. Le poids de cuivre déposé atteindrait environ 25 tonnes ; à 1 200 fr la tonne, la dépense serait donc de 30 000 fi- pour le cuivre. A
- cette dépense doit être ajoutée celle résultant de la main-d'œuvre et de la production du courant qui n’est pas évaluée.
- Mais cette dépense est relativement faible si on la compare à celle qu’entraîne la méthode actuellement adoptée pour le doublage en cuivre des navires en fer naviguant dans certaines eaux, méthode qui consiste à fixer les feuilles de cuivre sur des bordages en bois fixés eux-mêmes sur la coque en fer, au moyen de boulons diminuant nécessairement la solidité de celle-ci. D’un autre côté le doublage galvanique peut'être pécuniairement avantageux même dans le cas où les circonstances locales n’exigent pas absolument un doublage en cuivre: il y a. en effet, économie considérable’dans les frais de carénage, les navires à coque doublée de cuivre n’ayant pas besoin d’être nettoyés aussi fréquemment ; de ce fait résulte en meme temps un chômage moins prolongé, ce qui n’est pas à dédaigner dans les conditions actuelles de la navigation qui exigent une utilisation à outrance des navires pour que le capital de construction puisse se trouver rémunéré ; enfin le frottement de l’eau contre le cuivre étant moindre que celui contre le fer, même quand le fer vient d’être nettoyé et peint et surtout quand il est couvert d’algues ou de coquillages, la puissance nécessaire pour actionner un navire à coque doublée de cuivre est inférieure à celle qu’exige un navire à coque de fer, d’où il résulte une économie de charbon qui peut, en une seule année, couvrir les frais de doublage galvanique.
- Sur l’acétylène et ses applications. — Dans une communication faite le 3 février dernier à la Société des Ingénieurs civils, AI. E. Ilunou constate d’abord que les industries du carbure de calcium et de l’acétylène se développent de jour en jour, ün obtient une augmentation de rendement de carbure de calcium en adoptant des fours électriques à marche continue et en employant des courants d’intensité croissante qui vont jusqu’à 6000 ampères.
- Le prix de revient du carbure à l’usine n’est pas inférieur à 350 fr la tonne. Ce chiffre, dans l’ctat actuel, n’est pas exagéré* si on considère les frais considérables qu’exige l’installation de l'usine : achat ou location des chutes d'eau, aménagement des conduites, installation des turbines, des dynamos, des fours ; prix à pied d’œuvre des matières, chaux et coke ou anthracite, qui doivent être de premier choix ; entretien des fours, renouvellement
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- des électrodes ; main-d’œuvre, frais généraux, bénéfice du fabricant.
- La tonne, payant environ 120 fr de transport des usines de la Savoie à Paris, y revient donc, au minimum, à 470 fr. En fait, le prix.de vente est plus élevé; les demandes de carbure dépassant la production, le prix actuel n'est pas de moins de 650 fr la tonne.
- ' Les carbures commerciaux sont de qualités diverses. Ceux qui sont de bonne qualité, les carbures bien fondus, homogènes, à çassure nettement cristalline et à reflets mordorés rendent, au kilogramme, un peu plus de 30D litres d'acétylène à oû et 760 mm. Ceux qui sont de qualité inférieure ne rendent que 250 litres en moyenne. C’est une perte de 50 litres par kilogramme qui, pour une installation de cent becs, par exemple, brûlant 20 litres à l’heure, se traduit par une augmentation de dépense de près de 2 000 fr par an. Il est donc indispensable de n’achctcr que du carbure d’excellente qualité. Mais pour que les usines puissent toujours le livrer tel, il faudrait qu’elles aient l’utilisation du carbure de qualité inférieure; sinon, en comptant que ce carbure inférieur intervienne pour 15 p. 100 seulement dans la production totale, ce .serait, pour une production de 3000 tonnes, 450 tonnes qui resteraient sans emploi. Ici donc se pose, comme dans toutes les grandes industries chimiques, le problème de l’utilisation des résidus d’usine. M. Ilubou se propose d’en donner prochainement à la Société une solution qui permettra, par sa réalisation d’affirmer la supériorité d’une marque de fabrication de carbure d’excellente qualité.
- La question du transport du carbure de calcium n’est pas encore résolue : elle est appelée, cependant, à jouer un rôle capital dans le développement de céttc industrie. Nous avons, en France, un centre de fabrication admirable, la région des Alpes françaises. d’où ce produit peut facilement s’exporter par les lignes suisses, allemandes, belges et autrichiennes. Une tonne de carbure transportée de l'Isère à Hambourg, par exemple, ne revient pas à plus de 50 fr de transport, ü est moins facile de l’exporter de France par mer, à moins de charger soit sur voiliers, soit sur de petits vapeurs. Les Compagnies françaises de navigation maritime n’en acceptent le transport que par petites quantités et comme marchandise de pont, c’est-à-dire à double tarif, ou bien elles ne l’acceptent pas du tout, contrairement à ce que font les Compagnies maritimes américaines, allemandes et italiennes. C’est ainsi
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- que les ports du Havre, de Liverpool, d’Anvers reçoivent fréquemment des chargements de 50 et de iûo tonnes de carbure américain dont le fret, de New-York, n’excède pas 30 fr. Il est donc indispensable que l'emballage du carbure de calcium soit tellement étanche qu'il ne puisse soulever aucune objection au sujet de son transport. M. Hubou appelle l’attention de ses collègues sur l’opportunité d'un dispositif bien étanche permettant rembarquement et le transport du carbure sans crainte d’accidents. Il examine enfin les précautions à prendre pour l’ouverture sans danger des bidons de car-
- M. Ilubou passe ensuite à l’examen des appareils de production du gaz acétylène en établissant d’abord les conditions pratiques qu’ils doivent réaliser. Il cite comme exemple les essais faits à la dernière exposition de l’Imperial Institut de Londres et certaines modifications aux règlements anglais de 1897.
- Il décrit ensuite plusieurs appareils producteurs du gaz acétylène, en les montrant à la'fois par une série de projections et en fonctionnement régulier; en particulier, ceux de MM. Fourcholte, Deroy, Luchaire, Turr, Reibel et de la Société de l’Acétylène dissous.
- Il examine ensuite les applications de l'acétylène à l’éclairage en étudiant les différents becs à acétylène, soit brûleurs directs, soit brûleurs à mélange d’air, et les fait fonctionner avec le gazogène Luchaire et de Résener, l'appareil Minimus de M. Deroy, ceux de la Société Internationale de l’Acétylène et de la Compagnie Urbaine d’Éclairage par l'acétylène. Il montre ensuite différents modèles de lampes présentés par cette dernière Compagnie: lanterne à quatre becs conjugués pour chantiers de travaux publics, lampe portative pour la voie, lampe de signaux à main, lanterne de voiture, il fait fonctionner également un brûleur à incandescence, un fourneau à acétylène et des fers à souder avec ou sans soufflerie.
- Il termine en établissant la comparaison de l’éclairage par les différents illuminants et donne le résumé de tableaux indiquant les dépenses de consommation, d’une part avec le gaz de houille brûlant soit avec les becs papillons ordinaires, soit avec les becs à incandescence, et, d’autre part, avec le gaz acétylène brûlant soit à i'air fibre, soit lui-même à l’incandescence. Il fait voir que si l’éclairage à l’acétylène brûlant à l’air libre est plus coûteux que l’éclairage au gaz de houille avec les becs
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- Aucr, l'augmentation de dépense est moindre que celle qui est indiquée ordinairement : enfin, que si l’acétylène est lui-même brûlé dans un bec à incandescence, ce qui permet d’obtenir le carccl-heure avec 2,5 litres à 3 litres au lieu de 7.5 litres, la différence devient sensiblement nulle : l’on a, avec les becs à incandescence, la même lumière avec de l’acétylène à 2 fr le mètre cube et du gaz de houille à 0,20 fr.
- M. Hubou finit sa communication en montrant les progrès que fait l’acétylène sur les chemins de fer de l’Etat prussien et en disant que l'acétylène, est devenu maintenant un agent de lumière à la portée de tous, destiné, par scs qualités, à prendre un rang éminent à côté du gaz, du pétrole et de l’électricité.
- Sur l’action des rayons de Rœntgen sur la décharge par l’étincelle. — M.H. Starke [Wied. Ann., t. LXVI, p. ioio) examine pour les rayons X, avec le même appareil et la même méthode que M. War-burg, la question traitée par ce dernier pour la lumière ultraviolette [Wied. Ann., 259, p. 1, 1896; t. LXII, p. 5S5, 1895. Verh. der phys. Gos. y» Berlin, t. XVII, n° 8, 1898): les rayons X ont-ils pour effet de diminuer le retard de décharge ?
- Les rayons X joueraient un rôle idendique à celui des radiations ultra-violettes.
- L’excitateur est placé dans un vase clos renfermant de l’air sec ; en le maintenant chargé pendant une minute il se décharge dans l'obscurité au potentiel de 3 800 volts ; sous l’influence des rayons X il se décharge à 3 300 volts; on le charge ensuite pendant un-temps très court de l'ordre du 1/300 seconde; dans l’obscurité l’excitateur ne se décharge pas au potentiel de 4200 volts, sous les rayons X il se décharge au potentiel de 3000 volts.
- L’auteur interprète ces expériences en disant qu'il y a retard de décharge dans l'obscurité que ce retard est supprimé sous l’influence des rayons X.
- Des recherches personnelles inédites m’ont montré que le retard de décharge n’existe pas à l’air libre ou qu’il est très faible ; à l’air confiné dans un vase clos, les expériences sont d'une irrégularité extrême et le retard de décharge peut être considérable ; aussi toutes mes expériences ont été faites à l’air libre [L'Ecl. Èlec., t. XI, p. 557 et t. .XIV, p. 326, mai 1897 et février 1897). Le vase clos se charge plus ou moins d'électricité suivant la durée de charge, et le champ électrique de l’excitateur n’est
- pas comparable dans la charge lente ou la charge rapide, d’ailleurs les pôles étant renfermés dans un vase clos on ne peut pas les polir à volonté et 11 en résulte un retard notable [L'Ecl. Elec., t. XI, p. 337, mai 1897).
- La diminution du potentiel explosif dans le cas de la charge courte sous l'influence des rayons X s'explique par ce fait que la charge est communiquée à l’excitateur par une étincelle, la décharge est dynamique et on entre dans la loi générale que nous avons énoncée (loc. cit.)\ sous l’influence des rayons X les potentiels explosifs dynamiques sont abaissés dans une proportion beaucoup plus g rande que les potentiels explosifs statiques. R. S.
- Sur l’expérience de dérivation de Faraday. — M. J. Preoht a répété (Wied. Ann., t. LXVI, p. 1014) celle expérience :
- Deux excitateurs dissymétriques sont placés en dérivation entre les pôles d’une machine électrostatique ou d’une bobine d’induction; pour l’un le pôle positif est une pointe et le pôle négatif une plaque, pour l'autre c’est l’inverse.
- On constate que le potentiel explosif de l’un est tantôt plus fort, tantôt plus faible que l’autre; la différence ne dépend pas uniquement du signe de l’électrisation de la pointe mais de la source d’électricité, de la grandeur et de la vitesse des variations du potentiel aux pôles. Remarquons qu'une grande partie des résultats sont expliqués par la dissymétrie de l’excitateur, comme nous l'avons montré dans un autre endroit [L'Éd. Lied., t. XIV, p. 326, février 1898). R. S.
- Une nouvelle méthode de démonstration des expériences de Hertz. — Tel est le titre d’un mémoire deM. Precht publié dans les Wiedemann’s Annalen.
- Un excitateur formé d’une pointe et d’une surface sphérique a ses deux pôles unis respectivement aux pôles d'une machine de Voss sans condensateur tournant à vitesse constante.
- La distance explosive est réglée de façon que la décharge se fasse par effluve et que pour une distance peu inférieure elle se fasse en étincelle.
- On reconnaît que la sensibilité de la transformation de l’effluve en étincelle est suffisante si elle se transforme en étincelle sous l’influence du moindre souffle ; le potentiel marqué par un voltmètre électrostatique étant de 10 000 volts environ quand il y
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- a effluve; il est de 5000 volts seulement quand il y a étincelle.
- Si on place au voisinage de la cathode deux fils de zinc C et D, réunis aux plaques du miroir secondaire de Hertz, la décharge pour effluve se convertit en étincelle, si la distance de la cathode aux extrémités C et D est suffisamment petite pour qu’une étincelle puisse éclater entre la cathode et l'une d'entre elles.
- Ou peut d'ailleurs simplifier notablement l'expérience en réunissant les plaques du miroir secondaire à l'anode et à la cathode de l'excitateur.
- L’auteur cherche ensuite l’explication du phénomène de la transformation de la décharge par effluve en étincelle : 1” On ne pourrait l'attribuer à faction de la lumière ultra violette car on peut supprimer l’étincelle secondaire en mettant les plaques directement en contact avec l'excitateur sans cesser d’observer la transformation (l). 20 II rejette l’explication de "Warburg d’après Laquelle le retard de décharge serait diminué par la lumière ultra violette car l’éclairement de l’excitateur par la lumière ultra-violette ne produit pas la transformation sans le secours des étincelles secondaires de Hertz.
- 3° On ne peut pas rapporter davantage le phénomène à une diminution de retard de décharge parles oscillations électriques conformément à l’explication de M. jaumann. M. Prccht l'attribue à une action particulière des ondulations électriques sur la décharge analogue à l’action du magnétisme qu’il vient d'étudier.
- Il constate en ontre,. conformément à une idée personnelle (VÈçl. F.leei., t. XIV, p. 326, février 1898) que contrairement à une hypothèse de M. Jaumann une machine électrostatique ne produit pas d'oscillations rapides à ses pôles. R. S.
- Sur la décharge glissante le long de surfaces de verre, est le sujet étudié par M. Toepler (Wied. Ann., t. LXVI, p. 1 061-1 081).
- Sur l’une des surfaces d’une plaque de verre on colle une lame d’étain de la largeur d’un centimètre environ, cette lame communique avec un pôle métallique pî placé sur l’autre face restée nette de la
- {') L’auteur oublie qu'il ne peut supprimer l'effluve elle-
- miques d’une quantité beaucoup plus grande que les potentiels statiques (voir ma thèse. Paris, mai 1897, ou L'Ècl. Éîect., t. XL p. 399, mai 22, 1897) R. Swyngedauw.
- plaque. Un pôle pi formé d’une pointe fine peut glisser sur ce dernier côté en face de la lamc'd’étain dont elle est isolée par le verre.
- Si on charge les pôles px cl pi à une différence de potentiel suffisante, une déctiarge glissante éclate le long du verre entre les deux pôles et pr
- Cette décharge a une allure et des propriétés differentes suivant que les pôles pt ou pt sont chargés par une décharge continue ou une décharge oscil-
- Les armatures internes de deux bouteilles de Leyde sont réunies aux pôles d’une machine de Toepler à 60 plateaux séparés par une distance explosive F ; les armatures externes sont réunies par une résistance de plusieurs millions d’ohms si on veut produire la décharge continue par une bobine à self-induction et faible résistance si on veut obtenir une décharge oscillatoire ; les extrémités de la résistance ou de ia bobine sont réunies aux pôles pi et ps.
- Si la décharge principale est continue la distance explosive F de la décharge glissante entre pt etyg est liée à la distance explosive principale F par la relation :
- 1,2 F — log (/-f-1)
- Si la décharge est oscillatoire la relation est très différente; l’accroissement de f pour les grandes distances explosives principales est sensiblement proportionnel à l'allongement de F.
- La décharge glissante est plus brillante et plus sonore dans le dernier cas que dans le second. Si pour une distance F constante on fait croître la distance explosive f jusqu'à ce que l'étincelle n’éclate plus, fl se forme alors sur le verre en face de la lame d'étain un phénomène lumineux appelé rose.
- Celte rose a la forme d'une branche blanc jaunâtre avec peu de ramifications dans la décharge continue, elle est rouge violacée et présente de nombreuses ramifications si la décharge est oscillatoire. R- S.
- Sur le mode de production de l’étincelle électrique. — Un faisant des photographies de l’étincelle d’une bobine de Ruhmkorff sur une plaque mobile, M. B, Walter constate [Wied. Ann., t. LXVI, p- 636) qu’une étincelle brillante est suivie, à des intervalles de temps égaux, par des étincelles moins brillantes ; le courant garde le même sens pour chacune des étincelles consécutives. On reconnaît cette
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- dernière propriété à ce fait que les phénomènes lumineux présentés pour chacune des images de l’étincelle à chaque pôle sont les mêmes ; on constate notamment dans le cas où l'étincelle éclate entre des pointes de platine que le pôle négatif donne une lumière plus intense que le pôle positif.
- Ces étincelles consécutives se produisent à des intervalles de temps égaux à la période d’oscillation du système formé par la bobine primaire et son condensateur.
- SI on met l’interrupteur de la bobine en activité, on constate que chaque étincelle de rupture du primaire ne produit pas une étincelle secondaire.
- S’il n’y a pas d’étincelle, on observe une aigrette qui devient plus longue à l’interruption suivante, et ainsi de suite jusqu’à ce que, finalement, elle réunisse les deux pôles et se transforme ainsi en étincelle. R. S.
- Sur la production de la décharge par les pointes. — J.orsque la différence de potentiel entre une pointe et une plaque métallique voisine est suffisante, la pointe laisse échapper de l'électricité sous forme d'effluve ou d’aigrette. L’air acquiert un certain pouvoir conducteur. Ce pouvoir est-il acquis d’une façon instantanée avec le potentiel même qui le produit? Ou s'écoule-t-il un certain temps entre l’instant où le potentiel V est établi et celui où le pouvoir conducteur se manifeste.
- Pour répondre à cette question. M. E. Warburû (W7ed, Ann., t. LXVI, p. 652) opère de la façon suivante : La pointe dénudée d'un lit métallique entourée d'un tube isolant se termine au centre d'une sphère métallique creuse.
- La sphère est réunie au sol par un fil qu’on peut interrompre en un point que nous appellerons ij ; elle est réunie d'autre part indirectement à un électromètre à quadrants par une interruption l5,
- A l’instant zéro, on charge la pointe au potentiel V en la mettant en communication avec le pôle isolé d’une machine de Voss munie de condensateurs dont l’autre pôle est au soi. A l’instant t on supprime la communication de la sphère avec le sol à l’aide de l’interrupteur I,; à l'instant/ +0 on ouvre l'interrupteur h. de sorte que pendant le temps 0 l’électromètre s’est chargé, on constate que pour un temps fi invariable quel que soit le temps Qui s’est écoulé depuis le commencement de la charge de la pointe à un même potentiel V, la
- charge prise par l’électromètre est la même, le pouvoir conducteur est invariable; cette proposition est vraie même si le temps t est égal à 0.007 seconde, durée nécessaire pour que le contact soit assuré. 11 n’y a donc pas de. retard dans la décharge par effluve ou aigrette, par les pointes. R. S.
- Attitude magnétique des décharges électriques dans l’air à la pression normale. — Dans un mémoire publié dans les Wied. Ann. (t. LXVI, p. 676), M. J. Precut montre que les décharges dans l’air se comportent comme dans le vide ; on peut mettre en évidence les parties positives et négatives. Pour rendre prépondérante l’une ou l’autre des électricités, on prend un excitateur dont l’un des pôles est une pointe, l’autre une surface sphérique ; suivant que la pointe est positive ou négative, la décharge positive ou négative est prépondérante, et les propriétés de la décharge seront modifiées différemment sous l’action du champ magnétique. L’excitateur est chargé par une machine de Voss et placé entre les pôles c(’un électro-aimant de Ruhmkorff dont le champ maximum était d'environ 7 000 CGS, La décharge étant normale aux lignes de force, si l’anode est constituée par la pointe, le potentiel explosif diminue dans le champ magnétique et l’étincelle est déviée suivant les lois de l’électro-magnétisme.
- Si on augmente la distance explosive de façon à convertir la décharge par étincelle en aigrette, on observe des phénomènes analogues ; la décharge par effluve était plus difficile à observer. Si la pointe de l’excitateur est cathode, le potentiel explosif augmente avec le champ magnétique, que la décharge se fasse par étincelle, aigrette ou effluve. En faisant varier l’intensité du champ magnétique, on peut convertir une décharge par étincelle en décharge par aigrette ou effluve sans faire varier la distance explosive.
- Le potentiel explosif est le plus petit pour l'étincelle, le plus grand pour l’effluve. Dans la décharge par effluve entre la pointe négative et une plaque positive, l’espace interpolaire est rempli de particules chargées négativement, se mouvant de la cathode vers l’anode, produisant des ombres, et déviables par l’aimant comme les rayons cathodi-
- Deplus, les places brillantes de l’anode se corrodent à la longue sous leur influence.
- La chute de décharge moyenne {Das mittlere
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- Entladungs gefâlle) dans l'air à la pression normale est plus grande pour la déchargé négative que pour la décharge positive, ce qui est d’accord avec l’atti-tiidc de la lumière cathodique dans le vide.
- Les phénomènes décrits dans ce mémoire sont en laveur de la théorie de la dissociation de la décharge. R. S.
- Effluves électriques unipolaires dans les gaz raréfiés. — Si l’on met les deux électrodes d’un tube raréfié en communication avec un meme point d’un des pôles d’une machine électrostatique ou d'une bobine de RuhmkorfT en activité, le tube s’illumine en entier; pour des étincelles de longueur convenable, comme s’il était traversé parla décharge, une bande placée vers le milieu du tube reste complètement obscure. Le phénomène a été signalé par Spottiswode et Moulton (Philos. Trans, t. CLXX, I. p. 215). Dans un article publié dans II Nuovo Cimenta (t. VII, p. 81, février 1898) M. Bat-telli en fait une étude complète et décrit les apparences observées lorsque les conditions varient : décharge oscillante et décharge continue ; influence de la pression : distribution du potentiel : sensibilité de l'effluve aux conducteurs approchés du tube: action d'un champ électrostatique; influence du magnétisme.
- Signalons en particulier que le potentiel va en décroissant à partir des électrodes vers le milieu du tube où il semble être nu).
- L’auteur cherche ensuite à comparer les temps employés respectivement par l’effluve unipolaire et par la décharge ordinaire pour parcourir un long trajet d'un même tube. Il ne tfouve pas de différence entre les deux phénomènes.
- Examinant ensuite les différentes hypothèses qui permettent d'expliquer les phénomènes observés, il se rallie à celle-ci, que « sous l’action des électrodes » les molécules des gaz se disposent en chaînes, comme celles de Grotthus, avec pôles de noms contraires vis-à-vis. Le mécanisme de la décharge semble obliger d’admettre qu'elle produit une séparation des molécules en leurs ions et que, lorsque la raréfaction est grande, ceux-ci sont lancés à travers le tube avec une grande vitesse. G. G.
- Nouveau modèle de pile étalon. — A. Mauri a donne dans les’.Atti de! R. Istit. Lomb., t. xxx, les résultats de ses recherches: sur les piles étalons.
- La pile à acétate mercureux prend une force
- électromotrice invariable au bout d’un temps qui est d’autant plus grand que le sel est plus dilué.
- Parmi les couples à sulfate mercureux dans lesquels le zinc est immergé en solution saturée de sulfate d’ammonium, potassium, sodium, magnésium, ou de sulfate double d’ammonium et zinc, de potassium et zinc, ou d’un mélange de sulfate de magnésium et zinc, de sodium et zinc, ceux qui donnent la plus grande force électromotrice sont ceux que l’on construit avec le sulfate de magnésium. sodium, potassium ou ammonium, ces memes couples sont moins sensiblesà l’influence de la température que les autres.
- Les couples formes avec divers mélanges de sels de mercure ou avec un seul sel mis au contact d’un sel de zinc à acide différent, ont une force électromotrice variable avec le temps et la température.
- T.a différence de potentiel à diverses températures entre un métal (le cuivre ou le zinc) immergé dans une solution saturée d’un de ses sels et le même métal immergé dans une solution de densité différente augmente avec la différence de densité et avec la température. La force électromotrice qui s’établit entre deux pièces de cuivre immergées dans la même solution, mais à des températures différentes, ne dépasse pas 0,03 volt avec une différence de température non supérieure à 270.
- L’auteur propose, comme pile étalon, une pile formée d’un grand vase de verre dans lequel s’en trouve un autre moins haut et plus étroit. Dans ce dernier on pose un disque de zinc uni par fusion à un petit bâton de zinc, protégé par un tube de verre plein de mercure, et qui permet d’éviter l’emploi d’une pince. Au fond du grand vase on verse du mercure pur et on place sur celui-ci un sel mercureux avec des cristaux d’un sel de zinc ; on met aussi de ces cristaux dans le vase interne.
- On verse une solution saturée de sel de zinc de façon à dépasser de 1 cm le hord du vase inférieur. Un fil de platine protégé par un tube de verre a une de ses extrémités immergée dans le mercure.
- Cette pile a l’avantage de ne pas présenter une grande résistance. L’auteur donne un tableau des forces électromotrices dans le cas d’une telle pile faite avec l’acétate mercureux et l’acétate de zinc; à 150 la force électromotrice est de 1.3266 volt; elle varie dix fois moins que l’élément Clark avec la température et prend une valeur invariable au bout d’une journée. G. G.
- Le Gérant C. NAUD
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- Tome XVIII.
- Samedi 4 Mars 1899
- 6e Année. —
- L’Éclairage Électrique
- Électriques — Mécaniques
- L’ÉNERGIE
- Thermiques (§( %
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNÜ, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LÏPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MÛNNIER, Professeur à l'École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Tille. — J. BLÛNDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- LES COMMUTATRICES
- Le développement très rapide des convertisseurs de courants alternatifs en courant continu dû principalement à la nécessité d’employer les courants alternatifs par les transports à grande distance et le courant continu pour la traction et l’électrolyse, a amené l’attention des praticiens et surtout des.théoriciens sur les appareils connus sous le nom de commutatrices. L’originalité de ces appareils est de recevoir dans un seul induit les courants alternatifs à transformer en courant continu et le courant continu utilisé sur le réseau. Grâce à cette disposition, on économise les pertes de l’un des induits des tranforma-teurs tournant, dits moteurs-générateurs, ou tout au moins les pertes dans le cuivre de l’un de ces induits, si connue on l’a fait dans certains cas, on bobine sur le même noyau l’enroulement à courant alternatif et l’enrou-roulement à courant continu.
- Toutefois, on conçoit que cette disposition ne permettra pas de faire varier à volonté et indépendamment l’uùe de l’autre la tension des courants alternatifs et la différence de
- potentiel aux balais (J). Il sera donc nécessaire, sauf dans certain cas particulier, d’employer un transformateur fixe- pour abaisser tout d’abord la tension des courants alternatifs; mais la grande valeur du rendement de cet appareil rend dans la généralité des cas le rendement global d’une commutatrice et de son transformateur bien supérieur à celui du moteur générateur.
- Les commutatrices monophasées ou polyphasées jouissent de propriétés assez curieuses, en particulier la perte moyenne d’énergie n’est pas la même dans tous les sections • de l’induit considéré comme machine à courant continu. Cette intéressante propriété a été signalée la première, fois par MM. Woodbridge et Child (2) dont le mémoire est resté malheureusement incomplet, les
- C’est M. L'riese, qui, le premier, a donné, dans l'EIek-troUdmische Zeitschrift du i j février 1894, la valeur des rap-
- mmatriccs monophasées et polyphasées.
- (2) Voir L’Éclairage Électrique, t. XV. p. 246, 1898.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVIII. —N* 9.
- auteurs s’étant limités aux cas des commuta-trices monophasée et diphasée.
- Depuis, un grand nombre d’auteurs, MM. Steinmetz, Janet, de Marchéna, Gisbert Kapp, Svlvanus Thompson ont donné des théories assez complètes de ce genre d’appareils.
- L’étude de M. Janet qui. se rapporte plus spécialement aux commutatrices à courant alternatif simple, a été reproduite intégralement dans cette revue, nous y renverrons le lecteur (’).
- Parmi les auteurs cités, MM. Steinmetz, de Marchéna, G. Kapp ont donné des études théoriques des commutatrices, mais en sc plaçant à des points de vue très différents, ce qui nous a engagé à les analyser toutes sé-parémene(2). Toutefois, pourrendre ces études en quelque sorte comparables, nous avons cru faire œuvre utile en uniformisant autant que faire ce peut les notations de façon à permettre au lecteur d’étudier toutes ces analyses sans avoir chaque fois à s’initier aux notations particulières que chaque auteur croit 1 devoir employer.
- Le mémoire de M. Steinmetz se rapporte au cas général d’une commutatrice à n phases, mais dans le cas théorique où le champ inducteur est sinusoïdal. Ce savant ne s’occupant qu’incidemment de la question de décalage de phase, nous avons généralisé la formule donnée par lui, pour la valeur du rapport des pertes dans un induit fournissant une même puissance au collecteur, soit en fonctionnant comme commutatrice, soit en fonctionnant comme machine à courant continu, de façon à en permettre l’application au cas d’une commutatrice quelconque à facteur de puissance inférieur à l’unité.
- M. de Marchéna, tout en ne s'occupant ;
- (l) Voir IJ Éclairage Électrique, t. XVJ. p. 38 et 378, 2 juillet et 27 août 1898.
- (h Voir plus loin pages 337 e! 347 les analyses des mémoires de MM. Steinmetz et de Marchéna. Dans un prochain numéro paraîtront celles des mémoires de MM. Kapp et Sylva-nus Thompson et d’un récent mémoire de M. de Marchéna.
- uniquement que des commutatrices triphasées, en donne une étude très intéressante au point de vue pratique et au point de vue des conditions d’excitation.
- Le mémoire de M. Kapp se rapporte aux commutatrices monophasées, diphasées triphasées et à 6 phases; Toutefois, le savant ingénieur ne traite le cas du décalage de phase que pour les commutatrices monophasées. Nous ne pensons pas comme M. Kapp que l’étude des commutatrices à facteur de puissance inférieure à l’unité n’offre qu’un intérêt relatif, aussi nous compléterons son étude en généralisant les formules qu’il donne pour le rapport des pertes dans un induit fournissant une même puissance, soit dans le fonctionnement en commutatrice, soit dans celui en machine à courant continu, et en les étendant au cas d’un facteur de paissance quelconque.
- Le mémoire de M. Sylvanus P. Thompson, que nous analyserons également par la suite, est d’un intérêt plutôt didactique et s’occupe des transformateurs rotatifs en général. Il contient quelques considérations nouvelles assez intéressantes ainsi que de nombreux diagrammes qui peuvent rendre quelques services pour la compréhension des phénomènes qui se passent dans les commutatrices.
- Ce mémoire rend bien compte de l’état actuel des progrès réalisés dans la construction des commutatrices, progrès qui sont en réalité peu sensibles puisque ces appareils sont en général construits sur les mêmes principes que les machines à courant continu alors que l’absence de distorsion du champ doit permettre, tout en employant une intensité de champ inducteur de même ordre que celle des machines à courant continu , d’arriver à réduire beaucoup l’entrefer et par suite la puissance perdue dans les inducteurs.
- Nous espérons que le lecteur trouvera dans les analyses annoncées, ainsi que dans les nombreuses notes explicatives que nous y avons ajoutées, tous les renseignements ihëo-
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- 3-3
- riques et pratiques sur le fonctionnement des j les distributeurs mixtes de courants alterna-
- commütatrices en général et sur les avan- tifs et de courant continu.
- tages des commutatrices polyphasées pour | C.-F. Guilbert.
- ACCUMULATEURS ÉLECTRIQUES
- Sous le titre de Handkuch der elektrischen Accumulatoren (Manuel des accumulateurs électriques), M. le Dr Schoop, de Vienne, vient de faire paraître un ouvrage des plus complets sur les accumulateurs ('). La notoriété de l’auteur, qui s’occupe depuis très longtemps de la question et a lui-mème établi un type d’accumulateur et imaginé une méthode pour l’immobilisation de l’électrolyte, ainsi que les nombreux et nouveaux renseignements donnés dans ce manuel, nous ont engagé à en faire une analyse détaillée pour les lecteurs de L'Eclairage Electrique.
- Substances employées dans la construction des accumulateurs. — Dans le chapitre premier, l’auteur étudie les principales substances employées dans la construction des accumulateurs, indique les impuretés qu’elles renferment ordinairement et donne les procédés les plus simples à employer pour leur analyse chimique et pour leur épuration.
- Le procédé de purification de la matière active des plaques après fabrication, imaginé par l’auteur, est très intéressant.
- Pour enlever les radicaux clectronégatifs tels que le chlore et ses combinaisons avec l’oxygène, il les fait d’abord dissoudre dans l’électrolyte qu’il enlève ensuite. Les plaques sont disposées comme cathodes dans un électrolyte formé d’une solution de 3 p. 100 d’acide sulfurique ou de 3 p. 100 de sulfate de magnésie, des plaques minces de plomb servant d’anodes. Lors de l'électrolysc, les chlorures, et les oxychlorures, sont trans-
- {') Un volume in-8° de 510 pages avec 193 figures. Ferdinand Etike, éditeur, Stuttgart
- formés par l’hydrogène en acide chlorhydrique, qui se dissout dans l’électrolyte.
- Cette opération est terminée quand toute la matière active a été transformée en plomb spongieux; on retire alors les plaques et les lave à l’eau distillée. Après avoir jeté l'électrolyte, et remis les plaques et de nouvelles feuilles de plomb, ou les anciennes feuilles bien grattées (car il a pu s’y déposer du chlore) dans les récipients, on remplit ceux-ci d’une solution diluée de sulfate de magnésie et on électrolyse les plaques servant alors d’anodes. Lorsque toute la matière active est transformée en bioxyde de plomb, les métaux tels que le zinc, le cuivre, le manganèse, le fer, l’argent ion n’a ordinairement que des traces de ce métal), ont été dissous dans l’électrolyte ou transportés à la cathode. Les plaques, après lavage à l’eau distillée, peuvent être employées directement comme électrodes positives ; si on veut les employer comme électrodes négatives, il suffît de les soumettre à nouveau à l’électrolyse.
- M. Schoop étudie ensuite le rôle des impuretés dans les accumulateurs. D’après lui, les corps agissent différemment suivant qu’ils sont électronégatifs ou électropositifs par rapport au plomb.
- Les corps électronégatifs, tels que le platine, le palladium, l’argent, le cuivre, etc., agissent de la manière suivante :
- Les particules du corps à la charge se déposent sur le plomb spongieux de la négative et y forment des couples locaux dont la direction est opposée à la charge. L’influence de ces couples est donc en premier lieu de diminuer l’effet utile du courant de charge et par conséquent le rendement de l’élément.
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- En outre, le plomb spongieux se sulfate, comme l’indique la réaction suivante ;
- Pb -f HsSO* 4- Pt - Pt + U2 + PbSO1.
- Les plaques négatives se sulfatent et par conséquent se déchargent à circuit ouvert avec dégagement de gaz. Plus la différence de potentiel entre le métal et le plomb est élevée, plus les réactions sont énergiques.
- Les métaux qui sont électropositifs par rapport au plomb, tels que le zinc, le fer, le manganèse, etc., jouent un autre rôle. Au contact de la plaque négative ils se sulfatent, d’après la réaction
- Pb + H*S04 -f Fe — Pb | IF + FeSO'-.
- Le sulfate ferreux arrive par diffusion près de la plaque positive et se peroxyde d’après la réaction
- zFeSO* + PbO2 + 2H-SO4 = Fc2 (SOU3
- + PbSO* + 2PFO.
- Le sulfate ferrique se transforme ensuite en sulfate ferreux au contact de la négative.
- Fe*;SO*)*--f- Pb = 2 FeSO1 + PbSO4,
- et les phénomènes se reproduisent suivant le même cycle, de sorte que les deux plaques se sulfatent simultanément et perdent leur capacité à circuit ouvert.
- Le manganèse se comporte de la même manière, il se forme du sulfate de manganèse à la négative qui, au contact de la positive se transforme en acide permanganique et ce dernier se retransforme en sulfate à la négative d’après les réactions.
- + : 2 .MnSO* + 4 PbO2 + 2 IFSO4
- = Mns07Hs -f- 4 PbSO'* + IFO. — : Mn80‘Hs + 4?b + 6IFSO*
- — 2MnSO* + 4PbSOl - ;H-0.
- La présence du manganèse est décelée par la teinte rouge violacée que prend l’électrolyte à la charge principalement près des plaques positives. La présence du fer ne peut être constatée aussi facilement.
- Fabrication des supports d’électrodes. — Le chapitre II traite de la fabrication des supports des électrodes. M. Schoop pense qu’il est reconnu actuellement que l’on doit prendre des formes différentes pour les supports des deux électrodes ; les électrodes positives devant avoir un support servant de conducteur au courant beaucoup plus massif que celui des électrodes négatives. Il conseille d’employer pour les plaques positives des supports en plomb doux, en réservant les alliages d’antimoine pour les plaques négatives; les supports des plaques positives devant être âme, tandis que les supports des plaques négatives doivent être des grillages.
- Il examine ensuite les divers modes de fabrication des supports, par fusion, par compression (hydraulique), par laminage, par estampage, par rabottage, ou en combinant ces diverses méthodes.
- Les plaques obtenues par coulée peuvent se diviser en deux catégories, dans la première le support est coulé autour de la matière active comme dans le procédé Reck-enzaun, et dans celui de la Société pour le Travail électrique des métaux. Dans la seconde catégorie sont classées les plaques qui sont empâtées après leur fabrication.
- Dans les grillages, M. Schoop distingue ceux dans lesquels les barreaux vont en se rétrécissant vers les bords, et ceux dont les barreaux vont en s’élargissant vers les bords.
- Les moules destinés à la fabrication des premiers grillages, sont très simples, ils sont constitués en deux parties.
- La matière qui donne les meilleurs résultats pour les moules est l’acier doux coulé, le laiton et le bronze deviennent mous à haute température.
- Les premiers moules permettant d’obtenir pratiquement des barreaux dont la section va en s’élargissant vers l’extérieur sont dus â E. Correns. Dans le procédé Correns, afin de pouvoir retirer les noyaux ceux-ci sont divisés en plusieurs parties. Le procédé Hagen, avec noyaux en sable, employé avant celui de Correns était d’un prix de revient trop élevé.
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- M. Schoop conseille de n’employer les procédés de fabrication par coulée que pour les plaques négatives, qui n’exigent pas une homogénéité aussi grande du support que les plaques positives.
- M. Schoop décrit ensuite les presses hydrauliques employées pour la fabrication des plaques. Les avantages des plaques obtenues par compression, sont la structure homogène du plomb, la rectitude de la forme et le boti marché, ün inconvénient est que la plaque ne peut avoir des dimensions très grandes. Les premières plaques obtenues par compression semblent être celles de Khotinsky, en 1880.
- Une. autre méthode pour obtenir des plaques par compression est l’emploi d’un balancier analogue à ceux qui servent à la fabrication des monnaies. On peut ainsi obtenir des plaques ayant k leurs surfaces des pointes coniques, la difficulté est ensuite de retirer la plaque de la matrice. Klüppel (brevet d’avril 1896) emploie pour celà de l’air comprimé.
- Les premières plaques obtenues par laminage, ont été employées par Sinsteden et Planté. M. Pollak obtient par laminage-des plaques ayant la forme de brosses, à poil très épais, les cylindres du laminoir peuvent avoir à cet effet des trous percés à leur surface, ou bien ils peuvent être constitués par des feuilles d’acier enroulées. Dans ce genre de laminage, pour pouvoir détacher facilement les plaques, on doit les enduire d’huile; après laminage on lave les plaques à la benzine. Après laminage, les plaques sont découpées et on y soude les queues et les talons destinés à les soutenir. Comme exemple de fabrication par estampage, M. Schoop donne le procédé qu’il a imaginé et qui est combiné avec un empâtage mécanique.
- Un ruban de plomb antimonié obtenu par compression et ayant 5 mm de largeur et i mm d’épaisseur, est coupé en morceaux ayant une largeur correspondant les uns à la largeur et les autres à la hauteur que l’on veut donner k la plaque. Les rubans sont
- ensuite estampés à la machine, de manière à pratiquer sur leurs bords à intervalles réguliers des encoches rectangulaires, d’un peu plus de 1 mm de largeur et de 2,5 mm de profondeur. Les encoches sont disposées en quinconce sur les deux bords du ruban. Pour obtenir des rubans non déformés, ceux-ci sont placés dans le guide de la machine puis comprimés, avant que les poinçons ne soient abaissés ; ces derniers sont ensuite relevés en premier lieu.
- On dispose ensuite parallèlement dans une forme la moitié des rubans verticaux, de manière que les encoches placées à la partie supérieure soient bien en ligne et l’on vient placer la moitié des rubans horizontaux dont les encoches correspondent bien à celles des rubans verticaux. On obtient ainsi un grillage, dans lequel les bords des barreaux sont sur deux plans parallèles puisque les encoches correspondent à la moitié de la largeur des barreaux. On retourne ensuite le grillage, on place l’autre moitié des barreaux verticaux et après un second retournement l’autre moitié des barreaux horizontaux. Les barreaux formant les côtés de la plaque sont ensuite soudés aux autres.
- Pour constituer le grillage des plaques positives on emploie du plomb doux de 2 mm d’épaisseur (les encoches ont alors naturellement un peu plus de 2 mm de largeur). On obtient ainsi des grillages ayant des barreaux homogènes, sans gerçures ni soufflures, qui résistent bien mieux que les grillages coulés et sont moins lourds que ces derniers.
- Quoique le plomb,k cause de sa ductihilité, se laisse moins bien travailler au rabot que les autres métaux, on emploie cependant ce procédé de préparation des plaques.
- D’après leur brevet de 1896, Mayert et Berg obtiennent par rabottage des plaques lisses, des rainures et des nervures. Les copeaux au lieu d’être enlevés doivent rester adhérents k la plaque, la surface de cette • dernière étant travaillée à peu près de la même manière que le sol lors du labourage.
- M. Schoop a vu dans une fabrique améri*
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- caine des plaques Tudor obtenues par rabot-tage. Cette manière de procéder est plus longue et plus coûteuse que la coulée, mais il est certain que-les plaques sont alors beaucoup plus solides et ont une plus grande durée, à cause de l’homogénéité du plomb laminé.
- Description des supports d’électrodes. — Le chapitre III est consacré à la description des supports des électrodes. Après avoir constaté que les plaques homogènes n’ont donné aucun bon résultat, M. Schoop parle des divers essais faits pour substituer au plomb d’autres métaux ou d’autres substances pour les supports.
- En effet, le plomb a l’inconvénient d’avoir un poids spécifique élevé, peu de résistance mécanique et par contre une résistance électrique proportionnellement grande et qui est encore accrue lors de l'alliage avec l’antimoine. Par contre, le plomb est facile à travailler et n’est pas ou peu attaqué par l’acide. On a essayé le cuivre, Faluminiurii, le cadmium, le platine, puis des supports platinés ou dorés, des alliages comme le bronze d’aluminium, le charbon, le graphite,.etc...
- Le platine et l’or résistent seuls a l’acide, mais leur prix est trop élevé, et en outre ils forment avec le plomb des couples locaux, nuisibles. On a également essayé d’employer des métaux recouverts de plomb, mais quand la couche de plomb a peu d’épaisseur, le métal est attaqué, il suffit qu’une trace d’acide pénètre jusqu’au métal pour que l’attaque commence et se continue ensuite.
- M. Schoop conclut qu’il est peu probable que dans les accumulateurs au plomb, on puisse employer un autre métal que le plomb ou le plomb dur pour constituer les supports de la matière active.
- Les supports sont divisés en deux catégories, ceux pour les électrodes négatives et ceux pour les électrodes positives. Avant d’examiner les supports des électrodes négatives, M. Schoop donne d’abord quelques renseignements sur la manière dont se comporte
- le plomb spongieux.'La masse active a d’autant plus de capacité que le plomb spongieux est plus poreux, et la porosité est d’autant plus grande que les matières entraînées par l’électrolyte qui étaient combinées avec le plomb étaient en plus grande quantité. La porosité du plomb spongieux diminue avec le temps et d’autant plus que le plomb était plus spongieux au commencement, et aussi que l’accumulateur a été déchargé plus souvent et plus complètement. Après un ceriain travail il y a des fentes et des déchirures dans la matière active et la capacité peut diminuer d’un tiers, en outre, une certaine quantité peut tomber. On a essayé au moyen de mercure d’éviter ce dernier maniement, mais la présence du mercure rend la sulfatation plus facile et la masse active se boursoufle, de sorte que les inconvénients sont encore plus grands.
- On a également essayé de maintenir la matière active (aussi bien la positive que la négative) dans un réseau en matière inattaquable aux acides, mais il n’est pas prouvé que ce procédé soit bon.
- Supports des plaques négatives. — D’après M. Schoop, il est hors de doute que les grillages à alvéoles sont les meilleurs pour les plaques négatives.. Volckmar a employé le premier des électrodes à grillage et même dans son brevet il a prévu que les barreaux pourraient être perforés à l’intérieur pour alléger les plaques.
- M. Schoop décrit ensuite les plaques a pastilles carrées de la « Electric Power Sto-rage C“ », celles à pastilles triangulaires qui ont été fabriquées à Oerlikon (fig. i), et dans lesquelles, à surface égale des pastilles, la distance moyenne aux barreaux est moins grande que pour les pastilles carrées ; les plaques à pastilles hexagonales (fig. 2) dans lesquelles le poids du grillage est relativement le moindre.
- L’auteur donne ensuite la description des grillages de la Société générale de Berlin (A. E. A. G.) de 1894 et de 1897. Dans les
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- premiers, dont la coupe est indiquée sur la figure 3, la matière active bombait par suite
- I
- Fig. i. — Plaque à pastilles triangulaires de Oerlikon.
- de l’action des bulles de gaz qui se détachaient à la surface intérieure des barreaux au milieu de la plaque.
- Fig. 2. - - 'Plaque à pastilles hexagonales.
- Dans le type de 1897, les pastilles ont une forme rectangulaire, elles' sont très longues dans le sens horizontal, et ont une hauteur très réduite.
- Les grillages étudiés par M. Schoop, en 1894, pour une fabrique espagnole, ont, comme les plaques légères des accumulateurs de la E. P. S. C°, des petits croisillons placés au milieu des barreaux qui retiennent la matière active.
- M. Schoop, il y a dix ans, a obtenu des grillages dont la section des barreaux va en
- Fig. 3. - - Plaque modèle 1894 de la Allgcmcinc Elektri-citæts Aktiengesellschaft.
- s’élargissant vers l’extérieur en appliquant dos à dos deux demi-plaques, comme du reste l’a fait à la même époque M. Gadot. La fabrique des accumulateurs Elweil-Parker de Manchester obtenait, paraît-il, le meme résultat en laminant un grillage ordinaire.
- D’après Niblett (Secondary-battcrics, Londres, 1889), les frères Jacquet, de Vernon
- 0 \ 2 s G.
- F'ig. 4. — Plaque de Hagen.
- (Eure), seraient les premiers à avoir obtenu à la fonte des plaques avec barreaux allant en s’élargissant, mais ils en fabriquèrent très
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- peu. Correns, de Berlin, en 1889, résolut le problème en employant comme nous l’avons vu des moules métalliques.
- La fabrique d’accumulateurs de Cologne, de G. Hagen (fig. 4), construit également
- I-'ig. 5. — Plaque Watt.
- des grillages analogues à ceux de Correns, mais dans lesquels les points de croisement des barraux, des deux côtés de la plaque, sont en face l’un de l’autre, tandis que dans
- La fabrique d’accumulateurs « Watt », de Berlin, fabrique des grillages dont la section est indiquée sur la figure 5.
- Une forme de grillage très intéressante et dans laquelle la matière active est très bien retenue, est celle de Hartung {figure 6). Les barreaux triangulaires sont disposés en 2 séries, l’une horizontale et l’autre verticale, comme l’indique le croquis ci-contre.
- Les grillages de Morian et C'e, à Neu-
- mm
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- 0 1 2 3C«
- Fig. 6. — Plaque Hartung.
- les grillages Correns, le point de croisement de l’une est en face du milieu de la maille de l’autre face.
- Fig. 7. _ Plaque Morian et O.
- mühl, (fig. 7) sont également excellents pour bien répartir le courant dans la matière active.
- Les barreaux verticaux sont inclinés sur les faces de la plaque et se terminent sur chaque face par une petite partie parallèle à la surface de celle dernière, comme le montre la coupe (fig. 7).
- Les plaques à cadre (Rahmen platten) ont des pastilles très grandes, les accumulateurs Bbse. Marschncr et Cie, et Hammachcr (Ber-liner-Accumulatoren-Fabrik) (fig. 8) appartiennent à ce type.
- Le grillage Hladik, Grunewald et C'e, de Berlin, est fondu d’aprèa le procédé Correns.
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- La figure 9, montre la construction de ce grillage dans lequel la matière active est très bien retenue.
- Le grillage pour plaques négatives de la Société Austria de Baden (près Vienne,, est représenté sur la figure 10; les pastilles
- tiennent le milieu entre celles des plaques à cadre et les pastilles ordinaires. Les projections que portent les barreaux à leur partie médiane, répartissent bien le courant, les pastilles sont en outre percées d’un grand nombre de trous. La figure 11 représente la 'plaque positive de cet accumulateur.
- Les cadres de O. Schulze, de Strasbourg, représentés sur la figure 12, sont construits d’une façon tout à fait originale. Les tiges
- verticales d’environ 4 mm de diamètre et espacées de 12,5 mm sont fondues dans le
- ZLZTXi:
- rrr
- cadre haut et bas, et portent des séries de disques espacés de 1 cm, disposées de manière qu’un disque de l’une des barres tombe entre deux disques des barres placées de chaque côté.
- Supports des plaques positives. - - D’après M. Schoop, l’alliage de plomb et d’antimoine est plus vite oxydé à l’électrode positive sous l’action de l’électrolyse et du peroxyde que le plomb pur. Si par suite d’une charge insuffisante et d’une décharge trop prolongée, la plus grande partie de la matière active est transformée en sulfate, il y a un foisonnement important. Il peut alors se produire deux cas extrêmes. La masse devient dure et alors le grillage cède, particulièrement quand les barreaux sont minces, de sorte que la conductibilité devient mauvaise. Si au contraire le grillage est massif, la masse par suite de la pression, se fend et tombe en dehors du
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- grillage. Il en résulte qu’il ne faut pas employer du plomb dur pour les plaques positives, mais bien du plomb doux qui peut céder à la pression sans se rompre. Par suite de la moindre solidité du plomb doux, il faut renforcer les barreaux de la grille, afin qu’elle puisse supporter les manipulations indispen-
- Fig. U. — Plaque positive de la Société Austria.
- sables. En outre, il est démontré que plus les barreaux sont épais, plus ils résistent h la peroxydation, et de telle sorte que par exemple,'une lame de plomb de 2 mm d’épaisseur résiste quatre fois plus longtemps qu’une lame de 1 mm.
- Le plomb qui a été fondu est beaucoup plus facilement peroxydé que celui qui a cté comprimé, car pour de faibles épaisseurs le plomb fondu n’est pas homogène. Le plomb laminé résiste plus que le plomb fondu, mais le plomb comprimé parait encore meilleur.
- M. Schoop a pu se convaincre de ces faits, en fabriquant des bacs en plomb pour accumulateurs. Il essaya «l’abord d’obtenir par
- coulée au sable des bacs de 400 mm de côté, ayant 2,5 mm d’épaisseur. Les vases ainsi obtenus paraissaient irréprochables à première vue mais en les remplissant d’acide sulfurique dilué, on s’aperçut de leur porosité.
- M. Schoop coula dans des moules en fer des plaques de 400 mm de côté et 2,5 mm d’épaisseur et les assembla par soudure pour former le bac.
- Après remplissage de ces bacs avec de*
- im/ ®
- Fig. 12.
- l’acide dilué, il n’y en eut que 7 p. 100 qui ne montrèrent pas des traces d’humidité à la partie extérieure au bout de 24 heures.
- Par contre on obtint sans difficulté des bacs complètement étanches en employant des feuilles de plomb doux de 2 mm d’épaisseur.
- Les plaques faites en plomb dur avec 5 p. 100 d’antimoine étaient beaucoup plus poreuses que celles en plomb pur, et on dut abandonner de suite celles contenant 10 p. 100 d’antimoine.
- L’alliage de 98 p. 100 de plomb et 2 p. 100 d’antimoine peut être laminé étant chaud, et les tôles de 2 mm ainsi obtenues sont très étanches à l’acide.
- Le plomb le plus homogène est obtenu par pression (hydraulique), celui obtenu par laminage a parfois une structure feuilletée. Le plomb coulé est rempli de petites fentes dans
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- lesquelles l’acide pénètre, cc qui entraîne bientôt la déformation ; ces fentes doivent provenir du retrait après coulée. Les supports a « àme .» sans perforation ont moins de fente, ou tout au moins des fentes moins prononcées et sont par conséquent plus résistants que ceux à grillage.
- La matière active positive (le superoxyde) est moins conductrice que le plomb spongieux, même quand il a été obtenu par des procédés différents. La Société berlinoise d’accumulateurs, prétend que la résistance de la matière active positive est de 9 unités Siemens, entre les faces parallèles d'un cube de 1 cm de côté. Si le superoxyde doit être bien utilisé il ne doit pas se trouver aussi loin du support que le plomb spongieux de la négative.
- La masse doit être poreuse, pour laisser passer la diffusion ou bien on doit avoir une couche mince de superoxyde, on a aussi des plaques à surface, mais comme en meme temps la surface de contact du plomb et du superoxyde est très grande, M.Schoop indique que les actions locales doivent être importantes et entraîner, la décharge à circuit ouvert.
- L’auteur examine ensuite le premier type d’accumulateur Planté,construit par la maison Bréguet, celui de Kabath, ceux de Be-nardos, Reynier, Dujardin, Main, les premières plaques Tudor, ainsi que toutes les modifications que l’Accumulatoren-Fabrik-Actiengesellschaft-Berlin (A. F. A. G.) y a apportées jusqu’en 1897.
- Il donne la description des plaques Pollack, fabriquées d’abord par M. J. Rousseau, de
- l’accumulateur Simmen, Simmen-Reynier, ceux de Khotcnsky, etc.
- Les plaques Winckler (à Troy, Amérique du Nord) sont intéressantes, elles sont constituées par des sortes de cornières en plomb doux, placées horizontalement les unes au-dessus des autres, et soudées à chaque extrémité à un barreau vertical. Les cornières peuvent être remplies de matière active ou non. Quand elles sont remplies de matière active, le support comporte 63,5 p. 100 du poids total et la matière active 36,5 p. 100.
- Les plaques positives Schulze, d’un modèle peu different, sont représentées en figure 13.
- Fig. 13. — Plaque Schulze.
- Le chapitre se termine par l’étude de la préparation des supports pour l’empâtage. Les pannes dans le cas où le support est obtenu par coulée sont enlevées à la machine à fraiser ou à la main, les plaques sont ensuite nettoyées, soit en les brossant avec de l’eau de chaux, soit en les décapant avec de l’acide sulfurique, etc.
- (A suivre.)
- F. LoprÉ.
- INSTRUMENTS DE MESURES
- Le système proposé par Arthur Wright (') a pour but d’enregistrer la valeur maximum
- 0) Brevet anglais n° 18371, déposé le 6 août 1897, accepté le 11 juin 1898, 2 figures.
- ou minimum du courant fourni à un circuit; il répond à la réglementation essayée dans, plusieurs régions, laquelle consiste à appliquer aux abonnes d’une station centrale, un tarif variable selon la puissance maximum
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- consommée pendant un certain intervalle de temps (').
- Fig. i. — Indicateur de maximum Wright.
- Le système, qui est applicable à tous les
- galvanomètres ou appareils de mesure, sous la réserve essentielle que la force directrice soit suffisante, consiste à munir un des points de la partie mobile de l’instrument, l’axe de l’aiguille par exemple, d’une roue à rochet qui suit exactement le mouvement de l’équipage mobile. Un'cliquet 4 (fig. 1) est monté sur une pièce fixe 5, de relie sorte que le mouvement de l’équipage ne peut se faire que dans un sens; le système dévié ne bouge pas avant qu’un courant plus intense traverse le galvanomètre ; il ne revient au zéro que si on l’y ramène en soulevant le cliquet. La position de l’index correspond ainsi à la plus grande valeur ou à la plus petite, du courant mesuré depuis la remise au zéro. Les dents de la roue à rochet peuvent être remplacées par la simple rugosité de la circonférence de
- D liïiç
- 4. — Compteur de temps Caudera
- la roue, ce qui permet de donner plus de sensibilité au système. Pour renforcer l’action
- (P Voir dans L'Éclairage Électrique du 18 septembre 1897 (t. XII, p. <577}, l’article de M. Pblussibr sur les «. Tarifs de vente » et dans le numéro du 26 novembre 1898, {t. XVII, p. 368) le compte rendu de la communication du même auteur sur la « Tarification rationnelle de l’énergie électrique > faite devant la Société des Electriciens.
- du rochet, l’inventeur ajoute un contrepoids 6, ou un ressort équivalent, qui presse le cliquet contre le fond des dents et empcche le retour en arrière.
- Le compteurde temps de la Société des horloges électriques Cauderay, de Lausanne Q,
- (P Brevet anglais no 7877, déposé le 26 mars 1897, accepté le 12 février 1898, 4 ligures.
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- est disposé pour additionner le nombre d’heures pendant lequel plusieurs lampes ont été allumées, ensemble ou séparément. C’est une horloge dont le balancier C ifig. 2, 3 et 4), est entretenu électriquement par un électroaimant D. Par l’intermédiaire des roues d’angle F et G, le mouvement de la roue d’échappement E,se transmet au tambour J, de telle sorte que celui-ci fait un tour par minute. Sur le tambour J sont fixées des chevilles /. en nombre égal à celui des lampes à contrôler ; ces chevilles sont disposées en hélice, de façon à rencontrer successivement les leviers K. Chaque fois que, par suite de la fermeture d’un commutateur L, une des lampes est en action, le levier K correspondant, entraîné par une cheville /, vient se placer en face d’une cheville j ; au passage de celle-ci, le levier K fléchit en arrière et vient appuyer sur la bande M, du châssis M, ce mouvement fait avancer d’ünedent le mécanisme totalisateur. A chaque tour de J, la roue N avance ainsi d’autant de dents qu’il y a de lampes allumées.
- Le perfectionnement apporté par F.-John Beaumont (') aux compteurs à prépaiement, a pour but d’avertir le client que la quantité d’électricité qu’il a payée est sur le point d’ètre consommée ; le résultat est obtenu en intercalant, dans le circuit des lampes, une résistance convenable, pour faire baisser leur intensité un moment avant la fin de l’éclairage.
- La pièce de monnaie introduite dans la fente entre dans une encoche de la roue A (fig 5 et 6} ; à ce moment on tourne le bouton B de façon à faire tomber la pièce dans la boîte L. Pendant ce mouvement l’arbre.F et la vis sans fin G ont tourné et le pignon H a été obligé d’avancer en roulant sur la vis J qui, elle, est restée immobile. Le déplacement du pignon H a entraîné la tige T et, par une combinaison d’engrenages, a fait tourner le contact W qui est venu sur c,; le courant passe alors directement dans les
- (l) Brevet anglais n° 1752;, déposé le 26 juillet 1897, accepté le 26 juillet 1898, 5 figures.
- lampes et le compteur entre en action.
- En a est un compteur quelconque dont la vis Xt est le dernier mobile ; cette vis engrène avec un pignon monté sur l’axe de la vis J et celle-ci, en tournant, ramène le pignon H à
- de Beaumont,
- sa position initiale, ce qui fait également tourner W. Un peu avant que le contact W abandonne c,, une projection vient sur c, de sorte que, le mouvement continuant, le contact entre W et c, est rompu, mais le courant passe aux lampes, par l’intermédiaire de la résistance d, qui l’affaiblit. Enfin c est abandonné à son tour et le compteur s’arrête le circuit étant coupé.
- Le mécanisme de prépaiement de W.-F. Browne (l) est représenté, dans les figures 7
- (*) Brevet anglais n° 30205, déposé le 21 accepté le 6 août 1898, 16 figures.
- décembre 1897,
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- et 8, appliqué à un compteur moteur dont la vis sans fin S engrène avec une roue dentée C,
- Comme la fermeture du circuit par le seul poids d’une pièce de monnaie permet assez difficilement d’obtenir un bon contact, l’inventeur indique aussi l’emploi d’un électro, agissant comme relai, pour effectuer cette fermeture.
- Dans le compteur de Walter Emmoi't f1}, le récipient (fig. 9) est rempli de liquide ou de sable qui s’écoule par l’ouverture 2 dans le récepteur 11. L’écoulement est réglé par une valve, ou un diaphragme iris, analogue à ceux-employés en photographie, de telle sorte que la quantité qui passe est proportionnelle à la quantité d’électricité consommée dans le
- montée elle-même sur un arbre muni d’une seconde vis c, et celle-ci actionnant une roue fait tourner l’arbre sur lequel est montée la roue réceptrice F.
- La roue F est portée dans un châssis II qui est soulevé par un ressort I, ; ainsi soulevé le châssis relève le levier K dont la branche opposée dégage alors la coulisse R, dans laquelle glissent les pièces de monnaie ; le châssis relève également le levier M et les pièces P et N qui servent à fermer le circuit en complétant les conducteurs.
- Dès qu’une pièce arrive dans la coulisse R, elle descend jusqu’à l’une des deux poches, indiquées en pointillé, de la roue F. Le poids seul de la pièce fait abaisser le châssis H et le levier K vient fermer la coulisse en arrêtant les pièces que l’on pourrait y mettre ; en même temps le levier M, abaissé aussi, ferme le circuit en P N, de telle sorte que le client peut utiliser le courant qu’il a payé. Par suite aussi de l’abaissement du châssis H, la roue F est devenue solidaire de l’arbre e et tourne avec celui-ci. Quand le compteur a fait avancer la roue F d’un demi-tour, la pièce tombe de la poche et le châssis remonte, le circuit est rompu, tout est prêt pour une nouvelle opération.
- même temps. La valve . un levier 4 dont la vi
- : commandée par appuie sur une
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- du solénoïde 3 sur le noyau de fer 9 : cct ensemble constitue l’appareil de mesure. Le mécanisme de prépaiement se compose d’un liéau équilibré 12, qui oscille autour d’un axe 13 et porte 2 plateaux ; la pièce de monnaie tombe dans le plateau 15 et le fait incliner, le fléau vient alors réunir les tiges 17 et Le circuit se trouve fermé sur le solénoïde 3 et les lampes 21, le courant passe, attire le noyau 9, la valve s’ouvre et le sable descend. Le poids du sable fait baisser le plateau ri et le fléau vient rompre le circuit, pendant un temps très court, pour avertir le client, puis le rétablit au travers d’une bobine de self ou d’une résistance 26, de façon à ne pas faire l’obscurité complète avant que la pièce de monnaie ait pu être renouvelée. Les choses sont disposées de telle sorte que le circuit est bientôt rompu totalement, le liéau reprenant la position horizontale pour être prêt à servir de nouveau.
- Le système intégrateur du compteur de William Dobsox Watson (*) renferme un levier composé b (fig. 10 et n), auquel une étoile n, imprime, par l’intermédiaire d’une goupille a2, un mouvement d’oscillation ; un contrepoids bx ramène constamment la goupille en contact, avec l’étoile. L’ampèremètre est composé de 2 bobines D qui attirent un noyau de fer D, porté par un levier / ; c’est dA qui limite, par sa position, la course de è, en butant sur des encoches ^disposées suivant la loi d’attraction du solénoïde. Le levier b porte à sa partie supérieure une rainure sinusoïdale qui entraînela queue d’un échappement c„ de telle sorte qu’à chaque mouvement de / un nombre plus ou moins grand de dents de la roue c\ échappent en faisant avancer l’horloge c d’une quantité proportionnelle à l’intensité mesurée.
- Une pièce de monnaie introduite en h tombe sur le levier (fig. 10 et 13), le fait incliner et dégage lacameg-5; on peut alors, au moyen
- (*) Brevet anglais n° 11045,déposé le 4 mai 1897, accepté le 4 mai 1898, ï6 figures.
- d’une manivelle commandée de l’extérieur faire tourner l'axe g, et le disque eî0 (fig. 12 et 13); ce dernier, dont un segment est enlevé, appuie sur le ressort c, et, par l’intermédiaire de e„ le mouvement est transmis au levier es qui vient s’engager dans le contact/,. En continuant de
- tourner on revient au plat du disque ei ressort reprend sa position ; le circuit
- fermé par / e6f. Le même abaissement de es amène esi à appuyer sur le ressort i et le pendule A* de l’horloge motrice étant dégagé, celle-ci se met en mouvement.
- Dès que le courant passe dans l'ampèremètre 1), d.A s’incline, ce qui permet à la gou-
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- L'ÉCLAIRAGE électrique
- pille a, du levier b de s’engager plus ou moins I une amplitude variable et l’horloge C avance avec la came a, ; les oscillations de b ont donc I en conséquence. Quand la quantité d’électri-
- cité payée est consommée, le doigt ex a fait
- Fig. 15 et 16. — Compteur Watson à fil chaud.
- un tour complet, il vient écarter e2 qui dégage la goupille x engagée dans l'encoche y-, et le
- ressort e, rappelle le levier c.. qui rompt le circuit ; au même moment le ressort 2, abandonné par e3î, arrête le pendule.
- Dans les figures 15 et 16 ('), nous retrouvons le même mécanisme intégrateur appliqué aux appareils à fil chaud. Dans les deux figures le fil actif est tendu entre les points dd et la grandeur de la flèche, qui augmente avec réchauffement, sert à mesurer, avec une amplification convenable, le courant qui traverse le fil ; le dispositif de la figure 16 est celui des voltmètres de Hartmann et Brown.
- H. Armagnat.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Les commutatrices ;
- Par Ch.-Proteus Steenmetz (*).
- AI. Steinmetz fait tout d’abord ressortir le rendement élevé que Ton peut obtenir avec les convertisseurs. Il compare en particulier le rendement d’une commutatrice et de son transformateur avec celui d’un groupe formé d’un moteur synchrone, enroulé directement pour haute tension si celle-ci ne dépasse pas 10000 volts, et d’une génératrice à courant continu. En admettant un rendement de 97 à 98 p. 100 ou 97,5 en moyenne pour les transformateurs, de 91 à 95 pour les moteurs synchrones et les convertisseurs, et de 901194 pour les dynamos à courant continu, on arrive pour le convertisseur à un rendement de 0,975 X 0,93 ou 0,907, tandis que pour le moteur synchrone accouplé à une génératrice on aurait 0,93 X.0,92 ou 0,855 sans transformateur et 0,855 X 0,975 ou 0,835 avec transformateur.
- Au point de vue mécanique, le convertisseur a l’avantage de ne pas avoir à transformer l'énergie électrique en travail mécanique, puis ce dernier en énergie électrique, les deux couples moteur et résistant étant appliqués à la même armature.
- Rapport des tensions et des courants. — Si l’on réunit (fi g. 1} deux lames opposées a,, a2 du collecteur d’une machine bipolaire à courant continu à deux bagues de frottement D, D., 011 obtient entre ces . deux points une force électromotrice alternative, qui est égale à la tension IJ aux balais B, B„, lorsque ceux-ci sont sur les lames ai et a>, à — TJ lorsque ces balais sont respectivement sur aa et at, et qui s’annule lorsque ces lames sont équidistantes des deux balais.
- C) Elektrotechniscke Zeitschrift des 3 et 10 mars 1898 et The Electricaî World des 17 et 24 décembre ;89S,
- L’expression de cette tension en fonction du temps est :
- et sa valeur efficace U0 est :
- Réciproquement, si on alimente la même machine comme moteur synchrone avec un
- courant alternatif de tension efficace Uft, la tension aux balais frottant sur le collecteur sera constante et égale à :
- u
- Quant aux courants alternatif 2 T0 et continu 2 I absorbés et fournis par cette machine, leur rapport s’obtient facilement, si l’on néglige les pertes et k décalage de phase, en écrivant que la puissance fournie 2 U I est égale à la puissance absorbée 2 U4 I0. On a alors
- L-IyV. '
- Si au lieu de deux bagues nous en considérons maintenant quatre, D, D* Ds D4(fig. 2) réunies à quatre lames u, a.a3 prises sur deux diamètres perpendiculaires, nous obtiendrons entre D, et I)2, et D., et D4 deux forces élec-tromotrices alternatives d’amplitudes égales à U et décalées entre elles d’un quart de période.
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- 33§
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- . On a donc toujours :
- u = u„ y7 T ;
- Mais, la puissance absorbée étant cette fois à U0 I0 on a :
- Io = lV^
- I'0 étant le courant efficace dans la ligne. Si l’on veut toujours considérer le courant É dans l’induit on a évidemment • I0 = I-
- Pour obtenir une commutatrice triphasée, il suffit de. connecter trois lames du collecteur à 120° l’une de l'autre, à trois bagues de frottement D, D2 D3 (fig. 3). La valeur efficace des tensions alternatives entre les bagues n’est plus égale à U mais on peut la trouver facilement en remarquant sur le diagramme de la figure 4 que la tension étoilée U° reste égale
- à —^=, d’où alors :
- 2\j2 ’
- Quant au courant, sa valeur efficace est ddnnée parl’égalité des deux puissances 3 U0 I„ et 2 U I, d’où :
- En général, pour un convertisseur à n phases on a toujours :
- Comme la tension polygonale est égale au côté du polygone régulier de n côtés on a :
- La valeur efficace des courants, en supposant toujours les pertes et le décalage de phase négligeables est donnée par :
- nU0l0 = 2UI,
- d’où :
- S’il y avait un décalage de phase, I0 serait seulement la composante wattée des courants alternatifs, et il suffira d’y ajouter le courant watté correspondant à la marche à vide pour avoir le courant watté total.
- Le tableau I donne les valeurs des tensions et des courants simples ou composés par rapport à la tension aux balais et au courant continu débité par la machine pour diverses valeurs de n (pour le courant il suffit de faire 2 I — 1 dans la formule précédente).
- COURANT MONOPHASÉ TRIPHASÉ 4 PHASES 6 PHASES 12 PHASES n phases
- Volts entre chaque bague et le point —/=°,354 2V2 2V?=0’354 É-=0"«4 P=°:354 2\j2 p = 0-351 —.-=°,354 2^2
- l. Volts entre deux ( 1 bagues adjacentes, f ^=0,707 y 2 ^=ZO,ôl2 2\/2 T 4ï=°l354 0,183 1/ïsinA
- Ampères ( 1 dans la ligne. 1 \/2 =1,414 2\J~2 rr=°'9« TT=0’707 0,236
- 1 Ampères j 1 dans chaque phase. 1 y z =1,414 ^ = °>S45 3V3 æ=0j472 °>455 V'2
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- l 'aviation du rapport des tensions. — Les valeurs précédentes ne correspondent en toute rigueur qu’aux forces électromotrices induites et encore avec l’hypothèse de la loi sinusoïdale. Le rapport des différences de
- Fig. 5 et 4.
- potentiel aux bornes et aux balais doit tenir compte de la perte de tension due aux fuites magnétiques et à la résistance de l’induit. Si les courants alternatifs sont en coïncidence de phase avec les tensions aux bornes la self-induction propre n’a pas beaucoup d’effet, mais s’il y a décalage, elle réduit ou augmente la force êlectromotrice induite par rapport à la différence de potentiel aux bornes, suivant que le courant déwatté est en retard on en avance sur cette tension, absolument comme dans un moteur synchrone.
- Le rapport est en réalité égal au double du rapport de la valeur maxima de la tension aux bornes a sa valeur efficace. Si la tension a une courbe périodique un peu aplatie, la tension aux balais est plus faible que dans le cas d’une tension sinusoïdale de même valeur efficace ; si, au contraire, la tension est voisine de la forme triangulaire, la différence de potentiel au collecteur est plus grande qu’avec une tension sinusoïdale.
- Lorsque la tension aux bornes de la génératrice a une forme differente de la tension induite dans la commutatrice, un courant dû aux harmoniques supérieures traverse rarmature, mais ce courant est généralement négligeable.
- Courant dans l’induit et êchaujfement. —
- Les courants traversant l’induit sont évidemment les différences entre les courants continus et les courants alternatifs. Soient at et a3 (fig. 5), deux prises de courant d’un con-
- Fig. 5-
- vertisseur à n phases. Le courant sympha-sique avec la tension aux bornes est maximum lorque la phase a1 a2 de l’enroulement polyphasé est symétriquement placée entre B, et Bs. La sinusoïde I ! (fig. 6), représentant
- Fig. 6 et 7.
- le courant alternatif dans cette phase de l’enroulement et la courbe rectangulaire I représentant le courant continu dans-la section de l’induit située au milieu de la phase, ont donc les mêmes zéros et le courant résultant affecte dans cette section la forme périodique de la figure 7.
- Mais tandis que le courant alternatif est le même dans toutes les sections correspondant à la phase ai a2, le courant continu change de sens successivement dans les mêmes sections, on obtiendra donc lecourant dans les autres sections de la phase at a2 enajoutant la sinusoïde à la courbe rectangulaire décalée d'un angle égal à celui que fait l’axe de la section considérée par rapport à la section médiane, angle dont le maximum peut être —ou En ajoutant les courbes des figures 8 et 10 cor-
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- L’ËCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- respondant à -deux sections differentes, on obtient les courants résultants représentés
- Fig. 8 et 9.
- sur les figures g et n; courants qui, comme on le voit sont assez différents et auront par
- La valeur efficace de ce courant est :
- ' ” Sj T' Jtl
- ce qui donne tous calculs faits :
- Il est intéressant de considérer le rapport de l’énergie perdue dans une section de l’enroulement lorsque l’appareil est utilisé comme commutatricc et lorsqu’il est utilisé comme machine à courant continu. Les courants étant alors respectivement F et I, ce rapport a pour valeur :
- suite des valeurs efficaces différentes dans les différentes sections
- Pour calculer les valeurs efficaces du courant résultant, représentons par :
- le courant alternatif, dans une section d’une phase quelconque dont l’axe fait avec celui de la section moyenne de cette phase un angle
- Le courant résultant dans cette section est alors :
- ou en tenant compte de h
- valeut
- du
- rapport Jy
- “)
- (’) Cette propriété intéressante a été signalée avant M. Sreinmetz par MM. Woo.jbridge et Child, voir L'Êchn-rage Électrique, t. XV, p. 246, 1898.
- Ce rapport est minimum pour tu — 0, c’est-à-dire pour la section située au milieu de chaque phase de l’enroulement polyphasé et maximum pour celles situées aux points de connexion a, et a, = ±-^'
- Pour avoir la valeur du rapport des quantités d’énergie perdues dans l’enroulement total pour le fonctionnement en commuta-trice et pour celui en génératrice à courant
- continu, il suffit d’intégrer Kr» du entre-~
- et — d’où :
- Le tableau II donne les valeurs des maxima et minima du rapport Ko et celles du rapport K ainsi que les rapports des puissances fournies dans les deux cas pour un même échauffement moyen de l’induit, le tout pour différentes valeurs de n.
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- Tableau II
- Valeur minima ou K0. » masimaouK^ » de K Rapport des , puissances fournies pour f 1 (') un même i/K écliauffemcnt } COURANT MONOPHASÉ TRIPHASÉ 12 PHASES « PHASES
- 3 0,85 1-34 °<7.3 1,64 0,19 0,26 1,96 <M87 0,24 2,24 0,187 2,31'
- (n C'est à-dire aura at de phases ue de sectiov s de' Traduit 0 u de lames av collecteur.
- (2j Si 21, est le courant cont nu correspo idant fourni par l'induit ffet avoir rI*K = rV-„
- d'où -L- = —î- 1 \fK
- Nous avons jusqu’ici négligé les pertes à vide, on peut en tenir compte en ajoutant au courant alternatif Ift une fraction de sa valeur p I0 : les courants alternatifs traversant l’induit ont alors pour valeur efficace :
- l'o = Io (i + P)
- Si l’on refait les mêmes calculs que précédemment pour la détermination du rapport K,„ de l’énergie perdue dans une section dans le fonctionnement en commutatrice à celle perdue dans la même section, dans le fonctionnement en machine à courant continu on trouve :
- K 'u = (-Ly=llL±£l! + t i6(i+p)cos».
- Celle du rapport des pertes totales dans l’induit pour les deux fonctionnements est :
- K'= <. +2?) - 2P ( - w)
- En particulier, si l’on fait p = 0,04, on obtient pour K, et pour le rapport des puissances pour un même échauffcment moyen les résultats consignés au tableau III :
- Tableau III
- COURANT MONOPHASÉ TRIPHASÉ 4 PHASES 6 PHASES 12 PHASES °0 PHASES
- K 1 0,555 °-37 0,26 0,2 0,187
- K' M75 0,38s 0V67 * 0,201 °,i87
- Rapport des ( puissances. ( \/K’ 0,825 t,3i i/»r I.94 2,24 2,3!
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- Ce qui précède s’applique au cas où-les courants alternatifs traversant l’appareil sont en coïncidence de phase avec les tensions aux bornes. S’il y a un décalage de phase entre les tensions et le courant, on peut en tenir compte facilement, en décomposant les courants en composantes symphasiques et quadratiques et en remarquant que les pertes dues au courant total sont e'gales à la somme des pertes dues aux courants composants.
- Ainsi, s’il y a un courant déwatté égal à 30 p. 100 du courant watté de pleine charge, l’augmentation des pertes dans l’induit serait d’après M. Steinmetz, de o,32 ou 9 p. 100 de celle de la même machine fonctionnant comme dynamo à courant continu et il suffira d’ajouter aux valeurs de K du tableau précédent la fraction 0,0g (').
- (l) Cette façon de procéder de M. Steinmetz n’est pas exacte, car clic n’est applicable que pour 11 = 4 et p = 0. Toutefois l’erreur est facile à corriger; il suffit eu effet d’ajouter aux pertes dues aux courants wattes non pas la proportion annoncée, mais une fraction de cette proportion, laquelle n’est autre que le carré de la tangente de l’angle de décalage multiplié par le rapport --2 g.—2 .
- Ceci peut du reste s’établir facilement. Si nous désignons toujours par I0 le courant watté le courant total sera • Le courant alternatif dans une phase du convertisseur sera maintenant :
- toujours avec la relation :
- et le courant résultant dans une section d’une phase quelconque aura pour valeur :
- La valeur efficace de ce courant peut s'écrire immédiate-
- ÉLECTRIQUE
- Réaction d’induit. — La réaction, d’induit d’une commutatrice est naturellement la résultante des réactions dues au courant continu et aux courants alternatifs vvatlés et
- ment par comparaison avec celle correspondant au cas d'un décalage nul. O11 a :
- ce qui donne pour le rapport des pertes dans une même section de l'induit, dans le fonctionnement en commutatrice et dans le fonctionnement en machine à courant continu ;
- Pour avoir le rapport des pertes dans une phase complète de l’induit, il suffit d'intégrer l'élément différentiel Kw dio entre les limites de 10 : - - -L et -f- et de diviser le résultat par —— .
- On obtient ainsi :
- Remplaçons cos 9 par sa valeur en fonction de tang 9, on trouve facilement :
- Cette expression pour m = 2 se réduit à :
- qui est celle donnée par MM. Woodbrige et Cliild pour le cas de la commutatrice monophasée.
- Si l'on faisait intervenir le courant watté à vide pl0 on trouverait évidemment :
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- 34-3
- déwal'tés. En admettant, ce qui est vrai pour les convertisseurs, que les balais sont placés dans la ligne neutre, la réaction due au courant continu crée un flux décalé de 90° en arrière du flux inducteur, celle due aux courants wattés produit également un flux constant fixe dans l’espace et à angle droit avec le flux inducteur mais décalé de 90° en avant comme dans un moteur synchrone. Ces deux réactions sont donc opposées ; U est facile de montrer qu’elles sont égales en valeur absolue, c’est-à-dire sont créées toutes deux par des nombres d’ampèretours égaux et de signes contraires.
- Soit m, le nombre de conducteurs à la surface d’un convertisseur bipolaire à n phase il y a conducteurs de balai à balai mais comme les conducteurs sont répartis sur un demi-cercle, les ampèretours résultant pour l’induit complet sont égaux à :
- Cherchons le nombre d’ampèretours équivalant au champ créé par les courants wattés.
- Nous avons — conducteurs par phase traversée par un courant d’intensité 1^ —
- et répartie sur un arc égal à la valeur
- moyenne des ampèretours correspondant à une phase est donc :
- et celle correspondant à l’enroulement complet est comme on le sait :
- Ceci s’applique aussi au cas d’un convertisseur transformant du courant continu en courants alternatifs, mais n’est pas applicable aux monophasées commutatrices où le flux de réaction d’induit dû aux courants alternatifs n’est plus constant comme celui dû au courant continu.
- C'est seulement au moment où le' courant alternatif est maximum, et a par suite une
- 8
- et la quantité à ajouter est :
- (1+2?)
- 8 tang.2 9
- En appliquant cette formule à l'exemple donné par M. Stcinmetz, {cos o 0,95), on obtient les chiffres du tableau IV. ‘ C. F. G. ,
- T
- IV
- 4„„iSIS 6 PHASES
- K/f tang- ? =0 • • n475 0,585 0 0,267 0,201 0,187
- ( tang. 0 = 0,3. . Rapport des ' 1^70 o,7°2 0,483 °,354 0,282 0,266
- puissances pour ^ 0,78 V9 i,44 1,68 1.89 i,94
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- valeur double de celle du courant continu circulant dans chaque moitié de l’induit, que les deux réactions se compensent. La réaction résultante oscille avec une fréquence double de celle du courant alternatif et produit une distorsion oscillante du champ inducteur laquelle occasionne des étincelles aux balais et des pertes d’énergie. Cette oscillation est toutefois amortie par la production de courants de Foucault dans les masses polaires.
- La réaction de l’induit d’un convertisseur polyphasé se réduit en somme à la faible réaction d’induit correspondant aux courants wattés à vide, à la réaction due au champ fixe par rapport à l’inducteur et produit par les courants dewattés et enfin à la réaction oscillante due aux harmoniques supérieures.
- Toutefois, bien que les réactions moyennes du courant continu et du courant alternatif soient égales, le courant continu changeant de sens de bobine à bobine, tandis que l'alternatif reste le même pour toutes les bobines d’une même phase, la réaction en chaque point n’est pas constante et oscille avec une période multiple du nombre de divisions de l’induit, c’est-à-dire égale à deux fois la période de courants d’alimentation pour le monophasé, trois fois pour le triphasé, etc.; les oscillations sont naturellement négligeables par suite de l’amortissement dû aux masses métalliques des pôles.
- Un convertisseur branché sur une distribution polyphasée non équilibrée, peut être considéré comme la combinaison d’un convertisseur polyphasé et d’un convertisseur monophasé et fonctionne par suite d’une manière aussi satisfaisante qu’un convertisseur monophasé seul.
- Comme en général réchauffement de l’induit est faible, la limite pratique de surcharge est déterminée par réchauffement du collecteur et peut être beaucoup plus grande que dans le fonctionnement en génératrice à courant continu, par suite de l’absence de distorsion dans le cas de la marche en com-mutatrice.
- La limite théorique de surcharge, c’est-à-dire la surcharge à laquelle le convertisseur se décroche ets’arrête est impossible à atteindre, pour une fréquence et une tension aux bornes constantes. Si la fréquence est soumise à des variations périodiques, la limite de surcharge dépend de l’amplitude et de la période de ces variations.
- Courant âàwattè et compoundage. — La distorsion étant nulle dans les convertisseurs, l’excitation, n’a pas besoin d’être variée avec la charge pour un voltage constant aux bornes, autrement dit la tension aux balais pour un voltage constant aux bornes du courant polyphasé, reste fixe lorsqu’on fait varier l’excitation. Cette variation a simplement pour effet de changer le facteur de puissance, c’est-à-dire de faire varier les courants dé-wattés lesquels créent un champ de même direction que celui du champ inducteur et viennent renforcer celui-ci si on l’a affaibli, ou le diminuer si on l’a augmenté. Tout sc passe donc à ce point de vue comme dans un moteur synchrone. Les commutatrices à grands courants déwattés ne sont pas très recommandables à cause des effets, tout à fait analogues à ceux des moteurs asynchrones, qu’elles produisent sur les réseaux de distribution.
- Pour faire varier le voltage aux balais, il faut donc faire varier la tension aux bornes des courants polyphasés; on y arrive soit par l’emploi d’un transformateur à rapport de transformation variable, soit par l’emploi d’une bobine de self-induction.
- L’action de cette dernière est facile à expliquer. On‘ sait en effet que la force contre-électromotrice d’une bobine de self-induction est à yo° en arrière du courant qui la traverse, par suite, si le courant qui la traverse est en arrière de 90° par rapport à la tension, du réseau, cette force contre-électromotrice sera opposée à celle du réseau, si au contraire ce courant est décalé de 90° en avant de la tension, la force contre-é-lectro-motrice de la bobine de self-induction sera
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- en coïncidence de phase avec cetre tension et s’ajoutera à celle-ci.
- Si donc une bobine de self-induction est insérée sur le réseau à tension constante et en série avec la coniniutatrice et si un courant déwatté décalé en arrière de la tension traverse le convertisseur, la force électromotrice de la bobine sera opposée à la tension du réseau et diminuera d’autant la tension aux bornes de la coniniutatrice et par suite celle aux balais sera diminuée proportionnellement. Si au contraire l’excitation du champ est augmentée suffisamment pour que le courant déwatté soit en avance sur la tension, ce courant créera une force électromotrice dans la bobine qui s’ajoutera à la tension du réseau et renforcera la tension aux bornes du convertisseur.
- Un dispositif analogue peut être employé pour laisser'la tension constante aux balais d’une commutatrice alimentée par une génératrice à tension variable comme ce serait le. cas si l’excitation de cette génératrice était constante.
- La variation de l'excitation peut être obtenue automatiquement pour l’hypercoin-potmdage et le compoundâge, c’est-à-dire l’emploi combiné d’une excitation en dérivation et d’une excitation en série, comme dans une génératrice à courant continu; mais si l’effet est le même, l’action est différente, le com-poundage de la commutatrice agissant non sur la machine elle-même, mais sur la bobine de self-induction indispensable placée en série sur la ligne.
- Démarrage. —- Les convertisseurs à courants polyphasés démarrent lorsqu’ils sont branchés sur la ligne polyphasée, comme des moteurs synchrones, c’est-à-dire grâce au phénomène de l’hystérésis des inducteurs et, aux courants de Foucault induits dans les pièces massives des inducteurs. Tant que le synchronisme n’est pas atteint, la tension aux balais est alternative et à la fréquence du glissement ; une lampe placée entre les balais permet donc de vérifier le moment où
- le synchronisme est atteint et par suite l’instant où il faut fermer le circuit inducteur, puis le circuit d'utilisation. Ce procédé de démarrage a l’inconvénient d’exiger des courants très intenses qui peuvent occasionner des perturbations sur le réseau et de créer, au départ, des tensions exagérées dans le circuit inducteur, aussi faut-il mieux, lorsque cela est possible, faire démarrer l’appareil comme moteur à courant continu à l’aide d’un rhéostat introduit dans l’induit sur le circuit du courant continu et l’amener ainsi au synchronisme avant de le brancher sur les circuits alternatifs.
- Lorsque l’appareil est démarré à l’aide des courants alternatifs, la polarité n’est pas la même à chaque accrochage ou fermeture do circuit h excitation sur les balais, mais si l’excitation est fournie par une source locale, cet incident n'est pas à craindre.
- Commutatrices inversées. — La commutatrice peut évidemment servir à transformer du courant continu en alternatif, par exemple dans les usines qui outre une distribution locale, ont à alimenter certains centres un peu éloignés utilisant soit les courants alternatifs eux-mêmes, soit les courants continus résultant d’une transformation inverse, ou encore pour le service de jour d’une usine ayant à la fois du courant alternatif et du courant continu.
- Si la transformation de courant continu en courants alternatifs fonctionne seule, sa vitesse comme moteur à courant continu et par suite la fréquence des courants alternatifs dépendent de la valeur du champ inducteur résultant, c’est-à-dire du champ inducteur continu et de l’importance des courants déwattés, décalés d’un quart d’onde en arrière ou en avant de la tension aux bornes et dont l’effet est d’amoindrir ou d’augmenter le champ inducteur. Le démarrage des appareils à courants alternatifs, moteurs, convertisseurs, alimentés par cette commutatrice inversée, exigeant des courants déwattés et décalés de 90° en arrière de la tension, A
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- donc pour effet de diminuer le champ et par suite de faire emballer la transformatrice de courant continu en courants alternatifs, et il est nécessaire de remédiera cet inconvénient par des artifices spéciaux.
- Cette tentative à l’emballement n’aurait évidemment pas lieu si la commutatrice fonctionnait en parallèle avec une génératrice à courants alternatifs de fréquence invariable : dans ce cas, en effet, ce serait cette machine qui fournirait les courants déwattés nécessaires au réseau et au maintien de la constance du flux inducteur résultant dans la commutatrice.
- Générateurs de courants alternatifs et de courants continus simultanés.— Les génératrices donnant simultanément du courant continu et des courants alternatifs, en conciliant autant que possible les principes de la construction des dynamos à courant continu avec le nombre de pôles d’un bon alternateur, sont comme constitution, analogues aux commutatrices, mais en diffèrent essentiellement en ce que les réactions d’induit dues aux courants continus et alternatifs ne sont plus opposées mais s’ajoutent et réintroduisent par suite les effets de la distorsion du champ : étincelles et chute de tension.
- Comme l’action des deux sortes de courants est la même, la réaction d’induit dépend uniquement de la charge totale quelle q.u’en soit la répartition entre les deux sortes d’énergies fournies.
- L’échauffement de l’induit est dû ici à la somme des deux courants et une étude analogue à celle donnée plus haut, peut être faite, mais il est évident que l’échauffement de l’induit est comparable à celui de la même machine, fournissant la même puissance uniquement en courants alternatifs ou uniquement en courant continu et que par suite la puissance débitée pour un même échauffe-ment est beaucoup moins grande que pour la marche en commutatrice.
- La chute de tension due à la réaction du courant continu, peut être compensée par
- un enroulement série. Celle due aux courants alternatifs peut l’être, si la machine alimente des convertisseurs ou des moteurs synchrones par l'emploi d’un enroulement série disposé sur l’inducteur du convertisseur ou du moteur et d’une self-induction dans la ligne.
- La génératrice double alimentant un convertisseur peut être regardée comme une machine à courant continu dont une partie du collecteur avec une portion correspondante de l’enroulement série disposé sur des inducteurs, a été séparée de la machine et reliée à elle par un système de conducteurs aboutissant à des bagues correspondant à un enroulement polygonal pris sur l’induit.
- Le compoundage d’une génératrice à courants continu et alternatifs simultanés ne peut être obtenu évidemment que dans le même cas que celui d’un convertisseur, c’est-à-dire lorsque les courants alternatifs en retard sur la tension pour la marche à vide, sont au contraire en avance pour la marche en charge. S’il n’en est pas ainsi il faut employer des rhéostats de réglage; en particulier, si l’on avait à faire varier la tension aux balais d’une génératrice double suivant des conditions déterminées par la charge continue et la tension aux bornes d’un convertisseur alimenté par cette machine suivant une loi indépendante de la première, il faudrait introduire un régulateur de tension ou un compensateur dans le circuit à courants alternatifs de la commutatrice.
- La génératrice double doit avoir une plus grande marge de variation de la tension qu’une machine à courant continu, par suite de l’action démagnétisante des courants dé-vvaités en retard de phase, aussi est-il préférable de l’exciter par une source indépen-pendante.
- Conclusions. — Les trois types de machines précédents et le moteur synchrone peuvent être combinés entre eux. Une coni-mutatrice peut par exemple fournir de l’énergie mécanique, l’accroissement de l’intensité
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- des courants alternatifs au delà de celle correspondant à l’intensité du courant continu se rapporte uniquement au travail mécanique fourni, et occasionne seule une réaction d’induit et une distorsion du champ non compensées par le courant continu.
- La transformatrice de courant continu en courants alternatifs peut également fournir du travail mécanique, toutefois, ceci rend impossible le compoundage pour le maintien de la fréquence.
- Une génératrice double peut emprunter une partie de l’énergie fournie aux courants alternatifs à un réseau à courant continu monté en parallèle avec elle, elle n’est alors autre que la réunion d’un alternateur et d’une transformatrice de courant continu en courants alternatifs. Inversement elle peut emprunter à un réseau de courants alternatifs une partie de l’énergie qu’elle débite sous forme de courant continu, c’est-à-dire être une génératrice de courant continu combinée avec une commutatrice. La réaction d’induit est dans tous ces cas la résultante des réactions qui correspond aux types de machines composantes.
- Les commutatrices peuvent également servir pour passer d’un système polyphasé à un autre. C.-F. Guilbert.
- Étude sur l’emploi et le fonctionnement des convertisseurs rotatifs;
- Pak E. de Mahchéna f1)
- Avant d’aborder l’étude des commutatrices, l’auteur montre la nécessité de l’emploi des courants alternatifs comme moyen de transport de l’énergie pour les stations de traction assez étendues ou à grand trafic et sur les inconvénients que présente l’emploi direct de ces courants à la traction. Ces inconvénients : complexité des lignes et leurs phénomènes d’induction, difficulté du démarrage
- P) Industrie Électrique des 10, 25 août et 10 1898.
- des moteurs asynchrones et variation de leur couple maximum avec la chute de tension de la ligne d’où nécessité de multiplier les sous-stations pour réduire ces chutes de potentiel, faiblesse des facteurs de puissance de l’ensemble du réseau générateur par suite de la charge moyenne relativement faible, concourent tous à donner un rendement global médiocre de l’installation générale et explique pourquoi, à part quelques installations particulières à longue distance et à trains très iégers, on préfère transformer les courants alternatifs en continu pour leur utilisation.
- Cette transformation peut se faire soit par l’emploi de transformateurs rotatifs formés d’un moteur synchrone ou asynchrone conduisant directement ou non une génératrice à courant continu, soit par l’emploi de machines à double enroulement induit, ce qui augmente un peu le rendement du transformateur rotatif à deux induits distincts, mais augmente les difficultés d’isolation, soit enfin par celui de commutatrices dont le rendement atteint la même valeur que celle des machines ordinaires, ce qui assure le bénéfice d’une transformation.
- Fréquence conciliable avec l'emploi des convertisseurs rotatifs. — Désignons par :
- 11 la fréquence des courants alternatifs en périodes par seconde ;
- 2p le nombre de pôles de la commutatrice ;
- 11 la différence de potentiel moyenne entre deux lames consécutives du collecteur;
- N la vitesse angulaire' en tours par mi-
- m le nombre de lames du collecteur;
- v la vitesse tangentielle à la surface du collecteur ;
- s l’épaisseur de chaque lame à la péri-phérie ;
- On a les relations :
- septembre
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- d’où en éliminant m et N :
- Les deux quantités v et w ne pouvant en pratique dépasser certaines limites, on voit que l’emploi de fréquences et de tensions assez élevées conduirait à des épaisseurs de lames et par suite à des nombres de lames au collecteur tout à fait inadmissibles.
- En pratique, pour des tensions de 5 à 600 volts, les fréquences les plus convenables sont comprises entre 25 et 30 périodes, fréquence assez satisfaisante aussi pour les transformateurs. Pour des tensions voisines de 1 000 volts, il faudrait descendre au-dessous de 20 périodes et au-delà de 1 000 volts, l’emploi des commutatrices deviendrait impossible à moins de disposer deux ou plusieurs collecteurs en série.
- Rapport des tensions alternative et continue. — Considérons le cas d’une comrau-tatrice à courant triphasé et limitons-nous d’abord au cas théorique, celui d’un enroulement bipolaire tournant dans un champ constant et où toutes les forces électromotrices induites sont des fonctions sinusoïdales.
- Soient ÏJ„ la différence de potentiel entre deux bornes du circuit à courants triphasés, U„, — U0 Vz la valeur maxima de cette différence de potentiel et enfin U la tension aux balais du collecteur.
- Au moment où la différence maxima Um est atteinte, on a évidemment :
- et par suite :
- Cette relation subsisterait dans le cas d’une
- commutatricc multipolaire théorique, mais en pratique si les tensions restent sensiblement sinusoïdales, il n’en est pas moins vrai que le flux inducteur est concentré sous les pièces polaires et par suite que le rapport dépend de l’étendue de ces pièces polaires par rapport à leur largeur théo-
- Si en particulier celles-ci embrassent urt arc d’induit inférieur aux deux tiers de l’arc compris entre les axes de deux pôles voisins,
- Uw
- U - 1 •
- et par suite :
- U„ = 0,707 U.
- En général, si l’arc embrassé est supérieur aux deux tiers de l’arc théorique; et si alors on désigne par <l> le flux total émanant d’un pôle et par ‘U la portion de ce flux qui traverse l’entrefer dans une portion d’arc égal aux deux tiers de celui compris entre les axes de deux pôles, on a :
- Um _ <i>'
- Pour des valeurs de égales h 0,95 et 0,9, U0 = 0,67 U.
- LT0 = 0,64 ü.
- , U0
- Le rapport -jj varie donc très peu par rapport à la valeur théorique 0,615 qui cor-respond au cas où est égal à 0,87.
- Relation entre les couranls n’attés circulant dans un com>ertisseur et le courant continu débité. — Le courant en chaque point de l’induit résulte à chaque instant et dans chaque
- S-Va.
- 2V/r '
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- phase de la superposition d’un courant continu I débité par chaque moitié de l’induit et d’un des courants alternatifs triphasés, lesquels peuvent être regardés comme la somme d’un courant I0. symphasique avec la différence de potentiel aux bornes et d’un courant quadratique I0 tang œ décalé d’un quart d’onde en arrière du premier.
- Les puissances absorbée et fournie par l’appareil sont respectivement 3U0I0 et cUI, si donc on admet que le rendement est égal à l’unité, on a :
- 3 U„ L = 2 UI.
- d’où :
- i„ _ 2 u
- 1 “ 3 U„ '
- Les valeurs maxima et minima de ~ étant vT et les valeurs maxima et minima
- U est :
- puisque l’on a dx = --
- La valeur du rapport j1 est donc :
- Si l’on avait considéré l’intensité moyenne au lieu de l’intensité efficace, on aurait trouvé l’unité puisque :
- de — sont de ou 0,943 et i,oS; en
- 1 3. 3V3
- moyenne le rapport ^ diffère donc peu de l’unité. M. de Marchéna détermine la valeur du même rapport dans le cas d’un système polyphasé ayant un très grand nombre de phases. Soient U„ la tension efficace aux bornes de chaque circuit traversé par un courant Iu, n le nombre de phases, a l’angle variable de chaque circuit par rapport à celui dont la différence de potentiel passe par son maximum et dx l’angle correspond à l’espace occupé par chaque circuit.
- L’égalité des puissances absorbée et débitée donne :
- je _ 2 U f“ hU0 '
- D’autre part, la tension dans une phase quelconque est :
- e=:Up^COSa, v
- et la tension totale dans -- phases réunies ou
- Fonctionnement des convertisseurs à courants polyphasés. — Le fait que les commu-tatrices à courants alternatifs polyphasés n’ont pas théoriquement de réaction d’induit par suite de l’absence de couple, est expliqué très clairement de la manière suivante, par AI. de Marchéna :
- Le champ magnétique dans lequel se déplace l’induit résulte évidemment de la combinaison du champ créé par les inducteurs, de celui créé par les courants continus de l’induit et enfin de celui créé par les courants polyphasés' circulant simultanément dans l’induit.
- Les deux premiers, de directions perpendiculaires, peuvent, au point de vue des phénomènes d’induction, être remplacés par un seul dont l’axe sera déplacé par rapport à celui du champ inducteur d’un angle 6, dépendant de l’intensité du courant continu dans l’induit, c’cst-à-dire de la charge du convertisseur. Dans l’étude des tensions induites dans l’enroulement polyphasé, on pourra donc faire abstraction de la réaction du courant continu et considérer la commutatrice comme I un moteur synchrone excité par le champ
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- inducteur résultant de la composition du champ inducteur propre et du flux induit produit par le courant continu.
- Les courants polyphasés traversant l’induit produisent un champ tournant avec la vitesse du synchronisme par rapport à l’induit, en sens contraire de ce dernier et par suite fixe dans l’espace. Les forces électromotrices produites par les courants leur sont décalées d’un quart d’onde en arrière et peuvent se décomposer chacune en deux composantes correspondant l’une au courant watté, l’autre au courant déwatté. La seconde, force électromotrice de self-induction due au courant déwatté, décalée de — en arrière de ce courant, sera donc en coïncidence de phase ou en opposition avec la différence de potentiel aux bornes, de la commutatrice, suivant que l’angle œ sera négatif ou positif, c’est-à-dire suivant que les courants déwattés seront en avance ou en retard sur la différence de potentiel aux bornes. Le flux créé par ces courants s'ajoutera ou se retranchera du flux créé par les inducteurs et tout se passera, si l’on néglige les fuites magnétiques, comme si les inducteurs étaient munis d’un enroulement supplémentaire donnant à l’inducteur le même nombre d’ampèretours que les courants déwattés en donnent à l’induit.
- La première, force électromotrice de self-induction due aux courants wattés, sera à go° de la tension aux bornes, et le flux qui- la produit sera opposé et égal à celui dû aux courants continus, puisque les courants wattés s’annulent, si le décalage est négligeable, précisément là où les courants continus changent de signe et ont, comme on l’a vu plus haut, la même valeur moyenne pendant une demi-période. Cette force électromotrice est donc égale et de signe contraire à celle développée par les courants continus de l’induit et il ne reste finalement que les tensions induites dues à l’inducteur et aux courants déwattés de l’indirit dont les actions s’ajoutent ou se retranchent suivant le signe de décalage =>. Tout se passe donc bien comme
- si la commutatrice n’avait aucune espèce de réaction d’induit.
- La représentation graphique de ces résultats est des plus simples. Soient (fîg. 1) A,0 la va-
- leur efficace de la différence du potentiel aux bornes du convertisseur et Aâ0 celle de la force électromolrice induite dans cet appareil par le flux inducteur résultant de la combinaison du flux inducteur propre et du flux induit dû aux courants continus. La tension résultante A,A2 détermine le passage du courant et fait par suite équilibre, si l’on néglige la chute de tension ohmique, à la force électromotrice de self-induction duc à ce courant, laquelle peut se décomposer en deux autres décalées de —l’une A2â3 correspondant au courant symphasique et l’autre A, A., correspondant au courant déwatté. D’un autre côté, la tension induite OA, dans la commutatrice est la somme de deux tensions décalées -7- correspondant l’une 0A4 au flux inducteur propre, l’autre A4A2 au flux induit produit par les courants continus. Comme les flux produits par les courants wattés et les courants continus sont égaux et de signes contraires, ils s’annulent respectivement et l’on a A,A4 = A2A3, ce qui indique que les points A3 et A4 se confondent.
- On voit donc que l’étude graphique d’une commutatrice, et en particulier la recherche des courants wattés et déwattés pour une puissance et une excitation donnée peut se faire de la même manière que celle . d’un moteur synchrone, pourvu qu’on remplace la force électromotrice induite que l’on trouverait pour ce dernier par la projection du vecteur la représentant sur celui de la diflé-. rence de potentiel aux bornes (j).
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- On peut déduire de là différentes règles à suivre pour le calcul des commutatrices.
- Etablissement d'un convertisseur polyphasé. — Si l’on construisait une commula-trice pour laquelle le flux correspondant à urye valeur donnée des courants déwattés, serait très grand, ce qui s’obtiendrait en prenant une faible induction dans l’induit, un très petit entrefer, un circuit magnétique de faible réluctance et un nombre d’ampère-tours sur l’induit très grand par rapport à celui de l’inducteur, on obtiendrait un appareil fonctionnant sans étincelles et avec assez de stabilité par suite de l’absence de distorsion du champ. Cette distorsion, si la même machine était employée comme dynamo à courant continu rendrait au contraire le fonctionnement absolument impossible par , suite de la présence des étincelles.
- Toutefois, une pareille machine aurait un facteur de puissance comparable à ceux de moteurs asynchrones et il faut mieux avoir recours à un système inducteur plus puissant produit par une excitation convenable en dérivation ou compound, suivant le service auquel ia commutatrice est destinée. Pour l’éclairage, la tension doit en effet rester constante en général, tandis que pour la traction elle doit autant que possible croître avec la charge; pour la charge des accumulateurs il est à désirer que la tension croisse d’autant plus rapidement avec la charge que l’on désire avoir une régulation plus grande du courant fourni par la commuta-trice.
- nieux des moteurs- synchrones imaginé par M. Blondel, diagramme qui, avec ses cercles de puissance est particulièrement commode ici et permet de se rendre compte immé-
- ou du décalage pour une puissance déterminée et une tension donnée du réseau, ainsi que celle des mêmes courants et du décalage avec la charge pour une tension donnée du réseau et.une excitation continue déterminée de la commu-tatrice. Le lieu des A2 (voir L'Éclairage Èhclrique, t. III, p. 457 1895, fig. 1) est dans ce dernier cas une perpendiculaire au vecteur OA, représentant la différence de potentiel aux bornes du réseau. (C.-F. G.). |
- Excitation pour tension constante. — Soit (fig. 2) AB = U„ la différence de potentiel aux bornes d'un convertisseur dont le facteur de puissance est cos-f. Si à AB on ajoute un pre-
- mier vecteur BD parallèle au courant égal à la chute ohmique dans le circuit formé par l’alternateur, la ligne et les transformateurs et un second DC égal à la force électromotrice due à la self-induction de ce même circuit, le vecteur AC = représentera la tension induite E dans l’alternateur, tension que nous supposerons constante. Cette hypothèse correspond au cas où la commutatrice est alimentée au moyen d’une ligne spéciale par un alternateur à excitation constante.
- La figure 2 donne en appelant I„ le courant alternatif par phase :
- E‘- = |ü0 + RI0 cos 9 + mL1„ siruçy
- + [Rf0 sin 9 - »LI0 cos 9]*
- on en remplaçant les courants vvatté et dé-watté Ifl cos v et I sin o par I' et :
- K* =ril0 + RI' + coLI'f + [RI" — (i)
- En résolvant par rapport à I" nous aurons l’expression du courant déwatté en fonction de la charge :
- [+AüLUBia+\Ri + w*L*i[E* 2l0Rr-I'*(R*+wiL8)]
- W
- Soit I'0 la valeur de I' pour laquelle Y s’annule, celte valeur sera donnée par :
- E- = U02 + 2U0RI'0 -h U* {R8 + wsIA) Substituons cette expression de E2 dans (2)
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- nous aurons, en appelant X l’impédance
- \'WT*Ï? •
- + vi»Liv + rjtsRUu + ZLL + rjlJ-
- Si l’on admet que la tension aux bornes de la commutatrice est constante, on voit que la courbe représentant les valeurs de L en fonction de F est un cercle passant le point 1" o, F = l'y et dans le rayon, a pour
- et dont les coordonnées du centre sont :
- m LU,, _RU o Z- et Zi '
- Quant au facteur de puissance donné par :
- ' ‘ t/T8 + I"*
- sa valeur en fonction de la charge s’obtiendra en remplaçant V par son expression en fonction de F.
- La connaissance du courant dcwatté correspond à une valeur donnée de la charge ou de F permet de déterminer facilement l’excitation correspondante. En effet, puisque le courant déwatié' est nul (F = F0) l’excitation est produite uniquement par les inducteurs, d’autre part le type du convertisseur étant déterminé, on connaît à quelle excitation en ampèretours n sur les inducteurs, correspond un courant déwatté égal à l’unité circulant dans l’induit.
- Pour obtenir un courant déwatté l" en retard sur la tension, il faudra donc diminuer l’excitation surles inducteurs de nV: ampère-tours, en admettant naturellement que les fuites magnétiques sont négligeables. En pratique, il suffira de donner à la commutatrice une excitation compound, de façon que la tension aux bornes soit égale à CJ0 pour deux régimes particuliers, par exemple à vide et en charge, pour d’autres charges, la différence sera généralement très faible.
- Courant à vide. — A vide, on a F =; o et F - F' et par suite :
- i0" = wlu# + \/mâlP+zai0l2RLh+zrp :
- Le facteur de puissance sera donc d’autant plus grand que I'0 sera plus petit et wLU„ et RU, plus grands.
- On voit également qu’il n’y a aucun avantage à compounder les alternateurs destinés à alimenter des commutatrices, pas plus qu’à leur donner des chutes de tension très faibles, les alternateurs à self-induction notables donnant lieu à un minimum de courant déwatté.
- Si la commutatrice est branchée sur un réseau à potentiel constant, la résistance - et la self-induction seront insuffisantes et il y aura lieu, pour avoir à vide des courants dé-wattés assez faibles, d'intercaler une bobine de self-induction dans le circuit de la commutatrice.
- L’excitation d’une commutatrice ne doit pas être déterminée de façon à avoir un cos'f égal à l’unité en pleine charge; il faut mieux annuler les courants détvattés pour les 7 ou 8 dixièmes de la charge et obtenir la tension désirée à 25 p. 100 et à 100 p. 100 de charge.
- M. de Marchena donne un exemple numérique en prenant (I,„ étant l’intensité du courant watté à pleine charge) :
- l'' = o pour I0 = o,7sl„1,
- (O LIn ^ RL _
- et en admettant qu’un courant déwatté d’un ampère dans l’induit produit le môme flux que 40 ampèretours sur les inducteurs.
- Le courbes (1) et (2) de la figure 3 représentent les variations du courant déwatté et du cos <p en fonction du courant watté ou de la charge, et la courbe (3) celles du cos ? de la génératrice, compte par rapport à la force électromotrice induite dans cette machine. L’enroulement en série devra comporter 25 spires sur les inducteurs.
- Il va sans dire qu'on pourra facilement tenir compte des pertes à vide en admettant
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- qu’elles sont indépendantes de la charge et représentent une fraction x de celle-ci. Il suffira d’augmenter les courants symphasi-ques de cette fraction.
- De même on tiendra compte de la perte ohmique dans la commutatrice en faisant
- rentrer sa résistance dans la valeur de celle de la ligne.
- En général, l’enroùlement inducteur série doit être exagéré et l’on doit introduire un rhéostat dans l’inducteur shunt de façon à donner à la tension aux bornes telle allure qu’on voudra, c’est-à-dire la maintenir constante ou la faire croître ou décroître avec la charge.
- Excitation en dérivation. — On peut déterminer l’excitation de la commutatrice de façon a ce que les courants déwattés soient nuis à toute charge, on a alors entre la force électromotrice induite de Palternateur et la tension aux bornes de l’appareil, la relation :
- Pour que U„ soit constant, E devra augmenter avec la charge et l’alternateur devra être compoundé pour compenser les chutes dues à l’impédance de la génératrice, de la ligne et des transformateurs.
- Si 11 excitation tout en étant constante, n'est pas choisie pour annuler les courants déwattés, l’expression précédente devient :
- E2 — U0a+2 i;p(Hr -r c»Ll") -f Z2 ;I'3 + I"*)
- et la chute de tension aux bornes du convertisseur pour E constant est encore plus rapide si le moteur est sous-excité. Si I est négatif, commutatrice surexcitée, elle sera moins rapide que pour U = o, suivant l’importance de R par rapport à Z.
- Pour le fonctionnement en parallèle avec une batterie d’accumulateurs5 la commuta-trice devra être excitée en dérivation et cette excitation devra être d’autant plus diminuée que l’on voudra obtenir un réglage plus convenable du débit. Toutefois, pour avoir un cos ? assez élevé de l’appareil, il y a intérêt à choisir cette excitation de façon à annuler T' et à augmenter l’impédance Z, à l’aide d’une bobine de self-induction placée dans le circuit de la commutatrice, de façon à obtenir la chute de tension désirée. Cette self-induction sera d’autant plus élevée que les variations delà tension aux bornes seront plus grandes et celles du cos © de l’appareil plus faible.
- Cette variation de la tension peut s’obtenir aussi en intercalant dans le circuit un régulateur d’induction permettant d’abaisser ou d’élever la tension, aux bornes des courants alternatifs et agissant en même temps pour maintenir le facteur de puissance voisin de l’unité.
- C.-K. Guilbkrt.
- e2 = ly + 2 u„Rr q- z*r*.
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- Décharge disruptive dans le vide. Formation de rayons anodiques ;
- Par M. André Broca (*).
- « J’ai montre en 1895 que, quand on fait un vide aussi parfait que possible dans un espace contenant deux électrodes pointues, séparées l’une de l’autre par une fraction de millimètre, on voit jaillir assez régulièrement entre les pointes une étincelle disruptive, en meme temps que le phénomène cathodique rend l’ampoule fluorescente. J’ai repris systématiquement cette étude en employant des ampoules sphériques et des électrodes de platine de 2 mm de diamètre, assez grosses, par conséquent, pour ne pas rougir avant un temps assez long, et entourées sur presque toute leur longueur d’une gaine de cristal.On évite ainsi en grande partie la décharge par la surface latérale de la cathode, l’effet électrique se concentre donc entre les deux pointes. Les extrémités des deux électrodes en regard sont tournées en cônes effilés,et les pointes sont à 0,5 111m l'une de l’autre. Dans ces tubes, admirablement construits par M. Chabaud, les deux électrodes sont parfaitement centrées sur la sphère, et dans le prolongement l’une de l’autre 5 un osmo-régula-teur de M. Villard permet de maintenir l’étincelle équivalente à une longueur à peu près constante.
- » L’étincelle équivalente étant de 10 cm à 12 cm, et la bobine donnant 42 cm d’étincelle fortement nourrie, une étincelle très petite et très brillante jaillit entre les pointes à chaque décharge, et le phénomène dure assez longtemps sans que les électrodes rougissent. L’aspect est celui d’un arc électrique, mais il n’y a pas d’échauffement préalable ; c’est donc une vraie étincelle.
- Comptes rendus, t. CXXVIII, p. 356, séance du 6 février 1899.
- 3) L’examen des électrodes, après quelque temps de fonctionnement, montre à l’anode un petit cratère, alors que la pointe négative est intacte. Il y a donc arrachement de molécules métalliques à l’anode. L’arrachement se produit sous l’action du champ intense existant entre les deux pointes, et d’autant mieux que le point considéré de l’anode est plus près de la cathode ; on conçoit donc facilement la formation du cratère.
- » Dans les expériences ordinaires, avec les vides très poussés, on voit en général la métallisation se produire aux dépens de la cathode. Cela tient à ce que, dans les ampoules ordinaires, le gradient du potentiel est considérable autour delà cathode et presque nul autour de l’anode. L’arrachement se produit là où le gradient est grand. Dans le tube actuel le gradient est le meme aux deux électrodes, toute action des parois étant éliminée, et le métal, électropositif, s’échappe plutôt de l’anode, ce qui est en concordance satisfaisante avec les lois de l’clcctrolyse.
- » Les molécules arrachées convergent vers la pointe cathodique. On conçoit que, sous l’action de leurs chocs, ces molécules qui se repoussent électriquement soient projetées dans tous les sens, formant des rayons matériels anodiques. C’est ce que l’expérience vérifie. On ne retrouve en effet aucune trace de cette matière sur la cathode qui est intacte, mais la paroi de l’ampoule sé métallisé. La couche est symétrique autour de l’axe des électrodes, mais, d’autant plus intense que l’on considère un petit cercle plus voisin du pôle cathodique. Dans l’hypothèse admise, les ions positifs libérés doivent être attirés en effet par la cathode, et la métallisation doit bien être ce que l’expérience indique.
- » Pour vérifier cette idée, il fallait étudier la déviation magnétique de la métallisation, celle-ci devant être déviée en sens inverse des rayons cathodiques.
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- » J’ai placé le tube dans le champ de l’électro-aimant de Faraday, la ligne des pôles perpendiculairement au champ. Je m’attendais à voir la métallisation augmenter en une région déterminée de la sphère. Non seulement cet effet s’est produit, mais la métallisation a été arrachée dans tous les autres points, cet arrachement s’accompagnant de petites étincelles ; il se fait d’ailleurs principalement sur les bords de la zone préalablement métallisée, et le transport a lieu dans le champ magnétique dans le sens voulu pour des rayons anodiques. La région métallisée est une demi-calotte limitée par un petit cercle perpendiculaire à l’axe de la cathode au tiers environ de son parcours dans la sphère, et par le plan diamétral passant par les électrodes et la direction du champ.
- » Cette limitation semble due à la forme du cratère. Les molécules arrachées sont immédiatement déviées, l’arc est soufflé par le champ. Les molécules ne se choqueront donc plus dans un espace aussi restreint, il ne devra plus y avoir diffusion sphérique, mais limitation à une courbe un peu plus éloignée de la cathode que t’intersection avec la sphère du cône ayant pour base le cratère et pour sommet la pointe cathodique.
- » L’éloignement de la courbe limite est dû a l’action magnétique. Ceci aura lieu dans l’hémisphère où l’action de la cathode et celle du champ sont opposées. Dans l’autre, le champ magnétique tendant toujours k rapprocher les molécules de la cathode qui les attire, il ne saurait y avoir de trajectoire stable.
- » Ce que nous venons de dire pour les rayons anodiques peut se répéter pour les cathodiques. Ceux-ci doivent tourner en sens inverse des premiers, et être limités k la même demi-sphère, puisque le sens des flux matériels chargés pour les deux rayons est inverse et que le champ est le même. Ceci est vérifié par l’expérience. Mais la demi-calotte fluorescente par les rayons cathodiques s’étend à la demi-sphère entière. Ceci
- prouve que le rapport de l’action électrostatique à l’action électromagnétique est beaucoup plus grand pour les rayons de métallisation que pour les cathodiques. On le comprend si l’on admet pour la molécule métallique une masse beaucoup plus grande que pour la molécule gazeuse.
- » D’autres phénomènes se passent encore dans ces tubes. Je n’en parle pas, car je n’ai pu encore les coordonner. Ce qui précède suffit pour tirer quelques conclusions.
- » Dans les idées de M. Villard, les rayons cathodiques sont dus k de l’hydrogène. Il base cette idée sur l’action réductrice indiscutable qu’il a établie. Dans le tube que je viens de décrire, il y a k la fois des rayons cathodiques et anodiques. Les anodiques sont dus à du métal; il est extraordinaire que l’hydrogène se sépare nettement des métaux par une propriété électrique. Cette question doit être posée, mais avec la plus grande réserve, car il y a dans les tubes k vide un grand nombre de phénomènes inconnus.
- » Ces expériences me semblent aussi apporter une preuve convaincante de la matérialité du rayon cathodique, que bien peu de physiciens, d’ailleurs, discutent encore. Les rayons anodiques ont bien, en effet, des propriétés inverses des rayons cathodiques et la métallisation de la paroi rend leur nature matérielle indiscutable.
- » Enfin, au point de vue du phénomène deZeeman, auquel je me suis déjà placé dans mon étude précédente de l’action du champ magnétique sur les décharges électriques, le phénomène actuel est doublement intéressant. Les rayons cathodiques nous montrent, en effet, l’existence simultanée de mouvement dans le sens du champ et de mouvements dextrogyres autour du champ. Les rayons anodiques nous montrent les mouvements lévogyres qui nous manquaient, et ils nous les montrent précisément dans le cas d’ions métalliques, ce qui est le cas du phénomène de Zeeman. »
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- CORRESPONDANCE
- Sur le calcul des forces électromotrices des machines à courants polyphasés.
- Monsieur,
- Dans son étude sur les. commutatrices publiée dans le numéro du 7 janvier de cette Revue, M. Ritter cite l’article de M. R.-M. Friese, de YElektrolechniscke Zeitschrift de 1894, sur le calcul des forces électromotrices des courants diphasés, triphasés, etc. La base de ce calcul consiste dans l'hypothèse que la tension sur la périphérie du collecteur, en partant d'un balai et parcourant le demi-cercle de collecteur jusqu’à l'autre balai, est représentée par une sinusoïde. Les résultats obtenus de cette manière, c'est-à-dire les valeurs des forces électromotrices efficaces des courants alternatifs simples, diphasés, triphasés, etc., coïncident bien avec les mesures pratiques effectuées sur des machines. Comment concevoir cependant, au point de vue physique, l’hypothèse fondamentale ? Le champ magnétique de la machine supposée bipolaire ne devrait-il pas alors être totalement privé de symétrie? Nos conceptions sur la matière de la dynamo et de son fonctionnement ne seraient-elles pas en ce cas complètement renversées? El puis, un autre point : on déduit que l'amplitude des courants alternatifs décalés de 90°, de 72°, etc., sera proportionnelle au sinus de l’angle de 450, de 36°, etc. Mais, toute chose égale d’ailleurs, est-ce qu'il ne resterait pas à prouver que ces valeurs de V0 sin 45°, Vcsin 36°, etc., sont en effet les amplitudes, c'est-à-dire les tensions maxima des courants alternatifs ?
- L’explication de ce problème inextricable est que la méthode de M. Friese ne sert qu’à fournir d’une façon purement mathématique les valeurs des différentes tensions mentionnées, sans prendre note des difficultés de la conception physique. Il existerait cependant une autre méthode, où il n’est pas besoin de faire d'hypothèse aussi incompréhensible.
- Dans l’ouvrage de M. S.-P. Thompson je trouve la courbe (fig. R, indiquant l’accroissement de la tension sur la périphérie du commutateur. Cette courbe est composée de deux branches égales AB et BC, ce qui est conforme à la symétrie de l’induction par rapport à l’axe magnétique de la machine. On sait que les deux branches sont des branches d’une sinusoïde, puisque si l’on intègre les forces électromotrices des spires contenues dans l’angle 3 l'intégrale f * cos « du est égale à e sin a 5 E est la
- moitié de la force électromotrice du courant con-
- E
- tmu, donc nous avons e = -— •
- Il est évident qu’une bobine d’un angle quelconque
- C
- subit l’induction maxima au moment où elle est en position symétrique par rapporta l'axe magnétique.
- Dans cette position la force électromotrice se compose de deux parties égales : l’une provenant des spires qui sont au-dessus, l’autre de celles qui sont au-dessous de l’axe magnétique. La force électromotrice d’une de ces parties est égale à — sin -J-, « indiquant l'angle d’ouverture de la bobine. La
- Fig. 2.
- force électromotrice totale de la bobine est donc égale à 2 — sin •— = E sin et la force électromo-E . «
- trice efficace est -7= sin —
- V 2 2
- Par exemple la force éleetroraotrice des bobines E 120° E , g „ triphasés est égale à sin —sin 00
- = JLC7
- Ÿ 2 2
- La force électromotrice des courants à six phases
- Agréez, Monsieur, l'expression de ma considération parfaite.
- M. Benknson,
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- A Mars 1899.
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- CHRONIQUE
- Applications de l’électricité dans les fabriques de passementerie de la région de Saint-Étienne. — Dans son projet de loi sur les Distributions d'énergie (voir Ecl. Elect., t. XV, p. 107 et 127, 16 avril 1898), M. Guillain faisait ressortir les avantages sociaux et économiques que présente la distribution de l’énergie par l’électricité en permettant à l’ouvrier de travailler chez lui : il citait comme exemples des résultats que l’on est en droit d’attendre de l’extension des transmissions électriques de l’énergie, les résultats déjà obtenus dans la région lyonnaise et dans la région stéphanoise. Une récente communication de Al. Edouard Simon à la Société d’encouragement pour l'industrie nationale nous fournit sur les installations électriques de ccttc dernière région des renseignements intéressants.
- T.'industrie rubannière de la région de Saint-Etienne ne comprend pas moins de 30 000 métiers à tisser les rubans, dont 35000 à Saint-Etienne et le reste dans un rayon de 40 km. Ces métiers sont exceptionnellement groupés dans de grandes usines: le plus souvent ils appartiennent à de petits patrons, a des chefs d'atelier dits passementiers, qui possèdent deux ou trois métiers et travaillent à façon pour le compte des fabricants. Ceux-ci fournissent les matières premières (soie et coton) c’est-à dire le chargement, et paient le façonnier au mètre tissé. .Mais cette organisation, comparable à celle des ateliers lyonnais de la Croix-Rousse, n'aurait pu subsister longtemps, si ce 11’est pour la fabrication de certains articles de luxe si l'électricité n’était venue apporter aux petits passementiers la force motrice nécessaire au fonctionnement des métiers qui jusqu'à ces dernières années étaient mus à bras.
- L’ctude de cette application remonte d’ailleurs aux débuts de l’emploi de l’électricité pour le transport de l’énergie. Parmi les promoteurs se trouvent MAI. Chaize frères de Saint-Etienne ; dès 1889, ils présentaient à l'Exposition universelle un régulateur de commande électrique pour métier à tisser, régulateur dont un modèle perfectionné a été décrit dans ce journal [F.cl. Elect., t. XIII, p. 583, 25 décembre 1897) et n’ont cessé depuis de contribuer à la vulgarisation de l’emploi de l'électricité en installant au centre de Saint-Etienne une salle de démonstration où fonctionnaient des métiers mus électriquement.
- En 1891 se fonda la Compagnie électrique de la Loire spécialement dans le but de transmettre la force motrice dans la région stéphanoise. Une première usine fut installée à 15 km de Saint-Etienne, avec trois turbines de 300 chevaux et une réserve de deux machines à vapeur, également de 300 chevaux chacune, en cas d'insuffisance de force hydraulique. Quelques mois après, une petite société fondée dans le même but à Pont-de-Lignon (Haute-Loire), à 40 km de Saint-Etienne, fusionna avec la Compagnie électrique de la Loire.
- Ue réseau suburbain devint alors à peu près ce qu’il est aujourd’hui (voir la carte ci-jointe), il dessert 24 communes; la ligne de transport d’énergie électrique présente un développement de ij<> km. Ce transport s’effectue par courants alternatifs triphasés à 5 200 volts ; des postes de transformation, au nombre de 30, ramènent celte tension à celles de distribution qui sont de 190 volts pour la force motrice et de no volts.
- A Saint-Etienne, afin d'éviter les dangers de canalisations aériennes à tension élevée, trois usines à vapeur, créées dans trois quartiers différents, distribuent l’énergie électrique directement à 190 volts.
- Les installations actuelles de la Compagnie Electrique de la Loire comprennent donc cinq usines génératrices :
- Pont de Ligrion. Usir Saint-Etienne :
- Quartier de Valben » Tardy
- Monta
- e. Usine hydraulique . . ne hydraulique.........
- Ei:
- Ces usines actionnent environ 2 500 métiers à tisser le ruban et alimentent 8 000 lampes ; de plus 100 chevaux environ sont utilisés dans de petits ateliers d’armuriers, de mécaniciens, de menuisiers, etc. Si le nombre des lampes est relativement faible cela tient à ce que les passementiers de la campagne sont seuls autorisés à s'éclairer électriquement. Dans Saint-Etienne, la Compagnie du gaz se retranche derrière les clauses de son contrat pour interdire à la Compagnie électrique de fournir l’éclairage aux métiers qu’elle actionne, interdiction d’autant plus regrettable que l'éclairage au gaz ne
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- peut être utilisé par les passementiers, cet éclairage ne permettant pas de distinguer les nuances et les produits de la combustion du gaz altérant certaines couleurs. Quant aux moteurs actionnés électriquement, si leur nombre est encore inférieur au dixième du nombre des métiers de la région stéphanoise cela tient,, d’une part, aux tâtonnements inévitables des premières années, et, d'autre part, des hésitations résultant chez les passementiers de la crainte d’une élévation de prix de vente de l'énergie. Pour lever ces hésitations et supprimer les inconvénients possibles d'une concession exclusive, la municipalité de Saint-F.ticnne a autorisé le concessionnaire des tramways électriques à adjoindre à son industrie, la vente du courant à domicile. Cette mesure a d'ailleurs eu d’excellents effets et, dès la fin de l’été dernier, 260 passementiers avaient souscrit à la nouvelle entreprise autant de polices représentant l'abonnement de 650 métiers environ, ce qui équivaut à une puissance de 157 chevaux environ, chaque métier exigeant en moyenne un quart de cheval.
- Les installations intérieures sont à la charge de l'abonné qui est libre de prendre le moteur qui lui convient pourvu qu’il soit agréé par la Compagnie: celle-ci se charge d’ailleurs de la fourniture des moteurs en location moyennant 1 fr par mois et par moteur.
- La vente de l’énergie est faite à forfait, la Compagnie s'interdissant tout autre mode de taxation pour l’industrie du tissage. Le tarif à forfait pour les métiers à rubans est fixé à io fr par mois et par métier, pour les fabriques de deux métiers au moins, à la condition que le moteur nécessaire à une fabrique de deux métiers ne soit pas d’une puissance supérieure à 1/2 cheval, à 3/4 de cheval pour une fabrique de trois métiers, etc. Toute augmentation de puissance necessaire pour faire marcher les métiers donne lieu à une augmentation de prix proportionnelle, par fraction indivisible de 1/4 de cheval. L’abonné peut faire actionner, sans surprime, un rouet à canettes par fabrique, à la condition que ce rouet ne marchera jamais séparément du métier.
- Pour ces prix la force motrice est mise à la disposition des abonnés sans interruption de 6 heures du matin à midi et de 1 h. 1/2 à 7 h. 1/2 du soir, dimanches et fêtes légales exceptés. Moyennant avis préalable donné la veille, avant midi, la compagnie tient compte de tout chômage forcé dépassant 48 heures. Tout arrêt accidentel, même d’une seule journée, provenant du fait de la Compagnie, |
- fait l’objet d’une réduction proportionnelle sur le montant de l'abonnement.
- Enfin, il est stipulé dans les polices d’abonnement, que les prix indiqués plus haut ne pourront être augmentés même en cas de renouvellement du contrat et que la police est résiliable en cas de décès de l'abonné ou en cas de cessation de l’industrie.
