L'éclairage électrique
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- L’Éclairage Électrique
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
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- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE Ta-f
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL
- G. LI-PPMANN
- A. WITZ
- PROFESSEUR A LA FACULTÉ LIBRE UES SCIENCES E
- J. BLONDIN
- TOME XXI
- 4= TRIMESTRE 1899
- PARIS
- GEORGES CARRÉ ET C. NAUD, ÉDITEURS
- RACINE,
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- XXI.
- Octobi
- J° 40.
- L’Éclairage Électrique
- REVUS HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- CONGRÈS DE BOULOGNE-SUR-MER
- DE L’ASSOCIATION FRANÇAISE POUR L’AVANCEMENT DES SCIENCES
- Suivant la décision prise il y a deux ans à la séance de clôture du Congrès de Saint-Etienne, la dernière réunion de l’Association française pour l’avancement des sciences, présidée parM. Brouardel, vient d’avoir lieu, du 14 au 21 septembre, dans la ville de Boulogne-sur-Mer.
- En même temps la British Association for the Advancement of Science tenait, à Douvres, de l’autre côté du détroit, son meeting annuel. Ce rapprochement des deux associations, poursuivant, comme l’indique suffisamment la similitude de leurs noms, le meme but en L rance et en Angleterre, devait nécessairement être l’occasion d’un échange de visites entre les savants des deux pays.
- L’Association française, de fondation plus récente que la British Association, franchit, la première, le détroit. Malgré les provocations d’une partie de la presse quotidienne ayant pour but de faire renouveler à Douvres les manifestations qui ont si malheureusement
- marqué le Congrès de Nantes de l’an dernier, la réception a été ce qu’elle devait être entre gens dont le principal objectif est le développement de la science : extrêmement cordiale. Elle a de plus été somptueuse et les trois cents congressistes français qui se sont rendus à Douvres le samedi 16 septembre n’oublieront certainement pas de sitôt la façon dont ils ont été traités par les membres de la British Association ; le seul regret qu’ils puissent exprimer, c’est que l’état de la mer ait rendu quelque peu pénible une traversée qui, par beau temps, eût constitué une agréable et intéressante promenade.
- Le jeudi 21 septembre les congressistes anglais venaient à leur tour rendre visite à leurs collègues français. La municipalité de Boulogne qui, pendant toute la durée du Congrès, avait multiplié les fêtes et les attractions , seconda puissamment l’Association française pour leur offrir une hospitalité digne de celle que nous avions reçue à Douvres.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- Espérons donc que les membres de la British Association conserveront de leur réception un aussi bon souvenir que nous conservons de la leur.
- Ces deux visites ne furent pas les seules occasions qu’eurent les congressistes des deux associations de faire connaissance et de nouer amitié. A la suite de la visite à Douvres une centaine de congressistes français se joignirent aux congressistes anglais' pour faire une excursion en Angleterre. Le mardi suivant un autre groupe de membres de l’Association française se rendait à Cantorbery. Enfin beaucoup de membres de la British Association venus à Boulogne le jeudi 21 septembre prirent part à l’excursion finale de l’Association française à Arras, Douai, Lcns, Béthune, Saint-Omer et Dunkerque.
- Les réunions de la British Association et de l’Association française ont donné au Congrès de Boulogne un caractère particulier qui a eu une heureuse influence sur le nombre des congressistes et ['importance des communications. Plus de cinq cents membres de l’Associarion française se trouvaient réunis à Boulogne et sans nul doute ils eussent été plus nombreux encore si le beau temps dont nous jouissions jusqu’au commencement de septembre n’avait brusquement cessé. Quant aux communications il est difficile de les dénombrer, mais on pourra se rendre compte par la liste que nous donnons plus loin de celles qui, à divers titres, intéressent nos lecteurs, que leur nombre est considérable.
- Les visites industrielles et excursions ont été fort suivies. A Boulogne nous avons eu l’occasion de visiter l’installation de traction électrique faite récemment par la Compagnie Thomson-Houston, et l’installation d’éclairage électrique de la gare et de la ville, faite par la Société anonyme d’Eclairage et de Force par l’électricité. Au cours d’une excursion le long des côtes nous avons pu visiter le poste de télégraphie par ondes hertziennes de Wimereux qui, pendant toute la durée du Congrès, n’a cessé de correspondre avec un poste installé à Douvres à cette occasion, et
- un peu plus loin le magnifique phare à feux-éclairs de Gris-Nez dont l’installation, faite par la maison Sautter, Harlë et Cie et remontant à quelques mois seulement, ne diffère que par quelques détails de celle du phare d’Eckmühl décrite l’an dernier dans ce journal. Enfin une excursion à Calais nous a permis de voir, dans la fabrique de dentelles Davenière et Cie, une installation d’éclairage et de transmission d’énergie, exécutée par la maison Bréguel et alimentée par deux dynamos Desrozier conduites par une turbine Laval de 150 chevaux.
- Nous reviendrons sur ces installations lorsque nous aurons complété les renseignements que nous avons recueillis sur place. Pour le moment nous nous bornerons à analyser quelques-unes des communications présentées aux diverses sections (*) et quiserap-
- 3e et 4e Sections {Génie civil et militaire).
- Brtcka. — Emploi des automobiles aux colonies.
- fluviale.
- Godard. — Emploi du pétrole seul ou mélangé au charbon pour le chauffage des chaudières.
- Gossart. — Production et utilisation industrielle de l’acétylène.
- Lariyirre. — Traction mécanique des bateaux sur les
- Mksnagkr et Cuénot. - Rapport sur la question de l’automobilisme.
- Pasqueau. — Transport des automobiles en chemin de fer.
- Ravier. — Les chaudières à tubes d’eau. Accidents. Moyens de les prévenir.
- Rémond. — Générateur unipolaire d’induction.
- Richard (Georges). — Construction et perfectionne-
- Sadeurs-pomeikrs de Paris. — Fourgon électrique d’incendie (La description de ce fourgon a été donnée dans L’Éclairage Electrique du 23 septembre, t. XX, p. 456).
- Stais. — Emploi du pétrole pour le chauffage des chaudières et des chemins de fer aux colonies.
- 53 * 5 * * * * * 11 Section {Physique).
- Amans. — Sur la meilleure forme du burin phonogra-
- phique par rapport aux propriétés physiques de la pdte.
- Présentation d’un nouveau type de phonographe pour ins-
- cription de longue durée.
- Blondel. — Sur les unités électriques. Méthode nouvelle
- pour la mesure rapide des faibles self-inductions. Sur l’erreur des wattmètres électrodynamiques. Sur les propriétés photométriques des lentilles.
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- portent à l’électricité ou à l’art de l’ingénieur. Nous commencerons par celles qui ont été
- Blondel et Jiuouso. — Sur le rendement lumineux de l’arc à courants alternatifs.
- Broca. — Sur le théorème de M. Vaschy. Champ de
- Guarini Foresio. -- Télégraphie sans fil.
- Gossart. Lampe à acétylène.
- Leduc. — Phosphorescence du verre. Étincelle globulaire ambulante.
- Turpaix. — Sur la propagation des oscillations électriques dans les milieux diélectriques. Multicommunication en télégraphie.
- Zenger. — Mouvement d'une toupie dans un champ magnétique.
- 6” Section {Chimie).
- Saratier. — Sur un appareil permettant de faire agir l’arc voltaïque sur les gaz. Sur l’hydrogénation de l’acétylène en présence de divers métaux. Action du cüivre sur l’acétylène.
- 7e Section (Météorologie et Physique du Globe). Chauveau. — Sur la variation diurne de l’électricité atmosphérique.
- Richard (Jules). — Photographies d’édairs prises avec le vérascope.
- 13e Section (Agronomie).
- Renaud (Paul). —Électrotechnie agricole en Allemagne.
- Socs-section d'électricité médicale.
- Allard. — Traitement du glaucome chronique par la galvanisation du sympathique cervical.
- Baraduc. — L’effluvation électromagnétique.
- Bergonié. — De l’utilité des mesures électriques en radiographie.
- Bordier. — Rapport sur le traitement électrolytique des rétrécissements en général et de ceux du canal de l’urètre en particulier. Sur la production d’ozone par les courants de haute fréquence.
- Buguet. — De la radiographie appliquée à l'étude de la régénération osseuse chez les batraciens.
- Civera-Salse. — Traitement de l’entropion par l'élec-trolyse des paupières.
- Ckocq. — Traitement électrique du goitre exophtalmique par les courants voltaïques stables.
- Denoisèle. — Traitement du lupus par les rayons X.
- _ Desciiamps. — Du danger de l’intervention élcctrothéra-pique dans les atteintes tuberculeuses.
- Desnos. — Résultats éloignés du traitement des rétrécissements de l’urètre par l’électrolyse.
- Gautier. — Le courant alternatif sinusoïdal.
- Leuillieux. — Électrodes en amiante.
- Lewis-Jones. — Traitement électrique de la paralysie infantile et de l’incontinence d’urine nocturne et diurne.
- Luraschi. — Les courants transformés, leur action physiologique et thérapeutique.
- Marie. — Rapport sur la radiographie et la radioscopie stéréoscopiques.
- Marie et Cluset. — Sur les réactions électriques des muscles et des nerfs après la mort.
- faites à la section de Physique que présidait M. René Benoît, directeur du Bureau international des Poids et Mesures, assisté de M. Lacour, vice-président, et de M. Broca, secrétaire. Disons immédiatement que nous ne parlerons pas des nombreuses communications de la sous-section d’Electricité médicale qui n’intéressent qu’un petit nombre de nos lecteurs, lesquels en trouveront un compte rendu détaillé dans les Archives d’Electricité médicale, du professeur. Bergonic. de Bordeaux.
- Parmi les communications faites à la section de Physique, l’une des plus intéressantes par l’actualité de son sujet est celle de M. A. Blondel,
- SUR T,A SIMPLIFICATION DES UNITÉS ÉLECTRIQUES
- dans laquelle l’auteur revient sur une question qui a été l’objet de deux notes publiées récemméiit dans ce journal (1).
- Dans la première de ces notes se trouvait signalée une proposition faite par l’un des directeurs de The Electrical World —
- Paustek. — L’emploi de l'électro-aimant pour rechercher et déceler les petits débris de fer dans les yeux énucléés.
- Qderton. — Action physiologique des courants de haute fréquence.
- Radiguet. — Lit et radiogomètre du docteur Guille-
- Regnier. — Traitement de la dilatation d’estomac par le flux statique induit. Traitement électrique du goitre. Traitement des néphrites par les courants alternatifs à basse fréquence.
- Remy. — Indicateur à rayons X matérialisés applicable à la chirurgie courante.
- Rivière. — Variation électrique du cœur.
- Ropiqukt. — Sur une nouvelle bobine d’induction pour radiographie.
- Tkuchot. — Des alternatives voltiennes dans le traitement des atrophies musculaires. Sur la mesure du débit des machines statiques à différents potentiels.
- Wahluzel et Jolant. — Appareil pour la détermination des projectiles dans le corps humain.
- Weil. — Le courant et l’effluve statiques induits ; leurs applications thérapeutiques.
- (l) Doit-on donner des noms aux unités électriques et magnétiques? Écl. F.lect., t. XX, p. 30, 8 juillet 1899. — Simplification possible et rationnelle des unités électriques. Écl. Élect., t. XX, p. 195, 3 août 1899.
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- M. Kennellv, avons-nous su depuis — de donner des noms aux unités électriques du système électromagnétique C. G. S. et d’exprimer les grandeurs électriques envisagées en pratique au moyen d’unités mulliples dont les noms seraient formés de ceux des unités C. G. S. correspondantes et de préfixes indiquant les puissances de io par lesquelles il faut multiplier les unités C.G. S. pour avoir les unités secondaires choisies. Dans la seconde note était exposée la solution que M. Blondel avait déjà donnée de cette question avant qu’elle ne fût posée par The Elec-irical World; nous y indiquions en outre les graves inconvénients qui, personnellement, nous paraissaient devoir nécessairement découler de l’adoption de cette solution.
- M. Blondel s’est rendu compte de l’importance de ces inconvénients et c’est dans le but de les faire disparaître qu’il soumettait à la discussion des physiciens réunis à Boulogne une nouvelle solution.
- Avant de faire connaître cette solution, M. Blondel, dans sa communication, insiste sur les inconvénients que présente l’emploi du système pratique actuel. Quoique ceux-ci aient été indiqués, une partie au moins, dans les deux notes rappelées ci-dessus, il nous paraît utile de les remettre sous les yeux de nos lecteurs et pour cela nous ne pouvons mieux faire qüe de détacher de la communication de M. Blondel, le paragraphe suivant où ils sont exposés, ainsi que les tentatives faites dans ces dernières années pour y remédier :
- « Une complication très grande des unités électriques provient actuellement de la coexistence de deux systèmes parallèles. Il existe en effet non pas un, mais deux systèmes d’unités électriques (électromagnétiques ) le système C. G. S. parfaitement simple dans ses définitions, et qui a pour base le centimètre, le gramme et la seconde; et le système pratique de l’ampère, l’ohm et le volt qui a pour base le quadrant terrestre, io”11 gramme et la seconde. Les rapports entre les deux systèmes sont en fait peu simples
- puisque les unités pratiques se déduisent des unités C. G. S. par des puissances de io fort variées : i, 8, q, — g, 7, etc., et que dans bien des cas on prend des multiples de ces multiples. Il faut, par suite, un vrai calcul pour passer d’un système à l’autre, et finalement on n’emploie pas moins de 14 puissances de 10 comme le montre le tableau I !
- » Il se présente en outre une curieuse contradiction dans l’emploi de ces deux systèmes : en électricité on n’emploie guère que le système pratique, sous prétexte que les unités CGS manquent de noms concrets et que leurs valeurs sont trop grandes ou trop petites pour la pratique ; au contraire, en magnétisme, où des noms concrets font également défaut et où l’unité de flux est'certainement trop petite, on n’a créé jusqu’ici aucune unité dans le second système. ‘
- » Il en résulte que les industriels, notamment les constructeurs de machines, sont obligés d’employer à la fois les deux systèmes, et, pour ne pas risquer de se tromper, ils ont introduit dans la littérature technique des équations empiriques, non cohérentes, choquantes pour les physiciens, telles que :
- F = o, 4 « jN] Pourlaforce magnétomotrice.
- F. = N n r. irH* Pour la force électromotrice.
- » Enfin sous prétexte de simplifier, on force les praticiens à adopter pour les calculs de capacité et d’inductance des lignes une unité de longueur égale à io9 cm, dont l’oubli donne lieu à de nombreuses erreurs.
- »> Toutes les tentatives faites depuis quelques années pour unifier les unités électriques et magnétiques sont restées sans succès. Les uns, à la suite de l’American Institute of Elec-trical Engineers, ont proposé simplement de confondre les unités magnétiques pratiques avec les unités C. G. S. et de leur donner des noms tels que Gauss, Weber, etc. Mais cette proposition qui porte atteinte aux conventions admises, ne résolvait pas la question, puisqu’elle ne change que la forme, et non le fond, des unités. Aussi la proposition est-elle restée isolée jusqu’ici.
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- Nomenclature des unités du système actuel {-dit pratique) et de leurs
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- » D'autres parmi lesquels j’ai été moi-même i1 2 * * * *) ont cru trouver cette solution logiquement dans la création d’unités magnétiques nouvelles cohérentes avec le système pratique {io9 C. 10 - 11 G. S.) dont elles constitueraient l’achèvement ; mais par suite des relations de dimensions correspondantes :
- (4,^1 — ^L) } a ... — jjLÎtS dans le vide,
- il faudrait admettre pour la perméabilité magnétique du vide, non pas l’unité comme on le fait ordinairement, mais io9, ce qui est aussi peu satisfaisant que de prendre io9 pour unité de longueur pratique. Il est à craindre du reste qu’un nouveau système de ce genre ne puisse réunir l’adhésion des électriciens en général, d’une part parce qu’il exigerait la connaissance de nouveaux noms et de nouvelles définitions, d’autre part, parce qu’il pourrait donner lieu à des confusions avec le système américain. Il aurait pour lui la logique. et pourrait dispenser les praticiens de la connaissance du système C. G. S; mais il n’en dispenserait pas les physiciens et ne ferait qu’accroître pour eux le nombre des unités à connaître. »
- M. Blondel accepte donc maintenant, après l’avoir combattue, la solution de l’American Institute 'of electrical Engineers, en ce qui concerne les unités magnétiques. 11 fait même plus : il l’étend aux unités électriques du système électromagnétique C. G. S.
- Dans la nouvelle nomenclature qu’il propose, M. Blondel donne en effet des noms d’hommes célèbres ou des abréviations de ces noms à ces dernières unités comme les Américains l’ont fait pour les unités magnétiques C. G. S. Ces noms ou abréviations sont : galva, frank, thom poisson, max, helm,
- (’) Voir ma note sur les unités magnétiques au Congrès de Carthage en 1896. L'Éclairage Électrique, t. VII, p. 528, 20 juin 1896 et t. VIII, p. 529, 19 sept. 1896.
- (2) A propos de cette abréviation du nom de William
- Thomson, M. Blondel fait observer qu'elle a l’avantage
- d’être plus euphonique que l'abréviation « kel » du nom
- actuel Lord Kelvin que porte l'éminent physicien anglais. Il
- fait aussi remarquer que le plus souvent c’est le nom patro-
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- arag, pour les unités d’intensité, de tension, de résistance, de quantité, de puissance, d’inductance et de capacité. Les savants qu’ils rappellent, Galvani, Franklin, Thomson, Poisson, Maxwell, Helmholtz, Arago, appartiennent aux divers pays exactement dans la même proportion que ceux qui ont servi à nommer les unités pratiques. Enfin il est a remarquer, ce qui est avantageux pour se rappeler ces noms, que thom, poisson, max, arag, ont desconsonnanccs analogues à ohm, coulomb, watt et farad qui se rapportent à des grandeurs correspondantes, que galva est déjà employé comme radical dans le sens de courant (galvanomètre, galvanique, etc.) et frank dans le sens de hautes tensions (franklinisation), enfin que helmholtz et henry commencent parla même lettre.
- Pour les préfixes destines à désigner les puissances de io, M. Riondel propose deux systèmes. L’un, permettrait de designer très logiquementet très simplcmentles puissances
- de zo de 3 en 3 (ce qui est bien suffisant) de la manière suivante :
- L’autre consiste à créer les préfixes « hyper » et « hypo » pour les puissances io9 et io~9, « ano » et « catho » pour les puissances zo,;i et io~‘\ les préfixes employés actuellement conservant leur signification habituelle; en particulier « méga » et « micro >> que, dans sa première proposition, M. Blondel voulait employer pour désigner io11 et io ls continueraient à désigner ioe et io--6. Ce système, est moins complet que le précédent puisque xo12 et io-12 n’y sont pas représentés, mais cela n’a pas d’inconvénient, car la considération de ces puissances est jusqu’ici inutile, et il serait facile de la compléter si le besoin s’en faisait sentir.
- Tableau II. — Schéma d'une nomenclature proposée des unités électriques C. G. S. et de leurs multiples usuels.
- - •
- QUANTJTF.S Sous-multiples. Multiples.
- 10- i IO-‘ JO- Unités C.G.S. I0« 10» I0“.
- Catiio. «po. Micro. mm. Ki.'c. Méga. Hyper. Ano.
- Intensité . . Hypogalva » Milligalva Galva (ni) » » »
- Tension . . Frank (lin) Hvperirank »
- Résistauce. . » Thon, (son) Kilothom Hyperthom Anothom
- Quantité . . Hypopoisson » Poisson »
- Puissance. . » » » Max (well) » » Hypermax
- Inductance . » Holni (holtz) Hyperhelm
- Capacité . . Catharag ». » Arag (o) »
- Énergie. . . " 9 * 8 Erg Hypererg
- C’est ce dernier système qu’adopte provisoirement M. Riondel et l’on a alors pour les
- leur titre nobiliaire ; ainsi nous connaissons les maréchaux de l’Empire sous leurs noms, Davout, Berthier, etc., et non sous ceux de prince d'Echmühl, prince de Neufchatel, etc.
- unités principales et les unités multiples ou sous-multiples destinées à remplacer les unités actuelles les noms indiqués dans le tableau II.
- On voit que l’adoption de ces noms conduira à dire n hyperfranks au lieu de no volts,
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- io galvas au lieu de 100 ampères, 50 hyper-thoms au lieu de 50 ohms, 1 hypermax au lieu de 1 hectowatt, etc. Les médecins qui évaluent ordinairement les courants entre 1 et 200 milliampères, les compteraient entre 0,1 et 20 milligalvas. Sans doute ces noms paraissent bizarres au premier abord mais il n’y a de raison pourqu’avecl’usage, ils choquent plus que microcoulomb, microfarad, meg-ohm, etc.
- Le seul inconvénient qui puisse se présenter, et il se présentera certainement, est que les industriels, qui de accumulateurs ont fait « accu » et de self-induction ont fait «self » et le public, qui dit et écrit couramment kilos au lieu de kilogrammes, ne trouvent trop longs les noms de kyperfrank et hyperthom. Mais il faut en prendre son parti si l’on veut employer en pratique les unités C. G. S. et leurs multiples.
- Le système présenté par M. Blondel nous paraît donc présenter beaucoup de chances d’adoption. C’est également l’opinion des membres de la section de Physique présents au Congrès de Boulogne qui, à l’unanimité, ont pensé qu’il convenait de l’adopter en principe. Quoi qu’il en soit de cette adoption M. Blondel aura le mérite d’avoir donné à la discussion une base précise et explicite qui manquait jusqu’ici.
- Nous reviendrons dans notre prochain numéro sur les autres communications de M. Blondel et nous terminerons ce premier article par la présentation de la communication
- Sur la propagation des oscillations
- DANS LES MILIEUX DIÉLECTRIQUES
- faite par M. Turpain dont nos lecteurs connaissent déjà, en partie du moins, les beaux travaux sur le champ hertzien (l).
- (') Sur divers procédés d’observation de la résonnance électrique ; sur le résonateur de Hertz ; sur le champ hertzien; Êcl. Êlec.t. t. XVII, p. 72, 73 et 79, 8 octobre 1898. Survie résonateur à coupure; Écî. Èlect., t. VIII, p. 312,
- L’auteur ayant bien voulu nous communiquer le texte de cette communication, nous le reproduisons in-extenso :
- Deux théories se disputent l’honneur de prévoir les lois de la propagation des oscillations électriques. La première édifiée par von Helmholtz, complétée par M. Duhem, oflre l’avantage de rattacher l’interprétation des expériences hertziennes aux doctrines classiques de l’électricité.
- La seconde proposée par Clerk Maxwell, nécessite le rejet de toutes ces doctrines ; elle oblige à les remanier complètement si l’on veut interpréter les phénomènes de l’électrostatique.
- Depuis que Hertz a appris à produire aisément des oscillations électriques et à observer leur propagation, de nombreuses recherches expérimentales ont été entreprises dans le but de confirmer ou d’infirmer l’une de ces deux théories.
- Les résultats de ces recherches ont conduit leurs auteurs à énoncer des lois qui sont en apparence contradictoires. Les expérimentateurs ont alors pris rang tantôt parmi les défenseurs de la théorie d’Helmholtz, le plus souvent parmi les protagonistes de celle de Maxwell, suivant les conclusions qu’ils déduisaient de leurs expériences.
- Pour discuter la légitimité de ces conclusions, il faut énoncer les hypothèses des deux théories adverses ainsi que les lois auxquelles ces hypothèses conduisent. En comparant ensuite à ces énoncés les lois expérimentales immédiates qui résument les expériences entreprises sur la propagation des oscillations électriques, on peut se rendre compte des hypothèses nouvelles introduites par les expérimentateurs pour amener leurs expériences à vérifier l’une ou l’autre des deux théories en présence.
- I. — Maxwell suppose la propagation dans les diélectriques de fiux de déplacement exclusivement transversaux.
- Cette hypothèse lui est suggérée pur le désir de soumettre au même mécanisme les
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- phénomènes lumineux èt les phénomènes électriques.
- Cette hypothèse le conduit à énoncer les lois théoriques suivantes :
- i0-. La vitesse v„ de propagation dans le vide des flux électriques de déplacement (flux transversaux) est égale à la vitesse U de la lumière dans le vide.
- vQ = U.
- 2“ Dans un diélectrique, la vitesse de propagation v des flux de déplacement (flux transversaux) est en raison inverse de la racine carrée du pouvoir inducteur spécifique K du diélectrique.
- -hvÆ-
- La théorie de Helmholtz suppose la propagation dans les diélectriques de ilux de déplacement transversaux et celle de flux de déplacement longitudinaux.
- Cette théorie, convenablement modifiée par Dubem (s) a conduit ce théoricien à énoncer les lois suivantes, que nous nommerons lois de Helmholtz-Duhcm.
- i" Les flux électriques longitudinaux se propagent dans tous les diélectriques avec la meme vitesse V qui est celle U de la lumière dans le vide.
- V_V0 = U.
- 2° Les flux électriques transversaux se propagent dans le vide (et pratiquement dans l’air' avec la même vitesse v0 que les flux longitudinaux.
- v0 = V*.
- g Dans un diélectrique, la vitesse de propagation v des flux transversaux est en raison inverse de ta racine carrée du pouvoir inducteur spécifique K du diélectrique.
- p) P. Duhf-M. Sur l’interprétation théorique des expériences hertziennes {L’Éclairage Électrique. t. IV, p. 494, rBqsh Sur l’équivalence des flux de conduction et des flux de déplacement (Ibid., 1896).
- La deuxième loi de Hclmholtz-Duhem se ramène en définitive à la première loi de Maxwell.
- La troisième loi de Helmholtz-Duhem est identique à la deuxième loi de Maxwell.
- Quant à la première loi de Helmholtz-Duhem elle n’a pas son équivalent dans la théorie de Maxwell qui n'admet pas de flux de déplacement longitudinaux.
- II. — Les belles expériences de M. Blon-diot (!) sur la vitesse c1c propagation des ondes électromagnétiques dans l’air concordent indifféremment avec la deuxième loi de Helmholtz-Duhcm et avec la première loi de Maxwell.
- Quels résultats susceptibles de confirmer ou d’infirmer les autres lois théoriques, l'expérience fournit-elle ?
- Les expériences effectuées par MM. L. Arons et H. Rubens (2) sur l’huile de pétrole, par MM. Cobn et Zeeman (s) sur l’eau conduisent à la.loi expérimentale suivante.
- « Pour les oscillations qui excitent un même résonateur. le rapport de la longueur d'onde l dans l'air à la longueur d'onde ï dans un diélectrique est égal à la racine carrée du pouvoir inducteur spécifique du diélectrique par rapport à l'air. »
- Nous désignons par les lettres /, V les longueurs d’onde observées, sans présumer' si elles se rapportent a des flux transversaux ou à des flux longitudinaux.
- L’étude de l’huile de ricin a conduit d’autre part M. Blondlot à énoncer la loi suivante (l).
- Un résonateur étant donné, la longueur des ondes qu'il décèle reste la même quel que
- (M R. Blondlot. Comptes rendus de i" Académie des Sciences, 1. CXIII, p. 628, 9 novembre 1891.
- (*)L. Arons et H. Rubens. ICiedenuimés AnnalenA. XLII, p. 581, 1891 ; Lmn. Élecl., t. XLI, p. 368.
- (3) Cohn et Zf.eman, Strasbourg, 1893*
- (A) R. Blondlot. — Comptes rendus, t. CXV, p. 225, 25 juillet 1892 ; Lum. Êlect., t. XLV, p. 293.
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- soit le milieu isolant dans lequel l'expérience est faite.
- III. — Ces lois expérimentales peuvent être indifféremment invoquées en faveur de la théorie de Maxwell ou en faveur de la théorie d’Helmholtz suivant les hypothèses que l’on admet :
- i° Relativement à l’espèce d’ondulations (longitudinales ou transversales) que décèle le résonateur dans chaque expérience.
- 2° Relativement à la période du résonateur.
- Nous désignerons par a la longueur d’onde des oscillations transversales, par t leur période. On u donc pour deux diélectriques différents.
- Nous désignerons par A la longueur d’onde des oscillations longitudinales par T leur période. On a donc pour deux diélectriques différents.
- A = VT A'~ V'T'.
- i" Supposons que dans les expériences précédentes les oscillations transversales seules aient été décelées, i =
- ce qu’on devra nécessairement admettre si l’on tient pour la théorie de Maxwell.
- Les expériences de MM. Arons et Rubens, de MM. Cohn et Zeeman et de M. Blondlot ont été faites en plongeant- le résonateur dans le milieu étudié (huile, eau) qui entourait les fils de concentration du champ. On peut donc se demander si l’on doit supposer que la période du résonateur est indépendante de la nature du milieu qui le baigne ou bien que la période du résonateur dépend de la nature du milieu qui le baigné.
- Acceptons la première hypothèse,
- Nous déduisons . des expériences de
- MM. Arons et Rubens, de MM. Cohn et Zeeman ;
- Cette conclusion concorde avec la deuxième loi de Maxwell, avec la troisième loi de Helmholtz-Duhem.
- Nous déduisons des expériences de M. Blondlot ;
- conclusion qui contredit la théorie de Maxwell ainsi que la théorie d’Helmholtz.
- Acceptons la deuxième hypothèse, la période du résonateur dépend du milieu qui le baigne, et supposons, comme M. Blondlot croit pouvoir le déduire de la formule de Thomson, que la période soit en raison inverse de la racine carrée du pouvoir inducteur spécifique du diélectrique.
- Les expériences de MM. Arons et Rubens, de MM. Cohn et Zeeman nous conduisent à
- conclusion en contradiction avec la théorie de Maxwell et la théorie d’Helmholtz.
- Les expériences de M. Blondlot conduisent
- conclusion qui concorde avec la deuxième loi de Maxwell, avec la troisième loi de Helmholtz-Duhem.
- C’est cette conclusion que M. Blondlot tire de ses expériences.
- 2° Supposons en second lieu que dans les expériences que nous analysons, les oscillations longitudinales .seules aient cté décelées,
- / = A.
- Et acceptons la première hypothèse relativement à la période du résonateur T= T.
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- Nous déduisons alors des expériences de MM. Arons, et Rubens, de MAL Cohn et Zeeman :
- x-i/z.
- V - V K
- Conclusion sans interprétation dans la théorie de Maxwell et en désaccord avec la première loi de Hclmholtz-Duhem.
- Nous déduisons des expériences de M. Blon-dlot :
- V^V'
- Conclusion sans interprétation dans la théorie de Maxwell et qui concorde avec la première loi de Helmholtz-Duhem.
- Si nous acceptons la deuxième hypothèse relative à la période du résonateur :
- T V K
- les expériences de MM. Arons et Rubens, de MM. Cohn et Zeeman conduisent à écrire
- V = V',
- conclusion sans interprétation dans la théorie de Maxwell et qui concorde avec la première loi de Helmholtz-Duhem.
- Les expériences de M. Blondlot conduisent alors à écrire
- conclusion sans interprétation dans la théorie de Maxwell et en désaccord avec la théorie d’Helmholtz.
- En résumé suivant les hypothèses admises, aussi plausibles les unes que les autres, les expériences de MM. Arons et Rubens, de MM. Cohn etZeeman d’une part, celles de M. Blondlot d’autre part, confirment ou infirment l’une des deux théories en présence. De plus, les premières expériences semblent en contradiction avec les secondes, les premières vérifiant l’une des théories quand les secondes l’infirment et inversement.
- IV. — Nous avons entrepris des expériences dont le détail a été récemment pu-
- blié (’) et dont l’interprétath croyons-nous, à une semblable ambiguïté.
- Ces expériences consistent à étudier la propagation des oscillations électriques dans divers diélectriques (air, huile, eau), en employant le résonateur filiforme de Hertz disposé successivement dans deux positions différentes.
- Dans la première (position i), le résonateur a son plan perpendiculaire au plan des fils de concentration du champ. Dans la seconde position (position 2), le plan du résonateur est parallèle au plan des fils de concentration ou coïncide avec ce plan.
- Dans un premier dispositif un même résonateur est placé à l’intérieur d’une cuve oblongue traversée dans le sens de la longueur (4 m) par les fils concentrant le champ, dans les deux positions successives 1 et 2. On effectue avec ce résonateur deux séries de mesures : pendant la première le réservoir ne contient que de l’air: lors de la seconde, le réservoir est rempli du liquide étudié (huile, eau).
- Dans un second dispositif les deux fils tendus à l’intérieur du réservoir ne sont pas reliés aux plaques de concentration du champ parallèles aux plateaux de
- l’excitateur dès
- (!) Recherches expérimentales sur les oscillations électriques, Paris. A. Hermann, 1899.
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- leur sortie du réservoir. Ils sont tendus a l’extérieur du réservoir sur une longueur de trois mètres avant d’arriver au voisinage de l'excitateur qui se trouve ainsi éloigné à trois mètres du réservoir.
- Un résonateur placé successivement dans les positions i et 2 (la figure le suppose placé dans la position 1), est disposé dans l’air dans une région située entre le réservoir et l’excitateur et à une distance de la paroi extérieure du réservoir égale au quart de la longueur d’onde des oscillations qui excitent ce résonateur dans l’air. Dans ces conditions, un pont mobile placé au voisinage du résonateur le rend muet, le même pont disposé contre la paroi même du réservoir excite le résonateur. Pour empêcher une action gênante de l’excitateur, on dispose en avant du résonateur, entre l’appareil et l'excitateur, un pont - établi à une distance du résonateur égale au quart de la longueur d’onde des oscillations qui l’excitent.
- En déplaçant un pont mobilep dans le réservoir on détermine avec précision les sections nodules et les sections ventrales, partant les longueurs d’onde. On constate alors que, lorsque le résonateur est dans la position 1, dans la longueur qu’occupe une concaméra-tion lorsque le réservoir est vide, s’étagent, dès qu’il est plein d’eau, sept à huit conca-mérations. Lorsque le résonateur est dans la position 2, le pont mobile p déplacé dans le réservoir indique des concamérations égales que le réservoir soit vide ou qu'il soit rempli de liquide.
- Les lois expérimentales auxquelles nous ont conduit ces deux séries d’expériences sont les mêmes dans les deux cas. Elles s’expriment par les énoncés suivants.
- Les longueurs d'onde des oscillations qui, dans l'air, excitent un même résonateur placé soit dans la position /, soit dans la positio?i 2 sont les mêmes :
- h = h-
- . Les longueurs d'onde /,, l:, des oscillations qui excitent un résonateur de Hert^ placé dans
- la position 2 sont les mêmes daJis l’air et dans un diélectrique autre que l'air :
- 4 = i\.
- Pour les oscillations qui excitent le résonateur de Hert\ dans la position 1 le rapport de la longueur d'onde /, dans l'air à la longueur d'onde l\ dans un diélectrique autre que l'air est égal à la racine carrée du pouvoir inducteur spécifique du diélectrique par rapport à l'air :
- Pour interpréter ces lois, il faut ici encore faire choix d’hypothèses relativement à l’espèce d’oscillations qui excitent le résonateur dans les deux positions différentes.
- Nous admettrons que :
- i° Le résonateur de Hertz placé dans la position 1 n’est excité que par des flux transversaux,
- /, = X.
- 2e Le résonateur de Hertz, placé dans la position 2 n’est excité que par les flux longitudinaux,
- 4 = A,
- Nous ne pouvons plus hésiter, touchant le choix à faire concernant l’hypothèse relative à la période du résonateur.
- Le second dispositif que nous employons, et c’est là son avantage sur ceux de MM. Cohn etZeeman, de M. Blondlot, nous oblige à considérer la période du résonateur comme indépendante de la nature du milieu qui le baigne. Dans ce dispositif, en effet, le résonateur demeure constamment placé dans l’air pendant que le pont mobile est déplacé dans l’air et lorsque le pont mobile est déplacé dans le milieu étudié.
- Nous devons donc admettre que
- T - V.
- Nos expériences nous conduisent alors h
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- ce qui est conforme à la deuxième loi de Helmholiz-Duhem ;
- conclusion qui concorde avec la deuxième loi de Maxwell, avec la troisième loid’Helm-holtz-Duhcm et
- V = V ;
- conclusion qui concorde avec la première loi de Helmholtz-lDuhem et qui n’est pas explicable dans la théorie de Maxwell.
- Nous ferons remarquer que la deuxième loi expérimentale que nous énonçons :
- 4 = h
- est conforme aux déterminations faites par M. Blondtot, si l’on admet que le résonateur de M. Blondlot fonctionne comme un résonateur de Hert\ placé dans la position 2. Nous avons vérifié cette hypothèse par une expérience directe.
- La troisième loi expérimentale que nous énonçons.
- est conforme aux déterminations faites par MM. Cohn et Zeeman si l’on admet que le résonateur de MM. Cohn et Zeeman fonctionne comme un résonateur de Hert\ placé dans la position 1. Nous avons également vérifié cette supposition par une expérience directe.
- Nos expériences montrent donc que la contradiction entre les déterminations de MM. Arons et Rubens, Cohn et Zeeman et celles de M. Blondlot n’est qu’apparente.
- Elles apportent de plus, en permettant de fixer l’hypothèse à admettre concernant la période du résonateur, une confirmation de la théorie de Helinholtz-Duhem.
- Le travail de M. Turpain élucide donc un point important de la théorie de la propagation des ondes hertziennes dans les milieux diélectriques. Nos lecteurs trouveront dans un prochain numéro la description des expériences sur les résultats desquelles M. Turpain s’appuie dans ce travail.
- J. Bt.ondin.
- LES LAMPES A ARC (*).
- La lampe à globe clos de Bergma.vn' est remarquable par le montage de son globe, qui permet de la faire à la fois très courte : 0,70 m environ, et fort accessible. Pour descendre le globe, on déclanche les cliquets 3, 3 (fig. 1), ce qui permet au globe de passer de la position figure 2, par le glissement, dans les tubes 2, des tubes 4, retenus par les ressorts 7. Ceci fait, on desserre l’écrou 29 et l’on tourne sa tige 26 de manière à dégager sa goupille 27 du suppôt t 6, ce qui permet au globe 11 de descendre dans la position figure 5 par le glissement des tringles 8 dans les tubes 4 et 2. Pour retirer le charbon inférieur il suffit de desserrer sa pince 21. On retire ensuite le charbon supérieur tô, avec son porte-charbon 36, maintenu par les res-
- sorts 44, à frottement dans le tube 31, soumis au solénoïde, et dans lequel ce charbon est fixe par la pince 37 38 39, serrée par la vis 42 43. Quand au petit globe 12, il se rentre automatiquement par la pénétration du biseau 50 de sa monture dans le socle 1 de la lampe.
- Le couvercle I) du petit globe E de la lampe Thomson-IIouston représentée par les figures 8 à 10, est librement suspendu au plateau A par le bouton A, et les deux crochets A„ écartés de 120% et le plateau A est, lui-mème, suspendu par les vis réglables B2. Cette disposition très simple permet d’employer des globes E de hauteurs un peu différentes et
- (*) L'Éclairage Électrique, t. XVIII, p. 174. 4. février 1899.
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- Fig. 8 à
- Lampe Thomson-Houston ( SpS).
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- légèrement désaxés. Quant au frein, il est 1 par le solénoïde régulateur, et qui lâche son constitué par un genou J J3 J2 J\ commandé | charbon G quand il touche le plateau A, dont
- Fig. 12 à 15. — Lampe Le’
- la position rigoureusement réglée lui assure ] Le globe de la lampe Lkwis a son couvercle un fonctionnement précis. | supérieur retenu par les taquets 13 et fixé
- Fig. 16 à 2ü, — Lampe Johns
- son et Wunierlich.
- (fig. ii à 15) par l’appui de deux pointeaux 3 1 au globe de céder un peu aux chocs en pivo-à ressorts 4; et son couvercle inférieur est tant sur 19. Le charbon supérieur 14 pénètre pourvu d’un point sphérique 1 g, permettant | dans le globe par un orifice 12, fileté de ma-
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- nière à être à peu près étanche, et est maintenu par un frein composé de deux mâchoires 22, enfilées sur les tiges 23, qui sont commandées par le levier 21, relié en 25 au solénoïde régulateur : la levée de 25 serre 22 et entraîne le charbon 14.
- Le charbon supérieur i (fig. 16} de la lampe
- Johnson et Wunderlich est, lorsque l’arc augmente, lâché par l’armature e du solénoïde en série c (fig. 17) qui, en retombant, laisse les freins h (fig. 18) se desserrer automatiquement : puis, quand l’arc a ainsi repris sa position normale, l’armature e se relève et, -par les pitons g, resserre les freins h de manière à immobiliser i. Quand le charbon e est usé, les balais rr, qui lui amènent le courant, l’arrêtent automatiquement par son encoche t. Le rhéostat de la lampe est constitué par une lame enroulée en iv et facilement refroidie. Le gros globe est à monture
- filctcc, et le petit globe est porté par deux tiges m m (fig. 19) à plateau vissé dans le tube l. C’est une lampe robuste et très simple. Tl en est- de même de la lampe Sandy (fig. 21)
- 1o'"oT q!
- Fig. 23 à 23. — Lampe Vassia (1898).
- charbon c par son armature-porte-charbon à dash-pot d. Quand c s’abaisse, a, venant heurter le socle de la lampe, fait lâcher le frein c' e., a, rappelé et resserré par e dès que l’arc a repris sa longueur normale.
- Le globe m de la lampe de sûreté Brown est (fig. 22} est entouré d’une enveloppe a avec couche d’air d, comprimé par d3 au moyen d’une pompe en Quand l’enveloppe a se brise, ce piston c,, repoussé par un ressort, rompt, par c*. le circuit de la lampe en g.
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- Cette lampe peut ainsi fonctionner sans danger dans des gaz explosifs, grisou, etc.
- Dans la lampe en dérivation de Vassia* (fig. 23-25) les charbons sont à l’origine écartés. Quand on lance le courant, le solénoïde dé-
- rivé S, attirant le levier L, déclenche de son arrêt M l’échappement K' du mécanisme b’, ce qui permet aux charbons de se rapprocher avec une vitesse réglée par le modérateur à ailettes K. Quand ces charbons arrivent au
- contact, S lâche L, qui, rappelé par son ressort R, arrête KparM, et, abaissant lapoulie/* sur laquelle passe l’un des brins de la corde des charbons, abaisse"d’autant le porte-charbon B' et amorce l’arc; puis la régularisation continue automatiquement.
- Le réglage de la lampe (fig. 26-29) construite par la Compagnie électrique Strat.sund s’opère au moyen de troissolénoïdes a, b etc (fig. 27)
- dont deux a et b en série suivant L b a T T, Lj et l’autre en dérivation suivant i c 2r L’élec-tro a est (fig. 27) suspendu par. une chaîne k, à contre-poids G, et sert ainsi de poids moteur au mécanisme n, à ailettes s. Soient A et V l’intensité et le voltage normaux de la lampe : quand, les charbons étant s.éparés, on lance le courant, c, attirant son armature CC1 déclenche en r, le mécanisme «, qui laisse ces
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- charbons arriver au contact. Dès ce contact, le courant passant en c, CC‘ arrête le mécanisme de manière que ce contact soie léger et que les charbons ne collent pas, puis, le courant passant en a et en b, a attirant son
- L
- armature d, amorce l'arc, et, dès que ce courant atteint l’intensité A.£,, attirant son armature BB‘, arrête le mécanisme par ses ailettes .S, immobilisant ainsi le charbon supérieur jusqu’à ce que, l’intensité devenant inférieure à A et le voltage supérieur à V, b et c attirent à la fois leurs armatures.
- Quand on lance le courant dans la lampe en dérivation Mersch (fig. 30 à 38) dont les charbons sont alors écartés, les solénoïdes AA', attirant leurs armatures H, rapprochent au contact ces charbons conjugués par les chaînes I ; puis, le courant cessant de passer en AA', le balourd de G sépare ces charbons, mais seulement d'une longueur déterminée par le jeu que la coulisse o du taquet l (fîg. 35), ou la
- Fig. 41. — Lampe Pomerov ( 189S).
- vis V des cliquets 0 (fig. 31 et 37) laisse dans ce sens aux rochcts K, et l’arc se trouve ainsi amorcé. La régularisation se continue ensuite par le jeu automatique des solénoïdes AA1. Pour rendre l’attraction de ces solénoïdes sensiblement constante sur toute la longueur de leur course, leurs pôles a a sont réunis par un manchon en fer M et leurs armatures H H, par le plateau G (fig. 34). Pour les courants alternatifs, M est lamellaire, et H H, en tubes fendus, d’inégales
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- longueurs avec, pour H, un prolongement en bronze pour son guidage.
- La lampe à deux charbons de C. Olivek a (fig. 39 et40) ses porte-charbons inférieurs m ml reliés par les cordes n n aux porte-charbons inférieurs .v, x, guidés par y e et les bras y, pivotes en y\. Quand aux freins g, ils sont commandés, des électros en différentiel d et dt par les renvois f p, à dash-pots g*.
- — Lampe Tschic
- La lampe Pomeroy pour courants alternatifs représentée par la figure 41 est pourvue d’un amortisseur A (fig. 41) à moyeu lamellaire, avec plusieurs enroulements auxquels on peut à volonté relier le fil a de la lampe de manière à varier la résistance de son circuit ou le voltage de l’arc. L’électro en série C est supporte par des ressorts d, qui diminuent le bruit des vibrations, son armature lamellaire e, à pôle H, actionne par un ressort f le bloc F, relié d'une part au frein lii et de l’autre au dash-pot G.
- Le fonctionnement delà lampe en dérivation Tschieret est (fig. 42) le suivant. Quand on lance le courant, les porte-charbons e et ts conjugués par la corde f, sont séparés ; lé solcnoïde dérivé n attire son armature q, et, abaissant rF, malgré le ressort s, rapproche les charbons au contact; puis, le courant cessant de passer en «, le ressort s rappelle r
- Fig. 43 à 46. — Lampe de la Compagnie de l’industrie électrique (1898).
- et amorce l’arc. A mesure que l’arc augmente, l’attraction de n abaisse r' jusqu’à sa rencontre avec le taquet réglable g. ce qui fait lâcher e par r’ et rapprocher les charbons jusqu’à leur écartement normal.
- La lampe (fig. 43) construite par la Compagnie t/industrie électrique, de Genève, est régularisée par une dynamo en série dérivation Mm/. Quand on y lance le courant, l’armature A tourne dans le sens de la flèche, la poulie /, dont la corde d. à ressort a, passe sur la poulie de frein b et sépare ainsi les
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- charbons conjugés par cgg'c,, puis, quand l’arc augmente l’intensité, du courant dans l’armature A diminue peu à peu, jusqu’à la laisser entraîner dans le sens opposé à la flèche par le ressort a de manière à rapprocher les charbons d’une quantité limitée par la butée du bras / de f sur le taquetp. Ainsi qu'on le voit sur le diagramme (fig. 45), l’un des inducteurs m de A est en dérivation sur cc, et enroulé en sens inverse de M avec lequel il agit ainsi sur A en différentiel.
- Les charbons de la lampe Arter sont (fig. 47) conjugués par une poulie P, dont le moyeu 12 porte, enroulée sur lui, la corde 13, du frein commandé par le solénoïde en série 5. Quand on lance le courant avec les charbons au contact, ce solénoïde, attirant son armature 14-16, serre cette corde et, faisant basculer 19 autour de 17, abaisse P, malgré le ressort 20, et sépare les charbons; puis, l’intensité diminuant en 15, le frein se desserre et laisse les charbons se rapprocher, en maintenant l’arc à une longueur constante, déterminée par la tension du ressort 20.
- Dans la variante (fig. 49) l’axe 17 de 16 et 17 passe dans une coulisse 22 de la poulie P; quand on lance le courant. 14 abaisse P, que le balourd de 5 fait tourner dans le sens de la flèche 6 do manière à laisser descendre un peu les deux charbons au contact, puis le serrage du frein arrête la rotation de P, qui continuant à s’abaisser, amorce l'arc.
- La lampe pour voitures de tramways Wiix-man a (fig. 50) sa boîte A accrochée en a au panneau s de la voiture avec une inclinaison réglée par la vis bs du cadre bbb' (fig. 56) articulé en bi sur A et appuyé sur s par les caoutchoucs bk. Le porte-charbon inférieur a une vis 4, de pas double de celui de la vis 5 du porte-charbon supérieur, qui fait écrou sur le manchon F (fig. 53) à denture f, maintenue par le ressort g (fig. 52) en prise avec celle gk du chapeau g' du globe C, lequel est fixé au bas du chapeau H (fig. 50) fileté sur 4. Il en
- résulte, qu’en faisant tourner g par le train h'h.g3 (fig. 52) à retenue h, on écarte ou rapproche les charbons de manière à maintenir l’arc à son foyer. Pour manœuvrer isolément le charbon inférieur ou négatif, il suffit d’a-
- ci h
- Fig. 47 à 49. — La
- baisser h' de manière à séparer par/Q^/de^, sans désengrener hs deg^ puis de tourner h' comme précédemment.
- Le courant arrive du trdlet à la lampe par une résistance appropriée et la pince mML, la fiche M se mettant en m quand la lampe ne marche pas, et il en sort par kiKhJ. Pour
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- l’éclairage électrique
- allumer la lampe, il suffit d’appuyer sur h\ j amorçant l’arc. Il suffit de dégrafer en da le ce qui amène les charbons au contact, puis couvercle pour sortir la lampe, de lâcher h', que son ressort I rappelle en j (A suivre.) G. Richard.
- TRAVAUX DE LA SOCIÉTÉ ALLEMANDE D’ÉLECTROCHIMIE CONGRÈS DE GOETTINGEN (*)
- Le sixième congrès d’Electrochimie se réunit dans l’Institut de chimie physique et d’électrochimie de l’Université de Gœttin-gen, dirigé par le célèbre professeur W. Nernst. L’assemblée, présidée par le professeur J.-H. van t’IIoff, s’ouvre par un discours de bienvenue du curateur de l'Université de Gcettingen, M. Hcepfner auquel s’associe le bourgmestre, M. Calsow.
- M. van t’Hoff prend ensuite la parole et faisant allusion à la Conférence internationale de la paix, réunie à la Haye, il dépeint le but
- de la Société qui est de travailler à l’union de l’industrie et de la science et de réunir sur un même terrain les représentants de La science et des intérêts généraux de l’humanité. Après quelques mots émus consacrés aux membres décédés, le président constate la prospérité croissante de la Société dont le nombre des membres a monté de .559 à 597. Un nouveau groupe local s’est fondé à Zurich
- (’) D'après la Zeiis. für Elektrochorgane de la Société, t. VI, n°' des 6. 13, 20 et 27 juillet 189g.
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- et c’est probablement dans cette ville que se réunira le Congrès de 1900.
- Le professeur Ostvvald, de Leipzig, fondateur de la société, et le professeur Moissan, de Paris, sont nommés, par acclamation, membres d’honneur.
- Le prix d’électrochimie fondé par la Société est accordé cette année à M. Bredig, de Leipzig.
- Puis le professeur Hittork, de Munster, prend la parole:
- SUR L’AtTITIJUK KLECTROCHIMIQUE DU CHROME
- On se rappelle que le métal qui a servi à ces expériences est fabriqué par le procédé H. Goldschmidtj d'Essen ('). Ses principales propriétés électrochiraiques ont été décrites l’année dernière par l’orateur et relatées dans ce journal (2). U était naturel d’attribuer la passivité que montre le métal, dans certaines conditions, à une couche d’oxyde très mince, imperceptible à l’œil. Cette conception ne saurait être exacte et hauteur décrit plusieurs expériences qui rendent l’hypothèse de la couche superficielle extrêmement invraisemblable.
- Premier essai. — Le chrome qui vient d’être préparé n’est pas attaqué, à la température ordinaire, par les solutions un peu étendues des acides forts, chlorhydrique, brom-hydrique, iodhydrique, sulfurique, oxalique ; il l’est violemment si on élève la température ; on obtient dans ce cas la combinaison inférieure, CrCb par.exemple, avec un vif dégagement d’hydrogène. Le chrome a pris ainsi l’état le plus actif possible. Si dans un élément galvanique, on vient à l’associer avec une solution d’azotate d’argent ou mieux d’acide chromique et du platine, on obtient une force électromotrice supérieure à 1,8 volt.
- Deuxième essai. — Cet état actif du chrome persiste lorsqu’on refroidit la solution
- (») L'Éclairage Électrique, t. XV], p. 504, 1898. (2) Ibidp. 94-104.
- jusqu’à la température ordinaire, ou si, après avoir lavé le métal, on vient à le plonger dans un acide de même concentration. Le dégagement d’hydrogène continue faiblement avec formation de1 chlorure chromeux. Il est donc impossible d’admettre que ce chrome soit recouvert d’une pellicule d’oxyde.
- Troisième essai. — Prenons maintenant ce morceau de chrome comme anode, avec un courant un peu fort, dans la même solution ; aussitôt les bulles d’hydrogène cessent de se dégager; le chlorure chromeux ne se forme plus, mais par contre on voit descendre à partir de la surface du métal des traînées jaunes d’acide chromique. Le chrome est devenu aussi inactif que possible. Formons l’élément galvanique dont il a été question plus haut ; la force électromotrice se trouve être très faible, environ 0,3 volt.
- En chauffant suffisamment la solution on pourrait rendre au chrome son activité et provoquer un vif dégagement d’hydrogène, mais il est plus intéressant de procéder d’une autre manière, sans élévation de tempéra-
- Quatrième essai. — Prenons le chrome inactif comme cathode, c’est-à-dire renversons le sens du courant, on observe naturellement un fort dégagement d’hydrogène à la surface du métal ; si l’on interrompt le-cou-rant, un dégagement plus faible continue à se produire, le chrome est redevenu actif et se dissout sous la forme de CrCP.
- En intervertissant les pôles il est donc possible de résoudre à volonté le problème des alchimistes, c’est-à-dire faire d’un métal noble un métal ordinaire et inversement.
- Les solutions des acides forts, H Br, HF, H2SO% se comportent vis-à-vis le chrome comme celle de HCl.
- Cinquième essai. — Avec l’acide iodhydrique les résultats sont autres, mais peut-être encore plus frappants. Si la solution n’est pas trop étendue, le chrome l’attaque à chaud, avec formation de CrP et dégagement d’hydrogène. Le chrome, devenu actif, conserve cet état à la température ordinaire. ,
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- Prenons-Ie maintenant comme anode avec un courant un peu intense; le dégagement d’hydrogène s’arrête, mais ici on n’observe pas de traînées jaunes, ce sont de sombres sillons d’iode libre. Le chrome est inactif, il n’est plus capable de s’unir à l’iode séparé par le courant, tandis que tout à l’heure il était susceptible de l’enlever à l’hydrogène. Renversons le courant, le métal, de nouveau actif, décompose îa solution d’acide iodhy-drique.
- Les deux états, actif et inactif, du chrome correspondent à deux forces électromotrices extrêmes, entre lesquelles s’intercalent, en nombre infini, des forces électromotrices et des états intermédiaires.
- L’état actif du chrome, au sein des solutions acides, dure très longtemps, à la température ordinaire. Vient-on à retirer le métal du liquide et à l’exposer à l’air ou à le plonger dans l’eau, son état s’altère très vite; l’inactivité croît sans atteindre cependant celle du chrome pris comme anode.
- Pour se rendre compte de l’état électrique d’un morceau de chrome donné, le moyen le plus simple consiste à engendrer un courant ; ce courant doit être aussi faible que possible. Dans les expériences de l’année précédente (J) la résistance de 30000 unités Siemens était insuffisante ; la force électromotrice s’altère peu à peu et la déviation de l'aiguille du galvanomètre diminue constamment. L’auteur emploie maintenant une résistance de io7 unités Siemens (trait de graphite sur une plaque d’ébonite). La chaîne galvanique dans laquelle on introduit le chrome — ordinairement Cr | NaCl, CrO%aq | Pt — conserve une force électromotrice constante, on compare la déviation galvanométrique avec celle qui est donnée par un élément étalon (pile au cadmium) et l’on en déduit la force électromotrice, en volts.
- On peut suivre ainsi les transformations que subit le chrome actif. L’état actif subsiste d'autant plus longtemps que la température
- à laquelle on a porté le métal est plus élevée. Le chrome qui a été plongé dans le chlorure de zinc ou le chlorure de potassium en fusion perd sa force électromotrice plus lentement, à la température ordinaire, que celui qu’on a rendu inactif dans une solution bouillante d’acides.
- L’expérience suivante fait bien voir avec quelle facilité le chrome modifie ses propriétés électriques : fermons l’élément dont i! a été question tout à l’heure sur un simple galvanomètre ; on voit l’aiguille se rapprocher du zéro et la force électromotrice prend rapi-dement une valeur minimum ; intercalons maintenant le trait de graphite en même temps qu’un galvanomètre à long fil, très sensible ; la déviation, d’abord faible, va en augmentant, et au bout d’une demi-heure environ la force électromotrice a repris sa valeur primitive.
- L’état inactif du chrome qui a servi d’anode, avec un courant assez fort, est plus stable que l’état actif. Des morceaux de chrome qui étaient restés dans l’àir sec pendant deux semaines, étaient à peine modifiés au point de vue électrique. Remarquons d’ailleurs que la formation d’acide chromique, caractéristique de l’état inactif, ne peut s’effectuer sans le concours d’une énergie étrangère; dans les électrolyses où l’acide chromique prend naissance il existe une force contre-électromotrice notable qu’il est facile de mettre en évidence et de mesurer. Aussi le chrome conserve-t-il une surface métallique brillante.
- L’auteur a gardé pendant des mois, dans son cabinet de travail, du chrome finement pulvérisé sans pouvoir constater, avec une balance sensible, la moindre augmentation de poids.
- M. Hittorf termine en donnant quelques renseignements sur l’allure du métal qui est réellement recouvert d’une couche d’oxyde. Le chrome, si brillant à la température ordinaire, prend des colorations et s’irise en jaune et en bleu, comme l’acier, dès qu’on le porte au rouge. On augmente à volonté la pellicule
- (•) L’Éclairage Électrique, t. XVI. p. 96 (1898).
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- d’oxyde en exposant le métal à une chaleur blanche, le mieux à l’aide d’une flamme alimentée par de l’oxygène. Contrairement à ce qu’on pouvait prévoir ce chrome oxydé est plus ou moins actif. Dans quelques cas l’activité fut telle, à la température ordinaire, que l’élément Cr | NaCi, CrO'!, aq | Pt permit d’effectuer des mesures quantitatives d’électrolyse. En intercalant sur le circuit un voltamètre à argent on trouva que le tiers de l’atome de chrome correspond à un atome d’argent déposé. Ainsi le métal ne fournit pas dans ce cas la combinaison inférieure, mais l’intermediaire; la solution contient le trichlorure de chrome, le même qui se forme dans l’électrolvse d’une solution de chlorure de zinc dans l’alcool absolu f1).
- Tous ces faits dénotent une action certaine du courant électrique, mais qui pour nous revêt encore la forme d’une énigme. On trouvera vraisemblablement l’explication de ces phénomènes dans l’étude systématique des métaux à valeur multiple.
- AI. Ostwald croit pouvoir attribuer cette allure singulière du chrome à des actions catalytiques ; le métal serait hexa, tri ou bivalent suivant que dans la solution qui l’entoure se trouvent de l’acide chromique, un sel de sesquioxyde de chrome ou un sel chro-meux.
- AI. Hittorf combat cette hypothèse un'peu trop simple ; il fait remarquer que la formation d’acide chromique exige l’apport continu d’une énergie étrangère et ne peu-t jamais s’effectuer d’elle-même (2).
- 0) Voir L'Éclairage Électrique, t. XVI, p. 107.
- (2) Il est peut-être intéressant de rapprocher de la rétrogradation continue de l’activité du chrome métallique les phénomènes découverts récemment par M. Recoura { Comptes rendus, t. 129, p. 158, 208 et 288) : l’acétate de chrome normal fraîchement préparé renferme le chrome à l’état de
- [Note du Red.) |
- Communication du profêsscur S. Arrhe-nii;s, de Stockholm sur le
- CHANGEMENT DE LA FORCE d’üN ACIDE FAtBLE PAR I.’aDDITION D’UN SEL
- Ajoutons un sel provenant d’un acide fort et d’une base forte, par exemple du chlorure de sodium, à la solution d'un acide faible tel que l’acide acétique, puis mesurons la force de l’acide en nous, servant de la vitesse d’une réaction catalytique : nous trouverons que l’action de l’acide faible est augmentée dans des proportions notables.
- On peut essayer d’expliquer ce résultat par la formation d’un peu d’acide fort donnant lieu à une quantité un peu plus grande d’ions hydrogène que si l’acide faible existait seul dans la solution. On sait d’ailleurs que la simple addition d’un sel a pour conséquence d’accélérer la vitesse des réactions.
- Il est facile de calculer ces deux effets et d]en tenir compte ; malgré ces corrections on constate encore une augmentation de la force de l’acide faible. Le tableau suivant indique les résultats des expériences non corrigées, c’est-à-dire le rapport des vitesses de réaction avec et sans addition de sel. Les essais avec le chlorure de sodium portèrent sur une solution acétique 0,05 normale ; les autres furent exécutés avec un acide acétique 0,025 normal :
- i/o" i/20“ 1/40“
- NaCl . . 1,339 1.21T 1,146
- K Cl. . . 1,354 1,205
- KAzO». - 1.357 1,243 »
- NaAzO*. 1.358 »> »
- KC10®. . 1,324 »_____»
- Moyenne : 1,346 1,220 1,146
- M35
- .158
- /80" 1/133° .097
- , r35 i,097 1,087
- On voit que tous les sels ont sensiblement la même action, si bien qu’il est permis de prendre la moyenne pour chaque dilution.
- Si l’on effectue les deux corrections mentionnées plus haut, on trouve que le coefficient de dissociation électrolytique augmente dans les proportions suivantes par suite de l’addition d’un sel neutre :
- 1,180 1,132 1.087 i-°78 1.038 1.030
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- Il semble résulter de ce qui précède que la constante de dissociation d’un acide faible, tel que l’acide acétique, est accrue d’une façon notable par l’addition d’un sel du type K.C1, et cela'd'autant plus que la niasse de sel neutre est plus grande: l’accroissement n’est cependant pas proportionnel à la quantité ajoutée, il est plus lent.
- En présence de cette action d’un sel sur un acide, dont l'allure est d'ailleurs normale, l’auteur croit pouvoir conclure que l’addition de KC1 à une solution de KC1 aura pour effet d’augmenter le coefficient d’ionisation du sel dissous ; en d’autres termes, il est jusqu’à un certain point compréhensible que la constante de dissociation du sel puisse être d’autant plus grande que la concentration de la solution est plus forte.
- Communication de M. Bredig, de Leipzig :
- R : AzOH qui sont susceptibles de se combiner à la fois- aux acides et aux bases.
- En chimie minérale, on connaît depuis longtemps des corps qui peuvent jouer en même temps le rôle d’acides et de bases et dont il faut surtout tenir compte en chimie analytique. Mentionnons les hydroxydes d’aluminium et de zinc, les acides stannique, arsénieux, antimonieux et antimonique, et un corps d’une grande importance électrochimi-que, l’hydroxvde de plomb dont M.Liebenow a mis en évidence les propriétés amphotères dans sa théorie des accumulateurs {‘J.
- Pendant l’électrolyse en solution acide, un électrolyte amphotère fonctionne donc comme cation et se dirigera vers la cathode; en solution alcaline il se formera un anion qui marchera vers l’anode. C’est ce que M. Liebcnow a pu constater pour les sels de plomb.
- En tant que base, l’hydroxyde de plomb se dissocie suivant le schéma
- Sur les électrolytes ampiic.
- ET LES SELS INTÉRIEURS.
- ,,/OH.
- °\ OH ---«
- :Pb + 2OH
- L’auteur comprend sous le nom d'électrolytes amphotères des corps qui, en solution aqueuse, montrent des propriétés aussi bien acides que basiques, c’est-à-dire susceptibles d’engendrer des ions H et OH ou de s’y combiner.
- Le schéma de dissociation de ces corps est donc pour la fonction acide
- K. OH------"RO + H (1,
- et pour la fonction basique
- ROR = R+'OH (2)
- Ces électrolytes réagissent sur les bases d’après la formule (1) et sur les acides d’après la formule (2). On pourrait caractériser cette attitude spéciale par l’expression de tautomérie électrique.
- Des substances jouissant de ces propriétés ne sont pas rares ; signalons d’abord en chimie organique l’hydrate de diazonium C6H8Az2OH et les nombreuses oximes de formule générale
- en tant qu’acide suivant le schéma
- Pb
- / on
- \ OH
- Les électrolytes amphotères jouent également un rôle important dans la chimie physiologique ; on reconnaît généralement que les corps albuminoïdes sont des amino-acides capables de s’unir aux acides et aux bases simultanément ; on peut faire la même constatation dans la teinture de la laine dont la fibre (l’acide lanugique) se combine aussi bien avec les colorants acides quhvvec les basiques.
- Enfin pour compléter le bilan des corps amphotères, nous citerons l’asparagine, la lcucine, la tyrosine, la thétine, la bétaïne, le glycocolle, la sarcosine, l’acide anthranilique, (*)
- (*) Zeils.f, Etektrocht. Il, p. 654 (1896).
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- l’acide diazobenzènesulfonique, le méthyl-orange, le rouge-congo, Ces substances méritent donc une étude spéciale et les auteurs se son't demandés à quelles lois obéit la dissociation d’un électrolyte amphotère, par exemple celle du glycocolle.
- La dissociation du glycocolle
- HO. H3Az.CH2.COO q- H est régie par la loi d’Ostwald
- Ca représente la concentration de l’anion, CH celle de l’ion H et C,- celle des molécules intactes, non dissociées, ka est une constante à une température donnée.
- Pour la dissociation basique du même corps,
- H*Az.CH*.COOH + 0~H
- Cc désignant la concentration des cations et C0„ celle des ions OH ; ke est une constante.
- D’après Arrhénius,on peut aussi écrire pour l’eau
- Ch.Cqh —kc;
- kc est une constante dont la valeur est sensiblement (1,14. io-7)2.
- La combinaison de ces trois équations donne
- Ca.Cc _ ka.kc
- Ci2
- Telle est la formule qui règle vraisemblablement le nombre relatif des anions, des cations et des molécules non dissociées dans les électrolytes amphotères.
- Mentionnons spécialement parmi les amphotères les corps intéressants dont la molécule semble porter simultanément une charge positive et une charge négative (par exemple les amino-acides), corps qui se confondent J avec les sels intérieurs ou les anhydrides. I
- Tel est, suivant Bredig, le cas de la bétaïne, HO.(CII3)s Az.CH2.C0.0H = H20 + (CHa)3Az.CH2CO
- w
- et suivant Küster celui du méthyl orange
- (4) (i) b) (4)
- IIO.(CH8)2 AzH.C'HhAz : Az.CcHl.S03H.
- Les propriétés acides et basiques des corps amphotères sont en général très faibles ; aussi la meilleure manière de les étudier consiste à déterminer l’hydrolyse de leurs sels de soude et de leurs chlorhydrates en mesurant la conductibilité électrique de ces sels et la vitesse qu’ils impriment à la saponification de l'acétate d’éthyle.
- Les auteurs n’ont pas encore terminé le travail qu'ils se proposent d’effectuer sur ce sujet ; ils ont commencé par le glycocolle HO. Az. H\ CH2. COOH, la sarcosinc HO. AzH2(CHs). CH2. COOH, et la bétaïne, et ont pu constater ce fait surprenant, c’est que de ces trois corps, celui qui jouit de l’acidité la plus forte possède aussi les propriétés basiques les plus énergiques, car les coefficients d’hydrolyse (*) sont rangés dans le même ordre que pour les sels de soude. La portion, hydrolysée, d’après les mesures de conductibilité est, à 25", pour une solution de 1 molécule dans 64 litres d’eau :
- Glycocolle................... 0,39 0,047
- Sarcosine................... 0,47 0,074
- Bétaïne...................... u,6i 0,99
- La sarcosine qui, d’après sa constitution chimique, se place entre le glycocolle et la bétaïne, occupe la même position en ce qui concerne ses propriétés acides et basiques. Ge parallélisme inattendu entre l’hydrolyse acide et basique de ces sels fut contrôlé et confirmé pour le glycocolle et la bétaïne par
- (J) On entend par coefficient d’hydrolyse la fraction de HCl qui est libre dans la solution du chlorhydrate, ou la fraction de soude, Na OH, qui reste non combinée dans la solution du sel de soude. — Voir pour ia détermination de l’hydrolyse un travail de Bredig : Zeits. f. pbysik. Ch. t. XIII, p. 320, 1894. — Réd,
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- des mesures de vitesse de saponification de l’acétate d’éthyle effectuées en présence des chlorhydrates et des sels de soude de ces corps.
- Les auteurs ont également commencé l’étude d’un certain nombre d’indicateurs, en particulier le méthyl-orange. Ils ont montré au moyen de la conductibilité que cette substance possédait une fonction acide prononcée, puisque la neutralisation d’une solution ~ normale de soude par ce produit fait tomber la conductibilité de la soude au niveau de celle d’un sel neutre : l’hydrolyse ne saurait être notable. Par contre, le caractère basique du méthyl-orange est très petit, car la conductibilité de l’acide chlorhydrique est à peine diminuée par l’addition de ce colorant. Ajoutons que la substance mère du méthyl orange le diméthylaminoazobenzène est également un réactif indicateur qui devient rouge en présence des acides. Le chromogène du méthyl-orange est par conséquent la partie de la molécule qui contient le groupe amigène.
- M. Ostwald fait observer que dans les am-photères on doit distinguer entre ceux dont l’hydrogène du groupe hvdroxyle OH, se sépare sous forme d’ions dans la dissociation et ceux où l’hydrogène acide est toujours différent de l’hydroxyle basique. Dans le premier cas rentrent certains hydroxydes, par exemple Pbydroxyde de zinc qui comme base se formule Zn(ÔH)2 et comme acide H2ZnO\ Gomme type du second cas, on peut citer le glycocolle
- HO|AzH».CH*.COs|H.
- M. Küster, de Clausthal, qui a jadis étudié la question de l’héliantine (') expose, en quelques mots, sa façon de voir. Pour lui, on doit expliquer le virage si net du méthyle orange par la migration de l’ion H du groupe S03H, lequel se place à côté du groupe ami-
- gène et donne ainsi naissance à un acide faible, propre aux virages :
- H|(CHa)2 Az.C8Hi.Àz : Az. C6H4S03.
- Il nous semble résulter de cette discussion que le virage si facile de l’héliantine qui, d’après Küster, se produit même sous l’action de l’acide carbonique dissous ne saurait s’expliquer par l’ionisation du groupe SOaH ou de ses sels. Le virage est très probablement indépendant de S CP H et s’effectue grâce à la partie basique de l’électrolyte amphotère ; c’est cette partie qui est du reste le véritable chromogène. L’héliantine étant une base très faible, il en résulte que le titrage des bases moyennes (par exemple l’ammoniaque) effectuée à l’aide d’un acide fort, réussira tout aussi bien avec l’héliantine que le titrage des acides moyens (tels que l’acide acétique), à l’aide des bases fortes et de la phénolphta-léine qui est un indicateur acide très faible. En un mot toutes les particularités s’expliquent fort bien, si, sans se préoccuper du groupe sulfoné, on considère, au point de vue virage, l’héliantine comme une base très faible dont le coefficient de dissociation serait, par exemple, de l’ordre de celui de la phtaléine. Cette base,'colorée en jaune pâle, quand elle n’est pas dissociée, c’est-à-dire seule ou en présence de bases, possède une cation rouge dont la formule est
- AîTh (CH3)a.C5H4.Az : Az.CfiH‘. SO*H,
- et qui se produit au moment du virage par un acide fort. On sait d’ailleurs que ce virage ne pourrait être net si l’on titrait une base avec un acide faible et cela à cause de la présence du sel neutre de l'acide dont la formation précède nécessairement le virage et affaiblit l’acide encore davantage (*}.
- (A suivre.)
- P.-Th. Muller.
- (*) Zeits.f. anorg. Ch., î. XIII, p. 136, 1897.
- 0 Note du Red.
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- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Tarification de l’énergie
- dans la distribution à courants alternatifs ;
- Par Gustav Benischke (').
- Dans les distributions à courants alternatifs, simples ou polyphasés, on ne tient compte dans la vente de l’énergie aux consommateurs que du nombre d’hectowatts-heures effectifs (unité généralement adoptée) et nullement du facteur de puissance sous lequel le courant est fourni.
- Il est facile de montrer combien cette manière de procéder est défectueuse, car elle conduit à des prix de vente qui ne sont pas en rapport constant avec les prix de revient; en effet, l’hcctowatt-heure fourni avec un cos a. égal à 0,8, par exemple, coûte beaucoup plus cher à l’usine, qu’un hectowatt-heure fourni sans aucun décalage du courant.
- Le prix de revient de l'énergie électrique, s’obtient en faisant la somme des dépenses d’exploitation et d'amortissement de Tinstal-tallation.
- Si nous nous plaçons dans le cas d’une station centrale devant fournir une puissance de 1 000 kilowatts, munie de machines à vapeur, nous voyons d’abord qu’au point de vue des alternateurs-générateurs si le facteur de puissance du réseau est par exemple 0,8, il nous faut en réalité un groupe de machines d’une puissance de -1 — i 250 kilo-
- watts, c’est-à-dire que la dépense qui résulte de ce fait est la même pour une installation de 1 000 kilowatts, avec facteur de puissance o,8, que pour une installation de 1 250 kilowatts, avec facteur de puissance égal à l’unité.
- D’une façon générale, réchauffement des machines électriques par l’effet Joule, limite. leur puissance, il en résulte que le même inconvénient se répétera pour les autres parties
- (') Eieotrokchnische Zeitschrift, t. XX, p. 454. 29 juin 1899.
- de l’installation, telles que les transformateurs, élévateurs ou réducteurs, et de même pour la canalisation, dont la section et par suite le poids de cuivre, varieront en sens inverse du facteur de puissance pour une même somme d’énergie vendue au client.
- L’influence du facteur de puissance se fait aussi sentir sur les dépenses d’exploitation ; les pertes dans les différentes parties de l’installation, machines, canalisations et transformateurs, dépendent surtout du courant qui
- les traverse et par suite le rendement total sera d’autant plus faible que ce facteur sera lui-même plus faible; un accroissement de pertes sera même encore provoqué par ce fait que la machine à vapeur, ne travaillant pas à pleine charge, quand le cos » est plus faible, est mal utilisée et a un rendement forcément moins bon, que lorsqu’elle peut donner son travail maximum.
- Ces inconvénients sont bien connus des usines génératrices à courants alternatifs : aussi cherchent-elles à augmenter autant que possible leur facteur de puissance en ne laissant installer sur le réseau que les moteurs qui fonctionnent avec le moins grand décalage possible et en interdisant souvent l’emploi d’un lampe à arc unique montée en série avec une bobine de self-induction sous la tension de distribution du réseau.
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- Cette défense supprime un des grands avantages, au point de vue économique, des distributions de lumière par courants alternatifs.
- Il serait beaucoup plus rationnel de faire payer à chaque consommateur une taxe proportionnelle à la dépense qu’il occasionne au réseau : il suffit pour cela de tenir compte non seulement du courant watté absorbé, mais aussi d’une certaine fraction du courant dewatté. fraction dont l’importance serait déterminée par l’étude des pertes supplémentaires occasionnées au réseau par les courants déwattés.
- D’autre part le prix de vente de l’unité d’énergie taxée pourrait être abaissé, et le résultat obtenu serait le suivant :
- Énergie consommée avec cos'f = i, somme à payer plus faible qu’auparavant ;
- Énergie consommée avec cos 0=0,9, par exemple, même somme qu’auparavant \
- Energie consommée avec cos = 0,8, somme plus forte.
- Chaque client étant taxé proportionnellement à ce qu’il coûte au réseau sera libre d’installer tel moteur qu’il lui plaît, et d’adopter s’il le juge bon, la disposition indiquée plus haut, des lampes à arc en série avec des bobines d’induction, ce qui constitue une notable économie par rapport à l’emploi de rhéostats d’absorption, comme dans le cas du courant continu.
- Reste à voir si on peut facilement modifier les compteurs actuels, pour faire entrer en ligne de compte dans leurs indications un tant pour cent du courant dewatté.
- Si on désigne par n le nombre de tours par unité de temps du compteur (quantité qui remplace l’angle de déviation d’un watt-mètre), par K une constante, r la résistance du circuit à fil fin du compteur, » le décalage du courant dans le récepteur, m tgd-, la tangente de l’angle de décalage du courant dans le fil fin, et W l’énergie absorbée dans les appareils récepteurs et qu’il s’agit de mesurer, on a
- En général m est toujours très petit si bien que l’on peut avec une approximation suffisante négliger mtgs et à fortiori m~ devant l’unité et on a alors en posant
- = K'W.
- Tels sont les compteurs ordinaires. Si on veut que le compteur enregistre a p. 100 du courant déwatté, il faut que l’on ait
- n — K'E[I cos ? + M sin o] = K'W {1 + \ tg ©)
- a devant être en générai assez petit, on pourra négliger A2 devant l’unité, et on voit que la condition sera remplie si on a fait m = À, car alors on aura
- n — K'W (i + mlga) = K'W (1 + À tg ?)
- Le problème sera donc résolu en employant .un circuit à fil fin dont la self-induction, au lieu d’être négligeable sera réglée parla condition que tangÿ = À.
- Si par exemple, on veut faire a = 0,05, on voit que m1 — 12 = 0,0025 sera parfaitement négligeable.
- La table suivante donne les indications du compteur ainsi établi pour w = À — 0,05.
- o.-9 o,.8 0,7 0,6
- 0..328 (1 + 0^16)
- 0,484 (1+0,025)
- o,75 (1+0,0375)
- 1,02 (1+0,05)
- 1,33 (1+0,0665)
- Supposons que par l’application de ce tarif, le prix de l’unité d’énergie mesurée soit abaissé de 2,5 p. 100; le client n’absorbant que du courent watté, ferait un bénéfice de 2,5 p. 100, celui qui absorbe 10 p. iqo de courant déwatté payerait le même prix qu’autrefois, et ceux qui absorberaient 20 p. 100 ou 30 p. 10.0 de courant déwatté, auraient à verser respectivement 1,5 et 3,5 p. 100 en plus.
- Reprenons l’exemple des lampes à arc, et comparons les installations consistant en deux lampes à arc de 30 volts et ïo ampères placées
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- sous iio volts avec, soit des résistances ohmi-ques, soit des bobines de self-induction.
- Dans le premier cas, la dépense en watts est
- 6o x io-i- 50 x 10= 1100 watts.
- Dans le second 60 x 10 -h 80 (dépense approximative de la bobine de self) —680. Le cos ? est 0,62. Il faut d’après la règle précédente ajouter environ 7 p. 100 à cause du courant déwatté, d’où il résulte qu’il y a encore économie d’environ
- 38 — 7 = 31 p. 100 sur la première méthode.
- En résumé, ce tarif est avantageux pour le client et pour le producteur, et facilite leurs relations de vente et achat, bien que son application n’aille pas sans soulever quelques difficultés dues à la routine des clients, il est permis d’espérer que ce tarif vraiment rationnel se substituera à l’autre dans un temps prochain, au grand avantage des distributions à courants alternatifs. A. M.
- Étude d’un condensateur de grande capacité ;
- Par A. Tobler, de Zurich (>).
- Les ouvrages traitant des mesures électriques ne donnent aucun renseignement sur la manière dont se comportent les condensateurs de grande capacité. Et cependant les condensateurs de 5 microfarads et au-dessus jouent un rôle important dans les mesures, notamment dans la détermination des coefficients de self-induction de 10 à 15 henrys et au-dessus. L’auteur indique les résultats des mesures qui ont été effectuées sur un condensateur de 10 microfarads construit par Mui-rhead. Le diélectrique est constitué par un tissu de soie dont la préparation est tenue secrète. Ce condensateur comprend 4 subdivisions, respectivement de 1,2, 2, 5 microfarads.
- Les recherches ont porté sur les points suivants :
- ^ (1) Ehktrotechnische Zeitschrift, t. XX, p. 639, 7 sep-
- i° Influence de la durée de la charge.
- 2°* Influence de la tension de charge.
- 30 Perte de charge.
- 4J Charge résiduelle.
- 5° Valeur des subdivisions. i° Influence de la durée de la charge. — Cette influence est négligeable comme l’indiquent les résultats suivants :
- Tension : 15 volts Capacité : 10 microfarads.
- 2 secondes 120
- Le galvanomètre était du type Deprez-d’Ar-sonval construit par Siemens et Halske (type de sensibilité moyenne). La résistance de la bobine augmentée d’une résistance en série était de 1000 ohms. O11 s’est servi d’un shunt universel.
- 20 Influence de la tension de charge. — 2 grands éléments secs de Hellcscn furent fermes sur un pont de Kelvin et Variey, qui permet comme on le sait de diviser en 10000 parties la différence de potentiel d’une source donnée. Le condensateur fut chargé pendant 5 secondes et déchargé dans le galvanomètre convenablement shunté.
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- La concordance est remarquable. On voit aussi l’utilité du shunt universel dans les mesures balistiques : les résultats n’ont nécessité aucune correction duc à une trop grande déviation sur l’échelle.
- 3° Perte de charge. — Les mesures ont été faites dans les conditions suivantes :
- Différence de potentiel = 28 volts ; t zi° C.
- Durée de la charge : 5 secondes ; déviation : 230.
- Le condensateur rechargé pendant 5 secondes et abandonné à lui-même pendant une minute a donné une déviation de 228. Perte de charge : 0,86 p. 100.
- La résistance d’isolement mesurée directement a été trouvée égale à 909 mégohms.
- 4° Charge résiduelle. — Le condensateur fut chargé pendant 10 secondes, déchargé ensuite pendant un certain temps, abandonné à lui-même 2 minutes et déchargé ensuite à travers le galvanomètre. Une décharge instantanée avait donné une déviation de 120 divisions (shunt 1 p. 100).
- La plus grande charge résiduelle donne donc une déviation de 45 divisions ce qui est bien peu eu égard aux 12000 divisions de la charge totale.
- 5° Valeurs des subdivisions. — On a obtenu :
- Tension de charge : 2,96 volts ; t = 170.
- 5 mf. 120.5
- 2 + 2 + 1 120
- 2 96
- 1 243
- 2+1 145
- 5 mf.
- 4.98
- ',99
- 3
- La comparaison fut aussi effectuée par la méthode de Kelvin et Varley en se servant d’une clé de charge et de décharge.
- Durée de charge : 5 secondes.
- Durée de la réunion des condensateurs : 2 secondes.
- Différence de potentiel : 18,5 volts; t = i4°,5 C.
- Comme terme de comparaison on a pris la division 5 mf. du condensateur. Si nous désignons la valeur de cette capacité par G et par a le nombre lu sur le pont on a la relation connue.
- Voici les résultats :
- 2 + 2+imf. 5<x>4 4,99
- 2 715» 1 >99
- 1 8337 0,99
- 2+1 6248 3
- 2 + 2 5538 3,99
- L’exactitude des subdivisions est donc satisfaisante. Ce condensateur a été'utilisé dans les cabinets de mesure des vaisseaux posant les câbles, où la température est très élevée : la durée du condensateur a été des plus satisfaisantes.
- E. Biïutom.
- Relations entre le nombre d'habitants, les recettes et le nombre de voitures-kilomètre, considérées comme bases pour un projot de tramways ;
- Par A. Hecker (*);
- Les statistiques montrent que des relations existent entre le nombre d’habitants, les recettes et le nombre de voitures-kilomètre. Pour étudier ces relations, il faut écarter toutes les exploitations donnant des résultats anormaux, en tant que fortes ou faibles recettes.
- Sous la rubrique, nombre d’habitants, il faut toujours comprendre la population totale
- (>) Electrotechnische Zeitschrift, t. XX, p. 590.
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- 7 Octobre 1899.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 35
- de la région desservie par les lignes de tramways.
- Si un réseau dessert deux villes, il faut compter le nombre d’habitants de l’une et de l’autre: il faut aussi faire entrer en compte un transport d’étrangers important et régulier en augmentant le nombre d’habitants de la moyenne annuelle de la population flottante. Ceci posé, les tables suivantes serviront à donner les valeurs des grandeurs en ques-
- Tabl
- kilométré.
- 8 3. >25 '3* 5ck* 125 000 10,8 864 noo
- 12 3>92° ' 470 400 11.664 1 399 680
- 16 4.39° 702 464 12,597 2 015 539,2
- 20 4>9i"5° 983 35». 13,6os 2?20 977,92
- 24 5.5°75° 1 321 756,25 14,693 3526 387,384
- 28 6,16750 [ 72; 094,85 15.869 4443248,104
- 32 6,90875 2210 681,40 17.138 5 48,| 237,660
- 36 7.7375 2 785 458,60 18,509 6 663 348,757
- 40 8,66625 3 466 500 19,990 7 996 018,508
- Tableau II
- „«yy,TS NOMBRE TOTALE
- 400 000 3U25 125 OOO
- 864 000 32,0825 280 OOO
- 12 I 399 680 33,6075 470 4°0
- 16 2015539,2 34,8525 702 464
- 20 2720977,92 36,1425' 983 35°
- 24 3 528 387,3S4 37,4813 1321758,25
- 28 4443 248, I04 38,8700 I 727094,85
- 32 5484237,660 40,3100 2 210 681,40
- 36 6 “3 348,757 4,-8225 2 785 458,68
- 40 79960,8,508 43,3513 3486 500
- L’auteur a dessiné un certain nombre de courbes qu’il n’est pas utile de reproduire
- ici, car il a donné la formule qui les représente.
- La courbe i exprime la relation entre le nombre d’habitants et la recette par tète et par année : on peut la représenter par
- oùyq est la recette probable par tête et par an et x{ le nombre d’habitants divisé par ioooo. (Voir table I, a.)
- Pour des villes au-dessous de 40000 et au delà de 400 000 habitants, les éléments statistiques font défaut.
- Lacpurbe 2 exprime le nombre de voitures-kilomètre par habitant (voir table I. b), la courbe 3, la recette par voiture-kilomètre suivant la grandeur de la ville (table II, b).
- La courbe 2 répond à la formule
- .r,=io.i,o8(b-~') (2)
- étant le nombre cherché de'voitures-kilomètre par habitant et par an.
- La courbe 3,
- yz = 2S-i,<>37«37^~”^ (3)
- où y\ est la recette par voiture-kilomètre.
- Or on a
- xt étant le nombre total de voitures-kilomètre par an, divisé par 100000
- XiXi = 10 xiT
- Comme
- Yi—y^
- on déduit de là
- La courbe 4 représente enfin la relation entre x2 et y\.
- Les statistiques indiquent que la constante représentant la longueur de ligne par tête d’habitant est 0,125 m- La longueur totale de la ligne ne doit pas dépasser
- IOOOO ^ x 0,125 m. (4
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- T. XXI. — N" 40.
- 36 L’ÉCLAIRAGE
- Application..
- 1. Calcul de j',, recette par tète et par an (formule 1);
- 2. Calcul de y}, nombre de voitures-kilomètre par tète et par an (formule 2) ;
- 3. Calcul de ys, recette par voiture-kilomètre (formule 3);
- 4. Déduire de jq la recette totale R: de yt le nombre total de voitures-kilomctre T;
- 5. Calculer le maximum de longueur de la ligne — 1,250 xL = L (formule 4] ;
- 6. Calcul du nombre de voitures-kilomètre
- par Jour = — ;
- Localisation des défauts d’isolement dans les câbles sous-marins;
- Par E. JonaC).
- Lorsqu’un câble sous-marin présente un défaut, on le lève et, le coupant en deux parties, on détermine celle qui n’est pas défectueuse que l’on fixe à une bouée; l’autre est ramenée progressivement à la surface et comme le défaut n’est pas toujours visible, on est obligé de temps à autre de tailler le câble pour localiser la région endommagée.
- L’auteur a employé avec succès la méthode
- (*) L'Elettricista, t. VIII, p. 155, juillet 189g.
- ÉLECTRIQUE
- 7. En déduire le nombre de départs -j- , soit trains en chaque sens = n.
- 8. Calculer l'intervalle de temps t, entre deux trains consécutifs; è) étant la durée journalière du service,t = ~ .
- En appliquant ces idées de M. À. Hecker à quelques réseaux urbains français pris au hasard et sans précautions, c’est-à-dire en admettant les chiffres de recettes donnés au Journal officiel du 2 juillet 1899 et les rapportant au nombre total d’habitants officiel de la ville, on arrive aux résultats indiqués dans le tableau ci-joint :
- Sur le tambour de fer de l’appareil de levage (fig. 1) est fixée un cylindre B formé
- en rivant sur le disque D un fer à angle droit terminé par un anneau de bronze L. Sur ce
- — NOMBRE 4 Calculée. Ô NOMBRE 8 POPULATION 'kmnes 2 et 9). OBSERVATIONS
- Angers 77 164 2,775 2,74 9,6.50 34 . 72 638
- Besançon 57 556 2.1625 3,52i 7,195 . 9 160974 2034.8 Traction
- Bourges 43 5*7 2,525 CI 5,45° 3.325 5 5 » électrique,
- Limoges 77 7«3 2.780 4.65 259 184 281481 fll aerien.
- Rennes 69 037 2,725 3,588 8,75° 34 167641 97 704
- (M La formule (i)n (*; Calculée d’après s’applique a formule que pou (°g y, — 0,3487) alable tant que* esc >2 23.
- J. G.
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- 37
- cylindre B, est enroulé un fil isolé dont les extrémités sont attachées aux bagues mobiles g sur lesquelles glissent deux balais b communiquant avec les pôles de la batterie E: une clef d’interruption K est insérée sur ce circuit.
- Le câble C (fig. 2) est soulevé, s’enroule sur le tambour T et de là passe dans le bac V ; l’extrémité du câble est reliée à un galvanomètre S dont l’autre borne est à la terre directement ou mieux par l’intermédiaire d’un condensateur <ï\
- Lorsqu’on ferme l’interrupteur K, le tambour T forme électro-aimant, un courant est induit dans le câble qui l’entoure et produit une déviation A du galvanomètre S. Lorsque le point défectueux arrive à bord du navire, en F' entre le tambour T et le bac V, le courant induit que l’on observe en fermant K n’a plus la même intensité et la déviation observée diffère de A ; en général la déviation j
- diminue, cependant dans quelques expériences elle a augmenté, l’auteur ne donne pas encore la raison de ces variations; mais ce qui reste acquis c'est qu’au moment où le point défectueux passe au tambour, il y a une forte variation dans la déviation galvanomé-trique.
- Fig. 2. — Connexions de l'appareil de mesure.
- On obtiendrait une plus grande sensibilité si le tambour T se prolongeait de façon à former le noyau de la bobine B. De même, il y a avantage à remplacer le condensateur par j une résistance convenable. G. G.
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- Recherches sur les phénomènes résiduels dans les tubes à raréfaction élevée ;
- Par A. Sandrucci (').
- Dans un mémoire précédent (2), M. San-drucci a décrit le phénomène qu’il a observé dans les tubes de Crookes, c’est-à-dire la continuation de l’émission des rayons cathodiques pendant un certain temps après que l’action excitatrice du tube a cessé; c’est à ce phénomène qu’il a donné le nom de phénomène résiduel.
- Comme une partie plus ou moins importante de ce phénomène pouvait être due à ce que là bobine excitatrice n’était pas séparée du tube, l’auteur a repris ses expériences pour éclaircir ce point ; il a en outre
- (4) Rendiconti dei Lincei, t. VIII, fasc, 3. 1899.
- (-) Nuovo Cimente, t. VI, novembre 1897; voir L'Éàai-ige Électrique, t. XVII. p. 167, 1898.
- étendu ses recherches au cas des effluves unipolaires.
- Le phénomène obtenu avec l’effluve unipolaire positive est le plus visible et présente le plus de durée.
- Le phénomène résiduel persiste quand, ayant arrêté la décharge de la bobine, on ferme simultanément son secondaire avec l’excitateur dont les boules sont reliées aux deux pôles ; ce changement n’altère en rien les apparences.
- Le phénomène résiduel reste aussi intense si, pendant le fonctionnement de la bobine, des étincelles éclatent à l’excitateur. Il persiste si l’on détache sans brusquerie le fil de cuivre de l’électrode, soit avec la main, soit avec un corps isolant ; mais il cesse subitement si en détachant le fil, on touche avec lui la paroi du tube.
- Lorsque l’électrode reliée au sol est plane il n’y a pas trace de phénomène résiduel
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- tandis qu'on l’observe nettement avec une électrode concave.
- L'auteur a cherché en outre l’influence que peut avoir la valeur du courant primaire de la bobine, celle d'une distance explosive en série avec le tube, ou d’une capacité insérée entre le tube et la bobine. Mêmes recherches relatives à l’influence du champ magnétique et des conducteurs isolés ou non, en contact avec le tube ou dans le voisinage, ou encore chargés électriquement.
- Les résultats, dont quelques-uns ne sont pas encore définitifs, peuvent conduire à quelques conclusions intéressantes sur la nature de l’origine du phénomène résiduel.
- G. G.
- Deux décharges dérivées d’un condensateur; Par A. Roïti (').
- IJn condensateur C2 est muni symétriquement (fig. i) de deux couples d’hélices de fil
- de cuivre nu de 2 mm fixées sur des règles d’ébonite ; les extrémités de ces fils plongent
- dans des godets de mercure qui servent à
- (') Rendiconti dei Lincei, t. VIII, p. 12, 8 janvier 1899, et L’Elettricista, t. VIII, p. 52, mars 1899.
- établir la communication des spires supérieures avec les électrodes d’un tube de Rœntgen C, et celle des spires inférieures avec un excitateur à boules C„. Le condensateur est chargé par une machine statique, dont le courant traverse les fils secondaires de deux fortes bobines de Ruhmkorff.
- Les observations faites avec ce dispositif ont montré qu’il ne faut pas négliger comme on le fait habituellement la capacité des branches de décharge, tandis que l’on peut au contraire ne pas tenir compte de leur résistance.
- Lorsqu’on écarte les pôles de la machine, les étincelles éclatent à l’excitateur et le tube s’illumine suivant qu’il est plus ou moins dur et que les boules de l’excitateur sont plus ou moins voisines; mais les deux décharges ne se produisent pas en général simultanément.
- Le nombre des spires que l’on peut utiliser dans les hélices est variable ce qui permet de régler la self-induction du circuit et par suite son impédance.
- Lorsque, de cette façon, on a obtenu le maximum d’intensité du tube pour une longueur déterminée de l’étincelle à l’excitateur, si l’on permute celui-ci avec le tube, les étincelles éclatent encore mais le tube reste obscur.
- Pour chaque valeur de la self-induction du circuit du tube, il faut, pour avoir son maximum d’intensité, faire varier le nombre des spires de l’excitateur, de telle sorte que le rapport des deux self-inductions reste à peu près constant. Ce rapport change avec la capacité du condensateur et l’on remarque approximativement que la self-induction du circuit du tube reste proportionnelle au produit de la self-induction de l’autre circuit par la capacité.
- Le maximum d’émission des rayons X croît avec la longueur d'étincelle, avec fa capacité du condensateur et en général avec la valeur absolue des deux coefficients de self-induction.
- Si l’on renverse le courant, le tube continue à s’illuminer,- ce qui prouve que la décharge dans le tube est oscillante. L’émission
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- 7 Octobre 1899. RE VU E D ’ É LECT RICITjÉ 39
- est d’ailleurs plus grande quand l’anticathode communique avec l'armature négative que lorsqu’elle communique avec l’armature posi-
- Si l'on remplace le tube par un deuxième excitateur semblable au premier en établissant le l'apport des deux self-inductions qui correspond au maximum de puissance du tube, on observe que les étincelles éclatent simultanément dans les deux branches, même lorsque la distance explosive de celui de plus grande impédance est beaucoup plus grande que celle de l’autre, jusqu’au maximum qui contrairement au maximum d’émission des rayons X dépend très peu de la valeur absolue des deux self-inductions; il augmente avec la capacité du condensateur et avec la longueur de l’autre étincelle.
- La théorie habituelle qui tient compte de la capacité du condensateur et de la self-induction et de la résistance des deux circuits ne permet pas d’expliquer les phénomènes précédents. La résistance exerce une influence secondaire, car le rapport des self-inductions qui correspond au maximum varie à peine avec la distance explosive et le degré du tube.
- Roïti explique ces phénomènes de la façon suivante : considérons trois condensateurs symétriquement disposés en parallèle (le condensateur et deux excitateurs), soient c0, cn <% leurs capacités, et soient Lfl, L,, L, les coefficients de self-induction des branches de ces condensateurs placées de façon que leur induction mutuelle soit négligeable. On fait varier la différence de potentiel jusqu’à ce que l’étincelle éclate au condensateur dont le diélectrique est le moins résistant. Les trois capacités ont des valeurs finies, les différences de potentiel initiales sur les armatures sont données et les intensités initiales des trois courants sont nulles ; mais lorsque la première étincelle commence, c’est comme si les armatures du condensateur étaient en court-circuit et par suite que la capacité Gfl soit infinie, valeur qu’elle conserve pendant toute la décharge.
- On a ainsi entre la différence de potentiel
- v, des sphères de l’excitateur de capacité c,, la relation
- d-L = K + T C0K a»t _ K— i cQS
- où A est la différence de potentiel qui détermine l’étincelle à l’autre excitateur'de capacité centrale c0 et où
- ro(L0 + L,) + ra(L0-Lt) fa'-Aac
- a' est plus grand que a" et ce sont les racines positives de l’équation
- a*t-bJ + c = o où a — v^iSLoLi
- b = XcoCj (I.0 H- L,) c = 2c0.
- On observe ensuite que K acquiert sa valeur maximum
- K,, = V/ïET=\/f25 ()
- quand les coefficients de self-induction La et L, sont tels qu’ils donnent même fréquence aux trois circuits, c’est-à-dire quand
- K -fcj I-n -b — ciLl = o. (2)
- Laformule ( i ) montre que l’étincelle rnaxima qui éclate au deuxième excitateur augmente avec la capacité cs du condensateur et diminue lorsque la capacité de l’excitateur croît ; en outre elle dépend du rapport des self-inductions et non de leur valeur absolue.
- Si l’on néglige L„ l’équation (2) devient
- Lf=u = const-
- elle montre que si L0 est petit relativement à L„ la self-induction L, est sensiblement proportionnelle au produit ci L0, comme l’a indiqué l’expérience.
- L’auteur a vérifié cette loi d’une manière assez satisfaisante avec trois condensateurs, en maintenant constant le nombre des spires utiles dans le circuit du tube de Rœntgen et cherchant par tâtonnements le nombre de spires qu’il convient d’employer dans le circuit de l’excitateur pour obtenir l’intensité rnaxima des rayons X. G. G.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXI. — N° 40.
- CHRONIQUE
- Sur l’emploi de fils de fer pour le bobinage des armatures des petits moteurs électriques. • - D’ordinaire la partie tournante des petits moteurs électriques a une masse trop faible pour agir comme volant. Pour cette raison des industriels qui avaient substitué des moteurs électriques à de longues transmissions avec arbres, poulies, courroies, etc., n'ont pas trouvé la modification avantageuse; surtout lorsque les moteurs avaient à conduire des machines-outils possédant des masses importantes, changeant souvent de sens de rotation, ou soumises à un travail résistant très variable. Cettê question remet à Tordre du jour l’idée de se servir de conducteurs en fer afin d’augmenter le poids de la partie tournante et dans un des derniers numéros de The F.leetncaî Review, de Londres, Al. L.-K. Scott, fait à ce sujet (t. XLV, p. 390) les remarques sui-
- Le problème se pose ainsi à l'heure actuelle. On a reconnu que la conduite des machines-outils par moteurs séparés est la méthode correcte ; mais ces machines marchent généralement lentement, ce qui nécessite un ou deux trains d’engrenages pour réduire la vitesse du moteur. Les engrenages d’ailleurs ne donnent pas satisfaction avec de grandes vitesses : aussi tend-on à suivre la pratique de la traction et à employer des moteurs lents avec un seul engrenage.
- La manière la plus commode pour obtenir de faibles vitesses, consiste à employer des moteurs à quatre pôles au lieu de moteurs bipolaires, mais, aux voltages ordinaires, 220 ou 440 volts, le diamètre des fils de l’induit est alors extrêmement réduit ; on arrive même, afin d’obtenir une résistance mécanique suffisante à augmenter notablement la section qui serait utile au point de vue électrique. Si au contraire, on emploie les conducteurs en fer, leur diamètre sera deux fois et demie le diamètre des conducteurs de cuivre de même conductibilité.
- Il y a un autre avantage à employer des conducteurs de fer : dans les petits moteurs l’entrefer est relativement considérable, et l’excitation coûte, par suite, beaucoup trop cher. L’usage de conducteurs de fer, cjui sont magnétiques, permettrait de tourner la difficulté : l’entrefer serait virtuellement diminué; on pourrait rapprocher les becs polaires sans crainte
- d'une dispersion excessive, et une plus grande partie de la circonférence de l’induit serait rendue
- La section du conducteur de fer valant six fois celle du conducteur de cuivre équivalent, le poids total de la partie mobile serait par suite très accru.
- Ceux qui n’ont pas réfléchi à ces questions, pourront être tentés de se moquer de l’idée d’employer des conducteurs de fer, mais on peut dire beaucoup de choses en faveur de ce changement pour des moteurs de moins de 3 ou 4 chevaux à 220 et surtout à 440 volts. Cette dernière tension sera probablement très usitée dans l’avenir; mais dans l’état actuel de la construction, il est impossible d’établir industriellement de petits moteurs pour ce voltage. J. G.
- Sur la décharge par les pointes avec les courants à haute fréquence. — Al. Hijvlstedt a démontré précédemment {Wied.Ann., t. LILp.473.1894), que si on fait communiquer une pointe avec l’un des pôles du secondaire d’un transformateur de Testa, un disque métallique isolé placé en face de cette pointe se charge toujours positivement quel que soit le sens du courant primaire.il vient de publier Ann., t. LXVlII,p. 294, 1899) les résultats d’une nouvelle étude de ce phénomène.
- 11 démontre d’abord que ce phénomène dépend de la dissymétrie du secondaire.
- Le signe de la charge prise par le disque dépend de la distance du disque à la pointe ; la charge est positive pour les distances inférieures à une certaine limite, elle est négative pour les distances supé-
- L’auteur explique ce fait en disant que l'électricité négative se propage plus facilement et plus loin dans l’air que l'électricité positive ; cette opinion est confirmée par des expériences statiques sous potentiel constant.
- Les différents gaz ü, Az, H, etc., ont les mêmes propriétés générales, mais pour l’hydrogène, les distances auxquelles on obtient des charges négatives sont beaucoup plus faibles que pour l’oxygène.
- Le Gér
- ,-C. NAUD.
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-
- r 41.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORND, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l'École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur â l'École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ. Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- INTERRUPTEURS A LIQUIDES WEHNELT ET CALl)WELL
- CONSTRUCTION. THÉORIE. APPLICATIONS!1)
- L’interrupteur de Wehnelt constitue une forme particulière des phénomènes qui prennent naissance au voisinage d’une électrode de faibles dimensions, plongée dans un électrolyte et livrant passage à un courant de grande densité. Ces phénomènes ont depuis longtemps attiré l’attention des physiciens, en premier lieu de Davv, puis de Planté. Plus récemment, ils ont fait l’objet des recherches de F. Richarz, de K.-R. Koch et "Wüllner, de W. Ziegler, de Lagrange et Hoho.
- En répétant ces expériences, Wehnet.t U) a été frappe du bourdonnement qui se fait entendre quand l’électrode de faible section est reliée au pôle négatif d’une source puissante. Richarz avait démontré déjà que ce bourdonnement répond à une discontinuité du courant, en insérant un téléphone dans le circuit. Mais il pouvait se faire, ou bien que
- Ann., X. LVUI. p. 233, 1899.
- le courant oscillât entre deux limites, ou bien qu’il fût totalement interrompu.
- "VVehnelt a inséré dans le circuit d’une bobine d’induction, un verre de Bohême renfermant de l’acide sulfurique étendu, dans lequel plongeaient deux électrodes : l’une formée d’une feuille de plomb {b, fig. 1) ; l’autre d’un fil de platine c soudé à l’extrémité d’un tube de verre d. On peut supprimer le tube de verre et plonger seulement le fil de platine à la partie supérieure du liquide : mais il sc produit alors des projections qui sont supprimées dans le dispositif indiqué. Le tube de verre est rempli de mercure pour assurer la communication électrique. (*)
- (*) Bien que récemment imaginé, l'interrupteur du Dr Wehnelt a suscité de nombreux travaux. La plupart ont été signalés en leur temps dans ces colonnes. Une quinzaine
- ver place. M. Lamotte a bien voulu se charger de les lire et d’en résumer et coordonner les résultats. Nous le remercions vivement d’avoir mené à bonne fin cette tâche ingrate.
- La Rédaction.
- P) 1 Vied.
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-
- L’ÉCLAIRAGE
- Le schéma des liaisons est représenté par la figure 2 ; la source d’électricité est une batterie de 60 accumulateurs. On prend d’abord l’intensité du courant assez faible pour qu’il y ait seulement électrolyse à la manière ordi-
- Fig. i et 2.
- nairc. En augmentant ensuite la force électromotrice, on constate que la petite électrode ou électrode active devient lumineuse et en même temps il apparaît entre le disque et la pointe reliés aux pôles du secondairedc la bobine un tlux d’étincelles faibles et irré-
- Le son est plus élevé et la lumière est plus intense quand la bobine est dans le circuit qu’après la mise hors circuit de cette bobine.
- En intervertissant les pôles, c’est-à-dire en prenant l’électrode active comme anode, on obtient entre les pôles du secondaire un ruban de feu, qui se divise en une multitude d’étincelles entrecroisées, quand on écarte ces pôles. Dans ces conditions, on a réalisé l’interrupteur proprement dit.
- I. —Rôle des divers éléments du circuit
- A. Self-induction. — Les expériences décrites dans ce paragraphe ont été effectuées, sauf indication contraire, avec une force électromotrice de no volts.
- i° Circuit sans self-induction. — L’électrode active, si elle fonctionne comme cathode
- ÉLECTRIQUE T. XXI. — Nu 41.
- s'entoure d’une gaine lumineuse bleuâtre; le son est très aigu : si on met un téléphone dans le circuit, on entend un bourdonnement distinct : l’intensité du courant est relativement faible, le fil de platine devient bientôt incandescent et fond (Lagrange et Hoho). Si l’électrode active est anode, clic rougit immédiatement : le courant est plus faible que dans le cas précédent et continu (Koch et Wüllncr), quelques bulles de gaz se dégagent.
- 20 Circuit avec self-induction. — L’électrode active étant cathode, le phénomène lumineux est plus intense, le son plus grave : l’électrode devient facilement incandescente et fond : déjà sous une force électromotrice de 24 volts, elle se désagrège fortement. L’électrode active étant anode, elle ne devient pas incandescente, mais s’entoure d'une gaine de lumière jaune rougeâtre ; l’intensité du courant est grande et le courant régulièrement interrompu. Même avec une force électromotrice de 220 volts, l’électrode ne fond pas.
- La self-induction joue donc un rôle de première importance dans le fonctionnement de l’interrupteur. La hauteur du son rendu par l’interrupteur varie avec la bobine employée, elle est toujours plus grande avec les petites bobines; autrement dit, les interruptions sont dans ce cas plus rapides. Ainsi une bobine construite pour 3 cm d’étincelle donne 2000 interruptions par seconde; une bobine pour 30 cm, 800, et une bobine pour 50 cm, 200 interruptions.
- Quand ôn diminue la longueur de l’étincelle secondaire, on diminue la self-induction du circuit primaire et par suite la fréquence des interruptions augmente. L’influence de la self-induction se démontre nettement en plaçant dans le cirçuit une bobine dans l’intérieur de laquelle on peut enfoncer plus ou moins un faisceau de fils de fer doux : en enfonçant le faisceau on réduit les décharges à quelques-unes isolées: en glissant au contraire autour d’une bobine un cylindre de laiton, on élève notablement ia fréquence.
