L'éclairage électrique
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- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDCÎMADAIRE DES «TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
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- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- Isa
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. O’ARSONVAL
- G. U PPM A N N
- D. MONNIER
- H. POINCARE
- A. POTIER
- A. WITZ
- J. BLONDIN
- TOME XIX
- 2e TRIMESTRE 1899
- PARIS
- GEORGES CARRÉ ET C’. NAUD; EDITEURS
- 3 , RUE
- RACINE, 3
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- Tome XIX.
- Samedi S Avril 1899
- 14.
- L’Éclairage Électrique
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORND, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSQNVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur â la Sorbonne. Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l'Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts gt Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLQNDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- LA THÉORIE I)E LORENTZ ET LE. PHÉNOMÈNE DE ZEEMAN
- Introduction
- La decouverte du triplet de Zeeman parut un instant une confirmation éclatante de lu théorie de Lorentz. Mais bientôt après, M. Cornu découvrait que la plupart des raies ne sc décomposent pas en trois dans le champ magnétique, mais bien en quatre composantes dont deux polarisées parallèlement au champ et deux perpendiculairement. Bien plus, MM. Becquerel et Deslandres ont montré que dans certains triplets du fer, c’est la raie médiane dont le plan de polarisation est parallèle au champ et les deux raies extrêmes qui sont polarisées perpendiculairement au champ.
- La théorie de Lorentz, sous sa forme primitive, paraissait incapable de rendre compte de tous ces faits ; aussi M. Lorentz la modi-fia-t-i^en y introduisant l’hypothèse des ions complexes dont nous parlerons bientôt. La théorie perdait ainsi sa simplicité séduisante; il y a lieu cependant d’examiner dans quelle mesure elle est devenue conforme aux faits
- observés. C’est cet examen que je me propose de faire.
- Soientle déplacement électrique; X, Y, Z, la polarisation diélectrique; l’équation déduite des conditions de l’équilibre des particules chargées sera de la forme :
- À et L étant des coefficients constants. D’autre part, si l’onde est plane et le plan de l’onde perpendiculaire à l’axe des on a l’équation :
- d\1
- dt2
- = Ku
- d2X
- de2
- étant la vitesse de la lumière dans le
- V'Ko
- vide.
- Supposons maintenant que la iumière soit monochromatique ; alors chacune de nos fonctions /*, g, X, Y, Z, sera égale à la partie réelle d’un produit dont le premier facteur
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- est constant et dont le second facteur est l'exponentielle
- On a donc :
- dt2 r dt2
- —p% —
- — représente la période de mouvement vibratoire et n l’indice de .réfraction.
- Nos équations deviennent alors :
- ' xIt
- -rr->*s = ^-T ' T' (3)
- c’est la relation qui relie l’indice n à la période —, c’est la courbe de dispersion.
- Les raies d’absorption correspondent aux asymptotes de la courbe de dispersion (parce quedans le voisinage decesasyhiptotesonn’a plus le droit de négliger un terme en ^ qui devrait figurer dans l’équation (i) et dont dépend l’absorption).
- Si donc l’équation (2) était exacte, il n’y aurait qu’une raie dans le spectre. On est donc obligé de modifier un peu l’hypothèse, en supposant des particules chargées de plusieurs sortes.
- Soient alors XK, YK, ZK les composantes de la polarisation partielle due aux particules de la ke sorte, de telle façon que la polarisation totale X, Y, Z soit la somme des polarisations partielles et que l’on ait :
- X = SX.. (3)
- D’autre part on aura une série d’équations analogues à l’équation (1) :
- En éliminant X et les XK entre les équations.^), (4) et (a), on obtiendra l’équation de la courbe de dispersion.
- Voici comment peut se faire cette élimina-
- Posons :
- Nos équations (4) peuvent s’écrire, en se rappelant que X — £XK •
- Nous pouvons alors trouver des combinaisons linéaires des XK que nous appellerons Xk et qui sont telles que si on prend les X'K comme nouvelles variables, les deux formes quadratiques et •ïy se réduisent à des sommes de carrés.
- Nous pouvons donc toujours supposer :
- <i,=y^y x=zxv
- Nos équations deviennent alors :
- —(O* — pa<ï>, —/X) —o.
- ou bien :
- fp2* — p*) X'K = cuf (5)
- d’où en combinant (5) et (a) :
- Telle est l’équation de la courbe de dispersion ; on voit que les raies d’absorption, c’est-à-dire les asymptotes correspondent aux valeurs
- px=pix.
- d2X*
- X.
- X
- .. -+-ü=fJ- .
- d’où l’on déduira les équations :
- Polarisation rotatoire magnétique et phénomène de Zeeman. *
- Examinons maintenant l’action d’un champ magnétique intense a, ji, y ; nos équations en
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- tenant compte de l’action mécanique de ce champ sur les ions deviennent :
- sK étant un nouveau coefficient. Supposons d’abord le champ parallèle au rayon, c’est-à-dire à l’axe des -. Supposons en d'autres termes x— p— o. Notre équation deviendra, en tenant compte de (a) :
- cette élimination, je pose :
- *,=V£.U-.;
- 6 = ‘ï>—— —g—---------P'i^z-
- Nos équations deviennent :
- d% ____
- "JÜ7- 0
- - Â-X* Xü. _ i X_
- ,K dl‘ +'Lk ” n*—i + 3 K dt
- et nous aurons de même :
- et a cause di gènes :
- @
- théorème des fonctions homo-
- . J-ïK Yk _ i .Y________________dX «
- A‘ dt‘ + L. — w>—l + î ‘‘ dt 1-
- 'Examinons comment se comporte un rayon circulaire droit. J'ai dit que chacune de nos fonctions f, X, XK est la partie réelle d’un produit dont le premier facteur est une constante et le second une exponentielle imaginaire. Eh bien, ce qui caractérise le rayon droit, c’est que gy Y, YK. sont les parties imaginaires de ces mêmes produits, de sorte que, si nous posons,
- Uk = Xk -f iYk, U = X 4- «Y.
- U et UK seront ces produits eux-mêmes et qu’on aura :
- U = SUK;
- JUK
- ~JT
- = ->>UK;
- di LY ch*
- -psUK.
- En éliminant les UK entre ces équations et se rappelant que U=SUK, on trouverait la relation entre n. p et y, ce qui permettrait de construire la courbe de dispersion. Pour faire
- Nous pouvons regarder n et les UK comme des fonctions de deux variables indépendantes p et y; en différentiant par rapport à p je trouve :
- JB du d€) d% dUK ______ JB drt dd
- du dp dp 1 ^ d UK dp dn dp dp ~~
- et de même en différenciant par rapport à y.
- J9 dn d&
- dn Jy d-/
- Ea première de ces équations nous fait connaître ^c’est-à-dire les variations de l’indice
- dp
- avec la couleur ; la seconde nous fait connaître ^ dont dépend la polarisation rotatoire magnétique.
- Or il vient :
- P'h;
- dp
- ou £n négligeant le second terme : ,
- Jw
- -di=-
- T, dn dn
- Donc-j-et -r- sont entre eux comme 2<ï>, et dp J-' 1
- (I»3..Si l’on suppose que le rapport de à tf» est à peu près constant (ce qui serait rigoureusement vrai si les sK étaient entre eux comme lesÀK), on pourra dire que ^ est sensiblement proportionnel à
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XIX.-N° 14.
- Pour avoir les asymptotes'de la courbe de dispersion, c’est-à-dire les raies d’absorption, il faut faire « —x> et regarderp comme une fonction de y. On trouve ainsi :
- d» dp ds __
- dp d'i d'i 0 '
- d’où :
- 2<î’1
- formule qui nous fait connaître le déplacement de la raie d’absorption par le champ magnétique en supposant la polarisation circulaire droite.
- Si nous avions affaire à un rayon circulaire gauche, il aurait fallu poser UK = XK—7'YK, nous aurions retrouvé l’équation (5) sauf que le signe du terme en y aurait été changé. Nous aurions donc obtenu les memes résultats à cette différence près que le signe de ~ etj^ aurait été changé.
- La différence d’indice des deux rayons droit et gauche est donc 2y donc la polarisation rotatoire est proportionnelle àp d’après le résultat obtenu plus haut elle sera sensiblement proportionnelle à p c’est la loi récemment énoncée par M. H. Becquerel.
- La raie d’absorption qui correspond au nombre pK sc décomposera en deux qui correspondront aux nombres
- et qui seront polarisées circulairement, la première à droite, la seconde à gauche.
- Dans le cas ou le rayon est parallèle au champ, la théorie de Lorent\ rend donc bien compte des faits observés.
- Rayon perpendiculaire au champ.
- Supposons maintenant que le rayon soit perpendiculaire au-champ. soit par exemple : [3 = y = o.
- Nos équations deviennent :
- 3* .£*;_+ XL X_
- dt* + Lk — 1 + 3
- K dt* + U —*+ 3 J27. 7 7
- - = h y 4- -
- Ont
- : 'dt*' ura d’ailleurs (H*-I)/=X,
- Mais la relation entre h a On a en effet :
- y-£+y-
- Si l’onde est plane, les dérivées prises par rapport à x et à y sont nulles et cette équation se réduit à :
- dh ’dZ
- d\ °
- ou puisque h et Z doivent être des fonctions périodiques de q :
- h+ Z=o. (8)
- Des équations (6), (7) et (8) nous pouvons tirer les conclusions suivantes :
- i° Pour a = 0, c’est-à-dire quand il n’y a pas de champ, on a Z = /?=ZK —o, c'est-à-dire que les vibrations des particules comme celles de l'éther sont transversales ;
- 20 Si a est très petit du ier ordre (un champ de 30000 unités qui produit le dédoublement des raies, mais un dédoublerrîent très faibte, peut encore, à ce compte être regardé comme très petit), les quantités ft, Z et ZK seront très petites du premier ordre; le terme sKy-~2p sera dpnc du second ordre et pourra être négligé et il viendra ;
- d*X k dt2 d? Yk
- c’est-à-dire que le champ n’aura aucune influence.
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- Ainsi là théorie de T.orentq sous sa forme primitive n'est pas plus capable d'expliquer le triplet de Zeemau que le quadruplet de Cornu.
- On a longtemps cru le contraire et je l'ai moi-même écrit. C’est que se croyant en droit d’envisager les « vibrations propres » d’une particule ou d’un système de particules en laissant de côté l’action de l’éther" on faisait dans les équations (6) f=g = h = o. Cela, on n’a pas le droit de le faire, car l’équation (8) est une véritable équation de liaison entre les mouvements de l’éther et ceux des particules.
- J’arrive à une généralisation de la théorie donnée parM. Lorentz lui-même.
- Les équations de Lagrange nous donnent :
- dll , JP
- JP, JTR
- + WK.
- Or, comme nous avons toujours les équations (7) et (8), il vient :
- d
- d H ûTk
- ’JL,
- Si nous voulons chercher les asymptotes de la courb£ de dispersion, il faut faire n = oc et
- Théorie des ions complexes.
- Supposons que nos ions, au lieu de se corn-• porter comme de simples points matériels, soient formés d’un système dynamique plus compliqué comprenant plusieurs points matériels qui pourront être assujettis à des liaisons quelconques. Je choisirai pour représenter l’état du système des coordonnées généralisées quelconques qut^je désignerai parTK.
- Soit II la force vive des ions, ce sera une forme quadratique homogène par rapport aux Soit P2 l’énergie potentielle due aux actions mutuelles des ions ; à cause de la petitesse des déplacements, ce sera encore une forme quadratique par rapport au TK. Soit —-Pj l’énergie potentielle due à l’action électrostatique de l’éther sur les ions ; nous pourrons supposer :
- P.=/X+^Y + AZ;
- X, Y, Z représentant toujours les composantes de la polarisation diélectrique seront des formes linéaires par rapport aux T,-.
- Soit enfin :
- XWkoTk
- _dti
- On peut toujours supposer que les TK"aient été choisis de telle sorte que i
- H
- JT K dt
- =vy
- et notre équation devient :
- d*T* "dt*
- + p-Jj, = Wk.
- Les WK sont évidemment des formes linéaires d’une part par rapport à x. fi, y, d’autre part par rapport aux De plus l’action d’un champ magnétique sur un courant est toujours perpendiculaire à ce courant; dans le cas du mouvement des ions, où il s’agit d'un courant de convection, celle action du champ sera perpendiculaire à la vitesse de l’ion et son travail sera nul. On aura donc identiquement :
- le travail virtuel des forces dues à l’action du champ magnétique sur les ions quand ces ions subissent des déplacements virtuels, £Tk.
- Si la lumière est monochromatique, on •aura :
- Æ
- dt
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- Voici fe sens de la première de ces deux équations : Tk est la partie réelle du produit d’un facteur constant et d’une exponentielle imaginaire. Ce produit lui-même satisfera aux mêmes équations que TK. Nos équations comportent ainsi une solution imaginaire plus aisée à traiter que la solution réelle, et d'où il est facile de déduire cette solution réelle. C’est cette solution imaginaire que, par un artifice bien connu, je substitue à la solution réelle.
- Soit Y„ ce que devient WK quand on y remplace les ~ par les T, on aura :
- Wk = "-if’V., S\\Tk = o d'où : .
- (p\—p-y\K = —ip\’y.. [9)
- Parmi les valeurs de p*. je suppose qu’il y en ait 11 ,...,p» qui soient égales entre
- elles de sorte que t
- — P^P, (K> «).
- Supposons que dans les équations (9} le champ a, fi, y, soit nul, et faisons p-—pa il viendra :
- T.<o (K.^n); T„=o (K>«).
- Si le champ, sans être nul, est très petit, les Tk dont l’indice est plus grand que //, sans être nuis, sont très petits. On peut donc les négliger dans les seconds membres des équations (9) dont tous les termes contiennent des composantes du champ en facteur. Si donc V7,; est ce que devient VK quand on y annule tous les T dont l'indice est plus grand que », nos équations deviennent :
- (P'i '-p-)Tk= — !>V'k (K — 2,..., 12), (9 bis)
- Posons :
- Si je pose en outre p =pl~\- op, comme op sera très petit, j’aurai approximativement S = 2 iSp
- ÉLECTRIQUE
- et nos équations deviendront :
- SU -|-V'k = o.
- Ce sont là n équations linéaires entre les n variables
- . Tj, T.....,Tn;
- en égalant à zéro le déterminant de ces équations, on aura une équation en S algébrique et du n' ordre. Aux n racines de cette équation correspondront n raies qui proviendront du dédoublement de la raiep = p{-A cause de l’identité
- XV'kTk =: O, f l O)
- cette équation sera d’une forme toute particulière. Pour lefaire comprendre, j’écris complètement l’équation en supposant «=4.
- I S a b c
- | — a » S d e _
- | — b — d S f
- Je dis que l’équation a scs racines purement imaginaires ; envisageons en effet les équations différentielles
- ce sont des équations linéaires à coefficients constants dont la solution dépend des'exponentielles e~sl. De plus, à cause de l’identité (io), cette solution doft satisfaire à la condition :
- ce qui serait impossible si la partie réelle de S était positive ou négative.
- Les n valeurs de S étant donc purement imaginaires, les n valeurs de Zp seront réelles, de sorte que les n raies de dédoublement existeront effectivement.
- De plus les racines de l’équation en S devront être deux à deux égales et de signe contraire; c’est-a-dire que les raies dédoublées devront être deux a deux symétriques par rapport à la raie primitive. Si n est impair une des racines doit être nulle et parconsé-
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- quent l’une des raies dédoublées coïncide avec la raie primitive. En définitive il sullii de faire n — 3 pour retrouver le triplet de Zeeman et « = 4 pour trouver le quadruple! de Cornu.
- Telle est la théorie des ions complexes imaginée par M. Lorentz.
- Isotropie dans le plan de l'onde.
- Il reste à voir s’il est possible de satisfaire aux conditions de symétrie qui s’imposent à nous. Supposons que l’on change d’axes de coordonnées, en conservant l’axe des y 'qui est perpendiculaire au plan de l’onde, mais en faisant tourner les axes des .v et des d'un angle quelconque. .
- Le milieu étant isotrope, nos équations ne devront pas changer.
- Nous sommes ainsi conduits à distinguer parmi les coordonnées TK deux catégories différentes : les coordonnées vectorielles qui seront les composantes de vecteurs fixes dans l’espace, mais dont les projections sur les axes varieront d’après les lois ordinaires quand on fera tourner ces axes : les coordonnées scalaires qui ne varieront pas quand les axes tourneront.
- Supposons que l’on ait n — 4, et que nous ayons deux coordonnées vectorielles XK et YK, composantes d’un même vecteur et deux coordonnées scalaires TK et TK. Nos équations s’écriront :
- SX* + V', = S Y* + V'* = STk + V', = STk
- + V\=0. (9 1er)
- Quand les axes tourneront d’un angle ce, les quantités XK-j- iYK, x + i^ seront multipliées par e-9 et les quantités conjuguées par e~'>. Donc Y/1 fi- iV', doit être également multiplié par Vf, et ne doivent pas changer.
- J’en conclurai que notre équation {11 ) doit être de la forme suivante :
- S cr; bx c3
- Ce n’est pas tout ; le milieu n’est pas seulement isotrope, il est symétrique ; nos équations ne doivent donc pas changer quand on -remplace notre système d’axes par un système symétrique (le plan de symétrie étant le plan des par exemple).
- Nous sommes ainsi amenés à distinguer, parmi les coordonnées vectorielles, celles de la première et de la deuxième sorte, selon que le vecteur correspondant conserve son signe ou change de signe quand on passe d’un système d’axes à son symétrique et nous distinguerons de même parmi les coordonnées scalaires celles de la première sorte, qui conservent leur signe et celles de la deuxième qui en changent.
- Nous voyons ainsi que quand y change de signe, y, a, YK et TK doivent changer de signe, c’est-à-dire que XK et YK sont des coordonnées vectorielles de la première sorte, TK une coordonnée scalaire de la première sorte, Th une coordonnée scalaire de la deuxième
- En développant le déterminant (11 bis) on trouve :
- S* + S* («V + bW + + J*f)
- + (ad'p -f bca! + befi2)2 = o.
- Si l’on fait l’une des quatre hypothèses a=M = Cï a — c, d-b; a= —M = —e;
- les racines de cette équation ne dépendront que de la somme a2 -(- + y2 ; en d’autres
- termes elles dépendront de l’Intensité du champ et pas de sa direction.
- L’écartement des raies dédoublées serait donc le même que le champ soit parallèle ou perpendiculaire au rayon. En est-il effectivement ainsi? L’expérience ne paraît pas défavorable à cette hypothèse, mais je ne crois pas que des mesures assez précises aient etc faites pour qu’on puisse rien affirmer.
- Supposons ^ = 0 et étudions les conditions de la polarisation il faut pour cela déterminer le rapport —- pour les quatre valeurs de S.
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- Pour que la polarisation soit rectiligne, le plan de polarisation étant perpendiculaire-à la composante du champ normal au rayon, il faut que YK s’annule. En faisant VK-—o, on trouve :
- S3 -j- bJzl -j- dJy- ~ o
- ce qui concorde avec (n bis) si l’on suppose : a = c, d = b.
- Pour que la polarisation soit rectiligne, le plan de polarisation étant parallèle à la composante du champ normal au rayon, il faut faire XK = o, d’où :
- Ss -j- c-d* + d^ = o
- ce qui concorde avec ;'rr bis) si l'on suppose : a = b\ d — c.
- Dans les deux cas, il y a deux raies (raies moyennes) dont la polarisation est toujours rectiligne, et qui disparaissent pour j. --—o, et deux raies (raies extrêmes) dont la polarisation est rectiligne pour y — o, elliptique en général, et circulaire poura^o.
- Dans la première hypothèse (a =c, d—b) la polarisation des raies moyennes est perpendiculaire au champ, celle des raies extrêmes parallèle.
- Dans la seconde hvporhèse (a — b, c — d) c’est le contraire.
- C’est donc la première hypothèse que l’expérience semble confirmer.
- Isotropie dans l’espace.
- Mais nous n’avons pas encore rempli toutes les conditions de symétrie du problème.
- Nos équations doivent rester les memes quelle que soit l’orientation du plan de l’onde, puisque le milieu est isotrope ; de plus le milieu n’est pas seulement isotrope sans symétrie (comme l’essence de térébenthine par exemple) il est isotrope et symétrique. Les équations ne doivent donc pas changer quand on remplace le système des axes par un système symétrique par rapport à l’origine.
- Nous sommes ainsi conduits à distinguer deux sortes de coordonnées :
- i° Les coordonnées vectorielles que j’appellerai XK, Yk, Zk et qui seront les composantes d’un vecteur;
- 20 Les coordonnées scalaires que j’appellerai Tk et qui seront tout à fait indépendantes du choix des axes.
- Cela posé, par raison de symétrie :
- T H sera une combinaison linéaire d’expressions d’une des quatre formes suivantes :
- dxK dXi JYk dYi , dz«_ dZt__ d~ TK
- dt dt dt dt dt dt ’ dt dt
- (i peut être égal à k).
- 2° P2 sera une combinaison linéaire d’expressions d’une des formes suivantes :
- XkX« + YkYj + ZtZi ; TkTj ;
- 3° P, = fX->£ Y -j- h Z est une combinaison linéaire d’expressions de la forme fX, + g\X | HZ K.
- 4° L’expression £ VK o TK sera une combinaison linéaire d’expressions de la forme
- I XK Yk ZK -f I X,- Y; L I;
- I oX* oY/ ôZ, ( [ oXs oYk oZk !
- I If aXK+ (jYk + -.'Zt I
- I oTî ^Xk + ^Yk-ToZs T
- On voit que dans Ps et H. les termes qui dépendent des X, ceux qui dépendent des Y, ceux qui dépendent des Z, ceux qui dépendent des T sont entièrement séparés les uns des autres. Soient
- P*, Pv, P-, Pt H*-, H>-, II;, H/
- ces huit ensembles de termes, Px représentant par exemple l’ensemble des termes de P2 qui dépendent des X.
- Nous pouvons choisir les XK et les TK, de telle façon que :
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- et alors on verrait que Hr et 1\, sont formés avec les Y, et Hr et P? avec les Z comme H* et P, le sont avec les X.
- On obtiendra ainsi une série d’équations analogues aux équations (9;
- Xk(p-^ — p'1) — U ; Yk ip\ ;
- T B(î'2K—/l-'K Zk ip^-p2} + Z-^- = rK (i2)
- ou ;K, r1K. vK, xK sont des quantités qui jouent par rapport à XK, VK} ZK, T* le meme rôle que jouait — ip V par rapport h TK dans les équations (9),
- Nous allons traiter les équations (12) comme nous avons fait des équations (9). Les seconds membres des équations (12) comme ceux des équations (9) sont très petits. Annulons-les en première approximation et faisons p —pp, nous obtiendrons une série d’équations linéaires entre les quantités XK, YK, ZR, T*. En vertu de ces équations, un certain nombre de ces quantités s’annuleront. Par exem-•pie XK s’annulera sipK n’est pas égal à px et TK si q* n’est pas égal à j?,. De plus celles de ces quantités qui ne s’annuleront pas pourront ne pas rester indépendantes, mais il pourra y avoir entre elles certaines relations linéaires.
- Pour mieux mettre le fait en évidence, je distinguerai parmi les ZK deux catégories ; ceux pour lesquels sera nulle el que
- j’appellerai les Z'K; ceux pour lesquels cette dérivée ne sera pas nulle et que j’appellerai les Z"K. J’appellerai X'K et Y* les XK et les YK qui correspondent aux Z'K et X'Y et Y"K ceux qui correspondent auxZY-
- Je poserai
- Z — £/*Zk
- et je désignerai par p'K et l\ les valeurs des coefficients pK et /K qui correspondent aux ZK; par p",. et /’yK celles qui correspondent aux Z Y; il résulte de cette définition et de celle des Z K que tous les /K sont nuis.
- Nos équations (12) privées de seconds
- membres s’écriront alors quand on y aura fait p —-pt
- ip’** P2>') XV - 0 ; (p"a* — /’1)X"k — o
- {p\ ~p\) Z'k = o ; (p‘% - p\) ZX + l\Z = 0 (12 bis)
- On peut toujours supposer qu’un au plus des est égal a pl ; le cas où il y en aurait plus d’un se ramènerait immédiatement à celui où il n’y en a qu’un.
- Si aucun des yY n’est égal à p,, tous les X\ sont nuis.
- Si un des pl!K que j’appellerai par exemple p"i est égal à jp,, les équations (12 bis) relatives aux ZY, montrent que Z et tous les Z"K sont nuis.
- Il est donc impossible que l’un des X'Y et l’un des Z"R soient en même temps différents de zéro.
- Mais on peut généraliser notre hypothèse; ne supposons plus
- P,=/X + ffY + ftZ;
- supposons toujours
- P, = i/X'V - gY"* + K/\\ mais au lieu d’avoir
- Z -
- les coefficients mK étant différents des /K.
- Nous pouvons supposer alors :
- r”i=p,i '"<», °
- et alors X",-, Y",-, Z'',- pourront ne ,pas s’annuler.
- En vertu des équations (12 bis) quelques-unes de nos coordonnées s’annuleront; les autres s’exprimeront linéairement à l’aide d’un certain nombre d’entre elles qui resteront indépendantes et qui joueront le rôle des coordonnées T„ T„ ..., T„ dans les équations (9 bis). Substituons les valeurs ainsi
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
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- déduites des équations (12 bis) dans les seconds membres des équations (12); ce que nous pouvons faire en négligeant des termes du deuxième ordre; nous obtiendrons des équations linéaires analogues aux équations 19 bis) et en égalant à zéro le déterminant de ces équations linéaires, nous obtiendrons une équation analogue à l'équation (11).
- Discussion.
- Si nous voulons rendre compte du quadrupler, il faut que cette équation soit du quatrième degré ; pour cela il faut que 4 et 4 seulement de nos coordonnées ne s’annulent pas en vertu des équations (12 bis).
- Supposons d’abord que les coefficients appelés plus haut ?hk sont égaux aux coefficients /*.
- Alors les coordonnées qui ne s’annulent pas pourront être trois coordonnées vectorielles X',, Y',. Z'j et une coordonnée scalaire T,
- L’expression :
- q-V&8xK + ^Y«+^Z. + ,Æ),
- qui joue le même rôle que jouait l’expression £Vx-oTK par rapport aux équations (9), sera de la forme : '
- [* P Y I
- XV Y't Z\ + b
- I >x*, oyq ozq I
- *x', + [Aq + Tz', [ ?3xq + ^SYq + vszq |
- Elle a été tirée d’une équation différentielle (que j’écris en supprimant le second membre qui dépend du champ magnétique et est très petit).
- Mais d’après la définition même des XV, le coefficient l\ doit être nul. Il reste donc :
- On voit que dans cette équation différentielle, le déplacement électrique n entre pas.
- La coordonnée X'j pourra donc éprouver des oscillations, mais ces oscillations ne se communiqueront pas à l'éther. Il en résulte que la solution qui précède est illusoire.
- Nous sommes donc réduits à supposer les 4 différents des mK :
- P"I=P„ «"/ = „, l"i> o -
- Soient alors XV, YV, ZV et TK les coordonnées qui ne s’annulent pas; l’expression (13) sera de la forme : 1
- ! « P T X"; Y"i Z"i [ SX"; SY"i cl"
- «X"i + pY"f + SX'V+ fioY"i-p
- Nous retrouvons alors l’équation (14). D’ailleurs l’équation différentielle
- notre équation en S s’écrit alors :
- ] S - «v fl? bx I
- «Y S - a* b$
- - *3 ** S b-; | 0
- | ^ bu — b$ — by S |
- où il est aisé de reconnaître l’équation (11 bis) dans l’hypothèse a = c, b — d.
- Le problème semble donc résolu d’une manière satisfaisante. II n’en est rien encore cependant. Reprenons l’équation dont dépend X',.
- (p\ —F*) X', = Vt -
- contient le déplacement électrique et nous sommes à l’abri de l’objection que je faisais tout à l’heure.
- On voit qu’il est à la rigueur possible de rendre compte du quadrupler de Cornu par la théorie de Lorentz généralisée.. Je laisse de côté les cas plus compliqués où l’on aurait des sextuplets ou des phénomènes encore plus complexes. •
- L’introduction de coordonnées scalaires ne doit pas nous étonner; supposons par exemple une sphère puisante de Bjerknes, suscep-| tible en outre d’un mouvement de translation ;
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- la situation du système sera définie par quatre coordonnées, le rayon de la sphère qui sera une coordonnée scalaire et les coordonnées cartésiennes du centre de la sphère qui seront des coordonnées vectorielles.
- # Quoique le caractère artificiel de toutes ces
- hypothèses soit manifeste, il convient donc de conserver provisoirement la théorie de Lorentz généralisée qui seule jusqu’à présent permet de relier entre eux les faits observés.
- H. Poincaré,
- APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉLECTRICITÉ (*)
- Les applications de l'électricité à la conduite des appareils de levage se répand de jour en jour, principalement en raison de la facilité avec laquelle ces applications se prêtent aux circonstances les plus variées.
- Le type d’aseenseizr électrique que nous décrivons aujourd’hui, dû à M. Srragtih, l’un des premiers promoteurs de ce genre d’appareil, est remarquable par l’effi-cacitédes mesures, très simples, d’ailleurs, prises pour assurer la sécurité de sa marche. Il a" été adopté pour le service des stations du Central Railway de Londres! (').
- Le treuil i (’fig. i, 2, 3) est commandé au moyen des deux dynamos 1 et 2, par des vis sans fin 5, 6, 7 et 8. diagonalement droites et gauches, etde pignons 13,14, 15, 16, calés sur les arbres 10 et ii, dont l’un, 10, est celui même du treuil, et qui sont conjugués par les pignons 12, 12,
- 12, 12. Cette conjugaison oblige P
- naturellement les deux dynamos à se synchroniser, et fait que l’un des mécanismes sert de frein de sûreté ou de contrôle à l’autre. En outre, les pignons hélicoïdaux et leurs vis sont disposés de manière que leurs poussées se neutralisent sur leurs arbres qui, ainsi, n’exigent pas de butées et les couronnes des pignons 15 sont reliés (fig. 6) à leurs
- corps 17 par des bouions 19 qui relient aussi 17 à la couronne 12, de manière à en permettre l’ajustement pour le rattrapage des jeux. -Les dynamos ont leurs inducteurs AA reliés en série aux fils LL et en dérivation avec les armatures
- (’) Engineering,
- , p. 273 et 304-
- 897), vu par bout.
- Chacun des arbres à vis sans fin porte un frein 20, 22, à mâchoires 21, articulées en.23 et pressées par les ressorts 27 et leurs tiges 25 dès que le soîénoïde 30 lâche ses armatures 29, articulées aux genoux 28, 2
- Le tambour est à deux câbles enroulés l’un à droite et l’autre à gauche, et dont les
- (’) L'Eclairage Electrique, t. XVIII, p. 28t.
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- brins 51 et 52 s’en vont respectivement*à la I folles sur les écrous 58, que la prise de leurs cabine et aux contrepoids. Les brins 52 pas- j bras 59 et 6° empêche de tourner et qui se sant, à* cet effet, sur des poulies-guides 53, | déplacent - avec ces poulies, sur la vis 54,
- Fig. 2. — Ascenseur Sprague, pian.
- 6. — Ascenseur Sprague, coupc verticale. Detail du frein et du pignon 15.
- commandée par le renvoi 55, 56, 57, de [ Si l’un des brins 51 vient à se briser ou à manière que les brins 52 suivent constant- mollir par un arrêt ou un ralentissement de la ment les gorges du treuil. j cabine sur ses guidages, ce brin lâche le galet
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- 36, qui le suit et le guide en 37 au bout du levier 34, à contrepoids 33. rainure sur 32, et le contrepoids 33 fait alors pivoter l’arbre 32, qui, par 43, repousse le doigt 39-40 dont le contact, rompu en 41, coupe le circuit du frein, et,
- arrête ainsi l’ascension. Il en est de même si l’un des brins 'sort de la gorge du treuil, car il repousse alors le bout 44 du levier 45-46, qui, par 47, 48, 50, repousse 40 et rompt, comme précédemment, le contact 41.
- Dans l'ascenseur de Siemens et Hxlske, représenté par les figures 7 à 9, quand la cabine C monte en charge, la corde tendue R du treuil R, commandé par la dynamo E, repousse le galet a, malgré le contrepoids b
- de son levier cpd, et le maintient dans la position figurée. Quand la cabine arrive au haut de sa course, son bras «, repoussant le taquet v, fait, par mnk, tourner le bras /, puis ce bras venant au contact de la coulisse de g, fait, par le renvoi oppq, tourner la came 5 qui, par t, serre le frein b et arrête l’ascenseur.
- Si, au contraire, la cabine C monte à vide, a, moins pressé par la corde R, laisse b repousser à gauche, par d, le manchon fg, rainure sur£, de sorte que, à son arrêt parr, la cabine fera, par mnk, porter l sur le coin a de la coulisse de g, plus tôt que précédemment et que l’arrêt aura lieu plus vite. #
- La même opération se reproduit pour l’arrêt à la descente.
- En outre, aux arrêts, la came ^ de R laisse la crémaillère poussée par un ressort, enclencher/?, qui reste ainsi fixé pendant toute la durée de l’arrêt; puis, à la mise en train de l’ascenseur % déclenche / de p.
- Le treuil A de l'ascenseur Roberts représenté par les figures 10 à 19 est commandé au moyen d’un pignon à vis sans fin B, par l’arbre d’une dynamo compound Whee-îer D, à commutateur E, manœuvré, de la cabine, par la poulie F 'fig. 13) qui, par la transmission CHU, imprime un mouvement rapide au bras K.
- L’arbre même du treuil commande par NO (fig. 14) une vis P, dont l’écrou mobile Q porte un bras R, k deux paires de taquets ST etVW, qui se déplacent au-dessus du tableau
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- leurs extrémités, les arbres b et c portent des plaques D, à bras E' et F', (fig, 18) fixées par les boulons H7, passés dans les coulisses C' de E', qui laissent à E' un jeu longitudinal sur D', avec rappel p‘ar ressort F. Quand l’écrou Q est (fig. 14) dans sa position moyenne, les bras E' se trouvent passés sous les arrêts J' (fig. 18) qui les retiennent, et empêchent les ressorts h (fig. 10} de faire basculer b et c en rompant, comme en pointillés (fig. 15), les contacts rs...
- Supposons que la cabine descende en déplaçant Q vers le bas de la figure 14, le taquet W viendra, vers la fin de cette descente, repousser le bras E’ correspondant sur sa plaque D' et le dégager de J', ce qui permettra aux ressorts h de faire basculer b et de rompre les contacts jk et /, de manière à arrêter l’ascenseur. Au retour de Q vers sa position moyenne, le bras V, passant sur la projection K7 de F', l’abaisse, referme ainsi
- les contacts jk et l et renclenchc sousf le bras E', rappelé par F. La même opération se produit pour l’arrêt de l’ascenseur au haut de sa course, parles tocs ST et les contacts
- Un second tableau M (fig. 14) porte trois bornes N' et trois bornes O'avec, entre elles, .les plaques'Q' (fig. 11) sous la barre T' de l’œillet V' guidée en R S'R', et à contacté a! et b1, fixés au tableau (fig. 12) dont les
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- Ascenseur Roberts
- uns, b' touchent les plaques M7 et les autres, a', les bornes N7 et O'. L’ascenseur monte ou descend suivant que les ressorts a' touchent N' ou O'; il reste immobile quand T' est dans sa position moyenne (fig. n et 13) avec le bras du commutateur K enclenché en d'. Ce bras a scs mouvements limités par le taquet c'\ qui l’arrête dans ses positions extrêmes de droite ou de gauche.
- Il sera maintenant facile de suivre la marche du système sur le schéma du circuit (fig. 19).
- Quand la cabine monte, T7 se trouve à droite, ainsi que E, de sorte que 'le courant passe, de la ligne f1, par kiî'mtï'N'a'l'i. ÊGq'p'or,N’alx, à l’inducteur en• dérivation 40, 41, puis, par ti'a’Wii'nj'i' à la ligne g'. Du contact 1 de E, le courant va par E,2, les résistances 3'd les inducteurs en série 43, 44, le fil 45, le contact 7^ 46, 9, 47, 48, l’armature 49, 50, 8, 51, 10,.n/, u\ a N', n\ n,f,i, à la ligne g'.
- Pour la descente, T' passe k gauche, et le courant inducteur suit la voie (fh'-k'jo'Qa't' 1.
- Fig. 15 à 18. — Ascenseur Roberts, détails des commutateurs.
- Eùq'p'l. s'Q'a'x-' 40 41 u'a'O’m'kj'i'g') tandis
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- que le courant de l’armature va par i.E, 2. j L’ascenseur Iht.der Otts représenté sché-(2'3V5) 42. 43. 44. 45. 7. E. 8,50 49. 48. j matiquement par la figure 20 est commandé 47. 9. 10. «/. u'a'O'trik.j'i'g', en renversant la I par une dynamo M,avec inducteur en série s marche du moteur. I et frein électrique IV.
- Ascenseur Roberts. Schéma des.
- Supposons qu’il faille faire monter la cabine à l’étage commandé par le bouton g
- Ihlder (1
- de G,,, on pousse ce bouton, ce qui fait passer
- le courant par le circuit e^He.g^g' (de G2) e3 el3 I et l’électro e du commutateur E, qui en attire la barre E3 .de manière à en amener les contacts (aa'a,a3) sur (cc'c2c3) et à faire 'passer le courant au moteur par c3a3S>a1cîb''S\bic'a'^ avec dérivation par D'ac, desserrant le frein et faisant tourner le moteur dans le sens de la montée. D’autre part, I, attirant I', a mis g' en court circuit par de sorte qu’on peut lâcher g' sans rompre le circuit de c. Amenée à l’étage G2, la cabine rompt le contact g3 correspondant, ce qui coupe le circuit au moteur et au frein qui l’arrête. En outre, l’armature de J', attirée par J, rompt en cu le circuit e4des boutons g qui commandent la descente en attirant, par e', (aala2a3) sur (cc’dd), de sorte que ces boutons restent forcément inactifs tant que l’on n’a pas rompu les circuits de montée par l’un des boutons g3. De meme, si l’on pousse un autre des boutons g', celui de G ou de G7 par exemple, pendant que la cabine monte en Gs, cela ne fait qu’établir iiick ruentanément un circuit parallèle à eu, renfermant J, sans le démagnétiser et sans arrêter la marche de la cabine.
- En somme, les relais IJKL constituent un block-system assurant la non-interférence
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- des boutons successifs dans la marche coin- I Le pont roulant de Jawyer représenté par mandée par celui que l’on pousse le premier les figures 21 à 24 est caractérisé par rem-apfès l’arrêt. | ploi d’une manœuvre commandée par une
- Fig. 21. — Pont roulant de Sawyer (1899).
- dynamo et qui permet de tourner la charge I Ce mécanisme de levage se compose de indépendamment <3u mécanisme de levage. | deux treuils C et D (fig. 21) sur chariot B,
- lant de Sawyer, dct
- commandés, du moteur E, par le train [ passées sur des parties et P, auxquelles est sus-MrHIJK avçc chacun deux chaînes M et N | pendu l’arbre R, àroues de chaînes S. S. et U.
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- Fig. 25. — Pont roulant Sawyer, détail des treuils, plar
- Autour de U, passe une chaîne sans fin V (fig. 24), qui suit le trajet Ujeidkch. &gdj,par des galets et poulies folles et par la roue de chaîne h., calée sur son axe à l’arrièi'e du chariot. Le moufilage bede est monté en a sur une vis W, dont le pignon X est commandé par celui Y de l’arbre L, de sorte que W, tourne en môme temps que les tambours C et D et fait ainsi mouvoir a de manière à maintenir V toujours tendu pendant que R monte ou descend.
- Quant à la rotation de R, elle s’obtient en faisant tourner k par
- 7. — Compresseur Thoiïison-Houston,
- Fig. 25. — Compresseur Thomson-Houston.
- la dynamo I et le renvoi mncpqr. indépendamment, comme on le voit, du mécanisme de levage.
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- Deux autres dynamos commandent la translation du pont A, l’autre celle du chariot B sur A.
- Le compresseur électrique \V (fig. 25) de la CoMiwcNirc Thomson-Houston est commandé par une dynamo en série X, dont le circuit passe par les contacts C etD. Ces contacts sont rompus quand la pression de l’air comprimé en \V dépasse la limite prévue par le régulateur, puis rétablis quand elle reprend sa valeur normale.
- Ce régulateur est relié par Vs à W, de sorte que. si la pression augmente en X, elle
- abaisse le piston O' (fig. 26), malgré le ressort réglable P2J et ouvre ainsi par S l’admission de l’air compritné sous le piston N', lequel, en montant, repousse, par J, le levier K, malgré le ressort K', et fait tourner l’arbre H, dont les touches D sont ainsi séparées de C. Quand la pression en K reprend sa valeur normée, le ressort P2 referme S, et, par le colletjP3 et le levier R, ouvre en Ts l’échappement Na de l’air renfermé sous le piston X', lequel, rappelé par K', referme vivement les contacts C D.
- (A suivre.)
- C. Richard.
- LA TÉLÉGRAPHIE SANS LIGNE CONTINUE
- PAR INDUCTION ÉLECTROMAGNÉTIQUE
- r. — Principe du système. - Loi élémentaire. — Le mode de transmission télégraphique dont il va être question ici découle de l’expérience classique servant à montrer l’induction mutuelle qui s’exerce entre deux cir-
- cuits. A' et A" (fig. 1) étant deux bobines, couronnes 01* galettes de fil conducteur, la première comprenant une pile E et un interrupteur K, la seconde un indicateur quelconque : un galvanomètre, par exemple; on sait qu’au moment de l’établissement du courant dans A' {circuit primaire), un courant instantané prend naissance dans A" (courant secondaire) et'que, de même, si le courant primaire vient,à disparaître, il en résulte, dans
- le circuit secondaire, uu nouveau courant induit de sens opposé.à celui qu’avait provoqué l’établissement du premier courant. D’une manière plus générale, on sait qu’à toute variation d’intensité, dans un circuit, correspondent des courants induits, dans les circuits voisins. La force électromotrice engendrée dans un circuit secondaire est proportionnelle à l’intensité du courant primaire et à un coefficient qui dépend de la forme, des dimensions, du nombre des spires constituant les couronnes et enfin de la distance qui les sépare. Dans le cas où l’on étudie la variation relativement lente d’un courant permanent, entre deux valeurs données,ce facteur ne dépend que des cléments géométriques des circuits : c’est 1 c coefficient d'induction mutuelle et sa valeur est donnée par la formule de Neumann,
- M = y/Y'^-coS6
- j- étant le pouvoir inducteur magnétique du milieu et s l’angle formé *par les éléments ds1 ds'1 des circuits primaire et secondaire, les intégrales, étant étendues au périmètre total de ces circuits.
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- La quantité d'électricité mise en jeu dans le circuit secondaire dépend, «d’ailleurs, de la résistance totale qu’il représente (récepteur compris). Le coefficient M décroissant assez rapidement lorsque r augmente, s et 5'' restant fixes, on n'a pas songé à utiliser cette propriété pour la correspondance télégraphique tant qu’on n’a pas possédé un récepteur de très grande sensibilité. ;
- 2. — Induction mutuelle sut' les lignes télégraphiques et téléphoniques. —Les effets d’induction de circuit à circuit ou plutôt de fil à fil, comme on dit généralement lorsqu'il s’agit de lignes utilisant la terre pour le retour, sont cependant connus depuis longtemps des télégraphistes comme éléments perturbateurs. Lorsque deux conducteurs sont parallèles sur une longueur un peu considérable, aux variations d’intensité provenant de la transmission sur l’un d’eux correspondent des courants d’induction qui peuvent troubler les correspondances échangées parTautre : actionnant intempestivement le récepteur s’il est très sensible, s’opposant à son fonctionnement si sa marge de réglage est étroite, abrégeant ou allongeant la durée de période variable et, par suite, donnant de faux signaux dans les systèmes basés sur le synchronisme, etc. Toutefois, les appareils utilisés en télégraphie n’étant pas d’une sensibilité excessive et divers artifices permettant de les protéger, au moins pour un sens du courant, l’induction de fil à fil ne présente pas de très graves inconvénients pour cette application.
- Il en est autrement en-téléphonie : le récepteur téléphonique peut déceler des courants de très faible intensité, et lorsque deux fils suivent la meme direction sur une fraction notable de leur parcours, il est facile de recueillir sur l’un toutes les conversations échangées par l’autre; cet inconvénient, très accentué lorsque les conducteurs sont placés sur les mêmes poteaux, est encore sensible quand les lignes sont séparées par une distance de 10 ou 20 m et parfaitement isolés, c’est-à-dire dans des conditions telles que les
- dérivations par les supports soient hors de cause. C’est pour le faire disparaître qu’on a été amené à constituer les communications téléphoniques à double fil, sans aucune communication avec la terre. Il ne suffit pas d’ailleurs, pour atteindre le but poursuivi, d’employer, pour chaque circuit, deux conducteurs parallèles ; A, B, G, D, représentant 4 isolateurs (fig.«2), si on prend A et B pour porter les
- Fig. 2.
- deux fils d’un circuit; C et I), pour porter ceux de l’autre, on aura encore deux feuillets magnétiques parallèles dont l’action, quoique minime, ne sera pas négligeable si le parcours est étendu; au contraire si l’on prend A et D pour l’un, B et C pour l’autre et si, de plus, l'écartement des supports est tel que les diagonales AI) et BC soient rectangulaires, l’action mutuelle est rigoureusement’ nulle; c’est la dispqsition qu’on adopte généralement.
- Le procédé de télégraphie par induction magnétique, à travers l’espace, consiste à tirer parti de ce qui nuit à la téléphonie, il faut donc, à l’oppose de ce que nous venons d’indiquer, réaliser les conditions du maximum d’induction mutuelle, recourir à de grandes et brusques variations d’intensité et s’il se peut, augmenter la sensibilité des récepteurs, saufià négliger certaines autres qualités, par exemple, la pureté des sons, d’importance capitale lorqu’il s’agit de reproduire la parole articulée, mais inutile pour la réception des signaux. Avant de passer à l’exa-
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- men de ces divers éléments, indiquons encore quelques résultats expérimentaux fournis par la pratique de la téléphonie.
- 3. — Rôle des écrans conducteurs. - Si, au lieu d’avoir seulement deux lignes téléphoniques unifilaires parallèles, on considère deux fils appartenant à une artère de nombreux conducteurs, on constate que l’audition de fil à fil est plus faible dans le second cas que dans le premier; non seulement chaque fil est affecté par les perturbations provenant de tous les autres et, par suite, chacune d’elles est un peu masquée dans l’ensemble, mais il y a réellement affaiblissement du phénomène comme on peut le constater, pendant la nuit au moment où les lignes sont inoccupées : chaque fil d’une nappe reçoit l’action primaire d’un autre conducteur et l’action secondaire des autres fils qui sont en sens in-v-erSe de la précédente; comme la succession de ces effets est très rapide par rapport à la période des alternances téléphoniques, l’effet résultant est diminué. C’est sur cette propriété qu’est fondée la préservation partielle résultant d’une enveloppe mince de plomb, dans les cables dits anti-induclés pour lignes unifilaires ; elle explique aus,si comment les cables à très nombreux conducteurs, même sans enveloppe métallique individuelle, sont moins impraticables, pour la téléphonie à simple fil, qu’on pourrait le croire en considérant l’induction de deux fils aériens parallèles.
- Les corps conducteurs ne constituent néanmoins pas de véritables écrans magnétiques et leur présence,même eh couche assez épaisse, n’est pas suffisante pour s’opposer aux effets d'induction. On sait notamment qu’un câble télégraphique sous plomb et même enfoui dans le sol .peut troubler des lignes téléphoniques aériennes unifilaires éloignées de plus de 100 m. Les corps conducteurs interposés entre les deux circuits servant à-la télégraphie seront donc nuisibles à la propagation des signaux, mais ne s’y opposent pas d’une manière absolue.
- 4. — Rôle de la terre dans la transmission télégraphique par induction. — La terre joue un rôle important dans le procédé qui nous occupe ; même si on envisage seulement le cas relativement simple où l'on utilise des circuits métalliques fermés et parfaitement isolés. Si ces conducteurs étaient dans l'espace, à une distance infinie du sol, chacun d’eux n’aurait à subir que les réactions de ses propres éléments et l’influence de l’autre ; leurs capacités respectives ne dépendraient pas d’autre chose que de la distance des éléments entre eux et de la capacité inductive du milieu, elles seraient généralement très faibles; la proximité du sol leur donne une valeur appréciable ; d’autre part, les niasses conductrices réagissent sur les circuits comme les fils voisins et les enveloppes métalliques citées plus haut et diminuent leur induction mutuelle ; enfin, il y a lieu de croire que le voisinage du sol doit modifier le champ magnétique et que la forme des lignes de force est assez différente de ce qu’elle serait si les circuits étaientrelégués à une distance infinie. Les coefficients de self-induction sont modifiés également par la présence du sol.
- Avec des conducteurs mis à la terre aux deux extrémités, les choses sont encore plus complexes. Nous ne savons pas comment s’effectue le retour. Pour les applications télégraphiques courantes, il suffit d’admettre que tout se passe comme si le courant empruntait, pour le retour, un conducteur résultant très peu résistant reliant les plaques de terre extrêmes. En réalité, la conductibilité du sol n’est nullement homogène : très faible dans les massifs rocheux, elle est plus grande dans les terrains humides, en outre, beaucoup de régions sont sillonnées de nappes liquides, de tuyaux métalliques, de rails, etc., qui peuvent créer des voies détournées de meilleure conductibilité que celle constituée par la masse située sur la ligne droite joignant les électrodes extrêmes. En fait, il faut admettre que le conducteur résultant se trouve à une certaine profondeur du sol et par suite que le feuillet i magnétique dù à un circuit utilisant la terre
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- comme retour est beaucoup plus large que la bande verticale comprise entre le conducteur aérien et sa projection à la surface du sol. Quoi qu’il en soit de la voie de retour, on conçoit, a priori, que son influence relative soit d’autant moindre qu’elle est plus éloignée du fil aérien et que, par suite, en établissant ceux-ci à une grande hauteur ou en plaçant les plaques de terre à une grande distance de la projection verticale du fil, on puisse établir line communication par induction si l’on dispose de récepteurs très sensibles.
- 5. — Avantages offerts par le téléphone pour la réception des signaux par induction. — Les galvanomètres de très haute sensibilité qu’on emploie pour la mesure électrique et avec lesquels on décèle des millièmes de micro-ampères, ne conviennent nullement pour l’application qui nous occupe ; les courants des plaques de terre provenant d’actions chimiques ou d’autres causes, sont d’un ordre de grandeur bien supérieur à cette sensibilité. Il faudrait donc protéger les instruments contre les courants permanents et les disposer de telle sorte qu’ils indiquassent seulement les variations: l’emploi de condensateurs permettrait d’obtenir ce résultat, mais, même avec cet artifice, la longue durée d’oscillation des équipages mobiles se prêterait mal à la réception des signaux ,et surtout à leur sélection, au milieu des indications pa-
- Un courant de 5 micro-ampères, lancé. dans un téléphone, par une clef manœuvrée lentement, y produit un choc faible mais appréciable ; envoyé par un interrupteur mécanique vibrant à une fréquence musicale*, il produit un son beaucoup plus facile à entendre; 00 peut évaluera 1 micro-ampère, environ, la limite à laquelle une intensité rythme'e cesse d’être perceptible. Le'récepteur totalise donc, pour les rendre appréciables a l’oreille, les petits ébranlements ayant un caractère musical ; par conséquent, si le courant inducteur est interrompu à une fré-
- quence convenable, le téléphone permettra de percevoir des signaux de très faible intensité et de les distinguer des bruits parasites de période différente ; enfin, cet appareil est très robuste et ne se dérègle pas.
- 6. — Serinces qu'on peut attendre de la télégraphie par induction. — Le système composé de deux circuits fermés, éloignés dans l’espace et contenant, l’un une force électromotrice variable, l’autre un appareil récepteur constitue, en réalité, un transformateur analogue à celui qu’on emploiè en téléphonie ou dans l’industrie, mais particulièrement médiocre parce qu’en raison de la forme des circuits et de leur, éloignement, la très grande majorité des lignes de force appartenant à un des circuits échappe à l’autre ; son rendement doit être excessivement faible. Le rendement électrique des machines, télégraphiques est en général peu élevé, disons, par exemple, qu’il est de l’ordre de ~, mais comme l’énergie nécessaire est très minime, la dépense électrique intervient pour une faible part dans les frais d’installation et d'exploitation. Dans-la pratique télégraphique, ce qu’il faut considérer comme rendement industriel est le prix de la quantité de mots utile à transmettre entre deux localités données, prix dont la majeure partie est représentée par la main-d’œuvre des télégraphistes, l'amortissement et l’entretien du matériel. Il est variable avec l’importance du trafic. On est ainsi conduit à établir pour les relations à grande distance, des lignes coûteuses desservies par des appareils à grand débit de transmission, et à opérer avec d’autres moyens à courte distance et sur les lignes peu chargées. Une autreconsid ération capitale qui intervient dans la constitution des réseaux .est celle de l’indépendance absolue des communications ; nous avons indiqué plus haut les précautions auxquelles on a çiü recourir pour assurer cette indépendance en téléphonie; on étend aujourd’hui ces moyens aux lignes télégraphiques et, dans un avenir peu éloigné, beaucoup de communications seront ainsi éta-
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- blics au double fil. Bien que le rendementélec-trique n’ait pas d’importance réelle au point de vue de la dépense, la plupart des conditions qui lui sont favorables le sont aussi à la rapidité de transmission : c’est ainsi qu’on s’efforce de réduire la résistance et la capacité des longues lignes pour abréger la durée de la période variable. Les systèmes basés sur la réception de courants oscillatoires de très faible intensité nécessitant la sommation d’un certain nombre de petites impulsions semblent, donc se présenter comme impropres à la transmission a très grand débit. Malgré les variations de rythme qu’on puisse concevoir pour l’exploitation simultanée de plusieurs communications dans un certain périmètre, leur indépendance mutuelle semble plus difficile à assurer qu’avec le système de fils continus. Enfin leur mise en œuvre, entre deux points éloignés, semble devoir être très coûteuse, non seulement comme installation première, les circuits inducteurs nécessitant une grande masse de métal, mais encore comme consommation d’énergie, si le rendement du système est de l’ordre du millionième ou inférieur encore à cette valeur. Il y a donc lieu de croire que dans l’immense majorité des cas, le moyen le plus simple, le plus économique et le plus sûr de faire communiquer télégraphiquement deux points donnes consistera à les relier, comine on le fait actuellement. par un fil conducteur continu plutôt que par induction. Cependant, dans certaines circonstances très spéciales où il est difficile d’établir ou de maintenir des lignes conti nues, un système basé sur l’induction pourrait présenter quelque utilité. Par exemple, lorsqu’il s’agit de relier au littoral un phare flottant ou une île dont les abords sont battus par les flots, de telle sorte que les câbles d’atterrissement soient exposés à d$ fréquentes ruptures, ou enedre de faire communiquer entres eux certains postes de moh-tagne entre lesquels une ligne continue ne serait pas en sécurité, soit en raison du climat,
- de la nature du terr cause.
- 7. — Travaux récents relalijs à cet objet. — C’est en vue d’applications de ce genre que le Post-Office britannique a fait procéder, depuis une quinzaine d’années, à des expériences méthodiques qui l’ont conduit déjà à une application pratique, assez modeste, d’ailleurs. A l’heure actuelle, la question paraît avoir fait un grand pas et une partie de l’attention donnée au système Marconi semble maintenant se porter sur le procédé qui l’a devancé. Trois communications ont été faites récemment sur ce sujet à la Société des Ingénieurs électriciens de Londres, par M. O. Lodge (8 décembre), M. Evershed (22 décembre) et M.Preece (22 décembre 1898). Elles présentent chacune un intérêt spécial. M. Preece a résumé les travaux effectués, sous sa direction, par le personnel du Post-Office et indiqué le résultat de nombreuses expériences ; malheureusement, il a cru superflu d’indiquer toutes les données opératoires et il est à peu près impossible d’en déduire tout le fruit qu’elles comportent. M. Evershed semble surtout pénétré de la nécessité de réaliser un récepteur présentant tous les avantages du téléphone, avec une plus grande sensibilité et permettant d’enregistrer les signaux. M. Lodge a traité le problème complètement, non seulement il est arrivé, en ce qui concerne le récepteur, à des conclusions semblables à celles de M. Evershed, mais il a montré comment, par l’application de méthodes connues, on pouvait augmenter notablement la portée qu’un matériel donné permet d’atteindre. On trouvera, plus loin, la plus grande partie du mémoire de ce savant; nous nous bornerons à analyser les deux autres communications et à présenter quelques femarques au sujet du travail magistral de M. Lodge.
- (A suivre.)
- J. VOISEXAT,
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- L ’ É CLAIR A G K KLECT RIQ U E
- LA TÉLÉGRAPHIE A TRAVERS L’ESPACE PAR INDUCTION ÉLECTROMAGNÉTIQUE Par Oliver Lodge (').
- Les principes sur lesquels repose la transmission télégraphique à travers l'espace, ou la télégraphié sans fil, comme on semble vouloir la désigner à présent, sont connus depuis longtemps. Sans vouloir faire un exposé de l'historique de cette question, devenu inutile après la brillante conférence de M.Sylvanus Thompson sur ce sujet é2)) Ie rappellerai les trois méthodes principales qui ont été mises à l’essai.
- iu Transmission par conductibilité du sol. — Un courant intense est envoyé à la terre, par deux électrodes aussi éloignées que possible ; ü en résulte que les diverses couches du sol entourant ces deux points, sont à des potentiels différents, et, bien que la différence diminue assez .rapidement avec la distance, on peut la constater, au loin, avec des appareils sensibles : un téléphone, un galvanomètre, etc... Je suis convaincu que ce procédé de transmission, qui a joué un certain rôle dans le passé, est peut-être susceptible de rendre, dans l’avenir, plus de services qu'on le pense généralement. Ainsi, lorsque sur de longs circuits téléphoniques on perçoit, comme dans les expériences de M. Lang-don Davies, des courants phonophoriques, il est difficile de fixer la part qui revient à l’induction de fil à fil et celle qui doit être attribuée à la conduction, non seulement par les massifs de terrain ou les nappes d’eau, mais aussi par les diverses canalisations métalliques enfouies dans le sol et les fils aériens. Toutes les fois qu’on utilise des fils simples, avec plaques de terre aux extrémités, la conduction intervient avec l’induction ; cela peut être avantageux; il peut en résulter aussi des inconvénients provenant du mélange des signaux; en fait, cela contribue à faciliter l’audition de fil à fil.
- 2° Transmission par imhlction électro-magnétique entre deux fils tendus parallèlement. — Cette méthode, comme on le sait, a donné lieu à de nombreux essais de la part du Po$t-Office britannique et est
- (') Communication fuite à l’Institution des Ingénieurs électriciens de Londres, le 8 décembre 1898.
- (2) Journal of Society of Arts, t, XLVI, p.455, UUmil 1898.
- généralement connue sous le nom de méthode de M. Preece.
- Je crois pouvoir dire que c’est le seul système qui fournisse, à l'heure actuelle, un service régulier. Je l’ai vu fonctionner près de Cardiff, entre le fort de Lavernock et L'ile de Flat-Holm ; j’y ai admiré l’ingénieux système d'appel imaginé par M. Evershed. Je dois dire, à ce sujet, que lorsqu’à la réunion de l’Association britannique, à Bristol, j’ai donné la description sommaire de mon système d’appel, j’ignorais que M. Evershed travaillât sur le même sujet. U a certainement obtenu Le résultat cherché, bien qu’au prix d’une grande dépense d’énergie et je n’aurais pas manqué de mentionner son procédé si je l'eusse connu-
- 3° Transmission par ondulations hertziennes. — C’est encore à M. Preece que Le public doit ce qu'il sait et l’intérêt qui s’attache aujourd'hui aux ondes de Hertz, aux tubes Branly et aux autres formes de cohércur. C’est grâce à son énorme influence et à son remarquable talent de conférencier que cette dernière méthode est devenue la mieux connue des trois. Je n’ai pas l'intention de revenir ici sur ce dernier procédé, mais il est bon d’expliquer en quoi la méthode par ondulations hertziennes, dont je me suis également occupé, en collaboration avec M. Al. JYluirhcad, diffère de l’ancienne méthode par induction de MM. Preece, WiLloughby Smith et
- Tout mouvement alternatif dans un milieu convenable produit des ondulations, mais leur énergie dépend de la rapidité des alternances. Line rapide pulsation d'air dans un récipient ouvert, tel qu’un résonateur, peut donner un son très intense, tandis qu’une oscillation lente, même d’amplitude beaucoup plus grande, peut ne produire aucun effet perceptible, si ce n’est cependant l’ascension et la dépression d’un baromètre très sensible. De même, une tige vibrant avec une très faible amplitude, mais très vite, fournit un son perceptible à distance, tandis*qu’on ne peut pas entendre le son produit par les grands déplacements d’un éventail. Une alternance magnétique, d’une grande rapidité induit un champ électrostatique et est, par conséquent, accompagnée d’émission d’énergie. Une alternance magnétique lente n'est pas, accompagnée
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- d’effets électrostatiques et, par conséquent, l'énergie mise jeu. dans chaque oscillation, revient à sa source. Une ondulation qui se propage doit avoir nécessairement la moitié de son énergie sous forme statique et la moitié sous forme cinétique; dansun courant, au contraire, toute l'énergie estusous forme cinétique,
- Avant d'aller plus loin, faisons une remarque pratique. On pourrait croire, d'après ce qui précède, que la méthode par ondulations rapides est la plus avantageuse, mais, s’il s’agit réellement de franchir de longues distances coupées d’obstacles, les avantages de la méthode pa"r ondulations diminuent et finissent par disparaître : les oscillations magnétiques lentes peuvent franchir tous les obstacles, sauf le fer, c'est-à-dire; que les corps conducteurs les affaiblissent peu, tandis qu'ils arrêtent les oscillations très rapides, dès que leur épaisseur est un peu notable.
- Il est probable que la conductibilité du sol joue un rôle assez considérable dans le fonctionnement des cohéreurs et qu'on a attribué fréquemment à des ondulations se propageant dans l’espace des ébranlements électriques transmis seulement par
- Pour déceler la radiation de l'énergie, il faut posséder un instrument susceptible d’être excité par une oscillation, tel que l‘a?i7 ou Yoreille: le cohé-reur est précisément un appareil de ce genre ; pour percevoir une variation de champ magnétique, il faut avoir un appareil analogue au baromètre qui enregistre les variations de pression : un magné-tomètre semble, au premier abord, répondre à cet objet ; mais comme il indique seulement l’état magnétique du point où il est installé, il n'est sensible qu’à des variations d’une certaine importance; pour percevoir un effet très faible, il faut recueillir l’action produite sur une grande étendue. Dans le cas du magnétisme, on peut, dans ce but, profiter des courants d’induction de Faraday. Un circuit relié à un indicateur électro-magnétique, un téléphone, par exemple, peut envelopper une grande superficie et fournir un courant induit dont l’intensité dépend de la variation du nombre de lignes de force traversant la totalité de cette sur-
- Dans les expériences de Lavernock, si l'on admet que la transmission s’effectuait exclusivement par induction, les surfaces inductrice et induite étaient
- constituées par les longues bandes comprises entre le fil tendu horizontalement à chaque station et le conducteur de retour de la même station, représenté, de chaque côté, par la région de mer voisine.
- Dans quelques intéressantes expériences faites par M. Stevenson, près d'Edimbourg, on a employé une couronne de fil à peu près circulaire et meme, dans un cas. je crois, un fil de fer servant de clôture de ferme ; on.envoyait le courant d’une pile par une clef Morse et on recevait les signaux au téléphone dans l'autre circuit; on a pu ainsi correspondre à Sou mètres ; cc résultat provenait exclusivement de l’induction et cette expérience représente le type de celles qui vont être décrites plus
- Malheureusement, M. Stevenson a fait une légère erreur de théorie qui semble l’avoir dissuadé de poursuivre ses essais à de plus longue distance. 11 dit que, pour un nombre donné d’ampère-tours, la distance à laquelle on peut pratiquement percevoir croit comme la racine carrée du diamètre d’une des bobines ou avec le simple diamètre des bobines, si on emploie des bobines identiques aux deux extrémités. Il faudrait donc doubler le diamètre de chacune d’elles pour doubler la distance et, en outre, augmenter, en même temps, la section du fil, pour ne pas modifier la résistance totale des circuits, c’est-à-dire les ampère-tours. Comme t 600 mètres de fil étaient nécessaires pour correspondre à une distance de 800 mètres, on en concluait que pour des distances un peu considérables, la dépense à faire serait exorbitante. En réalité, si a est le diamètre d'une bobine, la distance franchie n'est pas proportionnelle à ci—, mais àa-% , l'intensité du courant primaire étant supposée constante, de sorte qu’en doublant le diamètre des bobines, on pourrait plus que doubler la distance, mais, même avec cette loi, la nécessité d’augmenter la section du fil, pour conserver la meme intensité dans le circuit primaire, rendrait la méthode très onéreuse et probablement impraticable sans une modification capitale.
- Les dispositifs dont il va être maintenant question 11c contiennent aucun principe nouveau, mais comme ils permettront d’obtenir, à des distances considérables, ce qui a été réalisé à de petites distances, je pense qu'ils méritent de retenir l'attention.
- Le trait caractéristique de mon système découle d’une expérience que j'ai décrite, il y a 8 ans,- sous
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- le nom de bouteilles de Leyde syntoniques. (Au mol résonance qui s’applique plus particulièrement à l'acoustique, je préfère le mot syntonie, pour indiquer la coïncidence sympathique entre deux vibra-teurs disposés 'de manière à donner la même note ou avoir la même fréquence, qu’il s’agisse d'un phénomène mécanique, électrique ou magnétique).
- Deux bouteilles de Leyde reliées à des circuits semblables sont syntoniques ou peuvent être facilement syntonisées : toute oscillation de l’une produit une oscillation dans l'autre; le milieu servant à la transmission est le champ magnétique alternatif produit par les circuits ; les lignes de force de Tun pénètrent dans l’autre et leurs fluc. tuations engendrent une force clcctromotrice alternative. Dans un circuit éloigné qui ne contient pas de bouteille de Leyde et qui, par suite, n'est pas susceptible d’accord syntonique, on' ne peut rien percevoir, tandis qu’avec des capacités convenablement réglées, la force électromotricc induite peut s'élever à des milliers de volts et produire des étincelles très perceptibles dans un micromètre.
- Pour la télégraphie, je remplace la bouteille de Leyde par un condensateur de grande capacité et le circuit intérieur est alors constitué par une grosse couronne de fil déposée horizontalement et comprenant un ou plusieurs tours.
- Au lieu d'avoir une fréquence de l'ordre de grandeur d'un million, comme on l’obtient avec des bouteilles de Leyde, on tombe dans l'ordre des milliers ou même des centaines, qui correspondent aux limites dans lesquelles les vibrations sonores sont perceptibles. On peut alors employer, comme appareil indicateur, un téléphone en dérivation sur le condensateur et se dispenser de recourir au micromètre à étincelle. En outre, bien qu’il eût été possible de transmettre, au moyen des oscillations momentanées résultant d’étincelles éclatant entre les extrémités du circuit conducteur, j'emploie généralement pour la transmission, un alternateur industriel et je découpe le courant produit, au moyen d’une clef Morse, de manière à en former des signaux longs et courts, comme l’ont d'ailleurs fait tous ceux qui se sont occupés de cette ques-
- J'ai disposé, près de mon domicile, un câble de 400 mètres de longueur, en forme de rectangle allongé de 150 métrés de long sur 30 de large. Au moyen d'un téléphone place dans le circuit de ce conducteur, on pouvait percevoir les conversations
- des fils téléphoniques du voisinage et même répondre avec un transmetteur microphonique (*), mais comme il n'y avaitpas de phonophore dans les environs, je n'ai entendu aucune note musicale égarée; la seule note particulière qui me parvenait était précisément celle qu’envoyait un câble semblable, disposé à peu ‘près en carré, à 2,500 km. au collège de Livcrpool.
- Il convient de dire que j'ai maintes fois essayé de correspondre, sans placer de condensateurs sur les circuits et que je n’ai jamais pu réussir, du moins avec les moyens dont je disposais. J’utilisais un petit alternateur à basse fréquence du modèle F’yke et Harris qui fournissait au circuit transmetteur une intensité de 10 à 12 ampères et même parfois de 25. Dans ces conditions, ic son pouvait être perçu sur le réseau de la National Téléphoné Cu, à plusieurs kilomètres de distance; au voisinage du collège les abonnés étaient extrêmement gênés. Dans la région dépourvue de fils téléphoniques, on ne pouvait percevoir quelque chose, à 2 kilomètres, qu'avec des circuits syntonisés. je parle, en ce moment, des premières expériences, dans lesquelles 011 utilisait, comme récepteur, le premier téléphone qui tombait sous la main. Le câble, acheté d'occasion, était un câble téléphonique dit anti inducté\ son isolement était très défectueux; néanmoins des que les circuits furent accordés on n’éprouva aucune difficulté dans la perception de la note et des signaux. La machine donnait 128 alternances par seconde, mais on a utilisé le troisième harmonique qui. d'ailleurs, est assez fort dans ce type ; la note de fréquence 384 est plus agréable à entendre qu'une basse profonde et l’oreille y est plus sensible- D’un autre côté, pour accorder le circuit à la tonalité fondamentale, il eût fallu employer une trop grande capacité. Dans les conditions où l'on opérait, la capacité utilisée était de 28 microfarads ; on intercalait dans le circuit le gros fil d'un transformateur-hérisson et on amenait ainsi la fréquence au nombre 384.
- Comme récepteurs, j’utilisais généralement deux téléphones Ader de 70 ohms environ, couplés en série et mis en dérivation aux bornes du condensateur récepteur. Le câble composé de cent fils de 1,2 mm réunis en parallèle, représentait seulement 0,07 ohm ;
- (x) Il importe de remarquer qu'd î.iverpool, la plupart des communications téléphoniques sont établies au simple fil et par conséquent très exposées à recueillir les perturbations électromagnétiques du voisinage. J. V.
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- si on avait voulu mettre les téléphones en série, dans le circuit, il aurait fallu modifier leur enroulement pour diminuer beaucoup leur résistance. Dans mes premières recherches, je n'avais aucun téléphone de ce genre ; parfois, j'ai utilisé un téléphone à haute voix, de la Western Electric O de 2 ohms de résistance. Naturellement, j’ai employé plusieurs fois un transformateur, mais cet appareil entraîne une perle d’énergie; en outre, la basse résistance d’un transformateur devient un peu illusoire lorsque le circuit de grande résistance est fermé.
- Le conducteur employé au poste transmetteur formait 20 torons de lîl de 1,6 mm isolés séparé, ment et suspendus sur des poteaux ; malheureuse ment l’enveloppe de plomb nuisait à l’isolement ct j'ai trouvé préférable de les grouper en 4 torons comprenant chacun 5 fils en série : le courant dans chaque toron étant de 6 ampères, le courant total représentait 24 ampères, j
- Le câble récepteur fut d’abord utilisé en torons séparés qu’on groupait en série, suivant les be. soins : la première fois que j’ai pu recevoir la note transmise, j'utilisais 19 spires de ce câble reliées à un téléphone Ader et sans condensateur. Depuis lors, l’isolement a tellement baissé que je ne puis employer ccs fils qu'en parallèle.
- AVANTAGES DF. LA SYNTONIE.
- Nous allons, maintenant, établir la théorie élémentaire de la transmission, par induction magné, tique, entre deux grandes couronnes horizontales éloignées, d'abord sans condensateur, puis avec des condensateurs : nous supposerons toutefois qu'i] s’agit d’un courant alternatif et non d’une succession de courants provenant d’une pile manccuvrée par un interrupteur comme dans les expériences de M. Stevenson, ces courants obéissant à des lois un peu différentes.
- La première proposition que je vais établir est celle-ci : I.a méthode par simple induction, employée seule, ne peut fournir de résultats satisfaisants, à longue distance, qu'en mettant en œuvre une masse de cuivre considérable et une puissance telles qu'elle devient absolument irréalisable.
- Calculons l’intensité du courant induit. Désignons par :
- .a le rayon de la couronne primaire ; b — secondaire;
- n le nombre de tours du fil primaire ; m — — secondaire;
- c le diamètre du fil primaire ; d — secondaire ;
- r la distance des centres de ccs deux couronnes ; s-la résistance spécifique du métal employé.
- Les résistances des circuits sont respectivement :
- Les coefficients de self-induction
- Si les bobines sont semblables -j et les coefficients prennent la forme,
- kn-a ct km-b,
- k étant un facteur constant dépendant de la cons-Le coefficient d’induclion mutuelle est
- Désignant par E l’amplitude maximum de la force électromotrice appliquée au circuit primaire, ct parp le nombre de ses alternances par seconde, l’amplitude de l’intensité induite est __ pME •
- JiJi
- Jj et J2 désignant les impédances des deux circuits.
- Avec de gros fils et une fréquence élevée, la résistance des conducteurs est négligeable devant pL et on a approximativement J = pL.
- l)’où
- jL - M _ ab
- E ^LjLj pnt-m^abr6 k2 p.mn.r1
- Le second membre est la conductance virtuelle du système.
- Il convient de remarquer que p est en dénominateur, c’est-à-dire que toutes choses étant égales d’ailleurs, les fréquences très élevées ne semblent pas avantageuses ; on sait toutefois que les sons trop graves ne sont pas perçus avec autant de
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- facilité que les sons plus aigus, il y a donc une limite au-dessous de laquelle il ne faudrait pas descendre. On voit ensuite que la multiplication des tours est désavantageuse ; mais cette multiplication accroît la self-induction et on a vu que la résistance ohmique n’était négligeable que si L avait une certaine valeur. Enfin, la formule montre que le diamètre de chaque bobine entre au numérateur au premier degré, tandis que leur écartement y figure à la troisième puissance ; pour augmenter la portée franchie avec une force électro-motrice et un récepteur donnés, il faudra donc accroître les dimensions des bobines plus rapidement que la distance à atteindre.
- Remarquons enfin qu'un accroissement considérable de section du fil ne produirait pas un avantage en rapport avec la dépense. La formule a été établie dans l’hypothèse où la résistance ohmique est négligeable devant pL; dès que cette condition est réalisée, il n’est plus nécessaire d’augmenter le diamètre du conducteur : si on le diminuait notablement, la résistance interviendrait dans l’expression de l’impcdancc et l’intensité induite diminuerait ; l’expression donnée plus haut représente donc le maximum de la valeur qu’elle peut atteindre et clic établit la proposition énoncée.
- Si, pour établir une communication, une longueur l de fil est nécessaire et suffisante, il convient de la disposer en deux contours égaux ne formant qu'une seule spire à chaque station; on a alors, en négligeant l'impédance du téléphone récepteur
- TT = ifsk'pr» '
- Pour communiquer à une distance double, il faudrait une longueur
- pour transmettre à une distance décuple il faudrait une longueur
- Emploi de condensateurs.— Supposons maintenant qu’on introduise des condensateurs, dans locircuit transmetteur et dans le circuit récepteur, et que leur capacité soit telle qu’ils soient accordés à la fréquence employée; les résultats sont tout à fait différents : la self-induction disparait totalement et l’impédance est réduite à la résistance ohmique.
- L’intensité^ du courant induit devient
- r-Æ. ou pab**c*d* F
- X~ R, R* X~ 4?V
- On voit que p apparaît au numérateur, c’est-à-dire que la haute fréquence devient avantageuse ; la formule ne contient plus le nombre de tours et puisque ce nombre n’est pas nuisible, il peut, dans la pratique, présenter des commodités pour le réglage tonique; en outre, l’effet produit est proportionnel à la section des conducteurs.
- Désignons par V le volume total du fil disponible; répartissons-le entre les deux stations de manière à y former seulement une boucle d’un seul
- y _ pv* ,2l
- E 64 p2r3 ' 1 '
- Comparant (1) et (a)^on voit que la différence principale de ces deux expressions se trouve dans la position de p; ce qui peut correspondre à une multiplication par un facteur égal à quelques mil-
- Prenons un exemple numérique :
- avec 400 alternances par seconde
- / = 2 km
- c = d \ cm (1:
- D'où approximativement :
- k = T25
- p = 1,6 microhm-cm.
- Et, en transformant ces données en unités CGS.
- ou 0.0064 micro-ampère.
- Cette intensité ne suffit pas pour actionner un téléphone.
- Avec les condensateurs, on aurait
- r= = 0>5 “‘"'ampère.
- courant qui produit un effet très marqué dans un récepteur.
- de cuivre représente ùn poids d’environ
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- INDUCTION ET CONDUCTION SIMULTANÉES
- Voyons si le calcul confirme cette manjère de
- Si on cherche à déterminer le rôle de la conduction de la terre dans la transmission des signaux et son importance relativement à l’induction à travers l’espace, on peut aborder la question soit par l’expérience soit par le calcul. Dans certains cas, par exemple si les deux circuits transmetteur et récepteur n'avaient aucun point commun avec le sol, l’expérience serait absurde ; dans d’autres cas. par exemple dans celui des essais de Lavernock, on peut employer les deux méthodes.
- M- Gavey, principal collaborateur de M. Preece, m'a dit qu’il avait fait à I.avcrnock des tentatives de ce genre, en prenant un fil recouvert d’isolant, tendu entre deux bateaux et relié à la mer seulement aux extrémités. Des sigqaux étant transmis de la terre, on pouvait les entendre en mer, jusqu’à une certaine distance, lorsque le conducteur était maintenu au-dessus de l’eau; mais lorsque le fil était immergé, les signaux disparaissaient à une distance moindre. Il y a lieu de croire que les électrodes plongées dans l’eau de mer remplissaient le même rôle dans les deux cas, c’est-à-dire que l'effet de conduction n’était pas changé, tandis qu’au contraire, le circuit de retour coïncidant plus ou moins avec le circuit métallique, lorsque le fil était immergé, l'effet d’induction était amoindri. D’où, cette conséquence pratique, que l’induction produit le principal effet. Cela n’est cependant pas absolu, car les deux phénomènes s’ajoutent et, à la limite de perception, si l’un fait défaut, l’autre peut devenir trop faible pour être apprécié. Une expérience faite, avec un courant continu pourrait vraisemblablement renseigner très complètement à ce sujet: cela serait d’autant plus intéressant qu'on n’a pas, autant que je sache, essayé de remplacer le fil de terre par un conducteur de retour isolé disposé le long de la grève; le calcul montre d’ailleurs, qu'avec cette substitution, la communication serait pratiquement impossible. Il ne faudrait pas croire que l’insuffisance de la communication, clans l'expérience du câble submergé provenait de la réflexion des ondes électromagnétiques à la surface du sol, car les véritables ondes magnétiques ne jouent aucun rôle dans ce phénomène. L’eau agit d’ailleurs, dans une certaine mesure, comme un écran conducteur, mais il suffit de supposer que le circuit se ferme par les couches voisines du câble pour que la superficie du rectangle induit devienne trop faible pour recueillir une induction appréciable.
- Sans prétendre donner des détails sur une installation que je n’ai pas qualité pour décrire, j’indiquerai seulement ce que tout le monde pourrait en ir, du bord d’ut bateau. La distance des plaques terre est d’environ i 6oo m à Lavernock et de i m à Fiat Holm ; la hauteur du fil au:dessus de la t, est de 40 m, aux deux stations et la partie horizontale des conducteurs mesure 1200 m d’un-côté 1 de l’autre, la distance qui sépare les deux lignes est d'environ 5,600 km.
- Il y a lieu de remarquer que, dans, ce cas et même ivisage non pas un circuit avec 1 conducteur rectiligne, de sec-; une fréquence assez élevée, non la résistance qui constitue l'élément principal de l’inpédance (1). Dans ces conditions, l’intensité induite, dont la valeur rMC MC
- e est r . ou —, ne contient la p L L
- fréquence qu'en ce qui touche C, intensité du cou-primaire ; par conséquent, avec une force électromotrice élevée et une basse fréquence, on obtiendra de meilleurs effets que dans les circonstances inverses. C’est surtout pour correspondre à basse fréquence, qu’il faut, je crois, employer des conducteurs de forte section, car, avec ce régime, la résistance devient l’élément prépondérant.
- Pour déterminer le rôle du retour par la mer, îous allons d’abord examiner deux cas extrêmes : dans le premier, nous supposerons que le retour
- dans celui où l’on fil de retour, mais 1 suffisante, %v t la réactance <
- (k) Je crois utile d’insister sur ce point, parce qu’il a été mis en doute par le Post-Office. D’après Lodge, et Howard (Phil. Mag., p. 64juillet 1889), la self-induction d’un fil rectiligne est fournie par la formule.
- I. = 2/ Log, ---------L)
- qui, appliquée aux éléments des circuits de Lavernock l — 1600 m ; c%— 5mm ; p = 2500 (400 par seconde) donne
- Iî = 4 millihenrys.
- D’où
- pL — 10 ohms.
- Or, la résistance ohmique de ce fil est d’environ 1 ohm 3. C’est donc une grave erreur de supposer négligeable la
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- 34
- L’ÉCL'AIRAGE ÉLECTRIQUE
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- •s'effectue exclusivement par la couche superficielle, comme s’il existait un fil métallique le long de la grève; dans le second, nous supposerons, au contraire, que le circuit de retour est à l’infini.
- Dans la première hypothèse, les feuillets inducteur et induit ont des surfaces respectives de
- 40 x x 200 m2 et 40 x 460 m2 l’écartement étant 5,600 km, on a :
- M = '2X40X(560o°o)74Q><4fa = aPPrm' °'M cm'
- 2 a leur écartement ; la différence de potentiel exis-
- k étant la conductibilité, 0 la profondeur de la mer, supposée faible et Q la quantité d*électricité fournie par seconde.
- Le potentiel à un point situé à une distance r d’une électrode et r' de l’autre est
- u= ‘
- Avec un courant primaire d'un ampère et 400 alternances, la force électromotrice induite serait
- o,73 x 10-' x 37:. 400 - .173 C-G-Scu i,73microvolt.
- Je doute que cette force électromotrice puisse produire un effet appréciable, à moins, peut être, qu'elle n'agisse dans un circuit accordé.
- Le retour par la mer présente des feuillets inductifs plus largement ouverts et p^r suite pluS effi-
- L'autrè cas extrême est tellement éloigné de la réalité, qu’il ne mérite d'être examiné que pour montrer son exagération : il consiste à considérer les fils de ligne comme des portions de deux fils parallèles indéfinis et à négliger totalement le retour; le coefficient est alors
- Par suite, entre deux points assez voisins, placés symétriquement de part et d’autre d’un point situé aune distance considérable r des électrode?, la différence de potentiel
- Si 2 b désigne la distance dépassant ^ces deux points d'écoulement
- dr _* a b ~ r '
- Par suite, le rapport du voltage soutiré au voltage applique est :
- ab
- dU _ ~
- M = -I 2°g6^o"~~' ” 80 m environ
- nombre bien éloigné de 0,73 cm trouvé dans l’hypothèse précédente et bien au delà de la vérité!
- Le circuit de retour réel dépend de la distribution des masses conductrices du sol; il ést par conséquent mai défini; le fait que la résistance totale des circuits varie avec la hauteur de la marée est d'ailleurs une preuve que la plus grande partie du retour s’effectue par la mer.
- CONDUCTION TELLURIQUE
- Pour déterminer le rôle de la conduction par la terre, on peut considérer la mer oomme une masse conductrice contenue dans un réservoir isolant ou admettre que l'ensemble de l’eau et du sol représente une masse de conductibilité homogène; la première hypothèse est plus approchée que la seconde. Désignonsparclerayond'une sphèremétal-lique représentant la superficie des électrodes, par
- Appliquons ceci aux expériences de Lavernock, en faisant
- 2b— 560 m. r— 5600 m.
- On trouve que la force électromotrice soutirée par les électrodes de réception est à la force électromotrice appliquée aux électrodes de transmission dans le rapport —l—, ce qui représente un voltage considérable, mais l’hypothèse du retour exclusif par une couche de mer de quelques mètres seulement de profondeur, représente la condition la plus favorable à la dérivation d’une station à la station correspondante.
- L’autre hypothèse (conductibilité uniforme du sol et de la mer) va nous donner un résultat trop faible. Dans ce cas, la moitié de la force électromotrice soutirée est :
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- tandis que la force électromotrice appliquée est :
- V~2A^-^---------Tâ~)= aPPr0s:-2
- Dans ce cas; la fraction est si petite
- qu’elle n.c peut fournir aucun résultat appré-
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Compteur électrique Cauro (')
- Le compteur de l’ingénieur Luigi Cauro appartient à’la catégorie des compteurs à moteurs, il est caractérisé par l’emploi d’un* ’l'rein automatique qui empêche la marche à vide.
- Il se compose d’un moteur électrique j
- (fig. i), dont l’inducteur B est traversé par le courant qui passe'dans le circuit à contrôler; l’armature A est traversée par un courant dérivé aux points / sur le même circuit. L’enroulement inducteur V en série avec Karma* ture est destiné à créer le champ de compensation des résistances passives, de manière à rendre la vitesse de l’armature rigoureusement proportionnelle à l’énergie électrique qui traverse le circuit.
- il) L’Elettricista, février 1899.
- Un accroissement de la différence de potentiel aux bornes / peut produire un couple trop intense sur l’armature A et la mettre en marche meme quand le champ inducteur de B est nul, c’est-à-dire quand aucun appareil ne fonctionne dans lç circuit. Le frein évite cet inconvénient; il est constitué par un solé-noïde B7 en séri.e avec B et par une bobine M en série avec A et V. Quand B' et M sont
- tous deux parcourus par le courant ils se repoussent : au contraire, si le courant ne passe pas en B', le .fléau appuyé en Iv trébuche du côté de M de sorte que le bras p appuie contre le disque q solidaire de l’équipage mobile du compteur et l’immobilise. Mais, des que le courant passe en B et par suite en B' pour actionner les appareils d’utilisation, B7 repousse M, le fléau penche du côté de p et dégage le disque de sorte que l’armature peut tourner librement.
- Le compteur ne pouvant ainsi marquer à vide, on peut compenser exactement les
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- résistances passives et rendre ainsi. sensibles aux faibles consommations les compteurs à grand débit.
- Comme autre particularité, l’armature du compteur est constituée (fig. 2) par plusieurs éléments de forme triangulaire, mécaniquement indépendants les uns des autres et qui peuvent aussi être retirés séparément et échangés en cas de dégât sans qu’il soit besoin de toucher aux autres.
- Le compteur Cauro peut naturellement fonctionner soit pour les courants continus soit pour les courants alternatifs. G. G.
- Compteur électrique Peloux (’).
- Dans un premier modèle de ce compteur, la vis sans fin B (fig. ii qui actionne le tota-
- — Compteur Peîloux, ifr
- lisateur est mis en mouvement par le déplacement des solénoïdes AA dans un champ tournant créé par les bobines en dérivation C.
- L’axe supportant les. solénoïdes AA est mobile entre deux pointes; la pointe inférieure plonge dans un godet de mercure K disposé de telle sorte que le mercure ne
- roux, Genève.
- puisse s’échapper quel que soit le sens de la rotation. L’extrémité supérieure porte au contraire un godet K dans lequel plonge une pointe fixe reliée à la borne N ; les enroulements sont parcourus par le courant du circuit à contrôler. A la partie supérieure se trouve un collecteur J formé de lamelles reliées respectivement à chacune des bobines excitatrices et sur lesquelles frotte un balai métallique S entraîné par la rotation de
- Les bobines inductrices sont formées d’un fil très fin, reliées toutes au même conducteur principal d’un côté et respectivement de l’autre avec chacune deslame's du collecteur;, par la rotation ces lames sont mises successivement en contact avec' le balai S relié à l’autre conducteur principal, de sorte que les bobines sont successivement parcourues par un courant dérivé; de cette manière un solc-noïdeAest soumis à un couple dès qu’il est parcouru par le courant à mesurer. Pour renforcer l’action des bobines C on peut les munir d’un noyau de fer.
- Le fonctionnement du moteur est aisé à comprendre. Dans la position représentée par la figure 2 la bobine C2 est parcourue par
- ». — Compteur Pelloux, iet modèle.
- le courant dérivé, il se produit vis-à-vis de A un pôle négatif qui attire le pôle positil de A et repousse le pôle négatif, d’où la rotation. Aprps un quart de tour, la bobine Cs est mise hors circuit et c’est C3 qui est en dérivation formant encore du cote* de A un pôle négatif qui agit dans le même sens que précédemment. Pour renforcer l’action, on peut
- ï1) A. Pnr
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- doubler le nombre des bobines fixes de façon qu’elles forment sur l’un des côtés de A un pôle positif et sur le côté opposé un pôle négatif.
- La proportionnalité de la vitesse au courant est obtenue au moyen d’un frein ordinaire : disque ou ailettes, se mouvant entre les pôles d’un électro.
- Le système a déjà subi d’importantes modifications et nous allons indiquer la disposition de la Société pour l’exploitation des compteurs électriques Ritteneret C,c. La caractéristique de ce compteur, dont la figure 3
- représente l’ensemble, est que tous les bobinages sont fixes. Les bobines C (fig. 4 et 5) sont parcourues parle courant à contrôler, les 4 bobines AJ5 A3, Aa,At d’environ 3000 ohms sont traversées successivement, suivant l’ordre précédent, par le courant dérivé.
- La pièce mobile est formée d’un axe H portant deux pièces de fer doux D„ D, en forme de Z ; la branche médiane du Z est constituée par l’axe même et les deux bras par deux barreaux plats perpendiculaires à cet axe ; lés plans des deuxZ sont rectangulaires. Ces pièces de fer sont aimantées par les bobines A qui sont alimentées, comme dans le système primitif, par le collecteur I sur lequel glissent deux balais fixés au support EE. l’axe étant
- lui-même relié au réseau par le balai fixe M.
- Lorsque le courant traverse la bobine At la pièce I), s’aimante et se déplace dans le champ des bobines C tendant à se mettre parallèlement aux lignes de force. Ce mouvement de rotation entraîne le collecteur et
- 5. — Compté
- celui-ci donnant passage au courant dans la bobine suivante chaque fois que les branches des pièces de fer doux passent en xx ou jy, le mouvement de rotation se continue.
- L’avantage de ce sj^stème est dans l’absence de fils mobiles, la facilité de l’équilibrage et la possibilité d’augmenter la puissance du moteur par l’augmentation de la longueur de l’enroulement de fil fin, qui n'est plus limitée par le poids de l’organe mobile.
- La dépense de courant dans la dérivation est de moins de 4 watts. Le modèle le plus récent est établi pour intégrer l'énergie à courant continu entre 120 et 130 volts et o et 10 ampères. La marche est très régulière à 120 comme à 130 volts. L’appareil est exactement proportionnel entre 2 et 10 ampères. G. G.
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- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- Polarisation et hystérésis des diélectriques ;
- Par W. SCHÀUFELISliRGER ('(.
- Le principe de la méthode employée par M. Schaufelberger pour déterminer l’hysté-résis des diélectriques consiste à mesurer l’amortissement d’un ellipsoïde du diélectrique oscillant entre les armatures d’un condensateur, quand celui-ci. est chargé ou ne l’est pas. L’amortissement est plus considé-rabledans le premier cas et ,1a différence doit correspondre au travail nécessaire pour faire varier la direction de la polarisation dans le diélectrique.
- ' L’çtat hygrométrique de l’air a une grande influence sur les résultats de l’expérience ; et pour éliminer cette influence, le condensateur est enfermé dans une caisse en canon, munie de fenêtres de verre, à l’intérieur de laquelle l’air est desséché par de l’anhydride phosphorique.
- En outre la charge du condensateur fait varier non seulement l’amortissement des oscillations, mais aussi leur période : cet eilet tient probablement à de petites charges statiques se répandant sur les deux moitiés de l’ellipsoïde, par suite de la conductibilité du diélectrique. Cette diminution de la période décroît quand on dessèche l’air, tandis que l’amortissement augmente.
- Le condensateur est chargé au moyen d’une batterie de 2500 petits accumulateurs ; un commutateur permet de changer à volonté le sens de cette charge ou de mettre le condensateur en court circuit.
- Pour définir l’hystérésis, l’auteur admet, par analogie avec l’hystérésis magnétique, que l’orientation de la polarisation est en retard d’un temps t sur celle du champ polarisant.
- Soit u l’angle que fait le système oscillant à l’époque t avec sa position* d’équilibre,
- (') Wied, Ann., t. LXVII, p. 307-524. 1899.
- v l’angle que fait à la même époque la direction de la polarisation avec sa direction initiale, J le moment d’inertie du système, A et B les coefficients de frottement de -l’air et de la suspension, F et G les moments dus à la torsion du fil et aux charges prises par l’ellipsoïde, Il un facteur Hé par une relation simple à la polarisation ; l’équation du mouvement sera :
- d2u A + B du F +’G dt* ^ J dt + J"
- (v)t (1 — *A) ut-.
- ' “ + T (“ "v) = 0
- + y.Av* _
- Le coefficient A dépend de la forme de l’ellipsoïde, le coefficient x est lié à la constante diélectrique D par l’équation :
- D = 1 + 4**..
- En appelant v le volume de l'ellipsqïde, H l’intensité du champ électrique entre les armatures du condensateur, on aura :
- à, T, ).0, T0, étant respectivement les décréments logarithmiques et les durées d'oscillations du système, le condensateur étant chargé ou ne l’étant pas. La quantité d’énergie dissipée par hystérésis pendant une oscillation a pour valeur :
- E = Vxt ls
- T '
- L’effet utile, c’est-à-dire le rapport de l’énergie totale exigée d’après la théorie de Maxwell et de Hertz pour un renversement du sens de la polarisation à cette énergie diminuée de E, est égal à :
- Si on opère avec des potentiels décroissants, la période du système reste plus grande aux bas potentiels que si on opère
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- avec des potentiels croissants, mais cette circonstance n’influe pas sur les valeurs de ~ et de N.
- Pour la paraffine, N = 97,881 p. 100, c’est-à-dire que la perte par hystérésis est 2,11g p. 100. Comme y dans le cas de la paraffine est constant, cette -perte est^propor-tionnellc au carré du champ ou à la polarisation; — — 0,001857. •
- Avec l’ébonite le rapport semble augmenter quand l’intensité du champ augmente : on sait d’ailleurs que l’ébonite ne se polarise que très lentement. Les expériences ont donné, en moyenne :
- N —36,51 P' 100
- C — 63,49 P- 100 -Y = 0,04311.
- 1 M. L.
- CORRESPONDANCE
- A propos de la théorie des accumulateurs.^
- Monsieur, “
- Dans le numéro 7 de votre estimable revue je trouve un article intitulé « Accumulateurs électriques : La théorie du professeur Hoppe ». dans lequel il est dit : *
- « Dans un article récent sur « la théorie des accumulateurs », le professeur Edm. Hoppe appliquant les théories nouvelles de l’électrolyse à la théorie de l’accumulateur arrive à cette conclusion que les réactions y seraient réversibles s’il n'y avait de courants de concentration et que le moyen le plus efficace d’augmenter le rendement des accumulateurs est de s'opposer à la formation des courants de concentration. »
- Je prends la liberté d’attirer votre attention sur ce point que M. le professeur Edm. Hoppe n'a pas jusqu’ici établi de théorie d’accumulateurs, mais qu’il a seulement, comparé les diverses théories établies par d'autres.
- La théorie àlaquelle M. Iloppe se rallie finalement, est de moi-même, comme M. Iloppe l’a expressément déclaré (voyez p. 255, colonne 1, § 2).
- C’est pourquoi je vous prie de bien vouloir publier dans votre estimée revue une rectification en ce sens et dans cette attente j'ai l’honneur, Monsieur, de vous présenter l'expression de ma parfaite con-
- C. Lièbenow,
- CHRONIQUE
- Sur la décharge par les pointes. —Comme suite à un travail sur le même sujet paru récemment {Wied. Ann., t. XLVI, p. 652 ; Écl. Èlect., t. XVlü, p. 319), M. Warburg étudie la distribution du courant électrique à travers une plaque métallique circulaire placée en face d’une pointe chargée positivement ou négativement {Wied. Ann., t. LXVII, p. 69, 1899).
- La pointe est placée suivant la normale à la plaque passant par le centre ; la plaque ést divisée en anneaux concentriques isolés les uns des autres par de minces plaques d’ébonite; les anneaux sont
- alternativement larges et .étroits; par leur partie inférieure ils peuvent être mis en communication avec le circuit d’un galvanomètre en communication avec le sol.
- On peut faire varier à volonté la distance de la pointe au centre de la plaque ; le potentiel est mesuré avec un électromètre de Braun.
- Le résultat de ces expériences peut être résumé de la manière suivante :
- Si devant une plaque métallique indéfinie on place une pointe métallique P à la distance D chargée au potentiel V; en un point Q de la plaque la
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XIX. — N° 14,
- densité t du courant qui traverse l'air au voisinage du point Q de la pointe à la plaque est donnée par la relation suivante :
- i= V(V —M)i
- a0,
- 0 < ôo"
- V > M,
- où © représente l'angle que la droite PQ. fait avec la plus courte distance de la pointe à la plaque; a et M deux constantes positives qui dépendent de la forme de la pointe m et « deux cctnstantes sensiblement indépendantes de la formejde la pointe, indépendantes aussi du signe de l'électrisation de la pointe.
- Pour 0 = 0, D étant exprime en centimètres V en volts, on a pour i0 une valeur voisine de
- Equivalent éleetro - chimique de l'argent. — M. Kahle (Wied. Ann., t. LXVII, p. 1-37, 1899) a cherché le rapport entre la force clcctro-motrice de l’élément Clark déterminée au moyen de i'électro-dynamomètre absolu de Helmholtz [Écl. Êlect., t. XI, p. 82) et l’équivalent électro-chimique de l’argent.
- Deux voltamètres sont en série dans le circuit qui renferme en outre un rhéostat de réglage et une résistance de 4 ohms ; sur celle dernière est dérivé un circuit renfermant l’élément- Clark et un galvanomètre. A l'aide du rhéostat, on maintient la constance du courant pendant l’élcctrolyse, de manière à ce que la compensation de l'élément soit toujours réalisée. Au moyen d’un commutateur, on peut substituer aux deux voltamètres une résistance métallique sensiblement égale à leur résistance.
- Les cathodes sont constituées soit par un creuset, soit par une capsule de platine ; les anodes sont en argent pur. de forme cylindrique dans le creuset, en forme de disque dans la capsule.
- Le dépôt d’argent est dans une partie des expériences lavé à l'eau chaude. Les résultats sont différents suivant le traitement : l’eau chaude en présence de l'air dissout de l'argent. Si en effet on lave d’abord le dépôt à l’eau froide, jusqu a ce que les eaux de lavage ne se troublent plus par l’acide chlorhydrique, qu’on le lave ensuite à l’eau chaude, les eaux de lavage se troublent cette fois par l'acide chlorhydrique ; en même temps leur conductibilité augmente.
- Le dépôt obtenu sur le platine neuf est, toutes choses égales d’ailleurs, moindre que le dépôt obtenu sur le platine déjà recouvert d'une couche d'argent : la différence est surtout marquée si on a ajouté à la dissolution de l’oxyde d’argent. Pcut-ctrc cette différence provient-elle de l’état des surfaces : la surface du platine est unie, tandis que celle du dépôt d’argent est grenue.
- Les dissolutions qui ont servi plusieurs fois à l’électrolyse donnent aussi des dépôts plus lourds, ce qui a ôté déjà signalé par plusieurs expérimentateurs. Rodger et Watson pensent qu’il se forme des combinaisons basiques. Cette explication n’est pas suffisante, car des dissolutions acides donnent aussi des dépôts plus forts que les dissolutions neutres, et croissant même plus rapidement quand on répète l’électrolyse. Les dépôts n’ont pas d’ailleurs le même aspect dans les solutions neutres et danfc les solutions acides.
- Dans certains cas, il se forme des dépôts colorés : ces colorations sont vraisemblablement dues à des réactions qui se passent au voisinage de l’anode, car elles ne se produisent pas si le voltamètre est formé de deux vases réunis par un siphon ; d'autre part, les dissolutions que donnent ces dépôts colorés, perdent cette propriété quand on les fait digérer quelque temps avec de l’argent très divisé. On arrive au même résultat en employant l’oxyde d'argent, mais les dissolutions continuent quand même à donner des dépôts de poids anormal.
- La force électromotrice de l’élément Clark déduite de ces mesures est, à 0" :
- eü— 1,44945 volt int.
- ou à 15- :
- e— 1,43305 voit int.
- Celle de l’élément au cadmium*
- <?20"= 1,01849
- et le rapport des deux :
- 1,40663.
- Si on tient compte de la valeur trouvée directe-tement pour l’élément Clark, l’cquivalent électrochimique de l’argent est E = 1,1183 Par
- unité de courant. * M. L.
- Le Gérant : C. NAUD.
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- Tome XIX.
- Samedi
- Avril 1899
- >. — N»
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne. Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l'Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- LES PROGRÈS DE LA BOBINE D’INDUCTION
- On a dit souvent « la bobine de Ruhmkorff inventée par Masson » et, peu à peu, cc'ttc boutade est devenue de l’histoire. Evidemment Ruhmkorff n’a pas découvert les phénomènes d’induction, il ne les a même pas étudiés ; mais il a néanmoins, grâce à divers petits^perfectionnements, créé le premier appareil permettant d’obtenir des étincelles d'une certaine longueur avec le courant d’une pile.
- La bobine construite par Ruhmkorfï, en 1851 (’), se distinguait des appareils de Masson et Bréguet par l’emploi d’un circuit secondah'e formé par un fil long et fin, parfaitement isolé a la gomme laque ; par l’addition d'un noyau de fer au centre de la bobine primaire et, enfin, par l’interrupteur de Neef rendu réglable ; cet interrupteur avait déjà été employé par Masson pour des appareils médicaux à extra-courant. C’est donc bien de Ruhmkortf que datent les bobines à étincelles.
- (l) Du Moncel. Notice sur l’appareil d’induction électrique de Ruhmkorff, p. 5. Paris, 1867.
- Fizcau emploie le condensateur en 1853 (*) et Foucault l’interrupteur à mercure, en 1836 {f. Munies de ces deux perfectionnements les bobines donnent des étincelles de plus en plus longues et un simple amateur, M. Jeanf), en 1858, réussit à construire une bobine donnant 20 cm d’étincelles, simplement en isolant les fils au moyen de couches de papier buvard interposées entre les couches de fil, et en noyant la bobine entière dans l’essence de térébenthine, cette immersion étant faite dans le vide : c’est le premier exemple d’application des isolants liquides.
- Un autre perfectionnement avait été indiqué dès 1850 p), par Poggendorff. Il consiste à sectionner la bobine de façon à ce qu’il n’y ait pas entre 2 fils voisins une trop
- P) Comptes rendus, t. XXXVI, p.' 418, 1S53. t. XLII, p. 215, 1856.
- (3) Idem, t. XLVI, p. 186, 1858.
- (4) Pogg. Ann., t. XCIV. p. 289, 1850. Cette note, postérieure à la construction des bobines de Rtihmkorff, semble indiquer que la date de 1831, donnée par Du Moncel, s’applique à un modèle déjà perfectionné.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XIX. — N° 15.
- grande différence de potentiel. Ce cloisonnement fut poussé a sa dernière limite par Ritchie qui construisit des bobines composées de spirales plates ayant une épaisseur de fil seulement ; ces spirales, séparées par des feuilles isolantes, étaient réunies en tension, alternativement par leurs fils intérieurs et par leurs fils extérieurs, de façon à constituer une bobine dans laquelle les fils sont d’autant plus éloignés que la différence de potentiel entre eux augmente. Le cloisonnement, moins excessif que celui de Ritchie, est encore la règle générale pour la plupart des constructeurs (’).
- De 1860 à 1890 environ, les perfectionnements apportés sont plutôt des détails de construction ; en fait, on arrive à construire couramment des bobines donnant jusqu'à 50 cm d’étincelles. Le constructeur anglais Apps réalise même en 1887, pourM. Spottis-woode, une bobine donnant jusqu’à 105 cm d’étincelle, grâce à l’emploi de 450 km de fil dans l’induit.
- Pendant toute cette période la bobine était restée uiv instrument de physique curieux, mais d’application restreinte, — il n’est pas question ici des bobines médicales — lorsque les expériences de Hertz, celles de Tesla, et enfin, plus récemment, la découverte de Roentgen, vinrent ouvrir un débouché de plus en plus important aux bobines d’induction.
- Le progrès le plus important dans la construction de la bobine proprement dite a été apporté, ’ en 1897, par MM, Rochefort et Wvdts (*) qui, appliquant les idées de Tesla, se sont efforcés de réduire les pertes causées par le mauvais isolement du secondaire et ont pu ainsi diminuer notablement la quantité de fil employée dans les bobines.
- (fi La chronologie des bobines d'induction a cté ainsi présentée par les éditeurs de The Eleciricul Review (p. 783, juin 1898) : Première bobine importée en Angleterre par Grove, en 1852. (donnait 3mm d'étincelles). Applications des condensateurs par Sinsteden en 1855, Invention du cloisonnement par Ritchie en 1857. Jean essaye les isolants liquides en 1858.
- (fi L'Éclairage Électrique, t. XIII, p. 562,
- On peut certainement critiquer les idées avancées par ces inventeurs, mais ce 'qui est indiscutable, c’est qu’ils ont montré, expérimentalement, que les énormes masses de fil employées avant eux n’étaient pas nécessaires pour obtenir de longues étincelles et que l’isolement ordinaire du fil induit était insuffisant et pouvait être amélioré.
- Dans une note lue à la Roentgen Society (fi, M. Apps combat assez vivement les idées de MM. Rochefort et Wydts. Il constate d’abord que la bobine pesant 9 kgr, qui donnait 37 mm d’ctinccllcs, il y a trente ans, donne aujourd’hui 20 cm et qu’elle contient 10,5 km de lil induit, tandis que la "bobine Rochefort en renferme 13,7 km ; il y a là évidemment une erreur matérielle, car cette dernière, pour le modèle de 20cm d’étincelles, contient seulement 5 km de fil.
- M. Apps craint également la décomposition de l’isolant pâteux et la formation de dépôts de carbone formant des points conducteurs dans la masse; l’avenir dira si cette objection est fondée. La dernière critique, plus juste à notre avis, est relative au rassemblement du fil au centre, lequel augmente très peu l’induction, — il suffit pour s’en convaincre de mesurer le coefficient d’induction mutuelle entre le primaire et une bobine très plate que l’on déplace sur toute la longueur du primaire ; tout à fait au bout du fer on obtient environ la moitié de la valeur mesurée au centre. — Ce rassemblement a le double défaut de rapprocher les extrémités du fil entre lesquelles la différence de potentiel est maximum et d’augmenter, pour un même nombre de tours, la capacité propre du secondaire.
- Pour notre part, nous croyons que la vérité est entre les deux formules et que les anciens constructeurs devront chercher à diminuer la 'masse du fil secondaire au profit de son isolement, — la nature liquide, pâteuse ou solide de l’isolant n’ayant qu’une importance relative, — tandis que MM. Rochefort et
- (fi Electrical Revieiv, vol. 42, p. 7^2, juin 1898.
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- Wydts seront conduits à augmenter un peu la même quantité de fil et à la subdiviser, pour réduire la capacité; il ne leur en restera pas moins l’honneur d’avoir fait sortir la construction des bobines des principes surannés qui la guidaient.
- Il n’est pas démontré non plus que la diminution du nombre de tours au secondaire soit, pratiquement, un avantage, car on s<yt qu’il y a entre les forces électromotrices dans les 2 circuits, sensiblement le même rapport qu’entre les nombres de tours, de telle sorte qu’à un certain moment le primaire lui-même devient difficile à isoler.
- D’autres perfectionnements de détails ont été signalés ici (*),nous n’y reviendrons pas.
- I. — Interrupteurs
- Tant que les bobines ont servi à de rares expériences, les anciens interrupteurs, dérivés de ceux de Neef et de Foucault, ont suffi ; plus tard, vers 1880, l’interrupteur Deprez a permis d’atteindre une ass.ez grande rapidité. On connaît les inconvénients de tous ces instruments, leurs irrégularités et la délicatesse de leur réglage ; susceptibles d’un fonctionnement assez bon avec de faibles courants, ils ne permettent d’actionner les bobines au maximum que pendant un temps très court et grâce à une surveillance continuelle. La généralisation de l’emploi des bobines a mis bien vite en évidence ces défauts et ce fut alors, de toutes parts, une éclosion de nouveaux interrupteurs (2), dont beaucoup, d’ailleurs, tombèrent aussitôt dans l’oubli.
- Les interrupteurs à contacts solides, — interrupteurs à ressorts, Deprez et autres
- (') E. Thomson. VÉclairage Électrique, t. XIII, p. 83, octobre 1897. — Apps, t. XIII, p. 227, octobre 1897. — Ducretet, t. XIII, p; 531, octobre 1897, f. XIII, p. 351, octobre 1897, t, XV, p. 236, mai 1898.
- p (Interrupteurs Londe. L’Éclairage Électrique,t. X, p. 336. Sayers et Willyoung, t. XI, p. 426. Ducretet et Lejeune, t. XII. p. 371, t. XV, p. 237. Margot, t. XII, p. 129. Crémieu, t. XIV. p. 307 et 562. Hopmeister, t. XIV, p. 176, t. XVII, p. 43. VlLLART), t. XVII. p. 97. Guilloz, t. XVII, P- 540. Rochefort, t. XVII, p. 417.
- sont susceptibles d’une grande rapidité, mais ils présentent l’inconvénient de collages fréquents, dus à la soudure des aspérités des deux pièces de platine ; dans l’interrupteur d’Arsonval-Gailfe (*) cet inconvénient est évité en faisant tourner l’enclume de platine d’un mouvement continu ; cette disposition fait que les surfaces sont toujours unies et on peut obtenir une marche régulière même avec de-très fortes étincelles à l’interrupteur.
- C’est surtout sur les interrupteurs à mercure, susceptibles de supporter de très fortes intensités, que se sont portés les inventeurs. L’interrupteur Foucault, suffisant pour des expériences de courte durée, donne aü bout de très peu de temps des projections de liquide très gênantes et la pulvérisation du mercure, produite par le battement rapide de la tige de platine ainsi que par l’étinoelle de rupture, cause de nombreux ratés. Les principaux perfectionnements que l'on retrouve plus ou moins dans tous les interrupteurs nouveaux, ont consisté, d’une part, à augmenter le volume du godet, de façon à mettre plus de mercure et de liquide : alcool, eau, pétrole, etc. ; d’autre part, à donner à la tige de platine plongeant dans le mercure un mouvement rectiligne, d’amplitude constante, commandé par un moteur électrique dont la vitesse peut être réglée par un rhéostat. Ces interrupteurs peuvent marcher régulièrement jusqu’à 20 ou 30 interruptioivs par seconde ; au delà, l’inertie des pièces animées d’un mouvement alternatif devient un obstacle.
- Un appareil récent, construit par TAlIge-meine Gcscllschaft, mérite une mention spéciale : c’est une petite turbine à axe vertical, mue par un moteur électrique, qui puise le mercure dans une cuve en fonte et le projette sous forme d’un jet continu tournant dans un plan horizontal. Le jet rencontre en tournant 3 oreilles en fonte, isolées de la masse, qui sont reliées à une borne de l’in-
- (*) L’Éclairage Électrique, t. VII, p. 117. 18 avril 1896. Comptes rendus, t. CXXIII, p. 23, 6 juillet 1896.
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- T. XIX. — tf» 15.
- terrupteur, la masse étant reliée à l'autre borne, de telle sorte que 3 fois par tour le circuit est fermé. Cet interrupteur peut atteindre 100 à 150 interruptions par seconde avec une très grande régularité de marche. La pulvérisation et l’émulsion du .mercure, qui se produisent toujours, ne sont pas ici un obstacle, car la turbine aspire toujours le mercure homogène qui se trouve au fond de la cuve. •
- Une découverte récente du Dr Wehnelt (*) de Charlottenbourg semble devoir remplacer les interrupteurs actuels dans beaucoup de leurs applications, en permettant d’augmenter la puissance des bobines.
- Quaîtd dans un électrolyte on a deux électrodes, dont un de très petite surface, reliées à une source de force électromotrice assez élevée, l’électrode de petite surface devient incandescente et fait entendre un bruit sourd. Koch et Wullner (2) ont montré, au moyen du téléphone, que ce bruit provenait de variations rapides du courant. Le Dr Wehnelt a été plus loin et il a montré qu’il y avait interruption complète du courant, de telle sorte qu’en plaçant dans le circuit d’une bobine d’induction, une cuve électrolytique et en reliant le tout à un réseau d’éclairage à 110 volts,«il a pu obtenir un flux continu d’étincelles. La disposition de l’expérience est la suivante, figure 1 : l’électrode active, celle de petite surface, est formée d’un fil de platine fin soudé à l’extrémité d’un tube de verre rempli de mercure ; le mercure reçoit un fil de cuivre qui sert 11 établir la liaison avec le pôle positif de la source. Le primaire de la bobine est relié à l’électrode à grande surface — une simple lame de plomb — et à l’autre pôle de la source. , 1
- L’électrolyte est une solution d’acide sulfu-
- (‘) Eîtklrolechnische Zeitschrift, 26 janvier 1899. (*) Wiei. Ann., 1892, p. 473 et 739.
- rique à 20 ou 25° Baume; la potasse peut ctre substituée à l’acide sulfurique, mais elle semble donner dé moins bons résultats.
- Dès que le circuit est fermé on voit le fil de platine positif devenir incandescent, il prend une teinte rosée et des bulles se déga-
- gent à sa surface ; en même temps, si tout est bien réglé, un flux d’étincelles jaillit aux bornes du secondaire.
- Avec le fil négatif, l’incandescence est blanche, plus vive^ et le fil de platine ne tarde pas à fondre; le bruit est moindre et comme interruption le résultat est médiocre : là où le fil positif donne 25 à 30 cm d’étincelles, le fil négatif donne à peine 2 à 3 cm. Cette observation fait bien comprendre pourquoi avec un fourant alternatif on obtient toujours des décharges de même sens, mais une des phases du courant est inutile pour le phénomène, c'est de l'énergie dépensée en pure perle ; le seul avantage à réclamer pour cette disposition es* de permettre sans complication l’emploi du courant alternatif. .
- La fréquence des interruptions augmente avec le voltage de la source et diminue quand la .surface de l’électrode active augmente ; elle diminue aussi quand la self-induction du circuit ou sa résistance augmente.
- Toutes choses égales d’ailleurs, l’intensité moyenne, ou, plus exactement, l’intensité maximum du courant primaire est proportionnelle à la surface de l’électrode active :
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- Wehnelt a trouvé 0.41 ampère par millimètre carré.
- En observant au rhéographe Abraham la forme du courant primaire, figure 2, on voit d’abord qu’il y a très peu de temps perdu : le courant à peine rompu se rétablit aussitôt et, fait capital, il n'y a pas d'oscillations ; ceci élimine donc les phénomènes de résonance invoqués par MM. Dennis Çoales et Royal Dawson (l). La ligure 2 montre différents cas. Avec les bobines de moyennes dimensions, dont la self-induction est assez
- Fig. 2. — Courbes montrant la variation du coura
- la self-induction domine, le courant s’établit lentement; avec des étincelles blanches, <?, la réaction du secondaire se fait déjà sentir* l’établissement est plus rapide; enfin, avec des étincelles chaudes, /, la courbe est la même qu’avec une bobine de moindre self-induction. Cet effet de la self-induction est nettement visible dans la figure 2, g et h où une bobine moyenne reçoit dans son circuit une bobine de self-induction deux fois plus élevée et de résistance négligeable ; on voit l’inclinaison de la première partie de la courbe s’abaisser franchement.
- D’après' l’aspect des courbes, on peutdiviser le phénomène, en trois phases : i° établissement rapide du courant, l’anode étant encore froide, la résistance du circuit est très petite de telle sorte que l’intensité du courant monte rapidement; 20 la résistance croît, l’anode commence à chauffer, des bulles de gaz, provenant de l'électrolyse et de la dissociation (?) de l’eau, se dégageant à sa surface et donnent au courant oette allure hésitante que l’on remarque dans toutes les courbes; 30 le courant se rompt, la résistance augmentant
- (*) L’Éclairage Électrique, t. XVIII, p. 470, 25 mars 1899.
- faible, le courant s’établit très vite, puis croît plus lentement et tombe brusquement; si l’on ajoute une résistance dans le circuit, c, l’intensité maximum est toujours la même, pourvu que la résistance soit assez petite, mais le régime est atteint plus lentement, la fréquence diminue et le rendement aussi puisque l’étincelle reste la même tandis que l’énergie dépensée augmente pour chaque décharge.
- Suivant la nature des étincelles, la courbe du courant est aussi modifiée : sans étincelles, d,
- nt primaire lorsqu’on emploie l’interrupteur Wehnelt.
- très rapidement par suite de la formation d’une gainé de gaz chauds autour de l’anode. Cette rupture qui est le phénomène le plus intéressant pour les bobines, se produit évidemment d’autant plus vite que la force électromotrice de self-induction L ~ est plus petite, puisque celle-ci s’ajoute à ce moment à la force électro-motrice de la source pour retarder le moment où est I est nul. Cette explication, qui n’est qu’une première idée, permet de comprendre pourquoi la différence de potentiel aux bornes est supérieure au voltage de la source sans avoir recours aux phénomènes de résonance. Le rôle de la capacité de polarisation n’est probablement pas nul, mais il doit être assez négligeable parce qu’il ne faut pas oublier qu’un condensateur électrolytique n’agit comme tel que jusqu’à la force électromotrice de polarisation, 1,5 volt environ, et qu’ici le voltage peut être quelconque.
- Comme on le voit, le nouvel interrupteur présente des qualités précieuses, puisqu’il permet d’augmenter énormément la puissance d’une bobine donnée. Il est très élastique comme emploi puisqu’il peut commencer à fônetionner à 12 volts — nous avons même descendu à 10 volts — mais cela aux
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- dépens de la fréquence ; à ces très faibles voltages on obrient l’équivalent d’un interrupteur Deprez, mais avec plus de régularité. Avec des voltages plus élevés on atteint facilement des fréquences de i ooo ruptures par seconde ; le Dr Wehnelt a atteint i 700.
- Dans la plupart des cas les étincelles suivant exactement le même chemin forment de véritables arcs, même à la longueur maximum ; elles donnent à l’œil une impression de continuité que l’on n’obtient jamais avec les interrupteurs ordinaires où l’on voit habituellement plusieurs étincelles divergentes à la fois.
- Le rendement de cet interrupteur est-il meilleur que celui des autres, c’est douteux; il n’v a pour s’en convaincre qu’à observer
- réchauffement rapide de l’électrolyte. Des expériences calorimétriques très grossières nous ont montré qu’à 120 volts on dépense environ 80 p. 100 de l’énergie à échauffer l’électrolyte ; or, comme les 20 p. 100 restant doivent parer aux pertes propres de la bobine qui sont probablement les mêmes que dans tous les autres interrupteurs, on voit qu’il reste bien peu de chose pour l’effet utile.
- Un dernier point à signaler, c’est que n’ayant pas d'étincelle de rupture, il n’est pas nécessaire d’employer de condensateur pour l’affaiblir; au contraire, l’addition d’une capacité électrostatique a pour effet de diminuer la longueur des étincelles.
- (.A suivre.)
- H. Armâcnat.
- MACHINES DYNAMO-ÉLECTRIQUES
- TRANSFORMATEURS
- Nous avons décrit dans notre dernier article sur les transformateurs (*) les appareils de M. A.-F. Berry. Ces appareils appartiennent au type peu commun du transformateur en anneau cuirassé et sont caractérisés par une grande surface de refroidissement du fer, lequel est disposé en paquets de tôles de forme rectangulaire entourant complètement les enroulements primaire et secondaire.
- Dans un nouveau brevet, M. A.-F. Bf.rry (2) donne quelques détails de construction de ce type spécial. Les tôles en forme d’L constituant deux des côtés des tôles rectangulaires formant chacun des paquets de tôles 1 et T (fïg. 1 et 2), sont d’abord disposées contre un boulon ou un mandrin A (fig. 3 et 4), dans lequel sont enfilés les anneaux c dont l’un porte des rainures B radiales servant de logement aux petits côtés des L. Des cercles
- (*) Voir « Machines dynamo-électriques : transformateurs » L’Éclairage Électrique, t. XVI, p. 230, 6 août 1898.
- (2) Brevet anglais, n» 9457, 7 figures. Déposé le 1; avril 1897, accordé le 13 mai 1898.
- D permettent de serrer les tôles fortement contre le mandrin.
- Lorsque tous les demi-paquets sont en place on procède à l’enroulement des circuits secondaire et primaire. A cet effet on dispose d’abord sur les petits côtés des L un disque annulaire 5 en matière isolante, un carton imprégné d’osokérite par exemple, puis une ou plusieurs couches de ruban isolant 6. La moitié du secondaire L est alors bobinée, puis le primaire séparé du précédent par deux fortes couches isolantes et enfin la seconde moitié du secondaire.-
- Le bobinage terminé, le mandrin A et les anneaux sont enlevés, les secondes moitiés des paquets de tôles mises en place, puis le tout est disposé sur des cales en bois 8 à rainures, et un cerclage de fil fin 9 est enroulé sur l’ensemble ; enfin des anneaux 11 formant ressort sont placés dans le trou occupé primitivement par le mandrin et un boulon 15 permet de serrer l’ensemble entre les deux plateaux 13 et 14* en môme temps qu’il sert pour soulever l’appareil.
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- La façon dont peuvent être disposés entre assez considérable, M. A.-F. Berry propose eux les paquets de tôles peut être variée à encore de disposer dans les espaces vides j 2 volonté, la figure 5 indique une autre dispo- \
- sition employant trois sortes distinctes de paquets de tôles.
- Rien que la surface totale de refroidissement dans ce type de transformateur soit
- Fig. 5. — Disposition des paquets de tôles en trois séries de transformateurs Berry.
- haut et en bas dans deux chambres 130 et 141, lesquelles sont réunies extérieurement
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- par une conduite 22 ou par une autre chambre annulaire 22* . Un courant d’eau ou d’huile circule de la chambre supérieure à la
- — Dispositif de refroidissement des
- îsformateur
- chambre inférieure et refroidit les tubes en cuivre qui absorbent la chaleur rayonnée par le fer et les enroulements primaire et secondaire.
- La figure 7 représente un dispositif un peu
- sement
- différent dans lequel les tôles 21 débouchent à la partie supérieure dans une conduite circulaire i3c et à la partie inférieure dans un réservoir 24 la conduite supérieure et ce réservoir étant réunis extérieurement par un serpentin.
- M. C. Boritschewsky (1), de Saint-Péters-
- P) Brevet anglais, n° 25941, 9 figures. Déposé le 8 novembre 1897, délivré le 50 juillet 1898.
- bourg, critique les transformateurs a joints magnétiques dressés qui, d’après lui, donneraient lieu a une perte d’énergie par courants de Foucault suffisante pour affecter le rendement de ces appareils. Le dispositif à joints croisés de la Westinghouse ne trouve pas non plus grâce devant lui comme étant trop compliqué, aussi cet inventeur propose de revenir tout bonnement aux transformateurs sans joints magnétiques comme le vieux type à anneau de Zipersnowsky. Les tôles des transformateurs Boritschewsky-(fig. 8) sont donc
- Fig. 8 et 9. — Coupes d’un transformateur Boritschewsky à circuit magnétique sans joints.
- découpées d’une seule pièce et assemblées et pressées de la façon ordinaire pour former la carcasse magnétique de section droite à peu près circulaire. * Les carcasse des bobines constituées en deux parties sont ensuite placées sur les noyaux, les'deux parties étant réunies ensemble par un dispositif quelconque. Ces carcasses sont de forme circulaire et doivent pouvoir tourner librement autour des noyaux. Le bobinage se fait évidemment après mise en place des carcasses en faisant tourner celles-ci sur leur noyau à l’aide d’une poulie 6 (fig. 10) attaquant par une courroie c l’une des joues de la 'carcasse de chaque bobine, ces joues roulant en outre sur des petits galets a. *
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- Une telle manière de bobiner ne va naturellement pas sans détériorer un peu la carcasse, aussi ce dispositif ne présente-t-il
- •>. — Dispositif pc
- le bobinage de
- Boritschewsky.
- qu’un intérêt bien minime même si l’influence des joints avait l’action tant soit peu néfaste que leur suppose l’inventeur.
- Comme le précédent, MM. J.-J. Bellmann et C.-T. Rittenhouse (') conseillent d’employer des circuits magnétiques sans joints et par suite de bobiner les enroulements sur les noyaux par. rotation de la carcasse de la bobine. Les transformateurs du type cuirasse de ces inventeurs présentent en outre une particularité qui en complique certainement la construction ; les tôles, comme le montre la figure 11, n’ont en effet pas toutes la même forme et sont découpées de façon à laisser à peu près l’espace nécessaire pour l’emplacement des bobines primaires et secondaires, lesquelles sont sectionnées et superposées comme le montre la figure 12.
- Des .galets R facilitent encore la rotation des carcasses des bobines pour le bobinage des enroulements. Les carcasses peuvent être métalliques avec raccord par une baguette isolante pour empêcher la carcasse de constituer un circuit fermé lui-mcmc.
- (h Brevet anglais, nA 12699, 6 figi 1898, délivré le 30 juillet 1898.
- Déposé le 7 juin
- Halske de Berlin (’), pour réduire l’cncrgie dépensée dans un transformateur pendant son fonctionnement k vide ou a faible charge. Ce dispositif consiste, comme on se le rappelle, à partager les enroulements primaires et secondaires en deux ou plusieures parties chacun qu’on branche en série ou en quantité suivant que l’appareil fonctionne à vide ou en charge. La marche avec le groupement des deux parties de chaque enroulement en série correspondant à une induction deux fois moins grande, on voit qu’on perd seulement dans le fer un peu plus du quart de l’énergie dissipée pendant la marche en pleine charge. Il va sans dire que le passage d’un groupement à l’autre peut s’effectuer automatiquement par l’action du courant secondaire lui-même lorsqu’il dépasse une certaine valeur.
- (1) Voir la Lumière Électrique « Transformateur à perte magnétique réduite de Siemens », t. XLVU. p. 427, 1893 ; et les brevets anglais n° 19821 ae 1892 et 14333 de 1893.
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- Ce procédé est évidemment applicable aux transformateurs à courants polyphasés aussi bien qu’aux transformateurs monophasés.
- Fig. 13. — Coupe d’un transformateur cuirassé Bellmann et
- Toutefois 011 peut, dans le cas d’un transformateur polyphasé, obtenir une réduction des pertes à vide par un dispositif un peu moins compliqué et consistant simplement à grouper les enroulements primaire et secondaire en étoile pour la marche à vide ou en faible charge et en polygone pour le fonctionnement en pleine charge. C’est ce que revendiquent MM. Siemens et Halske (h dans un nouveau brevet.
- La figure 14 représente schématiquement ce dispositif appliqué au cas d’un transformateur à courants triphasés. Le transformateur est branché à la façon ordinaire sur le réseau d’alimentation abc, et d’utilisation ARC, comme pour un montage étoilé, mais les extrémités libres des enroulements primaires alel, a.2es, aîel et secondaires A, Et, Aa E2, A3 E3 au lieu d’être réunies entre elles aboutissent à un commutateur U, comprenant plusieurs séries de plots. Ce commutateur est formé d'une pièce en matière isolante G en forme de fer à cheval sur laquelle sont articulés six leviers, trois sur chaque branche. Cette pièce en U porte à sa partie inférieure un noyau de fer doux suspendu au-dessus d’un solcnoïde traversé par le courant d’utilisation; un ressort F équilibre le poids de l'ensemble.
- 0 Brevet anglais, nn 13895, 2 figures. Déposé îe 22 juin 1898, délivré le 3 septembre 1898.
- Les conducteurs àbc étant connectés aussi aux plots ax, a2, a„ on voit que si le débit augmente suffisamment le noyau de fer doux
- Fig. 14. — Schéma du dispositif Siemens et Halske pour diminuer les pertes à vide ou en faible charge dans les transformateurs à courants alternatifs triphasés.
- s’enfonce dans le solénoïde et fait manœuvrer le commutateur; démontage en étoile on passe ainsi au montage en triangle l’induction augmentant en meme temps dans le rapport de ^3 à 1. Dans la marche en étoile à vide ou à faible charge, les pertes dans, le fer sont donc seulement un peu plus du tiers de celles correspondant au fonctionnement en triangle.
- L’application de ce dispositif peut évidemment être combinée avec celle du sectionnement des enroulements primaires et secondaires en deux parties. Dans ce cas les pertes d’énergie dans le fer peuvent être réduites à
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- une fraction un peu supérieure à chacun des rapports1 , —, -i- decellescorrespondant au montage adopté pour la marche en pleine charge. Des commutateurs ad hoc permettraient dans ce cas de passer par ces diverses combinaisons suivant la valeur du débit.
- Les transformateurs de M. W.-E. Bur-nand (*) sont de construction aussi simple que symétrique. Le noyau magnétique formé de tôles i (fig. 15) a en effet une forme
- teurs asynchrones sont bien connus, emploie pour le redressement d’un courant alternatif deux vibrateurs qui interrompent chacun le circuit lorsque le courant a un sens déterminé.
- Pour appliquer son procédé de redressement à la charge d’une batterie à accumulateurs, l’inventeur partage la batterie en deux
- Transforr
- rectangulaire, carrée de préférence, et les bobines primaires et secondaires sont disposées sur les quatre côtés de ce rectangle. Ces bobines 1», «q, jvz seront de* préférence
- coniques de façon à utiliser toute la place disponible ; les éléments primaires et secondaires sont entrelacés, îv ivi étant par exemple les# bobines primaires et n\ les bobines secondaires.
- L’ensemble’ est disposé dans une caisse munie de supports qui soutiennent le noyau magnétique à ses quatre coins et empêchent ainsi les tôles de bâiller.
- M. Behrend (2) dont les travaux sur les mo-
- (*) Brevet anglais n° 21 410, 1 figure. Déposé le 18 septembre 1897, délivré le 10 septembre 1898.
- (2) Brevet anglais n° 14085, 1 figure. Dépose le 9 juin 1897, délivré le 14 mai 1898.
- groupes égaux A et B en réunissant directement le milieu de la batterie à l’une des bornes d’un alternateur de tension convenable. Les deux autres extrémités des deux tronçons de la batterie sont connectées toutes deux à la seconde borne de l’alternateur à travers deux vibrateurs formés chacun d’un électro-aimant F, F„ à noyau polarisé attirant une armature e ou ei retenue par un ressort g ou gt et munie d’un contact mobile d ou cij, que le ressort tend à appuyer sur le contact fixe c ou c,.
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- Les électro-aimants sont disposés en dérivation aux bornes de l’alternateur comme •le montre la figure xô et sont enroulés en sens contraire.
- Lorsque le courant a un certain sens c’est-à-dire pendant une demi-période, la palette e, seule est attirée par l’électro-aimant F, dont la polarité est renforcée, tandis que la palette e reste maintenue par le ressort, la polarité du novau de l’électro F étant détruite. Le courant circulera donc uniquement dans le circuit indiqué par les flèches en trait ponctué, c’est-à-dire dans le tronçon A.
- A la demi-période suivante la palette e sera attirée par l’électro F tandis que la palette e,
- ÉLECTRIQUE
- sera relâchée par l’électro F,, le courant cn> culera donc dans le tronçon B dans le sens des flèches en trait plein et par suite dans Je même sens que celui qui traversait le tronçon A précédemment.
- Bien qu’on puisse régler la tension des ressorts de façon à ce que les palettes cessent d’être attirées par les électro-aimants lorsque la tension est un peu supérieure à celle, du reste variable avec le degré de charge, de chaque tronçon, ce dispositif quoique ingénieux a besoin d’être sanctionne par la pratique avant qu’on soit bien convaincu de son bon fonctionnement.
- C.-F. Guilbert.
- LA TÉLÉGRAPHIE SANS LIGNE CONTINUE PAR INDUCTION ÉLECTROMAGNÉTIQUE fl)
- II. — Résumé des exrériexcesde M. Preece (l)
- 8. — Induction entre circuits métalliquesfermés.— Deux câbles disposés sur le sol, formant un carré d’environ 400 mètres de côté ont permis de correspondre téléphoniquement lorsqu’ils étaient séparés par une distance de 600
- partie de l'article de M. Voisenat ont déjà été décrites dans L'Éclairage Électrique du 2 Lévrier 1895 (t. II, p. 227) d'après une communication de Prcccc, an congrès de 1894 de l'Association britannique pour l’avancement des sciences.
- Rappelons aussi que daus un numéro antérieur (t. I, p. 462, 17 novembre 1894), ont été décrites les expériences faites par M. Rathenau, sur les rives du lac Wann, près Reriûi, expériences dans lesquelles Ja transmission des signaux se faisait par conduction à travers l’eau du lac.
- Enfin a été également publiée dans ce journal it. IV, p. 315, 17 Etbût 1895) une revendication de priorité en faveur de M. Thowbridge pour 1 utilisation de la conduction par la
- observer que d'après l’historique de la question, faite par M. Voisenat dans sa communication à la séance de la Société Internationale des électriciens, du 12 janvier 1898 lÉcl. Êlect., t, XIV, p. 166, 22 janvier 1898), les premiers essais faits en vue de cette utilisation ont été faits par l’écossais Lynseÿ en 1837 soit 43 ans-avant ceux de M. Trow-bridg«- (N.d.l. R.}
- mètres. Des perturbations (2) ont été perçues avec un écartement de 1 000 mctrcs. Ces cadres étant disposés entre deux lignes télégraphiques parallèles distantes d’un à deux kilomètres, on a pu percevoir dans l’un d’eux des traces de perturbations effectuées dans l’autre, en les éloignant à plus de 16 km (8)1 Ces expériences datent de 1885,
- Elles ont été poursuivie^ en 1880 sur une plus grande échelle. Les circuits inducteurs et induits étaient constitués par dés lignes télégraphiques situées de part et d’autre de la Severn, formant deux boucles assez étendues (fig. 3), présentant de chaque côté du Lleuve, deux parties sensiblement parallèles à une distance moyenne de 7,200 km. On put ainsi correspondre, d’un circuit à l’autre, au moyen d’un courant primaire de 0,5 ampère interrompu par un vibrateur rapide ; la récep-
- (*) Voir L’Éclairage Électrique du 8 avril, p. 23.
- (2) Ces perturbations provenaient sans doute d’un courant de pile dont l'intensité n’est pas indiquée.
- (®) Il s’agit ici, probablement, d’un phénomène d’induction tertiaire dont les deux longues lignes parallèles for-
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- 1§ Avril 18&9.
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- * 53
- tion s’efîectuait au téléphone. Daris ces curi-ditions, on atteignait h peu près la limite extrême de fonctionnement.
- g. — Induction entre circuits mis à la terre aux deux extrémités. — La qualité de la récep-tionfut reconnue exactement la même que dans l’expérience précédente, lorsqu’on utilisait
- seulement les fils sur leur parcours parallèle, en les mettant à la térfe aux deux extrémités. Ce procédé paraissant plus simple que la constitution de boucles à circuit métallique fermé fut employé exclusivement, par la suite.
- D’expériences nombreuses, faites dans des régions différentes et dans des circonstances variées, M. Preece déduisit la formule sui-
- fournissant la portée * qu’on peut franchir en employant deux conducteurs parallèles de longueur /, un courant primaire d’intensité c,, avec un circuit secondaire de résistance 1\. Il indiqua, en outre, qu’il convenait d’employer le cuivre comme conducteur, de fermer et d’ouvrir très brusquement le circuit et d’en éliminer toutes caüses de retard telles que la capacité et la self-induction.
- 10. — Rôle de la terre et de l'eau comme écrans. — Les premières expériences faites en vue de déterminer l’influence d’une couche d’eau ou de sol sur la transmission par induction, portèrent à croire que cette influence était négligeable.
- Ainsi, a)7aht disposé, au bord de la mer, au voisinage d’un circuit fermé, porté sur de^ poteaux, une couronne de fil. isolé à la gutta-percha que la marée pouvait couvrir ou quitter, on ne constata aucurie différence entre l’intensité, lorsque la couronne posée sur la plage était découverte ou submergée.
- On put. de même, en 1887, communiquer entre le sol et les galeries d’un charbonnage d’une profondeur de 115 111 au moyen de couronnes de fil.
- Plus tard, dans le port de Douvres, on parvint h établir une conversation par induction à travers 12 m d’eau, mais, dans des essais faits par une profondeur de 130 m, on ne put recevoir aucun signal.
- 11. — Expérience entre Flal-Holm et La-vernock. — Etablissement d'une communica-^ tion permanente. — Les essais qui ont fourni les résultats les p?bs satisfaisants ont été effectués en 1892, au voisinage de Cardiff, entre la pointe de Lavernock et l’île de Flat-Holm, aune distance d’environ 5,300 km. M. Preece ne donne aucun clétaii sur cette installation qui semble, d’ailleurs, avoir été fréquemment modifiée. Au début, la ligne Lavernock avait une longueur d’environ 1 200 m ; le conducteur était en cuivre de forte section ; la ligne de Flat-Holm était formée par un câble de 600 m, isolé à la gutta-perc-ha et comprenant le téléphone récepteur. On utilisait pour la transmission un alternateur Pick et Harris, actionné par un moteur de 2 chevaux ; on obtenait ainsi 15 ampères avec 192 alternances par seconde ; le courant était établi ou interrompu par une clef Morse ; dans ces conditions, il était facile de percevoir les signaux au téléphone.
- Cette installation a été rendue définitive ; il est probable que le câble de Flat-Holm a
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- été remplacé par un fil aérien, car M. Preece dit textuellement : La résistance des circuits a été réduite dans la mesure du possible, la capacité n’est pas mesurable et la self-induction est éliminée (’). L’alternateur a été remplacé par une batterie d’éléments secs; on a perfectionné le mode d’interruption du courant de manière à le rendre aussi brusque que possible, enfin on a porté la fréquence à 400, valeur qui a paru présenter le maximum de commodité pour la réception ; dans ces conditions, les signauxacoustiques seraientsjp/tw* dides et la vitesse de transmission ne dépendrait que de l’habileté des opérateurs.
- 12. — Utilisation pour remplacer un câble rompu. — On eut l’occasion de faire une nouvelle application du procédé en mars 1895. Le câble reliant l’île de Mull à l’Ecosse s’étant rompu sans qu’il fut possible de le réparer immédiatement, on a constitué une communication par induction, en utilisant, d’une part, un fil aérien existant d’environ 20 km de longueur, d’autre part, un câble ^ous gutta-percha, étendu à la surface du sol, d’une longueur de 2,5 km; la distance franchie était de 3 km ; le système fonctionna régulièrement pendant 15 jours, c’est-à-dire jusqu’à la réparation du câble.
- 13. — Tentative de communication entre VAngleterre et l'Irlande. — Ayant constitué, en Angleterre, entre Carlisle et Haver-West (environ 225 km) un premier circuit, et en Irlande, entre Belfast et Wexford, un second circuit de meme longueur, à peu près parallèle au premier et,à une distance moyenne de 230 km, on essaya de correspondre de l’un à l’autre. Toutes les communications télégraphiques et téléphoniques du pays avaient été
- C) Dans ccs conditions, la capacité est, en effet, très faible, ainsi que la self-induction, mais cette dernière n’est pas négligeable par rapport à la résistance olimique pour les applications dont il s’agit. Ainsi, si on admet que )e fil a 1 centimètre de diamètre, sa self-induction kilométrique est d’environ o h,004, qui, avec la fréquence 2500 (400 alternants) donne pL — ro’ohms, la résistance n’étant que 0,11.
- interrompues entre minuit et 2 heures du matin. Il fut impossible de percevoir aucun signal convenu; on distinguait nettement le murmure produit par deux ou trois canalisa--tions à courants alternatifs, mais en outre un bruit étrange, dominant le tout et ne ressemblant à aucun phénomène connu. M. Preece attribua ce résultat à des phénomènes ayant leur siège en dehors du globe terrestre ; il ne renouvela pas l’cxpérienco, bien qu’il eût caressé l’idée de tenter, en cas de succès, de faire un essai du môme genre entre l’Europe' et l’Amérique.
- 14. — Rôle de la terre d’apres M. Preece.— La terre interviendrait dans ces expériences, d’après M. Preece, exclusivement par sa conduction ; le sol lui-même étant très peu conducteur n’agirait efficacement que grâce à l’humidité qu’il contient. Si la masse était homogène et terminée par un plan horizontal, les lignes de flux seraient les génératrices des surfaces de révolution joignant les deux plaques de terre, dont les figures 4 et 5
- Jj
- Fig. 4.
- représentent les projections horizontale et verticale. Avec des plaques de terre écartées de 12000111* on a découvert des traces de ces courants de retour à 800 m à l’arrière de chacune d’elles, non seulement suivant la ligne joignant ces plaques, mais encore dans une direction rectangulaire.
- L’ensemble de ces lignes peut être remplacé par un conducteur fictif R, ayant une forme et une direction bien déterminées ; si les éléments du sol sont secs et très différents, cette résultante doit être très sinueuse ; elle doit être régulière et située dans le plan
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- vertical reliant les plaques si la masse de retour est homogène. M. Preece indique, à ce sujet, la position de la résultante trouvée
- FiS- 5-
- dans diverses expériences, avec des terrains très différents :
- A Frodsham. sa profondeur aurait été d’environ ioo m avec un circuit primaire de même longueur. A Conway, de 120 m avec un circuit primaire de 440 ni. A Lochness, et entre Arrand et Kintyre, avec des lignes de 3 à 6 km, elle aurair atteint environ 300m; elle croîtrait donc avec l’écartement des électrodes. M. Prcece n’indique pas quelle méthode il a employée pour effectuer cette détermination.
- 15. — Forme de circuit préconisée par M. Preece. — Résumant ses expériences, l’auteur constate qu’on peut utiliser trois dispositions de circuit pour la télégraphie par induction :
- i° fils simples parallèles mis à la terre aux deux' extrémités,
- 2* bobines d’un ou plusieurs tours dont les spires sont situées dans des plans parallèles,
- 3° bobines d’un ou plusieurs tours situées aux deux stations dans un même plan.
- Les meilleurs résultats sont fournis par le premier dispositif, surtout si la conformation du sol permet d’élever les fils à une grande hauteur au-dessus des plaques de terre.
- III. — Recherches de M. Evershed..
- 16. — Forme des circuits inducteurs. — En raison de l’incertitude existant sur la position de la résultante de retour par le sol et aussi de certains avantages qu’il attribue au
- 55
- circuit entièrement métallique, M. Evershed ne considère, dans ses applications numériques, que des circuits fermés situés dans un même plan horizontal ; il suppose qu’ils sont identiques et de forme carrée. Désignant par A leur surface, par D la distance des centres de figure, il prend, pour calculer le coefficient d’induction mutuelle B, la relation
- Soient
- s la longueur d'un côté des circuits, a la section du fil,
- V le volume du fil d'une station,
- N le nombre de tours qu'il forme, p sa résistance spécifique,
- R sa résistance totafe,
- \V' la puissance dépensée dans le circuit pri-
- i l’intensité correspondante ( amplitude maximum),
- W" la puissance électriquemise en jeu dans le secondaire,
- E" la force électromotrice correspondante [amplitude maximum),
- M la puissance mécanique actionnant le récepteur.
- L’énergie dépensée dans le primaire représente celle qui est utilisée à échauffer le conducteur et celle qui est rayonnée dans l’espace. Bien que ce soit, en réalité une partie de cette dernière qui actionne le récepteur et par suite ia seule utilisée, l’auteur admet qu’aux basses fréquences qui, d’après lui, conviennent pour cette application, la quantité d’énergie dissipée par rayonnement est négligeable par rapport à z2R; le problème du transmetteur se réduit donc à une question courante d’électricité industrielle : réaliser, avec les ressources dont on dispose et à la fréquence convenable p un produit r R maximum. On obtiendra ainsi, dans le circuit secondaire, une certaine énergie électrique qu’il s’agit d’utiliser au mieux, pour produire un travail mécanique.
- Considérant alors le récepteur comme une machine, il en déduit que la force électromotrice inverse qu’elle doit développer est
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- t. xix. — rr°i5.
- là moitié de la force électromotrice mise en jeu dans le circuit et que, par suite, la valeur maximum du travail mécanique qu’on pèüt recueillir est (*}
- Or,
- On a d’ailleurs
- ü3
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- •2 — W'V 1 ~ i6s2N2o tv-o _ jrVN*W'V L ' “ 1 i6pDs
- Et enfin,
- i p5slW\’- _ w f pAV V M - 4 i6*D#f* “ 4 \ t6D8? J '
- Telle serait, d’après M. Evershed, l’expression de i’énergie mécanique disponible si la machine réceptrice fournissait son rendement maximum, dans des conditions théoriques irréalisables (résistance nulle) et si le flüx magnétique induit n’éproüvait aucune absorption ou déviation à travers l’espace. On voit que cette formule est indépendante du nombre de tours des circuits, et que l’aire enveloppée À, le volume total du fil V et sa résistance spécifique 4o interviennent seuls, avec le cube de la distance.
- sons provenant d’une vibration extrêmement faible, mais il critique le rendement Mécanique de cet appareil, comme machiné réceptrice. Il estime T qu’il conviendrait de lui donner une résistance égale à celle du circuit récepteur ; 2° que puisque la perception de l’articulation n’est pas nécessaire, il faudrait modifier le diaphragme pour accroître sa mobilité ; 3U qu’il conviendrait, pour éviter l’absorption par le milieu intermédiaire, de recourir aux basses fréquences. Il reconnaît, d’ailleurs, que pour la réception auditive, il ne faut pas s’écarter de certaines limites et qu’un son inférieur à ioo périodes par seconde ne serait pas facilement perceptible ; il estime, cependant, qu’on ne peut réaliser une bonne machine réceptrice qu’à une fréquence plus basse et qu’il faut, en conséquence, renoncer à lire au son. Sans indiquer comment devrait être construit le re'cepteur satisfaisant à ces conditions, l’auteur décrit néanmoins une sorte de relais pour courants oscillatoires qu’il a imaginé en 1892 et qui, d’après lui, contiendrait peut-être le principe d’un bon récepteur pour la télégraphie par induction.
- 18. — Principe du relais pour courants oscillatoires y). — Un fil conducteur fin abcd
- 17. — Inconvénients du téléphone comme récepteur. — M. Évershed attribue les bons résultats fournis par le téléphone, dans les expériences de cette nature, à la merveilleuse délicatesse de l’oreille qui peut percevoir des
- (fig. 6) est fixé en a d, dans un bloc isolant ; il forme une boucle rectangulaire qui embrasse le pôle N d’un aimant trois fois recourbé, de telle sorte que la partie bc se trouve dans l'entrefer, très étroit, séparant les deux pôles ;
- (l) En remplaçant partout les fonctions circulaires par les amplitudes maxiina.
- C) Voir L’Éclairage Électrique, t. IV, p. 600, 28 ?ep-tembre 189;.
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- ce fl est élastique et peut obéir à l’action du cliamp, comme s’il était mobile autour de a d, comme charnière. Considéré d’autre part, indépendamment de' l’aimant, si on l’écarte un peu de son plan, il y revient en effectuant une série d’oscillations dofit la fréquence dépend des éléments de sa construction. Si ce fil est parcouru par un courant périodique ayant exactement cette fréquence de vibra* tion, il recevra, de ce tait, une série d’impulsions concordantes qui augmenteront peu à peu son inflexion, jusqu’à ce que leur action soit équilibrée par la réaction élastique. Cet appareil devient un ampèremètre pour courants alternatifs de cette fréquence. Cependant. sous cette forme, il serait peu susceptible de rendre des services, car le son qu’il produit est très faible. Si on le munit d’une vis de contact en présence d’un butoir fixe, on le transforme en relais pouvant être utilisé à fermer le circuit local d’un parleur ou d’un appareil enregistreur. Au lieu de recourir à un butoir fixe, il vaut mieux placer dans le champ un second cadre semblable, pourvu d’une vis de contact, mtiis avec les connexions disposées en sens inverse, de telle sorte que, sous l’action d’un courant oscillatoire, les deux cadres se rapprochent et amènent les butoirs au contact. Pour cela, il est indispensable que les deux cadres aient rigoureusement la même période oscillatoire ; c’est une question de construction ; lorsque ce réglage est atteint, îe système présente un grafid avantage ; on peut l’exposer à des chocs ou à des trépidations sans amener Jes butoirs en prise, l’ensemble des deux cadres oscille, quelquefois avec’une grande amplitude, mais les deux fis restent parallèles et à la même distance ; pour les amener au contact, il faut faire intervenir une énergie étrangère, agissant sur eux en sens opposés ; celle du courant, par exemple ; cette indifférence aux effets extérieurs rend cet appareil précieux à bord des bateaux-phares.
- Un instrument de ce genre a été réalisé pour servir d’appel à la station de Laver-nock. Il se compose de deux rectangles
- jumeaux de 4 cm de longueur, 2 cm de largeur en fil de platine iridié de 0,06 mm de diamètre; la fréquence de vibration de cet appareil est de 16 périodes : un déplacement de o,t mm suffit pour donner' un fonctionnement régulier.
- La sensibilité de ce relais est à peu près égale à celle d’un téléphone, c’est-à-dire qu’intercalé dans le même circuit, il donne un signal correct quand le téléphone permet d’entendre, mais- la résistance -du premier appareillant très inférieure à celle du second, l’énergie qu’il utilise est bien moindre.
- Jusqu’ici, ce relais semble ne servir que pour l’appel : voici comment on opère : Le courant primaire est produit par un petit alternateur pourvu d’un volant très lourd et manœuvré à la main. On commence par mettre l’appareil en mouvement et on continue à l’entraîner jusqu’à ce qu’on soit certain d’avoir dépassé la vitesse qui donne 16 alternances par seconde, pour laquelle le récepteur est réglé. On relie alors l’alternateur au circuit primaire et en abandonne la manivelle ; la vitesse décroît progressivement et passe, à un moment donné, par celle qui correspond au régime du relais ; la grande inertie du volant fait qu’elle s’y maintient pendant un temps suffisant pour permettre aux'cadres jumeaux d’arriver au contact dans l’appareil récepteur.
- IV. — Remarques relatives aux mémoires de MM. Preece, Evershed f.t Lodge
- 19.—Caractéristique du travail de M .Lodge. — La partie essentielle du travail de M. Lodge réside, moins dans les expériences qu’il a effectuées et dans les dispositifs qu’il a imaginés que dans la méthode qu’il a indiquée pour tirer un meilleur parti d’un matériel donné. Une lacune considérable existe, en effet, dans là théorie de M. Evershed et paraît aussi exister dans les idées qui ont dirigé les autres essais précédemment décrits : on a considéré la self-induction des circuits comme n’existant pas. Or, avec 16 alternances par
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- seconde, nombre proposé par M. Evershed, la self-induction n’est négligeable que si le conducteur est de grande résistance, sinon, elle entre, pourune valeur appréciable, dans
- Q
- Hg. 7-
- l’impédance totale. Avec 400 alternances et les conducteurs de forte section préconisés par M. Preece, elle devient l’élément- principal et la résistance ohmique est négligeable, ou peu s’en faut. Toute formule où n’entre pas la self-induction doit donc conduire à des résultats erronés si on l’applique h des fils peu résistants et avec une haute fréquence. C’est ce qu’a montré M. Lodge ; mais
- ,.2__>_____________________[(R, 4- RJ^-KL
- Les résistances sont toujours positives ; supposons en outre qu’il en soit de même des self-inductions L, et Ls, mais que l puisse être négative, la valeur de k sera plus grande que l’unité si
- (R\ + (R% + L*xm*) + 2r [R.R* (R, + R,)
- + (L2jR3 + L2SR,) >«2] + 21 [L, (R*, + LS»»*) +
- L.i(Rai + LV«*)]m2<o.
- Cette inégalité sera d’autant plus facile à satisfaire que la résistance r sera plus petite; supposons quelle soit nulle, on en déduit pour la valeur de / rendant le rapport k minimum :
- t _ fR^+LSmStR.+ I.Sm*)________
- [L, (RS + LSm*) -1 U (R2, -f Latm8]w2 '
- il a indiqué, en outre, comment par certains artifices d’installation on pouvait annihiler la majeure partie de son influence fâcheuse. Il n’est pas nécessaire de baser ce procédé sur la syntonie des bouteilles de Levde, comme semble .vouloir le faire cet auteur. Voici comment on peut envisager la question (').
- Considérons un circuit PMQN (fig. 7), contenant une force électromotrice constante E, dont les branches MPN et MQN ont respectivement des résistancés R, et R, ; relions MN par une dérivation de résistance r. Si on compare les intensités traversant MQN, dans le premier cas et dans le second, on trouve qu’elles sont dans le rapport
- (R.+ »)>•
- ~ (R, + R2,i r + RjRâ
- rapport toujours plus petit que l’unité.
- Si on a affaire à une force électromotrice périodique,
- E=E0 sin m (f —
- on est conduit a une expression analogue, mais dans laquelle il faut remplacer r, R, et Rj par des fonctions de la résistance, de la self-induction et de la fréquence. Si L1? Lt et l sont les self-inductions des différentes branches, on déduit k de la formule suivante :
- + La)»«w»](r»+/*OT»)_____________________
- ? + [R, (Lt -H) + R4 (L* + l) + r (L, + Lj)p m2 *
- La capacité équivalente à cette self-induction négative est Q = — î Ri la dérivation MN est constituée par un condensateur ayant cette capacité, le courant dans MQN sera renforcé. On voit que / dépend non seulement des éléments du circuit, mais aussi de la fréquence considérée.
- Supposons que la branche MPN représente un alternateur et MQN le circuit inducteur de la station télégraphique de départ. Le champ produit, par ce circuit, sera maximum avec l’intensité qui le traverse ; par suite, pour le réaliser, il faudra donner au conden-
- (*) Voir Vaschy.— Traité d'Électricitè et de Magnétisme, t. II. p. 116.
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- sateur, mis en dérivation entre AI et N, la capacité correspondant à la fréquence utilisée.
- Considérons maintenant la branche MPN comme formant le circuit extérieur de la station télégraphique d'arrivée ; il est le siège d’une force électromotrice induite de meme .période que celle utilisée pour la transmis-,sion ; si MQN est l’appareil récepteur, l’intensité qui le traversera sera maximum si la dérivation satisfait à la relation donnée plus haut.
- Donc, si les circuits inducteur et induit ont réellement une self-induction positive, l’emploi de condensateurs appropries augmentera l’intensité au départ et son utilisation a l’arrivée et, par suite, la portée qu’on pourra atteindre avec un générateur et un récepteur donnés sera accrue. Tel est le principe de la méthode de M. Lodge. L’exposé que nous venons d’en faire est un peu plus général que celui qu’il a donné lui-même ; si l’élément prédominant des circuits inducteurs était la capacité — ce qui arriverait si leur développement était considérable — on serait conduit à employer, pour la dérivation, un conducteur contenant de la self-induction, mais, dans ce cas encore, la résistance de cette branche devrait être aussi faible que possible. On verra plus loin que M. Lodge a supposé, dans ses calculs, que la résistance et la sclf-induc-tion du générateur et du récepteur étaient négligeables ; ces conditions sont irréalisables et si l’on cherchait à,s’en approcher, sans précautions spéciales, on se placerait dans une mauvaise situation, pour le rendement. Si l’on suppose les meilleures conditions remplies, la présence d’un condensateur peut augmenter l’intensité utile dans un rapport notable, au départ et à l’arrivée; l’effet résultant provenant du produit de ces deux facteurs, on conçoit que le résultat définitif soit une amélioration réelle.
- Pour tirer le meilleur parti du courant parvenant au récepteur, AI. Lodge indique, en outre, qu’il faut l’utiliser dans un appareil synchrone et, M. Evershed ajoute que ce
- récepteur doit satisfaire aux conditions de construction fournissant le rendement maximum, ce qui est évident, mais jusqu’à présent, cet appareil idéal n’existe pas.
- 20 .—Influence des pièces de fer dans le champ. — La théorie complète qui précède est relativement récente, mais l’effet d’un condensa-tcursur un circuit inducteur est connu depuis longtemps, au moins d’une manière approximative : il y a plus de 40 ans que Fizeau a indiqué qu’on pouvait améliorer notablement le rendement d’une bobine de Ruhmkorff, en plaçant un appareil de ce genre, en dérivation sur le fil primaire ; depuis cette époque, on emploie quelquefois des condensateurs dans les installations électriques pour supprimer les étincelles qui tendent à se produire quand des circuits contenant de la self-induction viennent à ctre ouverts. La valeur de la capacité qui réalise l’absorption de l’étincelle est précisément celle qui correspond au maximum de rendement dans le circuit inducteur.
- II importe de remarquer que la pre'sence d’un noyau de fer ne permet pas d’arriver à l’extinction complète de cette étincelle et qu’en pratique, on ne peut dans ce cas, réaliser qu’un minimum. Pour que l’absorption fût torale, il faudrait, en effet, que les deux actions opposées : charge du condensateur et variation du champ magnétique, fussent non seulement équivalentes, dans leur ensemble, mais à tous les instants du régime variable. Or, on sait d’une part, que si les condensateurs à diélectrique gazeux, soumis à une différence de potentiel déterminée, atteignent presque instantanément leur charge maximum et la perdent avec la même rapidité si cette différence est supprimée, il n’en est plus de même avec les condensateurs à diélectrique liquide ou solide qui donnent lieu à une sorte de pénétration variable avec le temps et à des résidus de décharge.
- D’autre part, que le fer soumis à l’action d’un courant n’atteint pas immédiatement son aimantation maximum et ne la perd ni tota-
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- leraent ni instantanément quand cette action a cessé; en d’autres termes, que l’état du champ contenant du fer n'est plus une propriété exclusive du courant, comme dans le cas où ce métal n’existe pas.
- On conçoit donc que la charge du condensateur et la formation du champ ne puissent s’équilibrer exactement, dans toutes les phases du phénomène, et que. par suite, le maximum théorique ne soit jamais atteint. L’expérience montre, en effet, que meme avec un condensateur à capacité variable, on ne peut jamais détruire complètement l’étincelle q.ui se forme à l’interrupteur d’une bobine de Ruhmkorff.
- Dans son mémoire, M. Lodge émet l’avis que la présence d’un noyau de fer, au centre du circuit transmetteur, augmenterait l’intensité du champ et, par suite, la portée de la télégraphie par induction; il pense qu’un énornie faisceau, analogue à une cheminée d’usine, enveloppé de fil conducteur, constituerait un puissant transmetteur. Il n’est pas douteux que l’intensité du champ au voisinage d’un pareil noyau serait plus grande que celle que fournirait le môme enroulement sans noyau, mais il est moins certain que la forme des lignes de force ne soit singulièrement modifiée par la présence du fer, c’est-à-dire qu’à grande distance, il y eût réellement renforcement du champ. D’ailleurs, l’hystérésis limitera la fréquence qu’ou pourra atteindre. Enfin, il n’est pas démontré qu’on ne puisse faire un meilleur usage d’une longueur donnée de fil qu’en l’enroulant en forme de bobine pour recevoir un faisceau. En résumé, il semble prématuré d’indiquer les services que pourront rendre les noyaux de fer, pour cette application particulière, sans recourir à l’expérience.
- 21.— Effet de la capacité des circuits.
- Les formules qui précèdent ne doivent pas être appliquées sans précautions, surtout au cas des fréquences très élevées. Les circuits réels n’ont pas seulement de la résistance et de la self-induction, ils ont aussi une capacité qui n’est pas négligeable pour des applica-
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- tionS de ce genre. Il faut donc, dans les relations qui precedent, introduire non pas les résistances et les self-inductions vraies mais les résistances et les self-inductions apparentes. Il faut encore, si les fréquences sont très élevées, tenir compte de la réaction qu’exercent les diverses parties du courant d’une même section les unes sur les autres, d’où résulte, en définitive, que dans une section droite du fil la densité du courant est moins grande au centre qu’à la périphérie, c’est-à-dire que la résistance et la self-induction sont elles-mêmes fonctions de la fréquence. Enfin, si l’on envisage la propagation d’un courant alternatif dans un circuit, on constate que l’intensité n’est pas uniforme dans toute .sa longueur: elle décroît au fur et à mesure qu’on s’éloigne de sa source ; ce décrément n’est pas important pour les basses fréquences et pour les circuits de faible étendue, mais il en est-autrement dans les circonstances inverses. Il semble donc que le coefficient d’induction mutuelle résultant des éléments géométriques des circuits et applicable au cas où un courant passe d’une valeur permanente à une autre valeur permanente, ne soit pas applicable ici sans correction.
- Or, si on considère une ligne de longueur, de résistance, de capacité et de self-induction données, si l’on admet qu’on peut augmenter artificiellement l’un des éléments capacité ou self-induction, l’autre clément restant fixe, il devient possible, pour une fréquence donnée de diminuer l’impédance totale du système. Il semble donc légitime de penser que la solution indiquée par M. Lodge ne représente qu’un cas particulier d’une méthode plus générale et qu’il serait peut-être plus avantageux de modifier uniformément lés circuits extérieurs que d’agir sur le régime au moyen d’une dérivation ; cette dérivation pouvant cependant être conservée, si on le juge utile pour donner un complément de ré-glage-
- On pourra remarquer, dans le mémoire de M. Lodge, que les formules employées pour calculer les coefficients d’induction ne son
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- qu’approchées (l). Il a jugé, sans doute, inutile de recourir à des expressions plus complètes puisque, dans la pratique, certains éléments sont très mal connus ; en particulier, lorsqu’on utilise la terre pour le retour, on peut taire, sur la position de la résultante, une hypothèse entraînant une erreur du simple am double. Dans ces conditions, il peut, en effet, sembler inutile de s’embarrasser de formules laborieuses.
- 22. — Conclusions. — En résumé, la théorie de la télégraphie par induction a été établie à l’aide de plusieurs hypothèses qui ne sont pas toutes également légitimes, et avec des approximations de calcul qu’on ne peut étendre loin sans s’exposer à commettre des erreurs ; plusieurs éléments entrant en jeu sont trop incomplètement connus pour qu’on puisse chercher à déterminer a priori les conditions à remplir pour établir une communication à longue distance, a ioo ou 200 km par exemple et il est indispensable de recourir à l'expérience. Jusqu’ici, les essais ont été
- effectués soit sur une échelle trop restreinte pour qu’on puisse en tirer des conclusions bien fondées, puisque M. Lodge n’a opéré qu’a 2 ou 3 km; cependant, si l’on tient compte, d’une part, de l’amélioration incontestable apportée par sa méthode au procédé primitif ; d’autre part, des résultats obtenus par le Post-Office, sans en faire usage (’), résultats consistant à l’établissement d’une communication définitive à 5 km au moyen de deux conducteurs ne dépassant guère 1 km de longueur et avec une source électrique modérée, on est en droit d’espérer qu’il sera possible ou de franchir de plus longues distances avec des circuits inducteurs de l’ordre de grandeur déjà employé, ou de communiquer à la même distance avec des circuits moins développés. Quant aux applications du système nous pensons qu’elles doivent être restreintes aux circonstances exceptionnelles visées au £ 6 et que le procédé ne paraît pas avantageux pour les applications ordinaires de la télégraphie.
- J. VoiSENAT,
- I.A TÉLÉGRAPHIE A TRAVERS L’ESPACE PAR INDUCTION ÉLECTROMAGNÉTIQUE {*) Par Oliver Lodge.
- II. -- EXPÉRIENCES PRÉLIMINAIRES Je vais, d'abord, exposer quelques expériences faitesen vue de déterminer quelle valeur du coefficient d’induction mutuelle permet d'obtenir des signaux perceptibles au téléphone; on a employé des couronnes circulaires de fil disposées dans un meme plan horizontal, savoir :
- i° Deux couronnes de 30 cm de diamètre portant chacune 35p tours de fil fin, le transmetteur étant un alternateur fournissant un eburant de 5 ampères à la fréquence 100, on pouvait percevoir les signaux au téléphone jusqu'à un écartement de 6 m. .Dans ce cas, M = 287 unités CCS ;
- 2ù Deux couronnes de 92 cm, portant 8 tours de fil nu 15 (.1,8 mm) avec un courant de ti ampères,
- interrompu par un diapason de fréquence 120; la distance limite d'audition était de 3,50m. correspondant à M = 6; CGS ;
- 3“ Deux couronnes situées dans deux édifices sé-pareg, aune distance de 100 m, et formées, au poste transmetteur de 60 tours de fil n° 18 (1,2 mm) disposés autour d’une petite salle de 4 m-; au poste récepteur de 8 tours de 92 cm de diamètre, mais les deux postes étaient pourvus de condensateurs ; le son
- (*) On peut se demander si, dans l'installation de La«er-uock, il n’est pas fait usage de condensateur, pour absorber l’étincelle tendant à se produire à l’inteïrupteur, et si un des perfectionnements tendant aussi brusque que possible l’interrup-tioâ du courant ne consiste pas, précisément, dans l’emploi d’une capacité. La communication de M. Preece étant postérieure à celle de M. Lodge, .cette hypothèse semble devoir
- (-) Voir L’Éclairage Électrique du 8 avril, p. 28.
- «h
- de même de celles employées par M. Everidied.
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- était juste à la limite de perceptibilité; on a alors M = 1,2 CGS, résultat satisfaisant et très différent des précédents;
- 4° Cette expérience mérite detre décrite avec plus de détails; elle a été faite en 1897, un mois après l'essai n° 1, lorsque le système avait déjà reçu quelques perfectionnements ; la figure 1 en indique la disposition-
- La self-induction de la couronne représentait environ 0,06 henry. La capacité qui fournissait l’accord dépendait de l’harmonique employé :
- Pour la note fondamentale (m) il fallait 3510 » la iro harmonique . . (222) » S’a 6
- • la 3' » • • (444) » 2 ? 2
- En pratique, on trouva que 2 © fournissaient un excellent accord, le voltmètre indiquait 98 volts, bien que les accumulateurs correspondissent seulement à 32 volts. Dans ces conditions, on percevait très bien la note 444 à la distance de 100 m où se trouvait la couronne réceptrice, formée de spires de 22 spires de fil n° i8> représentant une surface de 3,98 m2; la self-induction calculée était de 0.008 benry ; la capacité qu'il fallait employer pour obtenir l’accord était de 16 © ;
- 5° Au lieu d’un alternateur ou d’un interrupteur vibrant, on a quelquefois employé une simple clef d’inversion :.avec 144 petits accumulateurs Planté, on percevait, à une distance modérée, le bruit correspondant au changement de sens du courant au commencement et à la fin de chaque signal, comme dans la réception au parleur télégraphique;
- 6° On peut encore constituer la bobine primaire avec un fil à grand isolement et décharger dans ce circuit une bouteille de Leyde, chargée d’ailleurs par une bobine de Ruhmkorfï (voir mes conférences sur les Idées modernes en électricité). Les sons ainsi produits sont très aigus et on peut les percevoir lorsque les bobines sont séparées par une distance convenable;
- 7° Deux circuits onteté disposés à environ 3,200 m ; celui du transmetteur formait une figure à peu près carrée de 100 m de côté et comprenait 5 tours de 4 fils associés en quantité (fil de 1.6 mm); celui du récepteur représentait le même périmètre, mais en forme de récepteur rectangleallongé,de 30m de largeur, avec 19 tours de fil de 1,2 mm. On employait un alternateur pouvant fournir un voltage nominal de 175 volts (la mesure indiquait 240).
- Dans ces conditions, il fut impossible de percevoir quoi que ce fut sans condensateur; on avait M = 10 CGS; mais avec des condensateurs réglés pour le premier harmonique (200 environ), le son devenait perceptible, quoique encore faible. La capacité utilisée au départ était de 10 o et la résonnance faisait monter le voltage à 1,100 volts. A la réception, on avait un condensateur de 2 © aux bornes duquel était établi, en dérivation, un téléphone Bell de 70 <».
- La self-induction du câble transmetteur était de 0,02 h ; celle de la machine 0,04 h; la résistance ohmique de 4 <0 pour le câble et 1 w pour l’alternateur, la réactance, pour la fréquence d’octave atteignait près de 8o^et le courant de transmission ne dépassait pas 3 ampères, lorsqu’on n’employait pas de condensateur, tandis qu’avec un condensateur cette intensité était quadruplée ou quintuplée. On peut, il est vrai, obtenir Le même résultat avec un alternateur de plus haut voltage, mais pour une machine donnée, les condensateurs seraient toujours avantageux, sauf cependant,* si la résistance des circuits était excessive, auquel cas Us ne produiraient pas un effet appréciable.
- La self-induction du circuit récepteur, tel qu’il était groupé, était d’environ 0,32 h et sa résistance 133 ohms; ce qui donnaitpL= 410 co; par conséquent, le condensateur était encore avantageux et, en réalité, sans lui on ne pouvait rien entendre, avec la puissance dont on disposait (*).
- (*) Si L est la sclf-induction exprimée en henrys, S la capacité en microfarads, la fréquence de résonnance du
- vTs ’
- ainsi dans le cas qui nous occupe
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- RE-VUE D’ÉLECTRICITÉ
- Le coefficient d’amortissement des câbles utilisés est certainement trop élevé et, dans la pratique, il faudrait employer du fil plus gros que 1,8 mm. Le couplage des spires en tension ne modifie pas ce coefficient, puisque les deux termes augmentent ou diminuent simultanément dans le même rapport, mais la faculté de les grouper est souvent commode parce qu’elle peut permettre d'effectuer le réglage avec une capacité moins considérable et aussi qu’elle fournit des accords à différents tons. Sauf à ce point de vue, il n'y a aucun intérêt à diviser le fil pour augmenter sa longueur; c’est la masse qui est utile et par conséquent le problème de la communication à longue distance se réduit aune question de dépense.
- Nous allons établir la théorie élémentaire de l’induction entre deux circuits, pourvus de condensateurs, dans le cas où il y a syntonie. Soit Ecos^»/ la force électromotrice fournie par l’alternateur ; l’intensité du courant primaire est
- c= ~j__t •
- vW(l-^)2
- le terme « étant donné par la relation
- S’il y a accord dans le primaire />2SL = i ; a est nul, l'intensité devient
- La force électromotrice induite dans un circuit dont le coefficient d’induction par rapport au pre-mier est M étant MC, est ici M -J| siny,.
- L’intensité du courant induit est
- MP J=-sin (.pl-s)
- v^+Kl'-w)*
- pour le
- 160
- ^0,32x2 200
- pour le récepteur ; la note fondamentale de l’alternateur était de 100.
- et .si cc circuit est aussi accordé, elle se réduit à • M/>Esinp?
- RR' ' l3)
- Soient ci et b les rayons des couronnes ; N et N' les nombres totaux de spires qu’elles contiennent groupées en n et ri séries de m et m'en quantité et, enfin p, et p', leurs résistances respectives, par unité de longueur.
- Dans cette expression Rj et R’, désignent la résistance des câbles par unité de longueur, tels qu'ils sont groupés. Par suite rRj représente la résistance qu’aurait un câble de ce genre réunissant les deux stations ; le dernier facteur —représente donc l’intensité qu'enverrait directement l'alternateur au poste récepteur s’il y était-raccordé par un semblable câble, l’impédance élant annulée par un condensateur approprié.
- Le courant réellement reçu, par induction est, par suite, une fraction de ce courant dont la valeur dépend de la fréquence, de la résistance du câble tel qu’il est groupé, et enfin, du rapport de la dimension linéaire de chaque bobine à la distance à fran-
- Cherchons comment on communiquerait à 12000 kilomètres (à peu près le diamètre terrestre), en employant deux conducteurs de cuivre n° o (8,t mm) disposés en cercle de 200 km de diamètre (superficie de l’Angleterre, avec une force électromotrice de 200 volts et la fréquence 1 000. Négligeant tout effet d’hystérésis, l’influence delà conductibilitédu sol et toutes autres causes de pertes qui peuvent cependant avoir un effet important, on a
- E
- Rtr
- P
- R,
- ab
- 3220 3
- 4X12000- 576-102
- Faisant le produit de ces trois facteurs, on trouve à peu près 2 microampères, ce qui est un courant perceptible. La self-induction des câbles serait de 2
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- à*3 henrys, leur résistance environ 200 ohms; la capacité nécessaire à l’accord seulement o<?oi. Ce calcul n’a pas d’autre objet que de fournir un exemple dans lequel toutes les conditions favorables sont supposées remplies.
- ! approximativement
- Considérons encore l’ensemble de deux bobines destinées à la télégraphie syntonique. Leur coefficient d’induction mutuelle dépend de ^— ou, si
- les bobines sont identiques et de périmètre l, de
- L’amplitude de perturbation créée par un alternateur de fréquence p et de voltage,Éo, dans un circuit dont la fréquence naturelle est />0 peut
- s'écrire
- E,
- R
- Expression qui se réduit à-—pour la résonnance exacte.
- Pour obtenir une résonnance violente, il faut donner une grande importance au facteur ? si on ne remplit pas cette condition, il y aura une quantité considérable de résonnances, entre les limites desquelles on pourra percevoir un petit accroissement du voltage, mais jamais une augmentation accentuée, tandis que si est grand par rapporté la duree d’oscillation, le circuit est presque inactif, sauf pour une fréquence particulière ; au fur «t à mesure qu'on se rapproche de cette fréquence, l’effet augmente et atteint tout à coup un maximum considérable ; les condensateurs sont exposés à éclater par suite de l’accroissement de
- Prenons le cas d'une résonnance approximative, c’est-à-dire que p2 SL sont voisin de 1 et introduisons cette valeur de S : le coefficient qui doit être grand est --^7 -, c’est-à-dire que, pour une fréquence donnée, il faut que la constante d’amortissement ou le décrément logarithmique -j- soit petit ou que la constante de décroissance du courant soit grande par rapport à la durée d’une oscillation.
- c étant le diamètre du fil, sa variation ne modifie pas beaucoup la valeur du logarithme népérien.
- Ainsi, les deux choses qui doivent [être grandes sont h2/4 et ne'2; par conséquent, si on augmente le développement du circuit pour augmenter la distance franchie, il faut augmenter, en même temps, la section du fil. Ce conducteur doit être un ruban ou un toron dont les brins sont séparés par un isolant quelconque et utilisés en parallèle.
- Le facteur de multiplication du voltage provenant de la résonnance peut se calculer de la manière
- La. force électromotrice employée étant Eü, la différence de potentiel effective aux bornes du condensateur est telle que lorsqu’il y a syntonie et que l’amortissement est faible
- V _ _E«_
- jpL' - R
- Le rapport demultiplicatcur est-gî-— — tangx.
- Il tend vers l'infini lorsque la fonction circulaire s’approche de —.
- Le courant primaire, sans condensateur, serait En
- ÉR2 + pL2
- Avec le condensateur synlonisant. il est
- En tan<y «* E0 •
- ou aPProximal:iyemcnt—
- Mais, il convient de rappeler que toutes les pertes d’hystérésis (qu’elles proviennent de la présence •d’un noyau de fer insuffisamment feuilleté ou d’un condensateur à diélectrique à résidus), que tous les remous dus à l'induction dans les conducteurs voisins, tendent à. augmenter la résistance, c’est-à-dire l’amortissement et, par suite, à diminuer le pouvoir multiplicateur.
- Si on a mesuré R, par la méthode du courant permanent, on doit-admettre que la valeur trouvée est plus faible que la résistance effective pour des eou^ rants alternatifs, surtout pour la haute fréquence.
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- Une partie de l’art de la télégraphie à travers i'espace consistera donc à réduire au minimum ces différentes causes de perte.
- Le moyen le plus élégant de montrer que le pdtivoir multiplicateur est égal à est peut-être le suivant :
- Puisque, dans les oscillations libres
- -i-BV>=~LCY
- V désignant l'amplitude du potentiel et C l'amplitude de l’intensité du courant, et puisque p2LS = :
- c = v Vr
- V E0
- pL ~v'R2+P2L2’
- Ainsi, le voltage syntonique, quand l’amortissement est petit, est
- V R
- La dynamo à pour objet de maintenir ces oscillations et. dans ce cas, elle n’a qu’à fournir l’énergie perdue, c’est-à-dire 4- RC*.
- Par conséquent, dans le cas où, pour un motif quelconque, R est grand,il taut dépenser une énergie considérable ; mais quand, en y comprenant toutes les pertes qui tendent à l’accroître, R reste petit, on peut maintenir de violentes oscillations dans un circuit avec une faible puissance.
- Ce phénomène est analogue à celui que présente-un lourd pendule ou une cloche dont le mouvement peut être provoqué et entretenu avec une faible puissance, si les impulsions qui leur sont données arrivent exactement aux moments convenables et qui nécessitent une grande dépense de force si on les agite dans un milieu visqueux. Dans les circuits sièges d’oscillations électriques extrêmement rapides une des principales causes d’amortissement réside dans l’émission d’ondes, mais avec les oscillations lentes, l’émission ne représente qu’une fraction insignifiante de la perte d’énergie. Une cloche d’église privée de son battant n’exigerait guère moins de force pour être mise èn oscillation que si elle était complète et si elle émettait des
- 1 quelconque avec une dépense suffisante de cuivre et I de puissance, il reste à déterminer la meilleure manière de disposer ce cuivre et le minimum de puissance capable de fournir l’effet cherché. Si l’on n’a besoin de satisfaire à aucune condition spéciale, il faut donner aux deux circuits le plus grand moment magnétique possible; l'expression de ce moment étant, lorsqu’il y a syntonie :
- nr.a-dC — R^WE
- On voit que « doit être égal à 1, c'est-à-dire que le circuit de chaque station ne doit former qu’un seul
- On peut songer à augmenter le moment magnétique en plaçant du fer dans là bobine du poste transmetteur ; il faut alors le subdiviser le plus possible et meme, si on Je peut. Je chauffer jusqu’à son point critique, car alors l’hystérésis et les pertes de remous sont minima, comme l’a montré M. D.-K. Morris (!).
- Un dispositif transmetteur ayant la forme d’un phare ou d’uhe cheminée, comprenant un faisceau de longues barres de fer et un enroulement de nombreux tours de lil, donnerait d'excellents résultats, si ôn pouvait se mettre a l’abri des pertes d'amortissement. La fonction du transmetteur consiste, en effet, exclusivement à produire un champ alternatif aussi fort que possible à une distance donnée et cela dépend seulement du moment m et du cube de la distance 1 bien que ce champ
- soit très faible, on pourra le reconnaître par l'intégration de ses éléments sur une grande étendue, au moyen d’un grand développement de circuit récepteur (-). D’une manière générale, si un aimant de moment magnétique m fait 2 up oscillations par seconde, et si A est l’aire du circuit récepteur, le
- (!) Proceedings Physical Society, 1896-97.
- II.n’est pas douteux que l'introduction d’un noyau de
- champ à son voisinage immédiat, mais elle lui fait perdre en même temps sà régularité primitive; les lignes de flux magnétique s’infléchissent rapidement et tendent à se rejoindre à proximité du noyau ; il n’est donc pas certain, a
- réellement accrue par la présence d’un noyau ; l’expérience seule pourrait renseigner à ce sujet.
- Ayant constaté qu’on peut atteindre
- portée
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- nombre de lignes de force qui traversera le circuit est —et p fois cette valeur représentera le maxi- La valeur de ce maximum est. t„«—3* wf
- mum. de la force électromotricc qu’un appareil récepteur pourra déceler. 4 2-ct 5,5 ou 3,4 secondes par tonne de cuivre. La force électromotriceque le condensateur devra supporter est ^TEU. La self-induction correspondant à Tm est ;
- Il est intéressant de déterminer la forme de bobine qui peut réduire au minimum l'amortissement provenant de la résistance ordinaire. Soit a le rayon moyen de la bobine ; c le rayon de sa section supposée circulaire (tore de révolution); n le nombre de tours qu’elle comprend, W le volume de cuivre correspondant (on néglige l’épaisseur de l’isolant et on suppose que chaque fil occupe dans la section un emplacement égal au carré circonscrit à sa section circulaire — enroulement en carré) ; k ia conductibilité spécifique, on a : Lmax — 6 7! a = 16,5 H3 AV ^ ou 1,650 >i? par tonne de cuivre. La périphérie moyenne de la bobine est 5,5 AV 3 ou 5.5 m par tonne de métal. ,wt Le diamètre de la bobine 2 c — — 2,345 “ ou 0,53 m par tonne. Unesemblablesectionpeutparaître exagéréemais, dans certains locaux exigus, par exemple dans un phare, il peut être avantageux de disposer le circuit
- de ccttc façon et la bobine pourra, sans inconvénient, se composer d’un grand nombre de tours de
- L = 4«i‘<i(Log8-î 1,75). fil. Il conviendra d'éviter soigneusement, du voisinage de ces bobines, les corps conducteurs, mais
- Le logarithme étant pris dans le système népé- comme la réaction de ces objets diminue très rapidement avec la distance — inverse de la 6° puis-
- R ~ ~ = 4” sance— (Voir Lodge. Philosophical Magazine, fév., 1880), il y a lieu de croire que l’action de la terre n’est pas très préjudiciable. Son effet tendra à accroître la résistance et par suite l’amortissement
- Le temps constant d'amortissement ou la réciproque du décrément logarithmique est des deux bobines ; mais, outre cet amortissement la terre constitue un écran partiel entre les deux
- T = “R" = “T ~tkc‘ (Log 1 ’75) L'épaisseur du fil est
- kW /r 8a A = —(Log- i,75j c,\f ~ ^ 3 ou par tonne de cuivre. V « 2,07 \/n Jn '
- Ainsi, T sera maximum et l’amortissement minimum pour Ainsi la bobine pourrait être formée de iu uoo tours de fil de 5 mm: la bobine aurait intérieurement
- dT 16W ; v_(t 1,25 m et extérieurement 2,25 m de diamètre, pèserait x tonne et aurait une résistance de
- ou encore R - jt8oo° "J_ — 48„„ï C.G.S. - 48 ohms.
- t 8a Log—=1,75+ L5 = 3.25 WT
- — = 3,22- Telle est la condition qui doit lier a à c pour que T soit maximum, pour une masse donnée de cuivre. La self-induction serait 165 henrys; son pouvoir amplificateur pour la note 400 serait 8 500. Le condensateur à employer avec cette bobine aurait environ microfarad; il pourrait avoir un diclcc-
- diclcc-
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- trique gazeux pour présenter moins de résidu et devrait supporter un voltage élevé ; par exemple un million de volts pour une force éleclromotrice de 100 -volts à la machine. Le courant dans le fil serait seulement de 2 ampères et. par conséquent, l'énergie dépensée presque insignifiante [200 watts). Dans ce cas, la transmission des signaux résulterait plutôt de la disposition de la masse de cuivre que de la puissance mécanique et le réglage serait très étroit. Dans, certains endroits, il peut être utile d’économiser la puissance, par exemple lorsque le générateur doit être manœuvré à la main ou lorsque l’espace disponible est très restreint, comme dans un phare, mais dans la plupart des cas, il vaudrait mieux dépenser plus d'énergie et donner à la bobine une plus grande superficie; c’cst ce qu’on pourra généralement faire à l’un des postes au moins.
- Une bobine compacte ne constitue d’ailleurs pas un organe transmetteur ou récepteur puissant, malgré son grand pouvoir multiplicateur. Par exemple, lorsqu’on utilise deux bobines semblables,
- Mr» =(r.na2)2 = — kRWC.G.S.
- 4 18
- Et le courant induit, bien syi
- pEM _ ' R2 ”
- i8r
- Ainsi, la distance à laquelle le courant reçu sera d'un microampère (10-7 C G S.),' intensité nécessaire à l’audition, sera seulement >/64X co15 = 4 km.
- RÉDUCTION DE LA SECTION UTILE DES CONDUCTEURS
- Le diamètre du conducteur qu’on peut employer, sans avoir recours au sectionnement en fils parallèles recouverts d’une enveloppe isolante, dépend de la fréquence. La formule de Lord Rayleigh aPP^ÇIu^e au cuivre, indique les pertes suivantes pour divers diamètres et fréquences :
- Si Jeë conducteurs sont formés de fils séparés par un guipage de coton, cette perte est pratiquement négligeable.
- III. — RÉCEPTEURS
- j'ai essayé un grand nombre de dispositifs pour améliorer la réception des signaux, je vais en décrire quelques-uns.
- TÉLÉPHONE TONIQUE
- Non seulement il est avantageux d’accorder les circuits à la fréquence de l'alternateur, mais il est bon de modifier la construction des téléphones de telle sorte qu’ils répondent exclusivement à la fréquence adoptée.
- J’avais constate qu’il n’est pas nécessaire que le diaphragme du téléphone Bell soit entièrement' libre, sauf adx bor‘ds, et qu’on pouvait le fixer, sur toute son étendue, à une boîte sonore, en sapin mince, à laquelle on appliquerait l’oreille. J’ai donc songé à utiliser cette remarque pour la construction d’un téléphone tonique.
- La figure 2 représente un d<? ces dispositifs :
- nu
- F est un diapason fixé à une caisse sonore par un écrou, ses branches sont aimantées et un électro C est relié au circuit récepteur. Tout le système est monté dans un boitier massif qui lui donne l’aspect extérieur d’un téléphone Bell. Il constitue, pour là fréquence correspondant à sa construction, un récepteur plus sensible que le téléphone ordinaire. On approche l’oreille de l’extrémité E de la boîte ; bien que le son n’atteigne pas immédiatement le maximum d’intensité et ne disparaisse pas instantanément, on perçoit très distinctement les signaux; en perdant un peu sur la sensibilité, il est d’ailleurs facile d’augmenter l’amortissement du diapason, lorsqu’on désire recevoir les signaux avec une grande rapidité.
- I .a figure.yeprésenteun appareil semblable, monté sur une grande boîte de résonnance, qui peut servir d’appel syntonique, c’est-à-dire à discerner l'appel qui est adressé à la station. Ce même instrument
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- peut également servir de petit transmetteur local pour vérifier le réglage du ciircLjit récepteur. Supposons, par exemple, qu’on ne reçoive rien du poste correspondant; cela peut provenir d'une variation
- Fig- ?•
- de réglage. Pinçant les branches du diapason, on doit faire fontionner l’appareil récepteur de la station, s’il est bien accordé ; en effet, la variation magnétique produite par le diapason vibrant, bien que très faible, est recueillie par le circuit récepteur. Si i’appareil ne répond pas à cette excitation1, il faut modifier le réglage du circuit jusqu'à ce qu’on obtienne ce résultat.
- Dans l’expérience des bouteilles de Leyde synto-niques rappelée plus haut, l’effet d’induction se manifeste par la présence de petites étincelles éclatant dans un intervalle d’air très étroit; le cohéreur remplit aujourd'hui le même office. On peut donc metti c un de ces appareils en dérivation sur le condensateur syntonique et l’utiliser à fermer un circuit local. Il convient cependant de remarquer que le cohéreur est pratiquement insensible aux courants sinusoïdaux provenant des alternateurs, il ne répond qu'aux chocs électriques, par conséquent ne pourrait convenir que si la transmission était faite à l’aide d’un interrupteur rompant brusquement le courant primaire et non avec un alternateur à variation relativement lente et continue.
- Pour produire un ébranlement mécanique, dans les corps solides ou liquides, on à pensé qu’un diaphragme métallique ne représentait pas la disposition la plus avantageuse et qu’il était préférable de recourir à une bobine mobile dans un champ magnétique puissant.
- La figure 4 représente une première réalisation de cette idée. AI est un puissant clcctro-àimant à pôles
- perforés ; E une boite sonore fixée sur une extrémité polaire; Cune bobine en iil fin portée par un fil tendu suivant l’axe de l’évidement polaire, entre la boîte sonore et une vis de réglage. Les bobines
- Fig. 4.
- de l’éiectro sont-associées de manière à produire des pôles de meme noni en regard; les lignes de force traversent alors la bobine mobile de telle façon qu’elles sont coupées au moindre déplacement de celle-ci suivant son axe. Cet appareil est très sensible aux courants alternatifs ; l'addition d’un noyau en fer bien feuilleté au centre de la bobine mobile n’a pas fourni de bons résultats, soit à cause de l’accroisscrrient de masse, soit pour Un
- La figure 5 représente une autre forthe de cet ap-
- Fig- 5-
- pareil : l’éiectro fournissant le champ se compose d’une seule bobine à axe vertical ; la petite bobine est annulaire, elle entoure l’extrémité supérieure du noyau et est fixée directement à un disque de
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- bois porté par trois supports régulièrement disposés sur la joue de l'électro. Le fer est parfaitement recuit mais n’est pas lamellé car, avec cette disposition, tous les courants de remous tendent à donner de bons résultats; ils ne se produisent dans-aucune partie mobile, en sorte que leur effet est de diminuer l'impédance de la bobine réceptrice. L’épaisseur à donner au disque de bois dépend de la hauteur de son choisie, une grande épaisseur est favorable aux notes élevées.
- En appliquant l'oreille sur ce disque, on constata que l’appareil présentait exactement la sensibilité des meilleurs modèles de téléphones.
- On essaya de supporter la bobine mobile par des
- membranes de tambourin et par d’autres dispositifs, mais on constata que le disque de bois donnait encore les meilleurs résultats. Les trois supports de ce disque doivent être placés sous une ligne no-dale circulaire qu’on détermine par tâtonnements ; il convient pour faire cette détermination de fixer la bobine à la plaque de bois, car son poids modifie la position de la nodaie naturelle du disque et augmente l’amortissement, en sorte que. comme récepteur syntonique, le système n'a pas paru entièrement satisfaisant ; il est vrai que les bobines mobiles étaient en cuivre et, par conséquent, assez lourde^, on les construit maintenant en alumi-
- L’EXPOSITION DE LA SOCIÉTÉ DE PHYSIQUE L’Exposition qui a tu lieu à la Société M. Villard, dans sa conférence sur les
- française de Physique a été de tous points réussie, et le public s’est pressé devant les très nombreux appareils- apportés par les exposants qui avaient répondu à l’appel des organisateurs à la tête desquels nous avons le plaisir de citer M. Lucien Poincaré le nouveau secrétaire général de la Société et M. San-doz dont le concours dévoué n’est plus à rappeler maintenant, tellement nous y sommes accoutumés.
- Très nombreux aussi étaient les auditeurs des deux conférences qui ont été faites dans l’après-midi du samedi, les noms des conférenciers, M. d’Arsonval et AL Villard, étaient d’ailleurs une garantie de tout l'intérêt de ces séances. M. d’Arsonval après un historique rapide des procédés employés pour obtenir de basses températures, a décrit les appareils de M. Linde qui fournissent si aisément l’air liquide ; l’appareil fonctionnait pendant la conférence et à la fin M. d’Arsonval a montré au public une éprouvette remplie d’air liquide, avec laquelle il a projeté les bandes d’absorption de ce liquide peu ordinaire ; rappelons que ces bandes sont au nombre de trois nettement visibles, l’une dans le rouge, l’autre environ dans le vert et la dernière dans le violet.
- rayons de Rœntgen a expliqué les actions opposées des radiations lumineuses ordinaires et des rayons X, actions qu’il a découvertes dans ces derniers temps et dont il a été plusieurs fois question aux séances de la Société de Physique (a).
- Nos'lecteurs sont au courant de ces travaux et nous rt’en reparlerons pas ici. A la suite de cette conférence, M. Villard a répété ses expériences sur l’obtention des positives pho- (*)
- (*) La fin de la communication de M. Lodge est consacrée à la description de divers dispositifs microphoniques permettant d’amplifier.les vibrations reçues, soit pour en faciliter l’audition, soit pour les transformer en un signal d’appel. Il emploie les divers récepteurs déjà décrits : téléphones ordinaires, téléphones synloniques, électro-diapasons, leur ajoute un contact microphonique semblable à l’organe actif du transmetteur Berlincr et place un élément de pile dans le circuit. On peut recueillir les sons dans un téléphone quelconque ou mieux, pour opérer la sélection des Courants de travail et des courants parasites, dans un téléphone tonique. Ces appareils peuvent rendre des services pour l'appel ou l’enregistrement des signaux, mais ils n’augmentent pas la portée de la télégraphie par induction, en effet, leur bon ionctionnement exige que la bobine réceptrice, c'est-à-dire celle qui fait partie du grand circuit collecteur, soit parcourue par des courants plus intenses que ceux qui suffiraient à la réception auditive directe, sans installation microphonique. Ces appareils n’ajoutent donc rien d’important à l’élégante méthode précédemment exposée et nous 11e les décrirons pas. J. V.
- (-) L'Éclairage Électrique, t. XVIII, p. 194 et 311.
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- tographiques directes et sur le développement des clichés à la lumière ordinaire. Rappelons seulement que les positives ainsi obtenues sont symétriques de l’objet photographié, c’est-à-dire donnent l'image de l’objet vu par réflexion; ceci présente un avantage en imprimerie, puisque l’on obtient ainsi directement un contre-type.
- L’éclairage électrique de l’Exposition avait été fait par la maison Cance d’une part et par la Société des Anciens établissements Clé-mançon d’autre part. Le courant alternatif du secteur de la rive gauche était transformé en courant continu, suivant les besoins des exposants, au moyen d’une transformatrice Labour.
- La partie théorique était représentée à l’Exposition par quelques appareils excessivement ingénieux. Ainsi M. Weiss avait exposé un appareil permettant de déterminer dans la pyrrhotine, qui est un cristal cubique, l’existence de deux directions l’une magnétique et l’autre non magnétique. Une petite sphère de pyrrhotine est fixée sur une tige qui peut osciller librement dans un plan vertical. Dans ce plan est placé un aimant que l'on peut approcher ou éloigner au moyen d'un mouvement à vis ; enfin l’orientation de la petite sphère autour de son axe peut être réglée par une bonnette avec cercle gradué; on constate que pour une certaine orientation on ne produit pas de déplacement de la sphère en approchant l’aimant, tandis que pour une autre orientation on a une attraction maxima.
- M. Branly exposait une caisse de Faraday formant écran à un radioconducteur intérieur, afin de montrer dans quelles conditions les ondes électriques peuvent être arrêtées. En outre, il présentait les nouveaux radiocon-ducteurs si sensibles à limaille d’or, et un radioconducteur à disques, formé de disques de fer superposes en colonne verticale: les disques sont usés de façon à bien s’appuyer les uns sur les autres, néanmoins la résistance de la pile est considérable, elle ne laisse pas passer par exemple le courant de trois
- éléments Lèclanché. La conductibilité est établie par les oscillations électriques, elle disparaît lorsqu’on frappe la colonne d'un petit coup de maillet.
- Mais l’un des plus curieux appareils exposés, était certainement le thermomètre bimétallique de M. Ch.-E. Guillaume, application récente des travaux de ce savant sur les aciers au nickel ; ce thermomètre est formé d’une lame de laiton et d’une lame d’acier au nickel; tout l’appareil pouvant servir, par exemple, de — 50° à -+- 50°, est de la grandeur d’une petite montre, à peine 3 cm de diamètre.
- Ces thermomètres sont construits dans les fabriques de montres de la Suisse, ils donnent une précision d’au moins un demi-dcgrc, leur prix de vente très réduit les fera répandre aisément, ce prix serait inférieur à 10 fr.
- Nous allons passer rapidement en revue l’appareillage électrique et les instruments de mesure présentés à la Société de Physique.
- M. Jules Richard exposait, à côté du véras-cope, auquel il a apporté de récents perfectionnements, les nouveaux voltmètres thermiques représentés par deux spécimens, l’un à cadran, l’autre enregistreur; ainsi qu’un wattmètre pour courants triphasés.
- Dans les voltmètres à fil chaud, le cons- ‘ tructeur s’est particulièrement préoccupé de faire de ces instruments, d’un emploi ordinairement si délicat et si incommode, des voltmètresaussi pratiques et d'un usage aussi facile que les voltmètres électromagnétiques. La compensation de la température extérieure à été l’objet de précautions toutes spéciales et l’on est arrivé à obtenir la fixité du zéro, d’ordinaire si précaire dans ce genre de voltmètre. L’appareil est apériodique et l’amplification notable des déplacements dans le voisinage du régime normal, facilite les lectures. Pour l’enregistreur, le rhéostat est placé dans le socle et par suite mieux protégé que dans l’ancien modèle, de plus, de nouvelles dispositions sont prises pour éviter dans la
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- mesure du possible, la rupture du fil actif.
- Le wattmètre enregistreur pour courants triphasés, est composé de deux wattmètres pour courant alternatif dont les actions sont combinées de telle sorte que le style enregistre l’énergie totale consommée dans le circuit.
- M. Richard exposait en outre un contrôleur électrique de rondes, imaginé par M. Pecquet et dont nous donnerons une description détaillée dans un de nos prochains numéros. Ce système de contrôleur, établi pour 25 postes, comporte autant de transmetteurs qu’il y a de postes de contrôle et un récepteur enregistreur. Chaque transmetteur est relié au récepteur par un fil électrique, le retour du courant se faisant par la terre ou un seul fil omnibus. Le contrôle se fait en enfonçant une broche spéciale que porte le veilleur dans chacun des transmetteurs. Cette opération a pour effet d’actionner une plume qui, traçant un trait sur le cylindre enregistreur, donne le diagramme de la ronde en fonction du temps. Si le veilleur constate un fait anormal au cours de sa ronde, il lui suffit de remettre sa broche une seconde fois dans le transmetteur pour donner l’alarme au poste des veilleurs et au besoin se mettre en communication téléphonique avec lui.
- A côté de ces appareils électriques, figuraient le dernier modèle baro-thermo-hygro-mètre enregistreur, tout en aluminium employé pour l’exploration de la haute atmosphère par ballons-sondes ou cerfs-volants; un nouveau dispositif de l’appareil de M. Rabut. ingénieur de la Compagnie de l’Ouest, pour enregistrer les flèches de ponts; l’appareil de M. Mesnager, ingénieur des Ponts et Chaussées, pour la mesure des déformations locales des poutres métalliques.
- Les nouveaux compteurs d’énergie électrique système Aron étaient représentés par un appareil pour 500 ampères et 125 volts et differents compteurs pour courants alternatifs triphasés de 30 ampères, 125 volts à 50 oscillations. Ces appareils sont à remontage électro-automatique, l’entretien est nul et
- il n’y a pas besoin de réglage sur place. La dépense d’énergie pour le fonctionnement du compteur est très faible,' à peine 1,8 watt, enfin les balanciers sont considérablement moins longs que dans les modèles précédents; nous donnerons d’ailleurs prochainement une description de ces nouveaux appareils.
- La maison Gaiffe exposait les nouveaux voltmètres et ampèremètres de M. Meylan. Dans ces appareils, dont le principe est celui du galvanomètre Deprez-d’Arsonval, la forme de l’aimant est telle que l’entrefer se trouve réduit au minimum. Leur apériodicité est presque absolue et leurs indications ne varient pratiquement pas avec le temps.
- L’exposition de MM. Vedovelli et Priestley, dans le vestibule d’entrée, comprenait un réducteur de 4000 ampères pour batteries d’accumulateurs dont le balai feuilleté est mù par une manivelle et se déplace rapidement d’un plot à l’autre, un petit balai auxiliaire placé à côté servant à diminuer l’étincelle de rupture ; un disjoncteur bipolaire à minima de 700 ampères avec pare-étincelles forme d’une lame de cuivre superposée à l’endroit de la rupture et d’un remplacement aisé; un disjoncteur a minima à mercure de 200 ampères ; des interrupteurs a haute tension pour 50 ampères et 3 000 volts avec double interruption pour diviser l’étincelle ; un inverseur de 2 000 ampères en cuivre; 3 interrupteurs bipolaires reliés de telle sorte qu’un seul puisse être fermé à la fois, la fermeture de l’un des autres produisant la rupture simultanée du premier; une prise de contact superficielle pour traction électrique, système Vedovelli, construit dans une caisse d’ambroïnc assez compliquée et formée d’une seule pièce, ce système de contact est à pavés indépendants les uns des autres. Le constructeur exposait en outre un nouveau système d’éclissage électrique de rail d’une grande simplicité; cette éclisse permet de ne dégager le rail que d'un côté ; I on introduit dans le trou du rail un cylindre
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- de fer taillé en biseau et sur celui-ci deux demi-cylindres de cuivre reliés au conducteur de liaison ; les pièces de cuivre introduites de force s’écrasent sur le coin de fer et forment un excellent contact. L'exposition comprenait en outre des lampes électriques s’adaptant sans connexions ni fil, ces lampes portent au culot deux petites pinces formant ressort en communications respectives avec le filament, les pinces sont enfoncées sur les deux conducteurs formes par deux tiges métalliques rigides et parallèles et non recouvertes ; ce système très rapide parait avantageux pour les installations sommaires telles que les illuminations publiques.
- La manufacture parisienne de lampes a incandescence S-. Jlïyne-Berline avait exposé différents appareils intéressants. Citons un coupe-circuit et interrupteur tripolaire , un interrupteur de i 500 ampères, un interrupteur bipolaire de 2000 volts avec rupture
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- rapide à ressort et pare-étincelles en charbon ; un interrupteur à maxima et un à mi-nima pour 400 ampères, ces interrupteurs électromagnétiques sont constitués par un solénoïde de cuivre entourant un barreau de fer doux dont il reste isolé, le solénoïde est taillé dans un cylindre de cuivre que l’on alèse intérieurement pour loger le barreau de fer, on le taille ensuite par une rainure hélicoïdale allant jusqu’au centre. En outre différents moteurs étaient présentés pour actionner directement des ventilateurs, ces moteurs tournent à 2 000 tours par minute et consomment 2 ampères sous 110 volts.
- Les rayons de Rœntgen ont comme les années précédentes occupé une place importante dans l’exposition, nous y reviendrons dans le prochain numéro.
- (J suivre.)
- G. Goisot,
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- Réducteur adjoncteur double G. J. Erlacher et M. A. Bess f1).
- L’appareil comprend deux- parties, l’une pour la charge, l’autre pour la décharge des accumulateurs.
- La figure ci-jointe indique les communications des plots de chaque réducteur adjoncteur aux éléments de la batterie et aux circuits de charge ou de décharge. On voit que les plots de môme indice des deux séries C et c sont réunis entre eux et aux éléments de réduction correspondants e de la batterie ; ainsi les plots C,, c, et l’élément ei sont en communication. A l’extrémité de la batterie opposée à celle où sont les éléments de réduction, se trouvent des éléments E dont le nombre est égal à celui des éléments de réduc-
- P) Brevet anglais n'- 16797, déposé le 15 juillet 1897, accepté le 15 juin 1898.
- tion plus un, soit 6 dans le cas de la figure, et dont les bornes extrêmes sont reliées aux barres de contact A et B isolées l’une de l’autre.
- Cette disposition permet de mettre en cir-cuit ou hors circuit un nombre d’éléments plus grand qu’avec les réducteurs adjoncteurs usuels pour un même nombre de conducteurs de jonction, et c'est cet avantage que revendique le brevet. En effet si les contacts glissants F (formés de deux lames reliées par une résistance pour éviter la mise en court circuit d’un élément quand ils passent d’une touche à l’autre) sont amenés sur c,, tous’les éléments de la batterie sont en circuit; si on fait glisser les contacts vers c6, un élément e se trouve mis hors circuit chaque fois que les contacts avancent d’une touche ; quand ils passent de ca à C„ ils remettent en circuit les éléments e, à cs mais mettent hors circuit les 6 éléments E, la barre D se trouvant alors
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- reliée à B au lieu de l’être avec A ; enfin, leur mouvement continuant, les éléments e se trouvent successivement mis hors circuit. On
- r. — Réducteur-adjoncteur double Erlacher
- peut donc ainsi faire varier le nombre des éléments en service de la,batterie de n éléments avec seulement 7 fils de cônnexion, au lieu de 12 qu’exigerait le montage ordinaire. U.
- Fabrication des ampoules de lampes à incandescence avec deux verres différents, procédé W.-E. Barras et H.-C. Gover (*).
- Ce procédé a pour but d’obtenir par le soufflage des ampoules formées d’une partie de verre blanc et d’une partie de verre coloré ou opale. L’ouvrier commence par souffler l’ampoule à la manière ordinaire, puis forme à la base un talon 3 (fig. 1) que l’on coupe suivant la ligne 4, 4. On enfonce aussitôt dans
- Fig..i à 4.
- l’puverture un bouchon 5 (fig. 2) destiné à la maintenir ainsi jusqu’à suffisant refroidissement. Le bouchon' étant ensuite retiré, 011 ferme l’ouverture par un culot en verre coloré 6 (fig. 3) et on soumet l’ensemble à la chaleur du four pour terminer l’ampoule par un soufflage définitif dans un moule et lui donner la forme requise de la figure 4. Les parties a, b: b sont en verre clair et le fond 6 en verre coloré ou opale. ‘U.
- Méthode de compoundage des alternateurs ; P,ar Ernest Danielson (2).
- Le réglage de la tension des alternateurs est une question tout aussi importante que
- (') Brevet anglais n” 11009, déposé le 3 mai 1897, accep-té.le 3 mai 1898.
- (2) Ehktroiechnische Zeitschrift. 2. 12 janvier 1899,
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- celle du réglage en courant continu : mais elle présente des difficultés spéciales, dues à ce que dans les alternateurs, la chute de tension dépend non seulement de la valeur du courant, mais aussi de la différence de phase de ce courant avec la force électromotrice qui l’engendre. Pour éviter de trop grandes variations dans la tension, on est conduit à construire des alternateurs dont la réaction d’induit et la self-induction soient aussi faibles que possible. Mais ces machines sont très lourdes et par suite très chères.
- Pour obvier à cet inconvénient, l’auteur présente une méthode de compoundage des alternateurs dont le principe est le suivant :
- L’induit de l’excitatrice porte en outre de l’enroulement continu, un enroulement à courant alternatif parcouru soit par le courant principal de l'alternateur, soit par une dérivation proportionnelle à ce dernier. La fréquence doit être la même dans l’excitatrice et dans l’alternateur, et le courant alter-
- Fig.
- excitatrice, sur le même arbre et entre les mêmes pôles.
- Dans la ligure i, G est l’induit de l’alternateur E celui de l’excitatricp. D’après la disposition indiquée, les courants qui réagissent de façon à provoquer dans l’induit de G un affaiblissement du champ inducteur tendront à renforcer le champ de l’excir tatrice, puisqu’ils parcourent les deux induits en sens contraire. La réaction d’induit étant proportionnelle au sinus de la différence de phase intérieure, et les deux différences de
- natif traverse cette excitatrice de façon à renforcer le champ inducteur lorsque le cou-
- m
- Fig. i.
- rant est décalé en arrière de la différence de potentiel.
- La façon la plus simple de procéder est de disposer les deux machines , alternateur et
- phases étant égales mais de sens contraires, les actions sur les dèux champs resteront toujours proportionnelles et la compensation sera parfaite, tant gue la saturation du fer ne sera pas atteinte (*).
- On voit dans les figures 2 et 3, les coupes longitudinale et transversale d’une machine
- /J) Ce dispositif est identique à celui qu’imagina M.%londel en 1894 et décrit par son auteur dans son intéressante étude sur le courant déwatté, présentée au Congrès International des Electriciens à Genève, en 1896 (v. L’Éclairage Électrique. t. VIII, p. 400, 1896). A. M.
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- d’expérience. La figure 4 est une esquisse perspective montrant la liaison de l’enroulement
- Fig. 4.
- principal avec l’enroulement compensateur, et la figure 5 donne le schéma des connexions des différents circuits.
- L’enroulement principal est triphasé à
- 5.
- 36 encoches, contenant chacune 9 fils de 2,75 mm de diamètre. L’enroulement induit de l’excitatrice comprend 49 encoches conte-
- Amp'srk^rmcwaux
- Fig. 6.
- nant chacune 5 fils de 2.75 mm pour le courant triphasé et 8 fils de 1,4 mm pour le courant continu.
- La tension normale composée est 110 V, et à 3 A par niniâ, le courant normal est d’environ 17 à 18 ampères.
- L’expérience a montré que la meilleure compensation s’obtenait par une différence de
- phase autre que 1800 et égale à environ 170° entre les deux enroulements. La raison théorique en est d’ailleurs très simple. Lorsque le courant principal est en phase avec la force électromotrice, les réactions d’induit sont nulles, quel que soit le courant, et par suite rien ne vient compenser la chute de tension provenant de la résistance ohmique et de l’augmentation de saturation des pièces polaires; si l’on diminue un peu l’angle de deux enroulements, pour une très faible différence de phase, on a déjà une compensation sérieuse. Il en résulte évidemment que la compensation n’est plus rigoureusement exacte ; elle le deviendrait d'ailleurs si on maintenait l’angle égal à 180% en employant un enroulement spécial pour compenser la chute de tension provenant des pertes ohmi-ques et de la saturation des cornes polaires ; mais cette complication est inutile, le dispositif ordinaire donnant un compoundage très suffisant dans la pratique.
- Les figures 6 et 7 donnent un diagramme qui résume les essais effectués sur la machine d’essai considérée, et représente les courbes de tension. Nous ferons remarquer que la courbe A, (tensions sans compoundage avec charge inductive) a été calculée, et non déduite de l’expérience, par suite d’un oubli dans les essais. On voit que dans le cas de cos s = 0,8, la chute de tension malgré la compensation est encore de 6 p. 100 environ, résultat très bon comparativement aux chutes de tension que donnent les machines à excitation constante . Il semble d’ailleurs
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- qu’en augmentant un peu le nombre des spires compensatrices, et en portant l’angle de compensation dep7o à 175% on pourrait obtenir un compoundage pratiquement parfait.
- On peut objecter aux méthodes de compoundage de ce genre, que la plus grande simplicité de construction est la meilleure solution des problèmes techniques, et qu’il vaut mieux s’attacher à rendre les alternateurs aussi peu sensibles que possible aux
- effets de la réaction d’induit, que de les com-pounder. A ceci l’auteur répond que le compoundage procure une notable économie de matière et une augmentation sérieuse de la puissance spécifique ; d’autre part la nécessité d’un bon réglage de tension se faisant de plus en plus sentir, on sera fatalement conduit à employer des procédés plus ou moins compliqués pour résoudre automatiquement cette question. A. AT.
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- Une question de priorité relativement à la relation -7-=——r—r = const. entre la constante dié-
- (k + 2)d
- lectnque et la densité ;
- Par D. Neukeano p).
- <( Dans une Note publiée dans les Comptes rendus et dans le Journal de Physique, en 1887 '2), étudiant les constantes diélectriques de plusieurs liquides isolants, et en particulier ceux de la série C.’"H2’n-6, j’avais donné quelques relations entre la constante diélectrique et la densité du liquide.
- » J’avais résumé les résultats obtenus de la façon suivante :
- » i° La constante diélectrique croît avec la complication de la molécule ;
- » 20 Le rapport ~ 1 croît de quantités inégales avec la complication de la molécule;
- » 3n Même remarque pourle rapport -c 1 '
- )> 40 Enfin, le rapport est à peu
- près constant, ce qui constituerait uhe relation qui lie la constante diélectrique à la densité; pour les corps de la série CmHîra_c, la valeur du rapport est une constante particulière à cette série.
- (*) cànptes rendus, t. CXXVIII. p. 814, séance du 27 mars 189g.
- (fi Comptes rendus, p. 2 p. 569, 1887.
- » Il en résulte que j’avais établi expérimentalement la relation 77—:—= const.
- [k + z)d
- entre la constante diélectrique et la densité du liquide.
- » H.-A. Lorentz ('), en 1880, voulant établir une relation entre la vitesse de propagation de la lumière et la densité des corps, se servant de la théorie électromagnétique de la lumière, arrive1 a la relation , « 7~ rr
- ’ (rt* — 2) a
- — const., 11 étant l’indice de réfraction. Pour arriver h cetteformule, Lorentz établit d’abord théoriquement la relation = cônst.
- Cette relation d = const., donnée
- (k + 2)
- théoriquement par Lorentz et par moi expérimentalement, est connue actuellement sous le nom formule de Mossotti-Clausius, quoique ni l’un ni l’autre ne l’aient établie.
- » D’après mes recherches, l’origine de cette dénomination est duc à P. Lcbcdcw.
- » Dans un mémoire ayant pour titre : Mesure des constantes diélectriques et théorie de Mossotti et Clausius (-), on trouve :
- « Se basant sur les idées de Faraday que les diélectriques sont formés de corpuscules conducteurs sphériques, Mossotti çntre 1847 et 1850 a développé la théorie mathématique de la polarisation diélectrique.
- C) H.-A. Lorentz, Wiedemann Annalen, p. 642.
- (a) P. Lebedew, Wied. Ann., p. 304 et 305, 1891.
- >5, 1887. — Journal de Physique,
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- » Indépendamment de Mossotti, Clausius en 1879, admettant que les molécules du diélectrique sont sphériques et l’intervalle entre elles grand par rapport au diamètre, établit la relation suivante entre l’intervalle g des molécules et la constante diélectrique k :
- » De cette relation, on déduit
- où d est la densité du corps».
- » Ce rapport a été donné par Lorentz; il a été proposé par Negreano comme formule empirique. »
- » Il est clair que Mossotti et Clausius, à des époques différentes, ont donné la relation Lebedew, en 18g 1, introduit
- la densité du diélectrique et trouve la relation Y,C^]X“co:nst'r ^taklie théoriquement par Lorentz, en 1880, et donnée par moi, en 1887, comme formule déduite de l’expérience. »
- CHRONIQUE
- Sur l’interrupteur de Weknelt. — Dans une note présentée à l’Académie des Sciences et reproduite dans ce journal (t. XVIII, p. 509, jor avril 1899), AL Peluat appelait l’attention sur ce fait que l’introduction d’une impédance dans le circuit d’un interrupteur augmentait considérablement l’intensité moyenne du courant, et montrait que ce fait paradoxal au premier abord, n’est pourtant pas en contradiction avec les lois connues de l’induction.
- Rappelons que pour mettre en évidence cette variation de l’intensité moyenne, M. Peliat disposait en série une force électromotrice de 70 ou 110 volts, un interrupteur de Wehnelt, un ampèré-mètre Carpentier et le primaire d’une bobine de Ruhmkorfï, ce primaire pouvait être mis en court circuit à volonté au moyen d’un gros fil de cuivre.
- En répétant cette expérience avec une force élec-tromotrice de 70 volts, M. Peliat a toujours obtenu les memes résultats : chute de l’intensité moyenne quand on met le primaire en court circuit et reprise de la valeur initiale dès qu’on rompt le court circuit. Mais en opérant avec une force électromo-'* Vice de 110 volts il a obtenu des résultats nouveaux qu’il décrivait comme il suit dans une note pré. sentée à la séance de l’Acadcmie des Sciences du 27 mars (Comptes rendus, t. CXXVIII, p. 815) :
- » Pour un voltage élevé (no voltsf (‘) que le primaire de la bobine fasse partie ou non du circuit,
- (') Lé phénomène ne sc produit pas pour 70 volts; tout se passe alors comme il est indiqué dans ma dernière note.
- l'interrupteur présente dans chacun des cas deux régimes, l’un caractérisé par une grande intensité moyenne du courant, l’autre par une faible intensité ; la stabilité de ces régimes diffère seulement suivant que le primaire de la bobine fait ou non partie du circuit. L’expérience a été faite de la façon suivante :
- Le primaire de la bobine contenait une force électromotrice d’environ no volts fournie par des accumulateurs, l'interrupteur de Wehnelt et un ampèremètre Carpentiefr. Dans ces conditions, une longue flamme se produit entre les extrémités du secondaire, le.courant primaire a une intensité moyenne qui dépasse 25 ampères, l'interrupteur fait beaucoup de bruit. Si l’on vient alors à mettre en court circuit le primaire en réunissant par un pont formé d'un gros fil de cuivre les deux fils aboutissant aux bornes de la bobine, les étincelles du secondaire cessent immédiatement, mais le courant primaire conserve sa grande intensité moyenne et l’interrupteur reste bruyant encore pendant quelques secondes. Passé ce temps l’interrupteur devient silencieux et le courant tombe brusquement à 4 ou 5 ampères : c’est le régime stable pour le circuit sans self-induction.
- » Mais voici le fait le plus curieux : si l’on vient alors à enlever le pont de façon à mettre de nouveau le primaire dans le circuit, le seul changement apparent qui se produit est une sorte de gazouillement dans l’interrupteur ; l'intensité moyenne du courant reste faible et aucune étincelle n'éclate
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- entre les extrémités du secondaire même rapprochées presque jusqu’au contact. Ce régime peut persister indéfiniment ; il ne s’établit pourtant pas de lui-même, car si l’on vient, au moyen du commutateur de la bobine, à ouvrir le circuit puis à le fermer à nouveau, aussitôt la longue flamme se produit entre les extrémités du secondai rè, l'intensité moyenne du courant primaire dépasse 25 ampères et l’interrupteur gronde; 0p est revenu au régime du début, a
- En terminant sa note Ai. Pellat fait observer que ces résultats tranchent une question laissée pendante dans sa dernière communication : l’importance du second terme de l'expression approchée de l’intensité moyenne donnée par la -relation (4) de la page 5ior En effet puisque ce terme contient en facteur la self-induction L de la bobine et que les expériences précédentes montrent que l'intensité moyenne peut rester la même que la bobine soit ou ne soit pas dans le circuit, il faut en conclure que ce terme ne joue presque aucun rôle. La self-induction du circuit et la réaction du secondaire n'auraient donc qu’une influence indirecte en rendant plus ou moins stable l’un ou l’autre régime.
- M. Rt.ondel a aussi étudié le fonctionnement de l’interrupteur de Wehnelt; voici ce qu'il dit à ce sujet dans une note à la séance du 4 avril de l’Académie des Sciences :
- <( Le fonctionnement du curieux interrupteur Weh-nelt, récemment présenté à l'Académie par M. d’Ar-sonval, n’a pas encore été complètement expliqué. Il est bien établi par l’expérience que la condition essentielle de la marche oscillante, .c’est que le circuit soit inductif. (Cette nécessité a déjà étc indiquée par MM. Fleming. Pellat, etc.) Sans self-induction, l’interrupteur s’arrête aussitôt, l’anode rougit et un très faible courant passe d’une façon continue. La self-induction de la bobine ou d'une bobine de self suffit à produire le phénomène, et la fréquence de celui-ci peut être variée de 1 à plusieurs milliers par seconde en dosant l'inductance.
- » On est donc porté à supposer, avec de nombreux auteurs qui ont déjà fait connaître leur avis, qu’il s'agit d’un effet de résonancfc entre la self-induction et la capaéité du condensateur formé par l'anode polarisée. Cette capacité peut atteindre 1 à 2 microfarads par exemple, avec un fil de platine de tu mm de long et 0,5 mm de diamètre.
- » Mais cette interprétation, basée sur l’hypothèse de variations sinusoïdales pour les courants alternatifs, n’expliquerait pas comment l’augmentation
- de la force éleclromotrice, agissant sur un circuit de composition invariable, peut accroître la fréquence. Elle ne semble pas non plus confirmée par l’étude directe de la courbe de courant.
- > Par exemple, le tracé, relevé d'après des courbes de courant et de force électromotrice, inscrites au moyen de mon oscillographe à 5000 périodes, par MM. Duris, Farmer et Tchernosvitoff, sous ma direction, n’indique qu’une seule oscillation. L’expérience était faite à 40 périodes, avec une self induction de à de henry, eu série avec l'interrupteur, muni d’un fil semblable à celui dont je viens de parler ; la tension de la batterie était de 33 volts, le courant de 5 à 6 ampères ; la tension aux bornes de la cuve s’élevait à 75 volts. •
- » Le tracé,montre que le courant s’établit comme dans tous les circuits inductifs, l’électrolyse va en augmentent jusqu’à la production de l’enveloppe gazeuse autour de l’anode, puis, aussitôt qu’elle est complète, il y a interruption brusque de courant, en même temps qu’une énorme élévation de voltage projetant le spot hors du champ, puis le courant et la tension reprennent tous deux leurs valeurs initiales et tout recommence. La précaution que nous avons prise de donner au circuit unepériodepropre plus lente que celle de l'oscillographe permet de croire que ces indications sont dignes de foi.
- » Dans ces conditions, le phénomène d’interruption ne donne donc lieu qu’à une seule impulsion apériodique. L’énergie — LI2 accumulée dans la self-iûductance, et qui se trouve libérée par l'interruption du courant, produit la charge à haut potentiel du condensateur formé par l’anode polarisée dans l'électrolytc. Ce condensateur se détruit en se déchargeant par un arc qui jaillit entre le platine et l'électrolyte et chasse l’oxygène dissocié. L’anode est donc instantanément debarrassée et remise en contact avec le liquide qui condense la vapeur, s’il en reste, ce qui permet au courant de recommencer à passer aussitôt.
- * » Ce fonctionnement peut ctre comparé par ap-
- proximation à celui d’un bélier hydraulique ou d’un pulsomètre.
- » Cette explication fait comprendre la nécessité d’une certaine proportion entre la self-induction et les dimension^ de l’anode, sans qu’il soit nécessaire d’assimiler le phénomène à une vraie résonance. On comprend aussi pourquoi l’emploi d'un haut voltage qui accroît la rapidité de l’électrolyse peut accroître la fréquence. Enfin )a forme de la courbe des volts
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- suffit à expliquer iatrès grande augmentation delà tension moyenne aux bornes de la cuve signalée par MM. Wehnelt et Pellat.
- » L’oscillographe employé ne se prêtait pas à l'examen du fonctionnement aux fréquences élevées, mais il est permis de croire que le phénomène conserve le même caractère quelle qu'en soit la fréquence. L'explication que je viens de proposer peut donc être générale. »
- Mesure des coefficients de self-induction faibles.— M. Martienssendécrit {Wied Ann., t. LXVII, p. 94-104, 1899) un procédé pour mesurer les faibles coefficients de self-induction, d'après la différence de phase que provoque l’introduction de la self-induction dans le circuit d'un courant alternatif. Sur une même bobine sont enroulés deux fils : dans l’un, on envoie un courant alternatif z2 qui produit par induction un courant is dans l’autre : un autre courant alternatif i traverse une bobine dont le plan des spires est perpendiculaire à celui de la première.
- Dans le champ tournant créé par cet ensemble est suspendu un cylindre d’aluminium à un fil de torsion.
- Tant que la résultante ù H- ^ a même phase que i, le .cylindre n’est sollicité par aucun couple, On réalise cette condition en faisant varier la résistance R3 du circuit L. Si l’on veut effectuer des mesures absolues, il faut déterminer d’abord le coefficient d’induction mutuelle des enroulements
- Ce dispositif permet de déterminer à 1 p. 100 près des coefficients de self-induction compris entre 2000 et 10 000 unités C.G.S. Il peut servir également à mesurer les capacités. M. L.
- Susceptibilité de quelques métaux. — M. Seckel-son [Wied. Ann., t. LXVII, p. 37-68, 1899) a mesuré la susceptibilité de quelques métaux en déterminant laitraction exercée par le chaBp d'un électroaimant sur ces métaux, en forme de fils fins ou en couche électrolytique à la surface de fils de cuivre. Celte attraction, si on prend la susceptibilité de l’air atmosphérique égale à i, a pour expression :
- P — ~ SH2
- où S est la section du métal, H l’intensité du
- champ, et x lié à la perméabilité du métal par la relation :
- 1 + 8** = K
- Si le fil est suspendu de manière qu'une seule de ses extrémités se trouve dans le champ, il éprouve un déplacement s : en désignant par P le poids du fil, par l la longueur du cordon de suspension :
- d'où :
- _ 2P*
- * — FIH'2 ' •
- Le déplacement s se mesure au moyen d’un microscope.
- Le champ magnétique est déterminé par trois méthodes : tu par la rotation du plan de polarisation de la lumière du sodium dans le sulfure de carbone; 20 par la déviation éprouvée par une bobine de surface connue, traversée par un courant d'intensité connue ; 30 par la méthode hydro-magnétique de Quincke.
- Résultats. Fer. — La susceptibilité x mesurée dans la direction perpendiculaire aux lignes de force’(fil perpendiculaire aux lignes de force) est à peu près indépendante du champ, surtout quand la couche de fer est un peu épaisse; si la couche est mince, x décroît un peu quand le champ augmente. Pour une même valeur de II, x croît d’abord avec la section et passe par un maximum.
- Parallèlement aux lignes de forcé, x décroît notablement quand H augmente : la courbe est à peu près une branche d’hyperbole : il varie avec la section comme dans le cas précédent.
- Nickel. Cobalt. — Les variations de x ont la même allure générale que dans le cas du fer : elles ont seulement moins d’amplitude, car le cobalt et le nickel sont moins magnétiques que le fer.
- Platine. Manganèse. — Ces métaux sont fort peu magnétiques : les variations de x sont peu prononcées, mais suivent à peu près les mêmes lois que celles du fer. 11 est à remarquer que le manganèse métallique est beaucoup moins magnétique qu’on ne l’attendrait d’après la valeur assez grande du magnétisme atomique de ses sels dissous. L’auteur a déterminé directement la susceptibilité du manganèse, pour s'assurer que cette circonstance n’était pas imputable à l’impureté du manganèse électrolytique : il a trouvé que le pouvoir coercitif du manganèse était beaucoup plus considérable que celui du fer, analogue plutôt à celui de l'acier.
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- Des fils homogènes peuvent être utilisés, d’après ce qui précède, pour comparer les intensités Hj et H2 de deux champs magnétiques : si 5, et s, sont les* déplacements observés :
- Sur une propriété du pont de Wlieatstone. —
- Dans le dernier numéro du Journal de Physique (3e série, t. VIII, p. 165), M. Dufour indique une méthode très simple pour déduire de la relation du pont de Wheatsione dans le cas où il n’y a de force électromotrice que dans la diagonale, celles qui se rapportent au cas où des forces électromotrices sont distribuées d’une manière quelconque sur les différents conducteurs du pont.
- c Soit, dit M. Dufour, un réseau de conducteurs sur lesquels des forces électromotrices sont distribuées d’une manière quelconque. On modifie ces résistances et ces forces électromotriccs :
- » i° L'application de la première loi de Kirchhofï avant et après la modification, à un nœud quelconque du réseau, donne :
- Si = u, et S (i -j- oi) — o :
- » 2" L’application de la seconde loi de Kirchhofï avant et après la modification à tout circuit partiel fermé, ne contenant que des conducteurs dont les résistances n’ont pas été modifiées, et où ne sont, intercalées que des forces électromotrices restées constantes, donne :
- d’où :
- Zrii = ' «
- u Les équations (1) et (2) ont la forme de celles que fournit l’application immédiate des lois de Kir-chhoff à des conducteurs sur- lesquels ii n’y a pas de forces électromotrices. Ces résultats trouvés sur les intensités dans des conducteurs sur lesquels il n’y a. pas de forces électromotriccs, peuvent donc être étendus aux variations d'intensité dans des conducteurs dont les résistances restent constantes, et sur lesquels rie se trouvent que des forces électromotrices constantes.
- > Appliquée au pont de Wheatstone, cette remarque permet de passer sans calcul du cas simple où il n’y a pas de -force électromotrice que sur la diagonale AC du pont, au cas où des forces électro-
- motrices sont distribuées d’une manière quelcon que sur les différents conducteurs .du pont.: Dans le cas simple, on sait que,, si les résistances des quatre branches satisfont à la relation ac — bd, l’intensité du courant dans la diagonale BD est nulle.' Grâce à la remarque faite plus haut; On voit que si, dans le cas général, la même relation, ac = bd étant satisfaite, on fait varier d’une manière queL conque la résistance de la diagonale AC ou meme les forces électromotrices qu’on peut y intercaler sans modifier les quatre branches ni la diagonale BD, la variation de l'intensité dans cette diagonale BD est nulle; c’est le principe de la méthode de Mance. »
- M. Dufour ajoute qu’il a su, depuis la rédaction de cette note, que dans son cours public de physique industrielle à Bordeaux, M. Gossart donne du principe de la méthode de Mance une démonstration analogue.
- Forme de la décharge dans l’air raréfié. —
- Al. Cantor (Wied. Ann., t, LXVlI, p. 481-484; 189g) a vérifié, par la méthode, de Hertz, que la décharge dans l’air raréfié peut prendre la forme continue. La cathode du tube est reliée aux feuilles d’un élec-troscope d’Exucr, par un fil court et à la cage de l'instrument par une résistance de 1,3. 107 ohms; l'électroscope est isolé. On ehvoic dans le tube un courant fourni pat une batterie de 1000 accumulateurs. Tout d’abord les feuilles s’agitent quand on ferme le courant; mais elles restent eji repos, dès qu’en raréfiant l'air du tube on a obtenu la forme de décharge décrite par Hertz : la décharge serait donc devenue continue : l’intensité du couranL est de 2.4 milliampères.
- Au moyen d’un radioconductcur, on constate que le tube émet des ondes électriques : si on remplace le tube par une résistance liquide, le radioconductcur cesse d'être influencé. On enferme ic radiocon-duclcurdans une cage métallique : on lance la décharge et on constate que l'électroscope ne dévie pas : si on enlève la cage, le radioconductcur est influencé. La décharge que Hertz considcrait comme continue, émet donc des ondes et ne peut par conséquent correspondre à un courant stationnaire. Resterait'à voir si les oscillations se produisent seulement dans le tube ou dans tout le circuit."
- M. L.
- U Gérant : -G. NAUD;
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- Tome XIX.
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- ». — Na
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- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur â l’École Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ÀRSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- GÉNÉRATEURS BELLEVILLE A ÉCONOMISEURS
- Les perfectionnements successifs apportés pendant un siècle a la machine à vapeur en ont fait un moteur dont il semble fort difficile d’augmenter le rendement total. Sans doute des améliorations pourront encore être apportées à ce moteur et il y a lieu d’espérer qu’on arrivera à en simplifier les organes; mais ces améliorations sont surtout mécaniques et ne paraissent pas de nature à en augmenter le rendement organique (rapport du travail sur l’arbre de couche au travail réel de la vapeur dans le cylindre, ou travail indiqué) rende-# #nent qui peut atteindre 85 à 90 p. 100. Quant au rendement thermique de la machine elle-» même (c’est-à-dire le rapport de l’énergie mécanique produite par la vapeur k l’énergie calorifique apportée par cette vapeur, ces deux énergies étant exprimées en mêmes unités) il ne semble pas non pins que l’on puisse au-e jourd’hui l’augmenter d’une manière sensible.
- * Aussi, dans ces dernières années les ingénieurs et constructeurs ont-ils, dans le but d’augmenter le rendement global du moteur
- et du générateur (rapport de l’énergie mécanique sur l’arbre à l’énergie calorifique développée par la combustion du charbon) porte principalement leur attention vers les dispositifs de nature à augmenter le rendement du générateur de vapeur ou de. nature à fournir de la vapeur possédant les qualités requises pour donner le maximum de rendement du moteur.
- Parmi les divers dispositifs imaginé^ en vue de remplir le premier de ces desiderata, les économiseurs sont certainement les plus efficaces. Ces appareils, qui utilisent pour réchauffement de l’eau d’alimentation la majeure partie de la chaleur contenue'dans l<?s gaz se rendant à la cheminée et qui auparavant était perdue, permettent en effet d’au£-menterd’environ 15 p. 100 le rendement .d’un générateur (rapport de la quantité -de chaleur emmagasinée dans la vapeur produite à la chaleur dégagée par-la combustion du poids de charbon qui a servi à la produire), et par conséquent de réaliser une économie de charbon de même valeur dans une installation.
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- Les dispositifs cherchant à remplir le second desideratum sont bien plus nombreux. Malheureusement il n’est guère possible de dire encore quel est celui qui est le plus avantageux. C’est que, en effet, les conditions physiques dans lesquelles doit se trouver la vapeur au sortir du générateur pour donner le meilleur rendement du moteur ne sont qu’imparfaitement connues. Tandis que certains ingénieurs, et non des moins éminents, préconisent l’emploi de la vapeur surchauffée, d’autres prétendent que l’emploi de vapeur sèche conduit aux memes résultats économiques, et certains même n’attachent aucune importance à la question, se refusant h admettre les pernicieux effets de l’eau dans les cylindres des machines à vapeur. Bien que l’opinion de ces derniers puisse s’état'er de considérations et formules thermodynamiques, elle est en contradiction avec les résultats pratiques qui ont montré que l’emploi de vapeur contenant une trop grande quantité de vésicules d’eau en suspension avait souvent pour conséquence de doubler la dépense d’une machine, pour, la production d’un même travail, aussi bien en eau qu’en combustible. Aussi, quoiqu’on ne puisse affirmer la supériorité des surchauffeurs sur les épurateurs ou essoreurs, cst-il généralement admis que ces derniers appareils, qui diminuent la quantité d’eau vésiculaire entraînée par la vapeur, en d’autres termes, qui diminuent le crachement des chaudières, produisent une augmentation appréciable du rendement global du générateur et du moteur.
- La plupart des constructeurs de générateurs à vapeur ont utilisé dans leurs nouveaux modèles ces perfectionnements dont nous venons d’esquisser l’importance. La Société des Générateurs Belleviüc, dont les appareils, fort répandus dans les stations génératrices d’électricité, sont bien connus des ingénieurs électriciens, a été une des premières à entrer dans cette voie. Dès mars 1895 elle installait à l'usine de l’avenue Trudaine, du secteur Edison, des chaudières munies d’économi-
- seurs, et, d’après les essais faits dans cette usine en octobre de la même année, ces économiseurs procuraient une économie de 21,6 p. 100 sur la consommation de charbon des mêmes chaudières sans économiseurs. Depuis, elle a apporté aux générateurs de ce genre des perfectionnements de détail qui, sans apporter de modifications profondes à son type de générateurs à économiseurs définitivement établi en 1896, ont néanmoins contribué à faire de ces générateurs des appareils fort économiques et de toute sécurité. Ce sont ces nouveaux générateurs et les essais qui ont été faits avec eux que nous allons décrire, cette description nous paraissant devoir intéresser non seulement les ingénieurs électriciens désireux d’établir une nouvelle installation dans les conditions d’exploitation les plus économiques, mais encore les nombreux possesseurs de générateurs de modèles plus anciens, les nouveaux perfectionnements pouvant, en général du moins, être appliqués aux modèles antérieurs à celui de 1896 et donner lieu à une économie fort appréciable.
- Les figures 1 et 2 donnent une vue de côté et une vue de face des nouveaux générateurs Belleville a économiseurs et chambre de combustion complémentaire. Ce type diffère essentiellement des types anciens en ce que le faisceau tubulaire a été séparé en deux parties entre lesquelles existe un espace vide.
- La constitution du générateur de vapeur proprement dit n’est pas modifiée. Ce générateur B se compose toujours d’éléments b, amovibles et visitables par la façade, des collecteurs d’eau et de vapeur et des retours . d’eau réunissant ces deux organes. Les éléments comportent seulement un moins grand nombre d’étages de tubes qu’autrefois.
- L’économiseur, ou réchauffeur d’eau d’alimentation, est constitué par le second fais-• ceau tubulaire B,. Il est formé d’éléments bi_ analogues à ceux du générateur, mais en tubes de diamètre moindre.
- L’eau, refoulée par la pompe alimentaire, franchit le'robinet d’arrêt I), monte par le tuyau d et arrive au régulateur automatique
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- E" qui règle l’alimentation. Du régulateur l’eau se rend, par le tuyau e, dans le collecteur G de l’économiseur Br Elle s’échauffe en circulant dans les éléments bi et se rend ensuite par le collecteur II et le tuyau h à l’in-jecteur d’alimentation K placé sur le front de l’épurateur L comme dans le type ordinaire des générateurs Belleville.
- La chambre de "combustion complémen-
- taire comprise entre les deux faisceaux de tubes de la chaudière, ne contient que les gaz de la combustion qui s’y mélangent intimement sous l’action de jets d’air ou de vapeur convenablement disposés et s’y réen-llamment si leur température et leur composition le permettent. Cette réinilammation n’est plus nuisible ; on la favorise au contraire. En sortant de la chambre de com-
- Chaudicrcs BelIeVille à éconora
- bustion complémentaire, les gaz traversent le faisceau de petits tubes ou économiseurs qui les refroidit suffisamment pour qu’une •réinflammation ultérieure dans- la cheminée soit impossible, même dans les plus mauvaises conditions.
- Faisons observer que cette impossibilité de la réinflammation des gaz sortant du générateur obvie à une cause d’accidents qui, bien qu’assez peu fréquents, n’en sont pas moins dommageables : c’est l’explosion qui souvent accompagne la réinflammation de ces gaz lorsque l’oxygène de l’air et les gaz combustibles sont dans certaines proportions. Dans
- son rapport, pour l’année 1899, au dernier Congrès des Ingénieurs en chef des Associations de propriétaires d’appareils à vapeur, M. Walther-Meunier signalait plusieurs explosions de ce genre : l’une, survenue le 25 juillet 1896 dans un établissement de la Haute Alsace, occasionna la démolition partielle du carneau de raccordement de la chaudière à la cheminée ; l’autre se produisit le 10 octobre 1896, dans un établissement de- la 'Basse Alsace, et provoqua le renversement complet d’une des parois latérales du fourneau contenant l’économiseur commun de deux chaudières k bouilleurs dont l’une était chauffée
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- par des copeaux et de la sciure de bois. Or, avec les générateurs décrits ci-dessus, de pareils. accidents ne sont plus à craindre, l’in--jection de l’air dans la chambre de combustion complémentaire provoquant la combustion complète des gaz du foyer.
- De nombreux essais ont été faits sur les conditions de fonctionnement de ces nouveaux générateurs. Plusieurs ont été effectués en 1896 les uns sous le contrôle d’ingénieurs de la Marine d’un gouvernement étranger, d’autres sous le contrôle des ingénieurs de la Marine française.
- Dans ces deux séries d’essais on a brûlé le même charbon, du cardiff de qualité ordinaire. Le charbon était pesé sur une bascule avant d’être apporté devant les feux.
- L’eau d’alimentation était mesurée au moyen de caisses jaugées ; les relevés de la
- vaporisation étaient faits chaque demi-heure, et se trouvaient ainsi contrôlés l’un par l’autre.
- Avant de s’échapper, la vapeur traversait un épurateur général dans lequel elle abandonnait l’eau qu’elle pouvait entraîner. Cette eau entraînée était déduite de la production totale de vapeur. Dans tous les essais elle a d’ailleurs toujours été négligeable : moins de 1 p. 100.
- On notait, en outre, les températures de la fumée avant et après l’économiseur, et celles de l’eau à l'entrée et à la sortie de cet appareil.
- Les différents chiffres ainsi relevés sont consignés dans le tableau I. Les essais faits par la Marine française sont marqués d’un astérisque ; ceux faits par un Gouvernement étranger par deux astérisques.
- Tableau I. — Essais d'un générateur Belleville à économiseur.
- VAPEUR PRODUITE CHARBON BRULÉ TEMPÉRATURE DES GAZ RÉCHAUFFEMENT
- par kg de cliarbou. d'alimentation (').
- ‘ 7i3 kg- - • 10,23 kg 69,7 T 7" 185° 72°,7
- " 846 » . . . 9>74 ” 86,9 369 20Ô 73-3
- 934 " • - • 9»46 » «s,? 374 221 74)4
- 946,7 - •. . 9,19 » i«4)9 434 27O 7°
- 1107 77 . . . 9>33 « >18,3 39 2 268 82,9
- i3°4 » • - 9,18 .» 142 534 333 108,7
- 1529 » • • - 8.82 7' 773,4 66 3 379 118,5
- gssjs «pjfsïïwîîî: s&îssœs ''“'ïo™.™.,»™. c,™
- ... J.:LLe.rfch.auf talion est la différenc des.température* de c tte eau avant et après •économiseur; dans
- La durée de ces essais était tantôt de huit heures, tantôt de quatre heures. Un essai de trente-six heures fut fait peu de temps après, dans des conditions aussi voisines que possible de celles d’un service continu à la mer, au point de vue du service des chauffeurs, de la conduite des feux, des décrassages de la grille, des ramonages des tubes, etc. Pendant cette longue période de fonctionnement
- on n’a fait qu’un seul ramonage à la vapeur des tubes vaporisateurs, après vingt-huit heures de marche. Les économiseurs n’ont pas été ramonés de tout l’essai. Les résultats obtenus, dont l’ensemble confirmait ceux constatés dans les applications déjà réalisées concordent très bien avec ceux des essais précédents ; ces résultats sont également consignés dans le tableau I.
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- Sur la figure 3 sont tracées les courbes déduites des résultats de ces essais ainsi que quelques courbes relatives à des générateurs sans économiseurs. Ces courbes sont empruntées à un mémoire présenté à la session de
- Résultats d’i
- 1896 de l'Association technique maritime, par M. Godard, ingénieur de la Marine et directeur des ateliers de la Société des générateurs Belleville ; en voici les significations, les abscisses représentant, pour toutes les courbes, la quantité de vapeur produite par mètre carré de grille et par heure :
- A. Vaporisation par kilogramme de charbon brûlé dans des générateurs munis d’économiseurs (les points noirs se rapportent aux essais * et les points indiqués par deux petites circonférences concentriques aux essais’*). L’échelle des ordonnées correspond à 1 kg de vapeur pour 10 mm.
- B. Vaporisation dans des générateurs non munis d’économiseurs, ayant des tubes de même diamètre que les précédents. Moyennes de nombreux essais faits par la maison Belleville. Même échelle que pour la courbe précédente.
- C. Quantité de charbon brûlée à l’heure par mètre carré de grille avec économiseur. Echelle 0,5 mm par kilogramme.
- D et E. Température des gaz avant et après l’économiseur. Echelle 1 mm pour 8 degrés.
- F. Réchauffement de l’eau d’alimentation. Même échelle que pour les courbes précédentes.
- G. Augmentation de rendement total (ri"B'B)’ résultant de l’emploi d’économiseurs. Echelle : 2 mm pour 1 centième.
- H. Augmentation due au réchauffement seul de l’eau dans l’économiseur, égale au rapport -g- , h étant le nombre de kilogrammes de vapeur à la pression de la chaudière, qui contiennent le nombre de calories fournies à l’eau d’alimentation par l’économiseur. Meme échelle que pour la courbe précédente.
- I. Augmentation due à l'amélioration de la circulation dans le générateur, donnée par la différence des ordonnées des courbes G et H.
- En se servant de ces courbes on déduit les indications contenues dans le tableau II, où les poids de vapeur produite par mètre carré de grille et par heure, croissent de 100 kg d’une ligne à la suivante.