- Grâce à cette organisation minutieusement étudiée en vue des besoins et des habitudes de l'industrie locale, le réseau à triples conducteurs de la Compagnie s’étend et se ramifie dans toute la région stéphanoise. Aux débuts on pouvait craindre que les dangers créés par les canalisations aériennes à hauts voltages ne viennent s'opposer à cette extension. Fort heureusement, et maIgré quelques accidents de personnes, il n en a rien été. Des pancartes fixées aux poteaux indiquent d’ailleurs le danger que présentent les canalisations et des affiches placardées dans chaque commune reproduisent les instructions relatives aux secours à donner aux personnes foudroyées. Ces précautions ont suffi pour rendre les populations prudentes et éviter le retour des accidents du début.
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- Sur les propriétés irréversibles des ferro-nickels.
- — Dans le dernier fascicule du Journal de Physique (y série, t. VIII, p. 89-94, janvier 1899), M. L. Houl-levigue cherche à expliquer les singulières et intéressantes propriétés magnétiques des aciers ferro-nickel découvertes par M. Ch.-Ed. Guillaume et étudiées ensuite par M. Dumont 'Voir L'Eclairage Electrique, t. XII, p. 124, 10 juillet 1897 ; t. XIII, p. 5(9, 11 décembre 1897; t. XVI, p. 287 et 292,
- Par suite de l'hétéréogénéité de l'acier au nickel, dccelée par l’analyse micrographique, il doit y exister des tensions ou des pressions considérables, qui d’après M. Résal peuvent atteindre 200 à 300 kg par mm- ; or des pressions ou des tensions produisent des modifications notables dans les propriété s magnétiques des corps d'après les travaux d’Ewing et Cowan sur le nickel, de lord Kelvin et Ewing sur le fer ; il est donc admissible, dit M. IIoul-levigue, qu’on puisse attribuer à ces forces, au moins en partie, les propriétés des aciers au nickel irréversibles.
- A l’appui de son explication M. Houlleviguc commence par rappeler quelques résultats des expériences faites par les auteurs qui viennent d’être cités. Pour le nickel, il a été trouvé que la susceptibilité magnétique diminue de 15 à 0,95 quand la tension passe de 0 à 33 kg par mm2 d’un fil de nickel recuit : en admettant que la môme loi de variation sc continue, le nickel ne serait guère plus ijiagné-tique que le sulfate de fer sous une tension de 200 kg : mm-. Inversement, il a été constaté que, quand la pression croît de 0 à 19,8 kg : mm-, la susceptibilité du nickel croît de 5,6 à 29, de telle sorte que, sous une pression de 200 kg : mm2, le nickel serait aussi magnétique que le meilleur fer de Suède. Pour le fer, les résultats sont plus complexes et moins complets: toutefois tous les expérimentateurs sont d’accord pour admettre une augmentation de la susceptibilité magnétique avec la traction pour des champs inférieurs à 300 C.G.S. et au contraire une diminuïion de cette susceptibilité pour des champs plus intenses ; et d’après l’ensemble des résultats, AI. Iloullevigue, estime qu’il est présumable qu’une pression assez forte, exercée sur une masse de fer dans un champ d’intensité faible ou moyenne amène l’abolition presque complète de ses propriétés magnétiques.
- En second lieu, il rappelle que, d’après Hopkin-son, le passage de la forme non magnétique à la forme magnétique d’échantillons à 22 et 25 p. 100
- de nickel, est accompagné d’une augmentation de volume considérable, 2 p. 100 environ, fait qui le porte à admettre l’existence dans la variété non magnétique de pressions qui disparaissent lorsqu’une action mécanique, le laminage par exemple, vient troubler l'équilibre mécanique existant ; ces pressions atteindraient 400 kg: mm2 pour cette variation de volume si on prend pour coefficient de compressibilité de l'échantillon de ferro-nickel, le coefficient de compressibilité du fer.
- Développant ensuite son explication, résumée plus haut en peu de mots, M. Houlleviguc dit : « Il nous est loisible d’imaginer, bien que cette hypothèse soit certainement plus simple que la réalité, que cette pression est exercée sur les noyaux en fer de chaque cellule par une enveloppe dilatable en nickel; lorsque le système cellulaire s’est dessiné. peu après la coulée de l’alliage, l'équilibre de pression existait à peu près dans la masse encore pâteuse; mais ia contraction des enveloppes en nickel par refroidissement a amené une compression énergique des noyaux en fer. L’intluencc de cette pression doit être de diminuer très notablement le magnétisme du fer. Il suffit alors de briser, par une action mécanique, l’enveloppe de chaque nodule pour que le système reprenne, avec augmentation de volume, son magnétisme normal. On comprend que la même transformation puisse s’effectuer par l’action du froid, qui brise les parois des cellules par suite de l’inégale contraction du contenant et du contenu ; la transformation sera alors graduelle, puisque les enveloppes les plus minces seront brisées à des températures moins basses que les enveloppes plus résistantes, et elle subsistera après retour à la température ordinaire. Enfin dans les alliages plus riches en nickel renfermant des enveloppes plus épaisses par un noyau moins gros, la rupture s’y fera à une température plus basse que pour les autres. »
- M. Houllevigue ajoute que peut-être cet ensemble de propriétés peut aussi être relié à la variation du module d'clasticitc, qui diminue de 10 p. 100 par le passage à l’état magnétique. Il montre en effet, en écrivant que le travail extérieur est nul lorsqu’un système, formé d’un aimant permanent et d’un fil de fer, parcourt un cycle réversible et isothermique, que le module d’élasticité diminue par l’aimantation pour tous les corps qui, comme le fer dans les champs inférieurs à 300 C.G.S, ont une susceptibilité magnétique augmentant avec la traction.
- Cette tentative d’explication des propriétés des
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- aciers au nickel demanderait, pour être précisée, que l'on connût les différents éléments qui forment la pâte des ferromickels et-les propriétés de chacun d'eux au point de vue de la compressibilité. Aussi M. Houllevigue,.dit-il en terminant, qu’il a. seulement voulu montrer qu’une semblable explication, toute physique, est possible ; il la trouve plus simple que l’explication de M. Guillaume qui suppose que les changements de propriétés des aciers au nickel sont dues à des transformations d'ordre chimiques et il croit que les objections suggérées à M. Guillaume (voir ci-dessous) par cette nouvelle explication ne sont pas absolument irréfutables.
- Remarques sur les aciers au nickel. — Si séduisante et si plausible, dit M. Guillaume ( Journal de Physique, y série, t. VIII, p. gq) que soit, par certains côtés l’ingénieuse théorie imaginée par M. IIoullc-vigue pour expliquer les anomalies des aciers au nickel, on 11e saurait sc dissimuler qu'elle renferme aussi des difficultés presque insurmontables.
- Sans parler de la dilatibilité élevée de ces alliages à l’état non magnétique, dont on tirerait difficilement un argument décisif, il semble que les particularités du passage, d’un état à l’autre sont en contradiction évidente avec cette théorie. NI. Houllevigue admet que, au moment de la soliditication de l’alliage, des sphérules de fer se séparent et s'enrobent bientôt d'enveloppes de nickel. A partir du moment de la solidification, les sphérules et les enveloppes exercent les unes sur les autres des tractions qui.vont- en augmentant jusqu’à ce que les dernières atteignent leur limite de rupture. Ici, la seule difficulté que l’on pourrait alléguer est la disparition complète du magnétisme, qui suppose atteintes les tensions et les compressions très fortes indiquées par l’expérience faite séparément sur le fer et le nickel; maison ne pourrait en tirer un argument contre la théorie de M. Houllevigue que si l'on connaissait exactement la différence des contractions à l’état libre, et les limites élastiques du fer et du nickel, depuis la température de solidification de ce dernier inétal.
- Lorsqu'on ramène l'alliage à une température voisine du rouge cerise, le magnétisme disparaît et ne se manifeste qu'au-dessous de zéro pour les alliages à teneur voisine de zA p. 100 de nickel. Il faudrait dès lors admettre que les enveloppes rompues une première fois par le froid ou par un travail mécanique, se sont reforme’es à une tempéra-
- ture qui est de plus de 700” inférieure à celle de la fusion ; puisque, partant de cette température, les deux; métaux séparés ont subi des contractions assez différentes pour-que le magnétisme ait de nouveau disparu aux températures ordinaires ou à toute autre température comprise entre ' ces dernières et celle ou la transformation supérieure s’est produite, c'est-à-dire dans un intervalle oulefcrest toujours magnétique.
- On devrait d’ailleurs s'attendre à voir l'alliage passer à l’état magnétique à des températures différentes suivant celles auxquelles il a été soumis dans la transformation inverse. En particulier, l’alliage se comporterait de façon bien différente dans le premier refroidissement au sortir du creuset et dans les traitements ultérieurs par le froid après un ou plusieurs retours à l'état non magnétique ce qui n’a pas lieu.
- L analogie qui existe entre des aciers réversibles et irréversibles, au point de vue du sens des variations de volume accompagnant les changements magnétiques, montre que ces phénomènes ne diffèrent que par leur plus ou moins grande stabilité, mais 11e sont pas essentiellement différents.
- On devra donc chercher à les expliquer par des causes de même nature, et une théorie qui rendra compte des deux ordres de phénomènes devra être préférée à une théorie limitée à l’une des classes.
- l.esdifficultés delà théorie physique, très grandes déjà lorsqu’on l’applique aux alliages irréversibles, deviennent insurmontables dans les alliages réversibles.
- Ces derniers passent, en effet, graduellement, sur une courbe réversible à très peu de choses près, d’un état à l’autre, dans un intervalle de température étendu, et peuvent pour des teneurs voisins de 25 p. 100 de nickel, arriver à l’état non magnétique déjà au-dessous de zéro. La théorie physique exigerait la formation de tensions se produisant graduellement à température ascendante, ces tensions étant des fonctions continues et bien définies de la température. Il faudrait admettre, par conséquent, qu’au fur et à mesure de la formation des enveloppes, à toute température, de fortes compressions s’établissent aussitôt, ce qui semble impossible.
- Ces objections à la théorie proposée par M. Houllevigue ne lèvent pas, il est vrai, celles que l’on peut opposer à celle des équilibres chimiques, ou de la polymérisation, mais ces dernières semblent beaucoup moins graves.
- Le Gérant . C. AAL'D
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- Tome XVIII.
- Samedi 11 Mars 1899
- L’Éclairage
- REVUE HEBDOMADAIRE
- Électrique
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur â la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MÛNNIER, Professeur 4 l’Ecole centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARE, Professeur à la Sorbonne, Membre de l'Institut. — A. POTIER, Professeur à i’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- L’ÉNERGIE MAGNÉTIQUE D’APRÈS MAXWELL ET D’APRÈS HERTZ
- •Je voudrais comparer les équations données par Maxwell et Hertz pour l’électrodynamique dés corps en mouvement, ainsi que les expressions qu’ils proposent pour l’énergie magnétique et pour les forces mécaniques produites par un champ magnétique. Il y a en effet quelques divergences que je voudrais expliquer et faire disparaître.
- Les équations de Hertz traduites dans les notations de Maxwell peuvent s’écrire :
- ÆP _ dp dt d\
- W + \~¥ K (QS - P,‘'
- j / dKP dKQ tfKR \
- ' ’ y dx + ~d^~+ )
- + 4 r-P (2)
- • Nous employons les notations de Maxwell, •c’est-à-dire que nous représentons par a, [il,y ; a, Le; A, R, C ; P,Q,R; p, q, r; ç,t„ ? ; les
- composantes de la force magnétique, de l’induction magnétique, de l’aimantation, de la force électrique, du courant de conduction et enfin de la vitesse de la matière ; et par K et ;j. les pouvoirs inducteurs diélectrique et magnétique.
- A chacune des équations (î) et (2; doivent être adjointes les deux équations qu’on en peut déduire par symétrie.
- D’autre part, en combinant les équations de Maxwell, et tenant compte de la rela-
- da , db , de dx • ~dÿ. “
- on trouve : ; :
- da _ dQ_ dt ~ di
- JR_
- 'dy
- a‘“
- , ( da , • _£è_ , _dc^ ~ : (FF + dy % ,
- *]
- G)
- qui diffère au moins par la forme de l’équation (1) de Hertz.
- Il est à remarquer en effet que le vecteur que Hertz appelle induction magnétique n’est
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVIII. — N° 10.
- pas la même chose que celui que Maxwell désigne par le meme nom. Le premier a pour composantes p y ; Je second «z —a-f-
- 4- A, £ = + c=y+4*C. Il n’y a
- identité entre les deux vecteurs que dans les corps dépourvus de magnétisme permanent, n’ayant par conséquent que du magnétisme induit ; car dans ces corps on a :
- Cependant les équations (i) et (3) peuvent h certaines conditions se ramener l’une à l’autre. Posons en effet :
- en a proposé deux formules differentes. La première qui parait convenir quand il y a des aimants et pas de courants s’écrit :
- l’intégration étant étendue comme toutes celles dont il sera question dans la suite h tous les éléments de volume dr. de l’espace.
- La seconde qui paraît convenir quand il y a des courants et pas d’aimants s’écrit :
- «= i=^+4rB0, *•=,ur-f-4-Co;
- A„, B#, C0, représenteront les composantes de l’aimantation permanente tandis que -^ — I x,
- —----—--------- y seront les composantes de
- l'aimantation induite.
- Si nous supposons alors que les corps qui possèdent de l’aimantation permanente sont des corps solides qui entraînent avec eux cette aimantation, nous trouverons aisément :
- t/A„
- dt
- d\a , </Bu JC„ \ dx + dy + )
- Multiplions cette équation par 4 rc et ajou-tons-la à l’équation (1), nous retrouverons l’équation (3).
- Les équations (1) et (3) cesseraient d’être équivalentes si les corps aimantés ne conservaient pas leur aimantation permanente, si par exemple ils étaient désaimantés par la chaleur. Si les corps aimantés ne sont pas des corps solides, mais se déplacent en se déformant, il n’y aura pas non plus équivalence entre les deux équations, à moins qu’on ne fasse des hypothèses particulières, sur l’influence de ces déformations sur l’aimanta-
- Enfîn Hertz a donné une troisième formule :
- (61
- S’il n’y a que des aimants et pas de courants, l’expression (5) est nulle, et l’expression (4) est égale à
- /
- ï- -f fts -f y-8*
- Les intégrales (4) et (7) seront alors égales à l’intégrale (6) si jj. = 1, c’est-à-dire s’il y a du magnétisme permanent, mais pas de magnétisme induit.
- S’il n’y a pas de magnétisme permanent, il vient a = y a et l’intégrale (5) est égale à l’intégrale (6). L’intégrale (4) est en général différente de {5) et de (6) ; elle est nulle s’il n’y a pas de magnétisme induit.
- Pour discuter ces formules, il faut voir à quelles valeurs elles nous conduisent pour les forces mécaniques produites par le champ magnétique.
- Hertz donne l’expression suivante pour l’énergie totale, tant magnétique qu’électrique :
- Les divergences s’accentuent quand on arrive à l’expression de l’cnergie magnétique. Maxwell, en divers chapitres de son ouvrage,
- Soient (1 bis) et (1 1er) les équations que l’on peut déduire de (n par symétrie, (2 bis et 2 1er) celles qu’on peut déduire de (2).
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- Soient :
- (P), (t), tn m m
- les seconds membres de
- M- (Her}, (a), (2 ^,(2 ter). multipliés par 4 -, il viendra :
- ~it = ^W«) + M3i + ,W + P(E>) + Q(Q, + R(R)) j-d?. «* + (î- + T* P* + Q' + Q*
- “J -jTd--------fe J~iï~ ST "
- (Si
- Supposons d’abord que u et K soient des constantes ; pour cela il suffit qu’il n’y ait d’une part que du magnétisme permanent et pas de corps aimanté par induction, et qu’il n’)^ ait d’autre pan d’autre diélectrique que
- Le second membre de (8) se réduit alors à la première intégrale. Soit W l’expression, sous le signe j.
- Nous observons que (a), (£), etc., sont des polynômes du premier degré par rapport à S, 7j, Ç et a leurs dérivées ; il en est donc de même de W ce qui permet d’écrire :
- W — W0 -j- W„
- \Vt, représentant l’ensemble des termes indépendants dei,r,,Ç, etW,, celui des termes qui sont du premier degré par rapport à ces quantités et à leurs dérivées. On aura alors :
- La première intégrale représente, ainsi qu’il est aisé de le vérifier, l’énergie créée par la pile, moins celle qui disparaît sous forme de chaleur de Joule. La seconde intégrale représente le travail des forces mécaniques ; elle va donc nous permettre de déterminer ces forces.
- Voici comment ; soit par exemple ; w, = ;9i 4- v?., -|- -P + ...
- L’intégration par parties nous donnera :
- puisque les intégrations sont étendues à tout l’espace et que toutes les fonctions s’annulent à l’infini. Il vient donc
- fw.=j..y. p.*-.
- +/c*(?„- -)
- et comme cette intégrale doit être l’expression du travail des forces mécaniques, la force mécanique appliquée à l'élément d- devra avoir pour composantes :
- Pour appliquer cette règle, je distinguerai deux sortes de forces mécaniques, celles que je considérerai comme dues au champ magnétique, et celles que je considérerai comme dues au champ électrique. Je puis poser en effet :
- W, = W', + W”,,
- W', représentant l’ensemble des termes qui proviennent de a (a) -p- ((3) -p-y (y) et W/', l’ensemble des termes qui proviennent de P (P) + Q (Q) - h P (R) On a donc :
- Çw,rfe = f wy: -P f WV-
- La première intégrale du second membre représentera le travail des forces dues au champ magnétique, et la seconde le travail des forces dues au champ électrique. Comme je veux déterminer d’abord les forces de la première catégorie, je n’envisagerai que la première intégrale. De plus, afin d’avoir la première composante de la force, je n’y considérerai que les termes qui dépendent de ç et de ses dérivées, ou, ce qui revient au même, j’y ferai r, = Ç = o.
- Si l’on fait r, =* o (et p = 1
- conformé-
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- ment à l’hypothèse faite plus haut) il vient :
- __ _JR_ dfc_ ^ d^ _ s W ^ rfy ~r rfy i rf^
- (h. .lA + Ai
- y dx dy J
- 4* (P)
- dR d P df>t
- dx dx
- dV_ jlQ_ _ d^
- dx dx dx
- égration par parties donne :
- Ï (-Tf - 4f)- "(lET + l
- Si alors nous posons :
- d‘l —Æ— — _ É.L
- dç Jf dy dx
- Les deux premiers ternies de chaque parenthèse représentent évidemment l’action du champ sur le courant total ?<„, ty, ivn et le dernier représente l'action du champ sur la masse magnétique m d-:.
- Le calcul des forces dues au champ électrique serait tout à fait analogue. On le trouverait (exprimé dans les notations de Hertz) dans le dernier chapitre de mon ouvrage sur les Oscillations électriques.
- Supposons maintenant qu’il y ait du magnétisme induit; ne supposons plus par conséquent que ^ soit égal à i.
- Reprenons l’équation (3), équivalente comme nous l’avons vu a l’équation (1), et transformons-la en remplaçant partout a. b, c par a —J- 4 t: A, 3 -|- 4 - B, y -J- 4 - C, il viendra :
- on sait que w0, vv, représente le courant total, en y comprenant le courant de conduction. le courant de déplacement et les différentes sortes de courant de convection et que m représente la densité du magnétisme.
- Il vient alors :
- Ç\v\d-z ~j -dx (8m0 — -;1'U — ami
- Je représenterai par 4 r la] et 4 k [à la première et la seconde ligne du second membre de l’équation (0). J'appellerai (g bis) et (g 1er", les équations que l’on peut déduire de (9) par symétrie, et je représenterai leurs seconds membres par 47: 1(3] + 4 t: IH ] et
- 4^'ri + WC].
- Nous avons posé :
- de sorte que les trois composantes de la force mécanique exercée sur l’élément d~ par le champ magnétique sont :
- (Yv* - + w«) d-.
- (an-,) —'3m) dz
- (K —«vo +Y»«) d~
- Je change les signes parce que notre intégrale représente non le travail de cette force elle-même, mais celui de la force qu’il faudrait appliquer à l’élément d~ pour l’équilibrer.
- a — a — [f.x + 4 tt Aw ;
- on en tire :
- Posons pour abréger :
- JYP = (A — Ay)2 -h (B - By 1 ” + (C —C0)-
- M est alors l’intensité absolue de l’aimantation induite.
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- L’expression de l’énergie magnétique d’a-rès Hertz deviendra :
- Elle se décompose ainsi en deux termes dont j’indiquerai plus loin la signification. On a ainsi :
- C’est sur la seconde intégrale que je veux attirer l’attention. Je suppose que tous les corps aimantés soit par induction, soit d’une manière permanente, soient des corps solides ; alors les éléments de volume pour lesquels l’aimantation n’est pas nulle, seront invariables ; nous pourrons donc écrire indifféremment le-second terme du second membre de
- JL
- dt
- = M
- Voici le sens de ces deux notations ; je représente par -yp- dt, l’accroissement de la fonction U quand le temps augmente de dt et qu’on reste en un même point de l’espace
- et par 4^- dt l’accroissement de la fonction U r êf
- quand le temps augmente de dl et qu’on suit une molécule matérielle; on aura donc :
- OU _ d\S t d\J ^ dl] . y dU
- ()l de ’ dx ' r‘ dy 1 ’ d\
- Soient [An], [B0], [CJ ce que deviennent les expressions 'A], [B], | C‘ quand ony remplace
- A, B, C par Aw, Bl0 C0; soient [A-Ac],.....,
- ce qu’elles deviennent quand on y remplace A, B, C par A—A,, B — Bu, C—Cn. L’équation (g) peut alors s’écrire :
- et comme nous avons trouvé plus haut en supposant que l’aimantation permanente soit entraînée parles corps solides aimantés :
- dk_„
- -[A,,],
- f*j + -1«[A-A0J
- - 4“ I M + 4” IL — Bol
- 4“ = 4^ ['/] + 4* [C - C.]
- Multiplions ces trois équations respectivement par :
- a _ A — A0 3 ________ B — Bn -y __ C — C0
- nous trouverons :
- K-Ï-+Æ»-
- =y» M+ “7- ï(A-Ag)[A—A0]
- Rappelons-nous que tous les corps aimantés ont été supposés solides ; par conséquent partout où l’on n’a pas :
- A = A„ = K = B0 G = C0 = o
- on aura :
- dl _ dr _ dl dx dy d’j
- - A0) [A - Aol + ;B—B0)[B— Bu) + (C- Q>) [C—C0;
- __ dM _ _ 4M _ _
- dy ‘ dx 15
- D’autre part :
- ce qui nous permet d’écrire :
- dx
- dt
- d (M2) , d (M2)
- dt ’ dx r‘ dy
- , „ d CM2) + * dî
- d (A — A„)
- ^>]+4=:a~a0i
- + 4*[A0]
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVIII. — N» 10.
- ù (AP) àt
- >l + PtëJ+ï[7]
- Or comme le pouvoir inducteur p d’un des corps solides aimantés doit être regardé comme invariable on aura :
- et par conséquent :
- M2 (* —
- !» + ?tf] + YM-
- On a donc :
- = jdx (* M + P [?] + y [y! -f P[Pj + Q[Q]
- + R [R])
- Or .4 - [a] est ce que devient le second membre de (i) quand on y fait y.-— i ; c’est donc précisément ce que nous appelions 4t. (a) dans le cas examiné plus haut et où l’on supposait p = i.
- T'expression de —J~ est donc encore la même que dans le cas où l'on supposait p. = i.
- L’expression des forces mécaniques sera donc encore la même et en particulier, les composantes de l’action du champ magnétique sur l’élément dx seront :
- (air0 — •' ii(, + t3m) dx (i 2)
- (3w0 — *v0 4- -(tn) dx.
- Ce résultat doit nous suggérer les réflexions suivantes :
- iù L’expression qu’il convient d’adopter pour l’énergie magnétique est celle de Hertz et non aucune de celles de Maxwell.
- 20 Maxwell donne pour la première composante de cette force :
- {cv0—bw6+ wn) dx
- mais c’est l’expression (12) seule compatible avec la conservation de l’énergie, qu’il convient d’adopter.
- 3° La même analyse qui nous a permis de passer du cas de p =—1, au cas de p quelconque, nous permettrait également, dans le calcul des forces dues au champ électrique de passer du cas de K constant au cas de K variable, c’est-à-dire du cas où l’on n’a qu’un seul diélectrique à celui où on a plusieurs diélectriques différents.
- 4° Tout ce que nous venons de dire s’applique seulement aux cas où les corps aimantés sont des corps solides qui se déplacent sans se déformer, en conservant leur pouvoir inducteur p et en entraînant avec eux leur aimantation permanente-. S’il y avait des corps magnétiques fluides ou déformables, on ne pourrait faire le calcul sans faire des hypothèses au sujet de l’influence delà déformation sur le coefficient p et sur la distribution du magnétisme permanent. D’autre part le principe de la conservation de l’énergie ne pourrait plus être appliqué sous la même forme ; car ces déformations et les variations qui en résulteraient pour u et pour l’aimantation permanente pourraient entraîner des dégagements de chaleur.
- 5° Revenons à la formule (10) et cherchons à nous rendre compte de la signification de ses deux termes.
- On doit se représenter les corps aimantés comme parcourus par d’innombrables petits courants particulaires. Dans les aimants permanents la direction de ces petits courants est invariable ; dans les aimants induits .leur orientation peut varier; mais il faut admettre que si un de ces petits courants est écarté par une cause quelconque de son orientation naturelle, il y a une certaine force élastique qui tend à l'y ramener.
- Quand il n’y a pas de champ magnétique, les petits courants sont indifféremment orientés dans tous les sens et l’aimantation résultante est nulle. Sous l’action d’un champ magnétique extérieur, ces petits courants tendent à se rapprocher d’une orientation commune, et l’aimantation induite apparaît. Si l’on supprime le champ, la force élastique dont je viens de parler ramène les courants à
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- 11 Mars 1899.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- leur orientation primitive et l'aimantation induite disparait.
- Nous devons donc distinguer deux sortes d’énergie magnétique : l'énergie électro-cinétique des courants particulaires et l’énergie due à la force élastique dont je viens de parler. Le premier terme de l’expression (io) représente l’énergie électro-cinétique et le second terme représente cette énergie élastique particulière.
- Maxwell dans son raisonnement sur les aimants, a calculé seulement le travail des forces magnétiques proprement dites; c’est pour cela qu’il est arrivé à un résultat qui est en désaccord avec le principe de la conservation de l’énergie et même avec les résultats qu’il a obtenus lui-même dans une autre partie de son ouvrage.
- H. Poincaré.
- ACCUMULATEURS ÉLECTRIQUES ()
- E.mpatage des supports. — Substances employées. — Le chapitre IV est consacré à l’étude des substances employées pour l’empâtage. M. Schoop y examine successivement les mélanges les plus employés.
- i° Litharge et acide sulfurique dilué.
- 2° Minium et acide sulfurique dilué, ainsi que le mélange de litharge, de minium et d'acide.
- 3° Litharge glycérine et acide sulfurique. La glycérine donne avec la litharge une masse dure, mais qui ne peut être facilement traitée par Télectrolyse. Il vaut mieux employer un mélange d’eau, d’acide sulfurique et de glycérine. Le mélange d’acide et de glycérine qui prend une température élevée est lait dans un vase en plomb, on y ajoute ensuite de l’eau et de la litharge. La masse ainsi obtenue est beaucoup plus dure que celle obtenue avec de l’acide seul. Après la formation le plomb spongieux obtenu est filandreux et tenace, tandis que celui obtenu avec l’acide sulfurique seul est grenu et cassant.
- 4° Minium, glycérine et acide sulfurique. Le mélange fournit une masse tenace et plastique, qui se laisse bien travailler. Le mélange reste rouge et ne devient pas brun, comme avec l’acide seul. Après séchage à l’air, la masse est extraordinairement dure.
- (‘) Voir L'Eclairage Électrique dit 4 mars, p. 323-
- Quand on projette dans le mélange d’acide et de glycérine le minium, la température s’élève beaucoup, et il se dégage des vapeurs acides. On peut obtenir de la même manière des mélanges de litharge et de minium ou de litharge minium et sulfate de plomb. — Il est probable que lors de la formation en plomb spongieux, la glycérine rentre dans l’clcctrolyte et peut être éloignée. Lors de la formation en superoxyde, on remarque des petites taches d’huile à la surface, qui sont probablement des produits de la condensation de la glycérine.
- 5° Poudre de plomb et eau. Cette pâte a l’avantage de ne prendre qu’au bout de vingt-quatre heures ; si l’on brise alors la masse, on voit que la cassure est d'un gris jaunâtre, ce qui montre que probablement le durcissement est accompagné d’oxydation. On n’obtient pas de masse se durcissant avec l'acide sulfurique, pas plus qu'avec des lessives de soude ou de potasse.
- Les pâtes de poudre de plomb sont très denses, et peu poreuses, la Société de Geln-hausen (Khotinsky) y mélange des substances telles que la pierre ponce pour la rendre poreuse. M. Schoop conseille de rendre la masse poreuse en ajoutant à la poudre de plomb, des poudres fines telles que par exemple du sulfate de soude cristallisé(sel'de Glauber)et d’en faire une pâte au moyen d’une solution de sulfate de soude, cette pâte devient dure.
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- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- 6° Litharge et solution de sulfate de magnésie. Les mélanges précédemment décrits étant tous acides (à l’exception de ceux de la poudre de plomb), on ne peut employer de machines pour l'empâtage, les mélanges neutres ne présentent pas cet inconvénient.
- La poudre de litharge, dans une solution saturée de sulfate de magnésie prend en moins d’une minute. Moins la solution de sulfate est saturée plus lente est la prise, de sorte que la solution de une partie en poids de sulfate de magnésie cristallisé dans deux ou trois parties d’eau distillée, peut très aisément être employée.
- La pâte formée est moins plastique que les autres et pour l’empâtage exige beaucoup de force, de sorte que M. Schoop a dû imaginer une machine pour l'empâtage. Le principe de cette machine est de comprimer au moyen de poinçons appropriés la pâte humide dans les alvéoles du grillage, on se sert pour cela d’une presse à levier.
- Pour l’empâtage des plaques négatives, la pâte doit être plus sèche et la pression plus considérable que pour les positives. On peut obtenir une bonne pâte pour les plaques positives, en prenant un mélange à parties égales de litharge et de minium. En ajoutant du sulfate de magnésie cristallisé, on peut faire varier la porosité de la plaqué dans de certaines limites.
- A la place d’une solution de sulfate de magnésie, on peut employer une solution de sulfate de zinc, mais il faut alors prendre plus de précautions lors de la formation.
- Les solutions aqueuses de pyridine donnent avec le minium pur de bonnes pâtes, mais l’auteur ne les a pas essayées.
- Porosité des pâtes. — M. Schoop étudie ensuite la porosité des pâtes et de la matière active après formation. Ce n’est qu’en présence de l’acide que la matière active entre en fonction soit à la charge soit à la décharge, et plus la matière active est proche du support conducteur, plus les phénomènes sont énergiques et rapides.
- Cependant les grandes pastilles des plaques à cadre ont des capacités étonnantes quoique le conducteur métallique soit assez loin de la partie principale de la matière active. On dit que la matière active de ces plaques a un certain pouvoir conducteur. La conductibilité du plomb spongieux dépend certainement a un haut degré de sa structure physique et ditière suivant le mode de fabrication; elle change aussi avec le temps. On peut admettre les mêmes données pour le superoxyde.
- La conductibilité métallique du superoxyde est très faible, l’expérience suivante le prouve : l)e la matière active, prise à une plaque chargée délayée dans de i’eau distillée, puis mise sous forme d’un cube de 1 cm de côté et desséchée à 100" est placée entre deux plaques de plomb, reliés aux pôles d’une distribution à 110 volts; le courant qui y passe est inférieur à 0,01 ampère. On ne peut déterminer la conductibilité du plomb spongieux que à l’abri de l’air, par exemple dans une atmosphère d’azote, car il s’oxyde rapidement au contact de l’air.
- On peut plutôt admettre que dans les plaques à grandes pastilles les parties de la matière active placées près du support entrent les premières en action, par exemple se déchargent, puis sont rechargées par la matière attenante, etc...
- Jusqu’à présent la porosité de la matière active peut être obtenue par trois moyens différents :
- i° En employant une pâte peu serrée et en la comprimant peu.
- 20 En mélangeant à la pâte des substances qui après le durcissement sont enlevées.
- 3° En pratiquant des trous dans la matière active.
- Le premier procédé est actuellement le plus ordinairement employé.
- Pour le deuxième, on peut employer du blanc de plomb (densité 6,43) du sulfate de plomb (densité 6,23), cependant M. Schoop dit avoir toujours eu de meilleurs résultats en n’employant que des oxydes de plomb. Grunwald recommande pour les plaques posi-
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- tives des mélanges d’oxydes de plomb avec de la magnésie, par exemple 80 parties en poids de minium, 10 de litharge et 10 de magnésie.
- Au point de vue de la perforation des plaques, M. Schoop fait d’abord remarquer que pendant le fonctionnement d’un accumulateur à la décharge, il faut que l’acide entre par diffusion dans la matière active; si l’acide contenu dans les pores était uniquement en jeu la capacité serait très faible.
- Ce fait peut expliquer la diminution de capacité avec l’augmentation de l’intensité du débit d’un élément, car la diffusion ne peut bien s’opérer. Deux masses de même porosité peuvent donner lieu suivant leur structure à des phénomènes de dilfusion très différents ; l’auteur en donne un exemple, au sujet des plaques négatives d’un élément du type Austria.
- Une plaque perforée, donna une capacité beaucoup plus grande, que la même plaque, empâtée de la même quantité de matière mais sans perforation (c’est-à-dire en somme d’une porosité plus grande). Il en est de même pour une plaque positive mais à un degré moindre.
- La perforation de la matière active semble être due à J.-L. Iluber de Hambourg, qui augmenta la capacité de plaques. E. P. S. de 20 à 25 p. 100 en pratiquant au milieu des pastilles des trous de 2 mm de diamètre perpendiculaires à la surface de la plaque. La perforation était obtenue en plaçant le grillage à empâter sur une planche portant autant de petites tiges verticales cylindriques que le grillage comporte d’alvéoles. Le même procédé est employé par la Chloride-Accu-mulator Cü de Philadelphie.
- Al. Karig devienne a imagine une machine permettant de perforer les plaques après empâtage.
- Substances de liaison. — M. Schoop examine ensuite les substances qui ont été proposées pour servir de liaison aux oxydes de plomb, celles qui sont marquées d’une étoile sont brevetées'en Allemagne.
- Acide sulfurique dilué. Acide sulfureux aqueux. : Acide phosphorique. r Phénol sulfurique. Acthylsulfurique. Glycérine sulfurique. Acide oxalique.
- ‘ Sulfate de magnésie.
- * Sulfate de mercure-Sulfate d’ammoniaque.
- ‘ Sulfate de zinc.
- Sulfate de soude. Sulfate de potasse.
- * Glycérate de plomb.
- Acide acétique.
- Acide lactique.
- : Acide carboliquc.
- Acide osmique.
- Acide urique.
- Acide tannique.
- Acide picrique.
- Lactate de plomb. Acétate de plomb. Pgénylatc de plomb. Oxalate d'ammoniaque-Permanganate de po-
- ' Ammoniaque. ' Potasse. Soude. Méthylamine.
- * Pyridinc.
- * Aloine. Quinine.
- Au,res eorps
- * Glycérine.
- * Alcool.
- * Ether butyrique.
- * Glucoside.
- Dextrine.
- Sucre de raisin.
- Gomme.
- * Chrome gélatineux.
- rganiques.
- Albumine.
- Colle forte.
- Résidus de la distillation du goudron. Asphalte.
- Huile de lin.
- Solutiondecaoutchouc.
- Collodion.
- Sans doute la liste n’est pas complète. Les différents corps peuvent se classer en trois catégories : i° ceux qui entraînent la formation d’une pâte dure ; 20 ceux qui augmentent la conductibilité de la pâte; 30 ceux qui sont par eux-mêmes inactifs mais qui forment une sorte de réseau empêchant la désagrégation de la masse.
- Après avoir examiné le rôle de ces diverses substances, M. Schoop s’exprime ainsi : Il faut toujours se demander si une substance donnée n’agira pas pour dissoudre le support, Avec l’acide acétique, l’acide carbonique, l’acide lactique etc., cela doit être. En outre on doit prendre en considération qu’il ne se forme par électrolyse des corps attaquant le plomb. Ainsi par exemple les glucosides comme la saponne, la quercitrine, et les alca-
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- loïdes comme la quinine, la cinchonine peuvent donner naissance à la plaque positive à des acides, formant des sels de plomb solubles. Avant d’employer définitivement un corps, il faut s’assurer si il est complètement inattaquable par l’électrolyte, ou bien que, si il est attaqué, il se transforme complètement en eau et en acide carbonique 'ou en une substance qui peut être complètement enlevée avant l’emploi des électrodes. Le corps assurant la liaison qui serait l’idéal devrait non seulement augmenter la conductibilité de la masse, mais bien encore faciliter la pénétration de l’électrolyte.
- M. Schoop décrit ensuite les électrodes de l’accumulateur Gülcher et attribue la capacité très élevée de la matière active de ce dernier qui se rapproche des chiffres théoriques à l’action capillaire des fils de verre sur lesquels la matière active est rapportée.
- Formation des électrodes. — Dans le chapitre V, M. Schoop étudie la formation des électrodes. La formation peut êtr.e obtenue de trois manières : i° dans une solution acide; 2" dans une solution neutre ; y dans une solution alcaline.
- Formation dqns l'acide sulfurique dilué. —
- Il y a deux cas : i° formation des plaques positives et des plaques négatives séparément ;
- 20 formation des plaques simultanément.
- M. Schoop décrit d’abord la formation des plaques négatives de 3’Electrical Power Sto-rage O. Chaque plaque est placée entre deux plaques de plomb, l’isolation est obtenue en entourant les plaques de plomb de trois bagues en caoutchouc, on forme ainsi un élément. 50 éléments sont charges en série par une dynamo shunt de 130 volts. Comme exemple M. Schoop indique la formation de plaques, d’environ 25 cm de largeur et de hauteur, pesant 1 475 gr avant empotage ayant environ 680 gr d’oxyde de plomb. Chaque élément pour la formation contient 30 plaques, et théoriquement il faut 4900 ampères-heure pour la formation.
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- La formation a duré cinq jours et a exigé 5 700 à 5800 ampères-heure environ, l’intensité du courant étant de 2 ampères par plaque, soit de 60 ampères.
- La quantité d’électricité nécessaire dépasse la quantité théorique, parce que vers la fin de l’électrolyse, l’hydrogène qui se dégage n’est plus absorbé en totalité par la matière active, l’oxyde étant entouré de plomb spongieux, qui semble le protéger contre l’action de l’hydrogène.
- La fin de la formation est indiquée par la couleur grise uniforme des plaques, qui n’ont plus de taches jaunâtres. La densité de l’électrolyte à la fin doit être plus élevée qu’au commencement (1,17) quoique l'acide entraîné par les bulles de gaz soit remplace par de l’eau pure.
- Avant de retirer les plaques de l’dlectro-lyte, on doit les décharger; on met alors dans le circuit une résistance liquide (deux plaques de fer plongeant dans une solution diluée de soude). L’intensité à la décharge est de 90 ampères environ (2,5 ampères par plaque) et à la jin le courant s’annule complètement.
- Les plaques sont alors retirées, mises à sécher sur des tréteaux en bois. Au bout de quelque temps les plaques commencent à s’échauffer et il s’échappe des vapeurs, ce qui active le séchage. On porte alors chaque plaque sur une planche et elle est lavée avec une brosse en fil d’acier. S’il y a des boursouflures à la surface elles sont enlevées avec des râpes fines.
- La formation des plaques positives est tout à fait analogue : au lieu de plaques de plomb, on emploie de vieilles plaques négatives. Dans l’exemple cité par M. Schoop, chaque élément pour la formation contient 35 plaques positives L (le grillage pèse 1,723 kg et empâté 2,495) ; théoriquement pour la formation il faut 3660 ampères-heure.
- L’intensité du courant est d’un peu plus de 2 ampères par plaque, en moyenne 78 ampères (pour les 35 plaques) ; la charge dure soixante heures,, la quantité d’électricité est
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- donc d'environ 4 680 ampères-heure ; les 1 000 ampères-heure en plus de la quantité théorique, proviennent du dégagement des bulles d’oxygène vers la tin de la charge. On reconnaît la fin de la charge au dégagement abondant d’oxygcne et à la couleur noire uniforme des plaques.
- Les plaques positives ne sont pas déchargées, mais retirées après la charge et brossées au moyen de brosses en chiendent, on enlève ainsi une couche blanche déposée sur la plaque.
- Les procédés décrits ci-dcssus étaient employés il y a déjà douze ans, et se sont perfectionnés depuis.
- M. Schoop examine ensuite les divers appareils à employer lors de la formation : isolateurs à huile,disjoncteurs,ampèremètres et voltmètres, enregistreurs, etc., il conseille au lieu d’employer comme anciennement des bandes de cuivre pour relier les plaques, lors de la formation, d’employer des bandes de plomb soudées, il décrit les installations pour la soudure autogène etc. L’auteur examine ensuite les avantages de la formation à différence de potentiel constante : c’e sont les mêmes que pour la charge à différence de potentiel constante.
- L’intensité maxima pour la formation est trouvée en se donnant la durée de la formation, en admettant une diminution constante de l’intensité, l’intensité à la fin étant fixée environ au quart de l’intensité maxima. La durée dépend du genre de construction des supports, ainsi que de l’empâtage choisi, et doit être déterminée par des essais préalables. La plus longue durée de formation (pour des couches épaisses de matière active et un électrolyte neutre) est d’environ un mois, tandis que la plus courte peut être fixée à quarante-huit heures.
- Ordinairement il suffit de sept à douze jours, à intensité constante, et cinq à huit jours à différence de potentiel constante.
- L’indication la meilleure pour l’intensité du courant est le dégagement des gaz, l’intensité doit être réduite s’il y a un dégage-
- ment abondant. Il faut veiller à ce que le dégagement de gaz soit le même dans tous les bacs, et s’il y a des différences, il faut en rechercher l’origine. Un autre moyen de contrôle est de déterminer journellement la densité de l’électrolyte dans chaque bac, ainsi que la différence de potentiel entre les bornes, naturellement en maintenant pendant le temps de l’essai l’intensité du courant constante. On doit également retirer chaque jour une plaque et étudier l’avancement de la formation en enlevant à l’aide d’une machine à percer un morceau de pastille dans toute l’épaisseur de la plaque. Si on retire les plaques négatives avant de les avoir déchargées, et si on les laisse à l’air, l’élévation de température par suite de l’oxydation peut aller si loin qu’une partie du plomb spongieux se transforme en litharge, cela peut arriver même avec des plaques insuffisamment déchargées et dans ce cas, il faut les empaqueter dans des caisses bien fermées pour empêcher l’arrivcc de L’air.
- Au lieu de former les électrodes séparément, on peut les former ensemble, dans une même opération, mais il faut pour cela que toutes les substances employées soient absolument pures, ce qui est une condition difficile à obtenir. Dans certains cas, par suite de la formation rapide de sulfate, cette méthode ne peut être employée.
- Formation dans une solution de sulfate de, magnésie. M. Schoop donne un exemple de cette formation pour un cas spécial,.de l’accumulateur Austria, qui comme nous l’avons vu, a des pastilles tenant le milieu entre les pastilles ordinaires et les pastilles des plaques à cadre (ces pastilles ont environ 4 cm de côté). La matière active (sels de plomb et solution de sulfate de magnésie) est rapportée mécaniquement.
- Les plaques négatives (analogues à celles de la figure 10 de la page 32g mais avec 100 alvéoles) de 316 mm de hauteur, 272 mm de largeur et 9 mm d’épaisseur sont en plomb dur contenant 5 p. 100 d’antimoine. La plaque avant
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- empâtage pèse i 920 gr et empâtée 4656 gr, elle a donc 2 73Ôgrde pâte humide soit 2 485 gr de litharge. Les plaques positives (voirfig. 10) qui ont également 100 alvéoles et dont le cadre est en plomb pur de mêmes dimensions extérieures que les plaques négatives pèsent avant empâtage 2 400 gr;'après empâtage et perforation, le poids est de 5000 gr, soit 2 ôoo, gr d’empâtage dont 2 248 gr de litharge.
- Les plaques négatives sont placées dans un récipient, alternant avec des plaques de plomb pur; il y a dans chaque bac. 20 plaques et 21 feuilles de plomb; les contacts sont obtenus par soudure autogène; le courant est de 40 ampères au commencement et de 10 ampères à la fin ; la solution contient 17,3 p. 100 de sulfate (densité 1,187) et sa conductibilité est de 4,560 io-8 environ, quinze fois moindre que celle de la solution d’acide sulfurique de densité 1,224. La solution à 17,3 p. 100 de sulfate est celle qui a la meilleure conductibilité. La formation dure six jours et le nombre d’ampères-heure est de 3 600.
- Après quelques jours les plaques sont recouvertes d’une couche gélatineuse qui augmente la résistance intérieure. Cette couche d’hydrate de magnésie se détache d’elle-même et disparaît.
- Après la charge, la solution de sulfate de magnésie est enlevée et remplacée par de l’eau pure afin de débarrasser les plaques de la solution qui les imprègne. Après douze heures on enlève l’eau et on la remplace par une solution d’acide sulfurique de densité 1,05 et on donne une charge de 20 ampères jusqu'à ce qu’il y ait un dégagement abondant de gaz, on fournit ainsi environ 400 ampères-heure. Les plaques sont alors retirées et empaquetées de suite dans des caisses bien fermées, elles absorbent peu à peu de l’oxygène de l’air et se déchargent sans s’échauffer. Pour la formation des plaques positives on procède de meme, la solution de sulfate ayant même densité que précédemment. L’intensité du courant est à peu près la même, mais le dégagement d’oxygène se
- fait plus tôt, de sorte que l’opération est de moindre durée. Après avoir enlevé la solution de sulfate, on continue la charge dans une solution d’acide sulfurique de densité 1,15 jusqu’à ce que le dégagement gazeux soit abondant.
- L’électrolysc dans l’acide exige d’autant plus de courant, que l’électrolysc dans l’électrolyte salin en exige moins, de sorte que la somme des deux atteint environ 4000 ampères-heure.
- On enlève ensuite les plaques positives, on les lave ensuite avec des brosses dans l’eau, et on les laisse sécher.
- Les résultats obtenus par cette méthode de formation sont bien meilleurs qu’avec l’électrolyte acide, on n’a ainsi que des plaques absolument irréprochables.
- Répartition du courant dans la pâte pendant la formation. —La répartition du courant dans la pâte pendant la formation a été encore peu étudiée. Les exemples suivants montrent que suivant les circonstances, elle peut s’opérer très différemment.
- I. De petits cadres, représentés sur la figure 14 en vraie grandeur et obtenus par pliage d’un ruban de plomb de 8 mm de largeur et 2 mm d’épaisseur, furent empâtés et formés dans une solution de 10 p. 100 de sulfate de magnésie. La pâte pèse 41,5 gr et est obtenue au moyen de 75 p. 100 de sulfate de magnésie ii : 2) et 92,5 p. 100 de litharge ou 35 gr d’oxyde de plomb.
- Une certaine quantité de ces petites plaques furent placées dans des vases en verre, chacune ayant deux plaques de plomb comme électrode positive. Le courant de formation était de 0,10 ampère, chaque récipient avait 1,25 cm3 d’électrolyte.
- Après 3 jours les surfaces des plaques étaient complètement grises. Il y avait un grand dégagement d’hydrogène sur les cadres, de sorte qu’une faible partie contribuait à la réduction de la litharge. L’intensité du courant fut réduite à 0,07 ampère, sans qu’il y ait une grande influence sur le dégagement
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- des gaz. Après quatorze jours ou environ trois cents heures il n’y avait plus d’oxyde de plomb dans les cadres. Les perforations faites journellement ont montré que la formation du plomb spongieux va de la surface de la pâte perpendiculairement à l’intérieur.
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- Fig. i4.
- Dans une plaque mise en formation quelques jours après les autres on constata dans le milieu, sur toute la pastille, même près du cadre, une couche de i mm d’oxyde de plomb non attaqué.
- U. Des plaquettes de même nature,formées dans une solution de iop. ioo de sulfate de zinc, n’ont été réduites que de moitié en subissant le même traitement.
- III. Des plaquettes qui au lieu d’être empâtées de litharge, l’avaient été avec du blanc de plomb, et une solution saturée de sulfate d'ammoniaque (contenant 35 gr de blanc de plomb) ont été formées plus facilement dans une solution de sulfate. de zinc que dans la solution de sulfate de magnésie.
- IV. Des plaquettes préparées avec une pâte de blanc de plomb et d’ambre, après une semaine d’clectrolysation ont pris vers le bord, sur environ un millimètre de largeur une teinte grise, le restant de la pastille n’ayant subi extérieurement aucun changement même après une formation de trois semaines.
- En brisant ces plaquettes on a constate à l’intérieur l’existence d’une couche de 2 à 3 mm de plomb spongieux, recouverte de chaque côté d’une couche de blanc de plomb inattaqué.
- On peut admettre que l’ambre dissoute dans le sulfure de carbone, s’est fixée à la surface de la plaquette, tandis que l’électrolyte a pénétré dans les parties internes de laniasse. Le dessin au bas adroite de la figure montre les parties réduites.
- V. Quand la pâte durcie des plaquettes était percée de trous perpendiculaires à la surface, d’environ 1,25 mm de diamètre (voir figure 14 à droite) la formation ne durait que la moitié du temps. On remarquait d’abord un changement aux abords des trous, aussi bien pour les plaquettes positives que pour les négatives, autour de chaque trou on constatait une coloration brune respectivement grise, allant en s’élargissant, dont les zones finissaient par se rencontrer.
- VI. De la litharge cristallisée en grains de la grosseur du sel de table, ayant comme liaison du sulfate d’ammoniaque, et rapportée dans ces plaques est réduite en plomb spongieux par un courant plus intense et durant moins longtemps que de la litharge sous forme de farine.
- VU. Pour reconnaître l’influence de la forme du support sur la répartition du courant, on a recommencé les essais décrits ci-dessus, en employant un support en ébonite comme celui indiqué au bas de la figure 14 à gauche, et en répartissant mieux le courant au moyen des fils de plomb. Malgré cela la formation a duré plus longtemps qu’avec le cadre seul, et l’hydrogène respectivement l’oxygène, qui se dégageait autour des fils a souvent fait tomber la matière active.
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- VIII. La transformation des plaques perforées avec le procédé indiqué au paragraphe VI, aété meilleure qu’avec les plaques non perforées.
- Des essais qualificatifs ont montré que la capacité de dépolarisation des plaques entourées d’un cadre de plomb, était meilleure que celle des plaques avec cadre en ébonite et fils de plomb (constitués comme au paragraphe VU).
- De ces essais, M. Schoop tire les conclusions suivantes :
- La répartition du courant dans la masse a particulièrement lieu par l’intermédiaire de l’électrolyte. Quand la pâte est peu poreuse, le support conducteur a peu d’action.
- Le mélange des sels de plomb avec des substances isolantes comme l’ambre, empêche ou tout au moins diminue l’attaque de l’électrolyte.
- Ces principes ne sont valables que pour les mélanges employés dans les essais décrits ci-dessus, quand on ajoute des substances rendant la masse conductrice, les résultats sont tout autres. Il semble par exemple, d’après ce qui se passe lors de la formation de pâtes de minium dans l’acide sulfurique, que le superoxyde forme concourt à la répartition du courant.
- S’il existe sur le support des angles vifs ou des pointes, leur action sur l’espace environnant est facile à reconnaître.
- La structure mécanique du plomb spongieux peut être changée par des substances ajoutées à l’électrolyte.
- Le plomb spongieux obtenu avec un courant de grande intensité au moyen d’une solution d’acide sulfurique pure, donne après séchage à l’abri de l’air, une poudre fine ; si au contraire la formation a lieu dans de l’acide sulfurique avec de la glycérine, le plomb spongieux aune structure filandreuse.
- T,a structure cristalline du superoxyde peut également être influencée dé diverses manières. Lors de la formation dans une solution neutre, il se produit des hydrates de peroxyde deplomb ce qui donne à la masse une grande
- dureté. L’addition de sulfate du mercure facilite la formation de masses de superoxyde dures, peut-être parce que le sel de mercure empêche la production d’oxygène. Plus la température est élevée, moins la masse du superoxyde est solide et dure. Dans les mêmes conditions, la masse est d’autant plus dure et cassante que le courant a une densité moindre. L’influence la plus grande provient des substances ajoutées à la pâte.
- Des différents électrolytes pour la formation. — La transformation des oxydes en plomb spongieux, et respectivement en superoxydes peut avoir lieu dans diverses solutions, comme celles de sulfate de /.inc, de sulfate d’ammoniaque, des bisulfates alcalins. On obtient particulièrement une belle formation de superoxyde au moyen d’une solution de sulfate d’ammoniaque (io p. ioo). Dans les solutions de carbonate d'ammoniaque, l’oxydation des oxydes de plomb est plus lente et va moins loin qu’avec le sulfate d’ammoniaque, il se forme une masse dure brun clair. Avec une solution ammoniacale d’acide oxalique on n’atteint également qu’un certain degré d’oxydation. Des recherches exactes sur les modes de formation avec diverses solutions pourraient donner des indications sur ce qui se passe lors de la peroxydation avec de l’acide sulfurique dilué.
- M. Schoop donne ensuite le tableau suivant indiquant la conductibilité de diverses solutions pouvant être employées.
- Se's Mian Pü'dà j$cifiq,le
- Sulfate de zinc. 23,7°/0 Zn2SOl (.285
- Sulfate d’ammoniaque . . 43 (NH4)2S04 1,250
- Bisulfate de potasse .... 31 KHSO1 1,240“
- Suif, de lithium 16 LrSO1 1,150
- Oxalate de pot. 22,8 K’CT)4, 1,170
- Carb. de soude. 17,5 Na‘CO:l 1,187
- Bicarbonate de
- potasse . . . 20,8 KJICO3 1,150
- Hydrate de baryte.......... 3,1 BaOaH2 1,032
- Ammoniaque . 53 NH‘ 0,997
- 2350.10 8
- 3440.10-8
- 1700.10 *
- 540-ioJ
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- Les sels neutres des alcalis, comme le sulfate de potasse, le sel de dauber, le carbonate de soude ainsi que les alcalis fixes meme l’hydrate de baryte, l’hydrate de chaux, ont un rôle particulier dans l’électrolvse parce que les cathions par exemple K,N a, et les pro--duitsde leur attaque KO H, N a O H, etc., dissolvent le plomb de la cathode, le font entrer dans l’électrolyte de sorte qu’il se dépose i ensuite sous forme de peroxyde sur l’anode.
- Formation autogène. — Après avoir dit quelques modes de la formation par le procédé de Planté. M. Schoop examine les divers procédés de formation rapide connus en les classant en deux catégories.
- Dans la première, la couche supérieure est attaquée par un procédé purement chimique, de manière à obtenir une couche de sels de plomb ou de composés du plomb, transformés ensuite par électrolyse en plomb spongieux, respectivement en superoxyde.
- Cette catégorie comprend les procédés de Sivan. Epstein, Reckenzaun, Sellon. Dans l’application de ces procédés il est fort difficile d’éliminer certains acides. Il est de même difficile d’éliminer les métaux dans certains alliages du plomb avec le cadmium, le zinc, les métaux alcalins, etc.
- M. Schoop croît que probablement aucune de ces méthodes n’est réellement pratique.
- Dans la deuxième catégorie se classent les méthodes où l’on emploie d’abord un électrolyte spécial, et M. Schoop ne les croit pas beaucoup plus pratiques. L'auteur examine ensuite les divers brevets allemands relatifs aux modes de formation.
- Au sujet des brevets du Docteur Hôpfner, de Berlin, relatifs aux procédés à employer pour obtenir électrolytiquement des métaux poreux, ou pour obtenir des dépôts électrolytiques poreux et adhérents. M. Schoop fait les remarques suivantes :
- Au lieu de rendre la surface du plomb poreux par des procédés électrochimiques on peut y déposer électrolytiquement du plomb spongieux. Gomme électrolyte approprié on prend une solution d’oxyde de plomb dans de la soude ou de la potasse. Pour un courant intense, une basse température et une solution de plomb peu concentrée, on obtient un dépôt friable et spongieux ; par contre avec un courant peu intense, une température élevée et une solution concentrée, et par la circulation de l’électrolyte, on obtient un dépôt feuillette de structure cristalline. Par une compression modérée on obtient l’homogénéité du dépôt. Ainsi qu’il ressort de diverses communications (deMenan et Cie, de Neumühl, de la fabrique berlinoise d’accumulateurs), on peut, d'après un procédé analogue à celui d’Hopfner, recouvrir de plomb, le plomb spongieux obtenu d’après les procédés de formation ordinaires.
- En ajoutant à l’électrolyte, des corps tels que la glycérine, l’acide carbonique, dont la combinaison avec l'acide sulfurique donne des sels de plomb solubles, on peut modifier la structure du plomb réduit provenant des sels de plomb, et le rendre feuilleté ou fibreux.
- (A suivre.)
- E. Lori'i-:.
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- T. XVIII. - N° 10.
- ÉTUDE SUR LA TRANSMISSION ET LA DISTRIBUTION DE L’ÉNERGIE PAR LES COURANTS ALTERNATIFS (»)
- TROISIÈME PARTIE
- ÉTUDE SPÉCIALE DES PROPRIÉTÉS DES MACHINES D’INDUCTION
- Y. — Procédés permettant de diminuer artificiellement LES COEFFICIENTS DE SELF-INDUCTION DES CIRCUITS INDUITS Il’uNE MACHINE
- d’induction.
- i° Application des propriétés des condensateurs. — « On sait qu’un condensateur intercalé dans un circuit parcouru par un courant alternatif amène une diminution apparente du coefficient de self-induction de ce circuit.
- D’une manière générale, si l’on désigne par A le coefficient de self-induction du circuit considéré ; par A' son coefficient de self-induction apparent apres l’introduction du condensateur, par C la capacité de ce dernier et para la fréquence des courants lancés dans le s}rstème, on a
- Mais, s’il s’agit d’un condensateur ordinaire de capacité donnée, son prix de revient ne dépend que du voltage qu’il peut supporter et non de la fréquence des courants qui doivent le traverser.
- Le travail apparent T absorbé par un condensateur est égal au produit du voltage efficace H qu'il supporte multiplié par l’in-tensitc efficace A du courant qui le traverse.
- On a
- A = 2™CH,
- d’où
- T= 27T*CH2.
- Le travail apparent que peut absorber un condensateur donné est proportionnel à la fréquence des courants qui le traversent.
- (*) Voir L'Éclairage Électrique du io, 17, 24 et 31 décembre 1898, t. XVII, p. 425, 4/2, 509 et 549 ; du 28 janvier, du 4 et 18 février 1899, t. XVIII, p. 123, 161 et 249.
- Donc, en nous servant de ces appareils, nous perdrions tout le bénéfice résultant de la diminution du travail apparent nécessaire pour l’excitation de nos génératrices, obtenue en effectuant celle-ci avec les courants de basse fréquence qui traversent les circuits induits de ces machines.
- Il n’en est plus de même si l’on emploie des condensateurs dits électrolytiques. Nous pouvons considérer ces derniers comme des condensateurs ordinaires, d’énorme capacité, qui crèvent dès que le voltage efficace maintenu entre leurs bornes dépasse 1,4 volt, tout en étant susceptibles de se reconstituer spontanément.
- Or, si leur capacité est très grande, ou plutôt la quantité d’énergie qu’ils peuvent emmagasiner sous un volume et un poids donnés, leur résistance est très grande aussi, alors que celle des condensateurs ordinaires est négligeable.
- Si le travail apparent qu’ils peuvent consommer est proportionnel à la fréquence a des courants qui les traversent, le travail qu’ils consomment réellement, en vertu de l’effet Joule, est proportionnel au carré de l’intensité de ces courants et, par suite, au carré de la fréquence a, en supposant que l’on maintienne un meme voltage efficace entre' leurs bornes, quelle que soit la fréquence.
- Il en résulte que ces appareils ont un rendement d’autant meilleur qu’ils sont traversés par des courants de plus basse fréquence. Us sont absolument défectueux lorsque l’on veut s’en servir, par exemple, pour diphaser des courants alternatifs simples de fréquence usuelle, mais conviennent très bien dans notre cas où nous avons affaire à des courants de fréquence environ quarante fois plus petite. Il suffit
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- alors, pour bien les utiliser, de les faire traverser par des courants dont la densité ne dépasse pas celle des courants de charge des accumulateurs. Dans ces conditions, ils ne chauffent pas, malgré un service continu, et ont un bon rendement.
- II est possible, d’ailleurs, de remplacer les condensateurs par des appareils électromécaniques remplissant le même rôle et qui auront l’avantage de ne pas demander plus d’entretien qu’une dynamo.
- 2° Excitatrice spéciale pour machines d’induction. — Un moyen simple d’engendrer les forces électromotrices de basse fréquence qu’il faut développer entre les extrémités de nos circuits induits, nous a paru résider dans l'emploi de machines à courant continu ordinaires, munies de leurs collecteurs, dont on exciterait les inducteurs avec des courants alternatifs de fréquences et de phases, convenables. En effet, la force électromotrice développée entre les balais d’une semblable machine serait, à chaque instant, proportionnelle à l’intensité du courant inducteur, et, par suite, aurait meme fréquence et même phase.
- La vitesse de rotation de cette dynamo et l’intensité des flux qui peuvent y être développés étant indépendantes de cette fréquence, l’utilisation spécifique de cette machine sera aussi grande que si on lui demandait de fournir un courant continu. Ses dimensions seront donc très petites si on ne lui demande de fournir qu’un travail rccl ou apparent très petit.
- Enfin, étant donnée la faible grandeur de la fréquence des courants qui devront traverser l’armature de cette machine, il n’y aura à redouter aucun trouble dans la commuta-
- Nous sommes ainsi conduits à adjoindre a notre génératrice ’ deux petites dynamos identiques à courant continu. On fermera individuellement chacun des deux circuits induits sur les armatures de ces machines.
- Les courants qui traversent les deux circuits induits étant naturellement décalés
- de — de période, chacun d’eux conviendra pour exciter l’inducteur de la machine à courant continu dont l’armature sera traversée par l’autre courant.
- Nous avons représenté sur la figure 30
- Fig. jo.
- une dynamo dont l'armature AA est constituée par un anneau Paccinotti muni de son collecteur cc sur lequel s’appuient deux balais diamétralement opposés a, J3. La ligne xy est un diamètre passant parles points de contact des balais.
- L’inducteur II est constitué par un anneau Paccinotti à denture interne, concentrique au premier. Il est muni de deux enroulements représentés schématiquement sur la figure 30, le premier par des traits continus, le second par des traits interrompus.
- Un courant lancé dans le premier enroulement développera un flux dirigé suivant la ligne xy. Un courant -lancé dans le second enroulement développera un flux dont la direction sera perpendiculaire à la ligne xy.
- L’excitatrice dont il conviendra de munir notre génératrice se composera de deux machines semblables que l’on pourra accoupler sur le ihème axe, comme il est représente sur la figure 31 et qu’une poulie permettra de faire tourner simultanément.
- Le schéma de la figure 32 représente les -
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- connexions qu’il conviendra d’établir entre les circuits induits de la génératrice et les divers circuits de l’excitatrice.
- S et C représentent les deux circuits induits de la génératrice; A et A'ies deux arma-
- tures de l’excitatrice; a(3, v!$' leurs balais; J et J'les circuits inducteurs des dynamos de l’excitatrice développant des flux dirigés suivant les lignes I et I; les circuits inducteurs de ces dynamos développant des flux
- dirigés suivant des directionsperpendiculaircs aux lignes xy.
- Pour éviter le pasage des courants de fréquence (a H- «a) développés dans les circuits induits de la génératrice à travers l’excita-
- devcloppam des fli
- pcndiculs
- trice, on pourra superposer aux deux circuits induits de la génératrice, d’autres circuits induits fermés sur eux-mêmes et constitués, par exemple, par une cage d’écureuil. Dans ces conditions le champ qui tournera par rapport à l’induit avec la vitesse (a -b n,ù) ne pourra acquérir aucune valeur appréciable.
- Les forces électromotrices de même fréquence, développées dans les circuits S et C seront donc très petites, et a fortiori les courants qu’elles feront passer dans l’excitatrice dont l’impédance sera grande pour la fréquence [rJ- n<3i)
- Désignons maintenant par
- les intensités des courants issus des circuits S et C qui traversent l’excitatrice.
- Le courant d’intensitc q, en traversant le circuit J, développera une force magnétisante égale et de signe contraire à celle qu’il développera en traversant l’armature A. Les choses se passeront donc comme si le coefficient de self-induction, apparent de cette armature était nul.
- Mais le circuit I étant traversé par le courant d’intensité
- la force clectromotrice produite par la rotation de l’armature A sera’ égale, en désignant par K un coefficient dépendant de sa vitesse, de ses dimensions et de la saturation de ses masses magnétiques, à K a cos zr. (x —
- Nous pouvons disposer à notre volonté de la
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- grandeur et du signe du coefficient K. Nous pouvons donc faire en sorte que cette force électromotrice soit en avance de — de période sur l’intensité q.
- Nous remarquerons que les circuits S et C, y compris leurs prolongements, ont un coefficient d’induction mutuel nul. Chacun d’eux comprenant l’un des circuits I ou T aura son coefficient de self-induction augmenté d’une quantité ce qui réduira d’autant l’action de la dynamo dont il traversera l’armature. Il y aura donc lieu de ne donner qu’un petit nombre de spires à ces circuits et de renforcer les autres.
- Cela ne présentera aucun inconvénient
- pour la commutation, puisque la réaction d’induit de chaque armature sera directement détruite par l’action du circuit J ou J' qui l’accompagne. Quant à l’influence des variations de flux qui se produiront au travers des bobines mises en court circuit par les balais, elle sera très faible à cause de la faiblesse de la fréquence de ces variations. On la rendra complètement négligeable en donnant beaucoup de touches aux collecteurs et en reliant ces dernières aux sections de l’armature par des fils de connexion résistants.
- (A suivre.)
- Maurice Leblanc.
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Théorie des commutatrices ;
- Par Gisbert Kapp (').
- Comme M. de Marchéna, M. Kapp montre l’avantage que l’on peut tirer des com-mutatriçes pour la traction électrique et étudie les différents modes de transformation employés pour transformer les courants alternatifs en continu : moteurs-générateurs ordinaires, transformateurs tournants à deux enroulements induits et commutatrices.
- Laissant de côté les transformateurs rotatifs à deux enroulements induits qui exigent un poids de cuivre assez considérable, ont des élévations de températures excessives, et sont d’une isolation difficile, l’auteur fait tout d’abord une comparaison intéressante du moteur-générateur et de la commutatrice. Dans ce but, il considère un induit donné comme appartenant à une dynamo à courant continu ou a un alternateur.
- (') Eîeklrotechnische Zeitschrijl des 15, 22 et 29 septembre 1898. Voir dans le précédent numéro de ce journal, l’article de M. Guilbert sur les commutatrices et les analyses des mémoires de M. Steinmerz et M. de Marchéna sur ce Sujet.
- La force électromotrice induite d’une dynamo à courant continu, à induit bobiné en série, ayant 2 p pôles inducteurs, « conducteurs à la périphérie et faisant N tours par minute est donnée par la formule
- $ étant le flux émanant d’un pôle.
- Dans un alternateur simple ou polyphasé, la force électromotrice induite, efficace, est :
- nl étant le nombre de conducteurs en série par phase et k un coefficient dépendant de la construction de la machine (largeur des pôles, nombres de phases, etc.).
- S’il s'agit d'une commutatrice monophasée, on a h1=-j-, et le rapport entre la tension alternative et la différence de potentiel aux balais est :
- JJ« „
- U ” 2 ’
- S'il s’agit d’une commutatrice diphasée possédant quatre bagues reliées à quatre
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- points de l’induit, on peut supposer que l’on a affaire à un enroulement à quatre phases connecté d’abord en polygone puis ensuite en étoile; la tension entre deux bagues correspondant à deux points de liaisons opposés sera donnée par la somme géométrique de deux tensions de l’enroulement polygonale h quatre phases. Comme pour ce dernier, avec
- T on a
- _Lo _ *
- U “ 4’
- on aura pour la commutatrice à courants diphasés :
- u0 _ *\/T_ k
- U - 4 -3V/ï"
- Pour la commutatrice triphasée on aura évidemment :
- En pratique on prend généralement pour la largeur v des pôles, soit la moitié, soit les deux tiers du pas P, c’est-à-dire de la distance d’axe en axe de deux pôles voisins, dans ces conditions on obtient pour-les valeurs du rapport de la tension alternative aux bornes' de i’enroulement polyphasé à la tension aux balais d’une commutatrice à vide :
- Alternatif simple . . 0,707
- Diphasé.......... 0,707
- Triphasé......... 0,612
- 4 phases.......... 0,5
- 6 phases......... 0,354
- Ces rapports varient très peu avec la charge par suite de l’absence de distorsion et de la faible perte de voltage admise dans les enroulements pour l’obtention d’un bon rendement.
- Le tableau précédent montre également que les tensions alternatives sont inférieures à la tension aux balais, comme celle-ci ne dépasse jamais quelques centaines de volts, on voit qu’il est nécessaire en général d’employer un
- transformateur statique pour amener la tension alternative k la valeur voulue.
- Est-il préférable d’employer un moteur générateur, ou de faire usage d’une commutatrice ? AI. Kapp étudie cette question au point de vue des rendements, en reproduisant les chiffres donnés par M. Steinmetz dans le même but, et au point de vue des prix des appareils. Le moteur-générateur comporte deux inducteurs et deux induits, mais ceux-ci étant clavetés généralement sur le même arbre, on économise un ou deux paliers et une partie des bâtis ; aucun travail mécanique n’étant fourni au dehors, on peut de plus prévoir des vitesses tangentielles. assez élevées.
- Là commutatrice, comme on le verra parla suite a, à égalité de puissance, un induit un peu plus grand qu’une dynamo à courant continu lorsqu’il s’agit de transformer du courant monophasé en continu, mais cet induit devient beaucoup plus petit surtout si le décalage entre les courants et les tensions est faible lorsqu’il s’agit du diphasé et du triphasé. On peut affirmer en somme que la commutatrice revient moins cher que la partie du moteur-générateur dans laquelle le courant continu est engendré, et que le transformateur est en général moins cher que l’autre partie du moteur générateur.
- Ceci suppose que la fréquence peut être choisie convenablement pour l’exécution rationnelle de la commutatrice. Si la fréquence est imposée, elle peut, dans certains cas, rendre plus coûteux l’emploi de la commutatrice, car une fréquence trop faible augmente le prix du transformateur et une fréquence trop grande rend la construction de la commutatrice plus difficile et même impossible. Le moteur-générateur est alors plus avantageux comme prix.
- Pour établir une comparaison entre une dynamo à courant continu et une commutatrice, M. Kapp, comme MM. Woodbridge et Child, Steinmetz et de Marchéna, considère un même induit actionné mécaniquement, puis par des courants alternatifs et calcule les pertes ohmiques dans les deux cas. Pour
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- plus de simplicité, les calculs sont faits en supposant la machine bipolaire, et les tensions et courants alternatifs sinusoïdaux, mais les résultats sont appliquables sans réserves aux machines multipolaires.
- CoMMUTATRICE MONOPHASÉE. — a. C(ZS d'iUl décalage nul. — Considérons une commuta-trice monophasée (fig. i). Soient!J la tension
- Fig. i.
- aux balais, I l’intensité du courant continu dans chaque moitié de l’induit, U0 la tension alternative et I0 l’intensité du courant alternatif dans chaque circuit. Si l’on néglige les pertes à vide et si l’on égale les puissances reçues et fournies on trouve en se rappelant que :
- U„ _ k
- U _ 2 ’
- pour le rapport de l’intensité maximadu courant alternatif au courant continu :
- Si nous prenons les valeurs k correspondant au cas théorique d’un champ inducteur sinusoïdal et aux dispositions courantes, c’est-à-dire au cas où la largeur d’un pôle est égale aux deux tiers ou à la moitié du pas on a pour y, les valeurs suivantes :
- Champ magnétique sinusoïdal (k = </2) rt = 2 Largeur du pôle égale aux 2/3
- du pas....................(k = 1,49) 7j = 1,9
- Largeur du pôle égale à 1/2 du pas....................(k — 1,64) r, = 1,72
- Si dans la position de la figure 1 on suppose que le balais d est le balai positif, les
- courants alternatifs entreront évidemment par a et comme il n’y a pas de décalage, la valeur du courant alternatif à l’instant considérée est dans chacun des deux circuits en parallèle :
- puisque le courant est maximum lorsque le point a est sous le balai d.
- Cherchons l’intensité du courant résultant dans chacune des quatre parties fa. ad, fb, bd, nous trouvons :
- r Dans /.r........I ( 1 — r, cos 2)
- Soit r, la résistance comprise dans chaque unité d’angle ou radian, c’est-à-dire 2 - r la résistance totale de l’induit; celle de la partie da sera r a et celle de la partie /h, r (- —a).
- La perte ohmique dans l’induit pendant l’instant dt qui suit le moment considéré
- rfA = arl«[(i - r, COS «)(tt- «) + (l + COS «)’*1
- La quantité de travail perdue une demi-révolution est 2 ff et correspond à une puissance moyenne égale h — J" 2 dA.
- Si nous remarquons que a — —>T étant la durée d’une période, nous aurons pour la puissance perdue dans l’induit complet :
- ou en développant :
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- ce qui donne en intégrant chaque terme séparément :
- La perte par effet jointe dans l’induit fonctionnant comme machine à courant continu et débitant un courant total 2 I étant zr.r P le rapport K entre les qualités d’énergie perdues dans l’induit, dans le fonctionnement en com-mutatrice et dans celui en génératrice à courant continu pour un même courant continu débité dans les deux cas est donc ;
- Inversement, si l'on désigne par 2 I( le courant continu débité dans l’induit dans la marche en génératrice à courant continu et correspondant à un même échauffement que pour le fonctionnement en commutatrice avec un débit 2 I on a :
- 2-rrV = 2îtrl* x K
- et par suite :
- Si l’on donne à r, les valeurs correspondant au cas théorique et aux deux cas pratiques considérés, on trouve pour P, K et -j- :
- P........ -^-13,66 -^—12,56 10,71
- K........ i,37 1.26 J»o7
- (i)=7r ”'8S
- On voit donc que, à égalité d’échauffement, un même induit peut produire une plus grande puissance lorsqu’il fonctionne comme machine à courant continu que lorsqu’il fonctionne comme commutatrice. La différence qui est de 15 p. 100 pour le cas théorique n’est que de 11 p. 100 lorsque la largeur des pôles est égale aux deux tiers du pas et seulement de 4 p. 100 si cette largeur descend à la moitié du pas.
- b. Cas où le courant est décalé par rapport à la tension. — Les déductions précédentes sont applicables seulement au cas où le lac-teur de puissance est égal à l’unité. Si par reflet d’une surexcitation le courant se trouve en avance sur la tension, le courant arrive à sa valeur maxima' avant que le point de jonction a ne soit arrivé au balai d. Soit 2 -• % l’angle de décalage on aura rfig. 2).
- 7. — 2TCÇ +
- L’égalité des puissances absorbée et fournie, 2 \0 Uo cos 2 - <0 et 2 UI donnera :
- Si l’on calcule comme plus haut la puissance perdue dans l’induit on trouve dA = arl* C(i - t, cos *)a ^ — p) + (1 -M cos «)apJ dt
- ce qui donne en intégrant chaque terme séparément
- P = 2trp|^i + -^ + ~r sitt 2*?
- (!) M. Kapp arrive dans son mémoire à un résultat un peu différent du précédent :
- résultat qui est en désaccord pour le cas théorique (qui comme on l’a vu plus haut, correspond à une valeur de r, égale à 2) avec l'expression :
- P = 2T.rV (3 — A + 2tang"2*q
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- Si l’on donne différentes valeurs à cos 2 ic a on obtient pour les valeurs de la puissance d’une commutatrice comparée à celle de la
- Fig. 2.
- même machine fonctionnant comme génératrice à courant continu avec une même perte dans l’induit :
- Cos <p f1)
- ' 0,9 0,8 0.7
- Champ sinusoïdal théorique 0,85 0,63 °>54
- Largeur du pôle égale aux 2/3 du pas . . . o.». o,77 0,66 o,57
- Largeur du pôle égale o,95 0,84 0.73 0,62
- (M Les valeurs de ce t bleau s
- l’expression rectifiée des erres (L . F. G. •
- Comme précédemment, on voit qu’il n’y a aucun intérêt à réaliser un champ sinusoïdal et que la considération de ce cas n’a qu’une valeur purement théorique. Il est bon de
- donnée par MM. Woodbridge et Child (.L'Éclairage Électrique, t. XV. p. 246) et que nous avons généralisée lors de l’analyse du mémoire de M. Steinmeu (L'Éclairage Électrique du 4 mars 1899).
- L’erreur de M. Kapp provient de ce qu’il prend pour 2n t T
- variable a = et intègre entre o et —. En ce faisant, on admet implicitement que l’élément différentiel est valable pour des valeurs négatives de (3, ce qui n'est pas, puisque îc second terme de cct élément serait alors négatif, et conduirait à un résultat particulièrement invraisemblable (absorption de chaleur par le passage du courant).
- C.-F. G.
- remarquer que le signe de 2 tt s n’intervient pas et que par suite les valeurs précédentes sont les mêmes, que les courants déwattés sont en avance ou en retard de phase.
- Commutatrice diphasée. — La commutatrice diphasée exigeant quatre bagues n’est en réalité qu’une commutatrice à quatre phases. Soit (fig. 3) une commutatrice diphasée
- sur laquelle on prend deux courants, l'un entre les points at et a2, l’autre entre bA et bs et dont le balai positif est en d. Les deux courants alternatifs sont négatifs dans le quadrant a, tandis que dans ax bi le courant de la phase a est négatif et celui de b positif. Toutefois si l’on écrit l’angle a avec son signe en le comptant à partir de la droite od on aura pour tous les quadrants quelle que soit leur position pour la résultante des deux courants alternatifs dans chaque quadrant :
- i — — Im (cos 2 -f sin a)
- lm étant la moitié de la valeur maxima du courant de chaque phase.
- On en déduit
- Si l’angle de phase est nul, le maximum du courant résultant lm ÿj se produit pour a ==-j c’est-à-dire lorsque le quadrant est sous un pôle et le courant s’annule lorsque ce quadrant est placé symétriquement par rapport à un balai.
- Le rapport de la tension alternative dans
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- chaque quadrant à celle du courant continu est comme on l’a vu :
- U0 _ k_
- U 4 ‘
- La valeur du courant dans le quadrant étant I0 la puissance correspondant à un quadrant est U U — est celle de l’induit complet kl0 U.
- En égalant cette quantité à la puissance 2 UI débitée par la commutatrice on obtient
- U _ I0É2 _ 2 s/2 _
- I — I - k ~~ '•
- Les valeurs de r, correspondant au cas théorique (k~2) et aux cas où la largeur des pôles est égale aux deux tiers du pas (k= 2,13), ou à la moitié du pas (A: = 2,32), sont :
- Champ sinusoïdal................1,41
- Largeur du pôle égale au 2/3 du pas 1,32 »» » au 1/2 du pas 1,21
- Pour calculer les pertes par effet Joule dans l’induit en admettant que le facteur de puissance est nul, désignons par (3 l’angle que fait la bissectrice du quadrant ab avec 0 d{fig. 4). On a alors :
- Pour évaluer les pertes dans un quadrant, il suffit d’intégrer pour une demi-période et de diviser par la moitié de la durée de la période. Pour cela il convient de sommer successivement entre £3=-----— et [3 — — , puis entre
- [3 = — et (3 = — , l’expression du courant dans le quadrant n’étant pas la môme dans ces deux intervalles (‘).
- (!) Dans ce cas, on peut, comme le fait M. Kapp, se contenter d'intégrer entre les limites o et ou o et-É d’une 7î ît: T ?T
- part et — et —— ou -g-et —g— d'autre part et doublant le résultat de la première opération, mais il est inexact de dire
- Les courants et résistances dans les portions a d et db pour la position de la figure 4 ont pour valeurs :
- dans cid I 4- i — I (1 -f- y, sin £), résistance —-£
- dans db I — 1 = I (1 — 7; smp), » — + £
- Le travail perdu pendant l’instant dt dans ce quadrant est égal à :
- = [(I+,sm?)- (^-P)
- + (1 - sin ?Y (-J-+P)]*,
- expression qui est valable tant que d est situé entrer et b c’est-à-dire tant que j3 est compris entre------et —- .
- La première sommation donne donc, si l’on remarque que df{3= 2ir <jt :
- Pi=~ J ^dA
- -IL Lntl
- T Sin T']4*
- ou en intégrant :
- Si le point d n’est pas compris dans l’arc a b le travail perdu dans le quadrant a b pen-
- que l’intégrale entre les limites o et —É est égale à celle ?T T
- entre les limites —g—et —-•
- Cette façon de procéder ne serait plus correcte s'il y avait un décalage de phase entre les tensions et les courants alternatifs, c’est pourquoi nous lui préférons la marche suivie par nous et qui, dans tous les cas, est la seule exacte.
- C.-F. G.
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- dant l’instant dt est, la résistance du quadrant étant — :
- dA= ~rV (1 — r, sin £)2 dt La deuxième sommation donne donc :
- L’énergie totale perdue dans l’induit complet est donc :
- r = 4(P, + P,)= 2*1-1* (1 + ^* r t,)
- Ce qui donne pour le rapport des pertes pour une même puissance fournie par l’induit dans le fonctionnement en commutatrice et dans celui en machine à courant continu :
- Remplaçant 71 par les valeurs données plus haut pour le cas théorique et pour les deux cas de la pratique courante nous aurons pour les valeurs de P, de K et du rapport des puissances pour un même échauffement moyen, dans les deux fonctionnements en commutatrice et en génératrice à courant continu :
- V= 2.32 ri* 2,241-1* 2,20 r i*
- K = 0,37 0,36 0,35
- On voit que dans ce cas, le rapport de la largeur des pôles au pas n’influe pas sensiblement sur la puissance, on pourra donc adopter la forme de pôle qui conviendra le mieux pour assurer un bon fonctionnement du collecteur.
- Commutatrice triphasée. — Considérons une commutatrice triphasée dont nous défi-
- nirons la position des phases par l’angle a que fait la bissectrice de la portion a b avec la droite od du balai positif (fig. 5). Les cou-
- Fig. s-
- rants alternatifs sont opposés au courant coutinu. on voit en raisonnant comme précédemment que les courants et résistances sont en supposant l’angle de phase nul :
- Dans le segment ad. I + Im sin a r -----
- », bd. I —I,„sina
- tant que a est compris entre — ~ et H- -j -Si a est compris entre - et -LL 0n a pour le segment a b :
- Courant................ I —1,„ sin a
- Résistance.............. . —-
- 3
- Le nombre de conducteurs par phase étant
- — on a :
- 3
- U„ _ k U 3
- et l’égalité des puissances absorbée et débitée donne pour la valeur du maxima du courant par phase :
- Pour calculer les pertes par effet Joule dans la phase a b nous avons à intégrer la perte élémentaire pendant le temps dt, pour une demi-période . L’élément différentiel n'étant pas le même dans les deux inter-
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- valles — à — et -j- à -y- nous partagerons
- l’intégration en deux parties
- Tant que a est inférieur à -j- , ou t h on a pour le travail élémentaire perdu dans la phase a b :
- p' = TjfT dk
- Où tous calculs faits :
- Si a est compris entre — et'—— ou t entre r 3 3
- — et -g-, le travail élémentaire perdu dans la phase a b est :
- dA = I2 (i — t, sin «)2 -- “J- dt
- Et les pertes pendant l’intervalle ~ h
- jr .
- ps=-fÇdA
- Ce qui donne après réduction ;
- p,= -^[f + v(i + Æ)-^]
- L’énergie perdue dans l’induit complet est :
- P = 3(I,, + P,)=2-fI>[l + :Ç--^- r,]
- et le rapport des pertes pour une même puissance fournie comme commutatrice et comme génératrices courant continu est :
- Les valeurs de k correspondent au cas théorique!'1) et aux deux cas étudiés étant :
- Champ sinusoïdal... k= 1,84, r, = 1,54 Largeur du pôle égale au 2/3 du pas. . . . k = 1,95, r, = 1.45 Largeur du pôle égale au 1 2 du pas. . . . k = 2,12, r, — 1,33
- Celles des quantités P, K et du rapport des puissances pour un meme échauffement moyen dont les deux fonctionnements en commutatrice et en génératrice à courant continu sont :
- n = 1,54 y, = 1,45 ». = 1,33
- — • • - *;0*t '>0- *:‘1T
- Un même induit peut donc donner, lors
- pi Si l'on compare les expressions du rapport -j°- obtentn par M. Steinmetz et par M. Kapp et qui sont :
- lo _ ay/r ]5L_2_
- (cette dernière étant également générale) on trouve pour la valeur théorique du coefficient k en fonction du nombre de phase « :
- laquelle pour n ~ 2, 4, 5, 6 de
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- il Mars 1899.
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- 3*7
- qu’il fonctionne en commutatrice, avec un cos 2-0 égal à l’unité, une puissance de 34 à 44 p. 100 supérieure à celle qu’il fournirait comme induit de machine à courant continu.
- Commutatrice a six phases. — On sait qu’on peut alimenter un bobinage a six phases avec un transformateur triphasé en séparant complètement les bobines secondaires et en les réunissant chacune h deux points diamétralement opposés c’est-k-dire à deux des six bagues de la commutatrice. En étudiant ce cas comme plus haut, on trouve la valeur maximadu courant résultant dans chacun des six circuits de l’induit est égale à celle du courant maximum dans chaque bobine secondaire du transformateur.
- Le calcul des pertes par effet Joule montre que la commutatrice à six phases est plus avantageuse que celle à deux ou quatre phases, car la puissance de cet appareil est à égalité d’échauffement, et pour un facteur de puissance égalé à l’unité, double de celle qu’il produisait s’il était employé comme génératrice à courant continu. La forme du pôle ne joue aucun rôle pour un décalage nul et son influence est faible lorsque le-facteur de puissance est inférieur k l’unité.
- Conclusions. — En terminant, M. Kapp fait remarquer que l’étude du cas général serait compliquée et n’a pratiquement du reste qu’un intérêt assez faible puisqu’on doit choisir l’excitation de façon k ce que le décalage soit annulé pour la marche k pleine charge. Si un décalage qui en résulte n’a pas grande signification puisque la puissance dissipée, considérée au point de vue absolu, a diminué.
- Toutefois, dans un tableau récapitulatif, M. Kapp donne les valeurs du rapport, pour un même échaulfement des puissances d’une machine fonctionnant comme commutatrice avec un facteur de puissance cos 2T.0 ou comme dynamo k courant continu h).
- {>) La généralisation des expressions données par M. Kapp pour le rapport des pertes dans l'induit d’une machine pour
- Comme comparaison., l’auteur donne égale-
- rant continu n"a pas la complication qqc M. Kapp lui suppose
- nombre quelconque de phase, mais encore lorsque les courants alternatifs sont décalés par rapport aux tensions du système à courants polyphasés.
- Considérons en effet (fig. 4) le cas d’une commutatrice à n phases,'chaque phase occupant une portion de circonférence égale à
- Si le balai à est compris entre « et die travail élémentaire perdu pendant, le temps iU est évidemment par analogie
- + I-[l-r,sin2^(A+?jJ'r(-t- +?)j it
- Si, au contraire, le balai d est extérieur à l’arc ab, le travail élémentaire perdu dans l’enroulement a pour expression :
- ^ + ^rdt.
- Nous aurons la puissance dépensée dans une phase de l'enroulement en intégrant le premier élément différentiel entre les limites-et ~~~ et le second entre
- / T T \ T
- et I —---J et en divisant le résultat par — .
- On obtient ainsi :
- p=-Tr^dA'+^j2~dAt
- ou en réunissant les termes communs aux deux intégrales.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVIII. — N° 10.
- ment les valeurs théoriques trouvées par
- La première intégrale se réduit évidemment à :
- La seconde a pour valeur :
- » -1---j- 2 cos 2Trcpsin— .
- j* ™ fsin2o^p + •
- -i[—«(++0L“
- La troisième conduit à :
- 4 M’H-
- Portons ces valeurs dans l’expression de P, nous obtenons :
- Il est intéressant de vérifier que cette expression n’est autre, pour le cas théorique, que celleque nous avons donnée précédemment. (Voir L’Écluhuge Électrique du 4 mars 1899 p. 342. note 1). Pour cela rappelons que l’on a en général :
- t dans le cas théorique (voir p.
- MM. Woodbridge et Child, et par M. Stein-metz. Noûs avons rectifié {ce tableau en ce qui concerne les commutatrices monophasées et polyphasées fonctionnant avec des facteurs de puissance inférieure à l'unité en appliquant la formule générale donnée par nous :
- TYPE DE COMMUTATRICE thermique. largeurs
- , CQS 0 = r 0,85 «.s. 0,95
- Monophasée ) ^ ^ ~ «Ai 0,66 0,84 o,73
- 1 cos 0 0 „ P,54 0 57 0,62
- i-34 1,38 J-44
- Triphasée . . cos <p = 0,9 1,09 >,«3 1,21
- fcoso = 0,8 0,9 o-95 1,02
- • cos © = I 1,64 1,67 1.70
- 2 ou 4 phases.' cos 0 = 0,9 1,28 i-34 1,38
- 1 COS ® = 0,8 1,03 J,09 1,15
- !,96 1.98 i.99
- 6 phases. . . ; cos 0 = 0.9 M4 i-49 I.
- ,cos? = o,8 1,14 1,20 1,26
- L’expression de P s’écrit donc pour le cas théorique : P = ».rp[,+ i. —«—_—£]
- et celle du rapport des pertes pour une même puissance débitée dans le fonctionnement en commutatrice et en machine à courant continu :
- * —
- résultat qui est bien identique à celui que nous avions trouvé directement. C.-F. G.
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- 11 Mars 1899.
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- Convertisseurs tournants ;
- Par le professeur Sylvanus-P. Thompson'(')-
- L’étude du professeur S.-P. Thompson, se rapporte aux convertisseurs tournants en général et, tout en résumant ce qui a été écrit sur cette intéressante question, conticntquel-ques points nouveaux, qu’il est intéressant de signaler.
- En premier lieu l’auteur donne la nomenclature des transformations que peut faire un transformateur tournant au sens général du mot. Ces transformations sont, en désignant par C le courant continu et par An A2, A. les courants alternatifs à une, deux ou trois phases ;
- 1 CàC de haut à bas voltage
- 2 Ai à Ai
- 3 AjàA, » ‘ »
- 4 A3 à A3 » »
- 5 C à A, ou A, à C
- 6 CàA, ouA,àC
- 7 C à A3 ouA,àC
- 8 A, à A2 ou A, à A,
- 9 AjàA, ou A3 à Al
- A,
- 1. A, de phase différente l A, de fréquence différente.
- 11 va sans dire que quelques-unes de ces transformations peuvent être effectuées plus simplement à l’aide de transformateurs fixes, telles sont celles des nos 2, 3 et 4 d’une part, 8, 9 et xo de l’autre et à l’aide de self-induction et condensateurs n°s 8 et 9.
- Laissant de coté les autres cas, l’étude actuelle se rapporte uniquement aux transformations des nus5, 6 et 7 et donne les trois solutions possibles signalées dans les études précédentes : moteur-générateur, induit à double enroulement et convertisseurs propres (commutatrices, permutateurs, etc.), avec étude c|es rendements des trois systèmes.
- Le premier convertisseur existant est celui du Technical Collège de Finsbury, et date de 1885. C’était une machine Gramme à cou-
- ') Mél
- lu de
- /ant l’Institution of Elcctrical Engine smbre 1898. Voir 77# Eîectrician; décembre 1898.
- rant continu k laquelle on avait adjoint deux bagues connectées à deux points de l’enroulement induit situés à x8o° l’un de l’autre.
- D’une manière générale les convertisseurs peuvent être classés par le nombre de bagues. Cette classification est indiquée dans le tableau ci-joint.
- Ta
- NOMBRE ANGLE EMPLOI POSSIBLE
- .800 Commutatrice monophasée.
- 120° >> triphasée.
- 5 9°° » diphasée. » à 4 phases. » ' à 5 phases.
- u triphasée avec
- 60„ conducteurs séparés pour chaque phase.
- 1 Commutatrice à 6 phases.
- » double tripha-
- 7 Commutatrice à 7 phases.
- » àqphasesavec
- conducteurs séparés pour
- 8 45° chaque phase. Commutatrice à 8 phases.
- « double diphasée.
- 9 40" Commutatrice à 9 phases.
- Les valeurs des tensions efficaces en fonction de la tension aux balais et du courant continu ont été calculées pour les commutatrices diphasées et triphasées par M. Ayrton, en 1893 (*) et d’une manière générale par M. Friese (2), en 1894. Les études complètes de M. Steinmetz et de M. Kapp nous dispensent de revenir sur ces valeurs et sur cejle des rapports des courants alternatifs au courant continu débité par l’appareil.
- Si l’on considère une commutatricc recevant un ou des courants alternatifs par des bagues et fournissant du courant continu, il eSt
- (’) Journal of the h XXII, p. 340, avril 1
- (2) Elektrotechniscl)ê Zeitschrift, 15 ft
- of Eleclrical En<
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- 3 cio
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- T. XVIII. - N° 10.
- évident que le courant que l’appareil reçoit comme moteur a dans une direction opposée à celle de la force électromotrice induite, tandis que le courant débité a, dans l’induit, le meme sens que celle-ci. Les courants sont donc opposés comme l’exige l’absence de couple ou de réaction d’induit.
- De plus, comme les courants alternatifs varient à chaque instant, tandis que le courant continu reste le même, il est clair que pendant une certaine partie de la demi-période, le courant alternatif doit être plus grand que le courant continu et inférieur au contraire . pendant le reste de cette demi-période. II. en résulte que, pour une vitesse moyenne constante, la vitesse de la machine tend à s’accroître pendant la première partie considérée et à diminuer pendant la seconde, et ces oscillations autour de la vitesse moÿenne ne peuvent être amorties que par l’inertie de la partie tournante. Ceci n’est toutefois applicable qu’aux commutatrices monophasées, car dans les commutatrices polyphasées, l’effet résultant provenant des différents courants alternatifs est nul.
- La variation du courant dans chaque phase donne lieu néanmoins à une réaction d’induit locale variable ; laquelle produit des pertes par courants de Foucault dans les épanouissements polaires aussi bien pour les commutatrices monophasées que pour les commutatrices polyphasées.
- Pour l’exposé des phénomènes qui se passent dans un convertisseur polyphasé, M.S.-P. Thompson considère le cas d’un appareil de 10 kilowatts sous too volts aux balais.
- Fig. i e: 2.
- L’induit comporte 48 sections de 2 spires chacune et tourne à 1200 tours par minute, ou 20 tours par seconde. Le flux dans l’induit est de 5208333 lignes. Le courant continu dans chaque moitié de l'induit est de 50 ampères.
- Les figures 1 et 2 représentent l’induit vu du côté du collecteur et du côté des prises de courants du circuit alternatif.
- Il n’est pas sans intérêt de suivre pas à pas les variations du courant dans l’induit, dans la commutatrice. c’est ce quJa fait AI. S.-P.
- Thompson en représentant (flg. 3) d’abord la répartition constante du courant continu, puis celle du courant alternatif pour des positions angulaires des points de jonction,o. 150, 30% 450, 6o°, 75% 90“ et 105° et enfin les courants résultants par les mêmes positions.
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- 11 Mars 1899... . REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- Au delà de 90“ les courants sont les mêmes qu’en deçà de 90°.
- On sait que si l’on considère une section de l’induit à courant continu, le courant résultant qui la traverse et par suite la quantité d’énergie perdue par effet Joule sont différents suivant la position de la bobine par rapport aux points de jonction avec les bagues. M. Steinmetzavait donné les courbes du courant résultant dans différentes sections, M. S.-P.Thompson les a complétées en donnant non seulement la courbe du courant en fonction du temps, sans tenir compte toutefois de son signe, mais encore celles des carrés du courant et par suite des pertes par effet Joule, dans différentes bobines situées, soit à égale distance des points de jonction avec les bagues, soit à 30°, 6o° ou 90" de la section médiane ; la quatrième courbe ,se rapporte comme la troisième à une section aboutissant à 1’un des points de connexion avec les bagues mais avec un facteur de puissance égal k 0,866 (décalage de 30°). Les traits supé-
- Fig. 4. — Courbes des courants en valeurs absolues et des pertes par effet Joule dans différentes sections de l’induit d’unecommutatrice monophasée en fonction de la position de cette section dans le champ inducteur.
- rieurs des diagrammes de la figure 4 se j rapportent aux courants et ceux bordant les J surfaces hachurées aux pertes par effet Joule [ en fonction du déplacement angulaire de I l’induit. La surface hachurée représente le I
- travail perdu dans la section considérée pendant chaque période; les valeurs des quatre premières surfaces sont proportionnelles aux nombres 10, 21, 50 et 86.
- Tout ce qui précède serait évidemment modifié si la distribution du flux inducteur le long de l’entrefer n’était pas sinusoïdale. Si les pôles sont assez étroits de façon à concentrer le champ, comme la tension induite est maxima dans une portion d’enroulement,lorsque le milieu de cette portion est en face du milieu du pôle, la valeur efficace de cette tension est, pour une même tension aux balais, un peu supérieure à celle que donnerait le champ sinusoïdal car la courbe périodique est un peu plus aplatie qu’une sinusoïde. Une telle commutatrice transformant un courant continu encourant alternatif donnerait donc une tension aux bornes supérieure à la valeur théorique et par suite un courant d’intensité efficace, plus faible qu’avec le champ inducteur sinusoïdal ; la courbe périodique du courant dans le cas d’un circuit d’utilisation sans induction serait également aplatie.
- Dans le cas où la même machine servirait au redressement d’un courant alternatif, le contraire aurait lieu etda tension aux balais serait inférieure à celle correspondant au cas d’une tension alternative sinusoïdale.
- On peut naturellement obtenir une tension parfaitement sinusoïdale ; c’est ce qu’on obtient en particulier avec les commutatrices spéciales de Laboratoire de I’Allgemeine Elek-tricitats Gesellschaftou celles de Schuckert (*).
- L'étude de la variation des courants dans une commutatrice à 2 ou 4 phases ou dans une commutatrice triphasée, peut être faite aussi facilement que dans le cas d’un appareil à courant alternatif simple.
- La figure 5 se rapporte au cas des appareils k 2 ou 4 phases et la figure 6 au cas d’une commutatrice à courants triphasés.
- Une seconde partie du mémoire du pro-
- (') Voir article Hanappç, L’Éclairage Électrique, t. VIII, p. 51, 1896. t
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- fesseurThompson, s’occupe plus spécialement de la description de quelques types de com-mutatrices et des dispositifs spéciaux de réglage. Ce sont d’abord celles de MM. Alioth
- de Bâle, pour lesquelles nous renverrons à la récente publication de M.Ritter (M.Puis le procédé imaginé par M. Heldt pour permettre de changer le rapport des tensions alternatives
- Fig. 5. — Valeurs des courants alternatif et continu et des courants résultants dans une commutatrice à courants diphasés. Courant continu total 100 ampères sous 100 volts; courant alternatif dans chaque conducteur delà ligne 70,7 ampères; voltage entre deux conducteurs voisins 50 volts.
- et continues.Ce procédé consiste, comme on le I d’ordinaire, aux lames du collecteur etl’au-sait, dans le cas d’une commutatrice à courant I tre S partagé en deux moitiés montées en alternatif simple,disposersur l’induit (tig. 7) I quantité ou en série et introduit entre l’un deux enroulements, l’un P réuni, comme I des points de connexion du premier et l’une
- Fig. 6. — Valei
- : alternatif dans chaque fil de lij
- des bagues. Les tensions dans les enroule- I la tension aux balais au-dessus de sa valeur
- ments doiventêtreen opposition ouen coïnci-------------------------------------------------------
- dencede phase suivant que l’on veut abaisser | (‘) Voir L Éclairage Électrique des 7 et 14 janvier' 1899.
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- théorique, ou qu’on veut l’élever. Le rapport des différences de potentiel aux balais et aux bagues dépend des nombres de spires des deux enroulements, lesquels sont reliés
- — Dispositif de M. Heldt pr
- commutatrice monophasée.
- aux tensions Un et U, aux bornes et aux balais par la relation :
- N.ç U0 v/T— U - — U
- si les deux moitiés de l’enroulement S sont en quantité, et
- N.*,- n(1v72 — u
- R'F ~ a:
- s’ils sont en série. .
- Dans ces formules Ny ctNP sont respective-
- Heldt
- ment les nombres totaux de spires des enroulements P et S ; suivant que la valeur de est positive ou négative les connexions des deux enroulements doivent être telles que les tensions induites s’ajoutent ou se retranchent.
- immutatr
- dfs : 159 ar
- Le dispositif précédent s’applique aussi au cas d’une commutatrice polyphasée quelconque ; la figure 8 montre schématiquement son adaptation au cas d’un convertisseur à courants triphasés.
- On peut encore modifier le rapport des tensions alternatives et continues mais dans des’
- limites plus restreintes en modifiant la distribution du flux sous les épanouissements polaires et les largeurs de ceux-ci par rapport au pas ainsi que le montre l’étude de M. Kapp i'1). Ln dispositif de ce genre acte
- t1) Voir plus haut, p. 397.
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- T. XVIII. — N° 10.
- employé par M. Behn-Eschenburg dans une commutatrice triphasée de 55 kilowatts construite par les ateliers d’Oerlikon.
- Celte machine est représentée sur les fi-
- gures 9 et 10; elle est calculée pour donner 300 volts aux balais à 600 tours par minute. L’induit tambour est à deux circuits ; son diamètre est de 5,22 cm, sa longueur de
- 36 cm. ; le nombre de dents est de 117 et chaque encoche comporte deux barres. Les balais sont en charbon et sont placés sur la ligne neutre théorique quelle que soit la charge sans que la machine donne d’étincelles.
- L’inducteur est à 4 pôles dont les pièces polaires embrassent un arc de 72e* c’est-à-dire ont une largeur égale à 0,8 du pas ; leur développement est de 335 mm.
- Ainsi constituée, la machine.donne un rapport entre la tension alternative aux bornes de chacune des trois phases et la tension au balai*de 0,577 alors que la valeur théorique dans le cas d’une distribution sinusoïdale serait de 0,6123. Pour une tension aux balais de 300 volts, la tension aux bornes de chaque phase est de 173 volts.
- Si l’on coupe les cornes polaires comme le montre la figure 10 de façon à ce que l’arc embrassé par l’épanouissement soit de 49' et son développement de 2,28 centimètres c’est-à-dire de 0,54 du pas, le rapport des tensions est de 0,666 et les tensions de chaque phase pour 300 volts aux balais est de 200 volts. Ce rapport reste constant à 2 p. 100 près à toute charge.
- La figure 11 donne les caractéristiques à vide en fonction de l’excitation pour une
- vitesse de 605 tours ; on voit que le rapport des tensions continue et alternative est sensiblement égal à —- 1,5. Les deux courbes ponctuées correspondent à des charges inductives
- riphasés des atelier
- génératrice de
- charge de la
- et montrent l’effet démagnétisant des courants déwattés, la vitesse et réchauffement sont
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- changés mais le rapport des tensions reste le même.
- Sous sa première forme et fonctionnant comme moteur à courant continu à 300 volts avec 2,1 ampères d'excitation et sans charge sur lescircuits à courants triphasésla machine fait 470 tours. Avec un débit de 153 par phase sur résistances sans induction la vitesse par suite des réactions produites descend à 440 tours. Pour cette vitesse les lectures aux appareils de mesure sont :
- pour le courant continu 295 volts, 153 ampères
- pour les courants alternatifs 165 volts, 153 ampères par phase.
- Si l’on alimente des moteurs asynchrones à faible charge la vitesse augmente par suite de l'affaiblissement du champ par les courants déwattés et devient égale à 640 tours. Les lectures aux appareils sont alors
- pour le courant continu 298 volts, 32 ampères
- pour les courants alternatifs, 157 volts, 235 ampères par phase-
- Pour maintenir la vitesse constante, l’excitation en dérivation aurait donc varié avec la charge et le décalage.
- Les pièces polaires et la carcasse sont en acier; chaque pôle comporte une bobine de 3 200 spires de fil de 2 mms de section. La résistance totale de l'inducteur est de 80 ohms, celle de l'induit entre balais de 0,028 ohm.
- L’appareil fonctionne également sans décalage de balais et sans étincelles comme, moteur synchrone en donnant [du courant continu et avec ou sans excitation des inducteurs. Elle se conduit également bien et sans étincelles avec un fort décalage des balais en avant ou en arrière de la zone neutre. Avec un fort décalage en arrière sans excitation, à 627 tours par minutes et donnant un courant continu de 46 ampère sous 100 volts, cette machine absorbe 52 ampères par phase sous îoo volts efficaces. Dans ce cas curieux les réactions sont excessivement compliquées.
- M. S.-P. Thompson signale ensuite le tra-
- vail de M. Routin (‘) sur le calcul de la tension efficace induite connaissant le rapport de la largeur du pôle au pas et admettant une répartition constante du flux dans l’entrefer.
- Une commutatrice diphasée de 30kilowatts construite par MM. Brown Boveri et C'e a son armature enroulée suivant le schéma de la figure 12. Cette machine est à 4 pôles avec
- rants diphasés de 30 kilowa
- deux bobines inductrices seulement, elle fait 1 200 tours par minute et par suite marche à la fréquence de 40 périodes par seconde. Son rendement est de 90 p. 100. Le courant absorbé par chaque phase est de 415 ampères wattés à 400 volts et 500 à 60 volts.
- L’induit à enroulement tambour en quantité à 36 encoches comportant chacune deux conducteurs. L’excitation à charge normale correspond a une induction égale dans l’induit à 7 800 et variant dans les dents de 10700 a 14900."
- Cette machine fonctionne en parallèle avec des excitatrices d’alternateurs diphasés et conduites par des turbines. Le rapport des
- {') Voit L'Éclairage Électrique « Sur les transformateurs rotatifs » par Routin, t. XI, p. 531, 1897.
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- T. XVIII. — N° 10.
- 3g6 L’ÉCLAIRAGE
- tensions alternatives et continue lorsque cette machine fonctionne comme moteur à courants diphasés varie peu avec l’excitation, de 0,608 à 71 lorsqu’on passe de 2 à 14 ampères d'excitation c’est-à-dire de 30 à 88,5 volts au collecteur- Le rendement est de 0,9.
- C’est sans contredit en Amérique que les commutatrices sont appliquées sur une large échelle par suite de la longueur des transmissions d’énergie et de la nécessité d’emploj'er le courant continu par la traction et l’électrochimie. Les premières commutatrices ont été faites sur les indications de M. Parshall de la General Electric Co, elles sont construites dans les mêmes idées que les dynamos multipolaires à courant continu avec champ inducteur puissant et fonctionnent très bien. Depuis, quelques inventeurs ont essayé des champs inducteurs relativement faibles en partant de ce principe que l’absence de distorsion du champ rend plus facile la commutation . Mais quoiqu’un convertisseur polyphasé puisse fonctionner sans aucun enroulement sur l’inducteur par suite de la production du ftux par l’armature elle-même, le réglage de pareilles machines laisse beaucoup à désirer et l’on est revenu déjà au premier type de M. Parshall, type sur lequel sont établies toutes les grosses commutatrices installées par la General Electric Co soit pour la traction, soit pour l’électrochimie.
- La Pittsburg Réduction C’ qui fabrique l’aluminium en empruntant l’énergie électrique à l’usine des chutes du Niagara possède un matériel correspondant à une puissance de 2000 chevaux de convertisseurs (1).
- C’est également la General Electric Co qui a fourni les six convertisseurs triphasés de la station centrale de Brooklyn. Ce sont des machines de 200 kilowatts à huit pôles ; elles font 375 tours par minute, la fréquence employée étant 25 périodes par seconde. Le voltage alternatif-est de 82,8 volts, la tension aux balais de 125 volts et le débit de
- (*) Voir l'article de M. Pellissier sur P 0 Utilisation des chutes du Niagar&vL’ÈdairageÉiectriqne, t.VII,p. 145,1896.
- ÉLECTRIQUE
- 1 500 ampères. Le diamètre de l’induit est de 1,22 cm, la largeur de 178 mm ; cet induit dans une surface latérale de 32 cm par kilowatts, il comporte 240 encoches k deux conducteurs. L’entrefer a 6,35 mm; le collecteur a 240 lames et un diamètre de 92 cm, les balais sont en charbon et comprennent huit séries de 9 balais dont la surface de contact est de 8 cm2.
- Le flux émanant d’un pôle est à pleine charge de 4 380 000 lignes et correspond à une induction dans les inducteurs de 12 400. L’induction dans l’entrefer est de 8000, celle dans les dents atteint 21000 et celle dans l’induit est de 9 500.
- Ces machines n’ont aucun décalage de • balais dans le fonctionnement en commuta-triccs ; dans la marche en machine k courant continu le décalage des balais est de 4 lames environ. La largeur des pôles par rapport au pas est de 0,657 et le rapport des tensions alternatives et continu 0,633. Les pertes par effet Joule dans l’induit à pleine charge sont de 3 500 watts pour le fonctionnement en convertisseur et 6 500 pour celui en génératrice à courant continu. Les pertes totales dans l'induit sont dans les deux cas de 6005 watts et 9130 respectivement, les élévations de températures correspondantes de 27° et 470, celles du collecteur 36° et 520.
- Les ateliers de Schenectad y ont aussi construit un convertisseur de 600 kilowatts avec 16 pôles et tournant à 188 tours par minute. Le rapport de la largeur du pôle au pas est de 0,72 et celui des tensions 0,718; celles-ci sont de 115 et 160. Le diamètre de l’induit est de 254 cm, sa largeur de 21 cm, il a une surface latérale de 28,4 cm2 par kilowatt (’). L’élé-
- C) M. S. Thompson estime l’utilisation spécifique des machines dynamo-électriques par le rapport de la surface latérale active de l'induit (c’est-à-dire la surface du fer seul, l’isolant étant déduit) à la puissance en kilowatts. La surface de l’induit par kilowatt varie de 26 à 68 centimètres carrés dans les machines modernes au dessus de 100 kilowatts. Pour les machines anciennes et les petites machines, celte surface atteint de 65 à 160 centimètres carrés par kilowatts.
- Ces valeurs s’appliquent aussi bien aux dynamos à cou-
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- vation de température après 17 heures de marche à 575 kilowatts était de 150 pour l’induit et 23" pour les inducteurs. L’induction moyenne dans l’entrefer est de 10 700.
- M. S.-P. Thompson donne en dernier lieu quelques détails surles quatre convertisseurs triphasés du Central London Railway cons-
- truits également sur les plans de M. Parshall. Ces machines (fig. 13) ont une puissance de 900 kilowatts, elles comportent 12 pôles et font 250 tours par minute. Leur poids est de 30 tonnes et le rendement garanti de 0,95 à pleine charge et 0,93 à demi-charge. Chaque circuit à courant alternatif a une tension
- de 310 volts et l’intensité du courant y estde 1 800 ampères. La tension aux balais est de 550 volts.
- L’induit a 432 dents et 2 conducteurs par encoche, il y a 24 circuits en parallèle.
- L’emploi des convertisseurs en parallèle a mis en évidence un fait qu’il serait difficile de prévoir par l’étude du fonctionnement de petites machines isolées, c’est la tendance à une oscillation de faible période qui se produit dans la marche en parallèle par suite probablement des réactions des armatures et assez analogue à celui qu’on constate dans la marche en parallèle de certains types d’alternateurs.
- Un autre point embarrassant est un phénomène analogue que l’on observe lorsque deux convertisseurs sont employés pour transmettre du courant continu à longue distance en prenant des courants alternatifs comme intermédiaires. Les inconvénients peuvent
- probablement être combattus par des procédés analogues employés à ceux employés pour obtenir un bon fonctionnement en parallèle des alternateurs, par exemple en em-
- pêchant la réaction d’induit de produire une grande distorsion du champ inducteur.
- AI. S.-P. Thompson termine son intéressante communication par quelques mots sur les appareils désignés par M. Mascart sous le
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- nom de permutateurs et dont le principe est aisément compris k l’inspection de la ligure 14. Trois circuits k courants triphasés par exemple AA' BB' CC' créent un champ tournant qui induit dans l’enroulement secondaire, fermé sur lui-même et dont les différentes sections aboutissent aux lames d’un collecteur, des forces électromotrices alternatives redressées par le jeu de balais frottant sur le collecteur et tournant avec une vitesse correspondant à celle du synchronisme.
- ÉLECTRIQUE T. XVIII. — Nu 10.
- A cette classe appartiennent les redresseurs à balais tournants de Zipernowsky et Déri, et le transformateur de fréquence et de tension de MM. Hutin et Leblanc f1).
- M. S.-P. Thompson pense que ce genre de machine mérite d’attirer l’attention des élec-triciens^ car dans quelques cas iis peuvent être tant au point de vue du rendement que du prix du premier établissement plus économique que les commutatrices où les moteurs générateurs. C.-F. G.
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DES ÉLECTRICIENS (Séance du mercredi i':v mars)
- M. Maurice Leblanc fait une communication sur les récupérateurs d'énergie et les transformateurs redresseurs. Nous ne faisons que signaler cette étude qui paraîtra prochainement dans la série d’articles que M. Leblanc publie actuellement dans ce journal.
- M. R. V, Picot; fait une communication sur la Réaction d'induit dans les machines dynamo-électriques.
- On sait qu’on appelle « réaction d’induit » l’ensemble des phénomènes qui abaissent la différence de potentiel aux balais d’une machine dynamo-électrique qui fonctionne en charge par rapport k celle qu’on obtient k vide avec la même excitation. En mettant k part ce qui a trait à l’effet de la résistance intérieure, il reste un abaissement dans le voltage, dont il faut donner une explication.
- Depuis les travaux de J. Hopkinson, celle qu’il a donnée est devenue classique. Il considère que le décalage des balais À a pour effet d’introduire des ampère-tours démagnétisants, égaux à ceux qui sont compris dans un angle 2X sur l’induit.
- M. Picou pense que cette explication est erronée et qu’il n’y a aucune relation de cause à effet entre le décalage des balais et
- la réaction de l’induit. La cause de la diminution constatée provient seulement de l’augmentation de réluctance du circuit magnétique qui accompagne la déformation du champ produite par la circulation du courant induit.
- L’objet de la communication est d’établir ce point.
- Les expériences faites dans ce but ont porté sur une dynamo de 10 kilowatts construite par MM. Schneider et Ck‘ et dont les dispositions se prêtaient particulièrement k cette étude. Cette machine est munie d’inducteurs auxiliaires permettant de fonctionner sans décaler les balais. Déplus, son entrefer faible, 2,5 mm, favorise la réaction, et rend plus facilement mesurables les grandeurs à déterminer.
- En faisant les courbes de la différence de potentiel aux balais avec ou sans les électros auxiliaires, on a trouvé que ces courbes se superposaient exactement. On ne peut donc attribuer au décalage, qui n’existe que dans l’un des cas, la réaction d’induit.
- La forme symétrique et simple de la machine permet de faire les hypothèses les plus
- (‘) Voir pour la description de ces derniers appareils : articles C.-F. Gun.mütT, Lu Lumüre Electrique, t. XLVII, p. 51, janvier 1893, et t. L3I, p. 501, juin 1894.
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- plausibles sur la répartition du flux de force avant et après la déformation. Les réluctances sont donc assez sûrement calculables dans les deux cas, ainsi que la réduction de flux utile qui en résulte.
- Les augmentations de réluctances portent sur toutes Les parties de la machine, mais surtout l’induit et les pièces polaires. Celle de l’entrefer est négligeable.
- L’auteur chiffre ces quantités pour la machine en essai, et arrive au résultat suivant :
- L’augmentation est telle que le flux utile, pour la charge maxima, doit être réduit de 6,4 p. 100. Les mesures électriques indiquent, comme observé, 6,3 p. 100. La concordance est complète.
- Appliquant le mode de calcul de Hopkin-son à cette machine, l’auteur trouve qu’elle conduirait à une réduction de 9,5 volts sur 110, soit 8,5 p. 100.
- La concordance est beaucoup moins satisfaisante.
- L’auteur fait observer en outre que si l'explication des ampère-tours démagnétisants était exacte, les effets devraient se superposer; car la déformation du champ et l’accroissement corrélatif de la réluctance sont incontestables, et doivent exister en tous
- Comme cela n’est pas, on doit en conclure que la notion des ampère-tours démagnétisants doit être abandonnée.
- CHRONIQUE
- Interrupteur électrolytique Welinelt pour bobines d’induction. — Lorsqu'on établit entre deux électrodes de dimensions très inégales plongées dans un électrolyte, une différence de potentiel beaucoup plus grande que la force contre-élcctromotrice de polarisation, l’électrode la plus petite devient le siège de phénomènes thermiques et lumineux signalés. pour Ja première fois, par Ilumphry Davy et étudiés depuis par Planté, Chappuis, F. Braun, Lagrange et Hoho et surtout par Viollc et Chassagny. (Pour l'historique de la question, voir Raveau, Éclairage Électrique, t. VI, p. 481, 1896.! Le courant qui passe dans ces conditions, est intermittent, comme l’ont reconnu, dès 1892, MM. Kocii et Wüll-ner, à l’aide d'un téléphone intercalé dans le circuit.
- C'est cette propriété que M. Wehnelt utilise dans son interrupteur pour bobines de Ruhmkorff. L’appareil des plus simples, consiste en un vase contenant de l’eau acidulée (densité 1.16 à 1.20; dans laquelle plonge unclamc de plomb (ou de tout autre métal) formant la grande électrode et un lil de platine isolé par un tube de verre qui n'en laisse dépasser que la pointe ; cette pointe est recourbée horizontalement et se trouve eu face de la lame de plomb disposée verticalement; la lame sert de cathode, le fil de platine d’anode.
- On obtient, avec cet interrupteur, des résultats beaucoup plus satisfaisants qu’avec les interrupteurs ordinaires. Ainsi, monté sur le primaire d’une
- petite bobine d’induction donnant 3 cm d'étincelles dans les conditions ordinaires, cet interrupteur a permis d’obtenir un flux d’étincelles pour ainsi dire continu, de 7 cm de longueur, avec un courant primaire moyen de 3 ampères et une différence de potentiel de 80 à 90 volts. Pour des bobines plus puissantes, l’augmentation des effets a été proportionnellement plus grande.
- La fréquence des interruptions données par cet appareil dépend de la différence de potentiel entre ses électr odes ; pour une différence de no volts on obtient facilement jusqu’à 1500 interruptions par seconde. La rupture du courant est si brusque qu’il est inutile de disposer un condensateur en dérivation sur l’interrupteur, ce qui simplifie le montage. Le réglage est d’ailleurs des plus simples : pour augmenter la fréquence des interruptions, il suffit d’augmenter le voltage; pour accroître l’intensité du courant primaire, il suffit d'accroître la surface de l’électrode positive.
- Outre ces avantages, l'interrupteur électrolytique présente celui de permettre de brancher les bobines de Ruhmkorff directement sur les circuits à 110 volts. Cet avantage est assez important pour qu'on puisse prévoir la substitution rapide des interrupteurs électrolytiques aux interrupteurs mécaniques dans un très grand nombre de cas.
- C’est d’ailleurs l’opinion de M. d’Arsonval qui, dans une communication faite à la dernière séance
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- de. l'Académie des sciences, donnait les renseignements qui suivent sur cet interrupteur :
- « J’ai répété avec un plein succès l’expérience que favais vue au laboratoire de M. Hospitalier. Avec 70 volts, une boEine de Ruhmkorff, dont j’avais enlevé le condensateur et l’interrupteur, m’a donné avec la cuve électrolytique des étincelles de 25 cm de longueur, sous la forme d’un trait de feu continu, de la grosseur d’un crayon. Le nombre des interruptions, d’après le son rendu et l’examen au miroir tournant, est d’au moins 1700 par seconde.
- >- Avec une petite bobine, donnant seulement 4 cm d’étincelle, le nombre des interruptions dépasse 3000 à la seconde. Ce nombre dépend de la self de la bobine, des dimensions du fil de platine et de la tension du courant. Les résultats sont excellents avec un fil de platine de 0,7 à 0,8 mm de diamètre, dépassant le tube de verre de 18 à 22 mm environ, avec la bobine que j’emploie.
- » Avec ce dispositif, j’ai éclairé une ampoule de Crookcs et obtenu des rayons de Rœntgen doués d’une fixité et d’un pouvoir de pénétration qui ont beaucoup étonné M. Sagnac, témoin de l'expérience et bien habitue à cesphcnoménes. Une radiographie de la main a été instantanée.
- » Employée sur un de mes appareils médicaux à haute fréquence, la même bobine a donné des résultats au moins dix fois plus énergiques que lorsque je m'en sers avec l’interrupteur Foucault.
- » Enfin, j'ai eu l’idée de remplacer le courant continu provenant des accumulateurs par le courant alternatif du Secteur de la rive , gauche, à no volts. Dans ces conditions nouvelles, j'ai constaté que. la bobine fonctionne également bien et, phénomène intéressant, elle illumine l’ampoule de Crookcs comme avec le courant continu, ce qui prouve que l’interruption du courant se fait dans
- » Le nouvel interrupteur est donc en meme temps un séparateur de courants, condition précieuse pour la radiographie, qui se fera également bien avec le courant continu et avec le courant alternatif, sans rien modifier au matériel.
- » Mise en rapport avec un effluveur Bcrthelot, la bobine donne des quantités d'ozone incomparablement plus grandes qu’avec le trembleur ordinaire.
- Le nouvel interrupteur permet donc d’obtenir facilement des ondes hertziennes régulières et puissantes ; son emploi est tout indiqué pour la télé- : graphie sans fils.
- » La courbe d'interruption, examinée au
- phe Abraham par M. Carpentier, montre qu’elle est très régulière et qu'il n’y a pas de temps perdu ni d’oscillations parasites.
- >< Le meilleur tube interrupteur m'a semblé jusqu'à présent être un tube à essai en verre mince, dont le fond est traversé par le fil de platine, soudé en paroi mince, et noyé dans le mercure. La porcelaine également essayée m'a donne de moins bons résultats, comme durée et comme régularité. J'ai pu remplacer l’eau acidulée par une solution de potasse; l’interrupteur marche également bien et a l’avantage de pouvoir être construit en fer.
- » Le mécanisme de l’interrupteur me semble être le suivant : par le passage du courant la pointe de platine rougit à blanc, il y a aussitôt caléfaction, il se forme une gaine de vapeur qui isole l’électrode du liquide et arrête le courant. La vapeur se condense au sein du liquide froid, le courant se rétablit et le phénomène recommence. La preuve en est que l’interrupteur 11e fonctionne plus, aussitôt que l'eau acidulée arrive vers 90° C. et que la vapeur ne peut plus se condenser.
- » Il se dégage également, autour de la pointe de platine, un mélange tonnant d'hydrogène et d’oxygène. Ce dégagement est dû à la dissociation de l’eau par le platine porté au blanc.
- » Cela explique également pourquoi l’interruption du courant alternatif ne se fait que dans un sens : quand la pointe de platine est positive, elle rougit plus vite que lorsqu’elle est négative. En admettant que, même dans ce dernier cas, il y ait interruption, comme cette interruption sc fait beaucoup plus lentement, elle donne naissance à un courant induit de bien moindre tension, qui ne peut franchir la résistance opposée par l'air ou le tube de Crookes à la décharge.
- » Quoi qu’il en soit, le nouveau dispositif, par sa simplicité, sa régularité, la suppression du condensateur et de tout interrupteur mécanique, rend l'emploi de la bobine de Ruhmkorff possible dans bien des cas. La construction de ccttc dernière devra évidemment subir des modifications, pour l’adapter à ce nouveau mode d'interruption. Ces modifications devront porter sur sa forme, ses dimensions, et surtout sur la nature de l’isolant : comme la bobine donne, avec-ce dispositif, des courants analogues aux courants à haute fréquence, il y aura lieu de recourir, comme pour ces derniers, à un isolant liquide ou tout au moins pâteux. »
- Le Gérant : C..NAUD-
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- Tome CTXX1.
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- 6«
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques Ê
- L’ÉNERGIE ^
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne. Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLQNDIN, Agrégé de l’Univcrsitc, Professeur au Collège Rollin.
- LES STATIONS CENTRALES DE HAUTS FOURNEAUX
- La métallurgie du fer vient de réaliser un nouveau progrès, qui marquera dans son histoire, et dont l’électricité lui permettra vraisemblablement de tirer un grand profit : l’utilisation directe des gaz de hauts fourneaux dans des moteurs spéciaux permet en ellet de récupérer, plus complètement qu’on ne l’avait encore fait, l’énergie du combustible nécessaire à la réduction du minerai, et ce procédé crée une disponibilité gratuite de plus de 2000 chevaux par fourneau de ioo tonnes. Cette puissance considérable sera employée, comme par le passé, à mouvoir tous les appareils et les machines accessoires du haut fourneau ; mais il restera un excédent énorme que l’électricité distribuera autour du centre de production et qu’elle transportera à distance, au bénéfice des industries annexes, voire même des agglomérations voisines.
- Les plus récents perfectionnements des hauts fourneaux avaient déjà abouti en ces derniers temps à un accroissement notable de la production en fonte, coïncidant avec
- une forte réduction de la consommation en coke. On peut dire avec M, Hubert (J) que la capacité productive des fourneaux était devenue quatre-vingt fois plus grande qu’au début de ce siècle, en même temps que la dépense de combustible par unité de fonte obtenue se réduisait dans la proportion de 6 à i. Aujourd’hui les hauts fourneaux de 150 à 200 tonnes ne sont plus rares et les spécialistes estiment qu’il faut au plus une tonne de coke par tonne de fonte : les fourneaux de la maison Carnegie de Duquesne, en Amérique, donnent même jusqu’à 700 tonnes par vingt-quatre heures, et la consommation de combustible y est tombée à 3/4 de tonne par tonne de fonte.
- C’est par l’utilisation des gaz, qu’autrefois on laissait brûler au gueulard, que cette économie remarquable du combustible avait été réalisée ; depuis que Fabre-Dufour avait eu l’idée de capter ces gaz combustibles, que
- (i) Revue Universelle des Mines, 5° série, c. XLII, p. 188 ; 1898.
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- Thomas et Laurens, Chadeffaud, Smith, etc. avaient inventé les appareils de chargement et de prise, cup and cône et autres, les métallurgistes utilisaient la chaleur physique des gaz et leur pouvoir calorifique à élever la température de l’air insufflé dans le fourneau par les tuyères et à chauffer les chaudières qui alimentent de vapeur les machines des souffleries, des monte-charges, des pompes, des concasseurs et des autres engins de l’industrie du fer.
- Bilan thermique d’un haut fourneau de cent tonnes.
- EN 24 heures :
- Chargement de 92 400
- kgr de coke Ô2Q ^77 0^6
- Calories apportées
- par lèvent servi par3,5
- (7 pour 2 fourneaux) réchauffeurs d’air fonctionnant durant 8 heu- 415 575972
- Calories consommées dans le fourneau par les réactions et opérations diverses .... 182 237077
- Calories utilisées par les réchauffeurs d’air, chauffés chacun durant t6 heures, par combus-lion du gaz 472708 432
- Calories utilisées pour la production de la vapeur dans les chaudières, en service continu, par combustion du gaz 50 374372
- Calories emportées par les gaz non recueillis 339635 M;
- Balance. . , 1044 953 028 1 044953028
- Mais on laissait encore échapper bien des calories sans les transformer en travail; pour s’en convaincre, il faut dresser le bilan ther-
- mique d’un haut fôurneau; ce travail a été fait avec une grande compétence par M. Paul Gredt, directeur des hauts fourneaux de Differdange, autrefois ingénieur des établissements Metz et Cic à Esch-sur-l’Alzette, dans le Luxembourg (').
- Ce lumineux tableau montre que 29/100 tout au plus de la chaleur du coke sont utilisés dans le haut fourneau même; une reprise des calories des gaz est effectuée par les réchauffeurs d’air et les chaudières, mais 339 millions de calories sont emportés par ]es gaz qu’on ne recueille pas.
- Les calories développées dans les foyers des chaudières sont-elles du moins bien employées? C’est ce que nous dira une étude présentée' à Ylron and Steel Instituiez en mai 1898, par M. Adolphe Greiner, directeur général de la Société Cockerill a Seraing (Belgique). D’après cet éminent ingénieur, un haut fourneau de 100 tonnes fournit par heure environ 18765 m* de gaz: on en brûle par heure sous les chaudières au plus 8 333 m3 et la vapeur produite fournit près de 380 chevaux indiqués; le cheval-heure indiqué coûte donc pour le moins 22 m3 de gaz de haut fourneau.