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- En raccourcissant l’étincelle secondaire, lorsque la bobine a un fort enroulement secondaire, on peut amener l’électrode à l’incandescence et l’interrupteur cesse de fonctionner ; il suffit alors d'interrompre le courant et de le rétablir un instant après pour que l’appareil reprenne sa marche régulière.
- B. Intensité du courant, force électro-motrice, résistance; nature du courant. — L’intensité du courant croît avec la surface de l’électrode active, mais moins vite que cette surface : on peut aussi augmenter l’intensité, en disposant plusieurs fils en dérivation : les interruptions se font aussi régulièrement que s’il y avait un seul fil.
- Maragliano et Sciallero j1) ont trouvé que la fréquence est proportionnelle à l’intensité du courant et en raison inverse de la surface active de l’électrode; pour l’augmenter, ils disposent deux pointes de platine ou deux pointes de charbon à quelque distance l’une de l’autre.
- L'interruption se produit en effet quand la densité du courant a atteint une certaine valeur : aussi toutes les circonstances qui tendent à augmenter cette densité tendent à augmenter la fréquence des interruptions : et cette fréquence croit quand on diminue la self-induction ou quand on élève la force électromotrice.
- En observant l’électrode active dans un miroir tournant, on constate que le phénomène lumineux est de très courte duree: comme d’autre part, la lumière est assez intense, on peut étudier le phénomène par la méthode stroboscopique et déterminer ainsi les fréquences allant jusqu'à 2 200 interruptions par seconde.
- Ea limite inférieure de la force électromo-tnce sous laquelle l’interrupteur peut fonctionner dépend des autres éléments du circuit et de la température de l’électrolyte ivoir ci-dessous); on ne peut pas descendre cependant au-dessous de 12 volts.
- (‘i L'Ekttricista, VIII, p. 97, mai 1S99.
- L’interrupteur fonctionne aussi bien quand le circuit est alimenté par un courant alternatif (’); mais il y a toujours une direction qui est privilégiée. Cette circonstance tient à ce que l'interrupteur a une self-induction moindre si l’électrode active est cathode que si elle est anode. En outre entre le disque et la pointe du secondaire, ou dans le tube de Rœntgen, il y a aussi une direction privilégiée. Il est avantageux d’affaiblir autant que possible la phase du courant pendant laquelle l’électrode active est cathode, ce qu’on peut faire en prenant l’autre électrode en aluminium (Graetz).
- C. Electrolyte et électrodes. — Weh-nelt a fait une série d’expériences comparatives sur divers électrolytes: l’électrode active était formée par un fil de platine scellé dans le verre, l'autre par une lame de platine : et elles étaient maintenues dans une position relative invariable. Des diverses dissolutions essayées, carbonate de soude ou de potasse, soude ou potasse caustiques, acides azotique, chlorhydrique, sulfurique, c'est l'acide sulfurique de densité 1,16 à 1,2 qui a donné les meilleurs résultats.
- Comme électrode, le platine seul est d'un emploi pratique : tous les autres métaux donnent bien des interruptions, mais ils sont rapidement désagrégés. Jusqu’il 10 ampères, un fil de 1 mm de diamètre suffit ; au delà de 10 ampères il faut employer un fil plus fort, afin que la portion située en dehors de l’électrolyte ne s’échauffe pas trop.
- Une électrode dite impolarisable (par exemple un fil de cuivre dans une dissolution de sulfate de cuivre), fonctionne aussi bien comme interrupteur et avec les memes apparences lumineuses que le platine dans l’acidc sulfurique : il n’y a pas dégagement de gaz ; mais de l'électrode active part un courant ascendant de liquide coloré en noir par de l’oxyde de cuivre. En platinant le fil de pla-
- (b D'Arsonval. L'Éclairage Électrique, t. XVIII, p. 399 ; Kallir et Eichberg, ibid., t. XIX, p. 372.
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- tine on ne change rien aux phénomènes. Quant à la nature de l’électrode négative, elle est sans aucune importance : on la choisit naturellement de manière qu’elle résiste le mieux possible à l’attaque de l’électrolyte.
- D. Influence de la. température. — S. Weh-nelt a trouvé que jusqu’à 70% la température de l’électrolyte n’avait pas d'inlluence appréciable sur la longueur de l'étincelle secondaire. Au delà de cette température, la longueur de l’étincelle va toujours en diminuant. A Q5Ü. les étincelles-sont faibles et irrégulières : cependant avec de larges électrodes et une force électromotrice de 12 à 24 volts, on peut encore obtenir de longues étincelles jusqu’au voisinage de l’ébullition.
- Comme l'électrolyte s’échauffe pendant le fonctionnement, Wehnelt recommande d’employer un système réfrigérant quand l’interrupteur doit fonctionner longtemps.
- D’autre part, Armagnat (') a montré que la force clectroinotrice nécessaire pour produire le phénomène de l’interruption est d’autant moins élevée que l'eau acidulée est plus chaude et il a mis à profit cette observation pour construire un interrupteur fonctionnant à chaud et avec une force électromotrice qui ne dépasse pas 15 h 20 volts.
- Rossi () a effectué aussi une série d’expériences systématiques sur cette influence de la température et fait voir en particulier que l’action d’un champ magnétique normal au courant change notablement avec cette température.
- L’élévation de température qu’éprouve l’eau acidulée est considérable et correspond à une très grande perte d’énergie : d’après des mesures calorimétriques grossières cette perte peut être de 30 à 80 p. 100 suivant les conditions. Cette perte paraît énorme à première vue : mais elle n’est peut-être pas plus grande que la perte provoquée par les interrupteurs mécaniques, perte qui d’ailleurs n’a pas été déterminée encore (voir ci-dessous).
- (') L'Eclairage Électrique, t. XIX, p. 156.
- p) Ibid., t. XX, p. 22.
- ÉLECTRIQUE
- E. Influence de t.a pression. — La fréquence des interruptions croit quand on abaisse la pression : elle diminue quand on augmente la pression (Wehnelt, d’Arsonval Ç), Sylvanus Thompson f2}): l’intcnsitc efficace du courant croit avec la pression.
- II. — Phénomènes qui se produisent
- a l'électrode active
- La méthode stroboscopique est tout indiquée pour suivre les phénomènes qui se produisent à l’électrode active. M. Wehnelt résume ses observations comme il suit :
- Il se forme, autour de l’électrode active, une gaine gazeuse qui augmente lentement et dans laquelle se produisent de vifs mouvements tourbillonnaires : quand cette gaine a acquis une certaine grandeur, elle se résout en une infinité de petites bulles : cette explosion a pour effet d’interrompre complètement le courant.
- Par cette même méthode stroboscopique, MM. Kallir et^ Eichberg ('') ont observé l’in-
- alternatif et déterminé à quelles phases de ce courant correspondent les décharges dans le secondaire.
- III. — Nature des gaz dégagés aux
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- i° Analyse spectroscopique. — Lorsque l’électrode active est cathode, la lumière qu’elle émet, examinée dans le spectroscope, présente le spectre de l’hydrogcne et en outre la raie I) du sodium et d’autres raies brillantes, qui proviennent la première du verre, les autres du platine ou de l’électrolyte (Wchiïelt, Voiler et Walter).
- Si l’électrode active est anode, on n’observe que le spectre de l’hydrogène et celui du sodium ; ce dernier provient encore du verre.
- (') L’Éclairage Électrique, t. XIX, p. 155. (2) Ibid., p. 156.
- I») Ibid. t. XIX, p. 372 et suiv.
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- D’autre part, on reconnaît que la lumière ne provient pas de l’incandescence du métal, car son spectre est discontinu : outre les raies signalées, on aperçoit encore un spectre de bandes assez faible.
- Il est remarquable que dans ce dernier cas, où il se dégage de l’oxygène, le spectre de ce gaz n’apparaisse pas.
- 2° Analyse chimique. — Lorsque l’électrode active est cathode, on recueille à l’anode de l’oxygène pur: à la cathode, on recueille de l’hydrogène renfermant des traces d'oxygène; ce mélange s’enflamme avec une faible explosion et brûle ensuite tranquillement.
- Lorsque l’électrode active est anode, la composition des gaz recueillis est toute différente de celle qu’on obtiendrait par Félec-irolyse ordinaire. A la cathode, on obtient de l’hydrogène, peut-être avec des traces d’hydrogène sulfuré. A l’anode, avec les forces électromotrices relativement faibles (24 volts;, on a un mélange d’hydrogène et d’oxygène faiblement explosif; dans lequel l’oxygène est en excès. Quand on augmente la force électromoirice, le mélange devient de plus en plus explosif, la proportion d’oxygène diminue par l'apport à celle du gaz tonnant. En comparant le volume des gaz recueillis surlacuve de l’interrupteurau volume desgazrecueillîs dans un voltamètre ordinaire inséré dans le même circuit, Wehneit atrouve que la quantité d'hydrogène recueillie à l’électrode négative correspondait bien à la quantité recueillie dans le voltamètre. Mais à l’clec-trode positive, il se trouve toujours, outre J’oxygène, du gaz tonnant dont la proportion augmente avec la force éleclroniotrice. Ainsi pour 1 vol. d’oxygène, on obtient:
- avec 24 volts <>.3 vol. de gaz tonnant.
- ». 48 » 2,b
- » 96 B 7,7
- (Wehneit).
- MM. Vou.LRetB. Walterô) ont fait porter
- (' , Wied. Ann., x. LXVILI, P. 526-552, juillet 1899.
- leurs recherches spécialement sur ces phénomènes d’électrolyse.
- La cuve de l’interrupteur, contenant envi-•ron 15 litres, est remplie d’acide sulfurique étendu de 40 fois son volume d’eau. L’anode est formée par un fil de platine de 1 mm de diamètre dont la longueur utile peut varier de 5 à 15 mm. L’autre électrode est constituée par une feuille de platine.
- Le gaz est recueilli dans une éprouvette munie d’un robinet, au moyen duquel on peut le faire passer, sur la cuve même, dans un eudiomètre.
- Le gaz de l’anode fait toujours explosion, en laissant un résidu d’oxvgène. Les proportions relatives du mélange explosif et de l’oxygène varient d'une expérience a l’autre d’une manière assez sensible. Elles dépendent non seulement de la longueur de l’électrode active et de l’intensité du courant, mais aussi de la self-induction de la bobine insérée dans le circuit.
- Outre l’oxygène et l’hydrogène, le gaz de l’anode renferme aussi de l’ozone en proportion notable ainsi que de l’azote. Cet azote provient sans doute des gaz de l’atmosphère dissous dans l’électrolvtc.
- L’hydrogène ainsi recueilli au pôle positif ne provient pas d’une électrolyse qui se produirait ;i la faveur d’un courant alternatif provoqué par l’interrupteur : car, dans ce cas, on obtiendrait au pôle négatif une quantité d’oxygène correspondante.
- Or le gaz de la cathode ne fait jamais explosion et d’autre part l'analyse par absorption ne décèle que des traces d’oxygène : ces traces sont dues sans aucun doute à l’air atmosphérique dissous dans l'eau acidulée et qui se dégage par suite de l’élévation de température. Du reste, on retrouve cet oxygène à peu près dans les mêmes proportions avec une électrode ordinaire, sans interruption qui puisse provoquer un courant alternatif.
- Les anomalies de l’électrolyse sont localisées a l’anode, c’est-à-dire à l’électrode active. En comparant les volumes de gaz dégagés dans la cuve de l’interrupteur avec les volumes
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- dégagés dans un voltamètre ordinaire en série dans le même circuit, on voit que les volumes de gaz recueillis à la cathode sont sensiblement égaux et suivent la loi de Faraday.
- A l’anode, au contraire, outre la présence anormale de l’hydrogène, on constate toujours un volume d’oxygène différent de celui qui correspondrait à la loi de Faraday ; souvent il est notablement plus grand, d’autres fois il est plus petit : la différence peut atteindre 78 p. loo. Le résultat dépend essentiellement de la self-induction du circuit.
- Bobine primaire seule dans le circuit (o.î Henry).
- Bobine primaire dans lintérieur du secondaire de la bobine de 50 cm d'étincelle.
- 165 s 75 72 10
- Si on met en même temps dans le circuit deux cuves identiques, à cela prés qu’elles
- renferment comme anode, l'une un fil de platine, l’autre une lame de même surface que la cathode, les volumes de gaz recueillis sont normaux sauf à l’électrode filiforme.
- Intensité du courant 9,40 amp. pendant 7 min.
- A l’anode. . . . 226 eme 475 eme
- A la cathode . . 457 » 452 »
- Cette expérience exclut l’existence d’un courant alternatif, car dans ce cas aucun des volumes de gaz recueillis n’aurait la valeur
- L’élcctrolvse anomale se produit même quand le circuit de l’interrupteur ne renferme pas de self-induction. Le courant est amené aussi rapidement que possible à la valeur critique pour laquelle il commence à diminuer fortement: de cette manière on peut faire abstraction du dégagement violent des gaz qui se produit dans la période de début. Le volume de gaz dégagé a l’anode est supérieur encore au volume normal.
- (A suivre.)
- M. Lamotte.
- MACHINES DYNAMO-ÉLECTRIQUES (* *)
- DEMARRAGE ET RÉGULATION DES MOTEURS A COURANT CONTINU
- Le démarrage et le réglage des moteurs à courant continu série ou shunt exige en général deux rhéostats : un dans l’induit, l’autre en dérivation sur l’inducteur s’il s’agit d’un moteur série ou en série avec cet inducteur s’il s’agit d’un moteur shunt. De nombreux ingénieurs ont proposé d’employer le rhéostat inducteur dans le circuit de l’induit au moment du démarrage pour régler également la vitesse lorsqu’il est supprime dans le circuit de l'induit.
- Nous avons en particulier indiqué Q le montage employé par MM. Menges et Fis-
- (!) Voir notre article « Machines dynamo-électriques; démarrage et régulation des moteurs a Éclairage Electrique, t. XV, p. 9). 16 avril 1898.
- cher-Hinnen pour le réglage de la vitesse des moteurs shunt.
- M. Fischcr-Hinncn a egalement donné dans son traité sur les dynamos à courant continu (2) un procédé de montage très «ingénieux employé par les ateliers d’Oerlikon pour les moteurs des tramways de Marseille; le procédé que cet auteur avait indique pour les moteurs série a été réédité récemment par MM. Siemens et Halskk (3) qui en indiquent en même temps l’emploi pour les moteurs en
- t. XV, p. 93-
- P) Les dvnamos à courant continu, par J. Fischer-Hinnen. Fristch, éditeur, Paris.
- (*) Brevet anglais n* 9692, 2 figures; déposé le 27 avril, délivré le r 1 juin 1898.
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- dérivation. Dans ce dispositif les résistances pour le démarrage et le réglage sont communes et le rhéostat possède deux manettes qu'on peut déplacer indépendamment l’une de l’autre.
- Sur la figure i qui se rapporte au montage du rhéostat avec un moteur série le démarrage se fait en déplaçant la manette O, en connexion avec l’une des bornes du circuit inducteur série depuis le plot mort jusqu’au plot de court-circuit j. Le rhéostat une fois mis en dehors du circuit de l’induit, on peut le mettre en dérivation aux bornes de l'inducteur, et diminuer par conséquent le co.urant dans cet enroulement, en déplaçant la manette () depuis le plot mort jusqu’au plot
- Les résistances intercalées entre chacun des plots sur lesquels se déplacent l’une des manettes, O par exemple, ne sont pas forcément les mômes que celles existant entre chacun. des plots sur lesquels se meut la manette O, ; les résistances dans ce dernier cas peuvent comprendre plusieurs des premières.
- Un dispositif analogue peut s’appliquer aux moteurs en dérivation, c’est ce que montre la figure 2; dans ce cas le rhéostat est introduit en série avec l'inducteur.
- Ce dernier dispositif est beaucoup moins avantageux que le précédent car pour la plupart des moteurs à enroulement inducteur en dérivation, la résistance nécessaire pour le démarrage est en général très faible par rapport à celle du circuit inducteur, aussi son
- introduction dans ce dernier ne modifie-t-elle que très peu le courant d’excitation et par suite la vitesse.
- Le procédé imaginé par M. C.-I3. Cal-i.ow f1) pour obtenir trois vitesses différentes avec un moteur est des plus simples comme des moins nouveaux. Le moteur employé se compose simplement de deux moteurs montés sur le même arbre et a par suite deux induits avec chacun un collecteur et deux inducteurs. Ces quatre circuits (fig. 3) ont
- leurs bornes complètement distinctes. Le couplage des circuits entre eux se fait avec un combinateurqui permet soit de coupler le tout en série, soit les inducteurs en série et enfin chaque inducteur en série avec son induit et chaque groupe en parallèle.
- On a employé souvent pour les démarrages des moteurs, principalement des mo-
- (i) Brevet anglais n° 23705.. 3 figures; déposé le 14 octobre 1897, délivré le 10 septembre 1898.
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- teurs k courant alternatif, des dispositifs permettant de faire passer dans le moteur un courant intense et de faible tension tout en n’empruntant à l’usine qu’un courant de faible intensité. Ce dispositif qui consiste tant pour les courants alternatifs que pour le courant continu à employer un transformateur fixe ou rotatif est signalé à nouveau par M. G. Bui.lock(1) qui fait breveter un appareil permettant le démarrage des moteurs et la suppression de l’organe de démarrage par le
- Appareil de démarra;
- seul jeu d’un commutateur à plusieurs directions.
- Cet appareil est représenté schématiquement sur la figure 4 où les prises de courant au réseau sont représentées en 1 et 2, le moteur en B et le transformateur, ici un moteur générateur, en C.
- (*) Brevet anglais nü 20677, 8 figures; déposé le 30 septembre 1898, délivré le 26 novembre 1898.
- ÉLECTRIQUE
- Le levier de manœuvre ou la manette de l’appareil est représenté en a,, elle est prolongée à ses deux extrémités par des leviers de contact isolés de la partie centrale. Le levier a frotte sur trois segments de contact 4, 5, 6 dont le premier 4, continu, est en communication avec l’un des conducteurs du réseau. Les deux autres segments 5 etô sont divisés sur la moitié de la longueur en un certain nombre de plots 6, 7, 8, 9,10, 11 et 12 d’une part et 13, 14, 15, 16, 16,, 17 et 18 d'autre part et les deux séries de plots sont réunies entre elles et aux résistances 19, 20, 21, 22, 23, 24 d’un rhéostat R, lesquelles se trouvent graduellement mises hors circuit lorsque le bras de contact a se place sur les deux séries de plots.
- L’extrémité du levier a est isolée et fait manœuvrer un autre levier 25 qui, suivant le sens où le premier est manœuvré vient en contact soit avec un plot 27, soit avec un plot 26 ou est isolé de ces plots dans sa position centrale. Le levier 25 est en communication avec l’une des extrémités du rhéostat R, tandis que le plot 27 communique avec l’une des bornes du moteur en même temps qu’à l’une des bornes du circuit secondaire du transformateur, et que le plot 26 est relié par le conducteur 8 au primaire du transformateur C. La seconde borne du circuit primaire est mise en communication avec l’un des trois plots de contact 30, 31, 32 placés sur la même ligne et pouvant être réunis électriquement entre eux par un levier 33 pivotant autour du même axe que le levier a, et isolé également de cet axe.
- Ce levier 33, qui.est sollicité à quitter les plots 30, 31,32 parle ressort 35, est maintenu en place par l’armature 34 d’un électroaimant 39 traversé par le courant secondaire du transformateur C et en communication avec le plot 32. L’armature est sollicitée par le ressort 41 qui tend à l’éloigner de l’électro-aimant ; le plot 31 est mis en communication avec la seconde borne du moteur par les conducteurs 36 et 44.
- On voit déjà que si un courant circule dans
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- le primaire du transformateur C le courant transformé circulera dans le moteur B. •
- Le levier 33 porte à la partie voisine du pivot un bossage 45 qui vient butter contre un autre bossage 46 placé sur le levier <zJ5 de sorte que lorsque celui-ci est à sa position limitée, c’est-à-dire sur le plot 6,, il force le levier 33 à s’engager dans les trois contacts
- 30, 31 et 32.
- L’armature de l’électro-aimant 39 est légèrement incurvée de façon à ce qu’elle vienne frotter contre un buttoir 49 placé sur le levier at et forcer ainsi le levier 33 à rester accroché après elle.
- Enfin deux plots de contact 50 et 53, le premier mis en communication avec le conducteur 48 allant au moteur et le second avec l’un des pôles du réseau et le conducteur 36 peuvent être réunis électriquement entre eux au moment de l’arrêt par le bossage 42 fixé après le levier a, mais isolé de lui.
- Le jeu de l’appareil peut maintenant se comprendre aisément. Avant le démarrage, le levier a{ est place sur le plot 6l et le levier 33 forcé de s’engager dans les plots 30,
- 31, 32 par le bossage 46 du levier a,, en même temps le levier 25 est engagé sur le plot 26. Si alors on amène le levier a, sur 7. une partie du courant commence à passer dans le primaire du transformateur et pat-suite un courant passe également dans le moteur. Les connexions sont alors celles marquées sur le schéma plus simple de la ligure 5.
- En continuant à déplacer le levier sur les plots du cercle 5, on supprime graduellement les résistances du rhéostat R en série avec le primaire du transformateur C et le rhéostat est mis complètement hors circuit lorsque le levier est dans la position indiquée en trait plein sur la figure 4. Le levier ai étant toujours déplacé dans le même sens, on arrive sur le plot 13, à partir duquel une partie du courant de la ligne commence à traverser le moteur, mais en même temps que la résistance R; les connexions sont alors celles indiquées sur la figure simplifiée 6. Le courant
- transformé diminuant alors très sensiblement l’électro-aimant 39 lâche son armature, laquelle abandonne le levier 33 qui coupe le circuit du transformateur (position de la figure 7).
- Le déplacement du levier at sur les autres plots du cercle 6 permet ensuite de supprimer peu à peu les résistances du circuit en série avec le circuit du moteur et d’arriver ainsi à la vitesse de régime.
- Pour arrêter le moteur, on ramène le levier à sa position primitive sur le plot 6,, ce qui a pour effet de fermer le moteur sur lui-même, le bossage 52 s’engageant dans les contacts 50 et 52 ; le moteur agit alors comme frein électrique.
- Dans le cas où le moteur est à courant alternatif, il suffit de remplacer le transformateur moteurC par un transformateur ordinaire à rapport de transformateur bien choisi.
- L’appareil de sécurité pour moteur de M. A. L. Rikf.r a pour but de couper auto-
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- manquement le circuit d’un moteur en cas de | surcharge et de ne permettre la remise en route qu’après avoir ramené le régulateur à sa position initiale. Il peut également couper le circuit lorsqu’on fait agir un appareil de freinage quelconque pour arrêter le moteur et que l’on a omis de couper préalablement le courant.
- Cet appareil est représenté schématiquement sur la figure 8. Il se compose d’un
- 5. — Appareil de
- coupe-circuit D dont une partie d est fixe et dont L’autre dt est articule. Un ressort r tend àjs’opposcr à la fermeture de ce coupe-circuit, cette fermeture ne pouvant se faire que par l’intermédiaire d’un loquet G qui vient emprisonner un petit axe g placé sur la partie mobile d. Cette partie mobile du coupe-circuit porte une came d.2 sur laquelle frotte un bossage H monté sur l’axe C( du régulateur C.
- Le loquet G peut être soulevé par l’armature n> d’un électro-aimant S, lequel porte un premier circuit traversé par le courant principal du moteur A et un second circuit f à fil fin pris en dérivation aux bornes du premier, c’est-à-dire entre la partie mobile^ du coupc-circuit et l’une des bornes de la batterie. Le circuit de la bobine à fil fin comprend un commutateur E, manœuvré par le levier E
- (!) Brevet afiglais 11“ 25 202; î^figures, déposé le 30 no-
- même du frein, dont il est isolé, et qui permet au moment où 011 met' le frein en service de fermer le circuit de cette bobine à fil fin par la réunion électrique des points e etc'.
- Pour ne pas compliquer la figure, on n’a pas représenté le rhéostat de démarrage, et on n’a indiqué que la commande de son levier de contact qui se fait par l’intermédiaire d’un pignon. Pour la position Cj du levier en face du point O, le courant est coupé dans l’appareil de démarrage. Le poids de l’armature est calculé de façon que pour ce courant l’attraction l’équilibre sensiblement.
- Supposons l’appareil en vitesse et l’intensité à sa valeur normale, si le courant est augmenté par suite d’une surcharge l’armature w se trouve attirée et soulève le loquet G qui retenait la partie mobile du coupe-circuit, le courant se trouve alors interrompu et le moteur s’arrête.
- Pour pouvoir remettre le moteur en route, il faut refermer le coupe-circuit j ceci ne peut se faire qu’en tournant le pignon du régulateur jusqu’à ce que le doigt H vienne le relever ce qui exige qu’on ramène le levier de ce régulateur au plot mort.
- I)e même si l’on fait agir le frein avant de-ramener le levier du régulateur au point de démarrage, ce qui aura pour effet de couper également le circuit en D, le circuit de la bobine à fil fin sc trouve fermé sur la batterie, par le levier du frein l’attraction devient plus grande, le poids w est attiré, le coupe-circuit ouvert.
- Les figures 9, 10 et 11 donnent des vues d’un appareil de M. Riker, la première dans la position avant la mise en route ou d’arrêt, la seconde dans la position de marche et la troisième dans la position de coupure du circuit par suite de surcharge ou de freinage sans rupture primitive du circuit, l’armature w ayant soulevé le loquet G.
- L’appareil démise en marche pour moteur de M. F.-H. Herdman (*) est destiné comme
- (h Brevet anglais n« 9493) 2 figures; déposé le 25 avril 1898, délivré le 22 avril 1899.
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- tous les appareils du même genre à couper automatiquement le courant en cas de surcharge du moteur et à empêcher sa mise en route sans passer par toute la série de résistances du rhéostat. Il est disposé en outre pour couper également le circuit dès que la charge du moteur descend au-dessous d’une certaine valeur.
- Le dispositif de M. Herdman est représenté sur les figures. Il se compose d'un coupe-cir-
- cuit bipolaire A dont les deux couteaux sont articulés autour d’axes traversant les contacts B, et d’un rhéostat D formé de deux séries de plots d, réunis par des résistances convenables et sur lesquels frottent deux balais ou ressorts de contact d{ fixés après une barre e.
- La poignée du commutateur est reliée par un système élastique à la partie mobile du rhéostat, c’est-à-dire à la barre e. Ce système a une tige /‘articulée à sa partie extérieure à
- de i’appa
- un support et fixé après la barre e; cette tige porte à son extrémité supérieure une plaquette/^, maintenue dans une position déter-m incc par un écrou et un contre-écrou, et vers son milieu une plaque mobile pouvant coulisser le long de la tige. A ccs deux plaques sont attachées les extrémités d’un ressort// Deux tiges plus faibles f, qui à leurs extrémités supérieures peuvent pivoter dans des logements pratiqués sur la traverse de l'interrupteur, passent librement à travers des trous ménagés dans la plaquette et sont fixées à la partie inférieure à la plaquette f2. Un tampon en caoutchouc est placé, au-des-
- sus de la plaquette f-, et des écrous, pour éviter les chocs.
- Le mouvement des balais sur les plots du rhéostat est retardé par un piston plongeur g-attaché à la partie inférieure d’une tige E, fixée après la partie mobile de ce rhéostat. Ce piston tend à s’introduire dans une sorte de cuvette gi pleine de liquide lequel ne peut s’échapper que par un orifice assez petit. La tige E est guidée par un support E et porte à sa partie supérieure et en arrière une entaille, laquelle reçoit, lorsque cette tige est dans la position la plus basse, c’est-à-dire lorsque toutes les résistances sont en circuit, un doigt i
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- attaché à l’armature I d’un, électro-aimant J traversé par le courant inducteur. L’armature I est aménagée pour retenir le levier de l’interrupteur, à cet effet ce levier porte un bossage sur lequel s’engage un doigt de l’armature.
- Un second électro-aimant K dit rclai de surcharge, traversé par le courant principal.
- porte une armature k qui peut pivoter sur une autre partie d’armature ky Un poids k, lequel peut se déplacer le long de K permet de régler le moment de l'attraction et par suite de la fermeture d’un circuit shuntant i’électro-aimant J et forçant celui-ci à abandonner son armature et h ouvrir l’interrupteur.
- Les connexions sont indiquées sur la figure 13. Les prises de courantprincipales sont en t et 2 et les bornes du moteur en 8 et g, le pôle de l’inducteur non commun (moteur shunt) est relié en 10. Les pièces polaires kt et ks de l’électro-aimant K sont isolées l’une de l’autre et ne sont réunies électriquement que par l’attraction de k. Les autres connexions se suivent facilement sans indication.
- Le jeu de l’appareil est le suivant : le commutateur étant ouvert, la tige E est à sa position la plus basse et le doigt i la retient.
- Si l’on vient à fermer l’interrupteur le courant passe, l’armature I est attirée et maintient le levier A en place en meme temps que le doigt i délivre la tige E. Mais en fermant le commutateur on a tendu le ressort/, qui,
- rage de Hirst
- grâce à la présence du liquide retardant le mouvement du piston g, entraîne lentement les balais'/ vers le haut lesquels suppriment petit à petit les résistances en série avec l’induit.
- Tant qu’un courant normal traverse l’élec-tro-aimant K les choses restent telles quelles, mais si le courant devient exagéré, l’armature k est attirée et l’électro-aimant J mis en court-circuit. L’armature I abandonne alors le levier du commutateur que le ressort/encore un peu tendu fait fonctionner immédiatement pour couper le circuit. De même, si le courant inducteur vient à diminuer de valeur
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- pour
- î cause ou pour une autre, l’armature ivc encore libérée et le circuit coupé.
- Dans les deux cas, le circuit une fois coupé, le ressort f se comprime par i’ouvcrturc de l’interrupteur et ramène les balais di sur les plots les plus bas. .Tant que la descente n’est pas complète le commutateur ne peut pas être fermé à nouveau, le loquet iî empêchant sa fermeture tant que le doigt i n’a pas été chassé dans son entaille ‘par le ressort is.
- Les rhéostats de mise en route avec appareils d’interruption automatique du courant en cas de surcharge de MM. H. Hirst
- a repousser l’axe du pignon de façon à forcer celui-ci à abandonner le secteur ci.
- L’action de cet appareil se comprend facilement : lorsque le courant d’excitationdevient par trop faible, l’attraction agissant en sens
- pour recevoir l’axe du pignon, lequel est poussé radialement par un petit ressort p. Cet axe est entouré d’un électro-aimant/'traversé par le courant d’excitation et qui tend
- (') Brevet 1899, delivr (8) Voir
- ORlai
- , 4 figure
- é le :
- contraire du ressort p comprime ce dernier, le pignon abandonne alors les ecteur d et le ressort c ramène le levier de contact à sa position de départ.
- Les figures 16 et 17 se rapportent a un dispositif basé sur le même principe mais un peu plus compliqué. Le levier de contact a est fixé sur une boîte b contenant un ressort c dont l’une des extrémités est attachée à cette
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- boîte et l’autre à une seconde boîte bt s’engageant pour ce but dans la première. Un ressort Cj est attaché à cette seconde boîte et à l’axe fixe A et constitue le ressort de rappel du levier.
- A la boîte bt est fixée une roue k rochet r dans les dents de laquelle s’engagent deux cliquets d et e, dont l’un pivote autour d’un axe fixe k et est destiné k empêcher la roue de revenir en arrière. L’autre e est fixé sur un bras D oscillant autour de l’axe A et portant un bouton H.
- Le bouton H commande à sa partie inférieure un doigt i qui butte sur un levier en Y dont l’extrémité a une forme courbe de façon k faire tourner le cliquet e.
- En imprimant h ce bouton un mouvement alternatif les dents de la roue c sont prises successivement par le cliquet e et poussées en avant. La roue r présente une partie sans dents, de sorte que lorsqu’elle a tourné d’une quantité suffisante pour amener le levier de
- contact au plot de court-circuit le cliquet e ne rencontre plus aucune dent.
- Un bras mobile indépendant E en matière isolante permet k tout instant de ramener a l’aide du bouton E' le levier de contact a d’un point quelconque d.u rhéostat de démarrage k la position de départ. Celui-ci comporte deux séries de plots n et ni sur lesquels frottent deux balais v et v.
- Lorsqu’un relai automatique est employé, on dispose un ressort pressant la partie courbe du levier i en forme Y en sens contraire du cliquet e de façon à désengrener ce cliquet de la roue k rochet.
- Un électro-aimant G traversé par le courant d’excitation du moteur et dont l’armature se meut autour d’un pivot permet de modifier l’action de ce ressort et de la rendre trop forte; lorsque le courant est trop faible, les cliquets se soulèvent et le levier de contact revient au
- C.-E. Guii.bert.
- TRAVAUX DE LA SOCIÉTÉ ALLEMANDE D’ÉLECTROCHIMIE CONGRÈS DH GOETTïNGHN {suite) (>).
- Communication de M. Alfred Ccktin, de Guettingen, d’après les expériences de M. Cas-
- Sur LE DÉGAGEMENT DE I."HYDROGÈNE Le point de décomposition de l’eau, c’est-à-dire laforce électromotrice qui donne naissance à un courant continu, a été fixé à i ,67 volt par Le Blanc. La force éîectromotrice qui correspond au phénomène inverse, à la combinaison des gaz hydrogène et oxygène, c’est-à-dire la force électromotrice de l’élément oxhydrique n’est que de 1,08 volt. En reprenant avec beaucoup de soins les essais de Le Blanc, M. Glaser put effectivement constater sur les courbes l’existence d’un point anguleux qui coïncidait avec la force électromotrice 1,08 volt.
- Si réellement il y a décomposition en ce point, on doit obtenir un dégagement de gaz et cependant l’expérience montre que cette force éîectromotrice doit, en réalité, être dépassée notablement.
- M. Caspari, sur les conseils du professeur Nernst, s’est proposé de rechercher quelle est, pour divers métaux, la force électromotrice minimum qui provoque un .dégagement gazeux visible^ Ces métaux étaient pris comme cathode et l’on mesurait leur différence de potentiel vis-à-vis une électrode d'hv-drogène constante. Si la décomposition de l’eau était un phénomène réversible, il ne devait pas y avoir de différence de potentiel
- î1) L’Eclairage Électrique du 7 octobre, p. 24.
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- appréciable entre la cathode et l’électrode d’hydrogène, au moment de l’apparition des premières bulles de gaz. C’est ce qui eut lieu en effet avec une cathode de platine platiné; le tableau suivant contientd’ailleurs les résultats obtenus :
- Pt platiné.............. 0*005
- Pt ordinaire Ag Cu Pd
- Su »
- Pb
- /n ’)
- Hg
- Ces chiffres se rapportent à des cathodes de grande surface, choisies exprès pour éliminer autant que possible l’iniluence de la composition superficielle.
- Ainsi, pour chaque métal, il faut vaincre une certaine résistance pour arriver au dégagement de l'hydrogène. Si sur une cathode donnée on fixe un morceau d’un autre métal dont la résistance au dégagement soit plus faible, c’est sur ce métal qu’a lieu l’émission de gaz. Et ce résultat ne doit pas être attribué uniquement aux courants locaux qui se produisent entre les deux métaux hétérogènes. En effet la liste des métaux rangés d’après leur potentiel de dégagement ne se confond pas avec celle de la série des tensions. Ainsi le mercure est placé à une extrémité de la série des tensions et cependant, uni au zinc, il ne favorise pas le dégagement de l’hydrogène ; au contraire, c’est en amalgamant le zinc impur qu’on rend ce dégagement plus difficile.
- Le zinc est un métal qui décompose l’eau, cependant le zinc pur ne se dissout pas dans l’acide sulfurique étendu, parce que le dégagement d’hydrogène sur le zinc exige une notable augmentation de potentiel. Pour k cas où le dégagement d’hydrogène est réversible on peut appliquer une formule connue de Nernst :
- RT . Cm DT , C„
- —— lognép. ----> RT lognép. ----
- les lettres C et c désignant respectivement la tension de dissolution et la concentration des ions du métal et de l’hydrogène (') ; il se dégage de l’hydrogène si le côte gauche de l’inégalité est plus grand que le côté droit. La réversibilité n’existant pas, pour la majeure partie des métaux, on doit encore introduire dans l’inégalité le terme y( représentatif de l’excès de potentiel, qui est maintenant connu; l’inégalité devient alors :
- ——lognép. ---> RT lognép.-----b ri
- Cette inégalité nous indique les voies à employer pour empêcher ou provoquer la dissolution du zinc. Nous pouvons diminuer le second membre en augmentant la concentration des ions H, c’est-à-dire en prenant de l’acide sulfurique concentré; dans ces conditions le zinc pur se dissout. Mais on est maître aussi de la concentration des ions de zinc; en ajoutant peu à peu du sulfate de zinc à la solution où le zinc dégage de l’hydrogène, il arrivera un moment où l’on aura
- RT
- et à partir de maintenant le métal ne produit plus de bulles gazeuses.
- Ces considérations permettent également d’expliquer la séparation électrolytique des métaux. Il n’est pas possible d’arriver au dépôt de zinc dans un électrolyte très acide, on n’obtient que de l’hydrogène; la séparation du plomb n’offre, au contraire, aucune difficulté dans ces conditions.
- Le zinc et le plomb sont des métaux qui décomposent l’eau; si le plomb est capable de se déposer au sein d’une solution acide, cela tient à ce que l'excès de potentiel nécessaire pour le dégagement de l’hydrogène sur le plomb est de 0,64 volt tandis que le métal se sépare déjà pour un excès de 0,16 volt. Pour le zinc, au contraire, si l’on tend à élever le potentiel assez haut pour que le métal
- (!) Cf ..L’Éclairage Électrique, t. XVII, p. 107.
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- puisse se déposer, on dépasse le potentiel de dégagement gazeux et, au lieu de dépôt de zinc, on ne constate qu’une émission d’hv-drogène.
- Si l’on se demande maintenant de quelle propriété des métaux paraît dépendre l’excès de potentiel, il semble que ce soit la solubilité de l’hydrogène dans les métaux qui joue le rôle principal.
- L’hydrogène se dissout bien dans le platine lequel présente un excès de potentiel très faible.
- L’hydrogène est aussi soluble en proportions notables dans le fer; les auteurs ont en eifet pu constater que le fer se range, à ce point de vue, à côté du platine.
- Le palladium est assez éloigné du platine, ce qu’il faut probablement attribuer à la formation d’un alliage.
- On peut dire qu’en général, quand le cation qui se sépare est capable de former un alliage avec la cathode, le point de décomposition en est influencé.
- En résumé, l’intensité avec laquelle un métal est susceptible de provoquer le dégagement de l’hydrogène, dépend non seulement de sa place dans la série des tensions c’est-à-dire de sa tension de dissolution, mais encore d’un certain facteur individuel.
- M. Ostwald attribue une grande partie des phénomènes précédents à la constitution physique des métaux dont la surface offre une difficulté plus ou .moins grande à la formation et au dégagement d’un gaz. D’après certaines expériences de AI. Roskowski, les électrodes liquide s — mercure, amalgames de zinc, de cadmium — présentent sensiblement le même excès de potentiel. On doit considérer la surface du mercure comme la plus polie que nous offre la nature ; c’est donc sur le mercure qu’une bulle de gaz prend naissance avec le plus de difficulté. Il faut aussi tenir compte du temps ; on obtiendra des potentiels divers suivant le temps qu’on laissera aux premières bulles pour se former. 11 se peut d’ailleurs que la solubilité des
- atomes d’hydrogène soit plus grande que celle des molécules et que la réaction 2H —- H* exige un certain temps ; l’excès de pression qui correspond à l’excès de potentiel de 0,78 voit serait ainsi moindre qu’on pourrait le supposer au premier abord.
- M. Bredig, se basant sur des expériences de pulvérisations cathodiques qu’il a exécutées avec L. Ilaber ('), pense que l’hydrogène déchargé par électrolvse forme d’abord avec la cathode un alliage plus ou moins instable qui se décompose ensuite et dégage le gaz par une réaction secondaire. C’est ainsi qu’un alliage de plomb et de sodium projeté dans l’eau avec certaines précautions fournit du plomb pulvérulent exactement pareil à celui qui est émis par une cathode de plomb pendant l’électrolyse d’une soluttonde soude. Ce n’est donc pas le système le plus stable, l’hydrogène, qui se formerait d’abord dans celte électrolyse, mais le système niélastable d’Ost-wald-2), c'est-à-dire l’alliage de sodium et de plomb.
- Communication du professeur Nernst, de Gcettingen :
- Sur la conducthulité èlf.ctrolytiqtje
- DE CORPS SOLIDES A TRÈS HAUTE TEMPÉRATURE
- Les expériences nombreuses qu’on a faites sur la conductibilité métallique ont donné ce résultat général qu’aux températures très basses cette conductibilité croît d’une façon énorme, tandis qu’elle diminue beaucoup aux températures élevées.
- Sauf quelques exceptions d’ordre secondaire on peut dire que la conductibilité électrolytique1 se comporte d'une façon inverse : aux très basses températures, par exemple au
- (1) Ber. deuisch. ckem. Ges., t. XXXI, p. 2741 '1898).
- (2) Ostwald a énoncé la proposition suivante : quand un système tend vers un état stable, il ne se met pas directe-
- il prend d’abord l’état le plus près de celui qu’il possède actuellement, c’est-à-dire un état mélastable (voir Zeit. f. pkysik., Cli. t. XXII, p. 306 (1897). Note du Red.
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- point d'cbullition de l’air atmosphérique elle n’existe pour ainsi dire plus, tandis que nous la rencontrons aux hautes températures; les sels fondus sont de bons électrolytes.
- On sait aussi que des corps à l’état solide sont susceptibles de posséder laconductibilité électrolytique; la théorie des solutions solides de vant’ Hoff en fait concevoir la possibilité. C’est en cherchant à introduire des électroly-tessolides, comme corps incandescents, dans les lampes électriques que l’auteur a eu l’occasion de constater que la conductibilité électrolytique des corps solides acquiert aux hautes températures des valeurs étonnamment grandes.
- Pour faire ces essais on forme des bâtonnets avec les matériaux finement pulvérisés, on en entoure les extrémités de fils fins de platine et on en détermine la conductibilité à diverses températures. La pièce est introduite dans un four électrique minuscule constitué par un fil de platine entoure d’amiante. Un élément thermoélectrique platine-platine rhodié permettait d’évaluer la température.
- On peut constater d'abord que la conductibilité des oxydes purs, les seuls corps stables à ces températures, croît très lentement avec la température et reste relativement faible, tandis que la conductibilité des mélanges est énormément plus grande ; exactement comme il arrive pour les mélanges en fusion et, aux basses températures, pour lès solutions solides.
- Les bâtonnets rendus conducteurs par élévation de température furent chauffés davantage encore en y faisant passer un courant. On ne put naturellement juger de leur température que d’après l’éclat de leur lumière, maison obtint aussitôt un résultat qualitatif de la plus haute importance : la conductibilité des mélanges d’oxydes, principalement de magnésium, de silicium, de zirconium et des terres rares de la même famille prend des valeurs tout â fait extraordinaires; Fauteur a pu constater des conductibilités de 4 et davantage, alors que la conductibilité maxi-
- mum des solutions d’acide sulfurique est de 0,74 (à 18").
- Pour éviter des troubles provenant de l’élec-trolysc on ne se servit au début que de courants alternatifs, mais l’expérience montra bientôt qu’il est loisible d’exposer le mélange d’oxydes pendant des centaines d’heures à l’action du courant continu, sans avoir à redouter de décomposition. On pourrait croire par conséquent qu’on a affaire à une conductivité métallique; un examen approfondi montre qu’il n’en est rien.
- On peut dire d’abord, d’une façon générale, que les corps qui conduisent métallique-mentsont noirs à l’état pulvérulent et complètement opaques, même en plaques minces, tandis que les corps incandescents dont il est ici question sont blanchâtres et assez transparents. Et ce fait est en harmonie avec la théorie électro-magnctique de la lumière, d’après laquelle les conducteurs métalliques sont susceptibles de transformer les ondulations lumineuses en chaleur de Joule, c'est-à-dire de les absorber, tandis que les électrolytes sont des isolants pour ces ondulations si rapides.
- D’après l’auteur, l’absorption (ou l’émission) de la lumière constitue un critérium très simple quand il s'agit de savoir si un corps conduit ou non à la façon des métaux. Ainsi Al. Nernst n’admet pas que la conductivité de l’arc électrique soit de nature métallique, précisément à cause de la sélection de ses radiations lumineuses. On ne doit pas non plus attribuer de conductivité métallique à la solution bleuâtre et bonne conductrice de sodium dans l’ammoniac liquéfié. D’un autre côté, la couleur noir foncé et la grande opacité de certains oxydes et peroxydes métalliques démontreraient nettement leur conductivité métallique.
- D’autres considérations font voir que dans le cas actuel il s’agit seulement de conductivité électrolytique. Si l’on ajoute des oxydes colorés, tels que ceux de fer ou de cérium, on les voit marcher nettement vers la cathode. Des crayons renfermant beaucoup de
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- magnésie donnent, au bout de quelque temps, des excroissances bien visibles à la cathode, lesquelles proviennent évidemment de la combustion du magnésium. Ce qu’il faut surtout remarquer, c’est que des crayons maintenus au rouge par un courant continu présentent des différences polaires tout à fait nettes: la cathode apparaît toujours bien plus obscure que l’anode. L’explication est simple ; le métal séparé à la cathode est brûlé aussitôt par l’oxygène de l’air et l’oxyde formé conserve au crayon, du côte cathodique, une bonne conductivité; à l’anode, au contraire, il se dégage de l’oxygène et par suite de la migration des ions, la concentration des corps bons conducteurs diminue, la résistance augmente et en même temps la chaleur créée et la température.
- D’après ce qui précède on doit s’attendre à ce que les matières du crayon se séparent complètement; ce triage a lieu effectivement, mais il reste assez faible, la différence intervenant pour rétablir l’homogénéité. Ainsi, dans l’état stationnaire, le crayon émet de l’oxygène à l’anode et le récupère à la cathode. L’oxygène est donc nécessaire quand on produit l’incandescence des électrolytes au moyen du courant continu; mais l’expérience montre qu’il suffit, pour la dépolarisation, de minimes quantités de ce gaz, comme, par exemple, celles qui proviennent de la dissociation de traces d’humidité.
- Un électrolyte solide est susceptible aussi de rester incandescent pendant assez longtemps dans une atmosphère d’hydrogène, mais ordinairement il se produit à la cathode des phénomènes de réduction qui ne tardent pas à détruire le bâtonnet.
- Quand les crayons sont bien préparés leur constance ne laisse rien à désirer; il est très possible que ces électrolytes solides, munis d’électrodes en iridium, fassent d’excellents pyromètres à résistance que l’on pourra employer à des températures plus élevées qu’avec les pyromètres actuels.
- En somme, d’après M. Nernst, le courant qui maintient les crayons en incandescence
- n’est autre chose qu’un courant résiduel (!), analogue à celui qu’a observé Danneel (2). Ce courant qui paraît être en contradiction apparente avec la loi de Faraday, n’a en général, pas grande importance, à la température ordinaire, tandis qu’aux très hautes températures sa prépondérance est telle que l’éiectrolvse proprement dite disparaît presque complètement et que les électrolytes incandescents semblent posséder en apparence la conductivité métallique.
- M. W. Heraeus, de Hanau,-prend ensuite la parole :
- Sur de nouveaux matériaux pour résistances
- ÉLECTRIQUES.
- L’orateur commence par montrer l’importance considérable du platine aussi bien dans la fabrication des lampes a incandescence que dans la télégraphie et la téléphonie qui en absorbent chaque année des centaines de kilogrammes pour leurs contacts. L’électrochimie en exige également des quantités de plus en plus considérables et il semble que ces commandes compenseront la perte qui résulte de la transformation progressive de l’industrie de l’acide sulfurique.
- On a demandé souvent à la maison Heraeus de produire des alliages de platine de haute résistance électrique. Le rhodium ne convient pas; un alliage de 40 p. 100 de rhodium n’élève la résistance du platine pur que de 40 p. 100. L’alliage à 10 p. 100 d’iridium possède une résistance double, l’alliage a 20 p. 100 une résistance triple de celle du platine; cependant la résistance d’un alliage à 30 p. 100 n’est encore que de 5 ohms pour un fil de 1 m de long et de 0,3 mm de diamètre, et on ne peut guère augmenter la te-
- (s) Zeit. f. Bleitn constaté que la sok suit la loi d’Ohm;
- ge Électrique, t. XIV, p. 292 (1898).
- Och-, t. IV, p. 2; 1 A897). DANNElîLa ution d’ioie dans l’iodure de potassium l’iode ici sert de dépolarisant parfait. l'oxygène dans l’clectroiyse des corps {Note du Red.)
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- &
- ncur en iridium sinon il n’est plus possible d’étirer les alliages en fils ténus.
- Les alliages du platine avec les métaux, ordinaires ont une résistance supérieure, mais de petites additions de ces métaux (fer, manganèse, etc.,) rendent le platine tellement cassant que la fabrication des fils devient impossible.
- Ces essais négatifs déterminèrent l’auteur à renoncer à d’autres recherches sur les alliages et à se lancer dans une voie nouvelle où il avait du reste été précédé par quelques inventeurs. Tl s'agissait de mélanger du platine pulvérulent avec des corps non conducteurs et d’en former une matière qui aurait, jusqu’à un certain point, les propriétés du platine, tout en possédant une résistance bien supérieure, et qui pourrait peut-être servir à faire des filaments de lampes à incandescence.
- Quand le chimiste de la maison Hcracus, M. Küch, commença ses expériences, sans avoir connaissance des brevets déjà pris sur le même sujet, il constata d'abord que le mélange de platine pulvérulent avec de l’argile ou des corps analogues ne conduit pas l'électricité, même quand la proportion de platine atteint 60 p. 100. Il en est tout autrement si l’on chauffe les matériaux jusqu’au commencement de la fusion, au sein d’une atmosphère réductrice; on obtient alors toujours des corps conducteurs. Une série d’essais montrèrent que l’on peut, dans ce cas, i descendre jusqu’à io ,p. ioo de platine et même au-dessous, sans que la conductibilité soit supprimée. Une teneur de io à 15 p. 100 de platine semble d’ailleurs être la plus favorable.
- En y regardant de plus près, on est forcé de reconnaître que la conductivité ne saurait être attribuée à la présence du platine métallique; sinon comment expliquer le manque de conductance pour une teneur de ûo p. 100 de platine, tant qu’on reste en dessous de la température de fusion (vers 1250Q? Comment d’autre part se rendre compte de la même absence de conductivité quand, ayant
- [ dépassé le point de fusion, la calcination se fait dons un milieu qui n’est pas réducteur ? Il faut évidemment conclure que la conductance est due à un phénomène chimique, à la formation de siliciure de platine ; cette réaction n’a lieu qu’au-dessus de 1-200°; il faut que la masse entre en fusion et qu'elle soit en présence de substances réductrices telles que le charbon, ou bien que la réduction soit provoquée par des gaz.
- Les chimistes connaissent bien la formation de siliciure de platine : plus d’un creuset de platine a été percé parce qu’on y avait chauffe au rouge vif de la silice en présence de substances réductrices.
- Remarquons aussi la différence qui distingue ces résistances au siliciure de platine et celles constituées par de simples mélanges où le seul métal conduit et où les additions minérales ne sont faites que pour diluer.
- Ces nouvelles résistances ont une allure caractéristique jusqu’à la chaleur blanche, leur coefficient de température est celui des conducteurs métalliques; la résistance augmente en même temps que la température; puis vient un point d’inversion et quand on élève davantage la température la résistance diminue. Cette inversion produit de plus en plus une modification permanente du corps; quand il est revenu à la température ordinaire, sa résistance primitive a diminué; cela tient peut-être à ce que l’électrolyse consécutive à l’inversion détermine la formation de silicium et par conséquent d’une nouvelle quantité de siliciure de platine.
- Signalons aussi qu’au rouge il commence à se produire un certain ramollissement de la masse, lequel devient de plus en plus sensible à mesure que la température s’élève; dans ces conditions la durée de ces résistances ne saurait être bien longue. Par contre si l’on se contente de les chauffer jusqu’au rouge faible il semble résulter de plus de deux mois d’essais qu’il ne se produit aucune modification appréciable.
- Ces résistances au siliciure de platine présentent une particularité intéressante : il est
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- possible de les fixer sur de la porcelaine ou de la terre cuite comme une véritable glaçure, sans s’astreindre à une forme déterminée. M. Hcracus montre des filaments de 1/2 mm de diamètre enroulés sur un bâtonnet d’argile; en les courbant au chalumeau on pourrait en faire telle figure que l’on voudrait. Ces. filaments sont capables de supporter 40-50 watts, sous 110 volts pour une longueur de 16 cm, iis sont alors portés au rouge vif. Si l’on voulait obtenir le même effet avec le platine il faudrait prendre un fil capillaire d’environ 0,03 mm de diamètre et de 1 m a à 1,50 m de long.
- L’orateur présente aussi une série de résistances où le siliciure de platine est fixé pat-fusion — comme une couverte — sur des bâtons d’argile. Il est évident que ces corps se distinguent essentiellement des conducteurs métalliques en ce que leur surface seule conduit, tandis que pour les fils métalliques c’est toute la section qui intervient. Un pareil crayon, d’environ 5 mm de diamètre et 16 cm de longueur supporte 100 watts po ampères sous 50 volts}; dans ces conditions sa température monte au rouge sombre. Ces résistances pourront rendre de grands services dans l’industrie; les premières diffi-
- cultés de leur fabrication semblent surmontées d’une façon satisfaisante.
- M. Heraeus constate, en terminant, que l’un des obstacles consiste dans le maintien et par conséquent dans la mesure exacte des hautes températures (de 1 250-1 300°); il rend hommage au pyromètre Le Chatelier sous la forme que lui ont donnée MM. Holborn et Wien, de la Technische Reichsanstalt; il se félicite de ce que, grâce aux travaux de ces physiciens, la fabrication de cet instrument soit acquise à l’industrie allemande.
- Le professeur Le Bi.anc, de Francfort, demande si l’augmentation de conductivité, à la température ordinaire, atteint son maximum à la suite du premier échaulïement, ou bien si la conductivité s’accroît avec le nombre des chauffes.
- D’après M. Küch, la conductance ne cesse d’augmenter; du moins il n’a pu atteindre de limite. Le mélange contient d’ailleurs une grande provision de silicates de platine, si bien qu’il peut se produire chaque fois de nouvelles quantités de siliciure et de platine ; l’orateur ne donne d’ailleurs cette explication qu’^'titre de simple hypothèse.
- [A suivre.) P.-Tn. Muller.
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Fabrication de tubes isolants pour les conducteurs électriques (').
- L’inventeur a fait breveter un dispositif spécial pour la fabrication de tubes d’isolement destinés aux conducteurs électriques. La figure 1 représente l'ensemble des dispositions employées pour obtenir des tubes légers, susceptibles d'une certaine résistance mécanique et présentant un bon isolement.
- Sur un noyau qui doit donner sa forme au
- P) LiTHOsm; Manvfactürikg O New-York, brevet autrichien du ie:' mars 1S9S.
- tube est enroulée la matière fibreuse fixée par une substance de liaison; le nojuiu après l’opération est suspendu par une de ses extrémités et le tube descend en vertu de son propre poids et quitte le noyau. Le tube a dans ces conditions une forme rectiligne, il peut durcir en conservant cette même forme.
- Au plafond d’une chambre est fixé un tambour D mobile autour de son axe, et sur lequel est enroulée la matière E qui sert à former le tube, cette substance passe sur un cylindre G fixé au sol et plongeant dans une auge F remplie par le liquide qui sert à accoler
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- les différentes couches qui forment îe tube. La matière ainsi imbibée passe entre les deux cylindres II et IL qui enlèvent l’excès du liquide.
- Sur la table T est disposée une broche J avec une poupée K, la broche est mise en rotation par la manivelle j. Le noyau K est muni à une extrémité d’un œilleton ou d’un crochet l ponant un pointeau l'tournant dans la poupée K. A l’autre extrémité est fixée une
- partie plate 1" dans laquelle s’introduit la broche J qui entraîne ainsi le noyau K dans sa rotation.
- Lorsque la matière fibreuse a été immergée dans l’auge F. puis passée entre les cylindres H et H', elle s’enroule sur le noyau L qui tourne de façon à accomplir le nombre de tours correspondant au nombre de couches que l’on veut superposer pour la confection du tube. La matière est alors coupée et le
- noyau enlevé. On obtient ainsi un tube droit x. Le système est enlevé du treuil et l’on fait glisser sur une de ses extrémités un court tube protecteur y coupé dans un tube analogue au précédent mais de plus fort diamètre. Le noyau est suspendu par l’œilleton la une des chevilles c des poutres C du plafond B ; le tube encore humide glisse sous l’effet de la pesanteur et est reçu sur une pièce concentrique M placée immédiatement au-dessous du noyau et destinée à recueillir le tube humide et h le maintenir vertical. Le tube durci y forme base et protège le tube x de la déformation : lorsque celui-ci est devenu suffisamment résistant à son tour pour q.ue l’on n’ait plus à craindre de déformation, on le retire.
- Ce manchon M est utilisé pour relier les tubes entre eux au moyen de la même subs-
- tance de liaison composée de chlorure de magnésium, oxyde de magnésium, sel ammoniac et d’une matière de remplissage telle que le graphite, le talc, le mica broyés.
- Après l’enroulement, le tout est plongé dans un bain de chlorure de zinc afin de remplir les pores du tube et d’en durcir la paroi.
- G. G.
- La sécurité de l'homme vis-à-vis des installations électriques.
- A la septième réunion annuelle de la société des clcctrotechniciens allemands, à Hanovre, le docteur Hubert Kattt a fait connaître quelques nouvelles expériences sur ce sujet si important {').
- f1) Voir aussi Genre Civil, t. XXXV, p. 210, juillet 1899.
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- La question de savoir dans quelles conditions l’électricité est dangereuse pour l'homme a préoccupé dès le début des installations électriques ; et on ne saurait en donner la réponse en peu de mots. On a fixé des limites pour la tension, puis pour l’intensité du courant, et enfin, on a indiqué une puissance qui ne saurait être dépassée. La limite de tension, considérée isolément, ne peut avoir qu’une valeur conditionnelle; ce qui. est définitif, c’est, suivant le cas, la puissance ou l’intensité.
- En premier lieu, l’application de grandes puissances est un danger ; le courant cause la décomposition et même la destruction du système nerveux ou au moins des centres importants pour la vie: c’est cet accident que tend à réaliser l’électrocution américaine et, on y arrive par une application assez longue d’une tension de 1500 à 1 800 volts. On fait agir le courant, à son maximum d’intensité, par k coups, en ouvrant de temps à autres le circuit ou, au moins, en diminuant parfois la tension. Le courant est envoyé dans la tête pour rencontrer plus sûrement les centres nerveux : il atteint au début environ 8 ampères. Dès la première application du courant. qui dure quelques secondes seulement, le condamné n’a plus conscience de rien ei la mort survient parce qu’on le laisse exposé à la tension, car, pour arriver à la mort véritable, on doit appliquer aux tissus nerveux des courants relativement très grands et très longs : il en résulte d’ailleurs des mouvements spasmodiques effrayants, malgré qu’ils soient purement mécaniques.
- Il y a donc danger de mort seulement quand on met en œuvre une grande puissance, encore, pour la faire passera travers le corps, faut-il rendre la peau très conductrice. Le courant, même sous 1000 et 2 000 volts ne peut passer que par l’intermédiaire de très grandes électrodes appliquées sur la peau humide. Dans les conditions industrielles, un accident mortel ne peut donc guère arriver, de cette manière, car la peau n’est jamais préparée.
- II existe un second mode d’action dangereux et tout différent de celui-là. Un courant, même assez faible, appliqué brusquement, vient-il communiquer à un nerf ou k une portion de nerf une excitation trop considérable, ce dernier cesse d’être actif. Or on reçoit le choc électrique généralement par la main ou le bras, le circuit se ferme par flautre bras ou par les pieds et la terre: dans ces conditions, la plus grande densité de courant se produit dans la région des épaules et le nerf qui correspond à la respiration (pneumogastrique) se trouve assez longtemps dans le trajet du courant, de sorte que généralement il y a arrêt de la respiration, comme chez les noyés. Parfois le cœur est aussi atteint et s’arrête k cause de ce que les médecins appellent le choc.
- Or des courts circuits de 2 000 volts à travers le corps sont parfois sans danger et parfois causent sa mort ; tout dépend de la disposition personnelle de l’individu atteint.
- L’auteur cite quelques cas de sensibilité observés sur des ouvriers alcooliques, il est certain que l’usage de l’alcool rend les nerfs plus facilement excitables.
- Il est vraisemblable que la manière de vivre a une influence sur la sensibilité. On sait que les chocs que les téléphonistes reçoivent fréquemment des appareils d’induction qui servent k l’appel, ne se manifestent que chez quelques-unes par des phénomènes nerveux ou des paralysies.
- Le professeur Weber, deZurich, a reconnu en 1897 ('), dans une première série d’essais que 0,02 k 0,03 ampère alternatif étaient intolérables. Une seconde série a donné des nombres k peu près moitié moins élevés, probablement parce que la répétition de l’application du courant avait rendu les sujets plus sensibles. Des nombres analogues ont été donnés par MM. Newmann et Laurence en 1890, mais M. Swinburne a indiqué des valeurs plus grandes, il cite même le cas de 0,1 ampère.
- (') L’Éclairage Électrique, t. XV, p. 42, 2,avril 1898:
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- Il faut bien se persuader que les courants de 0,1 ampère sont réellement dangereux, et si Ton veut avoir toute sécurité, il convient de fixer à 0,03 ampère la valeur du courant encore supportable. Il est important de connaître la résistance du corps humain, car c’est elle qui se trouve intercalée en dérivation sur la tension lors du court circuit, et seule, elle peut protéger contre les conséquences funestes de cette dernière.
- Il y a peu de chances pour qu’un ouvrier touche à la fois deux conducteurs à potentiel différent, s’il sait qu’il y a danger a le faire ; pour le public profane, on devrai: considérer 'comme un délit l’acte de toucher à des fils, à haute ou même à basse ten-
- D’après les expériences faites à la maison Siemens et Halske, la résistance du corps à travers les bras et la poitrine est environ 500 ohms. La résistance de la peau est environ 50 000 ohms par cm2 de surface de contact, de sorte que pour la main tout entière dont la surface est d’à peu près 100 cm2, la résistance est 500 ohms.
- Un ouvrier qui embrasse un conducteur avec une main et touche de l’autre avec le bout du doigt (1 cm2 de surface, peut être) un autre fil, afin de voir s’il y a des volts met en circuit environ 50000 ohms; le danger commencera donc pour lui vers 1 500 volts ; mais ce danger sera beaucoup plus considérable si l’ouvrier fait l’épreuve, non plus avec le bout du doigt, mais avec une pince tenue à pleine main.
- Un cas plus probable est celui où l'ouvrier, reposant sur le sol, touche un conducteur. Si l’autre conducteur présente un défaut, il se produit un court circuit fermé par la terre à travers le corps de l’homme.
- Qu’est-ce donc qui protégera un individu contre les accidents de cette nature? Uniquement la résistance du chemin à travers la main, le corps, les chaussures et la terre. L’auteur a recherché expérimentalement les valeurs de ces différentes résistances.
- On ^-choisi comme exemple de sol normal
- celui des ateliers de la maison Siemens et Halske à Charlottenburg, et comme exemple de sol souillé et humide, celui d’une raffinerie de sucre. On fit les mesures par la méthode de Kohlrausch, c’est-à-dire au pont à courant alternatif et au téléphone. Les sujets étaient des ouvriers pris à leur place de travail et sans préparation, c’est-à-dire avec des mains sales, leurs vêtements ordinaires et des sabots. On mesura d’abord, pour tous, la résistance entre les deux mains, les mains tenant des poignées métalliques, et une plaque métallique sur laquelle posaient les pieds ; puis la résistance entre les mains et une terre, c’est-à-dire une partie métallique qui eût un bon contact avec la terre ; dans cette seconde mesure les pieds des hommes posaient sur le sol directement. Ces nombres permettent de déterminer la résistance des sabots au contact du sol. Sur le sol normal cette résistance était de 10000 ohms. Dans l’atelier des câbles, à un endroit où le sol était bourbeux, la résistance des mains à la terre atteignit deux fois seulement 15000'ohms, dans la plupart des cas, elle arrivait à plus de 150000 ohms; dans les parties sèches de l’atelier principal, ori aurait observé de plus grandes valeurs.
- Tout autres sont les résultats obtenus dans la raffinerie, où une lessive de strontiane imprégnait tout le sol : la résistance entre les mains et les pieds s’abaissait à. 900 ou 2 000 ohms ; quand le sujet passait de la plaque métallique au sol nu, la résistance ne s’élevait plus guère qu’à 200 ohms. Donc, b ce moment, une tension de 100 volts aurait été dangereuse.
- Dans la salle des turbines les résistances s’élevaient à 3 000 à 50000 ohms, en moyenne 14000 ohms. Dans la salle des fours à gaz, les valeurs dépassaient 150 000 ohms.
- Ces chiffres prouvent qu’on doit porter avant tout son attention sur les vêtements des ouvriers et l'état du sol. J. G.
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- Application des convertisseurs rotatifs à la trac- j Tar M. Pio (>).
- L’auteur rappelle les applications récentes de’ la traction par courants alternatifs et signale l’emploi en Amérique des commuta-trices pour la transformation des courants polyphasés en courant continu.
- Une première application des convertisseurs a été faite tout d’abord à Portland où l’on utilise les chutes de Willamette, puis devant les résultats obtenus, l’emploi des commutatrices se généralisa rapidement. Deux convertisseurs de ce genre empruntant 2000 chevaux à i’usine des chutes du Niagara, furent ajoutés aux génératrices à courant continu existant à la station centrale de la Buffalo Railway C° : puis ces appareils (unités de 8oo kilowatts) furent appliqués au service de la traction de la Twin City Ra-pid C° à Minneapolis et à Saint-Paul. Enfin la plus importante application des convertisseurs k la traction se trouve dans l’énorme installation que la General Electric C° fait en ce moment à New-York.
- Cette usine dont nous avons déjà parlé plusieurs fois comprend 70000 chevaux en alternateurs de 3500 kilowatts. Les commutatrices utilisant les courants triphasés produits seront de 990 kilowatts.
- L’Angleterre a fait également quelques applications de ce systèmes, en particulier à Dublin et au Londen Railway où les convertisseurs sont de 990 kilowatts et ont été construits parla General Electric.
- En somme, on voit par ces applications que la commutatrice peut recevoir une application avantageuse en traction :
- 11 Quand on veut utiliser une puissance hydraulique éloignée du réseau ;
- 20 Quand on veut alimenter un réseau étendu avec une station k vapeur unique.
- P) Bulletin de l'Association des Ingénieurs FAeclricUns, sortis de l'Institut électrotechnique de Monufiore, t. X, 10 mai 1899.
- j M. Pio compare ensuite le rendement ; d’une commutatrice et de son transformateur-réducteur k celui d’un moteur-générateur; les chiffres qu’il donne sont empruntés à l’étude de M. Stcinmetz (!) sur les convertisseurs, nous n’avons donc pas à y revenir.
- Le convertisseur n’a pas besoin d’une excitatrice spéciale, il fonctionne d’une façon irréprochable en parallèle des deux côtés, les balais crachent très peu, l’effet de sa réaction d’armature est très faible ; il supporte très bien les surcharges et règle automatiquement le voltage comme les meilleurs génératrices compound.
- La commutatrice fonctionne parfaitement bien en combinaison avec les accumulateurs et permet ainsi, dans le cas d’un transport d’énergie, de réduire considérablement la capacité de la transmission, la batterie pouvant venir en aide dans les moments de forte demande et permettre de réaliser un facteur de charge constant. C’est ce dispositif qui est employé à Buffalo où les commutatrices chargent les accumulateurs pendant les heures de faible demande et contribuent k alimenter le réseau pendant les heures de grand mouvement.
- Un castrés intéressant où l’emploi du convertisseur en combinaison avec une batterie d’accumulateurs est celui présenté par la ligne k trôlet entre Barre et Montpellier de l’État du Vermont dans un endroit où le charbon est très cher k cause du prix élevé du transport. Dans cette installation, on a utilisé une chute située k 26 kilomètres de la ligne en recourant à une transmission par courants diphasés k 6000 volts. Dans la sous-station placée presque au milieu de la ligne on a installé une série de transformateurs-réduc-tcurs de tension et un convertisseur de 150 kilowatts qui fournit le courant à 550 volts à une batterie d’accumulateurs.
- Quand on combine l’emploi des convertisseurs avec l’installation d’une station centrale à vapeur unique, on a l’avantage de pouvoir
- (6 Voir L’Éclairage Électrique, t. XVII, p. 357, 1899.
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- établir celle-ci au point le mieux situé pour les facilités d’approvisionnements de combustible et d’eau ; on bénéficie en outre de l’économie que l’on réalise toujours par l’emploi des grandes unités..
- Les convertisseurs placés dans les sous-stations ne donnent pas lieu aux vibrations produites par les moteurs à vapeur ni au ronflement caractéristique des moteurs synchrones.
- La commutatrice peut être démarrée à l’aide des courants alternatifs, l’inducteur étant ouvert, mais il est toujours préférable, à cause de l'énorme courant dévvatté absorbé, d’opérer le démarrage comme moteur à courant continu avec une source locale.
- Au moment où le synchronisme est atteint, 011 interrompt le passage du courant continu et on ferme rinterrupteur des courants alternatifs.
- Un inconvénient que présente le fonctionnement en parallèle des convertisseurs, quand ils sont alimentés par une même ligne est une oscillation désignée en Amérique sous le nom de « hunting ». Tl consiste en une sorte d’interférence qui s’établit entre les convertisseurs travaillant en quantité à la suite, dit M. Pio, de réactions d’armature encore mal élucidées. En réalité la cause tient simplement à un défaut de stabilité du moteur synchrone; les commutatrices étant gé-géralement construites sur les mêmes bases que le machines à courant continu, n’ont en effet rien des conditions que doit remplir un bon moteur synchrone. Chaque variation de la tension alternative produit alors une pulsation puissante dans la tension continue et malgré le réglage du champ on ne réussit plus à éviter cette pulsation du voltage. Le nombre des oscillations est quelquefois de 70 par minute et leur amplitude peut atteindre 30 à 40 volts.
- Ce phénomène se produit aussi bien en charge qu’a vide et pendant toute sa durée un tachymètre, fixé à l’extrémité de l’arbre de la transformatrice, indique des variations de vitesse au-dessus et au-dessous de la vitesse
- du synchronisme et correspondant aux variations de tension.
- Si l’on approche du champ inducteur un morceau de fer, on le sent vibrera la main, ce qui prouve clairement qu’il se manifeste des torsions alternatives du champ.
- La General Electric Cg proposa d’abord pour éliminer cet inconvénient, de substituer aux pièces polaires ordinaires des pièces polaires en fer feuilleté, on n’obtint aucune amélioration. On dispose ensuite les balais sur le collecteur de façon à mettre en court-circuit plusieurs sections de l’induit.
- Finalement M. Steinmetz proposa de fixer entre les diverses pièces polaires des plaques en cuivre d’un centimètre d’épaisseur, vissées aux épanouissements polaires de façon à former des espèces de ponts entre les pièces polaires voisines. L’effet des courants de Foucault induits dans ces ponts rend, dit M. Pio, le champ uniforme et élimine complètement la perturbation signalée.
- Nos lecteurs auront sans doute reconnu dans cet artifice de M. Steinmetz l’emploi pur et simple de circuits amortisseurs dont l’effet est d’augmenter la stabilité du synchronisme des commutatrices. Ce dispositif a du reste été breveté et employé dans tous ses appareils redresseurs par notre savant collaborateur qui ne peut que remercier M. Steinmetz d’en avoir fait une application aussi heureuse que grandiose.
- M. Pio ajoute que les amortisseurs chauffaient beaucoup, quant au rendement il n’était pas abaissé de plus de 1,5 p. 100 par leur emploi.
- L’emploi des circuits amortisseurs a été fait par l’auteur lui-même sur deux commutatrices de 300 kilowatts qui devaient servir à la traction et qui étaient alimentées par un même alternateur dont la tension était réduite par trois transformateurs à courant alternatif simple. Les deux convertisseurs tournant à vide donnaient une tension continue de 500 volts, mais aussitôt qu’en fermant un commutateur on ajoutait dans le circuit une résistance non inductive qui produisait une chute
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- de tension de 5 p. 100, égale à celle que ces machines auraient subie à l'endroit où elles devaient être installées, le « hunting » commençait et l’aiguille du voltmètre commençait à osciller de 35 volts au-dessus et au-dessous du voltage de 500 volts. En augmentant l’excitation de l’alternateur il ne fut pas possible d’arrêter les oscillations, pas plus qu’en faisant varier dans de larges limites les excitations des commutatrices ; seul l’emploi d'amortisseurs donna des résultats satisfaisants.
- Le réglage de la tension du convertisseur se fait à l’aide de la variation du champ du convertisseur et d’une bobine de self-induction. L’influence de la self-induction est bien
- ÉLECTRIQUE
- connue et a été expliquée ici à plusieurs reprises (*).
- Lorsque la ligne est assez longue, la self-induction nécessaire au réglage peut s’obtenir en augmentant l’inductance de la ligne. Si la distance est courte comme à Minneapolis et à Saint-Paul, pn est obligé de placer entre les transformateurs et les convertisseurs des bobines d’induction à circuit magnétique ouvert.
- En résumé les mérites des convertisseurs justifient l’application, sans cesse croissante qu’on fait de ces appareils pour la traction surtout aux États-Unis, et il est à désirer que sur l’ancien continent leur emploi se répande sur une aussi grande échelle. J. R.
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET
- Sur diverses expériences destinées à confirmer l’hypothèse d’Ampère, relative à la direction do l’action élémentaire électromagnétique ;
- Par W. de Nikoî.aieve (1).
- « Un électro-aimant tubulaire NS (fig. 1) peut tourner autour d’un fil de suspension. Une extrémité Z du circuit de l’électro plonge dans le mercure du godet A ; l’autre extrémité M est reliée parun fil ML au mercure du godet annulaire LEinvariablemcnt lié à l’élec-tro. Le faitquele fil ML est lié invariablement à l’électro permet au reste du circuit ABCDE LMZA de manifester son couple magnétique lorsque ce circuit est parcouru par un courant; on observe en effet une rotation énergique de l’électro NS.
- » Si, maintenant, le fil ML de la figure 1 est supprimé et que l’extrémité M du circuit de l’électro communique non plus avec le godet L, mais avec le godet annulaire PQ qui communique lui-même par le conduc-
- p) Comptes rendus, t. CXXTX, p. 475, séance du 18 septembre 1899. — Travail fait au Laboratoire de physique du
- Sciences de Saint-Pétersbourg.
- DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- teur TR avec le godet LE, l’électro-aimant reste au repos. Mais la rotation de l’électro
- reprend avec la même énergie que dans le premier cas, si l’on place le fil I)E dans l’in-
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- térieur de l’électro creux, et si l’on immerge l’extrémité de ce fil dans le mercure relié avec celui du godet L. On observe la même rotation si l’on solidarise le conducteur FK avec l’électro et qu'on dispose en F un godet à mercure pour permettre un contact liquide.
- » Pour comparer entre eux les couples moteurs, on démonte le conducteur RT et l’on rétablit la communication ML; alors l’électro redevient immobile. Les deux modes de disposition du conducteur FK à l’intérieur de l’électro sont donc équivalents; mais, comme dans le second cas le courant FK était inactif, il doit l’être aussi dans le premier, quand il était fixe et indépendant de l’électro. Comme, d’autre part, les pôles élémentaires sont symétriques autour du courant, il faut admettre que les réactions élémentaires passent par le courant et que le couple total autour de l’axe est par suite égal
- » Ordinairement on dit que, quand le courant FK est fixe, son action est prépondérante et détermine la direction de la rotation ; en réalité, cela ne serait vrai que pour un aimant libre non lié à l’axe fixe. Dans le cas du courant solidaire avec l’électro, on dit que c’est la solidarité qui permet la rotation; en réalité, dans les deux cas, les courants sont inactifs et la plus grande partie du couple moteur est formée des couples magnétiques développés parla partie CB du courant.
- » On place entre les deux armatures d’un électro-aimant de Faraday le système suivant : un tube creux T (fig. 2) parcouru de bas en haut par un courant qui peut redescendre par une tige U de laiton, placée à l’intérieur du tube T.
- » Ce système possède un champ intérieur, comme un courant solénoidal. mais n’admet pas de champ extérieur.
- » Première expérience. — Si le courant parcourt le tube T sans redescendre par la tige tt, on observe un mouvement énergique de T dans le .champ magnétique ; de même, on observe un mouvement énergique de II parcouru par le courant à l’exclusion de T. 1
- Deuxième expérience. — On lie invariablement la tige tt avec le tube T et on les fait parcourir par le courant comme il est indiqué sur la figure 2. On ne constate plus alors
- Fig. 2.
- qu’une faible rotation du système, attribuable à un défaut d’uniformité dans la répartition du courant dans le tube T.
- » Troisième expérience. — Dans le dispositif précédent (fig. 2), on laisse le tube T et la tige tt indépendants l’un de l’autre dans leurs mouvements. On observe alors, comme dans la première expérience, que la tige tt et le tube T se déplacent énergiquement à travers les lignes de force du champ magnétique extérieur; la tige tt se déplace en sens inverse du tube T. Cela démontre que l’équilibre approché de la deuxième expérience résultait de l’opposition des actions mécaniques exercées sur le tube T et la tige tt.
- » En d'autre termes : le champ magnétique extérieur du système (T, tt) est nul, comme pour un courant solénoïdal ; mais le champ extérieur de l’électro-aimant de Faraday agit séparément sur le tube T et sur la tige //, bien qu’il n’agisse pas sur leur ensemble supposé rigide ; même dans ce dernier cas, le champ de l’électro-aimant agit encore par les tenons et pressions élastiques qu’il provoque dans le conducteur.
- A Donc toujours les phénomènes se produisent comme si les champs magnétiques de tous les courants linéaires d’un système solénoïdal subsistaient indépendamment les uns
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- des autres, malgré l’absence de force magnétique à l’extérieur du solénoïde. »
- Interférence des rayons cathodiques ;
- Par G. Jaumann (b-
- Dans des mémoires antérieurs (â), M. Jaumann a décrit des phénomènes qu’il a attribués à une interférence des rayons émis par deux cathodes voisines. Entre les deux cathodes se dessine une surface tantôt brillante, tantôt obscure, qui se déplace quand on change les conditions de symétrie des fils adducteurs. La dissymétrie peut provenir : i° de la self-induction des fils; 2" de la capacité des cathodes ; 30 de la résistance des fis.
- Maintenant, M. Jaumann veut démontrer que les rayons qui interfèrent sont produits par les ondes hertziennes stationnaires et que ce sont bien des rayons cathodiques. Les vibrations de la force électrique suivant les normales aux deux cathodes doivent en effet être dirigées en sens contraire pour qu’on observe la surface d’interférence obscure, ou avoir même direction si on veut obtenir la surface brillante. Cetre circonstance constitue une preuve de la nature ondulatoire des rayons cathodiques. Enfin ce sont les différences de phase et non les différences d’amplitude entre les vibrations émanées des deux cathodes qui règlent la nature et la posirion de la surface d’interférence.
- I. — Différences de phase entre les branches d’un excitateur ramifié. — L’auteur a employé deux formes d’excitateur ramifié l’un simplement ramifié (fig. 1), l’autre doublement ramifié (fig. 2) ; les conducteurs (1) et (2) sont reliés de très près aux cathodes ou forment eux-mêmes ccs cathodes.
- G Oscillateur simplement ramifié. — Soient
- (v, Wied. Ann., t. LXVII, p. 741-780, avril 1S99.
- (-) L'Éclairage Électrique, ï. XII, p. 368, t. XV, p. 550.
- Cjh la capacité du conducteur / vis-à-vis du conducteur k. gij les coefficients conjugués de ces capacités ; bg le coelïicient d’induction
- du conducteur 7 sur ie conducteur k, I, et I, les intensités des courants dans les fils i. s
- et 2. s, ri la résistance du conducteur i : on obtient les deux équations :
- L,I," + MI," + fi.I,' + PJ/ + G,I, -[ HI, — 0)
- Ml," + Ltr* + PI,' + R,I,' + III, + G,I, = •! 111
- Les lettres accentuées sont les dérivées par rapport au temps; les coefficients sont définis par les relations :
- L, = Lj, I.3, - 2L13 Ls= Lm+ Lw-2L2ü m - l13 q- lm — l!;. - l23
- Rj — rq + ra; Rt=r,+ ra; P = r3 Gi = S’il + S'a* - 2gi»
- G, = gn + £33 — 2£«
- H = 8u + gn — gu — gn-
- Si les oscillations aux deux cathodes ont des amplitudes et des phases presque égales (ou des phases différant à peu près d’une demi-période), la somme I, —j— L (ou la différence It — L) prend des valeurs très petites,
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- négligeables vis-à-vis des quantités finies et il vient :
- L (I," + U) + aL <I,"- I*") + R (1/ + 1/)
- + A R (V - 1/) + G (R -r I,) + AG (fi - fi) - <> (2) l (fi" - fi") + AI. (fi" -fi fi") -fi r Ifi' - fi')
- + Ar (fi' + I/) + g (fi - fi) + AG (fi + fi) - o. (2')
- On a posé, pour abréger :
- une différence de phase d’un quart de période. Soit—l’inverse de la période, a le décrément logarithmique ; les amplitudes des deux composantes de I sont quelconques ; celles de 01 sont infiniment petites, 2s et 2^. En prenant pour unité l’amplitude de I, on aura pour les diverses composantes :
- L = L, -fi L* + 2M l = L, 4- L2 - 2M
- R=Rt + Rj + 2P r = R1 + R1— 2 P
- G = Gi + G, + 2H £-= Gi - Gj— aH
- AP = P, — I-2 AR=Rj —Rj SG-GL— C3
- ces dernières différences peuvent être d’ailleurs de n’importe quel ordre de grandeur.
- Dans tout excitateur qui est à peu près symétrique, il peut se produire deux oscillations de période et d’amortissement différents. Dans l’une (r), les vibrations dans les cathodes ont a peu près la même amplitude et la même phase ; dans le conducteur ,3, elles ont une amplitude à peu près double et la phase opposée. Pour l’autre (2), les vibrations des cathodes ont à peu près même amplitude, mais des phases opposées; dans le conducteur 3, elles ont une amplitude à peu près nulle.
- Ces deux oscillations peuvent aussi se produire dans beaucoup d’excitateurs non symétriques.
- Pour l’oscillation (1), on aura :
- I, = I + SI fi =1 — 31 (3)
- d’où :
- I, + fi = 2I I, — fi = 20I
- et pour l’oscillation (2) :
- os représente la différence des amplitudes totales aux deux cathodes, 0 vj la différence de phase.
- Les courbes de la figure 3 représentent en
- Fig- 3-
- fonction du temps I, et L; la courbe surbaissée représente SJ.
- Si Sr, est positif, la composante I, dans l’oscillation (1) de la cathode, la composante fi est en retard de û-= .1 .
- Les courbes de la figure 4 représentent
- I,= H-o I fi = —I + 3I (3')
- 1,4-1,= 231 fi — fi = 2I.
- D’après ces relations, il suffit de faire le calcul pour l’oscillation (1), par exemple : ensuite, on n’aura qu’à permuter L, R, G avec A L, A R, AG pour obtenir les équations relatives à l’oscillation (2).
- Les oscillations I et 0 I ainsi que leurs dérivées se décomposent en deux autres ayant
- Fig. 4-
- I, — I (trait plein, trait ponctué), I -(- 3 I (trait interrompu à un point), c’est-à-dire I, pour
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- l’oscillation (2) et (— I + 31) (trait interrompu à deux points), soit I, pour cette même oscillation. Tant que £7} est positif, l’oscillation (1) de la cathode 1 reste en retard de 3 - ——~ .
- L'inverse de la période et le décrément logarithmique sont donnés par les équa-
- De même, si on a les conditions :
- l’oscillation (2) présentera aux deux cathodes la même amplitude, mais des phases opposées.
- Ces deux systèmes d'équations ne peuvent être satisfaits simultanément pour un même excitateur que si :
- pour l’oscillation (1) et :
- pour l’oscillation (2).
- D’autre part, on déduit des équations (3) et (2') en négligeant les infiniment petits :
- aL.I" -|- ART + aG.I = o
- aL.G — L.aG = o ) aL.R— AR.L = o j
- (5)
- C’est seulement quand ces conditions sont satisfaites, que chaque excitateur ramifié peut émettre une oscillation (1) qui ait même amplitude et même phase aux deux cathodes ; mais en général la deuxième oscillation de cet excitateur ne sera pas identique à l’oscillation (2),
- AL — AG — AR — o
- c’est-à-dire si l’excitateur est symétrique et aussi pour :
- _G _ JL _ _R_
- 8 _ 1 ~ r
- ce dernier cas n’a pas d’intérêt.
- Supposons que ce soient AL — 0 L, AR — A r et AG — 2 G. qui satisfassent aux conditions (5), en admettant que 0 L, 0 R et 0 G soient infiniment petits : nous obtiendrons, en combinant les équations (3) et (2'), une-équation dont tous les termes sont infiniment petits :
- /ai" + R3/ + r-ar + raR + $-ai + isg - o.
- L’expression des divers termes de cette équation s'obtiendra en multipliant chaque terme du tableau ci-dessous par le facteur qui se trouve au commencement de la ligne correspondante :
- x(2l*-r)
- Comme l’équation doit être satisfaite pour-toutes les valeurs de f, la somme des termes de chaque ligne du tableau doit être nulle séparément. On obtient ainsi deux équations linéaires qui définissent 0 $ et or;.
- Tant que a: n’est pas imaginaire, le déterminant D de ces équations est positif. En
- remplaçant 3r, par sa valeur cno-:, il vient:
- !t = ttTr-g’'>
- . î61
- È =TD<rL-R!>
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- équations qui déterminent la différence de phase pour deux oscillations d’amplitude et de phase presque égales.
- Par permutation, on obtiendra de même les équations relatives à deux oscillations 'd’amplitude presque égale et de phases presque opposées :
- ^r=i(G/-L^) (6')
- lk = TS (IU-Lr>
- Dans ces deux systèmes d’équations, 5 r représente le retard qu’éprouve l’oscillation a la cathode i, quand les différences AL, AR, AG sont supérieures respectivement de SL, SR, SG aux valeurs qui vérifient les équations (5)
- ou (50-
- En même temps que les différences de phase les différences d’amplitude changent aussi quand on fait varier les conditions de symétrie des fils adducteurs : sauf cependant pour les excitateurs qui satisfont à la condi-
- • _dj______
- è L °'
- Les équations (6) et (6') se simplifient beaucoup quand l’excitateur est tel que les dissymétries de résistance n’aient pas d’inlluence, c’est-à-dire quand :
- à- _ _L_ _ G_
- OR “° ou l ~ g
- ou que les dissymétries de capacité sont sans infiuence :
- à~ _ L_ _R_
- OG — ° 0U I ~ r '
- La sensibilité du premier excitateur ^
- pour différentes longueurs (5 L) des fils adducteurs est d’autant plus grande que ces fils sont plus conducteurs ; il présente pour des oscillations faiblement amorties des variations de phase très rapides pour une légère dissymétrie des self-inductions ou des capacités des fils adducteurs.
- Expériences. — Les tubes ont la forme cylindrique (10 cm de diamètre, 5 cm de longueur) ; les extrémités sont fermées par des plaques de verre rodées: les cathodes sont des cylindres de zinc dont les axes sont normaux aux plaques (fig. 5).
- Différents dispositifs ont été employés pour produire les oscillations.
- Le tube peut être inséré dans l’une des moitiés d’un excitateur de Hertz (fig. 6) ou
- =<|) ^----~-------yOO-j--------------Jcj
- Fig. 6.
- bien on peut utiliser un excitateur d’Ebert (fig. 7) : les décharges oscillantes des condensateurs a3 at — a3 a4 traversent le solcnoïdc et agissent par induction sur le solénoïde S entourant le précédent.
- Dans d’autres expériences, la plaque C3 (fig. 6) fait partie d’un système de Lecher, ou
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- encore on tendait quatre fils parallèles reliés à l’excitateur proprement dit, les cathodes
- Fig- 7-
- sont en communication avec les points k\ et k? (fig. 8 et 9) et les fils parallèles sont réunis
- Fig. 8.
- deux à deux par des ponts st, sa, s, qu'on peut déplacer à volonté ; on réalise ainsi un exci-
- Fig. 9.
- tateur simplement ramifié ; si on relie deux points c3, ci à deux plaques C3, C4 et qu’on place un point en b, on a un excitateur doublement ramifié.
- Surfaces d’interférence. —1°Surface sombre avec l’excitateur non ramifié. Quand l’excitateur n’est pas ramifié, on obtient une surface médiane sombre, qui ne se déplace pas.
- 20 Excitateurs de Lecher et d’Ebert (avec les quatre fils parallèles).
- Si les ponts 5, et de la figure 9 sont également éloignés des cathodes ki et Ara, on a affaire à l’excitateur même de Lecher. La luminescence dans le tube se réduit à une région elliptique voisine des cathodes ; au
- milieu de cette région bleu pâle on aperçoit la surface d’interférence plus sombre. Si on déplace l’un des ponts 5,, cette surface se rejette du côté de la cathode dont on a allongé le fil adducteur; quand les branches hyperboliques de la surface ont atteint l’une de^ cathodes, la surface s’évanouit : il suffit pour cela de déplacer le pont de 15 à 20 cm.
- Avec l’excitateur de Blondlot les phénomènes se passent d’une manière analogue.
- 3° Excitateur simplement ramifié (fig. 1 et
- fig. 6;.
- Un excitateur de ce genre fournit, comme on l’a vu, deux oscillations fondamentales indépendantes, pour l’une desquelles les deux cathodes ont même phase et pour l’autre, des phases opposées ; avec tous les dispositifs, on obtient la surface d'interférence sombre : elle est très sensible aux déplacements du con-
- 4° Indépendance des surfaces d’interférence sombre et brillante avec l’excitateur simplement ramifié.
- Avec l’excitateur doublement ramifié, M. Jaumann n’a jamais obtenu de surface d’interférence brillante. Si l’excitateur est simplement ramifié, on obtient souvent la surface obscure et la surface brillante, mais sous des conditions differentes aux différentes pressions.
- Par excitation directe (fig. 6), la surface brillante est la plus aisée à obtenir ; il est très aise de trouver des excitateurs pour lesquels la surface brillante se forme bien, alors qu’il n’y a pas trace de l’autre.
- Dans d’autres cas, il n’y a pas d’apparence de surface brillante quelle que soit la pression, alors que la surface obscure est très nette à toute pression comprise entre 0,2 et 1,5 mm. Un excitateur avec lequel les deux surfaces se produisent, les donne simultanément quand la pression est de 0,9 mm ; la surface brillante est au milieu de la surface obscure quand les fils adducteurs sont symétriques. Quand on déplace le contact glissant, les deux surfaces se déplacent, mais avec des vitesses inégales. Sans rien changer au tube
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- et faisant seulement varier la pression entre 0,5 et i,o mm, on obtient à chaque pression soit la surface brillante seule, soit la surface obscure seule en modifiant seulement l’excitateur. Ces deux surfaces ne sont donc pas des formes différentes d’un même phénomène variant avec la pression, mais sont deux phénomènes distincts, qui peuvent, le cas échéant, se superposer sans se troubler.
- Ces deux surfaces sont produites par les oscillations électriques, car elles subsistent quand on soustrait le tube à toute action électrostatique et d’autre part, on ne peut les obtenir, sans oscillations, avec une action électrostatique, si forte soit-elle.
- Les oscillations des deux cathodes concourent à les former, ce qui est attesté par la forme hyperbolique que prennent ces surfaces en se déplaçant -, on le reconnaît encore en mettant un écran de mica entre les deux cathodes : on fait disparaître les surfaces d’interférence dans la région occupée par le mica, mais elles ne sont guère modifiées dans le reste du champ.
- La surface brillante est due aux vibrations des deux cathodes qui sont dirigées dans le même sens, car, en approchant progressivement les cathodes l’une de l’autre, jusqu’à ce qu’elles se touchent, on constate que la surface brillante ne quitte pas sa position médiane, mais qu’elle devient plus nette et plus longue.
- Au contraire si l’on approche les cathodes l’une de l’autre après avoir produit la surface obscure (fig. io;, on voit que celle-ci devient moins nette et finit par disparaître quand les cathodes sont au contact. La surface obscure est produite par les vibrations dirigées en sens contraire.
- On pourrait objecter que ces apparences sont dues aux deux régions cathodiques obscures, mais pendant le mouvement des cathodes, ces régions se modifient d'une autre manière que la surface d’interférence.
- La surface d’interférence obscure se produit seule quand on emploie les excitateurs de Lecher ou de Blondlot, parce que ces excita-
- teurs ne peuvent provoquer que des vibrations de sens opposé sur les deux cathodes : dans les excitateurs ramifiés qui sont susceptibles de fournir des vibrations ayant ou
- même direction ou des directions opposées, on observe ou la surface brillante, ou la surface obscure ou les deux simultanément.
- Si dans les excitateurs des figures 6 et 7 la branche 3 ne participe pas aux oscillations, contrairement à ce qu’on serait en droit d’attendre d’après les conditions de symétrie, cela tient aux conditions particulières auxquelles satisfont les constantes des différentes branches. En fait, la position centrale de la surface d’interférence correspond d’ordinaire, non pas à la position du contact glissant s au milieu de la boucle, mais à une position un peu plus voisine de l’une des cathodes, qui par hasard, possède une capacité un peu plus grande.
- D’autre part, on peut au moyen d’un électromètre de Bjerkness, démontrer l'existence objective de l’oscillation II.
- Déplacements de la surface d’interférence obtenus en faisant varier les constantes de l'excitateur. — Si on modifie l’excitateur, primitivement symétrique, en faisant varier, par exemple, la self-induction de l’une des branches, ou sa capacité, la surface d’interfé-; rence s’écarte du milieu du champ et se rapproche de l’une des cathodes où elle ne tarde pas à disparaître.
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- Pendant ce mouvement, elle affecte la forme d’une nappe de cylindre hyperbolique, le déplacement de la frange centrale est à peu près proportionnel à celui du contact glissant
- Fig. n.
- 5 (ftg. 9), tant qu’on n’est pas trop près des cathodes 'fig. it à 14). Avec l’excitateur simplement ramifié, excité par un solénoïde (fig. 6 et 7), la direction du déplacement de la surface d’interférence obscure est presque
- Fig. 12.
- toujours dans la même direction et du même ordre de grandeur que celui de la surface brillante.
- Si, sans changer la longueur de l’un des fils adducteurs, on l’enroule en quelques spires, les surfaces obscure ou brillante, se déplacent dans le même sens que si on avait augmenté la longueur. Dans les conditions les plus favorables, une différence de 1 cm dans la longueur des fils adducteurs provoque
- déjà un déplacement appréciable des surfaces d'interférence.
- Le déplacement sera dit direct quand la
- surface d'interférence s’éloigne de la cathode dont le fil adducteur a la plus petite self-in-
- duction : il sera dit diverse dans le cas contraire : ce dernier cas se présente plus rarement.
- Mesure de faibles self-inductions. — Dans ce but, on emploie l’appareil à 4 fils parallèles
- fc
- Fig. 15.
- (fig. 8, 15). La self-induction S qui est à mesurer est intercalée entre les points t5 et t4, en dérivation par conséquent avec îa boude
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- t3 c4 ; lorsque les ponts sont placés comme l’indique la figure 15 et que la surface d'interférence est dans le milieu du champ, la somme des inverses des self-inductions de la boucle t3 si t4 et de 2 est égale à l’inverse de la self-induction de la boucle <r, s, En désignant par a2 la longueur t4 s.,, par aj; la longueur cr, .Çj, par s celle des ponts, on a :
- Cette équation est obtenue en supposant que la surface d’interférence est produite pur les ondes hertziennes stationnaires et que la longueur de ces ondes est grande vis-à-vis de 100 cm. Les courbes de la figure 16 repré-
- sentent les valeurs trouvées par le calcul et par l’expérience : l’accord entre les deux séries de valeurs est satisfaisant : il devient moins bon quand 2 devient plus grand : mais il existe toujours quant à l’ordre de grandeur.
- La surface d’interférence se déplace également quand on augmente la capacité de l’une des cathodes : mais on peut compenser exactement cet effet, en reliant à l’autre cathode une capacité égale. L’effet de la capacité est en général dans le même sens que l’effet d’une augmentation de la self-induction du fil adducteur aboutissant à la même cathode : les surfaces obscures ou brillantes se déplacent presque toujours dans le même sens.
- 1 L’addition d’une résistance sur l’un des fils i adducteur 'provoque aussi un déplacement des surfaces d’interférence : l’effet peut être compensé par un changement de capacité ou de self-induction.
- En général le déplacement direct ou inverse dépend seulement des constantes géométriques de l’excitateur, non de la longueur de l’étincelle excitatrice, ou même du mode d’excitation. Il y a exception seulement pour l’excitateur simplement ramifié et à excitation directe: en effet, l’étincelle fait alors partie du circuit et influe sur les constantes de l’excitateur. Une variation de la longueur de l’étincelle peut alors provoquer un renversement dans le sens du déplacement, par suite de son action sur la résistance du circuit et de la variation de l’amortissement qui en résulte.
- Le renversement peut s'obtenir aussi en faisant varier une seule des constantes de l’excitateur. La différence de phase entre les deux cathodes pour un déplacement 8 L du contact glissant s est donnée par :
- Or ~ est d’autant plus petit que la capacité k,., des cathodes l’une par rapport à l’autre est plus petite par rapport à leur capacité (ki0 -h kî0) relativement au sol ; le premier facteur est toujours positif, le déplacement de la surface d’interférence doit donc
- être inverse ou direct suivant que ------— est
- négatif ou positif.
- Si donc, dans un excitateur où le déplacement est inverse, on augmente la capacité mutuelle des cathodes en leur adjoignant un condensateur, on doit rendre le déplacement direct : c’est ce que l’expérience vérifie.
- Réapparition des surfaces d'interférence quand les Jils adducteurs sont fortement dissymétriques.
- i" Surface brillante. — L’excitateur est simplement ramifié, à excitation directe : les
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- cathodes sont petites et placées dans le grand 1 récipient. La surface brillante est assez courte 1 (5 cm); elle tend à se déplacer dans le sens direct, en déplaçant le pont st, on la fait se rapprocher de la cathode 1 où elle s’évanouit; en déplaçant davantage le pont, on voit apparaître a la cathode 2, une seconde surface d’interférence, présentant le même aspect que la première, qui traverse tout le champ et va s’évanouir aussi à la cathode 1. En déplaçant le pont sr on observe le phénomène avec les mêmes apparences, à part le sens du mouvement qui est cette fois inverse on peut obtenir un troisième passage de la surface à travers le champ, mais le phénomène est alors moins net.
- 2° Surface obscure. — ün emploie l'appareil à 4 fils parallèles avec l’excitation par le solénoïde; les cathodes et le récipient sont les mêmes que dans le cas précédent. Les fils sont disposés comme sur la ligure 15 : mais le pont s2 est enlevé : entre les points <rs et s, est intercalée la self-induction 2. En déplaçant les ponts, on observe encore plusieurs fois successivement le passage de la surface obscure à travers le champ. Mais à sa réapparition, cette surface est moins nette que lors de son premier passage. Avec l’excitateur doublement ramifié (tîg. 2, 9), les passages successifs de la surface obscure sont encore plus nets.
- Conclusions : nature des rayons cathodiques. — M. Jaumann a donné des rayons cathodiques une théorie basée sur cette seule hypothèse que l’état du vide n’est modifié qu’en ces points où les forces électriques ne vérifient pas les équations de Laplace. Mais il ne décide pas quelle est la propriété cr du vide qui est modifiée en premier lieu. La vitesse de variation de cette propriété a- doit être proportionnelle à la fonction des forces de Laplace et les constantes * et u de Maxwell doivent être des fonctions arbitraires inconnues de cette propriété a. Dans le reste les équations de Maxwell pour les diélectriques
- doivent rester valables pour le vide et être rigoureusement exactes pour l’air sous la pression normale. T.a théorie de M. Jaumann découle de ces hypothèses : les rayons de faible amplitude présentent, dans cette théorie, les propriétés des rayons cathodiques.
- Deux conséquences de cette théorie sont caractéristiques :
- c< 10 Les rayons cathodiques correspondent à des vibrations électriques longitudinales, qui, pour de faibles amplitudes, satis-I font à une équation différentielle du premier ordre. La vitesse de ces ravons longitudinaux est proportionnelle à l’intensité du champ électrostatique. Ils émanent de la cathode avec une vitesse positive, mais non de l’anode, parce qu’à l’anode leur vitesse suivant la normale est négative. Dans un milieu homogène, ils suivent une trajectoire curviligne, conformément à la répartition dCvS forces électrostatiques. C’est comme conséquence de cette théorie que j’ai découvert la déviation électrostatique des rayons cathodiques, ce dont on n’a pas, à ce qu'il semble, tenu compte suffisamment. On a contesté que ma théorie puisse aussi expliquer la déviation magnétique des rayons cathodiques. Mais je conserve toute confiance dans la voie que j’ai suivie, tant sur ce point que sur l’explication de l’action électromotrice des rayons cathodiques, et ne crois pas fondées les objections qui m’ont été faites ».
- D’après la théorie de M. Jaumann la vitesse de propagation des rayons cathodiques doit dépendre des forces électrostatiques et aussi de la pression de l’air : cette vitesse doit être à peu près nulle dans l’air à la pression ordinaire et croître jusqu’à une certaine valeur limite, quand on diminue la pression jusqu’aux valeurs les plus faibles qu’on puisse réaliser.
- Les rayons cathodiques sont caractérises par un vecteur longitudinal variable (la force électrique variable le long du rayon) et une I variable scalaire (la propriété c ou approxi-1 mativenient le colficient £ de Maxwell : la
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- vitesse de variation de ce scalaire est proportionnelle a la fonction laplacienne du vec-
- Délermination de la rilesse des rayons cathodiques par les expériences d'interjérence. — Cette détermination peut se faire par deux procédés différents : iu d’après la distance des surfaces d’interférence si on connaît la période des oscillations hertziennes ; 20 d'après la vitesse du déplacement d’une surface d’interférence quand on peut mesurer directement ou calculer la vitesse du changement de phase des oscillations aux 2 cathodes.
- D'après des mesures provisoires par la première méthode, M. Jaumann a trouvé pour la vitesse cherchée 2/300 de la vitesse de la lumière dans l’air à la pression de 0,5 cm de mercure.
- Parla seconde méthode, il a trouvé, pour la pression de 1,2 cm 1/300 de la vitesse de la lumière.
- Les vitesses trouvées jusqu’ici varient entre 1/3 et t/9 de la vitesse de la lumière» pour'des pressions notablement plus basses : d'après M. Jaumann ces valeurs devraient être voisines de la limite que sa théorie assigne à la vitesse de propagation des rayons cathodiques dans l’air aussi raréfié que possible.
- Les surfcices d’interférence' n’ont pas le caractère que présenteraient les interférences de rayons électriques longitudinaux si on admet que les vibrations de la force électrique sont la cause immédiate de la luminescence bleue de l’air raréfié. Les interférences observées ne peuvent être celles de rayons ' vecroriels, qu’ils soient longitudinaux ou transversaux : mais seulement celles de rayons à variable scalaire, dont les oscillations sont observables directement. Il doit donc exister dans les rayons cathodiques une variable scalaire, dont les oscillations sont la cause immédiate de la luminescence de l’air raréfié. D'ailleurs tout rayon vectoriel longitudinal renferme forcément une variable scalaire, car forcément son vecteur variable ne
- peut satisfaire à l’équation de Laplace, et que l’équation de Laplace est une équation scalaire.
- C’est un fait bien connu du reste que l’air raréfié s’illumine en rouge carmin là où il est soumis à des oscillations électriques intenses, s’il ne se produit pas de rayons cathodiques. Ceux-ci provoquent une luminescence bleue, qui fait disparaître la première partout où elle se produit. M. L.
- Réactions mécaniques des rayons cathodiques;
- Par E. Rhccke (<).
- Les rayons cathodiques sont formés de particules électrisées négativement, émises avec une grande vitesse par la surface de la cathode. Ces particules sont susceptibles d’cxcrcer par leur choc des actions mécaniques, comme le prouve l’expérience du radiomètre électrique. En mesurant cette action mécanique, on peut en déduire la réaction qu'exercent les rayons cathodiques sur la surface de la cathode.
- Le tube est alimenté par une machine de Tœpler à 40 plateaux, qui est actionnée par un électromoteur. La cathode du radiomètre est reliée au sol ; le potentiel de décharge se mesure sur un électromètre de Braun dont l’aiguille est reliée à l’anode. Une boussole des tangentes fait connaître l’intensité du courant de décharge.
- Les conducteurs de la machine de Tœpler sont d’abord poussés au contact l’un de l’atitre : l’une des ailettes du radiomètre qui est légèrement recourbée en dehors pour la distinguer des autres est amenée dans un plan de visée tel qu’elle soit tournée du côté de l’observateur. A un moment donné, on écarte les conducteurs de la machine et la décharge passe dans le tube. On note alors les instants où l’ailette courbée passe dans le plan de visée avec l’arôte tournée du côté de l’observateur. On obtient de cette façon
- I1) Wied. Annt. T,XVI, p. 954 979, déc. 189S.
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- la durée des tours successifs effectués par le moulinet. Quand la vitesse est devenue constante, on remet en contact les conducteurs de la machine et le courant cesse : la vitesse de rotation diminue et le moulinet finit par s’arrêter. Pendant cette période on note aussi les époques où l’ailette désignée passe dans le plan de visée.
- Soit p la pression que les rayons cathodiques exercent sur i cm'2 de la surface des ailettes, par S la surface totale de ces ailettes, par J le moment d’inertie du moulinet, par l la distance de l’axe de rotation au centre des ailettes. Admettons que pendant sa rotation, le moulinet éprouve un frottement dynamique proportionnel h sa vitesse angulaire : soit p le coefficient de frottement. L’équation du mouvement sera :
- --P S!
- intégrale : L _ JLSC J.
- nous désignons par ; limite du radiomètre
- Quand l devient très grand, <î> tend do
- ligne dr
- :rmine donc par
- Par conséquent :
- -?-= *7~ lo8r-
- Lorsque le courant est supprimé, l’équation du mouvement du moulinet devient :
- -+ ? ~+P = o
- P, désignant le coefficient de frottement statique. D’où :
- où y. a la même signification que ci-dessus ; l’origine du temps est le moment où le courant a été interrompu.
- Si P n’est pas très grand, on peut, tant que t n’est pas très grand écrire simplement :
- Soit >1» x- la valeur que prendrait <J> pour t —: oc en supposant que cette équation fut
- <î> =
- et par suite
- Une fois a et -y- connus, on a p par l’équa-
- p = ’ T sJr
- Le moment d’inertie J est déterminé par la méthode des oscillations (méthode de Gauss).
- Comme il fallait s’y attendre, la réaction des rayons cathodiques sur la cathode dépend de l’intensité du courant de décharge : elle est proportionnelle à cette intensité.