- On voit par ces courbes et ce tableau que l’emploi de l’économiseur produit une augmentation d’au moins 11 p. 100 du maximum de la quantité de vapeur produite par kilogramme de charbon brûlé dans un générateur sans économiseur et que cette augmentation s’élève jusqu’à 36,15 p. 100, à mesure que la production par mètre carré de grille augmente. On constate en outre que la partie de cette augmentation due à l’amélioration de la circulation de l’eau, croît avec la rapidité de la vaporisation jusqu’à devenir égale à l’augmentation due au réchauffement de
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- Tabi.eau IL — Indications relevées sur le diagramme.
- VA—EUR tconomUear. AUGMENTATION CHARBON TEMPÉRATU RÉCHAUFFEMENT
- 700 kg- 10 kg 9 kg II,Il 70 kg 369“, 5 175° 65°
- 800 » . . 9.82 >> 8,58 » M.45 8l,6 -» •101 > 5 196 7°
- 900 » . . q,66 » 8.19 » i/ -.95 93.4 » 435 ois.s 75
- I OOO « . . 9,48 » 7,83 « 21,07 105.5 » 469,5 241,5 80,5
- I IOO » - • 9,34 » 7,51 » 34-36 n-1,7 » 504 266 87
- I 200 >. . . 9.2 » 7,21 » 27,60 I3°.3 » 539 292 93.5
- I 300 » . . 9,07 » 6,95 ” 3^,5 143,2 » 575 318., IOI
- I 400 » . . 8,95 » 33.38 613 345 io9.5
- 1 500 » . . 8,85 » 6,5 » 36,15 , i69,7 » 652 373 119
- l’eau, ce qui indique qu’il eût été possible . d’obtenir avec les générateurs essayés une production de vapeur dépassant i 500 kg par heure et par mètre carré de grille.
- Aux mois de février et mars 1897, les Ingénieurs du même gouvernement étranger ont fait trois essais de 4 heures chacun à la combustion de 180 kg de charbon Cardiff par heure et par mètre carré de grille, pendant lesquels, la vaporisation moyenne a été de 1585 kg par mètre carré de grille et par heure.
- Le réchauffement de l’eau d’alimentation a été de 146°, la vaporisation par kilogramme de charbon brut a été de 8,8 kg, à la pression de 15,8 kg, la température initiale de l’eau d’alimentation étant de 20°.
- Les augmentations de rendement constatées dans ces essais ont d’ailleurs toujours été réalisées dans la pratique courante, comme l’ont montré de nombreux essais effectués par divers industriels. Ceux effectués à l’usine de l’avenue Trudaine du secteur Edison, sur les premiers générateurs Belleville munis d’économiseurs, indiquaient, ainsi que nous le disions au début, une économie de 21,6 p. 100 due aux économiseurs, d’après les relevés des consommations de charbon des mêmes générateurs fonctionnant soit avec, soit sans économiseurs. Mais si intéres-
- sant que soit ce résultat au point de vue de l’effet utile des économiseurs, il n’a qu’une importance relative, car un générateur spécialement étudié pour fonctionner avec économiseur ne se trouve plus dans de bonnes conditions de rendement lorsqu’il fonctionne sans cet appareil. Aussi considérons-nous comme plus instructifs les résultats des essais faits dans d’autres établissements où l’on comparait la consommation de charbon des nouveaux générateurs à économiseurs à celle de générateurs plus anciens sans économiseurs, pour un même travail produit.
- Parmi ces essais nous signalerons ceux qui ont été effectués en octobre 1896 par la maison Pernod fils, à Pontarlier, et ceux effectués en mai 1898, à l’usine de Dives de la Société française d’électrométallurgie.
- Dans les premiers, qui durèrent dix-huit jours consécutifs, on compara un générateur à économiseur B n° 10 et deux générateurs sans économiseur B n° 5, la surface de grille étant réduite d’un tiers dans les deux cas. On constata que, pour un même travail produit, ces derniers générateurs brûlaient 83375 kg de charbon en dix-huit jours, tandis que le générateur à économiseur n’en brûlait que 70625 kg, ce qui correspond à une économie de 15 p. 100. On observa en outre que la température, à l’entrée de la cheminée des
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- gaz provenant des générateurs B n° 5 accouplés était d’environ 250° C, tandis que celle des gaz fournis par le générateur B n" 10 n’était que de 150° C.
- Les essais de l’usine de Dives durèrent neuf heurns en pleine marche. Ils portèrent sur trois générateurs à économiseurs, Cn°8, et deux générateurs sans économiseurs, modèle 188g. La consommation de charbon à l’heure pour une production de 3 000 kg de vapeur à l’heure a été de 323 kg pour chacun des derniers générateurs et de 280,2 kg pour chacun des premiers, ce qui correspond à une économie de 13,4 p. 100.
- Les essais faits dans d’autres établissements ont donné des résultats analogues. On. peut donc compter sur une économie de 14 à 15 p. 100 réalisée par les nouveaux générateurs.
- Passons maintenant au nouveau dispositif adopté pour diminuer le crachement des chaudières.
- Ce dispositif, représenté en L sur la figure 1, est appelé épurateur d'eau et de vapeur, parce que non seulement il a pour but de séparer la vapeur de l’eau entraînée, mais encore d’épurer l’eau d’alimentation en retenant les précipités calcaires. Il est, comme dans les anciens modèles, placé en front du générateur et peut être facilement visité et nettoyé.
- Le mélange d’eau et de vapeur qui sort des éléments est projeté contre la cloche qui recouvre les tubulures et qui le rabat de haut en bas. L’eau tombe dans la partie inférieure de l’épurateur ; la vapeur se redresse, parcourt les circuits du cloisonnement où elle s’essore et va enfin à l’état de vapeur sèche à la sortie de l’épurateur située vers le sommet.
- Le fond de cct épurateur est en acier moulé. Le tube de retour d’eau est large en vue de permettre un écoulement rapide de i’eau amenée dans l’épurateur par l’alimentation et par la vapeurdes éléments. En outre, l’orifice de ce tube est moins élevé que dans les appareils antérieurs, afin d’abaisser le
- niveau de l’eau dans l’épurateur, ce qui facilite l’essopation de la vapeur, et produit une augmentation de la quantité d’eau circulant dans les éléments, d’où résulte une meilleure utilisation de la chaleur transmise aux tubes générateurs de vapeur.
- L’eau d’alimentation est injectée dans une chambre spéciale de l’épurateur, dans la vapeur, mais- hors du circuit d’essoration, et située dans le bout de l’épurateur opposé au tube de retour.
- L’eau d’alimentation réchauffée par son contact avec la vapeur, puis mélangée avec l’eau h la température de la vapeur qui circule dans le bas de l'épurateur, s’échauffe suffisamment pour précipiter les sels calcaires qu’elle contient. Ces sels sont entraînés dans le dcjecteur d’où on les expulse au moyen de purges.
- Dans les grands générateurs, ceux des séries A et B à plus de sept cléments et ceux de la série C à plus de six éléments, l’épurateur est muni, de deux tubes de retour d’eau ; il comporte alors deux déjcctcurs, et la chambre d’injection de l’eau d’alimentation est alors placée vers le milieu de la longueur de l’épurateur.
- Outre ces perfectionnements, des améliorations de détails ont été apportées aux nouveaux générateurs Belleville en vue d’en augmenter la s'écurité. Parmi ces améliorations nous signalerons les suivantes qui ont pour but de prévenir tout échappement de vapeur au dehors, si une fuite vient à se produire dans le faisceau de tube.
- a. La couverture du générateur est munie d’un ou de deux couvercles mobiles dits trappes d’expansion permettant à la vapeur de s’échapper par la partie supérieure de l’appareil;
- b. La fermeture des portes de nettoyage est assurée, non seulement par une solide crémone, mais encore par une barre de sûreté engagée entre deux mentonnets ;
- c. Les portes de cendrier sont disposées de façon à se fermer d’elles-mcmes, sous
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- l’action de toute poussée venant de l’intérieur; ^
- d. Les portes de foyer sont à bascule et se ferment de dedans en dehors.
- Il résulte de la comparaison des résultats des essais officiels faits en 1896 sur les générateurs Bellcvillc et de ceux d’essais faits sur les chaudières cylindriques de navires de guerre Isly, Jean-B art, Suchet, de la Marine française, et Hermione, de la Marine anglaise, que la quantité de vapeur produite par kilogramme de charbon brûlé est plus grande avec les générateurs Belleville qu’avec les chaudières cylindriques, même aux grandes combustions. Aussi, depuis cette époque, l’application à la marine des générateurs Belleville à économiseurs a-t-elle pris une grande extension, etactuellement la puissance totale des générateurs de ce type, qui ont été installés ou commandés par les marines des principaux pays, est considérable.
- Pour ne citer que quelques exemples, le chiffre de ces applications atteint 307 200 chevaux pour la Marine française, 769900 chevaux pour la Marine anglaise et 195 200 chevaux pour la Marine russe, soit pour ces trois nations une puissance totale de 1272 300 chevaux.
- Des applications également importantes ont été réalisées ou sont en cours d’exécution pour les marines japonaise, chilienne,
- autrichienne, italienne, espagnole et argen-
- La Compagnie des Messageries maritimes installe exclusivement des générateurs Belleville sur ses paquebots des lignes d’Australie et de la Plata.
- Les chemins de fer de l’Ouest ont monté des générateurs Belleville sur leurs trois paquebots à grande vitesse Tamise, Manche et Franceztsur leurs cargo-boatsH72g"crs et Caen.
- Les installations à terre sont également très nombreuses et très importantes. Les établissements de l’Etat emploient les générateurs Belleville en nombre considérable ; de même les grandes'Compagnies d’éclairage électrique : la Compagnie continentale Edison, la Société d’éclairage et de force par l’électricité, la Compagnie parisienne de l’air comprimé, etc.; les grands magasins : Louvre, Bon Marché, Printemps, Belle Jardinière, Place Clichy, etc.; les hôtels : Grand Hôtel, Hôtel Continental, Hôtel Terminus, Hôtel Chatham, etc.
- Les grands industriels les ont également adoptés pour leurs services de force motrice et de chauffage, tels MM. Lebaudy frères qui ont monté, de 1880 à 1895, 22 générateurs; MM. L. Félix Fournier et Cie, à Marseille, qui en ont installé egalement 22 de 1881 à 1899; la Société des mines et fonderies de zinc de la Vieille-Montagne qui a monté, depuis 1868, 49 générateurs Belleville, etc.
- T. Pausert.
- THÉORIE DE LA DÉCHARGE DES CONDUCTEURS A CAPACITÉ. RÉSISTANCE ET COEFFICIENT DE SELF-INDUCTION VARIABLES
- Dans la théorie classique de la décharge des condensateurs on suppose que la capacité C, ainsi que la résistance R et le coefficient L de self-induction restent invariables pendant la durée du phénomène. Le caractère de la décharge dépend du signe de la quantité 1
- CL 4L2
- et la décharge sera continue ou oscillante suivant que cette quantité est négative ou positive; la fréquence d’oscillations dépend de la valeur de cette quantité.
- Dans une Note antérieure (h j’ai indiqué
- (l) Comptes rendus du x01, mars 1897 ; L’Éclairage Élec-X, p. 51S.
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- une généralisation de ces théorèmes, relative aux cas où la capacité, la résistance et le coefficient de self-induction varient avec le temps d’une manière continue, d’ailleurs quelconque, pendant la décharge. 11 est facile de faire varier l’une quelconque de ces quantités pendant l’expérience et l’on peut le faire de beaucoup de manières de sorte, qu’elles soient fonctions connues de temps. Ainsi on peut faire varier chacune de ces quantités en faisant varier une certaine distance l de sorte qu’elle soit une fonction connue du temps. En la faisant varier par exemple par un mouvement vibratoire non amorti, on aura
- Définition de la fonction caractéristique. — En désignant par J l’intensité du courant de décharge et en exprimant que l’énergie fournie par la décharge du condensateur dans le temps dl est égale à la somme de la quantité de chaleur développée dans la résistance R et de la variation de l’énergie électromagnétique dans le circuit pendant cet intervalle de temps, on aura l’équation qui régit le phénomène.
- (LJ) = J it (i)
- d’ou, en remplaçant J par-—2^-on tire l’équation linéaire du second ordre
- / = /0 +
- .pt
- ou, si le mouvement est amorti
- Je me propose d’exposer ici une théorie plus complète du phénomène en partant de certaines propriétés générales des équations linéaires du second ordre, s’appliquant directement au problème actuel. La méthode employée n’exige pas l’intégration de l’équation du problème, d'ailleurs impossible dans la plupart des cas. On peut se rendre compte des particularités du phénomène par la seule considération d’une certaine fonction du temps, que j’appelle fonction caractéristique du cas considéré et qui s’obtient par une certaine combinaison de fonctions du temps, représentant les lois suivant lesquelles varient C, L, R. Le signe de cette fonction détermine le caractère de la décharge ; sa grandeur dans un intervalle donné de temp.s détermine la fréquence d’oscillations dans cet intervalle.
- Les résultats obtenus s’étendent au cas, où dans le circuit, où s’effectue la décharge, se trouve une force électromotrice constante ou variable et aussi au cas, où le système est soumis à l’action d’un champ magnétique extérieur, dont le flux peut aussi être constant ou variable pendant l’expérience.
- dont les coefficients sont fonctions du temps, connues dans chaque cas particulier donné. En posant
- l’équation (2) se transforme en
- + „(!)r = o, (4)
- où io(t) sera fonction connue du temps, définie
- - «=vr - +-?r losL)
- -t(-î-+4-1o*l)’-(s)
- Dans chaque cas particulier donné on connaîtra cette fonction w(*), qui dépend de la disposition de l’expérience et l’on peut montrer que le caractère de la décharge dépend essentiellement des particularités de cette fonction. C’est à cause de ce rôle que je l’appellerai fonction caractéristique du cas considéré.
- Dans le cas de la décharge ordinaire, où C, L, R sont invariables, la fonction caractéristique sera aussi constante et aura la valeur connue
- 1 R-CL 4L2
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- dont le signe et la valeur règlent le sens et l’allure du phénomène.
- Mais cette fonction aura une valeur constante dans une infinité d’antres cas. Pour n’en citer qu’un, qui ne serait pas difficile à réaliser, supposons par exemple que le coefficient de self-induction L restant invariable, la capacité C et la résistance R varient périodiquement suivant les lois
- R = K + H sin -g
- (‘ = A + BCOS-I+ I) sin vr+Esin1-;!
- où A, B, T), E, K, H, y sont des constantes positives telles qu’on ait
- B=ïf, D=™-, E=
- la fonction caractéristique ft) sera constante et égale a
- _A____K_
- L 4L2 '
- Remarquons que la charge Q sera connue comme fonction explicite du temps toutes les fois que la fonction caractéristique sera constante : si la valeur de celle-ci est a, on
- ou bien
- Q= -‘--e—T / f-“(A, sinl/« + A, cos'/»)
- (suivant le signe de a), les constantes A, et A, étant déterminées de sorte qu’on ait
- Q(°) = Qo (-£),= <>.
- Par exemple dans le cas cité plus haut on aura
- Q = f(A,e‘v~+ *Jif-
- Q = ~ (A, sin t sP- + A, cos t v'U e- T7 + “ *"
- Dans les deux cas la courbe représen-. tant la variation de la décharge, à cause du facteur
- lt >
- oscillera autour de celle qui représente la décharge ordinaire et il est facile de connaître toutes les particularités du phénomène.
- Mais dans la plupart des cas ou bien l’intégration de l’équation en Q est impossible, ou bien l’expression explicite de Q en fonction du temps est compliquée, de sorte qu’il est difficile, sinon impossible, de mettre en évidence ce qui est le plus important à connaître dans la théorie du phénomène au point de vue physique.
- Je montrerai que, dans tous les cas possibles, on peut étudier le phénomène directement au moyen de la fonction caractéristique, sans avoir recours à l’intégration de Véquation en Q. La théorie repose sur certaines propriétés des intégrales réelles des équations linéaires du second ordre, sans second membre, dont les plus importantes ont été démontrées par Sturm ('). Gomme il sera facile de s’en rendre compte, la même théorie est susceptible d’être appliquée à bien d’autres phénomènes, présentant avec celui que j’étudie une analogie soit physique, soit mathématique.
- Rôle nu signe et de la. grandeur* de la fonction caractéristique; fréquence d’oscillations. — La fonction caractéristique w (t) jouit de cette propriété fondamentale, que le caractère de la décharge dans un intervalle donné de temps de t — à t=t2 dépend du signe de c<>(f) dans cet intervalle. Cette propriété est précisée par les deux théorèmes fondamentaux suivants :
- I. Dans tout intervalle de temps, dans lequel la fonction caractéristique est constamment négative, la charge du condensateur ne peut changer de sens plus d’une fois ; avant et
- (') Journal de mathématiques pures et appliquées, t. I, p. 127.
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- après ce changement la décharge est continue ;
- II. Dans tout intervalle de temps, dans lequel cette fonction est constamment positive, la décharge est oscillante..
- Pour le montrer, reportons-nous à une propriété importante des équations linéaires du second ordre. Envisageons trois équations
- £f- + m[t)r=0 (6,
- ï + îl')“ = ‘ <?>
- ~ + 'l(»)v = 0 (8)
- où l’on suppose les fonctions w, », ^ finies et continues dans l’intervalle de t ~ tfd t — ti (avec tl ^ C). Sturm a démontré le théorème suivant :
- Si dans l’intervalle fù,/2) on a constamment
- o(t)^Tnit) (9)
- si, dans les intégrales générales u et v des équations (7) et (8), les constantes d’intégration sont déterminées de sorte que pour t — 4 on ait
- -jrl0e''-4rl0SJ'~-srlog “ (I0)
- et que de plus n et v pour t — tl ont le signe de y{tf l’intégrale y de (6) s’annulera dans l’intervalle (tiy Q au moins autant de fois que u et au plus autant de fois que v. De plus, si l’on considère les différentes valeurs de t, qui annulent uyy, les valeurs qui annulent y sont plus grandes que celles du même rang, qui annulent v et plus petites que celles du même rang qui annulent u. Et ceci subsiste aussi dans le cas où toutes les trois fonctions j', u,v s’annulent pour pourvu que les conditions (9)
- soient satisfaites.
- Appliquons le théorème au cas dont nous nous occupons.
- Supposons d’abord que la fonction caractéristique tù(t) soit négative dans l’intervalle et désignons par —M sa plus grande
- valeur lorsque / varie entre /, et t3. Si l’on considère alors l’équation
- comme dans l’intervalle (/,,t) on a constamment
- — M,
- d’après le théorème de Sturm l’intégrale y de (6) peut s’annuler dans cet intervalle au plus autant de fois que l’intégrale v de iti\ après avoir choisi dans cette dernière les constantes d’intégration de sorte que pour t = tl 011 ait
- -jpiogv i0gr (12)
- et que vf) ait le signe deyfa).
- Mais, comme l’intcgrale générale de (11)
- v— (Vmi +C*e-<V'^’
- il est évident qu’on peut toujours déterminer Cj et C2 de manière que ces conditions soient satisfaites.-Et comme v ne peut s’annuler plus d’une fois entre les limites ti et 4, il en sera de même pour y — et par suite aussi pourQ, ce qui démontre le théorème I.
- Pour démontrer le théorème II, supposons que la fonction caractéristique soit positive dans l’intervalle (t^Q et désignons par M et N ses plus grande et plus petite valeur dans cet intervalle. Si l’on considère les équations différentielles
- -ar + N* = ° "rif
- et si l’on suppose que les constantes d’inté-4 gration, figurant dans les intégrales générales de ces équations, soient déterminées de manière à satisfaire aux conditions du théorème de Sturm, l’intégrale^ s’annulera dans l’intervalle (£„ fâ) au moins autant de fois que u et au plus autant de fois que v.
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- Mais u et v étant données par les formules
- U- C, sin (t + O,},
- v=Dtsin(M/M + Di!> '
- d'où
- ~2p log u — v'N cotg(f V'N +CJ,
- J o gv~ j/M co tg ; i V M + DS1,
- on peut évidemment toujours déterminer les constantes C15 Ca, Dn D, de manière à satisfaire aux conditions de Sturm. D’autre part u et v deviennent nulles pour une suite de valeurs de t équidistantes, la distance étant égale à
- vn" et riÀï
- Par suite y s’annulera dans l’intervalle (ft, /8) au moins autant de fois qu’il y a d’unités entières dans
- (t.-t.Wü
- et au plus autant de fois qu’il y a d’unités entières dans
- (A— Qy/M «
- La fonction y change de signe toutes les fois qu’elle s’annule. Ceci résulte d’une propriété connue des équations linéaires du second ordre, d’après laquelle aucune valeur de f, pour laquelle la fonction m[t) reste finie et continue, ne saurait être racine multiple dty(f)—o. Et comme le facteur
- ELECTRIQUE
- finie, continue, positive et différente de zéro, ce qui précède s’applique aussi à la fonction Q, ce qui démontre le théorème II.
- Mais par ce qui précède nous avons en même temps démontré le théorème suivant III. Si la fonction caractéristique est constamment positive lorsque t varie de tx à l.À et si M et N désignent sa. plus grande et plus petite valeur dans cet intervalle de /, la charge électrique du condensateur changera de signe entre t et t — ti au moins autant de fois, qu'il y a d’unités entières dans
- et au plus autant de fois qu’il y a d’unités entières dans
- Il serait aisé, d’après ce théorème d’avoir ces nombres de changements de signe par une construction graphique, lorsque la courbe, représentant la variation de la fonction caractéristique avec le temps, est construite.
- On s’assure facilement que la dimension de la fonction caractéristique est [T' *] soit dans le système électrostatique, soit dans le système électromagnétique. Par suite les nombres
- (I, et ((,—(,)
- sont bien indépendants du choix d’unités, comme cela devrait l’être.
- Enfin remarquons que le théorème III généralise un théorème analogue connu dans la théorie de la décharge ordinaire.
- (A suivre.)
- Michel Petrovitch,
- par lequel il faut multiplier y pour en déduire Q, est une fonction de t constamment
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ 95
- DISPOSITION
- DES FEEDERS DE RETOUR D’UNE LIGNE 1)E TRAMWAYS ÉLECTRIQUES
- Sur une ligne de tramways électriques à retour du courant par les rails, dans le but de réduire les « courants vagabonds », qui troublent les téléphones et les instruments de physique, compromettent les conduites, etc., on dispose généralement des feeders connectés d’une part à la voie et d’autre part à la station génératrice. Il y a quelques mois, M. F. Na-tai.is a publié (') une intéressante étude en vue de reconnaître la meilleure disposition qu’il convient de donner aux feeders ; c’est cette étude que nous allons analyser.
- L’emploi de ces feeders donne lieu à une dépense de premier établissement relativement considérable, et, comme cette dépense est, en outre, extrêmement variable suivant la disposition adoptée, il est intéressant d’avoir une méthode permettant de déterminer approximativement, étant donné un cas quelconque, quelle est la disposition la plus économique. De ce point de vue l’auteur a été conduit à l’étude que nous allons exposer.
- f
- Soit, en supposant que la ligne commence à la station génératrice, fig. 1 :
- !q, h, h, l3, ... = distances, en km, des voitures à la station génératrice. in, h, f2, z3, ... = courants, en ampères, entrant dans les rails.
- Lj. I.j, L3. ... = distances, en km, de la station génératrice aux points où les feeders de retour sont connectés avec les rails.
- Jt», Ji» J2, Js, ... = courants, en ampères, allant à la station génératrice par les feeders de retour.
- I5) Street Raihvay Journal, t. XIV, p. 277, 1898.
- w = résistance de la voie, en ohms par km. v = différence de potentiel maximum dans la voie, ou différence de potentiel entre les extrémités de la voie, en volts.
- v' -- valeur qu’aurait v s’il n'y avait pas de feeders de retour.
- On a, par hypothèse,
- /0 = L„ = o-
- En général,
- et, les feeders de retour étant posés le long de la ligne,
- v' = WLil,
- La dernière de ces formules montre l’influence des feeders de retour et, mise sous la forme
- £jL = £i7--£-=A, (2)
- elle permet de calculer la somme des moments des courants des feeders de retour relative à une charge donnée de la ligne. Sur la formule (2) on voit nettement l’importance de la résistance de la voie, et, en particulier, que les feeders de retour sont inutiles si
- En appliquant ces formules à l’exemple
- f, — 60 amp., /, - 1.5 km, ii = 72 ajnp.» h ~ 2,5 km. i3 = 50 amp-, lt — 4 km, v = 7 volts, w = 0,02 ohm par'km,
- on a :
- -JL — 60 x 1.5 -{- 72 X 2,5 -\~ 50 X 4 —~
- = 470 — 350 — 120 amp. km
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- 94 • L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- De sorte que, dans ces conditions, v sera exactement de 7 volts si l’on connecte a la voie : un feeder de 4 km et pour 30 amp., ou un feeder de 3 km et pour 40 amp., ou 2 fee-ders de 3 km et pour 20 amp. chacun, ou 1 feeder de 2 km et pour 60 amp., ou 2 feeders de 2 km et pour 30 amp. chacun.
- En outre, afin d’être certain que le maximum admissible pour la différence de potentiel entre 2 points quelconques de la voie ne sera pas dépassé, il faut étudier la courbe du potentiel dans la voie, comme il est indiqué
- Voyons maintenant quelle est, approximativement, l’expression de la dépense d’établissement des feeders de retour. En remarquant que ces feeders ont toujours une section im portante et que, de plus, leur àme est faiblement isolée et peu protégée (une enveloppe simple de plomb et pas d’armature), on voit qu’on peut, dans la dépense totale, négliger prix de l’enveloppe du câble ainsi que celui de la pose de ce câble. Si :
- Qi- Q*> Qj, . • • = sections (en mm2; des câbles, a = -1 000 (ohm mm2 par km), résistance d'un fil de cuivre de 1 mm2 de section et de 1 km de longueur.
- . E,, Es, Es, ... = chutes de potentiel (en volts)
- dans les câbles-
- V,, V,, Va, ... = volumes de cuivre (en dcma) des câbles.
- d’(
- Q =
- E
- V = QL =
- »JLa
- (3)
- et
- de sorte que dans ce cas le volume de cuivre du feeder est minimum en même temps que -g-. Le point de la voie auquel le feeder devra aboutir, pour satisfaire a la condition d'avoir minimum, est la projection sur la ligne, G, du point de contact, H, de la tangente menée de O à la courbe DF (fig, 2), si,
- toutefois, la ligne est peu chargée ou, plus exactement, si - est assez petit pour que la parabole AJH, de chute naturelle du potentiel, ne passe pas au-dessus de CD. (Les grandeurs b et /, et les courbes en question, sont définies plus loin.) •
- Ceci posé, cherchons comment on peut déterminer la disposition des feeders de retour la moins coûteuse.
- Afin de simplifier, nous considérerons une ligne partant de la station génératrice, ne présentant aucun branchement, et nous supposerons que cette ligne est régulièrement chargée ; nous admettrons une vitesse commerciale de 12 km a l’heure et des départs toutes les 5 minutes, soit une distance de
- Ainsi,
- n’employant qu’i
- j = f>
- (4)
- 60
- câble
- entre 2 voitures consécutives se suivant, les croisements étant d’ailleurs possibles pour des voitures marchant dans des sens opposés; enfin, nous traiterons le courant î (en amp.), fourni à la voie par chacune des voitures,
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- 95
- donc tous les km, indifféremment comme une charge isolée ou comme une charge uniformément répartie sur i km.
- Les feeders de retour dépendront immédiatement de la courbe du potentiel que l’on se donnera pour la voie : nous devons donc chercher quelle est celle qui conduit au volume de cuivre minimum, tout en satisfaisant aux conditions imposées. Cette dernière devra être comprise entre les parallèles ÀB et CD (fig. 2), dont la distance représente la limite supérieure admise pour la chute du potentiel dans la voie, v. En outre, elle devra passer par les points A et D, et elle ne pourra pas, d’une part, descendre du point D plus rapidement que la courbe DF qui correspond au cas où tout le courant revient par la voie entre B et F, d’autre part, remonter du point A plus rapidement que la courbe AK qui correspond au cas où tout le courant revient par la voie entre A et E. Toute courbe semblable aux courbes DF et KA sera appelée « courbe de chute naturelle du potentiel ». Il résulte de ce qui précède que la courbe cherchée devra être située à l’intérieur du périmètre AFDK et, alors, elle pourra affecter une forme quelconque. On trouvera cette courbe, ou plutôt on s'en rapprochera suffisamment, en opérant par tâtonnements, c’est-à-dire en étudiant les volumes de cuivre, des feeders de retour, correspondant respectivement à certaines courbes choisies d’une manière
- Supposons que l’on soit autorisé à-perdre dans les feeders un voltage au plus égal à [a -f- v). Voyons d’abord ce qui correspondrait respectivement à chacune des courbes limites DFA et DKA.
- Pour obtenir la courbe DFA (fig. 3) on devrait joindre chaque élément infiniment petit, dx, de la voie à la station génératrice par un câble de longueur x et de section infiniment petite, et ces câbles devraient satisfaire aux relations suivantes :
- - Soit AB = / (km) et AF = b (km)
- Il ne devra passer aucun courant par les rails entre F et A; par conséquent, en chaque point de AF le courant idx fourni à la voie doit être pris immédiatement par le feeder de retour aboutissant en ce point. De plus, on devra perdre le voltage a dans chacun des câbles correspondants. On aura donc pour les câbles devant ramener le courant fourni sur AF :
- V,
- En outre, on aura à ramener du point F un courant de bi amp., égal à la somme des courants élémentaires fournis sur FB, et il il faudra pour cela un câble de volume
- aussi rationnelle que possible en vue d’obtenir des valeurs se rapprochant de plus en plus du minimum cherché.
- Donc, dans ce cas, le volume total du cuivre exigé pour le retour serait de
- V„FA - v, + v4
- [iL=*.+
- (5)
- De même, on trouve que pour obtenir la courbe DKA (fig. 4) il faudrait un volume
- /
- r2 dx =
- «if/3—»8! 3 0 + v)
- (6)
- Cherchons la valeur è, qui entre dans les équations (5) et (6).
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-
- q6
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XIX. - N° 10.
- Sur la figure 5, ix 'est la valeur du courant
- nmm iliii 1 lu
- traversant au point x_ l’élément cix de résistance wdx ; donc :
- dy — ix.wdx,
- y — >> j +c-
- . Mais
- y zxl o pour x — o, et y = v pour x — b.
- b = \/w km' (7)
- La comparaison des valeurs VDFA et VUKA se réduit à celle des deux termes :
- fi-bf (1 + 2b)
- « fl + V
- Deux cas sont alors à considérer:
- i° b = /. Dans ce cas les deux termes sont
- Fig- 5.
- nuis. Ceci revient à dire que'les deux courbes DFA et DKA coïncident, ou que les rails seuls sont suffisants pour ramener dans les
- conditions voulues les courants de la ligne.
- 20 b=l. Dans ce cas la comparaison se réduit finalement à celle des termes.
- [l—b) U + 2b) P +lb+b2
- P + lb~2 b2 P + lb+ba
- On voit de suite que le premier est le plus grand si v est fort relativement à a et b faible relativement à /, et inversement.
- On aura :
- P + lb — ib* _ p + ib + b1
- b—l
- r + + itav
- 2(3* -I- 2V)
- ‘(Le radical ne saurait être affecté du signe — puisque b ne peut pas être négatif.) Cette condition peut s’écrire, d’après (7),
- A-Ia/jET- v + Vw' + iw
- 2(ia + 2V)
- Par suite, si la ligne est peu chargée la courbe DFA est la plus avantageuse, puis-qu’alors
- b " v+l/9v‘+izay l 2 (3a + 2v)
- et si la ligne est fortement chargée l’avantage revient à la courbe DKA, puisque dans ce
- v + vV+izav
- ' 2(3«+2v)
- Il résulte de ceci que l’on devra choisir des courbes concaves lorsque la charge de la ligne sera faible, et des courbes convexes lorsque cette charge sera forte.
- La table suivante, donnant les valeurs de
- y + vVH-T-2av ,
- 2 13a+ 2 y}
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 97
- permet de voir si la ligne est peu, ou moyennement, ou fortement chargée :
- irW'tWW K--H U'W*
- [\r^3 | j5 ^f3 y 7P | 175 | 725\ cd-m,.
- v ‘(&|’ | s,K an.
- Fig. 6.
- respondant respectivement à une charge faible, k une charge moyenne, à une forte charge. Dans chacun de ces cas on a calculé les volumes de cuivre des retours correspondant à différentes courbes du potentiel de la voie, en prenant
- v = 9 volts et a =20 volts.
- (le tableau ci-dessus donne alors 0,403). Ces exemples répondent aux conditions suivantes :
- / = 10 km, : = 50 amp. par km, w — 0.01 ohm par km.
- D’où :
- rr ÎP V
- 1JL — ----— = 2 500 — 900
- = 1 600 amp.-km,
- l — 10 km, i — 50 amp, par km, w — 0,0225 ohm par km.
- Charge
- faible
- Charge
- (fig-7)-
- 2JL = 2 500 — 400 = 2 1
- V 0,0225x50
- amp.-km,
- et
- b
- ),4 = 0,4035
- l = 15 km, i = 100 amp. par km, w — 0,02 ohm par km.
- 11,250 —450 = 10,800 amp.-km, *=\/oo2X9ioo=3 km
- Les figures 6, 7, 8, indiquent les courbes étudiées et, pour chacune d’elles, les valeurs et les dispositions des courants qui entrent dans la voie, de ceux qui en sortent, de ceux qui y circulent. En outre, ces figures portent aux sommets des courbes l’indication des valeurs, correspondant respectivement à chacun de ces sommets, de la chute de potentiel entre la voie et la station génératrice, cette dernière étant supposée au km o et connectée avec les rails par l’intermédiaire d’une résistance.
- Forte } SJL: charge '
- (fig. 8j. 1
- f et
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- 98'
- On
- ainsi pour les volumes de cuivre du
- plus avantageuse que la Courbe V dans le
- lï } ^ i \^\<36 \ ’Z\ * f 8780 cdm/
- m | *> j j; i'J «w
- jy 4Â 8550 cdJTV.
- y -..j----11JJ51 gis I j i5 f34/0 cdm.-:
- Yl V T Jr-° ^;-f ^j2S ^ 1>-5 || g , C'jrfJii'g c-.lms
- retour, ment a
- Faible
- charge.
- V, et Vv, correspondant respective-courbes limites I et V:
- Charge moyenne. Forte charge . .
- ( Vi = 9 44o dcm3, (Vvrry47o » ;
- Ç Vi = 67 500 dcm\ £ Vy= 88 600 » .
- Donc, comme il était prévu, la courbe I est
- cas d’une forte charge, c’est l’inverse qui a lien dans le cas d’une faible charge, et les deux courbes s’cquivalent dans le cas d’une charge moyenne.
- Des courbes autres que les courbes limites ont été essayées. On a commencé par étudier des courbes à. courbure continue : la parabole II, la droite III, la parabole IV (fig. 6, 7, 8). Le calcul, qui n’est pas développé ici, montre que, quelle que soit la charge, c’est la parabole II qui est la plus avantageuse des trois courbes II, III et IV, à la condition, toutefois, qu’aucune d’elles ne coupe la courbe limite V ; mais cette dernière condition n’est généralement pas satisfaite, et alors on doit, évidemment, remplacer chaque combe A D,
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- REVUE D’ÉLECTRlCITE
- coupant V en H, par la courbe correspondante A H-H D, dont le segment AH appartient à la courbe considéré ^ l>= •mo--ment H D à la courbe V (fig
- 9) : «g-
- (courbe IV), fig, 7 et 6 (courbes III et II). Ainsi, des trois courbes II, III et IV, la plus avantageuse est II dans la figure S où
- ( Vrv = 73 400 » ,
- III dans la figure 7 et IV dans la figure 6.
- En outre, les courbes I, Ia, I&, Ic, II, de la figure 8, chacune de ces courbes étant formée d’une parabole et d’une droite horizontale tangente au sommet de cette parabole, ont donné :
- Vi = 67500 dem8 (sommet de la parabole à 3 km de l’origine),
- Vu: = 67 300 » (sommet de la parabole à 6 km
- de l’origine),
- Vub= 67000 » (sommet de la parabole à 9 km
- de l’origine),
- Vie = 67 200 » (sommet de la parabole à 12 km
- de l’origine).
- Vu = 6780a » (sommet de la parabole à 15 km
- de l’origine).
- Ceci montre qu’il convient de choisir un point situé entre K et D (fig. 2) comme sommet de la parabole.
- Par généralisation, on est conduit à étudier l’influence de déplacements simultanés, effectués respectivement sur AB et CD, des deux extrémités de la parabole de chute naturelle du potentiel. Faisons cette étude pour le cas où la courbe du potentiel de ia voie est celle que représente la figure 10 en AM LD, M L étant une parabole de chute naturelle du potentiel; les calculs sont alors simples :
- On doit ramènera l’usine génératrice : i° Dès leur arrivée sur la voie, les courants
- idx entrant dans les rails entre A et M et les courants idx entrant dans les rails eritre N et B.
- 2° Du point M, le courant bi fourni à la voie entre M et N.
- Or, on a MN — ^ ; donc, si l’on pose AM=,q le volume de cuivre du retour devra
- Lorsque V sera minimum
- fi3 - (r + fr)3!
- 3 fiT +v)
- d\
- -f- 2------b'1— 0,
- ’est-à-dire
- vec la condition
- ? b — b \j'^àLL < t,
- T<\f^
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- En particulier, pour a = 20 volts et v~9 volts Téquation (10) donne
- î=> 0=0,796 Soit pour les trois cas déjà considérés
- ' Fig. 6 : f = 0,796 x6 = 4,7/6 km i Fig. 7 : 7 = 0,796 X 4 = 3,i84 »
- • Kig. 8 : \ — 0,796 x 3 = 2,388 » ;
- la première de ces valeurs ne répond pas à la question, puisqu’elle 11e satisfait pas à la condition ^4- b< /; mais les deux autres, portées dans l’équation 9, donnent
- / Fig. 7 : Vmin. = 8 580 dcm3 = Vy ,
- \ soit 8590 pour t = 3>
- i Fig. 8 : Vmin. = 66 700 dcm3 = Vvi,
- ( soit 66800 pour f = 3.
- On voit, donc, que de toutes les courbes examinées ce sont les cpurbes VI, dont la détermination vient d’être faite en dernier lieu, qui conduisent au plus petit volume de cuivre pour le retour.
- Il est possible que l’on puisse trouver de nouvelles courbes encore plus avantageuses que ces dernières, mais il est certain que leurs supériorités seraient peu importantes.
- Enfin, dans la pratique le nombre des feeders de retour doit être faible, afin que les dépenses
- feeders, ne soient pas exagérées. Donc, en réalité on ne pourra que se rapprocher des conditions théoriquement les meilleures au
- point de vue du volume de cuivre à employer pour le retour.
- Comme exemple de disposition pratique, étudions le cas de la figure 8 en prenant suc-
- cessivement pour le nombre des feeders de retour des valeurs pratiques de plus en plus petites. Rappelons que la courbe VI conduit, dans ce cas, à un volume de cuivre de 66,800 dm3 et réparti sur treize feeders. Pour des nombres de feeders égaux à 5, 4, 3, 2, on est conduit à des volumes de cuivre respectivement égaux à
- 71 106 dcm3 (fig. ii),
- 73 000 > (fig. 13),
- 76600 » (fig. 13),
- 94800 -> (fig. >4)-
- d’isolement ainsi que celles de pose, de ces
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- La figure 14 montre que le nombre des feeders a comme minimum :
- _J______i_
- ” 2 b 2
- Pour le cas auquel correspond la figure 11, on a étudié les deux courbes qui sont représentées sur cette figure. On a vu, ainsi, qu’il
- est avantageux de resserrer les intervalles compris entre les points où les plus longs feeders sont connectés à la voie; et, en effet, on doit faire travailler les feeders les plus longs sous une chute de potentiel aussi forte que possible, c’est-à-dire aussi voisine .que possible de la limite supérieure imposée pour cette chute, ce qui revient à dire que dans l’extrémité de la voie la plus éloignée de la station génératrice la courbe obtenue doit.se confondre le plus possible avec la droite CI).
- Il faut remarquer qu’en sc servant des équations ci-dessus mentionnées on pourra choisir les points où les feeders seront connectés à la voie de telle manière qu’on soit conduit aux sections de cuivre les plus généralement employées.
- En résumé, pour déterminer les feeders de retour d’une ligne donnée :
- i° On calculera l’expression
- = — —, (2)
- afin de voir si l’emploi de feeders de retour est nécessaire, et, dans le cas de l’affirmative,
- afin de déterminer le courant et la longueur du câble le plus court lorsque ces éléments auront été adoptés pour les autres câbles.
- 20 On cherchera la valeur i (amp. par km) delà charge uniformément répartie qui serait équivalente à l’ensemble des charges isolées
- q, iî, f3,.. Cette valeur sera déterminée
- par la condition que ces deux charges donnent dans la voie la même chute de potentiel; on pose, donc,
- dans le cas où toutes les charges isolées sont égales et équidistantes, et
- dans le cas le plus général.
- 3° On calculera
- 4° On choisira la courbe du potentiel dans la voie :
- Sil<\/^f fi
- on prendra une courbe se rapprochant autant que possible de la courbe VI.
- la courbe VI coupera la courbe V et l’on devra se rapprocher de cette dernière, ou peut-être même de la courbe IV.
- Le minimum théorique du poids de cuivre necessaire pour le retour sera'calculé :
- Dans le premier cas, à l’aide des équations (9) et (10) ;
- Dans le second cas, à l’aide de l’équation (5).
- Si l’on trouve, alors, que le volume de cuivre correspondant à la courbe pratique qui a été choisie ne dépasse pas de plus de g à 14 p. 100 le volume minimum calculé, on considérera la disposition choisie comme bonne.
- Les formules ci-dessus montrent que le volume de cuivre des feeders de retour décroît
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- lorsque a augmente, toutes choses égales d’ailleurs. Si l’on prend a — o. c’est-à-dire si l’on connecte directement le commencement de la voie au pôle négatif de la station génératrice, ce qui pourra se faire pour des lignes courtes, on trouve 4 — 0, ce qui signifie que la courbe I est alors la plus avantageuse, et Vv= oo .
- Pouravoira>o on doit faire la connexion entre le commencement de la voie et l’usine par l’intermédiaire d’une résistance dont la valeur sera :
- W = — ohm. (14) '
- On peut augmenter a, et ne pas employer de résistance entre les rails et le pôle négatif de l’usine génératrice, si, comme l’a proposé M. G. Kapp, on intercale des sources convenables de force électromotrice dans les feeders du retour.
- On devra s’assurer que la courbe choisie ne conduit pas à de trop fortes densités de courant dans les câbles du retour; pour cela on considérera l’équation (3) sous la forme
- -qr = (amp.par mmA 115]
- Dans les câbles importants le rapport ne doit pas donner plus de 1 amp. par mm’.
- Remarques. — 1° Nous rappelons que par l’emploi d’une distribution à 3 fils au lieu d’une distribution à 2 fils on peut réduire le nombre des feeders du retour.
- 2" Il est évident que pour la détermination dont ii vient d’être question, comme pour beaucoup d’autres, le jugement de l’ingénieur doit être le facteur décisif.
- H. Tripier.
- L’EXPOSITION DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHYSIQUE (')
- La radiographie occupait à l’Exposition de la Société de Physique une place prépondérante et les murs étaient couverts en maints endroits de photographies obtenues au moyen des rayons X et mettant en évidence l’habileté des opérateurs. Les appareils qui servent à obtenir les rayons de Rœntgen n’ont pas subi d’importantes modifications. M. Früh exposait les, nouvelles bobines démontables système Guerre et construites par la Société de la Lorgnette humaine, entre autres une bobine donnant 1,20 m d’étincelle et décomposable en trois tronçons qui peuvent marcher séparément ; la bobine totale a près de deux mètres de long et semble d’un emploi plutôt restreint dans la pratique.
- M. Bonetti avait présenté une de ses machines statiques à grand débit, cette machine a 6 plateaux d’ébonite de 55 cm de diamètre, elle est actionnée par un moteur et fait environ 900 tours par minute. On sait que les machines Bonnetti sont du genre Wimshurst mais sans touches métalliques
- sur les plateaux ; l’amorçage ne se fait pas automatiquement, toutefois il suffit de poser le doigt imprégné d’or mussif sur un plateau entre les deux balais ; dans les temps secs il suffit même d’y placer le doigt tout simplement ; les peignes du collecteur ne sont pas disposés horizontalement, on augmente ainsi le débit mais en diminuant un peu la différence de potentiel. La machine qui fonctionnait à l’Exposition donnait un flux continu d’étincelles de 25 cm.
- Citons encore les bobines d’induction de la maison Ducretet, et les transformateurs de M. Rochefort, entre autres un grand transformateur marchant directement sur 110 volts, un autre donnant 50 cm d’étincelles avec 12 volts et une intensité moyenne de 6 ampères, et des petites bobines pour l’allumage des moteurs à pétrole; celles-ci consomment en marche continue 0,4 ampère sous 2 volts.
- Différents modèles du résonateur du Dr
- (h Voir L’Éclairage Électrique du 15 avril, p. 69.
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- Oudin étaient exposés, les uns par M. Radi-(.iUKT et les autres par M. Ducrf.tet.
- On se rappelle le principe de ce résonateur : si l’on prend un solénoïdc composé de quelques tours de gros fil de faible résistance et qu’on le relie à une source de courants alternatifs de haute fréquence, il se produit dans ce solénoïde des courants de tension très élevée, beaucoup plus haute que celle du courant employé ; il peut même se former sur les dernières spires de puissantes aigrettes qui s’échappent dans l’air. Dans les appareils construits sur ce principe, l’étincelle oscillante éclate entre les armatures internes de deux bouteilles de Lcvdc de capacité assez faible ; les armatures extérieures sont reliées au solénoïde; un dispositif permet de faire varier la position de l'un des points d’attache de façon à régler l’appareil en modifiant la capacité et la self-induction. Le solénoïde est ainsi séparé en deux qui se font suite: dans le premier prennent naissance les oscillations de haute fréquence tandis que les courants de basse fréquence qui se produisent simultanément sont en court circuit; dans le second la haute fréquence agit seule et atteint l'énorme tension que l’on constate à l’extrémité libre du résonateur. Le solénoïde n’a pas besoin d’être isolé dans l’huile, il est simplement enroulé autour d’un cylindre isolant, de bois paraffiné par exemple.
- On retrouvait un peu partout le nouvel interrupteur de Wehnelt dans sa forme primitive : une lame de plomb formant cathode et une anode en fil de platine soudé dans un tube de verre contenant du mercure, les deux électrodes immergées dans de l’eau acidulée. La cathode s’échauffe rapidement ce qui nécessite fréquemment l’interruption de l’appareil ; pour éviter cet inconvénient M. Roche-fort emploie une cathode formée par un tube de plomb enroulé en hélice et formant cylindre, de l’eau froide circule dans le cylindre et empêche son échauffement.
- L’interrupteur Wehnelt a l’inconvénient d’absorber une énergie notable et de plus il n’est avantageux que si l’on dispose d’un
- potentiel assez élevé, de 6o à i io volts ; aussi les interrupteurs mécaniques seront-ils encore utilisés dans certains cas, par exemple pour les installations à accumulateurs où l’on ne possède pas une tension suffisante. De nombreux interrupteurs ont été exposés, mais ils ne présentent pas d’améliorations sensibles sur ceux de l’année précédente ; citons l’interrupteur cuivre sur cuivre de M. Radiüuet, c’est un interrupteur à moteur, les contacts en cuivre sont noyés dans le pétrole ; l’interrupteur oscillant à mercure et pétrole deM. Ro-cHxroRT, l’interrupteur Ducrktet; l’interrupteur à mercure fonctionnant sur no volts, modèle de M. Gaiffe et un interrupteur à platine et eau acidulée appliqué aux bobines d’induction de ce constructeur.
- M. Chabaud avait une exposition particulièrement intéressante de tubes de Crookes, tubes Vu.fard à osmo-régulateur, redresseur de courants alternatifs pour la radiographie, etc. Il avait eu l’heureuse idée de construire un petit appareil de démonstration pour le fonctionnement de l’osmo-régulatcur; c’est tout simplement un tube régulateur mis au bout d’un petit manomètre à mercure, il est facile de montrer ainsi les variations de pression ducs au passage de l’hydrogène a travers la paroi du régulateur. Le redresseur de courant est constitué par un tube de Crookes dont une électrode est formée par une tige métallique de la largeur du tube qui l’entoure et par suite offrant une grande résistance tandis que l’autre électrode est formée par une hélice logée au milieu de la partie renilée de l'ampoule. Un tel tube ne laisse passer le courant que dans un sens ; en combinant plusieurs tubes on peut utiliser toutes les périodes du courant.
- Avec une bobine de Ruhmkorff de faibles dimensions (longueur 0,36 m entre joues) un tube à osmo-régulateur de M. Villard, un interrupteur à mercure du même auteur et une source électrique composée de 8 accumulateurs, il est possible de radiographier les parties les plus épaisses du corps humain en moins de 5 minutes : Tête, 2 à 5 minutes.
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- Bassin d’adulte 2 à 5 minutes. Thorax d’adulte 10", 30", 6o;/. Genou et cuisse 30". Pied pour la partie la plus épaisse 10", 15". Bras 10 à 15". Main 5 à 10".
- Les temps de pose ci-dessus ont été appliqués, le tube se trouvant à une distance de la plaque photographique variant entre 40 et 50 cm. Ils pourraient encore être réduits en rapprochant le tube du corps à photographier.
- Le mode opératoire est des plus simples : La première chose à faire est de chercher quelle doit être la résistance du tube pour qu’il donne les meilleurs résultats. Quelques radiographies d’essai permettent de déterminer cette résistance optima, mesurée par .l’étincelle équivalente.
- Cette résistance ayant alors été réalisée au moyen de l’osmo-régulateur, les fils de cuivre ont été éloignés jusqu’à laisser entre leurs extrémités une distance de 15 à 16 cm; la bobine étant mise en activité, le courant passait ainsi uniquement par le tube. La résistance de celui-ci augmentant peu à peu au courant des expériences, au bout de quelque temps, l’étincelle passait entre les fils de cuivre; il était dès lors indiqué de chauffer l’osmo-régulateur pour ramener le tube à sa résistance initiale, correspondant à 10 cm d’étincelle.
- Ce résultat facile à obtenir avec tous les tubes et toutes les bobines évite les tâtonnements ultérieurs en même temps, qu’il élimine les insuccès si nombreux lorsqu’on s’en remet au hasard.
- La rapidité avec laquelle on peut obtenir toutes les parties du corps humain, et la simplicité du dispositif nécessaire pour l’obtention assurée d’une bonne épreuve photographique ont conduit M.'Chabaud à étudier un matériel stéréoscopique.
- La méthode stéréoscopique est en effet la seule qui permette au médecin de juger de la place occupée par un corps étranger en même temps qu’elle lui donne le relief exact des os du squelette.
- Beaucoup d’opérateurs ont appliqué cette méthode mais généralement à l'examen d’ob-
- jets peu épais. Les temps de pose se sont d’ailleurs jusqu’ici opposés à l’extension de cette méthode, on ne pouvait guère en effet, songer à obtenir deux épreuves de pièces épaisses quand on se trouvait parfois très heureux d’en obtenir une 'seule.
- Le matériel stéréoscopique comprend :
- i° L’appareil servant à faire les deux radiographies;
- 20 L’appareil servant à observer les épreuves obtenues c’est l’appareil de M. Cazes auquel M. Pellin a apporté quelques modifications de détail ;
- 3° L’appareil servant à éclairer les négatifs et à les répéter.
- Le premier appareil se compose d’une planchette horizontale dans l’épaisseur de laquelle glisse à frottement doux un tiroir. Le tiroir contient une série d’intermédiaires pouvant recevoir des plaques photographiques de divers formats, et permettant de les orienter en longueur et en largeur par rapport au sujet à radiographier. Des traits tracés sur la planchette correspondent exactement aux divers intermédiaires qui sont dans le tiroir.
- Le support reçoit à ses deux extrémités deux tiges verticales sur lesquelles glisse, sur toute la hauteur, une tige transversale. Cette tige, cylindrique à ses extrémités, présente au centre sur une certaine longueur, une section carrée. Cette partie centrale est divisée, elle reçoit deux curseurs munis devis de pression et un curseur central armé lui-même d’un coulisseau. Une pince à longue tige glisse dans le coulisseau. La pince est donc mobile en tous sens ; sur sa tige se vient fixer une deuxième pince mobile sur son axe. Ces deux pinces et leurs mouvements permettent d’orienter tous les tubes de quelque forme qu’ils soient.
- Le jeu de l’appareil est le suivant: on commence par placer la partie qu’on veut radiographier au centre du rectangle correspondant à la plaque qu’on emploiera on mesure l’épaisseur de la partie qu’on veut radiographier et I la distance du foyer du tube à la plaque pho-I tographique, on en déduit la valeur du dépla-
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- cernent qu'on devra imprimer au tube. On place ce dernier de telle façon que son foyer coïncide avec un point qui serait à droite ou à gauche du centre de la plaque, à une distance de celui-ci égale à la demi-valeur du déplacement total. On place l’un des curseurs à une distance du curseur porte-tube C égale au déplacement total et l’instrument est prêt à fonctionner.
- Il ne reste qu’à mettre la plaque photographique dans le tiroir, à faire fonctionner le tube, puis à retirer la plaque pour la remplacer par une seconde, à déplacer le tube en venant butter le curseur porte-tube contre celui des curseurs placé à la division voulue, et à faire la seconde épreuve, la partie qu’on radiographie devant rester immobile pendant ces deux operations.
- En résumé, le dispositif de M. Chabaud permet d’obtenir toutes les parties du corps humain en moins de cinq minutes. Le matériel stéréoscopique permet de retrouver les corps étrangers.
- Dans le même but de recherche des corps etrangers, M. Rài>tgt.tet exposait le radios-cope explorateur de M. A. LonIie.
- Le principe consiste à faire passer un des rayons qu’émet une ampoule radiographique par deux points normaux par construction à un écran fluorescent. Ceci étant, à placer sur le parcours de ce rayon la partie intéressante qui gît dans l’organisme (balle, aiguille, fracture, esquille, etc...).
- On aura ainsi une première direction.
- Pour connaître la profondeur à partir de la surface externe, on déplace l’ampoule d’une quantité quelconque; le point d’émission, se déplaçant, donne par suite naissance à une nouvelle ombre qui sera sa projection dans un autre plan.
- Si maintenant on dégage l’appareil du membre étudié et qu’on remplace ce dernier par une règle dont les graduations sont métalliques, celles-ci se projetteront sur l’écran, et celle des ombres qui coïncidera avec la 2e ombre du point cherché sera à la même hauteur qu’était ce point.
- Réciproquement, connaissant la distance de cette graduation à la base, on en déduira la distance du point cherché à la surface.
- L’appareil se compose essentiellement de deux pièces de bois munies au centre d’un anneau de métal. Au Centre de celui-ci une pièce, perméable aux rayons X, supporte un tampon imbibé d’encre d’aniline ou de toute autre matière colorante.
- Ces deux pièces de bois sont supportées par des pièces métalliques qui peuvent glisser le long d’une tige rainée. Un système de levier muni d’une tige commande les deux marqueurs et leur permet de fonctionner en même temps.
- La pièce supérieure porte un cadre dans lequel peut être placé soit un écran fluorescent, soit une plaque radiographique. Enfin un support de tube permet des déplacements latéraux et longitudinaux de ce tube.
- L’appareil est supporte par un pied à rotule et peut être, au gré de l’opérateur, employé à la main, complètement indépendant ou maintenu par ce pied à rotule muni d’une pièce de serrage.
- Le tube étant en marche* on le déplace à l’aide des deux tiges qui le supportent de façon à voir sur l’écran les ombres concentriques des deux anneaux. Lorsque cette position est trouvée, on serre les vis du sup-port.
- Supposons qu’on ait à examiner un corps étranger dans un bras. On dispose ce membre sur deux calles, et, tenant de la main droite le radioscope dégagé de son pied, on promène l’appareil le long du bras qui se trouve entre , les deux marqueurs. Au moment où la balle est aperçue au centre des anneaux, on presse sur la tige des marqueurs, et les tampons de Ceux-ci laissent alors sur la peau la trace de la ligne normale imaginaire qui passait par le centre des deux dis--ques et de la balle.
- On place un index à l’endroit de l’écran où la balle s’était ainsi projetée, et faisant alors glisser latéralement l’ampoule, on voit l’ombre de la balle se produire en un point de
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- l’écran que l’on marque avec un second index.
- Ceci fait, on dégage l’appareil du membre examiné, et on place entre les deux marqueurs une échelle composée de degrés métalliques. Chacun de ces degrés donne sur l’écran une image, et en comptant le nombre d’ombres entre les deux index on connaît la distance séparant la balle de la surface.
- côté de ces appareils, M. Radiguet exposait encore un radioguide appliqué k l’appareil de MM. Varluzel et Jolant pour la recherche des corps étrangers; un radiométrographe de M. Bucuet, pour déterminer les dimen-
- sions d’objets radiographiés d’après les radiogrammes obtenus; X-omètre Bugnet, permettant de mesurer l’intensité et la puissance de pénétration des tubes et ampoules de Rœntgen; et un X-posom'etre Buguet, échelle d'opacité formée par des écrans métalliques juxtaposés et servant de guide pour le développement des plaques.
- Bien des appareils seraient encore k citer, nous avons seulement indiqué ici un peu au hasard les parties les plus intéressantes de cette Exposition particulièrement réussie.
- G. Goisot.
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Moteur à gaz Gadiot-Melvln.
- Sans présenter d'innovations caractéristiques, ce moteur, dont la figure i donne une vue d’ensemble et lès figures 2 et 3 deux cou-
- pes longitudinale et transversale, n’en est pas moins intéressant par l’agencement et la construction de ses organes.
- Il fonctionne suivant le cycle Otto à quatre temps ; la distribution s'effectue au moyen de deux soupapes affectées respectivement à l’admission du gaz et de l’air formant le mélange explosif et k l’échappement des gaz brûlés. Ces soupapes sont situées de part et d’autre du cylindre ; elles sont commandées par des leviers sur lesquels agissent deux cames calées sur un arbre longitudinal, qui, au
- moyen d’un engrenage silencieux, reçoit de l’arbre de couche une vitesse de rotation réduite de moitié. La soupape d’échappement est pourvue d’une enveloppe de circulation d’eau prolongeant celle qui entoure le cylindre ; on peut l’en séparer facilement en vue de la visite ou du nettoyage, sans avoir k démonter cette enveloppe ; il suffit de dévisser un chapeau qui surmonte cette dernière. La position diamétralement opposée qui est donnée k la soupape d’admission du mélange contribue à l’expulsion complète des gaz brûlés ; en effet, ceux-ci éprouvent une chasse de la part du mélange frais, qui, en faisant place dans le cylindre, les dirige vers la soupape d’échappement.
- L’allumage est réalisé par un tube fait en un métal spécial, résistant k l’oxydation que tend k produire la haute température k laquelle il est porté. Autour de ce tube, une cheminée garnie d’amiante ménage un espace annulaire pour le passage de la flamme d’un brûleur Bunsen qui le porte au rouge vif. On peut régler la position de ce brûleur de façon k chauffer le tube plus ou moins près du cylindre, et par suite k amener, sous l’effet de la compression finale, la charge plus ou moins tôt en contact avec la partie portée au rouge,
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- ce qui permet de choisir le meilleur moment I avec de l’air dans une proportion convenable; pour l’allumage. un dispositif automatique aussi simple qu’ef-
- Le gaz est admis dans le cylindre, mélangé | ficace permet au moteur de conserver une
- à gaz Cadiot-Mclviti; coupes lor
- vitesse constante et de proportionner la consommation de gaz à la puissance développée.
- A cet effet, une soupape distincte, placée sur l’arrivée du gaz est mise en jeu au moyen d’un mécanisme de touche et manque, constitué par un butoir qui oscille avec un levier à contrepoids. Lorsque la vitesse de la machine augmente, celui-ci subit un lancé plus vigoureux qu’auparavant, et en raison de l’inertie de son contrepoids, dégage le butoir de la soupape, qui reste fermée. L’arrivée du gaz est supprimée, et le moteur tourne sous l’effet de la puissance vive emmagasinée, jusqu’à ce que la vitesse redevienne normale ; à ce moment le butoir revient en contact, de nouveau, avec la soupape et détermine une admission de gaz, ainsi que la reprise des courses à explosion.
- Un petit ressort est disposé de façon à s’opposer dans la mesure convenable à l’inertie du contrepoids ; on en règle la tension au moyen d’une vis k main, de telle manière que la vitesse de régime du moteur puisse être augmentée ou diminuée à volonté.
- La chambre de compression ménagée à l’arrière du cylindre présente la forme d’un cône dont.le sommet est dirigé vers l’intérieur; cette disposition permet k l’allumage de la charge de se faire graduellement et atténue la
- brutalité du choc à l’explosion; elle contribue ainsi à la régularité de la marche. J. R.
- Installation pour téléphonie et télégraphie simultanées, système Van Rysselberghe.
- Le croquis ci-dessous donne l’installation
- Fig. 1. — Installation pour téléphonie et télégraphie simultanées, système Van Rysselberghe.
- suivant le système Vf
- Rysselberghe d<
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- deux fils télégraphiques disposés pour constituer une ligne téléphonique à double fil.
- La nouveauté de l'installation Consiste dans un meilleur groupement des appareils, dans l’emploi d’un annonciateur transformateur normalement polarisé (non par un aimant, mais par un courant), dans l’adjonction des paratonnerres et de rhéostats, les uns pour les condensateurs, les autres pour les accumulateurs.
- L, et L2 (fig. i) sont les deux fils télégraphiques, a les anti-inducteurs, b les condensateurs, c les paratonnerres, d les condensateurs séparateurs, e le jack pour communications directes, y le relais vibrateur, g la pile de relais, T l’annonciateur qui déclanche quand le courant de la pile g-est interrompu parles vibrations (syst. Mambret), A le circuit secondaire du transformateur annonciateur, h le conjoncteur qui sert à prendre la ligne en transformation; ni sont les Morse, r les graduateurs.
- i (fig. 2) est la fiche de l’opérateur, / sa clé d’appel, k les accumulateurs, / le rhéostat, «j le commutateur pour l’appel par pile ou pour l’appel par courants induits, ni la manette interruptrice du circuit du vibrateur servant à l’émission des courants d’appel, nt est conjugué avec p la pile du vibrateur, q est le vibrateur, t est le circuit primaire, s le circuit secondaire.
- Le lecteur comprendra sans peine la ma-
- J nceuvre et le fonctionnement des appareils, à la simple inspection de la figure. J. R.
- Etude du fonctionnement d’un convertisseur rotatif donnant des tensions variables avec la charge ;
- Par E. de Marchéna
- Dans son étude précédente (•*), M. de Marchéna avait examiné le cas où la tension aux bornes doit demeurer constante avec la charge. Dans celle-ci l’auteur se propose d’étudier celui où la tension doit varier avec la charge.
- Deux cas peuvent se présenter suivant que la tension aux bornes doit diminuer lorsque la charge augmente ou doit augmenter avec celle-ci. Dans le premier cas, une excitation simple, en dérivation ou indépendante, suffit ; dans le second au contraire un enroulement série combiné ou non avec un autre en dérivation ou indépendant est nécessaire.
- Le premier cas se présente lorsque le convertisseur doit fonctionner en parallèle avec une batterie d’accumulateurs, car la tension aux bornes doit alors baisser lorsque la charge augmente pour que la batterie puisse agir.
- Supposons qu’on se donne les valeurs limites U, et Uâ entre lesquelles doit varier la tension efficace aux bornes et les charges IjCos©,, I, cos <ps correspondantes, ces valeurs dépendent de l’intensité maxima des courants de charge et de décharge de la batterie et de sa capacité.
- i . U2 — U. I, cos *. — L cos
- Les rapports -Ljj—L et-!---------------T-’-
- qui donnent une mesure de la régulation, sont d’autant plus faibles que l’importance relative de la batterie est plus grande, et par suite que le capital de premier établissement est plus considérable. Pratiquement, il faut admettre comme limites du courant celles qui correspondent à un fonctionnement économique de la source d’énergie et sont en même temps conciliables avec lés surcharges admis-
- (q Industrie Électrique des xo et 25 février 1899, p. 53. (2) Voir L'Éclairage Électrique, t. XVIII, p. 347.
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- sibles pour la batterie, le convertisseur et la source.
- Les valeurs de la tension sont limitées évidemment par les conditions du service à réaliser et par celles d’un bon fonctionnement de la batterie.
- La connaissance de la caractéristique du convertisseur, tension aux bornes U<> en fonction des ampèretours. résultants H0 (inducteur et réaction due aux courants déwattés) est indispensable ici. On peut admettre qu’entre les limites U, et U2 cette caractéristique est une droite ; on a alors pour l’équation de cette droite :
- u° = u» + ii!~iil,
- Appelons le le rapport entre le coefficient angulaire de cette droite et celui de la droite joignant le point (U,!!,) à l’origine: on a:
- k =
- U,^U,
- H,-H, '
- Ül
- U,
- et par suite :
- U„ = U,+*-^-(11,-11,)
- qu’on peut écrire :
- U„=U,(i-i) + *U.^-- (I)
- Les ampèretours H0 sont comme nous l’avons dit la somme algébrique des ampèretours dus aux inducteurs propres, qu’on peut
- écrire et ceux dus aux courants déwattés
- P
- dans l’induit qu on peut désigner par — ml0 sinf (<p>o) si on les suppose décalés en avant par rapport à la tension. On a donc :
- Si d’autre part, on désigne par X le rapport du nombre d’ampèretour.s donné par les inducteurs pour une tension U, aux balais à celui qu’ils devraient donner pour obtenir la même tension lorsqu’il n’y a aucun courant déwatté dans l’induit, on a :
- et l’expression de la tension U0 tirée de l’équation (’) peut finalement se mettre sous la forme :
- Ü0(1 —*XJ = U1 (!_*)_
- k —
- m I, cos
- (3)
- Désignons par jj. le rapport des ampèretours ml, cos <p, donné par le courant watte dans l’induit pour une charge I, cos », aux ampèretours -^y- ou H, nécessaire sur l’inducteur seul pour obtenir la tension U„ nous aurons pour l’expression de la tension aux balais ÏI0 en fonction ducourant efficace absorbé I0 et du cos cp :
- U# = U,
- [
- i — k
- i —a
- y in
- — là I, cos <p,
- <fj- (4)
- Pour U0 = U„ I„ = I„
- i-
- tang y ,= —
- c’est l’expression‘de la tangente du décalage pour la charge maxima. Il est à remarquer que cetté expression est indépendante de l’inclinaison de la caractéristique, et de plus qu’elle est positive ce qui justifie l’hypothèse admise que le courant déwatté est en avance sur la tension.
- Désignons par E, la force électromotrice induite dans l’alternateur, par R et par toL la résistance et l’inductance totale du circuit y compris l’alternateur, par le décalage du courant en ayant sur la tension aux bornes de la commutatrice et enfin par 9 le décalage entre la force électromotrice induite de l’alternateur et la différence de potentiel aux bornes du convertisseur.
- On a évidemment en projetant E sur U0 et sur une perpendiculaire (fig. i) ;
- Ecosfl=U0+RI#cosy —wLlosin? (6)
- E sin 0 ^ wLIû cos o -j- RI0 sin ©. (7
- d’où l’on déduit :
- E2 = U20 + I20 (R3 + w*La) + 2U0 (RI0 cos o — — <«,Ll#sin<?). (8)
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- Les relations (6), (7) et (4) entre U„In,9 et a permettent de déterminer trois de ces quantités en fonction de la quatrième.
- quantités E, R et L ne car les expressions (8)
- arbitraires
- et (4) doivent être satisfaites pour U0—= U,, I0 = It et U„ = U2, I„ — Ia. On a donc les équations de conditions :
- E2=U2,-f I2,(R2+«2L2') + 2UURI1C — i«LJ,
- E2= ü22 + (R2 + «aL8; + aU„ (RUc
- >. = 1 + jx tango, (5)
- Comme les charges I, cos <p„ I2 cos seules connues il convient de poser:
- E2 = U2, + I'i(Rî+ tü2L*){i + lang2 ©,) + 2Ut [RI' — fiLI'tang ®,] E = U\ + I"2 (R2 + w*Ls) (1 + tang2 ?J + 2U2[RI" — wLI" tang ©J. , À = 1 + 4 tang 9,
- i—k _ _U^___________________
- 1 — k), ~ U! + 1 — kl Y
- - tang ©j.
- Si l’on tire les valeurs de s, et *8 des deux dernières et si l’on porte leur valeur dans (9') et (10'), puis qu’on soustrait ces deux équations membres à membres, on obtient une équation du second degré en wL et R qui-permet de déterminer l’inductance <oL en
- fonction de la résistance R du circuit et par suite les valeurs des angles 6,, 8a,
- Ce calcul est un peu laborieux, mais on peut voir facilement les conditions que doivent remplir les quantités À, K, et p pour réaliser les meilleures conditions de fonctionnement.
- Retranchons en effet (9') et (10') membres à membres et ordonnons par rapport à tang ©, et tang o2î on a :
- (I'l _ i"2) = ^ri" + u,)* - (RI' + U,)a]
- — (R2 -f w2L2) [I'2 tang 9, — I"2 tang2 ©2J
- + 2toL [UJ' tang ©, — UJ" tang ©J. (i.p
- Posons :
- le rapport des courants déwattés I"tang:p2et F tang f, a pour valeur (équation 12') :
- I" tangos _ _ k (X —
- l'tang ©, 1 — kl 5
- e et k étant généralement plus petits que l’unité et À plus grands que l’unité on voit que les valeurs de I" tang et F tang <p, sont assez voisines. On aura donc approximativement :
- (r* _ !"*) = [(RI" + U J2 - (RI' + UJ2] (14) expression qui permet d’obtenir une valeur approchée de ~-|j~ •
- v
- D’un autre cô valeurs des angle
- l’on considère à pleine charge :
- RI'tang ©1 U,
- -tango,
- tango, = — (5)
- Il est évident qu’il y a intérêt à ce qu’à pleine charge les angles Ô et ? soient les plus petits possibles ; il est donc avantageux que les
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- angles o, et 0, — dans la somme 6, varient peu et a une limite inférieure égale toU'
- tang fi, = -f1/)
- i + -jj-
- soient voisins l’un de l’autre, on peut donc admettre que l’on sera à peu près dans les meilleures conditions possibles en posant :
- tang 0j — 2tanga,.
- entre des limites de charges et de voltage déterminées, il y a toujours une excitation correspondant k un facteur de puissance meilleur que les autres et qu’il faudra chercher à obtenir.
- On peut remarquer que l’appareil devra être d’autant plus surexcité que les écarts de charge et de voltage seront plus grands et la résistance du circuit plus faible.
- Si l’on applique ce qui précède au cas particulier où l’on a :
- En portant cette valeur dans l’équation (16) puis en y remplaçant tang o, par sa valeur tirée de (5) on obtient une relation en a et y qui devra être vérifiée par le convertisseur et par suite servira pour son établissement. Cette relation peut se simplifier facilement si l’on se contente d’une valeur approchée. On a en effet approximativement:
- h wLI' tang 0, = — jj—
- et par suite :
- tango, =0,5
- iLI'
- U,
- Le rapport y dépend de la construction de l’appareil, mais le rapport a est fonction uniquement de l’excitation laquelle peut être variée facilement. On voit donc que pour un convertisseur donné fonctionnant
- U,
- U,
- (la valeur correspondant k une différence de 0,2 volt par élément entre la charge et la -décharge) on trouve :
- ;j. —2 k ~ 0,5
- y. — 1466
- 0,974 cos f2 = 0,925
- -O 4- Jrl_ — ! o5-
- *>LI'
- u,
- La valeur du courant déwatté varie de 0,207 I' pour la charge minima à 0,233 l'pour la charge maxima.
- Le fonctionnement entre les charges extrêmes est facile à étudier à l’aide des équations(4), (6) et (7) reliant les quatre quantités U0I0? et è.
- Il suffit de se donner 8 et d’étudier les variations correspondantes des rapports et tang ? dont les valeurs sont tous
- calculs faits :
- U0
- U,
- JLf-
- LxL
- »LI' ,rta H RI'
- urMS,-~u7
- wLI'
- U
- _RL
- u,
- Ç.8)
- _E_
- U,
- :üLI' .
- u, SI
- ?
- RI'
- U1
- (19)
- (tang 0 =
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- en posant :
- Ces expressions montrent que lorsque 9 augmente, le premier rapport décroît, le second augmente rapidement et le troisième lentement.
- Cette -étude est beaucoup plus simple graphiquement. Proposons-nous en effet de construire le diagramme des tensions pour une valeur déterminée de la tension aux bornes U„; il suffit de déterminer la position du point M, extrémité du vecteur constant représentant la force électromotrice induite de l'alternateur, sur le cercle décrit du point o comme centre avec un rayon égal à E.
- Supposons le problème résolu, construisons sur AM (fig. i) le triangle MBA ayant pour côté MB = RI0 et AB = wLI0. La projection de
- /X'
- Fig. 2.
- AB sur OH ou TJ0 est égale à ioLI#-sin o ; elle est déterminée, car l’équation (4) donne :
- •Traçons donc la perpendiculaire abaissée du point B sur U0.
- D’un autre côté l’angle 1VIAB = ô du triangle rectangle AMB est constant, cet angle ô ayant pour tangente le rapport Si donc on trace le demi-cercle MBA on voit que les angles BmM et mAÔ égaux tous deux à ô sont également constants. Le point M se trouve donc sur la perpendiculaire Mw élevée au
- point d’intersection m de la perpendiculaire abaissée du point B sur OA avec le cô té Am$ d’un angle & fait avec la droite oA.
- Le point M est donc facile à construire pour chaque valeur de U0. Il suffit de déterminer la valeur de la projection de AB sur OA, puis de construire la droite XX/ perpendiculaire k la droite fixe AY au point d’intersection m de cette droite avec la perpendiculaire passant par B. On en déduira aussi facilement les valeurs du courant watté et celle du facteur de puissance.
- En opérant ainsi, on peut pour l’exemple numérique donné plus haut construire les
- Fig. 3.
- courbes delà figure 3 qui représente le rapport et les valeurs de cos œ et cos (9 — o) en fonction du rapport du courant watté ou de la charge correspondant à la tension U0 au courant watté à pleine charge I, cos ©,.
- On pourrait aussi étudier la variation de la tension et du facteur de puissance en un point quelconque de la ligne en portant successivement suivant la direction -AB et la direction perpendiculaire des vecteurs AH et HK proportionnels respectivement aux fractions de la self-induction et de résistance totale, intercalées entre la commutatrice et le point considéré; OK est alors la différence de potentiel au point considéré de la ligne et le facteur de puissance est égal au cosinus de l’angle OKM.
- Remarque. — On a vu qu’on était conduit à donner à la ligne et au circuit desservant la commutatrice une self-induction dépendant de la résistance de ce circuit et du fonction-
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- nement à réaliser. Si l’appareil est alimenté par un alternateur spécial, la self-induction des transformateurs et celle de l’alternateur permettra en général d’obtenir les meilleures conditions possibles signalées plus haut, on pourra toujours du reste si la ligne est longue et résistante soit diminuer ou tempérer l’effet de la self-induction par un com-poundage de l’alternateur et du convertisseur, sinon il faudrait consentir à un coefficient de régularisation des charges plus grand.
- Si au contraire, la commutatrice est branchée sur un réseau à potentiel constant ou sur un alternateur puissant donnant une différence de potentiel constante aux bornes la self-induction du circuit pourra ne plus être suffisante, il faudra alors intercaler une self-induction spéciale entre les transformateurs et la commutatrice.
- Cette self-induction devra être réduite autant que possible par un choix convenable de la résistance de façon a ce que l'ensemble ne donne pas lieu à une grosse dépense d’énergie.
- Lorsque le convertisseur est branché sur un réseau desservant d’autres appareils, il faut que les variations de charge du convertisseur influent le moins possible sur le reste du réseau et par suite que la tension au point de branchement du convertisseur varie peu avec la charge.
- Si au contraire la commutatrice est alimentée par un feeder spécial, c’est la tension de l’alternateur qui doit demeurer constante. Le diagramme précédent, par la connaissance de la self-induction et de la résistance de l’alternateur et du circuit total alimentant le convertisseur permettra d’étudier la variation de la tension aux bornes de l’alternateur (tension OK par exemple, si les vecteurs AH et HC se rapportent à l’alternateur seul) et de déterminer les valeurs extrêmes de cette tension pour les valeurs extrêmes de la charge. Il est toujours possible d’amener les valeurs extrêmes de la tension à différer peu, en partageant convenablement les valeurs de la résistance et de la self-induction entre les
- deux portions du circuit, c’est-à-dire d’une part entre l’alternateur et la ligne jusqu’au point de branchement et d’autre part entre ce dernier et le convertisseur. Cette considération amènera souvent à alimenter le convertisseur à l’aide d’une ligne spéciale et à réduire la self-induction de l’alternateur en modifiant son enroulement ou encore à réduire les effets de la self-induction de cette machine par un compoundage convenable.
- Passons maintenant au cas où la tension doit augmenter avec la charge. Admettons toujours que la caractéristique est une droite entre les limites U, et U2 de la tension, on a encore :
- U„ = U1+*-[Ji-(H11-H1). (21)
- Le nombre d’ampèretours H0 est ici :
- Hn = ^-° —- îkI0 sin ? + sl0 cos 9
- H0 cos 'f représentant les ampèretours continus dus à l’enroulement série.
- On a donc :
- (nUA
- H„ __ \ P / Uq , 5l,cos?, i„ cos?
- H, — H, U, f H, ^ hcoso,
- mI,.cos©i I0sin?
- I, cos ?, ‘
- Posons comme plus haut :
- et désignons par 7 la quantité :
- slt cos ?,
- 17 — H, ’
- Nous aurons finalement pour la tension U0 l’expression :
- ce qu’on peut écrire aussi sous la forme :
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- Suivant les cas la tension doit rester constante entre des limites étendues de la charge ou croître avec la charge de façon à compenser les chutes de tensions dans les feeders.
- Dans tous les cas, l’équation (23) doit être satisfaite pour les valeurs extrêmes de la charge ou :
- U0 = U, I0 = h
- ïj0 = us i0=r,
- On obtient aussi les équations de conditions :
- X +3- 1* tangîp, = 1 (24)
- et
- fleurs sont :
- fi tango,+ ^ — 1) (1 + fit.
- U,
- Il est à remarquer que X ou la proportion d’àmpèretours dus à l’enroulement en dérivation diminue lorsque le produit dans <j. tang ©, augmente, tandis que t augmente avec atang «p,. On pourrait même annuler /., c’est-à-dire supprimer, du moins théoriquement* l’enroulement shunt, il suffirait en effet de prendre pour p. tango, la valeur :
- ( I" \ (. U,\
- On doit évidemment s’arranger pour que le facteur de puissance soit égal à l’unité pour une certaine valeur de la charge comprise entre la charge nulle et la charge maxima I,cos»,, par exemple pour 1a charge particulière I. cos T,.
- Comme les charges seules sont connues, posons encore :
- I, cos y, = I'
- I, cos®, = I".
- Si l’on admet que cos o2 = 1 l’équation (25! devient :
- et permet avec l’équation (24) d’obtenir les valeurs de et a en fonction de k et de [a, des tensions et charges données et du facteur de puissance pour la plus faible charge lequel dépend du facteur admis à pleine charge. Ces
- C’est là une limite supérieure de tang », ; on peut trouver facilement une limite inférieure de cette quantité.
- Il suffit pour cela de reprendre l’équation (13) obtenue en retranchant membres à membres les équations (9') et (io'), puis faire "), = o, on obtient ainsi une équation du second degré en :
- qui permet de calculer les valeurs à donner à la self-induction de l’ensemble du circuit en fonction du décalage », à pleine charge et de la résistance du circuit.
- La condition pour que les racines de cette équation soient réelles peut être mise sous la forme :
- -«-)’][ 4W’* «-«M-WT-™** -m
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- et en remarquant que yy- étant petit, son carré est négligeable devant les autres termes.
- En général, comme on a intérêt à avoir un facteur de puissance aussi grand que possible, il faut que », soit aussi voisin que possible de sa valeur minima, c’est-à-dire de celle donnéeen égalantles deux membres de l’équa-tions (31) 5 tang ©5 étant déterminée on calculera d’abord wL puis X et ».
- Les deux limites de tang ?, peuvent devenir égales, il suffit de donner à p une valeur telle que l’équation (29) soit satisfaite pour les valeur de tang a, rendant égaux les deux
- membres de (31). On obtiendrait ainsi un convertisseur n’ayant qu’un enroulement série sur les inducteurs.
- Comme dans le cas précédent, on peut facilement étudier le fonctionnement de l’appareil aux différentes valeurs de la charge. On y arrive encore en considérant le système d’équations simultanées formé des équations (6) et (7) et de l’équation (22).
- En particulier la valeur de tang » est ;
- tang 9 =
- (32)
- expression qui montre que tang » peut facilement être calculée en fonction de 0 ce qui
- Fig. 4.
- permet d’arriver à une construction simple.
- Soient OB — E (fig. 4) la force électromo-trice de l’alternateur, OA — U0 une valeur de la tension comprise entre les limites IJ, et U2, AM la chute ohmique RI0 et MB la force élcc-tromotricc de self-induction oLI0. Abaissons de B une perpendiculaire B[3 sur OA, l’an-
- gle MBp sera égal à l’angle de décalage ». D’autre part l’angle iCBM est connu puisque sa tangente est égalé a
- L’angle £AB égal à s — £ est donc déterminé dès que l’on se donne 9, ce qui permet de construire le point A et par suite le triangle AMB pour chaque valeur de 0.
- Cette construction permettra d’étudier comme plus haut les variations de la différence de potentiel aux bornes du convertisseur en fonction de la charge ainsi que celle du facteur de puissance et du décalage dans l’alternateur. Comme plus haut également on pourra à l’aide de la même construction trouver les variations de la différence de potentiel et du facteur de puissance en un point quelconque de la ligne. C.-F. G.
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- T. XIX. — h° 16
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- Production de forces électromotrices par le déplacement dans le sein d’un liquide soumis à l’action magnétique des masses de conductivités différentes ;
- Par R. Blondlot^).
- « Une cuve en verre, ayant la forme d’un parallélépipède rectangle, a une largeur OX égale à 0,18 m, une épaisseur OY égale à 0,12 m, et une hauteur OZ égale à 0,23 m. On a d’abord versé au fond de cette cuve, jusqu’à une hauteur de 0,03 m environ, une solution concentrée de sulfate de zinc, puis on a achevé de la remplir avec une solution très diluée du même sel, en empêchant autant que possible le mélange des deux solutions. Dans chacune des deux faces de la cuve, qui sont normales à OX. est percée une ouverture, élevée de 0,04 m au-dessus du fond, et dans laquelle est mastiqué un tube de verre recourbé vers le bas et fermé par un diaphragme de papier parchemin : ces deux tubes se remplissent de liquide en même temps que la cuve; chacun d’eux plonge dans un verre où plonge aussi une électrode de zinc amalgamé ; les deux, verres contiennent une même solution de sulfate de zinc, et les deux électrodes sont reliées aux bornes d’un électromètre capillaire.
- » La cuve est installée dans le champ d’un électro-aimant de façon que les lignes de force les traversent suivant les directions OY, c’est-à-dire normalement à son épaisseur ; les pièces polaires de l’élcctro-aimant sont formées de deux longs plateaux, de sorte que le champ est sensiblement uniforme.
- » L’appareil ainsi dispose, les deux électrodes sont au même potentiel, ce qui résulte de la symétrie du système. Maintenant, à l’aide d’une mince lame d’ébonite fixée comme la barre d’un T à un manche de même subs-
- (') Comptes rendus, t. CXXVIII, p. 901, séance du 10 avril 1899.
- tance, agitons le contenu de la cuve de manière à mélanger les deux solutions de concentrations différentes, sans que toutefois l’agitation atteigne la surface libre du liquide : aussitôt une déviation de l’électromètre se produit, indiquant qu’une différence de potentiel a pris naissance entre les électrodes : si l’on suspend l’acte du mélange, la déviation disparaît, puis elle reparaît si l’on fait de nouveau fonctionner l’agitateur. La déviation change de sens si l’on renverse le champ magnétique, et s’annule en même temps que lui. Le sens de la différence de potentiel est donné par la règle suivante : un personnage étant couché dans la cuve, sur le flanc droit, et le visage tourné vers le pôle austral de l’aimant, l’électrode positive est du côté de sa tête. J’ai vérifié que l’agitation ne produit plus aucune déviation une fois que, le mélange étant achevé, le contenu de la cuve est devenu homogène.
- » Faisons maintenant l’analyse du phénomène :
- » A l’aide de plans parallèles aux faces de la cuve, divisons l’espace contenu dans celle-ci en parallélépipèdes infiniment petits dxt dy, dç, égaux entre eux. Considérons une section quelconque du liquide par un plan horizontal ; soit dx dy un élément quelconque de cette section, et soit v la composante verticale estimée de bas en haut de la vitesse du liquide en un point de cet élément. Comme, malgré l’agitation, le liquide occupe toujours la même portion de l’espace, le volume total de liquide qui traverse la section de bas en haut est nul, et l’on a constamment
- ffMy = o.
- Toutefois, Çvdx ne sera pas nul en général, mais aura des valeurs positives pour certaines valeurs de y, des valeurs négatives pour d’autres, de telle sorte que la somme Çdyj'vdx soit nulle.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- » Considérons maintenant une couche de liquide comprise entre deux sections horizontales distantes de dy Soit dx dy df l’un des, éléments de volume de cette couche; d’après les lois de l’induction, la composante parallèle à OX du flux d’électricité produit dans cet élément par l’induction seule, indépendamment de toute action électrostatique, est, en désignant par H l’intensité du champ magnétique estimée suivant OY, égale au quotient de II /dx, par la résistance de l’élément.
- » Cette résistance est, en désignant par X la conductivité du liquide, -yjy-yr ? Par suite, la composante du flux peut s’écrire dx dy. Je vais montrer que la somme des quantités analogues, étendue à tous les éléments de la couche, a le même signe que H. Comme dx et d^ sont constants et positifs, il suffit de montrer que l’intégrale Ç p.v dx dy, étendue à toute la section a une valeur positive ; pour cela, remarquons d’abord que, puisque l’agitation a pour résultat de rendre le liquide plus homogène, il s’ensuit que les portions qui montent sont, en moyenne, plus concentrées que celles qui descendent, et que, par suite, pour les éléments où v est positif, >. est, en moyenne, plus grand que pour ceux où v est négatif.
- » Maintenant, pour passer de l’intégrale j'Jv dx dy à celle dont nous nous occupons actuellement, il faudra en multiplier les différents éléments par les valeurs correspondantes de À : les éléments positifs seront ainsi multipliés par des facteurs plus grands, en moyenne, que ceux par lesquels seront .multipliés les éléments négatifs, et, par suite, le total, qui était nul, deviendra positif.
- » 11 s’ensuit que la somme qui, étendue au volume total de la cuve, représente le flux total d’électricité produit par l’induction exclusivement, à travers tout le liquide, parallèlement à OX, a une valeur positive
- si H est positif ; en d’autres termes, l’induction tend à produire un déplacement d’électricité positive vers les X positifs, et d’électricité négative dans le sens opposé. Au début de l’agitation du liquide, ces déplacements ont lieu sans obstacle, puis l’accumulation des charges qui en résulte donne naissance à des forces électriques, opposées aux forces électromotrices d’induction, et qui en diminuent les effets dans le sein du liquide. Ces mêmes charges, d’autre part, élèvent le potentiel vers l’une des électrodes et le diminuent vers l’autre. Telle est la cause des déviations observées à l’électromètre.
- » Le phénomène obéit à une loi analogue à la loi de Lenz : il est en effet aisé de voir que, si l’on réunit les électrodes par un fil conducteur, le courant qui prend naissance par l’agitation, ayant une densité plus grande dans les portions les plus conductrices du liquide, l’action électromagnétique qui en résulte s’oppose au mélange.
- » Le phénomène décrit précédemment doit certainement se produire dans le sein de la mer et, en particulier, en aval de l’embouchure des fleuves, par le mélange d’eaux de salures différentes dans le champ magnétique terrestre ; on peut même penser qu’il acquiert, dans ces conditions, une intensité notable, en raison de l’étendue considérable du milieu qui en est le siège.
- » Si, au lieu de mélanger artificiellement les deux liquides, on les laissait se diffuser spontanément l’un dans l’autre dans le champ magnétique, obtiendrait-on encore des forces électromotrices transversales ? Cela peut paraître probable, bien que la théorie exposée plus haut ne puisse être appliquée en toute rigueur à ce cas, puisqu’il n’est pas certain que la diffusion soit assimilable à une sorte de limite du mélange. Le phénomène serait probablement trop petit pour être observable. »
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XIX. - N” 16.
- CHRONIQUE
- Emission contemporaine de rayons orthocatho-diquos par les deux électrodes et propriété de la lumière violacée dans los tubes do Crookes. — Outre les rayons que Silvanus Thompson appelle orthocathodiques, c'est-à-dire les rayons ordinaires qui, émanant de la cathode, provoquent la fluorescence sur le verre anticathodique, y portent des charges négatives et sont déviablcs par l'aimant, Perrin (L’Zéclairage Électrique, t.VI, p. 377) et Viltari [Rendiconti dei Lincei, mai 1896) admettent l’existence de rayons anodiques qui, au lieu de suivre un chemin rectiligne, se diffusent à l'entour en dispersant une charge positive et sont, suivant Perrin, sensibles à l’action du champ magnétique.
- Maltézos (L’Éclairage Électrique, t. XI, p. 564), plus récemment, en étudiant la phosphorescence antia-nodique et ses changements d'aspect sous l’action d’un conducteur en communication avec le sol, a admis également l’existence de rayons anodiques. Mais il semblerait que ceux-ci ne sont pas les mêmes que ceux de Perrin et Villari, s'il ne disait qu’ils se diffusent et n'arrivent pas jusqu’au verre la plupart du temps. Il trouve une analogie entre les systèmes anticathodiques et antianodiques quant à leur action sur le verre. La lumière violacée, émanant de l’anode ou lumière anodique subit des déplacements sous l’action des conducteurs mis au sol et elle semble liée intimement au système .anti-anodique.
- Dans une communication à l'Académie des Lincei (.Rendiconti, t. VII, p. iuq, 20 février 1898), M. A. San-drucci a exposé les expériences qu’il a faites en vue de rechercher, à l’aide de l’action du champ magnétique, si les rayons de Perrin et Villari sont bien les memes que ceux de Maltézos et d’examiner leurs relations avec la lumière violacée émanant de l’anode. L.cs conclusions auxquelles il est conduit sont les suivantes :
- Les deux électrodes émettent contemporairement des rayons orthocathodiques, mais celle qui communique avec le pôle négatif de l’excitation produit le développement le plus intense.
- Des électrodes, au moins sous un certain état de raréfaction, semblent partir deux cônes de radiations, fermés l’un dans l'autre ou séparés en partie, et portant des charges de noms contraires. Tous l deux sont déplacés par l’aimant suivant la même loi. |
- La lumière violacée anodique ressent fortement, comme les rayons orthocathodiques, l’action magnétique ; mais elle suit une loi opposée, se comportant comme un courant électrique rectiligne qui sc déplacerait de l’anode à l'antianode.
- Il semble résulter de ces expériences que le système antianodique de Maltézos n'est peut-être qu’un système anticathodique affaibli, car ils sont identiques et celte identité n’a pas lieu seulement pour ce qui concerne leurs effets sur le verre. La distinction posée par Maltézos peut sc retenir simplement pour indiquer le lieu d’origine des radiations. Si l’on voulait trouver une différene essentielle entre les rayons anodiques et les orthocathodiques, il faudrait supposer que les anodiques de Maltézos sont les rayons formant celui des deux cônes divergeant de l'anode qui porte les charges positives ; mais ces derniers rayons ne se diffusent pas et atteignent toujours le verre. Finalement, le lien intime présumé entre la lumière violacée, qui semble rester l’unique caractéristique de l’anode, et les autres émissions anodiques, 11e peut sc déduire du fait que cette lumière se déplace* en même temps que ccs émissions, puisque les rayons cathodiques en font autant.
- Les expériences de M. Sandrucci n ont pas réussi à bien mettre en évidence les anodiques de Perrin et Villari. C. G.
- Conductibilité électrique et viscosité des solutions salines aqueuses. — M. R. Dennuakt (Wied. Ann., t. LXVII, p. 325-34-1) a cherché s’il existait une relation entre la viscosité et la conductibilité des dissolutions aqueuse des sels ; il a étudié aussi la conductibilité de l'acide oléique et de ses sels alcalins dissous dans l’eau et dans l’alcool.
- 11 mesure les conductibilités par la méthode de Kohlrausch. Les dissolutions d’azotate, de chlorure, de bromure d’ammonium, de bromure, d’iodure, de chlorure et d’azotate de potassium présentent un minimum de viscosité qui correspond à une concentration d’autant' plus grande et est d'autant plus marquée que la température est plus basse. La conductibilité électrolytique ne présente rien de particulier pour la concentration qui corres-
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- pond à ce minimum de viscosité, sauf pour l’io-dure et le bromure de potassium. Ces deux sels, surtout le premier, présentent un accroissement rapide de la conductibilité moléculaire, quand la concentration décroît de i mol dans 1,5 1 à i mol dans 3 1. Kohlrausch a déjà constaté ce phénomène aux environs de ces concenlralionspour l’iodure.Or ce sont ces deux sels qui présentent le minimum de viscosité le plus accusé. Cependant il ne paraît pas y avoir en général de relation simple entre ces deux phénomènes.
- L’acide oléique est par lui-méme très peu conducteur, scs dissolutions dans les alcools ont, au contraire, une conductibilité notable. Le- mélange éprouve une contraction. Cette contraction, quand on fait varier les proportions de 0 à », passe par deux maxima, dans l’alcool méthylique et l’alcool éthylique, par un maximum dans l’alcool amylique.
- La conductibilité spécifique de l’acide oléique dans l’alcool méthylique croît rapidement jusqu’à la proportion de 20 0/0 d'acide et décroît ensuite; dans l’alcool éthylique, elle croît jusqu'à 35 0/0. Au contraire, dans l’alcool amylique, on observe un minimum correspondant à 14 0/0 d’acide et elle croît ensuite, de manière qu'une dissolution à 27 0.0 dans l’alcool amylique possède une conductibilité d’un tiers supérieure à celle d’une solution à 5 0/0.
- Les coefficients de température rapportés à la température moyenne de 25°, oscillent entre 0.012
- La conductibilité moléculaire augmente avec la dilution dans les trois alcools : elle présente un maximum pour l’alcool méthylique à la concentration de 0,5 mol par litre et pour l’alcool éthylique à la concentration de 1 mol. Les dissolutions dans l’alcool amylique n’ont pas de maximum de ce genre. Ces maxima correspondent à des minima de coefficient de température.
- La conductibilité spécifique des oléates alcalins dissous dans l’eau croît avec la concentration, mais plus lentement dans les solutions concentrées que
- dans les solutions étendues : la conductibilité moléculaire passe par un minimum qui se produit à une température d'autant plus élevée que la concentration est plus grande.
- La conductibilité spécifique des oléates dissous dans les alcools méthylique, éthylique ou amylique croît avec la concentration. Leur conductibilité mo-éculaire croît avec la dilution, lentement d’abord, puis soudain, quand la dilution est assez grande, plus rapidement. La présence de l’eau dans les alcools fait varier beaucoup les résultats.
- Comme pour l’acide oléique, la. conductibilité moléculaire diminue quand l’alcool dissolvant renferme plus d’atomes de carbone.
- La conductibilité moléculaire des dissolutions dans les alcools hydratés peut se représenter par la formule de Kohlrausch :
- X = >.œ — Cm1 3
- la limite X^ est sensiblement la môme pour les trois alcools, soit 33,27.
- L’auteur tire de ces résultats un certains nombre de conclusions chimiques, relatives à l’hydrolyse des oléates. L’oléate de sodium se dissocie en acide libre et soude quand la concentration est très grande : auparavant, U a formé un sel acide et il n’y a aucune raison d’admettre l’existence de sels basiques. M. L.
- Valeurs des éléments magnétiques à Madagascar. — Le R. P. Coi.in ayant été charge de relever les positions géographiques de cinq postes, voisins les uns des autres, situés sur la côte occidentale de Madagascar, releva en même temps la déclinaison dans chacune de ces stations et, lorsque le temps de relâche le permettait, l’inclinaison et la composante horizontale, avec les instruments magnétiques de Brunner. Les résultats des observations magnétiques publiés dans les Comptes rendus de l'Académie, du 20 mars, sont indiqués dans le tableau suivant :
- Majunga............... 14 février 1898. . . 35 io° o'48" 5o°36'52" 0,19391
- Tamboharana ....... 9 mars 1898 ... 4 n°47,4i'/ « 0,22838
- Maintirano............ 11 et 12 mars 1898. 3 n° .3°'' 53" 29' 42" »
- Benjavilo............... 14 mars 1898 ... 4 » »
- Tsimanandrafozana .... 15 mars 1898 ... 2 12° 24' o> » »
- Morondova............... 18 mars 1898 ... 5 H” 4' 3” 56° 23'30’' 0,23613
- La nature du sol et la position exacte du lieu ( à l’est du fort hova, à l’embranchement du chemin d'observation en chaque station sont : j de l'Hôpital,
- Majunga : Argile rouge, mêlée de quartz, à 60 m I ' Tamboharana : Sable quartzeux ; çà et là, quel-
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- ques scories de fer ; à 15 m à l’ouest du mât de pavillon.
- Maintirano : Sable quartzeux : à 100 m nord du débarcadère actuel, à 60 m au sud du mât de pavillon des Messageries.
- Ranjavilo : Sable quartzeux; placé sur une dune à 100 m au nord du poste.
- Tsimanandrafozana : Sable quartzeux : à l’angle du chemin qui va de la plage au port.
- Morondava : Sable mêlé de limon; à 20 m à l’ouest de l’emplacement Samat; dans le lagon à
- marée basse.
- Les coordonnées géographiques des cinq derniers ports sont données dans le tableau qui suit.
- A Morondava, on a déterminé avec soin la longitude ainsi que l’état absolu des chronomètres par la méthode des culminations lunaires.
- La longitude des quatre autres postes a été déterminée au moyen des chronomètres étudiés à Morondava et par les distances zénithales de la lune et d’une étoile voisine- Les résultats fournis par les deux méthodes ne sont pas absolument concordantes ; le R. P. Colin a plus de confiance dans ceux de la première (î16 colonne du tableau) que dans ceux-de la seconde (23 colonne). La latitude a été fixée par les hauteurs circumméridiennes du soleil et d’une étoile combinées avecJes hauteurs .correspondantes.
- 2 Tomboharana.........
- 3 Maintirano..........
- 4'Benjavilo.............
- 5 Tsimanandrafozana . . •
- 6 Morondava.
- 41° 47' 46" 4i°47'I5'' 41° 42'45" 4i°4i'3iw 41*53' o" 41° 57' 15" 42* 4' 30" 42* 4' 6" » 410 56' 45'’
- Les éléments magnétiques en Roumanie au 1er janvier 1895. — A la séance de l’Académie des sciences du 27 mars dernier (Comptes rendus, t; CXXV11I, p. 813), M.’D. Négréano communiquait les résultats des déterminations magnétiques qu’il a faites en Roumanie, de 1893 à 1897, avec la collaboration de M. Marius MuresiaNo.
- Il résulte de ces déterminations que les valeurs moyennes des variations des éléments magnétiques pour la Roumanie, sont :
- — 6' pour la variation annuelle de la décli-
- naison,
- — 2 pour la variation annuelle de l’incli-
- naison,
- 4- 0,00018 pour la variation annuelle de la composante horizontale.
- M. .Négréano a en outre établi qu'on peut calculer avec une approximation suffisante, un élément magnétique (déclinaison, inclinaison, composante hori. 7.0 n ta le) à une époque quelconque, en fonction des éléments connus à Bucarest au icr janvier 1895, si l'on connaît la longitude L et la latitude X du lieu. Ces formules sont :
- D —4°,50' — 0,45 (L — L0) — 0,07 (X — X0)
- — 6' (t — 1895),
- î = S9°>3'— °>12 (L —L®) -r 0,84 (X —X0)
- — 2' (t- 3895),
- Il = o, 233 4- 0,001 (L — L0) - - 0,005 (X — X0)
- 4- 0,00018 (t — 1895),
- L et L0 étant les longitudes du lieu et de Bucarest. X et X0 les latitudes du lieu et de Bucarest, t le millésime.
- Sur une anomalie magnétique. — Signalons une note sur le même sujet, publiée l’an dernier dans Engineering (t. LXV, p. 185), par M. J.-E. Newüy.
- L’auteur ayant eu à percer un puits d'aération pour une exploitation minière employa, comme il • est d'usage dans ce cas, l'observation de la déclinaison magnétique pour fixer à la surface du sol la position du puits ; on admet en général une approximation de 1 ; 1000, ce qui correspond à 3'26" dans la détermination de la déclinaison. Or le puits pratique se trouva assez loin de la position ainsi déterminée, l’erreur commise correspondant à A
- la suite de cette, opération, M. Ncwby mesura la déclinaison en trois points situés à chacune des extrémités et au centre d’une ligne de 1740 pieds située dans le méridien astronomique et trouva i9°,2o' à l’extrémitc sud, 19V7' au centre et 19°,45' à l’extrémité nord. Ces divergences lui paraissent provenir soit d’une couche de roches ignées, située à une profondeur de 1000 pieds environ, soit de la présence de courants électriques dans une rivière formant un coude autour de l’endroit où ont etc laites les observations.
- M. Herbert Little {Engineering, t. LXV, p. 249) se , demande si les divergences ne sont pas dues simplement à des erreurs d’observation, la détermination du méridien astronomique exigeant des appareils précis que ne parait pas- avoir employés M. Newby; d’ailleurs il a cté signalé souvent des anomalies locales causant des perturbations analogues. Ch. M.
- Le Gérant : G. NAUD.
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- Tome SIX.
- Samedi 29 Avril 1899
- L’Éclairage Électrique
- HEBDOMADAIRE DES TRANSE»
- Électriques — Mécaniques — Thermiques /w M Ëm
- L’ÉNERGIE V
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France. Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut..— D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin. |
- LES TRAMWAYS ÉLECTRIQUES DE TOURS
- LE SYSTÈME ÉLECTROMAGNÉTIQUE DIATTO*
- Lorsque, il y a quelques années, il fut question de créer à Tours de nouveaux moyens de transports, le réseau des tramways existant alors étant notoirement insuffisant, la municipalité,soucieuse de l’esthétique de la ville, introduisit dans le cahier des charges l’interdiction d’employer le trôlet aérien dans les principales rues» En 1896, AI. de Brandon, concessionnaire du nouveau réseau, fit accepter par le Conseil municipal l’emploi dans ccs rues du système à contact superficiel imaginé par M. Diatto.
- Ce système, que nos lecteurs connaissent ‘déjà par la description qui en a été donnée dans ce journal (t. IV, p. 602. 28 septembre 1895), n’ayant pas jusqu’ici été l’objet d’une application industrielle, son emploi sur le réseau de Tours présente un intérêt particulier, aujourd’hui que les questions de traction urbaine sont à l’ordre du jour. Aussi, de nombreux électriciens, ingénieurs de traction, administrateurs de sociétés, députés, conseillers municipaux, conseillers géné-
- raux, etc., avaient-ils accepté avec empressement l’invitation, faite par la Compagnie Industrielle de Traction pour la France et l’étranger, propriétaire des brevets Diatto, d’assister samedi dernier à l’inauguration officielle de la première ligne du réseau tourangeau (deda place du Palais de Justice à Saint-Avertin), ligne mise en exploitation depuis le commencement du mois, et qui comprend environ 2 km munis du système Diatto et 3,6 km équipés avec trôlet aérien.
- Ce sont les renseignements recueillis lors de cette inauguration, tant sur l'ensemble du réseau que sur les appareils qui y sont ejn-ployés que nous allons résumer ici. En raison de l’intérêt qui s’attache au système Diatto, qui va être appliqué sur le réseau de Lorient, actuellement en construction, ainsi .que Sur la ligne de pénétration Vanves-Champ-de-^ Mars, récemment concédée à M. de Brandon, nous commencerons par la description des appareils de ce système employés à Tours, appareils qui, comme on verra, diffèrent par
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XIX, — N* 17.
- d’importants, détails de construction de ceux décrits en 1895; nous terminerons par quelques données sur l’ensemble du futur réseau tourangeau. Disons toutefois immédiatement que le système Diatto nous parait appelé — et c’est non seulement notre opinion personnelle mais encore celle de nombreux Ingénieurs s’occupant de traction ayant assisté à l'inauguration — à prendre un développement
- considérable dans les villes où l’emploi du système à trôlet aérien est interdit.
- I. — Système électromagnétique Diatto
- Ce système rentre dans la catégorie des systèmes de distribution a conducteurs souterrains et à pavés métalliques insérés le long des voies. Un interrupteur est logé dans
- Fig. 1. — Coupe d'un pavt
- l’intérieur de chaque pavé de contact, convenablement évidé à cet effet; il se compose d’une grosse cheville à tête, ou clou en fer, plongeant dans une cuvette à mercure au fond de laquelle est amené le courant par une dérivation prise sur le câble principal.
- Sous chaque voiture est suspendu un barreau aimanté qui passe successivement sur tous les pavés. Lorsque le barreau est au-dessus du pavé, il attire violemment le • clou qui y est contenu. Dans le mouvement ascensionnel du clou, son pied ne cesse de plonger dans.le mercure, mais sa tête arrive au contact de la paroi supérieure du pavé,
- qui le renferme. Le circuit électrique se ferme ainsi par l’intermédiaire du barreau, de la paroi supérieure du pavé, du clou, du mercure et du conducteur de dérivation, de sorte que les moteurs reçoivent le courant nécessaire à leur fonctionnement.
- Les pavés sont espacés d’une distance inférieure à la longueur du barreau pour que celui-ci soit toujours en contact avec un pavé au moins et que le courant ne fasse jamais défaut.
- La figure 1 indique les détails de construction du pavé ou boîte de contact, dont les bords affleurent la chaussée,.et dont le centre
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- présente un léger bombement faisant saillie de 20 mm environ au-dessus du pavage.
- Le bloc S formant la masse de la boîte est
- Fig. 2. — Vue d'uu pavé de contact, son couvercle soulevé.
- en asphalte; le milieu en est évidé et communique directement avec le sol par un tuyau en grès P.
- Fig. 3,4 et 5. - Détail
- cure contenu dans un autre godet O, mais celui-ci est en métal, et relié au fil d’amenée du courant Q.
- Dans le mercure placé au fond du premier godet en ébonite J plonge le clou K en fer. La quantité de mercure et les dimensions du clou sont telles que le poids de cette pièce, dans sa position inférieure, est sensiblement équilibré par la poussée du liquide, de sorte qu’au moment de l’action de l’aimant une
- sont posées sur un radier en béton. Dans l’entre-rail les pavés sont posés à bain de mortier, et leurs joints sont garnis à la partie supérieure avec de l’asphalte, de façon à éviter dans l’entre-rail les eaux stagnantes qui pourraient se corrompre et occasionner de mauvaises odeurs.
- Le vide intérieur de la boîte en asphalte est fermé par un tampon amovible A de métal anti-magnétique très résistant, qui porte en son milieu un axe en fer doux C. Ce tampon A repose sur une couronne en bronze B noyée dans la masse et sur laquelle il est fixé par trois boulons E à tête carrée.
- Une pièce de fonte M, de grande perméabilité magnétique, est encastrée dans la masse de la boîte et supporte une traverse de fonte L, dont le milieu, en forme de douille, livre passage à la queue J d’un godet en ébonite contenant du mercure. Les extrémités de la pièce M sont terminées par des ailettes qui se relèvent verticalement, tout en restant noyées dans l’ensemble de la boîte.
- A la partie inférieure du godet est vissé un bouchon de cuivre N terminé par un fil de cuivre. Ce fil plonge dans un peu de mer-
- : de la boîte de contact.
- très faible attraction suffit à le soulever. La partie supérieure du clou porte une tète en charbon H, très robuste et très conducteur. L’axe de fer douxC, situé au centre du tampon A reçoit en son milieu un bouchon à vis D, qui porte un bloc G en charbon de même qualité que la tête du clou. Une cloche en laiton I est fixée au tampon A par ce bouchon I), et cette cloche supporte par trois boulons Z le godet en ébonite, par l’intermé-
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- diaire d’une bride assurant un joint parfaitement étanche.
- Le godet en ébonite est prolongé par un tube R, également en ébonite, qui forme cloche à air étanche, de sorte que si accidentellement la boîte venait à se remplir d’eau, l’air contenu dans le tube se comprimerait légèrement et y empêcherait l’ascension de l’eau.
- On réalise ainsi l’étanchéité parfaite de tous les contacts de l’appareil.
- La figure 2 donne une vue du pavé de contact, son couvercle soulevé ; la figure 3 celle de l’anneau encastré dans le pavé d’asphalte ; la .figure 4 une vue extérieure de l’appareii interrupteur; la figure 5 montre l’aspect de l’anneau après qu’on y a vissé l’appareil interrupteur; enfin îa figure 6 montre le mode de liaison d’un pavé de contact avec le cable d’alimentation.
- Le barreau aimanté est constitué d’une façon toute spéciale ; il se compose de trois barres : une barre centrale et deux barres latérales, entre lesquelles sont montés une série d’électro-aimants horizontaux, disposés de façon a communiquer la polarité nord à la barre du milieu et la polarité sud deuxbarres extrêmes. Au droit de chaque pavé la barre centrale (fig. 8) est en contact l’axe en fer doux C, les barres latérales
- Fig. 6. — Mode de jonction d’
- sont au contraire situées au-dessus des ailettes de la pièce M. Le circuit magnétique développé par les électro-aimants se trouve ainsi presque fermé et l’on utilise aussi bien que possible le flux qui provoque le soulèvement du clou et on réduit par suite au minimum le courant nécessaire au fonctionnement de l’appareil.
- Chacun des électro-aimants porte deux enroulements distincts et de même sens, qui par suite permettent de les exciter de deux façons différentes. En marche normale, ils sont actionnés par le courant principal, qui circule dans l’un des enroulements. Mais pour développer le courant nécessaire à leur excitation au moment où la voiture doit être
- mise en marche pour la première fois, ou dans le cas où le courant principal est coupé, on a placé sous les sièges des voitures une petite batterie d’accumulateurs, qui développe le courant voulu dans le second enroulement. L’encombrement total de celte batterie n’est que de 850 mmx 350 mm X 3 80 mm; elle fonctionne en débitant 5' à 6 ampères sous une tension de 30 à 32 volts. Ainsi que le montrent ccs chiffres, elle est très peu encombrante et assez légère pour que son poids ne charge pas les voitures d’une façon appréciable; comme le travail qu’elle doit produire est insignifiant, son usure est des plus minimes et son entretien peut être considéré comme négligeable.
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- Au moment du démarrage, c’est donc le courant provenant de la petite batterie qui actionne les électros et qui produit le soulèvement initial du clou; mais, dès que la tète de celui-ci arrive au contact du charbon de la paroi supérieure du pavé, le circuit de la ligne électrique se ferme sur les moteurs et c’est le courant principal qui. excitant alors les électros, provoque une attraction d’autant plus importante que le courant demandé par la voiture est lui-même plus intense. Il en résulte, entre les surfaces des charbons, une pression croissant avec l’intensité du courant, condition essentiellement favorable à la perfection du contact.
- Une mention spéciale doit être réservée à la tête du clou. Elle est constituée, comme nous l’avons indiqué, par un tronc de cône en charbon graphitique très pur, parfaitement homogène, extrêmement dur, que l’on peut travailler au four et qui est susceptible de prendre un beau poli. La paroi supérieure du pavé est munie intérieurement d’une cuvette en même charbon, creusée eu forme de cône dont l’angle est égal à celui de la tête du clou de sorte que les deux pièces s’emboîtent parfaitement l’une dans l’autre et que l’on obtient un contact irréprochable.
- Les charbons étant très purs, ils ne se collent pas au moment du passage du courant; on évite d’ailleurs tout arc permanent, et même toute étincelle de rupture susceptible de détériorer les charbons par un artifice spécial. L’arrière du barreau est relevé, de sorte qu’au moment où son contact cesse avec les pavés, ceux-ci sont encore surmontés de cet arrière qui, toujours aimanté, maintient le clou soulevé, pendant un temps très court lorsque le courant ne passe plus. Il s’ensuit qu’au moment de la chute du clou, le courant est déjà coupé et il ne peut se produire ni arc ni étincelle entre les charbons; aussi leur surface, après un long usage, reste-t-elle aussi polie qu’au début.
- D'autre part, la distance ménagée entre le fer de l’axe G du tampon du pavé et la face supérieure du clou est égale à plusieurs mil-
- limètres au moment du contact; il en résulte que même si ces pièces étaient encore aimantées par un peu de magnétisme rémanent, elles ne resteraient pas adhérentes après le passage du barreau, l’action du magnétisme rémanent étant pour ainsi dire nulle lorsqu’il n’y a pas contact immédiat entre les pièces de fer.
- L’expérience montre que le fonctionnement des interrupteurs à mercure se produit sans ratés. Néanmoins sur la demande du Conseil
- de contact; schéma du
- technique des chemins de fer, les voitures ont été munies d’un dispositif de sûreté empêchant qu’un pavé de contact puisse rester en communication avec le conducteur d’alimentation, sans que le mécanicien de la voiture et la station génératrice en soient avertis. Ce dispositif consiste en une sorte de balai? situé à l’arrière de la voiture et qui frotte sur les pavés de contact; ce balai est mis en communication avec les rails par un circuit contenant un fil fusible maintenant un ressort tendu. Si un pavé restait en communication avec le conducteur d’alimentation, au passage du balai un courant s’établirait dans ce circuit et ferait fondre le fusible. Cette fusion
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XIX. — N” 17.
- entraîne le déclenchement du ressort dont l’effet est de mettre le barreau aimanté en communication avec les rails et de fermer le circuit de la petite batterie d’accumulateurs d’une part sur une sonnerie d’alarme et d’autre part sur les électro-aimants qui aimantent le barreau; ce barreau restant ainsi aimanté malgré la rupture du circuit princi-
- pal, le clou du pavé de contact reste soulevé et par suite le barreau reste en communication avec la ligne ; comme la fusion du fusible l’a d’autre part mis en communication avec les rails il en résulte un court-circuit permanent qui fait fonctionner un disjoncteur à maximum placé sur le tableau de distribution de l’usine. Le circuit d’alimen-
- tation étant ainsi coupe, la voiture se trouve donc mise dans l’impossibilité de continuer sa route tant que le pavé de contact défectueux n’est pas remis en état.
- Le fonctionnement du disjoncteur pouvant provenir d’une autre cause que le court-circuit provoqué par le dispositif de sûreté — par exemple le démarrage simultané de plusieurs voitures — le préposé au tableau de distribution doit essayer de rétablir le courant sur la ligne ; mais il ne le peut si la chute du disjoncteur a été provoquée par le
- fonctionnement du dispositif de sûreté, tant que le mécanicien de la voiture, averti de ce fonctionnement par la sonnerie d’alarme, n’a pas rompu le court-circuit au moyen d’un interrupteur spécial.
- Dès que cette manœuvre est faite le courant est rétabli par le préposé au tableau de distribution. Le mécanicien de la voiture descend alors de celle-ci et, muni d'un bout de câble isolé, il essaie l'isolement des quelques pavés qui se trouvent immédiatement derrière sa voiture en mettant successivement
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- chacun de ceux-ci en communication avec un l'ail, à l’aide du bout de câble ; le pavé défectueux se décèle par la formation d’une gerbe d'étincelles aux points de contact. Le pavé défectueux reconnu, le mécanicien rétablit, a l'aide du commutateur spécial dont il a été parlé plus haut, le court-circuit ; le disjoncteur fonctionne de nouveau, la ligne se trouve
- isolée et l’on peut sans danger remplacer la boîte défectueuse par une boîte de rechange que porte chaque voiture ; s'il n’y a pas de boîte de rechange, on peut se contenter de remplacer le couvercle métallique de la boîte enlevée par un tampon de bois destiné à boucher le trou béant, les voitures pouvant facilement franchir la distance comprise
- entre les deux pavés intacts séparant celui dont on a enlevé la boîte en vertu de la vitesse acquise.
- Le remplacement d’une boîte de contact se fait d’ailleurs très rapidement. Il suffit de dévisser les trois boulons maintenant le tampon métallique pour retirer tout l’appareil et mettre à sa place un nouvel appareil. Aucune jonction de conducteur n’est à effectuer, la mise en communication du mercure de la boite avec le conducteur d’amenée du courant se faisant d’elle-même par la plongée du fil que porte la boîte à sa partie infé-
- rieure dans le mercure du godet qui termine le conducteur d’amenée.
- On a objecté que ce dispositif de sûreté avait l’inconvénient d’interrompre le service des voitures sur toute une section du réseau. A la vérité l’ensemble des manœuvres nécessitées par un mauvais fonctionnement de l’interrupteur d’un pavé demande moins de temps que nous n’avons mis à les décrire ; d'autre part on peut limiter l’interruption du service à un petit nombre de voitures en disposant les feeders d’alimentation de manière à diviser le réseau en un grand nombre de sections
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- isolées ; enfin, considération plus importante 1 montré que jamais la partie supérieure d’un les essais faits pendant plusieurs années sur I pavé ne reste en communication avec la ligne une ligne expérimentale construite à Lyon ont ( et que par suite le dispositif de sûreté est réel-
- lement superflu. En admettant même qu’en service d’exploitation il ait exceptionnellement à fonctionner, il est certain que ce fonctionnement sera suffisamment rare pour
- q u’on n’ait pas à §’inquiéter outre mesure des quelques inconvénients qui en résultent.
- Ajoutons d’ailleurs que c’est là la seule critique, et l’on conviendra qu’elle est minime
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- que nous ayons entendu faire sur le système. Tous les ingénieurs présents à l'inauguration s’accordent à dire que son fonctionnement est et sera des plus réguliers, que la pose des pavés de contact, dont la figure 8 donne une idée, est des plus faciles,enfin que ces pavés, par suite de leur forme et de leur faible élévation au-dessus du sol ne peuvent produire aucune gène pour la circulation des
- mille francs par kilomètre de voie simple celui de l'équipement avec trôlet aérien), il n'est pas douteux que le contact Diatto ne se répande rapidement dans les villes où l’on ne veut pas du trôlet aérien ; c'est du moins l'impression générale de ceux qui ont vu fonctionner le nouveau tramway de Tours.
- II. Le réseau des tramways de Tours
- Lorsqu’il sera achevé le réseau des tramways de Tours comprendra quatre lignes urbaines d’un développement dlenviron 19 km
- véhicules (voir fig. 9). Comme à cause de sa simplicité le système Diatto ne peut donner lieu à des frais importants d’entretien et que d'autre part le prix de revient d’une ligne munie de ce système est de beaucoup inférieur à celui des lignes à caniveau ou à contacts superficiels d’autres systèmes (l’équipement électrique Diatto ne paraissant pas devoir dépasser de plus d'une quinzaine de
- et trois lignes suburbaines d’une longueur totale de 23 km environ (voir le plan, fig. 10). Le système Diatto sera appliqué sur une douzaine de kilomètres du réseau urbain, le reste du réseau sera muni du trôlet aérien.
- La plus grande partie des lignes sera à voie simple. Néanmoins, dans les sections équipées avec trôlet aérien, il y aura, comme sur la nouvelle ligne de la barrière de Gram-mont à Saint-Avertin, deux fils de trôlet afin d'éviter les aiguillages de fils aux évitements.
- Les voitures construites par la Compagnie générale de constructions de Saint-Denis
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- sont à deux plates-formes sans impériales; elles contiennent 36 places dont 20 d’intérieur et 8 sur chaque plate-forme. Elles sont munies à la fois de deux systèmes de prises de courant; barreau aimanté et perche de trôlet; on rabat la perche sur le dôme de la voiture, comme l’indique la figure 11 lorsque la voiture circule sur les voies Diatto; un commutateur établit la connexion des moteurs avec Tune ou l’autre des prises de cou-
- Elles sont éclairées par des lampes à incandescence montées en série et alimentées par une dérivation du courant des moteurs. Pour éviter que les voitures ne soient plongées dans l’obscurité par suite de la rupture du circuit par la chute du clou de l’interrupteur lors des arrêts sur les voies munies du système Diatto, on a soin de maintenir constamment, pendant la nuit, le circuit de la batterie d’accumulateurs fermé sur les électro-aimants du barreau de contact; ce barreau reste ainsi aimanté et maintient soulevé le clou de l’interrupteur de sorte que le circuit de l’éclairage reste fermé même lorsque la voiture est arrêtée.
- Comme nous l’avons dit, la partie du réseau actuellement livrée à l’exploitation comprend une seule ligne urbaine allant du Palais de Justice à la Barrière de Grammont, qui est munie du système Diatto, et d’une ligne suburbaine prolongeant la précédente Jusqu’à Saint-Avertin, qui est' munie du trôlet aérien.
- Une petite station génératrice provisoire a été installée pour permettre l'alimentation de ces lignes en attendant l’achèvement de l’usine définitive, située près de la Barrière
- de Grammont, qui est actuellement en construction.
- Cette usine comprend :
- 4 chaudières semi-tubulaires de la maison Bonnet, Spazin et C°, de Lyon, dont une de réserve, ayant une surface de chauffe de 165 rn2 et pouvant produire de 1 600 à 2 000 kg de vapeur à l’heure ;
- 3 machines à vapeur, monocylindriques, à condensation, de la maison Piguet et C°, de Lyon, développant 300 chevaux à 12 p. 100 d’admission et pouvant donner 450 chevaux dans un coup de collier;
- 1 réfrigérant de 450 m3 de capacité pour refroidir l’eau nécessaire à la condensation ; l’eau perdue par évaporation sera donnée par un puits de 18 m de profondeur;
- 3 dynamos de 200 kilowatts fournies par la Société d’Applications industrielles, donnant de 350 à 600 volts, avec un compoun-dage de 12 à 13 p. 100; elles seront accouplées par courroies aux machines à vapeur; une d’elles ainsi que le moteur correspondant serviront de réserve.
- Qu’on nous permette, en terminant, de remercier le Président et les membres du Conseil d’administration de la Compagnie industrielle de traction pour la France et l’Étranger qui avaient organisé un train spécial pour leurs invites de Paris, ainsi que M. Diatto et M. Cahen, ce dernier ingénieur des Manufactures de l’État et ingénieur-conseil de la Compagnie, pour les renseignements techniques qu’ils ont eu l’obligeance de nous fournir.
- J. Blokdin.
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- CAPACITÉ ÉLECTROSTATIQUE DE DEUX FILS PARALLÈLES
- 1. Le problème de la détermination de la capacité électrostatique de deux cylindres à base circulaire, parallèles et excentriques, a été exposé, en 1882, dans les Annales Télé* graphiques, par M. Bîavier, alors directeur de l’École supérieure de Télégraphie, ainsi que plusieurs autres problèmes analogues. Les formules présentant une certaine complication, je me propose d’aborder ici la question par une voie différente ; les calculs deviennent, en elfet, très simples .si l’on a recours aux propriétés fondamentales des fonctions d’une variable imaginaire.
- 2. Considérons donc la fonction ci-après d’une variable imaginaire " = .r-f-yi.
- U = 2kq log A——1
- où k, q, a sont des quantités positives.
- En posant,
- i — a = peh
- U devient, en séparant la partie réelle de la partie imaginaire :
- U = V T V'i = 2kq log —,—|- 2kq (o — o') ;
- et je rappelle que les fonctions V et V; satisfont à l’équation :
- é2F Q»F _n
- et qu’on peut poser :
- dV — Xdx + Y dy dX" — — Y dx + Xdy,
- d’où l’on conclut :
- i° Que X et Y sont aptes à représenter l’intensité d’un certain champ électrostatique ;
- 20 Que dV' représente le flux élémentaire de cette intensité à travers l’élément dont les composantes sont dx et dy, flux passant de
- la gauche à la droite de l’élément, si l’on considère dx et dy comme susceptibles d’un signe ou, si l’on veut, d’un sens lié à ce
- 3. Cela étant, si nous posons :
- V, = zkq log ^7— V4 — 2kq log -A-,
- V pourra être considéré comme représentant le potentiel en un point quelconque d’un champ électrostatique admettant comme surfaces équipotentielies les deux cylindres dont les cercles de base ont pour équations :
- Nous allons montrer comment on peut identifier ce champ avec le champ à étudier.
- A cet effet, nous allons déterminer^, a' et a de manière que les équations ci-dessus soient celles des cercles de base des deux cylindres proposés.
- Pour que les deux cercles précités soient extérieurs l’un à l’autre, il faut que l’o-n ait ). >1 ct)/<i ou inversement. Choisissons la première hypothèse, ce qui est permis, évidemment. Alors le premier cercle entoure l’origine, le second entoure le point d’affixea. Soient A, A' les centres des deux cercles, ils sont sur l’axe des soient m et m! les distances des points A et A' à l’origine O ; supposons A' sur Ox et A sur le prolongement de Oa: ; la distance des centres A A' sera alors : d= m 4- m. J’appelle R le rayon du cercle A, R' le rayon du cercle A'.
- Je vais montrer qu’on peut déterminer les quantités positives a, a, //, m et m', en fonction de d, R et R'.
- Pour ce calcul d’identification des cercles de base avec les cercles précités, j’emploierai encore la méthode des imaginaires.
- L’équation du cercle A' peut évidemment
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- se mettre sous la forme :
- ï — a _ ye:-' l
- pétant l’affixc du point qui décrit le cercle et un paramètre variable ; or, on peut écrire identiquement :
- « , . m'V + (a—m')e-ï< .
- * = i-& =m + ~
- Si je pose :
- le coefficient de e’'- aura pour module m'V. quantité positive, car on a :
- et en posant
- »z'X' = R', (2;
- on pourra écrire :
- ï = m' -\- RW
- ce qui est bien l’équation d'un cercle de rayon IV ayant son centre en a'.
- Si je considère de même l’équation :
- je poserai :
- d’où
- et le module du coefficient de —el'j sera m\. En posant :
- i«X_. R.
- on pourra écrire :
- .7 — — m ~ReV",
- ce qui est bien l’équation d’un cercle de rayon R ayant son centre en A.
- En reportant les valeurs ci-dessus de m
- et m' dans l’équation : m-{-m'=d, j’aurai enfin :
- ce qui détermine la valeur positive, encore indéterminée, à attribuer à a.
- 4. Revenons au problème concernant l’élec-
- O11 a : Vi > V*, car on a, en effet,
- Vj — V2— 2/1:4 log— > 0.
- Si donc Q désigne la quantité d’électricité positive par unité de longueur sur le cylindre A, on aura pour la capacité C, cherchée :
- Il suffit donc de déterminer q de manière que ladite quantité d’électricité soit égale à Q. Nous supposerons ici que — représente le pouvoir inducteur du milieu.
- Cela pose, Q est, par définition, le flux d’induction électrostatique qui sort d’une surface entourant le cylindre A; or l’induction électrostatique a pour composantes :
- ----E— X,-----1, Y. Si nous considérons dx
- 4~k ’
- et dy comme susceptibles de signe dans l’intégrale curviligne
- J-(-,AK+(idrK
- prise le long du cercle A, le contour d’intégration étant pris dans le sens qui laisse à gauche de la flèche de parcours la surface enveloppée, cette intégrale représentera le flux d'induction cherché, c’est-à-dire la quantité Q, et l'on aura, d’après ce qui a été exposé au début, au sujet de dV' \
- 2kq x variation dc (?—?')
- Or, <0 reprend la meme valeur quand q tourne autour du point A et s’accroît de
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- 2 t, on a donc :
- j’aurai :
- d’où, en prenant pour *:=yTa racine plus grande que l’unité:
- X = a + V/^=T.
- 5. Le problème revient donc à la détermination du rapport ÿ-—-.x, or nous avons, d’après les équations (1) et (3) en tenant compte de (2) et '4} :
- R). = a + >n (5)
- RV =_« + ,,2'. (6)
- En combinant l’équation = d,
- d’abord avec (5) et (6), ensuite avec (2) et (4), on obtient :
- RÀ + R'/.' = d
- d’où, en multipliant membre à membre :
- (Rat+ R')(-§-+ V^j=d-,
- Si je pose, pour abréger,
- dî- Ri — R'ï * — 2RK'
- Il vient, finalement, pour la capacité, par unité de longueur, cherchée :
- 2k lûg (x +
- Mais cette formule peut s’écrire sous une forme plus mnémonique ; on a, en effet :
- et
- x = -^(A'+^-)=cos
- d’où:
- à2 = R2 + R’1 T 2RR' cos hyp,
- formule qui rappelle celles de la trigonométrie.
- J.-B. POMEY,
- ANALYSE ÉLECTROLYTIQUE
- L'étude approfondie des méthodes d’analyse qui sont offertes aux praticiens est toujours une œuvre utile; il n’est pas rare de découvrir que les choses les plus simples en apparence, se compliquent souvent de phénomènes secondaires dont l’influence peut' devenir nuisible. A ce point de vue, on trouvera un certain intérêt à lire le résumé du travail suivant :
- S. Avery et Benton Dat.es ('} se sont proposés d’examiner les impuretés du fer déposé électrolytiquement en suivant les prescriptions des principales méthodes en usage.
- En effectuant la précipitation dans la solution des oxalates doubles, d’après la méthode de Classen, on a trouvé que le fer renferme toujours une petite quantité de carbone. La nature de cette impureté, qui se présente sous forme de flocons noirs lorsque l’on dissout dans du chlorure double de cuivre et de potassium le métal déposé, a été déterminée en oxydant dans un courant d’oxygène le dépôt effectué sur une étroite lame de platine préalablement calcinée. Les gaz dirigés dans de l’eau de baryte limpide y produisaient un précipité de carbonate. — Un procédé analogue permit d’effectuer le dosage de ce carbone. Les résultats donnèrent de
- (') Btrichte der deutsch. cbetn. Gesell, 1899, p. 64.
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- 0,21 à 0,42 p. 100 du poids de fer précipité.
- Les mêmes expériences firent voir que la précipitation du fer est toujours incomplète ; car si l’on évapore le liquide à sec après l’analyse et si l’on détruit par la chaleur les sels ammoniacaux et les oxalates, on retrouve un peu de fer qu’il est possible de doser sous forme d’oxyde.
- Ces deux causes d’erreur, dont les effets sont de signe contraire, peuvent se compenser à peu près car elles sont du meme ordre de grandeur; cependant, si l’on se reporte aux nombres donnés par les auteurs, la première paraît l’emporter souvent sur la seconde, en effet, dans deux expériences citées, sur trois, les résultats sont un peu trop forts
- Les opérations effectuées dans les solutions citriques conduisent à des observations du même genre, sauf que les erreurs peuvent être plus fortes encore que dans le cas précédent. Les quantités de carbone trouvées dans le fer ont en effet varié de 1,3 à plus de 5 p. 100, et l’on peut admettre que le taux de
- cette impureté doit habituellement atteindre 2 p. 100 environ.
- Les auteurs ont enfin examiné ce qui se passe dans le procédé de Moore, où le fer est dissous en présence de métaphosphate d’ammonium. Les expériences instituées ont d’abord fait voir que le fer ne se précipite pas aussi rapidement que Moore le prétend; en opérant avec une densité normale de 2 ampères sous 5 volts, il fallut près de 5 heures pour précipiter 0,2 de fer. — De plus, si l’on dissout le métal dans de l'acide sulfurique ou chlorhydrique étendu, il se produit un résidu noir, insoluble dans les acides dilués mais soluble dans les acides concentrés et l’eau régale. Après avoir précipité dans la solution le fer par le sulfure ammonique, il est facile de déceler dans le liquide la présence d’acide phosphorique. — Le métal déposé renferme donc du phosphore qui en augmente le poids.
- S. Avery et Benton Dales se bornent d’ailleurs à constater ces causes d’erreurs, mais n’indiquent pas de remède à la situation.
- G. Arth.
- LES PROGRÈS DE LA BOBINE D’INDUCTION (').
- IL — Théorie
- Des recherches, relativement peu nombreuses, ont été faites pour expliquer le fonctionnement de la bobine d’induction ; les résultats auxquels on est arrivé ne sont pas encore très satisfaisants et il n’y a pas encore de théorie capable d’être vérifiée expérimentalement ; ceci tient à ce que les phénomènes en jeu sont assez mal définis et aussi, beaucoup, à ce fait que la bobine d’induction est un appareil dont la construction laisse à désirer, dans lequel les accidents prennent souvent plus .d'importance que le phénomène principal.
- La première preuve expérimentale complète de l’existence d’une différence de potentiel oscillante aux bornes d’une bobine d’induc-
- tion a été donnée par Mouton en 1876 (2) : mais les oscillations observées appartenaient au secondaire seul, la bobine n’avant pas de condensateur primaire.
- Plus tard, Fleming (3) montra que dans une bobine dont le secondaire est fermé, l’intensité induite est plus grande, grâce à la présence du condensateur, et que le courant est oscillatoire. En 1891, M. Colley ( ), a donné une théorie plus complète, dans laquelle il tient compte des coefficients d’induction, des
- (') Voir L'Éclairage Électrique du 15 avril 1899, p. 41.
- P) Mouton, Thèse de doctorat. Paris, 25 novembre 1876. (3) The Eleclrician. 31 mai 1889. — La Lumière Électrique, t. XXXII, p. 489, 8 juin 1889.
- (*/ Wied. Ann. t. XLIV, p. 109, i89r. — La Lumière Electrique, t. XLII, p. 341, 14 novembre 1891.
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- capacités et des résistances des deux circuits ; cette théorie n’est pas encore vérifiée par l’expérience.
- Plus récemment (*), nous avons donné une' théorie élémentaire du rôle du condensateur, en négligeant l’action du secondaire et en supposant que la force électromotrice dans celui-ci est simplement égale à M —. M. Walter est arrivé aux mêmes conclusions (2),
- Si l’on tient compte que nous n’avons pas de moyen direct pour évaluer la différence de potentiel aux bornes des bobines, — la méthode de M. Hess, indiquée plus loin, parait très intéressante à cet égard, mais elle n’a pas encore fait ses preuves — et que nous sommes obligés de mesurer la valeur maximum par la longueur d’étincelles qu’elle peut donner, on comprend facilement la difficulté de faire coïncider la théorie et l'expérience. En effet, si la distance explosive donne une mesure assez exacte dans le cas des décharges de condensateurs chargés par une machine statique, c’est-à-dire quand la quantité d’électricité est assez grande pour que l’étincelle éclate franchement, il n’en est pas de même avec les bobines où une différence de potentiel très élevée peut être atteinte, mais avec une quantité très faible, et alors on voit des aigrettes et pas d’étincelles ; on estime que le potentiel explosif n’a pas été atteint, ce qui est faux. M. Oberbeck, qui a déjà essayé de mesurer la tension aux bornes des bobines (3) signale aussi cette différence entre l’aigrette et l’étincelle (voir plus loinp. 144). Ajoutons que le passage de l’aigrette à l’étincelle est un peu arbitraire et qu’il ne faut pas s’étonner si dans les mesures de distances explosives, faites avec les courants alternatifs, les auteurs s’accordent si difficilement entre eux dès que la distance devient un peu grande.
- La formule de Colley, simplifiée parOber-
- , (h L'Industrie Électrique. 1894, p. 174. — L'Eclairage Electrique, t. XV, p. 52, 1898.
- (2) Wied. Annt. LXII, p. 300-322. — L'Éclairage Èlec-irique. t. XIV, p. 174, 1898.
- <3) L’Éclairage Électrique, t. XIV, p. 171, 1898.
- beck, voir page 145, présente cette anomalie que la résonance n’y est pas du tout apparente, au contraire; si on cherche la valeur du potentiel V2 quand L,C1 = L.,C,, on voit que ce potentiel est moitié moindre que pour C3=oou ce? En réalité les phénomènes de résonance s’observent très nettement lorsqu’on prend, avec un primaire de self assez élevée et un condensateur convenable, un secondaire ayant relativement peu de self et de capacité. On voit alors la longueur d’ctin-celles augmenter pour une certaine capacité ajoutée au secondaire ; pour une capacité plus grande au primaire, il faut également une capacité secondaire plus grande pour observer le maximum.
- La formule de Colley ne peut guère être appliquée aux bobines de Ruhmkorff parce qu’elle suppose toute la capacité secondaire réunie aux bornes, ce qui est loin d’être exact, aussi l’objection de M. Walter, paraît assez discutable (voir plus loinp. 147), il tire de la durée d’oscillation propre du secondaire, ou de l’abaissement de la distance explosive causée par une capacité additionnelle, cette conclusion que fa capacité du secondaire est assez faible; il .resterait à démontrer que la capacité répartie dans toute la bobine peut être remplacée par une capacité fictive placée aux bornes. La remarque faite par M. La-motte à la fin de l’analyse paraît plus juste : la durée de propagation de l’onde le long du fil doit intervenir d’autant plus qu’on se trouve en présence d’un cas analogue à celui étudié par lord Kelvin pour les cables sous-marins, avec cette différence que la force électromotrice, la self et la capacité sont variables le long du fil.
- Une autre opinion de M. Walter (voir plus loin p. 149) qui paraît aussi discutable, est relative au rôle de l’hystérésis dans les petites bobines. Dans celles-ci les oscillations sont évidemment de plus courte période que dans les grandes bobines, mais le volume de fer est beaucoup plus petit, de sorte que, même relativement à la puissance disponible -Éil?
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- l’hystérésis ne cause pas de pertes plus importantes dans les unes que dans les autres ; il n’est d’ailleurs pas démontré que cette cause de pertes ait une importance considérable vis-k-vis des pertes causées par les défauts des bobines.
- Des expériences intéressantes ont été faites au Japon par M. Mizuno(J). En faisant varier la capacité du condensateur primaire entre 0,05 et 1 microfarad, M. Mizuno a reconnu qu’il y avait, pour chaque intensité de courant à la rupture, une certaine capacité dormant le maximum de longueur d’étincelles entre pointe et plateau ; cette capacité augmentant avec l’intensité. Les courbes obtenues sont très nettes, même d’une régula-rite qu’on n’est pas habitué à rencontrer dans ces sortes d’expériences et que l’auteur justifie parla précaution qu’il a prise de tenir toujours la pointe et le plateau parfaitement propres.
- L’augmentation de la capacité favorable avec l’intensité peut s’expliquer par la variation des coefficients d’induction, causée par la présence du fer, et aussi, comme le fait M. Walter (2) par cette raison que l’étincelle de rupture augmentant avec l’intensité, il est nécessaire d’augmenter le condensateur pour la détruire. Il y a évidemment là une grosse lacune de la théorie qui ne tient pas compte de la résistance variable de l’étincelle de rupture, résistance qui n’est pas infinie comme le supposent toutes les théories actuelles.
- On doit aussi remarquer que le fer est toujours supposé susceptible de s’aimanter pour ainsi dire instantanément, sans hystérésis. Le rôle du fer vis-à-vis des courants de haute fréquence, qui a été indiqué par M. Pellat (3) aurait besoin d’être étudie au poirrt de vue spécial des bobines de Ruhm-korff.
- (*) Phil. Mag., t. XLV, p. 447, mai 1898. - Voir plus loin p. 151.
- (2) Philos. Mag., t. XLVI, p. 172, juillet 1898.
- (*) L'Eclairage Électrique, t. XIV, p. 531, 1898.
- PUISSANCE ET RENDEMENT
- Parmi les expressions les plus employées à propos des bobines, il en est peu qui aient reçu des sens plus différents que les mots puissance et rendement. Ces deux termes ont cependant une signification bien nette pour tous ceux qui s’occupent de mécanique ou d’électricité et il estfâcheux de constater que, même ceux-ci, font, dans le cas des bobines, des confusions regrettables.
- Le rendement est toujours un rapport. Dans un transformateur, par exemple, le rendement est le rapport entre la puissance électrique disponible aux bornest du circuit secondaire et la puissance électrique fournie aux bornes du primaire. La puissance électrique disponible ou puissance utile peut augmenter et le rendement baisser ; c’est là une distinction que l’on ne fait pas toujours.
- Avec l’excitation par courant continu la mesure de la puissance fournie à la bobine entière est donnée exactement par le produit El de la force électromotrice de la source par Yintensité moyenne ; ceci est vrai quelle que soit la nature de l’interrupteur employé. Pour cette mesure il faut donc prendre un ampèremètre donnant l’intensité moyenne et non l’intensité efficace; avec un électrody-namomètre on trouve toujours une puissance trop forte.
- Nous pourrions définir très exactement le rendement d’une bobine d’induction si nous pouvions mesurer la puissance utile qui est ici la puissance dépensée dans l’étincelle ou dans la décharge, extérieurement à la bobine ; malheureusement cette mesure est difficile, sauf dans le cas où la bobine charge un condensateur placé en dérivation sur ses bornes, l’étincelle éclatant entre deux boules de diamètre connu, à la plus grande distance possible. On peut admettre alors que le condensateur est chargé au potentiel V, correspondant à la distance explosive entre les boules, et que la décharge se fait entièrement par l’étincelle ; si la capacité est C, et n le nombre de ruptures par seconde, la puis-
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- sance utile est :
- P» — n -
- le rendement est alors :
- Malheureusement le procédé est rarement applicable et, en tous cas, il ne se prête pas à la comparaison de deux bobines différentes, parce que l’introduction d’une capacité appréciable sur le secondaire modifie le régime de la bobine et cette modification est variable avec les résistances et les coefficients d’induction.
- Si nos moyens actuels ne nous permettent pas la mesure directe de la puissance utile d’une bobine, nous pouvons employer un moyen détourné pour comparer les divers modes d’excitation, par courant continu. L’énergie qui entre en jeu dans la décharge, et nous savons qu'à de rares exceptions près nous n’avons que celle-là à considérer comme utile, est l’énergie emmagasinée par l’induction qui est représentée, à chaque décharge, par :
- _ LI2o
- où Iu représente l’intensité à l’instant de la rupture.
- Cette énergie w ne représente pas l’énergie utile, car une partie sera dépensée par effet Joule dans le circuit primaire et dans l’étincelle de rupture, par hystérésis dans le fer s'il y a des oscillations, enfin dans le secondaire par effet Joule et par les fuites dues aux défauts d’isolement. On voit par ceci que’ l’énergie utile peut n’ètre qu’une fraction assez petite de n>\ pour une bobine donnée, iv peut donc représenter la limite supérieure de l’énergie utile et l’expression
- mv _ ^Liy FJ ~ jÎlI'
- est la limite supérieure du rendement.
- Ajoutons que cette théorie ne s’applique pas à l’interrupteur Wehnelt dans lequel
- l’étincelle éclate au moment où l’intensité est plus faible que I„, l’énergie n’étant pas, comme dans le cas ordinaire, emmagasinée dans le condensateur.
- La valeur ;v peut fournir des renseignements utiles sur l’énergie nécessaire à la production de certains phénomènes; en voici un exemple qui nous paraît assez curieux : on perce facilement un bloc de verre de 5 cm d’épaisseur avec une seule décharge d’une grosse bobine donnant à l’air libre 50 cm d’étincelles. Cette bobine est excitée par un courant de 20 ampères, et le coefficient de self-induction de son primaire est 0,05 henry. Dans ces conditions w est égal à 10 joules, c’est à-dire qu’il faut moins' d’un kilogram-inètre pour percer un trou de quelques dixièmes de millimètre dans un bloc de verre de 5 cm; mais il faut ajouter que la décharge est complète pendant un temps bien moindre qu’une oscillation simple du courant primaire et celle-ci est d’environ 0,0011 seconde, donc la puissance est très grande bien que {'énergie soit assez faible.
- Le plus souvent le mot rendement est pris dans le sens d'utilisation ; on dit que le rendement augmente quand la puissance utile, ou plus directement le phénomène observé, augmente d’intensité, sans se préoccuper de savoir si la puissance fournie au primaire augmente en même temps.
- Dans beaucoup d’applications ce qui est intéressant, c’est plutôt d’obtenir la plus grande puissance utile possible d’une bobine donnée, que d’obtenir une puissance déterminée avec la moindre dépense d’énergie; de là cette fausse définition du rendement. Il est cependant utile de tenir compte du rendement, surtout dans les applications d’aujourd’hui, dans lesquelles la bobine fonctionne très longtemps à pleine charge, ce qui cause une dépense très appréciable d’énergie électrique et, en outre, comme il faut bien retrouver l’énergie perdue, on constate des échauffements quelquefois très dangereux et. à coup sûr, très préjudiciables au bon isolement des circuits.
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- Il est difficile de définir la puissance d’une bobine indépendamment de la source qui l’alimente et de l’interrupteur employé; la comparaison de deux bobines différentes est une chose très délicate; qui ne peut guère se faire que par la comparaison des résultats, dans chaque cas, ou encore, par la mesure de la puissance nécessaire pour obtenir des résultats identiques: mais, à moins que les bobines soient destinées au même usage, on pourra toujours objecter qu’elles ne travaillent pas dans les conditions qui leur sont les plus favorables, d’où l’obligation absolue de limiter la comparaison strictement au cas
- Un moyen de comparaison qu’il ne faut pas employer c’est la mesure de la quantité induite dans le circuit secondaire fermé, lorsqu’on fait varier l’intensité de I à o, car la quantité mesurée dans ces conditions est
- M coefficient d’induction mutuelle et R résistance totale du circuit secondaire. A circuit ouvert, R contient la résistance très considérable de l’étincelJe, de telle sorte que, de deux bobines, c’est celle qui a le plus grand coefficient M qui donne l’étincelle la plus chaude, tout en étant capable de donner une valeur inférieure de q, à cause d’une résistance intérieure plus grande. On peut dire, il est vrai, que pour les étincelles très chaudes et les décharges dans les ampoules, la résistance est relativement faible ; voici, à ce sujet, deux expériences. Dans la première nous avons mesuré le courant secondaire fourni par la moitié d’une bobine, l’autre moitié restant inactive ; l’étincelle éclatait entre pointe et plateau, avec une fréquence d’environ 20 par seconde, en formant un arc très chaud. L’intensité moyenne était de 9 milliampères. La seconde moitié de la bobine ayant été mise en série avec la première, sans rien changer d’autre part, l’intensité était encore la même. La force électromotrice était évidemment doublée dans la seconde expérience et la résis-
- tance du secondaire aussi; on est conduit à admettre que la résistance de l'étincelle est nulle ! La considération de l’énergie utile change le problème: puisque l’intensité primaire n’a pas été changée quand on a ajouté la seconde moitié, on peut admettre que l’énergie totale n’a pas varié et, par suite, il n’y a pas de raison de trouver plus d’énergie, dans l’étincelle, que dans le premier cas; dans cette hypothèse il faut simplement admettre que la perte par effet Joule dans le secondaire est négligeable, surtout étant donné le peu de précision des mesures de ce genre.
- La seconde expérience consiste à fermer le secondaire par un arc très chaud, d’une certaine longueur (12 cm), toujours entre pointe et plateau, puis à relier une pointe mobile en dérivation sur la pointe fixe : on peut amener la pointe mobile à 2 cm du plateau sans que l’étincelle prenne ce chemin, au-dessous elle saute brusquement s.ur la pointe mobile. Ceci montre bien que la résistance de l’étincelle chaude est beaucoup plus faible que la résistance de l’air froid, mais aussi qu’elle n’est pas négligeable, mieux encore qu’elle est très élevée vis-à-vis de celle du secondaire. Lorsqu’on fait cette expérience avec les grandes fréquences fournies par l’interrupteur de Wch-nelt, on constate que Tare formé possède, à l’intensité près, quelques propriétés de l’arc voltaïque, c’est ainsi qu’on peut l’allonger presque au double de la distance à laquelle il s’allume spontanément; en fait, il n’y aurait pas de limite si l’arc ne se soufflait de Iui-mème par réchauffement de l’air qu’il pro-
- On sait que le rendement augmente avec le voltage primaire, lorsque l’interrupteur est ainsi réglé qu’il rompt le courant au moment où l’intensité Irj est atteinte. L’établissement du courant, dans le cas d’une résistance constante, ce qui exclue le Wehnelt de cette formule, est donnée par
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- donc si la résistance du circuit n’augmente pas sensiblement avec le voltage, le régime sera atteint d’autant plus vite que E sera plus élevé et, par suite, l’énergie perdue pour l'induction
- R f'vit,
- diminue de plus en plus. C’est ce que l’on voit sur la figure 3, où les courbes, sont tra-
- cées pour des valeurs croissantes de E ; à mesure que E s’élève, le temps f pour atteindre le régime, diminue, mais dès que E^ 10RI, on ne gagne plus guère sur le rendement. L'emploi des voltages industriels avec les bobines est considéré comme donnant un mauvais rendement à cause de l’habitude que l’on a de mettre sur le circuit une résistance telle que l’intensité ne puisse jamais atteindre
- une valeur dangereuse si, l’interrupteur venant à s’arrêter, le courant prenait son régime ; il serait préférable, à ce point de vue, de mettre un coupe-circuit sûr et de supprimer la résistance en réglant la durée du contact pour le temps t nécessaire pour atteindre I„.
- En même temps que le rendement, la puissance de la bobine augmente avec le voltage, si l’interrupteur permet d’augmenter le nombre d’interruptions en raison inverse de t ; c’est le cas de l’interrupteur Wehnelt.
- II y a cependant une limite pratique à cette augmentation de puissance, au moins pour les bobines destinées à fonctionner d’une manière continue : cette limite est fixée par l’intensité moyenne qu’il ne faut pas dépasser pour n’avoir pas d’échauffement dangereux dans le primaire. Il faut considérer qu’à intensité moyenne égale, Réchauffement croît avec la fréquence, à cause de l’hys-térésis, qui, négligeable pour 15 ou 20 interruptions par seconde, devient importante lorsqu’il y en a 20 fois plus. En outre, pour une même longueur d’étincelles, les Juites intérieures de la bobine, c’est-à-dire les étincelles ou les effluves qui, accidentellement, éclatent entre les fils mal isolés, sont négligeables à basse fréquence et peuvent faire brûler la bobine quand la fréquence s’élève. La construction des bobines devra être vraisemblablement modifiée pour les applications nouvelles.
- H. Armagnat.
- ZjriL
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Détendeur régulateur de pression, système Sandillon.
- Les hautes pressions de vapeur que l'on tend à produire de plus en plus dans les générateurs industriels imposent l’usage des détendeurs. Il y en a aujourd’hui beaucoup de systèmes ; non seulement ces appareils doivent ramener la pression de la vapeur à
- une valeur déterminée et quasi constante, quelles que soient ses variations dans la chaudière, mais encore, il est très important que le réglage de la détente puisse s’y faire avec facilité.
- Ces deux conditions sont satisfaites d’une manière particulièrement heureuse et simple, dit M. Albert Marnier. dans la Revue indus-
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- trielle, dans le détendeur régulateur Sandil-lon, construit par ÜVI. O. Lefebvre et représenté ci-dessous.
- La vapeur à haute pression arrive dans cet appareil par la conduite E qui débouche dans une chambre ménagée entre le piston A et le clapet B, dont la tige forme un boulon qui les réunit l’un à l’autre. En raison de la prépondérance de surface que présente ce piston par rapport au clapet, la vapeur les élève ensemble, malgré la résistance d’un ressort
- Fig. r. — Détendeur régulateur de pression Sandillon.
- antagoniste logé dans la chambre G, et dé-couvrede siège de’ce clapet, qui, par des ouvertures circonférentielles, laisse passer la vapeur détendue dans la conduite M allant au lieu d'utilisation.
- Comme on le voit, ces ouvertures 11e sont rectangulaires que vers leur extrémité inférieure ; elle vont en se rétrécissant vers le haut, de façon à graduer convenablement les sections offertes à l’écoulement de la vapeur.
- En même temps, celle-ci pénètre à travers un trou O percé dans le piston A et débouche dans sa chambre supérieure G qui, par le canal L, conduit à une gorge entourant le cylindre du petit piston creux C, percés l'un et l’autre d’ouvertures circonférentielles A'. Dans la position la plus basse que le ressort R
- tend à faire prendre à ce piston, ces ouvertures coïncident et la vapeur arrivant à la chambre G, s’écoule librement dans la conduite d’aval M; mais, si la pression qui règne dans cette dernière vient à surmonter la résistance du ressort R, le piston C s’élève et ferme la conduite L, qui n’offre plus d’issue à la vapeur ; aussi ne tarde-t-elle pas à prendre dans la chambre G la même pression qu’en amont et k mettre en équilibre le piston A ; dès lors, celui-ci retombe sous l'action. de son ressort et détermine la fermeture complète du clapet B. Dès que la vapeur revient en aval a la pression pour laquelle le I ressort R est réglé, le piston E se lève à nou-
- La construction de cet appareil est simple, il n'y entre ni garniture ni presse-étoupe susceptible d'en gêner le fonctionnement. En inscrivant sur un enregistreur Richard les valeurs de la pression en amont et en aval, du régulateur, on se rend facilement compte combien son efficacité est grande.
- L’examen d’un de ces diagrammes montre en effet que la pression de la vapeur dans la j conduite d’aval n’a pas varié de 50 gr: cm2 en 24 heures, alors que durant le même temps, des écarts de plus de 2 kg: cm2 se sont manifestés dans la chaudière.
- Transformateur à noyau pour passer d’une distribution à deux fils à une distribution à trois fils p).
- D’une manière générale un transformateur à noyau pour passer d’une distribution k deux fils k une a trois fils, est constitué par un noyau de fer rectangulaire, sur lequel sont enroulées deux bobines primaires en série, une sur chaque branche; par-dessus sont les enroulements secondaires. Cette disposition n’est utilisable économiquement que si les deux branches des trois fils sont également chargées; dans ce cas, le force contre-électro-
- 0) Union Etektri~ikvls Geselhchaf! de Berlin, brevet allemand, n” 98502.
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- motrice de chaque circuit secondaire est èn raison directe de la force électromotrice du primaire correspondant «et le courant de chaque bobine secondaire est dû à l’induction de la bobine primaire correspondante; la dispersion est minima. Mais si l'un des ponts du 3 fils est plus chargé que l’autre, son enroulement secondaire ne tire plus seulement son énergie du primaire immédiatement en contact, mais des deux primaires; la proportion n’existe plus et la dispersion augmente.
- Pour éviter cet inconvénient, la Union Elektrizitats Gesellschaft de Berlin partage en deux chacune des deux bobines secondaires. Les bobines qui sont reliées aux deux ponts du 3 fils sont combinées de façon que chaque pont ait une bobine sur chacun des primaires (fig. i).
- Les deux primaires F et F, en série l’un avec l’autre sont mis en dérivation sur les conducteurs principaux B et G. Le circuit secondaire est formé de quatre bobines, celles-ci sont reliées par paires et les deux bobines de chaque paire sont enroulées sur les deux branches différentes du noyau. Les deux bobines G G, sont en série et reliées au conducteur H et au fil de retour J, elles subissent l’action des deux primaires sur lesquelles elles sont enroulées. Le système reste ainsi parfaitement symétrique. G. G.
- Effets de la commutation sur le champ inducteur des dynamos et moteurs ;
- Par W.-H. Everett et A.-H. Peake [l).
- Nous avons donné il y a quelques mois (2) les résultats des expériences faites par MM. Everett et Peake pour déterminer la loi des variations du courant dans une section d’une dynamo ou d'un moteur mise en court circuit pamun balai. T,es mêmes auteurs ont récemment étudié la loi de variation du flux traversant une section d’une dynamo ou d’un moteur avant, pendant et après la commutation. Ces expériences ont été faites comme les précédentes par la méthode strobosco-pique et sur une petite dynamo Crompton, bipolaire, d’une puissance de 5 kilowatts.
- Dans ce but une bobine d’épreuve en fil fin avait été enroulée côte à côte avec une des sections de l’armature ; l’une des extrémités de cette bobine était connectée avec une bague métallique montée sur l’arbre et l’autre avec l’appareil de contact qui permettait de charger un condensateur avec la tension induite dans la bobine pour la décharger ensuite dans un galvanomètre balistique. Chaque section de l’induit comprenait deux couches de trois spires chacune et la bobine d’épreuve était enroulée entre la couche médiane et les deüx derniers conducteurs de la couche supérieure.
- Sur les courbes des figures 1 à 4 qui représentent les résultats obtenus on a pris comme abscisses les déplacements relatifs du centre de la section considérée de l’induit et comme ordonnées le rapport de la force électromotrice induite et de la vitesse de façon à tenir compte des variations de vitesses.
- Les traits verticaux qui partagent les figures sont distants entre eux d’une quantité égale à la largeur d’une bobine de l’induit. Trois genres différents de balais ont été
- {') The Elecirician du 30 décembre 1898, p. 328.
- (2) Voir W.-II. Everett et A.-H. Peake : « Recherches expérimentales sur la commutation dans les dynamos et les moteurs. » L’Éclairage Électrique, t. XVI, p. 337, 1898.
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- essayes; on a pris tout d’abord le balai décrit dans les expériences précédentes sur la loi de variation du courant et composé de deux
- Fig. 1. — Courbes de la variation du flux résultant ou de la
- courant continu avec balais étroits :
- a employé un troisième balai de forme ordinaire mais couvrant une lame et un tiers de
- lame du collecteur
- Fig. 3. — Courbes de la variation du flux résultant ou de la tension induite totale dans une section d’une dynamo à courant continu avec balais étroits.
- lames isolées entre elles et réunies par une faible résistance, on obtint ainsi une courbe
- Fig. 2. — Courbes de la variation du flux résultant ou de la tension induite totale dans une section d'une dynamo à courant continu avec balais larges (une lame et un tiers).
- de la tension induite relevée dans les mêmes conditions que celle du courant. Un second balai ordinaire et de même épaisseur que le balai précédent a ensuite été essayé, enfin on
- Les courbes représentées sur les figures montrent que la force électromotrice induite
- courant continu avec balais larges (une lame et ti
- en valeur absolue décroît à partir de la corne polaire arrière d’abord rapidement puis plus lentement dans le voisinage de son changement de signe, elle croît ensuite rapidement | dès que l’on s’approche de la corne polaire
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- d’avant. Cette forme générale .est donc bien celle due à la distribution du flux inducteur ; la valeur relative à l’induction sous les pôles est montrée par les ordonnées des points le plus bas et le plus haut de la courbe; les auteurs n’ont pas toutefois étudié l’induction sous les épanouissements polaires.
- Pour donner une idée des tensions employées disons que les plus grandes ordonnées correspondent à une force électromotrice induite de 30 volts.
- Il est intéressant de. remarquer que le champ inducteur est affecté par la variation du courant dans la section en court-circuit et que l’effet est répété à des intervalles réguliers égaux à la distance entre les centres de deux sections voisines. La présence de cet effet est montrée sur les courbes par les festons qu’elles forment et dont celui correspondant a la position sous le balai de la section portant l’enroulement d’épreuve est le plus accentué. Comme un accroissement du courant dans le sens positif ou une diminution du courant dans le sens négatif, produit une force électromotrice induite positive dans la bobine et vice versa, si l’on compare les ondulations de ces courbes avec celles du changement de sens du courant montrées dans le travail cité plus haut à une diminution du courant doit correspondre une augmentation rapide de tension et un accroissement du courant à une diminution de la tension. C’est bien ce que montrent la plupart des courbes données.
- Si les balais ne sont pas dans la position sans étincelles, les variations de la tension aux points où le balai quitte ies lames du collecteur sont très rapides. La tension en ces points de rupture du court-circuit s?abaisse ou s’élève suivant que les balais sont trop en arrière ou en avant, ce fait s’explique du reste très bien par la variation, due à la résistance du contact, du courant dans la bobine en court-circuit.
- Lorsque le balai employé a une épaisseur faible (fig. 1 et 3) les ondulations, tant dans une dynamo que dans un moteur sont beaucoup plus prononcées avec une forte charge qu’avec une faible charge. La différence entre les courbes pour une dynamo à diverses charges est beaucoup moins grande que pour un moteur, toutefois dans le premier cas les ondulations des courbes sont moins prononcées. Ceci est probablement dù à ce que dans une dynamo la tension induite et le courant dans une bobine en court-circuit sur le balai varient dans le même sens, tandis qu’ils varient en sens contraire dans un moteur. La I position des balais est marquée pour chaque I courbe, elle est toujours celle qui correspond à l’absence d’étincelles.
- Les expériences de MM. Evcrctt et Peake montrent qu’il n’y a pas de différence appréciable dans la forme des courbes lorsqu’on emploie au lieu du balai formé de deux lames isolées un balai ordinaire de la même épaisseur, c'est pourquoi les courbes avec balais ordinaires ont seules etc représentées ici. Avec les balais larges, les courbes sont moins ondulées, ceci est particulièrement sensible avec une forte charge les ondulations étant très sensibles dans ce cas. La raison de cette diminution des ondulations est probablement due à ce qu’il y a, avec un balai large, toujours deux sections mises en court-circuit par le balai et que par suite chacune d’elle constitue avec l’autre un véritable petit transformateur à enroulement secondaire fermé sur lui-même ce qui a pour effet de diminuer la self-induction apparente des sections en court-circuit ; en d’autres termes tout changement brusque de courant dans une bobine en court-circuit détermine dans la bobine voisine en court-circuit un changement correspondant qui s'oppose au premier de sorte que l’action de l'ensemble sur le champ inducteur est amoindrie.
- J. R.
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- Action du condensateur relié aux bobines d’induction;
- Par P. Dtraors (’).
- M. Walter (2) a fait remarquer que dans certains cas la capacité du condensateur relié aux bobines d’induction pouvait Être trop grande.
- Dans ses recherches sur l’excitation des nerfs par les agents physiques, M. Dubois a constate également que reflet des décharges d’induction était très variable et dépendait surtout de la capacité du condensateur joint à la bobine. A la suite de cette observation, il a effectué une série d’expériences systématiques en mesurant l’intensité du courant secondaire au moyen de l’électrodynamo-mètre.
- La bobine d’induction, privée de son noyau de fer doux, est munie d’un interrupteur à marteau aux pôles duquel sont reliées les armatures d’un condensateur dont on peut faire varier la capacité de 0,0001 à 10 microfarads.
- La présence du condensateur peut augmenter l’intensité du courant secondaire jusqu’au double de la valeur qu’elle prend sans condensateur; l’intensité passe par un maximum quand on fait croître la capacité : la valeur de la capacité qui correspond à ce maximum est d’autant plus petite que la résistance totale du circuit secondaire est plus grande; elle est aussi beaucoup plus petite quand on remet le noyau de fer doux.
- Ces résultats s’expliquent facilement dans la théorie des oscillations, sans embarras pour les physiciens auxquels M. Dubois laisse le soin de cette explication.
- M. L.
- (p Witd. Ann., t. LXV, p. 86-91, avril 1898. (2) L'Eclairage Électrique, t. XIV, p. 174; 1898.
- Différence de potentiel entre les pôles d’une bobine d’induction ;
- Par A. Oberbeck (’).
- Dans un premier mémoire (2j, l’auteur a démontré que la différence de potentiel aux bornes du secondaire de la bobine d’induction est sensiblement proportionnelle à la différence de potentiel aux bornes du primaire.
- La résistance du circuit primaire a une influence assez faible d’ailleurs sur le rapport de ces deux différences de potentiel ; mais le rôle principal appartient à l’intensité du courant primaire au moment de la rupture, et par conséquent à la vitesse de l’interrupteur : cette intensité dépend en effet du temps pendant lequel le circuit reste fermé. .
- Dans les expériences de M. Oberbeck, les pôles du primaire sont reliés aux extrémités d'une résistance b insérée dans le circuit d’une batterie d’accumulateurs. Si a est la résistance du restant du circuit, c la résistance du primaire de la bobine
- en posant R = c -\~ - a-ç b et en désignant par L le coefficient de self-induction du primaire.
- Le rapport entre les différences de potentiel primaire et secondaire est d’autant plus faible que la résistance c est plus considérable ; elles sont plus éloignées d’etre proportionnelles quand la résistance en a est grande : il y a donc avantage à diminuer les résistances de ces deux branches.
- En employant un interrupteur à double
- (') Wied. Ann., t. LXIV, p. 193-216, avril [898.
- (sj Voir VÉclairage Électrique, t. XIV, p. 171; 1898.
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- marteau formé d’une pesante niasse de fer, ou un interrupteur tournant de Hofmeister, fonctionnant lentement, on obtient des différences de potentiel beaucoup plus grandes que ne les donnaient les interrupteurs.
- Si les deux pôles sont isolés, ils prennent des potentiels égaux et de signe contraire, pourvu toutefois que l’enroulement secondaire soit symétrique ; mais la différence de potentiel ne se réduit pa$ de moitié comme on pourrait le croire, quand on isole le pôle jusque-là relié au sol : le rapport est plus près de 2/3. Puisque la différence de potentiel secondaire dépend de l’intensité du courant primaire à l’époque de la rupture, on peut chercher à calculer a priori cette intensité et la différence de potentiel en question Vj. D’après Colley :
- Les amplitudes de ces oscillations sont entre elles comme leurs périodes. Il y a donc lieu de distinguer trois cas :
- = 1 ou T, = T,. .
- Alors
- v __ LM sin*t __ IM sin\t
- 3 ~ 2 v/lTcT ~ 2 vl7c7 '
- Si on admet l’hypothèse M = Ls ’ il reste :
- V2
- 20 x est très grand vis-à-vis de À.
- 1^
- 3° ). est très grand vis-à-vis de x :
- v>=-V¥-
- équation dans laquelle M désigne le coefficient d’induction mutuelle des deux bobines, I l’intensité de rupture du courant primaire, a et x des fonctions des coefficients d’induction mutuelle LJ5 L2 des deux enroulements et des capacités G,, G4 du condensateur primaire et de l’enroulement secondaire.
- ^“TTcT ^"TTcT'
- M. Walter a donné pour cette même différence de potentiel, l'expresion :
- v!=V7' «
- Cette équation est vraisemblablement un cas particulier de la première et on p-eut se proposer de simplifier celle-ci. La différence de potentiel secondaire résulte, d’après l’équation (1), de la différence de deux oscillations, représentant, l’une la vibration propre du primaire, l’autre celle du secondaire, et ayant respectivement pour périodes
- T, = ~ * t/LTcT
- Ts = y = ic V'E G,.'
- Dans le deuxième cas, ce sont les oscillations du secondaire qui sont prépondérantes ; dans le troisième cas, celles du primaire. Avec les grandes bobines, c’est le deuxième cas qui paraît le plus vraisemblable, d’après les valeurs qu’on peut attribuer aux constantes. Les valeurs de la différence de potentiel calculées dans cette hypothèse sont cependant toujours trop grandes, quoique toutes les circonstances négligées dans le calcul tendent à l’abaisser. Il est probable que cet écart tient à ce que le courant n’a pas la même phase tout le long du fil secondaire.
- Potentiels explosifs. — D’après les résultats précédents, on a le moyen de faire varier la différence de potentiel secondaire sans interrompre la bobine. M. Oberbeck s’en est servi pour déterminer la différence de potentiel nécessaire pour obtenir une étincelle de longueur donnée.
- Les courbes 1, 2, 3, 4 représentent les résultats; les ordonnées sont proportionnelles aux différences de potentiel et les abscisses aux distances explosives.
- Il admet que la décharge par étincelle
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- part de l’électrode positive, même quand c’est le disque qui est isolé, et la pointe est reliée au sol. Dans les conditions de ces expériences, il a trouvé pour le potentiel de
- décharge d’une pointe mousse positive vers un conducteur, 45000 volts pour 10 cm, 75 000 pour 20 cm de distance : ce qui con-
- duirait, en admettant que la variation suive
- pôles isolé, l’a
- A. électrodes sphériques. - B. électrodes pointes mousses.
- la même loi jusqu’à un mètre, à 200 000 volts pour une étincelle de 1 m. Heydweiller ne croit pas qu’une si grande différence de potentiel soit nécessaire, mais que le potentiel explosif entre la pointe et le conducteur doit tendre vers une valeur limite, quand le conducteur s’éloigne indéfiniment ; cette valeur limite serait le potentiel auquel la
- décharge par la pointe se produit, en l’absence d’une autre électrode.
- En réalité, dans les décharges de la bobine, le potentiel explosif et ce potentiel limite
- sont très différents. M. Oberbeck pense que la décharge par étincelle et la décharge par aigrette sont deux phénomènes distincts. L’étincelle a besoin d’une électrode de départ
- Fig. 4. — Disque isolé, pointe reliée au sol.
- et d’une électrode d’arrivée; l’aigrette, d’une électrode de départ seulement.
- Quand la distance explosive est faible, le signe de l’électricité ne joue aucun rôle. Aux distances plus grandes, l’aigrette positive se transforme facilement en étincelle, quelle que soit la distance des électrodes. L’aigrette négative ne se transforme en étincelle pour
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- une distance un peu grande des électrodes que dans le cas où la décharge se produit entre deux pointes ; autrement, on ne réussit à obtenir l’étincelle que pour de très petites distances. AI. L.
- Phénomènes dont est le siège une bobine d’induction ;
- Par B. Walter fl)
- Dans la première partie de son mémoire (2) l’auteur a donné une théorie du courant de fermeture de la bobine et une théorie du courant de rupture : cette dernière complète celle de Colley dont l’auteur n’avait pas connaissance à cette époque.
- Il a trouvé pour la diflérence du potentiel maxima qu’on peut attendre de la bobine l’expression :
- où I, représente l’intensité maxima du courant primaire, L, le coefficient de self-induction de l’enroulement secondaire, C, la capacité de l’enroulement primaire. Cette formule se déduit aussi des formules générales de Colley, comme l’a montré Oberbeck (:,)? quand on néglige l’amortissement et aussi la capacité de l’enroulement secondaire. Oberbeck pense d’ailleurs qu’il n’est pas légitime de négliger cette dernière capacité, même dans les bobines de petit modèle et que dans la bobine étudiée par M. Walter cette capacité peut être évaluée à 5 io-4 microf., c’est-à-dire est comparable à celle d’une petite bouteille de Leyde. Ce nombre paraissait à AI. Walter être exagéré; et il a déterminé expérimentalement cette capacité, qu’il a trouvée en effet notablement plus petite.
- Des expériences préliminaires lui avaient déjà donné à penser que l’évaluation d’Obcr-
- 0} IVitil. Ann., t. LXVI, p. 623-635,1898.
- L’Éclairage. Électrique, t. XIV, p. 174. ia) L’Éclairage. Électrique, t. XIV, p. 171.
- berk était trop grande. En reliant les bornes du secondaire de sa plus grande bobine aux armatures d’un condenseur de 1,4 io-4 mi-crof., il constate une diminution de la longueur de l’étincelle de 20 cm à 9,6; déjà une capacité de 9,9.io-1-1 microf. réduit la longueur de l’étincelle à 18,7 cm. De telles capacités n’exerceraient pas une si grande influence, si la capacité du secondaire était déjà par elle-même 4 fois et dans l’autre cas 50 fois plus grande.
- D’autre part, les oscillations du champ magnétique, étudiées au moyen d’un tube de Braun 11e diffèrent pas sensiblement, quand on fait agir sur le tube le primaire seul 'avec son noyau], ou le primaire et le secondaire simultanément. Il y a lieu d’en conclure qu’avant l’apparition de l’étincelle, le secondaire n’exerce aucune réaction appréciable sur le primaire et que, par suite, on a le droit de négliger dans les équations les termes
- M -wet L*
- En réalité, il suffit de relier les pôles du secondaire à deux sphères de zinc de 33 cm de rayon, dont la capacité est de 1,8 io-5 mi-crof. pour réduire de moitié l’amplitude des oscillations du champ magnétique.
- Pour étudier de plus près la capacité du secondaire lui-même, AI. Walter a cherche à observer les oscillations résultant de cette capacité et de la self-induction du secondaire indépendammentdes oscillations du primaire. Dans ce but, il a supprimé le condensateur relié au primaire. Dans ces conditions le faisceau cathodique du tube de Braun, si on fait agir sur lui le primaire seul, revient à sa position d’équilibre sans effectuer d’oscillations (fig. 1) ; si on ramène sans rien changer d’autre, le secondaire sur le primaire, le faisceau suit le chemin représenté (fig. 2). Le champ magnétique effectue donc dans ce dernier cas quelques oscillations fortement amorties, il est vrai, mais très nettes. Le courant dans le secondaire est donc alors oscillatoire, ce qui ne pourrait se produire si la capacité était nulle.
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- Par comparaison avec les oscillations qui sc produisent dans l’appareil muni de son condensateur primaire (cf. mémoire précédent), l’amplitude des oscillations propres
- du secondaire est d’environ la moitié de l'amplitude des premières ; quant à la période elle serait de 2,70 io-i seconde pour les oscillations secondaires et de 1,5 io"1 pour celles du primaire.
- Comme L, est compris entre 380 et 620 hen-rvs suivant l’intensité du courant, soit en moyenne 500 henrys, on déduit de là pour la capacité de l’enroulement secondaire 1,1 io~B inicrof. environ, soit 450 fois plus petite que ne l’avait évaluée Oberbeck.
- Une plus grande bobine (60 cm d’étincelle) a donné ce résultat curieux que la courbe du champ magnétique dû au courant d’ouverture a à très peu près le même aspect, que le condensateur primaire soit ou non relié au circuit (fig. 3); cette courbe ne présente qu’une seule concavité, plus large d’ailleurs que dans la courbe de la bobine précédente. Si, au contraire, on éloigne le secondaire, la courbe prend l’aspect de la figure 4; le champ magnétique exécute des oscillations bien marquées, assez peu amorties et dont la période parait être la même que dans le cas de la figure 3.
- Dans les bobines de grandes dimensions ce sont donc dans tous les cas les oscillations
- propres du secondaire qui déterminent la variation du champ magnétique, la période des oscillations qui se produisent dans l’étincelle normale est donc la même que la période des
- oscillations en circuit ouvert et cette dernière peut se déterminer par l’enregistrement cinématographique des étincelles. O11 trouve ainsi T2 = 4,8 io-4 sec. Le coefficient de self-induction L2 est en moyenne de 9000 henrys ; par suite la capacité du secondaire de la bobine de 60 cm d’étincelle serait C2=6,5 io-6 inicrof.
- Les évaluations d’Oberbeck sont donc trop grandes 5 cependant, il serait exact que la capacité du secondaire ne peut être négligée, à cause de la grande valeur de la self-induction à laquelle elle est liée, si les lois de l’induction mutuelle de deux circuits où se produisent des oscillations étaient immédiatement applicables au cas actuel. Or, il n’en est pas ainsi, car si on obtient les meilleurs résultats avec les grandes bobines en réalisant la résonance des deux circuits, il faut avec les petites bobines que la période du primaire soit notablement plus longue que celle du secondaire. Il semble donc que la construction des petites bobines et celle des grandes bobines reposent sur des principes différents.
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- Cette différence provient sans doute de l’hystérésis du noyau de fer doux, qui est beaucoup plus sensible dans les petites bobines, où les oscillations sont rapides que dans les grandes ; il y a donc avantage à laisser de côté dans les petites bobines les conditions de résonance, et à rendre les variations du champ magnétique assez grandes pour que le noyau de fer puisse les suivre sans une trop grande perte d’énergie par l’hystérésis.
- Du reste, les conditions de résonance dans ces appareils de grandes dimensions, diffèrent notablement de ce qu’on a étudié jusqu’ici. On n’a, en effet, effectué les expériences que sur les alternateurs et transformateurs industriels d’une part, sur les transformateurs de Tesla, d’autre part; mais les périodes sont alors très differentes de ce qu’elles sont dans le cas des bobines.
- Aussi le maximum de rendement des bobines est-il moins prononcé que dans ces autres appareils. La dissonance se traduit dans la bobine non par une subdivision de la courbe du champ magnétique, observée avec le tube de Braun, mais seulement par un allongement ou un raccourcissement de cette courbe.
- Pour représenter théoriquement la différence de potentiel entre les bornes du secondaire, on peut prendre la formule de Colley simplifiée :
- ^L.C,
- Comme nous l’avons vu, on a dans les petits appareils Ta<T„ c’est-à-dire LaCa< Lt C, : de plus l’amortissement du secondaire est notablement plus grand que celui du primaire. On ne commettra donc pas de grande erreur en négligeant le premier terme du crochet vis-à-vis du deuxième, ce qui conduit à la formule (i).
- Cette approximation n’est plus légitime pour les grands appareils, il faut plutôt alors
- employer la formule (2) complète pour le cas spécial de la résonance, c’est-à-dire pour T,=T2 ou LiC1 — L2C2. Oberbeck néglige ensuite les facteurs d’amortissement, c’est-à-dire les exponentielles. Mais cette manière de calculer ne serait justifiée que si l’amortissement était le même dans les deux circuits, ce qui n’est certes pas. Du reste, si cette circonstance se présentait, elle serait défavorable ; car est infiniment grand pour L1C1=
- L. Cj tant que les facteurs d’amortissement sont inégaux et prend sa plus petite valeur quand ils deviennent égaux.
- La différence de potentiel obtenue avec une grande bobine dépend donc essentiellement de l’amortissement dans les deux circuits; or, les facteurs qui figurent dans la formule (2), ne représentent pas à beaucoup près les valeurs réelles de ces amortissements; il n’y a donc pas d’intérêt à en calculer la valeur numérique.
- Quoi qu’il en soit, on peut conclure de là qu’il y aura avantage dans la construction des grandes bobines à diminuer autant que possible la capacité du secondaire, par un choix convenable du mode d’enroulement et de l’isolant: on accélérera ainsi les variations du champ magnétique; mais il faudra, par suite emploj'er un noyau qui joigne à une grande perméabilité magnétique une hystérésis très faible.
- M. Walter répond en terminant à une objection formulée par M. Mizuno, qui a déterminé la valeur de la capacité la plus favorable pour différentes valeurs de l’intensité maxima I, du courant primaire et a trouvé qu’elle croissait en même temps que I,.
- M. Walter pense que ce résultat n’infirme pas sa théorie, mais que la contradiction apparente est due à l’influence de l’étincelle de rupture dont aucune théorie ne peut tenir compte.
- Ces recherches de M. Walter sont fort intéressantes ; elles remettent en lumière le fait que jusqu’à présent on n’a guère procédé dans la construction des bobines que par pur empirisme, et qu’il y aurait probablement
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- avantage à entrer dans des voies plus rationnelles.
- Je voudrais cependant signaler une circonstance qui a été négligée par M. Walter, à titre de simple remarque, car il serait malaisé de dire à priori quelle peut en être l’importance. La période d’oscillations du secondaire dans la grande bobine est évaluée par lui-meme à 4,8 io~* sec.; les lois de propagation de ces oscillations dans les bobines sont assez mai connues; cependant la vitesse de propagation est certainement inférieure à la vitesse des ondes électromagnétiques dans l’air, soit 3.1010 ; le produit 4,8 io-i,
- 3,io10 = î.'i,4 iq6 cm ^ 144 km, représente donc une limite supérieure de la longueur d’onde de ces oscillations ; or cette longueur est comparable à celle du fil induit d’une bobine aussi puissante. Il n’est pas impossible que cette circonstance influe sur les phénomènes qui se passent dans le secondaire.
- M. L.
- Recherches sur la bobine d’induction;
- Par W. Hess (').
- Kerr a découvert que les diélectriques placés entre les armatures d’un condensateur, deviennent biréfringents. Dans le sulfure de carbone, par exemple, la différence de phase entre le rayon polarisé perpendiculairement aux lignes de force et le rayon polarisé parallèlement à cette direction, est proportionnelle au carré de la différence de potentiel et inversement proportionnelle au carré de la distance des armatures.
- D’autre part, Blondlot a établi que la double réfraction du diélectrique suit la charge du condensateur a 1/20 ooou de seconde près. Par conséquent, le phénomène se prête à l’étudç des différences de potentiel de courte durée ou qui varient avec le temps. En fait, cette méthode a été indiquée par Colley et appliquée par Des Coudres.
- (‘) Wieà. Ann., t. LXVI, p, 480-998, décembre 1898.
- I L’auteur s’en est servi pour l’étude des oscillations qui se produisent dans le circuit secondaire d’une bobine d’induction.
- L’appareil comprend (fig. 1) :
- iû Un condensateur à liquide PC, construit comme celui de Quincke, avec des armatures en laiton nickelé, distantes de 2 mm;
- 2° Deux niçois Ns et Ns dont les sections principales sont perpendiculaires entre elles, mais à 45° des lignes de force;
- 3° Un objectif photographique O, qui donne par projection une image de la fente S.
- . La source de lumière est une lampe à incandescence placée en B dans une lanterne;
- 4° Un disque tournant perpendiculairement au banc d'optique qui porte les pièces précédentes ; à ce disque est fixée une lentille : on sépare ainsi les images relatives aux différentes phases de la décharge. Si on veut effectuer des mesures, on photographie ces images au moyen d’un dispositif comprenant un pendule ;
- 5° Un interrupteur A, mis en mouvement par le pendule P, de manière que le courant primaire soit rompu au moment où la plaque photographique fixée à P passe devant l’objectif O ;
- 6° La bobine d’induction J est alimentée par la batterie d’accumulateurs E : l’intensité du courant primaire se règle au moyen du rhéostat R et se lit sur l’ampèremètre Amp. Les pôles du secondaire sont reliés aux pôles d’un intervalle explosif dont la longueur est choisie de telle sorte que si une décharge par étincelle a lieu, elle se produit plutôt entre F et S qu’entre les armatures du condensateur à liquide. En dérivation se trouve le condensateur C de capacité variable;
- 7° Pour les mesures quantitatives, on dispose devant la fente S un bloc de verre G, qui fait réapparaître la lumière quand on le comprime. Si le condensateur à liquide n’est pas chargé, on obtient ainsi une frange noire bordée de deux franges brillantes. La frange noire correspond à une différence de phase nulle, entre les vibrations horizontale et verti-ticale, les franges brillantes à une différence
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- de marche de =t 1/2 ; dans la partie supérieure le verre est comprimé: la vibration verticale est retardée; à la partie inférieure, c’est l’inverse; si on électrise le condensateur, le sulfure de carbone devient biréfringent et son action s’ajoute k celle du verre dans la partie inférieure et s’en retranche dans la partie supérieure. Le système de franges se déplace donc vers le haut : la grandeur du déplace-
- ment est proportionnelle à la biréfringence, c’est-à-dire au carré de la différence de potentiel.
- Il est nécessaire de connaître la vitesse du pendule au moment où il passe par sa position d’équilibre : on la détermine en photographiant sur une plaque fixée au pendule un diapason vibrant.
- Les capacités du condensateur C sont com-
- h liquide ; S, fente ; ictre; J, bobine d’indu
- parées entre elles au moyen d’un réseau de Wheatstone, avec les courants d’une bobine munie d’un interrupteur a corde vibrante et d’un téléphone : la capacité du condensateur à liquide est calculée d’après ses dimensions.
- Quant à la capacité de la bobine elle-mèriie, elle est négligeable vis-à-vis des précédentes.
- Les valeurs calculées pour la self-induction L à partir de la période observée et de la capacité sont suffisamment concordantes pour les diverses capacités employées et ne paraissent pas dépendre de la capacité. Quant à l’amortissement déterminé expérimentalement, il est notablement plus grand que ne le veut la théorie.
- L’auteur a pu appliquer aussi la méthode à l’étude des décharges ordinaires entre deux boules dans l’air. On peut suivre l’accroissement du potentiel jusqu’à la valeur limite qui correspond à la décharge. Il a également
- fait quelques expériences sur les décharges dans les tubes de Geissler : plusieurs de ces tubes ne présentaient pas entre leurs électrodes une différence de potentiel suffisante pour que l’expérience fut possible, meme avec une capacité en dérivation : en général, la décharge se fait sous la forme d’une première décharge, suivie d’une ou plusieurs oscillations. M. L.
- Sur la fonction du condensateur dans une bobine
- Par T. Mizuno {').
- Le condensateur que l’on place, suivant les indications de Foucault, dans le circuit
- (') Philosophicai Magazine, t, XLV. p. 447, mai 1898. — Traduction in extenso.
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- primaire d’une bobine d’induction augmente considérablement le rendement de la bobine. Quel est le rôle exact de ce condensateur? C'est ce qu’on ne paraît pas savoir d’une façon certaine.
- L’opinion la plus généralement acceptée est que l’extra-courant du primaire, au lieu dépasser par l’interrupteur en donnant naissance à une forte étincelle, se précipite dans le condensateur, hâtant ainsi la diminution du courant primaire et par conséquent augmentant la différence de potentiel entre les bornes du circuit secondaire. En outre, lorsque le circuit primaire est rompu, le courant continue à charger le condensateur intercalé entre les bornes de l’interrupteur, puis il « rebondit », en d’autres termes change de sens, en reprenant son intensité maximum primitive, de telle sorte que la force électromotrice développée dans le secondaire est due à une interruption du courant primaire et à un renversement immédiat du sens de ce courant.
- Mais cette explication, si plausible qu’elle paraisse à première vue, ne donne qu’une idée très imparfaite du fonctionnement du condensateur. Dans cette note je me propose de relater les résultats d’une étude qui me paraissent jeter quelque lumière sur ce sujet. L’objet de cette étude était de rechercher l’effet que des variations de la capacité du condensateur placé sur le circuit primaire produisent sur la longueur d’étincelles du circuit secondaire, pour une même valeur de l’intensité du courant primaire.
- Description des expériences. • - Dans ces expériences on employait d’abord une bobine d’induction de n cm de diamètre et de 21 cm de longueur, avec interrupteur à mercure. Le condensateur ordinaire de la bobine était enlevé et remplace par un condensateur à capacité variable. Le courant primaire était fourni par neuf accumulateurs ; un rhéostat permettait d’en faire varier l’intensitc.
- La disposition adoptée est représentée par la figure 1 ; F et Q indiquent respectivement
- les circuits primaire et secondaire ; Q est l’interrupteur à mercure, qui était manœuvré à
- Pig. 1.— Disposition expérimentale adoptée par M. Mizuno.
- la main; C est le condensateur dont la capacité pouvait varier entre 0,05 et 1 microfarad.
- La longueur maximum des étincelles entre les extrémités du circuit secondaire était déterminée au moyen d’un micromètre à pointe et a disque R, chaque mesure étant faite cinq fois. L’intensité du courant primaire était mesurée a l’aide d’un galvanomètre gradué de lord Kelvin G.
- Comme la longueur des étincelles dépend beaucoup de l’état des surfaces des conducteurs entre lesquels elles jaillissent, et principalement de l’état de la surface de la pointe, celle-ci était passée au papier émeri après chaque mesure. Malgré cette précaution les longueurs mesurées présentaient quelques irrégularités. Les résultats des observations sont indiqués dans le tableau I.
- ’icrofarads
- Fig. 2. —Courbes représentatives des résultats du tableau I.
- Si l'on porte en abscisses les valeurs de la capacité en microfarads et en ordonnées les
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- Tableau I •
- „JL,. Werré CAPACITE
- aSXcTes .maximum
- teétmeeta
- 0 0,20 0 0,25 0 0,30 0 o,45 o 0,65
- o,o5 1,62 0,05 1,70 0,05 1,70 0,05 1,90 0,05 2,30
- 0,10 C55 0,10 1,90 0,10 2,10 0,10 2,35 0,10 2,90
- 0,20 1,20 0,2a I,/0 0,20 2.35 0,20 2,80 0,20 3,20
- 0,25 1,10 • 0,25 C55 0,25 2,35 0,25 2,95 ",25 3,3o
- 0,30 1 0,30 1,40 0,30 2,30 0,30 2,70 0,30 3,4o
- 0,40 0,90 0,40 1,20 0,40 C95 0,40 2,55 0,40 3,io
- 0,45 » o,45 >,i5 o,45 1,70 o,45 2,40 o,45 2,90
- 0.50 0,80 o,5<> 1,10 0,50 1,70 o,5o 2,40 0,50 2,70
- 0,60 » 0,60 1 o,55 1,65 0,60 2,22 0,60 2,60
- 0,70 o,6o 0,70 o-97 o,6o C5o 0,70 2,20 0,70 2,50
- °> 0,80 0,90 0,70 . C5o 0,80 2 o,3o 2,40
- 0,90 0,40 0,90 0,88 0,90 • C35 0,90 1,90 0,90 2,35
- 1 0,38 1 • 0,88 1 1,28 ’ I<75 1 2,3°
- Courant rimairc : Courant primaire : Courant primaire: Courant primaire : Courant 4 rimaire :
- 2,78 an 4,20 ampères. 6,84 an 9,60 an 14,70 an
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- longueurs maximum des étincelles secondaires correpondantes exprimées en centimètres on obtient les courbes de la figure 2 qui montrent nettement la manière dont ces deux quantités sont liées pour une même valeur de l’intensité du courant primaire.
- Fig. 5. — Courbes représentatives des résultats du tableau II.
- Dans une seconde série d’expériences j’ai pris une bobine de 11,5 cm de diamètre et de 21,5 cm de longueur, avec interrupteur à platine. Comme précédemment le condensateur ordinaire de la bobine était enlevé et remplacé par le condensateur a capacité variable. L’interrupteur à mercure était également substitué à l’interrupteur à platine. Les résultats obtenus sont indiqués dans le tableau II et représentés graphiquement par la figure 3.
- Discussion. — Les courbes relatives à l’une
- et l’autre bobine montrent que, pour une valeur donnée de l’intensité du courant primaire, il existe une valeur de la capacité pour laquelle la longueur des étincelles secondaires est maximum. Ces courbes montrent en outre que cette valeur particulière de la capacité augmente en même temps que l’intensité du courant primaire.
- L’allure de ces courbes est d’ailleurs la même pour toutes : la courbe commence par s’élever très rapidement pour redescendre ensuite plus lentement. Par conséquent l’effet de la capacité est d’accroître tant que la capacité est inférieure à celle qui correspond à la longueur maximum des étincelles ; la longueur de celles-ci augmente très rapidement quand on fait croître la capacité.
- Comme le principal objet du condensateur d’une bobine d’induction est d’augmenter la longueur des étincelles, c’est-à-dire d’augmenter la différence de potentiel entre les bornes du secondaire, les constructeurs de bobines d’induction doivent tenir grand compte du fait ci-dessus.
- Une capacité insuffisante aussi bien qu’une capacité trop grande a une influence fâcheuse sur cette longueur; il convient donc de déterminer avec soin par l’expérience la capacité qui convient le mieux pour chaque bobine, Si l’on se borne dans le réglage de la capacité à chercher celle qui donne l’étincelle de rupture minimum, on peut se trouver conduit à introduire une capacité trop grande dans le circuit et, par suite, à diminuer la longueur des étincelles secondaires. Quelle est donc la capacité qu’il faut introduire? Il n’est pas commode de répondre à cette question. Comme les courbes le montrent, la valeur de la capacité dépend de l’intensité du courant primaire et il est par conséquent nécessaire de choisir celle qui donne un effet de résonance maximum pour l’intensité la plus grande que l’on peut faire passer dans le primaire. Les condensateurs des deux bobines que j’ai étudiées avaient, l’un et l’autre, des capacités ne répondant pas aux meilleures conditions de fonctionnement.
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- Les mesures de capacité faites sur ces condensateurs me donnèrent, pour le premier 0,078 microfarad, pour le second, 0,75 microfarad. D’après les résultats de mes observations et ceux d’expériences faites sur ces condensateurs eux-mêmes le premier avait une capacité trop faible, le second une capacité trop grande.
- Colley a publié il y a quelques années un important mémoire (l) où il étudie à la fois théoriquement et expérimentalement le fonctionnement de la bobine d’induction. Il y a quelques mois Walter a également publié (2) un intéressant article sur le même sujet; il arrive à cette conclusion qu’il y a, pour une valeur donnée de l’intensité du courant primaire, une valeur de la capacité donnant une longueur maximum d’étincelles, ce qui est conforme aux résultats de mes propres expériences, mais il n’a pas cherché, comme je l’ai fait, la relation existant entre cette capacité et l’intensité du primaire. De considérations théoriques il tire cependant cette conséquence que le maximum de la différence de potentiel secondaire est égal à ' I, VU/Ci où I, est l’intensité du courant primaire, L2 le coefficient de self-induction du secondaire et Ci la capacité du condensateur en dérivation sur le primaire;
- mais à mon avis, cette conclusion n’est pas exacte.
- Si l’on compare en effet les résultats de la formule ci-dessus avec ceux que donne l’expérience, on trouve de notables différences. D’ailleurs toutes les théories faites jusqu’ici sur la bobine d’induction me paraissent incapables de rendre compte de tous les phénomènes observés et en particulier de l’action de la capacité sur la longueur des étincelles aux bornes du secondaire.
- Cette inaptitude des théories à expliquer les faits provient peut-être de ce que les données dont on part, c’est-à-dire les termes des équations différentielles pour les circuits primaire et secondaire, sont incomplètes. On admet en effet que les coefficients de self-induction et d’induction mutuelle des deux circuits sont constants, sans tenir compte de la relation qui les lie à l’effet de capacité ni de l’aimantation variable du faisceau de fils de fer central.
- Aussi je crois que pour amener la théorie de la bobine d’induction à une plus grande perfection, il est nécessaire de faire auparavant de nombreuses expériences permettant d’obtenir les relations qui existent entre la capacité, la self-induction et l’aimantation du faisceau de fils de fer (’).
- CHRONIQUE
- L’interrupteur électrolytique de Wehnelt. — | Quelques notes présentées aux dernières séances de l:Académie des Sciences nous apportent de nouveaux renseignements sur le fonctionnement de cet appareil.
- M. A. Le Roy (Comptes rendus, t. CXXVI1I, p. 925) a étudié l’action d'une augmentation ou d’une diminution de pression. L’interrupteur, construit suivant les indications données par M. Wehnelt et par
- (') Colley, Wied. Ann., t. XLIV, p. 109, 1891.— La Lumière Électrique, t. XLII, p. 341, i4novembre 1891.
- , (“) Walter, Wied. Ann., t. LXII, p. 300. — L’Éclairage Électrique, t.XIV, p. 174, 1898.
- M. d’Arsonval, est placé, en série avec le primaire d’une bobine, sur une dérivation d’un secteur à 120 volts; un artifice approprié permet de faire
- P) Travail fait au laboratoire de physique de Tolno, Japon.
- [Outre les cinq mémoires relatifs à la bobinedu Ruhmkoff dont les analyses sont données dans ce numéro, deux autres travaux sur le même sujet ont paru plus récemment : une étude de M. Boynton sur la bobine à haute fréquence, publiée en septembre 1898 dans le Philosophical Magazine, et une communication de MM. Borgman et Petrowsky faite à la séance du 19 février de l’Académie des Sciences. La place nous faisant défaut dans ce numéro, nous publierons dans le prochain les analyses de ces deux travaux, complétant ainsi la publication de tout ce qui a paru sur la bobine d’induction depuis un an. — La Rédaction.]
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- 156 L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- varier la pression de l'atmosphère gazeuse du vase dans lequel est placé l'électrolyte. « On constate qu’une diminution de pression croissante provoque l'arrêt des phénomènes d’interruption du courant, en empêchant les phénomènes de caléfaction à l'anode, et qu'une augmentation de pression donne lieu aux mêmes résultats, en laissant accumulés sur les anodes les gaz électrolytiques. »
- Rappelons que l’influence de la pression sur le fonctionnement de l'interrupteur de Wehnclt avait déjà été étudiée par M. Sylvanus P. Thompson qui dans une lettre, en date du 8 mars, adressée à The Electrician et reproduite dans ce journal (t. XVIII, p. 471, 25 mars 1899), disait : « Lorsqu’on augmente la pression sur la surface du liquide, le courant passant à travers l'interrupteur augmente d'intensité ; ainsi dans une expérience, la première ayant été portée de 1 à 3 atmosphères, l’intensité du courant passa de 5 à ô ampères, la fréquence des interruptions diminua. »
- Dans sa note (Comptes rendus, t. CXXV11I, p. 925-927), M. Paul Bary fait remarquer que l’on peut observer avec l’interrupteur de Wehnelt trois phénomènes très distincts qui dépendent, pour une anode de platine, donnée, de la self-induction du circuit, de sa résistance et de la force électro-motrice employée. « Avec une faible différence de potentiel, on observe simplement l’électrolyse de l’eau. Si l’on augmente la différence de potentiel, le phénomène change brusquement à une valeur donnée de celle-ci : les gaz qui se dégagent autour de l’anode deviennent lumineux, sans que le platine rougisse, en produisant un bruit caractéristique; ce phénomène, qui a été observé pour la première fois par Fizeau et Foucault (Annales de Chimie et de Physique, 3e série, t. II, p. 383, 1844) est celui qui a été réalisé par le Dr Wehnelt dans son interrupteur. Enfin en augmentant encore la force électro-motrice, 011 arrive à une troisième phase où le bruit cesse ; les gaz dégagés ne sont plus lumineux, mais le platine rougit dans le liquide dont il reste séparé en partie par une gaine de vapeur-; ce troisième COEFFICIENTS DIFFÉRENCES
- phénomène est celui décrit par MM. Violle et Chassagny. (Comptesrendus, t. CV1II, p. 284; 1889.) »
- Décrivant ensuite les résultats de ses expériences, M. Bary nous apprend que l'eau acidulée ordinairement employée peut être remplacée, non seulement par une solution de potasse comme l’a indiqué M. d’Arsonval, mais encore par toute solution dont l’élcctrolyse donne un simple dégagement d’oxygène au pôle positif, pourvu toutefois que pour chacune d’elles la force électromotrice soit comprise entre certaines limites en dehors desquelles on a ou l'électrolyse ouïe phénomène de MM. Vio Lie et Chassagny.
- Dans une série d'expériences faites avec une solution aqueuse de chlorure d'aluminium, M. Bary a constaté que la force électromotrice minimum est d’autant plus faible que la self-induction du : circuit est plus grande, alors que la tension maximum croît avec la self-induction du circuit. Les limites entre lesquelles on observe le phénomène des interruptions se rapprochent donc quand le coefficient de self-induction diminue; pour une self-induction nulle on ne produit, à aucune valeur de la tension, le phénomène de I'izeau et Foucault et l’on passe directement de l’électrolyse simple au phénomène de MM. Violle et Chassagny, la tension nécessaire pour passer de l'un à l’autre ne dépendant que des dimensions du ffl de platine et de la. résistance du circuit.
- Le tableau ci-dessous donne les valeurs trouvées dans une série d’expériences, en employant un fil de platine de 0,35 mm et dépassant le verre de 11,5 mm de longueur, avec des bobines dont la self-induction variait de 0,0038 à 53 milli-henrys'; ce tableau esta double entrée : sur la première ligne horizontale sont portées les différences de potentiel et sur la première ligne verticale les coefficients de self-induction, en regard de ces lignes sont portées les différentes valeurs de la fréquence, mesurées en observant l’anode de l'électrolyseur ou miroir tournant. Les lettres ES signifient qu’il y a élcctrolyse simple et les lettres VC qu’on a le phénomène de MM. Violle et Chassagny.
- DE POTENTIEL EXPRIMÉES EN VOLTS
- en milly-henrys 24
- 0,0038. . . ES
- 0,062 . . . ES
- 1,09. ... ES
- 2,8 . . . ES
- 53 - ' ES
- 36
- ES
- ES
- 48 60
- ES ES
- ES ES
- 930 1220
- 945 1 M°
- 164 205
- 72
- ES
- 2850
- 245
- 3800 1 630 1320 760
- 96 120 168 180
- VC VC »
- VC VC » »
- 1750 1850 VC B
- 2/5' 33o 19° ' S?»
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- Al. Bary a également étudie, en collaboration avec M. Gasnier, au laboratoire de l’École de Physique et de Chimie, lïnfluence de la pression. Il a constaté comme M. S. P. Thompson que la fréquence diminue quand la pression augmente; autant que le permet d’affirmer la précision des mesures il semble que la diminution, pour des pressions variant de 25 à 150 cm de mercure, est moins rapide que si elle avait lieu en raison inverse de la pression.
- Enfin M. Bary a voulu s’assurer si, comme l’a dit M. C. Swinton à la Physical Society, on ne pouvait mettre en marche l’interrupteur Wehnelt en fermant le circuit par immersion de l’anode dans l’électrolyte (voir Écl. Élect,, t. XVIII, p. 470). Il a reconnu que, contrairement à cette assertion, il n'y avait aucune différence à établir. le courant par immersion de l’anode ou par tout autre moyen.
- Al. J. Carpentier (Comptes rendus, t. CXXVIII^ p. 987) décrivant quelques perfectionnements à l'interrupteur électrolytique de Wehnelt, démontrait à l’Académie qu’il est possible, en utilisant de ces perfectionnements de faire fonctionner une grosse bobine de Ruhmkorff avec un interrupteur Wehnelt en pre. nant une source d’électricité à bas voltage, comme une batterie d’accumulateurs d’une dizaine d’éléments.
- Ces perfectionnements sont bases sur une observation due à M. Armagnal. Celui-ci a remarqué en effet que le voltage nécessaire pour produire le phénomène est lié à la température de l’eau acidulée qui remplit levoltamètre : que plus chande est cette eau acidulée, plus bas peut être le voltage de la source utilisée.
- L'appareil présenté à l’Académie est donc disposé de manière à fonctionner à chaud, Au moment de faire l’expérience, le liquidé qu'il contient est, par un procédé quelconque, porté à 8o°, 90° et même ioou; mais ensuite il est inutile de recourir à une source extérieure de chaleur pour entretenir cette température. L’appareil est en effet soigneusement entouré d’une double enveloppe comprenant des corps isolants et ainsi mis à l’abri du refroidissement par rayonnement ;lachalcurengendréed’autre part par le fonctionnement de l’appareil répare les pertes ducs aux autres causes.
- Dans les conditions de l’expérience, il y a forcément entraînement de vapeurs acides. Pour éviter l’inconvénient qui pourrait en résulter, l’appareil est clos et le dégagement du gaz se fait dans un flacon'laveur contenant un bain alcalin.
- Une autre particularité importante du modèle soumis à l’Académie est un dispositif qui permet de régler la longueur de la partie active du fil de platine qui constitue l'électrode de petite surface. Ce réglage qui présente le caractère de la continuité, est capital : c’est grâce à lui qu’on arrive pour ainsi dire à accommoder l’appareil aux conditions dans lesquelles il doit fonctionner, conditions qui dépendent de la bobine à actionner, delà source employée, de la. température de l’interrupteur, de l’étincelle à produire, etc. Sans ce réglage, l’cxpcrience, dans bien des cas, échoue.
- Dans sa note (Comptes rendus, t. CXXVIII,p. 988), M. H. Armagnat donne une explication du fonctionnement de l'interrupteur.
- L’observation du courant inducteur dans une bobine de Ruhmkorff, faite au moyen du rhéographe Abraham, lorsque les interruptions sont produites par l’interrupteur Wehnelt, montre que le courant primaire n’est pas oscillatoire, c’est-à-dire qu’il ne change pas de sens (voir L’Eclairage Électrique du 15 mars, courbes de la page 45). Les oscillations apparaissent si l’on met, en dérivation sur l’interrupteur, un condensateur, même de faible capacité. Avec un microfarad, le courant, dans une bobine de 25 cm d’étincelle, présente, au moment de la rupture, la même forme qu’avec les interrupteurs ordinaires. Il n’y a donc pas lieu d’invoquer la capacité éleclrolytique pour expliquer le phénomène, au moins dans ses grandes lignes-
- L’explication la plus plausible paraît être, suivant M. Armagnat, la suivante. Il existe, au contact de l'anode et de l’électrolyte, une résistance qui augmente assez rapidement avec la température, de telle sorte que l'énergie dépensée à la surface de contact amène réchauffement rapide de l’anode et du liquide environnant et la vaporisation de celui-ci. Finalement, l’anode ayant atteint une température assez élevée, il se forme une gaine de vapeur de résistance infinie ; le courant sc trouve rompu.
- « Le gaz recueilli à l'anode est un mélange d’hydrogène et d'oxygène ; cependant, comme l’anode n'atteint la température du rouge sombre qu'au moment où le phénomène de Wehnelt disparaît, il est difficile d’admettre la dissociation de la vapeur. L’observation au spectroscope montre que les gaz seuls sont incandescents, ce qui explique la couleur rosce que prend l’anode. Cette incandescence est due à l'étincelle de rupture, car elle augmente avec la self-induction du circuit : si, pour une intensité déterminée, on règle l’interrupteur de façon à obte-
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- nir 1-e phénomène de Wehnclt, avec ou sans self-induction dans le circuit, on constate que, dans le dernier cas, l’incandescence disparaît entièrement.
- » La résistance au contact est une fonction de l’intensité du courant I, du temps t et de la température G de rélectrol\te ; elle est, toutes choses égales d’ailleurs, en raison inverse de la surface S de l’anode. Si nous appelons cette résis-
- tance, R la résistance constante de tout le reste du circuit, L le coefficient de self-induction du primaire, supposé constant, E la force électromotrice de la source d’électricité employée, l’intensité a pour valeur, à un instant quelconque, en négligeant l’action du secondaire de la bobine,
- 0)
- i Le courant croît jusqu’au moment où
- /(M
- - R
- à partir de ce moment il décroît et la force électro-motrice de self, L ~, s’ajoute à E pour prolonger la durée de la rupture, malgré l’énorme augmentation de la résistance produite par la couche de vapeur. C’est au moment de la plus grande variation de 1 que se produit l’étincelle de rupture.
- » Le moment où l'intensité décroît est, toutes ehoses égales d’ailleurs, atteint d'autant plus vite que la force électromotrice E est plus élevée ou que S est plus petit ; c’est ce qui explique que la fréquence augmente avec E et en raison inverse de S.
- » A la rupture L devient beaucoup plus important que E ; on peut, comme première approximation, négliger ce dernier terme et l’on a, en appelant M le coefficient d’induction mutuelle des deux circuits de la bobine, e la force électromotrice induite dans le secondaire, abstraction faite de la réaction de celui-ci,
- V (I
- e = M -j- =
- dt
- ». La fonction /(I, /, 0) n’est pas à calculer, puisque nous ignorons comment se répartit la chaleur dégagée dans l’électrolyte, ainsi que la relation entre la température et la résistance au contact ; nous savons seulement que cette résistance aug-
- mente beaucoup, puisque, vers ço», il faut une surface d’anode quatre ou cinq fois plus grande pour obtenir la même intensité qu’à la température ambiante. De l'cquation (i) et des courbes obtenues au rhéographe on pourra tirer une valeur appro-chée de f (I, f, fl), dans chaque cas particulier.
- » L'équation (2) montre que la force électromotrice induite dans le secondaire est simplement proportionnelle au coefficient de transformation de la bobine, c’est-à-dire à peu près au rapport des nombres de tours de fil dans les deux circuits. Pour une bobine donnée, on augmente e en diminuant le nombre de tours du primaire, c’est-à-dire en diminuant la self-induction de ce circuit; mais la force électromotrice e ne varie pas si, laissant les nombres de tours invariables, on augmente ou diminue la self en faisant varier la résistance magnétique de la bobine, ce qui agit à la fois sur M et sur L.
- » Pour expliquer le rétablissement du courant après la rupture, il faut remarquer que la vapeur se dégage en grosses bulles à la surface de l’anode, entraînant avec elles les gaz de j’électrolyse, de telle sorte que le liquide revient facilement au contact de l’anode, dès que celle-ci est refroidie. *
- Sur la transformation des rayons X parles différents corps. — Sous cetitre a été publié dans le numéro du 20 août 1890 de ce journal 't. XVI, p. 314) le compte rendu d’une communication faite par M. D. Hurmuzescu au congrès de Nantes de l’Association française pour l’avancement des sciences ; dans une récente communication à l’Académie des sciences (Comptes rendus, t. CXXVIII, p. 422), et extraite d’un mémoire publié en janvier dans le Bulletin des Sciences physiques, à Bucharest, l’auteur complète les résultats déjà connus.
- Rappelons que la méthode employée par M. Hurmuzescu consiste à mesurer le temps de décharge d’un électroscope chargé sur lequel on fait tomber les rayons secondaires ou rayons transformés provenant d’un faisceau de rayons X frappant la surface de divers corps. Des précautions étaient prises pour que les rayons X n’atteignent pas directement i’électroscope. L’électroscope était, au début des expériences, toujours amené au même potentiel donné par un même angle d’écartement des feuilles. Les rayons transformés tombaient sur les feuilles après avoir traversé une feuille d’aluminium de 0,1 mm d’épaisseur. Le temps de décharge était ce-
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- lui employé par les feuilles pour passer de l’angle d’écart primitif à un angle plus petit, toujours le même et différent de zéro. Pour la comparaison du temps de décharge par des rayons transformés de diverses natures on éliminait autant que possible toute cause d'erreur provenant d'une variation de l’intensité du faisceau de rayons X, on faisait des mesures alternées et on les rapportait toutes à celles que donnait un même corps, le zinc par exemple.
- Voici d’après la note communiquée à l’Académie, l'ensemble des résultats obtenus :
- « Les rayons transformés sont beaucoup plus absorbables que les rayons X qui leur ont donné naissance. En interposant différents corps sur le trajet du faisceau incident et sur le trajet du faisceau transformé les temps de décharge varient dans de grands rapports.
- » L'intensité des rayons transformés par les différents corps, par rapport à un même corps (zinc), dépend du tube employé et de son état; ainsi, par exemple, pour un tube Chabaud le temps de décharge des rayons zinc est treize secondes et des rayons fer, soixante-douze secondes :
- A'=-?| = 5,53.
- » Dans d’autres expériences cette valeur varie Af = 5,45 et 5<9°-
- » Avec un tube Müller bianodique de io cm d’étincelle on a des valeurs comprises entre Af — 2,10 et 2,t6.
- » Dans le tableau suivant, donné à titre d’exemple, on verra les différents coefficients :
- Aluminium...........
- Paraffine...........
- Fer étamé...........
- Zinc ....
- Fer.................
- Cuivre..........
- Aluminium...........
- Plomb
- Verre sur zinc. . .
- _ » sur paraffine. .
- 3«
- 0,50 68,0
- °,55 n,5
- 0,60 58
- 0,16 15
- 0,60 31
- 2,00 45
- 3,00 34
- 1,20 . 51
- 1,20 47
- °*55 n,7
- 49,4
- 10,3
- 44
- 14
- 26,2
- 45
- 37
- 10,3
- 0 Les rayons transformes produits par un corps sont de préférence absorbés par ce même corps. Cette absorption élective particulière se manifeste encore si l’on fait l’étude de la décharge sur deux
- électroscopes identiques, mais dont le métal de la cage soit différent : un en zinc et un autre en plomb. Les rayons transformés par le plomb donnent un temps de décharge de 51 secondes pour l’électros-cope à cage en plomb et seulement de 293,8 pour l’électroscope à cage en zinc. Ceci est en faveur de l'explication de ces phénomènes secondaires par une transformation des rayons et non pas par une simple diffusion.
- » Chaque couche d'un corps agit comme transformateur (donnant des rayons transformés) et comme absorbant ; d’un autre côté, la radiation incidente peut se transformer non seulement en une autre radiation déplus grande longueur d’onde, mais aussi en chaleur . (Dorn) et autre; il s’ensuit qu'il n’y a aucune relation simple entre l’énergie vibratoire absorbée et celle transformée.
- » Mais il existe une relation entre l’émission des radiations produites par un corps et l'absorption du même corps pour les radiations qu’il émet.
- » On peut trouver dans des cas particuliers, et surtout pour un faisceau déterminé, des corps qui transforment d'autant mieux qu’ils sont plus absorbants (Sagnac, « Sur la transformation des rayons par les différents corps simples », Êd.Élect.,\. XVIII, p. 64, 14 janvier 1899).
- » Mais on ne doit pas étendre cette propriété pour tous les corps et pour toutes les radiations (Ma-LAGouct Bonacini, « Surla diffusion des rayons X », Écl. Élect., t. XVIII, p. 66 et 72, 24 janvier 3899); car on voit la différence des résultats suivant le tube X et l’état du tube employé.
- » Pour toutes les raisons indiquées on doit considérer ces phénomènes comme dus à une transformation des rayons X en d’autres rayons de plus grande longueur d’onde; cette transformation se faisant dans l’intérieur du corps jusqu’à une certaine épaisseur limite. »
- Fantômes électriques montrant les lignes de force d’un champ électrique dans l’air. — A la dernière exposition de la Société de physique, M. E. Boudréaux montrait des fantômes électriques obtenus, avec autant de facilité que les fantômes magnétiques, par le procédé suivant :
- Une lame de verre, bien homogène et non conductrice, est soutenue par quatre petits piliers de paraffine et chauffée avec précaution. Sur sa face supérieure ou inférieure sont collés les conducteurs qui déterminent le champ et mis en relation par des
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- fils fins avec le ou les pôles d’une machine de Wims-hurst dont les plateaux reçoivent un mouvement de rotation assez lent.'On saupoudre la lame d’une poudre médiocrement conductrice, on établit les connexions donnant naissance au champ et on frappe un léger'coup sur le verre; les lignes de force électriques se dessinent immédiatement. On fixe les figures obtenues en pulvérisant du vernis photographique à la surface du verre.
- M. Boudréaux insiste sur la nécessité de prendre une poudre médiocrement conductrice. Une poudre ou limaille métallique, comme la limaille de fer, ne convient pas. Le corps qui lui a donne les meilleurs résultats, est le diamidophénol, cristallisé en petites aiguilles de 2 à 3 mm de longueur. Mais à défaut de cette substance, on peut se servir de liège, de sureau, de-sucre en poudre et d’une foule d’autres substances.
- Préparation électrolytique de l’hydrogène et de l’oxygène. — Dans le dernier numéro de L'Industrie Electrochimique, nous trouvons sur ce sujet quelques considérations intéressantes se terminant par cette conclusion que cette préparation n’a de chances de se développer industriellement que si bon arrive à trouver des applications à l’hydrogène, l'oxygène seul ayant actuellement quelque valeur. Cette conclusion nous paraît d’autant plus exacte que le procédé du Dp Linde pour l’obtention de l'oxygène par liquéfaction de l’air et évaporation de boxygcnc qu'il, contient permet d’obtenir cc gaz avec une dépense d'énergie de un sixième de che~ val-heure par mètre cube produit, ce qui inet le prix de revient du mètre cube d’oxygène à quelques centimes seulement. Dans de telles conditions la préparation électroiytique de l'hydrogène et de l’oxygène ne peut évidemment présenter d’avantages économiques que si la valeur de l’hydrogène devient prépondérante.
- Quoi' qu’il en soit rien ne prouve que la fabrication simultanée des deux gaz hydrogène et oxygène ne puisse quelque jour trouver plus d’applications .qu'elle n’en a actuellement; aussi croyons-nous intéressant de reproduire l’étude de notre confrère qui complète les renseignements que nous avons .donnés à plusieurs reprises sur celte fabrication :
- Les assez nombreux procédés proposés en vue de la préparation .de l’hydrogène et de l’oxygène par électrolyse peuvent se diviser en deux groupes. Les uns sont basés sur l’emploi d’appareils dans
- lesquels lés deux gaz se dégagent simultanément mais séparément.- Les autres suppriment le dégagement de l’hydrogène par dépolarisation, ou en employant des électrolytes qui dorment à la cathode des dépôts métalliques. Comme électrolytes de ce genre on ne peut guère utiliser que des dissolutions de sulfate de cuivre. Les sels de nickel et de zinc ne permettraient pas d’arriver au résultat. Ces deux métaux ne se laissent, en effet, précipiter qu’avec un rendement plus ou moins variable; et l’oxygène mis en liberté est toujours accompagné de petites quantités d’hydrogène.
- L’emploi d’électrodes dépolarisantes qui permettraient d’économiser l’énergie électrique n’a malheureusement donné aucun résultat industriel. Le D' Coehn a aussi essaye d’employer comme électrodes dépolarisantes, des électrodes d’accumulateurs en plomb pour récupérer une partie de l’énergie consommée pendant l’électrolysc, en déchargeant ensuite ces électrodes dans d’autres appareils. Industriellement, ce procédé n’a donné aucun résultat.
- R. IlammerschmidtetJ. Hess {Chemiker Zeitung. t. XXII, p. 123, 1898) ont expérimente des électrodes à oxyde de cuivre régénérable par l’oxygène de l’air, mais les résultats n’ont pas paru avantageux. Les électrodes de ce genre sont, en effet, peu durables et le travail avec des solutions fortement alcalines est très difficile. D’après R. Ilammers-chmidt et J. Hess, l’économie en énergie qui serait de 30 à 40 p. 100 environ dans des appareils à’ électrodes dépolarisantes serait le plus souvent compensée par la difficulté des manipulations.
- Il ne reste donc guère comme procédés industriels pour .la préparation de l’oxygène par électrolyse, que ceux qui ont pour but de produire simultanément et séparément de l’oxygène et de l’hydrogène. Tous les procédés de ce genre emploient des électrodes de fer et comme électrolytes des dissolutions alcalines. Cc sont ceux de d’Arson-val, Latschinofl, Renard, Dehnard, Siemens'frères, Bell, Garuti, Schuckert et C“‘, Verney, etc. Les procédés de Garuti et de Schuckert et C10, sont seuls entrés dans la pratique industrielle. Le procédé Garuti est employé dans plusieurs usines, entre autres, à Bruxelles, Lucerne, etc., quant à celui de Schuckert et O il n’a jusqu’ici été applique qu'à Hanau.
- Le Gérant : G. NAL'D.
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- Tome XIX.
- Samedi 6 Mai 1899
- 6e Année. — N° 18.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur â l’École Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur â l’École centrale des Arts et Manufactures. — E. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- MACHINES DYNAMO-ÉLECTRIQUES
- ALTERNOMOTEURS
- L’une des particularités les plus intéressantes des moteurs à courants polyphasés est de permettre l’enchevêtrement des phases de façon à obtenir une répartition du flux tournant dans l’entrefer sensiblement sinusoïdale. M. W. Stanley, déjà connu par ses alternateurs diphasés à deux induits complètement distincts, continue cette séparation de phases, en abandonnant la propriété caractéristique rappelée, dans les moteurs asynchrones eux-mêmes, ou plus exactement dans les inducteurs de ces moteurs asynchrones. Les induits eux aussi sont l’objet d’une modification dissymétrique qui n’a pas plus de chance de succès que celle des inducteurs.
- Le nouveau moteur à courants diphasés de M. Stanley f1) est représenté schématiquement sur la figure i. L’inducteur comporte deux circuits magnétiquesdistincts; l’un æ, disposé de façon à constituer deux pôles N et S porte
- (M Brevet anglais n° 5049.5 figures; déposé le i^mars 1898, délivré le 20 mai 1898.
- | un premier enroulement traversé par l’un des J courants alternatifs diphasés; l’autre bc comprend trois épanouissements polaires dont
- [. — Moteur diphasé Stanley à
- fits magnétiques
- l’un S, a une largeur double de celle des autres Nj et N2, l’enroulement qu’il porte est traversé par le second courant diphasé. L’induit B comprend trois bobines 1, 2, 3,
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- T. XIX. — N° 18.
- 16V • . L’ÉCLAIRAGE
- ou circuits fermés sur eux-mêmes et disposés j dê telhe façon que dans la position indiquée sür la figure i chacun soit soumis au maximum d’induction de la part des flux magnétiques inducteurs qui les traversent.
- On peut évidemment réunir les deux carcasses magnétiques inductrices a et bc en une seule; cette disposition est représente'e en pointillé sur la figure i et est du reste répétée sur les figures suivantes.
- Pour augmenter les nombres des pôles inducteurs avec le dispositif que nous venons de décrire, M. Stanley propose soit de répartir les deux systèmes inducteurs de la figure i sur une demi-circonférence et d’ajouter deux systèmes identiques sur l’autre demi-circonférence, comme le montre la figure 2 ;
- Fig. 2. — Moteur à courants alternatifs diphasés Stanley à circuits magnétiques distincts et à induit à 4 pôles.
- soit de généraliser le dispositif de la figure 1 comme l’indique la figure 3. en disposant
- Moteur diphasé Stanley à circuits magnétiques
- autour de l'induit un premier circuit magnétique inducteur à quatre pôles N, S, N0, S0 et un second à cinq pôles, N,, S., N2, Ss, les
- ÉLECTRIQUE
- j pôles extrêmes Sj et S3 de ce dernier ayant une largeur deux fois moindre que celle des autres.
- Dans ce dernier cas, l’induit a une constitution analogue à celle de l’induit qui correspond à la figure 1, mais comporte sept bobines au lieu de trois et disposées de façon à être soumises à l’induction maxima de la part des pôles qui la comprennent. Dans le premier cas, au contraire, chacun des trois enroulements fermés sur eux-mêmes sont à quatre pôles au lieu de deux. La figure 2 ne comporte qu’un seul de ces enroulements.
- En dehors du dispositif précédent, M. Stanley en donne deux autres plus symétriques.
- Le premier est constitué par un certain nombre (8, sur la figure 4) de circuits ma-
- Stanlev.
- gnétiques identiques, portant des enroulements traversés, ceux des circuits pairs par l’un des courants diphasés et ceux des circuits impairs par l’autre courant alternatif; l’induit est formé par un certain nombre de circuits fermés sur eux-mêmes, comprenant huit barres réunies par des développantes, comme le montre la figure 4.
- Le second (fig. 5), d’une constitution encore plus simple, consiste à employer un induit symétrique ordinaire et à le soumettre à l’action de deux systèmes inducteurs identiques occupant chacun la moitié de son pourtour et traversés chacun par l’un des courants alternatifs diphasés du réseau d’alimentation.
- Aucun de ces dispositifs ne réalise d’amélioration bien notable, ils semblent au contraire plutôt faire un pas en arrière dans les
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- 6 Mai 1899.
- r63
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- perfectionnements des moteurs asynchrones à courants polyphasés.
- La résistance magnétique devient ainsi sensiblement indépendante de la position de
- M. Langdon-Davies faisait, il y a quelques années, breveter en Angleterre (') l’emploi d’enroulements inducteurs de moteurs asynchrones à nombres de spires différents dans chaque encoche pour obtenir une répartition du flux dans l’entrefer sensiblement sinusoïdale, procédé déjà signalé par MM. Blondel et Leblanc. Dans un nouveau brevet (2) le même inventeur revendique l’application, aux moteurs asynchrones à inducteurs de ce type, des induits à trous ou à dents hélicoïdales préconisés en 1890 par Atkinson (;i), employés par M. J. Farcot de Saint-Ouen(4) pour les moteurs a courants continus et brevetés en 1897 par MM. O. T. -Blathy et Kolomande Kando (:i) pour les moteurs asynchrones, dans le but de rendre sensiblement constants les coefficients d’induction et d’éviter par suite les effets dus aux harmoniques supérieures des courants.
- Les figures 6 et 7. montrent la disposition des barres d’un induit à cage d’écureuil. Le déplacement angulaire de la barre par rapport à la génératrice du cylindre constituant l’induit, est au moins égal à la distance des axes de deux encoches ou trous.
- {*) Brevet anglais n° 18870, 1895. Voir aussi The Electri-cian, vol. XXXVII, p. 249, 19 juin 1896.
- (2) Brevet anglais n° 16788, 5 figures; déposé le 9 mai 1898, accepté le 2 juillet 1898.
- (3) Voir La Lumière Électrique, t. XXXVIII, p. 127.
- (*) Brevet français, 1894.
- (9) Voir notre article « Machine dynamo-électrique » L’Eclairage Électrique, t. XIII, p. 249, 6 novembre 1897.
- Fig. 6 et 7. — Vue et coupe d’un induit à cage d’êcüreuil de moteur asynchrone Langdon-Davies.
- l’induit et le moteur peut démarrer dans n’importe quelle position.
- Ce môme dispositif peut être employé avec un induit non en cage d’écureil, bobiné en fil par exemple, comme le montrent les figures 8 et 9.
- Fig. 8 et 9. — Vue et coupe d’un induit de moteur asynchrone Langdon-Davies.
- Les moteurs synchrones que M. C. L. Rosenqvist (’) revendique dans un récent brevet, sont particularisés par l’emploi d’une armature spéciale, réminiscence de l’induit à anneaux multiples de la vieille machine de Burgin (2) et d’un inducteur à double enrouleraient qui n’est autre au fond qu’un inducteur shunt ordinaire muni d’un enroulement
- (*) Brevet anglais n°20317, 6 figures; déposé le 3 septembre 1897, délivré le 6 août 1898.
- (2) Voir Trailè des Machines dynamo-électriques de S.-P. Thompson, traduction française de E. Boistel, iri édition, p. 116.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- compensateur tel que ceux indiqués par MM. Menges, Fischer-Hinnen (*}, Ryan et autres, mais dont le but est toutefois tout différent, cet enroulement ne servant ici qu’au démarrage. Le moteur synchrone de M. Ch. Rosenqvist est représenté schématiquement
- Fig. 10. — Vue schématique d’un moteur synchrone Rosenqvist à trois noyaux induits et à double circuit inducteur.
- sur la figure 10 et en coupe par l’axe sur la figure 11.
- L’induit se compose, comme celui de la machine Burgin-Crompton, d’un certain nombre de noyaux d’induit, trois dans le cas actuel, disposés sur un même arbre et portant le premier les bobines de rang 3„_2, le second celle de rang 3„_ , et le troisième les bobines de rang 3„ . Pour plus de clarté, les trois noyaux induits sont représentés superposés
- (*) Voir le Traité des machines à courant continu de J. Fis -cher-Hinnen, p. 241.
- au lieu d’être placés côte à côte. La figure 11 indique suffisamment le mode de connexion des sections entre elles, pour qu’il soit inutile d’insister sur ce point.
- Fig. 11. — Coupe d’un moteur synchrone Rosenqvist à induit à noyaux multiples, et montrant le dispositif de réglage automatique de l’excitation avec la charge.
- Un point plus nouveau est l’emploi du même principe aux induits tambour; c’est ce que représente la figure 12. On voit que chaque encoche des trois noyaux contient huit fils appartenant à des bobines voisines et entre lesquelles, par suite, il n’y a qu’une très faible différence de potentiel. Pour arriver à obtenir dans trois sections consécutives des forces électromotrices décalées entre elles d’un angle correspondant à l’arc embrassé par une lame du collecteur, l’auteur fait passer les conducteurs de la section partant de la lame 40 dans les encoches 41, 42, 43, des trois noyaux A, B, C, puis dans les encoches 44, 45, 46, des noyaux, pour aboutir à la lame 47. La section suivante passe bien encore dans les encoches 41 et 42 des noyaux A et B, mais elle passe par les encoches 48 et 49 du noyau C pour arriver toujours par les encoches 45 et 46 des noyaux B et A à la lame 50. La section qui vient ensuite passe à, côté des précédentes, dans le noyau A seulement, dans le noyau B elle est située dans
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- l’encoche 51, clic passe ensuite comme la deuxième section considérée dans les encoches 48 et 4g du noyau C, puis dans l’encoche 52 du noyau B et enfin comme les deux
- sections précédentes dans l’encoche 46 du noyau A. L’enroulement se reproduit ensuite de la même façon sur tout le pourtour de l’induit.
- Les enroulements inducteurs sont disposés, l’enroulement en dérivation à la façon ordinaire et l’enroulement série dans des rainures pratiquées à cet effet au milieu des pièces polaires et dans le sens de l’axe de la machine.
- Pour employer une pareille machine comme moteur synchrone on l’a muni de deux bagues 11 et 12 (fig. 11) réunies à deux lames convenables du collecteur, les lames diamétralement opposées étant ici connectées entre elles. Le courant alternatif est alors envoyé dans l’induit par les balais r3 et 14 frottant sur le collecteur et dans l’enroulement 17 disposé, en série avec l'induit et ne comprenant qu’un petit nombre de spires par pôle. La disposition de cet enroulement série par rapport à l’enroulement ordinaire à fil fin permet d’éviter les effets d’induction du premier sur le second, effets qui pourraient occasionner la détérioration des isolants par suite de l’énorme tension induite.
- Ce dispositif a toutefois le désavantage de nécessiter un décalage des balais lorsqu’on passe de la marche en moteur série à celle en moteur synchrone, décalage qui en réalité a beaucoup moins d’importance que lui ne suppose M. Rosenqvist, car il est bien inférieur à 450, la position des balais pour le fonctionnement en moteur série n’étant pas la même que
- celle qui correspond à l’absence d’étincelles dans la marche en moteur synchrone.
- Le procédé que l'inventeur propose pour
- Fig. 13. — Schéma du bobinage des inducteurs d’un moteur synchrone Rosenqvist à double enroulement induc-
- remédierà l’inconvénient du décalage, et qui consiste à répartir, comme le montre la figure 13, l’enroulement série S sur le même noyau que l’enroulement shunt D, mais au-
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- tour de trois tronçons, n’a aucune valeur car il ne diminue nullement la tension induite dans le circuit inducteur shunt.
- Le passage de la marche en moteur série à celle en moteur synchrone se fait à l’aide du commutateur représenté sur la ligure io et dont le jeu est facile à comprendre ; on voit en particulier que dans le cas du moteur synchrone (position en trait plein) le circuit inducteur série est supprimé. Le moment où la vitesse atteint celle correspondant au synchronisme est indiqué par un dispositif spécial représenté sur la figure 14 et consis-
- tant en un ressort 21 disposé dans une rainure 22 pratiquée sur l’arbre et maintenu par une vis 23. La force centrifuge chasse le petit poids 24 situé à l’extrémité du ressort et vient lui faire prendre contact avec l’un des anneaux collecteurs 11, le circuit se trouve alors fermé par une lampe 25 et le balai 16 portant sur le second anneau 12.
- Pour pouvoir régler l’excitation en marche automatiquement avec la charge, AI. Rosenq-vist dispose la poulie 27 (fig. 11), de façon à ce que le moyeu puisse coulisser le long de l’arbre, ce mouvement étant limité par un collier 8. A l’autre extrémité le moyeu vient buter sur un manchon qui peut également se déplacer le long de l’arbre. Ce manchon est relié par un ressort 30 à une pièce fixée sur l’arbre et est sectionné obliquement du côté de la poulie de façon à entraîner celle-ci dans son mouvement. L’allongement du ressort dépendant du travail fourni parla poulie, on peut se servir du manchon pour actionner le
- levier 34 auquel est fixé la manette du rhéostat de réglage 33 des inducteurs-shunt.
- La Compagnie Thomson - Houston (!) (AI. Steinmetz), dans deux brevets récents, revient sur l'application des condensateurs ou autres appareils produisant des effets analogues (moteurs synchrones surexcités) pour l’amélioration du facteur de puissance des moteurs asynchrones et pour le démarrage des moteurs synchrones monophasés.
- Avant de décrire, et d’expliquer les dispositifs que propose AI. Steinmetz, et qui du reste ne sont pas entièrement nouveaux, il. n'est pas sans intérêt de passer rapidement en revue les différents procédés proposés ou employés pour améliorer le facteur de puissance des moteurs asynchrones. Il nous suffira pour cela de rappeler les points principaux de la note sur le courant déwatté présentée par AI. Blondel au congrès de Genève en 1896 (2), en les complétant.
- Le dispositif le plus ancien est celui proposé par AI. Swinburne et consiste à placer un condensateur de capacité convenable en dérivation aux bornes d’un moteur asynchrone, de façon a ce que le courant déwatté en avant qu’il produit I —wCU soit égal au courant déwatté en arrière qu’il s'agit de compenser. Le facteur de puissance est alors égal à l’unité.
- L’emploi des condensateurs, si ces appareils existaient pratiquement, exigerait de plus que la tension du courant d’alimentation soit parfaitement sinusoïdale, ce qui n’a pas lieu pour la plupart des alternateurs modernes dont les courbes périodiques de tension ont en général une forme un peu aplatie.
- On peut remplacer les condensateurs par un moteur synchrone surexcité qui produira le
- (’; Brevet anglais n° 10269, 6 figures; déposé le 5 mai 1898, délivré le 10 septembre 1898. — Brevet anglais n° 10270, 4 figures; déposé le 5 mai 1898, délivré ie 9juillet 1898.
- (2) Voir A. Blondel « Quelques remarques sur le courant déwatté dans les distributions par courants alternatifs », L’Éclairage Électrique, t. VIII, p. 400, 1896.
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- même effet, c'est-à-dire fournira aux moteurs asynchrones les courants déwattés nécessaires à leur excitation. L’emploi des moteurs synchrones à vide ou en charge sur les réseaux de distribution d’cncrgie mécanique est avantageux même lorsque les facteurs de puissance sont déjà assez élevés; ils sont du reste très employés à l’heure actuelle.
- Ce procédé a le défaut de ne rien changer au facteur de puissance du moteur asynchrone lui-même ; pour modifier le ou les courants dans ce moteur, il faut que ce dernier porte en lui-même le dispositif produisant les courants d’excitation nécessaires pour créer le flux magnétique et pour compenser les fuites magnétiques. On peut y arriver par l’introduction de condensateurs dans l’induit. Ce procédé imaginé par MM. Hutin et Leblanc (‘) et que nous avons étudié d’une façon très complète dans cette revue (2) est particulièrement commode parce que la faiblesse de la fréquence des courants induits permet l’emploi des condensateurs électrolytiques dont la capacité est énorme. Il présente toutefois le désavantage d’exiger, si l’on veut que le facteur de puissance reste voisin de l’unité pour d’assez larges variations de charges, un réglage du nombre de condensateurs électrolytiques en service. Il faut également remarquer que les polariseurs ne fonctionnent réellement comme condensateurs que pour des fréquences très basses, quelques périodes seulement par seconde.
- On peut encore ici remédier à l’emploi des condensateurs par celui d’un moteur synchrone surexcité tournant à une vitesse correspondant à la fréquence du glissement, emploi proposé également par MM. Hutin et Leblanc, ainsi que nous l’avons déjà si-gnalé(*).
- pi Brevet français, n° 204-456. Juin 1890.
- (â) Voir notre article « du rôle des condensateurs dans les induits des moteurs asynchrones », L’Éclairage Électrique, t- X, p. 193, 1S97.
- (a) Voir notre article sur les « machines dynamo-électriques alternomoteurs », L’Éclairage Électrique, t. XV, P- 447, 11 juin 1898.
- Le procédé imaginé par M. Steinmetz pour l’amélioration du facteur de puissance des moteurs asynchrones en général mais plus spécialement pour les moteurs monophasés, consiste à faire fournir les courants magnétisants, nécessaires pour la création du flux et la compensation des fuites magnétiques, par un circuit spécial. Cette idée n’est pas entièrement nouvelle, quant à sa généralité, car elle a été proposée par MM. Hutin et Leblanc pour l'excitation de transformateurs pour panchahuteurs.
- Ces inventeurs pour éviter, dans une transformation de courant continu à courant continu avec transport de l’énergie par courants alternatifs, de faire fournir à l’appareil de départ les courants d’excitation des transformateurs, courants qui ont pour effet de démagnétiser l'inducteur du moteur, ont en effet proposé de disposer un troisième circuit sur chaque phase du transformateur de l’appareil de départ un circuit spécial. L’enroulement polyphasé ainsi formé est alimenté par une petite génératrice à courants polyphasés, donnant des courants alternatifs de la forme périodique voulue, c’est-à-dire capable de fournir du flux donnant des tensions induites de même forme que l’appareil de départ. Cette petite génératrice était conduite par un petit moteur à courant con-
- C’est un dispositif analogue, mais un peu plus compliqué, que M. Steinmetz propose aujourd’hui pour les moteurs. Considérons un moteur asynchrone à courants diphasés (fig. 15), c’est-à-dire ayant deux circuits inducteurs distincts sans induction mutuelle et supposons qu’on ferme l’un d’eux P sur un réseau à courant alternatif simple tandis que l’autre T est branché par un condensateur C de capacité convenable.
- Cet appareil ne démarrera pas de lui-même puisqu’il n’y a aucune action inductive entre le circuit inducteur relié à la ligne et le second circuit inducteur même à travers le circuit induit; mais si on le met en marche par un procédé quelconque, le flux tournant dé^
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- veloppera dans ce second enroulement inducteur, une force électromotrice induite de même fréquence que celle du réseau, mais
- Fig. 15. — Dispositif de la Compagnie Thomson-Houston
- (Steinmetz) pour l’obtention d’un facteur de puissance
- polyphasés (emploi d’un condensateur ou d’un moteur
- décalée d’un quart d’onde par rapport à la tension aux bornes du premier circuit inducteur, absolument comme dans le transformateur à décalage de Ferraris-Arno (l). Cette tension, grâce à la présence du condensateur, produira un courant décalé d’un quart d’onde en avant par rapport à elle, courant qui, par suite, fournira tout ou partie du courant nécessaire à l’excitation et aux fuites et diminuera d’autant le courant déwatté emprunté à la ligne.
- Comme le fait remarquer M. Steinmetz, cet appareil a l’avantage de permettre une compensation assez satisfaisante, quelle que soit la charge, sans avoir à modifier la capacité, le courant quadratique n’augmentant que très peu avec la charge, surtout si les fuites magnétiques sont faibles. On choisira de préférence la capacité pour obtenir un facteur de puissance égale à l’unité à pleine charge.
- La capacité à employer étant fonction de la tension (inversement proportionnelle au
- (‘) Voir Ferraris et Arno « Nouveau système de distribution de l’énergie électrique par courants alternatifs », L’Éclairage Électrique, t. VII, p. 18, 1896.
- carré de celle-ci) il peut avoir intérêt à augmenter la différence de potentiel aux bornes de l’enroulement T en employant un transformateur T' (fig. 16).
- On peut évidemment remplacer le conden-
- Fig. 16.
- — Dispositif de la Ce
- à l’unité avec l’emploi d’i
- sateur G par un moteur synchrone M' surexcité d’une façon convenable pour fournir les courants déwattés nécessaires à l’excitation et à la compensation des fuites magnétiques des divers embranchements.
- La figure 17 montre l’adaptation du dispo-
- Fig. 17. — Disposition des circuits inducteurs sur un moteur asynchrone monophasé avec l’emploi du procédé de la Compagnie Thomson-Houston (Steinmetz) puis l’obtention d’un facteur de puissance égal à l’unité.
- sitif de M. Steinmetz à un moteur asynchrone diphasé ordinaire, dont une phase seulement est branchée sur le réseau et l’autre fermée sur un condensateur C suivant le montage de la figure.
- Le dispositif précédent s’applique évidem-
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- ment aussi aux moteurs asynchrones à courants polyphasés d’un ordre quelconque.
- Dans ce cas, les enroulements inducteurs proprement dits peuvent être bobinés dans les mêmes encoches, toutefois ce dispositif peut être alors plus coûteux que celui consistant à mettre directement les condensateurs en dérivation sur chaque phase du
- circuit inducteur. Il n’aurait réellement d’intérêt que pour des appareils à faible tension, car il permettrait de réduire la capacité des condensateurs par l’emploi de tensions élevées aux bornes des enroulements auxiliaires.
- (A suivre.)
- G.-F. Guilbj-rt.
- SUR LES
- RÉSEAUX I)E CONDUCTEURS A DIMENSIONS TRANSVERSALES FINIES
- La théorie électrostatique des conducteurs placés dans un milieu isolant, telle qu’elle est exposée par Maxwell, conduit aux deux résultats importants ci-après que je me propose de généraliser.
- i° Si d’une façon générale on désigne par V les potentiels des conducteurs, par e leurs charges électriques, W étant l’énergie potentielle du système, on peut distinguer parles notations We et Wy les expressions de W obtenues, suivant que l’on prend pour variables indépendantes soit les charges'e, soit les potentiels V ; pour un conducteur particulier r du système, on a alors :
- d\Ve der ’ / d\Vv l dVr ' ,
- (Al
- 2° Comme conséquence directe de ces propriétés, on a, si W dépend en outre d’un paramètre <I>
- tW»
- (B)
- Ces théorèmes s’appliquent à un cas de distribution électrique défini analytiquement par les conditions ci-après : i° Dans tout l'espace, on a :
- Ù*V. . d^V_ <u*2 ' ûr- "r dj-
- ou plus simplement AY = o;
- 2° Sur les divers conducteurs i, 2, ..r, etc. on a, respectivement :
- V=Vt, V^V„ V~Vr, etc- (2)
- Je vais maintenant considérer la distribu- . tion dans un espace fini formé de tubes s’appuyant sur des bases 1, 2, ..r etc., où l’on aura les conditions (2) ; dans tout le volume indus dans ces tubes, on aura encore AV^=o et enfin, à la surface latérale des tubes, on aura la condition :
- dV
- ov
- -<R
- (31
- où /, ?«, n sont les cosinus directeurs de là normale à la surface. Cette nouvelle condition est nécessaire pour rendre le problème déterminé.
- C’est à une pareille distribution que je me propose d’étendre les propriétés (A) et (13).
- Nous pouvons, dès maintenant, indiquer à quelle réalité cette distribution correspondrait ; en vertu du théorème connu relatif à la réfraction des tubes d’induction électrique à la surface de séparation de deux milieux, le milieu entourant les tubes qui limitent notre volume, devrait avoir un pouvoir inducteur électrique égal à zéro. Au point de vue électrostatique, il parait impossible de concevoir une substance douée de cette propriété ; mais alors, il est possible de transporter en bloc la théorie précédente en élec-
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- trocinétique. C’est là l’intérêt de la question. Les tubes d’induction électrique seront remplacés par des tubes de courant, l’espace compris dans les tubes sera fait d’une substance conductrice ; le milieu ambiant sera isolant. Si c esr sa conductibilité spécifique, tandis que k était le pouvoir inducteur électrique, on remplacera k par 4-c. On rentre ainsi dans le domaine des réalités.
- On peut alors se demander en quoi les résultats généraux de la théorie des systèmes conducteurs, en électrostatique, peuvent être modifiés par l’adjonction de la condition (3) à la surface. Je vais en dire un mot rapidement.
- Si w, m",etc..désignent les niasses électriques réparties sur les bases, on n’a plus, dans le cas que nous examinons, d’un volume limité par les tubes :
- v = s^-i C3>
- tandis qu’au contraire, si l’intensité du champ électrostatique en un point quelconque est représenté par un vecteur ayant pour composantes X, Y, Z, on a toujours :
- V = — ! Q(Xdx + ïdr + Zo'ï.i (4)
- pour expression de la différence de potentiel entre les points P et Q.