- La composition connue de ces gaz (a) permettrait de calculer leur pouvoir calorifique par mètre cube; niais des mesures calorimétriques directes sont plus sûres et j’ai été chargé de faire un bon nombre de ces déterminations à l’aide de ma bombe eudio-métrique. Des échantillons de gaz m’ont été adressés par divers hauts fourneaux de Belgique et d’Allemagne et j’ai constaté que leur pouvoir moyen était voisin de 1000 calories
- (2) Stahl und Eisen, 11J 7, 1890, Dusseldorf.
- CO2- 14 volumes
- CO 28 —
- H 1 —
- Az 50 —
- Divers 7 —
- Total = imTvolumes.
- Mais il peut arriver que le gaz ne renferme que 24 volumes d’oxyde de carbone contre 17 d’anhydride carbonique-
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- par mètre cube, à o° et 760 mm de pression, soüs volume constant, vapeur d'eau condensée à 160 environ (s).
- 22 m8 représentent donc 22000 calories, par lesquelles on développe 270000 kilogram-mètres; le rendement thermique est par suite égal à ^Tooo x°4^5~ = 0,03 cnv^ron- Ce rendement de 3 p. 100 parut extrêmement faible et il l’est en effet : de bons esprits s’en inquiétèrent.
- On chercha d’abord à l’améliorer en établissant de meilleures chaudières et en s’appliquant à perfectionner les machines à vapeur. On arriva ainsi à produire le kilogramme de vapeur, sous 6 atmosphères de pression, par 1 000 litres de gaz, ce qui correspond h un rendement de 65 p. 100 h peu près ; c’est un maximum dans l’espèce, qu’on ne dépassera guère. D’autre part, une bonne machine souillante, de 8qo chevaux de puissance, consomme environ 8 à 9 kg de vapeur par cheval-heure indiqué : voilà encore un chiffre qu’il sera difficile d’abaisser beaucoup. Les pompes exigent, il est vrai, de 18 à 20 kg de vapeur et les monte-charges une quantité plus grande encore 5 mais ces consommations considérables sont noyées dans l’ensemble. En somme, la dépense moyenne par cheval-heure indiqué ressort a 12 kg de vapeur pour toutes les machines : ce résultat n’est pas mauvais pour ce genre d’industrie. On avait donc peu d’espoir de dépasser beaucoup les 380 chevaux indiqués disponibles par haut fourneau de 100 tonnes, que nous calculions ci-dessus. Queiques optimistes, élevaient ce chiffre à 450 chevaux effectifs : voilà tout ce que pourrait donner une installation excellente de chaudières et de machines à vapeur.
- On s’en contentait, à défaut de mieux, et l’on ne cherchait pas à obtenir mieux, parce qu’en somme cette puissance suffisait
- (h Les pouvoirs oscillent généralement entre 970 et 1000 calories, mais j’ai trouvé exceptionnellement des pouvoirs de 927 et 1098 calories. La moyenne ordinaire est de 980 calories, pour des fourneaux en bonne allure.
- pour faire mouvoir la machinerie accessoire des hauts fourneaux (*).
- Mais une consommation de gaz combustible de 22 m* par cheval-heure indiqué était ' un véritable gaspillage d’énergie en notre temps, alors qu’on construisait de toutes parts des moteurs qui ne dépensaient que 2 à 3 ms de gaz pauvre par cheval-heure effectif. Dès 1885, j’avais déjà fait à Rouen des essais sur un moteur Simplex de 7 chevaux, qui n’avait exigé que 2 459 litres de gaz Dow-•son à 1350 calories par chevjil-heure effectif. Depuis lors, cette consommation avait été réduite notablement ; on avait d'ailleurs prouvé que les moteurs marchaient encore bien quand on les alimentait de gaz très pauvre à 1 200. 1 100, voire même tooo calories. Pourquoi n’essaierait-on pas de les alimenter de gaz de haut fourneau?
- Cette question devait se poser naturellement dans l’esprit d’un grand nombre d'ingénieurs : mais l’idée ne fut énoncée qu’en octobre 1894, par un éminent praticien anglais, M. Thwaite ; elle fut accueillie avec scepticisme, sinon avec dédain. On lit remarquer que les gaz de hauts-fourneaux avaient généralement un pouvoir inférieur à 1 000 calories, que ce pouvoir était très variable et fort irrégulier, que le débit des gaz variait lui-même dans des proportions considérables, que ces gaz étaient chargés de poussières, et qu’il faudrait intercaler sur les conduites des colonnes de lavage et d’épuration, des scrub-bers compliqués, des extracteurs, des gazomètres, tous appareils encombrants et coûteux; bref, il ne manqua pas de prophètes pour annoncer un insuccès.
- M. Thwaite ne se laissa pourtant pas décourager et il essaya quand même d’installer des moteurs à gaz au pied des hauts fourneaux de Wishaw en Ecosse : ils fournirent une marche satisfaisante. Mais ces fourneaux
- 0) J’ai constaté par expérience que les chaudières consomment beaucoup plus qu'un mètre cube de gaz par kilog de vapeur; ^rendements signalés par M. Greiner doivent
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- fonctionnaient à la houille crue et la démonstration ne parut pas complète : MM. Bailly et Kraft entreprirent alors des essais à Seraing, sur des fourneaux au coke ; M. von Œchelhaeuser fit de même à Hœrde, en Westphalie. Le succès fut plus grand que les plus enthousiastes ne l’avaient espéré et M. Hubert publia, en 1897 ('), une relation intéressante des expériences faites à Seraing sur un moteur Simplex de ,1 chevaux, mis
- en service dès le 27 décembre 1895; ce moteur s’était parfaitement accommodé du régime particulier auquel il avait été soumis, et les craintes de la première heure ne s’étaient point réalisées. On entreprit donc la construction de moteurs plus puissants, et un moteur de 200 chevaux fut installé à Seraing, un autre de 600 à Hœrde. J’ai publié (l) le résultat des essais que j’ai faits en juillet 1898, sur ce grand moteur de la Société
- Cockerill, qui a fourni une marche continue de vingt-quatre heures, en consommant 3329 litres de gaz par cheval-heure effectif, 30 litres d’eau aux scrubbcrs, 72 au cylindre et 17 gr d’huile et de graisse. J’ai relevé des résultats non moins satisfaisants dans le Luxembourg et mes chiffres ont été confirmés pleinement par des essais parallèles du professeur Meyer de Gottinguc. A Hœrde, le moteur de M. von Œchelhaeuser a consommé 3 170 litres d’un gaz donnant 961 calo-
- En somme, on ne s’expose à aucun mé-compteen évaluant h 3 m3 et demi la dépense
- de gaz par cheval-heure effectif : la consommation dJeau est elle-même minime et elle n’entrera assurément pas en considération dans l’évaluation des prix de revient.
- Restent les poussières, dont on redoutait si. vivement l’action néfaste dans les cylindres des moteurs. Dans les établissements Cockerill, ou l’on traite du minerai espagnol et des résidus de pyrites, un mètre cube de gaz emporte au moins 100 gr de poussières lourdes, qu’il est assez facile d’arrêter, par des épurateurs spéciaux, mais il entraîne environ 2a gr dans les canalisations et 3 §r
- (‘) Traiii des Moteurs à ga^, t. III, p. 214 et 586, Pari*>
- (') Annales des Mines de Belgique, t. Il, 1897, Bruxelles.
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- franchissent tous les scrubbers et arrivent au moteur. Un moteur de 100 chevaux recevrait donc par vingt-quatre heures près de 25 kg de poussières, qui pourraient obstruer les passages, immobiliser les soupapes, encombrer les espaces morts : ces craintes ne se sont heureusement pas réalisées, attendu qu’en raison même de leur extrême ténuité les poussières qui échappent aux tamiseurs et aux laveurs sont aussi entraînées hors des cylindres par la violence de l’échappement. Ces poussières, composées de fer, de manga-
- nèse, de chaux, de magnésie, d’alumine, de silice, etc., sont d’ailleurs porphyrisécs à ce point qu’elles ne raient pas les pistons, ni les cylindres : il suffit de démonter les machines tous les mois pour n’avoir à redouter aucune action nuisible des poussières. On a même relevé des résultats étonnants : M. Gredt a pu supprimer, à Differdange, les épurateurs qu’on avait accumulés, dans la première installation, pour barrer le chemin aux matières solides, et le moteur n’en a nullement souffert. A Seraing, on a reconnu
- l’inutilité des extracteurs qui aspiraient les gaz, car on a acquis la preuve que la marche d’un petit moteur s’accommodait bien de variations de la pression comprises entre 80111m d’eau et zéro; on le vit même fonctionner un jour sous une dépression de près de 200 mm occasionnée par un accident survenu à un. compteur intercalé sur la conduite pour mesurer les consommations. Les cloches de gazomètre, qu’on avait d’abord crues indispensables, ne sont pas non plus absolument nécessaires et l’on peut tout au moins réduire considérablement leur volume. Des expériences décisives à cet égard viennent encore d’être faites à Seraing et à Ditterdange.
- On a donc le droit de considérer que la question de l’utilisation directe des gaz de
- hauts fourneaux est résolue au point de vue technique.
- Or, voici le bénéfice procuré par cette application.
- Les 8333 ms brûlés sous les chaudières étant employés pour alimenter des moteurs à gaz donneront, au taux de 3,5 m%
- 2381 chevaux effectifs. Comme 011 n’obtenait jusqu’ici que 380 chevaux indiqués, soit 380x0,85 — 332 chevaux effectifs, la différence est de 2 049 chevaux effectifs.
- C’est le résultat que nous avions annoncé : il est indiscutable, et, pour le réaliser, il ne manque qu’un nombre suffisant de moteurs.
- On a commencé par utiliser ceux qui se trouvent dans le commerce ; à Wishaw, à
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- Frondigham, à Barrow, M. Thwaite a em? ployé des Otto, des Crossley, des Acmé ; à Friedensbüîte, un moteur Otto de t6 chevaux actionne une dynamo ; à Dudelange, les aciéries sont aussi éclairées par un Otto; à Bergçr-Borbeck, près d’Essen, un des ces moteurs commande un alternateur; à Differ-dangc, un moteur de la Société Rerlin-Anhalt de 65 chevaux est aussi appliqué à l’éclairage. Mais c’est à Seraing que les ingénieurs ont témoigné de la plus grande 'initiative. Avec la collaboration de M. E. Delamare-Dcboutteville, le créateur du Simplex, MM. Bailly et Kraft ont construit un moteur h 4 temps (fig. 1 et 2), de 800 mm de diamètre de cylindre, 1 m de course de piston faisant 105 tours, sur lequel j’ai fait un essai au frein de vingt-quatre heures les 19 et 20 juillet dernier; la puissance constatée a été de t8o chenaux effectifs, par 87 admissions p, 100 ; nous eussions facilement pu dépasser 200 chevaux. Ce moteur a pu marcher continûment sans arrêts, durant 120 heures sans qu’il se soit produit aucun allumage prématuré.'A Hcerde (Westpha-Jie), un moteur von CRçhelhaeuscr à deux temps, avec deux pistons opposés marchant en sens contraire dans un seul cylindre, a été mis en service il y a quelques mois; le cylindre a 480 mm de diamètre et la course des pistons est de 0,80 m : par 132 révolutions à la minute, on a développé 32a chevaux effectifs. En doublant le nombre des cylindres, on arrivera à 600 chevaux. Ce chiffre sera prochainement dépassé à Seraing, car on y construit un moteur de 500 chevaux de puissance par cylindre, ce qui permettra d’atteindre 1 000 chevaux par machine double. La Société Cockerill a accepté la commande de plusieurs machines de ce type. C’est assurément audacieux, mais la fortune se plait, dit-on, à couronner ceux qui vont de l’avant. Un moteur à combustion me paraîtrait peut-être mieux indiqué pour ces grandes puissances que le moteur à explosion, mais ce type serait à créer, et l’on est trop pressé pour prendre le temps de mettre en ce moment un
- modèle nouveau à l’étude et pour mûrir un semblable projet. Je souhaite que l’on ne soit pas forcé à s’y résoudre quand même.
- Il serait d’ailleurs possible d’utiliser entièrement les gaz de hauts-fourneaux sans dépasser la puissance actuellement réalisée de 200 chevaux par cylindre. En effet, on pourrait actionner ainsi deux machines soufflantes par fourneau de too tonnes, dont l’une constituerait même une réserve a l’autre en cas d’arrêt imprévu : une extrême prudence est de commande en cette matière. Les 1900 chevaux disponibles en surplus seraient appliqués à mouvoir les dynamos d’une station centrale d’électricité, qui distribuerait l’énergie dans les meilleures conditions aux pompes, aux monte-charges, aux ponts roulants, aux locomotives, etc., et produirait la lumière nécessaire à ces vastes installations. L’excédent trouverait son emploi dans les aciéries, fréquemment adjointes aux fourneaux, et dans les ateliers qui gravitent habituellement autour des usines métallurgiques modernes. Le groupement d’unités de 200 chevaux, auxquelles on adjoindrait quelques moteurs de secours et de remplacement de 100 et de 50 chevaux, donnerait une remarquable solution de ce curieux et intéressant problème, qui ouvre une voie si féconde et si imprévue à l’électricité.
- On ne s’attendait guère en effet à voir les hauts-fourneaux devenir le centre de grandes stations centrales disputant aux cours d’eau le privilège qui leur paraissait dévolu, d’être les pourvoyeurs d’énergie des usines génératrices d’électricité. Et pourtant les 400 millions de calories disponibles en vingt-quatre heures par fourneau de 100 tonnes et équivalents à 170 milliards de kilograinmètres, peuvent entrer en parallèle avec le travail d’importantes chutes d’eau. Notons d’ail” leurs que les moteurs à gaz ont des rendements thermiques de 20 à 27 p. iqq et que ces rendements élevés appartiennent à des moteurs de faible puissance, de telle sorte qu’il ne soit pas nécessaire de construire de grandes machines pour tirer avantageuse-
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- •ment parti de ta chaleur des gaz : les facilités de mise en route de ces moteurs constituent d’ailleurs un avantage réel grâce auquel ils ae prêtent fort bien au fractionnement du travail; il serait facile de faire varier le nombre de machines en batterie suivant que la production de gaz serait plus ou moins considérable (D. Des batteries d’accumulateurs concourraient du reste avec les gazomètres à emmagasiner des réserves d’énergie.
- Un avenir prochain démontrera, nous n’en doutons pas, que ces espérances ne sont pas des rêves. Assurément, les débuts de cette adaptation nouvelle des moteurs à gaz et des hauts-fourneaux pourront présenter des difficultés. Nous n’ignorons pas non plus que certains types de moteurs devront peut-être
- se prêter h des transformations profondes pour acquérir la souplesse, L’élasticité, la simplicité et la robustesse que les ingénieurs de la métallurgie exigeront d’eux; il faut reconnaître qu’ils font leur entrée dans un monde different de celui qu’ils fréquentaient jusqu’ici. Enfin nous ne dirons pas, avec cet ingénieur anglais subitement entraîné par son enthousiasme, que la fonte ne sera plus désormais qu’un sous-produit du haut-fourneau. Mais nous sommes convaincu qu’avant peu chaque haut-fourneau aura autour de lui une ceinture de moteurs à gaz et de dynamos qui remplaceront les chaudières et les machines h vapeur actuelles et ne les feront certainement pas regretter (‘).
- Aimé Witz.
- INSTRUMENTS DE MESURES (*)
- Le compteur de Charles Orme Bastian P) repose sur la diminution de volume d’un électrolyte décomposé par le courant h mesurer. L’électrolyte est placé dans un tube abcef\ dans un renflement du tube sont disposées les deux électrodes h ht ; l’abaissement du niveau dans les tubes a et f est, bien entendu, proportionnel à la quantité d’électricité qui a passé entre les électrodes.
- Pour appliquer ce système à un compteur à prépaiement, l’inventeur a disposé le mécanisme suivant : l’arbre F (fig. 17 a 21} porte d’abord un disque H, muni de 3 paires d’équerres H, H2, puis une came triangulaire I, sur laquelle appuyé le ressort J ; ensuite vient une roue L à trois dents L, I,2 L, et, enfin, une poulie P sur laquelle vient s’enrouler un fil Q. Un levier A, pivotant autour de Aj, est maintenu dans la position indiquée
- (') A la station de Spa on 4 réussi à accoupler des alternateurs triphasés commandés par des moteurs Niel : ce résultat est des plus encourageants.
- H Brevet anglais n° 13594, déposé le 2 juin 1897* accepté le 2 juin 1898, 7 figures.
- par le pointillé (fig. 20), par la tension du ressort E ; ce levier porte en B un cavalier en cuivre qui, en plongeant dans les godets à mercure D, ferme le circuit principal (fig. 17). Un cliquet M permet de tenir le levier A abaissé; ce cliquet est déclanché par l’attraction de i’électroO, agissant sur TarmatureM,. Le système est complété par un disque G, placé sur un axe F, dans le prolongement de F* ; le disque G porte une équerre
- Une pièce Z introduite dans l’appareil vient tomber entre les équerres H, et H*; en tournant le bouton F, de gauche à droite, celui-ci entraîne le disque G et l’équerre Gj vient appuver sur la pièce, le mouvement est ainsi transmis à l’arbre F qui fait un tiers de tour; la pièce tombe alors et ic ressort J appuyant
- P) Les fours i coke, qui fournissent un gaz de distillation plus riche que le gaz de hauts-fourneaux, donneront lieu à une application des moteurs à gaz analogue à celle que nous venons de décrire et les compagnies minières réaliseront à bref délai dans la production des forces motrices un bénéfice d'au moins 200 p. 100 par l'utilisation directe des gaz de leurs batteries de fours.
- P) Voir VÉclairage Électrique du 4 mars
- s, p. 331.
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- sur une face plane de la came arrête l’arbre. Le disque G reprend sa position, rappelé par un ressort F,. Pendant le mouvement une dent L, de la roue L a rencontré le doigt Ax du levier A et a fait abaisser celui-ci qui est aussitôt accroché par le cliquet M ; le circuit se trouve fermé. Pendant le même mouvement, la poulie P a déroulé une certaine lon-
- tian à prépaie-
- gueur du fil Q, de telle sorte que le poids S, qui était en contact avec T, a descendu d’une longueur déterminée.
- Quand, par suite de l’usure de l’électrolyte, le flotteur T2 est descendu jusqu’à ce que T revienne en contact avec S, une dérivation, indiquée par les lignes pointillées (fig. 17), s’établit dans l’électro, lequel attire l’armature M, et libère ainsi le levier A ; le circuit est coupé et l’appareil mis au repos.
- venteur (*), on retrouve une disposition analogue du mécanisme de prépaiement : c’est encore la pièce de monnaie qui établit la liaison entre les deux parties de l’arbre w (fig. 22, 23 et 24), et celui-ci étant tourné par la manette zn, fait plonger les cavaliers oi o2 dans les godets à mercure de façon à fermer ou à
- ). — Compteur Bastian ; détails.
- préparer la fermeture du circuit. Le même mouvement, transmis par les roues dentées t. u, v, fait avancer le contact de fermeture de l’électro r, d’un angle proportionnel à la somme payée.
- Le mécanisme enregistreur est disposé de façon à tourner avec une vitesse proportionnelle au nombre des lampes mises en action : il se compose d’un mouvement d’horlogerie
- '*) Brevet anglais n° 7.315. Déposé le 20 mars 1897, accepté le 19 mars 1898, 4 figures.
- Dans le compteur de temps du même in-
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- qui actionne une roue munie de plusieurs couronnes dentées cx. Un petit pignon ^solidaire d’un cylindre denté /, tourne autour d’un axe e porte par un chariot/, lequel est susceptible d’un mouvement vertical. Chaque lampe correspond à un interrupteur A monté sur l’appareil et, chaque fois qu’un de ces interrupteurs est fermé, la came C, correspondante, fait monter d’une dent la glissière E, ce mouvement est transmis, par la
- l>\)0
- r, — Compteur Bastiat
- crémaillère h et la roue g, a la crémaillère du chariot /", de telle sorte que celui-ci descend et met le pignon d en prise avec la couronne dentée du diamètre proportionnel au nombre de lampes en service. Le cylindre denté i fait alors avancer la roue k, et le contact j*, étant fermé au bout'du temps convenable, l’électro r attire son armature, laquelle abandonne le levier 0 et le circuit est rompu.
- Divers perfectionnements ont été apportés aux compteurs par Evkrshkd et Vuinoi.ek (*), ils sont relatifs aux compteurs moteurs du type breveté en 1882 (patente n° 2642) par Avrton et Perry, dans lesquels l'armature mobile du compteur est placée en dérivation
- (*) Brevet anglais nu 9.127. Déposé fe 9 avril 18971 accepté le 12 mars 1898, 12 figures.
- sur le circuit, comme un voltmètre, tandis que la bobine de champ reçoit le courant principal.
- Le premier point revendiqué a pour but de réduire le frottement dû au poids de l’armature; il consiste à soutenir l’arbre en faisant
- agir, k la partie supérieure, un aimant réglé de telle sorte que son attraction réduise ou annule totalement l’effet de la pesanteur. Dans une disposition (fig. 25 et 26), le pivot supérieur porte une pointe en acier trempé — l’arbre lui-même étant en fer doux ou en acier, — qui peut venir buter contre une pierre plate J* : ce pivot n’entre en jeu que si l’attraction de l’aimant NS est trop forte ; en réalité, quand le réglage est bien fait, le poids de l’armature est prépondérant et l’arbre repose très légèrement, en bas, dans unecra-paudine en agate, tandis que la partie supé-
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- rieurc est libre dans l’espace. Il faut que l'extrémité P de l’arbre soit parfaitement centrée par rapport à l’armature pour tourner toujours exactement devant l’aimant.
- Dans une seconde disposition (fi g. 27 et 28' les aimants du frein magnétique servent aussi a soutenir l’arbre ; à cet effet les pôles N, Ns sont réunis par une pièce en fer et un
- pôle N, réglable par une vis, peut être approché plus ou moins de l’arbre dont il est séparé par une plaque métallique K,destinée à empêcher tour contact direct.
- Pour réduire aussi le frottement des balais qui amènent le courant a l’armature, le collecteur est formé de fils tenus dans deux colliers et les balais sont des fils très tins,
- e de côté et de face du
- inoxydables, tendus légèrement dans des sortes d’archets (fig. 29).
- La transmission du mouvement au rouage totalisateur produit un frottement appréciable; on peut le diminuer, comme dans la figure 25, en plaçant, sur un des mobiles de ce rouage, un tambour sur lequel est enroulée une cordelette munie d’un poids U ; le mouvement de l’armature est alors transmis par une vis sans tin G, qui agit en quelque sorte comme un
- simple échappement, sans produire de frottement appréciable. Il n’y a pas de dangerque le poids U fasse mouvoir l’armature, la vis sans tïn s’y oppose.
- Un autre moyen d’annuler Je frottement du rouage consiste à actionner celui-ci au moyen d’un déclic commandé par un levier L: celui-ci porte une pièce de fer doux qui est attirée par unélectro E,dans lequel uncourant est envoyé à chaque tour par un contact placé sur l’arbre.
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- Une variante de ce dispositif est indiquée bine est en dérivation sur deux touches voi-dans la figure 27 : le levier L est terminé par sines du collecteur, de telle sorte qu’elle reçoit une partie du courant, sauf au moment
- 17. — Compteur Evershed et Vignolcs, 2'! disposition; .
- Fig. 25. — Compteur Evershed et Vignolcs; ensemble, n anneau de fer O, sur lequel agit la bobine
- du passage des touches sur les balais ; par
- Fig. 28. — Compteur Ever-shed etVignoles, 2Pdispo-
- Fig. 29. — Collecteur
- Fig. 26. — Compteur Evershed et Vignolcs; détail.
- E,fixée
- l’arbre de l’armature : cet
- suite, à ce moment, l’anneau O n’est plus
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- attiré, le contrepoids entraîne le levier et la | balais*soit deux fois par tour de l’armature, roue à rochct avance d’une dent ; ceci «se I (A suivre.)
- reproduit à chaque passage de touches sur les I H. Armagnat.
- THÉORIE DE L'ÉLECTRICITÉ ET DE LA CHALEUR DE M. RIECKE h
- VII. — Application du principe de C.
- A UN CIRCUIT T H E R.VIO M ÈTRI QUE
- VIII. — Phénomènes
- SURFACE DE SÉPARAI
- E EST A LA MÉTAUX
- Reprenons le circuit thermoélectrique composé des deux métaux A et C, tel que nous Pavons considéré tout à l’heure. A la soudure chaude, il se produit une quantité de chaleur:
- W =
- -bu
- 3 + Ga - bu) t\ l
- On aura de même à la source froid*
- A^U-=L^a —An + (bx — £u}VJ '
- Par suite de l’effet Thomson, on chaque clément du métal A,
- : pour chaque élément du métal 13,
- de sorte que la quantité de chaleur mise en jeu dans tout le circuit par l’effet Thomson, satisfait à l’équation :
- =£bJ“+f
- buidt — (bx — bu) i {t ~
- et pour le mouvement calorifique total, on a, par suite, conformement au principe de Clausius :
- \v r£Ü_ _
- T + T„ +J T —
- (') Voir L'Éclairage Électrique des n et 25 février, p. 204
- Jusqu’ici nous avons considéré feulement les phénomènes qui se déroulent dans l’intérieur d’un seul et même métal. Nous voulons maintenant étudier les phénomènes dont la surface de séparation elle-même peut être le | siège. Comme toujours, en pareil cas, nous admettons que la limite entre les deux métaux n’est pas une surface géométrique, mais que dans une couche très mince, on passe d’une manière continue d’un métal à l’autre. Les deux métaux se différencieront par la masse matérielle inégale de leurs particules électriques positives, par le nombre de ces particules, par leur élongation moyenne et leur vitesse. Mais nous admettrons que la charge positive, est la même en A et en B. En ce qui concerne les particules négatives, nous supposerons que leur masse matérielle et leur charge électrique sont les memes dans les deux métaux; l’élongation, la vitesse, leur nombre par unité de volume peuvent être différents.
- Pour les diverses constantes moléculaires nous conserverons les mêmes notations que dans le premier chapitre, en les affectant seulement de l’indice A ou de l’indice 13, suivant qu’elles se rapportent à l’un ou à l’autre métal; comme u„A = p.„B nous écrivons simplement ;j.„,
- Abandonné à lui-même le système des deux métaux A et B prendra un état d’équilibre dans lequel l’état sera stationnaire de part et d’autre de la surface de séparation. Si nous prenons quelque part dans la couche de passage un élément de surface tfw normal k l’axe des ^ aucun déplacement d’électri-
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- cité, soit positive, soit négative ne doit se produire d’un métal à l’autre à travers cet élément. Un pareil déplacement pourrait en premier lieu résulter de ce que les constantes moléculaires sont différentes de part et d’autre de dtù : s’il ne se produit pas, c’est que d’autres causes tendent à. l’empêcher. Si le déplacement doit être annulé indépendamment pour les particules positives et pour les particules négatives, il faut que ces causes antagonistes soient de deux sortes.
- D'abord il naîtra dans la couche de passage des forces électriques qui agissent en sens contraire sur les deux espèces de particules se trouvant dans cette couche de passage. En outre, il faut qu’il existe une autre force qui agisse dans le même sens sur les deux espèces de particules. L’hypothèse la plus naturelle est d’attribuer cette force à une différence de. température entre les deux métaux, se produisant d’une manière continue dans la couche de passage. De cette manière aucun courant d’électricité positive ou négative ne traverserait l’élément du. Mais il n’est pas impossible non plus que des particules positives passent de A à B, et aussi des particules positives de B à A : à condition que les particules fussent en nombre égal dans chaque sens [xpA = u^r ; ce serait une diffusion des deux métaux l’un dans l’autre. Si cette diffusion n’a pas lieu, il faut que \xpK et soient nuis séparément. Il s’ensuivrait alors de nouvelles conditions à la surface de séparation; pour satisfaire à ces conditions, il semble nécessaire d’invoquer une cause de plus, qui solliciterait dans un sens les particules appartenant au métal A. dans l’autre sens les particules appartenant à B. Peut-être faudrait-il chercher cette cause dans les forces moléculaires qui s’exercent entre les particules de A, entre les particules de B et qui exercent aussi les unes sur les autres.
- Considérons en premier lieu les mouvement des particules électriques positives ppA qui appartiennent au métal A. Par un calcul calqué sur celui qui dans le premier chapitre,
- nous a donné Q?, nous trouverons : pour le nombre QPA des particules positives qui traversent l’élément do> dans la direction des ^ positifs, pendant une seconde :
- Qp.A = —f 'T\[ 7 j~ TF" r'!51 n “os'61,u°‘ir’
- en posant :
- En intégrant par rapport à 0 et à œ, il
- Dans la différentiation, il faut remarquer que seuls PA et sont fonctions de - : par conséquent :
- d&i ______ d (Pa»^a) 6 lpk
- dt{ dy Ipt
- OP* à'PAHyA) d'ï ~| f______lP±_
- \Upi 0? + 0T t/f J lpx
- ce qui permet d’écrire QpA sous la forme :
- Pour simplifier un peu, admettons que la variation de PA avec la température soit négligeable et que nou-s puissions prendre simplement U^ = Cpx \/T nous arrivons enfin en tenant compte de la relation (6), à la formule :
- <v=-*»(2(2S)
- Soit de plus E la force électromotrice qui agit par unité de longueur dans la direction de l’axe des ^ : cette force électromotrice entraînera par seconde à travers l’élément d«> un nombre de particules positives égal à QVa = ^.jwaPaE
- (comme nous l’avons vu dans le deuxième
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- chapitre). Le nombre total des particules positives qui traversent l’unité de surface sera donc :
- ^w„+qw=».p..e-(îi^ +
- La môme formule supplique évidemment au mouvement des particules positives du métal B, si on y remplace- l’indice A par l’indice B.
- k (Q,. + cm = «»p.e - (y ^+p.>4f )
- Mais dans l’état stationnaire, nous bavons vu, ni particule de A, ni particule de B ne doit traverser la surface de séparation : il faut donc qu’une troisième cause intervienne, faisant passer à travers a>, Q'px particule de A, Q"fn particules de B, de manière que :
- Qpa tQVv+ QV- o Q^B + Q>8-r QV^o Nous poserons :
- QyA = *pAZ^o (29)
- Q> = — ppflz.iw (30)
- a ne dépendant que des propriétés de métal A, 3 ne dépendant que des propriétés du métal B.
- Les conditions de l’état stationnaire à la surface de séparation seront donc :
- Pa«aE - P*g>A + aP.,z - - 2T^a
- P»»»E - P.&« -ff- -?P»Z = 2Tgp.
- d P A d\ dP»
- Les équations du mouvement des particules négatives seront plus simples, en raison de l’hypothèse faite plus haut que ces particules sont les mêmes dans les deux nié-
- 0/
- — vNE<2(o
- dT_
- d\
- P"
- La répartition de ces particules négatives sera stationnaire si :
- L’ensemble des conditions à la surface de séparation dans l’état stationnaire sera donc :
- Ce système d’équations du premier degré en E, ^ permet de déterminer ces trois quantités. La solution ne présente aucune difficulté; mais les expressions obtenues sont très compliquées. Pour simplifier, nous ferons les hypothèses suivantes :
- iü A la même température la force vive des particules ;jq,A du métal A diffère très peu de celle des particules du métal B ; c’est-à-dire que :
- 2"1 La charge des particules positives est la même en A et en B
- 3° Les quotients —et—sont égaux entre eux et indépendants de la nature du métal.
- E11 outre nous avons déjà supposé que la variation de PA avec la température était négligeable et qu’il suffisait d’autre part de prendre upA — cpjL \/j.
- En nous servant des équations (14)' et en tenant compte de ces simplifications, nous mettrons le système (30} sous la forme :
- d{
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- de laquelle on tire aisément ;
- JlogT _
- ^1°gp-'p»+
- ou, en passant au système électromagnétique et posant :
- 1\ = Pa,o (i + xAt) N» = N*,0(l + a*f)
- Pb = Pb.o (I + an!) Nb - Nb,o (I + )
- (B,A) = v iV» — Va)= —-------------ï----;---
- W*P
- PB,o
- NVo
- La première de ces équations implique quelques conséquences. Considérons dans la couche de passage deux sections normales à l’axe des ç, dont les coordonnées soient et ;p. la section (' étant la plus voisine de A, la section ç" plus voisine'de A. La force électromotrice agissant sur cette couche est
- r Ed\
- ou en supposant la température constante
- Cette équation signifie que :
- Entre deux métaux existe une force électromotrice de contact, qui est sensiblement proportionnelle à la température absolue de la surface de contact.
- Cette force électromotrice est la différence de deux termes dont chacun dépend seulement des propriétés de l’un des métaux.
- Si le nombre des particules par unité de volume dans chacun des métaux est tel que :
- Pk _ Ps_
- NA — N*b
- cette force électromotrice de contact est nulle.
- La force électromotrice exprimée dans le système électrostatique est : Z—— et si nous désignons par V le potentiel électrostatique :
- z-- 4r.
- T, f .
- Par conséquent :
- Si nous appliquons cette formule à une région où P"3 — P'A, nous trouverons :
- En supprimant les accents pour indiquer les valeurs relatives aux métaux purs, il viendra :
- IX. — Théorie générale de la thermo-
- Imaginons un circuit formé des deux métaux A et B. la soudure chaude étant à la température T ou f, la soudure froide à la température T0 ou tu. La force électromotrice dans le circuit sera :
- v(V4 —VÙ + Vb —V°b) _ (A,B)r - (AB)to.
- En remplaçant (A,B) T et (A,B) Ta par les valeurs (32) et introduisant la température absolue d'inversion 0, il viendra :
- (A,B)T-(A,B)rn
- Si on veut comme d’ordinaire rapporter les
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- forces thcrmoélectriques au plomb, il suffit de substituer à l’indice B l’indice P b. En posant comme dans l’équation (21),
- (a,p6)t-(a,p»)I0=.7\(i—fn)+ (i*-ig (33)
- les constantes thermoélectriques aA' et £>*' seront définies par les formules :
- Pour avoir la force électromotrice totale qui agit dans le circuit, il faut ajouter, à l’expression (33), l’expression (21) qui représente la force électromotricc due à l’entraînement :
- (A,P*)‘ = {*.-M'a) (t- h) (b*+W-t*0)teù
- Effet Peîiier. — Désignons par / l’intensité d’un courant passant de B à A sous l’action d’une force électromotrice étrangère : soit VA le potentiel du métal A, VE, celui de B. A la soudure, en une seconde, il se dépensera un travail v (VA-VH) i à l’encontre de la force électromotrice, ce qui entraînera une absorption de chaleur :
- W' = -£- (Va — Vb) t, ou
- ou d’après les équations..(33)'.
- W'=x (b\ -b’a)i+J±(b\- i'„)
- ou encore, en remarquant que = T-f ;
- W= L[«’.-*’» + (»'.-»~)fl >• —£ (b\-b',)i.
- (55)
- En comparant cette équation à l’équation (23% nous voyons que l’effet d’une force électromotrice au contact suivrait une loi quelque peu différente decelledu phénomène Peltier correspondant à l’entraînement.
- Effet Thomson. — Comme nous l’avons vu ci-dessus,
- JW = L b.idt A
- mais la constante A n’est plus en relation immédiate avec les forces thermoélectriques. En admettant que l’effet Thomson soit nul dans le plomb, celles-ci correspondent plutôt k la combinaison :
- b'\ = b >, -f b’„ — b'rb
- Alors, dans ces conditions,
- à W — -î- b"k idt--É (b\ — b"t'p) idt
- A A v
- (A suivre.)
- M. Lamotte.
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- MACHINES DVNAMO-ÉLECTRIQUES
- MACHINES A COURANT CONTINU (<)
- Les porte-balais de MM. E -H. Johnson et R. Lundell (*) sont semblables comme forme à ceux de la Croker-Wheeler Company () mais ils en diffèrent en plusieurs points.
- Les balais en charbons BB, disposés par paires (fig. i a 4) au lieu d’ètre maintenus
- dans une gaine qui' les entoure complètement sont simplement serres sur deux plaques de cuivre F, K, à l’aide de vis de serrage G» et G, et de griffes G, G,. Aux plaques F et F, sont fixés comme dans le porte-balais rappelé, quatre paquets de lames de cuivre formant ressorts et conducteurs qui aboutissent et sont rivés à une pièce C,; mais en outre des précédents, d’autres ressorts DD serrés par des vis T s’engagent dans le support C du porte-balais et ont pour but de faire varier la pression des balais sur le collecteur et de compléter l’effet des ressorts
- Le support C est terminé par un axe vertical isolé par une douille en ebonite S et les deux rondelles WW, du collier R, relie au support principal R du porte-balais. Le cou-
- <’> Brevet anglais, n° 13477, 4 figures, déposé le ib juin 1898, délivré le 6 août 1898.
- (-1 Voir notre article sur les machines dynamo-électriques : machines à courant continu, L’Éclairage Électrique, t. XVI. p. 407, 5 septembre 1898.
- rant est capté à la partie supérieure du support C par une prise de courant P.
- La machine unipolaire de M. A.-H. Fin-lav (2) repose comme les machines du même genre de MM. de Puydt et Poncin et de Burger que nous avons décrites l’an dernier, sur le principe de Faraday relatif à la fixité dans l’espace du champ produit par un électroaimant tournant autour de son axe. Elle présente néanmoins sur ces machines un perfectionnement notable qui a pour but d’annuler la réaction d’induit par l’emploi d’un dispositif analogue à celui employé par MM. Menges, Fischer-Hinnen, Ryan, etc., pour certaines machines à courant continu et consistant à créer sur l’inducteur dans le voisinage de l’entrefer un nombre d’ampèretours égal et de signe contraire a celui de l’induit.
- La machine (fig. 3 et 6) de M. Finlay se
- f £
- (5, _ U: E !0' i° O; ” .O -L/F C 6-
- Fig. 3 et 4. - Vue de La partie inférieure d’un porte-balais Johnson et Lundell et coupe d’un balai dans le sens de l’axe du collecteur.
- compose de deux masses cylindriques a et g de fer ou d’acier concentriques séparées par les entrefers ff, et dont l’une extérieure est fixe et l’autre intérieure est mobile autour d’un arbre 0 supporté par les deux paliers n, n. La partie extérieure est creuse et contient la bobine magnétisante l qui, comme le fait rc-
- (*) Voir L’Éclairage Électrique des 18 et 25 février 1899, p. 241 et 298.
- (h Brevet anglais 110 23192, 4 figures, déposé le 9 octobre 1897, délivré le 10 septembre 1898.
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- marquer justement M. Finlay, peut être fixée k la partie immobile ou à la partie mobile, ainsi que les frotteurs et les bagues de con-
- t 6. — Vue de face et coupc par 1 jjpolaire Finlay avec dispositif pour
- tact. Ces bagues de contact peuvent être remplacées par des segments dont l’ensemble est analogue à un collecteur ordinaire de machine à courant continu mais dont la fonction est toute différente.
- Les conducteurs induits sont placés deux à deux dans - des encoches ou des trous (12 sur la ligure 15} pratiqués le long des génératrices du cylindre induit a une .faible distance de l’entrefer. Chacun des conducteurs est connecté à ses extrémités à deux segments bl de deux collecteurs bb. Les con-
- ducteurs h dits de retour, au nombre de six, sont logés dans le circuit magnétique inducteur fixe et sont pourvus à leurs deux extrémités de balais U frottant sur les collecteurs bb. Si les inducteurs sont placés dans des encoches il est bon'd’envelopper ensuite les deux faces de l’entrefer avec une feuille d’acier ou de fer de façon à rétablir l’uniformité du champ dans l’entrefer et éviter ainsi les courants de Foucault.
- Lorsqu’on emploie des lames de collecteur au lieu de bagues, il importe de prendre des dispositions spéciales pour que les positions relatives du collecteur et des balais ne soient pas altérées. A cet effet, l’inventeur fixe les balais d’une façon quelconque sur les conducteurs eux-mêmes.
- Il faut encore éviter dans ce cas qu’un ou plusieurs conducteurs induits puissent être mis en court-circuit par des conducteurs de retour et les balais correspondants; on y arrive en donnant aux balais une largeur inférieure à celle des segments du collecteur et en connectant convenablement les conducteurs de retour comme le montre la figure 7
- Fig. 7. — Schéma des conducteurs induits et des conducteurs dits de retour d’une machine unipolaire FinJay.
- représentant le schéma des connexions ('). Dans le montage représenté il y a deux circuits en parallèle, mais on pourrait évidemment disposer tous les conducteurs en série.
- Lorsqu’on emploie des bagues de contact, les conducteurs de retour sont naturellement traversés par le même courant que les conducteurs induits et doivent avoir la même section; lorsqu’au contraire on fait usage de
- (') I.es connexions des deux côtés de la machine entre
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- collecteurs, les conducteurs qui aboutissentà des lames, non en contact avec les balais ne sont traversés par aucun courant tandis que les conducteurs de retour le sont. C’est pour éviter les effets dus aux variations de flux qui en résulteraient que AI. Finlay dispose deux conducteurs dans chaque encoche, et les connecte avec deux. segments différents mais voisins; de cette façon la somme des courants dans les conducteurs d’une même encoche, reste pratiquement dans un rapport constant avec le courant extérieur et par suite aucune perte par courants de Foucault ne peut avoir lieu.
- Le nombre de conducteurs induits par encoche dépend uniquement du nombre de lames du collecteur par balai.
- îipolaire Finlay
- 'ig. 8. — Coupe par l'a>
- La figure 8 se rapporte à une machine du même genre mais à deux circuits magnétiques inducteurs, les conducteurs induits sont ici connectés à des bagues b comme dans la machine de Puydt et Poncin.
- Cette machine est évidemment réversible et peut fonctionner comme moteur à courant continu, mais il est intéressant de faire remarquer qu’elle peut également fonctionner comme moteur à courant alternatif, à inducteur série ou shunt, h condition de lamcllcr les circuits magnétiques inducteur et induit. Elle se comporte alors comme un véritable électrodynamomètre ou un wattmètre. Dans ce but l’inventeur préfère, avec raison, le dispositif avec bagues au lieu du dispositif à collecteur.
- Cette propriété peut trouver son application dans des compteurs.
- Les perfectionnements aux dynamos et moteurs à courant continu que M. Max Déri (’}, l’ingénieur hongrois bien connu, propose, ont pour objet d’annuler la réaction d’induit et le décalage des balais par l’emploi de deux champs inducteurs dont la résultante a une direction fixe. Le procédé employé est identique à celui proposé par M. Leblanc pour annuler la réaction d’induit de son excitatrice compound pour alternateur et décrit récemment dans cette revue (2). Il consiste à employer un inducteur continu comme ceux des moteurs d’induction, mais sans feuillage du circuit magnétique et à créer
- dans cet inducteur le long de l’entrefer un nombre d’amperetours égal mais disposés en (*)
- (*) Brevet anglais nu 15203, 2 figures, déposé le 11 juillet 1898, délivré le 10 septembre 1898.
- (2) Voir M. LtBLA^c. « Étude de la transmission et la distribution de l’énergie par les courants alternatifs. » L’Éclairage Électrique, t. XVII, p. 425.
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- sens contraire de ceux de l’induit. L’enroulement inducteur est alors disposé d’une façon en tout point identique à celui d’un moteur asynchrone à courants diphasés.
- La figure 9 représente une disposition schématique de ce genre. L’inducteur E comporte un premier circuit inducteur formé par les bobines Sj et Ss lequel crée dans l’armature A un champ de direction x^x^cc premier enroulement est pris en dérivation aux bornes IBB du collecteur C. Un second enroulement formé par les deux bobines S2, Sâ est monté en série avec la ligne et est disposé sur l’inducteur de façon à ce que son axe xaixa soit perpendiculaire à celui du premier.
- Les différents éléments constitutifs des deux circuits peuvent être placés les uns à côté des autres ou superposés, mais il importe de les répartir tous deux sur la surface totale de l’entrefer.
- Si l’on représente par /, et f, (fig. 10) les
- dispositif Déri.
- champs inducteurs composants et par fa le champ dû au courant traversant l’armature, on voit que si ce dernier est égal et opposé au champ résultant de l’enroulement en série, la résultante aura une direction et une valeur fixe, celle de a:, a:,, et cela quelle que soit l’intensité du courant de débit. Les balais qui doivent erre placés dans la zone neutre resteront donc suivant cette direction, que la machine fonctionne comme génératrice ou comme réceptrice.
- Si l’on fait varier l’intensité du courant dans le circuit en dérivation, on fera varier lu ten-
- sion aux bornes s’il s’agit d’une génératrice ou la vitesse s’il s’agit d’une réceptrice, mais la direction du flux résultant restera toujours la même.
- Le champ inducteur proprement dit peut évidemment être fourni par un enroulement en série avec l’armature et l’enroulement compensateur sans que la direction du flux résultant change.
- du bobinage de Saye
- Le champ inducteur propre peut être com-poundé. ou hypercompoundé sans que la direction du champ résultant change. S’il s’agit d’un moteur et qu’on veuille changer le sens de rotation, il importe de ne rien changer aux connexions relatives de l’induit et de l’enroulement compensateur et par suite de n’inverser que l’enroulement inducteur propre, ou l’induit et l’enroulement compensateur en même temps.
- Il est bon de remarquer aussi qu'il est né-
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- cessaire de répartir symétriquement le fer de l’induit de façon à ce que le circuit magnétique de ce dernier soit le même que celui des enroulements compensateurs.
- Nous avons à plusieurs reprises signale les types originaux de dynamos de M. Sayers et particulièrement les machines à bobines commutatrices (’). La société suédoise .MImana Svenska Elektriska Aktiebolagct (*) construit plusieurs types de machines de ce genre; les figures 11 et 12 reproduisent les données principales d'une dynamo de 1 700 ampères sous 100 volts h 235 tours par minute et les figures 13 et 14 des coupes et vues de cette machine.
- Dans les premières machines de ce type construites par cette maison, l’entrefer était constant, mais en 1896 cette maison employa un dispositif que nous signalions dernièrement comme étant l’invention de MM. Lewis et Ilovitt (r>) et consistant, pour diminuer la distorsion, a accroître dissymétriquement l’entrefer sous les bornes polaires où le flux se trouve amoindri par la réaction d’induit. Les résultats ont été très satisfaisants. Les
- machines peuvent fonctionner sans ronfle-
- S
- Fig. 12. — Coupes d'un induit à enroulement compensateur Sayers de la Allmanna Svenska Elektriska Aktiebo-laget.
- ment, sans étincelles et sans décaler les
- balais de la pleine charge à un dixième de
- j1) Voir M. R. Sayf.ks. « Dynamo à courant continu sans enroulement inducteur. » La Lumière Électrique, t. XLIX, p. 427.
- p) Voir The Electrician du 10 Septembre 1898.;
- (3) Voir notre article « Machines dynamo-électriques : dynamos à courant continu », t. XVII. p. 143; 22octobre 1898.
- la charge ; pour des charges plus faibles, le déplacement des balais est nécessaire. On a constaté sur les machines de ce type que les pertes par hystérésis et courants de Foucault étaient très réduites. La tension est invariable avec la charge.
- G.-F. Guilbert.
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- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Piles J.-L. Dobell à charbon.
- Chaque élément est constitué (‘} par un vase en fer b (fig. i) contenant un bain d’a-
- Pile Dobell
- zotate de potassium, ou d’azotate de sodium, ou d’un mélange de ces deux sels, et par un vase poreux c contenant du plomb fondu dans lequel plonge une lame de charbon d: cette lame constitue l’électrode positive, le vase en fer l’électrode négative. Dans le bain d’azotate pénètre un tuyau recourbé e dans lequel on fait passer un courant d’air, d’oxygène, ou de gaz ou vapeurs riches en oxygène, comme l’acide azotique, le peroxyde d’azote, etc. Le tout est placé dans un fourneau a permettant d’élever la température suffisamment pour fondre d’une part l’azotate, d’autre part le plomb. Pendant le fonctionnement de la pile le charbon d est oxydé et transformé en anhydride carbonique qui
- C) Brevet anglais n° 25035, déposé le 7 novembre 1896, accepté le 7 février 1898.
- s’échappe par l’ouverture cl’excès des gaz introduits dans le vase b s’échappe par b'.
- Dans un autre modèle {i; représenté en figure 2 la position des électrodes se trouve
- inversée. Le vase poreux c contient un mélange oxvdant formé de 70 parties en poids de bichromate de potassium, 12 parties d’acide chromique et 18 parties de soude caustique; dans ce vase plonge le tube e amenant l’oxygène et servant en même temps d’électrode négative. Le vase extérieur b contient le bain de plomb. La lame de charbon du modèle précédent est remplacée par du charbon en menus morceaux que l’on introduit dans l’électrolyte par des tubes d h entonnoir d1.
- Les vases poreux ordinaires en grès ou en porcelaine, d’abord employés par l’inventeur, ne résistant pas longtemps à l’action des bains et de leurs produits d’électrolyse, des
- (') Brevet anglais, n° 2272, déposé le 28 janvier 1897. accepté le 28 février 1898 et brevet anglais n° 10484, déposé le 27 avril 1897, accepté le 23 avril 1898.
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- vases en magnésie ont été ensuite utilisés. Pour les fabriquer on fait une pâte de magnésie en poudre' avec de l’acide borique en solution concentrée^) ; cette pâte est moulée, et le vase ainsi obtenu est saupoudré de magnésie et mis à cuire dans un four spécial dont les gaz du foyer ne doivent contenir aucune trace de vapeurs métalliques.
- IJ.
- Machine H.-H. Perry pour tourner et polir les collecteurs de dynamos (").
- Sur un support (fig. i), fixé au bâti de la dynamo par des écrous de serrage e, est
- oue en émeri dont l’arbre d, x parties rentrantes pour per-
- mettre le mouvement d’avancement de la roue, repose sur deux'coussinets n et n'. Le coussinet n est fixé sur un plateau B mobile par rapport au support dans deux directions rectangulaires; le mouvement dans le sens
- (0 Brevet anglais, n° 4442, déposé le 18 février 1897, accepté le 12 février 1898.
- (*) Brevet anglais n° 23 938. déposé le 17 octobre 1897, délivré le 17 août 1898.
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- de l’axe est commandé par la manivelle agissant sur un pignon engrenant avec une crémaillère fixe; le mouvement perpendiculaire est obtenu par la manivelle r. L’arbre de la roue à polir est mu soit par un petit moteur / accouplé par courroie avec le manchon g-, soit par la dynamo elle-même au moyen d’une courroie reliant g et h ou reliant k et /. U.
- Combinateur Thomson-Houston pour quatre moteurs de traction '* *).
- On emploie assez fréquemment aujourd’hui des voitures de tramways à deuxtrucks portant quatre moteurs; d’autre part, dans le système Sprague utilisé pour l’exploitation de l’un des « elevated » de Chicago, toutes les voitures d’un train sont munies de moteurs que commande un seul combinateur; il y a donc dès à présent des cas où il est nécessaire d’avoir des combinateurs pour plus de deux moteurs.
- Généralement ces combinateurs fonctionnent d’après les mêmes principes que les combinateurs série-parallèle pour deux moteurs. Mais la plupart de ces appareils présentent cet inconvénient que si l’un des moteurs qu’il commande doit, par suite d’un accident, être mis hors circuit, la régulation des moteurs restant en service ne peut être effectuée par leur groupement en série ou en parallèle au moyen du combinateur. On a proposé, pour éviter cet inconvénient, de disposer les moteurs par paires, chaque paire fonctionnant comme une unité motrice et étant commandée comme l’est chaque moteur séparé dans le cas ordinaire; si l’un des moteurs est mis hors d’usage par accident, on met hors circuit un des moteurs des autres paires et le réglage des moteurs restant en circuit s’effectue comme s’effectuait auparavant celui des paires de moteurs. Mais cette façon d’opérer présente elle-même
- (’) Brevet anglais nri 19936, déposé le 30 septembre i8q8. accepté le 19 novembre 1898.
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- des inconvénients; d’un côté elle a pour effet, en mettant hors circuit la moitié des moteurs actionnant un train ou une voiture, de réduire de moitié la puissance motrice et, par suite, de diminuer considérablement la vitesse, ce qui entraine des difficultés dans l’exploitation, surtout sur les lignes à grande vitesse, urbaines ou interurbaines, aux quelles les voitures et trains à moteurs mul-
- tiples sont destinées; d’un autre côté les moteurs restant en service se trouvent surcharges et par conséquent dans des conditions propices à déterminer la détérioration de l’un d’eux, entraînant dès lors l’arrêt de
- C’est pour remédier a ce s divers inconvénients que la British Thomson-Houston Company a imaginé un combinateur per-
- mettant de connecter tous les moteurs en parallèle, à l’exception seulement de ceux hors d’usage que le mécanicien met hors circuit par la simple manœuvre d’un commutateur. La ligure i représente le développement d’un tel combinateur appliqué au cas de quatre moteurs.
- Sur la surface latérale d’un cylindre sont disposées les touches conductrices indiquées sur la figure par les nombres j à 15 affectés des indices a et b. Deux doubles séries de plots fixes sont placées en face de deux génératrices du cylindre diamétralement opposées; ces plots sont indiqués par les nombres 1 à 15. A ces plots sont fixées les extré-
- mités des fils des résistances R, à R„ et celles des fils aboutissant d’autre part aux commutateurs à triple leviers C,, C2, C,, Cr Deux des leviers sont reliés au moteur correspondant, l’autre à un circuit D dont on verra plus loin le but. Les armatures des moteurs sont représentées en A1? A.„ A.,, A*; leurs enroulements inducteurs en F,, F2... Les moteurs A, et A3 forment une paire: A2 et At l’autre paire; ils sont disposés de façon que les moteurs d’une même paire actionnent deux trucks ou bogies différents du train ou de la voiture. Sur la partie droite de la figure est représenté un inverseur de courant pour le changement de
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- marche; les plots sont numérotés de 16 à 31.
- Dans la première position du combinateur, une des résistances R est en circuit, les moteurs de deux groupes sont reliés en parallèle et les deux groupes sont connectés en série; c’est le mode de connexion représenté en figure 2 et plus nettement en figure 2a.
- Lorsqu’on fait tourner la manette du combinateur, les résistances R sont successivement introduites en dérivation dans le circuit jusqu’à ce que, les plots 9 et 10 venant en contact avec les touches ga et io^, ces résistances soient mises en court circuit, les deux groupes de moteurs fonctionnant alors en série s^ns résistance. Quand, par suite de la continuation du mouvement de rotation, le plot 8 et la touche correspondante S/, (dont le numérotage a été omis sur la figure) viennent en contact, un shunt se trouve intercalé entre les bornes du second groupe de moteurs. Ce groupe se trouve enfin connecté en parallèle avec le premier quand 15 vient en contact avec 15^ Le diagramme des connexions permet de suivre la
- marche du coûtant dans chacune des positions du combinateur et de s’assurer qu’elle correspond bien à ce qui vient d’être dit, sans qu’il soit besoin d’indiquer cette marche par une longue énumération des divers circuits; nous ferons seulement observer que les touches des deux moitiés du
- combinateur sont disposées de telle sorte que les touches placées sur l’une des moitiés viennent en contact avec les plots 1 à 8 un peu avant que les touches de l’autre moitié viennent en contact avec les plots g à 15 : ainsi le plot 11 vient en contact avec na immédiatement après que 3 est venu en contact avec Sa-
- Supposons maintenant que le moteur 1 soit mis hors service. En plaçant le commutateur Q dans la position indiquée en lignes ponctuées sur la figure 1, les deux pôles de ce moteur se trouveront isolés, comme l’indique plus clairement la figure 3 ; en même temps, le circuit D, dont nous parlons plus haut, se trouve rompu. Si alors le combinateur est amené dans la position cor-
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- reapondant précédemment au groupement des quatre moteurs en parallèle, les trois moteurs restant en service se trouvent reliés aussi en parallèle, comme on peut s’en assurer en suivant la marcjte du courant dans lès circuits; ce groupement est indiqué en ligure 3, et plus nettement en figure 3a.
- Dans le cas où deux des moteurs seraient détériorés, la manœuvre des commutateurs C correspondants, pour amener leurs leviers dans la position supérieure, mettrait ces moteurs hors circuit tout en laissant les deux autres reliés en parallèle.
- Enfin, si un seul des moteurs restait en fonction, le combinateur agirait sur lui comme un simple rhéostat de réglage.
- On voit par conséquent qu’avec cet appareil, la mise hors circuit d’un moteur se borne à la manœuvre d’un commutateur, le réglage des moteurs restants se faisant toujours à l’aide du combinateur et de la même manière que si tous les moteurs étaient en fonction. J. R.
- Dispositif Thomson Houston pour freinage électrique des voitures de tramways (M.
- Dans les dispositifs ordinairement employés pour manœuvrer électriquement les freins des voitures de tramways, il peut arriver, lorsque la manœuvre sc fait trop rapidement, que les roues se trouvent complètement arrêtées dans leur mouvement de rotation par les sabots des freins trop fortement appliqués contre les roues : celles-ci glissent alors sans tourner et reflet du freinage se trouve considérablement diminué, le frottement de glissement des roues sur les rails étant de beaucoup inférieur au frottement des roues comme les sabots (2). Le dispositif bre-
- (‘) Brevet anglais n° 19937, déposé le 20 septembre 1898. accepté le 18 novembre 3898.
- (2) Un freinage trop accentué peut avoir des conséquences fâcheuses comme l’a prouvé un accident survenu le 19 septembre dernier sur le réseau de Bradford et attribué par le major Cardew, chargé de l’enquête, à un serrage trop brusque des freins (Voir L'Écl. Èiectt. XVII, p. 463. 10 décembre 1898).
- ÉLECTRIQUE
- veté par British Thomson Houston Company a pour but d’éviter cet inconvénient.
- La figure 1 représente le développement d’un combinateur de voiture à deux moteurs permettant de réaliser ce dispositif de freinage. La figure 2 indique schématiquement les connexions des moteurs À,A2 et des électro-aimants B,B2 commandant les freins lorsque le combinateur est dans la position correspondant au freinage. La figure 3 donne les connexions lorsque le combinateur est dans une des positions qu’il occupe lorsque la voiture est en marche.
- On voit par la figure 2 que pour le freinage l’armature A: d’un des moteurs (qui fonctionnent alors comme génératrices) se trouve en série avec l'électro d’excitation F3 du second moteur et l’électro B; manœuvrant le frein des roues montées sur l’arbre même du premier moteur ; l’armature A2 du second moteur se trouve reliée d’une manière analogue avec Ft et B2. Quand les deux moteurs tournent, les courants qu’ils engendrent font fonctionner les freins. Mais si l’un d’eux s’arrête par suite du bloquage des roues correspondantes, son armature, As par exemple, n’enverra plus de courant dans les inducteurs F, ni dans l’électro B3 du frein trop fortement serré; au contraire, ces inducteur et élcctro se trouveront parcourus par un courant de sens inverse provenant de la dérivation dans le circuit BTVY, du courant engendré par l’armature A, toujours en mouvement. Il en résultera une désaimantation de l’électro B3 et par suite un desserrage des freins de la paire de roues montées sur l’essieu portant l’armature A., ; en même temps, cette armature tendra à tourner sous l’influence du courant qui la traverse ; par suite, le bloquage de la paire de roues correspondantes' cessera. Mais dès que ce bloquage aura cessé, les armatures des moteurs seront de nouveau mises en rotation et engendreront des courants qui provoqueront une nouvelle application des freins. En pratique, ces divers effets se produisent très rapidement.
- Pour suivre sur la figure 1 les connexions
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- représentées schématiquement sur la figure 2, ! la barre de contact 23*, puis aux balais 21 et partons de l’extrémité o de la résistance R. ; 22 ; de là il se rend dans les armatures AL et De ce point le courant passe au balai 23, à A,, reliées en parallèle, et revient aux balais
- 20 et 19. De 20, il passe à 17, traverse F2, , revient en 15, passe en 12, excite Bx et arrive en x; de 19 il passe à 18, traverse F,, revient en 16, passe en 13, excite et arrive également en a'. Ce dernier point est relié à la terre par 14, 14* et 11* et à la résistance II par le balai 7, le contact 6* et le balai 6. On voit d’ailleurs qu’en tournant suffisamment le combinateur on pourra établir la connexion avec R au moyen de 5* et de 5 ou de 4rt et de 4 de manière à mettre hors circuit une portion plus ou moins grande de la résistance R.
- En faisant tourner le combinateur en sens inverse, 011 commence par l’amener dans la position correspondant à la rupture de tous les circuits ; c’est la position d’arrêt. En continuant à le faire tourner, on réalise les différents modes de connexions réalisés d'ordinaire par les combinateurs série-parallèle et ! qui, à l’exception d’un, ne présentent rien de I
- particulier pour le freinage. Celui qui fait exception est représenté par la figure 3 et correspondu la première position du combi-
- nateur à partir de la position de repos. Il a pour but de faire passer dans les électroaimants R, et B2 des freins, un courant faisant disparaître le magnétisme rémanent des noyaux et,par conséquent, l’attraction qui en
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVIII. - N° H.
- résulte, de telle sorte que les freins soient, alors complètement libres.
- Le chemin suivi par le courant dans cette position du combinateur est le suivant : Le courant arrivant au contact passe au contact 6a , puis au balai 6, traverse la résistance R, vient au balai 23, passe alors du contact 23,, au contact 2o„, traverse l’armature A,, revient au balai 22, puis au balai 18, au moyen des contacts 2ia et i8a, il excite les électro-aimants inducteurs F,, passe en 26, de là en ga , puis du balai 9 au balai 19,
- revient en 21 après avoir traverse l’armature A.,, arrive en 17 par 22* et 17*, excite les'électro-aimants F2, vient en 15 et 14, est conduit en x où il se bifurque dans les électros B, et B. des freins en même temps que dans la résistance R2; les trois dérivations se rassemblent en 12 et 11 et vont à la terre en G. La résistance R2 aune valeur telle que les courants dérivés dans les électros B, et B, aient des intensités suffisantes pour annuler l’aimantation rémanente des noyaux.
- J. R.
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- Etude sur le pont de Kelvin et Varley ;
- Par le Dr A. Tobi.er (*).
- Le docteur Tobler a fait un historique intéressant du pont de Kelvin et Varley destiné, comme on sait, à la comparaison des résistances d’ordre élevé, telles que celles dont on a à s’occuper lors de la poâe des câbles sous-marins.
- L’appareil est une modification du pont de Wheatstone; il permet de déterminer le potentiel du câble pendant la pose, au moyen de l’électromètre ; il a été employé aussi pour la comparaison des forces électromotrices par la méthode de Poggendorff.
- L'appareil se compose de deux séries de résistances. La première AB (fig. 1) est formée de iot bobines de 1 000 ohms, réunies par des plots sur lesquels glisse un double curseur C, dont les deux branches sont isolées, de telle sorte qu’ily a toujours deux bobines entre les deux touches du curseur. La deuxième série r, rt est formée de 100 bobines de 20 ohms ; les extrémités sont reliées aux deux touches du curseur C ; cette dérivation diminue de moitié la résistance comprise entre les deux touches : il y a en effet
- dans la première branche de ce circuit bifurqué deux bobines de 1000 ohms et dans l’autre branche 100 bobines de 20 ohms; la résistance entre les touches est donc de 1 000 ohms, de sorte que la résistance entre
- Varley pour la
- les deux extrémités de la série principale est toujours de 1 000 X 100 ohms.
- Un curseur D se déplace sur la seconde série, il est en communication avec une des bornes du galvanomètre G, dont l’autre borne est reliée avec le sommet du parallélogramme formé par la résistance inconnue .v et la résis-
- (*) Journal Télégraphique, t. XXII, p. 4, 1898.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- tance fixe R; Les deux derniers côtés sont formés par les deux parties de la résistance variable, c<3mme le représente la figure i.
- a,
- du pont de Kelvir
- Pour effectuer une mesure, on établit un équilibre grossier au moyen du curseur C et bn déplace ensuite D pour achever le réglage.
- Çalculons x ; soient A et B les deux parties de la résistance principale et rt rs les deux parties de la résistance auxiliaire; considérons la représentation schématique de la figure 2 : le galvanomètre étant au zéro, la ligne d est une ligne équipotentielle et par suite la partie p, formée par les deux bobines comprises entre les touches du curseur C, est divisée en deux parties proportionnelles à r, et à râ; réunissons les points au même
- A
- Fig. 3. — Réunion des points au même potentiel.
- potentiel, on a 'fi g. 3) pour les deux branches du pont
- A + -ra'- B + -J-
- d’qù :
- r_a + T-* B+-J
- nièmf contact et le curseur D sur le on a
- A=iockjh, ,
- et posant
- on peut pour faire le calcul employer les tables, de Barlow qui entre autres donnent les valeurs de—pour les nombres entiers a de 1 à 10 ooq
- Le pont de Kelvin et Varley peut naturellement être utilisé pour la mesure des forces électromotriccs, par comparaison avec l’élément étalon.
- Soient E la force électromotrice inconnue, E, celle d’une batterie auxiliaire, e celle de l’élément étalon.
- On dispose le pont comme il est indiqué
- rf-€>—^
- dans la figure 4 et on établit l’équilibre au moyen des curseurs. On a
- De même en remplaçant la pile étalon par la force électromotrice inconnue
- Revenons à la figure 1 ; supposons que la touche de gauche du curseur C soit sur le
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- -J3C*
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- D’où :
- Le principe de l’appareil se trouve dans lin brevet de sir William Thomson jn° 2047, 1862. p. 35).
- La disposition première comprenait une seule rangée de 100 bobines de 1 000 ohms et l’on avait si le curseur était sur la première touche -
- Ces variations étant insuffisantes pour établir l’équilibre, C.-F. Varier eut alors l’idée d’ajouter une deuxième série dé résistances servant en quelque sorte de vernier.
- Les premiers ponts furent construits en 1866 par la maison Cornélius et S.-Alfred Yarley (lslitigton) qui n’existe plus depuis longtemps ; les deux séries de bobines étaient placées dans des boites longues et plates, couvertes de glaces. En 1875, MM. Elliott Brothers et Warden, Muirhead et Clark ont donné à l’appareil une forme'plus éleganteen disposant les bobines sur deux cercles ; entin plus tard le Dr Muirhead a disposé les deux cercles concentriquement ce qui réduit beaucoup le volume.
- Pour diminuer le volume des bobines, on emploie du fil formé d’un alliage de platine et d’argent dont le coefficient de température est assez faible, 0,031 p. 100 par degré C.
- Varier a indiqué encore une antre disposition qui simplifie beaucoup le calcul, mais elle ne semble pas avoir été employée. La résistance R est remplacée par le système al\ et une troisième série cd de bobines représente le système ab (fig. 5). Cela permet de régler la sensibilité de l’appareil et d’éviter la multiplication qui est nécessaire avec l'appareil précédemment décrit.
- La série cd est formée de -14 bobines dont la résistance totale est de 100000 ohms, elles sont disposées sur une seule ligne et décrois-
- sent symétriquement à partir du milieu; Jes valeurs de ces bobines sont les suivantes :
- 89,9
- Sqo,2
- 8(00,8
- 10909,1
- 10909,1
- 8*100,8
- 890.2
- 89,9
- Lorsque le contact glissant est sur le plot central, le rapport est égal à l’unité; si on le déplace vers le haut, le rapport prend suc-
- le rapport deviem toujours égal à une
- posant est indiqué sur la boite suivant la position du contact.
- On a, si on se reporte à la ligure 5,
- _ h + \
- d’où ’
- d
- X =
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- il n’y a donc plus, pour avoir X, a faire de multiplication, puisque — est une puissance de io, et cela peut avoir un grand avantage lorsque l’on a à mesurer x toutes les trois ou quatre minutes pendant des jours entiers, comme cela se produit pour la pose d’un câble sous-marin. (]. (1.
- Détermination de l’intensité maxima d’un courant de décharge d’après son action magnétisante;
- Par F. PoÔkels i1'
- Dans un travail précédent, l’auteur a étudié l’aimantation des roches basaltiques p; ; dans ces roches, la substance magnétique est en grains très tins, noyés dans une masse minérale très médiocrement conductrice, de telle sorte qu’il ne peut y circuler de courants de Foucault, dont l’intensité soit appréciable et suffisante pour modifier l’aimantation. Pour ces raisons il a cherché si l'aimantation permanente provoquée par un courant variable dépendait de la durée de ce courant ou de l’intensité maxima et si par suite la mesure de cette aimantation pouvait servir à déterminer cette dernière grandeur.
- Le courant magnétisant est produit par la décharge d’une batterie à travers un circuit comprenant des résistances liquides qu’on fait varier pour faire varier la durée de la décharge, mais toujours assez, grandes pour que celle-ci reste continue. Le circuit renferme également des bobines dont on calcule la self-induction parla formule :
- S étant la surface des spires, r leur rayon, n leur nombre, l la longueur de la bobine.
- Pour déterminer l’aimantation permanente, on fait deux expériences successives en retournant le barreau dans la bobine : on prend comme moment permanent la ditfé-
- (0 W*'- Ann, t- LXV, p. 458-475, r8g8. f) L Éclairage Électrique., t. XVI, p. 129.
- rence entre les deux moments mesurés après chacune de ces expériences; ces moments sont mesurés par la méthode magnetomé-trique.
- On calcule l'intensité maxima du courant de décharge d’une part d’après l’aimantation observée, d’autre part d'après l’équation de Thomson. L’application de cette formule donne lieu â quelques remarques ; l’expres-
- 11e peut représenter l’intensité rigoureusement dans la phase initiale de la décharge. En- effet, immédiatement avant l’explosion de l’étincelle, toute la chute de potentiel sc trouve entre les deux pôles de l’étincelle: de sorte que /=• o, l’expression
- étendue h tout le reste du circuit, étant égale à la différence de potentiel entre ses extrémités, doit être nulle pour o; et comme i — o, il faut que
- (-). = . = *
- Or,l’expression (1) ne satisfait pas à cette condition, tant qu’on regarde r comme une constante. En fait r se compose d’une constante, la résistance du circuit proprement dit et d’une variable, la résistance de l’étincelle elle-même. Cette dernière résistance, d’abord infinie, décroît pendant la décharge jusqu’à une certaine valeur minima, probablement très faible, et redevient infinie quand la décharge a cessé ; quant à-la loi même de cette variation, elle'est absolument inconnue. Il est donc impossible d’en tenir compte dans le calcul ; il en résultera que l’intensité maxima calculée sera un peu trop forte.
- ' Si on compare les valeurs du maximum déduites de l’aimantation avec les valeurs
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- l'éclairage électrique
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- calculées, on trouve que les premières sont toujours plus grandes, contrairement à ce qu’on devrait attendre. Les écarts sont assez considérables pour qu’on ne puisse les attribuer à des erreurs d’évaluation des quantités qui entrent dans le calcul. Si réellement la susceptibilité magnétique était plus grande quand la durée d’action du champ est plus courte, la différence signalée devrait être plus accusée quand la résistance du circuit est plus petite ; c’est en réalité le contraire qu’on observe.
- Il est plus probable que, ayant la décharge proprement dite, les charges réparties sur les iils de communication de part et d’autre de l’intervalle explosif se réunissent par une étincelle et que le courant ainsi produit atteint une intensité suffisante pour communiquer au barreau une aimantation appréciable. Effectivement la différence est plus grande encore quand la bobine magnétisante n’est pas séparée de l’intervalle explosif par une résistance liquide.
- Dans une autre série d’expériences, faites avec des résistances plus petites, les écarts entre les deux systèmes de valeurs sont plus faibles, mais toujours dans le même sens.
- Enfin avec des résistances encore plus petites on observe d’abord une aimantation à sens inverse peu prononcée, puis une aimantation normale encore plus faible et finalement presque plus rien.
- Les expériences effectuées avec des circuits de self-induction faible font supposer que dans ces conditions le maximum d’aimantation se produit quand la résistance est voisine de la résistance critique. Cette remarque permet d’étendre les expériences aux. cas où la self-induction du circuit n’est pas directement mesurable; on admettra que la résistance du circuit pour laquelle on observe le maximum d’aimantation est la résistance critique et on calculera l’intensité maxima d’après cette donnée.
- Les bobines sont supprimées : le circuit de décharge est formé par un gros fil rectiligne de i à 2 m de long et une résistance
- liquide réglable à volonté. Le barreau de basalte en forme de prisme carré est placé à quelques, centimètres du fil, de sorte que sa plus grande dimension soit perpendiculaire au plan passant par le fil et par son milieu.
- En réalité les lignes de force magnétique ne sont pas. dans l’intérieur du barreau, parallèles à se,s arêtes, mais elles ont la forme d’arcs de cercle dont le centre est sur l’axe du fil : il s'ensuit que le barreau recevra, outre l’aimantation longitudinale, une aimantation transversale dont le signe sera, du reste, difïércnt aux deux extrémités. On mesure le moment longitudinal et il faut en déduire l’intensité du courant.
- Considérons dans le barreau un filet longitudinal de section droite d«, un élément de longueur dx de ce filet, dont la distance à l’axe du fil-est a\ le champ produit par un courant d’intensité i au point x, quand x est compris entre-----— et -b —, l étant la lon-
- gueur du barreau est
- 5\/^+^
- et la composante de ce champ parallèle à l’axe des x,
- 5(^4--^)
- Si -/ est la susceptibilité du barreau relativement à l'aimantation permanente, supposée constante, le moment longitudinal acquis par le barreau aura pour valeur :
- Si toutes les portions du barreau se trouvaient à la même distance a du fil, le moment serait ;
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- (v— volume du barreau) : par conséquent, le moment réellement observé est plus petit dans le rapport de
- Ce calcul suppose que les dimensions transversales du barreau sont petites vis-à-vis de sa longueur ; autrement il faudrait intégrera® par rapport à la largeur; mais ici il suffit de prendre la valeur moyenne correspondant à l’axe de symétrie du barreau. Si donc H; est
- l’intensité du champ qui correspond au moment trouvé, on aura :
- La concordance obtenue entre les valeurs calculées par les deux méthodes est très satisfaisante.
- C’est par un calcul de ce genre que hauteur a trouvé les intensités maxima qu’il faut attribuer aux éclairs qui ont communiqué aux roches basaltiques l’aimantation naturelle qu’elles possèdent (J). M. L.
- CHRONIQUE
- L’utilisation des forces motrices du Rhin, de Schaffouse à Bâle. — Un projet intéressant l'industrie électrique est celui qu’étudie le gouvernement cantonal de Zurich, dans le but de monopoliser la force motrice du Rhin, sur tout le parcours de ce fleuve, à travers ou le long du canton de Zurich, et de la transporter électriquement dans un rayon de 25 à 40 km. Voici d’après l’un des derniers numéros du Génie Civil quelques indications sur ce projet :
- De la chute de Laufen, un peu au-dessous de Schaffouse jusqu’à Bâle, le Rhin s’étend sur une longueur de 200 km ; la différence de niveau totale est de 107 m, soit une pente de 5 mm environ par mètre. En certains points particuliers, des dispositions naturelles se prêtent, d’une manière exceptionnelle, à l'aménagement d’usines hydrauliques ; ces points sont figurés sur le plan ci-joint (fig. 1); leur altitude est indiquée sur le profil en long, représenté en figure 2 ; le tableau suivant donne le débit moyen par seconde en ces points dans les conditions normales, la hauteur de chute utilisable et la puissance que l’on peut recueillir sur les arbres des turbines.
- 1 Chute de Laufen . . 46 23
- 2 Rheinau........ 93 7
- 3 Eglisau.........us 7
- 4 Kaiserstuhl(Weiach) 122 4,5
- 5 Laufenbourg .... 150 8
- 6 Rheinfelden....210 7.5
- 7 ACUgSt.........2UO 5'
- C’est donc un total de 57 300 chevaux-vapeur que l’on pourrait recueillir. A la chute de Laufen, la moitié environ de la puissance disponible est déjà utilisée sur la rive droite du fleuve (située dans le
- canton de Schaffouse}, notamment par la fabrique d’aluminium de Neuhausen et par des ateliers de construction de wagons. A Rheinfelden, la - totalité de la force disponible sera absorbée par la station électrique actuellement en cours de construction sur la rive droite. La puissance disponible à Aeugst est destinée à être utilisée tout entière par la ville de Bâle. La chute de Laufenbourg, moins favora- blement située que les précédentes à cause de l’éloignement des grands centres industriels, sera néanmoins utilisée dans un avenir peu éloigné.
- La puissance que le canton de Zurich peut monopoliser à son profit se trouve donc limitée à la moi- (*)
- (*) L’Éclairage Électrique, t. XVI, p. 129.
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- tié actuellement disponible de la chute de Laufen, et à Ja totalité de celle qu'on peut capter à Rheinau et Weiach (près de Kaiserstuhl), soit environ 25 000 chevaux. Encore, comme le cours du Rhin sert par-
- Di$tance$pa.rtm.:.
- tout de limite à deux cantons ou deux pays, c’est la moitié seulement de cette puissance qu'il pourra utiliser. A Laufen et à Eglisau, il devra partager avec le canton de Schaffouse ; à Rheinau et â Weiach, le partage se fera avec le grand duché de Bade.
- Si nous nous bornons à examiner les quatre stations établies par le canton de Zurich, le projet nous fournit les renseignements suivants : à Laufen, l’installation hydraulique comprendra un tunnel percé à travers le rocher qui forme la rive gauche à la hauteur de la chute du Rhin, et capable d’amener aux turbines, en aval de la chute, un volume minimum de 23 mK par seconde avec une hauteur de chute de 23 m. A Rheinau, on établira un barrage en travers du fleuve, complété par une dérivation créée à trayers une boucle par le percement d’un tunnel; la hauteur de chute sera de 7 m. À Lglisau sera également construit un barrage ; la hauteur de chute sera de 7 m pendant les plus basses eaux et de 4>S m pendant les crues. A Weiach on utilisera la pente du fleuve sur une longueur de 8 km, et l’on obtiendra 4,5 m de chute au barrage. Dans toutes ces stations, le matériel hydraulique sera doublé d'un matériel à vapeur de puissance convenable pour qu’on puisse garantir une puissance totale de as non chevaux, quelles que soient .les variations de débit et de la hauteur de chute.
- La transmission se fera par courants triphasés à mono volts, Une ligne de 25 km joindra Laufen à Winterthur (fig. 3) ; une seconde, de 40 km, joindra Rhçinau et EgUsau à Zurich ; une troisième ligne longue de 35 km, amènera à Zurich également la puissance recueillie à Weiach. Quatre autres lignes, d’une longueur totale de 53 km, joindront entre elles
- Winterthur, Zurich et les quatre ‘Stations génératrices pour régulariser la transmission et permettre, en cas d’accident à une station, l’alimentation par une autre station Enfin on prévoit rétablissement de no km de lignes de dérivation, ce qui porte le développement du réseau primaire à 253 km. Trois stations transformatrices principales abaisseront la tension de i<> 000 à 3 000 volts. Dans le voisinage immédiat des point3 d’utilisation la tension sera réduite à 300 volts.
- La puissance totale de 25 000 chevaux, disponible aux arbres des turbines, sera répartie comme il suit : 14000 chevaux pour Zurich et ses environs, 5 oqo pour Winterthur, 3 000 pour le grand duché de Bade, 3 300 pour diverses villes.
- Les frais de construction des quatre stations, y compris ceux d’expropriation et les frais d’instal-laüqn du matériel hydraulique et électrique, sont évalués à 16480000 fr; les installations à vapeur de secours coûteront 4 250 000 fr ; les 143 km de lignes principales, à 12 000 fr le km, causeront une dépense
- Fig. 3. — Lignes projetées pour la transmission de l'énergie ‘ ' dans le canton de Zurich.
- de 1 716000; les no km de lignes de dérivation, à 3250 fr le km, coûteront 338 000 fr ; le transport, le montage et l’imprévu étant comptés pour 446 000 fr ; les dépenses totales seront de 23 250 000 fr.
- En comptant sur un rendement de 92 p. 100 pour les générateurs électriques, de 91 p. 100 pour les transmissions d'un rendement de 92 p. 100 pour les transformateurs réduisant la tension de 10 000 à 3000 volts, le rendement global sera de 77 p. ioo. La puissance de 25300 chevaux sur les arbres des turbines, donnera donc une puissance de 19400 chevaux aux bornes des transformateurs à 3 oqo volts, De ees chiffres, il résulte que le prix d’installation sera .de 1 200 fr par cheval produit aux stations transformatrices. On estime que les frais d'inslaila-
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- tion de !a transmission à 300 volts s’élèveront en moyenne à 300 fr par cheval ; le prix total sera donc de 1 500 fr par cheval.
- Les frais d'exploitation se répartiraient ainsi :
- Administration..................
- Direction et personnel supérieur.
- Entretien et réparation.........
- Interet cju capital à 5 p. io<> . . ,
- Amortissement à 3 p. 100 ....
- Impôt de 6 fr par cheval sur
- 31 ono çhx.....................
- Exploitation et entretien des installations à vapeur..............
- Total ....
- Soit environ 126 fr par an et par cheval aux bornes des transformateurs à 3 opo volts. Comme les pertes entre ces transformateurs et les appareils d utilisation seront d’environ 27 p. 100 et que d'autre part l’entretien et l'amortissement des canalisations secondaires augmenteront de 30 fr le prix du che-, . , ( 126 4- 30) x 100
- val-an, on arrive a --------- ------= 212 pour le
- 73
- prix de revient du cheval-an aux iieux d’utilisation.
- Les prix de vente seront ceux appliqués par l’usine de la Sihl, près de Zurich, soit 500 fr par cheval-an pour une puissance de 1 cheval, avec diminution graduelle, quand la puissance utilisée augmente, le cheval-an ne coûtant plus que 160 fr pour les puissances de 100 chevaux et au-dessus.
- Dans ces conditions l'entreprise peut-être rénu-mcratrice, et en admettant même que le prix de vente moyen ne dépasse pas i6p fr par cheval-an (pris à 3 000 volts), le revenu, comprenant l’intérêt de 5 p. 100 déjà prévu dans les dépenses de construction, s’élèverait à 8 p. ioû,
- L'électrolyseparles courants de retour de tramways à Jersey City (Etats-Unis), — L’eau potable est amenée à Jersey City par trois conduites principales qui partent d’un réservoir établi près de Arlington et qui suivent Belleville Avenue- Sur cotte même avenue passe une ligne de tramways élee^ triqugs du réseau qui dessert Arlington ainsi que Rutherford ; cette dernière localité est située de l’autre côté de l’avenue par rapport-à Arlington, La compagnie concessionnaire dés eaux craignant que ses conduites ne fussent détériorées par les phénomènes de leleotrolyse, chargea M. A,-A. Knudson de faire des essais ep vue de reconnaître si ses craintes étaient fondées. Bien que ces essais paient pas permis de relever de détériorations notables
- dues à l’électrolyse, leurs résultats nous ont paru assez intéressants par les conclusions qui s’en dégagent pour en dire quelques mots ici.
- Commençons par rendre compte de la disposition des lieux. La station génératrice est située à Rutherford à plusieurs kilomètres à gauche de Belle-ville-Avenue. De cette station part une ligne de tramways qui, après plusieurs détours, suit une avenue perpendiculaire à Bellcville-.Avenue et vient se raccorder à la ligne parcourant cette avenue. Toute la région est marécageuse et une nappe d’eau sglée, par conséquent bonne conductrice de l’électricité, se trouve a une faible profondeur au-dessous de la surface du sol,
- Des trois conduites d’eau placées sous la chaussée de Belleville-Avenué. deux ont 1 in de diamètre, l’autre 62 cm s Tune des deux premières est; recouverte de ciment ; elles sont à des distances des rails variant de 0,60 à 2,60 m.
- Ajoutons que l’installation électrique de la ligne de tramways, a été faite dans de bonnes conditions, que les éclissages électriques ont été soignés et que plusieurs feeders de retour ont été posés.
- Passons maintenant aux essais. Pour les exécuter on fit deux tranchées distantes de 6oo m, mettant à découvert les conduites d’eau et les rails, l'une à l'endroit où la ligne aboutissant à l’usine se raccorde avec celle de Bellevjllç-Ayenue, l’autre à ôno m de ce raccordement. Une troisième tranchée fut faite iqq m au delà de la dernière pour mettre à découvert la conduite enduite de ciment seule, Des fils conducteurs furent soudés aux conduites et aux rails en chacun de çes points et l’np mesura au moyen d’un voltmètre très sensible les différences de potentiel entre les rails et les conduites. Les valeurs trouvées dans les essais du 3 janvier dernier aux trois stations que nous désignerons par A, B, C sont les suivantes, les rails étant toujours positifs par rapport aux conduites :
- Confite nQ • n° 2 n° 3
- Station A 5 volts 10 volts 10,2 volts
- » B 2.5 », 2 » 4,i »
- -, C 6 » o ,, >, »
- la conduite tf-1 1 est celle recouverte de ciment, celle n° 2 ia conduite non recouverte de 1 m de diamètre, enfin la conduite np 3 est la conduite de 0,6a em de diamètre,
- On voit que les différences de potentiel observées sont considérables ; dans des essaie faits le 10 jan= vier à la station B on releva une différence de potentiel encore plus grande, 15 volts, entre les
- 186,000 » j,444,000 fr.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVIII. — N® 11.
- rails et la conduite n° 3. Toutefois dans tous les essais les rails furent trouvés positifs par rapport aux conduites ; on pouvait donc en conclure que les conduites devaient ctre indemmes de toute détérioration électrolylique, les rails seuls devant en souffrir, et un examen attentif permit, en effet, de reconnaître des traces très nettes de corrosion sur les rails aux stations d'essais sans en faire constater sur les conduites.
- Mais comme nous l’avpns dit, la station génératrice est située à plusieurs kilomètres sur la gauche de l’avenue que suivent les conduites. Comme sa distance à vol d'oiseau à cette avenue est d’environ 3 km inférieure à la longueur des feeders de retour qui suivent la ligne joignant cette usine à la ligne de Bclleville-Avenue, il était à craindre que le courant dérivé par les conduites ne revînt en partie à l’usine par le sol, bon conducteur de sa nature comme il a été dit plus haut. Pour reconnaître s’il en était ainsi de nouvelles mesures furent faites en un point de la région des conduites la plus rapprochée de l’usine. En prenant la différence de potentiel entre chacune des conduites et une barre de fer enfoncée dans le sol jusqu'au niveau de la couche d’eau salée on trouva que les conduites 1 et 3 étaient positives par rapport au sol. la différence de potentiel étant de un quart de volt, et que la conduite nù 2 était à un potentiel inferieur à celui du sol de 1 volt environ. Ces résultats montraient que des courants de retour par la terre pouvaient exister entre les conduites nus 1 et 3 et la terre.
- Les différences de potentiel résultant de ces courants n’étant que de 1/3 de volt,il semblerait que les dangers d’électrolyse des conduites ne fussent pas à craindre. M. Knudson n'a pas été de cet avis, étant donnée la nature du sous-sol, et il a pensé qu’il était nécessaire que la Compagnie exploitante du réseau de traction fit à son installation les modifications nécessaires pour protéger les conduites dans la zone reconnue dangereuse, en particulier qu’elle augmentât le nombre et la section des feeders de retour.
- Nous partageons la manière de voir de M. Knudson. Nous croyons même que des corrosions électrolytiques sont à craindre non seulement dans la région que M. Knudson considère comme dangereuse, mais encore sur une longueur notable des conduites. Il résulte en effet de scs esssais qu’au point A la conduite 1 est à un potentiel inférieur de 5 volts à celui de la conduite 2, tandis qu’en B les deux conduites sont sensiblement au même
- potentiel et que dans la région dangereuse la conduite 1 présente un excès de potentiel de 1,5 volt sur la conduite 2. Il est donc bien probable qu’il existe des courants allant d’une conduite à l’autre, et comme en certains points la différence de potentiel entre les conduites atteint 5 volts, des corrosions électrolytiques doivent se produire sur l’une d'elles. En outre, il n'est pas douteux qu’un courant suit chacune d’elles, et l'on sait que dans ce cas il se produit aux joints des corrosions provenant de ce que, à cause de la résistance électrique des joints, une partie du courant quitte la conduite avant un joint pour y retourner en-
- II nous paraît donc résulter de ces essais que même dans le cas d’une installation de traction bien faite, avec éclissage électrique de feeders de retour, les canalisations métalliques situées au-dessous des voies peuvent présenter des différences de potentiel assez élevées pour donner lieu à des courants et à des phénomènes d'électrolyse, et qu’à moins d’employer des feeders assez nombreux pour égaliser le potentiel d'un bout à l’autre des voies, on ne peut être assuré de ne pas causer de dommages aux conduites d'eau ou de gaz.
- Filaments de lampes en carbure de silicium. —-Dans le numéro de ce journal du 21 mars 1896 (t. VI, •p. 529), nous donnions la description d’un procédé breveté par A1. Langhans pour la fabrication des filaments en carbure de silicium, filaments présentant sur les filaments ordinaires en carbone l’avantage de pouvoir être portés à une plus haute température, ainsi que celui de ne pas donner lieu à un noircissement des ampoules. Notre confrère The Electrician, de Londres, nous donne dans son numéro du 10 mars quelques renseignements sur l'état actuel de la fabrication de ces filaments :
- Pour obtenir la pâte destinée à la confection des filaments, on traite à plusieurs reprises de la cellulose par de l’acide sulfurique à divers degrés de concentration ou par un mélange d’acide sulfurique et d’acide phosphorique. On obtient ainsi une masse gélatineuse à laquelle on incorpore de la silice amorphe, en poudre bien fine, préparée par un procédé spécial, la silice amorphe du commerce ne convenant pas. La masse semi-fluide de cellulose et de silice est jetée dans une turbine animée d'un mouvement de rotation très rapide dans le but de faire disparaître les bulles d’air qu’elle renferme
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- Après cette opération elle est, au moyen d'une filière, mise sous forme de fils qu’on laisse tremper quelque temps dans de l’alcool plus ou moins étendu d’eau. Ces fils sont ensuite lavés, enroulés sur des formes, puis séchés et enfin calcines à haute température. Dans cette calcination, il faut empêcher l’azote de l’air de venir en coniact avec la silice et de s’y combiner; pour cela les formes sont entourées d’un mélange de charbon et d’acide tita-nique. Il faut en outre maintenir la température très élevée pendant un temps assez long afin qu'il y ait réaction du carbone de la cellulose sur la silice de formation de carbure de silicium. La dernière opération est le « nourrissage » des filaments qui s’effectue dans un mélange de vapeurs contenant du silicium et du carbone.
- D’après des essais faits par le professeur Ayrton la consommation des lampes munies de ces filaments est de 2.8 watts par bougie de la lampe à acétate d'amyle, soit 3, r watts par bougie anglaise. Cette consommation n’augmente pas avec le temps comme c’est le cas pour les lampes à filament de carbone ; en outre, il 11'y a pas perte de lumière par noircissement de l'ampoule, ce noircissement ne se produit pas même après 600 et 800 heures de fonctionnement.
- La fabrication éleetrolytique du chlorate de calcium. — Après avoir étudié les conditions de formation des chlorates alcalins par l’clectrolyse (voir Èd. Élec., t.(Xl, p. 415, 22 mai 1897), M. ?’• Oettel a étudié l’électrolyse des solutions de chlorure de calcium en vue de la fabrication du chlorate. Voici, d’après un article publié dans la Zeitschrift fur Elektrochemie (t. V, p. 1-5) et dont la traduction a etc publiée récemment par le Moniteur scientifique, les résultats de ces recherches :
- « Les résultats encore inédits, que j’ai obtenus en électrolysant des solutions de chlorure de calcium, confirment les indications fournies récemment par Bischoff et Fccrsler (Zeits. f. Elekt., t. IV, n° 20, p. 464). La très faible importance des pertes par réduction est attribuée à' la formation sur la cathode d’une mince couche d’nydrate de calcium qui agit comme un diaphragme. L’activité électrochimique de cette pellicule ne semble cependant pas dépendre de son épaisseur, puisque, d’une part, on a obtenu d’excellents résultats avec une membrane extrêmement mince, et que, d’autre part, un diaphragme de 2 millimètres d’épaisseur était pratique-
- ment sans effet. La production et — ce qui est beaucoup plus important — la préservation d’une bonne membrane, exigent beaucoup de soin et d’expérience.
- » Le tableau suivant indique la marche normale d’une électrolyse. La solution de chlorure de calcium contenait 130-150 grammes de sel par litre et avait été additionnée d’un peu de lait de chaux pour précipiter la magnésie. La densité de courant était de 900 ampères par mètre carré à l’anode comme à la cathode ; la différence de potentiel variait entre 3,8 et 4,0 volts, et la température était maintenue à 75UC.
- 81*9 11,4 6,7
- 83,3 12,5 4,2
- » On remarquera que le rendement utile du courant augmente pendant les premières heures, et qu’il reste ensuite sensiblement constant aux environs de 80 p. 100.
- » La distribution des 20 p. 100 qui restent, entre la décomposition de l’eau et la réduction de l’hypo-chloritc déjà formé, est variable.
- « Dans une autre expérience j’avais obtenu :
- Rendement utile du courant. ... 79
- Décomposition de l’eau............ 9
- Réduction......................... 12
- » Ces résultats étant considérés comme très satisfaisants, j’ai cherché à les utiliser au double but que
- i° Electrolyser le chlorure de calcium pour produire du chlorate de chaux.
- 20 Ajouter du chlorure de potassium pour précipiter du chlorate de potasse, et régénérer ainsi le chlorure de calcium destiné à être de nouveau élec-trolysé.
- « En suivant cette marche, je suis arrivé à des résultats tout à fait imprévus. La présence de chlorure de potassium dans la solution détermine la séparation de croûtes épaisses à la cathode. Ces croûtes se brisent peu à peu, et en même temps il se dégage du chlore libre (et non pas de l’acide hypo-
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- T. XVIII. — N° 11.
- chlorcux) eh mctne temps que de l'hydrogène. je suis porté à croire que le caractère du dépôt formé à la cathode est tel qu'il rte peut pas se redissoudre assez rapidement pour fixer le çhlore. D’ailleurs, les propriétés de ce dépôt sont très variables. Dans une expérience, une mince couche était suffisante pour empêcher le dégagement du chlore; dans un autre essai, la couche disparut complètement pour faire place aux croûtes épaisses dont j'ai parlé tout à l’heure, en même temps qu’il ee dégagea du chlore.
- •> Par refroidissement de l'électrolyte j'ai souvent obtenu des cristaux d’oxychlorure de calcium en longues aiguilles, et j’ai tout lieu de croire que cette substance joue un rôle important dans l’électrolyse. 11 est possible que le curieux phénomène que l’on observe en ajoutant du chlorure de potassium à la solution soit lié non pas à la formation, mais à la solubilité de l’oxychlorure dans le chlorure de potassium, et que les croûtes qui se forment à la cathode soient formées non pas d’hydrate, mais bien d’un oxychlorure de calcium insoluble.
- » L’électrolyse des solutions de chlorure de calcium est d’ailleurs soumise à d’autres influences perturbatrices. Dans une expérience que j’ai faite, une parcelle de chlorure de cuivre qui s’était forme à la surface de l’un des conducteurs se détacha du fil et tomba dans la cuve électrolytique où il fut transformé en oxydé. Cet oxyde agissant à son tour sur l’hypochlorite, le décomposa avec mise en liberté d’oxygène. D'autres substances analogues, telles que les oxydes de fer, de nickel et de plomb, agissent d’une manière analogue, en sorte qu’il faut toujours s'entourer de précautions lorsqu'on cherche à apprécier les résultats d’une expérience d’apris la seule analyse des gaz.
- » Ce point semble bien établi par les chiffres suivants, obtenus en électrolysant le chlorure de calcium en présence d’oxyde de cuivre.
- Apparent. . . 30,9 57,2 11,9
- ftéel.........73-3 i4>7 I2>°
- > Les seconds chiffres, où chiffres vrais, ont été calcules en mesurant l’oxygène dégagé par l’action de l’oxyde de cuivre pendant le même temps (3 minutes), le circuit étant ouvert.
- De tous les résultats qne j’ai obtenus, je puis conclure que la production électrolytique des chlorates s’accomplit par deux processus différents, qui peuvent occasionnellement se combiner :
- à) Production du chlorate par l’intermédiaire de l’hypochlorite. Les produits primitifs obtenus (alcali et chlore) se combinent pour donner de l’hypochlo-rite. Cet hypochlorite, sûus l’action ultérieure du chlore, et par suite également d’une oxydation électrolytique directe, se transforme en chlorate.
- b) Production du chlorate par union directe du chlore et de l’oxygène dégagés simultanément à l'anode.
- » Kn solution neutre, c’est la réaction (a) qui prédomine ; en Solution fortement alcaline, c’est au contraire la réaction {b) qui est prépondérante. Enfin, en solution faiblement alcaline, les deux réactions se produisent simultanément, pourvu que la densité de courant à l’anode soit la même dans les trois cas.
- » Dans L’électrolyse du chlorure de calcium, en particulier, c’est la réaction (a) qui prédomine. De semblables solutions montrent une tendance à devenir légèrement acides par suite de la formation d’acide hypochloreux libre. Dans le cas des chlorures alcalins, la position des électrodes et la densité de courant sont les principales causes qui influent soit sur la mise en liberté du chlore, soit sur la formation d’un léger excès d’alcali libre. »
- Obtention de solutions de métaux au moyen de l’arc électrique. — Dans le compte rendu, publié dans ce journal, du Congrès de Leipzig de la Société allemande d’électrochimie, M. Müller signalait les travaux du docteur G. Uredig sur la pulvérisation des métaux au moyen de l’arc électrique produitesous l’eau entre deux électrodes métalliques.
- Dans une conférence faite récemment à la Société chimique de Saxe et de Thüringe, M. Rredig revient sur ce sujet :
- llittorf avait déjà montré qu’à la suite de décharges dans un tube vide d’air les cathodes de platine étaient réduites en poussières. Faraday lui-même avait obtenu par le moyen d'un arc jaillissant entre deux fils d’or et en présence de l'air une couche colorée d’or métallique en poussière.
- Le conférencier obtint de même Une pulvérisation de la cathode avec un arc lumineux jaillissant dans l'eau entre deux fils d’or. Il en résulta des liquides colorés, suivant les circonstances, en rouge pourpre ou en bleu foncé magnifiques.
- Le courant employé était de 30 à 40 volts et de 6 à 10 ampères; de plus l’eau était additionnée d’une trace de potasse. Les liquides ainsi obtenus restent
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- 18 Mars 1899.
- revue d’électricité
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- colores pendant plusieurs mois (même âü-dessus du mercure) ; filtrés à travers du papier ou des vases poreux de Pukall ils restent Clairs ; additionnés d'électrolytes (acides, sels, de potasse, etc.), du encore soumis à l'évaporation ou à la congélation, ils précipitent de l’or métallique sous forme de poudre bleu-noirâtre devenant dorée par le frottement. Si l’on additionne le liquide rouge d'électrolytes, il prend une couleur bleue pareille à celle des « solutions d’or » de Szigmondy obtenues par vole chimique. A l’électrolyse le métal se précipite à l'anode sous forme de boues noirâtres.
- Les « non-électrolytes » (alcool/acétone, sucre, urce, etc.), ne précipitent pas le liquide rouge; l'ammoniaque le précipite très lentement.
- L'addition de gélatine s’oppose à la précipitation de l’or par ies électrolytes ou par la congélation. Si l’on précipite cette gélatine avec de L’alcool, on obtient une laque contenant tout l’or. Cette laque peut de nouveau être dissoute dans l’eau et donner ainsi lieu à une nouvelle solution d’or.
- Les liquides contenant de l’or en poussières sont très propres à recevoir des colonies de champignons (penniciilium, bactéries, etc.), ainsi que Szigmondy l'avait déjà constaté. Ces organismes amassent l’or à leur surface sans l’absorber. Peut-être les crustacés forment-ils leur enveloppe par un processus analogue, au moyen du carbonate de chaux et de l'acide silicique contenus dans la mer.
- I/arc lumineux produit de même sous l'eau entre des fils d’argent et de platine, des liquides colloïdaux, brun foncés, métallifères, limpides, pouvant être filtrés, absorbant la lumière presque complètement, même quand la teneur en métal est faible, et précipitant le métal par l'addition d’électrolytes, ou par la congélation ; d'après Drude la puissance d'absorption des métaux à l’égard de la lumière est considérable. Il résulte d’études microscopiques que la grandeur des particules métalliques de ces liquides est plus petite que les longueurs d’onde des différents rayons lumineux.
- Malgré cela Bredig pense qu’il s’agit de systèmes hétérogènes, de structure extrêmement fine, il l’a prouvé en montrant que la lumière à arc ou la lumière solaire produit dans ces liquides, qui sont absolument limpides par transparence, un cône lumineux diffus et qu’il n’y passe pas en ligne droite. Ce cône, différent en cela de ce qui se produit avec les liquides limpides fluorescents a présenté quand on l'a examiné avec un prisme de Nicol le caractère d'une lumière presque entièrement polarisée. Il
- s’agit doué Ici des phénomènes que présentent les brouillards d’eau et de poussière, qui d'après ClâU-sius. Tyndall, Soret, Bruckè et d’autres, produisent les magnifiques nuances de l’azur, du crépuscule, notamment à l'époque des éruptions volcaniques de Krakatana (Kiessling), ainsi que la couleur des lacs et de la mer. A. llo.
- Résistance électrique du contact entre deux sphères d’acier. — M. Auerbach communique dans les Wiedemann's Annalen (t. LXVl. p. 760-766), les résultats obtenus par M. Ad. Meyer, de Stockholm, dans ses expériences sur la résistance électrique de deux sphères d’acier en Contact.
- Les deux sphères sont portées par des pistons dans l'intérieur d’un tube de verre : l’un de ces pistons est fixe et l’autre mobile, Par le moyen de ce dernier, on applique les deux sphères l’une contre l’autre avec une pression qu'on peut mesurer. Un système de galets permet de réaliser le centrage, de manière que le déplacement et ia pression soient toujours dirigés suivant Taxe du système. Bien que les sphères soient nettoyées avec le plus grand soin au début de chaque expérience, la résistance initiale du système est extrêmement variable. On n’obtient une résistance à peu près constante qu’en exerçant une pression assez forte et après avoir fait vibrer un diapason placé sur le pied de l’appareil; aussj conduit-on les expériences de manière à opérer avec des pressions décroissantes. Parmi les causes d’erreur, les seules notables sont les défauts de sphéricité des boules et la formation de taches très petites de rouille sur les surfaces en contact ; ces taches s'aperçoivent sous le microscope et on élimine les expériences dans lesquelles elles ont été constatées. Les autres causes d’erreur : défaut de centrage, échauffement du circuit, etc., sont peu importantes.
- Si on désigne par r le rayon de la sphère, par a celui de la surface pressée, par p la pression totale, par k un coefficient d’élasticité, la pression ^ en un point situé à la distance y du centre du cercle pressé, est égale à :
- a = k \'pr
- d’après Hertz. [Journ. f d. reine u ang. Math. 92, p. 156, 1881).
- On peut supposer que la résistance électrique dépend seulement de la déformation des surfaces
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVIII. —N° 11.
- provoquée- par la pression, non de cette pression directement.
- En outre, M. Meyer admet que la résistance est inversement proportionnelle à la surface pressée ; il trouve, alors :
- R=-îr=c>^îr-3/3. (I)
- Il est facile de s'affranchir de la dernière hypothèse : il suffit de considérer la zone atteinte par la déformation comme sphérique encore et d’intégrer ; on aura en appelant T a la déformation :
- Il est permis de prendre ces limites d'intégration, car les régions de la sphère éloignées de la surface pressée n’apportent que des termes négligeables. Comme on a, d'après Hertz
- et par suite, pour être d’accord avec les expériences il faut faire g — i. .
- On voit donc que :
- i° La résistance électrique de deux sphères en contact est inversement proportionnelle à l’étendue de la surface de contact.
- 2° La résistance est en chaque point de la surface de contact inversement proportionnelle à la pression qui s’exerce en ce point.
- En réalité, il ressort des expériences que le produit pR diminue d'abord très peu, mais régulièrement avec la pression ; puis il croît de nouveau régulièrement, çt finalement reprend sa valeur primitive; mais, pour les sphères les plus grosses (9 mm 43), l'accroissement final dépasse la diminution du début : dans ce cas, pour les grosses sphères et les faibles pressions, la résistance serait donc inversement proportionnelle à une puissance de la pression supérieure à la première. M. L.
- et que a est petit vis-à-vis de r, il viendra :
- R =Kg(2)
- Pratiquement, ccttc formule diffère peu de la formule (1) de M. Meyer : celle-ci fournit en tout cas une limite supérieure de l'influence de la pression sur la résistance.
- Les expériences indiquent une variation plus rapide de la résistance avec la pression :
- R = Gp~l<°7
- la résistance est donc inversement proportionnelle à peu près à^au lieu de l’être à p —.
- II faut en conclure que la résistance n’est pas fonction seulement de la déformation élastique, mais que la pression exerce sur cette résistance une action spéciale.
- M. Meyer, partant toujours de laformule de Hertz, suppose que la résistance est inversement proportionnelle à une certaine puissance de la pression 412; il vient alors :
- Sur les phénomènes de luminescence. —
- M. Wiedemann répond (ÏVied. Ann., t. LXVI, p. 1180) aux observations formulées par M. Wesen-donck sur l’application qu'il a faite du principe de Clausius aux phénomènes de luminescence.
- M. Wiedemann a constaté que dans ces phénomènes un passage de chaleur d’un corps à un autre dont la température thermométrique était plus élevée, sans dépense de travail. D'après M. Wesen-donck ce passage de chaleur d’un corps froid à un corps chaud ne sc produirait pas directement, mais serait seulement un échauffement du corps aux dépens de l’énergie lumineuse ; il y aurait donc lieu de traiter à part les phénomènes de luminescence dans l’application du principe de Claudius. L’objection serait peut-être écartée, par les considérations suivantes, déjà énoncées par M. Wiedemann dans son premier mémoire.
- Si on fait rentrer dans le système auquel on veut appliquer le principe la source de chaleur qui provoque la luminescence, il suffit d’appliquer le principe dans la forme habituelle, le corps luminescent n’est alors qu'un intermédiaire entre le corps chaud et le corps froid, intermédiaire qui est plus froid que les deux, au sens ordinaire du mot. M. L.
- R
- /
- —-------= CP "
- Le Gérant : C. NAUD.
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- Tome XVIII,
- Samedi 25 Mars 1899
- 6« Année. — N® 12.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A.. CORNU, Professeur â l'École Polytechnique, Membre de l’Institut.— A. D’ARSONVàL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARE, Professeur â la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN. Agrégé de l'Université, Professeur au Collège Rollin.
- PROPRIÉTÉS DES AIMANTS RECTILIGNES
- On étudie ordinairement les aimants au moyen du magnétomètre de Gauss, ou par des procédés d’induction :
- Je me suis servi d’un appareil nouveau basé sur les actions unipolaires, indique par M. A. Guillet
- Il permet d’étudier facilement l'aimantation au point de vue des facteurs qui en peuvent modifier l’état : intensité du champ magnétique, trempe, chocs, arrachements, recuits, etc.
- I! comprend un équipage mobile formé d’un cadre plan c solidaire d’un cylindre C, suspendu par un fil métallique très fin f au micromètre de torsion m (tîg. i). Le courant est conduit au système Ce et en sort par des fils d’argent très lâches d’un diamètre inférieur à 1/50 de millimètre, fixés en a, b. Les montants ss du support peuvent coulisser dans les colonnes creuses DD, ce qui permet l’emploi de fils f de longueur variable.
- L'appareil est complété par les supports
- [<) Comptes rendus, t. CXXVI1I. p. 48, 2 janvier 1899.
- I fixes réglables 5, s' et par un jeu d'équipages.
- Le mode d’emploi est le suivant :
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- T. XVIIf. — N' 12.
- L’ÉCLAiRAGK électrique
- I. L’aimant étudié P est installé verticalement en <?, de façon à produire une déviation maximum de l’équipage.
- Le moment moteur correspondant W est constant et fournit par tour le travail magnéto-électrique 2itW. Ce travail est mesuré aussi d’après la loi de Laplace, et le théorème de Gauss, pour le courant total unité, par le flux magnétique 4-m, calculé sur la surface C qui enveloppe le magnétisme libre m.
- Pour une intensité du courant I. on a ;
- W =2ml.
- D'ailleurs
- W = Ca,
- C étant la constante de torsion du fil et a la déviation.
- Donc
- 2ml = Ca. (1)
- Après avoir fait subir à l’aimant une modification quelconque on a, en le reportant dans l’appareil actionné par le même courant I.
- 2m'l.= Ca
- Ainsi :
- Le rapport — mesure la modification définie subie par l’aimant, au point de vue du magnétisme libre.
- IL On détermine la position des pôles au moyen du cadre c.
- L’aimant est disposé en s1 suivant l’axe du cadre et doit.rester suivant cet axe pour la position d’équilibre de celui-ci.
- Si le cadre est circulaire et de rayon R. le moment déviant a pour mesure :
- W' = 2ntl [sin3 fi — sîn3 y =1 Ca” (2;
- ^ et [j' mesurent les angles sous lesquels on voit des pôles dé l’aimant le rayon R du cadre, et" est la déviation correspondante.
- En effet, l’action élémentaire étant :
- le moment élémentaire a pour expression, 4t. R' sin sin M.
- L’expression du moment total W est. après intégration :
- En remarquant que —- — sin % il vient :
- W = 2m!sinM.
- Si l’on retranche l’action du second pôle on a enfin
- Wrz 2ml [sin3 p ^sm* p'].
- Pour R= 1. cm, le second pôle étant à une distance de 20 cm, sin3^ est de l’ordre de
- |xi°-h
- En amenant le premier pôle dans le plan du cadre on a fi —; ~ et le moment W prend, à IX io-3 près, la valeur 2ml.
- L’appareil peut être employé amorti ou tout à fait libre en effectuant les lectures consecutives à droite et à gauche.
- Une vis microméirique donne le déplacement u qu’il a fallu faire subir à l’aimant, dont la face terminale est d’abord amenée dans le plan , du cadre, pour produire la déviation maximum.
- La lecture u mesure la distance du pôle à l'extrémité correspondante de l’aimant.
- On peut d’ailleurs calculer u au moyen de la déviation relative à une position quelconque.
- En désignant par a la distance de l’extrémité du barreau de longueur totale / au plan du cadre c et posant ;
- Les valeurs (,3: et celle de---tirée de (1) étant portées dans (2), on obtient une équation donnant u.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 443
- La correction peut toujours se calculer avec une valeur approchée de «, celle qui correspond sensiblement au maximum de la déviation, sin aj3 est alors connu.
- On peut, plus rigoureusement, calculer u par la méthode des approximations successives, ou utiliser des développements en série appropriés à chaque cas.
- Toutes les mesures doivent être répétées après retournement bout pour bout de l’ai-
- Am,ic\Tiox. — Après avoir vérifié que des tiges identiques soumises aux memes traitements, mécaniques et magnétiques, dévient également l’équipage du magnétomètre, j’ai cherché dans quelles conditions il faut se placer pour obtenir une déviation maximum de l’équipage, due au pôle de l’aimant,- le courant I, la section du barreau et la nature de l’acier restant les mêmes.
- La valeur du pôle étant fonction de la température de trempe et du mode de traitement, étudions successivement l’inlluence de ces deux facteurs.
- I. Température de trempe. — Il faut judicieusement choisir la température de trempe; la plus favorable <ü) est comprise entre le rouge blanc et le rouge cerise.
- Au rouge blanc, le phénomène de caléfaction intervient et retarde la trempe ; au rouge cerise, la trempe est également trop lente : la force coercitive diminue dans les • deux cas.
- On peut cependant tremper le barreau à une température très élevée, pourvu que l’on fasse disparaître l’état lumineux de la surface. On y parvient de diverses façons, par exemple en obligeant le barreau à passer par une ouverture pratiquée dans un épais morceau de bois (chêne sec et très dur, de préférence).
- La surface se couvre d’un enduit noir en couche très mince, sans que la masse se soit sensiblement refroidie ; dans ces conditions la trempe esrtrès brusque.
- Voici, les déviations produites par les pôles d’aimant trempés, les uns à la surface obscure, les autres à surface lumineuse et sensiblement à la même température.
- A surface obscure ( Os -8o zoo 120 30
- A surface lumineuse. ( 58 72 89 100 26
- Ce tableau montre l’avantage qui résulte de la trempe à surface obscure d’un barreau porté a très haute température.
- Le tableau des déviations dues à des aimants identiques en dimensions, mais trempés successivement à surface lumineuse, au rouge blanc, au rouge cerise et à 0 met en évidence l’influence de la température de trempe.
- Rouge blanc. ( 97 — 60 — 30
- Rouge cerise. ] 78 — 57 — 20
- Rouge 0. \ 125—80 — 40
- Pour obtenir de bons résultats il faut laisser séjourner le barreau dans le foyer, un temps suffisant pour que toute la masse soit portée au rouge blanc, tremper ensuite à la température superficielle 0.
- J’ai reconnu que la trempe dans le champ magnétisant donne un pôle plus ' intense encore.
- Pour réaliser l’expérience, j’ai rempli d’eau la cavité d’assez grand volume présentée par la bobine magnétisant, et le barreau, porté au préalable à la température 0. est introduit brusquement dans le milieu.
- L’aimantation et la trempe sont ainsi ren* dues simultanées.
- Si l’on compare au magnétomètre les pôles d’aimants préparés par le procédé ordinaire à deux phases: trempe et aimantation; et par le procédé de trempe et aimantation simultanées on constate qu’ils sont très différents.
- Trempe et aimantation successives.
- Trempe dans le champ.
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- L’intensité d’aimantation est augmentée des 3/7 environ de sa valeur,
- Les courbes {g) et (/j ifig. 2) permettent
- de comparer aisément les pôles correspondants aux deux modes de préparation, pour des barreaux de 1 cm de diamètre et de longueurs comprises entre 30 et 50 mm.
- On accroît encore l’intensité du pôle en comprimant le barreau au rouge blanc : pour cela on l’introduit, par exemple, dans un tube de fer de môme diamètre, de manière à le laisser dépasser d’un côté d’environ 6 à 8 mm, l’autre extrémité étant appuyée sur l’enclume, puis on le comprime au marteau, la section reste sensiblement la même, grâce au tube; en le trempant brusquement, le barreau se contracte et sort facilement du tube.
- En comparant un barreau comprimé à un barreau non martelé, de même longueur et de même diamètre, j’ai trouvé les déviations suivantes :
- Aimant comprimé. \ 52 70
- Aimant non comprimé. ( 41 60
- Enfin si l’on prépare des aimants iden-
- tiques, en employant d’une part le procédé
- ordinaire à deux phases, de l’autre le procédé à phase unique et dans les meilleures condi-tions, on constate une forte 'différence dans la valeur des pôles.
- Aimants trempés \ dans le champ 1 et traités en vue / d’exagérer l’ai- I
- mantation. ) 82 125 150 . 190
- Trempe simple I
- dans le champ. | 72 100 130 17o
- Trempe par pro-
- cédé à 2 phases. J 45 65 90 ion
- Les aimants trempés dans le champ sont remarquables par leur stabilité, surtout s’ils ont été au préalable fortement comprimés.
- L’aimant a, est resté insensible à la température du recuit à 200° ;
- x3 a perdu à cette meme température le bénéfice des actions combinées et a atteint la valeur 178, son pôle est resté plus grand que celui qui correspond à la simple trempe dans le champ.
- II. Barreaux à pôles spécifiques maximum. — J’ai étudié l’influence de la longueur des barreaux de même diamètre, sur l’intensité et la position du pôle.
- Les aimants examinés, trempés par le procédé ordinaire ont donné les déviations suivantes :
- Déviations .... 60 81
- Longueur en mm. 71 85
- Diamètre en mm.. 10 10
- Valeur de l’intensité spécifiquedupôle 0,83 0,95
- 119 170
- [50 240
- 3,8 0,71
- Si l’on porte les déviations en ordonnées et les longueurs en abscisses, on obtient la courbe a {fig. 3); elle représente la fonction (l) qui permet de calculer le pôle m.
- Le point de contact de la tangente à la courbe passant par l’origine a pour ordonnée m mm et pour abscisse 110; par suite la valeur maximum de la tangente de l’angle Aoa est :
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 445
- Pour une qualité d’acier déterminée et des barreaux de même diamètre, l’intensité spécifique du pôle est maximum, lorsque le rapport de la déviation produite, h la longueur de l'aimant, est maximum.
- Pour l’acier ordinaire à outils (marque anglaisé) sur lequel ont porté mes expériences, cette condition est remplie lorsque la longueur vaut environ dix à douze fois le diamètre.
- La trempe dans le champ produit ce maximum lorsque la longueur ne vaut que sept fois le diamètre.
- 111. Position des pôles. — On a trace les courbes (a), (è), (c), [d), (e) (fig. 4) relatives à
- La courbe PP, lieu des points du réseau dont les ordonnées sont maximum, a très sensiblement pour abscisses les distances u des pôles aux extrémités des barreaux.
- On voit que la valeur de u varie fort peu dès que la longueur atteint vingt-cinq à trente fois le diamètre.
- Cette valeur de u varie avec la longueur du barreau, il en est de même si au lieu de faire varier la longueur totale T,, on donne au pôle une série de valeurs.
- Ayant aimanté un barreau de 110 mm de long et de 1 cm de diamètre, il a fourni les déviations suivantes correspondant a diverses distances de l’extrémité du barreau au cadre C :
- o. 2. 5. 8. 10. 15. 20. 25. 30. 40. 45. 50. 55 mm 40—43—50 —60—55—/]- — 41 —34—28—15—8—3—2
- Le maximum 60 de la déviation correspond à u = 8 mm. Le pôle est donc distant du bout des 8/110 de la longueur totale du
- Après avoir désaimanté, ce barreau par le meme champ magnétisant inversé, j’ai constaté une aimantationrésiduelle qui augmente avec le nombre d’inversions du champ et qui peut atteindre le 1/5 du magnétisme /y primitif.
- Voici les nouvelles déviations que subit l’équipage.
- la détermination des pôles d’aimants de diverses longueurs, aimantés à saturation dans un même champ magnétisant et coupés dans une tige d’acier.
- Les distances u du cadre à l’extrémité voisine du barreau sont portées sur oL en abscisses et les déviations correspondantes en ordonnées sur oD.
- Valeur de u . . 2,5 6 10 14 25
- La seconde moitié des aimants fournit un réseau symétrique du premier par rapport à oL.
- 0.1.2.3.5.10.12.15.20.25.30.40.50.55
- 8.9.10.12.13.17.18.17.16.12.10.8.6.4
- Le maximum a lieu maintenant pour u = 12 mm, le pôle s’est éloigné de 4 mm de sa position primitive.
- J'ai toujours constaté que les pôles se rapprochent, c’est-à-dire que u augmente lorsque l’intensité des pôles diminue; en conséquence on a :
- du
- dm <'0'
- La courbe de déplacement est analogue à
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVIII. -N° 12.
- la courbe donnant la valeur de u en fonction de la longueur du barreau.
- J’ai constaté que pour l’aimant précédent, le pôle était toujours compris sur le segment
- Le barreau étant très faiblement aimanté, on a u — 12, aimanté à saturation il donne u ~ 8 mm. Le déplacement maximum est donc de 4 mm.
- Ayant préparé deux barreaux identiques de 66 mm de long et de 1 cm de diamètre, le premier au rouge blanc, l’autre au rouge (-) on a pour le premier aimant :
- pour le 2e :
- Cas du fer doux. — En substituant à l’aimant permanent, un système constitué par une tige de fer doux munie d’une bobine, on constate que u varie avec m.
- La bobine était excitée par un courant ayant pour valeurs successives :
- C, ~{o: ^ ijo' -qj d’ampère.
- Les positions correspondantes du pôle
- u = 0,5 mm .10. 12. 15. 15 fort.
- La tige avait 90 mm de long et 10 mm de diamètre.
- La position du pôle dans le cas de tiges de fer doux, tendrait à varier entre de plus larges limites que dans le cas d’aimants permanents.
- Ce ne sont là que des essais. Pour mettre en évidence les propriétés générales des aimants rectilignes, permanents ou temporaires et les caractères des divers aciers, il faut construire une série de réseaux en faisant varier les dimensions des barreaux, la qualité de l’acier, la nature des traitements, etc. Je poursuis cette étude sous la direction de mon frère. L’examen des réseaux permettra peut-être d’établir les fonctions m = » (/), u ~ b [!) qui fixent la valeur et la position du pôle dans les divers cas et de compléter sur quelques points les travaux de Coulomb, de Green, de Kohlrausch, de M. Bouty, etc., se rapportant à ce sujet.
- Ce travail a été fait au laboratoire de M. Lippmann. Victor Guillet.
- ACCUMULATEURS
- Electrodes avec parois poreuses. — C’est à l’étude de ces électrodes que M. Schoop consacre le chapitre JT de son ouvrage. Les parois gênent l’accès de l’électrolyte aux électrodes. Dans le cas où l’électrolyte ne peut parvenir à l’électrode la capacité est diminuée; en effet, à la décharge les électrodes absorbent de l’acide sulfurique, et l’électrolyte imprégnant la matière active, si il n’est pas renouvelé par diffusion, sera bientôt de l’eau pure. M. Schoop donne l’exemple suivant : admettons que l’électrode soit impré-
- (1) Voir L’Éclairage Électrique des 3 et u mars, p. 323 et P- 367.
- ÉLECTRIQUES^)
- gnée d’acide à 30 p. 100 (maximum de concentration admissible) et que la porosité de la matière active soit de 50 p. 100; 100 cm1. de matière active contiendront 50 cm3 d’acide sulfurique de densité 1,22 ou 61 gr. Le résultat final de la décharge de l’électrode négative pouvant être exprimé par la réac-
- Pb + O -h H2SOi = Pb SO4 + H*0, chaque atome d’oxygène absorbé par le plomb spongieux correspond à une décharge de -q = 53,7 ampcrc-heures. Pour cette décharge il y aura une molécule d’acide sulfurique, ou 98 unités de poids d’acide à 100
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 447
- p. ioo, aborbé; donc 333 unités de poids d’acide à 30 p. 100. Les 61 gr d’acide à 30 p. 100 permettront donc seulement une décharge de 333 1 ^ ampère-heures.
- La décharge correspondant à une ampère-heure, absorbe 1,83 gr d’acide sulfurique à 100 p. 100 ou 6 gr d’acide à 30 p. ioo. De bonnes électrodes pour 100 cm3 de matière active donnent de 30 à 40 ampère-heures, c’est-à-dire le triple ou le quadruple de ce que peut donner l’acide sulfurique contenu dans les pores. Il faut donc que le double ou le triple de l’acide sulfurique contenu dans les pores puisse y pénétrer pendant la décharge, pour que cette dernière puisse être poussée à fond. Le calcul pour l’électrode positive est encore plus frappant, car la pro-rosité de la matière active est encore moindre que celle du plomb spongieux, et il faut qu’il puisse y pénétrer le triple ou le quadruple de l’acide contenu au commencement. Il est donc important que l’acide puisse arriver aisément à la matière active, c’est-à-dire que la diffusion soit rapide. Ordinairement l’acide ne peut pénétrer que par la surface de la matière active et l’on conçoit que si l’on recouvre partiellement cettç .surface, par des parois munies de trous telles que celles en ébonite, celluloïde, verre etc., ou bien si l’on enferme autour de l’électrode une quantité déterminée d’acide, en plaçant celle-ci dans des vases poreux, en porcelaine ou en étoffe d’amiante, on diminue la capacité et respectivement la conductibilité des électrodes.
- M. Schoop examine ensuite les divers accumulateurs de ce type et donne des renseignements détaillés sur son procédé d’immobilisation de l’électrolyte au moyen de silice gélatineuse.
- Expédition et montage des batteries. — Dans le chapitre VU consacré à ces questions, M. Schoop donne des conseils pour l’empaquetage des éléments pour le transport et décrit le montage d’une batterie tampon pour un tramway à trôlet. Il examine ensuite les
- différents modes de montage des plaques dans les bacs et donne des résumés, des instructions des diverses fabriques d’accumulateurs pour le montage et l’entretien des batteries.
- Accumulateurs transportables. — Dans le chapitre VIII. M. Schoop s’occupe des accumulateurs transportables.
- Il étudie d’abord les bacs en ébonite, puis en celluloïde, qu’il conseille de n’emplover, vu l’inllammabilité de la matière, que pour des batteries de faible voltage, comme celles pour l'éclairage des voitures de chemin de fer.
- Il donne ensuite des détails sur l’éclairage des wragons-poste allemands (’•}.
- Pour les accumulateurs transportables, M. Schoop conseille de relier les plaques de même polarité en plusieurs places, au' lieu d’avoir une seule barre les reliant.
- Il donne en détail le montage des éléments de la E. P. S. C'1' (Electric Power Storage C°) dans lequel, les plaques négatives sont reliées par des bandes de plomb horizontales'placées aux quatre angles (voir fig. 15), de sorte qu’elles peuvent bien résister aux actions mécaniques. Les plaques positives sont reliées par deux bandes de plomb, fixées à l’arête supérieure; ces bandes portant sur les plaques négatives par l’intermédiaire de morceaux d’ébonite. Des tubes d’ébonite placés entre les plaques, maintiennent les plaques positives entre les plaques négatives, tout en laissant une certaine élasticité. Le courant entre par une des bandes reliant les plaques positives (l’autre servant seulement pour faciliter l’enlèvement des plaques) c’est-à-dire la partie supérieure, et sort par la bande reliant les coins inférieurs des plaques négatives du côté opposé, de sorte que, la répartition du courant même à fortes intensités (de charge ou de décharge) à la surface des plaques est très régulière.
- La répartition du courant est également
- (' L’Éclairage Électrique, t. VII, p. 309, 16 mai 1896.
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- bien symétrique dans les accumulateurs de la fabrique d’Oerlikon; le courant arrive par les deux coins supérieurs de chaque plaque positive et sort par les deux coins inférieurs des plaques négatives.
- Les essais d’Ayrton ont montré que dans le cas où les connexions sont toutes faites à
- la partie supérieure des plaques, la matière active à la partie inférieure des plaques, travaille beaucoup moins que celle placée à la partie supérieure, par suite de l’inégale répartition du courant à la surface, on voit donc qu’il y a un grand avantage à avoir une répartition symétrique du courant.
- Une autre cause de travail inégal de la matière active d’une plaque est due à ce que 1’électrolvte n’a pas une densité uniforme, l’acide sulfurique plus lourd que l’eau tend à descendre vers le bas. Quand, à la -fin de la charge, on a un dégagement abondant de gaz, les bulles contribuent à uniformiser la densité de l’électrolyte, mais dans les accumulateurs transportables, on évite autant que
- ÉLECTRIQUE T. XVIII. — N° 12
- possible le dégagement abondant des gaz.
- On peut assurer une bonne circulation de l’électrolyte en plaçant les plaques parallèlement au sens de la marche d’une• voiture. Pendant la décharge tout au moins (quand la voiture marche) lors des changements de vitesse ou des arrêts, le liquide est projeté soit d'un côté soit de l’autre, ce qui rend la solution plus homogène.
- Dans les batteries qui sont, chargées sur les voitures, il faut laisser échapper les gaz. et pour cela ménager des ouvertures, la
- Rg. 16. — Appareil pour retenir l’acide entraîné par les gaz.
- figure 16 donne la coupe d’un petit appareil destiné à retenir l'acide entraîné par les gaz.
- Le tout est constitué par trois morceaux de sclluloïde pressés et collés ensemble. Il suffit d’y faire pénétrer quelques centimètres cubes d’eau par l’ouverture pour que les gaz soient bien lavés.
- • Le chapitre se termine par la description de .petites batreries pour l’éclairage des voitures, des lampes de mineur, etc. Dans le chapitre IX, M. Schoop étudie les appareils accessoires pour les batteries d’accumulateurs et le chapitre X, est consacré à l’étude de la capacité, du rendement et de la résistance des éléments.
- Essais comparatifs des accumulateurs. — M, Schoop classe (chapitre XI) les essais en deux catégories; dans la première catégorie sont compris les essais ayant pour but de se rendre compte des réactions chimiques à la charge et à la décharge : on sait qué ces essais n’ont pas encore permis de se faire des idées bien précises sur la marche des réactions.
- T.a seconde catégorie comprend les essais relatifs à la détermination des constantes physiques d’un accumulateur. Jusqu’à ce que Streintz ait fait connaître ses essais sur les accumulateurs, on se contentait de considérer chaque élément comme un tout complet,
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- on mesurait la capacitcet les différentes constantes de l’élément. Strcintz le premier a considéré à part le rôle de chacune des électrodes et a ainsi fait faire un grand pas à l’étude des accumulateurs.
- Le cas où les deux électrodes d’un élément ont des capacités égales, est très rare. La capacité de l’élément est naturellement égale a celle de l’électrode ayant la capacité moindre.
- On peut se rendre compte d’une manière approximative de l’électrode entraînant la chute de potentiel brusque de raccumulateur, quand pour une décharge à intensité constante on a tracé la courbe de la différence de potentiel en fonction de la durée de la décharge. En règle générale la polarisation de l’électrode négative, quand la matière active est presque épuisée, est plus rapide et plus intensive que celle de l’électrode positive. Quand l’extrémité de la courbe de décharge est fortement courbée, on peut en conclure que vraisemblablement l’électrode négative a une capacité moindre que l’électrode positive. Quand l’extrémité de la courbe est peu recourbée, c’est l’électrode positive qui a la capacité moindre : dans les anciens accumulateurs à grilles, c’est presque toujours les plaques positives qui ont la moindre capa-
- Streintz dans ses essais, mesurait à intervalles de temps réguliers, i° la différence de potentiel entre l’électrode positive et une lame de zinc, 2“ la différence de potentiel entre l’électrode négative et la même lame de zinc, 30 la différence de potentiel entre les pôles de l’élément. La lame de zinc, jouant le rôle d’électrode supplémentaire était placée dans un récipient se trouvant à l’extérieur de l’élément, et rempli d’une solution de sulfate de zinc. Ce récipient était mis en communication avec l’électrolyte de l’élément par l’intermédiaire d'un tube recourbé rempli de la solution de sulfate de zinc et fermé h ses deux extrémités par du papier parcheminé.