- Relation entre la réaction des rayons cathodiques et leurs actions calorifiques. — Dans les conditions où se produisent les rayons cathodiques, la décharge électrique est certainement discontinue. Dans la région où se trouve la cathode, le potentiel varie non seu-
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- lement dans l’espace, mais aussi dans le temps. Par suite, toutes les particules électriques lancées par la cathode ne parcourent pas leurs trajectoires dans les mêmes conditions. Cette circonstance complique beaucoup les calculs relatifs à ces phénomènes et on ne peut guère chercher que l’ordre de grandeur des facteurs qui y entrent en jeu. Au lieu de la décharge disruptive, on considère un courant continu d'intensité moyenne, au lieu du potentiel réel, un potentiel qui soit constant en chaque point et égal à la moyenne des valeurs qu’il prend aux differentes époques.
- Considérons donc une cathode plane, à laquelle seront normales les directions initiales des particules ; appelons V le potentiel électrostatique, — s la charge de chacune des particules, \>. sa masse matérielle, q sa distance à la cathode : nous aurons :
- Soit N le nombre des particules émises pendant l'unité de temps par l’unité de surface de la cathode : N' le nombre de particules par unité de volume à la distance q de la cathode,
- K'Jÿ = Sdt
- La quantité d’électricité qui se trouve dans l’élément de volume cylindrique normal à la cathode et de hauteur sera—s N; et cette électricité est soumise à une force dirigée suivant l’axe des q et égale à :
- hauteur d~ sera :
- Si S est la surface de la cathode, la réaction totale sera :
- Vt
- où à une pression par unité d’aire égale à
- En admettant que le potentiel soit nul à la surface de l’électrode, il est représenté à la distance q par la formule
- V = V0 (i - e- te)
- il croît rapidement avec la distance et tend vers une valeur Vn (chute de potentiel cathodique). Nous pouvons donc écrire :
- _ jN /---
- '~\7rv,“Nw’
- en appelant g- la vitesse des ravons cathodiques, y' ü—u.. Cette relation peut s’exprimer comme il suit :
- La réaction des rayons cathodiques sur un élément de la cathode est égale à la quantité de mouvement qu’ont acquise les particules émises par cet élément quand elles ont atteint la limite de la région où se produit la chute de potentiel cathodique.
- Puisque N'= N : nous avons en cet
- endroit :
- sN'* P- = eKW.
- Si nous admettons que cette force émane de la cathode, celle-ci éprouvera une réaction égale de la pan de l’élément d~. La réaction totale exercée par le cylindre ayant pour base l’unité de surface sur la cathode et pour
- ce qui donne encore pour p l’expression :
- La réaction jt» est donc égale au double de la force vive contenue dans l’unité de volume prise à la limite de la région cathodique obscure.
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- En admettant que les rayons cathodiques frappant une paroi solide lui abandonnent sous forme de chaleur toute- leur énergie cinétique, il est possible de calculer la réaction p en partant des données relatives à ces phénomènes calorifiques.
- D’après les mesures calorimétriques de Wiedemann et Ebert, d’après la valeur de g donnée par Kaufmann, on trouve
- tandis que les expériences de H. Riecke lui ont donné
- ces nombres sont du même ordre de grandeur.
- D’après Wiedemann et Ebert, la durée d’une décharge ne serait guère que la mil-
- lième partie de l’intervalle qui sépare deux décharges. La pression réelle serait donc mille fois plus grande que celle indiquée ci-dessus : elle a été calculée par Wiedemann.
- L’équation :
- P=eN-'7“^
- permet de calculer s N c’est-à-dire la quantité d’électricité rayonnée pendant l’unité de temps par l’unité de surface de la cathode : on trouve une quantité égale à trente fois environ l’intensité du courant de décharge, résultat inadmissible. Cette contradiction pourrait s’expliquer en supposant que la cathode reçoit en même temps des particules positives, qui exerceraient sur elle des répulsions en raison de leur vitesse acquise "),
- M. L.
- CHRONIQUE
- Sur le pouvoir émissif des étincelles électriques. — Le pouvoir émissif de l’étincelle électrique a été étudié, entre autres, par Paalzow {Pogg. Ann., t. CXXVI1, p. 126, 1865) et par Viliari (ii. Acc. delle Science de Bologne, 20 décembre 1885); MM. F. Mas-TRiociii et E. Miciîelucci reprennent (Il Nuovo Ci-mémo, t. VII, p. 274) la question en examinant comment varie rémission des radiations, lorsque la nature et la forme des électrodes varient et aussi lorsque la capacité du condensateur et le potentiel do décharge varient.
- L'appareil de mesure est un pont bolomètre formé de quatre fils très fins de platine de même résistance : 30 ohms ; deux côtés du pont sont exposés aux radiations, les deux autres sontprotègés par une lame d'ébonite. Les fils repliés sur eux-mêmes sont disposés dans un petit tube recouvert d’étain et réuni à la terre, ce tube est fermé par une lame de sel gemme par où pénètrent les radiations. A 4 ou 5 cm en avant, est le micromètre à étincelles avec boules de 2 cm de diamètre.
- Cet excitateur est relié avec une batterie de 9,6 ou 3 bouteilles de 50 cm de hauteur et 13 de diamètre.
- Le bolomètre et l’excitateur sont dans une caisse de carton recouverte d’étain et mise au sol, le gai- | vanomètre est enfermé dans une boîte de bois | erte aussi d’étain et mise au sol. !
- II résulte des expériences que tous les corps ne communiquent pas à l'étincelle un même pouvoir émissif; cependant les valeurs trouvées ne concordent pas toujours avec les nombres de Viliari; d’après ce dernjer, par exemple, le fer et le plomb se comportent de la même façon, tandis qu’ils seraient très différents suivant les auteurs.
- J.e pouvoir émissif des étincelles est presque exactement proportionnel à la capacité du conden-
- En doublant la distance explosive et par suite presque aussi le potentiel de décharge, le pouvoir émissif devient double, triple et même davantage dans certains cas.
- Il est à remarquer que, en doublant le potentiel pour une même capacité du condensateur, la quantité de chaleur produite dans le circuit serait quadruple si toute l’électricité sc déchargeait ; mais il reste toujours une charge dans le condensateur, charge qui augmente avec la distance explosive.
- G. G.
- (>) L'existence de cer afflux positif a été démontrée par M. Villard, c(. VÈcl. Elect., t. XV, p. 51;.
- Le Gér
- U ; C. NAUD.
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- XXI.
- ;di 21 Octobre 1899
- i* 42.
- L’Éclairage Électrique
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l’Institut. — A- D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARE, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- DE L’INFLUENCE DE LA CAPACITÉ SUR L’ISOLATION
- DES CIRCUITS PARCOURUS PAR DES COURANTS ALTERNATIFS (').
- Les courants alternatifs se prêtent très facilement à la production et à l’emploi des hautes tensions nécessaires pour transporter l’énergie à grande distance.
- Mais si c'est là un avantage tout à fait capital. nous aurons en revanche à nous préoccuper avec eux, de phénomènes spéciaux dns à la capacité et à la self-induction des lignes et des appareils parcourus par les courants alternatifs. Les uns rendent difficile l’isolation des circuits les autres diminuent l’utilisation des appareils générateurs et récepteurs.
- Nous nous trouvons aussi dans la nécessité de faire tourner synchroniquement les alternateurs associés en parallèle, ce qui est une grave sujétion. Enfin il est impossible d’associer les alternateurs en série, ce qui serait le moyen le plus simple d’obtenir directement des courants de très haute tën-
- Je me propose d’examiner successivement ,
- les divers points que je viens de signaler et j’espère pouvoir montrer que si, dans les applications des courants alternatifs on rencontre souvent de grandes difficultés, Ü n’en est point d’insurmontable.
- I. — De l’isolation des conducteurs
- ET DE I.’lNFLUENCE DE LEUR CAPACITÉ.
- Si l'on maintient entre deux conducteurs une dilférencede potentiels alternative variant en fonction du temps, suivant la loi sinusoïdale, à égalité de voltage efficace, la tension qu’aura à supporter le diélectrique sera \j 2 fois plus forte que si la différence de potentiels était constante.
- Ce n’est pas une raison pour que la fatigue du diélectrique soit plus grande car, par suite de la rapidité des alternances, l’électricité
- (*) Conférence faite le 19 juin 1899 a l’École supérieure d’EIectricité de Paris.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXI. — N° 42.
- n’a'ura pas le temps de le pénétrer et les couches de signes contraires demeureront plus éloignées l’une de l’autre que si la différence de potentiels supportée était cons-
- Si, après avoir mesuré la capacité d’un condensateur en le chargeant avec une pile, on la mesure en le faisant traverser par un courant alternatif même de basse fréquence, 20 par exemple, on trouve toujours un nombre plus petit dans le second cas que dans le premier. Cela montre que la pénétration des diélectriques par l’électricité devient très faible, lorsqu’ils servent a isoler des circuits parcourus par des courants alternatifs.
- D’un autre coté, il n’y a plus tendance à décomposition des matières isolantes par électrolyse.
- Mais, en général, une différence de potentiels alternative ne varie pas en fonction du temps suivant la loi sinusoïdale.
- Comme deux sons de même hauteur et de même intensité peuvent être distingués par leurs timbres, deux différences de potentiels alternatives de mêmes fréquence et grandeur efficace, peuvent être distinguées par la forme des courbes représentatives de leurs variations en fonction du temps.
- Si la différence de potentiels h passe par des valeurs égales et de signes contraires, au bout de chaque demi-période, on pourra la représenter par un développement de Fourier dont tous les termes d’ordre pair seront nuis, tels que le suivant :
- h=zh, sin 2 r.*t + ha sin 2x ($ai + »3)
- + Min a* (5*#+<?,)+....
- Le voltage efficace tel que le mesureraient nos appareils de mesure, s’ils étaient parfaits, serait égal à :
- tandis que la tension maxima exercée sur le diélectrique est égale à la plus grande valeur e de la différence de potentiels h.
- Le rapport^ peutavoirune grandeur quelconque, comme nous allons le montrer par quelques exemples.
- i° On suppose que la nà harmonique soit renforcée et que l’on puisse écrire :
- h = sin 2T.zl + hu sin 2t: (Ha) t.
- Les variations de la différence de potentiels h sont représentées par la courbe de la figure i.
- Le voltage efficace H est égal à
- La tension maxima e est égale à /Zj -+- hn e .. ht + hn
- n ^V±!I
- Ce rapport est maximum et égal à 2 lorsque l’on a :
- hu = hv
- 2°0n suppose que les harmoniques de rangs in — 1) et {n -j- 1) soient également renforcées et que l’on puisse écrire :
- A= A sin ïsïn (« + 1) xt— sin 2* {« -1) */]
- Cette expression peut se mettre sous la forme :
- h _ hi sin 2wt + 2hn sin 2r.xt cos 2-waZ.
- Les variations de la différence de poten-
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- tiels h sont représentées par la courbe de la figure 2.
- Nous avons :
- H=y/*LJa4^ e=hl + 2hn.
- Le rapport ~ est maximum et égal à lorsque Ton a hn =
- 3" On suppose que les variations de la différence de potentiels h soient représentées par la ligne brisée de la figure 3.
- On a alors :
- Ce rapport grandit indéfiniment avec la quantité p.
- Lorsque cette quantité est très grande, on se trouve avoir affaire à des variations de différence de potentiels semblables à celles que donnent les bobines de Ruhmkorf. Or,
- nous avons fermé sur un électromètre de lord Kelvin une de ces bobines. L’électromètre était sillonné d’étincelles mais n’indiquait qu’un voltage efficace de 500 volts.
- Fig- 3.
- A égalité de voltage efficace, la présence d’harmoniques tend donc toujours à clever la différence de potentiels maxima qu’ont à supporter les diélectriques.
- Mais, dans les applications industrielles, l’on ne mesure jamais le voltage efficace vrai, lorsque les harmoniques superposées à la courbe fondamentale sont d’un rang élevé.
- En effet, les seuls appareils de mesure dont la self-induction soit absolument négligeable sont les électromètres, mais leur emploi est rendu impossible, toutes les fois qu’il y a des surélévations de voltage dues à des harmoniques, car ils deviennent le siège d’étincelles. On se sert, dans ce cas, d’appareils thermiques branchés sur le réseau par l’in-termcdiaire de transformateurs. Les fuites magnétiques de ces derniers ne développent qu’une impédance négligeable pour des courants de fréquence normale mais elles faussent complètement les mesures lorsque ces courants ont une grande fréquence.
- Il en résulte que ces appareils ne sont pas affectés par les harmoniques de rang élevé de la différence de potentiels que l’on veut me-
- En pratique les voltmètres mesurent seulement le voltage efficace correspondant
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- «4 L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE T. xxi. — N°42.
- au terme/z, des développements précédents. |
- Il faut d’ailleurs qu’il en soit ainsi :
- Supposons en effet que le réseau desserve des moteurs. Ceux-ci seront disposés pour fonctionner avec une différence de potentiels déterminée de fréquence », et, en général, un courant de fréquence n a les transversera sans déterminer la production d’aucun travail utile.
- Si l’usine génératrice réglait l’excitation de ses alternateurs, de manière à maintenir cons- j tant le voltage efficace réel ,]eter-
- me ht devrait diminuer considérablement lorsqu'un autre ternie de la série acquerrait une valeur importante et tous les moteurs s’arrêteraient.
- Donc, non seulement a égalité de voltage efficace on doit s'attendre à des surélévations de la différence de potentiels supportée par les diélectriques, par suite de la production d’harmoniques, mais,, dans les applications industrielles, ce voltage efficace n’est jamais maintenu constant.
- Ce que l’on maintient constant c'est Je voltage efficace qui correspondrait à la différence de potentiels fondamentale, s’il n’y avait pas d’harmoniques.
- Dans ces conditions, il n’v a plus aucune ; relation entre le voltage efficace et la différence de potentiels raaxima que doivent supporter les diélectriques.
- M. de Ferranti a trouvé que la distance explosive entre 2 boules de 1 pouce de diamètre reliées aux feeders de l’usine de Dep-fort, était de 14 mm pour un voilage efficace de 10 000 volts.
- Ce voltage était mesuré au moyen d’un voltmètre thermique monté entre les bornes d’un petit transformateur, dont le circuit primaire était branché sur le réseau.
- Or, M. MascaTt a mesuré la distance explosive entre deux boules de 22 mm de diamètre c’est-à-dire presque semblables à celles ; de M. de Ferranti, en faisant développer les j différences de potentiels par une machine j électrostatique. 1
- Voici les nombres qu’il a trouvés (n. :
- DISTANCE EXPLOSIVE [ DIFFÉRENCE DE POTENTIELS
- 5 35°
- 25 900 47 5°° 56 200
- Lord Kelvin, opérant avec des différences de potentiels plus petites, et mesurant les distances explosives entre deux plateaux
- (f! M. Mascart, à la page 93 du tome fi de sou Traité d'Électricité, statique (1876), donne le tableau suivant :
- DISTANCE EXPLOSIVE
- d
- VALEUR ABSOLUE du potentiel
- 163
- 195
- 15.5
- 18
- 16.5 U
- A l’époque où fut publié ce livre, les électriciens ne s’é-aient pas encore mis d’accord sur le choix des unités.
- M. Mascart se servit, pour évaluer le potentiel V, d'un système absolu basé sur l’emploi des unités fondamentales
- leclricité de la manière suivante :
- « TJnc quantité d’électricité égale à l’unité est une quan--, tité telle, qu’en agissant sur une quantité égale placée à une distance d’un millimètre, elle produit une répulsion égale à m milligramme..»
- Une quantité d’électricité égale à l’unité CGS agissant sur ne même quantité, située X la distance de r mm, développe . , ! 00 oou
- Doncl’unité de quantité de M. Mascart est y/ plus petite que l’unité CGS.
- L’unité de quantité de M. Mascart, condensée à la surface d’une sphère de j mm de rayon, y développe un potentiel qui sera égal à 1 dans son système et qui aura pour expression dans le système CGS d’unités électrostatiques :
- i\/A81 - = o,96 V 100 000
- L’unité CGS électrostatique de potentiel vaut 300 volts. Donc l’unité de potentiel de M. Mascart vaut 288 volts. M. Mascart a fait d’autres expériences sur la distance
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- parallèles, a trouvé les nombres suivants :
- DIFFERENCE DE POTFA'TIET.S
- 389
- 533
- 777
- 3 57° 5020
- Enfin M. Thomas Gray a communiqué, en 1898, les résultats d’expériences faites sur la distance explosive dans l'air, entre deux plateaux. Voici des nombres qui en sont déduits :
- pas dépassé 14 140 volts si elle eût varié suivant la loi sinusoïdale, soit devenue supérieure à 50 000 volts à un certain moment de la période.
- Cela nous montre que l’on ne saurait attacher aucune importance aux expériences faites sur la rigidité des diélectriques avec des courants alternatifs dont on ne connaît que le voltage efficace..
- Cela nous montre aussi l’influence que peut avoir la forme de la courbe représentative des variations de voltage en fonction du temps, sur la plus ou moins grande facilité d’isolation des circuits parcourus par les courants alternatifs etTintérét qu’il y a à faire de cette courbe une sinusoïde parfaite.
- DISTANCE EXPLOSIVE
- 4360
- 7560
- 24 880 29 800
- 39 200 43 900
- Les voltages capables de déterminer des décharges entre conducteurs situés à une distance déterminée, varient donc énormément avec la forme des conducteurs, mais dans les mêmes conditions d’expérience, la distance explosive doit mesurer la diffé-rence de potentiels qui détermine l’étincelle, fl faut donc que dans l’expérience de M. de Ferranti, la différence de potentiels qui n’eût
- explosive. Il a mis notamment en évidence que le voltage nécessaire pour provoquer une étincelle est loin de croître proportionnellement à la distance explosive. En se servant a un excitateur formé de deux boules de 5 cm de diamètre, et prenant pour unité de voltage celui qui correspond à une
- C’est ici qu’intervient de la façon la plus fâcheuse la capacité du réseau.
- Lorsque le régime est établi, elle agit sur la source de force électromotrice comme le ferait une cloche de résonance sur une source sonore, en renforçant certaines harmoniques de la fréquence fondamentale du courant. Dans ces conditions, la courbe re-
- distance explosive de 1 mm, il a trouvé les nombres sui-
- 17.3 18.,s
- Il semble résulter de ces expériences que le voltage néccs-
- la distance explosive. tend' vers une limite voisine dont la valeur est égale à environ 600 des unités absolues employées par M. Mascart, soit égale à 173 000 volts environ.
- Dans ces conditions, la pression exercée par l’électricité contre la couche d’air entourant la sphère électrisée et portée à ce potentiel, n’est cependant que de —L- d’atmosphère.
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- prcsentative des variations du voltage peut présenter des sommets aigus et très élevés.
- D’autre part, au moment des changements de régime, les conducteurs deviennent le siège de courants oscillatoires de fréquence rapide qui amènent, à leur tour, une surélévation de voltage et peuvent aller jusqu’à doubler la tension maxima que les diélectriques ont à supporter à l’état de régime.
- Occupons-nous d’abord des phénomènes qui se passent pendant l’état de régime.
- Pour nous en rendre compte, considérons un alternateur dont l’armature a une résistance R, un cofficient de self-induction L et est fermée sur un circuit extérieur formé par la réunion en dérivation d’un condensateur de capacité C et d’un circuit ayant une résistance r et un coefficient de self-induction / (Voir fig. 4).
- j, l’intensité du courant qui traverse le tondensateur;
- Nous aurons à chaque instant :
- = (R + r) i + (L + ! + crR, —+ c [RI + rL) -+ clL^77T
- Cette équation nous fera connaître, dans tous les cas, la valeur de l’intensité i.
- Supposons le régime établi et posons :
- e = e, sin zr.*t q- sin 2* {3at + <?„)+.
- + «« Sin 2- (n*t + ¥„) +..
- Au terme de fréquence n a, correspondra la production d’un courant dont l’intensité aura une expression de la forme
- Nous aurons
- ~dt
- ?an sin 277 («** + *„).
- Désignons par :
- e la force électromotrice développée dans l’armature, de l’alternateur;
- /î, le voltage maintenu entre ses bornes;
- 7, l’intensité du courant dans le circuit récepteur;
- L’équation (1) devient alors :
- ^ sin 2 r <»«* + ?„) =
- fR + r - 4* Wc (IR + Lrft an sin 2tt (nxt + in) + [L + / + e(rR-4i:W/L)l cos 2c [nxt +
- d’où l’on lire :
- L’expression du ^voltage xima sera égale à :
- C[Rh
- h comprendra aussi un terme /zJtde fréquence n a. Sa valeur ma-
- hn—anS/ r1 + 4
- . (1)
- - 4****** (J R + L r)f + 4tV [L + l-\c ir R -
- Le voltage kn sera égal au produit de la force électromotricc en pur un facteur qui sera fonction de la capacité c.
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- Cherchons la valeur de la capacité c qui rendra ce voltage maximum.
- VT <i/z«
- Nous avons, en posant : dc = o
- [R + r-^icWc (IR -rLr)l (IR + Lr) =
- [L+ /+ c (rR— 4rWdU][rR-47:W/L]
- d'où :
- _ ; (R2 + 4tt8«9«BLa; -I- L (r« + 4-2*2*^) M (r- -}- 4ir2H2x2/2) (R2 + /pr1??2»2!.2;
- Si nous portons cette valeur de la capacité dans l’expression du voltage h„ , elle nous donne sa valeur maxima H„
- H« = en v/R2+'^«2*2L- X
- __________________________________
- [R2 + 4iT2K2a2L8) r + (r* + *«*«*/*) R
- Comme nous le verrons plus loin, les résistances R, r et les coefficients de self-induction L et / seront fonctions de la fréquence n x, mais ils seront aussi fonctions de la charge du réseau.
- D’ordinaire, la capacité d’un réseau sera constante mais, pour une même valeur de la fréquence n a, les termes R et L seront inversement proportionnels au nombre des alternateurs mis en service, si ces derniers sont identiques. De même, les termes r et / iront en diminuant, lorsque la charge du réseau augmentera.
- Si, dans l’équation (i), nous donnons successivement à n les valeurs 1,3,5 ••• en attribuant, en même temps, aux quantités r, R, /, L les valeurs correspondantes aux fréquences a, 3a, 5a ... et à un état de charge déterminé du réseau, nous aurons un système indéfini d'équations dont nous déduirons les valeurs des voltages /q, /q,...,
- Mais si l’on fait varier d’une manière continue la charge Q du réseau, en augmentant, chaque fois que cela devient nécessaire, le nombre des alternateurs en service et en réglant, par exemple, leur excitation de manière à maintenir constant le terme /q, le voltage hn peut être considéré comme une fonction de la charge Q. Nous pouvons la représenter par la courbe de la figure 5.
- Elle passera toujours par une valeur maxima H « donnée par l’équation (3), correspondant à la valeur de la charge Q, pour laquelle l’équation (2) est satisfaite.
- O11 dit alors que l’harmonique de rang n est en résonance.
- Nous allons tâcher de nous rendre compte de l’ordre de grandeur que peut atteindre le voltage H » .
- i° Détermination des forces êlectromotrices c„ e.2... en . — Considérons un type de ma-
- Fig. 6.
- chine fort répandu dans l’industrie et dans lequel l’armature ne comporte qu’une bobine par pôle et par phase, s’il s’agit d’une machine à courants polyphasés.
- Fig. 7.
- Une portion d’une semblable armature est schématiquement représentée sur la figure 6 ainsi que les épanouissements polaires de l’inducteur.
- Lorsque celui-ci se déplace devant l’armature, le flux qui traverse chacune des bobines
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- varie en fonction du temps comme il est représenté sur la figure 7.
- Les variations de la dérivée de ce flux sont représentées par la ligne brisée de la figure 8.
- ht
- Fig. 8.
- Elle représente aussi la loi de variation de la force électromotrice développée par l'alterna-
- Nous allons chercher le développement de Fourier qui représentera une semblable fonction du temps.
- Nous supposerons que l’écartement des pièces polaires soit égal à ™ de la longueur totale d’un pôle de l’armature et que le flux total émané d’un pôle soit égal à <i». Enfin nous désignerons par a la fréquence normale des courants que doit fournir la machine.
- La variation de flux 2 $ sc fera en un temps égal à ^ • Donc la valeur inaxima H
- de la force clectromotrice sera égale à
- H=4rf> k4~
- Nous savons, d'après Fourier, que toute fonction p d’une variable x peut être mise sous la forme :
- T = Aj sia x 4- AjSin 2*+ ... + An sin ttx + ...
- + B, cos a- + IL cos 2* -P ... +B»cos».r+ ...
- et que l’on a, en général :
- Ç0SJ7 xdx.
- Posons x -— 2 r. % t. Les expressions précédentes deviennent :
- Dans le cas qui nous occupe, la fonction ^ a successivement pour expression : i° Lorsque t varie de o à -^4^ , % = o ;
- 20 Lorsque t varie de ~—à — I i ---4 I,
- 4K‘ ”L 2Kj
- 3° Lorsque t varie de~-| 1 — -^7- J à -4
- La fonction ^ devant, par raison de symétrie, repasser par des valeurs égales et de signes contraires, chaque fois que la variable t s’est accrue de , son développement ne peut contenir que des termes de rang impair, c’est-à-dire que le nombre n sera toujours impair.
- En augmentant t de — nous augmentons l’angle z-nv-t d’un multiple impair de r.. Donc ces fonctions prennent des valeurs égales et de signes contraires, en même temps que la fonction
- Nous pouvons donc écrire :
- An = 4* Ç 3“ 7 sin 3T.natdt
- U. = 4» £~ÎCOS 2Mit
- d’où : '
- A» - 4«| jf «S-f sin 2r (»») tdt
- + p—('-jr).sin„(„l)(*
- 4(- 1
- ou, en tenant compte des valeurs de \ :
- An - 4*H sin 2n(na) tdt
- ' 1kT
- r.nxldl.
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- 2i Octobre 1899.
- REVUE D’ELECTRICITE
- On trouverait de même :
- Le nombre n étant impair, on a toujours :
- U‘I>
- Si les pôles se rejoignent, on a ==o d’où :
- Si = |
- ï--f H [°'925 sin 2~jt + -y X °'3®4 ain 2 iu (31) (
- + -J-X °-3*4 sin 2T. (52) < + .-y X 0,9-25, sin 2t= (7») [ -^-XO,923 sin2ni9,)f+...J
- Si l'on a-^- = ~ ce qui est le cas le plus fréquent :
- Il résulte de ce qui précède, que les machines actuellement en usage sont susceptibles de fournir un nombre indéfini d’harmoniques,
- et que le terme harmonique de rang n sera égal au premier terme divisé par le rang n et multiplié par un coefficient qui variera, mais en revenant périodiquement égal a i, lorsque le rang n augmentera.
- Parmi les harmoniques qui seront successivement renforcées lorsque la charge du réseau variera de o a sa valeur maxima, nous devons prévoir qu’il y en aura toujours une pour laquelle on aura :
- 20 Variation du coefficient do self-induction L avec la fréquence n ?.. — Si un courant de fréquence n « traverse l’armature d’un alternateur établi pour donner des courants de fréquence normale égale à a, il tendra à développer des flux qui tourneraient, tous avec la vitesse n a par rapport à l’armature si celle-ci était bipolaire et avait un enroulement parfaitement sinusoïdal.
- Ces flux se déplaceraient par rapport à l’inducteur avec la vitesse a ou avec la
- vitesse [n — 1} a.
- Si les masses magnétiques des inducteurs étaient lamellées, ces flux, à égalité de force magnétisante, diminueraient très lentement d’intensité, lorsque la fréquence n x augmenterait.
- Il n’en serait plus de même si les épanouissements polaires de ces flux étaient massifs ou étaient lamellés mais munis de circuits amortisseurs. En effet ces masses conductrices formeraient un écran infranchissable pour eux.
- Dans ces conditions, ces flux se réduiraient à ceux qui pourraient se former dans l’entrefer de la machine en léchant la surface des épanouissements polaires. Ils se réduiraient donc aux fuites magnétiques de l’armature.
- Mais nous avons supposé que l’armature avait un enroulement sinusoïdal, condition qui n’a jamais été industriellement remplie jusqu’ici.
- En général l’enroulement d’une armature à deux pôles peut être considéré comme équivalent à la superposition d’enroulements
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-
- go
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- sinusoïdaux à 2, 6, 10, 14, ..., 2 [2p-\ - 1), ... pôles, dont les nombres de spires iraient en décroissant suivant une loi déterminée, pour chaque mode d’enroulement, et qui seraient tous groupés en série.
- Or un courant de fréquence n1 circulant dans un enroulement à 2 n pôles, développera des champs tournant avec la vitesse a, soit avec la même vitesse que les inducteurs.
- Donc, par suite de l’imperfection de l’enroulement des armatures, le passage d’un courant de fréquence ni pourra déterminer la production d’un flux qui demeurera fixe par rapport à l’inducteur et qui ne saurait être intercepté par un écran.
- Pour nous rendre compte de l’importance de cet effet, revenons au mode d'enroulement représenté sur la figure 6.
- Considérons un tube de force traversant l’entrefer et allant d’une région du stator, où le potentiel magnétique est nul, à une région du rotor où il l’est egalement.
- Les variations de la force magnétisante développée par l’armature, le long de ce tube deforce, peuvent être représentées par la ligne brisée de la figure 9.
- Si nous appelons Mlle nombre d’ampères-tours développés autour du tube de force, N le nombre de spires de chaque bobine de l’armature et a l’intensité du courant qui la traverse, la machine étant bipolaire, on a :
- Donc, avec ce genre d’enroulement, qui est le plus répandu, un courant d’intensité a et de fréquence ni lancé dans l’armature, aura à traverser un enroulement de 2 n pôles et y produira une force magnétisante maxima égale à
- Les circuits magnétiques correspondant à chacun de ces 2 n pôles, auront une section n fois plus petite que les circuits correspondant aux deux pôles de la machine, mais ils seront aussi environ n fois plus courts.
- La perméabilité de ces circuits 11e diminuera donc pas comme leur section. Pour la déterminer dans chaque cas, il faudrait faire un tracé sur l’épure de la machine.
- L’hypothèse simple la plus voisine de la réalité est que cette perméabilité demeure
- Fig- 9-
- constante. Dans ces conditions, le coefficient de self-induction de l’enroulement à 2 n pôles serait seulement n fois plus petit que celui de l’enroulement principal à 2 pôles.
- Nous résumerons ce qui précède en di-
- i° S’il s’agit d’un alternateur h inducteur lamelle dépourvu de circuits amortisseurs, le coefficient de self-induction L est sensiblement indépendant de la fréquence n 1.
- 2° S’il s’agit d’un alternateur à inducteurs ayant des épanouissements polaires massifs ou lamelles, mais munis de circuits amortisseurs, si l’on désigne par Li le coefficient de self-induction pour des courants de fréquence-normale ii et par a le coefficient de self-induction dû aux fuites magnétiques de l’armature, le coefficient de self-induction hn pour des courants de fréquence n 1 est très sensiblement égal à L„ À H—~ .
- 3n Variation du coefficient t avec la fréquence ni. — Si les récepteurs sont des moteurs directement branchés sur le réseau, le coefficient / varie comme le coefficient L.
- S’il y a des transformateurs, le coefficient de self-induction relatif à ces appareils, d’abord très grand et sensiblement indépendant de la fréquence n 1 lorsque les circuits secondaires sont ouverts, diminue très rapidement lorsqu'on les charge pour se réduire au coefficient représentant les fuites magnétiques des transformateurs.
- Si les récepteurs comportent des appareils
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- d’éclairage, leur coefficient de self-induction sera toujours très sensiblement indépendant de la fréquence n a.
- 4° Variation de la résistance R avec la fréquence n a. — La résistance R est une résistance ohmique. Elle augmentera avec la fréquence, parce que les courants se concentreront vers la périphérie des conducteurs. Cette augmentation ne sera sensible que pour les harmoniques de rangs très élevés.
- Mais il y aura un autre accroissement bien plus important de la résistance effective des circuits, dù à l’hystérésis des niasses magnétiques et aux courants de Foucault dont elle deviendront le siège.
- Cet accroissement de résistance sera fonction non seulement de la fréquence tu mais aussi de la nature du métal employé et de l’épaisseur des tôles.
- 5° Variation de la réssitance r avec la fréquence n a. — Si les récepteurs sont constitués par des appareils d’éclairage, la résistance r peut être considérée comme indépendante de la fréquence «a.
- S’il s’agit de moteurs, il n’en est plus ainsi. En effet, pour le courant principal de fréquence a, les choses se passent comme si le moteur avait une résistance effective r telle qu’en désignant par a l’intensité du courant watté, le produit ra2 représentât, non seulement le travail consommé en chaleur dans le moteur, mais aussi celui rendu disponible sur son axe.
- S’il s’agit au contraire d’une harmonique et si les courbes des différences de potentiels développées par les alternateurs et par les récepteurs ne sont pas semblables, les courants développés par la force électromotrice en pourront traverser les réceptrices sans développer aucun travail sur leurs axes.
- Dans ccs conditions, la résistance r ne sera plus égale qu’à la résistance ohmique des réceptrices accrue, comme il a été dit pour la résistance R, mais qui pourra être beaucoup plus petite que pour des courants de fréquence et.
- Reprenons maintenant l'expression du voltage hn dû à une résonance, en désignant par rn , R* , la , L„ les valeurs que prennent pour des courants de fréquence n a les quantités r, R, l et L. On a
- i**2L»a
- rn2 + 4
- (K»a + rn + (r«* + 4"2»WJ R*
- us pouvons la mettre sous la forme :
- hn=±.
- i + 4'
- D’après ce que nous venons de voir, les quantités rn , R„ , l„ et L,j sont des fonctions très compliquées de la quantité n. Une discussion complète de cette formule, qui serait très difficile dans un cas particulier bien déterminé, est tout à fait impossible dans le cas général.
- Aussi ne pourrons-nous tirer que de simples indications de son examen.
- Nous supposerons, dans ce qui va suivre que l’enroulement des armatures des alternateurs est semblable à celui représenté sur la figure 6.
- Le plus souvent, l’impédance des alternateurs sera faible devant celle des récepteurs . R* + 4iîb«*«îL?1
- et le rapport —\ 2 ^ sera très
- petit.
- Sauf dans le cas où les récepteurs seraient des appareils d’éclairage, pour lesquels le coefficient ln serait aussi très petit, on aura sensiblement :
- Si les inducteurs sont lamellés et non pourvus d’amortisseurs, il vient :
- Or, considérons un alternateur dans lequel la force électromotrice développée par la réactance de l'armature, au moment de la pleine charge, ne soit égale qu’au tiers de celle
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- y-
- développée par la rotation de l'inducteur et dans lequel la chute de voltage due à la résistance ne soit égale qu’à i p. ioo de cette force électromotrice.
- Pour cet alternateur on aurait —1 =33-
- Le rapport irait en décroissant au fur
- et à mesure que le nombre n irait en augmentant, par suite de la production Je courants de Foucault dans les tôles et des effets de l’hystérésis, mais il n’en conserverait pas moins une valeur très élevée si une harmonique de rang peu élevé entrait en résonance.
- On doit donc s’attendre alors a des_ élévations de voltage extrêmement grandes. Cet effet sera surtout sensible si le réseau ne dessert que des moteurs. Il le sera beaucoup moins s’il ne dessert que des appareils d’éclairage, car on ne pourra plus considérer comme négligeable l’expression :
- Cela est naturel, car des lampes opposeront au moins la même résistance au passage des courants harmoniques qu’à celui des courants principaux. Dans les moteurs au contraire, les courants principaux auront à surmonter une force contre-électromotrice, tandis que les autres n’auront généralement à surmonter qu’une résistance ohmique. Toutes choses égales d’ailleurs, les courants harmoniques pourront acquérir une bien plus grande intensité dans le second cas que dans le premier.
- Si les inducteurs sont massifs ou munis de circuits amortisseurs,le rapport —R’—^ ^
- est beaucoup plus petit que dans le cas précédent, mais le coefficient L„ décroîtra moins vite que le nombre n croîtra, et l'on aura :
- Si le nombre n est peu élevé, le voltage hn pourra encore être égal à plusieurs fois le voltage normal /z, et rendre très difficile la bonne tenue des isolants.
- N° 42.
- Nous avons supposé, dans ce qui précède, que la cause de production des harmoniques résidait dans les alternateurs, mais elle peut tout aussi bien résider dans lés récepteurs.
- Nous n’avons alors qu’à répéter ce qui vient d’être dit, en changeant le sens des lettres R? L, r et l.
- La principale indication que nous pourrons tirer de ce qui précède est la suivante :
- Il faut toujours compter que des phénomènes de résonance se manifesteront et les accroissements des différences de potentiels supportées par les diélectriques qui en résulteront, seront d’autant plus dangereuses que les harmoniques en résonance seront d’un rang moins élevé.
- Or, lorsque l’harmonique de rang n résonnera on aura très sensiblement ;
- - Jkl±1*L
- *
- Les harmoniques qui entreront en résonance seront donc d’un rang de moins en moins élevé, au fur et à mesure que la capacité augmentera. Elles le seront aussi lorsque, la capacité c demeurant constante, les coefficients l et L augmenteront, ce qui arrivera si, à égalité de puissance, on se sert de voltages de plus en plus élevés.
- Les appareils et les lignes aériennes n’ont qu’une petite capacité; aussi les harmoniques de rang très élevé sont-elles seules capables de résonner, lorsque les réseaux sont complètement aériens. Leur isolation est alors très facile.
- Au contraire, les lignes en cables armés ont une capacité très appréciable. Voici quelques renseignements relatifs aux câbles fabriqués par la Société industrielle des Téléphones 'voir les tableaux de la page suivante).
- On doit donc s’attendre à rencontrer, sur les réseaux en câbles armés, des difficultés d’isolation beaucoup plus grandes que sur les réseaux aériens.
- Elles devront être d’autant plus grandes que les récepteurs développeront des harmo-
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- niques plus basses, susceptibles de sc superposer à celles déjà développées par les alternateurs.
- x° Câbles pour 5000 volts à 3 conducteurs torsadés.
- 11 peut arriver que l’une des premières harmoniques soit suffisamment renforcée pour que son influence devienne prépondérante et que l’alternateur se mette à fournir un courant de fréquence triple par exemple, de la fréquence normale et dont l’intensité sera simplement affectée de battements. Nous aurons l’occasion d’en citer un exemple. La manifestation d’un pareil phénomène rend impossible le fonctionnement d’une installation.
- Il est une catégorie de machines dont la présence sur les réseaux rend les phénomènes de résonance particulièrement redoutables, ce sont les commutatriccs ou les transformateurs redresseurs, lorsque ceux-ci ne comportent qu’un petit nombre de circuits secondaires distincts. Ces appareils ont
- en effet la propriété de développer de fortes harmoniques de rangs peu élevés.
- Considérons une commutatrice à courants triphasés, et supposons que les courants alternatifs y pénètrent par 6 touches équidistantes de son collecteur.
- La réaction d’induit d’une semblable machine varie avec la situation des balais par rapport aux prises de courant du collecteur. Si celui-ci est bipolaire elle repasse par les memes valeurs 6 fois par période.
- Donc le flux engendré par la réaction d’induit de cette machine peut être représenté par une fonction de la forme » = 'fj-b'-fs sin 2-(6 y.t — y,).
- Le nombre N de fois que ce flux rencontre ja portion de circuit de l’armature comprise entre deux prises de courants alternatifs, est lui-même une fonction de fréquence a, puisque l’armature fait a tours par seconde. Nous pouvons poser X = v sin iT.tt.
- La force électromotrice développée par les variations de ce flux dans le circuit considéré a pour expression :
- E = 4 N, =2,6=,,9,cos »(6,sin
- I- — ~ 2W* Isin 2. [5*, - /.) - sin 2, f;* /fl + 2*-^- v?î>in 2- (5*f - X) + sin 277 (7- ypj
- E = 2™v -2s. F—5 sin 2* + 7 sin 2-(7--/)].
- Nous voyons ainsi que le fonctionnement de cette commutatrice a pour effet de développer,dans le réseau, des harmoniques de la force électromotrice principale des cinquième et septième rangs.
- Or, si nous cherchions l’expression complète des quantités o et N, nous trouverions qu’elles comprennent -elles-mêmes des termes d’ordres supérieurs au premier, d’où la production d’autres harmoniques, d’ordre supérieur, dans la force électromotricc du réseau.
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- Ce défaut étant irrémédiable, ilnous parait nécessaire de proscrire d’une façon absolue l’emploi de commutatrices sur un réseau constitué avec des câbles armés, lorsqu’on se propose de redresser la majeure partie du courant fourni par les alternateurs.
- Dans les transformateurs redresseurs que nous avons réalisés, la force contre-électromotrice développée par leur fonctionnement peut être représentée par une ligne brisée en forme d’escalier enveloppant un arc de sinusoïde (Voir fig. io).
- Le nombre des marches est égal à celui des touches du collecteur supposé bipolaire. Elles ont toutes la même largeur, mais leur hauteur varie. L’analyse montre que s’il y a 2 n touches au collecteur, l’appareil développe des harmoniques d’ordres {2 n — 1) et (2 n -t-i) et des harmoniques d’ordres supérieurs.
- Dans les appareils actuellement en service,
- 2 n —12 : ils développent donc surtout des harmoniques d’ordres 11 et LL
- Il 11e faut donc pas les employer sur des réseaux ou câbles armés.
- Heureusement qu’il est facile d’augmenter
- la division du collecteur de ces appareils et de la porter à un tel point que les harmoni-
- ques qu’ils développeront ne puissent résonner avec la capacité du réseau.
- (A suivre.)
- Maurice Leblanc.
- FORME DU POTENTIEL DANS LES RAILS SERVANT AU RETOUR DE COURANT
- On admet, plus qu’on ne démontre, que la chute de tension,' pour ne pas être nuisible, ne doit pas dépasser une valeur qui du reste varie sensiblement avec les pays. Avec le prodigieux développemcntdes modes de traction électrique utilisant les rails comme conducteurs de retour, la question a pris une importance considérable au point de vue juridique. On connaît les belles expériences de M. Blondel et celles plus récentes du Dr Kallmann, de Berlin (L, sur l'évaluation de la perte de voltage, dans les voies de retour. Ce dernier savant, notamment, par ljinserrion d’un ampèremètre sur le circuit des rails, mesure l’intensité en un point durai!, et l’intensité en un autre. Il en déduit la perte de voltage. Il faut en effet distinguer deux sortes
- (') Rapport lu à l’Association des Ingénieurs électriciens de Berlin, mai-juin 1899.
- de pertes dans la canalisation de retour formée par les rails : celles provenant des courants de fuite (dérivation due à la conductibilité du terrain avoisinant les rails-), et la perte ohmique dans le rail. Celle-ci est en chaque point le produit de la résistance de l’élément conducteur considéré par la valeur du courant en ce même point.
- Pour traiter la question par le calcul, nous supposerons que le courant de fuite en chaque point soit proportionnel à la différence de potentiel du rail par rapport au sol voisin, supposé homogène, et de potentiel constant O.
- Soient A-B, une section prise sur les rails;
- L le courant en A;
- I, le courant en B ;
- I le courant au point situé à la distance a* de l’origine A;
- I(, est supérieur à It de toute la portion du courant de fuite entre A et B.
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- Nous supposerons que ce dernier courant est proportionnel au potentiel V de chaque point, le sol contigu étant supposé posséder le potentiel o.
- La différentielle du courant de fuite est représentée par
- en chaque point M d’abscisse x. f étant une constante.
- Le courant total de fuite, de A au point M d’abscisse x, est représenté par
- si la différence de potentiel pris au point M par rapport au sol est une fonction de la position du point.
- On. a en chaque point
- '»='+£ t dx-
- (I représentant le courant au point déterminé du rail et j ^ dx le courant de fuite.
- La perte ohmique dans le rail, en volts, entre A et R, si r représente la résistance de l’unité de longueur du rail, est donnée par
- j ridx — Ç r\„dx— j j -^-dxdx.
- Considérons l’intégrale indéfinie
- j "ri dx ~ ^ rl0dx — J1 j^'-^-dxdx.
- Rifférentions cette équation deux fois par rapport ax. Il vient en remarquant que
- v„-v=/W,
- à- (Vp — V) _ di ;rl0.v)
- Cette équation nous donne la forme du tentiel en chaque point.
- L’intégrale générale de cette équation e:
- V = Ae** + Be
- . x dé
- nversedeffp.
- Elle contient deux constantes arbitraires A et B que nous déterminerons par les deux équations aux limites
- .r =o I V„ = à+B <i)
- .r = / l V, = Ae^+Bé *. [2)
- Si l’on suppose mesurés les voltages V9 et V1 d’une part, les intensités I0 et Ij d’autre part, du courant circulant dans les rails, on
- On déduit des équations i et 2,
- En portant ces valeurs dans (3), il vient
- Répétons la même opération pour un autr point B' (l'j V'J tel que la distance
- AP/ = — = r.
- nous obtenons
- v7i 1. -1.’] = (v. - v/'[( ‘.'f II)]-
- Ou en divisant membre à membre,
- , v0 — v, ,
- i = a0 —iofVo + v,)
- !> = (I0-l1'j(V(l-pV1').
- comme
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- 5 (5-!)(* + *) = o. (7)
- (5- i) S [r 4- : + '] D - b) + U* + b) { = "•
- En dehors de la solution ; = i, /' = c
- II faut donc que
- (2 a—b) b > o
- ou encore, puisque b est positif 2a—b^o,
- c’est-à-dire
- , (Vo+Vi) . / Io — I, '
- "Do Vj') >\i6- V,
- Cettccondition peut s’écrire en
- q«e „ „
- (9)
- ‘emarquant
- V»7, Vm représentant la tentiels entre A et B. A et et que
- des po~
- (courants de fuite totale entre A et B, A et B')
- «•>(«•
- Ainsi donc, pour que le mode de calcul précédent soit admissible, il faut que cette condition soit remplie. Inversement, si dans lesmcsures faites, ces quatre quantités V,,V;, 3,, 3', ont des valeurs satisfaisant à l’inégalité (io). On pourra donc d’une manière suffisamment exacte représenter la chute de potentiel le long des rails par
- i A, B et x. ont les valeurs données par les ûs équations précédentes (C) (2') et (8).
- A. Bumu.LiON,
- A PROPOS
- DE LA RÉGLEMENTATION AMÉRICAINE DES ESSAIS ÉLECTRIQUES
- L’Association américaine des Ingénieurs Électriciens qui avait nommé il y a moins d’un an une commission pour l’établissement d’un projet de réglementation des conditions à imposer aux appareils électriques et les moyens de reconnaître si elles sont satisfaites, a approuvé à l'unanimité le rapport de cette commission dans sa réunion générale à Boston (’).
- Cette commission était composée des personnalités électriques les plus en vue en Amérique, de MM. les professeurs Crocker et Thomson et de MM. Hutchinson, A.-E.
- (<) Voir The Electrical World des S, 15, 22 et 29 juillet et des 5, 12 et ig août :<S99.
- Kennelly, J.-W. Lieb, Ch.-P. Steinmetz et L.-B. Stillwell.
- Une commission est constituée, si nos souvenirs sont fidèles, en Angleterre depuis un certain temps déjà et dans le même but, par l’Association des Ingénieurs Electriciens anglais. En France, nous ne paraissons pas jusqu’ici vouloir nous intéresser à la réglementation des conditions à imposer aux appareils électriques. Une pareille réglementation est cependant susceptible de rendre de grands services tant aux constructeurs qu’aux acheteurs. Cette réglementation est en effet surtout faite pour faciliter la rédaction des cahiers des charges et a pour but de faire •disparaître ainsi les conditions absolument
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- anodines des uns et les conditions barbares et quelquefois baroques des autres.
- En spécifiant d’une façon, uniforme les méthodes qui devront être employées pour s’assurer si les appareils livrés par un constructeur remplissent bien les conditions qu’on est en droit d’exiger, on rend possible la comparaison entre les divers constructeurs, ce que à quoi les bons constructeurs ont tout intérêt et ce qui élimine ou fait connaître les mauvais.
- Nous pensons donc que la réglementation récemment approuvée par l’American Insti-tute of Electrical Engineers peut avoir un certain intérêt pour nos lecteurs et nous nous permettrons de l’analyser et de la criti-quel- (').
- Le rapport de la commission, approuvé en assemblée generale, comprend les dix parties suivantes :
- Classification des appareils ;
- Définition et détermination du rendement;
- Surélévation de température ;
- Isolement;
- Régulation ;
- Déplacement angulaire périodique et coefficient de régularisation;
- Valeurs nominales des appareils;
- Classification des voltages et fréquences ;
- Valeurs des surcharges ;
- Appendices.
- Notre confrère anglais The Electrician dans un article éditorial consacré à la « American Standardisation » a chicané un peu les termes employés dans la rédaction du rapport ; pour nous la discussion des dénominations des machines ne pourra être que très superficielle, car il nous est toujours loisible de remplacer une expression par son équivalente en français. Nous ne nous arrêterons donc pas à discuter si le mot « conver-ter » employé avec le qualificatif « rotary « est suffisant pour désigner les commuta-trices. La classification des convertisseurs a
- du rapport de la commission de l’A. I. E. E. (Si. d. I. R.
- du reste été déjà donnée par M. Blondel d’une façon très satisfaisante (’) et nous n avons pas à y revenir.
- Ce qui est discutable, c’est la classification même des machines, indiquée dans la première partie du rapport.
- Cette classification n’est pas judicieuse car quelques genres de machines, comme les dynamos unipolaires, les moteurs à courant alternatif à inducteurs lamelles, etc., ne rentrent dans aucune des classes désignées ou y rentrent mal.
- La classification devrait comprendre quatre classes principales, les machines a courant continu, les dynamos a courant redressé, les machines à courants alternatifs et les machines polymorphiques (2). La première comprendrait les machines à courant continu avec collecteur (dynamos et moteurs, convertisseurs, survolteurs, moteurs - générateurs, dynamoteurs) et les machines sans collecteur (dynamos unipolaires) ; la troisième se diviserait en machines synchrones et asynchrones avec ou sans collecteur, en transformateurs ou plus généralement en appareils d’induction fixes ; la quatrième enfin comprendrait les génératrices polymorphiques ou génératrices donnant simultanément plusieurs espèces d’énergie électrique, les transformateurs polymorphiques statiques et les transformateurs polymorphiques à organes mobiles.
- La seconde partie du rapport, de beaucoup la plus importante, se rapporte à la détermination du rendement. La commission propose, lorsqu’une mesure directe est impossible, de faire la mesure du rendement par la méthode bien connue des pertes séparées.
- L'adoption de cette méthode est très naturelle, car elle est suffisamment rigoureuse surtout pour les grandes machines et est employée universellement. Pour en augmen-
- p) Voir A. Blondel. La Lumière Électrique, t. LII, p. 519, 1894.
- p) Voir E. Hospitalier. L'Industrie Électrique, n° 58, p. 213, 1894.
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- ter la rigueur, le rapport tient compte de pertes supplémentaires qu’il propose d’appeler les pertes dues à la charge. Toutefois cette expression est plutôt impropre, car telles que ces pertes sont définies, elles comprennent aussi l’augmentation des pertes par frottements dans les paliers et dues à la tension de la courroie, à l’augmentation, de pression sur les engrenages, etc., que la commission demande de négliger. Or il nous semble qu’on peut encore augmenter l’exactitude de cette méthode en ne négligeant pas cette augmentation des pertes par frottements.
- On a fait dans ces derniers temps beaucoup d’essais sur les mesures des frottements dans les paliers des dynamos, on est donc sensiblement fixé sur la valeur des coefficients de frottement dans les coussinets, rien n'est par suite plus facile d’établir un tableauofficieldes coefficients de frottements suivant la nature des surfaces frottantes, la température, la vitesse linéaire à la circonférence du tourillon, etc. Le travail perdu par frottement en pleine charge peut donc être calculé avec l’hypothèse bien connue sur la tension des deux brins et dans des conditions toujours identiques de commande, c’est-à-dire en admettant que les arbres des appareils électriques et des-appareils conduisant ou conduits sont dans un même plan horizontal.
- Lorsqu’une dynamo est montée sur l’arbre même du moteur qui l’actionne, les pertes par frottement et par ventilation qui, dit le rapport, rentrent par définition dans l’expression du rendement, en seront exclues par suite de l’impossibilité pratique de les déterminer d’une façon satisfaisante. En France où rien n’est impossible, nous avons toujours pu obtenir ces pertes en dcbiellant le moteur et en entraînant la machine, soit par un moteur électrique qui peut dans certain cas être l'excitatrice même de la machine si celle-ci est un alternateur, • soit en faisant fonctionner la machine comme moteur à courant continu ou moteur à courant alternatif, et en séparant ensuite les pertes par
- frottement et par ventilation des pertes par hystérésis et courants de Foucault comme nous le montrerons plus loin.
- Les pertes par frottement et ventilation dans les machines montées sur l’arbre même du moteur mécanique ne doivent du reste pas en toute rigueur incomber plutôt à la dynamo qu’au moteur à vapeur. Il nous paraît donc plus rationnel, de garder dans ce cas pour la dynamo et pour éviter toute confusion, notre vieille expression de rendement électrique puisque les constructeurs des moteurs mécaniques- n’ont jamais eu l’intention de ne pas prendre à leur charge les pertes par frottement de l’arbre de leur machine.
- Nous ne ferons pas d’autres observations générales sur la façon dont sont détaillées les diverses pertes de la machine que celle faite relativement à la définition des pertes dues à la charge ; mais il nous semble que les indications données pour les mesurer quoique exactes et rigoureuses, sauf toujours pour les pertes dues à la charge, sont incomplètes. Il est en effet peu exact de se fier à une seule expérience pour la mesure des pertes dites à vide, comme d’opérer rigoureusement à la lension prévue. Pour obtenir ces pertes avec une plus grande exactitude, nous employons personnellement un procédé, qui n’a pas du reste la prétention d’être inédit, et qui consiste à construire pour la machine en essai, et qu’on fait fonctionner comme moteur, la courbe des pertes à vide en fonction de la tension aux bornes et pour une vitesse constante.
- Cet essai se fait toujours après un certain nombre d’heures de fonctionnement en charge de façon à ce que les paliers et autant que possible la machine aient leur température normale.
- Cette courbe peut être établie non seulement pour des tensions voisines de la tension normale mais pour des tensions les plus basses possibles, de façon à pouvoir extrapoler la courbe jusqu’à l’axe de puissances et de déterminer ainsi les pertes par frottement et ven-
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- tilation seules dans l’hypothcse naturelle ment que ces pertes restent constantes avec la vitesse. L’ajustement de celle-ci se fait avec des rhéostats très divisés ou mieux des rhéostats liquides ; l’emploi d’un tachvmètre est nécessaire pour la rapidité de cet ajustement.
- Lorsqu’on dispose d'un moteur soigneusement taré, on peut s’en servir, de préférence à la méthode précédente, pour entraîner la dynamo et mesurer les pertes par frottement et ventilation et celles produites avec des excitations croissantes.
- Les deux méthodes donnent des résultats très concordants, mais la seconde est plus rapide d’exécution.
- La courbe une fois connue, on peut relever la puissance consommée a vide pour la tension voulue.
- Quand au procédé employé pour la détermination des pertes dues à la charge, nous le jugeons absolument impraticable avec les machines à collecteur, synchrones ou non, surtout avec des balais métalliques.
- Il y aurait quelques remarques particulières à faire sur la détermination du rendement dans différents genres d'appareils électriques. Pour ne pas prolonger trop longuement cette analyse nous n’en signalerons que deux.
- Une première est relative au rendement des alternateurs: il est impossible d’admettre que le rendement soit évalué pour un débit sur résistances non-inductives, car il serait toujours un trompe-l’œil, l’indication du rendement pour le fonctionnement normal avec l’indica.tion du facteur de puissance est de beaucoup préférable et est le seul qui intéresse les acheteurs.
- Une seconde est relative aux pertes dans les induits des commutatrices, les coefficients donnés par le rapport sont ceux correspondant à un facteur de puissance égale à l’unité et une répartition sinusoïdale du flux inducteur ('). Un facteur de puissance égal à l’unité
- {*) Ces chiflres sont ceux donnés par M. Steinmetz dans son intéressante étude sur les commutatrices. Voir 1.’Éclairage Électrique, t. XVIII, p. 337.
- peut être admis à la rigueur, mais celui de la loi sinusoïdale du flux n’est pas admissible, car il n’est jamais réalisé; on pourra se rendre compte de la différence qu’il y a entre le cas théorique et les cas pratiques les plus usuels, en comparant les chiflres du rapport avec ceux obtenus par M. Kapp (*).
- Les coefficients correspondant au cas où le facteur de puissance est différent de l’unité se déduisent aussi bien dans le cas théorique que dans les cas considérés par M. Kapp, des formules complètes établies par l’auteur (•).
- Passons maintenant h l’évaluation de la température. Les indications pour calculer la surélévation de température ne sont pas absolument correctes. La seule façon rigoureuse de procéder consiste à déduire de la résistance à froid la résistance à o° par la formule :
- et de calculer ensuite la température de l’enroulement par la relation :
- Ri = R0 (1 -t 0,004 Tj-
- La surélévation de température s’obtient alors, définitivement en retranchant de T la température t au moment de l’essai.
- Dans les essais d’échauffement comme dans ceux pour l’évaluation des pertes h vide, il est bon de ne pas se contenter d’une seule mesure des résistances. Le mieux est d’interrompre l’essai, toutes les heures, par exemple, puis de prendre les mesures le plus rapidement possible : une courbe représentant les valeurs des résistances en fonction du temps permet de s’assurer que l’équilibre de température est établi et donne une grande précision à la mesure.
- De même dans l’évaluation de la résistance à froid, dont lu mesure est toujours difficile, l’emploi de la courbe représentant la loi de
- p) Voir L’Éclairage Électrique, t. XVIII, p. 37g.
- ;a) Voir nos annotations aux mémoires de MM. Steinmetz et Kapp {L'Éclairage Électrique, t. XVIII, p. -337 et 37g!.
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- décroissance de la résistance avec l'essai et en fonction du temps sera d’un grand secours.
- Il importe aussi que la résistance soit toujours prise dans les mêmes conditions; on peut à cet effet, pour les machines à collecteur, et ainsi que ceci se fait dans quelques maisons de construction, fixer deux petites bornes sur deux lames déterminées du collecteur.
- Les valeurs maxima données par la commission pour la surélévation de température des diverses parties d’un appareil électrique sont à notre avis un peu trop condensées et il est en effet évidenr qu’une machine isolée à la micanite peut supporter une température supérieure à celle isolée avec du papier, ou de la toile. De même une bobine d'inducteur non enduite k l’intérieur supporte une température beaucoup plus faible que celle qui est enduite de gomme laque ou de verni.
- Il n’est pas possible non plus d’admettre les mêmes limites pour les surélévations de températures de transformateurs k isolants liquides que pour les transformateurs se refroidissant k l’air libre.
- Les essais sur la valeur diélectrique des isolants sont encore peu répandus chez nous sauf dans les maisons exploitant des brevets étrangers ; ils ont néanmoins leur utilité, quoiqu’ils puissent dans certains cas endommager la machine.
- Les tensions d’essais proposés par la commission de l’A. I. E. E. sont très acceptables et sont loin de celles préconisées par M. Jackson (b dans ses essais sur les transformateurs et qui atteignaient dix fois la tension normale.
- Le coefficient d’auto-régulation en général, chute de tension, de vitesse, etc., est défini en pour cent par rapport aux conditions de la pleine charge, ce qui est conforme aux idées admises jusqu’ici ; il n’y a donc aucune observation k faire à ce sujet. Le rapport signale l’anomalie introduite parla définition du glis-
- formateurs américains ». Êrf.ÉUctr.. t. XI, pr 405,111311897,
- sement qui lui s’exprime en pour cent de la vitesse correspondant au synchronisme et qui fait double emploi avec la chute de. vitesse ramenée à la vitesse en charge. L’emploi des mots variation et pulsation pour définir le déplacement angulaire périodique d’un moteur à vapeur et son coefficient de régularisation :
- n’est pas très heureux, le mot variation ayant un sens très général et le mot pulsation étant déjà employé en électricité: mais leur emploi en électricité pour désigner le déplacement de vitesse angulaire périodique d’un alternateur conduit par un moteur k vapeur par rapport k l’onde périodique que l’on aurait si la vitesse était uniforme, et la valeur de ce déplacement en pour cent de la période moyenne, prêre encore bien plus à l’ambiguïté. A la rigueur ce dernier pourrait être désigné sous le nom de coefficient de régularisation de la fréquence par analogie avec le coefficient correspondant du moteur conduisant l’alternateur. Un tableau des valeurs maxima du coefficient d’auto-régulution n’aurait pas été inutile.
- Nous passons ensuite k la définition de la puissance nominale. La définition de la puissance nominale d’un alternateur en kilowatts pour une charge non-inductive n’est pas admissible et ne peut que donner lieu à des contestations.
- Le client s’intéresse toujours fort peu k ce qu’un alternateur soit capable de donner sur cuves une puissance de tant de kilowatts si cette machine dans les conditions de fonctionnement industriel sur un réseau déterminé ne peut donner que 60 ou £o p, 100 de cette puissance. Il importe donc d’évaluer la puissance nominale en kilowatts avec l’indication du facteur de puissance, ou mieux encore en kilovolts-ampères, toujours avec l’indication cos 3. La connaissance de la puissance réelle et du courant maximum qu’un alternateur peut donner au voltage normal
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- est en effet la seule chose qui intéresse l’exploitant.
- Dans la classification des tensions recommandables et admises en général, on constatera l’absence du chiffre 440 volts correspondant à la distribution en cinq fils.
- La question des valeurs des surcharges a été également soulevée par la Commission de l’A. I. E. E. ; les limites supérieures de surcharge avec les conditions correspondantes de surélévation de température sont très admissibles.
- Le rapport se termine par quelques appendices dont deux au moins sont d’une utilité douteuse. La définition du rendement d’un appareil à déplacement de phase, comme par exemple d’un moteur synchrone surexcité pour remonter le facteur de puissance d'un réseau, comme une excitatrice de génératrice asynchrone, comme enfin une bobine de self-induction, un condensateur, un polariseur, est évidemment utile, mais celle du rendement apparent, c’est-à-dire du rapport entre la puissance vraie fournie par un appareil ayant un décalage de phase propre à la puis-
- sance apparente qu’il reçoit, n’a aucun intérêt, car ce rendement apparent est inutile puisqu’on donne généralement le facteur de puissance de l’appareil en question.
- Nous ne voyons pas non plus ce que vient faire ce nouveau facteur, le facteur d’inductance. rapport de la puissance que quelques auteurs ont désigné sous le nom de puissance d’excitation (produit de la tension par le courant déwatté), à la puissance apparente ou aux volts-ampères.
- Quant aux notations, nous laissons à d’autres plus autorisés le soin de les critiquer.
- En résumé le rapport sur la réglementation des conditions à remplir par les appareils électriques et sur les méthodes d’essais de ces. appareils, s’il est encore incomplet en divers points, peut rendre de grands services aux constructeurs et aux exploitants, et, nous le répétons, il serait à désirerqu’une commission française soit nommée au sein de nos sociétés d’électriciens pour élaborer une réglementation analogue qui pourrait être d’un grand secours à tous.
- C.-F. Guilburt.
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Coupo-circuit fusible de sûreté de DresslerÇ).
- Cet appareil se compose (fig. 1) d’une boîte en porcelaine, divisée par une cloison percée d’un trou étroit, en deux chambres de dimensions inégales la chambre supérieure étant en communication directe avec l’air. Le fil fusible est fixé à deux montures métalliques solidaires de la boîte et servant à établir les contacts. La longueur du fusible contenu dans chaque chambre est telle qu'il fonde dans la chambre supérieure, qui est la
- v1; Communication faite à la Société des Electriciens de Leipzig. —Elecirotechnischer Anieiger, 11 et 14 mai 189g, p. 1 082 à 1084 et 1 111 à 11 ] 2. — Mois scientifique et indus-hiel, p. 95, août 1899.
- plus grande; la fusion provoque une dilatation de l’air qui passe à travers le trou de la
- cloison séparant les chambres en soudant énergiquement l’arc.
- Cet appareil est étudié spécialement pour des circuits à 250 volts ; mais on peut facile-
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- ment l’adapter aux circuits à 500 volts en faisant passer le fusible dans trois chambres de fusion au lieu de deux.
- L’inventeur a été conduit à adopter le plomb pur pour le fil fusible. Les sections sont choisies de telle sorte que le fil fonde 5 minutes après que l’intensité a atteint sa valeur maxima. On emploie les sections suivantes : 1 ; 1,5 ; 2,5 ; 4 et 6 mm2 pour des intensités de 4 ; 6 ; 10 ; 15 et 20 ampères.
- Jonction de sûreté pour canalisations aériennes à haute tension 5 Par Conr. Hesse (*).
- Une bague G, munie d’un pas de vis, supporte deux bagues R et r portant chacune
- une oreille. Le serrage est fait par un écrou M et on assure sa solidité à l’aide de deux goupilles N. Les oreilles présentent une sorte
- de crochet A pour recevoir l’étrier R, lequel a la forme d’un V dont l’ouverture serait fermée par une petite tige de bronze d. Tout le coupleur de sûreté est en bronze étamé. On voit que si un conducteur vient à se bri-
- (') ElektroUchnische Zeitschrift, t. XX. p, 623, j 1 août 1899.
- ser, les étriers quittent le coupleur; les deux extrémités du conducteur endommagé tombent à terre et ne portent plus de courant.. L’appareil est formé de plusieurs parties de manière à permettre le réglage de l’angle entre les deux oreilles. Les figures suffisent pour bien comprendre le montage. J est l’isolateur: entre la partie intérieure de l'oreille et l’étrier on interpose une feuille double de papier d’étain, pour mieux assurer le contact.
- Cet appareil est fabriqué par la Société pour le matériel de tramways, de Berlin.
- J. G.
- Régulateur de tension Chapman {*).
- Les régulateurs de tension actuellement en usage peuvent en général se grouper en deux catégories : dans les uns l’énergie nécessaire à la mise en mouvement du rhéostat de champ est fournie par la dynamo même dont la tension doit être réglée; dans les autres cette dvnamo actionne simplement un relais qui établit une liaison entre un moteur indépendant de la dynamo et la manette du rhéostat. Les appareils de la première catégorie exigent un réglage très minutieux et sont d’un emploi difficile dans le cas de grandes variations de tension ; ceux de la deuxième catégorie sont assez compliqués et par suite très coû-
- Le régulateur de Chapman tient le milieu entre ces deux genres d’appareils : le mouvement de la manette du rhéostat est déterminé par un reluis en dérivation aux bornes de la source a régulariser ; l’cnergie nécessaire à ce mouvement est fournie par un système électro-magnétique empruntant son courant à la dynamo.
- La figure 1 donne le schéma de l’appareil disposé pour courants alternatifs : dans ce cas on règle la tension en agissant sur la dynamo excitatrice.
- (<) Elektrotechniscber Neuighits-A 1e1' septembre 1899.
- in^iger, t. II, p. ioi,
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- L'appareil se compose de trois parties : i° Le rhéostat de réglage W en série avec le circuit inducteur de l’alternateur et aux bornes de l'excitatrice;
- 2° Un solénoïde moteur SS qui déplace la manette du rhéostat sur les touches ;
- 3° Un relais R qui détermine le mouvement du noyau de fer du solénoïde, et, une fois la tension normale atteinte, limite ce mouvement. Ce relais se compose d’un solénoïde à fil fin (figuré en traits courts) dont les extrémités sont reliées aux deux points entre lesquels la tension doit être maintenue constante. Pour les hautes tensions, cc solénoïde est relié au secondaire d’un transformateur dont le primaire est soumis à la haute tension : c’est le cas de la figure. Le noyau de fer de ce solénoïde est relié à l’un des bras d’un Levier par l’intermédiaire d’une chape-L’autre bras porte un contre poids de réglage. Au point de suspension, le levier porte une languette qui, dans la position d’équilibre se trouve entre deux contacts de platine, et qui vient toucher l’un de ces contacts suivant que le noyau monte ou descend. Le courant est ainsi envoyé dans le solénoïde SS de façon à donner à la manette un déplacement convenable.
- Le solénoïde moteur qui est la partie la plus ingénieuse de l’appareil, se compose de
- deux bobines horizontales identiques. Un noyau en fer doux peut se mouvoir suivant l’axe et porte en son milieu un bras perpendiculaire auquel est fixée la touche de contact du rhéostat; aux extrémités du noyau sont adaptés des petits cylindres se mouvant à frottement doux. Les joues externes des bobines sont fermées, mais les deux cavités comprises entre ces joues et chacune des extrémités du noyau communiquent entre elles au moyen d’un tube métallique : ce tube est plein d’huile de même que les deux cavités. Le mouvement du noyau fait donc passer un peu d’huile d’une cavité dans l’autre, et se produit par suite sans saccades. Le degré d’apcriodicité se règle au moyen d’un robinet porté par le tube de communication.
- Les deux bobines du solénoïde moteur sont enroulées de la même façon : chaque bobine se compose de trois enroulements distincts. Les enroulements médians des deux bobines sont reliés aux bornes de l’excitatrice tant que le relais est à sa position d’équilibre (voir la figure). Comme le nombre de tours est le même (en sens inverse) et qu’ils sont traversés par le même courant, l’action sur le noyau est nulle et cela quelle que soit la position de celui-ci. Les enroulements extérieurs et intérieurs de chaque bobine sont en série et ont, ensemble, le même nombre de tours que l'enroulement médian : ils sont enroulés en sens inverse. Quand le relais entre en action les enroulements intérieurs et extérieurs d’une bobine sont en parallèle avec l’enroulement médian; le nombre d’ampères-tours étant le même et le courant inverse le champ magnétique de ce solénoïde s'annule. Le champ restant produit par la bobine médiane dans l’autre solénoïde attire le noyau de fer vers celui-ci. Quand le contact du relais cesse, le courant est interrompu dans les bobines intérieures et extérieures, et les champs égaux et opposés des deux bobines médianes maintiennent le noyau dans sa nouvelle position d’équilibre.
- On remarquera que le champ est nul dans la bobine au moment où il va se produire une
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- rupture du courant qui traverse cette bobine : il n’y aura donc aucun extra-courant de rupture et par suite aucune étincelle sur le contact du relais. Le courant régulateur envoyé dans le solénoïde moteur a donc une durée très faible et par conséquent le noyau de fer doux ne peut pas dépasser la position d’équilibre. De plus le contact de platine se conserve mieux et l’appareil garde indéfiniment sa sensibilité et sa précision.
- Un autre avantage de ce régulateur est le suivant : quand l’excitatrice est commandée par la même transmission que l’alternateur, elle est soumise aux mêmes fluctuations de vitesse. La force électromotrice varie et le courant lancé dans le solénoïde moteur varie de meme; mais comme le mouvement est uniquement produit par la différence d’action de deux enroulements, ces variations sont sans importance.
- Le relais est connecté aux points où la tension doit être maintenue constante. On peut encore procéder ainsi. Le relais porte un second enroulement à gros fil (figuré en traits longs). Cet enroulement compound, enroulé en
- sens inverse du fil fin, est parcouru par le courant de travail. Quand la charge augmente le champ produit par la bobine à fil fin est affaibli et l’effet produit est le même que pour une baisse de tension. En calculant
- convenablement l’enroulement compound on peut maintenir constante la tension au centre de distribution tout en reliant la bobine a fil fin aux bornes de la dynamo. Un commutateur C permet d’introduire en série un plus ou moins grand nombre de spires compound.
- Le régulateur Chapman permet de maintenir la tension constante à 2 p. 100 près, même si les variations de vitesse atteignent 50 p. 100. La figure 2 montre les différents organes de l’appareil. E. B.
- Postes téléphoniques automatiques do l’Administration des Postes de l’Empire allemand^).
- Le poste téléphonique automatique n’est qu’une modification de l’appareil ordinaire
- usité dans les installations en Allemagne. L’appel du bureau central se produit automatiquement quand on enlève le téléphone de son crochet. Le paiement de ce qui est dù pour la communication ne se fait que lorsque
- (') Ekhtrolechni che Zeitschrift, t. XX, p. 550.
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- la communication demandée va être donnée : cette communication dure jusqu’à ce que le bureau central la coupe. On a évité de faire commander par la pièce de monnaie des relais électriques, et on a gagné ainsi en sécurité de fonctionnement. Le contrôle du paiement se fait du bureau central même et au besoin pendant la conversation. On a pu trouver, pour résoudre ce problème, des organes simples et peu coûteux.
- Dans le poste automatique, la sonnerie d’appel manque,' car on ne peut appeler un ap- yxuusr* pareil automatique d’un autre poste. Pour l’appel du bureau central, une batterie unique est utilisée par plusieurs appareils automatiques. Tant que le téléphone demeure suspendu à son crochet, les conducteurs restent sans communication avec la terre, parce que le levier H (fig. i et 2j est placé sur le contact isolant a ; si on enlève le téléphone, le levier vient toucher le contact b, ferme le circuit d’appel et le volet correspondant tombe au poste central. L’appareil peut servir, sans modifications, sur un réseau à un fil ou sur un réseau à deux fils: pour permettre de faire les connexions nécessaires, le bureau central dispose d’un petit tableau à fiches..
- L’ouverture d’entrée pour la pièce de monnaie se trouve sur la façade de l’appareil, à droite et en dessous du microphone ; elle est maintenue masquée, tant que le téléphone est accroché, par une petite palette métallique ; la tige qui commande cette palette vient reposer sur l’extrémitc du levier H, par l'intermédiaire d’une plaquette d’ivoire. Quand on décroche le téléphone, la tige s’abaisse et l'ouverture se trouve démasquée. — L’appareil doit recevoir des pièces de io pfennig.
- Une pièce jetée par l’orifice tombe dans une gouttière et arrive bientôt en un point C où elle peut provoquer la fermeture ou l’ouverture d’un circuit entre le levier h et la partie arrière du levier H.
- La gouttière se compose de deux parties distinctes, chacune d’elles étant constituée par deux fiasques en laiton, isolées l’une
- de l’autre par une pièce d’ébonite : les deux fiasques sont reliées au circuit du microphone.
- Si une pièce glisse dans la gouttière, elle fait communiquer électriquement les deux fiasques et cela forme un circuit dérivé sur le microphone; mais, comme le contact entre la pièce et les flasques est fort variable, il se produit dans le circuit de notables fluctuations d'intensité qui font naître des courants importants dans la bobine d’induction, et donnent, dans le téléphone, un bruit de friture qui se poursuit tant que la pièce glisse : quand la pièce passe de la gouttière supé-
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- rieure à la gouttière inférieure, ce bruit s’interrompt un instant.
- Le poids de la pièce déplace enfin le levier h et le fait venir sur le contact d. Alors un élément de la batterie du microphone se trouve mis en circuit, et, au moyen d’un appareil de contrôle qui sera monté sur le tableau h fiches du bureau central, ce dernier pourra se rendre compte si la pièce est réellement tombée : ce contrôle ne servant qu’au cas où l’employé n’aurait pas suivi distinctement la chute de la pièce. Devant le contact se trouve une vitre, et la pièce reste visible tant qu’elle est retenue à cet endroit.
- La chute définitive de la pièce se produit quand on raccroche le téléphone : à ce moment l’extrémité du levier H remonte et la pièce se trouve libre : elle tombe dans une petite caisse fermée et plombée. En même temps le levier h quitte le'Contact d pour se reporter sur le contact c.
- Les pièces de moindre diamètre que les pièces de io pfennig ne peuvent être maintenues dans la gouttière : elles tombent dans un couloir oblique et apparaissent par une ouverture située sur la paroi droite de l’appareil.
- J. G.
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- Sur un nouvel appareil de laboratoire pour l’obtention de courants continus à haute tension ;
- Par le Doct. L. Strasseu (’).
- L’auteur s’est inspiré de l’appareil breveté par M. A. Muller dont l'idée fondamentale est la suivante :
- Charger un grand nombre de groupes d’accumulateurs, l’un après l’autre, au moyen d’un commutateur tournant, tout en les déchargeant continuellement en série.
- Mais, tandis que M. Muller emploie des accumulateurs au plomb l’auteur remplace chaque groupe de ceux-ci par un, au plus deux éléments dont l’anode est constitué par de la tôle d’aluminium. Ces éléments ont, comme on le sait, une très grande force contre-électromotrice lorsqu’ils sont parcourus par le courant dans le sens convenable (2) ; ils peuvent par suite être employés comme accumulateurs à très haute tension et très faible capacité.
- L’appareil décrit ci-dessous transforme la tension de noà 750 volts; il se compose de * (*)
- ('J Ekktrokchuische Zeitschrift, 13 juillet 1899.
- (*) Voir L'Éclairage Électrique, t. XIV, p. 293, 12 février 1898.
- trois parties principales ; A) les accumulateurs à aluminium ; B) le commutateur ; C) le dispositif employé pour le fonctionnement du commutateur.
- A) Les accumulateurs, au nombre de 10 (Ej à E10, schéma des connections, fig. 1,
- sont constitués par des bacs rectangulaires. Les plaques d’aluminium ont 2,5 dm2 de surface active et sont placées respectivement entre 2 plaques de plomb de même grandeur, Celles-ci sont soudées ensemble au moyen d’une bande de plomb dont l’extrémité sert à
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- les réunir avec la plaque d’aluminium de l'élément suivant. Ces dernières connections se font par des vis et des écrous et de chacune d’elles part un fil qui va au balai correspondant.
- L’électrolyte est une solution de carbonate d’ammoniaque à 15 p. 100; mais on peut aussi employer une solution saturée de carbonate de soude. Pour diminuer l’évaporation du liquide, on le recouvre d’une couche d’huile.
- B) Le commutateur se compose d’un cy-lindre en matière isolante, autour duquel sont placés 11 anneaux (R, à R,j) et 11 pièces
- de contact (C,-à C,,). La figure 1 représente le cylindre développé, les figures 2 et 3 le plan et la coupe de l’appareil.
- L’anneau R, est relié électriquement avec la pièce de contact C,, R* avec C2, etc. La distance entre C, et CH est plus grande qu’entre 2 autres contacts consécutifs. Sur les anneaux Rj à Rn appuient les balais F, à F,,.
- Sur les pièces de contact Ct à Cu glissent l’un à la suite de l’autre les 2 balais P + et P — de façon que, lorsque P + est dans le milieu d’un contact, P — soit dans le milieu du contact suivant. L’espace compris entre
- Plan et coupe du transfor
- lame d’alumini
- les pièces du contact C est plus large que la surface d’appui des balais P, de sorte que, pendant la rotation, deux contacts ne peuvent être mis en court circuit par un balai.
- Dans la position momentanée du commutateur (schéma de connections, fig. 1) le courant primaire (Fasse tension) est amené à l’appareil par le balai P-f-, arrive à la plaque d’aluminium de l’élément E5 qu’il charge par C„ R. et F. et en sort par Fe, Rt, Ce et P—, Le mouvement de rotation du cylindre continuant, tous les éléments seront chargés. Le courant secondaire à haute tension est pris aux bornes S -H et S —.
- Pratiquement, le cylindre qui porte les contacts C, à C„ avait 135 mm de diamètre et 14 mm de large, les pièces de contact
- 20 mm de long et les espaces intermédiaires 15 mm, enfin l’espace compris entre les contacts G, et Cu était de 50 mm. L’autre partie du cylindre était creuse et avait 50 mm de diamètre, 300 mm de longueur et était munie de 10 anneaux de 2 mm d’épaisseur et de 10 mm de largeur. Dans L’intérieur du cylindre étaient placés les fils de connection entre les contacts C et les anneaux R. L’axe qui porte le cylindre est placé sur 2 paliers dont l’un est muni d’une pièce d’ebonite dans laquelle est fixé les upport des balais P + et P—.
- C) Le commutateur est mis en mouvement par un petit moteur électrique placé sur son axe. Ce moteur nécessite 0,5 ampères sous 110 volts et peut faire 1000 tours par minute.
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- Avant de mettre l’appareil- en service il faut former les accumulateurs. Cette opération consiste à faire passer le courant jusqu’à ce que l’intensité diminue à i ampère, ce qui arrive au bout de quelques minutes. La même opération est à répéter chaque fois que les éléments sont restés longtemps au repos.
- Le tableau suivant donne les résultats des mesures faites avec l’appareil par M. l’ingénieur Morosini. Ces résultats peuvent avoir de l’intérêt, car ils apportent quelques notions sur la polarisation de l’aluminium qui est très peu connue. Les chiffres donnés par ce tableau n’ont pas besoin d’être commentés, une simple remarque est nécessaire ; d’après la construction de l’appareil, chaque accumulateur est chargé pendant -ppde tour et. comme on l’a dit plus haut, les accumulateurs sont continuellement déchargés.
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- P. J).
- Appareil pour représenter objectivement les courbes de courants alternatifs ;
- Par le professeur W. Peukert (h-
- L’appareil est fondé sur un principe déjà appliqué par Sahulka r) : l’emploi d’un
- (M F.lektrotechnische Zeitschrift, t. XX. p. 622. 51 août 1S99.
- (*) Zeitschrift fiir Eleidrotecbnik, t. XVI, p. 4, 1898.
- commutateur qui assure automatiquement un certain décalage entre les contacts.
- Quatre roues d'engrenages, R( à R4, engrenant deux à deux sont munies d’un nombre inégal de dents : la roue R; ayant n dents, la roue R2 en a i; + 1, la roue R,, «, et la roue Ra, n — 1. La roue Rj est directement calée sur l’axe üj de la machine à courant alternatif. Sur l’axe Cf, de la roue Ri est placé un disque isolant à la surface duquel affleure un petit contact C relié électriquement à une bague montée sur le même axe : sur cette bague et sur la tranche du disque isolant frottent deux petits balais. Il est facile de voir que, pendant que l’axe 04 fait n2 — 1 tours, Taxe Os en fait n2. Le contact se décale donc automatiquement, et par un choix judicieux du nombre des dents, on peut réaliser les variations de phase assez lentement pour les suivre sur un galvanomètre.
- Pour représenter objectivement ies courbes de courant alternatif, en particulier dans un amphithéâtre, M. Peukert a fait construire l’appareil suivant : deux galvanomètres De-prez-d’Arsonval sont accolés par leurs bases : les équipages mobiles sont formés de fil de
- cuivre enroulé sur un cadre d’aluminium, de façon à obtenir un bon amortissement. A chaque cadre est fixé un index : les deux index étant mobiles de part et d’autre d'une même échelle divisée. Si par exemple le galvanomètre inférieur indique la force électromotrice et le galvanomètre supérieur l’intensité, on peut suivre facilement le décalage entre ces deux quantités. L’appareil ainsi mon ré peut servir à un grand nombre d’études : on peut y adapter des miroirs de façon à rendre les phénomènes encore plus visibles à une assistance nombreuse. J. G.
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- CORRESPONDANCE
- Sur la transformation des rayons X par la matière.
- M. Sagnac nous adresse les remarques suivantes à propos de l’article de MM. R. Mala-goli et C. Bonacini, publié dans le numéro du 30 septembre.
- Depuis que j'ai découvert les phénomènes de transformation des rayons X par la matière et que j’en ai longuement étudié les particularités et les conséquences (Comptes rendus du 20 juillet 1897, et suiv.j, MM. Malagoli et Bonacini, voulant les contrôler, ont comparé par de simples expériences de radiographie le pouvoir de pénétration des rayons secondaires disséminés par un corps, au pouvoir de pénétration des rayons X incidents [Lin-cei du 3 avril 1898). Ils ont retrouvé que souvent les rayons secondaires sont bien moins pénétrants que les rayons X générateurs ; mais ils 11'ont pas répété mes expériences fondamentales relatives à Y influence de l’ordre des opérations qui seules fournissent une démonstration de la transformation. Ils soulèvent cependant la question de savoir s’il n’y a pas un mélange de rayons transformes avec des rayons diffusés sans transformation. Cette question me préoccupe depuis le début de mes recherches ; mais la difficulté de distinguer une faible transformation d’une transformation nulle, de séparer dans un faisceau complexe deux groupes distincts de radiations recule la solution expérimentale; enfin la possibilité d'expliquer la transformation des rayons X par une diffusion de vibrations amorties (cf. la fin de mon article de VEclairage Électrique du 26 mars 1898) montre qu’à l’hypothèse soutenue par Malagoli et Bonacini, on pourrait substituer dans l'état actuel des faits l’hypothèse plus simple d’une transformation graduellement décroissante d’un élément à un autre. J’avoue d'ailleurs que je n’ai aucune préférence pour l’une ou l’autre des deux hypothèses. Mais il me sera bienpermis de m’étonner qu’après avoir soulevé cette question dans leur note des Lincei du 3 avril 1898, les auteurs croient devoir y revenir dans un long article de discussion pure (')• Us n’apportent en effet aucune expérience nouvelle et leurs expériences du
- (* *} L'Eclairage Electrique du 30 septembre 1899, p. 481-49«-
- 3 avril 1898 ne pouvant caractériser Yexistence de la transformation des rayons X ne sauraient davantage servir à en démontrer Yabsence pour une partie du faisceau secondaire.
- Les auteurs ont mêlé à cette discussion inutile des affirmations et critiques diverses dont l'inexactitude semble provenir de l’ignorance dans laquelle ils seraient de l'état de la question. Ainsi ils pensent qu’il vaut mieux comparer des clichés radiographiques que défaire des mesures électriques (')• Us supposent que l'absorption des rayons secondaires par l'air n’est jamais importante et invoquent pour m'attaquer sur ce point, des expériences négatives de M. Hurmuzescu dont j’ai cependant expliqué l’insuccès sans rien modifier à mes conclusions antérieures (a). Mais je tiens surtout à dire qu’ils présentent constamment mes résultats de manière à en altérer la signification ou à en affaiblir la valeur. J'ai déjà relevé des erreurs de ce genre dans leur note du 3 avril 1898;3). Il faut au moins dire ici que les expériences des auteurs publiées le 3 avril 1898 11e pouvaient m'avoir fait changer d’opinion dans mes notes antérieures. Je tiens à rappeler, par exemple fee que tout lecteur de mes notes doit savoir certainement) que l’idée d'une même famille de rayons comprenant les rayons X, les rayons secondaires divers et peut-être meme les rayons lumineux est indiquée en conclusion de mes premières notes (M. Je fais remarquer que les auteurs empruntent (p. 489 de leur discussion) à mon article du Journal de Physique para seulement en février 1899 une citation qu'ils pouvaient emprunter tout aussi bien à ma note des Comptes rendus du 2imarsi898; l’erreur est d'autant plus singulière que ce n'est pas la première fois que je rappelle cette note du
- trique, ils semblent ignoler que j’ai longtemps employé la méthode radiographique avant de m'adresser pour plus de précision à la méthode électrique.
- . (*} Cf. G. Sagxac. Séance de U Société française de phy-
- LÉclairage Électrique du 13 mai 1899.
- {*) Cf. G. Sagnac. LÉclairage Electrique du 14 janvier 1899, p. 41 et suiv.
- (*) Cf. en particulier G. Sagnac. Séance de la Société française de physique du 17 décembre 1897. Comptes rendus du 6 décembre 1897-
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- 21 mars 1898 toujours ignorée des auteurs. La différence entre un corps léger comme l’aluminium et un corps relativement lourd comme le zinc, le plomb y est nettement indiquée (').
- Je répète enfin que la discussion à laquelle se
- livrent les auteurs et leurs conclusions ne sont pas autorisées par leurs expériences du 3 avril 1898, encore bien moins que par les miennes,puisqu'ils n'ont même pas mis en évidence les caractères fondamentaux de la transformation. G. Sagnac.
- CHRONIQUE
- Le premier fiacre électrique de Berlin. — D’après YElel-troteknische Zeitschrift du 7 septembre (t. XX, p. 638), le premier iiacre électrique de Berlin a été depuis peu de temps livré à la circulation. La traction électrique est la seule autorisée par les règlements de police pour les voitures automobiles publiques. Ces règlements limitent dans une mesure très étroite les poids et les dimensions des différentes parties de la voiture. Aussi les constructeurs ont-ils résolu de transformer purement et simplement les fiacres à traction animale en fiacres' électriques.
- Le fiacre actuellement adopté, construit par la maison Hinschel et O à Charlottcnburg, sur les plans de M. Hellmann, sc distingue par les particularités suivantes : les moteurs peuvent s’adapter en n’importe quel endroit de la voiture et on peut les mettre soit dans la caisse soit dans tout endroit où ils n’attirent pas le regard. Dans le modèle représenté par la figure chaque moteur J\1 placé sous le siège actionne une roue de derrière par l'intermédiaire d’un arbre flexible W, d’une chaîne et d’un pignon. On évite ainsi le différentiel et on peut aussi marcher avec un seul moteur en cas d’accident. Les connexions des moteurs et du contrôleur sont disposées pour arriver à ce dernier résultat, naturellement avec réduction de vitesse.
- Les moteurs, entièrement enfermés, tournent à 1 100 tours sous une tension de 85 volts et fournissent à cette vitesse 2 chevaux chacun. Le poids de chacun d'eux est de 50 kg. L’arbre flexible W, suivant toutes les oscillations de la caisse, permet de relier les moteurs à la caisse de la voiture. Pour utiliser
- Je rappelle d’ailleurs que le pouvoir de transformation est loin d’augmenter toujours avec la densité. Les auteurs 11e peuvent se douter de cela, car leurs comparaisons de clichés radiographiques, même indépendamment de toute question de précision, ne peuvent pas plus servir que les expériences électriques d'Hurmuzescu à comparer les différents corps et cela pour des raisons analogues.
- les anciens ressorts, on a introduit dans les ressorts elliptiques des ressorts en spirale, faits avec de l'acier de 15 mm.
- La batterie B est contenue dans une caisse spéciale sous la voiture et peut être décrochée en 2 ou 3 minutes, pour l’échange des batteries vides et des batteries chargées. Les 44 éléments Hagcn ont une capacité de 60 à 70 ampères-heure et
- suffisent à un trajet de 30 à 40 km. Comme l’échange des batteries se fait rapidement, cette distance suffit pour Berlin.
- Les résistances nécessaires sont disposées sous le siège ; le conducteur a sous son pied un contact actionnant un avertisseur électrique. Le freinage se fait électriquement et mécaniquement : le frein mécanique est actionné par le pied et le freinage s'effectue simultanément sur le moteur et sur l’essieu
- Le poids de la voiture est de 1 250 kg : elle peut contenir 5 personnes, outre le conducteur. Les roues ont des bandages de 70 mm. La vitesse maxima, fixée par les règlements de police est de 18 km à l’heure. E- B.
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- Sur l’emploi des courants polyphasés pour l'alimentation des fours électriques. — M. Ricardo Mem.mo, l'inventeur d’un four à carbure de calcium décrit dans ce journal (t. XVIII, p. 16, 7 janvier j8qç)), publiait dans le numéro du 15 juillet de L’Elet-tricita (p. 438), un article dans lequel il préconise l'emploi des courants polyphasés pour l’alimentation des fours électriques où l’on n'a besoin que dune action thermique. Voici l’analyse de cet article d'après le Mois scientifique et industriel d’août (p. 144) :
- Après avoir fait une courte allusion aux recherches de Moissan et de Borchers, et avoir appelé l’attention sur la distinction à faire entre l'action chimique et l’action calorifique de l'électricité dans les fours, et sur la préférence à donner aux courants alternatifs, lorsque c'est une action thermique que l’on veut obtenir, l’auteur signale les précieuses qualités' des courants polj'phasés, en dehors des avantages qu’offre en général le transport de l’énergie électrique au moyen de ces courants.
- Un arc unique se prête mal au travail des fours, même si on le fait tourner par des moyens mécaniques ou électromagnétiques (méthodes de Kiliani et de Parker), car il laisse beaucoup de matériaux incomplètement réduits autour d’un noyau central bien composé.
- Les arcs multiples, continus ou monophasés, en parallèle, obligent à donner, par mesure de précaution, des sections énormes aux charbons, aux manchons et aux conducteurs, et offrent le danger de larges contacts entre les parois métalliques et les électrodes. En outre, bien souvent, le courant continue à passer dans les masses déjà formées et les réchauffe en pure perte.
- Les courants polyphasés permettent de disposer les arcs en étoile (entre les électrodes et un point neutre), ou bien en polygone ou en anneau (entre les électrodes adjacentes). Ayant déterminé la section maximu qu’on peut assigner aux charbons pour tenir compte des difficultés du réglage, et le courant qu’on peut admettre dans cette section, à égalité de voltage, l’intensité calorifique du four est proportionnelle au nombre des phases. Si la tension entre les bornes est peu élevée, il sera plus facile de disposer les arcs en anneau ; mais si celle-ci est suffisante, on pourra aussi les disposer en étoile, le fond du four servant de point neutre. Il conviendra de favoriser les courants de compensation en établissant des connexions entre ce fond et le point neutre des alternateurs.
- En donnant une certaine inclinaison aux charbons et en adoptant des dispositions qui permettent de les déplacer selon leur axe, ainsi que de déplacer verticalement le fond du four, on peut, non seulement porter les arcs, disposés en anneau, soit plus près du centre, soit plus près de la périphérie,mais on peut encore passer de cette disposition à la dis-
- On peut donc faire agir les arcs sur toute la masse à transformer et éviter le passage de courants dans la masse déjà transformée. On peut aussi donner à la masse à traiter l’épaisseur que l'on veut.
- Apres ces indications, l'auteur passe à ia fabrication et à la consommation des -électrodes. Comme la conductibilité des charbons croît avec leur densité, et que la difficulté d’avoir des charbons bien comprimés croît avec le diamètre, l’emploi des courants polyphasés, qui permet d’avoir des fours puissants avec des charbons relativement minces, évite des pertes sensibles par effet Joule, évite la nécessité de produire de très larges contacts aux attaches, et, permettant d’employer de meilleurs charbons, en diminue la consommation.
- Avec la disposition en étoile, et si les charbons, à un instant quelconque, ont des longueurs différant entre elles par des multiples de la longueur de charbon qui s’use pendant la durée d'une rechange, on pourra changer tous les charbons, un à un, sans que le four cesse pour cela de fonctionner. Avec la disposition à anneau, la rechange est encore possible, mais moins facile.
- Les courants polyphasés se prêtent aussi à la variation de la distribution de chaleur dans l’espace et dans le temps. On peut donc s’en servir dans les fours à réverbère, où la masse doit se déplacer sous les arcs en passant d’une température inférieure à une température supérieure. En outre, l'emploi des alternateurs et des transformateurs, un par phase, permettent un grand nombre de combinaisons avec bien peu de pertes.
- Les courants polyphasés permettent encore de travailler par incandescence, en ajoutant aux électrodes des tiges de charbon minces et de haute résistivité, que l'on peut disposer en polygone ou en étoile, autour du creuset qui contient la matière à fondre. On évite ainsi toute projection de ma-
- I L'auteur termine en exprimant l’avis que les fours ! électriques auront une application toujours crois-i santé, qui s'étendra à des industries exploitées dif-| féremment jusqu’ici, et que les courants polyphasés
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- ÉLECTRIQUE
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- seuls permettront de réaliser les fours les plus puissants et à action continue, car tels seront, selon lui, les fours de l’avenir.
- Propriétés magnétiques de diverses substances. - A. Abt {Wied. Ann., t. LXVIII.p. G58-G74) a comparé les propriétés magnétiques de l'hématite à celles de la magnétite, en déterminant pour les M
- deux le rapport -j- du moment permanent à l’intensité I du courant magnétisant. Contrairement à ce que l'on observe avec la magnétite, le nickel, le fer, l’acier, ce rapport croît constamment, dans le cas de l'hématite avec l'intensité 1 ; un seul échantillon s'est comporté comme les autres substances M
- citées, en ce sens que le rapport —p tendait vers un maximum.
- La courbe d’aimantation présente un point d'inflexion au voisinage de l’origine; la courbe de désaimantation un point d’inflexion fort au-dessous de l’axe des abscisses. Comme dans l'acier et la magnétite, le magnétisme spécifique croît dans l’hématite avec la longueur du barreau.
- La comparaison entre les compositions de la magnétite, de la pyrrhotine et de l’hématite, et leurs susceptibilités magnétiques montrent que celles-ci ne dépendent pas seulement de la teneur en fer ; en effet, on a :
- Pyrrhotine . .......1 1
- Hématite................1,43a 2,356
- Magnétite. .........1,450 3,237
- la proportionnalité entre les deux propriétés ne s'observe que sur quelques échantillons de provenance particulière.
- St. Meyer {Wied. Ann., t. LXIX, 236-263) a détermine les susceptibilités magnétiques d’un très grand nombre de combinaisons inorganiques renfermant tous les éléments. La méthode qu’il a employée a été décrite précédemment {Ecl. Êlect., XIX, p. 200). La comparaison des résultats conduit aux conclu-
- i° La combinaison de deux éléments diamagné-tiques est toujours diamagnétique ;
- 2“ La combinaison de deux éléments paramagnétiques est presque toujours paramagnétique, sauf un certain nombre de combinaisons entre éléments faiblement magnétiques ;
- 30 Outre le groupe de métaux fortement magnétiques Cr, Mn, Fe, Co, Ni, il en existe un autre comprenant La., Ce, Pr, Nd, Yb, Sa, Gd, El L’er-
- bium, le plus magnétique, est environ quatre fois aussi magnétique dans Er203 quele fer dans Fe203 ;
- 4° Le polonium et le radium sont paramagnétiques.
- En outre, on.trouve des relations quantitatives :
- i° Le magnétisme moléculaire k des combinaisons paramagnétiques est plus petit que la somme des magnétismes atomiques des composants : dans les combinaisons diamagnétiques au contraire, ccs deux nombres sont très sensiblement égaux.
- 20 La susceptibilité des chlorures d'un métal augmente avec leur poids moléculaire : celle des chlorures alcalins, croit avec le poids atomique dumétal.
- 3° Ces relations numériques permettent de calculer les susceptibilités atomiques des éléments qui ne sont pas accessibles aux mesures directes ; les nombres ainsi déduits des diverses combinaisons sont assez concordants.
- 4° L’oxydation semble provoquer une diminution du magnétisme de l’élément, à tel point que les oxydes des éléments paramagnétiques sont assez souvent diamagnéliques.
- S'1 D’une manière générale, l’eau de cristallisation augmente le diamagnétisme, mais d’autant moins que le nombre de molécules d’eau est plus grand: du reste l'augmentation n'atteint jamais la valeur du diamagnétisme de l’eau supposée libre.
- 6° La susceptibilité des combinaisons des éléments fortement magnétiques (groupes cités plus haut) ne dépend pas de l’intensité du champ entre 6000 et iooùo unités C. G. S. ;
- 7° Le magnétisme des éléments paraît en rapport avec leur volume atomique. Si on trace la courbe des volumes atomiques, on remarque que les éléments fortement magnétiques se trouvent dans les régions des minima de cette courbe et les éléments diamagnétiques dans la région des maxima.
- M. L.
- Courants telluriques à travers l'Atlantique. — The FJectricai Review, de Londres, publiait dans son numéro du 9 juin (t. XLIV, p. 925). un article de M. E. Raymond Barrer sur ce sujet. Le Mois scientifique et Industriel en donne dans le numéro d’août (p. 308), le résumé suivant :
- Il importe aux électriciens câblistes de bien connaître la marche suivie par les courants terrestres sur leurs lignes, à toutes heures du jour et de la nuit, et à toutes époques de l’année afin de profiter pour faire leurs essais habituels des moments où les perturbations magnétiques sont le moins à
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- craindre. Des observations d’un grand intérêt ont été recueillies dans cet ordre d'idées par l’auteur, en juillet 1898, sur la côte de Massachusetts, au point d’atterrissement d’une portion considérable de câble sous-marin dont le bout éloigne se trouvait fortuitement * à la terre » en plein Atlantique, et à t 600 milles nautiques de la côte des États-Unis. Ajoutons que la direction de ce câble est sensiblement ouest-est.
- Durant une période de seize jours, l’auteur, aidé de quatre électriciens habiles, soumit les courants terrestres régnant sur le câble à des observations continues, de jour et de nuit, qui furent enregistrées puis reproduites graphiquement.
- Les sept premiers jours (7-13 juillet) ne furent signalés que par des variations plus ou moins bizarres. Mais pendant les cinq jours qui suivirent (14-18 juillet) les variations présentèrent une régularité frappante. C’est ainsi que les courbes correspondantes, ayant pour principale caractéristique quatre changements de signe par 24 heures, sont presque parallèles ; elles peuvent donc être considérées comme representantjes conditions normales des courants terrestres à travers la région nord de l’Atlantique.
- L’intérêt culminant des observations de M. E.-Ray-mond Barker réside dans le fait qu'une gr aduelle et considérable élévation de la différence de potentiel
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- se manifesta dans la nuit du 19 au 20 juillet et qu’à un moment donné (minuit, heure locale, 5 h. matin. heure de Greenwich) celte différence de potentiel atteignit 33 volts. Puis, le voltage diminua aussi graduellement et aussi régulièrement qu’il avait monlé. De sorte que la portion de courbes comprise entre 10 heures et demie soir et 1 heure et demie matin environ (heures locales) affecte la forme d’un pic tout à fait remarquable. D’ailleurs, rien d’anormal ne fut constaté à la station durant ce laps de temps, ni dans les observations climatologiques ou météorologiques, ni dans celles des marées.
- I.e phénomène analogue se produisit encore la
- (voltage maximum 16 volts).
- A la suite de ces observations l’auteur se livra à une enquête auprès de quatre instituts météorologiques différents, et il en résulta qu’au moment précis où la différence de potentiel de 33 volts se déclara sur la côte des États-Unis, des troubles notables dans le magnétisme terrestre furent enregistrés simultanément à Paris, à Greenwich et dans deux autres observatoires de la Grande-Bretagne.
- En multipliant les investigations de ce genre, selon le vœu depuis longtemps formulé par Lord Kelvin et renouvelé par l’auteur, on parviendrai peut-être à découvrir la vraie cause de ces intéressants phénomènes telluriques.
- RÈGLEMENTS
- Réglementation américaine pour les essais des générateurs, moteurs, transformateurs, etc.
- L’American Institute of Electrical Enginccrs a. à la récente réunion générale de Boston, adopté à l’unanimité le projet de réglementation des conditions électriques à imposer aux génératrices, moteurs et transformateurs, proposé par la commission désignée à cet effet. L'idée d’établir en Amérique des règles pour les essais des machines remonte déjà à plusieurs années et est due à M. II.-A. Poster. En janvier 1898, dans des réunions des membres de l’A. I. E. E. tenues à la fois à New-hork et à Chicago, l’étude d’une réglementation était décidée en principe et à la suite d’une communication faite par M. S. Dana Green, à la New-York Electrical Society, TA. L E. E. nommait une commission composée de MM. Crocker, Thomson, C. T. Hutchinson, A.-E. Kennelly, J.-W. Lieb, C.-P. Steinmel?. et L.-B. StilKvell, pour l’établissement de cette réglementation au point de vue du rende-
- ment, de réchauffement, de la régulation des étincelles et de l’isolement.
- Nous allons reproduire à peu près in extenso les règles élaborées par l’A. 1. E. E., règles qui pourront intéresser au plus haut point les ingénieurs électriciens français.
- Elles comprennent : la détermination du rendement des appareils électriques qui sont divisés en machines avec collecteurs, machines synchrones, machines synchrones avec collecteurs, machines à courant redressé, appareils d’induction fixes, appareils d'induction à organe mobile et lignes de transmissions ; la détermination de l’élévation de température, de l’isolement, de l'auto-régulation, du déplacement angulaire périodique et du coefficient de régularisation; la classification des tensions et des fréquences et des lignes; et aussi un appendice contenant quelques définitions et tables.
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- CLASSIFICATION DES APPARF.ILS
- I. Machines à collecteurs. — On entend ainsi les machines ayant un champ magnétique constant et un induit à enroulement fermé connecté à un collecteur ayant un certain nombre de lames. Dans cette classe rentrent : les dynamos et moteurs à courant continu, les survolteurs, les moteurs-générateurs, les dynamoteurs, les convertisseurs à courant continu et les machines pour arcs à induit fermé ( voir 111).
- Lorsque le survolteurest conduit par un moteur électrique, on le désigne sous le nom demoieur-survolteur. Le moteur-transformateur comprend un champ magnétique et deux induits ou on seul induit avec deux enroulements distincts.
- II. Macmncs synchrones. — Elles comportent un champ
- des courants alternatifs de fréquence déterminée par la vitesse de la machine, c’est-à-dire ayant une fréquence égale au produit du nombre de paires de pôles et du nombre de tours par seconde.
- III. Machines synchrones avec collecteurs. — Dans cette catégorie se classent des convertisseurs synchrones, r’cst-à-dire les transformateurs de courants alternatifs en courant continu, et vice-versa, les génératrices simultanées de courant continu et courants alternatifs ou génératrices polymorphiques.
- Le convertisseur est un appareil rotatif transformant l’énergie électrique d’une certaine forme en une autre forme sans passer par l’intermédiaire de l'énergie mécanique. Un convertisseur peut être soit : un convertisseur à courant continu transformant un courant continu en un autre courant continu, soit un convertisseur synchrone, plus communément appelé commutatrke en français et « rotary conver-ter » en anglais, et transformant les courants alternatifs en
- Les convertisseurs de phase transformant un système de courants alternatifs d’une certaine fréquence en un autre de même fréquence, mais de phase différente. Les convertisseurs de fréquence transforment un système de courants alternatifs d'une certaine fréquence en un autre système de fréquence différente avec ou sans changement de phase.
- IV. Machines à courant redressé. Ces machines sont celles qui produisent un courant de même sens, mais variant périodiquement.
- V. Appareils fixes d'induction. — Ce sont les appareils fixes transformant l’énergie électrique d'une forme en une autre forme sans passer par l’intermédiaire de l’énergie mécanique. Ils comprennent :
- à. Transformateurs, ou appareils d’induction fixes dans lesquels les enroulements primaire et secondaire sont isolés électriquement l'un de l’autre ;
- b. Auto-transformateurs, communément appelés compensateurs, c’est-à-dire appareils d’induction fixes dans lesquels une partie de l’enroulement primaire est employée comme enroulement secondaire ou vice-versa;
- c. Régulateurs de tension ou appareil d'induction fixes
- cuit et disposés de telle façon que le rapport de transformation entre eux puisse être variable à volonté.
- Les régulateurs de tension se divisent en :
- 1. Régulateur de tension compensateur, dans lequel le nombre de spires de l'une des bobines est variable ;
- 2. Régulateur de tension à induction mutuelle variable dans lequel la position relative des enroulements primaire et secondaire peut varier ;
- 3. Régulateur magnétique de tension dans lequel la direc-
- d. Bobine de self-induction ou de réactance, c’est-à-dire appareil d’induction fixe employé comme impédance ou pour produire un décalage de phase.
- rapport à l’autre. Ils comprennent :
- a. Moteur d'induction ;
- b. Générateur d’induction ;
- c. Transformateur de fréquence ;
- d. Transformateur de phase.
- RF.NDEMENT
- Le rendement d’un appareil est le rapport de la puissance utilisée à la puissance totale que cet appareil reçoit!1). La puissance électrique est mesurée aux bornes mêmes de 1 appa-reil.
- Dans la détermination du rendement d’un appareil à courants alternatifs, la puissance électrique sera mesurée lorsque le courant sera en coïncidence de phase avec la différence de potentiel, à moins d’autres spécifications et excepté lorsque l’appareil comporte une différence dé phasé inhérente, comme par exemple s’il s'agit d’unmoteur d'induction.
- Lc-s puissances mécaniques des machines seront mesurées à la poulie, aux engrenages ou aux appareils d’accouplement, de façon à’en exclure les pertes dues à la poulie, aux engrenages et aux appareils d’accouplement, mais à comprendre celles dues aux frottements et à la ventilation.
- Les pertes par frottement et par ventilation peuvent être considérées comme indépendantes de la charge. Les pertes de travail dans les courroies et l’accroissement des pertes par frottement qui en résultent dans les coussinets seront
- Toutefois lorsque, une machine est montée sur 1 arbre même du moteur qui l’entraîne, les pertes par frottement et par ventilation, qui par définition même du rendement devraient être comprises dans la puissance fournie à l’appareil, seront exclues par suite de l’impossibilité de les mesurer avec une exactitude suffisante.