- Les deux définitions (3) et (4) sont incompatibles dans le cas présent. On peut s’en rendre compte aisément comme suit :
- Considérons des conducteurs en équilibre électrique. Isolons par la pensée un certain nombre de tubes de flux d’induction électrique. Supposons que nous puissions les maintenir dans leur état actuel et supprimer le reste du champ et, en particulier, les surfaces conductrices qui prolongent les bases en dehors des tubes de flux conservés. Alors le potentiel sur une base était primitivement égal à la sommation s’étendant à toutes
- les masses du champ primitif. Mais si j’étends la sommation seulement aux niasses
- conservées, cette somme \ — ne sera pas égale à V. On aura
- V = ï' ~ + V,.
- Il est facile de voir la signification du terme complémentaire Vr Au point de vue de l’action à l’intérieur des tubes conservés, les charges réparties sur les parties conductrices supprimées peuvent être remplacées par des niasses vectorielles situées à la surface de ces tubes. C’est une application de la formule analytique exprimant l’équivalence des courants et des aimants, équivalence qui permet de substituer aux solénoïdes parcourus par des courants leurs bases supposées chargées de magnétisme, et réciproquement, quand il s’agit de l’action en un point extérieur à l’espace limité par ces bases et par les tubes.
- D’après cela, on voit bien que les démonstrations où l’on fait emploi de l'identité de Gauss :
- ne peuvent plus être appliquées sans réservé, parce qu’on n’a plus V=%—; or, c’est au moyen de cette identité que plusieurs auteurs et notamment MM. Mascart et Joubert démontrent (t. I, p. 63, 1882), dans le cas ordinaire, les propriétés connues des capacités relatives :
- qrs = qsr
- et des coefficients de potentiel
- pr* ~ psr,
- d’où il est facile de déduire les propriétés (A) et (B).
- Une nouvelle démonstration est donc né- • cessaire. On pourrait, il est vrai, faire entrer en ligne de compte les niasses vectorielles fictives et s’appuyer sur ce que l’énergie « relative » des courants dans le champ des aimants est nulle. Je pense cependant qu’il
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- est plus simple de suivre la voie indiquée par Maxwell et de démontrer d’abord les formules :
- oW = SVoé* — Xe?SV
- d’où l’on déduit les équations (A).
- La simplification, provient de ce que dans l’expression de l’énergie n’apparaissent que les charges réelles et non plus les masses fictives.
- Or l’expression de l’énergie potentielle est toujours :
- dny étant l’élément de volume, U désignant le volume du champ considéré.
- On en déduit :
- +JM~
- Ik dV
- 4~ (U-
- m\ osv
- à* J ùy
- ** ^ èr2 ^ èf J J mk ôV «k dV '
- 4*~ ()y 47: T7",
- /, m. n étant les cosinus directeurs de la normale dirigée vers la région U. Or, à l’intérieur du volume U, l’équation (t) est satisfaite, donc l’intégrale de volume disparaît. Quant aux intégrales de surface, examinons d’abord celle qui a trait à la surface latérale des tubes : la condition (3) y est satisfaite ; donc cette partie des intégrales de surface disparaît. II reste donc à .prendre les intégrales sur les bases : or, par définition des quantités d’électricité, on a pour la charge e d’une base :
- 'Y__i k àV
- - V ' 4T. i)x m 41c ()y
- ov
- Or
- Us
- Or, d’autre part, d’un point a l’autre d’une base nous supposons que le potentiel reste constant, passant de la valeur Vr, par exemple, à la valeur Vr •+- 0 Vr. On peut donc faire sortir Z Vr du signe d’intégration, et il reste :
- SW = S«v ;
- Un calcul d’intégration par parties tout à fait analogue, conduirait semblablement à l’équation :
- SW = SVStf ;
- il suffirait d’intégrer par rapport à — k , etc. au lieu d intégrer par rapport a et on tiendrait compte de A S V=8 AV= o, etc.
- On voit donc que l'on a bien encore dans notre cas les formules A et on en déduirait sans peine la formule B. (Maxwell, p. m, texte anglais.)
- D’après les explications que nous avons déjà données, cette théorie s’applique de tous points à la distribution des tubes de courants dans les réseaux conducteurs. U suffit-de considérer les quantités e comme les intensités des courants entrant parles bases; V désigne toujours le potentiel. Quant à l’intégrale W où l’on a posé — = c, elle représente la moitié de l’énergie W dissipée sur place sous forme de chaleur, conformément à la loi de Joule.
- La formule
- W'=XVe,
- dont la démonstration est identique à celle de la formule SW—Ù'oV, indique que cette énergie dissipée sur place est égale à celle apportée au système par les courants e entrant sous le potentiel V.
- Si l’on a,
- *i —tfiiVt + $*1V,+ ....,
- formules qui sont des conséquences directes, bien connues, du caractère linéaire des équations (1), (2) et (3), l’identité
- d»W _ d*W àv,av, ~ <WV4
- montre que l’on a :
- ?il = îil»
- ce qui pourrait être envisagé comme une conséquence des corollaires de Boscha aux lois de Kirchhoff (Vaschy, t. I, p. 158 du Traité d’Electricité et de Magnétisme).
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- Enfin, la formule
- riWg j)Wv_
- ô*î> dT ““ 0
- établit une relation entre les variations d’énergie qui se produisent dans un réseau de distribution, suivant qu’on alimente à potentiel constant ou à courant constant.
- Si, par exemple, on allume une lampe à incandescence dans un réseau à potentiel constant, il y a une nouvelle consommation d’énergie A; si, au contraire, l’usine maintient constant le courant total produit, il y aura une économie d’énergie égale A.
- J.-B. POMEY,
- L’USINE A CARBURE DE CALCIUM DE MERAN (AUTRICHE-HONGRIE)
- L’usine à carbure de calcium de Méran, la première qui ait été installée en Autriche-Hongrie, est située près de la station climatérique de Méran, dans le Tyrol autrichien, sur le torrent de l’Etsche, qui forme plus en aval l’Adige après son confluent avec l’Ei-sach.
- L’Etsche prend sa source dans les glaciers du massif de rOrtlcr. Un gigantesque cône de déjection, produit par le
- Partschins,aformé dans le lit de l’Ets-c h e u n ba rra ge d ’a r-rèt qui constitue la chute utilisée pour la station-d’énergie de Méran.
- Le débit de l’Etsche à Méran est de 7 m* environ à l’étiage ; le débit des crues au moment des plus hautes eaux atteint jusqu’à 20 fois le débit d’étiage : le débit moyen peut ctre évalué entre 10 et 12 m3.
- La chute utilisée a une hauteur d’environ 90 m. Elle a été captée par la société 1’ « Etsch-werke », qui n’avait, au moment de sa formation, d’autre but que l’éclairage des deux villes de Méran et Bozen.
- Mais la puissance disponible dépassant no-
- tablement celle que comportait l’entreprise primitive, la Société 1’ « Etschwerke» accueillit les propositions qui lui furent faites par 1’ « Acetylen-Gas-Gescllschaft » de Budapest et Vienne, en vue d’affecter la puissance excé-dente à la fabrication du carbure de calcium.
- A la suite de négociations engagées grâce à l'intelligente initia-de M. Tcitcl-baum, un contrat intervint entre les deux sociétés en vertu duquel cette puissance était cédée à bail à 1’ « Ace-tvIen-Gas-Gesells-chaft »,moyennant un prix annuel de location de 59 fr par cheval électrique par an.
- I. -r Installation hydraulique
- Le barrage de retenue des eaux (hg. 1) est établi sur le territoire de Partschins, à 3 km en amont de la station génératrice d’énergie.
- Son développement est de 40 m, ce qui fui permettrait de débiter en déversoir le volume des plus hautes crues avec une lame d’eau de 1,60 m environ. En réalité, cette hauteur
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- Je lame déversante n’cst jamais atteinte, e raison de l’existence de vannes de décharg et d’un déversoir de surface pratiqué plu loin dans la paroi du canal d’amenée.
- Le barrage de re-
- tenue ;
- epais-
- couronne ; son p rementd’amonte presque vertical le fruit de son p rement d’aval < teint environo. 6c par mètre. Les maçonneries sont solidement encastrées dans les blocs de granit qui forment le lit du torrent.
- L’eau pénètre dans une première chambre de décan- F>g- 2. — Usi:
- tation, à travers
- une grille de 30 m de longueur, formée de barreaux mobiles qui s’appuient dans les échancrures de deux poutres enfer placées transversalement au lit du fleuve, et inclinée par rapport à son axe, de telle façon
- corps flottants, ar-
- grillc, puissent facilement s'engager dans le permis de la vanne de chasse pour être rejetés en aval dans le lit du torrent.
- La chambre de Hg. 3- — Usine à
- décantation quifait
- suite à la grille a une longueur de 20 m et communique avec le canal d’amenée par quatre vannes d’alimentation ; elle est munie d’une deuxième vanne de chasse par laquelle
- se fait l’évacuation des graviers déposés dans la chambre de décantation.
- Le canal d’amenée établi sur la rive droite de l’Etsche, suit le torrent à flanc de coteau et à ciel ouvert sur une longueur d’un kilomètre environ ; il s’engage ensuite en tunnel sous un éperon de la montagne et en ressort 2 800 m plus loin, pour se terminer par deux conduites métallique s qui traversent la route en souterrain et aboutissent à l’usine.
- Un déversoirré-gulateur de 20 ni e génératrice. Je développement
- a été établi avant l'entrée du tunnel afin de pouvoir rejeter dans le torrent l’excès momentané du débit, lors de l’arrêt d’une ou plusieurs unités "de la station généra-
- Le tunnel a une largeur totale de 8 m comprenant le canal proprement dit et le chémin de circulation.Les pa-
- maconncri'
- d’aval, le tunnel ‘
- chambre d’eau très irbure de calcium. élargie afin d’atté-
- nuer les tourbillonnements à l’entrée des conduites.
- Une vanne de décharge placée dans la paroi de la chambre d’eau sert à régler le débit d’après les nécessités du service et vient com-
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- L’ÉCLAIRAGE
- pléler l’action régularisatrice du déversoir placé en amont du tunnel.
- Deux conduites en tôle de fer doux de 2 m de diamètre, installées dans un logement souterrain, amènent l’eau dans la salle des turbines et sont mises en communication avec celle-ci par l’intermediaire de tuyaux de moindre diamètre sur lesquels sont installés les robinets vannes d'alimentation.
- Les turbines, actuellement au nombre de cinq, sont du système Ganz à axe horizontal. Elles sont munies de régulateurs automatiques combinant le principe' de l’inversion de l’ccoulement avec celui de la fermeture simultanée des orifices d'admission.
- II. — Installation klkctriqul.
- La station génératrice (fig. 2) comprend actuellement 5 alternateurs triphasés de 1 200 chevaux accouplés directement aux turbines sans interposition de manchons élastiques et tournant à la vitesse de 320 tours par minute.
- Deux de ces machines alimentent l’éclairage des villes de Méran et Bozen, à la tension primaire composée de 10000 volts; 2 autres alternateurs couplés en parallèle fournissent le courant nécessaire à l’usine de carbure de calcium; le cinquième alternateur est actuellement en réserve.
- Les cinq génératrices fonctionnent à une tension qui peut, à volonté, être réglée à 10000 ou 3 650 volts.
- Les deux génératrices actuellement affectées à l’usine à carbure de calcium fournissent par contrat une puissance totale de 2 000 chevaux seulement, bien qu’elles puissent développer une puissance supérieure.
- L’énergie est transportée par une ligne à trois conducteurs, qui passe dans le .tunnel d’amenée et devient ensuite aérienne jusqu’à l’usine (fig. 3).
- La ligne primaire dessert à son arrivée plusieurs groupes de transformateurs (fig. 4) :
- i° Deux groupes de trois transformateurs
- ÉLECTRIQUE
- de la puissance respective de 260 kw, pour l’alimentation des fours électriques ;
- 20 Un groupe de trois transformateurs triphasés de 20 kilowatts chaque, alimentant à 310 volts les moteurs qui actionnent le matériel mécanique ;
- 3* Un groupe de trois transformateurs triphasés' de H kilowatts chaque, fournissant l’éclairage de l’usine à la tension de 110 volts.
- L’enroulement primaire de chacun des transformateurs de 260 kilowatts comporte trois bobines couplées en triangle. L’enroulement secondaire comporte également trois bobines fournissant chacune un courant normal de 2 500 ampères sous 33 volts. Les bobines secondaires sont couplées en étoile.
- Chaque four s’alimente simultanément aux trois transformateurs d’un groupe, les bobines de même phase sont groupées en parallèle avec retour, et la canalisation secondaire est disposée pour atténuer dans la mesure du possible les effets d’induction mutuelle.
- L’installation de la canalisation électrique et du matériel de transformation a été effec-
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- tuée sous la direction de M. l’ingénieur Ross de Vienne.
- III.— Fabrication du carbure de calcium.
- Fabrication de la chaux. — Le calcaire employé pour la fabrication de la chaux est extrait d’une carrière située à x ooo m de hauteur sur le flanc de la montagne qui fait face à l’usine, le long de la rive droite de l’Etsche. C’est un marbre cristallin très blanc et très pur, formé par l’agrégation de petits cristaux de 2 à 5 mm d’arète affectant la forme de rhomboèdres inverses. Voici les analyses de divers échantillons prélevés au chargement du four à chaux :
- Chaux........... 54,80
- Magnésie..............0.36
- Alumine.......... 0,14
- Oxyde de fer..... o,io
- Anhydride carbonique 4,3.50
- Kau et non dosé . . . 0,38
- Totaux. . . 100
- Le calcaire est amené à l’usine par un transporteur-aérien automoteur qui dessert d’abord un four à chaux particulier. Un second transporteur aérien actionné par moteur électrique déverse le calcaire sur une plate-forme de dépôt disposée au pied du four à chaux. Le calcaire est repris à ce dépôt au fur et à mesure des besoins pour être élevé jusqu'au plancher de chargement du four à chaux à l’aide d’un ascenseur électrique.
- Le four à chaux qui a été étudié par M. l’ingénieur Mendheim, de Munich, est à chauffage par gazogènes. Le creuset a une section elliptique; à sa partie inférieure aboutissent les conduits d’arrivée des gaz combustibles ; au-dessous se trouve la chambre de refroidissement et les portes de défourne-ment.
- Les gaz provenant de la combustion de charbon gras brûlé dans les gazogènes se rendent dans un carneau circulaire sur lequel se ramifient les canaux débouchant à l’inté—
- i75
- rieur du four. Ces canaux sont munis de vannes permettant de régler l’admission des gaz.
- La chaux est chargée à sa sortie du four dans des wagonnets de 300 litres et transportée dans la salle de broyage des matières premières.
- Broyage et mélange des matières premières. — L’installation de cette, salle comprend un
- Fig. 5.— Vue de la batterie de fours, côte des électrodes.
- ascenseur électrique qui élève au troisième étage, la chaux et le coke.
- Ces matières premières sont ensuite concassées, bro.yées et mélangées dans des appareils disposés en cascade.
- Le broyage s’effectue dans des appareils spéciaux comportant deux paires de cylindres à écartement variable réglant la grosseur des grains. Chaque jeu de cylindres est muni de ressorts leur permettant de s’écarter momentanément pour laisser passer les corps trop durs qui seraient accidentellement jetés avec les matières premières. On évite ainsi les arrêts et les accidents.
- Lorsque la chaux et le coke sont granulés
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- à la dimension la plus convenable pour la fusion électrique, ils sont emmagasinés dans les trémies qui alimentent des doseurs automatiques du système Gin et Leleux. Dans ces appareils le dosage automatique des matières s’obtient en réglant par approximations successives leur débit ; il y avait là un problème assez difficile qui a été résolu de manière très remarquable par les inventeurs.
- La granulation et le mélange ont d’ailleurs une influence considérable sur la marche des fours. Si ces opc'rations ne sont pas convenablement faites, il se forme dans le four des poches dans lesquelles l’oxvde de carbone s’accumuh quiert parfois une pression assez sidérable pour occasionner des éclaboussures dangereuses au moment des coulées. Cet inconvénient n’est du reste pas le seul, car lorsque les gaz parviennent enfin à crever ces poches, il se produit des soufflards qui rendent très irrégulier le fonctionnement du four.
- Le mélange sortant des doseurs automatiques est ramené par une chaîne à godets dans la trémie d'alimentation des fours à laquelle on a donné un volume convenable pour n’être astreint à faire fonctionner le broyage que dans le jour seulement.
- Fours électriques. — Les fours électriques (fig. 5, 6 et 7) sont du système Gin et Leleux. Leur puissance respective est d’environ 260 kilowatts; ils sont disposés en batterie longitudinale dans une vaste salle de 40 m de longueur et de 10 m de largeur avec galerie parallèle de 7 m de largeur pour le cassage du carbure, la manutention des électrodes et la confection des soles.
- La question de la continuité du travail dans les fours électriques a été résolue d’une façon tout à fait pratique : Les fours sont divisés en groupes de deux fours contigus, dont l’un est en fonction, pendant que l’autre estvidé du carbure qu’il contient,puis rempli de matière première. Dès que l’opération a pris fin dans le premier, l’électrode de ce four est transportée dans le second. L’arrêt n’est nécessité que pour le remplacement des électrodes.
- Ces électrodes, fabriquées à l’usine même par un procédé spécial, brûlent assez lentement et leur prix de revient est notablement moins élevé que celui des ' charbons électriques employés jus-qu’àce jourpour la fabrication du car-burede calcium. La dépense résultant de leur usure est 16,50 fr par tonne de car bure fabriqué.
- Les gaz provenant de la réaction sont aspirés par un ventilateur et sont complètement enlevés par des canalisations latérales avant d’être arrivés à la partie supérieure du four. On évite ainsi le grave inconvénient de brûler l’électrode et les pièces de connexion et â'incommoâer les ouvriers qui séjournent sur la plate-forme des fours pour le réglage de marche. Les gaz éliminés se rendent dans une chambre à poussières après avoir abandonné une partie de leur chaleur aux matières premières introduites dans les fours en vue d’une fusion ultérieure.
- L’enlèvement des gaz permet une notable économie dans la consommation des électrodes ; d’autre part, la dépression causée par l’action du ventilateur favorise l’afflux d’une quantité d’air froid extérieur suffisante
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- pour diluer l’oxyde de carbone au delà de la limite des mélanges explosifs ; enfin, cette disposition assure en même temps une. ventilation énergique de la salle et soustrait les ouvriers à l’action toxique de l’oxyde de carbone.
- La coulée se fait par des orifices places en avant du four et munis de becs d’une
- Fig. y. — Vue des fours, partie supérieure, et électrodes.
- forme particulière pour éviter les projections ou éclaboussures latérales.
- Toutefois après quelques jours de marche, la cavité interne du creuset se garnit peu à peu de carbure solidifié et les orifices finissent par ne plus pouvoir être dégagés par les percuteurs en acier employés pour cet usage : la coulée s’arrête alors. Quand il en est ainsi, l’électrode est levée progressivement et l’opération est arrêtée lorsque l'on a obtenu un pain de la hauteur de l’enveloppe métallique. L’électrode est alors enlevée à l’aide d’un treuil et le chariot roulant qui la tient suspendue est transporté au-dessus d’un four jumeau d’attente dont la sole est déjà connectée avec la canalisation secondaire, j Six minutes séparent l’instant de la rupture I du courant dans le premier four de l’instant I
- de la mise en charge au régime normal dans le four jumeau.
- Le rendement des fours Gin et Leleux a dépasse par kilowatt-jour mesuré aux bornes des fours, 5,200 kg de carbure cristallise donnant plus de 300 litres de gaz par kilogramme.
- Il faut bien remarquer que ce chiffre, qui est le plus élevé que l’on ait industriellement constaté jusqu’à ce jour, n’a pas. été obtenu au coürs d’essais de réception d’appareils pour lesquels toutes les dispositions sont généralement prises en vue de l’obtention d’un rendement favorable, mais qu’il résulte de l'examen des livres de magasin de l’usine en fabrication courante. Quant au rendement de carbure en acétylène, nous pouvons affirmer que pendant les deux mois qu’il nous a été donné de suivre le fonctionnement de l’usine, nous n’avons jamais vu mettre en bidons de carbure donnant moins de 320 litres au kilogramme
- d’obtenir dans un four électrique mal conçu, un rendement en poids satisfaisant', à la condition d'opérer sur un mélange initial contenant un excès de chaux qui rend le carbure plus
- C’est par un tel subterfuge, que l’on parvient à obtenir des rendements élevés, mais en ne produisant en réalité, qu’un mélange de carbure et de chaux fondue dont le rendement en acétylène est déplorable.
- C’est donc avec raison que nous insistons sur le rendement en gaz du carbure produit à Meran.
- Au surplus, nous croyons intéressant de reproduire ci-après les analyses faites par M. Guidé, 1 l’École de physique et de chimie de la ville de Paris.
- Constantes physiques.
- Densité, 2,22.
- Nettement cristallisé.
- Cristaux à grandes facettes couleur chocolat c d'acier, à reflets métalliques mordorés.
- Composition chimique.
- Carbure de calcium.................. . 94,2 p. 1
- Charbon........................... . . 0,6
- Siliciure de carbone............... 2,8 »
- Non déterminés..................... 1,5 »
- Total................ 100 p. 1
- Gaz dégage par kilogramme . . . 332 litres.
- Analyse du ga?_ dégagé.
- Acétylène.................... . . 99,508
- Méthane............................ 0,040
- A reporter........... 99M§
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- Concassage d'emballage du carbure. — Les pains de carbure 'ûg. 8), fabriqués dans la dernière partie de l’opération ont un diamètre de i m environ et pèsent 900 à 1 000 kg. Ils se cassent facilement lorsque le centre est encore à la température du rouge sombre et se débitent aisément en gros blocs qui sont ensuite portés au concassage pour être amenés aux dimensions que réclame la consommation. La cassure des blocs, lorsqu’elle est récente, présente des cristallisations miroitantes et mordoré dont l’aspect est suffisant pour montrer la pureté et l’homogénéité du carbure obtenu.
- Le carbure de calcium, coulé en pains, doit être, avant d’être livré au commerce, cassé en morceaux de grosseur déterminée.
- Les dimensions demandées sont très variables et dépendent généralement des appareils gazogènes dans lesquels le carbure est utilisé.
- On adopte le plus souvent la classification suivante.
- Tout-venant. . . Morceaux de 5 à 10 cm
- Noix................. » de 2 à 5 »
- Noisettes .... » de 1 à 2 »
- Granulé.............. » de 5 à 10 mm
- Tamisé..........Poudres plus ou moins fines.
- Le carbure brut est soumis à l’action d’un concasseur à mâchoires très robustes, dont on règle l’écartement suivant les besoins. En sortant de cc concasseur.. les morceaux tombent dans la cuvette d’un élévateur à godets qui les déversent dans un trommel classeur à compartiments multiples auxquels correspondent des chambres de dépôt où s’emmagasine le carbure classé par ordre de gros-
- Retort............. 95 > S 4 S
- Hydrogène........•............ 0,064
- Oxyde de carbone.................. 0,084
- Azote.............................. 0,230
- Ammoniaque......................... 0,032
- Hydrogène sulfuré.................. o,o;8
- Hydrogène pliosphorè.............. 0,006
- Hydrogène silicié................. Traces
- Non dosé.......................... 0,018
- Total................100
- seurs. Ces chambres se terminent à la partie inférieure par des trémies munies de trappes par lesquelles se fait l’emplissage automatique des bidons.
- Les bidons qui servent à l’emballage du carbure sont fabriqués à l’usine même, avec un matériel spécial, à l’aide duquel s’effectue très économiquement, le cintrage des tôles, le repoussage des cannelures de renforcement, le découpage et l’emboutissage des fonds. On arrive ainsi, pour les bidons soudés, dans lesquels on expédie le carbure en emballage perdu, à un prix de revient un peu inferieur au prix actuel de vente du carbure. Or, comme l’on vend brut pour net, c’est-à-dire que l’emballage est payé comme carbure, il résulte, qu’au prix actuel, le coût de cet emballage ne grève pas le prix de revient du fa bricant.
- TV. — Prix de revient du carbure
- DE CALCIUM
- Pendant notre séjour à Meran, nous nous sommes efforcé de déterminer aussi exactement que possible, tous éléments pouvant servir à l’établissement des calculs de rendement et de prix de revient.
- Cette question est d’autant plus intéressante qu’il n’existe, jusqu’à ce jour, que peu de documents, auquels on puisse ajouter foi.
- Les Américains surtout, auxquels le « bluf-fage » est particulièrement familier, ont mis en circulation des chiffres extraordinaires qui faisaient le désespoir des inventeurs européens, en leur faisant supposer, malgré tous les progrès accomplis, qu’ils se trouvaient bien loin du but. Lorsque les enquêtes ont été possibles, nous nous sommes aperçu que les résultats obtenus à l’aide des fours européens étaient de beaucoup supérieurs à ceux donnés par les fours américains.
- Les rendements de 6 à 7 kg par cheval-jour, annoncés dans les revues spéciales, n’existaient que dans l’imagination des inventeurs qui se trouvaient satisfaits quand, dans
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- les usines, ils obtenaient 2,500 kg pour la même quantité d’énergie.
- Nous établirons le prix de revient de la tonne de carbure de calcium fabriquée à l’usine de Meran en examinant successivement chacune des parties suivantes : matières premières ; électrodes ; énergie électrique ; main d’œuvre : emballage ; amortissement du matériel et des constructions ; frais généraux : transports ; entretien du matériel.
- i° Matières premières. — D'après l’équation de réaction __
- CaO—3C=CaC2+CO K"V
- il faut théorique- |j^ . " ' ment 875 kg de chaux et 562 kg de charbon pour produire une tonne de carbure.
- Pratiquement, il faut compter employer par tonne de carbure 940 kg de chaux et 650 kg de charbon. Fig. 3. — Pains de
- Le calcaire dont
- les analyses ont été données précédemment revient à l’usine à 4 fr la tonne. Le four à chaux.produit 6 000 kg de chaux avec 1 800 kg de combustible. Le prix de revient de la tonne de chaux à l’usine est de 20 fr.
- Le charbon employé pour la fabrication du carbure de calcium revient à 40 fr la tonne.
- 20 Electrodes. — Le procédé Gin et Leleux pour la fabrication des électrodes employées dans les usines de Meran réalise à lui seul une économie de 50 p. :oo sur la consommation ordinaire des autres usines.
- Une électrode sert pour la fabrication de 10 tonnes de carbure et revient à 165 fr, de sorte que la consommation d’électrodes pat-tonne de carbure fabriquée est de 16,50 fr.
- quer une tonne de carbure 6400 chevaux-heure environ, ce qui représente, à raison de 50 francs le cheval-an électrique, une dépense de :
- Le broyage, le dosage et le transport des matières premières, le chemin de fer aérien, les divers ascenseurs, la fabrication des électrodes, les pertes dans les canalisations, absorbent une puissance de 200 chevaux, ce qui représente une dépense par tonne de carbure de
- 'OQXH
- 3° Energie électrique.
- - Il faut pour fabri-
- = 5 fr environ,
- la production de l’usine étant évaluée à 6,5 tonnes par jour.
- 4" Main-d'œuvre. — L’usine occupe 21 ouvriers pendant le jour et 9 arbure de caldum, pendant la nuit.
- étant payés à raison de 3,50 frà 4 fr par jour, la paie journalière est de i2ofr environ.
- La main-d’œuvre par tonne de carbure fabriqué s’élève ainsi à 18,50 fr.
- Le carbure
- xpédié
- 5° Emballage brut pour net.
- On réalise de ce fait un bénéfice sur les emballages de 5 fr par tonne.
- 6° Amortissement du matériel et des constructions. — Cet amortissement entre dans le prix de revient de la tonne de carbure pour la somme de 24,85 fr environ.
- 70 Frais généraux. — Ils se répartissent comme suit :
- Appointements du directeur tech-
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- nique, du directeur commercial, du concierge et du garçon de bureau; impôts et.patentes; frais de correspondance; chevaux et
- voitures, voyages............22000 fr
- Consommations diverses........ 3 °oo »
- Au siège social :
- Appointements de la direction et des employés; loyer, chauffage; impôts, frais de bureau ; corres-
- pondance et voyages..........25000 »
- Total............50000 fr
- 15000 fr soit environ 7,50' fr par tonne de carbure fabriqué.
- Récapitidatio Matières premières
- du prix de revient. 940 kg de chaux -650 kg de charbon
- Électrodes.......................
- Énergie électrique employée à la fabrication du CaC2......................
- Énergie électrique employée aux fabrications accessoires ................
- Main-d’œuvre.........................
- Amortissement........................
- r8,So fr 26 - »
- 76.50 »
- 45,80
- 5
- 18.50 „ 24,85 »
- soit cm briqué.
- :5 fr par tonne de carbure fa-
- Transports........................... 3 »
- Entretien du matériel................ 7i55 »
- Total............186 fr
- 8° Transports. — Le transport du carbure de l'usine à la gare est fait à raison de 3 fr la tonne.
- 90 Entretien du matériel. — Il faut compter pour l'entretien une somme annuelle de
- Si nous retranchons les 5 fr provenant du bénéfice réalisé sur les emballages, nous trouvons pour le prix de revient du carbure de calcium, fabriqué à l’usine de Méran, 181 fr.
- Ket.ï.er.
- FREIN A AIR COMPRIMÉ POUR VOITURES DE TRAMWAYS
- DE LA STANDARD AIR BRAKE O.
- L’accroissement considérable de vitesse que l’application de l’électricité à la traction des voitures de tramways a permis de réaliser, surtout sur les lignes suburbaines où la circulation est peu importante, a conduit les constructeurs à munir ces voitures de freins puissants, particulièrement de freins à air comprimé qui, d’après la pratique, donnent le plus de sécurité.
- La compression de l’air nécessaire au fonctionnement de ces freins peut être effectuée de deux façons : au moyen d’un compresseur actionné par un moteur indépendant ou par un compresseur mis en mouvement par un excentrique calé sur l’un des essieux de la voiture. Le premier procédé offre l’avantage de permettre au mécanicien de ne meure le compresseur en action que lorsque cela est nécessaire ; par contre il offre l’inconvénient
- d’augmenter, par suite de l’installation d’un moteur supplémentaire, assez sensiblement le prix de revient de la voiture. Le second procédé est bien préférable à ce dernier point de vue, mais, comme généralement le compresseur fonctionne tant que la voiture est en mouvement, les organes du compresseur se détériorent rapidement et d’autant plus vite que la vitesse est plus grande.
- Pour réunir les conditions de bon marché dans l’installation avec celles de longue durée dans l’exploitation, il faut donc employer un compresseur actionné par l’essieu, mais ne fonctionnant que pendant le temps strictement nécessaire. C’est ce qui a lieu dans les freins de la Standard Air Brake C°, dont nous allons donner la description d’après les renseignements obligeamment donnés par M. Ca-diot, qui vient d’installer un frein de ce genre
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- sur l’une des voitures de la ligne à traction électrique Bastille-Charenton.
- L’ensemble du système est représenté par les figures i et.2. En A est le compresseur d’air actionné par l’essieu E au moyen d’un mécanisme enfermé dans les enveloppes B et C et commandé par un régulateur D. L’air comprimé se rend dans le réservoir G par le tuvau L, puis dans le cylindre du frein H
- par le tuyau U et la valve d’admission contenue dans la pièce K. Cette valve est commandée de l’une quelconque des plate-formes par les manivelles P ou P' qui, en faisant tourner les pignons N ou N',agissent,parles tiges Q ou Q', sur le levier coudé RR'S manœuvrant la valve. En pénétrant dans le cylindre H l’air comprimé met en mouvement un piston qui, par l’intermédiaire d’un système de deux leviers TUV et XYZ, fait ap-
- — Frein à air comprimé de la Standard Air Brake Company, /eloppes du mécanisme d’entrainement du compresseur. — D, appareil
- pliquer les.sabots F contre la jante d’une paire de roues.
- Ajoutons qu’en cas de non-fonctionnement du système à air comprimé, .le freinage à main continuerait à pouvoir être effectué, la manœuvre de la manivelle P ou P' ayant quand même pour effet d’appliquer les sabots F et F; contre les roues, ainsi qu’on peut le voir facilement sur les figures.
- Le mécanisme d'entraînement du compres-
- seur est représenté sur les figures 3 et 4. Sur l’essieu E est fixé un pignon denté a formé de deux pièces pour faciliter le montage. Ce pignon engrène avec une roue dentée b montée folle sur l’extrémité c de l’arbre edef du compresseur A et munie latéralement d’un plateau gg à encoches. En face.de ce plateau se trouve un manchon d’embrayage h solidaire de l'arbre du compresseur et pouvant être déplacé parallèlement à cet arbre au
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- moyen du levier klm, pivoté en /c, et commandé par le régulateur D.
- Tous ces organes sont enfermés dans une enveloppe B et C qui les met à l’abri de la poussière et sur laquelle sont boulonnés le compresseur et le régulateur. Cette enveloppe renferme 435 litres d’huile qui lubréfie en même temps les paliers.
- Le compresseur d’air A (fig. 3) est à double effet. Le piston j?, mis en mouvement par
- l’arbre coudé def est creux et d’une seule pièce, en fonte. Les soupapes d’aspiration et de décharge se trouvent dans le corps du cylindre et sont munies de sièges mobiles pour en faciliter les réparations. Un dispositif spécial a pour effet de soulever les soupapes d’aspiration par l’air comprimé un peu avant que le mécanisme de commande du levier klm ne mette en prise l’embrayage ; de cette façon cet embrayage se trouve sou-
- îneraent et appareil de commande.
- dresseur d’air,
- lagé de toute charge quand il est mis en prise.
- Le régulateur ou appareil de commande de Vembrayage D (fig. 3, 4 et 5) consiste en deux cylindres n et q de diamètres différents, fondus d’un seul bloc et dans lesquels se trouvent deux pistons r et s également venus d’un seul jet de fonte; à la tige commune de ces pistons est articulée l’extrémité m du levier de commande.
- Au-dessus du régulateur, et boulonnée sur le grand cylindre, se trouve la chambre des soupapes D'. A l’intérieur de cette chambre est
- un tiroir en bronze t fixé à une tige creuse u dont l’une des extrémités est munie d’un piston v et h l'intérieur de laquelle se trouve un ressort w.
- Normalement, le petit cylindre q du régulateur et la chambre de soupape D', sont remplis d’air comprimé. Cet air presse sur la face droite du petit piston s et le maintient dans la position indiquée par la figure 5, aucune pression autre que celle due à l’atmosphère ne s’exerçant alors sur la face gauche du grand piston s. Dans ces conditions l’embrayage est en prise et le compresseur fonc-
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- tionne. Mais- a mesure que la pression augmente, le piston î>de la chambre de soupape, pressé de plus en plus fortement par l’air, se déplace vers la droite, malgré l’action du ressortît et entraîne dans son mouvement le tiroir t. Quand la pression atteint une valeur fixée à l’avance, le tiroir découvre l’ouverture x d’un conduit amenant l’air comprimé à gauche du piston r ; celui-ci, ayant une section plus grande que s, se déplace
- et débraye le manchon d’accouplement du compresseur qui, des lors, ne fonctionne plus. Lorsque la pression de l’air dans le réservoir s’abaisse au-dessous d’une certaine valeur par suite de l’usage des freins, l’air qui se trouve dans la chambre de soupape du régulateur n’exerce plus sur le piston p une pression suffisante pour résister à l’effort du ressort iv ; en conséquence ce piston se meut vers la gauche, entraînant avec lui le tiroir
- Appareil de commande de l’e
- jusqu’à ce que celui-ci mette en communication les orifices x et^;dès que cette communication est établie, la pression sur le petit cylindre s du régulateur l’emporte sur la pression exercée sur r, rembra}rage est de nouveau mis en prise et le compresseur recharge le réservoir à la pression maximum.
- Le réservoir d'air comprimé G (fig. 1 et 2) ne présente aucune particularité.
- Le cylindre de freinage H (fig. 1 et 2) contient un piston à fourreau : la tige est articulée d’une part au piston, d’autre part à l’extrémité T du levier TUV.
- La valve de commande K (fig. 1, 2 et 6) est
- boulonnée sur le fond du cylindre de freinage.' Cette disposition offre sur celle autrefois employée et qui consistait à mettre une valve de commande sur chaque plate-forme,l’avantage de restreindre la longueur de la tuyauterie, ce qui diminue le prix d’établissement et en même temps évite la possibilité de fuites d’air par les joints des tuyaux.
- A l'intérieur de l’enveloppe en fonte K se trouve un tiroir en bronze a mû par une tige d’acier p muni d’un piston y garni d’un cuir embouti. Au-dessous du tiroir se trouvent trois orifices w, iv\ iv,!. Les deux premiers font communiquer le cylindre de freinage avec la
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- chambre 3 reliée par le conduit L' avec le réservoir d’air comprimé ; le troisième sert à l’évacuation de l’air comprimé dans le tuyau L" qui aboutit au dispositif de soulèvement de la valve d’aspiration du compresseur. Dans les conditions normales l’air comprimé maintient dans la position indiquée par la figure 6 le cylindre y? position pour laquelle l’air contenu dans le cylindre de freinage peut s'échapper par les lumières w' et n>u. Si
- par la manœuvre de la manivelle commandant les freins on déplace la tige [3 vers la gauche, le tiroir découvre la lumière iv puis la lumière wf de section plus grande que la précédente. Dès que w est découvert l’air comprimé pénètre dans le cylindre de freinage, agit sur le piston qui y est contenu et provoque l’application des freins. Le freinage est nécessairement. d’autant plus brusque que L’air comprimé pénètre plus rapidement dans le cylindre
- d’échappement du cyJindre de freinage.
- de freinage. Quand la manœuvre de la manivelle décommandé ne découvre que l’orifice te, le freinage est relativement lent; quand la rotation de la manivelle est telle que les deux orifices w et w' sont ouverts à la fois le freinage est très brusque. Dans les arrêts ordinaires on utilise le freinage lent ; en cas d’arrêt urgent on fait usage du freinage brusque.
- Lorsque le freinage a cessé, l’air comprimé contenu dans le cylindre de freinage, passant par le conduit L % vient agir, comme nous l’avons dit, sur la soupape d’aspiration du compresseur pour rendre nulle la çharge au moment du démarrage de cet organe. En
- même temps, cet air comprimé vient presser la face droite du piston v de la chambre de soupape du régulateur (fig. 5) et, cette pression contre-balançant en partie celle qui s’exerce sur la face gauche, l’effort du ressortir devient suffisant pour pousser le tiroir de manière à mettre en communication les orifices x et y et, par suite, à mettre en prise l’embrayage du compresseur. Ce dernier fonctionne et comprime l'air dans le réservoir G jusqu’à ce que, la pression ayant rcprisla valeur qu’elle avait avant l’application des freins, l’arbre du compresseur soit désembrayé comme il a été expliqué plus haut. Cette série d’opérations ne demanded’aiJleurs qu’un temps fort court:
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- celui qu’emploie la voiture pour parcourir 12 m.
- U équipement de plate-forme comprend la manivelle de commande et au-dessus d’elle, un manomètre indiquant au mécanicien si la pression dans le réservoir a la valeur requise. Une rotation de 90° de la manivelle donne lieu au freinage progressif; une rotation de 1800 donne lieu au freinage brusque. Un verrou permet de maintenir la manivelle dans chacune des positions extrêmes.
- On peut se rendre compte par les figures accompagnant cette description combien les organes de freinage sont ramassés. La tuyau-
- terie se trouve ainsi réduite à son minimum : dans l’équipement d’une longue voiture à deux bogies, il a suffi de 2,15 m de tuvau-’terie.
- IVun autre côté, la pratique a montré que, dans le même cas où les arrêts sont fréquents, le compresseur n’est en marche que pendant une fraction assez faible du temps que met la voiture à accomplir son parcours. Ainsi dans Jersey City et Brooklyn cette fraction est moindre que 1/4 ; sur la ligne interurbaine d’environ 8 km de longueur établie entre Jersey City et Newark cette fraction s’abaisse à 16/0.
- J. Reyval.
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Alimentateur automatique
- pour chaudières à vapeur, système Sandillon.
- Dans une précédente revue (1) nous donnions une description d’un intéressant régulateur de pression imaginé par M. Sandillon. Les dispositifs adoptés dans cet appareil se retrouvent dans un alimentateur'hydro-auto-matiquedu même inventeur. Cet appareil a été l’objet d’une étude et d’un rapport favorable de A1. Schmidt, ingénieur en chef de l’Association des propriétaires d’appareils à vapeur de la Somme, de l’Aisne et de l’Oise, rapport que M. Albert Marnier résumait en ces termes dans un des derniers numéros de la Revue industrielle.
- L’automaticité de l’alimentation des chaudières à vapeur a des partisans convaincus ; elle présente une série d’avantages qui, pour n’ètre pas très connus, ne sont pas moins réels.
- L’alimentation continue ayant pour objet de remplacer l’eau du générateur au fur et à mesure de la vaporisation, ne refroidit pas brusquement la masse d’eau du générateur,
- (') L'Eclairage Electrique, t. XIX, p. 139.
- comme le fait l’alimentation intermittente. Elle a donc pour résultat une plus grande régularité de la pression de la vapeur. C’est un avantage appréciable pour les générateurs à faible volume d’eau, notamment pour ceux dans lesquels les tubes représentent une partie importante de la surface de chauffe.
- Cette plus grande régularité de la température de l’eau a pour conséquence de donner au chauffeur une facilité bien plus grande dans la conduite des feux et d’avoir à tout instant une* activité de combustion en rapport avec l’importance de la production de vapeur. Il en résulte un meilleur effet utile du charbon. On a constaté maintes fois que de la continuité dans l’alimentation, dépendent la régularité de la pression et un rendement élevé. C’est une démonstration expérimentale qui ne doit pas être oubliée.
- Enfin tout bon chauffeur a la crainte de laisser manquer d’eau les générateurs et, comme il ne peut pas prêter aux appareils de niveau et d’alimentation une attention de tous les instants, il s’occupe généralement de chaque chose d’une façon à [peu près successive. Au surplus, il est enclin à alimenter
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- par périodes, c’est-à-dire par grands volumes d’eau à la fois, et à ne suspendre l’alimentation qu’au niveau le plus élevé des indicateurs: c’est pourquoi, dans bien des cas, lorsque le débit de la vapeur est important, et le plan d’eau élevé et peu étendu, on s'expose à l’enlèvement avec la vapeur, de paquets d’eau qui vont démolir les machines.
- On ne pouvait pas mettre mieux en lumière les avantages que présente l’automa-
- Fig. i. — Aiimentateur automatique pour chaudières à vapeur, système Sandillon.
- ticité de l’alimentation des chaudières . AI. Schmidt ne s’est pas borné à exposer ces considérations générales ; il s’est rendu compte des résultats que donne en particulier l’appareil Sandillon. A la suite de visites faites dans des sucreries, dont l’une en a jusqu’à 18 en service, il a constaté que les conditions nécessaires à un bon appareil de ce genre s’y trouvent réunies. Le directeur de l’une de ces sucreries s’est même plu à reconnaître que la sécurité apportée par cet appareil, lui avait permis de supprimer l’emploi de l’ouvrier aiimentateur.
- Comme le montre la figure, cet alimenta-teur se compose de deux boîtes à clapet,
- réunies à une colonne, fixée sur la chaudière.
- La boîte de droite AI renferme un piston A, plus grand que le clapet B avec lequel il est boulonné, et la boîte N qui prolonge la colonne contient un clapet C dont la tige I, convenablement guidée, repose sur un balancier articulé dans la chaudière et portant un flotteur D équilibré par un contrepoids.
- L’appareil est placé sur la conduite de refoulement d’une pompe fonctionnant d’une façon continue; l’eau y arrive par la conduite E, débouchant entre le clapet et le piston A qui, comme dans le détendeur, est percé de part en part, d’un petit trou O et chargé par un ressort.
- Le piston et son clapet s’élèvent ensemble, sous la pression de l’eau refoulée qui, dès lors, est conduite dans la chaudière par la tubulure F et la conduite à clapet de retenue qui y est fixée. En même temps, l’eau qui passe en O de l’autre côté du piston, soit . dans la chambre G, arrive à travers le canal recourbé L au-dessus du clapet G et s’écoule le long de sa tige dans la chaudière aussi longtemps qu’il reste ouvert.
- Lorsque le niveau normal est atteint, le flotteur a amené le clapet C sur son siège ; l’eau s’accumule dans la chambre G où sa : pression ne tarde pas à mettre en équilibre le piston A, qui, sous l’effet de son ressort, descend et ferme énergiquement le clapet B; l’alimentation est ainsi suspendue , elle reprend dès que le niveau recommence à baisser.
- Les plus petites variations du flotteur se font sentir sur le clapet excitateur; quant au clapet régulateur, il s’ouvre toujours en grand, de sorte que le refoulement de l’eau dans la chaudière a lieu sans étranglement.
- Condensateur Bradley au stéarate de plomb (’).
- Beux fois déjà nous avons eu l’occasion de signaler à nos lecteurs les dispositions adop-
- P) TIx ElectricalEnginur (New-York), 2 février 1899.
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- tées par M. Bradley dans la construction des condensateurs; la dernière fois nous signalions en même temps l’emploi comme diélectrique du stéarate de plomb dont le pouvoir inducteur spécifique serait, d’après l’inventeur, 74 fois plus grand que celui de l'air (').
- Fig. 1 à 3. - Condensateur Bradley. Coupe longitudinale, vue en bout du condensateur et vue des fils.
- Les figures ci-jointes représentent une nouvelle disposition. Chaque armature du condensateur est constituée par plusieurs couches de fils métalliques, enroulées sur une armature. L'une des séries de couches est formée par un fil métallique nu 1, l’autre par un- fil métallique 2 autour duquel est enroulé un fil 3 de matière isolante ayant une faible capacité diélectrique et qui sert à séparer électriquement les fils métalliques de deux couches consécutives. Les fils formant les couches d’une meme série ont leurs extrémités situées d’un même côté reliées à
- (*) L'Éclairage Électrique, t. XVI, p. 456, 10 septembre 1898 et t. XVII, p. 203, 29 octobre 1898.
- une borne 5 ou 5% les autres extrémités étant noyces dans une masse isolante 4 et 4* , Quand les fils sont enroulés et connectés comme il vient d’être dit, l’ensemble est plongé dans un bain fondu de stéarate de plomb qui coule dans les interstices laissés entre les fils. J. R.
- Interrupteurs automatiques pour le remontage des appareils télégraphiques Hughes.
- Les interrupteurs automatiques qui vont être décrits ci-après ont pour objet de fermer le circuit d’un petit moteur électrique absorbant 0,55 ampère en moyenne sous 45 volts, pour remonter le poids d’un mouvement d’horlogerie, lorsque ce poids est au
- rique des appareils Hughes.
- bas.de sa course et réciproquement d'ouvrir le même circuit lorsque le poids a été remonté. Ils sont employés dans les bureaux télégraphiques aux remontoirs d’appareils Hughes. La manœuvre se fait par l’intermédiaire d’un levier dont le manche, non figuré sur les croquis, s'appuie sur les rondelles de plomb constituant le poids moteur. Sur la figure 1 , représentant l’interrupteur Da -
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- miens, a est le point de pivotage du levier; le contact se fait entre l’armature en fer doux b et l’aimant permanent en fer à cheval c, c. Le ressort d a pour objet de laisser toujours le ressort e en prise possible dans la fourche /. L’équerre g sert de butée au manche du levier.
- Sur la figure 2, représentant un autre
- Fig. 2. — Interrupteur Damiens, variante.
- interrupteur Damiens, a est le point de pivotage du levier; le contact se fait entre les butées de platine b.c. ,La lame d est un ressort qui pendant le cours, de l’action exercée par la fourche f sur la forte lame e prend entre les points de pivotage g,g1 les diverses formes figurées en ponctué. Le passage de la forme d à la forme 2 s’opère avec une brusquerie saisissante.
- Fig. 3. — Interrupte
- Sur la figure 3, représentant l’interrupteur Nicolas, le levier est pivoté en a et le contact intermittent s’établit entre b et le contact argenté c. La 'pression du levier
- contre la pièce oscillante d s’effectue par l’intermédiaire de la pièce en ivoire i. Les deux positions qije peut occuper la pointe du triangle d de part et d’autre du galet e correspondant à la fermeture et à l’ouverture du circuit.
- Sur la figure 4,- la fourche f pivotée en a force la pièce de contact .oscillante b h venir
- tour à tour en contact avec la partie métallique c ou avec la pièce en ivoire /. Quand la branche 1 agit sur le taquet 2 dans le sens de la flèche, la pièce b au moment où le levier achève sa course est en contact avec le ressort d garni d’une goutte d’argent et n’est plus directement en contact avec c.
- Sur le calcul de l’énergie nécessaire à la production du carbure de calcium ;
- Par Gustave Gin.
- Les calculs faits pour évaluer théoriquement la quantité d’énergie nécessaire à la production d’un poids donné de carbure de calcium sont rendus difficiles et incertains par le défaut de données exactes sur les chaleurs spécifiques et sur les chaleurs de formation des corps en présence.
- Les chaleurs spécifiques du carbone et de la chaux varient en effet beaucoup avec la température et si l’on ne connaît pas exactement la loi de variation on peut commettre des erreurs très grandes dans les calculs par
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- suite de la haute température atteinte dans le four électrique. D’autre part les chaleurs de formation des corps mis en jeu ou formés dans la réaction sont elles-mêmes fonction de la température de la réaction ainsi que de leur état physique, et leurs valeurs ne sont encore connues qu’approximativement.
- Dans une communication à l’Académie des Sciences (* *), M. Moissan a-montré que la chaleur de formation de l’oxyde de calcium CaO, en partant du métal à l’état solide pour aboutir à l’oxyde à l’état solide, est de 145000 calories et non de 131 500 calories comme il était admis généralement d’après les chiffres de Thomsen. M. Gin, a utilisé cette nouvelle donnée pour calculer l’énergie nécessaire à la production électrique du carbure de calcium ; voici ce calcul d’après une note que M. Gin nous a communiquée.
- « Admettons que la réaction CaO + ?C = CaC*+CO
- s'effectue à la température de 3 300° environ et calculons d’abord les quantités de chaleur nécessaires pour porter les masses réagissantes à cette température.
- » La chaleur spécifique moléculaire de l’oxyde de calcium étant donnée sensiblement, d’après des expériences faites par nous, par la formule.
- on trouve 43 060 calories pour la quantité de chaleur nécessaire pour porter une molécule (56 gr) de corps à 3 300°.
- » La chaleur spécifique atomique du carbone est d’après les déterminations de M. Violle '2), donnée parla formule
- 4,26 4- 0,000721 \
- on déduit qu’il faut 17 980 calories pour porter un atome de carbone à 3 300°.
- » La quantité totale de chaleur nécessaire pour élever à 3 300° une molécule d’oxyde
- (b Compte rendus, t. CXXVIJI, p. 384, 13 février 1899.
- (*) Combles rendus, t. CXX, p. 868, 22 avril 1895.
- de calcium et trois atomes de carbone est donc
- 43 060 + 3x17 980 = 97 000 calories.
- » A ce chiffre il faut ajouter celui qui exprime la quantité de chaleur nécessaire à la décomposition d’une molécule d’oxyde de calcium, soit 145000 calories d’après M. Moissan, et retrancher les chaleurs de formation de l’oxyde de carbone (26 100 calories) er du carbure de calcium (3 900); on trouve ainsi
- 97 000 +145 000 — (26 100 + 3 900)
- = 212 000 calories.
- pour la chaleur nécessaire à la formation de une molécule {64 gr) de CaC2. Exprimée en watts-heure cette quantité d’énergie est 212X1,158 — 245,5 watts-heure. On déduit de ce chiffre qu’il faut 3 837 kilowatts-heure pour la production d’une tonne de carbure.
- » Mais il est facile de se convaincre que dans un four quelconque la dépense d’énergie, par le seul fait du passage du courant dans les contacts, l’électrode et la sole, est au moins égale à 10 p. zoo du courant utilement employé. Donc avec un four ne comportant aucune perte par rayonnement, volatilisation ou autres causes, la quantité d’énergie dépensée par tonne de carbure, ne pourra être supérieure à 4 260 kilowatts-heure, ce qui correspond à une production de 5,630 kg de carbure par kilowatt-jour. »
- M. Gin fait observer, avec raison, qu’il ne faut pas accorder à ce résultat plus de confiance que n’en méritent les hypothèses qui ont servi à l’obtenir et en particulier l’hypothèse relative à la température de réaction, laquelle est peut-ètte inférieure à 3 300°. Néanmoins ce résultat est intéressant; il montre en effet que le rendement des fours à carbure de calcium n’est pas aussi mauvais qu’on le croit généralement puisqu’à l’usine de Méran on obtient couramment 5,2 kg de carbure par kilowatt-jour, ce qui représente un rendement de 0,92, si l'on admet le
- chiffre précédent.
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- T. XIX. - N° 18:
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- Étude quantitative sur la bobine d’induction à haute fréquence.
- Par W.-P. Boynton (*}.
- L’étude théorique du dispositif de Tesla a déjà été faite par Oberbeck et quelques autres ; M. W.-P. Boynton la reprend par l’analyse et vérifie les résultats par l’expérience. Le dispositif deTesla consiste, comme on le sait, à envoyer dans le circuit primaired’un transformateur sans fer, le courant de décharge d’un condensateur et kutiliserles courants de courte période induits dans le secondaire.
- Le schéma de l’appareil est donné par la figure i. Deux condensateurs primaires K, ont
- une de leurs armatures reliée à un excitateur à boules dans lequel on fait éclater les étincelles de décharge des condensateurs ; ceux-ci sont chargés par une forte bobine de Ruhm-korff excitée par un courant alternatif. L’excif-tateur était muni de deux boules en zinc, de 2 cm de diamètre, et un ventilateur, commandé par un petit moteur électrique, souf-
- (l) Phiks. Mag., t. XT.YI, p. 312-338, septembre 1898. Les deux travaux sur la bobine d’induction dont nous donnons les analyses dans ce numéro complètent la publication, commencée dans le précédent numéro, de ce qui a paru sur ce sujet depuis un an. N. D. L. R.
- fiait l'étincelle, ce qui rendait les phénomènes beaucoup plus réguliers que quand l’étincelle éclatait dans l’huile.
- Les condensateurs primaires étaient formés : chacun de deux feuilles de micanite de 25 x 3°X 0,062 cm, recouvertes d’étain sur les deux faces, jusqu’à environ 3,75 cm du bord. Les armatures extrêmes de ces condensateurs étaient reliées au primaire de la bobine de Tesla, lequel se composait de 34,5 tours de gros fil et formait un cylindre de 22 cm de long et de 8,3 cm de diamètre moyen. Le secondaire, composé de 84 tours, en trois couches, avait 30 cm de long et 10.6 cm de diamètre extérieur. Les deux extrémités du fil secondaire étaient reliées à un condensateur Ks, formé de deux disques de laiton, légèrement convexes, de eo cm de diamètre, plongés dans un bain de pétrole lourd.
- En appelant V la différence de potentiel aux bornes du condensateur dont la capacité est K et la charge Q, L le coefficient de self-induction du circuit, M le coefficient d’induction mutuelle des deux circuits. I l’intensité du courant, R la résistance, et en affectant des indices 1 et 2 les quantités relatives aux circuits primaire et secondaire, les équations différentielles de-système sont, quand le circuit secondaire est simplement formé par le condensateur, sans résistance interposée :
- V, + L, Yii- + M -J- + RJ, = o,
- v* + i-4r-M4r + RA=0-' - :
- Kn substituant I — ~ et V - , on
- arrive à des équations différentielles, du second ordre, dont la solution générale est ;
- Q = <2-«t(a cosJ3i + B sin p) j c-i*
- (G CQSQi-r D sin.Si),
- C’est-à-dire que les courants sont la somme de deux oscillations, de périodes et d’amplitudes différentes; généralement l’une de ces
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- oscillations prédomine, la prédominance étant déterminée par des dimensions relatives des facteurs K, L, M, R.
- L’auteur développe le calcul complet pendant io pages et il arrive, après avoir simplifié par rélimination des termes négligeables, aux résultats suivants.
- Partant du potentiel V(„ valeur maximum atteinte par la charge du condensateur primaire, facile à mesurer par la distance explosive de l’excitateur, on trouve que le potentiel maximum atteint au secondaire est donné par (’; :
- De toutes les valeurs instantanées, le maximum de V2 est la seule dont la mesure soit réellement facile ; pour toutes les autres, il est plus facile d’observer la valeur efficace. Chaque fois que le condensateur K, a atteint le potentiel V0, il se produit une décharge amortie. Ces décharges se reproduisant deux fois par période du courant alternatif, les intensités et le potentiel efficaces seront de la forme :
- IeIT. = 2n Ç* Pii. '
- Lorsque le facteur RJv, est petit relativement à RJv,, on arrive aux expressions simplifiées :
- ^(LjKj — L2K2j2 4- -1 M"K,K2
- »Vî0.VK*1(L,+L,-|t) V*eff' “ R* ;L,K, - L2K£)2 + KjM-K*! r .. hV'oMsK^K*
- Vit — —L2K2)2-K R,M2K2,
- _ «ÇJfL.K, — L2K2)2 +4iM*K1K,— (I-iK,— L,K2) "ÙK8)a + 4M<K,K~J
- 2K2 [R* (LlKl — UK*)* + - LpK,
- -UK,)* + 4M2K, Kj
- V'iLjK, — RKj- + 4iM2K,K2
- (4)
- De ces trois équations, l’auteui valeurs équivalentes du facteur
- tire
- rois
- dans le but de vérifier expérimentalement si les résistances R, et R2 peuvent être déduites de V0, V2e//, et mesurés directement.
- Dans le cas où le circuit secondaire est fermé en. court circuit, les carrés des intensités efficaces deviennent :
- 1 Vs. =
- Refî. =
- nV2,v\i4K| T,%R, + ALR, ’ «V^LAK, LS2R, + M2R2
- (5)
- (6)
- (M Cette équation conduit à ce résultat, assez difficile à expliquer, que si l’on fait K2 — o, c’est-à-dire si i’011 supprime le condensateur secondaire, 011 obtient :
- or, comme -j—- représente le coefficient de transformation, h force électromotrice induite est donc double de ce que 1 on est en droit de supposer 1
- Les expériences destinées à vérifier cette théorie, consistèrent d’abord à mesurer les constantes dü transformateur :
- U — 54000,
- ( Lj — 4540o0i
- ; M — 77000,
- Kt = i,6 x 1er18,
- 1 K, — 2 x io-20,
- toutes ccs valeurs en unités absolues ; la dernière, seule, Ka, n’a pas été mesurée, mais évaluée simplement.
- Les résistances des deux bobines étaient respectivement 0,05 et 0,3 ohm.
- Les expériences relatives à la fréquence furent celles qui donnèrent les résultats les plus conformes à la théorie. L’image des étincelles était reçue par un miroir tournant à une vitesse de 50 à 64 tours, lequel étalait cette image sur une plaque photographique placée à 81,5 cm ; dans ces conditions, chaque plaque recevait l’image de plusieurs étincelles présentant toutes l’aspect estompé dû à l’amor-
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- [Q2
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- tissement des oscillations. Les clichés montrent de fines hachures qui sont les oscillations et qui, malheureusement, ne se verraient pas dans les reproductions. Les distances entre les hachures, soigneusement mesurées, étaient comprises entre 0,047 et 0,070 cm, ce qui correspond à une double fréquence de 0,939 à 1,097 X io8, la moyenne étant 1,017 X 1 o~8. tandis que la fréquence calculée était 542 000 dont le double 1,084 X io6 diffère seulement de 6,7 p. 100 de la mesure. Ce résultat est très bon étant données les difficultés que l’on rencontre dans la mesure de capacités et de coefficients d’induction aussi petits.
- Le rapport des différences de potentiel maxima aux deux condensateurs, évalué d’après la longueur des étincelles, donne des résultats beaucoup moins exacts. Le rapport -^-calculé est 2,7, tandis que les expériences donnent depuis 1,3 jusqu’à 2,74! Jusqu’à 30000 volts, l’auteur faisait usage de ses propres déterminations sur les potentiels explosifs ; de 30000 à 50000, il employait les valeurs données par Heydweiller et, au delà de 50 000, ce qui arrivait rarement, il procédait par extrapolation.
- Dans les expériences suivantes, la disposition des appareils était celle de la figure 2 :
- Fig. 2.
- un électromètre absolu E, permettait de connaître à chaque instant la différence de potentiel des condensateurs K,. Un galvanomètre D,, placé sur le circuit de l’excitateur, donnait la valeur de Aux bornes du condensateur secondaire était placé un électromètre sensible E2, destiné à mesurer la différence de potentiel efficace pendant qu’un
- second galvanomètre Dâ donnait l’intensité efficace dans le secondaire.
- Les galvanomètres D, et Ds sont appareils à fil chaud, dans lesquels la dilatation du fil parcouru par le courant amène la rotation d’un miroir; la lecture est faite sur une échelle divisée. La figure 3 représente schématiquement un de ces apprreils.
- lieu duquel se meut un secteur métallique porté par deux pivots, placés eux-mèmes sur deux colonnes de verre. Des contrepoids permettent de régler la sensibilité et le tout étant plongé dans un bain d’huile lourde, l’amortissement est assuré. Ce bain a pour but principal d’éviter les étincelles dans l’appareil, en même temps qu’il augmente la sensibilité. Cet instrument, destiné à mesurer des potentiels efficaces relativement faibles, avec des valeurs instantanées très élevées, doit être d’un maniement assez délicat.
- Les expériences étaient conduites ainsi : L’excitateur à boules étant d’abord retiré,
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- toutes les autres connexions restant en place, l’alternateur était réglé pour donner en Es une différence de potentiel déterminée et on calculait la valeur maximum en supposant le courant parfaitement sinusoïdal. Ceci faits l’excitateur, réglé pour une certaine distance explosive, était remis en place, le courant envoyé dans la bobine et le ventilateur mis en marche. Des lectures étaient faites à l’élec-tromètre E2 et aux galvanomètres D, et D2; puis, pour contrôler le régime de l’alternateur, une nouvelle mesure de b était prise en retirant l’excitateur.
- Dans chaque cas, là valeur de V„ était déduite de la distance explosive à l’excitateur et les résultats de l’expérience servaient à calculer la résistance de R3 du circuit primaire, en la déduisant des équations (2), (3) et (4). Il est à remarquer que R, étant une résistance entièrement métallique parcourue par un courant de fréquence constante, il faut attribuer toutes les variations à Rt qui contient une étincelle dont la résistance est inconnue.
- Le premier fait qui se dégage des expériences est que la différence de potentiel maximum b, fournie par la bobine pour une distance explosive constante, augmente avec
- l’intensité efficace dans les deux circuits, comme avec le potentiel efficace V2 ; la courbe (fig. 5', montre bien le fait. Tracée pour une distance explosive de 4 mm, c’est-à-dire pour 13,650 volts, elle a pour abscisses
- les valeurs de b et pour ordonnées Ile/?-. Les courbes relatives à luff et à lîc/r ont une allure identique. Ce résultat ne peut s’expliquer que par une augmentation de la résistance de Rj avec le courant qui traverse l’étincelle (‘); cette résistance semble varier ici entre 10 et 100 ohms, mais les irrégularités sont considérables; il est impossible de tirer des tableaux de l’auteur une indication un peu sérieuse de la valeur de R,. Bien que les conclusions soient d’accord avec un travail de Trowbridgc et Richards, il pourrait bien y avoir là une lacune de la théorie.
- Des expériences semblables furent faites avec le circuit secondaire fermé, toujours dans le but de vérifier les résistances ; elles montrent, comme les précédentes, des différences considérables, selon que, pour les valeurs, simultanées de 1,^-et on calcule la résistance à l’aide de l’une ou de l’autre de ces intensités.
- Un résultat curieux et inexplicable par la théorie actuelle, c’est que, quand le circuit secondaire, sans condensateur, est fermé lui-mème par une étincelle, le courant primaire diminue avec la longueur de l'étincelle se-
- (,) L’augmentation de b pour une même longueur d’étincelle, quand l’intensité efficace augmente, peut, à notre avis, s’expliquer d’une façon plus simple, bien qu’il paraisse
- site. La bobine île Ruhmkorff employée par l’auteur est d’un très grand modèle, de telle sorte que la résistance de son circuit secondaire doit être considérable; il en. résulte que pour obtenir une différence de potentiel constante avec des débits variables — dans les expériences citées l’intensité efficace va de 0,6 à 1,5 ampère, — il faut des forces électromotrices plus élevées que V# pour compenser le RI et la réaction de la bobine. Or, b n’est autre chose que la “valeur maximum de la force électroniotrice, mesurée à circuit
- En outre, toute la théorie repose sur ce fait que le condensateur primaire se charge, une fols par phase, au potentiel explosif Vu de l’excitateur et que la décharge suit la loi exponentielle de décroissance. Cette théorie ne permet pas de comprendre pourquoi, à moins d’une résistance variable, l’intensité peut prendre des valeurs différentes pour une valeur unique de V0; mais si l’on admet que la décharge commence dès que la force électromotrice de la bobine a atteint V0 et continue sans décroissance tant que cette force électromotrice reste supérieure à V0, pour, ensuite, s’amortir suivant la loi ordinaire, on s’explique assez facilement l’augmentation de b en fonction de Jleir. ou Væir. H. A.
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- condaire, tandis que l’intensité secondaire augmente. II. A.
- Sur un cas particulier des oscillations électriques, produites par une bobine de Ruhmkorff à circuit secondaire ouvert et sur une méthode nouvelle pour mesurer des capacités électriques ;
- Par j. J. Borgman et A. A. Pktrowsry (p.
- « Nous avons l’honneur de présenter à l’Académie une exposition sommaire d’une partie des phénomènes que nous avons observés en étudiant l’action d’une bobine de Ruhmkorff à circuit secondaire ouvert.
- » On sait que, pendant l’action de la bobine de Ruhmkorff, quand son circuit secondaire reste ouvert, des tubes de Geissler s’illuminent, lorsqu’ils sont placés dans son voisinage. Nous avons constaté, entre autres, les faits suivants relatifs à ce phéno-
- » i. Si l’on fait communiquer à l’une des bornes de la bobine de Ruhmkorff un fil droit et qu’on le suspende de manière à l’isoler complètement, on constate qu’un tube de Lecher isolé (tube cylindrique évacué, privé d’électrodes) s’illumine quand il est à peu près placé perpendiculairement à la direction du fil. Ce même tube ne s’illumine plus, s’il est placé parallèlement au fil. Mais si on le fait glisser dans la direction du fil, la lumière apparaît dans la partie du tube dépassant i’extre'mité du fil. Un tube de Lecher isolé s’illumine intensivement quand on le place sur le prolongement du fil, même si la distance entre le bout du fil et l’extrémité la plus proche du tube atteint quelques dizaines de centimètres. En faisant communiquer la deuxième borne de la bobine h la terre, on change seulement l’intensité de la lumière du tube.
- » 2. Un tube de Lecher isolé cesse d’émettre de la lumière, si l’on dispose à quelques centimètres de distance, parallè- (*)
- (*) Comptes rendus, t. CXXVIII, p. 420, séance cia 13 février 1899.
- lement à sa longueur, un fil isolé ou un réseau de fils parallèles bien isolés tendus sur un cadre. La lumière du tube n’est nullement atténuée si le fil ou le réseau ont une direction perpendiculaire à sa longueur, meme s’ils sont placés entre le tube et le fil communiquant à la bobine.
- » 3. Un tube de Lecher isolé lumineux illumine un tube semblable isole quand on les fait communiquer par un fil long de quelques mètres.
- » Nous avons constaté encore le phénomène suivant :
- » 4. Le fil conducteur attaché a l’une des bornes de la bobine de Ruhinkorlf, dont l’autre borne reste isolée ou communique à la terre, s’attache à une électrode que l’on peut déplacer le long d’une gouttière horizontale creusée dans un bloc de paraffine et remplie d’eau. Les deux extrémités de cette gouttière sont munies d'électrodes en platine, communiquant aux électrodes d’un tube de Geissler pour analyse spectrale, bien isolé. Pendant l’action du Ruhmkorff, ce tube de Geissler s’illumine sans montrer aucune polarité : c’est-à-dire que le caractère de la lumière est le même aux deux électrodes et ne change pas quand on change la direction du courant dans le circuit primaire de la bobine. Le déplacement de l’électrode le long de la gouttière produit un changement dans l’intensité de la lumière du tube, et pour une certaine position de cette électrode, on aperçoit un espace sombre dans la partie capillaire du tube. La longueur de cet espace sombre bien délimitée, que nous désignons comme nœud, peut être réduite à quelques millimètres pour une certaine fréquence de l’interrupteur de la bobine et amenée au milieu de la longueur du tube par un déplacement convenable de l'électrode le long de la gouttière.
- » 5- Le déplacement du nœud, correspondant à un déplacement de l’électrode donné, est d’autant plus grand que la conductibilité du liquide dont la gouttière est remplie est moindre.
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- » 6. L'apparition du nœud et ses déplacements s’observent aussi dans le cas où la gouttière est remplacée par un tube de Lécher, dont les bouts sont munis de capsules métalliques communiquant aux électrodes du tube de Geissler; en ce cas, le tube de Lecher est, en outre, muni d’un anneau métallique qu’on peut faire glisser le long de sa surface, cet anneau communiquant à l’une des bornes de la bobine.
- » 7. Remplaçant la gouttière par un rhéostat à fil métallique, on constate un nœud au milieu de la partie capillaire du tube de Geissler, mais ce nœud ne se déplace plus quand on fait glisser le point de contact du conducteur de la bobine le long du rhéostat.
- » 8. Quand on emploie une gouttière remplie d’eau, la position du nœud dans le tube, ou la position de l’électrode dans le gouttière nécessaire pour amener le nœud au milieu du tube, dépend des conducteurs servant de communication entre les électrodes du tube et les extrémités de la gouttière. C’est la capacité électrique de ces conducteurs qui a la plus grande influence sur ce phénomène. On constate aussi l’influence de la résistance de ces conducteurs quand elle est très grande (des colonnes de dissolutions très diluées d’acides ou de sels dans l’eau) et que toutes les autres conditions de l’expérience restent les mêmes. L’influence des coefficients de self-induction des conducteurs paraît exister, mais nous n’en
- avons pas encore suffisamment approfondi l’étude.
- » 9. Le phénomène décrit dans les paragraphes ci-dessus donne le moyen de comparer des capacités électriques minimes. Pour cela on doit faire communiquer la capacité à mesurer avec l’un des conducteurs, réunissant les électrodes immobiles de la gouttière avec celle du tube de Geissler. Pour ramener le nœud à sa position antérieure au milieu du tube, on est obligé de faire communiquer avec le deuxième conducteur une capacité égale à la première ou de déplacer convenablement l’électrode mobile le long de la gouttière. Ce déplacement est proportionne] entre certaines limites aux capacités introduites.
- » Il est facile de mesurer par cette méthode des capacités ne dépassant pas une fraction d’une unité électrostatique C. G. S., par exemple les variations de la capacité d’un condensateur formé par deux plaques de 2 cm2 de surface disposées à une distance près de 1 cm; ou celles de la capacité d’une sphère de 5 cm de diamètre quand on la fait plonger dans divers isolateurs liquides. •
- » Tous les faits décrits ont été observés à l’aide d’une bobine de Ruhmkorff de grandeur moyenne, actionnée par le courant de deux accumulateurs.
- » Nous continuons nos recherches et nous espérons avoir bientôt l’honneur de communiquer à l’Académie les résultats ultérieurs. »
- VARIÉTÉ
- LES BATEAUX SOUS-MARINS
- A la suite d'événements qui n'ont pas à être discutés ici, de grandes nations maritimes ont éprouvé le besoin de dénombrer les engins de guerre auxquels est dévolu le rçle de trancher sans appel les questions de droit international. Les unes ont fourni des chiffres imposants de cuirassés, croiseurs, contre-torpilleurs, etc. ; les autres ont accusé un nom-
- bre plus modeste de navires de mêmes types, mais en y ajoutant des bateaux sous-marins très enveloppés de mystère. L’attention publique s’est portée avec une certaine ardeur vers cette question des torpilleurs-plongeurs. Il a été fait et publié de fort intéressantes recherches et les grands périodiques ont même produit de très remarquables épures des
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- NATIONS NOMS DATE LONGUEUR LARGEUR TONNAGE MACHINE VITESSE TUBES
- de, bateaux. lancement. (Mètres). (Mètres). (Chevaux.) “ .«X.
- Allemagne. 4. N... » » 22 »
- Espagne. . 1. Per al (à éperon). IS88 22 3 8? Electricité (60). 10
- t Tinlor l892 TO 75 Mixte : vapeur- X
- électricité.
- Etats-Unis. i. Holland (3 hélices). I896 24,40 3»30 138 Mixte : vapeur-électricité(iooo) 8 à 16 *
- 1. .V... En cons-
- (type Holland). truction. ”
- 1. Gymnote. . 1888 17,20 1,80 3° Electricité (52). 10 )>
- 1. G.-Zédé. i»93 45 3>3° 266 Electricité (720). 8,3 X
- f rance. . . 1. Morse. i899 36 2 >75 146 Electricité {350). 13 2
- 1. Narval. En construction. » » »
- i. N .. Vapeur en émer-
- Grece. . . (type Nordenfeld). s sion. Eau chaude *
- Italie . . . I. Delfina. 1894 15 3-50 „ 10
- Portugal. . 1. Fontes. i892 23 4 100 » 6
- 1890 260 Vapeur. Eau. .2
- (250).
- lurquie. . 1 .A bdul-Meischid (type Nordenjeld 1886 S» 4 260 Vapeur. Eau. (250). »
- types anciens et modernes de sous-marins. Dans ces relevés, ont figuré jusqu’à des projets dont les circonstances ou le manque de fonds ont empêché la réalisation, mais qui décèlent une grande ingéniosité. Toutefois la partie fondamentale a généralement été négligée. La mention « moteur indéterminé » remplace une indication plus précise. La vitesse est rarement mentionnée ; les mots « propulseur électrique » tiennent lieu de données techniques. Au total, les engins rêvés sont étroitement mêlés aux bateaux existants et le public est en droit de se demander quelle est la situation vraie des marines de guerre du monde à ce point de vue tout spécial. C'est pour essayer d'en fournir un exposé (malheureusement trop incomplet à notre gré), sous la forme la plus simple, que nous avons cru bon de dresser le tableau ci-dessus, qui donne le relevé, en 1898, des torpilleurs sous-marins avoués par les puissances maritimes. Nous avons complété par quelques notes, les renseignements trop succincts recueillis sur certains types inscrits au tableau et qui, bien que construits, sont peu connus.
- Les unités figurant ci-dessus donnent un ensem-
- ble de 17 bateaux, dont 14 supposés en service. On remarquera que pour le Holland modèle 1896, la colonne des vitesses porte 8 et 16 nœuds. Cet écart a pour cause le genre de fonctionnement de ce sous-marin. Emergé, il possède un rayon d’action de 1000 milles et peut atteindre une vitesse de 16 nœuds. Immergé, il ne file que 8 nœuds et son rayon d'action tombe à 60 milles. A (leur d’eau, il marche à la vapeur avec' des chaudières à pétrole ; sous l'eau, il utilise une dynamo actionnée par des accumulateurs dont le rechargement est assuré par la machine pendant l’émersion. Ces données sont intéressantes pour les prévisions relatives aux futurs sous-marins qui seront plutôt des submersibles, des plongeurs temporaires, changeant, comme le Holland, de moteur et d'allure selon qu'ils navigueront à découvert à la recherche de l’ennemi, ou qu’ils s’immergeront pour le torpiller dans ses fonds. Il est regrettable, dans cet ordre d'idées, que le Holland mixte n’ait pas fait ses preuves dans la guerre hispano-américaine et que son congénère le Ferai ne lui ait pas donné la réplique. Les résultats fournis par ces deux chefs-d’œuvre de mécanique qui n’ont
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- joue dans la circonstance que le rôle peu militaire de pontons, auraient au moins permis d’asseoir une Opinion sur la valeur ou l’insuffisance de ces engins que d’aucuns exaltent et que d'autres dénigrent à
- Le tableau précédent est insuffisant en ce sens qu'il ne contient que la série des navires plongeurs appartenant aux marines militaires. Il ne mentionne pas les engins récents et éprouvés dus à l’industrie privée, abstraction faite également des projets qui pour une cause quelconque, n’ont jamais pris corps. Avant de parler des types « privés », revenons sur ceux du tableau I. Celui-ci renferme plusieurs non-valeurs et fournit certaines données contestables malgré leur origine semi-officielle. Il montre aussi que plusieurs nations ont adopté le modèle de Nor-denfeld, ce qqi ramène toute la flotille de bateaux à trois ou quatre types seulement. Or, fait à noter, tous ces nordenfelds n’ont rendu aucun service au cours de la récente campagne gréco-turque, malgré la valeur connue des marins des deux nations en présence. Le sous-marin grec désigné par N..., semblable aux bateaux turcs n’a pas, plus que ces derniers, pu ou su remplir son rôle. Il est permis de déduire de l’inaction de ces appareils dans un duel aussi sérieux, que leur inertie ne peut provenir que de leur impuissance, ou d'une rapide mise hors de service par suite d’un défaut capital du système. Sans cela, rien ne justifie leur éloignement d.u théâtre de la guerre. Cette éviction réduit de 14 à 11 le nombre des sous-marins officiels.
- Il paraît logique de classer aussi comme inutiles les sous-marins américain et espagnol qui, pendant la dernière guerre, n'ont pas quitté le port. Nous faisons exception pour le Holland, resté neutre par la volonté, dit-on, du gouvernement cle rUnion, mais qui était supposé prêt à agir. Cette modération est faite pour surprendre.
- Ceci admis pour le Baker et le Ferai, on trouverait un noyau de 9 plongeurs-torpilleurs, dont 4 allemands. 1 américain, 2 français, 1 italien, 1 portugais.
- Allemagne. — Des quatre allemands on connaît peu de chose, la vulgarisation des secrets militaires n étant pas. dans l’Empire, aussi encouragée qu'ail-leurs. Ce que l’on sait sur les électromoteurs et sur les résistances à vaincre par un sous-marin immergé, induit à penser que l’électricité n’est pas 1 agent employé pour la propulsion. Par contre on Peut admettre la vitesse annoncée, de 22 nœuds, si 1 on applique le principe de la torpille Perk. Celle-ci,
- | essayée en Angleterre sous le patronage de la maison Yarrow, de Poplar, utilise la vapeur. Un réservoir central de 4 pieds de long, de 12 pouces de diamètre, entouré d’nn revêtement isolant, reçoit jusqu'à 160 livres d’eau chaude fournie parla chaudière du navire torpilleur. L’eau est injectée en 30 secondes, sous une pression de 400 livres par pouce carré. Au bout d'une heure, la tension de la vapeur est encore suffisante pour assurer le fonctionnement. La pression intérieure est, au plus, le quart de celle qui est développée dans le cas de l’air comprimé, d’où une meilleure étanchéité des assemblages.
- Avec l’air comprimé 011 obtiendra un trajet de 3/4 de minute et une vitesse maxima de 27 nœuds, là où des torpilles Perk fourniront un trajet de 1 minute 3/4. Ces torpilles ont atteint une vitesse de 32 nœuds sur 2000 m. Admettant le système des submersibles temporaires,perfectionnant ie système Perk que l’on appliquerait en plus grand, il ne semblerait pas impossible d’obtenir les 22 nœuds attribués aux sous-marins allemands.
- Espagne. — Malgré l’inertie du Ferai, constatée plus haut, complétons les données générales du tableau sur cet engin. Sa batterie comprenait 600 accumulateurs desservant 5 moteurs. Deux de ces derniers, de 30 chevaux chacun, servaient à la propulsion ; les autres actionnaient les organes d'immersion, d'emersion, direction, etc. L’inventeur, le lieutenant de vaisseau Ferai, mort récemment à Berlin, en traitant de l'achat de ses brevets, prévoyait une vitesse de 11 milles et demi sous i'eau. Le bateau pouvait rester submergé plus de deux jours sans renouveler sa provision d’air. Il lançait des torpilles automatiques et ajoutait à scs moyens d’attaque un éperon pour percer de bas en haut la partie non protégée des coques ennemies. Dans ses mouvements deplongée ou de montée, il conservait la position horizontale. Il possédait enfin des appareils variés pour illuminer le fond de la mer. L’électricité régnait seule à bord.
- États-Unis. — Le Holland n° 2 est, comme le n° r mentionné au tableau, un sous-marin mixte. La puissance de 1 000 chevaux est fournie par des machines à vapeur chauffées par des hydrocarbures. En route libre, une fraction de l’énergie est employée à actionner des dynamos chargeant les accumulateurs qui, pendant l’immersion, font à leur, tour, marcher les électromoteurs. Depuis la guerre hispano-américaine, ii a été tant parlé des Holland
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- (1 et 2), que nous n'insisterons pas davantage sur le fonctionnement de cet engin, qui est peut-être redoutable, mais n’a pas donné sa mesure.
- France. — Ici aussi l’on se trouve en présence de torpilleurs-plongeurs qui n'ont jamais pris le contact avec l’ennemi, mais qui ont pris le large, plongé sous des navires de haut bord, navigué par divers temps et fait des simulacres d’attaque se rapprochant beaucoup des conditions de la guerre.
- Le premier en date, le Gymnote, vieux de dix ans, a subi des modifications profondes. Son mode d'immersion primitif, reconnu dangereux à la suite d’un accident qu’il n'est pas utile de détailler, a été changé. Son installation électrique a varié. Son remaniement presque complet, consécutif à un incendie grave, en a fait un navire nouveau.
- Au début, son hélice, de 1,5 m de diamètre, était mise en mouvement par un électromoteur à 16 pôles inducteurs, avec induit formé d‘un anneau Gramme de 1 m de diamètre muni d’un collecteur à 4 balais {2 pour la marche avant, 2 pour la marche arrière). L’excitation des inducteurs sc faisait en série. La puissance développée- était de 52 chevaux. La machine était calculée pour marcher à 200 ampères et 192 volts. La vitesse de rotation était alors de 280 tours. L’ancienne batterie d’accumulateurs, du type Commelin-Desmazures, comprenait 564 éléments de 17,5 kgr, soit un poids de 987" kgr. Le courant était fourni par la totalité de la batterie. La capacité des accumulateurs était de 450 ampères-heure. Les combinaisons des éléments formaient quatre groupements correspondant à qnatre vitesses :
- rc combinaison, 12 éléments en quantité, 47 en tension, petite vitesse;
- 2° combinaison, 6 cléments en quantité, 94 en ten-
- 3e combinaison, 4 éléments en quantité, 141 en tension, vitesse de route;
- 4e combinaison, 2 éléments en quantité, 282 en tension, grande vitesse.
- La batterie nouvelle du type Laurent-Cély comprend 204 éléments ayant chacun 30 kgr de plaques, soit un poids de plaques de 6120 kgr seulement. La capacité est de 400 ampères-heure, le débit maximum de ïoo ampères.
- Le Gustave-Zédé. — Le tableau en fournit les caractéristiques et les périodiques n’ont pas tari sur ce sujet. Nous y renvoyons le lecteur. Au point de vue spécial de cette revue, disons que la puissance ! motrice de 700 chevaux est fournie par une batterie !
- d’accumulateurs Laurent-Cély actionnant un moteur Sautter-Harlé. Le silence observé sur certains côtés intéressants de cet engin très amélioré à la suite surtout du concours institué en 1896 pour les sous-marins, nous paraît recommandable jusqu a nouvel ordre. Ajoutons pourtant que les inconvénients graves dus jadis aux émanations des accumulateurs dans ce milieu soigneusement clos (émanations qui nécessitaient des précautions très particulières) ont disparu et que la respiration des vingt-un hommes d’équipage n’est plus compromise.
- Le Zédé a prouvé récemment, dans sa deuxième sortie au large, celle de Toulon à Marseille et retour, qu’il naviguait bien par mer houleuse, que malgré la fermeture de ses panneaux, pendant sept heures consécutives, son habitabilité était assurée. Il a montré scs qualités militaires contre un cuirassé torpillé par lui au repos et en marche. Sa vitesse reste un peu faible, il est vrai, mais' dans son ensemble il a résolu le problème du sous-marin de combat à moteur purement électrique.
- Le Morse, presque abandonné jusqu'à un récent démêlé diplomatique, a été achevé et bénéficiera des expériences faites sur les autres plongeurs. C’est un Zédé réduit, la longueur de celui-ci ayant été reconnue un peu trop grande pour la facilité des évolutions. Il est-mû aussi électriquement, par une machine de 350 chevaux, alimentée par des accumulateurs. Énfin sa vitesse serait supérieure à celle du Zédé.
- I.c Narval (en chantier) sera comme le Holland, un submersible mixte marchant à la vapeur à la surface de l’eau et n’employant l’électricité que pour les plongées.
- A mentionner pour mémoire, 6 nouveaux bateaux du type Narval, qui vont être construits en France dans 4 des ports de guerre, ce qui portera à 10, dont 7 submersibles et 3 plongeurs, le nombre des sous-marins appartenant à l’État.
- Italie. — L’Italie n’avoue officiellement qu’un échantillon de plongeur, le Delfino, dont le tableau donne les dimensions, mais sur les dispositions duquel les auteurs gardent une extrême réserve. Le Delfino n’est pas, croyons-nous, le seul engin de son espèce. L exploration des grands fonds a fait en Italie l’objet de savantes recherches depuis les mémorables plongées de la taupe sous-marine de l’ingénieur Toselli, en baie de Naples, le 2b août 1871, à une profondeur de 70 m. 11 a été question d'un sous-marin ovoïdal, soi-disantdestiné à larecherche des coques ou épaves immergées dans une zone
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- relevant, par hasard sans doute, du grand port militaire de la Spezzia. Un silence profond s’est fait sur cel appareil.
- Portugal. — Le Fontes, d’un tonnage à peu près égal à celui du Hollxnd, ne présente pas de caractère spécial. Il ne peut filer que 6 nœuds, ce qui le range au dernier rang des sous-marins actuels, inconvénient qui n’est meme pas compensé par un tube lance-torpilles.
- Ainsi, à ne considérer que les torpilleurs sous-marins militaires terminés ou en service, on voit que sauf quatre à cinq types rapides, la plupart de ces engins ne pourront jouer qu'un rôle limité, soit par defaut de vitesse, soit par manque de tubes lance-torpilles. Dans le premier cas, la vitesse propre des torpilles automobiles qu’ils lanceront, pourra suppléer celle du sous-marin clans l’attaque de l’ennemi; mais, dans le second cas, il est à craindre que les mécomptes soient nombreux, car on retombera clans les conditions du porte-torpille à espar, obligé de se porter presque au contact de la coque à saborder et par conséquent de posséder d’abord une vitesse suffisante pour rejoindre un adversaire rapide et de s’exposer ensuite aux effets de l’explosion.
- Or, il ne s’agit plus aujourd’hui de charges de 15 à 17 kg de fulmicoton, voire même' de poudre ancienne, U faut tripler ces chiffres et le passé doit rendre prudents les torpilleurs de l’avenir. Pendant la guerre de la Sécession, en effet, les assaillants eurent à souffrir autant que les assaillis.
- Citons un exemple ou deux :
- Le brick de guerre Hoasatonic se trouvait à son poste de blocus dans les eaux de Charlestown, le 17 février 1864, lorsqu'il fut attaqué par un submersible Villeroy du type surnomme David. Nous laissons la parole à l’historien (T
- " Vers 9-heures du soir, ce navire aperçut une espèce de planche semblant se diriger vers lui. Ses chaînes furent larguées, il fit machine arrière mais pas assez vite pour échapper aux coups du torpédo. Frappé à tribord, il coula en une minute. Quelques hommes furent sauvés. Quant, au David, qui venait de détruire VIlousatonic, on ne le revit jamais. >
- Le 56 octobre 1864, le grand cuirassé YAlbcmarle était attaque par un cigar ship du type créé par l’in-
- génieur français, monté par 13 hommes d’équipage-Accueilli par un feu violent, le bateau cigare se lança à toute vapeur, portant sa torpille sous,Ie flanc du cuirassé et fit feu. Aussitôt YAlbemarle s’abîma mais en entraînant sous les eaux l’embarcation fédérale.
- A cette époque, les charges, relativement faibles, n’étaient pas une cause de danger pour le porte-torpille sous-marin ou non. En serait-il de même avec des charges modernes de 50 kg de coton-poudre ? Le sous-marin dépourvu de tube lance-torpille scra-t-il protégé contre les effets de ses propres fourneaux flottants s’il en est trop près ou s’il n’a pas la vitesse nécessaire pour s’en écarter assez tôt après la mise du feu? A ces considérations d’ordre militaire qui n'arrêteraient pas d'ailleurs des hommes dévoués, s’en ajoutent malheureusement d'autres, d’ordre technique.
- Un écrivain électricien dont la capacité et la compétence sont indéniables (*) a défini ainsi les sous-marins en tenant compte des moyens actuellement connus :
- « Le bateau sous-marin, complètement immergé, est un aveugle. La seule méthode qui ait, jusqu’à présent, donné des résultats satisfaisants au point de vue du contrôle de la route, c’est de naviguer à fleur d’eau avec un observatoire émergeant de la surface, au moyen duquel le pilote, soit par un système quelconque de miroirs, soit directement, peut gouverner le bateau, puis avant de plonger, choisir une route rectiligne que l’on maintiendra après l’immersion, grâce à l’observation d’un compas d'un nouveau genre, le gyroscope, des retours successifs
- à la surface permettant de rectifier la roule. En
- réalité, les bateaux sous-marins actuels ne sont guère que des bateaux naviguant à fleur d’eau et n’exécutant sous l’eau que des parcours limités plus ou moins souvent répétés. Aussi n’est-ce pas sans quelque logique que plusieurs inventeurs ont franchement adopte l’idée d’un bateau simplement plongeur aux moments propices poui* l’attaque ou la défense. 0
- C'est en suivant cet ordre d’idées que la marine française a décidé la construction des plongeurs mixtes dits submersibles du type Narval.
- P. Marcillac.
- (’) M. Leblond. Cours de machines électriques professé aux officiers de la marine militaire.
- r-colonel Hennebert.
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- CHRONIQUE
- Susceptibilité magnétique de l’eau.—MM. Jæiger et St.-Meyer {Wied. Ann., t. LXVII, p. 427-429; 1899) cherchent à expliquer l'écart que présente le nombre qu'ils ont trouvé pour la susceptibilité magnétique de l’eau avec ceux de M. du Rois et de M. Kœnigsberger. Ils ont répété la mesure du champ magnétique par deux procédés différents de celui qui leur a. servi : par la déviation d’une bobine et par la variation de résistance du bismuth. Les résultats ne diffèrent pas sensiblement des premiers. Ils ont vérifié que la transformation de la masse d’air est bien isotbermique comme ils l’avaient admis et enfin obtenu encore le même nombre avec un appareil de dimensions différentes. L'explication de l’écart signalé reste donc à trouver.
- D’après un mémoire plus récent {Wied. Ann., LXVI1, p. 706-713), MM. G. J.kger et St. Meyer ont mesuré encore par deux méthodes différentes des précédentes, la susceptibilité magnétique de
- A l’aide d’une balance construite entièrement sans fer, ils ont déterminé la force à laquelle était soumis dans le champ magnétique un tube de verre rempli d’eau. Avec trois tubes différents, ils ont obtenu
- .*. — — 0,675 10-6, —0,665 10-6 et —0,656, 10-6
- L’eau distillée et l'eau des conduites n’ont pas présenté de différence appréciable. Les susceptibilités des dissolutions de chlorure manganeux et de chlorure ferrique sont égaies à celles qui ont été déterminées par les autres procédés.
- Dans une autre série d’expériences, MM. Jæger et Meyer ont mesuré le temps qu’employait à s’écouler par un tube capillaire l’eau ou la dissolution dans le champ magnétique et en l'absence du champ.
- Dans le premier cas, la charge est égale à la charge hydrostatique diminuée de l’attraction magnétique. Ces expériences ont fourni le nombre
- La moyenne de toutes les expériences effectuées par les divers procédés est donc:
- M. L.
- Nouveau procédé pour déceler les ondes électriques. — M. Neugschwender {Wied. Ann., t. LXVil, p- 430 432, 1899). indique un nouveau moyen de déceler les ondes électriques.
- Il insère dans le circuit d’une pile un galvanomètre et un morceau de glace argentée dont on a séparé l’argenture en deux parties par une fente : cette fente a une largeur suffisante (3 mm), pour ne pas fonctionner comme un radioconducteur ordi-
- L’expérience réussit aussi avec une fente en cuivre ou en zinc, mais non avec le platine. Si on souffle sur la fente, la couche de vapeur d’eau qui s’y dépose forme conducteur entre les deux bords de la fente et le galvanomètre dévie. Mais dès qu’on excite dans le voisinage des ondes électriques, le galvanomètre revient au zéro. Si 3a couche de rosée est suffisante, le galvanomètre dévie de nouveau quand les ondes cessent de se produire et on peut répéter plusieurs fois l’expérience : on peut aussi mettre au voisinage de la fente un chiffon qu’on maintient humide. Le support de la fente n’a aucune influence, pourvu qu’il soit isolant.
- L’expérience réussit également avec les vapeurs d’acide chlorhydrique, d'ammoniaque, de solutions salines, mais à partir seulement de l’instant où la couche de rosée n’est plus visible.
- Les trépidations ou les vibrations acoustiques sont sans action sur la fente rendue conductrice. Une élévation de température, l’électrisation statique n’ont pas d’action sur le phénomène. Mais les décharges par étincelle, soit d’un bâton de résine, soit d’une machine électrique provoquent une augmentation de résistance.
- Dans un téléphone, inséré à la place du galvanomètre on entend un bourdonnement suivant le rythme de l'interrupteur de la bobine; chaque train d’ondes émis par l’excitateur de Herz agit donc pour son compte. M. L.
- Le Gérant : C. NAUD.
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- Tome XIX.
- Samedi 13 Mai 1899
- 6' Année. — N° 19.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. --D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne. Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l'Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDÏN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- SUR LA TRANSFORMATION DES RAYONS X PAR LES DIFFÉRENTS CORPS
- Un faisceau de rayons X tombe sur une lame L formée d’un certain métal ou de telle autre substance qu’on voudra. La lame L dissémine en tous sens, à partir de la face d’entrée des rayons X, des rayons secondaires S qui résultent de la transformation des rayons X en rayons moins pénétrants (I). De quelles circonstances dépendent la nature des rayons S, les intensités de leurs actions sur un récepteur donné (plaque photographique, électroscope ou écran enduit de platinocyanure de baryum), et les actions relatives des rayons S émis pardifférents corps ?
- T.a question a déjà été implicitement traitée dans mes publications antérieures, mais son importance, comme aussi l'opposition apparente entre mes conclusions et certains résultats numériques particuliers indiqués par M. Hur-
- {') Voir mes articles de L'Éclairage Électrique des la, 19 et 26 mars 1898, du 14 janvier 1899 (t. XIV, p. 466, 509 et 547 et t. XVIU, p. 41), et mes notes des Comptes rendus des 19 et 26 juillet 1897 (reproduites dans L'Èclai-rage Électrique, t. XII, p. 281 et 316), 31 juillet et 7 août 1897.
- muzescu (') me conduisent à y revenir avec plus de détails.
- Causes de variation des résultats dans Vétude de la transformation des rajons X. — Le lecteur trouvera dans le numéro du 14 janvier dernier de ce journal (p. 64) le résumé d'une communication à la Société française de physique, où j’ai indiqué comment j’ai pu, au moyen de l’action électrique des rayons secondaires, définir dans chaque cas un coefficient c qui caractérise le degré de transformation des rayons S reçus par l’intérieur de l’électroscope et que, pour cette raison, j'appelle coefficient de transformation de ces rayons S. J’ai insisté sur l’importance de la nature et de l’épaisseur des milieux que les rayons S ont dû traverser avant de. produire leur action de.décharge. C’est la source la plus importante de variation des résultats.
- P) L'Éclairage Électrique, t. XV, p. 166; 23 avril 1898, t. XVI, p. 314, 30 août 1898. Séance de la Société Française de Physique dix 2 t avril 181)8.
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- Voici quelques exemples destinés à montrer comment varient avec le£ conditions signalées, non seulement les rapports des temps t nécessaires pour produire une même décharge d’un électroscope avec les rayons S des différents corps, mais encore Vordre d'activité des différents coips.
- Les rayons secondaires étant émis à travers 18 cm d’air et une paroi d’aluminium de 0,11 mm, les temps de décharge pour le fer et le cuivre étaient pour un certain faisceau de rayons X invariable, dans le rapport - =4,2. Avec la même épaisseur d’air, mais avec une paroi d’électroscope formée d’une très mince feuille d’aluminium battu (0,003 mm) le même rapport s’abaissait à 1,40. Si, de plus, l’épaisseur d’air était réduite à 7 cm, on avait • Tandis que dans le pre-
- mier cas.(rayons S filtrés par 18 cm d’air et 0,11 mm d’aluminium), l’ordre des actions électriques décroissantes était : Zn, Cu, Al, Fe, dans le dernier cas (rayons S filtrés par 7 cm d’air et 0,003 mrïl d’aluminium), il devenait : Fe, Zn, Cu, Al, et il se maintenait désormais invariable quand on diminuait encore l’épaisseur d’air traversé par les rayons secondaires. Seulement les écarts des actions relatives augmentaient, le fer devenant de plus en plus actif par rapport aux autres corps.
- Cette influence capitale des milieux traversés par les rayons S depuis le corps qui les produit jusqu’à la partie sensible du récepteur qui les enregistre s’observe très bien en photographie. J’ai déjà insisté en particulier sur la nécessité d’employer une couche photographique nue et non pas recouverte de papier noir, quand on veut comparer les actions secondaires (‘) des differents corps.
- Maintenant, les rapports des actions secondaires des différents corps dépendent encore de la nature particulière du faisceau de
- (*) Voir L'Éclairage Éleclrique, t. XVIII, p. 42, 14 janvier 1899.
- rayons X employé. Cette influence s’exerce :
- i° Suivant le degré de vide çt le mode dt fonctionnement du tube producteur de rayons X [Comptes rendus du 26 juillet 1897, n« 8) (*).
- 2° D’après l’absorption éprouvée par les rayons X à travers la paroi de verre du tube et la fenêtre d’aluminium de la caisse métallique qui renferme le tube. — Cette influence a déjà été démontrée par moi à l’aide d’une méthode de comparaison rigoureuse qui met bien en évidence les phénomènes d’absorption élective liés à la transformation des rayons X (Société française de physique, séance du 6 janvier 1899) (2).
- Voici quelques exemples :
- Les rayons S ayant à traverser 18 cm d’air et o,ri mm d’aluminium (paroi de l’électros-cope), si les rayons X sortaient de la caisse renfermant le tube à travers une feuille d’aluminium battu très mince (0,003 mm), on observait des temps de décharge proportionnels à :
- Zn Cu.tépaisseur^o'mmi Pb (épaisseur : 2 mm) Fe
- (l) 1,02 1,4 1,7 4,0 4,3
- Si l’on plaçait alors une lame d’aluminium de 0,12 mm sur la fenêtre de sortie des rayons X, les rapports des temps de décharge devenaient :
- Z11 Paraffine Cu Pb AI .Fe
- (I) M 1,2 i,5 3,0 3,4
- Les séries précédentes diffèrent beaucoup de l'ordre limite dans lequel le plomb, puis le fer, viennent les premiers.
- Ces résultats très particuliers sont voisins de ceux qu’a indiqués M. Hurmuzescu d’après des expériences faites avec un électroscope où les rayons secondaires pénétraient à travers une lame d'aluminium de
- (!) Voir L'Éclairage Électrique, t. XII, p. 316, 7 avril l897' . .
- (2) Voir L'Éclairage Électrique, t. XVIII, p. 66,, 14 janvier 1899.
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- 0,/ mm d'épaisseur (*). Les résultats de M. Ilurmuzescu relatifs aux temps de décharge des différents corps ne paraissent donc pas avoir de signification simple et ne sauraient être en contradiction avec mes résultats antérieurs qui se rapportent k l'ordre limite des différents corps et non pas à un ordre particulier. Ils ne sauraient davantage contredire mes remarques sur l’absorption élective, puisqu’au contraire l’influence de l’absorption élective intervient pour une part dans ces anomalies.
- Variations du degré de transformation et de la nature du faisceau secondaire avec l'épaisseur des milieux qui les filtrent. — Voici maintenant quelques exemples destinés k montrer la grande importance de la nature et de l’épaisseur des milieux traversés par les rayons secondaires sur le degré de transfor-mation et la nature du faisceau ainsi filtré. Je rappelle, par exemple, que les rayons S du plomb présentent un coefficient c de transformation très grand lorsqu’ils sont filtrés seulement par quelques millimètres d’air , dans leur trajet entre le plomb rayonnant et la fenêtre qui leur donne accès dans l’électros-cope, si cette fenêtre n’est fermée que par une très mince feuille d’aluminium battu. Mais si l’on éloigne l’électroscope à 7 cm du plomb, la nouvelle épaisseur d’air interposée arrête les rayons S les plus absorbables du faisceau hétérogène primitif ; les rayons ainsi filtrés ont une action électrique considérablement plus faible que les rayons primitifs ; en même temps le faisceau ainsi dépouillé de sa partie la plus absorbable est considérablement plus pénétrant ; son coefficient c de transformation s’est abaissé par exemple de 15 à 0,5.
- Le nickel qui transforme cependant beaucoup moins que le plomb, présente aussi très nettement les particularités précédentes, c’est-à-dire émet un faisceau hétérogène dont les parties les plus transformées sont arrêtées les premières. Ainsi en plaçant une même
- lame L d’aluminium de 0,3 mm d’épaisseur successivement sur le trajet des rayons X et sur le trajet des rayons S, on a trouvé les résultats suivants pour les rayons S émis par un miroir de nickel k travers 7 cm d’air et 0,003 mm d’aluminium (paroi de l’électros-cope).
- Rayons S émis, dans les mêmes conditions, k travers la même épaisseur d’air, mais k travers une épaisseur d’aluminium de 0,11 mm au lieu de 0,003 mm.
- c = 7,7 t —°!°47 r = o,52
- On voit que l’hétérogénéité du faisceau secondaire du nickel (déjà filtré par 7 cm d’air) est moins,grande que pour le plomb, mais reste cependant plus grande que celle des rayons X incidents. On remarquera que le coefficient de transmission y des rayons S se rapproche de celui des rayons X incidents k mesure que les rayons S sont dépouillés par filtration de leur partie la plus absorbable. D’une manière générale la filtration des rayons S diminue de plus en plus leur coefficient y de transmission et peut l’amener jusqu'à être inférieur au coefficient F de transmission des rayons X incidents. Le phénomène se présente alors sous une forme paradoxale. Voici un exemple : Les rayons S de l'étain filtrés par une épaisseur d’aluminium de 0,003 fnm et une épaisseur d’air inférieure à 7 ou 8 cm donnent des coefficients de transmission inférieurs à celui du faisceau des rayons X incidents ; le faisceau secondaire est moins pénétrant que Y ensemble du faisceau des rayons X incidents. Mais si l’épaisseur d’air dépasse 7 cm ou que la paroi d’aluminium de l’électroscope augmente d’épaisseur, c’est l’inverse qui se produit. Ainsi :
- i° Pour des rayons S de l’étain traversant la paroi d’aluminium de 0,003 mm de l’électroscope, après avoir parcouru 7 cm dans l’air, on a pour coefficients de transmission
- (*) L’Éclairage Électrique, t. XIX, p. 158, 29 avril 1899.
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- de l’action électrique à travers 0,11 mm d’aluminium :
- 0,58 avec les rayons S filtrés comme il est dit.
- 0,61 avec les rayons X incidents, c’est-à-dire que les pouvoirs de pénétration sont presque les mêmes.
- 20 Pour des rayons S de l’étain filtrés en outre par 0,11 mm d'aluminium, on-a pour coefficients de transmission à travers 0,3 mm d’aluminium
- 0,93 avec les rayons S.
- 0,39 avec les rayons X incidents, c’est-à-dire que les rayons secondaires sont ici nettement plus pénétrants que l'ensemble des rayons X incidents.
- C’est ici le lieu de remarquer que la comparaison des pouvoirs de pénétration des rayons X incidents et des rayons secondaires ne peut pas suffire à renseigner ni sur l’cwfs-lence. ni sur le sens de la transformation qui a donné naissance aux rayons S. Ainsi il ne faut pas croire que les rayons S proviennent dans le cas i° d’une transformation sensiblement nulle des rayons X, et, dans le cas 20, d’une transformation en rayons moins pénétrants. Il y a réellement transformation dans les deux cas, car le coefficient de transformation c, seul caractéristique de Icû transformation, n’est pas nul, ni négatif; il est de 0,2 dans le premier cas, et de 0,07 dans le second (la lame L qui sert à le définir étant une lame d’aluminium de 0,11 mm). Il faut donc interpréter le paradoxe en disant : les rayons S du faisceau secondaire filtré par 7 cm d’air et 0,11 mm d’aluminium proviennent de la transformation d’une partie des rayons X incidents en rayons moins pénétrants. Seulement pour ces rayons S suffisamment filtrés, les rayons X générateurs sont dans leur ensemble des t'ayons plus pénétrants que l'ensemble du faisceau incident, en sorte que, malgré la diminution de leur pouvoir de pénétration par transformation, ils sont encore, après transformation, nettement plus pénétrants que l'ensemble du faisceau de rayons X incidents. Conformément à ce qui
- précède, si l’on place une feuille d’aluminium de 0,11 mm sur le trajet des rayons X de manière à arrêter les rayons X les plus absorbables du faisceau incident, le coefficient de transmission des rayons S de l’étain déjà filtrés par 7 cm d’air et 0,11 mm d'aluminium, à travers une feuille d’aluminium de 0,3 mm diffère peu de sa valeur 0,93 obtenue quand les rayons X incidents n’etaient pas filtrés ; tandis que le coefficient de transmission des rayons X s’élève de 0,39 à 0,52. Ainsi l’écart entre les pouvoirs de pénétration des rayons S et des rayons X a diminué beaucoup. On conçoit qu’en filtrant de plus en plus les rayons X, on puisse annuler cet écart, puis le faire reparaître en sens inverse ; à ce moment on aura éliminé du faisceau de rayons X les rayons relativement plus pénétrants qui engendrent des rayons S arrêtés par l’air et la paroi d’aluminium de l’électroscope ; c’est seulement dans ces conditions que la comparaison des' coefficients de transmission des rayons S et des rayons X est susceptible de donner des résultats voisins de ceux que donne la méthode infiniment plus simple et seule rigoureuse des coefficients de transformation. Bien entendu il pourrait se faire que les apparences signalées soient dues en partie à ce que la transformation des rayons X en rayons S toujours moins pénétrants fût accompagnée d'une diffusion élective qui favoriserait les rayons X les plus pénétrants. Mais cette hypothèse ne m’a pas paru jusqu’à présent nécessaire.
- Aux particularités précédentes se rattache-ce fait : quand on filtre les rayons X- par une lame d’aluminium, d’ébonite,.etc., l’intensité électrique des rayons S est moins affaiblie que l’action directe des rayons X incidents.
- Quant au mécanisme intime qui préside à ces particularités, on peut se le figurer ainsi : l’électroscope enregistre surtout l’effet des rayons qui sont le plus absorbés par l’air de la cage ou par les parois de la cage. C’est pour cela que les rayons secondaires ont une action électrique comparable à celle des rayons X incidents quand le métal rayonnant est assez rapproché de la paroi très mince de l’élec-
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- troscopc, ou quand il forme l’armature d’un condensateur déchargé par des rayons X frap--pant directement cette armature : alors en effet sont utilisés pour la décharge les rayons S les plus absorbables du faisceau secondaire complexe.
- Cela étant, nous devons nous figurer le faisceau des rayons X incidents formés de divers rayons X inégalement pénétrants. Ce sont les moins pénétrants qui produisent la plus importante partie de l’effet électrique du faisceau complet; mais les plus pénétrants des rayons X incidents deviennent après transformation, plus absorbables et plus actifs, en sorte que leur importance relative peut augmenter beaucoup surtout si le faisceau secondaire est dépouillé par filtration des rayons S les plus absorbables qui proviennent surtout des rayons X les plus absorbables aussi. Enfin, nous devons remarquer que si la méthode des coefficients de transformation caractérise la transformation par un coefficient positif C, rien ne prouve que les diminutions de C quand on passe du faisceau secondaire complet au faisceau épuré par filtration indiquent que les rayons S du faisceau filtré correspondent à une transformation réellement moins profonde. Cela est possible; mais il se peut aussi à la rigueur que, par exemple, la variation de longueur d’onde soit la même dans la transformation qui produit les rayons S les plus absorbables du faisceau et dans celle qui produit les rayons S les plus pénétrants du même faisceau secondaire. Seulement, l’électroscope employé comme récepteur est de par sa nature même, moins sensible au phénomène de transformation des seconds qu’à celui des premiers. Cette considération semble justifiée par ce fait observé par Benoist (J), que plus les rayons X sont pénétrants plus leur absorption se fait d’après la loi des densités: on peut admettre alors que l’action des rayons secondaires relativement très pénétrants, est affaiblie par l’alu- (*)
- (*) L'Éclairage Electrique, t. X, p. 218 et 417, 50 janvier
- minium dans un rapport à peine différent de celui qui correspond à l’absorption des rayons X générateurs dans la même lame, tandis que des rayons S plus absorbables diffèrent nettement à ce point de vue des rayons X générateurs ; il y aurait corrélation entre les deux lois limites suivantes applicables aux rayons X ou S très pénétrants :
- iü L’absorption d’un faisceau de rayons X ou S est dictée par la loi des densités ;
- 20 Elle reste la même quelle que soit la transformation éprouvée par les rayons X pourvu qu’ils restent très pénétrants après transformation.
- Méthode de comparaison des différents corps. — Pour des corps qui transforment profondément, si l’on veut avoir un renseignement sur le degré de transformation de la totalité du faisceau secondaire hétérogène émis par le métal, il est tout à fait nécessaire d'opérer en ne faisant traverser par ces rayons qu’une très faible épaisseur d’air et une très faible épaisseur d’aluminium. On peut donc remplacer la paroi d’aluminium de l’électroscope par une toile métallique qui laisse passer les rayons S entre ses mailles. S’il s’agit de comparer seulement deux métaux, on peut employer la méthode du condensateur ; les rayons X pénètrent à travers la paroi d’aluminium de l’électroscope et viennent frapper une lame L successivement formée de deux métaux à comparer et reliée à la feuille d’or de l’électroscope.
- Ce sont alors les rayons S les plus absorbables du faisceau secondaire du métal qui jouent le principal rôle. En recouvrant le métal M d’une feuille d’aluminium on peut comparer l’absorption des rayons S dans l’aluminium pour les deux métaux. Les rayons S les plus absorbables sont les plus transformés.
- Les résultats ainsi obtenus ne sauraient d’ailleurs avoir une valeur absolue. Ainsi, on a reconnu que les rayons S du zinc amalgamé avaient la moitié de leur action électrique de décharge arretée quand on recouvrait le zinc
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- amalgamé d’une feuille d’aluminium battu de mm d’épaisseur. If est clair que cette absorption n’est pas duc à la traversée normale de l’épaisseur précédente, mais à des traversées d’obliquités diverses, surtout parce que le champ électrique du condensateur n’est pas uniforme ; il est faible vers le milieu des deux armatures du condensateur et relativement considérable dans une couche d’air d’environ 3 mm près de chaque armature: c’est surtout dans chacune de ces couches d’air que les rayons S provoquent la conductibilité de l’air qui engendre la décharge du condensateur et c’est plus particulièrement dans la couche d’air attenant au métal M que Faction est importante parce que les rayons S n’ont pas encore été affaiblis par absorption dans l’air; or, cette dernière couche est traversée surtout par des rayons S obliques. L’absorption apparente est relative à ces rayons obliques actifs; par suite elle est plus grande que l’absorption réelle.
- Exemple d'une détermination de coefficient à transformation. Précautions à prendre. — Rayons secondaires émis par un miroir de nickel à travers 70 mm d’air et de
- millimètre d’aluminium (paroi de l’électros-cope).
- On place une lame d’aluminium / de o,n mm d’épaisseur sur le trajet des rayonsX et l’on observe le temps t nécessaire pour que les rayons secondaires du nickel déchargent partiellement la feuille d’or d’électroscope (électroscope à une seule feuille, dispositif d’Exner) de manière que dans la lunette on voie un bord bien rectiligne de cette feuille aller de la division 30 d’un micromètre oculaire à la division 40. On transporte la même lame l sur le trajet des rayons secondaires de manière qu’elle soit traversée par les rayons S sous les mêmes incidences extrêmes (assez voisines d’ailleurs) que dans le cas où elle était traversée par les rayons X. On trouve alors que la même décharge de 30 à 40 exige un temps t! supérieur à t. Ce fait caractérise
- la transformation des rayons S reçus dans l’électroscope puisque si ces rajmns étaient des rayons X disséminés par une diffusion pure, il serait indifférent de les filtrer avant ou après la diffusion. On a trouvé :
- i — 10,4 SCC, puis 10.3 sec; î’=42 sec,
- puis t = io,3 sec.
- ' Le coefficient de transformation des rayons S reçus dans l’électroscope est donc : C ~
- — —1 = 3,08.
- Non seulement ce mode d’observation caractérise le degré de transformation des rayons S reçus dans l’électroscope, mais il dépend assez peu des variations d’intensité des rayons X (lesquelles tiennent non seulement à l’altération du tube, mais encore, et le plus souvent dans le cas de Y interrupteur Deprez, aux changements survenus avec le temps dans les oscillations électriques de la' bobine). Ainsi une demi-heure après les observations antérieures,on avait fait dans l’intervalle 12 observations successives et le temps t s’était élevé de 10,3 sec. à 11,2 sec. La nouvelle mesure de C a donné C =—: 3,10 au lieu de 3,08. Encore le tube était-il fatigué par un assez long service et par suite moins constant dans son émission que peu de temps après sa fabrication. J’ai facilement une précision supérieure à celle des résultats précédents. Pour l’obtenir il est indispensable :
- i° De régler l’interrupteur de la bobine avec un très grand soin. En particulier l’interrupteur Deprez ne doit être ni trop serré, ni trop rigide, ni trop mou. Le dispositif qui consiste à souder la colonne portant l’interrupteur Deprez, h une lame de cuivre maintenue sur le socle de la bobine par tfois ou quatre vis pas trop serrées donne d’assez bons résultats. Je l’ai souvent employé (’).
- 20 II convient de ne pas prendre une distance explosive trop considérable afin de ne pas altérer rapidement le tube. J’ai le plus
- (') Ce procédé a été indiqué par Izarn (Journal de Physique, t. VII, 1898).
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- souvent employé une distance explosive de 5 centimètres environ et môme moins.
- 3° 11 faut tenir compte du fait que lorsque la bobine et le tube n’ont pas fonctionné depuis quelque temps, l’émission des rayons X ne se fait pas avec la meme intensité que lorsque le tube a déjà fonctionné pendant plusieurs secondes. On élimine ce genre d’erreur en faisant les observations (par exemple £, t! puis t) dans des conditions identiques et même à des intervalles de temps égaux.
- Résultats pour divers corps simples. — J’ai indiqué [IY Eclairage Electrique du. 14 janvier 1899) la série :
- Sn-------Ni, Fe-----Zn Cu-------Al —S
- dans l’ordre des degrés de transformation décroissants obtenus dans des circonstances identiques, l’épaisseur d’air traversée parles rayons S avant de traverser la paroi d’aluminium |^de ~mmj de l’électroscope, n’étant que de 7 cm. Cet ordre se maintient le même quand l’épaisseur d’air diminue ; seulement les écarts des coefficients c obtenus pour les différents corps (toujours avec la même lame filtrante /) vont en augmentant, les plus faibles (S; Al) restant sensiblement constants et les plus grands (Fc, Ni) augmentant au contraire très sensiblement. Cet ordre limite est aussi l’ordre inverse des temps de décharge observés quand les rayons S n’ont à traverser qu’une épaisseur d’air inférieure à une dizaine de centimètres ou quand on compare les décharges d’un même condensateur dont une armature, frappée par les rayons X, est successivement formée des divers métaux. C’est cet ordre limite qui possède une signification précise. Dire par exemple, que le nickel vient avant le cuivre, cela signifie que les rayons S émis par le nickel proviennent dans leur ensemble d’unetransfor-mation des rayons X plus profonde que celle qui est imprimée par le cuivre aux mêmes rayons X, et qu’en même temps, le faisceau
- de rayons S émis par le nickel est, dans son ensemble, plus absorbable et plus actif que le faisceau émis par le cuivre dans les mêmes conditions.
- Cet ordre définit donc une qualité des métaux ou des corps composés. On peut remarquer que d’une manière générale les corps les plus lourds transforment profondément les rayons X, que les corps les plus légers les transforment à peine, mais on ne peut pas dire que le degré de transformation augmente toujours avec la densité. Par exemple, on constate en opérant avec des épaisseurs d’air suffisamment petites, ou par la méthode du condensateur, que Y étain transforme nettement plus que le cuivre bien qu’il ait une densité inférieure. Il est vrai qu’il a un poids atomique beaucoup plus fort, mais l’augmentation du pouvoir de transformation d’un élément avec son poids atomique A n’est pas non plus une règle générale. C’est ainsi que le nickel qui transforme nettement plus que le cuivre a cependant un poids atomique inférieur. La comparaison :
- c= 3 3 1.3 1
- A= 58,7 56 65,3 63
- montre que les pouvoirs de transformation relatifs caractérisent les éléments chimiques et rapprochent les éléments voisins comme le nickel et le fer, bien que la différence de leurs poids atomiques soit comparable à celle d’éléments comme le zinc et le cuivre qui transforment cependant assez inégalement .
- On peut sc demander s’il y a une qualité autre que le poids atomique qui détermine les pouvoirs de transformation relatifs des éléments. Ce seraient peut-être les volumes réels des atomes, lesquels seraient proportionnels aux quantités ~ ^ où n représente l’indice de réfraction de chaque métal pris à l’état de vapeur métallique monoatomique transparente, à une même température et à une même pression. Les données expérimentales manquent malheureusement pour
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- contrôler suffisamment cette vue théorique. En attendant, les pouvoirs de transformation relatifs fournissent une méthode physique nouvelle pour classer les éléments d’après un caractère qui semble bien spécifique pour
- chaque élément. Cette méthode me semble devoir jeter un jour nouveau sur une propriété spécifique des éléments qui pourrait bien ne pas être autre chose que les dimensions des atomes. G. Sagnac.
- MACHINES DYNAMO-ÉLECTRIQUES
- ALTERNOMOTEURS («)
- Revenons aux moteurs asynchrones à courant alternatif simple ; on peut disposer le circuit inducteur auxiliaire de façon à permettre le démarrage du moteur. Si. en elfet, au lieu de disposer cet enroulement à 90° du premier lorsque le moteur est bipolaire ou à la moitié de la distance angulaire de deux pôles consécutifs, on le suppose déplacé par
- Fig. r8. — Dispositif de la Compagnie Thomson-Houston (Steinmetz), pour le démarrage des moteurs asynchrones à courant alternatif simple.
- exemple d’un angle de 120° (fig. 18) ou d’un tiers de la distance des axes de deux pôles voisins, il y aura induction mutuelle entre les deux enroulements inducteurs P et Pr Le condensateur placé dans le circuit P permettra d’obtenir un décalage convenable entre les courants traversant ces deux enroulements de façon à créer dans l’induit S un champ tournant plus ou moins elliptique qui permettra au moteur de démarrer seul.
- Ce procédé très ingénieux n’est pas non plus nouveau, il a été breveté en France par
- MM. Sautter et Harlé (8) qui ont revendiqué pour le démarrage l’emploi du circuit auxiliaire, soit fermé sur lui-même, soit fermé sur une résistance, une self-induction ou une capacité.
- Comme la capacité nécessaire pour la production de ce champ tournant de démarrage est différente de celle qui correspond à l’annulation du décalage dans le fonctionnement normal de la machine, la capacité des condensateurs devra pouvoir être modifiée par un commutateur convenable.
- La figure 19 montre l’application de ce
- Fig. 19. — Dispositif de la Compagnie Thomson-Houston (Steinmetz), pour le démarrage et l’annulation du décalage d’un moteur asynchrone à courant alternatif simple et à trois circuits inducteurs (emploi de condensateurs
- dispositif à un moteur triphasé, dont l’une des phases P, est seule branchée sur un
- (') Voir L'Éclairage Électrique du 6 mai 1899, p. 161. (V Brevet français, 1895.
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- réseau de distribution. Un condensateur de capacité déterminée étant placé aux bornes de l’une des deux autres phases, P3 par exemple. Les courants traversant ces trois enroulements ne sont pas nécessairement décalés de i2o° entre eux de façon à obtenir un bon démarrage, le condensateur est établi seulement pour compenser les courants dé-wattés, toutefois le démarrage est assez satisfaisant en général.
- Comme dans le cas précédent,
- Fig. 20. — Dispositif de la Compagnie Thomson-Houston (Steinmetz), pour le démarrage et l’annulation du décalage dans un moteur asynchrone à courant alternatif simple et à trois circuits inducteurs (emploi de condensa-
- formateur T (fig. 20) peut être intercalé entre l'enroulement P3 et le condensateur.
- La figure 21 montre l’application du dispositif de la figure 18 à un moteur dont les deux enroulements P et P, ont leurs axes faisant un angle différent de la moitié de la distance angulaire de deux pôles voisins.
- Le procédé de démarrage des moteurs asynchrones à courant alternatif simple de MM. J. P. Stone et S. E. Doane (j) ingénieurs à la Compagnie Ti-iomson-Houston est un perfectionnement intéressant d’un procédé bien connu. On sait en effet qu’on obtient un bon démarrage des moteurs asynchrones a courant alternatif simple en employant deux en-
- (') Brevet anglais n1’ 10690, 5 figures; déposé le 10 mai 1898, délivré le 17 septembre 1898.
- roulements auxiliaires de façon à constituer un véritable moteur à courants triphasés monté en triangle. Deux des bornes du moteur sont reliées directement aux deux conducteurs du
- ;i. — Applicatif
- du dispositif de dér
- tif simple de la Ce
- pagnie Th
- différent de celui correspon-
- dent pôles
- réseau et la troisième au point de jonction d’une résistance et d’une self-induction disposées en série et dont l’ensemble est placé en dérivation entre les conducteurs principaux de la ligne. Un pareil dispositif ne peut évidemment pas donner trois tensions égales et décalées entre elles d'un sixième ou d’un tiers de période, la meilleure disposition étant en somme celle qui donne dans les deux circuits auxiliaires deux tensions dont les valeurs efficaces sont égales à fois celle de la tension du réseau et sont décalées entre elles d’un quart de période, tandis qu’elles le sont d‘un huitième et de trois huitièmes de période respectivement par rapport à la tension principale.
- Un second inconvénient de ce dispositif est que le commutateur correspondant à ce circuit de démarrage doit être coupé avant que le moteur ait atteint sa vitesse normale afin d’éviter que les tensions induites dans les enroulements auxiliaires deviennent supérieures à celles existant aux bornes de la
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- résistance et de la self-induction, ce qui aurait pour effet de faire fonctionner l’appareil comme un moteur générateur, les circuits auxiliaires rendant alors à la ligne l’énergie qu’ils empruntent au moteur.
- C’est pour éviter ces deux inconvénients et laisser les dispositifs de démarrage constamment en service que MM. Stone et Doane proposent de remplacer la bobine de self-induction par un transformateur, un autotransformateur ou un survolteur et de choisir leurs enroulements et la résistance auxiliaire de façon à avoir les différences de phases et les tensions désirées.
- La figure 22 montre le schéma de ce dis-
- Fig. 22. — Dispositif Je la Compagnie Thomson-Houston \Srone et Doane}, pour le démarrage et l’alimentation d'un moteur asynchrone triphasé, branché sur un roseau à courant alternatif simple (emploi d’une résistance et d’un survolteur).
- positif. Deux des bornes d’un moteur a courants triphasés sont réunies par les conducteurs a,, a la ligne ab qu’alimente un alternateur monophasé A.
- La troisième borne est réunie à l’aide d’un conducteur U à l’une des extrémités du survolteur constitué par une véritable bobine de self-induction, dont l’autre extrémité est reliée à la ligne. La seule différence est que le point de jonction de la bobine avec le
- (') Voir pour la théorie des survolteurs de ce genre le travail de M. Russell sur « formules pour transformateurs » L'Eclairage Électrique, t.XI, p. 455, 29 mai 1897.
- second conducteur de ligne à travers la résistance auxiliaire se fait en un point déterminé de l’enroulement suivant l’augmentation de tension que l’on veut obtenir.
- Les commutateurs S et S' permettent de couper le courant dans les circuits auxiliaires et la dérivation formée par le survolteur G et la résistance D. Un transformateur peut évidemment être employé à la place du survolteur, quoique cet emploi soit moins commode et moins économique.
- La figure 23 représente le diagramme des tensions aux bornes des trois enroulements du moteur en admettant que la tension aux bornes de l’enroulement principal soit de 100 volts. Le triangle a b c\. correspond au cas où l’on emploie une simple bobine de réactance dont la résistance apparente est égale à celle de la résistance D. Le triangle a, b, c, se rapporte à la distribution normale lorsque le moteur est en vitesse, mais pour qu’il en soit ainsi, comme les valeurs des tensions et des décalages dépendent des intensités des courants qui traversent les circuits, il faut disposer les deux sections du survolteur de façon à élever un peu la tension entre b’ et U pour avoir un diagramme analogue à celui correspondant au triangle abc. Lorsqu’on ferme le circuit, l’addition de la self-induction du moteur à celle du survolteur permet alors de ramener les décalages aux valeurs voulues.
- Pour permettre de régler avec les charges les tensions sur les trois circuits et d’égaliser leurs décalages, on peut employer une résistance variable et un survolteur à rapport de transformation variable comme le montre la
- figure 24-
- Le dispositif de démarrage, au lieu d’être placé en dérivation sur la ligne, peut être placé aux bornes d’un transformateur T représenté en pointillé sur la figure 22, ce qui a pour effet d’augmenter les différences de potentiel entre le conducteur U et les conducteurs principaux de façon à obtenir un plus grand couple au démarrage. Le triangle a b c3 de la figure. 23 correspond à ce cas.
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- I,es perfectionnements que M. Bradley (*) propose d’apporter aux moteurs asynchrones se rapportent à l’emploi des condensateurs dans l’induit et ne présentent rien de bien nouveau. L’inducteur 5 du moteur asynchrone à courant alternatif simple représente sur la figure 25 comporte deux enroulements dont l’un comprend un artifice de déphasage
- Fig. 23. — Dispositif de la Compagnie Thomson-Houston (Stone et Doane), pour ie démarrage et l'alimentation d’un moteur asynchrone triphasé sur reseau à courant alternatif simple (diagramme des tensions'.
- quelconque 6 pour permettre le démarrage.
- L'induit 7 formé de trois enroulements montés en triangle a ses prises de courants réunies a trois bagues a. b, c, en communica-
- T,
- Fig. 24. — Dispositif de la Compagnie Thomson-Houston (Stone et Doane) pour le démarrage et l’alimentation d'un moteur asynchrone triphasé, branché sur un réseau à courant alternatif simple (emploi d’une résistance et d"un survolteur réglables).
- tion chacune à l’aide du frotteur avec l’une des armatures de trois condensateurs, les autres armatures étant reliées entre elles pour constituer un circuit triphasé en étoile. Un commutateur triple manié à l’aide d’un seul levier q permet d’introduire une capacité variable à volonté dans chacun des circuits en question.
- (r; Brevet anglais n° 19248, 2 figures ; déposé le 9 septembre 1898, délivré le 12 novembre 1898.
- Les condensateurs se conduisent dans ce cas, ainsi que l’ont montré divers auteurs (*), comme de véritables résistances et permettent par suite de faire varier la vitesse pour un couple donné.
- On peut, au lieu des trois séries de condensateurs qu’indique la figure 25 employer
- l’induit pour le réglage de la vit
- une seule série comme le montre la figure 26. Dans ce cas les plaques métalliques formant
- Fig. 26. — Moteur asynchrone monophasé avec dispositif spécial de démarrage et condensateur dans l’induit pour le réglage de la vitesse.
- le condensateur sont reliées de trois en trois
- (*) Voir par exemple notre article sur le « rôle des condensateurs dans les induits des moteurs asynchrones ». L'Éclairage Électrique, t. X, p. 193, 1897.
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- à un plot des commutateurs multiples ioa, •[ que la deuxième, la cinquième, la huitième iOb» ioc. C’est ainsi que la première, la qua- le sont aux plots du commutateur io&, et les trième et la septième plaque, sont reliées aux troisième, sixième, neuvième à ceux du com-dlots successifs du commutateur ioa, tandis I mutateur iqc.
- commutatrice diphasée de la Compagnie Westinghouse (Lamme).
- Dans le dispositif d’inducteur représenté sur la figure 2, le démarrage est obtenu en disposant à 450 de l’enroulement normal un second enroulement formé des bobines ddL et fermé sur lui-même. On obtient ainsi un champ tournant inducteur, lequel en ajustant
- convenablement les condensateurs connectés aux bornes du circuit induit permet à l’appareil de démarrer avec un couple plus ou moins puissant.
- Ce dernier dispositif n’est autre que celui revendiqué par MM, Sautter et Harlé dans
- Fig. 29. — Schéma de l’enroulement induit d’une commutatrice de la Compagnie Thomson-Houston (Lammej.
- le brevet signalé plus haut (*)'. Il a été également indiqué par M. A. Blondel dans son mémoire sur le courant déwatté.
- La commutatrice de M. Lamme (2) (Compa-
- {‘) Voir L'Eclairage Electrique du 15 mai 1899, p. 208.
- (2) Brevet anglais nü 19 719, 7 figures, déposé le 26 avril 1897, délivré le 26 août 1898. Date du dépôt du brevet américain, 28 janvier 1897.
- gnie Westinghouse) appartient au type de convertisseurs sans circuit inducteur à courant continu, type que M. S.-P. Thompson, dans sa communication sur les convertisseurs (l) tournants dit avoir été abandonné depuis. Il n’est toutefois pas sans intérêt de donner une
- (*) Vbir L’Éclairage Électrique, t. XVIII, p. 389, 11 mars 1899.
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- brève description de cette machine représentée sur les figures 27 et 28. La carcasse magnétique inductive (1) affecte sensiblement la forme ordinaire, mais les noyaux polaires, généralement laminés, sont plus courts et plus larges que ceux employés ordinairement et ne portent pas en général de bobines magnétisantes. Les appareils de forte puissance ne portent, en effet, aucun enroulement sur les inducteurs; ceux d’une puissance assez faible pour ne pouvoir induire des courants de Foucault suffisants dans les noyaux des inducteurscomportent un enroulement inducteur qui, dans quelques cas, peut être fermé sur lui-même; le commutateur 2b permet de fermer cet enroulement sur lui-même ou sur une résistance variable, ou d’ouvrir le circuit.
- L’induit 3 est représenté en développement sur la figure 29, c’est un induit ordinaire tambour, multipolaire, en quantité, avec connexions du côté opposé au collecteur pour l’alimentation par courants diphasés. Les conducteurs sont logés dans des rainures ou des encoches de façon à permettre de réduire l’entrefer autant que possible et le rendre analogue à celui d’un moteur asynchrone ordinaire. On obtient ainsi un courant magnétisant très petit ; on peut encore arriver à un courant magnétisant faible en entourant
- l’induit d’un anneau de tôles superposées soit fixe, soit mobile avec l’induit et disposé de façon à ménager un léger entrefer entre eux. L’induit se mettra en mouvement comme l’inducteur d’un moteur asynchrone et le magnétisme rémanent des inducteurs sera suffisant pour annuler le glissement et par suite pour synchroniser la machine qui fournira alors du courant continu si les balais du collecteur sont bien placés sur la zone neutre.
- Les sections de l’induit ayant une longueur un peu inférieure à celle du pôle, la courbe de l’induction dans l’entreferpour chaque phase est un peu aplatie et il en est de même de la courbe de l’induction résultante de sorte que l’induction reste sensiblement constante sur la presque totalité de la longueur du pôle.
- La machine n’ayant pas de réaction d’induit par suite de l’égalité des flux dus au courant continu et aux courants wattés, cette répartition de flux dans l’entrefer se conserve avec la charge.
- Les commutatrices ainsi constituées sont sensiblement indépendantes de la forme périodique de la tension des courants d’alimentation et peuvent par suite fonctionner avec n’importe quel genre d’alternateur.
- G.-F. Guilbert.
- THÉORIE DE LA DÉCHARGE DES CONDUCTEURS A CAPACITÉ RÉSISTANCE ET COEFFICIENT DE SELF-INDUCTION VARIABLES (>)
- Rythme et amortissement ues oscillations. — Dans le. cas de la décharge oscillante à capacité, résistance et coefficient de self-induction invariables, l’intervalle ♦ de temps, qui sépare deux changements de signe consécutifs est également invariable. Il n’en est pas ainsi lorsque C, R, L varient avec le temps pendant l’expérience. A cet égard le théorème de Sturm conduit aux résultats suivants.
- Si la fonction caractéristique (nécessairement positive dans les cas de la décharge
- oscillante) est'constamment décroissante lorsque t varie de ti à 4, l'intervalle de temps entre deux changements de signe de la décharge devient de plus en plus grand, tout en restant
- Pour le montrer, supposons que t = &1 soit l’une des valeurs de t, pour laquelle l’intégrale y s’annule et déterminons les cons- (*)
- (*) Voir L'Éclairage Électrique, du 22 avril, p. 88;
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- tantes Cn Q, D„ D2 dans les intégrales générales
- * = 0, sin^ÉM + C,), «=nisin(#V/N T D,},
- des équations de comparaison
- % +Mv=„,
- de sorte qu’on ait à la fois
- On aura alors
- v = C,sin r((-«i)V/H]>
- «=DlSmL((~»,U/N],
- D’après le théorème de Sturm, le premier zéro t — z., de qui suit t= a„ est inférieur au premier zéro de u et supérieur au premier zéro de v, qui suit i—zv On en conclut que
- ou encore
- où désigne une valeur de t comprise entre
- De même si l’on désigne par aa le zéro de / immédiatement supérieur à a,, on aura
- v/„ ((y
- avec
- Supposons maintenant que la fonction caractéristique rs(t) décroît constamment lorsque t varie de tl à ty On aura alors
- w '&) >*(*,)> **[%)>.....
- et par suite
- et comme l’on a en général w (0,-J > N,
- la proposition est démontrée.
- On en tire en même temps la conséquence
- Si, t pariant de ti à la fonction caractéristique décroît, tout en restant positive, et tend asymptotiquement vers une limite p différente de %éro, la décharge présentera une infinité d'oscillations ; l’intervalle de temps entre deux changements désigné consécutifs deviendra de plus en plus grand, mais ne surpasse pas la valeur —et tend asymptotiquement vers cette limite.
- Au bout d’un certain temps le phénomène devient sensiblement ce qu’il serait si la capacité, la résistance et le coefficient de self-induction étaient invariables. Mais comme on le verra tout à l’heure, dans cette phase il sera déjà très amorti.
- On démontre de la même manière le résultat suivant :
- Si, t variant de tt à ti la fonction caractéristique est constamment croissante, l’intervalle de temps entre les deux changements de signe consécutifs devient de plus en plus petit, mais reste constamment supérieur à -^=-. Et si tf = oo, en désignant par p la limite de zs(t) ponr t= oo , ces intervalles consécutifs de temps deviennent sensiblement égaux entre eux et tendent vers la limite dé-
- charge éprouvera une infinité d'oscillations.
- Mais ces oscillations, comme dans le cas de la décharge ordinaire, seront de plus en plus amorties et le phénomène cessera d’être sensible au bout d’un certain temps suffisamment long.
- Dans le cas de la décharge à C, L, R invariables la raison analytique de ce fait consiste comme on le sait, en ce que la partie réelle des racines de l’équation du second degré
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- correspondant à l’équation différentielle du phénomène
- est négative, et que de plus si y est l’intégrale générale de l'équation
- où K est une constante positive quelconque, tend vers zéro, lorsque t augmente indéfiniment.
- Les faits analogues subsistent dans le cas de la décharge à C, L, R variables avec le temps. Je l’établirai par une méthode analogue à celle employée pour la recherche de l’ordre d’infinitude des fonctions définies par les équations différentielles linéaires à coefficients réels et variables i1).
- Envisageons l’équation
- - + ro(0r = °
- et désignons par o la limite vers laquelle tend la fonction caractéristique mit) lorsque t augmente indéfiniment.
- Faisons le changement de variable indépendante
- où est une constante posi l’équation (15) deviendra
- ; indéterminée ;
- ' Wi
- L’équation (15) peut s’écrire sous la forme
- (*) Picard : Traité d’analyse, t. III.
- . système d’équations simultanées
- où ^ et ^ sont nouvelles variables constante positive quelconque. On e
- et le système (17) devient d: ‘
- Tx=^-^ - \
- = (T 7
- En multipliant la première équation par la seconde par 7, et en ajoutant membre à membre les équations ainsi obtenues, on aura
- Or, comme l’on a pour x = oc
- limO (.*•;— ?.
- on peut trouver une constante ^ telle que quelle que soit la valeur a positive, on ait, à partir d’une valeur suffisamment grande a* = .y0, constamment
- 0<-f W- i]<*
- A partir de cette valeur de .y on aura constamment
- M**+î*,) «1 >q-
- [4-«H*'-I](f + wi
- et par suite
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- Ceci montre que la fonction f-{-z* décroît constamment lorsque x augmente à partir de x0 et par suite aucune des deux fonctions ^ et ^ n’augmente indéfiniment lorsque a:, et par conséquent t, tend vers .
- Or, on a
- et si l’on désigne par \x la limite toujours positive de
- pour / —oo 5 on peut choisir la constante positive À de manière qu’on ait
- Etcomme la fonction^, correspondant à une valeur positive A quelconque, n’augmente pas indéfiniment avec t, la fonction Q pour une valeur de ). satisfaisant à (21), tendra vers zéro lorsque t augmente indéfiniment. Le résultat sera d’ailleurs général, puisque'Q ne varie pas avec a.
- Ce résultat analytique met en évidence ce que nous avions en vue : Vamortissement des oscillations et leur disparition au bout d’un certain temps suffisamment long.
- On peut ainsi se rendre compte des variations de la charge et de la forme des courbes qui les représentent. Ces courbes oscillent au-dessus et au-dessous de l’axe des l ; selon la manière dont varie la fonction caractéristique, la distance des points consécutifs où ces courbes coupent l’axe des t, sera de plus en plus petite tout en restant supérieure à une certaine valeur, ou bien de plus en plus grande, mais ne surpassant pas une certaine limite, que nous avons assignée- Le nombre d’oscillations en une seconde dépendra, comme l’on vient de le montrer, de la grandeur de la fonction caractéristique; on peut le diminuer ou l’augmenter en disposant l’expérience de manière que la valeur de cette fonction dans l’intervalle de temps considéré
- soit plus petite ou plus grande. Les amplitudes d’oscillations diminuent constamment à partir d’un certain point t=t0 et, en général, les courbes de variation de la charge électrique auront ou bien la forme de la
- figure 1, ou bien celle de la figure 2, ou bien oscilleront autour de telles courbes.
- D’après la formule
- il serait facile de se rendre compte aussi des
- variations de l’intensité du courant de décharge avec le temps. Les valeurs du temps correspondant aux changements de signe de l’intensité, sont celles pour lesquelles la charge électrique atteint ses maxima et ses minima; deux valeurs consécutives de temps pour lesquelles la charge change de signe, comprennent, d’après le théorème de Rolle, au moins une valeur de temps, pour laquelle le courant change de sens, etc.
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- Comparaison des expériences entre elles. — Comparons maintenant entre elles plusieurs expériences, dans lesquelles une des quantités C, R, L est invariable pendant l’expérience, mais varie d’une expérience à une autre.
- Supposons, pour fixer les idées, qu’au cours d’une expérience la résistance R et le coefficient de self-induction L varient d’une manière continue avec le temps,-la capacité C restant invariable. Quels changements éprouveront les fréquences d’oscillations, les intervalles de temps entre deux changements de signe consécutifs de la charge et du courant, et d’une façon générale, les courbes représentant la variation du phénomène avec le temps, si, sans changer rien de plus dans l’expérience, on remplaçait la capacité C par une autre C,, plus ou moins grande que G?
- On sait déjà d’après ce qui précède que tout changement, apporté à la disposition de l’expérience, tendant à faire croître la valeur de la fonction caractéristique dans un certain intervalle, entraîne l’augmentation de la fréquence d’oscillations électriques dans cet intervalle. Par conséquent, comme en faisant, diminuer la capacité du condenseur, la valeur de la fonction caractéristique en sera augmentée, si l’on compare entre elles deux expériences, dans lesquelles la résistance et le coefficient de self-induction sont les mêmes fonctions du temps, mais où la capacité est plus petite dans la première que dans la seconde, la fréquence d’oscillation sera plus grande et les intervalles de temps entre les changements consécutifs de signe de Q seront plus petits dans la première expérience que dans la seconde.
- Mais il est possible d’avoir des résultats plus précis à cet égard.
- Revenons à l’équation différentielle
- £r_
- dt1-
- + =
- (22)
- CL
- d
- HT
- et posons
- L’équation (22) deviendra
- d*-y
- + (V1 — f*)y -
- où À peut être considéré comme paramètre variable. Écrite sous cette forme l’équation se prête à une étude plus approfondie, grâce à certaines propositions remarquables, dues à Sturm.
- Soient et yt deux intégrales particulières quelconques de (23) ; l’intégrale générale sera
- ^ = D,n + IXjv
- Soient h et k deux constantes positives arbitraires et choisissons les constantes d’intégration Dj et Da de manière qu’on ait
- dy , .
- 'jr — hr = 0 pour t—tl j
- d ! (24)
- -TTjrky= 0 pour t = f2 )
- où t, et L sont les limites de l’intervalle considéré de / ; on aura alors
- Djôj + F)202 = o
- D,üj + Djüj =0
- avec
- e,ü2 — ô,ü1 =0
- où l’on a posé pour abréger dy, ,
- 0,=-^-—ATi pour t — dy>
- 02 — — hy2 pour.f —
- L\ = —+ ky, pour t= tl
- = pour t — /a .
- Le premier membre de l’équation (26) est une fonction du paramètre À et des valeuis
- 1 <25) (,6)
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- h, A, 4, Ces dernières une fois fixées, l’équation (26) sera une équation
- *(>.) = O (37)
- que nous appellerons équation en X du cas considéré. Pour que les équations (25) donnent pour Dj et Dâ des solutions acceptables, il faut et il suffît que X soit une racine de l’équation (27).
- A toute équation différentielle (22) correspond une équation en a et les racines de cette équation jouissent des propriétés suivantes (’) :
- i° Si les fonctions f et /\ sont positives dans l’intervalle de ï=4 à / = ?.,, l'équation en X a une infinité de racines, qui sont toutes réelles, inégales et positives.
- 20 Lorsque h et A varient de o à -f- sc , ces racines varient, mais le champ de variation d’une quelconque d’elles est limité et n’a pas de partie commune avec le champ de variation d’une autre racine. Déplus, toute racine est une fonction croissante de h et de A.
- 3° Si la fonction f2 (J) n’est pas constamment positive dans l'intervalle (4, 4) ct si la fonction^ {t) l’est, l’équation en X a une infinité de racines positives, mais peut avoir aussi des racines négatives en nombre limité. Ces dernières sont toujours comprises entre o et la plus petite valeur du rapport
- MO A (o
- dans l’intervalle de t = t1b. t — l.v
- Désignons par
- les racines de $ (X) = o, rangées par l’ordre de leurs valeurs croissantes. Soit en général y (t, X„) ce. que devient l’intégrale générale
- y~ D,ri+ D,yt
- de (22) quand on y remplace X par la w-ième
- (>) Sturm : Mémoire sur une classe d'équations à différences partielles (Journal de Liouvilïe, t. I, p. 373).
- I racine X* de l’équation en À. De (25) on tire pour X=X„
- Dà ___ e, _ a,
- D, — 0i u2
- et par suite la fonction y (f, X„) contiendra une seule constante arbitraire D, qui se trouve en facteur.
- A l’égard de ces fonctions, Sturm (J) a démontré les résultats suivants :
- I. La fonction y (4 X,) ne change pas de signe dans l’intervalle (4, t2) ; la fonction T (4 4s) s’annule et change de signe une seule fois, la fonction y (4 X3) deux fois et, d’une manière générale, la fonction p* (4 X„) s’annule et change de signe n— 1 fois dans cet intervalle.
- IL La valeur de 4 qui annule y (/, X2) est comprise entre les deux valeurs qui. annulent y (G as) ; chacune de celles-ci est comprise entre deux valeurs consécutives qui annulent y (G a4) et, d’une manière générale deux fonctions p> (4 X„) et y (/, Xn+i), correspondant à deux racines consécutives X„ et X„+1 de l’équation en X, s’annulent tour à tour l’une après l’autre, lorsque t varie de 4 à 4 et c’est la fonction y (t, XM+1) qui s’annule la première.
- III. En général, la A-ième valeur de t, à partir de £ = 4, qui annule la fonction y (4 X„), est inférieure à la A-J-j?-ième valeur de t qui annule la fonction y (4 X,^).
- IV. Si, dans l’intervalle (4, 4) et pour les valeurs de X>Xj on a constamment
- >-4-A > 0
- la fonction y (4 X,) ne s’annule pas et présente un seul maximum ou minimum dans cet intervalle; la fonction p- (4 X2) y présente un maximum et un minimum, entre lesquels elle s’annule ; de plus, le maximum (ou minimum) dep* (4 X,) se trouve entre ce maximum et minimum de y (4 X2). La fonction y (4 X3) présente deux maxima et un minimum (ou bien deux minima et un
- f ; Ibid.
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- maximum), entre lesquels elle s’annule deux fois ; de plus, le maximum et le minimum de y (f, se trouve compris entre les maxima et les minima consécutifs de la fonction y (4 X3), etc.
- V. Supposons qu’on ait remplace les fonctions f (f) et ft (/) par deux autres fonctions 'fi (*} et fi (0 et soient
- Ki, ms k3.......
- les racines de l’équation en À relative à la nouvelle équation différentielle
- p-?.-?,) r=„ w
- ainsi obtenue. Soit % (4 p„) l’intégrale de cette équation correspondant à la K-ième racine X=(x„. Alors si dans l’intervalle (4, 4) on a constamment
- 1 -A)
- les racines seront plus petites que les racines du même rang et les zéros de ^ (f, u„) seront plus petits que les zéros du même rang de y (4 De même, les valeurs de 4 pour lesquelles % (4 pn) atteint ses maxima ou ses minima sont inférieures à celles qui correspondent à_p(4 Xre).
- Ces propositions, pour la démonstration desquelles je renvoie au Mémoire cité de Sturm, sont susceptibles d’une application immédiate au problème que nous avons en vue. Elles permettent de se rendre un compte exact de l’influence que le changement de la capacité du condensateur exerce surle rythme des • oscillations, leur fréquence et, d’une manière générale, sur les courbes représentant le phénomène de la décharge oscillante à résistance et coefficient de self-induction variables. Car dans l’équation différentielle
- = ° <29)
- à laquelle se ramène la théorie de la décharge, la valeur inverse yr de la capacité joue le rôle du paramètre /. de tout à l’heure et à chacune des propositions d’analyse, citées cor-
- respond une propriété concrète des oscillations électriques.
- Soit
- f 'À) = O (30)
- l’équation en À relative à l’équation différentielle (29), correspondant à un intervalle donné (4, 4) et à deux constantes données h et k. Désignons par Aft le champ de variation de la racine À» de (30) lorsque h et k varient de 0 à + 00 . Lorsque la capacité C varie de 0 à co , sa valeur inverse-^- parcourra successivement les champs A,, A2, As... et d’après le théorème I si se trouve dans le champ A„5 Je nombre d'oscillations dans l'intervalle de temps (/„ 4) sera égal à n-i.
- Plus la capacité est grande, plus le rang du champ A, contenant sa valeur inverse, est petit et par suite plus le nombre d’oscillations dans l’intervalle (4, 4) est petit.
- Comparons entre elles deux expériences, dans lesquelles la résistance et le coefficient de self-induction sont représentés par les mêmes fonctions de temps, mais où la capacité n’est pas la même. Supposons que dans la première expérience la valeur inverse de la capacité est comprise dans le champ A„t et dans la seconde dans l,e champ A„+1. Le nombre d’oscillations dans l’intervalle (4, 4) sera égal à n-i pour la première et à k pour la seconde expérience, et d’après la proposition II les valeurs de temps, pour lesquelles la charge change de signe dans les deux expériences sc suivent tour à tour de manière que le changement de. signe arrive d’abord dans la seconde, etc., comme le montre la figure 3.
- Comme, la décharge étant supposée oscillante, on a dans l’intervalle (4, 4) constamment
- d’après la proposition IV, si la valeur se trouve dans le champ la charge ne change pas de signe dans l’intervalle (4, 4) et f présente un maximum ou un minimum.
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- Si -£r se trouve dans le champ A2, la charge change de signe une fois et y présente un maximum et un minimum, qui comprennent
- le maximum ou minimum unique du premier cas. Et en général les maxima et les minima de la charge électrique du condensateur, lorsque la valeur inverse -ç- de la capacité se trouve comprise dans le champ Qn+1 sont séparés par les maxima et les minima correspondant au cas où se trouve comprise dans le champ A,^.,. Il en sera de même pour les valeurs du temps, pour lesquelles la charge change de signe.
- La proposition III permettrait de comparer entre elles deux expériences, ou la valeur inverse de la capacité est comprise, pour l’une dans le champ Arti et pour l’autre dans le champ A,„.
- Enfin la proposition V permet de comparer les deux expériences, dont l’une correspond à la fonction caractéristique
- sons maintenant que dans le circuit, où s’effectue la décharge, se trouve une force électromotrice E constante ou variable avec le temps, et que le système est soumis à l’action d’un champ magnétique extérieur, dont le flux est q et qui peut être aussi constant ou variable.
- La théorie de la décharge se ramène alors à l’étude d’une équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients variables avec second membre. Car, en exprimant que dans le temps dt la somme d’énergies fournies par la force électromotrice E et par la décharge du condensateur est égale à.la somme de la quantité de chaleur, développée par la résistance R, et de la variation de l’énergie électromagnétique dans le circuit, on a
- EJi; + JS- di = RP* + Jd [t + LJ) d’où, en posant :
- on tire l’équation linéaire du second ordre
- où les coefficients et le second membre sont des fonctions connues de temps. Toutes les fois que l’on connaît une intégrale particulière de cette équation, l’étude du phénomène se ramène à la discussion de l’équation
- la capacité étant la même dans toutes les deux expériences.
- Cas de la décharge entretenue. —- Suppo-
- dont nous nous sommes occupés dans ce qui précède. lien est ainsi, parexemple, toutes les fois que la force électromotrice E, le flux d’induction q et la capacité Csontinvariables, la résistance et le coefficient de self-induction pouvant varier d’une manière quelconque avec le temps. Car si, ces conditions étant supposées remplies, on fait
- Q= —CE+U
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- Téquation (31) devient
- Les courbes représentant la variation de la charge et de l’intensité du courant de décharge
- avec le temps ne seraient autres que les courbes déjà étudiées, simplement déplacées d’une longueur CE vers le bas.
- Michel Pktrovitch.
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Tableau d’essais pour réseaux téléphoniques.
- Le tableau représenté sur la figure ci-contre est conforme aux installations d’essais établies auprès des répartiteurs dans les bureaux téléphoniques de Paris.
- L’installation comprend un poste microté-léphonique et une planchette d'essai. On peut au moyen du voltmètre V et des commutateurs ronds vérifier le nombre d’éléments dont on dispose à la pile d’essai ; on peut aussi au moyen de l’ampèremètre V suivre
- les variations de la résistance intérieure. Au moyen de l’amorce, on peut mettre la planchette d’essai en relation avec n’importe quelle lignp d'abonné ; on peut suivant la position des manettes envoyer le courant, sur le fil 1 ou sur le til 2, l’autre pôle de la pile étant à la terre 5 on peut aussi mettre le fil 2
- en communication avec le pôle positif de la pile et le fil 1 en communication avec le pôle négatif. Ces divers essais permettent de vérifier l’état de la ligne : il suffit, quand on soupçonne un mélange ou une perte à la terre, de faire isoler la ligne à l’entrée du poste d’abonné, et quand-on soupçonne une-rup-
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- ture, de faire mettre cette ligne à la terre à l’entrée du poste d’abonné. Pendant ces opérations, l’agent chargé de la mesure est en relation téléphonique avec le bureau et peut, par ce moyen, faire porter des messages à l’aide qui coopère avec lui au relevé du dérangement et se trouve au poste d’abonné. Au moyen du premier commutateur à deux directions, l’amorce permet de mettre le poste microtéléphonique en relation avec tel ou tel poste d’abonné ; une seconde sonnerie permet dans ce cas au bureau central téléphonique de rappeler l’expérimentateur, s’il y a quelque communication utile à lui faire ; il suffit de placer convenablement le second commutateur à deux directions. J. R.
- Microphone à granules avec secousses automatiques, système G.-J. Schwarze (’).
- Les microphones à charbon ont l’inconvénient- de perdre leur sensibilité par suite de l’accumulation des poussières de charbon à l’endroit du contact ; les microphones à granules doivent être secoués fréquemment pour renouveler les contacts. Dans le système C.-J. Schwarze, l’agitation a lieu automati-
- Fig. i. — Microphone Schwarze, disposition des circuit
- quemenr, le mécanisme fait partie essentielle du microphone.
- Dans la disposition schématique figurée ci-
- contre (fig. i), la source d’électricité est une batterie qui fournit le courant au primaire a d’une bobine d’induction à secondaire b et à noyau de fer doux c. Pour renverser le sens du courant de la batterie dans le primaire afin de produire un signal à courants alternatifs dans le secondaire on se sert de l’inverseur d. Le microphone porte deux plaquettes e etentre lesquelles se trouvent les grains de charbon, la lame de fer e est tout près du noyau magnétique. La bobine secondaire est dans le circuit de ligne; la bobine primaire, la batterie et le microphone forment le circuit local ; à l’autre extrémité de la bobine d’induction est une autre lame de fer qui représente la membrane d’un téléphone. Lorsqu’on donne le signal, l’inverseur est mis en rotation et la membrane de fer e éprouve de fortes oscillations ; le charbon entre en mouvement et conserve par suite l’efficacité du microphone.
- La coupe de l’appareil est représentée par
- fig. 2. — Microphone Schwarze, coupe de l’appareil.
- la figure 2. A l'intérieur se trouvent deux aimants en fer à cheval disposés vis-à-vis et dont les pôles de même nom sont réunis l’un à l’autre par les pièces polaires annulaires C Q; dans la pièce non magnétique F est fixé un noyau de fer doux sur lequel sont
- (') Brevet allemand, n° 96352.
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- enroulés les circuits primaire et secondaire a et b.
- Les extrémités du circuit primaire sont reliées aux bornes isolées D3 et D4 et aux tiges D8 D6 isolées formant saillie. Aux pièces annulaires C et C, sont fixées des membranes de fer qui font partie des deux pôles magnétiques. La membrane g constitue le disque récepteur du téléphone. Les membranes sont maintenues contre les pièces C et C, par les écrous O et O, ; P représente un tube par lequel le son est conduit du disque récepteur à l’appareil d’écoute.
- Devant le disque e et séparé de lui se trouve un disque de charbon /'et entre les deux un anneau S de feutre ou de quelque autre matière molle qui entoure les granules de charbon du microphone. N représente une pièce de charbon rugueuse, fixée au disque e et contre laquelle sont logés les grains de charbon. A l’intérieur de l’embouchure est une toile métallique qui protège le disque de charbon.
- Il est visible que si l’on supprime le disque f et les granules, on obtient un téléphone magnétique complet dans lequel e est le transmetteur et g le récepteur. G. G.
- Dispositif pour la fermeture d’un circuit électrique à des époques déterminées. Système C.-F. Lesmeister (').
- L’appareil de C.-F. Lesmeister est destiné à donner un signal à des époques déterminées, comme cela est nécessaire dans les écoles ou dans les fabriques. Une horloge entraîne dans sa marche un certain nombre de disques i, 2,3, 4 (fig. 1) avec des vitesses de rotation différentes ; 1e- premier fait un tour en 7 jours, le second en 24 heures, le troisième en une heure, le dernier en une minute ; les disques 2 et 3 sont munis d’encoches, le disque 4 porte une entaille plus large h. Un cadre g mobile dans les guides/ porte au-dessus de chacun des trois premiers
- disques une cheville S et au-dessus du dernier un biseau i.
- Le cadre s’abaisse et ferme le circuit par les contacts m et e lorsque les encoches sont
- Fig. 1. — Dispositif. Lesmeister pour la fermeture d’un circuit à des époques déterminées.
- toutes situées au-dessous des chevilles correspondantes, le courant passe alors, il est interrompu dès que le saillant k arrive sous le biseau i et relève le cadre ; la durée de fermeture du circuit dépend de la longueur de l’entaille h.
- Sur le disque 1, qui accomplit son tour en sept jours, est maintenu, au moyen d’une vis de pression, un secteur s, auquel on peut don* ner diverses positions ; cc secteur maintient le cadre relevé pendant une partie de la semaine où les signaux sont inutiles, par exemple du samedi soir au lundi matin; on peut disposer ainsi plusieurs secteurs et les déplacer sur le cercle.
- Les entailles du disque 2 correspondent aux moments de la journée où- le signal doit être donné; dans le cas de la figure 2 les instants
- Brevet allemand, n° 96053.
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- sont 5 h., 6 h., 8 h. et 8 h. 1/2 du matin, midi, 1 h., 4 h., 4 h. 1 (2 et 7 h. du soir.
- Les encoches du troisième disque correspondent à chaque quart d’heure. Il est évident que toutes ces entailles doivent être déterminées suivant les besoins de l’établissement.
- Les axes des disques de ces cadrans peuvent être prolongés de façon à porter chacun plusieurs disques ; on peut ainsi faire mouvoir différents cadres et fermer des circuits indépendants les uns des autres, signaux, éclairage, etc. Lorsque le circuit doit rester ouvert pendant un temps assez long, le disque des 24 heures porte un saillant qui maintient son cadre relevé durant la période convenable.
- Les entailles sont assez profondes et suffisamment larges pour que les chevilles ne viennent pas interrompre les mouvements du cadran et parla influencer la marche de l’horloge ou dérégler l’appareil. G. G.
- Résistance de contact des balais de charbon et de cuivre et élévation de température des collecteurs ;
- Par E. Arnold (').
- Les pertes d’énergie, produisant un échaul-fement du collecteur des dynamos à courant continu, sont les suivantes :
- iü La perte 2RMP, Rtt étant la résistance de contact du collecteur et de chacun des deux balais ;
- 20 La perte due à la formation des étincelles ;
- 3° La perte due aux courants de Foucault dans les lames du collecteur ;
- 4“ La perte par frottement mécanique. Pour déterminer la perte 2R„I*, il faut connaître la résistance de contact R„ . L’auteur donne le détail des essais effectués sur une machine de l’Allgemeine Elektriciuets Gesellschaft donnant 100 ampères sous 110 volts à 855 tours par minute.
- (*) Eleclrolechnische Zeitscbrijt, t. XX, 5 janvier 1899, p. 5.
- Le collecteur comprenait 48 lames et avait un diamètre de 15,6 cm. Les résistances de contact se déduisaient démesurés d’intensité et de tension.
- i° Essais avec balais de charbon. — Le collecreur avait servi déjà pendant longtemps avant les essais, et avait une teinte brun sombre. La surface de contact d’un balai était de 1,5 ><2 = 3 cm2, La résistance de contact dépend de la pression des balais, de la vitesse périphérique du collecteur, de la densité de courant sous les balais et de la nature de la surface de contact entre balais et collecteur; elle dépend aussi du nombre de lames, du poids et de l’élasticité des porte-balais, des vibrations de la machine et du faux rond du collecteur.
- Dans la figure 1, les courbes en traits pleins
- représentent les relations entre la résistance de contact des balais de charbon et la densité du courant, aux différentes vitesses angulaires (exprimées par n tours par minute), et les courbes en pointillé, les relations entre cette même résistance et les nombres de tours par minute, pour différentes densités de cou-
- La figure 2 représente les variations de la résistance de contact également en ohms par cm2, avec la pression des balais (en grammes par cm2), pour différentes vitesses et une
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- densité constante de courant de 6,3 A par cm2.
- Les résistances sont ici plus grandes que précédemment, ce fait étant dû à ce que dans
- les essais relatifs à la figure 1, une marche de plusieurs heures avait produit d’excellents contacts, tandis que dans les derniers essais les modifications continuelle de la pression des balais ne permettaient pas d’obtenir une aussi bonne surface de contact.
- Un résultat intéressant est que la résistance de contact, surtout aux grandes vitesses périphériques, décroît rapidement quand la densité de courant augmente. Cette diminution ne se fait pas sentir sur réchauffement des charbons, parce qu’elle dépend du nombre de tours; elle s’explique par le contact plus intime produit par les particules de charbon qui se détachent d’autant plus facilement que la température est plus élevée ce que vérifient d’ailleurs le noircissement bien connu des collecteurs, pour les grosses densités de courant, et l’accroissement de résistance observé sur des collecteurs polis avec soin.
- A densité de courant constante, la résistance croit d’abord avec le nombre de tours, passe par un maximuu (pour 2 ampères et 5 ampères par cm2, ceci a lieu à 750 t : m), et décroît ensuite, phénomène qui doit tenir à ce que pour ce nombre de tours, le rapport
- entre la période de vibration propre du porte-balai et les chocs dus aux lames, est particulièrement défavorable.
- Pour compléter ces essais, on a ensuite poli le collecteur, et on l’a très légèrement enduit d’huile employée ordinairement au graissage des paliers. Ces opérations contribuent toutes les deux à augmenter la résistance de contact. Dans la figure 3, les courbes
- Fig. 3. — Courbes de variation de la résistance de contact de balais en charbon sur collecteur huilé avec la densité de courant pour diverses valeurs et avec la vitesse pour diverses densités.
- se rapportent à l’expression de la résistance de contact en fonction de la densité de courant à differentes vitesses (côté gauche), et de la vitesse pour différentes densités de courant (côté droit), avec collecteur poli et légèrement huilé.
- Les courbes relatives au repos (« = o), sont les moyennes des,résultats obtenus par différentes positions.
- 20 Balais en cuivre. — La surface de contact d’un balai était 2,75 cm2. La figure 4 représente la résistance de contact en fonction de la densité, et la figure 5 en fonction dû nombre de tours pour une pression constante de 125 gr par cm2. Cette résistance décroît quand la densité de courant augmente mais moins rapidement que précédemment; elle atteint un maximum pour 250 t : m au
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- lieu de 750 t :m. La période de vibration
- Dhmsp-t
- Fig. 5. — Courbes de
- Reportons-nous à un exemple cité dans le
- n° 16, année 1898, de YElektrolechnische Zeitschrift, relatif à un groupe moteur dynamo, pour lequel nous déduirons la résistance de contact, des pertes observées.
- Les constantes sont les suivantes :
- Nombre de lignes de balais . 4
- Nombre de balais par ligne . 2
- Surfacedecontact d'un balai j charbon 1,5:
- en cm-.................j cuivre
- Surface totale en cm2 .... 36
- Diamètre du collecteur en cm 34
- Largeur utile en cm............. 7>S
- » totale en cm ... . 10,3
- Intensité en ampères .... 7^,3
- Pertes de contact en watts. . 150
- Élévation de température en régime normal en degrés
- centigrades................... 38
- Nombre de tours par minute 522
- Vitesse périphérique du collecteur en m par seconde. 9,3
- 3
- i,iSX4
- 55
- 34
- 15
- 18
- 27,5
- 125
- 522
- 9-3
- On en déduit pour la résistance de contact par cm- pour le moteur (charbon) :
- Rk - J-5L25 'A. = 0,2i6ohm;
- 4x;8:32
- la densité de courant est d’ailleurs
- 0= 4,3 amp. par cm,-
- Pour la dynamo (cuivre)
- R* — I2^ = 0,023 ohm
- 4- 275’
- 0 = ioamp. par cm2.
- D’autres exemples du n° 16 de VE. T. Z. (1898), donnent
- 1 = ^ 9 amp.R. = o,„ohm,Charbon
- I = 3MS ' fL = 0,203 )
- I = 165 Rk = 0,024 / r .
- I = n5 rk = 0,024 '
- Pour le cuivre, ces résultats donnent des re'sistances plus élevées que les essais de l’auteur, et il y a concordance pour le charbon.
- La perte d'énergie par formation d’étincelles, n’ést à considérer que si la force élec-
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- revup: d'électricité
- tromotrice de commutation est trop grande ou trop petite ; l’auteur développera cette explication dans un article ultérieur.
- L'échauffement par courants de Foucault résulte de ce fait que le collecteur sc déplace dans un champ dont les lignes de force sont représentées par des ellipses sur la figure 6^
- cette figure se rapportant au cas d’un courant capté en quatre points du collecteur. Ces ellipses dans la figure de droite se projettent suivant les droites ab. Cet échauf-fement augmentera évidemment en meme temps que l’intensité du courant et la section des lames, et il arrive dans les machines d'électrolyse, dont le collecteur comporte un petit nombre de lames à forte section, que le collecteur s’échauffe fortement tandis que les autres parties de l’induit restent sensiblement froides ceci par suite i° de la perte 2pR» et 2° par suite de ces courants de
- La perte est d’ailleurs en watts 9,81 PVO.
- P pression totale en kilogrammes par cm2, v vitesse périphérique en mètres par seconde.
- Elévation de température du collecteur. — Soient A la surface de refroidissement en cm2, W la somme des pertes du collecteur, on aura pour l’élévation de température.
- t - 300W
- - A [i +0,1 v] ’
- Exemple I. — Moteur et dynamo déjà
- Pression des balais. j Surfaces de refroidissement. Pertes par frottement.
- cuivre 150 gr charbon 200 gr ( moteur 1 400 cm-( dynamo 2400 cm-( moteur 200 watts 1 dynamo 1.50 watts
- T moteur .... 39" 38°
- T dynamo ... 180 170
- Exemple II. — Générateur tétrapolaire pour tramway 200 kilowatts, 300 t:m donnant 400 ampères sous 500 volts.
- Quatre lignes de balais dont deux positives et deux négatives, de 22 cm de longueur sur 1,6 cm de large.
- Diamètre du collecteur.............68 cm
- Largeur totale des lames...........30 cm.
- Surface de contact des balais pour
- 400 ampères.......................7° cm2
- soit A par
- Rk — 0,20
- Il faut d’ailleurs, autant que possible, ne jamais dépasser 500 ampères par lame. La perte d'énergie par frottement mécanique se déduit de la vitesse périphérique du coefficient de frottement et de la pression. Cette pression est normalement comprise entre 100 et 210 gr par cm2; elle doit être un peu plus forte pour le charbon que pour le cuivre.
- Pour des balais et un collecteur en bon état, le coefficient de frottement peut être pris égal à 0,2 pour le cuivre et 0.3 pour le charbon.
- Rll= —— =0,00285 ohm
- Avec une pression de 200 gr par cm2, et u = 10,6 m, la perte par frottement est 880 w.
- La surface de refroidissement étant 7 000 cm2,
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- T. XIX. — N° lô.
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET
- SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DES ÉLECTRICIENS (Séance du mercredi 3 mai)
- M. Jacques Guillaume rend compte sommairement de Y Excursion en Suisse faite par les élèves de l'Ecole supérieure cC Electricité aux dernières vacances de Pâques. De nombreuses projections permettaient aux auditeurs de suivre facilement les excursionnistes qui, partis de Paris le 25 mars arrivaient à Berne le 1e1' avril après avoir visité les usines génératrices et ateliers de constructions électriques de la Suisse. L’itinéraire suivi cette année différant très peu de celui qui a été suivi l'an dernier dans une excursion semblable, nous renvoyons nos lecteurs à l'ouvrage paru, récemment et annoncé ici, dans lequel les élèves ayant pris part à cette excursion ont public les descriptions des usines visitées.
- M. Raveau expose quelques remarques relatives à la variation de la résistance des métaux avec la température.
- Les chiffres relatifs à cette question sont fournis d'une façon très inexacte dans certains ouvrages; les tables de constantes physico-chimiques de Landolt et Bornstein donnent dans beaucoup de cas un coefficient de résistance au lieu d’un coefficient de conductance, etc.
- La lecture des mémoires originaux eux-mêmes est quelquefois difficile. La discussion des résultats expérimentaux peut conduire à des conclusions differentes de celles qu’ont énoncées les auteurs. C’est ainsi que, d’après les calculs de M. Blondin, la classification des métaux suivant le sens de la convexité de leur courbe de résistance n’est pas identique à l’énumération donnée par MM. Dewar et Fleming dans leur mémoire de 1892. Les calculs de M. Callendar, exécutes sur les nombres du mémoire de 1893* montrent que l'extrapolation la plus légitime est bien loin d'être favorable à l’idée que la résistance des
- DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- métaux purs tend vers zéro en même temps que la température absolue.
- Traçant à grands traits l’histoire de la « thermométrie à platine » créée par M. Callendar, M. Raveau insiste sur la constance de l’intervalle fondamental, qui est absolue dans les thermomètres calorimétriques et encore réalisée à moins de 1 p. 100 dans des pyromètres. Il expose le rôle qu’a joué le thermomètre à platine dans les expériences de haute précision de M. Griffiths sur l’équivalent mécanique de la chaleur et dans l’étude des thermomètres de Rotvland; on sait que le principal résultat de cette étude a été d’établir la concordance des expériences de Rowland et de M. Griffiths en ce qui concerne la variation de la chaleur spécifique de l’eau en fonction de la température.
- M. Raveau termine en disant quelques mots des formules empiriques. Une discussion qui s’est élevée entre M. H. Dickson et M. Callendar porte en définitive sur ce point : la courbe qui représente la résistance en fonction de la température est-elle une parabole à axe horizontal ou à axe vertical ? Au point de vue de l’interpolation, les deux formules semblent avoir la même valeur ; en ce qui concerne l’extrapolation, il est clair que le choix le plus prudent est celui qui ne placera pas le sommet de la parabole, singularité uniquement due au procédé de calcul, dans le champ d’extrapolation. La formule deM. Callendar ou celle de MM. Holloorn et Wien et Dickson doit donc être préférée suivant la forme de la courbe relative à chaque métal.
- Nous publierons bientôt un article de M. Raveau sur cette intéressante question.
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHYSIQ.UE Séance du vendredi 5 mai 1899.
- Après une communication de M. Sacerdote sur la loi du mélange des gaz, M. A. Broca,
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- présente un modèle de cohéreurs régéné-rables très sensibles de MM. Blondel et Dobkevitch qui sera prochainement décrit dans ce journal.
- M. Abraham expose ses recherches sur la décomposition d'un courant à haut potentiel en une série de décharges disruptives.
- La décomposition d’un courant, fourni d’une façon continue, en une série de décharges est réalisée en particulier dans les expériences où l'on emploie le galvanomètre balistique avec un trembleur. Pour les courants à haut potentiel, elle se produisait dans les expériences de Gaugain sur la décharge des batteries par l’intermédiaire d’une ficelle et d’une feuille d’or mobile et dans les premières expériences de Fedderscn, sur un circuit de grande résistance, où la décharge n’était pas alternative, mais discontinue. Enfin MM. Hagenbach et Zehnderont vivement soutenu l’opinion que, dans l’excitateur de Hertz, l’étincelle efficace est constituée, par une série de décharges de même sens.
- Les expériences de M. Abraham ont fourni par l’enregistrement photographique de décharges, un grand nombre de clichés qui sont projetés devant la Société. Les uns ont été obtenus simplement au moyen d’un objectif tombant devant la plaque ; d’autres ont été produits au moyen du miroir d’un galvanomètre Deprez-d’Arsonval qu’on met en mouvement par un courant ; on peut employer aussi un prisme a réflexion totale, qu’on suspend pour le faire osciller; on photographie au moment où le prisme est à son point le plus bas ; la vitesse est alors uniforme.
- Supposons qu’on envoie d’abord dans le transformateur un courant intense. Il se produit dans le déflagrateur une véritable jlamme. Cette flamme n’a aucune rigidité particulière ; elle s’élève ou s’incline au gré des courants d’air que l’on crée, ou qu’elle-même contribue à produire.
- Au miroir tournant, l’observation directe comme la photographie montrent que la I flamme s’éteint ù chaque changement de |
- sens du courant et se rallume spontanément, sans qu’aucune décharge disruptive l’arqorce.
- Un point essentiel est que cette flamme ne met pas le transformateur en court-circuit. Une flamme de 2 cm donne, par exemple : -E = 2 550 volts pour I = 48,5 milliampères.
- On observe, d’ailleurs, une augmentation de voltage quand on diminue l’intensité :
- £ = 3400 volts pour 1 = 20 milliampères.
- Si l’intensité du courant est diminuée progressivement par un procédé quelconque (ou bien, si l’on fait croître la capacité en dérivation) il est impossible que le régime de la flamme stable puisse se maintenir constamment, car il arriverait nécessairement un moment où, pour se charger au potentiel E, le condensateur absorberait plus d’électricité que n’en débite le courant I. A ce moment, on sera nécessairement passé à un régime de décharges disruptives.
- Tout d’abord, on aura vu disparaître le rallumage spontané de la flamme. Maintenant, le condensateur se charge au début de chaque demi-période ; il se charge brusquement quand il atteint un voltage suffisant, et cette décharge disruptive est capable d’amorcer unt jlamme qui dure jusque vers la fin de la demi-période.
- Mais si, à l’instant de la décharge, le courant n’a pas encore une intensité qui suffise à l’entretien de la flamme, celle-ci ne s’établira qu’après deux décharges, ou trois,... ou ne s’allumera plus; et le courant h haut voltage se sera spontanément décomposé en une succession de décharges disruptives.
- On obtient une décomposition du courant en décharges indépendantes, et, par conséquent, égales, en injectant dans le déflagrateur un courant d’ail* ou de vapeur qui, après chaque étincelle, entraîne au loin la masse de gaz qui vient d’ètre modifiée par la décharge et pour laquelle le potentiel explosible serait moindre que pour de l’air neuf. Avec un soufflage insuffisant (ou bien avec le soufflage magnétique), on voit les étincelles
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- T. XIX. — N" 19.
- successives passer l’une apres l’autre dans la même masse d’air qui s’éloigne plus lentement, jusqu’à ce qu’elles recommencent à éclater directement entre les électrodes, sans aller faire un chemin détourné devenu trop long.
- Au contraire, avec un soufflage énergique, le phénomène est exactement tel qu’on peut le calculer en admettant que le condensateur débite par portions égales l’électricité qui lui vient, sans interruption, du transformateur.
- Pendant chaque demi-période du courant, les décharges successives doivent se succéder d’autant plus vite que le courant est plus intense. On le vérifie en déplaçant verticalement la plaque photographique sur laquelle on projette l’image réelle de l’étincelle à l’aide d’un miroir concave porté par le cadre mobile d’un galvanomètre parcouru par une dérivation du courant primaire.
- On peut aller plus loin. La fréquence des étincelles doit suivre quantitativement les variations d’intensité du courant. Pour le montrer, il nous suffit de placer une capacité auxiliaire dans le circuit du galvanomètre. Grâce au retard d’un quart de période, la comparaison.des deux quantités se fait d’elle-même ; les images des étincelles successives sont équidistantes.
- Dans deux expériences consécutives où les capacités principales étaient dans le rapport de i à 4, on a pu constater que l’écartement des images a varié dans la même proportion.
- Enfin, le fractionnement du courant peut être poussé aussi loin qu’on le désire : on a pu compter jusqu’à deux cents décharges pour une demi-période sur l’un des clichés.
- M. Le Chateuer demande ce que M. Abraham pense des apparences qu’on observe quand on étudie la décharge d’une bobine de Ruhmkorff munie d’un trembleur. On voit se produire trois ou quatre étincelles, puis il semble qu’une action inconnue arrête la décharge, qui reprend au bout de quelque temps de la même façon. M. Abraham croit que chaque groupe d’étincelles correspond à une oscillation du système électrique formé par le fil primaire et son condensateur.
- A des questionsdeM. Desj.andres,M. Abraham dit qu’il n’a pas cherché à voir si les décharges individuelles sont réellement uniques ou alternatives ; il pense seulement que l’alternance est beaucoup plus rare qu’on ne l’imagine d’ordinaire. L’irrégularité des étincelles jaillissant entre pointes est due aux modifications ‘de la surface métallique que produit chaque décharge. C. R.
- VARIÉTÉ
- LES BATEAUX SOUS-MARINS 0)
- Jetons un coup d’œil rapide sur les sous-marins privés, dont les principales données sont indiquées dans le tableau ci-joint.
- En dehors des données générales, passons rapidement en revue, pour clore cette étude d’ensemble, ce qui présente quelque intérêt dans ces divers engins, surtout au point de vue électrique.
- Le sous-marin de M. Waddington, de Sevicombe près. Liverpool, ne peut admettre qu’un équipage de i ou 2 personnes. Divisé verticalement par des cloisons, il forme 3 compartiments dont les deux
- extrêmes servent de réservoirs à air. L’air vicié est évacué par des soupapes automatiques. Le moteur est électrique, desservi par des accumulateurs. La batterie comprend 45 éléments d’une capacité de 600 ampéres-heure. À 60 ampères et une différence de potentiel de go volts, l'électromoteur donne 750 tours à la minute, en imprimant au bateau une vitesse de 6 milles. L’enfoncement est réglé par des hélices verticales. La stabilité horizontale du « cigar.
- (’) Voir L’Éclairage Electrique du 6 mai, p. 795.
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- Tuck, 1884.
- | Holland n° 2, 1896 Campbell, 1886 \ (Londres).
- I Wciddington, 1886 U.iverpool). Goubet-i. 1880.
- Goubet-2, 1895 Nordenfeld, 188 (Landskrona).
- LONGUEUR
- LARGEUR (Mètres.) TONNAGE MACHINES VITESSE (*) (Mille-s.)
- 3»io 150 Electrique. Vapeur •et électricité.? 6 H
- 2,50 60 Electrique. 6
- 1,8o Electrique. 7
- 1,80 1,85 Electrique. Electrique et à rames. 4i6
- 2,75 ÔO A vapeur. 4-5-8
- ship » est obtenue par des gouvernails horizontaux mus par un moteur électrique dont un pendule régulateur ferme le circuit dès que l'horizontalité cesse. Des torpilles automobiles accrochées aux flancs du navire sont lâchées de l'intérieur et la mise du feu, qui s’opère électriquement, peut se faire à volonté.
- I.e Campbell, de Londres, présente des dispositions analogues à celles du Tuck, décrit plus bas. Sa machine est un électromoteur actionné par des accumulateurs.
- Le torpilleur Tuck, de New-York, est actionné par un moteur électrique desservi par des accumulateurs. Deux torpilles automobiles sont maintenues sur scs flancs par des griffes en fer commandées par des électro-aimants. Mises en liberté au moment voulu, elles restent reliées par fils au torpilleur qui est ainsi maître de La mise du feu.
- Faut-il mentionner le Pacificateur, non inscrit au tableau n° 2, cigare à bouts arrondis et aplatis, construit par la Submarine Motor O, recevant 2 hommes d’équipage comme le Waddington, le Campbell, le Goubet, muni comme ce dernier d'une tourelle percée de hublots armes de fortes glaces, surmonté enfin d'unetforte crête dorsale longue comme le bateau lui-même ? Sur cet étrange engin sont rangées extérieurement des torpilles jumelées. Pour les détacher. l’officier passe les bras dans des manches à gants, en caoutchouc, sortant de la coque.
- Des tubes de 0,15 m de diamètre reçoivent de l'air comprimé pour la respiration de l'équipage. On a prévu de l’oxygène pur pour les longs parcours avec récipients de soude caustique et de permanganate de potasse pour absorption de l'acide carbonique et des produits organiques de la respiration. L’éclai-
- rage est électrique. Des réservoirs à eau assurent l’immersion, ainsi que des gouvernails verticaux. Particularité spéciale à ce bateau : le moteur, machine Westinghouse de 14 chevaux est alimenté par une chaudière sans foyer, avec chauffage par la soude système Honigman. La vitesse théorique est' de 8 nœuds, non atteinte d'ailleurs. Les torpilles jumelées sollicitées par des enveloppes de liège, tendent à s’appliquer, quand on les lâche, sous la carène des navires. Munies d’aimants elles peuvent adhérer aux coques en fer jusqu'au moment de la
- Pacifier en détruisant tous les grands destructeurs cuirassés, tel est le but original que se proposait l'inventeur du Pacificateur, qui comme tant de ses congénères parait avoir eu une fin lamentable entre les mains d'usiniers rachetant le vieux fer.
- Le Goubet n° 1 qui fit de si intéressantes plongées à Cherbourg a été décrit sous tous les aspects par la presse politique : il n’y a plus que peu de choses à en dire. Le n° 2 est coulé en bronze d’une seule pièce avec des dimensions supérieures à celles de son aîné. 11 pèse 10 tonnes et sa stabilité est parfaite. Les moteurs des deux modèles sont électriques. Une dynamo Edison avec piles Scbanschieff actionnait le premier ; une machine Siemens, type
- (J) Dans le courant de cette revue de bateaux plongeurs, nous avons sacrifié à la mode très répandue qui consiste à exprimer bien à tort en noeuds la vitesse horaire des navires au lieu de l'exprimer en milles.
- Nous avons donné à l’expression: courante quoique impropre. le sens qu’on attribue en anglais au knot ou nautical mile de 1854 m très sensiblement égal au mille français de
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- tramway, pesant 190 kg, établie pour marcher à 9 ampères et 48 volts actionne le second. Les accumulateurs primitivement employés ont été remplacés par une pile à oxyde de cuivre de 60 éléments. L’éclairage est assuré au dedans par 5 lampes de 8 bougies ; au dehors on a prévu un petit projecteur. Le rapport sur la défense des côtes (*) a montré quel rôle spécial le Goubet, ou plutôt une série de bateux de ce type, est capable de remplir pour barrer les passes mal protégées. Nous y renvoyons les lecteurs désireux d’étudier le Goubet au point de vue militaire, qui n’a pas à être aussi longuement examiné ici, nous bornant à un court examen technique. Pour les longs séjours dans l’eau, on a prévu des réserves d’oxygène pur. C’est l’électricité qui commande directement l’immersion ou l'émersion, en agissant sur un système de pompes faisant varier la charge du bateau en eau de lestage, dans des proportions convenables. A l’encontre des autres sous-marins, le Goubet peut rester immobile à une profondeur variable, sans recourir à sa machine pour combattre, par vitesse et plans inclinés, la poussée de bas en haut. Il peut attendre le passage de l’ennemi à la façon d'une torpille dormante que l'on pourrait déplacer sans effort. En son état actuel, peu apte aux longs trajets en mer, le Goubet est très bon pour la recherche des torpilles, pour en couper les conducteurs, pour reconnaître les fonds d'une passe, pour se placer sur la route de l’ennemi et le torpiller au passage, au contact de la coque, c’est-à-dire dans les conditions d’effet maximum. 11 offre, enfin, cet avantage que l'on peut de l’intérieur détacher sa fausse quille en fonte, de plusieurs centaines de kilos, et alléger brusquement le bateau au cas où le point critique d’immersion étant dépassé, il coule à fond, emporté par une surcharge d’eau. Délesté ainsi (et le cas s'est vu) il remonte à la surface et échappe à l’ensevelissement.
- Bien qu'il ne soit pas mû électriquement nous ne pouvons passer sous silence le Nordenfeld suédois, prototype des engins de même nom que nous avons cités comme employés par diverses puissances.
- Il semble indispensable en effet de pouvoir comparer entre eux les engins électriques et les modèles qui ne le sont pas. Lancé en 1885, le Nordenfeld n° 1 parti de Stockholm fit un essai à grande distance, de 150 milles, à une profondeur moyenne de
- (1) Voir les suppléments du Journal Officiel (ior semestre) de 1898. Rapport sur la défense des côtes.
- 5 à 6 m maintenue pendant des heures entières. Les tôles en acier doux peuvent, d’après les calculs, supporter une pression de 30 m d’eau. La machine étant au repos le bateau flotte : il ne s'enfonce que sous l’action de deux hélices latérales tournant dans des tambours verticaux. Des gouvernails horizontaux règlent la stabilité. D’après les essais, le système pèche sous ce rapport. Hermétiquement clos, il laisse à son équipage de trois à quatre hommes, six heures environ de respiration assurée. Il peut être allégé par le jeu de fortes pompes qui vident ses chaudières. Pour préparer la plongée, on prend une quantité d’eau de mer suffisante pour ne laisser émerger que la coupole de vision. Pour enfoncer davantage, on met en marche les propulseurs verticaux et sous leur action le bateau se maintient à la profondeur voulue Pour remonter, on arrête les propulseurs et le navire s’élève de-lui-même. A une avarie de machine correspondrait donc une émersion rapide, ce qui est une cause de sécurité. Par surcroît de précation, M. Nordenfeld a imaginé un frein automatique pour le mouvement de descente. Un levier muni d’un contrepoids peut être réglé de manière à équilibrer le poids de la masse d’eau supérieure et il est relié à une valve d’immersion également en rapport avec celle qui règle l’admission de vapeur dans les machines des propuiseurs verticaux. De cette façon quand le bateau plongeur dépasse la profondeur qu’on a fixée, comme le poids de la colonne d’eau augmente, la -résistance du contrepoids est vaincue et les valves se ferment en suspendant le mouvement des propulseurs de plongée, ce qui entraîne l'ascension du bateau. La vapeur est l'unique moteur. Elle provient d'une chaudière marine à tirage forcé. En émersion, le navire flottant à l'air libre, on marche dans les conditions ordinaires. La fumée sort par deux conduits qui débouchent à l'arrière. Pour l’immersion, la chaudière ne pouvant fonctionner, on obture les tuyaux de fumée. On a eu soin pour préparer la plongée, de réchauffer l’eau contenue dans deux réservoirs placés à l'avant et à l’arrière, communiquant par un circuit de tuyaux avec la chaudière, de manière à obtenir une pression de 150 livres par pouce carré. Avec cette source d’énergie, le sous-marin peut parcourir 16 milles à la vitesse de 3 ou 4 nœuds à l’heure. Sans faire de charbon, le Nordenfeld a pu. nous l’avons dit, fournir une course de 150 milles, de Stockholm à Gotthcborg. Il y a trois machines à bord. L’une agit sur l'hélice à quatre ailes, de
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- 1.50 m de diamètre à pas de 2.25 m ; les deux autres desservent les ventilateurs et les propulseurs verticaux. Deux gouvernails horizontaux à tribord et à bâbord du cône arrière, sont commandés de l'intérieur par un pendule. Toute élongation de celui-ci * en dehors de la verticale, en cas de plongée oblique, se transmet aux gouvernails qui replacent le bateau suivant l’horizontale. En cas d’incident fâcheux, le Nordenfeld n’étant pas muni de réservoirs à air comprimé pour l’expulsion rapide de l’eau d'enfoncement, il faut arrêter la machine et laisser la poussée ramener le bateau à la surface de l'eau.
- La haute compétence de M. Nordenfeld, en matière de torpilles de mitrailleuses, d’explosifs, est connue. Néanmoins le bateau qu'il a créé s’est trouvé par tant de points, semblable au sous-marin espagnol VIctineo véritable précurseur de tous les plongeurs modernes (sauf le Nautilus de Fulton) que M. José Pascual y Deop, ingénieur espagnol a, dès le 10 novembre 1885, revendiqué hautement la priorité de l’invention, pour son compatriote le D1' Narcisso Monturiol. Il nous est impossible, à notre grand regret, de détailler les dispositions absolument remarquables pour l’cpoque de leur lancement, des deux sous-marins espagnols Ictineo n° 1 et Ictineo n° 2 du Dr Monturiol . L’espace nous manque (l). Le premier de ces engins, lancé le 28 juin 1859 était déjà fort bien conçu. Cependant, non satisfait de son œuvre, l’inventeur lançait le second à Barcelone, le 2 octobre 1864 (longueur 17 m — 3,50 m de quille à coupole — 3 m de largeur — tonnage 20 me). L'Ictineo mû d'abord à bras par seize hommes, plus tard par la vapeur, fit des expériences du plus haut intérêt, tirant même sous l’eau un canon lisse de 10 cm long de 6 calibres, avec une charge de poudre de 1 kg. L’inventeur ruiné, délaissé à raison des événements politiques de 1868, vit ses engins dépecés par ses créanciers et vendus au vieux l'en Ceci dit sur une conception qui méritait mieux, il est certain que les machines pour l’émersion et l’immersion, la forme du bateau, le propulseur, etc., tout dans le Nordenfeld semble inspiré par l'Ictineo, et des auteurs, neutres en la question, penchent pour ce dernier à cause de certaines supériorités qu’il présente sur son succes-
- (') Pour les aménagements de l’Ictineo on pourra consulter le Manuel du marin {Manuale del marino militant) du capitaine de vaisseau C. de Amezaga de la marine royale italienne. —Hcepli, éditeur, Milan, 1891.
- seur. Pour en finir avec le Nordenfeld, rappelons qu’il est muni d’un tube lançant des torpilles réglées pour marcher sous 3 m d’eau.
- Telle est en substance, la situation générale des torpilleurs sous-marins ou submersibles, du monde. Au lieu de torpilles dormantes ou remorquées (type Harvey) le navire de guerre trouvera sur sa route des fourneaux d'une mobilité relativement grande .qui chercheront à s’accrocher à lui ou à le surprendre, qui garniront les passes, qui feront des rondes au-devant des ports, qui sc déplaceront suivant que l’attaque de l’ennemi se dessinera vers un point plutôt que vers un autre. Un seul nombre parle brutalement en faveur des fourneaux immobiles et mieux encore des fourneaux mobiles que sont les sous-marins. Pendant la guerre de la Sécession, en deux ans les torpilles fixes ou les bateaux-cigares (surnommés les Davids à cause de leur petitesse par rapport aux géants qu'ils attaquaient), ont coulé à la marine fédérale vingt navires de tout rang. Nous avons cité le cas de VAlbemarle qui prouve que de leur côté les confédérés n’échappaient pas aux désastres de ce genre. Il y a là une sérieuse leçon de choses.
- On a violemment attaqué et ardemment défendu les sous-marins. Loin de nous la prétention de résumer les débats. A côté des constructeurs et des techniciens qui voient dans le sous-marin la seule arme de l’avenir, nombreux sont les officiers de marine qui déclarent « que cet épouvantail à moineaux tombera dans l’oubli après une période d’engouement. » IL y a plus : des militaires, tout en rendant justice à l’ingéniosité déployée dans la construction et l’armement de ces navires, ajoutent une nouvelle note à ce concert d'opinions ; ils écrivent que les marins aimeront mieux la lutte au grand jour que de se consacrer à des besognes obscures. ce dernier qualificatif semblant sous leur plume se transformer en un synonyme de « crainte ». Si, ce qui n’est pas du domaine du journal, on discutait ici cette opinion fâcheuse, il ne serait peut-être pas difficile d’établir que le courage à froid, avec la conscience nette du péril mathématiquement démontré, vaut sans doute la surexcitation physique qui supplée dans le combat au raisonnement de la bête humaine lâchée.
- Le sous-marin peut couler sans appel, par une surcharge d’eau. L’équipage sera immergé vivant et ira pourrir dans sa carapace de tôle, sous un nombre quelconque de brasses d’eau, à moins que la pression n’écrase le contenant et le contenu. Un
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- défaut de robinet suffira (£). 11 peut sauter par suite d'une déflagration accidentelle de ses propres fourneaux ou bien être disloqué sous le coup de marteau d’eau des explosions quïl subira de trop près en torpillant son adversaire. Nous ne parlons pas de l'impression profonde qu’éprouvent des gens, meme peu craintifs, devant l’étrange spectacle qui frappe le plongeur immergé un peu bas. Pour obscures qu’elles soient, ces besognes comportent autre chose que de la peur et les volontaires seront rares.
- Le sous-marin semble avoir un rôle spécial, bien net, celui de l'insecte venimeux ou du reptile qui
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- tue tout aussi bien que le taureau ou le fauve, mais qui tue par des procédés différents. C’est l'éternelle fable du lion et du moucheron. Remplaçant ce dernier par l’aspic, rien ne prouve que le premier aura l’avantage.
- C’est pourquoi l’avenir étant plein d'imprévu, le sous-marin qui vient de naître ne paraît pas mériter un abandon hâtif. Pour lui le petit reptile, il y a place pour la destruction, tout comme pour les mastodontes de 12000 tonnes, coûtant 30 millions, qu’on multiplie ailleurs et qu’une seule torpille bien placée peut transformer instantanément en plongeurs qui ne remonteront plus. P. Marcillac
- CHRONIQUE
- Tableau de distribution pour laboratoire d’analyses électrolytiques. — Dans son Traité d'analyse chimique quantitative par électrolyse, dont un compte rendu a été donné récemment dans ce journal {Supplément du 11 mars,p.CXVIII), M. Riban décrit le tableau de distribution qu’il a fait installer dans son laboratoire en vue de desservir commodément plusieurs circuits pour analyses électrolytiques. Ce tableau est, comme le dit rauteur, d’une très grande simplicité, mais comme la simplicité est précisément une qualité et comme sa disposition peut trouver des applications nous croyons utile d’en reproduire la description :
- Ce tableau, représenté par la figure ci-jointe, n’occupe que 1,15 m de large sur 0,90 m de haut et porte 21 barres de laiton percées chacune de 12 trous et formant 3 groupes bb de 7 barres. On n’a représenté ici que les deux tiers du tableau environ, et par conséquent que deux de ces groupes. Chacun d’eux est à relié un groupe de six accumulateurs Ai, A2 etc..., montés en tension, et placés en réalité dans le sous-sol du laboratoire, mais représentés ici par le signe conventionnel des piles, traits grêles et pleins, au voisinage du ta-
- Le circuit PQS, représenté au-dessous des accumulateurs, est le circuit qui sert à leur charge au moyen de la source d'électricité S. Les fils reliant
- (‘) Ces jours-ci un de nos grands cuirassés s'est empli par suite d’un accident de ce genre et a failli couler. Le fait peut
- les accumulateurs aux barres, ainsi que quelques autres, sont représentés ici apparents sur le tableau, alors qu'en réalité ils sont dissimulés derrière lui.
- Ce tableau porte, visiblement au-dessous de chaque barre constituant une prise de courant^ le numéro
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- d’ordre de l'accumulateur auquel elle correspond.
- Des pièces de contact en porcelaine rr, -reçoivent chacune les extrémités de la canalisation électrique d'une des salles à desservir ou des régions que l’on veut rendre indépendantes dans une même salle. Des étiquettes émaillées, placées en ee au-dessous de chaque pièce de porcelaine, indiquent leur destination. Les extrémités des canalisations électriques des salles traversent, avant de se terminer aux pièces de contact rr, des coupe-circuits ce ; les canalisations électriques de ces salles sont ainsi protégées contre tout accident.
- Si, tous les groupes d'accumulateurs étant réunis en tension par les interrupteurs fermés I,, I2 etc. on relie maintenant, au moyen de fiches conductrices à manche isolant FF, deux barres Quelconques (prises de courant) avec l’une des pièces de contact rr, on lancera ainsi, dans la salle différente, le courant du nombre d’accumulateurs correspondant aux barres ainsi prises. Un couple de ces fiches conductrices FF, ainsi que l’une des pièces de contact r, sont, en outre, reproduits isolés, en dehors de la figure et à sa droite, pour mieux montrer cet agencement.
- Par exemple, dans la figure ci-jointe, les fiches étant placées sur les barres -h i et 2, l'opérateur lance dans la salle n° 6 le courant de deux accumu-
- Un autre opérateur, grâce au grand nombre de trous, peut prendre, simultanément s'il y a lieu, sur ces memes deux barres, le courant des deux mêmes accumulateurs ou, sur d’autres barres, le courant d’un nombre quelconque d’accumulateurs et l’envoyer dans toute autre direction, salle 21 par exemple.
- Il pourra aussi, avec des fiches placées en 2 et 6 prendre quatre accumulateurs ; avec les fiches en 3 et u, prendre huit accumulateurs, etc., etc., réalisant de la sorte simultanément un grand nombre de dispositions possibles, tant comme nombre d’accumulateurs que comme directions differentes. Avec ces dispositions, toutes les opérations pourront être effectuées sans que l’on ait à redouter des courts-circuits.
- Il y a plus, ce même tableau permet, dans une certaine mesure, de grouper les accumulateurs en quantité, par exemple en doublant ou triplant la surface. Soit à prendre huit accumulateurs que l’on veut grouper de manière à réunir deux séries formées chacune de quatre accumulateurs en tension. U suffifa, les trois groupes d’accumulateurs A(, As,
- A3, étant au préalable séparés les uns des autres par les interrupteurs ouverts I,, I.2,13, etc., de réunir, ainsi qu’il est figuré seulement en pointillé, au moyen d'un fil conducteur armé de fiches terminales, les barres 4 et 10 par exemple. On aura ainsi assemblé les pôles négatifs de quatre accumulateurs pris dans chaque groupe ; une réunion semblable des barres + 1 et +7 assemble les pôles positifs de ces deux groupes de quatre accumulateurs.
- Il est visible que deux fiches, telles que FF, enfoncées maintenant dans un trou quelconque des barres + 1 et 4 (ou ce qui revient au même, + 1 et 10 ou 4 et j- 7, ou bien encore + 7 et 10) permettront de lancer le courant des accumulateurs, ainsi groupés, dans une direction quelconque déterminée.
- Ces quelques exemples montrent les nombreuses combinaisons que ce tableau tel que M. Ribah l’a fait exécuter, met à la disposition de plusieurs opérateurs travaillant simultanément.
- On voit, en outre, sur la gauche du tableau, un fort interrupteur HH, permettant de lancer dans des salles spéciales, n05 19 et 20, des courants continus à grande différence de potentiel, 110 volts par exemple, donnés par une dynamo ; ils traversent un gros coupe-circuit C. Une pièce de contact R sert à mettre, au besoin, la canalisation de ces salles en rapport avec.les barres d’accumulateurs au moyen de fiches, et à y lancer, s’il y a lieu, le courant de ces accumulateurs. Cette disposition se reproduit symétriquement, pour une autre salle, sur la droite du tableau, non figurée.
- Redresseur cathodique Villard pour courants induits. — Dans le compte rendu de la récente exposition de la Société de physique, publié dans le numéro du 22 avril de ce journal, M. Goisot signalait parmi les appareils exposés par M. Chabaud, le redresseur cathodique de M. Villard, pour courants alternatifs donnés par une bobine d’induction. Une note communiquée par M. Villard à la séance du 17 avril de l’Académie des sciences, nous fournit des renseignements détaillés sur le fonctionnement de cet appareil.
- On sait que M. Villard a montré, dans un travail antérieur (L’Éclairage Électrique, t. XIV, p. 483, 12 mars 1898), qu'à une pression donnée la résistance électrique d'un tube de Crookes dépend uniquement de la section du courant gazeux positif qui alimente l’émission cathodique. Ce courant, repoussé par les parois, peut être à volonté resserré
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- et rendu ainsi résistant par l’emploi de tubes étroits et de cathodes de faible diamètre. Cette propriété permet de construire une ampoule dissymétrique constituant une soupape électrique très efficace et capable de supporter le débit d'une forte bobine d’induction.
- L'une des électrodes est constituée par une grande spirale, en fil d’aluminium, placée dans une ampoule en verre de 400 cm3 environ ; l’autre électrode est un disque d’aluminium de quelques millimètres de diamètre seulement, placé dans un tube étroit et légèrement étranglé en avant du disque, de manière à gêner le plus possible l’afflux d’alimentation cathodique. Pour un degré dévidé convenable, l’étincelle équivalente qui mesure la résistance de l’appareil est inférieure à 1 min si la spirale est'cathode, et atteint 15 cm pour le sens opposé du courant. Si la force électromotrice agissante ne dépasse pas 50000 à 60000 volts, la spirale peut donc seule être cathode, et, suivant le sens de la différence de potentiel, on a à volonté le phénomène de Geissler ou celui de Ilittorff.
- Adaptée au secondaire d’une bobine de Ruhmkorff dont le primaire est parcouru par un courant alternatif, cette ampoule ne laisse passer qu'une alternance sur deux du courant induit, ce qui permet d’actionner les tubes de Crookes aussi bien qu’en employant une source à courants continus et un interrupteur. Le fonctionnement de l’appareil est silencieux et le passage, souvent nuisible, du courant inverse, est rendu impossible. La chute de potentiel se faisant presque tout entière dans le tube de Crookes, il en résulte que la perte d’énergie dans l’ampoule séparatrice est pratiquement négligeable et celle-ci ne s’échauffe pas sensiblement.
- L’emploi de trois ampoules analogues à la précédente permet d’utiliser les deux alternances du courant induit et d’obtenir des courants redressés. La disposition qu’il convient d’adopter est indiquée par le schéma suivant dans lequel les traits correspondent au passage du courant dans un espace rempli de gaz raréfié; les lettres désignent les électrodes en spirales qui seulcnt peuvent être cathodes :
- Deux ampoules C,Ai et C2A2 sont reliées électriquement parleurs anodes A,, A=>. Une troisième am-
- poule, à cathode C3, porte deux anodes égales A3, A's. On fait communiquer C* et As avec l’une des bornes du secondaire de la bobine, C* et A'a avec l’autre. (AjAj) et C3 constituent respectivement la cathode et l'anode du circuit d’utilisation qui sera constitué, par exemple, par une étincelle ou un tube de Crookes.
- Une charge négative ne peut traverser l’appareil que dans le sens OAïQAj ou C2AâCaA^. Le circuit d’utilisation (AjAalQ sera donc parcouru par des courants redressés, et cela dans des conditions de rendement très satisfaisantes.
- Le dispositif précédent permet en même temps de vérifier que, dans un tube de Geissler ou de Crookes, l'anode n’est le siège d’aucun phénomène calorifique particulier ; malgré ses dimensions très restreintes le dégagement de chaleur n’est pas plus considérable à son contact que dans le reste du tube étroit qui la renferme; les cathodes, au contraire, malgré leur grande dimension et le volume considérable de l’ampoule qui les contient, s’échauffent notablement si le circuit d'utilisation est peu résistant. Ces conséquences sont entièrement conformes à la théorie donnée antérieurement par M. Villard, des phénomènes cathodiques.
- Effets dos courants continus sur les animaux. — Dans une précédente chronique (L'Eclairage Electriquei, t. XVIII, p. 479, 25 mars 1899), ont etc indiqués les résultats des expériences faites par MM. J. L. Prévost et F. Battelli, avec aes courants alternatifs. Une communication faite ultérieurement à l’Académie {Comptes rendus, t. CXXVIII, p. 842-845), nous fait connaître les résultats des expériences du même genre que ces mêmes expérimentateurs ont faites avec des courants continus.
- Le courant était emprunté au réseau distributeur à courant continu de Genève. Un rhéostat à spirale était intercalé entre le conducteur positif et le sol, présentant une différence de potentiel de 550 volts ; une dérivationîétait prise sur ce rhéostat. F.ra général l’électrode positive était placée dans la bouche de l’animal, la négative sur les cuisses -bien rasées ou dans le rectum.
- Les auteurs ont constaté que le mécanisme de la mort par les courants continus est semblable dans ses grandes lignes à celui que l’on constate avec les courants alternatifs ; ils signalent toutefois plusieurs notables différences.
- Ainsi pour provoquer les trémulations fibrillaires
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- des ventricules du chien, il faut, avec le courant continu, une tension d'au moins 50 à 70 volts, tandis qu’une tension de 10 volts suffit avec le courant alternatif; mais tandis qu'avec ce dernier la durée du contact doit être au minimum d’une seconde, il suffit d’une seule secousse, d'un dixième de seconde environ, avec le courant continu. •
- Chez tous les animaux, la sensibilité parait être plus fortement atteinte par les courants alternatifs, il en est de même de la respiration.
- Les auteurs font observer que l’on ne peut attribuer ces effets à l’extra-courant de rupture car cet extra-courant était très faible dans leurs expériences, le circuit d'expérience étant en dérivation sur le circuit principal. D’ailleurs, ils ont fait une autre série d’expériences en intercalant dans le circuit de l'animal un rhéostat liquide dont la résistance peut varier de 0 à 15 000 ohms et qui permettait de supprimer complètement les secousses de fermeture et de rupture ; ils ont constaté ainsi que la respiration et la sensibilité se comportent de meme, qu’il y ait ou non des secousses de fermeture ou de rupture: les convulsions sont, au contraire, surtout provoquées par la secousse de rupture ; quant au cœur, les trémulations fibrillaires peuvent survenir sans’ que le circuit soit fermé ou ouvert brusquement.
- Absorption des ondes hertziennes par les corps non métalliques. — Dans une communication faite en juillet dernier à l’Académie des sciences et reproduite dans ce journal (t. XVI, p. 155, 23 juillet 1898), M. Branly montrait qu’une enceinte métallique hermétiquement fermée offre un obstacle absolu au passage des ondes hertziennes alors meme que ses parois n'ont que quelques centièmes de millimètre d’épaisseur, mais que la fente la plus line pratiquée dans l’enveloppe livre un passage facile à ces ondes.
- M. Edmond Branly a, en collaboration avec M. Gustave Le Bon, étendu les mêmes procédés de recherches à la transmission à travers les corps non métalliques; les résultats de ces expériences ont été l'objet d’une communication récente à l’Académie des sciences (Comptes rendus, t. CXXVIII, p. 879-882) de laquelle nous extrayons les renseignements suivants :
- Les essais ont été faits avec des blocs de ciment, avec une pierre de carrière, avec une caisse de sable. Au centre des différents blocs se trouvait ménagée une cavité à peu près cubique de 10 dm3
- ' environ de capacité. Pour cinq des faces de cc i réduit, les parois étaient épaisses et également épaisses ; la sixième face, ayant la forme d’un carré de 20 cm de côté, était fermée par une porte métallique soigneusement ajustée et fixée à l’aide de vis et d’ccrous. Cette porte livrait passage au circuit révélateur d’ondes, composé d’une pile, d’un tube à limaille et d’une sonnerie, le tout occupant la cavité du réduit. Le même tube a servi dans toutes les expériences ; il était très sensible et contenait de la fine limaille d’un alliage d’or et de cuivre. Un radiateur de Righi, à étincelle jaillissant dans l’huile, et actionné par une bobine de 15 cm d’étincelle, était disposé en face du milieu de la paroi épaisse de la cavité centrale, à l’opposé de la porte métallique. A l’air libre, le radiateur de Righi rendait conducteur le tube à limaille à une distance supérieure à 30 m, distance maxima dont on disposait. On éloignait progressivement le radiateur du bloc jusqu’à cc que le silence de la sonnerie indiquât que les ondes électriques n’agissaient plus. Vers la limite, une seule étincelle ne suffisait plus pour faire fonctionner la sonnerie, il fallait l'accumulation des effets de trois ou quatre, et un peu pius loin l'action cessait- Aux distances auxquelles les ondes du radiateur ne traversaient plus les parois du bloc, il suffisait de desserrer les écrous de la porte en métal pour que le tube fut influencé de nouveau.
- Les deux blocs de ciment employés étaient formés de petits fragments de pierre meulière noyés dans du ciment de Portland, sans addition de sablé; les parois de l’un d’eux avaient 10 cm d’épaisseur, celles de l’autre 30 cm. Avec le premier l’action du radiateur cessait à 7 m lorsque le bloc était encore humide ; elle ne cessait qu’à 12 m plusieurs jours après, le bloc étant bien sec. Avec le second encore humide l’opacité était complète même lorsque le radiateur était à quelques centimètres seulement; l’action cessait à 1 m lorsque le bloc était sec.
- Les parois du réduit creusé dans la pierre de carrière avaient 40 cm d’épaisseur. Elles se laissaient traverser par les ondes cmiscs à plus de 40 m de distance tant que la pierre resta sèche. Celle-ci ayant été mouillée pendant plusieurs jours, l’action cessa à 25 m.
- La caisse de sable était constituée par une caisse en bois remplie de sable de rivière bien tamisé et séché sur une plaque de tôle chauffée. Les parois de sable de la cavité intérieure avaient 30 cm
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- d’épaisseur. Comme la pierre sèche, le sable n’exerçait qu’une influence insignifiante. Le sable ayant été mouillé de façon à être saturé d’eau, le radiateur n’agissait plus qu'à une distance notablement moindre que précédemment.
- Ainsi donc l’opacité pour les ondes hertziennes des substances sur lesquelles ont porté les essais dépend de la nature de ces substances, croît avec leur épaisseur, enfin augmente avec leur degré d'humidité.
- Celte opacité semblerait indiquer que si dans les expériences récentes de télégraphie hertzienne on a pu transmettre des signaux entre des points séparés par des collines ou des murs, ce n’est sans doute pas à la transparence de ces collines ou ces murs qu’il faut attribuer la réussite, mais plutôt à ce que les ondes contournent les collines ou pénètrent par les portes et fenêtres dont sont percés les
- Préparation au four électrique du sous-phos-phure de cuivre Cu2 P. — M. Georges Maron-neau s’est trouvé conduit par les résultats obtenus par M. Moissan en chauffant au four électrique du phosphate de calcium et du charbon, à rechercher si l’on n’obtiendrait pas un phosphure de cuivre cristallisé en chauffant dans les mêmes conditions du phosphate de cuivre et du charbon. En prenant 400 parties de phosphate et 100 parties de coke et de pétrole, il a en effet obtenu des cristaux de phosphure répondant à la formule Cu2 P, enchâssés dans du cuivre métallique (Comptes rendus, t. CXXVI1I. p. 936).
- La séparation des cristaux et du cuivre se fait très facilement au moyen de l’électrolyse : le culot est placé comme anode dans une solution saturée de sulfate de cuivre traversée par le courant de deux éléments Paniell.
- M. Maronneau a reconnu par ce même procédé que des cristaux de phosphure Cu2 P existent dans le phosphure de cuivre du commerce.
- Après avoir rappelé que ce phosphure a été étudié par Schrotter, par Hwoslcfï, par Casoria et enfin parM. Oranger, l’auteur décrit ses principales propriétés : densité, 6, 4 ; décomposé en partie par l’hydrogène à 1 ooo°; attaqué à froid par le fluor, à chaud par le chlore, le brome et l’iode ; oxydé par l'oxygène plus ou moins rapidement suivant la température ; difficilement soluble ou insoluble à froid dans les acides ; soluble à chaud dans l’acide azotique, l’eau régale chlorhydrique et l'eau régale fluorhydrique. ________________
- Préparation au four électrique du siliciure de fer Si Fe, — Il y a quelques années M. Moissan signalait la formation d’un siliciure de fer par union directe du fer et du silicium au four électrique ; ce siliciure a pour formule Si F e2. Dans une note présentée à l’Académie des sciences le m avril, M. F. Lebeau décrit le mode de préparation et les propriétés d’un autre siliciure de fer correspondant à la formule Si Te.
- Ce sont les recherches sur le traitement de l’émeraude au four électrique dont nous avons déjà parlé ici (L’Écl. Klect., t. V, p. 277; t. XIV, p. 121; t. XV, p. 132 et 263) qui ont amené M. Lebeau à trouver parmi les produits du four électrique ce siliciure déjà préparé par Frémy ci par Hahn par divers procédés : il obtint à plusieurs reprises dans ces recherches des masses métalliques à cassure cristalline présentant parfois de véritables géodes remplies de cristaux qu’il crut d’abord être, d’après leur composition, des cristaux de siliciure double de fer et de cuivre, mais qu'un examen plus complet lui démontra être des cristaux de siliciure de fer cimentés en quelque sorte par du siliciure de cuivre. Ayant reconnu que ce dernier siliciure est un excellent dissolvant du siliciure de fer, il a songé à utiliser cette propriété à la préparation du siliciure de fer cristallisé, soit en dissolvant dans du siliciure de cuivre fondu du siliciure de fer préalablement préparé, soit en préparant du siliciure de fer en présence d'un excès de siliciure de cuivre.
- C'est le dernier mode de préparation qui a donné les meilleurs résultats, le siliciure de fer étant formé par réduction au moyen du fer de siliciure de cuivre en quantité suffisante pour que la majeure partie de ce dernier corps ne soit pas réduite et serve de dissolvant. D'après la communication de M. Lebeau, on prend 400 gr de siliciure de cuivre et 40 gr de fer en limaille que l’on chauffe pendant 4 à 5 minutes au four électrique alimenté par un courant de 950 ampères sous 45 volts. Le culot métallique obtenu est concassé, traité par l’acide azotique étendu, d’abord à froid, puis à chaud pour dissoudre le siliciure de cuivre, et enfin par une lessive de soude qui dissout la silice gélatineuse formée et laisse les cristaux du siliciure de fer Si Fe.
- M. Lebeau fait observer que son mode de préparation fournit un siliciure plus riche en silicium que le composé obtenu par Si Fe5 A1. Moissan par union directe. Il rapproche ce fait du sui-
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- vant : M. Moissan a obtenu par union directe du tungstène et du carbone au four électrique le composé C Tu2 (L'Écl. Électt. VIII, p. 182, 25 juillet '896), tandis qu'en opérant la réduction de l'acide tungstique par le charbon en présence d'un, excès de carbure de fer, M. Williams a obtenu le carbure CTu (L'Écl. Élect.. t. XVI, p. 44, 2 juillet 1898). M. Lebeau explique cette diversité des produits suivant les conditions de l’opération par cette raison que quand le produit est formé en.présence d’un dissolvant, ce dissolvant empêche la température de s'élevçr aussi haut que dans le cas d’une combi-.naison directe. Cette explication se trouve d'ailleurs confirmée par la propriété qu'a le silicium Si t e de se dissocier à très haute température ; de même d'ailleurs le carbure de tangstène C Tu donne par une chauffe énergique le composé C Tu2.
- M. Lebeau indique ensuite les propriétés des cristaux de Si Fe : leur densité est 6,17; Ils rayent le quartz; ils sont attaqués avec incandescence par le fluor (à froid) et par lé chlore et le brome (au rouge sombre); ils sont attaques par les alcalis fondus; ils ne sont pas attaqués par les acides minéraux sauf par le mélange d’acide azotique et d’acide fiuorhydrique.
- Le rayonnement de l’uranium et des corps radio-actifs. — Depuis la dernière note présentée à l’Académie par M. Becquerel, en avril 1897, sur le rayonnement de l'uranium (Voir L’Éclairage Électrique,, t. XI, p. 269), divers travaux importants ont été publiés sur cette question. Lord Kelvin, MM. Beattie et Smoluchowski, M. Rutherford ont étendu nos connaissances sur les propriétés du rayonnement de l’uranium; M. Schmidt a reconnu dans le thorium des propriétés analogues à celles de l'uranium; enfin M. et Mmc Curie ont été conduits à la découverte de deux substances nouvelles, le polonium et le radium, considérablement plus actives que l’uranium.
- Dans une communication faite à la séance du 27 mars dernier de l’Académie des Sciences, M. Becquerel (Comptes rendus, t. CXXVIII, p. 771-777) revient sur ce sujet et fait connaître les résultats que l’on peut‘déduire de l’examen de plusieurs centaines de clichés photographiques qu’il a obtenus depuis trois ans.
- Ces résultats confirment complètement ceux qui, aux débuts de ses recherches, avaient amené l'au-teur à considérer les propriétés suivantes comme
- caractéristiques du nouveau rayonnement : spontanéité du rayonnement, permanence de ce rayonnement, conductibilité des ga% pour l’électricité sous son influence. Ces trois propriétés ont d’ailleurs été vérifiées par tous Jes Observateurs cités plus haut.
- Quant à l'intensité du rayonnement, ellç ne paraît pas subir de changement notable avec le temps. Les composés divers enfermés depuis le 3 mai 1896 dans une double boite en plomb, et qui, depuis lors, sont maintenus à l’abri de tout rayonnement connu, continuent actuellement à impressionner une plaque photographique, à peu près avec la même intensité qu’au début: il semble qu’il y ait eu une légère diminution d’intensité pendant les premiers mois, puis l’intensité paraît s'etre maintenue stationnaire. La difficulté d’opérer avec des plaques photographiques d’égale sensibilité et de les développer dans des conditions identiques, ne permet pas à M. Becquerel de préciser davantage.
- Trois autres propriétés des rayons uraniques annoncées par M. Becquerel, la polarisation, la réflexion et la réfraction de ces rayons, n’ont pas été confirmées, ni par les observations des auteurs cités plus haut, ni par les recherches récentes de M. Becquerel, tant sur les composés de l’uranium que sur les composés du polonium et du radium.
- En ce qui concerne la polarisation, une première épreuve photographique, montrée en mars 1896 à l’Académie, avaitmanifesté une différence d’absorption. au travers de plaques de tourmaline, suivant qu'elles étaient croisées ou parallèles. Une seconde épreuve, obtenue quelques semaines plus tard, avait donné un résultat dans le même sens, mais toutes les autres expériences ultérieures de M. Becquerel, soit avec l’uranium, soit avec le radium ont été négatives. C’est également le résultat auquel sont arrivés les autres observateurs. M. Becquerel n’a pu, d’ailleurs reconnaître la cause pour laquelle ses deux premières épreuves ne sont pas identiques aux épreuves ultérieures.
- Les expériences nouvelles de M. Becquerel n’ont pas non plus confirmé l’existence d’une réflexion régulière qu'il avait cru devoir déduire de ses premiers résultats ; elles le conduisent à penser, ou qu’il y a seulement réflexion diffuse, ou que la surface des corps frappés par le rayonnement devient le siège d’un nouve.au rayonnement (analogue aux rayons secondaires de M. Sagnac, produits par les rayons X rencontrant une substance), ou encore que ces deux phénomènes se produisent simultanément.
- L’étude de la réfraction a également condui
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- Al. Becquerel à des expériences'contradictoires. Dans les épreuves qu'il a. obtenues depuis trois ans avec ruranium, il a constamment observé le résultat suivant, qui-se reproduit, du reste,-avec le thorium et avec le radium : « Lorsque la substance active est placée sur une lamelle de verre, soit directement, soit enfermée dans un. tube de verre ou de papier, et que la lamelle est posée soit directement sur la plaque photographique, soit sur celle-ci protégée du rayonnement lumineux par une feuille de papier noir ou une mince lame d'aluminium, ou encore quand la lamelle est maintenue à une petite distance de la plaque sans la toucher, on observe, en développant l'épreuve, que la silhouette de la lamelle de verre apparaît bordée à l’extérieur d'une bande blanche, qui apparaît comme une ombre portée par les faces verticales de la lamelle, les parties où les ombres se croisent étant plus blanches que les autres ; l'impression photographique est parfois très vive au début de cette bande. Elle est d’autant plus large que la lame est plus épaisse, que Je rayonnement est plus incliné par rapport à la lame, ou que celle-ci est plus éloignée de la plaque sensible ; elle est alors notablement plus diffuse. » Ce résultat semblerait indiquer une réfraction du rayonnement par les bords de la lame de verre, car on le retrouve dans tous ses détails lorsqu'on le produit avec la lumière, en plaçant sur la lamelle un corps lumineux par phosphorescence (sulfure de calcium ou carbonate de radium). Cependant diverses expériences faites par M. Becquerel, montrent que le rayonnement passe sans déviation appréciable au travers de prismes de verre ou d’aluminium ; il en est de même d’expériences faites par M. Rutherford. On ne peut donc dire qu’il y a réfraction, malgré les apparences citées plus haut, apparences dont l’explication reste encore à trouver.
- L'absorption du rayonnement de l’uranium et des autres substances radio-actives dépend et de la nature de la substance émissive et de la nature de la substance traversée. L’uranium et le radium émettent des radiations qui traversent à peu prés les mêmes substances, le second corps étant considérablement plus actif que le premier. Les radiations du polonium, au contraire, se distinguent par leur absorption très notable ; elles traversent très mal le papier; si facilement traversé par le rayonnement du radium; une lame de mica extrêmement
- mince les affaiblit considérablement, tandis que la même lame affecte, beaucoup moins le rayonnement du radium. Ce dernier travèrse :des lames de quartz et de spath,.tandis que les rayons du polonium ne les traversent pas. Au travers d’une feuille d’aluminium battu le polonium est considérablement plus . actif que l’uranium ; au' travers d’une feuille d’aluminium de 2 mm, l'uranium est notablement-plus actif que le polonium. On pourrait multiplier ces exemples, qui s’étendent aux rayons émis par le thorium.
- « En résumé, dit en terminant M. Becquerel, le rayonnement des corps radio-actifs présente des caractères qui le rapprochent plus des rayons X que de la lumière ordinaire. La constatation d'effets analogues aux rayons secondaires accentue ce rapprochement.
- » Parmi les faits inexpliqués que Ton rencontre dans celte étude, l'un des plus singuliers est l’émission spontanée d’un rayonnement sans cause connue. S’il était démontré que ce rayonnement ne correspond pas à une dépense d'énergie, on pourrait comparer l'état de l’uranium à celui d’un aimant, qui a été amené à cet état par une dépense préalable d’énergie et qui s’y maintient ensuite indéfiniment, en entretenant autour de lui un champ où l’on peut produire des transformations d’énergie. On pourrait encore comparer l’état de l'uranium à celui des corps phosphorescents par la chaleur, qui semblent garder indéfiniment l'énergie lumineuse qui leur a été donnée. Mais les réductions des substances photographiques et l’excitation de la phosphorescence des platino-cyanures, observée par M. et Mmc Curie, avec le polonium et le radium sont des phénomènes qui nécessitent.une dépense d’énergie dont on ne voit pas la source ailleurs que dans la substance radio-active. Comme cette dépense d’énergie est extrêmement faible, il ne serait pas contraire à ce que nous savons sur la phosphorescence, de supposer que ces substances ont une réserve d’énergie relativement considérable qu'elles peuvent émettre, par rayonnement, pendant des années, sans affaiblissement sensible; toutefois il n’a pas été possible de provoquer par des influences physiques aucune variation appréciable dans .l’intensité de cette émission. »
- le Gérant : C. NAUD.
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- Tome XIX.
- Samedi 20 Mai 1899
- 6' Année. — N° 20.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNO, Professeur â l’École Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARE, Professeur à la Sorbonne. Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- OBSERVATIONS
- SUR LA RÉACTION D’INDUIT ET LES AMPÈRES-TOURS DÉMAGNÉTISANTS A PROPOS D’UNE COMMUNICATION DE M. PICOU (l)
- La distinction entre les ampères-tours longitudinaux et transversaux ne Constitue pas une idée théorique nouvelle, mais simplement un mode d'exposition de théories anciennes, théories dontM. Picou lui-meme est obligé de se servir lorsqu'il veut calculer la déformation du champ sous les pièces polaires.
- Nier l'action de ces ampères-tours, c’est nier le principe fondamental de l’électromagnétisme, savoir : le travail de la force magnétique JC agissant sur une masse unité (ou l’intégrale j % cos (K, ds)ds j parcourant un circuit fermé est le produit par 1,257 du nombre d’ampères-tours embrassé par ce circuit fermé.
- En effet considérons un circuit fermé ainsi constitué : deux petites lignes droites, traversant l’entrefer en deux points diamétralement opposes (pour une machine bipolaire), rejointes par une ligne quelconque dans l’induit, et par une autre ligne quelconque dans
- l’inducteur (fig. 1). Si l’induit n'est parcouru par aucun courant les ampères-tours embrassés sont ceux des inducteurs mi ; si les fils de
- l’induit sont parcourus par des courants changeant de sens sous les balais, en bl et ba ce nombre d’ampères-tours est diminué d’un nombre d’ampères-tours variable avec le dia-
- (') Voir pour la communication de M. Picou L Éclairage Électrique, t. XVIII. p. 598, mars 1899, et plus loin, p. 264.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- mètre choisi; mais il est clair : i° que si les balais' sont calés- sur la ligne neutre (verticale), le nombre d’ampères-tours correspondant au diamètre horizontal reste inaltéré, qu’il y a diminution pour la ligne diamétrale figurée, augmentation égale à cette diminution pour sa symétrique ; 2° que si les balais sont calés dans l’angle à, il y a diminution (dans le cas de la figure, dynamo avec calage en avant) et diminution égale pour toutes les lignes diamétrales, le décalage faisant diminuer le nombre d'ampères-tours embrassé du double du nombre des ampères-tours compris dans l’angle de décalage (’). A égalité de courant d’armature, l’induction dans l’entrefer doit donc diminuer quand le décalage augmente, et il y a bien une relation de cause à effet entre le décalage et cette variation de l’induction.
- En particulier pour les points situés juste au milieu de l’arc polaire, l’induction doit forcément diminuer quand le décalage augmente ; pour M. Picou elle resterait constante.
- La déformation seule du champ à décalage nul, n’a pas d'action sensible sur un induit lisse, il en est autrement quand l’induit est denté profondément, comme on le fait aujourd’hui, et l'entrefer réduit; cela revient en effet à substituer à l’entrefer à réluctance constante donr Hopkinson avait seulement à s’occuper, un entrefer à réluctance variable, composé de l’entrefer proprement dit et des dents, où l’induction atteint parfois 24 000.
- Je me propose d’établir les points suivants :
- i° Ce sont les dents, et non un allongement, d’ailleurs évalué arbitrairement des lignes de force de l’induit qui déterminent la réaction d’induit à décalage nul ;
- 2" Si l’expérience de Aï. Picou n’a pas montré la « superposition » de l’action du décalage et la déformation du champ, cela tient h la
- (') Le décalage fait sidéré. mPCreS
- • n'I arapêr négatifs dar
- constitution particulière de la machine expérimentée.
- On en conclura que de nouvelles expériences dans d’autres conditions seraient nécessaires avant de rejeter les principes admis jusqu’ici ; on aura d’autant plus de raisons de conclure ainsi, que de nombreux essais, anciens déjà, portant sur des armatures lisses avec une inductioninfôrieure à 7000dans l’entrefer ont montré que le flux, indépendant du débit tant que les balais n’étaient pas décalés, décroissait proportionnellement aux ampères-tours dits'démagnétisants. Ces essais ont été faits par mesure directe des flux, l’armature étant.immobile. Ils confirmaient les principes sur lesquels on s’appuyait dans la construction des dt'namos ; ils sont contraires à Ja théorie de M. Picou. Comme d’un autre côté, on ne saurait mettre en doute les résultats obtenus par cet habile ingénieur, il y a lieu de discuter les conditions dans lesquelles il a expérimenté, et l'application de la théorie à
- I. — Après avoir calculé les réluctances (p. 170 du Bulletin de la Société Internationale des Electriciens de mars 1899 etpage268 de ce numéro) comme si les u, et par suite les c6 étaient restés invariables. M. Picou ajoute : « Le flux utile doit donc être réduit à très peu près dans le rapport de l’augmentation de la réluctance, ou plus exactement proportionnellement à la diminution' relative des perméances ». Il ajoute que « la valeur de ^ augmente un peu avec les inductions employées dans les machines; mais un tel calcul n’est pas susceptible d’une absolue précision ».
- Admettons, avec AT. Picou, que la longueur du circuit magnétique dans l’induit a passé de 21 cm à.29 cm; les variations dans les culasses e£ les noyaux n’amenant d’après son tableau que des changements insignifiants dans les réluctance, on voit qu’on peut compter comme réluctance totale,
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- M3
- 0,001 se rapportant M’entreferetauxculasses, tandis que / et p se rapportent à l’induit.
- A vide, on a
- d’où un nombre d’ampères-tours d’excitation
- o,8r o.ooi -j———ix 16500X 253,
- L 253 x 400 J
- puisque 253 X16 500 est le flux utile, soit
- O,«[0,253 + ~]l6500 =0,8 x 5041.
- Lorsque l devient 29 cm, ce nombre d’am-pères-tours devient
- „.8[0,253+ii]a. (I)
- Si $ et u sont les nouvelles valeurs, l’excitation étant restée constante, il faut que la parenthèse conserve la même valeur. Or lorsque c6 est voisin de 16500, «. varie avec une extrême rapidité. En acceptant la courbe (&,p.) figurée par M. Picou (p. 167 du Bulletin et page 267 de ce numéro) on voit que dans cette région on a sensiblement
- fj. = 400 -j- (16500 — $) 0,55.
- .soit p. = 5io pour JB — 16 300, ;* = 521 pour cB = 16 280.
- Si l’on porte ces valeurs de «B et de p dans l’expression (1) on trouve 0,8X5051 pour la première, o,8x*504o,6 pour la seconde; on peut donc admettre que $ dans l’induit a été réduit de 16500 à 16280 par l’allongement (estimé) des lignes de force. La réduction du flux utile est alors
- 0)0135
- et non de 0,067.
- La déformation du champ calculée par ce procédé, ne peut donc rendre compte des , faits. Il en est autrement si l’on considère
- que l’induit est denté, que l’induction dans les dents atteint au moins 23 000, et que ces dents sont six fois plus hautes que l’entrefer.
- Soit cB^ la valeur de l’induction dans une dent; dans l’encoche l’induction radiale a une valeur SB', telle que y.cB' = 'èB (principe.de la continuité de composante tangentielle de la force magnétique à la surface de séparation), la même valeur convient pour l’espace occupé par l’isolant entre deux tôles. Donc si le fer occupe une fraction y* de la surface de l’armature, le flux total par cm2 de cette surface sera /cBd q-(i —f)$ ou
- a0 = aj[/ + 2=/j
- 33e est l’induction moyenne, qui multipliée par la surface polaire donne le flux.
- Les ampères-tours absorbés par l’entrefer plus les dents résultent de la formule connue
- On peut donc pour différentes valeurs de 33^ construire une table donnant les valeurs correspondantes de cB? et de (AT),,, et une courbe donnant cBe en fonction de- (AT)e, courbe qui ne s’écartera d’une droite que pour des valeurs assez faibles de ;j. ou des valeurs de 33 notablement supérieures à 16000.
- Dans la machine de M. Picou, la section du fer de l’induit est évaluée 253 cm2 ; la longueur de l’induit 23 cm et la différence des diamètres 14 cm ; on en conclut que le fer n’occupe que 0,8 de la longueur totale; d’un autre coté la rainure a 0,57 cm de largeur: il y a 72 dents sur une circonférence de 23X" = 72,26 cm, la dent a 0,43 cm de large et
- 0,43 x 0,8 = 0,344.
- On a enfin
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- Avec ces données on a construit le tableau suivant :
- I84 16000 1700018000190002000031000220002300024000
- M1) 365 133 92 56 33 23 17 13 8
- 5552 5950 6336 6783 7340 7854 8426 9085 10248 (AT)* 1156 1356 1502 1773 2187 2666 3233 3939 5649
- Pour donner uo volts, l’induction moyenne sous la pièce polaire doit être 7 630 ; à vide, quand cette induction est uniforme, les deux entrefers complets (dents comprises) exigeront 2X2 500 soit 5 000 AT.
- Si l'on veut calculer le ilux sous les pièces polaires, avec un débit de 100 A, les balais étant calés sur la ligne neutre on observera que la demi-circonférence porte 72 fils parcourus par 50 A, soit 3 600 (AT) ou ao(AT) par degré . L’excitation pour un entrefer simple est augmentée de 2on{AT) pour un point situé à n degrés de l’axe des pôles et en avant.
- Âmp levrs pour entrefer plus dent
- longueurs représentant 66 X2o=i 32o(AT); l’ordonnée moyenne de la surface CDD'C' est l’induction moyenne sous la pièce polaire ; elle est de 7 300 ; la force électromotricc correspondante est
- La différence entre les 5 volts de perte ainsi calculés, et les 7 volts de l’expérience peut provenir de ce que les tôles de la machine donneraient une courbe plus aplatie que celle de la figure ; 20 de cc qu’on n’a pas tenu compte, en attribuant 7 volts à la réaction d’induit, de la perte due a la résistance des balais, qui peut atteindre et même dépasser 3 volts. On peut aussi tenir compte de la correction de 1 volt calculée plus haut pour l’allongement des lignes de force, allongement qui paraît d’ailleurs fort exagéré (Voir plus loin la note).
- II. — Influence du décalage. — Si l’on suppose en outre les balais décalés de ri degrés en avant, les AT correspondants à un point de l’entrefer sont diminués de 20 il suffit donc de déplacer les ordonnées CD,. C'D', de 20 «'(AT) vers la gauche et l’ordonnée moyenne du nouveau rectangle donnera l’induction moyenne et par suite la force électromotrice correspondante à ce débit. Dans les expériences citées n'~ 24; on prendra CC, — DD,=48o( AT) l’ordonnée moyenne correspond à 6 570, d’où uneforce électromotrice
- Ayant construit la courbe (fig. 2) dont les &e sont les ordonnées et les (AT)t. les abscisses, on portera à gauche et à droite du point A [OA correspond à 2500 (ATj des
- l1) Les valeurs de u iront pas été données par M. Picou.
- Elleî sont empruntées à des essais faits sur des tôles, probablement moins bonnes que celles de l’induit en question, qui pour aB__ 16500 donnent = 400.
- Ce résultat doit toutefois subir une correction importante ; l'induction moyenne de l’induit tombe de 16 -500 à 13200, ;j. passe de 400 à 1 300 d’après la courbe donnée par M. Picou, et la réluctance de l’induit s’abaisse de 0,0002075. à 0,0000638. Par suite l’aimantation de l’induit demande 5i5(AT) de moins et il y aurait lieu de chercher par tâtonnements comme on l’a fait plus haut, comment
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- V
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- les ampères-tours d’excitation supposés constants, se répartissent entre l’induit et l’entrefer.
- Mais quel que soit le résultat du calcul, il y aura toujours et nécessairement une différence notable entre la force électromotrice ainsi calculée, et la force électromotrice correspondante au même débit sans décalage : ce qui est en contradiction absolue avec l’expérience de M. Picou, et mérite d’être examiné.
- IIÏ. — Influence des élkcthos auxiliaires. — On n’a pas tenu compte jusqu’ici de la présence des électros auxiliaires (fig. 3) dont l'in-
- fluence est facile à prévoir sinon à calculer exactement. Le décalage est assez prononcé pour que la spire en commutation soit complètement dégagée du pôle supplémentaire; celui-ci n’est plus excité ; néanmoins un flux important existe entre le pôle supplémentaire et l’armature ; il est dû aux ampères-tours transversaux, et la valeur sous ce pôle doit se calculer comme pour les pôles principaux ; par exemple pour un décalage de 240, on attribuera à chaque entrefer 66X20=1 320 ampères-tours; ce qui donne $$,<. = 6125. Le flux réel est plus grand que le produit de par la surface polaire ; celle-ci étant très étroite, il n’est pas permis de négliger la frange qui entoure toute pièce polaire ; si 2 est la surface de la pièce polaire supplémen-
- taire augmentée de cette frange, 6125 2 est un flux à ajoute?' à celui de la pièce polaire pi'incipale située du même côté de la spire en commutation pour avoir le flux embrassé par cette spire, flux qui est Vélément réel de la force électromotrice ; de sorte que si s est le rapport de 2 à la surface polaire principale, il faut ajouter au calculé ci-dessus le produit 6125 t, produit qui, si la figure qui accompagne le mémoire de M. Picou est à l’échelle, serait 674, c’est-à-dire compenserait la diminution due au décalage, circonstance fortuite qui ne se retrouverait pas dans une autre machine.
- IV. — Note sur l'accroissement de longueur des lignes nu force. — On se placera dans le cas le plus défavorable, et qui n’est pas atteint avec le débit de 100 ampères et le décalage de 240 ; on admettra que £ est nul sous la corne d’avant, et qu’il croît en progression arithmétique jusqu’à la corne d’arrière.
- La moitié du flux est alors débitée par une
- longueur ab (fig. 4) de la pièce polaire égale à la longueur totaleXo,yo7 soit en degrés 132X 0,707 = 93,24; c’est donc suivant le rayon ob que le flux se partage ; il paraît logique de prendre comme longueur moyenne une ligne aboutissant aux centres de gravité des flux soit entre a et soit entré b1 et c'. Entre a et b le centre de gravité est aux deux tiers de ab. soit à 62°,16 de a\ le centre de gravité de l'ensemble étant aux deux tiers de ac ou à 88°, le centre de gravité de la portion bc doit être à 113",84 de n, puisque les flux de a en b, et de b en c sont égaux; la distance c'g'
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- est donc 132— 113,84 ou i8ü.iô, tandis que ag=à2°, 16. Dans l’hypothèse d’une distribution uniforme, on aurait à estimer la longueur de la ligne de force entre o et o', avec ao = do'= 330. L’arc oo! est plus court que l'arc ggJ de i4°,32. Il paraît rationnel de supposer que rallongement de la ligne de force moyenne est un arc de 14” de la circonférence, de 16 cm de diamètre, moyenne entre les deux diamètres de l’induit, soit
- 2 cm. M. Picou estime l’accroissement de longueur à 8 cm sur 21 ; il en résulte au moins des considérations ci-dessus qu’il n’existe pas de règles fixes pour calculer cet allongement ; si l’on observe cependant qu’avec ou sans décalage, la plus courte et la plus longue des lignes de force conservent la même longueur, l’accroissement de 2 cm paraîtra déjà fort.
- A. Potier.
- SUR LES
- RAPPORTS DE LA DISPERSION DES ONDES ÉLECTROMAGNÉTIQUES
- AVEC CELLE DES ONDES LUMINEUSES
- Les .mesures du pouvoir inducteur des diélectriques, effectuées à l’aide de méthodes statiques ou au moyen d’autres procédés présentent souvent des divergences sensibles. On a cherché longtemps les causes uniques de ce désaccord dans réchauffement du diélectrique, dans les charges résiduelles que peuvent présenter les condensateurs employés, dans les principes mômes des méthodes de mesure. Certains observateurs, frappés des écarts énormes qui existent souvent entre le pouvoir inducteur et le carré de l’indice optique, ont volontiers conclu à l’inexactitude de la loi de Maxwell. Une série de travaux récents ont cependant montré que pour certains corps, le pouvoir inducteur semble varier avec la longueur d’onde de l’oscillation utilisée. Dès lors, on doit modifier les conditions d’application de la loi de Maxwell. On avait eu le tort, une fois obtenue une série de formules empiriques, donnant en fonction de la longueur d’onde, la variation des indices optiques, d’y chercher, en faisant X=œ, une valeur du pouvoir inducteur. Une formule empirique ne peut rien donner, car comme le montrent les théories actuelles de la dispersion, l'indice peut être représenté dans tout le champ spectral, tant électrique qu’optique, par une somme de fonctions de la
- période dont chacune prend une importance prépondérante dans un certain domaine. Hors du champ lumineux les variations des termes qui sont relatifs aux périodes de cet ordre n’ont aucune influence sensible. Cette simple remarque suffit à faire comprendre qu’une courbe des indices obtenue dans le* spectre optique ne pouvait en général rien fournir par son prolongement dans le spectre électrique. Pour que la relation de Maxwell pût être vérifiée, il faudrait que l’on put produire des vibrations électriques qui fussent à la fois lumineuses, de même que certaines radiations peuvent nous manifester leur existence sous forme optique ou sous forme calorifique. On sait que les circuits à réaliser dans le premier cas devraient malheureusement avoir des dimensions moléculaires.
- Une théorie de la dispersion semble donc nécessaire pour suivre les variations de l’indice avec la longueur d’onde électrique, une fois admise l’identité de nature des deux sortes de vibrations. Pour le spectre lumineux, une telle théorie aujourd’hui ne peut plus se tirer que de l’étude du mouvement que peut prendre un milieu, quelle que soit du reste l’hypothèse faite sur sa constitution, susceptible de vibrer sous l’action d’un système d’ondes incidentes. Les milieux, sièges
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- de la perturbation, présentent potir certaines longueurs d’onde des phénomènes particuliers. Une fraction de l’énergie vibratoire, est dissipée par ce milieu : généralement dans le voisinage de ces périodes, l’indice présente des variations importantes. La dispersion, de normale qu’elle était, peut devenir anomale. Les bandes d’absorption des matières colorantes ('), et les indices de réfraction des métaux en couche mince (2) ont été l’objet d’études nombreuses, bien que dans ce dernier cas, notamment, les méthodes ne soient pas à l’abri de toute critique.
- L’idée directrice de la théorie du mouvement vibratoire que peut prendre le milieu sous l’influence de vibrations possédant une période voisine de l’une des périodes propres du système est due tout entière à M. Bous-sinesq (3). Entre l’éther, susceptible de propager des ondes, et la matière, des actions s’exercent qui peuvent produire des effets physiques considérables. « En réalité ces actions ne sont pas pour cela très grandes en valeur absolue, par la raison que dès que les excursions de ces molécules hors de leur position moyenne atteignent une certaine longueur, il est impossible de constater la moindre résistance offerte à ces molécules par l’éther. On doit donc admettre que cet éther est doué d’une élasticité puissante pour les faibles amplitudes, et que les forces, élastiques cessent d’être proportionnelles aux écarts avant que ceux-ci deviennent apparents. » Il y a donc transmission d’une fraction de l’énergie vibratoire aux particules matérielles. Quel est le mécanisme de cette transmission? Si la théorie cinétique des gaz est fort avancée, et reprend aujourd’hui toute
- f1} Pfluger. Wied. Ann., t. LVI, p. 416, 1895 ; Wied.
- (2) Kundt. Wied. Ann., t. .XXXIV, p. 4&9, 1888; La
- Lumière Électrique, t. XXIX, p. 618, 29 septembre 1888; — Du Bois et Rubens, Wied. Ann., t. XLI, p. 507, 1890. La Lumière Électrique, t. XXXVIII, p. 6x1, 27 décembre 1890. *
- (3) BoussiNEsa. Nouvelle théorie des ondes lumineuses, C. R., 1867, t. LXV, p. 236.
- son importance avec la découverte de radiations nouvelles, il n’en est malheureusement pas de même d’une théorie cinétique de la matière.