- La différence de potentiel entre le zinc et le sulfate de zinc reste 'constante, de sorte
- que les variations des différences de potentiel se rapportent aux différences de potentiel entre l’électrode positive et l’électrolyte et entre l’électrode négative et l’électrolyte.
- Les courbes de la figure 17, relevées par
- Strcintz sc rapportent à un petit élément Tudor.
- P-p sont les courbes des différences de potentiel entre les électrodes.
- P les courbes des différences de potentiel entre l’électrode positive et la lame de zinc.
- y les courbes de la différence de potentiel entre l’électrode négative et la lame de zinc.
- Ces différences de potentiel ont été relevées par Streintz, pendant la charge et la décharge, en employant la méthode du diapason, le courant étant interrompu 64 fois par seconde.
- ün reconnaît facilement sur ces courbes que la capacité de l’électrode négative est plus faible que celle de l’électrode positive.
- La méthode de Streintz est un peu délicate pour la pratique courante, ün peut employer comme électrode supplémentaire une lame de cadmium plongée directement dans l’électrolyte, et mesurer les différences de potentiel au moyen d’un voltmètre à lecture directe. Pendant la durée d’une charge, et respective* ment d’une décharge, la valeur de la différence de potentiel entre le cadmium et l’acide sulfurique, n’est influencée que par la variation de la concentration de l’acide et la variation de la température. L’influence de ces
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- variations est très faible et peut être négligée: on peut admettre d'après Exncr, que la différence de potentiel entre la lame de cadmium et l’acide sulfurique est de un volt.
- La différence de potentiel entre l’électrode positive et l’électrolyte est égale à la différence de potentiel entre l’électrode positive et le cadmium, diminuée de 1 volt et la différence de potentiel entre l’électrode négative et l’électrolyte est donnée en soustrayant de 1 volt la différence de potentiel, entre l’électrode négative et le cadmium.
- Dans les courbes et les tableaux donnés par M. Schoop, la réduction à la différence de potentiel réelle n’est pas faite, il se contente d’admettre que le cadmium est au potentiel zéro; dans ce cas, la différence de potentiel entre l'électrode négative et le cadmium est à prendre comme négative ; comme moyen de contrôle, la différence de potentiel entre les deux électrodes doit être égale à la valeur absolue de la différence de potentiel entre l’électrode positive et le cadmium, diminuée de la valeur absolue de la différence de potentiel entre l'électrode négative et le cadmium.
- Dans un de ses essais. M. Schoop a employé comme électrode additionnelle, la combinaison, mercure et sulfate d’oxydule de mercure. Au fond du récipient en celluloïd de l’élément Austria, il a versé une couche de mercure de 5 mm d épaisseur et placé par dessus une couche d'égale épaisseur de.sulfate d’oxydule de mercure. Un fil de platine isolé par un tube de verre plongeait dans le mercure. Une feuille de parchemin placée au-dessus du sulfate mercureux y était maintenue au moyen d'une plaque perforée de paraffine.
- M. Schoop donne ensuite les résultats d’essais comparatifs qu’il a entrepris soit seul, soit avec l’aide de M. Je Dr Benndorf, sur des accumulateurs, Marschner, Austria, de la fabrique de Baumgarten près Vienne, Gül-cher, Oblasser, et décrit ensuite les appareils employés dans ces essais et indique le mode d’étalonnage.
- Pour les essais comparatifs, M. Schoop conseille d’étudier les variations de la différence de potentiel et de la force électromotrice d’un élément entre ses bornes, ainsi que les variations de la différence de potentiel et de la force électromotrice entre chaque électrode et une électrode auxiliaire, pour diverses intensités du courant de décharge, dans chaque essai l’intensité du courant restant constante. Les courbes représentatives, donnant la caractéristique d’un élément complet (différence de potentiel et force électromotrice entre les bornes) sont rapportées au kilogramme de poids total de l’élément (bac, plaques, électrolyte, connexions). La tension en volts est portée suivant l’axe vertical, la durée en heures, suivant l’axe horizontal et l’intensité en ampères suivant un axe incliné à 45".
- Les figures 18 et 19 se rapportent à un élément d’accumutateur Gülcher, dont les données sont les suivantes :
- Poids des-I plaques négatives. . . 1,750 kgr " des <1 plaques positives . . . 1,75° »
- Poids de 800 cc d’acide sulfurique de densité 1,24................1.000 »
- Bac en ébonite. y compris renforcement en bois.................1,500 »
- Total...........b,000 kgr
- Les courbes relatives à l’étude de chacune des électrodes sont rapportées au kilogramme d’électrode positive, et donnent, les supérieures, la différence de potentiel et la force électromotrice entre l'électrode auxiliaire et l’électrode négative. L’électrode auxiliaire étant une tige de cadmium, pour avoir la tension entre l’électrode positive et l’électrolyte, il faudrait retrancher un volt des valeurs indiquées par les courbes supérieures, et pour avoir la tension entre l’électrolyte et l’électrode négative, il faudrait retrancher de un volt, les valeurs indiquées par les courbes.
- Dans cet accumulateur, les électrodes ont exactement la même capacité, ce qui se reconnaît facilement à l’allure des courbes.
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- .a théorie chimique des AccüMu- | fait l’objet du chapitre XII, M. Schoop exa-’i.omu. — Dans cette étude, qui ! mine particulièrement celle de M. Darieus (')
- Accumulateurs sans plomb. — Dans le j niques réversibles autres que le plomb et chapitre XIII et dernier, M. Schoop donne I l’acide sulfurique. Il dit quelques mots de la nomenclature des combinaisons galva- I l’accumulateur au zincate alcalin faccumula-
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- Fig. 19. — Courbes relatives à un clément Gfilcher.
- teur Com'melin-Desmazures reparu en Amérique sous le nom de Waddel-Entz), ayant une capacité de 15 à 20 watt-heures par kilogramme de poids total, c’est-à-dire inférieure à celle de beaucoup d’accumulateurs au plomb.
- M. Schoop mentionne ensuite l’accumulateur, au zinc, puis les essais de M. Darieus, sur des accumulateurs antimoine-plomb (Écl.
- ( ' ) Voir L'Éclairage Électrique, t.XLV.p.t
- 41,22 Sanv.1898.
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- 452 L’ÉCLAIRAGE
- RUclt. XIV. 26 mars r8g8, p. 555), antimoine bismuth, mousse de platine-acide sul-furique-superoxyde de plomb . D’après Aï. Schoop, ces combinaisons galvaniques semblent les seules qui pouvaient laisser espérer un emploi pratique, et leur rendement est bien inférieur à celui de la combinaison plombacide sulfurique.
- Après avoir mentionné quelques autres combinaisons réversibles, M. Schoop termine
- « L’histoire de l’accumulateur zinc-cuivre, ainsi que celle de l'accumulateur zinc-plomb, nous apprend qu’il faut que plusieurs circonstances favorables se rencontrent, pour qu'une combinaison réversible, puisse être employée avec avantage à l’emmagasinement de l’électricité. Il y a peu de séries galvaniques connues dont la réversibilité puisse être obtenue avec un rendement convenable. En dehors des métaux précieux, dont le prix
- ELECTRIQUE
- exclut l’emploi pratique pour des accumulateurs, il y a peu de métaux qui puissent résister à l’action de l’acide sulfurique ou de l’ozone. Aussi longtemps que l’on emploiera comme électrolyte des solutions aqueuses, on devra avoir des conducteurs résistants pour les électrodes, quelle que soit la constitution de l’électrolyte dissous dans l’eau.
- « Comme l’emploi des sels fondus offre peu de chances de réussite, la question de l'accumulation de l’électricité, ne semble devoir entrer dans une nouvelle voie que si à la place de l’eau comme dissolvant, on peut trouver une autre substance.
- « Les réactions chimiques, qui sont la source de l’électricité, sont en même temps la source de la destruction, des électrodes, qui se manifeste après un temps plus ou moins long, de sorte que l’on peut parler avec raison, de la « durée » ou de la « limite d’àge » probable d’un accumulateur. » F. Loppk.
- THÉORIE DE L’ÉLECTRICITÉ ET DE LA CHALEUR DE M. RIECKE (*)
- X. — Phénomènes électromagnétiques : phénomène de Hall. — Une lame de métal mince rectangulaire, est traversée par un courant i dans le sens de sa longueur; si on la place dans un champ magnétique dont les lignes de force sont normales à la lame et aux lignes de courant, il se produit une différence de potentiel E entre les faces latérales de la lame. En désignant par X l’intensité du champ, par b la largeur de la lame :
- F. = Pîtti
- P est un coefficient qui dépend de la nature du métal : nous l'appellerons» coefficient de rotation.
- Prenons pour axe des \ Taxe de la lame parallèle aux lignes de courant et nous compterons les 1 positivement dans le sens du courant. L’axe des_y sera parallèle aux lignes de force magnétique et l’axe des x normal
- aux deux précédents, de manière à former un système droit.
- Si E est la face électromotrice du courant par unité de longueur, les vitesses des particules électriques positives et négatives dans le courant seront :
- U = «F. = -w-i‘ W=-«iE =------
- en adoptant les mêmes notations que ci-des-
- Nous supposerons que dans les conditions actuelles, une particule électrique positive, de masse égale à 1, se déplaçant avec cette vitesse U dans la direction de Oç, est soumise de la part du champ magnétique à une force dirigée suivant O# et égale à :
- p) Voir L’Éclairage Électrique des n et 25 février et du
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 453
- et de même une particule négative sera soumise à une force
- ces forces étant exprimées dans le système d’unités électrostatique.
- Le champ magnétique sollicite donc les particules positives et négatives dans la même direction, celle des x positifs, mais avec des forces inégales : il se produira donc une charge électrostatique sur les faces de la lame normales à l’axe des x. Si F est la force électrostatique qu’exercera cette charge sur l’unité d’électricité positive, la force totale qui s’exercera sur celle-ci dans le champ magnétique seraXf-1-F, la force totale qui s’exercera sut’ l’unité d’électricité négative sera X„ — F.
- Les vitesses des deux espèces de particules deviendront respectivement :
- V« iXp + ^
- Pour qu’un état stationnaire soit réalisé, il faut que les lignes de courant restent parallèles à Taxe des \ tant à l’intérieur qu’a l’extérieur du champ magnétique : il ne doit pas exister de mouvement latéral de l’électricité. Outre la différence de potentiel entre les deux faces de la lame, il doit se produire une différence de température. Si est l’accroissement de la température par unité de longueur le long de l’axe des .v, les vitesses de déplacement des deux électricités qui résultent de cet accroissement de température seront:
- «iT dT
- ' • “ ëp ~lx~ ë“ dx ‘
- Les conditions de l’état stationnaire seront donc :
- dT
- vu {Xp + S) — gp — °
- r- dT
- -3^=0
- d’où :
- Xi
- vl ugn+wgp) Y
- . dT
- iign +n>gP
- iw (u + w) Ki
- Ign + U-’gv 7
- Soit V le potentiel électrostatique du bord de la lame du côté des X positifs, Y1 le potentiel de l’autre bord, on aura :
- V —V'= fid£-tlx=— P'idx
- _ _i_ » y» • - wlgp 3 Ibi
- ~ V Ugn+Wgp Y
- En supprimant le facteur—, nous aurons, pxprimée dans le système électromagnétique, la force électromotrice qui agit sur toute la largeur de la lame :
- k . ^gn — ^gp Xbi Ugn + vgp Y
- -)
- Le coefficient de rotation P z leur :
- p_ _L uig«-»*f!p Y «g» + n’gP
- ra pour va-
- (38)
- Enfin la différence de température entre les deux bords de la lame :
- uw [u + a-) Kbi
- g» + *gn Y
- (39)
- XI. — Phénomènes thkkmomagnétiques Considérons le même système que dans le paragraphe précédent, à cela près que le courant électrique soit remplacé par un courant calorifique. Ce courant calorifique s’obtiendra en maintenant à une température constante la face terminale de la lame située du côté des ^ positifs et à une température constante, mais plus basse la face située du côté des ou des % négatifs <r _ dT
- d\ df
- Les vitesses de déplacement des particules électriques à l’intérieur du courant seront :
- dT _ dj ' dp —$n df
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- 454
- T. XVIII.— N° 12
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Le champ magnétique exerce si ticules des forces égales a :
- dT_
- T
- Xn
- dT
- Il en résultera comme tout à l'heure une distribution électrostatique et une force F qui sollicitera l’unité d’électricité positive ; les vitesses des deux électricités deviendront donc respectivement :
- vu (XP + s?; vw (X« - s}
- et comme elles doivent être, dans l’état s tionnaire, compensées par une différence température entre les bords de la lame, devra avoir :
- u [XP + $) — gp -r-r — c
- d’où, par un calcul analogue à celui du précédent paragraphe :
- « _____L (u+tv)
- r ugn + wgp d\'
- dT _ uu> {gp — gn) K J_T_ dx ugn+v>gp dj
- En unités électromagnétiques, la force électromotrice entre les deux bords de la lame, comptée dans le sens des v positifs sera :
- E =
- gngp{u + «>)
- ugn + wgp
- (40)
- XII. — Simplification et vérification
- DES FORMULES PRÉCÉDENTES
- En substituant dans les deux dernières des équations (14'';
- s mettrons ces équations sous la forme :
- Pour abréger, nous poserons :
- Les équations (38}, '39) relatives à l’cftct électromagnétique, et les équations (4i)et (42) relatives à l’effet thermomagnétique, prendront ia forme :
- Appliquons cette formule au bismuth. Dans le bismuth, ni d’ailleurs dans aucun autre métal, on n’a jamais pu mettre en évidence la différence de température due à l’effet thermomagnétique. L’équation (41/i se réduit donc, dans ce cas, à :
- Nemst avait représenté les résultats de ses expériences par la formule :
- et par suite :
- : QKb
- Le coefficient thermomagnétique Q a, d’aprè; cela, pour valeur ;
- . g»gp(l‘ + V} ugn+itgp '
- Q = -
- U1)
- La différence de tempéra eux bords de la lame sera :
- entre les
- x ~\~y x x tâbi '1
- ux=wy=zQ = gp~
- Le phénomène de Hall dans le bismuth a un sens tel que le potentiel est le plus élevé du côté des a* négatifs; donc P est négatif: pour H ^2 520, P=—9,50. Quant au sens de la différence de température résultant de l’cftét électromagnétique, on peut le déter-
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- miner en disant : on passe du point d’entrée du courant dans le bismuth au point qui s’échauffe, par une rotation dans le sens des courants d’un solénoïde produisant le champ magnétique tel qu’il existe.
- Par suite, T doit être plus grand que T', ce qui est d’accord avec la formule '39';. D’après les expériences de von Œttingshausen et de Nernst.
- T—-T'= 0,962° pour une lame de 2,2 cm et épaisse de 0.093 cm. L’intensité totale du courant qui traversait la plaque était 5,56 ampères et celle du champ magnétique 2800 CGS.
- Relativement à l’effet thermomagnétique, on va de l’entrée du courant calorifique à l’entrée du courant électrique produit par une rotation en sens contraire des courants qui produiraient le champ magnétique : c’est donc du côté des x positifs que le potentiel est le plus élevé, comme l’expriment nos formules. D’après les mesures de Œttingshausen et Nernst, *
- Q — 0.215.
- D’autre part, en tenant compte de l’influence de la température et de celle du champ magnétique, on a pour le bismuth :
- 7 = 4,65.10-°.
- En portant ces valeurs numériques dans les équations (43) et les résolvant, on trouve:
- w = o.126.io-b iv — 4,543. io--'
- XIII.— Rayons cathodiques et rayons-canal;
- PARTICULES ÉLECTRIQUES MOBILES DANS I.’lNTÉ-
- RIEUR DES MÉTAUX.
- D’après toutes les expériences récentes, les rayons cathodiques sont formés par des particules électriques négatives émanées de la cathode; de mêine les rayons de Goldstein sont formés de particules positives. Il est naturel d’identifier ces particules négatives
- avec celles dont nous avons admis l’existence dans notre théorie, ces particules négatives seront donc les mêmes dans tous les métaux, comme nous l’avons supposé pat anticipation.
- D’après les expériences de Kaufmann f ),
- = 53i.io1B unités électrost.
- Des expériences de Zeeman sur la lumière du sodium, on déduit :
- ou en moyenne
- - 51.2.IOiB. '45)
- D’après fes équations (44:, on a alors :
- M. W. Wien a trouvé, par l’étude des rayons de Goldstein émis par* une cathode de fer :
- Si on admet que les particules sont formées par les ions bivalents du fer, $ est égal à 2 n, deux fois la charge d’une valence. Pour l’hydrogène, h étant la masse de l’atome,
- -;^=o(a9.io».
- Il en résulte dans le cas du fer,
- Or le poids atomique du fer est 56 : nombre très voisin de 61.
- La concordance de ces deux nombres rend très vraisemblable l’hypothèse que les particules positives émises par la cathode de fer sont les ions bivalents du fer. Si nous généralisons, nous serons conduits à. admettre
- {<) L'Éclairage Électrique, t. XVI, p. 88, et l. XVII, p. 114.
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- T. XVIII. — N° 12;
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- que les particules électriques positives dont nous avons supposé l’existence dans les métaux sont justement les ions métalliques. Nous aurons alors pour l’ion bismuth qui est trivalent :
- et d’après les équations (44},
- cp =. 6,90. la3. (46’)
- Les vitesses des particules positives et négatives du bismuth à oü seraient donc:
- Up = 115.ioa tin — 664.io1 •
- Les expériences de Zeeman et les travaux de Lorenz conduisent à regarder la lumière du sodium comme produite .par des particules électriques négatives, identiques à celles des rayons»cathodiques et animées de vibrations circulaires ; la période de ces vibrations serait celle de la lurqière du sodium. Si ces particules possédaient la vitesse un des particules du bismuth, elles pourraient parcourir un cercle dont le diamètre serait :
- ^^0,041.10-' cm.
- La théorie cinétique des gaz donne comme diamètre de la molécule de gaz carbonique,
- Le produit und qui est proportionnel à tr„ est égal à 0,027.
- Par la considération des courants particulaires d’Ampère, on peut calculer aussi la valeur de d : on trouve une valeur notablement plus forte. Pour expliquer le magnétisme, nous supposons avec Ampère que l’électricité négative, dont le circuit est circulaire, fait le tour des atomes bivalents du fer. La quantité d’électricité transportée par l’un de ces courants sera la charge d’un atonie bivalent, sa vitesse celle que nous
- avons calculée dans le cas du bismuth, soit 664. ioA . D’après ces données, on peut calculer le moment magnétique d’un de ces^ courants et en le multipliant par le nombre des atomes de fer contenus dans l’unité de volume, on obtiendra une limite supérieure du magnétisme spécifique, qui est d’environ 220 CGS.
- La masse d’un atome d’hydrogène est 7,7510—25 gr, 1 gramme d’hydrogène possède une charge de 0.288 io'* unités électrostatiques, donc :
- La quantité d’clectricitc que le courant particulaire transporte autour de l’atome de fer est donc : *
- Si iiH est la vitesse de l’électricité, d le diamètre de la trajectoire, le moment magnétique du courant sera, en unités électromagnétiques :
- u„d =0,375.10-*» u„d.
- La masse d’un atome de fer est :
- 56 X 7.75 X io-25 = 434-10-*5 gr
- ce qui correspond à 231 roM atomes par gramme.
- Nous aurons donc pour le magnétisme spécifique maximum l’équation :
- m < 0.373 x ~ 220
- d’où :
- Und — 2,5t)
- rf=3.86.io-Tcm.
- Ce nombre est notablement plus élevé que le précédent.
- (A suivre.)
- M. Lamotte.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 457
- INSTRUMENTS DE MESURES (*)
- Le compteur de Georg Hummf.l (’) est destiné aux courants continus ; c’est un moteur à mouvement alternatif et à amortisseur magnétique dont les piècesessentielies rappellent un peu le galvanomètre Deprez-d’Arsonval. Une bobine ou cadre rectangulaire S, (fig. 30
- et 31) enroulée sur une sorte de cloche en cuivre ou en aluminium E, est plapée dans le champ uniforme créé, par un aimant M, entre des pièces polaires et un noyau de fer A ; la bobine est portée par un arbre a.
- Sous l’action du courant fourni par une
- Fig. jo à 33. — Compteur Hummel, ensemble, plan, variante.
- dérivation prise sur la résistance W, le cadre S tend à se déplacer-, mais l’amortissement énergique, causé par les courants de Foucault dans le tambour E, fait que la vitesse est proportionnelle à l’intensité. Quand la bobine a parcouru un certain angle (la bobine S est évidemment mal placée sur les dessins, elle se trouve dans la direction du
- flux maximum et ne peut pas se déplacer), la goupille D vient toucher un des contacts C, C, ce qui a pour effet de mettre en court-circuit un des clcctros R ; par suite l’armature r est attirée par l’électro opposé et, dans son déplacement, elle fait avancer les rouages totalisateurs en même temps qu’elle actionne un inverseur qui change le
- (‘) Brevet anglais n° 14254, déposé le n juin 97, accepté le 30 avril 1898, 4 figures.
- (') Voir l'Éclairagi Btclricpie du 4 et du : 8 ma : 407.
- irs, p. 331
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVIII. — N" 12.
- sens du courant dans la bobine S : celle-ci se remet en marche en sens opposé jusqu’à ce que le goupille I) vienne toucher l’autre con-
- Pour assurer le renversement du courant avec de’très faibles intensités, une tige de 1er doux d, (iîg. 32 et 33), placée en croix sur l’axe, est attirée par les prolongements P des poJes de l’aimant.
- La correction de l’erreur due h la température est faite de la manière suivante : la résistance West faite en métal g faible coefficient'de variation, tandis que la bobine S est en cuivre rouge, comme la cloche E ; il en résulte que quand la dérivation S diminue par l’élévation de température, l’amortissement diminue de même par l’accroissement de résistance du métal de la cloche.
- Dans le nouveau compteur Aron (*) le courant au lieu d’agir sur le pendule de façon ü. le retarder, comme dans le modèle bien connu du meme inventeur, détermine lui-même les oscillations du pendule et c’est le nombre de ces oscillations qui donne directement In mesure cherchée : l’appareil est, en résumé, un élecîxodvnamomètre dans lequel une bobine mobile oscille dans l’intérieur d’une bobine fixe, sous la seule action à la force directrice de cette dernière.
- Le brevet rappelle que la première application de ce principe remonte à Boj's (patente 4*472-r88r) (patente 3.(34-1882), mais les appareils.de cette^sorte 11e sont pas entrés dans l’usage par suite des difficultés pratiques rencontrées dans leur réalisation. Dans l’am-pèreheurcmètre de Boys, par exemple, pour des courants variant de 1 à 100, la durée des osciilations varie dans les mêmes limites, .mais la force, proportionnelle à 1% qui agit sur l’échappement du mécanisme compteur, passe de t à 10000: on conçoit qu’un semblable échappement est d’une réalisation difficile. Dans le wattheurcmètre, au contraire, le
- accepté le 4 jum°i 898, 4 figurai' 1 , ^‘
- couple qui agit sur le pendule est proportionnel à El, mais comme E est constant dans la plupart des installations modernes, le couple varie seulement dans les memes proportions que I, c’est-à-dire de 1 à 100, dans l'exemple précédçnt. Le nombre d’oscillations étant proportionnel à t^EI, il faut em-
- ployer un dispositif spécial pour obtenir EIT.
- .L'appareil est monté; comme un wattmètre dans lequel les bobines, fixe et mobile, sont parallèles entre elles (fig. 31, 35 et 36). La bobine mobile f tourne autour d’un axe e, parallèle au plan des spires ; le courant lui est amené par des ressorts spiraux très fins, hli. Dans ces conditions il n’y a comme force directrice appréciable que celle due aux actions électrodynamiques, qui est proportionnelle
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 459
- à El ; si la bobine est dévide elle oscille, la
- durée des oscillations étant t —
- Supposons qu’après dire apres un temps ï.
- VEI oscillation, c
- 1 mt *\'EÏ
- le pendule déclanche une horloge auxiliaire
- r.,35. — Compte
- qui agit pendant un temps uniforme H, inférieur à L' \ pendant ce temps 0 il se produit n oscillation,
- n — fla l/ÉI.
- Mais comme, d’autre part, le même fait se
- reproduit chaque fois que la bobine une oscillation, si nous enregistrons ce
- Fig. 36, — Compteur Aron, plan.
- seulement quand l'horloge auxiliaire agit, le nombre N enregistre dans le temps T, est :
- N = EIT,
- c'est-à-dire qu’il donne directement ld valeur de l’énergie dépensée pendant le même temps.
- Pour obtenir le résultat, le compteur renferme deux rouages d’horlogerie qui reçoivent. d’un moteur commun, — le dessin figure un moteur électrique— le mouvement transmis par le ressort v et l’engrenage différentiel m; grâce à celui-ci les deux rouages sont complètement indépendants l’un de l’autre. Le rouage principal actionne la roue d’échappement a \ l’ancre b reçoit le mouvement de la bobine balancier /par l’intermédiaire d’un pignon et d’un secteur dentés, d et e, dont le but est de réduire l’amplitude des oscillations. Le rouage auxiliaire renferme un pendule u qui commande l’ancre i de f’échappement k. L’arbre de la roue le porte un pignon qui engrène avec une roue n\ laquelle est solidaire d’une came dont le nombre de saillies est égal au rapport du nombre des dents du pignon et de la roue iv\ par suite, à chaque tour de h. une dent de la came vient soulever le levier p pendant le temps uniforme b.
- Sur l’échappement principal sont montées
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- deux roues r et rx, la première, folle sur,l’ar-br'e, est reliée directement aux cadrans du compteur, dont elle forme le premier mobile, tandis que la seconde, r,, est fixée invariablement à l’arbre. Chaque fois que le levier _p est soulevé par la came, il approche les roues qqi et comme rrl sont solidaires e"t indépendantes de tout autre mouvement, elles relient r à i\ et le mouvement de l’échappement se transmet au compteur pendant le temps 0. Le rouage principal porte une roue n munie de quatre chevilles, lesquelles appuyant sur le levier coudé o, permettent à la roue d’échappement k de faire un tour complet à chaque rencontre d’une cheville avec le levier ; or, ces rencontres .ne se produisent que si l’échappement a avancé de m dents.
- Dans les compteurs Ferranti, un bain de mercure sert à amener le courant à la partie mobile et, en môme temps, à ralentir le mouvement de celle-ci. Pour expédier ces compteurs par chemin de fer. il est nécessaire de vider le mercure qu’ils renferment ; c’est pour éviter ce défaut, que S.-Z. de Ferranti (*) a imaginé les dispositions représentées par ies figures 37 à 40. Int chambre en fer contenant le mercure est percée d’un trou destiné au passage de l’axe qui actionne les rouages du
- du mercure. A cet effet, un cylindre d’acier a
- (*)'Brevet anglais n° 2817, déposé le 5 février 1897, accepté le 3 février 1898, 13 figures.
- compteur ; c’est ce trou qu’il faut fermer pen-
- Fig. 37 et 38. — Fermeture des compteurs Ferranti.
- dant l’expédition, pour éviter l’échappement
- (llg. 37 et 38), est soigneusement ajusté dans le haut de la chambre ; il peut être soulevé en tournant le bouton e qui commande l’excentrique f En c est collée une épaisse ron-
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- deife de caoutchouc mou qui vient s’appuyer contre la cloche /z, solidaire de l’arbre b ; la fermeture ainsi obtenue est suffisante pour empêcher le mercure de sortir. Pour assurer la position de l'excentrique f une vis goupille m peut être placée dans un trou de e, de façon à permettre seulement deux positions à ce bouton.
- Comme variantes de ce modèle, le caoutchouc c peut former une bague épaisse, logée dans une cavité cylindrique et susceptible
- d’etre pressée par un écrou y (fig. 39), de façon à venir serrer L’axe ou bien par un anneau p, commandé par un excentrique (fig. 40). Dans d’autres cas, l’axe b est solidaire d’un cône f (fig. 40), ou bien d’une rondelle élastique c (fig. 39), celle-ci est alors pressée par le cylindre mobile p contre un cylindre fixe 0.
- (A suivre.)
- H. Ar-magnat.
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Appareil de commande électrique do gouvernail G. Martinez (l).
- La mise en mouvement des organes du poste de commande à distance d’un moteur électrique adapté à la barre du gouvernail d’un navire provoque : i° le déplacement d’une aiguille indicatrice de l’angle que l’on veut donner au gouvernail ; 20 la mise en marche du moteur, et 3° le déplacement d’une seconde aiguille qui, en venant occuper la même position que la première, indique que le gouvernail se trouve dans la position qu’on a voulu lui donner. Ces organes sont ren-
- Fig. 1 et 2.
- fermés dans une boîte cylindrique (fig. 1 et 2) placée sur un support d’une hauteur conve-
- f1) Brevet anglais n° 23 681. demandé le 14 octobre 1897, accordé le 14 octobre 1898.
- nablc pour que le timonier, en manoeuvrant sa roue, puisse suivre le' mouvement des aiguilles par le couvercle vitré qui en ferme la partie supérieure. Ils se composent (fig. 3) d’un plateau circulaire R qu’actionne la roue extérieure par un pignon d’angle r. Ce plateau tourne librement autour d’un axe a et porte à sa partie supérieure, un bras recourbé entraînant l’aiguille indicatrice I,, et à sa périphérie un bras P servant d’appui aux butoirs F,, F, de deux barillets Tx, T, contenant chacun un ressort, l’un monté en sens inverse de l’autre sur l'axe a ; les barillets T,, T„ auxquels sont rattachées les autres extrémités des ressorts, sont libres de tourner dans un sens ou dans l’autre suivant le sens de déplacement de la tige P.
- L’axe a est terminé par une série d’engrenages dont le but sera expliqué plus loin. Immédiatement au-dessus du plateau R, cet axe est formé de deux parties solidaires l’une de l’autre dans le mouvement de rotation : la partie supérieure L peut glisser vers le haut ou vers le bas par reflet d’une came d dont l’axe bb (fig. 4) est excentré de façon à ce qu’en étant tourne vers la droite ou vers la gauche, la tige L exécute l’un ou l’autre des deux mouvements. Cette dernière porte un plateau, formé de deux rondelles conductrices séparées par un isolant, qui, au repos,
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- occupe une position intermédiaire entre les touches de contacts de deux circuits Xl5 X,, Y,, Y,, un pour chaque sens de marche du moteur C. Les connexions entre les appareils de manœuvre la machine génératrice et
- Fig. 3-
- le moteur sont faites dans un coffre K, placé à proximité du moteur. L’extrémité libre de l’axe de ce dernier porte un filet de vis hélicoïdal engrenant avec une roue S dont les rayons en tournant, mettent en contact deux lames ressorts w/, «, du circuit de l’électro E, du poste de commande. L’armature de Et
- porte une dent d’arrêt H qui, au repos, est engagée dans une des dents du train ZZ qui immobilise l’axe a au moment de la rotation de R.
- Le fonctionnement de l’ensemble de ces
- organes est le suivant : en faisant, par la roue extérieure, tourner R pour amener l’aiguille It à la position désirée, la came d sort de son logement, et son axe, en agissant sur L, fait fermer l’un des deux circuits X, Y, Y., et met le moteur en mouvement. Par cette même manœuvre de R, suivant le sens de rotation qui lui a été donné, l’un des taquets F, F des barillets entraîné par P comprime le ressort correspondant, lequel emmagasine nergie qui servira à faire tourner libération l’axe a, et par suite l’aiguille I2. Cette rotation se produit d’ailleurs proportionnellement au nombre de tours du moteur ; la roue S étant mise en mouvement une série de couvants interrompus traversent l’électro Ef dont le noyau, en agissant sur son armature, libère H de Z et par suite l’axe a, lequel revient, par le rappel du ressort, à une position telle que l’aiguille I2 soit immédiatement au-dessus de l’autre aiguille I,. Dès que ce résultat est atteint les connexions du moteur et de la génératrice sont rompues en X, X, ou en Y, Y, et le moteur commandant le gouvernail s’arrête.
- A la partie supérieure du poste, sur le cadran, sont placés deux boutons de contact Q, Q: adaptés chacun à l’un des deux circuits. Dans le cas ou un dérangement viendrait à se produire dans les contacts mus par la roue, il suffit de tourner cette dernière comme précédemment et s’appuyer sur l’un des boutons correspondant à l’ordre de marche'déstré.
- U.
- Moteurs alternatifs à grande puissance de démarrage ;
- Par M. Max Déri (')
- Avant de passer au dispositif de dérnar-
- l1) Zeitschrift fur Ehtlrolecbmit de Vie
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- rage qui constitue le fond de son article, l’auteur rappelle les formules élémentaires des moteurs d’induction et donne ensuite un mode de construction graphique du diagramme de ccs moteurs en négligeant la dispersion magnétique et les pertes d’<
- dues à l’hystérésis, tes courani et l’effet Joule.
- Si on désigne par la différence de phase entre le champ résultant et le champ inducteur, le couple C est représenté par
- k étant une constante qui contient le nombre des spires de l’induit et un facteur de transformation du couple en kilo-grammètres, a la valeur supposée constante du champ inducteur.
- D’autre part, w et 0/ désignant les vitesses angulaires du champ inducteur et de l’induit le glissement w — 10'
- ; de Foucault
- théorique, A étant le rayon d’un cercle dont un quadrant est reproduit figure r. Si on désigne par W la puissance maximum absorbée par le moteur, exprimée en watts,
- ia’zLCm.,. =—W.
- : donné par
- d’où l’on déduit p première équation
- combinaison
- L le
- r désignant la résistance ohmique coefficient d’induction de l’induit.
- Ceci posé, on peut construire le dia-gramnnne représentatif des couples en fonction des vitesses de rotation, diagramme qui est la vraie caractéristique d’un moteur d’induction d’après une méthode purement graphique, obtenue en combinant les diagrammes polaire et orthogonal (fig. 1).
- Représentons par -A- le couple maximum
- Décrivons un cer< mètre, alors il vient :
- et dans le cercle de diamètre -p-,
- ÔË = BD sin y = A sin y cos y ;
- ÔE représente donc le couple correspondant à cette valeur de y.
- Si maintenant nous portons à partir de B sur BO, une longueur BOj, telle que
- BOj r
- et si nous menons M,M, parallèlement à MM, les distances comptées sur cette droite à partir de O, mesurent
- rtgy=,L (a»-',')
- En portant à partir de M,Mt comme axe
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- T. XVIII. — N° 12.
- des abscisses, les sécantes du plus petit cercle comme ordonnées, on obtient le diagramme de C en fonction de par la valeur de r.
- La figure 1 contient les deux diagrammes relatifs à r—o,2Lw, et r = Lw; on y a représenté de plus, en partant de RR comme abscisses, le diagramme du couple au démarrage (co'=o) en fonction de r : les abscisses sont les valeurs de r, les ordonnées les couples pour to'=o construit comme ci-dessus.
- Le couple C0 au démarrage est maximum pour y = L(i>, nul pour y=o et décroît indéfiniment asymptotiquement à RR quand y croît au delà de ta valeur y=Lw.
- De ce graphique on peut déduire aussi une estimation de l’inductance L du moteur. Soit w, la vitesse critique du moteur (couple maximum), on a
- Pour obvier, à cet inconvénient, dans le cas où l’on a besoin d’un fort couple de démarrage, on intercale des résistances dans l’induit, soit en augmentant d’une façon permanente la résistance de .l’enroulement induit, ce qui affaiblit le rendement, soit en intercalant au moyen de bagues et de frotteurs une résistance de démarrage, ce qui diminue la simplicité' de construction de l’induit et oblige à employer dans ce dernier des tensions élevées qui en rendent l'isolement plus coûteux.
- La disposition que présente l’auteur permet d’obtenir de forts couples au démarrage, sans rien enlever à l’induit de sa construction simple consistant en. barres de cuivre de faible isolement : elle supprime les résistances, frotteurs et bagues des autres systèmes, et utilise seulement un commutateur dans l’enroulement inducteur.
- La figure 3 donne le schéma d’une bobine
- équation qui donne l’inductance d’un moteur, r étant calculé, w connu facilement et a), déduit des essais au frein.
- L’auteur donne dans la figure 2 les carac-
- téristiques de moteur à champ tournant, relatives à des fréquences de 100, 200 et 400 (n=-^-= 100, 200, ou ioo), et à des valeurs du rapport K de la vitesse critique à la vitesse du champ tournant égale à o, 80 ,et 90.
- On voit, en particulier, que pour le cas de K =90 (correspondant à la pratique ordinaire], le couple de démarrage est seulement le — du couple maximum.
- Fig- 3-
- de quatre fils fermée sur elle-même et s’appliquant à un moteur à quatre pôles: la connexion aba doit être supprimée préalablement. Si on soumet une bobine de cette espèce à l’action d’un champ alternatif à deux pôles, la force électromotrice est nulle dans toutes les ppsitions et aucun courant ne parcourt la section.
- Mais si on vient à relier entre eux des points tels que ai ai de l’enroulement qui sont à des potentiels différents, la section à 4 conducteurs se comporte comme un ensemble de deux sections à deux fils, montées en quantité sur la connexion diamétrale aba
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- et des courants parcourent l’enroulement (fig. 4}.
- Si au contraire le champ inducteur est à quatre pôles, les forces électromotrices induites dans les conducteurs de la section sont fermées sur elles-mêmes et la liaison aba n’est parcourue paç aucun courant.
- La méthode consiste donc à relier entre eux les points tels que a a, quel que soit le nombre de pôles, au moyen de résistances telles que l’on obtienne ainsi dans la marche, à un nombre de pôles moitié moindre, le meilleur couple de démarrage possible.
- Ces résistances ne travaillant qu'au démarrage peuvent être constituées de fils ou de barres de cuivre de petites dimensions faciles à intercaler dans l’induit.
- On intercalera dans l’inducteur un commutateur qui, pour le démarrage, fournira un champ inducteur à n pôles, et ensuite, parla marche rapide, rétablira les-272 pôles, ou même dans certaines circonstances particulières fournira seulement — pôles.
- Dans le premier cas, il n'est pas nécessaire de modifier les résistances auxiliaires graduellement pour obtenir pendant toute la période du démarrage un couple suffisant, car-il se présente cette particularité que, à la vitesse double de celle du synchronisme pendant la période considérée, le couple ne décroît que très peu, comme le montre la courbe 72 = 200 de la figure 2.
- Reste maintenant à étendre l’application-de ce procédé aux moteurs d’induction monophasés. Ceux-ci possèdent, en effet, un cou-
- ple de démarrage nul, et même avec l’aide d’une phase auxiliaire, on 11’arrive généralement pas, sauf des cas très rares, et alors avec une absorption énorme de courant, à les faire démarrer sous charge, même en intercalant des résistances de démarrage dans l’induit.
- Les moteurs à courant alternatif simple fonctionnent d'après lès mêmes principes que les moteurs polyphasés. On obtient l’équation du couple de ccs moteurs en considérant le champ alternatif comme composé de deux champs* constants tournant en sens inverse avec la même vitesse.
- Dans la figure 2, 011 obtiendra les valeurs de C, en prenant la différence des ordonnées des courbes en traits pleins et en pointillé, correspondant aux vitesses <0 — m' et to-h<o'.
- Il est d'ailleurs clair que, quel que soit r, le couple au demurrage est toujours nul.
- On a cherche de bien des laçons a obtenir de forts couples au démarrage en combinant les moteurs d’induction avec les moteurs à collecteur; tous ces essais ont conduit à des complications qui ont fait payer bien cher la possibilité de démarrer sous charge.
- Le mode de construction de AL Déri applique le même principe que celui qui a été
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- L'ÉCLAIRAGE
- étudié plus haut pour les moteurs polyphasés : les figures 5 et 6 montrent deux dis-
- positifs de liaison du collecteur à l'enroulement induit. Les bobines à quatre conducteurs sont placées sur l’induit comme à l’ordinaire et chacune d’entre elles constitue, avec les fils de connexion correspondants, ufie section d’un enroulement en tambour. Un collecteur est fixé sur l’arbre de l’induit. Dans la figure, il y a — =g sections et autant de lames au collecteur. Les spires sont montées en série comme dans une dynamo en tambour ordinaire; dans la figure 4, l’enroulement est du type a circuit fermé, et dans la figure 5, du type à circuit ouvert. Des balais frottent sur le collecteur; dans le deuxième cas ils couvrent un plus grand nombre de lames p).
- Les balais sont placés obliquement au champ inducteur. Si le champ est à deux pôles, des courants sont induits dans les •spires, passent par les connexions, le collecteur et les balais, constituent un champ induit qui fait avec le champ inducteur un angle donné (l’angle le plus convenable est —V de telle façon que l’action réciproque
- (•) Dans les figures 5 et 6, les fils voisins de même numéro entre lesquels aucune connexion n'existc. sur la figure sont supposés reliés entre,eux en arrière de l’induit, les seules liaisons représentées étant celles de la face antérieure.
- ÉLECTRIQUE
- des deux champs détermine un couple.
- Au démarrage, on rend le champ bipolaire au moyen d’un interrupteur. Le courant induit passe alors par le collecteur et les balais; une fois le moteur arrivé à sa vitesse normale, on rétablit les quatre pôles, et les liaisons au collecteur, le collecteur et les balais ne sont plus parcourus p.ar aucun courant et ne jouent aucun rôle électrique, le moteur fonctionnant comme un moteur monophasé asynchrone ordinaire. Les liaisons entre les sections et le collecteur sont déterminées par la condition que la résistance totale de toute l'armature fermée en court-circuit par les balais soit égale, comme dans les moteurs polyphasés, à l’inductance totale de l’induit, de façon à obtenir le couple au démarrage le plus favorable.
- Cette disposition qui consiste à intercaler les résistances comme liaisons entre l’enroulement induit et le collecteur présente en outre l’énorme avantage de supprimer les étincelles aux balais, qui se produisent en quantité considérable, au grand détriment du collecteur, dans les moteurs alternatifs à collecteur, lorsque les balais couvrent plusieurs lames et mettent ainsi en court-circuit une ou plusieurs sections.
- En effet, le rapport entre la force électromotrice et la résistance d’une section en court-circuit reste sensiblement le même, que la fermeture du circuit de cette section ait lieu par les deux lames voisines du collecteur ou par la série des autres spires et des balais, d’où il résulte qu’il ne peut se produire aucune variation importante du courant induit pendant la durée du court-circuit.
- Le collecteur et ses liaisons ne travaillent que pendant le court intervalle de temps-qui sépare la mise en marche de l’obtention de la vitesse normale. On fait alors la commutation et les balais peuvent être enlevés du collecteur. Si on représente la ligne par PP (fig. 2) la puissance demandée du moteur, on voit que cette période pendant laquelle on peut faire la commutation des champs,
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- commence à une vitesse variant entre 48 p. 100 et 74 p. 100 de la vitesse du synchronisme; a partir de ce moment, en effet, le moteur peut surmonter sa charge et atteint sa vitesse normale.
- La commutation peut se faire au moyen d’un régulateur à force centrifuge, placé sur l’arbre du moteur et disposé de manière à
- pousser soit directement, soit au moyen d’un relais la manette du commutateur sur le plot voulu, d’après la vitesse du moteur. On peut aussi faire en sorte que le soulèvement des balais s’opère par le même moyen, automatiquement. Il va de soi que au repos, le commutateur doit toujours être à la position par laquelle le moteur est prêt à démarrer. A. M.
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHYSIQUE Séance du vendredi 77 mars 1899.
- M. L. Poincaré expose les recherches de M. Tissot, professeur à l’Ecole navale de Brest, sur la télégraphie sans fil.
- Dans ces expériences qui ont été exécutées au lendemain de la publication de celles de Marconi,M*. Tissot a discuté avec soin l’influence de toutes les circonstances; il s’est arrêté au choix d’une poudre d’argent légèrement sulfuré entre des électrodes de platine fixes; la sensibilité dépend surtout de la densité du courant, ce qui amène à choisir des tubes à limaille de 1 mm de diamètre. L’excitateur est celui de Righi ; il est inutile que l’antenne du récepteur soit verticale, il suffit qu’elle soit normale à la direction de la propagation; la capacité ne parait pas avoir d’importance, ce qui semblerait prouver qu’il n’y a pas résonance. M. Tissot a établi une communication permanente entre l’ile d’Ouessant et la côte ; des essais faits avec une bobine Du-cretet ont donné des bons résultats ; on a étudié aussi un tube prêté par M. Branly.
- A propos du fait relatif à l’orientation de l’antenne, découvert par M. Tissot, M. Rroca s’appuyant sur la théorie de Poynting montre que lorsqu’une oscillation électrique atteint l’extrémité d’un fil, la force magnétique peut prendre une direction arbitraire dans le plan normal au fil (l) ; le flux d’énergie serait égale-
- (*) Voir L’Éclairage Electrique, t, XVI. p. 318, 20 août 1898.
- DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- ment concentré dans ce plan, et l’onde transmise serait polarisée.
- M. ViLLAiin donne quelques détails sur le fonctionnement des bobines munies de l'interrupteur Wehnell.
- De petites bobines, de 6 cm d’étincelle peuvent donner 14 ou 15 cm; pour les grandes bobines la distance explosive ne dépasse pas 20 cm. La fréquence des interruptions atteignant 14 000 ou 15 000 par seconde, il semble que le courant primaire n’ait pas le temps d’atteindre son intensité maxima et par suite que le flux d’induction reste faible, ce qui est d’accord avec le fait observé sur les grosses bobines ; pour les petites on peut expliquer les phénomènes en produisant la décharge dans des conditions variées. On observe d’abord en agitant l’air que la décharge qui se présentait sous la forme d’une large auréole lumineuse se divise en un grand nombre de traits de feu extrêmement grêles, comme avec un interrupteur Desprez très rapide. En même temps la distance explosive se raccourcit beaucoup.
- En plaçant au-dessus de la cathode une anode constituée par un fil enroule en hélice conique, la pointe en bas, on voit se produire une bande rigoureusement rectiligne, qui va toujours s’accrocher au point le plus haut de l’anode ; l’agitation de l’air arrête la décharge qui ne se rétablit pas d’elle-même ; si on renverse le courant primaire la distance explosive diminue beaucoup. Ces faits s’expliquent par le dégagement de chaleur qui se produit
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- toujours à la cathode quelle que soit la pression du gaz et qui semble due ici encore à des rayons cathodiques très rapidement absorbés; il se forme une colonne d’air chaud, que l’on sent très bien en mettant la main au-dessus de l’anode et la décharge a lieu en définitive, dans une flamme.
- La distance explosive est beaucoup plus faible pour une décharge horizontale, comme pour une décharge verticale en sens inverse ; enlîn on s’explique aisément que l’eflèt du courant d'airchaud s’atténue progressivement et que la distance explosive ne puisse dépasser une certaine limite. C. R.
- Spectres de quelques éléments dans la décharge continue à travors les tubes de Geissler ; relation entre l'émission lumineuse, l'intensité du courant et la pression ;
- Par A. KalaiincPi.
- Les tubes employés par M. Kalahne ont la forme en H et on observe l’émission lumineuse dans la direction de l’axe de la branche transversale. Quand il s’agit d’étudier les gaz, les électrodes sont constituées par des lames de platine; s’il s'agit de vapeurs métalliques, le métal fondu forme lui-même les électrodes. Dans les deux cas, le courant est amené par des fils de platine scellés dans le Verre ; ce courant est fourni par une batterie d’accumulateurs Zehnder, comprenant 600 éléments.
- Pour obtenir les vapeurs, le tube est chauffé dans un bain d’air, contenu dans une étuve en tôle, qui présente les ouvertures nécessaires à l’observation : on peut atteindre 600 \ On observe les spectres au moyen d’un spectroscope à deux prismes, avec réglage automatique au minimum de déviation et qui sépare les deux raies D d’une minute environ. Le photomètre est un spectrophoto-mètre de Clan; une lampe à incandescence de 25 bougies sert comme source de comparaison.
- Iode. — Le platine des électrodes est for-
- tement pulvérisé ; le dépôt n’est pas miroitant. mais a une teinte brune qui indique probablement une combinaison du platine avec l’iode. A la température de la salle, la force élastique de la vapeur est celle qui convient à la décharge par lueurs : à 350, le courant ne passe plus. La lumière positive n’est pas stratifiée : à la cathode se montrent des phénomènes caractéristiques; la lumière est d’un bleu gris, blafard. Le spectre est le spectre de bandes observé par Goldstein et aussi par Ebert, avec le courant alternatif. Il se compose de bandes étroites du rouge jusqu’au vert, puis d’une région obscure où se détachent trois lignes brillantes et enfin d'un spectre violet continu, se prolongeant dans l’ultraviolet ; ce dernier est irréductible à toute dispersion, tandis que les premières bandes se laissent résoudre en lignes.
- Contrairement à ce qu’avaient cru observer E. Wiedemann et Schmidt, le spectre d’émission et le spectre d'absorption se correspondent exactement.
- Brome. — Il faut mettre l’une des branches du tube dans un mélange d’anhydride carbonique solide et d’éther, pour amener la pression à une valeur assez basse pour que la décharge par’lueurs se produise. La lumière positive n’est pas stratifiée ; la lumière négative l’est. Le spectre de la lumière positive correspond exactement au spectre d’absorption.
- Mercure. — Deux tubes ont été employés : l’un avait un diamètre de 3 mm, l'autre un diamètre de 8 mm.
- Dans le tube étroit, aux pressions supérieures à 1 min, apparaissent les lignes principales du spectre de lignes : >. = 579, 577, 546, 436 }/.{!.; on observe aussi les bandes signalées par Eder et Valenta, quand le tube est assez chauffé pour que le mercure distille. Dans le tube de 8 mm, ces bandes n’apparaissent pas. Aux pressions élevées, jusqu’à 10 mm le spectre continu se montre avec un éclat presque éblouissant et s’étend du rouge jusqu’à l’indigo: 1 = 650 gu jusqu’à >.=435 uu. Cependant les lignes et particulièrement la
- (’) WM. Ann., LXV, p. «15-848, juillet 1898.
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- ligne verte X —546, se détachent encore nettement sur le fond brillant : les deux spectres sont donc tout à fait indépendants l’un de l'autre. Le spectre continu n’a pu être résolu en lignes, dans les conditions de l’expérience.
- Cadmium. — Les tubes étroits ou larges montrent :
- i° Un spectre de lignes, dont les plus brillantes sont X—643,9, 508,6, 480,0 et 467,8 ; 515,5,466.3 et 441,6 sont beaucoup plus faibles 53719 et 533.9 ne sont pas toujours visibles;
- 20 Aux pressions élevées, un spectre continu faible entre 550 et 450 pp. ;
- 3° Deux bandes formées de lignes très nombreuses, nettement délimitées du côté du rouge et dont les longueurs d’onde correspondent à 449,8 et 430,0 pp.
- Les stratifications de la lumière positive étaient très nettes dans un tube de 3 cm de diamètre, mais ne se montraient pas dans les
- Sodium. — Les lignes observées vers 300”-sont celles qui sont déjà connues dans le spectre de l’arc ou de l’étincelle, sans lignes nouvelles autres que le doublet 567,6, — 567,0 d’ailleurs très faible.
- Les composantes de chaque doublet avaient une intensité inégale : la composante qui a la plus grandç longueur d’onde était la plus brillante.
- Entre 400° et 500% se montre une bande déjà observée par E. Wiedemann et Schmidt vers X--=5oo pp, les lignes 1) se renversent.
- Etain, plomb. — A 6oo°, la vapeur de plomb a une tension encore trop faible pour donner passage au courant. Entre 480 et 550° la vapeur d’étain laisse _ passer le Gourant continu, mais le spectre observé ne renferme que les lignes du zinc, contenu comme impureté dans l’étain employé.
- Relation entre l'émission lumineuse, l'intensité du courant et la pression par le mercure et le cadmium. — Les expériences préliminaires effectuées sur l’azote ont vérifié la loi d’Angstrôm, d’après laquelle l’émission lumi-
- neuse est proportionnelle à l’intensité du
- Dans la vapeur de mercure, pour une même pression, l’émission lumineuse l croit avec l’intensité du courant /, mais plus lentement que celle-ci. La courbe qui représente l’émission lumineuse en fonction de l'intensité du courant s'écarte d’autant plus d’une droite, que le diamètre du tube est plus faible. La formule
- l - p' Ai \ ~ÜT B
- représente assez bien les résultats expérimen-
- D’autre part le champ électrique à l’intérieur de la lumière positive dans la vapeur de mercure décroit quand l’intensité du courant augmente ; il est en moyenne de 23 volts par centimètre. Warburg avait trouvé entre 30 et 40 volts, mais pour une pression notablement plus forte (3 à 14 mm au lieu de 0,81, le champ serait donc plus grand aux pressions élevées ; il est d’autre part assez bien représenté en fonction de l'intensité par une expression linéaire a—bi.
- 11 n’y a pas non plus de relation simple entre l'émission lumineuse l et le travail du courant v étant la chute du potentiel.
- Dans la vapeur de cadmium, l’émission lumineuse croit plus vite que l’intensité du courant, au moins en ce qui concerne la ligne ret = 643.9.
- Les changements de pression peuvent in-lluer de trois manières sur l’émission lumineuse du spectre :
- i° La dépense d’énergie restant la même, la grandeur absolue de la fraction de cette énergie qui est transformée en rayonnement lumineux, peut changer avec la pression ;
- 2° Les intensités des diverses lignes peuvent changer les unes relativement aux autres ou les lignes augmenter de largeur;
- 3° Les intensités des spectres d’ordre différent qui se produisent simultanément peuvent aussi changer de valeur relative.
- I/azote ne donnant qu’un seul spectre, ce sont seulement les deux premières éventua-
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- iités qui peuvent se produire ; c'est en effet ce qu’a trouvé Angstrom. Comme le mercure et le cadmium donnent plusieurs spectres, les trois cas sont possibles.
- La ligne a —643,9 ^ du cadmium possède aux basses pressions une intensité presque double de ce qu’elle est aux pressions élevées (de 400 à 4570';.
- Le spectre de lignes de la vapeur de mercure éprouve des variations analogues, l’in-
- tensité des lignes s’affaiblit quand la pression augmente : au contraire, l’éclat du spectre continu augmente en même temps que la pression. La variation est à peu près proportionnelle dans les deux cas, à la variation de pression.
- Pour une certaine pression, les deux spectres ont le même éclat et il est probable que cette pression ne dépend ni de l’intensité du courant ni du diamètre du tube. AL L.
- CHRONIQUE
- L’interrupteur électrolytique de Wehnelt. — De
- tous côtés des essais sont faits sur cet interrupteur. Nos lecteurs trouveront plus hautlp. /[6771e compte rendu de la communication faite sur ce sujet par Al. Vii.lard à la dernière séance de la Société française de physique. Nous donnerons ici un résumé des diverses observations qui ont été faites en Angleterre sur le même sujet.
- L'interrupteur Wehnelt a été présenté le 9 courant à l'Institution of Electrical F.ngineers et le lendemain à la Phvsical Society par Al. A. A. Campbell Swinton* Dans ses communications, M. Swinton après avoir donne la description de l’appareil, fait connaître les résultats des expériences qu’il a faites ; en voici le résume d'après les notes qui ont été adressées par un membre de la Physical Society :
- L'étincelle que l’on obtient entre les extrémités du circuit secondaire d’une bobine diffère complètement. dit M. Swinton, de celle que l’on obtient avec un interrupteur ordinaire. Elle paraît dirigée toujours dans le même sens. Dans Pair clic est brillante. continue, et a la forme d’un V dont les branches s'entrelacent. Si on souffle sur elle, elle changed'as-pect et ressemble alors beaucoup à l'étincelle ordinaire. Le son émis par l’étincelle a une hauteur qui dépend de diverses conditions. Cette hauteur s’élève lorsqu’on diminue la self-induction du circuit; elle devient infinie quand la self-induction devient nulle, c’est-à-dire que l'interrupteur de Wehnelt cesse de fonctionner sur un circuit dépourvu de self-induction ; elle s’abaisse lorsqu’on diminue la différence de potentiel entre les bornes du circuit de l’interrupteur, différence de potentiel qui n'a pu être inferieure à 25 volts dans les expériences de M. Swinton ;
- enfin elle dépend aussi de la longueur du fil de platine plongée dans l’électrolyte.
- Lorsque le circuit est fermé parle fait de plonger l'électrode de platine dans l’clcctrolyte. l’appareil ne fonctionne pas , il est donc indispensable que le IL soit plonge avant que l'on ferme le circuit.
- M. Swinton a reconnu qu’après avoir fonctionné pendant environ un quart d’heure l'interrupteur cesse tout à coup de marcher. Cet effet n’est pas dû à réchauffement de i’clectrolyte, car il est impossible de l'éviter en maintenant la température constante par l’emploi d’un bain réfrigérant. Pour cette raison M. Swinton suppose que l'interrupteur fonctionne de la manière suivante : l’oxygène mis en liberté à l’électrode de platine forme une couche plus ou moins isolante qui interrompt le côurant jusqu'à ce que cet oxygène se trouve dissous dans l'électrolyte. Le fait que l'oxygène est plus soluble que l’hydro-gcne permettrait, dans cette manière de voir, d'expliquer-pourquoi il est nécessaire que ce soit l'électrode de platine qui se' trouve connectée au pôle positif de la source d'électricité. Le fonctionnement se trouve d’ailleurs compliqué par les petites explosions qui se produisent au sein de l'électrolyte ainsi que par la formation d’une sorte d’arc à l'extrémité du fil de platine.
- Des expériences sont faites pendant la séance en branchant l’interrupteur et une bobine sur le circuit d’éclairage à 100 volts de Burlington Bouse; la mesure de la différence de potentiel aux extrémités du primaire de la bobine donne 30 volts et la mesure de la différence entre les bornes de l’interrupteur donne 150 volts, soit une différence de potentiel totale de 180 volts.
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- .AS. Swinton fait observer que si l’interrupteur permet d'obtenir avec les tubes de Crookes des rayons Rœntgen très intenses, il convient de prendre des précautions dans cette application car les cathodes des tubes sont rapidement fondues. Il ajoute qu’il lui semble que cet interrupteur pourra rendre de grands services dans la télégraphie sans lil en permettant d’obtenir des ondulations hertziennes beaucoup plus nombreuses par unité de temps qu'avec les interrupteurs ordinaires.
- Dans la discussion qui a suivi cette communication plusieurs remarques et observations intéressantes sont faites par MM. Lodge, Minchin, Rollo Appleyard, Morris, etc. Nous y reviendrons, s’il y a lieu, dans notre prochain numéro, nous bornant pour aujourd'hui à reproduire quelques lettres publiées par notre confrère The Eleclrician dans son numéro du 37 mars.
- M. Silvanus P. Thompson, dans une lettre datée du 8 mars donne les renseignements qui suivent sur les résultats des essais faits au Technicai Collège, à Finsbury, par M. J. Dennis Coules, son assistant, etM. W. Royal Dawson, étudiant :
- < Le phénomène est absolument un phénomène de résonance et il résulte m1, de ce que le circuit possède de la self-induction : 2U de ce que la petite anode de platine plongée dans l’eau acidulée a une certaine capacité. Le llux de courant partant de cette anode quand une force électromotrice constante lui est appliquée est instable car le gaz qui se produit sur sa surface arrête ce flux jusqu’à ce que ce gaz se soit échappé. De cette instabilité initiale, de la présence d'une self-induction dans le circuit et du fait qu'une anode poiarisable a une capacité, il résulte, par résonance électrique, uti courant oscillatoire superposé au courant continu, la période de l’oscillation dépendant du produit de la self-induction par la capacité.
- » La décharge est intermittente ainsi que Slougi-notl’ l’a constaté dès 188r (voir Journal de la Société physico-chimique russe, t. XII, p. 192, ou Beibæltter, t. V, p. 901). On peut s'en assurer en examinant à l'aide d’un miroir tournant le point lumineux qui se produit à l’anode, expérience qu’a faite M. Coales jeudi dernier dans la bibliothèque de la Royal Institution. La fréquence de la décharge peut être modifiée soit en modifiant la grandeur de l’anode, soit en modifiant la self induction du circuit par l’introduction dans ce circuit d’une bobine de self- j induction avec noyau mobile. I
- » Nous avons observé quelques résultats curieux en plaçant deux ou plusieurs interrupteurs en série ou en parallèle. Deux interrupteurs en série agissent en général comme un seul, ayant une capacité
- > Nous avons constaté que la régularité des interruptions est augmentée lorsque, au moyen d'un jet d’eau acidulée, on produit un courant liquide rapide au-dessus de l’anode dans le but d'aider au départ régulier des bulles d’oxygène.
- » Lorsqu'on augmente la pression sur la surface du liquide le courant passant à travers l’interrupteur augmente d’intensité ; ainsi dans une expérience la pression ayant été portée de 1 à 3 atmosphère, l’intensité du courant passa de 5 à 6 ampères; la fréquence des interruptions diminua.
- » Par l’emploi de lampes à incandescence et de voltmètres nous avçns pu mettre en évidence les effets de résonance. L’expérience suivante, qui peut d'ailleurs être répétée avec de nombreuses variantes est facile à réaliser et est tout à fait analogue à une expérience connue, faite avec des courants alternatifs. Une bobine de self-induction variable était placée en série avec un interrupteur électrolytique et les deux appareils étaient connectés aux conducteurs de notre circuit d'éclairage présentant une différence de potentiel de wo volts; dans ces conditions une lampe de 150 volts montée en parallèle avec la bobine s’illuminait. Dans une autre expérience la différence de potentiel entre les bornes de la bobine de self-induction était de 91 volts lors-qucllc était parcourue par un courant de 3 ampères ; si, en faisant varier la‘self-induction, le courant était diminué jusqu’à 2,6 ampères apparents le voltage s’élevait jusqu’à 189 volts, bien que le voltage entre les extrémités du circuit ne fut que de 100volts. En général si au moyen de voltmètres on mesurait le voltage aux bornes de l'interrupteur et celui aux bornes de la bobiné, la somme de ces deux différences de potentiel était toujours supérieure à celle existant entre les conducteurs d’alimentation, et par un réglage convenable, chacune d'elles pouvait être rendue plus grande que cette dernière. »>
- Le professeur J.-A. Fleming, dans une lettre en date du 15 mars, écrit ce qui suit :
- « Après avoir entendu les explications données par M Swinton. j’ai essayé l’interrupteur avec une bobine d'induction de Apps de 8 pouces et j’ai obtenu une décharge brillante analogue à un arc entre les pôles de la bobine. Cette décharge, comme sir W. Crookes l'a fait remarquer il y a déjà long-
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- temps, est en réalité la flamme de l'azote en combustion. Si l'on place en série avec l'interrupteur élec-trolytique une résistance non inductive ajustable ainsi que la résistance inductive nécessaire à la marche de l'appareil il est possible de faire varier le nombre des décharges de la bobine de une à deux par seconde à mille et même plus. Le mieux est d'employer une résistance inductive de très grande inductance et de très faible résistance et d’ajouter la résistancç nécessaire au fonctionnement par des résistances non inductives mises en série avec la précédente. Dans le cas où un condensateur de grande capacité est comme à l'ordinaire connecté aux bornes secondaires de la bobine, la décharge prend la forme étoilée. Si au condensateur on adjoint une bobine de ïcsla pour pbtenir une décharge oscillatoire, la décharge secondaire* de haute fréquence est considérablement accrue. La force clec-tromotrice dans le circuit secondaire de ia bobine de Tesla est aussi considérablement augmentée. 11 est bon d'opérer avec précaution lorsqu'on fait cette expérience car il m est arrivé en une seule après-midi de percer l’isolant de ma bobine de Tesla en une douzaine de places. Lorsque l'interrupteur électrolytique est employé avec une bobine de Tesla, il est donc indispensable d’avoir un circuit secondaire très bien isole avec un diélectrique de très grande rigidité.
- y L’interrupteur électrolytique sera particulièrement utile dans les recherches spectroscopiques, car la décharge, avec une bouteille de Leyde en circuit avec la bobine secondaire, est extrêmement brillante en môme temps que continue. Pour la construction de cet interrupteur, le mieux est de constituer lelectrodc positive par un-gros fil de cuivre isolé par un tube de porcelaine et à l’extré-mitc duquel est soudé une pointe de platine traversant un bouchon d’dbonite fermant le fond du tube de porcelaine. Lorsqu'on prend un fil de platine scellé dans un tube de verre, celui-ci est souvent rompu. »
- Citons enfin un extrait d'une lettre de M. Robert Beattif. en date du 15 mars :
- « Il me semble peu douteux que les effets de résonance électrique jouent un rôle important dans le fonctionnement de l'interrupteur, et il me parait que celui-ci agit comme soutien des oscillations électriques dans son propre circuit d une manière analogue à l’anche dans un tuyau sonore. A l’appui de cette idée je mentionnerai l’influence considérable que la présence d'une bobine de self-in-
- ÉLECTRIQUE
- duction exerce sur l’intensite et la hauteur du son donné par l’interrupteur ainsi que sur les effets lumineux produits à l’anode. Si, d’autre part, on maintient le courant constant, l’introduction d'une grande self-induction abaisse énormément la hauteur du son en même temps qu elle augmente son intensité. Lorsque l'induction est petite, le fonctionnement de l’interrupteur est moins satisfaisant et par conséquent l'existence d’une self-induction d'une certaine valeur semble être dans une grande mesure essentielle à son fonctionnement régulier. Lar capacité de l'anocl<? agissant comme un condensateur fournit l'autre élément nécessaire à la production de la résonance. Une conséquence de l’existence de courants oscillatoires doit être la production par électrolyse d'un mélange d’oxygène et d’hydrogène à l’anode, donnant naissance à une succession dc petites explosions et par suite de soudaines intenuptions du courant. Or. une observation attentive de l'anode semble bien indiquer qu’il en est ainsi.
- « Que l’interrupteur soit capable d cxcltcr et de maintenir les oscillations dans un circuit contenant de la capacité et de la self-induction peut être facilement montré en connectant un condensateur aux bornes de l’interrupteur. Un courant facile à mesurer à l'aide d’un électrodynamomètre ordinaire, circule alors dans le condensateur; de la grandeur de ce courant et de la valeur de la force électromo-tricc entre les bornes du condensateur, on peut, en supposant le courant de décharge sinusoïdal, déduire la fréquence des oscillations. Or. mes expériences montrent que la fréquence ainsi déterminée est, dans de très grandes limites, indépendantes de la hauteur du son que l’interrupteur parvient à émettre et dépend seulement de la capacité du condensateur et de la self-induction des bobines situées dans le circuit. Avec les condensateurs dont j'ai fait usage et dont les capacités variaient de 0,53 à 1,33 microfarad, j'ai obtenu des fréquences comprises entre i et 3 ou 4000 alternances par seconde ; et sans aucun doute des fréquences encore plus grandes pourraient être obtenues avec des capacités plus petites. J’ajoute que le courant de décharge est assez stable pour être mesure avec exactitude. En plaçant une bobine en série avec le condensateur et l’élcc-trodynamomètre et mesurant la force électromotricc entre ses extrémités ainsi qu’entre les armatures du condensateur, il est possible, des lectures de l’électrodynamomètre et du voltmètre, de déduire une valeur assez approchée de la self-induction de
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- la bobine. On trouva ainsi pour la self-induction d’une bobine, dont la valeur réelle était de 0,0018 henry, le nombre 0.0623 henry, les différentes déterminations ne différant entre elles que de quelques centièmes.
- 1 Un interrupteur de Wehnelt employé avec un condensateur convient donc très bien pour produire j au moyen d’un courant continu un courant alterna- ; tif stable de fréquence modérément élevée, courant .au moyen duquel tous les phénomènes ordinaires des çourants de haute fréquence peuvent être étudiés facilement. Par exemple, il est difficile de ne pas obtenir l’effet l'erranti aux bornes d’un conden-
- Propulseur électrique portatif Mac Lachlan pour bateaux de plaisance. — L’intérêt de ce propulseur réside dans la facilité avec laquelle il peut être mis en place ou retiré, ainsi que dans son faible poids qui le rend aisément transportable. Comme le montre la ligure ci-jointe, le moteur est fixé à la partie supérieure du gouvernail lequel porte également l’hélice; l’ensemble se iixe à l’arrière
- Le poids total n’est que de 15 kg environ. La mise en marche, l’arrêt et le changement de marche s'effectuent à l'aide de manettes fixées sur la barre du gouvernail qui porte aussi les bornes des fils souples aboutissant aux accumulateurs.
- Le moteur est calculé pour absorber normalement 12 ampères sous une différence de potentiel
- de 40 volts ; il peut donner néanmoins une puissance de 1 cheval malgré son faible poids. Avec sa puissance normale il est capable de donner une vitesse de 9 km par heure à une embarcation de 5 m de long, 2’m de large, 0,90 m de tirant d’eau à l’arrière et contenant 6 personnes.
- La batterie d'accumulateurs comprend 15 ou 20 éléments suivant la grandeur du bateau. Ces éléments sont groupés par cinq dans des caisses en bois, chacune occupant une surface de 40X 20 omet pesant 40 kg environ. Une telle batterie est capable d'alimenter le moteur pendantes heures de marche à pleine vitesse, soit pendant un parcours de 45 km environ.
- Ce propulseur a déjà fait ses preuves sur la Tamise où circulent de nombreux canots mus par l'électricité, des stations de rechargement d'accumulateurs ayant été établies sur ses rives. Il est à espérer que l’exemple donné à Londres se développera dans la banlieue parisienne et qu’apres l'automobilisme électrique sur routes nous verrons se développer l'automobilisme électrique sur rivières. C'est cet espoir qui nous a engagé à consacrer quelques lignes au propulseur Mac Lachlan En attendant la création de stations de chargement d'accumulateurs il pourra déjà être utilisé j^ar les propriétaires de yachts possédant à bord une installation électrique.
- Résultats comparatifs d’exploitation des tramways électriques pour les premiers semestres des années 1897 et 1898. — Le Journal Officiel dans son numéro du 27 décembre dernier, a donné les résultats d’exploitation des chemins de fer d'intérêt local et des tramways de tous systèmes repartis surtout le territoire français pour les deux premiers semestre? des années 1897 et 1898. On trouvera dans les tableaux qui suivent les données comparatives des réseaux de tramways électriques. Nous n’avons pas cru inutile toutefois d’ajouter à ces données les rcsùltats d’exploitation de quelques ahemins de fer funiculaires, électriques ou non, et de tramways à air comprimé, nos lecteurs pouvant, de leur comparaison, tirer quelques renseignements.
- La longueur totale des réseaux exploités électriquement indiqués dans ces tableaux est de 292 km. Sur ce nombre de kilomètres, 7 sont munis du système Claret-Yuilleumier. 4 du système àaccumula-teurs, 9 du système à crémaillère; le reste, soit 272 km, est exploité par le système à trôlet aérien-
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- DESIGNATION
- Compagnie du tramway électrique de Paris à Romainville : Paris (place de la République) à Romainville.............
- Compagnie des tramways électrique d’Angers : Angers à la Côte-d’Erigné t
- Angers à Trélazé................. -
- Compagnie des tramways électriqU'
- d’Angers : Réseau urbain d’Ai
- Compagnie du tramway de Bordeaux-Bouscat au Vigean : Bordeaux-Bouscat
- au Vigean et à Eysines.............
- Compagnie des tramways de Bourges :
- réseau de Bourges..................
- Compagnie de chemins de fer
- Gironde. Cher . .
- électrique de Pierrefitte, Cauteretsl et Luz : Cauterets à la Raillère.
- Compagnie des tramways électriques de' Clermont-Ferrand : Montferrand à Royat et embranchement sur la gare de Clermont-Ferrand ..........................
- Compagnie des tramways électriques
- de Dijon : réseau de Dijon.............
- Compagnie des tramways de Fontai-i
- nebleau : du palais à la gare de Fontai-1
- nebleau..................
- Compagnie des omnibus et tramways de Lyon (Z>) : Lyon à Saint-Fons
- Compagnie des tramways électriques de Nice-Cimiez : Nice à Cimiez Compagnie des tramways
- réseau de Rouen et banlieue. .
- M. Faye : réseau de Besançon MM. Aubian et Jaubert : Bordeaux (boulevard de Talence) à Pessac M. Cauderay : réseau de Châlons-
- Marne..........................
- M. Farigoule : Espaly à Brives-rensac et embranchement. .... Réseau du Havre et banlieue. .
- MM. Grammont et Faye : réseau de
- Limoges......................... . .
- M. Durand : Lyon (boulevard
- Côte-d’Or.
- Seine-et-M. .
- j Alpes -Marit
- Gironde. iMarne. .
- Croix-Rousse) à Caluire.
- M. Faye : réseau du Mans...........
- M. Gallotti : Montmorency à Enghii et à Saint-Gratien...................
- •.nu..
- R K VU K DJ ÉLECTRICITÉ
- 1898 1897 | -
- LONGUEUR DÉPENSES U.TATS DE L'EXPLOITATION du i « janvier au 30 juin. . GÜEUU DÉPENSES RÉSULTATS DE L'EXPLOITATION !
- 1 ulfî TOTAUX PAR KILOMÈTRE 4j|fj 4'=»- TOTAUX PAR KILOMÈTRE 1 de
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- 3 180844 360 460 291 547- 68 913 5i 494 41650 9*44 81 7 a 897 317 319893 209142 110 75 45 69< 20 87” 15822 65 252 Élect. conduc
- vHÏÏÏU
- 15 *5 2 550 000 I'3 379 60 536 s» 843 7 559 4036 3 52.1 53 13 2 550 OOO 117276 71 Q91 45 285 9021 5 538 3 483 6t 5° Ëlec. fil aérien
- 8' (/) 13 1 700 000 86 383 57 868 28515 6645 4451 2 194 67 (/' 7 , * ' °° U°‘ 86 383 57 $63 28515 12 340 8 207 4 °73 67 68
- 6 0 886 459 85311 5* 344 26967 14218 9724 4494 68 6 824 928 73 i_33 36 723 16 410 12 189 9 454 2 735 78 67
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- 3 3 856 442 50 803 38 936 .11 867 16934 12979 3 955 7 3 8lO 328 5° 3i3 39 046 11 266 1677I 3°i5 3 756 78 93 •
- 8 (Si 9 I 709 540 05815 82405 54-11° 15091 9 °45 6046 6 W 9 1 7°9 54° I29 753 75 683 54 °7° 1-4 417 8409 6 008 58 80 ^ tj>) Y^comprfs 1 kilom. emprunté au réseau
- 4 4 595 538 30 453 13239 17 214 7613 3V0 4 3°3 4 4 595 538 29972 23624 634.3 7 493 5 906 1587 79 41 Ëlec. (accumul. )
- 33 (?) 3« II 700 676 833 623 495 757 337 *66 21 937 i3045 89 5 37 n°35 7i5 806 044 5°4 436 301 608 21 785 13633 8 152 6.3 120 VUr m if) Y compris ; kilom. tie parcours commun.
- t 81 000 93 70 61402 32 359 10418 6 822 3 596 4 1 810 000 62 594 35 088 27506 15648 8772 6876 .56 86
- 4 ' 4 1 109008 81 709 63702 18 007 20427 i5 925 502 4 9Sl °33 65977 44 i92 21 785 16494 11 048 5 446 6? 9T
- 4 5 660 938 '33 479 29 592 388- 6 696 5918 778 06É 5 660 938 35 993 27 6^4 8339 '7199 5 53i I 668 77 40
- 7 1 20Q 00. 36 688 22 226 14462 1 5241 3 17~ 1 200 000 53816 14 OOq 19 807 4831 2001 2 830 41 27 «
- 16 <ê) 28 0046 i8u 637 683 395 238 242 443 22774 14 n6 . 23 5 801 766 580 7)64 349 596 230 868 20731 12486 8245 60 ii5 (/) Y compris 12 kilom, de parcourscommuu.
- 13 13 2160000 168 520 r 18 640 49 88c 12965 .9126 383 I 887 OOO 24 637 8,67 16490 24 6.37 8 167 16490 33 136
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-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- é grenobloise de tramways Grenoble à Eybens et à^Va
- à l’église de
- r7 158 27 9(9 -'«W
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 477
- 1897 '
- RÉSULTAT? J)K i.'EXPLOITATION janvier au 30 juin. MODE
- 30 juin. T T ï T T Ï II ï’ il • S OBSERVATIONS
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- 1 355 400 38 805 2 2 060 16 715 2 935 7 353 5 582 57 71 Élec. H1 aérien
- 948 8y2 205 700 52462 53 23S 20 550 15246 5 324 74 H4
- 1 2 188 728 137 oï3 140 863 3,85* 10 539 10856 297 103 58 » __
- 520 000 27 9ï4 20 096 7 818 5 583 4 019 I 564 72
- 7(2728 42 873 32 74! 10 132 8 575 6548 2 027 ;6 47 If^ 1
- I 550 000 46 716 26964 19 752 6674 ,3852 2 822 58 37 . :
- 827 m 53 702 32 673 21 029 S 950 5 445 3 505 fn 49 "
- 2 237 43‘ 30654 30082 572 3406 3 342 64 9* 18 »
- 202 126 17 117 I9 387 2 270 5706 6 462 756 "3 32
- I312496 217 125 186170 30 955 108562 93 085 ‘5 477 86
- 4 500 000 2.2,2 2356H -2 350 2357 261S — 261 ... M
- 512 174 0) T5° m 361 (6) -311 6 • («) U long, réelle de la ligne est de 748 ni.
- 580000 497 932 17 153 32 338 ,13243 25021 3910 7 317 • esactfcsÏÏf4ofm\UnlCJla,rea°ntl810tlSUeUr
- 1 050 000 96.1 27 431 -17820 .20. 3 429 -2228 286 7
- 3 4(7 65' 84 893 93 143 8 250 6064 6 653 589 ..0 33
- 2 424 232 295 147 96 3S» 98 809 2+596 16361 ^ 235 67 136 «I Y compris 1 kilom. de parcours commun. !
- 674 540 37 601 26 321 Il 280 7 4“ 6580 2820 70 52
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- 478
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVIII.—N° 12.
- Analyse de l’eau d’alimentation des chaudières en vue de son épuration chimique. — On sait que l'eau, en industrie, peut être épurée chimiquement:
- !> Dans des réservoirs spéciaux par la chaux et le carbonate de soude, suivant les équations :
- CO2 + Ca(OH)3 = COsCa + H2 O,
- CaCl2 ) , rnsivos____rnsrc± ( SOlNA2
- SOCa. i + C0 Na —C0 Ca+ f (NaCl)* ’
- 2U Dans les chaudières à vapeur, par l’addition de CO"Na2 rendant l’eau très faiblement alcaline, amenant le dégagement de l'acide carbonique libre ou à demi combiné, et la précipitation de la chaux à l’état cle carbonate.
- MM. Léo Vignon et Meunier viennent de communiquer à l’Acadcmie (séance du 13 mars) une méthode analytique qui permet de déterminer rapidement, et avec exactitude, les éléments de l’épuration: (<i) par dosage de l’acide carbonique, (b) par la mesure directe de la quantité de carbonate de sodium à employer.
- Cette méthode a comme point de départ les recherches antérieures de M. Léo Vignon concernant les propriétés de la phénolphtaline employée comme indicateur coloré. Elle a été rendue plus rapide et plus précise par l’emploi d’alcool pour insolubiliser le carbonate de chaux. Elle comporte deux parties :
- I. — Dosage de l'acide carbonique libre ou a demi combiné. Principe. — L’acide carbonique libre, ou à demi combiné, possède la propriété de décolorer la liqueur rouge formée par le mélange d'eau de chaux et de solution alcooliquede phénolphtaléine ; cette action est très rapide dans une solution renfermant 50 p. 100 d'alcool éthylique, le carbonate de chaux se précipitant immédiatement dans ce milieu.
- Réactifs. — a. Solution d'eau de chaux saturée, renfermant à la température de 15^, 1,8 gr Ca (,OII:5 par litre ; cette solution peut être titrée par l’acide sulfurique 1/5 normal.
- b. Solution alcoolique neutre, de 5 gr de phénol-phtaléinc dans 100 cm3 d’alcool à 930. Après une heure de digestion, la liqueur est filtrée.
- c. Alcool éthylique 9ou-93°, neutre, ayant bouilli immédiatement avant l’emploi.
- Mode opératoire. — i° Dans une éprouvette de verre cylindrique, graduée, de 100 cm3, bouchée à l’émeri, introduire 50 cm3 d’eau distillée, récemment bouillie dans une capsule de nickel, compléter le volume à 100 cm* avec de l'alcool à 93° récemment
- bouilli (ballon de verre), refroidir l’éprouvette extérieurement par un courant d’eau, ajouter 10 gouttes de la solution alcoolique de phénolphtaléine. Verser ensuite, dans l’éprouvette, au moyen d'une burette divisée en dixièmes de centimètre cube, de l’eau de chaux saturée, jusqu’à coloration rouge : il faut 1 cm3. On a ainsi un type coloré.
- 2° Dans une deuxième éprouvette, semblable à la précédente (même diamètre), introduire 50 cm3 de l’eau à analyser, compléter le volume à 100 cm* avec de l’alcool 9o°-93u préalablement bouilli et refroidi, ajouter io gouttes de la solution de phénolphtaléine : puis verser dans l’éprouvette, à l'aide de la burette, et en agitant de temps en temps, de la solution d'eau de chaux jusqu’à coloration rouge persistante, identique à celle du type. Soit n le nombre de centimètres cubes d’eau de chaux employés (déduction faite de 1 cm3 du type). Le volume d’acide carbonique contenu dans 1 litre d’eau examinée sera en centimètres cubes (ou en litres par mètre cube d’eau;:
- 11. — Dosage du carbonate de sodium nécessaire
- A LA TRANSFORMATION DES CHLORURES ET SULFATES-
- — Principe. — a. Les chlorures et sulfates de calcium et de magnésium dissous dans l’eau sont intégralement et rapidement transformés en carbonates par l’action d’une solution de carbonate de sodium, si l’on a préalablement additionné l'eau de son volume d’alcool.
- b. La phénolphtaléine n'est pas colorée par les sulfates et chlorures de calcium et de magnésium dans les conditions précédentes, mais le carbonate de soude la colore.
- Réactifs. — a. Une solution de carbonate de sodium à 1 gramme par litre, cette solution étant pré- ' parée avec de l’eau distillée bouillie.
- b. Une solution de phénolphtaléine, comme précédemment.
- c. De l’alcool à 9^, neutre et récemment bouilli. Mode opératoire. — i° On préparera un type
- coloré, en introduisant dans une éprouvette cylindrique de 100 cm3 graduée, bouchée à l’émeri : 50 cm3 eau distillée bouillie, complétant à 100 cm3 avec de l’alcool bouilli, refroidissant, additionnant de 10 gouttes de solution alcoolique de phénolphtaléine, et 3 cm3 de la solution de carbonate de soude. On obtient ainsi un type suffisamment coloré.
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- 25 Mars 1899.
- RKVUE D’ÉLECTRICITÉ
- -179
- 2Ü Dans une capsule de nickel, on fera bouillir, pendant cinq minutes, 50cm* de l'eau à anatyser; on verse ensuite l'eau bouillie dans une éprouvette semblable à celle du type ; on rince la capsule avec de l’eau distillée que l’on fait bouillir et l'on complète le volume à 50 cm3 avec cette eau; on ajoute 50 cm3 d’alcool récemment bouilli, on refroidit l’éprouvette, puis l’on ajoute 10 gouttes de la solution de phênolphtaléine ; on verse alors la solution titrée de carbonate de soude, à l’aide de la burette graduée, en agitant de manière à amener la coloration à être identique à celle du type.
- Soit n le nombre de centimètres cubes de la liqueur de carbonate de soude employés (déduction faite des 3 cm8 du type). La quantité de carbonate de soude nécessaire pour la transformation intégrale des chlorures et sulfates sera, en grammes, pour 1 litre d’eau :
- Calculs- - Il faut distinguer deux cas :
- i‘J Epuration par la chaux et te carbonate de soitde dans un réservoir séparé. — On emploiera 2,51 gr. CaO (préalablement éteinte et mise en lait tamisé) pour 1 litre CO2, et la quantité de carbonate de sodium indiquée directement par l’analyse.)
- Les quantités de réactifs ainsi fixées sont théoriques: et sont celles qui correspondent aux réactions intégrales de l'épuration. Mais, dans la pratique, ces réactions ne s’accomplissent pas complètement ; il y a lieu de diminuer les quantités par tâtonnements, suivant les conditions dans lesquelles se pratique l'épuration (température, durée du con-lact des réactifs et de l’eau). Ces conditions étant variables, elles doivent être prises en considération pour chaque cas particulier. Finalement, 50 cm3 de l’eau épurée, au moment de son emploi, ne devront pas se colorer, pu très faiblement, à l’ébullition, par l’addition de 10 gouttes de la solution alcoolique de phénolphtaléine.
- 20 Emploi de Veau dans les chaudières à vapeur. — La réaction est ici intégrale, tant à cause de la température à laquelle se trouve portée l’eau que par suite de la concentration qu’elle subit.
- 11 faudra employer 4,76 gr de O03Na2 pour un litre de CO5. Celte quantité se régénérant constamment devra être employée une fois pour toutes, sans être renouvelée, et pour le volume moyen de l’eau de la chaudière:
- (CO*H)2 Ca |- CO*Na2 = (CO3 H Na)3 + CO3 Ca, | (CO* H Na)'- - CO* Na3 + U- O + CO2. |
- Pour les chlorures et sulfates, on prendra la quantité de carbonate de soude indiquée directement par t’analyse ; comme ce carbonate de soude est détruit, il y a lieu de l’employer proportionnellement au volume d’eau total introduit dans la chaudière à vapeur.
- Effets des courants alternatifs sur les animaux. — Dans une note présentée à la séance de l’Académie des sciences du 13 mars {C. R., t. CXXVUL p. 668), MM. J.-L. Prévost et F. Battellï résument les principaux résultats Fournis par 170 expériences, faites dans le laboratoire de physiologie de l’Uni-versilé de Genève, sur des chiens, des chats, des cochons d'Inde, des lapins, des rats, soumis à des courants alternatifs d'une tension de 5 volts jusqu'à 4800 volts, le courant possédant 45 périodes par seconde.
- I. Les courants de haute tension (savoir : 4800 ou 2400 volts chez le chien; 1200, 600 ou 240 chez le cochon d'Inde), appliqués pendant une fraction de seconde, une ou deux secondes, de la tête aux pieds, ont produit chez ces animaux des troubles graves du système nerveux : crises de convulsions intenses ou de tétanos avec opisthotonos, perte de sensibilité, prostration générale, arrêt momentané ou définitif de la respiration, perte plus ou moins prolongée des réflexes cornéen et rotulien.
- Le cœur offre une accélération des contractions des ventricules avec élévation considérable de la pression artérielle qui dure plusieurs secondes et qui est suivie d’une chute modérée de la pression avec ralentissement du cœur. Les oreillettes sont arrêtées en diastole pendant que les contractions ventriculaires persistent. L’animal est en grand danger de mort ; mais il peut, dans certains cas, se remettre spontanément, et souvent être sauvé par la respiration artificielle; sans quoi, le,cœur se paralyse secondairement, à la suite de l'arrêt de la respiration.
- II. Les courants à tension relativement basse, de 120 à 20 volts et meme, dans quelques cas, de io volts provoquent une crise de convulsions tétaniques si les électrodes sont placées de la tête aux pieds. Ces convulsions ne se montrent pas si les contacts sont sur les bras ou le thorax et si la tension ne dépasse pas 60 volts.
- La respiration est alors peu atteinte et sc rétablit très vite après l’arrêt des convulsions. La sensibilité
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- 4So L’ÉCLAIRAGE
- generale n'est que peu affectée ou ne l’est'que momentanément.
- L'accident qui est le plus important e£t l’apparition immédiate de trémulations fibrillaires desven-tridules du cœur, qui surviennent si le contact électrique a duré au moins une .seconde. Les oreillettes continuent à battre, comme lorsque l’on électrise directement le cœur mis à nu. L’animal meurt donc de cette forme de paralysie du cœur avec chute immédiate de la pression. La respiration continue pendant plusieurs minutes. La respiration artificielle est alors sans effet favorable, vu cette paralysie du cœur qui. chez le chien, est irrémédiable.
- III. On peut, en soumettant l’animal dont le cœur a été mis en trémulations fibrillaires par un courant de faible tension, voir Ge cœur reprendre ses contractions ventriculaires si l’on soumet l'animal a un courant de haute tension avant que quinze secondes se soient écoulées. La respiration s’arrête ; mais, en entretenant la respiration artificielle, il est souvent possible de sauver ranimai. Ce résultat est plus facile à obtenir chez le cochon d’Inde que chez le chien, mais nous y sommes aussi parvenus chez le chien.
- IV. Chez le lapin, on peut signaler, avec des courants à haute tension, des phénomènes analogues; mais, chez lui, le cœur mis en trémulations fibril-laircs so rétablit spontanément, et le lapin ne meurt pas par paralysie du cœur, lors de l’application de courants à faible tension. D'autre part, l’arrêt de la respiration est chez lui, comme chez le cochon d’Inde, plus souvent définitif que chez le chien.
- V. Chez le rat, le cœur ne peut être mis d’une façon durable en trémulations fibrillaires. Le rat succombe à la paralysie de la respiration et à l'hyposthénisation du système nerveux. A haute tension on observe aussi chez lui l’arrêt des oreillettes, tandis que les ventricules continuent à bat-
- VI. En terminant, les auteurs signalent plusieurs phénomènes observés par eux :
- « iu La paralysie momentanée du nerf vague et du sympathique cervical avec les courants de haute tension:
- ” 2U La non-modification des phénomènes décrits ci-dessus par la section préalable des nerfs vagues ;
- » 3U La réplétion du cœur par le sang, même dans le cas de courants à tension élevée et de courte
- ÉLECTRIQUE T. xvm. - n-12
- durée, qui semble prouver que le tonus vasculaire et les centres vaso-qiotcurs ne sont pas’para-lysés ;
- » 4" La non-élévation appréciable de la température, si le temps du passage du courant n’est pas prolongé ;
- » 5" L’apparition rapide delà rigidité cadavérique dans le cas de courants à voltage élevé ;
- » 6° A l’autopsie, absence de lésions macroscopiques constantes et caractéristiques. Cependant l’on constate quelquefois une hyperémie des méninges, mais pas d’hémorragies intra-cérébrales, si l'on a évité l’élévation de température ;
- >> 70 La durée du contact est importante :
- » La respiration, toutes choses égales d’ailleurs, est d’autant plus affectée que la durée du contact a été plus longue. Les convulsions et le tétanos généralisé seront d’autant plus énergiques et prolongés que la durée du contact a été plus courte : un cobaye soumis à un courant de 600 volts pendant deux secondes, n’offrira pas de convulsions à la rupture, tandis qu'il en eût présenté d'énergiques si le courant n’avait duré qu’une fraction de seconde.
- » Plus le voltage est élevé, plus courte est la durée du contact nécessaire pour faire manquer les convulsions.
- •> L.e point d'application des électrodes offre une grande importance; leur siège différent pouvant faire varier l'apparition de tel ou tel symptôme :
- » La respiration sera atteinte plus facilement et les convulsions plus aisément provoquées si une des électrodes est placée sur la tête.
- » Quant au cœur, le voltage nécessaire pour produire les trémulations fibrillaires est plus faible si le cœur se trouve sur la ligne qui réunit les deux électrodes. Inversement, si le cœur ne se trouve pas sur cette ligne, il pourra être mis en trémulations fibrillaires par des courants de haute tension, qui, en traversant directement le cœur, ne l’au-. raient pas paralysé ;
- » 90 Quand, à la suite de courants .de haute tension, le cœur du chien ou du cochon d’Inde se paralyse consécutivement à l'arrêt de la respiration^ le massage du cœur provoque des trémulations libril-laires, qui manquent en cas cl’asphyxie simple, non précédée d'éleclrocution.
- Le Gérant ; G. NAU1).
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- Tom® XVIII.
- Avril 1899
- *. — N* 13.
- L’Éclairage Électrique
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNÏER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ing énieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- ÉLECTRISATION DE LA VAPEUR ÉMISE PAR UN LIQUIDE ÉLECTRISÉ
- VAPEUR ÉMISE PAR UN LIQUIDE NON ÉLECTRISÉ APPLICATION A L’ÉLECTRICITÉ ATMOSPHÉRIQUE. -- INFLUENCE DES FUMÉES.
- La vapeur émise par. un liquide possédant une charge électrique à sa surface est-elle électrisée ? Les expérimentateurs ne sont pas d’accord sur .ee point : les uns comme L.-J. Black (1883! ont répondu par la négative, d’autres comme Peltier {1842) ou E. Lécher (1888) par l’affirmative. Seulement ces derniers expérimentateurs ont opéré avec des charges électriques extrêmement fortes; c’est ainsi que Lecher chargeait le liquide à 25 000 volts, et dans ces conditions on peut craindre que celui-ci se pulvérise et que ce soit la poussière liquide et non la vapeur qui emporte l’électricité. Aucun expérimentateur, jusqu’ici, n’a prouvé que la vapeur émise par une surface liquide, dont la densité électrique est comparable à celle qui se trouve sur le sol, en temps normal, emporte avec elle une certaine quantité d’électricité; encore moins a-t-on mesuré cette quantité.
- La question.offre pourtant un assez grand intérêt, car plusieurs météorologistes (Peltier, Exner) ont fondé leur théorie de l’électricité atmosphérique sur le transport dans l’atmosphère par la vapeur d’eau d’une portion de la couche électrique qui recouvre le sol.
- .T’ai pu non seulement mettre en évidence que la vapeur émise par une nappe d’eau même faiblement électrisée emporte une portion de la charge électrique de celle-ci, mais encore mesurer cette quantité.
- La méthode employée a consisté simplement à étudier au moyen d’un électromètre à quadrants la déperdition spontanée d’un système isolé renfermant un vase, et à comparer les résultats obtenus suivant que celui-ci est vide ou plein d’eau.
- Le vase employé était un plateau circulaire en laiton de 14 cm de diamètre ayant un rebord arrondi de 5 mm de hauteur. Avant d’y mettre de l’eau il était nivelé et on le remplissait ensuite jusqu’au bord. Tous
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- les isolants citaient constitués par de la paraffine dont la surface était protégée contre la poussière par des couvercles en laiton qudnd on ne se servait pas des instruments, suivant le procédé de M. Boudréaux ; l’électromètre employé était du modèle indiqué par ce physicien.
- Cet appareil était observé par la méthode de Poggendortî (règle graduée, miroir plan, lunette). Le vase communiquait avec l’aiguille et avec l'une des paires de quadrants ; l’autre paire de quadrants communiquait avec une conduite de gaz (méthode idiostatique).
- On commençait par charger le système comprenant le vase avec le pôle négatif d’une pile (155 ou 116 volts) dont le pôle positif communiquait avec la conduite de gaz. Comme nous le montrerons plus loin, on obtenait ainsi à la surface de l’eau, une densité électrique qui était environ dix fois seulement la densité moyenne qui se trouve a la surface du sol en temps normal.
- La charge était maintenue pendant un quart d’heure pour permettre aux isolants de prendre un état électrique bien déterminé. La communication du vase tt de la pile étant rompue, la déperdition commençait et lentement les images des divisions de la règle passaient devant le fil du réticule de la lunette. On notait la division coïncidant avec le fil de 30 secondes en 30 secondes, .puis de minute en minute, ensuite à des intervalles plus espacés et finalement de quart d'heure en quart d’heure. Ces observations étaient faites ainsi pour-s’assurer que la déperdition suivait une marche régulière et qu’aucune cause perturbatrice ne venait fausser les mesures; mais, eii définitive, je n’ai utilisé que les données se rapportant à l’époque du commencement de la déperdition et a l’époque où je mettais fin à l’expérience.
- Dans les expériences comparatives faites avec eau et sans eau dans le vase, toutes les autres conditions étaient exactement les mêmes (charge initiale, durée totale de l’observation, etc.).
- La durée d’observation, dans les premières
- ÉLECTRIQUE
- expériences que j’ai faites était seulement de 5 à 10 minutes. Je ne trouvai aucune différence sensible entre la déperdition avec eau et sans eau, même en versant dans ieplateau de l’eau bouillante, qui fumait beaucoup pendant l’observation, ou en remplaçant l’eau par l’alcool, qui fournissait une quantité de vapeur notable pendant la durée d’une expérience.
- Je pensai que ce résultat négatif pouvait tenir à la grande capacité de l’électromètre, dont l’aiguille formait condensateur avec une des paire de quadrants, vis-à-vis de la capacité de la surface de l’eau, de façon que celle-ci aurait pu perdre une fraction notable de sa charge, à laquelle n’aurait correspondu qu’une fraction inobservable de la charge totale.
- Pour parer à cet inconvénient, d’une part, je diminuai autant que je pus la capacité de l’électromètre en écartant les quadrants de l’aiguille, d'autre part je prolongeai beaucoup plus la durée de l’observation qui fut portée à 1 heure 25 ou plus. Dans les expériences définitives que je vais rapporter, le liquide étudié fut de l’eau à la température du laboratoire (180 à 20°).
- Pour la première de ces expériences la charge fut faite avec une pile de 155 volts; la déviation était de 490 divisions ; l’observation dura 1 heure 25.
- Sans eau la déperdition pendant ce
- temps fut de........................278^,2
- Avec eau la déperdition pendant ce
- temps fut de........................30id,9
- Différence................. 23d,7
- Dans cette expérience le vase ainsi que l’électromètre étaient placés sous une hotte vitrée presque fermée, ils étaient très près l’un de l’autre. Je craignis que la déperdition, plus grande dans le cas de l’eau, ne provînt de la condensation de ce liquide sur les supports isolants de l’électromètre, ce qui aurait pu augmenter un peu leur conductibilité.
- Pour remédier à cette cause possible d’erreur dans les expériences suivantes le vase
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- fut laissé seul sous la hotte, l’électromètre placé en dehors à plus de'deux mètres et les portes de la hotte furent simplement entrebâillées pour laisser passer le fil de communication : par là tout dépôt d’eau sur les isolants de l’électromètre était rendu impossible. Comme les résultats furent les mêmes, la crainte n’était pas fondée.
- Dans la seconde expérience, la charge initiale faite avec une pile de 116 volts seulement. donna 233 divisions de déviation.
- Sans eau la déperdition fut en J h 39 m 30 s 135^>5
- Différence................. 9-^5
- La déviation initiale est un peu moins de la moitié de celle du cas précédent; or il en est de même de chacune des deux déperditions et par conséquent de leur différence. Le résultat, ramené à une même charge initiale, serait donc tout à fait du même ordre de grandeur dans ces deux premières expériences.
- On pouvait craindre qu’avec le temps l’isolement des supports fût diminué par une cause quelconque. Pour se mettre à l’abri de cette cause d’erreur, une troisième série d’expériences fut faite en intercalant une expérience avec eau dans le vase entre deux expériences de même durée sans eau.
- La charge fut faite avec 116 volts, ce qui donna une déviation de 226 divisions.
- Sans eau déperdition en 1 114401303 156,4
- Avec eau » » 172,8
- Sans eau moyenne. . . 159,3
- Différence. 13Â5
- Enfin pour me mettre k l’abri de l’influence d’une condensation possible de la vapeur sur le support isolant même du vase, une der-nière expérience fut faite en étudiant la déperdition d’abord dans le cas où le support terminé par un plateau de laiton, de même diamètre que le vase plat, était seul en communication avec l’électromètre, le vase plein d’eau étant placé à côté à la même distance
- de l’isolant du support que lorsqu’il était posé sur celui-ci ; ensuite dans l’expérience comparative, on plaçait le vase plein d’eau sur le support communiquant avec l’électro-mètre.
- Les expériences furent croisées, partiellement du moins, car un accident mit fin à la troisième, faite sans eau sur le support comme la première; mais la marche de l’élec-tromètre était tellement identique dans la partie commune à ta première et à la dernière expérience, et si nettement différente de la partie correspondante de l’expérience intermédiaire, faite avec l’eau sur le support, que l’on pouvait avoir la même confiance en cette série que si la dernière expérience s’était poursuivie jusqu’au bout.
- En outre, l’état hygrométrique fut mesuré avec un psychromètre placé dans la hotte vitrée où se trouvait le vase à évaporation ; je trouvai que la force élastique de la vapeur d’eau dans l’air était mesurée par 0,843 -cm de mercure, tandis que la force élastique uiaxima pour la température de l’eau (i9°,6) était mesurée par 1,697 cra-
- La charge produite par une pile de 116 volts donna 246 divisions de déviation.
- Sans eau sur le support la déperdition en ih45m correspondit à . . 170^,4
- Avec eau sur le support la déperdition en ih45m correspondit à . 182A9
- Différence........ 12^,5
- Ainsi toujours la déperdition est plus grande dans le cas où l’eau fait partie du système isolé, et les différences ramenées à la même déviation initiale sont de même ordre de grandeur.
- Comme la capacité électrique de la surface de l’eau qui s’évapore, n’est qu’une faible fraction de la capacité totale, cette différence doit correspondre k une déperdition de la charge de l’eau grande par rapport à cette charge (*).
- (') J’attribue l'insuccès des expériences de M. L.-J. Black à i’énorme capacité de son appareil de mesure.
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- Afin de me renseigner à cet égard, je mesurai quelle était la diminution de potentiel du système isolé quand on enlevait une quantité d’électricité égaie à celle qui couvrait la surface du liquide. Pour cela, sur le vase vide, j’appliquais, pendant un instant, un plan d’épreuve de même diamètre (14 cm) que le vase ; deux lectures étaient faites avant et après l’application du plan d’épreuve à 30 secondes ou une minute d’intervalle. Je corrigeais la seconde lecture de la très petite quantité dont se déplaçait l’aiguille dans le même intervalle de temps sous l’influence de la déperdition seule, En désignant parDj et D, ces déviations (la seconde corrigée': avant et après l’application du plan d’épreuve, par V, et V2 les potentiels correspondants, on a D’autre part, en appelant M
- la charge primitive du système isole, m la charge enlevée par le plan d’épreuve, C la capacité du système, on a :
- CV„
- M - m - CV2,
- M
- (2)
- La moyenne de vingt déterminations très concordantes faites pour des valeurs très différentes de D,, ont donné pour \Jle nombre 0,9632 f1). On a donc -î^- — 0,0368.
- jours de distance; chacune a compris dix applications du plan d’épreuve, et, comme la charge enlevée par le plan d’épreuve n’était pas renouvelée, allait en décroissant à mesure que le nombre des applications du plan d’épreuve allait en augmentant. Dans la première série Dj passa ainsi de
- la valeur 217,5 à la valeur 5 j,6; les dix valeurs dey/-^-furent comprises entre 0,96s et 0,962; six d’entre elles furent égales à 0,963; la moyenne fut 0,9632. Dans la seconde série, D, passa de la valeur 242,8 à 104,0. Je modifiai à dessein la forme du plan d’épreuve (qui était loin
- aux nombres. Je m’assurai aussi que l’isolement (à la paraf-
- D’autre part, désignons par---dm la quantité d’électricitc que perd pendant le temps dt le système isole parle seul fait de la vaporisation de l’eau et par — dm1 la quantité d'électricité qu’il perd pendant le môme temps dt par les autres causes. Ces quantités — dm et — dm sont proportionnelles à l’excès V de potentiel du système sur la paroi de la pièce ; on a donc
- — dm = %Vdt (3)
- — dm'~a\rdt (41
- ?. et a étant deux constantes ; d’où pour la perte — dM due aux deux causes- réunies — dm' = (a + «j Vdt
- d M = CdV
- — CdV = (a + a) Vdt
- Par intégration il vient :
- l2X=_£±
- en appelant D„ et Ds les déviations de l’électromètre correspondant aux temps o et t. Cette relation fournit a d’après les observations D„ et D, d’une expérience où l’eau fait partie du système isolé. Dans l’expérience comparative où l’eau ne fait pas partie du système, on a, enappelant D'v, D', et t les données expérimentales
- fut 0,9633 prçsqu’îdentique à celles de la première série.
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- ce qui donne-L . Par différence on obtient En portant cette valeur ainsi trouvée dans la relation ('3), il vient :
- tion, qu'en une heure [t — 3 600), cette perte relative aurait été, dans les conditions hygrométriques de la troisième expérience, 0,78 et 0,46 dans les conditions hygrométriques de la quatrième (température ig°,6 état hygrométrique = 0,5).
- Ce sont des pertes relatives considérables, dont nous verrons l’importance au point de vue de l’électricité atmosphérique.
- les valeurs connues de-?-et de -^-=0,0368 donnent la quantité v = — J_J^LqUe j’appellerai la vitesse relative de déperdition par évaporation. Cette quantité doit être une constante dans des conditions données de température et d’état hygrométrique, si toutefois on néglige la variation d’évaporation, constatée par M. Mascart, avec la densité électrique v de la surface liquide. Or, comme nous le verrons plus loin, cette variation doit être à peu près proportionnelle h a-2, qui, dans mes expériences, est excessivement petit par rapport aux expériences de M. Mascart; la quantité v doit donc bien être ici sensiblement indépendante de t.
- En considérant v comme une constante pendant une même expérience, l’intégration de la relation de définition?’—---L---^-four-
- nit la charge m qui resterait au bout d’un temps t sur le vase plein d’eau, si la seule cause de déperdition électrique était l’évaporation,. et si la charge de la surface liquide n'était pas entretenue par un réservoir d’électricité. On aurait ainsi, en appelant m0 la charge initiale :
- (9)
- d’où pour la charge perdue pendant le temps t :
- Des données de la troisième expérience on tire v — 0,000422 et des données de la quatrième v — 0,000343, le temps étant exprimé en secondes. On déduit de (10) pour la perte relative pat le seul fait de l’évapora-
- Remarquons, en passant, que la vapeur émise par une surface électrisée étant elle-même électrisée, comme cela résulte des expériences précédentes, et se trouvant dans un champ électrique h — - 4-cr) doit fuir la surface liquide plus rapidement que dans le cas de la vaporisation du liquide non électrisé. II en résulte que, dans les couches d’air qui avoisinent la surface du liquide, la force élastique de la vapeur étant moindre, la vaporisation doit être plus active; ainsi s’explique le phénomène découvert par M. Mascart. On voit que la vitesse de fuite de la vapeur due à son électrisation doit bien être proportionnelle au carré de la densité électrique à la surface du liquide, comme nous l’avons admis plus haut.
- Pour savoir quelle était la densité électrique à la surface de l’eau électrisée, il me suffisait d’ajouter aux mesures précédentes celle de la capacité C du système isolé. Pour cela, ce système était chargé, et, la déviation Du de l’aiguille de l’électromètre étant observée, je touchais le système isolé avec un fil de cuivre communiquant à l’armature isolée d’un condensateur de capacité connue G' P), dont l’autre armature communi-
- 0 Ce condensateur était constitué par deux cylindres de laiton coaxiaux ayant, le cylindre intérieur 3,394cm de diamètre et 20.37cm de longueur, le cylindre extérieur 6,443 cm de diamètre intérieur et environ 3 s cm de longueur. L'espace compris entre les deux cylindres était rempli de paraffine. La capacité était donnée avec une précision suffisante par
- C' =
- Kl
- 2,28x20,37 2[ ù-443 3>â94
- — 36,2 U.Es.
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- quait avec la conduire de gaz. La lecture de la nouvelle déviation D, permettait d’obtenir C par la relation :
- C _ ______U rJ, _ _
- C "" — V'D, *
- C étant connu, la charge totale M = CV du système était connue par la détermination de V fournie par l’électromètre. De la valeur de M et de la valeur connue de on déduisait la charge m de la surface liquide, d’où la densité z.
- J’ai trouvé ainsi que la densité correspondant à la charge initiale fournie par 116 volts était 0,00653 U.Es. Or, la charge moyenne du sol dans un endroit découvert est environ 0,0008, c’est-à-dire le huitième seulement de la densité au début de l’expérience.
- 11
- Quelques auteurs ont pensé que l’évaporation de l’eau pouvait créer de l’électricité, la vapeur emportant une des électricités et l’autre restant sur le liquide.
- Tous les expérimentateurs qui ont bien conduit leurs expériences ont trouvé un résultat négatif à cet égard. •
- J’ai essayé, à mon tour, de mettre en évidence cette prétendue électrisation par évaporation, en faisant communiquer le vase isolé plein d’eau des expériences précédentes avec l’aiguille de l’électromètre. les deux paires de quadrants étant à des potentiels égaux et contraires par rapport au sol (méthode hétérostatique).
- Le résultat a été négatif et la précision de mes expériences permet de dire que :
- Si en deux heures la vaporisation de Veau à 18,90 (F,8.9= 1,625 cm de mercure) dans un air où la force élastique de la vapeur est équilibrée par 0,68g cm, donnait par centimètre carré une quantité d'électricité égale à 0,0007 U.Es C.G.S., cette quantité d'électricité aurait été nettement mise en évidence.
- Une si faible création d’électricité, si elle
- existe, ne pouvait pas fausser d’une façon sensible les expériences précédentes.
- III
- Examinons les conséquences des expériences que nous venons d’exposer au point de vue météorologique.
- . Après le lever du Soleil, le sol humide s’échauffe, l'eau qui l’imbibe se vaporise et transporte dans l’atmosphère une partie de la charge électrique qui existe normalement sur le sol. Or, si l’on admet, ce qui est fort vraisemblable, qu’en un point A situé à une grande distance verticale au-dessus du sol, le champ électrique n’est pas modifié par ce phénomène, on en conclut, d’après le théorème de Gauss appliqué à un tube de force allant de A au sol que la charge totale contenue dans le tube doit rester constante; par conséquent une portion du sol perd exacle-menlla quantité d’électricité qui est transportée par la vapeur qu'elle émet dans l’atmosphère sans que celle-ci soit récupérée même partiellement par la conductibilité du sol.
- Si donc la vaporisation se fait, par exemple, dans les conditions de température et d’état hygrométrique de mes expériences, il résulte de celles-ci qu’en moins de deux heures, le sol aura perdu ainsi la moitié de sa charge. La densité électrique a- étant devenue moitié moindre, le champ électrique o près du sol sera devenu aussi moitié moindre
- Cf = -1™}-
- Les appareils enregistreurs des observatoires météorologiques mesurent précisément les variations du champ électrique ? dans le voisinage du sol. Or, on constate sur les moyennes, que, conformément à ces prévisions, toujours dans lus saisons et les pays ensoleillés, la courbe du champ électrique présente un minimum pendant les heures chaudes de la journée.
- Inversement, après le coucher du Soleil, la condensation sur le sol de la vapeur lui ramènera la charge de celle-ci, ce qui doit augmenter le champ électrique. On constate, en
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- effet, que le maximum de sept heures à huit heures du soir est plus accentué et un peu reculé dans les saisons et les pays ensoleillés.
- Je m’empresse d'ajouter que, si la vaporisation de l’eau explique complètement, conformément du reste aux vues de Peltier le minimum de jour, elle ne saurait expliquer la plus constante et la plus importante variation du champ électrique dans l’espace de vingt-quatre heures, qui présente un minimum vers quatre heures du matin et un maximum entre sept heures et huit heures du soir. Ce phénomène est dû à une cause encore inconnue. I/effet de la vaporisation se superpose à l’effet de cette cause.
- D’après les observations de M. Chauveau, tandis que le minimum de jour est très marqué au Bureau central météorologique, il est à peine indiqué par un crochet de la courbe au sommet de la tour Eiffel. Ainsi le transport de l’électricité par la vapeur dans les basses couches de l’atmosphère ne fait pas varier sensiblement le potentiel dans le voisinage du sommet de la tour. Il faut en conclure que la vapeur émise par le sol entre sa formation le matin et sa condensation le soir ne dépasse qu’en, très faible quantité la hauteur de 300 m par diffusion.
- IV
- En terminant, j’appellerai l’attention des météorologistes sur les effets que peuvent produire les fumées qui s’échappent des cheminées d’une ville.
- On sait, depuis Lavoisier, qu’un corps en brûlant produit de l’électricité : les fumées qui s’échappent sont chargées d’une électricité et le corps qui brûle prend l’autre électricité. Beaucoup de physiciens, Douillet
- (') Recherches sur les causes des phénomènes électriques de l'atmosphère et sur les moyens d’en recueillir les manifestations. par A. Peltier. Ann de chim. et de phys, série, t. IV, p. 385.
- [ entre autres, ont mis ce fait hors de doute.
- J’ai répété ces expériences en faisant brûler des corps qui produisent de la fumée (amadou, tabac, copeaux de bois, coton imprégné d essence de térébenthine) sur le support isolant des expériences précédentes communiquant avec l’aiguille de l’électromètre (méthode hétérostatique).
- Dès que la fumée sc produit, on voit l’aiguille dévier.
- Quand la combustion se fait au fond d’un long tube de laiton, percé de trous dans le bas pour permettre le tirage, ce qui imite mieux ce qui se passe dans une cheminée, l’aiguille ne commence à dévier que lorsque la fumée commence à sortir du tube, conformément aux propriétés du cylindre de Faraday.
- La fumée produite par l’amadou, le tabac et l’essence de térébenthine est chargée négativement ; la fumée qui provient de copeaux de peuplier est chargée positivement
- Les fumées forment souvent au-dessus d’une grande ville, un nuage visible; ce nuage est électrisé et doit agir sur les appareils enregistreurs. Ceux-ci peuvent donc donner des indications différentes de celles que donnerait un appareil placé en pleine campagne loin de toute habitation (2).
- H. Pkllat, * (*)
- (b Ces expériences sont très différentes de ceiles que j’ai publiées en 1885 sous le nom de force électromotrice de combustion (Journ. de.phys., 2« série, t. IV, p. 254). Dans celles-
- de i’hydrogène établissait une différence de potentiel constante entre le bec et l’enceinte métallique qui l’entourait : l’ensemble formait une véritable pile. Ici, au contraire, la charge du support, où se fait la combustion, croîtrait indéfiniment si la fumée se produisait indéfiniment.
- (*)M. Chauveau (Bulletin des séances de la Société française de physique, 1898) a indiqué les perturbations énormes produites sur les appareils enregistreurs de l'électricité atmosphérique. par la fumée blanche (vapeur condensée) qui sort des tuyaux des locomotives, passant à 300 ou 400 mètres de l’Observatoire. Cette vapeur est fortement électrisée par le phénomène d’Armstrong.
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- T. XVIII. - N° 13.
- 488 L'ÉCLAIRAGÊ ÉLECTRIQUE
- ÉTUDE SUR LA TRANSMISSION ET LA DISTRIBUTION DE L’ÉNERGIE PAR LES COURANTS ALTERNATIFS (h %
- TROISIÈME PARTIE
- | ÉTUDE SPÉCIALE DES PROPRIÉTÉS DES MACHINES D’INDUCTION
- Remarque. — Nous venons de dire que pour nous opposer à la production du flux parasite tournant avec la vitesse — (a -b n w) par rapport aux circuits induits de la génératrice, nous disposerions un écran magnétique autour de ces circuits.
- Il faut prendre garde que si cet écran était trop conducteur, il commencerait par démagnétiser les circuits fermés sur l’excitatrice. Il convient donc d établir la théorie de ce phénomène.
- Pour Axer les idées et en même temps pour simplifier cette théorie, nous supposerons qu’au lieu de disposer une cage d’écureuil sur l’induit de la génératrice, on lui donne deux circuits induits sinus et deux circuits induits cosinus. On y parviendra en faisant les enroulements voulus avec deux fils menés en parallèle. De cette manière, les deux circuits sinus seront étroitement confondus, de même les circuits cosinus.
- Le premier circuit sinus ainsi que le premier circuit cosinus seront fermés sur eux-mêmes. Les seconds circuits sinus et cosinus le seront sur les circuits de l’excitatrice.
- Nous rappellerons p, la résistance de chacun des circuits fermés sur eux-mêmes, p.2 celle des circuits fermés sur l’excitatrice, A le coefficient de self-induction de chacun des circuits fermés sur eux-mêmes et AI leur coefficient d’induction mutuelle avec les circuits qui sont confondus avec eux. Nous aurons M == A.
- Enfin, nous désignerons A4-), le coefficient de self-induction de chacun des circuits fermés sur l’excitatrice.
- Considérons les deux circuits sinus et désignons par i l’intensité du courant dans le
- circuit fermé sur lui-même et par J l’intensité du courant dans l’autre circuit lorsque l’induction des circuits inducteurs développera dans chacun d’eux une force électromotrice h de fréquence [4.
- Les choses se passeront comme si cette force électromotrice h faisait passer un courant d’intensité {fi —f— /) dans un circuit résultant ayant une résistance 0' et un coeffi-
- , Si nous voulons nous servir des expressions trouvées précédemment pour les quantités P et Q, il nous faut pouvoir exprimer les nouvelles quantités p' et S! en fonction des quantités p, A, et [Ï.
- Nous aurons à chaque instant :
- h — p'(i +j) -f V — (7 +/) (0
- (2)
- h = + A ~ (i+j) + * 4 (3)
- Les deux dernières équations nous don-
- En dérivant, il vient ;
- ÉL—îi. i, À
- dt p, dt p, dil
- Mais, comme nous n’aurons à nous préoccuper que des phénomènes qui se passeront à l’état de régime, l’intensité j sera une fonc-
- (’) Voir L'Èclairagi Électrique du n mars* p. 576.
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- 1er Avril 1899.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- m sinusoïdale du temps telle que/ — asin ^ $t. On aura donc
- d’o
- dt Pl dt
- Remplaçons dans les équations (i) et (2) les quantités i et-^i- par leurs expressions en fonction des quantités j et ~ . Ces équations deviennent :
- P' + Pi
- = ['
- - 4*r
- îTp'+lj;
- ‘i + P-2
- d.i
- h = j^?„ — ' | : |; ' £Li£i ' | % (2')
- Pour que ces deux équations soient toujours satisfaites simultanément, il faut que les coefficients des quantités j et soient égaux deux a deux, d’où :
- — ?2_ 4^232.
- •-i-p* [p*
- "A + -;
- <Pi + P*)“ + 4n;*p2ïa _
- + pJ)» + 4*Ti>'
- Étant donné le mode de fonctionnement de notre excitatrice, on peut poser, en désignant par K une constante :
- 2TCp>i- K,
- d’où
- '1 + F2 I = A + r
- _____K2p,______“
- (Pi + ?«)2' + K2
- pt2K
- ?[(?, +p.)2 + Ka] ‘
- Supposons que la résistance p2 soit nulle. Nous verrons plus loin comment cette condition peut être artificiellement remplie, il vient :
- _K2?1 PiBK
- p Pl2 -|- K2 ‘ + 2-P[?i2+K2]
- Nous allons chercher les expressions des quantités P et Q. Il suffit pour cela de remplacer dans celles qui ont déjà été données, les quantités p et A par leurs expressions en fonction des quantités K, p, et [5, en observant qu’il convient de poser, suivant les cas : [3 = a—n o) et p — a -\-n w. Nous aurons ainsi : KV(p,2+ K:
- 41:»»(* +
- + K') + —
- p,8K
- K‘P>’ +1”’ [A (p>'+K"j + ]
- ün pourra toujours considérer la résis- j tités a et nu ne différeront jamais que ti tance p, comme négligeable devant le pro- peu. On peut donc écrire, sans erreur se duit 2tc (a-f-n w) A. D’autre part, les quan- j siblc :
- _____ __________________________________K Wp_1+ K2) ?
- * + K* ,\'1
- P =- R 4. -Nous aurons de même :
- 5, + -
- l'Pph-j-^2 (a — r,
- > p(p,>+K>)+-;
- »)s LA (?'*+K!)+'lï7a +
- K+ 4*2 (*- »»)* [A(Pl> + K») + ”
- 4^(«+».0;vi |X(p)*+K*)+—JL 1 (Pm-k*)
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- 49°
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- T. XVIII. - 13.
- Cette expression peut être simplifiée comme I (a+Bw). on aura très sensiblement A'=A, celle de la quantité P. Si l’on remarque de l’on voit que l’on peut écrire: plus que pour des courants de fréquence |
- , «*(«-»»)*I* (f,*+ K*)
- 2 K‘?1H-4*'(*-»“)’ [-HV + K2) +
- La quantité P aura toujours une valeur négative dès que la vitesse o> aura pris une valeur très légèrement supérieure
- Quant à la quantité Q, elle est positive pour a — noi. Ensuite elle changera de signe, en s’annulant, lorsque la fréquence (a—nu) aura pris une valeur P, demeurera négative jusqu’à ce que la fréquence (a — n w) soit devenue égale à P et redeviendra ensuite positive.
- Les quantités (3, et (32 sont les racines de l’équation :
- -v-2 2 [?!* + K')" X A [AÏ - + * [Pl* + K2] p/K. ;4AL
- -3.“’] +3 [L —Ix] K V(K’ + Pl3) = O.
- La condition de réalité de ses racines est la suivante :
- pi2 ^ o (AL — j*3) (2AL— ^a)
- + K* (4AL—3,u-)2
- Pour que l'on puisse trouver une valeur convenable pour la quantité K, il faut que le second membre soit plus petit que i, d’où :
- (4AL î |+)2 — 8 (AL — /) (2AL— y?)>0.
- Or le premier membre de cette inégalité se réduit à iP. On pourra donc toujours donner une valeur à la quantité K telle que, pour les fréquences comprises entre deux valeurs p et P, la quantité Q soit négative.
- On a d’ailleurs :
- — p,(4AL — 3n2)±v/p[V—8K+AL — h*) (2\L— h«)
- —4MAL~.fi2)
- 2*^+2*^=-
- Pi2 + K2 A2(AL-+)
- Une machine étant donnée, sauf la section du fil des enroulements fermés sur eux-mêmes, et, par suite, les coefficients d’induction A, L et ;j. étant connus, on peut se donner aussi les fréquences ,3, et p et chercher quelles valeurs il convient d’attribuer à la résistance p et à la quantité K.
- On voit immédiatement que l’on a : *
- K P/ =
- 2L _M_ a(al-3;L)
- 4 pt+p8 2AL-H.2
- ___ a*(P,+Pt)K
- Les fréquences P p étant essentiellement négatives puisque, par hypothèse, la machine fonctionne comme génératrice et que l’on a toujours k w > a, on pourra toujours trouver des valeurs réalisables pour K et p si l’on a :
- On appelle coefficient de fuites d’une machine asynchrone la quantité
- î-
- jfï
- AL
- L’inégalité précédente peut s’écrire :
- 2/R+/)
- (Pi-P»)a
- PP
- Il résulte de ce qui précède que : i° si la machine est déjà construite, on peut toujours faire une excitatrice qui lui permette de fournir des courants déwattés au réseau sur lequel elle.sera branchée lorsque sa fréquence de glissement variera entre certaines limites p et p.
- 2° On peut se donner à priori les fréquences & et p et déterminer en conséquence la section du fil des enroulements fermés sur eux-
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- lor Avril 1899.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- mêmes et la puissance de l’excitatrice si le coefficient de fuites de la machine d’induction est suffisamment petit.
- Nous avons supposé, il est vrai, que la résistance des circuits induits fermés sur l’excitatrice était nulle par rapport à celle des circuits fermes sur eux-mêmes. Cette condition n’est pas necessaire mais il faut que la résistance p„, soit toujours ^petite par rapport à la résistance p,. Si elles étaient égales, par exemple, on trouverait que l’équation du second degré qui donne les valeurs des fréquences [3, et jâ3 a ses,racines imaginaires. Cela tient à l’action démagnétisante exercée par les circuits fermés sur eux-mêmes. 11 sera toujours facile d’ailleurs de remplir la condition p2=o en modifiant comme il va être dit l’excitatrice qui a été décrite.
- Nous disposerons sur ses inducteurs deux circuits, l’un de N spires, l’autre de N' spires développant des flux suivant une direction perpendiculaire à la ligne de contact des balais. Les circuits de N spires servirent toujours à faire passer les courants qui seront en quadrature de phase avec ceux qui traverseront l’armature. Les autres seront montés en série avec elle.
- De cette manière :
- i° L’armature parcourue par un courant d’intensité i,—a sin 2k (a—nu>) t sera soumise à l'action d’un inducteur ayant N spires parcourues par un courant d’intensité ii — a
- ‘ 49i
- cos 2 ti (ci — >2 n>) t et N7 spires parcourues par un courant d’intensité i{=a sin 27: (a—nw) L.
- 2°L’armatureparcouruepar uncourant d’intensité 4 = a cos 2 n (a — 72 10) t sera soumise à l’action d’un inducteur ayant N spires parcourues par un courant d’intensité q — sin 2r. (a—72oj) / et N' spires parcourues par un courant d’intensité i%~a cos 2 71 {% — n to) t.
- En pratique, les deux circuits de N spires seront parcourues par des courants d’inten-
- (* — «uj t mais leurs enroulements seront faits en sens inverses l’un de l’autre. Le coefficient d’induction mutuelle des deux circuits sinus et cosinus sera toujours nul et rien ne sera changé à ce qui a été dit précédemment.
- Mais la présence des 2 circuits de N'aspires nous permettra de développer dans les deux armatures de l’excitatrice des forces électromotrices de mêmes phases que les intensités des courants qui les traverseront. Il nous sera facile de faire en sorte que ces forces électromotrices rendent artificiellement nulle la résistance des circuits sinus et cosinus. Il ne faudrait pas toutefois la rendre négative car l'excitatrice s’amorcerait d’clle-même et transformerait la génératrice asynchrone en alternateur ordinaire.
- (A suivre.)
- M. Leblanc.
- THÉORIE DE L’ÉLECTRICITÉ ET DE LA CHALEUR DE M. RIECKE f)
- XIV. — Conductibilité thermique
- ET CONDUCTIBILITÉ ÉLECTRIQUE DU BISMUTH
- Les données expérimentales dont il est fait usage dans ce qui suit ne sont pas très certaines, ce qui implique une certaine réserve dans les conclusions que nous allons en
- D’après l’équation (3), on
- rapport des conductibilités thermiques du bismuth à o° et k ioo° :
- K 1+182 (g+ 35)__________
- Loo V 37.8 1+349(* + 33) —100^
- et d’après l’équation (10), pour les conducti-
- (’j Voir IJ Éclairage Électrique des 11 e 18 et 25 mars. p. 204, 290, 412 et 4S2.
- aurait pour le
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-
- 492
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVIII. — N° 13.
- bilités électriques :
- -3r=\feï
- Pour déterminer les trois coefficients a. 3, il faut encore une équation : or, rappelons que nous avons supposé (voir équation (i6''), a+ S=zo.
- De ces trois équations, et des résultats expérimentaux de Lorenz,
- on obtient pour le bismuth :
- « = _.,o3io- )
- P = 2,054 10'* (47)
- Les équations (6J et (3) peuvent alors mener à la forme :
- Sr = cpfp — (M) t
- cj\ I—0—S)t
- 'r»rp,) + T
- (h-8»+4-8t). (48)
- Or, d'après l’équation (36) =gn = Q, et d’autre part 3 est très petit; si nous négligeons les termes qui contiennent 3 en facteur il reste simplement :
- i = + (48')
- De l’équation (12), il suit que , ï = ~~ + JVs«N0). (49)
- En tenant compte des valeurs expérimentales :
- Si nous admettons que pour le bismuth sp est égal à trois fois la charge d’une valence,
- il vient :
- P0 = 1,01.10».
- La masse d’un atome de bismuth est 208 x 7,75 X 10-25 = 1,61.1er22 gr
- et, par conséquent, il y a, par centimètre cube :
- atomes de bismuth.
- Nous arrivons ainsi k cette conclusion que seulement une petite fraction des atomes du bismuth se trouvent à l'état d’ions libres de leurs mouvements.
- Signalons encore une relation simple entre les coefficients thermomagnétique et électromagnétique, laquelle se déduit aisément des équations (43) et suivantes :
- XV. — Constantes thermoélectrk4Ues
- En substituant dans l’équation (7) les valeurs numériques données par les expériences ou par les calculs précédents, on calcule pour le bismuth à o° C :
- • = — i>99- (52)
- D’une manière analogue, on aura pour cette même température :
- rj# — — 0,0302. (52')
- Nous savons aussi qu’on a, pour le bismuth
- Y = 6,10-0 on trouvera finalement :
- £pPü = 6,8.10’ sjiN0 = 3,96.10*.
- Comme dans le plomb, l’effet Thomson est nul, il faut que le. produit soit nul;
- comme de plus, ainsi que nous le verrons, 0
- (5°)
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- 493
- a une valeur relativement grande, nous en conclurons que, pour le plomb, w etrj sont nuis.
- En tenant compte de cette circonstance, l’équation (22) nous donnera pour le bismuth:
- a = — 4650 b = — 0,46. (53)
- Cette valeur de a est d’accord quant au signe et à l’ordre de grandeur avec celles que donnent les mesures : a——4500 dans le bismuth cristallisé pouî une face normale à l’axe-, a— — 6500 pour une face parallèle à l’axe. Une coïncidence absolue indiquerait que la constante a' répondant à l’effet de contact est négligeable en regard de la constante a résultant de l’entraînement. Or, de l’équation (33/), en y introduisant les notations x et r, on déduit
- OraPè = 6,i . 10 “5 ; en prenant pour x,y et a, les valeurs (44) et (47), il vient pour a' l’expression :
- a' = 46oo[log1î^--Iogr1îf-J- 132. (54)
- Les expériences rendent très vraisemblable que l’expression entre crochets a une valeur fractionnaire très petite, peut-être négative.