- Lorsque la machine a un appareil électrique auxiliaire, telle qu’une excitatrice, les pertes de puissance dans l’appareil auxiliaire ne sont pas imputées à la machine, mais à l’ensemble complet de la machine et de l’excitatrice. Le rendement de l’ensemble dans ce cas sera distingué du rendement de la machine proprement dite.
- Le rendement peut être déterminé en mesurant toutes les pertes individuellement et en ajoutant ou en soustrayant ensuite leur somme à la puissance fournie ou reçue par
- température correspondant au fonctionnement normal nu ramenées ensuite à cette température (voir les règles sur la surélévation Je température).
- L’application des règles précédentes aux différents genres de machines peut être faite comme suit :
- I. Machines à collecteurs. — Dans ces machines les pertes se décomposent ainsi :
- a. Pertes par frottement dans les coussinets et par ven-
- b. Pertes par hystérésis et par courants de Foucault dans le fer et dans le cuivre.
- Ces pertes seront déterminées avec la machine à circuit ouvert et avec une tension égale au voltage normal, augmentée ou diminuée, de la perte ohmique fl (r étant la résistance interne de l’armature et I le courant à pleine charge), suivant qu’il s’agit d’une génératrice ou d’unmoteur. 11 importe que la vitesse et la tension soient bien celles
- sception est à noter en ce qui concerne les bat-umulateurs ou les appareils à accumulation général pour lesquels ie rendement, à moins spéciale, doit être compris comme étant le rap-cllc débitée par la batterie et celle qui lui a été • la charge.
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- XXI.
- Samedi 28 Oc
- 6* Ai
- L’Éclairage Électrique
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l'École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. —• J. ELONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin,
- MOUVEMENTS PENDULAIRES DES ALTERNATEURS
- ASSOCIÉS EN PARALLÈLE
- Je ne puis laisser passer sans rectification l’article que M. J. Guillaume a publié sur ce sujet dans le numéro du 26 août dernier de ce journal, parce que, d’une part, les résultats auxquels il arrive sont complètement erronés, et, d’autre part, cet article tend à attribuer à M. Kapp la priorité de l'étude de ces phénomènes oscillatoires.
- Je ne sais si ce sont les formules de M. Kapp qui sont fausses, ou M. J. Guillaume qui en a fait une mauvaise application ; celui-ci pourra nous le dire; mais je montrerai, au moyen de l’exemple qu’il a choisi lui-même, que ses résultats sont tout à fait en désaccord avec la réalité. Je montrerai, par contre, que les formules que j’ai données en 1892 donnent des valeurs conformes à cette réalité.
- Je rappellerai donc qu’en août 1892, c’est-à-dire antérieurement à l’étude de M. Blondel et bien antérieurement à celle de M. Kapp, j’ai publié dans hiLumtèt'e Électrique, t.XLVr P- soi, un travail dans lequel, le premier je
- crois, j’ai expliqué le mécanisme de cds mouvements pendulaires, et donné des formules complètes et précises, relativement simples, pour calculer la période d’oscillation des alternateurs couplés en parallèle, en tenant compte des diverses circonstances, résistance et self-induction des alternateurs, résistance et sefl-induction des circuits extérieurs. Certes, il y a dans ce travail, déjà vieux de sept années, des appréciations de détail que je ne signerais plus aujourd’hui, mais dans scs grandes lignes, il reste parfaitement exact et les formules qu’il contient sont tout aussi rigoureuses aujourd’hui qu'au moment de sa confection.
- Nous savons que nul n’est prophète en son pays, mais je suis d’autant plus surpris de l’article de M. Guillaume qu’il a dû assister cette année, comme élève, aux conférences que j’ai faites, comme tous les ans, à l’Ecole supérieure d’Electricité, dans lesquelles j’ai parlé de cette question et donné une formule
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- très simple, conséquence de celles de 92 et que je reproduirai plus loin, permettant de calculer rapidement, avec une approximation suffisante, la période d’oscillation.
- Je cite textuellement mon article de 1892 :
- Oscillations 'ù.
- « O11 a remarqué que certains alternateurs associés en parallèle se partagent le débit d’une façon inégale mais variant périodiquement, la charge passant.de l’un à l’autre et réciproquement par intervalles réguliers.
- » Ces variations de débit 11e proviennent évidemment que d’une variation dans la position des phases l’une par rapport à l’autre. Autrement dit, les machines oscillent l’une par rapport à l’autre et un observateur placé sur l’une d’elles et tournant avec verrait l’autre animée d’un mouvement pendulaire.
- » En vérité, elles oscillent toutes les deux et contrairement, par rapport à une troisième machine idéale qui aurait une vitesse régulière.
- » Naturellement, l’amplitude des oscillations est très faible, pour des machines à 20 pôles par exemple, si la différence maxima entre les phases est de 30° — et nous avons vu que si elle était plus grande, la lumière s’en ressentirait — l’amplitude d’oscillation des induits n’est que de 3".
- » Il est facile de s’assurer si les oscillations correspondent aux coups de piston des machines à vapeur. Si les deux moteurs ont leur couple maximum au meme moment, ces oscillations sont nulles; si les couples maxima sont à 1800, ces oscillations sont maxima.
- » Dans le cas contraire, c’est-à-dire si les oscillations ne viennent pas des machines à vapeur, ce sont les oscillations naturelles des induits et elles sont alors, sauf pour les machines dont les inducteurs tournent, comme la Mordey, un indice de faiblesse des couples stmehronisanrs, ou tout au moins du facteur I)j.
- ,'p) La Lui nié u Electrique, t. XLV. p. 265.
- » Quand les couples sont forts, en effet, et les induits légers, ces oscillations doivent être très rapides, suffisamment rapides pour qu’on ne les voie pas (*).
- » Les puissances des deux machines pour un décalage y étant :
- P,” = (A! + C, cos Ç - D, sin Ç! {•)
- iy« = — (A| + o, cos ç - D, sin ç)
- il s’en suit que les puissances qui tendent à ramener la coïncidence sont ;
- AP,,. = Ai [C, (, _ COS ?) + D, sin Çl AP,,„ = IL | C, (cos o — i)(-D, sin 0]
- Et les couples
- K, = r (’ “ cos ?) + osin?
- K*=—r<r-cos?) + 3sm?.
- » Les couples sont naturellement de sens contraire.
- » Soient T, et Tâ les angles que font les machines avec la position d’équilibre, au moment où le décalage est y; et soit M le moment d’inertie de chaque machine.
- » L’application des théorèmes mécaniques donne :
- et en faisant la somme :
- M sin --
- et comme, s’il ya« périodes par tour,
- U’i + 'T’a = -J
- (>; Je rappelle qu'à cette époque il y avait peu d’altèrna-teurs volants.
- (y Je définirai de nouveau plus loin les grandeurs At, Cj
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- revue d’électricité
- 123
- » Les amplitudes étant très petites, puisque les oscillations n’influent pas sur la lumière, on peut remplacer sin 9 par <p et il suffit d’intégrer
- ce qui donne
- 9 = A
- v/iU
- » Dans un mouvement pendulaire ordinaire, l’amplitude dépend du premier écart de la position d’équilibre, lequel écart exige un certain travail d’autant plus grand que la masse est plus grande. Ici l’amplitude est indépendante des masses; elle ne dépend que de la valeur du couple synchronisant, puisque pour produire le premier écart le travail à faire n'est pas dù à la pesanteur, mais à l’opposition du couple synchronisant. Ceci, pour redire que le moment d’inertie ne limitant pas. l’amplitude n’assure pas le synchronisme.
- » Le temps périodique d’oscillation est alors :
- r = (>)
- » C’est le temps d’oscillation des machines Tune par rapport à l’autre. »
- Ayant reproduit à la lettre le texte et les formules, j’appliquerai celles-ci au cas envisagé parM. Guillaume dans son article, celui des alternateurs du secteur de la rive gauche.
- M. Miet, directeur de l’usine d’Issy, a bien voulu me donner les renseignements suivants concernant ces alternateurs :
- Calcul du moment d’inertie :
- Pôles. . . . 12 ooo kg 1,25 m wir3=i88o
- Couronnes . 3400 » 0,85 » » = 250
- Tourteau. . 3800 » 0.45» » — 75
- Plateaux, manivelles et diverses
- pièces. . ................ environ 195
- admettre pour M en unités pratiques : 2400
- Il nous faut encore n et o. n est le nombre de paires de pôles, soit 20.
- Quant à 0 c’est le couple correspondant à une puissance —- D; dans laquelle E est la force électromotrice maxima (3-000 jj) et D, une grandeur donnée par la formule suivante figurant dans l’article déjà cité :
- D,
- [r
- •0(1- -iU , <->l
- b2 + 2..T(/ + 2L)3 i_'2^ + 2rt>n*
- (2)
- Dans cette formule :
- r est la résistance intérieure d’un âlterna-
- R est la résistance'extérieure (du circuit d'utilisation) ;
- l est la self-induction d’un alternateur;
- L est la self-induction du circuit d’utilisa-
- Pour le calcul de Di; nous supposerons les deux alternateurs à vide, c’est-à-dire R~^ et L —o. de manière à simplifier la question. Rien ne nous empêcherait de prendre d’autres valeurs de R et de L. Dans ces conditions, D, sc réduit à :
- Pour simplifier cncore1 nous négligerons r devant w/ (nous verrons tout à l’heure que <,>/ = 35 ohms, r étant égal à environ o" ,5 est donc négligeable), la formule de D, devient ;
- Les renseignements suivants nous permettent de calculer w l \
- L'excitation donnant 3000 volts à vide est de 59 ampères.
- L’excitation donnant 3 000 volts et 130 ampères, avec cos f —0,94, est de 124 ampères.
- Cela donne, par un calcul que tout le monde pourra faire, uT— environ 35 ohms. D’ou î
- — 129000 watis.
- En tenant compte de la boulonnerie et de diverses choses négligées ci-dessus on peut
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXI.
- N° 43.
- Le couple o correspondant à 129000 watts est alors facile à calculer, étant donnée la vitesse de 120 tours par minute, c’est :
- d’où :
- soit une seconde et demie environ.
- Nous voici loin du chiffre trouvé par AI. Guillaume : o",223.
- Ce dernier est 7 fois trop faible ; il suppose donc un nombre, sous le radical, 49 fois trop faible.
- Quel est le temps périodique vrai ? Est-ce i'',5 ou 2/9 de seconde?
- M. Miet nous le dira. Je lui laisse la parole :
- « Enfin, quant au temps périodique d’oscillation, les occasions de le mesurer sont rares, mais j’ai pu en saisir une tout dernièrement : des oscillations se sont produites immédiatement après l’accouplement un peu hâtif d’une machine qu’on mettait en service en l’adjoignant à trois autres déjà sur le réseau. Ces oscillations observées à l’éclat des lampes à incandescence ont donné 10périodes lumineuses ou oscillations simples de l'alternateur en 8 secondes, 4. L’amortissement a été rapide, je n’ai pu faire qu’une observation de 10 pulsations, mais pendant cette observation la période m’a paru diminuer à mesure que l’amortissement se produisait. La fréquence ainsi observée se rapporte donc aux dernières oscillations sensibles. »
- Les dernières sont les bonnes puisque ce sont celles pour lesquelles 7 et sin? se confondent comme dans le calcul. J’ajouterai que sans les mesurer on a constaté maintes fois des oscillations ayant un temps périodique approchant. T,a demi-période est donc de o^Sq, soit pour la période i"68. Le chiffre ci-dessus t'7,5, obtenu par ma formule de 1892 est donc plutôt faible.
- Il n’y a donc pas de doute : c’est ou la mé-
- thode de M. Kapp ou l’appplication qu’en a faite M. Guillaume qui est en défaut.
- J’ajouterai que la conclusion de M. Guillaume : « On se trouve donc dans d’excel-lentesconditions puisque le temps périodique de la machine à vapeur est de o",i25 », se trouve renforcée, mais que, avec les chiffres qu’il avait trouvés, cette conclusion était plus que douteuse pour la raison suivante : avec une machine compound la perturbation périodique due aux variations du couple moteur comprend au moins deux termes de la série de Fouricr, l’un qui a ici comme temps périodique o",25, et l’autre 0,125 ; il n’y a que pour une valeur particulière de la puissance que le premier terme est nul, parce qu’il n’y a qu’unevuleur de la puissance pour laquelle les travaux des deux cylindres sont égaux; il y a donc, la plupart du temps, une perturbation de période o/;,25 qui, avec un temps périodique d’oscillation de l’alternateur de o",223, serait plutôt mauvaise. La période vraie de l’alternateur étant i",5, elle est six fois plus grande que la période de la première perturbation, douze fois plus grande que celle de la seconde ; donc, excellentes conditions.
- Cette rectification faite, je passe à des considérations d’intérêt plus général, auxquelles elle peut en quelque sorte servir d’introduc-
- Pour qu’un travail théorique quelconque soit utile aux praticiens, j’entends par là ceux qui ont à lutter journellement avec la matière et cela au milieu de préoccupations commerciales ou autres souvent très terre à terre et très absorbantes, il faut que les résultats de ce travail, que les formules qu’auront à employer ces praticiens soient complètement dépouillées de quantités abstraites longues et difficiles à évaluer.
- Pénétré de cette idée, j’ai donné aux formules de 1892 une autre forme beaucoup plus simple qui est celle sur laquelle je les présente tous les ans aux élèves de l’École supérieure d’électricité.
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- Envisageons le cas de deux machines semblables en parallèle et à vide.
- Le terme D, devient, ainsi que nous avons
- Le couple o correspondant à la puissance D,, devient alors, si N est la vitesse en tours par minute :
- Or ~f- est simplement la valeur du courant de court-circuit avec l’excitation donnant la tension normale h vide, nous l’appellerons donc :
- Mais, comme il faut que Z soit exprimé en mètres-kilogrammes, il faut diviser son expression par 9,81, soit 10 en chiffres ronds, ce qui donne :
- T =
- M-rc.N. 2H.i,5. Eej.lcc.
- Pour simplifier encore, remplaçons «, nombre de paires de pôles, par sa valeur en fonction de la fréquence : 11 = ; il vient :
- T =
- 60 \ f.Kcf.lcc.
- (31
- Formule qui ne contient que des quantités qui peuvent être relevées très rapidement et dans laquelle :
- ~ = 3- 1416.
- N est le nombre de tours par minute,
- M le moment d'inertie en kilogrammes-masse, et mètres,
- f la fréquence en périodes par seconde, K^-la tension normale efficace en volts,
- I<v l’intensité efficace en court-circuit avec l’excitation donnant la tension normale à vide, en ampères.
- C’est la formule pour un alternateur simple. Pour un alternateur diphasé, il faut mettre 2 Icc et pour un alternateur triphasé \/y Ecj-lcc, Eef étant la tension entre deux bornes, et lcc le courant passant par une borne.
- Si dans cette formule de T, nous faisons N = 120, M = 2 500, / — 40, = 3 000 et
- Icc = — 85, nous retrouvons pour T la
- valeur de 1,55 seconde que nous avons déjà trouvée avec l’ancienne formule.
- Une autre forme de cette formule est peut être encore plus commode :
- En appelant k le rapport entre l’intensité en court-circuit ci-dessus définie et ['intensité normale en charge pour une machine, rapport que l’on a fréquemment l’habitude de considérer dans les cahiers de charges; en appelant P„ la puissance apparente en charge normale de la machine en watts ; l’on a :
- T
- V f.k.P,
- (4)
- Les valeurs de Icc et de k seront toujours très faciles à déterminer expérimentalement. Quand les machines auront une faible réaction, c’est-à-dire un très grand Icc, on déterminera celui-ci par extrapolation en relevant la courbe de l’intensité en court-circuit avec différentes excitations.
- Tous les éléments entrant dans les formules ci-dessus de T sont d’ailleurs connus du constructeur, avec une approximation suffisante avant la construction. On pourra donc évaluer T avant même d'exécuter une station centrale et éviter ainsi que ce temps périodique soit voisin de celui des perturbations dues aux moteurs conduisant les alterna-
- En considérant le rapport du temps périodique de l’alternateur au temps périodique du moteur, M. Kapp recommande d’éviter les rapports -py, y, U 3? 5-•J’avais déjà signalé en 1892 le danger du rapport 1 en ces termes :
- « Mais les oscillations lentes peuvent avoir
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- T. XXI. — N° 43
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- un autre inconvénient. Supposons des machines à vapeur à un seul cylindre et ayant leurs manivellesà t8o". Supposons aussi que le temps périodique d'oscillation des dynamos soit le même que celui d’un tour des moteurs {’), les impulsions de ceux-ci s’ajouteront à chaque coup de piston et les amplitudes pourront croître jusqu’au décro-chage(-). >.
- Mais je crois que si l’on veut réaliser un ensemble fonctionnant bien, il faut avant la construction, faire plus que d’éviter les rapports énumérés ci-dessus ; je crois qu’il faut obtenir un rapport aussi éloigné que possible de i pour les raisons suivantes :
- . En premierlieu le temps périodique calculé avant construction des alternateurs différera toujours d’unccertaine quantité de celui qu’on obtiendra réellement.
- En second lieu je ne crois pas que ce temps périodique soit aussi constant que le pense M. Kapp. Il varie en effet avec la charge de chaque machine.
- Examinons cette variation :
- Dans les machines à faible réaction, cette variation est faible, mais ce ne sont pas les seules à envisager. Les machines que nous avons prises ci-dessus comme exemple ont une très grande réaction et marchent cependant très bien en parallèle sur leur réseau de lumière, ce qui tend à prouver, soit dit en passant, qu’avec des machines à vapeur ayant une bonne distribution régulière on peut coupler ensemble des alternateurs ayant peu ou beaucoup de réaction.
- Calculons le temps périodique de deux de ces machines en charge en nous reportant à ma formule de 1892. Pour cela donnons aux différents symboles de la formule de I), (2) les valeurs suivantes :
- w/— 35 ohms, c-)L =4ohms,?'=o,R= 10,5 ohms, qui correspondent à une charge de
- (l) J’avais écrit un tour, parce que dans mon esprit, j’envisageais le cas exagéré d’une machine à simple effet.
- cussion sur l'accouplement élastique qui a eu lieu à la Société des électriciens en décembre 1894.
- 133 ampères par machine, avec un cos ç de 0.94. Nous trouverons pour Dj : D’au-
- tre part E deviendra 6300^/2, au lieu de 3000 \J2. Finalement 3 ‘deviendra égal à 1 600 mkg au lieu de 1 030 et T aura pour valeur 1,25 seconde au lieu de 1,55 seconde.
- Dans ce cas* le temps périodique en charge est donc inférieur de 20 p. 100 à ce qu’il est à vide. Je reconnais que c’est une des plus grandes variations qu’il puisse subir, parce que ces machines ont une grande réaction. Je pense qu’on peut admettre comme variation maxima 20 a 25 p. 100.
- J’avais pensé d’abord que ce temps périodique pouvait être variable avec le nombre des machines mises en parallèle. Un examen plus approfondi, dans le détail duquel je n’entrerai pas ici pour ne pas allonger encore cet article, m’a montré, si je ne metrompe, qu’il n’en est rien. Il ne reste donc, comme cause modificatrice du temps périodique, que l’état de charge des machines. C’est peu de chose dans les machines à faible réaction, ainsi que je le disais plus haur. Cependant en tenant compte de Terreur que l’on peut encore commettre sur l’évaluation avant la lettre du temps périodique à vide, il me semble que le plus sage sera toujours dans ce cas de prévoir un rapport aussi grand que possible entre ~a etTw. En ne prévoyant que le rapport 4, par exemple, on pourrait très bien tomber sur le rapport 3 qui n’en diffère que de 25 p. 100, et qui est encore dangereux. En outre, avec des machines à grande réaction on pourrait très bien avoir le rapport 4 (sans danger) à vide et le rapport 3 (dangereux) en charge, ou le rapport 4 en charge et le rapport 5 à vide.
- Il sera donc toujours prudent de prendre un rapport aussi grand que possible et d’autant plus grand que la variation du couple moteur, la perturbation, sera plus grande, car il est évident qu’une forte perturbation avec le rapport 5 pourra être plus dangereuse qu’une faible avec le rapport 3. Il y a donc encore là une question d’appréciation de la partde ceux appelés à appliquer les formules, qui devront aussi,
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- d’ailleurs, tenir compte de la valeur plus ou moins grande de l’amortissement.
- Je résume donc :
- Le temps périodique d'oscillation d'un alternateur à vide couplé en parallèle avec d'autres est :
- T =
- JL-v/I
- ' 6n V f.
- (3)
- (Voir plus haut ce que signifient et en quelles unités doivent être exprimés les symboles.)
- il semble indépendant du nombre de machines associées.
- Il peut diminuer de 20 à 2S p. 100 avec la
- charge dans les machines à grande réaction. Il est sensiblement-constant dans les machines à faible réaction.
- Il y a lieu de faire ce temps périodique aussi grand que possible en regard de celui de la perturbation et d'autant plus grand que cette perturbation est plus forte en valeur absolue et que l'amortissement est plus faible, cela en agissant de préférence sur M.
- Je ne veux pas dire que Ton ne puisse, parfois, arriver à un bon résultat en agissant sur 1^; et, dans tous les cas, il reste à concilier ces désidérata avec les exigences du service que l’on veut assurer.
- Paul Boucherot.
- INTERRUPTEURS A LIQUIDES WEHNELT ET CALDWELL CONSTRUCTION. THÉORIE. APPLICATIONS(')
- IV. — Courant dans l’interrupteur; différence DE POTENTIEL AUX BORNES ; ÉNERGIE DÉPENSÉE.
- Forme du courant. — Le fait capital mis en lumière par les expériences nombreuses et variées qui ont été effectuées pour déterminer la loi du courant fourni par l’interrupteur, c'est qu'il n'y a pas d'oscillation, à part quelques cas particuliers; le courant a toujours le même sens, c’est ce qui résulte de l’inspection des courbestracées par l’oscillographe Abraham et reproduites en leur temps dans ce journal (* *). Blondel arrive à la même conclusion (2).
- Wehnelt a étudié la courbe du courant dans des conditions très variées, au moyen d’un tube de Braun et d’un miroir tournant. La méthode consiste, comme on le sait (8), à observer la déviation d’un faisceau de
- {') L'Éclairage Électrique, t. XIX, p. 45.
- (*) Ibid., p. 78.
- (3) Ibid., t. XII, p. 151.
- rayons cathodiques sous l’action du champ magnétique créé par le courant.
- Electrode active négative. — Quand l’électrode active est négative, les interruptions sont, comme il a été dit déjà, irrégulières et l’action inductive de l’interrupteur très faible : en effet, le courant décroît alors lentement et de plus la courbe est irrégulière.
- Électrode active positive. — Au contraire, en prenant l’électrode active comme anode, on obtient une courbe d’une régularité et d’une netteté remarquables (fig. 3). Quoique la tache lumineuse du tube de Braun ne donne pas d’images séparées dans le miroir tournant même très rapidement, on n’observe dans la partie descendante de la courbe qu’une image ou quelques-unes, ce qui indique combien l’interruption du courant est nette.
- Le courant augmente d’abord, avec une lenteur relative jusqu’à un certain maximum.,
- (*) Voir L'Éclairage Électrique du 14 Octobre, p. 41.
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- 128 L’ÉCLAIRAGE
- puis retombe brusquement à o et reprend ensuite sans stationnement. Plus la force électromotrice est élevée, plus l’ascension du
- F’g' 3-
- courant est rapide (fig. 3 : 1, 24 volts — 2, 48 volts — 3, 96 volts).
- Ces conclusions de Wehnelt ne sont pas confirmées par Heinke f1).
- Heinke prétend au contraire que le courant tombe, il est vrai, à une intensité assez faible : mais loin d’être nulle, cette limite inférieure peut être de quelques dixièmes d’ampère, voire meme de un ou deux ampères, suivant la surface de l’électrode active et la force électromagnétique emplot^ée. Le dispositif qui a servi aux mesures de Heinke est repré-
- Fig. 4.
- sente schématiquement par la figure 4. En B sc trouve la batterie d’accumulateurs : on peut faire varier la force électromotrice utilisée au moyen du rhéostat V. Les extrémi-
- ÉLECTRIQUE
- tés de la batterie sont reliées aux godets de mercure 1 et 3 : d’autre part le circuit est fermé par l’interrupteur U et une résistance avec self-induction LR en série avec lui. Sur les godets r et 3 est branché un circuit servant à la mesure des différences de potentiel : ce circuit renferme un voltmètre Wcston à courants continus E^- et un voltmètre Thomson multicellulaire E».. puis la bobine mobile d’un wattmètre de Ganz avec une résistance auxiliaire r à double fil. Le circuit principal renferme la bobine fixe de ce wattmètre et deux ampèremètres , l’un à courants continus .U, l’autre à courants alternatifs J„.. Un godet de mercure 2 communique avec l’extrémité commune de l’interrupteur Uet delà résistance inductrice LR: on a ainsi le moyen de mesurer, soit la différence de potentiel 1-3 totale E13, soit les différences partielles E12 aux bornes de l’interrupteur, E23 aux bornes de la résistance inductive.
- Heinke pense que la résonance joue un rôle prépondérant dans les phénomènes dont l’interrupteur est le siège : car les différences de potentiel partielles El2, E23 mesurées respectivement aux bornes de l’interrupteur et à celles de la résistance inductive, sont beaucoup plus considérables que la force électromotrice totale Kn. Aussi il a cherché à prouver par ses mesures que le courant dans l’interrupteur peut être représenté par la superposition d’un courant continu et d’un courant alternatif proprement dit : il propose pour le résultat de cette superposition le nom de courant « ondulé », pour le distinguer à la fois du courant continu et du courant alternatif proprement dit, symétrique par rapport à l’axe d’inversion. C’est dans le but de vérifier cette manière de voir que Heinke a disposé l’appareil de façon à mesurer simultanément les intensités et les différences de potentiel par les instruments à courants continus et à courants alternatifs.
- L’interrupteur U est formé d’un seau en verre de 13 cm de diamètre et de 25 cm de hauteur, rempli jusqu’à 17 cm environ avec
- (‘) ElektroUxbn. Zeitsch., t. XX, p. 512,
- juillet 1899.
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- de l’acide sulfurique à 2o°B, tel qu’il sert aux accumulateurs. L’une des électrodes est une feuille de plomb demi-cylindrique, moulée sur la paroi de verre : l’électrode active est formée d’un fil de platine de i ou 1/2 mm de diamètre, vissé dans un fil de cuivre, ce fil de cuivre peut glisser dans un tube de verre à peine plus large que lui et la partie émergeant par le haut porte une division en millimètres : le zéro de cette graduation correspond à une longueur libre du fil de platine
- surface libre, un déplacement de u cm correspond à une augmentation d’environ 37,8 mm de cette surface libre.
- La résistance inductive LR est formée par le primaire d’un transformateur de Swin-burne, avec ou sans charge secondaire, ou bien par des bobines à noyau de fer mobile.
- En faisant varier les conditions de l’expérience, Heinke trouve qu’on distingue trois stades du phénomène : que l’électrode active soit anode, ou qu’elle soit cathode, ils se suivent de la même manière : mais les lois suivant laquelle ils varient avec les autres caractéristiques du circuit sont differentes.
- Par exemple, le circuit renferme en LR le primaire du transformateur (0,02 henry) et la longueur du fil de platine est de 20 mm ; l’intensité de 20 à 23 ampères. L’interrupteur se comporte comme un voltamètre ordinaire : pour une force électromotrice totale E^.3=i7 volts, la différence de potentiel aux bornes de U est El2 = 15,7 volts : il se produit un violent dégagement de gaz. Si on élève un peu la force électromotrice, on observe des décharges disruptives isolées, accompagnées d’une lueur violacée, ce sont les débuts du courant ondulé. Ces décharges deviennent peu à peu plus fréquentes, jusqu’à ce que leur nombre atteigne 10 par seconde. L’intensité du courant n’éprouve pas de variation sensible : cependant la différence de potentiel E^3 s’élève à 20,5 volts et la différence E f à 19,5 volts.
- Ensuite on augmente davantage la force électromotrice, mais cette fois en diminuant
- la résistance du rhéostat Y, la fréquence des' décharges va en augmentant : l’intensité du courant ne varie guère ou décroît plutôt un peu ; par contre l’intensité If et l'intcnsitc efficace U, jusqu’alors rigoureusement égales, présentent une différence de plus en plus grande. Le bruit des décharges dans l’interrupteur croît et prend un caractère musical.
- Si la force électromotrice F. ,3 maxima dont on dispose ne permet pas d’atteindre le refus c’est-à-dire le troisième stade, on peut accroître encore la fréquence en diminuant la self-induction L de la résistance RL ou, laissant L constant, en diminuant la surface active du platine. Souvent quand le circuit renferme une bobine d’induction, la diminution de self-induction due à une trop forte charge du secondaire, provoque le refus de l’interrupteur, c’est-à-dire que celui-ci cesse de fournir des courants ondulés; les conditions de la résonance étant instables sont détruites.
- De toutes façons quand on augmente indéfiniment la fréquence, le refus se produit toujours brusquement et on obtient le troisième stade. C’est à ce moment que semble réalisée une interruption complète du courant, tandis qu’en réalité, l’intensité reste égale à plusieurs dixièmes d’ampère ou meme à 1 ou 2 ampères suivant les cas. La pointe de platine est entourée d’une gaine de gaz luminescent : mais le platine lui-même n’est pas incandescent. Cet état de l’interrupteur refusant en apparence de fonctionner peut être réalise à volonté en faisant varier les caractéristiques du circuit. Même il est possible de passer directement du premier stade au troisième, quand la self-induction est très faible, en diminuant progressivement la résistance sans induction.
- C’est le deuxième stade, c’esl-à-dire celui des courants ondulés qui est le plus interes-
- Intensité du courant ondulé. — Nous venons de voir qu’une fois le deuxième stade régulièrement installé, les indications J^etl,,,
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- des deux ampèremètres diffèrent de plus en plus. La différence varie avec les conditions de l’ex-périence, mais on a toujours lw >Q . Cette différence tient à ce que le courant alternatif superposé au courant constant n’agit pas sur l'ampèremètre à courants constants : cet instrument mesure en effet l’intensité moyenne qui est nulle pour le courant alternatif. L’intensité résultante peut se représenter à chaque instant par la formule
- is = C, 4- Cj sin*
- L'intégration étendue à une période complète donne pour l’intensité moyenne
- Iy= y £ ‘"(C, +C, sin «) = C,.
- Mais l’intensité efficace est la racine carrée du carré moyen'de l’intensité soit ;
- I” = 5rX"(C| + Ci sin *f<b, = + T c*‘-
- L’amplitude C2 du courant alternatif est donc d’après cela :
- C, = —ÏÇT =1,41 yîwiV
- Ainsi dans une expérience particulière on a trouvé :
- \!V — 12 amp,, 4-= 11,1 amp.
- ce qui donne 6,48 amp. pour l’amplitude et 4,58 amp, pour l’intensité efficace du courant alternatif. Heinke a vérifié l’exactitude de cette théorie en superposant un courant alternatif et un courant continu dont les intensités avaient été mesurées séparément.
- La marche du courant serait donc représentée par la courbe de la figure 5 en coordonnées cartésiennes, ou par le diagramme en coordonnées polaires de la figure 6. Dans ce dernier diagramme, il faut supposer le vecteur Ig —- C,, qui représente le courant constant, fixe en grandeur et en direction. On obtient l’intensité instantanée en ajoutant à ce vecteur la projection- sur sa direction du vecteur \/2 llt, , dont la longueur est égale à
- l’amplitude du courant alternatif et qui est supposé tourner autour de son extrémité ; de
- En général l’amplitude ( ia ) max du courant alternatif oscille entre une limite inférieure
- Fig. 5 et 6.
- voisine.de zéro et une limite supérieure qui est plus petite que Iff, le courant n’est jamais nul; en d’autres termes, il n’y a pas d’interruption proprement dite.
- Cette conclusion, est tout a fait en désaccord avec celle de Wehnelt, qui a constaté une interruption complète, sauf cependant en opérant sous pression (voir plus loin). Sans doute les conditions expérimentales n'étaient pas absolument comparables et Wehnelt a pu se trouver dans un cas où l’amplitude C2 était très voisine de Q.
- Il y a lieu encore de rapprocher de ces résultats ceux que Wehnelt a obtenus en reliant aux bornes de l’interrupteur une capacité et une self-iuduction aux bornes de l’interrupteur (voir plus loin).
- D’ailleurs, comme nous le dirons, Heinke a lui-mème effectué des expériences où C2 était supérieur à L, et où par conse’qucnt, il y avait inversion du courant. Il n’y a donc pas de contradiction absolue entre les deux expérimentateurs.
- Forces électeomotiuces dans le circuit du courant ondulé. — L’étude des différences de potentiel qui se produisent dans le circuit est liée de très près à la question des intensités et peut fournir aussi des indications très utiles sur la marche du phénomène.
- Lorsque le courant ondulé a atteint son
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- régime permanent, on a toujours aux erreurs de lecture près :
- ces différences de potentiel étant mesurées au moyen des instruments à courants continus.
- D’autre part, on a très sensiblement :
- Ef = Ef
- Ew représentant la différence de potentiel efficace.
- Au contraire entre EJ? et Ef d’une part, E‘g et Ef d’autre part, la différence est très grande, tellement que souvent chacune des différences partielles dépasse de beaucoup la différence totale El? = Ef : chacune peut être de 3,5 à 4 fois plus grande que cette dernière.
- Les mesures indiquent donc qu’entre les points i—3 la différence de potentiel n'est pas influencée par les résonances qui se produisent entre ces deux points.
- En faisant pour les forces électromotrices un calcul analogue à celui qu’on a fait ci-dessus pour les intensités, on trouve pour les amplitudes des forces électromotrices alter-
- Cf — 17t volts,
- Cf = 171 volts.
- Ces deux chiffres identiques indiquent une résonance très accusée et ces amplitudes sont notablement supérieures à la force électromotrice constante employée. Que ces forces électromotrices ne se trahissent pas en dehors de la région du circuit où elles prennent naissance cela peut s’expliquer seulement en admettant que leurs phases diffèrent d’une demi-période, ou à peu près et que par conséquent, elles se font a peu près équilibre à chaque instant : cette circonstance indique une résonance très prononcée.
- La variation de ces forces électromotrices serait donc représentée par des diagrammes tels que ceux de la figure 7 (coordonnées cartésiennes) ou de la figure 8 (coordonnées
- polaires). Sur ces diagrammes, on voit nettement comment la force électromotrice résultante peut être égale h la force électromotrice continue employée. Dans certaines conditions expérimentales, les deux horizontales répon-
- Pé m.. dit couranér ondulé e^^resp. c&p'
- Eg. 7-
- dant aux forces électromotrices constantes se rapprochent tellement que la force électro-
- motrice résultante devient en pratique presque exactement sinusoïdale.
- Energie nu courant ongulé. — Ileinke a déterminé aussi les quantités d’énergie mises en jeu dans les diverses portions du circuit par le courant ondulé : d’une part directement par le wattmètre, d’autre part, en déterminant les facteurs de l'énergie par l’anipcre-mètre et le voltmètre.
- D’après lui, il y a lieu de distinguer :
- iü L’énergie fournie par le courant continu ; \Vg = E* \g.
- 20 L’énergie qui reste finalement dans la portion de circuit considérée, soit sous la forme de chaleur, soit sous une autre forme de l’énergie, différente de la forme électrique : c’est la quantité mesurée par le watt-mètre :
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- 3° L’énergie efficace fournie par le courant alternatif :
- \V,i= EA., cos 9.
- 4° L’énergie apparente fournie par ce même courant :
- W, = E« U
- Ces quatre quantités sont du reste liées par un certain nombre de relations. Il suffit de remarquer que l’un des facteurs alternatifs combiné avec l’un des facteurs continus, ne peut donner dans l’énergie qu’un terme nul.
- Donc :
- laEg~o et I,.E*=o
- Il s’ensuit que l’énergie totale fournie par le courant se décomposera en deux termes dépendant seulement l’un d’un courant continu, l’autre d’un courant alternatif :
- cos 9.
- On a d’ailleurs pour les valeurs instantanées de l’intensité et de la force électromo-
- L= I, -H, 8in«
- ea— E, + E5 sin (a + 9)
- L’indication du wattmetre est proportionnelle à :
- W = tX *(I* + 8in “>lE' + E*sin <’ + ïH dt
- soit en intégrant :
- W = 1, E, + ~ U E,, cos 9
- En introduisant l’intensité efficace la et la force électromotrice efficace E*. il vient :
- + LE* cos 9.
- D’après les observations. Wa peut être positif ou négatif, c’est-à-dire que l’angle 9 peut ctre plus petit ou plus grand que go°. Si on considère l’interrupteur U, l’énergie fournie par le courant alternatif sera positive comme d’habitude et l’énergie reçue sera négative.
- L’énergie fournie par le courant ondule',
- telle que la mesure le wattmetre. se présente ainsi comme la somme d’une énergie fournie par un courant continu WG et d’une énergie efficace W7fl fournie par un courant sinusoïdal :
- VvV=hY\L.
- Suivant le signe de WG , cette équation exprime que l’énergie fournie par le courant continu est plus grande que l’énergie qui reste dans le circuit sous une forme autre que l’énergie électrique (signe —) ou bien qu’une partie de cette dernière est fournie au circuit par un courant sinusoïdal (signe -h) ; la portion de circuit considérée absorbe dans ce cas de l’énergie du courant sinusoïdal.
- En interprétant les résultats des mesures d’après cette manière de voir, on trouve que l’interrupteur reçoit plus d’énergie du courant continu qu’on n’en retrouve de transformée. La différence W1,;—W'/ se retrouve dans la résistance inductive RL où elle est consommée :
- — W29 = Wf — W;*
- en d’autres termes, quand on a fait abstraction de W2„s on trouve encore un excédent qui doit couvrir les pertes dans les portions du circuit situées en dehors de celles où sc font les mesures (résistance auxiliaire, fils de communication, batterie, etc.) : ces pertes consistent en chaleur de Joule, dissipation d'énergie par hystérésis, courants de Foucault.
- Le diagramme représentant les phe’nomènes relatifs à l’énergie s’obtiendra en combinant les diagrammes des figures 6 et 8. Les vecteurs Eg- et Jg- relatifs au courant constant doivent être portés sur la même direction, en décomposant Ebr en ses deux termes E12 et Ef (fig. y) : quant à la position relative de J„, E1,? et E2? qui caractérise le diagramme, elle se déduit des mesures d’énergie.
- Le décalage 9 pur exemple est donné par la relation :
- _ W*
- C0SŸ- Ws
- Dans le diagramme g, le sens des vecteurs
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- : 33
- se rapporte au sens de la force électromotrice dans l’interrupteur; pour la batterie, ils doivent être pris dans le sens opposé. Connue
- Fig. 9.
- on l’a fait remarquer ci-dessus, E1|et Ef sont à peu près de sens opposé et à peu près égaux en valeur absolue.
- Dans une expérience particulière, la différence était très grande entre L- et I„, , c’est-à-dire que le courant alternatif avait une intensité très grande relativement au courant constant : aussi il se produisait non seulement une interruption, mais même un renversement du courant.
- D’autre part dans cette expérience comme dans toutes les autres, en faisant le décompte de l’énergie, de la manière indiquée ci-des-sus, on se trouve toujours d’accord avec les résultats expérimentaux.
- Le courant ondulé paraît donc être le cas le plus général, renfermant comme cas particuliers le courant continu et le courant sinusoïdal.
- Cette manière d’envisager le phénomène est en contradiction avec une proposition admise jusqu’ici, à savoir que l’énergie électrique fournie par la batterie à une portion du circuit demeurait finalement dans cette portion pour y être transformée en énergie d’autre nature. Cette proposition ne serait exacte qu’autant que la portion de circuit considérée ne renferme pas d’interrupteur ou suivant la dénomination proposée par Heinke, de « générateur de courant ondulé ». Ce générateur transformerait l’énergie du courant continu en énergie de courant alternatif, et sous cette forme en restituerait au circuit même une fraction plus ou moins considérable.
- ün pourrait exprimer en d’autres termes le même fait, en considérant comme puissance efficace seulement la puissance du courant ondulé et comme puissance apparente celle du courant continu : mais la contradiction signalée n’en subsisterait pas moins.
- L’un .des cas étudiés est encore, sur un point, tout à fait paradoxal: dans ce cas, en effet, où le secondaire du transformateur de Swinburne était relié à un condensateur, la force électromotrice résultante E«, qui ne dépasse pas une vingtaine de volts, suffit à renverser le sens du courant, quoique la batterie d’accumulateurs ait une force électromotrice de 64 volts. Ce phénomène est en contradiction avec la loi d’Ohm : il semble aussi en contradiction avec le diagramme; mais ces diagrammes ne fournissent en réalité qu’une image incomplète des phénomènes, car on y a fait figurer la force contrc-clectro-motrice qui se produit à l’électrode active dans l’interrupteur ; selon toute apparence cette force contre-électromotrice n’existe que pour le courant continu et elle compense pour la plus grande part la différence de potentiel créée aux bornes de l’interrupteur par le courant continu. Pour le courant alternatif, cette force électromotrice ne joue qu’un rôle secondaire, tandis qu’interviennent la self-induction et la capacité. La force contrc-clcctromo-trice faisant équilibre à la plus grande partie de la force électromotrice de la batterie, le résidu peut être compensé et au delà par la force électromotrice alternative; d’où le renversement du courant.
- Enfin l’intensité du courant alternatif IIt déduite des mesures de courant, est d'accord avec celle qu’on calcule à partir de la force électromotrice E‘as, par l’équation générale :
- où ra représente la résistance du circuit extérieur (rhéostat, wattmètre, ampèremètre, batterie), Ia son coefficient de self-induction, Ca la capacité, u> la fréquence.
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- 134 L’ÉCLAIRAGE
- Il est probable que C* est très grand et par suite très petit, comme dans tous les électrolytes bons conducteurs : d’autre part LtI est petit, de sorte que R„ diffère peu de ra.
- Bailey {') a étudié aussi la dépense,d’cner-gie exigée par l’interrupteur et cherché à expliquer pourquoi elle est moindre qu’il ne paraîtrait tout d’abord. Le circuit renferme, outre l’interrupteur une résistance sans induction formée d’une colonne d’eau. La force électromotrice totale est de 220 volts : la chute de potentiel aux bornes de l’interrupteur 65 volts, aux bornes de la résistance 150 volts : l’intensité du courant est de 7 ampères. Après quatre minutes de fonctionnement, la température s’est élevée de i8u dans l’interrupteur, de 8° dans la résistance : comme les masses de liquide sont dans le rapport de 1 à 11, les quantités de chaleur dégagées dans l’interrupteur et la résistance sont entre elles cointne “ 4,8, en négligeant
- la différence des chaleurs spécifiques et la différence des pertes par rayonnement. L'expérience donne 18 : 8 soit 2,25: l’écart est trop grand pour être dû seulement à ia différence de rayonnement.
- Bailey admet que la différence de potentiel
- aux bornes de l’interrupteur suit la loi représentée par la courbe en traits pleins (fig. 10). Abstraction faite de la polarisation, elle part
- ÉLECTRIQUE
- de o, varie ensuite suivant la formule d’Helinholtz.
- En b le courant est devenu assez fort pour que l’interruption se produise : aussitôt que le liquide s’est séparé du platine, il se forme un arc, jusqu'à ce que le circuit soit entièrement rompu. Au moment de la rupture, une force électromotrice prend naissance grâce à la self-induction du circuit et cette force élec-tromotrice peut être même beaucoup plus élevée que la force clcctromotrice employée [b c d) (Cf. ci-dessus). A la rupture et pendant que dure l’interruption, la différence de potentiel aux bornes de l’interrupteur est égale riaturellerïiént à là force électroinotrice de la batterie (d e) ; le point e représente le moment où de nouveau le circùit ëst fermé et la différence de potentiel nulle.
- Jusqu’à l’instant de la rupture, l’intensité du courant est proportionnelle à la différence de potentiel a bAu moment même de la rupture et quelques instants après, une résistance croissante s’introduit dans le circuit et le courant tombe à o (b) d^ ; pendant toute la durée de l’interruption le courant reste nul. L’énergie dépensée dans l'interrupteur est égale à chaque instant au produit de l’intensité par la différence de potentiel, c’est-à-dire des ordonnées t e X t e{. La plus grande partie de cette énergie est dépensée pendant là période a b ; en d e, il n’y a pas de dépense ; en b c d la force électromotrice est très grande, il est vrai, mais l’intensité est très faible et la durée très courte.
- En résumé, la dépense est beaucoup moindre qu’on ne le croirait tout d’abord. D’ailleurs quand on fait varier le voltage en maintenant l’intensité constante, la différence de potentiel aux bornes de l’interrupteur varie, mais le produit I2R reste pratiquement constant : la seule différence réside dans la longueur de l'arc de rupture.
- Influënce des noyaux de fer. — L’introduction d’un noyau de fer dans la bobine
- (b The Electricàl World, t. XXXIV, p. 160, 29 juillet 1899.
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- REVÜE D’ÉLECTRICITÉ
- provoque une diminution de la fréquence et de l’intensité efficace du courant. Cependant, surtout avec les faibles forces électromotrices (24 volts), l’amplitude tnaxima du courant reste à peu près la même.
- 48 4,2 2,5 2 5
- 5>° 3>n 3 6
- Les différences dans l’intensité efficace, malgré la presque égalité d’amplitude s'expliquent par l’allure différente des courbes ; la variation dü coufant se trouve retardée par la présehee du fer.
- Réaction nu secondaire. — Si, au lieu d’une simple .bobine, on met dans le circuit une bobine d’inductiofi, le secondaire réagit sur le primaire et la forme de la courbe de courant se trouve modifiée.
- La réaction se traduit par une augmenta-
- tion de l’intensité du coufant primaire, d’autant plus accusée que le secondaire est plus chargé c’est-à-dire que l’étincelle est plus courte. Exemple :
- Pas d’étincelle........ 2,8 amp. fi g. n
- Etincelle de 10 cm . . . 3,2 » » 12
- » de 1 cm (arc). 3.9 » » ‘3
- Secondaire en court cir-
- la courbe est la même que si le secondaire n'existait pas ; elle a la forme représentée sur la figure 3.
- Les courbes figurées ont été obtenues avec une force électromotrice de 24 volts; les oscillations sont provoquées par celles du secondaire : leur présence ne constitue donc pas de contradiction avec le fait énoncé ci-dessus.
- Lorsque la force électromotricc est plus grande, les courbes ont encore la même allure, mais les phénomènes sont plus rapides.
- L’intensité du courant primaire passe pa n maximum quand la décharge se fait sou
- Fig. 13.
- forme d’arc entre les pôles du secondaire : la fréquence présente alors aussi sa valeur maxima, tandis que la self-induction est mi-nima.
- Influence de capacités reliées aux bornes de l’interrupteur. —- Le circuit renferme outre l’interrupteur et la bobine agissant sur le tube de Braun, une autre bobine avec noyau de fer. Si on met un condensateur en dérivation sur les bornes de l’interrupteur, on observe une diminution de l’intensité du courant et le son devient plus grave, que la bobine renferme ou non le noyau de fer: la fréquence diminue donc.
- Quand la bobine n’a pas son noyau, le son qui d’abord était pur, perd ce caractère quand on introduit le condensateur.
- L’amplitude du courant augmente : en effet, ia courbe, qui s'arrêtait à l’axe des abscisses, descend au-dessous (fig. 14, ligne poin-tillée) : les phénomènes lumineux diminuent d’intensité.
- SelF-induction et capacité aux bornes de l’interrupteur. — Si on relie aux bornes de
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- l’interrupteur, outre la capacité, une bobine qui peut recevoir un noyau de fer, la forme de la courbe du courant varie d’une manière toute particulière avec la valeur de la self-induction. Tant que le novau n’est pas dans la bobine, le condensateur agit seul, comme
- Fig. 14.
- il est dit ci-dessus': la courbe descend assez bas au-dessous de l'axe des abscisses. Mais quand on enfonce peu à peu le noyau de fer dans la bobine, la courbe se relève brusquement au-dessus de l’axe des abscisses, pour une certaine position du noyau : en même temps l’intensité du courant et la fréquence des interruptions éprouvent une augmenta-
- tion considérable. Surla figure 15, la courbe en trait plein correspond à une self-induction faible, la courbe en trait interrompu à une self-induction plus élevée.
- On ne réussit pas à régler la position du noyau de manière que la courbe s’arrête exactement sur l’axe : seulement il y a une position pour laquelle cette courbe est très instable et saute de part et d’autre de Taxe, tout à fait irrégulièrement.
- En mettant une bobine d’induction en série avec le condensateur aux bornes de l’interrupteur (en dérivation sur le circuit des accumulateurs), on obtient entre les pôles du
- secondaire des étincelles qui suivent exactement le rhvthme de l’interrupteur.
- Par ce dispositif, on peut donc, en réglant la self-induction dans le circuit principal, faire fonctionner une bobine d’induction avec telle fréquence qu’on le désire.
- Influence de t.a. pression sur la forme du courant. — Un accroissement de pression abaisse, comme nous l’avons vu la fréquence des interruptions et élève l’intensité efficace du courant. Cette influence de la pression se traduit très bien sur les courbes de courant.
- Sous une faible pression (60 mm de mercure), l’intensité est faible, la fréquence très
- Fig. 16.
- élevée (fig. :6,i), le courantreste interrompu pendant un temps assez long. La courbe est analogue h celle que donnent les interrupteurs mécaniques : seulement il n’y a pas d’oscillation, ce qui démontre que le circuit ne renferme pas de capacité notable.
- La courbe 2 correspond à la pression ordinaire.
- Sous la pression de 2 atmosphères (courbe 3), la fréquence est plus faible : l’intensité est plus grande car la courbe tout entière s’est soulevée au-dessus de l’axe des abscisses. En outre, pendant un petit moment a, le courant-tombe si vite que pendant cet intervalle aucune décharge ne traverse le tube de Braun.
- Cette circonstance est encore plus marquée
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- quand la pression s’élève à 3 atmosphères (courbe 4).
- La courbe se maintient à une hauteur notable au-dessus de l’axe des abscisses; le
- circuit est donc traversé par un courant constant en outre du courant interrompu.
- ACCUMULATEURS POUR AUTOMOBILES ÉLECTRIQUES (')
- ACCUMULATEURS PESCETTO
- L’accumulateur Pescetto, dont il a été déjà dit quelques mots dans ce journal ('), appartient à la catégorie des accumulateurs à oxydes rapportés. Il est constitué par une grille à quadrillage présentant une disposition intéressante pour retenir la pâte : sur le milieu de chaque côté du quadrillage on remarque une sorte de griffe, comme l’indique la figure 1 ; la pâte appliquée à la façon
- ordinaire, vient se prendre dans l’alvéole ainsi formée. La pratique a indiqué que cette
- disposition donne de bons résultats. La pâte employée se distingue par l'adjonction d’un composé spécial : l’ulmate d’ulmine dont la composition et la fabrication sont un secret; on ajoute aux oxydes de plomb une certaine
- proportion d’ulmate d’ulmine, quivarieavec les résultats que l’on veut obtenir.
- Depuis déjà plusieurs années , ce type d’accumulateurs est employé industriellement en Italie où il est construit par la Société italienne d’Electricité.
- Nous donnons dans les tableaux I et II les chiffres trouvés et vérifiés plusieurs fois et se rapportant à ces accumulateurs.
- Tableau I. — Dimensions et poids des accumulateurs « Pescetto » type II plaques Rome 2°.
- Nombre de plaques........................... 11
- Nombre de plaques positives.................. 5
- . Longueur extérieure cm. 11
- } Largeur extérieure. . cm. 20,5
- \ Hauteur extérieure . cm. 28, 5
- ; Largeur.............cm. 16. 2
- ! Hauteur.............cm. 21
- \ Surface (deux faces) dm-. 6, 8 ( Surface totale d’un élé-
- f ment...............dm2. 68
- * Surface totale positive
- d'un élément . . dm2. 34
- Poids total des plaques \ d’un élément. ... kg 14
- J Poids total de l'élément kg 18 / Poidstotalde44éléments
- V complets.............kg 792
- Tableau II. — Débit, capacité, puissance, etc., des accumulateurs « Pescetto ».
- Durée de la décharge.............heures 5
- / par dm2 de surface posi-
- i üve................amp. 0,95
- Débit normal l par plaque positive amp. 6,44 en ampères j par kg d'élément total
- par élément. . . . amp. 32. 2
- (') Voir I.'Èclairage Électrique du 2 septembre 1899, t. XX. p. 3,6.
- Récipients
- Plaques
- Poids.
- (') L’Éclairage Électrique, t. XVIIf. p 257, 18 février 1899.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- Force électromotrice par élément en volts Puissance , Par da Plaq^
- \ par kg d'élément total ... waUs. ^ par élément. . . .
- , pour 44 éléments . Capacité l Par kfï d0 PlaP“c en amp.-h. I Par kï délém6nl par élément. . . .
- / par kg 'de plaques Énergie ) par kg d’élément total (watts-heure) j par élément. .
- pour 44 clément;
- Énergie en chevaux-h. pour 44 éléments
- Poids i e par kilowatt ' t Poids par ( c kilowatt-h. ( t
- par cheval-h. ( e
- 1 plaques.
- 1 éléments . 1 plaques. . 1 éléments . 1 plaques. . 1 éléments .
- kg-
- Comme on le voit la capacité' de cet accumulateur est intéressante, car on peut couramment compter sur une moyenne de 10 ampères-heure au kilog d’élément total, avec' des décharges très admissibles en patiquer.
- Une des qualités remarquables de cet accumulateur, c'est que son rendement ne diminue pas sensiblement quand la charge est faite rapidement. Cette qualité jointe à celles de sa capacité spécifique fait que l’accumulateur Pescetto est employé avec succès dans les applications de traction électrique.
- C’est ainsi qu’à Rome, plusieurs lignes de tramways sont équipées avec cet accumulateur et les résultats obtenus depuis un an et demi, sont tout à fait satisfaisants.
- Disons pour terminer que cet accumulateur est essayé à Paris, par deux importantes sociétés de voitures électriques. Enfin, il est actuellement essayé au concours des accumulateurs organisé par l’Automobile Club et il est resté parmi les quatre batteries concurrentes qui restent sur les dix-huit qui avaient pris part à ce concours dès le début.
- J. Rlvval.
- CONGRÈS DE BOULOGNE-SUR-MER DH L’ASSOCIATION FRANÇAISE POUR L'AVANCEMENT DES SCIENCES
- Dans notre précédent article (*) nous avons développé l’une des communications présentées par M. Blondel à la section de Physique; nous allons maintenant analyser les autres communications' du même auteur.
- Nouvelle méthode pour la mesure rapide
- DES- FAIBLES SELF-INDUCTIONS
- Suivant l’auteur la plupart des méthodes actuelles pour la mesure des faibles self-inductions sont peu pratiques, parce qu’elles exigent l’emploi d’un pont de Wheastone’ dont les bobines possèdent elles-mêmes de la self-induction et de la capacité. La mé-
- (') L'Éclairage Électrique du 8 octobre, p. 5.
- thode de M. Joubert (*.), très commode pour les grosses inductions devient inutilisable pour les petites bobines, d’une part parce qu’on manque d’ampèremètres et de voltmètres à courants alternatifs assez sensibles et, d’autre part, parce que la constante de temps des petites bobines étant très petite , la différence de potentiel aux bornes U, diffère peu de la chute de potentiel ohmique'rl et la self-induction L’est très mal déterminée par l’équation fondamentale
- L = UTEÏ!I1.
- (>) Jot-'BF.RT. Annales de l’Ecole normale supérieure, | 2], t. X, p. 151, 1881. — Voir aussi Mascakt et Joubert. Leçons sur l'électricité et le magnétisme, 2e édition, t. Il, p. 559.
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- ;39-
- La méthode proposé par AI. Blondel reposé' sur une propriété des électrodynamomètres de torsion qui est la suivante : si la bobine fixe et lu. bobine mobile d’un électrodynamomètre sontparco.urues par deux courants alternatifs diphasés semblables, c’est-à-dire ayant même courbe périodique à l’échelle près, mais décales entre eux d’un quart de la période principale, le couple électrodynamique est nul (').
- Pour utiliser cette propriété pour la. mesure des. self-inductions, il suffit de construire un petit .électrodynamomètre de torsion très sensible formé de deux petits cadres rectangulaires exactement semblables, l’un fixe, l’autre mobile et suspendu comme un cadre de galvanomètre^ les grands côtés de l’un étant verticaux et ceux de l’autre horizontaux. Cet électrodynamomètre servira d’intrument de zéro lorsqu’on emploiera les deux dispositifs suivants :
- Premier dispositif. — Les deux, bobines sont montées en série l’une avec la self-induction à mesure S (fig. i), l’autre avec un étalon de self-induction K et lés deux circuits
- (‘) Cela est évident dans le cas de cornants simplement sinusoïdaux, car on sait que dans ce cas le couple produit par deux courants alternatifs d’amplitiides I'et J décalés de l’angle o est proportionnel à IJ cos <p et s'annule par conséquent pour f=~-
- Il est facile de voir qu’il en est de même pour des- courants alternatifs i et j plus complexes, mais semblables. Développons-les en effet en série de Foüficr, en posant
- i = I, sin col + I, sin (3<o( - i3) + I. sin « +...
- } = 1 [I si" (“< — ?) - I. sin |>K — ij
- + lo sin (Sco( - - y6ij -(-...
- Le couple est proportionnel eu produit moyen pendant
- -Y J ’ <îd‘ = » SOS ?[I,! + I,* + IS> +...].
- 11 s annule donc bien pour © =: -d_ , quellles que soient les amplitudes des harmoniques* pourvu toutefois que ces
- harmoniques soient impaires.
- sont alimentés respectivement par deux forces électromqtrices déphasées provenant par exemple d’un alternateur diphasé.
- On réglera à la main la self-induction de K jusqu’à ce que la déviation de l’électro-dynamomètre s’annule pour cette valeur /, de la self-induction ajoutée; les constantes de temps des deux circuits sont alors égales.
- 'Puis on enlève la bobine S dont la self-induction est x et ion réglera la self-inductance de l’ctalon à une.autre valeur /2 qui annule encore la déviation; les constantes de temps sontde nouveau égales.
- Appelons R la résistance de chacune des bobines de l’élec-trodynamomètre, L leur.self-inductance— il n’y a pas d’inductance mutuelle —, r la résistance de la bobine étudiée ,S, r* 1 * * * * * celle de l’étalon de la self-inductance. (Toutes les résistances sont supposées préalablement mesurées.) On a les deux égalités
- L + h _ L + jf L -J- !%•____L
- R+77 “ R+r ’ . R -J- r' iT
- d’où r
- _ Rir 1 rV.-KR + rjr'/, ( ,
- . r'(R+r') - { >
- Deuxième dispositif. — Au lieu d’employer un étalon de self-induction on peut aussi bien ajouter des résistances Connues, dans l’un ou l’autre circuit pour égaliser les constantes de temps ; mais il faut alors des résistances rigoureusement mortes et pouvant supporter un courant de i/io d’ampère environ; il faut en effet employer, des courants assez intenses pour ne donner au cadre de rélectrodynamomètre que des impédances faibles (quelques dizaines d’ohms) si l’on veut mesurer avec précision les inductances des bobines industrielles de peu de .-résis*., tance. '
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- Soient encore X l’inductance et s la résistance déjà mesurée de la bobine étudiée S, L et R les constantes de chaque bobine de i’électrodynamomètre. On met la bobine S dans l'un des circuits; si •— est plus grand que on doit ajouter, pour ramener l’appareil au zéro, une résistance r’ dans ce circuit. Quand la déviation s’annule, on a
- L + * L
- R + r + r' ~R"’
- d’où
- Si L est connu, x est donc donné par une simple proportion.
- Quand — est plus petit que^-’ 'a r(^s~ tance r' doit être ajoutée à l’autre branche et l’on a quand la déviation est nulle :
- L + -v _ L R + r - R + r' ’
- d’où
- Pour éliminer L dans ces formules (2) et (3) il suffit de faire une mesure de comparaison sur une bobine de self-inductance connue.
- Cette deuxieme méthode avec de simples résistances est la plus commode et c’est évidemment celle qu’on emploiera de préférence. On peut d’ailleurs lui donner toute la sensibilité désirable (').
- Remarquons que les constantes de temps étant les mêmes dans les deux circuits, il suffit que les forces électromotrices alternatives aux bornes soient les mêmes pour que les courants soient semblables, car les déformations des deux courbes périodiques sont alors proportionnelles. N’importe quel alternateur diphasé ou quel petit convertisseur rotatif diphasé peut donc être employé. Plus simplement, on peut produire deux courants diphasés à courbes rectangulaires, au moyen
- (i) Cherchons en effet, les conditions les plus favorables à la sensibilité, par exemple dans le cas de la formule (2).
- Appelons yt « y, les angles de décalage des courants dans le premier et le second circuits par rapport aux forces
- __ wL ___ «>L 4~ x
- tg Yi — R ’ R + ,-q-,-' ’
- et la lecture de l’instrument a est d’autre nelle au sinus de la différence de phase, et des impédances.
- x-—k
- _____________sin(T,--Y,)
- /R*+»*L‘[|/(R + r+1-)» +
- rt proportion-
- !(L + x)*]-
- L’angle y,—y2 étant faible le sinus pent être remplacé par Ja tangente. D’où
- -+- <’>2L2) [! R + r + r'f -j~ w* {L + -r)2J
- Dans le cas ordinaire, les self-inductances seront petites devant les résistances et on pourra écrire approximative-
- I.(r + r')-Rar R^R + ' + O*
- A
- m dx correspond une variation ** R[R + r + rT
- qui mesure la sensibilité. Celle-ci est comme on le voit d’autant plus grande que la fréquence est plus élevée et la résistance totale plus petite. La constance k étant proportionnelle au produit des nombres de spires des deux cadres
- (et par suite à la self-induction L) et à la force électromo-sort C, on peut écrire, en appelant A une autre constante.
- AES «.L C R(R+r+ry
- On voit donc que l’on doit donner les plus grandes valeurs possibles à la constante de temps des cadres et à ta force électromotrice, et réduire C. Pour réduire C on adoptera une suspension par bande de bronze phosphoreux, qui réalise, comme l’ont montré MM. Ayrton et Mathcr, le minimum de torsion pour une résistance à la tractibn donnée.
- Pour éviter un échauffement exagéré on ne fermera les cir-
- double clé. Un amortissement est désirable pour faciliter les
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- d'un double commutateur à coquille commutant le courant d’une batterie d’accumulateurs alternativement pour les deux circuits k un quart de tour d’intervalle ; mais on risque alors d’introduire de petites erreurs par une inexactitude dans le décalage des balais. Dans le cas où on emploie un alternateur diphasé cette crainte n’existe pas, mais il faut avoir soin que le courant dans les deux circuits soit très faible par rapport à ceux que la machine débite ordinairement, au plus 1/10, pour éviter une petite réaction mutuelle dans l’induit. Les constantes R et L données plus haut contiennent alors non seulement la self-induction des bobines de l’éleerrodynamomètre mais aussi celles des enroulements de l’induit ; on doit donc mesurer la résistance de ce dernier. Mais il vaut mieux sc placer dans le cas où on peut la négliger devant celle des bobines de l’élec-trodynamomètre ; par exemple on emploie un induit de 1/20 d’ohm avec des bobines de 10 ohms au moins.
- Au lieu de la méthode de réduction à zéro, on pourrait dans le cas de courants diphasés sensiblement sinusoïdaux employer avec le même instrument une méthode de déviation sans étalon de self-induction. On ajoute alors un micromètre de torsion semblable à ceux des électrodynamomètre ordinaires et on ne fait qu’une seule lecture après avoir intercalé la bobine S dans l’un des circuits ; en même temps on mesure par deux ampèremètres les courants dans les deux branches. La déviation est proportionnelle à IJ -sin 0 en appelant 5 la différence des décalages » = arc tang-~ et œ' = arc tang y des deux courants. On peut en déduire x en fonction de a, mais cette solution est beaucoup plus compliquée et ne mérite pas qu’on s’y arrête.
- Sur l’erreur des wattmf.tres dynamiques
- Dans cette communication, M. Blondel, après avoir discuté les erreurs' des watt-mètres pour des'courants de forme quelconque
- sous l’influence de la self-induction du cadre à fil fin, montre comment on peut déterminer la constante de temps du circuit de ce-cadre par la méthode précédente. Celle-ci peut être alors multipliée en envoyant deux courants diphasés semblables, l’un dans le gros fil, l’autre dans le fil fin du wattmètre lui-même. La puissance lue w divisée par ta puissance apparente (produit du courant dans le gros fil I par la différence de potentiel aux bornes U dans le fil fin) indique précisément l’angle d’erreur 3.
- ù= "Tir’
- et le facteur par lequel on doit ensuite multiplier les lectures de puissance faites avec l’instrument est
- i-3tgç
- en appelant ? le décalage du courant par rapport à la force électromotrice.
- L’auteur termine en indiquant la réalisation d’instruments n’exigant pas de corrections.
- Dans une autre communication
- Sur les propriétés photométriques'
- M. Blondel revient sur un théorème de photométrie qu’il a donné autrefois pour l’étude des projecteurs et indique un énoncé général beaucoup plus simple donnant la loi de l’éclat d'un appareil de projection quelconque.
- Sur le rendement lumineux
- est le titre d’une communication de MM. Blondel et Jigouso dans laquelle les auteurs font connaître les derniers résultats de leur travail sur l’arc f1). Les principales
- (t) Voir Blondel : Sur le rendement lumineux de Y.v.c électrique (L'Écl. ÉlecL, t. VIII, p. 9; t. X, p. 289, 496. 539; t. XI, p. 281). — Sur le phénomène de l’arc électrique
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- L’ÉCLAIRAGE
- conclusions de leur étude sont les suivantes :
- Le rendement de l'arc à courant alternatif dépend dans une énorme mesure de la nature et du diamètre des charbons, de la densité de courant et de l’écart. Il est donc absolument nécessaire lorsque l’on veut comparer différents arcs de tenir compte de ces circonstances.
- Il n’y a pas lieu de chercher à augmenter la fréquence des alternances ; on doit du reste employer des charbons différents pour tirer le meilleur parti possible de deux fréquences aussi différentes que le sont les limites extrêmes 40 et 125 actuellement utilisées.
- L’infériorité de rendement des petits arcs sur les gros fait qu’on doit préférer ceux-ci toutes les fois que cela est possible; on doit chercher également à réduire le diamètre autant que peut le permettre la considération de l’usure et dans ce but chercher à-allonger autant que possible la course des lampes.
- La forme de la courbe de force électromotrice est à peu près insensible dans les limites, où elle varie dans les alternateurs bien construits; c’est du reste la forme de l'onde du courant qu'il faut considérer plutôt; en la rendant rectangulaire on accroît énormément l’utilisation ; mais comme on ne dispose pas de moyens pratiques pour réaliser industriellement de semblables courants, ce fait n’a qu’un intérêt théorique.
- Le flux lumineux total (sans perte par réflexion) es.t inférieur de 20 à 40 p. 100 suivant le cas à celui que donnerait la même énergie sous forme de courant continu ; la différence dépend beaucoup de la nature des crayons et du voltage auquel on les emploie.
- M. S. Leduc, de Nantes, présentait trois notes. Dans la première
- il décrit un phénomène qu'il signalait récem-
- (Id., t. XII, p. 411). — Sur l’arc à courants alternatifs [Id., t. XVIII, p. 32). — Sur les arcs à courants alternatifs dissymétriques et entre métaux et charbons {ld., t. XIX, p. 396).
- ÉLECTRIQUE T. XXI.
- ment à l’Académie des sciences (1) et dont il a déjà été parlé dans ce journal (2). Rappelons néanmoins en quoi il consiste :
- « Lorsque deux pointes., métalliques très fines et bien polies, en rapport chacune avec l’un des pôles d'une machine électrostatique, reposent perpendiculairement, à 5 ou 10 cm l’une de l’autre, sur une plaque ou sur un papier photographique au gélatino-bromure d’argent à surface brillante, le papier reposant .sur une plaque de verre, et le tout étant placé sur une lame métallique(3), il se produit une effluve, autour de la pointe positive, tandis qu’à la pointe 'négative il se forme un globule lumineux; lorsque ce globule à atteint une grosseur suffisante, on le voit se détacher de la pointe, qui cesse ' complètement d’être, lumineuse, se mettre én route, se déplacer lentement sur la plaque, reculer comme s’il était repoussé par un ressort, avancer de nouveau, faire des détours,-s’arrêter, puis se remettre en route vers la. pointe positive; lorsqu'il arrive à celle-ci, l’effluve s’éteint, tout phénomène lumineux cesse, et la machine se désamorce comme si ses deux pôles étaient , unis par un conducteur. Si l’on soulève la'pointe positive pour la reporter sur un point voisin là même série de phénomènes se reproduit.
- » La vitesse avec laquelle le globule lumineux se déplace est très faible, il met de une à quatre minutes pour parcourir une distance de 5 à 10 cm.
- » Parfois, avant d’atteindre la pointe positive, le globule éclate en deux ou plusieurs globules lumineux qui continuent individuellement leur route vers la pointe positive. »
- (1) Comptes rendus, t. CXXIX, p. 37, séance du 3 juillet îSyy.
- (2) L'Éclairage Électrique, t. XX, p. 76, 15 juillet.
- (a) La lame métallique n’est pas indispensable, ainsi que M. Leduc l’a reconnu dès ses premiers essais et comme M. Gritters-Doublet l'a fait remarquer dans une lettre publiée récemment dans ce journal (t. XX, p. 393, 9 septembre). Mais suivant M. Leduc et contrairement à l’opinion de M. Gritters-Doublet, son emploi rend lé phénomène plus
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- Les figures 2 er 3 montrent le tracé de la route suivie par l’étincelle globulaire ; on remarque qu’au départ le globule décrit' de nombreuses circonvolutions avant de se diriger franchement vers la pointe positive ; dans l’expérience relative à la figure 3 la pointe négative a été enlevée. avant que le globule soit parvenu à la pointe positive.
- Les figures 4, 5 et 6 se rapportent à des expériences faites sur plaques sensibles; sur deux d’entre elles le chemin suivi par l’étincelle globulaire se bifurqne près de la pointe positive.
- M. Leduc pense que, au moins dans ses grandes lignes, l’explication du phénomène donnée par M. Gritters Doublet et à laquelle
- ‘nous faisions allusion plus haut, est exacte : dès ses premiers essais il avait songé à une électrolyse.
- Phosphorescence nu .verre des tubes
- A RAYONS X
- M. Leduc a remarqué que lorsqu’on interrompt le fonctionnement d’un tube producteur de rayons Rœntgen, le tube reste lumineux dans l’obscurité. Mais ce n’est plus la lumière phosphorescente, jaune verdâtre, si nettement répartie pendant le fonctionne-
- îbuUnte sur papier photographique.
- ment, c’est une luminosité phosphorescente blanchâtre, uniformément distribuée sur tout le tube.
- Cette lueur phosphorescente peut être obtenue, alors même que le tube n’a pas servi depuis longtemps, en le chauffant. Elle est maximum pour une certaine température et lorsqu’on chauffe le tube à la même place le maximum de luminosité forme une couronne entre la région la plus chaude et les régions voisines plus froides. Elle n’est pas due aux gaz raréfiés que renferme le tube car on l’obtient parle chauffage d’un tube brisé con-
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- tenant de l’air à la pression atmosphérique.
- M. Leduc n’a pu constater cette phosphorescence dans aucun autre échantillon de verre que ceux ayant servi à la production des rayons Rœntgen ; le verre servant à la fabrication
- pondant d’une machine électrostatique. Or dans ces conditions le tube ne produit point ou ne produit que très peu de rayons X. Il semblerait donc que c’est l’électricité de haute tension qui communique au verre des tubes la propriété de la phosphorescence.
- Cette propriété se perd par des chauffages répétés.
- Rayons émis
- POINTE ELECTRISEE
- nmunication de
- - EiinceJle globulaire
- de ces tubes ne la présente pas. C’est donc une propriété acquise par le verre sous l’influence du fonctionnement des tubes. Toutefois il ne semble pas qu’elle soit due aux rayons X eux-mêmes, car cette phosphorescence se présente au maximum lorsque, tenant à la main l’un des pôles d’un tube de Crookes, on approche l’autre du pôle corres-
- est le titre de la troisi M. Leduc (*).
- Pour produire ces rayons il suffit de mettre une pointe en communication avec un pôle électrostatique dont l’autre pôle est isolé. On les obtient quel que soit le pôle relié à la poinle, mais le pôle négatif donne un rayonnement plus intense et, par suite, de meilleurs résultats. En outre en choisissant le pôle négatif on la production d’une aigrette à l’extrémité de la pointe, sur laquelle il n’existe, dans ces conditions, qu’une petite lueur violette à peine visible, laquelle est le foyer d’émission des rayons.
- Ces rayons, non éclairants, possèdent les propriétés des rayons ultra-violets. Ils exercent à distance une action qui permet d’en effectuer l’étude. l)es objets interposés entre la pointe et la plaque donnent, alors même qu’ils sont éloignés de la plaque, des silhouettes nettes.
- photographiqu
- : dans L'Eclairage Électrique
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- L'image de la source, obtenue à l’aide d’un diaphragme perce d’un trou et place entre la pointe et la plaque est un point. Ces rayons se réiléchissent et se réfractent suivant les lois ordinaires ; ils sont concentrés par une lentille, dispersés par un prisme, réfractés doublement par les milieux cristallisés ; ils se polarisent, provoquent la fluorescence et la phosphorescence. Le verre blanc et en général les corps transparents pour la lumière blanche sont transparents pour ces rayons; les corps qui ne sont transparents que pour les rayons les moins réfran-gibles du spectre sont très opaques pour les rayons des pointes électrisées; c’est ainsi que des plaques de verre jaune et vert, à travers lesquelles une bougie impressionne fortement une plaque photographique, arrêtent complètement les rayons de la pointe :
- le verre rouge est encore plus opaque. Les substances transparentes pour les rayons Rœntgen mais opaques pour la lumière, tels que bois, liège, papier noir sont opaques pour les rayons des pointes électrisées, lesquelles, par conséquent, n’émettent point de rayons Rœntgen.
- M. Leduc a utilisé les propriétés photographiques de ces rayons pour tirer en pleine obscurité, d’un cliché négatif, des épreuves positives par contact; il propose d’utiliser leur action chimique pour le traitement de certaines dermatoses, le lupus par exemple, que Finsen, de Copenhague, traite avec succès au moyen des rayons chimiques du spectre.-
- (A suivre.)
- J. Blondin,
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Projet de chemin de fer électrique à Kashmir (!).
- La vallée de Kashmir a environ no km de long sur 30 de large : son altitude moyenne est de 1 500 m au-dessus du niveau de la mer et elle est bordée de hautes montagnes. Elle est arrosée par le Jhelumqui traverse la capitale, Srinagar. Cette ville est accessible, du côté du sud par les gorges du Jhelumet quelques cols. En somme, il y a des obstacles formidables à la liaison par,chemin de fer de la vallée de Kashmir au reste du monde. De 1886 à l’heure actuelle, différents projets avaient été rejetés: mais le gouvernement de l’Inde vient d’approuver celui de M. Nether-sole. La ligne, probablement à voie de 80 cm, partira de Jummoo (altitude 300 m), lequel est relié au réseau du North Western Railway. M. Nethersole propose de quitter la vallée du Chenab, s’élever sur les pentes de la
- vallée du Tawi, de traverser le col de Batoti (altitude 1 830 m), puis de redescendre pour rencontrer de nouveau le Chenab à Ram-band. De Jummoo au col la distance est de 105 km avec des pentes de 1/30 et même 1/20, la descente se ferait par une pente de 1/20 sur 40 km. C’est à Ramband où on installera probablement la principale usine génératrice hydro-électrique.
- Après Ramband la ligne suit le chemin de mulets et s’élève jusqu’à la vallée de Bichlari, à une distance de 43 km avec une pente de 1/30. A l’approche du sommet, la pente devient 1/20 sur 16 km, puis la ligne de faîte est traversée dans-un tunnel de 2400 m de longueur à 2 440 m d’altitude. Près de là se trouvent les sources du Jhelum auxquelles on pourra emprunter 1 000 chevaux. Cette puissance sera très utile à la construction du tunnel.
- A la sortie du tunnel la ligne descend vers Islamabad dans la vallée du Kashmir par
- C) The Electrical Review (Londres), t. XLV, p, 385.
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- une pente rapide d’environ 760 m en tô km. Au delà la ligné est en palier sur 72 km. La distance totale Jummoo-Srinagar est de 290 km.
- M. Nethersole a calculé que le trafic pourrait se faire avec 10 trains de 100 tonnes par jour ; ce qui nécessiterait des turbines de
- 5000 chevaux. La vitesse moyenne sera de 18 km. mais la vitesse réelle variera beaucoup avec la pente. On a a peu près abandonné l’idée d’employer des moteurs polyphasés.
- Les recettes probables sont très élevées. Si on suppose que les frais d’exploitation s’élèveront à 60 p. 100 de la recette
- brute, ce qui est beaucoup pour une installation hydro-électrique, les recettes nettes sont estimées 8,8 p. 100 du prix d’installation maximum et 13,2 p. 300 du prix d’installation minimum.
- Ce projet nous intéresse, au point de vue professionnel, par sa hardiesse et sa nouveauté : pour les Anglais, il a une importance politique et commerciale indiscutable,
- J. G.
- Dispositif Hauswald pour le contrôle automatique de l’état de charge des batteries
- Dans les installations où l'on se sert d’accumulateurs, il faut, afin d’obtenir une exploitation économique et d’éviter la surcharge des éléments, connaître le rapport entre (*)
- l’énergie développée par la décharge et celle fournie pour la charge. Habituellement, ün surveillant est chargé dü soin d’arrêter au
- moment voulu le courant de charge, en utilisant à cet effet les indications de différents instruments de mesure.
- La disposition proposée pâî E. Haus-
- (*) Brevet allemand 97316.
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- wald, de Francfort-sur-le-Mein, permet d’effectuer automatiquement ce travaille surveillant n’a qu’à disposer les commutateurs suivant que l’on veut charger ou décharger la batterie.
- L’induit a (fig. t) et les éiecrros b et c, séparés sur la figure, constituent un petit moteur qui par engrenage (arbre d) peut faire mouvoir dans un sens ou dans l’autre un toc e. L’enroulement des éiectros (un seul des enroulements b et c a la fois) est surle circuit principal de la batterie q, l’induit est en dérivation sur l’enroulement d’excitation ; m et n sont les conducteurs de la batterie, le courant de décharge prend la direction des flèches 1 et le courant de charge a lieu en sens contraire 2.
- Lorsque l’on veut décharger la batterie, on met le commutateur g- en E et l’on ferme la clef /• L’induit a du moteur et l’enroulement c sont alors parcourus par un courant dans la direction 1, l’induit entre en rotation et déplace le toc e de e vers e1 ; la longueur du chemin parcouru est proportionnelle aux watts-heure dépenses.
- Lorsqu’ensuite la batterie doit être rechargée, il suffit de mettre le commutateur g dans la position L, le courant prend la direction 2 et l’induit tourne en sens inverse du précédent car il est parcouru en sens contraire du précédent tandis que l’enroulement magnétique b qui est alors excité l’est dans le même sens que l'enroulement c primitivement excité. Cette rotation ramène le toc de e, vers e ; lorsqu’il arrive en e, il ouvre l’interrupteur f et interrompt le courant de charge ou l’affaiblit, suivant les besoins, par l’insertion d’une forte résistance. Le nombre de watts-heure traversant cet appareil pendant la charge sera égal à l’énergie perdue par la batterie pendant la décharge, ou sera dans un rapport fixe et facile à déterminer avec cette quantité.
- Le système précédent utilisé pour interrompre le courant de charge peut être appliqué au contrôle de la décharge de la bat-erie.
- On peut employer d’autres dispositions analogues, par exemple un wattmètre.
- G. G.
- Séparateurs magnétiques ;
- Par H.-C. Mac Neill (>).
- La première application dii magnétisme comme agent de séparation a été faite dans les usines où l’on se servait d’aimants permanents pour séparer la tournure de fer des raclures de cuivre ou de bronze. On s’est de même servi de barreaux aimantés pour débarrasser l’avoine des particules de fer : une lame aimantée recevait l’avoine tombant d’une trémie et retenait les petits morceaux de fer, toutes les deux minutes une brosse portée par une courroie venait nettoyer la lame.
- Avec le développement de l’éiectromagné-tisme sont venues les machines servant à trier les minerais magnétiques et les matières étrangères non 'magnétiques ; un grillage préalable produisant artificiellement l’oxyde magnétique de fer a permis aussi de séparer de leur gangue des corps non magnétiques* Le Piémontais Sella a utilisé pour la première fois un trieur magnétique ; mais il fallait rompre chaque fois le courant pour faire tomber le minerai séparé. Héberlé en 1881 a utilisé une machine à courant ininterrompu pour séparer la blende du minerai de fer spathique après grillage préalable. D’autres ingénieurs parmi lesquels nous citerons Wenstrœm, Bail et Norton, Chase, Conkling, Hoffman, Kessler, Buchanan, King, Edison Wetherill ont imaginé des trieurs, tous destinés à résoudre les problèmes posés par les circonstances locales. Nous en décrirons ici quelques-unes.
- I. Machines Wenstrœm. — Ce trieur est le plus simple de tous et le plus efficace pour le
- C) The Electrician, t. XLIÎI, p. 659 et 674, 25 août et
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- but qu’il a à remplir. Il peut traiter des minerais de grandes dimensions et il n’est pas nécessaire de leur faire subirun séchage préalable. On l’emploie surtout pour traiter des minerais mêlés de fragments de pierres, soit naturellement, soit par l’explosion d’une mine. Ce trieur peut servir aussi à traiter l’argile et le sable des fonderies ainsi que les gangues des hauts fourneaux. Le minerai à traiter passe par une trémie A (flg. i), et tombe sur un plateau oscillant qui reçoit son
- mouvement d’une came placée sur l’arbre BB. Ce plateau est incliné et, à chaque recul, laisse tomber une certaine quantité de matière sur le tambour. Les figures 2 et 3 montrent deux coupes du tambour. L’armature C se compose d’une série de barreaux de fer doux séparés par des barreaux en bois. D est un électro-aimant fixe excentrique à l’armature. Les extrémités des barreaux de fer doux sont réunies par des plaques non magnétiques. L’ensemble est luté avec soin de façon à
- de Wenstrœm. Ensemble
- apes du tambe
- être imperméable à l’eau et a la forme d’un tambour.
- Les barreaux de fer successifs sont alternativement aimantés en sens inverse : l’attraction est ainsi rendue plus grande sur les morceaux de minerais qui sont assez grands pour toucher à la fois les deux barreaux. Les matériaux magnétiques adhèrent au tambour et s’échappent quand ils arrivent en E; les matériaux non magnétiques tombent par le plan incliné F. Un trieur dont le plateau a 65 cm de diamètre et 60 cm de long, tournant à 30 tours par minute, peut traiter 5 tonnes de minerais h l’heure. On peut l’employer pour des morceaux de toute grandeur jusqu’à ceux qui passent dans un crible dont les trous ont 10 cm de diamètre. Le courant nécessaire est de 15 ampères sous 110 volts.
- Quoique le trieur s’emploie pour du minerai humide, l’efficacité maxima est obtenue avec des matériaux secs. Dans certains endroits comme à Dannemora (Suède), on ne
- traite que les minerais suffisamment secs, sans la dépense d’un séchage artificiel; dans d’autres (Grœngesberg et Grangen) la matière est préalablement lavée et triée encore humide. A Dannemora, le minerai est d’abord passé au trieur, puis au crible. Voici comment on procède :
- En arrivant à la surface du sol, le minerai est grossièrement trié à la main, après ce triage, une moitié est assez riche pour être envoyée directement aux hauts fourneaux, le reste est transporté des chambres de triage à main au séparateur magnétique. La figure 4 montre le dispositif employé. Le minerai arrive sur un plan incliné A puis tombe sur le plateau B, enfin sur le trieur de Wenstrœm. Le plateau B reçoit son mouvement de l'excentrique C. La partie non magnétique tombe en E. Les minerais magnétiques sont entraînés par le tambour et tombent en F, le plan incliné G les amène sur le crible H qui sépare les fragments de moins de 2 cm
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- en Mj de ceux de plus de 2 cm en N : on obtient ainsi deux produits commerciaux.
- Le minerai bon contient de 38 à 42 p. 100 de fer métallique; après triage la teneur en fer atteint de 58 à 62 p. 100. La partie inutilisée se compose de quartz, pegmatite, matières schisteuses, etc.
- II. Trieur de Monarch. — Le trieur de Mo-narch est une modification de celui de Wens-trœin : il comporte deux tambours au lieu d’un seul. Mais la construction en est plus
- 1. Coupe et profil.
- délicate. La figure 5 représente une coupe du trieur. Le minerai traité doit être entièrement sec et les meilleurs résultats sont obtenus quand il est broyé au point de passer dans des cribles d’un millimètre.
- Le minerai est envoyé dans l’appareil sous forme de jet continu par le rouleau A : le débit en est réglable. Il tombe sur le tam-
- bour B qui se déplace autour d’électro-aimants fixes. Une feuille métallique recourbée BC force toute la matière à passer près du tambour. Après le point C tout ce qui n’est pas magne'tique tombe dans le compartiment D et est rejeté au dehors par un rouleau similaire. Au point E les particules sont happées par le second tambour, le courant magnétisant étant plus intense . D’ailleurs comme la vitesse dé ce tambour est six fois supérieure à celle du premier, il se produit un courant d’air qui favorise le mouvement des particules. Les morceaux qui contiennent' peu de fer s’échappent au point F, la force centrifuge étant supérieure à l'attraction et tombent en G. Les morceaux riches en fer n’échappent qu’à l’extrémité des électro-aimants et tombent en H.
- Les matériaux recueillis en G sont écrasés de nouveau et soumis à un nouveau traitement. Un groupe de trois machines semblables où les morceaux moyens de deux d’entre elles sont traités dans une troisième peut traiter 200 tonnes de minerai brut en vingt-quatre heures.
- Ce genre de machine peut s'appliquer avec succès à deux classes distinctes de minerais : i° ceux dans lesqu els les métaux ma gnétiques sont associés à une gangue sans valeur; 20 ceux où le métal magnétique est secondaire.
- III. Trieur de Dellvik-Grœndal. — Cet appareil est destiné à séparer le fer des minerais, lorsqu’il s’y trouve intimement mêlé à des corps sans valeur. Il est employé avec succès pour le traitement des minerais pauvres (fig. 6). Il se compose d’une série d’anneaux de fonte AB entre lesquels se trouve le fil conduisant le courant. Ce tambour est mis en mouvement par l’intermédiaire d’un engrenage conique DE. Un solide tambour de bois C actionné par l’engrenage conique FG tourne trois fois plus vite que le précédent. Il est garni de tiges de fer doux disposées en cercle, chaque cercle étant en regard d’un des cercles de AB. Le minerai est amené à la
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- machine par le conduit N qui aboutit aux auges circulaires Q entourant le tambour AB sur un tiers de circonférence. Un courant d’eau est amené par un tube L. Les particules
- magnétiques sont attirées par les anneaux' de AB, celles qui échappent au premier anneau sont attirées plus bas, l’intensité d’aimantation croissant à mesure que l’on descend. Les matériaux non magnétiques sont entraînés par l'eau dans le conduit P.
- Chaque dent du tambour C arrive successivement en regard du tambour AB, s’aimante par influence et attire les morceaux de fer qui sont ensuite entraînés hors du champ et tombent ; un puissant jet d’eau les entraîne par une conduite dans des cuves où le métal se dépose. Les conducteurs amenant le courant sont protégés par des anneaux de cuivre soigneusement joints.
- IV. Trieur Hiîberi.é. — Ce trieurexistc sous deux formes distinctes. Le type représenté par les figures 7 à 9 est destiné-à séparer les minerais pauvres. Le type représenté par les figures 10, 11, 12 sert au traitement de la galène ou de la blende quand elles se trouvent mêlées à de l’oxyde magnétique de fer. Dans
- le premier type le minerai concassé est introduit en A avec un courant d’eau. BB est un
- Fig. 7( 8 et 9. — Trieur Héberlé. 1" dispositif.
- ruban sans fin de gutta-percha roulant sur les poulies CC et entourant les électro-aimants fixes placés dans une enveloppe. Le tout est placé dans une caisse de bois pleine d’eau jusqu’à une hauteur légèrement supérieure à celle de l’électro-aimant le plus élevé. Les particules magnétiques s'attachent à la courroie, arrivent en D où elles échappent au champ et sont entraînées en E, F. Les boues tombent en G et sont entraînées en H. La largeur de la courroie est de 75 cm et la machine peut traiter 35 tonnes de minerai brut par jour. On a avantage à employer une série de trieurs, où la concentration du minerai croisse graduellement d’un trieur au suivant : entre deux concentrations on broie le minerai.
- A Saxburgeten (Suède) le minerai traité a la composition suivante :
- Plomb Zinc .
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- Oxyde magnétique............ 14 P- 100
- Pyrites magnétiques Fes S;. . 2 à 5 »
- Silice...................... iSàao »
- Le minerai est enyoyé avec un courant d’eau dans un séparateur Héberlé du second genre (fig. 10, 11 et 12), en A. Le fer est entraîné
- Fig. 10, 11 et 12. — Trieur Héberlé. 2« dispositif.
- par le courant, déposé en C et entraîné par une pompe en I). La partie la plus lourde des résidus s’accumule en E et est entraînée à travers le tube F ; les particules les plus fines, consistant surtout en blende et silice avec 3 p. 100 d’oxyde de fer arrivent en B à l’état de suspension dans l’eau et sont entraînées dans des réservoirs où elles se déposent. Le fer déposé en C contient un peu de zinc et de plomb, mais on n’a pas avantage à lui faire subir un nouveau traitement.
- V. Machine de Wetherill. — Les appareils précédemment décrits s’appliquent tous à des minerais très magnétiques. M. Wetherill en employant un champ magnétique intense est arrivé à traiter la franklinite, minerai contenant du fer et du manganèse mêlés d’oxvde de zinc, de silicate de zinc et d’une gangue argileuse. Il s’agissait d'utiliser les
- propriétés faiblement magnétiques de la franklinite, pour l’éliminer, et concentrer ainsi suffisamment les minerais de zinc de façon à leur faire subir le traitement usuel. L’appareil de M. Wetherill, analogue comme construction aux précédents, étend singulièrement le rayon d’action des trieurs magnétiques. On peut espérer arriver à traiter avec un champ suffisamment intense l’hématite rouge ou brune, la chromite, la sédérite, la pyrolusite et presque tous les minéraux contenant du fer, du manganèse et du chrome. Cette énumération suffit à prouver l’importance croissante du triage magnétique et le large champ que l’électricité ouvre aux métallurgistes. E. B.
- Sur les réactions d’induit des alternateurs ;
- Par A. Blondel (').
- « On considérera, pour préciser, le cas des alternateurs polyphasés, également chargés dans leurs différents circuits, et l’on supposera, comme d’habitude, les forces électromotrices et les courants comme suivant sensiblement la loi harmonique. Si l’on néglige les petites pulsations du flux de réaction de l’induit, le flux est sensiblement constant et fixe dans l’espace. Une partie sc ferme à travers les inducteurs et le reste par les pièces polaires; j’appellerai la première flux direct et la seconde flux transversal.
- » Quand le circuit parcouru par le courant de l’alternateur ne présente aucune self-induction (cas qu’on peut réaliser pratiquement en le faisant débiter sur des résistances sans induction, mais avec un peu de capacité qui compense la self-induction intérieure), le courant est en phase avec la force électromotrice, la polarité de l’induit se trouve la même que dans une dynamo à courant continu dont les balais ne sont pas décalés et, par conséquent, tout le flux se ferme transversalement le long (*)
- (*) Comptes rendus, t. CXXIX, p, 586, séance du 16 octobre 1899.
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- de l’entrefer sans pénétrer dans les noyaux inducteurs. Au contraire, lorsque le circuit est fermé sur des self-inductions très grandes, de façon que les courants soient décalés de — par rapport aux forces électromotrices induites, tout se passe comme dans une machine à courant continu dans laquelle on aurait décalé le diamètre de commutation de—du pas (longueur d’un double champ inducteur); il n’y a donc plus du tout de réaction transversale (sauf les fuites dont on parlera tout à l’heure) et tout le flux tend à se fermer par les inducteurs; la réaction est directe.
- » Le fondement très simple de ma théorie est la proposition suivante : Pour tout décalage intermédiaire la réaction de l'induit peut être considérée comme la résultante d’une réaction directe due au courant dèivatté et d'une réaction transversale due au courant îvatté. Cela résulte immédiatement de notre hypothèse de la loi harmonique, car, d’après celle-ci, tout courant efficace I décalé de A par rapport à la force électromotrice est égal à la résultante d’un courant I cos 'y en phase avec la force électromotrice (ou watté) et d’un courant I sin en quadrature (ou dé-watté). D’après les remarques précédentes, le premier donne un flux transverse et le second un flux opposé.
- » Il y a en outre à tenir compte des fuites magnétiques, c’est-à-dire des lignes de force qui se ferment directement dans l’air sans traverser ni les pièces polaires, ni les inducteurs. Elles sont sensiblement indépendantes du décalage des courants, car leur intensité est très faible dès qu’on s’éloigne de la surface de l’induit et de l’entrefer. On peut donc, sans erreur sensible, admettent qu’elles produisent un champ proportionnel aux courants et en phase avec eux ; l’axe de ce champ se confond avec celui de la réaction tranversale quand le décalage est nul et il se déplace proportionnellement au décalage.
- » Ces réactions étant définies qualitativement, il y a encore deux façons de les exprimer numériquement : par des coefficients de
- self-induction ou par des forces magnéto-motrices.
- » Le premier système peut être appliqué tant que les inducteurs et l’induit sont loin de la saturation, car alors retrancher le flux induit du flux inducteur équivaut à retrancher les ampères-tours.
- » On appellera donc
- À un coefficient de self-induction transversale correspondant au cas des courants wat-
- un coefficient de self-induction directe i analogue, mais différent numériquement, l correspondant au cas de courants déwattés ; f 5 un coefficient de self-induction de fuites, ; représentant l’eftét de l’ensemble des fuites | magnétiques.
- » L’équation différentielle du courant / dans l’induit en fonction de la force électromotrice e et de la tension aux bornes u qui, dans la théorie de M. Joubert, s’écrit
- deviendra plus rigoureusement
- ou, en notations vectorielles, en posant ^
- [E=rl + »>.I cos i + sin f + «I].
- » Les vecteurs toÀIcos^, wVI sinA et <osI étant respectivement décalés de—par rapport aux courants IcosA, I sin A et I. Cette formule contient donc un terme
- qu’a oublié l’école de Kapp.
- » On peut écrire plus simplement, en décomposant le dernier terme en ses deux composantes et les ajoutant respectivement aux deux réactions principales, c'est-à-dire en posant
- /=“>. +5,
- £=v+f, _________
- lE = rf + i->iI cosi + »iI'sinri.
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- » Autrement dit, la réaction d'induit d'un alternateur doit être définie, en général, par deux coefficients de self-induction, ou par trois si l'on veut mettre les fuites à part.
- » Dans bien des alternateurs / et l' sont peu différents, et l’on peut alors se contenter de la première approximation de M. Joubert; dans beaucoup d’autres la différence est-notable par suite des conditions de la construction telles que : étroitesse de pôles, entrefer supplémentaire dans le circuit inducteur, etc.; dans tous, la saturation des inducteurs amène une inégalité croissante de / et V parce que la perméabilité diminue dans les noyaux et par suite aussi )/ et l! décroissent, tandis que, la réluctance du circuit transversal se réduisant dans un alternateur sensiblement à celle de l’entrefer qui est constante ('), X et l sont constants is ne varie pas).
- » Cette variation de 11 nous conduit poulies machines saturées à considérer pour la réaction directe dans le circuit inducteur des
- forces magnétomotrices au lieu d’employer un coefficient de self-induction. On caractérisera dans ce but l’induit par un nombre d'ampères-tours équivalent a la force magnéto-motrice que produisent les courants déwat-tés. Si l’on appelle N le nombre de fils périphériques sur l’induit dans la largeur d’un champ double, I l’intensité efficace des courants polyphasés, le nombre d’ampères-tours équivalent a pour expression
- K étant un coefficient convenable, dont j’ai donné ailleurs des valeurs, ou mieux un coefficient calculé d’après les enroulements, en plaçant l’induit dans sa position de courant déwatté
- » Quant aux coefficients l et s, ils se déduisent eux-mêmes d’un calcul des forces magnétomotrices le long de l’induit, placé, soit dans l’air seul (pour s), soit dans la position du courant watté (pour /). »
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- Sur les lois de l’électrodynamique ;
- Par Fr. Kerntler ('}.
- Deux mémoires ont été écrits par l’auteur sur ce sujet : l’un publié en 1897 a pour titre : « Les lois fondamentales et, en particulier, la loi élémentaire de l’électrodynamique » ; l’autre, publié l’année suiv&nte, et intitulé ; « L’Expérience permet-elle de décider entre les diverses lois fondamentales de l’électrodynamique. » M. F. Carré donne, dans le dernier numéro du Journal de Physique le résumé suivant de ces deux mémoires :
- f1) Vu les faibles inductions employées dans les induits de machines à courants alternatifs, pour éviter de trop grands echuuffements, on peut considérer que les inducteurs seuls
- (') Buchdriickerein der Pesler-Lloyd-Geselhchaft, Budapest, 1897 et 1898.
- L’auteur s’est proposé de discuter la formule d’Ampère sur la loi élémentaire des actions électrodynamiques; il croit pouvoir proposer une autre loi qu’il ne désespère pas d’établir par l’expérience, bien qu’on admette comme démontrée l’impossibilité de faire un choix entre les diverses formules d’action élémentaire.
- iu L’auteur rejette d’abord cette hypothèse d’Ampère, que l’action exercée entre deux éléments de courants est dirigée suivant la droite qui les joint. Il considère en outre, comme insuffisamment établi par l’expérience, ce résultat énoncé par Ampère, que l’action exercée par un courant fermé quelconque sur un élément de courant, est toujours normale à l’élément :
- 20 II admet d’ailleurs que l’action exercée varie en raison inverse du carré des distan-
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- ces, accepte le principe des courants sinueux et considère la formule d'Ampcre comme vérifiée par l’expérience, toutes les fois qu’il s’agit de calculer l’action qu’un courant fermé quelconque exerce normalement à un élément de courant.
- Ceci posé, chaque élément de courant ds, ds' est décomposé :
- t° Suivant la direction de la droite qui les joint (soient ds cos 9, ds' cos 0', ces composantes des deux éléments).
- 2° Transversalement à la direction précédente (soient ds sin fi, ds' sin (K ces deux nouvelles composantes). 1
- On n’aura, par raison de symétrie, qu’à considérer les actions suivantes :
- A. L’une des composantes longitudinales (soit ds cos 6) exerce sur l’autre {ds: cos 0'j une action, qui, par raison de symétrie, doit être dirigée suivant r, et que l’on peut représenter par :
- iï.ds.ds'. cos 6. cos fl’
- B. L’une des composantes transversales' (soit ds sin 0) exerce sur la composante parallèle (ds' sin 0' cos <o) de l'autre transversale une action qui, de même, ne peut être dirigée que suivant r, et que l’on peut représenter par :
- _r , ii'ds.ds' sin 9. sin O'cos u>
- = i-------------------------.
- C. La composante transversale, ds sin 0, exerce sur la composante longitudinale ds' cos 0' une action qui ne peut être que parallèle à ds sin 0 et que l’auteur écrit :
- JI _ c i£ds.ds' sin 0. cos 0'
- D. Enfin la composante longitudinale, ds cos 0, exerce sur la transversale ds' sin 0' une action parallèle à cette dernière ; soit :
- L’auteur cherche alors a quelles conditions a, b, c, rf, doivent satisfaire, pour que les for-
- mules ci-dessus, étendues à un courant fermé ou, plus simplement, à un courant rectiligne indéfini, conduisent au même résultat que la formule d'Ampère, pour l’action exercée normalement à un élément de courant.
- i° Le cas d’un courant rectiligne indéfini, agissant sur un élément de courant parallèle, donne par un calcul facile :
- a+2b+c + d = 3. (ï)
- 2° Le cas d’un courant rectiligne indéfini, agissant sur un élément de courant perpendiculaire, donne de même :
- -a + b+2c-d-$. (2)
- L’auteur rappelle que ces conditions (1) et {2) avaient déjà été établies par Stefan (').
- On voit sans peine que la condition (1) identifie les effets de translation, et la condition (2) les effets de rotation que donneraient, d’une part, les formules A, B, C, D et, d’autre part, la formule d’Ampcre, quand on les applique à des circuits fermés ;
- 3° L’auteur ajoute aux conditions (1) et (2) la condition
- c = d \3)
- qu’il considère comme très vraisemblable (cette hypothèse ne se concilierait pas avec les lois de Raynard ou de Grassmann). Les trois conditions (ï), (2), (3) donnent : a - — 1, è -}- c — 2, c = d.
- En particulier, on retrouve la loi d’Ain-père, en faisant c — d = o, et par suite
- b = 2(‘).
- Arrivé en ce point, l’auteur cherche à établir qu’une formule élémentaire à quatre termes doit être préférée à une formule élémentaire à deux termes, telle que celle d'Ampère, D’autre part, il essaie de procéder par voie d’analogie avec les phénomènes électro-
- (') Stefan. Ueber die Cirundfbrmeln der Elektrodynamitk (,Sitqungsforichte der Kaiser}. Akademie in Wien\ 1869).
- (a) Le principe de l’action normale, exercée'par un courant fermé, sur un élément de courant donnerait facilement :
- b + c = 2 {d — a).
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- magnétiques ; d’autre part, il voudrait faire considérer, comme des anomalies inacceptables certains des résultats bien connus, auxquels conduit l’application de la formule d’Ampère, dans le cas de courants limités. Il insiste spécialement sur le cas de deux éléments parallèles, parcourus par des courants de même sens, et qui, d’après la formule d’Ampère, peuvent, suivant les cas, s’attirer ou se repousser, ou n’exercer aucune action mutuelle.
- Le principe d’une formule fondamentale à H =i/H,! + H!*+2H,H7Ï55V = yWë <
- quatre termes une fois admis, comme le veut l’auteur, des analogies électro-magnétiques conduisent à faire b = c.
- Il reste donc alors :
- La force résultante, exercée sur ds, aura donc pour composantes :
- Suivant r :
- V = V, + V, = *£££. (sin 8. sin 8'. cos »
- 2° Transversalement à r :
- La résultante R a donc pour valeur :
- R=yV+H*
- La direction de cette résultante se déduit d’ailleurs facilement de ces formules.
- A remarquer que les actions mutuelles, relatives h deux éléments de courants, sont égales, parallèles, de sens contraires, mais ne s’exercent pas suivant la droite qui joint les deux éléments.
- Si les deux éléments ds,ds' sont dans un même plan (w = o', il reste :
- Dans ce cas, la grandeur de l’action exercée entre deux éléments ds, ds\ est indépendante des angles et 9’. Au contraire, la direction de cette action en dépend ; jusqu’alors on a -pj- = — cotg (fjq-O'). C’est le contraire de ce qui se produit avec la formule d’Ampère.
- « Quel est le plus naturel, demande l’auteur, de supposer que l’action exercée change en direction seulement, ou change en grandeur seulement quand on fait uniquement varier les angles B et 0'? »
- L’auteur croit fermement que la réponse ne peut être douteuse. Le mémoire stf termine par des applications simples des formules précédentes aux cas de courants rectilignes limités. Les résultats ainsi obtenus sont com-
- parés à ceux que donne la formule d’Ampère. L’auteur cherche à établir que les premiers sont plus simples et plus naturels que les seconds, dont quelques-uns constituent, a ses yeux, de véritables anomalies.
- Cela posé, l’auteur étudie le cas particulier de l’action d'un courant fermé, fixe, Q, de forme carrée, sur un petit courant mobile q, de forme carrée, suspendu au centre du premier, et mobile autour d’un axe vertical, passant par les milieux de deux côtés opposés horizontaux.
- On voit, par de simples considérations de symétrie, et en supposant que les dimensions du second circuit sont négligeables par rapport a celles du premier, que les actions exercées sur les côtés horizontaux h et h1 du petit carré se détruisent deux à deux, quelle que soit la loi supposée; et que le moment de rotation ne peut dépendre que des actions exercées sur les côtés verticaux v et v: du petit circuit :
- T Par les côtés verticaux V et V' du grand circuit ;
- 2n Par les côtés horizontaux H et H' du même circuit.
- Désignons les premières par V; les secondes par H. On aurait, avec les notations employées dans l’analyse du mémoire précédent, et en supposant satisfaites (*) les con-
- (*) Un calcul facile montre que, dans l'hypothèse d'un
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- dirions (i), (2), (3) :
- v _ 3 + 1
- H - c+i 1
- c’est-à-dire dans le cas delà loi pro-
- posée par l’auteur (b = c = 1) et V = 3 H, dans le cas de la loi d’Ampère (c= o, b = 2). Si donc l’expérience permettait d’observer séparément les quantités V et H, on en déduirait les valeurs de b etc qu’il conviendrait de choisir (puisque b -+- c= 2).
- L’auteur ne croit pas qu’il soit impossible de faire ce départ. Il imagine une grande galerie, de profil rectangulaire (hauteur, 3 m; largeur, 2 m), percée à travers une colline, dans une direction perpendiculaire au méridien magnétique. Un conducteur C rectiligne, placé à 1,50 m au-dessus du sol de la galerie, traverserait normalement les deux parois verticales opposées, que l’on suppose rendues parfaitement conductrices. Ce conducteur serait coupé en son milieu; et'les deux tronçons, isolés l’un de l’autre, seraient reliés aux deux pôles d’une pile éloignée, à l’aide de deux fils contigus, mais isolés l’un de l’autre.
- 1“ On observerait d’abord l’action de ce conducteur sur une petite aiguille aimantée de déclinaison, placée à 1 m au-dessus du conducteur. Si le couple observé est le quart de celui que donnerait sur la même aiguille un circuit carré complet, Q, de 2 m de côté et de même intensité de courant, notre conducteur peut être considéré pratiquement comme traversé par un courant limité de 2 m de longueur, et permet de résoudre immédiatement la question ;
- 20 Si, au contraire, la fermeture du circuit par le sol n’est pas satisfaisante, la loi spé-
- potentiel électrodynamique élémentaire la formule générale d’Helmholtz
- tf. = iids. diJ |
- + K
- ncaré. EU
- o et Opt., t. II, p. 50) conduirait à :
- X- K + 3
- H — K — 1 '
- ciale, proposée par l’auteur, exigerait que l’on eût encore H=V, c’est-à-dire que l’action exercée par le conducteur G restât la même sur un petit circuit mobile q. que la rotation se fît autour d’un axe parallèle ou autour d’un axe perpendiculaire au conducteur C ;
- 3° Si la fermeture par le sol n’était pas satisfaisante et si la loi proposée par l’auteur devait être rejetée, on augmenterait dans un très grand rapport la longueur du fil conducteur (100 m par exemple). Le dispositif restant géométriquement semblable à lui-même, une même valeur des intensités de courant conserverait la même valeur aux actions électrodynamiques principales exercées par le conducteur, tandis que les perturbations provenant des extrémités, seraient considérablement réduites. Le petit courant q serait successivement mobile autour d’un axe horizontal, puis autour d’un axe vertical ; et on aurait, en désignant par a et a' les déviations observés, sous l’action simultanée du courant et de la terre :
- tang « __ b -f 1 _ c + 1
- tang a' Z H ’
- Z et H étant les composantes verticale et horizontale du magnétisme terrestre.