- Certains faits expérimentaux empruntent une explication simple aux conceptions précédentes. En particulier une illustration intéressante du fait de la communication à de petites particules d’un milieu, d’une énergie vibratoire éthérée est celle que nous offre les phénomènes d'illumination moléculaire, de Ciel bleu de Tyndall. L’introduction dans un tube de verre de vapeurs de sulfure de carbone, puis d’un mélange d’air et d’acide nitrique, sous une pression faible, détermine, sous l’influence d’un faisceau lumineux excitateur, parallèle à l’axe du tube, la production d’une lumière azurée dans toute direction normale au faisceau lumineux excitateur et polarisée dans le plan passant par l’œil et le faisceau. Le phénomène est du reste dû à de véritables ondes secondaires ou dérivées : Elles sont renvoyées de toute part par de petits sphérules liquides, précipités par l’action chimique du faisceau excitateur [*).
- Le phénomène de la fluorescence est aussi intéressant au même chef, comme mettant en jeu une transformation d’énergie en une autre de période différente : il y a cependant une différence avec le cas précédent, c’est que la lumière diffusée n’est plus polarisée ; de plus la transformation semble s’effectuer.
- P) Quant â l’énergie vibratoire perdue au sein d’un milieu constitué par de petites particules dispersives, Clausius et lord Rayleigh ont donné des formules pour la représenter. Le résidu d’énergie vibratoire d’une onde après son passage à travers un tel milieu est donné par I = I0<j ~dans ie cas de lames minces et par I = Io<? — “ dans celui d’un agglomérat de particules sphériques dispersives (a et h sont des constantes, I9 et I l’énergie vibratoire incidente et celle transmise par le passage de l'onde sur une épaisseur égale à h. V lord Rayleigh. Philosoph. Maga%., t.CXXXVII,p. 338 ; On the liglit of the Sky, its polarization and colour ; Phil. Mag., février 1871; Proceedings of Royal Society, mai 1885; Scatte-ring of Light by Sraall particles Phil. Mag. juin 1877 et aussi Ann. de. (ihim. et Phys., 1891 : Mém. de Wiener; Ann. de l’Éc. norm. sup. : Thèse Carvallo; Comptes Rendus, •t. CXIII et CX1V, 1891 : Notes de MM. Cornu, Potier, Poincaré.
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- au moins de.préférence, vers les grandes longueur d’onde.
- Une notion qui demanderait une étude spéciale, est celle de l’indice de réfraction moléculaire. Une substance contenue en très faible proportion au sein d’un second milieu, un électrolyte extrêmement dilué, par exemple, possède un indice de réfraction qui peut se tirer, par une relation simple, de la connaissance de l’indice du milieu total et de celui du milieu atmosphère. Ce premier indice, dit indice moléculaire, peut différer sensiblement de l’indice obtenu d’ordinaire pour ce corps par les méthodes directes. On attribue cette différence, dans le premier cas, à la destruction probable des complexes moléculaires qui peuvent se former plus aisément dans un milieu homogène.
- Quant au mode de propagation d’une onde dans un milieu constitué par des particules matérielles entourées de toute part par l’éther, bien des théories ont été proposées. Nous laisserons de côté la plupart d'entre elles, purement mathématiques, et qui n’ont pas fait de tentative de justification expérimentale : nous ne parlerons que de celle de Cauchy.
- Théorie de Cauchy Ç)
- Cauchy imagine un milieu de symétrie cubique, constitué par des particules disper-sives s’attirant suivant la loi k (x — a) x étant la distance de deux'molécules, k et a deux constantes. La vitesse de propagation d’une onde dans un tel milieu est donnée par
- expression dans laquelle Vœ représente la vitesse de propagation, quand le nombre
- des particules est infini par longueur d’onde, N le nombre actuel de ces particules dans le milieu. — Au fur et à mesure que l’on s’approche du cas critique où la longueur d’onde est égale à deux fois la distance entre particules. alors devient plus faible la différence entre deux mouvements se propageant en sens inverse et plus forte la tendance à l’établissement d’une onde stationnaire. La théorie n’est du reste pas suffisamment souple. Il faudrait changer le mode d’action mutuelle des particules, en alourdissant convenablement chacune d’elles. L’application de la théorie conduirait à admettre comme vitesse de propagation, dans un milieu renfermant 20 particules par longueur d’onde, une valeur différant de moins de ^ de ce qu’elle serait
- si le nombre des particules par longueur d’onde était infini.
- Théorie df. lord Kelvin
- Parmi les théories qui ont cherché à tenir un compte (') meilleur de l’expérience, celle qu’a donnée lord Kelvin de la dispersion est beaucoup plus satisfaisante, théorie purement mécanique du reste, où les propriétés élastiques de la molécule sont déduites d’un modèle matériel. Il la conçoit comme « une enveloppe sphérique polie, enfermant une série.de sphères concentriques, séparées les unes des autres par des ressorts- de flexion dont la distribution est isotrope ». La formule de dispersion de lord Kelvin est la suivante :
- N3
- Q— T2
- ftT8
- V + T*
- + •](!)
- dans laquelle N est l’indice du milieu disper-sif pour une onde incidente de période T,, " T-i S ^es périodes d’oscillation propre de la molécule rangées par ordre de grandeur décroissante, ç la densité de l’éther, c le coefficient d’élasticité mutuelle de la molé-
- 0) Voir la discussion qui est faite de cette théorie dans lord Kelvin. Conf. scientif. et allocut., 1888, Paris, Gauthie Villars, avec des notes, par M. Brillouin.
- (‘J Lord Kklvin, Lésions on molecular Dynamics; Conf. cienlif. et aNocut.
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- cule et de l’éther, qx q., q3 des nombres dont l’ordre de grandeur dépend des masses matérielles et des forces élastiques qui s’exercent sur elles. La discussion de la formule est aisée, mais elle montre son insuffisance; les valeurs de l’indice, imaginaires, pour T très grand, et aussi dans le voisinage des périodes propres, correspondent à une absence de propagation. En réalité, au point de vue physique. il existe toujours un indice. De l’énergie vibratoire incidente, une fraction plus ou moins grande est absorbée. C’est de cette absorption d’énergie et de sa transformation en une autre de nature, et de période peut-être différentes, dont ne tient pas compte la formule de Kelvin : les quantités qt devraient être, non des constantes, mais des fonctions de la période destinées à bien mettre en lumière les facilités particulières qu’éprouvent les molécules à entrer en vibration au voisinage de la période propre.
- Théorie d’Helmhoi.tz (') et de Ketteler (2)
- Celle-ci au contraire a donné une importance considérable à un élément nouveau qui ne figurait pas dans la formule de lord Kelvin : c’est l'absorption.
- Helmholtz a cherché à tenir compte de la perte d’énergie vibratoire au voisinage des bandes d’absorption par l’introduction de ternies correctifs de frottement proportionnels à la vitesse des molécules. Cette théorie a été étendue par M. Drude (3) au cas de la dispersion électrique. La différence des ordres de grandeur des ondes électriques et lumineuses introduira sans doute des modifications importantes dans les formules de dispersion. On a pu du reste constater déjà une concordance remarquable entre les valeurs théoriques des indices, déduites des formules, et leurs valeurs expérimentales, dans lespec-
- (1) Helmholtz. Electromag. Theor. des Licht, Hamb,, 1897.
- (2) Kf.tteler. Wied. Ann., t. XLIX, p. 382; Theoretik Optik,Braunschvv’eîg, 1889; Wwd. Ann.,t.LIII,p. 823,1894.
- (3) Drude. Physik d. Æthcrs; Wied. Ann., t. LXIV, p. 131,. 1898.
- tre calorifique (*). Un contrôle analogue de la théorie par l’expérience peut être tenté dans le spectre électrique. M. Drude, a systématiquement recherché, pour une longueur d’onde déterminée, cette concordance. C’est sous la forme que ce dernier savant lui a donnée, que nous allons exposer la généralisation de la théorie d’Helmholtz et son application aux oscillations électriques.
- Quelque conception qu’on puisse se faire de la molécule, la caractéristique de la théorie, est l’impossibilité, par suite de la petitesse des vibrations moléculaires propres, d’un mouvement vibratoire à longue période au sein du diélectrique. La fraction de l’énergie incidente retenue par le milieu est transformée en chaleur de Joule, par suite d’une apparente variation de conductibilité sous l’action des ondes. Dans le cas des vibrations lumineuses, c’est au moins partiellement sous forme d’énergie vibratoire que s’effectuait cette transformation.
- Toutes les théories, de la dispersion anomale, tant électrique qu’optique, celle de l’oscillation de la charge électrique à l’intérieur de la molécule, conduisent à la formule suivante de dispersion,
- „>(.-;Jr)* = So+y7---------Jp----^ (II)
- où N est l’indice de réfraction défini comme le rapport des vitesses de propagation dans les deux milieux (air et diélectrique), s0 th sont des constantes, i la racine imaginaire de l'unité, aAdes constantes représentant l’amortissement du mouvement vibratoire d’une molécule, le carré d’une période propre, enfin oc l’indice d’absorption défini de la manière suivante : l’énergie d’une onde incidente, par le passage à travers le diélectrique sur une épaisseur égale à une longueur d’onde (évaluée dans ce même milieu) est affaiblie suivant le rapport — - .
- (i) Carvallo. Ann. de Cfrint. et Phys., 7° série, t. IV,
- pl. 1, 1895.
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- Quelles modifications particulières subira donc la formule pour les oscillations de l’ordre du mètre ? Par suite de la petitesse des vibrations propres moléculaires, les termes du développement de l’indice relatifs au spectre électrique se réduiront donc à la forme.
- En général la séparation des parties réelles ou imaginaires de la formule II nous en donne deux autres.
- Dans le cas des oscillations électriques, les termes — s’évanouissent : de plus un certain nombre de corps ne semblent présenter qu’un maximum de l’absorption dans le spectre électrique : aussi les formules
- où A, a', représentent des constantes, leur sont elles applicables. Dans le cas où les corps possèdent pour les ondes électriques de l’ordre du mètre un pouvoir inducteur approximativement égal au carré de l’indice optique, A représente ce pouvoir inducteur. L’interprétation physique de ce fait est simple : c'est l’absence probable d’absorption dans l’infra-rouge. Etant connus j0 = A, en général égal au carré de l’indice optique, $«-, pouvoir inducteur fourni par une méthode statique, ou mieux par une méthode d’oscillations utilisant une très grande longueur d’onde, une seule expérience suffit pour déter-
- miner a! pour une période connue. La quantité rix {1—.V2) décroît sans cesse quand la longueur d’onde diminue, du moins dans le spectre électrique. La dispersion électrique ne saurait être qu’anomale. Cette conclusion, M. Drude a longtemps hésité à la donner aux très nombreuses et intéressantes expériences qu’il a faites sur la dispersion, malgré la vraisemblance d’une faible dispersion normale présentée par certains corps. Ainsi cette dissipation d’énergie dans la bande d’absorption électrique ne serait qu’une transformation en chaleur de Joule de l’énergie arrêtée par le milieu. Ne peut-on concevoir que cette perte, au sein du diélectrique, ne soit au contraire due à une résonnance?
- La possibilité d’un mouvement vibratoire h longue période n’est pas inadmissible à priori. Certains essais de théorie cinétique (*) de la matière peuvent expliquer en partie l’existence de tels mouvements, et aussi la tranformation possible de ce mouvement en un autre de période différente. Les molécules considérées comme les ultimes parties de la matière, c’est-à-dire comme ayant des dimensions de l’ordre de celles que leur assigne par exemple lord Kelvin, n’ont sans doute pas des périodes propres aussi longues, mais il se pourrait qu’il existât des agrégats moléculaires, des systèmes partiels à l’intérieur du système total susceptibles d’entrer en vibration suivant des modes déterminés et moins rapides. Cette hypothèse n’est pas toute gratuite, car, outre la vraisemblance que lui accorde la théorie de l’Association moléculaire (Ramsay) et la cristallographie, par la considération des molécules intégrantes, on peut y arriver d’une manière toute naturelle en anatysant les variations des lois de force qui s’exercent à l’intérieur d’un système matériel, commç l’a fait M. 13oussinesq (2). On pourrait aussi, certainement, admettre la possibilité d’une transformation de période,
- C) Voir lord Kelvin. Conf. scient, et aJlocut. ; lord Rayleigh. Article Ether, Encycl. Britann.
- - {-) Boussinesq.. Leçons synthétiques de mécanique générale.
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- analogue à celle mise en jeu dans la fluorescence, pour laquelle du reste il n’est pas encore prouvé que la transformation ait exclusivement lieu vers les grandes longueurs d’ondes. Cette question de l’existence possible d’un mouvement vibratoire à longue période au sein du diélectrique soumis à une série d’oscillations, et en tout cas du mode de transformation de l’énergie absorbée par ce milieu, a aujourd’hui une importance exceptionnelle.
- L’étude en particulier du pouvoir inducteur d’un mélange de deux diélectriques, ou d’un diélectrique et d’un liquide sensiblement conducteur (par exemple un électrolyte très délié] présente, dans le cas où l’un des milieux est en faible proportion, de frappantes analogies avec les phénomènes signalés plus haut sous le nom d’illumination moléculaire.
- Quelques expériences dues à Quincke, et surtout à Righi ('), montrent qu’une petite sphère diélectrique, située dans un autre milieu isolant, diffuse, quand on la soumet à l’action d’un faisceau de rayons électriques, des ondes secondaires d’une manière tout à fait analogue au mode d’action des petites particules dispersives du phénomène de Tyndall. Les dimensions de ces éléments sont d’ordre moléculaire, autrement dit de l’ordre du micron. Quand on réalise
- en particulier, un milieu diélectrique semé de particules matérielles dispersives dont les dimensions sont de l’ordre du “-de millimètre, et qu’on le soumet à des oscillations de l’ordre du mètre, on garde sensiblement les memes relations de grandeur entre les éléments dispersifs du milieu et les périodes des vibrations incidentes. Malheureusement, le milieu atmosphère joue un rôle bien différent dans les deux cas.
- Le pouvoir inducteur d’un liquide en contenant un autre, en faible proportion, n’est pas toujours donné par une application de la
- (Ù Righi. Metnori d. Atti. dell. Acc. di Bologna, 1898; L’Éclairage Électrique, t. XII, 1897, p. 573.
- formule simple des mélanges. Il semble que pour certains corps le pouvoir inducteur moléculaire soit différent du pouvoir inducteur du même corps évalué en étudiant le milieu homogène.
- Toute théorie mathématique de la dispersion présentée par un milieu de pouvoir inducteur K,, semé de particules dispersives de pouvoir inducteur K, présente des difficultés de calcul insurmontables dès que l’on suppose que les distances mutuelles des particules dispersives ne sont pas infinies yis-à-vis de leurs dimensions. De même quand le milieu atmosphère n’a pas une densité très faible devant celle des particules dispersives: de même encore quand les périodes propres des milieux ne sont pas incomparablement plus courtes que celles des ondes incidentes. L’expérience semble donc devoir dépasser de beaucoup la théorie dans cet ordre d’études. Des recherches systématiques commencent par mettre en évidence l’influence d’une série d’ondes sonores ou électriques sur les variations de conductibilité d’un système de poudres ou de billes métalliques beaucoup plus grosses. L’étude du pouvoir inducteur d’un milieu contenant une proportion connue d’un second milieu est aussi nécessaire. M. Drude (*) a étudié dans ses rapports avec la' conductibilité, après Zeeman (2) et Smale (3), les pouvoirs inducteurs de solutions salines sensiblement conductrices, et avec Thwing (4), ceux de mélanges intimes de deux diélectriques.
- L’impossibilité ou l’existence d’un mouvement vibratoire à longue période au sein d’un milieu a donc pour conséquence physique une dispersion constamment anomale, pour les grandes longueurs d’ondes, ou la présence
- (') Drude. Wied. Ann., t. LXI, p. 631, 1897; L’Éclair. Êîect., t. XIII, p. 570, 1897.
- (2) Zeemann. Vers!, d. Aid. Natuurk d. Kon. Ahctd. t. Amst.
- (3) Smale. IVied. Ann., t. LX, p. 627, 1897. L’Éclairage Électrique, î. XII, p. 226, 24 juillet 1897.
- (Ù Thwing. Zeitschrift für Physik Chem., t. XIV, 1894.
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- de maxima ou de- minima dans l'indice. La formule de dispersion contiendra donc dans le spectre électrique des termes de la forme A
- et dans le second de cette autre
- a, b, A, B, étant des constantes, et les quantités t jouant le rôle de périodes propres. Les vérifications qu’on pourrait trouver de ces
- formules dans les expériences déjà réalisées étaient récemment encore peu nombreuses. La nature de la dispersion électrique a fait cependant l’objet, ces derniers temps, d’assez intéressants travaux. Les recherches faites avec les oscillations de l’ordre du millimètre sont des plus importantes. Malheureusement les périodes ne s’apprécient jamais dans ce cas qu’avec une grande incertitude. C’est à peine aujourd'hui qu’on semble oser tenter une étude systématique des variations de l’indice avec la longueur d’onde, dans le spectre électrique.
- L. Barbillion,
- Docteur es sciences.
- CHEMIN DE FER ÉLECTRIQUE-STANSTAD-ENGELBERG
- L’année 1898 a fourni une nouvelle preuve des résultats pratiques que pouvait donner l’application directe des courants polyphasés à la traction et leur a ouvert définitivement un nouveau champ d’action. Les résultats obtenus dans l’installation que nous nous
- proposons de décrire, suffiront en effet à dissiper les. derniers doutes qui - pouvaient encore subsister dans l'esprit de ceux qui s’étaient élevés autrefois contre ce genre d’installation. Le chemin de fer de montagne de Zennatt-Gornergrat, dont la description
- Fig. 1. — Débarcadère des bateaux à vapeur de Stanstad sur le lac des Quatre-Cantons,
- a déjà été publiée dans diverses revues techniques, et la première partie du chemin de fer de la Jungfrau venaient d’ètre livrés récemment à l’exploitation, lorsqu’eut lieu l’ouverture de la ligne Stanstad-Engelberg. Si nous entreprenons aujourd’hui de publier quelques renseignements sur cette dernière
- installation de traction à courants triphasés’ c’est parce que d’une part cette ligne est pourvue de voitures automotrices dont la forme et la construction générale se rapprochent beaucoup du type à voie normale et que d’autre part, il y a eu à vaincre pour l’exécution de cette installation toute une
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- série de difficultés particulières et nous pensons que la manière dont on a surmonté ces divers obstacles présentera un certain intérêt pour les lecteurs.
- Il y a plusieurs années déjà on avait formé le projet de réunir par un chemin de fer le bord du lac des Quatre-Cantons à la ville d’Engelberg qui pendant la saison est le lieu
- de rendez-vous d'un grand nombre d’étrangers, et dès 1890, un comité s’était formé dans ce but et avait obtenu la concession de cette installation. Il va sans dire que pour l’exploitation de cette concession, on avait toujours eu en vue l’utilisation des forces hydrauliques de la vallée de l’Engelberg; mais au début on s’était basé pour l’établis-
- sement de cette étude sur l’emploi du courant continu et ce n’est qu’à la suite des progrès réalisés au cours de ces dernières années dans le domaine des courants polyphasés, qu’il fut possible d’entreprendre la réalisation de ce projet. En automne 1896, une société par actions constituée au capital de 2 000 000 fr confia l’exécution de toute l’installation à MM. Locher et Gio, entrepreneurs à Zurich, qui commencèrent les travaux en mai .1897. La fourniture du matériel fut répartie comme suit : la partie hydraulique fut
- exécutée par la maison Bell et Cie, de Kriens ; la Schweizerische Lokomotiv und Maschinen-fabrik de Winterthur et la Schweizerische Industrie Gesellschaft de Neuhausen furent chargées de la livraison du matériel roulant, tandis que la fourniture complète de toute la partie électrique fut confiée à MM. Brown, Boveri et Cie, de Baden.
- I. — Description de la ligne La largeur de la voie est de 1 m et lg
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- traction s’effectue par adhérence sauf sur un parcours de 1,5 km où l’on a dû adopter la traction par crémaillère. La ligne part du débarcadère des bateaux à- vapeur de Stans-stad (fig. 1) et est en palier jusqu’à Stans. Cette localité qui, il y a peu de temps encore, était dépourvue de tout moyen moderne de communication, a maintenant le choix entre deux lignes à traction électrique, car Stans est
- en outre relié au bord du lac des Quatre-Can-tons, par un tramway à courant continu. Cela permettra par la suite de faire des comparaisons intéressantes entre les deux systèmes de traction, spécialement en ce qui concerne l’élasticité qu’ils présentent pour parer aux variations du trafic. Après avoir dépassé Stans, la ligne se dirige vers Oberdorf et suit ensuite la rive gauche de l’Aa qu’elle franchit au
- delà de la station de Dallenwyl, au moyen d’un pont de 35 m de longueur; le tracé passe ensuite par Wolfenschiessen pour arriver à Grafenort. C’est à ce point que commence une rampe dont la valeur maxima atteint 50 p. 100. La ligne franchit alors le Kaltebach au moyen d’un viaduc et arrive à la station centrale d’Obermatt (fig. 2) où commence le parcours à crémaillère, dont la longueur est de 1,5 km et la rampe de 250 p. 100.
- Au milieu de ce parcours à crémaillère sc
- trouve la halte de Grünenwald, aussitôt après laquelle la ligne coupe la route cantonale, dont le niveau se trouve à 1 m environ au-dessus des rails. Comme les deux voies sont en courbe à leur point de croisement et présentent en outre des pentes notables, il ne parut pas possible d’adopter un croisement à niveau, d’autant plus qu’en raison du charroi sur cette route cantonale, on craignait que l’entretien de la • crémaillère ne fut rendu difficile. D’autre part, la cbnformation et la nature du terrain ne se prêtaient pas facile-
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- ment à l’exécution d’un passage inférieur; dans ces conditions, le seul moyen possible consistait à établir un pont-levis et ce fut cette ^dernière disposition que l’on adopta. La
- construction de ce pont-levis fut cependant rendue assez difficile en raison de ce fait que, pour permettre la facile circulation de tous les véhicules sur la route, la ligne de contact
- devait se trouver à une grande hauteur au-dessus de la chaussée et à fortiori au-dessus du niveau des rails qui sont en contre-bas par rapport à cette chaussée. Il fut donc néces-
- saire d’adopter une disposition permettant en temps normal d’élever la ligne de contact pour assurer une facile circulation sur la route et de s’arranger au contraire pour que
- long de la ligne Stanstad-hngelberg.
- l’ouverture du pont abaissât automatiquement cette ligne de contact pour permettre le passage du train. Les figures 3 et 4 représentent la disposition de ce pont-levis, dont
- la manœuvre s’effectue entièrement à la main, l’ouverture du pont et l’abaissement de la ligne de contact ne nécessitant pas plus d’une minute.
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- De Gherst, qui est situé à l’extrémité supérieure de ce parcours à crémaillère, le tracé se dirige avec une faible rampe jusqu’à la station d’Engelberg (fig. 5). Pour l’exécution de cette dernière partie de la ligne, on dut souvent recourir à l’emploid’explosifs, en raison de la nature rocheuse du terrain, et parfois aussi on fut obligé d’établir des murs de soutènement de plusieurs centaines de mètres de longueur.
- Toutes les indications relatives au profil et à la situation en plan du tracé sont données dans les figures 6 et 7. La longueur totale de la ligne est de 22,5 km dont 1,5km, ainsi que nous l’avons déjà dit, est à crémaillère.
- Les rails sont du type Vignole, leur longueur est de 10,50 m et leur poids de 20 kgr par mètre courant. Ils reposent sur des traverses en fer pesant 30 kgr chacune ; pour le parcours à adhérence il y a 11 traverses par longueur de rail et i2 pour le parcours à crémaillère. Les figures 8 et 8 bis représentent une coupe et une
- projection en plan de la voie dans le parcours à crémaillère. La crémaillère vue en coupe a une forme trapézoïdale et est constituée par deux plaques entre lesquelles sont rivées des dents en acier coulé. Son poids est de 52 kgr par mètre courant etelle est constituée par des segments de 3,50 m de longueur. Pour assurer
- l’engrènement des roues dentées à l’entrée de la crémaillère, celle-ci est terminée par un segment reposant sur des ressorts et articulé de manière à pouvoir se déplacer légèrement dans un plan vertical.
- Les bâtiments des diverses stations sont exécutés en bois et briques,-et comprennent un bureau pour le chef de gare, une salle de bagages, une salle d’attente, etc. L’éclairage de ces stations se fait au moyen de petits transformateurs alimentés par les fils de contact et réduisant la tension à 100 volts. A Stansstad se trouve une remise pour 5 voitures (fig. 9) automotrices, avec un atelier de réparations et un magasin.
- IL—• Installations
- ÉLECTRIQUES
- Comme il était possible de placer la station centrale (fig. 10) au pied même du par-
- cefut cet emplacement que l’on, adopta, puisqu’il était situé à proximité des points de consommation maxima et facilitait par conséquent la distribution du courant. La puissance hydraulique nécessaire fut obtenue en captant diverses sources et en les faisant déverser dans un réservoir couvert, d’une capacité de 100 m8 environ. Une conduite de 1 634 m de longueur réunit ce réservoir au bâtiment de? turbines. Sur une
- de la ligne Stanstad-Engelberg.
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- àÙ Mai i8Ô9.
- kKV'ÜE D'ÉLÈCTRICÏTÉ
- longueur de 230 m, cette conduite est constituée par des tuyaux de fonte d’un diamètre intérieur de 300 mm et d’une épaisseur de 7,5 à 8,5 mm. La chute utile est de 390 m. Le batiment des turbines, auquel sont annexés une remise pour locomotives et un atelier de
- réparations, est prévu pour 3 génératrices et 2 excitatrices, toutes ces machines étant accouplées directement aux turbines correspondantes qui sont toutes à axe horizontal. Deux des trois groupes éleerrogènes sont déjà installés (fîg. 11) et ont une puissance dé
- Fig. 8. — Coupe de Ja voie dans Ja section avec créjuailii
- 180 chevaux chacun à 650 tours,-tandis que les deux groupes d’excitation ont une puissance de 12 chevaux chacun. Les grandes turbines sont munies d’un système breveté de régulateur hydraulique; les turbines d’exci-
- tation au contraire n’en possèdent pas, , car la charge des excitatrices est toujours constante, par suite de l’emploi d’une résistance de-compensation dans les circuits d’excitation des génératrices. Le tableau (fig. 12) est fixé sur
- 4"----------f
- l’une des parois transversales de la salle des machines et se compose de trois panneaux de marbre blanc montés sur un échafaudage en fer. Sur l'un de ces panneaux sont rassemblés les instruments et appareils des excitatrices, tandis que chacun des deux autres correspond à l’un des générateurs; en outre,
- les dispositions ont été prises pour que l’on puisse placer à côté des précédents et sans aucune modification, le panneau correspondant au troisième générateur, qui sera installé sous peu.
- Les excitatrices sont couplées en parallèle ; il en est de même pour les génératrices tripha-
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- séesqui travaillent sur des barres collectrices communes, l'une de ces barres étant mise en communication avec les rails de la voie ferrée. Les fils de contact et les fecders sont
- réunis aux barres collectrices par des interrupteurs bipolaires et par des coupe-circuits pouvant servir également d’interrupteurs. En outre, on a monté aussi derrière le tableau
- Fig. 9. — Remise des voitures à Stanstad.
- et sur l’échafaudage en fer, les coupe-circuits 1 prévu un dispositif spécial qui, en cas de fusibles pour la station transformatrice et pour rupture d’un fil à haute tension, supprime la canalisation à haute tension. Enfin on a | automatiquement l’excitation des générateurs
- en faisant ainsi disparaître toute cause de danger.
- Comme la plus grande consommation d’énergie a lieu à proximité de la station centrale j
- et que, d’autre part, celle-ci se trouve située à côté même de la voie, on put faire travailler les générateurs directement sur les lignes de contact et les feeders, une partie seulement
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- de la puissance de la station (1/3 environ actuellement) étant transformée en courants à haute tension pour pouvoir alimenter d’une manière économique les points éloignés. Pour cela, dans un emplacement réservé derrière le tableau, se trouvent trois transformateurs monophasés de 30 kw chacun et qui sont connectés en étoile. Ces transforma-
- teurs élèvent la tension de 750 volts, qui est celle des fils de contact à 5 300 volts.
- Au kilomètre 7 environ et tout à fait à proximité de la station de Dallenwyl, se trouve une deuxième station transformatrice {fig. 13) composée d’unités de même puissance et qui réduit le courant à haute tension à la tension de 750 volts. Pour permettre
- Fig. 11. — Groupes électrogènes de la station génératrice.
- une augmentation ultérieure du trafic, ce qui vraisemblablement ne tardera pas à se produire, principalement entre Slansstad et Stans, on a prévu l’établissement d’une station transformatrice supplémentaire à Stans, ainsi que l’installation de feeders allant jusqu’à Stansstad.
- Les deux fils de contact qui ont un diamètre de 7,5 mm sont en cuivre étiré très dur et sont suspendus à une hauteur de 4,50 m
- au-dessus du niveau des rails au moyen de poteaux situés de part et d’autre et ayant une hauteur de 6 m. La ligne tout entière est divisée au mo)ren d’isolateurs de section en cinq parties qui sont complètement indépendantes l’une de l’autre et qui sont alimentées séparément. Les connexions entre les feeders et les lignes de contact se font au moyen de coupe-circuits fusibles pouvant faire office d’interrupteurs, ces coupe-circuits sont placés
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- dans des boites métalliques fixées aux poteaux, ainsi'qu’on peut le voir sur le premier poteau de gauche de la figure 14. Les fee-ders qui sont formés de deux fils de cuivre de 7,3 mm de diamètre, ont une longueur totale de 4 200 m et sont fixés au moyen d’isolateurs en porcelaine sur les poteaux mêmes qui soutiennent la ligne de contact. La ligne à haute tension au contraire, qui est constituée par deux fils de 3.5 mm et qui présente une longueur de 11 km est
- supportée par des poteaux spéciaux. Ces poteaux ont une hauteur de 8 111 et le plus souvent sont placés près de la voie à une distance de 80 cm en dehors des poteaux de la ligne de contact; de plus ils sont ancrés du côté opposé à la voie. Pour les croisements de la ligne à haute ten-'sion avec les routes, de même aussi pour le passage des fils télégraphiques et téléphoniques au-dessus des fils decontact, on s’est servi de filets entourant complètement les fils- pour éviter que la
- Fig. 15. — Croisement du chemin de fer avec le tramway à courant continu
- Stans-Stanstad.
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- rupture d’un de ceux-ci ne puisse devenir une cause d’accidents.
- Sur les chapeaux qui recouvrent les poteaux de la ligne de contact est fixée la ligne téléphonique qui sc compose de deux fils de bronze siliceux de 2 mm de diamètre croisés entre eux tous les 100 m environ. Il est à remarquer aussi que la canalisation à haute tension est protégée contre la foudre par des parafoudres du type dit •« a cornes » tandis que pour les fils de contact on a adopté des parafoudres de Westinghouse,
- Dans le voisinage de Stans la ligne à cou-
- rants triphasés croise.le tramway à courant continu de Stansstad à Stans. Par suite des divers genres de courants et en raison de la différence des systèmes adoptés pour la' prise de courant on dut recourir pour ce croisement à un dispositif spécial clairement représenté par la figure 15. — Les figures 2 et 9 permettent également de se rendre compte de la manière dontsont disposées les aiguilles aériennes*
- (.4 suivre.)
- J. Reyval.
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Horloge électrique Ch. Spohr p).
- Nombreuses' sont les dispositions employées pour actionner électriquement les aiguilles *des horloges; comme il est préférable dese servir de courants alternatifs pour éviter le magnétisme rémanent dans le fer doux des électro-aimants, l’horloge type est munie d’un mécanisme intervertissant alternativement les liaisons de la batterie avec la ligne. Les différents systèmes, proposés pour utiliser les courants de ligne, ne se distinguent que par la disposition plus ou moins avantageuse des armatures qui mettent les aiguilles en mouvement,
- La nouvelle disposition brevetée par Ch. Spohr, de Frankfort-sur-le-Mcin, n’est en quelque sorte qu'un perfectionnement du système Grau de la maison Th. Wagner, pour l’entraînement des aiguilles d’une horloge.
- Deux électro-aimants E et E, (fig. .1 et 2) sont terminés par des pièces polaires abcd formant deux portions de cylindres creux dans lesquels se meuvent les armatures A dont les arbres g et sont fixés dans les
- plaques de l'appareil. Ces armatures A sont polarisées pal' un même aimant permanent en fer à cheval M. Leurs arbres portent chacun une roue dentée l tx qui entraîne
- Fig. 1 et 2. — Horloge é.ectrique Spohr.
- simultanément la roue R solidaire de l’aiguille.
- Les deux armatures ont des directions inclinées'de 90° Tune sur l’autre ; elles sont munies d’appendices en forme d’éperon ; ùj et dt sont des pôles nord, cl et hL des pôles sud. Si le courant "qui excite les électros, produit des pôles nord en c et d et sud en a et b,
- (l) Elelctrotechnischc Rundschau, t. XV, p 109, 189g,'
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- il y a attraction d’une part entre a et al et d’autre part entre c et cl tandis qu’il y a répulsion entre b et bi et entre d et dL ; par suite les armatures tournent de go", de façon à placer vis-à-vis les pôles de noms contraires. Le courant passe alors en sens inverse dans les bobines, intervertit les pôles, et la rotation continue.
- Les deux armatures polarisées sont donc soumises à l’action de 4 pôles d’élcctro-aimants, tandis que dans le système Grau il n’y a qu’une seule roue d’entraînement et un électro-aimant avec deux pôles.
- On peut encore augmenter l’action en disposant sur chacun des arbres g et deux armatures croisées et polarisées séparément par deux aimants permanents. Cette disposition permet l'emploi de courants meme très faibles pour actionner de grandes aiguilles.
- G. G.
- La distribution d’énergie électrique, système Fer-raris Arno, à l’Exposition de Turin-
- Dans les distributions à courant alternatif simple, si l’on veut actionner des moteurs démarrant en charge, il faut pouvoir produire avec le courant d’autres courants convenablement décalés de manière à constituer un véritable système polyphasé. On emploie à cet effet un transformateur à déplacement de phase ou transformateur à décalage qui donne un courant secondaire, de tension et d’intensité voulues, mais avec une différence de phase sur celle que donnerait un transformateur ordinaire {*).
- Ce système, bien connu d’ailleurs, a été appliqué par la firme Ganz et Ck\ de Budapest, en plusieurs endroits et entre autres à Insbruck, Hermanstadt et en Transylvanie. La première application faite en Italie est celle de l’Exposition générale de Turin f2).
- Le courant primaire monophasé est à 3 600 volts et 50 périodes. La figure 1 donne le
- h) Voir L'Éclairage Électrique, t. VIII, p. 18, 4. juillet 1896. {*)L’EUltricüta, lévrier 1899.
- I schéma de la distribution, adroite, est l’alternateur A, T représente deux transformateurs de 10 kw insérés en parallèles,’qui réduisent la tension à 110 volts ; S est le transformateur à décalage, il est d’une puissance de 12 chevaux: son démarrage est obtenu en dépha-sant le courant secondaire au moyen de deux résistances, une ohmique l’autre inductive, insérées respectivement sur deux des fils de la ligne et renfermées dans lacaisse L. Comme moteur, il actionne un groupe de machines et comme transformateur à décalage il donne le courant nécessaire pour le démarrage des autres moteurs : c’est un moteur à champ tournant normal, diphasé, ayant ses deux enroulements égaux; inséré comme il est représente sur la ligure, il ne sert pas de transfor-
- rgie électrique, sysièi
- mateur ; son armature dont le circuit est fermé par le rhéostat à liquide R, est extérieure et fixe, le courant arrive par des balais à la partie interne mobile.
- Les moteurs M sont au nombre de 9 ; au moyen d’un interrupteur tripolaire, on les met dans le circuit et ils démarrent comme diphasés : quand la vitesse est atteinte, un petit interrupteur permet de couper le fil qui a amené le courant de mise en marche.
- En général, il est indispensable que le transformateur à décalage soit toujours en mouvement pour permettre le démarrage des divers petits moteurs et qu’il ait des dimensions supérieures a celles de chacun des moteurs qui en dépendent. Ceci n’est pas nécessaire dans le cas présent, parce que le transformateur à décalage est inséré sur la ligne à basse tension et n’a pas pour'but de réduire la ten-
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- sion dans le 3e fil de la conduite. Il suffit qu’il y ait en mouvement un certain nombre de moteurs tels que leur puissance totale soit un peu supérieure à celle du moteur à mettre en marche, ils agissent coopérativeinent. Cette disposition peut être avantageuse dans le cas où l’on a plusieurs moteurs, tous de faible puissance. J. R.
- La réaction d’induit dans les machines dynamo-électriques ;
- Par R.-V. Picou (*).
- On sait par le compte rendu sommaire qui a été donné de cette communication dans un précédent numéro de ce journal (2), que le but de l’auteur est de montrer que la considération des ampères-tours longitudinaux et des ampères-tours transversaux ne permet pas d’obtenir une évaluation exacte de la chute de tension due au passage du courant dans l’induit d’une machine dynamoélectrique.
- Le diagramme bien connu de la figure 1
- représente l’illustration de l’explication de J. etE. Hopkinson. Représemantpardes cercles diversement notés la coupe des fils parcourus positivement et négativement, on re-
- (*) Bulletin de lu Société-internationale des électriciens, t. XVI , p. 160, mars 1899. — Voir plus haut, p. 241. les observations de M. Potier relatives à cette étude.
- (2) L’Éclairage Électrique, t. XVIII, p. 398, rt mars 1899.
- ÉLECTRIQUE
- marque que les jonctions entre les fils hors de l’entrefer, peuvent être établies arbitrairement sans changer l’action de ces fils sur la partie du circuit magnétique qui comprend l’entrefer. On suppose alors, pour un angle de décalage À, les jonctions verticales dans l’angle 2/. et horizontales pour le reste. Les ampères-tours compris dans l’angle 2X représentent alors ceux qui agissent directement avec ou contre ceux des inducteurs.
- Tout en reconnaissant que cette manière d’analyser les phénomènes peut être exacte pour les machines spécialement créées pour développer un courant constant sous une différence de potentiel très variable (machines Sperry, Wood, etc., pour arcs en série) dans lesquelles l’angle de décalage des balais peut être très grand, M. Picou la considère comme inexacte pour l’immense majorité des machines à différence de potentiel fixe ou peu variable.
- « Pour celles-ci, dit-il, jamais le plan de commutation n’est tellement déplacé que la spire correspondante soit engagée sous la corne polaire.
- » C’est dans ces conditions qu’à notre avis il n’y a pas de relation de cause à effet entre l’abaissement de la différence de potentiel aux balais et le décalage du plan de commutation.
- » Voici comment nous croyons que doit être interprêté le phénomène :
- » L’abaissement de la différence de potentiel aux balais résulte bien (toujours en mettant à part l’effet de la résistance intérieure) d’une diminution de la force électromotrice due elle-même à une diminution du flux utile. Mais la cause de ccttc diminution du ilux' utile doit être cherchée non dans la force magnétomotrice inverse des ampères-tours d’induit, mais dans une augmentation de la résistance du circuit magnétique. Cette dernière résulte bien de la torsion que subit le champ magnétique lors de l’établissement du courant induit; mais comme cette déformation est constante tant que l’angle de calage est inférieur à la moitié de l’angle interpo-
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- laire, il en résulte que l’abaissement constaté est indépendant du décalage, et que l’on n’a pas à faire intervenir les contre-ampères-tours de l’induit dans l’évaluation de cet abaissement
- » Cette proposition se trouvera démontrée si nous pouvons établir :
- » i° Par l’expérience, qu’en effet l’abaissement de la différence de potentiel aux balaie est indépendant du décalage ;
- » 20 Par le calcul, que l’effet de l’augmentation de réluctance due à la déformation du champ concorde avec les résultats de l’expérience. »
- Pour établir ces deux points, M. Picou a fait en décembre 1895, des essais sur une machine de 10 à 12 kilowatts, construite par MM. Schneider et O, dont la figure 2 donne une coupe schématique. Cette machine a été choisie en raison des avantages particuliers qu’elle présentait pour cette recherche : son entrefer très faible assurait une réaction d’induit très marquée ; la forme très symétrique du circuit magnétique permettait de faire les hypothèses, sur ie trajet des lignes de force, aussi peu arbitraires que possible ; enfin des pôles auxiliaires, excités en série, permettaient de marcher à volonté, même avec une surcharge de 20 p. 100 sans aucun décalage ni aucune étincelle. Voici les données principales de cette machine :
- Inducteur
- (Diamètre extérieur........
- Diamètre intérieur.........
- Rainure...........5,7 mm î
- Nombre.....................
- i Longueur ................
- f Bobinage (fil de)........
- Spires entre les balais . . .
- ’ Section sous le fil. 210mm si
- \ Angle polaire............
- ) Surface polaire..........
- \ Entrefer simple..........
- 72
- 132“
- 556 cq. 2,5 mm-
- Chiffres résultant d’essais et de calculs préalables. (Marche à 1 200 tours par minute:) Différence de potentiel aux balais à
- vide.............................. 110 volts.
- Flux utile correspondant..........4,16, io6C. G. S.
- Excitation correspondante.........6600 amp.-tours
- Coefficient de dispersion ..... 1,16
- Fer inducteur .... 11000 C. G. S.
- Inductions ? Entrefer..............7360 C. G. S.
- . Fer induit.........16500 C. G. S.
- Résistance extérieure à chaud . . . 0,0205 ohm.
- La figure 3 donne la caractéristique à vide rapportée aux ampères-tours d’excitation et
- Fig. 2.
- au voltage à cette allure. La figure 4 donne les résultats des deux séries d’expériences où
- l’on mesurait les différences de potentiel aux balais (portées en ordonnées) et les intensités du courant sortant de l’induit (portées en abscisses) ; dans l’une des séries les induc-teurs auxiliaires étaient en action et maintenaient les balais au calage rigoureusement neutre à toutes charges; dans l’autre, ces
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- inducteurs auxiliaires étaient hors circuit et les balais étaient déplacés à la main pour chaque variation de débit. La figure n’in-
- Ynlts aux ba/gis en charge
- ' /Impures
- Fig. 4.
- dique qu’une courbe parce que les deux séries de lectures se sont superposées de la manière la plus complète.
- « Donc, conclut M. Picou, avec ou sans décalage des balais, la réaction d’induit est absolument la même : il devient ainsi impossible de l’attribuer aux soi-disant ampères-tours inverses qui, dans l’un des cas,n’existent pas. Les pôles auxiliaires ne pouvaient annuler que les ampères-tours transversaux; mais comme ils . n’avaient que la largeur strictement nécessaire pour recouvrir la spire en commutation, on ne peut admettre qu’ils aient annulé la déformation totale du champ, comme le fait par exemple le bobinage connu sous le nom de M. Ryan.
- » Les ampères-tours négatifs n’existant pas, mais la déformation du champ subsistant, il est clair que c’est là qu’on doit chercher la cause de la réduction du flux utile. »
- M. Picou analyse alors cette déformation pour calculer l’ordre de grandeur de son effet et le comparer aux résultats de l’expérience.
- « L’effet du courant induit est de modifier la répartition primitive du flux magnétique. Ces modifications portent sur les trois parties principales constitutives du circuit magnétique et se font sentir de la manière suivante :
- » i0 Dans l’inducteur, la ligne de force subit d’abord un léger allongement. Dans la partie formant culasse, la répartition ne change pas et la densité de flux reste uniforme ; mais dans la pièce polaire, au voisinage de l’entre-
- fer, il n’en est pas de même; l’induction varie d’un point à l’autre, et par suite aussi la perméabilité ;
- » 2° Dans l’entrefer, toutes les lignes de force sont déviées et, par conséquent, allongées ;
- » 3° Dans le fer induit, la perméabilité change peu ou pas, mais la ligne de force moyenne est très sensiblement allongée.
- » Ces trois effets augmentent la réluctance du circuit magnétique et déterminent la diminution constatée du flux utile. Il reste à montrer qu’ils suffisent à l’expliquer. »
- Sur la figure 2 la ligne de force moyenne, due à l'inducteur seul, est représentée en traits longs; la même ligne de force moyenne sous l’action simultanée de l’inducteur et de l’induit est représentée en pointillé. Considérons un des noyaux inducteurs seul et calculons sa perméance avant et après la torsion du champ.
- Avant la torsion, la répartition est uniforme et la perméance se réduit au — , soit dans le cas considéré et pour l’un seulement des noyaux inducteurs, 2150X — 78800;
- la réluctance est donc--™^ — 0,0000127.
- Après la torsion la répartition n’est plus uniforme; calculons les. valeurs extrêmes du champ aux cornes polaires : les ampères-tours sur l’induit étant au total de 3 600, l’angle de 1350 en contient 2680. La moitié agit pour renforcer le champ sous l’une des cornes et l’autre pour affaiblir le champ sous l’autre corne, par raison de symétrie. D’autre part le champ moyen dans l’entrefer, = 7 360 avant torsion, absorbait, pour 0,25 cm, un nombre d’ampères-tours égal à 7360X0,25 X (0,47c)-1 = 1 470. Les valeurs extrêmes du champ après torsion sont donc
- 736c
- 736c
- On admettra que dans les 12 cm du fer inducteur voisin de la face polaire, cette
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- répartition est la même. Pour avoir la perméance correspondante, il suffira de tracer une courbe sur la hauteur du noyau portée en abscisses avec la valeur de y en ordonnées (fig. 5). La quadrature de cette courbe donne
- Fig- 5-
- le p moyen nouveau, qui permet de calculer la nouvelle perméance; on obtient ainsi pour la valeur moyenne de y après torsion, =
- Pour le reste de l’inducteur, la perméabilité ne change pas, mais la ligne de force subit un très léger allongement. La mesure linéaire montre que la longueur passe de 80 à 85 cm. La réluctance subit l'accroissement correspondant.
- Dans le noyau induit, on peut admettre que la répartition des inductions en profondeur (suivant le rayon) ne change pas pendant la déformation du champ ; mais la longueur moyenne de la ligne de force est au contraire très notablement accrue.
- Une mesure à la roulette de cette ligne moyenne faite sur le dessin (fig. 2 agrandie) donne les valeurs :
- Avant déformation........... 21 cm.
- Après déformation........... 29 »
- Les réluctances correspondantes, avec les valeurs £8 == 16 500 et p. = 400,
- 400 x 253
- ,00028.
- désigne par K, la différence de potentiel magnétique créée par le courant induit dans l’arc Jï (fig. 6) sur la surface extérieure de
- Fig. 6.
- l’induit, la différence de potentiel magnétique entre N et A est F,, . Si est la
- différence due à l’inducteur seul, la différence entre les extrémités B et G d’une ligne de force déformée sera
- Appelant s la section infiniment petite d’un tube de force et s l’entrefer AC, la réluctance correspondante est -El x , et le flux dans ce tube est
- dont le maximum a lieu pour les valeurs de x,
- On voit que x, et par suite l’inclinaison des lignes de force, varient avec a, ce que l’on savait d’ailleurs par les fantômes magnétiques. Si on calcule les valeurs de x pour les valeurs particulières a = zt|3et a —oon trouve des nombres si petits qu’on peut en conclure que l’allongement des lignes de force résultant de leur inclinaison est absolument négligeable.
- « Il reste à évaluer l’ensemble des divers
- Dans l’entrefer, les lignes de force ne sont plus radiales après déformation . Si l’on
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- phénomènes qui viennent d’être analysés séparément. La réduction du flux utile, du fait de la distorsion, s’obtiendra en faisant les tableaux des réluctances des diverses parties du circuit magnétique avant et après la distorsion due au courant induit; les données et dimensions permettent de le faire
- ainsi qu’il si ^ Avec!,.
- Culasse-^— = P* 80 0,0000929
- 2 OJOX 416 85 0,0000987
- Noyaux 2 070X 416 0,0000254
- 2 15O X 440
- 8 24 0,0000268
- 2 O4O X 44O
- Entrefer , °>5 566 0,0008834 0,0008834
- Induit 40Ô"x 253 0,0002075 »
- £9 400 x 253 » 0.0002865
- Totaux 0,0012092 0,0012954
- Le flux utile doit donc être réduit, à très peu près, dans le rapport de l’augmentation de la réluctance par la déformation ou, plus exactement, proportionnellement à la diminution relative des perméances, soit
- Les résultats des mesures, dont l’ensemble est traduit par la figure 4, donnent lorsque la machine fonctionne avec excitation séparée fixe :
- Aux balais, à vide................
- » avec 100 amp. de débit
- Différence ..............
- Effet de la résistance intérieure. .
- Effet de la réaction d’induit......... 7 volts.
- L’action imputable à la diminution du flux est donc de 7 sur 110, soit 0,063, nombre concordant aussi bien qu’on pouvait l’espérer avec le résultat du calcul.
- « Cette concordance de l’expérience et du calcul, ajoute M. Picou, ne semble pas laisser de doute sur l’explication de la nature de la réaction d’induit telle qu’elle a été formulée plus haut. Cette action se réduit à une augmentation de réluctance, conséquence directe de la modification de parcours du flux magnétique, »
- M. Picou a cherché à établir le même calcul sur la machine Edison ayant servi aux essais de J. Hopkinson, mais il a reconnu qu’il était impossible de le faire avec quelque fruit, la réaction d’induit et la déformation du champ étant très faibles dans cette machine.
- Par contre il lui a été facile d’appliquer h la machine ayant servi à ses essais le calcul de Hopkinson, il a trouvé ainsi une chute de 9,5 volts au lieu de celle de 9 volts donnée par l’expérience.
- « L’écart n’est pas grand, et la coïncidence est assez satisfaisante pour qu’en apparence, l’une ou l’autre explication semble donner la loi du phénomène. Mais ce n’est qu’une apparence, car la déformation du champ et l’augmentation corrélative de la réluctance sont des faits indiscutables. Leur effet devrait donc s'ajouter à celui de la prétendue diminution d’excitation ; et c’est une chute de 18,5 volts qu’il faudrait observer si celle-ci existait réellement.
- » Gomme un tel abaissement ne se produit pas, il faut forcément s’en tenir à l’une ou l’autre des théories ; et les faits d’expériences rapportés ci-dessus paraissent établir sur une base solide celle qui le rapporte exclusivement à l’augmentation de la réluctance. »
- 9 volts.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- Sur la distribution de l’induction magnétique dans des barreaux de fer ;
- Par J. L. W. Gill (*).
- I. — Dans des expériences antérieures, l’auteur a employé pour mesurer ('hystérésis une méthode qui consiste à mesurer le travail correspondant au passage d’un barreau de fer dans un champ magnétique (2) ; les barreaux utilisés devant être assez courts, leur facteur démagnétisant est considérable, et, si on veut représenter l’énergie d’hystérésis par la formule de Stcinmetz, il faut faire figurer dans cette formule une certaine valeur moyenne B, de l’induction dans le barreau; cette valeur B,pourrait être calculée au moyen d’une formule représentant approximativement la distribution ; ce procédé étant ennuyeux, l’auteur a cherché à relier par une formule simple B, à la valeur maximum Bwa* de l’induction, c’est-à-dire à sa valeur au centre du barreau.
- L’induction est déterminée en chaque point au moyen du courant induit, lorsqu’on renverse le champ, dans une petite bobine qu’on peut déplacer le long du. barreau. Les résultats montrent que le rapport est constant pour des barreaux dont la longueur est inférieure à 30 fois le diamètre, tant que ces barreaux ne sont pas aimantes au voisinage de la saturation; sa valeur est 0,768. Cette loi permet de déterminer Bt en mesurant BW(,x, lorsque cette dernière quantité est inférieure à 10000.
- II. — Dans des expériences analogues, Fleming (3) déterminait l’induction en chaque point en plaçant en ce point une bobine induite autour du noyau et en mesurant la
- (1) PMI. Mag., (5), t. XLVI, p. 478; nov, 1898. (s) The Eleclrician, 24 sept. 1897.
- (3) Fleming, Phil. Mag., sept. 1897;
- différence de potentiel efficace existant aux bornes de cette bobine lorsqu’on soumet le barreau à un champ alternatif ; de cette quantité on peut déduire l’amplitude de l’induction. II a ainsi trouvé que la distance au centre du point où l’induction maximum a la valeur B, reste fixe tant que l’aimantation au centre reste éloignée de la saturation, et augmente lorsque l’on augmente encore l’aimantation.
- III. — Pour rendre compte de ces résultats, l’auteur suppose que l’induction puisse être représentée en chaque point du barreau par une expression de la forme B = */(H),
- k étant une constante ne dépendant que de la distance du point considéré au centre.
- On déduit de là :
- Bp* = H)]<-6 + [*,/(H)‘.6] ... -HV(H)]'-6]
- ou
- B,1.6= [V,6+ /,,!,6+ ...] = (f„l,6[/(H)]<.6
- d’où
- B1 = V(H),
- expression dans laquelle ka est une constante par rapport à H ; ainsi la valeur B, correspond bien à un point déterminé du barreau, ce qui est le résultat obtenu par Fleming.
- D’ailleurs l’induction au centre étant représentée par
- BmaX-kc/(H),
- on tire de là
- ce qui est le résultat obtenu par l’autcut*.
- IV. — Des expériences sur la distribution on déduit que l’induction B en un point situé
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- à une distance du centre satisfait^ la relation
- a étant une constante pour un barreau déterminé; l’accord a lieu généralement à moins de i p. ioo, pourvu que Bma,t soit inférieure à io ooo.
- De plus, a peut être représentée par la formule
- « = -£- + Ktd,
- les valeurs de K, déduites de l’expérience pour huit barreaux ayant varié seulement de 0,420 à 0,545, et ayant pour moyenne 0,48. Ces écarts entre les valeurs de K. sont
- . l
- explicables par ce fait que la quantité <*•--—
- est très petite ; d’ailleurs ils sont irréguliers, le diamètre croissant par exemple.
- Cu. M.
- Variation avec la température de la susceptibilité magnétique des corps anisotropes dans différentes directions;
- Par A. Lutteroth (*). '
- L’objet de ce travail est de rechercher s’il n’existe pas pour les cristaux isomorphes une loi générale réagissant la variation de la susceptibilité magnétique dans les différences directions, sous l’influence de la température. L’auteur a étudié deux groupes de corps comprenant l’un et l’autre des substances dia-magnétiques et des substances paramagnétiques : les sulfates doubles de nickel et de potassium, de cobalt et de potassium, de zinc et de potassium, de zinc et d’ammonium d’une part; les sulfates de nickel et de zinc d’autre part. Les premiers appartiennent au système monoclinique, les derniers au système orthorhombique. .En outre, il a expérimenté aussi sur le sulfate de cobalt qui est monoclinique.
- Du moment où le champ magnétique est homogène, la forme extérieure du cristal est indifférente ; les échantillons étaient taillés en disques circulaires de 1 à 1,5 cm de diamètre, de 2 à 3 mm d’épaisseur, de manière que leurs faces fussent parallèles h deux des trois axes magnétiques que possèdent les cristaux.
- La méthode de mesure repose sur les mêmes principes que celle de G. Wiede-mann.
- Le champ magnétique est compris entre les armatures prismatiques d’un grand électro-aimant de RuhmkorfT. Entre ces armatures se trouve une caisse de laiton K remplie d’eau (fig. 1) ; cette caisse porte des enfoncements dans lesquels pénètrent les armatures; les autres faces portent à la même hauteur des fenêtres fermées par des plaques de verre f. Pour élever la température du bain d’eau, on envoie dans le tube en zigzag r la vapeur produite dans la chaudière K' : en R se trouve un agitateur mû par un moteur à eau : un thermomètre étalonné permet de lire la température à 0,1 degré près.
- Dans l’eau de la caisse pénètre un tube de verre G fermé à sa partie inférieure et destiné à recevoir le système de suspension (fig. 2). La partie supérieure de ce tube qui est hors de la caisse est enveloppée de coton pour le protéger contre le rayonnement; il est maintenu par un support fixé à un gros bloc de bois. Vers le milieu de sa hauteur, le tube est élargi et porte une tubulure latérale T, dont les bords sont rodés et qui est fermée par une lame de verre à faces parallèles : vis-à-vis de cette tubulure est attaché au fil le miroir qui sert à la mesure des déviations.
- Le tube est fermé à sa partie supérieure par un bouchon rodé creux G, dans lequel s’engage un second bouchon rodé Ga. Sur ce dernier est mastiqué un tube court m, en laiton et à son extrémité inférieure, il porte une tige de verre g bien centrée, s’enfonçant jusqu’au bouchon G, : dans cette tige est scellée un crochet de platine auquel est suspendu le
- (*) Wied. Ann., t. LXVI, p. 1081-1106, déc. 1898.
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- fil de torsion. Au moyen du bouchon intérieur on peut donner telle torsion que l’on veut au fil, même quand le vide a été fait dans l’appareil. Ce fil de torsion est en
- ♦quartz; il supporte un tube de verre capillaire très léger auquel sont fixés le miroir et le cristal. A cet effet, le tube capillaire est légèrement élargi à sa partie supérieure et
- urs cette partie élargie est enfilé un petit tube d’aluminium auquel est attaché le miroir : cette disposition permet de donner h ce dernier telle orientation qu’on désire.
- L’observation se fait par les oscillations, sans amortissement.
- D’après Lord Kelvin, le moment du couple exercé par un champ magnétique uniforme a pour expression :
- D = F* V/(B-C)VV + (C — A)i_v»).* + (A - B)2
- fi)
- A, B, C désignent les moments magnétiques (ou diamagnétiques) dans la direction des trois axes magnétiques, produits par l’unité de champ magnétique agissant dans la direction de l’axe considéré; F, l’intensité du champ, X, ja, v ses cosinus directeurs par rapport aux axes magnétiques.
- Pour un cristal renfermant N molécules, le moment sera ND.
- Si les lignes de force du champ sont horizontales et qu’on suspende le cristal successivement dans les directions parallèles aux axes magnétiques a, b, c les moments observés seront :
- D’a = NF*(B — G) [av
- D^ = NFa(C—A)v). (2)
- D'e = NFs(A- IiUu ^
- Il résulte de là que les torsions qu’on doit donner au fil pour ra- 2
- mener le cristal dans la même orientation relative aux lignes de force, sont proportionnelles à la différence des constantes magnétiques relatives aux deux axes qui sont situés dans le plan d’oscillation.
- variation du moment magnétique causée par une variation de l’orientation de : horizontal du cristal avec les lignes de force est la plus petite possible, quand ces
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- axes horizontaux sont à 45° des lignes de force ; c’est dans ces conditions qu’on règle l’appareil.
- L’élévation de température ne dépassait pas 50° et il n’y avait pas à craindre d’efflorescence des cristaux.
- Le moment magnétique est une fonction linéaire de la température :
- Dt=D0{l+ar)
- Le coefficient a varie d’un axe à l’autre ; mais dans une série de sels isomorphes, ces coefficients sont dans un rapport constant.
- Dans les sulfates doubles de potassium et de nickel, de. potassium et de cobalt, de potassium et de zinc, d’ammonium et de zinc, le coefficient de température est négatif, que le cristal soit suspendu suivant l’axe de susceptibilité moyenne ou suivant l’axe de susceptibilité minima.
- Dans les sulfates de nickel, de zinc, de cobalt, le coefficient de température est positif, si le cristal est suspendu suivant l’axe de susceptibilité maxima, négatif s’il est suspendu suivant l’axe de susceptibilité moyenne.
- Ces résultats peuvent se déduire pour la plus grande partie de la théorie moléculaire du magnétisme, moyennant deux hypothèses :
- i° Les molécules magnétiques n’éprouvent que de petites rotations;
- 2° Le moment du couple auquel est soumis une molécule magnétique déviée de sa position d’équilibre est proportionnel à l’angle de déviation ou à son sinus.
- Le calcul conduit tout d’abord à une exprès, sion du moment total D qui coïncide avec celle de Thomson.
- Il est facile de trouver aussi une relation entre la susceptibilité magnétique du corps dans les différentes directions et la densité linéaire du corps , c’est-à-dire le nombre des molécules par unité de longueur, suivant ces directions. Or, cette densité linéaire est une fonction de la température : on sait d’ailleurs que la dilatation des cristaux varie avec la direction considérée. En tenant compte de
- toutes ces circonstances, on retrouve le fait démontré expérimentalement, à savoir que le moment correspondant à un axe de suspension parallèle à l’un des axes magnétiques est une fonction linéaire de la température, avec un coefficient différent pour chaque axe. Quant au signe de ce coefficient, il n’est pas fixé quand les trois dilatations sont positives. Mais si l'élévation de température produit une contraction du cristal dans une certaine direction, il existe un axe de suspension tel que le moment magnétique autour de cet axe croisse avec la température. M. L.
- Susceptibilité magnétique des corps solides et liquides ;
- Par J. Koenigsberger (i).
- L’auteur a mesuré par la méthode hydromagnétique de Quinckc la susceptibilité de l’eau pure et d’un certain nombre de dissolutions.
- Pour mesurer l’intensité du champ magnétique employée, il détermine soit la variation de résistance éprouvée par une résistance de bismuth, soit le pouvoir rotatoire acquis par une colonne de sulfure de carbone. L’influence du magnétisme rémanent est négligeable. Mais il est indispensable que la paroi intérieure du tube soit toujours bien mouillée par le liquide dont on veut mesurer l’ascension : l’erreur de ce chef pourrait atteindre 1/200.
- Susceptibilité de l'eau. — L’ensemble des expériences conduit à la valeur 0,803. io-6 pour la susceptibilité de l’eau à 210, relativement à l’air, soit à 15° et relativement au vide : 0,800. 10 '6.
- D’accord avec les précédents expérimentateurs, M. Koenigsberger trouve que la susceptibilité magnétique de l’eau ne dépend
- (*} Wied. Ann., t. LXVI, p. 698-734, nov. 1898.
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- pas de l’intensité du champ entre 3 400 et 5480 unités : en rapprochant ce résultat des autres, on a lieu de conclure que la susceptibilité de l’eau est la même dans toutes les intensités du champ.
- A titre de contrôle, M. Kncnigsberger a mesuré aussi l’intensité du champ par un dispositif analogue à celui du galvanomètre à mercure de M. Lippmann : la susceptibilité de l’eau calculée d’après la valeur, du champ obtenue est 0,81. io--6, c’est-à-dire d’accord avec la précédente.
- solution et du dissolvant : il viendra :
- [*
- ou en introduisant le magnétisme spécifique, xv — K'
- K' »e + ‘)-ar=K’.
- et, en remarquant que c = m.t : m1 et w2-f-1 K'= K>s+ (i-m^KV).
- Susceptibilité des dissolutions. —G. Wiede-mann a conclu de nombreuses expériences que la susceptibilité magnétique d’une solution est proportionnelle au poids du sel magnétique dissous. Cette loi peut être généralisée et reliée à la théorie en faisant usage du potentiel thermodynamique à l’exemple de ce qu’a fait, dans un ordre d’idées un peu différent, Sil-berstein (J).
- Imaginons un système composé de deux phases, d’une part le mélange de deux liquides ou la dissolution d’un sel, d’autre part l’un des liquides pur, ou le dissolvant pur : les deux sont séparées par une paroi qui est perméable pour l’un des liquides seulement (ou le dissolvant seul). Le potentiel total se composera du potentiel thermodynamique à volume constant «I'm et de l’énergie magnétique Vm, calculée d’après la formule de Maxwell.
- Si le système est en équilibre quand le champ magnétique est nul, abstraction faite de la chaleur de Thomson, comme dans le champ magnétique, la variation du potentiel thermodynamique doit être nulle <5£>w. — o et par suite on doit avoir aussi 3Vm = o.
- Attribuons au vide la susceptibilité 1 ; appelons x la susceptibilité de la dissolution, .y celle du dissolvant, m2, les masses du sel et du dissolvant, c la concentra-
- tion, p, i\ les volumes spécifiques de la dis-
- (U Silberstein, L’Éclairage Électrique, t. VII, p. 232.
- Dans l’équation K'2 n’est qu’une constante d’intégration : les expériences apprennent que fréquemment^ cette constante est égale à la susceptibilité magnétique du sel cristallisé. La loi de Wiedemann relative aux sels fortement magnétiques rentre comme cas particulier dans cette équation.
- En s’appuyant sur cette loi de Wiedemann, M. Duhem a trouvé entre la tension de vapeur p0 d’une dissolution saline en dehors du champ magnétique et la tension p dans le champ magnétique H, la relation :
- JS._____!____-------------------c_ Ç-\h
- 2PI il+C)V ë p V 2 de J
- h étant la hauteur d’ascension de la solution dans le champ magnétique.
- Le calcul suivant donne une relation un peu différente.
- Un double tube en U, fermé (constituant un rectangle), est rempli à moitié de la dissolution : l’une des branches verticales est dans un champ magnétique d’intensité H, l’autre dans un champ d’intensité Ha . La différence de niveau entre les deux branches a pour valeur ^ , où xn représente
- la susceptibilité de la vapeur qui surmonte la dissolution. La pression de la vapeur doit être la même dans les-deux branches, sans quoi l’équilibre serait impossible. De plus il faut que la pression hydrostatique soit la même en tous les points d’un plan horizontal : donc au-dessus du ménisque qui se
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- trouve dans le champ H, la pression de la vapeur est
- P =pn — hsfr
- s étant la densité de la vapeur. Donc
- Comme p diffère peu de p0 , on peut, dans la formule de Duhem, développer le logarithme en se bornant aux deux premiers termes, on a alors :
- Les deux formules diffèrent donc par le facteur :
- L’auteur a cherché si la formule (1) se vérifiait expérimentalement en étudiant une série de dissolutions de sels paramagnétiques ou diamagnctiques. Sulfate de cuivre, chlorure cuivrique, sulfate ferreux, sulfate de nickel, alun de chrome, chlorure ferreux : toutes dissolutions paramagnétiques, ont une susceptibilité qui peut se représenter par une équation de la forme 1.
- Pour les dissolutions de sels diamagné-tiqucs, la valeur de x pour le sel anhydre calculée par la formule d’après la susceptibilité de la dissolution, coïncide avec la valeur trouvée directement.
- Le magnétisme spécifique des haloïdes alcalins est le même pour toutes les combinaisons du métal : ils diffèrent peu d’ailleurs d’un métal à l’autre; on peut dire la même chose des combinaisons des métaux alcalino-terreux. Cependant il arrive souvent que les sels anhydres ont une susceptibilité différente de celle qu’on leur attribuerait d’après celle de leur dissolution et dans ce cas, la susceptibilité dépend de l’intensité du champ.
- Liquides organiques. — L’étude des relations entre la susceptibilité des liquides organiques et leur composition chimique a été faite par Hcnrichsen d’après une méthode analogue à celle de Wiedemann. Comme la correction due au magnétisme de l’ampoule est du même ordre de grandeur que la quantité à mesurer, M. Kcenigsberger a répété par son procédé une partie des mesures de Heri-richsen et a trouvé les mêmes résultats. Dans les isomères, le magnétisme spécifique n’est pas constant, comme l’avait admis Hcnrichsen et les différences entre les valeurs relatives aux corps homologues varient atïssi avec la fonction considérée.
- Influence des impuretés. — Parmi les impuretés qui se trouveraient dans les substances soumises aux expériences, il n’y a guère que le fer et ses composés qui peuvent exercer une influence notable et en particulier faire croire à une variation de la susceptibilité avec l’intensité du champ. Les sels ne peuvent contenir le fer qu’à l’état de sel ; on reconnaît leur pureté par la réaction du sulfocyanurc d’ammonium qui permet de déceler 2. io—6 de chlorure ferrique : or au-dessous de 1 : 10 4, l’erreur causée par la présence de ce chlorure, le plus magnétique des sels de fer, est négligeable. Les métaux et combinaisons qui ont été préparées sans l’intervention des acides, peuvent renfermer du fer métallique ou des oxydes de fer. La présence de 2. 10-6 de fer', limite de ce que décèlent les réactifs, augmenterait la susceptibilité d’environ 0,2 io_ti, et celle-ci décroîtrait de 0,03. quand l’in-
- tensité du champ passerait de 1 800 à 2 200 unités. Si, comme cela est assez fréquent, le fer se trouve à l’état d’alliage, son influence est encore bien moindre.
- CoVps solides. — M. Kcenigsberger a mesuré la susceptibilité des solides par la méthode de Faraday, employée aussi par Becquerel et d’autres. Elle consiste à mesurer la force pondéromotrice qui s’exerce sur une lameplacée entre les pôles d’un électro-aimant
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- dans une ampoule de verre remplie de liquide : la sensibilité est suffisante pour qu’il soit possible d’apprécier une différence de o,oi. io“6 entre la susceptibilité de la lame et celle du liquide.
- Si on veut étudier la variation de avec l’intensité du champ il faut déterminer l’intensité moyenne du champ dans la région où se trouve la lame. On peut d’ailleurs donnera la lame une position telle que le champ soit à peu près constant dans l’espace qu’elle occupe. La méthode n’est pas applicable aux lames cristallines, car en appelant 6 l’angle du plan de la lame avec la direction de l’axe de Pélectro-aimant, on trouve que —j— est plus petit que H2; comme la différence des susceptibilités principales dans un cristal est proportionnelle h H2, on serait conduit à des résultats inexacts.
- Pratiquement on mesure l’intensité moyenne du champ par la méthode de Quincke.
- Des corps nombreux expérimentés par M. Kœnigsberger, quelques-uns donnent lieu à des remarques d’un certain intérêt.
- D’après les mesures de susceptibilité, il ne paraît pas que la coloration du quartz enfumé soit due à l’oyxde de fer, car sa susceptibilité est la même que celle du quartz hyalin. Dans les expériences actuelles, il n’a pas été constaté non plus de pouvoir coercitif du quartz, comme l’avait observé Turm-lirz.
- La coloration de l’acide titanique anhydre ne provient pas non plus de l’oxyde de fer.
- Le celluloïd est en général moins magnétique que l’cbonitc.
- L’oxyde de fer en poudre brune est fortement paramagnétique, a peu près comme l’hématite cristallisée, il possède un pouvoir coercitif très marqué. Sa susceptibilité décroît quand l’intensité du champ augmente. L’aluminium et le cadmium présentent des phénomènes du même genre, quoique moins prononcés : il faut sans doute les attribuer à la présence du fer ou d’oxydes de fer.
- Verres. — Les propriétés magnétiques des
- verres dépendent en premier lieu de leur teneur en fer et-en manganèse. Il est probable que le manganèse se trouve dans le verre à l’état de 3VU203 et le fer à l’état de silicate ferreux, mais ces composés sont trop peu connus pour qu’il soit possible de calculer la susceptibilité du verre d’après celle de ses éléments. Plusieurs variétés de verre ont une susceptibilité qui varie avec l’intensité du champ, phénomène dù à la présence des composés ferriques et manganiques, car il ne se produit pas avec les silicates exempts de ces composés.
- Relation avec le volume atomique. — En général les éléments qui ont le plus petit volume atomique sont ceux qui sont le plus fortement paramagnétiques : ceux qui ont le plus grand volume atomique sont le plus fortement diamagnétiques. AI. L.
- Susceptibilité magnétique et magnétisme moléculaire ;
- Par J. Jaeger et St. Meyer (i).
- La méthode de mesure est une modification de la méthode de Quincke ; les auteurs au lieu de mesurer directement la hauteur du liquide dans le tube capillaire déterminent la pression qu’il faut exercer dans le vase large où débouche la deuxième branche du tube en U pour ramener le ménisque à sa position primitive.
- La susceptibilité de l’eau est représentée assez exactement entre o° et go° par la formule :
- x = 0,647 {1 -0,00164;) 1er6 C.G.S.
- cette diminution de la susceptibilité est contraire à ce qu’ont observé les précédents expérimentateurs ; d’autre part, on n’a pu constater de variation avec l’intensité du champ.
- Les auteurs ont déterminé la susceptibilité' des solutions de chlorure ferrique, de sul-
- p) M'ici. Ann,, t. LXIII, p. 83-90, 1897.
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- fate ferreux, d’azotate ferrique, de chlorure, de sulfate et d’azotate de manganèse, de cobalt et de nickel. Les valeurs de cette susceptibilité sont les mêmes pour les divers sels du même métal, si la quantité de métal contenue dans la solution est la même. En fonction de la concentration du métal, la susceptibilité est représentée par des droites partant de l’origine.
- Les susceptibilités moléculaires (rapportées à une molécule en grammes) ont les valeurs ci-dessous :
- Nickel. . 4,95 C.G.S. Fer...........12,5
- Cobalt. . 10,0 Manganèse . 15,0
- Ces nombres sont entre eux comme 2 : 4 : 5 : 6 : le chrome se placerait entre le nickel et le cobalt. M. L.
- CHRONIQUE
- La station centrale à vapeur de Canterbury (Angleterre). — Cette station, dont la mise en exploitation remonte seulement au commencement de cette année présente cette particularité qu'une partie de la vapeur nécessaire à l’alimentation des moteurs est produite par l’incinération des gadoues. La municipalité, qui exploite à son compte le réseau 1
- d’éclairage, pense y trouver le double avantage de se débarrasser à peu de frais des ordures de la voirie et de réaliser une économie de combustible.
- A la vérité l’économie de combustible ne peut être très importante, la quantité de vapeur produite par l’incinération des gadoues n’étant qu’une faible I partie de celle que nécessite l’alimentation des mo-
- teurs. D’un autre côté cette incinération exige une dépense assez considérable en main-d'œuvre et en réparations du four, et il n’est nullement prouvé qu’en définitive il ne serait pas plus avantageux de se débarrasser des ordures en les transportant dans les champs et d’installer une chaudière supplémentaire à l’usine. Bien des ingénieurs partagent cette dernière opinion comme l’a montré récemment une discussion animée qui a pris naissance à
- la suite de la publication des dépenses d'exploitation de la station centrale de Shoreditch où, comme nos lecteurs le savent, est installé un destructeur d’orclures. Il est vrai que, en s’appuyant sur les mêmes chiffres, d’autres ingénieurs ont montré que l’emploi de ce destructeur donnait lieu à une économie réelle.
- La figure ci-jointe donne le plan de l’usine. Le destructeur et sa chaudière multitubulaire de 140 chx
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- occupent le fond des bâtiments. Les fourneaux de combustion se chargent par leur partie supérieure; les ordures à brûler y sont amenées dans des wagonnets élevés du rez-de-chaussée par un monte-charge électrique. Les gaz chauds qui s'échappent du foyer traversent les tubes de la chaudière et de là se rendent dans une chambre à suie où ils déposent la plus grande partie des cendres et autres impuretés dont ils sont chargés avant de s'échapper par les carneaux qui conduisent à la cheminée de l'usine. La vapeur produite dans la chaudière se rend directement aux moteurs par une canalisation raccordée à la conduite commune des autres chaudières. Ces dernières, au nombre de deux pour le moment, sont du type Lancashire; les foyers sont à charge automatique et l’alimentation s’effectue à l'aide de pompes électriques formant deux groupes; les pompes de l'un aspirent l'eau froide et la refoulent à travers les tubes d’un économiseur Green dans la bâche d’alimentation; celles de l'autre puisent L’eau chaude de cette dernière pour l'envoyer aux chaudières.
- La salle des machines que l’on voit à gauche de la figure renferme actuellement deux groupes à couplage direct formés chacun d’un moteur vertical Belliss, à grande vitesse, et d'une dynamo Silvér-town de 75 kilowatts. Ces machines ont des inducteurs en fer à cheval et produisent des courants continus à 220 volts en marche normale. La place d’un troisième groupe semblable représenté ainsi que sa chaudière en traits pointillés est réservée pour les extensions futures. La dernière salle du rez-dc-chaussée de l’usine est occupée par une batterie d'accumulateurs composée de 280 éléments au chlorure. Cette batterie dont la capacité est de 630 ampères-heures est chargée par l’intermédiaire d’un moteur générateur alimenté par le courant principal aux heures de faibles charges de la marche diurne.
- La totalité du courant produit à l'usine et celui récupéré de la batterie est réparti sur un réseau à trois fils par l’intermédiaire des appareils d’un tableau de distribution unique formé de trois sections : celle du centre est affectée aux appareils de charge et de décharge de la batterie ainsi qu'à ceux de régulation du fil neutre; les deux autres de chaque côté de cette dernière reçoivent les appareils de commande et de régulation du courant sur chacun des fils positif et négatif. j
- Les connexions pour la charge de la batterie sont 1 faites de telle sorte que les éléments de réglage, au I
- lieu d’être placés à l’une des extrémités de la batterie comme cela a lieu ordinairement, en occupent le centre où ils sont groupés de chaque côte du fil neutre. De cette façon, la charge de ces éléments peut être effectuée par le moteur-générateur pendant que celle de la batterie entière l'est directement des barres omnibus.
- Le réseau, entièrement souterrain, est formé de câbles concentriques isolés au jute et au papier. Les branchements qui y sont raccordés alimentent les lampes de l’éclairage privé et public. Dans la plupart des rues sont installées des lampes à incandescence, entourées chacune d'un globe Frcdureau, ou des lampes à arc. • L'.
- Fours pour la fabrication de l’aluminium. — Dans une note intitulée : « Sur les impuretés de l’aluminium » présentée â la séance de l’Académie des sciences du 8 mai (Comptes rendus, t. CXXVIII, p. 1163-1167), M. Adolphe Minet fait observer que la proportion d'impuretés contenues dans l’aluminium commercial a toujours été en diminuant, ainsi que le montrent les chiffres suivants :
- 1850 [893 1897
- Silicium.......... 0,90 0,25 0,02
- Aluminium. ... - 98,70 99-35 99>86
- On voit de plus que la diminution porte surtout sur le silicium, tandis que la proportion de fer reste encore très appréciable. Cela tient à ce que le silicium provient surtout des produits d’alimentation et du charbon, toutes substances que l’on est parvenu à purifier suffisamment, tandis que la présence du fer qui provient de l’attaque de la cuve ou de son armature pendant la fabrication de l’aluminium, est plus difficile à empêcher.
- Néanmoins M. Minet estime que par l’emploi de divers dispositifs on pourrait faire disparaître presque complètement le fer.
- Déjà en 1887, il avait dans ce but imaginé un dispositif consistant â mettre la cuve en fonte dans laquelle se fait l’électrolyse.en communication avec l'électrode négative par une résistance suffisante pour qu’une faible fraction du courant seulement passe par la cuve. La paroi interne de celle-ci se recouvre d'une couche d’aluminium de faible épaisseur, constamment renouvelée, qui ralentit la coito-
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- slon. Ce dispositif donne au début de l'aluminium assez pur, mais peu à peu la cuve est cbrrodée, un alliage fusible de fer et d'aluminium souille le bain et au bout de huit à dix jours de marche la cuve est mise hors de service.
- Un second dispositif consiste à prendre une cuve en fonte, garnie . intérieurement d'une épaisse couche de carbone, ia cuve servant de cathode. Au début la proportion d'aluminium contenue dans le fer est très faible et peut descendre à 0,1 0,2 p. 100.
- Mais la garniture laisse filtrer le bain; du sodium, provenant de l’électrolyse du fluorure de sodium, se forme dans sa masse, corrode la garniture et la transforme en bouillie. L'attaque de la cuve peut alors se produire et l’aluminium contient une plus grande proportion de fer.
- Le dernier dispositif auquel s’est arrêté M.. Minet consiste à prendre encore une cuve garnie intérieurement d’une épaisse couche de charbon, mais à se servir pour le retour du couvant d’une électrode plongée dans le bain, au lieu de prendre ia cuve elle, meme comme cathode. La garniture n’étant plus le siège d’aucune réaction électrolytique dure plus longtemps ; en outre la cuve elle-même pouvant être amenée, par refroidissement extérieur ou par son éloignement du bain, à une température bien inférieure à celle de la fusion du bain, n'est plus attaquée que très lentement.
- M. Minet fait aussi observer que dans le cas où l'aluminium est destiné à faire un alliage il serait bon de confectionner la cuve avec L’un des métaux entrant dans llalliage; l'attaque de la cuve n’aurait plus alors d’inconvénient. Avec le dernier dispositif décrit il serait d’ailleurs possible de confectionner la cuve en aluminium, la garniture pouvant être assez épaisse et le refroidissement extérieur assez rapide pour que la température de la cuve ne dépasse pas 500°, celle du bain étant de 750°; dans ces conditions on obtiendrait un métal ne renfermant plus, comme impuretés, que des traces de silicium.
- Production des chaînes de dépôts électrolytiques et formation probable de chaînes conductrices invisibles dans l’eau distillée. — Dans des recherches' sur les cohéreurs à contact unique, M. Thomas Tommasina a été amené à étudier un curieux phénomène qu’il décrit dans une note communiquée à l'Académie des Sciences dans la séance du iul‘ mai dernier [Comptes rendus, t. CXXVI1I, p. 1092- .095).
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- Le dispositif employé dans ces expériences est le suivant : Un petit pendule est suspendu à un support au moyen d’un fil métallique très fin, lié au pôle positif d’un accumulateur ; la boule du pendule, en laiton, a 1 cm de diamètre ; au-dessous, à une distance de quelques millimètres, se trouve un disque horizontal de cuivre de 4 cm de diamètre, soudé à une tige élastique de cuivre : cette tige est fixée à un support mobile et lice à l’autre pôle de l’accumulateur par un circuit contenant une résistance, un commutateur et. pour certaines expériences, un relais très sensible.
- Le pendule et le disque sont recouverts d'une couche mince bien adhérente et homogène de cuivre électrolytique pour leur donner une structure superficielle identique. Après lavage à l'eau distillée, ils sont immergés dans de l’eau également distillée.
- Le pendule étant descendu lentement de manière à l'amener en contact avec le disque, on voit bientôt se produire, en observant à la loupe, un dépôt noir (probablement d’oxyde CuO) sur le disque, à l'endroit où devrait avoirlieu leeontact. La distance entre les électrodes étant minime, le petit intervalle se remplit par le dépôt, lequel produit, lorsqu'on fait remonter très délicatement le penduleune chaîne de 0,03 m de longueur. Si i’on cesse d’allonger la chaîne et si on laisse le pendule immobile, la chaîne subsiste, mais il se produit immédiatemet des arborescences qui partent de la chaîne même, et en plus grand nombre de sa partie inférieure, laquelle adhère au disque ; on les voit rapidement pousser, en sc ramifiant toujours davantage. Si i’on interrompt alors le courant, l’arbre semble se dessécher, en commençant par les extrémités les plus éloignées : toutes les branches changent de couleur, deviennent d’une teinte brune de plus en plus claire, s’amincissent cl tombent l’une après l’autre ; finalement la chaîne se détache aussi et tombe. Si l’on rétablit le courant, tout semble reprendre vie, de nouvelles arborescences naissent des débris des précédentes, et il suffit de toucher l’une des branches avec le pendule, et de le remonter délicatement, pour reproduire une chaîne.
- Le pendule étant toujours lié au pôle positif, si, après avoir forme un bout de chaîne, on le.soulève rapidement, en laissant un espace de 1 mm ou 2 mm entre le pendule et l’extrémité de la chaîne, on v®it très bien, à la loupe, cette dernière se prolonger par superposition de grains naissants, le courant continuant à passeu pendant qu’on voit ia
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- chaîne absolument sans contact aucun avec la pendule. De plus, si l’on éloigne doucement celui-ci à droite et à gauche, on voit la chaîne le suivre en se prolongeant toujours.- attirée comme par un aimant.
- « Désirant fépélcr l'expérience, ajoute M. Tom-masina. j'ai retiré de l'eau le pendule et le disque, je les ai nettoyés et remis de nouveau en place. Ayant fait remonter le pendule immédiatement après le contact avec le disque, j'ai eu la surprise devoir la petite lampe, que j'avaisintercallée (dans le circuit du relais) pour reconnaître rapidement si le contact était bien établi, rester allumée, bien que sur le disque il ne se fût encore formé aucun dépôt. En remontant le pendule d'un mouvement régulier, ia lampe s’éteignit lorsque celui-ci se trouvait à une distance de 36 mm du disque placé horizontalement au milieu du verre. En faisant redescendre immédiatement le pendule, la lampe restait éteinte, aucun courant capable de faire agir le relais ne passait donc plus; mais après un nouveau contact, le même phénomène se reproduisit. J’ai répété bien des fois celte manœuvre, toujours avec le même résultat, la distance variant entre 3 cm et 6 cm.
- >' Aucun changement n’était visible à la loupe, ni sur les deux électrodes, ni dans la couche liquide qui sc trouvait entre elles.
- » Pour élucider la chose, j’ai fait les expériences suivantes : J’arrêtais le pendule à chaque demi-centimètre de sa montée, puis, au moyen d'un pont mobile entre deux godets à mercure, j'interrompais le courant pendant quelques instants et ensuite je le rétablissais, la lampe se rallumait toujours, jusqu'à une.certaine hauteur variable de la montée du pendule. Mais si, après avoir interrompu le courant, je faisais remonter le pendule de quelques millimètres seulement et si je rétablissais ensuite le courant, la lampe ne se rallumait jamais.
- > J'ai vérifie à maintes reprises le fonctionnement du rciais et j'ai pu me convaincre qu'il n'entrait en jeu ni effets d'inertie, ni magnétisme rémanent.
- >- J’ai obtenu les memes résultats en remplaçant les électrodes de cuivre par des électrodes de platine ou d’aluminium, mais il m'a fallu un temps beaucoup plus long.
- » La chaînette présumée de molécules se trouve- . rail dans des conditions relativement semblables à celles de la chaînette qui se forme dans l'intérieur d’un tas de poudre ou de limaille examiné au microscope, laquelle, ainsi que le fait a été observé par M. Léo Arons (Wied. Ann., t, LXV, p. 567, 1898) et par moi (Soc. de Phys, et d'Hist. nal. de Ge-
- nève. Séance du 5 janvier 1899), continue à se reformer d’un autre côté par de nouveaux contacts, lorsqu’on la dérange, très délicatement, avec un pinceau ; mais il ne se forme toujours qu'une seule chaîne conductrice. Dans l’eau, le phénomène doit se produire d'une manière encore plus parfaite. j’ai constaté qu’on peut la remuer en tous sens, au moyen d’une tige de verre, sans que la chaînette se détruise sauf en donnant un où plusieurs chocs à l’une des électrodes. De même qu'à l'intérieur d‘un tas de limaille on peut aussi produire dans l’eau la chaînette sans contact préalable entre les électrodes, si la distance entre elles est minime, par la seule action des ondes hertziennes. Cette constatation m’a conduit à construire un cohcrcur avec une couche très mince d’eau distillée.
- « J’ai encore essayé de produire la chaîne de limaille dans l’eau distillée au moyen, du courant induit .d'une bobine de Ruhmkorff; j’y suis parvenu très facilement sans aucune modification au dispositif précédent.
- » Au cours de ces essais, j’ai constaté un phénomène assez singulier. Si l'on soulève graduellement le pendule, lorsqu'il arrive près de la surface de l'eau, le liquide prend un mouvement d’oscillation qui s’accentue pendant que le pendule sort de i’eau en entraînant à sa suite un cône de liquide qui peut atteindre plusieurs millimètres de hauteur. Le pendule montant toujours, ce cône finit par se détacher et de fortes étincelles éclatent du pendule sur i’eau; mais, si l’on rétablit le contact, les étincelles cessent elles oscillations recommencent. Le phénomène ne se produit pas dans l'eau non distillée, ni si l’on ajoute des traces d'acide, ni si l’on fait usage d’interrupteurs trop rapides, tels que l’interrupteur électrolytique. »
- Évaluation des déviations galvanomëtriques au .moyen des franges de diffraction. — On peut, en principe, augmenter la sensibilité d’un galvanomètre en se servant d’un appareil de plus en plus grossissant ; on peut, par exemple, faire tomber l’image du fil sur un oculaire micrométrique remplaçant l'échelle transparente habituelle. Mais en pratique on se trouve arrêté par, le defaut de pouvoir séparateur du miroir ; ainsi un miroir de 1 cm de diamètre ne permet pas d’apprécier avec certitude un angle de moins de 5 secondes, et comme l'angle décrit par le rayon lumineux est
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- égal au double de la déviation, c'est environ 2,5 secondes qui représentent le plus petit angle observable.
- M. Pierre Weiss vient d’indiquer (Comptes rendus, t. CXXV1II, p. 876) un dispositif basé sur l’emploi des franges de diffraction produites par le miroir qui permet de reculer notablement cette
- « L’équipage porte un miroir rectangulaire de 10 mm de large et de 4 mm de haut, dont le grand côté est perpendiculaire à l’axe de rotation et, par conséquent, horizontal. Le milieu de ce miroir est recouvert de vernis noir, de façon à laisser à ses deux extrémités deux petites facettes, réfléchissantes de 4 mm sur 3 mm. Ce miroir est concave avec un rayon de 4 m. Il est éclairé par une ligne lumineuse verticale formée par le filament d’une lampe à incandescence placée à une distance égale au rayon, ou mieux par son image réduite de moitié, et par conséquent plus line, donnée par une lentille divergente.
- ') Les rayons réfléchis par les deux plages du miroir produisent, dans le plan focal conjugué de la ligne lumineuse, c’est-à-dire à 4 m du miroir, le phénomène bien connu de la diffraction à l’infini dans le cas de deux ouvertures. On voit dans ce plan une sorte d’image élargie du filament, sillonnée dans toute sa longueur de deux franges noires très nettes. En prenant l’une d’elles comme repère des déviations, on apprécie aisément, dans un ocu^ laire micromctriquc, un déplacement de 0,025 mm à une distance de 4 m du miroir. Ce déplacement est quatre fois plus petit que celui que donne la méthode habituelle avec la même largeur de miroir et il permet de lire les angles à moins d’une seconde près. »
- Actinomètre à compensation. — K. Angstrom (Wied. Ann., t. LXV11, p. 633-648) décrit un actino-mètre à compensation. Deux lames de platine identiques entre elles, de 2 mm environ de largeur et de 0,001 mm d’épaisseur sont tendues sur un petit cadre : l’une d'elles est exposée à la radiation dont on veut mesurer l'intensitc; l'autre est protégée par un écran. Dans cette dernière on. fait passer un courant électrique dont on règle l’intensité de manière à rétablir l’équilibre de température. Soit q l'intensité du rayonnement calorifique par seconde et par cm-, b la largeur de la lame, a son pouvoir
- absorbant, r sa résistance électriqne, t l’intensité du courant qui rétablit l’équilibre : on a
- ^ = ÉïT
- Les deux lames étant identiques et à la même température, il n’y a pas de correction à faire pour les pertes de rayonnement, par convection ou conduction : ces pertes sont les mêmes pour les deux lames.
- On constate l'équilibre au moyen d’un élément thermo-clcctrique en contact avec les lames.
- Les divers instruments construits sur ce principe donnent des résultats concordants,
- Mesure de la température des flammes au moyen d’un élément thermo-électrique.— F. Berkenbuscii (Wied.Ann., t. LXVII, p. 649-667) a déterminé la nature des flammes par un procédé dont le principe enest indiqué par Nernst. L’élément thermo-électrique est échauffé dans la flamme même par un courant électrique auxiliaire. Le courant calorifique qui se produit entre l’élément et T extérieur est la somme de la chaleur apportée par le courant et de la chaleur enlevée à la flamme. Si cette dernière est nulle, c’est-à-dire si la quantité de chaleur qui sort de l’élément est égale à celle qu’apporte le courant, la température de la soudure est égale à celle de la flamme. Ensuite on détermine l'effet de réchauffement électrique seul, sans la flamme, dans des conditions telles que pour chaque température de la soudure, les pertes de chaleur soient à peu près les mêmes que clans la flamme : c’est ce qu'on réalise, à peu de chose près, en chauffant la soudure dans le vide.
- Pour ne pas troubler la mesure thermo-électrique on emploie comme courant auxiliaire, un courant alternatif.
- On trouve pour la température maxima dans la flamme d'un bec Bunsen environ i8oou.
- M. L.
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- Tome XIX.
- Samedi 27 Mai 1S99
- 6f Année. — N° 21.
- L’Éclairage Électrique
- RETUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARE, Professeur à la Sorbonne. Membre de l'Institut. — A. POTIER, Professeur â l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- SYSTÈMES DE DISTRIBUTION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- SYSTÈME DE DISTRIBUTION PAR COURANTS ALTERNATIFS
- La plupart des grandes transmissions par courants alternatifs simples ou polyphasés, comprennent toujours un certain nombre de centres d’utilisation généralement- à basse tension, dont les conditions de fonctionnement ne sont pas les mêmes pour tous et varient du reste aux différentes heures de la journée. Le réglage de la tension à l’usine devient alors impossible à réaliser par suite des conditions différentes dans lesquelles se trouvent les réseaux secondaires d’utilisation. On est donc obligé d’avoir recours aux réglages locaux, réglages qu’il faut, autant que possible, empêcher de se répercuter sur les divers réseaux.
- La Compagnie Thomson-Houston, ou plus exactement M. Steinmetz, a proposé un système de réglage des réseaux indépendamment les uns des autres (*), système qui a reçu une première application aux ateliers de Schenectady de la General Electric.
- (i) Brevet anglais nu 27494, 1 figure. Déposé le 25 novembre 1897, délivré le 14 niai 1898.
- C’est au moteur synchrone surexcité, que M. Steinmetz demande la régulation du réseau et employant celui-ci pour modifier automatiquement le décalage de phase nécessaire pour maintenir la tension constante. Le jeu de cet appareil est très facile à comprendre. On conçoit en effet que l’on peut par un dispositif automatique, faire varier l’excitation du moteur et le forcer par suite à fournir les courants déwattés variables nécessaires aux moteurs asynchrones que l’on met en route ou que l’on arrête sur le réseau d’utilisation considéré; le réseau à haute tension n’a plus alors qu’à fournir les courants wattés. Toutefois, ceci occasionnerait encore une légère chute de tension ; mais on peut éviter cette dernière en forçant un peu l'excitation du moteur de façon à rendre le décalage négatif, ce qui a pour effet, comme on le sait, d’envoyer des courants déwattés en avance de phase dans la ligne et par suite de diminuer l’excitation nécessaire de la génératrice, ou si celle-ci reste fixe, d’élever le potentiel aux bornes.
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- Le moteur synchrone permet donc un réglage de la tension aux bornes de l’appareil primaire d'utilisation alimentant le réseau considéré, mais ne permet pas à lui seul l’indépendance des réglages sur deux ou plusieurs réseaux d’utilisation distincts, puisqu’il modifie la tension sur le réseau primaire. Pour empêcher l’action du moteur synchrone de se répercuter sur le réseau primaire, il faut employer en dehors du moteur synchrone, qui joue ici le rôle de modificateur de phase, un nouveau dispositif, auquel son inventeur
- donne le nom de îocaliseur, et dont le but est, pour ainsi dire, de s’opposer au passage des courants déwattés en avance sur la tension secondaire, tout en n’arrêtant pas les courants déwattés en arrière. Une bobine de self-induction ordinaire placée en série sur le réseau à basse tension, et avant le moteur synchrone, peut très bien remplir ce but. On sait en effet, qu’une bobine de self-induction fournit une force électromotrice qui est décalée d’un quart d’onde en arrière du courant qui traverse cette bobine. La force élec-
- Fig. i. —' Système de distribution par courants alternatifs de la Compagnie Thomson-Houston (M. Steinmotz). Procédé d'utilisation d’u;i réseau secondaire à potentiel ou à courant constant.
- tromotrice de self-induction correspondant h un courant déwatté sera donc opposée à la tension aux bornes secondaires ou du réseau d’utilisation lorsque ce courant sera déwatté en arrière, tandis qu’elle sera en coïncidence de phase avec la tension aux bornes si le courant déwatté est en avance de phase. Plus simplement, on peut encore dire, qu’une bobine de self-induction diminue la tension du réseau d’alimentation ou d’utilisation auquel elle emprunte le courant déwatté nécessaire à son excitation.
- Il résulte de là, que si la différence de potentiel aux bornes du réseau secondaire est trop élevée, et si le moteur synchrone modificateur de phase est réglé de façon à produire
- alors un courant déwatté en retard, la force électromotrice de la bobine de réaction sera opposée à la tension du réseau et la diminuera à la valeur voulue. Lorsque au contraire la tension aux bornes du réseau s’abaisse, -par suite d’un abaissement de la tension dans la ligne, le moteur synchrone fournissant alors un courant déwatté en avance sur la tension, la force électromotrice de la bobine de réaction s’ajoutera à la tension du réseau à basse tension et ramènera celle-ci a sa valeur normale aux bornes des appareils d’utilisation.
- Théoriquement, l’excitation du moteur synchrone devrait être modifiée d’une façon continue entre des limites déterminées, mais
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- pratiquement, il suffit souvent de pouvoir les faire passer d’une de ces limites à l’autre. Le réglage automatique de la tension peut alors se faire très simplement.
- La. figure i indique un des dispositifs le plus simple que l’on puisse employer. Un alter- ! nateur A, supposé monophasé pour plus de | simplicité, fournit le courant à un réseau ; primaire m. Un transformateur T, est des- \ tiné à alimenter un réseau secondaire d’éclairage et de force.motrice cd. Le localiseur l, est placé en série sur la ligne immédiatement après le transformateur et le moteur
- synchrone S branché en dérivation sur le réseau. L’excitation de ce moteur estobtenue à l’aide d’une excitatrice locale E qui est ici une machine série; c’est par la modification du nombre de spires de l’inducteur de cette excitatrice que l’on fait varier l’excitation du moteur synchrone pour lui faire donner soit un courant déwaité en avant, soit un courant,, déwatté en arrière.
- Gette modification est obtenue à l’aide d’un levier immobile autour d’un point gx et retenu dans son mouvement vers la droite par un ressort h. Un second levier pivotant autour du point t s’appuie contre l’extrémité libre du premier et est en outre relié avec le noyau d’un électro-aimant C placé en dérivation sur le réseau dont on veut maintenir le potentiel constant. Le déplacement du noyau vers l’intérieur de la bobine est tempéré par le ressort s muni d’une vis de réglage.
- On comprend facilement que si la tension vient à augmenter, le noyau sera attiré par l’électro et que le levier sera chassé vers le contact n ce qui aura pour effet de shunter une portion de l’enroulement conducteur de l’excitatrice par la résistance R. Le moteur synchrone sera alors légèrement sousexcité et la tension diminuera immédiatement.
- Il est à remarquer que la self-induction du transformateur s’ajoute à celle du localiseur et augmente son effet, les fuites du transformateur peuvent donc être augmentées intentionnellement de façon à pouvoir supprimer la bobine de self-induction Ir
- Le dispositif de M. Steinmctz s’applique également bien au cas où l’un des réseaux d’utilisation distribue son énergie à courant constant. La partie droite de la figure i en montre l’application à un réseau d’éclairage par arcs en série.
- Dans ce cas, le moteur synchrone modificateur de décalage est monté en série avec les appareils d’utilisation, et le localiseur I, en dérivation aux bornes de l’ensemble des appareils d’utilisation. L’excitatrice Ej du moteur synchrone est séparée de celui-ci et enroulée en shunt le champ du moteur est réglé automatiquement, lorsque le courant varie, par le'noÿaù d’un électro-aimant lequel agit sur le levier p qui se déplace sur les touches du rhéostat P placé dans le circuit des inducteurs de ce moteur. On voit que si le courant tend à augmenter par suite de l’élévation de la tension aux bornes du transformateur Ts ou pour une autre cause, des résistances sont introduites dans le circuit inducteur du moteur synchrone qui fournit alors un courant déwatté en arrière, lequel force la tension-du localiseur à diminuer celle aux bornes des appareils d’utilisation.
- Les perfectionnements que I’Elektricitaets-AxTiENGESELLSciiArT (Société des Établissements Schuckert et Cio) ( i) apporte à la génération et à la distribution de l’énergie électrique ont pour but de permettre une distribution simultanée d’éclairage et de force motrice sans donner lieu aux effets connus que produisent les distributions par courants polyphasés dont les différents circuits n’ont pas la même charge.
- Le procédé consiste à employer un alternateur du type connu sous le nom d’alternateur monoc}^cliquc dont le principe est dù à M. Steinmetz(2). Les alternateurs de ce genre comprennent comme on. le sait un circuit
- (* *) Brevet anglais nu 8185, 5 figures, dépose le 301
- • (2) Voir l’étude de M. Steinmetz sur les « géuérati monocycliques ». L’Éclairage Électrique, t. III, p. 132.
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- alternative efficace aux bornes de l’enroule ment principal et par une perpendiculaire cf au milieu de ab la tension aux bornes de l’enroulement auxiliaire, tension décalée d’un quart d’onde par rapport à la première; si de plus les deux enroulements principal et auxiliaire ont des nombres de spires dans le rapport de i à -ÉL les différences de potentiel entre les extrémités de l’enroulement principal et l’extrémité libre de l’enroulement seront, comme on le sait, égales entre elles et à la tension aux bornes de l’enroulement principal. Ces trois tensions seront de plus décalées entre elles d’un tiers de période. On constitue donc ainsi un véritable système à courants triphasés. Si l’on avait pris pour l’enroulement auxiliaire un nombre de spires égal à la moitié de celui de l’enroulement principal on aurait eu pour le triangle des forceséiectromotrices letriangle rectangle adb. les tensions et les décalages ne sont plus égaux dans ce cas.
- Dans les différents schémas de systèmes de distribution que brevète la Société Scbuckert et Clc, la totalité de l’énergie employée à l’éclairage est empruntée au circuit principal A(fig. 3), tandis que l’énergie fournie aux moteurs est empruntée partie à ce circuit et partie à chacun des circuits formés par l’un
- conducteurs principaux et le conducteur particulier un courants tripha-
- induit principal et un circuit induit auxi- I de
- liaire décalé par rapport au premier, d’une I auxiliaire C représente quantité égale à la moitié de la distance des transformateur ordinaire axes de deux pôles inducteurs consécutifs, et dont l’une des extrémités est connectée au milieu de l'enroulement principal.
- Si l’on représente par ab (fig. 2) la tension
- sés alimentant un moteur à courants triphasés. Si le circuit d’utilisation à basse tension est un circuit d'éclairage, un transformateur à courant alternatif simple comme en D suffit ; si le circuit doit en même temps alimenter un moteur comme en E, un transformateur spécial est nécessaire. Le transformateur peut si l’on veut porter deux enroulements secondaires principaux dont l’un sert uniquement a l’éclairage, c’est ce qui est figuré en G. F représente un moteur triphasé alimenté par un transformateur à deux circuits primaires et secondaires dont les tensions sont décalées d’un tiers de période, les trois bornes du moteur sont alors reliées aux deux extrémités libres des enroulements secondaires et à leur point de jonction; ce montage a été proposé déjà parM. Steinmetz.
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- Au lieu d’employer un même enroulement 1 II peut y avoir intérêt, dans les cas assez principal pour l’éclairage .et le transport de I-nombreux où la distribution de force mo-la force motrice, on peut munir l’alternateur 1 trice n’est qu’une faible partie de la puissance
- uiemeqts principaux comme l’i
- totale et où le lieu d’utilisation de la puissance électrique comme force motrice n'est pas très éloigné de la station génératrice, de disposer le circuit induit principal pour haute tension et le circuit auxiliaire pour basse tension. La Société des anciens Établissements Schuckert indique h ce sujet le montage de la figure 6, lequel, même en mettant
- Fig. 4. — Système de distribution de la Société des anciens établissements Schuckert. Emploi d’une génératrice monocyclique à deux enroulements principaux distincts.
- dique la figure 4, ces enroulements étant ou indépendants ou montés en parallèle.
- L’alternateur monocyclique de la compagnie Schuckert peut servir également à alimenter un réseau d’éclairage à trois fils, il suffit pour cela de connecter le conducteur
- Fig. 5. — Système de distribution de la Société des anciens établissements Schuckert. Alimentation d’un réseau d’éclairage à trois fils et d’un réseau de transport de force motrice par une génératrice monocyclique.
- neutre au milieu de l’enroulement principal comme le montre la figure 5.
- Fig. 6. — Système de distribution de la Société des anciens établissements Schuckert. Alimentation d’un réseau d’éclairage et de force motrice par l’emploi d’une génératrice monocyclique à enroulement principal haute tension et enroulement auxiliaire basse tension (montage incomplet.)
- l’extrémité de l’enroulement auxiliaire Bw à la terre n’estpas applicable. Pour qu’il le soit, il suffirait de réunir entre eux les points milieux des enroulement^primaire et secondaire du transformateur branché sur le circuit'à haute tension. Le conducteur de jonction devra être mis à la terre pour éviter la possibilité d’obtenir une tension élevée sur une quelconque des bornes du moteur.
- L’économie du transformateur auxiliaire compensera souvent le supplément du poids du cuivre dans la ligne à basse tension et rend pas suite ce montage digne d’intérêt.
- L’emploi d’un alternateur monocyclique à la station'génératrice n’est pas nécessaire ; si en effet les moteurs à alimenter sont assez
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- voisins les uns des autres, on peut employer, comme l’avait déjà fait M. Steinmetz, un. moteur synchrone monophasé muni d’un enroulement auxiliaire comme celui de l’alternateur des systèmes précédents. Ce moteur est. alimenté par le courant monophasé fourni par l’usine et l’extrémité libre de son enroulement auxiliaire est relié au troisième conducteur de la distribution.
- Ce moteur synchrone peut en même temps fournir les courants déwattés nécessaires à l’excitation des transformateurs et des moteurs asynchrones.
- Fig. 7. — Système de distribution de la Société des anciens établissements Schuckert. Emploi d’une génératrice simple et d’un moteur synchrone monocyclique (montage complété).
- La ligure 7 montre.ee dispositif; A est l’alternateur à courant alternatif simple, le moteur asynchrone dont l’enroulement-auxiliaire B à haute tension sert conjointement avec la ligne principale à l'alimentation d’un transformateur double four-
- nissant le courant à deux moteurs tripha sés. Un second moteur synchrone As avec enroulement auxiliaire à basse tension est employé pour l’alimentation d’un moteur asynchrone triphasé. Dans ce cas, il est encore indispensable de réunir entre eux et à la terre les points milieux des enroulements primaire et secondaire du transformateur à courant alternatif simple ; c’est ce qui a été représenté sur la figure.
- Le brevet de la société des Établissements Schuckert et G10 contient en outre différents dispositifs assez intéressants dans certains cas particuliers. En premier lieu il peut arriver que les moteurs alimentés par une usine génératrice soient assez puissants pour que l’influence de leur mise en route se fasse sentir sur le réseau d’éclairage, c’est-à-dire sur la ligne principale à courant alternatif simple; l’expérience montre que dans ce cas les fluctuations de la tension peuvent s’éviter ou du moins s’amoindrir, soit en divisant comme cela est déjà indiqué dans les figures 3 et 6, les enroulements secondaires en deux parties montées en parallèle et employées l’une à l’éclairage et l’autre à l’alimentation des moteurs, soit en employant deux génératrices, l’une monocyclique, l’autre à courant alternatif simple, en parallèle.
- Les génératrices monocycliques étant généralement déterminées pour un rapportconnu des puissances consommées pour l’éclairage et l’alimentation des moteurs, l’augmentation de la capacité de l’usine peut être faite dans un sens ou dans l’autre par l’adjonction d’alternateurs à courant alternatif simple. Si c’est l’installation d’éclairage qui se développe on pourra, comme le montre la figure 8, ajouter aux génératrices monocycliques AB, AjB, fonctionnant en parallèle, une génératrice monophasée C en parallèle avec les premières sur les conducteurs principaux. Si au contraire c’est l'installation de transport de force motrice qui nécessite l’augmentation du matériel, il suffit de monter un alternateur C à courant alternatif simple en parallèle soit avec le circuit
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- auxiliaire seul B de l’alternateur monocyclique AB (fig. 9}, soit avec la ligne formée
- établissements Schuckert. Emploi d’une génératrice de secours sur le circuit principal.
- par l’un des conducteurs principaux et le conducteur auxiliaire (fig. 10).
- ;t 10. — Distribution à courants alter établissements Schuckert. Emploi d’u
- Dans le cas particulier où l’alimentation
- Fig. 11 et 12. — Distribution à courants alternatifs des anciens établissements Schuckert, Emploi de deux génératrices à calage mécanique variable.
- des moteurs et l’éclairage ne se font pas
- simultanément, on peut employer deux génératrices monophasées qu’on peut coupler mécaniquement soit en coïncidence de phase (fig. 11) pendant les heures d’éclairage, soit lorsque les tensions sont décalées d’un quart d’onde (fig. 12) pendant les heures d’alimentation du réseau de distribution de force motrice.
- Le procédé de distribution que la Compagnie Thomson-Houston revendique dans deux récents brevets (‘) anglais est identique dans
- Fig. 13. — Système de distribution à courants alternatifs .par génératrice monocyclique, de la Compagnie Thomson-Houston (Steinmetz).
- certaines parties à celui de la Société des anciens établissements Schuckert, lequel nous venons d’analyser.
- Comme celui-ci, 'il a en effet pour but de permettre une distribution simultanée d’éclairage par réseau à trois fils et de trans-
- (*) Brevets anglais n° 13273 et 13 274,4figures et 1 figure. Déposés les 11 et 14 juin 1898, délivrés les i0F et 8 octobre 1898.
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- port de force motrice, par moteurs tripha-
- La figure 13 représente le schéma de distribution de M. Steinmetz, il est bien, comme on le voit, le même que celui de la Société des anciens établissements Schuckert. Il faut remarquer toutefois que le moteur asynchrone ;M' est ici du genre monocyclique.
- L’emploi d’un conducteur neutre, c’est-à-dire d’un réseau à trois fils et où la tension entre les deux, conducteurs extrêmes est égale à la somme arithmétique des tensions entre le conducteur neutre et chacun des deux autres, n’est pas non plus nouveau, la fi-
- Fig. 14. — Système de distribution à courants alternatifs pour réseau à trois fils et réseau de transport de force motrice de la Compagnie Thomson-Houston (Steinmetz).
- gurc 14 est en effet à. comparer avec la figure 5.
- L’alternateur monocyclique G excité par le circuit ES F comporte quatre prises de courants, trois R, R1? R2, correspondant aux extrémités et au milieu de l’enroulement principal et la quatrième Ra à l’extrémité
- libre de l’enroulement auxiliaire. Les trois premières permettent d’alimenter le réseau d’éclairage, à trois fils \ sur ce réseau sont branches des transformateurs sur l’un ou l’autre des deux circuits comme T2 et T3 ou des compensateurs (*) sur l’ensemble des trois fils comme T4.
- L’alimentation d’un moteur se fait à l’aide d’un système de deux transformateurs T et T, correspondant, l’un au circuit principal l'autre au circuit auxiliaire.
- Le nombre de spires de l’enroulement auxiliaire est naturellement tel que les tensions entre les conducteurs 1-3, 3-4, 4-1 soient égales et décalées d’un tiers de période entre elles.
- L’enroulement auxiliaire peut être sans inconvénient complètement séparé de l’enroulement principal. La figure 15 montre un
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- îsport de for
- rice de la Compagnie Thomson-Houst
- dispositif de ce genre. L’alternateur G comprend deux enroulements distincts C et Q ; les transformateurs principaux tels que T sont branchés sur les conducteurs principaux 1 et 2 et les transformateurs auxiliaires tels que Tj sur les conducteurs du réseau auxiliaire. Il suffit simplement de relier l’une des bornes secondaires du transformateur auxi-
- (ù Voir Russell « Formules pour transformateurs » L’Eclairage Electrique, t. XI, p. 455, 29 mai 1897.
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- liaire Tl au milieu de l’enroulement secondaire du transformateur principal T pour
- Fig. 16. — Procédé de démarrage des moteurs asynchrones sur réseau monophasé de la Compagnie Thomson-Houston (Steinmetz).
- avoir un réseau de distribution identique à celui de la figure 1.
- Sur la figure 16 qui représente un alternateur à courant alternatif simple alimentant un réseau à trois fils avec l’emploi d’un compensateur T le démarrage des moteurs M, AI,, M, se fait facilement lorsque l’un d’eux est en fonction à l’aide d’un conducteur auxiliaire T.
- Lorsque les deux moteurs ont la même charge aucun courant ne passe dans le conducteur de compensation 7, mais si l’un des moteurs a une charge plus forte que les autres une partie de l’énergie qu’il consomme est empruntée aux autres moteurs, lesquels fonctionnent alors comme de véritables transformateurs tournants. Ce dispositif de mise en route et d’alimentation a du reste déjà été breveté par M. Steinmetz en 1895 ('), et a été employé depuis par la maison Ganz et Cie de Budapest (-).
- CHEMIN DE FER ÉLECTRIQUE STANSTAD-ENGELBERG (“}
- III. — Matériel roulant
- Lors de l’ouverture de la ligne, le matériel roulant comprenait deux locomotives et cinq voitures automotrices. Ces dernières sont montées sur deux bogies: leur longueur est de 14 m et leur poids de 14 tonnes. Elles sont divisées en compartiments de 2B et 3e classe comprenant ensemble 46 places assises -, elles contiennent en plus un compartiment pour les bagages (fig. 16). Sur le bogie d’avant sont montés deux moteurs triphasés de 35 chevaux chacun enroulés pour une tension de 750 volts et faisant 480 tours par minute ; le poids de chacun de ces moteurs est de 950 kg. Ces moteurs sont supportés par la caisse du bogie par l'intermédiaire de deux ressorts en spirale et viennent d’autre part s’appuyer sur l’essieu au moyen de deux paliers (ûg. 17}. La transmission de mouvement des moteurs aux essieux est faite par
- simple réduction au moyen d’un seul train d’engrenages ; les roues dentées sont en acier coulé et plongent à leur partie inférieure dans un bain d’huile. Le bogie d’arrière est muni d’un frein agissant sur la roue dentée qui engrène avec la crémaillère ; il a été installé en outre un frein à main très puissant, qui agit a la fois sur les huit roues de la voiture. La prise du courant se fait par deux doubles archets qui sont fixés sur le toit de la voiture au moyen de deux bâtis munis de tendeurs à ressorts. Les conducteurs courent le long du toit de la voiture, dans des tubes fermés et aboutissant aux deux extrémités aux places
- (!) Voir l’article K. Boistel sur la « distribution monocyclique de Steinmetz ». L’Éclairage Électrique, t. III, p. 152, 1895.
- (2) Voir Dubsky, « procédé de démarrage d’un moteur asynchrone monophasé. » L’Éclairage Électrique, t. XII, p. 268, 1897.
- (3) Voir L’Éclairage Électrique du 20 mai, p. 255.
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- réservées pour le conducteur. Les cabines du conducteur sont fermées à l’avant au moyen de trois grandes fenêtres ; elles renferment chacune un commutateur à deux pôles pour les marches avant et arrière, les instruments de contrôle et de mesure nécessaires ainsi qu'un rhéostat pour le démarrage et le réglage de la vitesse. La vitesse maxima est de 20 km à l’heure, mais les résistances de réglage permettent de marcher à n’importe quelle vitesse inférieure. Le démarrage se produit d’une manière excessivement douce et pro-
- Fig. 16. - Voit
- locomotive, dont le poids est de 12 tonnes environ, est munie de deux moteurs triphasés de 75 chevaux chacun, enroulés pour 750volts et faisant 650 tours par minute, leur poids étant de 2 tonnes chacun. Les deux moteurs travaillent sur une roue dentée commune qui est calée sur un arbre intermédiaire, lequel actionne par un simple train d’engrenages l’arbre portant la roue dentée destinée à engrener avec la crémaillère. Pour les parcours à simple adhérence un embrayage à friction permet de faire travailler les moteurs directement sur les essieux. La vitesse des locomotives est de 5 km à l’heure pour les parcours à crémaillère et de 10 km pourlespar-cours à adhérence. Trois systèmes de frein complètement indépendants permettent d’ar-rcter la locomotive, à savoir :
- gressive. Les voitures sont éclairées et chauffées à l’électricité ; pour l’éclairage un petit transformateur a été disposé dans le compartiment des bagages de manière à réduire à 100 volts le courant fourni par la ligne de contact. Le chauffage se fait au moyen de quatorze appareils qui ont été placés par groupes de sept en série, entre l’un des fils de contact et les rails.
- Les locomotives sont d’une construction analogue à celle des chemins de fer du Gor-nergrat et de la Jungfrau (fig. 18). Chaque
- i° Un frein à main agissant directement sur les roues porteuses ;
- 2U Un frein à main agissant sur les roues dentées ;
- 3° Un frein automatique limiteur de vitesse; ce frein peut aussi être commandé à la main soit par le conducteur de la locomotive, soit par celui des voitures automotrices. Ce frein est disposé de telle sorte que, lorsque la vitesse dépasse une certaine limite, l’arrivée du courant est automatiquement interrompue en même temps que le frein agissant sur les roues dentées entre en action.
- De plus les moteurs agissent comme freins automatiques lors des descentes ; on sait en effet que si l’on amène de semblables moteurs h dépasser de quelques pour cent la vitesse de synchronisme, ils fonctionnent comme
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- génératrices en envoyant du courant dans la ligne, de telle sorte que ces moteurs ne peuvent pas dépasser à la descente de plus de 4p. 100 environ la vitesse normale de mon-
- Le dispositif de prise de courant pour les locomotives est semblable à celui décrit plus haut pour les voitures automotrices. Le sens de marche peut être renversé au moyen d’un simple^commutateur et le réglage de la vitesse
- se fait en insérant dans les circuits des rotors des deux moteurs une résistance commune. L’éclairage se fait également au moyen d’un petit transformateur comme pourles voitures automotrices.
- IV. — Conditions d’exploitation
- Les conditions d’exploitation sont les suivantes : une voiture automobile est capable
- de remorquer avec une vitesse de 20 km à l’heure une deuxième voiture de 10 tonnes (soit au total 26 tonnes environ) sur des rampes atteignant 23 p. 1 000 environ. Il est donc possible, par l’adjonction de voitures remorquées allant jusqu’à Grafenort, de faire face aux exigences d’un plus grand trafic qui se produira vraisemblablement dans la partie inférieure de la vallée de l’Engelberg et particulièrement entre Stans et le lac desQuatre-Cantons. Sur le parcours qui va de Grafe-nort au commencement de la crémaillère et qui présente des rampes variant entre 15 et
- 50 p. 1 000 les automobiles circulent seules et avec une vitesse de 20 km à l’heure; elles exigent alors une puissance de 80 à 90 chevaux environ pour une charge de 16 tonnes sur une rampe de 50 p. 1000. A partir d’Ober-matt, les voitures sont alors poussées par une des locomotives jusqu’au haut du parcours à crémaillère (fig. 19). Dans ce trajet la locomotive et la voiture automobile ne sont pas attachées ensemble de manière à permettre en cas d’accident, une action indépendante des freins. La puissance absorbée par un train de 26 tonnes remontant avec une vitesse de
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- 5 km à l’heure cette rampe de 250 p. 1 000 est de 150 chevaux.
- De Gherst qui esta la partie supérieure du parcours à crémaillère jusqu’à la station terminus d’Engelberg, les voitures automotrices continuent alors par elles-mêmes leur course.
- Ainsi quenous l’avons déjà dit, les moteurs
- lors de la descente travaillent comme générateurs et envoient dans la ligne la puissance ainsi développée ; mais pour éviter que l’énergie ainsi restituée ne puisse produire un emballement des turbines et des génératrices de la station centrale, on a prévu un dispositif permettant de charger artificiellement les générateurs en les faisant travailler sur des ré-
- sistances liquides pour lesquelles on a utilisé le canal de fuite. Les essais que l’on a effectués démontrent que lorsqu’un train de 28 tonnes descend le parcours à crémaillère, la puissance restituée à la station centrale est de 75 chevaux environ. Cette puissance, sauf dans le cas où elle est utilisée pour les trains à la montée, doit être absorbée par les résistances liquides, en tenant compte d’un léger supplément pour que les générateurs de la station centrale ne fonctionnent pas tout à
- fait à vide. Comme actuellement on dispose d’une puissance hydraulique plus que suffisante, on n’a prévu aucun dispositif automatique pour insérer ou mettre hors circuit cette résistance selon les besoins, et elle reste le plus souvent insérée dans le cir-
- Avec le matériel roulant qui se trouve actuellement en service il peut y avoir en marche simultanée :
- i° Un train gravissant la rampe de 250
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- p. i ooo comprenant une voiture automotrice et une locomotive soit au total 28 tonnes (150 chevaux);
- 2° Une voiture automotrice sur le parcours Grafenort-Obermatt absorbant au maximum une puissance de 80 à 90 chevaux;
- 3" Un train sur le parcours de Grafenort à Stans et composé d’une voiture automobile et d’une voiture remorquée soit un poids total
- de 26 tonnes correspondant à une puissance absorbée de 60 chevaux environ;
- 4° Un train sur le parcours de Stansstad à Stans et composé d’une voiture automobile et d’une voiture remorquée, soit environ 25 chevaux.
- Par suite de l’intensité du trafic que l’on a pu constater depuis l’ouverture de la ligne, on a décidé d’augmenter le matériel roulant
- ainsi que la puissance de toute l’installation. On procédera donc bientôt à l’installation d’un nouveau groupe électrogène de 180 chevaux avec ses accessoires et l’on montera également une station transformatrice avec les feeders et la canalisation a haute tension nécessaires pour son alimentation ; de plus, on augmentera le matériel roulant de deux nouvelles voitures automobiles et d’une locomotive. Ce nouvel agrandissement de l’installation permettra, lors d’un afilux subit de voyageurs pour Engelberg, de faire partir de Stansstad et à de courts intervalles deux
- voitures automotrices avec voitures remorquées et de pousser simultanément deux automobiles sur la rampe de 250 p. 1000 Tout le matériel nécessaire à cet agrandissement de l’installation a été également commandé h la maison Brown, Boveri et Cie, car les essais de réception effectués par les experts M. le professeur Wyssling et M. le docteur Denzler ont donné les meilleurs résultats pour toutes les parties de l'installation. Il ne sera peut-être pas sans intérêt de citer ici quelques résultats extraits du rapport fourni par ces experts.
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- La charge des deux groupes électrogènes de la station centrale fut effectuée au moyen de résistances liquides et en départissant cette charge aussi également que possible entre les trois phases. La puissance moyenne mesurée au cours des essais fut trouvée de 54 p. 100 supérieure à la charge normale garantie et de 37 p. 100 environ au-dessus de la puissance maxima garantie. En outre, la sensibilité des régulateurs de turbine fut telle que, pendant la montée d’un train sur la rampe de 250 p. 1000, les variations de vitesse ne dépassèrent pas en moyenne 3 p. 100 bien que le démarrage au pied du parcours à crémaillère et l’arrêt à Grünenwald produisent de brusques variations de charge de beaucoup supérieures à 100 chevaux. Ces résultats montrent d’une façon suffisante que cette station centrale répond aux conditions les plus rigoureuses que l'on peut exiger d’une station centrale de traction. Le rendement garanti en charge normale pour l’ensemble du groupe électrogène comprenant la turbine et le générateur électrique était de 0.70X; 0,92 = 64,4 p. 100, tandis que les essais ont donné en moyenne un rendement de 65,2 p. 100 pour la charge normale et de 69,2 p. 100 pour la charge maxima. La chute de tension dans les générateurs resta également en deçà de la valeur garantie à savoir 6 p. 100 pour charges non inductives et 20 p. 100 pour charges inductives correspondant à cos» —0,8. Quoiqu’il ne fût pas possible en raison de diverses circonstances, de mesurer d’une manière exacte, cette chute de tension, cependant les experts constatèrent qu’elle était considérablement inférieure à la limite garantie, ce qui présente une importance toute particulière dans une installation de traction.
- En ce qui concerne les transformateurs, les élévations de températeure relevées au cours
- d’une journée de service furent si faibles que ces transformateurs pourraient sans inconvénient supporter d’une manière permanente une charge de go kilowatts.
- Quant aux moteurs des voitures et des locomotives, il résulte des essais effectués le 28 septembre 1898 ainsi que des essais de charge faits ultérieurement par la Direction, que cette partie de l’installation électrique ne laisse également rien à désirer. Les moteurs et leurs engrenages fonctionnèrent parfaitement même lorsque le poids total du train s’élevait à 33 tonnes au lieu de 26 et de 28 tonnes, comme cela était garanti. Pour montrer que le couple.de démarrage de ces moteurs est largement suffisant, nous nous contenterons de citer ce fait- qu’à l’extrémité de la canalisation, à Stansstad, un train composé d’une automobile et d’une voiture remorquée put démarrer d’une façon absolument normale avec une tension d’alimentation de 435 volts seulement, au lieu de la tension normale de 750 volts.
- La manière dont se sont comportées au cours de l’exploitation les diverses parties de l’installation électrique a permis aux constructeurs de faire toute une série de vérifications et d’essais qui trouveront leur application dans l’installation de traction qu’ils exécutent de Burgdorf à Tun et qui sera ouverte à l’exploitation au cours du printemps 1899; ce sera la première ligne de traction à voie normale alimentée directement par des courants triphasés. Comme nous le faisions remarquer au'début, cette installation de traction Stansstad à -Engelberg peut être considérée comme devant être suivie d’un grand nombre d’autres installations de traction à voie normale et alimentées directement par des courants triphasés.
- J. Reyval
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- MESURES SUR LE MICROPHONE
- Il n'existe pas de travail d’ensemble portant sur la mesure des divers éléments tant électriques qu’acoustiques qui interviennent dans la transmission du son par le microphone. L’ordre de grandeur de la plupart des quantités en jeu est même inconnu.
- Je me suis proposé de mesurer :
- i° Dans le circuit primaire:
- La variation alternative et la variation moyenne de l’intensité du courant.
- J’ai cherché si elle pouvait être considérée comme due à une simple variation de la résistance du microphone ou si elle provenait d’une force électromotrice, indépendante du courant principal, tel qu’un effet thermoélectrique ou un effet de polarisation.
- 20 Dans le circuit secondaire :
- La force électromotrice induite dans la bobine en circuit ouvert.
- L’intensité du courant engendré.
- La différence de potentiel aux bornes du téléphone.
- L’énergie électrique dépensée dans le téléphone.
- J'ai cherché comment ces quantités variaient avec l’amplitude du son, puis avec la période. J’ai donc dû pouvoir mesurer à un instant donné l’amplitude de la vibration d'une onde aérienne. C’est-à-dire que j’ai été conduit à la mesure des intensités sonores.
- J’ai étudié quelle était la grandeur des mouvements de la membrane du téléphone et de la plaque du microphone, puis quelle était la nature de ce mouvement (si c’était un mouvement d’ensemble, une division en concamérations).
- L’extrême petitesse des effets à mesurer m’a obligé soit à modifier les appareils de mesure pour pousser plus loin qu’on ne l’a fait jusqu’ici leur sensibilité, soit à employer des appareils nouveaux. La plus grande partie de ces recherches sera donc consacrée à l’étude des appareils et des méthodes de mesure.
- Je dirai d’abord deux mots des travaux qui ont paru sur la question.
- I. — HISTORIQUE
- En 1881, Boudet de Paris (*) a mesuré la variation moyenne de résistance d’un microphone actionné soit par les chocs d’un métronome, soit par le^ vibrations de la voix humaine.
- Le courant d’une pile se partageant en deux, passait d’une part dans le microphone, d’autre part dans une résistance variable. Les deux courants dérivés actionnaient différen-tiellement un appareil galvanométrique. Lorsque l’équilibre était atteint, la résistance moyenne du microphone était équivalente à celle lue sur la boîte de résistance.
- L’auteur n’a pas mesuré la variation alternative de la résistance qui est la plus intéressante, puisque c’est elle qui intervient dans la production du courant secondaire dans le cas de la transmission des sons musicaux. Il explique le peu de concordance de ses mesures par le fait que dans le cas de la voix humaine les résultats peuvent être faussés par la chaleur de l’haleine.
- M. Pcllat en 1881 (2), en lançant dans un téléphone la charge et la décharge d’un condensateur au moyen d’un trembleur et en s’arrangeant de façon à ce qu’elles fussent complètes mesura l’énergie électrique absorbée dans le téléphone.
- Il trouva que l’énergie correspondant à une petite calorie lancée dans le téléphone permettrait d’obtenir un son continu perceptible pendant dix mille ans.
- (*) La Lumière Électrique, t. III, p. 293, 313, 342, 358, 434 et 448 et t. IV, p. 25, 40, 204 et 409, 1881.
- (2) Journal de Physique, 1881.
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- CLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Giltay, en 1885, donna un appareil (dont le principe avait été indiqué par Bellati) qui est sensible aux courants téléphoniques.
- Mais l’instrument ne peut pas facilement être étalonné et Giltay ne fit aucune mesure.
- MM. Estaunié et Brylinskj7 (*) en 1889 mesurèrent l’intensité du courant le plus faible qui pouvait faire parler un téléphone. Ils produisaient le son par une roue de Savart dont les dents venaient frapper une carte. Cette carte à chaque oscillation fermait un circuit et envoyait dans un galvanomètre une partie toujours de même sens du courant étudié.
- Ils trouvèrent ainsi pour intensité limite une fraction de millionième d’ampère, résultat qui avait été indiqué théoriquement par Bosscha.
- Les sons dont ils se servaient étaient graves et au-dessous des sons moyens de la voix humaine (ils n’atteignaient pas 200 périodes).
- Il est difficile d’admettre que l’emploi de l’interrupteur vibrant présente toute sécurité. Il suffit d’un défaut de contact pour fausser la lecture. Enfin le choc de la carte sur le butoir qui doit être assez fort pour que le contact soit certain peut introduire des forces électromotrices thermo-électriques capables de donner des courants de l’ordre de grandeur de ceux qu’il s’agit de mesurer.
- Lord Rayleigh (4) en 1894, chercha à son tour le courant minimum capable d’influencer • un téléphone. Il produisait dans une bobine par la rotation d’un aimant une force électromotrice qu’il pouvait calculer et il augmentait la résistance du circuit qui comprenait le téléphone, au moyen de résistances en plombagine (3), jusqu’au moment où il n’entendait plus rien.
- (1) La Lumière Électrique, t. XXXI, p. 34 et 240, 1889.
- (2) L’Éclairage Électrique, t. I, p. 224 et 228.
- (3) Il constata à cette occasion l'effet de la capacité électro-statique des bobines, qui comme je l’ai montré expérimentalement est considérable dans le cas des grandes résistances et peut arriver à leur donner une self-induction apparente négative.
- Il trouva des valeurs, limites voisines du millionième d’ampère.
- IL — APPAREILS SERVANT AUX MESURES électriques
- 1° MESURES EN COURANT ALTERNATIF
- Mesures des différences alternatives de potentiel par l’électromètre Curie. — L’élec-tromètre Curie présente le très grand avantage de supprimer l'amortisseur à liquide, qui en raison des phénomènes capillaires, donne toujours un mauvais zéro. Je me suis contenté d’accroître la sensibilité de l’appareil, en diminuant l’inertie du système mobile par l’emploi d’une aiguille très légère et d’un miroir de très petit diamètre, en affaiblissant le couple de torsion par l’augmentation de la longueur du fil qui avait un mètre, et en augmentant la précision des pointés optiques.
- On peut pour observer les déviations se servir soit d’un miroir concave avec lequel on forme une image réelle que l’on pointe au microscope, soit d’un miroir plan donnant une image virtuelle et éloignée que l’on vise avec une lunette.
- La méthode du microscope paraît comporter une précision plus grande. On peut facilement évaluer —de mm sur l’image donnée par un miroir de 2 m de rayon, ce qui correspond à une déviation de o,',04 d’arc et à une rotation du miroir de a".02 d’arc. Avec les miroirs légers (') dont on se sert, l’image est généralement mauvaise. On peut prendre comme objet lumineux un fil de verre très fin, vivement éclairé, qui donne des raies de diffraction très nettes, et observer avec un oculaire muni d’un micromètre.
- Seulement, la mise au point est extrêmement pénible : de plus et surtout, la rotation de l’équipage mobile est toujours accompa-
- intérêt à le prendre de petit diamètre, ce qui n'a pas grand inconvénient lorsque l’objet est vivement éclairé. Mais il ne faut pas le prendre trop mince, car les variations de tempe* rature suffisent alors à déformer les images.
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- gnée d’une translation qui suffit pour faire perdre l'image (une variation de ^ de mm suffisant pour détruire la mise au point). J’ai donc abandonné le microscope pour la lunette avec laquelle cet inconvénient ne se produit pas.
- En prenant comme source lumineuse une croisée de fils placée au foyer d’une lentille collimatrice, on peut avec des lunettes de 12 cm d’ouverture évaluer une seconde d’angle et par suite une rotation du miroir d’une demi-seconde. En munissant la lunette d’un micromètre oculaire, on pourrait ainsi évaluer les très petites déviations.
- J’ai trouvé plus commode de prendre comme objet lumineux une règle très vivement éclairée dont l’image dans le miroir plan se formait à 7 m de la lunette qui était elle-même à une distance du petit miroir mobile égale à 2 m.
- Je me suis servi d’une lunette dont l’objectif avait une ouverture de 4 cm. Il était possible d’évaluer - de mm, ce qui permettait de mesurer un angle de 12 secondes et une rotation de 6 secondes.
- La formule de l’électromètre suppose réalisées des conditions de symétrie qu’il est difficile d’admettre lorsque l’aiguille est très rapprochée des plateaux. Aussi, ai-je préféré employer l’appareil comme un électroscope. Au début et à la fin de chaque série d’expériences, je lisais les déviations correspondant à des diftérences de potentiel connues, qui étaient entre elles comme les nombres 1, 2, 3. 4, 5... Une pile de Callaud de 10 éléments était fermée sur une résistance totale de 10000 ohms prise sur deux boîtes. Deux fiches placées sur l’une des boîtes étaient en communication avec l’électromètre. On faisait varier la résistance des deux boîtes en ajoutant d’un côté ce que l’on enlevait de l’autre, de façon à maintenir la somme constante, et égale à 10000 ohms. Pour avoir des rppères, je me servais d’éléments fixes qui avaient été étalonnés.
- L’emploi de l’électromètre dans le cas de la
- méthode idiostatique, comporte une cause d’erreur à laquelle il faut bien prendre garde. En effet, l’aiguille qui est en communication métallique avec l’une des paires de quadrants, n’est pas au même potentiel qu’elle : la différence est égale à la force électromotrice de contact des deux métaux (aluminium, acier) qui constituent l’aiguille et les plateaux.
- Par suite, dans la formule du couple de torsion de l’électromètre
- C = K(V,~ va)(v - -XqV*-) il faut faire
- V = V, +*
- a étant la différence de potentiel au contact et l’on a :
- C = K(V1-Va)^-M. 2 + ,j
- Si on change les communications
- c=K<y,-v,)(Z=*-;)
- c+ a _ (V,-v,)1
- Il faut donc faire deux lectures pour éliminer a.
- Mais supposons qu’il s’agisse de différences de potentiel alternatives : ce qu'on mesure, c’est
- Le dernier terme est nul.
- Ainsi, il faut faire la correction lorsque la différence de potentiel à mesurer est continue (dans le tarage de l’instrument), il ne faut pas la faire lorsque cette différence de potentiel est alternative.
- Lorsqu’on se sert de l’électromètre pour mesurer une différence de potentiel entre les deux extrémités AB d’une résistance parcourue par un courant alternatif, on introduit
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- entre ces points une capacité en dérivation et par suite on modifie la différence de potentiel. En conduisant les calculs sous la forme des exponentielles imaginaires on trouve qu’il faut appliquer au résultat lu un coefficient de correction :
- K = (i —CLtu(i) * 3)3+C3 R3
- C étant la capacité.
- La capacité de J’électromètre étant faible, ce coefficient se réduit k 1.
- En effet, si nous prenons une capacité égale à 2 unités C.G.S électrostatiques, en unités électromagnétiques C est de l’ordre de io-20. Si R est de l’ordre des dix mille ohms, c’est-à-dire de l’ordre de io13 unités C.G.S magnétiques, L dans le cas le plus défavorable que j’ai employé (6 téléphones) de l’ordre de 1 henry = ion unités CGS, 0 de l’ordre de 3 000, les deux termes de K sont de l’ordre de io-5 et de io-8.
- Mesure de l’intensité du courant alternatif. — Les électro-dynamomètres fondés sur l’action des courants sur les courants ne sont pas assez sensibles pour mesurer les courants téléphoniques . J’ai pris un électrodynamomètre de Weber, dont j’ai allégé le système mobile en remplaçant les pièces en cuivre par des pièces en aluminium et le fil de cuivre de la bobine mobile par du fil d’aluminium. Cet allégement permet de le suspendre au moyen d’un bifilaire constitué par des fils très fins^- de mmj (').
- Un inconvénient grave eje l’appareil, c’est que par suite de son moment d’inertie considérable, il oscille indéfiniment. Je lui ai appliqué un amortisseur k liquide : pour cela, j’ai allongé les étriers qui supportent la bobine, et sous la barre soutenue par le fil, j’ai placé une palette plongeant dans la gly-
- cérine. Pour soustraire l’instrumentau champ magnétique extérieur, je l’ai enfermé dans une cage en fer doux épais.
- J’ai réalisé ainsi un instrument pratique qui donnait le dix-millième d’ampère, mais qui était insuffisant pour mesurer les courants téléphoniques.
- L’êlectro-d/namom'etre Giltay Bellati. Ses inconvénients. Etude de l'appareil. — C’est le seul qui soit sensible aux courants téléphoniques. Il repose sur l’aimantation du fer doux.
- Un faisceau de fils de fer très doux fait un angle a avec l’axe d’une bobine dans laquelle passe le courant k mesurer. La composante parallèle au faisceau, du champ H =; GI créé par la bobine, est
- GI COS a.
- Elle produit une aimantation proportionnelle
- BGI cos «
- B étant le coefficient d’aimantation.
- La composante du champ normale à la direction de l'aiguille de fer, est
- GI sin a.
- Le couple agissant est donc BvG3I2 sin a cos a.
- On le mesure dans l’appareil de Giltay par un bifilaire que j’avais remplacé par un fil de torsion
- Le maximum de sensibilité a lieu au voisinage de a = 45°. Il faudra donc prendre cette direction de 450 comme position d’équilibre.
- On mesure ainsi
- (i) Le couple de torsion d'1111 bifilaire comprend en plus
- du ternie dû . à l’ensemble des deux fils, deux termes dus à
- la torsioii propre de chacun des fils, dont l’effet se fait sentir lorsque, par le rapprochement des fils, le premier terme devient faible, et que l’on a par suite intérêt à dimi-
- Seülement cet appareil admet que l’aimantation est bien proportionnelle k I et que
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- dans le cas d’un courant alternatif il ne se produit pas de différence de phase entre l’aimantation et le courant. Or, supposons qu’il n’en soit pas ainsi. Soit I =Asin <ofj le courant et BA sin (W — ?) l’aimantation. On mesurera
- -f- sin sin (w* — (?) dt = -7E “ cos 9.
- La phase intervient par le cosinus de son angle. Donc si <p est variable avec les circonstances dans lesquelles on se trouve, on n’aura pas un appareil de mesure.
- J’ai vérifié qu’il en était bien ainsi. Je prenais un diapason dont la bobine d’entretien portait un second enroulement dans lequel se développait par induction une force électro-motrice alternative. Je faisais passer le courant de ce second circuit dans une résistance sans self-induction ni capacité et dans l’électro-dynamomètre.
- Je mettais les extrémités d’une partie connue de la résistance en communication avec l’élcctromètre, je trouvais ainsi :
- Je comparais les indications à celles de l’électrodynamomètre placé dans le circuit. Je renversais le courant pour être sûr qu’il n’y avait point de partie continue dans l’intensité, ce qui aurait été mis en évidence à cause du magnétisme rémanent de l’aiguille impossible à éviter.
- J’ai opéré avec des intensités différentes et des sons différents.
- J’ai trouvé que l’électrodynamomètre n’était pas comparable à lui-même, et devait être rejeté comme appareil de mesure.
- Modifications de Vappareh de Giilay. — L’appareil peut servir dans les méthodes de zéro. Dans ce cas on peut le modifier de façon à accroître sa sensibilité.
- Remplaçons le fil de torsion par un fil de cocon (ou mieux de quartz) et plaçons à l’intérieur de la cage de fer qui contient l’ap-
- pareil un aimant pouvant donner un champ magnétique H aussi faible que l’on veut à l’endroit où se trouve l’aiguille en fer doux.
- En faisant passer dans la bobine un courant
- I = A sin fût.
- on superpose au champ H un champ GA sin tût
- suivant l’axe de la bobine.
- Soit a l’angle de la position d’équilibre du faisceau de fil de fer avec la direction du champ H, 0 l’angle de la direction du champ avec l’axe de la bobine.
- La composante du champ résultant suivant la direction de l’aiguille est
- H COS a + GA COS (6 — a) sin fût
- elle produira une aimantation
- B [Il COS a + A COS (6 - a) sin {fat - ç)].
- Le champ perpendiculaire à la direction de l’aiguille est
- Le couple agissant à l’instant t est donc
- C = Bv[H cos * + GA cos (fi — «) sin (wf — 9)]
- [H sin * — A sin (0 — «) sin to<].
- On mesure
- qui doit être nul lorsque l’équilibre est atteint; on doit donc avoir
- o = sin » cos * *- 4- A‘f\m (9 - *)
- cos (0 — a) sin [<at— o) dt
- en remarquant que les termes qui contiennent sin fût.dt donnent zéro.
- Donc
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- Si Q — 45° la formule se réduit à
- on peut donc sensibiliser l’appareil à volonté en réduisant H.
- On peut transformer en électrodynamomètre un galvanomètre quelconque : il suffit de remplacer les petits aimants par des petits barreaux de- fer très doux et d’enfermer l’appareil dans une cage en fer qui le soustrait à l’action du magnétisme extérieur.
- L’équation du mouvement du fil sera donc
- Soit E sin W la force électromotrice sinusoïdale qui produit le courant i qui existait dans le circuit avant l’introduction de l’oscillographe, P étant l’impédance du circuit correspondant à <o :
- Un nouvel oscillographe. — Je me suis servi d’un appareil qui permet de mesurer l’intensité des courants et de suivre la loi de leur mouvement.
- Il est fondé sur l’action d’un champ magnétique puissant sur un fil fin qui est parcouru par le courant à mesurer et dont les déplacements sont observés avec un microscope ('}.
- Supposons que le fil soit assez long pour que dans la partie située dans le champ il reste à peu près parallèle à lui-même dans le déplacement.
- L’action du champ sur le fil parcouru par le courant I est HZI, le fil étant normal aux lignes de force.
- La réaction élastique du fil pour un déplacement .v est proportionnelle à ce déplacement. Représentons-la par T*, T étant égal
- à 3*4-#-{*)
- . (') M. Ader a proposé de se servir de ce dispositif pour recevoir les signaux télégraphiques transmis à- travers les câbles sous-marins (Voir L'Éclairage Électrique, t. XII, p. 296 et 359, 1897). Mais l'application de l’appareil aux courants alternatifs n’a pas encore été faite à ma connaissance.
- (-) La théorie de l’élasticité nous donne pour la flèche * d’une barre encastrée a ses deux extrémités et supportant une charge P répartie sur sa longueur _ 1 P i»
- * ~ 8 ?< 48 El
- / est la longueur de la barre, H le coefficient d'élasticité, 1 le Inversement la force élastique développée par une défor-
- On a quand l’oscillographe est dans le circuit :
- De(0
- vient :
- Un £x_ Hi dt*
- L§+RI=H'^+Esill“' «
- on tire I. Si on porte dans (2) il
- xiüüi ( LT + Ht dt3 + \ Hl = E sin u»/
- H /
- dx
- dt
- RT
- H!
- L’intégrale de cette équation comprend deux termes :
- * —y + t-
- Le second terme \ est une intégrale particulière de la forme :
- r = Msin(Wf-<gL
- Le premier y est l’intégrale générale de l’équation sans second membre. Il se compose de trois exponentielles dans lesquelles les coefficients du temps sont les racines p de l’équation caractéristique. Or, le coefficient du terme en p3 est toujours petit. Le rapport des coefficients des termes en f et en pa est . Une des racines p est donc très grande et l’exponentielle correspondante est nulle. Les deux autres exponentielles sont alors données par l’équation privée des termes du troisième ordre. Ç)n peut les grouper sous la forme e-'at sin (fit — y).
- Le terme en y est un terme amorti qui disparaît. I)e sorte que le mouvement est donné par le second terme seul, lorsque
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- l’état permanent est atteint (*). C’est un mouvement sinusoïdal de même période que le courant qui le produit.
- M dépend de la période, mais suivant une loi connue qui permet de passer d’un son à un autre parun coefficient de correction. Plus simplement, il suffit d’étalonner l’instrument pour chaque période par comparaison avec l’électromètre.
- Pour se servir de cet appareil comme oscillographe il suffit de stroboscoper le mouvement du fil. On a alors le mouvement aussi ralenti qu’on veut et on peut par suite en étudier la loi. On pourrait aussi faire porter au fil un petit disque en aluminium percé d’un trou, et photographier l’image très éclairée du trou donnée par un microscope sur un papier sensible animé d’un mouvement perpendiculaire.
- L’avantage de cet appareil sur les oscillographes employés, c’est qu’il est très sen-
- (‘) C’est une application du théorème général de M. Cornu sur la synchronisation des mouvements, que l’on retrouve à la base de la théorie de tous les oscillographes.
- sible, qu’il n’est pas fondé' comme certains d’entre eux sur le phénomène complexe de l’aimantation du fer, et enfin qu’il n’introduit pas dans le circuit une self-induction ou une résistance appréciables.
- Pour le réaliser j’ai pris un grand électroaimant de Faraday à bobines horizontales
- Fig. 2. — Relais microphonique.
- avec des armatures tronconiques percées d’un trou, de façon qu’un faisceau lumineux pouvait suivre l’axe de tout l’appareil. Entre les deux armatures était placé un fil de platine vertical de 1/50 de millimètre qui était tendu entre deux petites lames formant ressort, portées elles-mêmes sur deux glissières (fi.g 1). Celles-ci se trouvaient sur deux pièces montées sur une potence fixée à la culasse de l’appareil, sur laquelle elles pouvaient glisser de haut en bas. De cette manière on pouvai
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- tendre le fil à volonté, et on pouvait aussi lui donner par les deux glissières un mouvement d’avant en arrière.
- L'une des bobines de l’électro-aimant était transformée en un véritable tube porte-microscope. Pour cela on avait monté au moyen de bouchons dans le trou des armatures un objectif de microscope, et dans le trou correspondant à l’autre extrémité un oculaire muni d’un micromètre.
- Par l’axe de l’autre bobine on faisait arriver un faisceau lumineux concentré au moyen d’une lentille.
- Un ampèremètre sensible permettait de noter au moment des mesures le courant qui excitait l’électro-aimant.
- Un relais microphonique. —J’ai transformé suivant l’indication de M. Lippmann cet appareil en un relais microphonique (fig. 2).
- Le fil tendu horizontalement entre les deux armatures d’un électro-aimant porte en son milieu un fil de soie qui soutient un très petit charbon de microphone. Un fil élas-
- ÉLECTRIQUE
- tique que l’on peut tendre par un petit mouvement de pompe placé à la partie supérieure permet de diminuer l’effet du poids du charbon sur le fil.
- On peut remplacer le fil de soie par un petit fil de caoutchouc.
- Le microphone est fermé sur une pile locale et le primaire d’une bobine d’induc-
- Un téléphone placé dans le secondaire rend un son correspondant à la période du courant.
- Le coefficient M. dépendant de w les divers sons seront amplifiés différemment et il devra y avoir altération du timbre. Mais on peut, faisant varier les éléments dont on dispose trouver des valeurs critiques pour lesquelles cette altération est très faible.
- L’instrument a l’avantage de n’introduire dans le circuit ni self-induction ni résistance appréciables. Ç)n pourrait donc en mettre sur la ligne autant qu’on voudrait (*).
- (A suivre.)
- J. Cauro.
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Interrupteur automatique de sûreté, à mercure.
- pour lignes aériennes, système R. Ducornot.
- Le principe de cet interrupteur est des plus simples : un tube isolant aux deux bouts duquel sont attachées les extrémités d’un conducteur contient du mercure qui, tant que le tube est horizontal ou peu incliné, assure la communication électrique des deux portions du conducteur ; si l’une de ces portions vient à se rompre et à tomber sur le sol, le tube prend une position à peu près verticale, le circuit se trouve alors rompu et le conducteur peut être touché sans danger.
- Le tube en matière isolante A (fig. 1 et 2) est muni de deux pas de vis dans lesquels sont vissées deux pièces métalliques terminées par des pointes en fer B et C ayant un dia-
- mètre inférieur à celui du tube. Les deux pas devis sont de sens inverse de façon à pouvoir enlever le tube isolant avec facilité si besoin en est. Une rondelle de caoutchouc serrée entre deux rondelles de cuir gras assure l’ctanchcitc de l’appareil. Les bouchons métal liques D et E présentent suivantleuraxe une cavité cylindrique dans laquelle s’engage chacun des bouts du conducteur : celui-ci est maintenu au moment du montage à l’aide des vis G et H ; de la soudure coulée par les ouvertures K et L assure ensuite un meilleur contact. Des frettes d’acier F placées autour
- (*) On sait l'effet nuisible produit sur l’intensité du courant lorsqu’on place un téléphone en dérivation au départ. Avec le relais introduit dans la ligne l’inconvénient ne se produirait pas.
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- du tube d’ébonite le consolident. Les dimensions de l’appareil dépendent d’ailleurs de l’intensité du courant dans la ligne.
- L'appareil se place sur les lignes aériennes, à 50 cm environ des points d’appui, partout où la chute d’un conducteur peut avoir de graves conséquences : traversées de voies publiques, croisements de lignes télégraphiques et téléphoniques, etc.
- On entoure l’appareil d’un fort ruban isolant que l’on recouvre de caoutchouc, de gomme laque ou d’un vernis imperméable ; on le distingue alors difficilement du reste du câble, sa longueur étant faible et son diamètre égal au plus au double de celui du câble (voir fig.3). Si le câble à protéger est de fort diamètre ou si la portée est longue, on augmente la résistance mécanique en dispo-
- Couae
- Appareil mis en place
- Mise en
- Modelé peur installations intérieures dangereuses
- Demi-grandeur
- Fig. 1 à 5. —Interrupteur à mercure, système Ducornot.
- sant autour de l’interrupteur un manchon métallique M (fig. 4), fixé, aux deux bouts du câble par les pièces de serrage N ; c’est alors ce manchon qui supporte l’effort de traction.
- Il est à remarquer que la rupture du circuit par l’interrupteur n’empêche pas le fonctionnement de la partie de l’installation située en avant de l’endroit où est situé l’interrupteur.
- Les secousses, même fortes, ne produisent pas la rupture du circuit si la quantité de mercure et la distance des pointes sont con-
- venablement réglées. Aussi cet interrupteur peut-il être employé sur les fils de trôlet des réseaux de tramways. Pour les parties en pente ou en palier l’appareil ne subit d’autre modification qu’un raccourcissement du tube d’ébonite; l’interruption de courant qui se produit au passage du trôlet sur le tube n’a aucune importance, la voiture continuant à marcher en vertu de la vitesse acquise. Pour les parties en rampes on entoure le tube de deux fourreaux de cuivre laissant entre, eux
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- un espace d’environ 2 cm ; dans cet espace on place une rondelle de cuir bien graissé de façon à empêcher l’eau de pluie d’établir une communication entre les deux fourreaux et d’éviter que ces fourreaux ne viennent en contact en cas de rupture.
- Dans les installations intérieures à basse tension cet appareil peut rendre service en écartant le danger d’incendie quand l’intensité est très grande. On emploie alors un modèle plus petit représenté par la figure 5. J. R.
- Four électrique Becker pour la fabrication du verre (').
- L’emploi du four à gaz Siemens a rendu aux verriers d’importants services car il permet, non seulement de réaliser une économie de combustible, mais encore d’éviter la souillure du verre par les produits de la combustion de la houille ou du bois. Néanmoins ce four n’est pas sans inconvénients; d’une part il exige une installation assez complexe, très encombrante ; d’autre part il faut pour amener les creusets à la température convenable {environ 2 ooo°) un temps assez long; enfin la rupture des creusets, quoique moins fréquente qu’avec le chauffage direct, se produit encore assez souvent pour grever d’une somme importante les frais de fabrication.
- Dans le système de fusion par l’arc électrique que vient de faire breveter M. F.-H. Becker, l’inventeur revendique non seulement une économie de combustible plus sensible, mais encore l’élimination des inconvénients inhérents à l’emploi des fours Siemens.
- Comme on peut le voir par le dispositif que représente la figure 1, la fusion du verre par ce procédé n’exige qu’un appareillage des plus simples. Tout d’abord, le creuset C n’est que de très faible capacité relativement à celle des creusets ordinaires car il n’est destiné qu’à recevoir la quantité de verre en
- (>) Tecknische Rundschau, 8 mars 1899, p. 106.
- fusion prise par les ouvriers au fur et à mesure de leurs besoins. Un feu de coke entretient une température suffisante pour éviter le refroidissement de la masse liquide. Quant au dispositif électrique, il comprend seule-
- ment deux barres rigides A et B conductrices, reliées aux bornes d’une dynamo, et entre lesquelles sont branchées trois paires de charbons. Les extrémités de ces charbons reposent sur une sorte de gouttière à trois augets disposés en escalier et les arcs qui s’établissent entre elles fondent le mélange de sable, de soude et de chaux qui s’écoule de l’entonnoir. Le mélange -fondu et porté à une température très élevée par son passage successif entre les trois foyers d’arcs, tombe dans le creuset d’où il peut être pris et employé immédiatement par les verriers.
- Bien entendu la disposition présentée par la figure 1 n’est qu’une représentation schématique du système. Dans une installation réelle, les charbons sont montés dans des appareils spéciaux qui en effectuent le rapprochement automatiquement et l’entonnoir est remplacé par un récipient d’où le mélange ne s’écoule qu’en quantité proportionnée au fonctionnement des arcs et d’une façon discontinue.
- L’auteur du procédé estime que l’économie de combustible serait d’au moins trois cinquièmes du combustible exigé par les procédés anciens. En outre, la durée de la
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- fusion, qui est actuellement d’environ trente heures pour 5000 kg de verre, serait réduite à un quart d’heure. Enfin il suffirait pour préparer cette quantité de verre.d’un creuset d’une contenance de 20 à 25 kg. U.
- Moteurs d’induction à vitesse variable ; Par M. F. Nietiiammer (’).
- On sait que les moteurs d'induction, tant polyphasés que monophasés, présentent quelquefois la propriété remarquable de pouvoir fonctionner d’une façon stable, à des vitesses angulaires égales à la moitié, le tiers, le cinquième, etc., de la vitesse normale.
- Ce phénomène est dù aux harmoniques dans l'espace produits par la disposition des enroulements tant inducteurs qu’induits.
- L'auteur refait ici la théorie des harmoniques dans l'espace, dus aux enroulements inducteurs, théorie déjà traitée par M. Blondel dans Y Éclairage Électrique (année 1895) et par M. Potier qui, dans le Journalde Physique de juillet 1897, a étudié ce phénomène de marche à vitesse anormale des moteurs d’induction.
- Nous nous bornerons à indiquer seulement la formule générale du couple de l’harmonique k.
- Si l’on désigne par C le couple résultant, $/i; le flux résultant, par.w1 et n2 les nombres de tours du champ et de l’induit par %. le glissement, par a et b deux constantes, on peut écrire que le couple résultant est la somme des couples dus aux différents harmoniques, ce qui donne :
- Dans la figure 1, la courbe I donne le couple dù à l’harmonique principal, la courbe II le couple dû à l’harmonique 3, et la courbe III le couple résultant.
- (‘) Electrotechnische Zeitschift, t. XIX , p. 748, 10 novembre 1898.
- On voit qu’à un couple donné C*', correspondent 4 points m, dont deux seulement
- représentent des vitesses donnant lieu à un régime stable, à savoir n'\ et n"hr
- Si les amplitudes des harmoniques d’ordre supérieur à 1, sont petites, il peut se faire que la courbe reste au-dessus de l’axe des a-, et ne présente que de légers enfoncements.
- L’auteur rappelle alors les perturbations produites par l’enroulement induit. La répartition des barres sur l’induit donne en effet lieu à une déformation de la sinusoïde du champ, effet qui s’ajoute à.la déformation
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- due aux inducteurs; seulement ici, à cause du grand nombre de barres, les harmoniques d’ordre supérieur présentent en général moins d’importance.
- D’autre part cette action donne souvent lieu à des résultats différents de la précédente : les figures 2 a et 2 * montrent en effet des exemples d’accroissements du couple dus à ces effets.
- L’auteur étudie enfin la marche d’un moteur à induit enroulé en monophasé. On obtient ce résultat avec un moteur ordinaire en déconnectant tout simplement une phase. Dans ce cas, les courants alternatifs de fréquence ng> induits dans la bobine de l’armature, donnent lieu à un champ alternatif, que l’on peut décomposer en deux champs constants, d’amplitude moitié, et tournant à des vitesses ± ng \ dans l’espace ces champs tournent en réalité aux vitesses n2 ± ng. Le premier de ces deux champs, tournant à n2 4- ng — «, tours par seconde, se compose directement avec le champ tournant primaire, comme le représente le diagramme de fuites connu (fig. 3), où 5', est le
- champ primaire résultant, «ïv le champ commun au primaire et au secondaire, et <î\j le champ résultant dans l’induit; J, est le courant primaire, Jjj, le courant magnétisant et Jrt le courant dans l’induit ; l’angle O <ï>r <ï>rt est droit, et O, Or parallèle à OJ,.
- Le couple C, qui en résulte est le produit de J,, et de <!>„.
- Le deuxième champ, de vitesse «a — ng, induit dans le primaire des courants de cette fréquence, donnant lieu à un champ qui se compose avec le champ dans l’armature en un nouveau champ résultant ; dans ce second cas la résistance et la dispersion primaires jouent le meme rôle que la résistance et la dispersion secondaires dans le premier cas. La figure 4 représente cette composition, et permet de déduire le couple Cr du produit des quantités <!>„, Jrt et cos ».
- Ce couple Cr est la somme des deux couples C, et C2, représentés sur la figure 5. On
- voit qu’à un couple donné C , correspondent deux vitesses de régime stable n2 et ni'" ; et que le couple peut devenir négatif.
- Les courbes des couples ne sont plus les mêmes quand la résistance de l’induit augmente beaucoup par rapport à la dispersion : on obtient alors les courbes de la figure 6, où il n’y a plus qu’une seule vitesse de marche.
- Ces courbes sont aussi modifiées par l’influence de la disposition des enroulements inducteurs.
- U est à remarquer que le moteur alternatif monophasé à bobinage induit polyphasé,
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- est analogue au moteur polyphasé h bobinage induit monophasé, dont nous venons de faire
- l’étude ; il n'y a qu’à interchanger les deux enroulements inducteur et induit. Soit I sin ioj t le courant primaire, et supposons que le champ inducteur (ici alternatif à direction constante) est sinusoïdal.
- Le flux à travers une bobine de l’induit est
- A sin io, ï sin (wa t <j),
- et en différenciant cette expression on aura la force électromotrice et le courant dans chaque
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- bobine ; ils sont composés de deux parties, de périodes — ns et «, -f- n2. Ces courants donnent lieu à deux champs tournants de vitesses dans l’espace —w^et = w,;
- en y ajoutant les deux champs tournants de l’inducteur, on a finalement trois champs tournants résultants, dont les vitesses sont
- On construira de la même façon que plus haut les courbes donnant les couples qui correspondent à chacun de ces champs, et la somme mesurera le couple résultant.
- Comme ces trois champs peuvent avoir des valeurs très différentes suivant les cas, et étant donné d’autre part l’influence des harmoniques dans l'espace dus aux enroulements, la courbe résultante présentera des maxima et des minima qui pourront être très nombreux et très variables.
- En se basant sur tout ce qui précède, il "est donc facile d’établir des dispositifs de modification de l’enroulement inducteur, permettant aux moteurs polyphasés de marcher à des vitesses très différentes, d’autant plus qu’a chaque disposition de l’enroulement, correspondent en général deux vitesses. Mais pour les moteurs alternatifs, le réglage doit porter sur l’induit et nécessiterait des dispositifs compliqués. A. M.
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHYSIQUE Séance du vendredi 19 mai 18pp.
- M. Chauveau parle de quelques' théories relatives à l'électricité atmosphérique.
- On peut compter aujourd’hui une trentaine environ de ces théories, dont quelques-unes ont été admises par des savants illustres. Toutes les grandes découvertes de l’électricité ont suscité des théories nouvelles basées sur lés faits les plus divers : frottement, action chimique, respiration des végétaux,
- action du soleil, des étoiles, etc. M. Chauveau pense qu’il est peut-être inutile de chercher une cause unique à des phénomènes aussi complexes ; il se propose de déterminer, dans les théories existantes, celles, qui, par leur caractère de généralité et la solidité de leur base expérimentale, peuvent concorder avec un nombre suffisant de faits bien acquis.
- Les faits bien établis par l’observation sont les suivants : i° par un ciel sans nuages, la différence de potentiel entre un point et le sol augmente à mesure qu’on s’élève ; la sur-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XIX. - 21.
- face de la terre est négative, les lignes de force viennent s’y perdre. D’où viennent ces lignes de force? Proviennent-elles en se recourbant d’autres points de la terre, partent-, elles des nuages bas ou des cirrus ? Sont-elles comme le disait M. Schuster, les liens invisibles qui nous rattachent aux étoiles et à l’espace infini ?
- La valeur du champ à la surface de la terre est à peu près constante dans les régions tempérées (environ 60 volts par mètre). On n’a pas fait d’observations à la surface de la mer qui couvre les deux tiers du globe.
- Pour les régions équatoriales, il existe un ensemble d’observations enregistrées pendant huit ans à Batavia dans de bonnes conditions expérimentales ; les prises de potentiel sont à 2 m et à 7 ou 8 m au-dessus du sol. Le champ, qui est dirigé comme dans les régions tempérées, est sensiblement inférieur (12 volts par mètre environ); malheureusement, nous n’avons pas d’observations faites sur d’autres points.
- Dans les régions polaires, Andrée, lorsqu’il faisait partie de l'expédition suédoise envoyée au Spitzberg en 1882, a fait, pendant dix mois de très bonnes observations ; elles indiquent qu’à 70° de latitude, le champ a à peu près la même valeur qu’à Batavia. Les autres missions envoyées au Spitzberg ont fait peu d’expériences: on peut toutefois citer celles de M. Lemstrom. Celles de M. Paulsen sur la côte du Groenland ont été faites dans des conditions défectueuses ; les missions du cap Horn n’ont pas rapporté de documents utilisables. Enfin, à 8o° de latitude, M. Vijkander a observé que le champ tendait à devenir nul et changeait peut-être de signe.
- On doit faire sur tous ces résultats cette remarque générale que le voisinage du sol exerce une grande influence. C’est ce qui résulte de la différence des chiffres obtenus au Bureau central et à la Tour Eiffel.
- 20 La variation diurne semble être le seul phénomène régulier. A la même heure du jour (4 heures du matin), il y a un minimum
- dans tous les points de la terre où l’on a fait des observations. M. Chauveau rappelle qu’il résulte de ses expériences, qu’il ne se produit qu’un maximum et qu’un minimum par jour: l’onde double dont on a constaté l’existence au voisinage du sol est due à des perturbations.
- 3° La variation du champ avec la hauteur a été déterminée par des expériences faites en ballon. MM. Lecher et Tuma ont établi que, jusqu’à 7 ou 800 m, le champ augmente avec l’altitude, ce qui indiquerait l’existence de masses négatives dans les couches inférieures de l’atmosphère. MM. Bcernstein, Baschin et Le Cadet dont les résultats présentent une concordance très frappante, ont établi qu’au delà de 1 000 m, la variation du champ est de signe contraire ; l’air serait chargé d’électricité positive ; vers 4 000 m, le champ s’annulerait.
- La première théorie proposée a été celle de Volta qui attribuait l’électricité atmosphérique à l’évaporation ; la fréquence et l'intensité des orages des régions équatoriales auraient été en relation avec l’activité de l’évaporation. Volta a fait de longues expériences avec Lavoisier sans obtenir de résultats bien nets ; il est prouvé, aujourd’hui, que l'évaporation n’est pas une source d’électricité.
- Dans la théorie de Peltier, il faut distinguer deux parts : la terre possède originellement une charge qu’elle conserve, mais l’électricité peut être disséminée dans l’air parla vapeur d’eau. C’est ce qu’ont établi deux expériences de Peltier dont les résultats ont été confirmés depuis, en particulier, par M. Pellat.
- M. Sohncke (1883) et M. Brillouin font intervenir les cirrus à la production d’électricité atmosphérique. Pour M. Sohncke, le frottement de l’air humide contre le cirrus électrise positivement les aiguilles de glace et rend l'atmosphère négative ; cette théorie a été développée de façon à expliquer minutieusement tous les résultats d’observation. Le maximum observé en hiver serait dû à la moindre altitude de l’isotherme à la température o° qui limite la région des cirrus.
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- revue d’électricité
- M. Brillouin, partant d’une expérience dans laquelle M. Buisson a constaté que la glace sèche perd rapidement son électrisation sous l’influence des rayons ultraviolets, pense que les radiations solaires chargent les cirrus positivement tandis que l’air ambiant devient négatif ; il n’y a pas de difficulté pour expliquer l’origine première du champ qui polarise électriquement les aiguilles de glace ({).
- M. Lénard a basé sa théorie sur la production d’électricité que l’on observe au voisinage des cascades ; l’eau devient positive et l’air négatif, mais il suffit d’une très petite quantité de matière saline dans l’eau pour renverser le phénomène. M. Lenard pense que les contacts multiples du vent et de l’eau et l’éparpillement des gouttelettes à la surface de la mer, suffisent pour expliquer la production de l’électricité atmosphérique.
- Enfin, Edlund a basé sa théorie sur les phénomènes dits d’induction unipolaire. Quand on fait tourner autour de son axe de révolution un aimant auquel est fixé un ! manchon cylindrique conducteur, on peut ! observer entre deux points de ce cylindre | l’existence d’une force clcctro-motrice qui est j exactement la même que si l’aimant tournait i seul ; Edlund a considéré ce phénomène I comme inexplicable dans les idées de Faraday, j Il attribue le courant électrique à un mouvement de l’éther, qui peut se produire égale- j ment par entraînement quand un corps maté- I ricl quelconque se meut ; dans l’expérience 1 en question, le mouvement du cylindre déter- j mine celui de l’éther, qui, sous l’influence du champ magnétique, se rassemble a l’une ou l’autre des extrémités du cylindre. L’électrisation de la terre, tournant dans son champ magnétique terrestre, serait due à la même cause ; à l’équateur, il y aurait accumulation d’électricité négative et la force serait verti- (*)
- (*) M. Brillouin pense que le champ initial s’est produit inévitablement dans les déplacements des hautes régions atmosphériques par rapport au globe aimanté terrestre. Voir sur ce point L'Éclairage Électrique du 25 décembre 1897, t. XIII, p. 577.
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- cale; à une certaine latitude, il sc produirait un changement de signe. Malgré les difficultés qu’elle soulève, la théorie d’Edlund présente un intérêt à cause de l’explication complète qu’elle fournit des particularités de l’aurore boréale. C. R.
- Phénomène de Zeeman ; polarisation circulaire magnétique et double réfaction magnétique ;
- Pat' A. GOLDIIAMMER (')•
- II a semblé jusqu’ici qu’on se préoccupât surtout d’expliquer le phénomène de Zeeman par une action du champ magnétique sur les molécules lumineuses et sur les ions. M. Goldhammer donne une explication du phénomène, qui est basée seulement sur les phénomènes magnéto-optiques connus antérieurement, sans faire intervenir les ions.
- Soit V„ la vitesse de la lumière dans l’éther libre, D la constante diélectrique, x la résistance spécifique, d’un milieu quelconque dans lequel la vitesse complexe de la lumière est V et sa période T, on a d’après la théorie électromagnétique de la lumière :
- L’indice de réfraction réel N et le coefficient d’absorption K sont liés à D et à x par les relations :
- D = N3-Kî, iSK=-^ et par suite :
- 2N-=y/D' + -Æ- + D 2Ki = y/D‘+ -ül-n.
- Il résulte immédiatement de ces relations que toute circonstance susceptible de modifier D et x, influera aussi sur N _et K. SiT15 T8,...sont les périodes privilégiées pour
- l1) Wied. Ann., t. LXVII, p. 690-701; mars 1899.
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- le milieu doué d’absorption élective, ccs périodes sont les racines de l'équation= o. Dès que pour une cause quelconque D et [x prennent les valeurs D' et x', nous avons aussi une autre condition-^— o, pour déterminer les maxima de K.
- Les racines de cette nouvelle équation seront, en général, différentes de T4 et de T2...; le nombre de ces racines pourra même être différent. On peut donc conclure de là, que, tout changement dans les propriétés électriques d’un corps entraîne un changement dans la position, voire dans le nombre de ses raies d’absorption.
- La réciprocité qu’exprime le principe de Kirchhotî entre l’absorption et l’émission permet d’étendre immédiatement cette conclusion au spectre d’émission.
- Il est à peine besoin de faire remarquer que le phénomène ne sera nettement caractérisé que dans le cas où T:, T,,... sont assez différents Tune de l’autre, c’est-à-dire si le milieu possède un spectre de lignes : dans les spectres de bande, le phénomène sera peu distinct et pour un spectre continu, la proposition ci-dessus n’a manifestement aucun sens.
- Considérons maintenant un gaz. Boltzmann a montré que la résistance électrique des gaz peut être dans certains cas décuplée sous l’influence de l’aimantation. Cette variation ne serait guère explicable sans une variation corrélative de x. Il est donc à priori très vraisemblable que l’aimantation influe sur les coefficients N et K d’un gaz : auquel cas le raisonnement ci-dessus conduirait à prévoir l’existence d’un phénomène analogue à celui deZeeman.
- Mais le phénomène de Zeeman a ceci de particulier qu’il est lié à des conditions spéciales de la polarisation. .
- Considérons le gaz entre les pôles d’un électroaimant et supposons d’abord que la lumière se propage dans la direction des lignes de force. Avant l’aimantation, la vitesse complexe de la lumière était V. Par
- ÉLECTRIQUE
- suite de l’aimantation, le milieu devient anisotrope et le milieu ne transmet plus, dans la direction des lignes de force, que des vibrations circulaires, avec les vitesses :
- Vj=V- + 2 Vg=V2-~~q
- respectivement pour la vibration droite et la vibration gauche : q est une quantité complexe proportionnelle au champ. Posons -^1 = ô, il viendra :
- Vflf - 1 + ^
- — i '--J
- et
- 2 K^=2K*q-«
- ru étant une fonction de T, de D, de x et du champ. Les équations qui définissent les maxima d’absorption pour la vibration droite ~p= o et pour la vibration gauche-^L = o, auront des racines différentes de celles de l’équation-—— o. Si le gaz à J’état naturel absorbe les vibrations de période Tn T2..., il absorbera après l'aimantation les vibrations droites de période Tf, TÇ.. et les vibrations gauches de période Tf, T|.... Or c’est là le phénomène de Zeeman, observé par l’absorption, comme l’ont fait Konig et Righi.
- D’après le théorème de Kirchhoff, on peut transporter le raisonnement au spectre d’émission ; on obtient alors le phénomène sous la forme observée par Zeeman. Comme on le voit, rien n’empêche que dans certains cas les lignes spectrales ne soient pas altérées ou soient modifiées d'une manière plus compliquée que ne l est la ligne du sodium ; mais la double polarisation circulaire reste caractéristique du phénomène.
- Pour que le changement de période soit appréciable, il faut que la différence entre Vj et \Tg soit relativement considérable, ccttc différence est la cause de la polarisation rota-
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- toire magnétique pour les rayons non absorbés. Il est donc à prévoir que le pouvoir rotatoire magnétique des gaz sera assez marqué au voisinage des lignes d'absorption ; c’est ce qu’en effet ont vérifié récemment Macaluso et Corbino,
- Le phénomène de Zeeman n’est donc pas au fond différent de celui de Faraday ; c’est le phénomène de Faraday applique à des milieux qui présentent une absorption ou une émission élective.
- Dans le cas où la lumière se propage dans la direction normale aux lignes de force, la théorie usuelle des phénomènes magnéto-optiques ne fait rien prévoir. Mais si la variation de résistance provoquée par l’aimantation n'est pas la même dans la direction des lignes de force et dans la direction normale, on doit supposer que sous l’action de l'aimantation les milieux deviennent biréfringents, comme un cristal dont l’axe serait parallèle aux lignes de force.
- Cette hypothèse a déjà été émise par M. Goldhammer, en 1887 : des expériences effectuées par Kundt sur des dépôts de fer transparents, obtenus par électrolyse. n’ont donné aucun résultat.
- Admettons qu’un gaz dans le champ magnétique ne puisse transmettre parallèlement aux lignes de force que des vibrations polarisées dans le plan d’incidence ou perpendiculairement à ce plan, et que les vitesses de ‘propagation (complexes) de ces vibrations soient différentes. Ces deux espèces d’ondes auront aussi des coefficients d’absorption différents et les inaxima d’absorption correspondront à des périodes différentes : d’après le principe de Kirchhofï, il en sera de même pour le spectre d’émission. Nous avons ainsi une explication en gros du phénomène de Zeeman dans la direction perpendiculaire aux lignes de force. L’élément caractéristique est ici la vibration rectiligne de certains rayons dans la direction des lignes et d’autres dans la direction perpendiculaire : les doublets, etc., sont un phénomène accessoire.
- Il est possible ici encore que les rayons
- dont les périodes sont voisines des périodes répondant aux maxima d’absorption éprouvent une double réfraction relativement considérable, par un phénomène analogue à celui de Macaluso et Corbino.
- Il est possible aussi que l’expérience de Cotton montre non pas le phénomène de Zeeman seul, mais la double réfraction soupçonnée.
- On connaît du reste en acoustique un phénomène analogue k celui de Zeeman : une pièce de fer vibrante change de son quand on l’aimante. M. L.
- Sur les rayons-canal;
- Par A. Wehnelt ()
- Schuster puis E. Wiedemann ont observé que les objets qui se trouvent au voisinage d’une cathode projettent une ombre sur la surface de celle-ci.
- M. Wehnelt a étudié de plus près ce phénomène, qui 11e peut être attribué, comme l’avait fait remarquer Schuster, aux rayons cathodiques ; il est à noter d’ailleurs que dans un tube renfermant de l’azote la couche lumineuse immédiatement voisine de la cathode présente le même spectre que la partie positive de la décharge (Goldstein). Il est bien plus vraisemblable de supposer que cette lumière est due aux ions positifs affluant à la cathode. Pour vérifier cette explication M: Wehnelt a effectué les expériences suivantes :
- 1. La cathode est plane et remplit presque toute la section du tube, qui est cylindrique. Le corps portant ombre est une croix de mica fixée à un. petit morceau de fer qui permet de la déplacer au moyen d’un aimant. On fait le vide dans le tube jusqu’à ce que la région cathodique obscure ait une épaisseur d’un centimètre ou plus. Tant que la croix
- C) Wied. Ann.-, t. LXVII, p. 421-426, 1899, travail effectué pour la plus grande part avant la publication des notes de M. Villard. (Remarque de l’auteur.)
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- de mica est en dehors de cette région, la surface presque tout entière de la cathode est recouverte d’une lueur jaune rougeâtre qui correspond aux rayons-canal. Aussitôt que la croix pénètre dans la région obscure, il se produit sur la surface de la cathode une ombre présentant l’image agrandie de la croix.
- La grandeur de cette ombre est indépendante de la distance entre la croix et la cathode, pourvu que la première ne soit pas trop voisine de la limite de la région obscure. En effet, on peut s’en assurer en faisant varier cette distance et aussi en prenant comme objet un fil oblique par rapport à la cathode. Le degré du vide n’a pas d’influence sur les dimensions de l’ombre tant que l’objet reste dans la région obscure ; la nature de l’objet est également indifférente. L’existence de cette ombre ne peut provenir que de rayons dirigés vers la cathode : ces rayons sont diffus en dehors de la région obscure et il ne se produit aucune ombre quand l’objet est en dehors de cette région ; au contraire, dans la région obscure ils sont dirigés normalement à la cathode.
- Ces rayons sont constitués par les ions positifs qui provoquent l’émission des rayons cathodiques là où ils rencontrent la cathode et qui, si la cathode est percée, forment en arrière les rayons-canal. Les rayons-canal sont donc identiques avec la couche lumineuse qui se trouve sur la face antérieure de la cathode et constitués comme elle par les ions positifs. En fait cette couche lumineuse présente le spectre de la partie positive de la décharge (Goldstein) et les rayons-canal
- J
- transportent des charges positives (Wienj ; de plus les régions de la cathode protégées par un écran contre le rayonnement positif n’émettent pas de rayons-canal. Si on place devant une cathode K en toile métallique un fil S (fig. i), on observe une ombre dans la première couche de lumière cathodique a comme dans les rayons-canal fi.
- En prenant une cathode inclinée, on vérifie que l’afflux positif et les rayons-canal sont toujours normaux à la surface de la cathode : quand on fait tourner la cathode, l’ombre
- d’un fil D prend toujours la position qui correspond à cette direction des rayons (fig. 2).
- Enfin si la cathode est concave ou convexe’ l’ombre d’un fil D est plus grande ou plus petite qu’elle ne serait sur une cathode plane placée à la même distance du fil (fig. 3), ce qui confirme l’hypothèse.
- Fig. 3-
- 2. On a constaté souvent que la cathode I tent les rayons cathodiques: or les rayons tait fortement oxydée aux points qui émet- [ cathodiques exercent au contraire une action
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- toujours réductrice (Villard). Comme il est naturel de le penser, l’action oxydante appartient au rayonnement positif : une lame de cuivre polie placée sur le trajet des rayons-canal se ternit rapidement aux points frappés par ces rayons. Mais les points de la cathode qui sont protégés par un écran ne s’oxydent
- pas et la région non altérée donne l'image agrandie de l’écran (fig. 4).
- En plaçant sur le trajet des rayons cathodiques un fil métallique et un écran frotté de craie, on observe sur l’écran une ombre du fil, très nette quand celui-ci se trouve en dehors de la région obscure et d’une largeur égale à celle du fil. Aussitôt qu’on fait pénétrer le fil dans la région obscure, l'ombre s’élargit notablement (fig. 5). Le meme phénomène se produit quand, après avoir mis le
- fil en. dehors de la région obscure, on diminue la pression jusqu’à ce que cette région enveloppe le fil. Il faut en chercher la cause dans une répulsion mutuelle des rayons positifs. Quand le fil est dans la région obscure, il projette sur la cathode une ombre très élar-
- gie ; comme les rayons cathodiques partent seulement des points atteints par les rayons positifs, l’ombre portée sur l’écran doit être élargie dans la meme mesure.
- M. L.
- CHRONIQUE
- Les tramways électriques de Blackburn (Angleterre). — On a commencé à opérer la substitution de la traction électrique à la'traction animale sur le réseau de tramways de la ville de Blackburn. La transformation est déjà effectuée sur environ 5 km de lignes où 8 voitures électriques sont en service. L'énergie électrique est produite, dans la station centrale d'éclairage déjà existante par deux génératrices de 120 kilowatts, chacune accouplées à des moteurs Belliss. Comme l’usine est destinée, en raison de sa position, à produire tout le courant que nécessitera la transformation complète du réseau,
- on a, pour éviter de futurs travaux d’agrandissement, construit immédiatement une salle assez grande pour contenir tous les générateurs. I.a disposition présente et future de son matériel est clairement indiquée dans le plan de la figure 1. A droite est la salle des machines qui alimentent le réseau d’éclairage, les moteurs à vapeur sont alimentés par un groupe de trois chaudières munies d’un économiseur.
- Le reste du plan du rez-de-chaussée del’usineest destiné au matériel nécessaire à l’exploitation du réseau de tramways. L’installation actuelle com-
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- prend une batterie de chaudières, un économiseur et deux groupes à couplage direct formés chacun d'un moteur Belliss de 200 chevaux et d’une dynamo Siemens de puissance correspondante.
- Toutes les chaudières sont' munies de chargeurs automatiques système Proctor, actionnés par des moteurs électriques. Les pompes d'alimentation et de circulation d’eau sont également mues par des moteurs électriques.
- Les dynamos sont du type bipolaire à induits composés de deux enroulements parallèles produi-
- sant chacun 240 ampères à 250 volts. La disposition de ces deux enroulements est telle que, suivant qu’ils sont connectés en série ou en parallèle, les dynamos peuvent alimenter indifféremment le réseau de traction ou celui de l’éclairage. Le courant est recueilli par des balais en charbon sur deux collecteurs portés par chacune des extrémités de l’axe de l’induit.
- Le tableau de distribution du réseau de tramways peut être connecté avec celui du réseau d'éclairage, dans les cas où, comme il est dit plus haut, les dyna-
- Station génératrice d’éclairage et de traction de Blackbi
- mosproduisent du courant utilisable par des lampes.
- La longueur des lignes du réseau de tramways, est d'environ 5 km. F.e trafic y est assuré par 8 voitures à impériale et à trôlet latéral. La perche de ce dernier est articulée sur un pilier qui préserve les voyageurs de l’impériale de tout danger.
- Le fil à trôlet est supporté par des pylônes placés sur le côté pour les lignes à simple voie et au milieu pour celles à double. Dans les deux cas, leur forme est des plus élégantes, et ils portent chacun une lampe à arc et deux lampes à incandescence qui
- sont allumées à tour de rôle suivant les heures de la nuit.
- Les voitures peuvent contenir 60 voyageurs ; elles sont munies chacune de deux moteurs de 25 chevaux. U.
- La classification des systèmes de traction à contacts superficiels. — Dans l’article publié réccrn* ment in° 29 avril, p. 121), .sur l’application du système Diatto, aux tramways de Tours, nous avons
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- appelé ce système « électromagnétique», d'une part parce que c’est le plus souvent ce qualificatif qui lui est donné, et que d’autre part, ce qualificatif nous paraissait convenir à un système dont les prises de contact sont, mises en mouvement au moyen d'électro-aimants.
- M. Diatto nous écrit à ce propos, qu’à son avis le qualificatif « magnétique » convient seul. Il estime, avec raison d’ailleurs, que dans la désignation des divers systèmes à contacts superficiels, on doit surtout tenir compte de la nature du mécanisme extérieur à la. voiture qui met le pavé de contact en communication avec la ligne d'alimentation. D'après ce mode de classification, le système Westinghouse (Éclairage Electrique, l. VI, p. 17, 4 janvier 1896) et le système Thomson-Houston (Éclairage Électrique, t. XV, p. 316 et 320, 21 mai 1898) sont des systèmes électro-magnétiques proprement dits. Le système Claret-Vuilleumier (Eclairage Électrique, t. III, p. 211, 488 et 499, 2e trimestre 1895; t. VII, p. 223, 433, 552, 577, 2e trimestre 1896; t. X, p. t38), est un système électro-magnéto-mécanique. Le système Thompson-Walker (Élclairage Électrique, t. XVIII, p. 61, 14 janvier i8g9)est un système électro-magnétique comme les deux premiers cités, mais avec cette différence qu’il y a introduction temporaire d’une pièce magnétique dans le champ de l’électro-aimant enterré sous le pavé de contact ; M. Diatto est d’avis de l'appeler système électro-magnéto-magnétique. Les systèmes qui, comme celui de M. Diatto, ne comportent pas de solcnoïdc quelconque dans les boîtes enterrées dans le sol, sont des systèmes magnétiques.
- Résultats d’ossais d’uno lampe à arc enformo. — MM. Eric Gérard et Omcr de P>ast, publient dans le dernier numéro du Bulletin de l’Institut Montefiore les résultats d’essais faits par eux sur une lampe à arc enfermé qui montrent une fois de plus que dans les lampes de ce genre, le noircissement du globe intérieur, diminue le rendement d’une façon appréciable : 16 à 20 p. 100 suivant que l’on considère l’intensité moyenne sphérique ou l’intensité moyenne hémisphérique inférieure. Voici le procès-verbal de ces essais :
- La lampe essayée était réglée par le constructeur pour fonctionner sous une différence de potentiel de 108 volts et absorber 4,5 ampères. Elle comportait intérieurement une résistance additionnelle en série avec le régulateur.
- L’arc était enfermé dans un cylindre translucide
- de dimensions restreintes entoure lui-même d’un globe translucide de grand diamètre.
- Le voltage aux bornes de la lampe et le courant absorbé ont été mesurés à l’aide d'appareils Weston vérifiés au préalable.
- Les mesures photométriques ont été effectuées au moyen d’un photomètre Weber, dont la lampe à benzine avait été remplacéepar une lampe électrique à incandescence étalonnée par comparaison avec une lampe Carcel, normale. Les lectures se faisaient à travers la solution de Crova, pour égaliser les teintes. Chaque observation a été répétée dans quatre azimuths à angle droit.
- Deux essais ont été exécutés : le premier avec des crayons frais et les globes bien nettoyés; le second après une durée d’allumage de la lampe, d’environ 103 heures, ce dernier fait en vue de déterminer l'influence de l'obscurcissement intérieur progressif du cylindre.
- Le tableau suivant résume les résultats obtenus :
- Voltage moyen aux bornes. 108,1 107,4 volts.
- Courant moyen 4’53 4,46 ampères
- Puissance moyenne obser- 489.7 479 watts.
- Intensitélumineuse moyenne sphérique 168,8 I2q,3 bougies
- Intensitélumineuse moyenne hémisphérique infé- 199,8 2,9 décimales i=;7.6 bougies
- Nombre de watts consommés par bougie décimale moyenne sphérique . . . décimales 3,7i
- Nombre de watts consommés par bougie décimale moyenne hémisphérique inférieure 2,45 3,°47
- Dans les calculs, on a adopté le rapport. 1 Carcel = 9,63 bougies décimales trouvé par M. Violle.
- I .a durée de fonctionnement d’une pairede crayons s’est élevée à no heures et une vingtaine de mi-
- Hydrogénation de l’acétylène en présence du nickel. — Il y a quelques années, au moment -où l’acétylène passait du domaine du laboratoire à celui de l’industrie, on ne manqua pas de signaler, en s’appuyant sur les résultats des belles expériences synthétiques de M. Berthelot, la possibilité de transformer racctylcnc en éthylène, puis celui-ci en alcool. Les expériences de MM. Paul Sabatier et J.-B. Senderkns (Comptes rendus, t. CXXVIII
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- p. 1173-1176), montrent que, si l'on n’en est pas encore à une application industrielle de l’acétylène à la formation synthétique de composés organiques, on peut cependant réaliser l’hydrogénation de l’acétylène beaucoup plus facilement qu’on ne se le figurait-
- D’aprcs les travaux de ccs deux chimistes, il suffit de faire passer un courant d’un mélange d’hydrogène et d’acétylène sur du nickel pour obtenir, à froid, des carbures forméniques. Le nickel est obtenu par réduction, vers 300°, d’oxyde de nickel par l’hydrogène; on laisse refroidir dans ce dernier gaz.
- Au début de l’action et l’hydrogène étant en excès, il se forme principalement du méthane C3H':; des carbures liquides apparaissent lorsque, par suite de la réaction, le nickel s’est échauffé.
- Avec une moindre proportion d’hydrogène on obtient un mélange gazeux, renfermant environ 80 p. 100 de méthane, et 15 p. 100 d’acétylène; le nickel ne paraît pas modifié par la réaction et peut servir très longtemps à la continuer.
- Si l’on diminue encore la proportion de l’hydrogène, on obtient un peu plus d’éthylène, moins d’éthane, mais tout l’acctylène ne subit pas l'hydrogénation; la température du nickel devient de plus en plus élevée et l’on arrive à l’incandescence observée par MM. Moissan et Moureu avec l’acétylène seul.
- Quant aux carbures liquides formes dans ces expériences ce sont principalement des carbures forméniques, presque tous volatils au-dessous de 140° et dont l’odeur rappelle celle du pétrole; la composition du mélange est d’ailleurs fort analogue à celle de certains pétroles naturels. Cette analogie conduit les auteurs à penser que la formation de ces derniers a pu, dans une certaine mesure, résulter de réactions semblables à celles qui viennent d’être décrites, d’autant plus que les réactions peuvent être réalisées, non à froid mais à des températures plus élevées, par le fer. le cobalt et aussi le cuivre réduits.
- Sur la polarisation rotatoire magnétique du quartz. — M. Arnold Borel, fait connaître {Comptes rendus, t. CXXVIII, p. 1095), les résultats des recherches qu’il a faites sur ce sujet, au laboratoire de physique de l’Université de Genève.
- Ces recherches ont porté sur quelques raies seulement, mais échelonnées sur une assez grande étendue du spectre, entre Cdj (643,87) et Cdi5 (319,34).
- La méthode polarimétrique de Laurent et celle de Summer ont été utilisées pour les raies du sodium, celle de Weld pour les raies du cadmium ; pour l’ultra violet, l’auteur se servait d’un oculaire fluorescent de M. Sorct à lame d’csculinc. On employait un système de deux quartz, l’un dextrogyre et l’autre lévogyre, dont les épaisseurs, très sensiblement égales (59,37542 mm et 59^3755° mm) permettaient d’éliminer l’influence gênante de la polarisation rotatoire naturelle. L’un de ces quartz est celui qui a été étudié par MM. i.-L. Soretet Sarasin dans leur travail sur la polarisation rotatoire naturelle du quartz et, plus tard, par MM. C. Soretet C.-E. Guye pour des mesures à basse température.
- Le champ magnétique de 1 200 à 1400 unités C.G.S. était créé par une grande bobine dans l'axe de laquelle les quartz pouvaient être placés. Ce champ iui-même était mesuré à l’aide d’un tube de sulfure de carbone, substance dont le pouvoir rotatoire ma gnétique est bien connu. La rotation produite par le quartz était donc comparée directement à celle qui était produite par le sulfure de carbone, dans des conditions identiques.
- Le tableau suivant donne, pour la température de 2o° C, les constantes de Verdet du quartz, c’est-à-dire la rotation en minutes, produite par une épaisseur de 1 cm dans un champ d’une unité C.G.S. l’axe du quartz et le rayon lumineux étant parallèles au champ.
- Cd, D 589’ ' 0,01355 0,0l684
- Cd4 508,60 0,02285
- Cd3 480,01 0,02005
- Cd6 467,89 0,03785
- Cd9 360,98 0,04684
- Cd„ 257,29 0,10725
- Cdà 32,939 0,16032
- L’auteur a également étudié l’influence de la température en répétant les mesures pour trois raies, aux environs de 940. Le pouvoir rotatoire magnétique du quartz croît avec la température, et cela d’autant plus que la lumière employée est plus ré-frangible :
- Cd6 0,02814 0,00039
- Emploi de l’arc au mercure dans le vide comme source intense de lumière monochromatique. — Lorsqu'on a besoin d’une source lumineuse mono*
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- r
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- chromatique et en même temps très intense, comme cela se produit dans un grand nombre de recherches optiques, on est souvent fort embarrassé. Dans u note présentée à la séance de l'Académie des sci< ces du 8 mai (Comptes rendus, t. CXXVfÜ, p. iij 1158), MM. Ch. Fabry et A. Perot préconisent dans ces cas l’emploi de l’arc au mercure dans le vide, découvert et étudié par M, Arons {Eclairage Electrique, t. IV, p. 558 et t. IX, p. 561, 1895 et 1896).
- L’appareil, construit par M. Chabaud, est cc tituc par une ampoule de verre cylindrique. <
- tenant du me ce mercure es ment séparées concentrique :
- cure est mise tine soudé dai source de cou le pôle négatif été fait dans 1 les deux mass puis se sépar
- La différent mais pour qu< électromotrice turellement ei élevé, en inter' dans le circui! à 3 ampères ; plus intense, e ver à x carcel.
- La surface c trinsèque est t pareil ne néce? des expérience
- Cette source des tubes de x1 en laissant de < prend une rai dont les longu
- u;M358°enviroi
- donnent les tul elles permetter avec de très gr raie verte, qui peut observer frange (différei
- c sa hauteur; ies élèctrique->ar un tube de verre, débouche au ras du les masses de mer-on par un fil de pla-l’un des pôles d’une aercure central avec irfail que possible a ne légère secousse, irrivent au contact, :é en donnant nais-
- iépasse pas 15 volts( il faut que la force :o volts ; on peut na -ce à potentiel plu les cas, un rhéostat vec un courant de 2 ipporter un courant imineuse peut s'éle-
- ;tionnement del'ap-siilance, même pour
- re identique à celui apeur de mercure ;
- 1 brillantes, il compte et deux jaunes,
- 5769S984; oï,579q6593
- fines que celles que nercure; cependant -er des interférences de marche. Avec la la plus brillante, on ; atre-cent millième
- 2 cm). La constitu-
- tion de cette raie est la même avec cette source qu’avec les tubes de M. Michelson.
- Si l’on veut utiliser l’arc au mercure comme source de lumière monochromatique, il faut isoler l’une des radiations, ia verte par exemple. On peut y arriver au moyen d’un prisme, ou plus simplement par l’emploi de milieux absorbants : un faible verre jaune ou une mince couche d’une solution de bichromate de potasse absorbe la raie violette ; le chlorure de didyme en solution saturée sous une épaisseur de quelques millimètres, présente une bande d’absorption qui recouvre les deux raies jaunes ; un mélange de ces deux sels ne laisse passer, sans l'affaiblir, que la raie verte. Une faible dissolution d'éosine ne laisse passer que les deux radiations jaunes. Tous ces liquides peuvent être placés dans de petites cuves que l’on colle à l’oculaire de l'appareil d’observation.
- Enfin la raie violette est. d’un emploi très commode pour la photographie en lumière monochromatique ; il est inutile d'éliminer les raies jaune et verte, qui sont sans action sur les plaques ordinaires, mais il faut se débarrasser de plusieurs radiations situées au delà de la raie violette ; il suffit d'interposer une dissolution d'un liquide fluorescent, tel qu’une dissolution acide de sulfate de qui-
- La lumière de l’arc au mercure dans le vide peut être commodément employée pour la détermination des numéros d'ordre de franges, par la méthode des coïncidences. Son éclat n’étant pas toujours suffisant pour des expériences de projection, on peut la remplacer par la lumière plus éclatante de l’arc électrique, dans l’air, entre une surface de mercure (pôle -r) et un charbon- Un appareil, construit par M. Pcllin, qui se place dans une lanterne à projection ordinaire, pour la production de cet arc, est alors d'un emploi commode. Les raies données par celte source sont beaucoup moins fines que celles de l'arc dans le vide ; elles permettent cependant de réaliser en projection et en lumière monochromatique, la plupart des expériences d’optique.
- Préparation au four électrique du phosphure de calcium P2 Ca3. — M. Moissan {Comptes rendus, t. CXXVI11, p. 787-793) a obtenu ce phosphure cristallisé par la réduction, au four électrique, du phosphate tricalcique par le charbon.
- Du phosphate tricalcique pur, obtenu par préci-
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- pitation, est desséché, calciné au four Perrot, réduit en poudre fine et mélangé avec du noir de fumée dans la proportion de 96 parties de ce dernier corps pour 310 de phosphate. Le mélange, additionné d'une petite quantité d’essence de térébenthine. est aggloméré par compression sous forme de petits cylindres, qui sont calcinés au four Perrot dans une brasque de noir de fumée et enfin placés dans le creuset du four électrique où jaillit un arc de 950 ampères sous 45 volts. La chauffe, d’environ quatre minutes, ne doit pas être trop prolongée car le phosphure se décompose en donnant du phosphore qui s'échappe en vapeur et du calcium qui se combine avec le carbone du creuset.
- Au lieu de phosphate tricalcique on peut prendre le composé obtenu par P. Thénard en faisant passer des vapeurs de phosphore sur de la chaux chauffée au rouge et qu'il a appelé phosphure de chaux.
- Le phosphure de calcium obtenu au four électrique est un corps rouge brun, à cassure cristalline, se présentant parfois en cristaux très nets. Il est difficilement fusible; sa densité est 2,51. Il est attaqué avec incandescence par le chlore vers ioo° ; par le brome et l’iode au rouge sombre. Il brûle dans l’oxygène avec une vive incandescence vers 300°.
- L’action de l’azote a été particulièrement étudiée par M. Moissan, car si l’azote pouvait chasser le phosphore, on passerait facilement du phosphure à l’azoture de calcium et l’on sait que ce dernier corps est susceptible d'applications industrielles, sa réaction sur l’eau donnant de l’ammoniaque. Mais la chaleur de formation du phosphure paraît être plus élevée que celle de l’azoture car, jusqu’à la température de 900°, il a été impossible d’effectuer la substitution de l’azote au phosphore. A 1200° l’azote se fixe partiellement sur le calcium, avec départ d'une petite quantité de phosphore, mais la réaction est loin d’être complète ; on est en présence d’une dissociation du phosphure.
- La réaction la plus intéressante est celle qui se produit au contact de l'eau. Elle a lieu à froid et ; donne du phosphure gazeux non spontanément i inflammable ; dans quelques essais, M. Moissan a I trouvé en outre de l’hydrogène. i
- Les acides n’attaquent le phosphure que d’après la quantité d’eau qu’ils contiennent : concentrés, ils n'ont guère d’action, étendus, ils réagissent violemment.
- M. Albert Renault, qui étudiait depuis quelque temps la réduction du phosphate de calcium par le
- charbon à la température de l’arc électrique, a indiqué à la séance suivante de l’Académie le mode de préparation du phosphure employé par lui (Comptes rendus, t. CXXVIIl, p. 883).
- Dans un creuset de fer ou de charbon, bas et large, qui sert de cathode, on introduit un mélange formé de 24 partie de coke de pétrole et de 76 de phosphate tricalcique. Le courant est amené par une anode verticale, en charbon, que l’on fait descendre au sein du mélange jusqu’à ce que l’arc électrique jaillisse. Pour cela il suffit d’un courant de 30 à 35 ampères et d’autant de volts. En même temps qu’apparaît l’arc se dégagent des fumées, contenant du phosphore, qu’il faut éviter d’une manière absolue. A cet effet, on introduit graduellement dans le circuit des résistances croissantes jusqu'à ce que ces fumées aient pris fin ; le courant est alors très constant: le potentiel était de 22 volts et l'intensité de 20 ampères dans une expérience.
- M. Renault indique ensuite quelques-unes des propriétés de ce phosphure Ps Ca* et ajoute que, dans certaines circonstances, sur lesquelles il reviendra plus tard, il a obtenu un mélange de phos-phures de calcium donnant à la fois les phosphures d’hydrogène gazeux et liquides ; il espère arriver à séparer à l’état de pureté ces différents phosphures de calcium.
- Influence de la torsion sur la résistivité électrique des métaux et alliages. — M. Coloman de Szily {Comptes rendus, t. CXXVIIl, p. 927) a cherché les lois de cette influence sur le cuivre, le maillc-chort, la nickeline et le constantan. Mais comme cette influence est faible et peut être masquée par les variations de résistivité dues aux variations de températures, l’auteur ne donne que les résultats de ses expériences sur le constantan dont le coefficient de température est extrêmement-petit. Ces expériences ont été faites dans une salle de l'école polytechnique de Zurich où les fluctuations de la température ambiante ne dépassaient guère un dizième de degré centigrade.
- L’auteur s’est servi de la méthode du pont de Wheatstone, modifiée par Kirchhoff et connue sous le nom de pont à corde.
- I.e fil de constantan à examiner, bien recuit au préalable, était suspendu à l’intérieur d'un tube de laiton vertical, d’une longueur de 3,50 m, et il était soigneusement tendu par un poids de laiton soudé à son extrémité inférieure. Après chaque torsion, ce
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- poids pouvait être maintenu dans sa nouvelle position au moyen de deux ergots. Tous les points de jonction du système étaient établis sans exception par des godets remplis de mercure. Pour la jonction des diverses branches, l’auteur s’est servi de fils de cuivre de 3 mm de diamètre ; la corde fut constituée par un fil de constantan de 1,50 m de longueur, tendu horizontalement et parcouru par le courant d’une batterie de trois circuits Daniell.
- Les résistances auxiliaires furent choisies de manière que l'on pût atteindre, dans le résultat des mesures de résistance, une approximation de 0,000001. Au commencement de chaque expérience, le fil était en équilibre moléculaire au point de vue élastique. Après l’observation de la position du galvanomètre, le fil était tordu d’une révolution complète, soit d’un angle de 271, et fixé dans cette nouvelle position. Trois observations de |la déviation de l’aiguille du galvanomètre étaient alors exécutées et le fil était de nouveau tordu de 360° et ainsi de suite.
- Pour donner une idée de L’ordre de grandeur de la variation de résistance, voici quelques-uns des résultats d’une série de mesures :
- La résistance initiale du fil de constantan était de 10,60020 ohms.
- Angle
- 3-2
- 18,2
- 25,:
- 00015
- 00033
- 00273
- ,0324
- 00009
- 00009
- oooîl
- 0,00029 0,00030
- Il est à remarquer que la limite d’élasticité dans ce cas se trouvait à peu près à 3,2-.
- Les résultats d’un grand nombre de séries de mesures sont suffisamment concordants et montrent que la résistance électrique va en augmentant avec l’angle de torsion, et cela non proportionnellement à l’angle, mais bien plus vite. Si l’on détermine pour chaque cas la limite de l'élasticité, on trouve que, jusqu a cette limite, l’augmentation de la résistance peut être considérée comme proportionnelle à l’angle de torsion.
- L’auteur a examiné en même temps la question sulvanlequis’estposéeaucoursdeses expériences :
- la résistance électrique du fil tordu reste-t-elle constante ou bien varie-t-elle avec le temps > L’auteur a trouvé que la résistance du fil ne reste pas du tout constante après la torsion, mais diminue certainement, quoique extrêmement lentement, avec le temps. De même, il a constaté que la résistance électrique du fil ramené par des torsions inverses à sa position initiale va en diminuant avec le temps et même bien plus vite que dans le premier cas ; probablement parce qu’elle peut atteindre plus rapidement son équilibre moléculaire. On sait qu’en faisant subir à un fil une forte torsion et en le laissant ensuite reprendre son état non déformé, la 'imite d’élasticilé du fil se déplace et atteint une valeur plus élevée qu’avant la déformation. En examinant la variation de résistance d’un fil déformé et soumis de nouveau à une série de torsions, l’auteur a pu constater une concordance remarquable avec le fait ci-dessus, car la proportionnalité entre la variation de résistance et l’Ungle de torsion allait plus loin pour le même fil après qu’avant la déformation.
- La comparaison des effets sur des fils de divers diamètres, a démontré que la variation de la résistivité électrique augmente plus rapidement que le diamètre.
- Nouvelle expérience de cours sur les ondes électriques. — Voici la disposition adoptée par M.W.-D. Coolidge d’après un mémoire récemment publié [Wied.Ann., t. LXVII, p. 578-591, mars 1899).
- L’excitateur est construit comme celui de Drude, à cela près que les cercles sont plus rapprochés et séparés par une lame de mica pour éviter les étincelles. Les boules entre lesquelles éclatent les étincelles sont aplaties, ce qui limite moins la région où se produisent les étincelles et diminue le dépôt de charbon qui provient de la décomposition du pétrole.
- Les fils parallèles du secondaire sont distants de 10 à 2o mm. ; si la distance est plus faible les irrégularités des fils produisent des perturbations. Ce sont les simples fils qui donnent les meilleurs résultats : les bandes de clinquant, tendues dans un même plan, ou des bandes d’étain collées sur du verre donnent des résultats beaucoup moins réguliers.
- Lorsque les oscillations sont intenses, les fils deviennent lumineux dans les régions ventrales et restent obscurs dans les régions nodaies.
- La source d’électricité est loin d’être indifférente :
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- les bobines ordinaires munies soit d’un interrupteur à marteau, soit d'un interrupteur Deprez, ne conviennent pas à la production d'oscillations intenses : un appareil de Tesla fournit de bien meilleurs résultats, surtout s'il est excité par une bobine d’induction : une machine de Treplcr à 20 plateaux, sans ses condensateurs donne des oscillations intenses et régulières : un Tesla alimenté par cette machine a donné des oscillations moins intenses que celles de la machine seule, sans doute parce que ses dimensions étaient trop grandes. Cette méthode permet de déceler les ondes supérieures aussi bien que les ondes fondamentales. Elle est plus sensible pour les ondes courtes que la généralité des tubes de Zehnder.
- L’auteur a ensuite introduit un segment des fils assez court ,(io à 12 cm) dans un tube où on pouvait faire le vide : puis formé ce segment intérieur de fils de diamètres différents. De tous les tubes essayés, l'un s’est montré particulièrement sensible : les fils avaient 0,1 mm de diamètre et dans le milieu du tube, 0,0025 mm sur une longueur de 1,7 cm. M. L.
- Courants photo-électriques. — Deux électrodes métalliques plongées dans la dissolution d’un sel de leur métal, acquièrent une différence de potentiel, quand Tune est maintenue dans l’obscurité et l'autre exposée à la lumière (Pacinotti, Ilankel, etc.). Mais les divers observateurs ne sont pas d'accord sur le signe de cette différence de potentiel.
- M. G.-C. Schmidt (Wied. Ann., t. LXVI1, p. 563-577, avril 1899) a vérifié que les métaux à l’état de pureté sont insensibles à l’action de la lumière (lumière d'un arc électrique, concentrée par une lentille de quartz).' ou du. moins extrêmement peu sensibles. 11 a fait porter ensuite ses recherches sur l'oxyde cuivrique, qui se transforme sous l'action de la lumière en oxyde cuivreux. Comme électrolyte, il emploie une dissolution de potasse ou de soude.
- Si on constitue une pile de concentration avec deux de ccs dissolutions différemment concentrées, la transformation chimique qui accompagne le phénomène électrique se réduit à ce que dans la dissolution étendue un atome d'oxygène quitte l’oxyde cuivrique et forme avec une molécule d’eau deux ions OH et que dans la dissolution concentrée un atome d’oxygène quitte au contraire l'ion OH ; deux ions OH forment une molécule 11*0. U est donc
- indifférent qu'on fasse la mesure au moyen d’électrodes à oxyde cuivrique ou à oxyde cuivreux, puis-qu’en fin de compte le phénomène chimique reste le meme. La force électromotrice calculée par la formule de Ncrnst, pour le rapport des concentrations 1 : 10 serait 0,0575 volt.
- L’oxyde cuivreux est préparé par électrolvse et déposé sur une lame de platine : pour obtenir l'oxyde cuivrique, on chauffe une lame de platine recouverte d'oxyde cuivreux, jusqu’à ce que le dépôt devienne noir, puis on la recouvre de nouveau par électrolyse d’oxyde cuivreux et on obtient de cette manière une couche d'oxyde cuivrique suffisamment épaisse.
- On mesure la différence de potentiel par la méthode de compensation, entre l’électrode à oxyde de cuivre et une électrode au calomel. La valeur initiale de la différence varie avec l'électrode étudiée, mais elle diminue toujours avec le temps et finit par atteindre la même valeur au bout de plusieurs heures.
- La force électromotrice des piies de concentration constituées comme il a été indiqué ci-dessus est à très peu près la valeur calculée par la théorie.
- La variation delà différence de potentiel des électrodes à oxydes de cuivre avec l’électrode normale est modifiée par l'action de la lumière, en général. L’oxyde cuivreux pur n’est pas sensible à cette influence. On étudie cette action de la lumière en reliant deux électrodes aux bornes d’un galvanomètre Du Bois-Rubens, et en éclairant l'une d'elles par une lampe à arc.
- Les électrodes qui présentent les plus petites différences de potentiel avec l’électrode normale, deviennent toujours.positives quand elles sont illuminées; les autres deviennent positives sous l'influence de la lumière rouge, négatives sous celle de la lumière bleue.
- Il semble d’après ces expériences qu'on puisse s'expliquer de la manière suivante les propriétés différentes des électrodes. L'oxyde cuivrique subit une transformation lente, qui entraîne une diminution de son potentiel, nu en d’autres termes, une diminution de la tension de dissolution de son oxygène. Lorsque cette transformation est achevée, le potentiel a pris sa valeur minima et l'action de la lumière ne peut que l'augmenter. La lumière violette accélère la transformation, sur laquelle la lumière rouge n’inllue pas. M. L.
- Le Gérant C. NAUD.
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- Tome XIX,
- 3 Juin 1899
- 6« Année. — N* 22.
- L’Éclairage
- Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques
- — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNÏÏ, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- LES LAMPES A INCANDESCENCE i1;.
- Reprenant d'anciennes études de M. Le Roux (1868; et revenant en partie à des dispositif brevetés par Jabloclikoff en 1877, M. Waj.thfr Nernst, de Gottingue, a récemment lancé une lampe déjà bien connue des lecteurs de ce journal (2), qui, d'après M. Swin-burne ne dépenserait que 1,5 watt par bougie et dont le crayon incandescent durerait jusqu’à 500 heures. Ce crayon, très isolant à froid, devient conducteur à chaud, de sorte qu'il faut, pour amorcer la lampe, le chauffer d’abord par une résistance que le courant delà lampe ou une dérivation porte au rouge avant rallumage. Nous allons analyser ici les trois brevets anglais pris par M. Nernst, pour cette lampe, sur laquelle on a fondé de grandes espérances.
- Dans son premier brevet, le n" 19424 de 1897,M. Nernst, décrit la lampe représentée paria figure 1 composée d’un crayon I, en magnésie, pris entre les lames S S, qui lui
- 1,1) Voir t. XV, p. 336, et 1
- 26 novembre 1898.'
- amènent le courant-j-B,— B, et chauffé pour l’amorçage par la flamme 4 d’un Bunsen, 3,1. M. Nernst revendique la découverte de la diminution de la résistance de ces crayons
- Lampe Ni
- de 1897.
- par la chaleur, ce qui leur permet ensuite de donner, avec un courant de voltage plus élevé que celui des lampes ordinaires — zoo volts, par exemple. — une lumière beaucoup plus brillante, se rapprochant de l’arc comme éclat
- (*) L'Èc'ahaoc Électrique du 30 octobre 1897, p. 201.
- t. XVII, p. 384,
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- et rendement, et il ajoute que ce rendement est encore amélioré si l’on conserve la flamme du Bunsen même après l’allumage, « parce que. dit-il, cette flamme crée autour du crayon une atmosphère très chaude, qui en diminue considérablement le rayonnement thermique ».
- Dans le second brevet : le n" 2.3 470 de 1897, le Bunsen de la lampe précédente est remplacé par une résistance P (fig. 2), en dérivation sur le circuit du crayon G, et qui se trouve dans une garniture réfractaire M, enveloppant G (tig. 3I ou en forme de capuchon (fig. 4) concentrant en son foyer, sur G, la chaleur de P. Avec le dispositif (tig. 2), dès que G est ainsi rendu conducteur, le courant de E,, qui le traverse, ainsi que le solénoïde S? attire l’armature n et sort G de M.
- Dans son troisième brevet : n° 6 135 de 1898, M. Nernst propose d’employer, pour ses crayons, non plus les oxydes purs de magnésium, zirconium, thorium, qui sont encore peu conducteurs même à iooo°, mais des mélanges de ces oxydes avec d’autres corps : acides borique et tungstique, chlorure de calcium... qui, ajoutés en petite' quantité, par exemple à la magnésie fournissentdes crayons
- qui deviennent incandescents sous un cou-
- rant d’une centaine de volts après un chauf-
- fage très faible , par exemple par une I des oxydes très résistants à l’action de rat-allumette. On ne peut guère employer que | mosphère aux hautes températures, comme
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- ceux de zirconium avec 5 p. 100 d’yttria et de thorine. avec 20 p. 100 d’yttria ou 3 p. 100 d’yttria, 3 p. 100d’oxyde de zircone et 0,3 p. 100 d’oxyde de cérium, un peu d’oxydes de cérium et de didymium, etc. Lorsque ces crayons se criquent, sous un choc par exemple, la chaleur du courant, plus grande en ce point, les fond et resoude automatiquement le commencement de rupture.
- Fig. 14. Fig. 16.
- Fig. 13 à 16. — Lampes Phelps de 1 898.
- Le perfectionnement récemment apporté aux lampes à incandescence par M. W.-J. Phei.ps a pour objet de permettre d’en faire varier individuellement la puissance suivant les nécessités de l’éclairage. A cet effet, chaque lampe possède deux filaments,un principal E, un auxiliaire F ''fig. .5). Quand les pièces occupent les positions (fig. 8), le courant traverse les deux filaments suivant ODI FE H L, ce qui porte au blanc F et au rouge E : dans les positions (fig. 9), le courant passe directement par D l)j O C G H L, au filament prin-
- 323
- cipal E, qu’il porte au maximum d’incandescence.
- Avec le dispositif (fig. 10 à 16), quand les pièces occupent les positions (fig. 13) ou R fait contact avecS,le courantpasse par OX RS UI aux deux filaments en série : dans la position (fig. 15), le courant passe par O T C directement à G ; mais, en revenant de la position 5 à la position 13, T rompra le contact en C, avant que R ne touche S, de sorte que le filament principal se refroidit et atteint une grande résistance avant qu’on ne le réintroduise dans le circuit en série avec le filament auxiliaire, qu’on ne le fatigue pas comme si on lui envoyait directement le courant avec E en incandescence et n’opposant à ce courant qu’une faible résistance.
- Fig. 17.
- Fig. 19.
- Lampes Phelps de 1898.
- Avec la monture du type Thomson-Houston (fig. 17 et 18), quand la lampe est suffisamment vissée pour que le ressort annulaire Q touche L, le courant traverse lesdeuxfilaments en sérib par LQHGICO ; si l’on visse plus à fond, O touche Z de manière à shunter par C Z le filament auxiliaire et à faire fonctionner en plein le filament principal.
- La lampe à trois filaments (fig. 19} permet de faire passer le courant : iu.par 1) G E, E H ;
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- 2° par E et K, en amenant D sur G; 3° par E seul en amenant D et G sur C.
- MM. H. et F. Angknault ont récemment propose de protéger les amorces 6, (fig. 20)
- des filaments par des tubes de verre ce, qui empêchent la production d’un court circuit par étincelles entre ces amorces et permettent de marcher à 200 volts.
- pour l’amorce du filament ; solution simple
- L’ampoule de la lampe Listf.r est formée (fig. 24 a 27) par deux tubes : un gros tube 5, avec poches g, soudées sur les jonctions des fila-
- Listerde 1898.
- ments 10 avec leurs attaches 11, puis un petit tube n, dont on soude le collets au gros tube, après quoi l’on soude le gros tube en 7 à l'ampoule, et l’on fait le vide par le petit tube dont on ferme l’extrémité à la lampe.
- inférieur du culot est formé par une lame d< laiton E4, emboutie, comme en E, avec trou e
- L’ampoule de M. Wierre a (fig. 28 et 29; son collet b métallisé par un dépôt électrolytique
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- r
- de cuivre, et fermé par un bouchon de porcelaine J, avec soudure métallique ou émail fusible en e, prenant sur le cuivre de b. L’émail doit être tenace, élastique et refroidi lentement.
- Fig. 30 à 32.
- Lampe Lis
- iberlain de 1898.
- La lampe Lister et Chamueri.ain représentée par les ligures 30 a 32 est à deux filaments, à contacts 13 et 14, recevant le courant par deux ressorts 8 et 9, dont le plus long, 9, touche à la fois 13 et 14, et l’autre soit 13, soit 14, suivant la rotation imprimée à l’ampoule sous la monture 7, à laquelle elle est reliée par un ressort 5 : on peur ainsi rapidement remplacer un filament par l’autre.
- Les filaments multiples BCDE (fig. 33) de la lampe RriNous et Bronist.awski sont reliés tous à l’un des pôles A et chacun à une borne M, N, R ou S que l’on peut relier isolément chacune au second pôle Y, constitué par la douille meme de la monture, en enfonçant en abc ou d des fiches H'. On peut ainsi faire varier dans des limites très étendues l’intensité de la lampe. E11 figure 34 les filaments aboutissent aux touches cfgh, que l’on relie successivement au courant en vissant plus ou Kioins la lampe.
- La lampe de sûreté pour mineurs, de M. Adams, a (fig. 35) son ampoule A enfermée dans un globe C, où l’on a aussi fait le
- 34. — Lampes Rer
- ski de 1896-
- vide, et qui renferme une seconde ampoule B, pleine d’air à la pression atmosphérique et coupée en deux parties B et B' par un diaphragme dont l’intérieur communique par E avec C, et que la pression de l’air en BB' aplatit de manière à fermer le circuit en H. Quand C se brise, la pression de l’air extérieur, arrivant par E dans le diaphragme, le gonfle et rompt en H le circuit de la lampe. En figure 36 le diaphragpie est remplacé par un tube élastique J, fermé à un bout et ouvert à l’autre H'dans C.
- M. H. Stearx emploie,pour ses filaments, une dissolution de cellulose traitée par un alcali concentré puis par le sulfure de carbone; cette dissolution, connue sous le nom de viscose, est précipitée en filaments en là projetant dans une dissolution de chlorure d’ammonium de densité 1,05 à 1,06. Il importe que la viscose soit parfaitement homogène, sans trace de cellulose non dissoute, ce dont on s’assure par l’examen en lames minces sous la lumière polarisée. On arrive
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- à cette homogénéité parfaite en traitant de la cellulose blanchie et pure par un alcali ; comme pour le mercerisage : la cellulose doit
- Fig. 35 et 36. — Lampe Adams de 1898.
- être aussi lâche que possible, pour assurer la pénétration à cœur de l'action de l’alcali, après quoi, l’on exprime l’alcali en excès, et l’on traite l'alcali-ccllulosc par le sulfure de carbone et, après la fin de la réaction, on ajoute assez d’eau pour constituer une dissolution de g 1-/2 à 10 p. 100 de cellulose, que l’on agite longtemps afin de la mélanger parfaitement, en la maintenant toujours froide.
- On'filtre en chassant l'air par une pompe à vide, puis on refoule cette dissolution, au travers d’un ajutage au diamètre voulu, dans la dissolution de chlorure d’ammonium, où elle sc prend aussitôt en un filament que l’on peut enrouler à mesure sur une bobine.
- Ce filament reste 6 à 12 heures dans la dissolution froide de chlorure d’ammonium pour en enlever toutes les parties solubles, puis on l’introduit pendant quelques minutes dans une dissolution bouillante de chlorure d’ammonium, pour régénérer la cellulose; on le lave dans l’eau bouillante pour enlever toute trace de chlorure, puis dans une dissolution au carbonate de soude, après quoi, on le blanchit dans une dissolution d’hypochlo-rite de soude, on le lave dans de l’eau acidulée, on le sèche à l’air ou dans une étuve sous tension, on le finit au laminoir puis on le carbonise par un procédé quelconque.
- (A suivre.)
- (L Richard.
- MÉTHODES I)E MESURE DES POUVOIRS INDUCTEURS FONDÉHS SUR LES OSCILLATIONS DE HERTZ
- La détermination de l’absorption d’énergie électrique dont le milieu est le siège est liée d’une manière étroite à celle des pouvoirs inducteurs. M. Drude est, croyons-nous, le seul observateur ayant fait une étude systématique de l’absorption. Quant aux méthodes de mesure des pouvoirs inducteurs, autrement dit des indices électriques, elles sont très nombreuses. Nous ne parlerons pas des procédés employés depuis peu pour cette détermination sous les longueurs d’onde les plus courtes que l’on sache produire. Ils sont très intéressants, tant par la partie du spectre électrique qu’ils utilisent que par les grandes analogies qu’ils peuvent présenter avec. les méthodes de détermination des indices optiques. — Nous ne dirons rien non plus des méthodes statiques qu’on'peut
- considérer comme mettant en jeu une longueur d’onde pratiquement infinie. — Nous rappellerons brièvement un certain nombre de méthodes employées jusqu’ici, présentant entre elles, tant par le principe que par la grandeur des périodes utilisées , quelques points communs. Cette règle ne sera cependant pas générale. — Nous allons d’abord définir les divers éléments qu’on détermine par ces méthodes, et bien spécifier les conditions d’expérience,' afin de permettre plus tard une comparaison des résultats dus aux différents observateurs.
- Indices électriques vrais kt indices électriques apparents. Indices vrais. —On peut distinguer deux valeurs de l’indice, suivant que l’on s’adresse pour le définir à une
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- méthode de propagation par fils, ou à un procédé de transmission directe des ondes à travers un milieu. Une onde plane se développant dans un circuit, plongé dans l'air, suivant une vitesse V, se propage dans le même circuit, immergé dans le diélectrique, avec la vitesse Vr Le rapport peut
- être appelé l’indice vrai du milieu, soit ?q, et il est égal à la racine carrée du pouvoir inducteur K. Il faut du reste remarquer que la vitesse de propagation, au sein d’un diélectrique, d’une onde plane doit être la même que celle suivant laquelle elle se déplace quand on la guide par un fil plongé dans le diélectrique. C’est une nécessité théorique, et elle a été contrôlée dans le cas de l’air.
- Expérimentalement, cette détermination s’effectuera ainsi. Un circuit ayant des dimensions électriques déterminées, self-induction et capacité, est le siège de vibrations de période T. Si on le laisse d’abord dans l’air puis qu'on le plonge dans un diélectrique, les longueurs d’ondes sont données dans les deux cas par
- X=VT Af = ViT.
- Le rapport des longueurs d’onde dans Pair et le diélectrique nous, donnera l’indice vrai. C’est le principe delà méthode des longueurs d’onde.
- Indices électriques apparents. — Imaginons au contraire un circuit de propagation où règne un mode oscillatoire de période T, terminé par deux plateaux de condensateur. Une onde se développe sur l’ensemble des circuits et se ferme dans le condensateur par un courant de déplacement dans le cas d’un diélectrique franc , c’est-à-dire d’un corps dont la résistance électrique est d’un ordre très grand. Si le diélectrique est sensiblement conducteur, au courant de déplacement se superpose un véritable courant de conduction, produisant au sein du milieu une absorption d'énergie sous forme de chaleur de Joule. Une fraction de l'énergie électrique mise en jeu dans le train d’ondes est
- alors arrêtée par le milieu, et l’on constate pour les corps signalés cette propriété remarquable que le pouvoir inducteur trouve par ces méthodes est sensiblement plus faible que le pouvoir inducteur vrai. On peut donc, si s est le nouveau pouvoir inducteur, poser
- x- étant une quantité positive. On peut aussi remarquer que dans le passage d’une perturbation à travers un diélectrique sur une épaisseur égaie à on doit considérer l’amplitude de la vibration comme s'affaiblissant dans le rapport :
- Dans ces formules, \ et a représentent les longueurs d’ondes évaluées dans l’air et dans le milieu, car — P-)- Tour 7 = A
- = — ce rapport devient e 2n\ Il représente l’affaiblissement de l’amplitude, relatif à l’épaisseur d’une longueur d’onde comptée dans le diélectrique. La théorie de la dispersion d'HelrhhoItz, généralisée parM. Drude, montre que c’est justement cette quantité ri1 (1 — x-) qui joue le rôle de pouvoir inducteur dans les méthodes de mesure des capacités. C’est elle que l’on détermine. Cette deuxieme classe de méthodes nous donnera le pouvoir inducteur apparent.
- Classification des méthodes. — On peut diviser les méthodes d’oscillations en deux classes: 1" celles de capacité, où l’on cherche au moyen d’une capacité étalon, et d’une autre constituée par le diélectrique en expérience, la production simultanée ou successive d’un même phénomène; 20 celles de longueurs d'onde, dont les principes sont nécessairement peu variés ; elles consistent toujours à déterminer deux longueurs de fil équivalentes, l’une étant plongée dans l’air, l’autre dans le diélectrique.
- Méthode dk longueurs d’onde. — a) Parmi les secondes, un dispositif dû à Hertz (fig. 1)
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- consistait à suspendre à l’une des boules de l’excitateur, par le milieu d’un de ses côtés, un cadre rectangulaire pourvu, sur le côté opposé, d'un micromètre à étincelles. L’un des deux autres côtés du cadre était plongé
- Fig. ,.
- dans le diélectrique : il avait une longueur fixe /, le second, de longueur f, était laissé dans l’air. En général une étincelle éclatait entre les boules du cadre, sauf quand les longueurs l et î! étaient telles que la perturbation mît le même temps à se propager suivant l’un ou l’autre chemin. On modifiait pour cela le rapport-p- jusqu’à l’absence d’étincelles. On avait alors
- b) La méthode de MM. Rubens et Arons (*; n’est que la disposition plus symétrique de deux cadres rectangulaires suspendus chacun à une boule de l’excitateur, et la substitution du bolomètre au micromètre ; le dispositif est un peu compliqué ; ils ont aussi recouru à l’emploi de la méthode bolomé-trique, dans le cas d’un double système de deux fils parallèles, l’un laissé dans l’air, le second immergé dans le diélectrique. Ils déterminent ainsi en même temps les valeurs des deux longueurs d’ondes.
- Cohn (-) a employé un seul circuit, et mesure à la fois une longueur d’onde dans l’air et une autre dans le diélectrique. Il a
- t* 1) Rubens et Arons. Wied. Ann., t. XLII, p. 585 ; 1891. Lum. Élect. t. XLI. p. 368. 22 août 1891.
- (3) Cohn. Wied. Ann., t. XI.V, p. 370, 1892 ; Berlin Ber. De\., 1891 ; Lum. Élect., t. XLIII. p. 627. 1892; voir aussi Cohn-Zeeman. L''Éclairage Électrique, t. Vf, p. 569, 1896.
- montré notamment l’influence sur les mesures, dans certains cas, des perturbations possibles dues à la surface de séparation des deux diélectriques.
- c) On peut enfin signaler'le principe d’une méthode consistant à déterminer au moyen du déplacement d’un résonateur, celui de Righi par exemple, la position de noeuds et de ventres le long de deux fils parallèles, supposés d’abord laisses dans l’air, puis dans le diélectrique. Il serait aussi naturel de mesurer simultanément les deux longueurs d’onde. M. Waitz:'1), parmi les premiers, a employé une méthode de ce type, et récemment M. Marx (2) a obtenu avec elle de bons résultats pour des ondes de 4 cm.
- ci) On peut aussi imaginer dans le même ordre de recherches, un emploi simple des tubes à vide. Une portion des fils parallèles pénètre dans une cuve où se trouve le diélectrique. Le déplacement d’un pont sur les fils, détermine, pour certaines de ses positions, i’illumination maxima d’un tube à vide. Nous reviendrons du reste plus loin sur cette méthode : elle a été très employée par M. Drude 1'3).
- Méthodes du capacité. Méthode de M. Br.ox-dlot. —• Un excitateur constitué par deux plateaux métalliques porte en regard de l’une de ses faces extérieures deux plateaux reliés par un interrupteur à charbons. Dans l’un des condensateurs ainsi formés, on interpose une lame de soufre, l’un des rares corps pour lesquels la loi de Maxwell soit immédiatement vérifiée, ri- — À*. Autrement dit, pour ce corps, dans tout le spectre électrique, le pouvoir inducteur reste sensiblement constant, et égal au carré de l’indice optique. On mo-
- 11) Waitz. Wied. Ann., t. XLIV, p. 527, 1891; Lum. Élect., t. XLII. p. 142, 1891.
- 12) Marx. Wied. Ann., t. LXVI, p. 411 et 597, 1898.
- (3) Drude. Wied. Ann., I.1V, p. 353, 1895 ; t. LV.p. 633.
- 1893 ; t. LVIII. p. j, 1896; t. LX. p. 500, 1897; Zeits-chrijt j. Phvsik Chem., 1897; L'Éclairage Électrique, t. 111. p. 281 1895 ; t. IV. p. 562, 1895; t. IX, 539. 1898 ; i t. XII, p. 82, 1897.
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- difie ensuite les distances des plateaux jusqu’à l'égalité des capacités, décélée par l’absence d’étincelles à l’interrupteur.
- Méthode de Nernst f). — AI. Nernst emploie un pont ainsi constitué ;fig. 2É Deux
- capacités résistantes 'soit R2 Rs leurs résistances, C, C« leurs capacités^, puis deux capacités sans résistance sensible : soient CSC4, ces dernières. Des deux capacités du premier bras, l’une est la capacité à mesurer, l’autre une capacité étalon. Une bobine d’induction est en relation avec deux extrémités du pont. Aux deux autres est relié un téléphone qui dans les courants alternatifs remplace le galvanomètre, et dont le silence décèle l'équilibre du pont. L’application due à Steinmetz, des imaginaires aux courants alternatifs donne en désignant par les
- capacités, self-inductions et résistances des deux premiers bras, par ^es quanti-
- tés analogues pour les deux autres, enfin par t.>= -rdc ia fréquence du courant alternatif. -
- R>-(L-—«‘-(l--
- Soit
- R3 - R, - O
- L8 = L4 r- L, L2 = O.
- (1) Nernst. Zeitschrift fïir Physik Chentie, t. XIV, p. 622, 1894; Wied. Ann., X. LVIi, p. 209, 1896; VÉclairage Électrique, t. VII, p. 372, 23 mai 1896.
- On obtient comme condition d’équilibre du pont, dans le cas particulier de la méthode . R, =: R,.
- de Nernst jCj —C,'. Le dispositif de Nernst permet l’obtention de valeurs relatives du • pouvoir inducteur, et a rnis en lumière deux faits importants, l’influence sur les résultats de la polarisation et de. la résistance du diélectrique, comme cela arrive dans le cas, par exemple de solutions salines possédant un pouvoir inducteur propre et une conductibilité sensible.
- AI. Nernst a du reste donné d’autres formes à sa méthode en utilisant comme contrôle de l’équilibre, un tube à vide ou un micromètre à étincelle (*). Il a aussi employé un excitateur différentiel original.
- Méthode de Thwing(-).— Elle utilise deux circuits parallèles et identiques, à cela près que l’un d’eux contient un interrupteur à étincelle, relié à une bobine d’induction. Si deux capacités, situées respectivement dans chaque circuit deviennent égales, le deuxième circuit entre en résonnance avec le premier. Cette résonnance est appréciée au moven d’un électrodynamomètre, intercalé dans le circuit secondaire et dont les indications sont alors maxima (fig. 2).
- Méthode Thomson. — Nous ne citerons que pourmémoire l’ancienne méthode Thomson, dont l’application présente aujourd’hui des difficultés dues sans doute à des connaissances nouvelles sur la résonnance multiple. Dans un excitateur on pouvait faire varier la capacité en remplaçant l’air par un diélectrique. On mesurait dans chaque cas la longueur d’onde au moyen d’un même réson* nateur.
- Méthodes dérivées du système de Lecher. — Une classe de méthodes qui paraît très
- f1) L'Éclairage Électrique, t. XIII, p. 84. 1897.
- (/) Thwing. Zeitschrift j. Pins. Chem., t. XIV, p, 286, [894.
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- féconde est celle de la propagation par fils, et de la formation d’ondes stationnaires. On peut employer pour cela le système de production électrostatique des ondes (dit système de Hertz ou de Lecher) ou le procédé électromagnétique dù à M. Blondlot.
- Ce type de méthode a été appliqué d’abord par Lecher (*),- par M. Pérot (•) et depuis par beaucoup d’autres physiciens.
- l'n système de Lecher (fig. 3}. comprend
- un excitateur constitué par deux plateaux primaires , reliés par un interrupteur à étincelle . Un circuit de propagation ou secondaire est formé par deux plateaux symétriques , en regard des précédents , puis par deux fils parallèles, soit laissés libres à leur extrémité, soit fermés sur un petit condensateur. Un premier pont métallique pp situé à courte distance des plateaux reste fixe. Dans la portion terminale du circuit, un deuxième point p'p' peut se déplacer sur les fils : un premier système d’ondes se forme sur l’excitateur, les plateaux le première partie du circuit et le pont métallique. Un deuxième système (ondes secondaires) peut être considéré comme se développant par induction dans le pont pp, et allant se fermer par les fils sur le petit condensateur.
- La méthode de Lecher se proposant de mesurer des pouvoirs inducteurs sous une longueur d’onde déterminée, il fallait avant tout définir la longueur d’onde existant dans ce système. Ce point a servi de thème à des
- (‘) Lecher. Wied. Ann., t. XLII, p. 142, 1S91 ; Wicu Ikrich, t. XC1X, p. 480, 1890.
- (a) Pérot. Comptes rendus, t. CXV, p. 38, 1S92; Lum. Élect., t. XLV, p. 239 et 337, 1892.
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- discussions nombreuses, et la lumière est à peine faite. La notion simple de l’oscillation fondamentale a été souvent obscurcie par la considération de cas où les phénomènes étaient particulièrement complexes.
- Lois des osch.t.ations dans un système nu Lecher. — Kirchoff f1), donna en 1857 'es lois des oscillations provenant de la décharge dans un circuit de plusieurs condensateurs en série qu’on v suppose intercalés. Cohn et Heerwagen (-_] ont constaté expérimentalement dans un système de Lecher, la présence d’une onde fondamentale d’autant plus prédominante que les axes des plateaux excitateurs sont plus rapprochés dans le système précédent. Ils se sont cependant placés dans des conditions expérimentales complexes qui leur ont permis l’observation de nœuds appartenant jusqu’à sept groupes d’ondes différents. La théorie proposée par Cohn et Heerwagen est la suivante. Une oscillation se développe sur l’excitateur, mais elle est rapidement éteinte, par suite de l’amortissement énorme de ce circuit ouvert terminé aux deux plateaux primaires. Une deuxième oscillation, dite totale, se ferme sur l’excitateur, les deux condensateurs, les fils et le pont fixe pp. C’est la seule que décèle l’expérience. Quels que soient les phénomènes dont l’excitateur soit le siège, que sa période soit fixe (3) ou que par suite des variations par échauffement de la résistance de l’étincelle f1), elle soit elle-même variable, la période totale doit rester fixe. On pourrait même dans cet ordre d’idées admettre l’existence d’oscillations propres, nées aux i plateaux secondaires, bornées à ce deuxième circuit et du type de celles que Lodge assigne à un cylindre, où la brusque mise en liberté,
- (') Kirchoff. Gesauun. Abbandl.; voir aussi W. Thomson.
- PM. Mag., (4), t. V, p. 393, 1853.
- (2) Cohn et Heerwagen. Wied. Ann., t. XLIII, p. 345> 1891 ; Lum. Èlect. t. Xl.I, p. 461, 1891.
- (3) Décombe. Thèse de doctorat, Paris, 1898, Théorie de l’unicité de la période excitatrice (M. Poincaré).
- H-. Swyngedauw. Comptes rendus, t. CXXIV. p. 5 56, 1897
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- d’une charge statique, accumulée a une de ^ ses extrémités donne lieu à une série de vibrations. L’amortissement de ces vibrations serait du reste énorme, et leur inlluence nulle.
- M. Drude d; reprenant la théorie de Kir-choff, remarque au contraire que la distance des axes des plateaux de l’excitateur n’a pas grande influence sur la position des nœuds, tandis que ceux-ci sont très déplacés quand on change les distances relatives des plateaux primaires et secondaires. Il admet que la loi de l’oscillation est celle de la décharge de deux condensateurs, considérés comme en série sur l’étincelle, h travers le circuit constitué par la première partie des fils et le pont métallique. On peut même prévoir que le système des ondes existantes ne sera pas unique, La longueur d’onde peut, suivant la théorie, se calculer par la formule simple (â)
- dans laquelle d représente la distance des nis parallèles, R leur nvyon, / la distance du pont iixe au condensateur excitateur, C la moitié de la capacitcexprimée en centimètres, de chacun des condensateurs excitateurs fermés sur l’étincelle. En particulier, quand la distance du pont au condensateur est très-faible par rapport à la capacité, on peut écrire plus simplement
- ), = 4I\/logi-/C. (U)
- On identifiera aisément cette formule avec celle de Thomson, a = ct: /lc où L représente la self-induction d’un circuit . Cette solution (IL, n'est cependant pas unique. On en prévoit une infinité, satisfaisant à la formule (I) et qu’on peut classer méthodique-
- é) Drude. Abhandl. des Sachs. Gesellsch. d. IVissench. Math, Pbysik. Masse, t. XXIII, p. 13 ; Wied. Ann., t. LXI, P-631, 1897; L’Éclairage Électrique, t. XIII, p. 570, 1897.
- (2) Kzrchoff. Gcsamm. Abhandl, p. 131 ; Drude, Pbysik i'Aethers, p. 383.
- ment. L’existence d'ondes plus courtes que l’onde fondamentale a été récemment décelée (T.
- Quoi qu’il en soit, quand le circuit excitateur est réduit à ses dimensions minima, que les axes des plateaux excitateurs sont le plus rapprochés possible, les deux théories concordent à nous faire admettre l’existence d'une onde prédominante, développée sur le circuit fermé par le premier pont métallique, tandis que dans les fils de propagation règne un mode oscillatoire imposé de même période que cette dernière vibration.
- Dans la propagation par fils, on peut de même, avons-nous dit, employer le dispositif de M. Blondlot ifig. 4). Il est constitué
- Fig. 4.
- par deux cercles, de fils concentriques isoles l'un de l’autre au caoutchouc. Le cercle intérieur ou excitateur possède un interrupteur à étincelle, et est en relation avec la bobine. Le cercle extérieur se raccorde à un système de deux fils parallèles, où la disposition des ponts est la même que celle signalée précédemment. La période qui règne dans ce circuit est d’autant plus voisine de celle de l’excitateur, que les deux cercles laissent entre eux un espace annulaire plus important. Quand ils sont le plus possible rapprochés l’un de l’autre, les constantes électriques qui interviennent alors sont celles du système constitué par les deux cercles.
- Le premier pont fixe est à un ventre de la force électrique sur les fils de propagation. Imaginons qu’à la distance X/4 de ce premier pont, l’on ait disposé, de l’autre côté, par
- P; Drude. Wied. Ann., t. LXI, p. 6}i, 1897, Ècl. Èkc., t, XIII, p. 570, 1897; Lamotte. Wied. Ann., t. LXV, p. 92, 1898, Ecl. Èlect., t. XVI, p. 303, 1898; Mazzotto. Atii dell. R. Acc. dell. Scien. di Torino, t. XXIX, p. iz.
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- rapport à l’excitateur, un tube à vide, sur les fils, ou en communication métallique avec eux. Ce tube est donc placé à un noeud des ondes stationnaires qui se développent sur le fil.
- Principe de i.à méthode de mesure des pouvoirs inducteurs. — Le principe de cette méthode et de ses variantes repose sur les faits suivants :
- à) Si on laisse la capacité terminale fixe, et si on déplace le pont métallique p'p\ pour un certain nombre de positions de ce pont, le tube à vide s’illumine ;
- b) De même, si on laisse le pont fixe et que l’on modifie les capacités terminales, pour certaines valeurs de la distance de leurs plateaux, on constate une illumination. Ce phénomène doit être attribué à la résonance du second système d’ondes par rapport au premier. Les ondes directes qui se développent sur les fils sont réfléchies avec un certain changement de phase et une certaine diminution d’intensité, qui dépendent de la capacité apparente du condensateur. Pour une valeur convenable de cette capacité, il y a en chaque point concordance de phase entre les ondes réfléchies et les ondes directes, et par suite renforcement de l’énergie mise en jeu dans les deux systèmes d'oscillations. Au nœud la variation du potentiel des charges est alors maxima, et le tube présente l’éclat le plus vif.
- Le principe de la méthode de mesure des pouvoirs inducteurs découle de ces deux remarques. Une capacité fixe C, constituée par le diélectrique à étudier est disposée dans le circuit. La meilleure illumination du tube a lieu pour un déplacement convenable du pont PP'. Laissons le pont P'P' fixe, et disposons au lieu de la première capacité C une deuxième, G', à lame d’air, par exemple. Modifions la distance de ses plateaux jusqu’à ce que le tube repasse par un maximum d’éclat. Les deux condensateurs seront alors dits posséder des capacités apparentes égales. On peut aussi, et c’est le principe de la mé-
- thode de M. Prude '*), dresser une table donnant. avec .une capacité étalon, pour différentes positions du pont P'P, les valeurs des capacités correspondant à la meilleure illumination du tube. Au mo}ren de cette table et quand on dispose dans le circuit une capacité d’expérience, on peut, le tube s’illuminant, déduire de la position du pont la valeur de cette capacité.
- Dispositif expérimentai, de M. Prude. —. Un excitateur de Biondlot comprenait un premier cercle pourvu d’un interrupteur à étincelle, et un second cercle extérieur et concentrique au précédent, raccordé à deux fils de propagation parallèles. Un premier pont métallique, disposé sur les fils, fermait le premier circuit où la période était bien déterminée. Les fils se terminaient sur un petit condensateur rempli du diélectrique à étudier. On déplaçait un deuxième pont mobile sur les fils jusqu’à ce que, pour une capacité donnée, le tube avide situé au nœud précédant immédiatement le pont fixe (supposé placé à un ventre de la force électrique; présentât son illumination maxima. C’est qu’alors le système d’ondes directes, et celles réfléchies sur le petit condensateur, étaient en concordance de phase, en chaque point, et qu’il y avait renforcement des énergies. — Les condensateurs avaient des capacités géométriques fixes, et étaient constitués par
- (»} Drude i. Wml. Ann., t. LXIV, p. rjr, i8ç8) a donné do sa méthode une théorie en partie fondée sur les relations données par KirchofF, et auxquelles nous avons déjà fait allusion. Il a calculé directement l’indice x. d'absorption. Nous ne retiendrons pour le moment que la formule qu'il donne do changement de phase et de l'affaiblissement éprouvés par
- l’onde dans sa réflexion sur le condensateur : qe4"1^
- où q est le rapport des amplitudes des vibrations directes et
- réfléchies, o ie changement de phase, p la quantité 4 log d r
- Dans cette dernière expression, d représente la distance des fils parallèles, r leur rayon, C' la capacité en centimètres du condensateur, R la résistance électrique du milieu compris entre les plateaux, X la longueur d’onde en centimètres; — voir aussi L'Eclairage É'ectrique, t. XV, p. 85, 1898.
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- de petits vases en verre, contenant le liquide à étudier, et présentant à l’intérieur deux petites lames de platine en regard, ou meme de simples fils du même métal. Nous rappellerons seulement pour l’instant que M. Drude a déterminé, sous la longueur d’onde de 73 cm, les valeurs du pouvoir inducteur, calculé celles de l’absorption de corps nombreux: qü'il a signalé la différence trouvée en général pour les indices dans l’emploi d’une méthode de capacité ou d’une méthode de longueur d’onde, et donné la raison de cette différence par la considération de l’absorption
- Il nous faudrait encore citer une méthode d’un type tout spécial, celle de von Lang, utilisant le tube à interférence de Quincke. L’application de la méthode a présenté quelques difficultés à ses débuts : certains chiffres obtenus ne pouvaient s'accepter que difficilement. Sous sa forme la plus récente, elle a donné de meilleurs résultats : un excitateur de Righi envoie un faisceau de rayons, ren- 1
- dus parallèles au moyen d’un miroir parabolique, sur un tube radio-conducteur. Mais les ondes, avant d’arriver au tube sensible, suivent un chemin particulier : elles se propagent dans deux tubes de cuivre, recourbés, ayant une origine commune, en face de l’excitateur, et aussi une extrémité commune. Au moyen d’un jeu de coulisse, la longueur de l’un des chemins peut être modifiée. On introduit ainsi des différences de marche entre les deux systèmes d’ondes. On apprécie, au moyen des déviations inaxima et minima d’un galvanomètre intercalé dans le circuit d’un tube radioconductcür, et d’une source d’électricité, les inaxima et minima d’énergie correspondant k la concordance ou à l’apparition des phases des deux systèmes d’ondes interférantes. On peut ainsi mesurer en valeur relative les longueurs d’ondes dans divers diélectriques.