- De la seconde équation (33'), nous déduirons de même :
- = = (5-T)
- et en résumé :
- a’’= a + a! = —4650 —132— 4600 \
- b" = b + b’ — — 0.46 — 0,65 1= — 1,11 -XVI. — Courant calorifique sans courant
- ÉLECTRIQUE, COURANT ÉLECTRIQUE SANS COURANT CALORIFIQUE.
- Supposons qu’un cylindre métallique isolé électriquement soit parcouru par un courant calorifique dans la direction de son axe (axe des : il se produira dans le cylindre une
- distribution d’électricité qui réagira sur le courant calorifique.
- L’équation du courant calorifique total dans la direction de Taxe des \ est :
- W=-i-~ + T,YE (56)
- et celle du courant électrique total :
- j = ye (56')
- Si le courant électrique est nul : *
- et par conséquent :
- W = —A(i
- S’il était possible de faire passer dans le cylindre un courant électrique sans courant calorifique, on déduirait des équations :
- et :
- j=Y(i-lüîi)E.
- La conductibilité calorifique et la conductibilité électrique seraient réduites dans le rapport de 1—wr, à 1 ; dans le cas du bismuth ti)7j = o,o6.
- Pour les métaux autres que le bismuth, les données expérimentales ne sont pas suffisantes pour effectuer ces divers calculs numé-
- riques.
- Des observations de Lorenz, on peut déduire p et 0 pour un certain nombre $e mc-
- Cu.................0,996 1,352 1,358 1,37 —1,0
- Mg..............1 ' i,398 ï»398 i,57 + 3.3
- Al.................°,9Ï9 T>-97 1,367 0,95 —
- Laiton (rouge). 0,870 1,^83 1,360 0,14—0,9
- Cd.................1,076 1,415 1,315 1,84 —5,1
- Laiton (jaune). 0,803 1,148 1,428 —0,37 +9,2
- Fe.................1,023 1,565 i,53o 2,25 +15
- Sn............f . 1,074 i,433 L334 I,9P — 3>i
- Pb................ 1,094 1427 1.304 L93 —6,1
- Maillechort . . 0,789 1,037 I,3I4 —1,10 —8,5•
- Sb..............1,116 1,445 1,294 2,04 —6,8
- Bi..............1,071 1.475 1,372 2,05 —1,0
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVIII. - N° 13.
- Les valeurs du coefficient de rotation P ont été déterminées par von Œttinghausen et Nernst, pour un grand nombre de métaux :
- Les différences entre les valeurs u — w sont beaucoup plus petites que les différences entre les coefficients de rotation.
- Von Œttingshausen a observé les différences de température électromagnétique qui suivent :
- Bi......................... 2,9$
- Te............. 0,32
- Sb............. >o
- Fc, Co, Ni . . . rien.
- Enfin, voici les nombres trouvés par Nernst pour le coefficient thermomagnétique Q.
- -
- Bi. . . . 0,215 Fe. . . . — 0^)0156
- Sb . . . 0,00887 Cu. . . . —0,000090
- Ni. . - • 0,00861 Zn. . . . -0,000054
- Co . . - 0,00224 Ag. ... — 0,000146
- Les valeurs négatives contredisent la théorie. qui suppose gp et gn essentiellement positifs. Au moins, dans le cas du fer, on peut lever l’objection en remarquant qu'il faut considérer le champ magnétique à l’intérieur du métal et par conséquent remplacer h par % étant un facteur qui peut être négatif : les formules donnent alors au lieu de u et u' — Çu. w' — ip'Ç et quand bien meme u1 et n>' seraient négatifs, u et n>, gp et g» seraient positifs.
- M. Lamotte.
- INSTRUMENTS DE MESURES j1)
- Dans les compteurs-moteurs on facilite souvent le démarrage en enroulant sur la bobine iîxe qui mesuré l’intensité, quelques tours de fil, en série avec l’induit, de telle sorte que le couple moteur n'est jamais nul, quelle que soit l’intensité du courant, pourvu que le circuit dérivé soit relié aux conducteurs. Il faut régler cet enroulement auxiliaire de façon à anrîuler le couple opposé par le frottement au départ: ce réglage est délicat5 les frottements étant assez variables et il arrive souvent que, sous l’influence de causes extérieures, des vibrations par exemple, le compteur met à tourner quand l’intensité est nulle. Pour obvier à cet inconvénient,
- G. Hookmam(2) modifie la disposition qu’il avait précédemment adoptée et il place, sur le disque frein de son compteur, un fil de fer c (fig. 41 et 42) enroulé sur un quart de circonférence. Une vis enfer E, montée sur le bras I) de l’aimant A* agit sur ce fil de fer de façon à le retenir. Dans l’ancienne disposition la masse de fer du disque B n’avait pas d’étendue, de sorte que l’accélération imprimée au disque par l’attraction du pôle réglable E, quand le
- (fl Voir L'Éclairage Électrique des 4, 18 et 25 #mars. p. 331, 407 ^ 457-
- •(2) Brevet anglais n06398, déposé ie u mars 1897,accepté
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- fer approchait, était capable de faire dépasser la position d’arrêt ; avec la nouvelle disposition l’action est plus graduelle, de sorte que l’arrêt est plus sùr.
- j. —Disposit
- :êt des compteurs Hoofcham.
- Dans les moteurs à champ tournant les plus légers défauts de symétrie dans la partie mobile déterminent un couple moteur, sous
- Fig. 43. — Dispositif d’arrêt Feldmarm.
- la seule action des bobines à fil fin, ce qui a le meme inconvénient que ci-dessus : le compteur avance quand la consommation est nulle. C’est par une disposition analogue à la précédente que Clarence P. Feldmaxn et la Société Hnt.ios, de Cologne (4) combattent ce
- défaut : ils placent, sur le disque moteur ou le disque frein, une mince feuille de métal magnétique, A (fig. 43), de sorte que celle-ci en passant entre les branches d’un aimant B tend à arrêter le moteur. Il faut régler l’épaisseur de A pour que son action soit suffisante sans apporter d’erreur dans les indications du compteur.
- Le point principal du brevet de Ch.-P. Steinmetz (1) consiste dans l’emploi d’une
- compter
- bobine d’induction spéciale, destinée à pro-duiremne différence de phase de 90°, exactement, entre les courants qui parcourent les deux bobines d’un compteur moteur à champ tournant.
- Dans la figure 44, qui représente un compteur d’énergie, la bobine c reçoit le courant à mesurer, tandis que la bobine D est parcourue par une dérivation prise sur les conducteurs AB. En réalité D ne reçoit qu’une fraction du courant dérivé, car celui-ci, après avoir traversé la bobine de réaction I, passe dans la bobine I, i où il se divise en deux parties inégales, l’une traversant D, l’autre revenant directement en B. On con-
- (’) Brevet anglais n° 2g 035, déposé le 8 décembre 1897, J (*) Brevet anglais nu i} 976, déposé le 8 juin 1896, accepté accepté le 12 février 1898, 3 figures, I le 27 novembre 1897, 5 figures.
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- T. XVIII. — N° 13.
- çoit facilement que, par le choix convenable des nombres de spires des enroulements I, et I, on peut obtenir en I) un courant exactement décalé de 90° sur celui de C. La bobine E,
- en série avec .une résistance R, sert à assurer 3e démarrage sous faible charge. Les bobines agissent sur un tambour en cuivre ou en alu-
- minium M (fig. 46) ; la bobine
- divisée
- Fig. 47. — Compteur Shand, schéma.
- en deux parties égales, placées de chaque côté de la bobine N de démarrage E.
- La figure 45 montre les dispositions pour
- Fig. 48 et 49. Compteur Shand, disposition des bobines, théorie.
- un ampèreheuremètre et un volthcurcmctre reposant sur le même principe mais dans lesquels les deux bobines CC,, DD,, sont actionnées par des courants de même origine. Pour les courants triphasés on emploie, à
- la manière habituelle, deux wattheuremètres dont les tambours sont montés sur le même
- Toujours dans le but d’obtenir le retard de
- <2
- Fig. 50. — Compteur Thomson et Pratt.
- 90° entre les courants qui parcourent les bobines inductrices, Robert Shand, de Lynn f1), fait passer le courant total dans la bobine C (fig. 47), tandis qu’une dérivation, prise sur AB, parcourt C, dont L’axe est à 90e de C ; le courant dérivé est fortement décalé, par rapport à la force électromotrice, grâce à la bo-
- (*) Brevet anglais n* 2221 j, déposé le 28 septembre 1897, accepté le 5 février 1898. 3 figures.
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- * 497
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- bine de self Câ. Au-dessus de C„ et sur le même axe, se trouve une bobine Cs, placée dans le circuit secondaire d’un transformateur T; les actions des bobines C, et C3 s’ajoutent, ainsi qu’on le voit par leur posi-
- tion sur la figure 48. Le fonctionnement de l'appareil peut être expliqué, comme le montre la figure 49, en supposant des courants sinusoïdaux. Les lignes oe et oc représentent, en grandeur et en direction, la différence de potentiel et l’intensité du courant à mercure ; ct est le courant dérivé, dont le retard sur oe est très grand, mais naturelle-ment moindre que ^o" ; oc\ est le courant secondaire du transformateur qui traverse C3, il retarde de plus de i8oü sur oe. En propor-
- tionnant convenablement les coefficients d’induction, on obtient une résultante Q, des courants C, et Cs> dont le retard sur oe est exactement 90°; dans ces conditions le couple moteur est bien proportionnel à la puissance dépensée.
- Dans le compteur de E. Thomson et William IL Pratt le courant alternatif à
- H
- O
- O
- e.
- o
- ___________)
- mesurer traverse les bobines C,C, [fig. 50, 51 et 53); la dérivation passe d'abord à travers la Bobine de réaction I, puis dans les bobines SS,. Si le circuit magnétique de la bobine de réaction I était entièrement en fer, les indications de l’appareil ne seraient exactes que dans les limites assez étroites, à cause de la réluctance variable du circuit, mais si l’on ménage un entrefer de longueur convenable, cette variation devient négligeable ; c’est pour cette raison que la bobine I a été enroulée sur un noyau P (fig. 52), en forme d’H, l'axe de la bobine étant parallèle a la branche horizontale et le tout placé dans
- (') Brevet anglais n° 30628, déposé le 28 décembre 1897 accepté le 19 février 1898. 5 figures.
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- 49&
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- un cadre en fer II, assez grand pour réserver aux deux bouts des entrefers U. Grâce à cette disposition le centrage de la bobine est indifférent puisque la longueur totale d’entrefer est toujours la même.
- Le compteur est un moteur à champ tournant dans lequel les bobines cc, (fig. 53), sont enroulées sur les projections NN, d’un cadre en fer laminé K. Les bobines dérivées SS, sont enroulées sur un noyau Q, également en. fer laminé ; leur axe est perpendiculaire à celui de CC,; en face de Q, deux projections 00, du cadre' K réduisent l’entrefer. Enfin des bobines enroulées sur les côtés du cadre K, sont fermées sur elles-mêmes de telle sorte que les variations magnétiques y induisent des courants dont l’action
- sc combine avec celle des autres bobines.
- Un tambour A, en cuivre ou aluminium, hxé sur l’arbre vertical L, tourne dans l’entrefer, sollicité par les courants induits crées par les différentes bobines. Un disque D, de même métal que A et fixé sur le même arbre, tourne entre les. branches des aimants permanents MM et sert de frein. La différence de phase des flux créés par les bobines C et S est réglée en faisant varier le nombre de tours ou la résistance des bobines a. D’autre part, pour adapter l’appareil à des circuits de fréquences différentes, la bobine de réaction I est sectionnée, ce qui permet de donner toujours au courant dérivé le même retard sur la différence de potentiel mesurée.
- H. Armagnat.
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Freinage des moteurs asynchrones à champ tournant avec application particulière aux tram-
- Par Friedrich F.tchberg (*).
- Il existe deux cas où un moteur polyphasé est susceptible d’absorber du travail irféca-nique : c’est lorsque ce moteur tourne à une vitesse supérieure à celle du champ tournant correspondant au synchronisme, ou lorsqu’il tourne'en sens contraire du champ induc-
- Soit n le nombre de tours du champ par seconde, si p désigne le nombre de paires de pôles par phase, et T la durée d’une période
- " = ~PT“
- Soit d’autre part ri la vitesse du moteur supposé accouplé rigidement à l'essieu d'une voiture. Les deux cas en question sont respectivement représentés par
- 20 ri négatif par rapport à n.
- La première condition peut être réalisée, soit en diminuant le nombre de périodes, soit en augmentant le nombre de paires de pôles.
- On pourra donc se placer dans la position de freinage de trois façons :
- i° En diminuant la fréquence du courant (ri >11).
- 2°*En augmentant le nombre de pôles
- [ri >11).
- 3" En changeant au moyen d’un commutateur le sens de rotation du champ [n" négatif par rapport à «, et pouvant d’ailleurs être différent du ri normal).
- Ces méthodes de freinage sont loin d’ètre équivalentes.
- Les deux premiers cas correspondent à un freinage utile. Si s représente la valeur absolue du glissement rapporté à la vitesse du champ (c’est ici -——négatif), l’induit absorbera du travail mécanique et fournira de l’énergie électrique, son rendement étant
- /) Ekklroiecbnische Zeitschrift, t. XIX, p. 784; 1898.
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- 1“ Avril 1899.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 499
- Dans le troisième cas, s est positif et > \ \ le freinage ne fournit aucune énergie électrique utile, mais au contraire emprunte de l’énergie à la ligne.
- Le rendement de l’induit est i—s, essentiellement négatif, le travail fourni se compose du travail fourni par la ligne qui est i, etdu travail de freinage, qui est 5—i.
- D’autre part l’induction est restée de même sens cfans l’induit, seulement la fréquence élevée des courants de l’induit augmente l’impédance et limite le courant, qui reste cependant de l’ordre de grandeur du courant absorbé au démarrage.
- Etant donnée l’importance du freinage des moteurs poh phaséspourlatraction électrique,-nous allons développer l’étude de ces diffé-rentesgnéthodes. *
- Partons de la courbe qui représente les couples comme fonction du glissement. Le résultat est indépendant de la période du courant d’alimentation, si on suppose que le champ résultant reste constant, et même si ce champ résultant varie par le fait des courants secondaires ou primaires, car ces courants dépendent seulement de la différence détours»—c’est-à-dire du glissement. Nous pouvons ainsi remplacer la courbe déduite de l’équation connue du couple, par une équation rectifiée. Dans une première approximation, on peut supposer que les couples dans la marche comme génératrice sont égaux aux couples moteurs correspondants, bien qu’en réalité ils leur soient un peu supérieurs.
- Les pertes secondaires sont dues à ce que le couple générateur est dépensé (i -f-s) fois, et utilisé seulement une fois. Les pertes primaires peuvent être représentées, pour une partie, par un couple supplémentaire y, tandis que l’autre partie s, dite pertes d’excitation est fournie par le travail dépensé pour l’excitation. Si 1’ représente le couple moteur ou générateur correspondant au glissement ii—«, le rendement propre du freinage est ____________________2-r?i
- r'ü_ a-T+viH'+T '
- alors : où r, y, sont exprimés en kgm, s en kgm par seconde, n et en nombre de tours par seconde.
- Pour avoir ie rendement vrai du freinage de la voiture, il faut tenir compte du travail absorbé pour l'entraînement de cette voiture.
- Si P représente le poids en tonnes du véhiçule, p la vitesse en mètres par seconde, /le coefficient de traction en kg par tonne, ce travail d'entraînement est
- Vvfkgrn par seconde.
- Si d’autre part on n’a aborbé par freinage électrique qu’une fraction q p. ioo du freinage total^ le rendement du freinage total est seulement
- r, = q -f,e
- ru. étant le rendement du freinage électrique eft lui-même.
- Si on suppose s = o, le rendement du freinage électrique supposé employé seul est
- v = !^TTy> «'+W_
- et de tout le freinage
- -r — 9 -u
- Ces calculs ne s’appliquent évidemment qu’aux deux premiers cas, car dans le troisième, il n’v a pas de travail récupéré, et seuls des couples négatifs agissent dans ce cas, les pertes primaires sont d’ailleurs couvertes aussi par le courant extérieur.
- Une fois en possession des couples de freinage pour chaque différence de tours n'-n, il ne reste qu’à figurer sur le diagramme l’cner-gie mise en jeu (voir les figures t, 2, 3, 4, 5).
- Soit n ie nombre de tours du champ en marche normale ; pour les cas 1 et 2, ce nombre de tours deviendra «/. Au repos, la différence de tours sera le point d’arrêt (v = o), est représenté par O ; et le point de déjfart du freinage par unpoint v situé à une
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- T. XVIII. — N“ 13
- Soo l’éclairage
- distance ri de O, à droite de ny. Dans le troisième cas de freinage, la pleine vitesse correspond à un point p, k gauche de O, et éloigné de la distance «'de O.
- Si on pose m = l0'>^- , et que pour chaque point 2\-, on porte en ordonnée la force vive de la voiture — ;v, on obtient une parabole représentant l’énergie k absorber entre deux vitesses. Lorsque ia vitesse varie de U* à pK.dvKi soient CK la somme des couples exigés par le moteur et l’entraînement du véhicule. n'K la vitesse dtK le temps que cette diminution de vitesse met à se produire.
- 2iîCKM'KûffK.= tnVadVK, »
- ou en intégrant entre deux valeurs finies j\ et j\.
- A,
- 2“C,nVl — (VS| Vii
- F,ft— At.
- C, et Nt étant les couple et nombre de tours moyens, f, l’intervalle de temps pendant lequel s’est effectuée la chute de vitesse, F, la puissance de freinage et Ajla différence des ordonnées de la coqrbe L des forces vives.
- On obtiendra Fj comme suit :
- Soit une vitesse donnée rK, correspondant au nombre de tours n'K, au couple générateur rK et au couple additionnel y*. La puissance additionnelle de freinage — yK «'K dépend seulement de «*-«/, et peut être représenté à une certaine échelle en kgm par seconde. On connaît d’autre part V.; n'K et Vf î'k, 1\ étant représenté par la courbe des couples etP/‘parune parallèle à l’axe des x. On peut pour une vitesse donnée, prendre la valeur du couple comme mesure de la puissance de freinage. Mais lorsqu’on a fait cela pour une vitesse quelconque, on obtiendra les puissances de freinage, pour des vitesses moitié plus petite et moitié plus grande, en employant des échelles respectivement moitié plus grande et moitié plus petite, pour
- ÉLECTRIQUE
- mesurer l’ordonnée du couple. On tracera ainsi les courbes contenant les points d’égale puissance de freinage et cette opération étant faite, on pourra lire directement les puissances, pour une vitesse quelconque.
- En lisant séparément la puissance supplémentaire -K, on obtient R, = 2-C.iG =!>', + P^1+v.«'i= P* i- Pi + D
- v1 étant ici la vitesse moyenne ; l’intervalle de temps correspondant est alors donné par
- L’énergie utile produite par seconde est alors ttf r, — W,, valeur qu'on lira directement comme les autres en employant l’é* chelîe relative h la vitesse «y du synchronisme.
- La durée totale du freinage s’obtiendra en faisant la somme de ces intervalles de temps h-
- En faisant la somme des produits des puissances utiles par les temps, on obtiendra le travail total rendu aux pertes d’excitation près. Le quotient par l'énergie vive totale de la voiture donnera le rendement r, du freinage total, et si on tient compte seulement de la portion freinée électriquement, le rendement 1,2 du freinage électrique considéré seul.
- Dans le troisième cas, le seul calcul qui ait un sens est celui de la durée du freinage.
- Les exemples donnés dans les figures i à 5, se rapportent au cas d'une voiture de 20 tonnes, dont la vitesse normale est de 36 km k l’heure, soit 10 m par seconde. La ligne est alimentée par du courant k 66 volts; la voiture porte un ou plusieurs moteurs qui donnent ensemble 66 kw sous g p. 100 de glissement; le couplemaximum correspond à un glissement de 16 p. 100, est égal à environ 1,33 fois le couple normal. En marche normale {)’—iq m;, le glissement est 3 p. xoo. Le couple normal, fourni sous la vitesse donnerait une puissance de 70 kw, soit 7 obo kgm par seconde.
- Si on divise en sept parties l’axe des v,
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- chaque partie sera l’échelle de i ooo kgra par seconde, pour la vitesse xo m. En opérant comme il a etc indiqué plus haut, on obtient les courbes de puissance représentées en pointillé sur la figure.
- xx est la parallèle h l’axe des abscisses menée à une distance égale à Pvf, mesurée à l'échelle qui correspond à v io m, ici i ooo kgm par seconde. L est la courbe des forces vives (parabole).
- On obtiendra la puissance totale de freinage, en prenant les ordonnées des courbes en pointillé à partir de la nouvelle abscisse xx, et en y ajoutant le supplément ^K, ordonnée de la courbe dont l'aire est hachurée, et qui est à prendre indépendamment de la vitesse instantanée, et que l’on a par suite représentée à une échelle quelconque (ici l’échelle est celle qui correspond à /’= io m).
- La force vive totale de la voiture est de IOO ooo kgm.
- La figure i représente le cas où la période
- extérieure est double de celle de la rotation du moteur, en supposant que le champ résultant soit resté le même qu’en marche normale.
- Théoriquement le freinage électrique nè peut absorber que 75 p. 100 de l’énergie dis.-ponible dans la voiture ; car pour la vitesse —, le moteur est au synchronisme, et n’absorbe plus d’énergie; en pratique, cette fraction est même plus petite-que 75 p. 100.
- Les données sont les suivantes :
- Puissance de freinage du moteur -f- PfpK - Pk + p*.
- 7250 7600 7500 6500 2500 kgm par seconde
- puissance additionnelle ~K
- 900 850 800 650 500 kgm par seconde d’où la puissance moyenne de freinage F, 8150 8450 8300 7150 3000 kgm par seconde Absorption d’énergie : A
- 19000 17060 15000 13000 10000 (kgm).
- Intervalle des temps correspondant tK =
- 2’’,33 2,02 181, 1,82 3,33 secondes.
- Il y a donc 74 p. roo de l’énergie absorbée en 11,3 secondes. Les puissances utiles électriques fournies sont obtenues en mesurant PK à l’échelle du synchronisme : ce sont
- Wk 3300 3900 4400 4500 1800 kgm par seconde,
- lesquelles multipliées par les temps, donnent une énergie utile de
- 7700 7850 7950 8200 6000 kgm.
- Le total est 37 700 kgm, dont il faudrait retrancher les faibles pertes d’excitation.
- . Le rendement du freinage électrique seul
- et le rendement total
- r, = 0,74 v =37,7 p. 100.
- En retranchant du dénominateur le travail d’entraînement de la voiture, on aurait le rendement vrai du freinage électrique considéré absolument seul, ce serait ici
- La figure 2 est relative au cas d’un moteur, qu’on alimente pour le freinage par du courant à période quatre fois plus grande. On peut ainsi absorber électriquement 93,75 p. 100 de l’énergie de la voiture.
- Les résultats sont les suivants :
- Durée totale du freinage jusqu’à 25 p. 100 de la vitesse, 21 secondes.
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- Energie utile recueillie 31 600 k£
- P/- — 21 = 10500 kgn - _____31,
- I)e ces deux exemples on peut tirer les conclusions suivantes :
- 1" La fraction de l’énergie de la voiture
- qu’on peut absorber par freinage électrique est d’autant plus faible que la fréquence du courant de freinage est plus voisine de la fréquence normale.
- 2" Plus la fréquence de freinage est voisine de la fréquence normale, plus fortes sont les puissances de freinage, et par suite plus courte en est la durée; plus grand aussi en est le rendement, puisqu’une plus grande partie de l’énergie e^t utilisée.
- On aura donc à choisir entre la durée, la
- fraction absorbée et le rendement: le cas de la ligure 1 est une bonne moyenne.
- La figure 3 se rapporte au même cas que la figure 2, seulement la résistance de l’induit est triple de celle du cas précédent. Le pour cent de l’énergie freinée est encore 93,75. Les constantes sont :
- Durée du freinage (jusqu’à 26 p. 100 de la vitesse) 16,g secondes.
- Energie utilisée : 27 900 kgtn.
- r, = 0,935. 28,9 = 27.9 p- 10° Pfv:2 16,9 — 8450 kgm
- L’intercalation d’une résistance réduit donc la durée du freinage, mais en même temps diminue le rendement.
- La figure 4 est relative au troisième cas.
- e moteur marche sous la même fréquence, lais à contre-champ. Les couples fournis
- par le véhicule sont égaux à 5-1 fois ceux T de «la courbe des couples, les ordonnées mesurées à l’échelle voulue comme précédemment donnent la puissance de freinage, qu’il faut d’ailleurs lire à partir de xx à cause de Pvf. Les puissances utiles sont nullcs, l’unité de l’échelle du synchronisme étant infinie.
- * Théoriquement on peut freiner jusqu’à l’arrêt, la durée serait alors de 103 secondes. Il vaut mieux ne freiner que jusqu’au quart de la vitesse (75 p. 100 de l’énergie est alors absorbée en 38,45 secondes).
- Comme nous l’avons déjà dit, pendant tout ce temps, non seulement le freinage ne produit aucun soulagement pour la station centrale, mais au contraire la charge comme
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- pendant la période du démarrage, le courant étant intense et fortement décalé. Ce freinage est donc 1" fatigant pour la station centrale, 2U peu efficace, 30 très dangereux pour le moteur qu’il échauffe fortement pendant longtemps.
- On peut augmenter l’efficacité de ce freinage en intercalant des résistances dans l’induit ou en augmentant le nombre de pôles.
- La figure 5 correspond au cas où l’on a
- doublé le nombre de pôles et quintuplé la résistance de l’induit. A glissement égal, les ordonnées de la partie gauche de la courbe sont essentiellement plus grandes que précédemment; le point O de l’arrêt, correspond à un glissement de 50 p. 100.
- On peut freiner jusqu’à l’arrêt, ce qui nécessiterait 48,6 secondes; 96 p. roo de l’énergie (freinage jusqu’à 1/5 de la vitesse) seront absorbés en 30,9 secondes et 91 p. 100 13/10 de la vitesse) en 24,2 secondes.
- On a supposé dans tous ces exemples que le champ résultant conservait pendant le freinage sa valeur pormale. Mais si on n’utilise pas complètement le moteur en marche normale; et que la valeur du champ pendant le freinage soit choisie plus élevée (en adoptant par exemple pour un freinage à 15 périodes, une tension supérieure au 1/4 de la tension sous 60), alors les couples de freinage sont plus grands et la durée du freinage se trouve diminuée, circonstance très favorable.
- En résumé, les diagrammes tracés précédemment permettent donc d’étudier la durée du freinage, le rendement, l’énergie utilisable, et de déterminer quelle est la période la plus favorable à choisir pour le freinage ; ils permettent aussi d’évaluer les courants
- correspondants qui n’ont pas été représentés ici pour éviter une trop grande complica-
- La méthode des échelles différentes de mesure des puissances s’applique en général à tous les cas où les couples sont donnés en fonction des vitesses, et en particulier à l’étude du démarrage de ces moteurs, aussi bien au point de vue de la durée que du rendement. A. M.
- Comparaison entre la charge des accumulateurs à potentiel constant et la charge à intensité constante, particulièrement au point de vue du rendement ;
- Par A.-A. Caiien et J.-M- Donaldson p).
- Jusqu’à présent, il était d’usage de charger les accumulateurs avec un courant constant ou approximativement constant ; mais on a aussi essayé de réduire le temps de charge en chargeant à potentiel constant, et comme dans certains cas une réduction de temps peut avoir son importance, il s’agissait de comparer les deux méthodes de charge notamment au point de vue du rendement; c’est le but des expériences effectuées par les auteurs au laboratoire du Central technical Collège, de South Kensington.
- Les essais ont été faits avec un élément Tudor No. II L. A., composé de deux plaques positives et de trois négatives. Ses constantes étaient, d’après le constructeur, les
- Capacité en ampères-heure . . . 140 120 108
- Courant de décharge, ampères. . 14 24 36
- Courant de charge, ampères. . . 2n 20 20
- Cet élément avait déjà été soumis, avant les essais définitifs à un grand nombre de charges à potentiel constant. Dans les expériences sur les effets des deux méthodes de charge, les auteurs ont eu soin de répéter les opérations de charge et de décharge un grand nombre de fois, jusqu’à ce que les cycles (*)
- (*) Travaux de l’Association britannique.
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- successifs ne présentassent plus entre eux de différence sensible attribuable aux charges antérieures.
- La charge à potentiel constantes! effectuée dans ces essais avec une différence de potentiel de 2,508 volts et la charge n’est arrêtée que quand l’intensité est tombée à 10 ampères. L’élément est ensuite déchargé au régime constant de 36 ampères, et on arrête la décharge quand la différence de potentiel n’est plus 'que de 1,815 volt. L’intervalle entre la charge et la décharge est dans la plupart des cas d’une minute et n’excède jamais deux minutes, de sorte que les effets résiduels sont pratiquement éliminés. Une cinquantaine de charges et de décharges ont été faites dans ces conditions.
- Pour la charge à courant constant, l’intensité est de 20 ampères et l’opération est terminée quand la différence de potentiel aux
- bornes atteint 2,508 volts. La décharge est effectuée comme dans le cas précédent avec 36 ampères constants et arrêtée h 1,815 volts.
- A la fin des charges et des décharges, on mesurait la force élecrromotricc, dont on ne pouvait toutefois déterminer la valeur qu’au bout de quelques instants, en raison de ses rapides variations au début.
- En même temps que les constantes électriques, on prenait pendant la charge et la décharge la densité de l’électrolyte.
- CHARGE A POTENTIEL CONSTANT
- Rendements et capacités. — Au bout de douze charges et décharges successives, l’élément était arrivé à un état stable, toutefois, le rendement varie assez irrégulièrement d’un essai au suivant.
- Voici les résultats de quelques expériences :
- CHARGE DÉCHARGE RENDEMENT
- Amp.-heure. Watts-heure. Watts-heure. Ht, quantité. Eu é„e,Biu.
- Première série, expériences^ 37-46 >. » 13-49 Deuxièjne série, • » 6 et 7 91,89 9M 7 93.6 2.30,4 230.7 235 86.07 85,99 85, ü ^3.5 l6,ï,2 93,7 93- 48 91,01 70,76 68, 52
- Densité. — La densité de l’acide est assez élevée, 1,185-1,196, dans les premiers essais, mais à partir de la neuvième expérience, la densité n’est plus que de 1,159-1,175. Les
- la charge à pc
- courbes figures 1 et 2 montrent comment varie la densité pendant la charge et la décharge dansdeux expériences de la seconde
- série. On voit que la densité est à peu près proportionnelle à la quantité chargée ou déchargée.
- Le bouillonnement se produit au bout des deux tiers du temps de charge quand la dé-
- croissance du courant commence a devenir moins rapide, soit lorsque le courant est d’environ 20 ampères. Le bouillonnement est dù
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- comme on sait aux bulles d'hydrogène se dégageant h l’électrode négative ; mais dans la dernière charge, on a observé tout à fait au début de rengagement, h la plaque positive, de très petites bulles de gaz, sans doute de l’oxygène.
- Résistance. — Comme il est assez difficile de mesurer les valeurs de début de la différence
- Fig. 3. — Charge à potentiel 1
- {2 expérie
- de potentiel et du courant.* la résistance initiale ne peut être déterminée qu’approxima-tivement. Les valeurs approchées sont:r Au début de la charge, 0,0033 ohm;
- A l'a fin de la charge, 0,01 ohm ;
- Au début de la décharge, 0,0043 ohm; A la fin de la décharge, 0,0033 ohm.
- Forme des courbes. — Les figures 3 et 4 montrent comment décroît le courant pendant la charge. E11 négligeant une curieuse particularité de la portion initiale de la courbe, on voit que le courant conserve pendant environ cinq minutes une valeur élevée, puis tombe très rapidement pendant environ la moite du temps déchargé; la courbe décroit ensuite de moins en moins rapidement pour tendre à devenir asymptotique à
- Fig. 4. — Charge à potentiel constant de 2,308 volts '{2 expériences).
- l’axe des temps. Il convient de remarquer à ce proços que la source de courant était constituée par 6 paires d’accumulateii?s groupées en quantité.
- Dans la plupart des expériences, on remarquait que tout à fait au début le courant croissait pendant quelques instants avant de
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- suivre sa marche descendante normale; mais de plus, on a observé dans les dernières expériences une première période très courte pendant laquelle l’intensité du courant baissait avant de s’élever pour passer par la valeur maximum qui vient d’être signalée. Celte particularité peut facilement échapper, si l’on n’a soin de faire des lectures très fréquentes dans la période initiale.
- Cette partie initiale de la courbe est représentée à plus grande échelle par la figure 5.
- On voit que la chute initiale de l’intensité est d’une quinzaine d’ampères et se produit entièrement dans la première minute. Ce phénomène a été attribué au dégagement de l'hydrogène en quantité supérieure à celle nécessaire pour la réduction du sulfate, et qu’il en résultait soit une augmentation de résistance, soit un accroissement de la force contre-électromotrice. Pour essayer de vérifier cette théorie, on a, dans une des expériences, insufflé de l’air dans le liquide pendant la charge, mais on n’a pu observer aucune différence dans la forme de la courbe. Il est probable que les jets d’air employés n’étaient pas assez puissants pour expulser l’hydrogène.
- La figure 6 donne la courbe, de forme bien connue, de la différence de potentiel aux
- bornes pendant la charge et pendant la décharge.
- Fig. 6. — Décharge à intensité constante de 36 ampères après charge à potentiel constant.
- Dans la figure 7, on a représenté côte a côte les courbes de décharge obtenues après une charge à potentiel constant et après une
- Fig. 7. — Comparaison des courbes de décharge.
- charge à intensité constante. On voit que ces courbes diffèrent en ce que la chute initiale de la première (celle du dessus) est entièrement effectuée au bout de cinq minutes et que la courbe présente ensuite une partie en palier, tandis qu’après la charge à intensité constante, la décroissance initiale de l’intensité de décharge est plus graduelle et aussi plus prolongée, et que la courbe ne présente pas de partie horizontale.
- CHARGE A INTENSITÉ CONSTANTE
- Capacité. — Dans les premières expériences, la charge était effectuée avec un courant constant de 20 ampères et continuée jusqu’à ce que le la différence de potentiel atteignit 2,508 volts. Mais comme la capacité était dans ces conditions de beaucoup inférieure à celle obtenue dans la charge à
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- potentiel constant, on poussait la charge jusqu’à la différence de potentiel de 2,58 volts, sans toutefois modifier les conditions de la décharge. On augmentait ainsi d’enviton 10 p. 100 la quantité d’énergie absorbée par l’élément, quantité néanmoins encore assez faible. À la différence de potentiel de 2,58 volts, l’élément bouillonnait déjà considérablement, et il était donc inutile de prolonger la charge, d’autant qu’à partir de ce point la force contre-électromotrice de l’élément avait atteint sa valeur constante.
- Dans deux expériences la décharge fut arretée trop tôt et il en résulta dans la charge suivante un effet assez curieux. La figure 8
- 0 Temps
- Fig. 8.
- montre comment la décharge fut arrêtée prématurément au point où se termine la courbe en trait plein, et la courbe pointillée de la
- 0 Temps Fig. 9.
- figure 9 montre que la durée de la charge consécutive est beaucoup moindre que celle de la charge normale, dont la-courbc est représentée en trait plein. La charge courte suivie d’une décharge normale donne naturellement un rendement élevé, tandis que dans l’expérience à décharge abrégée, le rendement est faible. La moyenne des deux rendements diffère peu de la valeur normale ce qui mon-
- tre que la décharge incomplète n’avait pas altéré l’état de régime stable de l’élément.
- Rendements. —Les figures 10 et 11 donnent
- les courbes déchargé et de décharge obtenues dans deux expériences normales, et les résul-
- tats moyens de ces expériences sont indiqués ci-après :
- DÉCHARGE RENDEMENT
- AE“"
- 68,35 ï5^,i <•5.2S 123,1 95,4 8°, 95
- La moyenne des rendements tirée des résultats d’une vingtaine d’expériences donne : Rendement en quantité, 95,08 p. 100;
- — en énergie, 81,02 —
- Densité. — La densité est en moyenne plus petite que dans les essais à potentiel cons-
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- tant; clic varie entre 1,155 et 1,167, ce qui correspond d’ailleurs à la diminution de la
- capacité. Les figures 12 et 13 montrent les variations de la densité pendant la charge et
- pig. jj. — Densité pendant la décharge après charge à
- la décharge. L’élément commence à bouillonner quand la différence de potentiel atteint 2.4 volts, soit au bout de trois heures de
- charge environ, et ce moment est caractérisé par un point d’inllexion de la courbe.
- Résistance. — Voici les valeurs approximatives de l’élément au bout des dernières charges et décharges :
- Début de la charge . ................0*3038 ohm
- Fin de la charge......................0,13077 »
- DéÊut de la décharge...................0,0041 »
- Fin de la décharge.....................0,0043 »
- COMPARAISON OF.S DEUX MÉTHODES
- Au point de vue des résultats industriels des deux méthodes de charge, il fayt considérer les points suivants :
- i° Capacité de décharge, ou quantité d’ener-gie_ qui peut être tirée de l’clément ;
- 20 Durée de la charge :
- 3° Rendement en énergie;
- 40 Constance de la différence de potentiel pendant la décharge ;
- 5° Durée de l’élément.
- Les trois premiers points donnent lieu à la comparaison suivante : -
- Intensité constante. Potentiel constant.
- 206
- 82
- 65,25
- 86
- 95.5 81
- 93.5 7°,5
- On voit que dans la charge à potentiel constant, le temps de charge est deux fois moindre qu’à intensité fconstante. La capacité obtenue dans le premier cas est de 30 p. 106 plus élevée, mais le rendement eh énergie est de 10 p. 100 plus faible que dans la charge à courant constant. Cette perte de rendement est vraisemblablement due à réchauffement excessif causé par le courant de charge initial très intense.
- Quant au quatrième point mentionné, on a
- déjà vu que la différence de potentiel pendant la décharge est beaucoup plus constante après une charge à potentiel constant.
- Enfin, en ce qui concerne la durée de l’élément lui-même, il resterait à examiner par des expériences prolongées s'i la charge à potentiel constant détériore l’élément ou non. Tout ce que les auteurs peuvent dire a ce sujet, c’est qu’après 50 charges dans ces conditions l’élément n’a présenté aucun indice de détérioration. A. H.
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- De l'augmentation de l'intensité moyonne du courant par l’introduction du primaire de la bobino, dans le cas de l’interrupteur électrolytique do Wehnelt ;
- Par H. .Pel^at (*).-
- « J'ai l’honneur de signaler à l’Académie un fait très curieux qui nous a frappés mon préparateur M. Rothé et moi, en étudiant l’interrupteur électrolytique de Wehnelt.
- Nous avions placé,'dans le circuit primaire de la bobine (donnant normalement 25 ciîi d’étincelle), l’interrupteur électrolytique et un ampèremètre de Carpentier. Or, nous’avons constaté que'l’intensité moyenne du courant est plus forte, et parfois considérablement plus forte, dans le cas où le circuit contient le primaire de la bobine, que dans le cas où le circuit est fermé sans que ce primaire en fasse partie.
- «L’expérience était très frappante, faite de la façon suivante :
- « La force électromotrice étant fournie par une batterie d’accumulateurs de 70 volts environ et le primaire étant dans le circuit, l’ampèremètre marquait 20 ampères ; en mettant en court-circuit la bobine, par un gros fil de suivre qui réunissait les fils aboutissant aux bornes du primaire, le courant tombait à 15 ampères, pour reprendre la valeur de 20 ampères des qu’on rompait le court-circuit et que les étincelles jaillissaient de nouveau entre les extrémités du secondaire.
- « Mais l’expérience était encore bien plus remarquable en employant une force électromotrice continue de 110 volts (secteur de la Sorbonne).
- »> Dans ces conditions, et avec de l’eau faiblement acidulée f environ ), dans l’auge
- f1) Comptes rendus, t. CXXVIII, p. 732, séance du
- électrolytique, quand le primaire ne faisait pas partie du circuit, l’intensité moyenne du courant était de 4 à 5 ampères seulement ; elle passait au delà de 25 ampères (l’ampèremètre n’était gradué que jusqu’à 25 ampères), quand le primaire de la bobine faisait partie du circuit et qu’une véritable flamme réunissait les,, deux .extrémités du secondaire. En outre, tandis que le fil de platine de l’interrupteur rougissait à peine dans le premier cas, il rougissait violemment sur toute sa longueur dans le second.
- » Ainsi, en introduisant une impédance dans le. circuit, on augmentait considérablement l'intensité moyenne du courant.
- » Ce fait, paradoxal au premier abord, n’est pourtant pas en contradiction avec, les lois connues de l’induction.
- » Admettons, par approximation, que le coefficient de self-induction L du primaire de la bobine soit constant ; désignons par E la force électromotrice constante placée dans le circuit primaire, par R la résistance variable et par i l’intensité du courant au temps t ; les lois de l’induction donnent
- L“3T + R‘=E ‘"-TT'"- O
- En désignant par T la durée d’u période, l’intégration donne, pour la t^tle moyenne idt de l’intensité du courar
- pm-JL pJL-Ja. pJL Tjf0 T J0 R T J0 R
- » Or, par suite des fermetures du primaire la résistance R a une valeur faible et sensiblement constante r pendant un temps 0 et une valeur infinie pendant un temps T — 8 ; de façon que, au moins approximativement, le premier terme du second membre est égal à —jt- . Quant au second terme, il est négatif pendant la fermeture du courant,
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVIII. — N°13.
- positif pendant l'ouverture, nul pendant le reste de la période. On peut le transformer ainsi
- +jf(-w),'R] . !3>
- =Uf[(-iâr)r(- w),?R’ ;
- de façon que la relation (2) devient
- -rfo id‘= tt + -7J [(_w).
- Or, est positif; mais il peut n’avoir
- pas la même valeur moyenne lors de la fermeture ^--1 que l°rs de l’ouverture
- ____!*_)
- RdR )2
- » On sait que est considérablement plus grand à l’ouverture qu’à la fermeture ; l’expérience précédente s’explique si l’on admet
- qu’il en est de même pour-; car alors le
- second terme du second membre de la relation (4) est positif et s’annule avpc le coefficient de self-induction L.
- » Il est très possible aussi que l’introduction du primaire fasse varier U et T et que le premier terme du second membre soit ainsi modifié. »
- Sur le maximum de sensibilité des galvanomètres à cadre mobile.
- Par C. Féry (*)•
- « Ayant eu besoin, dans une série de recherches, de mesurer de très faibles intensités au moyen d’un galvanomètre Deprez-D’Arsonval, je me suis proposé de déterminer le rapport—des résistances du fil de torsion
- C) Comptes rendus, t. CXXXVIII, p. 663, séance du 13 mars 1899.
- et de la bobine qui met l’appareil dans les conditions du maximum de sensibilité.
- » L’équation d’équilibre de l’appareil traversé par le courant fourni par une source d’électricité de force électromotrice E et de résistance intérieure p est
- K4 . EH Pn , ,
- V ’/+^î’
- dans laquelle ja est le coefficient de Coulomb du fil de torsion, à! son diamètre, V sa longueur, 0 la déviation, H l’intensité du champ magnétique, l le côté de la bobine supposée carrée (forme qui donne après le cercle le plus grand couple dans un champ donné pour une longueur constante de fil). Enfin, n est le nombre de spires, r la résistance de la bobine et r' celle de la suspension.
- » Nous savons en outre que
- en appelant [3 la résistivité du fil de suspension.
- » De même
- si a est la résistivité du cuivre de la bobine.
- » Le poids de cette bobine est limité par le diamètre du fil de torsion, car on doit
- VD=P^i, (4)
- P étant la charge que peut supporter le fil par unité de section, V étant le volume du fil de la bobine et D sa densité.
- » Pour faire intervenir le nombre de tours, écrivons qu’on doit avoir
- V = 4»Z~-* (5)
- » En combinant les équations (3), (4) et (5) on obtient pour n la valeur
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- » En remplaçant n par cette valeur dans l’équation d'équilibre et de même l' tiré de l’équation (2), on a, pour expression de 3 en fonction des seules variables r et r7,
- r'Vr
- r + r' + p
- Pour un fil de torsion de diamètre donné et des dimensions déterminées de la bobine, on peut appeler K la parenthèse et écrire
- Cette expression de 0 en fonction des résistances r et r', considérées comme variables indépendantes, ne comporte ni maximum, ni minimum.
- » Il est donc nécessaire de se donner une autre condition, de façon à voir si la nouvelle fonction de 3 présente un maximum :
- » i» Supposons d’abord r'=const. (fil de torsion donné)
- K7 étant une nouvelle constante renfermant r'.
- » Cette expression représente une courbe du quatrième degré ayant un maximum pour
- » 20 Supposons, au contraire, la bobine donnée (r = const.) et proposons-nous de trouver la suspension donnant le maximum de déviation,
- équation d’une hyperbole équilâtère déplacée parallèlement aux axes de coordonnées.
- » Le maximu/n a lieu pour r'=ac .
- » 30 Posons enfin r-hr’ = R, c’est-à-dire demandons-nous quelles résistances doivent avoir les deux conducteurs constituant le galvanomètre pour une résistance totale R donnée correspondant à une perte -^-consentie dans l’appareil de mesure,-
- K(R-r)y/7
- R + P '
- Le maximum a lieu ici pour r' = 2r.
- » Conclusion. — Les cas i° et 30 sont seuls intéressants dans la pratique ; en particulier, le dernier va nous permettre de calculer le rapport des déviations qu’on obtiendrait avec l’appareil de laboratoire et un galvanomètre ayant la même résistance totale, construit sur ces données.
- » Le modèle de galvanomètre couramment employé a pour constantes r' = o,5 ohm et r =200 ohms.
- » Construit de manière à satisfaire le troisième cas, il aurait les résistances suivantes :
- X' = 132 ohms, r = 66 ohms.
- » On aura donc comme rapport des déviations de ce dernier appareil au premier
- » Il ne faudrait cependant pas croire que l’application pure et simple de ces formules permette de multiplier si aisément la sensibilité. Plusieurs causes perturbatrices, dont la plus importante réside dans le m&gnétisme du cuivre de la bobine, signalé par M. Lipp-mann, rendraient ces calculs illusoires si l’on ne prenait des précautions propres à les faire disparaître.
- » On annulerait presque complètement l’effet perturbateur dù au magnétisme de la bobine par l’emploi d’un champ parfaitement uniforme; mais le meilleur remède, indiqué également par M. Lippmann, consiste à rendre égale à l’unité la perméabilité de l’équipage mobile en le garnissant de corps diama-gnétiques. »
- Passage des ondes électromagnétiques à travers les fentes;
- Par M. Latrille(‘)
- L’excitateur est formé d’une boule comprise entre deux boules plus petites, reliées
- l1) IVUi. Ann., t. LXV, p. 408-430, 1898.
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- aux pôles d’une bobine d’induction. La boule centrale est portée par un tube de verre, passant à frottement dur dans un tube un peu plus large, qui permet de changer à volonté l’orientation de l’excitateur, auquel il sert d'axe (fig. i). Les autres boules sont
- aussi supportées par des tubes de verre au moyen desquels on peut régler la longueur des étincelles et faire varier ainsi la longueur d’onde. L’ensemble est attaché à une planchette horizontale c, qui peut glisser le long de deux montants verticaux dd et s’y fixer à différentes hauteurs au moyen de vis de ’pressibn ; sur ces deux montants est tracée une division en centimètres.
- L’indicateur d’ondes est un radioconduc- teur enfermé avec la pile dans un cylindre de métal e; le galvanomètre se trouve dans un cjdindre g plus petit et les fils de communication sont entourés d’un tube de métal f qui les protège contre l’action directe des ondes. Le radioconducteur est fixé à un support, de manière qu’on puisse faire varier
- à volonté son orientation et sa distance au couvercle du cylindre. Ce couvercle présente une ouverture rectangulaire, dont on peut faire varier les dimensions au moyen de quatre volets se déplaçant dans des glissières; les bord.s de ces volets portent une graduation sur laquelle on lit les dimensions de la fente ainsi formée. Le couvercle tourne sur lui-même, ce qui permet de changer l’orientation de la fente; les angles de rotation se lisent sur une graduation angulaire tracée sur le bord.
- Il n’est guère possible avec le radioconducteur d’effectuer des mesures proprement dites; l’élongation du galvanomètre varie, il est vrai, avec l’intensité des ondes reçues par le radioconducteur; mais les différences sont trop petites en regard des autres causes d’irrégularité. Pour comparer les intensités, M. Latrille cherche l’angle dont il faut faire tourner la fente, à partir de la position dans laquelle elle est parallèle a l’excitateur et où elle ne laisse rien passer, pour obtenir une élongation de l’aiguille du galvanomètre. Plus la fente est petite et plus l’intensité des ondes est faible, plus-cet angle devra être considérable. En réalité, la sensibilité du radioctonducteur n’est pas constante; mais ce défaut s’atténue quand il a été longtemps en usage, et les angles trouvés dans différentes expériences avec les mêmes dimensions de la fente, ne diffèrent pas trop l’un de l’autre.
- Autrement, on laisse constantes la largeur de la fente et la distance de l’excitateur à cette fente, mais on fait varier la longueur jusqu’à ce qu’on observe une déviation de l’aiguille du galvanomètre, et on répète cette expérience pour une série d’orientations de la fente. Les deux procédés*donnent des résultats analogues.
- La quantité d’énergie électromagnétique qui traverse la fente dépend :
- i° De l’orientation de la fente par rapport à l’excitateur;
- 2° De la longueur de la fente;
- 3° De sa largeur;
- 4° De sa distance à l’excitateur.
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- Il pourrait se faire aussi, quoique cela soit peu probable, que la matière dont est faite la fente eût une influence; mais la précision des mesures est insuffisante pour déceler cette influence.
- De plus, une partie seulement de cette" énergie agit sur le radioconducteur: cette fraction utilisée dépend :
- 5° Des dimensions du radioconducteur;
- 6° De sa.distance à. la fente;
- 7° De son orientation par, rapport à la fente et par rapport à l*excitateur.
- i° L’orientation de la fente la plus favorable au passage des ondes électro-magnétiques est de beaucoup la position perpendiculaire à l’excitateur. Quand la fente est parallèle à l’excitateur, le radioconduc-teur n’est pas influencé, même au bout d’un temps assez long; au contraire, quand la fente est perpendiculaire à l’excitateur, l’aiguille du galvanomètre est immédiatement projetée dès qu’on fait fonctionner la bobine. Pour des longueurs de la fente comprises entre 7 et 20 cm, le radioconducteur est fortement influencé quand la fente est dans .la position perpendiculaire, alors qu’on n’a aucun effet dans la position parallèle.
- 20 L’énergie électromagnétique qui traverse la fente croît avec la longueur de cette dernière; mais M. Latrille n’a pas constaté qu’il y eût un maximum pour une certaine longueur, comme Waitz l’avait signalé dans des expériences analogues. Cette absence de maximum peut provenir de ce que le radioconducteur est un indicateur indiffèrent, c’est-à-dire qui ne possède pas de période d’oscillation propre. La quantité d’énergie transmise croît d’ailleurs assez lentement quand on augmente la longueur.
- 3° Elle croît aussi avec la largeur; mais la variation d’abord lente devient bientôt très rapide.
- 4° Comme il est à prévoir, la quantité d’énergie reçue par le radioconducteur diminue quand on éloigne l’excitateur de la fente.
- 50 L’énergie transmise par la fente n’est
- .ECTRICITH
- pas reçue en totalité par le radioconducteur : une partie se perd par diffraction, soit en tombant sur les parois où elle provoque des phénomènes de résonance, soit en se réfléchissant sur ces parois et revenant ensuite sur le radioconducteur. D’autre part, l’énergie reçue par les portions des fils de communication situées à l’intérieur du cylindre agit aussi sur le radioconducteur. Les conditions sont donc trop compliquées pour qu’on puisse voir si l’énergie réellement reçue par çe dernier subit des variations. En fait, •quand on ajoute «au radioconducteur des feuilles de clinquant ou des tubes de laiton, il réagit davantage. Il paraît peu probable que cette augmentation tienne à ce que l’adjonction de ces pièces modifie la période propre du radioconducteur, en la rapprochant de celle de l’excitateur; elle est due plutôt à l’accroissement de la surface exposée aux ondes.
- 6" L’effet des ondes augmente encore d’intensité quand on rapproche le radioconducteur de la fente; d’une part, le radioconducteur est rapproché de la source d'énergie, d’autre part, les phénomènes de diffraction sont diminués.
- Ÿ Dans toutes les expériences précédentes le radioconducteur était parallèle à la fente; les phénomènes changent complètement quand on le dispose perpendiculairement à cette fente. L’effet est beaucoup plus intense dans la position parallèle que dans la position per-. pendiculaire, tant que la longueur de la fente est relativement petite; si on fait croître la longueur, la différence entre les deux positions diminue et la position perpendiculaire finit par devenir privilégiée.
- L’effet d’écran exercé par la fente peut s’expliquer par une action des bords de la fente analogue à celle des fils du réseau de Hertz; les ondes réfléchies sur ces bords provoquent dans les masses métalliques qui les entourent des vibrations parallèles à la force électrique, si les ondes incidentes sont polarisées rectilignement. Les bords de la fente font par suite écran pour une partie de l’es-
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- pacc qui les entoure, sur une étendue qui peut varier beaucoup avec la longueur des ondes incidentes.
- Quand, par exemple, la fente a sa longueur parallèle à l’excitateur, les oscillations secondaires se produisent sans obstacle dans les bandes de métal qui forment les longs côtés et ceux-ci font écran. Si au contraire les longs côtés sont perpendiculaires à l’excitateur, les oscillations secondaires ne se produisent que dans les bandes qui forment les petits'côtés et c’est ceux-ci qui forment écran.
- Cette explication est encore confirmée par* les expériences effectuées en plaçant sur les bofds de la fente, perpendiculairement à sa direction et à celle de l’çxcitatcur, des fils, des tubes ou des bandes de métal : ces pièces métalliques peuvent aussi devenir le siège d’oscillations secondaires et faire écran. En fait, quand la fente est courte et l’excitateur éloigné, il suffit de quelques fils fins pour empêcher la déviation du galvanomètre; plus la fente est longue ou plus l’excitateur est rapproché, plus les bandes doivent être larges pour amener le même résultat. Du reste la résonance ne parait pas être limitée aux ponts eux-mêmes, car leur effet est diminué quand ils n’ont pas de bon contact avec le couvercle; l’effet diminue également quand on les rapproche des extrémités de la fente.
- Tant que la largeur de la fente ne'dépasse pas les dimensions de l’espace que les bords peuvent protéger, la largeur est indifférente; ensuite l’effet protecteur diminue quand la fente devient plus large. Si la fente placée parallèlement à l’excitateur f est. réglée de manière que le radioconducteur soit juste affecté, la déviation cesse de se produire quand on met sur le milieu de la fente un fil lin, et on peut ensuite' élargir beaucoup la fente, sans que la déviation réapparaisse; cependant clic réapparaît avant que la largeur ne soit doublée, ce qui semble indiquer que les masses métalliques compactes comme les bords de lu fente exercent une protection plus efficace que les simples fils.
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- Tous ces raisonnements supposent implicitement que les ondes sont complètement polarisées; mais néanmoins ccttc hypothèse ne suffit pas pour expliquer l’influence de l’orientation du radioconducteur par rapport h la fente et à l’excitateur. Elle est de plus incompatible avec ce fait qu’une fente étroite, dans la position parallèle, laisse passer, si elle est assez longue, une quantité' suffisante d’énergie pour influencer le radioconducteur.
- Sans doute, les oscillations se produisent de préférence dans le plan vertical passant par les centres des trois sphères de l’excitateur; mais elles ne font pas complètement défaut dans les autres. Chaque vibration arrivant sur la fente se partage en deux composantes, l’une parallèle, l’autre perpendiculaire à la direction de la fente, et cette dernière seule est transmise. Il faut encore ajouter que le radioconducteur est plus sensible aux oscillations qui lui sont parallèles qu’aux autres.
- On s’explique ainsi les résultats obtenus en faisant varier l’orientation relative de la fente et du radio-conducte,ur. Quand l’excitateur et le radioconducteur sont parallèles entre eux, la composante de la vibration qui traverse la fente se trouve dans les conditions les plus défavorables quand la fente est parallèle, dans les conditions les plus favorables quand elle est perpendiculaire à l’excitateur. Si l’excitateur et le radioconducteur sont perpendiculaires entre eux, c’est l’inverse. Dans le premier cas, c’est la plus grande composante dont l’orientation est privilégiée; clans le second cas, c’est l'a plus faible et le maximum est alors moins accusé.
- En admettant que la composante transmise par la fente soit donnée par la meme formule que pour les ondes lumineuses polarisées, la quantité d’énergie qui provient du radioconducteur sera :
- E' = E sin ». sin ÿ
- o étant l’angle de la fente avec l’excitateur, ô l’angle de la fente avec le radioconducteur.
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- Si le radioconducteur est parallèle à l'excitateur. -f = i et
- E'= E sins ?; * (i)
- s’il lui est perpendiculaire, <} = 9o— » et
- E’ - E sin 9 cos o. (2)
- L’expression (1) est maxima pour 3=90'’ et l’expression (2) pour =—45°: c’est en effet
- dans ces conditions qu’on observe le maximum.
- En déplaçait l’excitateur de façon à faire tomber sur la'fente des portions de l’onde de plus en plus éloignées des régions centrales, on voit que l’influence de l’orientation de la fente par rapport ii l’excitateur s'atténue ; au contraire, l’influence de l’orientation relative de la fente et du radio-conducteur devient prépondérante. M. L.
- CORRESPONDANCE
- Sur l’obtention du plomb spongieux pour accumulateurs.
- Nous Recevons à ce sujet une lettre db M. Tom-masi, dont nous extrayons lepassage suivant, la tin de la lettre étant consacréeà la description d’un procédé pour la préparation du plomb spongieux déjà décrit dans ce journal par M. Tommasi(t. IX, p. 19, 102 et 220, ainsi que t. VIII, p. 80).
- Cher Monsieur,
- je viens de lire dans votre estimable journal L’Eclairage Electrique du 11 mars, le compte rendu que M. F. Loppé a publié sur l’ouvrage de M. Schoop intitulé : Manuel des accumulateurs électriques et dans lequel il est question de certains brevets de
- M. Hoepfner relatifs à l’obtention électrolylique du plomb spongieux à l’usage des accumulateurs.
- Veuillez me permettre, à ce propos de vous faire observer que le procédé attribué, à tort, à M. Hoepf-ncr n’est autre chose qu’une contrefaçon de mon propre procède, et la preuve en est que les brevet» Hoepfner sont postérieurs aux miens.
- Je rappellerai, en quelques mots, en quoi consiste mon procédé pour préparer électrolyliquemeni le plomb spongieux à l’usage des accumulateurs.
- {Suit la description du procédé, déjà faite dans ce journal, t. IX, p. 220.)
- Veuillez agréer, etc...
- 1). TOMMA.SI.
- t
- CHRONIQUE
- Les tramways électriques d’Amiens. *— Dans le courant de l’année 1897 U Compagnie des tramways de cette ville demandait à la municipalité l’autorisation de remplacer la traction animale par la traction électrique. Bien accueillie par la municipalité cette demande fut approuvée par l’autorité supérieure et depuis quelques jours le réseau ancien ainsi que quelques extensions sont exploités par le système à Irolel aérien de la Compagnie Thomson-Houston.
- Le réseau comprend quatre lignes qui traversent la ville d'une extrémité à l’autre dans différentes directions avec un point de croisement central-place Gambetta. Ce sont les iigites :
- De Saint Acheul à Montières...........6000 m
- De Saint-Acheul à la gare Saint-Roch et
- à l’Hippodrome........................4 mn »
- Du faubourg Saint-Pierreàla gare Saint-
- Roch et à rilippodrome................3600 >
- De la Madeleine au faubourg Beau-
- Soit un total de. . . 18700 m
- de lignes exploitées.
- Les tronçons les plus importants sont équipés en double fil de 8.25 mm porté sur fils transversaux suspendus, tantôt à des rosaces, tantôt à des poteaux métalliques ornementés.
- Dans les parties en accotement, à l'extérieur de
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- la ville, on a employé des poteaux à console simple. Sur les lignes en double voie, telle la ligne de Saint-Achcul, les fils sont supportés par des poteaux à double console placés au milieu de la chaussée sur des refuges.
- La conductibilité électrique de retour est assurée à chaque joint de rails par des doubles connexions électriques, de chacune 72 mm2 de section.
- Le réseau est alimenté par un feeder de 500 mm2 qui réunit l’usine au point de_ départ commun des lignes, place Gambetta, centre du réseau. L'alimentation de chaque ligne se fait ainsi aux cinq bifurcations de la place Gambetta par des interrupteurs séparés, permettant d'isoler une ligne quelconque. Le retour du courant à l'usine est assuré par un feeder de môme section qui réunit les voies de la place Saint-Denis à l’usine.
- La voie de roulement est constituée par des rails Broca de 36 kg au mètre courant posés sur forme
- n’offrent gucune différence sensible avec les voitures des autres installations faites par les soins de la Compagnie Thomson-Houston.
- Elles ont toutefois une largeur un peu moindre, 1.80 tn seulement, et sont divisées en deux classes pouvant recevoir chacune à l’intérieur 10 voyageurs; les deux plates-formes peuvent contenir ensemble 18 voyageurs.
- Elles sont actionnées par un seul moteur T-H-a de 35 chevaux, et commandées de chaque plateforme par un contrôleur rhéostatique type R-H.
- Chaque voiture est également munie de freins à main et de sablières manœuvrable# des deux plates-formes.
- L'éclairage électrique est assuré par 5 lampes à incandescence dont une pour le fanal d’avant.
- La voiture, qui pèse 8500 kg environ en ordre de marche, peut atteindre une vitesse de 25 km à l’heure en palier, et le moteur électrique qui lac-lionne est assez puissant pour permettre en outre la remorque d’une voiture d’attelage pouvant contenir 40 voyageurs.
- L'usine électrique est située boulevard du Cange, sur les bords de la Somme ; elle présente une super-licie de 1 200 m2 environ.
- Elle comprend, comme bâtiments d'usine, deux travées pour la chaufferie et deux travées pour la salle des machines.
- La chaufferie renferme trois générateurs multi-bouillcurs à cmulscurs capables de vaporiser cha-
- cun 1 800 kg de vapeur sèche par heure à la pression de 8 kg.
- Un économiseur Green de 192 tubes, actionné par un moteur'de tramway et une pompe alimentaire complètent l’installation. •
- La salle des machines comprend trois groupes de 150 kilowatts. Les machines à vapeur sont horizontales monocylindriques et à détente Corliss : leurs principales données sont les suivantes :
- Diamètre du piston......... 0.5614 m
- Course..................... 1,220 »
- Nombre de tours............72
- Ces machines peuvent marcher à condensation ou à échappement libre.
- Chaque moteur à vapeur commande par courroie une dynamo du type MP-6-150-400.
- Le tableau de distribution comprend un panneau pour chaque dynamo, deux panneaux de, feeders, et le panneau comprenant les appareils de mesure pour le réseau de iils pilole§.
- L’éclairage électrique de l'usine est assuré par six lampes à arc du type Thomson-Houston à longue durée,'marchant en série sous 550 volts, et par des lampes à incandescence.
- Le dépôt des voitures est établi à Sairit-Acbeul et relié à la voie du même nom par une ligne de raccordement de 300 mètres.
- Les remises à voitures ont une superlicie de 12ui> ni2, et les voies y sont établies sur fosses de
- Un atelier de réparations a été installé dans le dépôt qui comprend en outre les bureaux de la direction et de l'exploitation. Tous ces bâtiments sont situés sur les deux côtés d’une vaste courdans laquelle pourront ctre installées, s’il y a lieu, de nouvelles remises de voitures.
- \ .'exploitation électrique du réseau d’Amiens a commencé, sur certaines lignes, vers le 1" janvier, avec douzg voitures, puis successivement, au fur et à mesure de l'achèvement des travaux, la traction électrique a remplacé la traction animale sur les autres lignes; aujourd’hui, enfin, la transformation est complète et le réseau entier est en service.
- Les voitures ne s’arrêtent plus maintenant qu’en des arrêts fixes, imposés par l’Administration, tous les 20Ü mètres.
- Les départs sur chacune des lignes ont lieu à intervalles maxima 12 minutes dans chaque sens, ce qui donne une fréquence de 6 minutes au moins sur les tronçons communs.
- La vitesse commerciale des voitures^ c'est-à-dire
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- tous arrêts compris, est de 12 km à l'heure environ.
- La transformation du système de traction a donc permis de doubler le nombre des départs sur toutes les lignes et d’augmenter considérablement la vitesse des voitures. Aussi croyons-nous inutile d’ajouter que tous ces avantages, joints encore à l’augmentation de confortable des voitures, ont été bien accueillis de la population amiénoise qui attendait cette transformation avec la plus grande impa-
- La traction mécanique à Paris au 1er janvier 1899 — D'un intéressant article publié dans le dernier numéro de la Revue des Transports Parisiens sur « les transports parisiens en 1898 », nous extrayons les renseignements suivants :
- A la fin de décembre 1898 il y avait, tant à Paris que dans la banlieue, 31 lignes de tramways à traction mécanique, dont 8 a la Compagnie générale des Omnibus, 16 à la Compagnie des Tramways de Paris et du departement de la Seine, 1 à la Compagnie générale parisienne de Tramways, exploitées de la
- 2 par automobiles à vapeur Rowan ;
- 4 par automobiles à vapeur Serpollet ;
- 4 par automobiles à air comprimé;
- 6 par automobiles à accumulateurs;
- 2 par locomotives à foyer (ordinaires);
- 2 par locomotives'sans foyer;
- 2 par accumulateurs et conducteurs aériens ;
- 2 par conducteurs électriques aériens ;
- 1 par conducteurs aériens de caniveau central;
- 1 par contacts superficiels;
- 1 par traction funiculaire.
- Ainsi donc 12 systèmes sont utilisés pour exploiter 31 lignes ou plus exactement 31 tronçons de ligne, car sur quelques-unes la traction se fait par plusieurs systèmes (par exemple sur la ligne d'Arpajon la traction se fait par locomotives à air comprimé dans Paris et par locomotives à vapeur hors Paris) et chaque tronçon a été considéré comme une unité dans les chiffres précédents. Le nombre des systèmes augmentera d'ailleurs enco/e pendant l’année courante par la mise en exploitation de la ligne du Champ de Mars à Saint-Ouen qui sera électrique avec fil aérien hors Paris et caniveau latéral dans Paris.
- Les compagnies exploitant ces diverses lignes (sauf la ligne funiculaire de Bellcville) sont au nom-
- bre de 9. Nous les classerons suivant l’importance de la traction électrique sur leurs réseaux respectifs.
- i° La Compagnie des Tramways de Paris et du département de la Seine, a aujourd'hui, grâce à l’intelligente initiative de son directeur, M. Broca. toutes ses lignes exploitées par la traction mécanique; au premier juillet 1898 sa cavalerie ne se composait plus que de 63 chevaux affectés au service des tram-: ways de rabattage d’Asnières.
- Le réseau de cette compagnie a un développement de iiü km de voies simples dont 80 en rails Broca et 30 en rails Vignoles.
- Son matériel se compose de :
- 20 locomoliv.es sans foyer, système Lamm et Francq; 10 voitures à boggie, sans impériale: 6 voilures à impériale couverte pour les lignes Courbevoie-Etoile et Courbevoie-Suresnes ;
- 22 automobiles Serpolet pour les lignes de la Madeleine à Gennevilliers et à Colombes, qui doivent d'ailleurs être remplacées par des automobiles à accumulateurs électriques ;
- 22 automobiles à'accumulateurs à charge lente pour le service des lignes de Saint-Denis à Neuilly (3), à la Madeleine (10) et à l'Opéra (9); sur 10 de cés voitures on a mis une seconde caisse d'accumula-
- 35 automobiles à accumulateurs à charge rapide, sur la ligne de la Madeleine à Courbevoie par le pont desNeuilIy (141. à Courbevoie (xi;, à Lcvallois (in.
- 28 automobiles à système mixte par accumulateurs et trôlet aérien sur les lignes de la place de la République à PSmtin et à Aubervilliers ;
- 5 automobiles électrique du système à trôlet aérien sur les lignes de Prés-Saint-Gcrvais à la Porte d’Allemagne et de l’église de Pantin aux Quatre-Che-
- Ce matériel dessert également la ligne Porte-Maillot-Saint-Dcnis et la portion extra-muros de la ligne Saint-Denis-Châtelet.
- .Le chauffage est fait par la vapeur d’échappement sur les voitures Serpollet, par des bouillottes d’eau chaude sur les voitures des lignes de Courbevoie à l’Etoile et à Suresnes, par des briquettes brûlant dans des chaufferettes avec dégagement de gaz à l'extérieur sur les autres voitures. L’éclairage est assuré par des lampes électriques sur toutes les voitures sauf celles des lignes de Courbevoie à l’Éioile et à Suresnes.
- 2U La Compagnie du Tramway de Paris à Romain-ville, dont la ligne a environ 7 km. a en service
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- 20 automobiles du système Claret-Vuilleumier, à 51 places, à impériale couverte, éclairées par des lampes électriques, chauffées par des chaufferettes à briquettes.
- 3,J La Compagnie générale parisienne des Tram-wavs n'a encore qu'une seule ligne à traction électrique, celle de la Bastille à Charenton. inaugurée le 8 novembre dernier et munie, comme nos lecteurs le savent, du système mixte à trôlet aérien cl en caniveau. Cette compagnie se propose d’ailleurs d'adopter la traction électrique sur la plupart de ses lignes.
- 4” La Compagnie générale des Omnibus n'a encore. pas plus d'ailleurs que les autres Compagnies dont il nous reste à parler, de lignes exploitées électriquement. Elle emploie des automobiles à vapeur du système Rowan et du système Çerpollet, et des automobiles à air comprimé Alékarsky. Les automobiles à vapeur sont chauffées par la vapeur d'échappement, les autres au moyen de briquettes brûlant dans des chaufferettes. Les voitures Serpolet de la ligne Sainl-Ouen-Raslille sont éclairées par des lampes électriques alimentées par des batteries Pisca; celles de la ligne Porte-d’Ivry-les-Halles sont éclairées à l'acétylène. La cavalerie nécessaire à l’exploitation des lianes de tramways à traction animale comprenait encore 4800 chevaux au i®1-juillet 1898.
- 5" La Compagnie des Tramways de Saint-Maur, dont le réseau a une longueur.de 12 km environ, exploite ce réseau au moyen de-io automobiles à air comprimé et 8 voitures d’attelage. La traction électrique par fil aerien doit être cmjjloyée à bref délai.
- 6e' La Compagnie du Chemin de fer Nogentais exploite un réseau cle 1; km au moyen de 19 automobiles à air comprimé et 10 voitures d'attelage; la traction électrique doit y èlTe installée.
- La Compagnie du Chemin de fer de Paris-Ar-pajon emploie des locomotives à vapeur ordinaires . hors Paris; entre la Porte d’Orléans et l'Odéon, le service est fait par les soins de la Compagnie générale des Omnibus au moyen de locomotives à air comprimé. Pendant la nuit entre 1 heure et 4 heures du matin, des trains remorqués par une locomotive à vapeur, circulent jusqu’aux Halles; en une seule nuit la compagnie a pu amener de cette façon,jusqu’à 32 wagons aux Halles. Une enquête est ouverte en vue d’appliquer la traction électrique entre les fortifications et Anthony.
- 8° La Compagnie des Tramways à vapeur de Paris à Saint-Germain sc sert de locomotives ordi-
- naires au delà du pont de Courbevoie; ces locomotives sont au nombre de 17 Entre l'Etoile et Courbevoie la traction sc fait par les soins de la compagnie des Tramways de Paris et du département de la Seine au moyen de machines Francq.
- Statistique des chemins de fer et tramways électriques européens. — Dans son numéro du 10 mars, notre confrère L'Industrie Électrique public la septième édition annuelle de la statistique dps tramways et chemins de fer électriques en exploitation en Europe'au icr janvier 1899. Le tableau ci-joint récapitule les nombreux renseignements qui sont donnés dans cette statistique et permet de constater l’état de la traction électrique au i4' janvier 1898 et au iwp janvier 1899.
- En Allemagne, l'augmentation de la longueur totale des lignes exploitées a été moins rapide en 1898 qu’en* 1897. Il n’a été en effet livré que 264,6 km de lignes à l’exploitation pendant l’année E898, tandis que l’année précédente, il n'y avait pas eu moins de 493,5 km de lignes à traction électrique mis en service. Néanmoins, et malgré l’activité qui s'est manifestée en France, cette augmentation est encore beaucoup supérieure à celle que nous constatons pour les réseaux français électriques dont la longueur a passe de 396,8 km à 487,5 km, soit 90.7 km d’augmentation. En Angleterre, l'augmentation a été de 76,7 km, en Suisse, de 54.5 km, en Espagne de 43,7 km; dans les autres pays, elle a été insigni-
- Lc nombre de lignes à conducteur est passé de 172 à 206, en augmentation de 84; celui des lignes à rail central, de 8 à 10 en augmentation de 2, par suite de la mise en exploitation de la ligne de Waterloo and City Railway et sans doute aussi d’un oubli dans le tableau de l'an dernier, car nous n’avons pas trouvé d’autre ligne nouvelle exploitée par ce système. I.e nombre des lignes à conducteur souterrain a en réalité augmenté d’une unité (la ligne de Monaco), bien que les tableaux indiquent une diminution de 8 à 7, par suite du report dans une autre colonne de deux lignes mixtes à trôlet et à caniveau, d<; Berlin et de Dresde. La traction par accumulateurs a été employée sur trois nouvelles lignes, dont deux françaises et une ! italienne, mais par contre a disparu de deux lignes I allemandes, ce qui donne 14 pour le npmbre des li-1 gnes exploitées par ce système. Le système mixte I par trôlet et accumulateurs a été appliqué sur trois
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- LONGUEUR TOTALE PUISSANCE TOTALE NOMBRE TOTAL S LIGNES
- 1899 1898 ,899 1898 lS99 1898 1899
- Allemagne .... r 138,2 1 402.8 25 868 30 378 2 493 3 140 ' 65 73
- Angleterre .... 134.4 211,1 6197 10507 220 398 29
- Autriche-Hongrie. i»6,5 113.2 3 404 3 604 243 291 F? 14
- Belgique 69 69 2415 2415 107 8 b
- Bosnie 5:6 5.6 75 75 6 t 6 J . 1
- Espagne 6t 104,7 93° 2450 50 * i-14 4 7 .
- France 39M 48.,5 .15158 18 718 664 . 759 44 S6
- HolLande 3-2 320 14 5 1
- Irlande 22,8 22,8 6/1*6 646 32 3?
- Italie 132,7 1.16,9 6 570 6620 3" . 3i8 ir 13
- Suède et Norvège. 24 24 875 875 43 45 3 3
- Portugal 2,8 2,8 110 110 3 3 1
- Roumanie 5,4 31,4 140 590 1,5 - 48 2
- Russie vo.7 40,7 1 270 1 95° 65 95 5
- Serbie ...... 10 10 200. 200 11 11 1
- Suisse 146,2 200,7 3828 6665 23.7 ‘ 325 23 32
- 2 289.3 2876,4 68106 86 123 4 514 .5734 204 248 *
- nouvelles lignés en Allemagne et deux en France I iplace de la République à Pantin et Aubervilliers) ; 1 le nombre des lignes de ce genre est actuellement de 8, dont 4 en France et 4 en Allemagne. Enfin le système mixte par trôlet et caniveau est appliqué sur trois lignes seulement: deux en Allemagne et une en France (Elastille-Charenlon).
- Procédé Waubel pour la production électrolytique des chlorates, bromates, iodates et hypochlo-rites. '— Pans la fabrication des chlorates par élec-trolyse des. chlorures alcalins, le rendement est notablement augmenté lorsqu'on maintient alcaline la dissolution du compartiment anodique par une addition de 1 à 5 p. 100 de carbonate de potassium et de sodium; c’est ce qui a été reconnu par la maison Schuckcrt et Cic qui en a fait la revendk;ation d’un brevet (Brevet allemand 83536).
- En faisant de nouvelles recherches dans cette voie, M. Wilhelm Waubel a reconnu (Chemiker Zeitung, p. 331, n°'34, 1898) que, d’une part, en faisant usage d’un diaphragme, d’autre part,'en employant le bicarbonate de sodium comme solution anodique et le chlorure alcalin comme solution cathodique, tout le chlorure qui se forme à l’anode est tranformé en chlorate sans qu’il se forme de trace de chlorure. La réaction peut être exprimée
- par l’équation suivante où sont affectes du signe -|-les corps qui se dégagent à l’anode et du signe — ceux qui se portent à 5a cathode.
- — -L — -p -f —
- NaCi — 6Na H COJ — Na Cl O3 pfiCCP + ôNa-l^lPO.
- Le sodium peut être récupéré à l'état de soude caustique ; l'anhydride carbonique est reçu dans une solution de carbonate de sodium et rentre dans la fabrication.
- •Les conditions du travail restent les mêmes que dans les procédés ordinaires. On électrolysc a 60^-79" Ç, c'est-à-dire à une température assez peu élevée pour ne pas décomposer le bicarbonate d’une façon appréciable. La densité de courant peut varier de. 5 à 10 ampères par décimètre carré; il y a d’ailleurs intérêt au point de vue du rendement de la prendre aussi élevée que possible. La force électromotrice dépend de la résistance offerte par le diaphragme; elle est en général de 4 à 5 volts.
- Dans les expériences qu’il a faites, Al. Waubel employait comme liqueur anodique une solution saturée de bicarbonate de sodium ou de potassium. Toutes les fois qu’une quantité d’électricité de 2 ampères-heure avait traversé le bain, on y ajoutait 5 gr de bicarbonate pour 100 cm’ de solution; l’addition était toutefois un peu plus faible vers la fin de l’opération. Au début de l’électrolyse, le com-
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- partiment cathodique renfermait une solution saturée de chlorure de sodium ou de potassium ; à la fin il contenait une solution de soude ou de potasse caustique ài» p. ioo souillée d'une très faible quantité de chlorure. I.es mesures faites ont montre qu'on obtenait 6.5 gr de chlorate de sodium pour 75 grammes de bicarbonate de sodium et quil était inutile de chercher à augmenter ce rendement en prolongeantl'électrolyse, car l’effet utile du couvant diminue alors, dans de fortes proportions. En opérant sur des sels de potassiurfi il a été constaté que la production de 88.14 gr de chlorate de potassium exige 1551,91 watts-heure.
- D'après l'auteur, le procédé est applicable à la fabrication des bromates et des iodates.
- On peut d’ailleurs obtenir de l'hypochiorile en opérant l’électrolyse à basse jempérature; dans ce cas encore, le produit obtenu est presque exempt de chlorure.
- Procédés d’oxydation par. électrolyse. — Dans un brevet français (n" 279 194; 25 juin 1898). M- Ma-rius Otto propose, pour les Oxydations nécessitant l'acidc chromique. l’emploi de l'acide chromiqucct de l'oxygène naissant donné^ par l’électrolyse des chromâtes neutres.
- L’opération s'effectue dans une cuve divisée en deux compartiments par un diaphragme. Les électrodes sont des disques en aggloméré de charbon de cornue, mobiles autour de-leurs axes sur lesquels frottent des balais qui servent de conducteurs. Le produit à oxyder est placé dans le compartiment positif. Sous l’action du courant, le chromate, Na2 CrO4 par exemple, donne à l’anode l’ion CrO4 qui se dédouble en oxygène et eh acide chromique qui réagissent sur le produit, l'acide étant réduit à l’état de sesquioxyde de chrome CrsO;i.
- D’après un brevet français (n° 280089, 29 juillet 1898' accordé à la Compagnie parisienne des coupeurs d’aniline, on obtiendrait de bons résultats par le procédé suivant :
- L'électrolyte est une dissolution d’un sel de chromo dans l'acide correspondant, par exemple du sulfate de chrome dans l’açide sulfurique. L'élec-trolyseur est séparé en deux compartiments par un diaphragme. Sous l'action du courant, il se forme de l’acide chromique dans le compartiment positif où se trouve la matière à oxyder, tandis qu'il se dégage de l’hydrogène à la cathode. En même temps la concentration en acide sulfurique aug-
- mente dans le compartiment anodique et diminue dans le compartiment cathodique.
- passer dans le compartiment cathodique le liquide du compartiment anodique et inversement, les mêmes phénomènes sc reproduisent, ce qui relève la concentration en acide sulfurique du liquide pauvre, qui maintenant entoure l’anode, aux dépens du liquide riche entourant la cathode. En dirigeant alternativement la solution de la cathode à l’anode et de l’anode à la cathode, il n’y aura donc pas accifmulation d’acide sulfurique cl la solution pourra servir presque indéfiniment.
- Avec une densité de courant de 3 ampères* par décimètre carré, la différence de potentiel aux bornes est de 3,5 volts, la température du bain étant
- Biréfringence produite par lé champ magnétique liée au phénomène de Zeeman. — Dans une, note présentée à l’Académie le 5 décembre et reproduite dans ce journal ;t. XVII, p. 500, 17 décembre 1898), M. Cotton décrivait une expérience dérivant de celle décrite antérieurement par M. Righi (Ecl. Élect., t. XVI, p. -584), et qui a donné lieu récemment à une nouvelle communication de son auteur (licl. Elect., X. XVIII, p. m). Rappelons que l'expérience de M. Cotton permettait de constater, dans une direction perpendiculaire aux lignes de force, le changement produit par le magnétisme dans les propriétés optiques de la vapeur de sodium et de l’hypoazotide : une flamme de sodium, par exemple, placée entre les armatures d'un électro-aimant, était traversée par un faisceau intense de lumière blanche ; cette flamme était comprise entre deux niçois à l’extinction dont les sections principales étaient à }5° des lignes de force (
- M. Cotton a poursuivi ses recherches. En voici
- (') Dans lanotede^M. Cütton se sont glissés quelque.
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- les résultats d'après une communication de l'au-leur à l’Académie des Sciences (Comptes rendus, t. CXXVIII, p. 294).
- « J'ai étudié depuis, avec un réseau de Rowland, la lumière qui réapparaît, dans ccs conditions, par l'action du champ. Cette étude m'a montré que l'explication donnée précédemment est exacte, sinon complète : pour chacune des raies nouvelles créées par le magnétisme, la flamme n’absorbe dans le faisceau de lumière blanche que les vibrations identiques à celles qu’elle émet elle-même.
- » Lorsqu'on opère en effet avec une flamme donnant des raies étroites, lorsque le champ est sufli-sant pour séparer les unes des autres les raies nouvelles qu'il produit, lorsque, enfin, l’arc est disposé de manière que son spectre ne renferme pas lui-môme les raies D renversées : on voit apparaître par l’action du champ des raies brillantes occupant la place de celles, bien plus pâles, que la flamme émet elle-même. La disposition de ces raies est conforme aux résultats de l’étude, faite par .M. Cornu, des raies directes d’émission. Ainsi la raie D2 apparaît comme un triplet, la composante centrale présentant'parfois une légère trace de dédoublement. Au contraire, la raie D, apparaît comme un doublet, les composantes latérales du quadruple! de M. Cornu n’étant pas séparées avec le champ (qui ne dépassait guère 10 000 C.G.S.) et l'appareil dispersif employé. Ccs résultats sont aussi d’accord avec ceux que fournit l’examen des raies renversées, fait avec un seul nicol laissant passer les vibrations soit parallèles, soit perpendiculaires au champ.
- * Les apparences se modifient lorsque la flamme, plus riche en sodium, donne de très larges raies d’absorption. L’action du champ fait apparaître seulement pour chacune des raies D un doublet large formé de deux composantes brillantes à bords extérieurs diffus. Ces composantes sont très écartées, leur distance pour la raie Ds peut atteindre le quart de la distance des deux raies. Je pouvais encore m’expliquer ce résultat : les raies nouvelles émises par la flamme sont très larges, elles aussi, et empiètent les unes sur les autres. I.'absorption dans la partie centrale s'exerce à la fois sur les deux sortes de vibrations, de sorte que l’action du champ ne fait apparaître que les bords extérieurs des composantes latérales.
- >> Le doublet se rétrécit lorsqu'on diminue le champ magnétique; mais, avec un champ faible, pour lequel le phénomène de Zeeman est peu sensible, la largeur de chacune des composantes reste
- toujours notable. Cette particularité m’a conduit à rechercher quelle était la polarisation du faisceau sortant de ccs flammes riches en sodium.
- » il. J'ai alors muni l’analyseur d’un quart d'onde (pour la lumière de la soude), et j’ai orienté l’analyseur elliptique ainsi obtenu de manière à arrêter complètement une vibration elliptique ayant son grand axe dirigé suivant la vibration incidente. Le spectre continu réapparaît alors avec les deux raies D renversées et larges. Le champ (10000 C.G.S.} étant établi, ces deux raies s’élargissent et leurs bords prennent un aspect dissymétrique. D’un côté de D2 apparait une frange brillante, puis une frange noire, tandis que l’autre bord devient brillant. La raie Dj présente le même aspect, mais la frange noire en est plus rapprochée. L’analyseur étant circulaire, on voit encore, mais tout près des raies, une frange noire très fine qui ne s'efface plus lorsqu’on tourne l’analyseur. Cette frange passe de l’autre côté de la raie quand on change le sens de l'analyseur, ou bien quand on tourne le polariseur d’un angledroit.
- » Si le champ est faible, cette polarisation circulaire ne s’observe plus, mais on reconnaît, comme précédemment, la présence de vibrations elliptiques, droites ou gauches, très aplaties.
- » Les vibrations sortant de la flamme, dont la période est voisine de celles d'une raie, sont donc devenues elliptiques, droites d’un côté de la raie,
- trouve la règle suivante : Four les radiations plus réfrangibles que l’une des raies D, la composante perpendiculaire au champ d'une vibration incidente est en avance par rapport à l'autre. L'inverse a lieu pour les radiations moins réfrangibles, c'est-à-dire de Vautre côté de la même raie.
- » l.a différence de marche croît à mesure qu’on se rapproche de la raie, près de laquelle elle peut dépasser un quart d’onde. Pour une radiation déterminée, elle croît naturellement avec l’épaisseur de la flamme et sa richesse : mais il ne faudrait pas
- différences de marche observables, parce qu’on augmente en même temps la largeur de la raie d'ab-
- » III. J'avais obtenu ces résultats lorsque j'ai eu connaissance, par les dernières Notes de M. Righi (loc. cit.) et de M. Becquerel (Comptes rendus, t. CXXVIII, p. 145, xO janvier 1899), du travail de M. Voigt, qui avait prévu et mis déjà en évidence cette biréfringence à L’aide du compensateur de Babinct. Je crois devoir néanmoins citer les expé-
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- riences précédentes, parce qu’elles permettent de préciser les propriétés nouvelles acquises par la flamme dans le champ; pour les radiations ayant la période des raies émises par la flamme, elle se comporte comme une tourmaline dont l’axe serait parallèle ou perpendiculaire aux lignes de force; pour les radiations quelque peu distantes de ces raies, elle se comporte comme un cristal qui aurait une dispersion de double réfraction anomale et dont le signe ne serait pas ie même dans tout le spectre; enfin pour les radiations tout à fait voisines des raies, le dichroïsme de ce cristal commencerait à se faire sentir, se traduisant par un changement et une déformation progressive des vibrations elliptiques observées.
- Il y a donc bien, dans l’expérience faite sans spectroscopc avec deux niçois croisés, superposition-de deux effets, dont l’importance relative varie suivant la richesse de la flamme et la valeur du champ ; il en est de même que dans l’expérience de M. Righi faite suivant les lignes de force, où il y a aussi à considérer et ia différence d’absorption et la différence de marche des deux vibrations circulaires inverses. Les valeurs que l’on peut observer pour cette dernière sont bien plus considérables que dans le cas actuel (puisqu’on peut observer, par exemple, des rotations de 315e' dans l’expérience de MM. Macaluso et Corbino). On s’explique ainsi que l’expérience faite perpendiculairement au champ exige un champ plus intense.
- » En revanche, elle paraît plus décisive pour déceler l’effet Zeeman, parce que la polarisation rotatoire magnétique est un phénomène constant, s’observant même avec les corps transparents. Avec ces corps, au contraire, la biréfringence magnétique ne se présente pas : je l’avais recherchée autrefois dans différents liquides, en employant un appareil très sensible.
- » Cette biréfringence est liée au phénomène de Zeeman et les faits précédents sont d’accord avec l’explication que vient d'en donner M. Becquerel ; les vibrations parallèles et perpendiculaires au champ, ayant des maxima d’absorption distincts ont des courbes de dispersion anomale distinctes. De meme, le sens des rotations et l’allure particulière de la courbe de dispersion rotatoire, dans l’expérience de MM. Macaluso et Corbino peuvent être prévus par la simple considération des deux vibrations circulaires inverses. »
- Sur la conductibilité des électrolytes dilués. — A l’une des dernières séances de l'Académie des Sciences, notre collaborateur M. F. Th. Muller, professeur à l’Institut chimique de Nancy, présentait sur ce sujet la notre suivante {Comptes rendus, t. CXXVIII. p. 505).
- k On sait que les sels neutres, formés par la combinaison de deux radicaux univalents, semblent suivre la même loi de dilution, en ce qui concerne la conductibilité électrique de leurs solutions étendues. Si l'on représente la dilution par le nombre v de litres dans lesquels on a dissous une molécule-gramme de sel neutre, la conductibilité moléculaire p diffère de la conductibilité moléculaire de la solution infiniment diluée, d’une certaine quantité 0 qui, à une température constante, n’est fonction que du volume v.
- » Cette règle, découverte par M. Ostwald {AUge-meine Chemie, 2e édit., t. Il, p. 693), a été étendue par M. Bredig (Zcits.f.physik. Chem., t. XIII, p. 198; 1894) à un très grand nombre de sels neutres, minéraux et organiques. Les résultats sont consignés dans une série de tableaux où v varie de 32 litres à 1 024 litres (à la température de 250).
- » Dans un Mémoire récent, M. F. Kohlrausch {Wied. Ann., t. LXVI, p. 791; 1898) étend une règle analogue aux ions monovalents eux-mêmes, en montrant que la diminution de leur mobilité (à partir de la mobilité extrême, dans les solutions infiniment étendues) présente sensiblement les mêmes valeurs pour chaque concentration.
- » Il est facile de se convaincre que les deux règles d’Ostwald-Bredig et de F. Kohlrausch se confondent à la condition d’attribuer la même importance aux anions et aux cations, de sorte qu’ils contribuent dans la même mesure à la formation de 0.
- » En examinant les Tableaux de M. Kohlrausch, qui sont calculés avec un soin extrême (pour la température de 18°), j’ai constaté que les quotients -g -qui correspondent à des dilutions doubles l'une de l’autre, ont des valeurs très voisines dont la moyenne est sensiblement i,333=-j-.
- » Si l’on pose, par conséquent, v= zn, l’expression 0 sera de la forme
- Éliminant n et faisant les réductions il vient
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- O11 reproduit fidèlement les données expérimen- I ces nombres par 2) en prenant pour A la valeur taies de M. Kohlrausch {Ibid., p. 794, on a multiplié 1 .52,72. Par exemple :
- 3 (calculé).......... ‘ 1153 1)537 3,249 2’99§ 3.997 S.»47 7,797 10J398 12)301
- 0 (Kohlrausch). . . 1,20 1,66 2.30 3,06' 4,10 5,94 7,90 10,44 12,20
- » Ainsi on a, en général, pour les conductibilité^ moléculaires p, exprimées en inverses d’ohm, des sels neutres formés d'ions monovalents, à i8n,
- P- !Ao — 52,72v-(°.«**'. (I)
- » Cette égalité a une forme analogue à celle que M. Kohlrausch (Leitvermogen der Elektrolyte, p. 107) a obtenue par l’introduction de la concentration linéaire et qui, d’après les recherches théoriques toutes récentes de AI. Barmwater (Zeits. /. physik. Chemie, t. XXVIII, p. 134; 1899), s'applique aux solutions étendues, à la condition toutefois de prendre .pour chaque corps un coefficient A spécial.
- » Passant aux Tables de M- Bredig, établies pour la température de 250, je leur reconnus les memes propriétés. Ici'encore on voit nettement que les 3 forment une progression géométrique de raison 4 ; les divergences assez faibles sont dues sans doute à ce que AI. Bredig a cru devoir airon-dir ses nombres pour faciliter les applications numériques. Nous avons calculé pourAla vaIeurÔ2,152.
- » La conductibilité moléculaire p. (h'. Kohlrausch et Holborn, lue. cit., p. 163) des sels neutres formés de radicaux univalents est donc exprimée, pour la température de 25", par la formule
- — G2,i52v-i«.mm*J. (II)
- Voici, à titre d'application, le calcul de la conductibilité jx*, de permanganate de potasse, à l’aide des valeurs ;x trouvées par M. Bredig (loc. cit., p. 217) et de la formule (II) :
- Sfiif):
- 32 64 128
- 121,7 125,3 128,3
- ]4,7S 11,06 8,3<
- 336,5 136,4 136,6
- 256
- 130,3
- 6,22
- 136,5
- 135.9
- 132,4
- 3^50
- 135,9
- Aloyenne: 136,3. M. Bredig indique 127,$x 1,066= 135,9 (calculé en inverse d’ohm).
- « En résumé, les formules (I) et (II) permettent de trouver facilement la conductibilité g*, quand on connaît quelques valeurs de g à des dilutions quelconques (supérieures à 30 litres), pour les températures de 180 et de 250. Elles pourront probablement être étendues à d’autres températures.
- » Enfin on pourra les appliquer au calcul de la conductibilité des solutions équivalentes de sels neutres plurivalents dans la mesure où la loi des
- valences d’Oslwald [loc. cit., p. 696, et Bredig, loc. cit., p. 197) est d’elle-mcme vérifiée. »
- Nouvelle forme de l'interrupteur à corde vibrante. — Al. Arons décrit dans les Wied. Ann. (t. LXVI, p. 1177-1181), une modification de l'interrupteur à corde vibrante. Un fil de cuivre est tendu entre deux bornes : en son milieu est soudée une pointe de platine dirigée vers le bas et qui peut tou-' cher sous l’eau le mercure d’un godet. Le courant qu’il s’agit d’interrompre passe de l’une des bornes au mercure. Si on approche de la moiLié du fil parcourue par le courant au voisinage de la pointe de platine le pôle d’un barreau aimanté, qui se trouve dans.Le plan, horizontal passant par le fil et perpendiculaire à celui-ci, — suivant la direction du courant, ce pôle doit être le pôle nord ou le pôle sud, — les forces électromagnétiques sollicitent le fil vers le haut ; si la hauteur du mercure est convenablement réglée, le courant est interrompu ; la corde se met à vibrer selon sa période propre et les interruptions se succèdent avec une grande régularité. Il va sans dire qu’on peut substituer au barreau aimanté un aimant à fer à cheval disposé verticalement, entre les armatures duquel oscillera la corde.
- Pour l’emploi de l'électro-aimant, il est avantageux de changer le dispositif. Les deux bornes qui maintiennent le fil sont mises en communication métallique. Le courant suit alors par moitié chacune des moitiés de la corde, en sens contraire et chacun des pôles de l’aimant agit sur l’une des moitiés. On renforce encore l’action électromagnétique en plaçant un second aimant en face du premier, les pôles de nom contraire étant en regard.
- AI. Arons.a employé dans ses essais des fils de cuivre de 0,1 à 0,5 mm de diamètre et de 5 à 20 cm de longueur, pour des courants de 0,5 à 1 ampère (dans le circuit fermé d’une manière permanente).
- Entre autres avantages, cet interrupteur présente les (suivants : il permet d’obtenir facilement, en employant des fils_fins et courts 8 à 900 interruptions par seconde; et en plaçant la corde dans le champ d’un électro-aimant puissant, des amplitudes de 4 mm et plus pour la course de l’interrupteur. M. L.
- Le Gérant : C. NAUD.
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- TABLE MÉTHODIQUE DES MATIÈRES
- ÉLECTRICITÉ ET MAGNÉTISME
- Théories, Conducteurs, Électrolytes et Diélectriques.
- L'énergie magnétique d'après Maxwell et
- d’après Hertz. — II. Poincaré. . . 361
- Théorie de l'électricité et de la chaleur de
- M. Riecke. — M. Lamelle. 304, 390,
- 412. 452 et 491
- Sur l'expression de l'énergie d'un circuit et la loi de l’électro-aimant. — A.
- Pcrot.............................. 193
- Démonstration nouvelle du théorème de Thévenin. Application à la discussion delà méthode de Mance. —J.-B. Pomcy.....................................121
- Sur les variations de résistance d'un conducteur électrolytique dans un champ « magnétique. —. H. Bagard. ... 113
- Sur une nouvelle méthode pour la mesure de la conductibilité des électrolytes.
- — Carda ni........................280*
- Sur la conductibilité des électrolytes dilués.
- — P.-Th. Muller ........ 522
- Influence de la pression sur la capacité initiale de polarisation. — A. Chassy. 36 Résistance électrique du contact entre deux
- sphères d’acier. — Ad. Meyer. . . 439
- Décharge
- Décharge lente et décharge disruptive. —
- Perte de l'électricité par évaporation de l'eau électrisée; application à l'électricité atmosphérique. —
- Pellat.....................130 et 481
- Sur les phénomènes thermique dans les circuits de décharge des condensateurs.
- — P. Cardani.........................276
- Application de l'alcalimétrie à la mesure des courants de décharge des «ondensa-
- teurs. — P. Cardani..................279
- Sur l’expérience de dérivation de Faraday.—
- J. Prédit............................317
- Sur la décharge glissante le long de surfaces
- de verre. — Toepler..................318
- Sur le mode de production de l’étincelle
- électrique. — B. Walter..............318
- Attitude magnétique des décharges électriques dans l’air à la pression normale.
- — J. Prédit..........................319
- Sur la production de la décharge par les
- pointes. — E. Warburg................319
- Sur la décharge par les pointes avec des courants alternatifs.— K. Wcsendonk. 200
- électrique.
- Sur l'action des gaz de la flamme sur les décharges électriques brillantes. —
- K. Wesendonck....................... 119
- Sur la décharge électrique dans les gaz et les phénomènes d'élcctrolyse. — V.
- Volterra............................240
- Détermination de l'intensité maxime d'un courant de décharge d'après son action magnétisante.— F. Podids. . 431
- Décharge dans le vide. Rayons cathodiques.
- — Effluves électriques unipolaires dans les gaz raréfiés. — Baftelli. . 320
- Spectres de quelques éléments dans la décharge continue à travers les tubes de Geissler ; relation entre l’émission lumineuse, l'intensité du courant et la pression. — A. Kalahne. 468 Remarques sur le mémoire de E. Wicdc-mann intitulé : Influence mutuelle des différentes parties d’une cathode.
- — D.-F. Tollenaar................313
- Remarques sur les rayons cathodiques simples. — H. Deslandres.....................115
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-
-
-
- W Avril 1899.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 525
- Réflexion des rayons cathodiques. — H.
- Starke............................154
- Transformation de l’énergie des rayons ca-
- Oscillations
- Méthodes pour déceler les ondes électriques.
- — A. Pochc-ttino....................158
- Nouvelle forme de l’expérience de Lecher.
- Righi...............................280
- Sur le résonateur à coupure. — A. Turpain. 312
- Rayons
- Sur la nature des rayons de Rœntgen. — B.
- Walter..............................198
- Différence de nature physique entre les rayons cathodiques et les rayons de Rœntgen. — J. Ritter von Gei-
- . lier. . , . 196
- Sur la diffusion des rayons Rœntgen. — R.
- Malagoli et C. Bonacini...........66, 72
- Sur l’action des rayons de Rœntgen sur la
- j thodlques en énergie lumineuse. —
- I E. Wiedcmann.................... 37
- Décharge disruptive dans le vide. Formation |. de rayonsanodiques.—AndréBroca 354
- hertziennes.
- Une nouvelle méthode de démonstration des
- expériences de Hertz.—Precht. . 317
- Passage des ondes' électromagnétiques à travers les fentes.— M.Lairille . . . 511
- décharge par l’étincelle. — H.
- Starke.................................317
- Sur la transformation .des rayons X par la
- matière. — G. Sagnac.................. 41
- Sur la transformation des rayons X par jes différents corps simples. — G. Sagnac ........................................... 64
- Sur l’action chimique des rayons X. — P.
- Villard................................194
- Magnétisme.
- Propriétés des aimants rectilignes. — Victor
- Guillet............................441
- Calcul simple de l’effet d’écran magnétique
- dans un cas schématique.—L.Arons. 2 3 6 Sur la pénétration du magnétisme dans le
- fer. — A. Stefanini et M. Ascoli. 234 Aimantation des tores pleins et des tores
- creux. — F. Kirstacdter............233
- Propriétés magnétiques du fer presque pur.
- — Ernest Wilson.................... 39
- Sur les propriétés magnétiques de nouveaux échantillons de fçr et sur la formule de Steinmetz...............................304
- Sur les propriétés irréversibles des ferro-nic-
- kels. — L. Houllevigue..............359
- Remarques sur les aciers au nickel. — Guillaume........................................360
- Sur la viscosité magnétique. — C. Vromme. 232 Susceptibilité magnétique de l’oxygène liquide et de quelques corps aux très basses températures. — J.-A. Fleming et James Dcwar..........................238
- Le phénomène de Hall et la théorie de Lo-
- rentz. — H. Poincaré..............27 s
- Une nouvelle classification des éléments. —
- Delaunay............................231
- Sources d’électricité.
- Interrupteur électrolytique Wehnelt pour
- bobines d’induction...........399, 470
- Interrupteur Wehnelt. — Villard............467
- De l’augmentation de l’intensité moyenne du courant par l’introduction du
- primaire de la bobine dans le cas de l’interrupteur - électrolytique de
- Wehnett. — H. Pcllat. ..... 509
- Nouvelle forme de l’interrupteur à corde
- vibrante. — Ayons..................523
- Électricité atmosphérique et magnétisme terrestre.
- Électrisation de la vapeur émise par un liquide électrisé : va peur émise par un liquide non électrisé, application à l’électricité atmosphérique. In-
- fluence des fumées. — H. Pcllat. . 481
- Valeurs absolues des éléments magnétiques au iCt janvier 1899. — Th. Mou-reaux.....................................118
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-
-
-
- 52.6
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVIII. — N" 13.
- Électro-optique.
- Sur l’absorption de la lumière par un corps placé dans un champ magnétique.
- — Auguste Righi...................... m
- Biréfringence produite par le champ magnétique liée au phénomène de Zee-
- mann. — Cnlion......................520
- Dispersion anomale de la vapeur de sodium.
- — H. Becquerel......................231
- Sur une nouvelle substance fortement radio-active contenue dans fa pechblende. — P. Curie, M'"* P. Curie
- . ttG.Bémont..................... 151
- Sur le spectre d’une Substance radio-active. —
- Eug. Demarçay................... 153
- Sur les phénomènes'de luminescence. - •
- Wiedcmann........................440
- Êlectrobiologie.
- Effets des courants alternatifs sur les animaux. — J .-h. Prévost et F. Battclh......................479
- APPLICATIONS
- Génération, transformation de l’énergie.
- Les progrès de l'industrie électrique en 1898.
- — J. Reyval...........................
- L'électricité à Lyon 'en 1898. — L. Houlle-
- viguc............................ 209
- Les stations centrales de hauts fourneaux. —
- A. W/t{...........................401
- Moteurs à gaz de hauts fourneaux Simplex . 404
- Analyse de l’eau d'alimentation des chaudières en vue de son épuration chimique. —- I.eo Vignon et Meunier. 478
- Dynamos et Alternateurs. — Machines dynamo-électriques. Dynamos à courant continu. — C.-F. Guilberi. 241, 298,
- 4*7
- Dynamos de la Allmanna Svenska Elek-
- triska Aktiebolaget................421
- Dynamos Cannevel à courant continu. . . 243
- Dynamo Cheffey-James et Ward à courant
- continu............................298
- Dynamos et moteurs Max Deri à courant
- continu............................419
- Dynamo unipolaire A.-H, Finlay..............417
- Dynamo V.-A. Fynn à courant continu et à *
- haute tension..................... 241
- Dynamo Moorcs et Farrell à courant continu. 299 Dynamo Pickstone, Portheim et Peebles à
- courant continu................... 299
- Dynamo Sidney Brown à courant continu . 301
- Dynamo Unterberg à courant continu.. . . 298
- Porte-balais E.-H. Johnson et R. Lundcll. . 417
- Balais A.-F. Guy pour dynamos...............242
- Procédé E. Nolan pour la fixation des induits. 244 Dispositif de régulation de la Société géné-
- ' raie des Industries économiques.. . 246
- Dispositif d’excitation des dynamos en dérivation sous'la moitié d e la différence de potentiel aux bornes. -A.Sengel 188 Machine II.-II. Perry pour tourner et polir
- les collecteurs de dynamos. . . . 423
- Réaction d’induit dans les machines dynamoélectriques. — R.-V. Picou. . . . 398
- Etude spéciale des propriétés des machines
- d'induction. — Maurice Leblanc. . 161
- Sur la synchronisation des alternateurs accouplés «en parallèle. — Maurice Leblanc. . ................................... 123
- Sur le calcul des forces électromotrices des machines à courants polyphasés. —
- M. Benenson.........................336
- Transiorm athurs. — Machine pour courants alternatifs de fréquence et phase
- voulues............................ 144
- Commutatrices Alioth......................... 20
- Les commutatrices. — R.-B. Ritter ... 20, 48
- Les commutatrices. — C.-F. Guilberi. . . 321
- Les commutatrices. — Ch.-Proteus Stein-
- ntef{...............................337
- Etude sur l’emploi et le fonctionnement des convertisseurs rotatifs. — E. de Mar-
- Aéna................................J47
- Théorie des commutatrices., — Gisbert -
- Kapf.................................m
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-
-
-
- 1°' Avril 1899.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- Convertisseurs tournants. —Sylvanus . - P.
- Thompson........................389
- Piles et accumulateurs. — Piles J.-L. Dobell
- à charbon.......................422
- Contribution à l’étude de l’accumulateur au plomb. Variation delà capacitéavec la concentration de l’acide sulfurique.— L.Jnmau...........................201
- Accumulateurs électriques. — F. Loppé. 323, 367, 446
- Accumulateurs électriques. —J. Reyval . . 253
- Accumulateurs Pisca pour automobiles électriques.— J. Reyval....................... 86
- Procédé pour la purification de la matière • active desaccumulateuis. — Schoop. 323
- Rôle des impuretés dans les accumulateurs.
- — Schoop..........................323
- Théorie des accumulateurs. —• Ed. Hoppe . 2.53
- Comparaison entre la charge des accumulateurs à potentiel constant et la charge à intensité constante particu-lièrementau point de vue du rendement. — A.-A. Cahen et J.-M.
- Donaldson.......................503
- Accumulateur G. Hagen........................328
- Accumulateur Hammacher.......................328
- Accumulateur Hart.................•. . . 257
- Accumulateur Hartung.........................328
- Accumulateur Hladik-Grunewald et C° . , 328
- Accumulateur H. Lake.........................258
- Accumulateur Lehmaim et Mann.................258
- Accumulateur W. Majert.......................259
- Distribution de l’f
- Distribution, — Étude sur la transmission et la distribution de l’énergie par les courants alternatifs. — M. Leblanc. 123, 161, 249, 376, 488
- Calcul de la puissance absorbée par les courants de Foucault dans les conducteurs.— G.Grassî.........................307
- Accumulateur A.-J. Marquand.................255
- Accumulateur Morian.........................328
- Accumulateur de Oerlikon....................326
- Accumulateur F. Pescetto....................257
- Accumulateur Schulze.................... . 331
- Accumulateur Watt...........................328
- Accumulateur de l’Allgemeine Elektrizitaëts
- Aktiengesellschaft..................326
- Accumulateur de la Société Austria .... 329
- Supports d’électrodes d’accumulateurs. . . 324
- Empatage des supports d’accumulateurs. . . 367
- Formation des électrodes d’accumulateurs.,. 370
- Électrodes avec parois poreuses.............446
- Expédition et montage des batteries d’accumulateurs ...................................447
- Accumulateurs transportables................447
- Essais comparatifs des accumulateurs. . . . 448
- Sur l’obtention du plomb spongieux pour*
- * accumulateurs. — D. Tommasi. . 513
- Stations génératrices.— La station centrale à courants triphasés de Hackensack
- (New-Jersey)......................119
- I.e secteur d’éclairage électrique de la place
- Clichy.............................. 80
- L’utilisation des forces motrices du Rhin, de
- SchafFousc à Bàlc..............•. 433
- Le’prix de revient de l’énergie électrique dans les usines génératrices américaines ...................................... 78
- La tarification de l’énergie électrique aux États-Unis. — R.-S. Haie et J.-S. Codinan...................................... 56
- aergie électrique.
- Appareillage. — Coupe-circuits et interrupteurs Brunswick . ’............................ 62
- Interrupteurs et coupe-circuits. — Grossclin,
- Zetter et Brunswick...........228, 230
- Sur l’ambroïne. — Jules Korâa.................229
- Commutateur d’allumage et d’extinction automatiques de l’Allgemeine Eleklri-citaëts Gesellschaft...........................182
- Applications
- Moteurs. — Moteurs alternatifs à grande puissance de démarrage. — Max
- Déri.............................462
- Sur les moteurs à champ tournant. —A. Blondel et S. Hanappe.........................156
- Sur le procédé de démarrage des moteurs
- mécaniques.
- asynchronesmonophasésdeM.Arno. — G.-B. Maffiotti et F. Pescetto. Freinage des moteurs asynchrones à champ tournant avec application particulière aux tramways. — Friedrich Eichberg..............................
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-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVIII. — N° 13.
- 528
- Applications diverses. — Applications mécaniques de l'électricité. — G. Richard ,..................................... 281
- Appareil Ducousso pour la manœuvre électrique des aiguilles et signaux des
- chemins de fer.......................281
- Arrêt automatique à distance Regnolds. . . 286
- Inscripteur Andrews......................... 287
- Horloge électrique Fischer ^ . 287
- Sélecteur Crofoot et Granger..................288
- Rendements comparés des machines actionnées en groupe ou isolément. — E. Hartmann.......................................260
- Applications de l'électricité dans les fabriques de passementerie de la région de Saint-Etienne. — Edouard Si-
- . mon. ................................357
- Appareil de commande électrique de gouvernail G. Martinez...........................461
- Transpüssion électrique de l’énergie dans les
- mines. — W.-B. Esson.......... 120
- Transport électrique des livres à la bibliothèque publique de Chicago. . . . 220
- Grues électriques du port de Southampton. 59
- Traction électrique.
- Nouveau système de contact pour tramways électriques de S. P. Thompson et
- M. Walker. ........................ 61
- Dispositif Thomson Houston pour freinage
- électrique des voitures de tramways. 426 Combinateur Thomson Houston pour quatre
- moteurs de traction................ 423
- Roue de trôlet à graissage automatique ... 60
- Locomotive électrique à grande vitesse de la Compagnie Paris-Lyon-Méditerrâ-
- née. — M. Auvert................... 263
- L’électrolyse par les courants de retour de ’ tramways à Jersey City (Etats-
- Unis).............................. 433
- Retours par la terre pour tramways électriques, d’après Parshall. — II. Tripier........................................ 128
- Usine génératrice de 70 000 chevaux de la Metropolitan Street railway company New-York................................ 31
- 'Les tramways électriques de LiverpooL . . 40
- Les tramways de Middlçsbrough, Stockton et Thornaby (Angleterre), avec distribution à courants triphasés. . . . 184
- Les tramways électriques de la compagnie des omnibus et tramways de Lyon.
- — J. Reyvaî..................’. . . 212
- Tramways électriques à accumulateurs de la
- ville d'Ostende. — E. Sarcia. . . . 222
- Les tramways électriques d’Amiens .... 313
- I .a traction mécanique à Parisau ior janvier 1899 317 Statistique de chemins de fer et tramways
- électriques..................-, . . 318
- Résultats comparatifs d'exploitation des tramways électriques pour les premiers semestres des années 1897 et 1898. . 473
- Automobiles électriques. Voitures Columbia. — Paul Dupuy.................... 167
- Propulseur électrique portatif Mac Lachlan,
- pour bateaux de plaisance............ 473
- Télégraphie et Téléphonie
- Le transmetteur automatique Muirhead à
- signaux bridés,— A. Tabler.......
- Télégraphie par ondes hertziennes, système synthone O. Lodge et A. Muirhead.
- — J. Blondin.....................,
- Système télégraphique par ondes hertziennes Lodge et Muirhead.........................
- Expériences sur la télégraphie hertzienne.—
- Martin Ticl*...................... 107
- Télégraphie sans fil. — Tissot. . ....... 467
- Système télégraphique actinoélectrique. —
- Zichler............................ no
- Nouveau tableau commutateur pour réseaux téléphoniques de la Société industrielle des téléphones. —J. Rcyval. 297
- Éclairage électrique.
- Sur l'arc à courants alternatifs.— A. Bïon-
- Lampesà arc enferme Thomson Houston.— T. PdiiScrt...............‘............
- Les lampes à arc. — G. Richard.............
- 32 Lampe différentielle Brillié et Vigreux. . .
- Lampe à a'rc Davies........................
- 91 Lampe à arc Hubbell...........................
- [74
- E74
- [80
- r8a
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-
-
-
- 1« Avril 1899.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- Lampe à arc Klostermann............. 177
- Lampe à arc Lacko..................' . 177
- Lampe à arc Pomeroy................ 181
- Lampe à arc Siemens et Halske......î. 180
- Lampe à arc Thomson Houston........180
- Filaments de lampes en carbure de silicium.
- — Langhans.......................
- Dispositif P. Wagner pour l'alimentation d'une lampe électrique pour biev-
- Applications thermiques.
- Appareils de chauffage électrique Parvillée
- frères et CL — J. Rénal..............138
- [ Four électrique Bishop pour l'étirage des fils
- I métalliques..........................
- I Four Siemens et Halske à distillation. . . .
- Électrochimie et Électrométallurgie.
- Les fours électriques. — G. Richard . ... 13
- Four Créés, Durban et Gore à carbure de cal-
- Four Maxim à carbure de calcium..............
- Four Maxim pour la fabrication du carbure
- de calcium....................... 99
- Four Memmo à carbure de calcium .... 16
- Four P. Woodà carbure de calcium. ... 13
- Four Roberts à carbure de calcium......... r6
- Four Siemens et Halske à carbure de calcium. 17
- Four Burton pour le traitement des minerais ,
- sulfurés..............*............
- Four électrique Elctridgc, Clark et Bjqim pour
- la décomposition de l’eau par l’arc
- voltaïque .....................143
- Procédé Otto pour l'oxydation par électro-
- lyse des chromâtes..............320
- Procédé de la Compagnie parisienne des ' couleurs d'aniline pour l'oxydation par élcctrolyse des sels de chrome, 320 Procédé Waubel pour la production 'électrolytique des chlorates, bromates, iodates et hypochlorites . . : . . 319
- La fabrication électrolytique du chlorate de
- calcium. —F. Octlcl................437
- Sur l'acétylène et ses applications. — E. Hu-
- bm.........................• 315
- Cuivrage galvaniqûe des coques de navires.
- — Thomas S. Crâne..................314
- Dissolution des métaux précieux dans les
- électrolytes. — M. Margules. . . 200
- Obtention de solutions de métaux au moven .
- de l'arc électrique.—Brédig.. . . 438
- MESURES
- Nouveau modèle de pile étalon. — A. Mauri. 320 Sur Le maximum de sensibilité des galvanomètres à cadre mobile. — C. Féry. s 10 Note sur les meilleures conditions d'emploi du galvanomètre différentiel pour la mesure des faibles résistances —
- J.-R. Pomey....................247
- Etude sur le pont de Kelvin et Varley. —
- A . Tobler.....................428
- Instruments de mesures. — H. Armagtïht. 331
- '407, 457 et 494
- Compteur Aron...........................458
- Compteurs F.vershed et Vignoles. ..... 409
- Compteur Feldmann.......................493
- Compteur de S.-Z. de Ferranti...........460
- Compteur Hookham . . -............. 494
- Compteur Georg. Hummel..................437
- Compteur Shand,....................... 496
- Compteur Steinmetz.........................497
- Compteur Thomson et Pratt..................497
- Compteur électrolytique de Charles Orme
- Bastian.........................407
- Compteur de temps Caudcray.................332
- Compteur- de temps Bastian à prépaiement. 408
- Indicateur à maximum Wright .'..........331
- Mécanisme à prépaiement de De Beaumont. 333
- Métanismede prépaiement de W.-F. Browne 333' Mécanisme de prépaiement de Walter Em-
- mott............................334
- Mécanisme de prépaiement de William Dob-
- son Watson.................... 335
- Sur l'hystérésimètre construit par MM. Blondel et Carpentier.—Marcel Dcpre^t 148 Sur les hystérésimètres construits par M. Marcel Deprlz et par MM. Blondel et Carpentier. — A, Blondel . . , 337
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-
-
-
- 530
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVIII. — N° 13.
- Appareil Boucherot pour la mesure des
- couples moteurs....................259
- Analyse électrolytique. — G. Arih .... 88
- Séparation du nickel et du fer. — B. Neumann. 88
- Dosage, du plomb dans les métaux industriels. — Hollard................. 89
- Dosage* du manganèse. — Fréd. Kacppel . . 90
- DIVERS
- Sociétés savantes et techniques.
- Société internationale des Électriciens. —
- 4 janvier 1899. 62
- Coupe-circuits et interrupteurs. —
- Brunswick. . . 62
- Coupe-circuits et interrupteurs. —
- Yedovelh . . . Idem. — Mornat 62 • • •* 0
- :e du ior février 1 899. Interrupteurs
- et coupe-circuits. — Grosselin, Z et-
- ter et Brunswick. ....... 228,290
- Sur l’ambroïne. —Jules Korda. . .. 229 Séance du 1“ mars. Récupérateurs d’énergie et transformateurs redresseurs. —
- Maurice Leblanc. . .........398
- Réaction d’induit dans les machines dynamo-électriques.—R.-A. Picou. 398
- Société française de' physique. — Séance du f> janvier 1899. — Sur la transforma-
- tion des rayons X par les différents corps simples. - - G. Sagnac. ... 64
- Séance du 20 janvier 1899. — Perte de l’électricité par évaporation de l’eau électrisée ; application à l’électricité atmosphérique. —Pellat. .... iso-Séance du 3 février 1899. — Une nouvelle classification des éléments. — Delaxt-
- nay................................231
- Dispersion anomale de la vapeur de
- sodium. — H. Becquerel.............231
- Séance du 17 février 1899. — Influence du magnétisme sur la conductibilité calorifique du fer. — Désiré Korda. 310 Sur l'actioh chimique des rayons X.
- — M. Villard. . ...................311
- Séance du vendredi 17 mars 1899. — Télégraphie sans fi h —M. Tissot . . . 467
- Interrupteur Wehnelt. — M. Villard. 467
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-
-
-
- TABLE DES NOMS D’AUTEURS
- A
- Alioth. — Commutatriccs................ 20
- .Allcemeine Elektrtcitarts Gesellschaft . —• Commutateur d'allumage et d’extinction automatiques 182
- Accumulateur....................326
- Allmaxna Svenska Et.ektriska Aktiebolaget.
- Dynamos.......................421
- Andrews. — Insçripteur.................287
- Armagnat (H.).Instruments de mesures. 331,
- 407, 457, 494
- Aron. — Compteur.......................458
- Arons (I/.). — Calcul simple de l'effet d’écran magnétique dans un cas schématique .....................................236
- Nouvelle ‘forme de l'interrupteur à
- Arsonvai. (d’j. Sur l’interrupteur électro-
- t tytique de Wellnelt...............399
- Arth (G.). — Analyse électrolytique. ... 88
- Ascoli (M.). — (Voir Stcfanini A.) . . . . 234
- Auvkrt (M.). — Locomotive électrique à grande vitesse de la Compagnie Paris-Lyon-Méditerranée....................263
- B
- Bagard (H.). - - Sur les variations de résistance d’un conducteur électroly tiq ue dans un champ magnétique. ... 173
- Bastian (Ch.-Orme). —Compteur électrolytique .....................*.................407
- Compteur de temps à prépaiement. . 408
- Battelli. — Effluves électriq ues unipolaires *
- dans les gaz raréfiés................320
- Battelli (F.). — (Voir Prévost J.-L.) . . . . 479
- Beattie (Robert). — L’interrupteur électrolytique de Wchnclt.............................470
- Beaumont (de). — Mécanisme à prépaiement ........................................333
- Becquerel (H.). — Dispersion anomale de la
- vapeur de sodium.....................231
- Bemont (G.;. - (Voir Cvrfe(P.)etM™ Curie) 151 Benenson (M.). — Sur le calcul des forces électromotrices des machines à courants polyphasés...........................3^,6
- Bishop. — Four électrique pour l’étirage des,
- fils métalliques................ 32
- Blondel (A.). — Sur l’arc à courants alternatifs ......................................... 32
- Sur lès hystérésimètres construits par M. Marcel Deprezet par MM. Blondel et Carpentier............227
- Blondel (A.) et Hanaeek (S.). — Sur les mo1
- teurs à champ tournant......... 156
- Blondin (J.). — Télégraphie par ondes hertziennes , système synthone O.
- Lodge et À. Muirhead............ 81
- Bliim. --(Voir JUdridgc,'Clark'). ..... 143
- Bonacini (Cri. — (Voir Malagoli) .... 66, 72
- Bouchrroï. — Appareil pour la mesure des
- couples moteurs,...............359.
- Brldig. —Obtention de solutions de métaux
- au moyen de l’arc électrique . . . 438
- Brilué et'VioREux. — Lampe diflérentielle . 174
- Broca (André). —.Décharge disruptive dans le vide. Formation des rayons ano-
- diques...................'. . . . 3S4
- Brown (Sidncy). — Dynamo à courant con-
- Browne (W.-F.). — Mécanisme de prépaie-
- Brunswick. — Coupe - circuits et nterrup-
- Interrupteurs et coupe-circn ts . . .
- Burton.’—Four pour le traitement des minerais sulfurés .......................
- C
- Cahen (A.-A.) et Doxaldson (J.-M.). — Comparaison entre la charge des accumulateurs à potentiel constant et la ' charge à intensité contante particu-
- p.531 - vue 530/737
-
-
-
- 532
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVIII. — Nu13
- librement au point de vue du rende-
- Cannevel. — Dynamos à courant continu. . 243
- Cardani (P.).— Sur les phénomènes thermiques dans les circuits de décharge
- des condensateurs.................276
- Application de l'alcalimétrie à la mesure des courants de décharge
- des condènsateurs.....................279
- Sur une nouvelle méthode pour la mesure delà conductibilité des électrolytes .............................280
- Chassy fA.'i. — Influence de la pression sur
- la capacité initiale de polarisation . 36
- Cheffky, James et Ward. — Dynamo à courant continu..................................298
- Clark. — (Voir Eldridge.)...................t43
- Compagnie d’Oerlikon. — Accumulateur . . 326
- Compagnie parisienne des couleurs d'aniline.
- — Procédé d'oxydation par élcctro-
- lyse des sels de chrome...............520
- Cotton. — Biréfringence produite par le champ magnétique liée au phénomène de Zeeman......................520
- Crâne (Thomas S.). — Cuivrage galvanique
- des'coques de navires.............314
- Créés. Durban et Gore. — Four à carbure
- de calcium . . . ..................... 17
- , Crofoot et Granger. — Sélecteur...........288
- Curie (P.), Mmc Curie et Bémont (G.). — Sur • une nouvelle substance fortement radioactive contenue dans la pechblende .....................................1 s 1
- D
- Davies. — Lampe à arc.......................180
- Delaunav. — Une nouvelle classification des
- éléments.............................231
- Demarçay (Eug.). — Sur le spectre d'une substance radioactive............................ i=>3
- Deprez (Marcel). — Sur l’hystérésimètre ♦ construit par MM. Blondel et Carpentier ...................................... 148
- Deri (Max). — Dynamos et moteurs à cou-
- ‘ rant continu. ;..................... 419
- Moteurs alternatifs à grande puissance
- de démarrage.........................462
- Deslandres ( H.). — Remarques sur les rayons
- cathodiques simples...................us
- Dewar (James). — (Voir Fleming J.-A.) , . 238
- Dobell — Piles à charbon ..... 432
- Donaldson (J.-M.j.— (Voir Cahcn A.-A.) . 503
- Ducovsso. — Appareil pour la manœuvre électriqiK; des aiguilles et signaux
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- Voitures Columbia................... 167
- Durban. — (Voir Créés.)....................... 17
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- l’arc voltaïque.................... 143
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- Ksson (W.-B.). — Transmission électrique de
- l'énergie dans les mines...........120
- Eversiied et Vignoi.es. —Compteurs. . . . 409
- F
- Farrell. — (Voir Moores.)..................299
- Feldmaxn. — Compteur. .....................495
- Ferranii (S.-Z. de). —• Compteur...........460
- Féry (G.). — Sur le maximum de sensibilité
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- Fischer. — Horloge électrique..............2S7
- Fleming (J.-A.) et Dewar (James). — Susceptibilité magnétique de ('oxygène liquide et de quelques corps aux très
- basses températures...............238
- L’interrupteur électrolytique de Weh-
- F’romme (C.). —Sur la viscosité magnétique. 232 Fynn (V.-A.). — Dynamo à courant continu
- et à haute tension................241
- G
- Gore — (Voir Créés.)........................ 17
- Granger. — (Voir Crofoot.)...................288
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- dans les conducteurs................307
- Grossklin.—Interrupteurs et coupe-circuits. 228
- Grunewald. — (Voir Hladik.)..................328
- Guillaume. — Remarques sur les aciers au
- nickel. 360
- p.532 - vue 531/737
-
-
-
- !' Avril 1899.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- Gljlbert (C.-ig. — Dynamos à courant continu ............................ 241, 298, 417
- Les commutatrices...................421
- Guillet (Victor;. — Propriétés des aimants
- rectilignes.......................441*
- Guy (A.-F.}.-^ Balais pour dynamos. . . . 242
- Hagen :'G.'j, • Accumulateur...............
- IIaiæ iR.-S) et Codman (S. j. — La tarification Etats-
- Un
- ique
- Halske. — ;Voir Siemens.). 17,
- Hammacher. — Accumulateur..............
- Hanappk (S.). — (Voir Blondel A. ).....
- Hart. — Accumulateur...................
- Hartmann (E.). — Rendementscomparés des machines actionnées en groupe ou
- isolément.......................
- Hartuxg. — Accumulateur.,.............
- Hi.adik, Grunewald. — Accumulateur . . . Hollard. — Dosage du plomb dans les mé-
- tauüc industriels...............
- Hookham. —Compteur.....................
- HoppE(Ed.). —Théorie des accumulateurs. Houllevigue ; L.). — L'électricité à Lvon en 1898............................ . , .
- Sur les propriétés irréversibles des fer-
- ickcls
- Hi;
- Lampe à arc . Hubou(E.). — Sur l'acétylè
- Hummel (Geon
- • Compteur. '......*457
- James. - (Voir Cheffcy.) Johnson (K.-H) et Lundell (R.(
- — Contribution nulateurau plomb
- la capacité avec la concentration de
- l (’Fred). — Dosage du manganèse. . e(A.). — Spectres de quelques éléments dans -la décharge continue à travers les tubes de Geissler : rela-
- tion entre l'émission lumineuse, l'intensité du courant et la pression. Kapp (Gisbcrt). - - Théorie des connnuta-
- Kirstaedter (IL). — Aimantation des tores
- pleins et des tores creux..........
- Klostkrmann. — Lampe à arc..................
- Korda (Jules). — Sur Fambroine..............
- Korda (Désiré). — influence du magnétisme surlaconductibilitécalorilique du. fer
- Lacko. —Lampe à arc.......................- 177
- Lake (FI.). — Accumulateur................248
- Lamotth (M.). - - Théorie de l'électricité et
- de la chaleur de M. Riecke. . 204, 290
- 412, 4^2, 491
- Langhans. - Filaments de lampes en carbure
- de silicium.........................446
- Latrille (M.). — Passage des ondes électromagnétiques à travers les fentes. . SfO Leblanc (Maurice). — Sur la synchronisation des alternateurs accouplés en parallèle........................................124
- Étude spéciale des propriétés des machines d'induction. 16i, 249, 476, 488
- T eh Mann et Mann. — Accumulateur...........2s8
- Lodge et Muirukao. — Système télégraphique
- par ondes hertziennes........8t, 100
- Loppé (F.). — Accumulateurs électriques. . 424
- 3Ï7, 446
- Lundell (R.).—(Voir Johnson E.-H . . . . 417
- Mac Lachlan. — Propulseur électrique por-* tatif pouf* bateaux de plaisance. . . Mamoïti (G.-B.) et Pkscktto (F.). — Sur le procédé de démarrage des moteurs asynchrones monophasés de M.
- Malagoli (R.) et Bonacini (C.). — Sur la diffusion des rayons Rœntgen ... 6
- Margui.es (M.). — Dissolution des métaux précieux dans les électrolytes . . .
- Majf.rt (Wï). — Accumulateur............
- Mann. — (Voir Lehman»)..................
- Marchéna (E. de). — Étude sur l'emploi et le fonctionnement des convertisseurs rotatifs................................