- La question serait donc encore résolue.
- Batterie d’accumulateurs pour tensions do 10 000 volts de la « Reichsanstalt » 5 Par le Professeur Feussner(’).
- Pour les recherches électriques, il est de la plus haute importance de disposer d’un courant constant. Les accumulateurs au plomb l’emportent à ce point de vue sur toute autre source, surtout si on ne regarde pas trop à la grandeur des éléments. Cependant on a, jusqu’ici, assez peu employé les accumula-
- (*) Mémoire présenté à la séance de 1’ « Elektrotechnis-chen Verein », le 30 mai 1899. — Ekklrotechnische Zeitschrift, t. XX, p. 632, 31 août 1899.
- (Voir Poir
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- teurs pour se procurer de hautes tensions.
- Une tension élevée peut être obtenue par le couplage convenable d’éléments chargés sous une tension beaucoup moindre. Cependant on rencontre beaucoup de difficultés à la réaliser. La « Reichsanstalt » a construit pour son usage, une batterie donnant ioooo volts. Celle-ci est toujours prête à fonctionner, et ne demande que peu d’entretien : on peut se borner à surcharger une fois par mois la batterie, et à remplacer une fois par an l’eau évaporée.
- La plus grande difficulté d’installation provient de l’isolement.
- A chaque élément, on a pris des dispositions pour que l'acide ne puisse pas être projeté hors des vases et que les isolateurs ne soient pas recouverts d’une gaine conductrice. Les courts-circuits étaient très à craindre; ils avaient causé la destruction des positives d’une batterie d’étude de 500 petits éléments. Dans l’installation nouvelle, on a coulé dans les bacs, au-dessus de l’acide, une couche de résine et on a ménagé un chemin spécial aux gaz qui se dégagent pendant la charge.
- On a calculé chaque élément pour une capacité de 0,5 à 1 ampcrc-hcure au régime de décharge de 0,1 à 0,2 ampère. Dans
- lr "L-T
- chaque vase, on n’a disposé qu’une électrode positive et une électrode négative, de forme parallélépipédique (45 mm de longueur, 12 mm de largeur, 10 mm d’épaisseur). Le support a été empâté à la litharge et au minium et formé à la manière ordinaire. Les vases ont une contenance de 50 cm3. A leur partie inférieure les électrodes ont une petite queue qui s’appuie sur un support en verre ; entre elles est un tube de verre, qui, au voisinage du fond du bac et également à environ 15 mm en dessous du bord inférieur du bac, est percé d’un trou de quelques millimètres de diamètre. On remplit le bac d’acide sulfurique dilué jusqu’à 10 mm de son bord supérieur, on verse dessus une pâte de colophane, d’huile de lin et de copal ; cette masse est rendue bien homogène par la chaleur et on en
- fait émerger les queues des plaques. Après refroidissement, on enlève avec une pipette 10 mm d’acide à la partie supérieure, de manière que le trou supérieur des tubes de verre soit libre pour la sortie des gaz. On place les éléments sur une étagère, maintenus par de la paraffine, les queues des plaques sont soudées et les connexions faites pour donner o,i ampère.
- Si on avait dû charger la batterie sous 120 à 150 volts, il aurait fallu former 84 groupes de 60 éléments. La maison Schuckert a construit une dynamo de 1 kilowatt, qui, à 1 200 tours, donne de 2000 à 3 000 volts ; la machine a 112 lames au collecteur et marche sans étincelles à 3 000 volts et 0,6 ampère.
- La batterie est chargée en 5 groupes de
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- 1 000 éléments en série. La figure r donne le schéma du couplage.
- A droite, 5 séries de 2 x 500 éléments, à gauche 500 éléments d’induction avec le réducteur C : sur le tableau E se fait le couplage pour la charge et la décharge; un long fusible de constantan F y est attaché, H est un double circuit dont la branche de droite possède une résistance de 1 mégohm, l’autre étant formée d’un simple hl de cuivre. La batterie principale est enfermée dans une armoire en verre avec armatures de fer. Les éléments sont placés par 500 dans des cadres munis de galets et mobiles dans des plans parallèles entre eux et perpendiculaires au mur. Chaque cadre comprend 20 planchettes supportant chacune 25éléments. Les éléments d'un même casier sont toujours en série. Les pôles d’un cadre à l’autre sont réunis de
- ÉLECTRIQUE
- manière à ce qu’on puisse tirer les casiers. La résistance intérieure de chaque élément doit être de 0,10 à 0,15 ohm.
- En travaillant avec la haute tension, on observe un certain nombre de curieux phénomènes. On s’aperçoit en particulier que, au delà de 2 000 volts environ, dix aigrettes partent du pôle à haute tension, remplissent l’espace et viennent rejoindre la terre par tous les conducteurs qui sc trouvent dans la pièce. Pour empêcher cela, il faut enfermer !e fil dans un écran métallique communiquant avec le sol. La puissance ainsi perdue par dispersion dans l’air n’a pas encore pu être évaluée. Il faut donc se délier, dans les installations à haute tension qu’il peut se produire des pertes, non seulement par les isolateurs, mais même par l’air ambiant.
- J. G.
- CORRESPONDANCE
- Sur les mouvements pendulaires des alternateurs associés en parallèle.
- M. Guillaume à qui nous avons communiqué les épreuves de l’article de M. Bouche-rot publié dans ce numéro, nous adresse à ce sujet la lettre suivante ;
- Je me défendrai seulement 'contre un reproche que m’adresse M. Boucherot à l'occasion de mon article du 26 août. Je n'ai jamais dit ni voulu dire que M . Kapp ait étudié le premier les phénomènes oscillatoires, et M. Kapp n'a pas, que je sache, revendiqué cette priorité. J’ajouterai aussi que j'ai fait la rédaction primitive de cet article, bien antérieurement aux conférences de M. Boucherot à l’Ecole supérieure d’Électrieité ; ce dernier a remis les choses au point, beaucoup mieux que je n’aurais su le faire, et je m'excuse de ne pas avoir mentionné ses travaux anterieurs.
- Quant à ce qui est de la faute de calcul dans l’exemple cité, j’en revendique la responsabilité entière, M, Chevrier m’ayant seulement, sur ma demande et avec beaucoup de bonne grâce, donné quelques résultats d'expériences.
- On obtient, en corrigeant Je calcul, les résultats suivants, pour les deux valeurs 0,70 et 0,94 du facteur de puissance :
- ? 19°, 15 ' 26°,15
- b 0.025132 <>,03427
- T 1 595 * M*
- c 63800 62440
- ta o”,83 û',24
- Les formules de A1. Boucherot semblent donc s’approcher plus.de la réalité que celles de M. Kapp Pour qu’il n'y ait pas d’équivoque, je reproduis in extenso l’exemple que donnait M. Kapp dans FElektrotechnische Zeitschrift,
- « Pour rendre plus claires les considérations précédentes, voici un exemple. C’est celui d’une machine à courant alternatif monophasé, qui tourne dans une station centrale de Berlin, et a été faite par un excellent constructeur. Nombre de tours par minute, 85; puissance maxima, 500 kilowatts ; tension aux barres, 3000 volts ; courant de court circuit, 670 ampères ; distance des axes des pôles, 0,27 m; vitesse circonférentielle, 24.4 m par seconde
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- Tenkgr. . . 1050 2too 4200
- ? eu degrés . 7,166 14,415 29,83
- bcnm. . . . (1,01078 0,02165 0,0448
- c............ 97ooo 97000 93500
- >; Les masses tournantes réduites sur la circonférence de l'induit donnent
- « Si on prend pour c la valeur moyenne 96 000, on ^=0,628^/-^?!
- Ta =0,548.
- a Le temps de un tour du moteur à vapeur est de 0,706 seconde; c’est une machine compound tandem, donnant deux impulsions par tour, son temps périodique est donc
- ~.m — 0,363.
- » Ln ce cas Ta est, en nombre rond, 1,5 fois ~m : on voit que la résonance ne peut se produire et qu'on ne peut craindre, dans ces machines, de mouvements pendulaires. ><
- Jacques Guillaume.
- CHRONIQUE
- Éléments magnétiques terrestres à Postdam pour l’année 1898. — M. Escitf.nhagf.n (Wied. Ann., t. LXVIII, p. 917-918, août 1899) donne les valeurs déduites des indications relevées heure par heure sur les appareils enregistreurs :
- de 1897 à 1S98
- Déclinaison........... ioD5'o O. —4'7
- Intensité de la composante horizontale.... 0,18794 C.G.S. +0,00019 Intensité de la compd-
- sante verticale....... 0,43408 + 0,00010
- Inclinaison........... 65n35’3 N. - i'o
- Intensité totale...... 0,47302 C.G.S. + o,00016
- Des orages magnétiques de durée assez longue et d’intensité notable ont été observés les 16, 17, 18 janvier, 11 et 14 février, 15 et 16 mars, 30 mai, 16 août, 3, 9 et 10 septembre, 25, 29 et 30 octobre, 21 et 22 novembre.
- Le nombre d’heures pendant lesquelles ont été constatées des perturbations de courte durée est de 577 pour la déclinaison, 1125 pour l’intensité de la composante horizontale, 774 pour l'intensité de la composante verticale ; ces nombres sont plus considérables que ceux des années précédentes.
- La carte magnétique a été levée en 54 stations, situées pour la plupart dans le Brandebourg, la Poméranie, la Posnanie et le Mecklembourg.
- Des études ont été faites au moyen d’un petit observatoire portatif, muni d’appareils à enregistrement photographique, pour déterminer l’influence des courants échappés des chemins de fer électriques. La plus grande distance à laquelle on
- a pu nettement constater cette influence, jusqu’à une perturbation de 0,00001 C.G.S., aux environs de la ligne Berlin-Spandau, est de 7,5 km. La grandeur de la perturbation paraît être proportionnelle à la première puissance de la distance. Un éloignement de 8 km de toute ligne électrique où le retour s’effectue par les rails parait suffisante pour un observatoire, où on se propose seulement de déterminer des valeurs isolées des éléments magnétiques, avec la précision courante de 0,00001 C.G.S. mais pour un observatoire où on voudrait étudier spécialement les phénomènes magnétiques terrestres, un éloignement de 15 km ne serait pas exagéré et encore serait-il bon de vérifier que les phénomènes observés sont bien réellement des phénomènes naturels. M. L.
- Pompe à mercure Guglielmo. — L’auteur a déjà indiqué quelques simplifications pratiques de la trompe de Sprcngel (Bel. F.lect., t. XIV, p. 181), simplifications qui rendent l’appareil moins coûteux, comme établissement et comme réparation, que tes appareils perfectionnés que peuvent nous livrer maintenant les constructeurs. Les modifications de la pompe de Geissler, dont il est question ici, et qu’indiquaient les Rendiconti dei Lincei, ont l’avantage de rendre l’appareil aisément transportable.
- Le robinet C (fig. 1) recouvert en partie de mercure rend pratiquement nulle la quantité d’air qui peut pénétrer dans la pompe, même si le robinet est d’une construction imparfaite.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXI. - N° 43.
- La suppression du long tube disposé au-dessous du ballon fixe réduit la hauteur de la partie rigide de un mètre à 20 ou 30 cm. La pompe est donc moins fragile, plus facile à transporter et par suite son expédition en cas de réparation entraîne des frais moins élevés. Mais le tube de caoutchouc qui remplace le tube de verre est soumis à sa partie supérieure à une pression de plusieurs centimètres
- de mercure et peut laisser passer l'air à travers ses pores ; pour obvier à cet inconvénient, ce tube vient déboucher dans l'ampoule R d’où l’on peut expulser les gaz au moyen du robinet C.
- Le dégagement de l’air se fait par le tube D ; mais lorsque la quantité de gaz retirée à chaque manœuvre devient trop faible, on continue le vide en reliant le tube D au ballon mobile B par le tube de caoutchouc L'. Le gaz emprisonné dans le ballon fixe A se précipite dans le ballon mobile lorsqu’on
- On peut employer des ballons de petite capacité 100 et même 50 cm2, la manœuvre en est plus aisée et d’autre part la rapidité du vide n’est pas proportionnelle à la capacité du ballon.
- La mesure de la pression du gaz raréfié se fait en comprimant le gaz qui occupe le ballon fixe jusqu'à
- ce qu’il occupe le canal du robinet C dont le volume est connu. Cette détermination de la pression est peu exacte, aussi, pour obtenir de meilleurs résultats, l’auteur recommande-t-il la forme de pompe représentée par la figure 2 qui est en meme temps plus efficace pour empêcher la rentrée de Pair provenant du tube de caoutchouc.
- Au-dessous du ballon fixe, le tube se recourbe en U, présente un renflement E qui porte à sa partie supérieure un tube étroit H et au-dessus une boule F communiquant avec un robinet C à trois voies (à 120'’ l’une de l’autre) qui permet d’établir la com-
- munication du tube D et du tube F entre
- avec l’atmosphère. Pour mesurer la pression il n’y a, après réduction du volume, qu’à déterminer la différence des niveaux du mercure en A et en F.
- Il peut arriver qu’une gouttelette de mercure s’introduise dans le canal du robinet C et par suite des forces capillaires empêche le fonctionnement de la pompe. Pour tourner cette difficulté on donne au canal une forme conique ou bien on le munit de cannelures latérales.
- Pour enduire les robinets il est avantageux d’employer un mélange de vaseline et de colophane fondues ensemble en proportion convenable pour la viscosité; ce mélange est transparent et permet d’apercevoir le robinet, en même temps il laisse voir les fentes s’il s’en produit. G. G,
- Le Gérant : C. NAUD.
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- Tome XXI.
- Samedi 4 Novembre 1899
- >. — N* 44.
- L’Éclairage Électrique
- REVUS HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- à. CORNU, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARE, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN. Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Roliin.
- COMPTEURS ÉLECTRIQUES
- L’umpèreheuremètre de Roger Sherman White (') est un compteur moteur dans lequel une armature plate io (fig. i et 2), formée des bobines 7 reliées à un collecteur 8, tourne dans le champ constant produit par des aimants permanents 12. L’armature est placée en dérivation sur une résistance fixe, entre les bornes 22-23; cette résistance est elle-même enroulée sur les aimants permanents, ainsi que sur des petits aimants auxiliaires 14, dans le but d’empêcher la désaimantation. Les aimants 14 servent à compléter le réglage du compteur.
- Un disque métallique annulaire est superposé aux bobines de l’armature et sert de frein.
- Pour obtenir une action énergique il peut être nécessaire de donner à l’armature et au disque un très grand diamètre, ce qui conduit à de trop grandes dimensions horizontales de la boîte du compteur. On peut éviter ce dé^-
- • '/) Brevet anglais n° 21 755, déposé par M. J.-Bernard Mills, le 15 octobre 1898, accepté le 21 janvier 1899, 3 figures.
- faut en plaçant le disque vertical et l’axe horizontal, mais comme cette disposition
- ntin White. Coupe.
- augmente les frottements, il faut alléger Larmature en suspendant magnétiquement l'arbre 1 aux pôles de l’aimant 31 (fig. 3).
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- L’êclairagë électrique
- T. XXÎ. — N° 44.
- Si l’on prend un compteur moteur, le Thomson par exemple, et si on renverse l’ordre habituel, c’est-à-dire si on fait passer le courant principal dans les bobines mobiles, agissant toujours comme inducteurs, tandis que le courant dérivé passe dans un induit fixe, on a, à peu de chose près, le compteur de A. Peloux (').
- Fig. 2. — Compteur Sherman White. Plan.
- daire de l’arbre B, tournent autour du collecteur; il en résulte que le courant traverse successivement toutes les bobines fixes C, celles-ci étant connectées d’une part au collecteur I, d’autre part à un point commun sur le conducteur opposé à celui qui traverse les bobines A. Comme il y a un frein magné-
- y, 3. — Compteur Sh
- Bans cet appareil un arbre B, composé de deux parties isolées l’une de l’autre, (figure 4), porte les bobines en gros fil A. L’arbre repose à sa partie inférieure dans une crapau-dine placée au fond d’une coupelle k remplie de mercure. Une coupelle semblable se trouve fixée à la partie supérieure de l’arbre et reçoit un contre-pivot N. Les bobines à fil fin C sont fixées à demeure, extérieurement aux bobines A ; elles sont reliées aux lames d’un commutateur fixe, i, porté par le contre-pivot. Des petits balais S, tenus par un bras soli- (*)
- (*) Brevet anglais nIJ 28 800, déposé le 6 décembre 1897, accepté le 12 novembre 1898, 8 figures. — Voir L'Éclairage Électrique du 8 avril 1899, t. XIX, p. 36.
- tique formé par le disque D et l’électro P, la vitesse de rotation du système est toujours proportionnelle a la puissance électrique dépensée dans le circuit.
- L’avantage réclamé pour cette disposition est le suivant : il n’y a pas de champ magnétique fixe dans l’appareil, puisque les bobines A tournent et déplacent en même temps les balais S, il en résulte qu’il est impossible de fausser les indications du compteur au moyen d’aimants placés dans le voisinage.
- La figure 5 représente une disposition analogue, mais avec des bobines plates. Dans la figure 6 les bobines fixes et mobiles ont leur action renforcée par des noyaux de fer: de plus le collecteur I n’est pas placé sur le
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- contrepivot N, les balais sont commandés l Le compteur moteur de L. E. G. Cauro(1) par deux roues dentées VVI5 ce qui permet I ne diffère des appareils du même genre que de réduire le diamètre du collecteur. [ par la forme des enroulements. Les bobines
- 6. — Compte
- fixes BB, figures 7 et 9, qui reçoivent le courant total sont enroulées sur des solénoïdes de base presque triangulaire, dans lesquels se meut excentriquement l’armature A placée en dérivation. Celle-ci rappelle un peu
- le pignon magnétique de Lontin : elle est composée de bobines plates, enroulées sur une carcasse isolante, et ayant leurs axes magnétiques dirigés suivant les rayons du disque. La figure 8 montre ce disque avec deux bobines enroulées. Les bobines de l’armature sont reliées au collecteur C. Le couple de rotation est proportionnel à la puissance dépensée dans le circuit et un frein magnétique q? limite la vitesse du moteur. De même encore que dans les compteurs du
- même genre, il y a un enroulement auxiliaire v, figures 10 et 11, destiné à faciliter le démarrage.
- Pour éviter que le moteur démarre sous l’action de la bobine v seule, deux dispositifs
- ). — Compit
- Boult. Coupe verticale.
- sont indiqués. Dans l’un une bobine Bt, (figure 10), en série avec B, attire une autre bobine M qui est en série avec l’armature. La bobine M est portée par un fléau équilibré par un poids W, de sorte que s’il n'y a pas de courant en le contrepoids relève la bobine et un prolongement p du fléau vient
- (’) Brevet anglais nü 9960, dépose! par A.-J. Boult, le 50 avrîl_ 1898. accepté le -3 septembre 189S, 6 figures. — Voir L'Éclairage Électrique du 8 avril 1S99, t. XIX, p. 35.
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- frotter sur le disque q et arrête le compteur. Au contraire, dès que le courant passe en B„ l’attraction exercée sur M dégage le disque q.
- Fig. 10 et II. — Compteur Boult. Schéma.
- Dans ja seconde disposition, (figure 11), au lieu d’agir sur le disque q, le fléau met l’armature en court-circuit quand le courant ne passe pas en Bj.
- Si, dans un compteurà intégration discontinue, l’intervalle entre les lectures est réglé par un courant émis par l’usine génératrice, celle-ci a la faculté de régler ces intervalles, de façon à faire varier, le prix de l’énergie électrique suivant le moment de la journée où se fait la consommation. Ce résultat est atteint, dans le système de J. Routin et
- Fig. 12. — Mécanisme de lecture de lloutin. Schéma.
- Ch. E. Lancki.ot-Brown (') en envoyant périodiquement une dérivation à la terre au moyen du contact tournant c (figure 12). Un électro /, qui fait partie du compteur, reçoit
- cette dérivation et fait une lecture à chaque émission.
- Le compteur proprement dit peut être un heure-mètre, un coulomb-mètre ou un watt-heure-mètre, le mécanisme de lecture, seul indiqué, comprend l’électro/ (figure 13), qui
- F'ig. 13. — Mécanisme de lecture de Routin. Elévation.
- attire une armature m portée par le levier 0, oscillantautour dew. Uncliquet/?, fixé au levier 0 fait avancerune roue à rochet r, proportionnellement à la puissance ou à l’intensité du courant, parce que le mouvement du levier o est limité entre une butée fixe tet une came v portée par l’appareil de mesure. Pour permettre à la came v de prendre sa position d’équilibre entre chaque lecture, la butée t est réglée assez basse pour que le levier 0 ne touche pas à la came, mais cette course supplémentaire du levier est sans action sur la roue r, car une vis U soulève le cliquet pendant ce temps et ne lui permet d’embrayer sur la roue que quand le levier 0 arrive au point correspondant au zéro de la came.
- Dans le compteur de .1. Moijrt.k (l) un pendule Sj Sa S3 est suspendu par deux ressorts Fà un support fixe G (figures 14 et 15}. La tige inférieure D est taraudée, ce qui permet de régler la hauteur à laquelle est attachée la bobine SjSjSa, tenue par les bras A. Au-dessus du point de suspension du pendule et lié invariablement à lui, sc trouve un tube A, qui porte à sa partie supérieure une sorte d’ancre B, dont les deux branches venant
- C) Brevet anglais n° 27 509, déposé le 23 novembre 1897, accepté le 5 novembre 1898, 9 figures. Voir L'Éclairage Électrique du 15 janvier 1898, t. XIV, p. 93.
- (M Brevet anglais nu 24833, déposé le 26 octobre 1897, accepté-le 26 octobre 1898, 3 figures.
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- successivement en prise avec les dents de la roue d’échappement R font avancer celle-ci et, en même temps, la vis sans fin E; il n’y a pas d’autre organe pour faire mouvoir les rouages du compteur.
- Le mouvement du pendule est entretenu de la manière suivante : la bobine mobile est composée de trois bobines S^S.,, elle oscille au centre d’une bobine fixe S parcourue parle courant principal et elle reçoit un courant dérivé pris aux bornes du circuit. Ainsi qu’on le voit sur la figure schématique 18, la partie centrale Sa reçoit toujours le courant
- Fig. 14 a 18. — Compteur Mohrle. a,
- dérivé, après son passage dans la résistance W. En sortant de S3 le courant passe dans un commutateur P qui l’envoie alternativement dans S,S„, de sorte que le pendule est attiré successivement à droite et à gauche, plus ou moins rapidement selon la puissance du courant mesuré. La bobine centrale S3, toujours attirée par S, empêche le pendule de prendre une amplitude trop grande.
- L’envoi du courant dans les bobines S,S3 est réalisé par le dispositif LMP, figures 14, 15 et 16. Sur le support fixe G du pendule est placée une baguette N qui porte un bloc
- isolant P ; ce bloc a deux rainures, figure 17, inclinées en sens inverse et recouvertes d’une feuille de platine; chaque feuille de platine correspond à une des bobines SjS,. Une bague L, fixée sur le tube A,, porte un fil de platine qui vient frotter sur les rainures de P de telle sorte que quand le pendule arrive au but de sa course, le fil, soulevé parle plan incliné, atteint une des arêtes d’où il tombe sur l’autre plan incliné. Le courant étant ainsi envoyé dans l'autre bobine, le pendule est attire en sens inverse.
- Le compteur à intégration discontinue de W. Dennis Marks (’) renferme, comme appareil de mesure, une sorte d’ampère mètre composé de deux bobines plates 6 (fig. 19 et 20), dans le milieu desquelles est un
- Fig. 19. — Compteur Marks. E!ev;
- faisceau 7 formé de fines aiguilles d’acier, trempées et aimantées. Pour assurer la permanence de l’aimantation, le faisceau est recouvert d’une bobine parcourue par un courant constant (fig. 22). Le faisceau pivote sur un axe 9 et il entraîne avec lui un léger châssis portant deux arcs, l’un, 29, concen.-
- (!) Brevet anglais n" 8 442. déposé le 9 avril 1898, accepté le 4 mars 1899, 19 figures.
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- trique à l’axe g, l’autre, 11, formant une came tracée suivant une loi convenable, d’après les déviations du faisceau. Le même châssis porte en outre un index, 38, destiné à indiquer sur un cadran ad hoc l’intensité du courant à chaque instant.
- Le compteur de temps renferme un pendule entretenu électriquement : c’est une
- >, — Compteur Marks.
- sorte de disque 12 (fig. 19 et 20) pivotant autour d’un axe 13, porté lui-même dans des étriers 14. Un prolongement inférieur du disque 12 tient un noyau de fer courbé, 15, qui est attiré par un solénoïde 16. Un système de contact, facile à imaginer, permet ainsi d’entretenir les oscillations du pendule. Une came 17 est solidaire du pendule (fig. 19, 20 et 21); elle comprend une partie. 27, concentrique à l’axe 13 et une autre, 26, fortement excentrée. Un levier 18 porte à son extrémité gauche un cliquet 20 qui engrène avec la roue à rochet 21, qui est le premier mobile du rouage du compteur. Le levier 18 pivote autour de l’axe 19 et il porte à l'extrémité droite un galet 25 et une cheville 24. Tant que le galet 25 est en contact avec la partie concentrique de la came 17, la cheville 24 est immobile, mais dès que, par suite de l’oscillation du pendule, le galet 25 peut re-
- monter, le levier 18 s’incline jusqu’à ce que la cheville 24 rencontre la came 11 de l’ampèremètre. Dans le mouvement de retour du
- Fig. 2i. — Compteur Marks. Détails.
- pendule, vers la droite, la came 17 fera descendre le galet de la hauteur dont il se sera élevé et le cliquet 20 fera avancer la roue 21
- d’une quantité équivalenteà l’intensitéducou-rantau moment de la lecture.
- Pour que, pendant cette lecture de l’intensité par la cheville 24, la came 11 de l’ampèremètre ne se déplace pas, la came 17 porte
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- un frein 31 qui appuie sur l’arc concentrique roues d’échappement 11 et 19 transmettent
- 29, mais ce frein est soulevé par une goupille 33, ligure 22, pendant tout le temps où la came 17 est à droite, ce qui permet à l’aiguille 7 de prendre la position d’équilibre correspondant à l’intensité à ce moment. Le brevet décrit également quelques variantes du système et des dispositifs de contacts pour l’entretien électrique du pendule, ainsi qu’une boîte pour renfermer le compteur.
- Le compteur de Henry Harris Lake (*), enregistre la différence de marche de deux balanciers dont l’un est avancé, l’autre retardé, parle passage du courant. Deux bobines fixes 9 (fig. 23 et 24), reçoivent le courant
- principal, tandis que quatre bobines, 6 et 8, montées aux extrémités des balanciers 5 et 7 sont en dérivation. Les enroulements sont tels que les bobines 8 sont attirées et les bobines 6 repoussées par les solénoïdes fixes 9. Les deux balanciers oscillent sur des axes verticaux 1 et 2, placés dans le prolongement l’un de l’autre et munis chacun d’un ressort spiral, 3 et 4, donnant la force directrice; des ancres 10 et 18 agissant sur les
- anglais
- 17659, déposé le 16 août
- le mouvement aux rouages I et II, dont la différence de marche indique l’énergie mesurée par le compteur.
- Comme variantes, l’inventeur indique le remplacement des ressorts spiraux par une bobine fixe 24 (fig. 25), excitée par un cou-
- rant constant, ou par un aimant permanent
- NS (fig. 26).
- Pour assurer le synchronisme des deux balanciers de façon à ce que le compteur n’indique rien quand aucun courant ne traverse
- Fig. 27, 28 et 29. — Détails.
- les bobines fixes, on peut établir 1 élastique entre les deux balanciers d’un léger ressort' spiral 26 (fig. munissant, les bobines 6 et 8, de
- me liaison au moyen 27) ou en prolonge-
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- ments en fer qui, se croisant à faible distance, exercent entre eux une attraction suffisante,
- (fig- *8).
- La liaison permanente des deux balanciers
- peut amener des erreurs de proportionnalité dans le compteur, pour les éviter, on peut ne faire intervenir la force synchronisante que quand il n’y a pas de courant. Dans ce but,
- un petit no}?au de fer 30 (fig. 29', est porté par un levier pivotant en 29; quand le courant est nul en 9, le levier appuie sur un léger ressort 31, de façon à augmenter la force directrice sur Je balancier 5 et, par là, à Je rendre synchrone avec 7 ; mais quand le courant passe en 9, le noyau est attiré et le levier abandonne le ressort 31.
- Dans le compteur de The Rritish Thomson-Houston O' et Frank Holden (*) l’intégration est discontinue et les lectures sont commandées par une horloge auxiliaire ou par le mouvement des parties oscillantes elles-mêmes.
- Deux bobines fixes CC (fig. 30, 31, 32 et 33)5 reçoivent le courant principal, tandis que deux autres bobines D, de grande résistance, sont mises périodiquement en- dérivation sur le circuit. Les bobines D oscillent autour d’un axe vertical R et elles reçoivent le courant au moyen de légers ressorts bni bn portés par d’autres ressorts FF. Des butées dd limitent l’amplitude de l’oscillation des bobines D. Dans le prolongement de l’arbre R,
- (') Brevet anglais n°26 64ü, déposé le 15 novembre 1897, accepté le 15 octobre 1898, 4 figures.
- se trouve un second arbre B, qui porte d’abord un disque J, léger mais ayant un grand moment d’inertie, puis un second disque fr, en fer ou autre corps magnétique. La liaison
- Fig, 33. - - Compteur Thomson-Holden. Schéma.
- entre les arbres B et B, est obtenue à l’aide d’un petit cliquet I porté par un bras bs% lixé à l’arbre B,. Grâce à ce cliquet qui porte sur un rochet ou sur des rugosités de disque J, le mouvement de B peut être transmis à B,, dans un sens seulement ; d’ailleurs un second cliquet J, s’oppose à tout mouvement de retour de J.
- Les choses ainsi disposées on peut comparer l’action de ce compteur à celle d’un galva-
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- • Novembre 1899.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- nomètre balistiqi entre n et d,. pf
- : le contact étant établi 'horloge régulatrice, un courant traverse les bobines I)L) et l'action de celles-ci sur CC détermine un couple qui a pour effet de lancer, plus ou moins rapidement, le disque J en avant. Les bobines mobiles 1) sont aussitôt arretées par les butées d et reviennent à leur position d’équilibre, rappelées par les ressorts b2, dès que le contact est rompu en nd^; mais le disque J continue son mouvement en venu de la force vive qui lui a été communiquée.
- Le disque magnétique K a pour but de limiter la course de J \ à cet effet il est placé entre les branches d’un aimant permanent L. de telle sorte que l’énergie absorbée- par l'/t/s/érésfs doit être, à chaque mouvement, égale à l’énergie communiquée au dis-
- On conçoit que par un réglage convenable des ressorts bs, de la résistance des bobines î), de leur course et enfin de l’aimant L et du disque de fer K, il est possible d’obtenir des indications proportionnelles à la dépense moyenne dans le circuit. L’avantage réclamé pour l’emploi du disq
- un certain nombre de dispositions, d’intérêt très inégal au point de vue pratique, bien que curieuses, mais qui peuvent néanmoins.barrer la route à des recherches ultérieures.
- La première disposition est, aux détails pratiques près, celle de l’instrument connu
- que le circuit magnétique étant plus fermé que dans le cas d’un disque en cuivre, la désaimantation de l'aimant L est moins rapide. Comme, d’autre part, il n’y a pas de balais, les frottements peuvent être très réduits et l’exactitude du compteur peut être la même à toutes les charges.
- Les bobines CC et DD sont enroulées de façon à former des systèmes asiatiques, ce qui évite l’infiuence du champ terrestre.
- Le brevet de Ch.-E. O’Keexan (’) renferme
- aujourd’hui en France sous le nom de compteur O K. C’est un ampère heure mètre dans lequel un petit moteur électromagnétique est placé en dérivation sur une résistance fixe, très faible, de sorte que la force électromotrice engendrée, et par suite la vitesse du moteur, est à chaque instant proportionnelle à la différence de potentiel aux bornes de cette résistance, c’est-à-dire à l’intensité à mesurer. Cette disposition parait avoir été indiquée pour la première fois par Siemens.
- Le champ magnétique est constitué par un aimant permanent E (fig. 34. 33 et 36), muni de pièces polaires alésées concentriquement à un cylindre de fer doux G. Ce dernier
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- est fixe et c’est dans l’entrefer annulaire que tourne l’induit F, constitué par une carcasse tubulaire sur laquelle sont appliquées des
- représentée p;
- lecteur sur lequel frottent deux petits balais DIV La carcasse F n’étant pas conductrice, il n’y a pas à craindre de courants de Foucault et, d’autre part, comme le noyau de fer central est fixe, il n’y a pas de couple d’hystérésis ; il reste seulement à vaincre les frottements des balais.
- Le courant va de la borne A à A, en traversant une résistance B en métal à coefficient de température très faible; l’effet de cette résistance sur l’aimant est négligeable.
- Comme malgré tout il est impossible de réaliser un système dans lequel le frottement soit nul, on contrebalance le couple résistant dû à cette cause par une dérivation constante prise aux bornes du circuit total (fig. 38).
- Fig. $8. — Compteur O’Keemm. Schéma.
- L’appareil étant un ampère heure mètre destiné à fonctionner sur; un circuit à voltage constant, ou réputé tel, il suffit de prendre sur les conducteurs une dérivation très faible, réglée par une grande Résistance, pour faire
- passer dans l’induit un courant constant capable de vaincre exactement les résistances passives. Bien entendu ce compteur ne peut servir que pour un sens déterminé du courant, dans l’autre sens il décompte, à moins qu’un encliquetage spécial ne l’empèche de tourner en sens inverse.
- Pour les circuits à intensité constante, il suffit de placer le compteur en dérivation sur une partie d’une résistance traversée par le voltage total.
- 1/armature cylindrique peut être remplacée par une armature plate, en forme de disque,
- umple til 1,
- Fig. 40. — Compteur O'Keeuan, — Variante.
- (fig. 40), tournant dans un champ magnétique rayonnant et recevant le courant par le mercure M.
- En remplaçant l’aimant permanent par un
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- électro non saturé, placé sur le circuit comme un voltmètre, le champ est proportionnel à la différence de potentiel et si l’armature est encore en dérivation sur le courant principal, sa vitesse est proportionnelle a l’intensité et en raison inverse du voltage, l’appareil mesure la conductibilité du circuit, c’est un lampe heure mètre. Si, au contraire, l’électro est en dérivation sur le courant principal, ainsi que l’armature, la vitesse reste constante, le compteur indique seulement le temps pendant lequel le courant passe.
- Si l’armature tourne dans le champ créé par un aimant permanent b (figure 41), et par
- Fig. 41. - - Compteur O’Keenan. Variante.
- un élcctro a, non saturé, excité par les volts, les flux étant dans le sens indiqué par les fié ches, il suffit de faire /,=/, pour le voltage moyen, pour que la force contrc-clectromo-trice du moteur, proportionnelle à zf\—f. diminue quand le voltage augmente ; on a ainsi un watt heure mètre suffisamment exact tant que les variations du voltage sont relativement faibles. En remplaçant l’aimant perma-ment b par un électro saturé et en divisant convenablement les noyaux a et b, l’appareil peut servir pour les courants alternatifs. Toutes ces dispositions peuvent être également appliquées avec l’armature en forme de disque. On peut remplacer l’aimant permanent de l’ampère heure mètre par deux électros, l’un sature, l’autre non saturé, dont la différence reste constante (fig. 42), le mouvement est alors indépendant du sens du courant.
- Pour faire un ampère heure mètre à changement de prix, on ajoute à l’appareil ci-dessus un aimant permanent, de telle sorte que
- la vitesse du moteur change avec le sens du courant; il suffit alors de changer ce sens, à l’usine, aux heures où le prix doit changer.
- Fig. 42 et 43. — Compteur O'Keeuan. Variante.
- Quand, chez le meme client, plusieurs circuits doivent travailler a des prix différents, il faut placer le compteur en A et A„
- (fig. 43), sur des résistances Al,, A',2, A'u, proportionnées aux prix fixés pour chacun des circuits X,, Xs, X3.
- Pour faire un watt heure mètre, diverses
- Fig. 43 et 46. — Compteur O’Keenan. Variantes.
- dispositions, plus originales que pratiques, sont proposées : la plus nouvelle consiste à faire la résistance B, qui shunte le moteur, en bismuth et à la placer dans le champ créé par un électro agissant comme voltmètre (lîg. 44). Dans ces conditions la résistance B augmente avec le voltage et, par suite, l’ar-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- mature doit tourner plus vite. Dans le même but, l’armature peut être attachée a un noyau de fer attiré par un solénoïde (fig. 45), ou tirée par le fil chaud d’un voltmètre genre Cardew, (fig. 46); ces deux dispositions ont
- pour effet de sortir l’armature du champ magnétique, ce qui lui permet de tourner plus vite quand le voltage augmente.
- H. Armagnat.
- DE L’INFLUENCE DE LA CAPACITÉ SUR L’ISOLATION
- DUS CIRCUITS PARCOURUS PAR DES COURANTS ALTERNATIFS (')
- II. -- Action de la capacité i,’un réseau ! °°> en posant, pour simplifier l'écriture
- AU MOMLM DES CHANGEMENTS DE RÉGIME
- Examinons maintenant ce qui se passe lors des variations de régime.
- Nous n’étudierons qu’un cas très simple : celui où l’on vient à fermer brusquement sur un condensateur de capacité c l’armature d’un alternateur dont la résistance est R, le coelficietit de self-induction L et qui est le siège d’une force .électromotrice.
- Désignons par q la charge du condensateur et par i l’intensité du courant. Nous aurons l’équation :
- dont la solution générale est, si l’on a
- R2 < 4 “p"
- condition qui pratique,
- q — ke'
- ~a toujours satisfaite en
- et appelant Q la charge maxiraa qu’acquerra le condensateur, une fois le régime établi :
- q~ke 2L 1 COS 2iï[ïf -j- De aL fsm2irjif
- + Q sin 2*(**—i)|
- Au moment de la fermeture du circuit, la charge du condensateur et l’intensité du courant débité par l’alternateur sont nulles. Cette considération nous permet de déterminer les constantes A et B. Nous en déduisons en effet :
- iu o=A—Qsinaïï-L
- Nous avons
- q|- = - A- e - 4L ‘ [A cos + B sin 2Tfi(]
- + 2if)<ï - ~ ‘ [- A sin 2nf« + B cos 2-fli]
- -| 2ra(Jcos 2. (»(-+).;
- A l’époque / — o, on a aussi -A- =o,d’où :
- 2" o------£-A+»*>B + ««Qco.»**
- d’où l’on tire :
- A = Q sin 2nd,
- B LRsin 2,4 “ (2L) cos 1 ’
- (') L'Éclairage Électrique di
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- La fréquence [3 étant toujours très grande on pourra négliger le terme R sin 2-4 dans l’expression de la constante B.
- La valeur maxima des termes de fréquence 3 dans l’expression de la charge q est
- e 2irïV/ÂJ+lEr.
- Nous avons :
- TL2) s + 4rT2(4L3) CO:
- Cette expression
- 2L [4"s O** + O
- — (p — a9) COS 4ï:f|
- maxima lorsque l’on
- Il viendra alors :
- A’+B’-cQ’e-ir'-
- Dans les premiers instants qui suivront la fermeture du circuit on pourra poser
- Donc, pendant ce temps, la charge du' condensateur aura pour expression, en désignant par 7. une différence de phases :
- q =: Q [sin ({**- y) + sin 2* (aï - ^.
- La valeur maxima qu’elle peut atteindre estsQ.
- Il résulte de ce qui précède que, suivant la valeur de la force électromotrice développée par l’alternateur au moment de la fermeture du circuit, le condensateur pourra recevoir dans les premiers moments qui suivront cette dernière une charge de grandeur différente mais qui pourra être double de celle qu’il supportera, une fois le régime établi :
- Ce voltage développé étant proportionnel a cette charge, on voit que les extra-courants de fermeture qui suivront la mise en service
- d’un câble armé pourront être très dange-
- Ce phénomène se produira quelle que soit la capacité, mais si celle-ci est négligeable, on pourra au plus doubler le voltage normal, tandis que si elle donne lieu à résonance, on doublera les effets de cette dernière.
- On peut en conclure qu’il ne faudra jamais faire subir de variations brusques de régime à un réseau constitué avec des câbles armés, ni brancher un feeder sans passer par l’intcr-médiaire d’un rhéostat ou d’une bobine de self-induction variable.
- Enfin, lorsque l’on viendra à mettre un alternateur en parallèle avec un autre fonctionnant déjà, il faudra prendre les plus grandes précautions pour que cette opération n’amène aucun à-coup sur le réseau, toute variation brusque de régime déterminant toujours la production de courants de décharge oscillatoire de fréquence très rapide qui se superposent aux courants normaux et ajoutent leur, voltage au leur.
- III. — Résumé ttt résultats d'observation
- Si les phénomènes de résonance sont peu à redouter sur les réseaux aériens ou sur les réseaux en câbles armés, lorsque ces derniers sont peu étendus et qu’ils n’ont à supporter qu’un voltage peu élevé, il n’en est plus de même pour les réseaux en câbles armés, lorsque le voltage s’élève, non seulement parce que, si l’on a dû élever le voltage c’est généralement parce que l’on avait à desservir un réseau plus étendu, mais aussi parce que les coefficients de self-induction de tous les appareils croissent à égalité de puissance comme le carré du voltage qu'ils ont à supporter.
- Les fréquences pour lesquelles il peut y avoir résonance s’abaissent donc très rapidement avec le voltage.
- Les élévations de voltage seront moins à redouter sur les réseaux qui ne desserviront que des appareils d’éclairage, les appareils récepteurs opposant la même résistance aux
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- courants de fréquence rapide qu’à ceux de la fréquence normale.
- Elles pourront devenir très dangereuses au contraire sur les réseaux qui desserviront des moteurs, car ceux-ci peuvent n’opposer qu’une résistance ohmique petite au passage des courants de fréquence supérieure à la fréquence normale.
- Enfin, elles deviennent absolument redoutables, lorsque l'on branche sur le réseau des commutatrices aux transformateurs redresseurs à collecteurs peu divises.
- Il peut arriver aussi, lorsqu’un réseau dessert principalement des moteurs, que, dans certaines conditions de débit, l’une des harmoniques de la force électromotrice soit.suffisamment renforcée pour que l’intensité du courant qu’elle engendre l’emporte sur celle du courant normal, et que l’alternateur fournisse des courants d’une fréquence triple, par exemple, de la fréquence prévue. Ces courants sont inutilisables dans les moteurs qui devraient tourner trois fois plus vite.
- Ces conclusions sont complètement vérifiées par les faits.
- Ainsi à Zurich où la canalisation est peu étendue et où le voltage n’est que de 2 000 volts, les alternateurs, du système Kapp, ont une armature à enroulement lisse et rien ne s’opposerait à la production d'étincelles dans l’entrefer, qui mettraient le feu au guipage, s’il y avait de fortes surélévations de voltage.
- Au secteur des Champs-Elysées à Paris, dont le réseau est beaucoup plus étendu, et où le voltage est de 3 000 volts,- voici ce que nous avons observé.
- Un alternateur de 600 kilowatts avait eu son armature isolée avec de la toile gomme laquée. On l’essaya sur un rhéostat, au voltage de 4 000 volts, sans accident.
- On le mit ensuite sur le réseau en augmentant graduellement le voltage. Dés qu’on arriva à 1 500 volts, il se produisit une véritable pluie d’étincelles dans l’entrefer, qui mirent le feu à la toile.
- On a remplacé la toile par de la micanite. Depuis les étincelles se produisent toujours, surtout au moment des changements de régime, mais eiles n’ont pas d’action sur la micanite.
- Voici donc un réseau sur lequel on ne pourrait employer des alternateurs construits comme ceux de Zurich.
- L’entrefer des alternateurs des Champs-Elysées est supérieur à 5 mm. Il faut donc, d’après les expériences de M. Thomas Gray, que la différence de potentiels maxima développée soit au moins de 15 000 volts.
- Ces machines développent cependant une force électromotrice très sensiblement sinusoïdale et sont munies de circuits amortisseurs.
- Il est probable qu’il ne faut pas leur attribuer la production des harmoniques amenant ces surélévations de voltage, mais qu’il faut plutôt l’attribuer aux très nombreux transformateurs branchés sur le réseau. Ainsi que nous l’a fait remarquer notre vénéré maître M. Potier, les variations de perméabilité du fer en fonction de l’induction spécifique qui y est développée, font que le courant déwatté qui les excite ne peut être de forme sinusoïdale. Comme sur le réseau en question, la fourniture de courants dewattés est extrêmement forte, il est logique d’admettre que ce sont leurs harmoniques qui provoquent les surélévations de voltage.
- A ce point de vue, il y aurait intérêt à couper par un léger entrefer les circuits magnétiques des transformateurs, afin de- rendre sensiblement constante leur perméabilité.
- Tl y a quelques années, nous avons voulu installer à Rouen un transport d’énergie fait au moyen de deux transformateurs redresseurs accouplés, dont l’un transformait en courants alternatifs triphasés de 4500 volts un courant continu, et l’autre faisait la transformation inverse. La ligne était constituée par un câble armé renfermant 3 conducteurs tordus ensemble.
- Les collecteurs de ces appareils n’avaient que 6 touches et la courbe de leur force élec-
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- tromotrice pouvait être représentée par la figure ii.
- Lorsque la charge du système atteignait la moitié de sa valeur normale, de violentes
- explosions se produisaient sur le collecteur et l’appareil se mettait à pomper le courant. Sa mise enservi.ee fut impossible.
- Une autre installation très importante de transformateurs redresseurs a été laite à Paris Elle marche bien depuis 3 ans. Les alternateurs sont installés à Saint-Ouen et sont semblables à ceux du secteur des Champs-Elysées, sauf qu’ils sont à basse tension et que leur voltage est ensuite amené à 6000 volts par des transformateurs.
- La presque totalité du courant qu’ils fournissent est transformée et redressée avant d’être utilisée. C’est le premier exemple, croyons-nous, d’une installation faite dans ces conditions et nous devions y rencontrer, condensées en quelque sorte, toutes les difficultés possibles.
- Au début, la ligne était aérienne de Saint-Ouen à la plaine Saint-Denis et était constituée ensuite par des câbles concentriques formant deux tronçons l’un de 500 m environ, de la plaine Saint-Denis à la gare de la Chapelle, l’autre de 1 800 m allant de la gare de la Chapelle à l’usine électrique du faubourg Saint-Denis.
- Les collecteurs des transformateurs redresseurs avaient 12 touches.
- Le poste récepteur de la gare de la Chapelle ayant été mis en service le premier, on coupa le tronçon qui allait au faubourg Saint-Denis. La mise en service se fit sans autre incident qu'une grande perturbation dans le
- réseau téléphonique de la gare du Nord, dont toutes les planchettes étaient reliées à la terre, due a ce que le conducteur extérieur d’un câble concentrique se comporte comme s’il était à la terre sur toute sa longueur. (C’est une raison suffisante pour proscrire absolument ce genre de câbles.) On y remédia en supprimant les mises à la terre des planchettes des téléphones et le désordre disparut. A part cela, les appareils fonctionnèrent d’une façon très satisfaisante.
- Mats, lorsqu’on relia au réseau le reste de la ligne, nous retrouvâmes tous les phénomènes déjà constatés à Rouen : dans la première journée les bagues isolantes qui servaient à sertir les lames des collecteurs des trois appareils installés à la Chapelle furent crevées. Enfin, au delà d’un certain débit, les appareils se remettaient à pomper le courant.
- Les bagues des collecteurs furent remplacées par des bagues en mica, mais les phénomènes de pompage se produisaient toujours. Us disparaissaient dès que l’on coupait le tronçon allant au faubourg Saint-Denis. Ils étaient donc bien dus à la capacité du câble.
- On essaya néanmoins de mettre en route cette dernière installation et l’on eut à subir des accidents successifs d’isolation. Celle-ci ayant été renforcée, ils se reproduisirent à Saint-Ouen. Les transformateurs de départ ayant été complètement enveloppés de mica-nite, ce fut le câble qui céda à son tour.
- Pendant ces essais, nous avons vu uti arc jaillir entre deux conducteurs situés à 14 cm l’un de l’autre, ce qui correspond à un voltage de bobine de Ruhmkorf.
- Ces phénomènes se produisaient lorsque la charge de l’alternateur de départ atteignait 100 kilowatts.
- S’ils étaient dus- à une résonance, nous devions pouvoir les empêcher en faisant varier la self-induction delà génératrice, et l’on introduisit des bobines de self-induction dans les circuits. L’expérience réussit et l’on put augmenter notablement la charge de l’alternateur.
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- Mais cela ne constituait pas une solution acceptable, car nous n’avions fait que reculer le point de résonance et cela aux dépens de la puissance que pouvait développer l’alterna-
- Comme on pouvait utiliser les câbles concentriques en y envoyant un courant continu de haute tension, on prit le parti de refaire la
- ligne à courants alternatifs. La Compagnie du Nord venait précisément de construire un tunnel sous ses voies pour y loger ses canalisations électriques et voulut bien y autoriser la pose d’une ligne à haute tension. La nouvelle ligne fut faite avec des câbles nus reposant sur des isolateurs en porcelaine
- 6. Section d’un cible.
- rivée de la ligne à l'usb Barbés.
- 4. Ce le
- du caniveau le long des boude La Chapelle et Barbés n 750 m. de longueur).
- Fig. 12.-Ligne à haute tension (alterr
- Barbés (longue
- d’une enveloppe protectrice en planches. Cela fait, tout rentra dans l’ordre.
- Depuis, plusieurs autres postes récepteurs furent installés et l’un en particulier dans l’usine du boulevard Earbès à Paris, il lut relié à la ligne principale par un branchement de 860 m fait au moyen de câbles isolés mais non armés et reposant sur des isolateurs en porcelaine à l’intérieur d’un caniveau.
- On verra représentées sur la ligure 12 les différentes dispositions adoptées pour cette canalisation. Elles ont donné toute satisfaction.
- Les courants de fréquence rapide provoqués par la résonance traversent les transformateurs et provoquent aussi des surélévations de voltage dans les circuits à basse tension. Pour que celles-ci aient été capables non seulement d’amorcer des arcs sur le collecteur, mais d’amener la crevaison d’isolants en ébonite épais de 2 ram, il faut que i’on ait atteint des voltages extraordinairement élevés, 100 000 volts et plus, dans les circuits à haute tension.
- Nous avons naturellement cherché à nous prémunir contre les surélévations de voltage
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- au moyen de paratonnerres, mais sans succès. C’est qu’un paratonnerre fonctionne comme une soupape qui, après s’être soulevée, ne retomberait sur son siège qu'une fois la chaudière vidée. Dès qu’une étincelle a jailli, le câble se décharge instantanément, puis se recharge et ainsi de suite. Aucun régime ne peut s’établir et c’est pourquoi les appareils ont l’air de pomper le courant.
- Ce que nous avons observé à Saint-Oucn, où nous étions il est vrai dans les conditions les plus défavorables puisque la presque totalité de notre courant était redressée, l’a été également dans les quelques installations du transport de force, aujourd’hui en service, comportant des canalisations faites en câbles armés et où le voltage est aussi de 6 ooo volts. Là aussi les accidents sont des plus fréquents, ün a constaté notamment que lorsqu’on venait à brancher un feeder sur une machine en pleine marche, il était généralement rompu. \
- Enfin à Berlin, à l’usine d’Ober-Sprce, où des alternateurs de i ooo chevaux à courants triphasés et au voltage de 6 ooo volts alimentent une longue canalisation en câbles armés, dans certaines conditions de charge, et bien que le voltage fût maintenu constant au départ par les agents de l’usine, on voyait le courant doubler brusquement d’intensité dans tous les feeders, sans que l’admission des machines à vapeur variât sensiblement. Il fut reconnu qu’alors la fréquence du courant était triplée. Ce phénomène curieux a été constaté par M. de Dobrovolsky qui nous en a fait part, 11 s’en est débarrassé en intercalant dans le circuit des alternateurs des bobines de self-induction.
- La conclusion de ce qui précède semble donc être qu'il y a lieu de proscrire l’emploi des câbles armés pour les courants de haute tension et d’avoir recours au caniveau toutes les fois que l’on ne peut se servir des lignes aériennes.
- Ce serait grand dommage car les lignes en caniveau coûtent beaucoup plus cher que celles en câbles armés. C’est pourquoi, nous
- allons reprendre cette question en cherchant le moyen d’éviter les phénomènes de résonance que nous avons signalés.
- Toutefois, il y a lieu de proscrire les câbles concentriques, non seulement à cause de leur action sur les lignes téléphoniques mais aussi parce qu’ils rendent plus difficile l’isolation des machines, lorsqu’elles produisent directement des courants dë haute tension.
- Considérons, en effet, un alternateur développant 3 ooo volts. Si les deux conducteurs d’aller et de retour de chaque circuit de l’armature sont identiques, l’une des extrémités de ce circuit sera au potentiel — i 500 pendant que l’autre sera au potentiel -j- 1 500. L’inducteur sera au potentiel o du sol. Donc le voltage qui tendra à faire jaillir des étincelles dans l’entrefer, 11e sera que de 1-500 volts.
- Si l’on se sert de câbles concentriques, l’une des extrémités du circuit considéré de l’armature sera au potentiel o du sol, tandis que l’autre sera au potentiel 3 ooo. Le voltage qui tendra à faire jaillir des étincelles dans l’entrefer, sera deux fois plus grand que dans le premier cas.
- Donc, toutes les fois que l’on devra se servir de «tibles armés, il faudra employer des câbles torsadés et non des câbles concentriques.
- IV. — Suppression des phénomènes de résonance SUR LES RÉSEAUX EN CABLES ARMÉS.
- C’est au môment où un réseau sera en pleine charge que l’harmonique susceptible de résoner sera du rang le plus élevé.
- Supposons, pour fixer les idées, que ce soit la 25e.
- Si nous faisons en sorte que la plus basse harmonique fournie par les alternateurs et récepteurs de toute espèce, soit d un rang au moins égal au 25% nous serons assurés qu’aucune résonance ne pourra jamais se manifester.
- En ce qui concerne les machines, le problème revient donc à celui-ci :
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- Trouver une forme d'enroulement telle, pour les armatures des alternateurs et des moteurs, qu'ils ne puissent développer des harmoniques de rang inférieur au 27".
- L’emploi des enroulements sinusoïdaux pour les armatures des machines nous permet de résoudre ce problème.
- Supposons, par exemple, que l’on donne 14 trous par pôle à la couronne de tôles de l’armature, et que les nombres de spires appartenant à un même circuit et logés dans ces trous, varient suivant la loi suivante quand on passe d’un trou à l’autre.
- v désigne un nombre de spires constant.
- Nous supposons que l’épanouissement polaire d’un inducteur puisse recouvrir simultanément g des petits épanouissements qui séparent deux trous consécutifs.
- Pendant un temps égal à 2gg , la force électromotricc développée par pôle sera proportionnelle à la somme :
- Pendant ladurée suivante égale à —. elle le sera à :
- et ainsi de suite.
- Mais si l’on désigne par? une différence de phases constante, ces sommes seront entre clics comme les quantités :
- Les variations de la force électroniotrice développée dans l’armature pourront donc
- être représentées par la ligne brisée de la Le développement de Fourier représentant
- Fig. 13.
- une semblable fonction du temps, lorsque cette ligne brisée est reproduite alternativement au-dessous et au-dessus de l’axe des abscisses, est le suivant :
- 29
- f (5S *)[
- ,,+......]
- La première harmonique contenue dans ce développement est celle du 27e rang. Le résultat cherché est donc obtenu.
- On pourrait objecter à ce mode d’enroulement que, s’il est facile à réaliser dans le cas de machines à courants monophasés, il n’en est plus de même pour les machines à courants polyphasés, car l’on serait conduit à loger dans les mêmes trous des conducteurs à voltages très différents.
- La figure 14 montre comment il est possible de constituer une armature à courants triphasés, dont les trois circuits soient complètement séparés.
- L’inducteur, constitué par le rotor, a 14 pôles. L’armature, constituée par le stator, comporte 6 groupes de deux pôles successivement décalés les uns par rapport aux dutres de l’angle correspondant à un tiers de pôle.
- Les circuits des deux groupes de 2 pôles diamétralement opposés sont reliés ensemble, en parallèle ou en série et forment l’enroulement correspondant à une phase.
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- II suffit d’examiner la figure (14) pour voir que la force électromotrice développée dans
- Fig. 14.
- les circuits de chaque phase et l’induction mutuelle des circuits de deux phases différentes, seront les mêmes que si les enroulements relatifs aux 3 phases occupaient les mêmes trous, ou étaient décalés les uns par rapport aux autres de la quantité convenable.
- Cette disposition nous conduit à donner aux alternateurs et aux moteurs, dans le cas des courants triphasés, des nombres de pôles qui soient des multiples de 14.
- Cela n’a aucune importance lorsqu’il s’agit d’alternateurs et l’inconvénient est minime s’il s’agit de moteurs.
- La fréquence la plus ordinairement employée étant égale à 50, cela revient à ne faire que des moteurs tournant au plus à 430 tours par minute.
- Il est donc possible de ne faire que des alternateurs et des moteurs incapables de développer des harmoniques de rang inférieur a un rang déterminé et leur construction n’offre aucune difficulté.
- Si le réseau doit alimenter des transformateurs redresseurs et que la plus basse harmonique développée doive être au moins égale à 25, il Suffira de donner 28 touches par paire de pôles à leur collecteur.
- Il sera bon, dans tous les cas, de donner un léger entrefer aux transformateurs, en coupant leurs joints magnétiques par une feuille de carton. Cela supprimera en grande partie les harmoniques auxquelles pourraient donner naissance les variations de la perméabilité de leurs masses magnétiques.
- Enfin il conviendra de ne jamais brancher en grand nombre des lampes à arc, directement sur un réseau à courant alternatif, leur force contre - électromotrice étant capable d’engendrer des harmoniques de rang peu élevé.
- Lorsqu’une installation comportera un grand nombre de ces lampes, il y aura lieu de les alimenter avec des courants préalablement redressés. On sait d’ailleurs que les arcs à courant continu éclairent mieux que les arcs à courants alternatifs.
- V,— Remarque relative a l’emploi des condensateurs.
- Il est inutile de rappeler les services que pourraient rendre ces appareils. Malheureusement, jusqu’à ce jour, tous ceux dont on s’est servi, n’ont jamais supporté une mise en service prolongée.
- La raison en est que les réseaux sur lesquels on les introduit, quand bien même ils seraient aériens, deviennent, rien que par suite de leur introduction, capables de faire résoner des harmoniques de rang plus ou moins élevé.
- Cette raison disparaîtrait si ces réseaux étaient aménagés comme nous venons de le dire, car l’addition d’une capacité ne ferait qu’abaisser le rang des harmoniques susceptibles de résonner et ne ferait qu'augmenter la sécurité du fonctionnement de l’installation.
- VI. — Conclusion
- Les difficultés d’isolation que présentent les courants alternatifs tiennent aux courants harmoniques qui peuvent se superposer au courant principal.
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- La capacité des réseaux augmente beaucoup ces difficultés d’isolation, car elle tend a faire résoner ces harmoniques et à accroître très considérablement leur intensité.
- Toutes choses égales d’ailleurs, plus la capacité augmente, plus le rang des harmoniques susceptibles de résoner s’abaisse. La fréquence des courants produits devenant plus faible, les pertes d’énergie occasionnées par leur passage deviennent plus petites ; leur intensité augmente donc ainsi que les élévations de voltage qu’ils déterminent.
- Mais si la capacité du réseau augmente suffisamment pour que la plus basse harmonique engendrée par les générateurs ou récepteurs ne puisse résoner, tout inconvénient cesse.
- Donc, dans l’établissement des réseaux en câbles armés pour un voltage donné, nous devons faire en sorte ou que leur capacité soit très petite, de manière que seules des harmoniques de rang très élevé puissent résoner ou, ce qui sera généralement plus facile à réaliser, qu’elle soit assez grande pour que la plus basse harmonique développée par les alternateurs ou les récepteurs ne puisse résoner. Nous avons vu en effet que la capa-
- cité du réseau de Berlin, qui est desservi par des courants au voltage de 6000 volts, était suffisante pour faire résonner la 3 e harmonique de ces courants.
- Nous devrons nous attacher, d’un autre côté, à faire des alternateurs et des récepteurs ne pouvant développer que des harmoniques de rang élevé. Tout récepteur susceptible de développer d'autres harmoniques devra être proscrit.
- Enfin, quand on se sert de courants alternatifs, à l’inverse de ce qui se passe avec les courants continus, c’est l’cxtra-courant de fermeture qui est dangereux. Il convient de ne jamais fermer, sans passer par l’intermédiaire d’un rhéostat ou d’une bobine à self-induction variable, un feeder sur un tableau en charge. La coupure directe est, sans inconvénient, car les arcs qui se produisent à ce moment, font l’effet d’un rhéostat à résistance graduellement croissante.
- Ces précautions prises, l’isolation des courants alternatifs, à égalité de voltage, doit devenir plus facile que celle des courants continus.
- Maurice Leblanc.
- INTERRUPTEURS A LIQUIDES WEHNELT ET CALDWELL CONSTRUCTION. THÉORIE. APPLIC ATIONS(')
- V. — Modèles divers d’interrupteurs Wehnei.t.
- Le modèle d’interrupteur qui a etc décrit en premier lieu présente l’inconvénient d’être assez fragile; la soudure du platine au verre se brise souvent par suite de l’élévation de température ; en outre, ce dispositif ne permet pas de faire varier la longueur du fil de platine.
- Or il n’est pas nécessaire que le tube de verre soit complètement fermé ; il suffit qu’il ait une pointe très effilée O (fig. 17) ; le fil de platine est soudé à un fil de cuivre D, et on peut en le soulevant plus ou moins modifier
- l’intensité du courant pendant la marche même de l’appareil. Le courant est très exactement interrompu, même quand le fil de platine est tout entier à l’intérieur du tube de verre ; seulement le phénomène lumineux se produit alors à l’extrémité du tube, non plus sur le fil. L’interruption n’est donc pas due à l’électrolyse, puisqu’à l’ouverture du tube, il ne se dégage pas de gaz électrolytique.
- Modèle pratique. — Pour éviter la soudure
- p) Voir L’Éclairage Électrique du 14 et du 28 octobre, t. XXI, p. 41 et p. 127.
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- platine-verre, on peut construire l’électrode active de la manière suivante :
- Un gros fil de cuivre est deux fois recourbé à angle droit; à l’extrémité a de la branche verticale la plus longue, il porte une borne <2 (fig. 18); à l’extrémité de la branche la plus
- ?!
- Fig. 17 et 18.
- courte est brasé le fil de platinée. La courbure du fil est entourée d’un tube de caoutchouc épais, serré sur le fil de manière que l’eau acidulée ne puisse passer entre les deux. Le fil de platine est enveloppé d’un tube de verre /\ effilé à son extrémité en une pointe assez fine pour serrer de près le fil, tout en lui permettant de se déplacer quand on enfonce le tube/dans le caoutchouc.
- Ce mode de construction a été employé d’abord par Satori (') sous une forme plus simple encore : le fil de cuivre auquel est soudé le platine est reètiligne et entouré d’un tube de caoutchouc dans lequel il peut glisser.
- Modèle de F.Ernecke.—La cuve est en verre, de forme rectangulaire et est munie d’un couvercle d’ébonite. L’électrode négative est une feuille de plomb, reliée à une borne placée sur le couvercle. L’électrode active est placée de côté, tout près du fond de la cuve. Elle est constituée par un tube d’ébonite a (fig. ig) qui pénètre dans la cuve par le côté ou mieux par le fond. L’étanchéité est assurée par les rondelles b en caoutchouc élastique, serrées
- sur la paroi par l’écrou d’ébonite d. Le fil de platine e est brasé à l’extrémité d’une tige de cuivre /"filetée sur sa partie intérieure. En tournant le bouton d’ébonite#, on fait sortir
- le platine de la pointe /i, vissée sur le tube d’ébonite et qui est faite en matière résistant à la chaleur et aux acides, stéatite ou porcelaine. Le bouchon de caoutchouc i empêche l’acide de pénétrer dans le tube d’ébonite.
- VI. — Autre forme de l’interrupteur Simon, Caltiwell, Wehnelt.
- Avant de parler des théories qui ont étépro-posées pour expliquer le fonctionnement de l’interrupteur Wehnelt, il convient de décrire une autre forme, qui a été réalisée presque en même temps par Simon ('), Caldwell (2) et Wehnelt (s) lui-même.
- Outre les avantages pratiques que peut présenter cette autre forme, elle offre encore un intérêt théorique : car sa réalisation prouve que l’électrolyse ne joue dans le phénomène qu’un rôle secondaire, si tant il est qu’elle intervienne.
- (') Brevet allemand du 19 avril 1899; Wied. Ann.’ t. LXVI1I, p. 860-868.
- (5) The Eleclrical Review, t. XLIV, p. 837, 19 mai 1899.
- O £« «'
- (') B. T. z.,t. XVII, p, 218, avril 1899.
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- En principe, cet interrupteur se réduit à une cuve électrolytique séparée par une cloison isolante, en deux compartiments dans lesquels plongent les électrodes, de forme et de dimensions quelconques : les deux moitiés de la cuve communiquent par une ou plusieurs ouvertures étroites pratiquées dans la cloison.
- Par exemple, la cuve peut être en verre et divisée par une lame de verre; les joints sont rendus étanches par du caoutchouc (fig. 20).
- Fig. 20 CE 21.
- (Simon, Caldwell). On peutaussi prendre une cuve en plomb qui forme Tune des électrodes (fig. 21}, l’autre électrode arrive dans un tube à essai,percé au fond d’untroudeo,5à 1 mm de diamètre et plongeant dans la cuve (Simon) ; bien entendu, le tube à essai, peut être placé aussi dans une cuve en verre avec une électrode indépendante ; l’ouverture peut aussi se trouver au sommet d’un rendement latéral
- Fig. 22.
- comme le fait Wehnelt (fig. 22); mais cette forme est moins avantageuse que les précédentes : en particulier la fréquence est moins j élevée, toutes choses égales d’ailleurs. Au I contraire, les autres modèles donnent une j
- I fréquence du même ordre que celle obtenue I avec l’interrupteur k lil de platine.
- C’est encore l’acide sulfurique étendu qui donne les meilleurs résultats : l’appareil fonctionne avec les autres électrolytes, moins bien toutefois : quant au mercure, il ne donne aucun résultat.
- La caractéristique de ces interrupteurs, c’est, à l’opposé de celui de Wehnelt, de fonctionner également bien quel que soit le sens du courant.
- Child (‘) a fait une série d’essais sur . des interrupteurs à tube, dont le diamètre des ouvertures variait de 0,8 h 3,2 mm. Avec
- 10 accumulateurs dans le circuit on n’obtient rien d’abord : dans quelques-uns des tubes,
- 11 se produit de temps à autre à l’ouverture une bulle de gaz accompagnée d’un craquement. Quand on introduit dans le circuit une self-induction croissante, les craquements deviennent plus fréquents et plus intenses et k un moment donné, il suffit d’une légère augmentation de la self-induction pour que l’interruption se produise : la fréquence augmente avec la self-induction.
- Si on place une lampe k incandescence en dérivation sur les bornes de l’interrupteur la fréquence diminue : la lampe devient incandescente, attestant qu’aux bornes existe une différence de potentiel, d’environ 1 00 volts; quand la self-induction est celle du primaire d’une grande bobine et que l'interrupteur travaille avec 6 ou 7 ampères, sous 110 volts, la lampe vole en éclats : un exploseur, mis k la place de la lampe, donne 2 mm de distance explosive.
- Le tube se remplit de lumière au voisinage de l’ouverture : cette lumière est rose, d’après Child, jaune d’apres Wehnelt. W^ehnclr attribue ccttc coloration au sodium provenant de l’attaque du verre. Quoique i’inter-rupteur puisse fonctionner même quand la self-induction est très faible, la lumière dans ce cas est moins intense; cette observation confirme que ce phénomène est dù k la force
- {') The Bectrkd Rezieiv, t. XXIV, p. 874, 26 mai 1899.
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- électromotrice de rupture . L’attaque du verre est aussi rendue manifeste par l’érosion des bords de l’ouverture ; une ouverture dont la forme est primitivement irrégulière devient presque exactement circulaire.
- Ascension du liquide dans le tube intérieur de l'interrupteur. — Un phénomène curieux qui accompagne le fonctionnement de l’interrupteur a été signalé par Cooke (') et par Troiiton O-
- Il se produit bientôt une différence de niveau entre les deux vases qui renferment l’électrolyte. '
- Avec un tube intérieur de 12 mm de diamètre, Cooke a observé une ascension rapide paraissant indépendante du sens du courant La vitesse d’ascension augmente beaucoup avec la force élcctromotricc employée : ainsi dans une expérience, elle a augmenté dans le rapport de 1 à g, quand la force électromotrice passait de 75 à 130 volts. Cette vitesse augmente d’abord quand on augmente la self-induction dans le circuit, mais quand cette self-induction a dépassé une certaine valeur, la vitesse d’ascension diminue de nouveau. Dans un tube en J, la dénivellation peut se produire aussi bien dans un sens que dans l’autre, mais la vapeur qui s’accumule dans la courbe provoque l’interruption du courant, avec une série de petite explosions.
- Quand on approche un morceau de verre de l’orifice extérieur on diminue aussi la vitesse d’ascension. Si on soude au tube une pointe effilée dirigée vers l’intérieur en laissant le tube dans la même position que précédemment, i’acide sort du tube ; mais en enfonçant davantage le tube, on peut trouver une position dans laquelle il se produit encore une ascension du liquide ; une fois cependant que l’ouverture est très près du vase extérieur, l’acide sort de nouveau.
- Trouton a remarqué qu’un obstacle placé auprès de l’ouverture a pour effet de provo-
- (’) The Eltetùcal lUvitvj, 1. XLIV. p. 888. 2 juin 1899. (2) Ekclrician, t. XLIII, p. 596. iS août 1899.
- quer la dénivellation en faveur du côté où se trouve l’obstacle. Tout d’abord la vitesse d’ascension est faible, mais elle augmente aussitôt qu’il y a une différence de niveau déjà établie. Il en résulte qu’il suffit de verser au préalable un peu de liquide d’un côté ou de l’autre de la cloison, pour déterminer à volonté la direction du courant de liquide : ce courant est toujours dirigé du niveau le plus élevé. La vitesse croît avec la dénivellation, jusqu’à ce que celle-ci ait atteint un certain maximum ; ensuite elle diminue quelque peu : pour une valeur déterminée de la dénivellation, le phénomène s’arrête, le liquide rétrograde vers le niveau le plus bas : quand la différence a suffisamment diminué, l’ascension se produit de nouveau.
- Durant la période de rétrogradation, l’intensité du courant est plus grande que l’intensité moyenne pendant l’autre période.
- Théorie du phénomène. — D’après Child (toc. cit.), le phénomène est dù aux bulles de vapeur qui se forment à l’orifice, dans le filament liquide qui en réunit les bords. La section centrale de ce filament échauffé par le passage du courant, ne se refroidit pas aussi vite que les régions en contact avec le verre; elle se trouve bientôt à une température voisine de celle de l’ébullition ; la bulle de vapeur se forme, et diminue la section du filament; la séparation des deux bords du filament sc trouve accélérée. Quand la rupture s’est produite, la force élcctromotricc induite par la rupture du courant provoque une différence de potentiel entre les deux moitiés du filament : l’attraction électrique tend à réunir les deux surfaces. Cette attraction est très énergique car les surfaces sont très rapprochées et les différences de potentiel peuvent atteindre plusieurs milliers de volts. Le liquide se réunit violemment et chasse la bulle hors de l’orifice.
- Cooke (loc. cit.), remarque que la contraction des deux surfaces séparées par la bulle est beaucoup plus rapide que leur sépara-
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- Pendant la séparation l’acide, chassé de l’orificc se partage à peu près également entre les deux vases- Au moment de l’explosion de la bulle, à cause de la rapidité du phénomène, la bulle est remplacée par de l’acide venu des deux vases, mais en plus grande quantité
- S JS
- de celui où les lignes de courant (hydrodynamique) s’épanouissent le plus rapidement : ce vase est en général le vase extérieur.
- On explique ainsi toutes les particularités signalées : tout obstacle qui s’oppose à la circulation de l’acide extérieur, diminue le courant introrsum et inversement.
- Trovton donne une explication analogue; la bulle de vapeur se forme plus facilement du côté où la pression est la plus faible, c’est-à-dire le niveau le moins élevé : par conséquent, au moment où elle éclate, il y a davantage de liquide de projeté vers le niveau le plus élevé. Effectivement toute circonstance qui favorise la formation des bulles d’un côté, dirige le courant liquide de l’autre. Ainsi, on met des deux côtés de la cloison, de l’acide de concentration différente; la tension de vapeur
- est plus grande du côté de l’acide le plus dilué et par suite les bulles s’v forment plus facilement : aussi, dans ce cas, le courant se produit toujours vers l’acide le plus dilué. De même, si les deux liquides sont à des températures inégales, le courant se produit toujours vers le plus froid.
- Campbell Swinton (') a construit un interrupteur à diaphragme qu’on peut régler de manière à l’adapter aux circonstances dans lesquelles il doit fonctionner. Dans une cuve en verre, remplie d’acide sulfurique étendu, plongent une électrode en plomb et un cylindre de verre, à l’intérieur duquel se trouve la deuxième électrode (fig. 22). Ce cylindre est fermé à sa partie inférieure, sauf une ouverture circulaire de 3 à 4 mm de diamètre. Par cette ouverture passe l’extrémité d’une tige de verre conique, qu’on peut enfoncer plus ou moins à l’aide d’une vis et d’un bouton molleté placés sur le couvercle de la cuve. Comme le liquide est refoulé par le fonctionnement de l’interrupteur dans le tube intérieur, celui-ci porte un trop-plein, à quelques centimètres au-dessus du niveau de l’acide dans la cuve.
- Cet interrupteur fonctionne dans les circuits qui comprennent une self-induction : la fréquence obtenue dépend de la self-induction et du voltage. Mais étant donnes la self-induction et le voltage, il est possible de régler l’intensité du courant et la fréquence, en faisant varier la surface de l’ouverture : ce qu’il est facile de faire en déplaçant la tige de verre. Par le même moyen, il est aisé de remédier à l’usure de la tige et des bords de l’ouverture, si la tige est assez longue. Ce réglage se lait d’ailleurs sans interrompre le courant.
- (') Electricien, t. XLIII, p. 332, 30 juin 1899.
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- Usine génératrice d’éclairage et de traction de Coblentz
- La Compagnie des tramways de Coblentz a obtenu simultanément en 1897 la concession des tratnwaj's éiectriques et de l’éclairage de la ville. Le courant continu à 500 volts fut admis sans discussion pour les tramways; mais on hésita pour l'éclairage et la force motrice entre le continu à 3 il 1 s de 2 x 220 volts et le courant alternatif avec transformateurs. Le premier système avait pour lui la simplicité de la station centrale par suite de l’emploi des machines du même type pour les tramways et l'éclairage, la diminution des frais d’installation résultant de l’emploi d’une machine de réserve unique, la diminution des frais d’exploitation duc à l’emploi d’accumulateurs. Mais ce système avait contre lui la cherté des canalisations, les difficultés d'extension et une expérience insuffisante des lampes de 220 volts.
- Ces deux derniers motifs ont conduit à donner la préférence au courant alternatif. Comme l’énergie absorbée par l’éclairage devait surpasser de beaucoup celle de la force motrice, on s’arrêta au système monocyclique, qui est comme on sait une combinaison des courants monophasés et triphasés.
- La force motrice employée est la vapeur. Celle-ci est produite par 3 chaudières tubulaires à réchauffeurs, d’une surface de chaulTc de 130 nff chacune, produisant la vapeur sous une pression de 10 atmosphères. Deux chaudières suffisent pour la pleine charge: la troisième sert de réserve. L’eau de condensation et d’alimentation est tirée d’un puits de 14 m par deux pompes centrifuges, puisant chacune 90 m’ d’eau par heure. L’eau est ainsi amenée dans un réservoir, d’où une pompe
- Cl F.kktrotechuische Zeitsch>ift,t. XX, p. 635, 7 septembre
- à vapeur l'envoie dans un épurateur Desru-meaux . De là une pompe d’alimentation l'envoie dans un économiseur, système Green, où elle est chauffée à ioo°, puis dans les chaudières,
- L’eau de condensation chargée d’huile est filtrée puis renvoyée dans les canalisations d’eau de la ville.
- Les machines à vapeur sont des machines compound verticales avec condenseurs à surface. Il y a trois moteurs de 225 chevaux (puissance normale) et de 300 chevaux (puissance maxima) attaquant directement les dynamos et tournant à une vitesse de 300 t : m. Comme il y a quatre génératrices, deux machines k courant continu et deux alternateurs, l’une des trois machines à vapeur commando a la fois une machine continue et un alternateur et constitue un groupe de réserve com-plet.
- Les dynamos à courant continu servant a la traction sont à 6 pôles, excitation en dérivation, 150 t : m, 550 volts et 150 kilowatts. Elles sont couplées en parallèle avec une batterie d'accumulateurs Hagen. de 275 éléments (capacité de 296 a 412 ampères-heure) pour une durée de décharge de une a trois heures). La charge s’effectue au moyen d’un survol-teur actionné par un moteur électrique de 63 chevaux.
- Les alternateurs sont monoeveliques h 40 pôles, 150 t : m, 2 080 à 2 300 volts, 180 kilowatts sur un circuit non inductif, fréquence 50. L’excitation est produite par deux dynamos de 12,5 kilowatts mues par un électromoteur connecté aux rails du tableau. Pour la mise en marche de ces excitatrices on se sert d’une petite batterie de 60- éléments et d’une capacité de 144 ampères-heure au régime de décharge de trois heures. Cette batterie est chargée directement par les excitatrices.
- Des régulateurs automatiques assurent la
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- constance de la tension des alternateurs. Aux heures de faible charge un transformateur rotatif de 50 kilowatts transforme le courant continu en alternatif. Pendant le jour les alternateurs ne marchentdonc pas, mais pendant toute la nuit leur emploi est nécessité
- par de grandes'installations d’éclairage dans les gares.
- La canalisation se compose surtout de câbles à haute tension souterrains; les canalisations à basse tension ne sont employées que là où les centres de consommation, très
- Fig. 1. — Schéma du tableau de distribution de l’usine génératrice d éclairage et de traction de Coblentz.
- resserrés, peuvent être alimentés par un transformateur unique. -Les transformateurs des moteurs sont différents de ceux des lampes, ce qui assure la constance de la tension aux bornes de ces dernières.
- Les tramways sont à trôlets. Le réseau comprend 15,5 km de voie simple de t m avec une pente maxima de 5 p. 100 et des courbes de rayon supérieur à 17 m. Actuellement 19 voitures sont munies d’un moteur et 8 de deux moteurs, des freins automatiques ferment l’induit sur une faible résistance.
- Toute l’installation a été effectuée par la Union Elektrizitaets Gesellschaft, l’exploitation a été ouverte en janvier dernier. E. B.
- Tramways de 2a Corporation de Sheffield (’).
- Les tramways de la Corporation de Sheffield, dont la première section a été ouverte le 4 septembre dernier, diffèrent peu des tram-
- (*) Tbe r.Wtnaan, t. XLIII. p. 656. septembre 1899.
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- wavs consacrés par l’usage en Angleterre. Les principales différences consistent en l’emploi de chaudières marines avec tirage forcé et l’addition de deux freins supplémentaires sur les voitures. La station génératrice étant au centre du réseau, il n’a pas été question de courants triphasés ou de transformateurs rotatoires. Le courant est produit directement à la tension des trolets. Quelques-unes
- des voies sont d’anciennes lignes à traction animale achetées à bon compte par la Corporation, il y a quelques années.
- Chaudières. — Les chaudières marines multitubulaires ont 3 m de diamètre, 3,50 m de longueur. Elles reposent sur des bâtis en fonte et sont partout accessibles, car elles-ne comportent aucun ouvrage de maçonnerie.
- 1. — Tramways de Sheffield. Coupe de la static
- L’air nécessaire au tirage est chauffé à 320° par le passage des gaz de la combustion dans des tubes spéciaux: on obtient ainsi une combustion parfaite et une absence presque totale de fumée. Le tirage est produit par des ventilateurs qui renvoient les gaz dans l’atmosphère par une courte cheminée de fer de 1,10111 de diamètre et 15 m de haut : il n’y a ni cheminée de brique ni tuyaux d'évacuation.
- Il y a en ce moment 3 chaudières et 4 autres seront bientôt construites.
- Chacun des ventilateurs peut aspirer 280 ms de gaz par minute et créer un vide de
- 12 cm d’eau si cela est nécessaire. Il y en a deux, chacun de 2 m de diamètre. Une machine à simple action et à grande vitesse avec deux cylindres compound en tandem et ayant tous ses organes protégés par un pare-huile, actionne chaque ventilateur. La surface de grille de chaque chaudière est de 27 m2 et le rapport à la surface de chauffe est de . La petitesse de la surface de grille est due à l’emploi de tubes Serves. Chaque chaudière produit 3 600 kgr de vapeur sèche par heure.
- Il semble que l’adoption de chaudières
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- marines ait été surtout motivée par le désir d’épargner le temps nécessaire à la construction d’une cheminée. Quant au tirage forcé, il évite la fumée, déjà suffisamment abondante à Sheffield.
- Tuyauterie. — Toutes les chaudières aboutissent à une conduite unique, d’où partent des dérivations alimentant chaque machine.
- Il y a deux pompes alimentaires verticales. L’eau d’alimentation est chauffée par l’eau du condenseur, le réchauffeur d’eau ayant des tubes semblables à ceux du réchauffeur d'air. La surface de ces tubes est de cinq ou six fois celle du tuyau d’alimentation. Toute l’eau, aussi bien celle qui provient du condenseur que celle qui est ajoutée, passe sur un filtre à huile avant d’arriver dans la chaudière.
- Condenseur. — Le condenseur, placé dans la salle des machines, présente une surface de 180 m2. Les tubes sont en laiton étiré, étamés à l’intérieur et à l’extérieur. L’une des extré-' mités de chaque tube est plus épaisse et porte un prolongement fixé à une tôle : les tubes forment ainsi un ensemble rigide. L’autre extrémité du tube passe dans une virole de fer qui permet à la dilatation de s’effectuer librement. Le condenseur est monté au-dessus d’une pompe à air et à circulation d’eau actionnée par un seul cylindre à vapeur.
- Machines et dynamos. — Il y a trois groupes électrogcncs, chaque groupe se compose d’une machine horizontale compound Allis accouplée directement à une génératrice hexapolaire Thomson-Houston du type courant pour tramways. Voici les principales dimensions :
- Cylindre à haute pression. . . 300 mm
- Cylindre à basse pression. . . 550 —
- Course....................... 850 -
- Tours par minute........... —
- Oiamètre de l'arbre....... 300 —
- Puissance d'une dynamo . . . 225 kw
- Tension normale........... 500 v
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- Les dynamos sont compoundées de façon h maintenir la tension constante à 2 p. 100 près à toutes charges, la vitesse étant constante et les balais fixes.
- Eclairage de la station centrale. — L’usine génératrice est éclairée par une génératrice continue à deux pôles (240 A. 105 V., 300 t : m) couplée directement à un moteur vertical compound. Quand ce groupe travaille à pleine charge, les constructeurs garantissent un rendement de 84 p. too.
- Tableau de distribution. — Il comprend actuellement trois panneaux, un pour chaque groupe et quatre autres viendront s’y ajouter. En outre il y a un panneau pour les feeders.
- Des coupe-circuits automatiques sont disposés sur le fil négatif des générateurs et le positif des feeders ; ils sont à soufflage magnétique et sont réglables de façon à fonctionner pour un courant déterminé compris entre 500 et 800 ampères. Les voltmètres de Weston à illumination sont portés par une planchette à l’extrémité du panneau des génératrices. Derrière le tableau se trouvent les coupe-circuits des voltmètres et des parafoudres à soufflage magnétique : ils se composent d’un charbon traversé par le courant de décharge : les bobines du souffleur magnétique sont shuntées en deux points de ce charbon.
- Extensions prévues. — On est en rrain d’installer plusieurs chaudières identiques aux précédentes, en outre deux machines verticales compound ont été commandées. Elles auront des cylindres de 50 cm et 1 m de diamètre et une course de 1,05 111.
- Elles donneront chacune 800 chevaux à pleine charge et doivent consommer 7 kgr de vapeur par cheval-heure. Le volant aura 5 m de diamètre et pèsera 30 tonnes. Les dynamos auront 8 pôles et fourniront 500 kilowatts.
- Ligne aérienne. — Les pylônes qui supportent le trôlet sont, les uns latéraux, les
- autres centraux, ils sont tous en acier tubulé avec ornements en fer forgé. On a dù fréquemment avoir recours à des filets protecteurs. Dans le cas des pylônes centraux on a employé à cet effet trois fils, deux fixés à des crampons portés par le pylône et de chaque côté de celui-ci, le troisième à mi-distance et un peu plus haut. Deux suffisent pour les pylônes latéraux. Quand les fils protecteurs et les fils de tension sont simultanément utilisés, l’effet produit est des plus disgracieux. Un énorme poteau double destiné à éviter des fils tendeurs a un carrefour est presque aussi désagréable d’aspect.
- Le fil du trôlet a 9 mm de diamètre, d’un bout à l’autre.
- Rails. — Les rails, pesant 50 kilos par mètre courant, sont dentelés sur leurs faces latérales. 21 y a 60 dents par mètre er la pro tondeur de chacune est de 5 mm. La voie est double partout sauf sur un très petit parcours, où la voie a la pente la plus forte qui est de 10 p. 100 sur 300 m.
- Canalisation. — Les feeders sont isolés d'une couche de bitume recouverte de plomb et de jute avec un isolement garanti de 1000 Mo> par. kilomètre et une résistance à toute tension au-dessous de 1 000 volts. Ils sont placés les uns dans des tubes en ciment, les autres dans des tubes de fonte. Ils ne comportent ni coupe-circuit ni parafoudre.
- Voitures. — Le materiel roulant se compose actuellement de vingt-cinq voitures à impériales et douze sans impériale.
- Les premières peuvent recevoir 22 voyageurs d’intérieur et 20 d’impériale, les dernières contiennent 28 voyageurs.
- Outre les freins de roue ordinaires, la voiture porte un frein électromagnétique de Thomson-Houston, un frein supplémentaire à patin de Milnes et un sabot traînant sur le sol (brevet de Spencer). Ce dernier est destiné à arrêter la voiture en rampe ou pour suppléer au frein magnétique et empêcher la
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- voiture de reculer si le circuit est interrompu pour une raison quelconque. Le démarrage dans ces circonstances est très facile caries essieux sont indépendants des freins Les sabots sont mis à leur emplacèment derrière les roues au moyen d’une poignée placée à gauche du conducteur et par l’intermédiaire d'un système de leviers.
- Chaque frein peut être actionné des deux plates-formes. L’appareillage de chaque plateforme pour la commande des freins de roue et du frein h sabots est fait de la façon suivante : chacun est commandé par un axe ; les deux axes sont concentriques mais indépendants. Le frein à sabots est actionné par une grille en bronze fortement fixée au châssis, le frein de roue est commandé suivant l’usage par une roue h rochet.
- Les contrôleurs du tvpe Thomson-Houston ont cinq positions pour la mise en série, quatre pour la mise en parallèle et sept pour le freinage. Il y a aussi une manette pour la marche arrière, toujours immobilisée sauf pour une certaine position du contrôleur.
- D’après Y Electrician, le fonctionnement des freins est parfait mais présente un inconvénient : c’est que le wattman peut hésiter entre les différents freins si un incident vient à se produire.
- Ajoutons enfin que le prix des places a été fixé à 10 et 5 centimes. E. B.
- Tramway électrique de Laon-Gare à Laon-Ville.
- Nous avons signalé antérieurement la mise en exploitation de la petite ligne de tram-
- ways électriques établie par la Compagnie I faible longueur (i 479 m; et que son trafic soit
- Thomson-Houston pour relier la gare de Laon I —-----------------------------------------------
- à la ville. Cette ligne bien qu’elle n’ait qu’une | rq uÉclairage Électrique, t. XIX, p. lxiv, 1899.
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- amplement assuré}' quable à divers points de vue : la différence d’altitude entre les deux stations terminus est en effet de 97.72 m pour unedistance horizontale de 1200 m
- dispositif de sécurité, car des essais faits a
- moins, maillèreactcéta blie sur la plu: grande p. parcours. Mais cette crémaillère 1
- apabk
- ) L'Éclaù
- ampen
- vapeur est de 300 chevaux à la vitesse de 160 tours par minute : 5 de débiter cha-une tension de
- volts. Deux groupes de survolteurs
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- cté installes pour amener à 500 volts la tension du courant nécessaire au tramway. En temps ordinaire, le service de l’usine est assuré par un seul groupe électrogène et un seul survolteur; l’autre groupe sert de ré-
- La ligne de trôlet est constituée, comme à l’ordinaire, par du fil de 8,25 mm de diamètre, supporté par des poteaux tubulaires à console ou par des poteaux à treillis, et n’offre aucune particularité à signaler.
- La voie est établie à la largeur de 1 m. Les voitures peuvent contenir 26 personnes assises dont y en première classe et 17 en seconde classe : dans chaque voiture est aménagée une place spéciale pour les bagages et les messageries ; les deux plates-formes d’avant et d’arrière peuvent contenir un grand - nombre de voyageurs.
- Chaque voiture est équipée à deux moteurs G. E. 53. Ce type de moteur différé peu comme construction des autres types de la General Electric Company, mais est de capacité relativement grande et a été étudié surtout en vue d’un travail pénible. Il peut être construit avec une armature à 2, 3, 4 ou 6 tours de fil, suivant les exigences du service qu’il a à effectuer : les induits à 2 tours sont généralement employés sur les circuits à 250 volts ; les induits à 3 tours sont employés dans les exploitations ordinaires de tramways où l’on exige une vitesse suffisante et un service assez pénible; les induits à 4ou 6 tours sont faits pour de faibles vitesses, par exemple pour des locomotives de chantier ou pour les transports de lourdes charges. C’est le moteur avec induit à 4 tours de fil par bobine qui est employé sur les voitures de Laon ; sa puissance est de 42 chevaux effectifs. Il est construit pour des voies d’un gabarit minimum de 0,90 m, mais si l’équipement est muni de freins électromagnétiques, on ne peut employer ce moteur que sur des voies d’une largeur minima de 1 m.
- Observation sur une Note de M. Blondel, relative à la réaction d induit des alternateurs ;
- Par A. Potier (l).
- » En attribuant deux coefficients de self-induction différents, l’un aux courants wattés, l’autre aux courants déwattés, M. Blondel r) a sans doute voulu faire allusion à ce fait que le coefficient de self-induction de l’induit est variable avec sa position par rapport aux inducteurs, et est une fonction du temps, de fréquence double de celle du courant. Admettant que la force électromotrice extérieure est Esin <of, l'équation du courant
- » Avant de résoudre cette équation dans toute sa généralité, il peut être utile de la résoudre dans un cas particulier, ce qui permettra de présumer l’influence de. la variation de L dans les cas que le calcul ne peut aborder. Ort supposera que L varie en raison inverse du binôme 1 — 2acoswf la valeur maximum étant).', la valeur minimum )., on
- Lj est un coefficient, moyenne harmonique entre À et )-'.
- » Si l’on désigne par ZJ? Za, ... les impédances, et par o,, oa, ... les retards correspondant aux divers harmoniques
- Zi* = R* + KZLj'iu*, tango» = K^-;
- la solution périodique de l’équation (1) se développe en série convergente suivant les
- {<) Comptes rendus, t. CXXIX, p. 657, séance du 25 octobre 189g.
- (2) L'Éclairage ÈUctiique du 28 octobre, t. XXI, p, 151.
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- puissances de a,
- '={'*(•" 3'n + ”
- i(3w/—a,—ca) «a, cos (wf
- :os(3^-S3)
- portionnels à a, en (Je— 2)ùjf et (k-h2)t»J ; la force électromûtrice E^sin bat produit le courant
- i = J sin (huit — 3fc) - % [sin 8k — % cos (k — 2) w/ — 8fc — 8^ - 3) + sin ük+ 2 cos (fc-f 3) ut — 8*— 8v 2|
- » La formule s’applique quel que soit 3,, meme en court-circuit absolu (R = oj: clic se réduit alors à
- qui est bien la solution de l’équation (1) dans
- » Dans la plupart des machines, a est inférieur à 0,05 ; il est donc suffisant d’examiner les termes en a ; on voit alors que {orque 3, est faible, ou lorsque le circuit extérieur est peu inductif, tout se passe comme si L, était le coefficient de self-induction réel. Lorsque 3, est notable, deux cas sont à distinguer : ou bien, comme dans la pratique, cela tient à l’inductance du circuit extérieur, la valeur * est alors négligeable, parce que \ a' se rapportent au circuit complet; ou bien, comme dans les essais en court circuit, x peut atteindre la valeur donnée plus haut ; l’intensité du courant en court-circuit est déterminée par un coefficient d’induction
- L, _ 4W 1 * 2/ + V
- compris entre L, et V : mais l’écart entre ces deux coefficients, l’un correspondant à la marche normale, l’autre à la marche en court-circuit, n’est que le quart de la différence (>.'—>0-
- » Lorsque la force électromotrice contient des termes en sinA-wh l’hypothèse faite sur la variation de L conduit à l’introduction dans la valeur du courant d’un terme principal en frW, et de deux autres termes pro-
- » Si -L est représenté par une série
- un calcul analogue aux précédents fournit la valeur de i en séries ordonnées suivant les puissances de a, [3.
- » Le courant est ainsi calculé, quelles que soient les variations de L et de E (ou de l’induction mutuelle) en fonction de l’angle de position des bobines.
- » Enfin, à la force électromotrice Et sinto/ -h Es sin et au coefficient de self-
- induction L tel que
- correspond le courant de court-circuit i0 tel que
- » Si le court-circuit n’est pas absolu, mais que R>o soit une petite fraction de L,w, en posant — 1 ~ axeos
- = >. ++
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- tç)4
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- développement qui, pour R très petit, peut être plus commode que les précédents.
- » Ces procédés de calcul ne s’appliquent qu’autant que le fer est loin de la saturation. Us sont loin de satisfaire aux desidei'ata de la pratique; mais les procédés plus ou.moins empiriques que l’on emploiera pour tenir
- compte de la saturation et des fuites devront toujours donner des résultats conformes à ceux des calculs ci-dessus quand on négligera la saturation seulement; en particulier, il y a incohérence entre les hypothèses L variable, E et t sinusoïdaux. »
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- Énergie dépensée dans l’étincelle d’une machine à influence de Tœpler ;
- Par E. Riecke(1).
- L’auteur a effectué quelques mesures sur cette quantité d’énergie.
- La machine est à 40 plateaux ; elle est mue par un moteur électrique à excitation dérivée qu’alimente une batterie d’accumulateurs. Au moyen d’un rhéostat on règle l’intensité du courant de manière à obtenir une vitesse de rotation convenable. Quand le régime permanent est atteint, on mesure l’intensité du courant dans la ligne, dans l'induit, dans l’inducteur ; la différence de potentiel aux bornes de la batterie d’accumulateurs et aux bornes de l'induit, puis le nombre de tours du moteur et de la machine pendant 50 secondes et enfin encore une fois les intensités et les différences de potentiel.
- Quand la machine est fermée sur elle-même, le travail dépense par tour croît avec le nombre de tours par seconde.
- Pour déterminer la dépense d’énergie dans l’étincelle, on écarte, après avoir fait les
- mesures indiquées, les pôles jusqu’à la distance voulue, sans arrêter le moteur ; on répète la même série de déterminations quand le régime est établi ; puis on ramène les pôles au contact et on refait encore une fois les observations.
- Voici quelques-uns des chiffres obtenus :
- 1,64
- 2,08
- ‘•79
- 2,79
- *,53 j,61
- 20,97 4,96
- 26,35 6,06
- 41 9,$6
- 22,59 5-39
- La quantité d’énergie produite en une seconde dans l’étincelle diminue notablement quand la longueur de l’étincelle passe de 6 à 8 cm ; cela tient sans doute à ce que dans l’étincelle de 8 cm la quantité d’électricité mise en jeu est plus petite, du reste l’étincelle n’a pas le même aspect dans les deux cas.
- Riecke. a aussi mesuré le travail dépensé par la machine quand les pôles se trouvaient réunis par un circuit formé de tubes contenant une dissolution d’iodure de cadmium, dans l’alcool amylique ; les nombres trouvés paraissent plus grands que dans le premier cas. M. L.
- C) Wied. Ann., t. LXVIII, p. 728-730, août 1899.
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- NÉCROLOGIE
- Léon Bourdelles.
- Il y a quelques jours nous avons appris avec grand regret la lin imprévue et prématurée de M. Léon Bourdelles, ingénieur des Ponts et Chaussées, successivement ingénieur en chef, puis directeur des Phares, bien connu de nos lecteurs par les grands phares électriques qui ont été établis sur nos côtes par lui ou sous sa direction (').
- Avant de se spécialiser dans ces fonctions, M. Bourdelles avait été pendant vingt ans ingénieur de ports de mer ; à ce titre il avait construit le phare en mer des Grands-Cardinaux; au service central, à Paris, il s’occupa plus particulièrement de perfectionner le matériel de l’éclairage et y déploya une véritable maîtrise.
- Son invention capitale, qui a révolutionné la technique des phares, fut celle des jeux-éclairs, décrite il y a plusieurs années dans ce journal ; on peut dire sans exagération qu’elle constitue le plus grand progrès réalisé dans les phares depuis l’admirable invention de Fresnel. Les phares anciens donnaient, soit un éclairement permanent, soit, à des intervalles très éloignés, des éclats assez longs pour permettre de relever la direction du feu. M. Bourdelles remplaça cette méthode par une autre toute différente qui consiste à produire des éclats très rapprochés (toutes les 5 secondes par exemple), mais dont la durée ne dépasse pas celle de la perception intégrale de la lumière ; grâce à l’effet des lentilles, moins nombreuses et plus grandes, l'intensité de ces éclairs instantanés atteint des valeurs beaucoup plus élevées que celles des éclats anciens et la portée des feux se trouve étonnament accrue sans aucune dépense, et même les dimensions et les poids des appareils furent très réduits et leur construction simplifiée par la réduction du nombre des lentilles. M. Bourdelles triompha habilement de la difficulté de la rotation rapide nécessaire en montant ses appareils sur des flotteurs annulaires sur bain de mercure qui en équilibrent le poids presque complètement, tandis que les lourdes constructions de verre des anciens appareils roulaient péniblement et lentement sur des galets. Il créa dans ce système, en
- 0) Voir en particulier la description du phare d’Eckmuhl. L'Eclairage Électrique, t. XVI, p. 368, 27 août 1898.
- vue des exigences de la pratique, une série de types admirablement légers, élégants et précis. Lxposés au public pour la première fois à l’Exposition de Chicago en 1893, décrits la même année par leur auteur au congrès maritime de Londres, où ils excitèrent l’admiration du regretté Hopkinson, couronnés par l’Aeadcmic des sciences, en 1897, malgré La modestie extrême de leur auteur, les feux-éclairs ont appelé surtout l'attention du grand public quand ils ont été combinés avec l’emploi de la lumière électrique, AL Bourdelles a en effet transformé ou établi plusieurs grands feux-éclairs électriques à la Ilève, Hic d'Yeu, La Coubre, Eckmuhl, etc., qui ont réalisé des puissances lumineuses énormes, tout à fait inconnues jusqu’alors et dépassant même la portée géographique où on cesse de les apercevoir directement. Le plus beau de ces phares, celui d’Eckmuhl, élevé sur la pointe de Penmarch à l’aide d’une donation de.la marquise de Blocqueville, sous la direction de M. Bourdelles, présente une puissance lumineuse de plus de 30 millions de bougies, sans dépenser plus de 5000 watts, tandis que le plus grand phare électrique étranger, celui de Sainte-Catherine en Angleterre, ne donnait jusqu’alors que 6 millions de bougies avec une puissance de 23 ebe-
- Sans être lui-mème un électricien de métier, M. Bourdelles a pris une part active à l’élaboration de tous les détails de la machinerie électrique de ces phares et il a toujours accordé la plus grande attention aux progrès de l’industrie électrique, dont il comprenait tout l’intérêt pour son service et pour le développement de l'art de l’ingénieur; les améliorations des machines, des lampes, des charbons même, élaièni l’objet de sa sollicitude; il introduisit même dans les feux permanents sans gardien (qu’il avait créés fort utilement grâce à une méthode de son invention, pour la combustion prolongée des lampes à pétrole) l’emploi de moteurs électriques qui ont résolu de la façon la plus heureuse le problème d’un mouvement de rotation ininterrompu pendant trois mois.
- Une autre innovation capitale qu’on doit à Al. Bourdelles dans la technique des phares, a consisté dans la substitution aux lampes à pétrole des phares, à mèches concentriques, des becs à gaz d’huile de pétrole, à manchon incandescent, qui donnent un éclat
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- bien supérieur, avec moins de dépense el de difficultés. t.es puissances des appareils optiques à huile se trouvent facilement doublées ou triplées ou môme davantage par celte modification; el aujourd’hui un feu-éclair muni d’une lampe de Al. Bour-delles donne une intensité égale à celle des premiers phares électriques de la Tlève considérés autrefois comme les plus puissants engins d’éclairage. On peut juger par ce fait des incroyables progrès qu’ii a réalisés depuis dix ans. Les grandes portées et les caractères admirablement précis des feux nouveaux allumés sur les côtes de France et surtout des grands phares électriques n’avaient d’équivalents dans aucun autrepays. L’application des feux-éelairs n’a pas tardé à se répandre hors de France dans la plupart des nations maritimes, au
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- grand bénéfice non seulement de notre réputation scientifique, mais aussi de l’industrie française, qui est à peu près la seule outillée actuellement pour la construction de ces appareils. Dès maintenant, on n’en emploie plus d’autres pour les installations nouvelles dans tous les pays civilisés et l’Exposition de 1900 donnera à ce système une nouvelle consécration, en maintenant la France au premier rang dans cette branche de la science.
- La mort de Al. Rourdelles est donc une perte non seulement pour l'important service qu'il dirigeait, mais aussi pour la science et pour l'industrie de notre pays et son nom mérite d’être honoré comme celui du second créateur des phares lenticulaires, l’une des plus belles inventions françaises Q).
- j. r:
- CHRONIQUE
- Sur les noms des grandeurs physiques. — Sous ce titre Al. E. Hospitalier public dans le dernier numéro de L'Industrie Electrique (25 octobre) un article dans lequel il expose un mode de nomenclature des grandeurs composées, déduites des grandeurs fondamentales ou dérivées.-
- M. Hospitalier n’admet pas que l’on continue à dire, comme on le fait ordinairement, le poids par mètre d’un rail, l'intensité par décimètre carré d’un courant, la capacité par kilogramme d’un accumulateur, etc. 11 propose de remplacer ces expressions, où sc trouvent associés les noms d'une grandeur et d'une unité et qui constituent a un irrationnel et incompréhensible argot indigne de l’état actuel de la science ». par celles de poids linéaire d’un rail, intensité superficielle d’un courant, capacité massique d’un accumulateur, etc., c'est-à-dire de- former les noms des grandeurs composées comme il suit :
- « Une grandeur ou quantité physique définie comme le quotient de deux autres grandeurs prend pour nom celui de la grandeur dividende suivie dq nom de la grandeur diviseur pris adjectivement. Par exception à cette règle certaines grandeurs dérivées conservent les noms spéciaux consacrés par l’usage. »
- Quant aux unités employées pour exprimer ces grandeurs leurs noms se formeraient en faisant suivre le nom de l’unité de la grandeur dividende de celui de l’unité de la grandeur diviseur avec in-
- terposition de la préposition par ; on dirait donc la masse linéaire d'un rail est de 40 kilogrammes par mètre, etc.
- M. Hospitalier pense que l'adoption des mots linéaire et superficiel ne peut rencontrer de difficultés, ces mots étant déjà passés dans la langue technique, et qu’on s'habituera assez facilement à ceux de volumique et de massique (puissance volumique et puissance massique pour la comparaison des dynamos, des moteurs et des accumulateurs, énergie volumique des pertes par hystérésis dans les parties soumises à des variations magnétiques cycliques, énergie massique pour la comparaison des réservoirs ou des réserves d’énergie comme les accumulateurs ou les ressorts, etc.). Pour les grandeurs contenant le temps au dénominateur, il propose l’adjcctif temporique, bien qu’il reconnaisse que ce mot manque d’euphonie; la longueur temporique ne serait autre chose que la vitesse, la vitesse
- U) Il convient de signaler parmi les travaux de M- Bour-delles les publications suivantes qui se rapportent à ses
- Rapport de la Commission nautique spéciale des phares électriques 1886.Notice sur les appareils exposés par ie Service central des phares à l’Exposition de Paris, 1889.
- Notice sur les appareils exposés par le Service central des phares à l’Exposition de Chicago, 1893.
- Sur la puissance lumineuse des appareils d'éclairage des phares; mémoire présenté au Congrès maritime de Londres, 1898.
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- temporique serait l’accélération, la surface tempo -rique servirait en peinture, en imprimerie, en fabrication de papier et de toiles pour mesurer la production des ouvriers et des machines, le volume temporique serait utilisé pour définir le débit des ventilateurs, des sources hydrauliques, des travaux de terrassement, etc. Le mot puissancique servirait à définir les grandeurs physiques dans lesquelles la puissance figure au dénominateur et à la première puissance dans l'équation de définition : la comparaison des machines au point de vue économique se ferait en considérant leur prix puissancique exprimé en francs par kilowatt. L’adjectif ergique qualifierait de même toutes les grandeurs dans lesquelles l'énergie figure au dénominateur et à la première puissance dans l’équation de définition : masse ergique d'un accumulateur, prix ergique d'un accumulateur, etc.
- Incidemment M. Hospitalier propose de créer un préfixe spécial pour désigner une grandeur inverse de l’autre; en supposant que l’on adopte le préfixe anti (qui malheureusement a un autre sens!, l’anti-densité serait te volume massique.
- M. Hospitalier annonce en terminant qu’il se propose c< de faire l’application systématique de ce système à dater de 1900, à moins que ses lecteurs ne soulèvent des objections devant lesquelles il se fera un devoir de s’incliner si elles sont fondées ».
- Pour notre part nous suivrons avec intérêt la discussion à laquelle M. Hospitalier convie ses lecteurs. .Nous voudrions qu’un accord général intervint pour une dénomination rationnelle des grandeurs dérivées et de leurs unités. 11 y a en effet actuellement dans le choix de ces dénominations des divergences qui ne sont pas sans inconvénients dans l’enseignement, comme nous avons eu souvent l’occasion de le constater. Pour n’en citer qu’un exemple, rappelons que bon nombre de physiciens appellent densité le rapport de deux poids ou masses par unité de volume (deux poids ou deux masses volumiques, comme dirait M. Hospitalier), tandis que d’autres, plus nombreux encore, réservent, suivant l’exemple donné par les maîtres de la mécanique, le mot densité pour désigner le quotient d’une masse par un volume ; dans le premier cas la densité est un nombre abstrait, dans le second elle est exprimée, dans le système C. G. S., en grammes par centimètre cube.