- L. Barbii.lIün,
- MESURES SUR LE MICROPHONE (y
- III. — APPAREILS SERVANT AUX MESURES ACOUSTIQUES
- Les sources sonores. — Pour avoir des sons constants et pouvoir m’assurer de leur régularité j’ai employé deux procédés.
- Je me suis servi d’abord de tuyaux sonores que je faisais parler au moyen de l’air comprimé (s) enfermé dans un tube en acier (fig. 3), muni d’un régulateur du système de M. Fournier.
- J’ai constaté par les procédés que j’indi-
- (’.) Voy. Drude. Wied. Ann., t. LXV, p. 481, juin 1898; L'Éclairage Électrique, t. XVII, p. 372, 1898.
- (2) Cet air m’était livré à 120 atmosphères par la Société de l’Oxygène. Pour les expériences de courte durée, je le
- moyen d’une pompe de Gay-Lussac montée sur un moteur üectrique.
- querai plus loin que l’intensité du son restait remarquablement constante. E11 manœuvrant une vis du régulateur, on la faisait varier à volonté ^2).
- Malheureusement la production du son dans un tuyau s’accompagne du mouvement de translation d’une grande masse d’air qui vient choquer la membrane du microphone et est de nature à fausser les résultats. Aussi, ai-je renoncé à employer ces appareils.
- Je me suis servi alors de diapasons entretenus électriquement, du système de M. Mer-cadier, montés sur une caisse de résonance. * (*)
- (l; Voir L'Eclairage Électrique du 27 mai, p. 295.
- (*) Ce dispositif très simple remplace avantageusement une soufflerie munie de son régulateur, appareils encombrants dans lesquels on 11e peut maintenir le son constant et qui exigent la préseuce d'un aide.
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- C’est celle-ci qui constitue la source : c’est un tuyau sonore dans lequel il n’y a pas de mouvement de translation de l’air. I)e plus
- Fig. 3. — Dispositif permettant de faire parler les tuyaux son.ores au moyen de l’air comprimé enfermé dans un réservoir muni d'un régulateur.
- Le diapason portait un petit miroir plan dans lequel 011 pointait au moyen d’une lunette l’image d’un point lumineux éloigné très petit. Le réticule de la lunette était remplacé par un micromètre oculaire analogue à celui des microscopes. Lorsque le diapason vibrait on voyait une ligne lumineuse dont la longueur lue sur le micromètre mesure avec précision l’amplitude de la .vibration du diapason pourvu que les distances des deux objets restent les mêmes.
- Par une variation de la pile d’entretien, ou même par un simple réglage de la platine . sur laquelle appuie le style d’entretien, on modifie à volonté l’amplitude du son.
- Appareil de mesure pour V intensité des sons. — Pour pouvoir comparer les effets des sons
- de période différente il fallait pouvoir rap. porter la vibration du diapason à celle de la tranche d’air correspondant au microphone. Il fallait donc avoir un appareil de mesure des intensités sonores.
- Je n’ai pas employé les flammes manotné-triques de Ktenig dont le mode de fonctionnement est inconnu et semble dépendre de plusieurs variables.
- J’ai également rejeté la méthode optique qui consiste h former des franges d’interférence avec deux faisceaux écartés, et à interposer sur le trajet de l'un d’eux une couche d'air vibrant, puis à observer le déplacement des franges par la stroboscopie, bien qu’elle soit très séduisante puisqu’elle n’exige l’interposition d’aucun corps solide et qu’elle permette de mesurer la vibration de l’air lui-même. Il est bien difficile d’observer et de garder des franges dans le voisinage d’un corps en vibration, le moindre mouvement d’air (dû aux variations de température) suffisant à les faire disparaître. De plus si on ne fait pas traverser au faisceau une couche vibrante de largeur considérable la méthode manque de sensibilité, car elle met en jeu les variations d’indice dues aux variations de pression, qui sont très faibles. On trouve en effet par un calcul simple que pour une largeur de la couche vibrante de 20 cm, le déplacement des franges doit au plus être de 1/5 de frange.
- M. Raps, en 1893, a cependant appliqué cette méthode optique à l’étude des nœuds des tuyaux sonores, puis à l’étude des sons des voyelles (*), mais dans ses expériences la variation de pression était infiniment plus grande que les miennes. Bien antérieurement d’ailleurs, M. Lippmann avait donné à son cours le principe de la méthode et mis le phénomène en évidence, dans le cas des tuyaux sonores.
- (') M. Raps reconnaît que les observations sont très difficiles et qu’il faudrait augmenter beaucoup la sensibilité de la méthode dans le cas de la mesure des sons à l'air libre, ce qu’on pourrait faire par des réflexions successives.
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- Sur le conseil de M. Lippmann, j’aicherché à mesurer directement la vibration au moyen du microscope.
- J’ai d’abord placé à l'endroit voulu un objet très léger suspendu de façon à avoir un faible moment d’inertie et je l’ai observé au microscope.
- Après divers essais infructueux je me suis servi du dispositif suivant que j’ai trouvé
- Fig. 4. — Appareil permettant de mesurer l’amplitude de la vibration sonore par le mouvement d’une membrane en baudruche caoutchoutée.
- excellent, et qui constitue un véritable appareil de mesure des intensités sonores. Une membrane en baudruche caoutchoutée (fig. 4), très légèrement tendue est placée sur un petit tambour. Au centre de cette membrane, j'ai collé un tout petit disque de verre (qui était une fraction, d’un couvre-objet de microscope) et sur celui-ci, tout droit, un fil de verre rigide portant à son extrémité une petite leuille d’aluminium minçe percée d’un trou. 1
- Le fil de verre étant en bout et n’appuyant que par sa base, suivra simplement le mouvement de la membrane et aura un mouvement de translation suivant sa propre direction.
- Je pointais avec un bon microscope muni d’un micromètre oculaire, le petit trou très vivement éclairé. En produisant un son devant la membrane,on voyait l’image se déplacer et donner une traînée lumineuse dont la longueur mesure l’amplitude de la vibration.
- Mais on peut craindre que le mouvement observé ne soit autre chose que le mouve-
- l-'ig. 5. — Appareil stroboscopique de M. Lippmann.
- nient propre de la membrane iJ) ou n’en dépende. Pour être certain qu’il n’en était pas ainsi, et que j’observais bien le mouvement de la tranche d’air, je me suis servi successivement de la méthode stroboscopique et des courbes de Lissajous.
- J’ai employé le dispositif stroboscopique de M. Lippmann, qui a l’avantage d’être très simple, et de permettre de maintenir aussi longtemps qu’on veut, un mouvement qui n’est autre que le mouvemerit réel que l’on ralentit à volonté.
- {‘l On sait que quand on produit brusquement un son complexe très élevé devant une membrane, avec un coup de sifflet par exemple,celle-d continue à vibrer pour son propre
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- On fait passer devant la source lumineuse les trous d’un disque en cuivre, porté par une dynamo excitée en série, dont on peut faire varier la vitesse (fig. 5). Le mouvement est rendu très régulier au moyen d’un frein électrique, le disque passant entre les deux branches d’un électro-aimant qui développe des courants de Foucault d’autant plus intenses que la vitesse est plus grande, ce qui régularise le mouvement. Au moyen d’un rhéostat on fait varier l’aimantation de l’électro-aimant et par suite la puissance du frein. On prend comme source lumineuse un trou éclairé, très petit, placé contre le disque en cuivre ou mieux l’image réelle formée sur le disque d’un trou très éloigné. Au moyen d’une première lentille, on envoie le faisceau au voisinage de l’organe en mouvement qu’il s’agit de stroboscoper, et on concentre par une seconde lentille, ce qui permet d’éloigner autant qu’on veut les uns des autres, la source, le stroboscope, et le corps en mouvement (').
- Une partie du faisceau est renvoyée par un miroir sur le diapason source sonore. Au moment où la stroboscopie du diapason est atteinte, celle de l’image du trou dans le microscope se produit aussi. l)ans le mouvement stroboscopé, l’image du trou reste au point constamment (l’appareil étant bien réglé), ce qui indique que le mouvement du style est une translation suivant sa propre direction, et représente par suite en vraie grandeur le mouvement du centre de la membrane.
- En enlevant l’oculaire du microscope on peut projeter le mouvement sur un écran.
- On peut encore craindre qu’il n’y ait introduction d’harmoniques, ce que la stroboscopie ne peut pas mettre en évidence, à moins d’employer la méthode élégante due à M. Lippmann qui consiste à éclairer une fente par un faisceau se déplaçant avec l’appareil stroboscopeur (diapason avec miroir)
- urtout de l'importance
- et d’éclairer, par l’intermédiaire de cette fente, le corps en mouvement, puis de compter les images.
- Je me suis simplement servi des courbes de Lissajous.
- L’image réelle donnée par le microscope est renvoyée par un miroir fixe sur le petit miroir mobile porté par le diapason vibrant. On s’arrange de façon que le mouvement du style et celui du diapason soient per-' pendiculaires. On met au point l’image définitive sur un écran. La nature de la courbe indiquera s’il y a unisson ou production d’harmoniques.
- J’ai toujours trouvé l’unisson.
- Cette question de la mesure de l’amplitude des vibrations est très importante pour tous ceux qui, s’occupant de phonétique, cherchent à mettre en évidence les différentes notes qui interviennent dans la formation d’une voyelle.
- Les flammes manométriques de Kœnig que l’on a employées ont été accusées {par comparaison avec les résultats du phonographe) de ne pas suivre exactement les vibrations de l’air et d’introduire leurs vibrations propres. Sans vouloir entrer dans l’étude de cette question, je puis dire que si le fait est vrai, cela ne tient pas à la membrane qui obéit fidèlement au mouvement qu’elle reçoit.
- Mesure de l’amplitude du mouvement de la membrane du microphone et de la plaque du téléphone. — Je me suis servi du phénomène des anneaux colorés, les déplacements étant trop petits pour être observés au microscope, •et de la stroboscopie.
- L’appareil ['} comprend un cercle vertical fixé sur un pied très lourd, sur lequel par trois vis à pas très fins et des ressorts antagonistes, vient s’appuyer un second cercle que l’on peut à volonté fixer invariablement au premier au moyen de trois mâchoires
- l1) Cet appareil a été exécuté par M. Jobin, le très habile opticien, qui s’est prêté à tous mes essais avec un désintéressement amical dont je ne saurais trop le remercier.
- stroboscoper des a
- lorsqu’il s’agira de
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- munies de vis (fig. 6). Sur ce second cercle, on collait la membrane du microphone qui portait en son centre un petit disque en verre destiné à former les anneaux.
- Devant la membrane se trouvait un second plan de verre, monté dans un barillet, que l’on pouvait déplacer d’avant en arrière et fixer par une vis et qui portait une lentille convergente de court foyer (io cm environ) ; on formait au foyer de cette lentille une image très petite de la source que l’on pouvait placer très loin et dans une direction perpendiculaire à l’axe de l’appareil, la lumière étant renvoyée au moyen d’un petit prisme à réflexion totale.
- Le faisceau tombe parallèlement sur le système de la lame fixe et du petit disque en verre et si la source est monochromatique, on voit les anneaux en plaçant l’œil au point où les rayons qui sortent de l’appareil viennent converger, point qui est très nettement défini,
- La source est un brûleur Bunsen contenant une cuillère en platine avec un peu de sel marin.
- On forme les anneaux au contact.
- Puis on s’éloigne progressivement en manœuvrant les trois vis jusqu’à nodule atteindre le maximum qui suit la septième ou huitième extinction. On a alors entre les deux verres une distance de 2 mm, ce qui est très important pour supprimer les effets de la viscosité de l’air et les effets dus à l’attraction des deux plaques qui doivent se produire au contact.
- On fait vibrer la source sonore derrière l’appareil : les franges se brouillent, on leur rend leur netteté en stroboscopant le faisceau. On les voit alors se mouvoir lentement.
- On forme un quadrillage sur la plaque de
- verre qui est en avant. On mesure sur ce quadrillage le déplacement des franges.
- Pour étudier les vibrations de la plaque téléphonique, j’ai fixé sur le centre mobile une plaque de métal qui portait un trou et trois équerres munies de vis, de façon à pouvoir placer en son centre le téléphone. Au
- milieu de la plaque téléphonique était collé le petit disque de verre. On opérait comme précédemment.
- Etude de la vibration des plaques encas* trèes sur leurs bords. —J’ai fixé sur le cercle mobile une plaque de verre bien travaillée de 115 mm de diamètre, dont l’épaisseur était telle qu’elle pouvait servir de plaque microphonique (1 mm environ).
- (.A suivre.) J. Cauro.
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- ANALYSE ÉLECTROLYTIQUE
- Le travail de S. Avery et Benton Dales sur les impuretés contenues dans le fer déposé électrolytiquement dans une solution oxalique '*) est l’objet d’une réfutation de la part de Hans Verwer et Friedrich Groi.i., du'Iabo-ratoire d’Aix-la-Chapelle (2).
- Une première série d’expériences dont les nombres sont très satisfaisants a pour but d’établir que les résultats obtenus par ce procédé ne sont pas trop élevés, quoique les liquides de huit opérations réunis et évaporés puis oxydés, n’aient pas présenté la réaction du fer avec le sulfo-cyanate de potassium dont la sensibilité est cependant bien connue. Ces dosages ont été effectués avec 1 à 2 gr de sel de Mohr additionné de 8 gr d’oxa-late d’ammoniaque et à la température de 50 à 6o°. Le courant a varié de 0,95 à 1,1 ampère sous 2,5 à 3 volts.
- Les auteurs ont ensuite examiné le dépôt obtenu dans un liquide de même nature sur une cathode de platine faiblement dépolie et offrant une surface d’un décimètre carré ; l’anode était formée d’une lame semblable mais non dépolie. Après l’électrolyse, la cathode recouverte de fer lut roulée et introduite dans un tube à combustion soigneusement calciné et le fer fut brûlé dans un courant d’oxygène pur. En aucun cas, les gaz sortant du tube ne troublèrent l’eau de baryte. Du fer déposé sur les parois d’une capsule de platine fut aussi dissous dans du chlorure double de cuivre et d’ammonium, jamais il 11e laissa de résidu.
- En conséquence Venvef et Groll déclarent les critiques de S. Avery et Benton Dales dénuées de tout fondement pour ce qui concerne le dosage du 1er en liqueur oxalique, ils se proposent en outre d’examiner ultérieurement celles qui sont relatives aux autres méthodes étudiées dans le même travail.
- Dans l’Electrochemische Zeitschrift (1898,
- (P) L'Éclairage Èlecti ique, t. X!X. p. 133. 29 avril £ 899. (2) Berich. der dents. Chem. GeseU.. p. 806, 1899.
- p. 167;, Edgard F. Smith et Daniel Wai.i.ack combattent des objections faites par Heyden-reich à leurs travaux et publiées dans les Berichte de la Société chimique de Berlin (t. XXIX, p. 1585 et 1587).
- T Heydenreich ayant affirmé qu’il est impossible de précipiter quantitativement l’uranium dans une solution acétique, même après 50 heures, les auteurs ont repris leurs expériences pour montrer que l’on obtient des résultats excellents, les nombres cités le prouvent, en faisant usage d’une solution d’acétate d’uranium où la quantité de métal correspond a 0,1185 U308 pour 10 cm3. Ce volume du liquide est additionné de 10 cmH d’acide acétique concentré, puis on étend à 40 cm3. L’électrolyse se fait à 70° avec un courant de D40 = 0,18 ampère sous 3 volts. Tout l’uranium est déposé en 6 heures sous forme d’hydrate de proto-sesquioxyde, lequel fournit par calcination U309.
- 2° D'après Heydenreich également, le cadmium ne se précipite pas totalement d’une solution qui contient du phosphate de sodium et de l’acide phosphorique libre. Smith et Wallace prétendent au contraire que la méthode suivante donne des résultats absolument rigoureux. On a employé 10 cm3 d’une solution de sulfate de cadmium contenant 0,1656 de cadmium métallique, un excès de solution de phosphate di-sodique (d — 1,0358) et t,5 cm3 d’acide phosphorique [d — 1,347). Le mélange était étendu à ioocin5 et chauffé à 50°. On électrolysait ensuite avec un courant de D.N =0,06 ampère et 3 volts au début. Après 4 heures, le courant s’élève à D.N = 0,35 ampère avec 7 volts. Distance des pôles 31,75 mm. La précipitation est complète en 7 heures; le dépôt est brillant et compact sans trace d’éponge. On enlève le liquide sans interrompre le courant puis on lave à l’eau chaude. Il est impossible de trouver une trace de cadmium dans cette liqueur restante. ,, ^
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- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Procédé Verley pour l’épuration des jus sucrés par l’ozone :'i.
- M. Verley débute par la description de l’appareil producteur qu’il a conçu et breveté en juin 1896 et qui depuis cette époque fonctionne industriellement à l'usine de la Société anglo-française de Courbevoie, près Paris, pour la fabrication de la vanilline, de l’hélio-tropine et de l’aubépine.
- « Cet ozoneur est constitué par une plaque d’ardoise sur laquelle est fixée une plaque d’aluminium parfaitement polie. La table ainsi formée est posée sur des supports isolants. Au centre de la plaque d’ardoise et de la plaque d’aluminium est percé un trou par lequel sc produit l’aspiration de l’air ozone.
- » Sur la plaque d’aluminium sont collées de petites barrettes de verre de 3 a 4 mm d’épaisseur, qui sont disposées de manière h iormer une série de canaux rectangulaires, qui permettent au gaz de décrire un mouvement spirale avant d’arriver au centre et de s’échapper par l’orifice central. Sur la plaque d’aluminium est posée une glace de verre argentée et étamée sur la face opposée à celle qui regarde la plaque. Cette glace de verre se trouve donc maintenue à une distance de l’aluminium correspondant à l’épaisseur des barrettes de verre.
- » Si l’on met, d’une part la plaque d’aluminium, d’autre part la partie supérieure de la glace de verre, en contact avec les deux pôles d’un transformateur engendrant un courant alternatif à une tension suffisante, on voit jaillir une effluve dans rintervalle compris entre la glace et l’aluminium, et si 1 on prend soin de faire une aspiration par l’orifice central, l’air aspiré allant de la périphérie au centre se charge fortementd’ozone.»
- 1 M Communication faite par M. A. Verley, au 24” congrès de l’Association des chimistes de sucrerie et de distillerie, en mars 1899.
- Suivant l’auteur cet ozoneur présente de grands avantages pratiques. Tout d’abord on peutleconstruirededimensions aussi grandes qu’on le veut tout en obtenant un parallélisme rigoureux des surfaces entre lesquelles se produit la décharge obscure, parallélisme absolument nécessaire pour que l’effluve ait partout la même intensité. Un second avantage est sa facilité de démontage : il suffit de soulever la glace de verre pour mettre h nu la plaque d'aluminium que l’on peut alors essuyer de temps en temps pour la débarrasser delà poussière et de l'humidité amenés par le contact de l'air aspiré. Enfin l’appareil présentant une grande surface de refroidissement, sa température ne s’élève pas, en plein travail, à plus de 4 ou 50 au-dessus de la température ambiante, laquelle peut fftrc facilement maintenue vers o° comme on le fait à Courbevoie où l’air de la salle contenant 140 ozoneurs est refroidi à o° au moyen d’une machine à anhydride sulfureux.
- Après cette description de l’ozoneur, M. Verley passe à celle du dispositif qu'il emploie maintenant pour produire l’effluve entre les armatures de l’ozoneur. Il a été dit plus haut que ces armatures étaient respectivement mises en communication avec les pôles d’un transformateur. Ce dispositif est celui- employé au début, mais l'auteur ayant vérifié que le rendement de l’appareil augmente en même temps que la fréquence du courant il utilise depuis décembre 1896 des oscillations hertziennes obtenues par le dispositif suivant ;
- Trois supports en cuivre reposant sur la face étamée de la glace de l’ozoneur soutiennent un condensateur. L'armature inférieure de ce condensateur se trouve ainsi en communication avec l'armature supérieure de l'ozoneur laquelle est reliée à l’un des pôles du transformateur. L’autre armature du condensateur est reliée d’une part au
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- second pôie du transformateur et d’autre part à la feuille d’aluminium de l’ozoneur; sur ce dernier circuit se trouve un interrupteur à boules donnant lieu à la décharge productrice des ondes hertziennes.
- L’application industrielle de ces appareils au traitement des jus sucrés a été faite à Noyon dans l’usine de M. Bouillaut.
- « Les premiers essais datent de la campagne de 1897 ; ils ont été poursuivis durant ia campagne dernière et n’ont pu être menés à bonne fin qu’à la fin de cette campagne.
- » L’installation pour le traitement de 200 tonnes par jour comprend : une machine de xoo chevaux; un alternateur pouvant fournir un courant de 300 ampères sous 250 volts, soit 75 000 watts.
- » Le courant est divisé en 10 courants dérivés, actionnant chacun un transformateur. Ces transformateurs produisent un courant secondaire d’une tension de 12000 volts et chacun actionne à son tour 10 appareils à ozone, soit en tout iooozoneurs.
- » Ces derniers sont disposés sur une sorte d'étagère à claire voie, ce qui permet à l'air de circuler librement autour des appareils et d’assurer le refroidissement.
- » Comme la campagne sucrière a lieu l’hiver, on se trouve dans d'excellentes conditions pour obtenir un rendement convena-ble en ozone, sans avoir besoin de recourir à un refroidissement artificiel de la salle.
- » Chaque appareil est réuni à un collecteur en plomb par un tube de verre par lequel se produit l’aspiration de l’ozone.
- » Afin d’assurer un débit égal dans chaque ozoneur, chacun d'cux*est muni d’un petit indicateur spécial, muni d’un robinet de verre que l’on règle de manière à obtenir partout un écoulement régulier et identique du gaz.
- » Le collecteur qui reçoit l’ozone provenant de tous ces appareils est relié à la partie inférieure d’une colonne de coke imprégné de lessive de soude caustique destinée à retenir les vapeurs nitreuses produites en même
- temps que l’ozone par l’action de l’effluve sur le mélange d’azote et d’oxygène de l’air ; à la sortie du dénitrificateur les gaz sont introduits dans une série de cuves en tôle munies d’agitateurs mécaniques.
- » Les bras de l’agitateur se meuvent entre une série de faux-fonds, percés de trous, et ce dispositif a pour but d'obtenir une émulsion aussi complète que possible de l’air ozone avec la solution sucrée, et de laisser l’ozone en contact avec les sirops le plus longtemps possible.
- » A la sortie delà première cuve,l’air ozoné pénètre dans la seconde cuve contenant également du sirop qui reçoit l’excédent d’ozone qui échappe à la première.
- » Il y a une série de trois cuves : deux-sont en travail pendant que l’une d’elles est en vidange et en remplissage. Leur contenance est de 70 hectolitres chacune.
- » A la sortie des cuves à ozoner ou ozona-teurs, le courant gazeux est conduit à une pompe sèche capable d’aspirer 800 -ms à l’heure. C’est cette pompe qui, placée à l’extrémité de tout le système, détermine par aspiration le courant d’air ozoné dans tous les appareils que je viens d’énumérer.
- » Pour effectuer le traitement on introduit dans les ozonateurs 40 hectolitres de sirop marquant de 20° à 250 B. et sortant du triple effet. Le sirop a été préalablement refroidi a la température d’environ 20°,car l’expérience a montré qu’à une température plus élevée l’ozone attaque le sucre.
- » Le sirop doit avoir une alcalinité de 1 gr à 0,5 gr de chaux par litre.
- » Au début de l’opération on voit le sirop se colorer et l’ozone est entièrement absorbé. Au bout de quelque temps l’alcalinité diminue et la coloration augmente.
- » Au bout de une heure un quart à une heure et demie l’ozone commence à échapper de la première cuve et est retenu dans la seconde ; en même temps la coloration tend à disparaitre. Lorsque la coloration du sirop ozoné est revenue à peu près à la coloration primitive du jus initial, on suspend le
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- courant d’ozone que l’on dirige sur la cuve suivante.
- » A la sortie de l’ozonateur, le sirop maintenu froid est saturé d’acide sulfureux jusqu’à une acidité de 1,5 gr à 2 gr par litre. On neutralise ensuite toujours à froid par la baryte jusqu’à établir une alcalinité de 0,3 gr à 0,5 gr par litre. On réchauffe ensuite jusqu'à la température de 8o° et on envoie la masse à travers un filtre-presse spécial, construit en Angleterre par MM. Johnson et O, et qui seul a permis d’opérer la filtration du sulfite de baryte extrêmement tenu et chargé de matières organiques qui est produit dans ces conditions.
- » Quel est le rôle de l’ozonation et du traitement subséquent de l’acide sulfureux et de la baryte sur les sirops ?
- » Le jus de betterave contient, en dehors de la saccharose, un mélange si complexe de substances organiques et minérales qu’il est impossible de se faire a priori une idée des réactions qui peuvent se produire et de l’influence mutuelle que peuvent avoir les uns sur les autres les produits dérivés de ces réactions.
- » Je ne ferai donc que signaler les résultats constatés par l’expérience, laissant à d’autres chimistes, plus versés dans ces questions spéciales, le soin de déduire les conclusions qu’ils jugeront convenables. Mais il résulte des nombreuses analyses effectuées par MM. Cari-Mantrand et Duvernav, chimistes de la Société anglo-française, parM. Benoit, chimiste de 31. Bouillaut, par M. Escande, chimiste de M. Manoury, et outre cela des rapports fournis par les expériences des experts français et étrangers : M. Dupont, M. Sachs, M. Newlands, M.Ling, MM.IIuck et Anderlick, qui, à la demande de M. Cordon Salamon, l’éminent savant anglais, ont bien voulu étudier et approuver avec l’autorité de leur nom cette manière de voir, il résulte, dis-je, que l’action de l’ozone peut être envisagée sous les deux aspects suivants :
- » i° La combustion complète de certaines matières organiques, le sucre restant parfai-
- tement intact et inaltéré, à condition que la température ne soit pas trop élevée et que l’action de l’ozone ne soit pas prolongée au delà de certaines limites.
- » Ce fait résulte de ce que le quotient de pureté est augmenté dans une certaine mesure par l’action seule du passage de l’ozone dans le sirop. Cette augmentation de pureté est naturellement variable avec la nature des matières qui existent dans le sirop initial ; elle est généralement de 1 à 2Ü. Les matières organiques qui paraissent être oxydées de préférence sont les matières odorantes de la betterave, le goût acre est remplacé par une saveur plus douce et qui paraît plus sucrée!
- » 20 En dehors de cette combustion complète de certaines substances très oxydables, l’ozone produit une modification importante d’autres matières contenues dans le sirop. Cette transformation est mise en évidence par la formation que j’ai signalée de matières colorantes et par la diminutionde l’alcalinité. Il se forme des acides qui viennent neutraliser une partie de l’alcali et pour éliminer ces matières transformées, j’ai reconnu qu’il fallait compléter l’action de l’ozone par le traitement réducteur. On peut employer pour cela la poudre de zinc, l’acide hydro-sulfureux, l’hydrogène électrolysé,mais j’ai reconnu que le traitement mentionné plus haut : l’acide sulfureux et la baryte, est celui qui fournit les résultats les plus efficaces.
- » Le sulfite de baryte en se précipitant entraîne les matières réduites de la substance colorante, de sorte que l’on obtient après filtration un sirop parfaitement brillant, en grande partie décoloré et possédant une fluidité remarquable, ce sirop ne paraissant pas plus visqueux que du jus de deuxième carbonatation.
- o II résulte de là que la durée de la cuite est diminuée dans de grandes proportions ; le quotient de pureté est généralement augmenté de 2 ou 30 et le quotient salin augmente aussi dans les mêmes proportions.
- » En résumé, on peut affirmer que le traitement par l’ozone dans les conditions
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- annoncées précédemment permet d’éliminer environ 50 p. 100 du non sucre existant dans le sirop, il permet donc d’extraire de la betterave une plus grande quantité de sucre cris-tallisable en diminuant la proportion de mélasse. Le sucre obtenu est entièrement dépourvu de Todeur de la betterave, il a un goût agréable qui rappelle un peu celui du sucre extrait de la canne.
- » D’après les chiffres que j’ai donnés plus haut, la force motrice nécessaire pour traiter une tonne de betterave est d’environ 1/2 cheval, et la dépense d’acide sulfureux et de baryte est actuellement, avec le cours de la baryte, de 50 centimes. »
- Étude sur l’électrolyse des solutions de sulfate de cuivre.
- Par F. Fcerster et O. Seidel (‘).
- L’électrolyse des solutions de sulfate de cuivre ne donne pas lieu seulement à la précipitation de cuivre métallique a la cathode et à la séparation d’acide sulfurique libre et d’oxygène à l’anode, comme l’indique la réaction :
- SO‘Cu + HaO = Cu -F SOUP + O cathode anode
- Dans une foule de circonstances, il se précipite en effet à la cathode en même temps temps ou à la place du cuivre métallique certaines combinaisons. La combinaison que nous rencontrerons le plus souvent est le protoxyde de cuivre (Cu(i) 20) : sa formation n’est pas nécessairement due à l’action sur le cuivre de l’oxvgène provenant de l’électrolyse de l’eau, attendu, comme on le verra dans la suite, que bien souvent Cu20 se forme à des tensions bien inférieures à celles qui correspondent à cette électrolyse.
- Nous admettrons au contraire que les ions
- (i) Zeitsch.f. Anorg. Chem., t. XIV, 1 e: 2 (20 février 1897). — Quoique de date relativement ancienne, cette élude, la plus importante sur ce sujet, n’a pas encore été analysée dans
- les journaux français; c’est ce qui nous a engagé à en don-
- cuivriques (Cu++; sont réduits a la cathode sous l’influence d’un courant en ions cuivreux (Cu‘H), ce qui revient à dire que le sulfate de cuivre (SO'’Cu) est réduit à la cathode en sulfate cuivreux (SO'*Cu2) dont l’existence a été ignorée jusqu’ici (‘j. Ce nouveau sel peut avoir en liqueur acide et en présence de sulfate de cuivre ordinaire (ou sulfate cuivrique) une grande stabilité ; mais en liqueur neutre ou faiblement acide, il se dédouble avec précipitation de Cu20, suivant la réaction :
- SO'-Cu2 4- H20 = SO*H2 + Cu20
- De fait on trouve que la quantité d’acide sulfurique libérée correspond exactement à la quantité de Cu20 précipité.
- On peut expliquer cette précipitation du Cu20, d’après la théorie de la dissociation électrolytique, par une concentration suffisamment grande des ions OH. En effet la précipitation du Cu20 provient du dédoublement de l’hydrate CuOH (2CuOH = Cu20 + H20) ; nous avons donc en solution des ions OH, des ions Cu, et une partie non dissociée CuOH peu soluble. Or, nous savons que d’après la loi de Guldberg et Waage, le produit des concentrations de ces ions est égal au produit de la concentration de la partie non dissociée CuOH, par une constante; si donc il continue à se former en solution aqueuse ou faiblement acide des ions cuivreux (Cu+), le produit de concentration des ions Cu+ et OH augmentera, et par suite aussi la concentration de l’hydrate CuOH ; mais comme celui-ci est peu soluble, sa concentration est toujours voisine de sa concentration maxima, cette dernière ne tardera donc pas à être dépassée et l’oxydule précipitera aussitôt. Le même phénomène se produit par une augmentation de la concentration des ions OH ; c’est ce qui a lieu, comme nous le verrons, par suite de l’emploi des hautes tensions qui provoquent la formation
- 0 Depuis la publication de cet article, M. A. Joaunis a obtenu du sulfate cuivreux sans toutefois l’avoir isolé | (Comptes rendus, t. CXXV, p. 948).
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- des ions OH de l'eau. Toutes les fois au contraire qu’on pourra diminuer îa concentration des ions OH, par l'adjonction d’acidc sulfurique par exemple, on empêchera la précipitation de l’oxydule.
- Électroif se des solutions de sulfate de cuivre à la température de ioo°. — Pour les expériences que nous avons faites â la température de ioou, nous nous sommes servi d’un vase cylindrique de 6oo cm3 contenant 400 cm3 d’électrolyte ; ce vase était fermé par un bouchon de caoutchouc que traversaient les tiges des électrodes. Ces électrodes étaient constituées par deux anodes en cuivre pur
- entre lesquelles et à égale distance de chacune d’elle, se trouvait une cathode de platine dont la surface totale était de 81 cm2 5 ; le sulfate de cuivre du bain était très pur. Pour priver complètement l’appareil d’air on y faisait barboter un courant d’hydrogène pur; ce gaz se dégageait entre chaque anode et la cathode, et cela, tant que durèrent les expériences, c’est-à-dire 1 à 2 heures. Ajoutons enfin que le vase était chauffé au bain-marie. Le courant traversait un ampèremètre très sensible, ainsi qu’un voltamètre à solution d’argent.
- Les résultats de ces expériences sont consignés dans le tableau suivant ;
- Dans ce tableau : ! de sulfate de cuivre dissous dans un litre
- Ccuso* indique le nombre d’équivalents | d’électrolyte.
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- Gh8S04 indique le nombre d’équivalents d'acide libre contenu dans un litre d’électrolyte.
- D indique la densité du courant exprimée en ampères par décimètre carré de surface de cathode.
- Cu20 indique la masse de protoxyde de cuivre trouvée à la cathode.
- CUi indique la masse de cuivre arrivée à la cathode avec ou à la place de Cu20.
- Cun indique la masse de cuivre équivalente à la masse d’argent séparée sur le voltamètre à solution d’argent.
- Cum indique la masse de cuivre qui reste en solution à l’état d’ions cuivreux, après chaque essai.
- V indique le rapport du .poids de CusO à la différence Cun—C,.
- On obtient Cuin en effectuant la somme (‘j :
- Cum = 2 CUit — 2 Cui — Cu2
- Cus étant la teneur en cuivre du protoxyde Cu20.
- On voit, d’après ces expériences, qu’il se dépose principalement Cu20 si la solution est neutre ou faiblement acide, et uniquement du cuivre métallique si elle est fortement acide. Mais dans l’un et l’autre cas le poids du dépôt obtenu est toujours inférieur à sa valeur théorique, calculée sur le volta-
- (') 11 est facile de se rendre compte de la façon dont cette somme a été établie si l’on se rappelle que les ions cuivreux sont formés moitié aux dépens du cuivre déposé sur la cathode moitié aux dépens du cuivre dissous à l'état de SOCu:
- SOCu + Cu = SOC u
- Nous supposerons, ce qui ne nuit en rien aux résultats, que la quantité de cuivre Cun théoriquement déposée se précipite d’abord intégralement sur la cathode. Une partie Cu1 de Cu„ ira ensuite former avec SOCu, SO*Cu*
- mètre a solution d’argent qui se trouve dans le circuit. Il peut même arriver (expériences nos 6 et 7,i que dans certaines conditions il ne se produise presque aucun dépôt à la cathode ; d’après notre hypothèse, énoncée au début, ces conditions correspondraient aune grande stabilité pour le sulfate cuivreux. Cette stabilité se montre généralement d’autant plus grande que la concentration des solutions de sulfate de cuivre est plus élevée.
- L’existence en solution du sulfate cuivreux peur être révélée par le précipité de cuivre métallique qui apparaît dans le liquide, en poudre fine cristalline lorsqu’on le laisse refroidir ; les ions cuivreux (Cu'ri se changent alors en ions cuivriques (Cu'H+) et en cuivre moléculaire [Cu) qui précipite :
- 2C11 ^ — Cu+r + Cu
- Le même phénomène se produit, si après avoir dissous à l’ébullition du protoxyde de cuivre dans une solution modérément acide de sulfate de cuivre, on filtre et on laisse refroidir.
- L’aspect cristallin et rugueux du cuivre métallique déposé sur la cathode en solution acide de sulfate et à ioo° porte à croire que ce métal, loin d’être déposé directement par le courant, provient du dédoublement des ions
- entrera en solution; l’autre partie Cu"i restera adhérente à la cathode. La partie Cu' qui se trouve maintenant à l’état d'ions cuivreux peut se scinder en trois parties suivant les trois réactions :
- SOCu2 = Cu'i +SOlCu SOCu2 + H20 — CujO + SOH2 SOiCu5m qui reste en solution.
- En résumé Cun subit les transformations représentées par
- S04Cu2 = Cu'3 + S04Cu
- SOCu — SO -j- Cun \ Cu + SOCu = SOCu2 J SOCu2 + H20 — Cu*0 + S04H2 <Cu„ = Cu' + Cu",) j SOCu2,,,
- Cu",
- Avec ce schéma, il est facile de calculer Cum (qui est 1 donc figuré dans les formules précédentes par Cu2,,,) : 1 Cu,n — 2Cu,i — 2(Cu', + Cu"„) — CUj.
- Cum = 2Cu' — 2Cu', — Cu2, | Or Cu', -b Cu", n’est pas autre chose que la quantité de
- mais ! cuivre Cu, qu’on retrouve sur la cathode; donc, enfin
- Cu„, = aCu,i — 2Cu,— Cu2
- 2Cu' = 2C1111 — 2Cu"i
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- cuivreux suivant la réaction précédemment formulée.
- Electrolyse des solutions de sulfate de cuivre à la température ordinaire et à très
- basses densités de courant. — Les essais ont été faits avec les mêmes appareils que pour les expériences précédentes ; mais la durée de l’électrolyse a été de 14 à 24 heures. Le tableau suivant résume ces essais :
- ORDRE CCuSO‘ cmso* I) Cu20 CUr Cua CUüi V
- 21 2 0,030 0,2219 0.0787 0,1977 0,0406 1,86
- 22 2 0,011 0,3094 0,1748 0,0750 17/7
- 23 2 0,003 0,0752 0.0539 0,0410 '•4
- 24 2 0,0012 0,O2OQ 0,0499 0,0812 0,4
- 26 2 0,01 0,030 0,3733 0.3814 0,0162 *
- 0,01 0,011 o,,48i 0,1833 0,0704 »
- 0,003 0,0579 0,0714
- 28 1 «,,003 0,0358 0,0448 0,0180
- 29 0,25 0,030 0,1854 0,3988 0,5127 0,0632 1,63
- 3° 0,25 0,011 0,l669 0,0520 °>I435 0,0346 i .82
- 3' 0,25 0,003 0,1051 0,0556 0,0180 1.89
- 32 0,25 - 0,0012 0,021/ 0,0232 0,0272 0,94
- 33 0.25 0,01 0,030 0,4738 0,4792 • 0,0108
- 34 0,25 0,01 0,011 0,1570 0,1924 0,0708
- 35 0,25 0,U1 0,003 0,0282 0,0630 0,0696
- 36 0,05 0,030 0,0444 0,4396 » 4838 0,0396 1.24
- 37 0,05 0,011 0,0714 0,1486 0,1926 0,0246 1,63
- 38 0,05 0,003 0,0625 0,0095 0,0485 0,0226 >,63
- 39 0,05 0,0012 0,0372 0,0217 0,0104 1 -71
- 40 0,05 0,01 0,01 ï „ 0,1728 0,1767 0,0078 „
- 41 0,05 0,01 0,003 0,0448 o^Sâ1 0.0206 »
- 42 0,05 0,01 0,0012 0,0168 0.0241 0,0146 »
- 43 0,05 1 0,003 °:°373 0,0405 0,0064
- 44 0,01 0,003 0,0575 0,0403
- 45 0,01 0,0012 0,0 367 0,0225 ”
- Il résulte de ces expériences qu’avec des densités faibles, les ions cuivreux se forment et restent en solution également à la température ordinaire, bien qu’en plus petites quantités qu’à température plus élevée. Comme précédemment la stabilité des ions cuivreux I
- croit avec la concentration du sulfate de cuivre. On voit d’après le tableau précédent qu’il faut très peu d’acide sulfurique pour précipiter sur la cathode du cuivre au lieu du protoxyde.
- La densité du courant paraît exercer une
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- influence remarquable sur le cours de i’élec-trolvse à la température ordinaire. Si cette densité ne dépasse pas une certaine valeur, très petite d’ailleurs, le travail du courant paraît consister exclusivement à transformer dans le voisinage immédiat de la cathode les ions cuivriques en ions cuivreux ; ceux-ci donnent alors lieu à la précipitation sur la cathode, soit de Cu2Os si la solution est neutre, soit de cuivre si la solution est acide (^CuT = Cu‘t"'H -f- Cu). Pourdesdensités supérieures à celte valeur la quantité d’clectricité qui passe à travers l’électrolyte est plus grande que celle qui correspond au travail de transformation des ions cuivriques en ions cuivreux ; aussi a-t-elle pour effet, en outre, de décharger complètement un certain nombre d’ions cuivriques (c’est-à-dire de les précipiter électrolytiquement sur la cathode;. De plus, il est à remarquer que plus la densité est grande, moins il se forme d’ions cuivreux. Cette décharge complète des ions cuivriques, où si l’on veut, cette précipitation directe des ions cuivriques à l’état de cuivre moléculaire par le courant s’effectue à partir d’une densité d’autant plus basse que la concentration du sulfate de cuivre est plus faible; cela résulte de ce que cette faible concentration, comme nous l’avons déjà dit, correspond au minimum de stabilité des ions cuivreux dans la solution. Ajoutons enfin que la précipitation directe du cuivre par le courant paraît favorisée par la présence d’acide sulfurique libre.
- La précipitation directe du cuivre par le courant se reconnaît tout de suite par le poli, la compacité et la régularité des dépôts cathodiques, toutes choses qu’on n’obtient pas par précipitation du cuivre, par la réaction 2Cu+ Cir4"1- -r Cu. Tl résulte de l’agitation de l’électrolyte par l’hydrogène que quelques ions cuivreux formés à la cathode viennent . aboutir à l’anode : là il se peut qu’ils reçoivent des charges positives et sc retransforment en ions cuivriques ; il doit en résulter alors une absorption de travail que l’on constatera par une dissolution du cuivre anodique plus faible que celle qui correspond à la quantité
- d’électricité employée. C’est ce qui résulte d'essais faits avec les mêmes appareils que pour les essais précédents, à cela près que la cathode en platine a été remplacée par une feuille de cuivre de même grandeur recouverte de cuivre électrolytique ; le courant a été renversé, c’est-à-dire que cette feuille nous servait d’anode, les autres électrodes étant employés comme cathodes. Le tableau suivant résume ces essais; les notations sont les mêmes que précédemment, sauf pour Cm qui désigne ici la diminution de poids de l’anode, de plus d désigne la différence entre les poids des cathodes et de l’anode.
- On voit par ce tableau que la perte de poids de l’anode est trop faible ; elle est d’autant plus faible que l'électrolyte est plus capable d’absorber des ions cuivreux.
- Cette remarque n’a pas été faite au sujet des expériences consignées dans les deux premiers tableaux. Si l’on voulait en tenir compte on serait forcé de diminuer les chiffres donnés dans les colonnes Cuu,, puisqu’une partie des ions cuivreux de la solution repasse à l’anode à l’état d’ions cuivriques ; malgré cela, ces tableaux conservent toute leur valeur, puisqu’il reste que les chiffres des colonnes Cu,, indiquent la quantité d’ions cuivreux qui ont été en solution, et que ces chiffres n’offrent d’intérêt que par leurs valeurs relatives.
- Pour annuler cette influence des anodes, il suffit de les entourer soigneusernentde papier parchemin, comme l’ont prouvé nos essais.
- Solubilité du cuivre dans les solutions de sulfate de cuivre. — Jusqu’à présent on n’a
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- pas admis la solubilité du cuivre dans les bains de sulfate de cuivre, à l’abri de l’air. Les expériences suivantes prouvent .qu’on peut, même sans l’intermédiaire du courant, dissoudre à l’abri de l’air du cuivre dans une solution de sulfate de cuivre d’après la réac-
- Cu + SOCu = SO*Cu2
- ou, pour employer la notation ionique :
- Cu -|- Cu+1_ =
- Nous avons plongé des feuilles de cuivre (de 30 à 40 cm2) dans une solution de sulfate de cuivre, traversée par un courant d’hydrogène afin d’éviter absolument l'influence de l’air. Nous avons opéré, à la température ordinaire de 18 à 20 heures, ou à 100“ pendant 2 heures; les essais ont été effectués en solution neutre et en solution acide. Nous avons ainsi obtenu, avec des solutions neutres, un dépôt de Cu20 sur les feuilles de cuivre; en solution suffisamment acide les feuilles de cuivre ont diminué de poids et sont par conséquent entrées en solution.
- Le tableau suivant indique les changements de poids subis par les feuilles de cuivre ; les chiffres sont exprimés en milligrammes et se rapportent à une surface de 40 cm2.
- H CCuSO' CIIsSO /= i8d ' = <*>“
- 53 2 - 3,6 + 36,8
- 54 0,25 + i,7 + n,3
- 55 0,05 + 2,8 + n,4
- 56 2 0,01 + 60,9
- 57 0,25 0,01 + 40
- s» 0,05 0,01 - 8,5
- 59 0.25 0,1 — 33-9
- 60 0,05 0,1 f - i/
- 62 0,25 J _ 2 — 26, s
- 63 0.05 J _'1’2 — 14,1
- Il est à remarquer que le cuivre se dissout d’autant mieux que le sulfate de cuivre est
- plus concentré. L’acide sulfurique n’a pas de coaction immédiate, puisque le cuivre s’est montré, dans des essais que nous avons exécutés, absolument insoluble dans l’acide sulfurique normal chauffé à ioo° et à l’abri de l’air.
- Dans une autre série d’essais nous avons saturé de cuivre une solution chaude de sulfate de cuivre; en la laissant refroidir nous avons obtenu un précipité de cristaux de cuivre métallique. A cet effet nous avons rempli presque complètement, avec des solutions normales de sulfate de cuivre et d’acide sulfurique, une petite éprouvette de verre; puis nous l’avons fermée à la lampe. Cette éprouvette était renflée au tiers de sa hauteur et contenait une spirale en cuivre. Nous l’avons chauffée dans sa partie supérieure à 2000 au moyen d’un four h tube, la partie inférieure sortant de ce four. Au bout de quelques heures on a trouvé, après refroidissement sur les parois inférieures de l’éprouvette, de beaux cristaux de cuivre.
- Dans cette expérience le cuivre s’est dissous puis s’est reprécipité en subissant la réaction.
- Cu + Cuf l~*~ Z 2 Cu+
- Électrolj'se des solutions de sulfate de cuivre avec de ti'ès hautes densités de courant. — Pour les essais on s’est servi d’anodes et de cathodes en cuivre; l’électrolyte, toujours fait avec du sulfate de cuivre pur, était mis en circulation par le petit appareil bien connu de Mylius et Fromm (’). Pour avoir des densités de courant à peu près égales entre les bords et le milieu des électrodes, on a employé de grandes électrodes (12 cmxi©cm). Avec une solution de sulfate de cuivre neutre binormale, on a obtenu les résultats suivants :
- On voit, d’après ce tableau, que Cu20 apparaît avec les hautes densités de courant seulement ; ces hautes densités correspondent à l’électrolyse de l’eau et à la formation d’ions OH. Gomme nous l’avons vu en com-
- (*) Voir Zeitschnifi fiir Anorganische Chemie IX. 160.
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- if 1 «! t 1 DURÉE
- 64 6 3-7 20 inin. IglP
- 65 2 1.4 4 heures.
- 66 Tô 20 heures.
- 67 o./5 18 heures. r“Be
- 68 2 «75 2 h. 1 2
- mençant cc travail, la concentration des ions OH provoque la précipitation de CiÉÜî cette concentration croît, naturellement avec l’intensité, il n’est donc pas étonnant que le précipité de Cu*0 sur la cathode croisse aussi pour la meme raison.
- Pour des tensions inférieures a celles de l’élcctrolyse de l’eau, il n’v a pas de précipité de CusO.
- Une petite quantité d’acide peut empêcher la formation de Cu20 même à haute tension : c’est ainsi qu’on n’a pas eu de formation de Cu80, même au bout d'une demi-heure avec une solution sulfurique centinormle et une
- solutionbinormale desulfatede cuivre; la tension était de 6,6 volts et la densité de 7, d’ampères par dm* : la température a monté jusqu’à 40".
- du cuivre pulvérulent rouge foncé. —Le tableau suivant résume nos expériences à ce sujet.
- (f, On voit, d’après ces essais, que le cuivre pulvérulent rouge foncé brun se sépare aussi bien en solution acide qu’en solution neutre ; que sa formation ne dépend pas de la tension du bain, mais uniquement de la densité du courant qui doit être élevée, et d’autant plus élevée que la concentration du sulfate est plus grande. Il n’y a pas nécessairement de Cu*0 dans le cuivre pulvérulent; CuâO n’en
- est donc pas la cause ; d’ailleurs le CuaO peut très bien se précipiter avec le cuivre et former avec lui néanmoins des dépôts très unis et très adhérents. Il semble qu’il faille attribuer la formation du cuivre pulvérulent à une cristallisation de celui-ci poussée trop vite.
- Formation du cubredit noir. — Il se forme à la cathode un précipité noir souvent floconneux, quand on électrolyse à tension élevée des solutions de sulfate de cuivre très étendues, surtout quand on ne les remue pas.
- C’est ainsi que nous avons obtenu ce précipité en électrolysant une solution neutre de sulfate de cuivre à avec des densités de
- 0,35 à 0,8 ampère par dm2 et des tensions de 3 à 11 volts ; la surface totale des cathodes était de 58 cm2. Ce cuivre paraît être un alliage d’hydrogène ; il se produit d’ailleurs pour des tensions très supérieures à la décomposition de l’eau. Si l'on remue le liquide, il n’apparaît plus de cuivre noir, mais du cuivre pulvérulent rouge brun. Cela peut tenir à ce qu’en ce liquide tranquille il y avait dans le voisinage de la cathode un appauvrissement du bain suffisant pour donner au bain une grande résistance électrique ; en remuant le liquide, la résistance diminue, la tension
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- baisse et peut devenir suffisamment faible pour que le cuivre noir n’apparaisse plus.Mais dans les solutions suffisamment étendues, par exemple à et avec les densités de cou-
- rant précédentes :'la tension s’élève alors à 17 volts), il y a toujours formation à la cathode de cuivre noir, qu’on remue ou qu’on ne remue pas. La présence d’acide libre s’oppose à la formation de cuivre noir et cela d’autant mieux que la densité du courant est plus grande et la solution de sulfate de cuivre plus concentrée.
- Une solution de nitrate de cuivre étendue donne de même du cuivre noir, le nitrate d’ammoniaque entrave et même empêche, s’il est en quantité suffisante, la formation de cuivre noir ; il semble, dans ce cas, qu’il y a oxydation à la cathode de l’hydrogène qui alors n’agit plus sur le cuivre.
- Etat du cuivre àl'anode. — Les expériences consignées dans le tableau suivant ont été faites avec des solutions de sulfate de cuivre binormales et avec des anodes en cuivre.
- On voit qu’il se fo raie même sur l’anode et avec une densité de courant croissante du Cu'O ou à sa place un précipité jaune amorphe qui paraît être du sulfate cuivreux basique.
- Affinage électrolytique du cuivre. — Cette opération se fait en solution de sulfate chaude, ce qui a l’avantage de diminuer la tension du bain tout en conservant des densités de courant très grandes; on ne risque pas ainsi d’atteindre les tensions par lesquelles la pureté du cuivre de la cathode s’altère. Nous avons observé dans des essais faits avec un électrolyte, composé de 150 gr de sulfate et 50 gr d’acide sulfurique par litre, qu’à 40° le cuivre obtenu était plus beau et plus compact que celui que nous avons obtenu à la température ordinaire, dans les mêmes conditions.
- Enfin, la boue d’argent qu’on obtient à 40" est beaucoup plus riche en argent et plus pauvre en cuivre que celle que nous avons obtenue à densité de courant égale à la température de 180.
- L’analyse a donné :
- à 40" : A g 10,2 p. 100; Cq 1,4 p. 100; Pb 86 p. 100 ; à i8ü : A g 2.9 p. 100; Cu 62,5 p. 100.
- A. Ho.
- Communication directe d’un circuit téléphonique double fil avec un circuit simple fil ;
- Par Théophile Vallance i1 .
- Il peut être, dans certains cas, avantageux de mettre en relation un circuit téléphonique à double fil avec un circuit à simple fil, en permettant aux deux postes extrêmes de converser et de s’appeler sans déranger le poste intermédiaire, et même, au besoin, de rappeler celui-ci.
- Ce résultat peut être obtenu en réalisant au poste intermédiaire l’installation représentée par la figure que nous reproduisons et en installant dans chaque poste extrême une clef double permettant d’envoyer le courant d’appel dans les deux sens.
- Une fiche E envoie le circuit double iil sur un relais R, à deux armatures polarisées fonctionnant chacune sous l’action d’un
- (‘) Journal TettgmpbiqM, 25 avril 1899, p. 73.
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- courant de sens différent; ce relais doit avoir une grande self-induction, il est en dérivation sur l'un des circuits d’un transformateur T. Une fiche e envoie le circuit simple fil sur un relais r semblable au premier et en dérivation sur le deuxième circuit du transformateur.
- L’enfoncement des fiches dans les jacks correspondants des circuits doit interrompre la communication avec les annonciateurs oïdinaires de ceux-ci.
- On remarquera que l’un des fils du circuit double aboutit au relais R, en passant par l’armature a' du relais r, et par son contact de repos; en outre le relais r et le deuxième circuit du transformateur sont mis à la terre par l’intermédiaire de l’armature A du relais R et de son contact de repos.
- Un courant, venant du circuit double fil, qui fait fonctionner l’armature A du relais R rompt la communication avec la terre du relais r et du transformateur pour l’établir avec un pôle d’une pile p dont l’autre pôle est relié au transformateur et par suite au circuit simple fil. Le poste correspondant est par suite appelé. Si l’envoi d’un courant de sens contraire avait fait fonctionner l’armature A', l’annonciateur S aurait été actionné par la pile locale et le poste intermédiaire appelé.
- Lorsque, du simple fil, un courant fait fonctionner l’armature a du relais r, la communication du fil i du circuit double est rompue avec les appareils et établie avec un pôle d’un pile P dont l’autre pôle est relié au fil 2. Par suite, le poste correspondant est appelé. Si au contraire c’est l’armature a qui a été attirée, l’annonciateur s fonctionne et le poste intermédiaire est appelé.
- Il est facile de voir, en examinant les communications, - qu’en dehors des appels, les conversations peuvent toujours être échangées par l’intermédiaire du transformateur. Les relais en dérivation ayant une grande self-
- induction n’ont pas d’action nuisible sur l’intensité de la parole.
- Une installation de cette nature, dans laquelle, à défaut de relais à deux armatures, on avait employé deux relais polarisés ordinaires en dérivation comme l’indique le croquis avec un relais Ader embroché sur chacun des circuits, a bien fonctionné pendant quelque temps puis a été supprimée, le service ayant été modifie.
- Aux deux extrémités d’un circuit double fil on pourrait faire la même installation de
- façon k permettre, en dehors des heures de service des bureaux centraux, à deux abonnés à simple fil de s’appeler et de converser suivant leurs besoins.
- Si un bureau central rentre sur le circuit, il peut à volonté soit appeler l’abonné relié en envoyant le courant dans un sens déterminé, soit rappeler le bureau central correspondant en envoyant le courant d’appel en sens contraire.
- S’il n’était pas utile de pouvoir rappeler les bureaux centraux des relais polarisés ordinaires aune armature seraient suffisants.
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- Électrodes dites impolarisables et courants alternatifs ;
- Par E. Warburg (').
- Capacité de polarisation des électrodes réversibles ;
- Par Eisa Neumann (2).
- i. Théorie de Warburif.— La polarisation des électrodes par le courant alternatif a été étudiée en premier lieu par F. Kohlrausch. Il admet que la polarisation est proportionnelle à la quantité d’électricité qui a traversé l’électrode, en posant :
- p=if,dl
- C étant une constante, dite capacité de polarisation,/? est compté positivement quand il est de sens contraire à i. Si le courant est un courant sinusoïdal de fréquence m et d’intensité maxima a,
- Cette hypothèse a été modifiée depuis par Max Wien et Orlich, qui écrivent :
- •!/ est compris entre o et d’après cette formule, le maximum, de polarisation se produirait plus tôt que ne le supposait la première. Orlich a montré qu’il devait en être ainsi,à causede la dépolarisation et peut-ctre aussi d’autres circonstances.
- Wien et Orlich ont déterminé expérimentalement c et ô pour différents cas : mais on n’a pas jusqu’à présent, cherché à calculer ces quantités a priori, en partant d’une théorie de la polarisation.
- p) Wted. Ann., t. LXVII, p. 493-500, 1899. (â) îbid., p. 500-535, mars 1899.
- Considérons une électrode impolarisable, c’est-à-dire un électrode métallique plongeant dans une dissolution d’un sel du métal, par exemple, une électrode d’argent dans une dissolution d’azotate d’argent. La seule transformation que subit l’électrode par le passage du courant, répond, comme on le sait, au transport du sel de la cathode à l’anode. Supposons que l’électrode ait la forme d’un cylindre de section 5 rempli de l’électrolvte : soit ua la vitesse de migration de l’anion et m le nombre d’équivalents de sel contenus dans un cmc de la dissolution. La quantité de sel transportée par seconde est qu0 m. Soit d’autre part «/, la vitesse du cation, i l’intensité du courant, A l’équivalent électrochi-mique, n le nombre d’Hittorf ; on aura :
- La quantité p de sel transportée sera :
- S désignant l'équivalent du sel.
- Cette quantité de sel doit être égale à celle que doit emporter pendant le même temps le courant de diffusion qui s’établit. Soit k la constante de diffusion, c la concentration : en prenant pour axe des ^ une normale aux électrodes et pourdirection des ^ positifs celle du courant, on aura à l’électrode (^ = o) :
- Si le courant est alternatif
- il produit au voisinage de l’électrode des variations périodiques de la concentration.
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- variations qui deviennent insensibles à une grande distance de l’électrode. Pour calculer ces variations, il faut intégrer l'équation : àc , d*c
- Hf=k-W
- sous les conditions : pour \ — o
- pour ^ == ac
- c = c(, = concentration initiale.
- quels donne naissance la dissociation d’une molécule : on a supposé que toutes les molécules sont dissociées.
- En tenant compte de la valeur de c, il
- Si les variations de la concentration sont petites par rapporta la concentration initiale c, cette valeur de p pourra s’écrire :
- L’intégrale correspondant à l’état stationnaire sera :
- abZ,
- vT
- «U —
- -)
- en posant
- Pour \ — o
- £ est la distance à laquelle l’amplitude de l’onde de concentration est réduite à la fraction ~ de la valeur qu’elle a sur l’clcctrode : en pratique, cette distance est une fraction de millimètre.
- Supposons maintenant qu’en face de cette première électrode s’en trouve une seconde dont la surlace puisse être regardée comme infinie vis à vis de la sienne. La concentration au voisinage de cette seconde électrode reste toujours égale à c0 et d’après la théorie des piles de concentration, la force électromotrice de polarisation sera :
- P — e log nat
- Dans ces équations, R représente la constante des gaz, 0 la température absolue, v la valence du métal, f le nombre des ions aux-
- La capacité de polarisation C sera alors
- et la capacité par cmq
- Si les deux électrodes sont de même grandeur, la capacité de polarisation devient ij2 c,.
- Pour des électrodes d’argent dans une dissolution d'azotate d’argent, renfermant un millième d’équivalent par litre, on trouve
- Ci = 664,8 microf.
- pour un courant dont la fréquence est 200. Les expériences de M,,e Neumann sont d’accord avec ce résultat, comme on lé verra ci-dessous. Par contre, les expériences de M. Wien effectuées sur des électrodes de mercure en contact avec une solution de chlorure de sodium saturée de calomel présentent avec la théorie des écarts systématiques.
- La théorie telle que la présente ci-dessus M. Warburg suppose que la dissolution renferme un seul électrolyte.
- Pour diverses raisons, cette condition n.’^'st pas réalisable en pratique. Dans les expé-
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- riences de M1,c Neumann, les électrodes métalliques plongent dans une dissolution renfermant un sel du métal, sous une très petite concentration c' et un autre électrolyte ayant le même anion, sous une concentration plus forte c'.
- Dans ce système la concentration change à la fois par l’action du courant électrique et par celle de la diffusion.
- Dans l’intérieur de la dissolution, la concentration peut se calculer d’après l’équa-
- ÔC' _ lU (U"c + ua)______
- Ùl [pU + Ua) c' + [u"c H- Ua) c"J2
- dans laquelle u'c, u"c désignent les vitesses de migration des cations, ua celle de l’anion commun aux deux sels, h la constante de diffusion du sel métallique et i l’intensité du courant. Tous ces facteurs, à l’exception de i sont déterminés par la nature du sel, tandis qu’on peut disposer de i et le rendre assez petit pour que le premier terme dans lequel il entre comme facteur soit négligeable vis à vis de l’autre; il reste alors :
- Au voisinage immédiat des électrodes, le courant lui-mème provoquera des variations de la concentration. Soient i’ et i" respectivement les portions du courant qui sont transportées par les deux sels que renferme la dissolution. Un premier effet du courant sera d’augmenter au voisinage de l’électrode la quantité du sel i, de
- n: étant le nombre de transport du sel, t la charge d’un ion. D’autre part le courant entraîne à l’anode,
- unions du deuxième sel et emporte de cette anode
- cations, en sorte que
- anions restent libres : ces unions dissolvent une quantité équivalente du métal de l’électrode et finalement la quantité de sel métallique est augmentée à l’anode de tandis qu’elle diminue d’une quantité égale à l’anode. En tout, la diminution ou l’augmentation de la quantité de sel à chacune des électrodes a pour valeur :
- Comme on a supposé que la concentration c' était très grande vis a vis de c', i" est aussi très grand vis à vis de i' et on peut écrire approximativement :
- Dans les régions limites, cette variation doit être compensée par la diffusion et par conséquent, on doit avoir ;
- ( h = o qks
- D’autre part, à une très grande distance des électrodes la concentration doit rester invariable :
- Ce sont les deux équations aux limites dont il faut tenir compte dans l’intégration de l’équation (i). Si on fait passer dans le voltamètre un courant sinusoïdal
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- l’intégrale générale de l’équation (*) sera de la forme :
- • = V^-
- Pour l’une des électrodes ’_o et pour l’autre ç — / : les équatiops correspondantes deviennent :
- En appliquant la formule reproduite ci-dessus, on aura pour l’expression de la polarisation totale :
- et tant que les variations de la concentration seront petites vis-à-vis de sa valeur initiale :
- En d’autres termes, la polarisation d'un voltamètre avec deux électrodes d’égale surface est d’une .fois plus grande que la polarisation d’un voltamètre dont l’une des électrodes aurait une surface infinie, car au voisinage de cette électrode la concentration resterait invariable et égale à cn.
- En remplaçant ca et a par leur valeur, l’expression de p devient :
- Si on veut introduire la capacité de polarisation C et la différence de phase },
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- Capacité de polarisation initiale. — Si le courant envoyé à travers le voltamètre est de très faible intensité, les termes qui dans l’argument du logarithme sont associés à l’unité sont petits vis à vis de l’unité et on peut développer le logarithme en se bornant au terme du premier degré ; il vient :
- et par suite :
- _ c^kqz'-r --2R0fyrn
- Au facteur ir près, ces équations coïncident avec celles deM.Warburg. Cette capacité de polarisation C„, pour les courants de faible amplitude, ne dépend pas de cette amplitude : c’est ce que plusieurs auteurs appellent capacité initiale de polarisation.
- Pour déterminer expérimentalement cette capacité initiale^ Mllc Neumann a utilisé le dispositif de Max Wien. Le voltamètre est inséré dans Tune des branches d’un réseau de Wheatstone et en série avec lui des bobines à self-induction variables qui permettent de compenser sa capacité.
- Si m est la fréquence du courant, L la self-induction nécessaire à la compensation :
- C' étant la capacité apparente, liée à la capacité vraie C et à la différence de phase i par la relation :
- En outre la polarisation entraîne une variation Ar de la résistance
- Gomme la résistance vraie r ne peut être déterminée directement, il faut employer une méthode indirecte pour obtenir A r, en cher-
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- chant les variations Ar, et Ar„ pour deux fréquences ni, et w,, en supposant que tg'} = const h.
- A r, = m,L(h Ar* = m^h ri — r + »i\].\h ra = r + m^h
- équation dont le second membre ne renferme plus que des quantités accessibles à l’expérience. Comme instrument de mesure servait un galvanomètre à vibrations de Rubens, réglé pour une période quelconque, sur laquelle on accordait l'interrupteur à corde vibrante. La période était ensuite déterminée par le procédé de Wien. Les branches i et 2 du réseau de Wheatstone renferment chacune une résistance et une capacité en dérivation l’une sur l’autre : les deux autres branches ne renferment que des résistances.
- L’équilibre du pont exige les conditions :
- Les conséquences delà théorie qui permettent des vérifications sont les suivantes:
- c'u\m — const.
- ou, puisqi
- doit être constant : cvs/m = const.
- tg ^ -- wcnAr = i
- sauf cependant pour la dissolution la moins concentrée, renfermant 8,3 gr d’acide sulfurique et 0,056 de mercure par litre : l’écart n’est pas dans le sens des erreurs d’expérience. Du reste, les métaux plongés dans des électrolytes auxquels on n’a pas ajouté trace de leur sel correspondant, se polarisent : leur capacité initiale n’est pas nulle, contrairement à ce que demande la théorie. Par conséquent, on ne doit pas attendre non plus que la loi m - = const. se vérifie jusqu’aux plus faibles concentrations.
- Mlle Neumann a voulu mesurer aussi la capacité de polarisation initiale du mercure dans l’acide sulfurique ne renfermant pas de sulfate mercureux ; ces mesures sont difficiles à cause de la petitesse de la capacité et de sa variation avec le temps.
- La capacité des électrodes d’argent varie rapidement dans tous les électrolytes. La capacité initiale est toujours plus petite que sa valeur théorique, de 0,1 à 0,01 de cette valeur. Si l’électrolyte ne renferme pas du sel d’argent, les écarts sont encore plus grands : la capacité initiale est alors plus grande que la valeur théorique.
- Capacité de polarisation par les courants d'intensité quelconque. — Si l’amplitude du courant est quelconque, il faut dans le développement du log. conserver les termes qui suivent celui du premier degré. En posant :
- A wym — const.
- Enfin pour des dissolutions renfermant le même seb sous des concentrations différentes :
- g»V™ ^ const_
- Les expériences effectuées sur les électrodes de mercure dans l’acide sulfurique saturé de sulfate mercureux vérifient ces conséquences,
- Le galvanomètre à vibration réagit surtout sur la vibration fondamentale : il n’y a donc à considérer qu’une seule période ; si on pose :
- p — Al cos o + A* cos 20 + ...
- «
- le terme A, cos s seul influe sur la mesure :
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- l’éclairage électrique
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- le coefficient A, se calcule par la règle de Fourier.
- Il en résulte alors
- On peut à l’aide de cette expression trouver celle de la capacité initiale : mais la série converge lentement et la valeur du rapport-^- de la capacité apparente à la capacité initiale ne peut être calculée qu’à 2 p. 100 près.
- Le dispositif expérimental ne permet pas de déterminer directement l’amplitude du courant; car l’interrupteur à corde donne des courants de toutes les périodes et on utilise seulement la période fondamentale. Après avoir établi l’équilibre du pont, on ajoute dans l'une des branches une petite résistance* de la déviation du galvanomètre on déduit une valeur relative de l’amplitudedu courant. Les expériences sont du reste assez incertaines, surtout avec les électrodes d’argent, cependant celles-ci se comportent qualitativement comme celles de mercure, mais les mesures sont plus difficiles qu’avec ces dernières, parce que la capacité varie plus rapidement. La capacité des électrodes d’argent croit avec l’intensité du courant. Jusqu’ici un seul cas d’une variation dans ce sens avait été constaté par M. Wien, avec les électrodes de mercure dans une solution de sel marin saturée de calomel. En même temps la résistance augmente.
- de polarisation par la méthode indiquée par Nernst (J); avec le galvanomètre à vibration les résultats étaient en gros les mêmes que ceux rapportés ci-dessus.
- Gordon qui employait le téléphone a trouvé que la capacité de polarisation était indépendante de la période, du moins il tire cette conclusion du fait qu’il obtenait le même réglage avec différents interrupteurs. Neumann fait remarquer que la période qui intervient n’est pas celle de l’interrupteur, mais celle qui fait réagir l’instrument inséré dans le pont : en fait, elle a compare les indications du galvanomètre à vibration et celles du téléphone. La période déduite de ces mesures est a peu près la même, que la capacité du voltamètre soit ou non compensée par une self-induction : elle correspond à environ 3 000 vibrations par seconde, chiffre beaucoup moins élevé qu’on ne l’a admis souvent.
- Le téléphone ne se prête donc pas à la mesure des capacités de polarisation. Si on le met en dérivation sur un galvanomètre à vibration réglé sur l’interrupteur, le bruit cesse dans le téléphone au moment où le galvanomètre devient immobile, mais ce minimum ne correspond pas au même réglage que le minimum du son propre au téléphone.
- Dissolution renfermant un seul électrolyte. — Dans une dissolution ne renfermant qu’un seul électrolyte l’influence de la capacité sur le réglage est d’autant plus grande que la capacité et la résistance sont plus petites ; mais le produit des deux qui définit la précision de la mesure est toujours assez grand pour que la sensibilité des instruments, téléphone optique ou galvanomètre à vibration soit insuffisante.
- M. L.
- ) Cf. Gordon. L’Eclairage Elec
- Emploi du téléphone. — Au début,MlluNcu-mann avait essayé de déterminer les capacités
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- CHRONIQUE
- Décoloration des jus sucrés par l’électrohydro-sulfitation. — Dans notre numéro du 23 octobre 1897 (t. XU1, p. 192;, nous donnions quelques renseignements sur le procédé imaginé par M- Urbain pour la décoloration des jus sucrés par l'action simultanée de l’anhydride sulfureux et de lélectro-Ivse. Al. Lug. Lallfmant a expérimenté ce procédé à la sucrerie de Port-Salut et a fait connaître récemment les résultats de ces essais [Bull, assoc. des chimistes de sucrerie, mars 1899, p. 881).
- Le matériel se composait d'une dynamo Gramme et d’un bac d'électrolyse en fonte émaillée intérieurement, de section rectangulaire et d'une contenance de 2 hectolitres environ. Au fond du bac était placé un barbotteur en plomb destiné à repartir uniformément le gaz sulfureux. Les électrodes, d’une surface utile de 6 m2, étaient séparées l’une de l’autre par un intervalle de 4 cm. La densité moyenne de courant était de 0,15 ampère par dm2.
- M. Lafiemant a d’abord fait des essais avec des électrodes en fine sur des jus bruts de diffusion : sulfitation de 0,5 à 1 gr de SO- par litre, puis électrolyse jusqu’au moment où on arrive à neutralité et enfin double carbonatation. Ayant constaté qu’il fallait un temps très long pour ramener à neutralité. ou pour mieux dire qu’il était impossible d'y arriver industriellement, ce mode de faire fut abandonné. Les essais furent continués sur les mêmes jus mais avecsulfitaiionctélectrolysc simultanées suivies d’une double carbonatation, la sulfitation étant menée de manière à arriver au point en une demi-heure.
- Une seconde série d’essais fut faite avec des électrodes en plomb également sur des jus bruts de diffusion et sur des sirops : sulfitation à 1.5 gr et électrolyse simultanée, les sirops étant refroidis préalablement à 40e.
- Dans tous ces essais, l’expérimentateur a remarque la formation d'une mousse abondante et légère d’albumine. Après le traitement électrolytique, les jus de diffusion prenaient une teinte laiteuse avec formation d’un précipité rapide et si on les réchauffait vers 6oü, on pouvait les filtrer facilement; le jus était très peu coloré, mais conservait cependant une teinte légèrement olivâtre. Après traitement de ces jus par la double carbonatation, meme avec une dose moitié moindre de chaux que dans le
- travail courant, les jus étaient à peine colorés et avaient un aspect très vif et très brillant.
- Dans les essais faits avec des électrodes en plomb sur les sirops il a été constaté que la décoloration de ccs sirops est sensiblement plus grande qu’avec la sulfitation ordinaire. 11 a été reconnu en outre que même avec des doses de chaux réduites de 50 p. ion sur le travail ordinaire, soit 15 gr au lieu de 30 gr par litre, le coefficient de pureté est augmenté d’environ 4 unités ; de même l’augmentation du quotient salin est relativement considérable, elle se trouve en moyenne de 5 unités, augmentation que l’on atteint rarement avec l’épuration calco-carbonique seule.
- Le procédé Urbain donnerait donc un rendement plus élevé et une production moindre de mélasses, et comme fi exige moins de chaux à la carbonatation, le travail serait plus rapide et aussi plus facile à l’évaporation et à la cuite par suite de la diminution de la viscosité, et naturellement les produits obtenus seraient plus beaux.
- Capacité électrique des corps mauvais conducteurs. — Dans une note publiée récemment (Écl. Elect, t. XIX, p. 194, 6 mai 1899), .MM. J.-J. Lorgmann et A.-A. Pétrowski, indiquaient une nouvelle méthode de mesure des capacités électriques au moyen de la bobine de Ruhmkorff Ils ont appliqué cette méthode à la mesure des capacités électriques des liquides et des gaz raréfiés. Voici la disposition adoptée et les résultats obtenus d'après une communication faite à la séance du 8 mai de l’Académie des sciences ( Comptes rendus, t. GXXVIII^
- p. 1.53) :
- Le fil conducteur, attaché à l’une des bornes d’une bobine de Ruhmkorff, dont l’autre borne communique à la terre, s’attache à une électrode, que l’on peut déplacer le long d’une gouttière horizontale (80 cm de longueur), creusée dans un bloc de paraffine et remplie d’eau. Les deux extrémités de cette gouttière sont munies d’électrodes en platine, communiquant avec les deux électrodes d’un tube de Geissler pour analyse spectrale. Quand on donne à l’électrode mobile une certaine position dans la gouttière, on remarque pendant l’action de la bobine au milieu de la partie effilée du tube de
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- Geissler un espace non illuminé très distinctement limité (un nœud). L’adjonction d'une capacité quelconque à l’une des électrodes du tube de Geissler provoque un déplacement du nœud dans la direction de cette électrode. Pour ramenerle nœud dans sa position primitive, il faut adjoindre à l'autre électrode du tube une capacité égale à la première.
- Remarquons qu’un nœud très distinct ne peut être obtenu que dans un tube de Geissler très bien raréfié. Dans un tel tube, le nœud est court et tranché. Dans des tubes dont la raréfaction est moindre, le nœud est plus long et indistinctement limité.
- Comme capacité variable, servant à compenser la capacité mesurée, les auteurs sc servaient d’une colonne de mercure, contenue dans une burette dont l’extrémité inférieure était munie d'une électrode en platine. Cette burette était attachée à un tube vertical en verre fixé au milieu d’une tablette en paraffine, soutenue par trois longs pieds en tubes de verre paraffinés.
- L’électrode de la burette communiquait au mo\ en de deux petits godets remplis de mercure et d’un fil conducteur très fin à l'une des électrodes du tube de Geissler. Les expériences ont prouvé que la capacité de la colonne mercurielle contenue dans la burette était proportionnelle à la hauteur de la colonne. Dans la burette employée (ij mm de diamètre, volume maximum de 50 cm3;, 11 cm! de mercure ont une capacité égale à la capacité d'une sphère métallique d'un rayon de 2,35cm. Une variation de la colonne mercurielle de 1 cm3 donnait déjà un déplacement très visible du nœud dans le tube de Geissler.
- Les recherches ont, comme il a été dit, porté sur la capacité de colonnes de divers liquides, ainsi que sur la capacité de tubes remplis de gaz raréfiés (tubes de Geissler et de Lecher;. Pour déterminer la capacité d’une colonne d’un liquide quelconque, on en remplissait une burette égale à la burette décrite plus haut et fixée de la même manière. Pour déterminer la capacité d’un tube rempli d’un gaz raréfié on attachait l’une des électrodes du tube [ou dans le cas d'un tube sans électrode (tube de Lécher), l’une des extrémités du tube, enveloppée d’un morceau de papier d’étain] au fil conducteur venant d’une électrode du tube de Geissler. dans lequel se formait le nœud. Ces expériences, dans lesquelles les corps expérimentés étaient soumis, comme on le fait en général dans la mesure des capacités électriques, à des électrisations alternatives, ont donné les résultats suivants :
- 1. Les capacités de colonnes de liquides bons conducteurs ont la môme grandeur que les capacités d'égales colonnes de mercure.
- 2. Les capacités de colonnes de liquides mauvais conducteurs sont autres en général que les capacités d’égales colonnes de mercure. Seulement pour de petites hauteurs des c-olonnes de liquides mauvais conducteurs, leur capacité est égale à la capacité des colonnes de mercure. Si l’on augmente la hauteur des colonnes de ces liquides, la représentation graphique des résultats montre que leur capacité va en croissant plus lentement que l'accroissement de la hauteur et s’approche asymptomatiquement d'une valeur maximum.
- 3. Les colonnes de liquides isolants (éther desséché, xylol, solution d’alcool dans de l'éther jusqu'à vingt deux parties d’alcool dans cent parties de solution) ne donnent pas de capacité-
- 4- La capacité d’un tube contenant un gaz raréfié (tube de. Geissler) va en croissant à mesure que la pression du gaz diminue. Mais cet accroissement va seulement jusqu'à une certaine limite, comme on le voit d’après ce fait qu'un tube de Crookes n’a qu’une capacité très petite, égale à la capacité de son électrode, et que le tube de Crookes ne s’illumine pas, tandis qu’un tube de Geissler s’illumine dans les mêmes conditions.
- •5. Dans de longs tubes cylindriques remplis de gaz raréfiés, le gaz dans les conditions nommées ne s’illumine pas tout le long du tube. Toutefois, la partie lumineuse de la colonne gazeuse croît, â mesure que la pression du gaz diminue, parallèlement à l'accroissement de la capacité.
- 6. La capacité de quelques tubes de Geissler réunis en série est moindre que la somme des capacités de ces tubes, mesurées à part. En général, l’annexion des nouveaux tubes à une série de tubes de Geissler provoque des accroissements de capacité de plus en plus petits. Tout ce qui est dit sc rapporte aussi aux tubes sans électrodes.
- 7. Si l’on place à quelque distance d’un tube de Geissler, parallèlement à lui, un autre tube bien isolé, on ne remarque pas d’accroissement de capacité du premier tube ; mais si l’on fait communiquer l une des électrodes du second tube avec la terre, la capacité du premier tube s’accroît considérablement; dans ce cas, les deux tubes s’illuminent. Les mêmes faits s’observent aussi avec des tubes sans électrodes, quand on fait communiquer avec la terre l’extrémité du second tube sans électrodes, enveloppée dans un morceau de papier d’étain.
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- Les auteurs ont aussi mesuré, d’après la méthode décrite, la capacité d'un anneau métallique, calculée par M. Boulgakoff, d'aprcs des formules données par lui (Journal de la .Société physico-chimique russe, t. XXX, p. 103; 1898. — fiel. Èlect., t. XII, p. 449 ; 1897, et t. XIV, p. 67 1898), et
- trouvée égale à 3,6; leurs mesures ont donné une capacité égale à 3,8; mais il laut remarquer que, dans ccs expériences, l’anneau n’était pas assez éloigné des corps conducteurs qui l’entouraient.
- Mesure des hauts potentiels. — Nous avons indiqué dans une récente revue la méthode préconisée par le professeur W. Peukert pour la mesure des hauts potentiels (t. XVII, p. 332, 19 nov. 1898). Rappelons que cette méthode consiste à partager la différence de potentiel entre un certain nombre de condensateurs semblables, disposés en série entre les pôles, et à mesurer la différence entre les armatures de l'un d'eux ; il suffit de multiplier la valeur trouvée par le nombre des condensateurs pour avoir la mesure.
- L’ingénieur E. Jona dans un article de YKlettri-cista (mars 1899) rappelle qu’il a déjà proposé cette méthode avec un peu plus de généralité. Voici d’ail" leurs le passage principal de l’article (Elettricista, t. V, m 8, 1896).
- Si un groupe de condensateurs eu série est disposé entre les pôles d'un transformateur, le1 potentiel^) se divise entre les différents condensateurs en raison inverse de leurs capacités respectives. On peut alors mesurer le potentiel aux armatures d’un condensateur et en déduire le potentiel total. Ce groupe de condensateurs constitue ainsi pour un voltmètre électrostatique ou un électromctre une espèce de réducteur de sensibilité bien défini et constant, analogue au shunt que l’on emploie avec les galvanomètres. Il a en outre l'avantage qu’il n’a pas besoin d'être construit spécialement pour un électromètre donné, il peut servir pour tout autre appareil, pourvu toutefois que la capacité du condensateur soit telle que l’on puisse négliger celle de l’élcctromètrc. Les voltmètres électrostatiques constituent eux-mêmes des condensateurs, on peut donc les unir en série pour mesurer un potentiel trop élevé pour chacun d’eux; il faut cependant que ces voltmètres soient de construction
- (') Le mot potentiel est employé pour dijjérence de potentiel.
- telle que le potentiel s’y distribue convenablement.
- « On peut encore employer ces artifices pour la mesure des tensions moyennes. Par exemple, l’usage dé condensateurs en série, sur l'un desquels on mettra un électromctre en dérivation, peut être utilisé dans plusieurs expériences sur les courants alternatifs où il y a à mesurer des potentiels notablement différents ; les déviations sont en effet proportionnelles au carré des difféicnces de potentiels el l'on se trouve rapidement en dehors des limites de l'appareil. »
- La note ajoute que l’usage des condensateurs inégaux présente l’avantage que ceux de faible capacité prennent la plus grande partie de la différence de potentiel.
- Ces remarques prêtent à discussion au point de vue de l’exactitude des résultats. Nous avons enregistré ici la réclamation parce que c’est une occasion de rappeler une méthode qui peut rendre des services dans l'industrie, mais nous regrettons de voir se poser des questions de priorité pour une méthode qui traîne depuis longtemps dans tous les laboratoires scientifiques et que nous avions indiquée dans un but de simple vulgarisation.
- G. Goisot-
- Expériences sur les rayons de Becquerel. — Deux hypothèses ont été proposées pour expliquer la formation des rayons de Becquerel.
- La première a été indiquée par M”" Curie (Ecl. Elect., t. XV, p. 199; 1898), dans le mémoire où elle signale que les combinaisons du thorium émettent des rayons analogues à ceux des combinaisons de l’uranium ; phénomène découvert presque en même temps par G.-C. Schmidt (Jicl. Élect., t. XV, p. 384; 1898). L'espace serait constamment sillonné de rayons analogues aux rayons Rœntgen, mais beaucoup plus pénétrants ; ces rayons seraient absorbés seulement par les corps dont le poids atomique est considérable, tel l'uranium et le thorium et transformés enrayons secondaires, susceptibles d’exercer des actions photographiques ou électriques.
- La deuxième hypothèse est celle de Crookes (Écl. Élect., t. XVII, p. 63; 1898). D’après Crookes ces substances actives jouiraient de la propriété de s'approprier une faible fraction de la force vive des molécules d’air qui frappent leur surface, quand la vitesse de ces molécules excède une certaine limite. L’énergie ainsi retenue par la substance
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- serait transformée en rayons de Becquerel ou employée à l'ionisation du gaz.
- MM. Elster et GF.ma. (Wied. Ann., t. LXV1, P- 735-740! nov. 1898J, ont cherché à réaliser des expériences susceptibles de fournir des arguments pour ou contre ces hypothèses. Ils ont examiné d'abord celle de Crookes, en recherchant si les résultats obtenus avec les combinaisons uraniques changent quand on opère dans le vide. Il est à remarquer qu’on ne peut, dans ce cas, mesurer l'intensité des rayons par la méthode électrique, dans l'espace même où ils se produisent : en effet, la. déperdition électrique varie avec la pression du gaz ambiant. Il faut donc mesurer la déperdition provoquée par les rayons dans l'air à la pression ordinaire, en les faisant sortir du récipient évacué à travers une feuille d’aluminium.
- Dans les memes conditions expérimentales, on peut étudier aussi l’action photographique des rayons. C’est ce procédé que les auteurs ont employé en premier lieu, parce qu'alors les produits qu’ils avaient à leur disposition (la plupart du tempsdeslames de sulfate d'urane cristallisé) étaient peu actifs : la déperdition électrique eût été trop faible pour être facilement mesurée, tandis qu'en prolongeant la pose, on supplée à l’intensité de l’effet.
- Un tube de verre cylindrique de 4 cm de diamètre et de 16 cm de long est rode à ses extrémités et mastiqué sur deux disques d’aluminium de 1/3 mm! il communique avec la pompe à mercure. Une laine ronde de sulfate d’urane, qui remplit presque toute la-section du tube repose sur le disque inférieur, une plaque photographique enveloppée de papier noir peut être placée sous le disque à l’extérieur et amenée au contact de sa face extérieure. La pose était de 24 heures; pour l'une des plaques, le tube renfermait de l’air à la pression ordinaire ; pour l’autre, il était vidé.
- 11 était impossible de constater une différence entre les deux clichés; il en est de même du reste quand la plaque se trouve à l’intérieur du tube.
- Dans les expériences de déperdition, les auteurs ont profité de l’observation faite par Mme Curie, que la pechblende de Joachimsthal, émet des rayons de Becquerel, plus intenses que l'uranium métallique (.Êcl. Élect., t. XVI, p. 252 ; 1898).
- Us enferment un morceau de pechblende pesant environ 300 gr dans une boîte en zinc mince, hermétiquement soudée, dont l'intérieur communique avec la pompe à mercure. La boite est isolée et
- [ chargée par une pile scche à un potentiel d’environ I 300 volts ; à 10 cm de distance se trouve une toile I métallique reliée à un électromètre à quadrants. De I la déviation de l’électromètre, on déduit comme | d’ordinaire, la conductibilité acquise par l'air qui 1 sépare la. toile métallique de la boîte, sous l’influence des rayons de Becquerel sortis de la boîte.
- La déperdition est lamême, soit que l’air se trouve dans la boîte à la pression de quelques centimètres de mercure, soit que le vide y ait été fait avec L pompe à mercure. On ne constate de différence qu’en ramenant l’air à la pression ordinaire, mais cette différence est due à la déformation de la boite.
- Ce résultat n’est certainement pas favorable à l’hypothèse de Crookes, encore qu’il ne suffise pas à la faire rejeter complètement.
- Pour trouver un critérium expérimental de l'hy-pothcse de MTOe Curie, MM. Elster et Geitel sont partis de cette idée, qu’on ne peut guère admettre que tous les corps indistinctement soient d’une transparence absolue à l’égard de ces rayons hypothétiques de nature inconnue. Quand même l’air atmosphérique, les murs, des feuilles de plomb d’épaisseur notable n’exerceraient aucune absorption sensible, il est peu probable qu’il en soit de même de couches de roches ayant quelques cents mètres d'épaisseur.
- Guidés par ccttc idée, ils ont étudie la déperdition électrique et faction photographique comparativement à la surface du sol et au fond d’une mine; ils n’ont constaté aucune différence. Ils en concluent que l’hypothèse de Mu,e Curie est fort peu vraisemblable.
- Cette conclusion dopasse peut-être la portée de l’expérience ; il n’est pas absolument exact de dire que dans la mine, l’expérience a lieu sous une couche de roches de 300 m d'épaisseur. Ceci ne serait vrai que si on admet d’abord la propagation rectiligne des rayons hypothétiques; et, par analogie avec les autres rayons connus, il serait plus vraisemblable de supposer que la diffusion joue un grand rôle dans cette propagation. La conclusion ne. serait donc rigoureuse que si l’espace dans lequel a lieu l’expérience était enfermé de toutes parts, tellement qu’il faille, pat n'importe quel chemin, traverser 300 m de roche pour atteindre l’air libre. M. L.
- Le Gérant : C. NAUD.
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- Tome XIX,
- Samedi 10 Juin 1899
- 6* Année. —
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- %
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU. Professeur à l'École Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A, WITZ. Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Roilin.
- NOTES SUR UA TRACTION ÉLECTRIQUE DANS QUELQUES GRANDES VILLES D'EUROPE
- Au cours d'un voyage effectué l’automne dernier dans la Grande-Bretagne et en Autriche-Hongrie j’ai pris quelques notes sur la traction électrique. Mais ce sujet ne formant pas le but principal de mon voyage je n’ai pas eu le temps d’étudier a fond les installations électriques des villes où nous avons séjourné. Ce n’est donc pas une véritable description que j'ai l’intention de donner ici, mais une vue d’ensemble, esquissée à grands traits, des moyens de locomotion présentement en usage dans quelques grandes villes d’Europe. Je ne m’occuperai pas, par exemple, des stations génératrices électriques, qui n’offrent de particularités intéressantes que si on les exajmine en detail, et je ne parlerai que du service des trains, des dispositions de la voie et des points caractéristiques du- matériel roulant. •
- I. Les moyens de transports a Londres.
- Commençons par Londres. Vous entendez
- répéter tous les jours, par une foule de bourgeois ou de journalistes qui n’ont fait en Angleterre qu’une simple promenade, ou peut-être même n’y ont jamais mis les pieds : « Dans quel état d’infériorité nous sommes, pauvres Parisiens. Ah! si les Anglais possédaient une ville comme Paris, n’ayant que deux millions et demi d’habitants, depuis longtemps ils auraient rendu la circulation rapide et facile comme elle l’est à Londres, cette métropole énorme qui compte quatre millions et demi d’àmes. » Ceux qui ont habité à Londres savent combien peu exacte est cette assertion. Le point important, si l’on veut comparer la circulation de Lmndres à celle de- Paris, c’est d'examiner les éléments constitutifs'de chacune des villes. Londres possède quatre millions’et demi d’habitants, mais ce. qu’on oublié généralement d’ajouter c’est que cette population est répartie sur une surface cinq fois plus étendue que celle de Paris, de sorte qu’en réalité la densité est presque trois fois et demie moins forte à
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- Londres qu’à Paris. La forme même de Paris rend difficile les communications entre ses divers points : c’est un cercle légèrement aplati de 8 km de large et 10 de long, coupé par un fleuve qui constitue un certain obstacle et dont tous les quartiers, en dehors du noyau central, possèdent leur activité propre
- et ont besoin d’être reliés dans toutes les directions. A Londres au contraire la « ville » (town) proprement dite est constituée par une sorte d’œuf (marqué en traits ponctués sur le plan de la figure 1) ne comprenant qu’une très faible bande de terrain sur la rive droite de la Tamise et limitée sur la
- Fig. 1. — Plan des dive
- rive gauche à 200 m au delà de la ligne principale du Métropolitain. Cette ellipse, de 9 km de longueur, n’a que 3,5 km de largeur à l'ouest et 2 km à l’est ; sa superficie n’est que le tiers environ de celle de Paris et ne représente que le quinzième environ des terrains occupés par les quatre millions et demi d’habitants de Londres. Tout ce qui est en
- dehors de la « ville » est appelé par les Anglais « suburbs »; plus des neuf dixièmes du territoire de Londres constituent donc 'de véritables banlieues analogues aux Lilas, Saint-Mandé, Villejuif, Neuilly, etc. L’ouest ou gros bout de l’œuf est occupé par les musées et les résidences aristocratiques, le centre contient surtout des magasins de commerce;
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- enfin toutes les banques et les bureaux des grandes sociétés sont renfermées à l’est de la ville, dans un noyau de 800 m de diamètre : c’est « la Cité ». Les quartiers suburbains ne comprennent que des boutiques de détaillants et de petites maisons d’habitation ou « cottages » servant de logement à tous les gens qui travaillent pendant le jour dans la « ville » proprement dite. Cette population produit un courant énorme qui se déverse tous les malins dans « la ville » et surtout dans la « Cité », mais ne retourne dans la banlieue que le soir car le temps du déjeuner est très court. Cet afflux et ce reflux considérables s’effectuent sans difficulté parce que la banlieue est sillonnée par un réseau très complexe de lignes principales qui aboutissent, soit aux portes mêmes de la cité par les gares de London-Bridge, Cannon Street, Liverpool Street, Fenchurch Street, Broad Street, Hol-born Viaduct, soit aux abords du Métropolitain par les gares de Charing Cross, Victoria, Paddington, Euston, Saint-Pancras et K*ing’s-Cross,
- Les banlieues de Paris sont, comme celles de Londres, suffisamment bien desservies le matin et le soir. Mais à Londres les abonnés, s’ils ne débarquent pas directement au point convenable, n’ont qu’à reprendre le Métropolitain; grâce à la forme elliptique de celui-ci ils peuvent se rendre à un point distant de leur travail d’au plus 15 minutes de marche. Le voyage est pratique et peu onéreux mais il ne faut pas croire qu’il est très rapide, car le Métropolitain de Londres, pas plus que le futur Métropolitain de Paris, n’esl raccordé aux lignes de pénétration : il faut faire autant de chemin pour aller de la gare de grande ligne à la gare correspondante du Métropolitain qu’à Paris pour rejoindre la Ceinture. Mais, à Paris, ce qui gêne les habitants de banlieue, c’est que le chemin de fer de ceinture ne les mène pas dans le quartier des affaires et que lorsqu’ils arrivent à Paris ils doivent souvent reprendre un omnibus ou faire une demi-heure de trajet à pied. Lorsque la ligne circulaire intérieure du Métropolitain parisien
- sera établie par les boulevards et rattachée aux gares principales par des raccordements ou des pénétrations de grandes lignes, le monde du commerce et des affaires, qui habitera dans la banlieue, pourra se rendre à ses occupations aussi facilement qu’à Londres.
- En ce qui concerne la circulation entre les divers quartiers (à Londres Chapels) de la « ville » proprement dite, la question est beaucoup plus facile à résoudre à Londres qu’à Paris. D’abord on n’a pas à se préoccuper des foules qui à Paris convergent tous les matins dans les quartiers du grand commerce et produisent la poussée inverse le soir, puisque nous avons vu qu’à Londres presque personne n’habite dans la « ville ». Ensuite le va-et-vient est facilité à Londres par la forme allongée de la ville qui se trouve très bien desservie par le Métropolitain, sauf dans le grand axe de l’ellipse. Aussi est-ce dans cette direction qu’on a canalisé le grand mouvement des omnibus qui forment un chapelet presque ininterrompu tout le long de Cheapside, de Oxford Street, Piccadily et Kensington Street. A Paris, au contraire, qui a une forme circulaire, on doit satisfaire, non seulement au courant radial intermittent des faubourgs, mais aussi à une circulation continuelle dans un très grand nombre de directions transversales et concentriques. Les omnibus et tramways à chevaux ne permettent pas de transporter ces flots de voyageurs qui s’entrecroisent. La situation se trouvera améliorée notablement lorsque tous les projets de lignes à traction mécanique seront exécutés, mais elle ne sera parfaite que par la création de nombreux tronçons souterrains qui bien entendu ne seront construits que petit à petit.
- S’il est rapide et économique (0,10 ou 0,20 fr suivant la distance) de circuler à Londres par les omnibus sur le grand axe de l’ellipse il ne faut pas croire qu’il en est de même si l’on veut prendre une autre direction, en diagonale par exemple. On est alors obligé d’attendre 10 à 15 minutes la voiture convenable et encore souvent faut-il changer en-
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- suite de voiture ; si l’on veut aller un peu au delà de la ligne du Métropolitain les omnibus sont encore plus rares. Comme on ne donne pas de correspondance et que l’impériale coûte le même prix que l’intérieur, un trajet de peu de longueur revient au moins à 0,25 ou 0,30‘fr.
- Tandis que nous possédons à Paris un grand nombre de lignes de tramways, dont quelques-unes déjà munies de la traction mécanique, il n’y en a que très peu à Londres et encore ne les rencontre-t-on qu’en dehors du centre de la ville. Ces tramways de banlieue sont tous mus par des chevaux; nulle part n’existe la traction mécanique, on songe seulement à monter quelques lignes éîectriques'à trôlet dans l’ouest.
- Il est presque certain, à présent, que les tramways à chevaux ne s’étendront pas à Londres, et il est probable que les tramways électriques se développeront dans la banlieue. Mais on n’installera des tramways d’aucune sorte dans la ville même, déjà desservie par le Métropolitain et les omnibus. D'ailleurs pour suppléer aux omnibus qui à certains moments sont insuffisants, on a décidé de-créer dans l’axe est-ouest de la ville par Cheapside et Oxford Street, un chemin de fer souterrain dénommé « Central London ». Cette ligne, sur laquelle la traction sc fera par l’électricité, est actuellement en cours de construction et sera ouverte vers la fin de l’année : la description très détaillée de ses diverses parties en a été faite dans ce jour-nal (<).
- La ligne principale de la Compagnie du Métropolitain, indiquée en gros traits pleins [fig. 1), est formée par une ellipse fermée ou « cercle intérieur » (tuner circîe) sur la rive gauche de la Tamise, s’étendant de Ken-sington à la Tour de Londres. Cette ligne est entièrement construite en tunnel, les gares sont souterraines et l’on y accède par un escalier débouchant dans un simple office
- (Û V’ojr L'Éclairage Électrique, r$ août et 27 septembre 1898, p. 265 et 481.
- de distribution de billets, installé le plus sou' vent au rez-de-chaussée d’une maison d’habitation, comme à la gare du Luxembourg à Paris. L’ellipse est parcourue par des trains circulaires passant toutes les 10 minutes et par d’autres trains moins fréquents se dirigeant dans divers quartiers suburbains par des branchements (indiqués en traits pleins fins) établis généralement à ciel ouvert et formant le réseau de la Compagnie du « District Metropolitan >». L’ellipse n’est coupée qu’en son petit bout, dans la Cité, par une ligne transversale qui se détache d’Holborn Yiaduct, traverse la Tamise sur le pont de Blackfriars et va rejoindre sur la rive droite la ligne du London Chatham. Les lignes du Métropolitain, quoique construites à voie normale, ne portent que deux raccordements de service avec des réseaux des grandes compagnies. On a établi des stations sur le Métropolitain à proximité de toutes les grandes gares, mais elles en sont complètement indépendantes et séparées quelquefois par une longueur de rue de 200 m.
- Le matériel roulant du Métropolitain et du District Métropolitain est semblable à celui des grandes lignes et comporte des voitures de irc, 2e et 3e classe. Les prix varient suivant les distances : et l’on délivre des billets d’aller et retour : par exemple 0,20 fr, 0,30 fr en troisième, 0,25 fr, 0,35 fr en seconde, 0,40 fr, 0,50 fr en première sur le cercle intérieur. La traction se fait, sur toutes ces lignes déjà anciennes, par des locomotives à vapeur ordinaires sans condensation. La fumcc est supportable dans les lignes de banlieue qui comportent beaucoup de parties en tranchées; mais sur le « cercle intérieur », qui est entièrement souterrain et où la ventilation est insuffisante, cette fumée d’une odeur sulfureuse est absolument suffocante et impressionne désagréablement l’étranger frais débarqué à Londres. Les Londoniens, qui cherchent avant tout à être transportés rapidement, ont longtemps circulé sans murmurer dans cette atmosphère désagréable, mais ils ont fini par protester;
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- si bien que les autorités ont invité les deux compagnies qui empruntent le métropolitain à étudier les moyens de remédier d’une manière quelconque à cet inconvénient. L’« invitation » est si formelle que l’on a menacé les Compagnies du Métropolitain et du District Métropolitain de suspendre leur trafic si elles n’avaient adopté une solution dans un délai raisonnable. Pour répondre à cette demande. les Compagnies du Métropolitain étudient en ce moment le remplacement progressif de la traction à vapeur par la traction électrique ; on a reconnu que c’était le seul procédé pratique pour purifier l’atmosphère dans des souterrains un peu longs, ainsi que le montrent les décisions prises dans ce sens par les Compagnies d’Orléans et de l’Ouest pour leurs lignes de pénétration dans Paris.
- Ce qui prouve que la situation topographique influe beaucoup sur la facilité des. communications c’est que les quartiers de la ville et surtout de la banlieue sud de Londres situés sur la rive droite de la Tamise n’avaient jusque dans ces dernières années, que des moyens d’accès longs et difficiles, dans les quartiers des affaires placés sur la rive gauche du fleuve. Afin de donner à la banlieue comprise entre les lignes du South Western et du London Chatham des moyens de transport qui manquaient presque totalement, car on n’y trouvait que de rares omnibus et tramways menant sur là rive gauche, on a mis en construction en 1889 le chemin de fer de City and South London. La création de cette .ligne de 6 km de longueur, qui a été ouverte en décembre 1890, a eu un retentissement considérable, parce qu’on se trouvait en présence d’une innovation radicale en matière de chemin de fer. C’était en effet la première fois que l’on construisait sous terre, à une grande profondeur, un tunnel percé en sous-sol sans l’ouverture d’aucune tranchée.
- Ce travail hardi a été entrepris par la maison Grcathead à l’aidé d’un engin nouveau
- ( appelé « bouclier ». Les appareils Grcathead, qui ont été décrits en détail par M. Tripier à propos des travaux en cours du Central London Railway, consistent en principe en un couteau annulaire qu’on faitavancer progressivement et à l’intérieur duquel on évacue par Varriere le cylindre de terre découpé, tandis qu’on engage sous sa surface intérieure des anneaux successifs en acier de diamètre légèrement inférieur. On construit ainsi par tronçons un véritable tube souterrain en acier aussi long qu’on le désire et l’évacuation des déblais se fait par des puits creusés à remplacement des stations. Ce procédé très ingénieux permet de construire une ligne de chemin de fer sans troubler aucunement la circulation à niveau du sol, et d’obtenir dans les villes une économie énorme du prix d'établissement puisqu’on n’a à payer ni les frais de tranchées ni surtout les dépenses coûteuses d’expropriations.
- La ligne du City and South London, qui est formée d’un double tube de 6 km de longueur, part de l’angle de King William Street et de Gracechurch Street dans la Cité, a 200 m de là Tamise, descend la King William Street, traverse le fleuve un peu en amont de London Bridge, puis passe sous Borough High Street, Blackman Street, Newington Causeway, Kennington Park, Road et ClaphamRoad et arrive au faubourg de Slockwell. Entre la Cité et Stockwell se trouvent les quatre stations intermédiaires de Great Dover Street, Eléphant et Cast-Ie où le tubulaire coupe la ligne d'Holborn Viaduct, (London Chatham Railway) puis New. Street et Kennington Oval.
- Les tubes, qui ont 3 m de diamètre, sont établis à une profondeur d’environ 12 m et se trouvent sous la Tamise à environ 15 nr au-dessous du niveau de l’eau. Dans ces tubes circulent des trains composés d’une locomotive et de trois voitures pouvant transporter une centaine de voyageurs et représentant une charge totale de 110 tonnes environ. La locomotive est très légère, et ne mesure que 4-111 de long; elle se compose, simplement
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- d’un abri renfermant les appareils de manœuvre et de mesure à la disposition du mécanicien et d’un châssis à deux roues motrices. Sur chaque essieu est monté directement l’induit d’un moteur bipolaire de 50 chevaux dont l’inducteur est suspendu au châssis. Sous l’une des extrémités du châssis est fixé un bloc de bois portant deux sabots de contact en fonte qui appuient sur un rail d (fig. 2) en U retourné. Ce rail conducteur,
- Fig. 2. — Coupe du chemin de fer souterrain électrique du City and South London.
- disposé entre, les rails de roulement, repose sur des traverses ordinaires par l'intermédiaire d’isolateurs en verre, et reçoit le courant à 450 volts d’une usine centrale située à l’extrémité sud de la ligne de Stockwell ('); le retour se fait par la voie de roulement. Toute l’installation électrique a été faite par la maison Mather et Platt.
- Les voitures, qui mesurent intérieurement environ 9 m de long, 2,05 m de haut et 2,2o m de large, sont montées sur bogies et ont été construites de façon à utiliser la plus grande partie de l’espace tubulaire; la carcasse de caisse est surbaissée et le plafond est très fortement cintré. Il n’y a guère plus de 30 cm entre les parois extérieures des voitures et la paroi interne du tunnel : aussi les
- (*) Cette station génératrice a été décrite sommairement dans La Lumière Électrique du 12 novembre 1890, p. 362.
- châssis latéraux vitrés b sont-ils fixes; la circulation d’air se fait simplement par des grilles à coulisses m de grandes dimensions, disposées au-dessus des baies. La ventilation est néanmoins très bonne parce que le train remplit presque entièrement le tube, forme piston et provoque une aspiration énergique de l’air des stations. Grâce en outre à la capacité relativement grande des voitures et à la grande profondeur du tunnel on obtient, même en été, une fraîcheur agréable dans le train et naturellement on n’a pas l’inconvénient de la fumée; on n’a pas non plus à craindre les collisions puisqu’il y a partout deux voies et qu’elles sont entièrement séparées. Les arrêts sont obtenus, après rupture du courant, par le frein Westinghouse ordinaire ; les voitures portent à cet effet un petit réservoir d’air comprimé rempli à la station centrale de Stockwell et qui peut servir pour un grand nombre de voyages.
- Chaque voiture est éclairée par quatre lampes à incandescence en série, montées au plafond en e et alimentées par le courant du moteur. Les tunnels ne sont pas éclairés sauf aux stations où se trouvent des lampes à arcs.
- Les voitures sont accouplées par des plates-formes, ouvertes latéralement, par lesquelles entrent les voyageurs qui pénètrent ensuite dans les trois voitures (dont une pour les fumeurs) par des portes transversales. Dans l’intérieur des voitures se trouvent deux bancs disposés parallèlement à la voie et séparés par un couloir central ; chaque banc contient 18 places, soit 36 places par voiture et 108 par train. Pendant la marche les •portes latérales des voitures sont poussées, et il est interdit aux voyageurs de pénétrer sur les plates-formes qui d’ailleurs, afin d’éviter tout accident sont bouchées par deux grilles latérales fermées par une clef spéciale. Sur une des deux plates-formes du train se tient un conducteur et sur l’autre un aide conducteur; ces deux employés appellent les stations, ouvrent au moment de l’arrêt la grille latérale située du côté du quai et la
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- referment aussitôt après le départ du train. Les grilles de fermeture des plates-formes ne sont pas encombrantes et se manoeuvrent facilement : elles sont constituées par des losanges articulés qui peuvent se replier complètement.
- Les trains partent dans les deux directions environ toutes les io minutes dans la journée et toutes les 4 minutes le matin et le soir. Le trajet complet, y compris les arrêts aux stations, est effectué en 15 à 18 minutes. L’acccs des voyageurs aux quais et leur sortie se fait très rapidement et le personnel de gare est réduit à sa plus simple expression. Le prix du voyage est uniformément de 0,20 fr quel que soit le trajet; il n’y a qu’une classe et l’on ne donne pas d'aller et retour. Il n’y a aucun contrôle ni en cours de route, ni au départ, ni à l’arrivée ; on ne délivre même pas de billets. Les voyageurs pénètrentcomme dans les gares du Métropolitain, dans un petit local situé au rez-de-chaussée d’une maison, paient 2 pence devant un guichet en même temps qu’ils traversent un tourniquet, puis entrent dans la cage d’un ascenseur qu’un employé fait descendre deux minutes avant le passage du train et qui conduit en 30 secondes sur les quais de la station. Les voyageurs qui descendent du train trouvent immédiatement au niveau du quai la cage de l’ascenseur qui les remonte au niveau du sol. Ces ascenseurs sont mûs par de l’eau maintenue sous pression à l’usine de Stock-well, mais on a l’intention de les remplacer prochainement par des ascenseurs électriques dont le fonctionnement sera moins coûteux.
- Le chemin de fer du City and South London est très fréquenté, surtout par les employés travaillant dans les bureaux de la Cité, qui sont venus s’installer engrand nombre dans les quartiers sud desservis par la ligne. La Société particulière qui exploite ce chemin de fer tubulaire a l’intention de prolonger la ligne nord sur une longueur de 4,5 km, jusqu’au faubourg d’Islington compris entre les lignes du Great-Northern et du North Lon-
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- don; un prolongement de 600 m est actuellement en construction au sud de Stokwell pour aller rejoindre à Clapham la ligne du London Chatham Railway.
- Toutes les gares de la rive gauche ont un accès facile dans , les diverses parties de la ville et notamment de la Cité puisqu’elles sont pour ainsi dire reliées au Métropolitain. Les habitants de la banlieue sud-est de Londres éprouvent déjà une plus grande difficulté pour se rendre dans la ville puisqu’ils n’arrivent par le South Eastern Railway qu’à la gare de London Bridge, située sur la rive droite de la Tamise. Le trajet est un peu long et incommode pour se rendre dans le centre ou l’ouest de la ville, puisqu’il faut d’abord traverser le pont de London Bridge et marcher pendant 800 m pour aller reprendre le Métropolitain. Il est vrai que c’est surtout dans la Cité qu’a lieu l’afflux de voyageurs et que ceux-là peuvent se rendre à leur travail en 10 minutes à pied ou en 5 minutes et moyennant 0,10 fr par les nombreux omnibus qui vont de London Bridge dans la Cité.
- Mais il y avait naguère une gare encore plus isolée que celle de London Bridge, c’était la gare de Waterloo, terminus du South Western, située sur la rive droite en face de Charing Cross. Pour aller dans le centre de la ville il fallait reprendre une ligne de jonction du London Chatham se rendant à Charing Cross, ou traverser la Tamise à pied et faire 1 km de marche ; pour se rendre dans l’ouest il fallait d’abord aller à Charing Cross puis reprendre le Métropolitain. Pour aller dans la Cité il fallait suivre le même chemin ou se rendre à la gare de Cannon Street par une ligne de jonction peu pratique reliant le Chatham au South Eastern. Aussi les gens ayant affaire dans la Cité ne pouvaient guère habiter dans la banlieue sud-ouest de Londres.
- Pour remédier à cette situation qui lui était très préjudiciable, la Compagnie du South Western a décidé de reporter en quelque
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- sorte au cœur même de la Cité son terminus de Waterloo. Mais comme le prolongement des voies au niveau du sol aurait causé une dépense inadmissible d’au moins 125 millions, on a tourné la difficulté en créant une ligne souterraine tubulaire indépendante de la ligne principale mais y faisant suite ; la dépense a pu être réduite ainsi au chiffre de 15 millions, c’est-à-dire pas même le dixième du coût d’une ligne ordinaire.
- La ligne de Waterloo and City, qui a été ouverte au public en juillet 1898, a été construite comme celle du South London par la méthode du bouclier Greathead, mais le diamètre intérieur des tubes a été porté de 3 m à 3,50 m et ceux-ci ont été recouverts extérieurement d’un léger revêtement en ciment. La longueur totale de la ligne, constituée par .2 tubes distincts, n’est que de 2,5 km. La profondeur des tubes varie entre 15 et 20 m au-dessous du niveau du sol. La station souterraine de Waterloo a exigé de grands travaux de construction, car elle est située juste au-dessous de la gare de Waterloo du South Western.. Les voies de départ sont à peu près perpendiculaires (voir plan de la fig. 1) aux lignes du sol; elles partent de Waterloo par une courbe de 100 m de rayon, puis s'engagent sous Stamford Street pour aborder la Tamise obliquement et un peu en amont du pont de Blackfriars. Dans cette partie les 2 tubes, au lieu d’etre situés côte à côte au meme niveau ont etc placés l’un- au-dessus de l’autre afin d’éviter une nappe d’eau ; le tube.qui revient de la cité reste à peu près horizontal et c’est le tube qui part de Waterloo qui descend brusquement au-dessous de l’autre par une inclinaison de 33 mm par m qui se trouve être pour les trains une descente et non une rampe. Le tube de retour rattrape sur le quai du Ûeuve le niveau du tube d’aller par une pente douce et reste ensuite au même niveau sur tout le reste du parcours. La ligne après avoir passé sous la Tamise, décrit une courbe de 250 m de rayon, puis se continue avec une légère rampe sous Queen Victoria Street,
- pour aboutir en face la Banque ; elle sera prolongée plus tard jusqu’à la station de Liver-pool Street. Le terminus actuel définitif se trouvera dans une grande gare souterraine située sous la place comprise entre « Mansion IIousc », la « Bank » et le « Royal Exchange ». Cette gare de Mansion House, qui n’est pas encore achevée, et dans laquelle on pourra descendre par des ascenseurs, constituera un centre de « subways » (souterrains) très important, car ce sera en même temps la' tête de ligne du Central London dont nous avons parlé plus haut et une des stations importantes du South London, lorsqu’il aura été prolongé sous la courte portion de King William Street. Pour ne pas retarder l’ouverture de la ligne du Waterloo and City, on a installé une station provisoire dans Queen Victoria Street à 50 m de la place.
- On descend dans cette station par un escalier très peu apparent ; on passe devant un guichet à. tourniquet où les billets sont distribués et l’on se rend par un couloir unique fortement incliné, jusqu’au quai de départ, où se tient un employé chargé de faire monter les voyageurs pour Waterloo et de recevoir les billets des voyageurs venant de la Cité. La station souterraine de Waterloo est assez vaste et comporte des voies d’aiguillage ; on y arrive de trois points.de la gare aérienne de Waterloo et de deux rues extérieures par des conduits légèrement inclinés qui aboutissent tous les cinq à un guichet de délivrance des billets muni d’un tourniquet. On descend ensuite par une série de couloirs en zig-zag fortement inclinés jusqu’au quai de départ, où se trouve un employé qui reçoit les billets des voyageurs venant de la Cité. Le personnel des gares est, on le voit, très réduit. 11 comprend néanmoins un employé de plus qu’au South. London parce que l’on ne voyage pas sans billets. On a été obligé de créer des biliets pour pouvoir établir un tarif réduit (0,30 fr) d’aller et retour ; le billet simple coûte 0,20 fr ; il n’y a, comme au South London, qu’une classe unique de voyageurs.
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- Il n’y a pas de station intermédiaire ; le trajet se fait sans arrêt en 5 à 6 minutes : les départs ont lieu toutes les 5 minutes. Les trains se composent généralement de 4 voitures, pouvant en tout transporter environ 200 à 240 voyageurs ; les deux extrêmes motrices et les deux intermédiaires non motrices ; mais aux heures chargées du matin et du soir on intercale entre les deux voitures motrices un plus grand nombre de voitures non motrices, de sorte que la composition du train peut atteindre 7 voitures pouvant transporter environ 400 voyageurs.
- L’emploi de voitures motrices au lieu d’une locomotive a permis de réduire considérablement le poids mort remorqué et par suite d’augmenter le nombre et la capacité des voitures ; au lieu de 3 voitures contenant 100 voyageurs comme au South London, on fait an Waterloo and City des trains de 4 voitures pouvant transporter 200 personnes, c’est-à-dire environ le double, avec une puissance de traction sensiblement égale puisque dans les deux cas la charge totale du train est de no tonnes environ.
- Les voitures, montées sur bogies à 4 roues, ont 14 m de longueur totale et 11m de longueur de caisse et leur section transversale est plus forte que celle du « South London », grâce à l’agrandissement des tunnels ; la hauteur intérieure au sommet du plafond est de 2,30 m et la largeur maximum intérieure est de 2,65 m. On a pu, dans ces voitures plus vastes, mais dont la longueur utile de caisse n’est guère plus grande que celle du South London, caser un plus grand nombre de voyageurs tout en leur ménageant un cube d’air suffisant. Ces voitures, dont la caisse est surbaissée sur les bogies, se rapprochent encore plus de la forme circulaire que celles du South London. Non seulement le plafond est cintré, mais les baies vitrées fixes b :fig. 3' qui I forment la partie supérieure des parois laté- I raies sont inclinées par rapport à la verticale.' ^ Aussi la ventilation est-elle excellente, car le t-rain forme encore mieux piston dans le tube qu’au South London et provoque un appel .
- d’air énergique qui vous rafraîchit agréablement quand on pénètre en été dans le court corridor actuel d’accès de la station de la Cité. Les voitures remplissent si bien le tube qu’un ami fantaisiste de Londres me suggérait qu’il était inutile d’avoir une ligne et des moteurs électriques et qu’il serait plus simple de sucer le train par une puissante pompe pneumatique ! Cette image rend très bien l’impression qu’éprouve le voyageur dans ce chemin de fer tubulaire.
- Les voitures motrices portent à une extrémité de la caisse, une cabine contenant les rhéostats et appareils de manœuvre du train. Les 2 voitures motrices sont orientées de façon à ce qu’il y ait une cabine en tête et une cabine en queue du train. Les 2 essieux du bogie situés sous la cabine portent chacun un moteur : il y a donc en tout 4 moteurs qui sont commandés par un seul poste de manœuvre, de sorte que l’on n’a pas besoin de tourner les trains au terminus ; il suffit de les faire passer sur la voie convenable par aiguillage ; le mécanicien se place à l’une ou à l’autre des cabines extrêmes suivant le sens de la marche. Les voitures sont munies, comme celles du South London, du frein Westinghouse fonctionnant par l’air comprimé chargé à la station centrale dans un réservoir placé sous le train.
- La prise de courant se fait à l’aide de sabots en fonte, analogues à ceux du South London, fixés sous les trucks moteurs et glissant sur un rail conducteur à. en forme d’U renversé de 11.5 cm de largeur, posé sur isolateur au milieu de la voie de roulement. Celle-ci est formée de rails du poids de 37,5 kg au mètre courant, montés sur longrines en bois à l’écartement dit normal de 1,50 ni environ. Le courant amené à la tension de 500 volts sur le rail conducteur est produit dans une usine génératrice située à la côte de la station de Waterloo et comprenant 5 groupe électrogènes de 300 cheveaux.
- Les 4 voitures du train sont réunies, comme au South London, par des passerelles fermées latéralement par deux portes coulis-
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- santés à grillages; mais comme il n'y a pas de stations intermédiaires, le train entier est desservi par un seul conducteur qui ferme à clef les portes après le départ et les ouvre à l’arrivée du quai. Les voyageurs entrent par les plates-formes et pénètrent par des portes latérales dans les voitures, toutes aménagées avec couloir central. L’intérieur des voitures est muni, dans les deux tiers environ de sa
- Fig. 3. — Coupe du chemin de fer souterrain électrique de Waterloo and City.
- longueur, de 8 rangées de bancs à 2 places disposées transversalement de chaque côté du couloir. Dans le tiers restant de la voiture on a placé deux banquettes longitudinales en vis-à-vis de 8 places chacune, et Ton a obtenu entre les bancs un grand espace libre dans lequel peuvent prendre place, dans les moment de presse, un assez grand nombre de voyageurs qui se tiennent debout en. empoignant des boucles de cuir fixées au pavillon. Les voitures motrices renferment 48 sièges et les voitures non motrices 56 sièges ; soit pour le train entier 208 places assises, sans compter les voyageurs supplémentaires debout.
- Les voitures sont éclairées chacune par 5 lampes à incandescence en série, montées sur le plafond en c et recevant le courant à 500 volts pris sur le rail central. Des lampes à incandescence a, enfermées dans des globes protecteurs, sont disposées des deux côtés du
- tunnel, à la hauteur des vitres des voitures tous les 20 m environ. Ces lampes produisent un éclairement des tubes très bon parce que ceux-ci portent un revêtement intérieur en faïence blanche. Mais il ne faut pas croire qu’on a éclaire les tunnels pour le seul plaisir des voyageurs ; cette disposition a été prise dans le but de permettre au personnel de circuler dans les tubes pour examiner ou réparer les diverses parties de la voie sans avoir besoin de transporter des lampes à huile ou à pétrole qui ne donneraient qu’une faible lumière et vicieraient Pair.
- Toute la partie électrique a été exécutée par la maison Siemens de Londres; tout le reste du matériel a été également fourni par l’industrie anglaise. Les voitures seules constituent une très fâcheuse exception, font remarquer amèrement les journaux anglais : on n’a pas trouvé, paraît-il, de fabricants anglais disposés à construire ces véhicules dans le délai exigé et, chose curieuse, c’est à une maison américaine qu’on s’est adressé pour obtenir une livraison rapide.
- Le chemin de fer de Waterloo and City appartient à une société particulière que l’on peut considérer pourtant comme filiale de la Compagnie du London and South Western Railway, laquelle est chargée de l’exploitation et de l’entretien de la ligne et qui a fourni la plupart des administrateurs de la nouvelle Société.
- La méthode du a bouclier » ne s’est introduite que très lentement en France. La première application en a été faite par M. Berlier en 1895, pour la construction d’un siphon passant sous, la Seine près du pont de la Concorde et destiné à relier l’égout collecteur de la rive droite et celui de la rive gauche. Le système Berlier est tout à fait analogue au système Greathead : les tubes souterrains sont formés par des anneaux d’acier assemblés par segments au fur et à mesure de l’avancement du bouclier. On a entrepris ensuite en 1897, à l’aide du bouclier perfectionné Fougerolle, la construction d’un grand
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- égout de 7 m de large et 6 m de haut, le plus gros de Paris, allant de la Trinité à la porte Clichy. Ce travail considérable, à présent en voie d’achèvement, a été réalisé par un procédé différent de la méthode Greathead -, on n’a pas fait usage d’anneaux d’accès mais on a construit progressivement à l’abri de la partie arrière du bouclier une voûte ordinaire en maçonnerie, pendant qu’on attaquait le sol à la partie avant de l’armature. Pour l’établissement des chemins de fer urbains on a été encore plus long k reconnaître les avantages du bouclier qui n’a fait son apparition à Paris que tout dernièrement dans les travaux du Métropolitain.
- Je crois avoir montré qu’étant données les circonstances locales, les Anglais, mis à notre place, n’auraient pu, mieux que nous, rendre subitement la circulation dans Paris extrêmement facile : tout ce qu’ils auraient pu faire c’est de ne pas laisser plus de io ans en suspens l’étude d’un réseau métropolitain. D’ailleurs lorsque les principales lignes du Métropolitain seront construites, les transports en commun seront probablement aussi aises à Paris qu’a Londres.
- Mais, par contre, il faut bien reconnaître que nous sommes dans un état d’infériorité très grand au point de vue des moyens de transports individuels. Combien de fois j'ai entendu des Anglais se plaindre, avec raison, de notre piteux service de haores. A* Paris la moindre course vous revient à 1,75 fr et vous êtes trimballé dans une voiture plus ou moins bien suspendue, d’une propreté douteuse, menée par un cocher de tenue négligée, et enfin marchant lentement parce qu’elle possède un avant-train et a un cheval étique. Les fiacres de Londres sont un sujet d’admiration pour les Parisiens; sauf pour le transport des trop lourds bagages, on n’emploie que des « handsomes » ou « cabs » à 2 roues, voitures très propres, très élégantes, conduites par un cocher en tenue de ville très correcte, et qui marchent vite parce qu’elles sont très légères et très mobiles. Le tarif est de 1 shilling (1.25-fr) pour 2 milles (3,2 km) et ensuite
- de 6 pence (0,60 fr) par mille supplémentaire ; une course de 3 km, ce qui est la distance moyenne k Paris, coûte, avec le pourboire, 1,50 fr, mais pour une petite course on ne donne que i,2ôfr net ; on peut se faire transporter à bon compte, surtout pour les petites distances, dans des voitures considérées à Paris comme l’expression du grand chic. Voici longtemps que l’on cherche a résoudre k Paris la question des tarifs de voiture ; tant qu’on essaiera des combinaisons compliquées comme le compteur horo-kilomé-trique ou arbitraires comme la course au quart d’heure, on n’aboutira k rien de pratique ; si l’on avait adopté le tarif kilométrique très simple de Londres, par exemple 0,50 fr du kilomètre avec prix minimum de 1 fr net, les compagnies de voitures auraient vu leurs bénéfices s’améliorer parce qu’elles auraient récolté un nombre considérable de petites courses actuellement perdues par suite du tarif trop élevé. L’évaluation kilométrique des distances sans compteur ne présente pas de difficulté pour un vrai Parisien ou pour un provincial muni de son plan ; k Londres les contestations ne se produisent presque jamais ; s’il y a désaccord entre le voyageur et le «cabby », un policeman tranche le différend sans que le cocher ait un mot de protestation; pourquoi ce qui se passe continuellement k Londres ne serait-il pas possible k Paris.
- J’ai vu circuler dans le centre de Londres quelques fiacres électriques ; il n’y en a actuellement que 15, stationnant seulement k Charing-Cross, et qui sont en marche depuis plus d’un an. Ce sont des coupés k 4 roues bien entendu, qui nous ont paru d’aspect très lourd, comparés aux gracieux « handsomes » et qui ne feront pas gagner beaucoup de temps pour les courses ordinaires dans les rues encombrées de la ville parce qu’il sont moins mobiles que les cabs.
- 1 Aussi nous 11e pensons pas que les fiacres électriques se développeront beaucoup à Londres k moins que ce soit par raison d'économie d’exploitation. A Paris, au contraire,
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- les coupés électriques obtiennent du succès parce qu’ils ne sont guère moins élégants que nos guimbardes actuelles qu’ils sont conduits par des cochers en tenue conve-
- nable et qu’ils marchent notablement plus vite.
- (A suivre.)
- Ch. Jacquin.
- INTERRUPTEUR DE WEHNELT DANS LE CIRCUIT D’UN COURANT ALTERNATIF
- L'interrupteur électrolytique de Wehnelt fonctionne également dans le circuit d'un courant alternatif comme il a été démontré déjà (’). En observant une tache noire sur un disque animé d'un mouvement de rotation synchrone du courant, on reconnaît que la lumière provenant de la pointe de l’interrupteur éclaire cette tache pendant une demi-période, la lumière de l’étincelle d’induction l’éclaire pendant l’autre période. Il faut en conclure que les interruptions efficaces ne se produisent pas pendant la demi-période où la pointe de l’interrupteur s’illumine. D’autre part, les phénomènes observés sur les tubes de Geissler ou de Rœntgen sont les mêmes pour les deux pôles, ce qui prouve l’existence des décharges dans les deux sens. C’est seulement quand on insère dans le primaire de la bobine une résistance avec self-induction que les décharges deviennent unilatérales.
- Pour étudier avec plus de précision ces diverses circonstances nous avons employé le procédé stroboscopiquc.
- Sur l’arbre d’un moteur tétrapolaire synchrone, nous montons un disque sur lequel est fixé, suivant la direction d’un rayon, un tube de Geissler, long de 12 cm. Ce tube est inséré dans le circuit secondaire de la bobine d’induction : à cet effet, l’une des bornes de la bobine est reliée à un frotteur qui communique avec l’une des électrodes du tubê ; l’autre borne est reliée au coussinet du moteur et la seconde électrode du tube à l’arbre de ce moteur. La cathode du tube se recon (*)
- naît facilement lors de chaquè décharge par la gaine lumineuse qui l’entoure.
- L’interrupteur est formé par un fil de platine dont le diamètre est de 1 mm et la longueur libre de 3 à 5 mm. l’autre électrode est en charbon : la cuve renferme de l’eau acidulée par l’acide sulfurique, à 10 p. 100. Le platine est le métal qui se détériore le moins: cependant sa surface se dépolit à la longue et l’extrémité s’effile. La bobine pouvait donner 30 mm d’étincelle.
- 1. Dans.une première série d’expériences, le circuit primaire de la bobine renferme, outre l’interrupteur, une résistance sans induction assez considérable, 36 ohms, pat-exemple. Le courant alternatif présentait une force électromotrice efficace de 105 volts les nombres qui suivent se rapportent à une série particulière). 11 se produit aux électrodes de l’interrupteur un abondant dégagement de gaz. Si on diminue la résistance jusqu'à 33 ohms, on voit apparaître par moments à l'électrode de platine de petites étincelles , blanc bleuâtre, accompagnées d’une détonation semblable à celle que produit l’explosion d’une bulle de gaz tonnant. Par le tube de Geissler, on voit alors qu’en même temps les décharges se produisent dans le secondaire. En diminuant encore la résistance jusqu’à 32 ohms, le phénomène devient régulier, l’intensité du courant primaire est d’environ 2,6 ampères. Par suite de son mouvement de rotation synchrone, le tube présente alors l’apparence reproduite par la figure 1. Les décharges se produisent pour deux positions du tube diamétralement
- (*) Zeiisch. fur Ekkholechnik, t. XVII, p. 47, 1899.
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- opposées. Un tour complet du disque correspond à deux périodes complètes du courant : la décharge ne se produit donc que pendant l'unedes demi-périodes. Les forces électromotrices dans le circuit secondaire résultant des variations d’intensité du courant primaire, les décharges se produisent par couples, en général : l’une provoquée par la diminution d’intensité du courant, l’autre par l’augmentation qui suit. Les forces électromotrices correspondantes sont de sens opposé ; aussi pour l’une des décharges l’électrode intérieure 'la plus rapprochée du centre du disque) forme la cathode : pour l’autre décharge, c’est l’électrode extérieure ifig. i). La distance
- entre les deux images donne la durée de la décharge : dans le cas actuel, elle répond à une durée de 0,00075 sec-
- Pour déterminer le signe de la pointe de platine pendant la demi-période où se produit la décharge, nous avons mis en dérivation sur la même force électromotrice alternative un arc à pôles fer-charbon et projeté cet arc à travers une fente pratiquée dans le disque auprès du tube de Geissler. Le pôle fer et la pointe de platine étaient reliés à la même borne de la machine. L’arc ne s’illumine que pendant la demi-période où le fer est anode. Il était placé d'abord derrière le disque à l’endroit où le tube de Geissler
- s’illuminait et ensuite à 90° de cette position.
- Dans le premier cas, l’image de l’arc projetée à travers la fente laisse voir seulement les électrodes incandescentes : dans le second cas, on voit l’arc. Par conséquent, les décharges du secondaire se produisent dans la demi-période où le fer et par suite la pointe de platine sont cathodes.
- D’autre part, d’après les liaisons et le sens de l’enroulement de la bobine d’induction, on reconnaît que la première décharge correspond à une diminution, la seconde à une augmentation de l’intensité du courant primaire.
- En observant la pointe de platine à travers la fente du disque on reconnaît aussi qu’elle s’illumine seulement quand elle est cathode.
- Si on diminue encore davantage la résistance, des décharges se produisent aussi dans l’autre demi-période ; elles deviennent régulières quand la résistance est descendue à
- 24 ohms et sont même plus brillantes que les premières : l’intensitc du courant primaire est alors 3 ampères. Au moment où se produisent ces décharges, la pointe de platine est l’anode flig. 2); elles se produisent aussi par couples, à 0,000375 sec. d’intervalle. Le sens de ces décharges est interverti par rapport à celui des autres : c’est maintenant la première qui se produit du centre du disque vers le bord.
- En diminuant de plus en plus la résistance, on augmente le nombre des décharges qui se produisent pendant chaque demi-période : avec un résistance de 18 ohms et un courant de 3,45 ampères, on obtient deux doubles décharges dans chaque demi-période: avec 13 ohms et 4,2 ampères, on en a quatre fîg. 3 et 4). Les décharges qui se produisent dans la demi-période A )où le platine est anode) sont les plus intenses.
- Dans le tube de Geissler, l’accroissement d’éclat est limité ; on peut compléter l’obser-
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- vation en étudiant stroboscopiquement une étincelle placée dans le secondaire de la bobine. Si les pointes sont écartées jusqu’à la limite où les étincelles peuvent éclater, on les observe seulement pendant la demi-période où le platine est anode.
- Progressivement on peut accroître encore le nombre des décharges qui deviennent de plus en plus brillantes et finissent par occupertout l’espace correspondant à une demi-période. Entre les décharges de la demi-période ano-dique et les décharges de la demi-période cathodique, s’écoule un intervalle de temps où il ne s’en produit aucune : ce qui est indiqué sur le disquepar des régions obscures.
- En général, les décharges de la période anodique correspondant à un même couple sont plus rapprochées que celles de la période cathodique : leur distance est environ U moitié de la distance de ces dernières.
- Si les interruptions étaient également réparties sur toute la durée de la période, il s’en produirait environ 700 par seconde. Les deux décharges d’un couple ne sont pas d’égale intensité : d’après l’éclat du tube de Geissler, on reconnaît déjà, au moins qualitativement que dans la denii-période anodique, la décharge correspondant à la diminution du courant est plus forte que l’autre et la différence croît avec la fréquence de ces
- décharges: dans la demi-période cathodique, c’est l’inverse : mais souvent dans cette dernière demi-période, l’intensité des deux décharges est la même.
- Nous avons aussi observé à travers le stroboscope la lumière émise par l’interrupteur : pendant la période cathodique, on voit des étincelles blanc bleuâtre, comme dans les premières observations, mais elles sont plus brillantes et en forme d’arc électrique : dans la période anodique on voit une gaine lumineuse rougeâtre.
- 2. Dans les expériences précédentes, le circuit secondaire de la bobine ne renfermait aucune autre self-induction que celle de la bobine. En insérant dans ce circuit une autre self-induction, par exemple, une bobine à noyau de fer, on change notablement les phénomènes. Par exemple, avec une bobine dont la self-induction est de 0,02 henry, les premières décharges pendant la demi-période
- cathodique se produisent seulement quand la résistance non inductive est abaissée à 22 ohms et l’intensité est égale à 3,6 ampères : la cuve s’illumine auparavant. Les deux décharges qui se produisent en premier lieu sont relativement fort écartées l’une de l'autre (fig. 5). Pour 20 ohms de résistance et un courant de 3,9 ampères apparaît brusquement et tout de suite avec un grand éclat, une décharge unique pendant la demi-période anodique (fig. 6).
- Cette décharge unique correspond à une diminution du courant primaire : elle suit la décharge cathodique à un intervalle un peu plus grand qu’une demi-période (plus de 90° sur le disque}. Cet intervalle diminue à mesure que la résistance non inductive diminue et finalement, il devient plus petit que 90°. Quand la résistance non inductive est abaissée à 7 ohms et que l’intensité dans le circuit primaire est de 4,9 ampères, la
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- seconde décharge se produit et ces deux décharges anodiques sont alors sjrmétriques par rapport au diamètre perpendiculaire au diamètre bissecteur des décharges cathodiques (fig. 7). Si on diminue encore plus la résistance, les décharges se multiplient comme ci-dessus.
- Les décharges de la demi-période anodique qui correspondent à une diminution du courant primaire ont une intensité plus forte que toutes les autres : aussi quand le tube de Geissler est en repos et que par conséquent on observe la superposition des quatre espèces de décharges, l’une des électrodes l’emporte toujours en éclat sur les' autres.
- Le I)1' d’Arsonval a constaté aussi que la décharge se produit dans un seul sens (ù. Il attribue ce phénomène à l’interrupteur lui-même : ce qui précède montre que le phénomène résulte de la résistance inductive du circuit primaire : cette résistance existe toujours, ne fût-ce que celle de l’enroulement primaire de la bobine.
- Les phénomènes qui se passent dans la cuve dépendent aussi de cette résistance inductive, en effet,quand on introduit une self-induction dans le circuit, le bruit de la cuve devient plus fort et l’intensité du courant augmente quoique la résistance apparente ait augmenté. Exemple :
- 14 ohms u 2.7 ampères
- 14 » 0,018 henry 3,5 »
- En observant la lumière a travers le disque stroboscopique, on constate que cette lumière se compose pendant la période cathodique d’ctincelles blanc bleuâtre, tandis que pendant la période anodique, le platine est incandescent etémet des étincelles rougeâtres. En insérant une seff-induction assez grande (0,08 henry) dans le circuit, on tommunique à la lumière de la cuve une teinte violacée, provenant de ce que les étincelles anodiques gagnent en volume et en éclat.
- 11) L’Éclairage Électrique, t. XVJII, p. 400.
- 3. Des observations qui précèdent on peut tirer les conclusions suivantes, relativement à la manière dont fonctionne l’interrupteur. Puisque les décharges se produisent par couples quand il n’y a pas de self-induction dans le circuit, c’est que le courant primaire éprouve successivement une diminution et une augmentation brusques. Le temps qui sépare ces deux variations est environ deux fois plus petit dans la période anodique que dans la période cathodique : ce fait cadre avec l'hypothèse que ce sont les gaz de l’électrolyse qui provoquent l’interruption, car pendant le même temps, ils se dégagent à la cathode en quantité deux fois plus grande. On. s’explique de la même manière que les décharges apparaissent d’abord dans la période cathodique.
- Une self-induction introduite dans le circuit a pour effet, d’abord de retarder l’accroissement du courant apres l'interruption et de diminuer ainsi la force clectromotrice induite: elle agit donc sur deux des quatre catégories de décharges et les étouffe. D’autre part, cette self-induction du primaire influe aussi sur l’allure de l’interruption : plus la variation du flux d’induction est grande, plus elle est rapide,pîusla force électromotrice induite est considérable.
- Si cette force clectromotrice suffit pour produire une étincelle de rupture, cette étincelle retarde la chute d'intensité du courant et diminue la force électromotrice induite. La force électromotrice induite aux pôles de l’interrupteur est donc d'autant plus forte que la self-induction est plus grande, la chute du courant plus brusque, et la disparition du flux dans la self-induction plus rapide.
- Aussi l’influence de la self-induction se fait sentir d’abord dans la période cathodique, où le dégagement de gaz étant le plus abondant, l’interruption est le plus rapide. Quand la self-induction est très grande, elle agit aussi pendant la période anodique. comme le prouvent la disparition des décharges dans le tube et l’apparition des étincelles dans la cuve, pendant cette période. Il n’est pas indifférent
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- que la self-induction, pourune meme valeur, soit avec ou sans fer. Dans le premier cas, le flux d’induction disparait moins vite à cause de l’aimantation du fer et la force électromotrice est moindre que s’il n'y a pas de fer. C’est ce que démontre l'expérience suivante. Dans le circuit primaire, on insère deux bobines, avant 3a même résistance, de manière qu’on puisse toujours en mettre une en court-circuit. La bobine sans fer aune self-induction de 0,08 henry : la bobine à noyau, la môme self-induction pour l’intensité de courant employée, 3,6 ampères.
- Quand la bobine sans fer est dans le circuit, aucune décharge ne passe dans le tube : la lumière dans la cuve est accompagnée d’un bruit intense. Avec la bobine à noyau, pour la même intensité de courant, les décharges passent dans le tube et le bruit dans la cuve est beaucoup moins intense.
- L’explication précédente du rôle de la self-induction est confirmée par les changements observés dans la cuve et dans le tube de Geissler, quand on met un voltmètre en dérivation sur la self-induction, et qu’on donne ainsi une autre issue à la force électromotrice de rupture : celle-ci se fait alors sentir beaucoup moins à l’interrupteur. Le tube s’illumine même quand la bobine sans noyau est dans le circuit dès qu’on met le voltmètre en dérivation sur cette bobine : il s’illumine aussi quand on insère la bobine à noyau.
- Dans les deux cas, la décharge est unilatérale, caractère qui est plus apparent dans le premier. Pour une intensité de 3,6 ampères, le voltmètre marque aux bornes de la bobine sans fer, 110 à 120 volts, aux bornes de la bobine à noyau : 80 à 85 volts.
- Courant continu. — Les résultats qui viennent d’être exposés peuvent servir aussi à se faire une idée du fonctionnement de l’interrupteur Wehnelt dans un circuit à courant continu. Quand, la pointe de platine fonctionne comme cathode la lumière est blanc bleuâtre :.si elle fonctionne comme anode, elle est rougeâtre. Au spcctroscope, la première montre les lignes du platine, la seconde
- donne un spectre continu sur lequel se détachent seulement quelques lignes brillantes, c'est-à-dire que d’une part il y a volatilisation du platine, d’autre part simplement incandescence.
- Si on introduit une self-induction dans le circuit, des étincelles se produisent, quel quesoitle sens du courant; le bruit devient plus fort et l’intensité du courant augmente. Suivant la valeur et la nature de la self-induction les décharges dans le secondaire peuvent être favorisées ou contrariées.
- L’effet de la self-induction sur la chute de courant peut provenir de l’apparition d’une étincelle de rupture. Sur le relèvement du courant qui succède à cette chute l’effet peut être de double nature. Si la self-induction ne renferme plus de flux, elle retarde le relèvement du courant et par suite contrarie lu décharge dans le tube. Si le flux d’induction ne s’est pas encore annulé, la force électromotrice induite qui en résulte accélère le relèvement du courant et par suite favorise la décharge dans le tube. Cet effet de la self-induction peut, dans certaines circonstances, être nécessaire au fonctionnement de l’interrupteur, en ce que la force électromotrice induite par le flux subsistant s’ajoute, à des instants déterminés, à celle qui existe dans le circuit et qui a même sens.
- La self-induction doit avoir alors une valeur convenable : il doit y avoir accord entre la résistance et la self-induction du circuit, la longueur et la surface de l’électrode de platine et la force clcctromotrice. Mais il ne semble pas y avoir de résonance proprement dite, pour un rapport déterminé entre la self-induction et la capacité, comme dans la décharge oscillante des condensateurs, telle que l’admet S-Thompson.
- 4. Le phénomène d’interruption dépend d’ailleurs,, ainsi que nous l’avons observé au cours de nos expériences, de la température du liquide et de la pression qu’il supporte. Quand la températurs s’élève, le courant dans la cuve diminue ; par exempte à 160, il est de 2,6 ampères (courant alternatif) ; à 71e, il
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- devient 1,7 ampères, et à 100% 0.4 ampère seulement : en même temps, les décharges dans le tube deviennent plus faibles : mais la cuve et le tube s’illuminent encore, même quand l’eau a atteint la température d’ébullition. Au début les décharges se produisent dans les deux sens ; quand la température s’élève, elles deviennent unilatérales.
- L’augmentation de pression provoque une augmentation dans l’intensité du courant de la cuve : par exemple, de 2,85 ampères sous la pression ordinaire, à 3,15 sous la pression d’un mètre de mercure, la lumière de la cuve et celle du tube sont alors éteintes.
- Les expériences stroboscopiques ont encore permis une autre observation. Le circuit de la cuve était disposé en'dérivation sur le moteur qui mettait en mouvement le disque et le tube de Geissler. Ce circuit renfermait une résistance assez grande pour que l’interruption ne se produisît pas.
- Lorsque le moteur était en marche, le tube s’illuminait dans quatre positions déterminées, indépendantes de la vitesse du moteur. Ce moteur était à collecteur, monté en dérivation, et les inducteurs excités par les courants redressés au moyen d’un collecteur à quatre lames. En observant le phénomène de près, nous vîmes que le tube, relié
- d’une manière permanente au collecteur s’illuminait quand les balais mettaient en court circuit deux lames du collecteur. C’est dans cette circonstance qu’il faut chercher l’explication.
- Par suite du court circuit, il se produit momentanément une grande consommation de courant et en raison de la chute considérable de potentiel dans le transformateur et dans la ligne, il en résulte une chute momentanée de l’intensité du courant dans le primaire de la bobine; d’où la décharge dans le secondaire. L’interrupteur ne ioue aucun rôle, car le phénomène s’observe aussi bien quand on le met hors circuit. Le court-circuit et la chute d’intensité dans le primaire qui en résulte, se font plus brusquement que le relèvement du courant, lequel est retardé par l’étincelle de rupture qui se produit aux balais : aussi la décharge n’a lieu que dans un sens, sens qui d’ailleurs correspond à cette explication. Ces décharges sont d’ailleurs très faibles, en comparaison de celles que provoque le Jeu de l’interrupteur. La croix lumineuse qu’elles dessinent pourrait, au besoin, servir de système d’axes coordonnés pour définir la position et les déplacements des décharges provoquées par l’interrupteur ('). L. Kallir et Fr. Eichberg.
- COMPTEUR D'ÉNERGIE ARON A REMONTAGE AUTOMATIQUE
- A la récente exposition de la Société française de physique, la maison Ullmann présentait un nouveau modèle de compteur Aron qui, bien que basé sur le même principe que les modèles plus anciens, se différencie de ceux-ci par plusieurs améliorations importantes.
- On connaît le principe des compteurs du docteur Aron dont un modèle, le dernier construit avant celui qui nous occupe, a été décrit dans ce journal (*) : Deux pendules
- règlent la marche de deux mouvements d’horlogerie indépendants dont la différence de marche est enregistrée au moyen d’un mouvement différentiel ; quand aucun courant ne traverse l’appareil les durées d’oscillation des deux pendules sont égales et la roue satellite du mouvement différentiel reste en repos ; quand au contraire un courant est lancé dans
- (<) L’Êda irage Électrique, t. VII, p. 351, 23 tuai 1896.
- (») Zeitschrift fur Ekktrotecnik, t. XVN, p. 184; 1899. Communiqué par les auteurs, traduit par M. Laraotte.
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- 1 appareil la durée d oscillation de' 1 un d'eux se trouve modifiée par des forces électromagnétiques mises en jeu par le passage du courant, le différentiel se met en marche et son mouvement fait avancer les aiguilles des compteurs ; si les forces électromagnétiques sont dues à l’action d’une bobine fixe traversée par le courant principal sur un aimant permanentporté par le pendule,ces forces sont proportionnelles à l’intensite du courant et l’appareil est un compteur de quantité ou ampere-hc-urc-mctre; sielles sont dues à l’action de la bobine fixe sur une bobine de grande résistance portée par le pendule et parcourue par une dérivation du courant principal, elles sont pro.
- produit de l’intensité par la différence de potentiel, c’est-à-dire à la puissance, et l’instrument est un compleurd’éner-gie ou watt-heure-mètre (‘).
- Mais bien que
- ces compteurs aient reçu bon nombre d’applications, principalement en Allemagne et en Autriche, et qu’ils aient été primés au concours de compteurs institué il y a quelques années par la ville de Paris, ils pré-
- {'_) Rappelons qu’un nouvel instrument base sur un principe différent a été récemment breveté par le professeur Aron. Le principe en a été exposé, d’après le brevet allemand, dans le numéro de ce journal du 4 juin 1898 (t. XV, p. 415), et une description en a été donnée, d’après le brevet anglais, il y a quelques semaines ft. XVIII, p. .458. 25 mars 1899).
- sentaient, suivant le docteur Aron lui-même', quelques inconvénients en rendant l’usage délicat. Le mouvement d’horlogerie devait être remonté périodiquement ; le synchronisme des pendules lors de la marche à vide devait être établi par un réglage soigné et fait sur place; enfin les pendules devaient être mis en mouvement chaque fois que l’on utilisait le compteur, ou maintenus constamment en mouvement si l’on voulait que le compteur fut toujours prêt à fonctionner.
- Tous ces incon-vénientsont disparu dans le nouveau modèle : le remontage de celui-ci est
- synchronisme des pendules n’a plus besoin d’être au'ssi exact ; le compteur se met en mouvement de lui-même dès que l’on y fait passer le courant. D’autre part la longueur des pendules ou plutôt desbalanciers ayant été considérablement réduite, l'encombrement de l'appareil â pu être diminué de beaucoup et rendu comparable à celui des compteurs-moteurs. Enfin le réglage de l’instrument n’a plus besoin d’être fait sur place. En un mot les désavantages que présentaient les anciens modèles ont été'complètement éliminés et à tel degré que le Service impérial des poids et mesures en Autriche a accepté le nouveau modèle et déclaré que les compteurs de ce modèle seraient transportables après avoir été étalonnés et poinçonnés par les autorités.
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- La figure.x donne une vue d’ensemble d’un de ces compteurs ; nous allons en indiquer successivement la théorie et les détails de construction d’après les données d’une conférence faite il y a quelques mois par le docteur Aron à la Verbande Deutscher Electro-techniker et d’après l’examen de l’appareil qui nous a été soumis.
- I. Théorie. — Soient P le poids d’un des balanciers, I son moment d’inertie, a la distance de son centre de gravité à l’axe d’oscillation ; on sait que la durée d’une oscillation simple de ce balancier est donnée par la formule
- de laquelle on déduit pour le nombre d’oscillations simples par unité de temps de ce balancier
- Si ce balancier porté une bobine en fil fin en dérivation sur le circuit principal et qu’au-dessous de cette bobine mobile s’en trouve une seconde en série avec ce circuit, il sera soumis, lorsque le circuit principal sera fermé, à une force électromagnétique proportionnelle d’une part à l’intensité du courant principal et d’autre part à la différence de potentiel entre les points de dérivation, c’est-à-dire proportionnelle à la puissance W du courant. En admettant que le point d'application de cette force se confonde avec le centre de gravité du balancier, ce qui est à peu près exact en pratique, on a pour le nombre d’oscillations du balancier par unité de temps
- », - vAp + mvu,
- k étant une constante dépendant des dimensions des bobines et de leur distance.
- Des deux expressions précédentes on déduit
- ou, en développant
- Lorsque la force électromagnétique k W est faible par rapport à la force P due à la pesanteur, en d’autres termes lorsque le nombre des oscillations nl est peu différent du nombre », on peut négliger les termes du développement précédent à partir du second. C’est ce qui avait lieu dans les anciens modèles de compteur Aron et alors l'cnergie W se trouvait être proportionnelle à la différence ni —11 du nombre d’oscillations du pendule soumis à l’action électromagnétique et du nombre d’oscillations du même produit oscillant librement; par conséquent en disposant à côté de ce pendule un second pendule ne portant pas de bobine et synchrone avec le premier quand le compteur marche à vide (c’est-à-dire faisant n oscillations simples par unité de temps), il suffisait d’intégrer mécaniquement la différence des oscillations de ces deux pendules pour avoir la quantité d’énergie consommée.
- Mais dans le nouveau modèle il n’en est plus ainsi. Le nombre des oscillations, qui est de 12 ooo environ par heure, peut varier de 2 500 pendant le même temps quand on fait passer le courant ; par suite kW n’est-guère que la moitié de P. On peut encore négliger le terme d’un degré supérieur au second dans le développement «„ mais il est indis-. pensable de tenir compte de celui du second degré. Toutefois si l’on ne peut négliger ce terme, il est possible de l’éliminer. Pour cela il suffit de disposer un second balancier, aussi identique que possible au premier, mais sur lequel l’influence du courant s’exerce en sens inverse. On a en effet pour le nombre d’oscillations de ce dernier balancier
- et par suite
- n kW
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- de sorte que la différence des nombres d’oscillations des balanciers donne encore la puissance consommée à chaque instant.
- Remarquons que le sens de l’action électromagnétique sur les balanciers peut être changé en enroulant en sens inverse soit les deux bobines en dérivation, soit les deux bobines en série. Ce dernier moyen est celui que l’on emploie, parce que les deux bobines en dérivation portées par lés balanciers étant alors parcourues dans le même sens par le courant, toute modification du champ magnétique extérieur, du champ terrestre par exemple, produira le même effet sur les deux balanciers et par conséquent n’aura pas d’influence sur les indications du compteur.
- Faisons observer aussi que dans les explications précédentes il est supposé que le coefficient k est le même pour les deux balanciers. En réalité il ne peut en être rigoureusement ainsi ; par suite — n\ n’est pas exactement proportionnel à la puissance W et le compteur « avance » ou « retarde ». Il avance quand le balancier qui fait le plus grand nombre d’oscillations a le plus grand coefficient; il retarde quand c’est l’inverse. Nous verrons plus loin comment on a remédié à cette cause d’erreur.
- II. Description du compteur. — a) Mouvements d'horlogerie. L’appareil comporte deux mouvements d’horlogerie (fig. 2, 3 et 4) avec roues d’échappement it et balanciers mI5 qui communiquent à un mouvement différentiel la différence de leurs
- vitesses. La force motrice nécessaire à la mise en action de ces deux mouvements d’horlogerie leur est transmise par un second différentiel k, f, fv 6S, de construction plus robuste, dont l’axe k est relié au mécanisme de remontage, dont nous parlerons plus loin, par un ressort à boudin \ grâce au dernier différentiel les deux mouvements d’horlogerie sont indépendants l’un de l’autre tout en étant soumis à la même force motrice; grâce au ressort à boudin qui transmet cette force, l’arbre de commande k ne peut tourner que
- dans un sens et de plus, par suite de la ten-
- Fig. 2. — Mécanisme du compteur Aron; élévation latéra
- Fig. 3 • — Mécanisme du compteur Arou ;
- don du ressort, il ne cesse pas d’être
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- traîné par la période, d’ailleurs très courte, du remontage.
- Le mécanisme d’entraînement du différentiel qvlva_bl qui fait marcher les aiguilles du compteur est d’ailleurs, malgré sa complication apparente, facile à suivre sur les fi-
- du compteur Aron ;
- de dessus.
- gures ci-jointes. L’arbre du différentiel de commande fixé normalement sur l’axe k porte à l’une de ses extrémités et librement montée la roue planétaire b% équilibrée par un contrepoids placé à l’autre extrémité de l’arbre. Cette roue engrène avec les deux roues à couronnes ft et f, lesquelles à leur tour actionnent les deux mouvements du compteur. Tant que les roues à couronnes ont des vitesses égales, la roue satellite bt ne tourne pas sur son arbre; dès que les vitesses deviennent différentes par suite d’une variation dans le jeu d’un des échappements la roue planétaire se met à tourner. On voit donc que, ainsi qu’il est dit plus haut, les deux mouvement d’horlogerie se trouvent soumis à la même force motrice sans que leurs vitesses respectives, réglées par les roues d’échappe-menu,et les ancres d’échappement calées suites arbres ki portant les balanciers, soient influencées par la liaison au moteur.
- La roue d’échappement de droite engrène directement avec l’une des roues à couronnes du différentiel <?, r',, bt ; celle de gauche est reliée à l’autre roue à couronne vx par l’intermédiaire d’une roue 4 de manière à produire des mouvements de sens opposés des deux roues à couronnes. L’arbre q de ce différentiel prend donc une vitesse propor-
- tionnelle à la différence des nombres des échappements par unité de temps ; il sert à actionner le premier mobile n du compteur.
- Les deux balanciers sont portés par les axes kt. Ils sont munis chacun d’une bobine à fil fin ml dont les extrémités sont reliées par des fils souples à des bornes N permettant de faire les connexions nécessaires entre les bobines et les autres organes du compteur. Ces balanciers portent en outre chacun un contrepoids ;«â qui sert à établir le synchronisme approximatif.
- b) Mécanisme de renversement. — Mais ce synchronisme ne peut être parfait à cause de la faible longueur et de la faible inertie des balanciers ; par suite l'arbre du différentiel actionnant la minuterie du compteur tourne même lorsqu’auc.un courant ne passe ; en
- ensemble.
- d’autres termes le compteur marque ou démarque à vide et il avance ou retarde lorsqu’un courant le traverse, et cette erreur vient
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- s’ajouter à l’erreur résultant d’une action inégale du courant sur les deux balanciers que nous signalions plus haut.
- Ces deux erreurs se trouvent éliminées en renversant périodiquement (toutes les 20 minutes environ) le sens de rotation de la minuterie et en même temps, au moyen d’un petit
- Fig. 6. — Détail du dispositif de renversement du sens de rotation de la minuterie.
- commutateur inverseur, le sens du courant dans les bobines en dérivation ; dans ces conditions l’avance prise par le compteur pendant une période se trouve compensée par le retard qu’il prend pendant la période suivante.
- Le mécanisme de renversement du sens de
- -jr "g
- Détail du dispositif de
- îversement
- rotation et du sens du courant est représenté par les figures 5, 6, 7 et 8. La grande roue h mise en marche par le mouvement du comp-
- teur, fait un tour en 20 minutes environ. Pendant sa rotation elle tend un ressort l (fig. 7), dont une extrémité est fixée à la partie m de
- l’axe de la roue tandis que l’autre extrémité est fixée à la partie \ placée dans le prolongement de m. Quand la roue a fait un tour le doigt n soulève le levier v et par suite le levier r montés sur même axe ; ce dernier libère alors le doigt p et l’axe \ tourne de 360° sous l’action du ressort. Cet axe est relié par deux roues î et 1 dont le rapport des dents est 1 : 2 à l’axe d’un commutateur x (fig. 7 et 8) qui tourne alors de 1800 et renverse le sens du courant dans les bobines à fil fin du compteur. En même temps l’excentrique a (fig. 5 et 7) fixé à une extrémité de l’axe du commutateur agit sur le levier bc (fig. 5 et 6) dont l’extrémité c déplace un manchon glissant sur l’axe / et rendant solidaire de cet axe l’une ou l’autre des roues coniques e et et. L’axe f étant entraîné par le différentiel (fig. 2, 3 et 4)
- par le train d’engrenages n,gae.t (fig. 5 et 6), et d’autre part cet axe commandant la minuterie du compteur par les roues e ou et d, on voit que le sens de rotation de la minuterie se trouve renversé en même temps que le sens du courant.
- c) Mécanisme de remontage. — La figure 9 montre ce mécanisme. Il comprend un électro-aimant en fer à cheval excité par une bobine et entre les pôles duquel se trouve une armature de fer doux b tournant autour de l’axe c. Quand un courant est lancé dans la bobine l’armature se place de telle sorte que ses grands côtés soient parallèles aux lignes de force du champ magnétique en entraînant une pièce .y et tendant ainsi un ressort g. Dès que le courant est coupé le ressort entraîne l’armature vers la position inclinée indiquée sur la figure 9 et ce mouvement est communiqué par l’intermédiaire d’un cliquet et d’une roue à rochet à l’axe c lequel commande le ressort gs de l’arbre k du double mouvement d’horlogerie (fig. 2 et 4). Le passage du courant dans -la bobine produit donc le remontage de ce dernier mouvement.
- Pour rendre le remontage automatique.-
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- une extrémité du fil de la bobine est reliée au ressort g et par suite à la pièce a*, tous deux isolés de la masse de l’appareil. La pièce x porte - un contact y qui, dans la position indiquée-par la figure 9, vient appuyer sur la
- Fig. 9. — Mécanisme, de
- lame métallique l reliée par son support e et le ressort ni avec -la dérivation du courant principal chargé d’exciter la bobine de l’élec-tro-aimant. Le courant passe alors et fait tourner la pièce ardont le contact y frotte un instant sur la lame /. Celle-ci se trouve entraînée et fait tourner doucement le levier e maintenu par le ressort m ; mais quand la droite vs joignant les points d’attache du ressort passe par l’axe de rotation du levier e celui-ci se trouve en équilibre instable et le plus petit déplacement du contact y fait brusquement tourner le levier e ; le contact y est alors pressé par la lame isolée k et le courant d’oscillation se trouve rompu. Inversement lorsque l’armature tourne en sens inverse par suite du mouvement du compteur le levier e se trouve entraîné par-ft et y jusqu’au moment où le ressort /«agissant, le contact s’établisse entre/et y.
- On remarquera que le contactes! à friction et que la rupture du circuit ne se produit pas au. même point que laTermeture, ce qui constitue de bonnes conditions pour que ce contact ne devienne pas défectueux.
- d) Montage du compteur. — La figure 10 indique le mode de montage des conducteurs d’un compteur à deux fils. P représente l’électro-aimant de remontage ; R la résis-
- d’un compteur Aron pour distributiov
- tance additionnelle du circuit des balanciers au moyen de laquelle on lait l’étalonnage du compteur; s et s les bobines à fil fin, S et S les bobines en série ; O est une connexion qui peut être facilement enlevée quand on a plusieurs compteurs à étalonner, de manière à permettre de mettre en série les bobines S,S de tous les compteurs sur un même circuit et à mettre les bobines 5,5 en dérivation sur un autre circuit présentant la différence du potentiel voulue.
- Les connexions pour distribution à 3 et à 5 fils ne sont guère plus compliquées.
- e) Avantages du compteur. — Outre les avantages sur les modèles plus anciens de compteurs Aron que nous avons indiqués au début, ce nouveau compteur en présente quelques autres.
- En premier lieu, ne possédant pas d’aimants permanents susceptibles de se désaimanter peu à peu, ses indications restent correctes.
- Son fonctionnement est indépendant des
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- variations des résistances de frottement ainsi que des variations de température ; nous avons dit qu’il est aussi indépendant des variations du champ magnétique.
- Ii démarre sous une très faible charge.
- La dépense d’énergie nécessaire à son fonctionnement est plus faible que celle qu’exigent les compteurs-moteurs : un compteur Aron d’une puissance d’un millier de watts ne consomme que 1,8 watt, tandis qu’un compteur-moteur de même puissance exige au moins 2,4 watts.
- Enfin il s’applique avec la plus grande facilité aux distributions à courants alternatifs ; il-suffit d’y placer un électro-aimant de remontage calculé pour la fréquence. Quant aux indications elles sont indépendantes de cette fréquence et comme la sensibilité de l’appareil a permis de ne donner qu’un petit nombre d’ampères-tours aux bobines à fil fin, l’appareil fournit des indications exactes quelle que soit la décharge même lorsqu’il est voisin d’un quart de période. J. Reyval.
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Installation électrique pour l’alimentation du canal de Bourgogne;
- Par Galliot
- Dans ce mémoire, M. Galliot, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, décrit en détails une installation récemment mise en service pour l’alimentation des biefs d’aval du canal de Bourgogne, situés près de la Saône, au moyen d’eau prise dans cette rivière et refoulée à l’aide de pompes mues électriquement. C’est là une application nouvelle de la transmission de l’énergie par ^électricité qui peut rendre service dans bien d’autres circonstances et sur laquelle il nous paraît utile d’appeler l’attention des lecteurs de cejournal.
- Avant de décrire l’installation, indiquons le but qu’il s’agissait d’atteindre.
- L’alimentation du canal de Bourgogne, en général, et surtout de l’extrémité du versant sud, près de la Saône, est très difficile par suite de l’absence de cours d’eau importants dans le voisinage. Pour suppléer à cette insuffisance de ressources locales on a établi, dans la région du point de partage, six réservoirs pouvant contenir ensemble 26 millions de
- f1) Aunahs des Petit} et Chaussées, 4e trimestre 1898. — Revue industrielle des 15 et 22 avril 1899,
- mètres cubes d’eau à leur maximum de capacité. Mais cette réserve est presque chaque année insuffisante. En outre la section du canal, d’environ 30 km de longueur, comprise entre Dijon et la Saône étant très perméable, il faut pour cette section un volume d’eau plus grand que pour les sections d’amont et il est impossible de demander ce supplément aux réservoirs, situés à 50 km de Dijon et par suite à 80 km de la Saône, sans gêner la navigation par les courants qui en résultent.
- Depuis plusieurs années déjà des travaux importants (travaux d’étanchement, de captation et de rentrée des eauxd’infiltration, etc.) ont amélioré cette situation. Toutefois les trois derniers biefs (nos 74, 75 et 76) ayant respectivement 1795, 2700 et 2410 m de longueur, ne pouvaient encore recevoir une quantité d’eau suffisante pour compenser les pertes par infiltration et fournir l’eau nécessaire aux éclusages supplémentaires de la dernière écluse, quantité évaluée à 15000 m3 par jour, dont 3 000 pour chacun des biefs 74 et 75 et 9000 pour le bief 76. On décida, en 1897, d’emprunter cette eau à la Saône.
- Après étude on résolut de prendre la force motrice nécessaire à l’élévation de cette eau, à la Saône elle-même, au barrage de Saint-
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- Jean-de-Losne situé à 2 km en aval du canal. En basses eaux, c’est-à-dire au moment où l’alimentation du canal devient difficile, le débit de la Saône en ce point ne descend jamais au-dessous de 12 à 15 m8 par seconde; la chute étant de 1,40 m, on peut donc compter sur une puissance de 1,4X12000 = 16800 kgm : sec ou 225 chevaux environ.
- D’autre part l’élévation journalière de 15000 m3 de la Saône dans le dernier bief
- dont le plan d'eau est à 3,70 m au-dessus de celui de la Saône exige une puissance de 15000 x 3*7° — kgm ; sec. Sur cette quantité d’eau, 6000 nï‘ doivent être ensuite refoulés dans l’avant-dernier bief; la chute à l’écluse étant de 2,60 m, la puissance néces-. 6000x1000x2,60
- saire par cette operation est de---g6- —-—
- — 181 kgm : sec. Enfin il faut encore, pour alimenter le troisième bief (n° 74) à partir de
- 'îfi RKÏ
- Fig. 1. —Station génératrice, Coupc sui\
- de l'aqueduc de fuite.
- la Saône,' faire passer 3000 m:J du bief 75 dans ce bief 74, et comme la hauteur de chute est de 2,6 m, la puissance nécessaire à cette opération est moitié de la précédente, soit 90,5 kgm : sec. La puissance totale se trouve donc être de 642 H- 181 -h 90,5 s=== 913,5 kgm.: sec, bien inférieure à celle disponible au barrrge en Saône.
- Toutefois il faut tenir compte des pertes dans la transmission et dans les pompes. Celles-ci, du type centrifuge, ont un rendement de 50 à 60 p. 100. Quant a la transmission, elle ne pouvait s’effectuer économiquement que. par l’électricité la distance du barrage aux diverses écluses étant de 2 km,
- 2,4 km et.5,100 km ; son rendement sans être excellent, par suite de la vitesse relativement faible des moteurs qui sont accouplés directement aux pompes centrifuges, atteint cependant environ 75 p. 100. On arrive donc, en
- tenant compte de ces rendements, à —
- b - ’ 0,5x0,75
- = 2430 kgin : sec ou 32,5 chevaux pour la puissance nécessaire sur l’arbre de la turbine actionnnant la dynamo génératrice.
- Telles sont les données du problème qu’il s’agissait de résoudre ; examinons maintenant la solution adoptée.
- La station génératrice, placée à côté de la maison d’habitation du barragiste, se com-
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- pose d’un simple abri en briques et contient une turbine à axe vertical actionnant par engrenages et courroie, un alternateur et son excitatrice. La figure i en montre une coupe suivant l’axe de l’aqueduc de fuite, qui est perpendiculaire à la berge ; la figure 2 donne une coupe suivant l’axe de l’aqueduc d’amenée parallèle à la rivière à laquelle il est raccordé par une portion circulaire.
- La turbine, de la maison Laurent frères et Coîlot, de Lyon, est à écoulement centripète
- du type Hercule, faisant 45 tours par minute. Elle n'est pas munie de régulateur de vitesse, cet appareil étant inutile puisque la puissance motrice et la puissance utilisée dans l’installation ne varient pas. Toutefois pour éviter qu’elle ne s’emballe au cas où, par suite d’un accident, l’une des stations réceptrices serait mise hors circuit, elle porte un régulateur à boules qui, lorsque la vitesse vient à augmenter, actionne un déclenche* ment ; en fonctionnant, celui-ci laisse tomber
- de l’aqueduc â't
- Station génératrice. Coups
- une vanne cylindrique qui enveloppe alors complètement la turbine et arrête celle-ci en supprimant l’arrivée de l’eau aux aubes.
- L’alternateur a courants triphasés est du type Ganz à enroulements fixes. A une vitesse de 625 tours par minute et un courant d’excitation de 10 ampères sous 110 volts, il donne 7 à 8 ampères sous une tension composée de 2000 volts et avec 42 alternances par seconde. Toutefois ce n’est pas cette allure, pour laquelle l’alternateur a été construit, qui convient le mieux pour le fonctionnement des moteurs et en général on marche un peu moins vite, avec 38 alternances de 1 800 volts seulement.
- L’excitatrice est une dynamo Thury, à deux pôles, à induit genre Siemens donnant 110 volts à la vitesse angulaire de t 800 tours par minute.
- La station génératrice est divisée en deux parties par une barrière, La première partie contient l’excitatrice et son tableau de réglage comprenant un voltmètre, un ampèremètre et un rhéostat d’excitation. La seconde partie, toujours fermée à clef, contient l’alternateur et un tableau comprenant un ampèremètre en série sur un des circuits, un voltmètre pouvant être couplé sur une des bobines de l’un quelconque des trois circuits et enfin des coupe-circuits fusibles et des paratonnerres.
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- La ligne primaire est aérienne sauf en quelques passages particuliers. Elle est formée par trois fils de bronze chromeux de 3 mm de diamètre portés par isolateurs en porcelaine à double cloche. Ceux-ci sont fixés sur des
- poteaux injectés fournis par l’Administration des Postes et Télégraphes, distants en général de 40 m. I)u fil de fer ronce'entoure le bas des poteaux pour empêcher d’v grimper; à quelques-uns est fixée une pancarte en zinc prévenant le public du danger; un filet métallique protecteur est placé au-dessous des fil: à la traversée des chemins et sentiers. Pour les parties souterraines on a employé des câbles sous plomb à très grand isolement (5000 mégohms au kilomètre); ces câble-reposent dans des rainures pratiquées dan-un béton de ciment exécuté au fond de la fouille; par dessus on a étendu une couche de ciment de 10 cm environ d’épaisseur, recouverte d’une tôle sur laquelle on a remblayée.
- Les lignes à bas voltage sont construite-d’après les mêmes principes, en fils de bronze identique, mais chaque phase reçoit un nombre de fils approprié au courant a conduire. Dans les passages souterrains on a aussi employé des câbles sous plomb à grand isolement posés côte à côte dans un tuyau ou un petit caniveau.
- La ligne primaire est réunie aux lignes secondaires par des postes de transformateurs qui abaissent le voltage dans le rapport de 18 h 1. Chaque poste consiste en une guérite
- triangulaire en-menuiserie dont trois poteaux d’angle forment la carcasse. La transformation se fait par trois transformateurs monophasés. Les enveloppes en tôle de ces transformateurs reposent sur une plaque de tôle, formant embase et qui est reliée avec une tige s’enfonçant profondé'ment'dans le sol, de manière qu’il n’y ait aucun danger à les toucher. Néanmoins les guérites des transformateurs sont fer-doivent être ouvertes sous aucun prétexte pendant la marche de l’alternateur.
- Chaque station réceptrice est commandée par un tableau placé dans la maison éclusière voisine; ce tableau comprend un- interrupteur tripolairc et un ampèremètre intercalé sur l’une des phases.
- Une station réceptrice qig. 3 et 4) est constituée par une chambre maçonnée creusée au-dessous du terre-plein de chaqqe éclûse et dont les dimensions sont telles qu’on puisse s’v tenir sans fatigue et circuler autour
- ,‘ptrice à l’écluse 76.
- des machines. La chambre est partagée en deux par une cloison de tôle ; d’un côté se trouve le moteur électrique ; de l’autre, la pompe centrifuge. Cette cloison protège le moteur contre les projections d’eau qui pourraient venir de la pompe ; elle permet aussi, en hiver, d’empêcher l’humidité, venant du pui-
- l’écluse 76. Coupe lor
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- sard de la pompe, de pénétrer jusqu'au moteur. A côté du moteur se trouve un rhéostat liquide pour le démarrage. Le toit de la chambre est formé de tôles striées: Pour éviter que la température ne s'élève trop dans la chambre on a créé une cheminée d’appel qui s’étend sous le sol jusqu’au premier poteau de ligne le long duquel elle s’élève; c’est dans cette cheminée que passent les câbles amenant le courant.
- Les trois moteurs ne sont pas du même type. Le plus petit (écluse 74), de 3 chevaux, est à induit à cage d’écureuil ; il absorbe 10 ampères et fait 800 tours par minute ; son rendement est de 74 p. 100. Les deux autres sont à induits en fil fin : leur vitesse angulaire est de 500 tours : minute; l’un est de 6 chevaux (écluse 75). l’autre de 14 chevaux (écluse 76) ; leurs rendements sont respectivement de 77 et 81 p. 100.
- Les pompes centrifuges sont placées h une altitude telle que l’eau du bief d’amont les remplisse constamment de manière qu’elles ne puissent pas se désamorcer. Le tuyau d’aspiration, terminé par un pot à clapet et une crépine, descend dans un puisard en communication avec l’aqueduc latéral a l’écluse qui, au canal de Bourgogne, sert à la vidange du sas et communique constamment avec le bief d’aval. Le tuyau de refoulement est terminé par un gros tuyau en ciment qui se termine dans le musoir de l’écluse.
- (Jette installation remarquable surtout par sa simplicité, a été mise en fonctionnement régulier au commencement de juillet 1898. On l’a d’abord fait fonctionner pendant la journée seulement, de cinq heures du matin à huit heures du soir ; puis on est arrivé peu à peu à une marche à peu près constante. L’expérience acquise permet de penser qu’on pourra, sans agents spéciaux et sans imposer aux autres un travail appréciable, utiliser cette prise d’eau, chaque année, pendant toute la durée de la période sèche, soit.pendant trois ou quatre mois.
- A raison de 15000 m3 par jour le cube d’eau élevée pendant cette période sera d’environ un million et demi de mètres cubes. L’économie d’eau faite sur les réservoirs correspondra à un cube au moins double de celui-ci car pour amener ccttc eau de plus de 70 km de distance on avait une perte de route très considérable.
- Le prix de revient du mètre cube est très faible. La dépense totale de l’installation s’étant élevée à 79 400 fr, l’entretien et l’amortissement, dont les éléments varient'de 1 à 2 p. 100 pour la maçonnerie, la turbine et les pompes, jusqu’à 10 p. 100 pour les dynamos et la ligne, correspondent à une dépense annuelle d’environ 3 500 fr. En ajoutant 500 fr pour graissage et autant pour indemnités accessoires aux divers agents et petites réparations, on arrivera à une dépense annuelle de 4 500 fr. Le prix du mètre cube ressort ainsi à 0,003 fr : c’est moins que le dixième du prix de l’eau venant des réservoirs. J. R.
- Sur l’arc sifflant ;
- Par Mmc Hertha Ayrton (’).
- Le phénomène de l’arc sifflant a depuis longtemps intrigué les physiciens. Niaudet (*), le premier, a observé, en 1881, qu’au moment où l’arc siffle il se produit une diminution brusque de 10 volts dans la tension entre les charbons qui cesse en même temps que le sifflement ; il attribuait cet effet à la présence de sels métalliques dans les charbons. Lug-gin (3) montra en 1889 que le sifflement se produit quand la densité de courant dépasse une certaine limite et que le cratère occupe toute la surface de l’extrémité du charbon positif, et cet effet, contrairement aux opinions antérieures, se produit quelque soit la longueur de l’arc, pourvu qu’on augmente
- (<) Résumé d'un mémoire lu à Y Institution of Eledrical Engineers, le 23 mars 1899, par M>® Ayrton.
- (3] La Lumière Électrique, 1881, vol. III, p. 287.
- (3) Wien Sit\ungsberichte, 1889, vol. XCVIJI, p. 1 192.
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- suffisamment le courant. Ce lait, et la pureté des charbons employés aujourd’hui, ne permettant plus de croire à l’influence des sels, M. Blondel (£) attribua la cause du sifflement à un changement de nature de l’arc: tandis que l’arc silencieux résulte d’une évaporation régulière du carbone porté à l’état de vapeur, l’arc sifflant serait constitué par un transport de molécules en partie solides et opaques, arrachées disruptivement de la surface du
- cratère ; le même auteur signalait que l’arc sifflant émet une lueur verte très différente de la lueur bleu-violet ordinaire. Le professeur Ayrton, dans un mémoire malheureusement brûlé au Congrès de Chicago (’), appela l’attention sur l’impossibilité qu’il y a de maintenir un arc stable à certains régimes qui sépareraient l’arc silencieux de l’arc sifflant. Ces faits ont été étudiés de nouveau, avec beaucoup plus de détails par M!lle Ayr-
- Fig. i. — Courbes de la tension aux pointes des charbons en fonction de l'intensité du courant, â longueur d’arc constante. Charbons homogènes, positif i r mm, négatif 9 mm.
- ton (2), dont on se rappelle les importants et remarquables travaux sur le régime des arcs à courant continu.
- Ce sont les résultats obtenus par elle, dans cette précédente étude que M,,1C Ayrton prend comme point de départ de son présent travail, dans lequel elle étudie successivement le régime électrique de l’arc sifflant, son aspect physique et sa théorie.
- Étude du régime électrique de l'arc sifflant. — Les courbes des figures i à 3 représentent
- (‘) The Ëlectrician. décembre 1893.
- (•*; The Ëlectrician J895, vol. XXXIV, p. 356-7.
- les résultats fort étendus obtenus par l’auteur en étudiant sous différents écarts entre les charbons, la loi qui relie pour des arcs permanents ou normaux (2) la différence de potentiel entre pointes aux intensités de courant.
- Les courbes en traits pleins à gauche de la région d’instabilité ou mieux d’impossibilité
- C) Congrès des Electriciens à Chicago, 1893. iq Avant chaque mesure le régime était maintenu assez longtemps pour permettre au charbon de se tailler suivant la forme correspondante. Grâce à cette précaution, les courbes présentent des formes parfaitement régulières, et l’arc normal en régime permanent est un arc parfaitement défini.
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- tracée en pointillé et déjà signalée par le professeur Ayrton, correspondent à des arcs silencieux, celles de droite à des arcs sifflants; le même auteur avait aussi signalé que ces dernières présentent un voltage presque constant et sont pratiquement des lignes horizontales, quelle que soit la nature des charbons.
- L’examen de ces courbes montre les pro-
- Fig, 2. — Courbes de la tension aux pointes des charbons en fonction de l’intensité du courant à longueur d'arc constante Positif à âme g mm; négatif homogène 8 mm.
- augmentation de courant de deux à trois ampères ;
- 4° A courant constant, un arc silencieux devient sifflant quand on rapproche les crayons ;
- 5° Pour l’arc sifflant, le potentiel reste constant pour tous les courants sous un écart donné.
- On voit qu’il y a entre les deux espèces d’arcs, une discontinuité absolue d’autant plus sensible que les lois de l’arc silencieux sont différentes suivant que. les crayons sont homogènes ou à mèche, tandis qu’elles deviennent semblables pour l’arc sifflant.
- Les points-limite de l’arc silencieux de la figure i se trouvent sur une courbe dont les
- équations peuvent être mises sous les form suivantes :
- Différence de potentiel entre pointes U fonction du courant I :
- tl =40,05+ •
- 2,911 — 29,02
- 10,54 — <V|i& 1
- La même en fonction de la longueur de l’arc :
- U = 40,05 + 2,49 /;
- D’où on obtient aussi :
- - io,54-o,4i6I •
- La troisième équation qui se déduit des deux premières montre que, pour chaque
- prietes suivantes des arcs normaux (régime permanent) :
- i° Un arc à écart constant peut être rendu sifflant par augmentation du courant ;
- 20 Le courant maximum que peut supporter un arc silencieux croît avec l’écart ;
- 3° Le passage du régime silencieux au régime sifflant est accompagné d’une chute de potentiel d’une dizaine de volts et d’une
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- paire de charbons, il y a un courant limite au delà duquel on ne peut empêcher Tare de siffler, quelque grand que l’on fasse l’écart, puisque î devient infini, quand le dénominateur s’annule. Ici le courant limite est de 25,3 ampères.
- Pour les charbons homogènes on peut déduire également de la figure 1 que le potentiel de l’arc sifflant est une fonction linéaire de la longueur,
- 11 = 29,25 + 2,75/
- dont les coefficients sont invariables, quel que
- soit le courant, tandis que pour les arcs silencieux, chaque valeur du courant donne lieu à une loi linéaire différente comme l’auteur l’a montré précédemment ; par exemple on a, pour les arcs silencieux sous courant de 4 ampères,
- U = 41.79+4,7i
- et sous courant constant de 12 ampères :
- U = 39>85 + 2,95 l.
- Bien plus, pour l’arc sifflant, les coefficients restent les mômes, que le régime soit ou non permanent.
- Ampères
- pointes des
- . ; négatif homogène
- La dictinction entre les régimes permanents et non permanents est ici absolument nécessaire, car on peut momentanément faire siffler sous 11 ampères et 2 mm d’écart des charbons qui peuvent donner dans d’autres conditions de taille un arc silencieux sous 28 ampères.
- Des relations précédentes, on peut déduire par différence la valeur de T abaissement de la différence de potentiel au moment du sifflement.
- . ’ U— Uf = 10.8 — 0,26/.
- Il est intéressant de comparer à ce point de vue la façon dont se répartissent les voltages dans les arcs silencieux et sifflant, au moyen d’une troisième électrode. Les résultats qu’a obtenus ainsi Mme Àyrton pour une paire de crayons, marque « Apostle » (posi-
- tif, n mm, négatif, 9 mm) sont résumés dans le tableau delà page suivante.
- Les chiffres de la colonne 3 ont été calculés par la formule donnée antérieurement par M"lc Ayrton pour l’arc silencieux
- u=3MS+A±yü.
- Les colonnes ô et 7 sont obtenues par différence des précédentes.
- On voit que, dé la diminution totale de la tension, les — environ se produisent au passage du cratère ; le reste (d’après d’autres expériences) peut être attribué à une diminution de résistance de l’arc Lui-mème.
- Quant à la variation du courant qui se produit au moment du sifflement, elle dépend évidemment de la force électromotrice E
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- agissant sur le circuit et de la résistance totale r du circuit en dehors de l’arc. Les deux relations
- v E = U + ri en régime silencieux
- ( E = U' -i- ri' en régime sifflant
- dojinent en effet
- r-I = -£-(U-V':
- par une batterie de très faible voltage on obtenait des courants modérés tant que l’arc était silencieux, mais les plombs du circuit sautaient dès que l’arc se mettait à siffler, par suite de la trop faible inclinaison de la droite EB sur l’horizontale.
- 2° Etude des caractères physiques de l'arc sifflant. — Après ces considérations d’ordre purement électrique, M,nc Ayrton passe à l’examen de l’apparence du cratère de l’arc et des charbons.
- Pour un point'de sifflement donné, par exemple B (tig. P, U, U' et I sont donnés et F dépend simplement du voltage E.
- On peut se rendre compte graphiquement de cette relation en traçant la caractéristique d'alimentation aux bornes, qui est une droite EB partant du voltage E, et ayant au-dessous de l’horizontale un coefficient angulaire égal à r; le point F, où elle rencontre la caractéristique de régime FG de l’arc sifflant, détermine le régime du courant au moment où l’arc commence à siffler.
- On peut donc, par le choix de la force électromotrice et de la résistance en circuit, modifier à volonté l’inclinaison de la droite EB autour du point B, et par suite l’augmentation de courant que produit le sifflement. C’est ainsi que Mme Ayrton explique facilement une expérience qui l’a beaucoup intriguée d’abord : en alimentant l’arc directement
- Fig. 4. — Aspect de l’arc. Charbons positif à âme 9 mm et négatif homogène 8 mm.
- a) arc de 5 mm; courant 3,5 ampères,
- b) arc de 8 mm ; courant de 34 ampères.
- Toute modification du courant ou de la distance entre les charbons n’entraîne qu’un changement quantitatif dans l’aspect des différentes parties de l’arc, c’est-à-dire un allongement ou un élargissement de l’arc et un
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- élargissement du cratère. A partir d’un certain moment, l’augmentation du courant fait apparaître à la surface du cratère des cercles d’éclat différent, semblables à de petits tourbillons ; quand on accroît l’intensité encore davantage, la vitesse de rotation atteint 50 h 450 tours par seconde, comme l’a découvert en 1894 M. Trotter à l’aide d’un disque rotatif percé de fentes (*).
- Enfin, lorsque le sifflement se produit, l’aspect du cratère change complètement de nouveau. Une sorte-de nuage semble y pénétrer tout autour par le bord extérieur et varie continuellement de forme et de position; la surface est divisée en zones moutonnées alternativement obscures et brillantes. Si on diminue le courant à ce moment, d.e façon à ramener l’arc au silence, la surface du cratère devient tout entière obscure pour un instant, puis reprend peu à peu, par points, puis dans son ensemble, l’écjat primitif.
- L’arc gazeux lui-même subit moins de
- Sifflant
- Fig. 5. — Aspect de l’arc. Charbons homogènes positifs de 11 mm, et négatif de 9 mm. Arc de 1,5 mm; courant de 28,J ampères.
- changement. A partir du moment où commence le bourdonnement, une lueur verte
- Fig. 6. — Aspect de l'arc. Charbons homogènes; positif 11 mm; négatit 9 mm. — Arc de 2 mm. Courant : (a), -6 amp., (b), 12 amp.,' (c), 20 amp.', (d), 30 amp.
- semble sortir de la surface du cratère; au moment du sifflement, elle s’élargit au point d'occuper tout le centre du noyau pourpre comme le montre la figure 5. En outre, la colonne gazeuse, qui a un aspect ovoïde et stable en temps normal,- sc projette au dehors horizontalement dès qu’il y a -sifflement,
- (<) Froc. Royal Soc., 1894, vol. LVI, p. 262.
- comme sous l’action d’une force centrifuge. Cet aplatissement est bien marqué dans les figures 5 et 6 if: le noyau pourpre, l’espace obscur et l’auréole verte qui l’entoure’ semblent soumis à la même force centrifuge, qui peut s’expliquerpar le mouvement rapide de rotation dont on vient de parler.
- Quant à la forme des charbons dans l’arc sifflant, celle du négatif n’est caractérisée que
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- par la formation d’un champignon quand i l’arc est court. Celle du positif présente un | aspect tout à fait caractéristique : le cratère non seulement occupe toute l’extrémité du charbon, comme l’a signalé Luggin (*), mais même il déborde pour ainsi dire surles côtés, comme le montrent les figures 4, 5, 6, 7?
- — Aspect de
- 15 ampères.
- (a) Charbon positif 18 mm, à âme et négatif homogène
- (b) Charbon positif 9 mm, à âme et né5atif homogène 8 mm.
- choisies avec soin pour montrer cette forme. Dans la figure 4, les diamètres des charbons étaientles mêmes dans lesdeuxrégimes, mais les courants et les écarts différents ; dans la figure 6, les intensités de courant seules ont varié, Dans la figure 7 au contraire, le courant et l’écart sont restés les mêmes, mais le diamètre d’une des paires de charbons était double de l’autre. On voit que dans les arcs silencieux l’extrémité du positif est plus ou moins arrondie et que le cratère occupe la plus petite section ; au contraire, dans les arcs sifflants, le bout du charbon est cylindrique sur une certaine longueur et le cratère occupe toute la section. On peut même dire qu’un arc devient sifflant dès que le moindre accroissement de la surface du cratère fait étendre celle-ci sur la surface latérale du crayon positif alors sensiblement verticale. Mme Ayrton estime que cette extension du
- cratère au delà de ses bornes naturelles n’est pas un effet mais bien la cause du sifflement, et que celui-ci est produit par le fait que le cratère devient plus grand que l’extrémité du charbon. En'effet, cette définition suffît à permettre de déduire qualitativement de l’aspect des figures les lois du régime électrique trouvées plus haut. Par exemple l’existence d’un maximum du courant silencieux ressort de l’examen de la figure 6, dans laquelle on a donné au courant des valeurs croissantes de 6, 12, 20 et 30 ampères ; celle ci montre qu’en maintenant la longueur de l’arc constante un accroissement progressif du courant doit l'amener à l’état sifflant défini par le débordement du cratère. En outre, avec un courant constant, l’extrémité du positif est d’autant plus arrondie et sa surface plus grande que les charbons sont plus espacés ; donc plus l’arc est long, plus est élevé le courant silencieux maximum. La même figure 7 montre que le courant maximum sous un écart donné croît avec le diamètre du charbon. Enfin, quand le cratère occupe toute l’extrémité du positif, il ne peut s’accroître qu’en empiétant sur les bords, par conséquent pour chaque diamètre il y a un courant silencieux maximum. On comprend également qu’en régime non permanent on peut faire siffler un arc avec un faible courant, si le positif a été d’abord taillé en pointe, ou au contraire réduire beaucoup l’écart tout en accroissant le courant sans faire siffler l’arc, si le cratère avait été amené préalablement à une grande largeur.
- 3° Théorie du sifflement.— Il reste maintenant à expliquer la cause du sifflement : pourquoi l’extension du cratère jusqu’au bord du charbon fait-elle siffler l’arc ? C’est surtout dans cette partie du mémoire qu’apparaît la grande originalité et l’ingéniosité de l’étude de Mme Ayrton. Elle a été conduite à attribuer d’intuition le phénomène à la pénétration de Vair ambiant dans le cratère jusqu'à la surface du charbon positif, qu’il doit forcer I à se combiner au lieu de se volatiliser. Dans
- (*) Lee. cit.
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- cette hypothèse, c’est déjà l’aspiration de l’air dans le cratère par une petite brèche latérale qui doit produire le bourdonnement et la rapide rotation de l’arc avant le moment du sifflement ; cette pénétration doit se faire librement par les bords quand le cratère déborde et n’est plus protégé par les enveloppes de l’arc. Mmu Ayrton apporte toute une série d'arguments à l’appui de cette hypothèse.
- Tout d’abord, la teinte verte que prend le cratère est la même que celle de l’enveloppe extérieure de l’arc où la vapeur de carbone brûle au contact de l’air; cela semble indiquer une combustion à la surface du cratère. Le sifflement de l’arc au moment de l’allumage pourrait aussi s’expliquer par la présence d’une couche d’air au contact du positif, avant que cette couche ait disparu par combustion.
- Le nuage qui envahit le cratère par ses bords peut être causé par le refroidissement du cratère par l’air qui y pénètre.
- Enfin il semble bien que le contact direct de l'air soit la cause de la chute de potentiel observée.
- 4° Expériences sur l’arc produit dans différents ga\. — A l'appui de son hypothèse, Mme Ayrton décrit une série de curieuses expériences. .La première consiste à faire briller l’arc sous des courants et des écarts variés dans un creuset fermé (fig. 8). lia été impossible dans cette enceinte d’obtenir, même sous quarante ampères, la chute de dix volts qui se produit facilement déjà sous 14 ampères à l’air libre. Mme Ayrton a retrouvé à cette occasion un résultat déjà signalé par Scaton (’) en 1879 et Stcnger (2) en 1885, à savoir qu’au moment de l’allumage la pression des gaz dans l’enceinte fermée subit un accroissement brusque qui semble plus grand que celui que doit produire réchauffement seul de l’air. * (*)
- (i) Philosopbical Transactions, 1879, p. 159.
- (*) Wtedemvin’s-Annakn, 1885, vol. XXV, p. 31:
- La figure 9 reproduit quelques-unes des courbes de voltage et d’intensité de l’arc formé dans ce creuset ; toutes ont montré que la loi de la tension entre pointes est parfaitement continue et que cette tension tend
- et plâtre de
- — Dispositic
- même à croître à partir d’un certain courant. Au contraire, en ouvrant le creuset quand le régime est très élevé, le sifflement sc produit, et on retombe sur les régimes ordinaires de l’arc sifflant.
- D’autre part, quand on produit l’arc à l’air libre sous un courant de 10 ampères et sous un écard de 3 mm qui donne un régime silencieux il suffît d’injecter de l’air dans l’arc par un trou tubulaire ménagé dans le charbon positif pour produire le sifflement et la chute de potentiel (sous 6 ampères, cette opération éteint l’arc).
- L’oxygène a donné exactement les mêmes résultats que l’air à ce point de vue. L’azote est resté au contraire sans effet, ainsi que l’acide carbonique. Cependant, aux environs du point critique on produisait ainsi quelquefois le sifflement ; mais Mme Ayrton l’attribue alors à une déformation de l’arc qui rendait le cratère accessible à l’air par un
- L’hydrogène produit aussi, il est vrai, le sifflement, avec une' réduction de voltage de 6,6 volts seulement; mais cet effet disparaît
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- ertti ère ment qüand l’arc soumis à l’insufflation •est placé dans le creuset et non à T air libre. Enfin en insufflant doucement les gaz non .pjus par le positif mais par le négatif, assez doucement pour qu’ils ne viennent pas frapper contre le cratère on ne produit ni sifflement ni diminution de potentiel.
- Mmc Ayrton arrive ainsi à cette conclusion très remarquable et très inattendue que la diminution soudaine de tension qui accompagne le sifflement de Varc à l’air libre est due à Voxygène de l'air arrivant au contact du cratère et se combinant avec le carbone à la smf ace.
- Cette explication (qui n’est pas absolument incompatible du reste avec l’hypothèse d’ùné décharge disruptive) ne résout pas encore toutes les difficultés : comment cette combinaison à la température du cratère peut-elle produire une chute de tension si soudaine èt si régulière ? Pourquoi certains gaz la produisent-ils et pas d’autres? Pourquoi l’hydrogène la produit-il en présence de l’air, mais non quand l’air est absent ? etc.
- Ces questions font l’objet de nouvelles expériences qu’a entreprises Mmc Ayrton et dont les résultats seront, nous l’espérons.
- Fig. 9. — Courbes de la tension en fonction de. l’intensité du courant pour un arc de longueur presque constante ( 1.) à 2 mm). Charbons homogènes, positif 11 mm, négatif 9 mm. Les flèches indiquent le sens dans lequel on a fait varier le courant.
- aussi pleins d’intérêt et aussi féconds en conséquences théoriques que ceux dont elle vient de résumer le remarquable exposé. A. B.
- Sur les arcs à courants alternatifs dissymétriques entre métaux et charbons ;
- Par A.- Bi.ondel P).
- M. Sahulka (3 *) et M. V. Lang f) ont montré, respectivement pour le fer et pour l’aluminium, qu’un arc produit entre une électrode de métal et une électrode de charbon par
- (1) Comptes rendus, t. CXXVI, p. 727, séancerdu 20 mars 1899.
- (1 2) Sitymgsber. der Kaiserl. Akad. der JVissenscba/ten, Vienne, t. CIII, p. 925, 1894.'
- \(s) ÏÏ'ied. Ann., t. LXIII, n° 13, p. 191, 1897.
- une force électromotrice alternative semble être le siège d’un courant continu (dénomination d’ailleurs fort impropre!, dans le sens métal-charbon. La cause de cette apparence déjà signalée par MM. Jaunn et Manœuvrier (*) a été élucidée en partie par MM. Lichberg et Kallir (*). M. Blondel a entrepris d’étudier plus complètement les conditions de production et la nature de cette dissymétrie à l’aide de ses oscillographes qui rendent très.facile le tracé exact des courbes.
- Toutes les expériences, effectuées aù Laboratoire central d’ÉIectricité avec le concours de MM. Dobkevitch, Tchernosvitoff et Duris, ont été faites à l’aide du courant du secteur
- (£) Comptes rendus, t. XCV, p. 1615, 1882.
- (*) Sitfuiigshrg. der Akàd. Vienne. 3 r mars 1898.
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- de la Rive gauche dont la tension, représentée à une échelle plus réduite par la courbe i, était de 112 à 115 volts efficaces. Les figures ci-jointes indiquent l’intensité du courant I et la tension aux bornes U, d’après les tracés enregistrés photographiquement dans les conditions les plus typiques \ le tableau ci-dessous indique pour chacune
- d’elles la nature des électrodes et du circuit,--' ainsi que les régimes observésà l’aide d’a'p-: pareils de mesure caloriques.
- Sur toutes les courbes le temps est mesuré de gauche à droite ; les alternances supérieures correspondent au sens du courant métal-charbon, sauf sur les courbe-s 2, 4, 5, 10, 11, où c’est l’inverse qui a lieu.
- Arc à courants alternatifs entre charbon et métal.
- NUMÉRO N LToL ÉatRT TENSION IXTdu8ITÉ KATURH 7PE CARACTÈRE
- 2 Cuivre. 2 29 16 Mort. Court. Légèrement criard.
- 3 - - 1,4 27 - M Induclif. » Criard.
- 4 . . A âme. °,5 21 n Mixte. Silencieux.
- 5 • • 3-7 68 12 Inductif. » Criard.
- 6 . . 0,6 19 7 » Silencieux.
- 7 • • » 4,7 «S 9,5 Mixte. Long. Criard. ’
- 8 . . . Homog. ». 1 40 22 Inductif. Criard-période
- de trouble.
- 9 . . . A âme 0 0,9 25 12- » Criard.
- 10 . . . Aluminium. 0,8 17 13 Court. Légèrement bruyant.
- ii... 0.8 3-2 21 Long'. Criard.
- 12 . . . Fer. 1 30 35 » Court. »
- 13 • • • 3,5 8.5 28 Mixte. Long. »
- 14 . . . » 2,9 6S 51 Inductif. )) »
- 15 • • • Mort.
- Ces tracés et les observations accessoires faites au cours des mesures ont conduit aux conclusions suivantes :
- Tous les métaux employés comme électrode en présence d’une autre électrode en charbon donnent lieu aux mêmes phénomènes et ne présentent de différences qu’au point de vue quantitatif. Les effets que l’on va décrire se produisent aussi bien, que l’électrode en charbon- soit homogène ou munie d’une âme contenant des silicates ; mais la présence de cette dernière facilite l’observation en donnant des régimes plus stables et plus persistants, surtout dans le cas des longs arcs. C’est pourquoi les charbons à mèche ont été employés de préférence suivant l’exemple de MM. Eichberg et Kallir:
- ces crayons, d’après une remarque faite précédemment sur les arcs entre charbons, doivent donner dans les courbe de tension des becs moins prononcés pour l’arc charbon métallique que les charbons homogènes.
- De même, le cuivre étant le métal qui se prête le mieux à l’obtention de phénomènes variés, a été employé de préférence et constitue le sujet des plus nombreuses figures reproduites ici.
- Toute électrode de métal, associée à une électrode de charbon, sur un circuit à courants alternatifs, donne lieu à deux types d’arcs différents, qu’on peut appeler l'arc court et l’arc long.
- - r° L’arc court est celui qu’on réalise; sous
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- de faibles écarts des électrodes, il peut être I satisfaisante que l’écart entre les électrodes entretenu avec une stabilité d’autant plus | est plus court \ il ne faut pas, en général,
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- atteindre jusqu’à 30 volts pour le fer (fig. 12).
- L’intensité du courant peut être abaissée au-dessous de 10 ampères pour le cuivre (fig. 6 et 7), tandis que, pour le fer, on ne peut marcher facilement avec moins de 30 ampères (fig. 12).
- Les courbes périodiques sont analogues à celles des arcs entre charbons, avec cependant une dissymétrie plus ou moins accusée entre les alternances successives. Cette dissymétrie, faible sur circuit inductif avec le cuivre et l'aluminium (fig. 3, 4, 6, 10). est plus prononcée dans les mêmes conditions pour le zinc et le fer (fig. r 2).
- La nature du circuit modifie la forme des courbes exactement comme pour les arcs entre charbons. Les figures 2 et 3 montrent, par exemple, la différence entre les deux cas typiques d’un arc sur circuit non inductif et sur circuit inductif.
- 2° L'arc long se produit plus ou moins nettement dès qu’on augmente l’écart. Il est caractérisé par un son vibratoire criard. Il est assez difficile à maintenir d’une façon stable, car il y a une sorte de flottement de régime entre l’arc long et l’arc court. Avec le cuivre, il faut un courant d’intensité efficace de 14 à 15 ampères ; mais les arcs tendent à revenir à l’arc court ou à s’éteindre; il faut saisir l’arc long au vol, pour ainsi dire. Avec l’aluminium, c’est pire encore parce que l’électrode s’oxyde, se recouvre très vite d’une couche d’alumine qui amène promptement l’extinction; il faut ensuite nettoyer le métal avant de pouvoir rallumer l’arc. Avec le fer, on peut, au contraire, maintenir longtemps le régime de l’arc long, à la condition de disposer d’un voltage assez élevé (par exemple aux environs de 80 volts) et de faire passer un courant d’au moins 25 à 30 ampères. Le zinc se prête mal aux essais parce qu’il entre trop facilement en fusion.
- Tous ces arcs ne se produisent bien qu’avec des électrodes d’au moins 3 à 4 mm de diamètre qu’on doit laisser d’abord se porter à l’incandescence par un contact prolongé avec
- l’électrode en charbon ; il se forme alors à la pointe une gouttelette fondue d’où part l’arc dans le sens métal-charbon. Cette précaution est surtout nécessaire pour le fer.
- Ce qui caractérise l’arc long, c’est la suppression d’une alternance sur deux, l’arc ne s’allumant plus dans le sens charbon-métal. Il en résulte pour les courbes périodiques des formes caractéristiques très curieuses (fig. 7, 8, 9, 11, 13, 14) qui diffèrent peu d’un métal à l’autre.
- Dans le cas d’un circuit non inductif, le courant s’établit dans le sens métal-charbon à partir du bec d’allumage de la tension ; il s’annule quand celle-ci s’abaisse au-dessous de sa valeur normale. Le passage du courant reste ensuite interrompu pendant une demi-période (fig. 15). Pendant celle-ci,il peut subsister un léger courant dù sans doute à une conduction par les gaz chauds ; mais, dans bien des cas, ce léger courant disparaît rigoureusement. Au moment de l’extinction, la courbe de la tension aux bornes rattrape la courbe de la force électromotrice du réseau qui a déjà changé de signe et la suit ensuite, jusqu’au moment où le rallumage se produit dans le même sens que précédemment.
- Si l’on alimente l’arc long en circuit inductif (fig. 8, 9,11,13,14), l’apparence des courbes reste la' même, avec cette seule différence que la durée d’extinction est augmentée d’autant plus que le circuit est plus inductif ; par exemple, l’alternance charbon-métal (comprise entre deux zéros de la tension) se réduit sur les figures 8 et n à 0,27 de la période.
- L’accroissement de l’alternance métal-charbon aux dépens de l’autre peut s’expliquer aisément par le retard qu’imprime la self-induction au courant dès qu’il s’est établi et qu’elle ne saurait produire dans le cas où le courant est nul.
- Il résulte de cette influence de la self-induction un autre effet intéressant et imprévu, que l’on constate sur les arcs instables.
- Au moment où se fait le changement du régime d’arc court, peu bruyant, au régime
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- d’arc long, accompagné de son criard, et bien que l’une des alternances soit supprimée, on voit l’ampèremètre calorique accuser un brusque accroissement de l’intensité moyenne efficace y'Tmoy. ) du courant, qui pour le cuivre passe par exemple de 9 ampères à 20 ampères.
- Cette augmentation, qui n’a pas lieu sur
- circuit non inductif, provient tout simplement de ce que la prolongation des alternances métal-charbon permet au courant de continuer à croître plus longtemps, de sorte que l'aire de la courbe des-carrés des intensités pendant cette alternance est plus grande que la somme des aires correspondant aux alternances de l’arc court.
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIEN TIFIQUES
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHYSIQUE Séance du vendredi 2 juin 1899.
- M. Pellat décrit un appareil à combustion pour prendre le potentiel de l'air et compare les résultats qu'il fournit arec ceux de l'appareil à écoulement d'eau.
- Les indications de ce ' dernier appareil sont très lentes ; M. Pellat place un flacon de verre au voisinage d’une grande feuille de papier d’étain qu’iL charge au moyen d'une pile de 100 éléments Leclanché; Telcc-iromètre indique d’abord une déviation brusque par influence ; au bout de six minutes, on a atteint les huit dixièmes de déviation totale, mais il faudrait attendre une demi-heure pour que l’aiguille sc fixe dans sa position définitive. Ces nombres correspondent à un débit de 16 litres en 24 heures.
- La mèche imprégnée d’azotate de plomb employée par lord Kelvin fournit des résultats encore moins rapides; il y a/en outre, des irrégularités qui peuvent atteindre quelques centaines de volts.
- Un simple bec de gaz fournit une prise de potentiel beaucoup plus rapide; en employant un cylindre portant une rampe circulaire de gaz, on évite le risque d’extinction parle vent etonpeùt avoir en 15 secondes
- la déviation définitive. Dans une expérience faite à l’air libre, M. Pellat a pu constater que la position de l’aiguille variait continuellement. L’avantage de ce dispositif résulte de la grandeur du débit électrique qui rend moins nécessaire un isolement parfait. Il a l’inconvénient d’ètre trop sensible et d’enregistrer des. variations si rapides que le dépouillement des' courbes- et /établissement des moyennes deviendraient très difficiles ; le prix du gaz brûlé pourrait devenir aussi un empêchement. • -
- M. Chauveau observe que dans le dispositif de M. Pellàt-les effets'de capacité sont considérables et, le débit'beaucoup plus lent que dans les appareils courants des observatoires qui laissent écouler 60 ou 70 litres en 24 heures. Les effets de capacité diminueraient beaucoup si Ton employait un flacoft métallique. Dans la pratique, on cherche au contraire à éliminer lès variations très rapides par l’emploi de capacités ; c'est aitisi'que Ton-environne le flacon d'une caisse de, bois formant condensateur. , C, R.'
- Le Gérant : G. -NAUi)..'/
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- Tome XIX.
- îedi 1'
- lin 1899
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. M0NN1ER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- SYSTÈMES DE DISTRIBUTION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE (')
- SYSTÈMES DE DISTRIBUTION PAR COURANTS ALTERNATIFS
- Tout le monde sait que lorsqu’on ferme deux alternateurs l’un sur l’autre, ceux-ci si les tensions induites sont égales se mettent d’eux-mêmes en concordance de phase. Mais certainement peu de personnes se,sont demandé jusqu’ici ce qui se passe lorsqu’on ferme sur lui-même le circuit constitué par trois alternateurs groupés en série ou plus généralement par un nombre quelconque d’alternateurs groupés en série.
- Dans le cas de trois alternateurs donnant la même tension, le bon sens, et l’analogie avec celui de deux, indiquent, à défautdetous calculs, que les machines vont se synchroniser et que les tensiqns vont être décaJ'é^s fcntre elles d’un tiers de période, la Tomme des tensions dans le circuit restant évidemment nulle. La représentation graphique des tensions conduit alors à un triangle équilatéral (%• 0-
- Si nous avons plus de trois alternateurs, quatre par exemple, le'quadrilatère^des tensions (fig. 2) n’est pas déterminé, celles-ci
- ne pourront donc avoir des décalages fixes entre elles et par suite il ne faut pas être grand clerc en la matière pour en conclure
- Pig. i. — Diagramme des tensions de trois alternateurs disposés en série et fermés les uns sur les autres.
- que nos quatre alternateurs ne vont avoir aucune tendance à se synchroniser.
- . Pour fixer en quelque sorte le. quadrilatère, il faut sc donner soit une diagonale soit les angles que fait une diagonale avec l’autre. Dans le cas d’alternateurs, nous synchroniserons notre • ensemble en ajoutant une cinquième machine donnant une tension à vide représentée par cette diagonale et nous la couplerons en parallèle avec chacun des deux groupes formés par nos-quatre alternateurs.
- (h Voir L’Éclairage Électrique du 27 mai, p. 281.
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- M. Steinmetz qui a basé un système de distribution très ingénieux sur l’emploi d'al-
- Fig. 2, — Diagramme des tensions de cinq alternateurs, quatre disposés en série et fermés les uns sur les autres et un cinquième monté sur une des diagonales.
- ternateurs accouplés de la façon, dont nous venons de parler, a imaginé également un procédé pour fixer le polygone des tensions par les angles que font les diagonales et le rapport de celles-ci. Ce procédé consiste à employer sur les diagonales un moteur d’induction à courants polyphasés d’un nombre de phases égal à celui des diagonales. Au lieu
- Fig. J. — Diagramme des tensions de sept alternateurs, cinq disposes en série et fermés les uns sur les autres et deux en diagonales.
- des diagonales (fig. 3) on peut employer pour fixer le polygone des tensions des alternateurs dont les tensions sont représentées en grandeur par les vecteurs issus d’un point quelconque, du centre du polygone, par exemple,
- Fig. 4. — Diagramme des tensions de cinq alternateurs disposés en série et fermés les uns sur les autres avec un moteur asynchrone à cinq phases branché sur les conduc-
- si celui-ci est régulier (fig. 4), ou encore un moteur asynchrone d’un nombre de phases égal à celui de ces vecteurs.
- Enfin les tensions des différents alternateurs formant le polygone peuvent ne pas être égales, le polygone est alors irrégulier, en particulier si les trois alternateurs ont des
- tensions proportionnelles aux nombres 1,1, \l2. le triangle des tensions sera rectangle et isocèle (fig. 5).
- Fig. 5. — Diagramme des tensions de trois alternateurs disposés en série fermée et dont l'un a une tension égale à \ 2 fois celle des deux autres.
- Les considérations précédentes, lesquelles peuvent conduire à des applications multiples et intéressantes, posées, passons aux dispositifs qu’en a tirés M. Steinmetz (l) (Compagnie Thomson-Houston).
- Le système de distribution qu’on peut déduire de l’emploi de trois génératrices à courant monophasé disposées en série est représenté sur la figure 6. Les trois génératrices A,A,,A2, sont excitées séparément par des excitatrices E, En E2, dont les débits sont réglés soit à l’aide de rhéostats R ou Rj comme E et E2, soit automatiquement par shuntage d’une partie de l'enroulement inducteur à l’aide du dispositif représenté et dont le fonctionnement est facile à comprendre. Des bornes de ces trois alternateurs partent trois circuits à courant alternatif simple 1-2, 3-4 et 5-6 qui alimentent les réseauxd’éclairage L. Ceux des trois circuits qui doivent en outre fournir l’énergie à des moteurs triphasés comportent en plus un conducteur auxiliaire qui pour chaque circuit est branché sur le conducteur réunissant les deux alternateurs ne correspondant pas à ce circuit. Ainsi en particulier le moteur asynchrone triphasé M est branché sur le circuit 1-2 alimenté parla génératrice A et sur le conducteur 10 branché sur le conducteur 9 réunissant les alternateurs Al et Ay De même les moteurs asynchrone et synchrone M, et M8 sont alimentés par le circuit 5-6 c’est-à-dire par l’alternateur Ay et le conducteur 12 connecté sur le conducteur réunissant les alternateurs A et Ar
- (') Brevet anglais n° 16714, 13 figures. Déposé le 2 août 1898, délivré le 10 septembre t8q8.
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- L’emploi de trois génératrices n’est pas nécessaire, deux d’entre elles peuvent être remplacées par deux moteurs synchrones montés en série. C’est ce que représente la
- ligure 7. L'alternateur A alimente un réseau primaire à deux conducteurs 1-2, sur ces conducteurs sont disposés en série deux moteurs synchrones monophasés M et M» munis
- alternateur
- chacun de leur excitatrice, ou ayant une j natcurs indépendamment l’un de l’autre. Si excitatrice commune avec deux rhéostats per- ces moteurs sont établis pour le même vol-mettant de régler les champs des deux alter- I tage que la génératrice, leurs tensions aux
- de distribution de la Compagnie Thomson-Houston (M. Steir lternateur et de deux moteurs asynchrones en série.
- bornes et celles du réseau seront décalées entre elles d’un tiers de période, de sorte qu’un conducteur 5 branché au point de jonction 17 des deux moteurs entre eux per-
- mettra conjointement avec les conducteurs principaux d’alimenter les moteurs triphasés tels que M.
- Ce dispositif a l’avantage de n’exiger la
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- présence du troisième fil qu’au point d’utilisation ; les moteurs synchrones peuvent être des commutatrices dont l'emploi est nécessaire pour un but quelconque.
- Les moteurs synchrones ou commutatrices, peuvent naturellement être a basse tension et être par suite réunis au réseau primaire par un transformateur ordinaire. La distribution
- Fig. 8. — Même dispositif que le précédent avec emploi d’un transformateur pour abaisser la tension de la génc-
- de force motrice se fait alors k basse tension comme l’indique la figure 8.
- La figure 9 représente un système de dis-
- Fig. 9. — Système de distribution d’éclairage et de force motrice par trois alternateurs en série fermée de la Compagnie Thomson-Houston (M. Steinmetz).
- tribution analogue au précédent et assez identique comme connexions à haute tension au système connu, employé pour les distributions à trois fils à courant continu lorsqu’on dispose d’une génératrice à double voltage (220 volts par exemple) et de deux à simple voltage (no volts). La seule différence qui existe ici c’est que les trois alternateurs ont la même tension. Les alternateurs A, et A2 qui alimentent chacun un transformateur T ou T,, sont de plus disposés en série et fermés sur un troisième -alternateur A qui
- ainsi fournit de l’énergie électrique aux deux transformateurs T et T, disposés en série et par suite aux circuits d’éclairage k courant alternatif simple 1-2, 3-4, absolument comme dans le système k courant continu rappelé. Les alternateurs A, A, travaillant au contraire chacun sur leur circuit spécial 1-2 ou 3-4, la tension sur chacun de ces circuits peut être réglée indépendamment de celle de l’autre par l’excitation de ces alternateurs k l’aide des rhéostats R et Ra par exemple. Pour l’alimentation des moteurs k courants polyphasés M. Steinmetz emploie deux transformateurs indépendants reliés en série et bran chés aux bornes de l’alternateur A, le point de jonction des deux primaires étant réuni par un conducteur 9 au conducteur de jonction 8 des alternateurs A, et Ar Les secondaires sont également disposés en série, le conducteur partant du point de réunion de ces deux enroulements étant le troisième conducteur de la distribution k courants triphasés suivant un montage que nous avons rappelé plus précédemment (l).
- Bien que M. Steinmetz ne le fasse pas, il est bon de remarquer que dans le dispositif précédent, s’il s’agissait uniquement d’alimenter
- Fig. 10. — Système de distribution de la Compagnie Thomson-Houston (M. Steinmetz). Emploi de cinq alternateurs, quatre en série fermée et un en diagonale.
- un circuit d’éclairage k trois fils, les alternateurs A et Aj pourraient avoir .une tension égale k un peu plus de la moitié de celle de l’alternateur A.
- Lorsque l’on veut obtenir un système k
- (M Voir L’Éclairage Électrique du 27 mai 1899, p. 288.
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- quatrephases ou encore deux courants décalés d'un quart de période, il est nécessaire d’employer comme nous • l’avons dit plus haut, avec les quatre alternateurs en série donnant la même tension, soit un cinquième alternateur (fig. 10) dont la tension est égale à y/2 fois celle commune aux alternateurs, soit un moteur asynchrone convenable.
- Le dispositif le plus simple dans ce dernier cas consiste à prendre un moteur asynchrone à courants diphasés et à introduire chacun de ses circuits Q et Q1 (fig. 11) dans
- Fig. 11. — Système de distribution de la Compagnie Thomson-Houston (M. Steinmetz), Emploi de quatre alternateurs et d’un moteur asynchrone diphasé.
- les deux diagonales du quadrilatère formé par les quatre alternateurs A, A,, A,. A3 montés en série fermée sur elle-même. Dans ces conditions les forces électromotrices développées dans les deux circuits du motcûr sont égales et décalées entre elles d’un quart de période, le quadrilatère des tensions est alors uncarré. Le moteur asynchrone sert en même temps à répartir les charges, egalement surles quatre machines lorsque le travail demandé à l’une d’elles est en excès sur celui fourni par chacune des autres. Ce dispositif d’un moteur asynchrone peut être employé avec un nombre quelconque de phases comme nous l’avons déjà dit.
- L’emploi d’un moteur asynchrone permet de monter deux alternateurs en série et de
- déterminer en meme temps, l’angle de décalage de leurs tensions aux bornes. La figure 12 représente un dispositif de ce genre.
- Fig. 12. — Système de distribution par courants triphasés de la Compagnie Thomson-Houston (M. Steinmetz). Emploi de deux alternateurs en série et d’un moteur asychrone diphasé.
- Deux alternateurs A et At réglés indépendamment l’un de l’autre et pouvant alimenter des réseaux séparés à l’aide de transformateurs t et 4 sont de plus réunis en série et leur différence de phase est maintenue à la valeur voulue en branchant aux bornes de chacun d’eux l’un des circuits inducteurs Q et Qj d’un moteur asynchrone, ces circuits, ayant le même nombre de spires et étant décalés d'un angle égal à celui qu’on veut obtenir entre les tensions. En prenant cet angle égal à 120" on obtient aux bornes secondaires des deux transformateurs T, et T3, ou mieux entre les trois'conducteurs 1,2, 3, trois tensions décalées entre elles d’un tiers de période.
- La figure 13 se rapporte à un dispositif
- rants diphasés
- chrone diphasé :variante).
- analogue au précédent et où les tensions sont décalées d’un quart de période tout en conservant le même décalage les enroulements du moteur asynchrone et ses connexions avec les deux alternateurs sont un peu difte-
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- rents. L’enroulement Q est ici relié entre les bornes non communes des deux alternateurs tandis que l’enroulement Q, est connecte entre le point milieu du précédent et le conducteur auxiliaire issu de la borne commune des deux machines; dans ce dernier cas comme dans le précédent toute différence entre les puissances prises sur les deux circuits se trouve immédiatement équilibrée par le moteur asynchrone de façon à. ce que les alternateurs aient la même charge.
- SYSTÈME DE DISTRIBUTION TOUR COURANTS ALTERNATIFS ET CONVERTISSEURS
- Le perfectionnement que M. Lamme de la Compagnie Westinghouse (l) apporte aux distributions à l’aide de commutatrices est relatif aux réseaux de distribution à trois fils. Il consiste en principe à réunir au point neutre de la ligne à courants polyphasés alimentant des commutatrices le conducteur neutre de la distribution à trois fils à courant continu.
- La figure 14 représente le schéma de ce
- Fig. 14. —Système de distribution par courants diphasés et commutatrice de la Compagnie Westinghouse (M. Lamme). Alimentation d’un réseau à trois fils.
- genre de distribution. Un alternateur 8 à courants diphasés alimente deux transformateurs à courant alternatif simple 11 et 12 dont les secondaires sont en communication avec les bagues du convertisseur 15 (â). Les conducteurs principaux 16 et 17 de la distri-
- (’) Brevet anglais n° 19719, 7 figures. Déposé le 26 août 1897, délivré Ie 26 août i897-(2) M. Lamme suppose dans les figures 14, 15 et 16, qu'il emploie les commutatrices sans enroulement inducteur qui sont décrites dans la première partie de son brevet et que nous avons, signalées dans notre dernier article sur les alter-nomoteurs. (Voir L'Éclairage Electrique du 15 mai 1899, p. 212 )
- bution à trois fils sont reliés aux balais portant sur le collecteur 18, tandis que le conducteur neutre l’est au point milieu des deux secondaires 13 et 14. Dans ces conditions le voltage entre le conducteur 19 et chacun des deux autres est égal à la moitié de celui existant entre ces derniers et si les charges ne sont pas également réparties sur les ponts la différence est fournie directement par les secondaires des transformateurs 11 et 12. Le courant qui traverse le conducteur est néanmoins un courant continu lequel passe alternativement dans l’une ou l’autre moitié de chaque secondaire à chaque demi-période. Ces deux moitiés du secondaire de chaque transformateur fonctionnent alors comme un auto-transformateur et non comme une bobine de self-induction.
- Si l’on veut obtenir une tension variable aux bornes du courant continu on peut, si la tension de la génératrice le permet, remplacer les transformateurs par des modificateurs de tensions comme le montre la figure 15.
- Les bagues de la commutatrice sont alors en communication avec des points convenables de l’enroulement unique de chaque modificateur et les points milieux de ces deux appareils sont réunis aux conducteurs
- Fig. i). — Système de distribution par courants diphasés et commutatrice de Ja Compagnie Westinghouse (M. Lamme). Emploi de modificateurs de tension.
- neutres. Sur la figure 15 Finventeur a indiqué outre la distribution à trois fils ordinaire, deux circuits à deux fils dont l’un est pris à Fun des balais du collecteur et l’autre réuni aux points milieux des modificateurs.
- Ce dispositif est applicable à un système polyphasé quelconque; la figure 16 se rapporte à l’emploi d’une commutatrice tripha-
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- sée. Sous cette forme ce procédé est identique à celui employé récemment dans les ateliers de la General Electric à Schenectady
- Fig. 16. — Système de distribution par courants triphasés et commutatrice de la Compagnie Westinghouse (M. Lamme). Alimentation d’un réseau à trois fils.
- pour l’éclairage à 125 volts et l’alimentation de moteurs à courant continu sous 250 volts simultanément.
- Son application aux distributions par courant alternatif simple et commutatrice est également possible, il suffit encore, comme précédemment, de grouper le conducteur neutre 19 (fig. 17) au milieu de l’enroulement
- Fig. 17. — Système de distribution par courant alternatif simple et commutatrice de la Compagnie Westinghouse (M. Lamme).
- à basse tension du transformateur 27. La commutatrice comporte ici un enroulement inducteur de façon à permettre son emploi à la rigueur comme dynamo à courant continu.
- Avec ce dispositif on peut encore établir un circuit d’éclairage à courant alternatif en branchant les lampes entre un des conducteurs principaux, 17 par exemple et une des bornes du secondaire du transformateur 27 en un point quelconque pris sur une des moitiés de cet enroulement; on obtient alors entre les conducteurs 17 et 29 une différence de potentiel pulsatoire dont la valeur efficace
- est -L ou 0,7 de la tension continue aux ba-\!z
- lais et peut prendre toutes les valeurs comprises entre 70 et 50 centièmes de cette der-
- nière par déplacement du commutateur à plusieurs directions 31 entre l’une des extrémités du secondaire du transformateur et son point milieu.
- La partie supérieure de la figure 17 montre un moteur branché sur les conducteurs principaux 16 et 17 et excité par un inducteur shunt 33. Pour permettre à ce moteur de fonctionner à une vitesse double de la vitesse normale, M. Lamme réduit de moitié la force contre électromotrice en munissant le moteur de deux bagues 34, comme s’il s’agissait de le transformer en une commutatrice monophasée, et en faisant aboutir celle-ci aux bornes d’une résistance ou d’un auto-transformateur 35 dont le milieu est mis en communication par le commutateur 38 avec le conducteurprincipal 17 et dont la communication avec l’un des balais du moteur se trouve ainsi supprimée. Dans ces conditions la différence de potentiel entre le point milieu de l’auto-transformateur 35 et le balai supérieur est égale à la moitié de celle qui existait primitivement aux balais du moteur; le moteur prendra donc une vitesse double de la précédente si le champ inducteur est resté le même (il faudrait pour cela disposer le circuit d’excitation constamment aux bornes du réseau). Ce dispositif exact au point de vue théorique donnerait en pratique de médiocres résultats à cause de la dissymétrie qui en résulte dans l’induit.
- SYSTÈME DE DISTRIBUTION PAR COURANT CONTINU
- Nous avons à plusieurs reprises décrit les dispositifs de MM. Wade, Moores et Farell f1) pour l’obtention d’une tension constante aux bornes d’une dynamo conduite par une source de puissance de vitesse assez variable, comme c’est par exemple le cas d’une dynamo actionnée par un véhicule quelconque, un
- (‘) Voir nos articles sur « les machines dynamo-électriques ; dynamos à courant continu » LÉclairage Électrique, t. XIV, p. 365 et t. XVII, p. 147 ; 26 février et 22 octobre 1898.
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- wagon ou une automobile. M. Buss (*) propose un système un peu plus compliqué que MM. Wade, Moores et Farell mais sûrement beaucoup plus pratique.
- L’idée principale de M. Bliss est de palier aux variations de vitesse et aux variations de tension, qui en résultent en introduisant, dans le circuit inducteur de la dynamo, l’induit d’une autre dynamo conduite par la même source que la première ou par un moteurquel-conque, excitée par le courant total ou une partie du courant de la première, et donnant une force électromotricc opposée à la première.
- La dynamo principale A-(fig. j8j excitée par l’inducteur shunt D alimente un circuit d’éclairage ou d’appareils récepteurs quelconques et charge en même temps une batterie d’accumulateurs dont le but est de régulariser le débit dans le circuit d’utilisation malgré les variations de vitesse en fournissant le courant lorsque la vitesse est trop faible et en en absorbant une partie lorsque, la vitesse dépasse une certaine valeur.
- La dynamo auxiliaire E est excitée par l’inducteur H, lequel est traversé soit par le courant total fourni par la dynamo principale, soit seulement par le courant de charge de la batterie d’accumulateurs comme le montre la figure 19.
- Le fonctionnement de ce dispositif est facile à comprendre. Lorsque la dynamo A a atteint une vitesse convenable ou une tension aux bornes égale ou un peu supérieure à celle de la batterie, le commutateur J est fermé et un courant très faible est fourni seulement par la dynamo. Si la vitesse et par suite la tension augmente le courant de débit de la dynamo principale ira en augmentant, mais en même temps une force électromotrice est créée dans l’induit E de la dynamo auxiliaire laquelle est introduite dans le circuit d’excitation de la dynamo principale de façon à diminuer le courant d’excitation et
- p) Brevet anglais n° 7566. Déposé le 25 mars 1898, délivré le 20 mai j 89S.
- par suite la tension aux bornes. Celle-ci et avec elle le courant de débit ne pourront donc pas dépasser une limite déterminée. Les figures 20 et 21 se rapportent aux
- Fig. 18, 19,20 et 21. — Dispositifs de Bliss pour l’alîinenta-
- mêmes dispositifs que les précédentes, mais où la dynamo auxiliaire au lieu d’être conduite par la même source de puissance que la dynamo principale l’est par un moteur shunt branché aux bornes mêmes de la dynamo principale.
- Dans les dispositifs précédents la tension aux bornes des appareils d’utilisation, suit les variations de la tension aux bornes de la batterie et varie par suite suivant que cette
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- batterie est en. charge ou en décharge. Pour obtenir une tension pratiquement constante aux bornes desappareils d’utilisation,M. Bliss emploie les dispositifs représentés sur les figures 22 à 25, lesquelles sont les analogues
- I limite, c’est-à-dire lorsque la batterie passe de l’état de décharge à l’état de charge. Avec ces dispositifs dès que la tension de la dynamo principale a dépassé celle de la batterie, le commutateur J peut être fermé et le courant fourni par la dynamo A peut alimenter
- des figures 18 à 21. Ceux-ci diffèrent des précédents en ce que le circuit d’excitation D de la dynamo principale est branché directement aux bornes de cette dynamo avec un rhéostat de réglage non représenté sur les figures et en ce que la dynamo auxiliaire est employée pour diminuer la tension de la dynamo principale dans le circuit d'utilisation lorsque la vitesse dépasse une certaine
- les appareils d’utilisation et même charger la batterie s’il est suffisant. En même temps une force électromotrice est induite dans la dynamo auxiliaire laquelle est montée en série avec le circuit d’utilisation et est disposée pour diminuer la tension dans ce circuit lorsque le courant de débit de la dynamo principale augmente. Par un réglage convenable on peut évidemment arriver à mainte-
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- nir la tension constante aux bornes du circuit K pour d’assez larges variations de vitesse. Si la vitesse venait à diminuer par trop le courant pourrait être renversé dans la bobine inductrice H et avec elle la tension fournie par la dynamo auxiliaire ; cette tension s’ajouterait alors à celle de la batterie. Pour éviter cet inconvénient il suffit de disposer le commutateur J de façon à ce que le circuit se coupe automatiquement, lorsque la tension de la dynamo principale devient inférieure à celle de la batterie.
- Les dispositifs des ligures 22 à 25 présentent l’inconvénient grave de ne pas limiter le débit de la dynamo auxiliaire comme ceux des figures 18 à 21, on peut toutefois combiner les dispositifs des figures 18 et 22, 19 et 23, 20 et 24, 21 et 25 pour obtenir une limitation du débit de la dynamo principale en un même temps qu’une tension pratiquement constante aux bornes des appareils d’utilisation. Les figures 26, 27, 28 et 29 représentent les combinaisons en question.
- C.-F. Guilbert.
- MESURES SUR LE MICROPHONE (')
- IV. — LES MÉTHODES DE MESURE
- Dans toutes mes expériences, le circuit primaire comprenait la pile, le microphone, le primaire de la bobine d’induction et une résistance auxiliaire. Le circuit secondaire comprenait : le secondaire de la bobine trans-mettrice et deux téléphones, une ligne artificielle variable, système de Branville et Anizan, dont les effets sont comparables, comme la pratique l’a montre, à ceux d’une ligne réelle de même valeur nominale, deux téléphones et le secondaire d’une bobine d’induction.
- Le microphone était du système d’Arson-val, à réglage magnétique. Les charbons verticaux portent une chemise en fer sur laquelle agit un aimant que l’on rapproche ou que l’on éloigne au moyen d’une vis. On a ainsi un appareil dont on peut faire varier la sensibilité.
- Le récepteur était soit un téléphone d’Ar-sonval à aimant annulaire, soit un téléphone Aubry dont l'électro-aimant est porté par une petite membrane mobile, soit un téléphone Ochorowicz. (*)
- (*) Voir L'Eclairage Électrique du 27 mai et du > juin, p. 295 et 333.
- .Te me plaçais chaque fois dans le cas du son le plus fort susceptible d’être transmis sans crachements, ce qui est facilite par ce fait que le phénomène des crachements fait varier brusquement toutes les quantités qui interviennent; puis dans le cas d’un son que l’on pouvait entendre dans le téléphone par l’intermédiaire de l’air, enfin, dans le cas du son le plus faible perceptible en appliquant le téléphone contre l'oreille et par suite se transmettant mécaniquement, son qui correspond à une vibration extrêmement petite.
- J’ai retrouvé toujours les mêmes résultats, de sorte que les nombres que j’indique plus loin ont une véritable signification.
- Seulement j’avais soin d’attendre un certain temps que l’état permanent fut établi, afin d’éliminer les phénomènes variables dus aux extracourants et aux effets thermo-électriques. A cause de cela, il y a peut-être une différence entre la transmission des sons musicaux et la transmission de la parole articulée dont le mécanisme, d’après les théories admises, se compose de l’émission d’une série de sons musicaux complexes correspondant aux voyelles, sépares par la fermeture plus ou moins complète de l’orifice générateur, correspondant aux consonnes. On s’explique ainsi ce fait que la perception de la parole
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- articulée en téléphonie est beaucoup plus facile que celle d’un son musical.
- Je me suis borné à l’étude des sons musicaux.
- Devant la planchette du microphone et h une distance donnée, était le diapason vibrant monté sur sa caisse de résonance et portant un petit miroir plan. A une distance assez grande, se trouvait un trou vivement éclairé. Le faisceau réfléchi par le petit miroir était renvoyé au moyen d’un prisme à réflexion totale dans une direction perpendiculaire et on l’observait avec la lunette munie du micromètre oculaire, dont la lecture pouvait être faite en môme temps que celle de l'appareil galvanométrique. La longueur de la traînée lumineuse dans la lunette constituait un repère qui, en se reportant aux expériences d’enregistrement des ondes sonores, permettait d’avoir l’amplitude de la vibration aérienne qui frappait le microphone.
- Mesure des éléments du circuit primaire. — Des commutateurs à mercure bien isolés permettaient d’établir à chaque instant les différentes communications.
- On mesurait le courant avec l’ampèremètre divisé en milliampères, en faisant la lecture avec la loupe, le microphone étant au repos.
- Le diapason étant en vibration, on mesurait l’amplitude de son mouvement.
- On mettait alors en communication avec l’électromètre monté en hétérostatique les deux extrémités de la résistance auxiliaire. On notait la déviation. On arrêtait le diapason, on notait la nouvelle déviation, on avait ainsi la variation moyenne de l’intensité du courant
- On recommençait, le diapason vibrant avec la même amplitude (ce qui est facile; lorsque le réglage est bien fait cela se réalise tout seul), en opérant sur le microphone comme on avait opéré sur la résistance.
- On opérait ensuite de même avec l’électro-mètre monté en idiostatique. On avait ainsi
- en mettant les bornes de la résistance auxiliaire en communication avec l’électromètre
- JL J r*i*dt =yJ* &dt.
- c’est-à-dire l’intensité efficace du courant.
- On faisait varier successivement les divers éléments : amplitude de la vibration, hauteur du son transmis.
- Mesure des éléments du circuit secondaire. Force éleclromolrice en circuit ouvert. — On mettait en communication avec l’électro-mètre monté en idiostatique les deux bornes de la bobine après avoir coupé la communication avec la ligne.
- Mesure de l’intensité. — On pouvait se servir soit de l’oscillographe, soit de l’électro-mètre. Dans le premier cas il fallait mettre dans le circuit le fil de l’oscillographe après avoir réglé la vitesse du stroboscope. On notait la déviation. On se rapportait à un étalonnage de l’appareil fait au préalable par comparaison avec l’électromètre, avec la même période de courant.
- Dans le second cas, on remplaçait la ligne et tous les appareils, sauf la bobine trans-mettrice et le téléphone récepteur, par une résistance sans self-induction et surtout sans capacité. Les effets de capacité sont ici très importants puisqu’il s’agit de grandes «résistances. On avait des bobines enroulées de façon à satisfaire à ces conditions (’). On réglait la résistance de façon à avoir la même intensité de son dans le téléphone récepteur. On mesurait à l’électromètre la différence de potentiel aux bornes d’une résistance connue. On avait
- ^f RWi= £ ’‘dt-
- On en déduisait l’intensité efficace.
- (j) On peut prendre soit le mode d'enroulement indiqué parM. Chaperon, Comptes rendus, t. C VIII, p. 779, 1889, soit celui que j’ai donné, Comptes rendus, t. CXX, p. qo8, 1895. — Voir à ce sujet : Cauro, Calcul approché des effets de capacité des bobines, L'Éclairage Électrique, t. II, p. 529, 1895.
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- Mesure de la différence du potentiel aux bornes du téléphone. — Je plaçais dans le circuit secondaire six téléphones identiques et je mesurais la différence de potentiel. L’effet était ainsi multiplié par 36.
- Bien entendu je diminuais la longueur de la ligne de façon à avoir la même intensité de son.
- Mesure de l'énergie absorbée dans le téléphone. — Je me suis servi de la méthode des trois voltmètres, qui ici étaient remplacés par l'électromètre avec lequel on faisait successivement les trois lectures.
- On plaçait dans le secondaire les six téléphones et une résistance sans self-induction ni capacité.
- Soit en AB l’appareil dont on veut mesurer l’énergie, en BC la résistance.
- Soit u la différence de potentiel entre A et B à l’instant /, ut la différence entre A et C, h, entre B et C, i l’intensité du courant, r la résistance.
- L’énergie absorbée entre A et B est dans une seconde
- On a
- Donc
- Les trois termes de second membre constituent justement les différences de potentiel efficaces données par la lecture de l’électro-mètre. ici la méthode s’applique très bien r étant très grand et les trois indications étant du même ordre de grandeur.
- Mesure de l'amplitude de la vibration aérienne. — On se servait de la membrane en baudruche caoutchoutée munie d’un style
- dont on observait le mouvement au microscope.
- Mesure de la vibration de la plaque du téléphone.— Je collais sur le téléphone avec du baume dp Canada un petit disque en verre mince et j’observais les anneaux stroboscopés avec l’appareil déjà décrit.
- J’ai pris d’abord un disque infiniment mince qui ne pouvait pas être travaillé optiquement et qui donnait un grand nombre d’anneaux : je m’attendais à trouver une vibration de plusieurs microns. Mais quand j’ai vu que l’amplitude de la vibration n’atteignait pas un micron, j’ai pris un disque un peu plus épais, travaillé optiquement avec grand soin qui, sur 1 1/2 cm, donnait une seule frange, de manière à pouvoir évaluer les fractions de frange. Malheureusement le phénomène est trop petit pour qu’on puisse étudier comment il dépend des divers éléments : intensité du courant, hauteur du son, etc.
- Froehlich, en étudiant le mouvement de la plaque du téléphone, avait trouvé pour l’amplitude de ce mouvement des centièmes de millimètre. Je crois que ses chiffres sont beaucoup trop forts. Il se servait d’un rayon réfléchi et amplifiait ainsi le mouvement par un levier optique de multiplication considérable. Il se peut qu’il ait mal évalué les bras de levier, il se peut aussi qu’actionnant le téléphone par un courant microphonique produit par la voix il y ait eu des crachements. Or, j’ai constaté que dans ce cas tous les cléments étaient brusquement augmentés.
- Mesure de la vibration de la planchette du microphone. — On plaçait la planchette du microphone sur l’appareil, après avoir collé sur elle le disque en verre destiné à donner les anneaux.
- Etude de la vibration d'une plaque encastrée sur ses bords. — On plaçait sur l’appareil une lame de verre de 1 mm d’épaisseur avec laquelle on pourrait constituer un microphone et on la mastiquait sur les bords avec de la magnésie et du silicate de potasse.
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- On formait les anneaux, on faisait parler un tuyau derrière l’appareil, on stroboscopait ; le mouvement des anneaux était déterminé au moyen d’un quadrillage placé sur le plan de verre fixe. On fixait ensuite la lame avec des vis en l’appuyant soit par l’intermédiaire d’une bande mince de caoutchouc i comme cela a lieu pour le microphone), soit par l’intermédiaire de rondelles de carton ou de rondelles de cuivre comme cela a lieu pour la membrane du téléphone.
- Sur la signification des diverses quantités mesurées, dans le cas où la variation alternative de résistance estune fonction sinusoïdale simple. — Supposons que la variation de résistance du microphone dans le cas où il est frappé par une onde sonore correspondant à un son musical simple, puisse se représenter par un terme continu et un terme sinusoïdal r, — r(i — à—b sin toi),
- A cette variation de résistance correspondra une variation de l’intensité du courant primaire qui comprendra une partie continue et une partie alternative. Cette dernière ne sera pas. sinusoïdale, elle pourra être développée d’après la série de Fourier, ce qui introduira des termes en 2u, 30), qui altéreront le timbre du son. Mais si la variation alternative est assez faible, on pourra négliger ces termes et écrire :
- i'=üi +3+ 3 sin („>f-?)).
- La self-induction du circuit primaire étant faible, © sera assez petit.
- On a Y — si. s étant la résistance auxiliaire.
- V = y psi I, + , + 3 sin («,! - ») il
- v"< = i=s«y+»!<+^-)
- y,., _ _ 'g
- U = ri
- U ' = y pri (I - a — b sin »>f) (. + a + p sin (»l— e) il U'=r,[(,-«)(! +.) + -ycoso] ou encore :
- U' = W'I +*-«)
- en négligeant les termes qui contiennent les produits ai et b$.
- U"'3 =: -d— y^r'ï2(i— a — bsinMtf(ï + 2
- y ^ sin {oi — ?)2 dt
- — 2/’3{r + ce) (1 —à) cos?
- -2^(1 + *) (1-»)]
- en négligeant le terme en b$ sin2 —, © étant petit.
- V. — RÉSULTATS
- Les résultats des nombreuses mesures que j’ai faites sont résumés dans les tableaux qui suivent extraits d’un travail plus complet présenté, comme thèse de doctorat.
- Dans ces tableaux, j’appelle : •
- R, la résistance auxiliaire exprimée en ohms ;
- D, la distance du diapason au microphone,, en millimètres :
- A. les lectures de la lunette qui donnent les amplitudes des mouvements du diapason dans les différents cas ;
- V, la différence de potentiel qux bornes de la résistance auxiliaire au repos ;
- V/, Vy.les différences de potentiel moyennes mesurées pendant les vibrations 1.2:
- V/', Vâ", les différences de potentiel efficaces ;
- U, U/. -U,', IJ/', U/ù les mêmes quantités' mesurées aux bornes du microphone;
- i, l’intensité du courant primaire au repos ;
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- £>,, pv les fractions du courant initial qui représentent [les variations moyennes de ce courant pendant les vibrations i, 2;
- q%, les fractions du courant initial qui représentent les variations efficaces de ce courant ;
- E, la force électromotrice dans le secondaire, mesurée en circuit ouvert;
- I, l’intensité efficace du courant secondaire à l’arrivée ;
- O, la différence de potentiel efficace aux bornes d’un téléphone à l’arrivée.
- W, l’énergie absorbée dans un téléphone à l’arrivée.
- N. B. — La pile était constituée par des éléments Bloc —.
- Tableau I
- Diapason Laz— 435 VI), 3 cléments, R =29,8
- Son perçu à 20 km de ligne souterraine. A 1 son le plus fort transmissible sans crachements.
- V =2,31 V =2,31 U =1,44 U =x,44
- V', = 2,38 V"1 = 2,46 I = i,3S U", =1,28
- V'2=2,35 V"2 = 2,37 U's = 1,39 U"j = i,37
- 1=0,078 ^, = 0,03 ^=0,017 q{ = 0,2895 = 0,14
- N. B. — Les amplitudes des ondes sonores sont les mêmes que pour le tableau III.
- Tableau II
- ' Diapason La, = 435 VD, 3 éléments, 11 = 24,8 D= 175 mm A1=i8 A2=i3
- Son perçu à 20 km de ligne souterraine.
- V =2,17 V =2,17 U =1,56 U =1,56
- V', = 2,23 V", = 2,28 U'^1,48 U’', = 1,43
- V'a = 3,21 V"t=2,23 U', = 1,50 U'j = 1,48
- z = o,o87 PI — O.Q2& 9^=0,018 qi — o,22 qi:—o,13 N. B. — Mêmes amplitudes d’ondes sonores que pour le tableau IV pour A.
- Tableau III
- Diapason £7/^=5i2VD 3 éléments R = 29,8 D=i70tnm A, =25 A2 = 13 (A, correspond au
- son leplus fort transmissib/esans crachements.) Son perçu à 20 km de ligne souterraine.
- V =2,36 V =2,36 U =1,48 U =1,48
- V,1 — 2,42 V"1 = 2l5o U'j = t ,39 U", = 1,31
- V'2=2,40 V"s = 2,42 U'S=I,42 U"3=i,38
- 1 = 0,079 = 0,029 Pi=z 0,019 *1 = 0,27 45=0,13
- N. B. — Memes amplitudes d’ondes sonores que pour le tableau 1.
- Tableau IV
- Diapason Fat = 684 VD, 3éiéments, R=24,8 D = 170 mm A, = 22 As=n (A,sonleplusfort transmissible sans crachements.)
- Son perçu à 20 mk de ligne souterraine.
- V =2,13 V —2,13 U =1,60 U =1.60
- V', = 2,2o V’^2,25 U', = 1,52 U",= 1,47
- V'j=2,i8 V"2 = 2,19 U'j =1,54 U"t=i,52
- i = 0,086 = 0.033 Pi — 0,024 =0,23 qî = 0,10
- N. B. — Mêmes amplitudes d’ondes sonores que pour le tableau II pour Aj.
- Tableau V
- Diapason Laz = 435 VD, 3 éléments R =29,8 D = 175 mm Aj = 23 a1= 12
- Son perçu à 20 km de ligne souterraine. A, son le plus fort transmissible sans crachements.
- E,= iv,5 Ij=ioxio-s Oj=/ x io-2 \V, = 4Xio-« Es=o, 8 l,= 5X10-6 —
- Tableau VI
- Diapason Laz = 435 VD, 3 éiéments, R = 24,8
- Son perçu à 15 km de ligne souterraine.
- E1 = i>',4 I, = 9><io-3 01=6xio_â Wj = 3Xio-* E3 = o ,9 ^=6x10-» —
- N. B. — Mêmes amplitudes sonores que le tableau VIII.