- p.533 - vue 532/737
-
-
-
- T. XVIII. — N° 13.
- 534
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Marquant* — Accumulateur .... 253
- Martinez (G.). — Appareil de-commande
- électrique de gouvernail.............461
- Mauri (A.). — Nouveau modèle de pile étalon ....................................... 320
- Maxim. — Pour la fabrication du carbure de
- calcium..............‘........... 99
- Four à carbure de calcium..............'17
- Mkmmo. — Four à carbure de calcium ... 16
- Meunier. — (Voir Vignon Léo.).................478
- Meyer (Ad.). — Résistance électrique du
- contact entre deux sphères d'acier . 439
- Moores et Farrei.i., — Dynamo à courant
- continu..........................299
- Morian. —Accumulateur.....................328
- Moknat. — Coupe-circuits et interrupteurs . 63
- Moureaux (Th.). — Valeurs absoluesdes éléments magnétiques au V janvier
- 1899.............................t 18
- Muller (P.-Th.). — Sur la conductibilité des
- électrolyses dilués..............322
- Muirhead. ~ (Voir Lndge.)............81. 100
- N
- Neumann (B.). — Séparation du nickel et du
- fer.................................. 88
- Nolan (K.). — Procédé pour la fixation des
- induits..............................244
- O
- Œttel (F.). — La fabrication éleclrolylique
- du chlorate de calcium.............437
- Otto (M.). — Procédé d'oxydation par électrode des chromâtes................. 520
- Marshall (H.-F.). — Retours par la terre pour
- tramways électriques..............128
- Parvillée frères. — Appareils de chauffage
- électrique.........................138
- Pausert (T.); — Lampes à arc enfermé
- * Thomson-Houston....................... 91
- Peebles. — (Voir Picskionc, Portheim.). ». . 299
- PeLlat. — Perte de l'élcctricitc par évaporation de Peau électrisée ; application à l'électricité atmosphérique ... 150
- Pellat (H.). — Electrisation de la vapeur émise par un liquide électrisé. Vapeur émise par un liquide non élec-
- trisé. Application à Tglectricité atmosphérique. Influence des fu-
- mées . . .............. • : 481
- De l'augmentation de l'intensité . moyenne du courant par l'intro-
- duction du primaire de I4 bobine dans le cas ou l'interrupteur électrolytique de Wchnelt.............509
- Pérot(A.). - • Sur l’expression de Féhergie d'un circuit et la loi de J'électro-
- aimant........................ .193
- Perry (H.-H.). Machine pour tourner et
- polir les collecteurs de dynamos. . 423
- Pescktto (F.). — Accumulateur............... 237
- (Voir Maffioti. )..................... 145
- Pickstone, Portheim et Pkebles. — Dynamo
- à courant continu...................299-
- Picou (R.-V,;. —Réaction d'induit dans les
- machines djuiamo-électriques. . . 398
- Pisr.A. — Accumulateurs pour automobiles
- électriques......................... 86
- Pochettixo ( A.). - Méthodes pour déceler
- les ondes électriques................138
- Pockels (F.). — Détermination do l'intensité maxima d’un courant de décharge d'après son action magnétisante. . 431
- Poincaré (H.). — Le phénomène de Hall et
- la théorie de Lorentz................27s
- I. "énergie magnétique d'après Maxwell et d'après Hertz.. ........ 361
- PomerOy. — Lampe à arc...................... 181
- Pomey (J.-B.). — Note sur les meilleures conditions d’emploi du galvanomètre différentiel pour la mesure des
- faibles résistances.................247
- Démonstration nouvelle du théorème de Thévenin. Application à la discussion de la méthode de Mance . 121
- Portheim. — (Voir Pickstone.)................299
- Pratt. — (Voir Thomson.) !...................497
- Precht (J.). - -Sur l'expérience de dérivation
- de Faraday..........................317
- Attitude magnétique dés décharges électriques dans l'air à la pression
- normale.............................319
- Precht. — Une nouvelle méthode de démonstration des expériences de
- Hertz....................... 317
- Prévost (J.-I.) etBATTELLi (F.y — Effets des
- courants alternatifs sur les animaux. 479
- p.534 - vue 533/737
-
-
-
- i"r Avril 1899.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- R
- Regnolds. —Arrct magnétique à distance . 286
- Reyval(J.). — Les. tramways électriques de la compagnie des omnibus et tramways de T.y on....................... < . . 212
- Accumulateurs électriques...............253
- Accumulateurs Pisca pourautomabiles
- électriques.......................... 86
- Nouveau tableau commutateur pour réseaux téléphoniques de la Société industrielle des téléphones .... 297
- Appareils de chauffage électrique Par-
- villée frères et Cl~............... 138
- Les progrès de l'industrie électrique
- ^ 1898................................ 5
- Richard (G.). — Les lampes à arc.. .... 174
- Les fours électriques. . .............. 15
- Applications mécaniques de l'électricité.........................28 c
- RieckiC (V!- Théorie de l'électricité et de
- la chaleur. . . 204, 290, 412, 4^2, 491
- Righi (Auguste). — Sur l’absorption de la lumière par un corps placé dans un
- champ magnétique.................t t r
- Nouvelle forme de l'expérience de
- I.echer..........................280
- Ritter (R.-B.). — Les commutatrices. . . 20, 48 Ritter von Geiti.hr (J.). — Différence de nature physique entre les rayons cathodiques et les rayons.de Rœntgen......................................... 196
- Roberts. — Four à carbure de calcium. ... 16
- S
- Sagnac (G.). — Sur la transformation des
- rayons X par la matière..............)i
- Sur la transformation des rayons X par les différents corps simples. . . 64
- Sarcia (E.). — Tramways électriques à accumulateurs de la ville d’Ostende . . 222
- Schoûp. — Rôle des impuretés dans les accumulateurs....................................323
- Procédé pour la purification de la matière active des accumulateurs. . 323
- Schulze. — Accumulateur......................331
- Sengel (A.). - Dispositif d'excitation des dynamos en dérivation sous la moitié de la différence de potentiel aux
- bornes............................. 188
- Shand. — Compteur............................496
- Siemens et Halske. — Lampe à arc............. 180
- Four à carbure de calcum............... 17
- Foür à distillation.................... 17
- Simon (Edouard). — Applications de l'électricité dans les fabriques de passementerie de la région de Saint-
- Etienne..............................397
- Société Austria. — Accumulateur...............329
- Société générale des industries économiques.
- — Dispositif de régulation...........246
- Société des horloges électriques Cauderay .
- — Compteur de temps..................332
- Starke (H.). — Réflexion des rayons cathodiques..................................
- Stir l'action des rayons Je Rœntgen sur la décharge par l’étincelle. . . 317
- Stéfanini (A.) et Ascoli (M.). — Sur la pénétration du magnétisme dans le fer. 234 Steinmetz (Ch. Proteus). — Les commuta-
- trices...............................337
- Steinmetz. — Compteur.........................495
- Swinton (A.-A. Campbell). — L’interrupteur
- électrolytique de Wehneit. . . . 470
- T
- Tietz (Martin). — Expériences sur la télégraphie hertzienne...............................107
- Tissot. — Télégraphie sans fil................467
- Thomson et Pratt. -- Compteur.................497
- Thomson-Houston. — Lampe à arc................180
- Lampes à arc enfermé................... 91
- Combinaieur pour quatre moteurs de
- traction.............................423
- Dispositif pour freinage électrique des
- voitures de tramways..................426
- Thompson (S.-P.) e$ Walker (M.). — Nouveau système de contact pour tramways électriques.............................. 61
- Thompson (Sylvanus-P.). — Convertissseurs
- tournants............................389
- L'interrupteur électrolytique de Web-
- Tobler (A.). — Le transmetteur automatique
- Muirhead à signaux bridés............223
- Étude sur le pont de Helvin et Varley. 428 Toepler. — Sur la décharge glissante le long
- de surfaces de verre.................318
- Toli.knaar (l).-F.). — Remarques sur le mémoire de E. Wiedemann intitulé : Influence mutuelle des différentes parties d'une cathode.........................313
- p.535 - vue 534/737
-
-
-
- 536
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVIII. - N" 13.
- Tommasi.(D). — Sur l'obtention du plomb
- spongieux pour accumulateurs . . 515
- Tripier (H.). — Retours par la terre pour tramways électriques, d'après Pars-
- hall.............................. 128
- Turpain(A.). — Sur le résonateurà coupure. 312
- U
- Unterberg.— D3’namo à courant continu. . 298
- V
- Vedovelli. — Coupe-circuits et interrup-
- Vignoles. — (Voir Evcrshcd)...........409
- Vignon (Léo) et Meunier. —Analyse de l'eau d'alimentation des chaudières en vue de son épuration chimique . . 478
- Vicreux.— (Voir Briîh'é)..............174
- Villard (M.). — Sur l'action chimique des
- rayons X.................... 194. J11
- Interrupteur Wehnelt . . . . .. . -. 467
- Volterra (V.). —Sur la décharge électrique dans les gaz et les phénomènes d’électrolvse.........................240
- W
- Wagner (P.). — Dispositif pour l'alimentation d'une lampe électrique pour
- bicyclette.................. 182
- Walker (M.). — (Voir Thompson S.-P.). . 61
- Walter (B.). — Sur la nature des rayons de
- Rœntgen..............•............ 198
- Sur le mode de production de l'étin-
- celle électrique.'.......* . . . 318
- Warburg (E.). — Sur la production de la
- décharge par les point.es...........319
- Ward. — (Voir Cheffcy, James)............... 298
- Watson (William-Dobson). — Mécanisme de
- prépaiement.........................333
- Watt. — Accumulateur.........................328
- Waubel. — Procédé pour la production électrolytique des chlorates, bromates,
- iodates et hypochlorites..........«ji»)
- Wehnui.t. - - Interrupteur élecfrolytique
- pour bobines d'induction............399
- Wesendouk (K.). — Sur la décharge par les pointes avec des courants alternatifs ....................................
- Sur l'action des gaz de la flamme sur
- les décharges électriques brillantes. 119
- Wiedemann (E. ). —- Transformation de l'énergie des rayons cathodiques en énergie lumineuse . ... t........................ 37
- Sur les phénomènes de luminescence . 440
- Wilson (Ernest). — Propriétés magnétiques
- du fer presque pur.................. 39
- Witz (Aimé). — Les stations centrales de
- hauts fourneaux.....................401
- Wood (P.). — Four à carbure de calcium. . 15
- Wright. — Indicateur à maximum...............331
- Z
- Zettkr. — Interrupteurs et coupe-circuits. . 229
- Zicklf.r. — Système télégraphique actino-
- t électrique...................... 1 ro
- I
- j
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-
-
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- p.n.n. - vue 536/737
-
-
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-
-
- SupplèmeT
- zlairaqe Électrique du 7 janvier 1899
- et a trouvé que ces mélanges deviennent explosifs quand la proportion d'acétylène dépasse 2,7 p. 100 (Journ.of Acetyl.Gas. light., 1898, p- n6).
- Le professeur Reynolds a étudié les mélanges d'acétylène et de gaz carbonique et a constaté qu'avec une proportion de 5 à 8 p. 100 de ce dernier gaz on ne diminue pas sensiblementlepouvoiréclai-rant, mais on évite la formation de champignons de noir de fumée sur les brûleurs, fait qu'il ne s'explique pas d'ailleurs {Engineering, 28 octobre 1898).
- La haute température produite parla combustion de l’acétylène a été mise à profit par Weber, de Zurich, dans la construction d'une lampe dont le pouvoir éclairant résulte de l'incandescence des matières réfractaires (Dingler's Polytechnic tournai. X. CCC1X, p. 119 et ] 79).
- Dans un récent mémoire (Chemiker Zeitung, t. XXII, p. 281), Wolf a insisté sur la nécessité de purifier l’acetylène et recommande dans ce but l'emploi d’hydrate ferriquepour enlever l’hydrogène sulfuré, de chlorure de chaux pour enlever l'hydrogène phosphore, et d'eau pour arrêter le gaz ammoniac ; l'acctylènc ainsi purifié aurait une odeur ' légèrement éthérée.
- Transmissions électriques dans les papeteries.
- • — Les importantes fabriques de papier de MM. Lev-kam et Clu, à Josefsthal (Autriche), sont depuis l’an dernier munies d'une installation électrique comprenant des moteurs à induction de puissances diverses utilisant 600 chevaux encourants triphasés produits dans une station hydraulique située à ,3 km de l’usine. Les résultats de cette première instal lation ont donné lieu à de si réels avantages sur l'emploi de la vapeur que les propriétaires de l'usine ont chargé la maison Ganz et Cll! de l'installation d'un générateur triphasé de 1 000 chevaux dans l’autre usine qu’ils exploitent à Gratwein. Cette énergie sera, commeà l'usine de Josefsthal, utilisée par des moteurs à induction.
- Entraînée par cet exemple, la maison Spiro et fils fait installer actuellement dans sa papeterie de Krumau un générateur, également à courants triphasés, qui sera- mû par un moteur à vapeur de 300 chevaux. L’installation qui comporte déjà une turbine Laval et deux dynamos aura une puissance totale de 400 chevaux électriques. U.
- Transport d’énergie par courants triphasés dans la nouvelle usine à coke d’Orlau (Autriche). — Cette usine, qui ne comprendra pas moins de 60 fours à coke et dont la mise en exploitation aura lieu dans les premiers mois de l'année 1899, sera dotée d’une importante installation électrique comprenant 4 moteurs de 400 chevaux chacun accouplés à des alternateurs triphasés- qui alimenteront
- L’éclairage de l'usine assuré par 24 lampes à
- Tramvay électrique intei
- trique s’étend à l’extérieur, réunissant des villes situées quelquefois à des distances de plusieurs dizaines de kilomètres. La ligne de tramway qui vient d’être installée entre Anderson et Marion, dans l’Indiana, en est une nouvelle preuve.
- Ces deux villes, dont la première possède 15000 habitants et la seconde 18 000, sont distantes de 50 km environ. Entre elles sont situées de nombreuses cités, toutes très prospères grâce à l’utilisation qui y est faite du gaz naturel qui est très abondant dans la région. Aussi, bien que cette région fût desservie par de nombreuses voies de chemin de fer, de nombreux projets ont-ils été mis à l’étude dans le but de relier entre elles ces cités par des tramways électriques.
- Ces projets viennent de recevoir un commencement d'exécution par la mise en exploitation d’une ligne allant de Anderson à Marion, en passant par diverses cités dont les principales sont Alexandria (9000 habitants), Summitviile (2000 habitants), Gascity ,4500 habitants;, et par la construction d’un embranchement de Alexandria à Elwood (12 üoo habitants), qui sera livré à la circulation dans quelques semaines.
- La ligne principale, presque en ligne droite, a environ 55 km de longueur; l’embranchement en a 14. Cet embranchement et la moitié de la ligne principale sont exploités par la Compagnie de
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- Société anonyme au capital dr 600,000 francs
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-
-
-
- Supplée
- VUI
- traction de Anderson, dont le réseau avait déjà auparavant une longueur de 34 km. I-a seconde moitié de la ligne principale est exploitée par la Compagnie de .Marion, dont le réseau se trouve ainsi atteindre une longueur totale de 70 km environ. Le transbordement des voyageurs des voitures de l’une des compagnies dans celles del’autre se fait à Summitville, où se trouve une gare couverte avec salles d'attente.
- La ligne est à voie unique, avec évitement ; elle est tracée à travers champs parallèlement à une ligne de chemin de fer. L’inclinaison des pentes ne dépasse pas 1 p. 100, sauf en un endroit où elle atteint 4 p. 100. Les rails sont réunis électriquement par des joints plastiques Brown. Le fil de trôlet est supporté par des poteaux en bois de cèdre.
- T.es voitures motrices, au nombre de 10, ont 15 à 16,5 m de long. Quatre d’entre elles sont équipées avec deux moteur? Westinghouse de 50 chevaux : 6 avec 4 moteurs Westinghouse de 35 chevaux; elles peuvent rneh-chcr à une vitesse de8okm-h. Les voilures de remorque ont 14,5 m de long; comme les voitures motrices, elles sont montées sur deux boggies et sont très luxueusement aménagées. Les unes et les autres sont munies de freins à air comprime- Le matériel roulant comprend en outre trois voitures spéciales pour le service de la poste et des marchandises.
- Le système de signaux employé sur la ligne est celui de Ramsey, avec signal d’arrêt tous les 5 km. Les stations sont d’ailleurs munies de postes téléphoniques et tous les 800 m environ se trouvent des cabines permettant au conducteur de tramway de téléphoner en cas de besoin.
- Jusqu'ici le courant nécessaire à l'alimentation des lignes est fourni par les usines des compagnies exploitantes; mais la Compagnie d’Anderson se propose de construire une usine dan? le voisinage d’Alcxandria, d’où, comme il a été dit, part l’embranchement de Elwood.
- Pour aller d’une extrémité à l’autre de la ligne, il faut environ trois heures, arrêts compris, cc qui donne une vitesse commerciale de 16 kiri-h. Mais comme les arrêts sont très longs, on espère arriver à réduire la durée du parcours à deux heures. Le prix du parcours total est de 1,50 fr, soit un peu moins de 3 centimes, par kilomètre. Ce prix est environ le tiers de celui que fait payer la Compagnie du chemin de fer reliant Anderson et Marion. Malgré la concurrence qui semble devoir résulter de cette différence de prix, la Compagnie de chemin de fer, loin d’apporter des entraves à la construction du tramways La au contraire favorisé en lui facilitant la traversée de ses voies; elle estime, en effet, que les 65000 habitants de la région desservie par le tramway peuvent assurer à celui-ci un
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- Supplér
- ment à L’Éclairage Électriqi
- tratic suffisant et sans diminuer le trafic du chemin de fer. et jusqu’ici l'expérience lui a donné raison.
- Emploi de l’électricité pour l'agriculture en Allemagne. — La ferme de Dahlwitz est desservie en lumière et en énergie par une station centrale d'une puissance de 60 chevaux. Pour l’éclairage, on se sert d'un courant alternatif à i <><><> volts, dont le voltage est réduit sur les points d'utilisation. Pour les pompes, les charrues et autres machinée, le
- La consommation totale d'énergie par an est de 111300 chevaux-heure, dont moitié environ pour le labourage pratiqué sur à peu près 100 hectares de superficie, ce qui fait ressortir le prix du labourage électrique à un taux inférieur à celui du labourage
- Pour le labourage on se sert d’une voilure contenant le moteur auquel le courant est amené par des câbles souples fixés à des poteaux répartis sur l’étendue du domaine et relies à l’usine centrale. Le moteur entraîne la charrue. Le personnel se compose cle trois hommes. Les sillons ont 20 à 25 cm de profondeur et 1.3c m de large environ, la vitesse de la charrue est de 1 m par seconde, et la consommation de courant, à l’usine, varie entre 30 et 50 ampères
- Des expériences faites dans les domaines royaux de Sillium et Clœden ont également donné de bons
- Une communication officielle du ministre de l'agriculture évalue le coût du labourage électrique d'un sol compact pour culture profonde, de 140 à 170 fr l'hectare, alors que le prix de labourage à
- Adjudications, avis, offres et demandes.
- demandent, avant le ier mars, des soumissions pour la fourniture des pompes, des moteurs et des chaudières d'une usine élévatoire d’eau.
- — fcnsnnntae (Rnssic). - On nous. informe qu’il est question de construire un tramway électrique reliant Gosnowice-Dombrova et Trelady.
- — Herrera «le Plsnorga Espagne.. — La municipalité demande des soumissions pour la concession de l’éclairage électrique de cette ville (province de Valence) pendant une période de six ans.
- — >larrli(‘ua (Espagne). — La municipalité invite les constructeurs à lui faire des offres pour l’éclairage à l’électricité des rues de la ville (province de Séville) pendant une période de trente ans.
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- BIBLIOGRAPHIE
- Electricité; première partie, théorie et production, par E. Dacremont, conducteur des ponts et chaussées. Bibliothèque du conducteur de travaux publics, Veuve Ch. Dunod, éditeur; prix : 12 fr.
- 11 existe en français un nombre respectable de traités d’électricité générale pour la plupart destinés à s’en tenir à une première édition, ou à des éditions très éloignées. Quelques-uns toutefois ont la faveur du public très nombreux qui tient à étudier les phénomènes électriques avec quelques détails. Celui-ci, de M. Dacremont, appartiendra-t-il à cette classe de privilégiés ? Il y a tout lieu de le
- Il est, en effet, malheureusement très rare de rencontrer un livre aussi didactique, et je n'en connais pas d’autre que le traité de M, Eric Girard qui puisse lui être comparé.
- I,‘auteur n’a évidemment pas cherché à faire une œuvre éminemment personnelle ; on sent au contraire souvent la compilation d’ouvrages existants, mais en glanant ainsi dans les traités connus il a pu facilement arriver à constituer une œuvre sérieuse, compacte, facilement absorbable par les débutants et empreinte d'un caractère tout spécial de rigorisme d’expressions et notations qui font
- U11 des points essentiels du livre de M. Dacremont, et que beaucoup d’auteurs ont pris l'habitude d.e considérer comme secondaire, est l’esprit particulièrement C G S dans lequel il est conçu. Les unités y occupent une large place tant dans les notions préliminaires que dans le cours de l’ouvrage.
- Ce traité comprend dix chapitres qui sont les soi-
- Etude générale des phénomènes électriques, condensateurs, énergie du courant électrique ;
- Files thermo-électriques ;
- Piles hydro-électriques ;
- Magnétisme, électro-magnétisme, induction électro-magnétique ;
- Courants alternatifs ;
- Machines dynamos à courants alternatifs ou alternateurs ;
- Machines dynamos à courant continu ;
- Transformateurs ;
- Accumulateurs ;
- Méthodes et appareils de mesures électriques.
- La nomenclature des titres des sous-chapitres n’apprendrait rien aux lecteurs ; disons simplement que pour un ouvrage didactique le livre de M. Dacremont est suffisamment à jour en ce qui concerne les travaux récents, tant sur les courants alternatifs
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- que sur les questions de science pure. Quelques paragraphes sont cependant plutôt insuffisants et gagneront beaucoup à être un peu plus développés dans une nouvelle édition.
- En résumé, l’ouvrage de M. Dacremont constitue un des meilleurs ouvrages d'électricité générale que nous ayons lus, et aura certainement le succès
- L’éditeur mérite également quelques compliments, disons toutefois que les caractères nous paraissent un peu petits et les figures schématiques trop souvent empâtées.
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- Télégraphie pratique; par L. Montillot, inspecteur des Postes et Télégraphes, Unvolume cartonné, toile pleine, grand in-8u de’ 624 pages, 365 .figures dans le texte, 6 planches hors texte, de la Bibliothèque pratique de l’électricien. Vve Ch. Dunod, 49, quai des Grands-Augustins, éditeur. Prix : 25 fr.
- Les ouvrages techniques publiés dans ces années sur la télégraphie ne sont pas rares ; mais tandis que les uns sont de simples monographies ne se rapportant chacune qu’à un appareil déterminé, les autres renferment des théories souventinabordables pour le praticien. Entre ccs deux genres d’ouvrages, i! y avait place pour un troisième donnant la description des appareils et dispositifs d’usage courant dans la pratique en même temps que les notions théoriques indispensables pour en comprendre le fonctionnement. C’est cette place que M. Montillot revendique pour l'ouvrage qu’il vient de faire paraître dans la Bibliothèque pratique de l’électricien.
- La lecture de l’ouvrage montre que cette revendication est juste et que dans lé choix des nombreux documents rassemblés dans les 624 pages qui le composent, l’auteur a toujours été guidé parlesouci de rester élémentaire et compris de tous, évitant à la fois les calculs compliqués et les détails oiseux.
- Dans les premiers chapitres, M. Montillot initie le lecteur aux principes de la télégraphie, décrit les électro-aimants, les appareils accessoires : commutateurs, paratonnerres, galvanomètres, parleurs, relais; les sources d’électricité : piles Callaud, piles Leclanché, accumulateurs et aborde, avec le chapitre iv, la description des appareiTs transmetteurs et récepteurs en usage sur les lignes télégraphiques françaises, description qui n’occupe pas moins de
- Parmi ces derniers nous signalerons tout particulièrement les trois qui sont consacrés au Hughes, au Baudot, au Wheatstone et au siphon-recorder. Depuis l’ouvrage classique de M. Borel, intitulé Etude du télégraphe Hughes, ouvrage qui remonte à 1873 et qui est aujourd’hui, épuisé, l'appareil Hughes a été notablement modifié; le livre de M. Montillot
- indique ces modifications. Quant à l’appareil Baudot, aucune étude complète n’a encore été publiée sur lui, et cependant cet appareil sc répand chaque jour de plus en plus aussi bien à l’étranger qu'en France. Pour le Wheatstone, pour en trouver une étude approfondie, il faut remonter à l'ouvrage de M. Le Tuai, édité en 1876, époque depuis laquelle l’appareil a reçu de nombreuxperfectionnements en même temps que son emploi sur les lignes sous-marines sc développait et donnait lieu à la création d'appar eils accessoires tels que les appareils Bel?, cl Brahic, le perforateur Terrin, etc.
- consacrés à l’installation des lignes aériennes, souterraines et sous-marines ; pour ces dernières l’auteur s’est borné avec raison aux généralités indispensables, les installations sous-marines ne pouvant être évidemment considérées comme étant de pra-
- L’exposé des méthodes employées pour les essai* des lignes et appareils forme la matière du cha-
- Enfin un dernier chapitre est consacré aux perturbations et dérangements. M. Montillot en indique les causes (aurores boréales, courants telluriques, orages, etc.) et les moyens pratiques de les rechercher et de les localiser.
- On peut, par cet aperçu des matières qui sont traitées dans l’ouvrage, se rendre compte que le praticien y trouvera les multiples renseignements dont il a besoin. Ce livre de télégraphie rendra donc service aux jeunes agents des Postes et Télégraphes qui, s’ils veulent prétendre aux grades supérieurs de cette administration, doivent justifier de connaissances assez étendues. Il rendra également service à ceux qui. possédant déjà la pratique de la télégraphie, voudront se rendre compte exactement de ce qu’ils font ou désireront connaître les perfectionnements dans les méthodes qu’ils emploient.
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- Tomo XVIII.
- Samedi 14 Janvier 1899.
- 6' Année. — N° 2.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- SOMMAIRE
- Sur la transformation des rayons X par la matière; G. Sagnac.............................................
- Les commutatrices ; J.-B. Rittf.r........................................................................
- La tarification de l'énergie électrique aux États-Unis;,R.-S. Hale et J.-S. Cod.man......................
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Grues électriques du port de Southampton..................'..............................................
- Roue de trôlet à graissage automatique......*............................................................
- Nouveau système de contact pour tramways électriques de S.-P. Thompson et M. Walker......................
- • REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- Société internationale des électriciens (séance du 4 janvier) :
- Coupe-circuits et interrupteurs, par Brunswick......................................................
- Société française de physique (séance du 6 janvier) :
- La transformation des rayons X par les différents corps simples, par G. Sagnac......................
- -Sur la diffusion des rayons Rœntgen, par R. Malagoli et C Bonacini......................................
- Sur la diffusion des rayons Rœntgen, par R. Malagoli ei C. Bcnacini......................................
- CHRONIQUE
- Le prix de revient de l'énergie électrique dans les usines génératrices américaines. - Le secteur d’éclairage électrique de la place Cliciiy...............................................................................
- SUPPLÉMENT
- Microphonographie, télégraphie hertzienne, éclairage sans fil. — Les installations électriques en Dauphine, — Traction èlcctriqu#. — Eclairage électrique. — Téléphonie. — Compagnie générale de traction électrique sur voies navigables. — Compagnie générale française de tramways. — Compagnie Lyonnaise de tramways. — Compagnie nouvelle des tramways de Roubaix et Tourcoing. — Société Lyonnaise de forces motrices du Rhône. — Société industrielle d’électricité procédés Westinghouse. —• Âvis, adjudications,
- offres et demandes.............................................................................
- Bibliographie. — Traité théorique et pratique du moteur à gaz, par Aimé Witz. — Chaudières à vapeur, par M.-J. Dejust. — Street raihvay roadbed, par MasoIi, D. Pratt et C.-A. Alden..............................
- 41
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- XIV
- Supplér
- à l'Eclairage Electriqi
- 1899
- NOUVELLES
- Microphonographie. télégraphie hertzienne, éclairage sans fil. — Dimanche dernier, avait lieu, chez M. Dussaud, une intéressante séance scientifique où ces trois sujets d'actualité ont été successivement exposés par MM. le docteur Laborde, Ducretet et Radiguet.
- Ainsi que nos lecteurs le savent, le microphonographe est constitué par un phonographe, un microphone et un ou plusieurs téléphones : le cylindre du phonographe met en vibration une membrane de microphone qui à son tour transmet le son, par l’intermédiaire de l'électricité, aux récepteurs téléphoniques;. on obtient ainsi un renforcement très considérable des sons. Cet appareil a été imaginé, il y a bientôt trois ans, par le professeur Dussaud en vue d’arriver à produire des sons particuliers susceptibles d’exciter et, pour ainsi dire, d’amorcer le phénomène de l’audition chez les sourds. Depuis * il n'a cessé d’etre perfectionné par son inventeur, par M. F. Jaubert, et par M. Berthon, administrateur de la Société des téléphones.
- Ce sont les résultats obtenus avec cet appareil qu’a exposés le docteur Laborde, apres avoir indiqué les faits d’ordre physiologique qui sont utilisés, dans l’application du microphonographe, au traitement de la surdité. Ces résultats sont fort intéressants : des sourds-muets de naissance, dont la mutité résulte de la surdité, parviennent à entendre et, par suite, à parler, à l’aide du microphonographe. Des expériences faites à la fin de la conférence sur deux sujets, l’un de 3 ans, l’autre de 42 ans, 11e laissaient aucun doute sur l’efficacité de la méthode. En terminant, le docteur Laborde a fait observer que M, Dussaud ne s'est pas seulement occfepé d’améliorer le sort des sourds-muets, mais qu’il a également songé aux aveugles pour lesquels il a imaginé l’appareil à reliefs mobiles qui a été décrit dans le numéro de ce journal du 24 septembre 1898 (t. XVI, p. 360) et qui a pour but de permettre aux aveugles d’acquérir la notion du mouvement et du déplacement d’objets lumineux.
- Apres la conférence du docteur Laborde, M. Du-cretet dit quelques mots de la télégraphie sans fils et des expériences qu'il a faites récemment sur ce mode de transmission entre la tour Eiffel et le Panthéon (voir Éd. Élect., t. XVII, p. 381, 26 novembre 1898). Les appareils ayant servi à ces expériences sont utilisés par le conférencier pour transmettre un message d’une salle à une autre.
- M. Radiguet fait ensuite fonctionner l’appareil productcür d’effluves électriques que beaucoup de nos lecteurs connaissent sans^outc déjà pour l'avoir .vu aux expositions de la Société de physiqub. Il montre que des tubes de Geissler placés dans le champ de l’appareil s’illuminent et répandent assez
- de lumière pour qu*on puisse espérer pouvoir arri- " ver à utiliser ce mode d’éclairage'sans fil.
- M. Radiguet présentait également un téléphone « haut parleur >, dont les sons, remarquables par leur netteté èt leur douceur, pouvaient être entendus de tout l’auditoire.
- Inutile d’ajouter que ces diverses expériences ont vivement intéressé les personnes présentes qui, pour la plupart, 'ne les connaissaient que par ouï-dire. C’est là, nous semble-t-il. un excellent moyen d’intéresser aux choses scientifiques un public qui jusqu’ici se trouvait porté à ne se préoccuper guère que de choses littéraires.
- Les installations électriques en Dauphiné. — Dans le numéro du 30 juillet dernier (t. XVI, p. 213) nous avons publié plusieurs tableaux qui montrent combien la région dauphinoise est riche en installa-, tions électriques.
- Un grand .nombre d’autres installations sont actuellement en projet ou en construction.
- Parmi les installations en construction -signalons l'installation hydraulique qu’établit la Société des forces motrices, à Grenoble. Elle utilise les chutes du Furon sur 300 mètres de hauteur et sa puissance sera de 1 500 à 2 000 chevaux suivant la capacité des réservoirs qui seront établis. L’énergie sera distribuée par courants triphasés, pour force motrice et lumière, dans les environs de Grenoble et jusqu'à Voiron, à 27 km de l'usine. Cette installation, dont la partie électrique est faite par la Compagnie L’Éclairage Électrique, doit* être mise en fonction vers le mois de février.
- Parmi les nombreux projets à l’étude il en est de vraiment grandioses; tels sont le projet d’utilisa-, tion des chutes du Drac (20000 à 25000 chevaux} et le projet d’utilisation des eaux des lacs du massif de Belledonne à 2000 m d’altitude (20000 chevaux).
- Traction électrique. — Gramida ^Espagne). — On vient de projeter l’établissement d’un chemin de fer entre Granada et la côte la plus proche de Cadix. Ce chemin de fer serait à traction électrique et utiliserait les nombreuses chutes d’eau qui se trouvent sur son passage. _ a.
- — Lausanor. — . a. Cotief, à Lausanne, agissant pour le compte de MM. Dufour frères, aux Avants, vient de déposer au departement fédéral des chemins de fer, à Berne, une demande de concession pour un chemin de fer électrique à voie étroite de > Lausanne à La Sallaz.
- Le point de départ de ce chemin de fer est la gare du Flc^i, puis de là il continue par le place Centrale, rue du Pré, Couvaloup, Saint-Martin, traverse la route de la Solitude près la buanderie Haldi-
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- à L'Éclairage Èle
- 1899
- XV
- mand, gravil la rue de l’Industrie et. arrivé au Vallon. s’introduit dans un tunnel d’une longueur de 285 m. La sortie de ce souterrain est au versant opposé, soit contre la Vuachère. De cet endroit, il remonte jusqu'à la Sallaz, où il se raccorde avec le réseau du chemin de fer électrique Lausanne-Mou-don, dont MM. Dufour sont également concessionnaires.
- La longueur te taie du réseau est de 2,750 km. Les rampes, sur tout le parcours, ne sont nulle part supérieures à 6 p. joo. La force nécessaire à la traction électrique sera fournie par les usines de Mont-bovon et Fribourg. Il est prévu, en outre du service des voyageurs, un service pour marchandises. Le nombre des trains circulant dans chaque sens sera d’au moins 8 par jour. Le trajet sera effectué en dix. minutes, y compris les arrêts.
- Les pris des parcours sont fixés à o,io fr par kilomètre et par voyageur ; pour les marchandises à un prix moyen de 0,70 fr la tonne kilométrique en grande vitesse, et à 0.35 fr en petite vitesse. Le devis estimatif prévoit une dépense totale de
- — Pari». — Une enquête est ouverte en ce moment sur le .projet relatif à l’établissement d’un tramway électrique à tarif réduit entre Neuilly et l'avenue Parmentier, à Paris.
- Letracé’dont le point de départ est au bois de Boulogne, près la porte du Jardin d'Acclimatation, traverse dans la banlieue : Neuilly, I.evallois, Cli-chy, Saint-Ouen, et dans Paris : la porte Pouchet, les rues Pouchel, de la Jonquière, Championnet, Ordener, Stephcnson, les boulevards de la Chapelle et de la Villette. les rues de Jessaint et Claude-Vellefauxpour aboutir avenue Parmentier:
- . La traction électrique se fera par accumulateurs.
- L'étendue de la ligne est de 14.307 km, compris 607 m d'embranchement.
- La concession est demandée pour 50 ans par MM, Bonnet, Adrien Duvand et Sincholle, avec le tarif suivant :
- Paris : 0,15 fr, impériale; 0,20, intérieur ; banlieue : 0,05, impériale; 0.10, intérieur dans la traversée de chaque commune.
- Après clôture de l’enquête, toutes les pièces seront soumises à l'examen d’une commission composée de MM. Le Grandais, Lex, Marquez, Parisse, conseillers généraux, et des maires de Neuilly, Clichy Levallois, des ir et 18e arrondissements de Paris-
- — Le Conseil municipal vient d'émettre un avis favorable à l’établissement de lignes de tramways de Neuilly à la butte Montmartre, de Puteaux à Notre-Dame-de-Lorette, et à l'établissement d'un tramway électrique de Saint-Ouen au carrefour Cadet.
- Éclairage électrique. — Albert. — il y a des pourparlers sérieux engagés entre la mairie et une Société.
- Il s'agirait de l'achat de l'ancienne filature et de la chute par MM. Bertincourt et C'°, pour l'installation d'une importante usine électrique.
- La Société, dit-on, serait décidée à prendre les lieux et place de la Ville pour soutenir le procès contre la Compagnie du gaz au cas où celle-ci se prévaudrait de son monopole.
- — Bicuuc (Suisse). — Le 19 décembre, s'est constituée BLenne l'établissement électrique de Hagneck, société par actions, au capital de 2 500 000 l'r, avec la collaboration de la société par actions Motor, de Baden.
- La Société a acquis l'établissement actuellement
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- XVI
- Supplée
- à L’Éclairage Electriqi
- 1899
- en construction pour l’eau et l’électricité, sur 1 Aar, à Hagneck, dans le district de Nidau. Elle se propose, outre la production d'énergie électrique pour l’éclairage et l’industrie, de créer une grande fabrique de carbure de calcium.
- ______Brnxeiics. — Nous apprenons que l’administration communale du gaz de Bruxelles vient de commander par l’intermédiaire de la maison A. et G. Martine, de Lille, à la Société générale des Industries économiques, 40, rue LafHte, à Paris, deux-moteurs à gaz système Charon, de chacun 100 che-
- C'est avec plaisir que nous enregistrons ce nouveau succès de la maison Charon et de l’industrie française, et nous voyons avec plaisir également les grandes compagnies gazières de plus en plus portées à employer les moteurs à gaz de grande puissance pour produire elles-mêmes le courant électrique qui leur revient ainsi à un prix très bas, puisque le gaz leur coûte très bon marché.
- tive de M. Mazurier, maire de Châteauponsac, une société anonyme vient de se former pour l’éclairage électrique de la ville et l’exploitation de la force motrice.
- — Cudilicro lOvïedoj. — L'adjudication pour la
- fourniture de l’éclairage électrique publicdans celte , ville durant une période de trente ans, a euvlieu ces jours-ci. C'est M. Bernardo Boves, gérant delà Société La Cudillerense, qui a été déclaré concessionnaire. A.
- — f.ugucra ^Valcneia). — L’adjudication pour Je
- service de l’éclairage public par l’électricité, durant 4 ans, a eu lieu dans les premiers jours de décembre. M. Jaime Marin Ciges a été déclaré concessionnaire de cette entreprise. A.
- — LU'éaupout (Aisne). — La lumière électrique sera installée bientôt dans la commune d'Étréau-
- La force motrice nécessaire pour ce service sera donnée par le Thon, qui est d’un débit à peu près constant.
- Les turbines seraient installées au vieux moulin où prochainement les travaux seraient commencés.
- — Jaen (Espagne). — Il est en ce moment question
- d’agrandir l’usine d’électricité de Jaen conformement à un projet du directeur de cette usine, M. Fernandez Losada. Cette usine, installée à 8 km de la ville est une très belle construction de Siemens et Halske et a commencé à fonctionner en décembre 1897; elle utilise une chute d’eau de 30 m d’altitude avec un débit de 1000 liîres par seconde, actionnant une turbine à axe horizontal avec régulateur automatique, système Escher Wyss, accouplée à un alternateur triphasé Siemens de 200 kilo--walts, 375 tours par minute, 100 alternances , 15000 volts.
- Le réseau primaire est monté sur des poteaux de sapin placés à des distances variant entre 40 et 80m.
- Le roseau secondaire forme un circuit de 80 000 m avec r2 transformateurs d'une capacité variant de 30 à 2,5 kilowatt. A.
- -- Madrid. — 11 est, parait-il, question d’utiliser les chutes des rivières Tajo et Tajuna capables de fournir ensemble une puissance de 50 000 chevaux. L’énergie sera distribuée à différentes usines de Madrid et servira à alimenter des réseaux de tramways que l'on sc propose de construire pour desservir plusieurs petites villes de la région. A.
- — Paris. — Une somme de 70000 fr a été mise à la disposition du Ministère des Affaires étrangères pour l’installation de l’éclairage électrique dans les différentes salies du Palais en vue des réceptions qui auront lieu à l’occasion de l’exposition de 1900.
- U.
- Téléphonie. — Paris. — Nous lisons dans le Journal Officiel du 31 décembre qu’une somme de 1 779 2oofrestmise,pourl’cxercicei899àladisposition du Ministère des Postes et Télégraphes ; 1 079 200 seront consacrés à l’établissement de nouveaux bureaux èt réseaux téléphoniques intra-urbains et 700000 à la création d’un réseau également téléphonique dans la région ouest de Paris. U.
- Compagnie générale de traction électrique sur voies navigables. — La traction sur le canal de Charleroi à Bruxelles a été adjugée le 25 novembre dernier au soumissionnaire qui offrait de mettre en application le système Dencfle et Gaillot. Ces messieurs se sont chargés de faire la traction des bateaux au prix de 00056 par tonne kilométrique.
- Ils ont été ainsi amenés à fonder à Bruxelles une
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- M. Ambroise Denèfle agissant pour la Société de
- gables : Denèfle, .Michel Gaillot çt Papot. fait apport à la nouvelle Société des brevets relatifs à l’industrie de la traction électrique sur les voies navigables en vue de leur application en Belgique, en Hollande, et dans l’État du Congo.
- La Société Dencfie reçoit pour ses apports 3 000 actions dc.capital libérées, les 15 000 actions de dividende et l’attribution de 1800 fr par kilomètre de voie navigable mis en exploitation par son procédé.
- Le siège de-la compagnie Générale, de Traction électrique sur les voies navigables, constituée le le 24 novembre 1898, est à Bruxelles. Le Conseil d'Administration se compose de MM. le baron Fions Van Loo, président ; Alfred Yerbaerc, Arthur de Potter, Léon Gérard, Ambroise Denèfle, administrateurs ; Georges Dansaert, baron Maurice de Pellaert, commissaires.
- Le capital social est de 1500000 fr divisé en 15000 actions de 100 fr. 11 est créé en outre 15000 actions de dividende sans mention de valeur.
- Compagnie Générale Française de Tramways. — Les porteurs d’obligations 4 p. 100 sont prévenus que le coupon nu 4 desdites obligations échu le icr janvier 1899 est paye depuis le 2 janvier 1899 sous déduction des droits dus à l’Llat, soit net à raison de : 9,60 fr pour les certificats nominatifs; 9,09 fr pour les titres au porteur, aux caisses des établissements de crédit suivants : Comptoir National d’Escompte de Paris , Société Générale ; Société Générale de Crédit Industriel et Commercial; Société Marseillaise de Crédit Industriel et Commercial et de Dépôts, à Marseille. Le remboursement des 191 obligations sorties au -p tirage du 15 décembre 1898 est effectué au pair de 500 fr depuis le 2 janvier 1899, au Comptoir National d’Escompte à Paris, sous déduction de l’impôt sur le revenu, soit à raison de 498.50 fr. L'intérêt cesse à partir du jour oh l’obligation est remboursable.
- Compagnie Lyonnaise de Tramways. — Il est distribué depuis le 2 janvier dernier un acompte de 15 fr par action, à valoir sur les produits de l’exercice 1898. Cet acompte est payé sous déduction des ifnpôts aux porteurs des actions de la Compagnie numérotées de 1 à 8000, à raison de 14,40 fr pour les actions nominatives et 13,40 pour les actions au porteur. Contre remise du coupon n° 11. A Paris et à Lyon, au Crédit Lyonnais et dans toutes ses agences en province, où les actions devront être, en même temps, présentées pour recevoir une estampille, constatant que l’augmentation du capital à cinq millions a été réalisée.
- Compagnie nouvelle des tramways de Roubaix et Tourcoing. Les actionnaires sont informés que le conseil d’administration delà Compagnie a décidé, conformément à l'article 49 des statuts, la distribution, commencée le 2 janvier 1899, et à valoir sur les produits de l'exercice 1898, d'un acompte de 15 fr par action, lequel sera payé, sous déduction des impôts, à raison de : 14,50 fr par action pour les titres nominatifs; 13,35 fr par action pour les titres au porteur, contre remise du coupon n° 8.
- A Paris, à Roubaix et à Tourcoing, au Crédit Lyonnais et dans toutes les agences en province.
- Société Lyonnaise des Forcos motrices du Rhône. — Le coupon d'intérêt sur les actions, mis en paiement le 1er janvier 1899, est pour les diverses catégories d’actions, de 12 fr net pour les actions nominatives, entièrement libérées ; 3 fr pour les actions nominatives libérées de 125 fr ; 11,35 fr pour les actions au porteur {coupon nu 8;. Le Conseil d'Administration informe les propriétaires d’actions au porteur anciennes (m 1 à 32000) qui n'ont pas encore fait l'échange de leurs titres contre les nouveaux, que le coupon nJ 8 ne leur sera paye que contre remise desdits titres aux banquiers de la Société, quilcs conserveront pour en faire l’échange.
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- depnis sa dissolution pour céder ses établissements du Havre en même temps que son actif et son passif ont.abouti à la constitution d’une Société au capital de 10 millions, qui prend la dénomination de Société industrielle d'électricité, procédés Westinghouse.
- Ce capital se compose de 20 000 actions de 500 fr, dont 7 000 sont attribuées au liquidateur de la Société Heilmann, 4 400 aux deux Sociétés Westinghouse, anglaise et américaine, et dont le solde, soit 8 600 actions, a été souscrit en espèces. U est, en outré, créé 4 000 parts de fondateur ayant droit, après l’intérêt de 5 p. 100 au capital, à 20 p. 100 des bénéfices; 2,280 de ces parts sont attribuées aux deux Sociétés Westinghouse et 1720 aux souscripteurs des actions, à raison de 1 part par 5 actions.
- Les deux Sociétés Westinghouse ont apporté :
- i1 Tous leurs brevets pou;' la France et les colonies:
- 2° Les engagements pris par la Compagnie générale de traction envers les deux Sociétés Westinghouse de leur confier les commandes de tous les appareils et accessoires électriques qui lui seront nécessaires, pour l’installation et l’exploitation de ses entreprises sur le territoire de la France et de ses colonies, commandes qui iront maintenant à la Société industrielle d’électricité;
- 30 Le privilège exclusif de fabriquer et de vendre, en France et dans ses colonies, tous les appareiLs et accessoires élec-
- 4” I.a communication, jusqu'en 1909, des expériences ou découvertes nouvelles qui seront faites par les deux Sociétés Westinghouse.
- J.'importance des commandes que la Compagnie générale de traction sera tenue de donner à ia nouvelle Société industrielle d'électricité sera des plus considérables, si l’on en juge par les nombreuses entreprises de la Compagnie générale de traction.
- La Société des moteurs électriques apporte :
- Son usine du Havre, estimée............... 1 ùiS 860 fr
- 2° Son fonds de commerce, ses existences
- et tout son outillage, estimés..................1 291 429 a
- 3U L’actif mobilier : espèces, portefeuille et
- débiteurs, s'élevant à.......................... 891 302 »
- A reporter. . . . 3801791 »
- Report............
- 4° Valeur de 300 actions de la Compagnie personnelle fondée par M. Heilmann pour
- l'exploitation de ses locomotives.............
- 50 Ses droits résultant du traité avec la
- pattement de la Seine......................... , .
- Le droit d'exploiter les machines Wil-j-Robitison...............................
- . A déduire : le passif dont se charge la So-
- 3 801791
- 250 000
- 4 521 R 1 087 251 «
- 3 434 540 fr
- sans y comprendre Ja valeur du fonds de commerce et celle de l’achalandage.
- M. Heilmann ne reste pas dans l’affaire de la Société industrielle d’électricité des procédés Westinghouse; il se consacrera à la mise en valeur de la Société qu’il a formée au capital de 3 millions pour l’exploitation de ses deux locomotives électriques et des brevets qui s’y rattachent pour la France et les colonies, Société qui a racheté pour 150-1000 fr ce droit à la Société de moteurs électriques et à vapeur.
- Avis, adjudications, offres et demandes.
- Les informations marquées (O. N. C. E.) sont des communications de l’Office national du Commerce extérieur.
- [S'adresser pour tous renseignements complémentaires au siège deTOffice, 3, rue Feydeau.)
- Citsim, Italie. — La municipalité demande des soumissions pour la concession de l'éclairage des rues par l’électricité pendant trente ans — Japon. — Toutes les informations qui pourraient être transmises à Paris concernant les projets. les adjudications, les concours ou fournitures de gré à gré arriveront toujours trop tard à la connaissance des intéressés, c’est-à-dire après que nos concurrents sur place auront enlevé l'affaire. Le gouvernement japonais, en effet, ne procède qu’à
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- il janvier 1899
- dés adjudications -restreintes et avec des périodes de publicité très courtes, ne dépassant guère une quinzaine de jours. 11 n'admet à y prendre part que des industriels établis au Japon et connus de lui. Par suite de l'existence à Yokohama de maisons étrangères d'électricité : anglaises, allemandes et américaines, la meilleure voie à suivre pour nos compatriotes -est de choisir' des représentants sur place au courant des habitudes dupays. Ils peuvent confier la gestion de Leurs affaires aux maisons françaises suivantes,établies à Yokohama et jouissant d'une excellente réputation d’honorabilité : .MM. Bourgoin. représentant^’ Mikawa Daimachi Azabu Tokio; Gysin et Schoeninger, 93. Yokohama ;• Dubuffetet O', nu 24B, Yokohama; I. de Micheaux, n" 164, Yokohama; Oppcnhcim frères, négociants commissionnaires, n*1 13, Yokohama; Sarda, ingénieur à Yokohama. (Ces noms sont, bien entendu, donnés à titre de simple indication et sans aucune responsabilité.) O.N. C. E.
- — Lavian.i ^Espagne),— La municipalité demande des soumissions pour la concession de l'éclairage électrique des rues de la ville (province d'Oviedo), pendant une période de vingt ans.
- — Lloret do Mar (Espagne), — La municipalité de cette ville (province de Gerona) demande des soumissions pour l’éclairage électrique pendant vingt-cinq ans.
- — Moscou (Russie), — La concession d’une des deux Compagnies exploitant les tramways.de la ville arrive prochainement à échéance. A cette occasion, il est question de substituer, pour l’ensemble du réseau, la traction électrique à la traction animale.
- Une société française qui voudrait s'occuper en Russie d'affaires d'électricité devrait, pour lutter contre les sociétés concurrentes déjà établies dans
- le pays, avoir sur place des succursales et bureaux techniques D’autre part, toute société d'électricité fonctionnant en Russie se trouve dans l'obligation de posséder un fort capital en raison des longs termes de paiement en usage dans le pays. En cc qui concerne les exploitations, pour éclairage, les concessions sont généralementdonnées pour trente-cinq ans, avec droit de rachat, pour la ville.au bout
- Pour les tramways, les délais sont généralement plus courts. Les directeurs doivent être Russes.
- O. N. C. K.
- _ Pori-T.onSs (île Maurice). — Port-l.ouis estactuel-lement éclairé au pétrole, mais diverses offres ont été faites au conseil municipal pour y substituer l’électricité. Aucune décision ne sera prise tant que la municipalité n’aura pas termine les études qu elle fait en ce moment pour déterminer le débit d'une rivière située à quelque distance de la ville et dont elle voudrait capter les eaux. En raison du peu d’importance de l’entreprise, le maire de Port-Louis n'a pas l'intention de faire procéder à une adjudication ; mais il serait heureux de répondre aux offres qui lui seraient faites et il s’empresserait de fournir les renseignements nécessaires. O. N. C. E.
- — Saint-Paul 1 Brésil). — Il y a beaucoup d'instul lations à faire dans l’état de Saint-Paul. Par suite du prix excessivement élevé du charbon, il est difficile de faire des installations à vapeur. Les chutes d’eau, qui sont abondantes dans cc pays, facilitent les installations hydrauliques.
- Il y a déjà plusieurs maisons étrangères qui, en général, font venir le matériel d’Allemagne. Pour avoir des entreprises en cet État, il serait nécessaire d’envoyer sur place un représentant pouvant étudier les affaires qui se présenteraient et traiter immédiatement. Il serait bon également qu’une Compagnie
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- française fit l’acquisition d’une installation déjà I pourrait se tenir au courant des affaires nou-crééc et donnant quelque résultat. Cette Compagnie veiles.
- rayonnerait dans les environs et son directeur ' O. N. C. E.
- BIBLIOGRAPHIE
- Traité théorique et pratique des moteurs à gaz ; par Aimé "VVirz, ingénieur des arts et manufactures, docteur ès ciences, professeur à la Faculté libre des sciences de Lille. Trois volumes grand in-8°, de i 500 pages environ. E. Bernard et O11, 29, quai des Grands-Augustins, éditeurs. Prix : ior volume, 15 fr ; 2e volume, 15 fr ; 30 volume, 10 fr.
- Les nombreux perfectionnements apportés depuis quelques années dans la construction des moteurs à gaz aussi bien que dans celle des gazogènes ont permis de réduire la quantité de combustible brûlée par cheval-heure produit à un chiffre si faible que dans certains cas le moteur à gaz est plus économique que le moteur à vapeur. Aussi voyons-nous les installations électriques employant des moteurs à gaz devenir de jour en jour plus nombreuses:, principalement dans les régions où le combustible est cher et où l'eau necessaire à la condensation des moteurs à vapeur fait défaut. D’un autre côté le développement rapide de l’automobilisme a conduit à étudier avec soin le moteur à pétrole et les per-
- fectionnements qui ont été apportés récemment à ce moteur en ont fait un générateur de puissance motrice pouvant être utilisé avantageusement dans les contrées ou le pétrole, exempt des impôts exorbitants qui l’atteignent en France, est à bas prix. Il est même des cas où, malgré le prix élevé du pétrole, le moteur à pétrole peut être économiquement employé pour l'éclairage électrique ; c’est ainsi que, par exemple, pour l'éclairage des navires à vapeur on emploie maintenant un moteur à pétrole pour actionner la dynamo génératrice, lorsque les moteurs à vapeur ne sont pas en marche pour d’autres usages.
- L’ingénieur électricien 11e peut donc se dispenser de suivre l’évolution du moteur à gaz et du moteur à pétrole. Il est presque inutile de dire ici qu’il ne saurait trouver de meilleur guide que l’excellent ouvrage que M. Witz a écrit sur ce sujet, deux des volumes de cct ouvrage étant publics depuis plusieurs années déjà et sans aucun doute bien connus de beaucoup de nos lecteurs.
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- XXII
- Supplèr
- le complément indispensable des deux précédents ;
- 1 auteur y a principalement étudié les moteurs à pétrole'pour automobiles.
- Mais avant de donner une analyse bibliographique de ce volume, qu’on nous permette de rappeler succinctement le contenu des deux premiers, qui n'ont pas encore été signalés dans les colonnes de
- Le prhnier volume, qui en est à sa troisième édition, est spécialement consacré aux moteurs à gaz. Après quelques pages d’historique. M. Witz expose la classification qu’il a adoptée et qui consiste à ranger les moteurs à gaz dans quatre groupes distincts suivant qu’ils sont à explosion sans compression, à explosion avec compression, le dernier groupe comprenant les moteurs atmosphériques et mixtes. Chacun de ces groupes .est d’ailleurs subdivisé en plusieurs sections suivant les particularités du moteur.
- Cinq chapitres des plus intéressants sont consacrés à la théorie de ces moteurs. Dans le premier sont exposées des considérations générales sur les moteurs thermiques ; dans le second- l’étude de la combustion des mélanges tonnants; dans le suivant, la théorie générale des moteurs à gaz ; dans un autre la théorie expérimentale de ces moteurs ; enfin dans le dernier sont données les indications nécessaires pour effectuer les essais de rendement et pour taire le calcul d’établissement d’un moteur.
- Dans un long chapitre, qui ne comprend pas moins -de 130 pages, sont décrits les principaux moteurs à gaz, classés comme il a été dit. Le second groupe est le plus important : il est divisé en trois sous-groupes comprenant respectivement les moteurs à deux temps jgenre Clerk),Ies moteurs à quatre temps (genre Ott6), et les moteurs à six temps (genre Griffin).
- L’étude comparative des éléments de construction des moteurs est l’objet du chapitre suivant, l’avant-dernier du volume, lfauteur y étudie successivement les organes de distribution et d’allumage, les régulateurs de vitesse, les appareils de mise en marche, ceux de graissage et enfin les installations et la conduite des moteurs.
- Dans le dernier chapitre, M. Witz expose scs vues sur l’état actuel et l’avenir des moteurs à gaz. Ce chapitre, écrit en 1892, est des plus intéressants. Après avoir montré que pour les faibles puissances le moteur à gaz de ville est économique, l’auteur établit que la bougie-heure est produite à meilleur compte par une lampe électrique, à incandescence ou à arc. alimentée par une dynamo actionnée par un moteur à gaz d'éclairage que par la combustion directe de ce gaz dans un brûleur ordinaire. Passant aux moteurs de puissance supérieure à 25 chevaux, il démontre qu’en alimentant ces moteurs avec du gaz fabrique par l'industriel lui-même ou mieux encore, avec des gaz pauvres, ils peuvent dans beaucoup de cas lutter avantageusement avec les moteurs à vapeur. Ce sont là, comme nous le disions au début des vérités considérées aujourd’hui comme certaines, mais en 1892 elles avaient besoin d’être établies chiffres en mains.
- Le second volume, publié en 1895, complète le premier. L’ordre adopté est le même que dans celui-ci; mais tandis que le moteur à gaz était seul considéré dans ce dernier, le moteur à pétrole est en outre étudié dans le nouveau volume.
- Le premier chapitre fait connaître les développements qu'ont pris les deux espèces de moteurs dans le peu de temps séparant la publication des deux volumes. La classification des moteurs est rappelée dans le second chapitre.
- Quelques compléments sont ajoutés à la partie
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- théorique du premier volume. Dans ces compléments nous signalerons une ctude de la combustion des gaz pauvres et la* mention du moteur Diesel dont la presse technique s'est tant occupée il y a quelques
- La monographie des moteurs à gaz (chapitre vifi fait connaître divers types récemment mis dans le commerce et qui, pour cette raison, n’avaient pu trouver place dans le premier volume. La monographie des moteurs à pétrole, qui forme la matière du chapitre vin, comprend la description de dix-huit des principaux moteurs de ce genre.
- L'avant-dernier chapitre où sont étudiés les 'éléments de construction des moteurs contient, outre les compléments sur les organes de distribution d’allumage, de régulation et de mise en train, la description de divers antifluctuateurs, de quelques systèmes d’accouplement et de transmission, celle d'appareils de désinfection du gaz de décharge, de l’amortisseur d’échappement Patrick, etc.
- Dans le dernier chapitre. M. "Wilz passe en revue les applications des moteurs à gaz et à pétrole aux appareils de levage, à l'éclairage électrique, aux locomobûes, aux tramways, à la . navigation de plaisance, à l’aviation ét enfin aux automobiles, alors à leurs débuts.
- Chaudières à vapeur ; par M. J. Dejùst, ingénieur des arts et manufactures, répétiteur à l’Ecole centrale. Un volume relié, grand in-16, 562 pages, avec 394 figures dans le texte. Bibliothèque du conducteur de travaux publics. P. Vicq-Dunod et O, éditeurs. Prix : 12 fr.
- ‘ Très complehdans la partie descriptive, très élémentaire dans l’exposé de la partie théorique pour laquelle l'auteur renvoie souvent aux .ouvrages classiques de Ser et de Hirsh et Debizc, cet ouvrage constitue un excellent guide pour ceux qui veulent s’initier aux connaissances qu’exigent l'établissement, la surveillance et l’entretien des appareils à vapeur, en même temps qu’un précieux aide-mémoire pour les ingénieur? ayant à diriger des installations a vapeur.
- Dans la première partie de l'ouvrage, l’auteur s’occupe de la Production de la chaleur. Apres quelques généralités sur les changements d’état et sur ' les propriétés de la vapeur d’eau, il étudie la combustion, indique la nature et les propriétés des divers combustibles, le calcul -de la quantité d’air nécessaire à une combustion complété, la façon dont on fait pratiquement l’êssai d'uh combustible, passe à la description des foyers ordinaires, des foyers fumivores, des foyers gazogènes, des foyers pour combustibles spéciaux, donne un aperçu du
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- XXIV
- Supplèr
- calcul du tirage des cheminées et enfin termine par la description des accessoires des foyers : pyromètres, régulateurs de tirage, injecteurs et souffleurs d’air, ventilateurs.
- La' seconde partie est consacrée aux chaudières. Aprè.s la description générale d'une chaudière, l’exposé des principes généraux de son établissement, vient la description des nombreux types de chaudières employés dans l’industrie, classés très méthodiquement, et enfin des indications sur la construction de ces appareils.
- Les organes accessoires forment la matière de la troisième partie. Ils sont divisés en deux groupes ; les appareils de sûreté, manomètres, indicateurs de niveau, soupapes, robinets d'arrêt ou de prise de vapeur, clapets de retenue d’eau d’alimentation et de vapeur, constituent le premier groupe; dans le second sont placés les appareils annexes : pompes et injecteurs d’alimentation, cchauffeurs ou économiseurs, épurateurs d’eau, séparateurs, sécheurs, . régulateurs de pression.
- Les causes des accidents de chaudières, les précautions à prendre dans la conduite et l'entretien des générateurs, l,es règlements qui les concernent, etc-, sont examinés dans la quatrième partie de l’cu-
- Dans la cinquième, M. Dejusl étudie le transport de la chaleur de la chaudière au moteur. U s’occupe de la construction des canalisations, de celle des joints, des coudes et des branchements, indique les moyens employés pour atténuer les chutes de pression et la condensation de ia vapeur, décrit les appareils accessoires des capalisalions,(purgeurs, compteurs, etc.), et donne le calcul du diamètre des conduites. »
- La copie des programme et cahier des charges imposés dans le concours ouvert en 1895 par la ville de Paris pour l'installation de l’usine élévatoirc à vapeur d’Ivry-sur-Seine forme la seconde partie.
- Enfin un Appendice donnant un exemple du calcul des dimensions d’une chaudière devant fonctionner dans des conditions fixées, termine le volume.
- On voit par cet exposé que l’ou\rage renferme un grand nombre de renseignements pratiques que leur groupement méthodique rend facile à trouver.
- J. R.
- Street railway roadbed (La voie de tramway), par Mason D. Pkatt et C. A. Alden. — Un vol. in-8° de J35 pages, avec 157 fig. dans le texte. New-York 1898, Street Railway Publisking O. éditeur. — Prix : 2 dollars.
- Cet ouvrage traite exclusivement des rails, de leur éclissage, des aiguillages, croisements, etc., et des courbes ; la plate-forme n'est pas étudiée.
- La pratique américaine, — la seule dont il soit, parlé, — diffère sensiblement de la pratique euro-
- péenne ; tandis que nous employons de préférence les voies à ornière ou à contre-rails, les Américains emploient presque exclusivement les rails à-T ou les rails à gradin. Les premiers gênent moins le trafic des voitures ordinaires ; mais les seconds ont été préférés au point de vue de la traction mécanique, en particulier de la traction électrique, surtout lorsque les rues sont mal entretenues parce que l’ornière des rails est comblée par la boue, ce qui augmente la résistance au roulement et la résistance électrique entre les rails et les roues pour le retour du courant ; mais la gène qui résulte de leur emploi est trop grande pour qu’ils soient adoptés en France. Malgré cette différence essentielle, l’étude de la pratique américaine est toujours intéressante en matière de tramways ; la partie relative aux courbes est notamment très' bien traitée et cl’une lecture utile.
- G. Pellissier.
- BREVETS D'INVENTION
- Liste communiquée par l'Office E. Barrault, 158 bis, rue delà Chaussée-d'Antin, Paris.
- 274 031. Pollak. 2 septembre 1898. - Certificat (l’addition au brevet du 13 janvier 1898 pour condensateur élcclrolvfiqim ou trieur du sens des courants.
- 271 321, Ducretot. 22 août 1898. — Certificat d’addition au brevet du 24 janvier 1898 pour perfectionnements dans la
- 278 118. Deiigny. 29-août 1898. — Certificat d'addition au brevet du a8 mai 1898 pour système de supports alvéo-
- 280 137. Raleigh. 29 juillet 1898. -- Nouveau disposilil
- 280^ Ibh lle^Ruez de Lajison.^2'.! juilief 1898.- Système de
- ^lampes à arc électrique.^ ^ \
- MACHINE A ÉCRIRE PRATIQUE
- BBBv
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- Tome XVIII.
- Samedi 21 Janvier j!899.
- e Année. — N”
- L’Éclairage Électrique
- REVUE I1EEDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermi
- L’ÉNERGIE
- /f-v B!tî
- ^^îlUf.PiKTc-LarossK'
- La reproduction des articles de L'ÈCLAIRA&li^^l^^t^fè^t interdite.
- SOMMAIRE
- Télégraphie par ondes hertziennes: système synthone Lodge et Muirhcad: J. Bt.ondin......................... 81
- Accumulateurs pour automobiles électriques ; accumulateurs'Pisca; J. Reyval................................ 86
- Analyse électrolytique; séparation du nickel et du fer (Neumann) ; Dosage du plomb (Hollard);
- Dosage du manganèse (Kaeppel); G. Arth...........................................t................ 88
- Lampes à arc enfermé Thomson Hoyston; T. Pauseut..............................1............................ 91
- * REVUE INDUSTRIE!.T.E ET DES INVENTIONS
- Four Maxim pour la fabrication du carbure de calcium................_...................................... 99
- Système télégraphique par ondes hertziennes ï.odge ei Muirhead . . . . ‘................................... 100
- Expériences sur la télégraphie hertzienne, par Martin Tietz . i................................ 107
- Système télégraphique actino-électnque, par Zickler.......................................,................ 110
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBI.ICATJONS SCIENTIFIQUES
- $ur l’absorptioh de la lumière par un corps placé dans un champ magnétique, par A. Rjghi . ................ 1 »i.
- Sur les variations de résistance d’un conducteur électrolytique dans un champ magnétique, par A. Bagard . ... 113
- Remarques sur les rayons cathodiques simples, par H. Dkslandres.................... . ..................... 115
- * CHRONIQUE '
- Valeurs- absolues des éléments magnétiques au V janvier f899. — Sur l’action des gaz de la flamme sur les décharges électriques brilllntes. — La station centrale à courants biphasés de Hackensack (New-Jersey). — Transmission électrique de l’énergie dans les mines........................................................ 118
- SUPPLÉMENT
- Conservatoire national des Arts et Métiers. — Lignes de tramways à traction électrique par accumulateurs. —
- Un projet de chemin de fer électrique suspendu. — La traction électrique sur les canaux en Allemagne.
- — Fabrique de câbles électriques à Bohain (Aisne). — Appareil de sécurité pour les ouvriers électriciens.
- Lampes à incandescence de 2 bougies à un dixième d’ampère sous iou volts. •- Traction électrique." — Eclairage électrique. Téléphonie. — Compagnie, française pour l’exploitation des procédés Thomson-Houston. — Adjudications................................................................................xxvi
- Adresser tout ce qui concerne la Rédaction à M. J. BLON DIN, 17^, Faubourg Poissonnière. *
- EXPLOITATION DES PROCÉDÉS ÉLECTRIQUES WALKER
- Société anonyme au capital de 600,000 francs
- rapidité^ TRAMWAYS ÉLECTRIQUES écoNo^ e
- MOTEURS
- MOTEURS
- MOTEURS
- MOTEURS
- pour TRAMWAYS pour METROPOLITAINS pour APPAREILS de LEVAGE pour POMPES
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- DYNAMOS, GÉNÉRATRICES POUR ÉCLAIRAGE. TRACTION, TRANSPORT DE FORCE
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- Supplér
- eclrique di
- 1899
- NOUVELLES
- Conservatoire national des Arts et Métiers. Confèrences. — Une série de conférences publiques sur la photographie et ses récents progrès aura lieu au Conservatoire des Arts et Métiers, les dimanches, à a-heures et demie, dans le grand amphithéâtre, pendant les mois.de janvier, février et mars, Ces conférences ont commencé dimanche dernier; en voici le programme :
- 35 janvier.—1° Allocution de M. le colonel A. Laus-sedat, membre de l'Institut, directeur-du Conservatoire national des arts et métiers ;
- , 2U La radiographie et ses diverses applications, parM. A. Londe, directeur du .service radiographique et photographique de la Salpétrière.
- 22 janvier. — Le rôle des diverses radiations en photographie, par M. P. Viilard, docteur ès
- 29 janvier. — La chronophotographie, par M. lç Dr Alarey, membre de rii;stilut.
- 5 février.— La photographie directe des couleurs, par M. G. Lippmann, membre de l'Institut.
- 39 février. — Les progrès de la photographie indirecte des couleurs et db la photogravure monochrome et polychrome, par M.‘L. Vidal, professeur à .l'Ecole nationale des arts décoratifs. #
- 26 février. — La photographie en ballon et la téléphotographie, par M. IL Meyer-Heine, ancien capitaine du génie.
- 5 mars. — La photographie .en montagne, par M. J. Vallot, directeur de l'Observatoire mëtéoro-.logique du Mont-Blanc.
- 12 mars. — Les applications récentes de la photographie à l'étude du ciel, par M. P. Puiseux, docteur ès sciences, astronome adjoint à l’Observatoire ’de Paris.
- , i9.mars. — La microphotographie, par M. F.. Monpillard, membre de la Société française de photographie.
- 26 mars. — Les agrandissements,.par M. E-Wallon, professeur de physique au Lycée Jansou-de-Sailly. - *
- Lignes de tramways à traction électrique par accumulateurs. — Dans le dernier Bulletin de V Association amicale des Ingénieurs électriciens, M. Planzoj, résumant un travail *de M. Zerner, donne, d'après cet auteur, les deux tableaux suivants indiquant les Signes de tramways à accumulateurs en exploitation ou en construction.
- Nous ferons observer que quelques omissions ont été faites par M. 'Zerner dans ccs tableaux. Dans le premier en particulier, nous ne voyons pas , figurer les lignes de Saint-Denis à l'Opéra et à la Madeleine en exploitation depuis plus de quatre ans, ni les lignes de Madeleine-Lfevallois, Saint-Denis-Neuiliy, etc., sur lesquelles la traction par accumulateurs a été inaugurée l'an dernier. Néanmoins ces tableaux présentent quelque intérêt au point de vue du développement d'un genre de traction qui, s’il n'est pas le plus économique, présente , certains tfvantages incontestables.
- Parmi ces avantages, M. Zerner signale l’abaisse-
- J.ignes de tramways à accumulateurs en exploitation.'
- j DÉSIGNATION DE LA LIGNE LONGUE «EN KM NOMBRE TT
- ; Hagen (2 rampes jusqu'g 63 p. 100). . . Hanovre Accumulateurs seuls Trôlet et accumulateurs. 8,20 8 . 60' 15
- Dresde . . - ... 2,50 •
- Ludwigshafen Mundenheim Accumulateurs seuls. V '
- Ludwigshafen Neustadt ' 30 .
- Ludwigshafen-Worms .50
- 6 Paris-Courbevoie : r~ O- 35
- 7 Chemin de fer secondaire Arad .... Copenhague . 40 75
- 9 Berlin Francfort Accumulateurs et trôlet. Accumulateurs seuls- Accumulateurs.et trôlet. 1,6* n,5o ;s
- Untertürkhekn (Hornvisteim) (Wurtemberg) ’ 1
- 5°
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- En construction.
- — DÉSIGNATION DE LA LIGNE VOITURES
- ! Hanovre Système mixte. 80
- 2 Dresde 40
- 3 Hagen 10
- 4 Berlin - Chârlottenburg Accumulateurs seuls. 10
- 5 Halle Système mixte. 35
- 6 Chicago Accumulateurs seuls. 30
- 7 Etat belge ' 2
- 8 Turin . Système mixte. 42
- 9 Berlin 100
- 10 Paris-Cours de Vincennes-Louvre . . Accumulateurs seuls. 5o
- ment du prix de revenu du kilowatt-heure à l’usine, abaissement tel qu’il comprend l'augmentation de dépenses résultant du supplément d’énergie nécessité par l’augmentation du poids mort des voilures et la perte d'énergie dans les accumulateurs. Il résulterait, en effet, d essais faits à Hanovre que ce supplément d’énergie se traduit par une augmentation de 2 p. ioo seulement de la quantité de charbon consommé, bien que les voitures à accumulateurs considérées dans ces essais fussent plus grandes que les voitures à trôlet et qu’il y eût de nombreuses courbes et de fréquents aiguillages.
- Un projet de chemin de fer électrique suspendu. — Il vient d'être rendu compte au Cercle technique de SainliPétersbourg d’une invention due à l’ingénieur russe Romanow.
- Il s’agit d’un chemin de fer électrique suspendu qui s’élèverait, suivant les accidents de terrain, de io à 21 pieds russes au-dessus du niveau du sol.
- l.es voitures se meuvent sur des rails fixés à des consoles placées sur des colonnes ou piliers.
- Comme il y a une voie montante et une voie descendante sans communication entre elles, les rencontres de voilures sont impossibles.
- La vitesse de marche peut être portée à 200 verstes par heure.
- Les lignes du système Romanow s'appliquent à trois usages : i° au transport de petits envois et colis postaux ; 2° au transport des marchandises en vrac d'importance et de poids moyens : 30 au transport de colis de grandes dimensions ou d’un poids élevé, ainsi que de voyageurs.
- Par suite de sa construction facile et de son économie, la ligne du premier type peut avantageusement remplacer tout autre système de ligne affectée à des usages analogues ; en effet, les frais d'une semblable ligne construite pour deux wagons ayant une charge de huit pouds ne s’élèvent au maximum qu’a 19 00a roubles par verste. Et en ce qui con-
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- XXVIII
- Suppiêr
- 1899
- cerne les frais d’exploitation ils ne dépassent pas, avec une vitesse de 60 verstes à l’heure et pour cinq, wagons, 15 kopecks, soit le coût d'une lampe électrique pendant une heure. Le transport d'un poud de marchandises de poids léger revient ainsi à 1.120 kopecks pour un parcours d’une verste.
- Il va de soi que pour de longs parcours les frais deviennent plus importants par suite de la grande intensité qui doit être donnée au courant électrique. De Moscou à Saint-Pétersbourg, par exemple, les
- 5000 roubles.
- La ligne du deuxième type convient pour les envois de houille, de pierres, de céréales, etc.
- Le troisième type est le plus intéressant. Le poids des wagons utilisés à charge est évalué à 600 pouds et la vitesse de marche à 200 verstes par heure. Les voitures à voyageurs peuvent contenir vingt personnes ; elles offrent cette particularité que les fenêtres se trouvent non pas sur les côtés, mais au plafond : de cette façon les personnes nerveuses sont à l’abri des impressions que pourrait produire sur elles la marche vertigineuse du
- Pour une ligne pareille, les frais sont évalués à 100 000 roubles par verste ; ceux de la station principale, à 1 125 obo roubles.
- La traction électrique sur les canaux en Allemagne. — Les expériences de traction électrique, auxquelles sont allés assister des ingénieurs de l'K.tat, de la Société des installations maritimes de Bruxelles vont commencer sur le canal Finow. Les usines Siemens et Halske, de Berlin, ont reçu du gouvernement allemand un subside de 50000 marks pour faire ces expériences sur une grande échelle ; elles y consacrent elles-mêmes une somme de 150000 marks.
- Fabrique de câbles électriques à Bohain l'Aisne;, — On annonce qu’une manufacture de câbles électriques est en voie d'installation à Bohain.
- Cette usine, qui sera dirigée par M. Alliot, produira toute espèce de câbles employés dans les applications de l'électricité, téléphonie, télégraphie, éclairage.
- Elle sera, parait-il, livrée à l'exploitation cette année.
- Appareil de sécurité pour les ouvriers électriciens. — La Revue scientifique signale un appareil de sécurité pour les ouvriers électriciens, qui est disposé de façon à dériver le courant avdnl qu’il atteigne le corps de l’ouvrier, au cas où ce courant serait rétabli par inadvertance pendant une réparation quelconque. L’instrument s’applique en avant du point où l’on travaille. Pour les lignes aériennes, il se compose de six crochets reliés entre eux en
- deux groupes et montés sur un manche commun isolant, qui permet de les accrocher à la ligne sans le secours d'une échelle ; chaque groupe de crochets est mis en communication avec la terre par un conducteur flexible, se rattachant à un piquet métallique qu’on enfonce dans le sol. Pour les lignes souterraines, les groupes de crochets sont remplacés par une pince dont les manches isolants, maintenus fortement écartes par un ressort, sont mis en communication avec le sol, eux aussi, à l’aide de fils et de piquets métalliques.
- Lampe à incandescence de 2 bougies à un dixième d’ampère sous 100 volts.- - Parmi les prix qui doivent être décernés cette année par la Société d’encouragement pour l’industrie nationale, il en est un de 2000 fr qui doit récompenser l’inventeur d’une lampe à incandescence ayant, au maximum, uneintensitéde deux bougies décimales, et fon-tionnant avec un dixième d’ampère sous 100 volts de différence de potentiel.
- On sait combien de telles lampes seraient utiles pour l’éclairage de diverses parties des appartements où les lampes à incandescence actuelles, même celles de 8 bougies, donnent un éclairage trop intense. On peut, il est vrai, remédier à cet excès de lumière en prenant des ampoules en verre dépoli ou en diminuant la différence de potentiel aux bornes de la lampe par la mise en série d'une résistance, mais outre que, pour une même quantité de lumière produite, la dépense de courant sc trouve considérablement augmentée, les lampes dépolies se salissent très rapidement et les rhéostats compliquent l’installation. D’autre part la fabrication courante de lampes de faible intensité et neanmoins économiques ne pourrait avoir qu’une heureuse influence sur l’effet décoratif des appareils d'éclairage de salons ou de salles à manger, un éclairage très divisé permettant, beaucoup mieux que les puissants foyers dont on est obligé de tamiser la lumière, de donner à ces appareils une forme artistique.
- Mais si les avantages de ccs lampes sont nombreux et évidents, la fabrication de telles lampes est hérissée de difficultés, et ce qui le prouve c’cst précisément le fait que la Société d’encouragement a jugé nécessaire de mettre la question au concours, il faut, en effet, que lelilamentait une moindre longueur que dans les lampes ordinaires puisque l’intensité lumineuse doit être réduite; il faut, d’autre part, que, malgré cette diminution de la longueur, la résistance du filament soit augmentée puisque l’intensité du courant doit être moindre.
- Ces difficultés ont été heureusement surmontées par M* Angenault, directeur de la manufacture de lampes à incandescence de Combs-la-Ville, de la maison Gabriel et Angenault. Moins d’un mois après la publication du programme fixé par la Société
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- 3 dOrigny. Ste-Ben
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- XXX
- Supplér
- d’encouragement, nous pouvions voir fonctionner dans cette manufacture plusieurs Jampes satisfaisant aux exigences du programme, et même amplement car plusieurs d’entre elles exigeaient moins d'un dixième d’ampère sous 100 volts pour donner 2 bougies, comme l’ont montré de nombreuses comparaisons avec une lampe de io bougies étalonnée à l’aide d’une lampe Carcel.
- Restait à savoir si, avec l’usage, la dépense d’énergie de ces lampes ne dépasserait pas 5 watts par bougie, comme l’exige le programme. Les essais faits depuis juillet dernier ont montré qu'il n'en
- L’industrie possède donc maintenant une lampe à incandescence de faible intensité et d'assez bon rendement lumineux. Aux fabricants de bronze d’art de l'utiliser dans leurs appareils d’éclairage pour rehausser encore l’effet décoratif de ceux-ci.
- • R.
- Traction électrique.— Anvers. — Un groupe de capitalistes s’est entendu avec les compagnies exploitantes des réseaux de tramways de cette ville en vue de substituer sur ces réseaux la traction électrique à la traction animale. Il demande en outre une concession pour une nouvelle ligne allant des docks à la gare du sud.
- — Avignon (Vanelnse). — Depuis quelques jours les quatre lignes de tramways électriques qui ont leur départ à la place de l’Hôtel-de-Ville, sont livrées au pub^c, ce sont : i° Avignon-Pontet-Sor-gues ; 2° Place de l’Hôtel-de-Ville - Cimetière ; 3° Place de l'Hôtel-de-Villc - Saint-Ruf; 4° Place de l’Hôtel-de-Ville -Monclar.
- Il reste encore à inaugurer les lignes de Saint-Lazare et des Rotondes, ce qui ne pouwa se faire que lorsque la mairie aura fait exécuter les divers travaux qui lui incombent.
- — Barcelone. — Le conseil municipal de cette ville vient d’être saisi de plusieurs demandes de concession tant pour le prolongement des lignes déjà, existantes, que pour la création de nouvelles lignes de tramways électriques. La Compania Anonima présente quatre pétitions pour les lignes suivantes : iu ligne de la partie gauche de la Gran-via et Marquès del Duero ; 20 ligne de la Rambla de Cataluna jusqu'à la rue de Provenza ; 30 ligne de la
- partie gatche de la Granvia, jusqu'à la rue Marina;* 4e ligne de la place de Tetuan jusqu’à la rue de Provenza. La commission demande que ces pétitions soient transmises comme demandes de concession de nouvelles lignes et non comme demandes de prolongements, ainsique le sollicitait la compagnie et en même temps impose diverses conditions pour éviter la duplicité des voies et celle d’organiser un service de tramways pour le transport des ouvriers à un prix très réduit. A.
- — Lyon. — Une enquête est ouverte sur le projet de substitution de la traction électrique à la traction à vapeur : i" Ligne de la place des Cordeliers à Bron, dans la partie comprise entre la place des Cordeliers et le cours Ilenry ; 20 Ligne formant embranchement avec la précédente et suivant le cours H^iry depuis son origine jusqu’à sa rencontre avec le cours Richard-Vitlon.
- — Sari'la — On vient de terminer les négociations pour la vente du chemin de fer de Sarria à Barcelone qui a été acquis par un syndicat belge, dont fait partie l’ingénieur D.Eduardo Empair.
- Ce syndicat se propose de remplacer sous peu le système actuel de traction par la traction électrique, et d’établir quelques nouveaux embranchements.
- Éclairage électrique. — Baillent (X«rd;. — L’administration municipale de Bailleul a,entamé des pourparlers avec M. Lacroix-Diàoir pour l’établissement, à bref délai, de la lumière électrique.
- repris, auprès de la compagnie du gaz, les négociations relatives à installation de l'électricité ; or, le conseil d’administration de cette compagnie offre, aujourd'hui de vendre à la ville l'usine à gaz, installée à Barcugnass. Le prix fixé était d’abord de 330 ooo fr, mais une concession importante sera consentie. Le revenu net moyen des cinq derniers exercices serait capitalise à 8 p. 100 pour l'intérêt et à 4 p. 100 pour i’amortissçment en dix-sept ans.
- Celte combinaison, en mettant l’usine à gaz aux mains de la ville ou d’un amodiataire choisi par elle, aurait pour Résultat de pefmettrc à la municipalité de justifier d'un revenu plus que suffisant pour asurer l'annuité d’un emprunt affecté au paiement de l’usine.
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- Supplée
- 1899
- Dans le cas où un accord serait possible sur les bases qui précèdent, la compagnie du gaz se mettrait à la disposition de la municipalité pour déterminer contradictoirement le prix exact de la vente et stipuler les délais de réalisation et de paiement à la convenance de la ville.
- Comme le bénéfice net de l'usine, pendant les cinq dernières années, s’est élevé à 22 601,23 fr, il s'ensuit que le prix d’acquisition devrait être, en chiffres ronds, de 280 000 fr.
- Le maire s’est empressé de demander au gouverneur du Crédit foncier quel sera létaux de l’annuité pour un emprunt de 280000 fr amortissable en 17,
- Téléphonie. — réstcan téléphonique de Itrc-tJ»i;ne. — Récemment a eu lieu l’inauguration de la première section du grand circuit téléphonique de Paris à Brest et toute la Bretagne.
- Depuis longtemps déjà Taris était en relations téléphoniques avec Rennes, Nantes et Saint-Malo. Il importait que Brest et l'extrême ouest delà Bretagne le fussent aussi- d’autant plus que ce grand port militaire possède un réseau téléphonique urbain.
- Ce réseau comprend donc Paris à Brest par Rennes, Saint-Brieuc et Morlaix. Une autre section de ce réseau comprendra Paris, Rennes, Dinard et Dinan. Dans ce réseau seront Sncore comprises les villes de Saint-Malo, Fougères, Vitré, Nantes,
- Saint-Nazaire, rattachées antérieurement à Rennes
- D’autre part, l’autorité militaire étudie la création d’une ligne reliant directement Cherbourg à Brest.
- Compagnie Française pour l’exploitation des procédés Thomson-Houston. — Le Conseil d Administration a décidé le paiement d’un deuxième acompte de 12,50 fr par action ancienne (n 1 à 50 000), à valoir sur les profits de l’exercice 1898.
- Ce montant est payé depuis le 15 janvier 1899, contre remise du coupon n° 5, à raison de *.
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- aux caisses de MM. Perier Mercet et C'\ banquiers, 59, rue de Provence, à Paris. Le Conseil d’Adminis-tration a décide l’appel du second quart, soit 125 fr par action, sur les 30 000 actions nouvelles, noa 50 001 à 80000, émises en vertu des décisions prises par les Assemblées générales extraordinaires des 22 octobre et 2 décembre 1898.
- Les versements seront reçus chez MM. Perier, Mercet et Ge, banquiers, 59, rue de Pfovence, à Paris, contre présentation des certificats nominatifs provisoires et sous déduction de l’intérêt 5 P- I0<5 é par lçsdites assemblées, savoir :
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- Les actionnaires ont la faculté de se libérer dèj à présent par anticipation; dans ce cas, il leur sera bonifié un intérêt calculé à raison de 3 p. 100 l'an.
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- XXXIII
- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES
- Yjj • American Electrieian (New-York).
- \ T Annales télégraphiques.
- B S E Bulletin do la Société d'Encouivagement.
- BEL Die, Elektmiuet (Leipzig);
- K Engineering (Londres).
- pj C 1.Electrochimie.
- fi En The Elcarical Enginccr (New-York).
- El The Electricien (Londres;.
- ;rié L’Electricien.
- É Ls L'Elcttrieista (Rome).
- E M Tlie Engineering Magazine (Npw-York).
- E N A Élektrotechnischcr Neuigkeils-Anzeiger (Vienne), fl R Electrical Review (Londres).
- ETE. Eleklrotechnische Rundschau (Francfort-sur-Mein). ET Z Elektrotechiiische Zeitschrift (Berlin).
- K W The Electrical World (New-York).
- Gc Le Génie civil.
- I G Bulletin de la Société des Ingénieurs civils de France,
- ic L'Industrie électrique.
- I E C L'Industrie électrochimique.
- 1 1 Industries and Iron (Londres).
- J EK Journal of the Institution ’ot Electrical Engioeers iNew-York).
- Théorie.
- Théorie électromagnétique; Olives Heaviside (El, p. ilO,
- Addition aunicmoirc Tliéorie delà chaleur et de l'électricité;
- E. Riecke (WA, p, 1199. m VA).
- Résistance électrique au contact de deux disques d'un même métal; Edouard Branly (JP, p. 21, janvier).
- Conduction de l’èlectricile par des lames minces de substances diélectriques; W. Leick (WA, page 1107, n* t.'l).
- Sur la- loi de_ charge des diélectriques; A. (’oeiin (WA,
- ' tnre ; H. Pet.ut et P. S/VCERDort, (JP. p. 17, janvier).
- J P Journal de Physique.
- J T Journal télégraphique (Berne).
- N C II Nuovo Ciinento (Pisc).
- PCR Journal de la Société physico-chimique russe (Saint-Pétersbourg).
- PM PhUosophical Magazine (Londres).
- PSL Proceedings of the Physicai Society of London.
- Rgds Revue générale des Sciences.
- Ri Revue industrielle.
- RL Rendiconti délia Reale Accademia dei Lincei (Rome). R M Revue de mécanique.
- R N Rendiconti dell'Accademia di Napoli.
- S A Journal of the Society of Arts (Londres).
- Sie Bulletin de la Société Internationale des Elcctricieus. S R, J Street Railway Journal (New-York et Chicago).
- SSP Société française de physique.
- T P Revue des Transports parisiens-U E Bulletin dos Usines électriques Z E C Zeitschrift fllr ELcktrochemie (Halle).
- Z E T Zeitschrift für Elekarotechnik (Vienne).
- \V A Annalen der Physik undChemie de G. et E.Wicdemann (Leipzig;.
- Vitesse de migration des ions électriques dans les solutions aqueuses étendues ài8*jusqu’à la concentration dccinormale, F. Kohlrauscii (WA, p. 7So, n” 13).
- Décomposition électrique des solutions aqueuses (ER, p. 12,
- La conductibilité électrique et la. luminosité, des flammes contenant des sels métalliques vaporisés (Rg* d. s. p. 922:
- Peut-on ramener complètement à des causes piézoélectriques les phénomènes pvrociecti'iques dans les cristaux ; W . VoniT :WA, p. 101U. n" 13).
- Décharges traînantes le long d'une surlace devenue propre : M. Tceplek (WA. p. WG1, m 13).'
- Note sur l'expérience de Faraday relative aux circuits de
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- edi 28 Janvier 1899.
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- SSW1
- , par A. Blondel et S. Hanapi'e.
- Médit Nouvelles. — L’
- •• Projet déréglementât)'
- la production de l’énergie éle l'utilisation des chutes dseau en Italie. — Le Palais de l’électricité à Imposition de'iqco. — La plate-forme
- ways électriques d’Elbeuf. — Etablissements Lazare Weiller. Société générale beige de tAmways élec-
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- NOUVELLES
- •L’utilisation des gadoues pour la production de l’énergie électrique. — La combustion des gadoues est pratiquée depuis assez longtemps dans la plupart des villes anglaises et dans quelques cites américaines ; sur le continent européen elle est appliquée depuis peu d'années à Hambourg et à Monaco. Dans quelques installations, notamment à Shoreditch, dans la banlieue de Londres, la chaleur dégagée par celle combustion est utilisée au chauffage de chaudières alimentant des moteurs conduisant des dynamos. A ce point de vue, la question de la combustion des ordures intéresse dortc les électriciens ; aussi croyons-nous devoir dire quelques mots des essais qui sont faits à Paris à l’usine du quai de Javel, par M. Lauriol, ingénieur du service municipal de la viUe, gui, pendant le voyage d’études dont le rapport sommaire a été publié dans ce journal (t. XVI, p. 192) a eu l'occasion de visiter plusieurs des installations existantes.
- Dans les premiers essais, le four employé, construit après examen des meilleurs modèles anglais, comportait une grille inclinée sur laquelle brûlaient les gadoues, amenées par un carneau où elles se desséchaient. Ces essais montrèrent que les gadoues parisiennes ne sont pas plus récalcitrantes que les gadoues anglaises et que leur combustion est possible dans des conditions assez satisfaisantes. E11 faisant usage de ventilateurs pour refouler l'air à travers la couche en combustion on parvint même à porter l’épaisseur de ceUe couche jusqu’à 1 métré; on augmentait ainsi notablement la quantité de gadoues détruite par jour,' ce qui a une importance lorsqu’il s’agit de se débarrasser d’énormes masses de ces matières ; en même temps 011 élevait la température développée par la combustion, élévation de température qui a cette double utilité d’assurer une destruction pfis complète des gaz odorants ou nuisibles et d'augmenter la quantité de chaleur utilisable en vue de la production de vapeur.
- Mais ces avantages résultant de l’emploi de ventilateurs sc trouvèrent compensés par un inconvénient : la gadoue contient des njatières de toutes sortes, silicates, etc., et notamment des débris de verre qui se Amollissent ou entrent en fusion lorsque la température s’élève et s’accrochent aux parois en briques.; l'enlèvement des scories est alors difficile et entraîne très rapidement la détérioration de ces parois. Il fallait surmonter cette difficulté. M. Lauriol y est parvenu en adoptant une nouvelle forme de four où la grille est supprimée at . remplacée par une sorte d’entonnoir tronconique en fonte où s’opère Ja combustion. Les scories n’adhèrent pas aux parois de cet entonnoir et sont facilement retirées du cendrier où elles sc rassemblent.
- Les essais qui se poursuivent actuellement avec ce nouveau four donnent toute satisfaction et sans doute arrivera-t-on bientôt à utiliser la chaleur dégagéequi jusqu’ici est perdue, l’installation étant faite seulement à titre expérimental.
- Projet de réglementation de l’utilisation des chutes d’eau en Italie. — Dans son numéro du 30 novembre, la Rivista délia ÿoeieta Emiliana degli Ingegneri; analyse le rapport de la Commission, pour la réforme de la loi de 1884, relative aux concessions des dérivations de coufs d’eau.
- La commission avait principalement comme mandat de fixer dans quelles limites pourraient être faites les dérivations des cours d'eau pour la traction électrique des trains et pour toutes autres exploitations industrielles et agricoles. Elle devait également prévoir les moyens d’éviter les spéculations et les monopoles.
- CeUe question est d’autant plus importante en Italie, que le sol est extrêmement pauvre en gisements de charbon, tandis qu’au contraire la force motrice hydraulique utilisable pour les divers besoins industriels est considérable ; elle est évaluée à environ 2 640000 chevaux-vapeur nominaux.
- La commission demande, entre autres réformes, que les autorités compétentes pour donner une concession ne soient plus toujours déterminées par la situation de la chute, mais que ce soient l’administration centrale ou les préfectures qui aient à donner l’autorisation, suivant que la puissance de la chute est supérieure ou inférieure à 200 chevaux. Elle demande également que les concessions ne soient plus indéfiniment renouvelées, mais qu’après un seul rçnouvellement .d'une concession de 30 ans, de nouvelles demandes puissent être examinées, sans aucune préoccupation des droits de l’ancien concessionnaire. Les concessions pourront être également retirées? moyennant indemnités, pour cause d’utilité publique. Tout concessionnaire aura un délai de six mois pour constituer, le cas échéant, une société civile pour la mise en œuvre de sa çon-cession. Pendant ce temps il sera seul responsable envers l’Etat.
- Le palais de l’électricité à l’Exposition de 1900. — Passant en revue l'état actuel des constructions de la future Exposition, le Génie Civil nous fournit, dans son numéro du 21 janvier, les renseignements suivants sur le Palais de l’électricité et le Château d’eau qui doit y être annexé :
- Le Palais de l’clectricité promet d’être un des clous de la future Exposition. 11 s’élèvera au fond du Champ-de-Mars, en avant de l’ancienne galerie des machines transformée ; sa -hauteur totale sera
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- 28 janvier 1899
- XXXIX
- de 70 mètres. Actuellement les fondations sont en cûurs de constructiort et n’atteignent pas encore le niveau du sol. Cependanril y a tout lieu d’espérer que. grâce aux progrès réalisés dans la construction métallique et surtout dans la rapidité du montage,
- Le Château d’eau se. composera d’une vaste niche _ de 33 m d'ouverture sur n m de profondeur ; à l’intérieur de cette niche, des nappes d’eau, sortant d’une série de vasques, descendront en cascades pour, aller rejoindre le ' grand bassin, jusqu’à la partie inférieure des rampes monumentales.
- Le Palais de l'électricité et le Château d’eau ne forment pour ainsi dire qu’un seul et même ensemble. Néanmoins ils ont été confiés à deux architectes différents en raison de leur importance, [/architecte du Palais de l’électricité est M. E. Hé-nard, et celui du Château d’eau, M. Paulin.
- La plate-forme électrique de l’Exposition de 1900. — Comme nous l’avons annoncé au commencement de l’an dernier la Compagnie des transports électriques de l'Exposition ne sera définitivement autorisée à construire la plate-forme roulante dont la description a été donnée dans L'Eclairage Electrique du 29 janvier 1898(1. XIV, p.191) que si les épreuves faites sur une plate-forme d’essai' sont satisfaisantes.
- Cette plate-form^ d’essai a été construite à Saint-Ouen, sur le bord de la Seine. Son développement gst de 400 m environ et elle présente les principales difficultés d’exécution quidoiventse rencontrer dans la plate-forme définitive. Depuis une quinzaine de jours les épreuves officielles ont commencé. Elles • ont permis non seulement de reconnaître que les dispositions prises donnent toute satisfaction au
- point de vue technique mais encore, et c’est là le point important pour le public et la réussite financière de l'affaire, de constater qu’il est facile de passer du trottoir fixe sur le plancher à petite vitesse et de ce dernier sur celui à grande vitesse.
- Traction par moteur à gaz. — La première ligne par moteur à gaz en Angleterre a été établie en 1896, à Blackpool. Le réseau s’étend sur 12 km et on emploie 16 voitures. En avril dernier on a ouvert une nouvelle ligne à Manchester. Le gaz est comprimé àunepressiond'environ o,500 kg par millimètre carré et est ensuite placé dans les réservoirs des voitures. Pour charger les réservoirs il faut une minute et une seule charge est suffisante pour faire parcourir à la. voiture 20 km. Le prix du gaz employé y compris celui employé par les machines à compresser atteint seulement paraît-il, moins de fr. 0,062 par voiture et par km. Les moteurs sont continuellement en mouvement et ils sont réunis aux roues par des griffes à friction.
- Télégraphie par ondes hertziennes. — La Wire-less Telegraph Company qui exploite les brevets Marconi vient d’établir une communication au moyen des appareils Marconi entre le phare de South-Foreland et le bateau-phare le East-Goodvin, situé à 20 km environ du phare. Les signaux ont été perçus avec une très grande netteté dès le premier jour de l’installation des appareils qui remonte au 25 décembre, et bien que depuis cette date il y ait eu de fréquentes ffempêtes, les instruments n’ont aucunement souffert et fonctionnent parfaitement. La solution tant cherchée du problème consistant à mettre en communicalioft les bateaux-phares et la côte parait donc pratiquement obtenue.
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- 2 appareils Hughes duplex, un relie avec Naples, l’autre sert de réserve;
- 5 appareils Baudot en activité et \ de réserve ; des cinq en activité, un duplex sert pour les communications avec Paris ; les autres sont reliés avec Naples, Genève, Milan et Turin. Les appareils de réserve sont constitués par un quadruplex et trois duplex. Chacun est muni d‘un relai Aiorse ;
- 9 appareils Wheatstone dont trois servent pour le service de Palerme, Messine et Cagliari, un de réserve et quatre pour les circulaires météorologiques et autres. Pour la transmission des comptes rendus parlementaires, on utilise 5 Wheatstone places à la Chambre des députés.
- 90 Morse et sounders pour les communications avec les ministères, le service de la province et pour le service interprovincial entre bureaux de faible importance.
- Un commutateur général a été installé depuis que les accumulateurs ont remplacé les piles élec-
- Les Hugues ne sont pas tous munis de moteurs électriques pour la marche du mécanisme d'horlogerie, il en est de même pour les Baudot, mais ces derniers ont tous un moteur électrique pour le fonctionnement du distributeur.
- L’administration a l’intention d'employer le moteur électrique pour tous les appareils et elle adoptera un type unique à 100 volts (les moteurs actuels ont des voltages variables entre 24 et 100 volts), afin d’éviter l’épuisement trop inégal des batteries.
- Les batteries, au nombre de deux, se composent chacune de 210 éléments Grandini à vase poreux ; elles sont chargées à l aide d'une dynamo actionnée par un moteur à gaz ; cette même dynamo sert à ia la charge de 3 autres batteries de chacune 80 éléments, groupés en 16 séries de 5 cléments et destinés à fournir les divers voltages qui conviennent J
- aux differentes lignes télégraphiques. Ces 3 batteries sont l’une la batterie positive, l’autre la batterie négative, la troisième sert de réserve. F.lie.s sont munies d’un commutateur qui, au moyen de variations périodiques dans la disposition des fiches, permet un épuisement suffisamment uniforme des accumulateurs. T.
- Traction électrique. — Copenhague. — La compagnie des tramways de Christiania va transformer scs tramways à chevaux actuels en tramways électriques. Une grande partie des actions de cette compagnie est entre les mains des capitalistes de Berlin. Les recettes des tramways de Copenhague pendant l’année 1897 ont été très satisfaisantes. Le coût de l’opération'a été de 6,41 cents par voiture et par kilomètre dans laligne de la Salvgadens Tramways C1-1. Cinq des compagnies de tramways de Copenhague ont été consolidées pendant Tannée dernière. On ne sait pas encore quand les chevaux seront remplacés par l'électricité mais ce ne sera probablement pas avant la fin de Tannée. Les deux compagnies de Copenhague qui n’ont pas été comprises dans la^ consolidation dont nous parlons se sont réunies pour former une nouvelle société qui commencera une exploitation électrique qui commencera en juillet ou août 1899. L’installation électrique sera fournie par une grande fabrique allemande et Ton emploiera des voitures à impériale. Leê jnachines et les chaudières seront fourniês par une maison de Copenhague.
- Moscou, — La municipalité de Moscou s’occupe actuellement de la question de la substitution de la traçtion électrique à la traction animale sur le réseau de tramways de cette ville. Elle a nommé une commission présidée par l’ingénieur en chef A. Se-menoff pour examiner *le projet de reconstruction et d'extension de ce réseau présenté par l’ingénieur A. 'l .ineff, et dont voici les principaux points :
- Sur toutes les lignes existantes la tractipn se fera par l’électricité ; leur longueur actuellement de 100 km, sera portée à 132 km. Le^ voies seront entièrement reconstruites et leur largeur, actuellement de 1,52 ni, sera portée à 1 m; elles seront partout doubles. La vitesse des voitures sera limitée à 10,7 ou 12,8 km : h dans le centre de la ville, ài6 km: h au delà de la rue de Sadowa et à 19,3 km : h dans
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- la banlieue. Les voitures se suivront à 3 minutes d'intervalle dans le centre de la ville. Le système à trolet aérien sera adopté sur la plus grande partie du réseau ; en certains points la traction se fera par accumulateurs ou par système à contactsuperficiel. Les voitures seront éclairées et chauffées par l’élec-
- Pendant la nuit des voitures à marchandises circuleront sur le réseau, qui en outre sera utilisé pendant l’hiver pour l'enlèvement de la neige et en été pour l’enlèvement de la poussière.
- La reconstruction du réseau complet sera terminée en quatre ans, à raison de 29 km la première année (1899) et 37 km pendant chacune des trois autres. On commencera par la partie centrale du réseau sans d’ailleurs causer d'interruption dans le trafic. La dépense totale sera de 15 à 18 millions de roubles (60 à 72 millions de francs).
- L’énergie électrique sera fournie par une station génératrice unique installée sur le bord de la rivière de Moscou.
- — Salins. — Dernièrement, le maire a informé le conseil municipal qu’il a eu pendant le mois d’août la visite du maire de Pessac (Gironde), qui a l’entreprise d'un tramway électrique entre Bordeaux et Pessac, et qui propose d'en établir un semblable de la gare de Salins à l’extrémité des faubourgs, il offre en même temps de substituer l'éclairage électrique à l’éclairage au gaz et de fournir l'énergie électrique aux industries de la ville. Il s’entendrait lui-même avee la société du gaz pour reprendre ses engagements vis-à-vis de la ville jusqu’à la fin de sa concession. L’étude et les devis seraient fournis gratuitement par le postulant, mais par contre la ville prendrait l’engagement moral de ne pas ensuite traiter dans le môme but avec une autre compagnie similaire ; le postulant désirerait une garantie d’intérêt de la part de la ville. La voie ferrée et l'usine deviendraient la propriété de la ville à la fin de la concession,
- Une longue discussion s’est engagée à ce sujet.
- Le maire a proposé, comme conclusion, que la ville demande la concession du tramway électrique projeté, pour la rétrocéder ensuite à la compagnie de Pessac, sans engagement d’aucune sorte pour la ville, notamment sous le rapport d’une garantie d’intérêt. Quand la compagnie aura fourni son projet, le conseil l’examinera et prendra tels engagements qu'il lui plaira, ou même n’en prendra point du tout. Le maire soumettra la rédaction de cette délibération à la commission des finances.
- Eclairage électrique. — Conrpière. — Après Besse, Murols et bien d’autres villes, c’esf Cour-pière qui va bientôt être éclairée à l’électricité. Les travaux en ce moment se poursuivent avec activité. L’usine est établie sur la Dore, en bas de la ville de Courpière.
- L’on compte que le temps n’est guère éloigné désormais où la ville sera éclairée à l’électricité.
- _ L'Hôpital. — Celle localité doit être prochainement éclairée à la lumière électrique. La direction des houillères, qui va étendre considérablement l’éclairage électrique dans lès mines, fournira la lumière nécessaire à l'éclairage des rues. » .
- MonUiïrs Mayenne). — La petite ville de Mont- • sûrs est sur le point d’être éclairée à l'électricité. De plus, les conseils municipaux d'Ernée, Sainte-Suzanne et Pré-en-Pail vont aussi doter leurs communes du même éclairaget
- — \aniua. — Une société de cette ville va utiliser la chute de l’Oignin en vue de produire la force élec-
- Nous apprenons qu’après avoir définitivement approuvé les deyis des ingénieurs et pris leurs dernières disposition®, les promoteurs de cette entreprise ont décidé qtiê les travaux commenceront aux premiers jours du printemps.
- Les avantages de cette installation sont considérables pour notre région,
- Les nombreuses usines et manufactures d’Izer-nore. de Montréal, de T,a Cluse, de Nantua et des Neyrolles pourront profiter de cette nouvelle force pour s'éclairer et pour faire actionner leurs ma-. chines.
- — Pierrelatte (Drôme). — Nous apprenons que, pour assurer, à partir du Ier mars, l’éclairage électrique de cette petite ville, M. Greffe, ingénieur des arts et manufactures, a fait choix d’un gazogène Riché analogue à celui que nous avons décrit dans notre numéro du 10 novembre et qui alimente l’usine électrique d’Ivry-la-Bataille (Eure), L’appareil installé en ce moment par la C10 du gaz Riché est un gazogène à quatre éléments, l’un d’entre eux eux constituant une cornue de réserve ou de rechange.
- Trois des éléments fourniront en marche normale, par distillation du bois, 25 m3 de gaz à 3 000 calories, quantité plus que suffisante pour alimenter, à pleine charge, le moteur « Tangye » de 20 chevaux qui actionnera la dynamo*
- Ce moteur, de nouveau type, construit par M, Pinkney, consomme seulement 520 litres de gaz de ville par cheval heure effectif à pleine charge, sa consommation totale à vide étant de 2 000 litres.
- Ces deux appareils sont complétés par un gazomètre de 10 m* et une assez forte batterie d’accumulateurs formant réserve de gaz et d’électricité.
- Des essais de consommation en gaz Riché de ce moteur auront lieu, avant la mise en marche définitive de l’usine. Ils coïncideront à peu près, comme date, avec ceux que M. Riché doit faire sur des moteurs Otto d’une puissance totale de 100 chevaux à l’usine de la Cie centrale des Emeris et produits à polir, 133, boulevard Sérurier, à Paris, essais qui
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- auront lieu en présence des membres de la section de sylviculture de la société des agriculteurs de France, à la suite d’une conférence que M. RicHé doit faire à celte société au cours de son prochain congrès.
- — Tunis. — Nous apprenons qu'une grande société française de construction d'appareils électriques vient de charger un ingénieur de l'installation du'nouvel éclairage dans plusieurs quartiers de la ville. Nous pouvons annoncer comme commencée l’étude concernant les pâtés du Grand Hôtel, du Magasin Général et des Galeries Parisiennes.
- - vizoaya -'Espagne). — Il vient de se former
- dans le quartier d'Algorta, une société pour la production et l’exploitation de l’éclairage électrique et delà force motrice. Le capital de cette société est de 325000 pesetas, divisé en 650 actions au porteur de 500 pesetas. A.
- Compagnie des Tramways électriques d’Elbeuf. — Constitution. — Suivant acte sous seings privés en date à Paris, du 10 novembre 1898, dont un original est demeuré annexé à l’acte de déclaration de souscription et de versement, reçu par M<!‘ Moyne et Dufour, notaires à Paris, le 21 novembre 1898.
- M. Edouard Caudcray, ingénieur, demeurant à Paris, rue Brunei, nu 26, a établi les statuts de la Société anonyme de la « Compagnie des Tramways électriques d’Elbeuf », desquels statuts il est extrait ce qui suit : Il est formé par les présentes, entre les propriétaires des actions ci-après créées et toutes celles qui seront créées par la suite, une Société anonyme, conformément aux lois des 24 juillet 1867 et i°r août 1895.
- Cette Société a pour objet : la construction, l’installation et l'exploitation à Elbeuf et dans les communes avoisinantes, de toutes lignes de tramways à traction électrique ou autre ou de tous autres
- moyens de locomotion employés pour le transport des voyageurs et des marchandises. L'acquisition de toutes lignes de tramways ou autres moyens de locomotion existant. L’obtention directe de concessions ou ia substitution aux droits de précédents concessionnaires, de lignes de tramways ou de toutes autres lignes de transport, leur installation, leur rpise en marche, leur exploitation, leur affermage et leur, cession, dans les conditions prévues par la loi du n juin 1880, et avec les autorisations qu’elle prescrit. Toutes opérations se rattachant à la construction et l'exploitation de toutes lignes de transport, la transmission et la distribution d’énergie, soit pour l’éclairage électrique, soit pour la force motrice, et, en général, l’application de l’électricité pour tous emplois généralement quelconques. La •participation sous toutes formes par voie d’apport ou consortiums ayant le même but que celui ci-dessus énoncé.
- Et généralement toutes opérations commerciales industrielles, mobilières ou immobilières sc rattachant à l’objet de ia Société. Le tout, tant dans la région d’Elbeuf que dans toutes autres régions en
- La Société prend la dénomination de : « Compagnie des Tramways électriques d’Elbeuf >».
- Le siège de la Société est à Paris, boulevard des
- La durée de la Société est fixée à cinquante années à partir du jour de sa constitution définitive.
- Le capital social est fixé à trois millions de francs, divisé en trente mille actions de cent francs chacune et libérées du quart, soit au total 750000 fr.
- Les produits nets de la Société, déduction faite de tous frais et charges, constituent les bénéfices.
- Sur ces bénéfices, il est prélevé :
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- pilai, dont les actions sont libérées. IJe surplus, après prélèvement sur la portion des bénéfices que l'assemblée générale, sur la proposition du conseil d'administration, jugera utile d'affecter à des amortissements ou réserves supplémentaires, revient : 90 p. 100 à toutes les actions. 10 p. 100 au conseil d'administration.
- Ont été nommés administrateurs : MM. Edouard Cauderay; Ludovic Dupuy-Dutemps ; Albert Olrv
- Etablissements Lazare Weiller. — L’Assemblée générale annuelle, a approuvé les comptes de l’exercice 1897-98, tels qu’ils étaient présentés par le Conseil d’Administration et décidé de reporter à nouveau le solde non employé du compte de profits et pertes, soit 9 994,60 fr. Elle a ensuite ratifié la nomination de M. Richemond Pierre en qualité de membre du conseil, renouvelé le mandat de MM. Emile Halphen et Marcilhacy et donné les autorisations nécessaires, dans les termes de l’article 40 de la loi du 24 juillet 186;, et en tant que de besoin, à ceux des administrateurs de la Société qui sont en même temps administrateurs ou directeurs d'autres Com-
- pagnies avec lesquelles les Etablissements Lazare AVeiller sont susceptibles dépasser des contrats ou des marchés.
- Société générale belge de Tramways électriques en Espagne. - Le 3 janvier courant cette société a été constituée au capital de 10 millions, représenté par ion000 actions de capital, 100000 actions de dividende attribués titre pour titre aux souscripteurs des précédentes et 10 000 parts de fondateur, dont le nombre ne peut ctre augmenté.
- Cette société a pour objet l'étude, l'acquisition, la construction et l’exploitation de tous tramways, chemins de fer et transports en commun en Espagne.
- Adjudications :
- Aguilnr de Campe (Paleucia). — La municipalité demande des soumissions pour l'éclairage par l 'électricité des rues de la ville durant une période de
- Merbes-le-Cliàteaii (Belgique). — Les autorités municipales demandent des soumissions pour l'éclairage électrique de la ville.
- BIBLIOGRAPHIE
- Distribution d M. J. ItODKT.
- En rcleudletai
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- : doit le lan-e tout hibl
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- autrement: toutefois 1 ordre des chapitres a quel-
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- Dans'la dernière partie, est exposé un exemple d’emploi de lVnergic électrique dans une grande gare de chemin de fer comprenant un bâtiment de voyageurs à deux étapes, une tare dî marchandises de grande vitesse et une de petite Tiicssc. avec halles d’arrivages et d’expéditions, halles de transbordements, quais découverts et quais à pierre, voies de triage et de garage, un dépôt avec deux remises de machines, un atelier de réparations, des quais à combustibles et des
- auteurs font connaître les résultats économiques auxquels on parvient. J - Et.
- La ;>9f“ livraison de la Grande Encyclopédie vient de paraître. Fidèle aux promesses qu'elle a faites, celte magnifique publication continue à mériter la confiance du public, et par
- l’excellence de ses arti par l’cxaineh de ceux s livraison, parmi lesquels nous cite-
- par M. René Bcrlhelot: une belle étude chimique et physiologique sur la Nicotine, par MM.Matignon et P. Langlois ; un magistral article de M. Trouessart, sur les Nids; enfin une belle monographie du département de la Nièvre,par M.André Berlhelot, accompagnée d’une magnifique carte en couleurs
- Envoi franco d’un spécimen de 16 pages contre toute demande affranchie adressée à la Société de la Grande Encyclopédie, (il, rue de Rennes, Paris.
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- La reproduction des articles de L’ÉOLAIRAGÈ^L^T^IQUE.^jnterdits,
- SOMMAIRE " P.«,.
- Étude sur la transmission et la distribution de l’énergie par les courants alternatifs : étude spéciale
- des propriétés des machines d’induction: Maurice Leblanc....................................... iGi
- Automobiles électriques : Voiture Columbia; Paul Dupuy.......................................... 167
- Lampes à arc : Lampes Brillié et Vigreux, Lacko, Kloslermau, Siemens et Ilalske. Davics, Thom-
- son-IIouston, Pomeroy, Hubbell; G. Richard.................................................... ^4
- revue industrielle f.t des inventions
- Dispositif P. Wagner pour l'alimentation d'une lampe électrique pour bicyclette......................... 182
- Commutateur d’allumage et d'extinction de l’Allgemeine Elektricitaets Geseilschaft...................... 182
- Les tramways de MiddlesBrough, Stockton et Thornabv (Angleterre) avec distribution à courants triphasés . . . . 184
- Dispositif d'excitation des dynamos en dérivation, sous la moitié de la différence de potentiel aux bornes, par
- A. Slngel..................................................................................... 188
- ItEVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS .SCIENT!KIQIJKS
- Sur l’expression de l’énergie d’un circuit et la loi de l’électro-aimant, par A. Pérot........................... ig3
- •Sur l’action chimique des rayons X, par A. Villard.............................................................. 194
- Différence de nature physique entre les rayons cathodiques et les rayons Rœntgen, par J. Ritter. von Geitler . . 196
- Sur la nature des rayons Rœntgen, par B. Walter.................................................................. 198
- chronique
- Sur la décharge par les pointes avec des courants alternatifs. — Dissolution des métaux précieux dans les électrolytes. supplément
- Transmission électrique d’énergie en Vénétie. — Chemin de fer électrique Milan-Arona. — Chemin de fer électrique du Pic-du-Midi. — La ligne de tramways à système mixte Ring-Strasse-Prater, à Vienne. — Nouvelles taxes pour la téléphonie interurbaine. — A propos de la production électrique des nitrates au moyen de l’azote atmosphérique. — Emploi de l’aluminium dans l’armée française. — Traction électrique. — Télégraphie. — Téléphonie. — Eclairage électrique. — Tramways électriques de Brest. — Adjudications,
- avis, offres et demandes........................................................................... l
- Littérature des périodiques.................................................................................. lvii
- Bibliographie. — Théorie mécanique de l’électricité, par ClaUsius. — Les dynamos à courants continus, par
- J. Fischer-Hinnen.................................................................................. lx'
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- Transmission électrique d'énergie en Vénétie. — La préfecture de Bellime a transmis au Ministre des Travaux publics' la demande de concession d'une dérivation d’eau de la Piave pour la production de 40000 chevaux environ, qui doivent être transportés à Bellime, Trévise et Venise. Le projet a etc établi par MM. Colla et Milani, ce dernier est le directeur bien connu de l’établissement hydroélectrique de Paderne. Le projet prévoit aussi l’Irrigation des terrains environnants. T.
- Chemin de fer électrique Milan-Arona-Varese-Laveno. — La Société iUéditerranéenne a terminé en grande partie scs études relatives à l’application de la traction électrique à quelques-unes de ses lignes. Elle .a présenté au Ministre des Travaux publics un nouveau projet pour étendre la traction électrique à la ligne Milan-Callarate et à ses trois embranchements de Arona, Varese et Laveno.
- T.
- Chemin de fer électrique du Pic-du-Midi. — Le Conseil municipal de Bagnères a tenu, il y a quelques jours, une séance extraordinaire, dans laquelle il a entendu les explications que‘devaient lui fournir MM. Chambrelant et Médebielle, ingénieurs, au sujet du chemin de fer à crémaillère et à traction électrique qu’ils se proposent de construire du Pla-teau-des-Artigucs au sommet du Pic du-Midi.
- Après avoir rappelé l'expérience déjà faite à Lourdes, par la construction déjà presque terminée d’un chemin de fer électrique, qui conduira les pèlerins et les touristes au sommet du Grand-Ger, ces messieurs ont renouvelé au conseil les propositions contenues dans leur lettre, ils ont fait ressortir avec beaucoup de lucidité et par les meilleures raisons, les avantages qui doivent résulter pour Elagnères de l'installation d’un chemin de fer à crémaillère au Pic-du-Midi et aussi l’établissement, qui suivra, d’hôtelleries au sommet.
- I.e Conseil, comprenant à juste titre le bienfondé de cette demande à tous les points de vue. l’a adoptée en principe et a nommé une commission qui se rendra sur les lieux avec MM. Chambrelant et Méde-
- La ligne de tramways à système mixte Ring strasse-Prater, à Vienne. — Cette ligne qui relie la Ring Strasseau Prater, a été récemment inaugurée; elle est exploitée par le système mixte à accumulateurs et trolet aérien. En voici la description d’après le dernier numéro du Street Railu'-xy journal.
- La voie est constituée par des rails pesant 41,07 kg par mètre courant, éclissés à l aide de fers plats et de fers cornières, système d’éclisses qui a donné d’excellents résultats à Dresde et à Hambourg. Les
- rails sont en général posés directement sur le ballast sauf au Prater où des supports sont employés.
- Le courant est fourni par l’usine de l’Allgemeine Elektricitaets Gesellschaft, où six machines hexapo-laires Siemens et Halske de 350 kilowatts sont utilisées dans ce but. 11 y a en outre six autres machines de réserve. Il est,amené au fil de trolet par des feeders souterrains. Le retour s'effectue par les rails qui sont éclissés électriquement au moyen de tiges de cuivre de 100 mm3 de section; en outre il y a un feeder de retour constitué par un conducteur de cuivre de 1 000 cm3 de section enfermé dans des conduits en bois asphalté et relié à la voie en divers endroits.
- Le fil de trolet de la section de la ligne équipée avec conducteur aérien est en cuivre dur de 8 mm de diamètre présentant -une résistance de rupture de 40 kg par mm2. Les fils de suspension, enfer galvanisé, ont 5 à 6 mm de diamètre et une résistance à la rupture de 70 kg par mm-. Ces iils sont fixés soit à des poteaux Mannesman en tubes d'acier, soit à des rosettes ornementales scellées aux mai-sons^ avec interposition d'amortisseurs de vibra-
- La prise de courant se fait par archets ; la partie flottante de l’archet est munie d’une auge en alumi--nium remplie de graisse pour lubrifier le conducteur. Quoique l’intensité du courant dans les mo-' teurssoit souvent de 40 ampères et plus, il n’y a pas d'étincelles à la prise du courant par suite de la présence de la batterie d’accumulateurs qui, étant chargée pendant que la voilure parcourt )a sçction de la ligne équipée avec conducteur aérien, se trouve constamment montée en parallèle avec les moteurs.
- Les voitures, au. nombre de 25, sont du type Lang; leurlongueur totale est de 8,4m. leur largeur maximum de 2102 m. Elles sont montées sur des truks simples; -les roues, de 80 cm de diamètre, sont fixées sur des axes de 105 mm de diamètre écartés de 1,80 m. Les deux plates-formes ont chacune 1,2 m de longueur; la partie fcrméea5,6 m de long; à l’avant de la voiture se trouve un protecteur qui normalement est abaissé à 7 cm au-dessus des rails.
- Les accumulateurs sont placés sous les sièges longitudinaux et peuvent être facilement enlevés; la ventilation des caisses d'accumulateurs est assurée au moyen de tuyaux aboutissant sur le toit des
- horizontal de manière à ce que le mouvement de la voiture provoque un courant d'air. Qps accumulateurs ont été fournis par la Accumulatorenfabrik Àktien Gesellschaft. de Vienne- Chacun d'eux comprend une plaque positive et deux demi-plaques négatives; les bases sont en caoutchouc durci; plu-
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- Supplér
- sieurs éléments sont placés dans une caisse en bois j verni, Entre les parois des bacs et celles des caisses ce trouve un espace suffisant pour permettre à l'acide projeté de s’écouler rapidement. Chaque voiture porte 200 éléments pesant, en tout, 3050 kg.
- Comme il a été dit la batterie est connectée en parallèle avec les circuits des moteurs quand ceux-ci sont alimentés par le conducteur aérien; toutefois la connexion de la batterie est indépendante du combinateur des moteurs. La capacité de chaque batterie est de 18 ampères heure pour une intensité de décharge de 28 ampères; la différence de poiem tiel est de 400 volts environ. La quantité d'énergie emmagasinée est donc d'environ 7 000 watts-heure, ce qui permet à la voiture de parcourir 5 km avec une voiture de remorque L’intensité du courant de décharge est de 28 ampères pour une charge moyenne de la voiture et de 36 ampères lorsque la voiture automotrice, fortement chargée remorque’ une seconde voiture. Le Êendement de la batterie en énergie est estimé à 70,5 p. 100.
- Chaque voiture automotrice pèse, avide, 12300 kg ; soit 3 050 kg pour la batterie ; 2 550 kg pour l'équipement électrique qui comprend 2 moteurs de " 20 chevaux; 4000 kg pour a caisse; 2jookgpour le truk et ses accessoires.
- L’éclairage est assuré par 6 lampes à incandes-
- cence, 4 à l'intérieur et 2 sur les plates-formes. Cinq de ces lampes sont à 78 volts et une est à no volts. Lorsque l’alimentation du circuit des moteurs est faite par le fil de trolet, on dispose de 500 volts environ et toutes les lampes, mises en série, sont allumées. Quand l’alimentation se fait au moyen de la batterie, on ne dispose plus que de 400 volts environ et les cinq lampes de 78 volts sont seulement utilisées, la lampe de 1 to volts se trouvant mise automatiquement en court circuit.
- Nouvelles taxes pour la téléphonie interurbaine. — Depuis le ier janvier, les taxes téléphoniques pour le service interurbain ont été modifiées par un décret dont voici quelques articles :
- Article premier. — L'unité admise dans le service téléphonique de jour et de nuit, tant pour la perception des taxes que pour la durée des communications est la conversation de trois minutes.
- Art. 2. -- La taxe de l'unité de conversation est fixée comme suit :
- Entre deux réseaux d’un même département : 0,40 fr ;
- Entre les réseaux de deux départements, 0,23 fr par 75 km ou fraction de 75 km de distance à vol d’oiseau, de chef-lieu à chef-lieu, sans que cette taxe
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- puisse être inférieure à 0,40 fr ni supérieure à 3 fr par unité de conversation.
- Art. 6. — La durée d’une communication ne peut excéder trois unités de conversation consécutives lorsque d’autres demandes sont en instance.
- A propos de la production électrique des nitrates au moyen de l'azote atmosphérique. — Dans la Revue scientifique du 24 décembre, M. Aymé commente le discours prononcé par M. Crookes devant l’Association britannique pour l'avancement des Sciences, discours qui a été analysé dans L'Eclairage Electrique du 8 octobre (t. XVII, p. 59).
- Rappelant tout d’abord en quels termes alarmants le célèbre savant anglais prévoit la pénurie du blé dans un avenir rapproché, par suite de l’accroissement de population et de l’impossibilité d’augmenter les surfaces cultivées en céréales, M. Aymé réfute une assertion aussi radicale en montrant que la pro-duction'de l’Afrique du Nord, à elle seule, peut être plus que doublée en 30 ans; il estime, en outre, qu’après une acclimatation préalable, le blé dur, de qualité si nutritive, pourra être cultivé avec succès au Soudan et à peu près partout dans la zone tropicale.
- S'occupant ensuite de la solution proposée par .M. Crookes : l’augmentation des rendements par l'adjonction, au sol, de nitrates et la production artificielle de l'azote nitrique avec le concours de l’électricité, l’auteur estime que point n’est besoin de mettre à contribution les chutes du Niagara pour la fabrication de l'acide nitrique, par la combustion vive de l’azote atmosphérique. 11 lui paraît plus simple et moins onéreux d’avoir recours au procédé ancien des nitrières, préconisé par Glauber.
- La nitrification étant due, ainsi queTonl fait connaître MM. Schlocsing et Müntz, à la présence d'un organisme dérobé, dans le terreau : il suffirait de se livrer à l’élevage de cet organisme, appelé micro -coccus punctiforme, qui se produit par bourgeonne’
- Après avoir donné d’intéressants renseignements sur les conditions les plus favorables à la fermenta, tion nitrique, l'auteur engage les agronomes à faire des essais et souhaite vivement que l'Etat fasse l’application de ce procédé dans ses établissements agricoles.
- M. Aymé termine cette encourageante étude en signalant, au Sahara, des gisements d’une terre jouissant des mêmes propriétés fertilisantes que le caliche du Chili, ainsi que la présence au sud d’El-Abiod-Sidi-Cheikh d’immenses gisements dethénar dite, minéral riche en sulfate de soude. L'arrivée de ces produits sur le marché, dépendant de la construction du Transsaharien n’est qu'une question de temps.
- Emploi de l’aluminium dans l’armée française. — On avait voté au budget de la guerre de 1898 un crédit de 130 000 fr pour substitution des ustensiles '
- de campement’en aluminium aux ustensiles en fer actuellement en usage.
- En 1892, M. de Freycinet, ministre de la guerre, frappé des avantages que le soldat pourrait retirer de l’usage de l'aluminium, et mis au courant des essais qui se faisaient à l’étranger chargea une commission spéciale d'étudier les divers modèles d'ustensiles de campement qui seraient susceptibles d’être adoptés pour l'armée. La présidence de celte commission fut donnée à M. Moissan. Tout d'abord, les bonnes volontés se heurtèrent à une grave difficulté : l'impossibilité de souder l'aluminium. Disons de suite que cette question n'est pas-encore résolue et que les recherches continuent. Il s’agissait donc d’obtenir des bidons, des gamelles, des marmites d'un seul morceau, par emboutissage ainsi qu’un métal le plus pur possible. Les industriels, encouragés par des commandes d'essais, se mirent à l'œuvre, et en deux années, arrivèrent à des résultats satifaisants.-
- En 1894, 500 collections environ d'ustensiles d’un premier modèle furent mises en essais dans les 4L’ et 11e corps d’armée.
- A ce moment, on fit fabriquer, comme gamelle individuelle d’infanterie, une gamelle d'une forme spéciale que son nom dépeint suffisamment, la gamelle rognon, qui fut très appréciée par sa hauteur réduite; clic tient d’ailleurs mieux sur le sac, ne gêne pas les mouvements de la lèle, cl facilite le tir de l’homme couché. A la même époque, un millier de marmites furent essayées pendant les manœuvres en Algérie. Enfin quinze cents collections furent expédiées à Madagascar et utilisées parle corps expéditionnaire. Le petit bidon d’un litre avait presque atteint déjà la perfection qu’il possède maintenant, mais comme on ne pouvait souder des passants métalliques, sa suspension était assurée par un système de couverture en drap assez compliqué, qui depuis a été modifié d’une manière heureuse. Les corps de troupe de Madagascar ayant été satisfaits de l'emploi des ustensiles en aluminium, les études ont été poursuivies avec grande énergie. L’action de l’atmosphère saline, le contact de l’eau de mer, les difficultés de la campagne avaient laissé intacts les divers ustensiles. Le métal avait supporté des chocs sans se bossuer outre mesure, son nettoyage avait été facile, enfin les soldats étaient unanimes à déclarer que la cuisson se faisait mieux que dans ceux en tôle L’adoption définitive de l’aluminium n’était des lors qu'une question de jours.
- En effet, pendant le courant de l’année 1897, les commandes se succédèrent rapidement. Nos plus grandes usines de laminage furent mises à_ contribution et l’aluminium put alors déterminer et réglementer d’une façon sure les modèles définitifs.
- C'est dans, ces conditions que le ministre a présenté à la Chambre une demande de crédits. Les
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- 130 000 fr demandés 11e sont en quelque sorte qu’une consécration officielle de la mesure déjà prise pour l’armée active; c'est un jalon posé, car pour la réserve de guerre, il ne faut pas songer avant longtemps à y introduire l’aluminium. Plusieurs millions seraient nécessaires pour mener à bien cette entre-.