- La proposition de M. Hospitalier, si elle étail généralement adoptée, ferait disparaître les divergences de ce genre. Non pas toutes cependant car la règle énoncée ne s’applique qu’aux grandeurs I
- physiques quotients de deux autres. Il conviendrait de formuler une règle analogue pour les grandeurs définies comme le produit de deux autres. M. Hospitalier y a songe mais considérant cette seconde règle comme moins urgente, il laisse à d’autres le soin de la formuler. Nous le regrettons car l’une et l’autre règle doivent avoir un lien logique et il nous semble difficile d'adopter l’une sans connaître ce que
- A part cette restriction nous adoptons en principe la proposition de M. Hospitalier. Nous critiquerons cependant l'emploi de l’adjectif ergique qui évidemment n’est proposé que faute de pouvoir employer l’adjectif énergique. Quoique M. Hospitalier ait soin de dire que ergique dérive de byou (travail), beaucoup îc feront dériver de erg, nom de l’unité servant à exprimer l’énergie. Les dénominations des grandeurs dont l'équation de définition contient l’énergie en dénominateur et à la première puissance sc trouveraient donc contenir à la fois le nom de la grandeur dividende et un adjectif tiré (ou qui semblerait tiré) du nom de ['unité de la grandeur dividende. Or c'est précisément de telles incorrections de langage que la proposition a pour but de faire disparaître !
- Mais cette critique est de peu d’importance et sa cause est d'ailleurs facile à faire disparaître : il suffirait d’adopter énergétique ou ergétique. Ce.qui nous paraît autrement important pour le succès, ou plutôt l’insuccès, de la proposition de M. Hospitalier, c’est l’indifférence non dissimulée des techniciens pour les questions de ce genre. Le langage actuel que cette proposition voudrait modifier est certainement « incohérent » mais il n’est pas « incompréhensible » il a donc beaucoup de chances de continuer à être employé (1j. J. B.
- Tramway électrique interurbain de Lewiston à Brunswick et Bath. (Etats-Unis). — Le Génie Civil du 21 octobre donne,d’aprcs Engineering du iBaoût, les détails suivants sur cette ligne interurbaine regardée en Amérique comme la mieux installée des lignes de ce genre :
- (') Il faut d'ailleurs convenir que l’extension du système aux grandeurs dont l'équation de définition contient plusieurs grandeurs au diviseur conduirait à des expressions ayant peu de chances d’être adoptées. Ainsi le nombre de kilogrammes de charbon brûlés en une heure et par mètre carre de grille exprimerait la mesure d’une masse temporique superficielle; pour comparer la consommation par cheval de deux chau-
- masse temporique superficielle puissancique.
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- La ligne s'étend de Balh à Lcwinston, en passant par Brunswick et Lisbon Fails, sur une longueur de 48,300 km; à chacune de ses extrémités elle comporte des lignes urbaines, qui doublent la longueur de ses voies. Une des caractéristiques de cette installation est la distribution d’énergie à partir d’un seul point central pour tout le parcours.
- La station centrale, située à Brunswick, emprunte r 000 chevaux à une chute d’eau qui a été aménagée pour l'exploitation industrielle. Cette station se trouve à 16.100 km deBath, d’un côté, et à 32.200km de Lewùnston, de l’autre. Elle renferme quatre turbines Victor montées sur le même arbre et fonctionnant sous une chute de 5,20 m. Ces turbines commandent par câbles, l’arbre principal qui actionne, par courroies les trois dynamos génératrices.
- Celles-ci sont du type Westinghouse à double courant : elles fournissent à la fois avec un seul enroulement du courant alternatif et du courant continu. Chacune d’elles a une puissance de 250 kilowatts, qui pourraient être fournis soit en totalité, par le commulaleur placé à l’une des extrémités de l’armature, ou par des bagues collectrices placées à l'autre, soit, dans telle proportion voulue, par les deux à la fois. Le nombre des pôles est de r2 et la vitesse est de 600 tours par minute; le courant alternatif a une fréquence de 60 cycles par seconde. Le voltage du courant continu est de 500 à 550 volts : celui du courant alternatif triphasé varie de 300 à 330 volts. Par suite de la fréquence adoptée, la vitesse à la périphérie est nécessairement considérable et les pôles sont près l’un de l’autre, de sorte que ces machines ressemblent plus à des convertisseurs rotatifs à 60 cycles qu’à des génératrices du type pour tramways. En fait, ces machines sont presque identiques à des convertisseurs rotatifs de même fréquence et de même voltage; la seule différence consiste dans l’addition d’un palier extérieur et d’une poulie permettant de les actionner mécaniquement. Ces machines peuvent d'ailleurs supporter une surcharge de 50p. 100 pendant trois heures.
- Le tableau de distribution, à la station centrale de Brunswick, est d’un modèle spécial : il comporte des panneaux pour le courant continu et d’autres pour le courant alternatif.
- Les transformateurs sontétablis dans un bâtiment à deux étages, situé à environ 14 mètres de la station génératrice. L’installation comporte six transformateurs Westinghouse à isolement d'huile et à refroidissement automatique de 125 kilowatts chacun, dont le taux de transformation est de 208 à
- 5980. Les circuits primaires et secondaires sont connectes en étoile, et élèvent la tension des machines, qui est de 330 volts, à environ ioooo volts, tension de la ligne- Un dispositif spécial permet de faire varier à volonté le taux de transformation.
- Il y a trois sous-stations : celle de Lewiston comporte deux convertisseurs rotatifs de 200 kilowatts alimentés par trois transformateurs de 150 kilowatts; les deux autres stations comprennent chacune un convertisseur rotatif de 200 kilowatts alimenté par trois transformateurs de 75 kilowatts. Tous les transformateurs sont du même type que les précédents et ont le même taux de transformation de 208 à 5980. I.'Engineering décrit la sous-station de Balh.
- Il décrit ensuite en détail le dispositif de réglage automatique que l’on a combiné pour obtenir indépendamment, le réglage de la tension du courant alternatif et de celle du courant continu.
- 11 termine en décrivant la ligne en elle-mcme, son exploitation et les tarifs qu'elle applique, depuis son ouverture au trafic, qui a eu lieu, il y a environ un
- Connexion conductrice entre conducteurs métalliques et conducteurs électrolytiques. — Dans un brevet nouvellement publié : Brevet anglais, nu 26790, déposé le 19 décembre 1898. accepté le 27 mai 1899). l’Allgemeine Electricitæts Gesellschaft de Berlin indique un moyen d’établir, sans doute pour la construction des lampes à incandescence de Mernst, un joint conducteur entre un conducteur dit de première classe (conducteur métallique et un conducteur dit de seconde classe (du type élcctroly-tique), ce dernier étant mauvais conducteur à la température ordinaire et devenant bon conducteur lorsque la température s’élève.
- On emploie à cet effet une espèce de mastic formé d'oxydes métalliques et d’un fondant, que l’on applique autour du point de contact des deux conducteurs et que l’on soumet ensuite à l’action d’un corps incandescent. Le joint"ainsi obtenu est tel qu’à la température ordinaire il n’est pas conducteur ; mais lorsque la température s’élève, il devient conducteur, et sa conductibilité est toujours égale à celle du conducteur de seconde classe.
- On peut remplacer dans le mastic le fondant par une solution aqueuse de sels d'oxydes ; cette dernière employée seule, mais appliquée en plusieurs couches, peut également constituer une bonne connexion.
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- Le mastic se compose essentiellement d’oxydes de terres rares mélangés à de l’eau, de la gomme, de l'empois d’amidon ou toute autre matière liante.
- Les proportions suivantes d’oxydes sont indiquées comme donnant de bons résultats :
- 93,7 parties d’oxyde de thorium; 3 parties d’oxyde de zirconium; 3 parties d’oxyde d'yttrium et 0,3 partie d’oxyde de cérium.
- 20 80 parties d’oxyde de thorium et 20 parties d’oxyde d'yttrium.
- 3“ 95 parties d’oxyde de zirconium et 5 parties d’oxyde d’yttrium.
- 4” 70 parties d’oxyde de thorium; 10 parties d’oxyde de zirconium et 20 parties d’oxyde d’yttrium.
- 5° 70 parties d’oxyde de thorium et 30 parties d’oxyde d'yttrium.
- 80 parties d'oxyde de thorium; 10,5 parties d’oxyde d'yttrium et 0,5 partie d’oxyde de cérium.
- j.
- Nouvelle matière radio-active. — Ai. et Alre Curie ont démontré que l’émission des rayons constatée dans la pechblende ne provenait pas seulement de l’uranium contenu dans ce minéral [Èd. Êlect. t. XVI, p. 252, 6 août 1898; t. XVIII, p. 151, 28 janvier 189g); et en examinant les différents corps qui y étaient contenus, ils ont conclu à la présence de deux nouveaux éléments radiants, le polonium et le radium beaucoup plus actifs que l’uranium.
- I.e polonium se comporte comme un élément très voisin du bismuth, l’accompagnant dans toutes ses réactions chimiques, mais dont il se sépare lentement par des fractionnements répétés-. Le radium a toutes les réactions chimiques du baryum et c'est seulement aussi par des fractionnements répétés qu'on peut observer une séparation.
- L'individualité de ces nouveaux éléments, d’abord seulement rcvcicc par la radio-activité, a été confirmée, pour l'un d’eux, par l’observation d'un spectre distinct faite par M. Demarçay {ÊcL. Élect.,t. XVIII, p. 153, 28 janvier 1899), avec du radium préparé par M. et Mme Curie. Il semble donc que la propriété d’émettre de telles radiations peut servir à rechercher et à caractériser des éléments chimiques.
- Sur les conseils de M. et M,nc Curie, Al. A. De-biurne ( Comptes rendus, t. CXXIX.p.593, 16 octobre l899) a examiné s’il n’existait pas d'autres portions radiantes dans la pechblende, et ses recherches ont principalement portésurles corps dont les solutions
- acides ne précipitent pas par l'hydrogène sulfuré, et précipitent complètement par l'ammoniaque ou le sulfhydrate d’ammoniaque.
- La matière qui lui a servi provenait d’une usine •de traitement de minerais d'urane et était déjà presque complètement débarrassée d'urane. La quantité de produits radiants contenus dans cette matière paraissant être extrêmement faible, un premier travail a consisté à organiser le traitement d’une très grande quantité de matière, plusieurs centaines de kilogrammes, et à éliminer, aussi complètement que possible, les matières radiantes déjà connues (polonium et radium). La majeure partie du produit précipitant par l’ammoniaque était composé d’oxyde de fer et d’alumine ; mais, à côté de ces corps, l’auteur a reconnu la présence d’un assez grand nombre d'autres qui s’y trouvaient en proportions très faibles. C’est ainsi qu’il a pu séparer de petites quantités de zinc, de manganèse, de chrome, de vanadium, d’uranium, de titane, de nobium, de tantale; les terres rares élaient également représentées et il a pu caractériser le lanthane, le didyme, le cérium et les terres yttriques. La radio-activité, qui existait à un faible degré'dans la masse brute du groupe précipitable par l'ammoniaque, se concentrait en certains points à mesure que l’on effectuait les séparations.
- M. Debierne a ainsi constaté que la portion renfermant le titane et les corps analogues montrait la radio-activité à un degré très intense, et après un traitement assez compliqué, il a obtenu une matière dont les solutions présentaient les principales propriétés analytiques du titane, mais qui émettait des rayons extrêmement actifs. La radio-activité d'une fraction de cette matière a pu être déterminée grossièrement comme cent mille fois plus grande que celle de l’uranium. De plus, cette matière a des propriétés chimiques tout à fait différentes de celles du radium et du polonium.
- Les radiations émises par celte matière sont tout à fait comparables à celles qui ont été déjà observées par M. et M"10 Curie pour le polonium et le radium. Elles rendent les gaz capables de décharger les corps électrisés, elles excitent la phosphorescence du platinocyanure de baryum et impressionnent les plaques photographiques. La nouvelle matière se distingue cependant du radium en ce qu’elle n’est pas spontanément lumineuse : M. et MinB Curie ont en effet constaté que les composés du radium émettaient, dans l’obscurité, une lueur parfaitement distincte.
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- Rayons de Becquerel et substances radioactives. — J. Elster et H. Gettel {Wied. Ann., t. LXIX. p. 83-90, septembre 1899} ont essayé de faire varier le pouvoir émissif de la pechblende pour obtenir quelques données sur le mécanisme de cette émis1 sion. Ces essais sont restés infructueux. L'intensité des rayons émis soit par la pechblende, soit aussi par le sulfate double de potassium et d’uranium n'a pas varié, après que l’échantillon avait été exposé à l’action des rayons cathodiques, des rayons de Rœntgen, ou des rayons solaires. Ce résultat négatif s'applique aussi bien à l'intensité mesurée par la méthode photographique qu’à l'intensité mesurée par la méthode électrique.
- Les auteurs ont confirmé l’existence des deux éléments actifs, découverts par AL cl Mm<: Curie, l’un de ces éléments (polonium) voisin du bismuth, l’autre (radium'i voisin du baryum.
- Ils ont aussi fait agir un champ magnétique sur les rayons émis par un chlorure de baryum renfermant du radium. Ce chlorure est placé dans une petite coupelle d’aluminium, en face d’une autre électrode, le tout disposé dans un récipient où la pression a été réduite à 1 mm, La coupelle étant portée à un potentiel plus élevé que cette électrode, l'électricité s’écoule de l'une à l’autre, grâce à la conductibilité que les rayons du chlorure communiquent à l'air, Les lignes de force du champ magnétique sont perpendiculaires à la ligne qui joint la coupelle à l’électrode; quand on excite le champ, le passage de l’électricité se ralentit. Ce résultat peut s’expliquer ou bien par une déviation magnétique des rayons de Becquerel, qui les écarterait de l’espace situé entre la coupelle et l’électrode, ou par une action directe du champ magnétique.
- Une tentative faite pour reconnaître directement une déviation magnétique des rayons, par le déplacement de la tache fluorescente sur un écran au platinocyanure de baryum est restée sans succès.
- GiESEr. (Wied. Ann., t. LXIX, p. 91-94, septembre 1899) a préparé à partir des résidus de la fabrication des sels d’urane des sels cle baryum radioactifs, identiques, à ceux que M. et Mmc Curie ont extrait de la pechblende.
- Ces sels de.baryum récemment cristallisés dune solution dans l’eau, sont peu actifs. Mais leur activité augmente ensuite et au bout de quelques jours, parfois de quelques semaines, elle demeure consigne dissolutionconcentréc du chlorure dans l'eau est presque aussi active au début que le sel solide;
- ÉLECTRIQUE
- mais cette activité diminue peu à peu et1 finit par se perdre tout à fait ; si on fait cristalliser, les cristaux obtenus se comportent comme il est dit ci-dcssus.
- Les cristaux formés les premiers sont les plus actifs et, d’une manière générale, les cristaux atteignent leur maximum d’activité d'autant plus rapidement qu'ils ont pris naissance dans unedissolution plus concentrée.
- Le chlorure, l’iodure et surtout le bromure déshydratés par la chaleur, sont par eux-mômes phosphorescents, indépendamment de toute illumination préalable. Lorsque le sel a absorbé l'humidité de l'air, il perd cette propriété; mais on peut la lui rendre en le desséchant. La phosphorescence disparaît à une température élevée et ne se manifeste qu’à basse température, lflle parait d'autant plus intense que l’émission des rayons de Becquerel est plus faible.
- Le platino-cyanure de baryum préparé à partir du chlorure de baryum actif et du platino-cyanure de potassium, en ajoutant quelque peu de cyanure de potassium, émet delui-memeune très forte phosphorescence. Avec le temps ccttc phosphorescence s’affaiblit, parce que le sel vert se transforme en sel jaune puis en sel brun : en dissolvant ce dernier, on .peut reproduire le sel vert. Un chlorure de baryum très actif primitivement incolore s'est légèrement coloré en jaune, en même temps que son activité augmentait.
- Giesel a préparé aussi des combinaisons renfermant le polonium : il les trouve plus actives que celles du radium, contrairement à ce qu’ont annoncé M. et Mm,! Curie, dépendant les rayons du polonium quoique plus intenses sont moins pénétrants que ceux du radium : ceux-ci traversenfcncore une pièce d’argent d’un thaler (i.S-à 2 mm), tandis que les autres sont arrêtes complètement par une feuille de métal beaucoup plus mince. Il en résulte queles images projetées sur l'écran par les rayons du polonium sont plus nettes et mieux modelées que les images fournies par les rayons du radium.
- Un échantillon actif, obtenu par précipitation au moyen de l’hydrogène sulfuré, a perdu son activité au bout de deux mois et n’a pu être régénéré par une dissolution et une précipitation nouvelles.
- Ces substances décrites par Giesel sont celles signalées quelque temps auparavant par de'Uaën (Wied. Ann., t. LXV1II, p. 902, juillet 1899). M. !..
- Le Gérant ; C. NAUD.
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- >. — N° 45.
- L’Éclairage Électrique
- RI VUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l'Institut.— A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- DERNIERS PROGRÈS DE LA TRACTION ÉLECTRIQUE
- SYSTÈME DE PRISE DE CONTACT BÈDE
- Il semble que la traction électrique soit à la veille d’entrer dans une. nouvelle phase de son histoire.
- Et d'abord, elle prend un développement inattendu, qui dépasse les espérances des plus optimistes ; s'il faut en croire les statistiques publiées par des hommes bien informés, les Etats-Unis d’Amérique posséderaient déjà plus de 17000 km de voies exploitées, pour la construction desquelles on aurait engagé plusieurs milliards de francs : l’Europe serait bien près d’en avoir 2 300 km, dont le prix d’établissement, bien supérieur relativement à celui des entreprises américaines, dépasserait un milliard (*). Tous les jours voient former de nouveaux projets et créer de nouvelles exploitations ; en l’année I^97s la France a dépensé environ 10 millions en lignes électriques, et pourtant nous suivons d’un pas très inégal les progrès de
- il) L'Éclairage Électrique, t. XVIII, p. 5 iy : iur avril 1879.
- l’Allemagne, qui avait ajouté eu celte même année, 493 km aux 645 qu’elle avait précédemment mis en service. La prospérité de cette branche de l’industrie électrique est donc merveilleuse et sa progression rapide provoque la plus vive attention des ingénieurs dont l’activité s’est ouvert un vaste et fécond champ d’action.
- D’autre part, l’industrie des tramways et des chemins de fer électriques est .en voie de perfectionner ses prises de courant et nous assistons à une évolution qu’il faut suivre de près.
- Jusqu’à cc jour, sur 100 km de lignes, il y en avait environ 82 à til aérien, et 7 à fil souterrain : 11 km étaient parcourus par des voitures qui portaient avec -elles leur énergie, accumulée dans de - pesantes batteries. Le premier système donnait assurément les meilleurs résultats techniques et économiques ; c’était, à vrai dire, le seul pratique, le plus commode et le meilleur marché.
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- Il était tout indiqué pour les exploitations rurales et pour les villes qui n’ont point de pré-» tentions artistiques et qui sont sans coquetterie; mais les grandes et élégantes cités acceptaient à contre-cœur ces installations de poteaux! toujours encombrants et le plus souvent disgracieux, et ce réseau de Gis aériens découpant sur le ciel leurs lignes enchevêtrées et leurs mailles irrégulières. C’était acceptable dans de grands centres industriels, tels que Roubaix et Tourcoing, mais à Rouen, à Nancy, à Genève, à Rome, les artistes se couvraient les yeux et protestaient énergiquement. Condamné par l’esthé-tiqüe, le trôlet aérien n’était absous que par rutilitarisnie. Ajoutons que, malgré tous les lilets protecteurs, les conduites aériennes ont commis quelques méfaits qui ont permis de les comparer à l’épée de Damoclès.
- Les prises de courant en caniveau souterrain étaient, il est vrai, à la disposition des municipalités riches et des capitales ; mais c’était la solution royale de la question. Buda-Pesth en était dotée dès 1888, par l’initiative de la maison Siemens et Halske: Berlin et Dresde avaient adopte partiellement le même s}?stème ; Chicago et Washington avaient appliqué le « Love-Conduit », New-York le caniveau de la « General Electric Cn » ; Bruxelles avait donné la préférence au type Thomson-Houston. Le service de ces lignes se fait généralement sans trop d’encombre, sans être néanmoins assuré contre tout mécompte, ainsi qu’on l'a vu à Blackpool, où le caniveau vient d'être abandonné à la suite de treize ans d’essais. Mais l’élégance se paie cher : le prix du kilomètre de voie simple est ressorti à 109000 ^fr à Buda-Pesth,ài78 500 fr à Washington, a 164 000 fr en Angleterre, à plus de 100 000 fr à Bruxelles, d’après M. Yan Kesteren (’), non comprises les dépenses supplémentaires de réfection des chaussées et des canalisations
- C) Bulletin de l'Association des Ingénieurs électriciens Sortis de l’Institut Montefiore, de Liège; cité par Y Electricien, 16 octobre 1898.
- diverses recoupées par la ligne ; or, à Paris ces travaux sont évalués à 100000 fr pour les voies nouvelles qui s’achèvent en ce moment. Il faut évidemment une circulation énorme de voyageurs et des tarifs élevés pour pouvoir rémunérer les gros capitaux immobilisés dans une entreprise de ce genre : on se trouve donc arrêté dans la plupart des villes par des considérations financières, qui constituent un obstacle réel à l’expansion d’un mode de locomotion dont pourtant on ne peut plus guère se passer aujourd'hui dans les villes populeuses.
- Il s’agissait donc de trouver un mode'de prise de courant sur le sol qui fut moins coûteux et aussi pratique que le caniveau ; or, il suffit aujourd’hui de poser un problème pour qu’une légion de travailleurs en cherche la solution ; c’est ce qui est arrivé et d’innombrables brevets ont été pris partout durant ces dernières années. La plupart sont restés et resteront toujours à l’état de projet, mais il en est plusieurs qui ont été étudiés à fond et appliqués sur des sections de lignes ou sur des voies d’essai. Avant de signaler les résultats obtenus faisons observer que ces nouveaux systèmes devront conquérir de haute lutte leur place dans la rue, car leur succès ne ferait pas l'affaire de tout le monde; nous en trouvons l’aveu dans le rapport d’un ingénieur américain, M. Fairhild, qui déclarait en 1895 dans un congrès de spécialistes, que la réussite d’un système à prises souterraines serait une calamité pour les intérêts des compagnies d’exploitation; en effet, disait-il, si un système quelconque devenait applicable, il n’y aurait pas une petite ville qui n’exigerait que toutes ses lignes aériennes rentrent sous terre, et ce serait la ruine des neuf dixièmes des Compagnies. Que les inventeurs ne se battent donc pas de voir accueillir leurs propositions avec une grande faveur par les concessionnaires de lignes à. trùleis aériens.
- Mais un système qui ferait ses preuves s’imposerait fatalement, car aujourd’hui on n’enraye pas facilement un progrès.
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- Le système qui parait avoir jusqu’ici réuni le plus de suffrages est celui des contacts a Heur de sol, n’entrant en circuit que successivement et automatiquement, pendant le court instant du passage de la voiture ; ces contacts donnent donc du courant à la voiture au moment où ils sont touchés par ses balais, scs patins ou ses frotteurs, et ils redeviennent inactifs aussitôt après. La ligne doit par conséquent être sectionnée en portions de longueur inférieure à celle des voitures. I,a fonction de distribution du courant est dévolue à des appareils spéciaux, magnétiques ou électromagnétiques, extrêmement ingénieux, et de modèles fort variés; tels sont les appareils Ayrton et Ferry, Lineff, Nicholson, Mc Tigh , Wheeless, Westinghouse, Claret-Wuillcmier, Thomson-Houston, Pringle et Kent. Thompson - Wal-ker, Diatto, Schuckert. Lacroix. Demeuse, etc., etc. f’j ; la liste des types proposés s’allonge constamment, mais il faut reconnaître que s'il y a beaucoup d’appelés, il y a peud’élus. Un petit nombre en effet ont eu les honneurs de l’application ; le système Lineff a été essayé a New-York, l’appareil Claret-Wuillemier a remporté d’abord un grand succès l’Exposition de Lyon, en 1895, et il a été adopté ensuite sur la ligne de Romainville à Paris; le Westinghouse fonction ne à Washington; le Diatto enfin, qui a été inauguré solennellement à Tours, le 22 avril dernier, vient d’obtenir le réseau de Lorient et. à Paris, la ligne Vanves-Champ-dc-Mars, en attendant mieux, ce qui ne saurait tarder.
- Ces derniers systèmes semblent répondre aux besoins des exploitations les plus chargées: ils permettent un service régulier, et on a le droit d’espérer qu’ils résisteront à l’épreuve du temps, de l'hiver, de la neige, des charrois et des chocs, en un mot de tous (*)
- (*) H faudrait un volume pour dccriie ces dispositifs, niais L’Eclairage Électrique en a donné des monographies intéressantes, t. III, 211, 44S, 490; t. IV, 909; t. V, 600; t. VI, 17; t. IX, 174. 411, t. X, 407; t XI, p. 510; t XII, p 407, 463, 503; t XIII, p. 351, 433: t XV, p. 187, 316; t. XIX,
- les accidents de la rue. Les appareils sont extrêmement ingénieux, ils le sont même trop ; ils se composent en effet de dispositifs un peu complexes, pouvant ne pas agir aussi rapidement qu’il le faudrait ou plus longtemps que cela n’est necessaire, ce qui serait plus grave. Enfin, on peut craindre, en l’absence des données exactes que les constructeurs fourniront ultérieurement, que le prix du kilomètre n’atteigne encore un prix assez élevé. Bref, il est permis de douter que l’économique trôlet aérien et le coûteux caniveau soient dès maintenant supplantés par les appareils à prise de courant superficielle et que les compagnies en soient venues à l’heure critique prédite par M. Fairhild.
- Tl semble qu’il y ait quelque chose de plus simple à découvrir, un moyen moins coûteux de fournir aux voilures un contact sur un cable enterré, un procédé plus efficace d’empêcher toute perte, un artifice plus suide supprimer tout accident. Le progrès réalisé est déjà remarquable, mais on a le droit d’en espérer un autre plus considérable encore.
- Aussi les inventeurs continuent-ils de chercher.
- Les solutions les plus diverses sont préconisées.
- M. Van Depoêle avait imaginé autrefois de loger le cable dans une conduite fermée par des lèvres élastiques et isolantes, entrouvertes par le passage d’une lame de contact, se refermant aussitôt après et formant une enveloppe hermétique à la ligne; c’était une réminiscence du chemin de fer atmosphérique de Saint-Germain, qui aurait dû réussir, nous semble-t-il.
- M. Lovvell Mason installe le conducteur dans une boîte hermétique, formée de sections isolées l’une de l’autre et du sol ; le passage de la voiture fait basculer'un levier qui détermine un contact du câble flexible avec la boîte recouverte par la voiture, sur laquelle celle-ci prend alors contact. C’est un ensemble bien compliqué , et l’isolement paraît fort précaire.
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- AI. Lachmann cherche l’isolement par l’emploi d’une chambre d’air empêchant l’eau d’atteindre le câble. Ce câble nu est logé contre un rail de la voie, sous une sorte de larmier, ou de gouttière renversée, en matière isolante dont il occupe le point le plus élevé; la tige de contact va l’y chercher par une pièce courbe. La gouttière est divisée en tronçons de 3 m environ de longueur, fermés a leurs extrémités par une pièce oblique. L’air emprisonné dans la partie supérieure de la gouttière empêche l’eau d’y monter, mais il est permis de douter quand même de l’isolement du câble. Des essais faits à Hambourg sur une ligne de 160 m ont néanmoins paru donner à cet égard des indications encourageantes.
- IVautrcs inventeurs ont employé des ressorts métalliques donnant des contacts à des touches de pression portées par la voiture ; AI. Thcvenet a donné la préférence au caoutchouc, qui joint l’élasticité et la souplesse à de remarquables qualités isolantes et semble par la même destiné k fournir les meilleures solutions. Cet inventeur a donc enfermé le câble dans un tube de caoutchouc gonflé d’air, que la voiture aplatit et qui donne contact par l’intervention d’une pièce métallique touchée par les taquets de prise ; mais il faut admettre que le tube est parfaitement étanche et qu’il ne se dégonfle pas, ce qui est douteux.
- L’idée de AI. Bède est plus logique. Son câble, parfaitement enveloppé par un guipage isolant de première qualité, court le long du rail; il est protégé par une enveloppe formée de deux cornières de fer renversées l'une sur l’autre. Tous les mètres, le câble traverse une sorte de coffret hermétique, à l’intérieur duquel il est dénude ; ce coffret présente une ouverture latérale, fermée par ùn bouchon de caoutchouc, traversé suivant son axe par un clou de contact terminé à l’intérieur par une base plane et k l’extérieur par une tête en forme de tronc de cône; cette tête sc trouve donc placée sur le' côté de l’enveloppe de protection, au fond de
- l’ornière du rail. Il suffit dès lors que la voiture porte un bras, pénétrant dans cette ornière, et exerçant une poussée horizontale sur le bouchon, pour qu’il y ait prise de contact. Ce bras, que nous appellerons la charrue, parce qu’elle semble faire un sillon, est formé d’une planche de bois longue de 1,10 m, fixée sur le bras vertical d’un levier coudé dont le bras horizontal est sollicité par un ressort k s’abaisser, de manière à frotter la. charrue sur les boutons qu’elle rencontre. A la hauteur du contact, le bois de la charrue est muni d’une bande de métal, qui fait contact avec le bouton et qui donne le courant
- Il ressort de cette description sommaire que, dans le système Bède, l’isolement du câble est assuré d’une manière parfaite, attendu qu’il est entouré partout d’une matière isolante et imperméable ; le bouchon de caoutchouc effectue une fermeture hermétique du coffret, et il constitue en même temps le meilleur des ressorts; il suffit d’une pression de quelques kilogrammes pour abaisser le clou de contact, et, comme le bouton se trouve dans une ornière, cette pression ne peut être exercée que par la charrue ou par un acte de malveillance froidement raisonné et voulu.
- L’intérêt du dispositif Bède et sa nouveauté (il n'a encore été décrit dans aucune revue technique), nous autorisent à indiquer ici les détails de sa construction. Nos dessins représentent l’agencement du système sur une ligne d’essai de 405 m installée à Bruxelles, boulevard de la Révision et rue de l’Instruc-
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- tion, à proximité de la gare du Midi : l'adaptation a été faite à une voie existante de la Compagnie des tramways bruxellois. La
- Fig. 2. — Contact touché par la charrue.
- figure 1 représente l’appareil de contact dans sa position normale ; dans la figure 2, on voit au contraire le contact touché par la charrue; la figure 3 montre la disposition générale
- de la voie et l’ornière dans laquelle pénètre la charrue. A est la portion dénudée du câble ; le coffret est constitué par deux bagues de caoutchouc B, serrées sur le guipage isolant et une bague B' à tubulure, coiffée du bouchon flexible C, dont l’axe est traversé par le
- clou de contact D. Pour protéger la bague à tubulure contre le cisaillement du métal des cornières F, on l’a entourée par un anneau extérieur a d’ébonite à bords arrondis. Le bouchon de caoutchouc est placé dans une loge pratiquée dans une planchette de bois E, appliquée sur la cornière par deux vis v à tète dissimulée.
- Une rondelle de cuivre m, insérée dans la tubulure B', reçoit le contact de la base du clou ; en cas de détérioration, elle est aisément remplacée. Ces trois figures permettent de bien se rendre compte du fonctionnement de l’appareil sous la pression de la charrue : la tète du clou de contact I) dépasse de 5 mm environ le niveau des planchettes E et des pièces de remplissage E' faites en faïence, et ii lui suffit de s’enfoncer de 3 mm pour arriver à toucher la rondelle m et le câble nu; le clou rebondit et s’en détache, aussitôtque la charrue a passé. Pour assurer toujours la concordance de la tète du clou de contact et de la bande de métal de la charrue, celle-ci appuie sur la cornière supérieure par un taquet à ressort t, qu’on pourra utiliser pour fermer le courant de retour par les cornières et les rails.
- L’ornière entièrement bordée de bois ou de faïence, a environ 23 mm de largeur; les pièces qui la forment sont assemblées sur une longrine de bois et sur les traverses de la voie. Cet assemblage n’est évidemment 1 pas étanche et l’eau ne séjourne donc pas dans l’ornière; son écoulement est d’ailleurs facilité par l’aménagement de petits puits perdus disposés tous les 20 m de distance environ. Des brosses sont prévues qui net-toyeront constamment le fond de l’ornière et des chasse-pierres qui en expulseront les corps solides.
- Le câble conducteur et ses accessoires constituent des éléments de 4.50 m de longueur, qui sont reliés entre eux parle raccord dessiné sur les figures 4 et 5. Les bouts du câble A sont munis de pièces M à crochets, dans lesquelles s’insère un double coin de métal N, pressé par le cylindre de caoutchouc
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- O, maintenu par la rondelle vissée P. Le tout est encore renfermé dans une sorte de coffret,
- Fig. 4 et j. — Raccord des éléments.
- analogue à celui des contacts, constitué par deux bagues de caoutchouc et une bague extérieure à tubulure : l’étanchéité de ces joints est parfaite. Un élément défectueux est très rapidement enlevé et remplacé, grâce aux commodités du joint que nous venons de décrire : il est de plus très aisé dé mettre un élément hors circuit par le câble de raccordement de la figure 6, dont les détails sont clairement bien représentés par notre dessin. Le système se prête d’ailleurs très bien aux aiguillages, sans interruption de courant et sans constructions dispendieuses.
- Les appareils susdits sont installés sur la voie depuis le commencement de cette année et ils ont donc été exposés déjà aux giboulées de pluie et de neige d’une première période assez rigoureuse et à la sécheresse persistante d’un été très chaud, dans des rues tra-
- versées par de lourds chariots, couvertes de boue et de poussière, sans qu’on ait remarqué aucune déformation des cornières for-
- •rauon de du câble
- aucune
- Fig. 6. — Câble de raccordement provisoire.
- ait été compromis : ce premier point est acquis. On a constaté aussi que le remplacement d’un bouchon s’effectuait aisément sans interrompre le courant ; l’absence d’un bouchon n’a d’ailleurs d’autre inconvénient que la suppression momentanée du courant, manifestée par une extinction des lampes de la voiture. Une voiture a pu faire de nombreux voyages consécutifs à toute vitesse, par des temps de pluie et de boue; son parcours total dépasse aujourd’hui 1500 kilomètres, elle continue de rouler sous les yeux du public et des visiteurs compétents attirés par la nouveauté de l’installation.
- Ces 400 m de voie renferment des courbes de petit rayon, qui soumettent le système à une épreuve sérieuse, qu’on pourra rendre décisive en la prolongeant ; il s’agit de s’assurer que ces courbes sc prêtent toujours bien au glissement de la charrue et qu’elles permettent de bons contacts en tous points ; on se rendra compte du bon état de conservation des bouchons, des clous de contact, de la bande métallique de la charrue, et des divers organes du système, après des milliers de prise de contact et de nombreux kilomètres parcourus. Ces essais seront poursuivis durant tout l’hiver, par les temps de pluie, de neige et de gelée, alors qu’on sème
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- du sel sur les voies, suivant un programme d’études complet, en relevant tous les phénomènes produits, et en estimant le rendement de ce mode de distribution du courant. Ce dernier point demanderait à être élucidé de même pour tous les système qui se disputent déjà les concessions des grandes villes: on verra peut-être trop tard qu'on a omis de le faire.
- II faut en effet une longue période d’expériences et d’expériences précises pour apprécier la valeur d’un système nouveau, et c’est une audacieuse témérité que de s’en tenir aux premiers bons résultats obtenus pour affronter les risques et les aléas d’une grande entreprise : certaines défectuosités ne se révèlent que plus tard, à la suite d’une longue épreuve. L'insuccès de Rlackpool, avoué après plusieurs années d’exploitation, est une leçon qu'il ne faut pas oublier.
- Le système Bède parait être sorti de la période des tâtonnements et nous pensons que les appareils ne subiront plus guère de modifications; tout au plus faudra-t-il encore corriger certains détails ou simplifier quelques agencements ; on n’arrive pas du premier coup à surmonter toutes les difficultés et à prévoir toutes les causes d’insuccès.
- Nous ne nous prononcerons sûrement sur la valeur du système Bède qu’à la suite des essais répétés dont nous avons parlé. Mais nous pensons que les espérances du savant et habile créateur du système ne seront pas déçues et on a le droit d’affirmer dès maintenant que, si elles se réalisent, cette prise ingénieuse du courant dans l’ornicre des rails sera une des plus sûres et des moins coûteuses à établir, et par suite une des plus remarquables.
- Aimé Witz.
- MACHINES DYNAMO-ÉLECTRIQUES ALTERNOMOTEURS (*)
- Les perfectionnements que la Compagnie Westinghouse p) (M. Lamme) apporte aux moteurs asynchrones ont pour but de disposer les enroulements inducteurs et induits de façon à ce que la répartition du flux résultant dans l’entrefer se fasse suivant une loi plus voisine de la loi sinusoïdale et permette par suite de réaliser un champ tournant plus constant.
- Supposons qu’il s'agisse d’un moteur à courants diphasés ou plus exactement d’un moteur à courants alternatifs tétraphasés et dont l’enroulement inducteur est polygonal. Jusqu’ici pour réaliser cet enroulement, on a divisé la surface de l’inducteur en un nombre de segments égal à celui des pôles et disposé l'enroulement de façon à ce que chaque bobine embrasse l’arc de circonférence corres-
- l1 (i)) Brevet anglais n° 5 064, 18 figures. Déposé le ior mars 1898, délivré le 4 février 1899.
- pondant. Dans le cas où le moteur a quatre pôles, ce genre d’enroulement peut être représenté par celui de la figure 1 ; chaque segment comprend 8 encoches à deux conducteurs et numérotés de 1 à 8. Les points d’entrée et de ; sortie du courant de l’une des phases *sont ci, b, c, d et ceux de l’autre phase a', b\ c’.d'.
- Etudions la répartition du flux ; pour cela on peut employer un procédé bien connu qui est le suivant :
- Si l’on développe la circonférence de l’inducteur sur une droite(fig. 5) et si l’on porte en chaque point une ordonnée proportionnelle à la valeur de l’induction due à la force magnétomotrice pour une valeur donnée du courant, on obtient une certaine courbe périodique.
- Dans le cas où le courant traversant l’une
- (i) Voir L’Éclairage Électrique. t.XIX,p, 208, 13 mai 1899.
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- des phases est maximum, celui traversant l’autre phase est nul et la répartition du flux ou de l’induction se fait, suivant la courbe de la figure 5, comme on le voit facilement sur la figure 2 représentant la direction des courants produisant les champs ; la force ma-gnétomotrice et par suite le flux vont en elfet en croissant ou en décroissant uniformément.
- Un quart de période après le courant dans la première phase est nul et la répartition se fait suivant la courbe de la figure 6 qui n’est autre que la précédente décalée d’un quart de période ou d'un huitième de circonférence.
- Lorsque les courants instantanés sont égaux, la loi d’induction résultante eu chaque point est celle de la somme de deux courbes
- la direcüoti des courants'et de la position des champs A un instant donné.
- analogues à celles des figures 5 et 6 mais dont les amplitudes maxima sont deux fois moindres. Les composantes et les résultantes sont représentées sur la figure 7.
- On voit que la courbe de l’induction résultante et en particulier sa surface ou l’induction moyenne changent avec les valeurs instanta-
- L’enroulement que propose Al. Lamme pour éviter en partie la variation du flux moyen ou du couple cousiste en ce que chaque bobine embrasse un arc soit plus grand,
- diphasé à quatre pôles de la Compagnie Westinghouse la position des champs à tm'instamdonné.
- soit plus petit que celui qui lui est dévolu théoriquement.
- Les forces magnétomotrices sont alors réparties un peu différemment, les effets dus aux conducteurs dans plusieurs encoches voisines pouvant se neutraliser. Ceci a pour effet de diminuer la surface correspondant aux courbes de répartition du flux lorsque l’un des courants s’annule et à l’augmenter lorsque les deux courants sont égaux, le flux moyen varie donc moins que précédemment et le champ tournant est plus constant.
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- La figure 3 montre un enroulement inducteur pour moteur à courants diphasés à 4 pôles où chaque bobine couvre un arc de trois quarts à huit dixièmes de celui existant dans le cas d’un enroulement ordinaire, c’est-à-dire d’un quart de circonférence.
- Fig. î, 6 et 7. — Courbes représentatives de l'induction dans l’entrefer d’un moteur diphasé ordinaire
- l’une des phases est nul et lorsque les deux courants ont la même valeur instantanée.
- Fig. 8, 9 et 10. Courbes représentatives de î’induc.-tion dans l’entrefer d’un moteur diphasé de la Compagnie Westinghouse (M. Lamme) lorsque le courant dans l'une des phases est nui et lorsque ïes deux courants ont la même valeur
- La direction des courants et la position relative des champs sont celles représentées sur la figure 4. La répartition du flux dans l’entrefer se fait suivant les courbes périodiques des figures 8 et 9 lorsque l’un des courants est nul et suivant la courbe de la figure 10 lorsque les deux courants sont égaux. Les courbes des figures 8, g et 10 sont évidemment plus voisines que celles des figures 5, 6 et 7 de la loi sinusoïdale et présentent moins de différence entre elles que ces dernières.
- Le dispositif de la Compagnie Westinghouse s’applique évidemment aux moteurs polyphasés d’an ordre quelconque et aussi bien aux enroulements induits qu’aux enroulements inducteurs.
- Dans l’emploi, pour le démarrage des moteurs asynchrones à courants polyphasés, de résistances dans l’induit, emploi préconisé par MM. Hutin et Leblanc en 1890 (fl, on a
- jusqu’ici supprimé simultanément les résistances ou des parties égales de ces résistances sur l’ensemble des circuits. Cette suppression simultanée a pour effet d’exiger, si l’on veutobtenir un démarrage sous charge et sans aléas, une assez grande division des résistances ; dans le but d’obtenir la même graduation de vitesse avec une moins grande subdivision des résistances ou d’obtenir un démarrage plus progressif avec un nombre de subdivisions donné, la Cû.mfaonie Thomson-Houston (x) (M. Steinmetz) propose de supprimer les tronçons de résistances ou les résistances successivement.
- Le moteur représenté sur les figures 11
- (M. Stein-
- triphasé de la Ce
- et 12 est muni d’un dispositif spécial permettant cette suppression successive des résis-
- (i) Brevet anglais n° 24571, 5 figures. Déposé le r8 no-
- (fl Brevet français n° 204456,
- 1890.
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- T. XXI. — N° 43.
- tances qui. ici, sont logées dans le moteur lui-
- A cet effet l’arbre C portant l’induit est muni d’un collier E qui peut glisser le long de l’arbre et qui porte deux balais E et E, frottant sur les segments de contact F. Les extrémités des diverses résistances aboutissent à ces segments de contact représentés schématiquement sur la figure 13 en F1? F,, F„ F4, F3î Fc.
- résistances de démarrage aux divers moments de leur suppression, d’un moteur asynchrone triphasé de la Compagnie Thomson-Houston (M. Steînmetz) [emploi d’une
- Les balais E E, sont ligures ici sous la forme d’une barre de contact ; l’induit et les résistances sont montés en étoile. On voit que si par le jeu du levier G3 permettant de faire glisser le collier portant les balais on avance ceux-ci vers l’intérieur, on commencera par supprimer la résistance R4 (position a de la barre E^, puis R3 (position 3) et enfin R, (position 4). On obtient ainsi trois vitesses
- lü'g. 14. — Schéma des connexions entre l’Induit et les résistances de démarrage, aux divers moments de leur suppression, d’un moteur asynchrone triphasé delà Compagnie Thomson-Houston (M. Steînmetz) (emploi d’une résistance en trois sections par phase).
- intermédiaires au lieu d’une avant d’arriver à la vitesse normale.
- Le schéma de la figure 14 se rapporte à urt
- dispositif analogue mais où chaque résistance est divisée en trois parties. Le nombre des vitesses intermédiaires est alors de 8 au lieu de 2.
- Lorsque les résistances ne sont pas disposées sur le moteur lui-mème, le rhéostat qui les porte, tout en conservant la forme normale connue (fig. 15), devra comporter des plots de
- sé de k Compagnie
- Dis phases de l’indt
- départ et des plots d’arrivée de largeurs différentes, sauf pour l’une des résistances comme le montre la partie inférieure de la figure.
- Ce dispositif de M. Steînmetz a l’inconvénient grave d’occasionner des dissymétries dans les courants induits et par suite des différences d’attraction qui peuvent être préjudiciables au moteur, surtout lorsque le nombre de subdivisions des résistances de chaque phase est faible, aussi son emploi n’est-il possible qu’avec un nombre de subdivisions assez grand et par suite dans le cas où il est d’une utilité plutôt contestable.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- L'emploi d’inducteurs à nombre de pôles variable pour faciliter le démarrage des moteurs asynchrones, n'est pas nouveau ; nous avons signalé dans un de nos articles sur les alternomoteurs les dispositifs employés par MM. Behn-Eschenburg, Brown, Sahlan-der et Lindstrom et enfin de M. Soames f1). Dans la plupart des procédés employés avec les enroulements tambour le passage à un nombre de pôles plus grand ou petit présente deux inconvénients.
- 'Fout d’abord la diminution du nombre de pôles est due : soit à l’emploi d’un second enroulement, soit à ce fait qu’en renversant le courant dans un certain nombre de conducteurs on neutralise l’effet produit par les conducteurs adjacents ; l’espace occupé parla partie réellement utile de l’enroulement est donc diminue et le moteur fonctionne dans de mauvaises conditions d’utilisation de matériaux. La répartition du flux y est de plus en générai défectueuse.
- En second lieu, si l’on n’a pas affaire à un induit cage d’ccurcuil ce qui est le cas des moteurs à induit mobile avec résistances de démarrage dans l’induit, le changement du nombre de pôles dans l’induit ne peut se faire qu’avec l’emploi d’un certain nombre de bagues placées sur i’arbre.
- M. Hkylasd (*}, dont les travaux sur les courants alternatifs sont bien connus, a fait breveter récemment uti dispositif qui n’a pas les inconvénients signalés plus haut, la modification du nombre de pôles, n’entraînant aucune suppression d’une partie 'active de l’inducteur et l’induit n’avant à recevoir aucune modification de connexions.
- Dans ce procédé, le bobinage de l’inducteur est fait pour le plus petit nombre de pôles. Supposons pour simplifier qu’il s’agisse d’un
- (1) Voir notre article « Machines dynamo-électriques : alternomoteurs ». L’Éclairage Électrique, t. XVII, p. 45, 8 octobre 1898.
- (-) Brevet anglais n,j 4812, 6 figures. Déposé le 26 février 1898, délivré k 11 février 1899.
- moteur monophasé dont le nombre de pôles minimum est deux.
- Si un enroulement bipolaire tel que celui de la figure 16 est sectionné en deux parties,
- ' plissé de Heyland pour le changement du nombre des pôles inducteurs.
- on voit qu’il suffira de renverser le courant dans l’une d’elle h l’aide d’un commutateur comme le montre la figure 17 pour transformer l’enroulement en un enroulement à quatre pôles.
- En divisant l’enroulement en trois parties (fig. 18) et en inversant ensuite le courant dans
- Fig. 18. — Inducteur de moteur asynchrone monophasé de Heyland pour le changement du nombre des pôles inducteurs.
- la partiecentraleonpassera d’un enroulement à deux pôles à un enroulement à six pôles. Quel que soit le nombre de sectionnement la répartition du flux se fait de la meme manière pour chaque intervalle de deux pôles consécutifs.
- Si le moteur est polyphasé, le sectionnement se fera d'une façon identique sur toutes les phases.
- Le changement du nombre de pôles de l’armature se fait comme l’indique la figure 19. L’enroulement comprend, par exemple, pour la transformation de deux pôles à quatre pôles, deux sections. Au démarrage lorsque îe nombre de pôies est de quatre, les deux
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- sections étant enroulées de façon à ce que les forces électromotrices soient alors en opposition le courant ne peut se fermer que par le circuit des conducteurs a et b aboutissant à
- Fig. 19. — Induit de moteur asynchrone à 2 et 4 pôles de llevland.
- deux bagues de frottement et une résistance de démarrage et fermé directement sur une résistance logée sur l’induit lui-mème.
- Lorsqu’on passe à la marche à deux pôles les tensions dans deux sections de l’armature sont alors en série et ces deux sections sont en court-circuit l’une sur l’autre.
- On peut encore comme le montre la figure 20 disposer les différentes sections de
- Fig. 20. — Induit de moteur asynchrone à 2 et 4 pôles de Heyland.
- l’induit de façon à ce qu’elles se recouvrent l’une l’autre, les circuits sc neutralisent alors partiellement ou s'ajoutent partiellement; ce dispositif est spécialement employé lorsqu’il y a un assez grand nombre de groupements ; on réduit ainsi au minimum le nombre de bagues de contact sur l’induit.
- La figure 21 montre le schéma d’enroulement d’un induit à trois circuits distincts à quatre pôles pour le démarrage et à deux I
- pôles pour la marche normale. Dans la marche à quatre pôles les circuits se composent de deux parties en quantité fermées sur deux résistances W logées sur la partie tournante.
- Fig. 21. — Induit de moteur asynchrone à 2 et 4 pôles et à trois circuits séparés de Heyland,
- Ces dispositifs d’enroulements induits sont analogues, sinon identiques à ceux proposés récemment par M. Déri et analysés dans cette revue (‘).
- Pour obtenir une bonne ventilation des moteurs à courant alternatif MM. Siemens et IIalske(-) emploient un dispositif qui permet d’intéresser au refroidissement la totalité des enroulements et des carcasses magnétiques.
- La partie fixe (fig. 22 et 23) construite a la
- Fig. 22 et 25. — Coupe et vue d'un moteur Siemens et Halske avec dispositif spécial de ventilation.
- façon habituelle est supportée par des nervures R et placée dans la caisse C laquelle est munie d’ouvertures OO.
- La partie mobile, dont les tôles sont dis-
- (l) Voir M. Déri « Moteurs alternatifs à grande puissance de démarrage ». L’Éclairage Électrique, t. XVIII, p. 462, 25 mars 1899.
- (s) Brevet anglais n° 287, ; figures. Déposé le s janvier 1899, délivré le 11 mars 1899.
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- posées en deux paquets séparés par des pièces Z ménageant des canaux radiaux T, porte dans le voisinage de l’axe des conduits LL. Sur la partie gauche de l’organe mobile (représentée sur la figure avec un enroulement en barres) sont fixées des ailettes F qui constituent avec l’anneau P attaché à la partie droite (supposée enroulée avec des fils sur la figure) un ventilateur.
- Aux flasques I)D portant les paliers sont fixés les obturateurs B dans lesquels sont percés des trous pour le passage de l’air et de l’arbre.
- Par la rotation, l’air entre a la fois par les ouvertures de ces deux obturateurs, passe dans les conduits L, puis dans les canaux T, balaie la surface de l’entrefer pour sortir sur les faces de la partie fixe puis sur la partie extérieure de cet organe et enfin par les ouvertures O.
- En même temps une partie de l’air passe directement dans l’espace comprenant la sur-, face latérale de l’organe fixe.
- Lorsque l’on veut ne pas refroidir la partie tournante sur ses deux extrémités, on peut adopter le dispositif un peu plus simple représenté sur la figure 24, où les obtura-
- teurs B sont placés très près des surfaces planes de l’organe mobile et empêchent ainsi l’air chaud de rentrer dans les conduits L.
- Le procédé de démarrage sous charge que Mil. F. Preston et C.-A. Matthey (') pro-
- (l) Brevet anglais n° 12562, 4 figures. Déposé le, 4 juin >898, délivré le i''r avril 1899.
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- posent pour les moteurs en général, aussi bien à courant alternatif qu’à courant continu, est un simple artifice pour éviter un échauîfe-ment exagéré du moteur ou l’emploi de résistances bien calibrées.
- Ce procédé consiste à faire démarrer le moteur à vide et à ne lui faire attaquer la transmission ou la charge qu’il a à conduire qu’après qu’il a acquis une certaine vitesse. De plus, pour éviter un à coup trop brusque, cette attaque se fait par friction, le frottement de glissement diminuant de plus en plus au fur et à mesure que la vitesse augmente par suite d’une augmentation d’adhérence.
- Le dispositif de MM. Preston et Matthey est représenté sur les figures 25 et 26. L’induit ou mieux la partie mobile du moteur porte une première poulie C entourée complètement par une seconde poulie G clavelée sur l’arbre de l’organe à entraîner.
- La poulie intérieure C porte sur sa jante deux logements D dans lesquels sont placés des blocs de bois recouverts de laine de chanvre ou autre matière. Ces blocs peuvent coulisser dans leurs logements et ne frottent pas sur la jante intérieure de la poulie G lorsque la vitesse est faible.
- Matthey
- :6. — Dispositif à fri'
- Dès que le moteur a acquis une certaine vitesse, la force centrifuge agissant sur ces frotteurs les appuie sur la jante de la poulie G qui se trouve entraînée avec une très faible vitesse d’abord par suite du glissement assez grand résultant d’une adhérence très faible. Puis la vitesse du moiteur augmentant, il en est de même de l’adhérence des sabots qui entraînent la transmission à démarrer de plus
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- en plus vite jusqu’à lui faire acquérir une j vitesse égale à celle du moteur lorsque l'effet j delà force centrifuge est suffisant pour annuler tout glissement.
- Le dispositif de la figure 27 est un peu dif-
- — Dispositif à fric
- férent. La poulie extérieure G est montée folle sur l’arbre du moteur et attaque la transmission par une courroie II, le fonctionnement de ce système est analogue au précédent.'
- Nous avons déjà signalé (B differents procédés employés par la Compagnie Thomson-Houston pour le démarrage des moteurs h courant alternatif simple avec un ou deux circuits auxiliaires et pour l’alimentation des moteurs à courants alternatifs triphasés à l’aide d’un seul courant alternatif. Cette compagnie donne la description de nouveaux procédés dans un récent brevet de MM. Stein-metz et Berg y1 2).
- Le dispositif de la figure 28, lequel se rapporte à un moteur à courants triphasés, emploie la combinaison bien connue d’une self-induction et d’une résistance ou de deux impédances très différentes.
- Le moteur dont l’induit est représenté en M a trois enroulements inducteurs F, et F2 décalés d’un tiers de période et montés en étoile. Les extrémités libres des enroulements F, et F* sont réunies directement à la
- (1) Voir notre article « Machines dynamo-électriques : alternomoteurs ». L'Éclairage Électrique, t. XIX, p. 160 et 208, 6 et 13 mai 189g.
- (2) Brevet anglais n° 5 551, 6 figures. Déposé Je 14 mars 1899, délivré le 6 mai 1899.
- ligne tandis que l’extrémité de la phase b est reliée au point de jonction d’une self-induc-
- Fig. 28. — Dispositif de la Compagnie Thomson-Houston MM. Stemmeu et Berg) pour le démarrage et l’alimen-tation d'un moteur triphasé branché sur canalisation à courant alternatif simple (emploi de résistance et de self-induction).
- tion I et d’une résistance R réglables montées en série et branchées en dérivation sur les conducteurs principaux.
- Ce dispositif ne permet pas d’obtenir aux bornes du moteur trois différences de potentiel égales en valeur efficace et décalées entre elles d’un tiers de période. Les tensions entre les extrémités libres des enroulements F et F2 et F et F, sont en effet décalés au plus de 90°, et leur valeur est \Jl fois plus petite que celle entre les deux bornes des enroulements F, et Fr Pour obtenir trois tensions égales et décalées d’un tiers de période il faudrait connecter l’extrémité de la résistance R non à la borne F où aboutit l’extrémité de la bobine de self-induction I, mais en un point convenable de cette dernière bobine. C’est du reste ce qui a déjà fait breveter la Compagnie Thomson-Houston elle-même (Stone et Doanes) (J).
- : On peut arriver au même résultat qu’avec
- l’emploi d’un auto-transformateur en introduisant une capacité C dans le circuit dérivé contenant la bobine de self-induction et la résistance non inductive R. On obtient alors le dispositif de la figure 29 où la résistance R peut être ajustée à volonté comme dans le cas de la figure 28.
- Si l’on 11e tient pas à avoir une différence de phase égale entre les trois tensions, on peut supprimer la résistance R et connecter la borne du moteur au point de jonction de la bobine de self-induction et de capacité dis-
- (!) L’Éclairage Électrique, article cité, p. 209.
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- posées en série et l’ensemble monté en dérivation sur la ligne (ûg. 30).
- Ce dernier dispositif et celui de la figure 28
- fi g. 29. — Dispositif de la Compagnie Thomson-Houston (MM. Steinmetz et Berg't pour le démarrage et l’alimentation d’un moteur triphasé branché sur canalisation à
- induction et de condensateur).
- conviennent particulièrement aux moteurs monocycliques de AI. Steinmetz, et ce qui justifie le nom d’appareil de démarrage nionocy-cîique q.ue donne cet inventeur au procédé que nous venons de décrire.
- Dans l’emploi du condensateur, on peut
- réduire le volume de celui-ci en lui adjoignant un transformateur dont le primaire est mis en série avec la bobine de self-induction et dont le secondaire est fermé sur le condensateur
- Fig. 30 et 31. - - Dispositifs do la Compagnie Thotrjson-Houston (MM. Steinmetz et Berg) pour le démarrage et l’alimentation d’un moteur triphasé branché sur canalisation à courant alternatif simple (emploi de self-induction
- et de condensateur, sans ou avec transformateur).
- 'fig. 31). La tension aux bornes de ce dernier peut alors, pour un même effet, être augmentée etpar suite sa capacité réduite à une valeur voulue.
- (A suivre.)
- C.-F. Cttjit.bert.
- SUR LFS OSCILLATIONS DES ALTERNATEURS
- J’ai lu avec plaisir dans le dernier numéro de L'Eclairage Electrique le très intéressant article de M. Boucherot sur les oscillations des alternateurs, dans lequel il revendique avec raison notre antériorité de six années sur la récente publication dé M. Kapp. Je dis « notre », car si l’article de M. Boucherot, auquel il se réfère, a paru quelques jours avant le mien, en août 1892, il n’en est pas moins vrai que ce dernier était entre les mains de la Rédaction de la Lumière Electrique avant que la formule de M. Boucherot ait paru, comme s’en souviennent encore fort bien les collaborateurs du journal k cette époque. Etant arrivé à dés résultats analogues aux siens par une voie différente, j’ai été heureux de cette coïncidence qui n’était pas une antériorité, car nul n’apprécie plus que moi les travaux initiateurs de M. Boucherot dans la technique des courants alternatifs et les progrès industriels qu’il a réalisés depuis quelques années.
- On me permettra donc de montrer que ma formule des oscillations, un peu plus complète, contient aussi, aux unités près, la forme très simple que M. Boucherot a donnée dans le dernier numéro, en fonction du courant de court-circuit.
- Ma formule de 1892 était (Lumière Électrique, t. XLVI, p. 361, formule 26)
- (26) T=TE
- en posant (ibidformule 21, p. 312)
- ce qui donne, en négligeant l’effet de la charge L et faisant G très petit et sin o ~ 1 sensiblement
- n étant le nombre de pôles ; la vitesse de pulsation ;
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- 2X6 L’ÉCLAIRAGE
- K le moment d’inertie ;
- 9 l’angle d’oscillation;
- E la force électromotrlce ;
- Icc le courant de court-circuit ;
- Ic. le courant normal débite par une machine ; tgf~ le facteur de réactance interne ; tg 6 = w le facteur de réactance totale
- du circuit de débit.
- Cette formule est identique comme on le voit, à celle de M. Boucherot. L’addition d’un facteur cos 0 indique la variation de T avec l’amplitude G des oscillations.
- Ces formules {21} et (26) étaient aussi simples qu’on peut le désirer, mais j’avoue volontiers qu’elles étaient précédés de calculs abstraits ; il n’en était pas de même dans le Bulletin de la Société des Electriciens de 1893, où je les avais reproduites dégagées, je crois, de toute complication.
- J’ai donné [ibid.) une construction graphique très simple du facteur u qui permet de voir immédiatement les variations de T avec la charge des machines Ic, et qui se ramène à l’énoncé suivant :
- A partir d’un axe vertical OA, on trace un segment OJ, — Ec intensité de court-circuit
- ÉLECTRIQUE T. XXI. — N° 45.
- sous l’angle © ; puis en J, on mène un segment J, K, = lc. intensité normale, sous l’angle y avec la verticale.
- De K, on abaisse une perpendiculaire K, Y sur l’axe vertical. La longueur K,Y donne la valeur de l’intensité u définie par la formule (ai) et il n’y a qu’à la porter dans la formule {26) dont l’emploi est ainsi rendu plus facile. En exprimant tout en unités pratiqués ; K en kilogrammètres, E en volts, u en ampères, T en secondes, elle devient pour les petites oscillations
- Les angles © et 4 se calculent aisément quand on connaît les constantes, résistance r et réactante <<>/, de la machine et celles du circuit extérieur R et « L.
- S’il y a m machines
- Pour des circuits non inductifs <1/ est très petit et on ne commet pas une grosse erreur en négligeant le segment J,K, et prenant u — J, H, comme, le fait M. Boucherot. Mais avec des circuits extérieurs inductifs la différence peut être notable à pleine charge. Si l’on néglige l'effet de la charge, u est égal sensiblement à Icc.
- En tout cas, et c’est là une remarque utile, la valeur de u est réduite par le courant débité E et par conséquent, l'effet de la charge serait d'augmenter la durée d'oscillation, et non pas de la réduire, si on n'était conduit en même temps à accroître l'excitation pour maintenir le potentiel constant aux bornes, ce qui accroît la valeur de Icc.
- A. Blondel.
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- H Novembre 1899.
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- CONGRÈS DE BOULOGNE-SUR-MER
- DE L'ASSOCIATION FRANÇAISE POUR L’AVANCEMENT DES SCIENCES^}
- Parmi les communications présentées à la section de Physique, nous avons encore à signaler celle de M. Zenger, professeur à l’Ecole Polytechnique de Prague sur le
- Mouvement d’une toupie dans de champ
- MAGNÉTIQUE d’üN PUISSANT ÉDECTRO-AIMANT.
- En 1889, M. Zenger montrait qu’une sphère creuse de cuivre suspendue par une ficelle dans le voisinage d’un puissant électroaimant, prend, lorsqu’on la fait tourner rapidement sur elle-même en tordant le fil, un mouvement rappelant dans son. ensemble le mouvement des planètes et des comètes autour du soleil ['}. Depuis, M. Zenger a indiqué quelques modifications h cette expérience fondamentale qui permettent de reproduire toutes les particularités des mouvements planétaires; il s’est ainsi trouvé conduit à expliquer ces mouvements par des forces électrodynamiques répulsives, dues à l’action d’un champ magnétique créé par le soleil, sur des courants induits prenant naissance dans les planètes par suite de leur rotation dans ce champ (a).
- Dans la communication qui nous occupe l’auteur fait connaître les expériences qu’il a faites avec un gyrostat tournant rapidement dans le champ développé dans un puissant électro-aimant.
- L'élcctro-aimant est disposé verticalement et sur son pôle supérieur est fixé un miroir
- (v\ La Lumière Électrique, t. XXXIII, p. 542, 13 septembre 1889.
- {*) La Lumière Électrique, t. XXXV, p. 601, 29 mars 1890; t. XXXVIII, p. 251, 8 novembre 1890; t. XXXVIII, p. 4$v, 6 décembre 1890; t. XLIII, p. 50s, 12 mars 1892.
- L'Éclairage Électrique, t. II, p, 163, 26 janvier 1895, t. IV, p. 294 et 547, 17 août et 21 septembre 1895; t. VIII, P- 523, 12 septembre 1896.
- Voir aussi la brochure dans laquelle l’auteur a publié l'ensemble de ses recherches : « Le système du monde électrodynamique » 1893, G. Carré, éditeur.
- parabolique ou une lentille concave dont la surface concave est enduite de noir de fumée. Sur le bord du miroir on place un gyrostat animé d’un mouvement de rotation très rapide. Sous l’influence de la pesanteur le gyrostat tend a descendre vers le centre du miroir pour remonter de l’autre côté sous l’effet de la vitesse acquise ; mais les courants de Foucault qui prennent naissance dans sa masse par suite de l’action du champ tendent à s’opposer à ce mouvement. Le gyrostat prend dès lors un mouvement autour de l’axe de l’élcctro-aimant, se rapprochant de cet axe à mesure que, sa vitesse de rotation diminuant, les courants induits deviennent moins intenses et la répulsion électrodynamique plus faible. Tout d’abord la courbe décrite par la pointe du gyrostat est parabolique ; elle devient bientôt elliptique et finit par devenir sensiblement circulaire. La ligne des apsides, c’est-à-dire la ligne qui joint un point de la courbe le plus éloigné du pôle magnétique au point le plus rapproché de ce pôle, tourne rapidement.
- La forme de la courbe est bien celle de la trajectoire d’une planète dont le périhélie se déplace rapidement. En particulier elle concorde parfaitement avec la trajectoire d’une comète entrant dans la sphère d’action de Jupiter (par exemple de la comète de Lexell capturée par cette planète’) : l'orbite d’abord parabolique devient elliptique puis sensiblement circulaire. Aussi M. Zenger se demande si le cinquième satellite de Jupiter, dont le périhélie tourne rapidement autour de Jupiter, ne serait pas une ancienne comète.
- Dans une expérience, M. Zenger a obtenu une courbe dont la forme ressemble complètement à celle de la courbe qu’a dessinée M. Albrecht pour représenter le déplacement du pôle terrestre depuis le ier janvier 1896
- (1) Voir L'Éclairage Électrique des 5 et 28 Octobre, p. 5 et 138
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- jusqu’au ier janvier 1897. Ce déplacement est généralement attribué à un déplacement du centre de gravité de la terre sous l’influence des mouvements des mers et de l’atmosphère. M. Zenger, s’appuyant sur le résultat de l’expérience précédente, pense qu’il est dû à une action électrodynamique.
- Dans ses deux communications :
- Sur i.es champs de force M. A. Broca développe quelques conséquences du théorème de M. Vaschy.
- On sait que d’après ce théorème on peut rendre compte d’un champ de force quelconque au moyen de deux espèces de masses distinctes, des masses scalaires et des masses vectorielles. Les premières agissent en raison inverse du carré de la distance et proportionnellement à leur grandeur. Elles sont situées : i° sur les surfaces où le champ de force subit une discontinuité et où en chaque point une densité superficielle égale au quotient par 4- de la projection de la discontinuité sur la normale à la surface considérée ; 20 en chaque point du champ où elle ont une densité volumique égale au quotient par 47; de la somme des dérivées par rapport à ç des projections de la discontinuité sur les axes de coordonnées. Les masses vectorielles agissent suivant la loi de
- Laplacc f=-----s— ; elle ne peuvent, comme
- le démontre M. Broca, exister en général sur les surfaces de discontinuité.
- M. Broca établit ensuite que dans tout champ de force on peut découper les régions où il n’y a pas de potentiel pour la force, en tubes agissant comme des courants électriques à intensité constante, puis il démontre que quand deux masses agissent l’une sur l’autre elles sont de même nature, et que les masses vectorielles ont une action réciproque calculable par la formule d’Ampère, quelle que soit la cause du champ de force.
- De ces dernières propriétés il déduit qu’il ne peut y avoir mouvement d’une masse du champ sans une modification du champ dans
- tout l’espace. Si le mouvement de la masse est dû à la force à laquelle elle se trouve soumise de la part des autres masses du champ, le système porteur de la masse considérée absorbe de l’énergie qui se retrouve soit sous forme de force vive, soit sous forme de travail accompli; donc le champ est susceptible de transmettre de l’énergie au corps en mouvement et comme cette transmission se fait par unevariation du champ, on en conclut que toute variation du champ doit être accompagnée d’un flux d’énergie. Si le mouvement de la masse, due à une force extérieure, est en sens inverse du mouvement naturel il y a dépense d’énergie qui doit reconstituer le champ. On doit donc considérer un champ comme dû à la localisation dans l’espace d’une certaine forme de l’énergie.
- Considérant les champs dus à la localisation de l’énergie sous sa forme cinétique, M. Broca montre que dans un champ de ce genre il y a quatre vecteurs ; l’un F est la force liée à l’énergie cinétique localisée en chaque point, un second E est la flux d’énergie dont l’existence est liée'à celle d’une certaine déformation du milieu qui peut être caractérisé par un troisième vecteur ‘I>, le quatrième vecteur est le vecteur I de Stokes que l’on doit considérer aux points où il n’y a pas de potentiel. Il cherche ensuite les propriétés de ces vecteurs : i° la force F et le vecteur I sont perpendiculaires ; 20 le flux E est perpendiculaire au plan’des vecteurs F et I dans les milieux isotropes ; 30 la force F ne peut être partout normale à un lieu de transformation d’énergie ; 40 le vecteur <ï> est normal aux vecteurs F et E.
- M. Broca montre en terminant que ces propriétés des vecteurs d’un champ de force permettent d’expliquer l’ensemble des phénomènes électriques.
- Dans la
- Nouvelle lampe a acétylène que M. Gossàrt présentait au Congrès, l’inventeur, tout en conservant le principe d’au
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- régulation par capillarité appliqué dans ses lampes antérieures (*), s’est attaché à réaliser un appareil de construction très simple et de petit volume donnant une flamme bien fixe, un débit très élastique et présentant la sécurité et la commodité dans le maniement que dpit avoir toute lampe pratique.
- — Lampe
- La figure 1 donne une copie schématique de l’appareil. A est un récipient en fonte émaillée contenant un panier à carbure B en tôle perforée et fermé par un couvercle C avec joint en caoutchouc k. Suivant l’axe du récipient est un tube T perforé à sa partie inférieure et recevant à sa partie supérieure une bougie porte-bec P. En vissant celle-ci, le couvercle se trouve maintenu ; une bague en plomb p assure l’étanchéité de la fermeture. Le couvercle C porte des portées m à ajutages o, venues de fonte, dans lesquelles
- {') L'Éclairage Électrique, t IX, p. 251, 31 octobre 1896.
- sont fixés des tubes capillaires enroulés.
- Pour faire fonctionner l’appareil il suffit de le plonger dans un récipient rempli d’eau. Celle-ci tombe goutte à goutte sur le carbure contenu dans le panier B. Le gaz produit passe par les perforations du tube T, suit ce tube et la bougie P et arrive au bec après avoir traversé les canaux capillaires 3-'.
- La fixité de la flamme est due au jeu des tubes capillaires réglant l’arrivée de l’eau ; si la pression augmente tant soit peu les gouttes tombent plus lentement. Ces gouttes produisent de l’acétylène de deux façons : par action directe et surtout par leur vapeur qui doit traverser tout le carbure avant d’arriver aux orifices de sortie du gaz.
- On peut d’ailleurs faire varier très simplement le débit entre des limites très éloignées, 5 litres jusqu’à 100 litres par heure. 11 suffit d’enfoncer plus ou moins l’appareil dans l’eau. Des traits marqués sur la bougie indiquant jusqu’où doit être plongé l’appareil pour obtenir un débit voulu.
- Le maniement de l’appareil est des plus simples. Il suffit de deux tours de vis pour ouvrir ou fermer la lampe ; le panier à carbure se retire très facilement et peut être vidé de la chaux en poussière qu’il contient par tamisage en conservant les morceaux de carbure qui s’y trouvent.
- Enfin, à cause de sa simplicité de construction l’appareil est d’un très bas prix de revient.
- M. D.-A. Casaj.onga, dans une communication intitulée
- Moteur thermique sans échappement IÎT A GRAND RENDEMENT a développé diverses considérations thermodynamiques tendant à montrer qu’il est possible de réaliser des moteurs thermiques ayant un rendement considérablement plus élevé que celui des moteurs fonctionnant suivant un cycle de Carnot. Nous n’avons malheureusement pu suivre dans tous leurs détails les développements de M. Casalonga
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- et nous le regrettons d’autant plus qu’il nous a semblé que les considérations thermodynamiques sur lesquelles il s’appuie sont précisément celles qu’il présentait il y a quelques années dans une note à l’Académie des Sciences et qui ont été l’objet d’une réfutation complète.
- Nous réserverons donc notre opinion sur la valeur des conséquences que tire M. Casa-longa de ces considérations thermodynamiques et nous nous bornerons à reproduire la note remise par l’auteur et dans laquelle il expose le principe de son moteur :
- « Ce moteur est basé sur un nouveau cycle où entrent, simultanément, en action, les lois de Gay-Lussac, de Dulong et de Mariotte. D'après ce cycle le rendement du premier trajet direct, obtenu par incorporation de la chaleur dans le gaz évoluant, serait de 29 p. 100 ; et le rendement du trajet de retour donnerait tout autant, par la simple suppression rapide de la chaleur rémanente, soit 58 p. 100 au total. Pour que, tout en conservant son haut rendement, la machine soit peu encombrante et susceptible de développer une grande puissance motrice, le gaz évoluant est pris à une pression initiale élevée. L’alimentation, pour mettre la machine en état de marche, ou pour suppléer aux fuites, ou pour augmenter momentanément la puissance normale, est faite à l'état liquide, et par le liquide générateur, ou autre convenable, du gaz évoluant.
- » M. Casalonga fait remarquer que le nouveau moteur n’utilise pas les propriétés du cycle de Carnot, qui ne sont applicables à aucun des moteurs existants. Il insiste sur ce fait que le rendement de la chaleur, anéantie ou dépensée, est une constante : 29 p. 100 pour le trajet direct qui a servi à R. Mayer pour déterminer l’équivalent mécanique de la chaleur; 58 p 100 au total, pour un tour-de manivelle, correspondant à la fermeture du cycle, c’est-à-dire aux deux excursions, ou trajets, du piston ; incidemment il fainremarquer qu’à côté de l’équivalent mécanique de transformation, E =
- 425 kgm, il y aurait lieu d’adopter un équivalent mécanique de dépense directe, E, =
- - = 125 ou unautre équivalent de dépense totale, Ej = -I25 • x 2 — 250, la valeur 3,40 3î4° CV
- étant sensiblement le rapport ~ç _ établi avec les deux capacités calorifiques Cp et Cv ».
- Autres communications faites a la section DE l’HYSIQUE
- Pour achever l’examen des communications présentées à la section de Physique il nous faut encore parler de quatre autres communications: deux sur la télégraphie sans fil, l'une par M. Turpain, l’autre par M. Gua-rtm Foresio, une sur le phonographe par le Pr Amans et enfin une de M. Beghin sur une règle à calcul.
- Nous aurons l’occasion de revenir sur le travail de M. Turpain à propos d’une communication qui sera faite à la prochaine séance de la Société de physique.
- Quant à M. Guarini Foresio il présentait deux brochures (') dans lesquelles se trouvent décrits, au milieu de considérations fausses, ou étrangères au sujet, divers dispositifs dont un relais pour ondes hertziennes. Ce relais consiste en un morceau de fer doux autour duquel est enroulé, d’une façon spéciale, un fil métallique parcouru par des ondulations hertziennes; grâce au dispositif d’enroulement le noyau de 1er doux s’aimante quand les ondes hertziennes parcourent le fil; une armature est alors attirée et met en action une bobine de Ruhmkorff qui émet à son tour des ondes hertziennes dans l’espace. Il est à peine besoin de faire remarquer que par suite du retard à l’aimantation du fer, le noyau de fer doux ne pourra s’aimanter que si l’intensité dans le circuit excitateur reste la même pendant un certain temps, c’est-à-dire que si l’on a des ondes stationnaires. Encore faudrait-il admettre que les courants de haute, (*)
- (*) Voir dans L’Éclairage Électrique du 19 août 1899 [Supplément p. LxxXlli) ; l'analyse bibliographique qui a été donnée de ces'brochures.
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- fréquence auxquels donnent lieu les ondes hertziennes traversent un enroulement comme le font les courants de très faible fréquence. Aussi sommes-nous convaincu que le relais imaginé parM. Guarini Foresio restera à l’état de projet malgré les efforts de son inventeur.
- Le phonographe que présentait le Dr Amans est au contraire fort intéressant et n’était que ce genre d’appareil ne se rattache à l’électricité, que par le nom de son inventeur, Edison, nous lui consacrerions volontiers une description complète. L’instrument que M. Amans a fait fonctionner devant les membres de la section, nous a paru en effet bien supérieur sous plusieurs rapports à ceux que livre actuellement le commerce, quoique sa construction remonte à plusieurs années, et que le réglage ait été fait, en séance, avec un peu trop de précipitation. Les paroles prononcées devant l’instrument sont reproduites avec une très grande intensité, une très grande netteté et sans ce timbre nasillard que donne généralement le phonographe. L’inventeur attribue ces résultats à la forme spéciale des styles employés pour l’inscription et la reproduction, et à la nature de la substance qui constitue le cylindre d’inscription. M. Amans a été conduit à la forme qu’il a donnée aux styles par l’observation des mandibules de certains insectes; de nombreux essais lui ont indiqué les proportions de cire, graisse, etc., que l’on doit prendre suivant la température extérieure, pour la confection des cylindres. Ces cylindres peuvent d’ailleurs servir un très grand nombre de fois ; il suffit d’en raboter la surface au moyen d’un burin que l’on monte en quelques instants sur l'appareil. Ce burin, d’une forme spéciale que M. Amans dit avoir trouvée en observant la forme du groin du porc (mais qu’il a cependant rectifiée en s’appuyant sur des données mathématiques), pourrait suivant l’auteur trouver des applications dans le travail des métaux.
- La règle à calcul présentée par M. Berghin mérite également d’être connue des ingénieurs qui font un fréquent usage de cet ins-
- trument de calcul. Elle fournit en effet des solutions deux fois plus approchées que les autres règles de même longueur et permet d’effectuer le produit de trois facteurs et le quorient d’un nombre par le produit de deux autres par un seul déplacement de la réglette et en donnant une approximation quatre fois plus grande que les règles ordinaires, qui ont en outre l’inconvénient d’exiger deux déplacements pour effectuer ces opérations. Cette règle se trouve d’ailleurs déjà dans le commerce et les nombreuses applications qu’on peut en faire ont été indiquées par l’inventeur dans une brochure récemment publiée a laquelle nous renvoyons nos lecteurs pour plus amples détails (*).
- A la 7e section (Tétéorologie et Physique du globe), M. Chauveau, qui, depuis plusieurs années, dirige les mesures de la
- Variation diurne de l’électricité
- ATMOSPHÉRIQUE
- au Bureau central météorologique et au sommet de la Tour Eiffel, a-présenté sur ce sujet une intéressante communication. Une partie des considérations développées par l’auteur ayant été publiée dans ce journal, dans le compte rendu de la séance de la Société de Physique du 19 mai dernier (*), nous ne reproduisons ici que les conclusions auxquelles l’ont conduit ses nombreuses observations:
- a. 1-1 existe, dans nos régions tempérées, deux types très différents de la variation diurne au voisinage du sol; l’un correspond à la saison froide, l’autre à la saison chaude-L’oscillation double, généralement admise jusqu’ici comme loi de cette variation, n’est réellement nette qu’en été. Pendant l’hiver, le minimum correspondant aux heures chaudes du jour s’atténue ou disparaît et,
- pi Règle à calcul, modèle spécial; 62 problèmes pratiques et industriels, par A. Beghin, chez Buudry et C°, rue des Saints-Pères.
- (4) L’Éclairage Électrique, t. XIX, p. 307, 27 mai 1899.
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- considérée dans son ensemble, l’oscillation paraît simple, avec un maximum de jour et un minimum vers quatre heures du matin. Cette distinction des deux régimes d’hiver et d’été est confirmée par les résultats des observations de Batavia, d’une part, et de So-dankyla (Finlande) et du cap Thordsen (Spitzberg) de l'autre.
- b. La variation diurne observée au sommet de la Tour Eiffel pendant l'été, entièrement différente de la variation correspondante au voisinage du sol, offre la plus grande analogie avec la variation d’hiver.
- Ce môme type d’hiver se retrouve, moins accentué mais parfaitement net, dans la moyenne fournie par trois mois d’observations, pendant l'été de 1898, sur le pylône de l’observatoire de Trappes, à une altitude relativement faible (20 m.), mais dans un endroit bien dégagé. Il apparaît donc comme
- caractérisant la variation diurne, quelle que soit la saison, en dehors de toute influence du sol.
- En résumé:
- i° Une influence du sol, maxima pendant l’été (et dont le facteur principal est probablement,et suivant les idées de Peltier, la vapeur d’eau, négative comme la surface terrestre dont elle émane), intervient comme cause perturbatrice dans l’allure de la variation diurne.
- ?.° La loi générale de cette variation, celle dont toute théorie, pourctre acceptable, doit rendre compte, se traduit par une oscillation simple avec un maximum du jour et un minimum (d’ailleurs remarquablement constant) entre 3 heures et demie et 4 heures et demie du matin.
- (A suivre.)
- J. Blondin.
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Régulateur Siemens et Halske pour télégraphes imprimants ('}.
- L’Administration des Télégraphes italiens vient d’adopter le régulateur de vitesse Siemens et Ilalske pour les appareils Hughes et Baudot; ce régulateur a l’avantage d’éviter le tremblement produit dans le régulateur ordinaire par la lame vibrante, il assure mieux aussi le synchronisme.
- Le support P (fig. 1) est fixé à la partie postérieure de l’appareil télégraphique, l’axe a; tourne entre les deux pieds du support ; sur cet axe sont attachés deux pendules Pt diamétralement opposés ; pour augmenter la pression de ces pendules sur l’axe, il y a deux forts ressorts f vissés sur l’axe meme. Les sphères enfilées sur les tiges des pendules sont soutenues par deux hélices métalliques
- Ier septembre 1899.
- dont les extrémités supérieures sont attachées à une traverse m (fig. 2) fixée dans une fente de l’axe et unie au petit axe Z qui, traversant le tourillon supérieur de a, s’appuie sur celui de la vis de réglage Y. Un petit disque 5 s’appuie sur le bouton d’attache de l’axe Z et le protège. Ce, dernier peut quand on agit sur la vis de réglage Y, s’élever ou s’abaisser avec la traverse m et les sphères dans le but de modifier la vitesse de l’appareil télégraphique.
- Chaque bras pendulaire porte du côté extérieur un appendice d’acier i replié à angle aigu et dont l’extrémité libre porte un balai qui sert de frein contre une petite boîte horizontale Q.
- L’axe et les sphères reçoivent un mouvement de rotation au moyen d’une roue dentée conique R qui engrène avec une autre reliée au volant de l’appareil.
- Les sphères P0 par force centrifuge tendent
- p; L'EkUricista, t. V1IJ, p. 209,
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- à décrire un cercle d’autant plus grand que la vitesse de rotation est elle-même plus grande ; cet écart fait appuyer les balais i sur la paroi du frein, le frottement diminue la vitesse, ce
- qui abaisse de nouveau les sphères et ainsi de suite. Aux diverses position des sphères sur l’axe correspond une valeur déterminée de la vitesse de rotation; le réglage se fait comme il a été dit, par lavis G. G.
- Nouveau système téléphonique pour les lignes communes ;
- Par Jul.-H. West P).
- Le système des taxes fixes en téléphonie a
- (') Zeitsçhrijt für ElektroUchtiik, t. XVII, p. 9, i011 janvier 1899.
- le grave inconvénient de charger également les abonnés qui font peu usage du téléphone et ceux qui s’en servent continuellement; mais d’autre part les taxes graduées suivant le nombre des conversations sont d’une application fastidieuse et elles entravent l’extension des communications (I).
- Il y a donc lieu de chercher une diminution dans les frais d’installation qui permette, tout en maintenant le système des taxes fixes, d’en abaisser la valeur. Le dispositif de M. J.-H. West qui consiste à relier plusieurs abonnés (jusqu’à cinq) au bureau central par une seule ligne, permet précisément de réduire les frais d’établissement et de ne demander à ces abonnés qu’une taxe réduite. Il a d’ailleurs aussi l’avantage de diminuer le nombre des lignes necessaires et cela à une époque où l’encombrement paraît proche.
- Les conditions d’une telle installation sont les suivantes :
- Le bureau doit pouvoir appeler chaque abonné sans déranger ceux des autres, qui appartiennent à la même ligne. Après l’appel, aucun de ces derniers ne doit pouvoir prendre la ligne, tant que dure la communication. Un signal doit, chez chaque abonné, indiquer si la ligne est libre.
- Electro-serrure.
- Dans le système West chacun des abonnés a un appareil relie à un petit appareil
- (!) Tandis qu’avec les taxes fixes la moyenne des conversations par abonne est de dix-huit par jour en Allemagne, elle n'est plus que de trois en Suisse où l’on paye séparément chaque conversation ; il en résulte un mauvais emploi du capital d’installation pour cette nation.
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- central appelé le relata-commutateur ; ce commutateur communique par la ligne téléphonique avec le bureau central.
- L’appareil téléphonique de chaque abonné comprend, outre le mécanisme habituel, un éleclro-aimant-serrure e (fig. i) ; lorsque l’ar-
- mature est attirée, elle serre la pièce H sur le bras de levier h du crochet du récepteur; dans ces conditions, l’appareil est verrouillé, en enlevant le récepteur le crochet reste immobile ; en outre, la pièce H fait mouvoir un petit disque s, moitié blanc moitié noir,
- devant la fenêtre F et sert de signal pour indiquer si la ligne est libre.
- Quand le bureau central appelle un abonné, ou quand celui-ci enlève son récepteur, un courant traverse les électro-aimants-scrrures des autres appareils et les immobilise.
- La figure 2 représente schématiquement les dispositions des appareils; on n'}rvoit que trois postes I, III et V et le relais-commutateur; L, et U sont les fils de ligne. Les lignes pointillécs représentent les fils du courant
- téléphonique. Le relais a toutes ses pièces mobiles autour des deux axes a et an les différentes parties ont été juxtaposées dans la figure pour plus de clarté.
- Voici comment s’opère le verrouillement. Dans le circuit d’une batterie b commune à tous les microphones est intercalé le relais R; lorsqu'un abonné, en enlevant le récepteur, ferme le circuit téléphonique, le relais R attire son armature et ferme le circuit de la batterie B dont le courant passe pas cs, l6 et
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- par la barre de contactaux ressorts F, puis il arrive aux bornes i des appareils, traverse les électro-aimants-scrrures e et revient par la borne 5 et le fil 4. Les électro-aimants attirent leur armature et verrouille les appareils, sauf bien entendu celui en service.
- Voyons maintenant de quelle façon le bureau central peut appeler l’un des abonnés sans déranger les autres. Sur l’axe a du relais-commutateur est fixée une l'oue dentée r et un levier /j,, portant le déclic /r,, qui engrène dans la roue dentée Z. Cette roue Z et les deux disques S, et Ss sont solidaires et peuvent tourner librement sur l’axe a, il en est de même du rateau R, et du petit segment denté r, que le ressort s tâche de ramener dans le sens des aiguilles d’une montre.
- Entre les dents de R„ vient se prendre un échappement mobile autour de l’axe at et auquel est fixée l’armature de l’électro E. La bobine E de 1000 ohms et d’une grande self-induction est en dérivation sur le circuit L,, L2, elle ne peut donc affaiblir les courants téléphoniques. Un marteau H portant sur le disque S, est solidaire de R,.
- Pour appeler l’abonné, on envoie de r à 5 courants brefs qui excitent l’électro E, le rateau R, se dégage peu à peu et tourne avec H ; après la première impulsion de courant le marteau est devant F,, après la deuxième devant F2, etc. L’engrenage de H dans l’encoche q du disque S.> entraîne S„ S* et Z.
- Le mouvement de S, déplace un peu à gauche le levier H1 ; il s’ensuit que les ressorts/, et f2 pressent contre leurs contacts, / ferme le.circuit de verrouillement, /, ferme le circuit d’un petit moteur M qui fait tourner lentement l’axe a (un tour en deux minutes). Enfin k{ fait tourner Z et avec elle S, et S,; S2 pousse le marteau H en dehors, il presse alors contre la touche d’ébonite placée vis-à-vis et lève ainsi un des ressorts Fs par exemple de S1 pour le presser sur s2 ; le circuit de verrouillement de l’appareil III est rompu et la sonnette correspondante iv mise en action.
- L’appel peut durer une minute et demie ; au bout de ce temps, le mouvement du dis-
- que S2 ayant continué, le marteau H retombe dans l’encoche, F3 reprend sa position primitive et tous les appareils sont verrouillés.
- Pour ramener le marteau H en position normale, on se sert du segment denté S engrenant dans r. Pendant le mouvement précédent de R,, S s’est tourné vers la gauche. Après un certain temps la petite pièce q fixée à S2 presse contre le butoir 0 du segment S le forçant à tourner à droite ; R, est ramené dans la position de la figure, H entre dans l’encoche q, le levier H, dans celle de S„ ce qui coupe les circuits du moteur et de verrouillement. Tout revient en l’état primitif, à moins que l’abonné appelé ne se soit intercalé, le verrouillement serait alors maintenu par C3.
- Pour éviter qu’une conversation soit troublée par un appel, les inducteurs d’appel J sont insérés de façon qu’on ne puisse appeler qn’après avoir enlevé le crochet.
- Des simplifications se produisent suivant la nature des lignes (simple ou double). Enfin on peut observer que pour une ligne à cinq appareils, il n’y a que sept contacts locaux.
- Au point de vue économique, il convient de remarquer que l’installation complète d’un abonné, consistant en un seul fil de longueur moyenne, est de 600 fr : soit 1/5 pour l’appareil, 2/5 pour la ligne et -j pour le bureau central. Avec le nouveau dispositif les 4/5 des frais d’installation servent en commun; il faut ajouter ici le coût du commuta-. teur ; cela fait au total environ 1 000 fr pour trois abonnés, x 100 fr pour quatre et 1 200 pour cinq. L’installation pour cinq abonnés coûte ainsi autant que le système actuel pour deux abonnés seulement. G. G.
- Disposition pratique du phasemètre des tangentes ;
- Par Ricardo Arno (‘).
- On sait que \e phasemètre des tangentes
- (*) L’Elettricista. t. VIII, p. 203, i61, septembre 1899.
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- l’éclairage électrique
- proposé par le Dr Ricardo Arno (a) consiste en une combinaison d'un éleçtrodynamomètve et d’un appareil d’induction à champ Fer-raris. Soit I, et Ia les intensités des deux courants considérés ; dans l’électrodynamomètre on a, « étant la déviation et <p la différence de phase,
- J ! Ijj cos © — K’*
- dans l’appareil d’induction on a 1,1* sin © = K"«
- d’où
- L’auteur indique une disposition pratique permettant, si les deux appareils sont de réduction h zéro, de mesurer la différence de phase à l’aide d’une seule expérience.
- Les deux courants 1 et : parcourent respectivement les enroulements A, et A2 de l’clcctrodynamomètre et les spirales B, et B„ engendrant le champ Fcrraris qui agit sur l’enroulement induit C fermé sur lui-même.
- Les enroulements A, et C sont mobiles autour d’un axe .vertical et sont solidaires des index i et i' qui se déplacent sur des limbes gradués dont les zéros sont vis-à-
- Pour éviter l’influence mutuelle, les deux appareils sont séparés par une plaque de cuivre électrolytique L de grande épaisseur.
- A l’aide des boutons b et b' solidaires des aiguilles I et I', on ramène pendant le pas-
- sage des courants les bobines dans leur position première, c’est-à-dire les index i et ï au zéro. De la connaissance des angles dont ont tourné les aiguilles I et I' on déduit la tangente de la différence <p.
- L’auteur se propose d’établir par une série
- d’expériences l’ordre de grandeur de l’erreur provenant de ce fait que l’on expérimente sur des courants non sinusoïdaux, et celui de l’erreur provenant de l’influence mutuelle, suivant la distance et l’épaisseur de la lame de séparation. • G. G.
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHYSIQUE Séance du 3 novembre 1899.
- M. Pellat expose les recherches de M. For.* gheraitkr sur les variations de l'inclinaison magnétique en Italie depuis Çantiquité.
- c) L’Éclairage Électrique, t- XII, p. 520,11 septembre 1897.
- Nos lecteurs connaissent déjà le principe de ccs recherches (*) basé sur l’étude de l’aimantation qu’ont prise, pendant la cuisson, des poteries anciennes, de date bien connue, dont la position dans le four est absolument
- (*) Voir L'Éclairage Électrique, t. XIV, p. 400, 26 février 1898.
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- déterminée par leur forme. Des expériences comparatives, exécutées sur des poteries semblables qu’on avait fait cuire en les inclinant d’angles variables sur le champ magnétique terrestre, ont permis de déterminer une relation entre la position du plan neutre (repérée au moyen d’une petite boussole] et celle du champ magnétique.
- En repassant aux poteries anciennes, M. Folgheraiter a pu constater, par vingt-six expériences pourtant sur des vases remontant au vme siècle avant J.-C., que l’inclinaison était, h cette époque, négative et atteignait 4 ou 5" environ. L’étude de 93 échantillons fabriqués aux vne, yic et Ve siècles a montré que l’inclinaison s’était annulée vers 600 ans avant J.-C. Cent ans avant l’ère chrétienne, l’inclinaison, devenue positive, atteignait 58°; cent ans après, elle était montée jusqu’à 66°. d’où elle a décru depuis cette époque. L’équateur magnétique a passé autrefois au nord de l’Italie, ce qui semble réfuter les théories du magnétisme terrestre basées sur la coïncidence approximative de cette ligne avec l’équateur géographique.
- M. Abraham expose les recherches qu’il a faites, en commun avec M. Lemoine, sur le phénomène de Kerr (‘). C. R.
- SOCIÉTÉ DH PHYSIQUE DE LONDRES (Séance du vendredi 27 octobre 1899.)
- Le làr S.-W. Richardson lit un mémoire sur les p?'opriétés magnétiques des alliages de fer et d'aluminium.
- Les mesures ont porté sur quatre alliages contenant respectivement 3,64, 5,44, y,89 et 18,47 P- J00 d’aluminium.. Les échantillons étaient sous forme d’anneaux, ceux-ci étaient entourés d’une bobine primaire et d’une bobine secondaire séparées l’une de l’autre par du papier d’amiante. On ht varier la température de — 83 à -+- goon C.
- Les basses températures étaient obtenues (*)
- par l’évaporation rapide d’éther entouré, soit d’un mélange de glace et de sel, soit de neige carbonique. Les hautes températures étaient produites soit par le passage d’un courant électrique, soit par combustion du gaz. La mesure de la température était déduite de celle de la résistance du fil de la bobine secondaire, lequel était en platine et enroulé sur l’alliage avec interposition d’une couche isolante très mince.
- L’auteur a employé la méthode d’induction mutuelle 'de Maxwell-, en en augmentant la sensibilité par l’introduction d’un secohm-mètre faisant environ trois tours par seconde. Pour se rendre compte de l’exactitude de la méthode quelques expériences furent répétées avec la méthode balistique. Les résultats des deux méthodes de mesures concordent dans les limites des erreurs expérimentales.
- De ses expériences l’auteur tire les conclusions suivantes : V Les alliages de fer et d’aluminium se comportent magnétiquement comme s’ils étaient formés de deux milieux simplement superposés; a0 la forme générale des courbes et leur régularité dans le voisinage du point critique semblent indiquer que les alliages ont une structure hétérogène ; 30 la perméabilité décroît quand la température s’élève dans le voisinage du point critique et atteint une valeur minimum. ; 4" la valeur maximum de la perméabilité pour l’alliage contenant to p. 100 d’aluminium se produit à environ go° C ; 5^ l’alliage contenant 18,47 P- 100 d’aluminium a son point critique vers 25" C et n’indique aucune hystérésis de température. Il possède probablement une perméabilité maximum beaucoup au-dessous de — 90° C ; il présente un second maximum à haute température, ce maximum devenantde moins en moins notable à mesure que le champ croît.
- Le professeur Rarrett communique une note sur les propriétés électriques et magnétiques de l'aluminium et des aciers.
- La première partie de cette note traite de laconductivitc électrique de différents alliages
- (*) Voir L’Éclairage Electrique, t. XX, p. 549, 2 sept. 1899.
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- et discute l’influence de la composition et du recuit sur la valeur de la conductivité. La seconde partie se rapporte aux phénomènes magnétiques.
- L’effet le plus remarquable produit par l’addition d'aluminium au fer est la réduction de la perte par hystérésis.
- La perméabilité des aciers au nickel est considérablement influencée par le recuit. L’addition d’une petite quantité de tungstène au fer affecte non seulement l’induction maximum mais encore la' force coercitive. Les expériences montrent que le meilleur acier pour la fabrication des aimants permanents contient 7 1/2 p. 100 de tungstène. Dans ses mesures l’auteur employait la méthode magnetométrique.
- M. Addenbrooke présente un modèle mécanique illustrant quelques-unes des propriétés du courant électrique.
- Ce modèle consiste en une spirale en fil d’acier formant un circuit fermé. A l’intérieur de la spirale est placé un fil qui est supposé
- être parcouru par le courant et qui est relié à la spirale. Un mouvement de rotation donné à une portion quelconque de la spirale est transmis par le fil et produit un mouvement de rotation d’une autre partie de la spirale. L’élasticité du ressort représente la capacité et le couple de torsion la force élec-tromotrice. L'effet de la self-induction peut être montré en pressant plus ou moins le ressort.
- M. W. Watson répète quelques expériences avec l'interrupteur de Wehnelt effectuées par le professeur Lecher. Ces expériences montrent d’une façon très claire et très frappante que les étincelles tendent à passer constamment à travers la portion d’air échauffée par le passage de la première. Dans les unes le mouvement de l’air chaud était dû à la différence de densité ; dans les autres il résultait de l’action d’un champ magnétique intense. Dansce derniercas l’étincelle éprouve une rotation continue ce qui prouve la nature unipolaire de la décharge.
- CHRONIQUE
- Sur la circulation de l’eau dans les chaudières multitubulaires. — M. H. Brillié, ingénieur des Constructions navales, bien connu par sa compétence en matière de chaudières à vapeur, vient de publier dans les numéros du Génie civil du 23 septembre au 14 octobre une série d’articles sur les chaudières multitubulaires. Voici les conclusions de son étude où l, d, h désignent respectivement la longueur, le diamètre et la hauteur de la projection verticale des tubes, p la quan-tité 0,015 ~ , X la quantité m ~ , |» la
- pression en kg : cm*, - le poids en kilogrammes d’eau vaporisée par heure et par mètre carré de surface de grille, vn la vitesse de l’eau à l’entrée des tubes :
- On doit s’efforcer d’obtenir dans les chaudières multitubulaires :
- i° De grandes vitesses de circulation de l’eau dans les tubes ;
- 20 Une grande valeur pour le rapport du poids d’eau de circulation au poids d’eau vaporisée;
- 3° Une grande valeur pour le coefficient de transmission des calories à l’eau de la chaudière.
- Vitesses de circulation. — L’examen des courbes caractéristiques qui ont été tracées montre que pour avoir de grandes vitesses de circulation, on doit rechercher :
- a. De faibles valeurs pour le coefficient p relatif aux pertes de charge dans les tubes du faisceau, ce qui conduit à des tubes courts, de gros diamètre et n’ayant que des courbures à grand rayon;
- b. De grandes valeurs pour le coefficient de débit relatif des retours d’eau, ce qui entraîne une grande section totale-pour les tubes de retour d’eau (égale environ à la section des tubes du faisceau à courant
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- ascendant) et un faible coefficient de perte de charge dans ces tubes ;
- c. Une grande hauteur suivant la verticale pour les tubes de la chaudière, les valeurs de la vitesse étant proportionnelles à la racine carrée de la hau-
- d. Les tubes doivent déboucher dans,1e réservoir supérieur au-dessous du niveau de l’eau, ou à une faible hauteur au-dessus de ce niveau;
- e. L’eau, en pénétrant dans les tubes à courant ascendant, doit être déjà à la température de vaporisation. de façon à se vaporiser leplus bas possible dans les tubes générateurs de vapeur ;
- /. La seule considération de vitesse de circulation conduirait à de grandes valeurs pour le coefficient)., Je produit \udJ (où y pression en kg : cm2, T( poids d'eau vaporisée en kilogrammes par heure et par mètre carré de surface de chauffe) pour les vaporisations réalisées étant généralement inférieur à la valeur correspondant au maximum des courbes caractéristiques. Mais ia considération du rapport du poids d’eau de circulation au poids d'eau vaporisée conduit à un résultat contraire; nous pensons qu'il y intérêt avant tout à avoir pour ce rapport une grande valeur et par suite une faible valeur de X.
- Rapport du poids d'eau de circulation au poids d'eau vaporisée. Le rapport du poids d'eau de circulation
- SL _
- au poids d’eau vaporisée est égal à •—-------. ün
- aura pour ce rapport une valeur aussi grande que posstble en ayant pour a une faible valeur; oc étant égai à ——, on devra chercher en meme temps que de fortes valeurs de <f>, c’est-à-dire de grandes valeurs de v0, des valeurs de X aussi faibles que possible.
- La valeur deXétant égal à X = —— — f1-—É , on 13 900 d h
- devait prendre des tubes de gros diamètre et courts par rapport à leur hauteur h suivant la verticale. En vue d'obtenir de faibles valeurs de X, on aura également avantage à avoir pour les tubes exposés au rayonnement une valeur de 11 relativement faible, et, par suite, une surface de chauffe directe aussi grande que possible par rapport à la surface de grille.
- Coefficient de transmission des calories. — Pour augmenter le coefficient de transmission des calories, on devra adopter des tubes inclinés, de façon à faciliter le dégagement des bulles de vapeur produites. Il y a également intérêt à prendre des tubes de gros diamètre, le coefficient de transmission des
- calories entre les gaz chauds et le tubeaugmentant avec le diamètre.
- Les Conditions à réaliser sont donc en résumé les
- Chaudière de grande hauteur ;
- Tubes de diamètre relativement gros, inclinés sur l’horizontale à partir d'une certaine hauteur au-dessus des collecteurs inférieurs et ne présentant que des courbures à grand rayon;
- Tubes de retour d’eau ayant une section totale approximativement égale à la section des tubes du faisceau générateur, et chauffés de façon que l'eau soit, dans le bas des retours d’eau, à la température de vaporisation. On est ainsi conduit à avoir un faisceau retour d’eau.
- On donnera avantageusement aux tubes du faisceau retour d'eau un diamètre supérieur au dia mètre des tubes du faisceau générateur. Il sera en outre avantageux de faire déboucher dans les collecteurs les tubes des deux faisceaux, autant que possible, en regard les uns des autres, de façon à conserver en partie la force vive de l'eau sortant des
- Telles sont les dispositions générales qu’il nous parait avantageux de réaliser au double point de vue du rendement des chaudières multitubulaires et de leur bon fonctionnement.
- Barreaux de grille creux pour tirage forcé. — M. Nelson Foley décrivait à l’une des dernières séances de l'Institution of Naval Àrchitects un nouveau procédé de tirage forcé dont le principe con-listc a utiliser les barreaux de grille eux-mêmes pour amener l'air sous pression dans le foyer.
- Les barreaux sont creux et percés de deux rangées de petits trous, une de chaque côté, au voisinage de leur partie supérieure. Ces trous ont une inclinaison telle que les jets d’air forcé arrivent directement sur le combustible et entraînent par aspiration de l'air du cendrier. L’extrémité antérieure des barreaux est encastrée dans une boîte ou canal communiquant avec un ventilateur. L’exécution de ces barreaux ne présente aucune difficulté de fonderie, même pour des longueurs de 1,20 m.
- Des essais de consommation ont été effectués avec une grille de 80 cm de longueur et 80 cm de largeur formée de barreaux portant des trous de 3,9 mm de diamètre. Dans trois essais d’évaporation les consommations de charbon par heure et par mètre carré de grille ont 'été de 141,6 kg, avec de l’air à
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- une pression de 35 nnn d'eau. 156,2 kg pour une pression de 37 mm, et 195,2 kg pour une pression de 44 mm ; dans un essai de combustion fait avec une pression d'air de 32 mm, la consommation a atteint 200,2 kg. Avec des barreaux ayant des trous de 4.7 millimètres de diamètre, on a pu brûler 258,7 kg de charbon par heure et par mètre carré de griiie dans un essai d’évaporation effectué avec une pression de 80 mm ; avec la même pression et les mêmes bar. reaux, mais ceux-ci recouverts de briques sur ia moitié de leur longueur pour diminuer la surface de la grille, un essai de consommation a indique 351,5 kg. Le charbon employé dans ces essais était du Cardiff de bonne qualité.
- On a constaté, pendant les expériences, qu'il tombe peu de déchets dans le cendrier, que les barreaux ne s'échauffent pas et que les mâchefers n'y adhèrent pas. Avec le tirage forcé, les barreaux n’ont pas présenté d’avarie. Au tirage naturel, après un essai de dix journées entières, Tusure constatée sur les barreaux n'était pas plus considérable qu’elle 11 aurait été sür. des barreaux de grille ordinaire et il n’y avait d’obstrués qu’un petit nombre de trous.
- Essais de machines BeUeville à grande vitesse. — Le Journal du Gaz et de l'Electricité publie dans son dernier numéro un rapport de M. Compère, ingénieur-directeur de l'Association parisienne des propriétaires d'appareils à vapeur, sur des essais exécutés sur des machines BeUeville à grande vitesse. Bien que ces essais soient déjà un peu anciens, les uns datant de décembre 1897, les autres d’avril et mai 1898, l’intérêt tous les' jours plus grand qui s’attache aux machines à vapeur de ce type nous engage à résumer les résultats qu’ils ont donnés.
- Les machines essayées sont des machines verticales, à double effet, à détente fixe aux cylindres, faisant 360 tours environ par minute. La distribution se fait par des tiroirs cylindriques mus par des excentriques. La puissance est réglée par un régulateur â boules placé à i’extrémité de l'arbre opposé au volant et commandé par pignons ; ce régulateur agit sur une lanterne équilibrée qui fait varier la pression d'admission au petit cylindre. Le graissage est automatique et sous pression : une pompe à huile oscillante, à piston plein, actionnée par un excentrique placé sur l'arbre du moteur, refouie 1 huile dans un collecteur muni d'une soupape de sûreté sur lequel sont faites les prises pour le grais- •
- sage des différents organes, paliers de l'arbre, têtes et pieds de bielle, etc.
- Les essais ont eu pour but de rechercher la consommation de vapeur par cheval effectif. Chaque machine a été essayée à condensation et à échappement libre. La condensation étant obtenue par un condenseur à surface, l’eau sortant du condenseur donnait le poids de vapeur consommée pendant l’essai avec condensation. Pour la marche à échappement libre le vide dans le condenseur était détruit par des rentrées d'air convenablement faites.
- Le premier essai a porté sur une machine à double expansion de 75 chevaux qui sert habituellement à l'éclairage des ateliers BeUeville et qui actionne directement une dynamo Bréguet. Cet essai ayant donné des chiffres très élevés pour le rendement total du travail indiqué en travail électrique il fut décidé de faire un second essai exécuté au frein pour obtenir directement le rendement organique de la machine et éviter ainsi dans l'évaluation de ce rendement toute chance d'erreur pouvant provenir d'incertitude sur le ^rendement de la dynamo; il fut décidé en même temps que des essais seraient effectués de la même façon, c'cst-à-dire toujours au frein sur deux autres machines, l’une à triple, l'autre à quadruple expansion.
- Dans la machine à double expansion de 75 chevaux essayée en premier lieu, les deux cylindres sont en tandem, le petit cylindre étant superposé au grand. Le diamètre de ce dernier est de 30 cm, celui du premier 19 cm; la course commune 25 cm. Les résultats des essais faits sur cette machine sont indiqués en tête du tableau ci-joint. On voit que, comme nous le disions, le rendement électrique du groupe générateur d'électricité formé par la dynamo et la machine, est très élevé.