- Tableau VII
- Diapason Utu = 5>2 VD, 3 éléments, R = 29,8 Son perçu à 25 km de ligne souterraine.
- D = 170 mm a, = 26 A2 = 13
- Ej= i»’,8 I, = ioxio-5 Oj=8xio-8 W1 = 4xio'6
- Ej—o, 9 I,= 5Xio-s
- N. B. — IViêmes amplitudes sonores que le tableau XVI.
- Tableau VU!
- Diapason Fat, = 684VD, 3 cléments, R = 24,8 D = 170mm A, = 20 a2 = 10
- Son perçu à 15 km de ligne souterraine.
- E1=2>’,2 Ij^zçxicr6 Oj=9Xio-â \Vi=3Xio~* li,= i ,1 I,=5xio-J 0,=5Xio“!
- N. B. - - Mêmes amplitudes sonores que le tableau VI.
- V. — CONCLUSIONS
- De ces mesures résultent les conclusions suivantes :
- Au phénomène qui produit le courant microphonique correspond dans le circuit pri-
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- maire un courant alternatif dû à la variation de résistance du microphone qui se superpose au courant principal, et dont l’intensité efficace est une fraction de l’intensité de ce courant qui reste la même quand on fait varier cette dernière. Pour les sons les plus intenses qui seront perceptibles dans le téléphone, elle correspond à 1/4 environ. Cette variation alternative est accompagnée d’une variation continue plus faible et qui ne doit pas jouer de rôle dans la transmission d’un son musical; mais qui en joue probablement un dans la transmission de la parole. L’intensité efficace du courant alternatif primaire est à peu près proportionnelle à l’amplitude de la vibration sonore qui actionne l’appareil ('_). Elle ne semble pas dépendre de la hauteur du son.
- La force électromotrice efficace en circuit ouvert dans le secondaire est d’environ 1,5 volt pour les sons les plus forts qui puissent être reçus dans le cas du La3. La force électromotrice maxima correspondante est donc de 2,2 volts.
- Elle varie à peu près comme l’amplitude de la vibration de l’onde sonore agissant sur l’appareil microphonique.
- Elle dépend de la période et varie en sens inverse de celle-ci.
- L’intensité efficace du courant secondaire (dans le cas de la pratique où le courant comprend la ligne, les secondaires des deux bobines d’induction à l’arrivée et au départ, et les quatre téléphones) pour le son le plus fort transmis est de l’ordre des ccntmil-lièmes d’ampère. Elle descend jusqu’au millionième d’ampcre pour des sons encore très nettement perceptibles. Elle est sensiblement proportionnelle à l’amplitude de l’onde sonore. Elle ne semble pas varier avec la période. L’action sur la membrane téléphonique étant proportionnelle à l’intensité du courant, le déplacement de cette
- (û Maxwell pensait qu’elle devait en être indépendante. Nature, t. XVIII.
- 415
- membrane lui sera .proportionnel d’après la théorie de l’élasticité.
- Donc ce déplacement sera proportionnel à l’-amplitude de Fonde agissante, et ne dépendra pas de la période.
- La différence de potentiel aux bornes du téléphone est représentée par des centièmes de volt dans le cas du son le plus fort.
- L’énergie absorbée dans le téléphone dans l’unité du temps est représentée dans le cas ou elle est la plus grande par des millionièmes de watt.
- On peut conclure de ces résultats expérimentaux que les sons ne doivent pas être modifiés d’une façon différente par le téléphonée! par suite que le timbre ne doit pas être trop altéré.
- Ce point avait été mis théoriquement en évidence par Helmholtz ('). Il tient à la self-induction considérable des appareils qui se trouvent sur la ligne.
- Prenons les cas où je me suis placé et qui correspondent à la pratique.
- J’avais sur la ligne. Deux bobines de 175 ohms environ de résistance et ayant une self-induction de 0,5 henry, soit : 350 ohms et 1 henry. Plus quatre téléphones d’Arsonval de 200 ohms de résistance et ayant une self-induction de 0,2 h., soit 800 ohms et 0,8 h. En tout 1 150 ohms et i,8 h.
- Les appareils interviennent par leur résistance apparente.
- ÉRM-W.
- Prenons un son de 600 périodes w est égal à 3,750 environ. R2 est de l’ordre de io6 L2 w2 de l’ordre de 50 X 106. Le terme dû à la self-induction est prépondérant : la résistance apparente de l’ensemble'des appareils varie comme to, c’est-à-dire en raison inverse de la période.
- L’effet de la ligne est complexe : elle intervient par sa résistance, par sa résistance
- (b Wiedemann’s Annalen, t. V,
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- 4i6
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- d’isolement, par sa self-induction et sa capacité qui agissent en sens inverses (et donnent la self-induction apparente), par la self-induction et la capacité de sa résistance d'isolement. Si on prend une ligne de 800 kilomètres en cuivre de 4 1/2 mm. (ligne Paris-Marseille) on a :
- Pour l’ensemble de la résistance et de la résistance d’isolement environ io3 ohms. Pour la self-induction apparente de la ligne et de l’isolement des centièmes d’henry.
- Le terme en R2 est de l’ordre de iofl; le terme en L- or est de l’ordre de 2 x io3.
- La ligne, au point de vue de l’altération des sons intervient donc comme une résistance (* *) et cette résistance n’est pas considérable vis à vis de la résistance apparente des appareils qui varie dans le sens de ta. Or, la force électro-motrice d’induction est M-y*-
- — Moj cos (o>t—o) sensiblement proportionnelle à ta (si on ne tient pas compte de la réaction du primaire). Donc l’intensité du courant doit très peu varier avec ta. '
- C’est ce que mes expériences ont vérifié.
- La vibration de la membrane téléphonique et celle de la plaque microphonique sont de l’ordre d’une fraction de micron.
- Au contraire, la vibration de la couche d’air(') est de l’ordre de plusieurs centièmes de millimètres.
- Le mouvement de la plaque est un mouvement d’ensemble. Lorsqu’elle est appuyée sur du caoutchouc ou sur du carton, c’est presque un mouvement de translation. Lorsqu’elle est fixée plus solidement, elle se creuse ou se bombe très légèrement au centre. Il n’y a jamais subdivision de la plaque en conca-mérations (3). y ^
- GAZOGÈNES RICHÉ
- Il y a quelques mois nous donnions la description d’un gazogène Riche qui, depuis plus d’une année, alimente les moteurs à gaz de la petite station électrique d’Ivry-la-Bataille (Eure), en meme temps que nous indiquions les diverses applications auxquelles paraissait convenir le gaz Riché (2). Depuis cette époque quelques installations, alors en cours d’exécution, ont été effectuées; les appareils qui y ont etc installés présentent quelques modifications que nous allons indiquer.
- Les figures 1 à 5 représentent l’élévation et diverses coupes d’un appareil à quatre cornues du même type que ceux installés récemment à l’usine électrique de Pierrelatte (Drôme) et
- (') On sait que cette action se produit de deux façons, par l'affaiblissement du courant au départ, et par l'affaiblissement du rapport du courant à l’arrivée au courant au départ. Voir Vasohy. Electricité et Magnétisme, t. II.
- {*) L'Éclairage Électrique, t. XVIII. p. 283, 12 novembre 1898.
- au Refuge des Enfants assistés du Grand Quevilly près de Rouen ,(*).
- (!) Ou tout au moins la vibration de la membrane élastique légère qui la mesure.
- (*) Ces recherches commencées au laboratoire de M. Cornu à l’École Polytechnique, ont été continuées et achevées au laboratoire de M. Lippmann, à la Sorbonne.
- mente un moteur à gaz Tangve d'une puissance effective de 20 chevaux, qui actionne lui-même une dynamo Oerlikon ; dans la seconde, il alimente un moteur à gaz Otto d'une puissance de 25 chevaux et un service de chauffage et d’éclairage par incandescence.
- La Compagnie du gaz Riché vient de construire le même appareil au Casino de Contréxéville, pour le compte de la
- en même temps de la fourniture de deuXq moteurs Charon de 16 chevaux et de trois dynamos destinées à l’éclairage électrique de cet établissement, ainsi que d’un chauffe-bain à gaz également imaginé et construit par M. Riché et dont
- depuis quelques jours.
- Un appareil de même puissance, mais légèrement modifié, pour utiliser comme combustible du bois et non plus de I la houille, va être construit à l’usine électrique de Champa.
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- Comme le montre la figure 1 l'aspect extérieur des nouveaux gazogènes est le même que celui du gazogène déjà décrit. La coupe, fig. 2, montre la modification importante apportée à la forme des cornues. Chaque cornue est encore formée de trois parties : une pièce métallique b fermée à sa partie supérieure
- Élévation du gaz
- de cornue était cylindrique et que le tube de dégagement du gaz prenait naissance au fond du cylindre, ce pied de cornue a, dans les nouveaux appareils, une forme particulière et les gaz s'échappent par une tubulure horizontale. Dans celle-ci est disposée une sorte de filtre à
- gnole 1 Jura) avec un gazomètre de 100 nv*. Ces deux appareils alimenteront d'abord un, puis deux moteurs Tangye de 25 chevaux destinés à servir de machine de réserve et de secours à la force hydraulique de 140 chevaux empruntée à
- par un tampon de fonte t qu’un étrier ,? à vis v permet de serrer sur la tête de cornue en écrasant dans la rainure q un tore d’amiante qui forme joint; une partie en fonte épaisse et spéciale de forme tronconique a renfermant le charbon; enfin un pied de cornue C. Mais tandis que dans les premiers appareils le pied
- gaz p formé par des plaques de tôle mince percées de petites ouvertures en quinconce et fixées normalement à une tige de fer munie d’une boucle qui permet de les retirer facilement par l’ouverture de déchargement m fermée par un tampon avec joint d’amiante ou simplement d’argile. Cette forme du pied de cornue rend plus facile la descente du charbon de bois, évite l’entraînement par les gaz de poussiers de charbon et de cendre et enfin diminue, en même temps que le poids du
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- pied de cornue les risques d’allongement permanent de la partie a chauffée fortement.
- Les parties a et 6, a et C sont réunies par des joints à bride, dont l’étanchéité en plein feu est assurée par l’emploi d’un mastic formé de silicate et d’amiante. La dilatation des parties a et b s’effectue librement à partir du joint h vers le bas et vers le haut, au travers des presse-étoupes formés de fibres d’amiante qui entourent la cornue, à la partie supérieure et à la partie inférieure de la maçon-
- Une tige de fer r fixée dans la maçonnerie sert de soutien aux parties a et C, son élasticité étant suffisante d’une part pour ne pa; leur libre dilatation, et d’autre part pour contrarier toute tendance de a à contracter des allongements permanents sous l’infîticnce de son propre poids.
- Ces cornues groupées deux par deux dans chaque gaine, pour les appareils importants, avec une gaine ou deux de rechange, sont placées chacune dans leur gaine de chauffage pour les gazogènes moindres, de façon que le remplacement d’une des parties d’un élément n’entraîne la mise hors de service momentanée que de cet élément. Les dispositions de l’appareil permettent d’ailleurs, grâce à la manœuvre d’un simple registre réfractaire, de mettre une ou plusieurs gaines hors de chauffage et de remplacer les parties a détériorées, sans interrompre le fonctionnement du gazogène et des moteurs.
- Le chauffage s’effectue au moyen d’un des foyers gazogènes I) (fig. 3), l'autre servant de réserve ; on brûle généralement de la houille ordinaire, les flammes s’élèvent par la cheminée N, arrivent dans un carneau horizontal voûté O (fig. 3), pénètrent dans le carneau et rentrent, par le haut, dans la chambre de combustion Q (fig. 4) placée au centre du massif. La combustion s’achève complètement dans cette
- chambre et les gaz rouges, ne contenant plus d’oxygène libre, qui eût créé pour les cornues un danger de détérioration rapide, passent par les carneaux horizontaux g (fig. 3 et 4) dans les gaines de chauffage, à la base des cornues.
- Fig. 3. — Coupe GjGj par l’axe d’un des foyers.
- Ils portent d’abord les parties a (charbon de bois réducteur) à 900° environ puis les parties b (bois de distillation) à 600° environ et se rendent ensuite à la cheminée F (fig. 4) par les carneaux horizontaux i. H et J. Un registre métallique correspond à chaque gaine, permettant de régler son tirage et par suite le chauffage plus ou moins vif de chaque cornue-Tous les produits de la distillation du bois, transformés, sur le charbon de bois à 900*, en gaz permanents passent au travers du filtre p (fig. 2) dans le tube ff, qui les conduit au barillet e et de là au gazomètre
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- Toute la main d’œuvre exigée par la conduite de l’appareil consiste à charger, toutes les 40 ou 50 minutes, le bois et les déchets à distiller, à entretenir le foyer et à retirer, toutes les deux ou trois heures, le charbon produit en excès.
- Dans le cas de mauvaise conduite de l’appareil, quand le chauffeur distille avant que les parties a et le charbon de bois qu’elles contiennent ne soient portés à une température suffisamment élevée, il pourrait se produire des traces de vapeurs goudronneuses dont la condensation serait d’autant plus gênante que les installations des petites usines à gaz de ce système ont pour principal mérite d’avoir une très faible canalisation.
- Les brûleurs et soupapes des moteurs, les chalumeaux et becs de gaz à incandescence seraient susceptibles de s’encrasser à la longue. M. Riché a paré à cet inconvénient en employant un épurateur de sûreté aussi simple qu'efficace et dont la première idée est due à un industriel de l’Eure qui a utilisé le premier gazogène Riché. Cet épurateur consiste en un cylindre de tôle de faible diamètre reposant dans un bassin d’eau, à la façon d’un gazomètre d’une faible capacité, et contenant une certaine quantité de mousse des bois, sur laquelle le gaz filtre et s’épure, en abandonnant les traces de goudron qu’il pourrait contenir et dont aucune analyse n’a révélé la présence après cette sorte de filtration.
- Pour obtenir une distillation une épuration régulières, il faut, comme il a été dit antérieurement, que le charbon de bois contenu dans les parties a |des cornues soit porté à une température de 900“. On pourrait craindre qu'à cette haute température la fonte ne soit attaquée par la distillation des ma-
- tières jetés dans les cornues, particulièrement par les vapeurs d’acide pyroligneux, le gaz
- carbonique et la vapeur d’eau. Des résultats obtenus jusqu’ici il résulte que ces craintes
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- — Coupe fjF, da
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- ne sont pas fondées; ce n’est en eflet que tous les quatre ou cinq mois qu’il est nécessaire de procéder au remplacement des parties a des cornues, remplacement peu onéreux (valeur de 130 kg de fonte) et constituant d’ailleurs les seules dépenses d’entretien des appareils (').
- (') Le peu d’action des produits de la distillation pouvait être prévu. D’une part, l’acide pyroligneux doit être décomposé avant d’arriver en contact avec les parois de la cornue. D’autre part, on sait par de nombreuses expériences, en particulier par des expériences de Debray, que les mélanges de vapeur d’eau et d’hydrogène loin d’être des oxydants sont au contraire des réducteurs des oxydes de fer dès que la proportion d’hydrogène dans ces mélanges dépasse un tiers; il était donc probable que la vapeur d'eau accompagnée d’un grand excès de gaz réducteurs, comme cela a lieu dans les gazogènes Riche, ne produirait pas l’oxydation de la fonte.
- Faisons observer à ce propos que l’emploi de cornues métalliques dans les gazogènes Riché est absolument indispensable au bon fonctionnement de ces appareils. 11 faut en effet, pour obtenir non seulement la distillation du bois mais encore la transformation des produits condensables de la distillation en gaz permanents, faire passer par unité de temps une quantité de chaleur considérable à travers les parois de la cornue. Avec des cornues en terre réfractaire il faudrait pour réaliser ce passage porter les parois extérieures à une température extrêmement élevée; avec des cornues métalliques beaucoup plus conductrices de la chaleur, il suffît au contraire d’une faible différence de température entre l’intérieur et l’extérieur des cornues. 11 est facile de s'en assurer en appliquant la formule bien connue :
- C (t — t') S
- dans laquelle Q. désigne la quantité de chaleur qui doit passer par unité de temps à travers une surface S d‘une plaque d’épaisseur t formée d’une substance dont le coefficient de conductibilité calorifique est C et dont les deux faces présentent une différence de température l — l'. D’après les calculs de M. Riché, la quantité de chaleur nécessaire pour distiller 12 kgr de bois contenant 25 p. 100 d’eau, vaporiser et dissocier l’eau hygrométrique et de constitution, et enfin pour porter à qoo° les produits gazeux est de 29931 calories. Une partie de cette chaleur, 11121 calories environ, étant fournie par la combustion intérieure de 4,5 kg de carbone, on a Q. ~ 29930— ix 128 = 18803. Eu portant cette valeur de Q. dans la formule précédente et faisant C — 28 (d’après Péclet), S (surface de chauffe) = 1,664 m3, e — 0,02 m et V = 900'', on trouve t = 908°, c’est-à-dire que la température extérieure 11e doit dépasser que de 8e’ la température intérieure, laquelle est bien de 900" d’après les -indications d’un pyromètre Maxaut. On remarquera que cette température est bien inférieure à celle de la fusion de la fonte grise (i200u d’après les observations de M. Le Cha-telier), et que, par suite, il n’est pas à craindre une fusion des cornues, même en cas de surchauffe accidentelle.
- Le rendement calorifique de ces appareils est très élevé comme M. Riché Ta établi par les chiffres suivants :
- 1000 kg de bois à 20 p. 100 d’eau et d’une puissance calorifique de 2 640 calories, distillés en brûlant 400 kgr de houille de deuxième choix à 6 600 calories et laissant, en résidu, 200 kgr de charbon de bois, ayant au moins la même puissance calorifique que la houille employée, représentent comme total 3960000 calories et fournissent 800 m* de gaz à 3 000 calories soit 2 400000 calories Le rendement est donc de :
- 3 960 000
- . 66 p.’ioo
- Si l'on rient compte de ce rendement de l’appareil producteur, et que l’on calcule le rendement obtenu dans l’application k la force motrice, en alimentant des moteurs à gaz de marque quelconque, qui consomment, à pleine charge, et par cheval-heure effectif au frein, un mètre cube de gaz Riché à 3 000 calories, on trouve que le cheval-heure effectif au frein correspond à une dépense totale de 4 545 calories en combustible, soit un rendement de
- 75 x 60 x 60
- 425X4TÂ15
- = i3,9 P- 100
- notablement supérieur à celui des meilleures machines à vapeur qui consomment, par cheval-heure effectif, 800 grammes de houille au minimum et dont le rendement n’atteint jamais 10 p. 100.
- Si l’on calcule le rendement obtenu par l’emploi de ces appareils pourcertains chauffages, par exemple pour celui du chauffe-bain qui vient d’être installé à Contrexévillc et dans lequel 30 mètres cubes de gaz à 3 000 calories brûlés à l’heure portent de 10 à 60° la température de 1 400 litres d’eau, on obtient :
- MOTX5£=_7- lQn
- 30x3000 9
- pour rendement de l’appareil de chauffage, et comme rendement total de l’ensemble des
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- appareils de production et d’utilisation au chauffage
- 0,66 x o,77 =50,8 p. ioo
- rendement tout à fait remarquable et que nous estimons n’avoir jamais été atteint jusqu’alors.
- Les rendements élevés que fournissent ces ensembles d’appareil de production et d’utilisation sont attribués par M. Riché à la combustion rapide et complète du gaz produit par ses gazogènes, cette combustion complète et rapide s’expliquant par l’absence dans le gaz de carbures d’hydrogène complexes susceptibles de donner des fumées. Cette opinion résulte de la comparaison des rendements des moteurs alimentés au gaz de ville et au gaz Riché, rendements qui sont, d’après les procès-verbaux et les diagrammes relevés, plus grands dans le second cas que dans le premier (J), ce qu’on ne saurait guère s’expliquer autrement que par la raison qu’en donne M. Riché : la combustion du gaz Riché étant plus facile, on obtient, avec une meme compression préalable, une pression initiale plus forte et par suite un meilleur diagramme.
- Mais quelque intérêt que puissent présenter les chiffres que nous venons de signaler, il est encore plus intéressant, au point de vue des applications, de savoir le prix de revient de runité d’énergie produite par des moteurs actionnés avec du gaz Riché et de le comparer avec celui de l’énergie produite par des moteurs à vapeur ou des moteurs à gaz pauvre. Les prix d’achat du combustible variant avec les conditions topographiques des installations, il serait nécessaire pour que la
- (>) En effet, S07 litres de gaz Riché à 5000 calories au mètre cube, soit 2421 calories, fournissent à pleine charge un cheval-heure effectif dans un moteur qui exige 500 litres au moins de gaz de ville à $ 500 calories, soit 2750 calories, et en marche industrielle courante un mètre cube de gaz Riché, soit 3 000 calories, produit, dans un moteur quelconque, le cheval-heure effectif qui nécessiterait 700 litres de gaz de ville, soit 3 850 calories, le moteur fournissant par alimentation au gaz Riché la même puissance qu’au gaz
- comparaison fut parfaite, de tenir compte de ces conditions. Toutefois il est possible de voir assez facilement dans quels cas l’un des systèmes de production de l’énergie motrice est plus avantageux qu’un autre.
- Soient, en effet, x„ y, 7 les prix d’achat du kilogramme de houille, d’anthracite et de bois. Comme avec les bonnes machines à vapeur on compte, en marche industrielle, 1 kgr de houille par cheval-heure effectif, le prix de revient du cheval-heure revient donc avec ces machines à x francs. Avec les moteurs à gaz pauvre', il faut environ 800 gr d’anthracite pour produire la même quantité d’énergie, soit 0,8 y francs. Avec les gazogènes Riché, il faut compter, par cheval-heure effectif, 1 350 gr de bois et 400 gr de houille demi-grasse : la distillation laissant un résidu de 270 grde charbon de bois ayant la valeur commerciale d’un poids égal d’anthracite ou d’un poids double de houille, le prix de revient du cheval-heure est donc de
- ï,3St-i-o,4jr—o,34Jf on 1,35 7 + D.2r ~
- Par conséquent l’emploi des gazogènes Riche sera plus avantageux que celui de machines à vapeur quand :
- 1,35 r + °>4 x — 0,54 x ou
- 1,14 x ï- 1.35 7
- c’est-à-dire toutes les fois que le prix de la tonne de houille sera supérieur de 17 p. 100 à celui de la tonne de bois. Il sera plus avantageux que celui des gazogènes à gaz pauvre quand :
- o,8_r^ Ij35 i + °>2X “ 0,27jr
- 0.81 r ^ 1.35 7
- c’est-à-dire quand le prix des i ooo gr de bois sera égal ou inférieur aux deux tiers du prix de 1 000 kgr d’anthracite.
- L’emploi des gazogènes Riché sera donc économique dans les pays où le bois est abondant, pays où, en général, par suite de
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- l’insuffisance des moyens de transports, les autres combustibles sont chers. Si l’on joint à cette économie dans les frais d’exploitation, l’économie dans les dépenses d’installation, dépenses qui ne sont que de 15000 fr pour
- Iune puissance de 25 chevaux, soit 600 fr environ par cheval, il est permis d’affirmer que les gazogènes Riche trouveront de nombreuses applications dans beaucoup de petites stations (*) d’éclairage électrique. T. Pausert.
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Pile-bloc, système Germain.
- Nous donnons ci-dessous les courbes de décharge de trois types de cette pile, fort répandue dans les installations télégraphiques et téléphoniques, les installations de sonneries, en un mot dans tous les cas où l’on n’a besoin que d’un courant de faible intensité.
- Bien que sa description soit presque inutile, rappelons qu’elle est formée d’un charbon entouré de bioxyde de manganèse, d’une plaque de zinc et d’un bloc compact de cel-
- Kig. 1. — Elément de pile-bloc, système Germain.
- lulosc de noix de coco imprégné de chlorhydrate d’ammonium. Le tout est enfermé dans une boîte étanche en bois de chêne, dont le couvercle porte deux forts ressorts exerçant une pression constante sur les électrodes ;fig. 1). On peut mettre dans cette boîte plusieurs éléments, séparés par des cloisons isolantes et connectés en série.
- La cellulose de noix de coco possédant la propriété d’absorber un volume de liquide presque égal à son propre volume, la quantité de liquide que contient la pile est suffi-
- sante pour un service de plus de dix-huit mois dans les installations téléphoniques ou de sonnerie. La pression exercée par les ressorts en produisant un contact plus intense des diverses parties de l’appareil donne une faible résistance intérieure à la pile en même temps qu’elle active la dépolarisation. La fermeture hermétique de la boîte, obtenue par un paraffinage du bois, l’emploi d’un induit spécial pour boucher les joints et les pores et enfin par un sac en toile imperméable, empêche la vaporisation du liquide, et par suite la formation de sels grimpants.
- Enfin cette herméticité, qui empêche l’air de rentrer dans l’appareil, jointe à l’emploi de zinc aussi pur que possible, évite toute usure du zinc en circuit ouvert.
- La courbe de la figure 2 donne l’intensité, en milliampères, du courant fourni par un
- (!) Pour les stations d'une puissance supérieure à 200 chevaux, les gazogènes Riché ne seraient plus économiques à moins que l'on ait à distiller des quantités considérables de déchets sans valeur. La Compagnie du gaz Riché a bien installé, dans Paris même, et pour «ne usine où le chauffage a une importance au moins égale à celui de la force motrice,
- et par conséquent susceptible de produire 200 chevaux, mais
- ( puisse attendre, sous peine d’avoir, avec des appareils plus considérables, un encombrement et aussi une main d'œuvre
- Par contre, pour les puissances moins grandes (15 et 20 à 150 chevaux), l'encombrement est très restreint et la main, d’œuvre assez peu importante. L'appareil que nous avons décrit plus haut occupe une surface de 2,4 x 2.75 m2 ; le gazomètre de 100 m3 installé à Champagnole et constituant une réserve pour 4 heures à un diamètre de 6 m; le moteur de 25 chevaux, qui seul demande à être abrité, occupe 3 ni
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- élément du type 1) (185X125X90 mm) fer- I ladécharge a durc45o jours, soit 10800 heures mé sur un circuit de 200 ohms de résistance ; I consécutives pendant lesquelles la pile a
- Fig. 2. — Courbe de décharge continue d’un élément type D (185 X 125 X 90), sur 200 ohms.
- fourni 200000 coulombs. La régularité de la 1 prouve que la dépolarisation s’effectue d’une courbe, pendant une période aussi longue, | manière parfaite et que la force électromo-
- trice, qui au début est de 1,62 volt, éprouve une baisse extrêmement faible au fur et h mesure de l’usure de la pile.
- La seconde courbe (fig. 3) est relative à un
- élément plus grand, type G (300 X 200 Xi 10 mm) déchargé sur 10 ohms pendant 100 jours consécutifs ; la quantité d’électricité débitée pendant ce temps est de
- Fig. 4. — Courbe de déchat
- 600000 coulombs. Ce type d’élément est fort employé dans les postes téléphoniques d’abonnés ; deux éléments de ce type travaillent dans ces conditions douze à dix-huit mois sans aucune surveillance.
- La dernière courbe (lig. 4) se rapporte à un élément a grande surface, type R (550X400 X 130) qui convient surtout pour actionner les bobines de Rubmkorff pour l’allumage des moteurs à gaz et à pétrole, particulièrement ceux des voitures automobiles. Dans les
- essais on l’a fait travailler pendant 300 jours, 10 heures chaque jour, au régime moyen de 500 milliampères, débit extrêmement élevé pour une pile à dépolarisant solide. La pile a fourni pendant cette décharge 1375 ampères-heures, soit 4950000 coulombs.
- La caractéristique de toutes ces courbes est leur allure absolument régulière, sans que la pile ait subi le moindre entretien, même quand l’élément a travaillé pendant plus d’un an d’une façon continue. En pratique le
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- débit de la pile est souvent plus élevé que ceux des essais, mais, dans la plupart des applications, son travail est interrompu fréquemment, et il en résulte que la dépolarisation est encore plus parfaite et que la capacité de chaque élément se trouve sensiblement augmentée. J. R.
- Sur les fuites magnétiques dans les transformateurs ;
- Par A. Russell (>).
- Dans les formules données précédemment par M. Russell pour la prédétermination des courants, de la tension et du rendement pour différentes charges (2) l’auteur avait admis que les fuites magnétiques étaient négligeables.
- Cette supposition quoique admissible pour de bons transformateurs ordinaires de puissance moyenne n’est plus vraie pour certains types de transformateurs et pour les transformateurs de très grande puissance. M. Russell cite en particulier un transformateur de 850 kw dont les essais ont été récemment publiés et dont les- fuites magnétiques sont suffisantes pour produire un retard de io° entre la force électromotrice induite et le courant secondaire. Il y a donc intérêt à étudier comment l’influence des fuites magnétiques peut modifier les formules précédemment données : c'est ce qui fait l’objet de l’étude que nous allons analyser, étude à laquelle l’auteur joint celle de l’influence de la forme de la courbe de la tension aux bornes.
- On évalue généralement les fuites magnétiques par la mesure de la chute de tension inductive en volts qu’elles occasionnent. Cette chute de tension est obtenue en retranchant de la tension secondaire à vide la différence de potentiel à pleine charge et la chute
- (‘) The F.leclrician des 17 et 24 février, 31 mars et 7 avril 1899.
- (2) Voir A. Russell : « Formules pour transformateurs », L’Éclairage Électrique, t. XI, p. 455, 1897, et « Rendement des transformateurs à courant alternatif » L'Éclairage Électrique, t. XVI, p. 246, 1898.
- ÉLECTRIQUE
- ohmique. Comme la chute de tension totale est à peu près de 2 p. 100, et qu’en pratique, celle due aux fuites magnétiques est rarement plus de la moitié de cette chute totale, on voit que cette mesure n’a pas une approximation très grande. Cette chute de tension inductive n’est du reste pas proportionnelle au courant et ne permet pas par conséquent de calculer la chute de tension inductive pour diverses charges lorsqu’on connaît sa valeur à pleine charge.
- L’angle de retard du courant secondaire sur la force électromotrice induite dans ce secondaire, angle qui entre directement dans presque toutes les formules pour transformateurs, est au contraire .pratiquement proportionnel au courant secondaire et peut par suite servir beaucoup plus facilement à mesurer l’influence des fuites. La mesure de cet angle peut d’ailleurs aisément se faire par au moins quatre méthodes différentes.
- Cet angle varie avec la forme de la courbe périodique de la tension primaire, d’où déjà la nécessité de connaître cette forme. Connaissant l’angle de retard correspondant à l’unité de courant secondaire pour une forme de tension primaire déterminée, les résistances primaire et secondaire à chaud, le courant à vide et les pertes à vide on peut calculer à 1 p. xoo près, les courants, angles de retard, différences de potentiel aux bornes secondaires et rendements pour différentes charges. Le rendement pourrait être calculé à moins d’un dixième pour cent, mais comme la forme périodique de la courbe a une grande influence sur le rendement une aussi grande approximation est inutile.
- Diagramme d'un transformateur avec fuites magnétiques. — Soient (fig. i) OC la différence de potentiel V, aux bornes primaires et OB la chute de tension ohmique primaire R, I, faisant avec la première un angle o, (par suite d’une erreur cet angle BOC est désigné par 'fj sur la figure); BC sera la force électro-motrice induite par le flux magnétique traversant i’enroulement primaire. On sait,
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- qu’en pratique, ce flux et par suite BC restent constants à i p. ioo près, OB étant au plus égale a i p. 100 de V,.
- La force électromotrice induite dans le secondaire par le flux magnétique est pratiquement de même phase que celle induite dans le primaire même lorsqu’il y a des fuites magnétiques et est dans un rapport constant avec elle
- HD _ knt
- BC " ,i:
- k étant un coefficient plus petit que i et très voisin de i dans les transformations ordinaires.
- La différence de potentiel Vâ aux bornes augmentée de la chute de tension secondaire R2 L, n’est pas avec l’hypothèse des fuites magnétiques dirigée suivant BD mais suivant une direction BF telle que le troisième côté
- €
- du triangle BFD soit, en admettant que la charge est non inductive, perpendiculaire à BF. Le vecteur FD représente évidemment la force contre-électromotrice de self-induction due aux fuites magnétiques. L’angle a = DBF est donc l’angle de décalage dû aux fuites.
- A vide le point F est en D. Dans ce cas, la tension aux bornes secondaires est la tension induite E, et OB est égala R, I0 étant le courant à vide. Comme V, et E* sont presque parallèles, l’angle OCB est très petit
- et BC est sensiblement égal à V,— RI0cosçv On a alors :
- G, _ BD
- V, — R,I„ cos =>„ DC — (3;
- équation qui permet de déterminer la valeur
- En charge le flux traversant le primaire est produit par la résultante des ampères-tours primaires et secondaires «, I, et kns L laquelle est sensiblement égale à I0 et est inclinée d’un angle voisin de o0 sur BC puisque ce flux et les pertes par hystérésis restent à peu près constants. On pourrait du reste tenir compte de la variation du flux résultant dans le primaire en remarquant qu’il est proportionnel à V,—R, I, cos»,; la force magnétomo-
- trice résultante serait alors n, In X1—k I1 cos”‘;
- 0 V,—R,I0cosipo
- dans ce cas il y aurait lieu aussi de tenir compte de la diminution de perte par hystérésis laquelle aurait pour effet de faire varier l'angle _
- En pratique ces corrections portent sur le quatrième ou cinquième chiffre et sont par suite inutiles.
- Projetons les ampères-tours primaires et secondaires et leur résultante sur DBC et sur une perpendiculaire; on a en supposant OC et BC parallèles :
- »iL cos — AnaIs cos K - nJo cos (3)
- nlI, sin-», —kn.,L sin x = «,I0 cos o0 (4).
- D’où l’on tire:
- et par suite :
- Les puissances fournies au primaire à vide et en charge étant
- W0 “ V,I0 cos o(l( et
- w =vti,
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- l’expression (6) de
- is a peut s’écrire : W, — W0
- «VjV, *
- (8)
- la tension secondaire est mesurée avec un appareil précis, un voltmètre électrostatique à miroir par exemple.
- L’équation (") est indépendante de n et permet de déduire ?. uniquement des lectures du wattmètre et de l’ampèremètre primaires. Les équations (6) et (8) ne peuvent servir que lorsque les lectures ont été faites très soigneusement. Même avec des mesures faites soigneusement on trouve quelquefois pour cos a des valeurs plus grandes que i, aussi est-il bon de faire plusieurs séries de mesures pour en déduire une moyenne de la valeur de a avec une approximation suffisante par ces formules dont l’avantage est d’être indépendantes des résistances des enroulements primaire et secondaire.
- Expression de la différence de potentiel secondaire. — On a (fig. i) :
- BF= BD cos a,
- Expression du rendement. — Le rendement a pour expression :
- _ VJ,
- 71 W,
- Tirons Is et V2 de (8) et (9) et portons dans cette expression, on a tous calculs faits :
- En pratique .ayant pour valeur
- maxima 1,03, on peut sans erreur le prendre égal à 1 ; d’autre part on peut aussi négliger le dernier terme de la seconde parenthèse. On a alors :
- (13)
- Vj + RJ^wBC cos a,
- = n cos «(V,—RJ, coscpj
- On en tire en remplaçant Ij cos oi par sa valeur tirée de (3) :
- V, = «V, cos a— R3+ (a cos a)4 RJ I,
- — n COS aRJacOS ©0,
- = «V, cosz~{ncos zf-Ql,
- n cos *RJo cos *p (9)
- en posant :
- Q = RtT- -,—r-^ (h cos a)2
- En remplaçant finalement Rt I0 cos o0 par sa valeur tirée de (2) on a :
- V2 = Escos a — (« cos *) QIj, (10)
- expression que fournit pour valeur de cos a la valeur approchée :
- - _vs+.;r2-t«2RJ4
- cos a e, -, (ji)
- La méthode de calcul graphique de rendement donnée par l’auteur pour les transformateurs sans fuites (') est donc encore appli-quable en pratique dans le cas des transformateurs ordinaires. Elle est équivalente à la formule (13).
- Remplaçons dans (13) 7, par -^-on pourra non seulement écrire W2 connaissant W,. mais encore :
- w,- (W, + W,) = Çf W, (W, - W,).
- Le premier membre représente les pertes dans le cuivre ; elles sont donc une fonction parabolique du deuxième degré de W,. La valeur de Q doit être prise pour les résistances à chaud, l’erreur qui en résulte pour les faibles charges est insignifiante.
- (J) Voir A. Russell, L'Éclairage Électrique, t. XVI, p. 246, 1898.
- formule commode pour trouver a, lorsque la tension du réseau est très constante et lorsque
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- 17 Juin 1899.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- Influence de la forme de la courbe périodique de la tension. — L’induction maximum, est évidemment proportionnelle a la surface de la courbe périodique de la force électromotrice induite RC. Comme la chute de tension ohmique primaire est ici négligeable, on peut admettre que l’induction est proportionnelle à Faire de la courbe périodique de la tension primaire V,. Or on sait qu’on a(‘) :
- (16)
- où vm est l’ordonnée moyenne de la courbe périodique, et v l’ordonnée du centre de gravité de la surface comprise entre cette courbe et l’axe du temps. Pour une valeur de Vt constante, on voit que l’induction maxima produite dans le fer est inversement proportionnelle à l’ordonnée du centre de gravité. Les courbes de forme pointue donnent donc lieu à une induction plus faible que les courbes aplaties.
- La connaissance des pertes dans le fer d’un transformateur pour une courbe périodique donnée de la tension permet donc de calculer celles qui correspondraient à une autre forme de courbe périodique de même valeur efficace. On peut en déduire par suite les nouveaux rendements à toute charge, mais on ne peut calculer le nouveau voltage secondaire, car l’angle a de décalage dû aux fuites varie avec la forme de la courbe. La relation reliant cet angle à l’ordonnée du centre de gravité de la courbe serait intéressante à connaître.
- MM. Fleming, Rœssler et G. Kapp ont chacun introduit l’idée d’un facteur de forme. Le premier le définit par :
- (*) Ceci résulte de l'expression connue de l’ordonnée du centre de gravité de la surface comprise entre une demi-onde de la courbe et l’axe du temps :
- , = j_
- r‘ 3 jydx
- ormule utilisée par M. A. Russell (L’Éclairage Électrique, t. IV, p. 276, 1895) et par M. L. Fleichsmann (L'Éclairage Electrique, t. XI, p. 113, 1897, pour la détermination graphique de la valeur efficace à une cause périodique.
- Sa valeur est donc ou
- Essais d'un transformateur par la basse tension. — M. A.-F. Berry détermine le rendement d’un transformateur en faisant les lectures sur le secondaire ; la formule employée est :
- va\v,
- — EAV. + VAV
- E2 est la tension à circuit secondaire ouvert et W0 est mesuré en alimentant le transformateur à vide par sa basse tension.
- Si les fuites magnétiques sont importantes, la formule (17) donne un rendement trop petit à pleine charge. Dans ce cas la formule (8) transformée peut s’écrire :
- x + -
- w,
- „ • , x V.4-(R4-s-«3Rfil,
- En déterminant cos a par (t) —2——* L—
- on voit que la méthode Berry est encore appliquable ici.
- Cette formule fi 8) montre que de deux transformateurs ayant même W0 et même chute de tension en charge, celui qui a le plus de fuites magnétiques a le meilleur rendement, ce qui, quoique peu connu, est cependant très naturel, la chute ohmique étant moins grande. C’est le cas des gros transformateurs comme celui cité plus haut lequel a un rendement de 98,46 à pleine charge et 92,7 au dixième de charge, alors qu’un transformateur sans fuites ne peut dépasser 97 par suite du peu de place laissé pour les enroulements lorsqu’on veut éviter les fuites.
- Analyse des essais de M. Rœssler sur Vin-fluence de la forme de la courbe périodique. — M. Rœssler a publié en 1895 quelques mesures faites avec un transformateur de 500 watts qu’il alimentait soit avec un alternateur Ganz de 5 500 watts, soit avec une petite machine de 500 watts de Wechsler, mesures que M. Russell compare avec les valeurs calculées par sa méthode.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XIX. — N" 24.
- Les données du transformateur étudié par M. Rcessler étaient les suivantes :
- Rj= 0,179 R2 = 0.943 {à chaud'
- poids du fer 8,168 kgr.
- Comme le voltage secondaire était pris avec un cardew consommant 35 watts à 120 volts le voltage à vide n’a pas été mesuré, M. Rcessler a pris 117,5, le voltage réel aurait etc toutefois de 117,7.
- L’ordonnée du centre de gravité de la surface de la courbe périodique de la tension avec la machine Ganz est 1,43 fois plus grande que celle de la courbe avec l’alternateur Wechsler. Pour une tension efficace de 60 volts les. ordonnées v sont de 50.8 et 35,7. Les pertes par hystérésis sont donc dans le rapport de 1 31’6 ou L772-
- Les pertes par courant de Foucault ne dépendent pas de l’ordonnée du centre de gravité de la surface de la courbe périodique mais seulement du voltage efficace, elles sont les mêmes dans les deux cas ; soit.r leur valeur. Les pertes à vide étant dans les deux cas en retranchant celles dues à l’effet Joule de 31,4 et 51,9 watts respectivement, on doit avoir par suite :
- Les pertes par kilogramme dans le fer sont alors de 2,83 watts avec la courbe de tension pointue de la machine Ganz et 5,05 watts avec celle de la machine Wechsler.
- Pour trouver la valeur de l’induction maxima, M. Rcessler se sert de l’équation :
- ce qui donne en intégrant pour une demi-période :
- jfVftif-R, ^Vffi/f=2n,SIW.
- L’aire de la courbe du courant a soustraire de celle de la courbe de la tension n’est que la différence entre les deux aires comprises au-dessus et au-dessous de l’axe des temps à partir d’un zéro de la seconde : elle est donc négligeable (avec la machine Wechsler, cette aire est moindre qu’un deux centième de celle de la tension). On a donc
- I edt — 2H,SBmax.
- ce qu’on peut écrire évidemment sous la forme [voir note (1) de la page précédente],
- Bm.
- 8Nh,Sv
- N étant la fréquence.
- Dans les expériences on avait :
- N =.-10,37, S = 20, V, = 60,
- ce qui conduit à des inductions maxima respectives de :
- fait. Ganz) 8 200
- n 700 (ait. Wechsler).
- Dans ces conditions les pertes en watts par kilos et à la fréquence 41 pour un bon transformateur seraient environ la moitié de celles trouvées dans le cas actuel.
- Comparaison des résultats. — A. Les résultats obtenus par M. Rœssler en alimentant le transformateur par la machine Ganz ont été, pour une fréquence de 41 et une induction maxima de 8 200 (Tableau I).
- La quantité n déduite de la formule (2) est ici égale à 1,96.
- Des chiffres du tableau I on peut déduire les valeurs de a pour les diverses charges à l’aide soit de la formule (5) soit de la formule (7), on obtient alors en y joignant les valeurs probables les chiffres du tableau II.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- I.
- ,UMiROS V, I. W, ?i Vt . 1, W,
- ! 6o ,.462 34,5 66,9 o „ o
- 2 6o 1,809 71,6 4S.7 ii7-5 0,302 35-4 0,494
- 3 6o 2,144 99-4 39.5 170 0,511 59-7 - 0.607 .
- •1 6o 2,982 '5M 28.8 6,7 1,004 172,2 o,747
- 5 6o 3-76' 205.3 24,5 105 1,444 164,2 0,800
- 0 6o 4oi2 252,9 20,9 H4,3 1,823 207,7 0,822
- ; 6o 5.554 S1?-*) i7,4 1 14 2.356 267,3 0,841
- 8 6o 6,787 390,9 l6ô 112,5 2,95i 334,7 0,856
- 9 6o 7,575 433,7 17,3 III.3 3-382 374,7 0,864
- 10 6o 8,825 509,9 15,6 no,3 4,039 •140,3 0,864
- 6o ” 576,9 108,; 4,588 498 o,863
- Tableau II.
- NUMÉROS UES LECTURES
- * 7 8 iu
- a par (S) . . , ! 2,6 4,4 4 > 2 3-9 5,7 7,8 7-5 »
- « par (7) . . . I I 2.6 4-3 4,i 3,8 5,6 7,8 • 7,4
- a probable . . o,7 M 2,1 3-i 4 3 6.5 7,2 8,3 10
- Tableau III.
- 11 primaire l'ZZl VOLTAGE selondlres W, ENT (') 7—
- i ’’ I, w. ?. Vg 1, Wj w,- 45) (’7) (18)
- 1,462 34-5 66,9 117,5 0
- 1,-86 70 49-2 n? 0.302 35,3 0.505 o,5H 0,506 «.S”
- 2,084 94,5 40,9 116.7 0,511 59,6 0,631 0,645 0,625 0,627
- 2,9 1 2 153 29,2 115,9 1.004 116 0,705 0,767 0,768 OJ7Ü
- .6.683 202 24 H5,3 1,427 165 0,815 0.813 0,801 0,806
- 6 4.428 248 21.1 114,4 1,817 208 0.838 0,839 0.837 0,841
- 7 5,439 30Q 18,7 H3,5 2,344 266 0,861 0,860 0,863 0,868
- 8 6,673 382 17,5 H2,3 2,972 334 0.874 0,872 0,873 0,879
- 9 7,416 427 IJ 111,5 3.365 375 0,878 0,876 0,872 0.880
- 10 8.714 500 16,9 110,1 3,922 440 0,880 0,880 0,875 0,884
- 11 9,946 570 17,2 08,9 4*512 491 0,862 0,880 0,870 0,877
- 0 En ap pli^uam la forma,e rr orr artrait les même ai—,™ li — valeurs partir de la 3"".
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XIX. - N° 24.
- La formule (6) conduit à des valeurs toujours supérieures à l’unitc ce qui indique une petite erreur dans la mesure de W0 (i p. îoo trop petit), le décalage par ampère secondaire est en moyenne de 2°,i.
- Si l’on dresse le même tableau des valeurs de Ij, Wj, Y,, W., calculées à l’aide des formules données plus haut en connaissant seulement :
- W0=34,5, I„= 1.462, A = 0,40
- £2 = 117,5, a = 6,5 pour 3 ampères.
- on obtient (Voir le tableau III).
- Dans cette table <o1 a été calculée en partant de I2, par la formule :
- déduite de (3) et (4) ; It par la formule
- V, par :
- Va = 117,5 cos a —1,5b;
- et y; à la fois par V2 le simple rapport par la formule (13), la formule de M. A.-F. Berry (17) et la formule M. A.-P. Berry corrigée {18).
- Avec la formule (12) on peut, pour un petit transformateur négliger, le dernier terme lequel est égal ici à 0,002 pour les huit dernières séries de valeurs.
- B. Avec la machine Wechsler, M. Rcessler a obtenu pour une induction maxima de 11 700 les chiffres du tableau IV.
- Tableau IV
- NUMÉROS VOLTAGE P V COURANT h P W, DÉCALAGE VOLTAGE V COURANT h W8 RENDEMENT
- 60 2,1 53 65,1 o o
- 60 2,405 88,9 52 117,4 0,301 35,4 0,398
- 60 2,7 H3,4 -14,6 n7,4 O.522 61,4 °-532
- 60 3-457 171 34,-5 116.2 0,998 ' 116 0,677
- 60 4,221 223,9 27,9 ii5,4 1,431 165 0,737
- 6 60 5,009 274,1 24,2 n5,5 1,846 213,2 °,777
- 60 5,900 334,7 20,6 114,6 2,352 269,6 0.806
- 60 7,203 4“,4 17.8 1 '3,5 3,°<>5 339,8 0,829
- 9 60 7,986 457,5 V,3 112,6 3,393 382,1 0,835
- 10 60 9,223 532-3 15,8 m,5 4,021 448,3 o,s42
- 60 602,6 no,2 4,644 511,8 0,849
- Le calcul de a d’après ces mesures, donne :
- Tableau V.
- NUMÉROS DF S LECTURES
- 8 4 s ro
- 2 pur (S) • • • O 0 1,6 1.6 2,3 2.4 2,9 4 4,4 0
- « pur (7) . 0 0 i,5 1.4 2,3 2,3 2,8 4 4-3 »
- a probable . . 0,3 0,6 1,1 1,6 2 2,6 3,3 38 4,4 5,2
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- revue d’électricité
- 43:
- Les valeurs calculéees des divers éléments connaissant seulement
- W0—53 I0=2,i Q = °,1 K2 = 117,5 a = i°,i par ampère
- sont données par le tableau VI.
- Tableau VI.
- 1 ï COURANT WATT. DÉCALAGE VOETACE COURANT WATTS rend
- !•" I, Wj v2 b w, \V2 w, (U) (T7Ï
- y 53 88,5 65,1 S2,! 117-5 0.301 0,398 :,4„o 0,403 0,403
- 3 2.683 114 45 116.7 0,522 60,9 0,535 0,534 o,539 0,539
- 4 3-432 34-2 n6 0,998 T l6 0,680 0,0 77 0,642 0,642
- 5 4,178 221 28,1 115,3 I-43I 165 0,746 0-744 0-747 o,747
- 6 4-937 270 21-3 114,6 1,846 212 0,784 0,782 0,790 0,790
- 5,875 329 20,9 113-3 2,352 266 0.809 0,806 0,821 0,821
- 8 7,106 406 17-9 112,8 3-005 339 0,835 0,831 0,839 0,840
- 9 7,875 45i lli2 IT2,2 3,598 381 0,843 0,839 o,846 0,848
- 10 9,080 524 15-8 111,2 4,021 447 <>.853 0,847 0,853 0,855
- 11 10.30 596 i5-3 110,1 1,641 5„ 0,858 0,851 0,855 0,858
- Dans ces calculs il n’a pas été tenu compte de la faible diminution des pertes par hystérésis et courants de Foucault lorsque la charge augmente. En pratique on peut facilement tenir compte de cet effet et déterminer le rendement avec une très grande approximation.
- Dans le cas précédent, la différence entre les pertes dans le fer et à vide est assez considérable. En effet la force électromotrice induite BC (fig. 1) qui a pour valeur Vt — Rj I, cos est ici à pleine charge de 60 — 2 ou 58 volts, soit 3,3 p. 100.
- Les pertes par hystérésis sont donc diminuées de 5,3 p. 100 et celles par courants de Foucault de 6,6.
- L’influence de l’augmentation de résistance avec réchauffement et par suite avec la charge est à peu près négligeable.
- Analyse des essais de M. Fleming sur un transformateur hérisson de 6 kilowatts. — Laissons de côté un exemple mathématique donné par M. Rœssler et arrivons de suite à | la comparaison des valeurs mesurées par '
- M. Fleming sur un transformateur Swinburne avec celles calculées par les formules données ci-dessus. Cette comparaison est assez intéressante par suite de la grande proportion de fuites de ce genre de transformateur.
- Les constantes de cet appareil sont les suivantes :
- Vj = 2400 volts, R, — 7,93 ohms
- fréquence = 83 Rs = 0,0151 (à chaud)
- Les résultats expérimentaux obtenus par M. Fleming sont (Tableau VII) ;
- On a ici :
- E,
- 23-53
- , Q = Q1+-£f-=I6,3
- Le calcul de a d’après les lectures n° 16 de ce tableau VI sont d’après les formules (5) (6) (7) et (11) respectivement de 9°,3 ; io°,g ; 9°,4 ; 7°,3. Les trois premières valeurs sont assez concordantes mais la quatrième montre que la tension secondaire observée est un peu élevée. Admettons un décalage de g°,3 pour
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XIX. - Nü 24.
- 432
- Tableau VIL
- NUMÉROS VOLTAGE COURANT WATTS DÉCALAGE VOLTAGE COURANT WATTS RENOEMK
- V, w, V, I, \v3 = y;l
- 2,400 1,194 151 ! 8" 102 0 U O
- 2,400 1,214 469 80 102 3,06 3T2 0,665
- 2,400 I.442 I 804 1 58^ 101,7 16.03 I 630 <>,Ç03
- 2.4OO i ,661 = 583 1 4<M 101,4 y.»? 2 420 °>937
- 12 2,400 2,030 3 632 j 42 100,8 34-35 3482 °>954
- *4 2.4OO 2,392 4 571 ; 37-2 100,1 43,86 4 39° 0,960
- l6 = ,400 2,692 5 297 34-9 97-7 5-,38 5 >23 0,469
- 51,38 ampères dans le secondaire nous aurons pour les valeurs de a aux différentes charges :
- Tableau VIII.
- NUMÉROS DUS LECTURES
- * calculé. . • I
- x probable. . 0,5
- 3.'5 3-9
- -,6 9,3
- 9-3
- Si maintenant on calcule comme dans les exemples précédents I,, W„ Vy„ et r( on obtient le tableau des valeurs suivant :
- Tabi
- IX.
- NUMÉROS COURANT \V, DÉCALAGE VOLTAGE Vâ COURANT l. w2 W, w; [i3) Gjl ' (t8
- U207 1^09 464 80,8 80,8 101 q 101,9 3.06 312 312 0,674 0,674 0,674 0.674
- 1,404 1,4/10 1796 58,1 38,- 101.6 iot,4 1 628 1625 0,911 0,911 0,912
- 9 1,609 1,678 2615 47,8 49,5 t0I,3 101 23,87 2418 2411 0.935 o,935 o,936 o,939
- .12 1,967 2,036 3632 37,3 42 101 100,4 34-35 3469 3418 0,351 o,95i 0,946 0,952
- T4 2,262 2,434 4652 31,8 37,2 100,9 99.81 43,86 441/ 4377 o,955 0,955 <>,948 0-957
- 16 2,548 2.747 54«* 27,9 85 oo,5 96,2 52,38 510 5 09/ <695 7 o,957 o,95i 0,964
- La comparaison des chiffres des deux tableaux montre laréelle précision de la méthode, on voit également que la formule modifiée du rendement, de M. A.-F. Berry, est celle qui donné le résultat le plus approché.
- Construction graphique des diverses quantités pour un courant secondaire donné. — Nous supposons que V„ W„, I0 et n sont donnes. S’il n’y a pas de fuites magnétiques, prenons (fig. 2} une droite FD ayant pour
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- 17 Juin 1899-
- 433
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- longueur-—-et du point D comme centre décrivons un arc de cercle avec I0 comme
- B
- Kg. 2.
- rayon, lequel coupe la perpendiculaire en F à FD en un point B. L’angle BDF n’est autre que o0.
- Pour trouver I,. et W, pour une valeur donnée de lf il suffit de prendre une longueur DC égale k nli et de joindre RC ; W, est égal à V, X FC, I, à BC et l’angle BCF n’est autre que 'fj. On peut déduire de la figure 2 quelques relations trigonométriques intéressantes entre les différents vecteurs qui la constituent.
- S’il y a des fuites magnétiques produisant un retard a par unité d’intensité de courant secondaire, après avoir construit comme plus
- BC sin BLD = BF + KC= I,
- = l,s
- On a donc :
- BC — I,
- BLE = <?,.
- On voit que <p, est plus petit pour un même courant secondaire lorsqu’il y a des fuites magnétiques que lorsque celles-ci sont négligeables.
- Le lieu du point C pour différentes charges est évidemment une courbe voisine de la parabole tangente k FK en D, de sorte que la tangente au point C est la médiane correspondant au sommet C du triangle DKC.
- Une construction analogue peut être employée pour obtenir la tension aux bornes du secondaire ainsi que le rendement, on évite ainsi des calculs toujours laborieux.
- La méthode de M. Russell peut être appliquée très simplement aux transformateurs sans fer ; il suffit pour cela d’écrire les équations différentielles bien connues :
- + M -+ M -
- „ = 1V +L
- 2 - ^ 2 dt
- la forme :
- ,. = R1.-,+L14(„+qr i(il+ m d=R,-.+fL,-
- haut le triangle BFD 'fig. 3) il faut faire en D avec DK un angle égal à al» et prendre sur le second côté de cet angle la longueur DC égale à ni». W,-est maintenant égal à VjXFK (K étant la projection du point C sur FD), If à BC et ,fl k l’angle ÉCD. On a en effet :
- FK - FD + DK= I„ cos <?„ + ni, cos a
- = -r~- !d apres ;o)]
- D’un autre côté :
- w.
- BC cos BLD = FK = -~X = I, cos ?1
- En appliquant ici le diagramme de la figure 1, on a :
- On peut encore dans ce cas tirer de nombreuses relations entre les différentes quantités : tensions, courants, décalage et indépendantes de la forme périodique de la courbe de la différence de potentiel aux bornes primaires.
- La tangente de l’angle de décalage dans le circuit secondaire contient le factcurLjL,—M2
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- . T. XIX. - N° 24.
- 434 L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- et s’annule par suite lorsque AL est égal à L, L2. I sateurs peuvent être rectifiées facilement Les formules données de M. Russell pour I comme plus haut de façon à tenir compte des les modificateurs de tension et les compen- I fuites magnétiques. J. R.
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET
- SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DES ÉLECTRICIENS {Séance du mercredi 7 juin 1899)
- M. Maurice Aliamet, fait, au nom de AI. E. Sartiaux, une communication sur les Applications industrielles des transformateurs-redresseurs de Maurice Leblanc.
- Ces transformateurs, bien connus de nos lecteurs par les articles qui ont été publiés a ce sujet dans ce journal et dans La Lumière Electrique par M. Maurice Leblanc, M. Guil-bert, ainsi que par Frank Géraldy, ont été imaginés pour résoudre le problème suivant, posé dès 1892 à M. Leblanc par M. A. Sartiaux, ingénieur en chef de l’exploitation à la Compagnie du chemin de fer du Nord : Étant donnée une station génératrice à courant continu de basse tension, transformer ce courant en courant alternatif de haute tension de manière à pouvoir transmettre économiquement l’énergie à grande distance, puis transformer à la station réceptrice le courant alternatif de haute tension en courant continu de basse tension.
- Les premiers transformateurs-redresseurs furent construits en 1893 et expérimentés en mars 1894 dans les gares de La Chapelle et d'Épinay distantes de 8 km. Ces appareils d’étude étaient d’une puissance de 18 kilowatts seulement. A la station génératrice de La Chapelle le courant continu était produit par une dynamo Edison de 180 volts, 100 ampères. II était amené au collecteur d'un redresseur mù par un petit moteur synchrone dont l’induit était calé sur l’arbre portant le collecteur et les bagues ; celles-ci au nombre de 18, servaient, au moyen de frotteurs, à établir des liaisons permanentes entre les lames du
- DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- collecteur et les sections de l’enroulement à basse tension du transformateur. Les circuits de haute tension du transformateur ne comprenaient que 3 sections produisant des courants triphasés sous 6 000 volts environ. A la gare d’Epinay se trouvait un appareil identique effectuant ia transformation inverse, c’est-à-dire recevant des courants triphasés sous 5 800 volts environ et fournissant aux bagues du redresseur des courants alternatifs à 18 phases rendus continus par le jeu du collecteur. A la puissance de 18 kw le rendement du système, ligne comprise, atteignait 83 p. 100. Ce transport d’énergie a donné toute satisfaction jusqu’en 1895, époque à laquelle les appareils furent enlevés pour être remplacés par d’autres plus puissants.
- En 1895 on effectua une nouvelle application des transformateurs-redresseurs, mais cette fois, au lieu de transformer, à la station génératrice, le courant continu en courants alternatifs à l’aide de transformateurs Leblanc, 011 se servit de courants alternatifs produits par des alternateurs. Cette application fut réalisée entre les gares du Busigny et du Cateau, distantes de 10 km. Au Cateau qui est le poste récepteur, l’installation ne présente rien de bien spécial. Un transformateur recevant des courants triphasés sous 5 000 volts environ fournit 12 courants à 12 phases. Après redressement au moyen d’un appareil identique comme principe k celui d’Épinay la tension, du courant continu est de 118 volts ; la puissance du courant continu transformé est de 30 kilowatts environ.
- L’installation du poste de départ à Busigny présente une particularité nécessitée-par des raisons d’économie; la Compagnie du Nord
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- ne voulant pas faire construire d’alternateurs triphasés avant que les expériences fussent concluantes, on transforma des dynamos Desroziers en alternateurs à courants biphasés qu’un transformateur à trois noyaux avec bobines convenablement enroulées transformait en courants triphasés.
- Cette installation fonctionne très régulièrement depuis sa mise en service. Le rendement varie de 72 à 84 p. 100 entre la demi et lu pleine charge ; la lecture des compteurs dans les usines de départ et d'arrivée accuse un rendement moyen net de 75 p. 100, la pleine charge étant rarement atteinte.
- Les résultats encourageants obtenus dans cette dernière installation engagèrent la Société anonyme d’cclairagc et de force par l’électricité à adopter sur une grande échelle ce système de transport d’énergie entre son usine de Saint-Ouen et les sous-stations de son secteur de Paris (stations du faubourg Saint-Denis et du boulevard Barbés) ainsi que quelques autres stations dont il sera parlé plus loin. Les détails de l’installation de Saint-Ouen ont été donnés antérieurement par M. Guilbert^); nous n’y reviendrons pas.
- Ajoutons cependant que cette installation qui comporte actuellement quatre alternateurs biphasés, dont deux de 250 et deux de 350 kilowatts, sera prochainement augmentée d’un alternateur de 1 500 kilowatts, ce qui portera à 2 700 kilowatts la puissance du transport d’énergie par courants alternatifs de l’usine de Saint-Ouen.
- Une partie de cette puissance est transmise par courants biphasés à 6 000 volts à deux usines à courant continu de la Compagnie du Nord, l’usine de La Chapelle et rusinc de Landy.
- A l’usine de La Chapelle se trouvent deux transformateurs-redresseurs de 42 kilowatts, fournissant du courant continu à 120 volts qui alimente le réseau d’éclairage de la gare et
- p) Gcilbert. Le nouveau matériel générateur de la Société d’éclairage et de force. L'Eclairage Electrique, t. X. p. 5551897.
- fait fonctionner les cabestans électriques ainsi que divers autres appareils de manutention. L’usine possédant en outre deux batteries d’accumulateurs exigeant une tension de 155 volts à fin de charge, on est parvenu à obtenir cette tension en portant de 6 000 à 7 800 volts la tension des courants d’alimentation à l’aide de transformateurs spéciaux appelés bobines de réglage.
- A l’usine du Landy les transformateurs-redresseurs ont une puissance de 90 kilowatts et peuvent fournir un courant continu de 150 ampères sous une tension variable de 150 à 600 volts. Cette grande variation de îa tension était indispensable pour permettre de charger les batteries de trains éclairés à l’électricité. Elle est obtenue en modifiant les connexions entre les diverses bobines de haute tension des transformateurs. Ces transformateurs ont 4 noyaux dont 2 en diagonale constituent le circuit magnétique d’une des phases. Sur chaque noyau, les bobines de haute tension sont divisées en 12 sections, soit 24 par phase. Un coupleur spécial permet de réunir entre elles les sections en tension ou en série-parallèle et même au besoin en opposition. On réalise ainsi 12 tensions différentes en courant continu ; grâce à des batteries d’accumulateurs de réserve ou en formation on parvient toujours à faire en sorte que les trains en charge nécessitent des tensions très voisines de celles que permettent d’obtenir les combinateurs des transformateurs. La nécessité d’une tension atteignant 600 volts a également conduit à munir les redresseurs de 20 bagues, au lieu des 12 généralement employées. Elle a aussi forcé à alimenter les induits des moteurs synchrones qui font tourner les redresseurs, par un courant alternatif à 80 volts fourni par deux petits transformateurs monophasés correspondant chacun à l’une des phases de la transmission à 6 000 volts de Saint-Ouen. Le rendement de l’installation de Landy, c’est-à-dire le rapport de l’énergie disponible pour la charge des accumulateurs à l’énergie reçue à l’entrée du poste de transformation, est de
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- 88 p. ioo à pleine charge; à demi-charge il dépasse 70 p. 100.
- La station du secteur, située faubourg Saint-Denis, contient trois transformateurs redresseurs de 100 kilowatts (850 ampères sous 120 volts) permettant par un dispositif analogue à celui employé à la station de la Chapelle, d’obtenir au besoin du courant à 150 volts pour la charge des accumulateurs.
- La station du boulevard Barbés ne contient actuellement qu’un seul transformateur-redresseur de 100 kilowatts; un second est en construction dans les ateliers de la Société de la transmission de la force à Saint-Ouen. Le rendement de ces transformateurs de 100 kilowatts est de 89 p. 100 à pleine charge.
- La pratique de plusieurs années a montré que l’exploitation ne présente aucune difficulté . On prend toutefois la précaution d’avertir téléphoniquement la station génératrice de Saint-Ouen, quand un transformateur est sur le point d’être mis en fonction afin d’éviter les à-coups sur les autres postes récepteurs.
- Plusieurs gares du réseau du Nord ont été munies de ce système de transport d’énergie : le courant continu est transformé en courants alternatifs à haute tension qui sont à leur tour transformés à la station réceptrice en courant continu à basse tension. On a pu ainsi créer en certains points des usines électriques importantes et d’une exploitation économique qui, en même temps qu’elles assurent les services de la gare où elles se trouvent, desservent des stations secondaires. De semblables installations sont actuellement en exploitation entre les gares d’Erque-
- lines et Jeumont, de Fives et de Saint-André, de Roubaix et Roubaix-Wattrelos, de la Plaine-Triage et Saint-Denis. Les transformateurs-redresseurs installés dans ces usines peuvent fourniraux postes récepteurs 300 ampères sous 120 à 150 volts; leur puissance est donc de 40 à 45 kilowatts. Le rendement industriel atteint à pleine charge 83 à 84 p. 100 ; dans ce chiffre sont comprises les pertes des transformateurs et redresseurs des postes de départ et d’arrivée ainsi que des pertes dues à la résistance de la ligne de transport où la tension est voisine de 5 300 volts.
- Un certain nombre de nouveaux transformateurs-redresseurs de 100, 50 et 35 kilowatts sont actuellement en construction et sont destinées aux diverses gares de Calais, Amiens, Creil, Chantilly, etc. Les premiers de ces appareils récemment essayés ont donné un rendement de 87 p. 100 sous une charge de 90 kilowatts, du continu au continu, c’est-à-dire toutes transformations comprises.
- On voit par ces détails que les applications des transformateurs Leblanc commencent à acquérir une assez grand importance. D’ici peu la puissance totale des transformateurs en service tant sur le réseau du Nord que dans les stations de la Société d’Eclairage et de Force dépassera 5825 kilowatts.
- M. F. Laporte décrit ensuite Y appareil employé au laboratoire central d’électricité pour l'étude de la répartition lumineuse des lampes à arc. Nous ne faisons que signaler cette communication, un article de M. Laporte sur ce sujet devra paraître prochainement dans ce journal.
- VARIÉTÉ
- 1799. — CENTENAIRE DE LA PILE, — 1899 LES ORIGINES DE LA PILE ÊLECTRIQ.UE
- Parmi les admirables créations de l’esprit I veilleuse que la pile électrique. Elle a été le humain, il n’est pas, à coup sûr, de plus mer- I point de départ d’une révolution unique dans
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- l'histoire des sciences, accomplie au lendemain d’un de ces bouleversements politiques qui changent la face du monde, et de ces deux révolutions, se succédant h quelques années d’intervalle, nul ne contestera que la seconde, pacifique et silencieuse, n’ait été de beaucoup la plus féconde et la plus heureuse pour l’humanité.
- Au moment ou l’on fête à Corne le centenaire de l'invention de Volta, il nous a semblé qu’il n'était pas inutile de remettre sous les yeux des lecteurs de L'Éclairage Électrique les discussions scientifiques dont elle a été l'objet entre Volta et Galvani, deux séjours en Autriche et en Italie nous ayant permis de compulser de nombreux documents relatifs à cette question. A. B.
- I. - Galvani
- On ne saurait faire l’historique de la pile électrique sans parler du célèbre physiologiste de Bologne, dont le nom est si intimement lié à celui de l’inventeur de ce merveilleux appareil, que, pour désigner la partie de la physique qui traite du lluide voltaïque et de ses effets, on se sert indifféremment des mots dynamiques et galvaniques. Au reste, plus on étudie les travaux de Galvani, plus on est sur pris de la variété de ses connaissances et l’on admire ce génie si étendu et tout à la fois si rigoureux en même temps que l'on se sent attiré par l’aménité et la douceur de ce caractère parfaitement aimable En outre, au point de Vue qui nous occupe, à ccs motifs de sympathie, vient s’ajouter celui qui découle naturellement de ce fait que Galvani a participé non point seulement d'une manière éloignée et indirecte, mais d’une manière immédiate à l’invention de l'électromoteur. C’est lui qui en étudiant les diverses manifestations du fluide mystérieux, a découvert l’influence des métaux. Sans doute, il n’attachait pas au fait de l’hétérogénéité des substances en contact toute l'importance qu’il eût dû leur donner, mais ses expériences, aussi nombreuses qu’ingénieuses mirent les chercheurs sur la voie et leur permirent de faire leurs plus brillantes inventions.
- Luigi Galvani, né à Bologne en 1737, fit preuve, dès l'âge le plus tendre-des plus heureuses dispositions. Elève des maîtres les plus renommés de l’Université de sa ville natale, des Beccari, des Galii,
- Galeazzi, il conquit rapidement leur estime et leur bienveillance par son amour du travail et son extrême facilité pour l'étude.
- " L’amour lui-même, écueil ordinaire des carrières juvéniles, vint par une heureuse et trop rare aventure, stimuler son ardeur laborieuse Galvani épousa la fille unique de son maitre, dont il s’était montré digne, et le vieux professeur, charmé autant de l'intelligence de son gendre que de ses précieuses qualités morales, l’accueillit avec bonheur et l’associa à ses études, à sa famille et à sa fortune (J) ».
- Bientôt Galvani obtient la chaire d’anatomie, et vers la même époque, l’Académie de Bologne le reçoit dans'son sein. Mais laissant de côté les travaux purement physiologistes de Galvani, venons-en rapidement à ceux auxquels il doit sa célébrité.
- C’est en 1780. dans les mois de novembre et de décembre, que le fameux médecin fit la série de découvertes qui immortalisèrent son nom. La première en date et la plus importante remonte au 6 novembre de la même année : elle a été racontée de bien des manières.
- On le sait, les versions ne manquent pas : chaque auteur a la sienne, et M. Figuier dit quelque part que, s'étant amusé à relever dans les principaux Traités de physique les différentes manières dont celte anecdote était racontée, il en avait trouvé vingt-et-une. Il est aisé, du reste, de déterminer quelle est la variante à adopter, puisque Galvani lui-même s’est donné la peine d’exposer les faits tels qu’ils se sont passés :
- « Ayant disséqué une grenouille et l’ayant placée sur la table d’une machine électrique apres l avoir préparée comme l'indique la fig. 2, tab. V', je me proposais tout autre chose. Tandis que la grenouille était parfaitement séparée des conducteurs, et placée même à une assez grande distance, un de mes aides vint à approcher par hasard la pointe de son scalpel des nerfs cruraux internes du batracien : aussitôt nous vîmes tous les muscles se contracter, comme s’ils avaient été pris soudain de contractions tétaniques.Cependant, une autrepersonne qui assistait à l’expérience crut remarquer que le phénomène ne se produisait que lorsqu’on tirait une étincelle du conducteur. Étonnée par la nouveauté du fait, elle m’en avertit aussitôt. Bien que je fusse occupé de tout autre chose, mon désir de me rendre compte de ces observations et d’expliquer ce qu’elles avaient
- f1) Elogio del célébré professor Luigi Galvani, romposto dal ch, s. prof. G. Venturoli, p. 110.
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- de mystérieux, fut tel que je me mis immédiatement à l'étude avec une ardeur incroyable. J’approchai donc moi-même l’extrémité de mon scalpel de l’un ou de l'autre nerf crural tandis qu'un de mes aides tirait une étincelle de la machine. Le phénomène eut lieu absolument de la même manière : de violentes contractions se manifestèrent dans les muscles des membres inférieurs, comme si l’animal était pris d’accèstétaniques,précisément au moment où l’étincelle jaillissait. Mais craignant de m’abuser sur la cause des convulsions observées et de les attribuer au fluide électrique, alors qu’elles venaient peut-ctre d’une excitation purement mécanique, produite par la pointe de mon instrument, je procédai à une série d’expériences sur d'autres grenouilles. Je constatai donc que le phénomène de la contraction n’avait pas lieu lorsqu'on ne retirait pas d’étincelle des conducteurs...
- » Ému par l’étrangeté du fait, j’ai répété un grand nombre de fois l’expérience dont il vient d’être question, et après l’avoir étudiée longtemps, j’en suis venu à tirer cette conclusion que l’électricité est véritablement la cause du phénomène observé ('). «
- Que la decouverte de Galvani soit due à un hasard, personne ne le contestera; mais ce n'est pas à dire pour cela que la part laissée au célèbre physicien ne soit encore très belle: la plupart des grandes découvertes, en effet, ont eu comme point de départ, un phénomène imprévu et fortuit, qui serait à tout jamais demeuré inexpliqué, s’il n'avait eu pour témoin un de ces esprits éminents qui ne se contentent point d’observer les faits, mais veulent encore remonter à leur cause et, scrutant la nature, cherchent à les expliquer.
- Du reste, Galvani, par suite de ses précédentes études, était merveilleusement disposé à celles des nouveaux phénomènes : nul n’était plus à même que lui de comprendre ce qu'il y avait de mystérieux dans les manifestations de l'électricité animale; ses mémoires en font foi. Physiologiste distingué, il avait publié déjà grand nombre de travaux, dont quelques-uns pouvaient parfaitement servir d’introduction à ses découvertes ultérieures :
- ;*) « His autem singulis longa experimentorum sérié exploratis confirmatisque, licuit non modo bujusmodi con-tractionum phænoiiienon electricitati adscrifaere, sed condi-tiones etiam, ac veluti leges quasdam animadvertere, quibus obstringeretur. » Opéré édité ed inédite del prof. L. Galvani. Boiogna. Tipografia di Emilio dal' Olmo, 1841.
- De viribus electricitatis in motu musculari, p. 6i, 68.
- Le 9 avril 1772 : Su l’irritabilità halleriana;
- Le 22 avril 1773 : Sul moto moscolare délia rane :
- Le 20 juin 1774 : Azione dell’ oppio ne' nervi délia
- Ces mémoires qui relatent une foule d’expériences montent avec quelle sagacité et quelle minutie opérait Gavarni. Si le hasard l’a favorisé à un certain moment, il n’y a rien d’étonnant à cela : à force de combiner, de chercher, les savants n'arrivent pas toujours au but précis qu’ils poursuivent, mais presque toujours leurs efforts sont couronnés de succès. Qui ne connaît l’histoire de l’alchimie ? C’est en appliquant toute leur activité intellectuelle à la recherche de la pierre philosophale que les alchimistes découvrirent une quantité de produits et de procédés employés encore actuellement dans l’industrie.
- Pour répéter 1'expcricnce primordiale décrite plus haut, on écorche une grenouille vivante, on la coupe en deux au niveau des lombes et l’on dépouille les membres inférieurs. On aperçoit alors des deux cô_ tés de la colonne vertébrale des filets blancs qui ne sont autres que les nerfs lombaires. On saisit ces nerfs et, les enveloppant de papier d etain, on les place sur une feuille de cuivre, puis on pose les cuisses dans l’état de flexion. Si alors on fait toucher l’étain et le cuivre, les muscles se contractent vivement. On peut varier à l'infini les dispositions de cette expérience. Galvani lui-même, comme nous le verrons, imagina une foule de modifications, de manière à mieux se rendre compte du fait observé. Ce n’est qu’après de longues et patientes recherches que le physicien anatomiste se décida enfin à élaborer une théorie basée sur les faits étudiés.
- Relativement à la nature de l’agent du phénomène observé par lui, Galvani n'admettait pas son dentité avec l’électricitc ordinaire; il pensait qu’il s’agissait d'une électricité spéciale, qu'il appelait électricité animale. « Tous les animaux, disait-il, jouissent d’une électricité inhérente à leur économie qui réside principalement dans les nerfs et par lesquels elle est communiquée au corps entier. Elle est secrétée par le cerveau; la substance intérieure des nerfs est douée d’une vertu conductrice pour cette électricité, et facilite son mouvement et son passage à travers les nerfs ; en même temps l’enduit huileux de ces organes empêche la dissipation du fluide et permet son acccumulation. Le fluide électrique est puisé dans l’intérieur des muscles et passe de là dans les nerfs, en sorte qu’à chaque décharge
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- de cette bouteille électrique musculaire répond une contraction (l). »
- Depuis Galvani, de nombreuses recherches ont etc faites sur cette question par Aldini, Humboldt, Le-hot, Marianini, Matteucci, du Bois-Reymond.
- Nobili. ayant observé avec le galvanomètre un courant dans les grenouilles préparées comme celles de Galvani, appela ce courant courant propre de la grenouille. Plus tard, Matteucci constata un autre courant allant de l’intérieur du muscle à la surface, il le nomma courant musculaire. La circulation du fluide électrique, telle que l'entendait le savant anatomiste de Bologne a donc reçu pleine confirmation.
- Pour soutenir sa théorie, basée sur les premiers faits observés par lui, Galvani redoubla d’activité. Il répéta l’expérience primitive sous toutes ses formes, varia à l’infini les dispositions, inventa de nouveaux modes d'expérimentation. Qu’il suffise de citdr les plus intéressantes de ces expériences, consignées pour la plupart dans son célèbre mémoire : De viribus electricitatis in motu musculari, divisé en quatre parties; la première, de viribus electricitatis ariificialis in motu musculari, traite de l’action du fluide électrique produit artificiellement; la seconde, de viribus electricitatis atmosphcericæ in motu muscu-lari, contient l’exposé de l’action de l’électricité atmosphérique; la troisième, de viribus electricitatis animalis, parle de l’action de l’électricité animale; la quatrième, conjectura et consectaria nonnulla, renferme les hypothèses et les conclusions tirées des faits étudiés.
- Nous avons vu plus haut comment Galvani réalisait les expériences rapportées dans la première partie du mémoire précité. Quelques autres dispositions sont décrites dans le même mémoire. Galvani désirait savoir si la contraction musculaire se produirait en un lieu situé à une certaine distance prit un long fil de fer (centum et ultra uinas longum), qu’il isola en le suspendant à des cordons de soie : à l’une des extrémités, il plaça les membres postérieurs d’une grenouille, en les recouvrant d’un vase de verre dont le fond contenait soit de l’eau, soit du plomb de chasse. Réunissant le fil au conducteur de la machine, et tirant une étincelle de ce conducteur, il vit l'animal agité par de violentes contractions.
- Mais passons aux expériences relatives à l’électricité atmosphérique. En parcourant les mémoires du (*)
- célèbre anatomiste on est vraiment émerveillé de la sagacité dont il a fait preuve dans l’étude des phénomènes dont il était le premier et heureux témoin, ün peut certainement donner Galvani comme modèle à toutes les expérimenteurs : une semblable précision jointe à un esprit de méthode aussi scientifique, se rencontrent rarement.
- Après avoir expérimenté les effets de l’électricité artificielle, Galvani chercha à connaître ceux de l’électricité naturelle (‘fi
- Ayant fait placer verticalement au faîte de sa maison une barre de fer et l’ayant isolée convenablement, il suspendit à l'extrémité inférieure de la tige aérienne qui venait aboutir dans son cabinet de travail, des grenouilles préparées selon la méthode indiquée. Un autre conducteur métallique reliait les pieds des animaux avec l'eau d'un puits.
- Le temps étant devenu orageux, Galvani constata que les choses se passèrent absolument comme avec 'l'électricité artificielle. Chaque fois, dit-il, que l’éclair apparaissait dans la nue, de violentes contractions se produisaient et, comme elles avaient lieu avant même que l’on eût perçu le bruit du tonnerre, clics pouvaient servir d'avertisseur. On observait le même phénomène soit en prenant en main la tige de fer au moment de la décharge électrique, soit en plaçant la grenouille à l’air libre et, chose fort curieuse, l’éclair n’avait pas comme contrc-coup une contraction unique des membres postérieurs de l’animai, mais une série de contractions, dont le nombre semblait correspondre parfaitement à celui des roulements du tonnerre.
- Mais bientôt, le hasard qui avait déjà si merveilleusement favorisé Galvani devait intervenir une nouvelle fois dans les expériences du fameux physicien et le mettre sur une voie nouvelle, pleine de conséquences admirables et fertile en merveilleuses applications.
- Le 20 septembre 1786, dit M. Figuier, Galvani, pour étudier l’influence de l’électricité atmosphérique, sur les mouvements de la grenouille par un temps calme, prépara comme à l'ordinaire un de ces animaux et, après lui avoir passé un crochet de cuivre à travers la moelle cpinicre, il le suspendit à
- (') « Detectis, quæ hactenus exposuiimis de virib. elect. artif. in muscularibus contractionibus, nihil fuit nobis potius. quam explorare utrum eadem phœnomena præstaret er elect. atmospherica quee dicitur, nec ne : an scilicet, iisdeni
- (*) Galvani cité par Hoefer, loc, cit., p. 280.
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- la balustrade de fer qui bordait la terrasse du palais Zamboni, qu'il habitait.
- 11 avait déjà tenté plusieurs fois sans aucun résultat, la même expérience. De temps en temps, il montait sur la terrasse, afin de noter heure par heure, ce qui pouvait se passer. Vers la lin de la journée, fatigue dé la longueur et de l’inutilité de ses observations, il saisit le crochet de cuivre implanté dans la moelle épinière de la grenouille, l’appliqua contre la balustrade qu’il frotta vivement au moyen du crochet, comme pour rendre le contact plus intime entre les deux métaux. Aussitôt les membres inférieurs de l'animal entrèrent en contraction, et ces mouvements musculaires se reproduisaient à chaque nouveau contact du crochet de cuivre et de labalustrade de fer. Cependant le temps était serein ; rien n’indiquait la présence de l’électricité libre dans l'atmosphère (1)-
- Le phénomène primordial, le principe de la pile, électrique était découvert. Cette fois encore, Galvan-se montra digne du heureux hasard qui le favori.
- Procédant avec cette circonspection dont il avait fait preuve dans toutes ses expériences antérieures et cette précision qui caractérise son génie; il s’efforça de découvrir la cause du phénomène observé et de déterminer les'conditions de sa production1 Ses recherches .consignées dans le mémoire déjà cité nous montrent avec quelle logique Galvani avait coutume de procéder. Ayant constaté le fait qui vient d’être rapporté, il voulut, avant de baser sur lui n'importe quelle hypothèse, le confirmer par une série d’expériences les plus ingénieuses : « Pour éliminer toute cause d’erreur, dit-il, j’ai transporté dans mon laboratoire bien fermé l’animal préparé comme de coutume, puis, l’ayant placé sur une plaque de fer, j’ai introduit un crochet de cuivre à travers les muscles lombaires. Dès que je mis en contact les deux métaux, les contractions observées sur la terrasse se reproduisirent. Ii en fut de même lorsque j'employais d’autres métaux, opérant dans d’autres locaux, à des heures et époques les plus diverses. Je constatai toutefois que les contractions n’avaient point la même intensité dans tous les cas : elles variaient avec la nature des mé-
- (1) Aloysii Galvani. De vinb.elect. in motu musculari com-
- (2) « Idem continuo aliis usus acutus metailis, aliis in locis, aliisque lions, ac diebus præstiti; atque idem eventus;
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- Galvani ne s’en tint pas là; après les métaux, il essaya le verre, le bois, les pierres, les gommes les résines, mais sans obtenir de contraction mus-
- C’est alors que pris d’une grande admiration (ad-mirationem hand ievem), le savant professeur songea à attribuer les phénomènes précités à une électricité inhérente à l’animal lui-même, et pour confirmer cette hypothèse qui lui paraissait si plausible, imagina le fameux arc électrique qui constituait le premier générateur d'électricité dynamique, le premier élément de pile voltaïque; en effet, mis en contact, soit avec le liquide organique acidulé qui imprégnait les tissus des animaux disséqués, soit avec la sueur acide de la main de l’expérimentateur, l’arc métallique, zinc ou fer et cuivre, représentait exactement un couple de l’électromotcur.
- Grâce à de nombreuses expériences, Galvani parvint à trouver les meilleures conditions à réaliser pour produire de fortes contractions musculaires : il formula alors ce principe que l’action électrique est d’autant plus intense que l’arc est plus hétérogène. Avec un arc d'un seul métal, de fer par exemple, il n’obtint pas de contractions ou du moins que des contractions difficilement perceptibles, tandis qu’en se servant de fer et d’airain ou mieux de fer et d'argent, i’excitation des muscles atteignait son maximum (1). C'est à cette époque que le physicien de Bologne étudia la conductibilité des différents corps. Il constata que le fluide mystérieux traversait beaucoup plus facilement les métaux que le bois et, parmi les métaux, l'or et l’argent le laissaient mieux passer que le plomb et le fer, surtout quand il était oxydé. Ces résultats, de tout point conformes aux données de la physique actuelle montrent bien avec quelle sagacité procédait Galvani : il est remarqua ble qu’au lendemain .de la découverte de. l'électricité dynamique, on ait pu obtenir des notions aussi exactes.
- A. Bertiiier.
- divereæ... » Ibid., p. 8o.P
- 0 Loc. cit., p. 8; : » Slyeroalterum.fcrreum, ex. g. fue-rit, æreum alterum, multo magis si argenteum, contractio-nes continuo, et longe majores, et longe diutius prodibunt. »
- Le Gérant C. NAUD.
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- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l'Institut. — A. D’ARSONVAL. Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur â l'École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne. Membre de l'Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Roîlin.
- NOTES SUR LA TRACTION ÉLECTRIQUE DANS QUELQUES GRANDES VILLES D’EUROPE (1)
- II. Les moyens de transport a Livkrpooi..
- Glasgow et Edimbourg
- Liverpool, le premier port d’Europe après Londres, ressemble beaucoup à Bordeaux, mais en plus grand. C’est une ville de 500 000 habitants, située au fond de l’estuaire de la Mersey, sur la rive droite de la rivière (lig. 4); en face se trouve, sur l’autre rive, la ville de Birkenhead formant en réalité une sorte de faubourg de Liverpool ; on traverse fréquemment, la rivière qui a plus de 2 kin de large par des sortes de bateaux-mouches et par de grands « ferry boats » pouvant transporter les voitures Des quais et des docks immenses s’alignent le long de la Mersey sur une longueur de 10 km : c’est sur cette ligne que se concentre toute l'activité de la cité ^ la ville proprement dite occupe en arrière des docks un espace allongé beaucoup moins étendu. La question la plus urgente était de permettre la circulation rapide entre les divers points du port ; on l’a résolue en installant
- parallèlement à la rivière, en arrière des bassins, c’est-à-dire à 800 m environ du quai extrême, un chemin de fer électrique aérien
- Fig. 4. — Plan de Liverpool.
- établi en viaduc au-dessus d’une' voie ordinaire de chemin de fer servant au trafic des marchandises des docks. Le Liverpool
- p) Voir L’Èdair.ige Électrique du 10 juin, p. 561.
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- overhead mesurait 9,5 km de longueur lorsqu’il a été inauguré en février 1893. et a été prolongé de 1 km dans la partie nord en 1896. Sauf une courte portion de 700 m en tunnel à l’extrémité nord et un passage de 250 m à niveau vers le sud, la ligne est aérienne partout ; elle passe vers son milieu, sur un pont tournant traversant le Stanley Bock, un bassin plus profond que les autres.
- L’usine génératrice est située à peu près au milieu de la ligne et fournit le courant à un rail conducteur situé au milieu de la voie : chaque voiture prend le courant sur ce rail par un frotteur et le conduit à un moteur électrique. Nous ne nous arrêterons pas à cette partie du matériel qui a été'décrite en détail dans La Lumière Electrique (*).
- La ligne comprend 15 stations 5 elle est construite avec double voie sur toute sa longueur et possède un système spécial de block système. Les trains, qui se succèdent toutes les 5 minutes environ et qui font le trajet complet en une demi-heure, se composent de 2 ou 3 voitures suivant les heures. Les voitures, qui sont toutes automotrices, sont montées sur bogies et ont de très grandes dimensions : 12 m de longueur intérieure et 2,60 m de largeur. Chaque voiture se termine à l’un des bouts par une cabine portant les appareils de manœuvre ; la cabine d’avant du train est occupée par le mécanicien qui commande tous les moteurs électriques groupés ensemble ; dans la cabine d’arrière se trouve un chef de train. Les voitures sont réunies par dé petites passerelles de service non couvertes ; les voyageurs pénètrent par des portes latérales ordinaires et s’assoient sur des banquettes disposées transversalement, avec couloir central. Les voitures peuvent contenir chacune 56 personnes et sont éclairées par 6 lampes à incandescence.
- Des escaliers en bois conduisent aux stations, placées sur le viaduc et consistant chacune en un petit bâtiment en bois dans le-
- (l) Voy. La Lumière Électrique, r 5 et 39 avril 1895, p. 66
- ÉLECTRIQUE
- quel un emplojœ distribue les billets; un autre employé circulant sur le quai prend les billets à l’arrivée. En raison du public mélangé qui fréquente cette ligne on a créé 3 classes : les billets simples coûtent 0,20 fr en 3e classe, 0,30 fr en 2e classe et 0,40 fr en iri classe, quel que soit le parcours.
- L’ «• elevated » de Liverpool est très fréquenté et rend de grands services aux personnes de toutes classes qui ont affaires dans le port. On peut en effet se rendre de la ville par un tramway à chevaux ou souvent meme à pied, à la station la plus proche du chemin de fer électrique et de là gagner un point quelconque des docks. Lorsque je suis passé à Liverpool, j’ai vu un assez grand nombre de tramways à chevaux et quelques omnibus ; un réseau électrique à trôlet de 10km qui a été mis en fonctionnement au commencement de cette année était seulement en construction.
- Glasgow, qui est la ville la plus importante d’Ecosse, et qui comporte 650 000 habitants, est située en grande partie sur la rive droite de la Clyde, à 30 km environ du port denier de Greenock. La partie commerçante de la ville est contenue au nord de la Clyde (voir fig. 5) dans un carré de 1 $oomâccôté, coupé du nord au sud par la rue principale de Buchanan Street. A l’est et à l’ouest de la partie centrale de la ville, ainsi que sur la rive gauche de la rivière, s’étendent de nombreux faubourgs où habite la population ouvrière. Glasgow est en effet une ville essentiellement industrielle, possédant une grande quantité d’usines métallurgiques et de produits chimiques ; c’est en outre le seul port occidental important d’Ecosse.
- Les différents faubourgs de Glasgow, surtout ceux de l’est, sont parcourus par de nombreux tramways à chevaux et très peu d’omnibus. On a créé, pour desservir les faubourgs éloignés de l’ouest sur la rive droite et surtout ceux de la rive gauche.un chemin de fer circulaire de 10,4 km dè longueur totale. Ce District subn’ay, ouvert en décembre 1896,
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- revue d’électricité
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- offre la curiosité, indiquée en gros caractères sur les stations, d’être « l’unique railway souterrain à câble du monde ». La ligne, qui a la forme d’une ellipse, passe sous la Clyde en a près du pont de « Glasgowbridge », suit Buchanan Street, se dirige vers le nord-ouest en se maintenant à 2,5 km de la Clyde, puis redescend vers la Clyde qu’elle traverse en ^ à 3,20 km du pont de Glasgow ; la partie de la ligne située sur la rive gauche est beaucoup plus rapprochée de la rivière qu’elle suit à 400 m de distance seulement. La ligne, constamment à double voie, est entièrement souterraine et se maintient à une profondeur de g à 10 ni au-dessous du niveau du sol. Elle se compose de 2 tunnels annulaires séparés, de 3,30 de diamètre, creusés côte à côte par la méthode du bouclier, mais construits en maçonnerie (à peu près comme l’égout de Clichv dont il a été parlé plus haut) -, on n’a employé des tubes d’acier que pour lés deux passages sous la Clyde.
- Les trains, qui partent toutes les 8 minutes environ, se composent de deux grandes voitures ayant la même forme que celles du South London et réunies également par une passerelle à fermeture latérale par grilles à losanges articulés. Les voitures mesurent 11m. de long, 2,25 m de largeur intérieure, et 2,10 in de hauteur intérieure; elles sont terminées à une extrémité par une cabine dans laquelle prend place le mécanicien qui se tient en tète ou en queue du train suivant le sens de la marche. La traction se fait, comme sur le funiculaire de Belleville, par un câble constamment en mouvement sur lequel le mécanicien accroche la voiture de tête par la manœuvre d'un gnp. Sur la plate-forme de . séparation des voitures sc tient un conducteur qui appelle les stations et ouvre les portes transversales des voitures et la grille située du côté du quai.
- Chaque voiture contient 42 places'assises disposées sur deux bancs longitudinaux adossés aux parois latérales : un train peut donc contenir 84 voyageurs. Il n’y a qu’une seule classe,mais avec séparation des fumeurs
- et des non-fumeurs. Il n’y a pas d’aller et retour et le prix des places est de 0,10 fr ou 0,20 fr suivant la distance. Les stations, au nombre de 15, sont situées dans de petits bâtiments où l’on distribue des billets, à la surface du sol; l’on descend sur les quais par des escaliers disposés en deux étages et l’on trouve un employé qui contrôle les billets
- des arrivants et reçoit les billets des sortants; une seule station du nord est pourvue d’ascenseurs.
- L’éclairage des voitures constitue un des points curieux de l’installation. La traction est funiculaire, mais l’éclairage est électrique. Chaque voiture porte six lampes à incandescence montées au plafond dans des ampoules dépolies. Le courant nécessaire à ces lampes est amené de la station centrale par deux conducteurs nus, constitués par deux petits fers à T (tig. 6 et 7; posés sur isolateurs contre la paroi du tunnel à la hauteur du milieu des voitures. La captation du courant sur ces conducteurs se fait par une sorte de trôlet double composé d’un bras horizontal ù, articulé en à surla voiture, et terminé par deux roulettes verticales Æ,a2 qu’un ressort presse constamment sur la tête des fers à T. Au-dessous de ceux-ci sont fixés contre la paroi du tunnel deux câbles isolés alimentant les lampes à arc qui Servent à l’éclairage des quais de départ des stations.
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- Au moment de mon passage à Glasgow, il n’y avait encore dans la ville aucun tramway électrique en fonctionnement, mais la
- question était déjà à l’étude. En décembre une ligne de 4 km à trôlet a été ouverte dans un faubourg de Glasgow et la Société des tramw'ays a l’intention de remplacer partout la traction animale par la traction électrique si les résultats d’exploitation de la première ligne sont satisfaisants.
- Edimbourg, située à 3 km de la mer. est la capitale administrative et intellectuelle de l’Ecosse ; c’est aussi le rendez-vous des touristes, venus pour admirer les monuments, les sites remarquables de la ville, et pour contempler le célèbre pont du Forth, distant de 10 km seulement; c’est enfin une halte de voyageurs sur la route de la côte nord-est où se trouvent les principales villes d’Ecosse. Mais au point de vue de la population
- (260000 habitants) et de l’activité industrielle Edimbourg est loin d’avoir l’importance de Glasgow. Aussi le besoin d’un chemin de fer urbain ne s’est-il pas fait sentir jusqu’à présent. Les autres moyens de transport sont peu nombreux ; dans la vieille ville, bâtie sur un rocher, il n’y a guère qu’une seule ligne de tramways à chevaux et une courte ligne funiculaire ; dans la nouvelle ville, qui s’étend au pied de la colline il y a un nombre assez faible de tramways à chevaux mais très peu d’omnibus. Ces lignes suffisent à la circulation et il n’est pas question pour l’instant d’y installer des tramw'ays électriques.
- ITI. — Les moyens de transports a Vienne et a Huda-Pest
- Quittons la Grande-Bretagne et rendons-nous en Autriche. Les villes importantes y sont rares, en dehors de Vienne, qui les surpasse de beaucoup à la manière, de' Paris. Nous examinerons seulement la question des transports à Vienne.
- La population de Vienne est comptée pour un million et demi d’habitants, mais dans ce chiffre sont compris dix-huit faubourgs formant une ceinture analogue à notre banlieue, autour de la ville proprement dite. Celle-ci, qui a la forme d’un cercle de 5 km de diamètre, c’est-à-dire occupe à peu près la moitié de la superficie de Paris, ne compte que 800 000 habitants ; la densité est donc une fois et demi plus faible qu’à Paris, mais une fois et demi plus forte qu’à Londres. La configuration de la ville proprement dite est analogue à celle de Paris (voir fig. 8) : un petit bras du Danube, appelé le Canal traverse la cité ; la partie située au nord est beaucoup moins grande et surtout beaucoup moins importante que l’autre et comprend seulement le faubourg de Léopold, la gare du Nord et du Nord-Ouest et la promenade élégante du Pra-ter (les Champs-Élysées de là-bas). La partie sud de la ville, bordée par un boulevard extérieur, se compose de faubourgs entourant un noyau de 1,200 km de diamètre, dénommé
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- la « ville intérieure » et limitée, comme à Paris, par une ligne semi-circulaire de boulevards, la Ringtrasse, sur laquelle sont ras-
- semblés les principaux monuments. Une telle ville est moins aisée à desservir que Londres, et présenterait autant de difficultés que Paris à densité égale ; mais comme le diamètre de la ville est moins grand et qu’il y a deux fois moins de monde à transporter on s’est contenté longtemps à Vienne de communications peu développées.
- Dans la ville intérieure aucun tramway ne circule ; ceux que l’on rencontre sur le Ring, dans les faubourgs et dans la banlieue, sont tous à chevaux. Un tramway avec traction mixte par accumulateurs et archet sur la plus grande partie de sa longueur a été installé il y a un an sur une longueur de 4 km sur des avenues allant de la Ringstrasse au Prater, c’estla seule ligne électrique qui existe actuellement. Le moyen de communication le plus répandu à Vienne est le petit omnibus sans impériale : sur la place de la cathédrale Saint-Etienne, qui constitue le point central de la ville intérieure (Saint-Stephanplatz) on trouve un nombre considérable d’omnibus se dirigeant dans toutes les directions de la ville proprement dite et partant toutes les 7 à 8 minutes ;
- on peut ainsi se rendre assez facilement du centre de la ville auxfaubourgs, dans une direc-tionradiale, moyennant toutefois un prix assez élevé et variable avec la distance : 10,15,20,25 kreuzers, soit 22, 33, 44, 55centimes*, mais si l’on veut faire un trajet en diagonale on rencontre la même difficulté qu’à Paris, il faut changer de voiture, attendre assez longtemps le passage des omnibus et finalement payer assez cher. Si l’on dépasse le boulevard extérieur et qu’on veuille se rendre dans les quartiers de Vienne formant banlieue (à plus de 4 km du centre), on ne trouve plus qu’un très petit nombre d’omnibus et de tramways, passant très rarement, quelquefois il faut même descendre de la voiture au boulevard extérieur et reprendre là un train de banlieue : le voyage est donc long et coûteux. Vienne, on le voit, n’offre pas plus et plutôt moins de facilité de locomotion que Paris.
- Cette situation, a pu être acceptée parce que le mouvement est surtout radial et moins important qu’à Paris entre les divers quartiers périphériques. Néanmoins on a fini par reconnaître l’insuffisance des moyens de transport dans les faubourgs et la banlieue. Pour y remédier,la ville a entrepris rétablissement d’uncheminde ferurbainiStadtbahn); il se composera d’une partie circulaire de 13 km environ, passant par les boulevards extérieurs, le canal du Danube et le ruisseau la Vienne, et embrassant la plus grande partie de la ville, située au sud du Canal ; à Meidling la boucle se prolongera dans la banlieue sud-ouest jusqu’au village de Hütteldorf. La section d’Hütteldorf à Meidling et an Canal a etc mise la première en construction et sera achevée avant un an ; la traction se fera par la vapeur d’Hütteldorf à Meidling et le projet prévoit la traction électrique sur la partie des boulevards extérieurs comprise entre Meidling et le Canal (voir fig. 8). La ville a l’intention de faire dans cette partie du Stadtbahn l’essai de divers systèmes de traction et les résultats obtenus décideront du procédé à employer sur le reste de la boucle qui sera construit ultérieurement,
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- En outre, la substitution de la traction électrique à la traction par chevaux sur le réseau de la Compagnie des tramways et la création par cette compagnie de nouvelles lignes à traction mécanique est actuellement à l’étude à la' municipalité et ne tardera probablement pas à être exécutée.
- Il n’y a pas encore de fiacres électriques à Vienne, les voitures à un cheval, victorias et coupés, ne sont guère mieux tenues et coûtent aussi cher qu’à Paris ; mais si l’on veut faire une promenade d’agrément sans trop regarder à la dépense on trouve d’élégantes victorias avec bel attelage à deux chevaux et cocher
- Quand l’on passe d’Autriche en Hongrie, je veux dire de Vienne à Budapest, on éprouve une véritable surprise en trouvant dans une ville frappée déjà du cachet oriental les moyens de transport les plus perfectionnés. Budapest est probablement présentement la mieux desservie de toute l’Europe. Les rues de Pest et de Buda sont sillonnées en tous sens par des tramways électriques appartenant aux systèmes les plus divers et l’on n’y voit plus du tout de tramways à chevaux, encore moins d’omnibus, les fiacres eux-mêmes sont devenus peu nombreux surtout ceux à un cheval.
- Le besoin de tramways rapides se fait sentir à Budapest, non seulement à cause du nombre d’habitants qui est de 625000, mais surtout à cause de la longueur de la ville. La cité de Budapest se compose en réalité de deux villes distinctes mais qui sont en relations continuelles. Pest, ville moderne et grand marché de céréales, s’étend sur 5 km de longueur et 2 km de profondeur sur la rive gauche du Danube et se relie au nord par une longue avenue de 4 km de long à un faubourg nommé Ujpcst (Nouveau Pest) ; sur l’autre rive du Danube, large de plus de 500 m, s’élève sur une colline faisant face à Pest l’antique cité de Buda, célèbre par ses thermes, qui se continue également à 2 km au nord par le faubourg de O-Buda (Vieux-Buda).
- Nous ne décrirons pas les différents procédés de traction électrique employés à Budapest et qui ont été exposés avec beaucoup de détails, dans le journal par M. Mou-tier (*) ; nousferons seulement remarquer que depuis deux ans le réseau électrique s’est notablement étendu par la création de nouvelles lignes et l’adoption de la traction
- mécanique sur d’anciennes lignes à chevaux. Les nombreux tramways circulant dans l’intérieur de la ville de Pest prennent tous le courant dans un petit caniveau souterrain, d’après le système inauguré dèsiHSg. Des lignes en moins grand nombre, mais isolément de plus grande longueur, ont été installées avec trôlet en dehors du centre de la ville de Pest et dans la ville de Buda. La
- t1) Voir L'Éclairage Électrique du 13 février et 20 mars 1897, p. 299 et 429.
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- ligne à trôlet de 5 km qui relie Pest au Nou-veau-Pest doit être classée à part : c’est plutôt un chemin de fer urbain qu’un tramway; tandis que sur toutes les autres lignes les convois ne comprennent qu’une voiture motrice suivie quelquefois d’une voiture de remorque, on trouve sur celle-là de véritables trains faisant le service des marchandises et traînés par une locomotive électrique.
- Enfin, en 1896 a été ouverte une ligne électrique souterraine de3,8km de longueur, allant du Danube au petit bois de la ville (Varos-liget) et située presque entièrement sous la
- belle avenue d’Andrassyut. Cette voie, qui mène à une sorte de Bois de Boulogne, est l’analogue des Champs-Elysées, et la ville a refusé, avec raison, d’y laisser établir aucun tramway à traction mécanique; on n’y laisse même pas circuler comme chez nous les peu élégants équipages de la Compagnie des omnibus. On a tourné la difficulté en faisant passer les voitures sous la chaussée ; la voie d’aller et la voie de retour sont placées dans un même tunnel de section rectangulaire établi à 0,60 m seulement au-dessous du niveau du sol et creusé bien entendu par
- - Coapc
- de Budapest.
- tranchée directe ; les voies sont à l’écartement normal mais le gabarit des voitures est très réduit (voir fig. 10). On a beaucoup parlé de cette ligne, sur laquelle on a pris modèle dans le projet primitif du Métropolitain; on en a même exagéré l’importance car elle se trouve dans des conditions d’exploitation simplifiées que l’on ne peut comparera celles de notre Métropolitain. L’existence d’un trajet unique de faible longueur a permis de réaliser la circulation « en chapelet » : au lieu d’un long train ou même d’un convoi réduit de deux ou trois voitures comme dans les chemins de fer électriques de Londres ou de Liverpool, on fait en réalité un véritable service de tramways, c’est-à-dire que les voitures circulent isolément mais à intervalles beaucoup plus rapprochés, 3 minutes au lieu de 5,
- 7 ou 10 : ce procédé est très commode, mais
- il ne serait pas applicable sur de longues ligncscomportant des embranchements et des aiguillages.
- Les voitures automotricesprennent le courant par une sorte d’archet sur un conduc-teur'nu accroché à la voûte du tunnel.
- Le chemin de fer souterrain a eu beaucoup de succès car il permet de circuler et de traverser la ville pour iokreuzers (22 centimes) en 10 minutes et les résultats financiers sont très bons parce que la dépense de premier établissement a été réduite au minimum. Mais par contre il présente un petit inconvénient que personne n’a signalé, pas même M. Mou-tier qui, enthousiasmé par la nouveauté du railway et par les séductions de la ville, a probablement oublié d’interroger des personnalités non intéressées. Par suite du petit gabarit adopté, on a été obligé d’em-
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- ployer des voitures basses et étroites ne mesurant intérieurement que 2,085 mde hauteur et 1,90 m de largeur et dans lesquelles on peut transporter 28 voyageurs assis et 18 debout soit au maximum 46 surune longueur intérieure de caisse de 7,50 m. Le cube d’air par personne est assez réduit dans ces voitures, qui bien entendu ne portent aucun châssis mobile puisqu’elles affleurent presque les parois du tunnel; en outre la ventilation dans le tunnel est loin d’être aussi bonne que dans les tubulaires de Londres, d’abord parce que le canal est très près du sol et s’échauffe l’été par conduction, et ensuite parce que les deux voies étant réunies dans le canal, les voitures ne font pas piston pneumatique comme dans des tunnels à voies séparées. Lorsque j’ai voyagé dans le souterrain de Budapest, la saison n’était pas encore très chaude et tous les voyageurs étaient assis : dans ces conditions si l’on n’éprouvait pas la fraîcheur des trains tubulaires de Londres, la température intérieure était du moins très supportable. Mais des habitants de la ville que j’ai interrogés m’ont déclaré que pendant les périodes torrides qui se présentent souvent à Budapest, la chaleur devient très désagréable dans les voitures lorsque celles-ci sont remplies de voyageurs debout. A Budapest on peut supporter ce petit ennui parce que le voyage ne dure pas plus de 10 minutes, mais dans le cas d’un trajet plus
- long, l’inconvénient deviendrait sérieux. C’est très bien de construire une ligne économique et des trains à capacité très dense mais si on doit y être plus incommodé que dans le métropolitain de Londres le progrès sera mince ; les municipalités feront bien de retenir ce point.
- En résumé l’impression que j’ai rapportée de ma tournée, c’est que nous ne sommes pas plus en retard à Paris, au point de vue des moyens de transport, que beaucoup de grandes villes d’Europe, à l’exception de Budapest. Je fais connaître cette impression non pas pour satisfaire à un vain chauvinisme, mais pour bien signaler un travers dont nous sommes affligés : nous n’attachons généralement pas d’importance à ce qui se fait chez nous, et d’autre part nous nous formons sur ce qui se passe à l’étranger des idées préconçues, qui deviennent axiomes sans pourtant reposer sur aucune donnée sérieuse. Si nous pouvions nous habituer à examiner impartialement nos propres méthodes, à nous renseigner exactement sur celles de nos voisins, non seulement nous aurions une plus saine idée de notre situation mais encore nous y gagnerions la considération de l’étranger, froisse souvent (je l’ai constaté maintes fois pendant mes séjours hors de France) par des critiques injustes, décernées, comme les louanges, d’une manière tout à fait fantaisiste.
- Ch. Jacquin.
- L’AMBROÏNE ET SES APPLICATIONS
- Il est à remarquer qu’en même temps que se développent les industries de la construction du matériel électrique, de nouveaux produits isolants sont trouvés. C’est qu’en effet le rôle des isolanrs dans la construction de ce matériel joue un rôle des plus importants, qui grandit d’ailleurs à mesure que l’emploi des hautes tensions se généralise, et l’on peut dire que si les applications di-
- verses de l’électricité ont pris dans ces dernières années un développement si intensif, la cause en est dans le souci constant qu’ont eu les constructeurs de rechercher des isolants leur permettant de réaliser pratiquement leurs projets.
- Parmi les isolants qui ont été successivement préconisés, l’ambroïne nous paraît le mieux remplir les nombreuses qualités que
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- l’on est en droit d’exiger d’un bon isolant. Aussi, quoique ce produit ait déjà été signalé aux lecteurs de ce journal (1), nous a-t-il paru utile de donner ici quelques renseignements sur son mode de fabrication, rappeler scs principales propriétés, enfin faire connaître ses applications et les résultats des essais auxquels celles-ci ont donné lieu.
- I. Fabrication iik t.’ambroïne. —
- Ainsi que l’indique le nom donné àcet isolant,l’ambre entre dans sa composition. Il y entre aussi des copals fossiles qui, ayant séjourné pendant des siècles dans des sables humides ou dans l’eau de mer, ont abandonné progressivement toutes les matières solubles ou susceptibles de se détériorer par l’humidité.
- A ces substances on mélange des silicates, de
- l’amiante et du mica. Le tout est finement pulvérisé et la poudre est soumise à l’action d’un trieur électromagnétique qui en sépare mécaniquement les traces de fer et autres substances magnétiques qui peuvent y exister. La poudre est agglomérée avec un conglomérat spécial : on laisse reposer le mélange pour que les silicates s’unissent intimement aux copals, puis on le soumet à un
- • XIV, P' M9> janvier 1898;
- traitement chimique. On obtient alors une matière pâteuse qui est malaxée et séchée dans des étuves à vide.
- La dessiccation obtenue, la matière est broyée et réduite en poudre de nouveau.
- Cette poudre est, après avoir été réchauffée, placée dans des moules portés à la même température. Ces moules sont ensuite soumis à l’action simultanée de la chaleur et de pressions élevées variant de 100 à 1000 kg par cm'2 obtenues par des presses hydrauliques puissantes . Quand cette opération est terminée, les moules sont' détournés ; ils se refroidissent lentement et l’objet
- broïne est sorti de son moule, lequel, pour faciliter cette opération est fait en deux parties.
- Disons en passant que cesmou-. les en acier poli, constituent une dépense sérieuse, dont on ne peut facilement amortir le prix que sur un grand nombre de pièces identiques. De plus, ils sont délicats à exécuter. Ils sont fabriqués dans un atelier spécialement outillé a cet effet.
- Le moulage s’effectue d'ailleurs avec une grande facilité et la seule précaution à prendre pour obtenir des produits de fabrication irréprochable consiste à établir des moules très soignés de construction.
- La fabrication de l’ambroïne est effectuée
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- en France par la Société française de l’Am-broïnc. L'usine est située à Ivry-sur-Port ; elle occupe une superficie de 3000 ni2. Elle se compose de deux bâtiments principaux. Au rez-de-chaussée se trouvent les presses hydrauliques; au premier étage se font la préparation et la manipulation des matières premières, ainsi que la construction des moules.
- Le matériel se compose de :
- a) 3 presses de 200 tonnes, avec-une charge de 180 kg par cnri sur le piston;
- b) 3 presses de 100 tonnes;
- c) 3 presses, dites balanciers hydrauliques, de 60 tonnes, 12 presses à pression moyenne.
- L’eau est refoulée par une pompe horizontale, à deux pistons, d’un débit de 80 litres par minute, à la pression de 40 kg par cm2, ce qui exige une puissance de 11 chevaux-vapeur.
- Deux pompes, l’une de 15 litres, l’autre de 10 litres, avec une pression de 180 kg par cm2, complètent le matériel mécanique actionné par une puissance mécanique de 60 chevaux-vapeur.
- II existe actuellement 14 fours à réchauffer la matrice et les moules ; il y a la place disponible pour une réserve semblable, les fours sont situés dans un bâtiment spécial.
- Le matériel de fabrication est complété par des moulins et broyeurs, système d’Al-baize, et des étuves h vide, construites sur les brevets Pasbourg.
- II. Propriétés de l’ambroïne. — Examinons maintenant les qualités spéciales que possède l’ambroïne.
- En dehors des qualités isolantes dont nous parlions tout à l'heure, la qualité la plus importante, à notre avis, est que l’ambroïne ne présente, au moulage, aucun retrait. Cette précieuse qualité permet d’établir des pièces absolument semblables les unes aux autres et par suite interchangeables. C’est là une qualité très particulière à cette matière, que l’on ne retrouve pas dans les autres isolants, et ce point très important n’échappera à l’attention des constructeurs et de ceux qui
- savent, par expérience, quels ennuis on a dans la construction électrique, à ne pas pouvoir remplacer une pièce isolante par une
- Isolateur de
- autre exactement calibrée et absolument semblable à celle qu’elle doit remplacer.
- De ce fait, il découle que la pièce en am-
- I;ig. 3. — Isolateur pour ligne en simple courbe.
- broïne sort du moule telle qu’elle sera employée dans l’industrie ; les surfaces sont unies, brillantes et polies. Un simple polissage à la brosse, qui dans bien des cas est supprimé, suffit pour terminer complètement la pièce.
- Dans la confection des pièces formées de plusieurs parties, cette absence de retrait permet d’assembler immédiatement les parties telles qu’elles sortent des moules, sans qu’il soit besoin de retouches.
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- Une autre qualité de l’ambroïne qui est la conséquence de son mode de préparation et
- que l’on retrouve rarement dans les autres isolants agglomérés est l’homogénéité absolue que présente la masse.
- Fi5. 5. — Isolateur pour console à double isolement avec un anneau en bois verni.
- Quant aux qualités de l’ambroïne au point de vue électrique, les essais d’isolement faits sur plusieurs qualités d’ambroïne montrent que c’est un isolant de premier ordre. C’est
- ainsi qu’une plaquette de 0,34 mm d’épaisseur n’a pu être traversée par un courant
- d’une tension de 5.000 volts. De même, la C'eThomson-Houston a essayé des isolateurs de ligne aerienne qui n’ont pas cédé à celle de 11 000 volts.
- Fig. 8. —Isolateur et support pour troisième rail.
- Une des qualités les plus importantes de l’ambroïne pour l’isolement c’est que cet isolant, à l’encontre de tous les autres faits par compression, ne se laisse pas pénétrer par l’humidité et l’eau (l). Si l'on fait la comparaison avec d’autres isolants, en les plongeant
- {>) Ce fait tient à ce que les résines fossiles, vitrifiées par la cuisson, recouvrent la pièce d’un émail inaltérable.
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- dans de l’eau à 75°C, on voit que chaque échantillon a absorbé une proportion d’eau variable, indiquée par l’augmentation du poids de l’isolant considéré :
- Fibre vulcanisée . . . 24,50 cm3 d'eau absorbée
- Vulco-asbeste.... 8,50 —
- Matière à base de gomme-laque . . . 3,17 —
- Le coefficientd’absorption de l’ambroïneest donc très faible,
- même «humide elle présente un bon isolement.
- Ainsi, une tige cylindrique de 1 cm de diamètre
- de
- ayant été plongée pendant 24 heures dans de l’eau chaude, a présenté, étant encore humide, une résistance de 290 megohms;séchée,
- d’isolement s’est élevée a looomcg-ohms : ce résultat remarquable peut être comparé à celui donné par l’ébonite de toute première qualité.
- Enfir
- l’a
- broïne possède
- une résistance mécanique élevée qui s’explique par l’énorme compression à laquelle cette matière a été soumise pendant sa fabrication. La résistance à la traction est de 150 kg par cm2 tandis que l’ébonite de meilleure qualité ne résiste qu’à 80 kg. Nous avons essayé, nous-mème une boule isolatrice en am-broïne pour ligne de tramways : elle n’a été
- rompue que sous un effort de 2 000 kg.
- Les essais de résistance à la compression donnent également de bons résultats : c’est ainsi que, sur un même volume, l’ébonite commence à se déformer à 364 kg par centimètre carré, tandis que l’ambroïne commence à se fendre à 497 kg : cm2.
- Tout ce qui précède démontre que l’am-broïne est un isolant de premier ordre puisqu’il réunit toutes les conditions exigées par un isolant, c’est-à-dire qu’il a un pouvoir isolant très grand, qu’il résiste à la chaleur, ne se laisse pas pénétrer par fhumiditc et est inaltérable à l’air, possède une grande résistance mécanique à la traction,k lacom-pression et au choc, enfin, qu’il est très homogène et se moule facilement.
- Les quelques applications que nous allons décrire, feront voir remploivariéque l’on peut faire de ce nouvel isolant.
- III. — Api'i-i-
- ces moulées en ambroïne. CATIONS DE I.AM-
- BifOÏNE. |— Une des principales applications de l’ambroïne, sur laquelle nous voulons attirer l’attention des intéressés est son application à la fabrication des bacs d’accumulateurs. Comme on le sait, l’entretien des bacs en ébonite des batteries de tramways et de voitures électriques est très onéreux : il entre pour
- 50 p. 100 dans le prix d’entretien, garanti par
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- le constructeur d’accumulateurs. Tout perfectionnement dans cet ordre d’idée est donc capital et nous devons le signaler en insistant particulièrement sur ce point. Depuis deux années environ, on employait, en Allemagne, l’ambroïne pour les bacs d’accumulateurs : les essais avaient été concluants.
- Il y a 15 mois, une application a été faite par la Société l’Ambroïne à deux batteries des tramways Puteaux-Madeleine. Pendant ces essais, qui ont été particulièrement suivis par l’auteur, aucun accident n’a été constaté. Les bacs sont restés intacts et inattaqués parla solution acide. C’est un résultat qu’il importe de signaler et dont l’importance n’échappera pas aux ingénieurs qui ont pu vérifier, par eux-mêmes, tous les accidents qui se produisent avec les bacs employés jusqu’à présent.
- A l'appui de cette appréciation, nous citerons les résultats des essais faits par la Compagnie des Chemins de fer du Nord, dans son laboratoire :
- « Un bac en ambroïne a été rempli d’eau acidulée à 36° Baumé (acidité supérieure à celle de l’électrolyte en général; : on y a immergé deux plaques entre lesquelles on-a fait passer pendant 48 heures un courant suffisant pour amener le liquide à l’ébullition. Malgré la température d'environ 120°, maintenue ainsi pendant 48 heures et l'électrolyse considérable dans de telles conditions, ce bac n’a été nullement attaque et aucune déformation ne s’est produite. Il se déposait seulement sur les parois une simple pellicule de sulfate de plomb se détachant au doigt. »
- La figure 1 donne un ensemble de bacs d’accumulateurs et de pièces moulées diverses.
- Une autre application où l’ambroïne a trouvé une application importante est le matériel des lignes de tramway.
- Les figures 2 à 8 donnent un ensemble de pièces, destinées à des lignes aériennes de tramways, l’échelle est de—.
- 2 5 5
- Le tendeur isolant à boule (fig. 6 et 7) est particulièrement bien étudié, car l’armature
- présente une grande résistance mécanique à la traction : en effet l’effort se répartit sur' une surface circulaire continue, ce qui n’a pas lieu dans le modèle américain. Pour avoir une idée de la résistance mécanique de ce tendeur, l’auteur soussigné a essayé ces tendeurs à 2 oookg sans constater la moindre déformation. Au point de vue de l’isolement électrique, on obtient d’excellents résultats, car ces tendeurs ont résisté à la tension de io 000 volts.
- Pour confectionner l’isolateur de support représenté par la figure 8 et qui est employé : sur les chemins de fer électriques, l’ambroïne est moulée dans la cloche en fonte ; la tige support vient se visser dans une douille métallique filetée et prise dans la niasse isolante.
- On fait également en ambroïne des oreilles de suspension et de jonction applicables aux lignes aériennes, ainsi que des isolateurs de section et des croisements à deux et quatre directions.
- On peut mouler en ambroïne les pièces les plus compliquées ; la figure 9 donne un ensemble des pièces de toutes formes. On y remarque, au centre, une boîte de commutateur électro-magnétique à contact superficiel, du système Vedovelli, qui est une pièce très compliquée. Nous en avons vu plusieurs échantillons et tous étaient parfaits comme moulage et fini.
- On remarque également dans cette figure des pièces percées de nombreux trous qui toutes sont très nettes comme fini et l’on peut dire que les pièces les plus simples comme les plus difficiles à exécuter, sont toutes aussi réussies.
- Comme on le voit, par cette énumération, les constructeurs se trouvent en présence d'un isolant qui peut leur rendre de grands services-et qui, ce qui n’est pas à négliger dans l’industrie, est vendu à un prix inférieur d'au moins 15 p. 100 à celui de l’ébonite ordinaire lequel, contient trop souvent des matières étrangères en diminuant singulièrement les propriétés isolantes.
- P. Dupuy.
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- L’ÉLECTRICITÉ A LA MAISON EXPOSITION DE BRUXELLES
- Sous ce simple titre qui rappelle un peu trop « La maison électrique « de Bordeaux, la Société belge d’électriciens a organisé cette année, dans la jolie ville de Bruxelles, une petite Exposition d’Électricité dont elle vient d’ouvrir les portes au public. Si limitée qu’elle soit dans son objet, puisqu’elle ne vise que les applications du courant électrique aux usages domestiques quotidiens, cette exposition est cependant internationale; et, après avoir fait appel aux industriels du continent, son comité d’exécution avait egalement convoqué à une visite anticipée de ses salles la presse locale et étrangère. Malheureusement notre pays a, comme toujours, fait la sourde oreille ; nous avons regretté de ne voir parmi les exposants que quelques noms français et nous ne nous sommes rencontré à Bruxelles avec aucun de nos corédacteurs de journaux scientifiques. Nous négligeons trop de nous affirmer commercialement à l’étranger, d’autant plus coupables en l’espèce qu’il s’agit d’un pays ami, voisin, et d’un genre d’exposition où notre goût nous aurait permis de faire aussi bonne ligure que l’Allemagne.
- La visite anticipée de la presse avait lieu le 2 courant sous la direction du comité exécutif dont les deux membres organisateurs principaux, M. Banneux, directeur des Télégraphes belges, président, et M. Lacomblé, directeur du Service d’électricité de la ville de Bruxelles, secrétaire, lui ont fait les honneurs avec une extrême bonne grâce, heureusement exempte de toute agape trop familière à l’hospitalité Belge. Cette modeste solennité, sorte de vernissage à la poussière, a eu lieu au milieu d’un déballage général et d’une installation à peine commencée. Comme toujours, le matin même personne n’était prêt, d’autant moins que, suivant la très juste remarque du président, cette Exposition
- toute d’intérieur ne comportant pas de grosses pièces, chacun avait spéculé sur la rapidité de son installation et attendu au dernier moment pour s’en occuper. Par la même raison d’ailleurs, il faut le reconnaître, cette journée d’activité a suffi à réparer les retards antérieurs, et quand, le lendemain à 2 heures, a eu lieu l’inauguration officielle par le prince héritier de Belgique, tout était en état, même en ordre de fctc.
- L’un des attraits, et non des moindres, de cette Exposition était son local même, le nouvel Hôtel central des Téléphones de Belgique, à peine achevé et non encore inauguré. Ce beau bâtiment, garanti contre le feu extérieur par son isolement de tous côtés, est situé au centre de la ville, sur l’emplacement de l’ancien Palais de justice, à mi-côte de la colline dont le sommet constitue la ville haute, officielle et aristocratique de Bruxelles. Il mesure 60 m de long sur 20 m environ de large. La salle principale, qu’on est en train d’installer, se trouve au 3e étage ; elle est voûtée et compte 45 m de longueur sur plus de 19 de largeur. La plus grande hauteur du très beau vaisseau ainsi constitué est de 10 m, la plus petite, à la retombée de la voûte, de 8 m, avec un volume d’air total de 8700 m3 environ. Elle est destinée à recevoir les tables mettant les abonnés en inter-communication et a une capacité de 13 000 à 15000 abonnés. Elle est éclairée par 20 fenêtres d’une surface totale de 150 m2 et reçoit en outre le jour d’un lanterneau ayant une surface de même étendue. Bien qu’inachevée, cette salle est d’un très bel effet.
- C’est aux deux étages inférieurs, le premier et le deuxième, qu’est installée l’Exposition, qui ne comprend, comme nous l’avons dit, aucune machine, aucun appareil réellement lourd ou encombrant, nécessitant un montage sur sol. Nous verrons du reste ulté-
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- rieurement dans quelle mesure elle justifie bien son titre.
- Les quatre-vingts exposants qui, en tout, avaient répondu à l’appel du comité n’exigeaient pas, et la disposition même des locaux, grandes salles bordées, de part et d’autre, de nombreux cabinets ou bureaux, ne permettaient guère de classification, ni comme industries, ni comme pays d’origine. L’Exposition étant d’ailleurs beaucoup plus œuvre de représentants locaux, attachés à plusieurs maisons, que d’industriels mêmes, cette classification eût été difficile. De là un pèle-mcle sans désordre cependant, dont se ressentira forcément un peu la description, malgré le groupement sommaire que nous avons cherché à réaliser.
- En ce qui concerne la Belgique elle-même, son industrie propre y est surtout représentée en téléphonie, en galvanoplastie, accumulateurs, cristallerie et manufacture de câbles.
- L'Administration des télégraphes de l'Etat y brille au premier rang avec la collection de ses appareils téléphoniques, dont le système, la construction et le service ne le cèdent en rien, comme on sait, à ceux des autres États. Non moins intéressante est l’exposition de la Société anonyme de téléphonie privée qui s’est ingéniée à assurer dans les moindres détails de ses appareils la facilité, la rapidité et la commodité des communications avec les postes industriels et domestiques pour administrations, bureaux, usines, charbonnages, hôtels, maisons particulières, etc. Les cabines téléphoniques, à l’envi amortissantes, confortables et hygiéniques, de MM. Billet, Darvin-Glïbert et autres, complètent utilement cet ensemble de spécimens d’industrie locale autour duquel viennent se grouper les exposants étrangers représentés en Belgique: The Anhverp Telephon and Electrical Works, The Bell Téléphoné Manufacturing Cù, etc.
- Dans un autre ordre d’idées, une des plus belles expositions belges est sans contredit celle de M. Ménessier, dont les magnifiques reproductions galvanoplastiques attirent plus les regards que ses enseignes et motifs lumi-
- neux. L'atelier de cuivrage et de nickclage de MM. Grancr et CW rentre dans le même groupe d’applications.
- Les accumulateurs, dont l’origine belge de Philippart a fait une des spécialités de son pays, sont largement représentés par la Société anonyme « L'Electrique », bien connue en France par ses fondateurs MM. Julien, accompagnée de Tudor, de « L'Etincelle », de MM. Corbeau, et autres, chez lesquels, à côté des types industriels pour éclairage et transport d’énergie, figurent les modèles spéciaux, tout à fait à l’ordredu jour, pour automobiles, et non loin d’eux, naturellement, les vases légers indispensables à cette appli-
- La Société « Colonial Rubber », de Gand, et la maison Fran^ Cloulh, de Cologne, présentent ainsi de nombreux articles en caoutchouc durci, toujours remarquables par la netteté et la variété de leurs formes et contours.
- Comme vases industriels, cependant, et à part les récipients en plomb armé de « IJElec-Lrique » et quelques bacs en verre ou cristal exposés parla Société des Cristalleries du Val Saint-Lambert, la plus remarquable exposition, tant en elle-même que comme spécimen de l’industrie française, est celle des Manufactures de glaces et produits chimiques de Saint-Gobain, Chauny et Cirer. Si restreint que soit l’emplacement occupé par elles, la niasse et la beauté de leurs produits révèlent immédiatement l’un de ces grands établissements qui dans toutes les expositions forcent l’attention des visiteurs. Leurs bacs en verre moulé pour accumulateurs sont, comme dimensions,régularitéet exécution,de magnifiques échantillons d’une application encore relativement récente mais qui tend à se généraliser, ,cn raison de l’absolue étanchéité et inattaquabilité de ces vases, de leur faible encombrement, de la propreté qu’ils représentent et de la facilité de surveillance intérieure qu’offre leur transparence. Le? accessoires de ces bacs ^'accumulateurs, plaques à rainures et crémaillères destinées à main-
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- tenir l’écartement des plaques, tasseaux triangulaires pour les éloigner du fond, isolateurs à garde d’huile servant de pieds aux bacs, et les blocs-supports de dynamos ne sont pas des types moins» intéressants de la nouvelle introduction du verre moulé dans les applications électriques ; mais ce qui frappe peut-être encore davantage, c'est le magnifique panneau du fond de l’exposition de Saint-Gobain en opaline coulée et laminée, appelée aujourd’hui à remplacer avantageusement le marbre, l’ardoise, le bois, etc., dans l’établissement des tableaux de distribution. Le haut isolement assuré par cette matière, la possibilité de l'obtenir en toutes dimensions, son inaltérabilité, son absolue propreté et la facilité qu’elle offre pour le nettoyage et l’entretien des appareils y assujettis, sa blancheur même, décorative et éclatante, la désignent tout particulièrement pour cet emploi, dont le chemin de fer du Nord français a donné l’exemple sur une grande échelle. Sous forme moulée, la même matière se prête également à la confection des socles d’appareils électriques de toute nature, coupe-circuits, interrupteurs, etc. C’est la première fois qu'apparaissent ces nouveaux montages sur opaline moulée: mais nous nous tromperions fort si l’Exposition universelle de 1900 ne nous réservait pas de nombreuses applications du verre et de l’opaline moulés à l’électricité.
- Avant de quitter les matières vitrifiées, nous n’avons garde d’oublier, parmi les produits industriels essentiellement belges, la remarquable lustrerie de la Société des Cristalleries du Val Saint-Lambert, dont la petite salle d’exposition spéciale, éclairée à giorno, est une chatoyante et miroitante réunion de lustres, plafonniers, globes et tulipes en cristal, dénotant de sérieux efforts en vue de la création d’un appareillage enfin directement approprié à l’électricité. — Nous profiterons de cette occasion pour mentionner, dans le même ordre d’idées, les différentes maisons de lustrerie dont les exhibitions, si elles ne doivent passer qu’au second plan dans une
- exposition réellement électrique, empruntent au contraire un intérêt direct au titre de celle-ci ; elles contribuent largement, en effet, k faire valoir, aimer et apprécier l’électricité à la maison ; et les Buisson, Compagnie des Bronzes, Fe/ro, Joos et Clc, Otto Schlee, Société universelle d'électricité ffVehle et Cie,méritent les félicitations non banales du bon goût français.
- Nous manquerions encore à ce que nous devons a l’industrieuse Belgique si nous ne citions parmi les produits de ses usines les câbles et fils de la Maison lien et Cie, que semblent vouloir écraser MM. Felten et Guilleaume avec leurs remarquables assortiments de cables isolés et nus, systèmes de canalisations, boîtes de raccords, etc. Plus discrets, trop discrets même, il faut le reconnaître. sont nos compatriotes MM. Geoffroy el Delore, dont la timide représentation par une simple et piteuse carte d’échantillons donne une triste, mais heureusement fausse, idée de leur importante fabrication. — La maison Glover et Cic y fait modeste mais meilleure figure.
- Ainsi que nous l’avons dit d'ailleurs au début, les maisons allemandes, dont nous avons déjà cité plusieurs, cherchent évidemment ici, comme dans toutes les-expositions, et elles n’ont pas tort, k produire de fortes impressions et k laisser des souvenirs durables au prix de sacrifices dont elles retireront largement les fruits, elles le savent fort bien.
- Témoin, au premier rang, la Maison Siemens et Halske, de Berlin, qui, k elle seule, remplit deux des petits salons s’ouvrant sur la grande galerie du premier étage. Elle dépasse même peut-être un peu le but, ou du moins, dans son ardeur à faire grand, son représentant semble avoir perdu de vue la spécialité de cette Exposition en exhibant sans discernement suffisant un matériel très beau sans doute, mais évidemment destiné k toutes les expositions passées, présentes et futures et dont certaines pièces, projecteurs, installation complète pour radiographie (bien que cette opération puisse s’effectuer k la
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- maison), etc., ne sont peut-être pas absolument à leur place ici. Nous y voyons cependant, entre autres, pour la première fois et avec beaucoup d’intérêt, l’ensemble de son nouveau système d’appareillage établi sur les principes d’uniformisation et de sécurisation de la Société électro-technique allemande ; le tout représenté par une abondance de spécimens et un soin de construction qui justifient le grand et ancien renom de la maison.
- A l’étage supérieur, sa jeune mais puissante rivale, YAUgemeine Electricitæts Gesell-schaft, éblouit également les visiteurs paj l’affichage de son imposant capital de 6o millions de marks, les vues photographiques de ses usines et la prodigalité avec laquelle sont étalés sur une vaste table les multiples appareils de canalisation, chauffage, ventilation et autres applications intérieures, dont le Syndicat Continental des Radiateurs électriques et la Simplex Electrical C° fournissent d’autres spécimens.
- Non moins envahissants dans le bon sens commercial du mot apparaissent MM. Hartmann et Braun avec la multiplicité et la diversité de leurs appareils de mesures, si justement appréciés chez nous aussi pour leur excellente construction.
- A peu de distance, notre compatriote J. Richard, tient dignement sa place avec les appareils enregistreurs, de mesure et de contrôle, qu’il a créés et qui sont aujourd’hui répandus dans le mode entier.
- MM. de Vleeschauwer, Douglas Wells-Foxroft et Duncan, Hening, Klaege, Ritte-ner et Cie complètent en outre la représentation des instruments de mesures industrielles ou de précision.
- Les lampes à arc Hegner, dont quelques-unes par trois en tension sur i io volts, dominent dans l’éclairage général des salles d’exposition ; mais- les petits foyers Hansen de 3 ampères, marchant par deux en tension, nous ont semblé d’une fixité remarquable, contrastant ainsi avec des lampes en vase clos, à longue durée, dont les vacillations et le tournoiement de l’arc paraissent être, dans
- certaines conditions sans doute, un des caractères peu enviables.
- Quant aux lampes à incandescence, naturellement prodiguées et agrémentées dans les divers locaux de cette Exposition, rien n’en indique et nul n'en revendique la provenance. Une seule Société belge, la Société Phaéton en expose sa fabrication, dont un atelier réduit, fonctionnant devant les visiteurs, donne une idée sommaire.
- A côté de ces diverses industries spéciales se pressent tous les exposants de petit appareillage électrique centralisant entre leurs mains les multiples éléments d’application du courant : appareils médicaux, avertisseurs, commutateurs, contrôleurs, coupe-circuits, disjoncteurs, horloges, interrupteurs, piles, paratonnerres, rhéostats, signaux, sonneries, tableaux, téléphonie. Nous ne pouvons citer tous les noms ; et, après avoir mentionné la pile « La Régénérable » de la Compagnie « L’Électrique » déjà nommée, nous signalerons, au hasard de notre mémoire, la Compagnie auxiliaire d'Électricité, MM. Boty, Duerr, Durr, Gavdv frères, Gauverit, Rei-mers-Fenberg (avec les intéressants conduits et accessoires Bergmann), et Vanderbiste, pour arriver à notre sympathique compatriote Mildé, dont l’importante exposition répond bien au rang qu’il occupe chez nous comme constructeur et installateur.
- Quelques particularités, telles que les travaux de YEcoIe nationale d'horlogerie de Bruxelles, les cloches tubulaires de M. Clos-set, le travail des métaux de Y Eleclro-Hydro-Ihermique, les photographies, diagrammes, horloge et pendule exposés par la Ville de Bruxelles ont encore attiré notre attention, aussi bien que les petites machines-outils, tours d’amateurs, machines à coudre, pianos, etc., fonctionnant directement par moteurs électriques.
- Quand nous aurons enfin mentionné le complément indispensable de toute exposition de ce genre, c’est-à-dire le mobilier et l’art du tapissier qui, tout en n’ayant rien d’électrique, profitent de l’électricité pour se
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- faire valoir (c'est ' encore un moyen de la mettre en relief et de la répandre', nous aurons aussi complètement que possible passé en revue cette petite exhibition assurément très plaisante, coquette, intéressante même en quelques rares points, dont le seul défaut est peut-être de ne pas suffisamment justifier son titre par l’omission de certaines applications domestiques, l'introduction de cer-
- taines autres non domestiques, et surtout l’absence de groupement systématique qu’on y pouvait espérer; mais, au bout du compte, quand on y a aussi peu participé que nous l’avons fait, on est mal venu à critiquer après coup ce que l’on aurait pu contribuer à diriger dans une autre voie. — Tâchons de mieux faire à l’avenir.
- E. Boistel.
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Truclis Siemens et Halske à essieux tournants pour voitures de tramways électriques i M.
- Dans les voitures de tramways électriques à deux moteurs, le mode de suspension des moteurs sur les essieux généralement adopté a empcché jusqu’ici l’emploi d’essieux tour-
- nants. Sur les lignes présentant des courbes de petits rayons, cette pratique a l’inconvénient d'entraîner une diminution de la longueur de la voiture, à moins qu’on ne fasse usage de bogies.
- Les dispositifs décrits dans ce brevet ont pré-
- Fig. i et 2. — Trucks Sicmans et Halske à essieux tournants.
- cisément pour but de permettre aux moteurs de tourner d'un petit angle au moyen d’un pivot vertical fixe sur la partie supérieure de l’enveloppe du moteur et s'engageant dans une douille du châssis.
- (i'i Brevet anglais, n° 25863, déposé le 7 décembre 1898, accepté le 7 janvier 1899.
- Dans le dispositif représenté parles figures 1 et 2 l’essieu A est amené automatiquement dans la position convenable pour les passages en courbe par le frottement des roues contre les rails; il est ramené dans sa position normale par le jeu des ressorts a agissant sur l’oreille c de la carcasse du moteur B qui pivote en même temps que l'essieu autour de B'
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- Dans le dispositif dont les figures 3 à 5 donnent une élévation, une vue en plan et une
- vue en bout, le mouvement de rotation de l’essieu À est obtenu par une paire de roues auxiliaires dont l’essieu A' repose sur des coussinets pouvant glisser dans les glissières h fixées à la carcasse du moteur; pour éviter que les roues auxiliaires ne sortent des rails par suite des soubresauts du moteur, un fort ressort F est interposé entre l’essieu A' et la barre transversale d.
- Les figures 6 et 7 représentent un dispositif
- Ilalske
- analogue dans lequel les coussinets de l’essieu A' au lieu d’être supportés par le moteur, sont supportés parle châssis lui-meme, l’essieu A' pouvant glisser longitudinalement et forçant ainsi, parla fourche /', le moteur B et l’essieu A à tourner autour de B'.
- Dans le dispositif représenté par les figures 8 à 10, le mouvement de rotation de l’essieu A est obtenu par une seule roue D, dont
- le montage, indiqué en figure 11, est tel que cette roue, en se déplaçant, entraîne la traverse g qui, à son tour, déplace le moteur
- Fig. 8, 9, k
- qu’elle supporte par l’oreille c. Cette roue peut être remplacée par un appareil du genre des prises de contact des tramways à conducteurs souterrains. F. R.
- Sur le calcul de la capacité électrostatique des conducteurs aériens ;
- Par F. Breisig (’).
- Pour calculer la capacité d’un conducteur double dont les deux branches sont maintenues à des potentiels égaux et de signes contraires, on emploie la formule
- où a est la distance moyenne des deux conducteurs, et r leur diamètre. La distance a la terre n’intervient pas, et cependant son influence n’est certainement pas négligeable, en particulier si le conducteur court très près de la surface du sol ; la formule n’est d’ailleurs, qu’approchée. L’auteur se propose de tenir compte de l’influence du sol.
- La capacité d’un conducteur est le rapport de la quantité d’électricité qu’il possède à
- {') Eiektrotechnische Zeitschrift, 17 novembre 1898.
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- son potentiel. S'il y a d’autres' conducteurs au voisinage, la capacité ne dépend plus seulement des dimensions du conducteur considéré, mais aussi des potentiels des autres.
- L’auteur calcule d’abord le potentiel produit en un point par deux fils conducteurs parallèles portés à des potentiels égaux et con-
- traires. Soit O (fig. i) le milieu d’un des fils de longueur l, a, la distance du point P au fil, et b la distance du pied de la perpendiculaire PQ au milieu O.
- Désignons en outre par q la quantité d’électricité répartie sur l’unité de longueur du fil. Le potentiel dû à un élément dx du fil situé à une distance r de P est
- Le potentiel en P dû au premier conducteur est donc
- V^+f-+ ») +(v + i)
- = Çl°g—^ ' J=— ----—
- En supposant que —--b est grand vis-
- à-vis de ^en pratique io fois plus grand) on peut simplifier cette expression d’où
- On a de même pour le deuxième fil à distance as et à potentiel contraire
- D’où pour le potentiel résultant en P
- V = V, + Vj— 2^1og
- Les surfaces équipotentielles sont des cylindres circulaires parallèles aux fils et entourant l’un d’eux, l’axe est dans le plan des fils.
- Dans le plan perpendiculaire au plan des conducteurs et à égale distance de ceux-ci, le potentiel est nul. Remplaçons ce plan par une surface conductrice, rien n’est changé à la distribution, et l’on peut'enlever l’un dés conducteurs sans que la distribution des lignes de force soit modifiée de l'autre côté. Considérons alors un fil conducteur tendu parallèlement à la surface de la terre, tout se passe comme si, a la place de la terre, il y avait, disposé symétriquement par rapport à la surface, un conducteur ayant une charge de signe contraire.
- Pour tenir compte du voisinage de la terre il suffit donc de supposer un fil symétrique du premier et dont la charge serait de signe contraire.
- Considérons plusieurs conducteurs avec des charges q.,,q3,... par unité de longueur. En un point dont la distance aux conducteurs est a.yf a3, ... et dont la distance à leurs symétriques par rapport au sol est 1)15 Da, D3..., le potentiel est
- Les surfaces équipotentielles sont des surfaces cylindriques parallèles aux fils, mais leur section droite n’est pas en général calculable.
- En pratique, le rapport -^- est toujours grand ; ainsi, avec des fils de 4 mm à 20 cm de distance,100 pour un point de la surface des fils. On suppose toujours la charge concentrée sur l’axe du fil, de sorte que, si r désigne le rayon, on a r — a pour un point de la surface du fil ; pour la distance de ce point à un autre fil, on prend la ,distance des axes des deux fils...
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- On a ainsi autant d'égalités de la fon
- V=2l<?loj
- D
- néglige ; la différence est insignifiante et la formule c=----------^-(unités électrostatiques)
- qu'il y a de fils, et l’on peut en tirer les valeurs de q.
- I. — Deux conducteurs d la distance a l’un de l’autre et à la meme distance h de la terre.
- Dans ce cas
- V: — S'M1* a' 4- zq2 log -
- on tire de là ql et <7,; si on suppose Vâ = — Y, on a q, = —- qA et tout calcul fait
- donne une bonne approximation.
- La figure 2 (voir page suivante) donne la dis-
- Si on suppose que -7-^--^—- est très voisin de l’unité, on a la formule
- 2 log ~
- position des surfaces équipotentielles jusqu’à 3 m du sol. La variation de potentiel d’une surface à l’autre est de 0,001 et on a supposé ql = — 1 on a donc pour le potentiel 4,97.
- Si l'électricité du fil considéré est positive, il se développe par influence à la surface du sol une couche négative, dont la densité superficielle « est maxima à l’endroit où la chute du potentiel est elle-même maxima. On a
- qui diffère de la formule habituelle rappelée au début par. le facteur 2, ce facteur provient de ce que dans la première formule on considère la différence de potentiel des. conducteurs, tandis que dans celle-ci on prend la différence entre le potentiel et la terre.
- Dans la pratique on a
- Supposons a—ioo, h= 500 et r — 0,2, la capacité est 30'2°^-g si l’on tient compte de l’influence de la terre, et .2°2°^o’ si on la
- La figure 3 représente une courbe dont l’ordonnée est proportionnelle à cette densité, et l’abcisse égale à la distance du point du sol où règne cette densité au pied de la verticale équidistante des 2 fils. On voit que cette densité croît de zéro jusqu’à un maximum qui est au delà de la projection du fil sur le sol, et décroît ensuite plus lentement. Le deuxième fil développe une couche d’électricité symétrique de la précédente, mais de signe contraire.
- II. — Les deux conducteurs sont au même potentiel, iis sont par exemple reliés àu même pôle d’une batterie.
- Vi = V4=V
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- T. XIX. — Nû 25
- on
- microfarad par kilomètre
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- III. — Le deuxième conducteur est à la terre.
- V, = ü V,=V
- 2k\/^h2 | .
- Si l’on fait le calcul de la capacité dans ces trois cas pour deux fils de 3 mm à 20 cm de distance et 7 m de la terre, on trouve en
- La grande différence de C2 et C, montre que l’influence électrostatique de deùx fils parallèles est considérable. M. Vaschy est arrivé à une conclusion contraire (l) ; d’après lui la capacité d’un fil n’est pas notablement influencée par des fils voisins. M. Breisig discute ces résultats opposés ; iî termine en appliquant les calculs précédents à la détermination de la capacité d’un conducteur de courant triphasé (parcouru par le courant),
- et il obtient encore la formule
- ce qui pour une distance de 1 m des 3 fils et un diamètre de 4 mm donne une capacité de 0,00895 microfarad par kilomètre.
- G. G.
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHYSIQUE Séance du vendredi 16 juin jSÿÿ.
- M. Sagnac présente quelques observations de M. W. de Nikoi.aieve sur les actions mécaniques de la décharge disruptive.
- Quand on fait jaillir une étincelle à travers un tampon de ouate maintenu par un petit support d’ébonite entre les pôles d’une batterie de 17 bouteilles de Levde, on le voit se percer d’un canal central tapissé de fibres allongées dans le sens de la décharge ; ce canal se prolonge à l’extérieur, M. Nikolaieve pense que ces apparences nous révèlent ce qui se passerait si la décharge jaillissait simplement
- DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- dans l’air. Si le coton est imprégné d’eau potable ou d’huile, le même canal apparait plus long et plus large ; il semble donc que la décharge se produise dans les liquides comme dans l’air.
- Si l’on place une feuille d’aluminium entre deux feuilles de carton, le carton est perforé et l’aluminiumsecreuse en face des cratères; le même effet se produit encore sans carton, en face d’une pointe où jaillit la décharge. Le cratère est couvert de gouttelettes pendant la volatilisation du métal. Desfeuilles de cuivre
- (') Traité d'Électricité et de Magnétisme, t. I, § 41.
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- plus minces ou -~y de millimètre^ sont perforées. Si on les recouvre de paraffine, le trou de perforation est beaucoup plus large. Une feuille de —de millimètre, pressée entre les électrodes, de façon à présenterune résistance négligeable, est également perforée.
- M. Broca rappelle une expérience de M. Zkncer, de Prague, dans laquelle une étincelle venant frapper une paroi de verre y creuse un petit trou conique le long duquel court une spirale. Cette expérience a été présentée au congrès de l’Association pour l'avancement des sciences, à Caen.
- M. de Nikolaicvc adresse également la description d’un appareil destiné à montrer la rolalion électromagnétique d’un électrolyte traversé par un courant vertical entre deux électrodes circulaires et horizontales.
- M. J. Catjro expose les résultats de ses mesures sur le microphone, résultats publiés récemment dans ce journal (1 2).
- Sur la résistance intérieure des éléments étalons ;
- Par E. Coiien (*j.
- Des mesures de la résistance intérieure de l’élément Clark ont été effectuées par divers expérimentateurs.
- Voici les résultats généraux :
- i° A la même température la résistance d’un exemplaire déterminé peut varier de plusieurs fois sa valeur. Ainsi Klemencic (s) a trouvé les nombres suivants pour un élément de la forme prescrite par le Board of Trade.
- i4°>2 I23'9
- 2ÔU,7 81
- 23°>4 82,9
- (<) L'Éclairage Électrique du 17 juin. p. 413.
- (2) Zeits. J. physik. Chetnie, t. XXVIII, p. 723-736 (1899).
- (3) Wied. Ann., t. IXV, p. 917 (1898). — Ëcl. Êkct., t. XVII, p. 538.
- On voit qu’en refroidissant l’élément à 6°,5, puis chauffant à i4r.2, on constate une grande augmentation de résistance. Ce n’est qu’à 26°,7 qu’on trouve à peu près la résistance primitive observée dans le voisinage de 150.
- 20 La résistance intérieure varie d’une façon énorme avec la température : on a trouvé un accroissement du simple au double pour une diminution de 250; dans un autre cas, une augmentation simple ou triple pour un abaissement de io°.
- Les expériences qui vont suivre expliquent les divers résultats connus jusqu’à présent.
- L’auteur commence par rechercher l’influence qu’exerce sur la résistance la présence de cristaux de sulfate de zinc qui se trouvent en grand excès dans l’élément Clark. Il est évident que cette influence existe. Une solution claire et saturée de sulfate de zinc possède, à une température donnée, une certaine résistance électrique. Si maintenant on vient à y introduire des cristaux, le courant devra traverser les intervalles capillaires qui les séparent, puisque les cristaux eux-mêmes n’offrent qu’une faible conductibilité.
- O11 conçoit d’ailleurs que la résistance intérieure de l’élément se modifiera en même temps que ces canaux capillaires, c’est-à-dire lorsque les cristaux, en se refroidissant, seront disposés dans un autre ordre.
- Si donc on vient à chauffer un élément qui renferme des cristaux, on doit s’attendre à une variation de résistance, non pas seulement par suite du changement de conductibilité de la solution saturée, mais aussi par suite de la disparition d’un certain nombre de canaux capillaires, consécutive à la dissolution d’une certaine quantité de cristaux.
- L’auteur démontre d’abord par des expériences directes l’influence de la cristallisation sur la conductibilité. Une solution saturée de sulfate de zinc est préparée à la température de 38°, puis filtrée à travers une toile métallique de platine, à mailles très serrées, dans une fiole d’Arrhenius préalablement chauffée à la même température. On introduit les électrodes de platine (deux lames parallèles
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- de platine, fortement platinées) et on porte dans un thermostat k 250. Bientôt la cristallisation se fait ; quand la température est égalisée, on prend la résistance par la méthode de Kohlrausch, aux courants alternatifs et au téléphone : le minimum est très bon.
- Après cette mesure on fait fondre les cristaux, on lave et on sèche les électrodes et le vase, puis on introduit dans ce dernier une solution de sulfate de zinc saturée à 250 et filtrée comme la précédente.
- On trouva ainsi, à cette température de
- Avec les cristaux entre les électrodes, 140,95 ohms ;
- Avec la solution saturée, sans cristaux, 112,3 ohms :
- On voit que la présence de cristaux élève la résistance de près de 34 p. 100.
- En laissant reposer la cristallisation pendant une nuit k 250, ou en frappant doucement le vase on peut faire varier la résistance de 0,5 ohm; ce fait démontre l’influence de la position des cristaux.
- Il était aussi à supposer que la résistance -était plus grande, toutes choses égales d’ailleurs, avec une cristallisation plus abondante. Pour le voir on prit la résistance, à 25°, d'une •solution de sulfate de zinc saturée à 30'’; on trouva avec le meme vase 115,35 ohms, c’est-à-dire une augmentation de 3 p. 100 par rapport à la solution claire, saturée k 250. Les cristaux plus nombreux de la solution saturée k 38° avaient donné, à 25% une augmentation de 34 p. 100.
- Il est prouvé de cette façon que la présence de masses cristallines solides, telles qu’on les rencontre dans les éléments Clark et Weston •influent d’une façon irrégulière sur la résistance intérieure de ces couples.
- Que se passe-t-il quand l’élément ne renferme pas de cristaux ? La résistance est-elle proportionnelle k celle de l’électrolyte qu'il contient?
- Les éléments Clark et Weston contenant du sulfate mercureux comme dcpolarisant, il fallait voir d’abord si ce sel a une action sur 1
- la conductibilité du sulfate de zinc. La solubilité du sel mercureux est très petite en présence du sulfate de zinc; on pouvait donc prévoir que son influence ne serait pas considérable : effectivement la présence du sulfate mercureux ne put être décelée par la conductibilité, k la température de 250, dans une solution saturée des deux sels préparée par une agitation continue de 24 heures.
- Il était donc légitime d’exécuter les essais suivants avec des solutions saturées, sans addition de sulfate mercureux :
- Mesure de la résistance intérieure, à t'\ d’u?t élément Clark, rempli d'une solution claire, saturée à la meme température de t°.
- L’auteur choisit également la méthode de Kohlrausch k courant alternatif et téléphone. L’élément X rempli de la solution claire et saturée k t° était mis successivement en opposition avec deux éléments Clark A et B. Tous ces couples plongeaient dans un thermostat maintenu k t° avec des variations de température de o°,o5. La forme des éléments était celle préconisée par Kahle (h, avec cette modification que les électrodes étaient isolées dans le thermostat par des tubes capillaires soudés au verre de chaque couple. De plus, pour éviter des résistances parasites, la quantité de sulfate mercureux fut réduite k un minimum: 1,5 gr de mélange k parties égales de mercure et de sel mercureux. L’amalgame de zinc, le mercure et la solution saturée claire furent introduits chaque fois en égale quantité, jusqu’à la même hauteur dans le vase de la pile.
- La mesure de résistance se faisait après un séjour de 12 heures k température constante. Si nous posons la résistance (en ohms) :
- X + A = R,
- X + B = R*
- A + LS — R8,
- il vient :
- v R< + R- — R5
- l i1) Wied. An:i., t. LI, p. 20} (1894)._
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- Les éléments ayant des forces clectromo-trices pratiquement égales, à la même température. n’étaient traversés par aucun courant. Aussi le minimum du téléphone était-il très net, même quand on ne débouchait que de petites résistances au rhéostat.
- Voici les résultats obtenus :
- A la température de 25” : Xî5 = 60 ohms >- » 35° : Xa8 = 54,96 »
- On détermina ensuite, dans le vase à électrodes plongeantes de Kohlrausch, la résistance des solutions de sulfate de zinc saturées
- Solution saturée à 25°; résistance à 25° 256.45 ohms
- » » à. 3S"Î >' 'à 55° 218,45 »
- Si l’on fait le rapport, on trouve :
- Ainsi la résistance de l'élément Clark sans cristaux est proportionnelle à la résistivité de la solation correspondante.
- Les mesures effectuées pour trouver X donnent aussi les résistances intérieures des éléments Clark A et B
- _ R, 4- R.. R^_ B _ R, + R3 — R,
- Les trois couples A, B, X avaient pratiquement les mêmes dimensions, le tableau suivant indique ces résistances. On y a joint les valeurs de X ainsi qu’une série de mesures faites à la température de 30".
- .30** 561.2 278 58,1
- 35° 3iM 238,7 51,9
- Remarquons de nouveau l’irrégularité des nombres obtenus avec les couples à cristaux, tandis que la résistance de B change à peine entre 250 et 30°, celle de A varie d’environ 21 ohms par degré.
- M. Cohen répéta une partie des opérations précédentes avec l’élément Weston. Il cons-
- truisit trois de ces piles, dont deux à cristaux : en suivant-i-es préceptes de Jæger et Wachs-muth ('), et une troisième qu’il remplit d’une solution limpide de sulfate de cadmium, saturée à 25% avec 1,5 gr de mélange à parties égales de mercure et de sulfate mercureux. On prit également à l’aide du même appareil à électrodes plongeantes la résistance d’une solution saturée de cadmium, à 250. On trouva ainsi pour la pile 60,8 ohms, pour la solution 239,3 ohms, le rapport de ces deux nombres est3,93 comme pour l’élément Clark.
- La résistance de l'élément Weslon qui ne contient pas de cristaux est donc proportionnelle à la résistivité de la solution correspondante de sulfate de cadmium.
- Les expériences précédentes permettent d’expliquer avec facilité les diverses anomalies observées par d’autres auteurs. Ainsi la résistance intérieure d’un exemplaire donné ne saurait être une constante caractéristique, à la même température. Nous venons de voir en effet quelle grande influence exercent la présence et la position des cristaux. Dans les éléments qui ont séjourné quelque peu longtemps à basse température le sulfate de zinc prend la forme de croûtes cristallines qui ne laissent passer le courant qu’avec difficulté.
- Ce sont également les cristaux qui déterminent cette énorme variation de la résistance intérieure avec la température. Kle-mencic cite le cas d’un exemplaire dont la résistance, égale à 8500 ohms, à la température de 20°,8, s’éleva jusqu’à 30000 ohms lorsque la température descendit à n°,o. La Reichsanstalt de Berlin attribua cette variation anormale à des couches de gaz qui soulèvent les cristaux de sulfate de zinc. Si l’on admet cette explication, il peut paraître bizarre que la résistance, due principalement au gaz, soit plus grande pour les températures les plus basses.
- Au contraire, on conçoit aisément qu’en
- i1) Wùâ. Ami., t. LIX, p. 555 (1896). - tel. Élect.,
- t. XI, p. SS.
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- refroidissant l’élément de 20°,8 à il se
- dépose de nouvelles quantités de cristaux, grâce à la diminution considérable de solubilité.
- Le changement dans la position des cristaux déjà existants peut éventuellement contribuer à l’augmentation de résistance intérieure.
- Enfin, l’auteur préconise l’emploi des couples étalons, sans cristaux, pour la graduation des galvanomètres. Ordinairement on dispose sur le circuit d’une pile de force électromotrice connue l’instrument à tarer et une grande résistance connue. La force électromotrice étant E volts, la résistance du galvanomètre R,, la résistance auxiliaire Ra, celle de la pile R3, on a :
- E
- * R, + R, + R, ’
- Il est commode de se servir dans ce but des éléments Clark ou Weston. Mais nous venons de voir que la résistance R3, dans les couples à cristaux, peut prendre des valeurs extrêmement variables, à la même température.
- Si l’on tient à posséder un élément pratique, on fabriquera donc une pile de Clark ou de Westonavec une solution claireetsaturée, à une certaine température. On déterminera une fois pour toutes la force électro.motrice et la résistance intérieure de l’élément à une température donnée et l’on opérera constamment à cette température. En général, il sera même superflu de connaître Ra, résistance qui est ordinairement très petite vis-à-vis R, + R2. „ P. Th. Muller.
- Étalons de force électromotrice mercure-zinc et mercure-cadmium ;
- Par W. Jaeger et K- Kahle (j).
- Il est indispensable pour qu'un élément étalon fonctionne régulièrement que la surface
- entière des électrodes soit à toutes les températures recouverte de la solution concentrée et neutre de l’électrolyte. Parmi les différentes formes qui permettent de réaliser cette condition, la seule utilisée est la forme en H de Lord Rayleigh.
- Le pôle négatif est formé de zinc amalgame à 10 — 15 p.ioo, choisi à cause de son homogénéité et de ses propriétés électriques bien définies. Cet amalgame est recouvert d’une couche de cristaux de sulfate de zinc concassé. Le pôle positif est constitué par du mercure métallique, recouvert d’une bouillie qu’on obtient en broyant ensemble du sulfate mer-cureux S04Hg2, un peu de mercure et des cristaux de sulfate de zinc avec une solution concentrée de sulfate de zinc : le reste du vase est rempli avec une solution saturée de ce dernier sel. Si l’élément doit être transporté, on remplace le mercure par du platine amalgamé et la dissolution de sulfate de zinc par la bouillie.
- Il faut veiller à ce que le mercure ne soit pas souillé de métaux électropositifs et surtout que le sulfate de zinc soit rigoureusement neutre. On doit mettre dans chaque branche les cristaux de sulfate de zinc en quantité suffisante pour qu’ils soient toujours en excès à toutes les températures. Souvent avec le temps les cristaux s’agglomèrent, ce qui entraîne une augmentation de la résistance de l’élément et empêche la force électromotrice de suivre rapidement les variations de la température. Il arrive aussi que la couche de cristaux est soulevée par les bulles de gaz qui se dégagent au pôle négatif et que l’amalgame se trouve ainsi isolé de l’électrolyte; on remédie à cet inconvénient en maintenant l’clémcnt pendant quelque temps à une température de 40° : il ne faut pas dépasser cette température, afin d’éviter la transformation du sulfate de zinc.
- La construction des éléments au cadmium demande les mêmes précautions que celle des éléments au zinc ; comme la solubilité du sulfate de cadmium varie peu avec la température, il faut surtout faire attention à ce que
- (J) tVieâ, Ann,, t. LXV, p. 926-942, juillet 1898.
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- la dissolution soit réellement saturée, ce qui exige qu’on la laisse longtemps en contact avec un excès de cristaux en agitant fréquemment ; on ne doit pas la chauffer au-dessus de 70°, autrement le sulfate de cadmium. subit une transformation.
- Les éléments ainsi construits ont une force clectromotrice très constante : 27 éléments Clark dont l’ùge variait de un à six ans, n’ont pas donné d’écarts supérieurs à un dix-millième de volt; de même pour quarante éléments au cadmium.
- En mars 1896, les auteurs ont trouvé :
- Clark ào" _ cadmium à 20“ ’4 '
- Clark à I5U . j ^% cadmium, à 20° ’
- Clark à o° — Clark à 150 = 0.0164 volt int.
- En janvier 1897,
- Clark à 15e1 cadmium à 20° Clark à o*
- 1,42277.
- Clark ào" — Clark à 150 = 0,01631 volt int.
- En novembre 1897, ces nombres étaient devenus respectivement :
- 1,42280, 1,40660, 0,01650.
- La moyenne générale de ces observations donne finalement :
- ___Clark à 0° _
- cadmium à 2ou “ 1:422//'
- Le même rapport calculé d’après les forces électromotrices des deux éléments, mesurées séparément, a été trouvé égal à 1,42309; enfin, les forces électromotrices des deux éléments sont respectivement :
- Clark à 15°........... 1,4328 volt int.
- Cadmium à 20°......... 1,0186 a
- représentent la force ëlectromotrice d-e ces deux éléments à la température /, sont :
- Ei = 1,4328 —0,00119 h— 15)
- — 0,000007 (t — 15)2 volt int. E; = 1,0186 — 0,000038 '/ — 20) — 0,00000065 (t — 20)®.
- M. L.
- Sur l’air électrisé par l’action do décharge de la lumière ultra-violette ;
- Par John Zeleny f1).
- L’auteur s’est proposé de comparer les propriétés de l’air électrisé par la décharge d’un corps soumis à l’action de la lumière ultra-violette et celles de l’air électrisé par la décharge d’un corps sous l’action des rayons Rœntgen.
- L’appareil employé est représenté par la
- Fig. 1.
- figure 1. Un tube de laiton T est terminé à l’une de ses extrémités par un tube de plomb M contenant un cylindre métallique isolé rempli de verre pilé G relié à l’une des paires de quadrants d’un électromètre E ; l’autre extrémité est terminée'par un tube C par lequel on insuffle un courant d’air qui s’échappe ensuite par R. Latéralement est une tubulure permettant d’introduire dans le tube un disque de zinc poli I) relié au pôle négatif d’une pile dont le pôle positif est relié à la terre et à la cage de l’électromètre. En regard de ce disque le tube présente une ouverture fermée par
- D’aprcs les expériences directes entre o° et 150 ou entre o" et 20% les formules qui
- (l) b'hilosophical Magazine, t. X.LV, p. 272-274, 1898.
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- 468 L'ÉCLAIRAGE
- une lame de quartz P; une lentille T,, également en quartz, concentre sur le disque les rayons émis par une lampe à arc A. Pour opérer avec les rayons Rœntgen, la lampe est remplacée par une ampoule de Crookes, la lame de quartz par une mince feuille d’étain, et la lentille est supprimée.
- Quand la lampe fonctionne et que l’air du tube est en repos, l’électromètre ne subit aucune déviation. Il en est de même lorsqu’on lance un courant d’air dans l’appareil, la lampe étant éteinte. Mais si on lance le courant d’air la lampe étant en fonction, l’électro-mètre dévie dans un sens indiquant que le verre pilé G reçoit une charge négative, la déviation augmentant d’une manière continue et prenant des valeurs telles que le faisceau lumineux réfléchi par le miroir de l’instrument sort des limites de l’échelle.
- Quand on place en B un second tampon de verre pilé l’électromètre indique qu’aucune charge n’atteint G, montrant ainsi qu’un tel tampon est capable de décharger complètement l’air électrisé par la décharge sous l’action de la lumière ultra-violette, fait déjà constaté
- ÉLECTRIQUE T. XIX.-N°25.
- par J.-J. Thomson et Rutherford (‘) dans le cas de la décharge par les rayons Rœntgen.
- L’auteur a constaté qu’une faible partie seulement de la charge perdue par I) sous l’influence de la lumière ultra-violette atteignait le tampon G. même avec un courant d’air rapide. Pour cela il mesurait la vitesse de déperdition d’abord quand D était relié à une paire de quadrants et G à la terre, puis quand D et G étaient en communication avec la même paire de quadrants chargés ; dans ce dernier cas, la quantité d’électricité atteignant Gétait insuffisante pour maintenir constante la charge totale de G et de D.
- En opérant avec des rayons Rœntgen et modifiant la position du tube générateur de manière que la vitesse de déperdition sous l’influence de ces rayons' fût la même que celle observée avec la lumière ultra-violette, l’auteur a observé que, pour une même vitesse de l’air et une même charge négative du disque, la charge positive prise alors par le tampon G est considérablement moindre que la charge négative qu’il prend lorsqu’on opère avec l’arc. J. R.
- VARIETE
- 1799. — CENTENAIRE LES ORIGINES DE LA :
- U. — Galvani et Volia
- Une lois en possession de son arc métallique, l'arco conduttore, comme l'appelait l’inventeur lui-même. Galvani tenait en main la clef du problème dont il cherchait la solution. Aussi s’emprcssa-t-il d’claborer une théorie complète basée sur les faits observés a priori, et de multiplier les expériences destinées à la confirmer a posteriori.
- Passons rapidement en revue et la théorie et les faits : la question du reste, va bientôt se compliquer par suite de l’introduction d’un nouvel élément ; la contradiction.
- La théorie que Galvani expose complaisamment
- DE LA PILE. — 1899
- PILE ÉLECTRIQUE (G
- dans l’ouvrage précité (fi, peut se résumer ainsi :
- Les nerfs des animaux contiennent une électricité propre à leur nature. La commotion est produite par le passage de ce fluide vital des nerfs dans les muscles par l'arc métallique. On peut donc assimiler le corps de la grenouille à une bouteille de Levde, dont les muscles et les nerfs formeraient les armatures et qui serait chargé d’un fluide analogue
- p; Philosophical Magazine, t. XLVI, p. 595. novembre [89b.
- fl) Voir L'Éclairage Électrique du 17 juin, p. 456. fl) Loc. cit. Pars. IV. Conjectura; p. 100 et sq.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 469
- à l'électricité. Ce fluide ne serait pas homogène, mais composé de deux sortes d'électricitc, celle négative et celle positive.
- Dans son assimilation du corps des animaux à une bouteille de Leyde organique, Galvani procède avec une extrême circonspection : peut-être pourrait-on dit-il, se permettre une hypothèse qui ne serait point entièrement vraie, une conjecture qui ne serait pas absolument et de tout point contraire à la vérité 0). Cette défiance, si digne d'éloges, sous la plume d’un savant comme Galvani, trouva bientôt son écho et sa confirmation. D’abord acceptée avec enthousiasme, la théorie de l’arc conducteur, de l’arc purement passif, ne fut pas longtemps sans rencontrer des contradicteurs. Le plus célèbre fut Volta, professeur de physique à Paviequi, niant l’exactitude de l'explication donnée, prétendit que l'arc n'était point passif, mais actif. Les nerfs et les muscles de la grenouille n’étaient pas les armatures d'un condensateur, chargées de fluides de noms contraires, qui en se recombinant à travers l'arc métallique, déterminaient les contractions observées, mais précisément le contraire, c’est-à-dire que le fer et le cuivre se chargeaient de fluides de noms contraires et que le corps de ia grenouille était l'arc conducteur à travers lequel se recombinaient les fluides produits et retenus sur chaque métai par une force que Volta appelait force électromotrice.
- Les expériences de Galvani répétées en Italie par Yalli. Moscati, P'ontana, Caldini, Frabroni, Aldini et Volta; en Allemagne, par Ackermann, Grau, Creve, Schmick, Reil, Pfaff, Alex, de Humboldt ; en Angleterre, par Nonro, Fowler, Robinson, Asch, Hunter; en France, par Coulomb, Sabathier, Pelle-tan, Charles, Fourcroy, Vauquelin, Guyton Mor-veau et Halle, furent interprétées très diversement. Le plus brillant et le plus célèbre de ccs critiques fut Volta. Né àCômccn 17.15, Volta était, depuis 1779, professeur à l’Université de Pavie. Physicien avant tout, de même que Galvani était anatomiste avant tout, il étudia la question à son seul point de vue ; tandis que ce dernier, précisément à cause de ses occupations spéciales, était porté à exagérer le rôle joué par l'organisme, le premier, pour le même motif, avait une propension à la réduire autant que possible et à substituer une action physique et mécanique à l'action physiologique de son adversaire. Volta et Galvani ne demeurèrent pas
- (<) Ibid. « Non inepta forte, neque a veritate abludens hypothesis. atque conjectura ilia esset... » P. 101.
- seuls dans la lice; une foule d’expérimentateurs, jaloux de collaborer à l’élucidation de ce point encore obscur, vinrent se joindre aux deux chefs, représentant l’un, l’école de Bologne, l’autre, celle de Pavie.
- Ce tournois scientifique, tout pacifique et cependant si feitile. est assurément l’un des faits les plus captivants de l’histoire des sciences. C’est du choc des idées que jaillit la lumière. N’est-il pas merveilleux de voir comment. de ces controverses fécondes, sont sorties la plus grande découverte du siècle et les plus admirables inventions ! Les deux écoles italiennes avaient bien chacune une parcelle de vérité, si l’on peut s’exprimer ainsi, mais à côté de cette vérité se trouvaient de grossières erreurs. Grâce à la contradiction, chacun rivalisa de zèle pour établir l’exactitude de ses hypothèses et saper les fondements des théories adverses : une ardeur inouïe s’empara des physiciens et des physiologistes qui multiplièrent à l'infini les expériences et finirent par découvrir la véritable cause des phénomènes observés. Il serait intéressant de suivre pas à pas les progrès de la nouvelle science, mais cela nous entraînerait trop loin. Nous nons bornerons à consigner ici les faits les plus importants produits de part et d’autre.
- Dès le début, Volta s’efforça d’expliquer à sa manière les manifestations du fluide galvanique. Quand un conducteur est chargé d’électricité, disait-il, l’action de l'atmosphère excite dans tous les conducteurs voisins, un courant de meme nature : il est donc tout naturel qu’un animal, place sur une table plus ou moins bien isolée et placé entre deux conducteurs, soit pénétré par cette électricité. Quant à l’intensité des contractions musculaires, elle n’a rien de surprenant si l’on songe à l’extrême .sensibilité des grenouilles : en effet, ces animaux peuvent servir à accuser des quantités d’électricité 50 fois plus faibles que celles qu’il est possible de constater avec les plus parfaits électromètres. Mais les premières expériences de Galvani sont loin d’avoir excité chez'Volta autant d’intérêt que celles entreprises postérieurement avec l’arc conducteur. Sa curiosité fut alors éveillée au plus haut point ; il répéta, en les variant, les expériences de l’anatomiste et essaya toutes sortes de combinaisons. C’est ainsi qu’il découvrit l’action du galvanisme sur les sens du goût et de la vue- Place-t-on sur la langue une pièce d’argent et sous la langue un fil de zinc ou de fer, on ne perçoit rien d’abord ; mais I si l’on fait toucher les deux métaux, on sent immé-
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- diatement un courant sur la langue, en même temps qu’une saveur acide, très astringente, due à la dissolution du zinc et à la décomposition de la salive, affecte l’organe du goût.
- En outre, Volta ayant collé un petit morceau d'étain sur la paupière et ayant placé dans sa bouche une cuillère d’or ou d'argent, perçut une sensation lumineuse en mettant en communication l’ctain et l’argent. En changeant la position des métaux, c'est-à-dire en plaçant l’étain sur la langue, il obtenait deux sensations simultanées et très distinctes, l’une, lumineuse, l’autre, sapide(‘). Frappé de ces expériences et de la nécessité d'employer deux métaux différents pour obtenir des contractions prononcées, Volta soutint que le corps de la grenouille ne jouait dans le phénomène qu'un rôle passif, l'électricité prenant naissance dans l’arc de communication. D’après lui, le contact entre les molécules différentes des deux métaux composant l’arc, détruisait l'équilibre du fluide neutre; l’un des métaux étant électrise positivement, l’autre, négativement. C’est en se reeombinant à travers le corps de l'animal que les deux fluides y déterminaient des contractions.
- Tandis que Volta s'efforçait de prouver qu'il y avait production d'électricité dans le contact des métaux, Galvani de son côté, combattait cette théorie et cherchait à confirmer la sienne par une foule d'expériences. A l’affirmation de Volta, relativement à l'électricité métallique, Galvani répondit en démontrant d’une manière péremptoire l’existence de l’électricité animale. A cet effet, supprimant l'arc métallique, le célèbre anatomiste plaça sur un bain de mercure pur une grenouille fraîchement préparée : les contractions qu’il obtint prouvèrent que le contact de deux métaux n’était point indispensable à la production du phénomène.
- Volta ne se déconcerta pas pour autant : il expliqua le phénomène en généralisant son principe du contact : le contact de deux corps hétérogènes, dit. il, produit une force qui décompose le fluide neutre existant à la surface de conta.ct des métaux et s'oppose à la recomposition des électricités contraires rendues libres sur Les deux corps.
- Galvani qui avait déjà réussi a obtenir des contractions sans l’interposition d’aucun métal et par le simple contact des nerfs lombaires de la grenouille avec les muscles cruraux, parvint même à ne faire intervenir que des substances homogènes.
- (>} Fischer.
- Ayant placé sur un plateau de verre une cuisse de grenouille, munie de son nerf lombaire, il disposa à côté une seconde cuisse préparée d'une manière semblable, puis, réunissant les nerfs des deux cuisses, il obtint une énergique contraction. Galvani triomphait : après de pareilles constatations, il était rigoureusement impossible de vouloir expliquer le •phénomène observé, par contact de substances hétérogènes : l'existence de l’électricité animale était doncparfaitementdémontrée; mais, il fautle reconnaître, cette démonstration n’infirmait en rien celle de l'électricité métallique soutenue par Volta. Depuis que le problème avait été scindé, chacun poursuivant un but essentiellement spécial et de plus en plus différent, les conditions avaient changé : les expériences de l’anatomiste ne démolissaient pas les conclusions du physicien et réciproque-
- En effet, prouver que le contact de deux métaux produisait l'électricité (que ccttc thèse fut vraie ou fausse peu importe), ne revenait certainement point à démontrer la non-existence d'un fluide propre aux animaux. C’est, sans nul doute, à cette circonstance curieuse que la lutte scientifique entreprise sur un terrain mixte, physico-physiologiste, dût de se prolonger plusieurs années. Chose étrange, bien que Galvani eût la plus grande part de vérité dans ses affirmations, c'est néanmoins lui que l’on regarde généralement comme le vaincu.
- Galvani d'ailleurs rencontra d'autres adversaires. Parmi les plus célèbres, il convient de citer le chimiste florentin Fabroni qui, des 1792 posa les fondements de la théorie chimique de la production du courant. D’après lui, les métaux les plus oxydables, lorsqu'ils sont purs, se combinent difficilement avec l’oxygène sous l'action de l’air ou de l’eau ; mais lorsque ces métaux ne sont pas isolés, lorsque, par exemple, on met en contact deux métaux inégalement oxydables, le métal le plus oxydable se combine énergiquement avec l’oxygène de l'eau ou de l’air ; c’est cette action chimique qui produit le fluide déterminant les contractions observéss par Galvani.
- Volta, Galvani, Fabroni, malgré les divergences de leurs opinions, avaient tous une part de vérité. Le premier, physicien, ne voyait que le phénomène physique : il a découvert la jorçe ëlectromo-trice de contact ; le second, anatomiste, étudiant la question au point de vue physiologique, a démontré l’existence du fluide animai; enfin, le troisième, chimiste, n'envisageant le problème qu'au point de
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- vue des réactions, a trouvé la véritable solution du problème, le fait de la production du courant par les réactions chimiques. La lutte était trop vive entre les partisans de Volta et "ceux de Galvani pour que l'on daignât accorder l'attention qu'elle méritait à la nouvelle théorie, aussi, dans les deux camps s’ingénia-t-on à trouver de nouveaux arguments en faveur de la thèse préconisée. C’est alors que Volta, pour prouver que la tension du courant électrique était proportionnelle au nombre de couples métalliques, imagina le dispositif ingénieux qui servit de point de départ aux développements prodigieux pris par la science élec-
- Voici en quels termes Volta a raconté lui-même ce mémorable événement, dans un manuscrit publié par le Dv Alocchetti en 1833 : « J'inclinai d’abord à croire, moi aussi, à la théorie du fluide animal, jusqu’à ce que de plus soigneuses expériences me convainquissent que l’animal était simplement passif, qu'il était une sorte d’électroscope, et qu’actifs au contraire étaient les différents éléments assemblés. Ces expériences me conduisirent enfin, vers l'armée 1799, à l’invention de ce qu’on appelle la pile, ou appareil électromoteur, composé de plusieurs couples métalliques, formés chacun d'étain et d’argent.ou cuivre, ou mieux encore de zinc et d’argent ou cuivre, séparés par des couches humides, et dans lequel l’électricité métallique, contestée si souvent par Galvani et ses partisans, s’est manifestée non seulement par les clectromctres ordinaires, mais par beaucoup d’autres indices et phénomènes étonnants... La pile formée parla série régulière de nombreux couples métalliques, séparés par des conducteurs humides, étant une invention absolument neuve, et fruit de la théorie établie par moi, est par tout le monde appelée pile de Volta, quelle qu'en soit la structure, car j’en ai indiqué plusieurs dès le commencement, c’est-à-dire k 'colonne ou pile, et h couronne, comme j'appelai mon premier appareil, auquel çe rapporte celui, à présent plus généralement employé, composé d’autant de vases remplis d’eau salée qu’il y a de couples métalliques. » (Voir la Lattre à Banks sur la construction de la pile.) V. Antinoni a publié à Florence en 1816 la Collection des ouvrages de Voila (5 vol. in-8°).
- Comme il l’indique, Volta substitua aux disques de feutre humide des couches liquides, non pas dans le but de produire une action chimique plus 1 intense, mais simplement de diminuer la résis- I
- tance. « l.es couches humides ne sont là, écrivait-il, que pour faire communiquer l’un avec l’autre tous les couples métalliques. »
- Ainsi, malgré sa brillante découverte, Volta persistait dans son erreur. On ne saurait lui en faire un reproche en songeant aux prodiges d’ingéniosité qu’il dut faire pour arriver à soutenir une théorie en somme insuffisante et même fausse. Combien de chercheurs, engagés dans le droit chemin, sont moins heureux que le physicien de Pavie ! Ou lui doit, en effet, non seulement la pile, mais encore l'électrophore (1775), du moins dans sa forme ordinaire utilisée par les laboratoires, le pistolet électrique qui porte son nom, l’eudiomètre pour l’étude des gaz, le condensateur (1785). l’élcc-troscope à pailles, la lampe inflammable, et une foule d'autres appareils de moindre importance.
- Né le 18 février 1745 à Cômc, qui célèbre cette année par une Exposition spéciale, l’anniversaire de la découverte de la pile, Volta mourut le 5 mars 1827 à Pavie, après avoir occupé pendant trente ans la chaire de physique à l’Université de cette ville. Nous ne pouvons oublier que la France s'associa dès le début à ses travaux. Bonaparte le fit comte et sénateur du royaume d’Italie et l’inscrivit le premier sur la liste des membres de l'Institut italique. La découverte delà pile sc fit presque en terre française. C’est en 1796 que Pavie fut prise par l'armée d’Italie; en 1797 fut fondée la république cisalpine qui comprenait le Milanais, Corne, Pavie; en 1807, Napoléon, couronné roi d’Italie, compte Volta parmi ses plus illustres sujets (*).
- La science ne fut pas ingrate à l'égard du physicien de génie. Son nom se rencontre à chaque page des ouvrages classiques qui s’occupent d’électricité : arc voltaïque, électricité voltaïque, batterie voltaïque...; voltamètre, et lorsque le Congrès (Association britannique de i86ij fut appelé à donner un nom aux diverses unités relatives au courant
- (!) Volta avait adressé dès 1800 deux lettres, l'une à sir Joseph Bankë président de la Société royale de Londres (datée de Côme le 20 mars 1800), l’autre à La Métherie. membre de l’Académie des Sciences. La première a été publiée dans les Philos. Transact. (vol. II, n° 17, p. 408,
- 1800) , la seconde dans le Journal de Physique (t. II, p. 311,
- 1801) .
- Les 16, 18 et 20 brumaire an IX (novembre 1800), Volta lut devant l’Institut de France, en présence du premier consul Bonaparte, un mémoire contenant l’exposé de ses découvertes. Une médaille d’or lui fut décernée en souvenir de cet événement. *
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- électrique, il ne put moins faire que de rappeler, par le terme de volt donné à l’unité de force élcctro-motrice, les travaux du patient chercheur qui
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- découvrit et étudia le premier cette force nouvelle qui devait révolutionner le monde (').
- A. Berthier.
- CHRONIQUE
- L’emploi de l’alcool dans les moteurs à gaz tonnants. — Sous ce titre, nous avons publié dans notre numéro du 6 novembre 1897 (t. XIII, p. 282) les résultats des essais faits, à la station d’essais de machines de Paris, par M. Max Ringelmann, professeur à l'Institut agronomique, sur l’emploi de l’alcool dénaturé pour l’alimentation des moteurs à gaz tonnants ; les moteurs essayés étaient un moteur Brouhot à quatre temps et un moteur Benz à deux temps. De ces résultats il ressortait que la consommation par chcval-heure était de 0.756 kgr ou 0,906 litre d’alcool, correspondant à une dépense de 0.90 fr par cheval-heure, i’alcool étant compté à 1 file litre pris hors Paris. Des essais comparatifs faits sur les mêmes moteurs avec de l’essence de pétrole montrèrent que la consommation de ce liquide était de 0,400 kgr ou 0,565 litre par cheval-heure correspondant aune dépense de 0,28 fr., l’essence étant comptée à 0,50 fr le litre. Aussi l'auteur concluait-il qu’il ne fallait pas songer à l’utilisation économique de i’alcool.
- Mais cette conclusion n’a pas été admise par ceux qui s'intéressent au développement del’industrie de l’alcool car d'autres essais, faits dans diverses conditions et dans divers laboratoires, ont fourni des résultats favorables à l'alcool.
- C'est ce que rappelait M. L. Périsse dans une communication faite le 2 juin dernier à ia Société des ingénieurs civils, communication à laquelle nous empruntons les renseignements qui suivent :
- « D’après les essais deM. Lévy, à l’Ecole des Industries agricoles de Douai, 1 litre d’alcool à 90° donnait 3,05 chevaux-heure, tandis que 1 litre d'essence en produisait 6,12. Par contre, il résulte d’autres renseignements précis que, dans des essais récents, un constructeur aurait fait produire à un moteur à gaz de 5 chevaux une force de 6 à 6 1/2 chevaux, en utilisant, avec des dispositifs spéciaux, l'alcool dénaturé ordinaire à go°. D’autres résultats favorables auraient été obtenus par un ingénieur-mécanicien, M. Mora*
- » En Allemagne, M. Petrcano a fait récemment, au laboratoire de M. Slaby, des essais très favorables 4 l'alcool. Le moteur, du type Otto, avait un carburateur d’un modèle spécial utilisant la chaleur des produits d’échappement. Le moteur n'aurait consommé que 0,380 kgr à o, 620 kgr d’alcool à 921’ par cheval-heure, soit une moyenne de 0,540 kgr.
- » D’autres expériences ont également été faites à Berlin; un petit moteur « Gnome »> n’aurait consommé que 300 gr par cheval-heure d’alcool à 90°. L’Institut national des fermentations, ayant à actionner une petite usine annexe de ses laboratoires, a installé un moteur Koerting, à alcool, qui consommerait 500 gr d’alcool à 950 par cheval-heure; des expériences faites sur d’autres moteurs auraient donné 560 gr par cheval-heure, a
- D’un autre côté des essais ont été faits avec des moteurs d'automobiles par divers constructeurs.On a employé soit de l’alcool dénaturé ordinaire à 90“ soit de l’alcool à 95», soit enfin de l’alcool carburé par le procédé Dusart, qui produit de l’alcool à 95” dissolvant 3» p. 100 d’un carburant dont l’inventeur garde le seeret. .
- « Cet alcool carburé a été essayé en novembre dernier sur un tricycle de Dion-Bouton et les résultats ont été très satisfaisants.
- • » En décembre, àla demande de l’Association pour l'emploi industriel de l’alcool, le commandant Krcbs, administrateur délégué de la Société Panhard et Levassor, a procédé à des essais au frein sur le moteur Phœnix dit de 4 chevaux. La seule modification a été l’agrandissement de l’orifice d’admission employé avec l'essence. Ces essais ont donné : 4,2 chevaux avec l’alcool carburé Dusart, et 3,6 chevaux avec l’alcool à 95° ordinaire. Or la pleine marche à l’essence donne 4,4 chevaux. D’après M. Arachequène, ces essais prouvent qu’il suffirait d'un léger dégrèvement de l’alcool destiné à la force
- p) C’est Voha qui donna le nom de J or ce èleclromotrice à la cause inconnue qu’il admettait agir à la surface de contact de deux métaux pour décomposer le fluide neutre.
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- motrice, avec le droit de le vendre librement, pour i lutter à égalité contre l’essence de pétrole. I
- » D'autrepart un certain nombrede constructeurs, j parmi lesquels il convient de citer la Société des j voilures Ilenriod, ont essayé l'alcool à la place de ! l'essence, i.a Société Ilenriod fait marcher ses aiuto- • mobiles indifféremment à l'essence ou à l'alcool, 1 sans rien changer au moteur. Mlle y parvient grâce au système de réglage de son carburateur-distributeur. M. L. Périsse a été à même d’essayer à l'alcool une voiture Henriod analogue à celle qui vient de faire à l’essence la grande course Paris-Bordeaux ; il a pu constater que la marche était très suffisamment régulière et rapide avec l'alcool dénaturé qu'on trouve chez tous les épiciers. Mais, à égalité de parcours, le volume de liquide consommé est notablement supérieur à celui de l’csscncc et,en l'état actuel, le prix ne rend pas pratique l’emploi de l’alcool.
- » Une sorte de concours de voitures à alcool a eu lieu en avril dernier sur l’initiative du journal Le Vélo; huit concurrents ont présenté des voitures ou des motocycles qui marchaient pouria plupart soit à l’alcool, soit à l’essence. La seule voilure qui ait osé, malgré le mauvais temps, effectuer le parcours prescrit, de Paris à Chantilly et retour (136 km), a été celle de M.M. Gutlin et O, construite par MM. Briest et Armand de Villers-Cotterets ; elle était munie d’nn moteur de 4 chevaux. Le parcours a été faii en 8 heures 8 minutes, avec une consommation de 3S litres d’alcool, soit près de 0,30 litre par kilomètre, ce qui correspond à une dépende de
- Si l’on cherche à dégager sans parti-pris la conclusion qui découle de l'ensemble de ces essais il semble que i'on doit actuellement s’arrêter à la suivante : U est possible d’obtenir un fonctionnement régulier des moteurs alimentés avec de l’alcool et surtout avec l'alcool carburé, mais à égalité d’énergie produite la consommation d’alcool est plus grande que la consommation d’essence de pétrole.
- En terminant sa communication, M. Périsse indiquait les points suivants sur lesquels il lui paraît utile d’appeler l’attention des agriculteurs et des constructeurs -,
- iù Au lieu d’alcool ordinaire à 90" contenant 10 p. 100 d’eau et 15 p. ioo de dénaturant (benzine lourde et vert malachite), il serait préférable d’employer l'alcool à 95° que produisent toutes les distilleries agricoles ou mieux encore l’alcool à 98° dénaturé avec des hydrocarbures bon marché qui
- favoriseraient la richesse du mélange explosif sans produire de dépôts minéraux.
- 2ij ü faudrait que le prix de l'alcool pour moteurs fût abaissé. Actuellement, l'alcool vaut en gros 0,60 fr le litre environ ; son emploi deviendrait pratique si on le dégrevait des impôts, frais de dénaturation et de régie, impedimenta de transports, etc., qui, en bloc, représentent environ 0,25 fr. par litre.
- Ajoutons qu’à la suite de la communication de M. Périssé, .M. A. Lecomte a présenté quelques observations sur les inconvénients qui lui paraissent devoir résulter pour l’agriculture d’une production intensive de l’alcool. Un hectare de terrain donnant 45000 kgr de betteraves desquelles on peut retirer 2 565 litres d’alcool, il est facile d’en déduire que le développement de l’emploi de l’alcool aurait pour conséquence l’immobilisation d'énormes étendues de terrains pour la production de la bette-
- D’un autre côté il estime que l’alcool est un combustible onéreux, car pour distiller 100 kg de betteraves il faut brûler 9 kgr de charbon développant 72 000 calories ; on récupère 4,55 kgr d’alcool à ioo11 développant 31800 calories. L’alcool est donc un accumulateur de chaleur rendant au maximum 44 P- 100.
- Il rappelle que l'emploi de mélange d’alcool et d'hydrocarbures n’est pas nouveau ; il y a une trentaine d’années ona utilisé pour l’éclairage, sous le nom de gazogène Robert, un mélange d'alcool et d’essence de térébenthine.
- Sur Les galvanomètres, ampèremètres, voltmètres et mégohmètres. — Dans une conférence fai te au dernier Congrès de l’Institution of Civil Engi-neers et dont nous disions quelques mots dans notre dernier numéro (Supplément du 17 juin, p. CXXII), le professeur William Edward Ayrton a passé en revue les principaux progrès accomplis pendant ces dernières années dans la construction des appareils de mesures électriques non intégrateurs. L’intérêt que l’on attache aujourd’hui à la précision des mesures industrielles nous a engagés à donner ci-dessous une traduction de cette communication qui résume, avec beaucoup d’autorité, l’état actuel de la question :
- Matériaux. — Les corps métalliques les plus employés dans la construction des instruments de
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- mesures sont le cuivre, le fer, l’acier, le bronze phosphoreux et les alliages de très grande résisti-
- II y a quelques années le cuivre à 98 p. 100 de conductivité {étalon Matthiessen) était considéré comme excellent; aujourd'hui on trouve couramment du cuivre à 105 p. 100 de conductivité fabriqué en l'rance parles usines Mouchel. Ce grand accroissement dans la conductivité électrique a été attribué à un accroissement de la densité du métal ; il ne me semble pas que celte opinion soit fondée et il me parait désirable de rechercher si une plus grande augmentation de la conductivité électrique ne pourrait pas être obtenue en enlevant avec un soin plus grand encore les dernières traces d’impuretés. Il me paraîtrait également important de rechercher si la variation de la résistance avec la température croît en même temps que la pureté du
- Le fer doux employé pour la confection des aiguilles des instruments électriques doit avoir un très faible magnétisme rémanent et une très faible force coercitive tandis que dans l'acier employé pour la confection des éléments permanents ces deux quantités doivent être aussi grandes que possible. De grands perfectionnements ont été réalisés dans ces dernières années dans la préparation du fer doux commercial et l’acier même peut maintenant être obtenu en lingots ayant une force coercitive plus petite que le soi-disant fer doux employé dans la construction des appareils électriques il y a cinq ou six ans. Il est ainsi devenu possible, en utilisant seulement des inductions magnétiques assez faibles,'de construire des instruments à fer doux donnant dans les mesures des intensités et des tensions de courants alternatifs des résultats précis; toutefois il convient de remarquer que des instruments de ce genre, bien que le nombre de tours des bobines ne corresponde qu'à un nombre d'ampere-tours produisant seulement une faible induction avec une onde sinusoïdale ou aplatie, ne donneraient cependant que des mesures grossières avec des ondes très aiguës. Une compensation satisfaisante de l’erreur duc à la variation de fréquence pouvant être obtenue en shuntant l’instrument avec une self-induction, ilme paraît désirable que des expériences soient faites dans le but de trouver quelque artifice permettant de compenser l’erreur due à la forme aiguë de l’onde.
- La confection des aciers pour aimants a également reçu des perfectionnements importants comme
- l’indiquent les résultats suivants d’essais faits sur divers aciers avec une force magnétisante supérieure à 200 unités :
- 1885. Acier trempé a l'huile,
- essayé par J. Ilopkinson . . 11 300 12
- 1893. — Fil d'acier pour piano,
- essayé par Ewing............ 9 500 45
- 1898. — Acier au molybdène,
- essayé par Mme Curie .... »» 85
- On remarque, dans les valeurs de la force coercitive un accroissement considérable qui est de très grande importance dans le maintien de la constance des aimants permanents des instruments ; cet accroissement a été obtenu partiellement par des modifications dans la composition de l’acier, partiellement par une plus grande connaissance des conditions favorables à la trempe des aciers à aimants, il me paraît certain que de nouveaux perfectionnements peuvent encore être réalisés;
- Dans les instruments nécessitant un ressort, lequel pour des raisons magnétiques ne peut être fait en acier, l’emploi du bronze phosphoreux est particulièrement à recommander à cause de la grande élasticité de ce corps ; toutefois cet alliage n’est pas aussi bon que le quartz au point de vue de l’absence de modifications moléculaires.
- Une méthode réellement pratique pour recouvrir le quartz d’une couche métallique de conductibilité suffisante pour permettre au quartz de servir comme électrode flexible dans les voltmètres électrostatiques serait évidemment très désirable ; toutefois il vaudrait encore bien mieux trouver quelque alliage métallique possédant les propriétés mécaniques du quartz.
- Des alliages possédant des résistivités de plus en plus grandes et des coefficients de température de plus en plus faibles ont été souvent préconisés, mais on ne semble pas avoir cherché des alliages ayant en même temps un faible coefficient et une faible résistivité bien qu'une substance de ce genre soit utile dans beaucoup de cas, par exemple dans la construction des bobines de voltmètres et celle des bobines d’instruments à bobines mobiles employés avec un shunt pour la mesure des courants intenses.
- Galvanomètres. — La création d'instruments à bobine mobile a produit une véritable révolution dans la galvanométrie, et dans les cas où il faut une faible résistance et une courte période ce typé d’instrument est de beaucoup préférable au type à
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- aiguille mobile. Toutefois aucun galvanomètre à bobine mobile n’a encore été construit qui puisse seulement déceler l'existence des faibles courants que les galvanomètres à aiguilles mobiles sont capables de mesurer avec exactitude. Le développement des instruments à bobine mobile est d’ailleurs actuellement limité par la faiblesse relative du champ produit par un aimant permanent, par l’épaisseur du fil de suspension et par les faibles traces de magnétisme qui demeurent dans les matériaux non magnétiques utilisés dans la construction de la bobine même après l'emploi de la meilleure méthode préconisée pour faire disparaître ce magnétisme. Cependant à cause des grands pei-fectionnements qui ont été introduits pendant ces dernières années dans la construction des galvanomètres à bobine mobile et du fait qu’un volume donné de fil donne lieu à une action énormément plus grande que dans les instruments à bobine mobile dans les instruments à aiguille mobile, il est à prévoir que les deux genres d’instruments continueront à rivaliser dans beaucoup d’applica-
- Ampèremètres et voltmètres. — Dans les instruments utilisant l’action cl’une bobine sans fer sur une autre également sans fer, le champ magnétique est d’environ 50 unités. Par conséquent, comme le champ sur un tableau de distribution d’une station centrale dépasse souvent 20 unités, la perturbation est très grande et l'erreur dans les mesures considérable. Il importerait donc d’employer du cuivre de conductivité beaucoup plus grande que celle qu’on obtient actuellement afin de pouvoir faire un plus grand nombre de tours de fils sans cependant accroître le volume et la résistauce de la bobine.
- Dans quelques instruments à aiguilles en fer doux les champs ne dépassent guère 70. Ces instruments sont donc, comme les précédents, tout à fait inutilisables dans les stations centrales à moins qu'ils ne soient protégés au moyen d’écrans magnétiques en fer doux.
- Dans les instruments à bobine mobile le champ peut atteindre jusqu’à 1 200 unités; et l'on pourrait espérer que dans ces conditions les champs perturbateurs ne peuvent introduire d’erreur sensible. Mais en réalité les pièces polaires de fer et principalement le noyau de fer concentrent le champ sur la bobine, de sorte qu’un champ parasite de seulement 0,5 unité, s'il est parallèle au champ de l'instrument pourra produire une erreur de 04 p. 100, c'est-à-dire environ dix fois aussi grande que celle
- qui semblerait devoir résulter de la considération du rapport des champs. L’emploi d’une paire asiatiques de bobines sans noyaux de fer réduirait d’ailleurs fortement cette erreur.
- Pour la mesure des courants alternatifs intenses il convient d’employer un petit transformateur donnant un courant secondaire d’environ 10 ampères pouvant être mesuré facilement par un ampèremètre placé à une distance suffisante des câbles principaux, la résistance du circuit secondaire étant assez faible pour que le rapport de transformation ne soit pas affecté par des changements de fréquence. Pour la mesure des courants alternatifs de faible intensité le meilleur procédé actuel consiste à se servir d’un voltmètre électrostatique shunté par une résistance non inductive.
- Les voltmètres électrostatiques sont pratiquement à l’abri d’erreurs provenant des champs magnétiques parasites pourvu que ceux-ci ne soient pas rapidement'alternatifs. Dans ce dernier cas, à moins que l’aiguille et les inducteurs ne soient lamellés convenablement, des courants de Foucault se développeront et introduiront des forces perturbatrices. L’erreur due à l’impédance est pratiquement nulle car la capacité d’un voltmètre électrostatique apériodique avec une aiguille de 12 pouces de longueur n’excède pas un trente millionième de microfarad.
- Le frottement des pivots et les décharges par aigrettes entre l’aiguille et les inducteurs introduisent des perturbations plus grandes et il est difficile d’obtenir un amortissement aussi grand qu’il serait désirable. En recouvrant les inducteurs avec du mica, del'émail. etc., on diminue considérablement les chances de production d’étincelle entre ces inducteurs et l'aiguille,mais non les décharges par aigrettes ; cette précaution n'a donc pas grande valeur pratique et n'est que peu employée. Pour supprimer ces décharges par aigrettes, on plonge tout l'instrument dans l’huile, mais un meilleur procédé serait désirable.
- Megohmmètres. — Les ohmmètres àlecture directe permettant de mesurer jusqu'à 50 megohms sont aujourd’hui très répandus, mais il nous manque encore un appareil portatif permettant de mesurer ^'isolement d’un câble électrique en place. Aujourd’hui un câble est souvent accepté, quoique ne possédant qu’une fraction seulement de l'isolement spécifié, uniquement parce que les appareils d’essai ne peuvent être usés que dans un laboratoire.
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- Influence de la nature de la source électrique I sur le spectre d’une décharge. — On sait que le I spectre d'un métal fourni par l’étincelle électrique ! varie avec les conditions de la décharge; il en est 1 de même lorsque le spectre est produit par une décharge à travers les gaz raréfiés et en particulier à travers les vapeurs métalliques contenues dans les tubes employés par M. Michelson pour l'obtention de raies de longueur d'onde bien connues, puisque l’addition d’un condensateur en dérivation sur le tube actionné par une bobine d’induction fait apparaître un certain nombre de raies nouvelles.
- MM. A. Perot et Ch. Fabry. que des recherches optiques ont déjà amenés à préconiser l’emploi de l’arc entre électrodes de mercure dans le vide comme source de lumière monochromatique (Ecl. Elec., t. XIX, p.316, 27 mai 1899;, ont étudié avec soin l’influence de la nature de la source électrique sur les raies données par un tube deMichelson à vapeur de cadmium. Ils ont successivement employé une bobine de Ruhmkorff avec condensateur en dérivation comme le fait M. Michelson, puis un appareil deTesla (dispositif d’Arsonval),puis encore un transformateur donnant un courant alternatif sensiblement sinusoïdal, enfin une batterie de 500 petits accumulateurs. Ils ont constaté que les raies étaient particulièrement fines avec ce dernier mode d’alimentation et qu'elles permettaient d’obtenir très facilement les phénomènes d'interférences à très grande différence de marche. Aussi considèrent-ils l’emploi du courant continu comme le meilleur toutes les fois que la longueur d’onde doit s'introduire comme étalon de longueur. Voici d'ailleurs ce qu’ils disent des résultats qu’ils ont obtenus avec le courant continu dans une communication récente à l’Académie des sciences iComptes rendus, t. CXXVIII,p. 1221-1223, 15 mai 1899) :
- « I.es meilleurs résultats au point de vue de la finesse des raies et de la faiblesse des composantes secondaires des raies multiples nous ont été donnés par la lumière obtenue en reliant les deux électrodes du tubes à une source de courant continu présentant une différence de potentiel de 700 à 800 volts au moins. Nous employons une batterie de 500 petits accumulateurs de 0,4 ampère-heure de capacité, qui peuvent maintenir la décharge pendant très longtemps, puisque le courant nécessaire à l'illumination est d’au plus 3 à 4 milliampères. Les éléments sont chargés par groupes de 100 par une petite djmamo.
- « L'allumage du tube nécessite souvent une diffé-
- rence de potentiel plus élevée que celle qu'il faut pour l’alimentation ; aussi avons-nous intercalé d’une manière permanente dans le circuit l’appareil d’induction connu sous le nom de coup de poing de Bréguet, de telle sorte qu’en le faisant fonctionner la force clectromotrice produite s'ajoute à celle de la ballerie. Les quelques milliers d'ohms des bobines de l’appareil, traversées par un courant de 3 à 4 milliampères, ne font perdre qu’un nombre de volts insignifiant. Pour régler le courant, ou intercale en outre une résistance réglable constituée par un tube de verre plein d'eau.
- > La lumière obtenue est parfaitement fixe, facile à régler; les raies sont extrêmement fines. Les quatre raies du cadmium nous ont permis de produire des interférences visibles respectivement jusqu’aux différences de marche suivantes :
- Raie rouge. ... 28 = 435 000 longueurs d’onde
- Raie bleue ... 20 = 417000 »
- Raie violette. . . 16 = 342000 »
- u II esta remarquer que, étant donnés la faiblesse de la raie violette et l’éclat de la verte, on peut presque considérer comme identiques les nombres de longueurs d'onde indiqués ci-dessus. Nous nous proposons de revenir sur l’interprétation de ces résultats.
- » Avec la raie verte du mercure, nous avons encore observé des interférences pour une différence démarché de 43 cm, soit 790000 longueurs d’onde.
- » L’extrême finesse des raies que donne le courant continu facilite toutes les observations d’interférences à grandes différences de marche; c’est ainsi que les coïncidences des franges fournies par les raies verte et rouge du cadmium sont encore observables avec des différences de marche de 18 cm, ce qui permet de mesurer sans aucun intermédiaire des épaisseurs de 9 cm. «
- Différence de potentiel au contact des métaux et des liquides. — D’après les idées émises par M. Coehn (L'Éclairage Électrique, t. XV, p. 210, 1898), la différence de potentiel au contact serait régie par cette loi générale, que les substances de pouvoir inducteur élevé sont positives vis-à-vis des substances dont- le pouvoir inducteur est plus faible.
- Si on applique cette loi aux résultats expérimen-
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- taux obtenus par Quincke dans ses recherches sur l’endosmose électrique et sur le transport des particules solides en suspension dans les liquides, il s'ensuivrait que le platine et l’or doivent avoir des pouvoirs Inducteurs compris entre celui de l’eau et de l’essence de térébenthine. En cherchant à étendre cette méthode expérimentale à d’autres métaux et d’autres liquides, M. HeYD\VETf.t.F.R. (Wied. Ann., t. LXVI, p. 536-539, octobre 1898) a trouvé que la loi de Coehn n'est pas générale et que le signe de l’électrisation des métaux au contact des liquides, ne dépend pas uniquement de la différence des pouvoirs inducteurs.
- Les liquides sont renfermés dans des tubes capillaires, longs de 3 cm, de 1 mm de diamètre, qui sc terminent par des tubes plus larges dans la paroi de laquelle sont scellés des fils de platine. Le courant est fourni par une petite bobine d’induction ; une petite bouteille de Lcyde est disposée en dérivation sur le tube et en avant des deux se trouve une étincelle de quelques millimètres: la longueur de cette étincelle a une très grande influence sur le phénomène. Les métaux sont employés sous forme de petits fragments de feuilles, de iimaille ou de tournure très fine. Les mouvements, dans les liquides étudiés, sont en général plus intenses que dans l'eau et l’essence de térébenthine dont Quincke s’est servi, seul l’or a donné des résultats incer-
- On observe ainsi pour tous les métaux un passage assez régulier d’un sens de mouvement à l'autre, qui se produit dans un liquide de pouvoir inducteur d'autant plus élevé que le métal est plus fortement électropositif. Mais cette vérification de la loi de Coehn ne se poursuit pas. Dans les alcools où on aurait dû prévoir, au moins pour l’or et le platine, un mouvement négatif, tous les métaux prennent un mouvement très net dans le sens positif : alcool méthodique, D = 31, éthylique. D - 25, amylique. D — 15; dans l’acétate d’amyle dont le pouvoir inducteur 5 diffère peu de celui du chloroforme, les mouvements sont nettement négatifs ; de même l’or se déplace négativement dans la benzine et positivement dans l’essence de térébenthine, qui ont presque le même pouvoir inducteur.
- Pour étendre à ces phénomènes la théorie de Nernst, il faudrait supposer que les métaux aban-bonnent aux alcools des ions négatifs, alors que dans les solutions aqueuses, ces ions sont positifs. Helmholtz a soutenu cette idée que les mêmes ions pouvaient être tantôt positifs, tantôt négatifs. Il n’est pas impossible non plus que les ions positifs soient cédés par lès alcools ou qu’ils forment, avec les métaux, une solution solide.
- D’après les expériences ci-dessus, la combinaison
- Zn. Acéu.e d’amyle. Alcool amylique. Pt. Z-,.
- - + + - •] -- +
- Dans la plupart des cas, le mouvement des particules était très net et changeait de sens aussitôt qu’on renversait le courant. Si les particules suivent le sens du courant, c’est qu’elles sont chargées positivement, ce que le tableau ci-dessous indique par — ; le signe — indique le sens et la charge contraires ; ± ouqcun mouvement dont le sens est incertain, mais où le signe supérieur prédomine. Les pouvoirs inducteurs sont empruntés aux données réunies pur Drude ou calculés d’après la règle des mélanges.
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- ----qz + + +
- ----— + + +
- ----± + + ’:-
- =F =b + + + -7
- ± + + + + +
- + + 4- 4- - -r
- doit former une pile dont le zinc serait le pôle positif et le platine le pôle négatif; effectivement, la force clectrûmotrice mesurée a bien le sens indiqué.
- M. Coehn (Wied. Ann., t. LXVI, p. 1190-1193, décembre 1898), s’accorde avec .M. Ileydweiller, sur ce point que la loi énoncée par lui ne s'applique pas aux métaux. Il spécifie qu’il n’est arrivé à cette loi qu’en excluant les métaux de ses listes : car, ainsi qu'il résulte des expériences de Christiansen, les circonstances qui déterminent le signe de la charge des métaux vis-à-vis des dissolvants liquides ou solides, sont autres que la grandeur relative des pouvoirs inducteurs spécifiques : nous avons maintenant un autre critérium dans la loi des tensions de dissolution de Nernst.
- M. Coehn avait cherché un dispositif expérimental par lequel fût éliminée la perturbation provoquée par cette tension de dissolution. Cette perturbation est grande dans les expériences de M. Heyd-wcillcr, car sous l’action de la grande différence de potentiel qui existe entre les extrémités du cylindre, les particules métalliques traversées par
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- les lignes de courant prennent une extrémité ano-diquc et une extrémité cathodique et il peut se produire différents phénomènes, quoique dans une très faible mesure : dissolution, oxydation, dégagement de gaz, mais ces phénomènes suffisent pour dénaturer les résultats.
- Pour s'affranchir de cette cause d'erreur. M. Cochn comprime les poudres métalliques sur une hauteur d'environ i cm dans des t ubes de verre : la poudre forme ainsi un diaphragme dont les éléments sont toujours en communication électrique et la modification due au courant ne se produit que sur les
- Dans ces conditions on n’observe pas de renversement du phénomène. Ces expériences se poursuivent, mais elles ont déjà donné ce résultat net que les métaux purs sont positifs vis-à-vis de l’eau.
- Conductibilité électrique des substances diélectriques en lames très minces. — M. \V. I .eick ( Wied Ann., 1. LXYI, p. 1107-112S, décembre 1898) a fait sur ce sujet de nombreuses expériences :
- La lame dont on veut mesurer la conductibilité est intercalée dans l’une des branches d'un réseau de Wheatstone : la branche de pile renferme un rhéostat et un ampèremètre; le galvanomètre est sensible à 0,00001 milliampère.
- • 1. Papier à la guita-percha. Si on dispose une feuille de papier à la gntta, dont l'épaisseur est comprise entre 0,05 et 0,03 mm. entre deux disques de laiton de 12 cm de diamètre environ, la résistance est tellement grande qu'on 11e peut mesurer avec certitude sa variation avec l'intensité du courant. Mais si on presse fortement les disques l'un contre l'autre ou qu'on chauffe jusqu’à ce que la gutta adhère au métal, la résistance s’abaisse suffisamment pour que la mesure devienne facile. On observe alors, comme l'a fait déjà Schulze-Berge, que la résistance décroît.de plus en plus à mesure que l'intensité du courant augmente.
- Par exemple, la résistance d'un échantillon qui est de 164 ohms pour un courant de 0,00035 amp. s’abaisse à 67 ohms pour un courant de 0,0244 amp.
- Mesurée avec des courants alternatifs cette résistance était de 143 ohms.
- U n’y a aucune proportionnalité entre la variation de la résistance et la variation de l’intensité du courant.
- Si on ferme le circuit d'un courant continu sur une lame diélectrique et sur un téléphone, places en
- encore après le craquement qui correspond à la fermeture du courant, un bruissement qui dure quelques instants : si on remplace la lame isolante par une résistance métallique, on n’observe plus rien de semblable. Ce bruissement est provoqué sans doute par le changement de résistance du diélectrique, qui résulte peut-être d’une migration des molécules et dure jusqu’à ce que ces molécules aient pris une nouvelle position d’équilibre. Il pourrait se faire que la variation de la résistance ne fût qu’apparente et résultât seulement d'une polarisation clectrolytiquc de la gutta : mais les mesures effectuées à ce sujet montrent que cctle polarisation, si elle existe, est trop faible pour expliquer la variation observée.
- L’élévation de température qui serait produite par la chaleur de Joule n’est pas suffisante non plus pour être la cause de la diminution de résis-
- II ne faut pas oublier que le degré de compression de la gutta entre les deux disques influe considérablement sur la résistance : l’auteur n’a pas réussi à obtenir la même résistance pour deux lames de papier à la gutta également épaisses.
- 2. Collodion. Les résultats n'ont pas grande va leur : en effet, la polarisation est très marquée sans doute à cause des traces d'acide sulfurique c d’acide azotique qu'il est difficile d’éliminer ; la résistance mesurée avec les courants alternatifs est toujours notablement plus faible que la résistance mesurée avec les courants continus.
- 3. Paraffine. Les expériences ont porté sur la paraffine fondue et sur la paraffine solide. La lame de paraffine est comprise entre deux plaques de laiton formant une sorte de condensateur et dont on peut régler la distance au moyen d’une vis micrométrique. Cet appareil est plongé dans- la paraffine fondue : tant que la masse reste liquide, la résistance est d'ordre de grandeurmesurable; mais sans doute par suite des inégalités de température et des courants qui se produisent dans le liquide cette résistance éprouve des variations irrégulières; ces variations sont si grandes et si soudaines, qu'il est impossible d’effectuer des mesures précises. La seule conclusion qui soit à tirer des expériences, c’est que la résistance croit quand la température baisse et subit de grandes oscillations surtout au voisinage de la solidification.
- La résistance de la paraffine solide est naturellement plus grande que celle de la paraffine fondue.
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- 11 est à signaler particulièrement que cette résistance dépend des conditions électriques auxquelles l'échantillon a été soumis auparavant. Lorsqu'on a fermé et ouvert le circuit un grand nombre de fois, la résistance augmente beaucoup, parfois jusqu’au centuple de sa valeur primitive. Hertz a trouvé la même propriété dans la benzine commerciale et KLeiner aussi dans la paraffine-, iis expliquent ce phénomène par une action purifiante du courant. Mais il ne semble pas que cette explication soit exacte en ce qui concerne la paraffine. L'augmentation de résistance se produit aussi quand la lame de paraffine est abandonnée à elle-même. Il est probable qu’elle est duc plutôt à de fines gerçures dont le nombre augmente progressivement. Cette manière de voir serait corroborée par le fait suivant : si on ferme et ouvre plusieurs fois à travers la lame un courant plus intense que les précédents, la résistance reprend à peu près sa valeur initiale : par suite de la chaleur dégagée par le courant, la paraffine se serait ramollie et les gerçures se seraient ainsi fermées.
- Cette augmentation de résistance n'intervient pas dans les expériences de courte duree et comme pour la gulla, on constate une diminution plus ou moins régulière delà résistance quand on augmente l’intensité du courant.
- Soufre. — Le soufre employé aux expériences a été cristallisé par dissolution dans le sulfure de carbone.
- Si. le soufre est fondu, la résistance varie irrégulièrement et il est impossible d'effectuer des mesures précises; quand il est solidifié, sa résistance est énorme, plus grande que celle de la paraffine et par suite très difficile à mesurer. La résistance décroît encore avec l'intensité du courant, moins cependant que celle de la gutta et de la paraffine. Le bruissement observé dans un téléphone placé en série ou en dérivation avec la lame de soufre persiste moins longtemps que dans le cas des deux autres diélectriques. Sous l’action prolongée du courant, la résistance du soufre éprouve aussi un accroissement considérable.
- L’intensité de la polarisation est remarquable : elle ne provient pas de l'attaque par le soufre des armatures métalliques ; en effet, avec des armatures en graphite, on constate à peu près la môme polarisation. Si on emploie des armatures en charbon de cornue, en prenant soin que le soufre ne vienne en contact avec aucun métal, on a encore les mêmes résultats, à cela près que les variations de la résistance sont plus marquées. La résistancedc la même
- épaisseur de soufre est du reste plus grande entre les armatures de charbon qu'entre- les armatures de métal, sans doute à cause des impuretés et des suffnres qui se forment dans ce dernier cas. D'autre part, si le soufre est maintenu entre les plaques de charbon, on n’observe plus de variation de la résistance avec le temps.
- Contrairement à ce qui se passe pour la paraffine, on trouve avec les courants alternatifs une résistance plus faible qu'en employant les courants continus, ce qui confirme l’existence de la polarisation.
- Peut-être ces phénomènes particuliers s'expliquent-ils par la facilité avec laquelle le soufre forme des polymères, sans qu’on soit obligé d’admettre avec Gross, qu'il est une combinaison et non un élément._______________________M. L.
- Visibilité des rayons de Rœntgen pour les sujets aehromatoptiques. — Nous avons eu déjà à signaler bon nombre de recherches faites sur la visibilité des rayons de Rœntgen (Daiuex et Rochas, t. YJ, p. /j/3, ]&?£>; Brandès, t. IX, p. 480, 1896; Bullot, t- X, p. 285,1897 ; Gali.emaeuts, t. X, p. 286 1897 ; Haskins, t. XI, p. 48, 1897; Brandès et Dorn, t. XIL, p. 35, 1897; Bardel, p. 40, 1897). AI. Dorn qui, dans un précédent mémoire (L’Éclairage Électrique, t. XV', p. 421, 1898), communiquait les résultats obtenus dans ses recherches sur la sensibilité de l’œil normal aux rayons de Rœntgen a récemment complété cette étude par des observations faites sur une personne atteinte d'achromatopsie (Wied. Ann., t. LXV1, p. 1171-1177: 1898).
- La bobine employée est la même que dans la première série d'expériences (bobine de Kohl-Chem-nitz, donnant 40 cm d'étincelle) ; le tube était un tube de Siemens et Halskc, avec régulateur de vide au phosphore, réglé pour 10 cm d’étincelle : ce tube n'était pas particulièrement puissant.
- Dans les conditions de l'expérience, l’œil normal (celui de M. Dorn), ne percevait aucune sensation lumineuse. 11 couvrit alors d’un écran de plomb l’œil gauche de M. Held, l'observateur achronia-toptique et lui fit approcher son œil droit, accommodé pour l'obscurité, à 15 cm de l’anlicathode. La lumière était arrêtée par un papier noir recouvrant le front, les yeux et le nez et par une pièce de velours noir enveloppant toute la tête.
- M. lleld perçut alors une sensation analogue à celle qu'avait éprouvée M. Dorn dans les premières expériences. Il aperçut un anneau lumineux de forme à peu près elliptique, plus large et plus bril-
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- lant du côté de la tempe. L'intérieur de l'anneau était rempli d'une faible lueur, qui présentait un minimum dans la région du foyer de l'ellipse le plus rapproché du nez.
- L'œil achromatoptique est donc plus sensible aux rayons de Rœntgen que l'œil normal.
- M. Ileld dépeint la lumière perçue comme éclatante et presque éblouissante, tandis que M. Dorn ne lui trouvait qu'un éclat médiocre.
- L'observation avec l'œil gauche donna les mêmes résultats.
- Il ne semble pas que cette perception résulte d'une fluorescence de la rctine, que les expériences renouvelées n'ont pu mettre en évidence plus que les premières : on est donc amené à admettre plu. tôt une perception directe des rayons de Rœntgen. Dans ce cas, l'organe delà perception doit subsister dans l'œil daltonien, il y a donc lieu de rechercher quels sont les éléments de l'œil qui. directement ou indirectement, provoquent la perception de ces
- Quand l'œil est frappé en plein par les rayons de Rœntgen, c’est vers la périphérie que la sensation lumineuse est la plus intense. Cette circonstance peut s'expliquer en partie parce que c’est dans cette région que les rayons ont à traverser la plus petite épaisseur des milieux de l'œil. Mais il est à remarquer que dans les régions extérieures de la rétine il n'y a peu ou point de cônes et il faut en conclure que les bâtonnets sont sensibles aux rayons de Rœntgen. Reste à savoir si les cônes jouissent de la même propriété.
- Or, il existe dans la rétine une région où se trouvent les cônes tandis que les bâtonnets y font defaut ; c’est la tache jaune, qui forme un ovale dont le grand axe est horizontal et a environ 2 mm de longueur ; elle est donc égale ou même un peu supé. rieurc en étendue au punctum cæcum. Si les bâtonnets sont insensibles aux rayons de Rœntgen, il devrait y avoir en dehors du punctum cæcum une deuxième région où la lumière fit défaut. Il est im. possible de le vérifier avec l'œil irradié sur toute sa surface, car le punctum cæcum est dans ce cas noyé dans la lumière même quand on observe avec un seul œil.
- M. Dorn a employé pour atteindre le but, un dispositif indiqué par Rœntgen.
- Le tube est placé de manière que l'anticathode soit verticale. L'œil protégé comme d’habitude contre la lumière directe est placé dans Je pian même de l'anticathode du côté de la face antérieure,
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- de manière qu'il ait encore la sensation complète des rayons, lesquels sont émis avec une intensité presque égaie dans toutes Jes directions, jusqu'au voisinage de la direction rasante. On obtient une source de rayons puissante et étroite.
- Sous le voile, on amène une lame de plomb percée d'une fente large de 0.4 mm en face de l'œil accoutumé à l’obscurité. On perçoit alors la trace des rayons de Rœntgen sur la rétine sou? forme d’une ligne brillante, droite ou courbée, ou d'une courbe fermée. Les portions périphériques sont toujours les plus brillantes, mais dans aucune position de la fente, on n'observe de solution de continuité. Même quand onpasse par le punctum cæcum, on n'aperçoit pas de lacune: ici encore elle est noyée dans la lumière environnante. En opérant avec un écran percé d’un trou de 2 mm de diamètre au lieu de la fente, les observateurs constatèrent finalement une extinction de la tache lumineuse en une.région situés du côté du nez : c'était vraisemblablement que le faisceau rencontrait le punctum cæcum. Aiais il fut impossible maigre clés essai? répétés de constater une deuxième extinction.
- Il ressort de là, que les cônes doivent aussi être sensibles aux rayons de Rœntgen, quoique moins sensibles que les bâtonnets.
- La périphérie de l'œil est achromatoptique. L'œil accommodé pour l’obscurité ne distingue dans le spectre, si l’éclat ne dépasse pas une certaine limite qu’une bande incolore, dont l'cclat diminue, des deux côtés et les .clartés relatives des diverses régions du spectre sont dans ces conditions les mêmes -que pour les achromatoptiques.
- On a voulu voir dans les bâtonnets les organes de ’a perception incolore, par l'intermédiaire du pourpre rétinien, tandis que les cônes seraient les organes des perceptions colorées. Or, on n’a pas réussi jusqu’à présent à décolorer le rouge rétinien par les rayons de Rœntgen ; ce fait ne parait pas favorable à la théorie en question.
- Le fait que la tache jaune est sensible pour les rayons de Rœntgen, aussi bien dans l’œil achromatoptique que dans l’œil normal, peut se rapprocher de celui qui a été observe par Hess et Ilering et par Ilippel : dans l’œil achromatoptique on ne trouve pas de punctum cæcum. On peut invoquer ces observations contre la théorie qui attribue l'a-chromatopsie à l'absence ou à la paralysie des cônes. M. !..
- Le Gérant
- : C. NAUD.
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- Tome XIX.
- I" Juillet 1899
- L’Éclairage Électrique
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l’Institut.— A. D’ARSONVAL. Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l'École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONOIN. Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- A P P LIC AT 10 N S Al K C A N 1Q l
- M. Tesla a récemment proposé d’appliquer à la direction, à distance des bateaux le principe de la télégraphie hertzienne T. L’ensemble de son appareil est représenté schématiquement par les figures i, 2, 3 et 10, qui en supposent l'application à un bateau A, avec accumulateurs EK, alimentant une dynamo I), qui commande l’hélice C. et une dynamo F, qui commande le gouvernail F, par le train G/>H,HSG,.
- Le récepteur comprend (rig. 3 et 10; une plaque lq, placée (fig. 3) au haut d’un mât, reliée par un conducteur parfaitement isolé Ct au radio-conducteur A,, avec terre A2Br Dans ce circuit, se trouve intercalé un circuit local avec relais a et pile a,, normalement interrompu par la résistance du radio A,. Ce radio est représenté en détail par les figures 5 à 8. Il se compose d’un cylindre métallique c, à fonds isolées qq, traversé par une tige métallique q, et renfermant de la limaille
- (*) Voir L’Éclairage Électrique, i. XVil, p. 380, as novembre 1898.
- .'LS DE L’ÉLECTRICITÉ
- oxydée d, qui joue le rôle de cohéreur. Le cylindre c est relié au conducteur C, par une lame d„ fixée à l’isolant d,, et q est relié au reste du circuit par la fourche e d’attache de A. Quand le courant traverse d, l’armature q du relai a ferme le circuit de la pile b, sur l’électro-aimanq/’, dont l’armature fx commande par son arbre oscillant f3 l’échappement à ancre g*., du mouvement d’horlogerie K, dont l’axe g\ porte un plateau gq, a quatre locs b.,, de sorte qu’il fait un quart de tour à chaque oscillation de l'échappement g, et l’arbre h un demi tour. L’arbre brisé et isolé h porte, à son extrémité de droite, un excentrique /q, relié par un ressort en spirale i à la fourche e, pivotée dans /q et /q fait osciller un levier/?, à taquets qq (fig. 8) dont l’un d’eux arrête toujours epar sa butée p. Après un demi-tour de h. celui des taquets q relevé par/q. lâche p, et e rappelée par le ressorti, fait vivement un demi-tour, puis s’arrête par la butée dep sur l’autre taquet q. En outre, i,
- (l) L'Éclairage Électrique du 8 avril 1899, t. XIX. p. 15•
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- T. XIX. — Nu 26.
- 482 L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- lâche p juste au moment où le levier l de [ limitent sa course. M. Tesla attache une l’armature f touche l’un des taquets ss, qui | grande importance à l’uniformité des gra-
- nules d, qu’il fabrique spéciale leur assurant à
- ne machine j un poids identiques et qu’il oxyde dans un e forme et | bain acidulé disposé de manière à en régula
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- lor Juillet 1899.
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- riser l’attaque : eu outre, le cylindre c doit être rempli d’air sec et rigoureusement fermé, à l'abri de l’humidité. Le relais a doit être très sensible : son armature e, porte une tige k sur laquelle le prolongement k{ de / frappe pour la décoller à chaque inversion du courant.
- Les relais a et f contrôlent comme il suit la marche de l’hélice et du gouvernail. L’axe gj_ porte un commutateur j, à deux contacts jt et ji diamétralement opposés (fig. 6et 10) etbalaisJJ, en contact, l’un toujours avec /, l’autre, tantôt avec /,, tantôt avec et relié à la pile des relais K, et K2, qui sont ainsi alternativement excités suivant que Jj porte sury, ou /,. Lorsque Kj ou K, sont excités, leurs armatures ferment le circuit de F de manière à le faire tourner dans un sens, puis dans
- La tige fixe H (fig. 3) porte un disque isolant L avec six balais 1, 2.3,4, 5* 6 {fig. 2 et 10), et l’arbre creux b du gouvernail porte un deuxième plateau isolant Lj, cercles concentriques de contacts,
- intérieur pour les balais 1, 2, 3, 4 et l’extérieur pour les balais 5 et 6 : le cercle extérieur a
- série de contacts courts 9 à 14, et les balais 5 I à gauche, le courant passe par 5, 6, 7, 8 au et 6 sont reliés à la pile E, de sorte que, pour I moteur de l’hélice I).
- un certain angle du gouvernail, à droite ou ! Le moteur F du gouvernail dont l’un des
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- balais est relié par 15 à la pile E, est relié par son autre balai et le lil 16 aux relais K, et K„. Suivant que l’on excite K, ou K2, on ferme le circuit sur l’un ou 1 autre des inducteurs de F, par 18. 20 et 2 ou par 19 et 1, de manière à en renverser la marche. Les balais 1 et 2 sont toujours en contact tous les deux avec 21 (fig. 2' jusqu’à une inclinaison de 450 du gouvernail : l’un d’eux est toujours au contact de 21, et l’autre relié par 22 à ce pôle opposé de E. de sorte que l'on peut toujours faire tourner le gouvernail quelle que
- soit sa position, et ce dans un sens ou dans l’autre, jusqu’à 450. La rotation du gouvernail dans une direction est limitée par l’isolant 23, qui, venant sc placer sous l’un des balais t ou 2, rompt le circuit de F dans cette direction seulement. Le moteur D est de même contrôlé par les balais 5 et 6 et les segments du plateau L : il s’arrête chaque fois que 5 ou 6 passe des grands segments 7 ou 8 à l’un des petits segments. Il va sans dire que ces ruptures de contacts doivent se produire sans étincelles susceptibles d'agir
- sur le cohéreur, lequel doit être placé ie plus loin possible des relais KtK2.
- Le bateau porte aussi différents appareils accessoires, notamment (fig. 1 et 3) un petit moteur m, en série avec l’annuture de F. de sorte qu'il tourne toujours avec lui, mais toujours dans le même sens, et en opposition d'un ressort mr Quand F et m ne tournent que d’un petit angle le bras m,, du mouvement d’horlogerie M, commandé par m, ne tourne aussi que très peu, puis est ramené, après l’interruption du courant, sur le taquet P (fig. 10) ; mais si le circuit de F et de m reste longtemps fermé, m., arrive au contact de n, puis de nv Quand il arrive en «, le courant de E allume l'une ou l’autre des lampes-signaux qq, suivant la position des balais 3 et 4
- relativement'à 23, de manière qu’elles indiquent la position du gouvernail et du bateau. Quand arrive en «„ il ferme'le circuit sur un opérateur quelconque O. etc.
- . Les oscillations ou ondes électriques sont envoyées, de la côte, par un poste T (fig. 9) à vibrateur s et à quatrecontacts //,wzq changeant quatre fois par tour les courants de S, et disposé de manière que le navire dévie à droite ou à gauche quand on s'arrête en ti ou en l, et continue sa course sans toucher au gouvernail quand on s’arrête en u ou ur
- Normalement, le plateau L2 (fig. 3 et 10) est orienté de façon que 2 soit sur 23, et 6 sur un segment isolant de L, : le gouvernail est alors tourné à bâbord, le circuit de D est interrompu entre 5 et 6, et l'on ne peut fermer
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- qu’un seul des circuits de F, celui commandé j le commutateur / fîg. io et 4' et fermer par par K,, puisque le balai Q relié k K est isolé. I J,/, le circuit de la pile sur K,, et, par Pour lancer le bateau, on amène ;fig. g) T | suite, tourner F dans le sens correspondant à de en t, envoyant ainsi une onde au cohé- I la position ul de T, en lui fermant son circuit reur A, du bateau, qui,«par aa^ fait tourner ] suivant (Fl 22 1 F 19 TL 16 m 15 FE\ Le mou-
- vement même de L,, entraîné par F, amène alors C sur le contact 8 et fait partir le moteur D, puis, une fois le gouvernail tourné jusqu’à faire prendre au bateau la direction voulue, on ramène T sur 22, ce qui fait agir de nouveau le relai a de manière à rompre par J, le circuit de K, et de Kâ : le gouvernail
- reste dans sa position et le bateau continue sa course. Pour amener le gouvernail à tribord, il suffit d’amener 'F sur ce qui fait commander F par K,, etc... Pour accentuer au contraire le mouvement du gouvernail dans la même direction, t par exemple, au delà de 45“. il suifit de revenir rapidement
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- en t après avoir poussé assez rapidement sur t{ pour ne pas changer le sens de la direction du gouvernail.
- D’autres inventeurs, 'notamment Wn,son-Evans (*) et Varicar (i), ont aussi proposé l’utilisation des radio-conducteurs pour la direction des torpilles, etc..., mais en des schémas très loin encore de la réalisation : il en est de meme sans doute du projet de M. Tesla. que nous avons décrit k cause de
- litées par la construction des dynamoteurs a marche lente : triphasée, etc... On se contente souvent de commander une pompe ordinaire par engrenages ou courroies; la pompe de M. Eickemeyer, que nous allons décrire, a, au contraire, été étudiée spécialement en vue de son actionnement par un moteur électrique, et peut être citée comme une excellente adaption.
- La pompe A (fig. n à 15), montée sur le
- (*) Brevets anglais 16 820 et 7 382 de 1897. (3) Brevet anglais 27218 de 1898.
- l'ingéniosité de ses détails et des ressources exceptionnelles dont cette inventeur dispose pour mener a bonne fin ses travaux.
- Nous rentrons dans le domaine des réalités avec les applications de plus en plus étendues de l’électricité aux pompes, applications indiquées toutes les fois que l’électricité est plus commode ou pas plus chère que la vapeur, l’eau ou l’air sous pression, etfaci-
- châssis B, est à deux corps à double effet, commandés par bielles F et G, et manivelles à 90% au moyen d’un pignon hélicoïdal E, tournant dans un bain d’huile G, et commandé par une vis sans fin H, dont l’arbre, rainure dans le manchon de l’armature de la dynamo K, est, comme l’indique la figure 12, pourvue de plateaux de butée à ressorts et roulements sur billes.
- L’extrémité de cet arbre commande par le levier lji le balai /12 (fig. 17} à charbon /I3, passant sur les contacts également en charbon, numérotés deo à 7 erde o à 7' reliés (fig. 21)
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- iiipnu, wmmmmmmmmivmmmmmm
- R E V U F. 1 > ’ É L E C T RICIT É
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- i à 32, concentriques au cercle métallique tq, deux à deux sur le bras nla, le balai à avec balais nstitnJt,n, pour K,..., et h, et b, l’autre extrémité de n„, ne sert qu’à équi-
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- librer les pressions sur m8. Les balais n4 et n,, sont sur un- bras hJ5, à rochet comme «J(1.
- Le courant de la génératrice W {fig. 21) amené par r, passe partie en dérivation aux
- inducteurs /„ de K partie en série, à l’armature par tl6 8 ;n7,n1«16«3 les résistances w....wu, 17 1 n.na 2, mmi
- m,m4 ou 4*, 5 r,. Quand «n est sur 26,
- Fig. 22. — Table de laminoir Freeman de 1899. Schéma des trieurs.
- avec »5«8n://8 sur 18 19 21 et 22. le courant [ mu 17 22 nji. 21 4 ou 4' m.jnjnjnoh^ r2, 18
- se divise partie par cr et r, aux inducteurs j tyts 19 traversant A-, en sens opposé, et
- de K et partie en /q, par 8 njhn^ii.n 26 9 ni.... j renversant sa marche.
- 'mmwmmmM
- Quand le bras itui occupe la position figure 21, Je circuitde lcx est rompu en«,"9 : lorsqu’on ferme ce circuit le courant, shunté en r, passe partie en c\.rl partie.en nie 8 nji;iil,,m7...mu... et la dynamo part, puis la poussée de l’arbre
- de la vis sans lin sur ses ressorts, repoussant le levier lt, supprime graduellement les résistances , en amenant n0 sur 17 de
- manière à lancer graduellement le moteur K à sa puissance maxima. Si le travail de la
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- pompe diminue, les ressorts de butée introduisent des résistances correspondantes mKma m6... si la charge de la pompe s’annule subitement, les résistances mmpijnz interviennent. Pour arrêter on tourne niS jusqu’à son arrêt par le taquet ce qui introduit les résistances puis on ramène 11^ à sa
- position primitive, ce qui rompt entre 1 et 2 le courant ainsi réduit par «J3. Pour repartir, il faut ramener entraînant nn dans la position diamétralement opposée, ce qui renverse le courant en le. puis ferme le circuit par n} sur 26. Le courant passe alors par 2 8
- r,, les résistances ni-..an* se retirant comme précédemment par le jeu automatique des jeu automatique du ressort de butée.
- On voit que, grâce à l'emploi de ces ressorts, la dynamo K est mise en train sous charge graduelle, et que son réglage se maintient ensuite automatiquement en amortissant les chocs des coups d’eau, évitant les variations brusques de courants, les accidents en cas de variations soudaines ou de suppression de la charge, etc.; en un mot l’appareil fonctionne avec douceur et sécurité; en outre, son ensemble est très peu encombrant.
- Les applications de l’électricité se répandent, comme le savent nos lecteurs, de plus
- en plus dans les forges pour le réglage des laminoirs, la commande de leurs tables, la manutention des lingots au transport et dans les fours (appareils de Morgan, Wellmann, Aiken, Shaw'i. On en rencontre de très beaux exemples, principalement aux Etats-Unis (Carnegie Illinois SteedC'Betlehem, Pencoyd Edgar-Thomson..-). Les figures 22-25 représentent une ingénieuse application de l’électricité au triage des tôles sur les tables de laminoirs à la Totten and Hogg Steel! Foun-dry C,J de Pitsburg.
- Les tôles sont passées du laminoir 4 au laminoir 3 sur la table 16-16 entre les cylindres 7, simplement appuyés par leur poids et les cylindres 5 commandés de a par une chaîne sans fin 6 : cette chaîne commande aussi une paire de cylindres trieurs 8, 8 placés en avant d’un cylindre-guide 7 plus petit que les autres. Entre ces cylindres 8 et le laminoir 4 se trouve un électro-aimant 11-12 avec commutateur 13-14 permettant de l’exciter dès que l’on voit arriver une tôle défectueuse. Cette tôle est alors soulevée et poussée au trieur 8 qui la rejette sur le plan incliné 10 10', ainsi qu’on le voit plus clairement sur le schéma fig. 22 où l’on a donné à l’armature 15 une forme bien appropriée.
- SUR LES FEEDERS DE RETOUR DANS LES TRAMWAYS ÉLECTRIQUES D’APRÈS M. Br. BÛHM-RAFFAY
- Dans VEclairage Electrique du 22 avril de cette année, nous avons public l’analyse faite par M. Tripier d’une étude de M. F. Na-talis, dans le Street Railway Journal ît. XIV, p. 277, 1898), sur cette question des feeders de retour.
- Nous recevons à ce sujet, une lettre de M. Br. Bohm-R.m-'fay, ingénieur en chef à Vienne, dans laquelle il nous fait remarquer qu’il a publié sur les feeders de retour, dans
- les numéros y, 10 et 11 de 1’Electrotechuischê Neuigkeits-An^eiger, 1898, un article contenant, en particulier, la détermination, tant par le calcul que par des constructions graphiques des sections et des volumes de cuivre de ces feeders, par des procédés plus simples et plus abordables pour le praticien que ceux de M. F. Natalis, et exprime ensuite le désir de voir publier cet article dans L’Eclairage Électrique.
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- Nous nous empressons de satisfaire à ce vœu, en donnant ici, faute d’une traduction littérale beaucoup trop longue, un résumé aussi complet que possible.
- Pour nous conformer aux notations du précédent article de M. Tripier, appelons W la résistance de l’ensemble des rails en ohms. Si nous supposons que dans toute la longueur de la voie ferrée, un courant total I
- (fig. i) entre dans les rails, au moyen de n courants égaux ~ entrant en des points équidistants, la voie ferrée étant d’ailleurs à l’origine raccordée à la dynamo, la chute de tension dans le segment à l’origine de résistance —, parcouru par un courant I, sera „ IW
- dans le second segment
- dans ie dernier
- I W
- La chute de tension totale sera donc
- Si le nombre des courants — devient infiniment grand, mais de telle sorte que leur somme reste égale à I, la valeur limite de V est alors
- autre: on pourra donc, sans trop d’erreur? adopter cette valeur de V, V— Soit, par
- exemple, une ligne de tramway d'une longueur de io km, a double voie, avec des voitures se succédant toutes les cinq minutes à des vitesses de io km à l’heure, les deux voies étant supposées reliées électriquement tout le long de leur parcours. A l’instant où les voitures des deux voies se rencontrent, n — 12, et l’erreur est de 8 p. ioo ; quand les voitures d'une voie sont respectivement au milieu des intervalles de celles de l’autre voie, 72 — 24, et l’erreur commise n’est plus que de 4 p. 100, cette erreur étant d’ailleurs toujours en moins.
- La courbe de chute de tension, le long de la voie, correspondant à n — co, est une parabole passant par l’extrémité de la voie et dont le sommet est sur une perpendiculaire à la
- voie passant par l’origine de cette voie
- (fig- -’)
- En prenant cette perpendiculaire comme axe des x, et le sommet comme origine, l’équation de cette parabole est p2 =
- i. Le commencement et la fin de i.a voie
- Dans un tramway à trafic moyen, n est relativement grand ; d’autre part la valeur de i est toujours très variable d’un point à un
- DE RETOUR.
- Supposons maintenant qu’on ajoute des feeders de retour, et prenons d’abord le cas
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- où la voie est réunie à la station centrale, à son origine par une résistance et à son extrémité par un feeder de retour, ces deux extrémités étant au même potentiel (les deux liaisons doivent avoir la même résistance). Alors chacun de ces deux feeders captera la moitié du courant, et la chute de tension maximum dans la ligne deviendra „ _ IW
- D’une façon générale si on ajoute encore m—1 feeders intermédiaires, la chute de tension maximum devient
- v — ÎW v m ~~ 8m* '
- Cette expression s'applique encore au cas où le courant n’est pas amené d’une façon parfaitement graduée le long de la voie, à la seule condition que les adductions de courant soient en nombre impair entre deux feeders de retour; si le nombre des adductions est pair, le milieu reste sans courant, et la chute de tension prend une valeur un peu plus faible (n nombre des adductions)
- courant total amené aux rails, tandis que les câbles des deux extrémités ne supportent chacun qu’un courant si L est La lon-
- gueur de la voie, le ier feeder intermédiaire a pour longueur
- Si on désigne par Q les sections en mm2 de ces feeders, on aura en appelant a la ré-ristance spécifique du cuivre en ohms par km et mm2, et posant Jf» = “rp
- 2 (Q)
- ajm/,
- j en remplaçant l^ h ... lm par leurs valeurs, sommant la progression arithmétique ob-
- (Q)=-
- (2)
- V —— —
- IW
- On voit que cette somme des sections de cuivre, ne dépend pas du nombre des feeders employés.
- Pour calculer les volumes, il suffit de multiplier chaque section par la longueur correspondante, et on obtient
- - (vol.) == -r--
- -[T + 4 -
- On négligera en général ce terme. La figure 2 donne les courbes pour w= 1 et
- iprès tous les calculs faits
- *Im L2 V 2
- Calcul de la section et du volume du cuivre. — Plaçons-nous dans le cas d'une ligne, comprenant m 4- 1 feeders de retour, en comptant dans ce nombre celui de la fin, nous supposerons que la longueur de la résistance joignant l’origine à la dynamo est négligeable, que les feeders sont tous d’égale résistance, et aboutissent à des points équidistants sur la voie et qu’ils reviennent à la station centrale en suivant la voie.
- Appelons ici Y la chute de tension admise dans chacun de ces feeders.
- Chacun des m feeders intermediaires est parcouru par un courant , si J est le
- «JL*
- 6 [m + ij*
- (3)
- Cette expression a un maximum pour m=o, et un minimum pour m = « , ces deux valeurs étant
- 4L2
- 6V
- xjlj
- 2V
- (4)
- Le maximum est donc 1,5 fois plus grand que le minimum.
- L’expression (3) tend très vite vers son minimum : ainsi pour 3 feeders de retour, le second terme n’est plus que.3 p. 100 du pre-
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- mier et la chute maximum dans la ligne n’est plus que ; pour 6 feeders, ces valeurs deviennent plus petites que î p. ioo et
- Si la station centrale est située au milieu de la ligne, la dépense de cuivre devient lé i/8 de la précédente: la formule correspondant à ce cas étant
- 3(vol.) =
- «JL
- 24V
- _____«JL.
- 48<»’ + i)*V
- (5)
- Dans le cas où la ligne forme un demi-cercle dont la station centrale occupe le centre, les formules deviennent
- £(?) = X (vol.} =
- «JL
- le volume étant lui aussi constant, quel que soit le nombre de feeders..
- A longueur de ligne et chute de tension égales, la dépense est dans ce cas environ les 3/10 de la dépense dans une voie en ligne droite avec la station centrale à une extré-
- Exemple numérique, — Soit J = 540 A, L=i8km; a = V = 3o volts.