- Quoi qu’il en soit, avant deux ans, l'armée active sera pourvue des ustensiles suivants : gamelle individuelle, tronconique pour la cavalerie, rognon pour l’infanterie, petit bidon gourde de 11 pour la France, de 21 pour l'Algérie: quart-marmite pour quatre hommes, gamelle à quatre hommes.
- La pureté du métal ne laisse plus rien à désirer Oft obtient de l’aluminium à 995 millièmes. C'est un beau résultat. Le prix de revient est actuellement abordable; le métal qui valait en 1885, rooofr. le kilogramme a descendu progressivement jusqu'à fr, 300 fr, 200, 50 fr, 10 fr et jusqu’au prix de 3 fr qui sera lui-même abaissé. On voit quels progrès dans la fabrication ont été faits,
- Quant au poids, qui est la question primordiale pour le soldat, il faut dire qu’en moyenne les ustensiles en aluminium pèsent moitié moins que leurs similaires en tôle : c’est une économie de plus d'un kilo par homme.
- Traction électrique. — Bukhuuo et Feltre. — Les ingénieurs Conti et Pivar ont présenté aux préfectures de Bellune et Viccnze un projet-dc tramway électrique entre Bassano, Primolano et Tezze; de la station de Primolano se détacherait un branchement pour Arzie, Fonseto et Feltre, rejoignant la voie ferrée de Trévise-Bellune. La force motrice serait fournie par le Cismon. T.
- — CahorN (Loti. — M. Pàssedoit, ingénieur civil, représentant de MM. Rigaud et O, constructeurs de chemins de fer et tramways, a demandé au conseil de faire des éludes pour la construction de tramways à établir à Cahors. Il demande seulement au conseil de déterminer et de lixer les lignes dont l’établissement lui semble nécessaire et s'engage à faire a ses frais, risques et périls, les études des lignes à concéder sous la seule condition d’un droit de préférence sur tous autres demandeurs.
- — CaTeassomiB (Amiftj. — Prochainement, le Conseil municipal se réunira pour discuter l'appro-
- bation des cahiers des charges présentés par divers industriels sur une concession de tramways. De tous ces projets la commission en a examiné un qui semble offrir des avantages sérieux pour la commune. Il comprend rétablissement d’une dizaine de lignes urbaines et de banlieue à traction électrique.
- 1. De la gare à la caserne de cavalerie par la rue de la Gare et la porte des Jacobins; 2. De l’École normale d’instituteurs au square Gambetta par le boulevard Barbés; 3. Du carrefour de la porte de Toulouse à l'Ecole normale des filles et la porte Narbonnaise- à la Cité par la Grand' Rue et la route nationale n° 113; 4. Du square Gambetia à l’École normale d’instituteurs par la route nationale n° 113 et les promenades du Canal et du Lycée; 5. De l'hôtel de la Préfecture au quai de l’Aude par la rue de Strasbourg; 6. Du pont de la Paix à l’asile Bouttes-Gach par le pont d’Artigues et la route nationale n° 113; ;. De l’angle de la rue des Jardins et du-boulevard au Pont-Rougepar la route Miner-voise; 8. De l’École normale d’instituteurs à Grèzes par la roule de Montréal; 9. De l’École normale d’instituteurs a Villaibe par la route de Limoux; îo. Du square Gambetta à l’Abattoir et à Mon-
- Un départ aurait lieu au minimum toutes les quinze minutes pour les lignes urbaines, et toutes les vingt-cinq minutes pour les lignes de banlieue, à l’exception des quatre dernières lignes qui n’auraient un départ que trois fois par jour.
- — Naples. — Le conseil communal a approuve la
- nouvelle convention avec la Société des Tramways, pour substituer complètement la traction électrique à la traction par chevaux. La Société doit payer annuellement 350000 fr au lieu de 120000 et ce à partir du ier janvier 1898. Les tarifs sont diminués sur tous les parcours et plusieurs nouvelles lignes compléteront le réseau actuel- T.
- — NeuiUy-Hsir-Mai'ue. — La Compagnie de chemins de fer Nogentais avait présenté un projet de substitution de la traction électrique à celle par l'air comprimé actuellement en usage.
- L’exécution de cette modification qni avait reçu de nombreux retards vient enfin de commencer. On construit en ce moment à la Maltournée, à Neuilly-sur-Marne, l'usine électrique destinée à fournir l’énergie aux voitures.
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- — San Sebastien. — J.es autorités de San Sebastien ont, il y a peu de jours, reçu le projet d’un tramway électrique entre cette ville et Hernani.
- A.
- Télégraphie. — \omfau <*àble à Gibraltar- — Le I janvier dernier. Je vapeur Anglia, de Ja'i'elegraph Maintenance Company, a commencé la pose du nouveau câble entre Gibraltar et Alexandria, via Malte, que va installer la Eastcrn Telegraph Company. Ce nouveau câble est le troisième qui existe entre Gibraltar et Malte. A.
- — Nouveau càblc transntlautûiue. Une nouvelle Société vient de se constituer, à Cologne, avec un capital de to oooooo de marks au minimum et ayant pour but de poser un câble télégraphique mettant l'Allemagne en communication directe avec les États-Unis, Le Syndicat comprend plusieurs banques et banquiers à Cologne ainsi que.les membres du groupe Loewe à Berlin.
- Téléphonie. — Téléphonie A grande distance.
- T.e correspondant du Times aux États-Unis assure que les Américains ont l’intention d’établir une communication téléphonique entre Littlc Rock et Boston, à une distance de i 900 milles. A.
- Eclairage électrique. — Canton. — Dès 1890, un Syndicat composé principalement de capitalistes chinois, habitant San Francisco, obtint la concession de l’éclairage électrique des villes de la province de Canton et installa à Canton une usine comprenant deux groupes générateurs de 100 chevaux chacun à courants alternatifs.
- Én 1893, il y avait environ 700 lampes en usage dans 40 rues et dans divers magasins et édifices publics; les tarifs étaient de 8 fr par mois par lampe de 16 bougies, de 5 fr par mois par lampe de 10 bougies, ou de 7,5 centimes par lampe-heure, lorsqu’il était fait usage d’un compteur horaire; depuis on a adopté le tarif de Hong-Kong, soit 1,05 fr par kilowatt-heure.
- On prévoit une extension de cette installation. Une Société chinoise dont les actionnaires sont, en majoritédes compradorsde Hongkong, fait actuellement construire à peu de distance de la cathédrale et sur le bord de la rivière, son usine d'électricité;
- truite dans un autre quartier de la ville. Le tarif sera de 1,05 fr par kilowatt-heure.
- O. N. C. E.
- — Fresnes (Seine). — Le Conseil municipal de Fresnes a entrepris une série de démarches pour obtenir l’éclairage de la ville à la lumière électrique. L'entente est à la veille de se faire avec la direction des affaires départementales, afin que l’éclairage soit fourni par l’usine électrique des prisons.
- Grimsb.r Angletrrret. — La municipalité de1 Grimsby a combiné un projet d'éclairage et de traction électrique, et le professeur Kennedy vient d’annoncer aux autorités municipales que l’on \ devait compter sur une dépense totale de 1 million de francs. T.e matériel employé pour l’éclairage électrique servira également pour alimenter les lignes de tramways que possède actuellement une Compagnie privée et l’économie qu'on attend de cette combinaison est montrée avec grands détails et développement dans le rapport de M. Kennedy. F,n outre, un incinérateur de gadoues est également compris dans l’installation. Si la municipalité consentait à fournir du courant à la Compagnie déjà existante, elle devrait compter sur un minimum de 360000 kilowatt-heure à raison de 0,15 fr par kilowatt. Au delà des 360 000 kilowatt-heure et au-dessous de 460 000 kilowatt-heure, les tarifs seraient réduits à 0,13 fr et pour toute consommation dépassant le total susdit, les tarifs ne seraient plus que de 0,12 fr par kilowatt-heure. L’éclairage électrique se ferait par courant continu avec distribution à trois fils et une tension à 2^0 volts sur chaque pont. On compte sur un total de 9 000 Lampes de 8 bougies avec un début de 5 000. Le matériel de la station génératrice comportera des machines dont la puissance totale atteindra 6.00 poneelets. L’éclairage public comprendra environ 50 lampes à arc.
- Maringnc* (l'uy-dc-Hàme). — Onva commencer incessamment les travaux d'installation delalumière électrique à Maringues. Les projets ont reçu l’approbation préfectorale. Le concessionnaire est M. Georges Bellencontre, électricien. L’usine serait intallée a Salagnat et la force motrice fournie par la Morge.
- On dit que le concessionnaire serait en instance pour obtenir la concession de l’éclairage électrique de la ville dé Lczous, qui serait fourni par la môme usine de Salagnat.
- Les bourgs de Jûze et de Culhat, qui se trouvent sur le parcours, seraient également éclairés.
- On espère que les travaux d’installation de l’usine et de l'éclairage de Maringues pourront être termi-
- Messine. — Le traité de la municipalité de Messine avec la Société belge pour l’installation de l’éclairage électrique et la transformation de la traction actuelle des tramways à vapeur en traction électrique a été approuvé. T,
- — fiuto (Hsitague). — On inaugurera sous peu l’éclairage électrique dans cette ville. Le courant sera fourni par l'usine de Jetafé. A.
- Rlacence. -- L’éclairage électrique avait été • installé déjà, mais d’une manière très limitée dès 1892 ; son développement a été retardé pendant trois années par suite des procès que la Société d’électri-
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- février 1889
- cite a eu a soutenir contre celle du gaz. Le nouvel établissement a été inauguré le 25 décembre dernier. Il comprend :
- >'J ~~ Deux chaudières de 45 et 85 m! fonctionnant normalement à 8,5 atmosphères.
- 2" — Deux moteurs Tosi Compounds verticaux, l'un de 40 chevaux et l’autre de 80.
- 3° — Deux dynamos tetrapolaires à courant continu, système Schuckert, qui à la vitessc.de 700 tours donnent chacun 280 ampères sous 165 volts, deux dynamos de réserve, tétrapolaires, à courant continu, système Lahmayer, qui donnent chacune 280 ampères sous 160 volts.
- Il y a en outre un ancien moteur hydraulique de 15 Chevaux qui a été conserve comme moteur de
- L’usine est à 600 m environ de la ville. La distribution est à 3 fils, l'éclairage public comprend 50 lampes à arc, l'éclairage privé est fait, pour la plus grande part, au moyen de lampes de 16 bougies consommant 0,33 ampère sous 150 volts. Ces lampes proviennent de la Société italienne d'électricité Alpignano. L'installation acté prévue pour 3 000 lampes de 16 bougies en fonctionnement simultané. On doit encore ajouter à l’usine un moteur dç 130 chevaux et une dynamo Schuckert. d'un type spécial et dont les enroulements sont disposés de façon soit à fournir 280ampères soit lôjvolts comme 1
- les dynamos en fonction, soit à fournir l’énergie comme deux dynamos indépendantes de 140 ampères 165 volts. De sorte que celte nouvelle dynamo pourra remplacer une des dynamos de 280 ampères (46 kilowatts) ou une ou deux des dynamos de 120 ampères (20 kilowatts) ou être mise en parallcle avec ces dernières. Elle se prêtera en outre à des variations de voltage entre de larges limites, de manière à permettre la charge d’une batterie d’accumulateurs qui complétera l'installation. G.
- -- Tordesillas i i;s[»agne .— On vient d'inaugurer l'éclairage public par l’électricité dans l’importante cité castillane de Tordesillas. A
- Tramways électriques de Brest. — Les actionnaires delà Société sc sont réunis le 17 décembre 1898 en Assemblée générale extraordinaire.
- Après avoir entendu le rapport du comité, ils ont approuvé l'indemnité de retard de 5 300 fr imposée aux entrepreneurs relativement à l’exécution de l’ancien réseau; ils ont aussi donné leur approbation au règlement desdits entrepreneurs, tant pour l'ancien réseau que pour les travaux supplémentaires.
- L’Assemblée a décidé que les travaux de prolongements seraient donnes aux memes entrepreneurs. MM. P. et B. Durand, moyennant le prix forfaitaire de 50 000 fr par kilomètre.
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- auv mêmes entrepreneurs, à partir du ici janvier 1899, le service financier de la direction générale de l'exploitation, pendant cinq ans, moyennant l'allocation de 2 p. roo des recettes brutes de toute provenance.
- L’Assemblée a autorisé le Conseil d'Administra-tion à emprunter, pour l’exécution des prolongements, jusqu’à concurrence de 200 000 fr, à un taux n'excédant pas 5 p. 100 l'an.
- Le siège social a etc transféré à Brest, mais un siège administratif a etc conservé à Lyon.
- Les recettes du réseau, du 12 juin au 20 décembre. ont été, y compris les frais de publicité,
- de.....................................209 850 fr
- dont il faut déduire les frais généraux et
- les frais d'exploitation............... 95 795 "
- Le bénéfice net est donc de..............ngossfr
- Les actionnaires auront à recevoir pour cet exercice incomplet un dividende total de 18 fr; un acompte de 10 fr; ayant été payé le 1"' octobre, il restera 8 fr à distribuer le i1"' avril prochain.
- Avis, adjudications, offres et demandes.
- Les informations marquées O. N. C. E. nous sont communiquées par l’Office national du Commerce extérieur,
- — Cunsipiru Uruguay). — La Société française des mines d’or fait des études pour installer un chemin de fer électrique. La force motrice sera fournie par un barrage sur le Cunapiru. Pour les offres s’adresser d’urgence au siège social, à Paris, rue de la Chaussée d’Antin. n° 22. O. N. C. F..
- Sa» Sevcro (Italie). — La municipalité de San Severo (province de Po'ggia; demande des soumissions pour l’adjudication de l’cclairage électrique. Pour renseignements, s'adresser à la municipalité qui, moyennant 20 fr., euverra le plan «de la ville. Les propositions contenantle devis de l'installation devront être remises avant le 29 février.
- — vienne. — La direction des Postes et Télégraphes autrichiens demande des soumissions pour la fourniture du matériel télégraphique et téléphonique, et en particulier de 950 tonnes de fil. S’adresser à la K. K. Post Ockonomie Verwaltung, Vienne
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- KAINDLER, Ingénieur - Constructeur.
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- Théorie mécanique do l'électricité.
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- édition de L'original allen volume in-8°, 472 pages, cartonné, Société belge d'édit. éditrice, 3, rue des Minimes, Bruxelles.
- .ravail de Glausius sur la théorie mécanique de, la chulci ité publié pour la première fois en français en 18D3 d’a a troisiènie édition allemande ; le tirage qui vient d’en lait, celui de 1893 étant épuisé, ne diffère d'ailleurs en le cc dernier.
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- de l’éleclri-
- ctudie principalement la‘distribution de l’électricité sur le* conducteurs en équilibre électrique : il établit ensuite les équations applicables aux bouteilles de T.eyde (chapitre II), expose la théorie, des milieux diélectriques (chapitre 111) et étudie l’équivalent mécanique d’une décharge électrique (chapitre 1\ ).
- L’étude de la production de travail et de chaleur dans un courant électrique stationnaire, amène l’auteur à une loi d’Ohm de Kirchludl’ et de, Joule (chapitre
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- faites à la théorie inécankp
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- inique do la chaleur et de l’éïcc
- Les dynamos à courant continu, par J. Fisciieh-Hinnes. .7. Fritsch, éditeur.
- Dans le compte rendu bibliographique de ce volume qui a été publié dans le numéro du 3 décembre, il est dit, par suite d’une erreur typographique, que le prix de cet ouvrage est
- Muheau^Pxe^vton!1 d^Mil.^'Se Niet/che. do M. René Br
- mis : JNoiv-iork, de Al. Aue Lvon et Léon Sagnet - dans la sociologie foutou ; Motoeyde, de M. A. Berthclot -- ••». x.-Hide ; Navigation, de M. Léon Sagnet.
- De magnifiques illustrations augmentent encore l'intérêt d texte ; doux grandes cartes en couleur hors texte et des plan accompagnent les articles de géographie.
- Envoi franco d’un sjfcicimea de 16 pages contre toute de mande affranchie adressée à la Société 'Se la Grande Ency nlopëdie, fil, rue de Rennes, Paris.
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- Tome XVIII.
- Samedi 11 Février 1899.
- L Éclairage Électrique
- • TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — ThermL
- L’ÉNERGIE
- La reproduction des articles de L'ÉCLAIRAGE
- SOMMAIRE
- Contribution à l'étude de l’accumulateur au plomb : Variation de la capacité avec la concentration
- de l’acide sulfurique; L. Jumau........................................................................
- Théorie de l’électricité et de la chaleur de M. Riecke; M. Lamotte...............................................
- L’électricitc à Lyon en 1898; L. Houllevigue ....................................................................
- Les tramways électriques de la Compagnie des Omnibus et Tramways de Lyon; J. Reyval ....
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Transport électrique des livres à la bibliothèque publique de Chicago............................................
- Tramways à accumulateurs de la ville d’Ostende, par E. Sarcia....................................................
- Le transmetteur automatique Muirhead à signaux bridés, par Torler................................................
- Sur les hystérésimetres construits par M. Marcel Deprez et par MM. Blondel et Carpentier, par A. Blondel . . .
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES Société internationale des Électriciens {séance du Ier février) :
- Sur les interrupteurs à coupe-circuits, par Grosselin, Zf.t.ler, Brunswick..................................
- Sur l’ambroïne, par J. Korda................................................................................
- Société française de physique (séance du 3 février) :
- Nouvelle classification des éléments, par Delaunay..........................................................
- Sur la dispersion anomale de la vapeur de sodium, par fl. Becquerel.........................................
- Sur la viscosité magnétique, par C. Fromme.......................................................................
- Aimantation des tores pleins et des tores creux, par F. Kirstaedter..............................................
- Sur la pénétration du magnétisme dans le fer, par A. Stéfanini et M. Ascoli......................................
- Calcul simple de l’effet d’écran magnétique dans un cas schématique, par L. Arons................................
- Susceptibilité magnétique de l’oxygène liquide et de quelques corps aux très basses températures, par J .-A. Fleming et James Dewar...................................................................................................
- Sur la décharge électrique dans les gaz et les phénomènes d’éiectrolyse..........................................
- SUPPLÉMENT
- Nouvelles. — Association française pour l’avancement des sciences. — Société française de physique. — Syndicat professionnel des industries électriques. — Association amicale des ingénieurs électriciens. — Le concours d'accumulateurs. — Statistique générale et comparative de la production du cuivre dans le monde entier.
- — Soéiété Gramme. — Adjudications......................................................................
- Bibliographie. — \.czz\om di Elettrotecnlca, par Galileo Ferraris. - - Guide pratique de l’amateur électricien, par
- E. Keignàrt. — Electricité, par E. Pacremont........................................................... l
- Brevets d’invention , ...........................................................................................l:
- 204
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- 238
- Adresser tout ce qui concerne la Rédaction à M. J. BLONDIN, 171, Faubourg Poissonnière.
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- NOUVELLES
- Association française pour l’avancement des sciences. — Le Congrès de cette association qui sc tiendra, celte année à Boulogne-sur-Mer, du 14 au 21 septembre, présentera un intérêt particulier du fait que pendant la même semaine l’Association britannique pour l'avancement des sciences tiendra son meeting annuel à Douvres. Un échange de visites aura lieu entre les deux associations, le 16 septembre à Douvres et le 21 septembre à Boulogne. Il serait donc à désirer que les communications faites à l'Association française soient nombreuses et importantes.
- Le président des 3* et 4e sections (Navigation. Génie civil et maritime), M. Paul Dislère, ancien ingénieur de la marine, fait appel au concours de ceux qui s'intéressent aux travaux de ces sections et réclame leur participation active aux séances et aux discussions.
- Kn dehors des sujets provenant de l’initiative des membres de ces sections, deux sujets intéressants seront particulièrement étudiés et discutés ; ce sont : i° la résistance au mouvement des corps flottants, soit à la mer, soit dans les canaux ; 20 l'automobilisme, au triple point de vue du moteur, du véhicule et de la circulation.
- Pour chacune de ces questions des rapports seront adressés vers le mois de mai aux personnes qui auront fait connaître leur intention d’assister aux séances des sections, rapports indiquant avec un historique succinct de la question, l’étal actuel de la science et les points spéciaux sur lesquels pourrait porter le plus utilement la discussion.
- Les ingénieurs qui ont bien voulu se charger de ces rapports sont : pour la résistance des corps flouants :à la mer, M.Terré, ingénieur de la marine; dans les canaux, M. B. de Mas, ingénieur en chef des ponts et chaussées ;
- Pour l’automobilisme, MM. Cuénot et Mesnager, ingénieurs des ponts et chaussées.
- Le programme des travaux spéciaux des sections
- Vendredi 15 septembre, matin. La résistance des corps flottants;
- Après-midi. Visite du port et de ses installations mécaniques.
- Lundi 18 septembre, matin. Communications diverses.
- Après-midi. Visite de paquebots et de navires de
- Mardi 19 septembre, matin. L’automobilisme, communications diverses.
- Mercredi 20 septembre, matin. L'automobilisme (suite de la discussion) ;
- Après-midi. Expériences d'automobiles.
- Les journées du samedi et du dimanche et 1'après-
- midî du mardi sont réservées pour les excursions générales.
- Prière d’adresser les réponses à M. Dislère, 10, avenue de l’Opéra, ou au secrétaire du Conseil de lAssociation, 28, rue Serpente.
- Société française de physique. — Au début de la séance du 20 janvier dernier, présidée par M.René Benoit, ont eu lieu les élections du vice-président, du secrétaire général, de l’archiviste-trésorier, du vice-secrétaire, ainsi que les élections pour le renouvellement partiel du conseil et de la commission du Bulletin, ônt été élus :
- : M. Cornu ; 'al : M. Poinca iviste : M. de la ; M. Abraham
- Membres de la Commission du Bulletin :
- MM. Foussereau, Krouchkoll, Wyrouboff.
- ‘Sont élus membres du Conseil pour une période de trois
- Membres résidants :
- MM. Broca (André), professeur agrégé de physique à la Faculté de Médecine ;
- Deslandres, astronome à l'Observatoire de Meudon ;
- Janet, chargé de cours à la Faculté des Sciences, directeur du Laboratoire central d’électricité ;
- De Romilly (Paul), ingénieur en chef des mines.
- Membres non résidants :
- MM. Bergonié, professeur à la Faculté de Médecine de Bordeaux ;
- Fabry, professeur-adjoint à la Faculté des Sciences de Marseille ;
- ' Lecher, professeur à FUniversité de Prague (Autri-
- Lussana (Silvio), professeur à l’Université de Sienne (Italie).
- Apres la proclamation de ces résultats du vote et avant de céder le fauteuil présidentiel à M. le colonel Bassot, président pour l'anncc 1899, M.Benoit a rendu compte des travaux de la Société pendant l'année 1898, et a adressé ses remerciements à MM. Pellat et Gay qui remplissaient depuis 8 ans, le premier les fonctions de secrétaire général, le second, celles de trésorier-archiviste, avec un zèle et un dévouement qui n’ont pas été étrangers au développement de la Société.
- Syndicat professionnel des industries électriques {séance du 10 janvier).— La séance est ouverte à 5 h. 34 sous la présidence de M. F. Sartiaux.
- Sont admis comme membres adhérents : MM. Priestley (Charles), Guéroult (Louis-Paul-Philippe), Richcmond (Pierre). Est acceptée la démission de M. Lamaizière.
- La chambre approuve le projet d’accord avec M. Rijckcvorsel, libraire et successeur delà maison Michelet, pour la publication des bulletins et en général de tous les documents publiés par le syndicat.
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- Supplér
- Ëlectriq
- Il février 1899
- LX1II
- Elle décide que l’annuaire Je 18gg trouvera place dans le bulletin de janvier.
- Sur la demande de M. le Président, M. Harlé rend compte des travaux du Congrès des Chambres syndicales patronales, auquel il a assisté comme délégué du Syndicat professionnel des industries électriques. M- llarlé donne ensuite lecture d’une lettre qu'il a adressée, à la suite du Congrès, au président du Syndicat, et relative à la loi sur les accidents du travail qui a fait principalement Vobjet des délibérations du Congrès.
- La Chambre remercie M. llarlé de son concours et décide l'insertion de sa lettre dans le prochain bulletin.
- En outre, sur la proposition de M. Harlé elle décide également qu’il y a lieu d'inscrire le Syndicat professionnel des industries électriques comme membre adhérent de l'Union industrielle, en payant une cotisation de dix francs par an, et elle vote encore une somme de cent francs, qui sera versée à titre de souscription entre les mains du directeur de PUnion.
- M. le président donne communication d’une lettre qu’il a reçue de A1M. Zéni et Muggia, ingénieurs à Naples, l’informant d’importantes installations électriques à exécuter dans le Midi Je l'Italie et consistant en tramways, transport de force et éclairage électrique.
- M. le président insiste sur l’intérêt qu’il y aurait pour les industriels français à s'occuper de ces travaux, pour lesquels ils trouveraient toutes les facilités d’exécution.
- Un avis spécial relatif à cette affaire sera adressé directement aux membres adhérents du Syndicat.
- M. le président fait connaître qu’à la suite des négociations intervenues entre lui et le président de
- la Société internationale des électriciens, le comité d’administration de cette Société a, dans sa séance du 14 décembre, accueilli favorablement la proposition de mettre à la disposition du Syndicat professionnel des industries électriques, la salle des machines de la rue Staël, pour les cours d’électricité de seconde année professés parM. Laffargue à la fédération des chauffeurs-mécaniciens.
- M. le président indique que les frais résultant de l’occupation delà salle de la rue de Staël, qui sera utilisée pendant trois mois et pour à peu près douze séances, entraîneront une dépense d’environ quinze francs, par séance, plus une gratification à allouer à la fin des cours aux chef d’atelier; chauffeur et concierge du Laboratoire.
- La Chambre vote le crédit nécessaire qui s’élèvera
- M le président fait connaître l’ordre du jour de Y Assemblée générale qui doit avoir lieu dans les premiers jours de février.
- La Chambre approuve cet ordre du jour.
- A ffaires diverses. — i°M. le président expose l’état de la question relative à la souscription faite en vue d’acqucrir un terrain et d'élever un monument à la mémoire de Lucien Gaulard dans un cimetière de Paris.
- 2" M. le président fait connaître que sur la demande de M. Clémançon il avait ajourné l’impression des nouvelles instructions générales pour l'exécution des installations électriques à l’intérieur des maisons.
- Il paraissait rationnel d’attendre que la Commission créée à la préfecture de la Seine et qui étudie la même question, ait terminé ses travaux.
- Toutefois, M. le président fait remarquer que les travaux de cette Commission pouvant se prolonger
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- LXIV
- Supplèr
- L’Éclair
- rage Électrique du 11 février 189'J
- et les instructions ayant été plusieurs fois demandées, il y aurait intérêt à faire un tirage spécial du document préparé et révisé par la commission de la Chambre.
- La Chambre autorise le président à faire imprimer les instructions revisées.
- 3° M. le président donne lecture d’une lettre qu’il a adressée de concert avec le Syndicat des mécaniciens, chaudronniers et fondeurs à M. le président de la Chambre de commerce de Paris, au sujet des concessions de tramways électriques, dits de pénétration à établir dans Paris.
- Cette lettre est reproduite ci-après :
- Monsieur le Président,
- La Ville de Paris et le Département de la Seine ont donné à diverses Sociétés des concessions de tramways électriques dits de pénétration à établir dans Paris.
- Ces projets sont actuellement soumis à l’approbation de Monsieur le Ministre des travaux publics et du Conseil d’État. Or les cahiers des charges de concessions ne contiennent pas la clause spécifiant que les concessionnaires doivent s’engager à n’employer que du matériel fixe ou roulant de fabrication française, ainsi d’ailleurs que cela a été imposé à la Compagnie concessionnaire du chemin de fer Métropolitain.
- Je n’ai pas besoin, Monsieur le Président, d'insister sur le dommage causé à l’industrie française et notamment à l’industrie parisienne, par l’absence dans les cahiers des charges des concessionnaires de la clause dont ils’ agit.
- D’autre part, et ainsi que l’a si bien exprimé Monsieur le Ministre du Commerce au banquet de la Chambre syndicale des mécaniciens, chaudronniers et fondeurs, la question qui nous occupe est étrangère au libre échange et à la protection : il importe qu’en 1900 nous puissions montrer à nos hôtes étrangers des machines françaises pour le service de nos voitures publiques.
- Nos Chambres syndicales ont pensé que l’intervention de la Chambre de commerce de Paris jointe aux démarches que nous avons déjà faites nous-mêmes auprès de Monsieur le Ministre des travaux publics, apporterait à notre revendication un appui très important.
- Nous ajoutons qu’il serait aussi désirable qu’utile que la Chambre de commerce envisage la question au double point de vue des tramways à établir dans Paris et de ceux prévus et à prévoir dans les départements. Nous savons en effet que de nombreuses concessions de ce genre sont actuellement à l'étude et que pour la plupart, la clause indiquée ci-dessus n’a pas été spécifiée ou l’a été avec une restriction qui permet aux concessionnaires d’avoir recours aux industriels étrangers pour tout ou partie de matériel sur la simple autorisation donnée par le maire ou le préfet : c’est la porte ouverte aux abus et aux concessions dont l'industrie parisienne et française sera seule victime.
- Enfin, Monsieur le Président, nous nous permettons d’insister tout particulièrement auprès de vous pour que cette affaire reçoive de la Chambré de commerce une très prompte solution : les concessions que nous visons sont sur le point
- d’aboutir et il serait désirable que votre intervention et la nôtre arrivent en temps utile.
- Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’assurance de notre haute considération.
- Le Président du Syndicat des Mècanict Chaudronniers et Fonden Ed. Bourdon.
- E. Sartiaux.
- 4° M. le président donne lecture d’une lettre qu’il a reçue de la Compagnie générale d'électricité lui adressant le compte rendu d’une réunion du personnel de la Société normande d’électricité au cours de laquelle une somme de cinquante mille francs a été attribuée aux ouvriers ou employés de ladite Société au moment de sa fusion avec la Compagnie générale d’électricité.
- 5U M. le président donne communication d’un rapport du Consul de France à Vera-Cruz, communiqué par M. le ministre des affaires étrangères et contenant des renseignements intéressants sur l’industrie électrique.
- Ce rapport sera publié dans le bulletin.
- L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée
- Lettre de M. Harle à M. É. Sartiaux, président du Syndicat professionnel des Industries électriques.
- Mon cher Président,
- au Congrès des Chambre
- Le Congrès paraît devoir aboutir à ces deux résultats:
- iIJ Une démarche auprès du Ministre du commerce ;
- 2" La formation au Parlement d’un groupe dit groupe in-lustriel s'occupant de la défense des intérêts industriels :otnme le fait le groupe agricole pour les intérêts de l’agri-
- Le but de la démarche auprès du ministre du commerce !St de demander au gouvernement de prendre lui-même •initiative devant le Parlemènt de la révision de la loi, et, ubsidiairemeni, dans la circulaire qui est en préparation au ninistère, d’adoucir autant que possible les fâcheux effets de
- pour faire aboutir la révision de la Joi, le Congrès pourrait estimer sa tâche remplie apres avoir fait sa démarche auprès
- faire, la démarche auprès du gouvernement restera une démarche de simple convenance : elle sera inefficace. Tout au plus permettra-t-ellc d’obtenir_ un sursis de quelques
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- février 1899
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- I.XVI
- Supplémt
- février i890
- ments d'administration publique élaborés par le Conseil d’État.
- Faire une visite au ministre, lui dire et lui remettre une requête est chose facile, provoquer la formation sérieuse d un groupe parlementaire au Sénat et à la Chambre, demande de tout autres efforts.
- Ces efforts, il ne faut pas seulement les tenter, il faut les faire avec la ferme volonté d’aboutir ; il faut les faire de suite : c’est une nécessité àUq uelle les industriels n'cchap-
- La loi du 9 avril est l'œuvre monstrueuse d’une majorité parlementaire uniquement préoccupée de sa réélection. Si nous n’en arrêtons pas l’application avant qu’elle soit révisée, elle produira dans l’industrie de notre pays une véritable crise, elle aura de plus, des effets sociaux tellement désastreux qu’il faudra de toute nécessité la refondre et traverser une nouvelle série de luttes et d’efforts pour panser les blessures qu'elle aura faites à notre pays.
- Pour combattre cette œuvre parlementaire, il n’y a pas d’autre terrain que le terrain parlementaire. C’est au sein du parlement même qu'il faut porter la lutte.
- J'ai dit que cette œuvre législative est monstrueuse.
- Hile est monstrueuse parce qu’elle crée dans la nation trois catégories de personnes à l'égard desquelles la loi cesse d'être égale pour tous :
- D’abord les ouvriers industriels.
- Ensuite les patrons industriels.
- Enfin, tous les autres citoyens qui ne sont ni ouvriers ni industriels.
- Elle est monstrueuse parce qu’elle donne aux ouvriers des droits exorbitants sans leur imposer aucun devoir corrélatif.
- Elle est monstrueuse parce qu’elle décharge les ouvriers des responsabilités qui leur incombent d’après le droit commun pour en charger leurs patrons contrairement à toute
- Elle est monstrueuse parce qu’après avoir ainsi divisé et opposé les uns aux autres des citoyens de la même République, non contente d'avoir jeté entre eux des ferments de discorde et de haine, elle veut encore empêcher toute transaction entre eux, elle va même jusqu’à promettre à l’une des parties l’assistance judiciaire pour lui faciliter les moyens d’entamer des procès contre l’autre.
- Elle est monstrueuse parce qu’elle crée dans la République une catégorie de citoyens privilégiés par la loi : les ouvriers
- Elle est monstrueuse parce qu’elle a laissé volontairement de côté pour des motifs électoraux tous ceux qui, exposés aux mêmes risques ou à des risques équivalents, appartiennent au monde du travail agricole et qu’elle soulèvera tôt ou tard de ce côté des appétits très dangereux.
- Elle est encore monstrueuse parce que dans un pays démocratique comme le nôtre qui lutte avec peine contre les inconvénients de toute sorte d'un régime trop centralisateur, cette loi est une charge et un danger redoutable pour les petits patrons encore plus que pour les gros. Elle poussera de plus en plus à la formation de sociétés anonymes financièrement puissautes et aux monopoles de fait sinon de droit, au. grand détriment de la catégorie la plus nombreuse
- vaillent avec leur argent propre.
- 11 n’y a donc plus de temps à perdre, mon cher Président, nous devons faire appel dès aujourd'hui à tous ceux d'entre nous qui ont des relations au Parlement et les prier de se mettre activement en campagne.
- Mais la formation d’un groupe parlementaire n’est encore que la moitié du travail à faire. Quelle que soit la bonne volonté des sénateurs et des députés qui voudront bien nous prêter. leur concours, il ne leur sera pas possible de démêler nos véritables besoins si nous n’en avons fait nous-mêmes préalablement une étude très approfondie.
- La loi du 9 avril touche à tant de choses, traite avec tant de désinvolture les principes de notre droit public, lèse directement ou indirectement un si grand nombre d'intérêts, que malgré les débats qu'elle a soulevés depuis plusieurs années, ceux qu’elle atteint ne se sont encore rendu compte qu’itiiparfaitement de ses effets et de leurs multiples réper-
- Appliquant une réglementation uniforme à des industries très diverses, la loi a soulevé des objections tantôt légères tantôt très accentuées sur les mêmes points suivant le genre d'industrie auquel appartenaient les opinants.
- Les principes nouveaux et essentiels de la loi, le risque professionnel, la faute de l'ouvrier, l’indemnité forfaitaire, la compétence judiciaire, les divers modes d’assurances imposés sont jugés différemment par différentes catégories d'industriels.
- Pour pouvoir agir efficacement devant le Parlement, il faut évidemment mettre de l’ordre dans ces appréciations diverses et faire à chacune d’elles la part qui lui revient dans un travail d'ensemble.
- Il est à remarquer d’ailleurs que nous nous trouvons aujourd'hui en présence non seulement d'un texte de loi, mais encore de tous les commentaires d’application qui en sont fournis par les reglements d'administration publique élaborés par le Conseil d’État et par la circulaire préparée par le ministre du commerce. Ce n’est pas trop de tous ces commentaires pour nous pennettrede voir un peu clair dans les charges nouvelles qui vont nous être imposées, charges financières, inquisitions administratives, formalités judiciaires, paperasseries, perte de temps, dérangements et tra-1 casseries de toute nature sans compter notre part des dépenses budgétaires occasionnées par la création de nouveaux fonctionnaires parasites.
- Les industriels sont, je crois, très fondés à demander communication des règlements préparés par le Conseil d’État et de la circulaire préparée par le ministre du commerce. Ils sont très fondés à demander que la mise en vigueur de la loi soit retardée jusqu'à ce qu’ils aient pu examiner les règlements préparés et présenter leurs objections; ils sont très fondés à demander pour cela quelques semaines de délai.
- Pour mettre ce temps à profit et grouper les industriels français sans perdre de temps. l’Union Industrielle qui a provoqué le présent Congrès nous offre un point de départ, un noyau d’agglomération. J’estime que nous devons lui être
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- LXVII
- Association amicale des ingénieurs-électriciens.
- — L'assemblée générale annuelle a eu lieu le 31 janvier dernier, à la suite du déjeuner mensuel.
- La séance est présidée par M. Solignac.
- Sont présents : MM. Sartiaux, Boistel, Blondin, Courtois. Guilbert, Rechniewski, Leblanc, Gosselin, Loppé, Chaumat, Lacauchie, Robard, Planzol, Guit-tard, Meyer-May, F. Meyer, Bancelin, Pulsford, Richard, Brocq, Bailleux, Marin, Véry, Augé, de la Mathe, Benoist, Lainmet, Dumartin, Isbert, Esch-wége, Laffargue.
- Après la lecture et l’adoption du procès-verbal de la dernière séance, M. Sartiaux, fait connaître que les souscriptions pour Gaulard ont produit 2 500 fr : une tombe sera élevée au cimetière du Père-La-
- M. Isbert, trésorier, fait connaître la situation financière. Les comptes sont approuvés et des remerciements sont votés à M. Isbert.
- M. Solignac prononce alors une allocution. 11
- remercie rassemblée de l’avoir choisi pour président et parle de l’année qui vient de s’écouler, Il rend hommage à la mémoire des membres décédés, MM. Margaine et Raffard. Il termine en disant que ce sera toujours un honneur pour lui d’avoir été notre président. Cette allocution est vivement applaudie.
- Les élections du bureau ont eu Heu ensuite et ont donné les résultats suivants :
- Président, M. E. Sartiaux ;
- Vice-Présidents, MM.' F. Mever, Loppé ;
- Trésorier, M. Isbert ;
- Secrétaires, MM. Bardon, Meyer-May, Leblanc, Robard ;
- Secrétaire-général, M. J. Laffargue.
- M. E. Sartiaux a remercié l'assemblée de la nouvelle marque de sympathie qui lui a été donnée, et des remerciements ont été votés à M. Solignac.
- Le Concours des Accumulateurs. — La Commis-mission spéciale de l'A.C.F. pour le Concours des Accumulateurs, vient de se réunir. Elle a examiné les engagements des fabricants dont les noms sui-
- 1. Société anonyme pour le travail des métaux, 13, rue Lafayette.
- 2. Compagnie Générale Electrique (système Pol-lak), 33, rue Oberlin, à Nancy.
- 3. Société Française de l’accumulateur Tudor (système Tudor).
- 4. Société Belge de l’accumulateur Tudor (système Tudor).
- 5. Société Anglaise de l'accumulateur Tudor (système Tudor).
- 6. Vereignigtc Accumulatoren und Elektricitats Werke, 36, Kreuzbergstrasse, Berlin S. W.
- 7. Société Cruto’(système Pescetto), àTurin, Italie.
- 8. Lagarde, 29, rue Pixérécourt.
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- LX';III
- Supplément à L'Éclairage Ëlectriq
- 11 t'évrie
- 9. F. Wueste, à Baden.
- 10. Blot-Fulmcn (système Blot-Fulmen), 30 bis. rue de Châteaudun.
- xi. Société de l’accumulateur Fulmen (système Fulmen), 19, quai de Clichy (Clichy).
- 12-13. Société des accumulateurs Phénix (système Phénix), 34, avenue de Clichy.
- 14. G- B. Marzi, Piazza délia Sagrestia, à Rome.
- 15. Compagnie Générale d’Elcctricité (accumulateurs Pulvis), 5. rue Boudreau.
- 36. John G. Hathaway, à Londres.
- 17. Société des Soudières Electrolytiques. Gavet-Pavaüx (Isère).
- 18-19. Franz Heimel (système Titan), 5, Strohgasse à Vienne.
- La liste d'engagements ne sera close que le 28 février 5 d'ici là on peut adresser les adhésions, accompagnées d’un droit de 1 ono fr aü siège de Y Automobile Club, 6, place de la Concorde. A.
- Statistique générale et comparative de la production du cuivre dans le monde entier. — Par suite de l'importance toujours croissante que prend l’emploi du cuivre dans l’industrie électrique, il n’est pas sans intérêt pour les électriciens de connaître la situation présente et passée de l'industrie du cuivre du monde entier; aussi compléterons-nous les statistiques partielles que nous avons déjà données dans cette revue sur la production de cc métal en reproduisant la statistique générale que vient de publier le Bulletin Commercial d’après le Statist de Londres.
- C’est surtout aux Etats-Unis que la production du cuivre a augmenté dans des proportions extraordinaires. En 1897, ce pays a produit environ 212 000 tonnes de cuivre contre 21 000 tonnes seulement il y a une vingtaine d’années. Quant à la production totale du cuivre dans le monde en 1897, on
- estime qu’elle a varié entre 390 000 et 400 coo tonnes.
- D’après la statistique publiée par MM. Merton' et O, de Londres, la production totale du cuivre dans le monde, en 1896, a atteint 373 000 tonnes et, pendant l’année suivante, on a constaté une activité plus grande dans presque toutes les principales usines productrices.
- Le tableau ci-après donne la production du cuivre dans le monde et les principaux pays, ainsi que les prix moyens constatés durant les dix-neuf dernières années.
- Les principales causes qui ont amené une augmentation de l’emploi du cuivre sont assez généralement connues, mais on peut néanmoins citer les suivantes : demandes croissantes pour les constructions mécaniques et surtout pour les constructions navales ; développement de l'éclairage et de la traction électrique ; emploi croissant du cuivre pour les fils télégraphiques et téléphoniques ; idem pour équipements militaires, armes, etc. ; fabrication du sulfate de cuivre pour l'agriculture, et, achat, par le public en général, d’üne grande quantité d’articles en cuivre, dont le prix a notablement diminué. A l'avenir et probablement pendant une période assez longue, on estime que l’augmentation portera surtout sur les fils de cuivre et les appareils électriques.
- Il y a donc lieu de s’attendre à ce que l’emploi du cuivre continue à suivre une marche ascendante.
- Mais si, d’un côté, on prévoit une augmentation de la consommation du cuivre, de l’autre, il y a également lieu de compter sur une augmentation dans la production de ce métal. Pour les Etats-Unis on prévoit que la production continuera à augmenter, mais certaines autorités en la matière prétendent, cependant, que l’augmentation ne sera plus aussi rapide que pendant les dernières années. D autie part, quelques personnes vont même jus-
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-
- Supplér
- L’Éclair
- Ëleclnq
- LXIX
- ANNÉES PRODUCTION EN TONNES PRIX MOYENS
- Dans le monde. Ans États-Unis. «E.ûroX.. D„. pa,,.
- 1897 395 000 212 000 55 000 128 000 I 223,40
- 1896 373 000 209 OOO 53 000 11 t OOO 1 180,80
- 1895 334 000 170 OOO 55 000 109 OOO 1071,85
- î894 324000 158 OOO 54 000 112 OOO 1003,10
- 1893 303 000 147 OOO 54 000 102 OOO I 083,40
- 1892 310000 154 OOO 56 000 IOO OOO 1 i3ô-85
- '89' 279 OOQ 127 OOO 54 000 98ooo i278.75
- 1890 269 000 1x6 000 52000 IOI IOO 1 35:i25
- 1889 ....... 261 000 IOI OOO 55 000 105 oûo 1 238,10
- x 888 258 000 56 000 1 900
- 1887 22/j 000 81 OOO 54 000 89000 1 «53.75
- 1886 . 7°000 50 000 97 000 1 007,50
- 1885 225 000 74 000 48 000 103 OOO 1 101,85
- 1884 220 000 fi4 000 46 000 110 000 1368,75
- 1883 I9Q OOO 51 000 45 000 103 000 1585,9°
- 1882 l8l OOO 39 000
- 1881 163 000- 32 000 39 000 92 000 526.55
- i88u 154 OOO 27 000 36 000 91 000 1576,55
- 1879 152 000 33 000 96 000 1436,25
- qu’à affirmer que, pendant quelque temps au moins, la production américaine restera stationnaire. La production de l’Australie, y compris la Tasmanie, augmente, il est vrai assez rapidement, mais il
- faudra encore assez longtemps avant que les arrivages de cette partie du monde acquièrent une grande importance. De 7 500 tonnes en 1890, la production de l’Australie s'est élevée à 11000 tonnes
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- 1899
- /, XX
- . L'Éclairage Électrique du 11 février
- ANNÉES TOT49 — DIFFÉRENCE EN FAVEUR STOCK
- 1897 .... 221 724 224 696 Tomies. 3i 955 I 293,75 > >75
- 1896 .... 206 196 216 066 10 870 34 927 1260,95 1 012,50
- 1895.... 141 129 149976 8 847 5581/ '85,9s 967,!0
- 1894.... 140 T 2 2 132 753 » 7 399 54 664 1 0/5 958.85
- 1893 .... >5> 153 159 603 8450 47 295 1 >73-45 1 015,60
- I892. . . II4656 1 '4 955 299 55 745 198.45 1 087,50
- .89, .... 113 "9 122 441 9 329 56 544 1412,50 1 101,60
- 1896 .... 112 IÔO 145 641 33 481 65 366 1 537*50 • 1 150
- 1889. . . . 113 O94 18353 5258 » 98 807 2012,50 875
- 1888. . . . I257IO 63 906 6l 804 104 415 2 675 1 840,60
- 1887 .... 90 504 >ii493 20 989 )) 42301 2 131.25 953),rt
- 1886 .... 93 L37 88017 5 120 63290 1 >434-5 962,50
- 1885. . . . 110566 ioi 939' 8627 58170 1250 962,50
- en 1896 et à 16 000 tonnes en 1897, mais ce der chiffre est encore relativement minime: comparativement à celui des grands pays producteurs.
- Pendant ces dernières années, l'Europe s’e gement approvisionnée de cuivre américain. D’après la statistique de MM. Merton et O, voici les chiffre des exportations de cuivre des Etats-Unis ver l'Angleterre et le continent européen, de 1892 . 1897 : 1892, 37000 tonnes; 1S93, 77000; 1894, 72000 >895, 65 000 ; 1896, 124000; 1897, 130 000 tonnes.
- Le tableau ci-dessus indique la situation du mar ché du cuivre en Europe pendant les treize dernière années.
- 2300000 fr., sous -le nom de Société Gramme.
- Le Conseil d'Administration, élu par l’Assemblée constitutive du 21 janvier 1890. est compose de MM. Z. Gramme, H. Fontaine, el E- Javaux.
- La direction est confiée à M. Emile Javaux qui, depuis dix ans. dirigeait les ateliers et le service commercial de l’ancienne Société.
- T.a Société Gramme a repris, depuis le 1er février dernier, la suite des affaires industrielles et commerciales de cette dernière société.
- Les bureaux de la nouvelle société sont réunis aux ateliers, rued'Hautpoul, 20. à Paris, où toute la correspondance devra être adressée.
- Société Gramme. — La Société des machines magnéto-électriques Gramme, fondée en 1872, vient de se transformer en Société anonyme, au capital de
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- Supplêr
- I.XXI
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- BIBLIOGRAPHIE
- Lezioni di elettrotecnica dettate nel R. Museo industriale italiano in Torino. (Leçons sur l’électro-technique professées au Musée roval industriel de Turin), pat- Galileo . in-8°, 43i pages, 139 figures. —
- >. (Leçom il indu !, gr. -in-S1',
- , éditeurs,
- 1 par Galilée
- développement de L’élecLricitc en Italie. Ferraris se proposait de les publier lorsqu’une mort prématurée vint l'enlever à ses travaux. Trois de ses élèves, l’ingénieur Lorenzo Ferraris.
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- Le volume qui vient de paraître est en quelque sorte une introduction à [électro-technique. C'est plutôt un traité delectricité théorique qu'un ouvrage d'applications, mais un traité théorique dont le plan a é,té combiné en vue d’arriver à présenter* dans le nombre, de pages minimum les notions
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- et enfin au cas plus particulier où la force est newtonienne.
- Le second chapitre est consacré à l'élude des conducteurs Supportant unis charge électrique en équilibre ou parcourus
- Us me forment les matières des deux chapitres suivants, flans le chapitre V sont étudiés les courants variables : courants alternatifs et courants de décharge des condensateurs.
- tiques fait l'objet dm âernier chapitre. Après nu exposé sommaire et cependant suffisamment complet de la théorie de décrit les expériences de Hertz et développe
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- Tome XVIII.
- • Année- — N' 7.
- L’Éclairage Électrique
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L'ENERGIE
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- i reproduction des articles de f-'ÉGÙ^l^^ÉLEG^^pE est interdits,
- SOMMAIRE
- Machines dynamo-électriques; dynamos à courant continu; enroulements d'induit Fvnn; balais Guy; dynamo Canncvel; procédé Nolan pour la fixation, des induits; dispositif "de régulation de la Société Générale des industries économiques; C.-F. Guileert...................... 241
- Note sur les meilleures conditions d’emploi du galvanomètre différentiel pour la mesure des faibles
- résistances ; J.-B. Po.mey......................................................... 247
- Etude sur la transmission et la distribution de l’énergie électrique par les courants alternatifs ;
- etude spéciale des propriétés des machines d’induction ; Maurice Leblanc........... 249
- Accumulateurs électriques : La théorie du professeur Hoppe; les accumulateurs xMarquand, Pes-
- cetto, Hart, Lehmann et Mann, Lake, Majert; J. Reyvai.............................. 253
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
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- Rendements comparés des machines actionnées en groupe ou isolement, par E. Hartmann. . . . Locomotive électrique à grande vitesse de la Compagnie Paris-Lyon-Mediterranée, par M. AuvtRT
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- I.e phénomène de Hall et 3a théorie de Lorentz, par H. Poincaré..........................
- Sur les phénomènes thermiques dans les circuits de décharge des condensateurs, par P. Carbani ,
- CHRONIQUE
- Application de l’alcalimétrie à la mesure des courants de décharge des condensateurs. — Nouvelle forme de l’expérience de Lecher. — Sur une nouvelle méthode pour la mesure de la conductibilité des électrolytes. . .
- SUPPLÉMENT
- Nouvelles. — Le développement de l’industrie électrique en France. — Le percement du Simplon, — Traction électrique. — Télégraphie. - Eclairage électrique. — Compagnie Heilmann. — Compagnie Thomson-
- Houston. — Société des forces motrices et usines électriques de la Lozère. — Adjudications...
- Bibliographie. — Science Abstracts. — Bulletin technique. — Handbuch der Elektrischen Accumulatoren, par P. Schoop. —- Die Ankerwicldungen und Ankerkcnstruktionen der Gleichstrcem Dynamomaschinen,
- par E. Arnold................................................................................l'
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- T.XXIV
- Supplér
- 18 février 1899
- NOUVELLES
- Le développement de l’industrie électrique en France. — M. Neu, l’éminent professeur de l'Institut de Lille a fait à la dernière réunion de Y Industrie minérale un résumé des progrès de l’industrie électrique en France dans ces dernières années. En voici les principaux points :
- La téléphonie française, bien que malheureusement très en retard sur celle de nos voisins, anéan-moins marché à pas de géant dans ces dix dernières années. En 1886, la France comptait 42 réseaux téléphoniques, 500 employés et 7000 abonnés. En 1896, le nombre des réseaux était de 480 ; le nombre d’employés de 2400, et le nombre d'abonnés de 39 000.
- La construction des dynamos s’est développée très rapidement, tant au point de vue de la quantité de machines produites que de la puissance des unités construites.
- La Compagnie Thomson-Houston s’est outillée pour construire des génératrices do tramway de 3000 chevaux.
- La maison Bréguet installe à Douai un atelier qui sera exclusivement consacré à la construction des dynamos. Elle va mettre en chantier 10 locomotives électriques, de 500 chevaux chacune destinées à fonctionner en 1900 sur la ligne des Invalides, etc.
- Au iQc janvier 1897, la France possédait 300 kilomètres de tramways électriques, représentant une puissance de 12 000 chevaux. Un an après, en janvier 1898, la puissance était de 25000 chevaux, et on établissait 13 réseaux devant comporter 8000 che-
- A la même date, les tramways d’Allemagne comptaient 40 000 chevaux, et les Etats-Unis possédaient 37 000 voitures, tandis que l’Europe entière n’en possédait que 5 500.
- Les installations d'usines productrices d’électricité pour la distribution presque exclusive de la lumière se développent rapidement. On peut évaluer leur puissance à 100000 chevaux et à 250 000 chevaux la puissance totale utilisée dans les diverses usines pour la production de l’électricité.
- La construction des dynamos et des conducteurs électriques absorbe dans le monde 450 tonnes de cuivre par jour.
- Tous les accessoires ont suivi le même développement prodigieux.
- Les lampes à incandescence, qui sc vendaient encore 7 fr pièce en 1885, se vendent aujourd’hui couramment au-dessous de 0,70.
- Les accumulateurs ont marché à pas de géant. A elle-seule, la Société Tudor consomme 4000 tonnes de plomb par an.
- La fondation en France de l’Ecole supérieure d’Electricité n’est certainement pas étrangère à l'extension de l’industrie électrique.
- Le percement du Simplon. — Les travaux de percement de la galerie du Simplon sont déjà commencés; cette galerie sera la plus longue du monde ; elle aura en effet 20 km tandis que celle du Mont Ccnis n'a que 13 km, et celle du Saint-Gothard,
- Le poids des matériaux à extraire est de 200 tonneaux par mètre courant de galerie, soit pour 20 km. un poids total de 4 millions de tonneaux qui doivent être transportés en moyenne à la distance de 5 km, ce qui correspond à un mouvement de 20 millions de tonneaux-kilomètres.
- Tous les travaux d’excavation et de transport sont faits au moyen de l’électricité, ce qui offre une notable économie d'argent et de temps, si l’on compare les travaux actuels aux résultats des travaux précédents. Au Mont Cenis, chaque kilomètre de galerie a coûté 6 millions et exigé un an ; au Saint-Gothard 4 millions, au Simplon 3 millions et 3 mois de temps ; il est entendu que le concessionnaire versera 5000 fr par jour de retard sur le terme fixé dans Le contrat. Ainsi, au bout de 3a ans à peine, un même travail coûte deux fois moins cher et demande 4 fois moins de temps que pour le tunnel du Mont
- L’électricité est employée pour l’éclair.age des galeries, où l’on cherche surtout à éviter l'élévation, delà température, déjà considérable, car en comptant 1° d’élévation par 44 mde pénétration verticale, comme l'indique la pratique, on prévoit pour le centre du tunnel, qui est à 5 000 m du sommet, une température moyenne de 40\ L’introduction de l’air frais sera assurée par de puissants ventilateurs, et une galerie latérale donnera passage à 50 m3 d’air frais par seconde.
- Cinq années nous séparent encore du terme de ce travail gigantesque ; d’ici là on aura certainement trouvé le moyen d’appliquer la traction électrique à la remorque des trains sous le tunnel du Simplon.
- T,
- Traction électrique. — Alexandrie (Egypte). — 11
- est actuellement question de la transformation en tramway électrique d’un chemin de fer de banlieue qui fait le service sur U11 parcours de 10 km, entre Alexandrie etRamîeh. Cette transformation n’aura lieu que lorsque la Compagnie de chemin de fer de Ramleh aura cédé son entreprise a une société d’exploitation électrique. Deux groupes sont acluel-ment en concurrence pour reprendre cette affaire, l’un autrichien, l’autre belge. Mais les prétentions des administrateurs de la Compagnie de Ramleh menacent de faire durer longtemps encore les négociations. O. N. C. E.
- — Buenos-Ayres (République artfentiuc). — La compagnie de tramways « La Metropolitana »
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- Constitution, 1450, à Buenos-Ayres, a obtenu l’autorisation d’introduire la traction électrique en substitution de la traction animale.
- — Hanoï (Tonkinj. — La maison P. et B. Durand de Lyon vient d’envoyer à Hanoï M. Lucien Launay, son fondé de pouvoirs pour la construction des tramways, car Hanoï va avoir ses tramways bientôt. M. Lucien Launay, ancien officier de marine, ira également s’informer si d’autres tramways ne sont pas à construire dans la région chinoise.
- On le voit nos maisons françaises et notamment les maisons lyonnaises se mettent sérieusement à l'œuvre à l'extérieur.
- Paulin. — lfst déclaré d’utilité publique l’établissement, dans le département de la Seine, d’une ligne de tramway à traction électrique destinée au transport des voyageurs et éventuellement des messageries et petits colis, entre la porte d’Allemagne à Pantin, à l'entrée sud-ouest du cimetière parisien de Pantin.
- Concessionnaire : la commune de Pantin qui a rétrocédé sa concession à la Société des tramways de Paris et du département de la Seine.
- — Home. — Le Conseil municipal s’occupe des concessions de nouveaux tronçons du réseau des tramways électriques. Il semble que l’assemblée ait l’intention de favoriser le monopole malgré les
- désirs exprimés à plusieurs reprises par les habi-
- La ville a besoin de communications avec les communes voisines et avec la mer, la plage d'Orsie par exemple, il est avantageux de ne pas concentrer tout le service urbain dans les mains de celui qui est en possession du réseau déjà existant.
- Le Conseil assumerait une grave responsabilité s’il prenait soin des intérêts d’une société privée au lieu de s'occuper de l’intérêt public. T.
- — SaiiH-Vaiory Nomme). — Un projet de tramway électrique reliant la ville d'Eu au bois de Cise parla route de Saint-Valéry va être, paraît-il l’objet d’études sérieuses. •
- Télégraphie. — Nous apprenons qu’une société française, la Société industrielle des téléphones, vient d’obtenir une importante commande de câbles sous-marins (400 km destinés au Venezuela).
- Rappelons que la même société a déjà fabriqué les câbles suivants :
- Lu 1890. Câble delà Martinique à Paramaribo .............................1300 km
- En 1890. Câble de Port-au-Prince au
- Môle Saint-Nicolas...... 200 km
- En 1891. Câble de Puerto-Plata à la
- Martinique..............x 400 km
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- En 1:891. Câble de Cayenne à Paramaribo ............................... 460 km
- En 1891. Câble de Cayenne à Para. . 1 050 km
- En 1892. Câble de Marseille à Oran. . 1 100 km
- En 1893. Câble Australie - Nouvelle-
- Calédonie .............1 500 km
- En 1895. Câble Madagascar - Mozambique .............................. 700 km
- En 1896. Câble de Puerto-Plata à New-
- York ..................2 600 km
- En 1897-1S98. Câble de Brest à New-
- York ..................6 000 km
- La fabrication des câbles sous-marins est donc bien devenue une industrie française, en dépit de la concurrence anglaise qui croyait garder toujours le monopole.
- Éclairage électrique. — Artesu de Segre (Lerlda). — On a inauguré le 9 janvier l’éclairage électrique de celte ville. Les appareils sont installés dans le moulin appartenant à M. Eduardo Maluquez, et ont jusqu’ici donné toute satisfaction. A.
- — Cognac Chareulc). — Après des essais de lampes d'un pouvoir éclairant différent, la commission a fait choix pour les grandes voies et places de lampes de 6 ampères distantes de 80 m. — Pour les rues d'Angoulème et de Saint-Martin, de bouquets de 4 lampes de 10 bougies placés à 40 m et pour le reste des rues à éclairer, de lampes de 10 bougies également à 40 m.
- La Compagnie d’Electricité n’attendant plus que la décision du Conseil pour commencer ses travaux de canalisation, ce programme a été adopte à l’unanimité par le Conseil.
- — Grèce. — D’après plusieurs journaux étrangers. la Société Thomson-IIouston de la Méditerranée se propose d'entreprendre l’éclairage électrique du Pirée ainsi que la traction électrique des trains de chemins de fer d’Athènes au Pirée. Les négociations relatives à ce projet n’auraient pas abouti jusqu’à présent.
- D’autre part, la Société du gaz d’Athènes nourrit le projet d’établir une usine d’électricité à côté de son usine à gaz.
- En attendant, la Société Thomson-Houston de la Méditerranée entreprendl’éclairagedeSyra, Argos-îolion, Calamata, après J'éclairagc de la ville de Patras.
- — Haïti. — Il n’existc dans ce pays qu’une installation d’éclairage électrique, celle de la ville de Jacinei.
- A Port-au-Prince, seules les deux usines qui fabriquent de la glace et du savon emploient l’électricité. Toutefois, un contrat a été passé récemment entre le gouvernement et M. Giffrard, pour ce mode d'éclairage dans cette ville, mais jusqu'à ce jour il n'a pas reçu de commencement d'exécution.
- O. N. C. E.
- — Le Havre. — La gare du Havre va bientôt voir son. mode d’éclairage se transformer complètement L'électricité va être substituée au gaz dans les salles, sous le hall, et sur les voies du chemin de fer.
- Nous apprenons, en effet, qu’à la direction de Paris, au service de l’exploitation, on s'occupe activement d’examiner un projet de nouvel éclairage qui dès sa mise au point, après entente avec l’Énergie Électrique du Havre, sera promptement mis à exécution.
- Toutefois, les travaux d'installation ne seraient guère commencés avant deux mois.
- Ajoutons que l'électricité jouera un double rôle. Outre les services qu’elle rendra pour l’éclairage, elle sera encore employée pour la mise en mouvement des divers appareils en usage sur les voies et qui jusqu'à présent n’étaient mus que par les bras des employés.
- — Madrid. — La succursale de Barcelone, de la maison Levy et Kocherthaler a été chargée de l'installation de l’éclairage électrique des trains express qui circulent entre Madrid et Barcelone. C'est la
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- première tentative d'éclairage électrique des trains à signaler en Espagne. A.
- — Nancy. — La Compagnie Generale d’Llectricité fait construire une usine qui doit remplacer celle de la rue de l'Équitation. Elle se composera d'un immense corps de bâtiment, dans lequel seront d’abord installées deux machines à vapeur de la force de i ooo chevaux chacune et une de 300 chevaux, cette dernière devant assurer le service de jour et celui de nuit après fermeture de tous les établissements.
- Pour commencer, la force totale disponible sera donc de 2 500 chevaux et pourra être rapidement portée à 7 ou 8 000, dès que l'exigence de la consommation le nécessitera.
- Un autre corps de bâtiment abritera plusieurs batteries de chaudières qui enverront les gaz de la combustion dans une imposante cheminée de m à 12 m de diamètre à la base et de 55 m de hauteur au-dessus du sol. On peut apercevoir, d'ailleurs, un tronçon de cette, cheminée qui, sous la forme d’un donjon de bastille, s'élève déjà à une hauteur de 30 m environ.
- A l’angle de la rue des Ticrcelins et du Tapis-Vert, s’élèvera un immeuble dans lequel seront installés tous les services de la compagnie : comptabilité, laboratoire, magasin, etc.
- Nous savons d’autre part que la commission municipale d’électricité s’est réunie le icr février et a entendu un rapport technique très documenté d’un de ses membres.
- Ce rapport démontre le grand avantage qu’il y aurait à avoir à Nancy une usine municipale électrique. Les prix auxquels cette usine pourrait fournir l’électricité seraient notablement inférieurs à ceux que proposent actuellement les compagnies ; ils iraient d'ailleurs en diminuant au fur et à mesure que la consommation augmenterait.
- — Xonméa (Nouvelle-Calédonien _ Un ingénieur électricien, AL Cornet, a saisi la municipalité de Nouméa d’un projet tendant à doter la ville de la lumière électrique. Le courant pour la distribution de force motrice, éclairage et cuisine par électricité, sera fourni par une station centrale avec moteurs à vapeur d'une puissance de 120 chevaux, actionnant deux dynamos à courant continu de 33.000 watts chacune.
- La distribution sera faite par une canalisation aérienne à 3 fils, avec une différence de potentiel de 220 volts entre les fils extrêmes et 110 volts aux récepteurs.
- L'éclairage proposé pour la ville comprendrait : 300 lampes à incandescence de 16 bougies, pour l’éclairage des rues; 4 lampes à arc de 1000 bougies chacune,pour l’éclairage des quais, 4 lampes à arc de 700 bougies chacune, pour l’éclairage de la place des Cocotiers les jours de musique.
- — Orléans. — La Compagnie du gaz, qui prend aussi le titre de Compagnie d’éclairage à l'électricité, a été invitée, conformément à son traité avec la ville, par l’administration municipale, à étudier et à mettre en œuvre un projet d’éclairage électrique général.
- Un projet de création de société d’éclairage électrique est actuellement à l'étude, pour le cas où la Compagnie du gaz renoncerait à cette entreprise.
- — Paris. — Depuis plusieurs mois, M. Bouvard travaillait à un projet d'éclairage, tout au moins partiel, du bois de Boulogne par la lumière élec-
- Ce projet que l'on espère voir aboutir cette année même, comporte un circuit partant de la porte Maillot, passant devant le chalet du Touring-Club et le pavillon d’Armenonville pour gagner par l’allée des Sablons la porte Dauphine.
- De la porte Dauphine, il pénètre dans le Bois par la route de Suresnes, contourne le grand lac et revient à la Muette.
- Un projet annexe, qui a été momentanément ajourne, comportait l’éclairage total de l’allée des Acacias jusqu'à la Cascade et au pont de Suresnes.
- Le premier seul a plus de chances d’entrer en voie d'exécution, et, des cette année, si les concessionnaires du Bois, à qui l’on fait appel, et le Conseil municipal y mettent de la bonne volonté.
- Les frais du premier établissement ne dépasseraient guère une centaine de mille francs, et les frais d’exploitation seraient d'un chiffre à peu près égal.
- — San Sébastien (Espagne). — La municipalité a décidé d’eelairer à l'électricité les voies publiques. Les installations ne comprendront pas moins de 1 000 lampes à arc lorsqu’elles seront terminées.
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- Pour le moment, la municipalité à qui appartient l'usine à gaz, a fait installer trois groupes générateurs comprenant chacun un moteur à gaz Niel de $5 chevaux et une dynamo Siemens de 70 ampères sous 520 volts. Deux de ces groupes serviront à l'alimentation de 100 lampes à arc Siemens montées sur 10 circuits comprenant chacun 10 lampes en série. Le troisième groupe servira de réserve.
- A.
- — Wlzenies (Pas-tle-Calaisj. — Le petit village de Wizerncs va bientôt être doté de l’éclairage électrique. T,a pose des câbles vient d’etre commencée et les travaux sont menés activement.
- Compagnie Heilmann, — Société anonyme française d’Exploitation des Procédés J.-J. Heilmann (Traction et Navigation). — Par délibération du Conseil d’administration delà Compagnie Heilmann, en date du 30 décembre j8ç8, le siège de la Société a été établi, à partir du 23 janvier 1899, à Paris, rue Pasquier.. n° 2 (boulevard Malesherbes).
- Compagnie Thomson-Houston. — Depuis le 23 janvier, les 30000 actions nouvelles de 500 francs, libérées et non libérées, nf,s 50 001 à 80 000, de la Compagnie française pour l’exploitation des procédés Thomson-Houston, sont admises aux négociations de la Bourse, au comptant.
- Ces titres sont inscrits à la première partie du bulletin de la Cote sous deux rubriques affectées, l'une
- aux actions entièrement libérées, et l'autre aux actions sur lesquelles il reste 575 francs à verser.
- Pa suite, le nombre des actions de ladite Société, négociables sur le marche, se trouve porté de 50 000 à 80000.
- Les actions n05 1 à 50 ooo, qui se négocient au comptant et à terme, doivent être munies, suivant leur date d’émission, des estampilles indiquant les augmentations successives du capital ét notamment de la dernière ainsi conçue : « Capital porte à 40 millions par décision de l’Assemblée générale extraordinaire du 22 octobre 1898. »
- Les actions nouvelles n03 50001 à 80000 (libérées et non libérées) sont actuellement représentées par des certificats provisoires nominatifs, à échanger ultérieurement contre des titres définitifs au por-
- Société des forces motrices et usines électriques de la Lozère. — La Société qui vient d’être constituée à Paris est-au capital d’un million de francs divisé en 2 000 actions de 500 francs chacune. Il a été créé 2 000 parts bénéficiaires sans désignation de valeur qui sont attribuées aux fondateurs pour leurs apports.
- Adjudications. — IMcdraliitn (Espaguc). — La municipalité de cette ville (province d’Avila) demande, avant le 9 mars, des soumissions pour la concession de l’éclairage électrique de la ville.
- LITTERATURE DES PERIODIQUES
- Pour la signification des abréviations, voir le Supplément du 21 janvit
- Théorie,
- do la théorie tliermodynamic
- nquo ou dos vibra-olf Mewes (D E L,
- ? Sfeed (!¥,
- ions avec la théori p. 53, 4
- Pénétration des rayons lumineux ; Buckner Spe p. lû, 14 janvier).
- Méthode simple et générale pour obtenir la valeur efficace d l’inrensite Ou do la force electromotrice d'un courant ; Sa mucl-J. Barnett (E W, p. 113. 28 janvier).
- Sur le passage de l’électricité à travers les petites ouvertures A. Garbasso (NC, p. 26o, octobre).
- Sur un curieux phénomène d'adhérence des limailles métal liques sous l'action du courant oleetriquo : Thomas Tkou itASi.s-A (Elé, p. 24, 14 janvier).
- Radioconduclcurs à limaille d’or et de platine ; Edouan Biianly (Elé, p. 39, 21 janvier''.
- Sur le passage du courant à tn A. Naccari (N C, p. 259, octobre).
- Détermination calorimétrique de l’éi condensateurs; Edward-B. Rosa et Arthur-'NY.*Smith (PM,
- s les diélectriques liquides » dissipée dans le;
- Sur 1;
- , février).
- 1 1[10 de la coin
- ï>ur le passage des substan branes de ferrooyanure d octobre).
- Actions des électrodes aima dans les gaz raréfiés ; <
- ÎSTp^S
- -, p. XXXIII. cathodiques ; E
- Sur la vitesse des ondes hertzien to-diélectriques ; V. Boccaka <
- Transformation d m)
- rayons X par la matière
- LFI (NC, p. lül,
- ; G. Sagnac (JP,
- Manière d’étre de quelques corps portés à haute température relativement aux rayons X : A. Vot.ta (N C, p. 2 il, octobre). Nouveau procédé d’impression par les rayons Rœntgen ; L'rederick-Strange Kolle (E En. p. 77, 19 janvier).
- dIesU1îabomofiese(ZU^CrrP3bL 2 lévrier)1.
- Sur les propriétés irréversibles des ferronickels ; L. IIout.ee-vjqe-e (J P, p. 89, février).
- Remarques sur les aciers au nickel ; Ch.-Ed. Guillaume (JP, p. 94, février).
- Ell'ets d’un échaufferaent prolongé sur les propriétés magnétiques du fer; S. Rooet (El, p. 530,10 février).
- Sur une nouvelle action que la lumière subit en traversant certaines vapeurs métalliques dans un champ magnet
- 5 (N C, p. 257, .
- tiqua des iig
- •c). “(PM, p?1
- Génération et distribution.
- 1 thermiques et hydrauliques. — L’économi j l’emploi du tirage mécanique (E R, p. 186, 3 f
- e Riche ; L. Rf
- chappement;J. II. Hardinc (ËW,
- «AN (Gc, p. 233, 11.février), p. (Elé, p. 49, 28 janvier).
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- uque à isolement d'air (Kl, p. 529.
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- ^d^Zul^R^R^Î^ f51ûCtnqUe
- L’usine génératrice de Paderno d’Adda; Ernesto Vaxsutti (K Ls, p. 2fi, 1- février).
- Jæs usines de la Ganadian l'ower à Niagara (E \V, p. 47,
- La statiori^génératrice de Brixton (E R. p. 169, 3 février).
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- lG^EW, p. 59, li jar
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- BIBLIOGRAPHIE
- London. Abonnement annuel 30 s En même temps que le premier fascicule
- vient de paraître la tatfli volume.
- Le fascicule de j an vie nérâlo de l’Art de'l’Ingénieur.
- ion do le dire, ces
- soin, pqrtentj.es signatures d’auteurs autorises Science Abs.
- d'existence et que les plus anciens analysés ne datent que de 1897, cet
- tières du premier pages,
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- nous avons déjà i
- analyses d'articles concernant la Physique gé-’ ’ " mime nous avons dé;' •
- ius regrettons cependant d’être obligé de
- ïonsidérabler
- ..diffiSilod-r^a
- des périodiques auginenlaiit de jour on jour; aussi est-ce moins une critique que la constatation d'un inconvénient à près irrémédiable que nous faisons: espérons néanmoins l’Institution des ingénieurs-électriciens et la Société de ’ ' ’ .t un remède à cet état de
- racts étant intimement lié à la possibilité de donner, dans le plus bref délai, les analyses sommaires des nombreux mémoires publics dans le inonde entier.
- La table des matières du premier volume (qui se
- peu près irre
- "Ta^affd!
- rémont 3 sh, soit 3 fr 75), est un véritable'répertoire de* ce qui a paru en physique et particulièrement en électricité pendant un an; le nombre des mémoires analysés dans le pre-
- mlume
- liste^méthodique des tra'
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- abonnement, un an, 20 fr pour la F ger. Avenue do l’Opéra, 32, Paris. Ce Bulletin, dont le premier numé l'organo, ou plutôt i’un des organe
- ;, 22 fr pour l'ètran-
- i fonder dans « le but d’établir un li et les industriels de tous les pays et iction au développement des transactio
- sous-marine, par Noallial.
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- ec 193 figures, Ferdinand Enke,
- .t par un praticien bien connu de te ’ateurs» abondent 1 •eils. An moment, l'ordre du jour depuis pîusi •tance capitale dans la t
- étendue’ due àll!Loppé
- mcIltsqtcch°<?CUPC1I, des accumu
- l'électricité, les cleo de vouloir consulte]
- raître prochainemer
- Die Ankerwicklungen und Ankerkonstruktion'
- Un compte rendu bibliographique de cet ouvrage s ainement. donné par M. C. F. Guilbert.
- La 001“ livraison de la Grande Encyclopédie, qui vient de paraître, commence le XXV8 volume de cette publication. Nous y remarquons la monographie du département du Nord, par M. André Berthelot, accompagnée d’une belle carte er couleurs hors texte ; et un historique complet de l'ancienne province de Normandie, depuis les temps préhistoriques jusqu’en 1790, par M. Léon Lcvillain.
- Envoi franco d'un spécimen de 10 pages contre toute demande affranchie adressée à la .Société de la Grande Encyclopédie, 61, rue de Rennes, Paris.
- BREVETS D’
- Liste communiquée par l'Office E. Barrault,
- iété anonyme pour la transmission de la force incité. 29 septembre 1898. — Certificat d’addi-evet pris le 27 mai 1896, pour un nouveau ?ys-
- natifs à potentiel constant génératri
- ncois. 1.
- s le 15 <
- - Certificat d’addition
- • dont M. Fra
- . . ___pleur électrique.
- 271 788. 0’ Keenan. 5 octobre 1898. -
- systèm
- brcv<
- Certificat d’additioi
- 30 octobre 1897, pour i
- 274 186. Auer von Welsbach. 2 d addition au brevet pris le 1
- pour lampes électriques et procédés de fabrication.
- -i4 985. De Rufz de Lavison. 15 octob ”
- d’addition au béevet pris le 12 février électrique à depolarisation par l’air cl 276 211. Dubrot. 10 octobre 1898. — ( brevet pris le 15 mars 1898, pour un accumulateur elec-
- 278 621. De Coincy. 7 octobre 1898. — Certificat d’addition au brevet pris le 6 juin 1898, pour système de réglage de la différence de potentiel aux bornes de l’induit des machines électriques.
- 9 septembre 1898. — Certifies
- 1898. — Certifies
- - Certificat d’addition
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- 281 650. Belmont. 26 septembre 1898. - Nouveau systèm de plaques rigides inoxydables avec feuilles de plomb per
- 28r690.eE!°de SlarcayCetlCi».te2,7 septembre 1898. Nouvel!
- lampe électrique à incandescence.
- 281 692. Davis et Conrad. 27 septembre 1898. — Perfection nements aux instruments de mesure des courants altcrni
- ichrankter Haîtung. 27 sept
- , — Procédés de
- fabrication de charbons pour les applications eleclriqut otamment pour les lampes à arc,
- 724. De Villepigue. 28 septembi
- . Noe. 29
- 281 752. Noe. 29 tique perfocth
- 1898. — Pile à grande
- endodiascopiques internes au moyen des rayons
- ptembre 1898. — Machine électrique sla-’ • .édicales des
- Société Mavor et Goulson limited. 30 s*
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- Tome XVIII.
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- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermi
- L’ÉNERGIE
- La reproduction des articles de L'ÉCLAIftQGE ÉLECTRIQUE- e&t.‘interdite.
- Applications mécaniques de l'électricité : Appareil Oucousso pour la manœuvre élect<iquè".(le^x/’ aiguilles et signaux des chemins de fer; Arrêt automatique à distance Regnolds; lnscrip^ teur Andrews; Horloge électrique Fischer; Sélecteur Crofoot et Oranger; G. Richard. . . 281
- Théorie de l’électricité et de la chaleur de M. Riecke; M. I.amottf,.............................. 290
- Nouveau tableau commutateur pour réseaux téléphoniques de la Société industrielle des téléphones; J. Reyvai. ............................................................... 297
- Machines dynamo-électriques : Dynamos à courant continu. Cheffey-james et Ward; Unterberg;
- Moores et Farrell; Pickstone, Porthcim et Pcebles; Sidney, Brown; C.-F. Guilbert ... 298
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Sur les propriétés magnétiques de nouveaux échantillons de fer et sur la formule de Steinmetz..... 504
- Calcul de la puissance absorbée par les courants de Foucault dans les conducteurs, par G. Grassi.. 567
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES Société française de physique (séance du 17 février 1899) : L’influence du magnétisme sur la conductibilité calorifique du fer, par Désiré Kokda; Sur l'action chimique des rayons X, par A. Villard................ 310
- Sur le résonateur à coupure, par A. Tuepain....................................................... 312
- Remarques sur l’influence mutuelle des différentes parties d’une cathode, par D.-F. Tollenaar..... 313
- CHRONIQUE
- Cuivrage galvanique des coques de navires. -- Sur l’acétylène et ses applications. — Sur l’action des rayons de Rœntgen sur la décharge par l’étincelle. Sur l’expérience de dérivation de Faraday. — Une nouvelle méthode de démonstration des expériences de Hertz. — Sur la décharge glissante le long de surfaces de verre. — Sur le mode de production de l’ctincelle électrique. — Sur la production de la décharge par les pointes. — Attitude magnétique des décharges électriques dans l’air à la pression normale. — Effluves
- électriques unipolaires dans les gaz raréfiés. — Nouveau modèle de pile étalon............ 314
- supplément
- Coucours pour un coffret avec prise de courant universelle pour les automobiles électriques. — Le développement de l’industrie électrique en Allemagne. — Les règlements anglais relatifs aux installations intérieures. —
- La vente des appareils d’électricité au Brésil. — Transmission d'énergie électrique en Californie. — Les ascenseurs électriques de la tour métallique de New-Brighton. — L'emploi de l’électricité comme force motrice dans les théâtres. — Les appareils électriques sur les chemins de fer anglais. — Les installations d'éclairage électrique de Gibraltar. — Télégraphie par ondes hertziennes. — L’éclairage électrique du Danube. — L’éclairage des trains par l’acétylène. — La fabrication électrolytique des chlorates. — Traction électrique. — Télégraphie et téléphonie. — Eclairage électrique. — Compagnie des transports électriques ae l’Exposition. — Tramways électriques d'Angers. Avis et adjudications...........lxxxvi
- Bibliographie. • - Recueil de données numériques sur l’optique, par H. Dufet. - - Régularisation du mouvement
- dans les machines, par L. Lecornu. — Nachrichten von Siemens et Halske Aktiengesellschaft.xc;vi
- Brevets d’invention...............................................................................xevi
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- fo\ rier 1899
- dans la seconde, de 164 pièces et 14 491 chevaux-vapeur ou respectivement de 25,2 et de 38 p. 100.
- En ce qui concerne l’application de l'énergie électrique produite par ces machines en Prusse, elle s’est répartie comme suit :
- 1. servant à l’éclairage..........
- 2. à des transmissions de force . . .
- /. à â'autres fins...................
- 4. à des buts mixtes :
- a. éclairage et transmission de force.
- b. autres applications............
- Le plus fort contingent, comme on le voit s’applique A la production de la lumière, soit 86,9 p- ioo sans compter parmi les 346 machines notées sous le nr- 4 celles qui ont en partie servi au même but. Au groupe des 323 machines mixtes, appartiennent celles qui procurent l’énergie et l'éclairage aux tramways électriques, ainsi que les machines des grandes stations centrales.
- Il va de soi que ces machines sont d’une grande puissance qui se traduit d’après les chiffres ci-dessus par une moyenne de 239 chevaux-vapeur. Dans quelques établissements cependant ou en trouve d’une force encore beaucoup plus considérable, de 1000, 1180, t 300, 1 648 et 1900 chevaux-
- électriques de Berlin ; de 750 chevaux vapeur à la Société générale d.’clectricité de la même ville ; de 1 500 aux usines de la ville de Francfort, etc.
- Rn ce qui concerne le groupe de 21 machines à vapeur productives de courants servant à d’autres applications clics sont en activité, en première ligne dans les fabriques de produits chimiques, les moulins, les filatures, etc., etc. Ida force moyenne de ces machines est de 79.8 chevaux-vapeur, mais parmi elles, il s’en trouve aussi d’une force de 730, Soo, çoo, 1 000 et 1 100 chevaux.
- Les règlements anglais relatifs aux installations intérieures. — Depuis quelques semaines les journaux techniques anglais consacrent de nombreuses colonnes à cette question, actuellement à l’ordre du jour en Angleterre et sur laquelle trois ingénieurs MM. R.-F. Crompton, J. Pigg et C.-H Wordingham faisaient, le 26 janvier dernier, trois communications à l'Institution des ingénieurs-électriciens de Londres.
- .Dans la discussion qui a suivi ces communications, qui en outre occupa deux séances tenues le 10 et 17 février et dont la suite a été reportée au 2 mars, beaucoup d’opinions ont été émises au sujet des règlements à adopter pour les installations intérieures. 11 serait prématuré d'en donner un aperçu avant que la discussion soit ciosc, mais il peut cire intéressant de connaître l’état de la ques-
- Actuellement les règlements sont édictés par les
- compagnies d'assurances contre l’inccndic, et, chaque compagnie ayant son reglement spécial, il en résulte dans les installations des différences assez considérables suivant la compagnie à laquelle est assuré l'immeuble où elles sont faites. Celle diver-.silé dans les installations n'est pas sans inconvénients; de plus quand une installation doit être faile dans un immeuble important assuré à plusieurs compagnies, il est souvent fort difficile et quelquefois impossible de satisfaire en même temps aux exigences des règlements de chacune des compagnies.
- Mais outre ces règlements des compagnies d'assurances, il y a ceux édictés par les compagnies de distribution de l'énergie électrique, ce qui n'est pas sans augmenter les difficultés des installateurs.
- Pour remédier à ces inconvénients d'une réglementation arbitraire le Conseil de l’Institution of Elcctrical F.ngineers fil étudier un code rationnel qui fut public en 1897. On espérait que les compagnies d’assurances et les compagnies d’électricité l'adopteraient rapidement ; il n’en fut rien, les compagnies d’assurances principalement s’opposant à une modification de leurs règlements.
- La discussion actuellement en cours montre que parmi les électriciens il y a un fort courant d'opinion favorable à l’urnlication des reglements et à l’adoption, dans leurs grandes lignes, de ceux de l'Institution. L’accord s étant fait entre les compagnies d’électricité il est à prévoir que les compagnies d'assurances, dix fois moins nombreuses, seront obigées de céder.
- La vente des appareils d’électricité au Brésil. — il existe à Rio-dc-Janeiro un établissement des plus importants dirige par un de nos compatriotes, et qui s’occupe d’une façon toute particulière des articles d’électricité, c'est la « Compagnie Estiva-dora », 79, rua lu de Maio. 11 y a aussi les maisons Léon Rolde et O, rua do Rosario, n0 132, et Alfred Bérla et O, rua GonÇalves Dias, 39.
- Comme autres maisons susceptibles do s’occuper activement des articles dont il s'agit, on croit pouvoir signaler à Sao Paulo la « Companhia Mecha-nica et Importadora », rua 15 novembro et la maison Sartorio et Clc, rua Brigadeira Tobias.
- Il serait heureux de voir pénétrer au Brésil les
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- appareils d'électricité de fabrication française, dignes certainement de faire concurrence avantageuse aux articles similaires provenant jusqu’à ce jour presque exclusivement d'Angleterre et de Belgique. - (Communication du Consulat de France à
- Rio-de-Janeiro.)
- Transmission d’énergie électrique en Californie» — D’une chute d’eau de 400 ni sur la rivière de Karveah, à environ 45 km à lest de Vi’salia, on se propose d’obtenir une puissance d’environ i 800 chevaux et delà transmettre électriquement à un certain nombre de villes situées dans un rayon d’une soixantaine de kilomètres.
- La transmission sera faite par fils aériens sous 17 300 volts; si la puissance consommée l'exige, le voltage sera élevé ultérieurement à 34 600 volts, l.ne grande partie de la puissance transmise sera utilisée pour actionner des pompes d’irrigation.
- l.a conduite d’amenée de l'eau de la rivière à l’usine, nécessitera six milles de tranchée à ciel ouvert et un court tunnel dans le rocher; les turbines, d’un modèle spécial nécessité par la grande hauteur de chute, seront à injection tangenlicllc.
- A.
- Les ascenseurs électriques de la tour métallique de New-Brighton. — Le Génie civil, donne, d’après Ylùngineer du 6 janvier, la description suivante des ascenseurs d’une tour métallique qui a été récemment édifiée à Ncw-Brightondanslc Cheshire et qui est similaire à la Tour de 300 m de l'Exposition de 1889, à Paris, quoique de dimensions plus restreintes.
- La spirale centrale de la tour de New-Brighton s’élève à T5240 m au-dess'us du niveau du sol et repose sur une construction en maçonnerie de 24,38 m de hauteur. Les ascenseurs sont actionnés électriquement. Il y a tout d’abord trois ascenseurs allant du niveau du sol à 24 m de hauteur, l’un d'entre eux étant réservé pour le matériel et l’ap-
- provisionnement d’un restaurant situé sur la pre-
- Üeux ascenseurs circulent de 24,38 m à 117,04 m à raison de 92,66 m par minute. Les cages sont montées dans de solides châssis en acier et suspendues par quatre câbles en acier passant sur un système de poulies à huit gorges. Etant données la grandeur de la course et la nécessité d’économiser l’emplacement, on a renoncé au procédé d’enroulement sur tambours. Chaque cage est munie d’organes de sûreté agissant automatiquement en cas de rupture des câbles.
- L’article décrit l’arrangement et le mode d'enroulement des câbles, la disposition des contrepoids, les divers appareils de sûreté, les commutateurs et termine en parlant des pompes à mécanisme électrique qui élèvent l’eau à la hauteur de la première plate-forme.
- L’emploi de l’électricité comme force motrice dans les théâtres. — Dès que l'électricité fut employée pour l’éclairage électrique des théâtres, il vint immédiatement à l’idée de l’utiliser aussi à la mise en mouvement de moteurs électriques pour la mise en place des décors. Plusieurs applications de ce genre ont été faites dans nos principaux théâtres.
- Il y a quelques années, M. Rochard, alors directeur du théâtre de la Porte-Saint-Martin et sur le point de louer le théâtre municipal du Châtelet proposait au Conseil municipal de Paris d’exécuter dans ce dernier théâtre une application plus importante. Son projet consistait à remplacer toute la scène par deux immenses plates-formes, mues électriquement, formant deux scènes superposées. Avec cette combinaison, pendant qu’un acte se jouerait dans une des scènes mobiles, le décor sc préparerait dans l’autre et celle-ci viendrait prendre la place de la première en quelques secondes; les entr'actes se trouveraient ainsi supprimés. Malheureusement le Conseil municipal, bien qu’ayant paru s’intéresser beaucoup à ce projet, recula devant la
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- dépense et la scène du Châtelet ne fut pas modifiée.
- Une application de ce genre vient d’efre réalisée à Londres, au théâtre Drury Lane. La scène a été divisée en six sections dont les planchers, supportés par des arceaux en treillis d'acier, peuvent se mouvoir verticalement depuis un niveau situé à 2,5 m au-dessous du plan normal de la scène jusqu’à un niveau situé à 3,75 m au-dessus de ce plan. Deux seulement de ces sections sont actuellement installées et elles ont été utilisées pour la première fois à Noël dernier pour des pantomimes données à l’occasion de celle fête. Chacune des deux plates-formes a une longueur de 12 m, une largeur de 2,20 et est en partie équilibrée par un contrepoids de 4 tonnes ; un moteur électrique de 7 chevaux commande, par un train d'engrenage, un arbre actionnant deux treuils sur lesquels s'enroulent les câbles d'acier servant à élever les plates-formes; la vitesse d’ascension peut varier entre 1,8 m de 6, t m par minute.
- Les appareils électriques sur les chemins de fer anglais. — Le Bulletin de la commission internationale du congrès des chemins de fer donne une intéressante note de M. W.-EL Preece, relative aux applications de l’électricité sur les chemins de fer an-glais.
- Ces applications de l’électricité au service des chemins de fer du Royaume-Uni ont comporté, pendant l’année 1898, l’emploi den5 247 appareils électriques. Ce total comprend 13494 appareils télégraphiques à aiguille simple ; 431 récepteurs au son Morse; 105 récepteurs enregistreurs Morse; 12043 appareils téléphoniques ; 26 appareils télégraphiques pour transmissions en duplex: 425 appareils de correspondance par sonnerie avec commutateurs, relais et galvanomètres : no phonophores (complets); 27 T46 appareils de block ; 673 bâtons-pilotes électriques ; 1137 appareils Tyer, dits « tablettes électriques », pour voie unique ; 4275 appareils d’enclenchement ; î8 450 appareils contrôleurs de la position des palettes de signaux ; 1 658 pédales électriques ; 452 fouling-bars (lattes de calage; ; 224 contrôleurs
- de fouling-bars ; 31 appareils pour replacer les signaux à l’arrêt ; 368 siot seiectors ou appareils pour la manœuvre électrique par un seul levier de plu' sieurs bras'de sémaphores placés sur le même mât; 18447 sonneries à un coup et à relais; 390 galvanomètres ; 2 063 grandes sonneries trembleuses ; 5913 petites sonneries trembleuses ; 4 527 commutateurs de sécurité de jour et de nuit; 96 avertisseurs d'incendie; 1 122 train describcrs (appareils de correspondance); itoo contrôleurs de feux de signaux; 924 contrôleurs de la position des leviers de signaux; 27 boîtes d’essai; 13 appareils indicateurs de niveau pour château d'eau; 17 tableaux de commutation pour téléphones; 86 tableaux indicateurs de sonnerie; 1 contrôleur de position d’aiguille; 230 verrous électriques deleviers de signaux; 539 appareils de contact électrique et commutateurs supplémentaires; 4 transmetteurs magnétiques pour sonneries. Total, 115 247.
- Les installations d’éclairage électrique de Gibraltar. — Dans leurs derniers numéros les journaux anglais donnent une description de la station centrale qui vient d’être établie à Gibraltar. L’installation a été exécutée par le gouvernement colonial, qui a engagé M. W.-H. Preece, l'ingénieur bien connu, comme ingénieur conseil. La station est construite sur le rocher dans une des anciennes fortifications, et elle occupe trois niveaux différents, les chaudières sont situées à peu près au niveau de la mer, et au-dessous de la chambre des machines. Elles comprennent trois chaudières locomotives de J. Penn et lils. ayant chacune une surface de chauffe de 120,744 m2, «t une surface de grille de 2,973 m- ; elles fonctionnent à une pression de ro,55 kg par cm2. Deux pompes alimentaires à action directe et actionnées par de la vapeur fournissent 18180 litres par heure, un grand réservoir pour emmagasinage, et deux évaporateurs d’alimentation complètent l'installation de la salle des chaudières. Ces derniers appareils sont nécessaires, parce qu’on emploie l’eau salée pour la dr-
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- culation du condenseur. Le condenseur est du type à surface et ii ,pcut condenser 6 820 kg de vapeur par heure sous un vide de 63,5 cm. Il a une surface de tubes de 111,45 m~ Les pompes circulatoires el les pompes à air sont actionnées par la vapeur et tous ces appareils de condensation sont fournis par II. Allen et Ciù de Bedford.
- Les machines comprennent deux alternateurs Belliss-Siemcns de 100 kilowatts couplés directement, l'un est de 50 kilowatts et l'autre de 20 kilowatts. Les machines, qui sont du type enfermé, fonctionnent respectivement à 380. 456 et 570 tours par minute. Les générateurs marchent à une tension de 2000 volts à 73 périodes par seconde. Chaque machine porte une excitatrice sur son arbre. Le tableau dedistribution contient quatre panneaux pour les excitatrices, quatre panneaux alternateurs, un panneau de couplage et quatre panneaux poulies circuits. U y a aussi deux panneaux alternateurs et diux panneaux circuits en réserve.
- Les feeders sont du type Callendar bitume, couverts de plomb et armés. Il y a quatre feeders qui fournissent les cinq sous stations. Ces dernières alimentent le réseau de 110 volts à deux fils pour l'éclairage des maisons, et le réseau de 3 fils à 220 volts pour les lampes à incandescence de l'éclairage public. Les transformateurs sont du type Brush.
- Les lampes dans les rues sont disposées alternativement sur des sections opposées du système à trois fils, et à minuit l’une des sections est toujours éteinte.
- Télégraphie par ondes hertziennes. — La Wire-less Telcgraph Company qui exploite en Angleterre les brevets Marconi a obtenu les autorisations nécessaires pour fairq des essais de communications par ondes hertziennes entre la côte anglaise et la côte française. Les postes seront établis dans le voisinage de Douvres d’une part* et de Calais d’autre part. Des délégués de la Marine, de la Guerre et des Postes et Télégraphes français suivront ces essais.
- D’autre part nous apprenons que des essais vont être faits dans quelques jours entre des stations distantes de 30 km avec les appareils Ducretet.
- L’éclairage électrique du Danube. Afin de faciliter la navigation pendant la nuit aux bouches du Danube, la commission européenne vient de décider de faire éclairer le bras de Soulina à la lumière électrique à partir du r?r avril prochain. Malgré la dépense considérable qu’entraînera cette amélioration, les bâtiments entrant dans le Danube ou en sortant ne seront soumis à aucune augmentation de
- L’éclairage des trains par l’acétylène. — Le Vr3 décembre des expériences ont été faites sur la
- ligne de chemin de fer de Saint-Pétersbourg à Varsovie sur l’éclairage des trains de voyâgeürs par l'acétylène. Pour le moment, ce mode d’éclairage ne revient pas à beaucoup moins cher que l'électricité, mais à partir de Vannée prochaine, quand une usine de carbure de calcium sera érigée à Saint-Pétersbourg, l’emploi de L’acétylène réduira-les frais d'éclairage de 60 p. ioo. Les expériences ont donné de bons résultats.
- La fabrication électrolytique des chlorates. — Dans une revue d’ensemble sur l’état actuel de l’industrie électrochimique que publient les journaux anglais, M. John Kershaw, fait observer combien l’application de l’électricité à la fabrication des chlorates de potassium et de sodium a été préjudiciable pour l'Angleterre. Tandis que ce pays produisait, auparavant, par voie chimique, la presque totalité des chlorates mis sur le marché, il n’y a plus maintenant qu'un très petit nombre de fabriques de chlorate, les deux tiers de la production sortant de sept usines électrochimiques, établies à Saint-Michel, Chedde, Valorbes, Bitterfeld, Lcopoldshall, Mans-boc et Niagara.
- Cette déchéance de l’industrie des chlorates en Angleterre est attribuée par l'auteur à l’absence de chutes d’eau de grande puissance dans ce pays et à l’opinion que cette industrie ne peut être rémunératrice lorsque la puissance est fournie par le charbon. Il espère cependant que la création d’une usine hydraulique de 30000 à.40 000 chevaux de puissance, qu’un groupe de financiers se propose de construire à Loch Leven, en Écosse, permettra la fabrication des chlorates dans de bonnes conditions et que les essais que se propose de faire la Wenlock Elec-trolytic Company, fondée l’an dernier au capital de 3 000 000 fr en vue de cette fabrication montreront que, même en employant le charbon, elle peut être rénumératrice.
- M. Kershaw estime à 30000 chevaux la puissance utilisée â la fabrication des chlorates dans les 7 usines citées plus haut et évalue à 6500 tonnes leur production totale annuelle.
- Traction électrique. —Amiens (Somme . — Les essais des nouvelles voitures et de la nouvelle traction ont eu lieu le mois dernier sur le parcours de Saint-Acheul à la place Gambetta.
- Les résultats sont tout à fait satisfaisants et le nouveau service sera inauguré incessamment.
- — Anvers. — Quatre des sociétés qui exploitent actuellement les tramways de cette ville se proposent de substituer la traction électrique â la traction animale sur leurs lignes et de constituer une société unique pour l’exploitation du nouveau réseau.
- Elles demandent une concession de quarante-huit années et s’engagent à donner â la ville une
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- subvention plus importante que celle payée actuellement, à faire à celle-ci une plus large part dans les bénéfices, et enfin à adopter un tarif uniforme de dix centimes par ligne avec supplément de cinq centimes pour ia correspondance.
- — Bordeaux. — L'établissement d'une ligne de tramways à traction électrique entre Bordeaux et Leognan, et destinée au transport des voyageurs et des messageries, vient d'être déclarée d'utilité publique.
- — HeUinyfor* (Finlande). — Cette ville va substituer la traction électrique à la traction chevaline et a dans ce but donné la concession à la maison Kumraer de Dresde. La commande comprend 30 voitures automotrices, et l'équipement de la station génératrice avec trois chaudières, trois machines eompound verticales de 230 chevaux et trois dynamos de 180 kilowatts à courant continu, etc.
- - Lille. — A Lille, la question des tramways est à l’ordre du jour. 11 s’agit de supprimer entièrement les chevaux et la vapeur clans la traction, et cVy substituer l'électricité. La traction sc ferait soit par fil aérien, soit par accumulateurs.
- Une enquête qui sera close le 3 mars est ouverte actuellement sur cette question.
- :\îee. — Dans une de ses dernières séances le conseil municipal s'est de nouveau occupé du réseau de tramways de Nice et de la ligne.du littoral. Il a adopté le rapport de la commission chargée d'étudier la question, rapport demandant d'accepter le tracé de la ligne de la place Carabacel au boulevard Gambetta par les boulevards Carabacel, Üubou-chage et Victor-llugo, décision qui n’est pas sans soulever des polémiques, beaucoup de niçois estimant. à tort ou à raison, que l’établissement de conducteurs pour la traction électrique par trolet aerien nuira à l'esthétique de ces boulevards.
- Dans la même séance, a remis après enquête, sa decision sur une modification de tracé de la ligne Nice-Saint-Cimicz, sur laquelle la Compagnie
- Thomson-Houston doit installer la traction élec-
- — Sables «l'Oionne. — Nous avons déjà entretenu nos lecteurs du réseau de tramways des Sables-d’Olonne, réseau déjà en exploitation et que l'on veut développer. (Supplément, t. XIV. p. lxi).
- La Société qui exploite est au capital de 800000 francs. Sur ces 800 000 francs, il en a été dépensé 500000 pour la création de l’usine, du matériel de traction, de la voie. Le fondateur qui a luUmcme construit la ligne, a pris des actions en paiement.
- Le développement consiste à prolonger la ligne sur 1 km et augmenter le matériel de .traction.
- Complètement terminée, la ligne aura 7 km et aura coûté.750 000 francs.
- Du iq août au 14 septembre dernier, il a été parcouru 8,059 km-yoiture et la moyenne produite a été de 1 fr. 14 chiffre très élevé si on le compare à des exploitations prospères comme celle du Mans, d’Angers, de Rennes ou de Clermont-Ferrand, dont la moyenne des recettes par kilomètre-voiture ne dépasse pas 0 fr. 55.
- — Valence (Drôme). — 11 est question, parait-il, d'organiser un service de tramways.
- Une compagnie parisienne s'entendrait, à ce sujet, avec la Compagnie des chemins de fer de la Drôme qui modifierait son itinéraire et supprimerait la traversée de la ville, au moins telle qu’elle existe actuellement.
- J.e tramway, en quittant la rue Papin, au lieu de passer par le Champ-de-Mars et les boulevards, rejoindrait le faubourg Saint-Jacques par la rue du Tunnel.
- Les voitures électriques desserviraient les boulevards, Saint-Péray, le Bourg et la banlieue.
- — Vinlimiile-Vicvole (Halle). — La société qui s’est dernièrement constituée à Nice entre MM. Chatelanat, Durandy, Jonchicre, etc., a présenté au ministère des travaux publics une de-
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- Suppièr
- mande de concession d’une ligne de tramways électriques qui relierait Vievole à Vintimille en passant par Tende, Saint-Dalmas, Fontan, Saorge, la Giandola, Dreil, l'Olivette et Aïrolo. La concession comporterait la faculté de dériver de la Ro\a et de ses affluents la force motrice nécessaire pour la
- C’est l’abandon delà ligne Nice-Tende.
- Télégraphie et Téléphonie. — Le cable télégraphique de Paris-€ji(lix. — On vient de terminer la pose du nouveau câble entre Paris et Burdcos dans le but d’augmenter les communications télégraphiques franco-espagnoles. Un second câble doit être -prochainement posé entre Burdeos et Cadix formant ainsi U communication Paris-Burdeos-Cadix.
- Cette nouvelle communication permettra d’envoyer plus rapidement que par le câble de Téné-riffelès dépêches pour la côte occidentale d'Afrique et l’Amérique du sud. A.
- - Paris. - - Le ministre du commerce s’est préoccupé de la situation que va créer l'Exposition de 1900 pour le service téléphonique. Il est désormais certain que ce service aura à faire face à de nombreuses demandes d’abonnement que formuleront les exposants français et étrangers. Les prévisions vont jusqu'à deux mille demandes d’abonne-
- Ce surcroît de service ne pourra pas se concilier avec l'organisation existante. D’après le plan de l’organisation générale du réseau téléphonique de Paris, en effet l’Exposition se trouve comprise dans la zone du bureau desservant le sud-ouest de la capitale.
- Or ce bureau n’a pas encore été créé; il doit être édifié sur des terrains que l’Etatpossède, avenuede
- Saxe. Actuellement les abonnés de cette région de Paris sont desservis par les bureaux du boulevard Saint-Germain et de la rue Lecourbe qui sont déjà insuffisants pour le service actuel.
- Le ministre du commerce a donc décidé de faire construire et aménager immédiatement le bureau projeté avenue de Saxe. La dépense totale est évaluée à 1 700 000 fr et le ministre dispose déjà d’un premier crédit de 700000 fr qui lui a été alloue par le Parlement.
- On va donc procéder aux adjudications pour les travaux de construction de l’immeuble et pour la fourniture des divers appareils techniques et des câbles.
- — Turquie. — Un iradé impérial vient d’accorder à une maison allemande la concession de la pose d’un câble télégraphique sous-marin entre Kustendji et Constantinople; on prétend que le concessionnaire serait en réalité l’administration du service télégraphique et postal allemand. Le nouveau câble dont la pose sera terminée ect etc reliant Bucharcst et Berlin établissant ainsi une communication directe entre Berlin et Constantinople permettant à l’administration ottomane de ne plus dépendre exclusivement des lignes terrestres via Serajevo et Sofia pour ses communications avec l’Europe occidentale. A.
- Éclairage électrique. — Angers (JI.-et-L.). — Le Conseil municipal a enfin et définitivement voté le cahier des charges de l’éclairage électrique d'Angers. L’un des conseillers a donné lecture .de la mise en demeure que l’Administration va adresser à la. Compagnie du gaz.
- Si cette Compagnie accepte les clauses et conditions du cahier des çharges, elle obtient l’éclairage
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- de la Ville; si la réponse est négative, la Ville donnera la concession à toute autre sans indemnité pour la Compagnie.
- — Angonlt'me (Charcute). — Nous apprenons que le traité d'éclairage électrique conclu entre la ville d’Angoulême et M. Durand a reçu le visa du préfet.
- D'autre part, un nouveau secteur électrique est à l'étude- L’installation de ce secteur sera faite sur le modèle de celui qui vient d'être crée à l’imprimerie de la Charente et qui fonctionne à la satisfaction générale.
- — Tunis (Tunisie).— Nos confrères de Tunis nous apprennent que MM. Clerc frères viennent d'être déclarés adjudicataires de l’entreprise de l’éclairage à l’électricité d'une partie de la ville de Tunis.
- Çompagnie des Transports électriques de l’Exposition. — Le Conseil d'Administration a décidé de porter le capital de 2 millions de francs à 4 millions de francs, par la création de 20000 actions de 100 fr chacune, qui seront émises au taux de 100 fr, payables en souscrivant.
- Les 20000 actions nouvellement créées viendront pour le remboursement du capital au même rang que les actions anciennes ; mais en ce qui concerne le paiement de l’intérêt à 5 p. 100, cet intérêt ne courra pour les actions nouvelles que le lendemain
- du dernier jour fixé ci-après pour la souscription, c'est-à-dire à partir du ier mars 1899.
- Pour cette augmentation de capital, le droit de souscription a 18 000 de ces actions, soit 90 p. 100 du nouveau capital, appartient par préférence aux propriétaires d’actions anciennes, dans la proportion du nombre d'actions possédées par eux, en prenant pour base la proportion de 9 nouvelles pour 10 actions anciennes.
- Tramways électriques d’Angers. —A partir du 7 février, les actions de la Compagnie seront admises aux négociations de la Bourse au comptant. Ces titres sont inscrits à la première partie du Bulletin de la Cote.
- 8 500 actions de 500 francs, émises au pair, entièrement libérées et au porteur, jouissance i‘Jr novembre 1898, ex coupon 4.
- Avis et adjudications.— Ainr dpi itcy iHspagne .—
- Des soumissions sont demandées pour l’éclairage électrique de la ville d’Alar del Rey (province de Valcncia) durant une période de seize ans.
- — Madrid. — Le 4 avril prochain aura lieu à Madrid une adjudication pour la construction d’une ligne de tramway électrique à Madrid. Le cautionnement provisoire fixé à 22102 pesetas devra être
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- ’ Année. — N°
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- Électriques — Mécaniques — Ther
- L'ÉNERGIE
- t reproduction des articles de L’ÉCLAIi
- SOMMAIRE
- pag4S.
- Les commutalriccs; G.-F. Guh.hert
- Accumulateurs électriques : Procédé Schoope pour la purification de la matière active; Fabrication des supports; Divers types de supports; F. I.oppf.................................... 323
- Instruments de mesures : Indicateur à maximum Wright; Compteur de temps Caudcray; Mécanismes à prépaiement de de Beaumont, de Browne, de hmmott et de Dobson-Walson ;
- H. Armaonat............................................................................ 331
- REVUE INDUSTRIELLE ET l>ES INVENTIONS
- Les commutatrices, par Ch. Proteus Steinmetz.................................................... 337
- Etude sur l'emploi et le fonctionnement des convertisseurs rotatifs, par F. de Marchena......... 3^7
- REVUE UES SOCIÉTÉS SAVANTES ET UES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- Décharge descriptive dans le vide. Formation des rayons anodiques, par André Bkoca.............. 354
- CORRESPONDANCE
- Sur le calcul des forces électromotrices des machines à courants polyphasés, par M. Bf.nenson... 356
- CHRONIQUE
- Application de l’élcctricité dans les fabriques de passementerie de la région de Saint-Étienne. — Sur les propriétés
- irréversibles des ferro-nickels. — Remarques sur les aciers au nickel.-............................ 357
- SUPPLÉMENT
- Nouvelles. — L’Exposition « L’électricité à la maison » à Bruxelles. — La population et la puissance des stations électriques de diverses villes. — L’extraction de la gutta-percha des feuilles d’Isonandra. — Les installations électriques de l’usine ae l’American Soda Four.tain Cu, à Boston. — Les tramways électriques de Barcelone (Espagne). — L’industrie de la soude et du chlore électrolytiques en France. - L’injection des bois par l’électricité. — Traction électrique. — Télégraphie. — Eclairage électrique. — Compagnie des
- établissements Lazare Weiller. — Adjudications..................................................... xcvjji
- Littérature des périodiques.................................................................................. cv
- Bibliographie. — Navigation en temps de brouillard, par Emile Lacoine. — Eléments d’analyse mathématique à
- l’usage des ingénieurs et des physiciens, par R. Apfell............................................cvm
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- XCVIII
- Supplèr
- Électrique di
- 1899*
- NOUVELLES
- L’Exposition « l’Électricité à la Maison « à Bruxelles. — Le ior juin prochain s’ouvrira à Bruxelles, dans les salles du nouvel Hôtel des Téléphones, une Exposition, dite T « Électricité à la Maison », organisée par la Société Belge d'Électri-ciens, dans le but de montrer au public « le multiple parti que le home et la maison moderne peuvent tirer du courant électrique. «
- L'Exposition comprendra deux sections. La première est divisée en quatre classes consacrées res-pcctivcmcntàl’Éclairage et Appareillage, au Chauffage électrique et aux Piles et Accumulateurs. La seconde est divisée en deux classes : Téléphonie et Télégraphie, Appareils de contrôle et de sécurité de sonneries, Horlogerie électrique, Hygiène, Electri-tricité médicale. Appareils divers, Musique, Serrurerie électrique, Jouets €t Bijoux électriques, Mobi*
- Sont écartés de la liste des appareils et objets -susceptibles d'être exposés, toutes les productions d’électricité autres que les piles primaires et secondaires, de même que tous les appareils ou machines servant exclusivement dans l'industrie, les labora-ratoires, les cliniques, etc., ou n'étant pas d’un usage domestique.
- Sont admis, à l'Exposition les fabricants ou vendeurs belges, ainsi que les fabricants étrangers ayant un représentant en Belgique. Toutefois, le Comité exécutif est autorisé à déroger à cet article.
- La durée de l’Exposition sera de 30 jours; elle pourra ctre prolongée de 15 jours. Le public sera admis tous les jours de 14 à 22 heures (2 heures à 10 heures du soir), et les dimanches de 10 à 18 heures. Le prix d'entrée sera de 50 centimes.
- Le courant sera fourni gratuitement aux exposants. Ceux ci paieront leurs emplacements de 15 a 40 fr le mètre carré; l'aménagement et la décoration des emplacements sera à leurs frais.
- Les demandes d’admission doivent être adressées le 20 mars 1899 au plus tard, au Secrétariat du Comité exécutif, 18, rue de Melsens, Bruxelles.
- Si Ton en juge par les succès qu'ont obtenu les Expositions similaires antéribures, celle de la Maison électrique de Bordeaux, de 1895, et celle plus récente organisée par la Société Internationale des Électriciens, dans les salles de ia Société d'Encou-ragement, à Paris, il est certain que l'Exposition bruxelloise ne peut manquer d'attirer beaucoup de visiteurs. Nous ne saurions donc trop encourager nos fabricants à prendre part à cette Exposition et à profiter de la faculté laissée au Comité exécutif d’admettre des fabricants étrangers n'ayant pas de représentants en Belgique.
- La population et la puissance des stations élec-riques de diverses villes. — Dans .e numéro du 7 janvier dernier de The Electrical World MM. R. S-Hat.e et J. S. C0DMA.N publient le tableau ci-joint où
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- Supplément à L'Eclairage Electriq
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- se trouvent inscrits le nombre d’habitants, la puissance des stations centrales en lampes de 16 bougies (non comprises les stations génératrices pour traction), celle des usines particulières et enfin le nombre de lampes de 16 bougies représentant la puissance des stations centrales et des usines particulières par millier d’habitants.
- Pour établir ce tableau les auteurs ont puisé les chiffres relatifs à la puissance dans les publications allemandes, américaines, anglaises et françaises qui donnent chaque année la puissance des usines génératrices, dans les rapports des sociétés ainsi que dans les renseignements qu'ils ont personnellement sollicités; ils ont constaté que les chiffres relatifs à une même ville présentaient, suivant la source, des différences importantes, différences qui peuvent être attribuées soit à des inexactitudes dans les statistiques soit à ce que ces statistiques ne se rapportent pas à la même date; dans tous les cas ils ont pris les nombres les plus grands. Ils ont constaté en outre que les chiffres relatifs à la population présentaient aussi des différences très impor-tantee et cependant bien plus difficilement explicables (ainsi pour la population de Baltimore, ils ont trouvé des nombres variant de 4.34 000 à 600 000 habitants, et pour Rome, des nombres variant de 273000 à484 ooo habitants); ils ont pris, comme poulies nombres indiquant la puissance, les plus grands de ces nombres. .Malgré ces causes d'inexactitudes, MM. Haie et Codman estiment que les nombres du tableau présentent une erreur d'au plus 25 p. 100.
- Si on compare les nombres relatifs aux cités américaines avec ceux des cités européennes, on constate que l’emploi de l’éclairage électrique est beaucoup plus employé sur le nouveau continent que sur l'ancien continent.
- L’extraction de la gutta percha des fouilles d’Isonandra. — Dans un rapport adressé au Ministre du Commerce, M. de Jouffroy d’Aabbns, notre consul à Singapore, appelle l’attention des électriciens sur les résultats obtenus par M. Lede-boer, dans l'usine d’extraction de gutta, que ce dernier a installée dans ce pays; en même temps il préconise la constitution d’une compagnie française pour l’exploitation de ce procédé qui fournit de la gutta d'excellente qualité, comme on pourra s’en assurer par l’examen des échantillons qui ont été envoyés à l'administration centrale des Postes et Télégraphes, i1* division, 4" bureau. Nous reproduisons ci-dessous ce rapport :
- Parmi les nombreux articles de l'exportation de Singapore la gutta-percha est de beaucoup le plus intéressant en raison de sa valeur, de sa production limitée, de ses applications industrielles,etc... Quand j etais à Singapore, en 1881, j’entendais dire de tous côtés que la gutta-percha aurait disparu du marché courant avant quinze années, que les forêts qui la produisent auraient aussi disparu, par la saignée à mort de tous les arbres, les indigènes ne se préoccupant pas de replanter. Cette appréhension avait traversé les mers, et s’était manifestée au congrès de l’électricité tenu en Europe à la meme époque. Je me rappelle, en octobre 1881 avoir vu débarquer M. l’ingénieur des télégraphes Seligmann-Lui et avoir préparé son voyage d’exploration de la côte Est de Sumatra. Je lui ai fourni un interprète malais avec lequel il a remonté la rivière de Syak jusqu’en plein pays Battak.
- M. Seligmann-Lui a trouvé les arbres à gutta dans les
- bustes, en vue de leur acclimatation en Cochinchinc.
- Après avoir remis, en décembre 1881, le service du Consulat à M. Théodore Meyer, je suis allé moi-même dans le second grand centre de la production de la gutta-percha, à Bornéo, préoccupé de cette extinction prochaine, menaçante, d’un arbre précieux entre tous ; la télégraphie sous-marine ne pouvant s’en passer. Mes appréhensions s’étaient dissipées en entendant les récits et les descriptions des Chinois, lesquels monopolisaient, à cette époque, dans la ville lacustre de Brunei, la gomme du «Mayan Duriun ». Mais à mon retour ici, en 1898, j’ai entendu exprimer les mêmes craintes de disparition, pour un avenir indéterminé, que par
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- L'affaire pourrait se tenter également dans l’île de Bornéo, partie anglaise, à Brunei et à Sarawak. Je crois qu’il n’y a rien à faire dans les Indes néerlandaises, une puissante compagnie étant en formation à Rotterdam, laquelle ne manquera pas de stipuler un monopole, tant pour le Bornéo hol-
- . Mais il y a place pour tout le monde. En effet, il faudrait
- culs Je Feuilles chacune, soit i 5,00000 piculs pour une production totale de 25 000 piculs de gutta-percha. Or, l’exportation annuelle est de près de 50000 piculs 11 est à prévoir que, dèsqu’un certain nombre d'usines seront en opération, la coupe et la saignée à mort des arbres sera interdite par les législations et règlements locaux. Par suite, les prix se
- Votre Excellence appréciera si tous ces renseignements, qui sont le résultat de mes investigations personnelles et de mes conversations avec des personnes compétentes, méritent
- phie sous-marine et au commerce français de la gutta-per-
- J’ai déjà reçu plusieurs demandes de renseignements de la part de fabricants, d'industriels français. Je ne puis leur répondre complètement par lettre individuelle. Je ms bornerai à leur répondre que toutes les informations en mon pouvoir ont été adressées à votre département pour être transmises au sous secrétariat des Postes et Télégraphes et au ministère de 1 Industrie et du Commerce.
- risonatidra dans des colonies françaises. Ce serait très simple et très facile si l'on pouvait se procurer des graines et les transporter. Mais ce n'est pas le cas. T.es graines sont presque introuvables. J'ai écrit à Samawak pour en avoir et je ne compte pas beaucoup sur une réponse favorable, bien que j'aie promis un prix élevé.
- De plus, les graines ne conservent leur faculté germinales faire germer à Ceylati, après seulement cinq jouis demer. Les essais faits dans l'Inde anglaise n’ont pas donné de ré-
- Le seul moyen sera d’affréter un bâtiment spécialement aménagé en pépinière flottante. Mais cela 11e sera réalisable que par une Compagnie organisée, dont les ingénieurs auront étudié les conditions de vitalité de l’Isonandra et auront à leur disposition de jeunes arbres en nombre suffisant, transportables et susceptibles d'être acclimatés dans des terrains savamment préparés à les recevoir.
- Les installations électriques de l’usine de l'American Soda Fountain C", à Boston. — Peu à peu toutes les industries deviennent tributaires de l'électricité, soit pour l’éclairage, soit pour la transmission de la force. Notre confrère The Eleclrical En-gineer. nous en fournit un nouvel exemple par la description qu'il donne, dans son numéro du 26 janvier dernier, de l'importante installation électrique qui vient d'être exécutée dans l’usine de l’Amcrican Soda Fountain C°.
- Cette usine, connue à Boston sous le nom de « Tufts Buildings » comprend un vaste quadrila-
- tère formé de quatre corps de bâtiments à 7 étages dans lesquels sont fabriqués tous les appareils et ustensiles en usage par les limonadiers.
- L’énergie électrique est produite à l’usine même dans une station centrale dont l'équipement ee compose d’une dynamo multipolaire Crocker-Whccler. de 250 kilowatts, entraînée par un moteur à vapeur Cooper-Corliss et d’une autre dynamo de même tvpe mais de 125 kilowatts seulement, accouplée à un moteur Westinghouse. La vapeur servant à l'alimentation de ces deux moteurs, ainsi qu'à un troisième installé dans la même salle et accouplé à un compresseur, est engendrée dans deux chaudières de chacune 200 chevaux.
- La plus grande des deux dynamos produit normalement rooo ampères à la tension de 250 volts et suffit pour assurer la marche de jour pour le fonctionnement des machines-outils ; l’autre, dont la production est moitié moindre, sert plus spécialement à l’alimentation des lampes de l'éclairage. Toutes deux sont construites pour pouvoir supporter une surcharge de 50 p. 100 pendant un temps assez long sans détérioration par suite de l’élévation de température.
- Du tableau de distribution, le courant est réparti sur de nombreux circuits, formant un réseau à trois fils, sur lesquels sont greffés les conducteurs des moteurs et ceux des lampes. l.a puissance des moteurs varie de 6 à 50 chevaux, leur emploi consiste à actionner les machines-outils dans différents ateliers de fabrication, d’ajustage et de montage des appareils, de sciage et de polissage du marbre pour les comptoirs, de sciage des planches pour l’emballage, de galvanoplastie,' galvanotypie, etc., etc. Il y a en outre 7 ascenseurs électriques, dont 5 monte-charges munis de moteurs électriques de 20 chevaux chacun et permettant d’élever des charges variant de 2500 à 4 500 kg avec une vitesse de •j,8 m par seconde. Pour les ascenseurs, la vitesse d’ascension des cages est de 12,5 m par seconde. Les moteurs adaptés à la commande des tambours élévateurs des cages sont à enroulement compound ; leur mise en marche s’exécute par l'intermédiaire d'une corde placée dans l'intérieur des cages et reliée aux commutateurs de i’cnroulement shunt. Ce dernier est monté en série avec deux solénoïdes actionnant la poignée du rhéostat du démarrage.
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- A un dispositif analogue pour les moteurs des monte charges s’ajoute celui d'un système de freinage automatique formé d'un contrepoids destiné à agir sur des griffes d’arrêt dans le cas ou la cage perdrait brusquement sa charge.
- L/éclairage de toutes les parties de l'etablissement est assuré par 58 lampes à arc Hélios et 1 800 lampes à incandescence de it> bougies.
- L’installation ëlcctiiquc est complétée par une immense horloge électrique qui indique et sonne l’heure dans 18 points differents et enfin par 26 postes téléphoniques disséminés da,ns les divers ateliers et bureau*. TJ.
- Les tramways électriques de Barcelone (Espagne). — La substitution de la traction électrique à la traction animale sur le réseau de tramways de Barcelone est maintenant un fait accompli. Les différentes lignes qui le composaient ont etc refaites pour leur adaptionau nouveau système de traction. Les voies ont un écartement de 1,43 met les rails qui les constituent sont du type à patin du poids d’environ 40 kg par mètre courant.
- Le système de distribution employé est celui à fil aérien avec trolct latéral (système Dickinsoni. Le fîi aérien est supporté par des pylônes placés dans l’inlervoie, sur lés lignes doubles, et sur le côté, pour les lignes simples. Dans les deux'cas, ils sont munis de potences que l'emploi du trolct Dic-kinson a permis de rendre aussi courtes que possible. Le réseau est alimenté sur différents points par des feeders logés dans des caniveaux bituminés. Cette installation est motivée par la distance à laquelle sc trouve la station génératrice du lieu d'utilisation du courant. Cette dernière est en effet située à Marques del Douro, l'un des quartiers extérieurs de Barcelone, sur le bord de la mer ; elle est érigée sur un terrain que les eaux ont récemment abandonné et qui en raison de sa consistance douteuse a augmenté notablement les frais de construction de l'usine. Les fondations de la salle des machines se composent d'un bloc de 5 m d'épaisseur sur toute la surface de la salle et formé de couches de béton de o. 35 c. d'épaisseur alternant ayec des lits de rails hors service, les rails d'un lit étant posés perpendiculairement.à ceux de l'autre.
- L'équipement de la station se compose d'une batterie de chaudière Babcock et Wilcox alimentant deux moteurs de 720 chevaux et deux de no chevaux. Les premiers sont accouplés à des dynamos multipolaires de cHacutie 900 ampères à 550 volts, et les seconds à des dynamos de meme type de 150 ampèresà la même tension de 550 volts. Tout ce courant est réparti par les appareils du tableau de distribution sur les feeders du réseau et aussi sur ceux de l’éclairage à arc sur les différentes
- I.ematériel roulant delà Compagnie se compose
- actuellement de 85 voitures motrices pourvues de chacune deux moteurs et pouvant contenir 4-1 voyageurs — 22 assis et 22 debout sur les plates-formes. —• l outes peuvent être remisées dans un vaste hall construit à cette intention à Ronda san Pablo. L’.
- L’industrie de la soude et du chlore électrolytiques. — Dans un intéressant article sur le « Mouvement de progrès de l’industrie chimique dans la région parisienne » que publie le dernier numéro du Génie civil, M. Léon Guillct nous fournit les quelques renseignements qui suivent sur l'industrie de ht soude et du chlore électrolytiques.
- Dans la région parisienne il n’existe aucune usine fabriquant du chlore par le procédé Wcidon ou le le procédé Deacon. mais il existe à I.amottel.Oise), une usine élcctrochimiquc, appartenant à la Société industrielle des Produits chimiques, dont la production annuelle est de 4500 tonnes de chlorure de chaux et de 2 000 tonnes de soude caustique. Quant au procédé employé, il est tenu secret; tout ce qu’on peut en savoir, c'est qu’il est allemand et qu’il comporte l'emploi d’un diaphragme. Une bonne partie de la production de celle usine, qui est d’ailleurs à sa première année de fonctionnement, estuniisée par la région parisienne qui consomme annuellement 2000 tonnes de chlorure de chaux.
- Comme nos lecteurs le savent,la soudeetla chlorure électrolytiques sont obtenues dans plusieurs autres usines disséminées sur le territoire français. La création de ces usines a eu la plus heureuse influence sur notre commerce de la soude caustique dont les importations ont diminué, tandis que les evporlalions'ont augmenté dans ces dernières années. C'est ce qui résulte des chiffres du tableau suivant qui comprennent la soude obtenue par voie chimique aussi bien que celle obtenue par voie clec-trochimique.
- Commerce extérieur de Li soude caustique.
- 1887 .... 3 200 tonnes.
- 1889 .... 2600
- .891 . ... 1000 »
- 1893 . ... r 600
- 1895 .... 1 000
- 1897 .... 1700 »
- Injection des bois par l’électricité. — Les procédés d'injection par pression, ne donnent pas toujours des résultats bien réguliers. Deux ingénieurs français, MM. Modon et Bretonneau, ont eu recours à l'électricité. et leur procédé a été récemment expérimenté avec plein succès par une société anglaise. Ce procédé est basé sur ce fait que la vitesse avec laquelle une solution saline traverse une membrane poreuse est fortement accrue quand on établit un courant électrique à travers cette membrane.
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- On prend donc une pièce de bois, vert autant que possible, et on la plonge dans un bain de bororési-nate de soude; l'une des extrémités repose sur une lame de plomb, reliée au pôle positif, et l’autre porte une couche de matière poreuse, surmontée d’une deuxième lame de plomb, qui communique au pôle négatif d’une petite dynamo, fournissant un courant de iio volts. Au bout de 4 à 8 heures, la sève est complètement éliminée et remplacée par la solution de résine. Après cela on opère pendant trois heures avec une solution d’alun, qui forme dans les pores du bois un précipité insoluble. On sèche enfin soit à l’air, soit à la chaleur.
- Ce procédé permettrait d'employer comme bois de construction des essences qui actuellement ne servent que comme combustible, par exemple le mélèze. très abondant dans certaines forêts.
- Traction électrique. — Aninu Soûue-et-Lnire). — Deux compagnies demandent l'autorisation d’établir à Autun un service de tramways électriques. En principe, le conseil n’est pas opposé à cette innovation ; il a décide de demander des details supplémentaires sur ces projets avant de se prononcer.
- -• Metz (Lorraine). — Il est paraît-il, question de transformer les lignes actuelles de tramways en un réseau électrique. Le conseil municipal serait même
- entré en pourparlers avec une très grande maison de Berlin.
- - Xiort. — Le projet de convention dressé par le Conseil municipal a été accepté sous réserve par M. Clarct.
- Dernièrement, le représentant de M. Claret a parcouru les rues et avenues du réseau pour se rendre compte du travail à faire. ,
- Le plan parcellaire de tout le réseau va immédiatement être levé, afin de dresser le projet définitif qui, apres approbation du Conseil municipal, pourra être présenté à l’examen du Conseil général, lors de la session d’avril.
- — J'aris. — Le Bulletin municipal officiel a public dernièrement i'avis d'ouverture d’enquête pour un double tramway électrique à Paris. L'enqucte sera ouverte du 24 février au 24 mars 1899. Elle portera :
- i° Sur un projet de création d’un tramway électrique parlant du carrefour formé par les ruesNotre-Dame-dc-Lorette, des Martyrs, Lamartine et du Faubourg-Montmartre, derrière l’église Notre-Dame de Lorette, et aboutissant au rond-point Ornano.
- La ligne serait souterraine depuis le terminus de Notre-Dame-de-Lorette jusqu'au carrefour formé par les rues du Mont-Cenis, Caulaincourt et Cus-line et passerait ainsi en tunnel sous la butte Mont-
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- A la sortie du souterrain et à partir de la rue
- rail les mes Custine, Hermel, la place Joffrin et la
- 2° Sur un projet relatif à la création d'un tramway souterrain, à traction électrique, entre le carrefour de Châleaudun et le boulevard Ornano-I.a voie aurait son c truite en face du pâté
- A partir de ce point, la ligne suivrait la direction générale donnée par les rues de Maubeuge. Rodier, longerait la place d’Anvers, du côté du collège Rollin, traverserait le boulevard Rochechouart, pour gagner la rue de Steinkerque, qu’elle suivrait jusqu’à la place Saint-Pierre.
- Le tramway projeté traverserait ensuite cette place, puis le pâté de maisons compris entre ce dernier point et la rue Lamarck. pour venir gagner
- Ornano, où se trouverait l’antre lerir
- travaux pour la substitution de la traction électrique à la traction animale. A.
- à la maison Le
- pour la pose d'un câble télégraphique entre l'Allemagne et les États-Unis' ,
- Le Financial Times, dit qu’il s’est formé une compagnie au capital de i million de livres pour réaliseç ^apose dudit câble qui sera construit à Cologne.
- - D’après Y Electron de Madrid les chutes du Rio Gabriel, le principal affluent du Jucar.seront prochainement utilisées pour la production de l’énergie
- la propriété d’une société anglaise. A.