- On voit aussi qu’il est plus grand pour la marche à échappement libre que pour la marche à condensation; cela dent à ce que pour faire produire à la machine la même puissance dans les deux cas il fallait faire marcher la machine à une pression d'admission plus élevée avec l'échappement libre qu'avec la condensation, 8,5 kg : cm au lieu de 7 kg : cm. La même remarque est applicable aux
- La machine à triple expansion, d'une puissance de 300 chevaux comprend deux lignes verticales de cylindres en tandem. La première ligne est composée du cylindre à haute tension superposé à un cylindre à basse tension. La seconde ligne est corn-
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- Jéssais de consommation effectués à condensation et à échappement libres sur des machines-pilon, à double, à triple et quadruple expansion à tiroirs cylindriques, <à grande vitesse, construites par MM. Delaunay-Belleville et Cie-
- MACHINE A DOUBLE EXPANSION
- TRAVAIL RESISTANT OBTENU ,
- Pressionemieb 14- et les0 cylindre. Nombre de tours delà machine. . Travail moy. indiqué pendant l’essai.
- Travail effectif moyen...............
- Travail moyen ( en kilowatts . .
- électrique. * en chevaux. . . Vapeur consommée ( pendant l’ess par la machine. / par heure . Vapeur ' par cheval indiqué \ u effectif.
- consommée.
- Rendement
- travail effectif. électdqu.
- Cylindre hla pression. » b50 pression.
- 17 ch Cylindre hle pression. 38,46 ch
- 31.75 few 70,31 ch 25Si kg 85°,i3 »
- Cylindre haute pression. 39,96 ch basse pression. 44.30 »
- Total............84,26 ch
- 80,26 ch
- TRAVAIL RESISTANT OBTENU
- 383 t
- Cylindre haute pression. 42,14 cil » basse pression. 43,43 » Total...................85,57 di
- MACHINE A TRIPLE EXPANSION
- MACHINE A QUADRUPLE EXPANSION
- TRAVAIL RESISTANT OBTENU AU MOYEN DE TROIS FREINS
- TRAVAIL RESISTANT OBTENU t
- Durée des essais........................
- Pression à l'arrivée au petit cylindre. » entre le ier et le 2e »
- >1 entre le 2e et le 3e «
- Travail effectif moyen...............
- Vapeur consommée 1 pendant l’essai, par la machine. par heure . . Vapeur coasom. l par diev.indiqué.
- par heure. *• » effectif.
- Rendement en travail effectif . . .
- Cylindre hta pression. 100,56 ch » r.ioy, press. 97,58 » Cylindre * droite . 50,34 »
- bse pression.I gauche. 46,84 v. Total. . . . 295,32.ch (chiffre 'inexact)
- 299,76 ch
- 1,250 »
- 3601
- Cylindre btc pression. » moy, press. Cylindre > droite . bs0 pression.' gauche.
- 228,56 ch
- Cvlind. htcpression. n°i 26,92 ch Cylindre moyenne \ ii' 2 30,26 » 1 pression. ) n°3 28,85 « lind. Impression. nu4 3.1,19 »
- Cylind. b*'' pression. Total. . . .
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- posée du cjdindre à moyenne pression .superposé à un second cylindre à .basse pression. Il y a donc deux cylindres à basse pression dans lesquels se détend simultanément la vapeur du cylindre à moyenne pression. Les cylindres de basse pression ont 40 cm de diamètre, celui à moyenne pression 37,8 cm, celui à haute pression 25,5 cm ; la course commune des pistons est 28 cm. Les manivelles sont calées à 90°. I.a distribution se fait pour chacune des lignes par deux tiroirs superposés, montés sur une même lige et actionnés par suite par le même excentrique. Les résultats des essais sont résumés dans Je tableau ci-joint (p- 231).
- La machine à quadruple expansion, d’une puissance de 120 chevaux, comprend aussi deux lignes de cylindres en tandem. La première ligne est composée du cylindre à haute pression superposé au deuxième cylindre ; la deuxième ligne comprend le troisième cylindre superposé au cylindre de basse pression. Les diamètres de ces cylindres sont respectivement : 14,6, 20,4, 28,2 et 4" cm. La course commune du piston est 23 cm. Les manivelles sont calées à 1880. La distribution se fait pour chacune des lignes par deux tiroirs superposés, montés sur une même tige. Dans les essais faits sur cette machine aussi bien que dans ceux faits sur la précédente la vapeur sortant des indicateurs montés sur chaque cylindre était très humide, surtout celle provenant du troisième et du quatrième cylindre, et principalement pour la marche à condensation. Les diagrammes en ont souvent été faussés.
- Si l’on examine les chiffres du tableau qui résument les différents essais, on peut voir que les consommations de vapeur ont été en décroissant de la double à la quadruple expansion; si la consommation de la machine à triple expansion se rapproche beaucoup de celle de la machine à quadruple expansion, cela résulte de ce que, étant plus puissante, la machine à triple expansion était pour cette raison plus économique. On peut donc admettre que la dépense de vapeur diminue en même temps que le nombre des expansions, et par suite la pression d’admission, augmente. Quant à la dépense de la machine à quadruple expansion elle n’est que de 7,02 kg par cheval effectif pour la marche à condensation et avec une pression d’admission de 13 kg : cm, pression que l'on peut obtenir facilement avec les générateurs tubulaires. Cette faible consommation est d’autant plus remarquable, dit le rapport de M. Compère, qu'elle est « obtenue avec un type de machine de construction
- très simple, sans aucune enveloppe de vapeur, et dans laquelle il semble que les constructeurs ne se soient pas préoccupés de réduire les surfaces nuisibles de condensation à l’admission et le volume des espaces morts ».
- Les rendements n'ont malheureusement pas pu être déterminés d’une manière précise par suite des erreurs des diagrammes, provenant d'une part, de ce que dans certains essais la vapeur des indicateurs contenait beaucoup d’eau malgré des purges répétées et aussi, d’autre part, de ce que avec les vitesses de 360 t : m il se produit des pertes de charge considérables dans les tubes reliant les indicateurs aux cylindres. Aussi a-t-on trouvé un rendement de ior,5 p. 100. Il y a lieu, pour ccs raisons, d’éliminer les chiffres de consommation obtenus par cheval indiqués pour la machine à triple expansion et pour celle à quadruple expansion, marchant à condensation. Four les essais à échappement libre des trois machines ainsi que pour l’essai à condensation de la machine à double expansion, la vapeur sortant des cylindres paraissait sèche, en sorte que les diagrammes obtenus doivent être sensiblement exacts, à part l’erreur possible due à la grande vitesse des machines. Malgré cette erreur, on peut voir que le rendement organique a été en s’abaissant de la double à la quadruple expansion ; ce qui s’explique par l’importance relative des frottements qui va en augmentant avec le nombre d’expansions.
- Ligne de transmission en aluminium de 70 km de longueur du lac Bleu. — Dans une communication faite récemment devant la Pacific Coast Electric Transmission Association à San-Franeisco, M. F. A. C. Perrink décrivait la ligne de transmission qui, partant de la station de Bliie-I.ake, s’étend jusqu'à Stockton, sur une longueur de 70 km.
- Cette ligne a été calculée pour transmettre 1 oûo kilowatts avec une perte en ligne de 8,8 p. 100. Elle comprend 4 conducteurs disposés au sommet d’un rectangle dont l’un des côtés est de 0,60 m, l’autre de 1,02 m ; chaque conducteur correspond à l’une des phases de deux courants diphasés. La disposition en rectangle a été adoptée parce qu’on se propose d’effectuer la transmission au moyen de deux courants triphasés qui nécessiteront l’adjonction de deux conducteurs, lesquels seront disposés de manière à former avec les quatre actuels, un hexagone régulier.
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- Chaque conducteur a 7,4 mm de diamètre et 43 mm2 de section. Il pèse 119 kg par km et sa résistance à la rupture est de 688 kg soit 1,6 kg par mm2. L’allongement est de 1 p. n>o sous une tension de 360 kg. La conductivité est 59,9 p. 100 de l’étalon de Mathiessen. Comparé à un fil de cuivre le conducteur en aluminium a le même poids qu’un fil de cuivre de 4,621 mm de diamètre, même résistance à la rupture qu'un fil de 5,189 mm, même résistance électrique qu'un fil de 5,827 mm et même capacité et inductance qu'un fil de 7.348 mm.
- La résistance électrique d’un conducteur entier est de,92 ohms, ce qui correspond d’après la valeur de la résistivité à une longueur de 68,4 km, légèrement inferieure à la longueur admise 69,3 km, différence qui tient probablement à ce que on n’a pas tenu compte dans l’évaluation de cette dernière longueur de l’écartement variable des poteaux.
- Des mesures d'isolement faites pendant une période où le temps a été à plusieurs reprises très mauvais ont montré que cet isolement, de 44 meg-ohms par temps sec, s’abaisse jusqu’à 160000 ohms par temps pluvieux. La mesure de la capacité entre deux fils donna 0,35 microfarad tandis que le calcul indiquait 3,23 microfarads. La capacité dépend d’ailleurs de l'état de l'atmosphère et dans certains essais elle a varié de 0,3 à 0,09 microfarad. La self-induction est de 0.164 d’après le calcul et 0,15 d’après les mesures.
- Le courant est transmis sous la tension de 25000 volts obtenue par des transformateurs prenant le courant à 2300 volts. A l’extrémité de la ligne la tension de la ligne n'est plus que de 23000 volts et est réduite à 2 200 volts au moyen de transformateurs avec réglage permettant de faire varier cetlç dernière tension de 200 volts. Lorsque ces derniers transformateurs marchent avide il se produit des élévations anormales de tension sur la ligne, sans doute dues à des effets de capacité ; ainsi on a relevé dans ces conditions des tensions de 27 200 volts.
- Quelques données relatives aux entreprises américaines de tramways électriques. — Dans une communication faite récemment à la Newàork Street Railway Convention, et que reproduit The Electrical Review, de Londres, du 20 octobre. M. Harris J. Ryan résumait d’assez nombreux renseignements qui lui ont été fournis en réponse à un questionnaire adressé par lui, au commencement
- de cette année, aux directeurs des principales installations américaines de tramways. Ces renseignements portent sur huit installations que l’auteur ne nomme pas; nous en extrayons les suivants :
- Si l’on examine la machinerie on trouve que sur un total de 46 moteurs, il y en a : 1 (125 chevaux) à grande vitesse ; 4 (2 iuo chevaux) de Porter et Allen; 16 (12 200 chevaux.) American Wheelock; 1 (1 20a che-vauxi Creen-Wheelock à condensation; 12 (9250 chevaux) Corliss ; 3 (1 200 chevaux) Corliss à condensation; 5 (3 650 chevaux) Corliss compound à condensation; 4 (2400 chevaux) Providence-Green compound tandem à condensation. La puissance totale de ces moteurs est de 32 125 chevaux, la moyenne par moteur est de 700 chevaux; celle de l’ensemble des moteurs à condensation de 8 450 chevaux, celle des moteurs sans condensation de 23675 chevaux. Le prix de revient dès moteurs mis en place, y compris les dépenses pour les fondations, est 74,4 fr par cheval pour les moteurs sans condensation et de 148,3 fr par cheval pour les moteurs à condensation.
- Les chaudières sont au nombre de 106, dont 65 avec tubes à flamme, et 36 à tubes d’eau, les 5 autres étant des chaudières verticales Cahill. La pression de la vapeur est comprise entre 7 et 8,5 kg : cm5. La puissance totale des chaudières est de 26 250 chevaux. La tuyauterie est généralement simple; pour quelques installations dont la somme des puissances moyennes journalières représente 10,5 p. 100 de la puissance moyenne journalière de toutes les installations réunies (c’est dans ce sens qu’il faut comprendre les pourcentages dont nous ferons usage) la tuyauterie est double. Partout on utilise le tirage naturel, 10,5 p. roo des installations font également usage du tirage forcé. Les chauffeurs mécaniques sont employés dans 41.9 p. 100 des installations, les convoyeurs de charbon dans 29,7 p. roo, les convoyeurs de cendres dans 46,2 p. 100, les économiseurs dans 15,6 p. 100. Le prix moyen de revenu des chaudières, y compris la tuyauterie, les convoyeurs, etc., est de 227,5 fr par cheval, ce prix variant de 145,5 fr à 284,5 fr suivant la date de l’installation.
- Les tableaux de distribution des installations comprennent 59 panneaux consacrés aux moteurs et 131 consacrés aux feeders) La dépense d’établissement calculée d’après quelques stations dont la puissance représente les 23 centièmes de la puissance totale est de 17,30 fr par kilowatt. Dans 64,4 p. 100 des installations on emploie des instruments enregistreurs.
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- I.e prix de revient de l’équipement électrique complet comprenant génératrices, tableaux, conducteurs, etc., est de 95 fr par kilowatt.
- Le prix de revient de la station complète à l’exception du terrain est de 376,35 fr par kilowatt. Ces chiflres sont calculés d’après les renseignements se rapportant à une puissance totale de 10050 kilo-
- Le prix de revient du kilomètre de voie se décom-
- Matériaux.............. 21 230 42 500
- Main-d’œuvre........... 9625 19250
- Pavage (matériaux et main-d’œuvre.) .... 19375 38 75°
- Totaux.......... 50250 ,00500
- Ces chiffres se rapportent à des voies posées partiellement sur le sol nu, partiellement sur ballast.
- Les fils de trôlet, généralement suspendus au moyen de fils transversaux, sont pour la plupart d’un diamètre de 8,254 mm. Les poteaux sont pour un tiers en fer et espacés de 30 à 33 m; pour un autre tiers partie en fer partie en bois tt espacés de 35 à 36 m. Quelques installations dont la puissance représente 22,5 centièmes de la puissance totale ont 45 feeders aériens non isolés ; d'autres dont la puissance équivaut à 23,2 centièmes ont 125 feeders isolés. Le prix de revient par kilomètre de l'installation aérienne en supposant les poteaux en fer est de :
- Matériel.................. 7265 8775
- Main-d'œuvre............... 565 1 130
- Totaux............. 7830 9905
- Le prix du matériel doit être réduit au tiers et la main-d’œuvre à la moitié des chiffres indiqués ci-dessus lorsqu’on utilise des poteaux en bois.
- Les installations représentant 83,5 centièmes de la puissance totale possèdent 1197 voitures fermées, 1008 voitures ouvertes et 75 voitures convertibles. Le nombre moyen des voitures en usage chaque jour est de 908. Le prix d’une voiture fermée varie de 4 5<io à 6 000 fr ; celui d’une voiture ouverte de 3 000 à 4 000 fr ; le prix d’achat d’un truck simple est compris entre 875 et 1 250 fr ; celui d’un truck double et à « maximum traction » entre 1 575 et 2 125 fr.
- Les moteurs employés sont du type G E 800, Walker n3 5, Westinghouse nù 3 ; à l’exception de 28 voitures qui possèdent 4 moteurs, les autres n’en ont que 2 ; la puissance des moteurs est de 25 à 50 chevaux. Leur prix de revient, installation comprise,
- varie entre 3500 et 5000 fr, suivant la grandeur.
- i.e prix total d’une voiture automobile comprenant la caisse, le truck, les moteurs et tous les autres accessoires est en moyenne de 8500 à 12500 francs pour les voitures fermées ; de 7 qqo à 10 350 fr pour les voitures ouvertes; de 11875 fr pour les voitures convertibles.
- Les 23,2 centièmes de la puissance sont produits avec du charbon coûtant de 5,35 fr à 6,25 fr la tonne, 6 centièmes avec du charbon bitumineux à 18 fr ia tonne et du menu à 11,75 fr la tonne, 18 centièmes avec des menus bitumineux à 3 fr et 3,50 la tonne. I.e s 49.70 centièmes de ia puissance correspondent à une quantité d’énergie de 79480 kilowatts-heure. Le prix de revient du kilowatt-heure calculé d’après les données relatives à une puissance représentant 42 p. 100 de la puissance totale, est de 0,0466 fr, comprenant 0,03 pour le charbon, 0,0005 pour l'eau, 0,0135 pour la main-d’œuvre, 0,00265 pour les réparations.
- Le prix de revient de l'exploitation est de 0,36 fr par voiture-kilomètre y compris, énergie motrice, entretien des voitures et des voies, salaires, assurances, etc., mais non compris l’intérêt et l’amortissement du capital engagé.
- Combinateur série-parallèle Short à soufflage magnétique. — D’après la courte description que Industries and Iron donne de cet appareil dans son numéro du 20 octobre ce combinateur, imaginé par le professeur Short et construit par MM. Dick, Kerr and C°, différerait des combinateurs à soufflage magnétique généralement en usage en ce que le champ magnétique soufflant l’arc, au lieu d’être produit par un électro-aimant, est produit par un goiénoïde. .Cette substitution a l’avantage de diminuer considérablement les risques de rupture de l’isolant du circuit car, le coefficient de self-induction d’un solcnoïde étant beaucoup moins grand que celui d'un circuit d'électro-aimant, l'extra-cou-rant qui prend naissance au moment de la rupture de l’arc a une tension bien inférieure dans un soié-noïde sans noyau que dans le circuit d’un électroaimant.
- Le solénoïde consiste en une spirale de ruban de cuivre isolé avec de l’amiante, ayant environ 7,5 cm de diamètre et 1 cm d’épaisseur, au -centre de laquelle est un trou de 3,2 cm de diamètre. Entre chaque balai de contact du combinateur se trouve un disque de ce genre, maintenu par l’isolant qui
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- sépare les balais. Les extrémités du ruban de chaque disque sont reliées aux extrémités des deux solénoïdes adjacents. L’ouverture centrale de chacun d’eux est placée en face du contact, du balai et du plot correspondant porté par le cylindre du combinateur.
- Depuis deux ans qu’il est en usage, ce combinateur a donné satisfaction, même pour des équipements électriques correspondant à des puissances de 6oo chevaux.
- Les omnibus-tramways de Siemens et Halske. -- La Elektrotechnische Zeitchrift du 21 septembre {t. XX, p. 671) donne la description d’une voiture construite par Siemens et Halske, qui semble être une nouveauté dans la traction électrique ; elle peut indifféremment circuler sur les routes ou suivre les rails d’un tramway électrique ordinaire. A cet effet la voiture est munie de deux roues supplémentaires placées devant les roues de devant et destinées à servir de gnides. Le courant envoyé par la ligne sert à actionner les moteurs et à charger les accumulateurs : ces derniers entrent en jeu lorsque l’omnibus quitte les rails et continue son parcours comme voiture automobile.
- On a reproché à ce système d’amener les compagnies d'omnibus à utiliser des voies qui sont souvent la propriété d’autres compagnies. Ce reproche n’est pas sérieux, car dans les grandes villes le réseau des tramways électriques appartient non pas à une seule mais bien à plusieurs compagnies qui toutes chercheront, par des arrangements avec la compagnie d’omnibus à se ménager des correspondances favorables. Un petit nombre de lignes suburbaines pourra ainsi servir à amorcer un grand nombre de lignes d’omnibus car les accumulateurs suffiront amplement à la traversée des villes.
- La résistance à la traction se trouve sensiblement diminuée par ce mode d'exploitation : dans les faubourgs où le terrain est souvent mauvais, la voiture emprunte les rails; au centre où le sol est bien meilleur. la résistance à la traction n’est que de 1,5 à 2 fois plus grande que sur les rails.
- Le mode de charge employé pour les accumulateurs permet de réduire au strict nécessaire le temps d’arrêt de chaque voiture à l'extrémité de la ligne : on évite ainsi l’cncombrcmcnt qui se produit en ces points avec les autres systèmes de charge et on réduit lé nombre des voitures en service.
- Les roues de devant ont 1 m de diamètre, celles I
- de derrière 1,10m. La distance entre les points de contact d'une paire de roue avec les raiis est de 1,425 m, soit 10 mm de moins que la distance normale des rails. Les deux petites roues placées sur le devant sont portées par un léger essieu porté par deux supports qui pivotent autour de llessieu de devant de la voiture. De puissants ressorts maintiennent ce système appliqué contre la voie, de sorte que les roues 'directrices ne peuvent pas s’échapper dans les courbes. Ce résultat a meme été atteint dans des parîours forcés, faits à raison de 30 km à l'heure. Lorsque la voiture quitte les rails, ces roues directrices sont surélevées de 10 cm. Les’roues d’arrière n’en sont pas pourvues car c’est seulement dans les plus fortes courbes que le milieu de l’arrière-train tend à s’écarter du milieu de la voie de quelques centimètres.
- La caisse de la voiture repose sur de grands ressorts plats supportés par les essieux; pour forcer l’essieu d'arrière à rester normal à la voie, on a disposé latéralement deux barres qui le maintiennent contre la caisse.
- On n'a pas jugé à propos d'employer un bâti «spécial ; car dans les rues pavées en pierre toutes les parties qui ne sont pas supportées par de très bons ressorts sont soumises à de très fortes trépidations qui les détériorent rapidement. La voiture contient 15 places assises, fi debout sur la plateforme d'arrière, celle d’avant étant réservée au conducteur.
- La direction de la voiture est obtenue au moyen de la rotation de i'avant-train. Le pivot de direction repose sur sa crapaudine par l’intermédiaire de billes: le conducteur pourrait ainsi diriger facilement la voiture avec un volant de 50 cm de diamètre’ quoique l’essieu de devant ait 3 tonnes et demie à supporter. On a cependant préféré mettre une transmission entre le volant et le pivot de direction pour éviter que les roues n’arrachent le volant des mains du conducteur, en venant heurter un obstacle.
- Le frein mécanique n’agit que sur les roues de derrière. Le freinage électrique, consistant à mettre l’induit en court-circuit ou à renverser le courant, agit au contraire sur les quatre roues ; il est commandé par ie levier du contrôleur.
- Les quatre roues sont donc commandées chacune par un moteur séparé. Cette complication est rachetée par de sérieux avantages^ Sans parler de la réserve importante que présentent un ou plusieurs des moteurs en cas d’une avarie aux autres,
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- il faut citer ce fait qu'en temps de neige ou de verglas ie service de l'omnibus peut se continuer sans craintes. Les quatre moteurs sont couplés en parallèle et prennent indépendamment l'un de l’autre le courant nécessaire à leur couple moteur. Dans le cas le plus défavorable les 4 roues se mettent à patiner. Si au contraire les moteurs étaient deux à deux en série ou si l’on employait un différentiel l’une des roues qui a le moins d'adhésion pourrait patiner tandis que l'autre continuerait à rouler, mais alors le courant et par suite le couple-moteur diminuent pour les deux roues et la voiture ne pourrait pas démarrer. Les moteurs de derrière sont automatiquement mis hors circuit quand l’avant-train a tourné d’un certain angle ; on peut ainsi tourner l'essieu de devant de 9o'? et exécuter une rotation sur place. Chaque moteur est de 4 chevaux, 350 V, 550 t:m. Iis donnent ensemble à la jante un effort de traction de 2 000 kilogrammes. Les rapports de transmission sont de 1 : 7,5 pour les roues de devant et de 1 : 8 pour celles d’arrière. Les deux moteurs d’un essieu sont réunis par une forte traverse et peuvent tourner autour de l’essieu.
- Le couplage des moteurs pour la marche avant, le freinage par court-circuit ou renversement de courant et la marchearrièrcs’obtiennent avec le con-trôleur par l’intermédiaire d'une seule manette. Les différentes vitesses s’obtiennent par la mise en série ou en parallèle des divers moteurs ou groupes de moteurs. L’interrupteur est à soufflage magnétique de l'arc et l’on peut compter sur une parfaite sécurité jusqu’à 50a V.
- Le courant est amené au fil aérien par l’archet Siemens, de là il traverse successivement un para-foudre adapté sur le toit de la voiture, un plomb fusible, un coupe-circuit automatique disposé sur le toit de la plate-forme de devant, un autre coupe-circuit sur la plate-forme de derrière, puis les moteurs ou encore les accumulateurs protégés par d’autres plombs. Le retour se fait par les rails. Les rayons des roues étant en bois on a dû établir des connexions métalliques entre les moyeux et les jantes.
- Lorsque la traction sc fait par accumulateurs, l'archet est automatiquement séparé de la batterie : un fil téléphonique tombant sur la voiture au moment où elle passe sur des rails pourrait sans cela fermer accidentellement le courant de la batterie. Les éléments Hagen, au nombre de 200, sont enfermés dans des boîtes en ébonitc : leur capacité est calculée de manière à suffire à 6 km de traction
- automobile. Ils sont logés sous le siège du conducteur et sous les banquettes. Le poids de la batterie est de 1500 kg pour une voiture pesant 6500 kgs
- Voici un extrait du procès-verbal d’une épreuve qui fut faite le 21 avril 1899, de trois heures trente-cinq à cinq heures vingt-un. sans interruption, sur rails, asphalte et pavé : comme on se proposait surtout de déterminer l’énergie moyenne consommée on notait de temps en temps les indications d'un wattmètre.
- Expériences do télégraphie sans fil entre Cha-monix et le Mont Blanc. — MM. Jean et l.ouis Lecarme viennent de communiquer à l'Académie des sciences (Comptes rendus, t. CXXIX, p. 589) les résultats des expériences qu’ils ont faites du 15 au 25 août, entre Chamonix (Observatoire Vallot, altitude 1000 m) et le Mont-Blanc (Observatoire Vallot, station des Bosses, altitude 4350 m), stations distantes de 12 km à vol d’oiseau-
- Le but de ces expériences était de savoir : i° si la télégraphie sans fil est pratiquement possible en. montagne ; 2U si l'électricité atmosphérique ne nuirait pas aux communications ; 3Ù si le rôle du fil de terre persiste malgré l’absence d’eau à l’état liquide sur le sol; 40 si l’on'pourrait étudier par ce moyen des orages situés à de grandes distances (ce quatrième point n'a pu être élucidé, le temps n’ayant pas été favorable.
- Le poste transmetteur, établi à Chamonix, se composait d'un transformateur à haute tension, actionné directement par le courant continu d’une dynamo de 50 volts, interrompu par un trcmblcur de Neef. Un manipulateur à contacts de platine permettait d’envoyer à volonté le courant dans le primaire du transformateur, qui donnait dans ces conditions des étincelles de 18 cm entre les deux points. Cette longueur d'étincelles se trouvait ré-
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- duite à 2 cm lorsque les pôles du transformateur étaient réunis l'un au sol, l'autre au mât; celui-ci se composait d’un fil de cuivre de 2,5 mm, fendu obliquement à 30° environ sur une longueur de 25 m. L'oscillateur était un oscillateur à boules de 2 cm de diamètre fonctionnant dans l'air.
- Le poste transmetteur, construit par les auteurs de manière à le rendre portatif et aussi léger que possible, était installé à la station des Bosses. Il comprenait un radioconductcur à limaille d’or très sensible, prêté par M. Branly, une pile sèche (E— 1.6 volt) et un relai télégraphique. Celui-ci commandait une sonnerie à un coup, un frappeur et un galvanomètre. Le frappeur était disposé de façon à interrompre automatiquement le courant traversant le radioconducteur, avant le choc; ce-iui-ci se produisait de bas en haut sur le support du tube. Grâce à cette disposition, un faible choc suffisait pour décohérer la limaille et la sensibilité du radioconducteur demeurait identique pendant toute la durée des expériences. L'appareil ainsi disposé est sensible, sans mât ni fil de terre, à une étincelle de 1 mm de longueur éclatant à une distance de 100 m, donnée par une petite bobine. Le poste était placé à l'intérieur de l’observatoire et préservé de toute perturbation extérieure par l'enveloppe de cuivre dont est revêtu le bâtiment; pendant un violent orage, l’action de la foudre était nulle à l’intérieur de l'observatoire, malgré les ouvertures dues aux fenêtres. La mise au sol était établie par la communication avec les paratonnerres : le mât se composait d'un fil de fer isolé placé parallèlement à celui de Chamonix et tendu entre le refuge Yallot et un poteau plante dans la neige sur la paroi nord de la Grande-Bosse; ce fil était relié à l’observatoire par un conducteur isolé de 50 m de longueur. Les deux postes étaient visibles l’un de l’autre et des signaux optiques permettaient la vérification des expériences par le beau temps.
- Voici les résultats obtenus :
- i1' Les expériences ont eu lieu tous les jours à n heures du malin jusqu'au 25 août. Les signaux n'ont été bien nets que pour un écartement des boules de l'oscillateur égal à 2 cm.
- L’absence d’eau à l’état liquide n’a pas empêché les communications.
- 3° Des nuages interposés entre les deux postes n’ont pas empêché les signaux.
- 4U L’élcctricité atmosphérique, bien qu’ayant fait fonctionner l’appareil à plusieurs reprises, n‘a pas
- produit une action capable de nuire à la télégraphie pratique.
- 5° Nous avons observé également que le fonctionnement de l’éclairage électrique à Chamonix agissait avec intensité sur l’appareil et que, pendant toute la durée de l'éclairage, il était impossible de communiquer. La lumière électrique est fournie par une dynamo à courants triphasés ^ = 2500 volts); le circuit primaire étant fermé sur lui-même sans production d’étincelles, il semble aux auteurs possible d'opérer avec un autre dispositif que celui qui a été adopté par M. Marconi.
- Application de l’électricité au chauffage et à la cuisine dans un hospice canadien. — Dans YÉclai-rage Électrique du ior février 1896 (t. VI, p. 239), se trouvait signalé un projet d'installation de chauffage électrique dans un hospice, dirigé par les Carmélites, alors en construction sur la ligne canadienne du Niagara. Cette installation est maintenant exécutée, du moins partiellement et The Klectrical World du 22 juillet dernier en donnait une description détaillée d’où nous extrayons les renseignements qui suivent :
- L'énergie électrique est transmise de la station génératrice de Niagara Falls Park and River Rail-way de la Canadian Niagara Power Company située à un peu plus de 3 km de l’hospice, sous forme de courants triphasés à 2 200 volts. Deux transformateurs Westinghouse de 30 kilowatts et un transformateur General Electric de 25 kilowatts placés dans une petite construction, située à 50 m de l’hospice abaissent ta tension à no volts. De ce poste de transformation les courants triphasés à basse tension sont conduits par une ligne souterraine à deux tableaux de distribution situés dans le sous-sol de l’hospice; l’ua de ces tableaux sert au contrôle de deux des phases qui alimentent les appareils de chauffage des diverses pièces des bâtiments; l'autre sert pour la troisième phase employée pour l’cclairage, la cuisine et le chauffage de l’eau.
- Le chauffage des salles s'effectue au moyen de radiateurs d’une puissance de 4 chevaux ; 9 de ccs radiateurs sont placés dans un corridor de 36 m de longueur, 3 m de largeur et 4,50 m de hauteur ; 11 autres sont placés dans n dortoirs ayant 3 m sur 4 et 4,50 m de hauteur; enfin quelques autres servent à chauffer la salle à manger, l'office et la
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- salle de réception. Une puissance totale de 75 chevaux peut être employée à ce chauffage.
- L'installation d’éclairage comprend 200 lampes à incandescence de 16 bougies. La puissance de 25 chevaux afférente à cette partie de l’installation est employée pendant la journée à la cuisine et au chauffage de l’eau.
- Dans la cuisine se trouvent un gril et trois fours électriques. Le gril a une surface radiante de u,54 dm-, chaque décimètre carré consommant 1,5 ampère environ. Deux des fours consomment 23 ampères; le troisième, plus grand demande 50 ampères.
- A l’office se trouvent trois grandes bouilloires et un réchaud. Les bouilloires ont chacune une contenance de 22,5 litres; l'une sert à faire le café, l’autre à faire le thé, la troisième à chauffer l'eau nécessaire à la confection du thé et du café.
- Dans le sous-sol près des tableaux de distribution sont situées deux chaudières, l’une de 1 800 litres, l’autre de 67? litres- La première sert à chauffer l’eau nécessaire aux lavages et aux bains, la seconde fournit l’eau chaude pour la cuisine. L’une et l’autre exigent un courant de 125 ampères. Elles sont recouvertes d’une couche d’amiante de 7 cm d’épaisseur avec la grande chaudière; l’eau peut être portée de 15° à 100" en six heures, lorsque l'intensité du courant est maximum.
- f/énergie nécessaire à l’éclairage et à la cuisine est payée 125 fr par cheval-an; celle utilisée pour le chauffage des salles n’est payée que 25 fr le chc-val-an. Ce bas prix résulte de ce que ce chauffage n’a lieu que pendant l'hiver précisément au moment où l’énergie requise par les lignes de tramways alimentées par la station est minimum.
- Installations de chauffage électrique dans une fabrique de chapeaux américaine. — Une seconde installation, encore plus importante que la précédente, car sa puissance est de 250 chevaux et elle fonctionne d’une manière continue, a été récemment faite dans une fabrique de chapeaux d'Orange Valley (Jersey). Le Génie Civil du 21 octobre en donne, d'après The Klectrical World du 2 septembre, la description suivante :
- Le chauffage électrique présente deux avantages essentiels ; les pertes de chaleur peuvent, dans l’application, être réduites au mininum : et la localisation et le réglage de l’élévation de température peuvent être obtenus beaucoup mieux qu’avec tout
- autre système. Ce sont précisément deux points de grande importance dans la fabrication des chapeaux.
- Cette fabrication exige, en outre, deux températures différentes : une température relativement peu élevée pour les operations préliminaires, et au contraire, une température élevée pour les outils finisseurs. Dans l’installation en question, cette dernière température est fournie par l’électricité, tandis que la vapeur d’échappement des machines actionnant les dynamos est utilisée pour le chauffage dans toutes les opérations où elle suffit à fuurnir la température requise. La vapeur d’échappement se condense ainsi en totalité en produisant un travail utile, et, en hiver, ie chauffage dessaiies se fait à la vapeur vive.
- L’installation électrique se compose d’une dynamo Crocker-Wheeler de j 50 kilowatts, et d’une dynamo de réserve de 60 kilowatts, capable, en cas de besoin, d’assurer l’éclairage des salles. Le voltage de la dynamo principale est de 125 volts, et son débit moyen de 1200 ampères : mais le matin, au moment de la mise en route, il monte souvent à 1600 ampères. Les salles sont éclairées par 800 lampes à incandescence de 16 bougies et 20 lampes à arc en vase clos.
- A l'exception de 100 Chevaux transmis directement à des machines placées près de la salle des moteurs, toute l’énergie est distribuée électriquement.
- Pour mieux faire ressortir la façon dont l’électricité a permis de satisfaire à toutes les exigences, l’auteur de l'article donne d’ailleurs un aperçu de la fabrication des chapeaux. Il explique comment les différents fers, chauffés primitivement au gaz ou à l’aide d’un bloc chauffé qu’on y insérait sont maintenant chauffés électriquement ; il montre que ce nouveau système permet d’obtenir une température bien réglée , toujours la même pour la même opération, et sans que l’ouvrier soit gêné par la chaleur qui se trouve localisée au point voulu, presque sans rayonnement extérieur.
- Antérieurement on brûlait 8 tonnes de charbon par jour; actuellement pour une production supérieure d’un tiers, on en brûle 10 tonnes. O11 consommait en outre, 1 ooo fr de gaz par mois; et le chauffage des blocs que l’on insérait dans les fers, coûtait 50 fr par jour. Il faut encore ajouter que le nombre des chapeaux détériorés au cours de la fabrication est beaucoup moins grand avec le chauffage électrique, et que les ouvriers n’étant pas incommodés par la chaleur, produisent davantage.
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- Ampoule radiographique à anticathode froide. — Avec les ampoules ordinaires l’intensité du faisceau de rayons X se trouve limitée par la nécessité d'employer des décharges assez peu puissantes pour ne pas fondre l’anticathode. Pour obvier à cet inconvénient on a cherché à construire des ampoules avec anticathodes refroidies ; malheureusement la construction de ces ampoules est difficile.
- A la séance du 16 octobre de l’Académie des Sciences, MM. AbelBuGuur et Victor Chabaud présentaient une ampoule munie d'une anticathode refroidie d’une construction suffisamment simple pour pouvoir être réalisée pratiquement.
- Le disque de platine formant l’anticathode est soudé à l’extrémité d’un tube de platine; cette extrémité est taillée en sifflet de manière à ce que. l’axe du tube de platine coïncidant avec celui de l’ampoule, l'aniicathode se trouve inclinée deqj" sur cet axe; l'autre extrémité du tube débouche en dehors du tube et est mise en communication avec un petit réservoir rempli d'eau. Le tube de platine est entouré d'un tube de verre ayant pour objet d’éviter l'action de l'induit inverse de la bobine sur le tube métallique; ce tube de verre est soudé, d’une part au tube de platine près de l’anticathode, d’autre part au verre de l’ampoule.
- L’anticathode, se trouvant ainsi en contact par l’une de ses faces avec une certaine masse d’eau ne peut prendre une température supérieure à celle de l’ébullition de l’eau. On peut d'aiileurs maintenir cette température à quelques degrés seulement au-dessus de celle de l’eau : il suffit de provoquer une circulation continue de l'eau en plaçant suivant l’axe du tube de platine un tube de moindre diamètre par lequel arrive un courant d’eau qui sort par l’espace annulaire.
- L’état de vacuité d’uue ampoule de ce genre ne subit aucune modification pendant le fonctionnement. On peut donc obtenir et maintenir la plus haute puissance de la source de rayons X en conservant. au faisceau de radiations la composition qui convient le mieux à chaque application particulière de la radiographie ou de la radioscopie.
- Pression qui s exerce sur un radiomètre. — Riecke (TTz<?:i. Ann., t. LX1X, p. 119-194, sept. 1899) dans un travail déjà ancien (1877), avait trouvé pour cette pression des nombres 40 à 60 fois plus grands que ceux déterminés récemment par Donle [Écl. Êlect., t. XX, p. 523).
- Cette différence s’explique d’abord par une erreur de calcul commise par Riecke, et dont la rectification ramène ce rapport à 4 ou 6 fois. Cet écart provient de l’estimation du moment d'inertie du radio-mètre; Donle mesure au contraire cette quantité. En déterminant après coup les moments d'inertie des radiomètres qu’il avait employés, Ricckc obtient en calculant denouveaulesrésultats de ses anciennes expériences, des nombres dont l'ordre de grandeur est le même que celui des nombres trouvés par Donle. M. L.
- Décharge de l’électricité, à travers les gaz raréfiés, par un charbon rendu incandescont par le courant : courant entre deux charbons incandescents ; courant à travers un gaz raréfié chauffé. — Stark {Wied. Ann., t. 1XV1H, p. 919-948, août 1899) a étudié la déperdition de l’électricité par la surface d’un charbon incandescent, en se servant d’une lampe à incandescence. Le filament de la lampe, à froid, est attiré indifféremment par un bâton de verre Frotté (positif! ou par un bâton de résine (négatif). Quand la température s'élève, l'attraction par le bâton de verre diminue de plus en plus : au rouge, le filament n’est plus attiré que par la résine : la lampe est devenue sensible, au rouge vif, il n’y a plus d’attraction du tout.
- Ces phénomènes s'expliquent par l’influence électrostatique et la déperdition de ces charges par la surface du filament, si on admet la proposition suivante : la différence de potentiel sous laquelle se fait la déperdition à la surface du charbon diminue quand la température s’élève, mais elle diminue incomparablement plus pour l'électricité négative que pour l'électricité positive.
- Si on dispose dans l'ampoule d'une lampe une électrode métallique, reliée par l'intermédiaire d’un galvanomètre à l'un des pôles de la batterie qui alimente la lampe, le galvanomètre indique l’existence d'un courant. Ce courant «"dans le gaz » est dû à la déperdition de l'électricité par la surface du filament : il est incompatible, ainsi qu'il résulte de l’expérience, avec la sensibilité de la lampe. En effet, quand la lampe est sensible, c’est que le gaz de l'ampoule se comporte comme un diélectrique ; quand on observe le courant»' dans le gaz», c'est que le gaz est devenu conducteur.
- •Ces phénomènes de décharge ne tiennent pas à i'élévation de température du solide, mais à celle du gaz : la résistance opposée par celui-ci à la déper-
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- dition de l'électricité diminue quand la température s'élève, la déperdition se produit donc sous une différence de potentiel de plus en plus basse et il est vraisemblable que vers 2000", le gaz est devenu conducteur au sens propre du mot, c'cst:à-dire laisse passer l’électricité sous une différence de potentiel aussi petite que l’on veut : au-dessous de 2000°, le gaz peut aussi acquérir la conductibilité sous l’action d’un champ électrique. Mais il est difficile d’expliquer pourquoi la décharge est unipolaire, c’est-à-dire se fait beaucoup plus facilement dans un sens que dans l’autre.
- Stark a recherché aussi comment variait le courant qu’on observe, comme il est dit ci-dessus, entre le filament d’une lampe à incandescence et une électrode métallique placée dans l’ampoule. Ce courant est toujours beaucoup plus intense quand il est dirigé de l’électrode métallique au filament (courant négatif]; la conductibilité que manifeste ainsi le gaz de l’ampoule subsiste quelques instants après que la lampe a été éteinte.
- L'intensité de ce courant dépend essentiellement du degré d’incandescence du filament : elle aug mente avec cette incandescence, quel que soit d'ailleurs le sens du courant; à un moment déterminé, elle croît brusquement, à peu près quand le filament passe du rouge au blanc.
- Entre deux électrodes métalliques placées à l’intérieur de l'ampoule, on constate aussi l’existence d’un courant. Il faut en conclure que des courants circulent, a travers le gaz raréfié, entre les divers points du filament. Ces courants contribuent à communiquer au gaz la conductibilité qu’on observe alors que la température 11’est pas assez élevée pour produire seule cette conductibilité.
- tin intercalant une batterie d’accumulateurs dans le circuit des deux électrodes parasites, on peut étudier la variation du courant « dans le gaz » avec la force électromotricc. Quand on augmente cette force électromotrice, l’intensité du courant négatif augmente; celle du courant positif aussi, mais très inégalement.
- Le courant « dans le gaz » est discontinu quand la lampe fonctionne normalement ; mais quand le filament est devenu très chaud,de gaz acquiert une conductibilité plus grande et le courant devient continu. En réalité, le courant représente une succession de décharges entre le charbon incandescent et l’électrode; si le courant négatif est plus intense, c’est parce que l’électricité négative se perd plus facilement à la surface du charbon.
- L’intensité du courant qui passe entre-deux électrodes disposées symétriquement'par rapport.au filament est en général indépendante du sens de ce courant (courant bipolaire) ; elle croît avec la température, lentement d’abord, puis très rapidement. Quand on augmente la force électromotricc dans le circuit de ce courant, il donne souvent naissance à
- Le gaz chaud possède la conductibilité non seulement dans le sens longitudinal, c'set-à-dire dans le sens où circule le courant, mais aussi dans le sens transversal, comme le montre l’expérience suivante :
- Deux électrodes placées dans l’ampoule d’une lampe, sur l’axe de la boule, sont reliées aux pôles d’une batterie et un galvanomètre est inséré dans le circuit ; deux autres tiges sont disposées devant l’une des électrodes et font partie d'un autre circuit renfermant aussi une batterie et un galvanomètre. Le courant passant entre ces deux tiges (courant transversal) est perpendiculaire au courant passant entre les deux électrodes (courant longitudinal). Quand on établit le courant longitudinal, l’intensité du courant transversal augmente ou diminue de plusieurs centièmes, suivant que l'électrode près de laquelle passe le courant transversal est anode ou cathode. Cet effet peut s’expliquer ou bien par l’influence électrostatique de la cathode ou de l’anode, retardant ou favorisant la décharge entre les tiges, si on admet que les courants dans le gaz sont formés par une succession de décharges; ou bien, si on admet que le gaz est assez chaud pour avoir une conductibilité permanente, parce que dans le voisinage de l'anode ou de la cathode, la concentration des particules conductrices varie ; elle augmenterait à la cathode et diminuerait à l'anode.
- L'intensité du courant bipolaire augmente à peu près proportionnellement à la force clectromotrice introduite dans son circuit ; cependant, elle ne s'annule pas avec cette force électromotrice, par suite des différences de potentiel qui existent entre les différents points du filament. M. L.
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- L’Éclairage Électrique
- REVUS HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques ^
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l'Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- LES TRANSPORTS D’ÉNERGIE A HAUTE TENSION AUX ÉTATS-UNIS
- Le moyen d’augmenter toujours davantage le rayon d’activité des usines génératrices, reste un des problèmes capitaux de l’électro-technique.'
- La solution de cette importante question est comme on sait intimement liée à celle de l’emploi des hautes tensions ; le poids de cuivre d’une ligne, à. puissance transmise et à perte consentie égales, étant inversement proportionnel au carré de la tension de transmission, si l’on fait abstraction des pertes résultant de défauts d’isolation de toutes sortes, soit des conducteurs avec la terre, soit des conducteurs entre eux.
- Or, jointes aux difficultés rapidement crois-, santés de construction des appareils à haut voltage, ces pertes dans la ligne constituent la limite pratique des hautes tensions et par conséquent des transports a grande distance.
- Il est en effet aisé de se rendre compte que si d’une part l'économie de cuivre croît rapidement avec la tension employée, d’autre part les difficultés d’isolation croissent en quelque sorte avec une égale et même une
- plus grande rapidité. Il suffît de considérer dans une première approximation la résistance d’isolation comme indépendante du voltage pour voir que la puissance consommée par des défauts d’isolement, est, toutes choses égales d’ailleurs, proportionnelle au carré du voltage (et cela indépendamment des nombreux inconvénients qui. peuvent en résulter pour le service de défaut d’isolation).
- En réalité la résistance d’isolation d’une „ installation à très haute tension diminue à mesure que la tension s’élève, de sorte que l’on peut affirmer que.la perte d’énergie par défaut d’isolation croît plus • rapidement que le carré de là tension employée,' ou que la diminution du poids de cuivre.
- Les expériences capitales effectuées aux États-Unis et décrites par M.. Scott.(1) l’an dernier ont montré.que la limite'des hautes tensions pourrait être encore considérablement reculée.
- (') Transactions of the Ame/ican Instituts of Electricaî Engi-neers t. XV, 1898.
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- Elles méritent donc tout particulièrement d’attirer l’attention du monde électrotechnique au double point de vue des perfectionnements considérables apportés à la construction des appareils à haute tension et à celui du fonctionnement des lignes, dans ces conditions.
- Depuis les expériences de Lauen Franck-fort qui avaient ouvert l'ère des transmissions à très haut voltage, aucun essai industriel ne mérite davantage d'attirer l'attention des électrotechniciens. Nous croyons donc bien taire d’en donner aux lecteurs de IJ Eclairage Electrique une analyse quelque peu détaillée en y ajoutant quelques considérations sur divers points.
- Depuis plusieurs années, des recherches avaient été entreprises par la Westinghouse Electric and Manufacturing Company afin de déterminer les conditions nécessaires à l’emploi de très hauts voltages.
- Cette Compagnie dut à cet effet étudier de nouveaux types de transformateurs de grande dimension ainsi que des modèles spéciaux’ d’isolateurs de ligne. Car il était probable que des phénomènes et des difficultés imprévues se produiraient à ces haute voltages et il était nécessaire de déterminer préalablement les conditions nécessaires pour les surmonter.
- Des isolateurs de forme et de dimensions nouvelles furent donc fabriqués et essayés afin de déterminer la perte de courant et la limite de voltage à laquelle ils étaient brisés.
- En outre, toute une catégorie de phénomènes relatifs aux pertes d'énergie entre les fils à travers l’air a fait l’objet d’expériences fort intéressantes dont les résultats ne sont pas les moins importants.
- Ces essais ont montré clairement que la lumière et le son strident émis par les conducteurs a haut voltage, donnaient lieu à des pertes d’énergie qui peuvent surpasser beaucoup en importance celles provenant de courants dérivés à la surface des isolateurs, pertes qui généralement sont seules prises en considération.
- Quant aux essais même de transport de force, ils ont été effectués en collaboration avecM. L.-L. Nunn, àTelluride. Il s'agissait d’actionner un moteur par une ligne à haut voltage.
- Des transformateurs élévateurs et abais-seurs de tension furent construits et envoyés à Telluride, et la puissance nécessaire au fonctionnement d’un moteur de ioo chevaux put être transmise à des voltages supérieurs à tous ceux qui avaient été jusque-là employés industriellement.
- Des conditions exceptionnelles ont permis en même temps d’effectuer un grand nombre de mesures relatives au fonctionnement de cette transmission et cela sous des conditions de climat particulièrement défavorables. Ces résultats furent si satisfaisants que ia « Telluride Power Transmission Company « a récemment installé un transport fonctionnant industriellement à 40000 volts et que depuis lors les essais ont cré poursuivis systématiquement et progressivement et ont conduit à des résultats imprévus d’une importance à la fois théorique et pratique.
- i. Transformateurs à haut voltage. — La condition sine qua non d’un transport de force à haut voltage est naturellement le transformateur à haute tension. ; il est donc intéressant de dire quelques mots de l’évolution de cet appareil.
- Une première solution du problème avait été l’emploi de plusieurs transformateurs dont les circuits à haute tension étaient groupés en série. C’était en 1891 ; il s’agissait alors pour la Westinghouse Company d’un transport de force à 10000 volts seulement à San Bernardino et Pomona. Cette tension de 10000 volts était obtenue au moyen de 20 transformateurs de 500 volts chaque. L’avantage de ce dispositif, très coûteux d’ailleurs, était d’avoir une faible tension entre les diverses bobines du circuit à haute tension d’un même transformateur, tandis que l’isolation entre ces bobines et les autres parties du transformateur pouvait être plus
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- aisément assurée en ménageant à cet effet un espace que venait remplir l’huile dans laquelle baignait le transformateur.
- Lorsqu’il fut question d’obtenir de 30000 à 50 000 volts on ne se risqua pas d’emblée à faire un seul transformateur, mais 011 employa plusieurs transformateurs élévateurs donnant
- chacun de 10000 à 15000 volts, restant ainsi lidèle au principe précédent.
- Le circuit à basse tension des divers transformateurs recevait le courant d’un transformateur unique à plusieurs bobines dont chacune alimentait un des transformateurs élévateurs de tension.
- C’était un dispositil de ce genre qui fut employé pour obtenir les hauts voltages lors de. l’exposition de la Westinghouse C° à Chi-
- Enlin en 1894 on entreprit la construction d’un transformateur à haute tension de 200 kilowatts, isolé à l’huile. Ce transformateur était refroidi par l’eau circulant dans un tuyau immergé dans l’huile.
- L’essai ayant été couronné de succès, le type de ce transformateur fut adopté et a
- servi depuis de modèle, sauf en ce qui concerne le refroidissement par circulation d’eau qui n’est employée que pour les transformateurs de très grande dimension et qui a été perfectionné comme on le verra plus loin.
- Finalement, on bobina sur ce tvpe un enroulement pour 60 000 volts et le transformateur ainsi construit fonctionne encore actuellement après plusieurs mois de service dans’ des conditions variables et après de grandes périodes d’inactivité.
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- Comme on peut s’en rendre compte, l’établissement d’un transformateur unique de pareil voltage n'a pu se faire sans de nombreux essais et sans rencontrer de grandes difficultés; car à partir de io ooo à 20 000 volts le champ d’investigation était incertain et inexploré particulièrement en ce quiconcerne la façon dont se comportent les isolants industriels. Aussi cette évolu-
- été l’affaire de quelques semaines ou de quelques mois, mais de plusieurs années.
- Quant aux détails de construction même de ces transformateurs, nous n’avons à leur sujet que peu de renseignements. Nous empruntons néanmoins au catalogue de la Westinghouse C" les figures 1 à 5 relatives à un transformateur de 50 kilowatts, 60 000 volts, etun transformateur de 375 kilowatts, 15000 volts. Ces figures sont d’ailleurs fort instructives.
- Les figures 3 et 4 nous montrent que les bobines primaires et secondaires sont divisées en plusieurs bobines plates, comprenant par conséquent un grand nombre de couches,
- mais peu de spires dans chaque couche, et chaque bobine étant isolée séparément.
- Les avantages de cette construction sont : iü De répartir la force électromotrice totale entre les diverses bobines, et de réduire ainsi proportionnellement les différences de tension dans une même bobine ;
- 20 En augmentant le nombre des couches, par l’emploi de bobines pla-
- duit la différence de tension entre deux couches adjacentes ; ce qui est une conditiones-sentielie dans les transforma -teurs à haute tension.
- En outre la surface exposée au contact de l’huile est considérable et le refroidissement s’effectue dans de bonnes conditions.
- 3U Les enroulements à haute tension peuvent être connectés en série ou en parallèle de façon à obtenir divers voltages pour une meme puissance ;
- 4" En cas d’avarie à l'une des bobines, elle peut être aisément remplacée sans avoir à retourner le transformateur à la fabrique.
- Les sorties de fil viennent aboutir à une
- Fig. 3. — Caisse réfrigérante pour transformateur, 375 kilowatts, 15000volts (vue extérieure).
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- plaque de marbre; les bornes à haute tension étant placées à l'une des extrémités; celles à basse tension à l’autre extrémité du transformateur.
- L'huile employée pour l’isolation a, paraît-il, une conductibilité relativement grande pour la chaleur et a été étudiée tout particulièrement.
- Au point de vue des rendements les chiffres annoncés sont excellents. Le fer employé à leur construction aurait subi un traitement spécial ou serait d’une qualité particulière; de sorte que la perte par hystérésis serait petite et surtout invariable avec la durée du fonctionnement des transformateurs, contrairement au phénomène observé fréquemment.
- îsformateur, 50 kilowatts, 60 000 volt;
- dans nombre de transformateurs, qui après plusieurs mois de fonctionnement ont parfois une perte *par hystérésis presque double de celle constatée immédiatement après leur construction.
- Enfin la chute de tension même avec charge inductive du transformateur (alimentant un moteur par exemple) n’est pas indiquée, mais on nous dit qu’elle est très faible, ce qui est probable étant donné le type du transformateur.
- Disons maintenant quelques mots du refroidissement des transformateurs, cette question capitale sans laquelle il n’y a pas possibilité d’avoir de puissants transformateurs à haute tension, puisque la résistance de presque tous les isolants diminue considérablement a mesure que la température s’élève.
- De 10 à 100 kilowatts le refroidissement s’effectue automatiquement par l’intermédiaire de l’huile et de lacaisse à ailettes (fig. 5).
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- Pour des transformateurs de puissance plus élevée (ioo à 500 kilowatts) la West C° a créé depuis une année de nouveaux types de caisses auto-réfrigérantes permettant de supprimer les inconvénients et la complication d’une réfrigération artificielle avec de l’eau, souvent sujette à des interruptions accidentelles, dont les
- La matière des isolateurs doit d’abord évidemment présenter une résistance suffisante pour empêcher tout passage du courant a travers elle ; ensuite la ligne de fuite de l’isolateur doit être assez longue pour que le courant ne puisse passer le long de la surface extérieure de l’isolateur jusqu’à son
- uppo
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- peii
- Le dispositifde
- caisses est représenté figure 2 et figure 3. La surface extérieure de la caisse comme le montre la figure 2 est plane ; la surface rayonnante est obtenue au moyen de nombreux tubes placés dans la partie intérieure (fig. 3). Les tubes sont ouverts, en haut
- 1 bas
- agis
- delar la ré;
- sent comme autant de cheminées à air froid placées au sein de l’huile. La figure 5 représente la cage réfrigérante d’un transformateur de 150 kilowatts, 5000 volts.
- Tels sont les renseignements sur lesquels nous 'avons cru utile d’insister, attendu que jusqu’à présent, peu d’indications nous semblent avoir été publiées à cet égard.
- II. Les isolateurs à haute tension. •—Après le transformateur, c’est naturellement à la ligne et à ses supports isolants qu’il convenait d’apporter la plus grande attention.
- tance de la surface doivent donc être suffisamment élevées pour cm-pechertoute perte considérable d’énergie de ce chef.
- A ces conditions électriques
- Tellement de tenir compte des exigences mécaniques et il est enfin nécessaire que toutes ces conditions soient durables et que les isolateurs ne soient pas sujets à des détériorations pendant le
- Après de nombreux essais, par-milesquclsilcon-vient de mentionner l’essai d’un type d’isolateur suspendu destiné à être fixé sous la traverse (« under hung isolator ») les expérimentateurs ont finalement adopté la forme habituelle qui se prête mieux qu’on ne pouvait le prévoir pour les hauts voltages. Les principaux inconvénients de ces isolateurs suspendus étaient leur poids, leur encombrement et les difficultés pour assujettir le fil, bien que par ce dispositif, on réalise certains avantages théoriques. En particulier, le fil
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- étant placé plus bas que la traverse, la neige qui vient s’accumuler sur cette dernière -peut venir en contact avec l’isolateur, d’autre part, le fil au lieu d’ètre supporté par la partie supérieure de l’isolateur, qui constitue une surface souvent humide, fixé à la partie inférieure de l'isolateur c est la plus protégée et la plus sèche.
- Au point de vue de la matière même des isolateurs et de son homogénéité, les essa haut voltage ont révélé bien des imperfections dans la porcelaine, même lorsque celle-ci présente une belle surface polie. L’expérience a montré qu’il se trouvait souvent des fissures et des cavités intérieures que le courant tra-
- s fois on consta-e sable ou ; bre d'échantillons miogène ni con était poreuse
- ; aussi facilement îu de sucre, timidité pénétrant re de l’isolateur, cune garantie d’i it affirmer que les un critérium pré-1 de la porcelaine vent contribuer l
- versait -facilemcn tait la présence d impuretés. Enfin la porcelaine n’é pacte, ou bien 1 absorbait une gor que l’aurait fait comprend aiséme de la sorte dans celui-ci ne préser solement. En un . essais à haut vol deux de la bonne et que de pareils améliorer cette fa
- Dans tous les cas avant d’établir une ligne à haut voltage il est préférable d’essayer séparément tous les isolateurs dans des expériences pi'éliminaires, plutôt que d’avoir à essayer la ligne après construction, à rechercher les fautes et à changer les isolateurs défectueux.
- Quelques expériences ont été faites ensuite afin de déterminer approximativement la perte due aux isolateurs. Dans ce but 24 isolateurs étaient montés sur supports en bois. Un fil métallique représentant la ligne couvait le .long des isolateurs, fixé à leur partie supérieure, et un second fil, représentant la terre, reliait tous les supports en bois. Les deux fils étaient mis en rapport avec les .bornes secondaires du transformateur élévateur de tension, et l’on mesurait a l’aide d’un 1
- mètre placé dans le primaire du transformateur la puissance consommée d’une part lorsque les fils étaient connectés et d’autre part lorsque le transformateur marchait à vide. La différence donnait très approximativement la perte dansdes isolateurs.
- A 25 000 volts entre les deux fils, c’est-à-dire entre un isolateur et la terre, la perte était d’environ 2 watts par isolateur. Ce qui correspondait au cas d’une tension de 50000 volts entre les deux fils de transmission, d’une ligne.
- III. Pertes entre conducteurs à travers l’air. — Si l’on 11’avait à tenir compte que des pertes qui se produisaient par la surface plus ou moins conductrice des isolateurs de la ligne on pourrait le plus souvent les négliger vis-à-vis de la puissance totale généralement transmise. Mais comme nous l’avons dit il se produit entre les fils voisins à très haut voltage une perte à travers l’air qui peut être très considérable. Il importait donc de déterminer par quelques expériences préalables son importance ; et cette partie du travail est assurément une des plus originales et des plus intéressantes que nous rencontrons au cours de cette étude.
- Afin de pouvoir effectuer des mesures en faisant abstraction des pertes par les isolateurs, les expérimentateurs ont établi une ligne artificielle formée de 9 fils ayant chacun 60 pieds de long et distants de 4 pouces. Ces fils étaient tendus dans un plan horizontal et assujettis à chaque extrémité par des ficelles de plusieurs pieds de long de façon à obtenir une bonne isolation. Ils pouvaient être connectés de diverses manières; en outre, si on le désirait, on pouvait supprimer une ou plusieurs paires de fils. La dimension des fils correspondait à (n° iq B. S. jauge). L’expérience consistait à mener la puissance fournie au primaire du transformateur élévateur de tension au moyen d’un wattmètre d’abord, lorsque le secondaire était connecté avec la ligne artificielle et ensuite lorsque le transformateur marchait à vide, La différence des
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- deuxlcctures du wattmètrc donnait la mesure, sinon absolument exacte, du moins suffisamment approchée de la perte d’énergie entre conducteurs à travers l’air. En effectuant des mesures dans diverses conditions on pouvait alors construire les courbes représentant les pertes correspondantes.
- Les premières mesures de ce genre de perte d’énergie ont été faites le 26 février 1895. Les fils 1, 3, 5, 7, 9 étaient connectés avec l’une des bornes secondaires du transformateur et les autres fils avec l’autre borne. On appliquait alors des voltages progressivement croissants.
- Les expérimentateurs ont observé les faits • suivants :
- Un peu en dessous de 20000 volts les fils ont commencé à émettre un son strident et à devenir lumineux dans l’obscurité. Plus le voltage montait plus le son émis était intense et plus les fils entraient en vibration et devenaient lumineux; aux voltages les plus élevés ils étaient comme entourés d’une enveloppe de lumière bleue pâle dont le diamètre était plusieurs fois celui du fil même. Tout le long du fil on remarquait des points particulièrement lumineux, correspondant probablement à des brins de poussière ou à des places rugueuses de la surface du fil. Enfin l’air de la chambre fut en peu de temps chargé d’ozone. J’ai personnellement eu l’occasion d'observer maintes fois des phénomènes tout à fait semblables dans des expériences effectuées entre 20 000 et 60 000 volts. Des fils fins de o, 1 à 0,2 mm en ferro-nickel qui me servaient de fusibles entraient alors dans un'tel état de vibration qu’ils n’étaient plus visibles le jour et qu’ils étaient mécaniquement rompus au bout de peu de temps sans qu’il se soit produit le moindre courant anormal et sans que l’on puisse voir sur les parties rompues les moindres traces de fusion.
- Quant aux phénomènes lumineux, j’ai remarqué également qu’ils étaient d’autant plus apparents que les fils étaient plus rapprochés.
- La nature de la surface du fil a naturelle-
- ment une grande importance au point de vue des décharges lumineuses.
- Ayant d’abord expérimenté avec des fils recouverts d’une isolation à la soie, le phénomène lumineux était particulièrement intense, chaque petit fil de soie formant en quelque sorte un point de décharge. Pour éviter cette cause de déperdition j’ai alors employé des fils nus et j’ai remarqué également, comme les expérimentateurs américains, que chacun de ces points lumineux correspondait à une place rugueuse et qu’ils étaient particulièrement visibles aux places où le fil avait été tordu ou ployé. Revenons maintenant aux résultats des expériences effectuées aux Etats-Unis. La figure 7 représente les mesures
- effectuées en connectant tous les fils impairs à l’une des bornes secondaires du transformateur et tous les fils pairs à l’autre borne.
- Deux fréquences ont été employées (60 et 133). Comme on le voit les pertes à travers l’air représentées par les courbes (3) sont sensiblement indépendantes de la fréquence ; les
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- essais ayant dû être effectués avec des dynamos ayant des courbes différentes ne sont pas absolument comparables, mais ils montrent néanmoins que si la fréquence a quelque influence, cette influence est presque nulle.
- On remarque en outre que les pertes très petites en dessous de 18000 volts, croissent très rapidement à partir de cette tension jusqu’à 30 000 volts : il y a donc aux environs de i3'ooo volts et dans les conditions des expériences comme un voltage critique à partir duquel les pertes vont rapidement en augmentant. Dans ces expériences une longueur totale de 540 pieds seulement donnait lieu à une perte de 1 200 watts à 30000 volts, ce qui est considérable.
- D’autres essais furent également effectués en employant d’autres combinaisons de fils. En connectant convenablement un nombre croissant de fils voisins la perte ainsi que le courant s’est trouvée proportionnelle au nombre de fils.
- Mais des mesures faites à distance variable ont montré que les pertes diminuaient considérablement avec l’écartement des fils. C’est ainsi que la perte est approximativement la ; même à 36000 vols et 16 pouces d’écartement j et 23 000 volts et 4 pouces d’écartement. La perte pour une distance de 8 pouces étant intermédiaire.
- Voilà certes bien des résultats importants pour les transmissions de l’avenir, mis en vue par ces expériences préliminaires; résurnons-Ies en quelques mots :
- i° Emploi de conducteurs polis et probablement d’un certain diamètre ;
- 20 Écartement d’autant plus grand que le voltage de transmission est plus élevé, afin de rester toujours en dessous du voltage critique j
- à partir duquel les pertes croissent avec une énorme rapidité ;
- 3° Pertes proportionnelles à la longueur de la ligne et à peu près indépendantes de la fréquence.
- Il convient de remarquer que la seconde condition pourrait avoir pour conséquence d’augmenter l’impédance des lignes, si l’on devait écarter les conducteurs déplus de 50 cm, ce qui est généralement le rapprochement le plus grand que l’on se permette afin d’éviter les courts-circuits accidentels.
- Toutefois cette augmentation d’impédance ne serait jamais considérable attendu que pour les fils généralement employés aux lignes aériennes, l’impédance croit déjà très lentement avec la distance à partir de l’écartement minimum de 50 cm. II suffit pour s’en rendre compte de considérer la formule bien connue du coefficient de self-induction d’une ligne monophasée, soit :
- On voit alors que les variations dans les chutes de voltage dues à l’impédance ne dépendent dans ces conditions que fort peu de l’écart des fils.
- Ce n’est donc pas de ce chef que surgiront les difficultés. D’autant plus qu’à puissance égale transmise, ces phénomènes d’impédance sont d’autant moins appréciables que la tension de transmission est plus élevée, ou ce qui revient au même, que l’ampérage est plus petit. Ils n’entreraient en ligne de compte que dans le cas du transport d’énormes puissances.
- </1 SU"'re') Ch.-Eug. Guye,
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- INTERRUPTEURS A LIQUIDES WEHNELT ET CALDWELL
- CONSTRUCTION. THÉORIE. APPLICATIONS (*)
- VII. — Explication du fonctionnement de l’interrupteur Wehnelt.
- Tout d’abord on a pensé que l’interrupteur était le siège de courants oscillatoires; cette explication paraissait tout indiquée par le rôle que joue la self-induction. Mais l’étude de la variation du courant, dont nous avons donné ci-dessus les résultats, ne permet pas d’admettre immédiatement cette hypothèse. Dans la plupart des cas, en effet, il n’y a pas oscillation : tout au plus peut-on, comme a voulu le démontrer Heinke, regarder le courant total comme la superposition d’un courant constant et d’un courant sinusoïdal. D’ailleurs, il faudrait admettre alors que la capacité de polarisation joue le rôle d’une capacité ordinaire. II n’y a là rien d’impossible; mais fùt-il même prouvé qu’il en est ainsi, qu'on n’en serait guère plus avancé, car la capacité de polarisation n’est pas un facteur essentiel du phénomène, puisque la platinisation de l’électrode n’apporte pas de changement et que l’expérience réussit bien avec une électrode impolarisable. Le seul argument qu’on pourrait invoquer en faveur de la production d’oscillations accompagnées d’une résonance réside dans l’existence des forces électromotrices élevées qu’on observe aux bornes de l’interrupteur. Mais les forces électromotrices s’expliquent par l’induction due à la rupture du courant, sans qu’il soit nécessaire de faire intervenir un phénomène de résonance : du reste, on observe aussi bien ces forces électromotrices dans un voltmètre dont l’une des bornes est relice à l’anode, tandis que l’autre communique avec un fil dénudé seulement à son extrémité et qu’on promène dans l’électrolyte.
- Sur le cours du phénomène les divers observateurs (Wehnelt, Armagnat, IBlondel, Simon, Voiler et Walter} sont d’accord. Par
- suite de la self-induction, dont l’existence est nécessaire, comme il a été dit, l’intensité du courant ne peut augmenter que lentement. Au début, l’électrolyse met seulement en liberté de l’oxygcne. Quand l’intensité a atteint une certaine valeur, le dégagement de chaleur est considérable ; une partie de l’électrolyte se vaporise et se mêle à l’oxygène : la vapeur et l'oxygène, forment une gaine tout autour du fil et le courant n’est plus transmis que par les gaz incandescents. La gaine se développant de plus en plus, il arrive un moment où la distance entre l’électrolyte et le fil de platine est trop grande pour que le courant puisse encore traverser le gaz ; il y a alors rupture du courant, accompagnée d’un phénomène lumineux intense, qui correspond à l’ctincelîe de rupture.
- Les bulles de gaz s’échappent ensuite vers le haut, le liquide vient de nouveau en contact avec le fil et le courant se rétablit. Il ne semble pas qu’il y ait caléfaction, car le platine ne devient pas incandescent quand l’interrupteur fonctionne régulièrement, puisque le spectre de la lumière émise est discontinu. D’ailleurs Wehnelt a vérifié, en projetant simultanément sur un écran l’image de la tache lumineuse du tube de Braun et l’image de l’électrode active, que la rupture du courant coïncidait exactement avec l’explosion de la gaine et l’éclair qui raccompagne.
- Ruhmer (2) a vérifié directement que l’interruption est bien due aux bulles de vapeur. Il dispose au fond d’un vase une couche de mercure et par-dessus de l’eau ; dans l’eau arrive la vapeur fournie par une petite chaudière. L’un des pôles d’une batterie de 6 accumulateurs est relié au mercure, l’autre
- P) Voir L'Éclairage Électrique lies 14 et 28 octobre et 4 novembre 1899, p. 41, 127 et 180.
- p) Electrotechn. Zeitscb., t. XX, p. 4j6, 29 juin 1899.
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- pôle à un lîl de plarine qui passe par le tube d’amenéc de la vapeur, les interruptions se produisent tant que l’eau n’est pas en ébuili-
- Comme 1’clévation de température et la diminution de la pression favorisent la formation des bulles de vapeur, elles accroissent la fréquence des interruptions et diminuent l’intensité efficace du courant. Sous pression réduite, c’est toujours quand le liquide entre en ébullition que l’interrupteur cesse de fonctionner.
- Simon (*) a donné une théorie mathématique dont les conséquences concordent d’une manière très satisfaisante avec les résultats observés. Il détermine la fréquence en photographiant les étincelles aux pôles d’un secondaire d’une bobine d’induction placée dans le circuit, l’une des pointes est fixée à un diapason et la plaque sensible à un pendule. Il a trouvé que, pour un même interrupteur, on obtient toujours la même fréquence dès que. l’intensité du courant est la même ; cette intensité est mesurée au moyen d’un ampèremètre thermique ; c’est donc:
- vtJ^
- Le résultat s’exprimera donc aussi en d’autres termes; le travail du courant nécessaire à une interruption esc toujours le même pour un interrupteur donné. L’étude photographique des étincelles prouve encore qu’elles sont toutes des étincelles de rupture. Ces deux circonstances suggèrent forcément l’idée que le phénomène n’est pas de nature • électrolytique, mais bien de nature thermique. Cette conclusion est encore corroborée par les observations faites sur les interrupteurs à diaphragme.
- On trouve alors aisément une explication qui convient à la fois aux deux sortes d’interrupteurs. Les diverses portions du circuit,
- i1) Wied. Ann., t. LXVIII, p. 273-293; VÉclairage Electrique, t. XX. p. 398, 9 septembre 1899.
- extérieures à l’interrupteur, n’ont qu’une résistance relativement faible : c’est seulement à la pointe de platine ou à l’ouverture du diaphragme, que le courant rencontre une résistance considérable, à cause de la brusque diminution de la section. La température s’élève donc bientôt en ce point et il s’y forme une bulle de vapeur dont nous avons vu le rôle.
- De ces considérations on peut déduire un calcul qui rend compte quantitativement des observations. Simon distingue dans chaque période d’interruption deux phases ; la première de durée T,, depuis la fermeture du courant jusqu’à sa rupture; la deuxième, de durée T2 depuis la rupture jusqu’à la fermeture suivante. Il calcule séparément T, et Ta en partant de la formule d’Helmholtz
- où E désigne la force électromotrice employée, r la résistance de l’interrupteur, devant laquelle la résistance du reste du circuit est négligeable; L, la self-induction ; e, la base des logarithmes népériens.
- La durée T, est déterminée par la condition que la chaleur de Joule dégagée pendant cette phase,
- Q = 0.2/j I i1 dt
- atteigne une valeur déterminée c„ caractéristique de rinterrupteur. Cette quantité <q, sera, en effet, une fonction plus ou moins compliquée de la température, de la pression, de la chaleur spécifique, de la chaleur de vaporisation, de la conductibilité calorifique de l'électrolyte, du poids, de la conductibilité et de la capacité calorifiques de l’anode : la forme de la fonction importe peu ; il suffit de remarquer que sa valeur est déterminée, par un interrupteur donné.
- C, désignant une nouvelle constante, on trouve ainsi •:
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- La durée Ta de la deuxieme phase est déterminée par la vitesse de refroidissement de l'anode et des régions avoisinantes ; cette vitesse, pour un même interrupteur, ne dépendra évidemment que de la température de l’électrolyte ; en pratique, on peut donc la prendre constante, T2 = Ca. Finalement, on aura pour la durée d’une période complète:
- T = T, fT, = Ai_c1^?+C,
- On voit tout de suite sur cette équation que la fréquence croîtra avec la force électro-motrice employée ; elle diminue quand la self-induction augmente et aussi quand la résistance augmente, c’est-à-dire que la surface libre de l’anode diminue.
- On a observé qu’une augmentation de la self-induction, entraîne suivant les cas soit une diminution, soit une augmentation de la fréquence. Pour lever cette apparente contradiction, il suffit de remarquer que la self-induction n’entre pas dans l’équation comme facteur indépendant, mais seulement dans le quotient —, qui représente ce qu’on appelle la constante de temps du circuit; il y a donc lieu de distinguer si en faisant varier la self-induction, on fait varier ou non en même temps la résistance.
- Quand on augmente de plus en plus la force électromotrice, la période tend vers la valeur minima :
- Ce minimuïn est d’autant plus petit, c’est-à-dire cette fréquence limite d’autant plus élevée que la self-induction est plus petite et la résistance plus grande, c’est-à-dire la surface de l’anode plus petite. La fréquence sera aussi plus grande quand Ca est plus petit ; or C2 diminue avec la température du liquide : il sera donc, à ce point de vue, avantageux de refroidir le liquide.
- Outre la vérification qualitative, Simon a obtenu la vérification quantitative de son équation, au.moins dans la mesure où cette
- vérification est possible, car les données numériques ne peuvent qu’être évaluées approximativement.
- Il resterait à expliquer pourquoi l'interrupteur à fil de platine ne fonctionne bien que pour un seul sens du courant, à savoir quand le platine est anode. Cette polarité est due selon toute vraisemblance à un effet secondaire de l’électrolyse, probablement lié à l’action de l’hydrogène sur le platine. Effectivement si on emploie comme électrolyte une dissolution de sulfate de cuivre ou de sulfate de zinc, dont l’électrolyse ne donne lieu à aucun dégagement d’hydrogène, l’interrupteur fonctionne aussi bien dans un sens que dans l’autre. De même, l’interrupteur à diaphragme, dans lequel ne se produit pas d'élcctrolysc à l'endroit de la rupture, fonctionne aussi bien dans un sens que dans l'autre.
- VIII. — Applications.
- La principale application de l’interrupteur électrolytique est son emploi pour la bobine d’induction ; il exige, il est vrai, une force électromotrice plus élevée que les interrupteurs mécaniques ; mais il présente sur ceux-ci de grands avantages.
- Sa fréquence est beaucoup plus grande et augmente avec la longueur d’étincelle du secondaire, contrairement à ce qui arrive avec les interrupteurs mécaniques ; son fonctionnement est régulier, si forte que soit l’intensité du courant.
- i° Décharges à l’air libre. — En employant une force électromotrice de no volts et une bobine dite de 30 cm d’étincelle, on obtient entre un disque et une pointe reliée aux pôles du secondaire, un arc très nourri et très brillant, dont la longueur peut être portée à 15 cm. Entre deux pointes, l’arc prend une forme ogivale ; à la pointe de cet ogive se j forme une flamme extrêmement chaude, qui I enflamme immédiatement le bois ou le j papier. Si on éloigne le disque et la pointe à I plus de 15 cm l’un de l’autre, la décharge se
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- transforme en une multitude d’étincelles, très brillantes et qui se croisent en tous sens.
- Bailey (loc. cit.) a observé que l’étincelle longue de 15 cm dans ses expériences, présentait sur une longueur de 2,5 cm environ une partie plus épaisse que les autres : cet épaississement commençait à environ 3,8 cm du pôle négatif : le point où sc produisait le changement de section était nettement marqué. Du côte du pôle positif, l’étincelle est bien délimitée: du côté du pôle négatif au contraire, en deçà de l’élargissement elle est. floue. Quand les pôles sont très rapprochés et la fréquence élevée, la décharge ressemble à celle de Tesla.
- D’après lui, la courbe qui représente la longueur de l’étincelle en fonction delà self-induction'du circuit se rapproche beaucoup d’une droite, encore davantage si on tient compte de la self-induction de la bobine.
- Quand le circuit est alimenté par un courant alternatif, les étincelles secondaires ont le même aspect qu’avec le courant continu, qu’elles éclatententrc boules ou entre pointes.
- Si les pôles sont approchés à 5 ou 6 cm l’un de l’autre, la charge change de caractère, les étincelles sont remplacées par un arc sans polarité, non dévié par l’aimant et faisant entendre un bruit aigu.
- L’avantage de l’interrupteur électrolytique se manifeste surtout avec les bobines de petite dimension. Une bobine construite pour une longueur d’étincelle maxima de 3 cm donne, avec 110 volts, un arc de 10 cm de longueur.
- 20 Décharges dans les ga~ raréfiés. — Dans un tube de Gcissler de 1 m de longueur et de 4 cm de diamètre, on fait passer la décharge d’une bobine de 30 cm d’étincelle ; la pression est assez grande pour que seulement un étroit faisceau de lumière positive se produise ; fréquemment, on observe un mouvement ondulatoire du faisceau ; en regardant dans l’axe du tube, on voit ce faisceau enroulé en spirale.
- Les tubes de Geissler ainsi excités donnent une lumière très vive, mais il ne faut pas les
- laisser longtemps dans le circuit, car les électrodes s'échauffent fortement.
- En examinant ces tubes dans un miroir tournant, on trouve des images brillantes, très larges, toujours groupées par couples avec un étroit intervalle obscur; les couples sont séparés par un intervalle plus large, cela tient à ce que la chute et la reprise du courant se succèdent rapidement, tandis qu’il s’écoule un peu plus de temps entre la reprise et la chute suivante.
- 3° Tubes de Crookes. — Pour les tubes de Crookes employés jusqu’ici, la quantité d’énergie fournie par la bobine munie d’un interrupteur électrolytique est trop grande ; les électrodes ne tardent pas à fondre, au bout d’une fraction de seconde.
- Cependant on a construit des tubes munis de fortes électrodes qui ont permis, excités par une bobine de 30 cm d’étincelle, d’obtenir une bonne radiographie du thorax d’un adulte en une fraction de seconde, du bassin en quelques secondes.
- D’autre part, on peut employer avec l’interrupteur électrolytique des bobines de dimensions beaucoup plus petites que celles employées auparavant et obtenir des rayons encore assez pénétrants.
- Bailey a prouvé en excitant un. tube fo-cus ordinaire par le courant alternatif que la rupture se produit quand le platine est anode . Kallir et Eichberg (loc . cit.) l’avaient déjà démontré directement. Ce 11'est pas cependant que le courant passe dans un seul sens. Bailey a constaté qu’un ampèremètre à courants alternatifs inséré dans le circuit marquait 8 ampères, tandis qu’un ampèremètre à courants continus marquait 0,3 ampère, dans la direction du platine au plomb. L’action de l’interrupteur modifie la forme du courant alternatif suffisamment pour lui communiquer une polarité. Pour obtenir la même polarité, il faudrait relier la lame de plomb à la borne de la bobine à laquelle on relierait le pôle -h d’une batterie d’accumulateurs : ce qui prouve le fait énoncé.
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- Un tube à anode séparée de l’anticathode a donné des résultats moins bons avec le courant alternatif qu’avec le courant continu. Lorsque le fil de platine est trop long, le son clair de l’interrupteur se change en un pétillement.: le tube devient violet, surtout en arrière de l’anode qui rougit presque immédiatement.
- 4° Production de spectres métalliques. — Une bouteille de Leyde est mise en dérivation sur la bobine et on fait éclater la décharge entre deux pointes de cadmium ; la lumière est très intense et en la projetant à travers une lentille et un prisme de quartz sur un écran au platinocyanure de baryum, on peut suivre le spectre loin dans i’ultra-violet.
- 5° Préparation de Voqone. — En prenant une distance explosive très faible et une fréquence très élevée, on obtient un- très grand rendement en ozone. Quand on a dans le circuit un tube de Rœntgen très dur, il se produit à la surface des fils adducteurs des aigrettes ; l’ozone prend naissance en grande quantité, assez pour incommoder l’expérimen-
- 6" Expériences de Teslà. — Avec le dispositif ordinaire, le rendement est très faible; la plus grande partie de l’cncrgie est absorbée dans le verre de la bouteille de Leyde qui s’échauffe beaucoup. Il vaut mieux employer deux bouteilles réunies en cascade ; les armatures extérieures sont reliées avec la bobine primaire du transformateur. Les armatures intérieures sont reliées d'une part à la bobine d'induction par l’intermédiaire d’un intervalle explosif entre disque et pointe (pour utiliser seulement le courant de rupture), d’autre part à un intervalle explosif entre boules de zinc. Même avec une petite bobine, on a déjà des effets remarquables.
- 7° Télégraphie sans fil. —Nous ne faisons que signaler cette application.
- 8° Autres applications, sans la bobine d’induction. — On peut répéter les'expériences d’Elihu Thomson avec le courant continu en intercalant dans le circuit un interrupteur électrolytique.
- Nous avons vu que la force électromotrice efficace aux bornes de l’interrupteur se trouvait notablement plus élevée que la force électromotrice de la batterie, et que cette augmentation s’explique par la force électro-motrice induite par la rupture, sans qu'il soit besoin de faire intervenir un phénomène de résonance. Si on place l’interrupteur dans le primaire d’un transformateur, il en résultera une augmentation apparente du coefficient de transformation; par exemple avec no volts aux bornes du primaire d’un transformateur i : io, on aura 2200 volts aux bornes du secondaire, soit en apparence une transformation de 1 : 20; mais, en réalité comme la tension aux bornes est devenue, grâce à l’interrupteur, de 220 volts, on voit que le coefficient de transformation n’a pas changé.
- IX. — Expériences ue E. Lecher (1).
- Pour terminer, nous citerons quelques expériences décrites par E. Lecher, qui se rapportent à l’action du champ magnétique sur la décharge. Comme toutesles autres, elles prouvent d’ailleurs que la décharge se fait dans un seul sens ; mais de plus elles constituent de belles expériences de cours, très propres à démontrer l’action du champ magnétique sur le courant.
- La bobine d’induction (40 cm d’étincelle) est alimentée par 30 accumulateurs.
- Bien entendu, il faut tenir compte de la déviation que peuvent produire les courants d’air chaud.
- Entre deux pointes l’une horizontale, l’autre verticale, cette dernière plus basse, on obtient une étincelle pliée à angle droit; entre deux pointes verticales, de môme hauteur, on a la forme ogivale déjà signalée.
- Quand on dispose dans un plan vertical deux fils a b (fig. 24), inclinés l’un vers l’autre, la décharge commence à se produire. à la partie inférieure où la distance est la plus courte ; puis, chassée par le courant d’air, elle (*)
- (*) Wied. Annt. LXVIII, p. 623-628.
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- fait vers le haut; si le courant d’air est assez fort, elle est souillée, recommence en bas et le meme jeu se répète.
- Le phénomène devient surtout remarquable quand on produit un champ magnétique intense perpendiculairement au plan des deux fils. L’étincelle est soufflée vers le haut, se reproduit en bas et ainsi de suite, dans une succession tellement rapide, que tout l’intervalle entre les fils forme une surface enflammée. Quand on renverse le sens du champ, l’étincelle demeure à la partie inférieure.
- L’expérience suivante est analogue à celle de la roue de Barlow. L’un des fils reliés au secondaire traverse l’armature de l’électro-aimant dont il est isolé et se termine en avant de cette armature par un petit disque a (de
- 2,5 de diamètre et de 2 mm d’épaisseur), à bords arrondis (fig. 25) ; dans le plan de ce disque se trouve un anneau de fil qui lui est concentrique et forme la seconde électrode.
- Tant que l’électro-aimant n’est pas excité,
- la décharge passe du disque à l'anneau suivant la verticale. Mais quand on excite le champ magnétique, la décharge se met à tourner en se courbant ; la partie médiane est en avance, tandis que les points d’attache suivent plus lentement. La figure 25 représente schématiquement le phénomène ; on ne distingue pas d’étincelle isolée, mais toute la roue paraît garnie de rais lumineux. Si on change ou le sens du courant ou le sens du champ magnétique, la rotation change de sens ; cepen-, dant l’expérience semble mieux réussir quand l’anneau extérieur est le pôle positif.
- Il est à remarquer que la partie médiane de l’étincelle est en avance ; comme le champ magnétique et l’intensité du courant sont uniformes, c’est que cette région de l’étincelle a une rigidité moindre.
- Si l’anneau extérieur est beaucoup plus grand et le disque placé excentriquement, la décharge cherche encore à tourner, mais l’étincelle se rompt quand elle est devenue trop longue (fig. 26).
- On peut enfin répéter h l’air libre l’expérience de De la Rive. On place sur l’un des pôles de l’électro-aimant un cylindre de fer, de 10 h 20 cm de hauteur, de 3 à 6 cm de diamètre ; on le recouvre d’un tube de verre fermé par le haut et le serrant d’aussi près que possible. Au tiers environ de la hauteur, on enfile sur le tube de verte un anneau de fil qui servira d’électrode ; l’autre électrode est un disque de métal horizontal disposé au-dessus du verre, et centré de manière que ses bords débordent le verre de toutes parts.
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- Le chemin de l’étincelle est alors vertical le long du tube de verre. Quand on excite le champ magnétique, l'étincelle se met à tourner autour de l’aimant, normalement à la direction du champ. Au lieu de l’anneau, on peut employer comme électrode une boule qu’on approche du verre, et comme deuxième électrode, une autre boule tenue à la main par un manche isolant ; pour une position convenable des boules, l’étincelle s’enroule en spirale autour de l’aimant.
- En prenant comme électrode l’une des armatures même de l’électro-aimant, on observe des phénomènes bizarres. Par exemple, l’armature est percée parallèlement aux lignes de force et la seconde électrode est une petite boule qu’on déplace suivant l’axe de l’ouver-
- ture. Tant que la boule est hors de l’armature, la décharge passe, sous forme d’une étincelle en spirale, de la boule à l’arête de l'ouverture.
- Si on place deux fils parallèles vis-à-vis de l’armature de manière que la décharge passe du premier fil à l’armature et de l’armature au second fil, les deux étincelles décrivent des cônes dont le sommet est à la pointe des électrodes; mais les deux rotations se font en sens inverse.
- D’après ces divers exemples, on voit combien de services peut rendre l’interrupteur de Wehnelt, dans bien des cas où on n’a pas à sa disposition des courants alternatifs de force électromotrice suffisante.
- M. Lamotte.
- TRAVAUX DE LA SOCIÉTÉ ALLEMANDE D’ÉLECTROCHIMIE CONGRÈS DE GOETTINGEN {suite) (')•
- Plusieurs orateurs prennent part à la dis- 1 cussion soulevée par le professeur Elus, de I Giessen :
- Sur la théorie des accumulateurs au plomb
- Le processus chimique des accumulateurs au plomb est représenté par la formule PbO2 + Pb + 2H*S04r^: zPbSO4 + 2H*0
- qu’il faut lire de gauche à droite pour la décharge, de droite à gauche pour la charge. Cette équation 11’indique pas comment on doit se représenter la formation du bioxyde de plomb pendant la charge. Nous sommes ici en présence de deux théories, datant toutes deux de 1896, l’une de Liebenow, l’autre d’Elbs.
- Selon Liebenow, les sels de plomb forment des ions d’après le schéma :
- 2PbSüf + 2IPO = Pb + -jH + PbO2 + 2S04
- en formant du peroxyde. On a en effet pu démontrer l’existence des ions PbO2 en solution alcaline.
- Elbs, au contraire,se basant sur les phénomènes qui accompagnent l’éiectrolyse de l’acétate de plomb, admet l’existence d’un sel de plomb tétravalent lequel, par hydrolyse, donnerait du peroxyde :
- CH:l.COO\
- 1 CH8.COO\pk , 2CH3 CÔÔ — CH’.COO pi
- I CH’.COO/ b + - CHÈCOO"^ 1 1
- CH3. COO/
- II (CH3.COO)4 Pb + 2H20 = PbO2 + 4CH3.COOH,
- et par analogie, dans l’accumulateur :
- I PbSO4 + SÔ4 = Pb (SOV
- II Pb (SO4)2 + 2H20 = PbO2 + 2HaS04.
- Ces théories présentent une différence fondamentale : dans la première PbO2 se transforme directement en peroxyde, le phéno-
- et les ions PbO2 se déchargent sur l’anode
- (q Voir L'Éclairage Électrique, t. XXI, p. 24 et 54.
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- mène est réversible et peut se produire sans perte d’énergie libre: avec les idées d’Elbs la formation de PbO2 est secondaire , la réaction n’étant pas réversible est accompagnée d'une perte d’énergie libre.
- Des expériences de Dolezalek ont en effet démontré que la perte totale d’énergie des accumulateurs peut s’expliquer par le changement de concentration de l’acide sulfurique et qu’il n’y a plus de place pour des pertes attribuables à des réactions chimiques.
- AI. Elbs ne saurait admettre ces conclusions ; rien n’empêche de supposer que la perte d’énergie qui accompagne la formation du bioxyde de plomb, aux dépens du sulfate de plomb tétravalent, n’a qu’une faible valeur ; les expériences de Dolezalek ne sont pas d’une précision telle qu’elles excluent nécessairement toute perte d’énergie d’ordre chimique.
- D’autre part l’existence des ions PbO2 en solution acide paraît bien peu probable à AI. Elbs; au contraire on connaît toute une série de sels du plomb tétravalent; ces sels se forment à l’anode et se décomposent plus ou moins vite, suivant les conditions, en bioxyde de plomb et acide libre.
- Mentionnons le chiorurc de plomb et d'ammonium (AzH;)2PbCIG de Fœrster qui se forme dans l’électrolyse d’un mélange d’acide chlorhydrique, de chlorure de plomb et de chlorhydrate d’ammoniaque; la découverte du sulfate PbiSO1'2 ; des sels doubles (AzH4)2Pb(S04)3 et K*Pb(SCP)8 . Le premier sel, isomère du persulfate de plomb, est blanc; il se décompose aussitôt, en présence de l’eau, en donnant du bioxyde de plomb ; les sels doubles sont jaunes et leur décomposition est graduelle.
- Le sulfate tétravalent se dissout en jaune dans l’acide chlorhydrique concentré; en présence d’acétate de soude, cette solution reste d’abord claire, l'acétate tétravalent étant assez stable ; si l’on chauffe, il se précipite du bioxyde de plomb en abondance ; à
- 1,1) L'Éclairage Electrique, t. XVII, p. 490 (1898).
- froid la précipitation a lieu au bout de quelque temps, ‘
- AI. Nernst se porte garant de l’exactitude des théories et des expériences de AI. Dolezalek d’où il résulte que le processus de l’accumulateur est complètement réversible. Les sels de plomb tétravalents sont instables, ils ne se décomposent donc qu’avec des pertes notables d’énergie libre. D’ailleurs la petite quantité d’ions PbO2 n’est pas un obstacle à la théorie de Liebenow; le nombre d’ions Ag dans le cyanure double d’argent et de potassium est extrêmement faible, ce qui n’empêche pas la précipitation complète de l’argent par électrolyse ; cette précipitation est même réversible, ainsi que l’auteur l’a démontré. En un mot, il suffit que les ions dont la concentration est faible, se forment avec une rapidité suffisante au fur et à mesure de leur précipitation.
- Le professeur Le Blanc, de Francfort, rappelle la théorie qu’il a donnée (’) pour interpréter la réaction chimique des accumulateurs. Selon lui, pendant la décharge, les ions tétravalents de plomb sont transformés en ions bivalents, ces ions tétravalents, sont fournis, au fur et à mesure, par le bioxyde de plomb. Pendant la charge, les ions bivalents se convertissent en ions tétravalents et il se précipite du bioxyde, dès que le produit de solubilité PbX(OH)2 est dépassé (a). Le phénomène est réversible, l’explication est équivalente à celle de AI. Liebenow.
- AI. Sikg, de Cologne, n’est pas convaincu de l’exactitude de la formule fondamentale admise par la majorité des électrochimistes actuels :
- PbO- + 2H-S04 -j- Pb= 2PbSOl+ 2IPO.
- Cette équation exige‘3,66 gr d’acide sulfurique par ampère-heure. L’auteur, ayant eu entre les mains un accumulateur français qui ne renfermait que la moitié de l’acide nécessaire et qui cependant fonctionnait parfaite-
- (') Lehrbuch d. Ekktrochemie, p. 223 (1896).
- (2) Voir L'Éclairage Électrique, t. XVII, p. 108 (1898).
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- ment, entreprit avec son chimiste, M. Sturm, une étude plus complète de la question. En mesurant les densités de l’acide, les auteurs s’aperçurent bien vite qu’on ne consomme pas 3,66 gr d’acide sulfurique par ampère-heure, mais seulement des quantités comprises entre 1,4 et 1,8 gr (J). De même, en pesant les plaques on trouva que, lors d’une décharge un peu rapide, la positive devient plus légère, que la sulfatation ne peut donc être qu’assez faible, sinon nulle. La négative, au contraire, augmente de 1,4 à 1,8 gr par ampère-heure, ce qui est conforme à la théorie. Sans doute, si on laisse l'accumulateur déchargé pendant assez longtemps, le poids de la plaque positive s’accroît et cette augmentation est en rapport avec les exigences de la formule, mais on sait que dans ces conditions l’accumulateur marche à sa ruine.
- M. Ei.bs ne peut que confirmer les faits rapportés par M. Sieg ; on doit simplement regarder le bioxyde la plaque positive comme un dépolarisant, ce corps se réduit régulièrement en formant de l’oxyde de plomb et divers sulfates basiques, et ce n’est que peu a peu que l’oxyde de plomb et les sels basiques se convertissent en sulfate ordinaire de plomb. Au bout d’un temps plus ou moins long le sulfate de plomb, devient cristallin et alors, il désagrège les plaques. La formule doit être simplement considérée comme un résumé des réactions, en ce sens que le sulfate de plomb ordinaire se forme directement sur la plaque négative pendant la décharge normale , tandis qu’il ne se produit que graduellement sur la plaque positive. Ce retard est dù à ce que, pendant la décharge, la plaque positive et son voisinage immédiat s’appauvrissent, extrêmement en acide sulfurique ; cet acide fait donc défaut pendant la décharge, ce qui explique la lenteur de la formation du sulfate de plomb. Pendant la charge, au contraire, les ions SO4 abondent autour de la plaque positive.
- (1) M. Darrieus avait déjà observé ce fait. Voir Loppl, Accumulateurs électriques, p. 52 (1896]. (RM.)
- M. Ostwald pense qu’il faut bien se garder d’être trop absolu- dans l’interprétation des réactions de l’accumulateur ; il est probable que toutes les réactions possibles se produisent en réalité, chacune d’elle étant liée aux autres par un certain coefficient d’équilibre. On n’a du reste à considérer que des réactions lentes, les seules qui soient compatibles avec la réversibilité . Et l’orateur ajoute malicieusement que non seulement toutes les théories actuelles peuvent être vraies, mais qu’elles doivent l’être; il faut même y joindre toutes les théories futures qui seront d’accord avec la formule brute de la réaction.
- Communication de M. Goi.dsciîmidt, d’Es-
- Sur l’obtention des hautes températures.
- Cette communication fait suite à celle qui a été présentée l’an dernier par l’auteur au Congres de Leipzig et qui a été décrite dans ce journal (l). Depuis cette époque on a travaillé vigoureusement et on a réussi à pratiquer une brèche dans le rempart haut et solide qui sépare le laboratoire de l’industrie. Il a été possible non seulement de trouver toute une série d’applications, mais encore de les introduire en partie dans la technique.
- i° Préparation des métaux purs, ne contenant pas de charbon. —- Grâce au nouveau procédé, l’auteur a pu obtenir à l’état de grande pureté des quantités considérables de métaux inc'onnus, jusqu’à présent, à l’état pur. Outre quelques métaux rares il présente de gros morceaux de chrome et de manganèse.
- On fabrique ces métaux dans des fours très simples en forme de creusets, construits en pierres réfractaires et qui sont capables de contenir quelques centaines de kilo-
- '>) L'Éclairage Êkctr'qui-, t. XVJ, p. 504-507 (1898).
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- grammes de métal. L’aluminium brûle avec une telle rapidité que la séparation d’assez grandes quantités de métal ne dure guère plus d’une demi-heure.
- Le chrome et le manganèse ne sont guère employés qu’à la confection d’alliages, le premier entrant dans la composition de l’acier chromé, l’autre servant principalement à la fabrication d’alliages, manganèse - cuivre, tenant 20, 30 et 50 p. 100 de manganèse.
- Le manganèse sert également de désoxy-dant pendant la coulée du nickel et du bronze, et le chrome est quelquefois allié au cuivre, on utilise dans ce cas un alliage chrome-cuivre à 10 p. 100 de chrome. On prépare aussi du ferro-titane et du ferro-bore tenant de 10 à 25 p. 100 de titane ou de bore.
- La Société d’Electrochimie, dirigée par M. Gall, a acquis récemment une licence pour la fabrication de ces produits en France ; on sait en effet que la loi interdit dans notre pays l’importation des produits qui sont protégés par la loi.
- L’orateur insiste sur ce point qu’un grand nombre de métaux peuvent être préparés par son procédé ; le temps lui a manqué pour poursuivre simultanément ces nombreuses recherches, car si simple que soit la méthode en principe, la séparation de chaque métal à l’état de pureté exige naturellement une étude spéciale.
- M. Goldschmidt s’est occupé particulièrement d’un groupe de métaux : vanadium, niobium, tantale.
- On obtient très facilement un régule métallique en partant de l’acide vanadique, cependant une analyse de M. Hittorf montra qu’on n’a pas affaire au métal pur, mais à l’oxy-dule V20. Il est très intéressant de remarquer que l’aluminium n’est pas susceptible d’enlever tout l’oxygène de l’acide vanadique.
- La réduction de l’acide niobique est assez difficultueuse, mais ici on arrive au métal pur, du moins le faible déficit de l’analyse n’est pas suffisant pour conclure à l’existence d’un oxydule de niobium. L’impureté des
- matières premières empêche de produire un métal absolument pur.
- L’oxydule de vanadium contient aussi de petites quantités de fer, de silicium, de tungstène et de cuivre.
- La réduction de l’acide tantalique est encore moins aisée que celle de l’acide vanadique.
- 20 Production de matériaux de polissage très durs ; corindon artificiel.— Le corindon fabriqué par le nouveau procédé l’emporte en dureté sur l’émeri et le corindon naturel, car il ne renferme ni eau d’hydratation, ni fer; il sert à former des meules et des poudres-pour polissage.
- 3° Production de chaleur pour le travail des métaux. — Cette application permet de concentrer rapidement de grandes quantités de chaleur dans un petit espace, de telle sorte que les parties avoisinantes restent tout à fait froides au début. On arrive ainsi à un chauffage uniforme d’une place ou d’un fragment déterminé, ce que ne permet pas le chauffage électrique.
- Un grand avantage, peut-être unique, de la méthode consiste dans le fait qu’il est pour ainsi dire possible de peser la quantité de chaleur que l’on désire employer. Cette quantité de chaleur est représentée par une certaine masse du mélange, ordinairement d’aluminium et d’oxyde de fer, et qu’il suffit de déterminer par l’expérience.
- L’orateur procède à la chauffe d’une plaque de fer horizontale de 10 mm d'épaisseur sur une surface d’environ 1 dm3. On utilise 1 kg de mélange que l’on ajoute peu à peu à la masse en combustion. Au bout d’une minute on peut toucher avec la main les bords de la plaque qui n’a en tout que 5 dnff de surface et l’on aperçoit à la partie inférieure une tache carrée rouge de feu. Les bords restant froids au début, on n’a pas à craindre de torsion de la plaque. Un feu de charbon, chauffant lentement, aurait produit une torsion inévitable.
- Cette expérience est typique; on se servira du nouveau procédé partout où l’on aura
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- besoin du chauffage local d’une pièce métallique terminée ou même déjà montée, surtout quand le feu de charbon est d’une application impossible ou simplement difficile.
- Il se produit pendant la combustion une scorie, de l’alumine (le corindon) et du métal fondu, du fer, si le mélange contient de l’oxyde de fer. Pour empêcher que la pièce métallique ne soit rongée on ajoute au mélange du sable, du bioxyde de manganèse, etc. Il se forme de cette façon un fer très impur, en partie pâteux, qui ne se soude pas à la pièce métallique aussi longtemps que la température ne dépasse pas le rouge.
- Le procédé peut ainsi servir à tremper, à détremper et surtout à souder dans tous les cas où il est difficile de se servir du feu de charbon. Il est possible ainsi de détremper les bouts de boulons d’acier trempé, ou bien de tremper de longs couteaux d’acier ; un long ruban de métal est susceptible d’être chauffé à point en moins d’une minute.
- C’est surtout pour les 'soudures que le nouveau procédé de chauffage joue un rôle important, car la masse chauffante tient bien moins de place que le feu de charbon, par exemple il faut environ 1/3 de kg pour souder ensemble deux bandes de cuivre de 1 dm de long et 3 mm d’épaisseur, la dépense est d’environ 35 pfennig (0,44 fr). Ces travaux s’exécutent facilement hors de l’atelier, à l’air libre ; citons par exemple la soudure de fils métalliques quelconques. On n’a pas à craindre de brûler les objets, dès qu’on a fixé le poids de substance chauffante qui est nécessaire pour une soudure donnée. On entoure les objets de cette substance en la maintenant à l’aide de fragments de tuile et de sable, ou meme simplement de morceaux de papier un peu épais que l’on soutient avec du sable humide. On répand à la surface quelques grammes d’un mélange bien inflammable et on y met le feu à l’aide d’une amorce.
- Quand il s’agit de pratiquer un chauffage
- intense, d’arriver par exemple à la température de soudure du fer, on opère autrement.
- On pèse le nombre de calories nécessaires, ordinairement sous la forme d’un mélange d’aluminium-et de peroxyde de fer, on en met une partie dans un creuset spécial, de grandeur convenable, on allume la masse, puis on introduit peu à peu le mélange dans le creuset. On obtient ainsi du fer métallique liquide, sous une couche d’alumine fondue. Autour des bouts à souder ori dispose une forme en tôle mince, soigneusement soutenue à l’extérieur avec du sable. Quand le creuset est complètement rempli de la masse fluide, on en verse le contenu dans la forme. L’alumine (corindon) qui s’écoule d’abord se solidifie tout autour des objets à souder et les protège contre l’action du fer fondu qui arrive en dernier lieu. Pendant ce temps les morceaux de métal à souder sont pressés l’un contre l’autre à l’aide d’un appareil spécial.
- La soudure des rails des voies électriques se fait commodément par ce procédé, elle a une importance considérable à cause du retour du courant. De plus le roulement se fait sans chocs sur une voie ainsi soudée, d’où une économie notable du matériel. On pensait jadis qu’il était de toute nécessité de laisser des intervalles entre les rails, afin que la dilatation put se faire librement, et qu’une soudure générale était, en conséquence, absolument impossible.
- Mais l’expérience a démontré que cette précaution est inutile pour les rails des tramways électriques qui sont encastrés dans le pavé des rues. Ces corps, ainsi que la terre avoisinante, sont de mauvais conducteurs de la chaleur; ils protègent les rails contre toute variation brusque de température. Le pavage constitue de plus une protection extrêmement solide pour les rails. En fait, une grande partie des rails pour tramway sont réunis entre eux d’une façon rigide, et on renonce, en tout ou en partie, aux intervalles que jadis on tenait pour indispensables.
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- Le système de soudure préconisé par l’auteur a été essayé avec un plein succès sur une ligne d’une certaine longueur, d’Essen à Steele (rails en forme de gouttière).
- Ces soudures à l’aluminium sont capables de résister à une pression de /joooo kg. Des essais spéciaux qui ont été faits dans les chantiers de Wilhelmshafen, sur des tiges en acier Ma rtin-Siemens d’environ 90 X roo mm, ont montré que le coefficient d’allongement avait diminué, tandis que la solidité s’était même accrue de quelques centièmes.
- L’auteur a aussi réussi, à améliorer un certain nombre de parties défectueuses de pièces toutes faites d’une grandeur moyenne, alors qu’il était matériellement impossible d’utiliser le feu de charbon, et le chauffage électrique.
- Par exemple pour remplacer une dent cassée d’une roue à engrenage on entoure la partie destinée à être chauffée d’une forme en sable et on y introduit la masse chauffante, préparée comme il a été dit plus haut, en ayant soin d’empêcher par une disposition spéciale tout contact avec la cassure. Dès qu’on a atteint une température suffisante (rouge vif) on verse sur la partie cassée une quantité convenable d’acier fondu de même composition que la pièce à réparer. Après refroidissement 011 trouve un morceau d’acier fixé solidement par fusion, sans trace visible de soudure, prêt à être travaille.
- Les frais d’une telle réparation s’élèvent, suivant l’importance de la cassure de 10 à 25 mark (12 fr. 50 a 31 fr. 25). Grâce au nouveau procédé, on peut ainsi conserver en plein travail des-picces dont la valeur dépasse plusieurs centaines de francs, que sans ces réparations on serait obligé de mettre au rebut.
- Le procédé Goldschmidt est breveté dans tous les pays et il Vest fondé, à Essen, une société, la « Chemische Thermo-Industrie» qui depuis cette année fabrique le chrome et le manganèse, ainsi que les mélanges de toute sorte pour chauffage.
- Communication du professeur Aïsegg, de Breslau :
- Sur les sels complexes ('}.
- La dissociation en ions doit être considérée comme caractéristique des combinaisons minérales. La propriétés des molécules de former des combinaisons non dissociées est nécessairement moins marquée ; elle appartient principalement aux corps organiques. Dans les substances inorganiques on doit s’occuper non seulement de l’affinité des atomes entre eux. mais encore de l’affinité entre les atomes et les charges électriques que l’on peut désigner sous le nom d’éleclro-ajjinité.
- On sait que la tension de décomposition d’un ion est la force électromotrice qui doit être employée pour séparer l’ion de sa charge électrique. A vrai dire ce n’est pas une mesure exacte de l'électro-affinité de l’ion, puisqu’il ne se sépare pas d’atomes isolés, mais seulement des molécules. Si l'on y ajoute des considérations sur la solubilité et l’état de dissociation des électrolytes, ainsi que sur la propriété déformer des complexes, la série des tensions de décomposition donne un tableau suffisamment approché de Tclec-tro-affinité.
- Voici le tableau des plus grandes tensions de décomposition ou des intensités maximum de liaison (pour employer le langage de Le Blanc), lesquelles correspondent à l’élec-tro-affinité maximum :
- (i) Un mémoire plus étendu sur le même sujet deMM. Abegg' et Bodlæuder, a paru depuis dans Zeit. f. anorg. Ch., t. XX, p. 45 5-499 (1899). Nous lui avons fait quelques emprunts. (
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- La. formation d’un sel complexe est en relation étroite avec l'électro-affinité ; l’auteur entend par combinaison complexe une substance dont l'un des ions est une combinaison moléculaire entre un ion simple (susceptible d’exister seul) et une partie neutre, cest-à-diré une molécule électriquement neutre.
- Ainsi l’anion complexe du platino-chlorure de sodium, PtCl6, est formé de l’ion simple Cl et de la partie neutre PtCl4.
- Pendant l’électrolyse de ces combinaisons l’ion complexe tout entier se met en marche vers l’électrode correspondante, ainsi que l’a prouvé M. Hittorf, mais l’expérience montre que ce n’est jamais l’ion complexe qui se décharge et se sépare, c'est seulement l’ion simple ; dans Na2PtCI3 c'est CI et non PtCl" Il en résulte que la charge électrique est plus solidement fixée à i’ion complexe qu’à l’ion simple, c’est-à-dire que la tension- de décomposition de l’ion complexe est plus grande que celle de son ion simple.