- Alors
- 54° x 18 x 1000
- 1 i O) — ------------= 2 700 mm-2.
- 2 x ou x 30
- Pour un seul feeder à l’extrémité, m — o, et la formule donne
- 32400 -f 16200 =48600 dem3
- les volumes sont en effet exprimés en kmXmm-, soit des dem*. Pour m — 1, on obtient
- 36450 dem3 = 32400 4- 4050.
- Pour»2=g, le second terme devient seulement 162 dem®, ce qui donne
- Détermination graphique des différentes sections de feeders. — Supposons d’abord que les feeders sont régulièrement disposés le long de la voie.
- Alors comme on l’a vu plus haut l’expression de la section d’un feeder intermédiaire de rang r est
- «Wr
- *JL
- (6)
- D’autre part les deux du volume total de cuivr
- rpv-
- expressions limites
- = 2 (Q) L, pour le cas d'un seul câble >; vol ; = • L = dp v (Q, p. pour m
- Ces deux expressions sont représentées, la première par l’aire du rectangle GREA (fig. 3) construit sur L et S (Q; comme côtés: la seconde par Faire AOP,PaE de la parabole de la ligure 3, dont l’équation est avec les axes indiqués
- On obtient graphiquement la section des dilférents feeders de la façon suivante :
- Sur la ligne AE= L, on marque les points de branchement des feeders, soit 6 et 12; par le premier point 6 on mène une parallèle h Or, coupant la parabole en P, ; on porte P1N1=NPi ; la longueur NN1 donne l’expression de la section cherchée.
- Pour le second feeder, on mène de même la parallèle à Or, par le point 12 ; N,M étant parallèle à O.v, on porte PâM,—MPa : MM, est encore la section cherchée etc., indéfiniment.
- Pour démontrer l’exactitude de ce procédé, nous comparerons la valeur ainsi obtenue par une section Qr avec la valeur donnée dans l’equation (6).
- On a, d’après la figure 3,
- Qi = 2>'i
- j (Q. -r Qr-i; =
- 32562 dem3.
- --yr—yr- . ,
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- d’où on tire les valeurs suivantes :
- Q> = an Q.-2(r.-ar.)
- — 4rs + 4n
- Oi
- l’équation de
- la
- parabole —
- a J 2LV
- donne pour .
- Q* = 2_rs — 4n
- L 2L
- c successivement ———pei _^J Li - «JL
- LV (m+i)sVXI
- _«J L2 4«JL
- LV (m+if2 - 2(m j-.)i
- «JL -b 1 !J V
- On voit que la construction indiquée donne des résultats concordant toujours avec le calcul.
- Dans la figure 3, on a aussi représenté la
- construction pour 5 câbles intermédiaires et un câble final.
- Les surfaces des rectangles échelonnés représentent le volume total de cuivre dans chaque cas.
- O11 remarquera que pour le câble final, la section est donnée par ES et ES' suivant le cas de m — 3 et m —• 6, le segment étant seulement pris depuis la dernière parallèle à Ox Jusqu’à la parabole, et par suite égal à la moitié de ce qu’il serait pour un câble intermédiaire, toutes choses égales d’ailleurs, ce qui coïncide avec ce fait qu’il ne transporte que le courant ,
- H 2(7K+J>
- La section Q/-du câble final peut s’écrire
- et elle est proportionnelle à la distance des points de branchement du dernier câble intermédiaire et du câble final.
- Cette section ne change point si on réunit plusieurs câbles intermédiaires en un seul, pourvu que le point de branchement du dernier câble intermédiaire soit choisi de façon à ne pas altérer le courant dans le câble final.
- Nous allons maintenant donner la construction graphique des sections dans le cas où les feeders ne sont plus équidistants.
- La figure 4 représente une ligne de 18 km, J = 54ü A, entrant dans la voie en 18 points, soient des feeders aux points kilométriques 3,9, 12, 16, et à l’extrémité 18.
- La section du feeder final est donnée par l’expression
- Q/=S(Q)x — — 300 mm2.
- On la construira donc en menant par le point iôune parallèle 16.Bà la diagonale AR. ce qui détermine le segment BE, valeur cherchée.
- Pour obtenir maintenant la section du feeder précédent (feeder 16), on le traitera comme étant un feeder final, en supposant que la ligne s’arrête au point 16 et soit maintenant placée en AjEj. La même construction donne alors le segment EjB,.
- Mais le feeder n’étant pas à l’extrémité, doit transporter en plus du courant ainsi obtenu, un courant égal à celui du vrai câble
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- final; sa longueur étant différente, il faudra ajouter à la section F^B, une section supplémentaire, égale au produit de la section EB
- du feeder final par le rapport des longueurs de ces deux cables, soit ici EK on ob-
- tiendra le segment équivalent en prenant E^', compris entre le point Ej et la parallèle menée par le point B à o*.
- En effet :
- EB + FjE, = 2 (Qî —y ~ 2 (Q)
- Mais
- EB = ï(Q)-Ll— et par suite, tous calculs faits
- F,E, = £ (Q) “Lff b — EB X .
- La même construction s’appliquera au câble précédent, etc.
- (Voir sur la figure les valeurs obtenues}.
- Ce procédé graphique donne aussi la solu tion du problème inverse : Etant donné le nombre des feeders, et les sections de ces fee-ders, trouver les points de branchement correspondants.
- Dans la figure 5, on a fixé 5 feeders, et
- une section constante, que l’on porte 5 fois sur la ligne RE aux points l^B^B* et E.
- Par le point B4 on mène une parallèle à AR. qui rencontre en K„ la ligne AE, KA est le point de branchement du feeder 4. On mène K. R, parallèle à oA, coupant la parallèle au point PA, et la parallèle à ox menée par B3 au point B's. Alors il ne reste plus qu’à tracer B'3K';1 parallèle àA.Rx, pour avoir le point K's, et par suite le point d’attache Kj du feeder 3, etc.
- Les feeders ainsi obtenus sont irrégulièrement espacés, et il n’y a pas intérêt à prendre des sections constantes, il vaut mieux augmenter la section quand la longueur augmente, et prendre en outre le câble final
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- de section moitié plus faible, à longueur égale.
- Influence des points de jonction sur la dépense de cuivre. — Considérons d’abord une voie, comportant un câble de retour à l’extrémité et un câble intermédiaire ; supposons que l’on place ce câble dans deux positions symétriques : d’abord à m kilomètres de la fin de la voie, puis ensuite à m kilomètres du commencement, le courant arrivant à la voie par des points équidistants en nombre égal à», et tous les kilomètres, ce qui donne une voie de n kilomètres (fig. 61.
- Dans le premier cas le courant q ce feeder est
- le courant dans le câble final est
- J/— ip
- les sections sont respectivement .J L .
- d'où, tous calculs faits, un volume de (
- Les memes calculs effectués pour le second cas donnent encore les mêmes valeurs pour JK et le volume.
- Il est évident d’ailleurs que cette propriété est générale et s’applique à plusieurs câbles intermédiaires, à savoir que deux distributions de feeders symétriques par rapport au milieu de la voie sont équivalentes quant à la dépense de cuivre.
- L’expression (8} a un minimum pour m~—, c’est-à-dire quand le câble est branché au milieu de la voie.
- Si on se reporte à la ligne de tramway déjà, considérée plusieurs fois, un feeder branché au 31110 kilomètre, ou au i5mc donne avec le feeders terminus un volume de cuivre 41850 dcmn ; si le feeder intermédiaire est branché au milieu, le volume total n’est plus que 36450 dcm\
- Fig. 7.
- (La chute de tension maximum dans les rails est respectivement 8,4 volts et 3 volts.)
- Il résulte de tout ceci que le volume de cuivre est minimum quand le nombre de câbles est infiniment grand, et que pour un nombre fixé de câbles, le minimum est obtenu quand les câbles sont branchés en des points uniformément répartis.
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- La figure 7 représente plusieurs modes de I donnés dans la table ci-dessous, quant aux branchements de 4 feeders; les résultats sont I sections et volumes de cuivre:
- • yEEDER Q wv.: Q —; - o— 0 VLV —
- 1 l50 450 QOO 45° 2700 225 ' 675 375 I 687,3
- II 300 1800 600 7 200 43° 4 ''5° 900 6b 0
- III 900 8100 750 11 230 900 ro 800 1 125 16875 1 123 15 18735
- IV 1350 24 300 450 8 100 900 16 200 450 8100 600 10 800
- Total. . . . 2700 34 65" 2 700 34 650 2700 33 75« 2700 33 75° 2 700 33 °75
- Le chiffre placé sur la figure, à côté de la flèche, indique le courant dans le feeder correspondant.
- IL Cas ou L’extrémité de la voie n’est pas
- RELIÉE A I.A STATION PAR UN FEEDER.
- Dans ce cas, il y aura une chute de tension entre l’extrémité des rails et le point de branchement du dernier feeder: on aura soin de faire en sorte que cette chute ne soit pas supérieure à celles qui existent dans les intervalles des feeders intermédiaires.
- On partagera la voie en un nombre impair p de parties égales, et on connectera les
- feeders aux points pairs (fig. 8). Si nous supposons que la répartition du courant est uniforme, le courant total sera entre deux points de jonction , la résistance du rail , et par suite la chute de tension maxima
- v LJW x J_ x 1_ _ JW _____________JW
- P* 2 ' * -if- " 1 (2m + ’
- m étant le nombre des feeders, m = ^ ~.L •
- A nombre égal de feeders cette disposition donne une chute de tension plus faible dans les rails : ainsi avec un seul feeder au kilo-
- mètre 12, 2' = 5,4 volts, tandis qu’avec un feeder au point terminus 18, ^ = 12,15 volts. Passons aux sections et volumes de cuivre :
- En dehors de la valeur nulle, ces deux expressions ont un minimum pratique, tenant à ce qu’on est limité dans la valeur maximum admise pour la chute de tension dans les rails v.
- Pour la voie déjà considérée, si 011 prend un seul feeder on aura
- v — 5,4 volts Q= 2400 mm* vol. = 28800 dcin*.
- Avec 6 feeders, on aurait v = 0.3 volt
- 0 = 2678,5 mm* vol. =32132 dcms.
- III. C\S OU l’on NE RELIE a LA STATION NI LE COMMENCEMENT NI LA TIN DES RAILS.
- Dans ce cas on partagera la voie en un
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- Ie1' Juillet 1899.
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- nombre pair r de parties égales (fîg. g), et on connectera les feeders aux points impairs
- Les mêmes calculs que précédemment donnent alors
- JW _ JW v 2r* ~ 8m*
- MQ)=^ H»>
- La section totale de cuivre est ici, comme dans le rer cas, indépendante du nombre des cables^ et égale à celle de ce ier cas.
- La section de chaque câble est donnée par
- (ü)- <I2>
- L’expression (11), a un maximum pour w=», maximum coïncidant toujours évidemment avec les deux valeurs déjà trouvées dans les deux autres cas pour m = ; un mi-
- nimum pratique est obtenu pour m = i ( fee-der au milieu). Avec w=i, la ligne de tramway déjà étudiée donne :
- v — 12,15 volts vol- = 24300 dcms.
- Comme résumé de tout cet article, nous ne saurions mieux faire que de donner le tableau suivant fort intéressant, par lequel l’auteur
- termine son mémoire; ce tableau se rapporte à la ligne de tramway déjà considérée plusieurs fois, avec l’hypothèse V (chute de tension dans les feeders) = 30 volts ; v désigne la chute de tension maximum dans les. rails.
- LA VO./eS T RELIÉE 4! LA STAT ON PAR B ES PEEUERS
- Seulcme 5(Q) s (Vol.) r 1 2{Q) f S (Vol.)
- 0 48,60 48.60 48.60 \
- I 13,>5 ; i 48600 5,40 2 4 00 28 800 12,15 1 24 300
- 2 3,03 / l 36 450 i,34 2592 31 104 3,03 i 30360
- 3 1.35 ' • , ; 34200 °,39 2645 31 740 *.35 , ,,nn ) 31500
- 4 0,76 1 ' 133413 0,60 2667 32 0O4 0.76 i 270 1 31894
- 6 0,33 \ / 32850 0.29 3679 32 1.32 o,33 ! 32076
- îo Q,I2[5 J f 32502 o,n 2 691 32 328 32 319
- i , l1°° 0 27„0 32 400 ° , 32 400
- A. Maüduit.
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Sur les lampes à incandescence à faible consom- j en iSçfidans ce journal, M. Pellissier, d’après mation spécifique. — Lampe Desaymar. j Rs résultats des essais deM. Paisley sur des
- Si L’on se reporte aux tableaux^qu’apubliés lampes à incandescence de divers modèles, on
- ---------------------------------------------------------- verra que la dépense des lampes de 16 bou-
- (’) VÉclairage Electrique, t. Vi, p. 250, 6 février 1896. 1 gies sur le marché à cette époque était en
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- T. XIX. — N° 26.
- moyenne de 4 watts par bougie pendant les premières heures d’utilisation et s’élevait à près de 5 watts par bougie après 600 heures d’allumage. Depuis la date de ces essais, de notables améliorations ont été apportées à la fabrication des lampes, mais il semble que ces améliorations aient été faites en vue de diminuer le prix de revient plutôt que de diminuer la consommation spécifique, car nous avons pu nous assurer, par l’examen des résultats d’essais officiels, que des lampes de fabrication récente et d’une marque réputée excellente consommaient en moyenne au moins 4 watts par bougie dans les premières heures d’utilisation.
- Il y aurait cependant, surtout avec les prix de vente actuels de l’énergie électrique à Paris, grand intérêt pour le consommateur et pour les stations centrales, à avoir des lampes de faible consommation spécifique. Pour le consommateur, une diminution de 1 watt par bougie se traduit, au bout de 800 heures d’éclairage avec une lampe de 16 bougies, par une réduction de dépense de 12,8 fr, l’énergie électrique étant comptée à raison de 1 fr le kilowatt-heure. Cette économie est loin d’être négligeable et elle apparaît encore plus nettement si l’on prend une installation de 100 lampes de 16 bougies allumées 2 000 h par an, comme cela a lieu dans les cafés : on trouve alors une réduction de dépense annuelle de 3 200 fr. Pour les stations centrales les lampes à faible consommation sont également avantageuses par le fait qu’elles incitent la clientèle du gaz à recourir à l’électricité et par suite à grossir les recettes des stations électriques ; toutefois l’avantage est certainement moins immédiat pour les stations que pour les consommateurs et nous ne serions pas étonnés d’apprendre que l’extension de la fabrication des lampes à incandescence de faible consommation ait été enrayée par les stations centrales, agissant ainsi contre leur véritable intérêt.
- Mais si les lampes à faible consommation spécifique sont désirables, il faut reconnaître que leur réalisation n’est pas des plus com-
- modes. Ces lampes sont de fabrication plus délicate et partant plus coûteuse que celle des lampes ordinaires ; de plus elles ont souvent une durée moins longue. Toutefois ce sont là des inconvénients qu’il est permis d'espérer voir disparaître par des perfectionnements dans la fabrication. Déjà en r896,
- les essais de M. Paislev montraient que certaines lampes à incandescence ne consommaient au début que 3 watts par bougie et environ 4 watts au boutde 600 heures d’allumage : des essais plus récents ont montré que ces limites se trouvaient abaissées dans certaines lampes defabrication spéciale ; enfin, il résulte des essais faits par M. Auer von Welsbach, que la consommation de ses lampes à filaments d’iridium ou de zircone serait d’environ 1,5 watt par bougie, chiffre qui représente également la dépense de la lampe de Nernst.
- Malheureusement la fabrication de la lampe I Auer est des plus coûteuses et suivant l’in-
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- venteur lui-même cette fabrication est encore loin d’ctre pratique. Quant à la lampe de Nernst elle ne parait pas non plus devoir pénétrer de sitôt dans le domaine des applications. Il faut donc se résigner à recourir aux lampes à vulgaire filament de charbon, consommant un peu plus que celles de Auer ou de Nernst, mais consommant moins que les lampes ordinaires.
- Parmi les lampes de ce dernier groupe il en est une récemment mise sur le marché parisien par M. de Marçay et Ck, la lampe Desavmar, qui nous a paru devoir être signalée aux consommateurs. Il résulte, en effet, d’essais officiels que la consommation d’une lampe de 20 bougies n'est que de 2,1 watts par bougie. Pour les lampes de 16 et de 10 bougies la consommation est un peu- plus grande, mais néanmoins de beaucoup inférieure à celle des lampes ordinaires de même puissance lumineuse. Voici d’aiUeurs les indications fournies par les constructeurs à ce sujet :
- Lampes de 10 bougies . 2.5 à 2,7 watts par boug.
- La durée des lampes est garantie d’au moins 600 heures.
- La consommation spécifique augmente nécessairement en même temps que le n-ombre d’heures d’éclairage fourni par la lampe, mais cette consommation reste toujours faible : ainsi des essais faits sur une lampe de 20 bougies après 1 100 heures d’allumage ont montré que la consommation n’était alors que de 2,8 watts par bougie, bien que pratiquement la lampe eût dû être considérée comme usée.
- On voit donc que, quelle que soit la puissance lumineuse de la lampe, l’économie réalisée par les lampes Desaymar sur les lampes d’usage courant, est au moins de 1,5 watt, souvent même de 2 watts par bougie. Il en résulte par conséquent une réduction de dépense des plus importantes.
- Quant aux procédés de fabrication qui permettent d’obtenir d’aussi bons résultats, ils restent naturellement le secret des fabricants. Tout ce qu’il est possible de constater par l’examen de la lampe (fig. 1} c’est que le filament est d’assez grande longueur et qu’il est enroulé en spirale à quelque distance d’un cylindre en émail recouvert d’une mince couche de verre et placé suivant l’axe de l’ampoule. Les constructeurs attribuent à ce cylindre une certaine importance dans l’augmentation de la puissance lumineuse pour une meme dépense d’énergie électrique : ce cylindre donnerait lieUj par suite de réflexions multiples, à une meilleure répartition de la lumière. Nous ne saurions dire jusqu’à quel point cette opinion est fondée, mais nous n’en entreprendrons pas la discussion, le seul point sur lequel nous voulions appeler l’attention, point capital à notre avis, étant l’économie considérable que permet de réaliser l’emploi de la nouvelle lampe. J.-R.
- Bobines d’induction Davis 1 .
- Dans ce brevet, M. Albert Levis Davis revendique un système de cloisonnement du circuit secondaire applicable aux bobines de Ruhmkortï ainsi qu’aux transformateurs à haut potentiel.
- Le mode de construction des bobines élémentaires est indiqué par les figures 1 à 7. Au moyen d’un coin en acier porté à une température suffisamment élevée on presse un disque d’ébonitede manière à lui donner la section représentée en figure 1 ; un second coin lui donne la forme correspondant à la section indiquée par la figure 2 ; un emporte-pièce enlève ensuite (fig. 3) la partie centrale.1 et l’on obtient la cloison isolante A représentée en figure 4. De la même manière on prépare des cloisons C (fig. 6) de diamètre extérieur plus faible, mais dont l’ouverture centrale a
- C) Brevet anglais nu 8591, déposé le 9 avril 1898, accepté
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- effectuer ce montage on glisse la cloison C sur le cylindre en matière isolante séparant la bobine primaire du circuit secondaire, on applique contre cette cloison la bobine plate S7' (fig. 7), puis la cloison B, ensuite la bobine plate S7 dont le fil enroulé en sens inverse de
- celui de S" est soudé à ce dernier en F, et enfin la cloison isolante A.
- On peut d’ailleurs construire l’enveloppe isolante de chaque couple de bobines élémentaires d’une seule pièce comme le représente la figure 8, mais la construction est alors plus
- difficile, car les bobines élémentaires ne peuvent être enroulées à l’avance; elles doivent être enroulées sur l’enveloppe et pendant que l’on fait l’enroulement de la première, Sf' par exemple, on doit réserver la place de l’autre au 11103'en d’un mandrin que l’on enlève pour
- faire, en sens inverse, l’enroulement de S'.
- La figure 9 donne la coupe d’une bobine d’induction construite suivant le système Davis. On remarquera que le diamètre des bobines plates élémentaires va en diminuant depuis le milieu jusqu’aux extrémités. J. R.
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- revue d'électricité
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- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- Magnétisme :
- Par J.-A. Ewing (*).
- Nul n’était plus qualifié que M. Ewing pour exposer dans une conférence les conquêtes faites dans l’étude du magnétisme. L'auteur en a résumé l’histoire, a passé ensuite en revue les nombreuses applications pratiques du magnétisme, et a terminé en indiquant les résultats des recherches récentes dont l’intérêt est encore presque exclusivement du domaine scientifique.
- La tradition fait remonter le premier usage de la pierre aimantée pour la direction des navires au Chinois Hoang-Ti, vingt-quatre siècles avant Jésus-Christ. On trouve bien chez les auteurs grecs et latins des renseignements sur les aimants naturels, mais aucun indice qu’ils les aient appliqués à la navigation, et il faut aller jusqu’au treizième siècle pour trouver en Occident, l’usage de la boussole, apportée de Chine par le vénitien Marco Polo. La déclinaison n’a été réellement bien connue qu’après le voyage de Christophe Colomb, et l’inclinaison a été découverte par le fabricant d’instruments de physique Norman, de Londres, en 1576.
- Mais les premières recherches scientifiques relatives aux aimants datent seulement de la publication par William Gilbert de son ouvrage « De Maipnete », en 1600.
- L’application de la boussole à la navigation est devenue précise à la suite des travaux d'Archibald Smith, sur le magnétisme des navires, et surtout de ceux de lord Kelvin, dont le compas est universellement employé.
- La découverte d’Œrstedt est de 1820; les lois du phénomène sont bientôt données par Ampère et Weber, et le télégraphe à aiguille,
- (*) The « James Foprf.st » Lecture, Proceed. of The Ins-iit. of Civ. Eng., t. CXXXVI1I, Session 1898-1899, 4,"partie.
- qui en est une application pratique, a fonctionne sur une ligne de : mile -i-, en 1837» intallé par Cooke et Wheatstone. Deux inventions de Lord Kelvin ont surtout contribué à répandre les applications de l’expérience d’Œrstedt : celle du galvanomètre à miroir, en 1858, et celle du siphon recorder ; Lord Kelvin a su tirer le meilleur parti des deux dispositions possibles : dans l’une, la bobine est fixe et l’aimant mobile, dans l’autre les rôles sont renversés.
- Fig. 1.
- L’invention des électro-aimants permet de rendre le télégraphe plus pratique, et donne naissance au système Morse; la découverte de l’induction par Faraday ouvre une autre voie, d’abord suivie par Wheatstone pour la construction d’un nouveau télégraphe, puis par Graham Bell pour celle de son téléphone. Jusqu’alors on utilise des fils pour transmettre le courant électrique : mais le génie de Maxwell prévoit un mode de transmission pluS simple ; Hertz réalise les idées de Maxwell et étudie les ondes électromagnétiques que les travaux de Branly et de Lodge permettent d’appliquer à l’établissement d’un télégraphe sans fil, fonctionnant déjà, entre
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- les mains de Marconi, à travers la Manche. M. Ewing remarque en passant qu’en somme le télégraphe à ondes électromagnétiques est 'le plus vieux de tous, puisque, d’après les idées actuelles, ce sont des ondes de cette -nature qui transmettent les signaux des feux de sommet à sommet ou ceux de sémaphores.
- La découverte de Faraday entraîne celle des machines d’induction , d’abord à aimants permanents ; le grand perfectionnement est la substitution à ces aimants d’un électroaimant excité par la machine elle-même, dont M. Ewing, sans diminuer en rien le mérite de Gramme, fait remonter l'idée à Wheatstone, Werncr Siemens et Alfred Varley. Des lors l’étude des propriétés magnétiques du fer et de ses dérivés devient de la plus grande importance pour l’industrie ; les plus grands progrès en ce sens sont dus à John et Edward Hopkinson dont les travaux sur l’aimantation et sur les <> circuits magnétiques » ont permis d’établir les calculs relatifs aux dynamos sur une base véritablement scientifique.
- La réversibilité des dynamos, leur emploi comme moteurs, et la réalisation pratique des transformateurs ont fait faire un pas immense à l’industrie : maintenant les sources naturelles d’énergie peuvent être utilisées, l’énergie transportée et distribuée avec commodité. A propos des transformateurs, on doit rappeler l’application des bobines d'induction à la télégraphie hertzienne, et à la production des rayons de Rœntgen.
- Une autre catégorie d’applications utilisent l’attraction qui s’exerce entre deux parties d’un circuit magnétique séparées par un intervalle d’air, étudiée par Joule en 1838; cette attraction est employée pour obtenir l’adhérence d’outils ou pièces métalliques; mais M. Ewing signale surtout la séparation de corps magnétiques et non magnétiques : les tournures de fer peuvent être triées ainsi de celles de laiton ou de cuivre; Edison cherche en ce moment à rendre le procédé pratique pour la « concentration » de certains minerais de fer ; ceux-
- ci sont constitués par de l'oxyde magnétique de fer. mélangé à des matières étrangères qui augmentent beaucoup le prix de revient de son traitement: Edison fait tomber le tout devant un système d’électroaimants qui dévient la partie magnétique et la font tomber à part; une machine qui vient d’être construite permet de traiter 5000 tonnes de minerai par jour, la teneur en fer augmentant de 20 p. 100 à 67 p. 100, La même action sert à reconnaître les dépôts souterrains d’oxyde magnétique, par les perturbations qu’elle apporte à la distribution du champ magnétique terrestre.
- M. Ewing passe ensuite à l’étude même des propriétés magnétiques, dont les deux principales, au point de vue des applications, sont la perméabilité et l’hystérésis, et il n’a guère qu’à résumer ses travaux pour indiquer tout ce qu’on sait actuellement à ce sujet. Après avoir rappelé l’allure des courbes d’aimantation, il décrit son hystérésimètre ('), son perméamètre (2) et son magnétographe (s). L’action de la température n’est connue dans ses détails que depuis peu, particulièrement depuis les recherches de Hopkinson, qui a étudié la variation -de la perméabilité avec la température pour différentes valeurs du champ magnétisant, et avec le champ pour différentes valeurs de la température. M. Ewing donne les résultats de recherches analogues plus récentes de D.-K. Morris : le maximum de la perméabilité du fer étudié pour chaque température est représenté par la figure x ; il rapproche les chutes de la perméabilité, ainsi observées, des dégagements de chaleur qui se produisent pendant le refroidissement d’un bloc de fer (représentés d’après les résultats de Sir W.-Roberts Aus-ten dans la figure 2) ; on peut remarquer que la particularité présentée par la figure 2
- (1) Voir L'Éclairage Électrique, t. III. p. 427, 1895.
- (2) Voir L'Éclairage Électrique, t. IV, p. 363, 1896.
- (3) The Elecirician, 26 mai 1893. On trouvera la description de ces trois appareils d’iiwing dans l’article « Le magnétisme du fer », publié dans la collection Scientia de la librairie Carré et Naud.
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- autour de 900° se retrouve dans la courbe de M. Morris, malgré la faiblesse des propriétés magnétiques à ces températures. CM. P. Curie a également rencontré une particularité vers 86o°, dans l’étude des propriétés magnétiques du fer.)
- On avait observé dans certains transformateurs une augmentation avec le temps des pertes par hystérésis; M. Ewing a pensé qu’il s’agissait là seulement de l’effet des variations de température éprouvées par le noyau ; c’est ce qui a été confirmé par les
- expériences de Roget : si un fer présentant d’abord une hystérésis assez faible est chauffé pendant quelque temps à une température comprise entre 40 et 1350, son hystérésis reste augmentée, l’augmentation croissant d’une manière lente et régulière avec la durée de la chauffe; au-dessus de 1350, l’hystérésis croît d’abord avec la durée de la chauffe, puis décroît lentement après un maximum dont la position dépend de la température de cette chauffe, en restant, dans les limites des expériences de Roget, supérieure à sa valeur
- initiale. Des expériences de ce genre sont très importantes , puisqu’elles montrent qu’on peut espérer arriver à réduire les pertes par hystérésis par un traitement préalable des noyaux.
- M. Ewing termine en rappelant comment il a expliqué les particularités des propriétés magnétiques en considérant les molécules comme de petits aimants agissant les uns sur les autres ; la force directrice d’un champ extérieur déplace d’abord très peu ces aimants de leur position d’équilibre stable primitive, ce qui se traduit par la première partie des courbes d’aimantation; puis, l’action du champ augmentant, les aimants élémentaires arrivent les uns après les autres aune position critique où cette action l’emporte sur celle des molécules voisines, et éprouvent un mouvement brusque de grande amplitude qui les amène à une deuxième position d’équilibre stable dont ils ne s’écartent plus que très peu, même si on augmente beaucoup le champ directeur : de là la deuxième région de la courbe d’aimantation, embrassant la période critique pour la moyenne des molécules, et la troisième, correspondant aux valeurs du
- champ pour lesquelles la plupart des molécules ont effectué leur mouvement de grande amplitude. Les oscillations que les aimants élémentaires éprouveraient lors de ce mouvement brusque produiraient l’hystérésis. L’auteur pense que ce mécanisme se retrouve, au moins en gros, dans toutes les actions non élastiques, et qu’en particulier il expliquerait très bien la dissipation d’énergie qui se produit dans le frottement.
- Ch. Maurain.
- Influence de la température et de l’aimantation transversale sur l’aimantation longitudinale ;
- Par F.-H. Pitcher(1).
- L’auteur s’était proposé dans ces expériences d’étudier l’influence de la température sur l’aimantation; il faisait varier la température du fil étudié en y envoyant un courant d’intensité variable, ce qui introduit l’influence de l’aimantation transversale. En plaçant le fil dans un vide très avancé, on
- f1) Phil. Mag. (5),t. XLVil, p. 42i-43^;mai 1899.
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- peut élever sa température au-dessus du point critique par un courant de seulement 16 ampères ; dans l'air, avec le même cou-
- rant, on n’arrive qu’à 400° ; enfin en noyant le fil dans un courant d’eau, l’élévation de température due au passage du courant est pratiquement négligeable. En combinant les résultats obtenus avec ces différents dispositifs, on peut obtenir l’actibn de l’aimantation transversale seule et celle de l’élévation de température seule ; on suppose
- seulement que l’un des deux phénomènes n’influe pas sur l’autre, ce qui paraît résulter de la comparaison de certains résultats de l’auteur avec les résultats antérieurs.
- La figure 1 donne les courbes d’aimantation à température constante sous l’influence
- de l’aimantation transversale due aux cou-rants dont l’intensité est indiquée en ampères. La figure 2 donne l’influence de la température sur l’aimantation par des champs élevés. Ces résultats se rapportent à un fil de fer doux de 26,1 cm de longueur et 0,127 crri de diamètre. Ch. M.
- Sur les relations entre l'aimantation et les actions mécaniques ;
- Par H. Nagaoka et K. Honda p)
- Les relations entre l’aimantation et la torsion, et entre la variation de longueur causée par l’aimantation et l’effet d’une tension sur les propriétés magnétiques ont été l’objet de nombreux travaux. Les auteurs ont étudié des phénomènes moins connus, liés également entre eux : l’effet d’une pression uniforme sur les propriétés magnétiques, et la variation de volume due à l’aimantation ; ils ont cherché comment la théorie de ICirchhoff permettait de relier ces deux actions.
- Les expériences ont porté sur trois noyaux : i0 Un ellipsoïde de fer de Suède dont les demi-axes ont respectivement 20 cm et 0,986 cm. Facteur démagnétisant N=o,o8q8. 20 Un cylindre de fer de Lowmoor, de 25 cm de longueur, 0,947 cm de diamètre. N —0,053. 3° Un barreau de nickel à section carrée de ' 0,514 cm de coté; longùeur = 26 cm. N = 0,020 (calculé en le supposant égal au N d’un cylindre circulaire de même section droite).
- Les courbes d’aimantation de ccs trois noyaux ont été d’abord déterminées dans les conditions ordinaires par une méthode rna-gnétométrique.
- Variation de volume dans l'aimantation. — Les auteurs rappellent les résultats antérieurs peu concordants; on pourra en trouver un exposé plus complet dans le traité de Wiede-mann (t. III). Ils emploient eux-mêmes la méthode ordinaire du dilatomètre, c’est-à-dire pla- (*)
- (*) Phil. Mag., ‘5), t. XLVJ, p. 261, 1898.
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- cent le noyau dans un réservoir surmonté d’un lubé capillaire ; le réservoir est rempli d’eau, mais à la partie supérieure se trouve de l’éther; on obtient ainsi une mobilité du niveau qu’on ne peut réaliser avec l’eau ou le pétrole, tout en évitant une grande dilatation sous l’action de la chaleur de Joule de la bobine magnétisante. Un microscope à oculaire micrométrique permet de suivre les variations du
- niveau. Les figures 1 et 2 représentent les variations observées, en fonction du champ H
- Effet d'une pression uniforme sur l'aimantation. — Le noyau est enfermé dans un tube résistant où une pompe Caillètet permet d’exercer une pression croissant iusqu’à.300 atmosphères ; un deuxième tube contient un noyau semblable au premier, mais sans dispositif de compression; les bobines magnétisantes sont semblables; le magnétomètre est placé entre les deux noyaux et à la hauteur d’un de leurs pôles; les deux actions se compensent à peu près, ce qui permet de mettre le magnétomètre très près du tube à étudier, dans la position de sensibilité maximum; la faible variation produite par la compression devient ainsi mesurable. Cette disposition a, de plus, l’avantage d’éliminer des actions perturbatrices telles que la variation de l’aimantation due à la chaleur de Joule des bobines. Les variations observées doivent être corrigées de la variation du moment magnétique provenant du changement de volume sous l’influence de la pression.
- Dans le cas du fer, une augmentation de pression produit une diminution d’aimantation; ainsi, à une aimantation croissante correspondait une augmentation de volume, et inversement la diminution de volume due à la pression correspondait à une diminution d’aimantation. Pour le nickel, de même qu’on avait obtenu une diminution de volume dans
- et du' carré de l’intensité d’aimantation I ; on g, voit que pour le fer les variations sont sensiblement proportionnelles a I2. L’augmentation continue de volume observée dans le cas du fer s’accorde mal avec les résultats déduits par Bidwell('), de mesures de dimensions effectuées sur des tores; Bidwell avait trouvé une diminution de volume pour les champs faibles.
- Pour le nickel, le sens de la variation est le même que dans les expériences de Cantonef), sa valeur étant à peu près la moitié de celle obtenue par ce physicien.
- Kg- 3.
- l’aimantation, on trouve une augmentation de l’aimantation avec la pression (fi g. 3).
- (J) S. Bidwei.l, Prcc. Roy. Soc. London, t. LV1, p. 94,1894. (a) Cantone, Mm. d. r, Accad. dei Lincei, t. VI, p. 487, 1890.
- Effet d'une pression extérieure sur Vaimantation d'un tube de fer creux. — Lord. Kelvin a étudié l’effet d’une pression intérieure sur
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- l’aimantation d’un canon de fusil (*). Les auteurs emploient un tube de fer creux (/ = 25 cm, diamètre extérieur = 0,936 cm, diamètre intérieur = 0,400 cm), qu'ils placent dans l’appareil précédent; les courbes de la figure 4 indiquent les variations de l’aiman-
- tation correspondant à trois pressions différentes, pour les valeurs successives du champ. L’effet obtenu est beaucoup plus grand que celui d’une pression uniforme ; il est inverse de celui trouvé par Lord Kelvin dans le cas d’une pression intérieure.
- Variation de longueur dans T aimantation, et variation de Vaimantation produite par une tension longitudinale. •— Nous n’insisterons pas sur ces expériences faites par les méthodes ordinaires, en vue du calcul des coefficients qui s’introduisentdans la théorie de Kirchhoff, et dont les résultats s’accordent avec ceux des travaux antérieurs (-).
- Application au calcul des coefficients h' et k" de Kirchhoff. Comparaison de /’expérience et de la théorie. — Les coefficients k, A*', hf! de Kirchhoff sont définis par les relations I* = [fc — h' (X* + ly + X,) — H*
- 1/ — — k' (Xx-f- Ày + À?) — k"'ky\ [ \y
- U ~ 0 — /é(À* + 7y + À;} — kffil H;,
- mantation, (H* , Hr, Hr ) le champ, (>..*, ,
- ) la déformation ; k est ainsi presque égal à la susceptibilité magnétique, à cause de la petitesse des déformations produites par l’aimantation.
- En désignant par E le module d’Young, par K la rigidité, et ô une quantité définie par la relation
- on obtient : dans le cas d’un ellipsoïde (Can-tone)
- >=4=W^[^(, + ,,+±^ '
- et dans le cas d’un noyau prismatique
- X:
- 5/
- *-y 1
- (1 -f 20J J
- H2
- 2(MI +3**)
- (2)
- Dans l’établissement des relations (1) on néglige le carré du rapport des axes; dans celui des relations (2), on suppose l'aimantation uniforme, ce qui n’est pas rigoureusement exact ; ainsi ces relations sont seulement approchées.
- Enfin, la variation de l’aimantation due à la diminution de volume causée par-une pression uniforme et la variation de la susceptibilité due à l’allongement causé par une tension sont données par
- dans lesquelles (I*, Iy, I5 ) représente l’ai-
- (!) Lord Kelvin, Phil transt. CLII, p. 64, 1878. — Math, and Phys. Papers, t. II, p. 570.
- (?) Nagaoka, Phil. May., janvier 1894; Ewin.g, Phil. Trans., t. CLXXVI, p. 608, 1885. Voir aussiEwiNG, Magn. Ind. in Iran, ch. IX. .....
- En appliquant un de ces groupes de .formule h l’ellipsoïde de fer ou au barreau de
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- l,r Juillet 1899.
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- nickel, les auteurs peuvent obtenir différents résultats : x° Calculer k' et k': pour différentes valeurs du champ, en partant des déformations observées sous l’influence de l’aimantation, en appliquant (1) ou (2) ; déduire de ces valeurs théoriques de ol ou Ik au moyen de (3), et comparer ces valeurs aux valeurs expérimentales. 20 Faire l’inverse c’est-à-dire calculer k’ et k'1 en partant de (3) ou SI et Sk sont alors remplacées par leurs valeurs expérimentales, calculer les déformations théoriques correspondantes au moyen de (1) ou de (2), ét comparer ces valeurs aux valeurs expérimentales. (Les constantes d’élasticité ont été mesurées sur les échantillons même.)
- Les auteurs donnent tous ces résultats numériques, qui ne s’accordent pas toujours, même comme signe, mais qui montrent cependant que la théorie peut servir a relier, dans une première approximation, les phénomènes inverses étudiés ici.
- Voici le résumé des résultats :
- Valeurs de k' et de k". — Leurs variations sont analogues à celle de la susceptibilité; pour le fer k' est positif et k" négatif (cependant kf' change de signe pour environ H=ioo) ; c’est l’inverse pour le nickel.
- Effet des actions mécaniques, déduit par la théorie des déformations dues à Vaimantation. — La théorie indique un accroissement de l’aimantation du fer quand on exerce une pression uniforme, alors que l’expérience donne une diminution; la théorie et l’expérience s’accordent à indiquer : un faible accroissement de l’aimantation du nickel sous l’influence d’une pression uniforme ; un accroissement de l’aimantation du fer sous l’in-'flence d’une faible tension longitudinale quand le champ est faible, accoissement qui atteint un maximum pour une valeur du champ peu élevée, puis décroît et se transforme en diminution; une diminution de l’aimantation du nickel sous l’influence d’une faible tension longitudinale, diminution qui atteint un maximum quand le champ croît, et décroît ensuite, mais sans se transformer en augmentation.
- Déformations produites par Vaimantation, déduites par la théorie des effets des actions mécaniques. — La théorie indique un accroissement de volume du nickel par l’aimantation; l’expérience donne au contraire une diminution. L’expérience et la théorie s’accordent à indiquer : une augmentation de volume du fer sous l’influence de l’aimantation (mais les nombres théoriques sont environ 15 fois plus forts que les nombres expérimentaux) ; un accroissement de longueur sous l’influence de l’aimantation dans le cas du fer, accroissement qui passe par un maximum pour environ H =30 et décroît ensuite lentement; une diminution continue de longueur dans le cas du nickel. Ch. M.
- Recherches expérimentales sur l’hystérésis magnétique ;
- Par F. Nietiiammer (').
- L’auteur s’est proposé de comparer les résultats que fournissent les différents procédés d’étudier l’hystérésis ; tracé des cycles d’aimantation, mesure du dégagement de chaleur produit par l’aimantation périodique, rotation d’un métal dans un champ cons-
- 1. Aimantation par le courant alternatif. —» L’échantillon soumis à l’aimantation est un tore formé de 400 anneaux de tôle, séparés par des feuilles de papier pour diminuer les courants de Foucault : la section utile du fer est de 135 cm2 ; le poids de fer 7,217 kg et le volume 925,3 cm3. L’anneau est entouré de 96 spires de fil de cuivre réparties uniformément sur la périphérie.
- Le courant magnétisant traverse un électrodynamomètre, un wattmètre, les spires magnétisantes, une résistance de précision dépourvue de self-induction et revient à la machine. La force électromotrice efficace du
- Witâ. Ahu , t. LX.VI, p. 29-48. 1898,
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- r. XIX. — N0 26.
- courant est mesurée par un voltmètre multicellulaire de Thomson ; la courbe du courant est tracée au moyen d’un disque de Joubert. Le galvanomètre balistique est un galvanomètre'Deprez-d’Arsonval dont la durée d’os-cillation est de 6 sec, et qu’on étalonne au moyen de la force électromotricc efficace et de l’intensité efficace du courant.
- L’intensité du courant i et la force électromotricc sont représentées respectivement par les équations :
- = /i sin (3 + ?\) +/a sin + 9's) +/-sm f53 + VJ d= F, sin (S +*,) + F3 sin (3S-f- % + Fssm ;5S +
- L’électrodynamomètrc indique l’intensité efficace
- et l’clectromètre multicellulaire la force clcc-tromotrice efficace,
- Le travail réel n’est pas rigoureusement proportionnel à l’indication du wattniètre : il y a lieu d’introduire un facteur de correction par suite du décalage de la force électromotrice et du courant et du décalage entre la force électromotrice principale et la force électromotrice dans le circuit voltmétrique du wattniètre : mais en réalité, ce facteur est très voisin de l’unité.
- Le générateur polyphasé employé permettait de modifier aisément la forme delà courbe des forces électromotrices ; on pouvait obtenir des courbes de forme surbaissée, de forme sinusoïdale ou allongées en pointe.
- En comparant les courbes de force électromotrice et celles d’intensité, on remarque une déformation de ces dernières provoquée par l’hystcrésis. Quand l’induction est faible, elles sont plus surbaissées que les courbes de force électromotrice et quand l’induction croît, elles forment une pointe de plus en plus aiguë.
- Si i est l’intensité du courant,- N le nombre
- des spires, À la longueur moyenne des lignes de force, le champ magnétisant, dans un tore, a pour valeur :
- Si / et 1‘ désignent les circonférences extérieure et intérieure du tore
- log. nép. le — log. nép. h
- La correction due à l’effet d’écran produit par les courants de Foucault n’est pas indispensable parce qu’on mesure à la fois le champ H et l’induction magnétique B ; d’autre part l’erreur qui résulte de la répartition non uniforme de l’aimantation, calculée comme l’a indiqué J.-J. Thomson ne dépasse pas 2 p. ioo dans les cas les plus défavorables.
- L’induction maxima B,„, se détermine d’après l’cquation. de Maxwell,
- où e représente la force électromotrice, <1* le nombre total de lignes de force ; d’où :
- *»= -A£ed‘io*
- en appelant S la section du fer : enfin la perméabilité ^ est égale au quotient .
- En prenant les valeurs de Hm comme abs-. cisses et celles de H,„ comme ordonnées, on obtientla caractéristique d’aimantation (lig.i). La courbe en traits interrompus ponctués, correspondant à 59 cycles par seconde est au-dessous de la courbe en traits continus correspondant à 37 cycles. Les courbes de perméabilité (y. en ordonnées, B en abscisses) occupent la même position relative. Ces courbes correspondent h un courant d’ai- . mantation sinusoïdale.
- Si l’aimantation est obtenue par un cou-
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- 5og
- rant continu, la courbe 'en traits interrompus) se trouve notablement au-dessus des précédentes. Les courants de Foucault ne paraissent pas suffisants pour expliquer celte différence; il est plus vraisemblable que la perméabilité p. est plus petite dans le champ alternatif que dans le champ de direction constante : la - différence entre les valeurs de Bw, que Weihe(’) regarde comme égales, ne serait pas inférieure à 30 p. 100.
- Le travail A se compose du travail d’hys-
- térésis et du travail absorbé par les courants de Foucault, correspondant aux deux termes de l’équation :
- A — V | ,»IW + ««(CB.)* J 10-’.
- Le facteur c représente le rapport entre la valeur efficace et la valeur moyenne de la force contrélectromotrice c mesurée par V.
- Dans l’évaluation de B'm6 et de B- il faut tenir compte de ce que la longueur des lignes de force magnétique va en diminuant de la
- 1600
- Fig. 1.
- surface extérieure du tore vers la surface intérieure.
- La variation de r, en fonction de B est représentée par les couçbes de la figure 2. Le coefficient r, croît d’abord jusqu’à 0,00291 pour Bm = 2 600, décroît jusqu’à 0,00258 (B,n = 7 600) et croît ensuite notablement
- quand B,„ continue à augmenter. La relation de Steinmetz
- A = r(D>'6
- n’est donc qu’approchée : pour les aimantations très petites ou très grandes, elle est tout à fait inexacte.
- Les mêmes expériences ont été répétées avec des courants correspondant à des courbes aplaties ou à des courbes allongées. Cette
- (*) L’Éclairage Électrique, t. X-III, p. 602.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XIX. - N° 26.
- forme des courbes n’a pas d’influence sur la position relative des caractéristiques obtenues avec les courants alternatifs et avec le courant de sens constant. Mais pour une même va-
- leur de la force électromotrice moyenne, et la même valeur de l’induction maxima B,n, une courbe allongée en pointe correspond à une dissipation d’énergie par hystérésis, moindre qu’une courbe plus aplatie : cette dissipation est toujours plus grande que dans l’aimantation par courant de sens constant.
- Dans ce dernier cas, la courbe des rt a même allure générale que dans le cas de l’aimantation par courants alternatifs. Pour les valeurs de l’induction plus petites que la valeur qui correspond à l’inflexion inférieure de la caractéristique, le coeflicient r, est notablement plus petit que pour les inductions élevées. La courbe monte ensuite quand B augmente, jusqu’à B = 2 600, puis elle redescend jusqu’à B = 5 500 environ, et remonte ensuite fortement : à partir de B = 17000, elle est presque horizontale.
- Quant au produitHc Bm, de la force coercitive par l’induction maxima, il est très différent du travail d’hystérésis (de -h 50 à—23 p. 100).'
- Dans les transformations non cycliques, entre H = 0 et Hm, par exemple, le travail d’hystérésis est, pour une même induction, relativement plus grand que dans un cycle : en outre, la variation d’induction obtenue par le champ H,„ est beaucoup plus petite dans la transformation non cyclique que dans le cycle.
- 2. Fer tournant dans un champ magnétique tournant. — A l’inverse de ce qui se passe dans les expériences précédentes, c’est ici la direction de l’aimantation qui change, tandis que l’intensité du champ varie peu.
- Le corps étudié était l’induit d’une petite machine à courants continus, mue par un moteur à courants continus : on mesure le travail du moteur une fois pendant que l’induit tourne dans un champ magnétique et une autre fois pendant que ce champ est supprimé : moyennant quelques corrections, la différence donne le travail absorbé par l’hys-térésis et par les courants de Foucault.
- Le coefficient r; n’est pas non plus constant : le travail d’hystérésis croît d’abord avec l’induction Bw, puis décroît à partir d’une valeur de B,„, voisine de celle qui correspond à la saturation. Jusque B = 14 000, l’hysté-résis de rotation oscille entre la valeur de l’his-térésis ordinaire et le double de cette valeur : au delà, elle devient toujours plus petite que cette dernière. Les trépidations n’ont pas d’influence appréciable sur I’hystérésis de rotation quand l’induction est supérieure à 4 000 unités. M. L.
- Influence du magnétisme sur la conductibilité électrique des solutions de chlorure de fer ;
- Par Giulo MilaniC).
- Neesen a annoncé (2) que le magnétisme exerce une légère influence sur la conductibilité électrique des solutions de chlorure de fer, lorsque le tube contenant cette solution est disposé parallèlement aux lignes de force magnétique. Le fait a une grande importance au point de vue de la théorie de la conductibilité électrolytique, c’est ce qui-a décidé l’auteur à reprendre ce travail par une méthode plus exacte que celle de Neesen; il est arrivé à un résultat contraire. * (*)
- (') Il Nuovo Cimenlo, t. VI, p. 191, septembre 1897.
- (*) Wiedemann Anttalen, t. XXIII p. 482, 1884.
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- Le liquide en expérience est contenu dans un tube en U (fig. i) disposé horizontale-
- ment. Aux deux coudes C et D sont soudés deux tubes verticaux c et d. La branche CD est disposée parallèlement aux lignes de force entre les deux pièces polaires d’un puissant électro-aimant. En A et B dans les deux branches du tube en U, deux électrodes de Paalzow sont tenues par des bouchons qu’elles traversent. Ces électrodes sont formées chacune par une lame de zinc pur bien amalgamée, maintenue dans un tube de verre par un bouchon de caoutchouc et immergée dans une solution saturée de sulfate de zinc, l’autre extrémité du tube est fermée par une membrane de parchemin. Le courant d’une
- pile Daniell P (système Raoult) est amené ; fig. 2) dans le tube par ces électrodes ; le circuit renferme en outre une boîte de résistances, un galvanomètre d’Arsonval G et un commutateur C.
- Dans les tubes C et D les extrémités capillaires de deux électrodes impolarisabîes sont maintenues fixes; ces électrodes sont constituées par une petite bouteille à deux tubulures remplie de sulfate de zinc en solution saturée ; dans l’une des tubulures passe une lame de zinc pur bien amalgamée, dans l’autre un tube de verre recourbé, terminé par une pointe capillaire et rempli de la solution. Ces électrodes permettent de mesurer la résistance entre les deux points du liquide où sont appliquées les pointes capillaires.
- La mesure s’effectue à la manière bien connue, en emploj^ant un électromètre capillaire E et opposant à la différence de potentiel en c et d la différence variable mg obtenue au moyen d’une pile auxiliaire P' dont le courant traverse les deux boîtes de résistances identiques R et R'; R ayant d’abord toutes ses fiches enfoncées et R' toutes les fiches enlevées, on fait varier la différence de potentiel mg en déplaçant les fiches de R sur R' ce qui n’altère pas l’intensité du courant de P'.
- L'auteur a cherché à éliminer toutes les causes d’erreur. Les électrodes et les piles étaient construites avec soin et formées de solutions très pures; l’isolement était fait au moyen de lames de verre paraffinées et de pièces d’ébonite. Enfin, il n’y avait pas à tenir compte des variations de la température, étant donnée la courte durée des expériences.
- Les recherches du docteur G. Milaniontété exécutées en faisant varier les dimensions des tubes, leur orientation, l’intensité du champ magnétique et la concentration de la liqueur. Avec des solutions à 5, 10, 15,20 et même 40 p. 100 on obtient de bons résultats ; au delà, la résistance est trop petite pour que l’on puisse faire des mesures avec quelque préci-
- Voici à titre d’exemple, les résultats d’une expérience faite avec un tube présentant 5 cm de distance entre C et D et contenant une solution à 10 p. 100.
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- T. XIX. — M° 26.
- Le circuit de la pile P est fermé et le courant traverse la solution ; pour ramener l’électromètre au zéro il faut alors introduire entre m et g une résistance de 390,50 ohms. On excite l’électro-aimant et l’on observe un déplacement de la colonne mercurielle de 3 divisions; ce déplacement est compensé par une variation de résistance de 2 ohms. On supprime l'excitation de l’électro-aimant et l’on écarte le tube à 40 cm, on retrouve 390 ohms pour la résistance qui ramène l’élec-tromètre capillaire au zéro. On excite à nouveau, en laissant à distance le tube, on observe encore le même petit déplacement compensé avec 2,2 ohms.
- En répétant plusieurs fois les mêmes mesures, l’auteur a trouvé des résultats toujours concordants. Aussi p^ise-t-il que le petit déplacement du ménisque est dû à l’action du champ magnétique sur les fils qui réunissent les électrodes à l’électromètre et non sur le liquide lui-même. On réduit en effet le déplacement en écartant les fils le plus loin possible, pourtant on 11e peut le faire disparaître totalement.
- De toutes ces expériences, le docteur Milani conclut que le phénomène indiqué par Nee-sen n’existe pas ou tout au moins est si faible que même avec les moyens très sensibles dont il s’est servi, on ne peut le mettre en évidence. G. G.
- Sur la résistance électrique de feuilles minces de cobalt, de nickel et de fer soumises à des champs magnétiques de diverses intensités;
- ParJ.-C. Beattie^)-
- De nombreux expérimentateurs ont cherché quelle relation existe entre la résistance électrique des métaux paramagnétiques, fer, nickel et cobalt, et les propriétés magnétiques de ces métaux. Les uns ont trouvé que la variation de résistance est proportionnelle
- fi) Phihsophical Magazine, t. XLV, p. 245-253, 1898. Communication faite à la Pbilosophical Society of South Africa,
- au moment magnétique ; d’autres ont trouvé des relations toutes différentes. Ce qui parait certain, c’est que cette variation est positive quand la résistance est mesurée parallèlement aux lignes de force magnétique et négative quand la résistance est mesurée perpendiculairement à ces lignes.
- L’auteur s’est proposé de rechercher la relation existant entre l’aimantation et la variation de résistivité de feuilles minces de cobalt, de nickel et de fer aimantées transversalement. Kundt ayant montré que pour ces feuilles l’effet Hall est proportionnel à l’aimantation (*), l’auteur a mesuré d’une part l’effet Hall et d'autre part la résistance suivant une direction perpendiculaire aux lignes de force magnétique.
- Les feuilles minces des métaux précités étaient obtenues par dépôt électrolytique sur une lame de verre platinée. L’électrolyte était suivant les cas, une dissolution de sulfate double de nickel et d’ammonium, de sulfate double de cobalt et d’ammonium ou de quatre parties de sulfate ferreux et de trois parties de chlorure d'ammonium. On découpait ces feuilles en rectangles ayant ordinairement y mm de long sur 7 ou 8 mm de large ; l’épaisseur variait de ~20 00~0- h *qq de millimètre.
- Pour mesurer l’effet Hall on reliait les extrémités des feuilles rectangulaires aux pôles d’une pile de deux éléments dans le circuit de laquelle on intercalait en outre une résistance convenable. On soudait deux électrodes le long des grands côtés de la feuille, en des points présentant une différence de potentiel nulle ou tout au moins très voisine de zéro, et on les reliait à un galvanomètre sensible; si la différence de potentiel entre ces points n’était pas rigoureusement nulle en l’absence du champ magnétique on s’arrangeait de façon à ce qu’il en soit ainsi en reliant l’une des électrodes du circuit galvanométrique à une des électrodes du circuit de la pile par une résistance convenablement choisie.
- fi) Kundt, Wied. Ann. 1893.
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- La mesure de la résistance de la feuille suivant sa plus grande dimension était mesurée à l’aide d’un pont de Wheatstone ; on ayait soin d’intercaler sur le circuit de la pile de deux, éléments reliée a deux des sommets du pont une résistance telle que l'intensité du courant traversant la feuille ne soit que de quelques milliampères afin d’éviter réchauffement de cette feuille par effet Joule.
- Le champ magnétique était créé par un petit électro-aimant de Ruhmkorffavec pièces polaires de 10 mm de diamètre distantes de
- Quand le champ magnétique était établi on notait d’une part 3a déviation galvanométrique mesurant l’effet Hall et d'autre part la déviation du galvanomètre dupont de Wheatstone mesurant la variation positive ou négative de la résistance de la feuille.
- Dans la plupart des cas on commençait par noter l’effet Hall, puis la variation de résis--tance correspondante; d’ailleurs le plus souvent l’ordre des mesures était indifférent ; toutefois pour le nickel on observait une légère différence dans les valeurs observées suivant l’ordre adopté, sans doute parce que le nickel présente de l’hystérésis pour l'un et l’autre phénomènes étudiés.
- L’auteur s’est assuré que le champ n’avait aucune influence sur la résistance dc;> dis de connexion et sur celle de la couche de platine recouvrant la lame de verre et servant de support h la couche du métal étudié ; pour cela il mesurait la résistance d’une feuille de nickel immédiatement avant et immédiatement après l’action du champ : il n’observa aucune différence sensible.
- L'auteur indique ensuite en tableaux et par courbes les résultats de ces mesures. La figure 1 donne quelques résultats obtenus avec des feuilles de cobalt. Les courbes XXIII et XXVI se rapportent à des feuilles minces produites par électrolvse d’une solution de sulfate double de cobalt et d’ammonium ; la courbe XXXI à une feuille préparée par élec-trolyse d’une solutfon rose de chlorure de cobalt. Cette dernière feuille avait une lon-
- gueur de 10 mm et une largeur de 7 mm ; sa résistance était de 4 ohms entre les points d’attache des électrodes du circuit de la pile ; l’intensité du courant qui la traversait était de 8 milliampères ; les nombres fournis par les mesures ou qui s’en déduisent sont indiqués dans le tableau suivant où désigne l’intensité du champ magnétique en unités C. G. S, H la déviation galvanométrique due à l’effet Hall, AR la déviation galvanométrique due à la variation de résistance, p le rapport de l’effet Hall à la racine carrée de A Rt et -- le rap-
- port de la variation de résistance à la résistance primitive :
- K H II iR ? 'V® R, —R R
- : *
- 4 37° 3° 53-5 26,25 10,3 -0,000355
- 5 59° 69,5 43,60 | io,6 0,000592
- 8560 95 ' io,5 — 0.001287
- 11 360 129,5 137 11 -D.001856
- 14070 ’45 155 11,6
- 16275 152 .,,6 — 0,002317
- Les diverses courbes de la figure 1 ont une forme analogue. Elles ont une forme parabolique depuis l’origine jusqu’à l’ordonnée correspondant à. un champ d’environ 9 000 unités ; elles présentent ensuite un point d’inflexion et ont dès lors leur convexité tournée vers l’axe des abscisses. On voit déplus que la variation de résistance a des valeurs très différentes suivant l’échantillon considéré. Mais dans tous les cas le rapport a une
- valeur très sensiblement constante et voisine de 11.
- Avec le nickel les différences entre les valeurs de —trouvées pour les divers échantillons examinés sont encore plus accentuées; de plus les résultats sont compliqués par des effets d’hystérésis qui ont pour con-séquencede donnerdes valeurs très différentes pour un même échantillon suivant qu’il n’a pas encore été aimanté ou qu’il a déjà été
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- T. XIX. — N° 26.
- aimanté et désaimanté. Les résultats de quel- j indices a se rapporté ques essais sont représentés par les courbes
- de la figure 2; les courbes XYTl* et XVIR. XXVII* et XXVIU montrent nettement l’in-
- N \
- A j\\
- V
- \
- r
- azV
- m'a
- 1
- U
- Tf
- fluence d’une aimantation antérieure, le
- des feuilles récemment préparées, les indices b à ces mêmes feuilles soumises une seconde fois à l’influence du champ. La forme de ces courbes est à peu près semblable à celle des courbes obtenues avec le cobalt, l’inflexion se produisant pour un champ un peu plus faible, 5 000 à 6 qoo unités. Mais le rapport y— n’a pas toujours une valeur constante pour un échantillon déterminé et il varie considérablement d’un échantillon à l’autre. En outre, certains échantillons présentaient une variation de conductibilité positive pour des champs de faible intensité et négative pour des champs
- plus intenses ; la figure 3 donne quelques courbes se rapportant à des échantillons de cette espèce.
- Pour les feuilles de fer la variation de résistance résultant de l'aimantation transversale due à un champ de 16000 unités C. G. S. était si faible qu’elle ne put être mesurée exactement.
- De ces résultats l’auteur déduit les conclusions suivantes :
- « i° La résistance électrique de feuilles minces de cobalt, de nickel et de fer varie par suite d’une aimantation transversale suffisamment intense. Cette variation est considérable pour le cobalt et le nickel ; elle est
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- 1°" Juillet 1899.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- très faible pour le fer : elle peut être observée avec des champs de i ooo unités C. G. S. dans le cas du nickel, de 2 000 unités dans le cas du cobalt, mais dans le cas du fer l’intensité du champ doit être d’au moins 6000 unités;
- » 20 Pour le cobalt il existe une relation entre la variation de résistance et l’effet Hall ; des résultats indiqués ici et des résultats obtenus par Kundt dans l’étude de l’effet Hall il résulte que la variation de résistance est proportionnelle au carré de l’intensité d’aimantation:
- » 3° Pour le nickel la variation de résistance dépend beaucoup de l’échantillon considéré. Dans ces cas cependant cette variation semble tendre vers un maximum mais pour des valeurs du champ beaucoup plus grandes que celles qui correspondent au maximum de l’effet Hall. En outre cette variation devient, dans quelques cas, beaucoup plus grande quand l’échantillon a été expérimenté de sorte qu'une feuille pour laquelle la variation de résistance est tout d’abord proportionnelle au carré de l’aimantation présente après usage une variation beaucoup plus grande que celle qui satisferait à cette relation ;
- » 49 Pour le fer la variation de résistance est plus faible que celle qui correspondrait à la proportionnalité entre cette quantité et l’intensité d’aimantation. » J. B.
- Influence du magnétisme sur les décharges électriques ;
- Par F. Mastricchi P).
- Dans une note précédente, l’auteur a montré qu’une décharge perpendiculaire à la direction des lignes de force, dans un champ beaucoup plus intense que le champ terrestre, subit une diminution de durée qui correspond à une diminution de la quantité d’électricité qui passe, sans changement du potentiel de décharge.
- Depuis, P.-G. Melani a montré que l’action
- magnétique produit une élévation du potentiel de décharge ; Paalzow et Neesen sont arrivés a la conclusion que, si la décharge dans l’air raréfié se produit équatorialement et symétriquement entre les pôles d’un électro-aimant, il y a affaiblissement de l’intensité du courant de décharge.
- L’auteur reprend l’étude de la question pour examiner l’influence de la pression.
- Le micromètre à étincelles est remplacé par un tube de verre de 2 cm de diamètre, dans lequel sont fixés 2 bâtonnets de laiton terminés par des appendices de platine de 2 mm de diamètre, entourés chacun d’une boule de laiton de 6 mm à la surface desquelles viennent se terminer les axes de platine. Le tube est relié à une pompe à chute de mer-
- A l’extérieur, les électrodes 'sont reliées par de gros conducteurs de cuivre avec les deux boules d’un micromètre à étincelles, reliées elles-mêmes aux pôles d’une machine électrique. Ce micromètre est en dehors du champ de l’électro-aimant.
- On règle les distances de façon que dans le champ terrestre et à la pression ordinaire l’étincelle passe indifféremment dans le tube ou dans le micromètre. Lorsque l’on excite l’électro-aimant la décharge continue à passer indifféremment.
- Si l’on diminue la pression dans le tube et si en conséquence on rapproche les deux boules du micromètre de façon que l’étincelle continue à suivre indifféremment les deux chemins, on constate que sous l’influence du champ l'étincelle ne passe plus dans le champ et cette action augmente avec la raréfaction.
- Lorsque la raréfaction croît, on ne peut régler le micromètre extérieur pour obtenir l’équilibre. L’auteur le remplace alors par une dérivation dans un tube barométrique qui porte soudée au sommet une électrode et qui plonge dans une éprouvette pleine de mercure ; la surface du mercure dans le vide barométrique sert de seconde électrode.
- En poussant la- raréfaction dans le tube à
- (‘1 I! Nvovo Cimento. t. VII, p. 277.
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- T. XIX. — 26.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- décharge, on constate toujours que l’action j magnétique s’oppose au passage de la décharge.
- L’auteur a fait aussi des mesures directes de potentiel au moyen d’un électrômètre du genre de celui employé par Righi. Un des pôles est relié a l’aiguille, l'autre h l’enveloppe de laiton qui recouvre l’électromètre et a la terre.
- L'influence magnétique sur la décharge augmente avec la raréfaction et tend à devenir insensible lorsque la pression du gaz est voisine de la pression atmosphérique.
- Le sens du champ n’inilue pas, mais l’influence magnétique sur le potentiel de décharge varie dans le même sens que l’intensité du champ.
- Lorsque la pression devient inférieure a i mm, le phénomène se complique et l’auteur n’a pas encore donné les résultats de son étude. G. G.
- Action du magnétisme sur la direction des rayons cathodiques et sur la production de ceux-ci et des rayons X. ;
- Par A. Saxdrucci (*).
- L’auteur reprend après Swinton (j), Bir-kcland (s) et Sidgreaves (*) et d’autres l’étude de l’action du magnétisme sur les tubes de Crookes.
- Lorsque l’on fait fonctionner d’une manière continue et pendant un long temps un tube de Crookes, on observe ies apparences succes-
- Premier état. — Pas de lumière violette ni de panache- à la cathode, vive fluorescence générale. A l’anticathode, un espace circulaire obscur entouré d’une tache possédant une
- ('.) Il Nuovo Cimento, t. Vil, p. 112.
- (2 *) A.-A.-C. Swinton. Phiiosopkical Transactions, Londre
- 4 juin 1896.
- (:l) Birkeland, Archives des sciences physiques et naiurellt 15 juin 1896.
- (4) W. Sidgrkavf.s, Nature, Londres, août 1896.
- légère couleur marron; cette tache est douée de mouvements comme un liquide agité, elle est entourée elle-même d’une zone plus grande vert clair. Émission de rayons X.
- Deuxième état. —• Ni lumière violette ni panache il la cathode, fluorescence générale beaucoup plus faible que précédemment, petite décharge avec houppe crépitante au bord de l’anode. A l’anticathode, fluorescence restreinte à une tache jaune clair formant le centre d’une sorte de croix dont la branche longue suit la ligne méridienne passant par le centre de la cathode et qui est entourée d’une gaine immobile couleur marron. Aucune émission sensible de rayons X.
- Il arrive quelquefois que pendant ce deuxième état, l’approche d’un fort aimant permanent déviant les rayons cathodiques fait revenir le premier état, d’autres fois i’état II persiste.
- Appelons ligne polaire la droite qui joint les pôles de l’aimant et imaginons un plan perpendiculaire à la direction des rayons cathodiques et passant par le centre du ballon de façon à séparer une région cathodique et une anticathodique. Pour un observateur placé suivant les lignes de force de la partie uniforme du champ, traversé, par le flux magnétique des pieds à la tète et regardant les rayons cathodiques :
- iü Quand la ligne polaire est dans la région cathodique ou dans le plan de séparation, les rayons cathodiques se déplacent vers la gauche.
- 20 Quand la ligne polaire est dans la région anticathodique, le déplacement se fait à droite.
- 3" Les rayons cathodiques se comportent au point de vue électrodynamique relativement aux courants d’Ampère de l’aimant comme des courants rectilignes allant de Fan-ticathode à la cathode ('}.
- Le champ terrestre montre son influence
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- sur la durée de l’état I et la production des rayons X, elles sont plus grandes lorsque les lignes de force du champ terrestre sont normales au courant qui traverse le tube que lorsqu’elles lui sont parallèles.
- Il semble que dans les tubes de Crookes, c’est-à-dire à un degré clevé de raréfaction, la facilité de la déchàrge et l’intensité de la production des rayons cathodiques et des rayons X varient en sens contraire.
- On pourrait admettre que la substitution de l’état lia l’état I, quand le tube est fatigué, et la permanence de cet état tant que l’aimant n’agit pas, résultent de l’absorption d’une petite quantité de gaz qui en augmentant le vide facilite la décharge. Et, puisque la fluorescence a un maximum pour une valeur déterminée de la raréfaction, on pourrait dire que le tube, avant l’usage continu, se trouve dans les conditions de pression correspondant au maximum ou un peu en avant, et que, après l’usage, il a dépassé ce maximum. Alors, l’action magnétique qui s’oppose à la décharge et augmente la résistance, serait capable d’agir comme si la raréfaction diminuait et par là de reproduire l’état I ; tandis que l’action magnétique qui favorise la décharge et diminue la résistance, agirait en sens inverse.
- Cette hypothèse tomberait si on observait que le tube était dès le début dans l’état de raréfaction, capable de l’affaiblir et que Roïti appelle troisième état; avec une raréfaction aussi élevée, une absorption ultérieure du gaz au lieu de rendre la décharge plus facile, la rendrait encore plus difficile. Pour avoir une certitude il conviendrait d’opérer avec un tube de Crookes dans lequel on pourrait faire convenablement varier la raréfaction. G. G.
- Réfraction magnétique des rayons cathodiques ; Par A. Schuster (*).
- A la suite des mémoires publiés par
- (*) Wied. Ann., t. LXV. p. 877-885, juillet 1898.
- M. Kaufmann (b, M. Schuster rappelle qu'à sa connaissance,il est le premier qui ait montré comment de la déviation magnétique des rayons cathodiques, on pouvait déduire le rapport — de la quantité d’électricité transportée par les particules à la masse de ces particules. Déjà en 1888 il avait effectué quelques mesures qui l’ont conduit au nombre 3,6.io8 (corrigé d’une erreur qui s’était intro-duite dans l’évaluation du champ magnétique). Ce nombre qui doit être regardé comme une limite supérieure du rapport cherché, est cependant cinq fois plus petit environ que le nombre donné par M. Kaufmann , et cependant toutes les causes d’erreur qui affectent les expériences de M. Schuster tendent à augmenter le nombre trouvé.
- Dans ces expériences, le tube porte une cathode en fil d’aluminium de 1,7 mm de diamètre; ce lll est entouré d’un tube de verre, dans lequel est enfoncé un petit cylindre destéatite, qui s’applique immédiatement sur la cathode. Le faisceau présente la forme d’un cylindre qui, dans le champ magnétique, se transforme en un anneau. On observe cet anneau à travers une glace à faces parallèles fermant le tube en avant. En arrière se trouve une plaque semblable, à travers laquelle passeront une série de sondes, disposées en cercle.
- La différence de potentiel entre les électrodes du tube se mesure au moyen d’un condensateur et d’un galvanomètre balistique; l’intensité du champ magnétique se détermine par la méthode balistique.
- L’anneau lumineux est photographié et on mesure sur la photographie le rayon de courbure aux différents points.
- Sur deux des photographies, ce rayon de courbure n’était pas constant, mais décroissait à partir de la cathode, comme si les particules entraînées subissaient un frottement : ce sont ces mesures qui ont donné le nombre cité plus haut.
- (U L’Éclairage Électrique, c. XIV. p. 122 87.'
- i; t. XVI, p. 86,
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- Il est à remarquer que la différence de potentiel mesurée entre la cathode et la première sonde ne représente pas toute la chute de potentiel à la cathode : cette dernière n’a pas été déterminée. D’autres expériences permettent de supposer que la chute totale n'était pas beaucoup inférieure a i ooo volts (le tube était alimenté par i ooo accumulateurs) ; en prenant cette valeur, on trouve un nombre très voisin de celui de Kaufmann.
- . Le calcul suppose d’autre part que les particules lancées par la cathode ne subissent aucun lro.ttement, et encore que ces particules prennent exactement le potentiel de la cathode : ces deux hypothèses sont fort sujettes à caution.
- M. Schuster reconnaît que le dispositif expérimental de Kaufmann est meilleur que le sien par suite de l’emploi de la machine à influencé, il est possible d’opérer avec des tubes plus raréfiés et comme la chute de potentiel est plus considérable, la vitesse des particules est plus grande et les perturbations dues au frottement sont moindres.
- La théorie demande que la*déviation d soit proportionnelle à v'\rc. V0 étant la différence de potentiel entre les deux pôles du tube ; or, les expériences de M. Schuster donnent cette proportionnalité entre d et V0 . Il suppose du reste* dans le calcul, comme le fait aussi M. Kaufmann que le potentiel du gaz dans toute l’étendue du champ magnétique est égal à celui de l’anode ; or, il n’existc aucuneexpérience qui justifie cette hypothèse.
- Les valeurs de ~ trouvées par les deux observateurs ne diffèrent pas beaucoup les unes des autres.
- D’après Kaufmann la valeur de -L est la même pour les différents gaz, tandis que M. Schuster croit trouver qu’elle est plus petite pour le gaz carbonique, mais il n’y a pas grand fond à faire sur les expériences effectuées avec des gaz soi-disant différents dans les tubes évacués (').
- C. Villard, L'Êcl. Èlect.. t.XIV.p. 486, t.XV.p.j^.
- En mesurant la déviation aussi près que possible de la cathode pour diminuer l’influence du frottement, on trouve des valeurs de ~ dix fois plus petites. Si on admet que la force de frottement qui agit sur les particules négatives est proportionnelle a la densité de charge des particules positives, la déviation a pour expression, en admettant les notations de Kaufmann :
- Il ne parait donc pas que ces expériences puissent fournir avec certitude le rapport --- , mais seulement une limite supérieure de ce rapport.
- Récemment J.-J. Thomson et Lenard ont déterminé indépendamment l’un de l’autre le rapport * , sans faire d’hypothèse sur le rapport de la vitesse a la chute de potentiel, mais en considérant seulement la déviation électrostatique: leurs résultats sont assez bien d'accord : en moyenne ô,4.iofi d'après Lenard, 7,4.io6 d’après Thomson. Ces nombres sont doubles cnvirondeceux deSchuster. mais moitié de ceux de Kaufmann.
- M. Schuster fait remarquer enfin que dans les tubes évacués le gaz résiduel est formé en grande partie de vapeur d’eau enlevée aux parois de verre : un tube maintenu à 300° pendant quatorze jours, laisse encore dégager du gaz.
- T.es expériences sont trop peu nombreuses pour décider si — est indépendant ou non de la pression. *
- 1 II est intéressant aussi de remarquer que la valeur de — calculée par Lorentz, d’après les expériences de Zeeman est de io7CGS, c’est-à-dire est du même ordre de grandeur que les valeurs données ci-dessus.
- D’après ce résultat. les molécules interviendraient dans les vibrations lumineuses avec la même masse que dans les rayons cathodi-' ques. Reste- h savoir si ces masses sont les i mêmes pour tous les atomes. M. L.
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- CHRONIQUE
- Le chemin de fer électrique Paris-Versailles de la Compagnie de l’Ouest. — En indiquant à nos lecteurs l’état des travaux de l'usine génératrice d’électricité que l’on construit aux Moulineaux pour alimenter le chemin de fer et la plate-forme roulante de la future exposition, nous disions que cette usine devait également alimenter une ligne de chemin de fer à voie normale reliant la gare des Invalides à Versailles. Dans son dernier numérota Revue générale des chemins de fer a publié sur les nouvelles lignes de la Compagnie de l’Ouest dans Paris et la banlieue une note de laquelle nous extrayons les renseignements suivants :
- Ces nouvelles lignes sont au nombre de trois : la ligne de Courcelles-Ceinture à Passy et au Champ-de-Mars d’une longueur de 6 km ; la ligne d'Issy à Viroftay d’une longueur de io km et la .Signe de Plaisir-Grignon à Épwte d’une longueur de 18 km. Ces lignes sont actuellement en construction et elles seront terminées avant l'ouverture de FExpo-
- l.a ligne de Courcelles-Ceinture à Passy et au Champ-dc-Mars, a pour objet de parer à l’insuffisance de la ligne d’Auteuil sur laquelle le nombre des trains s'élève actuellement, à certains jours, jusqu'à 20 par heure dans chaque sens, et de créer un raccordement direct entre cette ligne et la ligne des Invalides aux Moulineaux. Elle double la ligne d’Auteuil sur 3 500 m entre Courcelles-Ceinture et l’avenue du Trocadéro, va de cette avenue au quai de Passy en tranchée ou en souterrain, traverse la Seine sur deux viaducs à tabliers métalliques et vient se raccorder avec les voies de la ligne des Invalides aux Moulineaux en tête des aiguilles de la gare du Champ-de-Mars. Il est probable que dans un avenir prochain cette ligne sera exploitée électriquement, mais jusqu’ici les applications prévues de l'électricité se bornent à la mise en mouvement de ventilateurs dans le cas où la ventilation naturelle des tunnels serait insuffisante; aussi n’insisterons-nous pas sur les travaux auxquels donne lieu la construction de cette ligne.
- La ligne de Plaisir-Grignon à Èpône, qui est une ligne de grande-banlieue, sera également exploitée par locomotives à vapeur; nous ne faisons que la mentionner.
- La ligne des Invalides à Versailles sera au con-
- traire exploitée par locomotives électriques sur toute sa longueur, 14600 m environ. Elle emprunte la voie de la ligne des Invalides aux Moulineaux jusqu’à 400 m au delà des fortifications ; elle traverse ensuite la plaine d’Issy partie en remblai, partie en viaduc, s'engage dans le Val-Fleury et passe, par un tunnel de 3 500 m de longueur, sous le bois de Meudon, puis va rejoindre à Viroflay la ligne de Paris-Montparnasse à Versailles. La déclivité maximum est de to mm par mètre de part et d’autre du tunnel et de 8 mm dans l’intérieur de
- Ces fortes rampes et la difficulté d’aérer convenablement le tunnel par ventilation naturelle (puisque sa tête la plus élevée fait face aux vents d'Ouest) ont fait craindre que la traction par la vapeur des nombreux trains qui doivent circuler sur la ligne (jusqu’à 3 par heure dans chaque sens) ne fut onéreuse et ne rendit irrespirable l’air du tunnel, et ont amené la Compagnie de l’Ouest à employer la traction électrique.
- L'énergie électrique nécessaire à la traction sera produite, à l’usine des Moulineaux, par des groupes électrogènes de 800 kilowatts donnant des courants triphasés à 5 000 volts. Ces courants, après avoir passé dans la chambre des enregistreurs, seront amenés à des stations transformatrices par des câbles souterrains à haut isolement avec enveloppes en plomb, en filin imprégné et en acier.
- Les sous-stations de transformation seront au nombre de trois st situées la première au Champ-de-Mars, la deuxième à Meudon et la troisième à Viroflay. Ces trois sous-stations desserviront' toute la ligne des Invalides à Versailles ; les deux sections extrêmes Invalides-Champ-de-Mars et Viro-flay-Versailles, les deux plus courtes (respectivement 2,2 km et 3,4 km), seront alimentées chacune par une seule sous-station ; les sections intermédiaires, Champ-de-Mars-Meudon et Meudon-Viro-flay, beaucoup plus longues (respectivement 6,1 km et 6,7 km), seront alimentées chacune par deux sous-stations, une à chaque bout. Dans chacune des sous-stations seront disposés des transformateurs statiques alimentant des convertisseurs rotatifs transformant le courant à 5000 volts alternatif en courant à 550 volts continu.
- Des convertisseurs le courant continu passera
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- dans la voie électrique ; cette voie se composera d'un conducteur en forme de rail spécialement cclissé et supporté à l’extérieur de la voie par les extrémités des traverses avec interposition de supports isolants. Le retour du courant sc fera par les rails de la voie courante spécialement cclisscc à cet effet. Des interrupteurs convenablement disposés permettront les réparations.
- C’est sur cette voie électrique que les locomoteurs viendront prendre le courant au moyen de frotteurs d’une forme spéciale; des systèmes de frotteurs seront placés à droite et à gauche de la machine à l’avant et à l'arrière à cause des changements de côté et des interruptions de conducteur indispensables aux changements de voie.
- Les locomoteurs sont calculés pour remorquer, sur la pente continue de io mm par mètre de la ligne des Invalides à Versailles, des trains de no tonnes marchant à la vitesse de 50 km à la montée et à la vitesse de 75 à 80 km à la descente, ils seront portés par deux bogies à deux essieux et chaque essieu portera son moteur suspendu ; ce dispositif qui a été fort étudié depuis quelques années a paru tout à fait indispensable à cause des grandes vitesses que certains de ces trains doivent pouvoir prendre dans le sens Versailles-Invalides. I.a caisse qui repose sur les bogies comporte au centre un compartiment-fourgon et à chaque extrémité pn poste de manœuvre complet, en sorte qu’on évitera 1 emploi de plaques tournantes. Une pompe électrique actionnera le frein continu à air comprimé. Dix locomoteurs électriques seront construits pour l’exploitation de la ligne des Invalides à Versailles.
- Diverses considérations ont conduit à combiner avec ces locomoteurs électriques quatre locomoteurs à air comprimé. Il était en effet impossible à songer à équiper électriquement toute la gare des Invalides et une machine de manœuvre inoffensive au point de vue du dégagement de la fumée y était nécessaire ; de plus il fallait prévoir le secours à porter dans les tunnels de Meudon ou de Passy et là encore l’air comprimé donnait une bonne solution : de plus il fallait assurer une intensité énorme à certaines heures au service de navette entre les Invalides et le Champ-de-Mars et les conduites électriques limitaient cette intensité avec les locomoteurs électriques à moins*de faire des dépenses' considérables pouf la période de l’Exposition. Trois locomotives à air comprimé, ayant chacune leur travail emmagasiné pour plusieurs voyages au
- début de cette période, fournissent au contraire un excellent et très puissant moyen sans surmener l’usine. Enfin la compression de l’air constitue un travail régulier fort important pour une usine électrique soumise à des à-coups aussi forts que ceux des démarrages des trains électriques. Telles sont les principales considérations qui ont conduit à la construction d’une station d’air comprimé aux Invalides et de quatre locomoteurs.
- La sous-station d’air comprimé des Invalides se composera de moteurs actionnés par le courant à haute tension et de compresseurs prenant l’air à la pression de 6 kg : cma des conduites de la ville pour l’amener en deux cascades à la pression de 80 kg : cm2 pour le chargement des réservoirs alimentant les bouches d'air de la gare des Invalides ; à côté de ces bouches d’air seront des bouches de réchauffage.
- Les locomoteurs auront un aspect très analogue à celui des locomoteurs électriques. Ils seront | .montés sur deux bogies à deux essieux, chaque bogie comportera un moteur compound. La caisse recevra en son milieu les réservoirs d’air comprimé et aux deux bouts deux compartiments-fourgons et deux postes de manœuvre de manière à éviter les plaques tournantes. 'I/air comprimé actionnera le frein et le sifflet.
- D’autres sous-stations de transformations font encore partie du programme, car l’énergie fournie par l’usine a encore d’autres rôles multiples; c’est ainsi par exemple qu’elle actionnera une série de pompes d’épuisement nécessaires pour rejeter à la Seine les eaux d’infiltration en quantité variable qui seront recueillies dans la gare des Invalides et dont le volume, aux époques de crue, ne laissera sans doute pas que d’être assez important. D’autres postes d’épuisement seront placés dans la tranchée qui réunit les Invalides et le Champ-de-Mars. Bien des appareils de manutention seront également actionnés par l'énergie provenant de l'usine des Moulineaux, tels qu’asccnscurs, monte-charges, treuils, pont tournant, etc.
- Ajoutons que la gare des Invalides, à cause de sa vaste couverture, nécessitera un éclairage considérable, qu'il en sera de même, à certaines heures du moins, de la gare du Champ-de-Mars et que l'usine des Moulineaux est aussi destinée à y pourvoir. Enfin cetïe meme usine desservira les sous-stations accessoires donnant l’éclairage aux différentes gares de la ligne de Courcelles au Champ-de-Mars et les choses sent prévues pour qu’elle puisse, à un rao-
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- ment donné, fournir l’énergie à la gare et aux ateliers de Batignolles.
- On voit que l’usine des Moulineaux dont les travaux sont commencés depuis quelques mois aura une tâche considérable et complexe. Suivant les heures, deux, trois ou quatre de ses grands alternateurs seront en mouvement, fournissant le courant à haute tension. Mais une des difficultés de son service consistera dans les grandes fluctuations de dépense d'énergie résultant des démarrages et des arrêts des trains électriques. Par contre, elle trouvera des éléments réguliers de travail dans la compression de l'air, l’épuisement des eaux et les éclairages.
- Comparaison des diverses méthodes électriques de transmission de l’énergie. — Un des avantages revendiqués par les partisans du système de transmission de l’cncrgie par courants alternatifs en faveur de ce système est que, quand une transformation de tension est nécessaire, il n’exige que des transformations, statiques d’un rendement élevé et d’un entretien peu coûteux, tandis que le système de transmission.par courant continu à haute tension exige l'emploi d’un transformateur moteur-générateur, ayant un moins bon rendement et dont !e fonctionnement demande à être surveillé. A la vérité cet avantage, réel lorsque la distribution de l’énergie sé fait par courants alternatifs, comme la transmission, disparaît lorsqu’il s’agit d'alimenter un réseau de distribution à courant continu, puisqu’il faut alors employer un transformeur redres-
- D’autre part, s’il est vrai qu'à égalité de puissance transmise le système de transmission par courants triphasés exige des canalisations aériennes moins coûteuses que celles exigées par les autres systèmes, la section des conducteurs étant moindre, il n’est pas démontré que dans le cas de canalisations souterraines il en soit encore ainsi, l’isolement des conducteurs occasionnant alors une dépense supplémentaire qui peut compenser l'économie réalisée sur le cuivre.
- On peut donc se demander si le système de transmission par courants triphasés, très certainement le plus économique et le plus pratique lorsqu’il s'agit de transmettre l'énergie à longue distance par conducteurs aériens, possède encore ces avantages dans le cas particulier où la distance à franchir est d’une dizaine de kilomètres, où la canalisa-
- tion doit être souterraine et où enfin la distribution doit se faire par courant continu, cas particulier qui prend tous les jours une importance croissante, les compagnies d'éclairage et de distribution de force motrice dans les grandes villes ayant tendance à reporter leurs usines génératrices hors des villes et à utiliser leurs stations centrales actuelles uniquement comme stations transformatrices.
- Dans une conférence faite récemment à l’Engineering Conférence de l'Institution of Civil Engi-neers, de Londres, M. James Svvinburne a abordé ce sujet ; comme on le verra par l’analyse que nous allons donner de cette communication, l’auteur parait convaincu que malgré la vogue dont jouissent actuellement les courants triphasés il y a des cas, en particulier celui que nous venons de signaler, ou cette vogue est injustifiée, et où l’emploi' du courant continu ou du courant alternatif simple serait
- M. Swinburne fait tout d’abord observer qu’il ne méconnaît pas les inconvénients que présente la génération des courants continus à haute tension et dont les deux principaux sont : difficultés d'isolement des lames du collecteur et prix de revient relativement élevé des génératrices par unité de puissance; mais il estime que le premier inconvénient, d’ordre technique, peut être facilement surmonte, et que le second, d’ordre financier, est de faible importance. s’il est compensé par un meilleur rendement de l’ensemble de l’installation.
- Passant au calcul de la puissance qu’il est possible de transmettre par les différents systèmes avec des conducteurs de même section totale, il fait remarquer que les résultats de ce calcul dépendent dans une large mesure des conditions que l’on s’impose, conditions qui ne sont pas toujours indiquées d’une manière suffisamment explicite.
- Dans le but de montrer l’influence que peuvent avoir ces conditions, il examine, à titre d’exemples, les trois cas suivants pour chacun desquels les conducteurs ont une section totale de 2 cm2, la densité de courant étant au plus de 200 ampères par cm2 et la différence de potentiel entre deux conducteurs ou entre un conducteur et la terre, suivant les cas, ne dépasse pas 10 000 volts.
- Premier cas. — Le système est relié à la terre en son milieu et aucun conducteur ne présente une différence de plus de 10 000 volts avec la terre. Avec le courant continu, la tension est alors de 20 000 volts et l’intensité de 200 ampères ; avec le courant alternatif simple, la tension est de “ 100 volts entre cha-
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- que conducteur; avec les courants diphasés, la tension est la meme, mais l'intensité des courants est plus faible; avec les courants triphasés,la tension entre les fils dépasse ioooo volts.
- Deuxième cas. — Un conducteur du système esten tous ses points en communication avec la terre ; c'est un cas qui se rencontre pratiquement lorsqu’on emploie des conducteurs concentriques avec conducteur extérieur peu isolé. Avec le courant continu, la tension est de ioooo volts et l’intensité de 200 ampères ; avec le courant alternatif simple, la tension est de 7 100 volts et l’intensité de 200 ampères; avec les courants biphasés, la tension est la même que ci-dessus; avec les courants triphasés la tension est encore la même, mais l’intensité decou-rant est considérablement plus faible.
- Troisième cas. La différence de potentiel entre deux conducteurs ne doit pas dépasser 10000 volts. Quel que soit le système les conducteurs ont une section totale de 2 cm2 et une densité de 200 atn-
- Le tableau suivant indique, d’après les résultats du calcul, les puissances qu'il est possible de transmettre dans ces différents cas.
- SYSTÈMES yuiss“ ÈLENJL OWATTS
- 2 &2â 1650 5 000 1413 1 650 2824 1 4T2 2 824
- Alternatif simple. . Biphasé 'Triphasé
- On voit par ces chiffres que, au point de vue de la puissance transmise, le système par courants triphasés est le plus avantageux et que le système pat-courants continus vient immédiatement en second.
- M.Swinburnc examinait ensuite dans sa communication l’épaisseur qu’il faut donner à la couche isolante de chaque conducteur dans chacun de ces cas dans l'hypothèse qu’en aucun point du diélectrique la chute de tension ne dépasse 20 000 volts par centimètre. Le calcul a été fait au moyen de la formule
- log R = + log r
- dans laquelle R est le rayon extérieur de l'isolant, S la tension maximum par unité de longueur et r le rayon du fil. Les résultats de ce calcul sont repré-
- sentés graphiquement sur les figures ci-jointes, les cercles représentant le contour extérieur de l'isolant; ils montrent nettement qu’au point de vue des difficultés d'isolement et de la dépense occasionnée par cet isolement le courant continu et le courant alternatif simple l’emportent sur les courants alternatifs biphasés et triphasés. On peut, il est vrai, objecter
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- Cas II. — 10000 volts du conductei
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- à ces résultats que 1 hypothèse qui a servi à les obtenir n’est pas celle que font les fabricants de câbles dans leurs calculs de l’épaisseur de la couche isolante d'un câble; mais suivant M. Swinburne les hypothèses des fabricants ne reposent sur aucune base sérieuse.
- M. Swinburne ajoute que la quantité considérable d'isolant nécessitée par les canalisations par courants biphasés et triphasés doit nécessairement avoir pour effet de donner lieu à une perte d'énergie sensible par hystérésis diélectrique, s'il en juge parles effets de ce genre qu’il a constatés dans ses expériences sur les condensateurs.
- Il termine en remarquant que pour la facilité des mesures et de l’exploitation le courant continu vient en premier, le courant alternatif simple en second, les autres systèmes venant bien loin derrière à ce point de vue et que les effets de capacité
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- et de self-induction sont particulièrement gênants dans ces derniers systèmes.
- On voit que M. Swinburne est, ainsi que nous le disons plus haut, partisan de l’emploi du courant continu à haute tension pour la transmission quand la distribution doit se faire par courant continu et de l’emploi du courant alternatif simple quand la distribution doit se faire par courant alternatif. Mais si l’on en juge par la discussion qui a suivi cette communication,son opinion n'est pas partagée par un grand nombre d’électriciens. Le major Car-dew, M. E. Hopkinson, le professeur Crehorc, M. Robert Hammond, etc., qui ont pris1 part à cette discussion critiquent la conclusion de M. Swinburne et se montrent partisans des courants multiphasés en répétant une nouvelle fois les arguments bien connus qu'il est d'usage de faire valoir en faveur de ces courants. Tout en reconnaissant que ces arguments sont bons en général nous croyons que, au moins dans le cas particulier que nous indiquions en commençant, le courant continu et le courant alternatif simple présentent des avantages qu’on ne saurait méconnaître et que M. Swinburne a eu raison de mettre en évidence.
- Ajoutons que MM- H. Mance, W.-Tl. Preece, Bottomley, etc., ne pensent pas que les critiques adressées par M. Swinburne aux fabricants de câbles soient exactes ; ils estiment que si des défauts d’isolement se manifestent cela tient à des défauts locaux-mais non à une trop faible épaisseur de la couche isolante.
- Force électromotrice produite dans une flamme par un champ magnétique. — Dans une des dernières séances de l'Académie des sciences (Comptes rendus, t. CXXVIII, p. 1497, séance du 19 juin), M. R. Rlondlot signalait une curieuse expérience montrant la formation de courants induits par le déplacement d'un conducteur gazeux dans un champ magnétique :
- Entre les pôles d'un électro-aimant de Ruhmkoriï et parallèlement aux faces polaires (formées de deux larges plateaux) est placée une flamme de gaz en forme d’éventail. En deux points symétriques des bords latéraux de cette flamme on introduit deux fils de platine reliés à un éîectromètre capillaire. Quand l’électro-aimant n'est pas excité, la différence de potentiel entre ces points, accusée par l’électromctrc. est nulle ou plutôt ne présente que de très faibles oscillations ducs à des variations de
- température résultant de l'agitation inévitable de la flamme. Des que le champ est excité le mercure de l'électromètrc sc déplace et finit par sortir du champ du microscope. le sens de ce déplacement changeant en même temps que celui du courant d’excitation de l’électro-aimant et par suite en même temps que le sens du champ magnétique.
- La flamme est donc le siège d’une force électro-motrice dirigée d'un de ses bords latéraux à l’autre ; le sens de cetle force électromotrice est, d’après l’observation, donné parla règle suivante: un.personnage étant couché horizontalement sur le flanc droit, le long de la flamme, et regardant le pôle nord de l’aimant, la force électromotrice est dirigée-de ses pieds vers la tête.
- • Le phénomène s’explique comme il suit : les gaz chauds qui constituent la flamme ont un mouvement continu d’ascension; dans ce corps conducteur animé d’une vitesse constante normale aux lignes de force du champ, il doit, d’après les lois de l'induction électromagnétique, se produire une force électromotrice normale à la fois à la direction du champ et à la vitesse de translation : cette force électromotrice est donc dirigée suivant la largeur de la flamme, et son sens, donné par la règle connue, est précisément conforme à l’observation.
- Rayons émis par une pointe électrisée. - Dans les Comptes rendus des séances de l'Académie des sciences^ du 12 juin (t. CXXVIII, p. 148) est publié l’extrait qui suit d'une note de M. S. Lkduc:
- « Une pointe en rapport avec l’un quelconque des pôles d’une machine électrostatique, l’autre pôle étant isolé, émet des rayons non éclairants, impressionnant en quelques secondes une plaque photographique au gélatino-bromure d’argent ou même des papiers photographiques bien moins sensibles.
- «... En résumé, ces rayons possèdent les propriétés des rayons violets et ultra-violets du
- » T.eD1 Finsen, de Copenhague, a montré l’efficacité des rayons chimiques du spectre pour le traitement de certaines dermatoses. La môme action a été attribuée au souffle émanant d’une pointe électrisée par le professeur Doumer, de Lille. La production par cette pointe de l'agent' même employé par Finsen est digne de remarque. »
- Le Gérant C. NAUD.
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- TABLE MÉTHODIQUE DES MATIÈRES
- ÉLECTRICITÉ ET MAGNÉTISME
- Théories, Conducteurs, Électrolytes et Diélectriques.
- Conducteurs. — Différence de potentiel au contact des métaux et des liquides.
- - - Jleydwciller.....................476
- Différence de potentiel au contact des métaux et des liquides. — Coekn. . . 477
- Capacité électrostatique de deux fils parallèles. — J.-B. Pomcy.................. 131
- Théorie de la décharge des conducteurs à capacité, résistance et coeliicient de self-induction variables. — Michel
- Peirovitch................... 8S et 123
- Variation de la résistance des métaux avec
- la température. — Ravcau .... 228
- Influence de la torsion sur la résistivité électrique des métaux et alliages. — Coloman de S^ily.......................318
- Kmn'ROLYTEs. — Conductibilité électrique et viscosité des solutions salines aqueuses. — R. Dennhart .... 118
- Etude sur l’électrolysc des solutions de sulfate de cuivre. F. F'oerstcr et
- O. J.iedel...........................342
- Production des chaînes de dépôts élcctroly-tiques et formation probable des chaînes conductrices invisibles dans
- Décharge disruptive. — Sur la décharge par
- les pointes. — Warburg.............. 39
- Sur les actions mécaniques de la décharge
- disruptive. — W. de Nikolaieve . . 462
- Théorie de la décharge des conducteurs à capacité, résistance et coefficient de self - induction variables. — Michel Peirovitch....................... 8801213
- l'eau distillée. — Thomas Tonnna-
- Capacité de polarisation des électrodes réversibles. —Eisa Neumann. . . Electrodes dites impolarisables et courants alternatifs. — E. Warburg .... Impuretés du 1er déposé électrolytiquement.
- — S. Avery et Benton Dates . . . . Équivalent électrochimique de l’argent. — Kahle.......................................
- Diélectriques.— Polarisation et hystérésis des diélectriques. — W. Schaufelberger. Une question de priorité relativement à la
- relation —7—;—Ur = const. entre la 1 k + 2)d
- constante diélectrique et la densité.
- — D. Negreano.....................
- Capacité électrique des corps mauvais conducteurs. — J.-J. Borgmann et
- A.-A. Peirowski...................
- Conductibilité électrique des substances diélectriques en lames très minces. —
- W. Lcich..........................
- Fantômes électriques montrant les lignes de force d'un champ électrique dans l’air. — E. Boudréaux.......................
- électrique.
- Sur la décomposition d'un courant a haut potentiel en une série de décharges
- disruptives. — Abraham............
- Influence de la nature de la source électrique sur le spectre d’une décharge.
- — A. Perot et Ch. Fabry...........
- Influence du magnétisme sur les décharges électriques. — F. Maslricchi . . .
- Décharge
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- 1-Juillet 1899. REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- Décharge davs les gaz rarékiés. — Forme de la décharge dans l’air raréfié. —
- Cantor............................
- Sur les rayons canal. — A. Wehnelt .... Redresseur cathodique Villard pour courants
- Rayons cathodiques. — Emission contemporaine de rayons orthocathodiques
- 80
- par les deux électrodes et propriété delà lumière violacée dans les tubes de Crookes. — A. Sandrucci ... 118
- Action du magnétisme sur la direction des rayons cathodiques et sur la production de ceux-ci et des rayons X.
- — A. Sandrucci.....................516
- Réfraction magnétique des rayons cathodiques. — A. Schuster................^7
- Oscillations hertziennes.
- Nouveau procédé pour déceler les ondes électriques. — Ncugschwcndcr. . .
- Absorption des ondes hertziennes par les corps non métalliques. — Ed. Branly
- et G. Le Bon......................2^7
- Sur les rapports de la dispersion des ondes électromagnétiques avec celle de ondes lumineuses. — L. Barbillion . 246
- elle expérience de cours sur les ondes électriques. — IV.-D. Coolidge . .
- Sur un cas particulier des oscillations électriques produites par une bobine de Ruhmkorff à circuit secondaire ouvert et sur une méthode nouvelle pour mesurer des capacités électriques. — J.-J. Borgmann et /1.-.4. Petrozcsky.............................
- Rayons Rœntgen, rayons Becquerel, <
- Sur la transformation des rayons X par les dillérents corps. —D. Hurmu\escu. Sur la transformation des rayons X par les différents corps. — G. Sagnac. . . Matériel de radioscopie, stéréographique
- Chabaud et Pellin...............
- Radioscope explorateur A. fonde..........
- Le ray'onnem
- sujets achromatoptiqu
- l’uranium et des
- Expériences
- Eîsicr et Geitel.
- ciifs. — Becquerel
- Rayo
- les rayons
- ~ Ltel............
- pointe électrisi
- Becquerel.
- Magnétisme. — J.-A. Eveing...............
- Sur la distribution de l’induction magnétiq dans des barreaux de fer.—J.-L.-W GUI.................................
- Recherches expérimentales sur l’hystérésis magnétique. — F. Niethamme Susceptibilité de quelques métaux. — Seckel
- -Jacg,
- Susceptibilité magnétique df
- et Meyer......................
- Variation avec la température de la suscepti bilité magnétique des corps aniso tropes dans différentes directions.— A. Lutteroth. . .
- Susceptibilité magnétique des corps solide et liquides. —J. Kœnigshcrger . Susceptibilité magnétique et magnétisme mo léculaire.—J.JaegerQt Saini-Meye. Influence de la température et de l’aimanta
- tion transversale sur l'aimantation longitudinale. — F.-H. Pilcher . . Sur les relations entre l'aimantation et les actions mécaniques. — LL. Nagaoka
- et K. Honda.......................
- Sur la résistance électrique de feuilles minces de cobalt, de nickel et de fer soumises à des champs magnétiques de diverses intensités. — J.-C. Beattie. Influence du magnétisme sur la conductibilité électrique des solutions de chlorure de fer. — Giulo Milani. . . . Production de forces électromotriccs par le déplacement dans le sein d’un liquide soumis à l'action magnétique des masses de conductivités différentes. —• R. Blondlol.....................
- Force électromotrice produite dans une flamme dans un champ magnétique. — R. Blondlot..............................
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-
-
- 526
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XIX. — 26.
- Sources d
- 1799. Centenaire de la pile. 1899. Les origines de la pile électrique. — A.
- Berthier.....................436, 468
- Les progrès de la bobine d'induction. — H.
- Ar magnat....................41. 134
- Bobine d’induction Davis....................499
- Action du condensateur relié aux bobines
- d'induction. — P. Dubois...........144
- Différence de potentiel entre les pôles d’une
- bobine d'induction. — A. Oberbeck. 144 Phénomènes dont une bobine d'induction
- est le siège. — B. Walter .... 147
- Recherches sur la bobine d’induction.— W.
- Hess.............;.................150
- Sur la fonction du condensateur dans une
- bobine d'induction. — T. Milano. 131
- Électricité atmosphérique
- Quelques théories relatives à l'électricité atrnosphe
- Électro-
- La théorie de Lorentz et le phénomène de
- Zeeman. — II. Poincaré............. s
- Phénomène de Zeeman ; polarisation circulaire magnétique et double réfrac-tionmagnétique.—A. Goldhammer. 309
- Sur la polarisation rotatoire magnétique du
- quartz. — Arnold Bord........... 316
- Magnétisa
- Valeurs des éléments magnétiques à Madagascar. — R.-P. Colin................... 119
- Les éléments magnétiques en Roumanie au
- 'électricité.
- Élude quantitative sur la bobine d'induction à haute fréquence. — W.-P. Boyn-
- ............................... I9°
- Sur l'interrupteur de Wchnclt. —Pdlat . . 77
- Sur l'interrupteur de Wehnelt. — Blondel . 78
- L'interrupteur électrolytique de Wehnelt.—
- A. Le Roy......................... 155
- L’interrupteur éb.clrolytique de Wehnelt. —
- Paul Bary.................'. . . . 156
- L'interrupteur électrolytique de Wehnelt. —
- J. Carpentier...................... 157
- Fonctionnement de l'interrupteur électroly-
- tique de Wehnelt. — H. Armagnai. 137 Interrupteur de Wehnelt dans le circuit d’un courant alternatif. L. Kallir et Fr. Eichberg...............................372
- et magnétisme terrestre.
- uique. — Chauveau.........................307
- optique.
- Actinomètre à compensation. — K. Ang-
- sirom.............................. . 280
- Courants photo-électriques. — G.-C.
- Schmidt............................320
- Sur l'air électrisé par l'action de décharge de la lumière ultra-violette. — John Zcleny......................................467
- 3 terrestre.
- icr janvier. —D. Negreano et Mu-Sur une anomalie magnétique.—J.-E.Ncwby. 120
- Éleotrobiologie.
- Effets des courants continus sur les animaux—: J.-L. Prévost et F. Battelli.
- 136
- APPLICATIONS
- Génération, transformation de l’énergie électrique.
- Machines motrices. — Générateurs Bclleville
- à économiseurs.— T.Pausert. . . 81
- Détendeur régulateur de pression, système
- Sandillon....................... 339
- Alimentateur automatique pour chaudières
- à vapeur, système Sandillon. . . . 185
- Gazogènes Riche. — T. Pauscrt............416
- Moteur à gaz Cadiot-Melvin............... 106
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-
-
-
- " Juillet 1899.
- REVUE D’KUECTRICITÉ
- 527
- L'emploi de l'alcool dans les moteurs à gaz
- tonnants. — /.. Périsse...........472
- L'emploi de l’alcool dans les moteurs à gaz
- tonnants. — A. Lecomte..........473
- Dynamos et alternateurs. — T.a réaction d’induit dans les machines dynamoélectriques. — Picou .... 264
- Observations sur la réaction d’induit et les ampères-tours démagnétisants à propos d'une communication de M
- Picou. — A. Potier..............241
- Résistance de contact des balais de charbon et de cuivre et élévation de température des collecteurs. — E. Arnold ........................................224
- Effets de la commutation sur le champ inducteur des dynamos et moteurs. — W.-H. Everett et A.-H. Peahe . . 141
- Méthode de compoundage des alternateurs.
- Ernest Danielson................ 73
- Transformateurs et convertisseurs. — Machines dynamo-électriques. Transformateurs. — C.-F. Guilbert. . . 46
- Transformateur A.-F. Berry............... 46
- Transformateur C. Boritschewskv à circuit
- magnétique sans joints.......... 48
- Transformateur cuirassé J.-J. Belmann et C.-T. Rittcnhouse à circuit magnétique sans joints . . . . ................... 49
- Transformateur W.-E. Burnand . ...'.. =,1
- 1 Dispositif Siemens et Halske pour diminuer les pertes à vide ou en faible charge dans les transformateurs à courants
- alternatifs triphasés............
- Dispositif de M. Behrend de redressement d'un courant alternatif pour la charge des accumulateurs pour l'emploi de
- deux vibratcurs..................
- Transformateur à noyau pour passer d’une distribution à deux fils à une distribution à trois fils.......................
- Sur les fuites magnétiques dans les transformateurs. — A. Russell.....................
- Commutatrice diphasée de la Compagnie
- Westinghouse ....................
- Etude du fonctionnement d'un convertisseur rotatif donnant des tensions variables avec la charge. — E. de Mar-chéna.....................................
- Piles et accumulateurs. — Pile bloc système
- Germain..........................
- A propos de la théorie des accumulateurs. — C. Liebenow...............................
- Stations génératrices. — La station centrale à vapeur de Canterbury (Angleterre; ................................
- Excursion faite en Suisse par les élèves de l'École supérieure d'Elcctricité. — Jacques Guillaume . '..........
- 140
- 424
- 108
- Distribution de l’énergie électrique.
- Distribution. — Système de distribution de l'énergie électrique. — C.-F. Guil-
- bert...........................281 et 401
- Système de distribution par courants alternatifs de la Compagnie Thomson Houston (Steinmetz) . . . 281, 287,401 Système de distribution par courants alternatifs
- de l’Elektrizitaets Aktiengesellschaft 283 Système de distribution à courants alternatifs
- et convertisseurs de la Compagnie
- Westinghouse (Lamme)...............406
- Système de distribution à courant continu
- Bliss..............................408
- Sur les réseaux de conducteurs à dimensions
- transversalesfinies. —J.-B. Pomey. 169 Sur le calcul de la capacité électrostatique
- des conducteurs aériens.—E. Breisig 459
- Comparaison des diverses méthodes électriques de transmission de l'énergie.
- — James Swinburne.................
- La distribution d'énergie électrique système Ferraris Arno, à l’Exposition de Turin......................................
- Appareillage. — Interrupteur automatique de sûreté à mercure pour lignes aériennes, système R. Ducornot . . Réducteur-adjoncteur double G.-J. Erlacher
- et M A. Bess......................
- Condensateur Bradley au stéarate de plomb. L'ambroïne et ses applications. —P. Dupuy. Dispositif pour la fermeture d'uu circuit électrique à des époques déterminées. Système C.-F. Lesmeister . .
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-
-
- T. XIX. — Nn26.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Applications
- Moteurs électriques. — Machines dynamoélectriques. Alterno-moteurs. —
- C.-F. Guilbert............. 161, 208
- Moteur diphasé W. Stanley à circuits magnétiques distincts..................161
- Moteur asynchrone Langdou Davies .... 163
- Moteurs synchrones C.-T.. Rosenqvist . . . 163
- Dispositif de la Compagnie Thomson-Houston (Steinmetz) pour' augmenter le facteur de puissance des moteurs
- asvnchroncs...................... 166
- Dispositif de la Compagnie Thomson-Houston (Steinmetz) pour le démarrage des moteurs asynchrones h courant
- alternatif simple.................208
- Dispositif de la Compagnie Thomson-Houston (Stone et Doane) pour le démarrage des moteurs asynchrones à
- t courants triphasés...............209
- Moteur asynchrone Bradley...................211
- Moteurs d'induction à vitesse variable. —
- F. Nielhanimcr....................303
- mécaniques.
- Appareils et machines divers. — Applications mécaniques de l'électricité. G-Richard ...........................15
- Ascenseur électrique Sprague..............
- Ascenseur électrique Siemens et Halske . .. Ascenseur électrique Roberts .......
- Ascenseur électrique Ihlder-Otis..........
- Compresseur électrique de la Compagnie
- Thomson-TIouston................
- Horloge électrique de Ch. Spohr...........
- Pompe électrique Eickemeyer...............
- Pont roulant électrique de Sawyer. . . . Table de laminoir Freeman avec disposil électromagnétique de triage. . . DispositifsTesla pour la manœuvre à distair
- hertzi
- noyé
- •ique de gouvernail Tesla.
- is-marins. •
- Installations. — Installation électrique pour l'alimentation du canal de Bourgo-yne. — Gatliot................................
- Traction
- Notes sur la traction électrique dans quelques grandes villes d’Europe.— Ch.Jac-quin ...................................361, 441
- Tes moyens de transport à Londres...............361
- Les moyens de transport à Liverpool. Glasgow et Edimbourg................................441
- Les moyens de transporta Vienne et à Buda-
- Pest..................................444
- La classification des systèmes de traction à
- contacts superficiels. —Dialto. . , 314
- Trucks Siemens et Ilalskeà essieux tournants . pour voitures de tramways électriques ...........................................458
- Frein à air comprimé pour voitures de tramways de la Standard Air Brake C”.
- — J. licyval......................... 180
- Disposition des feeders de retour d'une ligne
- de tramways électriques. —F. Na
- Disposition des feeders de retour d une lign de tramways électriqu
- - H. Tr
- Sur les feeders de retour dans les tramways électriques, d'après M. Bohm-llaffay.
- — A . Mauduit...................
- Les traniwavs électriques de Tours. Le système électromagnétique Diatto.
- J. Blandin......................
- Le système électromagnétique Diatto. . . . Chemin de fer électrique Stanstad-Engcl-berg. -- J. Reyval ...... 232,
- Les tramways électriques de Blackburn (Angleterre)................................
- Le Chemin de fer électrique de Paris-Versailles de la Compagnie de l'Ouest.
- Télégraphie et Téléphonie
- La télégraphie sans ligne continue par induction électromagnétique. — J. Voi-
- Expcricnccs sur la télégraphie :
- Precce.....................
- La télégraphie sam
- s fil. — Fvcnhcd . .
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-
-
- I'1 Juillet i899.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 529
- La télégraphie à travers l’espace par induction électromagnétique. — Oliver
- Lodge............................38, 6 r
- Interrupteurs automatiques pour le remontage des appareils télégraphiques
- Hughes........................... 187
- Installation pour téléphonie et télégraphie simultanées, système Van Rvssel-berghe.............................. 107
- Communication directe d’un circuit téléphonique double fil avec un circuit simple fil. — Théophile Vallance. . 349
- Tableau d'essais pour réseaux téléphoniques. 221 Mesures sur le microphone. — J. Cau-
- ro....................295. 4>°
- Microphone à granules avec secousses automatiques. système C.-J. Schwarze. 222
- Éclairage électrique.
- Sur l’arc sifflant. — M‘"e llertha-Aryton . . Sur les arcs à courant alternatifs dissymétriques entre métaux et charbons. —
- A. Blondel......................
- Résultats d'essais d’une lampe à arc enfermé. — Eric Gérard et Orner de
- Dast............................
- Emploi de l'arc au mercure dans le vide comme source intense de lumière monochromatique. — Ch. Fabrv et
- A.Perot.....................\ .
- Les lampes à incandescence. — G. Richard. Sur les lampes à incandescence à faible consommation spécifique.....................
- Lampes à incandescence de N'ernsl........
- Lampes W.-J. Phelps à plusieurs filaments. I.ampesà incandescence de H. et F. Ange-
- 388
- 196
- M7
- 497
- 424
- Lampe à incandescence Thomson-Houston. 424
- Lampe à incandescence J.ister...............324
- Lampe à incandescence Wierre................324
- Lampe Renous et Bronislawski à filaments
- multiples..........................32s
- Lampe de sûreté Adams pour mineurs. . . 32s
- Procédé H. Stcarn pour la confection des
- filaments..........................32s
- Lampe à incandescence Lister et Chamberlain à deux filaments.......................32s
- Fabrication des ampoules de lampes à incandescence avec deux verres différents, procédé W.-E. Barras etFi.-C.
- ............................. 7;
- Lampe à incandescence Desayinar.............497
- L'éclairage des trains du funiculaire souterrain de Glasgow (Ecosse) ...................343
- Électrochimie et Èlectrométallurgie.
- Fours pour la fabrication de l'aluminium. —
- Adolphe Minet.....................
- Four électrique F.-H. Becker pour la fabrication du verre............................
- Préparation au four électrique du sous-phosphurede cuivre Cu2P. — Georges Maronncan..............................
- Préparation au four électrique du siliciure
- de fer Si Fe. — F. Lebeau..........
- Préparation au four électrique du phosphure de calcium P- Ca3. — Moissan. . . Préparation au four électrique du phosphure de calcium P-Ca3. — Albert Re-
- L'usine à carbure de calcium de Meran : Autriche-Hongrie). — Relier..................
- Sur le calcul de l'énergie nécessaire à la production du carbure de calcium. —
- Gustave Gin.......................
- Hydrogénation de l'acétylène en présence du nickel. — Paul Sabatier et J.-B.
- Souderons ........................
- Préparation éieclrolvtique de l’hvdrogène.— Décoloration des jus sucrés par Félectro-hvdrosulfitation. — Urbain et Eug.
- Lallemant.........................
- Procédé Verley pour l'épuration des jus sucrés, par l'ozone........................
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-
-
-
- T. XIX. — N° 26.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- MESURES
- Sur ln résistance intérieure des éléments. —
- F. Cohen.......................... E’3
- Ktalons de force électro motrice mercure-zinc et mercure - cadmium. W.
- Jaegcr et H. Kahle................. 466
- Mesure des hauts potentiels. — E.Jona . . 3^9
- Sur les galvanomètres ampèremètres voltmètres et mégohmmètres. — William Edward Avrton.......................... 473
- Kvaluation des déviations gaivanométriques au moven des franges de diffraction.
- — Pierre Weiss......................379
- Sur une propriété du pont de Wheatstone. .
- — • Dufour.......................... 80
- Mesure des coefficients de self-induction faibles. — Marttenssen.......................... 79
- Méthodes de mesure des pouvoirs inducteurs fondées sur les oscillationsde Hertz.
- — L. Barbillion.....................326
- Appareil à combustion pour prendre le potentiel dcl'airet comparaison des résultats qu'il fournit avec ceux de l'appareil à écoulement d'eau 'Pellaf). 400
- Compteur électrique Cauro...................... ',3
- Compteur .électrique Peloux.................... 3(1
- Compteur d'énergie Aron à remontage automatique. — ./. Reyval....................... 377
- Mesure de la température des flammes au moven d'un élément thermo-électrique. — F. Berkenbusch.......................280
- Analyse électrolytique. — G. Arih. . . 133, 338
- Sur le dosage du fer par l'électrolyse. —
- Haas Vcrwer et Friedrich Groîl. . 338
- Sur le dosage par électrolyse de l'uranium et du cadmium. — Fdgar-F. Smith et
- Daniel Wallace....................... 338
- Tableau de distribution pour laboratoire
- d'analyses électrolytiques. — Riban. 234
- DIVERS
- Sociétés savantes et techniques. Expositions, etc.
- Société internationale des Électriciens. — Séance du 3 mai 1899. — Excursion faite en Suisse par les élèves de l’Ecole supérieure d'Electricité. —
- Jacques Guillaume..............228
- Variation de la résistance des métaux avec la température. — Ravean . . 228
- Séance du 7 juin 1899. — Applicationsîndns-trielles des transformateurs redresseurs de Maurice Leblanc. — E.Sar-
- tiaux..........................434
- Appareil employé au laboratoire central d'électricité pour l’étude de la répartition lumineuse des lampes à arc. — F. Laporte..............436
- Société française de physique. — Séance du 5 mai 1899. — Cohéreurs régéné-rables très sensibles de MM. Blondel et Dobkevitch. —A. Broca. ... 228
- Sur la décomposition d'un courant à
- haut potentiel en une série de décharges disruptives. Abraham. . 229
- Séance du 19 mai 1899. —Quelques théories relatives à l’électricité atmosphérique. — Chauveau.........................307
- Séance du 2 juin 1899. - Appareil h com-
- bustion pour prendre le potentiel de l'air et comparaison des résultats qu’il fournit avec ceux de l'appareil à écoulement d’eau. — Pellat . . . 400
- Séance du 16 juin 1899. — Sur les actions mécaniques de la décharge disrup-
- tive. — \V. de Nikolaicve...........462
- Mesures sur le microphone. — J. C°uro..................................40
- Expositions. — L’Exposition de la Société de
- • Physique. —- G. Goisnt .... (>9, 102
- Exposition de Bruxelles. L'électricité à la
- maison.—E.Boistel...................434
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-
-
-
- TABLE DES NOMS D’AUTEURS
- A
- Abraham. — Sur la -décomposition d’un courant à haut potentiel en une série de
- décharges disruptives...............
- Adams. — Lampe de sûreté pour mineurs. . Angknault (H. et F.). — Lampes à incandescence ....................................
- Axgstrom (K.). — Actinomètre à compensa-
- Armagnat. — Les progrès de la bobine d'induction ..............................41,
- Fonctionnement de l'interrupteur électrolytique de Wchnelt ....
- Arno. — (Voir Fcrraris)...................
- Arnold (F.). - Résistance de contact des ba-
- lais de charbon et de cuivre et élévation de. température des collec-
- Aron. — Compteur d’énergie à remontage
- automatique......................
- Arth (G.). — Analyse électrolytique. . ijj, Avery (S.) et Dat.es (Benton). — Impuretés du fer déposé clectrolytiqueinent . Ayrton (Mme Hertha). — Sur l’arc sifflant. . Ayrton (William-Edward). — Sur les galvanomètres, ampèremètres, voltmètres et mégohmmôtres .....................
- B
- Bareilt.ton (L.j. — Sur les rapports de la dispersion des ondes électromagnétiques avec celle des ondes lumineuses....................................
- Méthodes de mesure des pouvoirs inducteurs fondées sur les oscillations
- de Hertz.........................
- Barras (W.-E.) et Gover (H.-Cj. — Fabrication des ampoules de lampes à incandescence avec deux verres diffé-
- Bary (Paul). — L’interrupteur électrolytique
- de Wehnelt.......................
- Battellt (F.). — (Voir Prévost tJ.-L.j . . .
- Beattie i J.-C.). — Sur la résistance électrique de feuilles minces de cobalt, de nickel et de fer soumises à des champs magnétiques de diverses intensités. Broker (F.-H.i. — Four électrique pour la
- fabrication du verre.............
- Becquerel. — Le rayonnement de l’uraniuni
- et des corps radio-actifs........
- Bbhrbnd. — Dispositif de redressement d’un courant alternatif pour la charge des accumulateurs pour l'emploi de
- deux vibrateurs..................
- Belmaxx iJ.-J.-j et Rittenhousk (C.-T.). — Transformateur cuirassé à circuit
- magnétique sans joints...........
- Benton Dates. — (Voir Aocry (S.)...........
- Bi’.rkf.nbuscii (F.). — Mesure de la température des flammes au moyen d’un élément thermo-électrique ....
- Berry (A.-F.j. — Transformateur............
- Berthier (A.). — Centenaire de la pile :
- 1799-1899. Les origines de la pile
- électrique............... 446,
- Bkss (M.-A.). — (Voir Erlacher G.-/.} . . . Bnss.— Système de distribution à courant
- continu..........................
- Blondel (A.;.— Sur l’interrupteur de Weh-
- . nelt..............................
- Sur les arcs à courants alternatifs dissymétriques entre métaux et charbons. Bloxdin (J.). — Les tramways électriques de Tours. Le système électromagnétique Diatto...............................
- Bi.oNnr,OT (R.). — Production de forces élec-tromotriccs par le déplacement dans le sein d’un liquide soumis à Faction magnétique des masses de
- conductivités différentes........
- Force électromotrice produite dans une flamme par un champ magnétique. Bohm-Raffay. — Sur les feeders de retour dans les tramways électriques. , . BoistelŒ.).—L’électricité à la maison. Exposition de Bruxelles........................
- 22Q
- 324
- 280
- *57
- 263
- 224
- 377
- 338
- G3
- 388
- 473
- 246
- 326
- 156
- 236
- p.531 - vue 532/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE T.xix. - N°26.
- Borki. (Arnold). — Sur la polarisation rotatoire magnétique du quart/. .... 31 6
- Borgmann iJ.-J.» et Petrowsky (A.-A.) — Sur un cas particulier des oscillations électriques produites par une bobine de Ruhmkorff à circuit secondaire ouvert et sur une méthode nouvelle pour mesurer des capacités électriques ....................................... 194
- Capacité électrique des corps mauvais
- conducteurs.........................3*7
- Boritschewsry (C.|. — Transformateur à cir- (
- cuit magnétique sans joints .... 48
- Boudrf.aux (K.). — Fantômes électriques montrant les lignes de force d'un champ électrique dans l'air .... 139
- Boyxtox (W.-P.). — Etude quantitative sur la bobine d'induction à haute fréquence .......................................190
- Bradlky. — Condensateur au stéarate de
- plomb.............................. 186
- Moteur asynchrone.....................211
- Braney (Ed. : et Lk Bo.v (G./. — Absorption des ondes hertziennes par les corps
- non métalliques.....................237
- Brf.isig (F'.). — Sur le calcul de la capacité-électrostatique des conducteurs aériens ........................................459
- Bronislawski.— (Von Renoits.).......... 325
- Burnand(W.-E.).—Transformateur .... si
- C
- Cauiot-Melivn. —Moteur à gaz........... 106
- Oantor. — Forme de la décharge dans l'air
- raréfié....................... 80
- Carpentier (J.). — L’interrupteur électrolyti:
- que de Wehnelt................ 137
- Cauro (J.). — Mesures sur le microphone. . 293
- 33 3- 4™
- Cauro (Luigi).—Compteur électrique . . . 3=)
- Chabaud et Peli.ix. — Matériel de radioscopie
- stéréographiquë.................... 104
- Chamberlain. — [Voir Lister.}...........32s
- Chauveau. — Quelques théories relatives à
- l’électricité atmosphérique .... 307
- Coehn. — Différence de potentiel au contact
- des métaux et des liquides.....477
- Cohen (E,). — Sur la résistance intérieure des
- éléments.étalons...............463
- Colin ;R.-P.) —Valeurs des éléments magnétiques à Madagascar............. 119
- Compagnie Thomson-Houston. — Compresseur électrique...........................
- Dispositif pour augmenter le facteur de puissance des moteurs asynchro-
- Dispositif pour le démarrage des moteurs asynchrones à courant alternatif simple et à courants triphasés. 208 Système de distribution par courants
- alternatifs....................281. 287
- Lampe à incandescence................... 324
- Système de distribution par courants
- alternatifs............................401
- Compagnie Westinghouse . Commutatriee
- Système de distribution à courants alternatifs et convertisseurs.............40(1
- Coolldce (W.-D,). —Nouvelle expérience de
- cours sur les ondes électriques. . . 319
- D
- Damiens. — Interrupteurs automatiques pour le remontage des appareils télégra-
- P'ùques.............................187
- Damelson iErnest). — Méthode de com-
- poundage des alternateurs. ... 73
- Davis. — Bobine d'induction..................499
- Df.xxhart(R.;‘. —Conductibilité électrique et viscositédessolutions salines aqueuses............................................1 t8
- De Szily (Coloman). — Influence de la torsion sur la résistivité électrique des
- métaux et alliages...................318
- Diatto. — Le système électromagnétique de
- traction............................ 121
- La classification des systèmes de traction à contacts superficiels .... 314
- Doane.— (Voir Slone)..........................209
- Dorn. — Visibilité des rayons de Rœntgen
- pour les sujets achromatoptiques. . 479
- Dubois iP.). — Action du condensateur relié
- aux bobinesd'induction...............144
- Ducornot (R.). —- Interrupteur automatique de sûreté à mercure pour lignes
- aériennes............................302
- Dufour. 7— Sur une propriété du pont de
- Wheatstone........................... 80
- Dupuy. —I.'ambroïne et ses applications. . 448
- E
- Eichberg (Fr.).—Voir Kallir (L.).....372
- p.532 - vue 533/746
-
-
-
- Hp Juillet 1899.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- Eickemeyer. — Pompe électrique.............(86
- lÜLKKTRIZITAKTS-AKTIENOkSELLSCHAFÏ. -Système
- de distribution par courants alternatifs............................... 283
- Eester et Gfitel. — Expériences sur les
- rayons de Becquerel..................359
- Krlacher (G.-J.) et Bess (M.-A.t.— Réducteur adjoncteur double........................ 73
- Evrrktt ! W.-H.) et Peakf i'A.-H. 1. — Effets . de la commutation sur le champ inducteur des dynamos et moteurs. 141 Evebshed. La télégraphie sans til . . . . 33
- Ewing (J.-A.). — Magnétisme...................501
- F
- Fabry (Ch.) et Perop ;A.i. — Emploi de Parc au mercure dans le vide comme source intense de lumière monochromatique..........................31 ^
- W,Ch.).-.Voir JW A.,..................47O
- Ferraris et Arno. — Système de distribution d'énergie électrique à l'Exposition de Turin........................363
- Fœrstkr (F.) et Lkiuel (O. i. — Etude sur l’électroiyse des solutions de sulfate
- Freeman. — Table de laminoir avec dispositif électromagnétique de triage. . . 489
- G-
- Gérard . — Installation électrique pour l'alimentation du canal de Bourgogne. (Voir EhUh (Eric) et Bast (Orner de). — Résultats d’essais d’une lampe à arc enfer-
- Gile (j -L.-W.':. — Sur la distribution de
- l'inductu 11 magnétique dans des
- barreaux de fer
- Gin '(G istave . — Sur le calcul de l'énergie
- nécessair e à la production du car
- bure de calcium
- Goïsot (G.). — L'Exposition de la Société
- de Physique......................69,
- Goi.PUammee 'A. — Phénomène de Xeeman, polarisation circulaire magnétique et double réfraction magnétique . .
- Gover (H.-C.). — (VoirBarras).............
- Guiebert (C.-F.g — Machines dynamo-électriques. Transformateurs..................
- 3*4
- 309
- 73
- 46
- Machinesdynamo-électriques. Alterno-
- moteurs..................... 161 et 208
- Systèmes de distribution de l’énergie électrique. Systèmes de distribution
- par courants alternatifs.............. 281
- Systèmes de distribution de l'énergie électrique. Systèmes de distribution par courants alternatifs et continus. 401 Guillaume (Jacques). — Excursion faite en Suisse par les élèves de l’Ecole supérieure d'Electricité...........................228
- Grüll (Friedrich). — 'Voir Verwer [Hans). 338
- H
- Hai-Skk. — (Voir SiemensI............17, 50, 458
- Hess (W.). — Recherches sur la bobine
- d'induction.......................... 130
- Heïdwkiller. --- Différence de potentiel au
- contact des métaux et des liquides. 476
- Honda (H. i. — (Voir Nagao'ka.)................soj
- Hurmuzkscu (D.). — Sur la transformation
- des ravons X par les différents corps, t s8
- Ihldkr-Otis. — Ascenseur électrique.
- Jacquis (Ch.). — Xotes sür la traction électrique dans quelques grandes villes
- d'Europe....................361 et 441
- Jaeger et Meïkk (St.). — Susceptibilité magnétique de l'eau................... 300
- Susceptibilité magnétique et magné-
- J ALGER (W.) et Kahlei K..). — Étalons de force électroniotrice , mercure-zinc et
- mercure-cadmium.....................(60
- Jona (K.). Mesure des hauts potentiels. . -,s>j
- K
- Kahli;. — Equivalent électrochimique de
- l'argent............................. 40
- 1 Voir Jaeger VF.:......................466
- KallirH..) et Eicdberg ( Fr. ). — Interrupreur de Wehnelt dans le circuit d'un
- courant alternatif....................372
- Keller. — L'usine à carbure de calcium de
- Meran (Autriche-Hongrie) .... 172
- Kienigsrerghr (J.). — Susceptibilité magnétique des corps solides et liquides. 272
- p.533 - vue 534/746
-
-
-
- 534
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XIX. — N° 26.
- L
- I.ai.i.emant (Eug.).'—(Voir Urbain.) . . . 3S7
- Lamme. —Commutatrice diphasée..............212
- Système de distribution à courants
- alternatifs et convertisseurs . . . . 406
- Langdon Daviks. — Induit de moteur asynchrone ........................... t 63
- Lkbeau (F.!. — Préparation au four électrique du siliciure de fer SIFc ... 23 S
- Le Bon (G.). — (Voir Braulv (Ed.)......237
- Lecomte (A.j. — L'emploi de l'alcool dans
- les moteurs à gaz tonnants .... 473
- Leduc (S.). — Rayons émis par une pointe
- Lelck (W.i. — Conductibilité électrique des substances diélectriques en
- lames très minces.............478
- Le Roy (A.). — L'interrupteur électrolytique
- de Wehnelt................... 15s
- Lesmeister (C.-F.). — Dispositif pour la fermeture d’un circuit électrique à des
- époques déterminées.................223
- [jebenow (C.). — A propos de la théorie des
- accumulateurs . .................... 39
- Liedel (O.). — (Voir Foersier)...............342
- Lister. —Lampe à incandescence...............324
- Lister et Chamberlain. — Lampe à incandescence à deux filaments ......................323
- Lodc.k (Oliver). — La télégraphie à travers l'espace par induction électromagnétique ........................28, 61
- I.onde (A.;. — Kadioscope explorateur. . . 103
- Lutterotii (A.). — Variation avec la température de la susceptibilité magnétique des corps anisotropes dans différentes directions .........................370
- M
- Marçay (de). — Lampe à incandescence
- Desaymar . . _......................497
- Marchéna'E. de''. — Etude du fonctionnement d’un convertisseur rotatif donnant des tensions variables avec la
- charge............................ to8
- Maroillàc (IV). — Les bateaux sous-marins. 193, 230
- Maronneau (Georges). — Préparation au four électrique du sous-phosphtire de cuivre CtriP..............................238
- Martienssen. — Mesure des coefficients de
- self-induction faibles.............. 79
- MASTRiccHr (F.). — Influence du magnétisme
- sur Icsdccharges électriques. . . . 313
- Mauduit (A.). — Sur les feeders de retour dans les tram ways électriques d'après
- M. Bohm-Raflay......................489
- Meyer (St.). — (Voir Jaeger.).................200
- Mi ram (Giulo). — Influence du magnétisme sur la conductibilité électrique des solutions de chlorure de fer. . . . ' 310 Minet (Adolphe). — Fours pour la fabrication
- de l'aluminium......................277
- Mizuno (T.). — Sur la fonction du condensateur dans une bobine d’induction . 131
- Moissan. — Préparation au four électrique
- du phosphure de calcium P2 Cds. . 317
- Muresiano (Marius). — (Voir Negreano.) . . 120
- N
- Nagaoka (H.) et Honda (K.). — Sur les relations entre l’aimantation et les
- actions mécaniques.................304
- Nataus 'T',). — Disposition des feeders de retour d’une ligne de tramways
- électriques........................ 93
- Negreano (D.). — Une question de priorité
- relativement à la relation —L-{k+2jd
- — constante entre la constante dié-
- lectrique et la densité........... 76
- Negreano (D.) et Muresiano (M.j. — Les
- éléments magnétiques en Roumanie Nërnst fWalther). — Lampes à incandes-
- Nhugscuwender. — Nouveau procédé pour
- déceler les ondes électriques . . . 200
- Neumann (Eisa). — Capacité de polarisation
- des électrodes réversibles...........331
- Newby (J.-E.). — Sur une anomalie magné-
- Nicolas.— Interrupteurs automatiques pour le remontage des appareils télégraphiques. ,............................188
- Niethammer (F.). •— Moteurs d’induction à
- vitesse variable....................305
- Recherches expérimentales sur l’hys-
- térésis-magnétique................. 307
- Nik.olaif.ve (\V. de). — Sur les actions mécaniques de la décharge disruptive. . 463
- p.534 - vue 535/746
-
-
-
- irt Juillet 1899-
- REVUE D’ELECTRICITE
- Obkrbeck (A.). — Différence de potentiel entre les pôles d’une bobine d’induction ...................................
- P
- Pauskrï (T.). - Générateurs Belleville à
- économiseurs....................
- Gazogènes Riche...................
- Pkake (A.-H.J. —(Voir Everelt W.-H.). . .
- Peloux. — Compteur électrique..............
- Pfllat. - Sur l'interrupteur de Wehnelt. . Appareil à combustion pour prendre le potentiel de l’air et comparaison des résultats qu'il fournit avec ceux de l’appareil à écoulement d'eau. .
- Pellik. — Voir Chabaïul....................
- Périsse i L.). — L’emploi de l’alcool dans les
- moteurs h gaz tonnants..........
- Plroï (A.!. — (Voir Fahry Ch.).............
- Pérot (A.) et Fabry (Ch.). — Influence de la nature de la source électrique sur le
- spectre d'une décharge..........
- Pétrovitch (Michel). — Théorie de la décharge des conducteurs à capacité, résistance et coeflicient de self-induction variables..................... 88 et
- Petrowsky (A.-A.). — Voir Borgmann. 194 et Prrlps (AV.-J.b — Lampes à plusieurs filaments .....................................
- Pioou (R.-Vf). — La réaction d’induit dans les machines dynamo-électriques. . Pitchfr (F.-H.). — Influence de la température et de l’aimantation transversale sur l’aimantation longitudinale . . Poincaré (H.). —La théorie de Lorentz et le
- phénomène de Zeeman..............
- Pomey iJ.-B.). — Capacité électrostatique de
- deux fils parallèles.............
- Sur les réseaux de conducteurs à dimensions transversales finies . .
- 1 (A. :
- d'induit
- gnéti:
- Obs<
- - la r
- s dén
- mts à propos dh
- cation de M. Picou................
- — Expériences sur la télégraphie
- Ren
- R
- . — Variation de la résistance des métaux avec la température. . . . r (Albert). — Préparation au four électrique du phosphure de calcium
- P-Ca1...........................
- et Bro
- nislawski. — Lampe à filaments multiples....................
- l (J.). — Frein à air comprimé pour voitures de tramways de la Standard
- Air Brake CP. . . ..............
- Chemin de fer électrique Stantard
- Engelberg....................2^2,
- Compteur d’énergie Aron à remontage automatique...................
- Tableau de distribution pour laboratoire d'analyses clectrolytiques . (G.;. • Applications mécaniques de
- l’électricité................ 1 s et
- Les lampes à incandescence.........
- Rittenhocsk (C.-T.i. — Voir Belmaim . . .
- Roberts. — Ascenseur électrique...........
- Rosenqvisï iC.-Lf1. — Moteurs synchrones . Russell (A.). — Sur les fuites magnétiques dans les transformateurs..................
- vit h r ! Paul] et Senderens (J.-B.j. — drogénation de l’acétylène en
- sence du nickel.............
- •.lac (G.). — Sur la transformation de I rayons X par les différents corps
- 164 Sandillon. — Détendeur régulateur de près
- Alimentateur automatique pour cliau
- dières à vapeur.............
- rucci (A.).—1 Action du magnétisme sur la direction des rayons cathodiques et sur la production de ceux-ci et
- Emission contemporaine de rayons orthocathodiques parles deux électrodes et propriété de la lumière violacée dans les tubes de Crookes. auxiE.). — Applications industrielles des transformateurs redresseurs de
- .Maurice Leblanc...................
- ek. —Pont roulant électrique..........
- iI'Eleekger (W,). — Polarisation et hystérésis des diélectriques..............
- p.535 - vue 536/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XIX. — H* 26.
- Schmidt 'G.-C.).— Courants photo-électriques Schuster (A. ). — Réfraction magnétique des
- rayons cathodiques.................
- Scuwarzf. (C.-J.j. — Microphone à granules avec secousses automatiques. . . . Seckelsox. — Susceptibilité de quelques mé-
- Senderens (J.-B.). — ('Voir Sabatier Paul). .
- Siemens et Hat.ske. — Ascenseur électrique. Dispositif pour diminuer les pertes à vide ou en faible charge dans les transformateurs à courants alternatifs triphasés..............................
- Trucks à essieux tournants pour voitures de tramways électriques. . .
- Smith (Edgar.-F.) et Wallace (Daniel). — Sur le dosage par électrolyse de l'uranium et du cadmium...........................
- Société four l’exploitation des compteurs élkc
- 79
- 313
- 458
- 3^8
- triques Rittener et G''. — Compteur électrique Peloux................ 36
- Spohr (Ch.;. - Horloge électrique..............262
- Sprague. —Ascenseur électrique................. iS
- Stanley (W.). — Moteur diphasé à circuits
- magnétiques distincts. ...... 161
- Stearn (H.). — Procédé pour la confection
- des filaments.........................425
- Steinmetz. — Dispositif pour augmenter le facteur de puissance des moteurs
- asynchrones......................... n>(>
- Dispositif pour le démarrage des moteurs asynchrones à courant alternatif simple ...........................208
- Système de distribution par courants
- alternatifs...................281, 287
- Système de distribution par courants
- alternatifs.......................... joi
- Salve-Meyer. — (Voir JœgcrJ. ). ..............27s
- Stonk et Doane. — Dispositif pour le démarrage des moteurs asynchrones à courants triphasés...............................2011
- Svvinburnk (James). — Comparaison des diverses méthodes électriques de transmission de l'énergie............ S21
- I Tommasina (Thomas— Production des chaînes de dépôts électrolytiques et 1 formation probable de chaînes con-
- ductrices invisibles dans l’eau dis-
- | tillée..............................
- Tripier iH.). —Disposition des feeders de retour d’une ligne de tramwavs
- U
- Uruain et Lallemant (Bug.). — Décoloration des jus sucrés par l'électro-hydrosul-ti talion....................................
- V
- Vallance (Théophile). — Communication directe d’un circuit téléphonique double fil avec un circuit simple fil. Van Ryssf.lbekghe. Installation pour téléphonie et télégraphie simultanées . Vkrwt.r (Hans) et Groll (Friedrich).— Sur le dosage du fer par électrolyse . . . Verlky. — Procédé pour l'épuration des jus
- sucrés par l’ozone.................
- Villard. — Redresseur cathodique pour courants induits...............................
- Voisenat (J.). — La télégraphie sans ligne continue par induction électromagnétique ................................2-
- W
- \V alla CE 1 Daniel). —{Voir Smith Edgard-F.). Walter (B.;. -- Phénomènes dont est le siège une bobine d'induction). . . Wakuukg. — Surla décharge par les pointes.
- Électrodes dites impolarisables et courants alternatifs...................
- Wrhnelt (A.).—Sur les rayons canal . . . Weiss Pierre;. — Evaluation des déviations galvanométriques au moyen des
- fmngesde diffraction..............
- WiERKL. — Lampe à incandescence ....
- 387
- 349
- 33 8
- •17
- 3Q
- 279
- T
- Tesl.v. — Dispositifs pour la manœuvre à distance des navires au moyen des ondes hertziennes ..........................• . . . 481
- Zelent (John). —Sur l'air électrisé par l’action de décharge de la lumière ultraviolette ...........................................(67
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-
-
-
- p.n.n. - vue 538/746
-
-
-
- Tome XIX.
- Samedi 8 Avril 1899.
- 6® Année. — N® 14.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques -— Mécaniques — Thermiques
- DE
- L’ÉNERGIE
- La reproduction des articles de L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite.
- SOMMAIRE Pages
- Applications mécaniques de l’électricité : Ascenseurs Sprague, Siemens et Halske, Roberts, Ihler-
- Otis; Pont roulant Sawyer; Compresseur Thomson-Houston; G. Richard........................ 15
- La télégraphie sans ligne continue par induction électromagnétique; J. Voisenat.................... 23
- La télégraphie à travers l’espace par induction électromagnétique; Oliver Lodge.................... 28
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Compteur électrique Cauro........................................- .... \.......................... 35
- Compteur électrique Peloux......................................................................... 36
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- Polarisation et hystérésis des diélectriques, par W. Schaufelberger............................ 38
- CORRESPONDANCE
- A propos de la théorie des accumulateurs, par Liebenow............................................. 58
- CHRONIQUE
- Sur la décharge par les pointes. — Equivalent électro-chimique de l’argent......................... . 39
- SUPPLÉMENT
- Nouvelles. — G. Wiedemann. — Syndicat professionnel des Industries électriques. — Association amicale des Ingénieurs électriciens. — Télégraphie sans fil entre la France et l’Angleterre. — Purification des gaz des hauts fourneaux et des fours à coke en vue de leur emploi à l’alimentation des moteurs. — La station centrale à vapeur de Wycombe (Angleterre). —La station à vapeur de Lincoln (Angleterre). — Résultats de l’exploitation des chemins de fer électriques anglais. — L’éclairage par le magnésium. — Jurisprudence :
- Villes et Compagnies du gaz de Déville et de Maromme. — Traction électrique. — Avis et adjudications. il
- Adresser tout ce qui concerne la Rédaction à M. J. BLONDIN, 171, Faubourg Poissonnière.
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-
-
-
- II
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 8 avril 1899
- NOUVELLES
- G. Wiedemann (Nécrologie). — L’Allemagne et avec elle le monde scientifique viennnt de perdre un de leurs représentants les plus autorisés. Gustave Wiedemann, aussi connu par ses travaux personnels que par sa collaboration active aux Annalen der Physik und Chemie qu’il dirigeait depuis 1877, est mort le 24 mars dernier, dans sa soixante-treizième année.
- En annonçant cette perte à l’Académie des sciences, dont Wiedemann était correspondant pour la section de physique, M. Mascart retraçait en ces termes la carrière scientifique, si bien remplie, de ce savant :
- M. Gustave Wiedemann, correspondant de l’Académie depuis 1893, vient de s’éteindre à Leipzig après une longue carrière dans laquelle il a donné jusqu’à la fin la preuve de la plus grande activité scientifique.
- Né à Berlin le 2 octobre i82o,M. Wiedemann fut d’abord privat-docent à l'Université de Berlin, professeur à l’Université de Bâle en 1854, puis dans diverses institutions à Brunswick, à Carlsruhe, et finalement appelé en 1871, à la chaire de Chimie physique à l’Université de Leipzig, qu’il conserva jusqu’à sa retraite.
- Ses travaux personnels sont très nombreux et se rapportent principalement à des questions d’électricité et de magnétisme. On doit citer, en particulier, des recherches devenues classiques sur l’électrochimie et les propriétés des dissolutions salines, sur la conductibilité des métaux pour la chaleur en comparaison avec leurs conductibilités électriques, sur l’aimantation du fer et de l’acier et les relations de ce phénomène avec les déformations mécaniques.
- Dans l’un de ses premiers Mémoires, en 1851, M. Wiedemann démontrait que, dans un milieu placé à l’intérieur d’une bobine sans fer doux, la rotation magnétique du plan de polarisation de la lumière qui se propage suivant la direction de l’axe est proportionnelle à l’intensité du courant et, par suite, proportionnelle au champ magnétique. Cette loi importante a été généralisée depuis et étendue par Ver-det, qui en a montré toute la portée théorique.
- M. Wiedemann prit en 1877 la direction des célèbres Annales de Poggendorff, qui sont devenues les Wiedemann’s Annalen et il a su conserver à cette publication l’autorité que lui avait donnée son fondateur.
- L’œuvre principale de M. Wiedemann, à laquelle il a consacré une grande partie de son existence, est une sorte de répertoire général de nos connaissances sur l'électricité et le magnétisme. Deux éditions de cet ouvrage ont paru d'abord sous le titre de Die Lehre vont Galvanismus und Elek-tromagnetismus.
- Les deux éditions suivantes ont pris le titre plus général : Die Lehre von der Elektrîcitaet. Dans la pensée de l’auteur, la
- dernière devait comprendre 5 volumes, tous de dimensions exceptionnelles; mais l’abondance des productions scientifiques depuis quelques années, en particulier sur les décharges électriques dans les gaz, et sans doute aussi la fatigue causée par le prodigieux travail qu’exige une telle compilation, ont décidé M. Wiedemann à limiter sa tâche en laissant à son fils le soin de compléter, sous une autre forme, ses projets primitifs. Il eut du moins la satisfaction de faire paraître, en 1898, le quatrième et dernier volume, qu’il avait fixé comme terme de son travail personnel.
- Pendant de longues années encore, les physiciens seront reconnaissants à M. Wiedemann d’avoir ainsi accumulé une collection si précieuse de documents, classés dans un ordre qui facilite les recherches, discutés avec une impartialité absolue, et qui constitue un véritable monument scientifique toujours utile à consulter.
- M. Wiedemann était gendre de E. Mitcherlich et il eut la joie de trouver dans son fils, M. Eilhard Wiedemann, connu déjà par des travaux très estimés, un digne continuateur des traditions scientifiques de sa famille.
- Nous avons eu l’occasion de connaître M. Wiedemann à Paris, dans le Congrès international des Unités électriques, en 1881, et dans les conférences ultérieures. Tous ceux qui l’ont approché ont été séduits par l’aménité de son caractère, l’élévation de son esprit et la sûreté de ses relations. lia laissé parmi nous de sérieuses amitiés, l’impression d’une loyauté parfaite et le souvenir d’un homme de bien.
- Syndicat professionnel des Industries électriques
- (.séance du 7 mars 1899). — La séance est ouverte à 5 heures et demie sous la présidence de M. E. Sar-tiaux.
- Sont présents : MM. Bancelin, Bardon, Berne, Boistel, Cance, Clémançon, Chaussenot, Eschwège, Harlé, Hillairet, Ferd. Meyer, Mildé, Portevin, Ra-diguet, E. Sartiaux, Sciama, Violet.
- S’est excusé : M. Vivarez.
- Le procès-verbal de la dernière séance est adopté sans observation.
- Élection du bureau. —Aux termes de l’article 10 des statuts, M. le président propose à la Chambre de procéder à l’élection du bureau, comprenant : le président, trois vice-présidents, deux secrétaires et un trésorier.
- A l'unanimité des voix des membres présents, M. E. Sartiaux est réélu'président pour l’exercice 1899; MM. Clémançon, Ducretet et L. Violet sont réélus vice-présidents; MM. E. Bancelin et
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-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 8 avril 1899
- III
- P. Eschwège, secrétaires et enfin, M. A. Radiguet, trésorier.
- Admission et démissions. — Est admis comme membre adhérent du Syndicat : M. Jacolliot (Paul), constructeur-électricien, 21, rue de Chevreuse, à Troyes (Aube), présenté par MM. Bardon et E. Sar-tiaux.
- Sont acceptées, les démissions de M. J. Thirion, à Guelma et de M. Louis Guillon, à Paris.
- Banquet du 22 mars 1899. — M. le président rend compte de l’organisation projetée pour le banquet annuel qui doit avoir lieu le mercredi 22 mars, et donne les noms des invités ayant accepté d’assister à ce banquet, qui sera présidé par M. ministre du commerce assisté de M. le ministre des colonies.
- Il fait également connaître les titulaires des médailles d’honneur du travail accordées, sur sa demande, par M. le ministre du commerce aux ouvriers ayant plus de trente années de services consécutifs dans la même maison.
- Conseils des prud’hommes. — M. Sciama se plaint de la situation difficile que crée aux chefs d’industries, l’attitude des conseils de prud’hommes à Paris. Se conformant rigoureusement à la loi de 1809, ils exigent la présence du patron, ou pour les Sociétés anonymes, l’administrateur délégué, à l'audience à laquelle doivent se discuter les contestations.
- Sur ce point et sur d’autres, il y aurait intérêt à obtenir une modification de la loi en vigueur. M. Paul Beauregard et M. Lannes de Montebello, députés, ont déposé une proposition de loi sur la réforme des conseils des prud’hommes ; mais comme il ne faut pas espérer une solution rapide, M. Sciama propose, de concert avec d’autres syndicats d’in-
- dustries similaires, de demander aux auteurs du projet de loi de distraire et de faire voter par la Chambre l’article 28 de ce projet, qui permet à « tout justiciable de se faire représenter par un tiers, porteur d’un pouvoir sur papier libre légalisé...».
- On peut faire ressortir l’avantage de cette mesure, autant pour l’ouvrier que pour le patron, puisque celui-ci a la faculté d’éviter la procédure des conseils des prud’hommes, en introduisant une demande reconventionnelle supérieure à 200 fr : l’affaire se trouve ainsi soustraite aux prud’hommes, pour être jugée par le tribunal civil ce qui prolonge d’autant sa solution.
- M. Mildé demande que la classification des industries soit ég-alement modifiée, de façon à ce que les affaires d’électricité soient assimilées aux entreprises de bâtiment.
- Les conseils des prud’hommes accordent, en effet, une indemnité de huit jours, aux ouvriers électriciens congédiés du matin au soir, tandis que dans le bâtiment, les ouvriers sont embauchés à la journée et peuvent être congédiés, sans avis préalable, suivant les besoins du patron.
- La Cour de cassation a admis elle-même cette assimilation, mais les conseils des prud’hommes n’ont pas tenu compte de ces arrêts.
- La Chambre, tout en approuvant le principe de cette modification, estime que des demandes multiples de modifications, ne pourraient qu’être un obstacle au succès de la première modification qui est la plus urgente actuellement. Elle charge son président de s’entendre avec le président du syndicat des mécaniciens, chaudronniers et fondeurs, en vue de faire une démarche collective auprès de M. Beauregard, pour lui demander la disjonction indiquée ci-dessus, et lui proposer de remettre à la
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- IV
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 8 avril 1899
- Chambre des députés une pétition, afin de demander un vote rapide de cette modification.
- Loi sur les accidents du travail. — La Chambre passe à l’examen des règlements d’administrations publiques, déterminant les conditions d’application de la loi du 9 avril 1898 sur les accidents du travail.
- La Chambre, après un échange de vues entre le président M. Sciama, M. Harlé et plusieurs autres membres, charge son président de s’entendre avec le Syndicat des mécaniciens, chaudronniers et fondeurs, le Syndicat des entrepreneurs de constructions métalliques de France et le Syndicat des usines d’électricité pour composer un comité mixte qui examinera la question au point de vue des voies et moyens à déterminer pour l’application de la nouvelle loi.
- Droits de douane pour le Portugal, — M. le président donne communication d’une lettre de M. le ministre du commerce, de l’industrie, des postes et télégraphes, relative aux réductions de droits à demander éventuellement au Portugal comme conditions d’un arrangement commercial.
- La Chambre décide de renvoyer cette affaire à l’examen de la commission des douanes.
- Subvention de la ville de Paris pour les cours d’électricité. — M. le président rappelle qu’il avait demandé à M. le préfet de la Seine et au conseil municipal de Paris une subvention destinée à assurer des cours pratiques d’électricité de seconde année aux ouvriers delà Fédération des mécaniciens et chauffeurs.
- M. le président fait connaître que cette subvention vient d’être accordée.
- D’autre part, M. Guimbert, président général de la Fédération des mécaniciens et chauffeurs vient de demander à la Chambre de créer un conseil de perfectionnement pour aider à développer ces cours appelés à rendre tant de services à l’industrie électrique.
- La Chambre désigne, pour faire partie de ce conseil, MM. Bancelin, Hillairet, Mildé et M. le président en exercice.
- Affaires diverses. — i° M. le président fait connaître qu’il s’ouvrira le 1e1’ juin 1899, à Bruxelles, une Exposition de « l’Electricité à la maison », sous
- le patronage de S. M. le roi des Belges et organisée par la Société belge des électriciens.
- La Chambre décide que cette Exposition sera portée, par la voie du Bulletin, à la connaissance des membres du Syndicat, qui trouveront auprès du président tous les renseignements dont ils auront besoin.
- 20 M. le président donne communication à la Chambre de deux projets de lois soumis actuellement à la délibération des Chambres relatives : la première aux Caisses de retraites des ouvriers et employés de l’industrie et la seconde au payement des salaires des ouvriers.
- Il insiste sur la nécessité d’un examen minutieux de ces lois afin de présenter, s’il y a lieu, aux membres du Parlement, les objections qu’elles pourraient soulever.
- La Chambre décide de renvoyer l'examen de ces deux lois, au comité spécial qui doit s’occuper de la loi sur les accidents du travail.
- 3° M. le président fait connaître que la nouvelle édition des Instructions générales pour l’exécution des installations électriques à l’intérieur des maisons, rédigée par la Chambre syndicale est déposée à la Librairie centrale des Sciences, 25, quai des Grands-Augustins.
- 4° M. le président donne communication d'une lettre de M. le maire delà ville de Reims lui faisant connaître que la municipalité s’occupe de la concession de l’éclairage électrique pour la ville et les particuliers. ,
- Cette affaire sera portée à la connaissance des membres du Syndicat par la voie du Bulletin.
- L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 7 h. 10.
- Association amicale des Ingénieurs électriciens. — La dernière assemblée a eu lieu le 28 mars, souë la présidence de M. Solignac.
- Présents : MM. Bancelin, Augé, Robard, de la Mathe, Richard. Bailleux, Véry, Meyer-May, Cance, Blondin, Courtois, Lefèbre, Pulsford. Roux, Boistel, Laffargue.
- Excusés : MM. Sartiaux, Isbert.
- Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté.
- M. Solignac explique que M. Sartiaux, appelé à présider une inauguration ne peut se trouver à la séance.
- M. Worms est présenté comme membre de l’association.
- MM. Monnier et Pisca donnent leurs démissions.
- M Solignac-expose les diverses difficultés qu’a rencontrées
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 8 avril 1899
- le projet d’excursion. Après discussion, on décide de faire une visite au secteur des Champs-Elysées à Puteaux, à l’usine de Dion et à l’usine électrique des tramways de Versailles. Le déjeuner aura lieu à Bellevue. La visite se fera le lundi de la Pentecôte (22 mai).
- MM. Courtois et Robard sont désignés pour . assister comme examinateur aux cours de M. Laffargue les 4 et 5 mai.
- MM. Meyer-May et Roux sont désignés pour faire partie du comité de perfectionnement des cours de M. Laffargue.
- La séance est levée à 1 h 45.
- Télégraphie sans fil entre la France et l’Angleterre. — Le Wireless Telegraph C° qui exploite les brevets de M. Marconi, autorisée à effectuer à ses frais un essai de transmission télégraphique à travers la Manche, sous le contrôle du gouvernement français (voir Supplément du 25 février, p. xci), vient d’établir un poste à Wimereux, près Boulogne-sur-Mer. La station correspondante située dans la baie de Saint-Margaret, au nord de Douvres en est éloignée de 45 km.
- Les expériences commencées le 27 mars ont donné de bons résultats. La manipulation doit être trois ou quatre fois plus lente que pour la transmission Morse par un fil ordinaire, mais, avec cette précaution, la reproduction des signaux est très fidèle.
- M. Marconi considère ce résultat comme le plus considérable qu’il ait obtenu jusqu’ici. Des expériences faites, au cours de l’été dernier, entre Salis-bury et Bath, lui avaient permis de franchir une distance de 54 km, mais, comme il avait recours à des fils soutenus par des cerfs-volants qui se déplaçaient constamment, les signaux enregistrés laissaient un peu à désirer. Cet inconvénient ne se présente pas avec l’installation actuelle. Les conducteurs employés sont des câbles soigneusement isolés, supportés par des mâts de navire plantés sur le rivage et atteignant une hauteur voisine de 50 m.
- Les appareils ont subi d’importantes modifications, que nous décrirons lorsque les brevets qui les couvrent seront délivrées-
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- Ce procédé consiste à faire passer les gaz dans une série d’épurateurs rotatifs centrifuges, dans lesquels ils sont en contact avec de grandes masses d’eau froide sous pression. La vitesse des gaz y atteint 50 à 60 m par seconde et leur pression 50 à 90 mm d’eau. Il en résulte un meilleur tirage des hauts fourneaux, tandis que les fumées sont arrêtées par l’eau. La boue qui résulte de ce lavage est conduite dans de grands bassins de dépôt. L’installation occupe peu de place.
- Dans les applications aux fours à coke, on fait passer les gaz, en vue de recueillir dans leur intégralité les sous-produitsy^e la distillation de la houille, dans trois séries d’épurateurs centrifuges. Dans les épurateurs de la première série, on fait arriver,, en même temps que les gaz à épurer, une grande quantité d’eau froide qui provoque l’élimination du goudron. Dans la deuxième série d’appareils, l’eau est remplacée par un dissolvant approprié de l’ammoniac, et enfin, dans la troisième, on dissout dans l’huile la benzine et ses dérivés. Les gaz sont, dès lors, complètement purifiés et les sous-produits facilement extraits de leurs dissolvants. L’auteur décrit en terminant une installation qui peut desservir un groupe de 60 fours à coke.
- La station centrale à vapeur de Wycombe (Angleterre). — Cette station ainsi que les installations qui en dépendent ont été officiellement ouvertes à l’exploitation le ier mars dernier sous les auspices du comte de Carrington. L’usine est située presque au milieu de la ville et occupe le centre du réseau quelle alimente. Son équipement se compose d’une paire de chaudières Davey-Paxman type « Economie », de deux groupes à couplage direct, formés chacun d’un moteur à vapeur Peache, d’une dynamo Parker, et d’une batterie d’accumulateurs DP de 230 éléments type F.
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 8 avril 1899
- VII
- cipes modernes ; la vapeur évacuée des moteurs sert à réchauffer l’eau d’alimentation. Les moteurs à vapeur ont une puissance individuelle de 120 chevaux et tournent à la vitesse normale de 480 tours par minute. Les dynamos Parker sont construites pour produire à cette vitesse de 480 tours 160 ampères à 420 volts en courants continus. Pendant la marche diurne, l’excès du courant est employé à la charge de la batterie par l’intermédiaire d'un sur-volteur. Aux heures de pleine charge, les 585 ampères-heure qui représentent la capacité totale des éléments sont répartis sur le réseau de pair avec le courant produit par les génératrices.
- Le réseau est constitué par des câbles sous plomb fabriqués par la Calender’s Cable Construction C° et posés suivant le système de cette Compagnie dans des caniveaux en bois remplis de bitume. La totalité du courant distribué est utilisée par les lampes de l’éclairage public et privé dont la majorité est composée de lampes à incandescence ; quatre lampes à arc seulement servent à l’éclairage d’une partie d'une des grandes artères de la ville ; toutes les autres rues sont éclairées par des lampes à incandescence.
- Pour l’éclairage privé, la Compagnie a grandement facilité l’augmentation du nombre de ses abonnés en faisant, dans les quartiers modestes, des installations gratuites dans chaque maison et pour lesquelles elle prélève en sus de la vente du courant une taxe de 90 centimes par lampe installée et par trimestre. U.
- La station centrale à vapeur de Lincoln (Angleterre). — Cette station dont le plan avait été dressé en 1896 par M. John Hopkinson vient seulement d’être ouverte à l’exploitation. Ses bâtiments, occupant une surface d’environ 1 800 m2 près de la rivière Brayford, pourront contenir un matériel mécanique d’une puissance de 4 000 chx.
- Le matériel actuel de l’usine se compose de deux chaudières du type marin et de trois groupes générateurs formés chacun d’un moteur Willans et
- d’une dynamo à courant continu de 50 à 66 kilowatts. Un survolteur et une batterie d’accumulateurs au chlorure formée de 240 éléments complètent l’installation.
- L’eau d’alimentation, prise à la rivière, est filtrée et amenée par une pompe électrique dans un grand récipient, d’où elle passe dans les condenseurs puis dans un économiseur ; enfin elle est envoyée dans les chaudières par trois pompes à vapeur Blake et Knowles.
- La distribution du courant en ville se fait à basse tension, par un réseau à trois fils. Le réseau est entièrement constitué par des câbles concentriques posés, suivant le système des fabricants, la Calender’s Cable Construction C°, dans des conduites en bois remplies de bitume et placées en tranchées.
- L’éclairage public est assuré par des lampes à arc systèmes Crompton et Jandus montées sur d’élégants pylônes et l’éclairage privé en majeure partie par des lampes à incandescence. Les applications mécaniques sont encore peu développées. La première installation faite est celle de trois petits moteurs de respectivement 3 chx, 1 ch 1/2 et 3 ] de cheval qui servent à manœuvrer les soufflets des grandes orgues de la cathédrale, manoeuvre qui nécessitait autrefois l’emploi de 12 hommes.
- La vente se fait à raison de 0,63 fr le kilowattheure pour la quantité d’énergie correspondant à une heure d’utilisation journalière de la puissance maximum demandée pendant un trimestre; le reste de la consommation est payé à raison de 0,27 fr le kilowatt-heure.
- Grâce à ces tarifs l’emploi de l’éclairage électrique se développe rapidement et déjà la Compagnie exploitante a passé des contrats pour la fourniture de 400 kilowatts de nouveau matériel.
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 8 avril 1899
- Les diverses Compagnies'de chemins de fer électriques souterrains et aériens viennent de tenir leurs assemblées générales qui ont rendu compte des progrès réalisés pendant l’année 1898. La Compagnie City and South London Railway, bien que ses lignes soient toujours aussi populaires que par le passé et fonctionnent sans interruption depuis déjà huit années, ne peut encore payer à ses actionnaires qu’un intérêt de 2 p. 100. Pour le dernier semestre de 1898, les recettes totalisées s’élèvent à 27588 livres (689700 fr) et les dépenses de fonctionnement à 15498 (387 450 fr). Près de trois millions et demi de voyageurs ont été transportés dans ce laps de temps. Comparé avec le précédent, ce semestre a accusé un plus grand nombre de trains, à savoir : 74339 au lieu de 73 142; le nombre de voyageurs par train a augmenté de 45,64 à 46,58; les recettes par mille ont monté de 7 shillings, 3,04 pences (9,09 fr) à 7 shillings 3,06 pences (9,11 fr) et par train mille de 2 shillings 3,63 pences à 2 shillings 4, 28 pences (3,60 fr) ; les dépenses d’exploitation ont décru de 56,68 pences (5>7° fr) à 56,18 pences (5,65 fr) et les prix d’entretien pour les locomotives et les appareils générateurs ont été réduits de 5,85 pences (0,60 fr) à 5,65 pences (0,57 fr).
- Le point le plus intéressant à signaler actuellement à propos de ce chemin de fer, est relatif à ses prolongements successifs qui peuvent être regardés comme une preuve de la prospérité de l’entreprise. L’ensemble du réseau souterrain et de ses extensions dans la cité doit être considéré comme pratiquement complet. Il reste encore à achever, avant que toutes les lignes soient ouvertes au public, les ascenseurs et les stations de la surface du Sol. Le prolongement de l’extrémité de la ligne, à Clapham, s’exécute avec rapidité et sera probablement inauguré en même temps que l’agrandissement de la cité elle même. Très prochainement, on doit commencer la construction d’un nouveau prolongement de 1,5 mille (2413 m) allant de Ja cité vers Islington et le courant sera fourni par la station actuellement existante qui sera pourvue du matériel supplémentaire nécessaire pour alimenter cette nouvelle ligne.
- La ligne souterraine électrique de Waterloo and City, dont l'inauguration a été annoncée l'été dernier, a réussi à payer un dividende de 3 p. 100 à ses actionnaires ordinaires. Le capital engagé pour cette courte ligne, qui passe au-dessous delà Tamise,était de 349 456 livres (13 736400 fr) et les recettes brutes de l’exploitation, pendant le dernier semestre de 1898, se sont élevées à 10 887 livres (272 175 fr).
- Le chemin de fer souterrain Central London n’est pas encore complet ; l’administration a déjà dépensé la respectable somme de 2445077 livres (51 126925 fr) et en présence des difficultés exceptionnelles que l’on a rencontrées dans la construction des tunnels, la Compagnie a demandé au Parlement une prolongation de délai pour achever la ligne. D’après les déclarations des ingénieurs, cette ligne est terminée, sauf sur une longueur de 100 111 ; les plus grandes difficultés à vaincre se trouvent près de la station de la Banque. Les ascenseurs sont prêts et la station souterraine est en voie de construction. A l’usine génératrice et au dépôt de Shepherd’s Bush, les travaux ont fait de grands progrès et une grande partie de la station est presque installée, les machines seront très prochainement prêtes à fonctionner. Les ascenseurs des différentes stations vont être posés ; la voie est presque achevée et les rails seront établis sous peu. Quant au Great Northern and City, les travaux de ce chemin de fer électrique viennent de commencer, on se prépare à construire la station génératrice et on prépare les boucliers pour le percement des tunnels; le tout est en bonne voie d’établissement. Cette ligne reliera la cité à Finsbury Park. Dans les districts suburbains du nord de Londres, l’on s’attend à un trafic intense dans ce quartier si populeux.
- La Compagnie du chemin de fer électrique aérien de Li-verpool a réalisé, pendant le second semestre de 1898, des recettes brutes de 40840 livres (1 021 000 fr) et ses dépenses d’exploitation se sont élevées à 24 717 livres (617 925 fr). Le nombre des voyageurs transportés a très sérieusement augmenté, car pendant ces six mois on 'a délivré près de cinq millions de billets. Les actionnaires ordinaires ont reçu un
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- dividende de 4 p. 100 ; les tramways électriques municipaux font pas mal de concurrence à la ligne.
- Les conseils de districts de Waterloo, Seaforth et Great Crosby sont actuellement en train d’installer des tramways électriques allant de Seaforth à Crosby et ont passé un arrangement avec la Compagnie Liverpool Averhead Railway pour équiper électriquement le réseau avec le système de trôlet aérien ; les rails seront conservés tels quels, la municipalité se chargeant de l’établissement delà voie. Ces dispositions peuvent être regardées comme une nouvelle source de revenus pour la Compagnie dès que ces lignes fonctionneront.
- L’éclairage par le magnésium. — Jusqu’ici, la lumière produite par la combustion du magnésium n’est employée que pour produire, pendant un court instant, l'éclairage d’objets que l’on veutphotogra phier ; il semble qu’elle puisse mieux faire. On a en effet présenté récemment à la Société d’Encourage-ment une lampe à magnésium, la lampe Dronier, qui donne une lumière continue en brûlant 40 grammes de magnésium par heure.
- Des mesures photométriques faites sur cette lampe, il résulte que la quantité de lumière émise par 1 kg de magnésium est égale à celle produite par 140 kg de bougies, 160 kg d’huile, 70 kg de pétrole ou 220 m3 de gaz. Le magnésium employé dans la lampe Dronier coûtant de 80 à 90 fr le kilogramme ce procédé d’éclairage ne peut pour l’instant lutter avec les autres procédés. Il est vrai qu’011 trouve dans le commerce du magnésium à 18 et 20 fr le
- kilogramme, mais ce magnésium est loin d’être pur, il-manque de consistance et brûle assez mal.
- Mais il faut observer que ces prix élevés tiennent principalement à ce que le magnésium, n’ayant encore que des applications de peu d’importance, n’est fabriqué qu’en assez faible quantité. Cette fabrication s’effectue généralement par des procédés chimiques, une seule usine, celle d’Hemelingen, près de Brême, fabriquant ce métal par voie électrolytique. Un nouveau débouché important permettrait sans doute de l’obtenir à meilleur compte en le produisant en plus grande quantité.
- Jurisprudence : Villes et Compagnies du gaz de Déville et de Maromme. — Dans le dernier numéro du Bulletin des Usines électriques, M. Ch. Sirey, avocat à la Cour d’appel de Paris, met en parallèle les arrêtés rendus par le Conseil de préfecture de la Seine-Inférieure, l’un, le 20 mars 1896, dans l’affaire de Maromme, l’autre, le 9 décembre 1897, dans l’affaire de Déville. Dans les deux cas le Conseil avait à se prononcer sur l’interprétation à donner aux articles des traités intervenus entre les municipalités et les compagnies gazières. Ces traités conçus exactement dans les mêmes termes, les compagnies gazières n’en formant qu'une dans l’espèce, ne mentionnaient comme objet du privilège que l’éclairage au gaz, et le Conseil de préfec-
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- ture avait à décider si néanmoins le privilège s’étendait à tout autre mode d’éclairage. Dans l’affaire de Maromme, le Conseil a donné raison à la Compagnie gazière ; dans celle de Déville il a, au contraire donné raison à la Ville, celle-ci ayant pu faire la preuve qu’au moment de la concession accordée à la Compagnie du gaz, la commune intention des parties contractantes était de limiter la concession à l’éclairage au gaz.
- Commentant ces deux arrêtés contradictoires, Me Sirey dit à propos de l’arrêté pris dans l’affaire de Maromme :
- Ce n’est pas, croyons-nous, le présent arrêté qui pourrait être utilement invoqué en faveur du système qui consiste à considérer toute concession exclusive de la distribution du gaz, comme constituant au profit du concessionnaire un monopole absolu d’éclairage entraînant toujours pour la ville qui a consenti le traité, l’interdiction d’accorder ou de favoriser sur son territoire tout établissement même d’un éclairage autre que le gaz pouvant faire concurrence à son concessionnaire.
- Il résulte en effet, des termes même de l’arrêté qui nous occupe, qu’il ne peut être considéré, fût-il bien rendu, que comme une décision d’espèce fondée sur des déductions tirées de l’examen de l’ensemble des dispositions du traité. Et encore faut-il convenir qu’en la circonstance l’exactitude de l’interprétation donnée par le conseil de préfecture de la Seine-Inférieure à cet ensemble de dispositions, pourra paraître d’autant plus douteux que, lors d’un procès engagé ultérieurement contre la ville de Déville par la même Compagnie du gaz à raison des mêmes faits et en présence d’une concession conçue exactement dans les mêmes termes, le même conseil de préfecturs, à la suite de la production par
- la ville de Déville, de différents documents se rapportant à la conclusion du traité de prorogation, n’a pas hésité à revenir sur la précédente interprétation adoptée dans l’affaire de Maromme et à en donner une diamétralement opposée, en décidant qu’une telle concession laissait entièrement libre l’établissement d’un mode d’éclairage autre que le gaz, l’électricité par exemple.
- Cette simple circonstance ne suffit-elle pas pour réduire à sa juste valeur l’arrêté du conseil de préfecture de la Seine-Inférieure dans l’affaire de Maromme et à en faire une simple décision d’espèce d'un bien fondé des plus douteux.
- Dans ses commentaires de la décision prise dans l’affaire de Déville, M° Sirey en déduit cette conséquence que dans bien des cas le Conseil d’Etat a dû, comme le Conseil de préfecture de la Seine-Inférieure dans l’affaire de Maromme, accorder aux Compagnies gazières des droits.qu’elles ne possédaient pas.
- Cette décision, dit-il, est la contre-partie,de l’arrêté rendu par le même conseil de préfecture, dans l’affaire de Maromme, dans un cas absolument semblable et en présence d’une concession identique.
- Il aurait été, du reste, bien difficile au conseil de préfecture de se conformer, dans la présente affaire, à sa précédente jurisprudence. On conçoit, en effet, que le sens et la portée à donner à un traité ne prévoyant et ne réglementant que l’éclairage par le gaz, ne peuvent faire l’objet d’aucun cloute et doivent être restreints à la concession d’un droit exclusif pour l’éclairage au gaz seulement, lorsqu’il résulte des délibérations du conseil municipal précédant le traité de prorogation, que la municipalité a bien entendu se conserver la liberté « d’employer, quand elle jugerait nécessaire, un autre système d’éclairage tel que, par exemple, l’électricité,
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- sans demander aucune autorisation à la Compagnie du gaz et sans lui devoir aucune indemnité ».
- A plus forte raison, lorsque la Compagnie du gaz a, par ses agissements, nettement indiqué qu’elle ne se croyait pas en possession d'un privilège qu’elle a réclamé plus tard, par exemple, en sollicitant ultérieurement à la conclusion de son traité de prorogation, la concession de l’éclairage électrique pour lequel elle n’avait fait, du reste, dans ce traité, aucune réserve; puis ensuite, en demandant par lettre à la commune de ne donner aucune autorisation ni concession nouvelle pour la pose des fils électriques, jusqu’à ce qu’elle ait eu le temps elle-même d’installer son usine électrique.
- Que faut-il conclure de la décision, fort bien rendue, du reste, du conseil de préfecture de la Seine-Inférieure dans l’affaire de Déville? Qu’elle est la condamnation de son interprétation du traité de la même Compagnie du gaz avec la ville de Maromme, dans son arrêté du 20 mars 1896. Le conseil de préfecture avait, en effet, considéré une concession identique, dans l’affaire de Maromme, comme constituant non un simple droit exclusif de canalisation du gaz, mais un monopole absolu pour toute espèce d’éclairage. Or il constate ensuite, dans l’arrêté concernant l’affaire de Déville, que la Compagnie du gaz de Déville elle-même, ne considérait pas cette concession comme lui conférant un privilège aussi étendu. Comment, dès lors, cette même Compagnie aurait-elle pensé autrement à l’égard du. traité de Maromme absolument semblable? Il en résulte qu’à Maromme le conseil de préfecture a fait la Compagnie du gaz plus riche qu’elle ne se croyait en réalité, avant, du moins, de se trouver encouragée par la jurisprudence du Conseil d’Etat à étendre la limite de ses prétentions.
- Si l’on y réfléchissait bien, par combien d’arrêts le Conseil d’Etat, de très bonne foi, du reste, a-t-il dû, tout comme le conseil de préfecture de la Seine-Intérieure, faire les Compagnies gazières plus riches qu’elles ne l’étaient en réalité et pour combien de traités de gaz, si l’on se donnait la peine de rechercher les documents se rapportant à la conclusion de ces traités, ne pourrait-on faire de découvertes semblables à
- celle que le conseil de préfecture a faite à l’égard du traité de la Compagnie du gaz de Déville ?
- La comparaison entre les résultats des affaires de Maromme et de Déville ne devrait-elle pas être pour les municipalités un utile enseignement en vue des procès futurs et leur démontrer combien il peut être important, en cas de difficultés avec les Compagnies de gaz, de rechercher tous les documents, pourparlers, délibérations ayant trait à la conclusion des traités d’éclairage par le gaz ou à leur prorogation ?
- Traction électrique. — Boltou (Angleterre). —
- Le projet de tramways électriques municipaux de Bolton. est le plus important qui, jusqu’à présent, ait été adopté en Angleterre. La commande en a été donnée à MM. Dick, Kerr et Ci0. Il y aura 70 voitures, chacune avec deux moteurs et un système de frein à air comprimé. Chaque voiture sera aussi pourvue de compresseurs d’air, actionnés par l’essieu, comme ceux fournis à la municipalité de Liverpool et aux tramways de North Staffordshire.
- — Dieppe (Seine-Inférieure). — Une demande en autorisation a été adressée à la municipalité pour l’établissement d’un réseau de tramways électriques.
- Ce réseau comprendrait trois lignes : i° du quai du Hable au faubourg de la Barre (avec prolongement jusqu’à Pourville, en été), par lequai Henri IV, la Grande-Rue et la rue de la Barre; 20 du quai du Hable à la gare et à Saint-Pierre, par le quai Duquesne; 30 du casino à la jetée.
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- Le système employé sera celui à conducteur aérien.
- — Paris. — Les tramways de pénétration. — M. Camille Krantz, ministre des travaux publics, vient de faire signer par M. le Président de la République les décrets déclarant d’utilité publique les tramways dits de pénétration, destinés tout à la fois à desservir les communes de la banlieue ou à les relier entre elles et à procurer des moyens de transport à ' prix réduit à la population parisienne :
- Les lignes seront à traction électrique, ce qui permettra d’organiser des départs très fréquents et de les multiplier aux heures d’affluence. L’installation des fils aériens n’est pas autorisée dans l’intérieur de Paris.
- Les prix sont fixés à 0,15 fr en irc classe et à 0,10 fr en 2° classe à l’intérieur de Paris, quelle que soit la distance parcourue sur chaque ligne. Il ne sera pas délivré de correspondances.
- Les concessionnaires ont en outre pris l’engagement d’organiser, les jours de semaine, un service matinal qui comportera le nombre de trains prescrit par l’administration, avec un tarif de 0,05 fr dans Paris, de moitié du tarif ordinaire en dehors de Paris et faculté pour les voyageurs de reprendre un des trains du soir en profitant des mêmes réductions de prix.
- Les lignes comprises dans les décrets sont les suivantes :
- Epinay à la place de la Trinité.
- Noisy-le-Sec à Paris (près la place de l’Opéra).
- Fontenay-sous-Bois à la place de la République.
- Noisy-le-Sec au square du Temple.
- Le Raincy à la place de la République.
- Bondy à la place Saint-Michel.
- Pantin (les Quatre-Chemins) au port d’Ivry.
- Villemonble à la place de la République.
- Boulogne à Vincennes.
- Montreuil à Boulogne.
- Neuilly (Saint-James) à Saint-Philippe-du-Roule.
- Bonneuil au pont de la Concorde, avec embranchement sur Vitry et de Créteil à Bonneuil, par Saint-Maur.
- Charenton à Alfortville.
- Chatenay au Champ-de-Mars.
- Vanves au Champ-de-Mars.
- Malakôff aux Halles.
- Houilles à Saint-Ouen.
- Saint-Cloud à Pierrefitte.
- Ces lignes représentent la presque totalité de celles qui, votées par le Conseil général de la Seine, sont susceptibles d’une exécution immédiate.
- Un certain nombre d’autres sont à l’étude.
- Avis, adjudications.
- — Turiî-Scvcriu (Roumanie). — La municipalité a décide d’accorder un prix de 10000 fr à l’auteur du meilleur projet pour l’éclairage de cette ville à l’électricité.
- — Viiiaioiiga (Yaleneia). — Des soumissions sont demandées pour la concession de l’éclairage électrique de cette ville durant dix années.
- On demande en location de suite et pour 2 ans, deux locomobiles. (mobile ou immobile) garanties en bon état, de 50 chevaux chacune, avec deux machines dynamo-électriques (shunt) de 110 volts et environ 250 ampères chacune pour l’éclairage d’une attraction.
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- Bien intéressante la 608° livraison de la Grande Encyclopédie, qui vient de paraître, si l’on en juge par la variété des articles qu’elle renferme, et parmi lesquels nous signalerons : Oléron (île d’), par M. A. Guy, accompagné d’un*paragraphe dû à M. Glasson sur les rôles d’Oloron ; Olfaction, par M. J.-P. Langlois ; Oligocène, par M. Em. Haug ; Olim, par M. A. Lefas ; Olive et Olivier, par MM. Hahn et Troude; Olympie et Jeux Olympiques, par M. André Baudrillart, etc. De nombreuses illustrations accompagnent ces deux derniers articles.
- Envoi franco d’un spécimen de 16 pages contre toute demande affranchie adressée à la Société de la Grande Encyclopédie, 61, rue de Rennes, Paris.
- BREVETS D’INVENTION
- Liste communiquée par l'Office E. Bai'rault, 58 bis, rue de la Chaussée-d'Antin, Paris.
- 283 257. Edgerton et Master. 22 novembre 1898. — Perfectionnements dans les piles secondaires.
- 283 294. Wuillot. 23 novembre 1898. — Procédé de préparation au maximum de rendement à l’électrolysation d’électrodes d accumulateurs à base de plomb.
- 283 353. Gaillard. 24 novembre 1898. — Poste téléphonique à haute intensité sonore.
- 283 370. Lafargue et Drouet. 24 novembre 1898 — Perfectionnements dans les piles voltaïques ou galvaniques primaires.
- 283 393. Société Golombus elektrizitass geselstchaît. 25 novembre 1898. — Pile sèche.
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- Retour. — 1“ Barcelone, départ : 5 h. matin (train 22) ; Cerbère, départ : midi 25 ; Paris, arrivée : 9 h. matin (train rapide 10).
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- Samedi 15 Avril 1899.
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- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermic/âé^. ^thèdue
- * 6î«,iïPi’rrt-LarE':-
- La reproduction des articles de L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite.
- SOMMAIRE Page
- Les progrès de la bobine d’induction : I. Interrupteurs, interrupteur de Wehnelt; H. Armagnat. . 42
- Transformateurs : Transformateur A.-F. Berry ; transformateur C. Boritschcwky; transformateur J.-L Belmann et C.-T. Rittenhouse; dispositif Siemens et Halske pour diminuer les pertes à vide ou en faible charge dans les transformateurs à courants alternatifs triphasés ; transformateur Burnand; dispositif Behrend pour le redressement des courants alternatifs pour
- la charge des accumulateurs ; C--F. Gijilbert............................................. 46
- La télégraphie sans ligne continue par induction électromagnétique ; J. Voisenat................... 52
- La télégraphie à travers l'espace par induction électromagnétique ; Oliver Looge...................' ét
- L’Exposition de la Société de Physique ; G. Goisot................................................. 69
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Réducteur adjoncteur double G.-J. Hrlacher et A. Bess.............................................. 72
- Fabrication des ampoules de lampes a incandescence avec deux verres differents, système W. E. Barras et H.-C.
- Gower..................................................................................... 7J
- Méthode de compoundage des alternateurs, par Ernest Danielson...................................... 73
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- Une question de priorité relativement à la relation entre la constante diélectrique et la densité, par D. Negreanu. 76
- CHRONIQUE
- Sur l'interrupteur de Wehnelt. — Mesure des coefficients de self-induction faibles. —Susceptibilité de quelques
- métaux. — Sur une propriété du pont de Wheatstoue. — Forme de la décharge dans l’air raréfié . . . . 77
- SUPPLÉAIENT
- Nouvelles. — Traction électrique. — Compagnie générale d'électricité. — Compagnie française pour l’exploitation des procédés Thomson-Houston. - - Compagnie des tramways électriques de Limoges à Aixe (Haute-Vienne). — Compagnie des omnibus et tramways de Lyon. — Compagnie des tramways de Rouen.
- Fabrique de machines d’Œrlikon. — Société des tramways d’Amiens. — Société Grenobloise des tramways électriques. — Avis, adjudications....................................................... xrv
- Littérature des pékiodiques............................................................................ xix
- Brevets d’invention.........................................................................................
- Adresser tout ce qui concerne la Rédaction à M. J. BLÜND1N, 171, Faubourg Poissonnière.
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- NOUVELLES
- Traction électrique. Bayonne (Busses-Pjré-nées). — La Compagnie Bayonne à Biarritz, vient d’adresser à M- le préfet des Basses-Pyrénées le projet d'établissement de la traction électrique sur sa ligne.
- Le projet sera sans doute soumis au conseil général dans sa session d'avril. Ainsi, la substitution de la traction électrique à la traction à vapeur pourra être opérée sur le chemin de fer d’intérêt local en même temps que sur le tramway, et des que les formalités* beaucoup plus longues en ce qui concerne ce dernier,auront pu enfin être accomplies.
- La traction électrique permettra d’établir des trains tous les quarts d’heure et de réduire à 12 minutes la durée du parcours, avec la plus complète sécurité, en régularisant la vitesse aux montées et en gagnant du temps sur les arrêts et les démarrages.
- plusieurs mois déjà â la grande satisfaction des habitants de Boulogne-sur-Mer, le réseau des tramways de cette ville a été transformé à l’électricité par la Compagnie Thomson-Houston.
- Ce réseau qui a une longueur de 5 km environ, possède des rampes très importantes ; l’une d’elles atteint 0,10 m par mètre.
- La ligne d'alimentation est entièrement aérienne.
- Le service est effectué par 15 voitures automotrices de 40 places, actionnées chacune par deux moteurs du type Thomson-Houston GE-58 ; ces moteurs, d’une puissance de 35 chevaux effectifs chacun, permettent de remonter en allure rapide les rampes les plus fortes du tracé.
- Le courant est fourni par trois dynamos génératrices hypercompoundées du type M.P. 6.-400-150 d’une puissance de 150 kilowatts à la vitesse de 400 tours par minute.
- — C'aeu (Calvados). — Le conseil municipal de Caen vient de recevoir une lettre de la Compagnie générale de traction électrique faisant connaître qu’elle avait fait choix, pour l’érection de son usine et des bâtiments pour le garage de ses voitures, d’un terrain situé près la rue Fresnel, et le Conseil a autorisé ladite Compagnie à faire placer des rails pour accéder à l’usine.
- Ajoutons que la Compagnie générale de traction va immédiatement commencer les travaux pour la pose des rails en ville et qu’elle espère pouvoir inaugurer, sinon en totalité, du moins en partie son service pour les courses.
- — l’pîual (Vosgesi, — Dernièrement, au nom d’une sous-commission comprenant MM. Bajolot, Péquart, Le Moyne et Mieg, un rapport a été présenté par M. Péquart à propos de l’installation des tramways à traction électrique et conducteur aérien.
- Parmi les projets ou demandes de concession soumis à la municipalité, les deux plus complets sont ceux de : le Groupe Nancéien ; la Société Lyonnaise, ayant M. Gaulard pour administrateur délégué.
- Le projet de la Sôciété Lyonnaise prévoit 5 lignes qui sont :
- ira ligne. — Gare à la me d’Ambrail, par les rues Léopold-Bourg, du Pont, place des Vosges, rue du faubourg d’Am-brail, arrêt à l’escalier du Château (sauf à continuer plus tard jusqu'au bout du faubourg d’Ambrail.
- 2e ligne. — Gare à la place des Vosges, par le quai des Bons-Enfants, pont de la Xatte, Bibliothèque, rue Sadi-Carnût, rue de la Comédie, rue du Collège, place des Vosges.
- 5c Upte, - place, des Vosges au Cimetière. Rues de l’Hôtel-de-Villc, Entre-les-deux-Portes, Saint-Michel, côte du Citne-
- 4° ligne. — Place des Vosges à Golbey. Bifurcation au pont des Quatre-Nations, rues de la Faïencerie, de Nancy, église de Golbev.
- 50 ligne. — Place des Vosges au Champ-du-Pin. Rues Claude-Gelée, Thiers, de la Loge-Blanche et du Char-d’Argent.
- Le prix minima serait de 0,10 fr, quel que soit le trajet parcouru.
- Gare— rue d’Ambrail...................0,10
- Gare — place des Vosges...............0,10
- Place des Vosges — Cimetière..........0,10
- Golbey - Champ-du-Pin.
- Cette ligne est divisée en six sections de 0,05 fr,
- Golbey — au pied de la Madeleine. . . 0,05
- Madeleine pont des Quatre Nations. . 0,05
- Pont des Quatre-Nations — place des
- Vosges.............................o.o.
- Place des Vosges — Ecole normale. . . 0,05
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- La correspondance est délivrée moyennant 0,05 fr
- D'après les modifications récentes, on pourrait cependant aller de Golbcy ou du Cbar-d’Argent à la Gare, moyennant 0,15 fr.
- Le concessionnaire aura le droit de délivrer des cartes d’abonnement à prix réduit. I.a durée de la concession serait de 75 ans.
- Le projet du groupe Nancéien prévoit deux lignes seulement: {a} delà Gosse à Saint-Laurent ; (b) de la Gare au Cimetière.
- Ce dernier projet a cette particularité qu’il prévoit l'exploitation des marchandises; les prix seraient par tonne et par kilomètre :
- Ces prix paraissent supérieurs à ceux que coûte actuellement la traction animale et par conséquent la proposition serait peu intéressante dans la pra-
- Dans son rapport, M\ Péquart discute les projets et conclut en faveur de celui de la Société Lyonnaise, mais il propose d’v apporter diverses modifications. Aux tracés, notamment, il voudrait faire les modifications suivantes :
- Ligne n° 3 : Que l'arrêt au lieu de se faire au
- pied de Ja côte, ait lieu au-dessus du cimetière-Ligne n° 5 : Il faudrait la pousser jusqu’au Char-d’Argentf en face le bac et les cités ouvrières de M. Tschupp.
- Le Conseil a décidé de demander à la Société Lyonnaise de s’engager à exécuter après 15 ans d'exploitation, sur la demande de la Ville, un prolongement dans tout quartier qui aura au moins 2000 habitants par kilomètre, moyennant une rémunération de 0,05 fr par place et pendant 5 ans.
- La Société Lyonnaise va probablement accepter et se charger de l’installation.
- Conseil municipal du mois de février dernier, le maire a exposé au conseil que la commission nommée par délibération du 19 février, s’est réunie avec M. Angot, directeur de la Société en participation, l'Electrique de l'Ouest afin de s’entendre sur les conditions de l’installation : iu de l’éclairage électrique de la commune; 20 de l'Etablissement d’un service de voiture électrique de Sainte-Suzanne à Evron.
- Après les pourparlers avec M. Angot.il a été convenu que la Société en participation VElectrique de l'Ouest, s’engagera à établir l’éclairage et la voiture électriques aux conditions du traité qui est demeuré annexé et dont la lecture a été donnée au conseil, lequel, après avoir mûrement délibéré a été d'avis, à l’unanimité, d’accepter le traité et que, pour cou-
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- vrir le montant des dépenses qu'occasionnera ce traité, le conseil votera, dans sa session de mai, les ressources nécessaires pour son exécution.
- Compagnie Générale d’Électrîeité. — Les actionnaires de la Compagnie Générale d’électricité, réunis dernièrement en assemblée générale extraordinaire ont approuvé, après lecture du rapport du conseil d'administration, une nouvelle émission d'obligations pour cinq millions de francs dont le taux reste à fixer par le conseil.
- L'assemblée a également approuvé la nomination en qualité d’administrateurs, de MM. Rodier, de Metz, Chevallier et Nemours-Herbault.
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés Thomson-Houston. — Le Conseil d'administration de la Compagnie, par délibération en date du 5 janvier dernier, a décidé l'appel du dernier quart, soit 125 fr par action sur les 3-0 000 actions nouvelles, émises en vertu des decisions prises par 1 es Assemblées générales extraordinaires des 22 octobre et 2 décembre 1898, pour le 15 avril 1899.
- Compagnie des Tramways électriques do Limoges à Aise (Haute-Vienne).— D’une délibération de l'assemblée générale des actionnaires de cette Société, tenue le 3 février 1899, il appert que l’as, semblée générale a apporté aux statuts de la Société les modifications suivantes :
- A l’article 3, changement de siège social.
- Nouvelle rédaction : « Son siège est à Lyon, 34, place Bellecour. »
- A l'article 5, fractionnement des 2400 actions de 500 fr qui constituent le capital social en 12000 actions de 100 fr.
- Nouvelle rédaction : « Le fonds social est fixé à la somme de 1 200 000 fr, divisés en 12 000 actions de 100 fr; ce capital a été intégralement souscrit en
- A l’article 7, nouvelle rédaction :
- •I Le montant des actions souscrites en numéraire est payable à Lyon, au siège de la Société. »
- A l’article 49, nouvelle rédaction avant-dernier alinea :
- « Sur.les 75 p. ioo de bénéfices attribués aux actionnaires, après le prélèvement susindiqué, l’as-
- semblée générale pourra prélever une somme destinée à la création d’un fonds de prévoyance et d’amortissement, dont elle déterminera la quotité, le montant et l’attribution. (Le dernier alinéa sup-primé.)
- A l'article 52, nouvelle rédaction, dernier alinéa :
- « L'emploi des capitaux appartenant aux fonds de réserve, de prévoyance et d'amortissement, est réglé par le conseil d’administration. »
- Compagnie des Omnibus et Tramways de Lyon. — Les actionnaires de la Compagnie sont convoqués en assemblée générale extraordinaire et ordinaire pour le 17 avril prochain.
- Ordre du jour de l’assemblée générale extraordi-
- Ratification, en tant que de besoin, de cinq résolutions votées par l’assemblée générale extraordinaire du 16 janvier dernier, relativement au traité d’apport intervenu, les 28 et 29 novembre 1898 entre la Compagnie des Omnibus et Tramways de Lyon et la Compagnie des Chemins de Lyon à la Croix-Rousse, et aux modifications des statuts qui en sont la conséquence.
- Ordre du jour de l’assemblée générale ordinaire :
- i° Lecture du rapport du conseil d'administration sur les résultats de l’exercice 1898 ;
- 2n Lecture du rapport du commissaire;
- 3° Approbation des comptes de l’exercice; fixation du dividende ;
- 4° Nomination de trois administrateurs ;
- 5° Autorisation à donner aux administrateurs ;
- 6Ü Nomination du commissaire et fixation de sa
- Compagnie dos Tramways de Rouen. — Les actionnaires de la Compagnie, réunis en assemblée générale extraordinaire, le 18 mars dernier, ont voté l'augmentation du capital social, de 10 millions à m^oo.ooof, par l'émission de 5.000 actions nouvelles de 500 f chacune.
- Ces nouvelles actions seront émises contre espèces, au pair de 500 f, payables savoir :
- Un quart, soit 125 f, à la souscription, et les trois autres quarts, soit 375 f, au fur et à mesure des besoins, sur avis du conseil d'administration, publié un mois à l’avance ; elles seront attribuées aux por-
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- J. Chagot et Cie. Montceau-les
- — Nantes.
- Roudier, Gravellat et Cie. Evnrgn
- •es Lille. Lille.
- Lombard, Gérin e Société des Tissages mécaniques. Moirans.
- Cie F'- pour Fnstalla-^_
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- Vandersluys et fils. Dunkergue. Tissot et Raiband. Marseille. Ch. Clairfoiitaine et Cie. Aix-le Matthieu et Vauthier. Reims.
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- XVIII
- 1
- teurs d’actions anciennes, dans la proportion de une action nouvelle pour quatre actions anciennes, sans que cette attribution puisse donner lieu à aucun fractionnement d’action.
- Fabrique de machines d’Œrlikon. L’assemblée generale des actionnaires de la fabrique de machines d’Œrlikon a voté un dividende de 10 p. iou pour 1898 et a décidé d'employer 50 000 fr en faveur des ouvriers. L'assemblée a décidé d'élever de deux millions le capital de fondation, ce qui portera ce dernier à six millions.
- Société Grenobloise des Tramways électriques. — L'assemblée générale s’est tenue le 20 mars à Grenoble.
- La recette kilométrique a été de 8.525 f, contre 8.309 f en 1897. Les voyageurs transportés pendant l’année dernière atteignent le nombre de 873.112.
- Les bénéfices nets de l'exercice s’élèvent à............................. 83.642 20
- Le conseil a propose la répartition de la manière
- Réserve légale..................... 4.182 11
- Réserve de 150 f par kilomètre à pré- * lever conformément à l'article 5 de la convention annexée au décret déclaratif d’utilité publique................. 2.859 9U
- Dividende aux actions du capital primitif, 23 f par action, soit pour 3.000 actions 69.000 ».
- Réserve facultative..................... 7.600 19
- Total égal. . . . ,83.642 20
- Le paiement du coupon n1- 3 sera fait à raison de
- 27,05 fpour les actions nominatives et de 10.50 poulies actions au porteur.
- Société des Tramways d’Amiens. - - Les actionnaires de cette Société ont été convoqués en assemblée générale extraordinaire, le samedi 8 avril 1899, à l’effet de délibérer sur l’ordre du jour suivant :
- Approbation du contrat concernant le mode de
- Avis, adjudications.
- — Bruuu (Autriche . Les autorités municipales de Brunn demandent des soumissions pour la fourniture de quatre dynamos Edison (modèle K) de 200 ampères et de 1 to volts, de deux grandes et une petite dynamos Gramme pour éclairage par lampes à arc, d’une machine à vapeur de 100 chevaux et de trois chaudières type Dupuis travaillant à la pression de 7,381 kg par cm-,
- — Paris. — Le 4 mai, à 11 heures du matin, il ♦ sera procédé, à Paris, rue de Grenelle, 103, à l’adjudication publique d’une fourniture de 666,400 kilomètres de câbles électriques isolés au^papier, en
- 12 lots.
- Les demandes d’admission à l’adjudication devront être parvenues au secrétariat d’Etat des Postes et Télégraphes avant le 18 avril.
- On pourra prendre connaissance du cahier des charges, rue de Grenelle, division du matériel et de l’exploitation électrique, bureau, tous leS jours non fériés, de 10 heures à 4 heures, ainsi que dans les bureaux télégraphiques centraux des chefs-lieux
- — Villagarcia (Espagne}. — Des soumissions sont demandées pour la fourniture de l'éclairage électrique à la ville de Villagarcia (Pontevcdra) durant une période de 20 ans.
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- Installations électriques dans la gare et dans les ateliers de la Compagnie du Midi à Bordeaux (R C T, p. 197, mars).
- Les installations électriques de Canterbury [El, p. 718,
- L'usine génératrice de transmission d'énergie de la Southern California Power Cy (EW, p. 335. 18 mars).
- L'usine génératrice d’électricité de la nouvelle station terminus du chemin de fer de Boston; H.-W. Weli.er (E \V, p. 297, Il mars).
- L’usine génératrice d’éclairage électrique à Para (Brésil) (E En, p. 241, 2 mars).
- L’extension des usines génératrices de Brighton (E R, p. 513,
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- W, p. 3ü'i, 2o mars).
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- Notes sur la traction électrique par courants ti Kilburn Scott (JEE. p. 108, mars). Transmission à courants triphasés sur les ré ways du Maine (S R J. p. 155, mars). Vérification de l’équipement des voitures de li
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- (EC Z, p°223n février)" °“
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- applic
- .ropolitams : Philip Dawson (S A, p. 399, i71,7 avril).
- Urique sur les chemins de fer; Cl.-P. Feld-La traction électrique sur les chemins de fer (ENA, p. 37, .
- de Rolton, Angleterre ; Arthur Ei.us (S RJ, % Glasgow (E, p 752,
- '(ETR, p.
- .ction ”
- 1er avril),
- ”p. 163, i
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- Formule générale de la résistance des trains ; J.-ü. (S R J, p. 142, mars).
- Formule pour la résistance des trains (S R J, p. 149 Résistance des trains à la traction ; E. G. (T P. t”> avril).
- Rapports des compagnies de tramways électriques Les’ transports parisiens en 1898 ; Bhacq (T P, Le développement de la traction électrique (E R, Statistiques de stations de réseaux de traction (S R J,
- Notes sur les règlements généraux relatifs à la tr;
- H.-S.Oooper (S RJ, p. 146, mars).
- Doit-on assimiler les tramways aux chemins de fer omnibus ; Edm. Juge (B S E, p. 209, janvier).
- (ER, p. 534, 7 avril . lône (E, p. 391, 24 mars).
- Système d’éclairage des voitures de chemins de fer L'électromoMeSJoel (E R, p. 543, 7 avril).
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- Exposition, industrielle, commerciale et des beaux-arts de Poitiers. —Cette exposition, placée sous le patronage du ministre du commerce et de l’industrie, du ministre de l’agriculture, du département et de la municipalité, se tiendra de juin à
- La classification générale comprend un groupe réservé à l’électricité et à ses applications.
- Les industriels et commerçants qui désirent prendre part à l’Exposition sont priés d’adresser leurs demandes au maire de Poitiers qui leur enverra les documents et renseignements nécessaires.
- Association française pour l’avancement des sciences. — Nous avons récemment publié (Supplément du. ii février 1899, p. jjui) un aperçu du programme du Congrès qui se tiendra du 14 au 23 septembre prochain à Boulogne-sur-Mer. En même temps nous faisons connaître les questions proposées à la discussion des 3e et 4,: sections (navigation, génie civil et militaire!, présidées par M. Dislère.
- Nous recevons de M. Rcnc Benoit, directeur du bureau international des poids et mesures, qui préside la section de physique, une lettre dont nous extrayons le passage suivant, dans l'espoir que nos lecteurs répondront à son appel.
- Jurisprudence : Les tramways sont-ils assimilables aux chemins de fer ou aux omnibus ? — C’est là une question qui s'est présentée à plusieurs reprises devant les Conseils de préfecture et qu’un arrêt du Conseil cl’État du 29 juillet 1898 a tranché
- dans le sens de l'assimilation aux chemins de fer du moins en ce qui concerne le payement de la patente. Mais même à ce point de vue particulier. la solution adoptée par le Conseil d’État, contraire à celle qu’eut désirée l'administration des contributions directes, a une importance considérable pour les compagnies de tramways ainsi qu’on peut s’en convaincre par l’extrait suivant d'un article de M. Edmond Juge, avocat-conseil, que publie le Bulletin des Usines électriques dans son dernier
- Si Ja thèse de l’administration (l'assimilation aux omnibus) avait prévalu, la situation faite aux entreprises de tramways au point de vuè de l’impôt, de la patente eût ôté singulièrement aggravée et les charges de ces exploitations fussent devenues très lourdes. Il suffira de rappeler brièvement ici qu'aux termes de Ja foi du 15 juillet 1880, Ja contribution des patentes se compose d’un droit fixe et d’un droit proportionnel ; que les différentes classes de commerçants et d’industriels sont réparties, — au point de vue du droit fixe, — en trois tableaux A, B, C, annexés a la loi sur les patentes; que le droit proportionnel est établi sur la valeur locative tant de la maison que des magasins, usines, etc., servant à l’exercice des professions imposables. Ceci dit, qu’on veuille bien considérer en outre : i° que les entreprises d’omnibus sont soumises au tarif spécial tableau B, alors que les chemins de fer à péage relèvent du tableau C ; 20 que les droits du tableau B sont établis eu égard à la population et d’après un tarif exceptionnel qui, dans le cas particulier se trouvait être le nombre de places contenues dans les voitures ; que Ja notion de la population au contraire est formellement exclue du tableau C qui renferme l’industrie des chemins de fer, et que le droit fixe est basé
- touche le droit proportionnel il est de i/jo sur l’habitation et de 1'40 sur les locaux industriels pour les omuibus, alors qu’il n'est que de 1 /20 et de 1 / 50 sur les chemins de fer à péage On comprendra facilement dans ces conditions l’intérêt qu’avaient les compagnies de tramways à faire trancher la question de principe.
- Dans le courant de l'année 1895, les Conseils de Préfecture du Loiret, de Meurthe-et-Moselle et du Nord curent â examiner les réclamations formées par plusieurs sociétés de tramways tendant à être imposées aux.rôles des patentes non
- naires de chemins de fer. Les tribunaux administratifs considérant que les compagnies demanderesses exploitant un tramway exerçaient par suite une profession non dénommée dans les tableaux annexés à la loi sur les patentes sursirent à statuer. L’arrête de sursis se fondait sur le texte de l’article 4 de la loi du 15 juillet 1880 qui dispose que : « les
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- du préfet rendu sur'la proposition du directeur des butions directes, après avis du maire. »
- En vertu de cette décision, le préfet du Loiret (pour n’examiner ici que cette seule espèce), rendit un arrêté classant les tramways dans le tableau B, par voie d'assimilation, avec les omnibus. L’affaire étant revenue au fond devant le Conseil de Préfecture du Loiret, celui-ci rendit un arrêté classant les tramways dans le tableau B par voie d'assimilation avec les omnibus. L'affaire étant venue au fond devant le Conseil de Préfecture du Loiret, celui-ci rendit un arrêté à la date du 13 février 1897 qui cassait l’arrêté préfectoral de classement et donnait gain de cause à ta compagnie demanderesse. Sur le pourvoi formé devant le
- confirmatif du 29 juillet 1898 que nous mpnf''i""0T1s au début de cette étude.
- Quelles sont les raisons qui ont permis au Conseil d’État de décider que les ,1 tramways ne sont pas des omnibus mais des chemins de fer » ? — C'est ce que M. Ed. Juge examine dans la suite de son article, La principale raison, d’ordre juridique, est que la loi du 11 juin 1880 qui règle toutes les questions relatives à la concession, à la construction, à l’exploitation, à la police et à la tarification des « chemins de fer d'intérêt local et des tramways » a créé l’assimilation de ces deux modes de transports par le fait même que la plupart des articles de cette loi applicables aux chemins de fer le sont aussi aux tramways. Un second motif, tenant à la nature même des choses, est que les tramways et les chemins de fer exigent pour leur exploitation des voies ferrées, motif d’assimilation déjà invoqué dans un avis de 1 a commission provisoire du Conseil d’État du 22 février 1872, présenté en 1891 par M. Henry Defert, avocat au Conseil d’État, devant la section des Travaux publics de ce Conseil, enfin invoqué par M. Reverchon, avocat général, dans un conflit entre la ville de Lille et une Compagnie de tramways.
- Mais, comme la décision du Conseil d’État ne tranche la question qu’ « au point de vue de la perception du droit fixe de la patente » et qu’elle pourra se trouver soulevée de nouveau à d’autres points de vue. M. Ed. Juge fait suivre le développement des arguments précédents du développement des arguments invoqués par les partisans de l’assimilation des tramways et des omnibus, assimilation admise en plusieurs cas par les Conseils de préfecture. Ces arguments, que nous ne pouvons que sig-naler, sont : les tramways se différencient des chemins de fer en ce que les voies ferrées qu'ils utilisent restent toujours accessibles, dans toute leur longueur, à la circulation des autres voitures ou des piétons, et ne sont protégés ni par des barrières ni par des clôtures. Les tramways révèlent le
- d’o
- ribus
- tramways, comme de simples omnibus, ralentissent leur allure, si besoin est, pour laisser passer d’autres voitures croisant leurs voies, sont accessibles aux voyageurs sur tout leur itinéraire; en ce que la perception du prix des places s’y fait de la même manière, et le mode de tarification y est en général identique; en un mot, en ce que le mode d’exploitation des tramways ne diffère que par de petits détails du mode d'exploitation des omnibus.
- La protection des inventions et perfectionnements brevetés en Russie. — Conformément à l’article 24 de la loi sur les brevets, le breveté est tenu de mettre en exploitation sur le territoire russe, dans les cinq années comptées à partir de la date de la signature du brevet, l’invention ou le perfectionnement breveté, et de présenter dans le même délai au Departement du commerce et des manufactures un certificat y relatif, émanant d’une autorité compétente désignée par le ministre des finances.
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- Les susdits certificats sont délivrés dans tous les cas par les inspecteurs supérieurs des fabriques et par les mécaniciens de département ou de région (oblast), si l'invention ou le perfectionnement dont il s’agit ont été mis en exploitation dans un lieu de leur ressort, et si le breveté ou son mandataire ont fait une demande à cet effet.
- Pour faciliter l’identification de l’invention ou du perfectionnement, le breveté ou son mandataire doit joindre à sa demande de certificat le brevet original ou un exemplaire imprimé de la description de l’invention brevetée avec les dessins qui s y rapportent, description que le Département édite séparément pour chaque brevet. Après s’être assurée, par l’identification mentionnée plus haut, que le brevet peut être considéré comme ayant été mis en exploitation en Russie, la personne chargée de délivrer le certificat en fait la remise à l’intéressé sans autre difficulté.
- La loi sur les brevets en Autriche. — La loi du ii janvier 1897, concernant la protection des inventions en Autriche est entrée (loi sur les brevets) en vigueur le itr janvier 1899.
- Plusieurs ordonnances relatives à l'organisation du nouveau service des brevets ont été rendues. Nous extrayons de l’une de ces ordonnances les renseignements qui suivent.
- Dans l’examen préalable, il faut tendre à ce que l'objet essentiel de l’invention soit formulé dans la description d’une manière aussi claire et aussi précise que possible, en une rédaction propre à être livrée à l’impression, et à ce que les revendications et le titre du brevet à délivrer concordent parfaitement avec le contenu de la description.
- S’il s’agit d'un procédé pour la fabrication d'une substance nouvelle (§ 110 de la loi sur les brevets), le fait de la nouveauté de la substance devra être mentionné d’une manière absolument claire dans le titre et dans les revendications.
- Lors de la publication de la demande {§ 57 de la loi sur les brevets), l’objet essentiel de l’invention doit être indiqué aussi brièvement que possible par des mots caractéristiques, de telle manière que les intéresses experts en la matière puissent par là se rendre compte de l’objet auquel se rapporte la demande.
- Traction électrique. — Le Mans Harthe. —« Le conseil, appelé à donner son approbation au tracé propose par la Compagnie des tramways électriques pour l’établissement de la ligne de la Croix-d’Or au Grand-Cimetière, donne l'approbation à ce tracé et en demandeia mise à l’enquête.
- — Lille (^orrf). — Sur invitation de AL le préfet, la Chambre de commerce de Lille a examiné l’avant-projet pour l’installation de la traction électrique sur le réseau des tramways de Lille.
- La commission spéciale des transports, chargée de cet examen, a arrêté les conclusions suivantes, qui ont été adoptées par la Chambre après discus-
- i° Installation de la traction électrique. — A Tinté-* rieur de la ville la traction aura lieu sur toutes les lignes au moyen d'accumulateurs d’électricité. La traction par fil «aérien ne sera autorisée que sur Je parcours des tramways en dehors des portes.
- 2° Ligne d'Hellemmes à Haubourdin. — Celle ligne aura deux voies sur tout son parcours- Elle sera établie de préférence sur le côté droit de la roule. Pour la section de Lille à Haubourdin extra-muros, elle sera établie au milieu de la route en diminuant an besoin le trottoir de gauche pour élargir la chaussée, qui devra avoir un minimum de 13 m.
- 3° Ligne de Lille à Canteleu et à Lomme. — Le car I, qui fait ce service, prendra à l'extrémité du boulevard de la Liberté, le boulevard Vauban, la place de Tourcoing, la rue de ia Bassée, la rue de Turenne, la place Le Roux de Faukemont, la porte de Canteleu, la rue Lequeux pour aller rejoindre l'avenue de Dunkerque qui mène à Canteleu et à Lomme. Ce trajet supprimerait iapartie de l’avenue de Dunkerque entre l’avenue de {'Hippodrome et la
- 40 Ligne de la gare à la porte d'Arras. — Reporter le passage des tramways des allées latérales sur la chaussée centrale du boulevard des Écoles serait regrettable ; par conséquent, maintien du passage
- 5" Ligne de Lille à Lambersart. — Pour ne pas empêcher la circulation des voitures dans la partie de l’avenue de l’Hippodrome commençant au pont tournant dans la direction de Lambersart, la Chambre est d'avis de ne mettre qu’une seule vbie sur le
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- côté de l'avenue et non plus sur le trottoir, et par conséquent de ne pas mettre de pylônes centraux, mais de simples poteaux.
- 6° Ligne de Fives à la Halle-aux-Sucres. Prolonger le parcours du car N de la Douane de Fives par la rue de I.annoy .jusqu'à l'extrémité du territoire de Lille.
- 7° Suppression de lignes ou tronçons de lignes. — Le car N. dont on modifie le parcours en le détachant de la façade de l’Esplanade par la rue des Fossés-Neufs et d’Angleterre, devra, au lieu de s'arrêter place du Concert, continuer par la rue Saint-Pierre, la rue Saint-André et la rue de la Halle jusqu’à son point terminus actuel, la llalle-aux Sucres.
- 8“ Ligne de Lille à Saint-André et Wambrechies.— Faire passer le tramway qui va jusqu'à Wambrc-chies par la rue de Messines, laquelle conduit directement à la gare de Saint-André, et continuer celui qui s’arrête à Saint-André par la route nationale jusqu’à la passerelle.
- 9° Tarifs des droits à percevoir. — Les tarifs seront révisés et établis de façon à. prendre pour maximum les taxes les plus basses actuellement pratiquées sur le réseau de Lille, si l’on ne peut obtenir mieux.
- le matin et le soir des voitures en nombre suffisant.
- Le service commencera le matin à six heures en
- été et à sept heures en hiv'er (la Chambre trouve même que ces heures sont tardives pour les trains d'ouvriers). Il cessera le soir à onze heures dans les
- i iu Service de correspondance. — Ce service devra être établi sur les indications de la Préfecture.
- i2° Abonnements. — Le service urbain pour les abonnements comprendra tout le territoire de Lille, même extra-muros.
- 13e* Genre de service. - Le service des messageries ne pourra se faire que la nuit.
- 140 Mode d'exploitation. — Les voitures continueront à s'arrêter à volonté pour prendre ou déposer des voyageurs dans le parcours de la .ville et de la banlieue. Au delà, des arrêts seront déterminés par la Préfecture.
- 150 Dimension du matériel roulant. — Les voilures n’auront qu'une issue, par derrière, la plate-forme de devant étant exclusivement réservée au conducteur. Elles seront plus confortables et mieux éclairées que les voitures actuelles.
- i6° Longueur des trains. — Opposition absolue à plus de deux voitures, sauf pour les trains d’ouvriers, de théâtre et à certains jours de fête.
- 170 Nombre minimum des voyages. — Doubler ou à peu près le service des cars par heure sur toutes les lignes du territoire intra-muros et extra-muros.
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- — Lyon [Rhône'. — 11 est ouvert une enquête sur Tavant-projet présenté, à la date du 9 Octobre 1897. par la Compagnie des omnibus et tramways de Lyon en vue d’obtenir la concession d'une ligne de tramway à voie de 1,44 m et à traction électrique, allant de Lyon ( place des Cordeliers) au quartier de Gerland jusqu’à la limite de la commune de Lyon, en suivant l’itinéraire ci-après :
- La nouvelle ligne empruntera : la ligne de tramways n° 3 (Cordeliers-Villeurbanne) à partir de son origine, sur la place des Cordeliers, puis le pont et le cours Lafayettc jusqu’à l'avenue de Saxe; la ligne n" 4 (Parc-Pérrache) à partir du cours Lafayette, en suivant l’avenue de Saxe jusqu’à l'avenue des Ponts-du-Midl. En ce dernier point sera l’origine de la nouvelle ligne à établir, laquelle empruntera le chemin vicinal n° 14, dit de Gerland, jusqu’à la limite de la commune de Lyon.
- — 11 est ouvert une enquête sur l’avant-projet présenté à la date du 2 juin 1898 par la Compagnie des omnibus et tramways de Lyon, en vue d'obtenir la rétrocession du prolongement de la ligne n" 1 (Bellecour-Monplaisir) jusqu'au chemin vicinal n1145, du Vinatier.
- tion des ponts et chaussées a enfin donné son avis favorable à la construction des tramways électriques.
- L’enquête parcellaire va commencer incessamment et, l’été prochain, on donnera le premier coup de pioche.
- — Xaucy (Mearthe-ct-Ittoselle). -La nouvelle ligne que la Compagnie des tramways s’est engagée à construire, de la porte Saint-Nicolas à la rue de Toul, par le Montet et la rue Jeannc-d’Arc, sera probablement exécutée cette année.
- Les travaux de prolongement de [la rue Jeanne-
- d’Arc, par lequel passera le nouveau tramway, sont poussés activement- La canalisation est terminée, ainsique l'empierrement. II ne reste plus à construire que les trottoirs. Bientôt rien ne s'opposera donc plus à l’installation du trôlel dans cette direc-
- . Relativement à la ligne de Malzévillc, rien ne sera changé aux conventions interdisant la pose des poteaux sur la place Carrière et la place Stanislas.
- La Compagnie étudie même une modification de tracé qui permettrait d’éviter les trois poteaux qui sont prévus pour la ligne Lobau-Gare, entre la grille de la rue des Dominicains et celle de la rue Stanislas,
- La ligne de Malzcville monterait la rue Gambetta et gagnerait la rue Ville-Vieille par la place des Dames.
- L’autre ligne passerait par la rue de la Constitution et s’arrêterait devant la Préfecture, sans traverser la place Stanislas, qui resterait intacte.
- — IVringiiau (Pyréuées-Mricutalew). — Un arrêté préfectoral ordonne une enquête sur l’avant-projet des tramways du réseau urbain et de la ligne de Perpignan à Canet.
- Le projet prévoit quatre lignes :
- 1" De la gare du Midi à la Loge ; 20 de l’octroi de Saint-Martin à l’octroi Notre-Dame; 30 de l’octroi Notre-Dame au carrefour du Vcrnet ; 4“ de l’octroi Notre-Dame à la plage de Canet. Chaque tramway urbain se composera de 2 voitures au plus ; de 3 voitures pour la ligne de Canet. La vitesse n’excédera pas 10 kilomètres à l’heure pour les lignes intra-muros, 20 kilomètres pour la ligne de Canet. Les tramways passeront toutes les cinq minutes sur la ligne de la gare, tous les quarts d’heure £our le Vernet et Saint-Martin. Sur le réseau urbain, le prix de chaque place sera de 10 centimes. Pour Canet, on paiera 10 centimes par kilomètre en irc classe et 5 centimes en 2e classe.
- Les marchandises paieront 60 centimes par tonne et par kilomètre.
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- XXXII
- à M. de Bram Saînt-Nazai
- clauses et conditions du cahier des projet de convention entre le département e
- ville de Saint-Nazaire entre la ville et M. de Brandon.
- Le Conseil général jugera, sans doute, à propos de déléguer à la Commission départementale les pouvoirs néces-
- notamment pour autoriser la mise à l’enquête d’utilité
- publique du réseau après ;
- M. Gouzer rapporte ensuite au sujet du tramway de Saint-Nazaire à la Roche-Bernard, avec embranchement d’Herbignac à Guérande.
- Le réseau a été étudié comme tramway, afin de réduire au minimum les dépenses de premier établissement, niais il eu est résulté la nécessité pour MM. les Ingénieurs de diviser le réseau en deux parties :
- i° De Saint-Nazaire-gare à Saint-Nazaire-Penbouët. — Longueur : 2,042 km ;
- Le tracé empruntant forcément le domaine public de l’Etat, c'est à l'Etat qu’il faudra demander la concession de cette section.
- 2° De Saint-Nazaire-Pcnhouët à La Roche-Bernard, avec embranchement d’Herbignac à Guérande. — Longueur :
- Le tracé n'empruntant que lès chemins de grande communication et des chemins vicinaux ordinaires, la concession peut être donnée par le département.
- Malgré les inconvénients résultant de cette différence de régime, MM. les Ingénieurs sont d’avis de s’arrêter à cette solution . en raison de l’augmentation des dépenses, 300,000 fr environ, qu’occasionnerait l’établissement de la ligne si elle était concédée comme chemin de fer d’intérêt local.
- En ce qui concerne le mode d’exécution des travaux, MM. les Ingénieurs estiment qu’il n’est pas nécessaire de construire immédiatement tout le réseau départemental, mais qu’il est indispensable que la concession de toutes les lignes soit donnée en même temps, en raison de la différence de trafic des diverses sections.
- La section de Saint-Nazaire-Penhouët à Saint-Joachim serait exécutée la première. Lorsque cette section sera construite, on relierait la station de Penhouët à la gare de Saint-Nazaire et on prolongerait la ligne vers La Roche-Bernard. Enfin on exécuterait la ligne d’Herbignac à Guérande.
- D’après les évaluations de l’avant-proje», les dépenses de premier établissement de l’ensemble du féseau de Saint-Nazaire à La Roche-Bernard et à Guérande ressortent à, 4037 000 fr, soit environ 37 000 fr par kilomètre.
- , MM. les Ingénieurs considèrent que le trafic s'élèvera à 3 580 fr par kilomètre dès le début de l’exploitation et qu’il atteindra rapidement 4000 fr.
- Le bénéfice net représente environ 2 p. 100 du capital de premier établissement et est insuffisant pour assurer une rémunération convenable de ce capital. Le département devra donc preudre à sa chargé une partie des dépenses de construction.
- 11 résulte des calculs établis par le Service des ponts et
- i charges nouvelles du département seraient les suivantes, suivant la consistances du réseau :
- :° Saint-Nazaire-Penhooët à Saint-Joachim..........................11,398 km 26487 fr
- 3" Saint-Nazaire-gare à la Roche-
- Bernard .......................5-9,218
- 40 Saint-Nazaire-gare à la Roche-Bernard , avec embranchement d’Herbignac à Guérande. . .. .. 72,848
- 1 nécessaire à la construction du tramway, de Trignac et le chemin vicinal n° 7, et à l’établissement des déviations de ce chemin nécessitées par le tramway.
- Les conclusions du rapport de M. Gouzer, mises aux voix, sont adoptées, malgré une légère opposition de M. Boucher d’Argis. •
- Valence (Drôme). — Là commission départementale de l’Ardèche, réunie dernièrement, après avoir entendu la lecture du rapport du Préfet et les explications techniques de M. Gros, ingénieur en chef, au sujet de rétablissement des lignes de tramways à traction électrique de Valence à Saint-Péray et de Montclimar à Lafarge, par le Teil, a décidé de demander au nom du département de l'Ardèche la concession d'une ligne de tramways à traction électrique de Valence à Saint-Péray,' partie comprise sur le territoire de l’Ardèche, avec faculté de rétrocession à M. Alexandre Durand; d'adopter les propositions présentées à cet effet par M. Durand les 26 novembre 1898, 12 février 1899, et de les transmettre au .Ministre des travaux publics, en lui demandant d'en autoriser, le plus tôt possible, la mise à l’enquête; qu’il y a lieu de soumettre le dossier de la ligne de Montélimar à Lafarge. par le Tcil. au Ministre des travaux publics, en lui demandant de vouloir bien indiquer dans quelles conditions pourra être admise la traversée à niveau des voies P.-L.-M. à la station du Tcil.
- M. Graff, le concessionnaire de la ligne de Montélimar à Lafarge, s’engage à verser une somme de 50 000 fr pour la réfection du pont du Teil.
- Éclairage Électrique. — Amieus (Somme). — La
- municipalité vient de passer, avec la Compagnie générale d’clectricité, chargée de l’éclairage électrique de la ville, une convention autorisant cette
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- Les branchements alimentant les candélabres de l’éclairage public seront au contraire souterrains dans la plupart des rues ; dans quelques rues des faubourgs la Compagnie est autorisée à établir des branchements aériens en se servant des candélabres eux-mêmes comme supports, pourvu que les conducteurs soient à 4 m au moins au-dessus du sol et qu’elle adopte une disposition rendant les conducteurs inoffensifs en cas de rupture, sans employer des filets de protection.
- Angers KaInc-eULoirej. — Le cahier des charges de l’éclairage électrique de la ville d’Angers a été notifié le 18 mars dernier, par ministère d'huissier, à la Compagnie du Gaz, qui a été en même temps mise en demeure de faire connaître dans un délai de trente jours si elle accepte de fournir l'éclairage électrique aux conditions de ce cahier des charges.
- arrêté du 14 mars dernier, le conseil de préfecture des Hautes-Pyrénées a donné gain de cause à la ville de Bagnères, dans son procès avec la Compagnie du gaz, au sujet de l’éclairage électrique.
- La Compagnie du gaz a été condamnée à tous les frais. La parole sera, sans doute, au Conseil d'Etat.
- — Florence (Italie). — M. Kranz Fiéseier, directeur de la Société toscane des entreprises électriques succursale de la société Schuckert et Ciu) a inauguré à la fin de l’année dernière la station centrale d'électricité construite dans la rue Charles-Albert pour fournir l’énergie électrique à la ville de Florence. L'usine comprend deux salles principales : la première, qui est la salle de chauffe, renferme les chaudières et le dépôt de charbon ; la deuxième est .
- occupée par les moteurs, les dynamos et la batterie d'accumulateurs Pollak. U y a en tout trois chaudières du type I.ancashire ayant chacune 29 ma de surface de chauffe ; deux sont continuellement en travail et actionnent deux moteurs de 500 chevaux à 115 tours par minute, directement accouplés à deux dynamos de 10 pôles donnant : celle qui est destinée à la traction des tramways, 340 ampères sous 690 volts, la seconde, uniquement réservée à l'éclairage, 1080 ampères sous 345 volts. La troisième chaudière sert de réserve.
- Les deux dynamos sont secondées par une batterie d’accumulateurs qui comprend 196 éléments pouvant débiter, en régime normal. 864 ampères sous 350 volts et destinée à régulariser le service de distribution dans les moments de farte charge, par exemple de 5 heures du soir à minuit, où le service de l'éclairage et celui de la traction sont dans leur plus grande activité.
- — Karachi 'iode). — Messieurs Macdonald et C'0 viennent de présenter à la municipalité une demande de concession pour l’éclairage électrique de cette
- pugnie s’est formée récemment pour l’éclairage de cette localité par l’clectricité. L’usine génératrice sera mue hydrauliquement; une machine à vapeur y sera installée comme machine de secours.
- — Xante h (Loire-Inférieure). — Dans une des dernières séances du conseil municipal, M. Piou de Saint-Gilles présent à la séance a pris l'engagement formel de commencer sous peu les travaux d’installation de l’éclairage électrique.
- — Pari*. — On annonce que la Société Le Transport Électrique a demandé au conseil municipal l’autorisation d'établir descanalisations électriques sous
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- Supplér
- vril 1899
- XXXV
- les voies publiques de Paris. Or, le conseil municipal a émis un avis favorable en déclarant qu'il y a laplace suffisante pour établir sous les voies de nouvelles canalisations électriques, et qu’il serait avantageux pour l'éclairage public de pouvoir bénéficier cle la condition de 0,05 fr Thectowatt-heure proposé par la Société.
- — l'Iiilippopoli (Bulgarie). — Le conseil municipal de cette ville a accordé la concession de l'éclairage électrique de la ville pour 50 années, au baron Th. Calvacrt représentant de la Compagnie internationale d’électricité de Liège.
- Tramways de Paris et du département de la Seine. — Le conseil d’administration proposera à l'assemblée generale, la répartition d’un dividende de 28 fr par action pour l'exercice 1S98 ; celui de 1897 avait été de 12.50 fr. Les bénéfices de l’exploitation qui étaient de 527 2^8 fr en 0897, se sont élevés à 1 004570 fr en 1898. Pendant le dernier exercice, presque toute la cavalerie a été vendue, les lignes ayant cté mises à la traction mécanique. 11 est très intéressant de constater que la substitution de la traction électrique à la traction animale correspond à une augmentation de recettes très supérieure à l’accroissement des dépenses. De 1897 à 1898, les produits du trafic ont progressé de 607674 fr, soit 13,33 P' 100, tandis que les dépenses n'ont augmenté
- que de 144681 fr ou 3,48 p. roo. L’accroissement du produit net est de 462993 fr.
- Tramways de Lyon-Croix-Rousse à Caluire. — l.'assemblée générale ordinaire des actionnaires de la Société a eu lieu le 27 mars dernier.
- Elle a approuvé les comptes de l'exercice 1898, se soldant par un bénéfice net de 27253,20 fr qui a été
- réparti comme suit :
- Au conseil d’administration . . . . 1820,20 fr
- Amortissement de la somme due à la ville de Lyon pour l’élargissement de la Grande-Rue ........... 2000 »
- Réserve légale,.................... 1 202,65 »
- Au compte amortissement du capital ............................... 1680
- Réserve facultative................ 95°. 55 u
- Aux 700 actions anciennes, 28 fr par
- titre............................. 19600 »
- Total égal..........27253,20 fr
- Les actions nouvelles ne participeront aux dividendes qu’à partir de l’exercice qui commencera à courir après celui dans iequel elles auront été totalement libérées. L’intérêt à 4 p. 100 sur les sommes versées sera déduit du versement du quatrième quart.
- Le solde du dividende de 28 fr aux actions anciennes, sur lequel un acompte de 10 lV a été distribué, sera mis en paiement le i*r juin.
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- SOMMAIRE
- Les tramways électriques de Tours. Le système électromagnétique Diatto; J. Blondin.... 121
- Capacité électrostatique de deux fils parallèles; J.-B. Po.mey . . ................... 131
- Analyse électrolytique : Détermination du fer déposé électrolytiquement. par S. Avery et Benton
- Dales; G. Arth................................................................ J33
- Les progrès de la bobine d’induction: II. Armagnat.................................... 134
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- Sur la fonction du condensateur dans une bobine d’induction, par T. Mizuno.............................. 151
- CHRONIQUE
- L'interrupteur électrolytique de Welinelt. — Sur la transformation des rayons X par les différents corps. -- Fantômes électriques montrant les lignes de force d’un champ électrique dans l'air. — Préparation électrolytique de l’hydrogène et de l'oxygène............................................................. 133
- SUPPLÉMENT
- Deuxième concours des voitures de places automobiles. — Traction électrique. — Compagnie française pour l’exploitation des procédés Thomson-Houston. — Avis, adjudications.......................................... xxxvm
- Bibliographie. — Original Papers on dynamo machinery and allied subjects. par John Hopkinson. •— Handbuch der Telephonie, par V. Wiltlisbach. — Fortschritte der angewaudten Elektrodiemie und der Acetylen-Industrie im Jahre 1898, par Franz Peters. — La galvanisation à froid, ou zingage électrochimique, par L. Quivy.................................................................................................xLVii
- Brevets d’invention.....................................................................................xlviii
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- XXXVJII
- du 20
- NOUVELLES
- Deuxième Concours des voitures de places automobiles. — Le succès obtenu par le Concours qui a eu iieu i'an dernier, a engage l’Automobile-Club de France à renouveler cette épreuve. Ce deuxième concours aura iieu du i''r au 9 juin. Du programme des conditions du concours qui vient de nous être adressé, nous extrayons les articles suivants :
- cours varié de 60 km au minimum dans une durée de seiz heures.
- Pour faciliter i’exécution de l’épreuve, les 60 km seron accomplis d une seule traite, suivant la feuille de route, A ].
- sommation faite au dépôt pendant la durée complémentair de la journée.
- b) Sur le confort et la maniabilité de la voiture, cj Sur ia fréquence du ravitaillement, l'importance et h facilité des réparation;
- s d'un 1
- - Seront adm
- nique,
- ^prendront trois classes :
- A. — Voitures pour services urbaius de voyageai
- B. — Voitures de livraisons pouvant porter ai 500 kgr de charge mile.
- s voitui
- xpla.
- fermées, vertes, avt «<?ux,places, pouvant
- se découvrir instantané!
- II. —a) Les voitures à quatre places fermées, avec galer pour bagages (50 kgr par voyageur). b) Les voitures à quatre places découvertes avec capote.
- .5. — Les véhicules devront être construits de face voyageurs au nombre indiqué puissent y è
- bagages (50 kgr par
- Ils a
- irche
- Toutefois le droit sera diminué de moitié pour les vé' iules de la classe C.
- La liste des engagements sera dose le 25 mai 1899, A r
- bile-Oub de France
- service de 9 jours consécutifs.
- Trois itinéraires différents seront établis hicules engagés devra accompl l’ordre qui lui sera indiqui
- fois 1
- feuille de servi
- La vitesse dans Paris ne devra pas dépasser 20 km ;ur certaines rampes indiquées sur la feuille
- journalier
- service sera chronométrée.
- Des commissaires choisis par la comm ront chacune des voitures des classes expériei
- r B pend
- de 70 kgr par voyageur et 30 kgr de bagages. art. 12. — La recharge des accumulateurs des voitur électriques se fera sous la surveillance des agents du cû: trôle, mais sous la responsabilité du représentant du concu reMqui devra y assister. ^ ^
- spéciale, soit par le secteur le plus proche.
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- lectricité absorbée et et la durée de chaque recharge, le connu leur en donnera un reçu à l’agent du contrôle.
- Les frais afférents à l'installation électrique seront suppo tés complètement par les concurrents dans la proportion c l’énergie qui leur aura été fournie.
- F.lle devra donner son appréciation sur l’élégance d’aspèc e bruit du véhicule et la commodité des voyageurs.
- Ce rapport sera communiqué à la Société des ingénieu
- Traction électrique. — Aljser. — La conférence intercommunale des tramways électriques nommée par les Conseils municipaux d'Alger, de La Bou-zaréah et de Saint-Eugène, à l’effet d'examiner les diverses modifications qui ont été proposées par les rélrocessionnaires et par le service local du contrôle, tant sur le système de traction que sur les projets de cahier des charges et de convention, s'est réunie récemment à l’Hôlel de Ville d’Alger pour prendre connaissance du rapport de sa sous-commission. Celle-ci, pour se conformer à 1a mission qu'elle avait reçue, a étudié avec le plus grand soin et dans tous leurs détails toutes ces modifications et elle a conclu à leur adoption, tout en proposant l'addition au cahi’cr des charges d’une clause relative à l'expédition des primeurs et du bétail destinés à l’exportation, clause qui a du reste été acceptée par le représentant des rétrocession-
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- XXXIX
- La Conférence ayant donné son approbation, un projet de délibération conforme va être présenté à la première séance de chacun des Conseils municipaux des communes intéressées.
- Simultanément, l'enqucte ordonnée sur le rapprochement vers le terminus des T. A. de la tète de ligne d’Alger et sur le raccordement de la ligne avec celle d’Alger à Koléa (C. F. K. A.) va être close incessamment.
- Le Conseil général sera donc en mesure de se prononcer définitivement au cours-de sa session actuelle d'avril et tout permet de croire qu'il ne fera que confirmer sa décision favorable antérieure.
- Quant aux rélrocessionnaires ils sont prêts â commencer dès qu’ils y seront autorisés et sont décidés à mener rondement l’exécution des travaux-
- L'étude du tracé du tramway électrique devant relier cette ville au sommet du Pic du Midi se poursuit activement. Le Conseil général sera saisi de la question au cours de ce mois et les municipalités de Bagnères et de Campan ne négligent rien pour que le projet de MM. Médcbielle et Chambre-lent soit le plus tôt possible mis à exécution.
- — Besançon (I»oubs.. — Le tracé prévu à l'avant-projet de la ligne Besançon à Saim-Ferjeux part
- de la place Saint-Pierre, où il se détache du garage prévu sur cette place, passe par la Grande-Rue, emprunte sur le pont de Battant la voie de la ligne de Saint-Claude, s’en détache à la place Jouffroy pour emprunter la ligne de Préfecture à la place Jouffroy, se détache de cette dernière à la place de Canot pour remonter le chemin vicinal n° 17 jusqu'à la route nationale près de la porte d’Arènes. A partir de ce point le tracé emprunte la route nationale jusqu'à Saint-Ferjeuxet dessert le faubourg de la Butte et les établissements militaires.
- Cet avant-projet a etc présenté par le maire au nom de la ville, le conseil municipal ayant, dans une délibération du 22 novembre, approuve la convention passée pour la rétrocession de la nouvelle ligne à la compagnie des tramways électriques de Besançon.
- L'avant-projet a été soumis le 26 novembre au service du contrôle qui a fourni son avis dans un rapport des 15-24 décembre dernier.
- M. le ministre des travaux publics n'a pas approuvé cette proposition, et il a décidé, le 10 février dernier, sur l’avis du conseil général des ponts et chaussées, que le dossier ne pourrait être mis à l'enqucte qu'après avoir été modifié sur différents points,quelques-uns essentiels {emplacement de la voie dans l'axe delà route et adoption d’un autre type de voie avec contre-rail ou rail creux), d’au-
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- très secondaires. Le dossier a donc été retourné à la ville pour ouvrir de nouvelles négociations avec M. Grammont et apporter à l’avant projet, si elle le juge utile, d’accord avec le demandeur en rétrocession, les modifications visées par la décision ministérielle.
- La décision ministérielle du 10 février qui a modifié au préjudice du tramway de Saint-Fcrjcux la procédure suivie lors de la réalisation du réseau actuellement exploité a pour effet de retarder considérablement l’exécution du tramway projeté.
- vaux publics vient d’autoriser après certaines modifications à faire au projet, la mise à l’enquête de l’établissement d’un réseau de tramways à traction électrique comprenant quatre lignes qui doit être installé à Châteauroux.
- — <«ap .Hautes-Alpes;. — Une décision du ministre des travaux publics vient d'ordonner la mise à l’enquête du chemin de fer de Champsaur. Cette enquête aura la durée d'un mois et commencera
- En plus de la ligne de la Mure à Gap on construira l’embranchement du Valbonnais et celui du pèlerinage de la Salette, soit roo kilomètres en tout. Toutes ces lignes seront exploitées au moyen de la traction électrique et il en sera de même de celle de Saint-Georges à la -Hure. L énergie électrique nécessaire sera fournie par de puissantes chutes qui seront aménagées sur le Drac en aval du confluent de la Severaisse et dont AI. Haour a demandé la concession. Le projet comporte en outre une distribution d’électricité tout le long de la ligne pour l’éclairage des localités voisines et une distribution de force motrice.
- La compagnie concessionnaire que M. Haour devra organiser ne recevra ni subvention, ni garantie d’intérêt de l’État. L.a combinaison financière servant de base à la concession consiste en ce que Je produit net de la ligne de Saint-Georges de Commiers à la Mure servira pendant les 25 premières années à compenser les insuffisances de recettes des autres lignes.
- Passé ce délai et jusqu’à l’expiration de la concession d'une durée de quatre-vingt-cinq ans, il y aura, dans certaines conditions, un partage de béné-
- fices entre l’Etat et la compagnie concessionnaire.
- Tel est le projet qui va ctre soumis à l’enquête d’utilité publique et auquel nous souhaitons une
- — Le Havre (Seine-Iufcrienrc). — 11 est question d’établir un tramway à trolet aérien entre Le Havre et Pont-Audemer.
- Il partirait de la place de l’Hôtel-de-Ville du llavre, passerait par Graville, Gonfreville-l’Orcher, Saint-Vigor, en un mot suivrait la Seine jusqu'à s Tancarville et” franchirait la Seine sur la nacelle du pont transbordeur.
- Il faut ajouter que la demande de concession est faite par la compagnie de traction qui s'occupe aussi du deuxième réseau de Rouen.
- Rennr.1* (Ule-et-YllsiJiic). — Le Conseil d’Etat vu le décret du 27 mars 1897, portant :
- ia Déclaration d’utilité publique et concession à la ville de Rennes d’un réseau de tramways à traction électrique, destiné au transport des voyageurs et, facultativement, de leurs bagages, dans la dite ville ;
- 2ù Approbation de la convention passée, le 6 mars 1807. entre le maire de Rennes, au nom de la ville, et MM. Grammont (Alexandre) etFaye (Ennemond), pour la rétrocession de l’entreprise; ensemble la dite convention et le cahier des charges y annexé.'
- Vu l’avant-projet présenté pour le prolongement de la ligne n° 1 du réseau concédé ;
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- Au dessert’, des toasts étaient portés par MM. le préfet d’Indre-ct-Loire, Gorce, Eilissen, Ferdinand Meyer, E. Gé-
- pioche ont été donnés dans la section du quai de Pertülon, de la ligne suburbaine de T ours à Luynes. La construction de cette ligne doit être rapidement menée et Ton espère que la mise en exploitation se fera au mois d’août.
- — D'un rapport lu à l une des dernières séances
- du Conseil général d'Indre-et-Loire, nous extrayons le passage suivant relatif à un prolongement du ré-
- ; l'Administration fasse i tramway qui traverse territoire de lac
- 'ait parvenir une lettre qui-lui t parla C
- s la question.
- :e l’intention, du reste, de lire une étude complète du projet par ses
- s ; elle désire toutefois que les différentes .ctuellement en suspens à Tours soient >réalablerr
- — Le Conseil général ;
- 1 du Conseil r fication de la <
- : le département et la (
- ; Tramways.
- D'après nvention, quand le total des re-
- à Luy-
- Compagnie, à raison d'un tiers p et deux tiers pour la Compagnie.
- Or, le Conseil municipal de Tours, par une délit î 1898, a exposé que la Comj aelle la ville a tra.
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- tant les voitures des lignes suburbaines dans la ville de Tours le tarif de 0,10 fr prévu pour l'ensemble du réseau urbain que si le département renonçait à la participation aux bénéfices telle que la prévoit l’article n de la convention du 5 juillet 1897.
- I-e rapporteur du Conseil général estime qu'il n'y a pas lieu de modifier la convention et qu'il sera temps d'examiner la question avec plus de details quand le tarif à<vofr dans l’intérieur de la ville sera mis en vigueur.
- — L'une des lignes du nouveau reseau de Tours, celle de l'Hôtel de Ville-place Victoire, doit, d’après le cahier des charges, être exploitée par la traction animale. La Compagnie des tramways consentirait à y installer la traction électrique par le système Diatto, si on l'autorisait à remplacer ce dernier système par le système à trôlet aérien sur certaines portions d'autres lignes et à mettre une double voie dans la rue Nationale ou le trafic sera particulièrement intense.
- Cette dernière condition n'ayant pas été acceptée par la commission de voirie, M. Monmignon, rapporteur de la commission déposait récemment au Conseil municipal de Tours le projet de résolution suivant :
- Article premier. — Le conseil municipal insiste pour que la traction électrique soit appliquée à la ligne D, place Victoire-Hôtel-de-Ville.
- Art.'2. — Les compensations accordées à la Compagnie
- tablirle système à trôlet dans les parties suivantes' :
- Ligne A. — Entre la barrière de Vouvray et l’extrémité ouest de la partie plantée du quai Saint-Symphurien (quai Snint-Symphoricn).
- Ligne C. — Entre la barrière de Saint-Pierre-des-Corps et la rue Saint-Maurice (quais Saiut-Pierre-ctes-Corps et du Vieux-Pont).
- Explication faite que les conducteurs aériens ne pourront de quelque manière que ce soit, s'étendre en dehors des parties plantées d'arbres, à l'exception toutefois de la partie du quai Saint-Symphorien comprise entre le pont suspendu et la barrière de Vouvray.
- Compagnie Française pour l’Kxploitation des Procédés Thomson-Houston. — Les actionnaires de la Compagnie sont convoqués en assemblée gé-
- nérale ordinaire pour le 4 mai 1899, à l’effet de :
- Entendre et discuter le rapport du conseil d'administration et celui des commissaires sur les opérations de l'exercice clos le 31 décembre 1898 ; approuver, s’il y a lieu, ces comptes et fixer le montant du dividende à répartir; nommer quatre administrateurs en remplacement des quatre administrateurs sortants, ainsi qu’un ou plusieurs commissaires pour faire un rapport sur les opérations de l’exercice 1899.
- Avis. — Adjudications.
- Ferrol (Espagnol. — La municipalité demande des soumissions, jusqu'au t8 mai, pour l'éclairage électrique de la ville pendant 15 ans.
- Paris. — Le 12 mai, à 11 heures du matin, il sera procédé, à Paris, rue de Grenelle, 103, à l'adjudication publique des fournitures de 92 km de câbles électriques isolés à la gutta-pcrcha en quatre lots.
- Les demandes d’admission à l’adjudication devront être parvenues au Sous-Secrétariat des Postes et Télégraphes avant le 28 avril.