- - i.c»Yan«. - Cette ville va être éclairée à 1 électricité. On a établi l’usine électrique à Vompdes, sur les bords du Chassezac, dans la commune de Chambonas. On a déjà placé en ville et le long du
- t fait c
- tin du mois l’éclairage fonctionnera.
- - tiaiatz Roumanie). — Le projet de loi auto sant la ville de Galatz à conclure une conventi avec la maison Georgi et Cie de Paris, relativeme à la concession de l’éclairage électrique de la vi et de tramways à traction électrique a été votée j
- LITTÉRATURE UES PÉRIODIQUES
- Pour la signification des abréviations, voir le Supplément du 21 janvier, p. XXXUI.
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- L’Éclairage Électrique
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- i TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermf
- L’ÉNERGIE
- La reproduction des articles de L’ÊCLA
- SOM MAIRE
- L'énergie magnétique d'après Maxwell et d’après Hertz; II- Poincaré...................................... 361
- Accumulateurs électriques ; Empâtage des supports; Formation des électrodes; F. Loupé.................... ,',67
- Ltude sur la transmission et la distribution de l'énergie par les courants alternatifs : Etude spéciale
- des machines d’induction; Maurice Leblanc..................................................... 576
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Théorie des commutatrices, par Gisbert Kapp.............................................................. 579
- Convertisseurs tournants, par Sylvanus-P. Thompson.......................................................- 389
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES Société internationale des électriciens 'séance du n - mars) ;
- Récupérateurs d’énergie et transformateurs redresseurs, par Maurice Leblanc....................... 398
- Réaction d’induit dans les machines dynamo-électriques, par R.-V. Picot;.......................... 398
- CHRONIQUE
- Interrupteur électrolytique Wehneh pour bobines d'induction.............................................. 399
- SUPPLÉMENT
- Nouvelles. — Syndicat professionnel des industries électriques. — Société internationale des électriciens.
- Association amicale des ingénieurs électriciens. — Deuxième exposition internationale d’automobiles. — Un nouveau syndicat d’électricitc en Russie. — La traction électrique sur le réseau de banlieue de l’Ouest.
- - Tramways électriques de Bordeaux à Cauderan et à Saint-Médard. — Jurisprudence : Ville et Société du gar d’Avignon. — Transmission d'énergie. — Traction électrique. — Éclairage électrique. — Télégraphie. — Compagnie d’électricité de Limoges. — Compagnie française des câbles télégraphiques. - Compagnie mutuelle, eau, gaz, électricité de Bruxelles. — Société Roger Moutet et Girche. — Avis, adjudications. c:x Bibliographie. — Traité d’analyse chimique quantitative par électroiyse, par J. Riban. — La téléphonie, par Emile Piérard. — Traité de la construction, de la conduite et de l'entretien des voitures automobiles, par Ch. Vigreux, Ch. Milandre et R.-P. Bouquet. — Instructions générales pour l’exécution des installations électriques à l’intérieur des maisons, par la Chambre syndicale des Industries ëlectriqups . . cxvm Brevets d’invention...................................................................................... exx
- Adresser tout ce qui concerne la Rédaction à M. J. BLONDIN, 171, Faubourg Poissonnière.
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- NOUVELLES
- Syndicat professionnel des industries électriques (Assemblée générale du 7 février 189g). — La séance est ouverte à 5 heures un quart sous la présidence de M. E. Sartiaux. Le nombre des membres présents est de 56. celui des membres représentés de 7;; au total 133 membres présents ou représentés.
- Sont admis comme membres adhérents : MM. Courtier, directeur des ateliers de la Société l’Éclairage Électrique, et Guérin, électricien, 74. boulevard Malesherbes.
- M. Radiguet. trésorier, expose la situation financière du Syndicat. Il résulte des chiffres donnés qu’en 1898, les recettes se sont élevées à 3691,45 fr et les dépenses à 3 114,95 fr, et qu'au 31 décembre il restait, tant en caisse qu'en dépôt au Crédit Lyonnais, une somme de 3 525,70 fr.
- M. E. Sartiaux, président, rend compte des travaux et des questions dont la Chambre syndicale s'esl occupée pendant L'année écoulée •. obtention de renseignements commerciaux des chambres de commerce françaises delà France et de l'étranger, étude des mesures à prendre pour le ravitaillement des automobiles électriques, révision de la série des prix des architectes de la Ville de Paris relatifs aux travaux électriques, révision des tarifs du Bureau de contrôle, révision des statuts du Syndicat, étude du projet de loi relatif aux distributions d’énergie, révision des instructions générales pour l’exécution des installations à l’intérieur des maisons, étude de l’arrêté préfectoral en préparation réglementant les installations électriques desservies par les réseaux parisiens, étude de la loi sur les accidents du travail, etc.
- Revenant sur la question de l’insertion dans les cahiers des charges de concession des tramways de pénétration dans Paris, de l’obligation de n’employer que du matériel de construction française. M. E.
- Depuis le mois d’août dernier, votre Président, avec l’approbation de la Chambre, a fait, de concert avec le Syndicat des Chaudronniers, Mécaniciens et Fondeurs de France un certain nombre de démarches auprès du Ministre des Travaux Publics, des Préfets de la Seine et des départements pour réclamer l'insertion dans les cahiers des charges de concession des tramways de pénétration dans Paris et des tramways électriques projetés dans les villes, l’obligation pour les concessionnaires de n’employer que du matériel fixe ou roulant de construction française, sauf exception régulièrement autorisée par le Ministre ou le Préfet înté-
- Jusqu’à ce jour, ces démarches sont à peu près restées sans résultat. Notre'intention n’est pas d’exclure d’une manière absolue les constructeurs étrangers et j’ajoute, comme l’a si bien exprimé M. le Ministre du Commerce au dernier banquet du Syndicat des Chaudronniers, Mécaniciens et Fondeurs, qije la question est étrangère au libre-échange
- par les pouvoirs publics, sur le point d'être exclue du sol de
- s des c
- leurs procédés de construction,
- ^.instruisent en France ; il ne n üriori, de laisser pénétrer et vendr ;t du matériel destinés à des services publie acilement se procurer dans notre pays.
- Espérons, mes chers Collègues, qu itre écoutés ; notre seul regret est ' française auprès de laquelle nous avons tait plusieurs ae arches très courtoises, depuis le mois d’août dernier, n’ai s encore jugé à propos de nous répondre et de nous fair nnaître les raisons qui pourraient l’obliger — si obligatioi y a — à 11e pas tenir compte de notre réclamation. Ci ;st pas ainsi que les choses se passeraient chez nos voisins
- a condition qu ils ît pas possible, a France des appareils
- l’Administration
- M. Eschwège, secrétaire, donne lecture du rapport relatif à la modification des statuts et propose d'élever les cotisations de 12 à 24 fr. Ces modifications et propositions sont adoptées.
- Il rend compte ensuite des travaux de la Commission nommée le 8 novembre pour examiner diverses questions relatives au fonctionnement du Bureau du Contrôle. Il s’occupe tout d’abord des plaintes auxquelles l’absence du directeur de ce Bureau de 1897 à 1898 avait donné lieu, et dit à ce propos :
- Votre Commission esti cations de M. Roux, qu trôle s’est justifié des rei malentendu, son afcsenc publicité donnée à ces rei Bulletin des procès-verbai ils ont été formulés, voir, équitable de faire mentic des Séances de la Chamb du Bureau de Contrôle.
- voir entendu les expli-
- de Confite d’un son de la
- roches par la publication dans le x des séances de la Chambre où
- n, dans ïe prochain procès-verbal •e, de la justification du Directeur
- Passant à la question des tarifs il rappelle quelle a été résolue par la proposition d’une nouvelle tarification (voir Supplément du 7 janvier, p. ni), qui est en vigueur depuis le i01' janvier. Enfin il propose la création d'un Conseil « qui servit de guide au Directeur du Bureau dans les cas où celui-ci aurait quelque hésitation sur la délimitation de ses diverses fonctions et fût en meme temps en quelque sorte un tribunal arbitral ayant pour mission de régler au mieux des intérêts généraux du Syndicat et des intérêts de ses membres les difficultés pouvant naître à l'occasion du fonctionnement du Bu-
- Cette proposition est adoptée par l’Assemblée qui désigne pour faire partie du Conseil du Bureau de Contrôle, le Président en exercice, le Président sortant et M. Violet.
- Quelques autres sujets sont ensuite examinés par l’Assemblée et la séance est levée à 7 heures.
- Société internationale des électriciens. — Dans le but de provoquer des communications suivies de discussions intéressantes, le bureau de la Société
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- CXII
- Supplèr
- ' exposition sera ouverte du 13 juin au 9 juillet et son règlement a été récemment publié, notamment dans le Journal des Sports du 3 courant.
- Un nouveau syndicat d’électricité en Russie. — Nous apprenons la conclusion d’une importante affaire, constituée sous la forme d‘un syndicat pour .l'étude, la poursuite eL la constitution des entreprises d'électricité en Russie. La création de ce syndicat est basée, d’une part, sur une entente intervenue entre les trois principales sociétés de constructions électriques de Berlin : .l’Allgemeinc Elektrici-tæts Gesellschaft, AL\1. Siemens et HaSske et 1’Lnion (MM. Lowe et Ca'n pour la recherche en commun de ces affaires et, d'autre part, sur un accord entre ces trois sociétés et un groupe financier puissant auquel elles s'engagent à les apporter dans des conditions déterminées. Les conventions relatives à ces accords ont été signées le 19 février dernier à Berlin, entre les trois sociétés de construction et les fondateurs financiers qui sont la Banque internationale de Saint-Pétersbourg, pour elle-même et pour le groupe des autres banques russes, la Deutsche Bank, la Handels Gesellschaft et MAL Warschauer et O, à Berlin, MM. de Rothschild frères, la Société d'Études russes, à Paris, et la Société franco-suisse pour l’industrie électrique, à
- Le syndicat, siégeant à Saint-Pétersbourg, sera administré par un comité de sept membres.
- Le capital est pour le moment fixé à 20 millions de roubles, mais, suivant le Moniteur des Intérêts Matériels, de Bruxelles, n” du 2 mars, qui nous fournit ce renseignement, il pourra être successivement augmenté. 11 est divisé en parts nominatives ne pouvant être transférées qu’avec l’approbation du
- La traction électrique sur le réseau de banlieue de l’Ouest. — Dans la revue des progrès de l'industrie électrique en 1898, publiée dans le premier numéro de ce volume, notre collaborateur J. Reyval signalait ;p. 12), l’application de la traction électrique qui doit être faite sur la ligne reliant la gare Saint-Lazare au Champ de Alars. Le dernier Bulletin des Transports en commun nous fournit les renseignements suivants sur l-'usine génératrice d'Issy-
- les-Moulineaux qui doit alimenter cette ligne ainsi que le chemin de fer et la plate-forme mobile de l’Exposition.
- L’usine comportera une vaste salle des machines : accolée à la chambre des générateurs de vapeur, un bâtiment à deux travées pour l'atelier de réparation et les magasins, un bâtiment d’administration et diverses dépendances.
- Les fondations de la salle des machines sont constituées par une vaste cuvette en ciment ayant 70 m delongueur sur 21 de largeur. Les fouilles ont nécessité un déplacement de 15 000 m cubes de terre. La semelle a clé descendue jusqu’à la cote 28,23 en dessous du niveau du sabic argileux du sous-sol. La hauteur totale des ailes verticales de la cuvette
- Au fond de l'excavation on a d'abord posé une première couche de béton de 0.15 m d’épaisseur qui était distribue sut' toute la surface au moyen de wagonnets roulant sur de petites voies. Sur cette couche on a placé un grillage métallique composé 'de baguettes de fer de 0,008 m de diamètre distantes les unes des autres de 0,085 m et recoupées, dans le sens perpendiculaire, par d autres baguettes semblables et semblablement disposées. A leurs points de croisement, elles étaient rendues solidaires par des ligatures en fil métallique. Est venu ensuite l’épandage d’un second lit de béton d’une épaisseur de 0,70 m sur lequel on a couché une seconde ossature grillagée de même structure que la précédente, recouverte elle-même d'une seconde couche de béton de 0,15 m d’épaisseur.
- Pour donner à ce radier en béton une valeur de résistance à la poussée de bas en haut comparable à celle d'un monolithe, une solidarité a été créée entre les deux grillages horizontaux en les reliant par des fers feuiilards disposés verticalement.
- Le béton employé est composé de ciment Port-land de première qualité, de sable de rivière et de gravier.
- Les parois latérales sont exécutées suivant le même mode opératoire.
- pendant le temps de gelée du mois de décembre ; aussi a-t-il fallu protéger la prise du ciment contre l’action funeste du froid. On le drapait simplement d'un manteau formé par les sacs de ciment vides.
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- Une circonstance particulière a contribué à favoriser la continuité de fonctionnement du chantier. En raison de la rupture de l’égout de Bièvre qui détermina l'inondation de l’emplacement de la gare en construction du quai d’Orsay, le service de la navigation avait fait baisser le barrage de Su-resnes de sorte que, malgré la crue qui s’est produite à la suite des pluies torrentielles du mois dernier, le niveau de l'eau ne s'est pas élevé au point de gêner les opérations de construction.
- Les murs verticaux de la cuvette en ciment armé ont été construits en installant un moule en madriers au gabarit exact de la paroi. A l'intérieur de ce moule étaient disposés les grillages et entre les deux on versait du béton que l'on tassait à la main à l’aide d’un pieu. De distance en distance, des soupiraux y ont été ménagés.
- La voûte du carneau de fumée a une de ses naissances sur le mur en béton de la salle des machines, qui lui sert de pied-droit ; elle retombe d’autre part, du côté de la salle des générateurs sur un second pied-droit en maçonnerie de briques de 0,55 rn d’épaisseur. La hauteur du carneau à la clef de voûte est de 3,69 m ; sa largeur est de 1.80 m. A l’extrémité s'érigera une cheminée de 50 m de hauteur fondée sur pilotis.
- La chambre des chaudières attenante, comme‘il a été dit, à la salle des machines, aura la même longueur que celle-ci, sa largeur sera de 14.3 m. Elle sera munie de chaudières scmi-tubulaires à deux bouilleurs. Le sol des cendriers sera disposé en plan incliné ; les résidus tomberont des grilles sur ces tables qui les déverseront dans des wagonnets circulant dans une galerie en sous-sol régnant le long du mur de fondation de la paroi latérale de la chambre des chaudières à un écartement de 2 m. Cette galerie voûtée aura 2,15 m de hauteur à la clef et 1,40 m de largeur.
- Ajoutons que quoique les fondations de cette usine soient à peine sorties de terre, il est déjà à prévoir quelle devra non seulement satisfaire aux deux services mentionnés au début (de la ligne
- Saint-I.azarc-Exposition et des transports de l’Exposition), mais encore à celui d’une nouvelle ligne reliant la gare des Invalides à la ligne Montparnasse-
- Tramways électriques de Bordeaux à Caudéran et à Saint-Médard. — Voici d’après le dernier numéro du Bulletin des Transports en commun quelques renseignements sur ces tramways établis par la Compagnie générale de Traction pour le compte de la Compagnie des tramways électriques de Bordeaux, Bouscat au Vigean.
- Le réseau de voies ferrées reliant les diverses localités ci-dessus mentionnées comporte trois lignes d'un développement d’une vingtaine de kilomètres dont 14 km environ sur chaussée empierrée et 6 sur accotement avec rails Vïgnole. La largeur de la voie est de 1 m au roulement.
- Sur chaussée empierrée, elle est construite avec du rail à gorge du poids de 36 kg au mètre linéaire, formant longrine, posée directement sur le sol sans traverses. Une fois les files de rails assemblées, la voie est amenée à sa hauteur suivant le profil delà chaussée en bourrant le dessous des rails au moyen de pelions ou cales en bois.
- La fouille pour la voie en accotement est ouverte jusqu'à une profondeur de 35 cm. Cette voie est exécutée en rails Vignole du poids de 25 kg au mètre courant, posés sur traverses en chêne. I.’é-
- sauf aux joints des rails où cct espacement est ramené à 0.50 m. Le sabotage est fait par une inclinaison de t !20 dans le sens de l’entrevoie.
- La première des trois lignes du réseau part du carrefour du chemin de grande communication n1-' 107 et du boulevard de Caudéran et aboutit dans Caudéran sur la place de Leslonnat. Elle emprunte l’assiette du chemin de grande communication n° 107 et du chemin vicinal ordinaire nu 49 de la commune de Caudéran (avenue de la Mairie).
- La deuxième prend son origine sur la précédente, un peu avant sa pénétration dans le chemin vicinal
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- n° 4Q, et se termine dans le bourg de Saint-Médard-en-Jalles.
- La troisième naît au carrefour du chemin de grande communication n° iu6 et du boulevard de Caudcran et a son autre terminus sur.la précédente sur laquelle elle se greffe au lieu dit « Grand Louis ». Elle emprunte l’assiette du chemin de grande communication n° 106, du chemin vicinal ordinaire n° 2 de la commune de Mcrignac et du chemin de grande communication nLl 107. Elles comportent des garages établis en des points bien déterminés d'après la nature et l’intensité du trafic.
- Jurisprudence Ville et Société du gaz d’Avignon. — La Société du gaz d'Avignon ayant intenté à la municipalité de cette ville un procès pour avoir autorisé une Compagnie d’éclairage électrique à établir des canalisations d’électricité, l'affaire est venue devant le Conseil d’Éiat qui, après examen des clauses du cahier des charges de la Compagnie du gaz, rejette les prétentions de cette Compagnie en ce qui concerne l’éclairage des particuliers, mais condamne la Ville à des dommages intérêts envers la Compagnie en ce qui concerne l'éclairage public.
- Les considérants de l'arrêté du Conseil d’Étul
- Au fond, en ce qui concerne l’éclairage particulier :
- Considérant que si la Compagnie requérante a été exclu-sivement chargée, en vertu des dispositions du traité du 28 novembre 1883, du service de l’éclairage tant public que privé de la ville d'Avignon, il résulte du texte de l’article 17 du cahier des charges, qu’en cas de découverte, d’un mode d’éclairage autre que l’éclairage par le gaz, l’administration s’est réservée le droit de concéder toute autorisation nécessaire pour l’établissement de ce nouveau système au profit des particuliers sans être tenue envers la Compagnie à aucune indemnité et que celie-ci a simplement stipulé à son profit un droit de préférence à prix égal.
- Considérant qu’il est établi par l'instruction que chacune des demandes de la Société régionale d’électricité a
- étant restreint par cet article à l’éclairage devait, par là même, s’appliquer aux demandes isolées qui seraient présentées par ces derniers; qu'ainsi la Compagnie n’est pas fondée à soutenir que la réserve stipulée ne pouvait s'entendre que de l'application du nouvel éclairage à tout ou partie de la ville; que les propositions de la Société régionale d’électricité étaient suffisamment précises pour permettre à la Compagnie du gaz de se rendre compte des offres faites par la Compagnie d’électricité, et que c’est également à bon droit que la municipalité d’Avignon a refusé de garantir à la Compagnie du gaz, dans le cas où celle-ci obtiendrait la préférence, le monopole du nouvel éclairage, pendant toute la durée de la concession, alors que, dans le silence du cahier des charges, la situation de la Compagnie .... j vy|e ne p0uvajt ,-.tre réglée par les clauses du
- pagnie du gaz a été régulièrement mise cer pour l’établissement du nouveau système d’éclairage, le droit de préférence qui lui était garanti ; qu’il est établi par l’instruction que ses propositions étaient moins avantageuses Que celles présentées par la Compagnie d’électricité; que, dans ces circonstances, la ville d’Avignon n’a violé aucune disposition du cahier des charges en accordant à celle-ci les autorisations dont se plaint la Compagnie du gaz en vue de la distribution de la lumière aux particuliers;
- lité jugerait r
- ant que la disposition précédente est uniquement relative à l'éclairage privé; que le service de tout l’édairaee public a été concédé d’une façou ferme à la Compagnie du gaz, pour toute la duréede la concession, qu’il suit de là que ladite Compagnie a le droit de prétendre à la lourniture de supplément de l’éclairage public que la mutiicipa-srait nécesssaire et que la circonstance que ce sup-fourni pat la Compagnie d’é-ieccricité à titre gratuit, ne fait qu’accentuer l’impossibilité d'admettre les prétentions de la ville, .à faire ainsi concurrence à la Compagnie; — que dans Ces circonstances, il y a lieu de prescrire une expertise à l’effet d'évaluer le dommage causé à la Compagnie du gaz, parées installations faites par la Société générale d’électricité, tant sur la voie publique que dans les édifices municipaux.
- — Nous apprenons la création à Villeurbanne, de moulins électriques auxquels le courant sera fourni par la Société Lyonnaise des forces motrices du Rhône. Installés à proximité de la route de Cré-mieux et de la voie du chemin de fer, ces moulins ne manqueront ni d'aliment ni de clientèle.
- Traction électrique. - itome.—La Junte vient de rédiger le cahier des charges pour l'exécution du tunnel sous le Quirinal dont les travaux cl les expropriations coûteront environ 2 millions de lires.
- Ce cahier des charges est formé de sept chapitres : la ligne de tramways qui traversera le tunnel sera à traction, avec fil aérien, excepté dans le parcours de plazza.del Popolo à via Nazionale ; la durée de la concession sera de cinquante ans, et à 1 echéancedu contrat, le matériel deviendra la propriété de la ville; la Société concessionnaire payera h la ville, pendant toute la durée du contrat, 14 p. iou sur les recettes de l’exercice.
- L.a Société concessionnaire s'engagera à contribuer, par une somme non inférieure à 1 million, aux frais d’expropriation pour le prolongement de via Due Macelli et pour les travaux du tunnel.
- La ligne de tramways devra être ouverte au public six mois après l’achèvement des travaux du tunnel, que la ville s'engage à faire en trois ans; toutefois la Société pourra exploiter la ligne des deux côtés du tunnel.
- L’adjudicataire sera celui des concurrents qui offrira la plus forte augmentation sur la somme
- d’un
- lillion
- Trois Sociétés sc sont présentées pour obtenir la concession de cette nouvelle ligne de tramways : la Société Continentale d’entreprises électriques de Nuremberg, la maison Thomson-Houston et la Société romaine des Tramways-Omnibus.
- C’est dans sa prochaine séance que le conseil communal commencera la discussion de cette importante affaire.
- — Sursén (Suisse-. — Dans une assemblée tenue dernièrement à Ettiswyl, canton de Lucerne, 400 délégués des communes intéressées se sont prononcés pour la construction d’une voie ferrée à traction électrique de Sursée à Willisau-
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- U s’agit de relier l'Entlebuch et l'HLtiterland, au centre du canton et à la ligne du Surcnthal.
- Comme cette ligne est autant d'intérêt général que d’intérêt local, les promoteurs espèrent obtenir du gouvernement une subvention proportionnellement égale à celle qui a été accordée à ia ligne du Surenthal (500000 fr). On formerait un capital-obligations de 200000 fr et Je reste. 200000 fr, serait fourni par les treize communes intéressées.
- M. Krell, avocat, a fait remarquer à ce propos, que la construction de la ligne du Surenthal est maintenant assurée, grâce à l'énergique intervention des députés lucernois aux Chambres fédérales. Le Sursée-Willisau sera le digne complément de cette ligne.
- Éclairage électrique. - Mustapha (Algérie!. — La municipalité de cette ville, d'accord avec la Compagnie du gaz, va faire éclairer la ville à l’électri-
- — Pékin (Chine}. — MM. Siemens et Ilalske de Berlin, vont ériger une usine pour l’éclairage électrique de Pékin, les terrains sont achetés. Ils installeront ensuite un tramway électrique.
- Télégraphie. — Télégraphie par ondes taeel zieuucs entre Rcgsio et Dlessine. — On doit com-
- mencer cotte année les expériences de télégraphie sans til, système Marconi, entre Messine et Reggio. Si les expériences réussissent, on établira entre ces deux villes des stations télégraphiques permanentes. T.
- Compagnie d’électricité de Limoges. — Le coupon des obligations de la Compagnie d’électricité de Limoges est payable depuis le i*-r mars, au siège social, 102, rue Richelieu, et a l'Office des rentiers.
- Remontant du coupon est de 10 fr, soit net, q,io fr. déduction faite des impôts.
- En même temps que le paiement du coupon, la Compagnie fait son premier remboursement d'obligations. Voici les numéros des obligations appelées au remboursement à 500 fr. à partir du icr mars :
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- Compagnie française des câbles télégraphiques.
- — Depuis le zi février dernier, les 24011 obligations de 500 fr 5 p. 100. 20 série, pouvant être numérotées de 14 201 à 38571, de la Compagnie française des câbles télégraphiques sont admises aux négociations de la Bourse, au comptant.
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- Intérêt annuel : 25 fr, payables par moitié les je juin et icr décembre de chaque année ;
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- Service des titres et des coupons à Paris, à la Banque de Paris et des Pays-Bas, à la Banque Internationale de Paris, au Comptoir National d’F.s-compte, au Crédit Industriel et Commercial et à la Société générale.
- Compagnie mutuelle Eau, Gaz, Electricité de Bruxelles. — Du rapport, inséré dans le Moniteur des intérêts matériels, numéro du 2 mars, du Conseil d'administration à l’assemblée générale ordinaire des actionnaires de cetteCompagnie, nous extrayons la situation présente des quatre Sociétés d’électricité suivantes, qui sont sous son patronage.
- i/j Société de l'éclairage électrique de. Claticenhourg (Hongriej, et Extensions. — L’imnulsion donnée par la nouvelle direction aux entreprises de la Société anonyme d’éclairage de Clau-senbourg et Extensions, à Clauseubourg et à Oedenbourg, a porté ses fruits et, malgré les réductions de prix consenties, les recettes de 1898 sont, sur celles de 1897, en augmentation de 18 000 fr., soit un accroissement de 7 p. 100.
- Cette plus-value acquerra dans le courant de cette année, une importance beaucoup plus grande, par l'introduction de l’éclairage électrique à Oedenbourg.
- La Société Hongroise d’éclairage et de force d’Oedenbourg, dont la totalité des titres sont dans ie portefeuille de la Société anonyme d’éclairage de Closenbourg et Extensions, a, en effet, dans le courant de l’exercice, obtenu pour une période de cinquante ans. la concession et le monopole de l’éclairage et du transport de force dans le périmètre de la ville d’Oedenbourg . Elle a également, par convention spéciale, le monopole, dans les memes limites, du courant à haute tension produit par l’usine hydraulique d’Ikervar.
- Les bâtiments de la station centrale d’Oedenbourg, qui doivent recevoir les moteurs à haute tension et les dynamos
- près de 3 000 lampes sont déjà placées; elles sont actuellement alimentées par une installation provisoire.
- 20 Société VElectricité et Hydraulique. — Le Compagnie mutuelle a pris récemment une ’ participation importante dans l’augmentation du capital de la Société anonyme Electricité et Hydraulique.
- Les progrès réalisés par cette société sont considérables; la valeur des entreprises en cours d’exécution, qui étail de 11 000000 de francs au 31 mars 1897, atteignait le chiffre de 20000000 de francs au 31 mars 1898.
- Les débouchés de la Société s’étendent de plus eu plus ; elle vient d’installer une usine filiale à Jeumont.
- 3° Société de F Eclairage-électrique de, Saint-Pétersbourg. —La Société pour l’éclairage électrique de Saint-Pétersbourg, constituée le 28 tuai 1897, a etc reconnue en Russie par ukase impérial eo date du 8 mai 1898, et le transfert de la concession a été ratifié par décision de la Douma du 27 décembre 1898.
- Les bâtiments de l’usine, d’une puissance de 10000 chevaux, sont complètement terminés. Les fondations de 141110-teurs et de 19 chaudières sont exécutées. 3 machines à vapeur de 300 chevaux et 5 dynamos correspondantes sont en marche. 8 chaudières sont montées et 6 d’entre elles fonctionnent.
- Une bonne partie du réseau souterrain en câbles concentriques armés est posée et fournit déjà le courant aux abonnés.
- Les abonnements contractés jusqu’à présent représentent environ 57 000 lampes, et des pourparlers sont engagés pour une trentaine de mille lampes en plus.
- On peut donc compter qu’il ne s’écoulera pas longtemps avant que la puissance totale de l’usine soit complètement absorbée.
- 40 Société l’Eclairage de Belgrade. — La Société fermière a acquis la totalité des actions de la Compagnie d’éclairage et de force de Belgrade, quelle a rétrocédées à la Société des Tramways de Belgrade, dans laquelle elle a gardé un im-
- Cctte entreprise de tramways et d'éclairage, réunie sous
- ment. L’usine d’éclairage électrique vient d’être doublée pour satisfaire aux demandes de raccordement. La vitalité des deux affaires est elle que les recettes de l’exercice 1898 ont dépassé celles de 1897 de 7891 r,8o fr., 826491,10 fr. contre
- Ces résultats permettent de distribuer pour l’exercice écoulé un dividende fort rémunérateur aux actions; à noter que les extensions de l’usine n’ont été réalisées que récemment et ne produiront leurs pleins effets que sur l’exercice actuel. U.
- Société Roger Moutet et Girche. —MM. Roger Moutet et Henri Girche, ingénieurs civils des mines, viennent de former entre eux, sous la raison et la signature sociales : Roger Moutet et Girche, une Société en nom collectif pour l'exploitation d’un établissement industriel et commercial ayant pour objet la fabrication, le perfectionnement et la vente d’appareils électriques et de tous accessoires s’y rattachant. Siège social, 115, rue d’Aboukir.
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- Avis, adjudications.
- Bi-Hxeiic*. — Comme nous l'avons dit dans le dernier Supplément, sont admis comme exposants à l'exposition de « l'Électricité à la maison ». d’après l’article 3 du règlement général « les firmes belges ainsi que les firmes étrangres ayant une suceur-' sale, un dépôt ou un représentant en Belgique ».
- Une personne, qui comme membre de la Société belge d’Électriciens a droit à une réduction de 25 p. 100 sur le prix des emplacements, se met à la disposition des sociétés ou maisons françaises qui désireraient exposer à Bruxelles Les demandes d’emplacement affluant, il y aurait intérêt à se hâter. S'adresser aux bureaux du Journal.
- — Moscou Russie). — Nous avons déjà parlé d’un
- projet de substitution de la traction électrique à la traction animale sur le réseau de tramways de Moscou. Nous sommes informé que les soumissions pour la nouvelle installation sont demandées par les autorités municipales de la ville avant le 12 avril ; l’adjudication aura lieu le ier octobre 1899.
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- Tome XVIII.
- * Samedi 18 Mars 1899.
- 6' Année. — Nn 11.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- - — -. - - ----—- - . ____1 ^^4
- La reproduction des articles de L’É.CLAIRAùèïJffiCjS^i^l
- SOMMAIRE
- Les stations centrales de hauts fourneaux; Aime Witz . . . ........
- Instruments de mesures : Compteur électrolytiquc Bàstian; Compteur de temps Bastian à prépaiement; Compteurs Evershed et Vig-noles; JJ. Armagnat...........
- Théorie de l’électricité et de la chaleur de M. Riccke; M. Bamotte.
- Machines dynamo électriques : Machines à courant continu : Porte-balais Johnson et Lundcll;
- Dynamo unipolaire Finlay: Dynamos et moteurs Max Deri; Dynamos de la Allmanna Svenska Elektriska Aktiebolaget; C.-F. Guilbert...............
- Piles J.-L. Dobell à charbon........................................................................... 422
- Machine H.-II. Perry pour tourner et polir les collecteurs de dynamos.................................. 423
- Combinareur Thomson-Houston pour quatre moteurs de traction............................................ 42?
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- Etude sur le pont de Kelvin et de Varley, par A. Tobler................................................. 429
- Détermination de l’intensité maxima d’un courant de décharge d’après son action magnétisante, par F. Pockels. . 451
- CHRONIQUE
- L’utilisation des forces motrices du Rhin de SchalTouse à Bàle. — L’électrolyse par les courants de retour de tramways à Jersey City. — Filaments de lampes en carbure de silicium. — La fabrication électrolytique du chlorate de calcium. — Obtention de solutions de métaux au moyen de l’arc électrique. — Résistance électrique du contact entre deux sphères d’acier. — Sur les phénomènes de luminescence.................. 433
- SUPPLÉMENT
- Nouvelles. — Les tramways électriques de Madrid. — La locomotion par place-formes mobiles. — Traction électrique. — Eclairage électrique. — Compagnie des tramways de Rouen. — Compagnie générale parisienne de tramways. — Compagnie des tramways de Nice et du littoral. — Société anonyme de locomotion électrique. — Eclairage électrique de Saint-Pétersbourg. — Société filiale belge néerlandaise d’aluminium. — Société française d’électro-métallurgie - Avis, adjudications...................................cxxii
- Littérature des périodiques.............................................................................cxxix
- Bibliographie. — Unités électriques absolues, leçons professées à la Sorbonne par G. Ljppmann, rédigées par
- A. Berget...............................................................................‘ . . . cxxxii
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- CXXÎl
- rs 1899
- NOUVELLES
- Los tramways électriques de Madrid. — Ce réseau, par son installation présente une très grande analogie avec celui de Barcelone que nous avons décrit récemment. (Supplément du 4 mars, p. Clllj. Son développement est, d'environ 27,5 km ; il est à fil aérien avec trôlet latéral (système Dickinson). Les rampes sont assez faibles, la plus forte ne dépassant pas 2,7 cm. En revanche, les courbes sont très nombreuses mais aucune d’elles ne donne lieu à la nécessité d’établir un réseau disgracieux d’attaches du iil à trôlet.
- Le matériel roulant se compose de 55 voitures motrices pouvant contenir chacune 44 voyageurs dont 22 assis. Les caisses sont montées sur des trucks Brill, type 21 E, munis chacun de deux moteurs multipolaires de 15 chevaux. Toutes ccs voitures peuvent être remisées dans un vaste hall érigé à l’extrémité de la Calle de Serrano près des ateliers de construction et de réparation de la Compagnie.
- L’énergie nécessaire au trafic du réseau est engendrée dans une station centrale construite dans la Calle San-Bernardo à environ 300 m. de la ligne principale. Le matériel de cette usine se compose de trois groupes à couplage direct : deux formés chacun d’un moteur de 720 chevaux et d’une dynamo multipolaire pour tramways, et un troisième composé d’un moteur de 110 chevaux et d’une dynamo de puis, sance correspondante qui sert uniquement à assurer l’éclairage de l’usine et de= rues longées par les lignes de tramways par des lampes à arc supportées par les pylônes.
- La distribution du courant sur les lignes de tramways s’opère comme pour le réseau de Barcelone par des feeders logés dans des canivatr? souterrains.
- La quantité d’eau dont on dispose étant -assez faible on a installé à la station centrale un refroi-disseur de l’eau des condenseurs. Cette eau, puisée par des pompes, vient traverser une série de tamis en ûl de fer galvanisé superposés les uns aux autres dans une haute tour en maçonnerie dans laquelle deux ventilateurs électriques dont les ailes forment une roue de 2,70 m de diamètre établissent un puissant courant d’air. L’eau, à son arrivée au bas de la tour est suffisamment refroidie pour servir de nouveau à l’alimentation des condenseurs. If.
- La locomotion par plate-formes mobiles. — A la séance du 21 février de la Société des Ingénieurs civils, M. Araiengaud faisait une intéressante communication sur la plate-forme mobile qui doit être construite dans l'enceinte de la future Exposition. La description complète que nous avons donnée dans ce journal (t. XIV, p. 191, 29 janvier 1898) du projet présenté par M. de Mocomble au Commis-
- sariat général de l’Exposition nous dispense de revenir sur ce sujet tant que la période d’exécution ne sera pas terminée, mais il nous paraît intéressant de reproduire ici, d'après le compte rendu de la séance, l hisiorique des tentatives et des applications de la locomotion par entraînement.
- Le caractère essentiel et fondamental de la Iocom par entraînement, est la continuité à la fois dans l'esp; dans le temps ; elle doit répondre à cette condition r
- 1 la quitter, avec la faculté d’y circuler d’un mouvement relatif dans le sens de la translation ou dans le sens contraire, selon qu’elle veut augmenter ou retarder la vitesse le son déplacement absolu.
- S’il s’agissait moins d’un système de locomotion pour les personnes que d’un engin destiné à transporter les marchandises, les antériorités au chemin qui marche se présenteraient en abondance : chaînes à godets, norias, courroies, tabliers et, mieux encore, câbles aériens, dont l’usage tend e répandre de plus en plus. Dans le même ordre d’idées, serait en droit de rappeler les tramways funiculaires, si nombreux en Amérique, et dont on en connaît l’application funiculaire de Belleville, ainsi que les transporteurs à tabliers généralement employés pour les excavateurs, afin d’emmener au loin les déblais des terrassements.
- Mais, pour trouver une première application de la voie par déroulement au transport des personnes, il convient de la chercher dans les plans inclinés mobiles. M. Armengaud ^censeur continu et incliné de l’ingénieur Réno, appliqué en 1892 à l’extrémité du pont de Brooklyn,
- de la plate-forme mobile, qui sera l’u prochaine Exposition.
- La première tentative paraît due à M. Dalifol, dont le brevet remonte à 1880; son système repose sur l’emploi d’une machine fixe pour communiquer le mouvement à des planchers roulants qui doivent faire un parcours déterminé, de préférence un circuit fermé.
- La priorité de l’entraînement par galets à axes fixes semble appartenir à un américain, M. Bliven, dont la patente lu ier septembre 1885 ; dans ce système, destiné à un carrousel, les panneaux articulés qui constituent le plancher circulaire sont entraînés par les roues d'une série de wagon-; les essieux reçoivent leur propulsion par la friction de galets qui tournent sur place et agissent sur des plates-bandes médianes fixées aux dits wagonnets : le plancher tourne donc avec une vitesse double de celle des essieux. C’est ce principe d’entrainement différentiel que l’on retrouvera dans la plate-forme de Chicago.
- En 1886, M. Blot imagina d’entraîner le plancher mobile par la friction de galets qui lui servaient en même temps de supports. La plate-forme devait subir toutes les deux minutes un arrêt de quelques secondes poui voyageurs peu hardis de passer du trottoir fixe s
- Dans l’année 1887, et en vue de l’exposition de 1889, M. Hénard proposa un système de train continu, également mû par l'électricité, mais avec des arrêts périodiques. Ce mouvement intermittent et par saccades aurait-il été goûté du public? Il est permis d’en douter.
- Il restait donc à trouver un moyen de faire passer le voyageur du plancher fixe au plancher mobile, sans en interrompre le mouvement : tel est le but du train à gradins imaginé, en 1888, par MM. Wilhelm et Hcinrich Rettig. On conçoit qu’en multipliant le nombre des gradins intermédiaires on peut arriver progressivement à atteindre pour le dernier une vitesse considérable, ce qui, selon l'intention de MM. Rettig, devait permettre aux voyageurs de monter dans un train express sans l’arrêter.
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- l’état de projets, et il faut arriver à l’année 1893 pour voir la première application d’une plate-forme mobile au transport des foules. Cette application due à deux ingénieurs américains, MM. Schmidt et Silsbée, a été faite à l'Exposition de Chicago, et répétée en 1896 à l’Exposition de Berlin. Les roues mqjriees étaient entraînées avec leurs essieux et les dynamo-moteurs ; il en résultait un poids mort inutile, et des interruptions dans le service pour la visite et la réparation des organes de propulsion. Quoi qu’il en.soit, la plate-forme de Chicago fonctionna à la satisfaction du public. C’est pourquoi MM. Faure et Casalonga n’hésitèrent pas à en proposer l’application dans un projet qu’ils présentèrent en 1894 sous le nom de l’Êlectro-Métropolitaiti-rarisien.
- En 1894, M. Blot se décida en vue de l’Exposition de 1900, à remanier son projet de 1886,etü s’adressa à MM. Guyenet et de Mocoinble. Un syndicat d’études fut constitué, dont M. Armengaud fut appelé à diriger les travaux. Dès le début on s’aperçut que l’entraînement par les deux raies concentriques du système Blot soulève des difficultés presqu’in-surmontables. M. Guyenet eut l’idée de les remplacer par une poutre axiale fixée selon la ligne médiane aux trucks élémentaires de la plateforme dont les tjronçons étaient reliés par des charnières à broches verticales. Tel fut le projet présenté à la commission supérieure de l’Exposition. M. de Mocomble trouva en dernier lieu une solution pratique et élégante pour la suspension élastique des galets de friction. parU l'intention primitive du commissaire général c’était seulement par un chemin de fer électrique qu’il s'agissait de desservir l’enceinte intérieure de l’Exposition comprise entre l’Esplanade des Invalides et le Champ de Mars. On ne pouvait donc prendre part au concours qu’en soumettant un projet combinant la plateforme avec Je chemin de fer électrique. C’est sur les bases de cette combinaison, étudiée par M. Maréchal qu’a été constituée la Compagnie des transports électriques de l’Exposition a qui fut rétrocédée la concession primitivement accordée à M. de Mocomble, concession définitive pour le chemin de fer, mais subordonnée pour la plateforme, aux résultats obtenus avec une plateforme d’essai.
- Cette plateforme établie à Saint-Oucn (voir Supplément du 23 janvier 1899, p. XXXIX) ne ressemble qu’en apparence à celles de Chicago et de Berlin. £lle fusionne pour ainsi dire l’idée primitive de M. Blot, l’entrainement de la poutre axiale de M. Guyenet, et la suspension élastique des galets de frictioh de M. Mocomble. F.llc forme une piste ovale ,d un développement de 400 m qui reproduit par des courbes de 50 m de rayon et des rampes de 3 mm les difficultés locales du tracé de la plateforme définitive. Dans les expériences, les dynamos reçurent les courants triphasés d’un alternateur placé à 600 m et la force motrice varia de 50 à 60 kilowatts soit de 70 à 80 chevaux. Malgré les avantages des courants triphasés puur la simplicité de construction des dynamos, puisqu'ils suppriment l’inconvénient des collecteurs et des halais, on reviendra sans doute aux courants continus pour faciliter le démarrage de la plateforme et pour avoir la faculté de diminuer ou d’augmenter les vitesses de translation selon les besoins du service et le plus ou moins de goût que prendront les visiteurs à ce nouveau mode de locomo-
- M. Armengaud signale deux systèmes, imaginés récemment, pour faciliter aux voyageurs le passage du plancher fixe à la voie mobile : le premier est un embarcadère rotatif dû à M. Thévenet le Boul, ingénieur des ponts et chaussées; le second est un marchepied épicycloïdal, imaginé par M. Viétor, ingénieur allemand.
- La plate-forme de l’F.xposition sera établie exactement d’après le modèle de Saint-Ouen. Son développement aura
- l’énergie viendra d’une usine centrale. Un viaduc de 7 m au-dessus du sol soutiendra la plate-forme; les visiteurs y auront accès par une dizaine de stations, à l’aide d’escaliers fixes ou de planchers mobiles. A la vitesse de 8 km, la pkte-
- quatre voyageurs par mètre courant, on voit qu’il passera par heure, en chaque point, 32 000 personnes. Si, au lieu de
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- la chaussée mobile ou la quit ............^
- : de s
- :eur? Le publ ivements, et l’on :erté dans la locor
- peut
- ; de <
- Traction électrique. — Alais(Gard). • On nous apprend qu’une compagnie serait décidée à demander la concession d’un réseau de tramways électriques à Alais.
- Une station serait établie à la gare, une ligne desservirait l'avenue, le boulevard Louis-Blanc, la place de la République, le quai Neuf, le faubourg de Rochcbcllc, La Royale, la Pise Grand-Combe, soit un trajet de 9,500 km. Une autre ligne desservirait le faubourg d’Auvergne-Grabieux jusqu'à Saint-Martin.
- Avec l'extension prochaine des diverses lignes la longueur totale dépasserait 30 km.
- — Bilbao (ivspüjjiïc). - - La Compania Vizcaima de Electricidad a sollicité la concession de deux lignes de tramways électriques comme prolongation ou achèvement de celles que dette compagnie exploite déjà dans Bilbao, une par le pont de Are-nal et rue de la Lstacion jusqu’à la place Circulai', et l’autre sur la Cran Via de Lopez de Haro (pour doubler la voie déjà existante) depuis la rue de Alamcda de Urquijo, jusqu’à celle de Astarioa.
- A.
- — Bi'iJes-lcs-ISalns (Savoie). — Nous apprenons qu'une enquête est ouverte en vue de l’établissement d’un tramway à traction électrique entre Bridcs-les-Bains et Le Villard.
- — Calais (Pas-de-Calais). — Il est en ce moment question de la substitution de la traction électrique à la traction animale sur le réseau de la compagnie des tramways de Calais.
- — Choisy-le-Roy (Seine). — Dans sa séance du 17 lévrier le conseil municipal de Choisy-lc-Roy a pris la délibération suivante :
- Le Conseil,
- Renouvelle le vœu que le Conseil général de la Seine accorde à la Compagnie Générale des Tramways une période d'amortissement plus étendue que la durée de sa concession actuelle pour lui permettre l’application immédiate de l’élec-
- | tricité comme mode de traction sur l’ensemble de ses lignes de Tramways, etc.
- I — Laon (Aisne). — Les ingénieurs et les repré-' sentants de la municipalité et de la compagnie du I chemin de fer à crémaillère de Laon ont visité cette ! semaine l'usine de la compagnie du Nord qui doit ! fournir la force motrice au chemin de fer à cré-i maillère de Laon. Cette usine située près de la gare j de Laon est aujourd’hui terminée et l’installation I des machines commencée.
- ! — SarrebrtteL (Lorraine). — On parle de prolon-
- ! ger jusqu’à Sarrcguemincs le tramway électrique de I Sarrebrück à Saint-Arnual.
- j —Tourcoing (Xord). — La commission de neuf - membres nommée par M. le préfet du Nord, et j chargée de formuler son avis sur le projet d’inatal-1 lation de la traction électrique à Lille et dans les i communes suburbaines, s’est réunie récemment.
- La commission a exprimé l'avis qu’aucune prolongation de concession ne soit accordée à Ja Compagnie des tramways, la concession actuelle devant
- Elle a donné ensuite en principe un avis favorable au mode de traction électrique propose, sous la réserve qu’il n’y aura pas de fil aérien, à l’intérieur de la Ville.
- Éclairage électrique. — Fcrroi (Espaguc). — Une compagnie belge traite pour établir l'éclairage électrique à Ferrol, utilisant la chute d’eau la Provcnza qui se trouve à 10 km de la ville.
- A.
- Le Havre (Seine-Iufci-icurc). — Le conseil municipal, dans une de scs dernières séances, a voté à l’unanimité un projet de traité pour l’éclairage électrique, avec M. Roux, directeur de ia compagnie YElectrique de l’Ouest, à Paris.
- Orléans (Loiret). — En vertu des clauses de son cahier des charges la Compagnie du gaz d'Orléans possède la faculté de substituer l’éclairage électrique à l’éclairage au gaz. Des pourparlers sont engages entre cette compagnie et la municipalité au sujet de cette substitution. Dans une des dernières séances du Conseil municipal, le maire a donné lecture de la lettre suivante de M. Eauconnier, l’administrateur délégué de la Compagnie du gaz, faisant connaître les propositions de cette compagnie. Une commis-
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- J. Chagot et Cie. Monlceau-les-Min
- Roudier, Gravellat et Cie. Hvcrgnicoui E. Bouts.' Toulouse.
- K. du Bernard. Brassac.
- Cie de Fives Lille. Lille.
- Société des soud.
- électrolytiques. Lyon.
- Varmct et Delhotol, teinturiers.
- Gillet fils. ViUeurban
- Grands Magasins du Bon Génie. Lombard. Gérin et Cie. Lyc Société des Tissages
- ir Install nplétes. Nice.
- Vasset fils, n.pprèteur. Dnnc.hery.
- Marchéville, Daguin et Cie. LaMadelein Pautier freres. Angouterne.
- Distillerie de
- Vandersluys et fils. Dunkerque. Tissot et Raibaud. Marseille.
- Ch. Clairîontaine et Cie. Aix-les-Bai Matthieu et Vauthier. Reims.
- p.r125 - vue 694/737
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-
- CXXVI
- Supplément à L'Éclairage Électrique
- sion spéciale comprenant «ept conseillers municipaux a été nommée pour examiner ccs proposi-
- Monsieur le maire,
- Pour répondre à votre lettre du 2 février, en absence de toute indication de la part de l’administration, nous avons l’honneur de vous soumettre les propositions suivantes qui, croyons-nous, pourraient servir de base à une entente entre ma Compagnie et la municipalité, pour l’éclairage électrique à Orléans.
- I.e périmètre à éclairer comprendrait les rues, places et voies ci-après, avec’extension possible, suivant les consommations : rue de la République, rue Royale, place du Mar-troi, rue Dannier, boulevard Alexandre-Martin (de la place Gambetta i l’usine à gaz), rue Jeanne-d'Arc, place de l’Etape, rue d'Escures, rue de la Hallebarde, me du Tabour, rue Bourgogne (entré la rue Royale et la prélecture), rue Pothier, place Sainte-Croix.
- Les conducteurs seraient aériens ou souterrains.
- Lés fournitures de l’énergie électrique seraient mesurées : -au compteur pdfcr les abonnés et établissements publics ; calculées à l’heure pour l’éclairage de la voie publique.
- . Tarifs. — Les prix de ces fournitures seraient :
- 1° Pour l’éclairage public et les établissements municipaux, départementaux et de l’État, de 0,07 fr l’hectowatt-
- 2° Pour les particuliers de 0,10 fr Phectowatt-heure.
- Conformément à l’article 51 de notre traité de 1861, la canalisation électrique deviendrait, à l’expiration dudit traité, la nropriétéde la ville.
- Comme délai d’exécution, nous espérons pouvoir commencer le service d'éclairage un an après l’obtention de toutes les autorisations administratives et autres.
- Vous apprécierez. Monsieur le maire, parles propositions que nous avons l’honneur de vous soumettre, et les sacrifices qu’elles impliquent pour nous, le vif désir que nous avons de nous entendre avec votre administration.
- Nous sommes, du reste, à votre disposition pour vous fournir toutes les explications dont vous pourriez avoir besoin.
- Veuillez agréer, etc.
- Compagnie des Tramways de Rouen. — Les
- actionnaires de la Compagnie.sonî convoqués en Assemblées générales ordinaire et extraordinaire ie 18 mars prochain.
- Ordre du jour de l’Assemblée générale ordinaire :
- Examen et approbation des comptes de l’exercice
- 1898 ;
- Nonîination d’administrateur;
- Nomination des commissaires de surveillance et autres questions à l’ordre du jour.
- Ordre du jour de l’Assemblée générale extraordinaire :
- Délibération sur l'augmentation du capital social et fixation des conditions, délais et formes de rémission nouvelle.
- Compagnie générale Parisienne de Tramways.
- Les actionnaires de la Compagnie sont convoqués en Assemblée (générale ordinaire pour le 22 mars prochain à l’effet d’entendre la lecture du rapport annuel, de statuer sur les comptes et résolutions présentées par le Conseil d’administration, et de procéder à la nomination d’administrateurs et de commissaires pour l’excrcicc en
- Compagnie des Tramways de Nice et du littoral. — Les actionnaires de la Compagnie sont convoqués en Assemblée générale ordinaire le 18 mars prochain, à l’effet de délibérer sur les propositions portées à l’ordre du jour suivant :
- Examen et approbation des comptes de l’exercice
- 1898 ;
- Nomination des commissaires de surveillance et autres questions à l’ordre du jour.
- Société anonyme de locomotion électrique, —
- Telle est la dénomination que portera désormais la Compagnie llcilmann, d’après une délibération
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- de l'assemblée générale extraordinaire des actionnaires de cette dernière compagnie qui a eu lieu le 22 février dernier.
- Les statuts de la Société restent les mêmes qu’au-paravant.
- Le siège social est 2, rue Pasquier.
- Société l’Eclairage électrique de Saint-Pétersbourg. — C’est ie 8 mars dernier qu'a eu îieu l’émission de la Société TÉclairtfge électrique de Saint-Pétersbourg. Cette émission porte sur 4 000 actions privilégiées de 250 fr rapportant un dividende de 6 p. 100 et un superdividende déterminé par les statuts, actions émises au prix de 320 fr. Elle portera également sur Tonno obligations de 300 fr. rapportant 4 1/2 p. 100 l’an, et remboursables au pair en 40 ans, obligations émises à 490 fr.
- Le Conseil d'administration est composé comme suit: MM. LÔuis Biourgc, censeur à la Banque nationale, président de la Société anonyme russo-belge d'entreprises électriques, président; Son Excellence Dimitri Kniazew, chambellan de Sa Majesté l’Empereur de Russie, à Saint-Pétersbourg, administrateur; Machkovtzcff, banquier à Saint -Péterbodrg, administrateur; Alex. Gone, électricien à Saint-Pétersbourg, administrateur; Hubert de Creeft, administrateur de la Société d’éclairage du Centre à Liège, administrateur; Jules Julien, administrateur-directeur de la Société l’Élcctrique, à Bruxelles, administrateur; Julien Dulait, administrateur-gérant de la Société anonyme Electricité et Hydraulique, à Charleroi.
- Société filiale belge néerlandaise d’aluminium. — Il résulte du rapport du Conseil d’administration à l’assemblée générale ordinaire qui s’est tenue à Bruxelles le 23 février dernier, que cette société qui exploite les usines de Selzactc pour -la fabrication de l’aluminium par le procédé Péniakoff, a réalisé pendant l’exercice écoulé un bénéfice de 270 387,34 fr.
- Il a été décidé par l’assemblée que 46 704,04 fr seraient consacrés à l’amortissement des frais de constitution sociale et d’organisation, 82312,04 fr à
- l’amortissement des frais de premier établissement, 6 603,76 fr seraient portés à la réserve légale, ni 000 fr seraient employés à rémunérer à 5 p. 100 le capital versé des 30 000 actions privilégiées, et que le surplus, soit 14 471,49 fr serait reporté à nouveau au compte Profits et Pertes.
- Il résulte du bilan présenté que les dépenses de premier établissement sont :
- Brevets et apports............. 1 500 000, » fr.
- Terrains, constructions, fours, appareils de fabrication,voies ferrées, etc.................... 782 312,04 «
- Frais de constitution sociale et
- d’organisation............ 46 704,04 »
- 2 329 016,08 fr.
- Le capital social se compose de'30 000 actions privilégiées de 100 fr chacune, dont 15000 sont entièrement libérées, de 30 000 actions ordinaires et de 30 oou parts de fondateurs sans désignation de va-
- Une société filiale française*bonstruit actuellement une usine à Givors pour l'exploitation des mêmes procédés de fabrication de l’aluminium.
- Société Française d’Electro-Métallurgie. — Les actionnaires de la Société sont convoqués en Assemblées générales ordinaire et extraordinaire pour le 27 mars courant.
- Ordre du jour de l'Assemblée générale ordinaire :
- Rapport du Conseil d’Administration ;
- Rapport du commissaire des comptes ;
- Approbation des comptes et du bilan au 31 décembre 1898;
- Fixation du dividende en répartition du bénéfice;
- Renouvellement statutaire du Conseil d’Adminis-tration ;
- Nomination du ou des commissaires pour la vérification des comptes de l’exercice 1899.
- Ordre du jour
- de l'Assemblée générale extraordinaire :
- Augmentation du capital social ;
- Rachat des parts de fondateurs ;
- Augmentation du nombre des administrateurs.
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- C XX VIII
- Supplèr
- (Les informations marquées O. N. C. E. nous sont communiquées par l’Office national du Commerce extérieur, 3, rue Feydeau, Paris.)
- — Bruxelles. — £n vue d’extensions des installations électriques sur Je réseau de l'État Belge, la direction de cette compagnie demande des lampes à incandescence ainsi que des fournitures d’appareillage électrique.
- — Christiaua. — L’administration des télégraphes norvégiens demande des tôles galvanisées et des supports en fer galvanisé pour lignes téléphoni-
- — Madrid. — Le 4 avril prochain, à 1 heure de l'après-midi, aura lieu, à la Direction généçale des travaux publics, l’adjudication publique de la concession pour l’établissement d'un tramway électrique partant de la rue de Sevilla, et passant par celles de Alcala, Barqui-Ilo, Sanco, Salesas, Dona Barbara de Braganza, Fernando VI, Argensola. Zurbano, Marquès del Riscal, Lista, Velasquez. Jorge Juan, Villanueva, Lagasca, Conde de Aranda, Columcla, Serrano, place de la Independencia, rue de Alfonso XII, place et rue de Lcaetad,
- places de Canovas dcl Castillo et des Cortès, cour San Jeronimo. face à la rue de Cedaceros. A.
- pales de lif ville demandent, avant le 20 avril,-des soumissions pour la construction et l'équipement d’une usine génératrice d'électricité utilisant la puissance de la rivière Cambre et destinée à transmettre cette puissance à Santiago pour l’éclairage et la force motrice.
- — Séoul (Copée). — Aucune localité du pays n’est encore éclairée à 1 électricité. La construction d’un tramway à trolet qui doit desservir le centre de la capitale, sur une distance d’environ 6 km et prolonger en ville la voie ferrée de Tchemoulpo est à peuprès terminée. Le concessionnaire estM. H. Coll-bram de l’American Oriental Construction et Cie L’exploitation sera exclusivement entre les mains des Coréens qui se sont assurés pour la direction technique, du concours d’un Danois, M. Muhlins-teth, déjà au service du gouvernement comme inspecteur des télégraphes.
- Dans les conditions actuelles, aucune affaire analogue à celle-ci ne peut se conclure que sur place par les représentants des compagnies.
- (O. N. C. E.)
- Société Générale des Industries Economiques
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- Suppléi
- :xxix
- LITTERATURE DES PERIODIQUES
- Pour la signification des abréviations, voir le Supplément du 21 janvier
- Théorie.
- la théorie du contact i.E Ls, p. 65, 1'
- relatives à la théorie de l'action (El, p. 651, 3 mars). ,
- éthode simple pour la représentation matérielle des do force d'un cl •• - "
- Expéi
- Jthiï,
- Itaïqui
- pontée Sur un systèi.
- champ électrostatique
- e conclut H'FOUR a e spécial de det
- s alternatifs sinusoidau:
- la conductibilité •Escuenbdbg (Z E
- propriété ch parcoui uea^par
- -•G. Ro:
- infériei
- ires environ sur la poiai uco (N C, p. 409, déceml sur l’électrolyse di
- ; D. Tommasi 1ER, p. 293, 24 févi
- i électromot -, R-
- r la théorie de la conduction de 1 electrici
- rSutEm de la constance TuéSi ïe^du'cSutchnu c ; O. Corbino e^t F. Cannizzo (NC
- ivembrc
- Variation de la constante diélectrique d tion mécanique : G. Ehcolini (NC, p. Perte d’électricité par évaporation de l’ea
- électrisée, appli-
- îctricité atmospliériqui
- Sur ÎTdistancc explosive ; E. Yona (Els, p. 49, 1=' mars).
- Sur le partage de la décharge d’un condensateur dans deu circuits ; A. Rom iE I.s, p. 52, 1” mars).
- Recherches sur les phénomènes résiduels dans les tubes haute raréfaction ; Sandrcxci (RP, p. 108 "
- Action d’électrodes aimantées sur la dédiai-les gaz raréfiés; C.-E.-S. Phillip
- „diai^c ekaiiquc^da^
- Sur la propagation des ondes électriques amorties le long de fils parallèles; W.-B. Morton (PM, p. 296, mars).
- Rayons cathodiques, rayons Lenard, rayons Rœntgen : 'William Sutherland (PM, p. 209, mars).
- Sur les ravons cathodiques ; P. Vili.ard (J P, p. 148, mars).
- Sur la réflexion des rayons cathodiques ; A.-A. Campbell-Swinton (E II, p. 314, 24 février; El, p. 630, 3 marsb
- Action des rayons X sur l’évaporation et le refroidissement dans l'air; P. Pettinelli (N C, p. 299, novembre).
- Sur la relation entre le phénomène de Zceman et la rotation magnétique anomale du plan de polarisation de la lumière ; Macai.i/so et Corbino (R L, p. 116, 5 février).
- Application de la théorie dynamique de Sellmeier aux raies sombres D, et D, produites par la vapeur de sodium ; Lord Kelvin (Pk, p. 302. mars).
- Interrupteur électrolytique pour bobines d’induction : E. H. (le. p. 84, 25 février).
- Magnétisme et hvstérés
- L'influence, du silicium noyaux en fer ; Cai.dwell (Z ï
- Sur les propriétés magnétiques _ Erich Schmidt (Z E C, p. 393. 2
- slérésis (DEL, p. 101, 4 mars).
- la. perméabilité magnétique d> l (Z E C, p. 385. 23 février), ropriétés magnétiques du fer et des métaux affine! Ichmidt (ZE C, p. 393. 2 mars).
- Recherche sur l’inclinaison magnétique au début de l'ô: chrétienne, d’après les données recueillies à Arezzo et Pou pei; Folc.hfraiter (RL, p. 121, 5 février).
- Phénomène électrocapillaire; S.-W.-J. Smith (El. p. 65
- Génération et distribution.
- thermiques et hydrauliques. — Générateur N
- pC397UriOe m; La compressioi ' (RM. p.
- (BSE, p.
- iirr
- î électriques. — Etude d’unt
- ent des alternatei
- auer).
- couplage en parallèle des
- n parallèle (E W. p.193,
- rotatifs
- Etude
- 5, 25 février).
- -avertisseurs rotatifs, leur Mit, leui rA (Gc, p. 297, 11 mars), sentation graphique du fonctionnera* mr de courants alternatifs ; C. Heine
- xxxnt.
- maleurs triphasés (E B, p. 318, 24 fé-S.-P. Thompson (JEE, p. 651, fé-•ertisseur rotatif donnant
- inctiom
- p. 271, 24 fevrieq Nota sur les principes caractéristiques des mob toires ; F. Giazzi (N C, p. 303, novembre). Notes sur les machines électriques américaines REND (ET Z, p. 174, 2 mars).
- Piles et accumulatei
- piles à charbon (E R, p. 396,
- Sur la. production directe de l’énergie électrique par le charbon ; A.-J. Rogers (11, p. 185, 10 mars).
- Accumulateurs pour automobiles de la Société Anonyme pour ...................... " " 272, 24 février).
- p. 147.
- mulateui mulateurs électrique
- ER,
- f (El<
- : Robert-Mai
- nl3g2°n2üatfévri
- Distribu!
- 'Jrigine
- nergie j
- dans les stat OYD (E W, j fl. p. 195, 10 - Etude sur la r.ra.nsmissi< alternatifs ; Maurice Leblanc (Sie, p/oi/fé
- latifs (Il. p.-162, 3 mars).
- . ploi des courants à haute tension ; F. Sari Z ET. p. 101,26 février).
- Appareillage. — Nouvel adjoncteur réducteur système Erla cher et liesse (E N A, p. 27, l‘r mars).
- Discussion sur la communication relative aux interrupteur et coupe-circuits : Grosselin, Zetter, Korija et Bruns wick (Sie, p. 37, février).
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- La fabrication des fils de cuivre au Japon (E W,
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- ce de Bankside do la City i
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- ; de la Compagnie c
- Les s
- de Pittsburg ; C.-F. Greenwood (E w, p. 203, électriques de Grenade (E \Y, p. 227. 25 février).
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- L’usine génératrice de Bedford (E R, p. 395,
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- (ER, p. 382, 10
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- Les installations 'électriques de Wycombe (El, p. 640, 3 mars).
- L’éclairage électrique de Gibraltar (E R, p. 195, 18 février).
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- Règlements d’installations (E R, p. 353, 3 mars).
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- ÉèsilPI'IniiSS
- ;nS,n,e;,:' ,no" n"
- Il ne nous appartient pas de juger ici l'œuvre de SI. Lipp-
- la matière de plusieurs ouvrages spéciaux : il a voulu scule-
- C£ Ms'd™ IU<Ù ï 2/ 1U fcft STut™*
- A'uvr^es pins nm pi K les unîtes al,s lues, dil 1 mteui Uns si jK.it,h ne mu m ipi ( impliftei les nus équations élémentaires qui régissent les phenomenes de 1 attraction elec-
- :;;tu ÙS1; „r,v„" i'Æ, ;zr„r;'
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- Tome XVIII.
- Samedi Mars 25 1899.
- ' Année. — N"
- L Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiqy^ ^
- L'ÉNERGIE
- i reproduction des articles de L'ÉCLAIRAGE ÉLEC
- SOMMAIRE
- Propriétés des aimants rectilignes; Victor Guili.et...............................................
- Accumulateurs électriques : Electrodes avec parois poreuses ; Essais comparatifs des accumulateurs ;
- F, Loppé .................................................................................
- Théorie de l’électricité et de la chaleur de M. Riecke; M. Lamotte................................
- Instruments de mesure : Compteurs liummel, Aron, Ferrant!: H. Armaunat............................
- 446
- 4$2
- d 57
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Appareil de commande électrique de gouvernail G. Martinez..................................................................J.61
- Moteurs alternatifs à grande puissance de démarrage, par Max Dèki..................................................... 462
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES Société française de physique (séance du 17 mars 189-5) :
- Sur la télégraphie sans fil, par Tissot.......................................................................... 467
- Sur l’interrupteur de Wehnelt, par Villard....................................................................... 467
- Spectres de quelques éléments dans la décharge continue à travers les tubes de Geissler; relation entre l'émission
- lumineuse, l’intensité du courant et la pression, par A. Kalahne......................... .’.................. 468
- CHRONIQUE
- L’interrupteur électrolytique de Wehnelt. — Propulseur électrique portatif Mac Laclilan pour bateaux de plaisance.
- — Résultats comparatifs d’exploitation des tramways électriques pour les premiers semestres des années 1897 et 1898. — Analyse de l’eau d’alimentation des chaudières en vue de son épuration chimique. —
- Effets des courants alternatifs sur les animaux.............................................................. 47°
- SUPPLÉMENT
- (Canada). —Les stations génératrices de Niagara Falls et les glaces. — La traction électriqi York pendant une tourmente de neige. -Jurisprudence; Société centrale d’électricité de Bordeaux, des Compagnies d’assurances. — Traction électrique. Eclairage électrique. — Société anonyme triché.Adjudicati Brevets d’invention . . .
- contre
- cxxxiv
- Adresser tout ce qui concerne la Rédaction à M. J. BLONDIN, 171, Faubourg Poissonnière.
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- NOUVELLES
- Exposition universelle de 1900 (Exposition lélrospective centennale). — On sait que, suivant les vues de ses organisateurs, la prochaine exposition aura non seulement pour but de' synthétiser l’état actuel des diverses branches des industries et des connaissances humaines en montrant au public le fonctionnement des machines de toute nature à côté de leurs propres produits, mais encore d'indiquer leurs principales étapes pendant le siècle qui.vient de s'écouler, par une exposition rétrospective centen-nale.
- Déjà, en 1889, une exposition de ce genre avait été instituée, mais tous les objets exposés ayant été rassemblés, quelle que soit l’industrie à laquelle ils se rattachaient, dans un même palais cette exposition n’était guère visitée que par les érudits ou par les chercheurs. En 1900, il en sera autrement, car suivant les termes du règlement, « chaque groupe, et autant que possible chaque classe, aura pour vestibule une sorte de petit musée où quelques repères convenablement choisis marqueront les principaux progrès réalisés depuis 1800» retraçant ainsi aux yeux du public l'histoire de l’industrie dont il verra plus loin le développement actuel.
- Ainsi comprise, l'exposition centcnnale ne peut manquer d'être attrayante en même temps qu'instructive. En particulier, pour l'industrie électrique qui date de moins d'un demi-siècle mais dont les étapes ont été si rapides, l'exposition centennale retracera l’histoire complète de cette industrie, en même temps qu'elle montrera ce qu'est capable de produire l’activité humaine en une période de durée relativement courte. Mais encore faut-il, pour que ce but soit atteint, que les objets exposés soient, sinon nombreux, du moins bien choisis ; malheureusement bon nombre d'entre eux ont été, lorsque les progrès de l’industrie ont nécessité leur remplacement, démontés et jetés à la ferraille. Nous croyons cependant qu’en recherchant avec soin dans lesdépôts desgrandes administrations, comme celles des Postes et Télégraphes, des Ponts et Chaussées, des Phares et Balises, qu’en fouillant dans les cabinets de physique des universités et des lycées, ainsi que dans les réserves de matériel des administrations municipales, on y découvrirait bien des
- appareils ou machines marquant une étape dans le développement de l’industrie électrique et dignes de figurer à l'exposition centennale. Nous prions donc instamment nos lecteurs, les étrangers aussi bien que les français, qui se trouvent par leurs fonctions en mesure de faire ces recherches, de bien vouloir nous adresser tous renseignements leur paraissant de nature à faciliter la tâche des organisateurs de
- Les Instituts électroteohniques en Allemagne et en Suisse. — Il y a quelques mois, le \g novembre 1898, le professeur Puluj faisait à Prague, devant la Société électrotechnique, une conférence dans laquelle, apres avoir montré combien l’absence, en Autriche, d’instituts électrotechniques était préjudiciable au développement de l’industrie électrique autrichienne, et décrivait les grandioses installations des Instituts élcctrotechniques de Darmstadt, Stuttgart, Carlsruhe et Zurich qu’il a eu l'occasion de visiter. Nous extrayons de cette conférence les renseignements donnés sur ces Instituts, car si depuis quelques années les écoles techniques se multiplient en France, nous sommes malheureusement encore moins bien outillés que nos voisins en ce qui concerne l'enseignement de l’clectrotcchnie et pour remédier à cette infériorité il nous semble qu’il convient tout d’abord de la signaler.
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- L’école polytechnique de Carlsruhe ne possédait en 1895 qu’une section provisoire mais très bien installée, pour l’enseignement de technologie électrique. Mais déjà, en 1896, la Chambre badoise accorda une somme de 600.000 marcs pour la construction d’un institut électrotechnique; et l’établissement est déjà terminé. L’enseignement y est donné par un professeur ordinaire, un professeur extraordinaire et un professeur auxiliaire.
- L’école polytechnique de Stuttgart comprend un corps de bâtiment principal à proximité d’un beau parc et un bâtiment spécial pour l’institut. Ce dernier couvre une surface ce 1950 ms; on y enseigne la technologie électrique et la chimie. L’importance de l'institut ressort du fait que seule l’installation électrique, sans les instruments pour les mesures, a coûté 30.000 marcs. Le total des frais d’installation de
- l’institut électrotechnique se monte à 150.000 marcs. Le personnel enseignant se compose d’un professeur ordinaire et d’un professeur extraordinaire, d’un assistant, d’un mécanicien, auxquels on a adjoint un commis et un aide.
- A titre de comparaison, nous faisons remarquer que la dotation annuelle pour l’enseignement électrotechnique à l’école polytechnique de Stuttgart se monte à 5.000 marcs, tandis que celle del’école polytechnique allemande à Prague n'est que de 500 florins.
- L’école polytechnique de Zurich possède depuis 1890 un bâtiment grandiose, spécialement affecté à l’enseignement de la physique et de la technologie électrique. Les plans de cet établissement ont été dressés par les architectes Bluntschli et Lasius, avec la collaboration de MM. Weber et Schnebelli, professeurs de physique. Cette nouvelle construction, dont l’école polytechnique de Zurich peut être fière, à juste titre, répond de la manière la plus complète à toutes les exigences de la physique et de la technologie électrique, tant au point de vue des recherches scientifiques que des recherches pratiques. L’établissement doit son existence à l’appui intelligent du conseil fédéral, auquel l’importance de l’enseignement de la physique et de l’électrotech-nique n’a pas échappé.
- L’institut possède trois amphithéâtres, six salles pour les collections, une grande salle des machines, deux cours vitrées, des locaux pour la bibliothèque, pour les professeurs et les assistants et 46 (!) laboratoires,divisés en trois sections : laboratoires pour travaux scientifiques, laboratoires de physique pour les commençants, laboratoires pour recherches électrotechniques. Ces derniers se divisent en 13 laboratoires particuliers, dont chacun est installé en vue d’une branche spéciale de la technologie électrique ou en vue de recherches spéciales relatives à la technologie électrique. De cette manière, les instruments et appareils employés dans les divers groupes restent constamment dans les mêmes laboratoires ; les étudiants devront donc travailler à tour de rôle dans les 33 laboratoires.
- Lors de l’achat des instruments et de l’élaboration des plans concernant les travaux pratiques on s’est efforcé, tant à Zurich que dans les instituts polytechniques de l’Allemagne, deconstruire les laboratoires sur le modèle des laboratoires de machines des grandes usines.
- L’étudiant reçoit ainsi une instruction qui le rend apte aux travaux de la vie pratique.
- Les frais de construction de i’institutde Zurich, y compris
- 550,000 fr a été, en outre, accordée pour l’aménagement de l’institut et pour les achats d’instruments pour le labora-
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- Supplér
- %ge Éleciriqi
- 1899
- trotechnique par deux professeurs ordinaires et quatre assis-
- Les écoles polytechniques d’Allemagne vont étendre leur activité encore dans une autre direction. Les professeurs allemands ayant eu l’occasion, lors de l’exposition universelle de Chicago, de connaître les écoles polytechniques des Etats-Unis, pourvues de beaux laboratoires des machines et de laboratoires où se font des essais, sont d’avis qu'on ne
- Sera une Nouvelle impulsion à ïf construction des machines. Toutes les écoles polytechniques se préparent à répondre à ce nouveau besoin. Il en a été tenu compte,du reste, déjà, lors de la construction de l’école polytechnique, qui a été
- Ajoutons qu’en terminant le conférencier a mentionné un projet de construction d'un institut de technologie électrique et de physique à l’ccole polytechnique allemande de Prague, projet déjà élaboré en 1895 avec le concours de l’orateur. Ce projet comprend des amphithéâtres, des salles de collections, des laboratoires, des ateliers, etc. ; le tout couvrira une surface de 1910 m'-. Les plans de l’institut de chimie et de mécanique, ainsique ceux du bâtiment principal, ont été éxécutés de concert avec MM- les professeurs Gintl, Zulkowsky et Doerfeid, et soumis à l'approbation (que nous attendons toujours) du Ministère des cultes et de l'instruction publique.
- Les grandes industries électriques en Vénétie.
- - Nous avons déjà annoncé le projet d’établissement en Vénétie d'une usine hydroélectrique de 4000 chevaux (Supplément du 4 février, p. L), nous pouvons maintenant en donner quelques détails-
- O11 dériverait du lac de S.-Crocc un canal de 2 km en galerie se terminant par une chute de ion m au dessus du lac Morto ; le débit serait de 15 m:‘ par seconde, ce qui donnerait une puissance de 20 000 chevaux soit 15 non effectifs. Du lac Morto partirait un deuxieme canal en galerie et tranchée de 2 km aussi, se terminant à un bassin élevé de 100 m au-dessus du lac Maschio et produisant par la chute encore 20 000 chevaux.
- L'énergie développée par les deux établissements est destinée à être distribuée à différentes cites de la Vénétie, telles que Venise, Trevise, Conegliano et Pordenoné, et à développer certaines industries électrochimiques qui pourraient trouver leurs
- matières premières dans les environs de Bellune et de Vittorio (extraction de l’aluminium, fabrication du carbure de calcium et du cuivre électrolytique)'. Une partie de la puissance, environ ioooo chevaux, serait mise à la disposition de l'État dans l'éventualité d'une application de l’électricité à la traction des chemins de fer.
- Le projet comprend aussi l'utilisation des eaux de décharge pour l’irrigation des terrains et l'amélioration des quelques marais qui existent à proximité du lac S.-Croce.
- Dans les mois de l’année où l'eau serait en quantité insuffisante, on aurait recours à un canal dérivé de la Piave, un peu au-dessus du pont des Alpes près de Bellune. T
- Transmission d’énergio à haute tension à Provo (Canada). — La transmission d'énergie électrique de Provo au Canada est un exemple des plus hautes tensions utilisées : l’usine de la Tel-luride C° envoie 700 kw à 55 km sous 40 000 volts.
- Les expériences faites par la Compagnie avant l’installation avaient montré que la perte par défaut d'isolement croît lentement avec la tension jusqu'à un certain voltage, variable suivant la forme de la période entre 30000 et 60000 volts. Au delà, la courbe de perte s'élève brusquement; avec cette limite, la perte est en grande part due aux isolateurs, au delà de la limite elle- est due aux étincelles qui éclatent le long de la ligne.
- Pour une tension à peu près sinusoïdale, 4°000 volts peuvent être utilisés même dans les conditions atmosphériques les plus défavorables. Pratiquement, le fonctionnement est parfait par les temps secs, mais dans les temps pluvieux il s’est produit des interruptions et des perturbations dues d'ailleurs presque toujours à la rupture des isolateurs,
- Avec des précautions convenables, on peut donc employer des tensions de 50 à 60 000 volts, mais on ne peut utilement dépasser cette limite, au moins avec des conducteurs nus et aériens. Avec des conducteurs isolés il est probable que les hautes tensions électrostatiques produiraient des altérations.
- 11 convient d’ajouter que les tensions élevées ne peuvent être économiques quand l'énergie à transmettre est trop petite, parce que :
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- Supplèr
- CXXXi'
- t à L’Eclairage Elec
- i° La perte due au courant de charge de la ligne est à peu près constante, quelle que soit l’cnergie transmise;
- 2° Les dimensions des conducteurs ne peuvent être diminuées au delà de certaines limites, pour assurer leur solidité ; .
- 3° Les transformateurs pour de petites quantités d’énergie à très haute tension ne sont pas économiques à cause des grands espaces isolants qu’ils nécessitent. G.
- Les stations génératrices de Niagara Falls et les glaces. — Il paraît que de mémoire d'homme, on n’a vu le Niagara charrier autant de glaçons que pendant cet hiver. Il en est résulté pour les stations génératrices établies sur la rive américaine e’t la rive canadienne, des difficultés qui prouvent une fois de plus que si les chutes d’eau sont capables de fournir l’énergie à bon marché, ce n’est pas toujours sans inconvénients.
- Les glaçons, en s’amoncelant sur les deux rives, refoulèrent le courant principal vers le milieu du fleuve, provoquant ainsi un abaissement du niveau de l’eau à l’entrée du canal d'amenée de la Niagara Falls Hydraulic Power and Manufacturing Company, et par suite une diminution du débit des turbines et delà puissance recueillie. Cette diminution ne tarda pas à s'exagérer, par suite de l’obstruction
- de l’entrée du canal par les glaçons et par suite de la congélation de l'eau du canal lui-mème dont la section utile se trouvait ainsi diminuée; la quantité d'eau amenée par le canal devint même si faible que les glaces touchaient le fond du canal. Pour permettre aux turbines de fournir la force nécessaire aux usines diverses desservies par la station, il fallait remédier promptement à cet état de choses : les banquises furent détruites à la dynamite et la glace du canal rejetée sur les rives. On arriva ainsi à obtenir, mais tout juste, la puissance indispensable.
- Sur la rive canadienne la Niagara Falls Park and River-Railway Company dut à plusieurs reprises cesser tout service. L’eau n'arrivait plus aux turbines, ou quand elle y arrivait, elle était entièrement utilisée par les deux groupes générateurs installés dans la station par la Canadian Niagara Power Company dont le service ne pouvait être interrompu sans dommages importants.
- La traction électrique à New-York pendant une tourmente de neige. — Une tempête accompagnée de chute de neige abondante, qui a sévi pendant trois jours, du samedi 18 au mardi 21 février, sur toute la région Est des États-Unis, a causé une interruption du trafic sur la plupart des grandes lignes de chemin de fer à vapeur et des lignes ur-
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- CXXXVIll
- Supple
- baines et interurbaines de tramways électriques.
- A New-York particulièrement, les effets de la tempête ont été des plus désagréables pour ceux que leurs occupations appelaient au dehors. Les tramways à chevaux ont été des premiers à cesser le service, puis ce fut le tour des tramways à traction électrique à conducteurs aériens de la banlieue, et enfin celui des tramways électriques à conducteurs souterrains ; les voitures restaient ,au milieu des voies, bloquées qu elles étaient par l’amoncellc-ment de la neige, la fréquence et l'abondance des chutes de neige n’ayant pas permis de l’enlever avant qu’elle ait atteint une épaisseur assez grande pour arrêter le trafic.
- fnutile de dire que dans de telles conditions les fiacres à chevaux avaient également cessé tout service. Seuls les fiacres électriques rayaient de larges ornières le tapis blanc des rues. Quatre-vingts de ces fiacres ne cessèrent de circuler pendant les trois jours que dura la tourmente, rapportant à la New-York Electric Society des recettes inespérées: à peine une demi-douzaine de ces fiacres restèrent en panne.
- Nos confrères de la presse électrique de New-York n'ont pas manqué de tirer de ce fait un argument en faveur du développement des fiacres électriques. Us ont fait également observer que les lignes de tramways exploitées électriquement sont celles qui ont fonctionné le plus longtemps. Pour les lignes à conducteurs aériens, des chutes de poteaux sont venues ajouter leurs effets à ceux de l’amoncellement de la neige et retardé la reprise du service. Mais sur les lignes à caniveaux, le système de distribution n'a subi aucune détérioration et le service a pu reprendre dès que le déblaiement dos voies l’a permis ; d’ailleurs les voitures bloquées sur ces lignes présentaient sur celles des autres lignes cet avantage, important pour la circulation des quelques rares autres véhicules qui marchaient encore, qu’elles restèrent brillamment éclairées pendant toute la nuit. Les journaux new-yorkais ajoutent en outre qu’il est probable qu’à l’avenir il sera possible d’éviter le bloquage des voitures sur
- ces lignes en employant un nombre suffisant de voitures chasse-neige, car à Washington, où la neige paraît avoir été aussi abondante qu’à New-York, il n'y a pas eu d’interruption de service sur les lignes à caniveau.
- Jurisprudence. — Société centrale d’Electricité de Bordeaux contre des compagnies d’assurances. — Le 12 septembre 1894 un incendie se déclara à l’entresol des magasins occupés par Mme veuve Brouillaud et éclairés à l'électricité. Les experts nommés à l’effet de connaître la cause de l'incendie conclurent qu’elle était due à la formation d’un arc voltaïque entre deux conducteurs et la Société centrale d’Electricité de Bordeaux, qui avait fait Tins? tallalion, fut condamnée à rembourser aux Compagnies d’assurances, les dégâts causés par l'incendie,
- Ce procès vient d’être jugé en appel. Bien que le jugement de première instance ait été confirmé, il n’est pas moins intéressant de faire connaître les arguments opposés par M. Gossart, professeur à l’Université de., Bordeaux, consulté par la Société centrale, ceux-ci nous {paraissant de nature à élucider un point d’ordre général.
- Les conditions dans lesquelles le procès se présentait en appel sont indiquées comme il suit :
- leur en appel est nettement exposé le Tribunal de première instance
- 1" Rechercher et constater datifs quelle partie de l’immeuble sinistré l’incendie qui s’est déclaré le 12 septembre 1894 à l’entresol des magasins occupés par Mm- veuve Brouillaud a pris naissance ;
- . 2° Rechercher, d’après l’examen des lieux les causes^ de
- Société centrale d’Electricité dans lesdits magasins ne contient pas elle-même des vices propres à déterminer l'incendie, dire si ces vices propres ont été la cause déterminante de l’incendie ;
- 3» En cas d'affirmative, dire si l’installation défectueuse de la transmission électrique est imputable à la Société centrale d'électricité de Bordeaux.
- Première et troisième questions. — Les experts. — « Le feu a pris naissance dans la région désignée par la lettre A où se trouve l’enchevêtrement des fils de la canalisation électrique aboutissant au plus grand nombre de lampes à arc.»
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- à L’Éclairage Électrique dv
- CXXXIX
- Le Tribunal. — « Attendu que l’incendie a pris naissance entre le plafond du rez-de-chaussée et le plancher de l'entresol sur le trajetl mité par les points A et B aux croquis
- des experts... »
- C’est donc en cherchant d’après les renseignements experts quelle a pu être la vraie cause physique d’un in die sur ce point, que nous aurons la cause déterminante du sinistre. Si nous établissons, comme nous en avons la prétention, que cette cause est purement accidentelle, qu’elle ne peut absolument être qu’une décharge orageuse, contre laquelle lafonction des Compagnies d'assurance est d'assurer leurs clients, nous n’avons plus à nous occuper de la troisième question.
- Nous n’allons donc nous occuper que d’un seul point, la question iri 2, posée par le Tribunal.
- A cet effet suivons dans leur ordre les conclusions des adversaires, des experts et des juges.
- Les conclusions sur la deuxième question. — M. Ro-
- ger. expert officieux de la Compagnie d’assurances, avait imputé l’incendie à la Compagnie d’électricité en accusant réchauffement exagéré des fils de transmission qui auraient eu, d’après lui, un diamètre trop faible.
- Les experts officiels ont rejeté nettement cette accusation qui invoquait absolument à tort l’article 6 du décret de 1888. Ils constatent que les fils avaient la section voulue comportant une densité de courant de deux ampères au plus par millimètre carré.
- Ne pouvant donc, d’après leur examen, attribuer l’incendie ni aux lampes, ni à réchauffement exagéré des conducteurs, ils Y attribuent, d’après le point initial cantonne par eux (sans précision d’ailleurs) dans la région A B, à la seule cause qui puisse être invoquée après leurs minutieuses recherches : au jaillissement d'un arc voltaïque.
- « Dans ces conditions, le point de départ de l'incendie .j semble devoir être placé en A et attribué à un arc voltaïque » ayant pris naissance par suite d'un isolement mauvais ou » insuffisant dans Y enchevêtrement des fils, passant en A à des » potentiels très différents et près d’un tuyau de gaz met-» tant à la terre tous les tubes de laiton et d'une épissure w mal façonnée et mal isolée. Nous rûavons pu déterminer le » point précis, mais les tubes horizontaux portent à leur » débouché dans la région A des traces de l’incendie qui a viennent à l'appui de notre opinion. »
- Le Tribunal, d’après cette opinion des experts, conclut que la cause est due à l’électricité, ce qui est une conséquence évidente de ladite opinion.
- Mais de plus, le Tribunal juge «que la Société d’Electri-» cité a commis une faute de nature à entraîner sa respon-» habilité, attendu qu’une installation électrique doit être » organisée de telle sotte, que les fils ou appareils ne puis-» sent être un danger pour les immeubles à moins d'un cas » de force majeure. ;
- » Que la Compagnie n’excipe pas de ce moyen, qu’elle a » cependant allégué, que le 12 septembre 1894, au moment » de l’incendie, un orage avait éclaté sur la ville de Bor-» deaux ; mais que la Compagnie dans la pose de ses appa-» refis est tenue, de prévoir fèvenhialiic de ce phénomène si » fréquent dans nos régions. »
- Eh bien, le )
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- double oubli dé la part des experts et de la part du Tribunal, •ubli qui a créé entre eux un véritable malentendu • i° Les experts ont négligé de dire que la caus oltaïque ne pouvait être qu’atmosphérique ; Us ne pouv ignorer qu’un courant, si abondant qu’il soit en ampère pable de provoquer un arc entre deux conducteurs 11 isolés-l’un de l’autre, même dénudés, lorsque ducteurs sont, comme ils les ont décrits, dans une po: fixe; leur écart ne iùt-ii que de un demi-millimètre,
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- t lelque façon qu’il s'y prît, même en brûlant par un t formidable les plus gros plombs fusibles, même en portant au rouge les plus forts rhéostats, aucun électricien n'aurait pu allumer cet arc dans l'enchevêtrement des fils en A. "'out le débit de l’usine n’y eut pas suffi;
- 2Ü Le Tribunal ignore que les décharges atmosphériques 1 contraire, même faibles (et à l’influence desquelles sont soumises les lignes aériennes, seules admises à Bordeaux) peuvent amorcer des arcs entre deux conducteurs électriques dans les installations les mieux faites.
- Et cela peut avoir lieu sans faire sauter les plombs fusibles et malgré les paratonnerres actuels, vu la faible quantité d’électricité qui intervient parfois dans ces décharges à haute tension.
- en établir l’exactitude de ce malentendu et pour éclairer la religion de la Cour d’appel sur la véritable cause sinistre nous avons deux inoj'ens :
- 1° Une double expérimentation directe faite dans les contons qu’admettent les experts;
- 2° La critique des reproches adressés par les experts et le Tribunal à la Société centrale d’Eiectricité, reproches qui : relation avec la cause du sinistre.
- Dans la suite de son rapport, M. E. Gossart commence par démontrer par le rappel des résultats connus de l’étude de la décharge disruptive et par des expériences directes qu’un arc voltaïque ne peut prendre naissance par défaut d’isolement entre deux conducteurs parcourus par des courants et présentant une différence de potentiel de 220 volts, mais qu’il peut prendre naissance sous l'influence d’une décharge de très faible intensité mais de très haut potentiel produite dans le voisinage par une machine statique. Il examine ensuite successivement
- les neufs reproches faits par les experts de 1894 à l'installation Hrouillaud et montre que les défec-
- tuosités auxquelles ils se rapportent ne pouvaient nullement être la cause déterminante de l’incendie.
- Passant aux reproches spéciaux du Tribunal de première instance, il fait observer que la formation
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- L'Éclairage Ëlectriqiu
- d’un arc par suite de l’intluence d'un orage ne peut être considérée que comme due à une cause de force majeure, les phénomènes électriques atmosphériques étant des plus capricieux et leurs lois étant encore presque inconnues.
- Dans des documents annexes, M. Gossart signale un commencement d’incendie qui, pendant un orage, se déclara dans le Laboratoire de Physique de la Faculté de Bordeaux. L’installation était cependant fort bien faite et l'arc qui, jaillissant de la canalisation électrique, fondit une conduite de gaz et enflamma le gaz, a dû franchir une distance asses considérable et traverser de nombreux isolants. 11 cite également l’apparition, vériliée par de nombreuses personnes, d’une longue étincelle entre deux conducteurs nus distants d’au moins 5 cm et tendus dans une des cours de la Faculté, apparition qui s’est produite un jour d’orage alors que les conducteurs n'étaient traversés par aucun courant. Il cite en outre diverses informations de journaux techniques, particulièrement de L'Éclairage Électrique, montrant que des faits de ce genre sont nombreux et que jusqu'ici, on ne possède aucun dispositif sûr pour les empêcher de se produire.
- Disons maintenant quelques mots de l’arrêt rendu par la Cour d’appel.
- Dans cct arrêt la Cour reproduit à peu près les motifs du Tribunal de premier instance en ce qui touche les critiques sur l'installation, mais au sujet de l'intervention de la foudre il y est dit :
- Attendu que l’appelante essaie aujourd’hui d'invoquer un cas de force majeure, en attribuant l’incendie à l'action de la foudre, mais que cette hypothèse indiquée dans un document du dossier ne s’appuie sur aucune observation météorologique et qu’elle est au contraire repoussée par des considérations fournies en réponse.
- Attendu que les experts déclarent, au contraire qu'il a eu pour cause les vices de l’installation et la mauvaise qualité
- La Cour d’appel n’est donc pas allée aussi loin que le Tribunal de première instance, d’après lequel la Compagnie d’électricité aurait dû, comme il a été vu plus haut, se prémunir contre les éventualités d'un orage. File a préféré, au contraire, décider que
- l’intervention de la foudre n'était nullement établie et accepter les explications fournies .en réponse dans les plaidoiries prononcées dans l’intérêt des compagnies d’assurance. Or les explications fournies sont qu'il y a eu court-circuit résultant du contact de deux fils, ce qui est en contradiction avec le rapport des experts duquel il résulte que les fils étaient isolés, que les plombs n’ont pas saule et que les machines n’ont eu aucun à-coup.
- Dans ces conditions il est regrettable que les experts n’aient pas cru devoir tenir compte de la concomitance de l’orage et de l'incendic se refusant évidemment à attribuer la formation de Tare à toute autre cause qu’au courant de l’usine. Si, en effet, l’intervention de l'orage eut été admise par eux, même à titre d'hypothèse, il est probable que cela eut modifié l’appréciation de la Cour au point de vue des responsabilités.
- Traction électrique. — isarrelone lEsiiasueï. —
- La direction générale des Travaux publics a autorisé les concessionnaires du tramway de Barcelone à San Juan de ilorla. à substituer la traction électrique par conducteur aérien à la traction animale.
- A.
- — «rasse llpes-Uiii'itiniesi. — U11 avant-projet de construction d'un tramway électrique entre la gare des marchandises P.-L.-M. et le Grand-Hôtel de Grasse, vient d'être présenté au nom de la Ville de Grasse par M. Charles Bertolus, ingénieur électricien à Sainl-Élienne (Loirej ; M. Bardon, préfet des Alpes-Maritimes vient de faire ouvrir une enquête d'utilité publique.
- - Madrid - M. D. Narciso Gonzalez Mauri a présente au nom de la Socictad del Tranvia de] iSorte, une demande de concession pour rétablissement d'un tramway électrique de la Ronda de Valencia jusqu'à la Glorieta del Puente de Toledo.
- A.
- — Suisse. —Le chemin de fer de Mont-Chrîschona dont la concession a été transférée à MM. Probst-Lotz et C'L' à Bàie, sera exploité par l’électricité.
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- L’énergie nécessaire sera tirée des forces motrices de Rheinfelden. On pense que l'ouverture de la ligne aura lieu vers 1900.
- — Vniencîa (KsjuigiHV. — M. Ramon Péris a sollicité la concession d’un tramway électrique à Valencia qui de l’intérieur de la ville va à Grao par les rues de Don Juan de Austria, Barcas, place de San Francisco, f.auria. Ilernan Cortès y Cyrilo Amoros et le chemin de Monte Olivete y Nazaret.
- Éclairage électrique. — Lavelanet (Ariège). — M. Biliolti, ingénieur des Arts et Manufactures vient de présenter un cahier des charges pour l’éclairage électrique qui a été approuvé par le Conseil municipal.
- L’usine productive de force sera établie à une distance de 10 km environ de Lavelanet, à Çampredon, sur la rivière de l'Hers, dont le jaugeage en temps de sécheresse exceptionnelle a été évalué à plus de 700 litres par seconde.
- La ville de Lavelanet concède à M. Biliotti pendant trente années le droit exclusif d'établir sur ou sous les voies publi-
- r's, rues, routes, chemins et places situés dans l'étendue la commune et sous réserve de l'approbation supérieure, eu ce qui concerne les routes de la grande voirie, tous conducteurs ou appareils quelconques permettant le transporte! la distribution du courant électrique pour l’éclairage public et particulier.
- Pendant toute la durée de la concession, la ville affranchit de tous droits d’octroi établis ou à établir les fournitures quelconques à destination de l’entreprise du concessionnaire et devant servir à l’établissement ou à l’exploitation de la distribution de l’électricité, tels que matériaux de construction, machines, câbles, houille, bois, huile, graisse, etc., etc.
- Le concessionnaire est seul chargé de pourvoir à l’éclairage des voies publiques et établissements municipaux moyennant une somme de 3 500 fr et cette somme com-
- i° L’éclairage des avenues, au moyen de 15 lampes à arc donnant un pouvoir éclairaut de 200 bougies chacune ;
- 20 L’éclairage des rues au moyen de lampes à incandescence, également représentant un total de 640 bougies réparties en 40 becs au plus /lampes de 16 bougies) ;
- 3° L’éclairage des établissements communaux au moyen ; de lampes à incandescense, également représentant un total ; de 400 bougies réparties en 25 becs au plus ;
- 1 40 La fourniture de l’énergie électrique nécessaire pour
- I produire, pendant les fêtes et réjouissances publiques, un éclairage équivalent à 800 bougies réparties en 80 becs au phis.
- L'installation, l’entretien des lampes destinées à l'éclairage municipal, sont à la charge do concessionnaire.
- L’éclairage de toutes les lampes de la voie publique aura lieu, tous les jours, de la tombée de la nuit jusqu’au jour. La lumière devra avoir l'intensité iîxée par la puissance des lampes dont il est fait mention ci-dessus, mais il sera accordé une tolérance de i/io. Eti cas de contravention, il sera opéré une retenue de 50 fr pour la première contravention, de 100 fr pour la seconde et les suivantes dans le même
- Le cas de force majeure est réservé.
- Pour l’éclairage particulier, le courant sera mis à la disposition des particuliers pour le service d’éclairage, une demi-heure avant l'heure astronomique du coucher du soleil jusqu'au jour. L’installation, la fourniture des appareils
- et aux frais de l’abonné, moyennant des prix amîablement débattus. Le tarif maximum de l’éclairage électrique sera de 3 fr par lampe de 16 bougies mensuellement.
- Il sera fait, sur ce prix, une réduction de 50 centimes par mois et par lampe aux personnes qui, dans le délai de 2 mois, à partir de l'inauguration de l’éclairage municipal, auront souscrit uu abonnement de 5 années au moins.
- Au cas où le concessionnaire n’aurait pas donné suite à son projet dans le délai maximum d’un an, à dater de l’approbation par l'autorité supérieure, il sera déchu du privilège qu’il lui concède.
- En cas de cessation de contrat de la part du concessionnaire, il sera fait abandon àla ville de sa canalisation urbaine et de tout I appareillage.
- — Madrid. — La Eiectrîca de Cctceres de Madrid est la raison sociale d'une société anonyme qui vient de se constituer pour l’installation et le service de l’éclairage électrique et pour la production de force motrice, destinée à l'industrie et autres applications. Les fondateurs de cette Société sont MM. Juan Girban Alavreda et D. Felippe Gonzalez Gutierrez. La durée de la Société est de 50 ans. A.
- Société anonyme d’électricité. — Les actionnaires sont convoqués en assemblée générale ordinaire le 27 mars 1899 au siège social à Douai. L'ordre du jour porte :
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- i" Rapport du conseil d'Administration ; v* Nomination du liquidateur; 30 Fixation du mode de liquidation.
- Avis, adjudications.
- (Les informations marquées O. N. C. E. nous sont communiquées par l’Office national du Commerce extérieur. 3, rue Feydeau, Paris.)
- — llrnxelles. — L'Exposition de l’Électricité à la maison. — Le gouvernement belge fera remise des droits de douane pour les objets non vendus pendant l’exposition. D'autre part une réduction de 50 p. 100 est accordée sur les chemins de fer belges pour les transports.
- — Cvlmenai'-doOreJn (Espague). — La municipalité de cette ville (province de Madrid) demande des
- soumissions*pour la Concession de l’éclairage électrique pendant cinq ans.
- — Melbourne (Australie). — Mr. A, M. F. L. Out-trim General Postmaster à Melbourne (Victoria) demande des fournitures de commutateurs multiples pour téléphones.
- — Moscou Russie). — Les entrepreneurs désireux
- de soumissionner pour la construction de tramways électriques à Moscou peuvent adresser une demande au Conseil municipal de cette ville jusqu'au m avril prochain. Une somme de 750 roubles devra accompagner chaque demande. (O.N.C.E.)
- — spaudau (Allemagne). — La municipalité demande des soumissions pour la concession de l’éclairage des rues de la ville par lampes à arc cl lampes à incandescence.
- BREVETS D’INVENTION
- Liste communiquée par l'Office E. BarrauU, 58 bis, rue de la Ckaussée-d’Antin, Paris.
- et Leblanc. 16
- brevet pris le transformation
- membre 1898. — Certifiai courants alternatifs fi*
- 232 3il.1Boucherot. 18 novembre 1898. Certilical tion an brevet pris le ?.l) décembre 1895, pour me
- égalé
- d’addi
- 265 359. Von Siemens. 21 novembre 1898. — Certificat d'addition au brevet. pris le 25 mars 1897, pour procédé de transmission do mouvements à grande distance.
- 282 812. See. 8 novembre 1898. — Perfectionnements dans les dispositifs pour régler le fonctionnement des moteurs
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- Tome XVIII.
- * Année. — N° 13.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE I
- i TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermie
- _ ' „ -CTHîOtiE \'i
- L ÉNERGIE (*(wtu!n#!H3««/ 4
- SOMMAIRE
- Electrisation de la vapeur émise par un liquide électrisé : Vapeur émise par un liquide non électrisé. Application à l'électricité atmosphérique. Influence des fumées; H. Pellat.......... 481
- Étude sur la transmission et la distribution de l’énergie par les courants alternatifs : Etude spéciale '
- des moteurs d'induction; M. Leblanc....................................................... 488
- Théorie de l’électricité et de la chaleur de M. Riecke ; M. Lamotte............................. 491
- Instruments démesures : Compteurs Hookham, Feldmann, Steinmetz, Shand, Thomson et Pratl;
- H . Armagnat.............................................................................. 494
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Freinage des moteurs asynchrones à champ tournant, avec application particulière aux tramways, par Friedrich
- Eichberg................................................................................. 498
- Comparaison entre la charge des accumulateurs à potentiel constant et la charge à intensité constante, particulièrement au point de vue du rendement, par A.-A. Cahen et J.-M. Donalson....................... 503
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES De l’augmentalion de l'intensité moyenne du courant par l'introduction du primaire de la bobine, dans le cas de
- l’interrupteur électrolytique de Wehnelt, par H. Pellat.................................. 509
- Sur le maximum de sensibilité des galvanomètres à cadre mobile, par C. Féry..................... 510
- Passage des ondes électromagnétiques à travers les fentes, par M. Latrille...................... 511
- CORRESPONDANCE
- Sur l’obtention du plomb spongieux pour accumulateurs; D. Tommasi............................... 515
- CHRONIQUE
- Les tramways électriques d’Amiens. — La traction mécanique à Paris au 1'" janvier 1899- — Statistique des chemins de fer et tramways électriques européens. - Procédé Waubel pour la production électrolytique des chlorates, bromates, iodntes et livpochlorites. — Procédés d’oxydation par électrolyse. — Biréfringence produite par le champ magnétique" liée au phénomène de Zeeman. — Sur la conductibilité des électrolytes
- dilués.— Nouvelle forme de l’interrupteur à corde vibrante............................. . . 515
- Table méthodiques des matières...................................................................... 524
- Table des noms d’auteurs............................................................................ 531
- SUPPLÉMENT
- Nouvelles. — L'exposition « L'électricité à la Maison .. à Bruxelles. Applications mécaniques de l’électricité dans les mines. — Chemin de fer électrique Aoste-Martigny. — Chemin de fer de Milan à Monza. —
- Electrocution à New-York. — Traction électrique. — Adjudications, avis.................... . cxlvi
- Bibliographie. — Vorlesungen über Gastheorie (Leçons sur la théorie des gaz), par L. Boltzmann. Science
- Abstracts. — The Electrical World and the Électrical F.ngineer........................ eu
- Brevets d’invention................................................................................. uli
- Table des matières................................................................................. CLin
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- NOUVELLES
- L’Exposition o L’Èleetricité à la Maison » à Bruxelles. — On nous informe que le ministre des chemins de fer, postes et télégraphes, vient de mettre à la disposition des organisateurs de cette exposition /voir Supplément du \ et du rr mars, p. XCVIII et CXVIIL outre le rez-de-chaussée, le premier étage de l’hôtel des Téléphones, ce qui double l’espace disponible. Par suite de cette décision le Comité a décidé de retarder au io avril la date extrême de l’envoi des adhésions.
- Une réduction de 50 p, ioo sur les prix de transport par les lignes de l’Ktat belge et l'exemption temporaire des droits d’entrée en faveur des produits venant de l'étranger ont été accordées.
- . Une circulaire spéciale, réglant les conditions de transport sera adressée ultérieurement aux expo-
- Applications mécaniques de l’électricité dans les mines. — Nous avons souvent eu l’occasion de signaler dans ce journal des applications mécaniques de l’électricité dans les mines allemandes, américaines, anglaises et autrichiennes; plus rarement nous avons été à même de donner des descriptions d’installations semblables dans les mines françaises. J1 serait cependant inexact de conclure de cette disproportion entre le nombre des descriptions que les installations françaises soient moins importantes ou moins nombreuses que celles de L’étranger. Un réalité, des applications intéressantes de l’électricité existent dans la plupart de nos mines. Mais il semble qu’en France constructeurs et exploitants tiennent à garder le plus profond silence sur les installations qu'ils exécutent ou qu’ils utilisent, pratique cependant des plus préjudiciables aux intérêts de notre industrie, puisqu'elle a pour conséquence, comme le prouvent de trop frequents exemples, l’abandon du matériel français pour l’emploi du matériel étranger.
- Quoi qu’il en soit, nous avons à signaler aujourd'hui deux installations de ce genre.
- D'après une communication de M. Goichot à la Société de l'industrie minérale (district de Bourgogne), [ installation électrique des mines de Blanqy comprend trois alternateurs genre Thury. à en-
- roulements fixes, dfofit deux de 300 chevaux et l'autre de 700 chevaux ; ces alternateurs sont accouplés par des manchons, genre Raffard, à des machines Wilîans faisant 330 terurs par minute et alimentées par 6 chaudières .Mac-Nicoll.
- L’énergie transmise est employée au traînage par chaîne du puits Saint-François, à la mise en mouvement d'une pompe d’épuisement à l’étage 237 m du puits du .Magny, d'un ventilateur Mortier débitant 6 m‘ d'air par seconde, d’un traînage mécanique par cordc, tête de corde, queue au puits du Magny et de divers moteurs de moindre importance pour un tissage, l'exploitation d'une car-
- II y a en outre un réseau d'éclairage électrique comprenant de nombreuses lampes à arc et à incandescence.
- VInstallation des mines du Cros, dans la région de Saint-Étienne, est alimentée par courants triphasés. En voici la description d'après une récente communication de M. Desvignes, directeur de la Compagnie exploitante, à la Société de l’industrie
- sion de l'énergie, d'une part, à un trôuil pour la manœuvre des bennes et â une pompe d'épuisement et, d’autre part, à un ventilateur destiné à l’aérage de tous les travaux du
- à courant continu. L’alternateur est enfin relié au moyen de câbles et fils fortement isolés à un tableau de réglage et de distribution ; sur ce tableau se trouve une sonnerie pour l.î transmission des signaux du fond au jour, Le courant de
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- Supplément, à L'Eclairage Électrique du avril 1899 CXLYIf
- l’alternateur peut être' utilisé pour l’éclairage, grâce à un transformateur qui en réduit la tension de 500 à 120 volts de tension simple. Ce transformateur, du type Oerlikon, est à circuit magnétique fermé et sa capacité est de 5 kilowatts. 11 suffit de 60 lampes à incandescence de iO à 32 bougies pour l’éclairage des logements et des services extérieurs du puits. Deux lampes à arc de 8 ampères éclairent le plâtre et l'embranchement. A l’intérieur 5 lampes de 32 bougies suffisent pour l'éclairage de la chambre du treuil, de la galerie de service et de la descente.
- Du tableau de manœuvre et de distribution part un câble de 610 m de longueur, composé de trois conducteurs en bronze de 40 mm carrés de section chacun et deux fils pour sonnerie fortement isolés entre eux, recouverts d’une double couche de plomb et d’une armature en fil de fer de ; mm de diamètre qui lui donne une résistance mécanique suffisante pour supporter son propre poids sur une longueur de 200 m. Ce câble est en deux parties. Il est d’abord canalisé dans un caniveau en maçonnerie jusqu'à la recette et descend ensuite verticalement dans la colonne du puits où il est supporté par des colliers en fer qui le pressent par l'intermédiaire d’un cuir gras. Ces colliers sont espacés de 5 111 et scellés ..dans le moellonnage.
- La distance entre les recettes du fond et du jour, est de
- 13S tu.
- A environ 12 à 13 m de l’entrée de la recette inférieure, le câble de descente est relié au moyen d'une boîte de jonction étanche à la seconde partie du câble, de même composition que la première, mais qui, sa résistance mécanique devant'être moindre, a son armature composée seulement de deux rubans en fer de r mm d'épaisseur.
- Il est supporté au moyen de crochets en fer scellés sur le flanc de la voûte de la galerie de roulage sur une longueur de 463 ra et se rend directement dans la chambre du treuil électrique.
- La mise en place des deux parties de ce câble n’a pas exigé plus de 15 heures de travail.
- Les câbles de transport de force sont reliés à un tableau de distribution placé dans la chambre du treuil. Ils passent
- d'abord par un coupe-circuit de sûreté, puis sur un commutateur destiné au renversement électrique de la marche du treuil ; de là, ils vont se fixer aux bornes d’un moteur asynchrone à courants triphasés', des ateliers d'Oerlikon. Ce moteur peut développer 7,5 chevaux à la tension composée de 380 volts, avec une fréquence de 50 cycles pat seconde et à la vitesse de 960 tours par minute, il est directement accouplé au moyen d’un double jeu d’engrenages réducteurs de vitesse à un treuil à deux tambours de 800 mm de diamètre et dont l’axe est perpendiculaire à celui du moteur.
- Ce treuil remonte, sur une descente de 62 m de longueur, deux bennes pleines dont le poids est d'environ 850 kg chacune soit ensemble 1 700 kg, deux bennes vides pesant ensemble environ 450 kg descendent en même temps sur la double voie. Le, poids utile à élever est donc de 1700 kg moins 430= 1 250 kg. La hauteur verticale d'élévation est de 9 m et la vitesse d'ascension est de 2 m par seconde.
- Le moteur est mis en marche en agissant sur un démarreur tripolaire inséré sur le circuit inducteur, et dont le commutateur à touches et à balais frottants est enfermé dans un bain d’huile pour éviter toute production d’étincelles à l'air
- Un frein à sabot normalement serré et commandé par une pédale agit sur le treuil entre les deux tambours.
- La distance, entre la génératrice et le moteur du treuil, est de 610 ni dont 135 m de puits.
- Une ligne à trois conducteurs également, transmet le courant â un moteur triphasé de 4 chevaux directement
- tournant à 1 440 tours et élevant 14 litres d’eau à 13 111 de hauteur. La distance du générateur au moteur de la pompe
- Un ventilateur héliçoïde Ratcau de 1,60 in à la turbine est actionné par un moteur triphasé de 12 chevaux, auquel.
- blable au câble principal dont il est une dérivation et comprenant 3 conducteurs de 9 mm carrés chacun. Le ventila--teur débite 18 m cubes par seconde à la vitesse de 500 tours par nfinute et sous une pression de 24 mm d'eau.
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- 695 m de celui de fa pompe et à 930 m du ventilateur.
- Chemin de fer électrique Aoste-Mar tigny. -Nous avons déjà parlé (Supplément du 12 novembre, p. uv) du projet d’établissement d'un troisième tronçon du chemin de fer électrique d’Aoste à Martigny, entre Courmaveur et la frontière suisse, dû à l’ingénieur Pietro Cedale et présenté récemment au ministère des travaux publics, en Italie. Voici quelques renseignements sur ce projet:
- La ligne à écartement normal, part de la station d’Aoste et suit jusqu’à Saint-Didier la vallée du Petit-Sainl-Bernard. La vallée du Grand-Saint-Bernard a été reconnue impropre pour un ensemble de raisons techniques, géologiques et commerciales et surtout à cause du manque de force hydraulique locale.
- A partir d'Aoste, la ligne passe par Sarre, Ville-neuve et Morgex, va à Pré-Saint-Didier, de là à Courmayeur, puis à droite par la vallée Ferret, embouchant ensuite la galerie d’accès à ce coi à la hauteur de 1 600 m. Elle s’élève ainsi.de 1 000 m sur un parcours de 50 km à partir d’Aoste et la pente moyenne est par suite de 2 p. 100; mais tandis I quelle est faible entre Aoste et Saint-Didier, elle I s’élève rapidement entre Saint-Didier et la fron- | tière suisse; le service serait impossible avec des I machines à vapeur. En outre, il est à remarquer I que la ligne suit presque tout le temps le cours de la Dora et a à sa disposition près de 20000 chevaux que l’on peut amener à des stations voisines de la nouvelle voie.
- Entre Aoste et Martigny il y a 14 stations; sur le territoire italien il y a 6 ponts métalliques sur la Dora, deux grands viaducs en acier, divers contre-forts et 10 galeries. La galerie principale, sous le col Ferret, aura la longueur de 3 500 m. On espère que la ligne entière sera terminée en cinq ans, elle pourrait donc être ouverte quatre ans avant celle du Simplon. Les travaux sont d'ailleurs déjà commencés. T.
- Chemin de fer électrique de Milan à Monza]
- — La Société des chemins de fer du réseau méditerranéen a terminé ses essais de traction électrique qui sera adoptée sur la ligne de Milan à Monza.
- L’usine est à la station centrale de Milan. Le courant d’alimentation dérivé du réseau de distribution Edison, c'est-à-dire du courant triphasé à 3 600 volts avec 84 alternances, agit sur un transformateur tournant Schuckcrt,'composé d’un moteur tournant triphasé de 100 chevaux à 3 600 volts et 100 tours, accouplé à une dynamo à courant continu de puissance correspondante avec tension variable de 250 à 330 volts.
- Le courant continu est conduit à un tableau de distribution muni de tous les appareils de mesure, régulation et contrôle, de là il va à la remise de voitures automotrices, à 70 m de distance, pour la charge de leurs batteries d’accumulateurs.
- Chaque voiture porte une batterie de 130 éléments, de capacité suffisante pour assurer deux voyages aller et retour. Le courant alimente deux moteurs de 50 chevaux actionnant par engrenages les axes de la voiture et assure la manœuvre des freins Westinghouse. Une batterie spéciale fournit l’éclairage.
- La vitesse normale des voitures est de 46 km à l'heure; mais aux essais on a obtenu 60 km sans
- Pour l’éclairage de l’usine génératrice on emploie un transformateur spécial qui réduit la tension du courant de la Société Edison de 3600 à 110 volts. Une partie de ce courant est destinée à alimenter dans la remise un électro-moteur triphasé actionnant une pompe pour extraire des voitures les gaz dégagés pendant la charge. — T.
- Electrocution à New-York. — Bien que maintenant les électrocutions soient nombreuses à New-York, la dernière qui a eu lieu a attiré l'attention de la presse quotidienne par ce fait que c’était pour la première fois qu’une femme était exécutée de la sorte. Nous empruntons au Petit Journal les renseignements qui suivent :
- condamné n’est entré avec autant de sérénité dans la chambre où est déposé le siège fatal.
- L’exécuteur, Warden Sage, fit asseoir la condamnée, yjmo Place,_ dans le fauteuil, et quelques secondes après, le
- été coupes, et une petite tonsure avait été faite à la place où on devait appliquer l'électrode.
- Une doctoresse et une infirmière assistaient à l’opération I qui fut très rapide.
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- 1“ avril 1899
- M'"c Place ne mourut pas immédiatement. Entre la première et la deuxième décharge, la suppliciée ne voyait et s’entendait plus, mais elle murmurait une prière.
- Le confesseur ne put supporter ce spectacle; la doctoresse et l'infirmière restaient aux côtés de MmP Place, mais elles détournèrent la tête au moment de la seconde décharge.
- La doctoresse constata alors la mort. Le premier courant avait été de 1766 volts pendant quatre secondes, puisrameué
- second courant fut encore de 1 760 volts, puis diminué graduellement jusqu'à extinction.
- Après la mort, le visage de la suppliciée était impassible et conservait une expression càînie ; les lèvres étaient serrées.
- Traction électrique. — Traction électrique sur les canaux — La société de traction électrique des bateaux de Douai va dans quelques semaines commencer ses travaux sur les canaux de la Deûle et de-la .Sensée. Bientôt les départements du Nord et du Pas-de-Calais seront traversés par la traction électrique sur une longueur de 100 km et six usines de transport de force fourniront le courant aux tracteurs appelés à remplacer la traction animale.
- Avis, adjudications.
- (Les informations marquées O. N. C. E. nous sont communiquées par l'Office national du Commerce extérieur.
- 3, rue Feydeau, Paris.)
- Colmciaar de Orcja (province etc ilarlriil). — Des
- soumissions sont demandées pour la concession de l'éclairage électrique de cette ville pendant cinq ans.
- — Pieilcalmeiirt iCiudad-Bcal-Ksiiaijue). — Des soumissions sont demandées pour la concession de l'éclairage électrique de cette ville pendant une période de dix ans.
- -- Saniias'O — Les autorités munici-
- pales de Santiago demandent des soumissions pour' l’installation d’une usine,près la ville,et utilisant la force motrice de la rivière Tambre, pour la fourniture de l’éclairage électrique et de la force motrice.
- Les demandes de renseignements et adjudications devront être envoyées à El Présidente del Consejo de Administracion, Santiago (Espagne).
- — Sydaey (Australien — Les besoins des services, publics dans ce pays en ce qui concerne le matériel électrique sont assez considérables pour offrir un champ d'action intéressant à l'industrie française. Jusqu'à présent les adjudications ont toujours été données à des maisons établies ou représentées à Sydney. 11 serait donc de toute nécessité d'avoir un agent à Sydney.
- Quelques formules imprimées concernant des adjudications de matériel télégraphique, téléphonique, d'éclairage, de fils de cuivre, sont à la dispo sition des intéressés qui désireront en prendre connaissance, 3. rue Feydeau. O. N.C. E.
- Bibliothèque du E)1 Cornélius Herz.— MM. Bur-geiisdjjk et Niurmans à Leyde (Hollande), feront le 3 4 avril prochain et jours suivants une vente importante de livres et périodiques sur les sciences exactes et naturelles, provenant en majeure partie de la bibliothèque du D' Cornélius Hcrz, directeur du journal'La: Lumière Electrique. Le catalogue contient une collection très précieuse sur l’électricité et ses applications et sera envoyé aussitôt paru, sur demande.
- École supérieure d’Électricité. - - Un poste de préparateur à l’Ecole supérieure d’Electricité sera prochainement vacant. Les candidats sont priés d’adresser leur demande et leurs titr.es au Directeur de l’École, 14, rue de Staèl.
- Les inscriptions des candidats à l’Ecole supérieure d’Electricité (promotion 1899-1900), dispensés ou non du concours d’entrée, seront reçues à l'Ecole jq, rue de Staël, du U- au 35 juillet prochain.
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- TABLE DES SUPPLÉMENTS
- Association amicale des ingénieurs électriciens. (Séance du 31 janvier 1899.) .
- Séance du 28 février 1899...........
- Association française pour l'avancement des sciences. (Congrès de Boulogne.) . Bureau de contrôle des installations élec-
- Conservatoire national des Arts et Métiers.
- (Conférences).....................
- Société internationale des Electriciens.
- (Liste de sujets de communication.). Société française de Physique. ..Elections.). Svndicat professionnel des Industries électriques. (Séance du ôdécembre 1898.)
- Séance du 10 janvier i8çg...........
- Séance du 7 février 1899............
- Concours pour un coffret avec prise de courants universelle pour les automobiles électriques..........................
- Le concours des Accumulateurs..............
- Exposition universelle de 1900. (Exposition
- rétrospective centennale.)........
- La plate-forme électrique de l’Éxposition
- de 1900...............................
- Le palais del’électricitéàl’Exposition de 1900. L'Exposition « l'Electricité à la Maison » à
- Bruxelles....................xcvn
- Exposition (deuxième)internationale d'auto-
- Te prix Galileo Ferraris...................
- Le prix Volta de la cité de Corne..........
- Les instituts électrotechniques en Allemagne et en Suisse.........................
- Le développement de l’industrie électrique
- en France.........................
- Le développement de l’industrie électrique
- en Allemagne......................
- Les grandes industries électriques en
- L’utilisation des gadoues pour la production
- de l’énergie électrique...........
- Les stations génératrices de Niagara Fails
- et les glaces...........'.........
- L’extraction de la gutta percha des feuiltes d’Isonandra................................
- /,<?
- Fabrique de câbles électriques 4 Jfohain , .
- (Aisne'1................~Vft.vrt
- Les installations électriques en Dauphwœ^A'
- L.es installations électriques de Tusin
- l’American Soda Fountain C°, à
- Boston.................. ; . . . .
- Transmissions électriques dans les papeteries ....................................
- L’emploi de l’électricité comme force motrice dans les théâtres....................
- Les ascenseurs électriques de la tour métallique de New-Brighton ..................:
- Emploi de l’électricité pour l’agriculture
- en Allemagne......................
- Transport d’énergie par courants triphasés dans la nouvelle usine à coke d’Or-
- lau (Autriche) . •................
- Applications mécaniques de l’électricité dans les mines de Blanzy et du Gros . . Transmission électrique d’énergie en Vc-
- Transmission d'énergie électrique en Cali-
- Transmission d^énergie à Villeurbanne
- (Rhône)...........................
- Transmission d’énergie à haute tension à
- Provo' (Canada)...................
- La population et la 'puissance des stations électriques de diverses villes. . • . Statistique générale et comparative de la production ducuivre dans le monde
- entier............................
- L.a vente des appareils d'électricité au Brésil........................................l:
- Les appareils électriques sur les chemins de
- fer anglais.......................
- Micronographie. télégraphie hertzienne.
- éclairage sans ül.................
- Appareil de sécurité pour les ouvriers élec-
- Le percement du Simplon....................
- Injection des bois par l'électricité.......
- Electrocution à New-York...................'
- Traction Électrique.
- La ligne de tramways à système mixte Ringstrasse-Prater à'Vienne . . . Les tramways électriques de Barcelone . . Les tramways électriques de Madrid. • : Tramways électriques de Bordeaux à Cau-
- déran et à Saint-Médard..........
- Tramway électrique interurbain de Anderson à Marion (Etats-Unis) .... Lignes de tramways à traction électrique
- par accumulateurs................
- La traction électrique à New-York pendant
- Iraction par moteur à gaz:.................
- La locomotion par plates-formes mobiles . Ln projet de chemin de fer électrique suspendu......................................
- La traction électrique sur le réseau de ban-
- . lieue de l’Ouest..................
- Ghcmin de fer électrique du Pic du Midi. . Uhernm de fer électrique Milan, Arona,
- . Varesc. Laveno....................
- Chemin de fer électrique Aoste-Martigny . Chemin de fer électrique de Milan à Monza.
- La traction électrique sur les canaux en
- Allemagne.......................
- Traction électrique sur les canaux de la
- Deûle et de la Sensée...........
- Alais (Gard)............................
- Alexandrie (Egypte).....................
- Amiens (Somme)..........................
- Anvers..................................-x:
- Autun (Saône-et-Loire)..................
- Avignon (Vaucluse)......................
- Barcelone........................... xx.
- Bassano et Feltre.......................
- Bilbao 'Espagne)........................
- Bordeaux................................
- Brides-les-Bains (Savoie)...............
- Buenos-Ayres (République Argentine). . .
- Cahors (Eot)............................
- Calais (Pas-de-Calais)..................
- Carcassonne (Aude)......................
- Choisy-lc-Roi (Seine)...................
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- Le réseau téléphonique de Bretagne. .
- Téléphonie à grande distance............
- Nouvelles taxes pour la téléphonie interur-
- Éclairage électrique.
- Lampe à incandescence de 2 bougies à un dixième d'ampère sous 100 volts. . Les installations d'éclairage électrique de
- Gibraltar..........................
- L’éclairage électrique du Danube..........
- Albert....................................
- Angers tM.-et-L.).........................
- Angoulême (Charente)......................
- Artesa de Segre (Léridaj..................
- Bailleul (Nord) . '.......................
- Bienne (.Suisse)..........................
- Bruxelles...............................
- Canton....................................
- Châteauponsac (Haute-Vienne)..............
- Cognac (Charente).........................
- Courpière.................................
- Cudillero (Oviedo)........................
- Enguera (Valencia) . .....................
- Kttéaupont (Aisne)........................
- Ferrol (Espagne)..........................
- Fresnes (Seine)...........................
- Oalatz (Roumanie) . . ................
- Grimsby (Angleterre)......................
- Haïti.....................................
- Jaen (Espagne)............................
- Lavelanet (Ariègci . . . .
- Le Havre................
- L’Hôpital...............
- Les Vans................
- Luchon (Haute-Garonne) •
- Madrid...................
- Maringues (Puy-de-Dôme).
- Messine, c........... . .
- Minglanilla (Espagne; . . Montsurs (Mayenne). . . . Mustapha (Algérie) . . . .
- Nantüa . . .•................
- Nouméa (Nouvelle-Calédonie). Orléans....................
- Pékin (Chine).................
- Pierrelatte (Drôme)............
- Pinto (Espagne)................
- Placence......................
- San Paulo (Brésil).............
- San Sebastien (Espagne) . . .
- Tordesillas (Espagne)..........
- Tunis...........'..............
- Vizcaya (Espagne)..............
- Wizemes (Pas-de-Calais) . . .
- Electrochimie.
- Le développement de l’industrie de l’acétylène..................................
- L’éclairage des trains par l’acctylène . . . A propos, de la production électrique des nitrates au moyen de l’azote atmosphérique ...............................
- Emploi de l'aluminium dans l'armée fran-
- La fabrication élcctrolytique des chlorates. L’industrie de la soude et du chlore électrolytique................................
- Règlements, jurisprudence.
- Les règlements.anglais relatifs aux instal- | Jurisprudence. Ville et Société du gaz déflations intérieures............................... Lxxxvm ' vignon.......................... cxv
- w , j Jurisprudence. Société centrale d’Electri- •
- * ro|et de réglementation de lutilisation des I cité de Bordeaux contre des covnpa-
- chutes d’eau en Italie................ | gnies d’assurances.............. . cxxxviii
- p.r155 - vue 736/737
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-
- Compagnie
- îiétés d'électricité.
- Compagnie d’clcctricitë de Limoges- . . . rx Compagnie des Etablissements Lazare
- Weiller........................xuvct<
- Compagnie des transports électriques de
- l’Exposition.........;......... x<
- Compagnie des Tramways électriques d'Angers.................'.............. x<
- Compagnie des Tramways électriques de
- Brest......................... j.
- Compagnie des tramways électriques d'El-
- beuf......................... xl’
- Compagnie des tramways de Nice et du lit-
- Compagnie des tramways de Rouen. . . . exx
- Compagnie nouvelle des tramways de Roubaix et de Tourcoing................ xv
- Compagnie française des câbles télégraphi-
- Compagnie française pour l'exploitation des
- procédés Thomson-Houston . xxal-lxx
- Compagnie générale de traction électrique
- sur voies navigables.......... x
- Compagnie générale française de tram-
- Compagnie générale parisienne de
- Compagnie Heilmann.......................
- Compagnie mutuelle eau, gaz, électricité
- de Bruxelles.....................
- Compagnie lyonnaise de tramways ....
- Société anonyme d électricité ......
- Société anonyme de locomotion éleclri-
- Société des forces motrices et usines électriques delà Lozère.......................
- Société filiale belge néerlandaise d’alumi-
- Société française d'électro-métallurgie. . . Société générale belge de tramways électriques en Espagne .... .......................
- Société Gramme..............................
- Société industrielle d’électricité, procédés
- Westinghouse.......................
- Société l’Éclairage électrique de Saint-Pétersbourg .................................
- Société lyonnaise des forces motrices du
- Rhône..............................
- Société Roget, Moutet et Girche.............
- Un nouveau syndicat d’électricité en Russie.
- Bibliographies.
- Electricité par E. Dacremont...............
- Télégraphie pratique. L. Monlillot. . . . Annuaire de l'observatoire municipal de Paris, dit observatoire de Mont-
- souris pour l’année 1899................ :
- Il montatore elettricisia le monteur électricien. — F., Barni................................. :
- Raggi di Rœntgen e loro pratiche applica-zioni (Les rayons de Roentgen et leurs applications). — Italo Tonta. ? Traité théorique et pratique des moteurs à
- gaz. — Aimé Wil7i....................... x
- Chaudières à vapeur. — M. J. Dejust. . . . xx Street raihvav roadbed. — Mason D. Pratt
- et C.A. Aiden.......................... xx
- Distribution de l’énergie par courants po~
- lyphasévS. — M. J. Rodet.............. xi.
- Procédés de dosage : combustible, minerais
- de fer, fontes, aciers, fers. — G. A rth. xi Bibliographe of X Ray Litcrature and Research (Bibliographie de la littérature et des recherches concernant les rayons X). Charles E. S. Philips ............................................ XL
- Les engins de manutention.— G. Dumont
- et G. Baigniùres....................... xl
- Théorie mécanique de l’électricité. —Clatt-
- Les dynamos à courant continu. — J. Fis
- cher Hinnen....................
- Lezioni di eîettrotecnica dettate nel R. Mu seo industriale italiano in Torino
- — Galileo Ferraris.............
- Guide pratique de l’amateur électricien. — F. Engnart. ..........
- Die Ankerwichiungen und Ankerkonstruk
- tionen der Gleichsirom Dynamo-maschinen.—E. Arnold. . . , . . Handbuch der Elektrischen Accumulatoren auf Grundlage der Erfahrung und mit Besonderer Berücksichtigung der Techniscben Herstellung. —
- Paul Schoop .....................
- Bulletin technique........................
- Science abstracts..................lxxxii
- Régularisation du mouvement dans les machines. — L. Lecornu......................
- Nachrichten von Siemens und Ilalske
- Aktiengescllschaft. 1898.........
- Recueil de données numériques sur l’optique. H. Du/et.............................
- Navigation en temps débrouillard.-- Emile
- Eléments d’analyse mathématique à l’usage des ingénieurs et des physiciens. —
- K. Appe.ll.......................
- Traité d’analyse chimique, quantitative par
- électrolyse.—J. Riban. ..........
- La téléphonie. — Emile Pièrari............
- Instructions générales pour l’exécution des installations électriques à l’intérieur des maisons. — Chambre syndicale des Industries électriques Traité de la construction et de l’entretien des voitures automobiles. — Vi-greux {Ch.), Millandre {R. P.), Bon-
- 4uet.............................
- Unités électriques absolues. — G. Lippmann. Voriesungenüber Gasthcoriel Leçons sur la théorie des gaz). —L. Boltzmann. .
- p.r156 - vue 737/737
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