- On pourra prendre connaissance du cahier des charges à la division du matériel et de l'exploitation, 103, rue de Grenelle, tous les jours non fériés de 10 heures à 4 heures ainsi que dans les bureaux télégraphiques centraux des chefs-lieux clc départements, U. ;
- — Le 18 mai, au Sous-Sccrétariat d'Etat desj Postes et Télégraphes, il y aura adjudication pu-: blique des fournitures suivantes : i° 75 km de! câbles électriques isolés au papier, en trois lots L 20 150 km de câble électrique isolé au papier, en. un lot. ;
- Les demandes d'admission à l’adjudication devront être parvenues au Sous-Secrétariat d’Etat des! Postes et Télégraphes, avant le 4 mai 1899. On. pourra prendre connaissance des cahiers des; charges, rue de Grenelle, 103 (division du matériel1 et de l’exploitation électrique, 3*' bureau), tous les jours non fériés, de 10 heures à 4 heures, ainsi que
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- dans les bureaux télégraphiques centraux des chefs-lieux de départements.
- — Le 25 mai'prochain, aura lieu, au Sous-Secr> tariat d'Étatdes Postes et Télégraphes, l'adjudication d’une fourniture de 240000 isolateurs en porcelaine (quatre lots).
- Les demandes d'admission à l’adjudication devront être parvenues au Sous-Secrétariat d’État des Postes et Télégraphes avant le 15 mai 1899.
- On pourra prendre connaissance du cahier des charges, rue de Grenelle, 103 (division du matériel et de l’exploitation électrique, 3e bureau), tous les jours non fériés, de io heures à 4 heures, ainsi que dans les bureaux télégraphiques centraux des chefs-lieux de départements.
- Pnrt-L<mi« ille llsiiirîfc}. — L’adjudication pour l'installation de I cclairage électrique doit avoir lieu prochainement.
- Le Consul général de France à l’ile Maurice vient de faire connaître que le dernier délai pour la réception des offres a été fixé au jour de l’arrivée du deuxième courrier de mai, c'est-â-dire le 19 du mois prochain.
- Nous rappelons que le cahier des charges est déposé à l’Office national du Commerce extérieur, 3, rue Feydeau.
- Tarifa (Espiiguc'. — Des soumissions sont demandées, jusqu’au 16 mai, pour la. concession de l’éclairage électrique de la ville pendant 20 ans.
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- condensateur ; A. Roiti (N
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- E.' Villari; E. Villari ~
- des atomes ; G. Gucljelmo (N C.
- X. ; É. Villari |N C, p. 1
- Mai.aooi.i et Bonacixi (R L^ p. 296, 19 mars). L'interrupteur de Wehnelt (Él, p. 801, 14 avril).
- Sur l'interrupteur de Wehnelt ; A. Blondel (El, p. 87' 14 avril).
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- (JEE,
- l.-C. SWINTON
- Expériences sur l’interrupteur de Wehnelt ; George T. Han-ciiett (HW, p. 436. 8 avTÜ).
- L'interrupteur de Wehnelt; Charles T. Chili» et George T. Uas-cuett (AE. p. 100, avril).
- >5, avril).
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- s’a. circuits multiples (E R, p. 585, 14 avril),
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- des machines dynamo-électriques; (j. l.iBBLNOW (C, 1 /., p. 275, 18 avril),
- diverses; Frank-G^BAUM (EW, p. 400, l« avril).
- Champ magnétique tournant et oscillatoire. et théorie des moteurs monophasés; Michael-B. Fiüld (K R, p.579,
- Lcjjarix do l'alimentation dos moteurs alternatifs monophasés Diagrammes de moteurs d'induction ; C.-C. Hawkins (El, L P-^66^4 avril). ^ ^ f0-t démarra o-M«Dkr
- (Elé, p! 230, 13 avril).
- Le moteur d'induction : Ernest Wilson (El, p. 861, li avril: 1 EE, p. 821, avril).
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- Howard B. Daii.eï (E II, p. 586, 14 avril'.
- 220 v
- » )Elé, p. 242, 22 avril).
- |Elé,p. 242,
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- Plombs fusibles pour courants jusqu’à 251) volts (DEL, p.173,
- Canalisations électriques (ER, p.-599, 14 avril).
- Câbles à haute tension de la maison Siemens et Ilalske : A. Koebsel (ET Z, p. 282, 20 avril).
- Isolants en papier |E R, p. 589, 14 avril).
- L emploi des transmissions llexibles avec l'électricité (D E L, p. I74, 15 avril). ’
- Stations génératrices et installations, — L’usine gcnéra-Lrice de Hammersmith (Eli. p. 639), 2l avril,.
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- Installation électrique pour l'alimentation du canal de Bourgogne ; ÜALLior llii, p. 114 et 153, 15 et 22 avrill.
- Rapports d’usines électriques (El,p. 862 et 896,14 et 21 avril).
- Transport de force par courants triphasés dans le tramway de Hath Lowinston (Maine, Etats-Unis) ; E Goldenstlin
- Station d’énergie et ateliers de réparations de la Clevcland " " iv (S RJ, p. 199, avril).
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- s intérieures; Chas.-K. Knox (AE, installations intérieures (JEE, p.198.
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- (Mémoires originaux sur les machines dynamo-électriques et sur des sujets connexes), par John Hopkinson. Un vol. petit in-8°, de 249 pages avec 98 ligures. W.-J. Johnston Company, éditeur. 41, Park-Row, Ncw-ïork.
- Un 1892. le professeur John Hopkinson, dont la mort tragique survenue l'an dernier a privé l'électricité d’un de ses représentants les plus autorisés, rassemblait en un volume les mémoires concernant l'électricité qu'il avait antérieure-mejit présentés à l'Institution of Mechanical Lngineers, Institution of Civil hnginqers, Institution of Klectrieal Fngineers, Royal Society, ou publiés dans Je Philosophical Magazine, (.est ce volume qui vient d être 1 objet d'une édition améri-
- Les principaux de ces mémoires sont connus de beaucoup de nos lecteurs pour les avoir lus dans Lu Lumière Electrique ou ils ont été traduits ou analysés avec détail; nous rappellerons particulièrement les deux mémoires fondamentaux sur les machines dynamos présentés en 1886 et 1892 à la Royal bociety, le mémoire sur les transformateurs et celui sur "les alternateurs lus le H février 1887 devant la même société.
- L ensemble de ccs mémoires, au nombre de onze, constitue une contribution des plus importantes à la technique élec-
- trique, el le volume qui les renferme a sa place marquée dans la bibliothèque de tout électricien.
- Handbuch der Téléphonie (Manuel de Téléphonie), d'après
- de l'Administration dcslTéléphones suisses, par !e 1)' Robert Werfr, professeur Je Physique à l'Academie de Neuchâtel. Un volume gr. iu-8° de xiv-8f>8 pages, avec 372 figures. .1. UartUbcn, éditeur, Vienne. Prix, cartonné, 13.3o fr.
- sants travaux en te.ephonie. le*D' Wiethsbaeh avait, pendant les treize ans qu’il passa à l'Administration fédérale des téléphones comme premier sec.rélaire technique puis comme directeur^ technique. rasseinbR de nombreux ^documents. Il
- C'est cet ouvrage que le Ur Weber a complété et que la librairie llartleben vient de faire paraître.
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- 1° L'appareil^ téléphonique : récepteur et transmetteur,
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- Machines dynamo-électriques : Alternateurs Stanley, Langdon-Davics, Rosenqvist, de la Compagnie Thomson-IIouston (Stcinmetz); C--F. Guij.bkrt..........................................
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- Nouvelles, — Association amicale, des ingénieurs électriciens. — L’usin de Briançon. — L’usine à carbure de calcium de Langenthal (Su; cium aux chutes du Niagara. — Rapport sur l’exposition électrique. — Éclairage électrique. • - Téléphonie. --Compagi
- Compagnie des tramways électriques de Roanne. — Compagnie du Secteur des Champs-Elyst adjudications.
- •Bibliographie. --La théorie de Maxwel et les oscillations hertziennes, par H. Poincaré. — Électricité, par E. Dacremont.
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- NOUVELLES
- Association amicale des Ingénieurs électriciens. — La dernière assemblée générale a eu lieu le 25 avril 1899, sous la présidence de M. Sartiaux.
- Présents : MM. Solignac. Isbcrt. Eschwège, Hérard, Pulsford, Vérv, D. Augé, D. Korda, Brocq, Lainnet, Meyer-May, M. Leblanc, Bailleux, Lacauchie, Blondin, Boistel, Courtois, Rechnicwski, Roux, Laffargue.
- Le procès-verbal de ]a dernière séance est lu et adopté. M. Worms présenté comme membre à la dernière séance
- onnier et de le fair •sr réservée. La déi Lucien Hamme esi le président fait co
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- levée à 1 h. 50.
- L’usine à carbure de calcium de Notre-Dame de Briançon. — Cette nouvelle usine, propriété de la Société des Carbures, est située sur le bord de riscre. entre Moutiers et Albertville. La vallée, très encaissée, reçoit entre ces deux villes de nombreux torrents dont les deux principaux distants d’environ Cuo m encadrent le village de Notre-Dame de Briançon.
- Chacun de ces deux torrents peut être utilisé sous
- une chute de 500 m. Le plus important, l'Eau-Rousse, donne, en extrêmes basses eaux un volume de 1 mR par seconde; Vautre, le ruisseau de la Glaise.330 litres environ ; les basses eaux ordinaires fournissent plus du double de ces deux volumes d'eau. Avec une pareille chute, chaque litre donne une puissance de 5 chevaux. L'usine pourrait donc disposer d’une puissance de 7500 chevaux en extrêmes basses eaux et de plus de 15 000 en basses et eaux ordinaires. Pour le moment elle emprunte sa force motrice à l’Eau-Rousse seulement dont elle n’utilise que 230 m de chute.
- L’usine se compose d'un grand bâtiment principal de 20 m de iargeur sur 40 m de long et de i6*m de haut. Une annexe de 12 m de large occupe toute la longueur. Elle est entièrement construite en pierre? et couverte par une ferme métallique d’une seule portée ; un gros mur partage, dans le sens de la longueur, le grand bâtiment en deux parties inégales dont la plus petite, large de 8 m constitue la chambre des machines ; la plus grande partie et l'annexe sont occupées par 32 fours sur quatre rangs.
- La sole de ces fours est mobile ; elle est montée sur truck et forme l’un des pôles ; l’autre pôle est un charbon cylindrique, remonté automatiquement pendant qu’on fait jaillir l’arc au sein du mélange de chaux et de charbon.
- Les salles destinées au broyage, à l’emballage et autres manœuvres secondaires de la fabrication sont ménagées sur les bas côtés.
- Des voies ferrées sillonnent l’intérieur de la salle des fours et toutes les dispositions ont été prises pour assurer à la marche un fonctionnement aussi simple que rapide.
- L’énergie électrique est fournie par cinq alternateurs biphasés de 530 chevaux chacun et deux excitatrices de 25 chevaux. Les alternateurs marchent à Coo tours par minute, mais ils peuvent, ainsi que les turbines, résister à la force centrifuge résultant d’une vitesse de 1000 tours par minute, valeur
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- maximum que peut prendre la vitesse. Chacun d'eux est monté sur le meme arbre que la turbine, à axe horizontal qui l'actionne.
- L’installation hydraulique comprend un barrage situé à 230 m au-dessus du niveau de l’usine et à 1 3oo m de distance. Une prise d’eau latérale fermée par deux vannes admet l’eau dans la chambre, où se trouvent deux grilles horizontales perforées, à nettoyage automatique; après avoir passé à travers ce crible, l'eau traverse des vannes qui, en cas I d’accident, se ferment automatiquement; elle est ensuite introduite dans une canalisation métallique qui la conduit aux machines.
- La canalisation métallique entièrement en tôle d’acier a un diamètre de 80 cm et les épaisseurs de tôle varient de 4 à 13 mm. Elle commence par suivre la rive gauche du ruisseau sous une pente très faible ; son niveau s'écarte alors de plus en plus de celui de la rivière qui descend rapidement par des cascades successives. Après un parcours de 300 m, la conduite franchit le ruisseau au moyen d’une suspension rigide et passe sur la rive droite qu’elle ne doit plus quitter. Elle traverse ensuite deux arrêts de roches sous deux tunnels, puis suit une grande paroi verticale qui surplombe par places un ravin, au fond duquel, à une profondeur de 150 m, coule le torrent. Apres ce passage difficile, la conduite qui se trouve déjà à 50 m au-dessous de la prise d'eau, atteint un col dans lequel une plateforme a été taillée et descend directement à l’usine en suivant sensiblement la ligne de plus grande pente du sol, pente de bo cm par mètre sur un parcours de 300 m. Il est bon de remarquer à ce sujet l’économie apportée par cette disposition de la canalisation : 1 000 m en effet sont à faible pression et par suite en tôle légère. A partir du col, la canalisation quitte en plan la ligne du ruisseau qui s'infléchit vers la gauche et va rejoindre l’Isère.
- Le montage de la canalisation a été exécuté en trois mois ; un grand câble porteur avait été ins-
- tallé entre la plate-forme et l’usine ; deux sapines l'une en bas. l’autre en haut le supportaient avec une portée sans appui de 270 m. Le chariot glissant sur le câble était tiré par un câble plus léger passant sur une poulie de retour située au sommet et redescendant jusqu'à un treuil actionné par une locomo-bile. Tous les matériaux ont été montés au moyen de ce chariot, puis transportés de la plate-forme à leur point de destination par une petite voie ferrée I qui longeait la conduite. Une seconde conduite pourra être posée à côté de la première sans difficulté.
- L’usine à carbure de calcium de Langenthal (Suisse). — Cette .usine, installée il y a dix-huit mois environ, a été visitée l’an dernier par les élèves de l’École supérieure d’électricité. En voici la description d’après les notes prises par ces élèves et publiées récemment :
- J /usine de Langenthal se compose de trois étages ; au niveau du sol sont les concasseurs et broyeurs qui brisent et pulvérisent les matières premières, ainsi que le carbure produit qui est seulement concassé en morceaux triés de grosseur au moyen de tamis. Au premier étage, se fait le mélange de chaux et de charbon, les deux substances étant réduites en poudre fine, montées à cet étage et dosées mécaniquement au moyen de chaînes à godets. Le mélange passe plusieurs fois dans des caisses où il est brassé au moyen de vis héliçoïdales et rendu homogène; il est ensuite élevé à la partie supérieure d’où il redescendra dans les wagonnets. Les fours sont simples, composés d'une enveloppe en briques réfractaires, dont le rôle consiste simplement à empêcher le rayonnement; l’action se produit au centre même du four dans le wagonnet qui sert à apporter le mélange. Ceux-ci sont des wagonnets à bascule ordinaires, en tôle, garnis de briques réfractaires et de charbon contenant environ 1/5 de mètre cube, et servant d’électrode au moyen
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- d’un contact qui se trouve en dehors du four. La seconde électrode est constituée par un gros prisme de charbon d’environ 0,20 m X 0,20 m de section, maintenu au centre du wagonnet par des chaînes.
- Un régulateur, analogue à ceux des lampes à arc, maintient le charbon à la distance voulue ; on peut en outre, au moyen d’un volant, agir sur l'électrode ou arrêter l’opération ; un regard garni de mica est ménagé à cet effet dans les parois du four.
- L’opération terminée, le carbure est refroidi dans lès wagonnets, cassé mécaniquement et enfermé dans des cylindres en fer pour le transport.
- L’usine reçoit le courant triphasé de Wynau, les courants traversent trois transformateurs monophasés qui amènent la tension à 76 volts ; chacune des phases alimente un des trois fours de l'usine et absorbe 1 ouo à 1500 ampères. Presque toutes les expéditions se font en Allemagne et en Roumanie.
- La fabrication du carbure de calcium aux chutes du Niagara. — Comme nos lecteurs le savent par les descriptions que nous avons données des installations du Niagara et par les diverses informations que nous avons publiées sur la fabrication du carbure de calcium en Amérique, l'usine de carbure de calcium de Niagara est de beaucoup la plus importante des usines similaires américaines. Dans des Notes de voyage sur les applications de l’électricité aux États-Unis et au Canada, que M. Marcel Delmas vient de publier dans Le Génie civil, nous trouvons sur la production de cette usine ics renseignements suivants :
- On dit que la vente du carbure de calcium du Niagara marche bien, et que toute la production est absorbée. L'usine est en voie d’augmentation. Les fours électriques y
- bure du Niagara pourra vendre, en Europe, le carbure logé, douane acquittée. Actuellement elle le vend, croyons-nous,
- à environs 525 francs logé, pris au Niagara, ce qui correspondrait à environ 390 à 400 francs sur wagon en Europe, douane acquittée.
- Nous avons vu des échantillons de ce carbure qui sont aussi beaux que ceux exposés récemment par les producteurs français. La Compagnie accepte, dans ses contrats, de garantir le nombre de Jitres d'acétylène produits par unité de poids du carbure.
- Il ne parait pas, avec les procédés actuels, qn’il soit possible, même au Niagara, de réduire les prix de revient beaucoup au-dessous de 180 francs par tonne, amortissement compris. II faut, en effet, déjà compter environ un cheval an par tonne produite, soit environ too francs, non compris
- tension, etc. Le prix de revient baisserait notablement, si l’on trouvait soit un four absorbant moins d’énergie, soit des électrodes produisant plus de carbure avec une usure moindre. Mais l’un dans l’autre, tous ces perfectionnements ne paraissent guère pouvoir amener une économie supérieure à jo francs par tonne, et il semble impossible qu’on puisse jamais voir le carbure à un prix inférieur à 150 francs la tonne mise sur wagon, aux usines de production. Ce sera déjà un joli progrès réalisé sur les prix de 400 à 500 francs qui se pratiquent actuellement.
- Si l’on compare les chiffres donnés par .M. Delmas avec ceux qu’indique M. Keller dans l'article publié dans ce numéro, on constate que l'accord est des plus satisfaisants en ce qui concerne le prix de revient global de la tonne de carbure de calcium (180 fr environ). Mais tandis queM. belmas compte too fr pour le cheval-an électrique, prix auquel il est vendu à Niagara Falis, M. Keller ne le compte qu’à 50 fr. Les autres dépenses de production doivent donc être plus faibles à Niagara qu’à Méran. Ceci peut s’expliquer, d’une part par la diminution des frais généraux par tonne produite, la production de l’usine de Niagara étant double de celle de Mcran, d'autre part par le fait que le prix de revient des matières premières est- beaucoup plus élevé à Méran (26 fr la tonne de chaux et 40 fila tonne de charbon) qu’à Niagara. Il semble donc bien que, sauf quelques légères variations dues à des circonstances locales, il est possible de produire aujourd’hui la tonne de carbure de calcium à moins de 200 fr, l’énergie électrique étant, bien entendu, fournie par des chutes d'eau.
- Rapport sur l’Exposition de l'acétylène de Londres, 1898. — L'Exposition de l’acétylène qui, ainsi que nous l’avons annoncé Lan dernier, a été instituée par la Society of Arts, a été l’objet d’un rapport d’une Commission nommée par cette Société, et composée de MM. Owen Tudor Burne,
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- ü mai 1899
- UY
- Frederick Brandwell, James Dewar, Harry Jones, Vivian B. Lewcs, Boverton Redwood, W.-C. Ro-berts-Austen, J.-M. Thomson et Henry Trueman Wood. Ce rapport, lu en partie à la séance du 24 février 1899 .Journal of the Society of Arts, t. XLVII, p. 289), vient d’ctre publié en une brochure (que l’on peut se procurer en adressant t shilling au secrétaire de la Société, John Street, Adel-phi. Londres); on y trouve non seulement une description détaillée, accompagnée de croquis, des 19 générateurs d’acétylène dont le bon fonctionnement a été reconnu par un certificat, ainsi que la description des méthodes d’essais employées, mais encore les lois et règlements auxquels sont soumis en Angleterre le transport et le dépôt du carbure de calcium et l’emploi des gazogènes à acétylène. Nous extrayons de ce rapport les considérations générales qui.suivent :
- L’exposition de l'Institut impérial a démontré clairement qu’on pouvait construire de nombreux types d’appareils à acétylène, présentant une sécurité absolue, si l'on prend des précautions ordinaires, et que l’éclairage par l’acétylène ne devait pas inspirer plus de crainte de danger qu’aucune des autres formes d’éclairage artificiel d'un emploi général. Nous désirons, cependant, qu’il soit bien entendu que les certificats délivrés aux différents fabricants d’appareils mentionnés dans le présent rapport s'appliquent seulement aux types d’appareils examinés et essayés par nous, et qu’ils ne doivent pas être étendus à tous les autres appareils de modèles quelconques, qui pourraient être mis en vente par les mêmes constructeurs.
- Nous considérons que les differents fabricants qui, au début de l’éclairage à l’acétylène, ont soumis leurs appareils aux essais sévères, quant à la sécurité, imposés par le Comité de l’Exposition et qui ont obtenu des certificats, méritent d’attirer l’attention du public.
- 11 peut y avoir d’autres formes de générateurs présentant une sécurité parfaite; mais nous recommandons instamment de n’acheter aucun appareil ou machine à un constructeur ou marchand, s’il ne peut être montré un certificat d’une autorité compétente, attestant que l’appareil fonctionne suivant les règles établies par nous et qu’il a subi avec succès les essais prescrits par nous. Les Compagnies d’assurances contre l’incendie rendraient un grand service au public en refusant de traiter sans la production du certificat en ques-
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- e de carbure « |CS |é.n^ral
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- rendement moyen légèrement supérieur à 4,5 pieds cubes (T27 I) d’acétylène par livre de carbure (280 1 par kg), les autresappareiIsontdonnéentre4,5 et}.55 piedscubes(de28oà 220 1 par kg). Parmi les générateurs non automatiques, un seul a donné un rendement moyen de 5 pieds cubes (3091 par kg) et les autres beaucoup moins.
- Le carbure de calcium employé à Harrow-road et à l'impérial Institute a été livré en biocs par l'Acétylene Illumi-nating Cy de Foyers (Ecosse) ; il a toujours été de qualité excellente. Il était pesé et fourni aux exposants par M. Duf-field, adjoint désigné par le Comité.
- Nous considérons qu'on 11e devrait pas acheter de carbure sans avoir la garantie qu'il est exempt d’impuretés en quantités suffisantes pour causer du danger, et que le nom et l’adresse du fabricant devraient être inscrits sur chaque paquet. On devrait garantir également un rendement moyen de 5 pieds cubes d’acétylène par livre de carbure employée dans un bon générateur (310! par kg).
- U ne rentrait pas dans les limites des attributions du Comité de faire un rapport sur les appareils portatifs et les lampes susceptibles d'être employés à l’intérieur des habitations. Cependant votre Comité tout cti étant convaincu que l’acétylène peut être fabriqué, avec sécurité, dans des appareils bien construits placés à l’extérieur des locaux à éclairer, et conformément aux règles et prescriptions du présent rapport, croit de son devoir de déclarer que la production de ce gaz à l’intérieur des habitations n’est pas exempte de danger, à moins d’être confiée à des personnes compétentes.
- En ce qui concerne les lampes de bicyclettes, de voitures, etc., nous estimons qu’il faut apporter un grand soin dans leur manipulation, bien qu’elles exigent seulement de faibles charges de carbure.
- Nous considérons que les générateurs non automatiques, munis d:un gazomètre capable d'emmagasiner le gaz produit par la charge maximum de carbure introduite dans I appareil, sont exempts des objections faites au sujet de tous les générateurs automatiques examinés par nous; nous sommes d’avis que chaque générateur devrait être pourvu d’un dispositif permettant d’expulser toute la quantité d’air de la cloche au moyen, soit d’acétylène, soit d'un gaz inerte, avant de laisser commencer l’action de l’eau sur le carbure.
- Nous sommes aussi fortement d’avis que chaaue générateur devrait être muni d’une ou plusieurs chambres d’épuration, où l’acétylène serait débarrassé de l'ammoniaque, de l’hydrogène sulfuré, de l’hydrogène phosphoré et des autres
- Traction électrique). — Cette Hér«nlt>. — Une difficulté existait entre la Société des tramways électriques et la municipalité de Cette au sujet des marchepieds et des plates-formes. Aujourd’hui l’entente est complète. M. Kceldin, directeur delà Compagnie, a informe le maire que l’ingénieur des ateliers de La Bruère. près Lyon, chargé de la cons-
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- truction des voitures, se conformerait aux désirs de la municipalité.
- Cette aura donc des tramways à deux issues à chaque plate-forme et avec un marchepied de 33 cm.
- Ajoutons que le décret d’utilité publique sera rendu bientôt. Les travaux vont donc commencer
- — Grasse Alpcs-marHimes). — Dans sa séance du 6 avril, le conseil municipal a donné un avis favorable à l’établissement d’un tramway électrique desservant la gare P.-L.-M. et plusieurs quartiers, comme plus avantageux qu'un funiculaire, mais en stipulant que cette concession n'entraînera ni monopole ni privilège au profit du concessionnaire.
- — Onciîliu Italie). — Cette ville vient de signer tout récemment avec la maison Siemens et Halske de Berlin, un traité pour la construction d'untram-way électrique devant relier cette commune avec Portomaurizio et Milan. Le projet de transformation à la traction électrique de la ligne Milan-Gal-larate-Varese-Porlo-Ceresio a été approuvé par les autorités compétentes.
- — Orléans (Loiret:. — On s’occupe, rue Bannier et place du Martroi, à déplacer le câble télégraphique souterrain afin d'éviter les perturbations qui seraient causées, par le fil du tramway.
- Les travaux pour l’installation du tramway électrique sont d’ailleurs poussés avec la plus grande activité. L’usine électrique est presque complètement terminée. Tous les poteaux sont placés sur la
- On espère dans le public que la circulation du tramway électrique pourra commencer dans le courant de ce mois ; cependant il est à craindre qu'un plus long délai soit nécessaire, notamment à cause des modifications qu’il est nécessaire d’apporter dans le circuit téléphonique et télégraphique.
- Éclairage électrique. — Mouiius-F.u^iibcrt (ivic. vreg — L’installation de l'éclairage électrique dans cette ville est chose résolue.
- Elle sera faite par une société civile qui vient d’être définitivement constituée. La souscription publique de 500 actions de 100 fr 4 1 7 2 p. 100 est entièrement couverte et sous peu de jours les premiers coups de pioche seront donnés. Des obligations seront émises ultérieurement selon les besoins de la Société.
- L'usine sera installée au bout du champ de foire, dans un pré appartenant à M. Léveillé.
- Les dépenses de premier établissement s’élèveront à la somme de 67 000 fr. Les recettes, y compris les 1 500 fr payés annuellement par la ville pour son éclairage public sont évaluées à 14000 fr. Les dépenses annuelles ne semblent pas devoir excéder 5 230 fr.
- Le revenu net pour un capital de 50 ono fr ressortira donc à plus de 10 p. 100.
- On prévoit que la lumière électrique pourra fonctionner à Moulins vers la fin septembre.
- — .\apies 'Italie!. — Sous les auspices de la Société franco-suisse pour l’Industrie électrique, de la Banque Commerciale, de la Compagnie napolitaine du Gaz et d’un groupe napolitain, il vient de sc constituer une nouvelle société d’électricité sous le titre de : Société méridionale d‘ Electricité ; le capital a été fixé à 5 millions.
- On se propose d’utiliser les forces hydrauliques du Midi et parmi les premiers projets qui seront exécutés on parle d’utiliser une chute de la rivière Tusciano dans la province de Salerno, ce qui permettrait de livrer la force motrice aux nombreux établissements industriels qui sont installés entre Salerno et Torre Annunziata. Le président du conseil d’administration est l’ingénieur F. Kraft, un de nos compatriotes.
- —- Téléphonie. J.'extension «lu réseau téléphonique sur lo canal de Berry. — La Chambre de commerce de Montluçon. dans une de ses dernières séances, a adopté et converti en délibération un rapport de M. Janin, président, tendant à obtenir
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- Supplàmcnl à L'Éclairage Électrique du Ornai 1899
- l’extension du réseau téléphonique sur le canal de En voici les conclusions :
- 2n Le prolongement du circuit de Sancoins à Marseille-les-Aubigny;
- La gratuité sur ce réseau téléphonique à la disposition des industriels et commerçants, trafiquant avec le canal.
- La Chambre de commerce a décidé l’envoi de cette délibération aux ministres du commerce et
- - - Annecy Hautc-Sn voie). — Le conseil général de la Haute-Savoie a approuvé le projet de convention à intervenir entre l'État et le departement pour l'établissement d’un réseau téléphonique départemental et il a, en outre, voté le crédit nécessaire au paiement de la portion d’intérêt laissée à la charge du département.
- Al. le préfet va provoquer le décret d’autorisation de l’emprunt de 280400 fr à contracter par le département, et pour lequel les communes intéressées ont voté leur quote-part.
- Fiés que l’emprunt sera autorise, la direction des postes et télégraphes d’Annecy organisera les diverses équipes chargées de l’établissement du réseau téléphonique, qui comprendra les lignes principales d’Aix-les-Bains à Annemassc et à Genève, de Tho-non à Annemasse et de Cluses à Annemassc.
- Toutes les lignes téléphoniques intermédiaires se relieront à Annemasse.
- Le tarif pour les particuliers sera de 0,50 fr par 5 minutes. Les industriels et négociants, ainsi que l’a décidé le conseil général, pourront contracter un abonnement d’un an moyennant la somme de '5°
- — VesonI Haute-Saône;. — M. Coillot, rapporteur de la iri' commission, propose au conseil d’autoriser letude du projet de construction d’un réseau téléphonique départemental basé sur la combinaison financière proposée par M. le préfet et consistant dans la réalisation d'un emprunt représentant le prix total du projet: l’amortissement de l’emprunt aurait lieu au moyen d'annuités d’intérêts fournies par les communes adhérant au projet et des produits annuels du réseau. M. le préfet fait un long exposé de cette question qui intéresse au plus haut point le département de la Haute-Saône ; il développe la combinaison financière qu’il a proposée et qu'a acceptée la commission et demande un vote de principe favorable à cette combinaison.
- Après échange d’observations entre Al. Levrey, M. Couyba, Al. le rapporteur et M. le préfet, les conclusions de la commission sont mises aux voix et adoptées.
- vaux d'installation de la ligne téléphonique de Saintes à Saint-Savinien, qui doit relier Rochefort â. Saintes et faciliter ainsi les relations téléphoniques avec les villes commerciales des départements voisins, sont près d'être terminés; on estime que le
- Compagnie du chemin de fer Métropolitain. — L’assemblée extraordinaire des actionnaires de la _Compagnie s'est tenue le 14 avril, au siège social, 31, avenue de l’Opéra, sous la présidence de M. Bénard.
- Elle a approuvé à l’unanimité les modifications des statuts, conformément à l’avis du Conseil d’État. en date du 25 août 1898.
- La plus importante de ces modifications consiste
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- en la suppression des parts bénéficiaires, ce qui laisse aux actionnaires la totalité des produits nets de l'entreprise, en dehors de l’allocation de 8 p. ioo au conseil d’administration.
- Le rapport qui a été lu donne de très intéressants détails sur la marche des travaux qui incombent à la ville de Paris età la Compagnie.
- Compagnie des tramways électriques de Roanne. — Les actionnaires scsontréunis le2i mars dernier pour prendre connaissance des comptes du premier exercice social finissant le 31 décembre 1898. La rétrocession à la Société des tramways électriques de Roanne de la concession de tramways obtenue par M.. Lorbereau, concessionnaire primitif, n'est pas encore régularisée ; celle concession sera de cinquante ans avec quelques modifications de tarifs en faveur de la Compagnie. Actuellement, le dossier est à la direction du contrôle des chemins de fer, qui attend le rapport de la Compagnie P.-L.-M. au sujet des passages à niveau.
- D’autre part, la ville de Roanne éprouve des difficultés à faire les élargissements des rues néces-
- La Société qui s’était engagée à participer à ces travaux d’élargissement pour 250000 fr, a été autorisée par la ville à ne verser que 100nor> fr .d’acompte
- qui porteront intérêts jusqu'au jour de la mise à l’enquête.
- L’usine d’électricité sera installée sur un emplacement de 64^6 m2, acquis par la Société au prix de 1,50 fr le mètre. L'embranchement qui reliera l’usine au réseau principal aura 230 m de longueur et pourra être utilisé pour le service du cimetière qui sc trouve en face de l’usine.
- C’est la maison Piguet et C'c' de Lyon, qui est chargée de la construction du réseau. Le commissaire des comptes, AL César Bouvier, a été réélu pour l'exercice 1899.
- Compagnie du Secteur des Cliamps-Élysées. — Du rapport du conseil d’administration à l’assemblée générale des actionnaires du 2- mars dernier, il résulte que pendant'l’exercice 1895, les conditions d'installation et d’exploitation du réseau ont subi les modifications suivantes :
- Le matériel de l'usine s'est augmenté de deux chaudières; un sixième groupe générateur a été commandé et sera mis en montage cet été ; une parcelle de terrain de 2085 m2 contiguë à Pusiiie, a été acquise en vue d'augmenter les stocks de charn bon. L.'usine, le matériel, les terrains et logements figurent pour 2 328 250,85 fr au bilan de 1898 ; en 1897 la somme correspondante était de 1 936918,55 fr.
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- l'Eclairage Electrique
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- Les canalisations s’étendaient, au31 décembre 1898, sur 79706,65 m de voies, en augmentation de 5134,10 m sur le chiffre de l'an dernier. Le coût total de ces canalisations a passé de 2 278811,30 fr à 2393805,69 fr du 31 décembre 1897 au 31 décembre 1898.
- Les branchements d’immeubles ont augmenté de 231 passant de 1 001 à 1 232. Le capital immobilisé par ccs branchements, ainsi que les transformateurs et compteurs s’est élevé de 1368 220,38 fr à 1 688639,31 fr.
- Les abonnements souscrits au 31 décembre 1898 s’élevaient à 3351, pour 209602 lampes à incandescence, 193 lampes à arc et 997 chevaux de force motrice, en augmentation sur l’année précédente, de 852 polices représentant 44909 lampes à incandescence, 70 lampes à arc et 546 chevaux de force
- Les installations en service au 31 décembre 1898, représentaient, pour l’éclairage seul, 191031 lampes de 10 bougies ; la puissance totale des moteurs était çle 636 chevaux représentant 12720 lampes de io bougies. L’ensemble équivaut donc à 203751 lampes; c'est une augmentation de 4(762 lampes sur la situation fin 1897.
- Le tableau suivant résume les divers développements de l’exploitation pendant les trois derniers
- Les produits nets de l’exploitation, différence entre les recettes et les dépenses, y compris les frais généraux, se sont élevés à 1519197,59 ic. Les charges sociales s'élèvent à 512358,80 fr, dont 256201,16 fr pour intérêts et amortissements des actions et obligations, 41000 fr pour les frais d'administration, 4161,78 fr pour l’abonnement au timbre, 119844,01 fr pour participation et charges municipales et9i isi.85 pour la participation du directeur et dû personnel dans les produits nets de l’exploitation (6 p. 100), participation qui a augmenté d’environ 23 p. 100 les
- 3i déc\8s6 3i déc. iK97 3i déc. 1S98
- Longueurs canalisées » de câble .. . P°sés- 67 7831,90 74 572“55 79 706'" 65
- 73 c'94m 5 5 84 802"'05 89 93 6m 15
- Nombre immeubi Nombre de police
- 1725 2 499 3 35i
- Nombre de lampes in 127842 164 693 123
- darCS S°US 118 m
- m°teU 55
- Nombre _ de chevau 220,5 451 997
- Nombre de polices re- r 671 2440 5278
- Nombre de lampes incandescence reliées. ni 556 14S 062 176 j8i 608
- Nombre d’arcs reliés. 169
- Nombrede lampes Mes0”8''! “mt“ ", 154094
- Nombre de moteurs 50 17 7
- Nombre de chevaux 174,5 394,75 636
- 10 bougies corres-j Pendantes. . . _ 3 490 7 895 ,a„n
- 'mstallat jons’tra- 122 804 161 989 203751
- traitements et salaires des employés et ouvriers comptant au moins trois ans de présence.
- Déduction faite de ces charges, il reste 1006 838,79fr qui sont employés comme ii suit : amortissement partiel des parts de fondateurs, 200 000 fr ; amortis.
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DES CABLES ELECTRIQUES
- Système BERTHOUD, BOREL & C,p.
- Société anonyme au capital de 1.300.000 francs.
- Siège social et Usine à Lyon ; 11, Chemin du Pré-Gaudry,
- CABLES ÉLECTRIQUES SOUS PLOMB, POUR BASSES ET HAUTES TENSIONS Transports de force. Tramways, Lumière, Télégraphie, Mines, etc., etc.
- EB
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- sement des immobilisations, 450000 fr ; réserve légale, 19091,94 fr; intérêts à 5 p. 100 de 5369 actions, 534225 fr ; amortissement de 433 actions, 216000 fr, laissant un solde de 12521.85 fr qui, joint au solde de 1367,33 frde l’exercice précédent, donne un solde total de 13889,18 fr.
- Le bilan au 31 décembre 1898 est donné par le tableau suivant :
- Actif.
- Installation Elysée Palace-Hôtel. . / . .
- Canalisations.............................
- Branchements, transformateurs, comp-
- Mobilier..............’...................
- Magasins (existences à l’inventaire) . . .
- Cautionnements............................
- Caisse....................................
- Loyers d’avance...........................
- Débiteurs divers..........................
- Impôts sur revenu, exercice 1898. . . . Droits de transmission sur actions. . . .
- Parts de fondateur........................
- Total de l’actif.............
- 2 528250,85 fr 306514,78 » 2393805,69 7,
- Passif.
- y-. •. 1 } 5 369 actions non amorties, I (
- „ amorties...' Joooooo.oofr
- Obligations^ 'J0 oMiS' “on “.™rtiK-| 2000000,oo
- ô 850 » amorties . . .’ ’
- Réserve légale......................... 39053,02 »
- Cautionnements des abonnés......... 559-693, co »
- A reporter...................5598746,02 fr
- Report....................... . . .
- Créditeurs divers’ et banquiers.............
- ProSts Reliquat 1897. iî67,;;-
- et nertes 'Solde credi- 5
- et pertes.' teur |gg8> _ i
- Total du passif................
- 5 598 746,02 fr 1 586 059,09 u
- 1 008 206,12 »
- 8 193 ou, 23 fr
- Avis, adjudications.
- - Almadcu (f-lspngue). -- Des soumissions sont demandées jusqu’au to mai par le conseil municipal d'Almadcn pour la concession de l’éclairage électrique de cette ville pendant une période de 20 ans.
- — Boira \fiî<|iie-Orioatale) • — Le 8 juillet prochain la Compagnie de Mozambique, 45, rua de Alecrim à Lisbonne, adjugera après concours la concession de l’établissement et de l’exploitation à Beira, d’installations électriques (éclairage, force motrice, téléphones, etc.) pour une durée de 25 ans. On peut obtenir le cahier des charges et autres conditions de l’adjudication au siège de la Compagnie sus-mentionnée et au bureau de son comité, 7, rue Lafayette à Paris.
- — Burqwies (Suisse). — La station centrale de Burqwies demande des offres pour la fourniture d'une grande chaudière horizontale et d’une machine compound horizontale.
- — Madrid. — Le.14 juin prochain à 1 heure à la direction générale des travaux publics (ministère
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- ii 1890
- Supplément à L'Éclairage Électrique du f
- de Fomcnto) à Madrid, aura lieu l’adjudication de la concession d'un tramway électrique de Santa Cruz de Teneriffe à San Cristobal de la Laguna : cautionnement pesetas, 7762,14.
- de la ville de Perpignan, porte à la connaissance des électriciens qu’un concours est ouvert pour substituer à la mairie l’éclairage électrique â l’éclairage actuel ;
- Cette transformation commencerait tout d’abord par la salle du Conseil.
- A cet effet les concurrents devront justifier de capacités professionnelles par la production de certificats et munis de l’autorisation à l’usine électrique;
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- La théorie de Maxwell et les oscillations hertzien
- Ils devront déposer ensuite à la mairie, sous pli cacheté avec leurs propositions, les pièces suivantes, à type des fournitures :
- Douille, fils, tulipe, raccord, isolateur, coupe-circuit, interrupteur, étrier, section des fils de la colonne montante, section des fils des lustres, section des fils des appliques, section des fils des lampes, et joindre un plan de l’installation et un devis détaillé.
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- Après avoir fondé la « Bibliothèque des Sciences » et la « Bibliothèque des dont plusieurs ouvrages ont étc analyse librairie Carré et Naud vient de publier ^
- une forme concise et facilement assimilable -développement des questions
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- le fascicule que nous présent rions mieux faire que do le ' „
- ues périodiques spéciales enregisti ' ’ " e, il nous a semblé ±
- e do publication, destinée ;ipusc philosopldqt
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- x'rè
- >xpOsè dans V
- 1 - -à d i°ds^'
- expose philosophique et generales
- e l'évolution scientiflqui . » A l'heure actuelle il 11 est plus possible au spécialiser ; il lui faut connaître l'extension graduelle!
- de monographies, nous noc les questions particulières, 1 actuel et futur de telle 0 détruit ou établit, la df
- telle acquisition, l'équilibre quelle
- _ i-ogres qu'elle représente.
- • Mais il importe de traiter les questions, non d'une façon dogmatique, presque toujours faussée par une classification arbitraire, mais dans la forme vivante de la raison qui débat s le problème, en détache les inconnues et l'inventorie ifès sa solution, dans l'enchaînement do ses aspects îonséquences. Aussi, indiquant toujours les voies iue suggère un fait, scrutant les possibilités logi-
- pas à pas et de s
- •e de la méthode ms ferons, du rt louvfille collectio
- ipérin
- Mathématiqui
- et la portée ubordonnée
- Scientia - q e Pliysu
- tfarlsqiUitu Mais cett«
- d’Arsonvul, Fricdel, Lipp-, membres de l'Institut ; la 5 la direction de ftalbiani, pi-ofcsseur au tkiUcae d Arsonval, Filhol, Fouqué, Gaudry Guignard, s-Edwards, membres de l'institut.
- 3 dégression nous a quelque peu éloigné de la présentation du fascicule de >1. Poincaré sur la théorie de Maxwell et les oscillations hertziennes, le premier de la série Physico-Mathématique. Cette présentation tiendra d’ailleurs en peu de mots, les ouvrages de Al. Poincaré se passant de ......Et après avoir dit que c'est un ouvrage écrit
- sujet faraili
- •pli, dès les premières ligne:,
- une lacune : l’absence de bibliographie. Nous savot/s par expérience combien il est difficile de faire une bibliographie
- mais rempli, philosophiui s à en dire,
- 1 donné naissance à. t
- ville demandent des sou-iai pour la concession de l'éclairage électrique de la -ville durant une-periode
- KAP1IIK
- couver à la fin du fascicule une table indiquant la source des icmofres originaux publiés sur le sujet, ou tout au moins de eux qui sont signales dans l'ouvrage. 11 nous semble même ue la nécessité dç cette table dccoule-nécessairement-de " > directrice qui a présidé à la _ création du recueil ’’ : au ndint. iras ouestion comporte, que des résultats eignements capa-
- dtats. Nous espé-fascicules suivants la lacune que
- acquis, mais encore la publication des 1 oies de mettre le lecteur en mesure de 1 et sûrement la source originale
- veulent bien partager notre mai icarc sera le premier à s'en réjouir
- Électricité. Deuxième partie : Applications industrielles, par
- K. TMcuemost. Un vol. in-8 de, 642 pages, 818 figures.
- Veuve Ch. Duuod, éditeur, Paris,
- Nous avons en son temps présenté la première partie de cet intéressant traité et dit tout le bien que nous pensions de l’ouvrage de M. Dacremout. ^ ^
- que le premier, complète magistralement le travail entrepris par l'auteur. L’cloge, qu’en fait du reste M. de Launay, ingénieur des Fonts et Chaussées, dans la préface montre bien que cet ouvrage a.déjà été apprécié.
- Comme le traité de M. "Km. Gérard, auquel nous comparions précédemment le premiei
- mportante question des canalisations et des systèmes de distribution les plus employés tant à courant continu qu’à courants alternatifs simples ou polyphasés.
- Dans le chapitre Ji qui se rapporte à l’éclairage électrique, l’auteur donne quelques considérations générales sur les stations centrales et sur la constitution du matériel tant à vapeur qu’électrique. Les tableaux de distributions et tes instruments de mesures industrielles sont étudiés dans ce chapitre qui contient également une nomenclature des principales.stations centrales de Paris.
- Le transport de l’énergie (chapitre lit) et les différents systèmes de traction (chapitra IV) méritent une mention spéciale
- Au chapitre V, M. Dacremont fiasse en revue les principales lois qui régissent les phénomènes dus à l'élecfrol.vse ainsi que les m-incinaux nrocédés employés en électro-métallurgie.
- courant sur les parti-
- La télégraphie etla téléphonie font l’objet de;
- VH), <
- téléphonie
- nployés
- i combinaison! réseaux téléphoniques à grand trafic.
- I.'auLcur termine son ouvrage par une étude des appareils enregistreurs et par un projet de distribution d'énergie électrique pour une ville de 50 000 habitants environ.
- En résumé, le livre de M. Dacremont constitue bien dans son ensemble un des meilleurs traites d'Eleetricicé générale que nous ayons eu sous les jeux. Le seul defaut qu'011 puisse lui reprocher c’est la presque absence d’indications bibliographiques qui sont indispehsables dans un traité de ce genre, lorsque le lecteur, dans le but d’approfondir une ques-
- mples
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- L’Éclairage
- REVUE HEBDOMA]
- Éleetfiç ^^Uj^Méean
- Sur la transformation des rayons X par les différent .Machines dynamo-électriques : Alternomotcurs : Di pour le démarrage des moteurs à courants t mutatrice diphasée de la Compagnie Wcstin Théorie de la décharge des conducteurs à capacii variables; Michel PÉTRovr ’"
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- NOUVELLES
- Syndicat professionnel des industries élec-
- triques. — Séance du mardi 11 avril 1899. — La séance est ouverte à 5 h. 35 sous la présidence de Aï. L. Sartiaux.
- Sont présents : MM. Azaria. Bardou, Berne, Chaussenot, Clémançon, Geoffroy, Hillairet, Mildé, Portevin, Radiguet, Sartiaux, Sdama, Violet. Vivarez.
- Se sont excusés : MM. Bancelin, Boistel, Cance, Esch-wège, Harlé.
- Le procès-verbal de la dernière séance est adopté sans observation.
- Admissions et décès. — Sont admis comme membres adhérents du- Syndicat : • -
- M. Préel (Maurice), directeur de la station électrique de Neubourg (Eure), 12, quai delà Bourse, à Rouen;
- M. de RibeSjChristoffe (Fernand.), ingénieur (E. C. P.), co-gérant de la Société Christofle et C‘e, 56, rue de Bondv, I à Paris ; ' I
- M. Véry .'Hector), constructeur électricien (enseignes I lumineuses, lampes à incandescence), 40, boulevard de I Strasbourg. ^ I
- M. le Président fait part du décès de M. Guyot (Albert), ! constructeur électricien, à Limoges, et donne connaissance ! d’une lettre de sa veuve relative à la cession de son indus-
- Rèsultat du banquet du 22 mars iSiyp. — M. le Président fait connaître les frais auxquels ont donné lieu le banquet I
- du 22 mars, à la charge du Syndicat. Ces frais s’élèvent à 514 fr. 25 dont la Chambre autorise le paiement.
- Monument Gaillard. — M. le Président rend compte que la translation des cendres de Gaulard, du cimetière des Bati-gnolles au cimetière du Père-Lachaise, a eu lieu le mercredi 29 mars, en présence de la famille et des membres du Comité. Le monument est aujourd'hui entièrement achevé et la souscription totale a couvert les frais qu’il a nécessités.
- Distribution d'énergie électrique pour ta ville de Reims. — M. le Président donne lecture d’une lettre qu'il a reçue de M. le maire de Reims par laquelle il lui adresse le cahier des charges préparé par la municipalité en vue d’un concours pour l’établissement d’une distribution d’électricité dans la ville de Reims.
- La Chambre décide d'adresser à quelques-uns des membres qui ont l’habitude de s’occuper de ces affaires un exemplaire du cahier des charges : les autres membres adhéreuts qui désireraient en prendre connaissance pourront s'adresser au président.
- Tramways de pénétration dans Paris. — M. le Président fait connaître que les décrets d'utilité publique, les conventions et les cahiers des charges relatifs aux tramways dits de j pénétration dans Paris viennent de paraître au Journal officiel.
- I Un article de ces conventions oblige le concessionnaire à I n'employer que du matériel fixe et roulant de provenance I française, sauf exception autorisée par le Ministre des travaux I publics et motivée sur l'impossibilité qu’il y aurait à com-I mencer l’exploitation dans les délais prescrits par le cahier I des charges.
- 1 M. le Président rappelle que cette decision, si heureuse pour l'industrie française, est due aux démarches faites de concert avec le Syndicat des mécaniciens, chaudronniers et fondeurs de France.
- Une lettre de remerciements sera adressée à M. le Ministre des travaux publics.
- Conslruçlion des bateaux sous-marins le Français et l’Algérien. — M. le Président signale que le journal Le Matin dans son numéro du 30 mars a publié un article dans lequel
- France pour fabriquer promptement les moteurs destinés aux deux bateaux sous-marins le Français et l’Algérien.
- Cetté opinion étant de nature à jeter le discrédit le plus immérité sur l’industrie électrique française, M. le Président a cru devoir faire une démarche auprès du rédacteur du journal Le. Matin.
- Dans son numéro du 9 avril ce journal a publié une rectification dont M. le Président donne lecture et qui donne satisfaction à l’industrie électrique,
- Révision de la série de prix des architectes. — M. le Président fait connaître que la nouvelle série de prix des architectes vient de paraître et qu'elle ne contient, malgré les promesses qui ont été faites par la Commission des architectes,' que des modifications insignifiantes. M. le Président a cru devoir adresser une protestation à M. Bartaumieux,
- I d’avis, d’iuviter ses adhérents à faire dans les concours et I adjudications les rabais les plus faibles possibles, j Conseil supérieur du travail. — M. le Président donne I lecture d’une lettre de M. le Ministre du commerce, de I l’industrie, des postes et des télégraphes relative à la repré-! sentation au sein du Conseil supérieur du travail de la ; Chambre syndicale des industries électriques, j Daué cette lettre, M..le Ministre donne l’assurance qu’il sera donné satisfaction au désir exprimé par la Chambre des
- I Cours d’électricité à la Fédération des chauffeurs-mécaniciens
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- — M. le Président fait connaître que les cours d'électricité professés par M. Lafïargue à la Fédération des chauffeurs-mécaniciens sont terminés et que le Syndicat est redevable à l’Ecole supérieure d'électricité où se sont faits ces cours, d’une somme de 135 francs, représentant les Irais qu’ils ont nécessités. La Chambre autorise le paiement de cette somme.
- En second lieu M. le Président communique une lettre de M. Laffargue demandant d’utiliser tout ou partie de la subvention accordée par la ville de Paris pour ces cours, en achat d’appareils et en récompenses aux ouvriers.
- La Chambre décide de renvoyer cette affaire au Conseil de perfectionnement pour y donner satisfaction.
- Tribunal arbitrale. — M. le Président donne communication d'une lettre de M. Geoffroy proposant de créer au sein de la Chambre un tribunal arbitrale qui serait chargé de régler les différends existant entre les membres du Syndicat
- M. le Président fait remarquer que ce tribunal existe en principe, puisqu'il a eu l’occasion lui-même à diverses reprises de régler à l’amiable des affaires de ce genre.-
- La Chambre est d'avis que l’insertion au bulletin de cette communication permettra aux membres adhérents d'être avisés de ce procédé et de l’utiliser s’ils le jugent à propos.
- Loi sur les accidents du travail. M. le Président fait connaître qu’une assemblée générale des Syndicats industriels assujettis à la loi du 9 avril 1898 a eu-lieu le 20 mars 1899 sous la présidence de M. Pinard, président de la Commission d'études, en vue de la création de sociétés d'assurances mutuelles professionnelles contre les accidents du travail.
- Dans cette réunion la majorité des membres présents ont voté le principe de la création d’assurances mutuelles professionnelles, ou de sociétés d’assurances mutuelles générales.
- le samedi 8 courant dans le but d'exposer à quelques personnalités appartenant aux principales industries assujetties à la loi sur les accidents, le plan d’organisation d'une société d’assurance mutuelle professionnelle qui doit être soumis le 17 courant à l’assemblée des Syndicats industriels.
- Dans cette commission, M* le Président du Syndicat professionnel des industries électriques a été désigné pour faire partie du Comité d’organisation, fonctions que le président 11’a acceptées que sous réserve d’approbation de la Cham-
- Après un échange de vue entre MM. Sciama, Cléman-çon, Radiguet, Violet, Fliliairet et Alildé, la Chambre décide ce qui suit :
- 1° Elle laisse à son président toute liberté pour accepter les fonctions qui lui ont été offertes dans le Comité d’organisation étant entendu que la Chambre gardera toute sa
- liberté d’action jusqu’après la réunion des membres adhérents du Syndicat indiquée ci-après ;
- 20 Les membres adhérents du Syndicat seront convoqués dans une réunion générale qui aura lieu au mois de mai dans laquelle il leur sera exposé les divers moyens misa leur disposition pour se garantir des frais résultant des obligations imposées par la loi du 9 avril 1898 ;
- Le principe de la création de caisses de secours mutuels alimentées par les ouvriers et les patrons pour décharger ceux-ci des sommes dues aux victimes pour les frais de maladie, pour l’indemnité temporaire, etc.
- Al. le Président est chargé de s’entendre avec les trois Syndicats avec lesquels un accord est déjà intervenu en vue d’un groupement pour la création de cette caisse de secours.
- L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 6 h. 50.
- La loi sur les accidents du travail. - La mise en application, à partir du ier juin prochain, delà loi du 9 avril 1898 sur les accidents du travail a donné lieu à des discussions et des polémiques récentes, que connaissent certainement tous ceux de nos lecteurs dont les charges se trouvent considérablement augmentées par cette loi. Nous croyons donc inutile de reproduire ici le texte de cette loi, public dans le numéro du 10 avril 1898 du Journal Officiel, et qui a été récemment reproduit dans L'Industrie Electrique. Divers décrets et arrêtés promulgués ces mois derniers, fixent les conditions d’applications de cette loi ; en voici la nomen-
- Décret du 28 février, portant règlement d’administration publique pour l’exécution de l’article 26 de la loi du 9 avril 1898 concernant les responsabilités des accidents dont les ouvriers sont victimes dans leur travail.
- Décret du 28 février, portant règlement d’administration publique pour l'exécution de l’article 27 de la loi du 9 avril 1898.
- Décret du 28 février, portant règlement d'administration publique pour l’exécution du dernier alinéa de i’article 28 de la lot du 9 avril 1898.
- Arrêté du 29 mars déterminant les bases des cautionnements que doivent constituer les sociétés d'assurances contre les accidents du travail.
- Arrêté du 50 mars déterminant les groupements d’in-
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- dustries prévues par l’article 6 du décret du 28 février 1899, en ce qui concerne les sociétés mutuelles d’assurances contre les accidents du travail.
- Arrêté du 50 mars déterminant les primes prévues à ; 1 article 6 du décret du 28 février 1S99 et à l’article 2 de l'arrêté ministériel du 29 mars 1899, relatifs aux sociétés
- Arrêté du 50 mars déterminant le barême minimum pout la vérification des réserves mathématiques des sociétés d'assurances contre les accidents du travail.-
- Arrêté du 31 mars déterminant les conditions de recrutement des commissaires contrôleurs des sociétés d'assurances contre les accidents du travail.
- Arrêté du 9 avril fixant le cadre et les conditions d’avancement des commissaires contrôleurs des sociétés d’assurances contre les accidents du travail.
- Les décrets du 28 février ont été publiés dans la Journal Officiel du iu,'mars, les cinq premiers arrêtés dans le numéro du 2 avril et Je sixième dans le numéro du 10 avril du même journal. Le Bulletin du Syndical professionnel des usines d'électricité a reproduit le texte de ia loi et des décrets dans les numéros de février et mars ; le Bulletin du Syndicat professionnel des Industries électriques a reproduit le texte des arrêtés dans son numéro d'avril. Ajoutons que Al. Louis Rachou, avocat à la Cour d’Appel de de Paris a fait ressortir les points importants des décrets dans le numéro du ix mars et ceux des arretés dans le numéro du 6 mai du Génie Civil.
- On sait que la loi du 9 avril 1S98 a été l’objet de vives critiques. M. Harlé les a exposées en partie clans une lettre reproduite dans ces colonnes (Supplément du il février 1899, t. XVIII.p. lxiv;. M. F. Sar-tiaux. président du Syndicat professionnel des Indus- j tries électriques,lesarésumées devanlM. Delombre. ministre du Commerce et de l’Industrie, dans un discours prononcé au dernier banquet du Syndicat et dont nous extrayons le passage suivant :
- Monsieur lu Ministre du commerce,
- J’aurais bien voulu terminer ici cet entretien, et vous laisser, lorsque vous nous quitterez, sous l’heureuse impression d'être resté quelques instants au milieu de nous sans que nous vous ayons parlé d'affaires.
- Cependant, il y a cette malheureuse loi sur les accidents au travail qui nous préoccupe tout particulièrement, et mes collègues me reprocheraient de vous avoir laissé partir sans vous exprimer nos inquiétudes et nos desideratas à son sujet.
- Je tiens tout d’abord à vous assurer, Monsieur Je Ministre, que nous sommes tous d’accord sur le côté humanitaire de la loi et sur le but général qu’elle poursuit, puisqu’elle sau- ! vegarde l'intérêt de l’ouvrier victime d’un accident dans son I travail. Les membres de notre corporation ont, eux aussi, avec des idées'démocratiques, un coeur paternel, et je puis dire bien haut qu'on ne pourrait leur reprocher de séparer
- leurs intérêts de ceux des ouvriers qu’ils emploient. Maié si nous sommes bien décidés à faire un essai loyal de la loi, il nous semble que par quelques gravéfc défauts qu'elle renferme, cette loi au lieu d’établir entre les ouvriers et les patrons un lien de fraternité et d'égalité va peut-être jeter au milieu d’eux la méfiance et, je n’ose pas dire la haine.
- D’après une statistique récente de l’Olîice du travail, il y aurait en France, environ 269000 établissements industriels sur lesquels 260 000 occupent moihs de 200 ouvriers. Les patrons et particulièrement ceux qui n’emploient qu’un petit nombre relatif d’ouvriers, et c’est le plus grand nombre d’après la statistique que je viens de rappeler, avec l’appréhension bien humaine d’ailleurs, d’augmenter leurs charges et de ruiner leur industrie, ne vont-ils pas être conduits à faire un choix minutieux de leurs ouvriers? N’est-il pas à craindre qu’ils les examinent dorénavant, avant de les embaucher, eu juge d’instruction, sur leur débilité possible, leur passé, leur nombre d’enfants, leurs charges de famille, etc. et je ne pense pas qu’on puisse leur en vouloir de prendre leurs précautions. En dehors des conséquences immorales qu’il faut entrevoir de cet examen, combien de bons ouvriers vontsans doute devenir victimes de la loi nouvelle.
- Je'ine garderai bien, Monsieur le Ministre, de recommencer devant vous une étude de toute la loi. et je n'ai pas la prétention de vous en indiquer les points.faibles ; vous les connaissez mieux que nous et vous avez eu maintes fois l'occasion de lire et d’entendre dire ce que les industriels en pensent. Us sont unanimes, vous le savez, à reconnaître que la majorité du Parlement, — et je ntc plais à rappeler que vous n'en étiez pas, - en votant cette loi un peu trop hâtivement sans doute, ne s’est peut-être pas assez rendue compte des lourdes charges dont elle allait subitement frapper toute l’industrie.
- Je voudrais. Monsieur le Ministre, citer deux chiffres qui sont le résultat d’un calcul très exactement fait : telle petite industrie ayant actuellement 4000 francs de charge d’assurance annuelle en paiera avec la nouvelle loi au minimum 12 000 francs; telle autre grosse industrie, et nous en connaissons quelques-unes, paiera 75 000 francs au lieu de 35 000 trancs de charges annuelles.
- I Quoi qu’il en soit, cette loi sera comme tant d’autres; nous pensons que c’est la façon dont elle sera appliquée qui en fera connaître les bons côtés et les graves inconvénients ; dans un pays d’équité comme est la France, il me semble que ces inconvénients sont appelés à disparaître assez vite.
- Lorsque le 8 février dernier, l'honorable M. Ricard vous affirmait à la tribune de la Chambre que cette loi était attendue avec impatience par les ouvriers, je crois qu’il se trompait ou du moins il nous a paru imparfaitement ren-
- qui vivons un peu plus au milieu des ouvriers que M. Ricard, nous croyons en effet, qu’ils seront heureux de voir la loi recevoir son application, mais à la condition d’en supprimer certaines- obligations qui, comme je le disais au début, amènerout à exclure des ateliers français, des ouvriers dont la santé ou les charges de famille seraient pour les patrons de lourdes responsaDÜités en cas d’accident.
- Je ne sais plus qui a écrit que dans un pays comme la France la force ne saurait triompher longtemps du droit et de la justice; il me semble qu'on peut appliquer cette axiome à la loi nouvelle ; tôt ou tard, en effet, la révision paraît devoir s’en imposer en raison des charges et des inégalités de traitement qu’elle renferme.
- . Nous vous demandons alors, Monsieur le Ministre, si ce
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- pas une des moindres gloires de votre passage au ministère du commerce, si, prenant Jes avis des industriels et des ouvriers eux-mêmes, vous consentiez à élaborer et à présenter à bref délai aux Chambres un projet de loi modifiant la loi actuelle dans ce qu’elle a de défectueux et d’antilibéral. Les t les patrons vous en garderaient une rcconnais-
- îstriels, c’est que nous avons constaté avec un réel r __ que dans les Commissions constituées auprès de vous, 'soit pour préparer les règlements d’administration publique, soit pour former le Comité consultatif des assurances contre les accidents du travail, on semble avoir oublié que les industriels existaient. — Ne pensez-vous pas qu’ils auraient mérité d'être appelés à donner leur avis puisqu’ils vont avoir à payer et que la loi nouvelle augmente leurs charges.
- Je disais tout à l’heure que nous étions décides à faire un essai loyal de la loi parce qu’en fait nous en acceptons le principe et nous voulons largement le pratiquer; mais il paraît évident que la loi nouvelle atteindra plus durement les petits ateliers ou les petites industries qui représentent la grande majorité des établissements industriels en France. La conclusion à tirer de cette situation est que le plus grand nombre des industriels et des ouvriers vont supporter les charges et les duretés de la loi nouvelle ; dans ces conditions, peut-on dire qu’une loi semblable est démocratique et surtout économique; nous ne le pensons pas. 11 semble au contraire certain que si elle n'est pas quelque peu modifiée à bref délai, elle doive atteindre grav------1 —,1!‘ -* ’•
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- tompris, puisqu’il s’agit des ïntérêts ’primordiaux
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- Toutes les formalités administratives nécessitées par la construction du réseau de tramways de Béziers ainsi que celles de la ligne de Béziers à la mer sont aujourd’hui remplies et la commande de matériel électrique a été faite récemment à la Com-pagmeThomson-Houston. (VoirSupplément. t.XVll, P- *x-ï
- Nous rappelons que le réseau total, en y comprenant la ligne de Béziers à la mer, qui a 14 km de longueur, comprendra au total 29 km de lignes.
- A l’usine génératrice seront intallées 3 dynamos de 225 kilowatts chacune ; le service sera effectué par 30 voitures automotrices a 2 moteurs dezs chevaux.
- — ilamaïqne. — M. Cooper vient d'envoyer par
- le Colonial Office, un rapport à M. Chamberlain, en faveur de i’établissementdc la traction électrique sur les lignes actuelles. A.
- — r.aoD (Aisne). — La ville étant située sur un plateau dominant d'une centaine de mètres la sta-
- tion du chemin de fer. la Société anonyme des chemins de fer de Laon, d’accord avec la Compagnie des chemins de fer du Nord, a décidé de relier la gare à la ville par un chemin de fer électrique.
- Les travaux sont déjà très avancés et touchent même à leur fin comme nous l’annoncions dans notre numéro du 18 mars, tome XVIII, p. exxiv.
- La ligne a 1500 m de longueur environ ; les rampes y sont très importantes, et atteignent en certains points 32 et 13 cm par mètre; aussi, dans les parties dn tracé où les rampes sont aussi fortes, la traction sc fera-t-elle par le moyen d’une crémaillère.
- La voie est établie à la largeur de 1 m.
- Les voitures au nombre de trois, seront actionnées chacune par deux moteurs Thomson-Houston de 42 chevaux. Elles sont divisées en trois compartiments : un compartiment de irs classe, pour 9 places assises ; un compartiment de 28 classe, pouvant contenir 17 voyageurs assis, et enfin un fourgon pour les bagages ; deux plates-formes spacieuses sont aménagées à l’avant et à l’arrière.
- Le courant nécessaire à la traction des voitures sera fourni par l'usine électrique que possède, à la gare de Laon, la Compagnie du chemin de fer du Nord.
- Le trajet de la gare à la ville se fera en sept minutes environ, en y comprenant le temps néces-
- - i.a Tiue (Suisse). — Une demande de concession pour une ligne électrique à voie étroite La Tine à Zweisimmen vient d'ôtre déposée au département fédéral des chemins de fer. La longueur de cette ligne qui irait se souder a la ligne Zweisim-men-Thoune, serait de 37 km et le coût se monterait à 4 200 000 fr. La concession ferait suite à la concession de la ligne Vcyey-La Tine.
- La ligne Vcvey-La Tino-Zwcisimmen-Thoune aurait l’avantage de coûter deux cent mille francs de moins que le tracé passant par Bulle. Elle n'era-prunterait que quelques kilomètres au territoire fribourgeois et desservirait Château-d'OEx. Gesse-nay, comblant ainsi les vœux des habitants de ces
- — Lourde* (Hautes-Pjrénée*). - Une compagnie vient de se constituer pour la construction et ïcx-
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- ploitation d’un réseau de tramways électriques mettant' en communication la gare, la ville et la grotte- Le matériel a été commandé à la Compagnie Thomson-Houston; l'installation doit cire terminée dans le courant de l’été prochain.
- Le réseau comprendra trois lignes d’une longueur totale de 5.7 km. Son profil est très accidenté et comporte des rampes assez importantes, notamment celle de la rue de la Grotte, qui atteint à certains points près de io p. ioo.
- La largeur de la voie est de i m.
- La station centrale comprendra trois groupes générateurs d’une puissance de ioo kilowatts cha-
- La traction se fera par trôlet. Dès à présent le nombre des voitures automotrices prévues est de 20; elles seront actionnées chacune par deux moteurs de 25 chevaux en marche normale, et pourvues du freinage électro-magnétique Thoinaon-Ilouston.
- — Mmes (tturd;. — La traction électrique va être substituée à la traction animale sur le réseau actuel ; diverses lignes nouvelles seront en outre
- — Poitiers (Menue). — Le décret portant déclaration d'utilité publique pour l’établissement d’un réseau de tramwâvs dans la ville de Poitiers, vient
- La pose des rails et des fils sera terminée pour le3 juinprochain ; il est malheureusementà craindre que les travaux de l’usine ne soient- pas achevés pour celte époque.
- Ce retard provient uniquement de ^interruption apportée par l’attente du décret d’utilité publique.
- — Iloeliofort («.’harputr-lulWifiire). —, M. Caude-ray, concessionnaire de la ligne de tramways électriques à établir à Rochefort et entre Rochefort et lonnay-Charente. a accepté les modifications demandées par le Conseil supérieur des ponts et chaussées; et, dernièrement, le dossier complet a été adressé à M. l’ingénieur en chef Modelski en vue de l’ouverture des conférences, qui seront activement menées.
- — San José (Costa Rica). — Un tramway électrique est sur le point d’être établi dans cette ville par la Costa Rica Electric T.ight and Transporta-
- Le réseau ancien et nouveau aura une longueur d’environ 14 km, dont une partie en voie double ; la voie ferrée sera établie à la largeur normale. (Voir Supplément, t. XV, p. xi.vi.)
- Dans l’usine génératrice seront installées trois dynamos Thomson-Houston, d’une puissance de 150 kilowatts chacune, à la vitesse de 400 tours par
- La ligne de traction sera entièrement aérienne et supportée tantôt par des fils transversaux fixés entre rosaces ou entre poteaux, tantôt par des poteaux consoles.
- Le service sera effectué par 25 voitures automotrices pouvant contenir chacune 40 voyageurs ; ces voitures seront munies de moteurs Thomson-Houston d’une puissance de 35 chevaux chacun en marche normale. Durant la saison d’été, le nombre des places offertes sera considérablement augmenté par l’adjonction de voitures d’attelage.
- — Suède. — Beaucoup de projets de tramways électriques sont à l’étude en ce moment en Suède. Entre autres celui d’une ligne de'26 km de longueur, de Liinhamn, via Yakuœ, à Lund, dans Je sud de la province de Scania ; cette ligne sera exploitée .par le système mixte, à accumulateurs. et à trôlet aerien. Un prolongement partira de Lund pour aboutira Bjened à une chance de 8 km; il sera à traction aérienne et à vôic de un mètre. Les stations génératrices de ces deux lignes marcheront par des moteurs à gaz Dawson.
- 11 existe aussi un projet pour la construction d’un tramway électrique entre Stokholm et Sundbyberg, d’une longueur de 8,500 km et à voie de un mètre. Un autre tramway électrique est aussi projeté, entre la station de chemin de fer de Kinna el Elfsbor-glæu ; sa longueur sera d'environ 8 km. A.
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- directeur de la Compagnie d’éclairage électrique, un arrêté lui enjoignant d’avoir à cesser son éclairage électrique dans cette ville à partir du y août prochain.
- I.e directeur, dit-on, va se pourvoir contre cet arreté et épuisera tous les moyens légaux pour en poursuivre l'annulation.
- entre la ville de Rochefort et la Société Gaz et Eaux pour l'amélioration de l'éclairage au gaz et l’établissement de l'éclairage électrique ayant reçu l’approbation du préfet de la Charente-Inférieure les travaux vont commencer sans retard et tout fait espérer qu’ils seront terminés avant un an. Déjà, l'emplacement des deux pylônes et le tracé des principales lignes de canalisation électrique sont désignés.
- Tramways de Paris et du département de la Seine. — L’Assemblée générale ordinaire de la Compagnie a eu lieu le 19 avril dernier.
- Après avoir entendu les rapports du Conseil et des commissaires, elle a approuvé les comptes de Tcxcr-cice 1898, se soldant par un bénéfice de 100,1570,14 fr qui permet, après divers amortissements montant à 302 067,79 f1' de distribuer un dividende de 28 fr par action de capital et de 3 fr par action de jouissance, payable le 1" juillet prochain.
- 'En outre, l’Assemblée a voté l’amortissement de 265 actions, qui seront remboursables le i°r août.
- Elle a voté une résolution approuvant les concessions obtenues ou demandées par la Compagnie, notamment celles de la ligne de Saint-Denis-Auber-villers-Opéra et de la ligne de Ncuilly-Saint-James à Saint-Philippe-du-Roule, et autorisé, en conséquence, la Compagnie à emprunter une somme de 5 millions de francs par voie d'émission cTobli-
- M. Jacques Delamatle, administrateur sortant, a
- Enlin les pouvoirs des commissaires des comptes. MM. René de Mas-Latrie et Joseph Henrotte ont été renouvelés pour l'exercice en cours.
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- Exposition de Poitiers. — On nous communique
- Voiture électrique pour incendie. — On travaille depuis quelque temps aux ateliers de l'état-major des sapeurs-pompiers de Paris à la construction d’un fourgon électrique qui, actuellement, est à peu près terminé.
- Dans les différentes expériences qui ont été faites ces jours derniers, le nouveau fourgon, complètement armé et sur lequel onze personnes avaient pris place, s'est admirablement comporté, fournissant une vitesse de 24 km à l'heure, grimpant facilement les côtes et s'arrêtant instantanément.
- Ce véhicule a été construit sur les plans de M. Cor-dicr, capitaine-ingénieur du régiment.
- Installations électriques dans la gare et les ateliers de la Compagnie du Midi, à Bordeaux. — La Compagnie du Midi possède à Bordeaux de vastes ateliers de réparation de locomotives, de voitures et de wagons qui n'occupent pas moins de 1200 ouvriers ; ces ateliers exigent une puissance motrice de 500 chevaux, fournie par 16 moteurs à vapeur de 1 cheval à 80 chevaux. En outre, une station centrale provisoire assure l’éclairage électrique de la nouvelle gare des voyageurs. I.’extension croissante des ateliers et du service de l’éclairage nécessitant l’installation de nouveaux moteurs, la Compagnie a pensé qu'il serait plus économique d’établir une station génératrice unique fournissant le courant nécessaire à l'éclairage et â la force motrice, et a
- fait étudier un projet qui montre qu’il y avait effectivement avantage à opérer ainsi.
- Voici, d’après la Revue générale des Chemins de fer et Tramways, de mars (p. 197). les principaux points de ce projet dont l’exécution a été autorisée par une décision ministérielle en date du 31 décembre 1898 :
- La station centrale sera construite dans un ancien dépôt de machines situé à une distance maxima de 400 ou 500 mètres de tous les centres de consommation d’énergie, à l'exception toutefois d’une usine élévatoirc d’eau d’alimentation et de la gare maritime de Brienne qui se trouvent à 1 200 m.
- La consommation d’énergie en ces derniers point? ne correspondant qu'à une puissance inférieure à 30 kilowatts, on n’a pas cru devoir employer une tension supérieure à 240 volts qui se prête avec la plus grande facilité au raccordement des feeders amenant le courant de l’usine centrale, avec les tableaux de distribution existant déjà dans la gare des voyageurs et d’où partent des canalisations à trois fils.
- La vapeur sera produite par une batterie de six chaudières disposées spécialement pour la combustion du poussier de coke et des fraisiis provenant des boites à fumée des locomotives. Par suite de la mauvaise qualité de ce combustible, ü faudra, chaque jour, en consommer 6 à jo wagons et enlever 3 à 4 wagons de cendres et de mâchefers. Des dispositions spéciales ont été prises pour faciliter ces manutentions : le combustible arrivera sur une voie d’où il pourra être directement déchargé dans une soute faisant face à la batterie des chaudières ; pour l’enlèvement des cendres et mâchefers, il est prévu deux caniveaux souterrains munis de trémies, dans lesquels circuleront des wagonnets qui seront remorqués sur une estacade par un treuil électrique et seront ensuite déchargés en wagons.
- L’énergie électrique sera produite par trois groupes électrogènes de 285 kilowatts chacun; l’emplacement est prévu pour un quatrième groupe. Chaque
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- groupe sera constitué par une machine compound horizontale marchant à 75 tours et par une dynamo calée sur l'arbre de la machine. Les moteurs pourront fonctionner soit à condensation, soit à échappement libre. Les groupes seront calculés de manière à pouvoir fournir en marche forcée, d'une manière continue, une puissance maxima de 335 kilowatts.
- Le courant à. 240 volts sera conduit à deux barres principales du tableau de distribution, d’où il sera réparti sur 8 lignes à 3 fils. Les canalisations seront établies en conducteurs aériens nus, partout où il sera possible.
- L'éclairage d’ensemble des ateliers sera assuré par des lampes à arc, et l'éclairage individuel des machines outils et des étaux, par des lampes à incandescence. Toutefois, dans tous les ateliers où l’on travaille le bois, l’éclairage sera complètement as-sul'é avec des lampes à incandescence. Les circuits d’éclairage seront branchés sur l'un et l'autre pont
- La force motrice sera distribuée dans les ateliers par groupes : chaque moteur commandera un arbre de groupe dont dépendront un certain nombre de machines-outils. F.n divisant les arbres existants et augmentant par suite le nombre des groupes, on limitera les pertes résultant des transmissions mé-caniques et de la rotation à vide des arbres en même temps qu'on diminuera le nombre des outils arrêtés en cas d'avarie accidentelle à un moteur. Les moteurs répartis dans les ateliers seront au nombre de 35, d’une puissance variant de 0,74 kilowatt à 45 kilowatts; ils seront branchés sur les conducteurs extrêmes présentant une différence de potentiel de 240 volts.
- La production d’énergie annuelle de l’usine a été évaluée à 2.200 000 kilowatts heure, dont 515000 pour l’éclairage. La puissance maximum de l’usine ne sera utilisée que durant deux heures environ par jour pendant l'hiver. En raison de cette circonstance et de la possibilité d’augmenter de 1 '4 la pro-
- duction de chaque groupe en forçant la marche; on a pu se dispenser de prévoir de suite un groupe de rechange. Les anciens moteurs des différents ateliers resteront d’ailleurs provisoirement en place-
- Dans le cas où l’extension des installations l’exigerait, on installerait une puissante batterie d’accumulateurs.
- La dépense d’établissement comprenant la cons-truction et l’équipement de l’usine centrale, l’installation complète de l’éclairage (y compris les appareils) et des moteurs dans les ateliers, le dépôt, 1 usine élévatoire d’eau d'alimentation et l’installation du circuit primaire pour l’éclairage de la gare des voyageurs, est évaluée à 922000 fr.
- Ligne électrique à trains rapides de Dusseldorf à Crefeld. — Le premier express électrique circulant sur une voie étroite a été inauguré récemment sur la ligne de Dusseldorf à Crefeld.
- Le projet a été exécuté par la Société Siemens et Halske, de Berlin, pour ce qui est relatif aux voitures, aux appareils électromoteurs et à l'installation de la ligne ; la voie part de Dusseldorf, traverse le Rhin sur le nouveau pont, dessert Obcrcassei, Heerdt-Lcerrick, Biiderich, Osterath, Fischeln, pour aboutir à Crefeld.
- vitesse de ce train peut atteindre facilement 55 à 60 km à l’heure, la vitesse normale étant de 40 km.
- C’est le système à ligne aérienne avec prise de
- Les voitures sont pourvues de châssis tournants et chacune d’elle est actionnée par un moteur de 40kilowatts agissant directement sur l'essieu. Cette disposition, la première de ce genre pour les voies étroites, permet d'éviter le bruit désagréable des engrenages de la transmission de mouvement. Les voitures à voyageurs comprennent 36 places assises et 14 debout ; elles comportent des deuxième et troisième classes ; les plateformes sont protégées
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- par des glaces ; l’éclairage est produit par rS lampes à incandescence de 16 bougies ; ccs voitures, en hiver, sont chauffées, et leur installation est aussi luxueuse qu’élégante. L’arrêt est produit, soit par un frein à air comprimé à main ou par la mise en
- Quant à la ligne acrienrre, elle est constituée par deux fils de cuivre de 9 mm de diamètre.
- Cette voie qui a 22,2 km sert aussi bien au transport des voyageurs qu’à celui des marchandises ; il part un train toutes les deux heures et le croisement sc fait à une halte intermédiaire ; la duree du trajet est d’environ une demi-heure.
- Tramway interurbain de Titusville à Pleasant-vllle (États-Unis). — L’installation de cette ligne offre un nouvel exemple de l’extension que pren-nenten Amérique les communications interurbaines par traction électrique, même dans des cas où il semblerait <î priori qu’au point de vue financier, les résultats ne puissent être satisfaisants. Titusville n'a, en effet, que 10000 habitants, Pleasantville n'en a que 1 200 ; en comptant East-Titusville, située sur la ligne et Hydetown, reliée à la ligne principale par un embranchement de ù km environ, la région desservie par le réseau de tramways, d’une longueur totale de 17 km, ne possède que 15000 habitants. 11 est vrai que cette région est riche en puits de pétrole, que Titusville possède des usines métallurgiques, des raffineries de pétrole, une très importante tannerie, une fabrique de soie et qu’en-l'm cette ville sert en quelque sorte d’entrepôt pour tous les objets de première nécessité.
- D’après le Street Raihvav Journal de mars dernier, auquel nous empruntons ces renseignements, la ligne principale de Titusville à Pleasantville a été ouverte à l’exploitation le 3 juin dernier et l'embranchement de Hydetown en novembre suivant.
- La station génératrice, située à East-Titusville. comprend une salle des machines de 20 m de long sur 12 de large et une salle des chaudières de 13 m sur 13,5 m. La salle des machines comprend deux moteurs à vapeur du type Corliss de la Atlas En-gines Works, d’Indianapolis, accouplés directement à deux génératrices à courant continu, de la General Electric Company. La puissance de l'un des groupes est de 110 kilowatts, celle de l’autre est de 325
- kilowatts. Le plus petit groupe a suffi aux besoins du service jusqu’en janvierdernier, époque à laquelle a été installé le second groupe; depuis, le premier ne sert plus que comme réserve.
- Les chaudières, au nombre de trois, présentent cette particularité d’être chauffées avec du gaz naturel, fourni par la Oil City Fuel Supply Companv, au prix de 2 centimes le mètre cube. La consommation a été en moyenne de 1150 m;i par mois, la dépense mensuelle en combustible ne s'élève dqnc qu’à 29 fr environ, bien inférieure à ce qu'elle serait si l’on employait du charbon ; en outre la main-d’œuvre est considérablement diminuée, un seul chauffeur étant suffisant à la surveillance des chaudières.
- A côté de l’usine se trouve un hangar où sont remisées les quatrevoitures automobiles actuellement en usage. Ces voitures construites par l'American Company sont à deux moteurs Westinghouse m49. La vitesse commerciale atteint 24 km, en certains points, la vitesse réelle dépasse 40 km.
- L’établissement de la voie n’a nécessité la construction d'aucun ouvrage d'art important. Deux ponts en acier, longs, l’un de 56 m. l'autre de 27 m ont seulement été nécessaires. Les pentes et rampes sont peu accusées; la plus forte pente a une déclivité de 8 0/0.
- À l’intérieur de Titusville, le tarif est de 25 centimes pour toute la longueur du parcours en ville. En dehors, le tarif est de 2.5 cents par mille, soit environ S centimes par km. Malgré ces tarifs relativement peu élevés pour les Etats-Unis et malgré la faible densité de la population, les bénéfices nets des six premiers mois d'exploitation se seraient élevés à 32500 fr.
- Substitution de l’électricité à la vapeur sur une ligne de l’Erié Railway. Le chemin de fer de Touawanda à Lockport (New-York) fournit un des exemples les plus récents de la substitution de la traction électrique à la traction par la vapeur. Nous en trouvons la description dans le Génie civil d’après Engineering News :
- Cette ligne est exploitée par la Ce de fer de Buffalo à Lockport et alim i’Hrié-IUilvvay. La Compagnie, organ quit immédiatement 8849,50 m de
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- Le service des voyageurs se fait à l’aide de voitures électriques circulant isolément, et le service des marchandises est assuré au moyen de deux locomotives électriques.
- Chacune des dix voitures automotrices est montée sur quatre essieux à l'aide de deux trucks du type «Perfect ». Ces voitures sont de deux modèles : les voitures pour voyageurs, avec fumoir, ayant 12,7615 m entre tampons et 9,42 4 m entra les extrémités de la caisse avec des plates-formes de 1,36s m et les voitures pour voyageurs et bagages ayant 9,627 m de longueur, avec des plates-formes de 1,368 tu. I.'installation de la force motrice comporte quatre moteurs de 208 chevaux-vapeur par voiture et deux combinateurs. Le poids total en charge est de 20 à 25 tonnes.
- Les deux locomotives électriques, fournies par la General Electric C°, pèsent 36 tonnes chacune! Elles ressemblent aux locomotives électriques de Baltimore et Ohio et comportent deux parties inclinées placées de chaque côté d'une cabine centrale, le tour reposant sur deux trucks à quatre roues. Le châssis de la cabine est constitué par des cornières de 0,044 x0,044 m et recouvert en tôle de 0,003 m d’épais--seur. Le châssis principal est construit avec, des fers tj de 0,203 m régnant sur toute la longueur et rivés aux traverses extrêmes. Les chaînes d'attelage sont fixées à de solides poutres en chêne fixées aux extrémités de la plate-forme. Les trucks sont supportés par des ressorts elliptique longerons sont constitués par des poui
- t boulonnées et rivées e : janre
- 1 fer laminé mble. Les roues or er et moyeux en fer
- Chaque locomotive comporte quatre traction à pleine vitesse est, approximativement, ae 17 000 kg suffisant pour tirer un train de 340 tonnes à raison de 24 kilomètres à l’heure. Les moteurs sont chacun de 160 chevaux-vapeur, soit en tout 640 chevaux-vapeur. Comme la vitesse maximum requise est très faible, deux ‘des
- moteurs........-........ ----------
- . Le coi
- indu position, ou position de marche il relie les moteurs 1 et 3, ainsi que les moteurs 2 et 4 en série, ces deux groupes se trouvant alors accouplés en tension.
- Les locomotives sont munies de trôlets manœuvrés pneumatiquement. Ce dispositif évite au mécanicien d avoir à descendre de la cabine, lorsqu’il veut engager la roue sur te fil conducteur ou renverser le trôlet. Ces mouvements s’effectuent à l'aide d’une manette placée au-dessus de la tête
- du
- Les principales dimensions do ces locomotives sont les
- Longueur totale.................9.728 mètres
- Hauteur delà cabine au-dessus des rails. 3,648 —
- Distance d’axe en axe des trucks. . 1 . 3.952 —
- Diamètre des roues................0,912 —
- 1 Poids total d’une hxomotive......... 36 tonnes
- Ces locomotives ont déjà subi plusieurs essai s. Elles ont été prévues pour remorquer un train de 300 tonnes, non compris le poids de la locomotive t mais ii a été démontré qu'elles pouvaient tirer 2S wagons pleins de marchandises, soit 560 à 700 tonnes, à la vitesse fixée de 24 kilomètres à l’heure.
- four obtenir le courant nécessaire, la Compagnie de force des chutes du Niagara a établi un branchement entre sa station principale et Touawanda. Une ligne spéciale, comportant des poteaux en cèdre, des isolateurs triples et des conducteurs en cuivre, amène le courant à un convertisseur rotatif dans la sous-station de Lockport. Cette station comprend 6 transformateurs à courant d'air de 150 kilowatts qui réduisent le voltage de 10 500 à 350 volts, et deux convertisseurs rotatifs à 6 pôles de 400 kilowatts, prenant le courant alternatif aux transformateurs et le convertissant en un courant continu à 500 volts.
- Le tableau de distribution comprend un panneau pour la transmission à haut potentiel et deux panneaux pour le courant alternatif de basse tension (convertisseurs rotatifs), deux panneaux pour le courant continu (de la ligne du chemin de fer), et deux panneaux pour les transformateurs. Les prises de courant pour la haute tension sont du type à • interruption rapide, chaque lame étant séparée de la voisine par une bande de marbre. La manœuvre se fait au moyen d’une tige à crochet en engageant le crochet dans un œil pratiqué à l’extrémité de la lame.
- On se propose de construire bientôt à Touivwanda une autre sous-station utilisant également le courant de la station des chutes du Niagara. Le chemin de fer serait alors divisé en sections : la pre- * mière, ayant son point de départ à Buffalo et allant jusqu'aux limites de la ville, prendrait son courant à la station de la Compagnie du chemin de fer de ’ Buffalo. Delà, à Lockport, une distance de 11,263 km, ainsi que la moitié du chemin vers Niagara Falls et
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- la moitié du chemin vers Touawanda, seraient des-. servies par le courant venant des convertisseurs des chutes du Niagara. On a également l’intention de relier le chemin de fer électrique de Ruffalo-Lokport à celui de Buffalo-Niagara, de façon que le courant puisse être à volonté, fourni ou emprunté à l’une de ces lignes le cas échéant.
- A propos de la loi allemande sur les brevets. — Dans un récent numéro de la Zeitschrift des Vt‘reines Deutscher Ingenieure, Al. Riedler, professeur à l'École polytechnique de Berlin, public un article concernant la loi allemande sur les brevets d’invention, dans lequel il formule quelques plaintes relatives à la pratique du Patentarnt. En Allemagne, les demandes de brevets doivent subir un examen rigoureux. M. Riedler critique les principes variables sur lesquels se basent les décisions du Patcntamt et reproche à cette administration d'ntevpréler Le mot invention dans un sens trop restrictif. Nombre de demandes de brevet ont été refusées pour cette raison. Ce sont surtout les inventions des ingénieurs qui, selon lui, sont menacées par ce système. Reposant presque toujours sur une base scientifique, ces inventions paraissent souvent, à première vue, tout à fait claires et simples, et l'on perd facilement de vue le grand travail intellectuel qu’il a fallu pour appliquer dans la pratique des principes scientifiques bien connus. M. Riedler recommande vivement l'adoption d’un système permettant de breveter toute invention réalisant un progrès technique.
- Traction électrique.— Bruïla Boumauiei, — Les travaux de la ligne de tramway à traction électrique entre Brailla et Lacul-Sarat se poursuivent avec activité ; cette ligne sera, paraît-il, ouverte à la circulation avant l'ouverture de la saison balnéaire.
- — Decazeville (Aveyron).— Voici un aperçu succinct du projet relatif au tramway électrique :
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- la chaussée ; elle sera tioyée dans le sol, sans saillies ni dépressions, suivant le profil normal de la chaussée empruntée, de" manière à n'offrir aucun obstacle permanent à la circulation des voitures prdinaircs.
- En rase camoagnc, c'est-à-dire entre Aubin et Viviez et entre Viviez et Decazeville, elle occupera l’un des accotements du chemin relevé en forme de trottoir.
- Traction. l.a tracion sera électrique par câble
- Vitesse et nombre de trains. — Dans les parties agglomérées, la vitesse sera de 15 km à l’heure, en rase campagne,
- Nombre de trains — A. — De Cransac à Aubin, quatre par heure et dans chaque sens.
- B. — De Cransac à Decazeville un par heure et dans
- C. — De la Vitareile à la place Decazes, quatre par heure et dans chaque sens.
- Les trains se composeront de une. de deux ou de trois voitures, suivant les besoins du ^service..
- On voit que les services de Cransac à Aubin et de la Vita-relle à Decazeville seront largement assurés, puisqu’il y aura soixante-quatre trains par jour, c'est-à-dire un parquant d’heure. Ce qui fera cent vingt-huit trains par jour dans les deux sens.
- Voitures. — Il y aura des voitures de première et deuxième classe. — Le nombre des places par voiture sera de quarante.
- Non seulement cette Société ne demande aucune subven-
- mnnes, mais elle versera au Trésor des sommes importantes par le paiement d’une redevance due par chaque voiture mise en service, elle ne demande que le droit de s’installer et de fonctionner au plus tôt.
- — Fmiu'l’ori Allemagne)—Depuis le 10 avril, les voitures à traction animale des « Tramways de Francfort » sont remplacées par de grandes voitures électriques portant l'inscription '< Tramways municipaux ». C’est la ville elle-même qui fournit la force électrique. Les nouvelles voitures sont à trôlet mais sont munies d’accumulateurs pour franchir certains parcours où le iil de trôlet est sup-
- — Java (Indes hollandaises). — Le premier tramway électrique dans les Indes hollandaises a été inauguré à Batavia, Java. 11 a été installé par la Union F.Ieklrizitacts Geselischaft, de Berlin, pour une compagnie néerlandaise. La population de Batavia atteint 130000 habitants et il paraît que le
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- à trafic des rues est considérable. l.a longueur de la ligne est de 15 km. A.
- — Lausanne iSuisse). — Dans le premier débat sur les projets de décrets accordant des subventions aux chemins de fer électriques: a) Rolle-Gimet : b) Aubonne-Gimcl ; c).Bex-Bcvieux-Gryon-Villars, les subventions de l’État ont été fixées :
- it) pour le Rolle-Gimel, à 93300 fr, soit 9,360 km à inooofr.
- b) pour l'Aubonne-Gimel, à 85200 fr, soit 1500 m à 30000 fr le kilomètre et 4200 mà 10000 fr.
- c) pour le Bex-Bévieux-Gryon-Villars, 219000 fr, soit 5,120 km à 30000 fr et 6,540 km à 10000 fr.
- Le rapport de M. Gaüdard conclut à l’adoption des trois projets.
- — SeiiiH-eMMso. — A l’une des dernières séances du Conseil général, Al. Bonnefille a, au nom de la deuxième commission, déposé son rapport sur les demandes en concession faites pour plusieurs lignes de tramways à traction mécanique à créer en Seine-et-Oise et intéressant la région comprise entre Versailles, Rocquencourt, Saiut-Germain-en-I.a\e, Chatou. Saint-Cloud, Sèvres et Paris. Ce rapport se terminait par la proposition de délibération sui-
- Le Conseil général.
- Vu les diverses demandes de concessions de tramways présentées pour les lignes suivantes par :
- V’ M.M. Caudcray et Renard : Issy-les-Moulineaux à Versailles ; Pont de Saint-Cloud ;i Vaucresson et Versailles ; Saint-Cloud à Versailles par Ville-d’Avray ; Saint-Cloud au cimetière vers Buzenval ;
- 20 La compagnie des chemins de fer nogentais : de Versailles à Sèvres ; de Sèvres à Boulogtie-sur-Seine ;
- 5° M. Faye : Saint-Cloud place d'Armes à Saint-Cloud Porte-Jaune et Buzenval ;
- 4° MM. Pichon et Fresson : Suresnes, Saint-Cloud, Vau-cresson ;
- y MM. Franck, Garnier. Grosselin : Suresnes à Garches ; Versailles à Marly-le-Roi ;
- 6° MM. Radenac et Dulau : Versailles à la Porte-Jaune, par Rocquencourt ; Roquencourt à Port-Marly, par l.ouve-ciennes ; Versailles à Chatou, par Bougival;
- 7" M. Nave : Versailles à Chatou, par Bougival; Neuilly
- Considérant qu’il importe de ne retenir que les projets susceptibles de rendre le maximum de services aux populations tout en permettant les frais d’exploitation les moins
- Considérant qu’il convient d’assurer principalement la fréquence des relations des localités de la banlieue avec le centre de Paris tout en facilitant les communications des principales agglomérations entre elles ;
- Considérant qu’il convient sus si de mettre en communication directe Versailles avec Saint-Germain. Marly, Louve-ciennes, Bougival et Chatou;
- Considérant que MM. Cauderay et Renard, concessionnaires de la ligne du Champ-de-Mars à Issy-les-MouIiueaux, et du réseau de Boulogne avec usine de production électrique aux Àlouiineaux, semblent présenter les plus sérieuses garanties de bonne exploitation pour ce qui concerne la région entre Versailles et Paris, étant donné qu’ils feront le service direct entre ces deux villes;
- Que MM. Radenac et Dulau qui viennent de faire les plus louables efforts pour l’achèvement et la mise en exploitation de Ja ligne de Versailles à Maule paraissent tout désignes pour compléter leurs services par l’adjonction des lignes de Versailles à Marly-le-Roi et de Versailles à Chatou ;
- Que la section de Suresnes à Garchcs serait utilement rattachée à l'exploitation de MM. Franck, Garnier et Grosse-lia, déjà concessionnaires de la ligne de Saint-Cloud à Pierre-fitc passant à Suresnes ;
- Sous la réserve générale que les divers concessionnaires seront tenus de livrer passage sur leurs voies aux voitures de tous nouveaux services qui pourraient être créés dans l'avenir, à des conditions à déterminer aux cahiers des charges ;
- Vu les rapports de MM. les ingénieurs des 10 et 11 avril courant ;
- Vu le rapport de M. !e Préfet,
- Délibère ;
- ^ le Ministre des travaux publics est prié d'autoriser
- sailies ; du Pont de Saint-Cloud à Vaucresson et à Versailles ; de Saim-Cioud à Versailles par Ville-d’Avray.
- MM. Radenac et Dulau : de Versailles à Port-Marly par
- 2° M. le Préfet est invité à soumettre à l'enquête les
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- Supplément à L'Eclairage Electrique
- l.XXXl
- demandes suivantes et à en préparer les cahiers des charges.
- MM. Cauderay et Renard : de Saint-Coud au cimetière de Buzenval.
- MM. Radenac et Duku : de Rocquencourt à Chatou par
- MM. Franck, Garnier et Grosseliu : de Suresnes à Gar-
- M. le Préfet est prié d’activer les instructions de ces diverses demandes pour que le Conseil général soit à même de statuer définitivement sur les concessions dans le cours de ia session d’août.
- Téléphonie- — V'esoul Ilante-Saime — [.a création d'un réseau téléphonique, d’après les projets préalablement dressés, coûterait environ 37000 fr,
- Avant de commencer les travaux, l'administration des postes et télégraphes désire que cette somme lui soit versée.
- Eclairage électrique- — Angers (Maine-.t.l.oîro) -- Le 18 avril, devant le conseil municipal d’Angers est venue la question de l’éclairage de la ville par l'électricité. M. Gain lit un très long rapport concluant à dénoncer le contrat d'éclairage public avec la compagnie du gaz et à traiter pour cet éclairage par l'électricité avec tout autre entrepreneur. Le rapporteur donne également lecture d'une lettre de la compagnie du gaz dans laquelle elle confirme des prix de 5 c et de 8 c l’hectowat, donnés précé-
- demment et où elle laisse entendre qu’elle pourrait peut-être revenir sur ce prix.
- Cette dernière lettre a paru au conseil une manœuvre tendant à ajourner encore une décision ferme ; en conséquence le rapporteur estime que l’on ne doit pas s’y arrêter.
- Le conseil vote les conclusions du rapport de M. Gain, puis décide que la concession de l'cclai-rage électrique sera donnée à M. Nouvel, électricien à Paris, commandité de zoooooude francs par la Société générale.
- M. Nouvel accepte le cahier des charges sans restriction, et s’engage à se charger de tout procès que la compagnie du gaz pourrait intenter à la ville à cette occasion.
- En conséquence, le prix de l’éclairage de la ville est fixé à 3 c 1/2 l’hcctowatt, et celui des particuliers à 5 c 1/2.
- — Colmar (Alsace,. - La municipalité de Colmar étudie actuellement l'opportunité d'introduire dans la ville la lumière électrique et la force motrice. La société qui construit le tramway de Tur-kheim aux Trois Epis offre d'installer 1 électricité à Colmar, sans frais pour la ville, si cette dernière veut lui concéder un monopole d’exploitation de
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- Fol* — Le conseil de préfecture de
- l'Ariège vient de rendre son arrêt sur le procès intenté par la ville de Foix contre la Compagnie du gaz.
- Cet arrêt dont nous donnons les principaux articles est rendu en faveur de la ville.
- Article premier. - - Les conclusions de la Compagnie du gaz sont rejetées ;
- Art. 2. — Il est déclaré que, conformément aux clauses du cahier des charges et du traité du it mai 1863, la Compagnie du gaz de Fois est tenue d'établir l’éclairage élee-
- de la convention étant réalisés!
- Art. 3. — Il sera, avant, fait droit au fond sur les conclusions de la ville de Foi*, tendant à l’alfoaation d'une indemnité pour le préjudice résultant pour elle du non-établissement de l’éclairage électrique il partir du m novembre i8;>7-
- Art. 5. — Les experts auront pour mandat ; U De rechercher si la ville de Foix a subi un préjudice ; a'1 dans l'affirmation, de fixer l’indemnité à allouer à ladite ville.
- Art. 7. — Sont agréés comme experts : MM. Sauret,
- du gaz. S ’ ’ P 'PS
- M. Fontaine, secrétaire général de la chambre syndicale des Unions électriques, à Paris, est nommé expert par le conseil de préfecture.
- Art. 8. - - Les conclusions de h ville sont rejetées pour le surplus.
- — I.avnm- (Tarn). — L’éclairage électrique sera prochainement installé dans cette ville.
- L'usine hydraulique du moulin, dont la commune s'estréservéepresque entièrement l’énergie, dispose d’une force capable de satisfaire largement tous les services publics et même de distribuer la force mo lrice aux industriel? pour actionner leurs machines'
- — Soissons lAUmm — Les travaux de la pose des lits conducteurs aériens pour l’éclairage électrique à Soissons viennent de commencer.
- Compagnie Général© des Voitures à Paris. — L’Assemblée générale ordinaire des actionnaires de
- la Compagnie a eu lieu le 29 avril dernier, sous la présidence de M. Bixio, préside»! du Conseil d’administration.
- Elle a voté les résolutions suivantes :
- i° L’Assemblée générale, après avoir pris connaissance du rapport fait au rfom du Conseil d’administration et du rapport de la commission de vérification des comptes, nommée par l'Assemblée générale du 30 avril 1898, approuve le bilan, les comptes et répartitions de l’exercice 1898, telsqu’ils sont résumés dans les susdits rapports, fixe à 15 fr par action, sous déduction de l’impôt, le dividende dudit exercice, et décide qu'un acompte de 7.50 fr ayant été distribué en janvier 1899, sur ce dividende, le paiement du solde, soit 7.50 fr pour les actions de capital et 1.60 fr pour les actions de jouissance, aura lieu, à partir du lundi 3 juillet ^899, sous déduction de l’impôt;
- 2° L’Assemblée générale, appelée, aux termes des statuts, à procéder au renouvellement partiel du Conseil d’administration sur la présentation des membres restant en fonctions, réélit : M. de Che-vigné; 20 M. de Kergorlay; 30 M. de Kermaingant; et ratifie la nomination de M. Pierre Darcy, en remplacement de M. de Guntz. décédé;
- 31’ L’Assemblée générale, appelée, aux termes de I l'article 24 des statuts, à procéder à la nomination | de la commission de vérification des comptes pour | l’exercice 1899- désigne MM. Dukas, Ruiz, de Traz
- Compagnie des Omnibus et Tramways de Lyon.
- Les actionnaires de la Compagnie se sont réunis, le 17 avril, en Assemblées générales ordinaire et extraordinaire.
- ! L’Assemblée ordinaire, après avoir entendu la lecture des rapports du Conseil et des commissaires,
- ‘ a approuvé, dans toutes leurs parties, les comptes présentés par le Conseil et fixé à 50 fr, moins l’im-
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- pôt, le dividende de l’exercice 1898, dont le Solde, soit 37.50 fr par action, sera payé, à partir du iCl-mai prochain, à raison de :
- 36 fr par action nominative.
- 34,69 fr par action au porteur.
- M. Vallul, ayant donné sa démission, a été remplacé par AI. Henri Damour. Cette nomination du Conseil a été ratifiée par l’Assemblée.
- M. le comte de Rcsie, vice-président, étant décédé, ne sera pas remplacé. Le Conseil sera comploté par MM. Pierre Trcsca et Adrien Bussy, administrateurs de la Société d’Ecully, qui entreront au Conseil d'O.-T. I,. lors de la fusion définitive avec la Société du tramway d'Ecuily.
- MM. Musnicr et Ulysse Pila, administrateurs sortants, ont été réélus. L'Assemblée a confirmé comme commissaire des comptes, M. d’Aubarcde et lui a adjoint M. Hubert Audras en raison du surcroit de travail de vérification des comptes.
- A titre extraordinaire les actionnaires ont ratifié les résolutions votées par l’Assemblée du 16 janvier dernier en ce qui concerne la fusion de la Compagnie du Chemin de fer de Lyon à la Croix-Rousse avec la Compagnie des Omnibus et Tramways de Lyon.
- Avis, adjudications.
- pales de cette ville demandent des soumissions avant le 27 courant pour la fourniture d’un p$nt-roulant électrique.
- — Uerteli (Ilnssie). — La municipalité de Kertch demande des soumissions pour les fournitures nécessaires à la construction dans cette ville d’une station génératrice pour l’éclairage et les tramways.
- aura lieu à Madrid une adjudication pour la fourniture de l'éclairage électrique de la ville de Medina-Sidonia. Le cahier des charges peut être consulté à l’Office national du commerce extérieur.
- — Paris. — Il sera procédé, rue de Grenelle, fi11 103, à Paris aux adjudications publiques des fournitures suivantes : le 30 mai : fourniture d’un tableau multiple destiné au bureau téléphonique de l'Avenue de Saxe ; le 3 juin : 1" d’une fourniture de papier bande de to, 12 et de 16 millimètres pour appareils télégraphiques (14 lots); 20 d’une fourniture d'appareils pour bureaux télégraphiques (16 lots).
- - Parana (Brésil). — Le conseil municipal de cette ville demande des soumissions pour l’érection d'une station génératrice d’électricité. A.
- — Shanghaï (Chine;. — Nous rappelons que l’adjudication d’un réseau de tramways électriquesdans cette ville a été reculée au 30 juin 1899. On peut consulter les plans et cahier des charges à l’O. N. C. F',.
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- îi'iP!'"rÀiIn'’dê"'IdiT.r« r'icn.™ ïVlUumVS'ÏA''bb?dî
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- i uiraiiueseeiice put j uicOol sont ensuite examinées. M. jK-u-
- 'îP3iiïh:Snr^^ ;z : iZ'rfczi V; r,.ir tiïXi.'.r;;,,
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- rBà as Tlel'^Moe
- .ans lequel l'auteur donne la liste de tous les brevets pris en
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- L\™r «V‘-r -/,
- quai des Grands-Audiustiiis, éditeurs. Pria, broclic. 10 trancs.
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- Électriques — Mécaniques — Thermiq
- L’ÉNERGIE
- La reproduction des articles de L'ÉCLAIRA GE ÉLEi
- SOMMAIRE Pages.
- Système de distribution de l'énergie électrique par courants alternatifs : Systèmes de la Compa-
- gnicThonisoivHoustonct de la Société des anciens établissements Scbuckert; C.-F- Guilblrt. 281
- Chemin de fer électrique Stanstad-Engelberg; J. Reyval....................................... 289
- Mesures sur le microphone; J. Cauro............................................................ 205
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Interrupteur automatique de sûreté, à mercure, pour lignes aériennes, système R. Ducornot.. 302
- Four électrique Becker pour la fabrication du verre......................................... . 304
- Moteurs d’induction à vitesse variable, par F. Niethammrk..................................... 303
- REVUE DES SOCtÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES Société française de Physique (séance du iÿ mai) :
- Quelques théories relatives à l'électricité atmosphérique, par Chauveau.................... 307
- , Phénomène de Zeeroan : Polarisation circulaire magnétique et double réfraction magnétique, par A. Goldiiammer. 309
- Sur les rayons-canal, par A. Wehnelt......................................................... 311
- CHRONIQUE
- • Les tramways électriques de Blackburn (Angleterre). — La classification des systèmes de traction à contacts superficiels. — Résultats d’essais d’une lampe à arc enfermé. — Hydrdgénation de l’acétylène en présence du nickel. -- Sur la polarisation rotatoire magnétique du quartz. — Emploi de l'arc au mercure dans le vide comme source intense de lumière monochromatique. — Préparation au four électrique du phosphure de calcium P2 Ca3. — Influence de la torsion sur la résistivité électrique des métaux et alliages. — Nouvelle
- expérience de cours sur les ondes électriques. — Courants photo-électriques................ 313
- SUPPLÉMENT
- Nouvelles. — Exposition de Corne. — L’utilisation des forces motrices du Rhône dans le canton de Vaud. — Traction électrique. — Eclairage électrique. — Compagnie continentale Edison. — Compagnie générale française de tramways. — Compagnie générale de traction. — Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris. — Compagnie générale de travaux d’éclairage et de force. — Compagnie du tramway électrique de Paris à Romainville. — Compagnie des tramways de Saint-Maur-les-Fossés et extensions. — Compagnie française pour l’exploitation des procédés Thomson-Houston. — Compagnie urbaine d'eau et d'électricité. — Omnium Lyonnais de chemins de fer et tramways. — Adjudications...........................Lxxxvt
- Bibliographie. — Manuel pratique du monteur électricien............................................... xevi
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- Exposition de Gôme. — Notre confrère, L’Klcltri-ciia, de Milan, nous adresse à ce sujet la lettre sui-
- Monsieur le Directeur,
- Vous nous obligerez en voulant bien publier dans votre Revue les lignes suivantes :
- « Pour la collection des portraits des auteurs, professeurs, « inventeurs, techniciens, etc., s'étant consacrés à 1 elec-« triché, qui sera exposée à l’Exposition internationale qui « s’ouvrira dans quelques semaines à Côme —à l’occasion <i du Centenaire delà pile de Volta — la direction de YÉleltri-<i cita de Milan (Via Cusani ii) prie toutes les personnes « s’occupant d’une manière particulière de l'électricité et de h ses applications, de lui remettre une photographie avec « signature autographe, b
- L’utilisation des forces motrices du Rhône dans le canton de Vaud. — Dans son cours supérieur au-dessus du lac de Genève, le Rhône n’a été jusqu’ici que fort peu utilise à la transmission électrique de l’énergie- Des projets grandioses sont actuellement presque à la période d’exécution et récemment le Grand Conseil du canton de Vaud a pris, à l’occasion d’un de ces projets présenté par le consortium des forces motrices du Rhône, le décret d’expropriation suivant :
- Grand conseil du cantou de Vaud :
- Vu le projet de décret présenté par le Conseil d’Étut ;
- Vu la demande de la commuue de Lausanne- ;
- Considérant que l’expropriation demandée a pour but l’utilité publique et en application de l’art. 346 du code
- Décrète :
- Article premier. — La commune de Lausanne est autorisée à acquérir, par voie d’expropriation conformément à la loi du 29 décembre 1836, sur les estimatiuns juridiques, le passage sur le territoire vaudois des câbles aériens et souterrains destinés à ameoer l’énergie électrique du Rhône, dès l’usine de Saint-Maurice à Lausanne.
- Le droit d’expropriation pourra être exercé pour la commune de Lausanne par la Société constituée sous le nom d’Entrcprise des forces motrices du Rhône, conformement à la convention passée entre cette société et la commune de
- Art. 2 — La ligne de transport de force sera composée de poteaux en bois ou en fer, espacés d’environ 30 à 35 mètres. Des poteaux en fer pourront être exigés parles communes pour la traversée des rue des villes et villages.
- Ces poteaux porteront, au moyen d’isolateurs, les lignes électriques et téléphoniques. La hauteur des fils au-dessus du sol ne sera pas inferieure 4 6 mètres en rase campagne et à 8 mètres aux traversées de chemins et lieux habités.
- La ligne sera construite conformément aux prescriptions officielles sur la matière et toutes les mesures de sécurité seront prises dans le sens des indications fournies par l’Association suisse des électriciens (mesures de sécurité à observer dans l’exécution et ('exploitation des installations électriques, 1896, spécialement chapitre G.).
- Art. 3. — Les lignes seront établies de manière à rendre toute rupture impossible, ou du moins très improbable.
- Art. 4. -• Les dégâts faits en cours de construction seront remboursés par la commune de Lausanne ou ses entrepreneurs, sous réserve des conventions qui les lient.
- Art. 5. — L’autorisation de passage est donnée à titre permanent, sous la réserve toutefois que, si les immeubles traversés reçoivent des constructions pouvant être gênées par les lignes ou les poteaux, ceux-ci devront être déplacés aux frais du concessionnaire et sur décision dûment motivée du conseil d’Etat.
- Art. 6. — Les propriétaires des immeubles traversés par les lignes seront tenus de laisser libre accès au personnel chargé de la surveillance et des réparations.
- Ce personnel aura pour consigne de ménager les cultures et de se conformer aux indications du propriétaire.
- Art. 7. — Aucune distribution d’énergie électrique ne pourra être faite sur le territoire des communes traversées par les lignes de transport do la force sans l’autorisation spéciale des autorités de ces communes. — En cas de vente de force ou de lumière, toutes les communes situées sur le parcours des lignes seront traitées sur un pied d’égalité.
- Art. 8. — Le conseil d'hlm pourra imposer à l’entreprise toutes les mesures de sécurité qu’il [jugera utiles, et, à 1 cet effet, exercera une surveillance générale sur l’exécution
- ouvert une enquêté sur dc[s plans établis à l’échelle des plans cadastraux, figurant la position projetée de tous les poteaux, pylônes et câbles, etc.
- La ligne elle-même devra être rendue visible sur le terrain par un jalonnement comme le prévoit la loi fédérale de 1850 sur l’expropriation.
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- Nous avons à plusieurs reprises entretenu nos lecteurs de l’importante question de la substitution de la traction électrique à la traction animale sur les tramways de Bordeaux. Le rapport du Conseil d'administration de la compagnie Thomson-Houston à l’assemblée générale qui a eu lieu le 4 mai, nous fournit à ce sujet les renseignements suivants :
- Conformément aux conventions intervenues entre la Compagnie Thomson-Houston et la « Bordeaux Tramways and Omnibus C° Limited » de Londres, il a été constitué, le 11 octobre dernier, une société anonyme française à laquelle cette dernière compagnie a fait apport de sa ‘concession actuelle et du traité qu’elle venait de passer, le 31 août précédent, avec la municipalité de Bordeaux, en vue de la transformation de la traction animale en traction électrique sur les lignes de tramways et de la prolongation delà durée de la concession, et de tout son actif social comprenant les terrains et bâtiments, dépôts et écuries, tout son matériel et son outillage, une cavalerie en très bonne condition, son encaisse, ses cautionnements et un portefeuille assez important de valeurs de placement.
- La Compagnie nouvel!» a été créée sous la dénomination de Compagnie française des tramways électriques et omnibus de Bordeaux, au capital de 25 millions de francs divisé en 100000 actions de 250 fr chacunê.
- L’apport et le versement définitif du prix d'acquisition des actions à la compagnie anglaise ont été subordonnés aux
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- décisions administratives à intervenir pour autoriser la substitution de Ja société nouvelle au précédent concessionnaire dans la concession actuelle.
- A l’heure présente, le projet de substitution a été approuvé par le Conseil d’Etat et la signature du décret présidentiel paraît devoir avoir lieu très prochainement. En vue de cette substitution, et en raison des délais assez courts impartis par le traité avec lamunicipalité de Bordeaux pour l’exécution des travaux de transformation sur le réseau des tramways la compagnie Thomson-Houston a traité avec la nouvelle société de Bordeaux pour l’entreprise de toute cette transformation. Les travaux sont commencés.
- L’entreprise comprend une usine de 2400 chevaux à installer sur le terrain acquis à cet effet à la Bastide par la compagnie de Bordeaux, des lignes d’une longueur de tracé de plus de 55 kilomètres et une longueur de voie simple développée de plus du double, dont 2 kilomètres environ en
- produit pour des réseaux de grandes villes.
- Jammu (CucUo.mtre). — Un. projet pour l’établissement d’un chemin de fer électrique entre Jammu et Srinigar. dans l'ctat de Cachemire, a été dressé par l’ingénieur Nethersole, qui propose d’utiliser les chutes de la rivière Jehlum, à la production de la force motrice. La distance entre ces deux villes est de 290 km. A.
- — Wian (Italie). - Le système de traction électrique à troisième rail est adopté pour la conversion projetée de la ligne de chemin de fer entre Milan et Lavçno, en ligne à traction électrique.
- L’énergie électrique sera fournie par la société Lombarda del Ticino. à une tension de iooou volts et sera réduite à 700 volts par des transformateurs
- le long de la ligne. La vitesse maximum a été fixée à 90 km à l’heure pour les trains de voyageurs et à 38 km pour les trains de marchandises. A.
- piauay (Savoie). — Depuis quelque temps déjà la Compagnie des voies ferrées des Alpes françaises est concessionnaire du tramway devant relier Mou-tiers à Brides-les-Bains. Tout récemment elle sollicitait La concession de la ligne de Rrides-les-Bains au Vitlardde Planay, laquelle, n’est en définitive, que le prolongement de la première et à cette occasion. elle demandait quelques modifications au cahier des charges de sa concession, en particulier l'autorisation de substituer la traction électrique à la traction à vapeur et à celle du transport des marchandises en petite vitesse.
- De l'enquête qui a dû être faite, il résulte qu’aucune opposition n’a été présentée contre ces modifications et dans sa séance du 12 avril dernier, le Conseil général de la Haute-Savoie a accepté la demande de la compagnie pour la ligne déjà concédée.
- - Kh«c (Alpes-Mariiimc«). _ Ainsi que nous l’avons déjà annoncé, la substitution de la traction électrique à la traction animale sur le réseau de Nice est passée de la période d’étude à la période d’exécution et il est à prévoir que Ut transformation sera accomplie avant la tin de cette année.
- réinstallation comprendra une usine hydraulique de 2000 chevaux établie sur une importante chute du Var. i<k> voitures automotrices et 50 voitures de remorque seront nécessaires pour l'exploitation.
- L’usine génératrice est appelée à alimenter une partie de l'importante ligne du littoral Cagnes, Nice, Beaulieu. La portion comprise entre Nice et Beaulieu sera «sans aucun doute en exploitation
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- avant la fln de l'année, Sur le prolongement de cette ligne se trouve déjà le réseau de Monaco inauguré le 15 mai 1898 et exploité par le système Thomson-Houston à contacts superficiels; ce réseau représente une longueur de 5 500 m dont une partie encore en exécution; il est desservi par 9 voitures
- — Pari» (Tramways-Sud). - -A la suite de l'inauguration de la ligne à traction mixte, Bastille-Gharcn-ton. la compagnie des Tramways-Sud a renouvelé, le 36 novembre 1898. ses propositions delà substitution de la traction électrique à la traction animale sur ses lignes. Ces propositions paraissent avoir été accueillies favorablement par l'administration.
- La nouvelle ligne de Saint-Ouen-Champ-de-Mars, d’une longueur intra muros de 4 600 m, concédée, le 27 décembre 1897, à la compagnie des Tramways-Sud pour une durée de 48 ans est actuellement en construction.- Elle sera exploitée conformément à un traité avec les Tramways-Nord, ces derniers étant chargés de la partie suburbaine, et au contraire, la partie dans Paris étant réservée pour la construction et le trafic, aux Tramways-Sud.
- Le 30 mars dernier, la ligne Malakoff-Les Halles, d’une longueur de 7 km a été concédée aux Tramways-Sud. Les études sont en cours et elle doit être terminée pour l'exposition.
- — Siiiut-Dié (Vosges). —Unedemande de concession d’un tramway électrique reliant Saint-Dié à Wissembach, a été introduite auprès de l'administration préfectorale.
- Sosuowlce (Russie). — La ville de Sosnowice qui a une population d’environ 150000 habitants est sur le point d'avoir des tramways électriques. T.a longueur totale de ces lignes qui relieraient Sosnowice avec différents points du bassin de Dam-brova atteindrait environ 65 km. A.
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- Le rapport du Conseil d'administration â l'assemblée générale ordinaire du 3 mai, de la Compagnie continentale Edison, nous fournit les renseignements suivants sur les résultats de l’exercice 1898 :
- L'ensemble des lampes alimentées par le secteur correspondait, au 31 mars 1898, à 139 183 lampes de
- 10 bougies pour 2295 abonnés; au 31 mars 1899 ce chiffre s’était élevé à 175 213 lampes pour 2 754 abonnés, soit dans l’année une augmentation de 36 030 lampes et de 459 abonnés, parmi lesquels l’Opéra-Comique et d’autres importants établissements publics.
- Le courant commence à être utilisé dans la journée pour la charge des automobiles. D’autre part, les applications à la force motrice deviennent chaque jour plus nombreuses et récemment des contrats ont été passés avec plusieurs imprimeries du quartier Montmartre pour la fourniture de 400 chevaux environ.
- Les recettes brutes' qui avaient été en 1897 de 4049675,90 fr, ont atteint en :89s la somme de 4288202,45 fr. ,
- La seule augmentation apportée en 1898 à la puissance de production du secteur a été l’installation d’une nouvelle batterie d’accumulateurs. En attendant la solution de la prolongation des concessions et pour faire face aux besoins de sa clientèle, la Compagnie a commencé la construction d une usine nouvelle à Saint-Denis. La construction se poursuit avec la plus grande activité et il est probable que les deux groupes électrogènes de 1 000 kilowatts que construit Le Creusot, seront prêts à marcher avant la lin de cette année.
- — Sauvelerre (Basses-Pyrénées). — NOUS apprenons que la concession pour 40 années de i'alimen-tation hydraulique et de l'éclairage électrique a été accordée par la municipalité à MM. Lescoute et Soulhcban, moyennant une rétribution annuelle de 2 000 fr avec condition de création de fontaines, de bouches de lavage et l’éclairage de 6oo lampes électriques qui seront reparties par les soins du Conseil municipal.
- — 1'sai‘itzync (Russie). — L’administration de la ville de Tsaritzyne a décidé de publier un concours pour un projet technique détaillé avec devis et explications pour l'éclairage électrique, soit par la ville même, soit à forfait en concession. Une prime de 3 000 roubles est allouée au projet qui sera approuvé par la municipalité et le ministère de l’intérieur. Le terme est le ier juin prochain. Des pourparlers sont entamés par la ville avec une vingtaine de maisons, parmi lesquelles se trouve la société « Siemens et Halske »>, l’Union, etc. •
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- Compagnie continentale Édison. — L’Assemblée générale ordinaire des actionnaires de la compagnie a eu lieu le 3 mai dernier.
- Après avoir entendu la lecture des rapports, elle a approuvé, tels qu'ils lui étaient présentés, les comptes de l’exercice 1898 et fixé le dividende y afférent â 30 fr par action.
- Elle a également décidé l’attribution d’une somme de 3 fr à chacune des parts de fondateur et le report à nouveau de 24097, 60 fr.
- Un acompte de 15 fr par action ayant été payé le iar janvier dernier, le solde de 15 fr, ainsi que le dividende des parts, seront mis en paiement, sous déduction de l’impôt, à partir du Ier juillet prochain.
- L’Assemblée a donné quitus de leur gestion d’ad ministrateurs à MM. A. Chalard, décédé, Elie Léon et Charles Porgès, démissionnaires.
- Elle a ratifié la nomination faite à titre provisoire par le conseil, comme membres du conseil, de M. Siégel, en remplacement de M. Porgès et de M. Léauté, en remplacement de M. Cbatard.
- Procédant ensuite au remplacement des administrateurs sortants, elle a réélu pour six ans MM.EIlis-sen, Léauté et Siégel.
- Les commissaires des comptes, MM. Jutct et Gibert, ont vu renouveler leurs pouvoirs pour
- Enfin, en vertu de la loi de 1867, l’assemblée a autorisé les administrateurs qui ont des intérêts dans d'autres sociétés à faire des affaires avec la compagnie Édison.
- Compagnie générale française de tramways.
- Le 27 avril a eu lieu au siège social l’assemblée générale ordinaire de la compagnie sous la présidence de M. Rostang, président du conseil.
- Après la lecture du rapport du conseil d’administration et de celui des commissaires, les résolutions suivantes ont été votées par la réunion :
- i° Après avoir entendu la lecture des rapports Rassemblée générale déclare approuver, dans toutes leurs parties, le rapport du conseil d’administration, le bilan et les comptes de l’exercice 1898, tels qu’ils lui sont présentés ;
- 20 L’assemblée générale, adoptant la répartition des bénéfices proposée par le conseil d’administration, fixe le dividende de l’exercice 1898 à 27,50 fr
- par action ancienne et 4.416 fr par action nouvelle sous déduction des impôts de finances, décide que ce dividende sera mis en distribution à partir du ier mai et approuve le report à nouveau au crédit des actionnaires de 88 936,82 fr -,
- 30 L’assemblée générale approuve et ratifie la convention intervenue entre la ville de Cambrai et la compagnie à la date du 16 novembre 1898 pour la création d'un réseau de tramways da'ns cette ville et sa banlieue ;
- 40 L'assemblée générale donne, en tant que de besoin et conformément aux termes de la loi de 1867, l’autorisation à ceux des administrateurs qui font partie de différentes sociétés ayant des rapports d’affaires avec la compagnie générale française de tramways, de conclure des affaires avec la compagnie ;
- 5° L’assemblée générale donne quitus de la gestion de MM. les administrateurs Allain-Launay et Ileamish, décédés ;
- 6° L’assemblée générale nomme aux fonctions de commissaires des.comptes pour l’exercice 1899 MM. Charlon et Monnier avec faculté d’agir ensemble ou séparément en cas de maladie ou d’empêchement et fixe leur rémunération à la somme de 1 000 fr pour chacun d’eux.
- Compagnie générale de Traction. — Le 5 mai dernier a eu lieu Rassemblée générale des actionnaires de la Compagnie générale de Traction, sous la présidence de M. Henrotte, président du conseil. Après la lecture du rapport de l'administration et du rapport des commissaires des comptes, M. le président donne aux actionnaires des explications très étendues sur des points du bilan qui lui ont été signalés. Ensuite, il met aux voix les résolutions suivantes, qui ont été adoptées à l’unanimité :
- i° L’assemblée générale approuve, dans toutes leurs parties, le rapport et les comptes de l'exercice 1898, tels qu’ils sont présentés par le conseil d’administration et les commissaires, et fixe à 1 200 000 fr la somme à répartir aux actionnaires, soit 6 p. 2i)o du capital social, et à 5714^,60 fr celle à attribuer aux 22 500 parts de fondateurs.
- Ces répartitions seront mises en paiement, à partir du ier juillet 1899, sous déduction des acomptes payés et des impositions ;
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- 2" L'assemblée générale, conformément à l'article 40 de la loi du 24 juillet 1867, approuve les traités passé? et les opérations faites avec divers de
- maisons dont certains administrateurs sont administrateurs ou gérants.
- Elle autorise chacun des membres du conseil à traiter, jusqu'à la prochaine assemblée générale annuelle et, tant pour leur compte personnel que pour celui des sociétés dans lesquelles ils sont egalement intéressés, toutes opérations qui seront agréées par le conseil d'administration ou la direction de la Compagnie générale de Traction ;
- 3° L'assemblée générale délègue au conseil d’administration tous pouvoirs pour donner aux parties qui y ont figuré décharge des engagements par elles contractés envers la Compagnie générale de Traction et d’ÉIectricité. par le traité du 26 février 1896!
- 4° L’assemblée générale donne décharge et quitus sans restriction à M. Georges Renard de sa gestion comme administrateur de la société jusqu’au 3 juin 1898, date de sa démission ;
- 5n L’assemblée générale nomme MM. René de Mas-Latrie et Maurice LT.pine commissaires chargés de faire un rapport sur l’exercice 1899 et fixe à 2 000 fr la rémunération de chacun d'eux.
- Compagnie du chemin de fer Métropolitain de Paris. — Depuis le 12 mai dernier, les 100000 actions de 230 fr, libérées et non libérées, de la Compagnie du chemin de fer Métropolitain de Paris sont admises aux négociations de la Bourse, au comptant.
- Ces titres sont inscrits à la iru partie du Bulletin de la Cote sous deux rubriques, affectées : l’une aux actions entièrement libérées et au porteur (coupon 1 attaché), et l’autre aux actions libérées de 62,50 fr et nominatives.
- Siège social à Paris, avenue de l'Opéra, 31.
- Compagnie généralo de travaux d’éclairage et do force (anciens établissements Clémençon). — L’assemblée générale annuelle des actionnaires de la compagnie a eu lieu le 26 avril dernier.
- Apràp avoir entendu la lecture des rapports, elle a approuvé, tels qu’ils lui étaient présentés, les comptes de l’exercice 1898 et fixé le dividende à 6,25p. 100, soit 51,25 fr par action.
- Ce dividende sera mis en paiement, sous déduction de l'impôt, à partir du 31 mai prochain.
- Compagnie du Tramway électrique de Paris à Romainville. — La compagnie fait annoncer que l’établissement du nouveau réseau de Romainville, va, selon toute vraisemblance, entraîner le remboursement au pair de ses obligations. Ce remboursement, d’ailleurs prevu par la convention avec les obligataires, aurait lieu dès que le remaniement de la société serait effectué.
- Compagnie des Tramways de Saint-Maur-les-Fossés et extensions. — Les actionnaires de la compagnie se sont réunis le 15 avril dernier en assemblée générale extraordinaire.
- Après avoir entendu les explications fourmes par le conseil, ils ont décidé de porter le capital social de 2200000 fr à 8500000 fr, par la création de 12 600 actions nouvelles de 500 fr chacune.
- Ils ont, en outre, voté une rédaction nouvelle des statuts de la société, qui prend désormais la dénomination de Compagnie des tramways de l'£st pari-
- Compagnio française pour l’exploitation des procédés Thomson-Houston. — Le 4 mai dernier a eu lieu l’assemblée générale ordinaire de la compagnie, sous la présidence de M. Émile Mercct, président du conseil. Après la lecture du rapport du conseil d’administration et du rapport des commissaires, l’assemblée a approuvé, à l’unanimité, les
- i° L’assemblée générale approuve, dans toutes leurs parties, le rapport du conseil d'administration et celui des commissaires, ainsi que les comptes de l’exercice 1898, tels qu’ils viennent d’être présentés et détaillés, et arrête en conséquence à la somme de 3 142055,72 fr le solde créditeur du compte de profits et pertes ;
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- 2° L’assemblée fixe le dividende de l'cxercipe 1898 à 25 fr par action ancienne, en sus des intérêts à 5 p. 100 sur le moulant nominal de chaque action, soit ensemble 50 fr.
- Deux acomptes de chacun 12,50 fr, soit ensemble 25 fr, ayant été distribués, le premier le ior juillet 1898 et le second le 16 janvier dernier, le solde de 25 fr sera payé à partir du ier juillet prochain, sous déduction des impôts établis par la loi, sur les
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- raie sur les comptes de l’exercice 1890 ; elle nomme, pour remplir ces fonctions pendant l’exercice 1899, MM. Monnier et Béglet, avec faculté pour chacun des deux commissaires d'accomplir seul le mandat ci-dessus en cas d'empêchement de son collègue pour une cause quelconque. *
- Elle fixe à 1000 fr-la rémunération de, chacun d’eux ;
- 6° L’assemblée générale donne, en tant que de besoin, et conformement aux termes de l'article 40 de la loi du 24 juillet 1867, l’autorisation a ceux des administrateurs qui font partie de différentes sociétés ou maisons ayant des rapports d'affaires avec la Compagnie française pour l’exploitation des procédés Thomson-Houston, de conclure des affaires avec ladite compagnie.
- Compagnie urbaine d’eau et d’électricité. — Depuis le 9 mai dernier, les 1 300 actions de 100 fr, nus 23701 à 25000, et les 3000 obligations de 500 fr 4 p. 100 de la Compagnie urbaine d’eau et d’électricité sont admises aux négociations de la Bourse, au comptant.
- Ces titres sont inscrits à la 2e partie du Bulletin de la cote.
- Par suite, le nombre des actions de ladite société, négociables sur notre marché, se trouve porté de 23 700 à 25000.
- Les 3000 obligations de 500 fr à 4 p. 100, émises à 465 fr, libérées et au porteur, sont remboursables au pair, par tirages au sort annuels, de 1905 à 1942, et productives d’un intérêt annuel de 20 fr payables par moitié les tnr mai et ior novembre;
- Jouissance courante : i0r mai 1899.
- Omnium Lyonnais de Chemins de fer et Tramways. — Un versement de 75 fr (2^ 3e et 4° quarts)
- étant appelé le 20 mai sur les actions non libérées de l’Omnium lyonnais dcchemins de fer et tramways-
- La chambre syndicale a décidé qu’à partir du 12 mai, les actions de ladite société ne seraient plus négociables qu’en titres entièrement libérés et au * porteur.
- Jusqu’à leur assimilation en ce qui concerne les droits au dividende de l’exercice en cours, les dites actions continuent à être inscrites sous trois rubriques distinctes, affectées :
- La première, aux 40000 actions n03 34085 à 74084, jouissance mai 1897 ;
- jouissance 29 septembre 1898 ;
- La troisième, aux 25916 actions nos 74085 à 100000, jouissance 29 septembre 1898.
- Adjudications.
- — Kertcli (Russie). — La municipalité de Kertch demande des soumissions pour la fourniture du matériel nécessaire à la construction d’une usine génératrice pour éclairage et tramways dans cette
- — Médina Sidonia (Kwpsigive), — Ainsi que nous l’annoncions dans un précédent supplément les autorités municipales de -Médina Sidonia (province de Cadix), demandent des soumissions avant le 2 juin pour la concession de l’éclairage électrique de la ville durant une période de 20 ans.
- — Kued» (Espagne). — Les autorités municipales de Rueda (ValladoUd), invitent des soumissions pour la fourniture de l'éclairage électrique de la ville pour 12 ans. Les demandes de renseignements et les soumissions devront être envoyées à « el secrctario del Âyuntamiento ».
- LITTERATURE
- Pour la signification des abréviation
- Théorie.
- En^cjuoi consistent la lumière et l’électricité; W. M’eu. ,ro les grandeurs électriques da:
- Relations en Etincelles d’<
- mai).
- :t sélfinduction ; H. Mosr
- î (DEL
- s des fumées; H. Pei
- p. 253, mai).
- Radiations électriques; J.-E. Taylor (Eli, p. 794 eL ' 12 et 19 mai).
- Radioconducteurs à disques métalliques ; Edouard Biu
- Su? & Uom “thodi ues sur les rav n les dimensions desq atomes ; ^vgliblmo ^RL^p.6 : 23 avril).
- Remploi des rayons Rœntgen dans Part dentaire : WiU Rolllns JE W, p. 580, 6 mai), n de Welmell-, R,H,
- P» ->*2, -9 avril).
- so'tV h"0d’interrupteur de Welinelt ; Klihu Tu
- ïnterrupteurélectrolytiquedu D'A. Wehnelt (DEL, *>. S U tuai).
- DES PERIODIQUES
- , voir le Supplément du 15 avril, p. XIX.
- Interrupteur électrolytique pour bobines de I Makaoluno et Sciai.lero (Els, p. 97, 1« mai). Nouvel interrupteur à liquide ; E.-W. Cauiwell (E 19 mai).
- Magnétisme; EwiKG (E,_p. 627 et^83t, 12 et 19 ma
- Génération et distribution Moteurs thermiques et hydrauliques. — Le dévi
- Turbines hélii La théorie m (RM, p. 381,
- mathématique de la machine à vapeur ; Ansp . „ 381, avril), régulateurs des machines à vapeur ; LECOltNC (R M, p. ;
- (R M, p. 396.
- [/économie des mtéhines à vapeur à Wim.-S. Alurick *AE, p. 210, mai). Valves pour conduites d’eau et di
- de vapeur (AE.p. 232,
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- NOUVELLES
- École supérieure d’électricité. — M. Lockroy, I ministre de la Marine, accompagné de MM.l'amiral de Cuverville, chef d’élat major général, le corn- I mandant Darrieus, sous-chef d'état-major, chef du cabinet militaire, .Lacaze, lieutenant de vaisseau, aide de camp du chef d'état-major et Bérard, lieutenant de vaisseau, secrétaire particulier du ministre a visité samedi dernier l'Ecole supérieure d’électricité, qui compte parmi ses élèves quatre officiers de marine spécialement détachés à cette école, par le ministère, pour compléter leurs études pratiques d'électricité.
- Monsieur le Ministre, guidé par MM. P. Janet, directeur de l’Ecole ; Violet, trésorier de la Société internationale des électriciens; ChaumaL, chef des travaux de l'Ecole, et Laporte, chef des travaux du Laboratoire central d'électricité, a parcouru successivement les ateliers, les salles des machines, les . laboratoires et les salles des travaux des Élèves ; un certain nombre d’expériences brillantes mettant en lumière toutes les ressources de l’École ont été exécutées par les élèves en présence du minislrequi les a suivies avec une grande attention et s’est retiré en témoignant un vif intérêt pour l'École supérieure d’électricité dont la création par la Société internationale des électriciens constitue un remarquable exemple d’initiative privée.
- Société d’encouragement pour l’industrie nationale (Prix proposés). Dans son numéro d’avril, le Bulletin de cette Société donne la liste des nombreux prix à décerner pendant les années 1899 et les suivantes.
- Parmi les prix spéciaux proposés et mis au concours pour être décernés dans les années 1899 et suivantes nous relevons les suivants qui nous semblent particulièrement devoir intéresser nos lecteurs.
- Prix de 2o<*> fr pour un moteur d’un poids de moins de 50 kgr par cheval de puissance.
- La puissance est effective et mesurée au frein sur l’arbre de couche.
- Le poids est celui de l'appareil moteur complet, y compris, s’il y a lieu, la chaudière, les volants, la tuyauterie, les outils de service et autres accessoires, les approvisionnements pour une marche à pleine puissance pendant deux heures au moins, et les récipients contenant ces approvisionnements. Le moteur devra être produit tout prêt à fonctionner; il sera soumis à des essais sous le contrôle de (a Société d’Encouragenient ; le fonctionnement devra être ................. '.............................Lonque :
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- On a souvent signalé l’intérêt qu'il y aurait, pour le petit fabricant en chambre, à se procurer commodément et à bon marché, toutes les fois qu’il en aurait besoin, la petite quantité de travail pour laquelle il a ordinairement recours à l’assistance momentanée d’un tourneur de roue.
- Un prix est proposé, dans ce but, pour un motif à arbre rotatif, pouvant mettre à peu de frais, à h disposition de l'ouvrier en chambre, un travail de 6 à 20 kilogrammètres par-seconde. Les dispositions proposées devront permci de faire varier, entre ces limites, la puissance disponil sans présenter de trop grands écarts dans b s'il est possible, elles devront se prêter aux vi convenables, suivant la nature de l'opération a encuue La solution de cetre question aurait pour conséquence favoriser le travail en famille.
- La Société a décerné qnatre fois ce prix : la première fi à un moteur hydraulique utilisant l’eau des conduites d’u ville ; la deuxième à un moteur à vapeur ; la troisièm< moteur à gaz ; et la quatrième à un sys de force à domicile. Elle désirerait voir
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- Prix de 2 000 fr applicable à la locomotion automobile sur route dans les villes.
- La voiture devra porter deux ou un plus grand nombr de personnes ; elle sera eu état de monter à la vitesse d 6 kilomètres à l’heure, des rampes de 12 cm par mètre: elle ne rejettera dans l'atmosphère ni vapeur, ni fumée, n gaz délétère trique, à air
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- Prix de 2000 fr applicabJe à la locomotion automobile en campagne.
- La voiture devra porter deux ou un plus grand nombre de personnes ; elle sera en état de monter, à la vitesse de 6 km à l'heure des rampes de j 5 cm par mètre.
- La machine ne devra nécessiter, pour sa marche, que des matières se trouvant dans toutes les villes, toiles que coke, pétrole, essence, charbon, etc. Hile n’aura pas besoin de s'alimenter dans des stations de production de force.
- Pour ies deux prix précédents, il ne sera tenu compte que des machines réellement construites et ayant déjà fourni un certain parcours. Les projets ne seront pas examinés. La voiture devra offrir dans sa machine ou sa transmission une nouveauté de l’invention de l’ingénieur qui la présente. Le Conseil de la Société d'encouragement pourra faire les essais qui lui conviendront pour s’assurer de la facilité d’entretien de la machine, de la voiture, de son obéissance et de sa flexibilité, et aussi du prix de revient du kilomètre parcouru (en 1901).
- Prix de 1000 fr pour l'utilisation des résidus de fabrique- (1902.)
- Prix de z 000 fr pour une étude expérimentale des propriétés physiques ou mécaniques d'un ou plusieurs métaux ou alliages choisis parmi ceux qui sont d'un usage courant. — ( 1902.}
- Deux prix de 500 fr chacun pour des recherches scientifiques de chimie, dont les résultats seront jugés de nature à être utiles à l’industrie. — (1900.;
- Prix de 2 000 fr pour de nouveaux progrès réalisés dans la fabrication du chlore. — (1901.)
- Prix de 1000 fr pour la découverte d'un nouvel alliage utile aux arts. — (1901,.
- Prix de 2000 fr pour une étude scientifique de la combustion dans les fours chauffés par gazogènes. - (1902.)
- Prix de 2000 fr pour une étude scientifique d'un procédé industriel dont la théorie est encore imparfaitement connue. — f rgoo. )
- Prix de 3 000 fr relatif à la fabrication des aimants permanents. —(1900.)
- Prix de 3000 fr pour la purification des eaux potables. — (1901.)
- Prix de 2 000 fr pour une lampe électrique à incandescence ayant, au maximum, une intensité de deux bougies décimales et fonctionnant, avec un dixième d’ampère, sous 100 volts de différence de potentiel. (Voir Supplément du 4 juin 1898, tome XV, page [.xxvu.) —(1901.)
- Prix de 2000 fr pour un ensemble d’appareils électriques applicables à un commerce ou à une petite industrie. (Voir Supplément du 4 juin 1898, tomeXV, p. lxxvu). -(1900.)
- Les modèles, mémoires, descriptions, renseignements, échantillons et pièces destinés à constater les droits des concurrents seront adressés franco de port au Secrétariat de la Société d'encouragement pour l’industrie nationale, 44, rue de Rennes. Ils devront être remis avant le 31 décembre de l'année 1900 ; ce terme est de rigueur.
- S'adresser pour le programme détaillé au secrétaire de la Société, 44, rue de Rennes, Paris.
- L’éclairage du tunnel des Batxgnolles. — U paraîtrait que la question de l’éclairage du tunnel des Batignolles, depuis si longtemps en suspens, est sur le point d’être résolue. Sans doute 11 convient de ne pas trop se réjouir à l'avance car il y a lant d'années qu’elle est à ce point qu'il est permis de se demander si la solution adoptée n’est pas... le maintien du statu quo. En attendant d’être fixé, les renseignements suivants que donnait récemment le Matin sur les essais faits par la Compagnie de l’Ouest n’en sont pas moins intéressants :
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- grands chefs de la compagnie croyait qu’on avait oi d'aUuracr ces Jampes.
- abouti, la proposition d’un industriel qui demandait à éi rer le tunnel au moyen de puissants foyers éclairant affiches placées sur les parois du tunnel et rendues . visibles à la hauteur des portières.
- L’industriel se souciait moins de l’éclairage et des y*
- • que les voyageurs eussent la
- Clwybde en Scylla.
- sation de son conseil d'administration.
- Une rampe de lampes à incandescence de io bougie
- voitures, de manière à éclairer leur intérieur; leur éclairage et leur extinction seraient produits automatiquement par le passage des trains sur des pédales convenablement placées et connue il faut mettre ces lantpes d l’abri des tentatives fi
- la diffusion de la lumière. '
- La Compagnie va donc faire installer prochainemei rampe sur une longueur de 150 mètres seulement 1 zone la plus favorable du tunnel.
- C'est qu’en effet, elle veut faire, après ces essais, pour
- s intéressés et modifier en conséquence son éclairage.
- Les tramways de Czernowitz (Autriche). — Ozernowitz, capitale du duché de Bukôwine est une petite ville de 55000 habitants située sur la rivière Frulh et qui s’étend sur les flancs et le sommet d’une colline sur un espace assez grand. Un tramway électrique récemment installé relie la partie haute de la ville avec la station du chemin de fer du K. K. Lemberg-Czernowitz-Jassy. Voici d'après le Street Railwav de mai quelques renseignements sur cette ligne.
- La longueur de la voie simple est de 6,7 km ; la
- largeur est d'un mètre. Sur une longueur de 1.8 kui la ligne s’élève de 77 m; aussi rencontre-t-on de nombreuses rampes atteignant 10p. 100. La courbe la-plus prononcée a un rayon de 40 m.
- Les rails employés sont des rails Phœnix, n" 7 C. pesant 33,5 kg par mètre ; ils ont été fournis par la Phœnix Aktiengesellschaft de Laar (Allemagne) ; ils sont reliés électriquement par des barres de cuivre.
- 1 .'installation aérienne est divisée en tronçons isolés et la section transversale des feeders d’alimentation des divers tronçons est proportionnelle à leur longueur de tellcsorteque le voltage dans des conditions normales est le même dans les différents tronçons du fil de trôlet, Ce dernier de 8,3 mm de diamètre est porté à une hauteur de 6 m au-dessus du centre de la voie, l.cs fils de soutien transversaux sont attachés pour la plupart à des rosettes de fonte fixées aux murs des maisons et munies d’amortisseurs en caoutchouc pour diminuer le bruit et les vibrations du fil de soutien. Chaque section du fil de trôlet est pourvue d‘un parafoudre pour la protéger contre les déchargés atmosphériques.
- Des fils de garde de 5 à b mm de diamètre sont disposés au-dessus de la ,igne. En outre aux croisements avec les lignes télégraphiques et téléphoniques le fil de trôlet est recouvert avec des lattes en bois enduit de caoutchouc.
- Les voitures automotrices sont au nombre de huit et sont montées sur destrucks simples. Ces voitures sont doses et divisées en deux compartiments, un de iVJ classe et un de 2e classe. Chaque comparu ment contient douze personnes et la plate-forme quatre.
- Chaquevoiture est actionnée par deux moteurs de 20 chevaux agissant sur les essieux par un engrenage à réduction de 5 à 1. L'éclairage est fourni par une lampe à incandescence placée sur la plate-
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- forme et trois à l'intérieur de la voilure. I.e combi-natcur est disposé de manière à pouvoir utiliser le freinage électrique; un frein à main est en outre à la disposition du mécanicien I-a vitesse moyenne est de 35 km à l'heure-
- La station génératrice est située â Czcrnowitz; elle fournit également le courant nécessaire à l'éclairage électrique de la ville. Comme le fonctionnement du tramway demande un plus haut voltage que l'éclairage, les génératrices sont enroulées pour alimenter un réseau à trois fils, les deux fils extrêmes servant à la traction.
- L’usine a été installée par la Continentaler Gesell-schaft fur Elektrische Unternehmungen et le réseau de tramways est exploité par la Czernowitz Flectri-citàtswcrkc und Strassenbahn Gesellschaft. A.
- Fabrication et application du oarborundum. — A de nombreuses reprises nous avons entretenu nos lecteurs des applications du carborundum ainsi que du développement de sa fabrication, fabrication presque entièrement.concentrée aux usines de Niagara. M- L. Pekissé a rassemblé les diverses informations qui ont été publiées sur ce sujet, principalement dans les journaux et les a exposées dans la chronique suivante parue dans le dernier Bulletin de b. société' des ingénieurs civils :
- Le carborundum a été obieuu en 1893, Par NL Achcson, directeur de la Compagnie d’éclairage électrique de Monon-gahela, en Paisjdvunie. A h même époque, un produit analogue a été obtenu par M. Moissati, à Paris.
- , Le carborundum est un carbure de silicium qui contient icnviron 70 p. 100 de silicium et 30 p. 100 de carbone; on y trouve eu outre des traces de chaux, de magnésie, d’oxyde de fer et d’alumine. Le carborundum, réduit en poudre, a une composition légèrement variable avec le degré de finesse de la poudre; la proportion de carbone augmente un peu
- Pour avoir le carborundum pur, on traite le produit brut par l’acide chlorhydrique, puis par une dissolution de soude ; on fait brûler le carbone libre eu le chauffant au rouge en présence d'un courant d’oxygène ; la silice libre est éliminée
- «Jrique gazeux. Le produit obtenu contient alors 69,16p. 100 de silicium, 30,20 de carbone et 0,64 d’impuretés.
- Le carborundum pur est un corps dur ; infusible, incombustible, d’une densité moyenne <3e 3123. Ses cristaux sont
- des rhomboèdres ; ils se divisent à l'infini sans perdre leurs arêtes tranchantes. Le degré de finesse de la poudre de carborundum est indiqué par le nombre de minutes qu’elle reste en suspension dans l'eau. La poudre dite de six
- On sc sert pour la fabrication du carborundum, d’un four composé d’unecuvc en 111 atéri a u x ré fra c t ai res de 2Xo,;o m
- 50 mm de diamètre; ces électrodes sont ajustables, c'est-à-dire qu’elles peuvent glisser dans leurs supports. Hntrc elles se trouve un noyau de charbon granulaire en plaque de 230 X 25 mm et 1,40 m de longueur ; c’est autour de ce noyau que passera le courant électrique et que se déposera
- On remplit la cuve avec un mélange de coke ou mieux de charbon provenant de la distillation des pétroles, de sable de verrerie et de se! marin ; il Tant en général, un excès de carbone pur au début de l’opération, pour brûler J'oxygène de l’air coutcnu dans la masse ; un bon mélange pratique est : charbon 20, sable 23, sel 10. Avec ce mélange, le produit obtenu, traité par l'acidc fluorhydrique, ne fait reconnaître que 1,5 p. 100 de silice libre, ce qui constitue un très bon degré de pureté au point de vue industriel.
- Après huit heures de traitement, la masse est en partie transformée ; sa coupe présente la disposition suivante : au centre, le noyau de charbon autour duquel est une couche formée d’un agrégat cristallin de graphite et de carbonm-
- ruiKhmien cristaux radiaux.^ composée de 62^,7 p. 100 de
- par du carborundum amorphe, produit obtenu par M. Schut-zenberger, professeur au Collège de France Enfin l’extérieur est le mélange primitif non décomposé.
- La première couche autour du noyau en charbon, laquelle est formée de graphite et de corborundum, est mise à part, et le charbon en est séparé par la combustion dans l’oxygène. au rouge, le résidu et la partie suivante composée de carborundum sont mélangés et broyés, puis lavés et classés en cristaux et poudres dans une série de réservoirs en
- Voici quelques-unes des applications industrielles de ce produit ;
- ilj Meules en poudres agglomérées de différentes gros-
- que ces meules peuvent affûter les outils sans que l’échauf-fement-de la pièce soit assez grand pour amener le recuit
- 2° Petites meules larges, très employées clans la fabrication des lampes à incandescence construites par la maison Westinghouse ; ces meules servent à tourner la douille de la lampe; on pourrait les employer également d’une manière avantageuse dans la confection des bouteilles et flacons dits à
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- 4 kg de mélange dont nous avons parlé plus haut donnent environ 1 kg de carborundum. La force nécessaire pour une production de 73 à 80 kg par 24 heures est de 78 chevaux, ce qui fait 1 873 chevaux-heure.
- Voici quelques renseignements sur la fabrication des meules et molettes : elles sont constituées par un mélange
- deux. Les premières sont moulées dans des moules en acier, puis soumises à une pression livdraulique allant jusqu’à loo t, suivant la dimension des pièces. Elles sont ensuite cuites au four de potier pendant 60 ’d 30 heures ; la température doit être élevée graduellement, puis maintenue à la température de fusion du ciment.
- Les molettes se font d'une manière analogue, mais elles ne sont pas soumises à la pression hydraulique et elles sont cuites dans une case ou bloc en matériaux réfractaires.
- Aux Etats-Unis, les fabricants produisent le carborundum brut au prix de 2.11 fr le kilogramme, et le carborundum manufacturé en meules on molettes, au prix de 3 fr.
- lin 1897, la production à l’usine de la Carborundum Company, à Niagara halls, avait été de 621 t; en 1898, elle s’est élevee à 793. Cette quantité comprend 1 ro t de carborun-duitt brut vendu aux usines métallurgiques pour remplacer le ferro-silicium ; le reste. 685 t, se compose de 3 ',) de cris taux vendus de 1 à 1.20 fr le kilogramme en moyenne et de 1 4 de poudres vendues 0,80 fr le kilogramme.
- Une assez grande partie de la fabrication est exportée pour les usines de polissage de granit, à Aberdeen (Ecosse.,* qui eu ont consommé jusqu’à 2 1 2 t par mois.
- La fabrication des meules vient d'être perfectionnée : par l’introduction d’un peu de fer dans le ciment de kaolin qui sert d’agglomérant, on obtient une plus grande résistance
- des meules et une durée bien plus longue. La fabrication des toiles et papiers au carborundum a pris également, en 1898, un ^rand développement; ces produits sont employés dans
- chaussures où ils remplacent les papiers aux grenats et aux rubis ; le rendement du papier au carborundum est 2 1'2 fois
- de 2 200° C, est un produit réfractaire des plus remarquables; il est employé avec succès^pour le ^rnissage des^soles^de
- seconde usine' sur le côté canadien delà rivière Niagara; cette usine fabriquera le carborundum pour le Canada, avec une force motrice de 2 000 chevaux électriques.
- On voit d’après les chiffres donnés dans celte chronique que le carborundum fait déjà, quoique de découverte récente, l’objet d’une industrie importante. L.cs fours employés actuellement à l’usine de Niagara sont même beaucoup plus puissants que l'indique Al. Perissé. Dans une chronique publiée en 1895, dans ce journal (l. V, p. 536C il était dit que les fours ont 4,6 m de longueur, 2,15 m de large. 1,85 m de profondeur et que les électrodes capables de laisser passer un courant de 7 000 ampères sous 185 volts, sont formées de 60 tiges de charbon de 60 cm de longueur et de 7,5 cm de diamètre. Ces chiffres sont confirmés par Al. Marcel Delmas, qui, tout récemment, dans des notes de voyage aux États -Unis et au Canada, publiées par le Génie civil (22 avril 1899, P' 40' i donnait la description de
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- l’usine de Niagara. Chacun deces fours donne environ 2 tonnes de cristaux de carborundum par opération ; celle-ci dure 24 heures plus quelques heures pour le refroidissement.
- Injection des bois par l’électricité. — Sous ce titre nous faisions connaître récemment1 Supplément
- du 4 mars 1899, t. XIX, p. OIT), le procédé Nodon de Bretonneau, appliqué dans une usine d'Auber-villicrs. aux environs de Paris pour le traitement des bois verts. Un rédacteur du Raihvav Engineer a eu l’occasion de visiter l’usine de .MM. Johnson et Pbilipps à Charlton où a été installé le même procédé par une société filiale anglaise; il nous fournit à ce sujet, les renseignements suivants, un peu plus complets que ceux que nous avons publiés.
- moyen duquel les inventeurs disent pouvoir rendre des bois fraîchement coupés propres aux ouvrages les plus délicats de menuiserie en un temps variant de 2 à 4 semaines, alors qu’il faut actuellement le même nombre d'années ; de plus, des bois comme le peuplier peuvent être rendus aptes d être employés pour la confection de portes et objets analogues.
- Le procédé a été en usage en France depuis plus de deux ans, et les bois préparés par c
- : méthode sont actuelle-
- ment employés à Paris pour la confection des pianos et instruments de musique. Cette application est intéressante à citer, parce que, pour cet usage, ii faut des bois parfaitement
- théorie de l'opération, mais voici les faits. Le procédé, comme on va le voir, est très simple et le matériel employé peu coûteux. Le bois à traiter est place à plat dans un bassiu en bois, au fond duquel est un serpentin en cuivre. Le bassiu est remoli d’une dissolution composée de 10 p. 100 de borax, 5 de résine, 0,75 p. 100 de carbonate de soude, 84,25 p. too d’eau. Le liquide doit arriver à 50 à 60 mm au-dessous de la
- une"circulation de vapeur dans le serpentin, Le bois repose sur une feuille de plomb à laquelle est relié le pôle positif. Une sorte d'auge ayant le fond garni de toile et de feutre repose sur la partie supérieure du bois à traiter et contient de l’eau pure sur une épaisseur de 50 à 40 mm et une lame de plomb à laquelle correspond le pôle négatif. On fait pas-
- ayant une tension de 110 volts. Lorsque l’aiguille 'de' l'atn-
- une partie de la solution jusqu’à ce que l’aiguille soit rame-nc'e au zéro. Elle remonte graduellement à 5, on enlève encore de la solution, et cette opération est faite jusqu'à trois
- achevé, il ne reste plus, si on est en été, qu’à achever la dessiccation en plein air. ou, si on est en hiver, à la faire dans une étuve à la température de 15 à 20" C, de laquelle on extrait d’une manière continue l’air humide. Au bout de dix à quinze jours, le bois est bon à être employé.
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- (le-Uànip . — Une compagnie parisienne d'électricité fait en cc moment les démarches nécessaires pour l’éclairage électrique de la ville et des particuliers- L'usine génératrice sera établie dans la propriété achetée récemment à M. Espinchal et située sur la rivière la Monne, au lieu dit « Moulin de la Reine ».
- — Uirftbeiiii ,Côte-d’Orj. En vertu d une délibération du Conseil municipal. Mn"' veuve Voisin et [ils, propriétaires des Grands moulins de Mirebeau et de Bézouotte, ont été déclarés à l'unanimité, --moyennant un prix déterminé, —.seuls concessionnaires de l’éclairage électrique de la ville de Mire-beau. pendant une période de vingt années.
- Cet éclairage sera assuré par 25 lampes à incandescence d’une puissance lumineuse de 20 bougies
- Le courant électrique sera fourni par une dynamo d'une puissance de 17 kilowatts à 110 volts.
- Cetledynamo sera actionnée par une turbine installée au moulin de Mirebeau. (Jne seconde dynamo installée au moulin de Bézouotte à 2 km environ, suppléerait la première en cas de besoin.
- Actuellement, les travaux de transport d'énergie et de l’éeiairagc du moulin de Mirebeau sont terminés et l'on s'occupe activement de la pose des sup-
- ports, ainsi que des câbles et canalisations qui alimenteront les lampes publiques cl celles des particuliers.
- — litenhage (Colonie «lu Cap . — 11 est question d’installer l'éclairage électrique et de prolonger le tramway électrique dans Cape Town et Port Elizabeth. A.
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- Alcala in Real tFspngnei. — Les autorités municipales de cette ville (.province de Jaen) demandent des soumissions avant le 25 juin pour la concession de l’éclairage électrique de la ville durant une
- Clu-istiauia (Xorwf-^e). — La station centrale d’éclairage de cette ville demande des soumissions pour une importante fourniture de câbles électri-
- Kspngiift. — La direction des postes et télégraphes d’Espagne invite des soumissions avant le 8 juin pour la fourniture de 26000 cylindres en zinc pour batteries télégraphiques.
- Ecrire à El Direccion General de Correos y Telc-j grafos, 10 Calle Carretas, Madrid.
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- BIBLIOGRAPHIE
- Précis de physique industrielle, par II. Pkcheux, professeur à l’Ecole pratique de commerce et d’industrie de Limoges, avec une.préface de M. Paul Jacquemart, inspecteur général
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- blée; après s’être pénétrés de la nature do ces pro-
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- bimillesDde1'11 ^ln siqu^V,10 ï mcb^plu^lleve] 'pp?.' il traite des grandes applications industrielles de la plivsique.
- L'électricité occupe la plus grande partie du livre (iOÜ pages environ sur 570). Les notioïîs élémentaires de la science électrique, exposées dans la première partie, sont groupées de manière à permettre de comprendre aisément l’électricitc appliquée, étudiée dans la seconde partie. Ces notions nous
- et avec assez de clarté pour pouvoir être comprises des lecteurs auxquels eilos s’adressent. Quant aux applications dclclcc-tricito, dont l'exposé est précédé d’uno description pans moteurs thermiques et ’ - ’ "
- l’industrie, elles occupent dans!
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- rapport
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- laquelle l’ambroine se muufe, à, chaud" a permis aussi dc confectionner une foule d’objets, souvent do formes compliquées, comme bacs d'accumulateurs, boites de eomiiiulaleui* pour tramways à contacts superficiels, etc. Ce sont les modèles de ces divers pièces et objets qui sont décrits dans l'clégant catalogue que vient do publier la Société.
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- NOUVELLES
- Syndicat professionnel des industries électriques , (seance du i5 mai i8gg). — La séance est ouverte à 2 h. 3/4 sous la présidence de M. E. Sartiaux.
- Soin présents : MM. Alliot, Bassée, Bancelin, Berne, Blondeau. Boudreaux, Boulanger, Biianne, Cance, Carpentier, Cliaussenot, Clémançon, Dandeu, Ducrctet, Dumar-tin, Eschwègc, Gally, Guérin, Hillairet, Jarriant (jeune), Tavaux, Journet, LacretelL*, Laffargue, Lcevenbruck, Meyer-May, Meyer .Marcel). Mildé, Morisseau, Mornat, Priestley, Radiguet, Richard, Roger, Rouget, F. Sartiaux. Sciania, Serrin, de Tavemier, Thévenard, Véry, Violet, Vivares.
- Se sont excusés : MM. Bardon, Cliche-Madeleiiat.
- Admissions ci démissions. — Sont admis comme membres adhérents du Syndicat :
- M. Keller 'Gustavei, directeur commercial des accumulateurs Pulvis, de la Compagnie Générale d’électricité. 5, rue Boudreau, à Paris, présenté par MM. Azaria et Berne; M. Mathieu lEinile), associé de la maison Rousseau, J. Le-coq et Mathieu, constructeurs-électriciens, ,47, avenue Victor-Hugo, à Paris, présenté par MM. Rousseau et E. Sar-
- Sont acceptées les démissions ci-après des membres adhérents ayant cessé de s’occuper d’électricité.
- MM. Bégot, Berthon, Clermont, Delasalte, Griveaud, Juppont. Neveux, Neyroud, Parent (Jean), Rousseau, Sage, Viette.
- MM. G B. de la Mathe et H. B. de la Mathe, associés, ont demandé à figurer dans les membres adhérents du Syndicat sous leur raison sociale G. et H. B. delà Mathe, à St-Maurke (Seine) ; cette demande est ratifiée.
- Concow s pour un coffret avec prise de courant universelle pour les automobiles électriques. - M. le Président fait connaître que le concours avec prise de courant pour les automobiles électriques est clos depuis-le ri1' mai. Un certain nombre d’appareils ayant été déposés, la Commission mixte sera prochainement réunie pour en faire l’examen.
- Production de la gutta-percha. M. le Président donne communication d’une lettre qu’il a reçue de M. le Sous-Secrétaire d’Etat des Postes et des Télégraphes au sujet de l’exploitation des procédés Ledeboer, pour la production de la gutta-percha extraite des feuilles fraîches isonandra. Cette lettre sera portée à la connaissance des membres adhérents
- ? Communication delà Chambre Syndicale de l'Éclairage et du Chauffage par le ga* et l’électricité. - M. le Président donne communication de la lettre ci-après de M. le Président de la Chambre Syndicale de l’Eclairage et du Chauffage par le gaz et l’électricité, 3, rue de Lutèce.
- Paris, le 3 mai i8gg. .< Monsieur le President,
- î qui, par le simple jeu de l’amortissement,
- )ole et sans aucun sacrifice des finances municipales, per-nettrait aux Parisiens de consommer de l’électricité 1 0,07 fr riiectowatt-heure et le gaz à 0,20 fr (éclairage) :t à 0,15 fr (force motrice) le mètre cube au maximum.
- > Cette réduction des tarifs actuels équivaudrait à un légrèvement d'impôts annuels de plus de 25,000,000 de rancs. Bien que le régime nouveau à établir n’ait pas uicore été fixé sous sa forme définitive, nous devons etenir des travaux préliminaires la justification même de
- c iu.r
- M. Charles
- Bos, s
- inciter à persévérer dans la voie ou nous nous sommes engagés ; l’effort syndical ne saurait trouver de question plus pressante puisque la solution possible réduirait de plus de 30 p. 100 nos frais généraux d’éclairage.
- ,j Nous vous prions donc, Monsieur le Président, de vouloir bien communiquer ces renseignements à vos collègues des Chambres qui se sont associés à notre manifestation de l’année dernière en les engageant à exercer, dans leur sphère, la propagande la plus active en faveur de ces projets de dégrèvement.
- » N’oublions pas que le Conseil municipal se trouve désormais officiellement saisi du problème et qu’il pourrait être résolu avant l'Exposition de 1900.
- ;> Veuillez agréer...
- > Pour la Chambre Syudicale :
- » I.e President,
- » Paul Jean ».
- Affaires diverses. t" M. le Président donne lecture d’une lettré de M. le President du Syndicat des Clicheurs en stéréotypic et galvanoplastie demandant à faire partie du Comité mixte créé en vue d’étudier les conséquences de l’application de la nouvelle loi sur les accidents du travail. La Chambre décide d’accepter cette proposition.
- 20 M. le Président donne communication d’une lettre de M. Cornet, ingénieur-électricien à Nouméa (N.-C.) demandant s'il existe un moyen pour le traitement des minerais nickel, chrome, et cobalt par l’électricité.
- Eu raison de l'intérêt de celle communication la Chambre décide de la porter à la connaissance des membres adhérents par la voie du Bulletin.
- 30 Enfin M. le Président donne lecture de deux demandes qu’il a reçues d'une part du Comité permanent international dit Congrès des accidents du travail et des.assurances sociales et d’autre part de l'Association des Dames Françaises pour les secours aux militaires ayant pour but de réclamer l’adhésion et le concours du Syndicat à ces deux sociétés.
- Après examen la Chambre décide qu’il n’y a pas lieu de donner suite à ces demandes.
- Association amicale des Ingénieurs électriciens. — La dernière assemblée a eu lieu le 30 mai sous la présidence de M. F. Sartiaux.
- Présc'nts ; MM. GuittarJ, Isbert, Loopé, Lainnet, Him, Benoist. Hérard, Augé, Blondin, J. Richard. Moussette, Bardon, Brocq, Bailleux, Pulsf'ord. Meyer-May, Boistel, Laffargue.
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- M. E. Sarciaux explique qu’il a eu l’occasion de voir M. Monnier qui retire sa démission.
- Le projet d’excursion du 28 ruai 189g n’avait réuni que 6 adhésions. L’excursion a été remise à une date ultérieure. Après échange d’idées, il est décidé que notre président préparera un projet pour Londres.
- M. le Président donne lecture d’une lettre de M. Worms, directeur des cours d’électricité de la Fédération des conducteurs-mécaniciens, demandant une subvention pour récompenses à accorder aux élèves qui ont subi avec succès les examens.
- M. Meyer-.Vlay rend compte de ces examens auxquels il a assisté avec M. Solignac.
- Une somme de 100 fr. est votée pour ces cours.
- M. le Président fait connaître qu i! s'est rendu aux cours professés par M. J. Laffargue et qu’il a eu l’occasion d’apprécier les résultats acquis. Une somme de 150 fr est votée pour
- A la suite d’observations échangées, il est décidé que MM. E. Sartianx, Meyer-May et Laffargue s’entendront avec M. Worms, pour étudier s’il ne serait pas possible de réunir les diflérents cours.
- M. le Président annonce que la sous-commission pour le coffret de prise pour automobiles doit se réunir prochainement; quatre projets ont été déposés.
- La séance est levée à 2 heures.
- Académie royale des sciences de Turin (Prix à décerner). — L’Académie Royale des sciences de Turin, d’après le testament de son associé, M. le Sénateur Thomas Val.i.mjri, décernera un prix au savant italien ou étranger, qui du ier janvier 1899 au 31 décembre 1902 aura publié l'ouvrage le plus considérable et le plus célèbre dans le domaine des sciences physiques, ce mot pris dans sa plus large accep-
- Le montant de ce prix est de 30000 livres italiennes, net, sauf le cas d’une diminution du taux de la rente italienne.
- Le prix sera conféré une année après son échéance. Il ne pourra être attribué aux membres italiens, résidants ou non résidants, de l’Académie.
- L'Académie ne rendra pas les ouvrages qui lui
- auront été adressés. On ne tiendra aucun compte des travaux manuscrits.
- Concours international en Allemagne pour les meilleurs procédés pratiques de transformation directe de la chaleur en énergie électrique. Le Moniteur Officiel du Commerce publie, dans son numéro du ieP juin, l’avis que la Société des ingénieurs allemands vient d’ouvrir un concours international pour la découverte d’un procédé pratique pour transformer directement, sans moteur, la chaleur en énergie électrique.
- Deux primes de 3 750 et 1875 fr seront décernées respectivement aux auteurs des deux meilleurs projets.
- Les mémoires, rédigés en langue allemande, devront être déposés au siège de la société, 43) Charlottenstrasse, à Berlin, SW., avant le 31 décembre 1899. U.
- Deuxième concours des voitures de place automobiles. — C’est jeudi dernier ier juin qu’ont commencé les épreures du second concours de voilures automobiles dont nous avons public précédemment {Supplément du 2g avril, p., xxxvm) le programme. Disons d’ailleurs que ces épreuves sont les mêmes que celles qu’ont eu à subir les voitures qui l'an dernier ont pris part au premier concours de ce genre : essais de vitesse, de consommation, etc., pendant la première journée et parcours, à trois reprises différentes, de trois itinéraires d'une Longueur de 60 km. chacun pendant les neuf jours suivants ; les détails que nous avons donnés l’an dernier sur ces épreuves (t. XV, p. 494, 18 juin ; t. XVI, p. 60, 10 juillet ; t. XVII, p. 16, ier octobre) nous permettront de ne pas insister plus longuement.
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- 10 juin 1899
- Quinze voitures ont été inscrites pour prendre part à ce concours ; deux sont à pétrole, les numéros i3 et 14 de la maison Panhard et Levassor ; les autres sont électriques et sont présentées par la Compagnie internationale des Transports automobiles [système Jenatzy), MM. Jeantcaud, Krieger Mildé et C" et A. Clément. A signaler que contrairement à ce qui avait eu lieu l'an dernier toutes ces voitures ne sont pas des fiacres ; il y a en efTet parmi elles quatre voitures de livraison: celle de MM. Mildé et C° décrite dans ce journal, celle de la Compagnie internationale des Transports automobiles qui ne pèse pas moins de 4750 kg, celle de M. A. Clément et enfin la voiture de livraison à pétrole de MM. Panhard et Levassor. A signaler aussi que quelques-unes des voitures prenant part au concours ont été en service dans Paris ; ainsi la voiture de livraison rie la Compagnie internatio-
- nale est une des dix voitures de ce type que les Grands magasins du Louvre emploient pour leurs livraisons, et le coupé à 4 places Krieger (n° 9) est utilisé comme fiacre depuis quelque temps déjà.
- Le tableau suivant donne les noms des constructeurs ou propriétaires des divers véhicules ainsi que les temps employés, arrêts déduits, pour effectuer les itinéraires A, B et C parcourus pendant les journées des 2 au 7 juin. On remarquera que sauf deux exceptions qui proviennent d’accidents matériels sans gravité d’ailleurs, les temps employés sont d’environ 4 heures, ce qui correspond à une vitesse commerciale d’environ 15 km : h. Dans bien des cas cependant cette valeur est surpassée, particulièrement par le coupé à pétrole Panhard et Levassor, le coupé à 4 places Krieger et même la lourde voiture de livraison de la Compagnie internationale des Transports automobiles
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- Deuxième exposition d’automobiles. — Nous rappelons à nos lecteurs que c’est le 15 juin que s'ouvrira la seconde exposition d'automobiles, qui, comme l’an dernier, aura lieu dans le jardin des Tuileries.
- Depuis huit jours déjà, trois commissaires, MM. de la Valette, de Knyff et Prévost procèdent à
- l’examen des voitures qui doivent être exposées, le Comité tenant à ce que tout véhicule ait fait ses preuves en effectuant le parcours Paris-Versailles.
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- d’un réseau de tramways électriques à Hanoï (Supplément, t- XVI II, p. lxxv ; 18 février 1899], nous apprenons que notre confrère Le Journal des Transports vient de recevoir de l'administration supérieure du Tonkin la nouvelle télégraphique déclarant l’utilité publique dudit réseau. Ce dernier comporte 40 kilomètres cle voies ferrées qui rayonneront dans toute la ville et ses faubourgs, l.a traction sera électrique avec prise de courant par fil aérien. L’énergie sera engendrée dans une station centrale unique dont l’emplacement sera calculé pour assurer l'exploitation la plus economique.
- Comme on le sait l'honneur de cette heureuse initiative d'amélioration des moyens de transport dans notre colonie tonkinoise revient à une maison française : MM. P. et B. Durand, de Lyon, lesquels sont déjà concessionnaires de plusieurs réseaux de tramways électriques en France. Souhaitons-leur un plein succès dans leur heureuse entreprise. U.
- Traction électrique. — Bajoiiue Basses-Pyrénées). — Dans sa séance du 19 mai, le Conseil municipal s'est occupé de la substitution de la traction électrique â la traction animale sur le réseau
- La compagnie exploitante, pour compenser les sacrifices financiers qui résulteront de cette substitution a demandé au département une prorogation de sa concession expirant en 1935, en indiquant nettement qu elle n'effectuera la transformation qu’au cas où cette prorogation lui serait accordée.
- De la discussion qui prend naissance à ce propos, il résulte que la concession des tramways a été faite par le Département à la Ville en 1881 et que la compagnie exploitante n’est que rétrocessionnairc. Le Conseil municipal estime que jusqu’à la fin de cette concession, c’est-à-dire jusqu'en 1935, la Ville a seule qualité pour modifier les clauses du traité intervenu avec la compagnie et qu’aucune modification ne peut être acceptée tant que celle-ci ne se sera pas mise d'accord avec la Ville.
- — Grenoble (Isère). — La mise à l’enquête des tramways de Grenoble vient d’être ordonnée par le ministre. La société grenobloise de tramways électriques a fait commencer les travaux pour la
- construction des lignes diverses formant le réseau
- — On termine en ce moment pour le tramway électrique de Grenoble à Chapareillan la construction du pont sur l’Isère et l’on espère que l'exploitation de cette ligne pourra commencer fin juillet.
- L’établissement de la voie et de la ligne aérienne sont terminés. Il en est de même des bâtiments, dépôts, etc. L’alimentation de la ligne est faite par l’usine Berges, de Lancey.
- — Dans sa dernière session le Conseil général a accordé la concession du chemin de fer électrique de Grenoble à Villard-de-Lans. à M. Marius Martin, entrepreneur à Grenoble. Le préfet de l'Isère vient d'oidonner la mise à l'enquête du projet présenté; cette ligne constituera l'un des plus curieux tramways de montagne établis à ce jour. Sa longueur sera de 38 kilomètres environ. Elle prendra son origine au centre de la ville de Grenoble et après avoir traversé les riantes communes de Scys-sines et Scyssins (ait, 250) s’élèvera par des lacets en rampe régulière de 0065 à 007 mm par mètre jusqu'au plateau de Saint-Nizier (ait. i 100 m). De ce point une vue superbe s’étend sur les Alpes et les vallées du Gvaisivaudan, du Drac et de l'Isère. Le tracé se continuera ensuite sur la commune de Dans pour sc terminer au Villard-de-Lans, la station estivale bien connue.
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- — Une convention est intervenue le 12 mai 1899, entre M. Joxc, au nom de la ville d’Angers, et M. Georges Nouvelle, 25, rue Brézin, à Paris, qui vient d’être nommé concessionnaire de l’éclairage électrique d'Angers.
- Dans l’article premier de la convention autorisant M. Nouvelle à établir dans la ville d’Angers une distribution d’électricité pour l’éclairage public et privé, le chauffage et le transport de force, il est dit que le présent traite 11e constitue pas la concession d’un monopole.
- Dans l’article 7, M. Georges Nouvelle, tant pour lui que pour la Société qu’il constituera, s’oblige-dans le cas où la Compagnie du gaz d’Angers intenterait un procès contre la ville, à raison des présentes conventions, à en faire son affaire personnelle, garantissant la ville, en principal, intérêts et
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- frais, de toutes les conséquences de ce procès dont il connaît l’objet et dont il accepte tous les risques.
- M. Georges Nouvelle s’oblige enfin à constituer, dans le délai de trois mois à dater de l'approbation des présentes, une Société au capital minimum de deux millions qui lui sera substituée et qui prendra, dans ses statuts, tous les engagements, sans exception, qu’il prend lui-même envers la Ville par le
- Cette Société fera élection de domicile à Angers, conformément à l'article 40 du cahier des charges pour l’exécution ou la résiliation du traité et pour tous actes ou litiges qui en seraient la conséquence, tant au regard de la Ville que des particuliers.
- Les frais auxquels donneront lieu les présentes conventions seront à la charge de \1. Georges Nouvelle.
- — ,4u*erre (Yonne;. — EniÔçu, le maire d’Auxerre et le préfet de TYonne autorisaient M. Collinet à établir des canalisations électriques aériennes, sous réserve que si, à raison de cette autorisation, la compagnie du gaz intentait unjorocès, M. Collinet en supporterait toutes les conséquences.
- Le procès s’étant produit et un arrêté du Conseil d'État du 30 juillet 1897 ayant donné gain de cause à la compagnie du gaz, le maire d'Auxerre vient de prendre un arreté enjoignant à M. Collinet d’avoir à enlever, avant le C septembre, tous les appareils tels que câbles, poteaux, consoles, etc., établis sur la grande et la petite voiries.
- — Yenilly (Seine). — Par délibération du Conseil municipal de cette commune, remontant au 25 février dernier, la concession exclusive de poser des câbles' sous les voies du territoire de Neuilly a été accordée à la société Mildé aux conditions principales suivantes :
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- Sarrcboni'g (Lorraine). — Les travaux pour l'installation de l’électricité sont assez avancés à Sarrebourg pourque des essais d’éclairagepuissent être faits dans quelques jours. Les travaux sont pousses activement de manière que l’usine soit prête à être mise en exploitation au commencement du mois d'octobre prochain.
- la Compagnie électrique de l’Est, est en pourparlers avec cette ville et la société du gaz de Sainte-Menehould pour établir une station électrique qui se chargerait de l’éclairage public et privé.
- La compagnie électrique se substituerait à la Société du gaz, dont l’installation lui serait livrée, en prenant à son compte toutes les charges envers les actionnaires et la ville ; après cette installation, le prix de l’éclairage public serait réduit de moitié, jusqu’au jour où les actionnaires de la société du gaz seraient complètement désintéressés.
- A partir de cette époque, la Compagnie électrique se chargerait gratuitement de l’éclairage public de la ville : la durée de la concession serait de trente années et à son expiration, l’usine à gaz actuelle ferait retour à la ville de Sainte-Menehould, ainsique cela est déjà stipulé par les statuts de la Société du gaz.
- Dans une séance récente, le conseil municipal a émis le vœu que la Société du gaz, veuille bien s’entendre avec les représentants de la ville afin d’étudier d'un commun accord Les propositions faites par la Compagnie électrique de l’Est.
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- CARTES D’ABONNEMENT DE BAINS DE MER
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- îedi 17 Juin 1899.
- L’Éclairage Électrique
- Électriques — Mécaniques — Thermiq
- L’ÉNERGIE
- SOMMAIRE
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- NOUVELLES
- Deuxième concours des voitures de place automobiles. — Nous complétons les renseignements donnés dans notre dernier numéro par l’indication des temps employés au parcours des itinéraires A, B et C pendant les journées des 8. 9 et 10 juin :
- A B c
- 4 Voit, de liv. jénatzy 5 Cab Jeanteaud . . 6 Victoria Jeanteaud. 7 Mylord Jeanteaud . 8 Voit, de liv, Mil dé • 9 Victoria Kriéger. . 13 Coupé Panhardet L 3^51 4; 59 3-48 3,27 3-55 3-28 2,48 3,4 < 3^8 4,5 6,39 3,24 6,12 3$ 2,18 3,41 3,4° 3,56 4,53 3-46 4A5 3,36 4.33 3.6 3,30 3,56
- 14 Voit, de liv. Panhai Levassor .... »5 Drojsky Jeanteaud. d e
- On voit par ce tableau et celui publié précédemment que 8 voitures ont accompli tous les parcours sans incidents. La voiture Kriéger nJ 9 a également effectué les 9 itinéraires, mais le dernier jour, un accrochage avec un camion a eu pour conséquence la rupture d'un ressort ; une réparation fut faite sur place tant bien que mal, et la voiture, conduite par M. Kriéger, put achever son parcours. Quant à la voiture de livraison Jenatzy, elle n’a pu prendre part à l'épreuve du 4 juin sur l’itinéraire C.
- Les Conférences de l’Institution of Civils Engi-neers. — Dans le but de donner à ses membres de province et de l’étranger une occasion de se rencontrer, d’échanger leurs idées et de se tenir au . courant des principales nouveautés intéressant l’art de l’ingénieur, la Société des Ingénieurs civils de Londres a organisé une sorte de congrès, qui sc tient tous les deux ans, dans lequel les membres de la Société spécialement désignes par leur compétence font des conférences sur des sujets d’intérêt général ou d’actualité, et qui se termine par une expo-
- sition des appareils de construction récente. C’est, on le voit, une réunion analogue à nos « séances de Pâques » de la Société française de Physique, avec cette différence toutefois qu’elle se tient tantôt dans une ville, tantôt dans une autre.
- La réunion de 1899 a eu lieu la semaine dernière à Londres ; elle était présidée par sir W.-H. Preece.
- Dans son discours d’ouverture, M. Preccc, après avoir indiqué le but de la conférence, fait l'éloge de la profession d'ingcnicur et termine en faisant ressortir l’état prospère de l’Institution of Civils Engi-
- Bien que les conférences faites devant diverses sections de l’Institution fussent nombreuses, un petit nombre seulement intéressent les électriciens. Parmi celles-ci, nous signalerons celle de M. Thomas Parker sur la Puissance motrice en traction et celle du professeur W.-F. Ayuton sur les Instruments de mesures électriques non intégrateurs.
- Dans la première, M. Parker examine les avantages et inconvénients de la traction par chevaux, par l’air comprimé, par câble et par l'électricité sur les tramways, donne le tableau suivant indiquant les prix de revient en pence par car-mile de la traction par ces différents systèmes, en exprimant le regret de n’avoir pu y faire figurer la traction par air comprimé faute d’avoir pu obtenir des renseignements, et conclut en préconisant l’emploi de l'électricité pour la traction sur les tramways. Passant aux chemins de fer, il reconnaît que pour les trains lourds et pour les longs parcours la vapeur l’emporte sur l’électricité; mais il fait voir que pour les trains légers sur des voles très fréquentées, l’électricité est préférable à la vapeur, et cite comme exemple le chemin de fer électrique de Li-verpool. Enfin, envisageant la traction sur route, il examine les trois systèmes : moteurs à vapeur, mo-1 teurs à essence, moteurs électriques, mais, avec une sage prudence, ne se prononce en faveur d aucun,-
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- Supplèr
- Électrique du
- cxxin
- bien qu’il estime que dans bien des cas l'emploi de la vapeur prendra de l'extension.
- prix de revient de le.
- îprenantcharbon
- Nombre des places par
- Dans sa communication
- les instruments de
- mesures, M. Ayrton commence par passer en revue les matériaux entrant dans leur construction : fils de cuivre de haute conductibilité, alliages résistants, fer doux et aimants permanents, et fait ressortir les améliorations apportées dans ces dernières années dans la fabrication de ces matériaux,
- et particulièrement des aimants» A ce dernier propos il cite les nombres suivants qui montrent l'accroissement obtenu dans la valeur de la force coer-
- 1885. Acier trempé à l'huile, essayé par
- Hopkinson....................15,300
- 1893. Acier pour fil de piano, essayé
- parEwing..................... 9,500 45
- ’ " Acier au molybdène, essayé par
- M®- Curi
- Il fait remarquer aussi qu’il y a quelques années, le cuivre à 98 p, 100 de conductibilitéétait considéré comme excellent, alors qu’aujourd’hui on peut se procurer en grande quantité du cuivre à 105 p. 100 aux usines françaises de M, Mouchel. M. Ayrton examine ensuite les galvanomètres, voltmètres, ampèremètres et megoh.mmètres, et il indique les principales particularités des modèles les plus rc-
- Parmi les appareils électriques exposés à la « con-versazione », signalons un groupe générateur comprenant une turbine Laval et une petite dynamo, [5 ampères, 110 volts, exposé par AL À- Greenwood ; un pyromètre et un voltmètre inscripteur Callendar construits par la Cambridge scientiflc Instrument ' Company, et un oscillographe Duddcll.
- L’utilisation des chutes de Kerka, en Dalrnatie. — Il y a quelques jours, un contrat a été conclu, à Trieste, entre la Société Elettrochimica Vcneziana et la maison Antonio Supuk et Tiglio, de Sebenico, pourla fourniture d’une puissance de 1.800 chevaux électriques, pendant 20 ans, à raison de mo fr par cheval-an. Cette dernière maison possède une pai-tie des célèbres chutes de Kerka, en Dalrnatie, dont l’ingénieur Ciovaninelli a décrit dans ce journal un projet d’utilisation très développé, d'après les renseignements donnés par AI. Sartori. (Voir Écl. Él., t. XVII, p. 5,53 et 98.) Une petite partie de la puissance de ccs chutes a déjà été utilisée pour l'éclairage électrique de Sebenico et pour l’alimentation d'une fabrique de carbure de calcium (la première en Autriche) équipée avec des fours Siemens et Halske.
- Les conditions du contrat ont été réglées par les banquiers MM. Guilio I.evi de Trieste. D’après ces conditions, la maison Supuk établira une nouvelle station centrale comprenant 3 groupes de 1.000 chevaux pour alimenter les établissements de la Société Electro-chimique- D'autres groupes d'égale puissance seront installés au fur et à mesure des besoins. A quelques centaines de mètres de la nouvelle station et dans une situation facilement accessible aux navires, sera établie l’usine ëlectrochi-mique. Les courants alternatifs triphasés à haute tension transmis par l’usine génératrice y seront transformés au moyen-de transformateurs de 250 kilowatts en courant à 45 volts nécessaire à l’alimentation des fours. L'installation complète commencera à fonctionner au commencement de 1901. La direction des travaux de l’usine génératrice est
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- Supplèt
- 17 juin 1899
- confiéeà l'ingénieur Sartoriqui, comme nous l'avons dit, a élaboré les premiers pians pour 1’uülisation des chutes.
- Les tramways électriques de Potteries (Angleterre). — La Potteries Electric Traction C° Limited, qui, sous le patronage de la Brilish Electric Traction C°, a entrepris la création d’un réseau de tramways électriques dans le district de Potteries (South Staffordshire) vient de mettre en exploitation la partie construite du réseau projeté. Celle-ci s'étend de Burslem (34410 habitants) à Longton (36000 h.) en passant par IJanley (51700 h.), Stoke upon Trent {25 240 h.) où se trouve la station génératrice et Fenton (19500 h.) ; l'autre partie, en construction, englobera plusieurs autres villes de moindre importance. Le réseau entier dont la longueur atteindra 50 km. desservira une population estimée à près de 386000 habitants.
- La ligne en service a environ 16,5 km de longueur et suit partiellement le tracé d’une ligne de tramways à vapeur qui desservait autrefois une partie du district. Son équipement est entièrement neuf ; les rails sont en acier du poids de 40 kg par mètre courant. Le fil de trôlet aérien est divisé en 4 sections alimentées chacune par un feeder. Les feeders logés dans des caniveaux en bois remplis de bitume suivant le système de la Calender Construction Câble Cü, sont eux-mêmes sectionnés eh longueurs d’environ 800 m, suivant le règlement du Board of Trade ; les raccords sont effectués dans des piliers creux spéciaux émergeant du sol et contenant outre les raccords, les appareils de protection de la ligne et un poste téléphonique relié à celui de
- Le trafic est actuellement assuré par 20 voilures motrices et autant de voilures de remorque — ces dernières sont construites de façon à pouvoir être
- 1 transformées en voitures motrices. Les voitures motrices sont pourvues chacune de deux moteurs GE 800, de trôlets à pivot type Boston et d’un frein | à air de la Standard Air Brake C° décrit dans le j numéro de ce journal du 6 mai.
- I La station centrale est érigée à Stoke-on-Trent et occupe à peu près le centre du réseau projeté. Actuellement, le matériel générateur comprend deux groupes à couplage direct constitués chacun d’une dynamo de la B. T. II C°. de 100 kilowatts et d’un mo-• teur à vapeur Mc [ntoshel Seymour. Un moteur de 30 kilowatts (pouvant également servir de générateur et alors mû par une machine Universal), plusieurs moteurs adaptés aux machines auxiliaires et 6 sous-volteurs en deux groupes de trois reliés au circuit de retour de la ligne complètent ce matériel jusqu'à l’achèvement des autres lignes du réseau.
- U.
- Les tramways électriques de Bahia (Brésil). — Sao Salvador de Bahia est une ville de 250000 habitants, la plus importante de la province de Bahia, située à 1300 km de Rio de Janeiro. Possédant une des meilleures rades de l’Amérique du Sud et point terminus de nombreuses lignes de chemin de fer, son trafic, qui consiste principalement dans l’exportation des produits de la région (tabac, café, sucre, cuirs, etc.), est des plus considérables. Une ligne de tramways, d'une longueur totale de 22 kmtra-1 verse la ville basse et s'étend parallèlement à la mer jusqu’à l’extrémité de la péninsule Itapagique.
- Jusqu’à ces dernières années cette ligne était exploitée par chevaux, mais en 1896, à la suite d’une épidémie qui décima sa cavalerie, la compagnie exploitante, qui d’ailleurs avait déjà rencontré de nombreuses difficultés pour satisfaire aux exigences du public, résolut de substituer la traction électrique à la traction par chevaux et chargea la maison Siemens et Halske de l’installation.
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- Supplément à L’Éclairage Électriqui
- D'après le Street Raihvay Journal d’avril dernier, cette installation fut commencée en juin 1896, mais les travaux n’avançèreat que lentement, d’abord à cause des pluies abondantes qui dans ces régions tropicales tombent de mars à août, ensuite a cause de la difficulté de transporter le matériel, les seuls véhicules de transport employés à Bahia étant des sortes de charriots à deux roues appelés carossas, impropres à porter de fortes charges. Néanmoins la section Roma Itapagipe était prête au commencement de mars 1897 et la ligne entière fut livrée à l'exploitation le 6 juin 189;.
- Sur une partie de la ligne on utilisa la voie existante ; sur 10,5 km environ on posa une voie neuve avec des rails à ornièr e.
- Le fil de trôlet est porté en partie par des poteaux ornementés, en partie par des rosettes fixées aux murailles.
- La station génératrice est placée au milieu de la ligne et à environ 250 m de la mer. Adjointe à l’usine est une remise pour les voitures de tramway et un atelier de réparations.
- L’usine contient deux machines verticales com-pound, genre Corliss, à condensation, de 150 chevaux et de 180 chevaux, de la maison Burmeisier et Wain de Copenhague, faisant 190 tours par minute et directement accouplées aux dynamos.
- L’eau pour la condensation est prise à la mer par
- des conduites qui s’étendent à 75 m du rivage pour l’avoir plus claire.
- Les chaudières sont du type à tubes d'eau, de la Babcock et Wilcox Company. L’eau d’alimentation est puisée à une source proche de la salle des chaudières.
- La salle des machines et la salle des chaudières ont chacune la surface nécessaire pour recevoir un équipement supplémentaire de 300 chevaux.
- Il y a actuellement 12 voitures automotrices, ouvertes en raison de la température. Dix d’entre elles sont équipées avec un moteur de 20 chevaux et deux avec deux moteurs de 15 chevaux. Chaque voiture contient douze personnes. Le nombre des voitures n’étant pas suffisant, la compagnie va augmenter son matériel d’une troisième machine et de 6 autres automotrices. A.
- Automobile électrique Joël. — Nous trouvons dans Y Industrie Électrique du 25 mai une description d'un nouveau type d'automobile qui a été introduit par le National Motor Carnage Syndicale Limited. Les brevets d'invention qui sont revendiqués par la société sont ceux de M. Henry F. Joël pour les moteurs, etc., et de M. S. A. Rosenthal pour les batteries.
- Les traits principaux de cette automobile sont la faible
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- CXXV1
- . L'Éclairage Ëlectriqi
- 17 juin 1899
- Supplément à
- relié séparément aux roues d’arrière de la voiture par des chaînes de bicyclette. Les moteurs ont les inducteurs fixes, intérieurs avec l’armature extérieure.
- Il y a douze pôles, et les enroulements sont presque entièrement recouverts par le noyau en acier et les pôles.
- Le moteur entier est calculé pour qu’on obtienne le meilleur rendement, et les chiffres suivants montrent qu’on a
- Puissance en chevaux : 2; tours par minute : 600; poids du moteur : 50 kg; rendement électrique : 80 p. 100 à 90 p. 100. Ce qui est un fonctionnement bien remarquable
- P En faisant de petites courses on obtiendra 3 chevaux, et même à certains moments, on pourra obtenir 4 chevaux.
- La partie de la voiture où on a placé le moteur est aussi un trait spécial, et elle est organisée de façon à ce que le choc causé par l'arrêt ou le départ des moteurs soit aussi petit que possible. Le châssis consiste en un tube d’acier, en forme de rectangle suspendu sur des ressorts, réunissant les
- marchent sur de petits pignons calés sur des axes de l’armature. puis elles passent par dessus de plus grandes poulies qui sont fixées aux rayons des roues en arrière de la voiture. Ces grandes poulies sont garnies de cuir, et les chaînes les actionnent par friction seulement ; on a trouvé cette méthode d’actionnement très bonne. Ainsi en se servant de moteurs à petite vitesse, le poids du mécanisme intermédiaire est évité.
- La batterie comprend 40 éléments et ceux-ci sont divisés en 4 boîtes chacune de 10 bacs. Chaque boîte a un poids inférieur à 100 kilog.
- On réclame un grand rendement pour les éléments ; on obtient 140 ampères-heures au régime de 20 ampères, et 120 ampères-heures au régime de 40 ampères, tandis que les watts-heures de l'élément complet au régime de décharge de 20 ampères sont de 28,6 par kg.
- La voiture est pourvue d'un contrôleur spécial pour trois vitesses : 6 km-h ; 12 km-h ou 18 km par heure. On effectue
- série ; 2° les accumulateurs par demi-batterie en quantité et les moteurs en série ; 30 les accumulateurs en série et les moteurs en parallèle.
- La voiture prend trois voyageurs et le conducteur; le poids total est à peu près de- 1 000 kg. On dit que les frais pour une course de 75 km ne sont que de 2,50 fr.
- L’usine à carbure de calcium d’Epicrre.— Cette usine, qui fonctionne régulièrement depuis les premiers mois de l'année 1898, est située au pied du mont Lauzière.
- Les eaux d’un torrent qui coule sur les flancs de ce mont sont captées dans un vaste réservoir situé à une altitude de 574 mètres au-dessus de l’usine et sont ensuite conduites aux turbines par une canali-
- sation métallique d'une longueur de 2266 m. Le diamètre de la canalisation, de 450 mm au réservoir, diminue graduellement jusqu'à 400 mm à l’entrée de l’usine. A la partie inférieure les tuyaux sont en acier de 20 mm d'épaisseur pour résister sans déformation à l’énorme pression de 57 kilog par cm* qu'ils ont à supporter. La pose et l’assemblage de ces tuyaux ont constitué une des plus grandes difficultés que les entrepreneurs aient rencontrée. I.c parcours de la conduite comprend en effet un tunnel de 100 m de long creusé dans le granit et partout il a fallu employer la dynamite pour faire des excavations destinées à recevoir les appuis et pattes de scellement.
- L’équipement de l’usine se compose de 4 turbines Girard de 1,30 m de diamètre extérieur; elles sont à arbre horizontal et ont chacune une puissance de 600 chevaux pour une vitesse angulaire de 600 tours par minute. Trois d’entre elles sont couplées chacune à un alternateur Thury ; la quatrième actionne des broyeurs.
- Les alternateurs Thury. construits par la maison Schneider et 0', du Creuzot, sont du type spécial à inducteurs à 12 projections polaires, fi pour chaque enroulementde l'induit. Le courant d'excitation *eur est fourni par une dynamo Thury, entraînée à l'aide d’une courroie par l’une des turbines. Le courant qu’elle produit sert non seulement à l’excitation des alternateurs mais aussi à actionner les moteurs de plusieurs ventilateurs, pompes centrifuges et transmissions.
- Les fours électriques occupent une vaste salle . contiguë à celle des machines ; le courant des alternateurs y est conduitpardescâbles de forte section dissimulés sous les parquets. Leur nombre augmentera au fur et à mesure des besoins de la fabrication. U.
- Indicateur de fin de charge et de décharge des accumulateurs électriques. — Dans les informations techniques du dernier bulletin de la société des Ingénieurs civils nous trouvons la description sui-
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- vante d’tXrt petit appareil qui pourra rendre des services aux électriciens, aujourd’hui que l'emploi des accumulateurs se développe de plus en plus.
- M. Ficvé, ingénieur électricien de ia maison L. Callaud, à Nantes, veut bien nous signaler un appareil qu’il a créé pour indiquer les fins de charge et de décharge des accumulateurs électriques à poste fixe.
- Cet appareil se compose de dcux'parties : l'indicateur proprement dit et le flotteur. Ce dernier est formé de trois cylindres er\ verîe soudés les uns à coté des autres, la partie du milieu portant une petite tige terminée par un crochet également en verre. Ce plongeur a toujours la hauteur totale
- sités du liquide, car la densité de celui-ci varie dans la hauteur et d’une faqon très sensible pour très peu de hauteur. Le plongeur est relié â l'appareil indicateur par une tige rigide en aluminium.
- Cette tige s’attache à un bras tournant autour d'un axe
- poids ; cette roue actionne un pignon dont l’axe porte une aiguille qui se déplace sur un cadran gradué de o à too. L’appareil est réglé au moyen du contre-poids dont il vient d’étre question. Le déplacement de l'aiguille entre O et too donne les indications sur la charge et la décharge des accu-
- Les ampèremètres enregistreurs donnent des indications inexactes pour ce qui est de la charge et de la décharge des
- perte locale de la batterie ; de plus ils n enregistrent que le courant qui les traverse et en cas de surcharge, ce qui est nécessaire parfois pour l'entreiien de la batterie, ils enregistrent toujours.
- .Au contraire, l’appareil que nous venons de décrire ne monte plus lorsque la charge est complète, caria densité du liquide n’augmente plus ; l’aiguille reste stationnaire, cc.qui rend facile l’indication de la surcharge que l’on veut donner à la batterie en continuant i charger quelque temps après l’arrêt de l'aiguille.
- Société industrielle du Nord de la France. — Cette société décernera dans sa séance publique de janvier 1900 des récompenses (médailles d’or, de vermeil, d'argent ou de bronze et sommes d’argent) aux auteurs qui auront répondu d une manière satisfaisante à de nombreuses questions parmi lesquelles nous signalons ci-après celles qui intéressent plus spécialement les électriciens.
- Les mémoires présentés devront être remis au secrétariat général de la société avant le 15 octobre i8qq.
- I. Génih civil. — .Mémoire indiquant un moyen pratique
- de contrôler l’exactitude des compteurs à gaz d’éclairage, à
- fier l’exactitude des appareils actuellement employés.
- Etude sur des applications particulières de l’électricité dans l'industrie soit au transport de l’énergiepsoit à Ja production de la lumière, soit à la traction.
- Application de l’électricité à la commande directe des outils ou métiers dans les ateliers. Etudier en particulier le cas d’une filature en établissant le prix de revient comparatif avec les divers modes de transmission.
- Etude des différents modes d'éclairage et notamment de l’éclairage par l’acétylène.
- Etude des cahiers des charges employés en France et à l’étranger pour les installations électriques industrielles. Critique Je leurs éléments. Rédaction de modèles Je cahiers des charges applicables aux industries de la région.
- II. Tissage et filature. — Etablir une mécanique Jac-quart électrique fonctionnant avec autant de précision que celles actuellement en usage mais réduisant le nombre des cartons et leurs poids.
- Cette mécanique devra être simple, indéréglable et à la portée des tisseurs appelés à s’en servir.
- Etablir une bonne liseuse électrique pour cartons Jacquart.
- III. Arts chimiques et agronomiques. — Etude de la situation actuelle, quelle sera la conséquence des procédés électro-chimiques? Étude statistique.
- Chlore et soude par voie électrolytiqne, étude des divers
- Nouveaux électrolvseiirs. indiquer les rendements et comparer aux appareils connus.
- Application nouvelle de l’électricité à la fabrication d'un produit de la grande industrie chimique.
- Application de l’électricité en chimie organique.
- Ammoniaque et acide nitrique en parlant de l’azote atmosphérique.
- Fabrication industrielle de l’oxygène et de l’hydrogène.
- Etude de ia fabrication des carbures métalliques.
- Emploi des carbures en métallurgie ou pour l’éclairage.
- Emploi du four électrique à la fabrication de produits intéressant la région.
- Etude de moyens pratiques pour fabriquer industriellement dans notre r.égion des produits électrolytiques ou électrométallurgiques, comparer notre situation à ce point de vue avec le Midi où les chutes d’eau fournissent de la force motrice à bon marché.
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- CXXIX
- Traction électrique. — Lille jXord). — Dans une de ses dernières séances, le conseil municipal de I.oOS s'est occupé du tramway électrique devant relier Lille à Hellemmes et à Ilaubourdin. Sa commission d’études a demandé certaines modifications de détail au tracé adopté : plus grande largeur laissée sur la chaussée pour le passage des \ oilures. ordinaires, mise de la voie suivant l’axe de la route dans la traversée de Loos, etc. Un de ses membres a aussi demandé que dans cette traversée le système à trôlel aérien soit remplacé par un autre, le svstème Diatto, par exemple.
- Éclairage électrique. — Cliampagnolc i. Jursi). — M. Bovy, l'ingénieur électricien suisse qui a obtenu, il y a quelques années, la coucession de l’éclairage électrique dans cette petite ville et a installé sur l’Ain, des turbines de iqo chevaux, qui ont assuré depuis, dans d’excellentes conditions, l’éclairage public et celui des particuliers, est sur le point d’établir pour lui servir de réserve, aux époques de manque d’eau, une force motrice de 25 chevaux qu’il a l'intention de porter ensuite à 50.
- Cette force auxiliaire sera demandée à un moteur à gaz qu’actionnera un gazogène Riche distillant du bois de sapin très peu coûteux dans la région et brûlant des déchets de bois qui proviennent des nombreuses scieries avoisinantes.
- Cette installation doit aussi permettre au concessionnaire de ne pas interrompre la distribution d’énergie pour laquelle il a traité depuis plusieurs mois avec quelques usines, au prix relativement peu élevé de 250 fr le cheval-an*
- — Toulon Var . — Nous apprenons que la société générale des industries électriques de Lille éiant constituée à la date du 30 mai, vient de décider de rétablir aux particuliers de Toulon et aux Forges et Chantiers la distribution d'éclairage électrique supprimée depuis le iCc avril par la société concessionnaire d’éclairage de la ville. I.’usinc électrique sera établie à côté de l’établissement Frégier, chemin des Mouissèques.
- Compagnie du gaz Riché. — Sous ce titre il vient d’être constitué une société anonyme dont les fondateurs sont : MM. Riche, Carel et Bardollc et ayant pour objet :
- 1° L’exploitation directe ou indirecte en France, dans I^s
- lisaùon du gaz de bois et de tous déchets organiques.
- 20 L’acquisition, la prise," la cession et l’exploitation de tous autres brevets pouvant se rattacher, directement ou indirectement, à l’objet de cette société.
- 3e1 La construction et l’exploitation en France et à l'étranger des appareils faisant l'objet des brevets dont il s'agit et de tous autres appareils et machines se rattachant à la même
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- cxxx
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 17 juin 1*99
- années à compter du jour de
- francs repré-
- de leurs apports ; elles
- ri 1899, cx-coupon 1 ;
- parts de fondateur,
- des Câbles télégraphiqr
- iscription, le surplus suivant décisif
- francs 5 p. 100, 2® série, numérotées de 38572 .200, de la Compagnie française des câbles télé-
- g-raphiqt
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- Supplér
- /Eclairage Électrique du 17 juin 1899
- CXXXl
- Par suite le nombre des dites obligations négociables sur le marché se trouve porté de 24011 à 29536 (nuî 14201 à 44200).
- « L’Éclairage Électrique ». — Les actionnaires de cette société se sont réunis le 23 mai en Assemblée générale.
- Après avoir entendu les explications fournies par le conseil, ils ont, à l’unanimité, voté les résolutions suivantes :
- L'Assemblée générale des actionnaires de la Société « l’Éclairage électrique », réunie le 23 mai 1899 en séance ordinaire, approuve la convention passée par le conseil d’administration avec l’Office des Rentiers, relativement au placement de 2800 obligations et à la souscription au pair des 700 obligations nouvelles créées en vertu de l'article 8 des statuts, par décision du conseil d'administration en date du 17 mars 1899 ;
- 20 L’Assemblée ratifie la nomination de MM. Ro-bart et de Lapisse, comme administrateurs de la Société, pour deux années.
- Compagnie générale de traction. — Du rapport lu à la dernière assemblée générale de cette Compagnie il résulte que l'exploitation a donné en 1898 un bénéfice net de 1 117221 fr ; le report de
- 770201 fr provenant de 1897 a porté le total de la somme disponible à 1887422 fr. Les actionnaires, sur la proposition du Conseil d'Administra-lion ont réglé comme suit la répartition :
- Primes dues suivant contrats .... Amortissement de frais d'études et
- de premier établissement..........
- Réserve légale....................
- Dividende de 6 francs par action. .
- Conseil d’Administration..........
- Parts de fondateurs...............
- Solde reporté.....................
- Total. . . .
- 25 377 fr
- 430000 » 93 102 ».
- 28 571 J43
- 58_f29_
- 887 422 fr
- En 1898, la Compagnie a rétrocédé à une Société spéciale, dans laquelle elle a conservé des intérêts, son réseau de tramways de Montpellier; elle a terminé les tramways d’Elbeuf et à peu près achevé le deuxième réseau de Rouen qui sera transféré à une Société spéciale. Elle a entrepris les travaux des réseaux de Charleville-Mézières, de Sedan et de Caudéran-Mérigtiac-Saint-Médard, ce dernier appartenant à la Compagnie de Bordeaux-Bouscat. Elle commence ceux des réseaux de Caen et de Roche-fort-Tonnay-Charente.
- La filiale russe, après avoir mis en exploitation les tramways de Sébastopol, à entrepris la construction de ceux de Kremenlschouck, d’Ekaterino-dar et de Jaroslaw.
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- L’ENERGIE
- irticles de L'ÉCLAIRAGE ÉLB
- SOMMAIRE
- Notes VtaSi’S'SKta^rtfai. jAcou“°5ent! deUinS.
- ê. boistel. ::::::::::::::::::
- $
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- NOUVELLES
- Congrès international de mécanique appliquée en 1900. — Par décision du t8 mars dernier, M. le Commissaire général de l'Exposition universelle de 1900 a institué un Congrès international de mécanique appliquée. Ce Congres fera suite à celui du même nom qui a eu lieu avec tant de succès pendant l'Exposition de 1889.
- La même décision a constitué la Commission d’organisation : M. Haton de la Gonpillière a été élu président de celte Commission, recrutée parmi les hommes les plus connus dans le inonde de la mécanique scientifique ou industrielle. La Commission a déjà jeté les premières bases d’un programmedes travaux, avec l’intention de mettre en discussion les questions les plus modernes et celles qui intéressent le plus vivement les mécaniciens, telles que : les laboratoires de mécanique, les applications mécaniques de l’électricité, les machines à vapeur rapides.. la mécanique des automobiles, les machines-outils, etc.
- Le Congrès s’ouvrira le uj juillet igoo et durera une semaine, non.compris le dimanche. La cotisa-
- Les renseignements complémentaires relatifs au Congrès de Mécanique appliquée seront fournis par le secrétariat de la Commission, qui est établi en l'hôtel de la Société d’cncouragcmenl pour l’Industrie nationale, 44, rue de Rennes, à Paris.
- Association française pour l’avancement des sciences. — Nous recevons la lettre suivante à propos du prochain Congrès de cette association :
- Monsieur et cher confrère,
- Le prochain Congrès de l'Association française pour l'Avancement des Sciences doit se réunir à Boulogne-sur-Mer, du '4au 21 septembre 1899.
- Cette session présentera une importance considérable, d’une manière générale, à cause de l’échange de visites carre Y Association Britannique et Y Association Française et à d’autres points de vue qui nous intéressent particulièrement.
- C’est en effet dans cette session que sera inaugurée la statue du grand médecin-électricien français Duchenne (de Boulogne) et que fonctionnera aussi pour la première fois’ k sous-secuon d électricité médicale que le Conseil de l'/toc-ciation Française pour l’Avancement des Sciences, désireux de É4voriser les efforts de tous ceux qui s’intéressent aux progrès de cette branche si nouvelle, mais déjà si importante des sciences appliquées, vient de créer dans l’association.
- Appelé à présider cette sous-section d’électricité médicale, je viens dès aujourd’hui faire appel à votre concours et
- discussion des rapports a-dessous. dont la distribution sera faite, avant l’ouverture du Congrès, aux membres inscrits dans la sous section d’électricité médicale.
- vJ Traitement par l’électrolyse des rétrécissements en général et de ceux du canal de l’urèthre en particulier, par le Dr H. Bordier (de Lyon).
- 20 Radioscopie et radiographie stéréoscopiques, par le professeur Marie (de Toulouse).
- 3U Récents progrès de la radiographie, par le professeur Imbert et le Dr Bertin-Sans (de Montpellier).
- 40 De l’endodiaseopie, sa technique et scs résultats, par le Dr Bouchacourt ide Paris).
- En plus de la discussion de ces rapports, des séances particulières seront consacrées aux communications diverses-, je vous serais obligé de me faire connaître le plus tût possible les titres des mémoires ou communications que vous
- session, qui paraîtra très prochainement, en contienne l’indication.
- Dans l’espoir que vous voudrez bien concourir au succès de ja session de Boulogne-sur-Mer, à la glorification dans sa ville natale, du plus grand médecin électricien français et à l’inauguration de la sous-section d'électricité médicale, je vous prie d'agréer, monsieur et cher Confrère, l’expression de mes meilleurs sentiments.
- Le concours d’accumulateurs. — Le Concours d’accumulateurs pour automobiles organisé par l’Automobile-Club, a, après divers retards, commencé le ier juin dernier. Nous avons publié le programme des épreuves, très dures,auxquelles seront soumises les batteries dans notre numéro du 17 décembre 1898 (t. XVII, p. eu) et nous avons donné la liste des 19 batteries engagées à cette époque dans notre numéro du 11 février 1899 (t. XVIII, p. ; i.xvii). Au moment de l'ouverture du concours le nombre des batteries engagées était de 23, l’une des quatre nouvelles était présenléeparMM-Pauticr frères, d’Angoulême, les trois autres par des concurrents déjà inscrits : la Société d’études des accumulateurs Phénix, W. Pope and Son, de Slough (Angleterre) et Franz lleimel, devienne. Le nombre des concurrents s’élevait alors à seize, mais cinq d’entre eux ont fait défaut au dernier moment et les 'épreuves ont commencé avec 14 batteries appartenant aux 11 concurrents dont les noms suivent :
- Société anonyme pour le travail des métaux. — Une batterie (n° 1): plaques négatives au chlorure de plomb; plaques positives à formation autogène.
- Compagnie générale électrique (Nancy). — Une
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- batterie (n° 2) ; plaques Pollak à oxydes rapportés.
- SociétéTudor (Paris. Bruxelles, Londres).- - Deux batteries (noS 3 et 4); plaques Tudor.
- Socicta italiana di Elettricita gia Cruto (Turin).— Une batterie (n‘* 71; plaques à oxydes rapportés, système Pcscetto.
- La garde (Paris). — Une batterie (n° 8’, plaques à oxydes rapportés ; électrolyte immobilisé.
- Compagnie des accumulateurs Blot (Paris). — Une batterie (n° 10) ; plaques positives système Blot; plaques négatives système Fulmen.
- Société de l’accumulateur Fulmen (Clichy).— Une batterie (nr> n); plaques à oxydes rapportés et à grands quadrillages.
- Société d’études des accumulateurs Phénix (Le-vallois). — Trois batteries (n,,s 12.13 et 21); éléments formés de petits cylindres contenant des oxydes.
- Société des soudières électroiytiqucs (Gavel-Cia-\aux, Isère). — Une batterie (n° 17); plaques à oxydes rapportes à petit quadrillage.
- Franz He'imel (Vienne). — Une batterie (nu 18).
- W. Pope and Son (Slough, Angleterre). Une batterie (n0iy); plaques à oxydes rapportés, type Sherrin. ,
- Seconde exposition d’automobilos. — C’est le jeudi 15 juin qu’a été ouverte la seconde exposition d’automobiles organisée par l'Automobile-Club- Les exposants nous ont paru plus nombreux que l’an dernier ; en tout cas le nombre des voitures exposé était certainement plus grand car la surface occupée par l’exposition était beaucoup plus éten-
- Si nous nous en tenons aux automobiles électriques nous avons à signaler l'augmentation considérable du nombre des voitures de livraisons. Il semble que, contrairement aux prévisions de quel-
- ques ingénieurs électriciens, la voiture de livraison électrique puisse faire un service économique dans Paris car presque tous les constructeurs d’automobiles électriques exposaient des voitures de ce genre. Quant aux voitures de fiacres et aux voitures de promenade, elles sont très sensiblement des mêmes types que celles de l’an dernier et les progrès réalisés pendant l’année paraissent consister plutôt dans un meilleur agencement des pièces que dans une modification importante de celles-ci. Signalons cependant deux nouvelles voitures : un phaéton de M. Monnard dont l'équipement électrique est disposé de manière à permettre la récupération dans les descentes et un cab de l’Autocab-électrique qui. avec 4 voyageurs et le conducteur, pèse 1 2ou kgr seulement,les accumulateurs, du type Fulmen, entrant dans ce poids pour 350 kgr.
- La Compagnie française de voitures électromobiles exposait 9 véhicules,dont 6 avec accumulateurs sous le châssis et roues arrière motrices du type bien connu de cette compagnie et trois avec avant-train moteur et direction du système Doré. Ces dernières voitures sont beaucoup plus élégantes que celles du premier type ; toutefois par le fait que leurs accumulateurs sont placés à l’intérieur elles seraient d’une exploitation plus onéreuse que les voitures à accumulateurs sous le châssis pour un service public. Parmi les voitures de ce dernier genre se trouvaient 2 voitures de livraison, 2 Jan-daulets du modèle employé dans Paris par la Compagnie générale des petites voitures qui a fait une commande de 150 de ces voitures (43 sont actuellement en service) et enfin un iandaulet ne différant des précédents que par de menus détails et que la' Compagnie des voitur s élcctromobiles loue au
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- Supplément à L'Éclairage Électrique <
- mobiles exposait 2 voitures de fiacre (s}rstcme Je-nat?.v), t phaéton, 1 voiture de livraison et la voiture de course avec laquelleM. Jenatzy est parvenu à effectuer une vitesse de plus de 100 km sur un parcours de 1 km.
- La Compagnie Krieger montrait 1 fiacre, 1 Victoria, i omnibus pour le service des gares et enfin une voiture de livraison des magasins du Bon Marché.
- MM. Mildc et O exposaient la voiture de li\ raison qui a pris part au récent concours.
- MM. O- Patin et Requillard exposaient une série de voiturettes très légères permettant de faire un parcours de 40 km avec 180 kgr d’accumulateurs, voiturettes destinées à effectuer dans les grandes villes des courses d’affaires; ils exposaient également une voiture de promenade permettant de parcourir 80 km environ avec un poids de 320kgr d’accumulateurs.
- L’industrie américaine était représentée par les voitures Columbia (6 voitures de promenade.
- 1 grande et 1 petite voiture de livraison) et par les voitures Cleveland (5 voitures à 2 ou 4 places). Ces voitures, avec châssis en tubes d'acier, se faisaient remarquer par leur élégance.
- Comparaison des lois sur les brevets en France et à l’étranger. — Le 26 mars dernier a eu lieu au Conservatoire des Arts et Métiers l’Assemblée générale annuelle de « l'Association des inventeurs et artistes industriels » fondée en 1849 par le baron Taylor. M. Claude Couhin, avocat à la Cour d’appel. Président de l’Association, a montré les avantages et l’intérêt que présente cette Association. Nous détachons de son important discours le passage suivant qui a trait à la situation d’inégalité que nos lois-actuelles font aux inventeurs et aux artistes industriels français vis-à-vis de leurs rivaux Anglais, Allemands et Américains.
- Quel est le premier besoin de tout inventeur en quête d’innovation dans quelque industrie que ce soit? C’est de connaître, aussi exactement et aussi complètement que possible. les decouvertes antérieures, plus particulièrement les descriptions et les dessins joints aux brevets et patentes qui ont été pris pour ces découvertes. Ces descriptions et ces dessins constituent le principal instrument de l’inventeur, Aussi s’est-on constamment attaché, en Angleterre, en Allemagne, aux Etats-Unis, à porter cet instrument au dernier degré de perfection. C’est ainsi que, dans ces trois pays, les descriptions et les dessins sont publiés deux ou trois mois au plus après la prise des brevets ; qu'ils sont publiés en
- entier, sans aucun retranchement ; qu'ils sont publics à l’aide de la photographie, de façon à en assurer la reproduction identique; qu’ils sont publiés par fascicules distincts et sépares, de manière que tout inventeur puisse se procurer les documents mêmes dont il a besoin; qu’ils sont publiés enfin à des prix extrêmement réduits, de telle sorte que la description la plus étendue, avec les dessins qui la complètent, coûte 1,25 fr en Allemagne, 0,80 fr en Angleterre, 0.25 fr aux Etats-Unis. En France, au contraire, la publication des descriptions et dessins, loin d'être faite dans les deux ou trois mois qui suivent la prise du brevet, n’a même pas lieu dans les deux ou trois années consécutives. A l’heure actuelle, les descriptions et dessins qui se rattachent aux brevets délivrés en 1894, ne sont pas complètement publiés. Aucune publication n'a encore été faite pour les descriptions et dessins qui ont trait aux brevets délivrés en 1895, 1896, 1897, 1898. Ce n’est pas tout. Quand la publication a lieu enfin, après des années, est-ce qu’elle porte sur l’intégralité des descriptions et dessins comme dans les trois pays précités? Non, du moins pour une partie des brevets. On sait, en effet, que la publication est faite, d’après la loi, « textuellement ou par extrait . Qui est juge, d’ailleurs, du point de savoir si la publication sera intégrale on partielle ? L'administration, c’est-à-dire des employés et des fonctionnaires qui, en dépit de toute leur capacité et de tout leur zèle, sont absolument hors d'état de résoudre une question aussi délicate. C’est donc, forcément, le régime de l’arbitraire et du bon plaisir. Aussi voit-on, par exemple, dans la collection imprimée des brevets français, l’indication pure et simple, sans aucune description et sans aucun dessin, du titre et de l’objet d’u:i certain nombre de brevets qui n’ont paru à l’administration mériter que cette mention et qui cependant, en raison de leur importance dûment vérifiée, ont été récompensés par la Société d’encouragement pour l'industrie nationale. Ce n’est pas tout encore. On n’a pas recours chez nous, A la photographie pour publier les descriptions et les dessins. II en résulte que beaucoup de ces documents sont inexactement reproduits. C’est au point que Poncelet, dans son ouvrage sur les outils et les machines, a pu dire qu’il avait rencontré des dessins qui étaient demeurés pour lui inintelligibles. Ce n’est pas tout encore. Au Heu d'être publiés par fascicules distincts et séparés, les descriptions et les dessins sont publiés chez nous dans d’énormes volumes in-40. Tant pis pour l’inventeur qui ne désire qu’un seul des brevets renfermés dans tel ou tel de ces volumes : il est obligé d’acheter le volume entier. Et enfin, tandis que dans les trois pays précités, on peut acquérir n’importe quelle description, avec le dessin afférent, moyennant la somme minime indiquée tout à l’heure, chacun des volumes dont je viens de parler ne coûte pas moins de 10 à 15 fr. Aussi a-t-on calculé que les descriptions et les dessins des brevets relatifs à la fabrication des pianos, par exemple, reviendraient en France à 900 fr, au lieu qu’on se les procurerait, dans le système anglais, pour 25 fr. Conclusion : l’instrument que la loi française met entre les mains de nos inventeurs est un instrument suranné, défectueux et avec cela hors de prix, tandis que l’instrument offert par des lois tutélaires aux inventeurs anglais, allemands et américains est un instrument perfectionné, de première qualité et avec cela d'un prix infime. A ce point de vue, les inventeurs français sont placés, vis-à-vis de leurs rivaux étrangers, dans une navrante
- Voici une seconde cause d’inégalité entre les inventeurs français et leurs rivaux étrangers. Les trois pavs déjà cités admettent, comme la France, le système des annuités pour
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- Supplément à L'Éclairage Éle.cirique dû 24 juin 1899
- le paiement de la taxe des brevets ou patentes. Seulement, le défaut de paiement d’une annuité au terme fixé n'entraîne pas, dans ces pays, la déchéance du brevet. Ur. délai plus ou moins long est accordé à l’inventeur qui a la faculté de se libérer, moyennant une légère amende, jusqu’à l’expiration de ce délai. On fait ainsi la part des oublis, des inadvertances, des accidents. On va même quelquefois plus loin. La loi allemande, par exemple, dans certains cas, dispense l'inventeur de toute taxe si cet inventeur est un ouvrier qui n’a pour vivre que son salaire quotidien. Chez nous, au contraire, malheur à l’inventeur qui n'acquitte pas son annuité au terme fixé ! Il est irrévocablement déchu, il perd sans retour le fruit de ses veilles, de ses pénibles travaux. Pas de délai de grâce, pas de rémission, meme s’il a été empêché par la maladie ou la folie : c’était à lui, dit la Cour suprême, à prévoir ces éventualités et à prendre ses précau-
- les ouvriers et les inventeurs plus fortunés. Conclusion : à
- une lutte inégale contre leurs rivaux étrangers.
- En Allemagne, en Angleterre, aux Etats-Unis, les créations des artistes industriels sont garanties par des lois spéciales et précises. En France, une pareille loi n’existe pas, quoique tour Je monde en reconnaisse la nécessité.
- Bref, la situation des inventeurs et des artistes industriels français, à quelque point de vue qu'on la compare avec celle de leurs rivaux étrangers, apparaît sous le jour le plus fâcheux et appelle d’urgentes améliorations. 11 nous appartient de provoquer cette réforme des lois et des mœurs.
- U.
- Traction électrique. — j.yon (Kiiôue. — Une enquête est ouverte sur l'avant-projet d’établissement d’un tramway à traction électrique, entre Lyon (place Bellecour) et Charbonnières, avec embranchement delà gare de Tassin (P.-I..-M.), au lieu dit : « le Méridien. ><
- — W«ns (Belgique'. — La construction du chemin de fer électrique est en bonne voie. Les travaux sont dirigés par Ai. Courtin, ingénieur delà maison Dulait de Charleroi, qui fait l'installation électrique de ce chemin de fer et emploie à cet usage les dynamos non utilisées du monorail de l’Exposition de Bruxelles de 1897. Ce qui excite la curiosité de la construction de cette ligne, ce n'est pas tant la traction électrique qui est la même que pour les tramways électriques, c’est à-dire par trôlet, mais c'est l’application faite par les chemins de fer de l’Etat de l’élcctrité aux trains de voyageurs. 11 s’agit ici d'une ligne entièrement nouvelle, à laquelle on travaille avec une fiévreuse activité et qui pourra vraisemblablement être inaugurée au commencement du mois prochain. La ligne quitte Mons au passage à niveau de l’avenue de Jemmapes et longe constamment jusqu’à Boussu la grand’route de
- Mons à Valenciennes, où elle aboutit à la place communale, après avoir traversé les localités de Jemmapes.'Quaregnon. Wasmuel, Hornuet Boussu et passé près de Cuesmes, Saint-Ghisain et Flénu. On peut évaluer à 70000 habitanls la population qu’elle desservira. La ligne a une longueur de 12 km et sera au début à simple voie. Le système adopté est la traction par trôlet avec poteaux de 6 m de hauteur : l’usine électrique se trouve à Quaregnon et est déjà achevée depuis longtemps. Les trains comprendront une voiture motrice et deux voitures remorquées. Le matériel employé est fourni par la Société Electricité et Hydraulique de Charleroi.
- — mierrc (SuIhscO. — Un comité s’est formé pour demander la concession d’un chemin de fer à voie étroite et tration électrique de Sierre à Zinal. D’une longueur de 24 km, la voie remonterait la vallée d’Aninvicrs de Sierre jusqu’au pied du glacier de Durhand. La ligne partirait de la gare de Sierre, traverserait le Rhône, atteindrait Ohippis, et de là Vissoye, Mission, Ayer, et, enfin, Zinal. Elle serait à écartement de 1 mètre avec des pentes maximade 7,5 p. 100 et des rayons de courbure de 30 mètres. L'énergie électrique serait fournie par une usine construite à Saint-Jean, utilisant les eaux de la Navizence. 11 y aurait cinq trains par jour dans chaque sens en été, et trois en hiver. On prévoit huit stations ou halles. Les travaux commenceraient immédiatement et seraient achevés en 1900. T.es frais d'établissement sont devises à 2 200 000 fr. Les habitants de la vallée bénéficieront de tarifs spéciaux, soit pour le transport des personnes, soit pour celui des animaux et marchandises. Les frais d'exploitation sont devises à 7000 fr et le rendement à 9 000 fr par km. Le projet prévoit une ligne à flanc de coteau, qui tout en offrant des points de vue plus nombreux, desservira plus facilement les villages de la région.
- Un funiculaire de 900 m avec une pente de 47,7. p. 100 relierait à Vissoye, la ligne à l'important village de Saint-Luc. Ce funiculaire coûterait 270 000 fr. Son exploitation serait assurée avec une taxe de 1,30 fr pour la montée et de 1 fr pour la descente. Les habitants de la contrée paieraient demi-
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- étucUc en ce moment un projet fort hardi. U s’agirait de percer le Zurichbcrg à partir de l'Hôtel de Ville et d’aller chercher de l'autre côté par un tunnel que traverserait un chemin de fer électrique, des terrains à bon marché pour y construire des habitations ouvrières. Les frais seraient naturellement très élevés, néanmoins le promoteur du projet le considère réalisable aussi bien an point de vue financier qu'au point de vue technique.
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- Au cours d'une des dernières séances du Conseil municipal, le maire a donné communication au Conseil d une proposition de la Compagnie électrique de l’Est, qui offre à l’administration municipale de fournir l’éclairage électrique des rues de Bar-ic-Duc soit 410 lampes de 24 bougies, au prix total et annuel de i r 500 fr ce qui représente la moitié de la somme payée annuellement par la ville pour l'éclairage au gaz.
- Cette Compagnie se dit en mesure d'assurer l'éclairage des particuliers à raison de 30 fr par lampe-an de 16 bougies et de 23 fr pour l’installa-
- L'article n du traité conclu avec AI11® Jeanmaire concessionnaire du gaz, renferme la mention suivante : « Si par suite du progrès de la science ou de quelque découverte, de nouveaux procédés de fabrication, du gaz ou un nouveau mode d'éclairage plus parfait et plus économique venait a être mis en usage, et si cette application amenait dans le prix de revient de l’éclairage un abaissement de 50 p. 100 au moins, le concessionnaire serait tenu de faire bénéficier la ville et les abonnés particuliers de la moitié de l’économie qui pourrait être réa-
- En présence de la proposition de la Compagnie électrique de l’Est, le Conseil municipal a estime qu’il y avait lieu de demander à Al™0 Jeanmaire le bénéfice de l'article ci-dessus, ce qui procurerait à la ville une réduction d’environ 6ooo fr.
- — 4'&iidchcc-les-Elbeiit' (Seine-Inférieure . - - Dans
- une de ses dernières séances, le Conseil municipal
- s'est occupé delà question de l’éclairage électrique. La Compagnie du gaz avait antérieurement demandé l'autorisation d'effectuer les installations nécessaires à cet éclairage consentant, si elle lui était accordée, une réduction de 1/2 centime par mètre cube de gaz brûlé pour l’éclairage de la ville et des établissements communaux. Le conseil a voté cette autorisation mais à la condition que la réduction serait de un centime, condition qui- d’ailleurs, parait ne pas devoir être acceptée par la Compagnie du gaz.
- - - Mclnu Seiue-et-Maruo .. — Les consommateurs d'électricité trouvant trop élevé le prix de 1 fr le kilowatt-heure que demande la Société d’éclairage ont fondé, il y a quelque temps déjà, un syndicat dont le but était ou d’amener la société à abaisser son tarif ou en cas de refus de sa part de créer une nouvelle société d’éclairage.
- Ce syndicat s’est réuni dernièrement. AL Porta a rendu compte des pourparlers et des entrevues que la commission nommée par le Conseil municipal a eus avec la Société d'éclairage. Après de nombreuses discussions la commission était arrivée à obtenir une diminution de 1 fr à o fr 75, mais au moment de signer cet engagement, la Société a refusé disant qu'elle n’adopterait ce dernier prix qu’à la condition qu’on lui accordât un monopole. Cette condition a paru inacceptable aux membres
- D’autre part, le bureau du syndicat a informé les syndicataires qu'un certain nombre des bulletins de souscription adressés en vue de la formation de la nouvelle Société sont revenus avec acceptation et
- leurs, les compagnies d'installation auxquelles le bureau s'est adressé pour la création de la nouvelle usine et du nouveau réseau offrent de grandes facilités de paiement. Quelques-unes iraient jusqu’à prendre le quart et même le tiers des actions.
- — Poni-Auilemei* (Eure). — Le Conseil municipal vient d’adopter un projet de contrat entre la ville et MAL Hébert et Listo, électriciens auxquels l'éclai-
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- 3« M. 1e Président donne connaissance d’une lettre et d’un brochure qu'il a reçues du Comité d'études pour la
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- La Chambre décide de mettre cette lettre et cette brochure à la disposition des membres du Syndicat qui désireraient en prendre connaissance.
- École municipale de Physique et do Chimie industrielles. Un concours pour l’admission de 30 élèves sera ouvert le mardi, n juillet 1899, à 8 heures du matin, au siège de l'école, 42, rue Lho-
- Les candidats trouveront à l’école le programme détaillé des connaissances exigées ainsi que tous les renseignements dont ils pourraient avoir besoin pour leur inscription.
- L’Industrie électrique en Italie. — Le bulletin de la chambre de commerce française de Milan nous fournit les renseignements suivants sur le développement qu'a pris l'industrie électrique en Italie pendant l’année 1898.
- Si nous examinons tout d’abord les tramways nous constatons qu’un assez grand nombre de villes ont adopte la traction électrique. Milan qui, a terminé les importants travaux du transport d'énergie de Paderno, a adopté ce mode de traction sur toutes ses lignes. Turin a adopté la traction par trôlet sur une bonne partie de ses tramways et la traction par accumulateurs sur quelques lignes; son réseau électrique sera complètement terminé avant la fin de l’année. A Gènes, la traction électrique s'est étendue par les soins de TAllgemeine F.Iektricitaets Gesell-schafî. A Bologne, la substitution de la traction électrique à la traction animale est à l'étude. A Florence elle est effectuée sur quelques lignes. A Livourne, la traction animale a complètement disparu. Rome et Naples ont adopté ou vont adopter sur une large échelle la traction électrique. Enfin Palerme, Messine, Catane et de nombreuses autres villes s’occupent de transformer leur système de
- Pour la traction sur les chemins de fer l’Italie s'est placée au premier rang. Depuis le mois de février dernier la ligne de Milan-Monza est exploitée par voitures à accumulateurs. Une autre expérience doit se faire, à Bologne et une plus importante encore sur les lignes de la Valîeline ; le courant à
- haute tension sera amené par un troisième rail. La traction électrique va également être établie sous le tunnel des Giovi. Enfin en ce moment quatre ingénieurs de l’Adriatique font des études auVal-Brem-bana pour créer sur le Brembo une usine d'une puissance de 7000 chevaux et transformer la traction à vapeur en traction électrique sur les lignes Ber-game-Lecco, Bcrgame-Seregno, Bcrgame-Milan, Bcrgame-Brescia avec usine centrale à Ponte S.-Pietro.
- Les industries électrochimiques en général ont également eu à noter des progrès et un bon mouvement s’est produit en faveur de ces entreprises. Si l'industrie de l’aluminium est restée stationnaire, car aucun établissement de production n’a surgi en Italie ni semble devoir se créer, celle du carbure de calcium a été au contraire commencée avec succès à T erni et à Narni et tend à un rapide accroissement. Il est question d'installer 8 000 chevaux de puissance à Terni outre les 6 <joo dé; à existants et de monter
- Si nous passons aux sociétés financières s’occupant d'électricité nous constatons qu'en >8n8 il s’est constitué plusieurs puissantes sociétés. Ce sont: La Société italienne pour l'industrie et les entreprises électriques, au capital de 5 millions pouvant être porté à 20, qui s'est formée à Milan et dont les fondateurs sont le Crédit italien, la maison de banque ManzA et Ci,; de Rome, avec scs groupes respectifs et deux puissantes sociétés, la Nuremberg lélektricitælsActicngesellschaft, ci-devant Schuckert et O, et la Continentale Gesellschaft pour entreprises électriques. Diverses autres forces financières s’y sont associées et le groupe financier des deux sociétés de Nuremberg y participe également-Cette première société s’occupe principalement des installations de Bergame, Tlorencc, etc.
- La seconde Société, dont le siège est également à Milan, a été formée par la Banque commerciale, la maison Rothschild de Vienne,la Banque Hongroise, la maison Ganz de Budapest, et la société l’Union pour l'électricité de Berlin avec son groupe financier représenté par la maison Rleichrœdcr de Berlin. Le capital fixé pour le moment à 2 millions de lires pourra atteindre 30 millions. Parmi les travaux que doit exécuter cette seconde société on cite ceux de Tivoli pour le transport de la force
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- motrice à Rome, ceux ayant pour objet l’éclairage électrique de Bologne, etc.
- Une troisième société s'est également constituée à Turin au capital de 4 millions dans laquelle sont entrés des capitaux anglais, suisses et français.
- Enfin, dernièrement, la Société Méridionale de l'Électricité s'est créée à Naples sous les auspices de la Société franco-suisse pour l'industrie électrique, de ta Banque commerciale, de la Compagnie napolitaine du gaz, au capital de 5 millions de lires : son conseil est présidé par l’ingénieur français M. V. Krafft, directeur de la Société napolitaine du gaz. C'est donc l'influence française qui heureuse-
- II s’est également produit un réveil marqué dans le travail d'autrcscompagnies étrangères déjà orga. nisées linancièrement comme l’Allgemeine Elektri-citæts Gesellschaft de Berlin, la maison Siemens et Halske de Charlottenburg. la Compagnie méditerranéenne Thomson-Houston, dont le siège est à Bruxelles.
- Télégraphie sans fils. — Plusieurs applications de la télégraphie sans lils sont à l’étude :
- 11 est question d'installer des stations à Dieppe et à New-Haven ainsi que sur les bateaux qui font le service régulier des voyageurs entre ces deux villes. On espère correspondre directement de Dieppe à New-Haven. En tout cas ii sera possible de correspondre entre les bateaux et la côte fran-
- Les bateaux de la Great Eastern RaiKvay C° qui font le service entre Harwich et le Continent, vont être également munis du système Marconi.
- Au Canada des essais vont être faits en vue de reconnaître s'il ne serait pas possible d’établir par ce système de télégraphie des communications entre Sable-Island et Halifax, points entre lesquels on se proposait de poser un câble sous-marin.
- A la Trinitad le gouvernement a adopté ce système pour communiquer avec Tobago.
- Des essais ont été faits il y a quelques jours entre le croiseur de la marine française La Vienne et les
- stations de Wimereux et de South-Foreland. On put correspondre jusqu'à une distance de 67 km. Des communications entre le croiseur et les stations purent être maintenues pendant toute une journée, malgré un brouillard très épais qui se maintint plusieurs heures. Dans ces essais M. Marconi a fait usage d'un dispositif nouveau permettant de n’in-flucnccr qu’une seule des stations côtières par les ondes hertziennes émises par le croiseur ; on correspondait avec l’une des stations de Wimereux ou de South-Foreland, à volonté, sans que l’autre station puisse recevoir les messages.
- Plantations d’arbres à gutta aux Antilles et à la Guyane. — Des difficultés toujours croissantes que l’on rencontre pour se procurer les énormes quantités de gutta qu’exige la fabrication des câbles télégraphiques et des câbles électriques ont amené les divers gouvernements européens à s’occuper des moyens d’augmenter les sources de ce précieux produit. De gouvernement français a été des premiers à s'occuper de cette importante question et, après avoir envoyé plusieurs missions dans les Indes pour étudier les conditions qu'exige la croissance des arbres à gutta, il a tout récemment tenté d’acclimater ces arbres dans nos diverses colonies.
- M. Henri Lecomte, professeur au Lycée Saint-Louis, a été dans cc but envoyé, pendant l’été de 1898, en mission dans nos colonies des Antilles el de la Guyane. Son rapport au Ministre des Colonies, que vient de publier la librairie Carré et Naud, nous fournit sur les résultats de cette mission des détails circonstanciés dont nous extrayons les quelques renseignements suivants :
- Des plants de diverses variétés d'arbres à gutta avaient été apportés des Indes à Marseille par la mission Raoul. Au moment de son départ pour les Antilles M. Lecomte trouva 500 à ôoo échantillons vivants comprenant : i° des plants de Ralaquium (probablement Pal. oblongifolium'. susceptibles de fournir une excellente gutta ; 20 des plants d'autres espèces du genre Ralaquium et probablement du genre Sideroxylon dont les latex peuvent être uti-
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- lises mais ne fournissent que des produits de qualité inférieure. Il en emporta 323, dont 71 plants de Palaquium oblongifolium et 252 plants du second groupe; en outre il prenait 35 plants de Diptérocar-pées (rapportés aussi par Raoul). Dès son arrivée à la Guadeloupe il confia 97 plants de Palaquium et 15 plants de Diptcrocarpées à quatre planteurs de la colonie dont les propriétés lui paraissaient présenter les conditions favorables au développement de ces plants. A la Martinique il confia à des planteurs 86plants de Palaquium et au Jardin botanique de Saint-Pierre 39 plants du même genre et 10 de Diptérocarpées, avec mission de confier plus tard 20 des premiers à des planteurs. Enfin il emporta le reste des plants vivants, soit 97 Palaquiums et 10 Diptérocarpées à la Guyane, où il confia 10 Palaquium au Jardin botanique de Baduel,près Cayenne, et les autres plants au Service pénitentiaire.
- Dans son rapport M. Lecomte signale un fait qui peut paraître extraordinaire, mais qui ne surprendra pas ceux de nos lecteurs qui ont eu l'occasion d’aller dans nos colonies : c’est qu'aucun des gouverneurs de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Guyane, n’ait tenu compte des instructions ministérielles précédemment reçues leur prescrivant de faire préparer des emplacements pour recevoir les plants. La mission de M. Lecomte s’est trouvée ainsi beaucoup plus difficile à remplir, car il lui a fallu, en. quelques jours seulement, se rendre compte des régions de ces trois colonies convenant aux plantations de gutta et en même temps rechercher les planteurs de ces régions disposés à soigner ces plantations. M. Lecomte espère que celte fâcheuse incurie de l'Administration n’aura pas de trop graves inconvénients pour les résultats de sa mission; les renseignements qu’il a reçus de la Guadeloupe cl de la Martinique indiquent en effet qu’un assez grand nombre de plants sont en bon état.
- Mais si l’on songe que pendant de longues années encore ces plants ont besoin de soins constants on peut s’étonner que nos coloniaux ne se soient préoccupés d’une question qui peut être une source de richesses considérables pour nos colonies transatlantiques et particulièrement pour la Guyane où la présence du Mimusops Balata, arbre très voisin du Palaquium, parait indiquer que ce dernier y trouvera les conditions les plus favorables à son développement.
- Traction électrique. — Calais (Pas-de-Calais). — Une demande en concession de tramways électriques a été déposée à la mairie. Cette demande sera examinée à la prochaine séance du Conseil
- Les demandeurs en concession auraient l'intention de créer de nouvelles lignes qui desserviraient plusieurs quartiers non traversés actuellement parles lignes existantes.
- L’une de ces nouvelles lignes, suivrait le boulevard de T.esseps pour aller jusqu'au cimetière; une autre se dirigerait vers le Fort-Nieulay.
- De plus le prix du ticket sur toutes les lignes serait abaissé à 10 centimes.
- — Cnssel Xoiul'. — Le Journal Officiel vient de publier un décret déclarant d’utilité publique l’établissement, dans le département du Nord, d'une ligne de tramway à traction électrique destinée au transport des voyageurs et des marchandises entre la gare et la ville de Cassel.
- —- Saint-Pétersbourg (Russie). — Les entrepreneurs qui ont demandé à la ville une concession pour la construction d’un tramway électrique entre Saint-Pétersbourg et Péterhof viennent de saisir la délégation municipale d’une demande de prolongation de cette ligne jusqu’à la place du C.rand-Théâlre.
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- L.a Commission municipale des tramways a décidé d'appuyer cette demande à la condition que les concessionnaires fassent construire une station intermédiaire à la neuvième verste de la chaussée de Pctcrhof et un pont praticable pour les voitures sur la rivière d'Ékatëringofka.
- Avis, adjudications.
- — Hlguera-li» Heal (Espugiiel. — Des soumissions sont invitées par la municipalité de Higuera-la-Real (province de Badajos) pour la concession de l’éclairage électrique de la ville pour une période de seize ans.
- — Paris. — Le 6 juillet, an heures du matin, il sera procédé à Paris, rue de Grenelle, 103, à l’adjudication publique d'une fourniture de 236 kil. 400 de câbles électriques isolés au papier (en 10 lots).
- — L’administration des Chemins de fer de
- l'État, 42, rue de Châteaudun, à Paris, demande des offres pour (a construction d’un atelier de chaudronnerie, et l’installation d'une nouvelle machine motrice et dynamos aux ateliers de la traction à Saintes (ligne de Chartres à Bordeaux). Envoyer les offres avant le 6 juillet.
- rites municipales de Santa-Cruz-de-la-Zarza (province de Tolèdo) demandent des soumissions pour la concession de l’cclairage électrique de la ville.
- — Varsovie (Pologne). — Tl est question depuis assez longtemps de créer à Varsovie un réseau de tramways électriques, et d’y installer l'éclairage électrique, de même qu'à Lodz.
- Toutefois la réalisation de ces deux projets est loin d’être imminente et les industriels ou les capitalistes français ont encore le temps de se mettre sur les rangs.
- BIBLIOGRAPHIE
- et énergies. Essai sur une équation de dimen température : ses conséquences thermiques, ses
- nieur ldcsaiArl8f et" Manntlcturfs1.0’—'
- •is) et K. Privât (Toulouse!, éditeurs : prix 2,50 fila température 11'est pas reliée au système C.Ct.S grés centigrades sont les divisions centésimale*
- propose une définition directe de la température.
- De celte définition, résultent le? principales lois thermiques, notamment les lois de la dilatation, le principe de Carnot, la valeur du rapport = Vi, etc., etc.; cette définition est d’ailleurs d’accord avec les équations de dimensions des gran-
- fluenec de la* température sur la résistance, les forces élec-tromotrices, les actions électrochimiques... etc.
- Rien que présentées sous une forme élémentaire, les matière contenues dans ce travail, touchent aux principes 1-s
- ne i’avait fait jusqu’à ce jour, la mécanique, la physique, la chimie, l’astronomie ; c’est-à-dire les diverses branches de l'énergétique.
- Les arbres à gutta-porcha, leur culture, par Henri Lkcoutk; professeur au Lycée Saint-Louis. I \ol. in-8« de 95 pages. Georges Carré et ('. Nanti, éditeur;;. Pris : 2 francs.
- est consacrée au rapport officiel concernant une mission dont l'auteur a été chargé par le ministère des Colonies et ayant pour but de chercher à acclimater des arbres à gutta à la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane, mission dont
- instructif.
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- nique de llartleben.
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