- Ions simples. — L’électro-affinité des ions simples est augmentée par l’addition d’une partie neutre et ce sont les ions les plus faibles qui ont par conséquent le plus de tendance h la formation de complexes. Cette tendance à fixer une molécule neutre augmente en effet depuis le chlore jusqu’à l’ion faible CAz, ainsi que le montre la solubilité croissante des chlorure, bromure, iodure et cyanure d’argent dans les sels alcalins correspondants. Des ions possédant une grande électro-affinité, tels que les ions alcalins, les ions nitrique et chlorique ne forment au contraire pas de produits d’addition.
- Partie neutre. — Comme la partie neutre du complexe ne doit pas former d’ions, on peut prévoir qu'il entrera principalement dans ces complexes des molécules dont la tendance à l’ionisation est faible, c’est-à-dire formées d’anions et de cations dont l’électro-affinité est petite.
- Ainsi les sels alcalins ne constituent jamais la partie neutre de combinaisons complexes. Le sulfate d’alumine est déjà susceptible de jouer le rôle de partie neutre dans les aluns;
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- cependant l’électro-affinité des composants est assez notable: aussi, dans les solutions étendues les aluns sont presque complètement dissociés en sulfates simples (c’est-à-dire en les ions correspondants).
- Les métaux nobles, au contraire, entrent facilement dans les combinaisons complexes et leurs parties neutres; on sait que l’or et le platine qui ont une électro-affinité petite, n’existent pour ainsi dire qu’à l’ctat de sels complexes et ne sont presque pas connus sous la forme d’ions libres. D’après des recherches récentes deM. Hittorf les chlorures de platine et d’or forment même avec l’oxygène desanions complexes AuCFO et PtCPO.
- Acides complexes et sels ammonicaux composés.— Parmi les combinaisons les plus aptes à constituer la partie neutre des complexes, figurent les substances qui par elles-mêmes ne sont pas susceptibles de s’ioniser, par exemple l’ammoniac et ses dérivés, les anhydrides des acides : tungstique, chromique, sulfurique, silicique, borique. La formation de ces complexes s’effectue avec d’autant plus de facilité que l’affinité chimique est plus grande entre la partie neutre et l’ion simple ; c’estpour cette raison que malgré l’absence rd’ioni-. sation les molécules organiques n’entrent que rarement dans les combinaisons complexes.
- Parmi les sels complexes citons ceux des cations faibles, tels que Cu, Ag,. Cr111, Pt", Hgn. De même les anions faibles comme SiO% CrO4, SO% RO% PO4, s’additionnent facilement des anhydrides; signalons parmi les plus connues les combinaisons de SiO3 et de PO1 avec TuO3 et M0O3 qui forment les parties neutres des silicotungstates et des phos-phomoîybdates. Les bichromates renferment un anion complexe. Cr307 dont la partie neutre est l’anhydride chromique CrO3 et l’ion simple, le faible ion CrO'".
- Les nombreux sels ammonicaux composés doivent être considérés comme des électrolytes à cations complexes dans lesquels la partie neutre AzHs est combinée avec les ions
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- simples des métaux lourds, doués d’électroaffinité faible.
- Hydrates.— L’eau est tout particulièrement susceptible de former des parties neutres et il y a beaucoup de raisons de croire que les ions, notamment ceux de faible électro-affinité, sont hydratés.
- D’abord les sels d’ions faibles forment bien plus souvent des hydrates solides que les sels d’ions forts et l’existence de ces hydrates est sans doute un indice d’hydratation, même à l’état dissous.
- On peut invoquer de plus en faveur de la thèse de l’hydratation une série de vitesses de migration qui nous montrent fréquemment des ions de faible poids atomique cheminant avec plus de lenteur que d’autres dont la masse est plus grande *, ainsi la vitesse de migration croît du lithium au sodium et au potassium. L'ydratation de l’ion Li devrait être plus grande que celle de Na, qui l’emporterait à son tour sur celle de K, et cette hypothèse concorde parfaitement avec l’électro-affinité de ces ions qui augmente de Li à Na et à K.
- Elle explique aussi l’égalité de la vitesse de migration des ions halogènes, alors que les molécules de ces halogènes ont des coefficients de diffusion absolument différents.
- On ne doit cependant pas conclure qu’in-versement tous les ions, faibles sont nécessairement hydratés ^ il est probable que les ions H et OH ne le sont pas, à en juger par leur très grande vitesse de migration.
- De même il ne faudrait pas considérer que la composition de l’hydrate solide représente exactement l’état d’hydratation de l’ion; on sait en effet qu’une solution déterminée peut, dans les mêmes conditions extérieures, donner naissance à des hydrates différents, alors qu’avant la cristallisation la composition des hydrates d’ions est fixée sans ambiguïté. Il est donc parfaitement possible qu’un ion hydraté puisse produire un sel anhydre, si bien que l’absence d’eau de cristallisation ne saurait être invoquée contre l’hydratation. Au contraire, l’existence d’hydrates solides peut être
- considérée comme une preuve de celle d’hydrates d’ions.
- L’eau possédant une réaction absolument neutre est susceptible, comine toutes les parties neutres dissociables, de se combiner aussi bien aux anions qu’aux cations pour former des complexes hydratés. Nous avons vu que cette tendance à constituer des complexes croît avec la faiblesse de l’ion ; c’est parmi les sels d’ions faibles que nous devrons surtout chercher les complexes et les hydrates.
- L’expérience confirme ces vues: les cations des alcalis forts donnent principalement des sels anhydres ; les sels alcalino-tcrreux, plus faibles, ont déjà une tendance marquée à fixer de l’eau de cristallisation; les métaux triva-lents (ions encore plus faibles) forment des sels très riches en eau de cristallisation.
- De même pour les anions : ce sont les plus faibles qui provoquent la naissance d’hydrates, ainsi l’ion fort AzOs ne donne pas d’hvdratcs avec le sodium ; l’ion Cl, moins fort, en forme un, stable au dessous de — io°, les ions Br et 1 en ont (à 2 H20) qui sont stables à la température ordinaire, enfin celui de l’ion SO1 renferme 10 H20 et subsiste jusqu’à -f- 330.
- La tendance des sels à fixer de l’eau de cristallisation est indiquée avec plus de précision par la tension de vapeur des cristaux ; celle de quelques hydrates a été mesurée par un certain nombre d’auteurs. On peut présumer que dans les hydrates comparables entre eux, l’union de l’eau de cristallisation est d’autant moins solide que l’électro-affinité de l’ion simple est plus grande; il suffit de considérer la série des chlorures alculino-ierreux, du calcium au strontium et au baryum, et les sulfates de cuivre et de zinc. Ajoutons que parmi les chlorures, l’ion K, qui jouit de l’électro-affinité la plus forte, ne forme pas d’hydrate, l’ion Na, plus faible en donne un instable, l’ion Li encore plus faible, possède un hydrate stable.
- L’explication physique suivante permet de concevoir que les ions complexes sont plus forts queles ions simples; en s’addi-
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- tionnant la partie neutre le volume de l’ion et par suite sa surface sont augmentés, si bien que la charge électrique, qui est toujours la meme par valence (96540 coulombs), a un potentiel moins élevé sur le complexe que sur l’ion simple. Le potentiel plus haut détermine une plus grande tendance de l'ion à se décharger; cette tendance est ainsi diminuée par la formation de complexes, c’est-à-dire l’clectro-aiïinité devient plus grande.
- En comparant les volumes atomiques et l’électro-affinité on peut se convaincre que l’augmentation de volume facilite le maintien de la charge électrique.
- Les ions les plus forts, ceux des métaux alcalins, correspondent aux maximum les mieux déterminés de la courbe des volumes de Lothar Meyer, et l’accroissement de l’élec. tro-aflinité du lithium au sodium et au potassium est corrélative de l’augmentation du volume atomique.
- Un exemple montrera l’utilité de tous ces développements. Parmi les complexes connus jusqu’à présent et renfermant une partie neutre de nature saline on ne trouve pas un seul cation, et cependant il n’y a aucune raison en faveur de la non-existence d’un cation complexe. D’après ce qu’on a vu plus haut, nous pourrons construire un tel cation en prenant : i° un ion simple possédant une faible électro-affinité, par exemple Ag: 2“ une partie neutre, telle que, Agi, chimiquement semblable et dont les constituants donnent des ions faibles; 30 un anion aussi fort que possible, AzO% qui favorisera la formation d’un cation.
- En fait, la grande solubilité de l’iodure d’argent dans les solutions concentrées d’azotate d’argent trahit la formation d’un sel complexe dont la composition est connue; la formule de ce sel est (Ag2AgI) (AzO3)*. M. Hellwig a montré que pendant le passage du courant l’iode du complexe AgT se dirige vers la cathode.
- Il est possible de trouver de la même manière toute une série d’autres sels complexes.
- Ces considérations pourront rendre des services, dans l’électrochimie pratique, pour la préparation électrolytique des métaux.
- M. Ostvvai.d reconnaît avec empressement la valeur des idées exposées par M. Abegg et qui jettent un jour nouveau sur la question des sels complexes. Il signale quelques lacunes inévitables dans un système aussi étendu; il 11e saurait admettre par exemple une charge électrique uniforme, repartie sur toute la surface de l’ion; comment se rendre compte sans cela de la différence qui existe entre la dissociation des acides maléique et fumarique, acides isomères, dont les volumes moléculaires sont presque identiques ? L’hypothèse de charges différemment localisées rend compte, au contraire, de ces divergences.
- M. Bredig mentionne des expériences récentes de M. Dittrich, sur les sels d’urane, qui montrent nettement l’influence réciproque que les deux ions exercent l’un sur l’autre. Tant que l’un des ions est fort (grande électro-affinité) le degré de dissociation de ses sels est sensiblement le même. C'est ce qui a lieu pour les sels de soude, l’influence des divers anions organiques disparaît à peu près devant celle du sodium. Mais si l’électro-affinité des deux ions est faible (sels organiques de l’ura-nyle), les différences de dissociation seront notables, et pour un même cation, les coefficients d’ionisation des sels se rangeront dans l’ordre de dissociation des sels d’hydrogène correspondants, c’est-à-dire des acides libres.
- M. Bredig rattache aussi à l’hypothcse d’Abegg, sur les volumes moléculaires et la capacité électrostatique des ions, une théorie qu’il avait proposée pour expliquer la sédimentation ou le dépôt des corps colloïdes. On sait que la formation des sédiments est provoquée par l’addition d’électrolytes et que la vitesse de précipitation est dans un certain rapport avec la conductivité du corps ajouté; les non-électrolytes ne favorisent pas, en général, la sédimentation. L’auteur ajoute les explications suivantes à la théorie de Coehn
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- sur la migration électrique des colloïdes (‘) : si la ijiatière en suspension a une constante diélectrique plus petite que celle du milieu où elle se trouve, il sc produira une différence de potentiel entre elle et le milieu ; les diverses particules se repousseront et resteront en suspension. En ajoutant un électrolyte, c’est-à-dire des charges positives et négatives, nous introduisons au sein du liquide des condensateurs de dimensions moléculaires qui produisent un champ électrostatique puissant; le déplacement d’équilibre est tel que le corps ayant la plus grande constante dié-
- lectrique, c’est-à-dire le dissolvant, est amené entre les ions et que les autres corps qui diminueraient la constante diélectrique du milieu sont repoussés. Ainsi une particule en suspension dont la constante diélectrique est inférieure à celle de l’eau se trouve expulsée par le champ électrostatique créé par les ions, en d’autres ternies, elle se dépose. L’auteur ne donne cet essai d’explication qu’à titre de simple hypothèse.
- (A suivre.)
- P. Th. Muller.
- COMPARAISON DES DÉPENSES ET DES RECETTES DES TRAMWAYS
- A TRACTION PAR CA3LE, PAR TROLET SOUTERRAIN ET PAR CHEVAL, A'NEW-YORK
- L’an dernier, à pareille époque, nous publiions^), d’après le Sreel Railway Journal, quelques tableaux fort instructifs sur les recettes et dépenses d’exploitation des lignes de tramways de la Metropolitan Street Railway Company pendant l’exercice s’étendant du 30 juin 1897 au 30 juin 1898. Dans son numéro d’octobre le Street Railway Journal nous donne des renseignements analogues pour l’exercice finissant le 30 juin 1899.
- A cette dernière date le réseau exploité par la .Metropolitan Street Railway Company comprenait ; 40 km de voies à traction funiculaire construites en 1893 (16 km) et en 1895 (24 km), 130 km de voies à traction électrique livrées à l’exploitation du Ier novembre 1897 au Ier octobre 1898, enfin 181 km de voies à traction animale.
- La mise en exploitation de 70 km de voies à traction électrique pendant les six premiers mois de l’exercice 1898-99 a eu pour conséquence une augmentation sensible du nombre de kilomètres-voitures lequel, d’après le la-
- (* *) L'Éclairage Électrique, t. XIII, p. 224.-226 (1897).
- (*) L’Éclairage Électrique, t. XVII, p. 556, 26 novembre 1898.
- bleau ci-joint, a passé de 56 000000 à 66000000 en nombres ronds, bien que les voitures nouvellement mises en circulation contiennent deux fois autant de places que les anciennes. T.'augmentation du nombre de voyageurs transportés a été encore plus grande puisque les recettes par kilomètre-voiture ont passé de 92,07 à 95,93 centimes.
- Si l’on examine les recettes relatives aux divers modes de traction, on voit que celles de la traction funiculaire ont subi une diminution de 10p. 100 et celles de la traction animale une diminution de 30 p. 100, tandis que les recettes de la traction électrique ont plus que triplé.
- Les dépenses totales d’exploitation rapportées au kilomètre-voiture ont légèrement diminué (47,43 centimes en 1898-99 au lieu de 49,073 centimes en 1897-97). Par suite de cette diminution et de l’augmentation des recettes, les bénéfices nets par kilomètre-voiture ont passé de 42,99 centimes à 48,437 centimes. Cette augmentation des bénéfices est d’ailleurs entièrement due à la traction électrique, les bénéfices des lignes exploitées par câble et par chevaux ayant légèrement diminué.
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- Si l’on fait le rapport des dépenses totales aux recettes on trouve
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- Traction funiculaire. . 47,8 p. 100 50,8 p. iu<>
- Traction électrique . . 37,9 — ' 38.3 —
- Traction animale . . . 65,3 — 69.8 —
- Ensemble..............43,3 — 49,8 —
- On voit que pour tous les système de traction ce rapport est plus élevé pour l’année 1899 que pour l’année 1898. Ce résultat est principalement dû aux chutes de neige abondantes qui ont eu lieu à New-York pendant ce dernier hiver. Pendant plusieurs jours le service des tramways dut être presque complètement suspendu, ce qui causa une diminution sensible des recettes. D’autre part ces intempéries eurent une influence notable sur les divers chapitres des dépenses : enlèvement de la glace (336 610 fr en 1899 au lieu de 138 625 en 1898), réparation des câbles pour le système funiculaire fun câble posé dans Broadvay ne dura pas plus d’une semaine}, nettoyage des caniveaux pour les systèmes funiculaire et électrique, etc.
- Dans les dépenses relatives aux lignes électriques figurent l’achat et la nourriture de chevaux. Comme il a été dit l’an dernier, cela provient de ce que quelques lignes secondaires à traction animale ont été établies uniquement pour amener les voyageurs aux grandes lignes électriques. Il convient également de remar-
- quer que les dépenses afférentes à la production de la force motrice et ramenées au kilomètre-voiture ont augmenté légèrement. Si l’on retranche du total les dépenses relatives aux chevaux, on trouve qu’en 1898 la dépense afférente à la production de l’énergie électrique a été de 3,75 centimes par kilomètre-voiture et de 4,86 centimes en 1899. Cette augmentation provient de ce que la grande station centrale de 70000 chevaux qui doit alimenter tout le réseau n’étant pas encore prête, les stations provisoires ont dû fonctionner dans de mauvaises conditions économiques.
- Si l’on, tient compte des recettes provenant de la publicité, des dividendes reçus des sociétés dont la compagnie de traction est actionnaire, etc., si l’on tient compte d’autre part des dépenses de toutes sortes, on obtient les chiffres suivants qui diffèrent un peu de ceux du tableau des pages 266 et 267 :
- 1898 1S99
- Recettes totales..........55380105 67627620
- Dépenses totales..........28102420 32043555
- Bénéfices.................27277685 35584065
- Rapport des dépenses aux recettes.................... 50.7 47,4
- Sur les bénéfices réalisés en 1898, la compagnie a distribué 18 049 830 fr d’intérêts garantis et 7 500 000 de dividendes : cette année elle a distribué 22 388 785 d’intérêts garantis et 12 358 375 fr de dividendes.
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- Manchons de connexions pour conducteurs en aluminium (*).
- Les figures ci-jointes représentent quelques formes de manchons récemment brevetés en Allemagne pour réunir les fils d’aluminium.
- Avec le manchon représenté par la figure 1 les fils sont passés à travers les trous légère-
- (’) Electrical Revieiv (de New-York), t. XXXV, p. 203, 27 septembre 1899.
- ment coniques que porte le manchon; on les replie ensuite à travers l’ouverture centrale, puis à l’aide d’un marteau et d’un étau à main on mate les extrémités des fils; on tend ensuite les fils qui se trouvent coincés dans les trous coniques.
- Le second manchon est formé de deux parties constituées chacune par un cône percé d’un trou conique. On engage les fils dans ces trous, on les replie, puis on tend les fils après avoir réuni les deux parties du manchon.
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- La troisième figure représente un manchon avec canal cylindrique ; les extrémités des fils à connecter sont maintenues fortement par de nombreuses vis traversant les parois du manchon.
- Le manchon représenté par la figure 4 est percé suivant son axe d’un canal dont le diamètre va en augmentant depuis l’extrémitc jusqu’au milieu. Les deux câbles à connecter sont introduits dans ce canal en ayant soin que les brins de chacun d'eux s’écartent d’eux-mèmes. De cette façon ces brins s’en-
- gagent les uns dans les autres. Il suffit alors de faire tourner le manchon deux ou trois fois sur lui-même pour tordre les brins et effectuer ainsi la jonction des deux câbles.
- Enfin le manchon représenté par la figure 5 est formé de deux parties dont les extrémités sont munies de pas de vis. On recouvre les extrémités des fils à connecter avec le manchon, puis en vissant deux écrous on serre fortement les deux parties l’une sur l’autre.
- Revêtements isolants Thomson-Houston pour douilles de lampes à incandescence (‘ i.
- Les revêtements isolants qui garnissent les douilles métalliques employées dans divers appareils électriques tels que lampes à incandescence, etc., sont généralement établis au moyen de plusieurs pièces épousant partiellement la forme desdites douilles. Ces pièces sont ensuite assemblées de manière à recouvrir entièrement la surface qui est à garnir. Mais les revêtements obtenus ainsi sont d’un prix de revient élevé et malgré tout le soin apporté à leur confection ils peuvent être défectueux au point de vue de l’isolement.
- Le nouveau mode de fabrication des revêtements isolants en une seule pièce indiqué ci-dessous repose sur la propriété des ma-
- tières isolantes telles que la fibre, l’ébo-nite, etc., de se prêter très bien à l’opération de l’estampage.
- On a représenté h titre d’exemple aux figures 3, 4 et 5 les différentes phases de la fabrication d’un revêtement isolant de douille pour lampe à incandescence. Ce revêtement
- isolant est désigné par A dans les différentes figures, et il est représenté terminé à la figure 1.
- Dans ce procédé de fabrication on se sert
- (fi Brevet anglais n° 6213, déposé le 22 mars 1899, accepté le 20 mai 1899.
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- de tubes de matière isolante que l’on coupe à la longueur voulue; on enfile ensuite chaque morceau de tube ainsi obtenu sur un mandrin D de forme convenable muni d’un épaulement ds qui arrête le tube A dans une position bien déterminée {voir fig. 2). On procède ensuite comme pour une opération d’estampage ordinaire ; le tube A prend successivement les formes représentées aux figures 3 et 4 et arrive finalement à la forme figurée en 5. Il ne reste qu’à pratiquer les encoches convenables aiZ ag, a, pour avoir la douille terminée représentée à la figure 1.
- Le mandrin D et la matrice D, peuvent avoir des formes quelconques. Toutefois il faut établir ces pièces de manière que l’épau-lement di ait une inclinaison assez faible pour que le tube A soit entraîné par le mandrin au passage de cet épaulement, sans que ledit tube ait une tendance à se replier sur lui-même.
- Les pièces isolantes obtenues par ce nouveau procédé ont une surface bien unie et présentent une résistance supérieure à celle des tubes qui ont servi à leur fabrication.
- J.
- Perméamètres industriels. — Le perméamètre Santarelli (*).
- L’emploi des perméamètres pour déterminer les propriétés magnétiques du fer et de ses alliages se répand chaque jour davantage dans la pratique, et il est nécessaire dans ce cas d’avoir des appareils simples et robustes permettant de faire avec une approximation suffisante des recherches qui étaient autrefois réservées aux laboratoires scientifiques.
- La première tentative a été une application de la méthode de la force portante, fondée sur la mesure de la force d’attraction de deux parties d’une même barre de fer cylindrique, coupée suivant une section droite et soumise à l’action magnétisante d’un solénoïde. C’est sur cette méthode proposée pour la première
- (*) L'Eletlricista, t. VIII, p. 193, Ie1, septembre 1899.
- ;rcil
- tuts
- 1ère
- sse-
- lieu
- lon-
- fois par Shelford Bidwell qu'est fondé le perméamètre de Mélotte (‘). Un appareil tout à fait analogue en principe est celui de Hel-mer {1896) (-). Citons encore comme dispositions de ce genre les perméamètres de Bosanquet et de S. Thompson (3). Ce dernier instrument se distingue des précédents par ce fait que le circuit magnétique de la barre d’essai est fermé, au dehors du solénoïde magnétisant, par une gro tangulaire de fér doux comme t d’Hopkinson.
- Tous ces appareils présente; analogues. La plus légère trac* ou la moindre imperfection da: ment des surfaces en regard pc à des résultats non comparabl née la variation de la force attractive avec la distance.
- En outre, une barre sectionnée n’est pas dans les mêmes conditions magnétiques qu’une barre continue, Ewing l’a montré expérimentalement,
- Il résulte de là que des courbes d’induction obtenues les unes avec la méthode de la force portante et les autres avec les méthodes rigoureuses présentent des divergences notables et même exagérées pour les besoins de la pratique.
- Le pont de perméabilité d’Ewing (1896) (J) réalise un progrès important. Le principe consiste à reproduire pour les circuits magnétiques quelque chose de semblable au pont de Wheatstone pour les circuits électriques, en comparant l’induction de la barre d’essai à celle déjà connue d’une barre parfaitement étudiée et de mêmes dimensions. Les deux barres, à l'intérieur chacune d’un solénoïde magnétisant dont les circuits sont en série, sont reliées par des vis de pression à deux masses polaires : un arc de fer du circuit est interrompu pour laisser la place à un magné-
- (!) H. Gérard. Leçons sur VÉlectriciU.
- (sj L’Éclairage Électrique, t. VII, p. 70.
- P) Ewing. Magnetic Induction in iron and others mêlais. ('•) L’Éclairage Électrique, t. IX, p. 363.
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- toscope. Un commutateur permet de faire varierle nombre des spires magnétisantes de l’un des enroulements. Quand les inductions sont égales le magnétoscope reste au zéro.
- Dans l’appareil de Treat et Esterline (*), le magnétomctrc est remplacé par une petite dvnamo dont les pièces polaires sont fixées sur les deux blocs de serrage qui doivent être au même potentiel magnétique. L’induit est mis en mouvement à la main par un train d’engrenages ; tant que les flux ne sont pas égaux dans les barreaux, leur différence produit dans l’induit une tension que l’on mesure au galvanomètre. On obtient ainsi une sensibilité plus grande que dans l’appareil d’Ewing.
- Mais dans les deux cas, le mode de fixation des cylindres en essai dans les pièces polaires n’assure qu’un contact très imparfait. La longueur du circuit ne peut être diminuée sans risquer que les spires magnétisantes n’agissent sur le magnétoscope. Enfin la réduction à zéro se fait par sauts correspondant à la variation du nombre des spires, et le groupement différent des spires suivant le nombre de celles qui sont actives peut influer sur la distribution du magnétisme. Les corrections nécessaires dans l’appareil d’Ewing sont évidemment une difficulté et une cause d’erreur. En outre, dans l’appareil de Treat et Esterline, l’introduction de la dynamo avec sa mise en marche qui produit des secousses fâcheuses pour le magnétisme est une complication désavantageuse.
- Deux autres perméamètres essentiellement différents des précédents ont été proposés en 1898.
- La balance magnétique d’Ewing qui est un retour à l’application de la force portante, suppose que la connaissance des propriétés d’un corps pour une force magnétisante de 20 GGS environ suffit en pratique pour juger de ses qualités magnétiques pour d’autres forces; elle sert à donner la valeur de l’in-
- (l) Eiectricaï World, décembre 1897. L’Éclairage Électrique, XIV, p. 430.
- duction correspondant au champ H = 20. L’appareil est simple mais d’un usage restreint puisque les limites entre lesquelles il sert sont très voisines. En outre il présente les inconvénients déjà rappelés des perméamètres fondés sur la force portante.
- L’autre instrument, dû à Siemens (') n’est pas exempt de ces reproches, le contact est toujours défectueux, il y a bien compensation au point de vue des lignes de force dues à la bobine magnétisante, mais il manque celle relative à la bobine mobile qui sert à produire les déviations. Pour les faibes inductions, le champ de cette bobine, d’orientation variable, doit donner une perturbation non négligeable et de plus inconstante. Il est peu commode de mesurer deux courants dont l’un doit d’ailleurs avoir une valeur constante et déterminée. Enfin les erreurs de déplacement de .zéro dans une méthode où l’on mesure des déviations viennent encore s’ajouter aux précédentes.
- C’est en tenant compte des critiques que nous venons de résumer et sur les conseils du professeur Roïti que l’auteur a construit un nouveau perméamètre dont nous allons-donner la description.
- Ce perméamètre consiste comme celui d’Ewing en un pont magnétique, mais la disposition du circuit est tout autre. La vue d’ensemble de l'appareil est donnée par la figure 1, le schéma général par la figure 2. Les deux cylindres de fer C, et C, dont on compare l’induction sont disposés parallèlement et fixés à leurs extrémités dans deux grosses masses polaires transversales, en fer doux et dont la section est’environ vingt fois plus grande que celle des cylindres. Au milieu et fixée dans les masses polaires, se trouve une autre barre cylindrique de fer, beaucoup plus grosse et qui constitue la branche pont de l’appareil. Comme les deux hélices magnétisantes sont disposées de façon à former les mêmes polarités aux extrémités de Cj et C4 qui se trouvent d’un même côté, il
- (>) L’Éclairage Électrique, t. XVII, p. 37.
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- s’cn suit que le flux magnétique à travers le pont est égal à la différence des flux excités dans les barres à comparer. De sorte que l’égalisation des deux inductions s’apprécie par une méthode de zéro, quand l’aimantation du noyau central est nulle. Pour juger de cette égalité, la première idée était de disposer sur le pont une bobine induite de quelques spires insérée dans le circuit d’un galvanomètre balistique. Renversant le sens du courant et employant une méthode ana-
- logue à celle employée dans le perméâmètre d’Ewing, on aurait déduit la courbe B = /'(H) pour le fer C2 connaissant déjà celle de C,. Cette disposition a présenté à l’usage de sérieux inconvénients parce que, dans le cas d’échantillons de fer de propriétés magnétiques diverses, la rapidité d’excitation de l’induction dans l’une et l’autre barre, quand on manœuvre l’inverseur du courant, est assez différente ; de sorte que dans la bobine exploratrice on induit des
- courants dépendant non tant de la valeur définitive des flux que de leurs valeurs relatives dans les instants successifs. Ainsi, le galvanomètre balistique éprouve des impulsions dans un sens, puis dans l’autre, sans qu’il soit possible d’apprécier avec exactitude le moment de l’équilibre.
- Pour obvier à cet inconvénient on a inséré directement dans le pont une disposition galvanométrique à bobine mobile, comme celle employée parle perméâmètre Siemens, où la déviation est sensiblement proportionnelle à l’induction magnétique dans le pont ; on peut ainsi juger du zéro avec une certaine précision. Mais ici, il n’importe pas de mesu-
- rer le courant auxiliaire de la bobine galvanométrique; car, au moment de la mesure, elle reste au zéro et le flux qu’elle produit a une composante nulle dans le sens des génératrices du cylindre. Enfin, faisant varier l'intensité du courant, on peut régler la sensibilité de l’appareil.
- Les deux cylindres à comparer ont des extrémités coniques d’angle assez aigu qui s’ajustent dans les cavités de même forme des masses polaires ; dans l’une, les cylindres entrent à simple frottement, et dans l'autre ils sont pressés au moyen d’une vis V (lig. 3) qui donne un très bon contact.
- En S (fig. 4) est attaché le circuit magné-
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- tisant, en B les pôles d’une pile de deux éléments. Un commutateur à deux curseurs commande lés deux hélices magnétisantes
- Fig. 2. Fig. 3.
- Schéma du perméamètre. Contact magnétique.
- des cylindres, le curseur placé à gauche permet de mettre en action 4, 2, 1 ou 1/2 couches de l’hclicc du cylindre C,, il laisse disposer de forces magnétisantes de 40 i, 20 i, 10 i ou 5 i\ l’exclusion d’une des couches est produite en même temps que l’insertion dans le circuit d’une résistance équivalente, afin que la résistance totale et par suite l’intensité du circuit restent fixes, si l’on ne touche pas au rhéostat régulateur externe. Une disposition analogue commande l’hélice de Q elle permet les combinaisons 40/, 30 /, 20 i et 10 i.
- Pour obtenir les valeurs intermédiaires de la force H nécessaire à l’équilibre, l’hélice de C, est montée de façon que l’on puisse faire varier d’une manière continue les ampères-tours de o à 100 i\ à cet effet, elle porte en plus des 4 couches de fil fixes commandées par le commutateur, une cinquième couche de 100 spires dénudées suivant une génératrice
- du cylindre. A côté est un cylindre parallèle d’égal diamètre revêtu de fil identique; entre les deux, glisse un contact à ressort de telle sorte que le nombre des spires en circuit reste constant.
- Connaissant la courbe B = /‘(HI) relative au cylindre Q, on voit que, à l’équilibre, B.i correspond à la force H2 dans le deuxième cylindre et l’on peut ainsi, par points, construire Bj=y'(II2). Chaque appareil est muni d’un cylindre étalon de fer dont on donne la courbe de perméabilité obtenue avec le gal-
- Fig. 4. — Connexions du perméamètre Santareîli.
- vanometre balistique suivant la méthode d’Hopkinson.
- Le même appareil pourrait servir à déterminer, avec moins d’exactitude il est vrai, la courbe d’hystérésis; il suffirait de supprimer un des cylindres et de mesurer la déviation du galvanomètre, on en déduirait la valeur de l’induction. G. G.
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DES ÉLECTRICIENS (Séance du mercredi S novembre 1899.)
- M. C. E. O’Keenan présente les compteurs volts-heures-mètres qu’il a inventés ; Ces compteurs (’) se composent essentiel-
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- lement d’un petit moteur magnéto-électrique sans amortisseur, place en dérivation aux bornes d’une résistance placée en série dans le circuit principal.
- La théorie de cet appareil est très simple. Elle >reppse sur les deux principes suivants qui sont bien connus :
- i° 'La force électromotrice d’une
- (’) L’Éclairage Électrique, t. XXI, p. 169;
- machine
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- magnéto-électrique est proportionnelle à la vitesse angulaire de l’induit;
- 2° Le rendement d'un moteur magnéto-électrique est maximum lorsque la force contre-électromotrice est égale à la force électromotrice appliquée à ses bornes; l’intensité, dans ces conditions, tend vers zéro.
- On conçoit, par conséquent, que si un tel moteur est placé en dérivation aux bornes d’un conducteur, sa vitesse angulaire sera proportionnelle à la d. d. p. en ces points, c’est-à-dire, d’après la loi d’Ohm, proportionnelle à l’intensité du courant qui traverse le conducteur. En outre, si le moteur est construit pour fonctionner vers son maximum de rendement, et qu’il soit très délicat, il suffira d’une très faible intensité pour l’actionner. Il démarrera donc pour de très faibles charges et dépensera peu d’énergie, deux conditions nécessaires pour qu'un compteur donne en pratique de bons résultats.
- Nous n’insisterons pas sur ia construction des compteurs qui a déjà été décrite dans l’article de M. H. Annagnat rappelé plus haut. Il nous suffira de dire que par suite de la construction soignée, de la légèreté des organes, de la délicatesse des frottements et de l’absence de pièces de fer mobiles, le rendement = 0,995 » valeur bien près du maximum et que la sensibilité est telle que le courant d’un petit élément Lcclanché après avoir traversé une chaîne de quatre personnes se tenant par la main suffit à faire démarrer un compteur de 5 ampères. Un compteur de ce genre, suffisant pour 10 bougies, démarre sous l’action d’un courant égal au i/tooe du courant maximum et tourne dans ces conditions avec une vitesse régulière d'environ un tour en cinquante secondes. La vitesse maximum adoptée en pratique, est de 2 tours par seconde.
- La puissance maxima dépensée par un compteur de ce genre est de 200 microwatts, l’intensité au démarrage est d’environ o,? milliampères.
- M. O’Keenan décrit aussi les différents
- modes de montage de l’appareil qui permettent de l’appliquer aux circuits à 3 fils, aux ascenseurs montés sur réseaux à 5 fils, à mesurer la charge et la décharge des batteries pour les automobiles, par exemple, à la confection de coulombs-mètres, etc. Ces montages, qui seront décrits ultérieurement, consistent simplement dans la disposition convenable delà résistance placée aux bornes du compteur, ce dernier restant le meme
- Lorsqu’on dispose d’une pile à courant constant, telle que la pile endoxique de M. O’Keenan, par exemple, le compteur se transforme en horloge puisque sa vitesse angulaire est constante, dans ces conditions. La consommation de courantétant très faible, une petite pile de poche peut faire fonctionner l’horloge pendant quatre ans environ. Le réglage se fait facilement au moyen d’un petit shunt magnétique qui modifie l’intensité du champ dans lequel tourne, l’induit. Ce shunt est manœuvré par une vis extérieure.
- De même, l’appareil fonctionnant sous l’influence de courants très faibles, peut facilement être utilisé comme compteur du temps téléphonique.
- En terminant, M. O’Keenan fait remarquer que les ampères-heures-mètres, quoique moins rationnels en théorie que les watts-heures-mètres, sont en réalité plus avantageux pour l’usine que ces derniers qui donnent lieu à une dépense d’énergie continuelle dans le circuit en dérivation; ceci est vrai surtout pour les compteurs de faible puissance. Comme les usines tendent — ou devraient tendre — toujours à augmenter la tension au-dessus de la normale, le client en profite aussi.
- M. A. Locherer donne d’intéressants détails sur l’emploi de l’électricité dans les travaux du Métropolitain.
- On se rappelle que le Métropolitain a été déclaré d’utilité publique par la loi du 30 mars 1898. Une première ligne, allant de la Porte de Vincenncs à la Porte Maillot avec embran-
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- chements sur la Porte Dauphine et le Troca-déro, dont la longueur totale est de 14 km', sera construite et exploitée dans le courant de l’année prochaine ; l’ensemble du réseau des lignes concédées à titre définitif comprendra 65 km; 35 km de voies concédées à titre éventuel compléteront un réseau total de 100 km.
- La construction de la première ligne a été faite par lots ; le premier lot allant de la Porte de Vincennes à la rue de Reuilly a été exécuté en régie; c’est celui que M. Locherer prend comme exemple, car c’est celui où l’emploi le plus typique et le plus complet de l’électricité a été fait. La région correspondante étant peu desservie par les secteurs, on a dù construire une petite usine spéciale qui comprenait trois moteurs à gaz de 50 chevaux et un moteur à gaz de 25 chevaux. L’emploi de moteurs à gaz était tout indiqué pour une installation provisoire de ce genre, d’autant plus que la Ville profitait de prix réduits spéciaux. La distribution était faite a 220 volts, par circuits séparés commandés du tableau.
- L’éclairage a absorbé jusqu’à 120 ampères, les boucliers qui servaient à protéger les ouvriers des éboulements étaient actionnés
- électriquement ; ils dépensaient 50 ampères chacun. Un monte-charge absorbait 50 ampères au démarrage; deux locomotives, l’une de 6 tonnes et l’autre de 3 tonnes absorbaient respectivement 90 et 50 ampères. Le matériel électrique était du type Hillairet-Hugnet; simple et robuste, il n’a jamais donné lieu à aucun accident.
- M. Locherer signale aux constructeurs électriciens l’intérêt qu’il y aurait à étudier un matériel complet d’engins électriques poulies travaux publics : riveuses, monte-charges, engins de levage ou de transport, etc., en profitant des qualités du moteur électrique pour donner à ces engins toute la simplicité voulue et en y introduisant les organes de sécurité necessaires.
- L’usine qui alimentera le réseau du Métropolitain est en construction, elle comprendra-deux groupes électrogènes de 1 500 kilowatts chacun, produisant du courant continu et deux groupes de même puissance produisant du courant triphasé à 5000 volts; celui-ci sera transformé dans une sous-station située place de l’Etoile, en courant continu à 600 volts. La prise de courant se fera par troisième rail.
- G. P.
- CHRONIQUE
- Sur les noms des grandeurs physiques. — À. propos de la note que, dans notre avant-dernier numéro ip- 196), nous écrivions sur la proposition de M. E. Hospitalier, un de nos lecteurs, M. E. Marchais La Grave, nous adresse les remarques suivantes :
- La règle proposée par M. Hospitalier a pour inconvénients de n’envisager que le cas où la grandeur nouvelle est le quotient de deux autres et nécessite de plus la création d’adjectifs nouveaux dont il vaudrait mieux se dispenser.
- » Il est vrai que par la création du préfixe •' anti » pour désigner l’inverse d'une grandeur, le produit de deux grandeurs peut s'exprimer par la règle précédente, en le considérant comme le quotient de
- l’une d’elles par l’inverse de l'autre; mais que faire lorsque la grandeur nouvelle est composée de trois autres, comme celle qui désigne le nombre de kilogrammes de charbon brûlés en une heure et par mètre carré de grille ?
- » Il est hors de question ici de changer les noms de certaines grandeurs que l'usage a consacrés, de donner par exemple à l’accélération le nom de « vitesse temporique » afin de rappeler que cette grandeur est le quotient d’une vitesse par un temps. L’avantage qui résulterait de cette nomenclature d'indiquer les dimensions de la grandeur, n’existerait que pour un système, ici le système de base (longueur-masse-temps). Dans un système de base
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- différente, par exemple (force-masse-temps), il faudrait donner à l'accélération le nom de « force massique » toujours d’après la règle énoncée plus haut, pour conserver cet avantage que le nom doive indiquer les dimensions de la grandeur. Mais celle-ci reste toujours la même, quel que soit le système employé. On a donc bien agi en désignant les diverses grandeurs par des expressions indépendantes de leurs dimensions dans un système particulier.
- » Mais il existe des grandeurs complexes et d’un emploi assez peu fréquent pour qu’on ne leur ait pas attribué encore de nom spécial. A celles-là, il serait évidemment convenable de leur donner des noms dérivant des grandeurs dont elles sont formées afin de rappeler leur origine.
- -> Une grandeur de ce genre peut toujours se mettre sous la forme : A, B, G, D, E, F étant
- les noms des grandeurs qui la composent. Pourquoi ne pas donner à cette nouvelle grandeur le nom A-B-C par D-E-F
- le trait d'union entre les noms indiquant le produit des grandeurs qu'il relie, et le mot « par » qui ne doit être employé qu’ünc fois dans l’appellation indiquant le quotient du terme précédant ce mot par le terme suivant.
- >, Cette règle est générale et évite l’emploi d'adjectifs nouveaux. La grandeur désignée par le « nombre de kilogrammes de charbon brûlés en une heure et par mètre carré de grille » se nommera d’après cette règle la « masse par surface-temps ». Pour comparer la consommation par cheval de deux chaudières de puissances différentes, on mesurera la « masse par puissance-surface-temps ».
- » Dès lors les dénominations impropres qu’a fait ressortir M. Hospitalier deviennent d’après cette nouvelle règle :
- » La « masse par longueur » d’un rail.
- » L’« intensité par surface » d’un courant.
- » La « capacité par masse » d’un accumulateur.
- » Pour les raisons que nous avons données, cette règle ne doit pas être étendue aux grandeurs qui ont déjà reçu des noms particuliers. Il n’y a pas lieu de désigner une vitesse par le nom de « longueur par temps », pourtant cette règle serait avantageuse pour désigner certaines grandeurs qui prêtent à l’ambiguïté : par exemple la « densité » d’un corps pourrait se nommer sa « masse par volume », tandis que son « poids spécifique » se nommerait son a poids par volume ».
- » Cette règle est analogue à celle qui fixe le nom de l’unité employée pour la mesure d'une grandeur lorsque cette unité n’a pas de nom spécial. Par exemple, le nom de l'unité de pression n’existant pas dans le système C. G. S., la mesure de cette grandeur s’exprime en « dynes par centimètre carré ». C’est une expression du langage courant qui n'a rien d’anormal et l'on n'a jamais songé à désigner cette unité par le nom de « dyne superficielle ». De meme la« masse par longueur » d’un rail, s'exprime dans le système C. G. S. en « gramme-masse par centimètre » et la « masse par surface-temps » s'exprimera dans ce même système en « gramme-masse par centimètre carré-seconde. »
- Sur la mesure de la résistance des joints de rails. — Les dégâts considérables auxquels peuvent donner lieu, par élecrolyse, les courants dérivés des rails de tramways mettent les compagnies de traction dans l'obligation d'assurer une bonne connexion électrique entre les rails. Au moment de rétablissement de la voie on prend généralement aujourd’hui toutes les précautions nécessaires pour que cette condition soit remplie, mais, une fois la voie établie, 3c plus souvent on se préoccupe médiocrement de savoir si elle continue à être remplie. Dans une communication faite à la Street Railway Convention tenue cette annéeà New-York, M. Henry H. Norris, professeur à l'Université de Cornell, s’élève contre cette négligence et indique un moyen permettant de s’assurer de la bonne conductibilité des voies d’une manière assez rapide pour pouvoir être employé en pratique.
- Ce procédé consiste à mesurer d’une part la différence de potentiel V existant entre deux points d’un même rail et, d’autre part, la chute de potentiel v qui existe de part et d'autre d’un joint. La résistance R de la portion de rail entre les extrémités de laquelle existe la différence V pouvant être calculée quand on connaît la section du rail et la résistivité du métal qui le forme, on déduit de la
- v
- première mesure l’intensité I = ^ du courant. Cette intensité connue, on déduit de la seconde mesure la résistance r = -j- du joint.
- Les deux instruments sont placés sous une voiture que l’on déplace tout le long de la voie. Les prises de contact s’effectuent soit au moyen de balais glissant sur les rails, soit au moyen de pointes aiguës appuyées fortement contre ceux-ci.
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- Les deux prises servant à mesurer V sont aussi écartées que possible {4.5 m) ; celles qui servent à mesurer v ne sont qu’à une distance de 50 centimètres environ.
- Les mesures s’effectuent sans interrompre en rien l'exploitation ; le courant circulant dans les rails et produisant les chutes de potentiel mesurées V et v, provient du retour du courant alimentant les voitures en service situées au-delà de la voiture servant aux mesures.
- Pour rendre les mesures aussi rapides que possible, on peut recourir à plusieurs expédients. Tout d'abord on peut graduer le voltmètre qui donne V (ou plutôt le millivoltmètre, car les différences de potentiel sont de l’ordre du millivolt) de manière à ce qu’il indique immédiatement le quotient -p- , la résistance R étant une constante pour des rails d'un type donné, si l’on a soin de toujours placer à la môme distance les prises de contact. En second lieu on peut se contenter de reconnaître si un joint a une résistance trop forte sans se donner la peine de déterminer la valeur exacte de sa résistance ; alors il suffit de constater que l’aiguille du millivoltmètre qui donne v prend une déviation inferieure ou supérieure à une certaine déviation correspondant à Sa résistance que l’on considère comme acceptable. Dans ces conditions on peut essayer de nombreux joints en un laps de temps
- Mais il ne suffit pas de reconnaître qu'un joint est mauvais ; il faut encore que l’on puisse repérer ce joint pour le retrouver et le réparer. Pour effectuer ce repérage l'ingénieur-électricien de la United Rail-ways and Electric Company, de Baltimore, emploie le procédé suivant : dès qu’un mauvais joint est reconnu, l’observateur lance, par la manœuvre d’un robinet laissant pénétrer de l’air comprimé dans un récipient contenant de la peinture, un peu de cette peinture sur le joint défectueux. Comme ce procédé laisse à désirer, la peinture pouvant être enlevée avant qu’on ait eu le temps de faire réparer le joint, l'auteur, M. Morris, suggère d'employer pour mesurer v un voltmètre-enregistreur dont le cylindre d'inscription est animé d’un mouvement de rotation, proportionnel au mouvement d’avancement de la voiture portant les appareils, au moyen d'une cordelette sans tin reliant, d’une part, l'axe du cylindre d’inscription, d'autre part, l'un des essieux de la voiture ou mieux l'axe d une roue auxiliaire roulant sur le rail; on peut ainsi déterminer la position d'un joint sur la voie d'après l’abscisse de la chute
- de potentiel correspondante sur la courbe enregistrée. Si l’on veut marquer plus nettement sur le cylindre d’inscription la position correspondant à un joint défectueux, il suffit d’envoyer dans le voltmètre, au moment où l’on passe sur un tel joint, le courant d’une pile de manière à donner à l'aiguille un déplacement considérable laissant une inscription facilement reconnaissable.
- Pour montrer l'importance d'essais de ce genre, M. Norris cite les résultats de mesures faites par MM. P.-H. Little et R.-L. Reynolds, sous la direction du Laboratoire d'électricité appliquée de Sibley Collège. Ces mesures ont porté sur plus de 500 joints d’une voie munie de connecteurs en cuivre genre n Chicago ». Cette voie était en bon état; une faible partie avait été posée deux ans avant les essais, la majeure partie était de beaucoup plus ancienne.
- La mesure de la résistance de quelques connecteurs prouva que cette résistance, à la température ambiante au moment des essais qui furent faits en été, était de 0,175 ct de 0,3 milliohm suivant que le fil de cuivre dont ils étaient formés était du diamètre correspondant à 000 ou du diamètre correspondant à 0 de la jauge B et S (respectivement 10, 40 mm et 8,25 mm de diamètre).
- Quant à la résistance des joints eux-mêmes elle variait entre d’assez larges limites comme l'indiquent les chiffres du tableau suivant qui montrent en même temps comment s'effectuait le calcul de cette résistance.
- 121,5 iM °j°9
- 23,5 50 2,13
- 3 230 7,68
- 32 4.i 0,13
- 58 19,5 0,34
- On voit en effet que la résistance r d'un joint peut être tantôt inferieure à celle d'un connecteur (ce qui provient de ce que le courant trouve également un chemin par redisse; et tantôt supérieure à 10 fois cette dernière résistance.
- En additionnant les résistances trouvées pour 302 joints situés sur une longueur d'environ 1500 m on trouva 0,5 ohm. Si l’on avait remis en état seulement 27 des joints, cette résistance n’aurait plus été que de 0,25 ohm; en réparant environ un quart des joints, on eut abaissé de 85 p. 100 cette résistance.
- Ces derniers chiffres montrent nettement qu’il serait possible d'augmenter dans une forte propor-
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- tion la conductibilité du circuit de retour des tram- 1 ways par des essais méthodiques des joints et la remise en état de ceux reconnus défectueux.
- Sur la pliotométrie des lampes à incandescence. — La manière dont le filament est enroulé par rapport àTaxc de l’ampoule influe nécessairement sur la répartition de la lumière émise par une lampe à incandescence clans divers azimuts. M. E. Lieben-tiiat. public dans la Zeitschrift fur Instmmenkunde de juillet et août dernier une étude théorique et expérimentale fort intéressante sur ce sujet.
- L'auteur distingue quatre types principaux de filaments de lampes à incandescence. Le plus simple est un filament droit fixé suivant l’arc de l'ampoule. Ce second type est lelüamcnt simplement recourbé en forme de U, un ou deux de ces filaments pouvant être disposés dans l’ampoule; le troisième est le filament à une ou plusieurs boucles.; enfin le quatrième est le filament en zigzag. Si Von excepte le premier type qui n’est pas employé en pratique, c'est le second qui donne la distribution la' plus régulière autour de l’axe; avec le troisième, l'intensité est maximum suivant des directions situées dans des plans situés à'i8o;’: avec le quatrième, il y a un minimum très accusé dans le plan qui contient les deux extrémités des filaments.
- M. Liebenthal a reconnu que l’on obtient une intensité moyenne caractérisant bien la valeur de la lampe au point de vue lumineux, en prenant un système de deux miroirs renvoyant la lumière sur l’appareil photométrique qui reçoit en même temps la lumière directe. Il a de plus constaté que le procédé qui consiste à faire tourner rapidement la lampe autour de son axe pour eu mesurer l’intensité moyenne n’est pas pratique, le filament se déformant sous l’action de la force centrifuge.
- Application du microphone à l’enregistrement de la marche des chronomètres et des horloges. — M. Alphonse Berget emploie, d’après une note communiquée à l’Académie des Sciences (Comptes rendus, t. CXXIX, p. 712, 6 novembre), le dispositif suivant :
- Un microphone de Hugues à charbonvertical et à support très léger est posé sur le chronomètre ou sur une pièce fixée à la caisse de l’horloge astronomique à éludier: ce microphone est monté en série
- avec une pile sèche de 8 éléments et un téléphone. Sur la membrane du téléphone est fixe un second microphone à quatre charbons monté en série avec quatre éléments de pile et un second récepteur téléphonique. La membrane de ce dernier instrument porte une lame de platine en face de laquelle est fixée une pointe de charbon ; sous l’influence des vibrations de la membrane il se produit entre ces pièces une série de ruptures et de rétablissements de contact que l’on utilise pour inscrire sur un cylindre- tournant enduit de noir de fumée les battements produits par l’échappement du chronomètre ou de l'horloge.
- L'étude du mouvement des chronomètres par cette méthode présente plusieurs avantages : i° elle supprime l’erreur personnelle; 20 elle permet d’employer, avec une précision aussi grande qu’on le veut, la méthode des coïncidences à la comparaison d’un chronomètre avec un pendule, puisqu'on peut inscrire la marche de celui-ci à côté de celle du chronomètre ; 3° elle permet de suivre la marche d'un chronomètre pendant qu’il est à Vétuve ou à la glacière sans ouvrir les enceintes; 40 elle peut servir à régler plusieurs horloges au moyen d'un chronomètre, puisque le contact rompu et rétabli périodiquement peut être employé à commander un relais ordinaire.
- Appliquée à l’enregistrement de la marche d'une horloge elle offre l’avantage de dispenser de munir celle-ci d’un organe additionnel dont la masse troublerait le mouvement ou nécessiterait un réglage nouveau.
- Reproduction électrique des figures de Savart;. — Lorsqu'une veine liquide rencontre un obstacle, elle donne lieu à des nappes liquides dont la forme a été étudiée par Savart en 1833 (/Imm. de Ch. et de Phys., 2e, t. LIV, p. 55 et 113). M. F. de Hef.n a obtenu avec l’électricité des phénomènes analogues qu'il expose comme il suit dans une note présentée à la séance du 6 novembre de l’Académie des Sciences [Comptes rendus, t. CXXIX, p. 717) :
- « Si l’on vient à électriser un plateau de résine et si on le saupoudre ensuite avec de la poudre de soufre, l'on se rend compte de la place occupée par l'électricité, en un mot l’on réalise les figures de Lichtenberg. Cela étant, si l’on dispose, autour d’un de ces plateaux électrisés, des foyers d’ébranlement de l’éther, tels que des flammes ou des aigrettes électriques émanant de pointes mises en communi-
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- 18 Novembre 1899.
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- Cation avec une bobine, l'on remarque que les choses se passent exactement comme si l'énergie électrique était refoulée par chacune de ces sources, comme si elles émettaient un souille particulier. Aussi l’électricité ne tarde pas à se disposer suivant les figures géométriques que l’on réaliserait en projetant sur un plan des jets liquides, lesquels, en s'étendant en lames, produisent les figures bien connues.
- » Si l’on sc sert de deux foyers de projection, on obtient une droite; trois foyers produiront trois droites se réunissant en un point ; des jets, disposés en carré, produiront des carrés; la disposition en quinconce, des hexagones et la disposition en hexagone. des triangles. D’une manière tout à fait générale, la figure obtenue peut se définir comme suit : le lieu géométrique est formé des points à égale dis_ tance de deux foyers, la distance commune étant infè Heure â tout autre foyer.
- » Les figures se réalisent en quelques instants en plaçant au-dessus d’un plateau électrisé une série de becs de gaz très petits et disposés comme les jets d’eau dont nous venons de parler.
- On peut donc dire que les choses se passent comme si ces sources émettaient un souffle éthéré, lequel en venant rencontrer la lame de résine emporterait l’énergie électrique comme le souille du vent entraîne la poussière.
- >» Les rayons X se comportent d'une manière analogue, mais, si nous l’assimilons à un souffle éthéré sa violence est telle qu’il traverse la lame de résine et ne s'étend pas comme la lame liquide. Il importe pour obtenir le même résultat de se servir de rayons transformés, tels que ceux qui sont émis par de l'air soumis à l’action de ces rayons.
- » Afin de réaliser l’expérience, il suffit de produire deux faisceaux parallèles de rayons X lesquels sc comportent comme deux tubes parallèles, fendus longitudinalement et lançant de l'eau sous pression sur un plan. La rencontre des deux lames liquides déterminera encore une droite. Le même résultat es! encore réalisé si l’on place en dessous de ces faisceaux la lame électrisée dont nous avons parlé.
- » Ces faits paraissent établir la plus étroite analogie entre les rayons X et les rayons cathodiques. Ces derniers correspondraient à une projection d’éther entraînant de la matière radiante, les rayons X seraient simplement des projections d’éther. Tous les foyers d’ébranlement de l’éther détermineraient de plus des projections de même nature, mais avec une force de projection incomparablement plus faible.
- » Ceci nous porte à croire que l'émission de 1 éther est un phénomène tout à fait général. L'hypothèse de Newton serait donc exacte, mais se rapporterait à des phénomènes tout à fait différents de ceux de la lumière et de la chaleur.
- » Nota. - Il serait intéressant de rechercher si des fragments d’uranium disposés suivant ces figures géométriques déterminent les mêmes résul-
- Radio-activité provoquée par les rayons de Becquerel. — On sait que les objets frappés par les rayons Rœntgen émettent à leur tour un nouveau rayonnement : les rayons secondaires de M. Sagnac. D'après M. P. Curie et Mme P. Curie (Comptes rendus, t. CXXIX, p. 714, 6 novembre 1899) les rayons Becquerel agissent d'une manière analogue, avec cette différence importante que les rayons S provoqués par les rayons X se manifestent et cessent en même temps que ceux-ci, tandis que Je rayonnement provoqué par les rayons Becquerel peut durer plusieurs jours.
- M. et Mi“R Curie ont mis en évidence cette radioactivité secondaire de la manière suivante. Sur un plateau horizontal se trouve la matière radio-active (contenant du polonium et du radium et 5 000 à 30 ooo fois plus active que l’uranium) ; au-dessus de cette matière on place, à quelques millimètres de distance, une plaque, soutenue par des cales, de la matière à étudier (zinc, aluminium, laiton, plomb, platine, bismuth, nickel, papier, carbonate de baryum, sulfure de bismuth). De temps en temps on enlève la plaque supérieure, on la porte immédiatement dans l’appareil de mesures électriques employé par les auteurs dans leurs expériences antérieures (L’Eclairage Electrique, t. XV, p. 199, 30 avril 1898), et l’on détermine sa radio-activité par la conductibilité qu'elle communique à l’air.
- Les auteurs ont constaté que la radio-activité acquise par la plaque dans ces conditions, augmente avec le temps de l’exposition ; au bout de quelques heures toutefois cette augmentation ne se fait plus que très lentement, et la radi-oactivitc induite semble tendre vers une limite. La plaque reste radio-active pendant plusieurs j ours ; sa radio-activité va en décroissant, d'abord très rapidement, ensuite de moins en moins rapidement et tend à disparaître suivant une loi asymptotique. Les radio-activités induites observées immédiatement après l'exposition, variaient entre 1 et 50 fois celle de l’uranium; elles
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- T. XXI.— N° 46.
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- étaient réduites au dixième de ces valeurs deux ou trois heures après.
- 11 ne semble pas que la radio-activité constatée puisse être attribuée à des traces de matière radioactive transportées sur la plaque sous forme de vapeur ou de poussière. La disparition graduelle et régulière de la radio-activité induite exclut l’hypothèse de poussières non volatiles et d'autre part il est bien difficile d’admettre que les sels de baryum radifères employés soient volatils ; d’ailleurs, en lavant à l'eau les plaques impressionnées par le chlorure de baryum radifère. on ne fait pas disparaître leur activité, quoique ce sel soit très soluble. De plus, l’expérience suivante est décisive : une substance très fortement radio-active 150 000 fois plus que l’uranium) est enfermée dans une boîte métallique complètement close, dont le fond est formé par de l’aluminium très mince; des plaques mises en contact avec le fond d'aluminium prennent une radioactivité 10 à 17 fois plus grande que celle de l’ura-
- M et Mn’° Curie ont également constaté que les effets de radio-activité induite deviennent très intenses quand on pose la surface impressionnante directement sur la plaque impressionnée. On peut employer comme substance impressionnante Je chlorure de baryum radifère, dont on enlève les dernières traces par un lavage à l’eau. O11 arrive ainsi à avoir des radio-activités induites plusieurs centaines de fois plus grandes que celles de l’ura-
- Ils font observer en terminant que les faits précédents permettraient d’expliquer, par un effet induit, la radio-activité en apparence spontanée, que présentent certaines substances.
- Ajoutons qu’en présentant cette note à l’Académie, Al. H. Becquerel a fait remarquer que le phénomène constaté par M. et M"lC Curie semble devoir être rapproché de celui qu’il a lui-même signalé il y. a quelques mois (L'Eclairage Electrique, t. XIX, P- 239} : la production sous l’influence des rayons de l'uranium d'une fluorescence invisible dont il n’avait pu déterminer la durée par suite de la faiblesse relative de l’activité de la substance impressionnante qu’il employait.
- Sur le spectre du radium. — O11 se souvient que sur la demande de M. et Mme Curie, M. Eug. De-marçay a étudié le spectre du chlorure de baryum contenant du radium et qu’il a constaté dans ce
- spectre la présence d’une raie nouvelle (3814,18), confirmant l'opinion de M. et Mme Curie, que le radium est un élément nouveau (L‘ Eclair âge Electrique, t. XVIII, p. 153, 28 janvier 1899). En opérant sur du chlorure de baryum plus riche en radium, M. De-marçay a pu relever 14 nouvelles raies très nettes du radium, échelonnées entre X = 4826,3 et 1 = 3 649,6 et une dizaine de raies dont la faiblesse rend incertaine l’attribution au baryum (Comptes rendus, t. CXXIX, p. 716, 6 novembre 1899).
- Electrolyse du chlorure de platine et du chlorure d’étain.— Kohlrausch a supposé (VEcl. Elect.,, t. XVI, p. 468) que le chlorure de platine se trouvait en dissolution à l'état de ILPtCLO et que, dans l’électrolyse, il se séparait en ions H3 étions PtCllO, de sorte que le métal se rendait à l’anode; cette hypothèse a été vérifiée par Hiltorf et Salkowski.
- W. DiTTENTSERGERCtR. Dœtz (W/ed. Ann., t. LXVIIÏ p. 854-859, août 1899) ont déterminé la vitesse de migration des ions dans cette électrotysc : ils ont trouve, d’accord avec Hittorf, que la vitesse de migration de fanion diminue en même temps que la concentration.
- Wagner avait trouvé que la conductibilité de la dissolution de chlorure de platine croît avec le temps et admis que le chlorure de platine se transforme progressivement en acide chloroplatinique (dont la conductibilité est environ quatre fois plus grande) et en une combinaison moins riche en chlore : par exemple suivant la formule :
- 2HsPtCl‘0 — H'2PtCIe + PtCPO + IPO.
- Les vitesses de migration des ions trouvées dans l’acide chloroplatinique et dans le chlorure plati-nique de même concentration sont à peu près les mêmes, ce qui s'accorde avec la manière de voir de Wagner.
- Dans l’électrolyse du chlorure d'étain, le dépôt du métal à la cathode dépend surtout des réactions secondaires. Si on calcule la vitesse de migration des ions en admettant que ces ions sont Sn et, CP, on trouve que le métal se transporte à la cathode : mais cette hypothèse est peu plausible, car la vitesse calculée ainsi pour le cation est d’un autre ordre de grandeur que celle de l’ion chlore. M. L.
- Le Gérant ; C. NAUD.
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- L'Éclairage Électrique
- Électriques
- — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- 4. CORNU, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l’Institut.— A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPFMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l'Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l'Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur â la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- DE L’INFLTJENCE DE LA SELF-INDIJCTION
- SUR L’UTILISATION DES MATÉRIAUX DANS LES MACHINES A COURANTS ALTERNATIFS (»)
- Tout circuit a un cofficiem de self-induction. réel ou apparent l et, pour y faire passer un courant d’intensité /, il faut y avoir emmagasiné au préalable une quantité d’énergie égale à -L /F.
- Si l’intensité i est alternative, cette quantité d’énergie varie à chaque instant. Elle ne se perd pas, mais elle est échangée : soit avec 1 énergie emmagasinée, sous forme de charge électrostatique, dans le réseau, s’il a de la capacité, soit avec celle emmagasinée, sous forme de force vive, dans les machines génératrices ou réceptrices.
- Aussi, dans les systèmes de distribution à potentiel constant : h côté des courants dits wattés. dont l’intensité a la même phase que la différence de potentiel maintenue sur le réseau et qui transportent, des machines génératrices aux appareils récepteurs, l’éner- I gie consommée, se développent d’autres cou- J rants, dits déwattés, dont l’intensité est en quadrature de phase avec celle des courants I
- wattés et qui assurent les échanges d’énergie effectués entre les diverses parties du réseau.
- De même, dans les distributions en série et à intensité constante, aux forces électromotrices dites wattées, dont les variations sont de même phase que celles du courant du réseau, et qui lui prennent ou lui fournissent de l’énergie, se superposent d'autres forces électromotrices, dites déwattécs, dont les variations sont en quadrature de phase avec celles du courant du réseau, et qui assurent aussi les échanges d’énergie effectués entre les différentes parties du réseau.
- Nous nou£ occuperons d'abord des distributions à potentiel constant.
- Les courants déwattés, non seulement encombrent inutilement les conducteurs du réseau, mais réduisent considérablement l’utilisation des matériaux dans les machines génératrices.
- (’) Conférence faite à l’École sunérieure d’Électricité, le 4 juillet 1899.
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- Nous pourrons nous en rendre compte de la manière suivante :
- Considérons un alternateur quelconque, et supposons que son fonctionnement soit parvenu à I état de régime.
- Désignons par :
- h =hv sin 2tz y.t, le voltage qu’il doit maintenir entre les bornes d’un de ses circuits d'armature ;
- ? et a la résistance et le coefficient de ce cir-
- i —• a sin 2- a.1 — b cos 27: y.t l’intensité du courant débité par le circuit considéré ; dans cette expression, le terme a représente l’intensité du courant watté et le terme b l’intensité du courant déwatté;
- M —• [j. cos 2tz (a/ -)- y), les variations du coefficient d’induction mutuelle du circuit considéré avec l’inducteur :
- J l’intensité du courant d’excitation.
- Nous aurons à chaque instant :
- J
- à Al Jt
- sin 2t. (aï -f y) = (pa + 2r.z\b + h0) sin araf
- d’où l’on tire :
- J = v/(p^ - + *„)* + (2^ia - P b? (I)
- tg 2T.X =
- (2}
- Nous pourrons toujours, sans commettre d’erreur sensible, su pposernulle la résistance p, et cela simplifiera beaucoup nos calculs. L’équation (t) devient alors :
- .1 = -^7 V(h<-' + + 4^*^^ .
- On peut la mettre sous la forme'
- A, = -2MÎ.ê f- V/^ji - Æ -Si l’intensitc .1 du courant d’excitation est maintenue constante, cette dernière formule nous donne le voltage fourni par l’alternateur en fonction de son débit.
- Supposons que l’intensité J ait la plus grande valeur qu’on puisse lui attribuer.
- L’intensité efficace du courant débité par | l’alternateur Va2 H- b' aura aussi une limite A déterminée par réchauffement des circuits.
- Si l’alternateur fournit la totalité de son débit en courant watté, le voltage sera :
- kL =
- S’il fournit la totalité de son débit en courant déwatté, le voltage sera :
- On a
- A1=2«({zj-/A).
- v/
- jpj + > A nj->A
- Le nombre de kilovolts-ampcres que pourra fournir un alternateur décroîtra rapidement, lorsque son plein débit comportera une proportion de plus en plus forte de courant déwatté.
- Il y aura donc le plus grand intérêt à n’employer que des appareils récepteurs ne consommant que peu ou point de courants déwattés. Avant d’aborder cette question, nous étudierons le dimensionnement des alternateurs, en supposant qu’ils aient à fournir a ampères de courant watté et b ampères de courant déwatté.
- Considérons un inducteur comprenant N spires magnétisantes susceptibles d’ètre parcourues par un courant d’intensité J. Soit p la perméabilité du circuit magnétique suivant lequel se ferme le flux engendré par cet inducteur.
- Si ce flux 4-pN.T rencontre n fois le circuit de l’armature, lorsque le coefficient d’induction mutuelle M est maximum, nous aurons sensiblement :
- ji=
- À - j\Kpn2.
- Cherchons quelle valeur il convient d’attribuer au nombre de spires «, pour que le voltage de l’alternateur soit maximum.
- Nous avons :
- hn~- 2HÏ (47ym-) b + (47=?) \f N*n*J* — ira2
- hb ' 2™ (4^) n L- nb + •
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- Portons cette valeur de n dans l’expression du voltage //„, elle devient:
- 2a* I. \/a* + h* I
- Le voltage sera maximum, lorsque l’o
- et sera égal à :
- C’est en déterminant ainsi le nombre de spires de l’armature de l'alternateur, qu’on lui fera développer le plus de puissance.
- Mais si l’on cherche le rapport K du voltage développé par cet alternateur, lorsqu’il marche à vide, à son voltage en charge, l’intensité J du courant d’excitation étant supposée constante, on trouve qu’il a pour expression :
- + *1-
- b__
- Posons, comme on le fait d’habitude,
- il vien
- d’où l’c
- K ^2
- C0S? K NJ NJ
- 3 1'4f4 0,707 0,707
- 0,9 1 >695 °->535 0,596
- 1,790 o-M6 0,559
- °>7 J-,850 >.378 o,S4o
- De pareilles variations de voltage seraient inadmissibles sur des Véseaux desservant des moteurs asynchrones, ceux-ci prenant beaucoup de courant au démarrage. Dans la pratique, on areconnu que, sur ces réseaux, quand le cos? moyen ne dépassait pas 0,70, il ne fallait pas que la diminution de voltage occasionnée par le passage brusque de la marche à vide à la pleine charge, fût supérieure à 30 p. 100 du voltage normal, ce qui revient à poser 1,3 pour cos ? = 0,7.
- Pour y parvenir, les constructeurs ont dû
- donner au rapport — bl une valeur
- 11 NJ
- beaucoup plus petite que celle qui correspond au maximum d’utilisation de lamachine. Ï1 en résulte que les alternateurs actuels coûtent très cher.
- Il est heureusement possible d’éviter cet inconvénient, tout en assurant la constance du voltage, en changeant le mode d’excitation des alternateurs.
- Le voltage hu fourni par un alternateur serait toujours constant, si l’intensité de son courant d’excitation variait à chaque instant, en fonction du débit, suivant la loi représentée par la formule:
- J = vVo + + iïiïfîw
- L’intensité J doit être fonction non seulement du débit Va'1 + b2 de l’alternateur, mais aussi de la nature du courant débité. On ne saurait donc compoundcr un alternateur en se contentant de redresser une partie du courant fourni, et en faisant circuler le courant ainsi redressé autour des inducteurs, dans un circuit spécial.
- Nous emploierons, pour exciter un alternateur l’excitatrice que nous allons décrire.
- Sur un même axe 00 sont montés 2 anneaux A et B (voir fig. 1).
- Ils sont recouverts par un même enroulement de machine à courant continu 2, aboutissant à un collecteur C.
- Chacun d’eux comporte, de plus, un enroulement d’armature de machine à - courant alternatif S, et S2 comportant autant de cir-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- cuits distincts et régulièrement décalés que I l’armature de l'alternateur. \
- Supposons que l’alternateur fournisse des I
- rants tripha : bipolaire.
- és et que la commutatrice courants alternatifs de la
- commutatrice seront groupes
- Le point neutre sera disposé sur la commutatrice.
- Les circuits à courants alternatifs de l’anneau A seront montés en dérivation entre les bornes de l’alternateur et le point neutre. Ceux de l’anneau B seront montés en série avec les circuits de l’armature de Falterna-
- Pour réaliser ce montage, il est nécessaire de disposer six bagues et six frotteurs sur l’axe de l’excitatrice, qui permettront de briser ses six circuits à courants alternatifs en six points représentés en c,, c,, cs, sur la figure 2.
- Pour ne pas faire supporter des voltages trop élevés à cette machine, nous pourrons toujours intercaler des transformateurs dans les circuits qui la relieront h l’alternateur.
- Désignons par h ~ hQ sin 27: a le voltage mesuré entre la prise de courant I de l’alternateur (voir fig. 2) et le point neutre, et soit l le coefficient de self-induction du circuit de l’anneau A qui lui est soumis. Le produit 27tx/ étant toujours très grand par rapport à
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- la résistance de ce circuit, l’intensité j du courant qui le traversera, aura pour expression :
- Si le circuit de l’armature de la génératrice branché entre la prise de courant I et le point neutre, débite un courant watté d’intensité a et un courant déwatté d’intensité b, l’intensité i du courant résultant sera : i = £rsm2irat —ftcos 2r.*t.
- Donc, si les deux circuits des anneaux A et B, branchés entre la même prise de courant de la génératrice et le point neutre, sont calés de la même manière par rapport à l’axe, les ampères-tours développés par le passage des courants déwattés dans l’anneau B étant de meme phase que ceux développés dans les circuits correspondants de l’anneau A, les deux flux tournants d'intensités et <I> qu’engendreront ces ampères-tours dans les deux anneaux, auront, à chaque instant, la même direction dans l’espace.
- Les courants wattés, qui parcourront l’anneau B, étant en avance de 1/4 de période par rapport aux courants déwattés. y engendreront un flux tournant d’intensité cp4 dont la
- 0 ; ôYYz *
- Fig. 3.
- direction sera perpendiculaire à celle des flux <ï> et L’angle d’avance doit être compté dans le sens du mouvement de rotation des flux représenté par une flèche sur la figure 3.
- Supposons, maintenant, que l’on imprime aux anneaux A et B un mouvement de rotation ayant une vitesse égale et de signe contraire à celle des flux tournants, ceux-ci
- deviendront fixes dans l’espace, ainsi que leur résultante R ; mais la direction positive du flux sera située en arrière de celle des flux 4» etcpJ5 si l’on compte les angles dans le sens de la rotation des anneaux, comme il est représenté sur la figure 4.
- Nous pouvons poser, en désignant par K une constante :
- tpj — K b », = K#.
- La résultante R a alors pour expression :
- (-ï^5r+Ki)i,'+
- Si on dimensionne les circuits à courants alternatifs de l’excitatrice, de manière à avoir :
- R1T-xU>2 +
- Le flux résultant, fixe dans l’espace, développé par les circuits à courants alternatifs de l’excitatrice, au travers duquel se déplacera son enroulement à courant continu, sera à chaque instant proportionnel à l’intensité du courant d’excitation qu’il conviendrait d’envoyer dans l’alternateur, pour que son voltage demeurât constant.
- Si la direction de ce flux demeurait invariable par rapport aux balais de la commu-tatrice, l’intensité du courant continu fourni par elle et lancé dans l’inducteur de l’alternateur, serait constamment proportionnelle à la résultante R et le problème serait résolu.
- On peut se proposer de transformer cette excitatrice en commutatrice qui, abandonnée â elle-même, tournera comme une commuta-
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- trice. Pour cela, il suffit de soumettre les anneaux A et B à l’action d’un inducteur excité par un courant continu, tel que celui représenté sur la figure i. Montons ce dernier en série dans le circuit branché sur les balais.
- La composante de la force magnétisante développée par cet inducteur, perpendiculairement à la ligne des balais, tendra à produire un flux T proportionnel à l’intensité J débitée par la commutatrice. Posons T— FJ et représentons ce flux en grandeur et en direction par une droits OT sur la figure 5.
- Représentons aussi, sur la même figure, en grandeur et en direction, par une droite OR, le flux résultant R développe par les circuits à courants alternatifs de la commutatrice, et appelons o> l’angle des directions O'I* et OR.
- Le flux total dirigé perpendiculairement à la ligne des balais, sera égal à R cos w -j-T
- L’intensité J sera constamment proportionnelle à cette somme. Posons J=p>(Rcosto -)-M-p), le travail absorbé par la production de ce courant sera proportionnel à (Rcosoj
- +'trF-
- D’un autre côté, tant que le calage des balais ne changera pas, le travail fourni par les courants alternatifs sera proportionnel au produit RT sin e>.
- On aura donc, en désignant par c une constante :
- (R cos w -+ >r)*=cRirsmw
- Mais on a :
- W — l'J = Tp (R COS (0 + T)
- d’où
- v = —R COS W 1 -ip
- d’où
- Ainsi, l’angle t» est constant, lorsqu’il y a équilibre dynamique.
- Pour que la commutatrice fonctionne, il faut qu’une fois l’état d’équilibre dynamique obtenu, il demeure stable. Pour cela, il faut que tout mouvement d’avance de l’anneau amène une diminution du couple moteur et une augmentation du couple résistant, et réciproquement.
- Pour un accroissement do> de l’angle w, l’accroissement du couple moteur est proportionnel à coswÙuj, celui du couple résistant l’est à sin wiw.
- II faut donc, si l’on compte les angles u dans le sens de la rotation du moteur,
- doit être compris entre n et . Or, parmi les deux angles définis par l'expression tg w = -pp—5 il y en a toujours un qui remplit cette condition,‘puisque les quantités c,T et p sont essentiellement positives.
- Enfin, pour que cette commutatrice fonctionne sans étincelles, il faut et il suffit que la somme des composantes des flux dirigés suivant la ligne des balais, soit toujours proportionnelle au débit, et que le coefficient de proportionnalité ait une valeur bien détermi-
- Cette proportionnalité est naturellement assurée, puisque toutes les forces magnétisantes développées dans la machine, sont proportionnelles au débit et que leurs directions demeurent constantes. On pourra déterminer la grandeur du coefficient de proportionnalité en réglant une fois pour toutes le calage, des balais, si le dimensionnement de la machine est convenable.
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- 11 est inutile de saturer les inducteurs de l’alternateur, pour déterminer le voltage qu’il développera. Il suffit de disposer de la section du circuit magnétique de l’anneau  de la commutatrice, de manière qu’il soit sature, lorsque le voltage de l’alternateur aura pris sa valeur normale.
- Si la condition
- R -\'{ha + 2T.ilb)î +
- n’est remplie que lorsqu’il y a saturation dans le circuit magnétique de l’anneau A, pour toute valeur du voltage ho insuffisante pour que la saturation soit obtenue, la composante R sera plus grande qu’il ne conviendrait pour que cette valeur fût maintenue constante, et le voltage augmentera. On voit immédiatement que la réciproque est vraie.
- Donc, la valeur du voltage ne dépendra que de cette saturation.
- Pour mettre en route la commutatrice, on procédera comme dans toutes les installations où l’on se sen de comtnutatriccs pour exciter des alternateurs.
- Le problème du compoundage des alternateurs à voltage constant peut donc être considéré comme résolu, et nous pouvons désormais dimensionner nos alternateurs en ne nous préoccupant que de bien utiliser les matériaux entrant dans leur construction.
- Mais cette utilisation sera d’autant meilleure que le cos du réseau sera plus élevé. Aussi, allons-nous chercher maintenant à le rendre pratiquement égala 1.
- Cela est facile sur les réseaux qui ne desservent que des appareils d’éclairage, par l'intermédiaire de postes de transformation, où l'on fait varier le nombre de transformateurs en service suivant les besoins de 1a consommation, de manière que ces appareils fonctionnent toujours en pleine charge. Il n’en est plus de même, lorsque les transformateurs sont disposés chez les abonnés et sont reliés invariablement au réseau.
- Dans ce cas, on ne pourrait relever le cos o du réseau qu’en branchant dessus des I
- moteurs synchrones surexcités qui fourniraient eux-mêmes une partie du déwatté. Cette solution ne présente de l’intérêt que lorsque l’usine génératrice est très éloignée du centre de consommation, car elle dispense d’avoir à faire passer les courants déwattés dans de longs feeders. Autrement, cela revient à augmenter le matériel générateur et il est plus simple de prendre des alternateurs plus puissants.
- Le cos ? d’un réseau de distribution comportant des transformateurs installes chez les abonnés étant généralement peu élevé, il ne faut adopter ce mode d’exploitation onéreux a tous les points de vue, que lorsqu’on y est forcé par des conditions particulières.
- Les appareils qui consomment le plus de courants déwattés sont les moteurs à champ tournant, et les réseaux qui en desservent ont un mauvais cos ?.
- Nous allons rechercher s’il ne serait pas possible de faire un moteur à champ tournant, capable de fournir des courants déwattés au réseau, au lieu de lui en prendre, comme pourrait le faire un moteur synchrone.
- Dans un moteur à champ tournant ordinaire, le flux est engendré par des ampères-tours fournis par des courants débités parle réseau, La fréquence de ces courants étant toujours élevée, soit 40 ou 50, le travail apparent nécessaire, pour les faire passer dans un moteur ayant un cos « égal à 0,9 est au moins 25 fois plus grand que le travail réellement consommé en chaleur dans le moteur, par suite de leur passage.
- Si nous pouvions faire engendrer ce flux, non plus par l’inducteur, mais par l’induit, il faudrait toujoursdévelopper le même nombre d’ampères-tours, mais la fréquence des courants ne serait plus que celle dite du glissement et serait comprise entre 1-2. Alors, le travail apparent nécessaire, pour faire passer ces courants, serait à peine supérieur au travail réel dépensé.
- On conçoit ainsi la possibilité de décharger le réseau du soin de produire l’excitation
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- des moteurs, de pourvoir à celle-ci au moyen d’excitatrices très petites par rapport à ces moteurs. On pourra se proposer d’aller plus loin, et de mettre les circuits induits a même de développer des flux supérieurs à ceux nécessaires pour faire équilibre au voltage du réseau. Dans ces conditions, le moteur fournira des courants déwattés au ré-
- Pour obtenir ce résultat il faut pouvoir disposer à volonté de l'intensité des courants induits. Nous y arriverons de la manière suivante. Nous supposerons, pour fixer les idées, que le moteur à champ tournant ne comporte que deux circuits induits, décalés de qo°, ce qui sera toujours suffisant, quel que soit le nombre des circuits inducteurs.
- Si l’on désigne par [i la fréquence du glissement, ces deux circuits devront être parcourus, a chaque instant, par des courants d’intensitée Ij et L relies que l’on ait :
- fi = A sin 2r.}t I2 = A cos 2^f
- Notre problème sera évidemment résolu, si nous pouvons donner une valeur aussi grande que nous voudrons à l’intensité A.
- Supposons que l’on demande au circuit inducteur d’engendrer un très petit champ tournant d’intensité f. Il développera dans nos deux circuits des forces électromotrices ei et e, telles que l'on ait, par exemple : el — zrSpf sin
- ei — cos 27caï
- Chacune de ces forces électromotrices suffirait pour produire l’intensité voulue A dans un circuit dont îa résistance serait égale à et dont le coefficient de self-induction
- serait nul.
- Si nos circuits induits étaient dans ces conditions, à très petit flux engendré par l’inducteur, correspondrait un très grand flux engendré par l’induit, et le problème serait résolu.
- Nous sommes ainsi ramenés à résoudre le problème suivant :
- « Rendre artificiellement nuis ou très
- petits la résistance et le coefficient de self-induction d’un circuit parcouru par un courant alternatif de basse fréquence. «
- Pour cela, il faut développer dans ce circuit deux forces électromotrices proportionnelles l’une à l’intensité, l'autre à sa dérivée. Comme nous ne nous occupons que de courants de basse fréquence (soit comprise entre i et 2 ), nous pourrons employer, dans ce but, des machines à courant continu que nous ferons exciter par des courants alternatifs ayant la fréquence et la phase voulues.
- Les variations de llux de cette fréquence ne pourront en effet produire aucun trouble dans la commutation, et les forces électro-motrices qu’elles développeront dans les circuits de la machine, scrom très petites par rapport à celles développées par sa rotation. Celle-ci sera aussi rapide que si on faisait produire un courant continu à la machine.
- Considérons une machine à courant continu montée en série. Soit R la résistance totale du circuit où elle est intercalée, e une force électromotrice étrangère à la machine développée dans ce circuit, « sa vitesse de rotation et I l’intensité du courant fourni.
- La force élcctromotrice développée par la rotation de cette machine sera proportionnelle à chaque instant, à sa vitesse de rotation w, à l’intensité I et à un coefficient constant de proportionnalité K. Nous pourrons donc écrire :
- e -f- K'ol = Ri
- d’où
- Les choses se passent donc comme si la force électromotrice e agissait sur un circuit ayant une résistance (R—Kw).
- Cela nous donne le moyen de rendre, artificiellement, aussi petite que nous voudrons la résistance d'un circuit.
- Toutefois, nous ne pouvons la rendre nulle ou négative, car la machine s’amorcerait et fournirait un courant continu. Cela serait d’ailleurs inutile.
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- >.S9
- Supposons, maintenant, que l’on fasse passer, dans l’armature delà machine a courant continu, un courant d’intensité T1=Asin et qu’on lance dans son inducteur un courant d’intensité I, -~= A cos la force électromotrice développée par la rotation de l’armature sera égale à KwA cos 2-3£.
- Nous pouvons disposer a notre volonté du signe du facteur K. Faisons-le négatif.
- Soit l le coefficient de self-induction total du circuit parcouru par le courant 1,, les choses se passeront comme s’il était devenu égal à
- Nous pouvons donc le rendre artificiellement nul ou négatif.
- Nous sommes à même désormais de réaliser une excitatrice spéciale pour moteur à champ tournant.
- Elle se composera de deux machines à courant continu que nous associerons sur un même axe xy. Chacune d’elles sera munie de deux enroulements inducteurs et les connexions du système seront établies comme il est représenté sur la figure 6.
- Les deux circuits induits du moteur à champ tournant sont représentés en S et C.
- Le circuit S est fermé sur un circuit extérieur comprenant le circuit inducteur T de la machine n° 2, l’armature A de la machine nu 1 et le circuit inducteur en série de cette machine.
- Le circuit C est fermé sur un circuit extérieur comprenant le circuit inducteur I de la machine n° 1, l’armature A! de la machine n° 2 et le circuit inducteur en série de cette machine.
- On devra inverser ie sens des enroulements des circuits inducteurs I et I', de manière que si l’action de l’inducteur I produit une force élêctromotrice — KA cos 2r>fit dans l’armature A, celle de l’inducteur I ' produise une force électromotrice -F KA sin a £ t dans l’armature A'. Cela est nécessaire pour tenir
- compte du signe des dérivées des fonctions sinus et cosinus. Comme les circuits inducteurs J ctJ; devront être enroulés dans le même sens, le coefficient d’induction mutuelle de nos deux circuits induits sera toujours nul.
- L’excitatrice, formée par la réunion de ccs deux machines à courant continu et que l’on fera tourner d’une manière quelconque, nous permettra de diminuer artificiellement autant que nous le voudrons la résistance et le coefficient de self-induction de chacun des circuits induits du moteur à champ tournant.
- Elle résoud donc le problème que nous nous étions posé.
- Non seulement l’emploi de cette excitatrice permet d’avoir des réseaux dont le cos o soit pratiquement égal à 1, mais il améliore beaucoup les conditions de fonctionnement des moteurs à champ tournant eux-mêmes.
- La faculté que nous avons de faire développer des flux d’intensités quelconques par les circuits induits, nous permet non seulement de reculer la limite de charge du moteur, mais aussi de ne plus nous soucier de ses fuites magnétiques et de lui donner le même entrefer qu’à un moteur synchrone, ce qui facilitera beaucoup sa construction.
- (A suivre.)
- Maurice Leblanc.
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- ESSAIS SUR LE COMPTEUR D’ÉNERGIE POUR COURANTS ALTERNATIFS
- Du Docteur E. ûataui.t.
- Tl est comme on sait fort utile de pouvoir enregistrer industriellement lu puissance consommée dans un appareil à courant alternatif, et cela quel que soit le décalage entre la tension et le courant. Aussi le nombre des appareils de ce genre qui ont pris naissance est-il déjà considérable et leur diversité montre que le problème est loin d’avoir toujours reçu une solution suffisamment simple et sûre; d’ailleurs parmi ces appareils un grand nombre sont d’une construction compliquée et délicate et sont trop coûteux pour que leur emploi se généralise dans les exploitations industrielles.
- Le nouveau compteur du Dr Batault (') de Genève nous a paru au contraire d’une construction relativement simple et d’un prix peu .élevé, tout en donnant des indications très exactes. Mais avant de donner quelques détails sur cet appareil, il n’est peut-être pas inutile de rappeler les conditions dans lesquelles fonctionne le plus généralement un compteur d’énergie à courant alternatif.
- Dans une distribution par courants alternatifs, le rôle de l’usine génératrice est comme on sait, non ‘seulement de créer le courant, mais en même temps de maintenir toujours constantes la tension de distribution et la fréquence du courant alternatif. Le compteur « Batault » est principalement destiné à fonctionner dans ces conditions ; il est donc particulièrement approprié aux abonnés d’une distribution de force et de lumière.
- Disons maintenant quelques mots du principe et de la construction de cet appareil représenté par les figures i, 2 et 3.
- Comme d’autres appareils du même genre.
- I1) Voir L’Ècl,tirage Électrique, t, XVI, p. 157, 28 juil-
- let'1898.
- le compteur Batault est basé sur la réaction de courants de Foucault induits dans la masse d’un disque mobile en aluminium L, disque dont les révolutions sont enregistrées. Mais dans le compteur Batault, les champs moteurs qui agissent par induction sur le disque sont dus à une combinaison électromagnétique spéciale fort ingénieuse qui simplifie considérablement la construction du conip-
- Comtne le montrent les figures 2 et 3, le circuit magnétique se compose de deux noyaux feuilletés, en forme d’U, K- K K1 * et K' K3 K3 séparés l'un de l’autre par un petit intervalle. Sur les noyaux K sont disposés trois enroulements :
- i"Un enroulement shunt NN formé d'une double bobine à fil fin qui entoure l’ensemble des deux noyaux;
- 20 Un double enroulement secondaire en court circuit, formé de deux bagues de cuivre 00 placées à la partie supérieure des noyaux et les entourant complètement;
- 3° Un enroulement ZZ parcouru par le courant principal et entourant seulement le noyau intérieur K- K1. Comme le montre la figure 3, cet enroulement est disposé de telle façon que son action magnétisante tende à produire au même instant des pôles de même nom aux deux extrémités du fer en U.
- L’action produite par cet ensemble est évidemment très complexe, on peut néanmoins se rendre compte comment par ce dispositif on peut obtenir un appareil dont les indications sont pratiquement indépendantes du décalage.
- Sous l’action combinée du shunt ZZ et des bagues OO convenablement choisies, il se produit une action magnétisante que l’on l’on peut considérer comme décalée de — en arrière de la tension qui la produit, c’est-à-
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- dire de la tension du réseau, Il en résulte que si le courant principal est en phase avec la tension du réseau, son action magnétisante est en même temps décalée de ~ par rapport à celle résultant du shunt et de la bague; il sc produit alors une sorte de champ
- Fig. i. - Vue d’ensemble d’un compteur E. Batault
- tournant analogue a celui qui se produit au démarrage d’un moteur asynchrone ou d’une commutatrice, et le disque est fortement entraîné. Si au contraire le courant principal est grandement décalé par rapport à la tension du réseau, son action se trouve en même temps presque en phase avec celle du shunt et de la bague ; le couple est alors moins énergique et produit une rotation du disque plus lente, Enfin lorsqu’aucun courant ne passe dans le circuit principal, il n’y a plus à proprement parler de champ tournant; les courants du shunt et de la bague entourant
- les deux noyaux, leur résultante agit comme un simple courant monophasé, c’est-à-dire comme un frein électromagnétique. Tl en résulte que le disque s’arrête immédiatement
- Fig. 2- — KK1, noyau magnétique antérieur; NN. bobines shunt à fil fin ; 7.7., bobines principales à gros fil; OO, bagues; L, disque d’aluminium; G. armature de fer doux; E, tube d’arrêt du disque pour le transport de l'instrument ; C, vis de déplacement du tube E ; P, vis de réglage du noyau antérieur K2 KK> ; MM* M*, vis de fixation des noyaux; A et D, bornes principales; S, borne du shunt.
- et que l’abonné peut être ainsi assuré que le compteur ne continuera pas à tourner.
- Au-dessus du disque L se trouve une armature en fer doux G visible seulement figure 3. Cette armature a pour effet de compléter le circuit magnétique, mais surtout de permettre le réglage exact de la proportionnalité entre les watts consommés et les indications du compteur. Suivant la position qu’occupent les extrémités de cette armature relativement aux branches K- Iv! K1 K"’, il se produit des variations dans les résistances
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- magnétiques des noyaux, à l’aide desquelles on effectue ie réglage. Grâce à la mobilité de cette armature, on peut à volonté régler le compteur de manière que ses indications soient rigoureusement proportionnelles aux watts et éviter dans les petits débits que le retard dù aux légers frottements mécaniques n’intervienne pour altérer les indications.
- Kg. j. — K2KK', noyau antérieur; K-IE'Ky noyau postérieur; N N, bobines shunt fil fin; ZZ,bobines principales gros lit; OO, bagues.
- Enfin par un choix convenable des dimensions des bagues .011 peut, si on le désire, faire en sorte que le disque tourne plus rapidement lorsqu’il- enregistre des watts provenant d’un courant décale. Cette particularité a son importance. On sait en effet que le prix de revient de l’énergie électrique est considérablement plus élevé lorsque celle-ci est livrée sous forme de courant décalé. Il semble donc juste de la vendre proportionnellement plus cher. C’est d’ailleurs un point de vue qui chaque jour s’affirme davantage f1).
- Par un réglage. approprié de la bague, le compteur Batault peur donc répondre à cette
- Voici maintenant les résultats de quelques séries de mesures que j’ai effectuées dans le but de me rendre compte de la proportion-
- ff) Voir L'Éclairage Électrique, t. XX, p. 31.
- nalité entre les indications du compteur et les watts consommés, et cela pour diverses charges et pour différents décalages.
- Première série. - La première série avait pour but de vérifier cette proportionnalité pour des charges non inductives ; dans ce but un alternateur actionné par un moteur synchrone maintenait une tension constante aux bornes d’un nombre variable de lampes à incandescence suivant le schéma ci-contre.
- A, alternateur dont la vitesse est maintenue rigoureusement constante au moyen d’un tachyrnctre et d’une transmission à double cône. 1 000 tours à la minute — 50 périodes.
- V, voltmètre thermique donnant la tension sur les deux rails; cette tension était maintenue constante (120 volts) au moyen du rhéostat d’excitation de l’alternateur.
- I, ampèremètre thermique.
- C, compteur « Batault » et son shunt.
- L,' lampes à incandescence.
- Afin d’éliminer autant que possible les erreurs pouvant provenir de la graduation de l'ampèremètre, on a étalonné chacune des lampes séparément; c’est-à-dire qu’on a mesuré sa consommation de courant pour Y — 120 volts, n — 50 périodes.
- De cette façon toutes les lampes ont été étalonnées sur le même ampèremètre et sur la même partie de la graduation ydeux séries de mesures très concordantes ont etc effectuées après avoir naturellement interrompu le shunt du compteur.
- Cette graduation étant terminée, l’ampèremètre a été mis en court-circuit et le shunt du compteur rétabli. L’on a alors effectué les mesures pour différentes charges, c’est-à-dire pour differents groupes de lampes.
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- L’expérience consistait à maintenir la périodicité et le voltage de l’alternateur constants et à mesurer au chronographe le temps T nécessaire au disque du compteur pour effectuer n révolutions.
- Le tableau (I) ci-après résume ces expériences.
- Pour déterminer la constante du compteur, on a la relation
- V u — K n
- d’où K — constante du compteur en
- (watt seconde). C’est cette valeur qui figure dans la 3e colonne du tableau (I) et qui donne
- Tableau l. — Charge non inductive (120 volts. So périodes).
- , lampe. 0.636 - 778 0,56
- 2 » 1.265 TO S1 774 - «,25
- 10 » 6,338 5° 51 776 - 0,09
- I5 » 9,672 ?5 50 ' 774 — 0,25
- Moyenne : 776.
- la mesure de la parfaite proportionnalité entre les watts consommés et les indications du compteur aux diverses charges. On voit que dans cette série, la plus grande différence entre les diverses valeurs est inférieure à 1 p. 100.
- Cette différence étant de l’ordre des erreurs d’expérience, nous avons considéré la valeur moyenne et placé dans la dernière colonne les différences en p. 100 des diverses expériences avec cette valeur. Comme on le voit, les petites différences qui figurent dans cette colonne sont, à charge croissante, tantôt positives ^ tantôt négatives ; ce fait donne bien la preuve de la constance de K aux diverses charges.
- Pour compléter cette série, nous avons effectué également deux mesures à très faible charge en alimentant des lampes à plus faible débit. Soit
- 0,264 ampères
- o.4°« —
- Ces expériences, moins précises et moins comparables que les précédentes, nous ont
- donné les valeurs
- K = 767 K = 770
- c’est-à-dire des valeurs différant toujours d’environ 1 p. 100 de la valeur moyenne précédente.
- Deuxième série. — Il restait à examiner comment le compteur se comportait vis-à-vis des charges inductives, c’est-à-dire lorsque le courant et la tension du réseau ne sont plus en coïncidence de phase.
- A cet effet les appareils étaient disposés suivant le schéma ci-dessous :
- Kg. b.
- Dans ce schéma W désigne un wattmètre Siemens ; la puissance consommée dans cet appareil atteignait à peine 4 à 5 watts. Dans
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- la plupart des expériences cette petite puissance pouvait être négligée vis-à-vis de celle consommée dans les lampes L et les petits transformateurs T.
- L’expérience consistait à comparer les indications du compteur C avec celles du watt-mètre Siemens et cela pour diverses intensités et divers décalages.
- L’ampèremètre I permettait de déterminer le facteur de correction du wattmètre en supposant les courants sinusoïdaux. Comme il ne s’agissait que d'une correction, l’ampèremètre I n’a pas subi d’étalonnement spécial 5 il a été vérifié préalablement avec des iampes et a été trouvé sensiblement exact.
- Pour réaliser un grand décalage, on a
- intercalé d’abord le primaire d’un petit transformateur hérisson T à secondaire ouvert ; on a obtenu ainsi un courant d’environ 10 ampères décalé de 84° à 85°.
- Puis on a ajouté successivement 1, 2, 5, 10, 15, 20 lampes en parallèle diminuant ainsi progressivement le décalage, sans augmenter dans la même proportion l’intensité résultante qui traversait le compteurpar suite des décalages entre les courants T et L.
- On voit en effet (tableau II ) que tandis que la puissance consommée variait de 100 à 1 592 watts (1 à 16), l’intensité du courant traversant le compteur ne variait que de 10 à 17,8 ampères : le décalage variait donc de 85° à o°.
- IL — Charge inductive (120 volts, So périodes).
- CHARGE DÉCALAGE "™ir El;k' DIFÏTRKNCES
- Transformateur-hérisson à vide. 10 - 84» 100 38n 764 — 1.67
- Transformateur + 1 lampe. . IC) 8l 10 783 + 0,75
- » + 2 » . . 10.2 78 230 15 46,9 783 + 0+5
- » + S » - - 10,6 68 468 30 49» 4 772 — o/5
- a T 10 » . . 12,5 55 845 50 45 >9 775 — 0,26
- » -4-15 » . . 14,8 46 1237 So 50+) 786 + 1.16
- b +20 » . . 17.8 4i 1502 100 48,3 772 - 0,65
- 2r> lampes *13,02 0 1529 100 50,3 770 — 1.11 .
- 15 lampes 9,67 100 67,8 781 + 0,75
- 2 transformateurs en tension . A.IS 80 81 s 48,6 788 + 1,42
- » +i5lampes. 12,2 35 1203 100 64,5 774 — 0,39
- B +20 » . 5-2 29 1599 100 48.5 775 - 0.26
- ’ Intensités calculées par le débit des lampes. Aloye me : 777.
- Enfin pour compléter cette série, es pri- moins da ns la limite des erreui s (2 à 3 p. 100)
- maires de deux transformateurs hérissons improvisés ont été couplés en tension de façon à obtenir un plus faible courant, mais toujours fortement décalé.
- La précision de cette mesure ne pouvait être très grande à cause de la petite puissance consommée et du peu de sensibilité du watt-mètre pour de- si faibles déviations. Néan-
- la constante du compteur s’est encore trouvée la même.
- Le tableau il résume les observations avec courant décalé.
- Pour calculer la constante du compteur dans la seconde série d’expériences, on a la
- relat
- C/a
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- d’où
- C constante du wattmètre, f facteur de correction ; a déviation du wattmètre ; K constante du compteur: n nombre de révolutions dans / secondes.
- Encore ici les petites différences tantôt positives, tantôt négatives qui figurent dans la dernière colonne peuvent être attribuées aux erreurs d’expérience, aucune ne dépasse la limite de l’erreur possible. Quant aux
- moyennes de K des deux tableaux, elles peuvent être considérées comme absolument identiques.
- On peut donc en conclure qu’à tension et fréquence constantes, le compteur Batault donne des indications rigoureusement proportionnelles aux watts consommés; c’est un appareil simple, non sujet à se dérégler et qui rendra certainement service à l’industrie.
- Ch.-Eug. Guye,
- C O M P T EI ; R S É L E C T RIQ l J E S (1 )
- Le compteur électrolytique de Cb. Orme
- — Compte
- électrolytique Bastian. Elévat
- Bastian (') se compose d’un tube de verre
- pj Brevet anglais n° 5034. Déposé le Ier mars 1898, accepté le 14 janvier 1899, 7 figures.
- vertical, figure 47, fermé à sa partie supérieure et portant deux électrodes hi5 soudées dans le verre. La décomposition du liquide fait baisser son niveau et indique à chaque instant la quantité d’électricité qui a passé. Le tube est fermé en haut par un bouchon c dans
- Fig. 48. — Compteur électrolytique Bastian. Détails.
- lequel passe un tube courbé d destiné à empêcher l'inflammation des gaz par une cause extérieure. Une échelle f, convenablement divisée, est placée devant le tube pour mesurer le niveau du liquide ; cette échelle peut être mise exactement au zéro, quand on remplit le tube, grâce au déplacement vertical que permettent les fentes e.2.
- Les électrodes, qui sont des rubans minces de platine, sont tenues dans le voisinage l’une
- (l) Voir L’Éclairage Electrique du 4 novembre p. 161.
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- de l'autre par leur enroulement sur un petit châssis de verre g, figure 48. Des fils de platine soudés dans le verre mettent ces électrodes en communication avec l’extérieur.
- Dans la figure 49 a, les électrodes sont
- électrolytique
- tenues par des tubes de verre g2gM qui portent en même temps le châssis g. En b il n’y a qu’un seul tube et les deux fiis sont isolés l’un de l’autre par des cales. En c les fils sont libres, mais la partie supérieure au châssis, o, os, est recouverte d’un isolant.
- Dans le nouveau compteur élcctrolytique de Th.-A. Edison (!), une dérivation du courant à mesurer, prélevée sur une résistance fixe 44, figure 53, traverse deux cuves 6 et 7, montées en série. Le sens du courant dans les cuves est renversé chaque fois qu’une certaine quantité d’électricité a été mesurée, l’inversion est faite par un levier 34 qui vient
- (') Brevet anglais, n° 18475. Déposé par B.-J.-B. Mills, le 29 août 1898, accepté le 7 janvier 1899. 8 figures.
- frotter alternativement sur les balais 36 et 37. Quand le levier 34 touche le balai 36, le courant dérivé passe du milieu de la résistance 44 à la cuve 7, de là à la cuve 6, puis il revient par le balai 36 à l’extrémité gauche 45 de la résistance. Quand le courant a suf-
- Fig. 50.
- électvolytique Edis
- fisamment diminué le poids d’une des électrodes mobiles 8 et augmenté le poids de l’autre,' le fléau 17 s'incline et provoque le mouvement du levier 34 qui vient alors tou-
- Fig. 51. — Compteur electrolynque Edison. Vue de côté.
- cher le balai 37; dès ce moment le courant passe dans les cuves en sens inverse, l’électrode qui avait augmenté de poids diminue, et réciproquement. On voit sur le schéma figure 53, une bobine de résistance 49 destinée à compenser les variations de résistance du circuit dérivé et une lampe à incandes-
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- cencc 50, dont l’allumage, commandé par un thermostat 51, sert h éviter les trop grands abaissements de température.
- alytique Edison. Déta
- Pour employer ce compteur avec les courants alternatifs, Edison propose dc.produire en un point du circuit, 53, figure 54, une
- alytique Edis
- 53, — Compteur éle
- élévation de température, laquelle agissant sur une pile thermo-électriqUe 54, doit produire le courant continu nécessaire au fonctionnement du compteur !
- Fig. 54. — Compteur électrolytique Edison. Détail.
- Comme détails matériels, les figures 50, 51 et 52, montrent la disposition générale des organes. Dans la boîte 1 on voit la résistance' fixe 44 reliée aux bornes 45. Les cuves 6 et 7 sont formées de vases en verre enduits d’une
- solution de collodion dans l'acétate d’amyle, pour éviter la rupture des vases. Le fléau 17 porte les électrodes mobiles ; un contrepoids 21 permet de régler la sensibilité de la balance.
- Le système d’échappement, figure 52, comporte une série de rouages, commandés par un poids 27, ou par un ressort. Un levier 29 porte deux goupilles 30 et 31, qui viennent successivement buter sur une goupille 32 portée par le fléau: les goupilles 30 et 31 sont à des distances inégales du centre de rotation du levier, de sorte que chacune d’elles ne peut passer librement devant 32 que pour une seule position du fléau, il en résulte qu’à chaque mouvement de celui-ci, le levier 29 fait un demi-tour, lequel est enregistré par le compteur. Dans ce mouvement l’axe 28 fait basculer le levier 34, par l’intermédiaire d’une goupille excentrique qui entre dans la fourchette 33, c’est ainsi que le levier 34 vient frotter alternativement sur les balais 36 et 37 de façon à changer le sens du courant.
- L’électrolyte préféré par l’inventeur paraît être le sulfate de zinc à 25 p. 100, avec des électrodes de zinc pur amalgamé.
- Dans les compteurs à prépaiement, on emploie souvent la pièce de monnaie mise dans l'appareil pour fermer directement le circuit; cette solution, évidemment simple, a souvent l’inconvénient de brûler et détériorer la pièce, c’est ce qu’a voulu éviter Frank P. Cox (') en faisant fermer le circuit par un relais, mis lui-même en action par un courant très faible passant à travers la pièce.
- La’pièce J., introduite dans la fente, figures 55 et 56, tombe dans une cavité, ayant exactement sa forme, ménagée dans le disque Sl5 ligure 57. Ce disque étant tourné à la main, à l’aide d’un bouton extérieur Ka, fait tomber la pièce dans le couloir H, où elle ren-
- (•) Brevet anglais n° 21 044. Déposé par The BrilishTkom son-Houston O’, le 6 octobre 1898. accepté le 25 mars 1899, 6 figures.
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- 298 L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE T. ZXi. — N° 47.
- contre le ressort N, figure 58, qu’elle met en communication avec le levier O, fermant ainsi le circuit du relais FL Le disque J, a
- pour but d’empêcher la fermeture du circuit avec un fil introduit dans la coulisse, de
- même qu’il évite la fraude consistant à attacher la pièce avec un fil destiné à la retirer. Dès qu'on abandonne le bouton ICS il reprend sa place, rappelé par un ressort hélicoïdal.
- Au bout de la coulisse, la pièce rencontre le levier O sur lequel elle bute, le circuit du
- relais étant fermé, celui-ci attire l’armature S qui ferme le circuit du compteur, figure 60. Une roue à cames P, figures 58 et 59, est montée sur un des rouages du compteur, de telle sorte que le mouvement de celui-ci la fait tourner; une des camés Pj vient rencon-
- l-’ig. 60. — Compteur à prépaiement Thomson-Allo.
- Schéma.
- trcrle levier O, le soulève et force la pièce I à avancer; dès que la came abandonne O, la pièce tombe et le circuit se rompt, à moins qu’une autre pièce vienne prendre sa place.
- Le mécanisme breveté par Edmund Alj.o {*) est presque identique au précédent, il n’en diffère que par l’absence du disque Jj : la fente est donc toujours ouverte.
- Le brevet de Alfred Soames et W. Scott Crawley (c) est relatif à un compteur avec
- mécanisme de prépaiement. L’appareil de
- C) Brevet anglais nü 21048. Déposé par The Thomson-floiislon G’. le 6 octobre 1898, accepté le 26 novembre 1898. 4 figures.
- (-) Brevet anglais nf- 30020. Déposé le 18 décembre 1897, accepté le 12 novembre. 1898, 8 ligures.
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- mesures proprement dit comprend, d’une part, deux ampoules J4 et J6, figures 61, 62, 63 et 65, réunies par un tube horizontal rem-
- Fig. 62. — Compteur à prépaicment Soames et Crawley. Plan.
- pli de-mercure. Dans chaque ampoule se trouve une bobine de résistance et une dérivation, prise aux bornes du circuit, figure 65,
- passe alternativement dans chaque bobine. La dilatation de l’air de l’ampoule produite par réchauffement de la bobine correspondante fait passer le mercure dans l’autre ampoule et comme le système est porté par un châssis qui pivote au point J2, il s’incline en rompant en K le circuit de la première ampoule pour fermer celui de la seconde. Les oscillations de ce balancier ont une durée uniforme tant que la différence de potentiel aux bornes est uniforme.
- D’autre part, l’ensemble des électros f et/',
- 1 qui agissent l’un sur l’autre, constituent une | sorte d’ampèremètre, qui, pivotant autour 1 de e3, figures 61 et 62, soulève plus ou moins le levier e, faisant rochet sur la roue d. A
- chaque balancement du. châssis J, qui porte les ampoulés, le ressort g2i qui y est fixé en J,, vient appliquer le rochet <?, contre la roue d,
- figure 64 ; ensuite un croisillon placé au bout du ressort e, est rencontré par une fourchette également solidaire du châssis J, de telle sorte que pendant tout le reste du mouvement, la roue d avance. Quand le mouvement du châssis J est renversé, le rochet dégage la roue d, qu’un cliquet empêche d’ailleurs de revenir en arrière. Quand la roue d a fait un tour complet, un ressort rencontre successivement les contacts d, et les électros c, et cs sont fermés tour à tour et
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- .la pièc.e de. monnaie tombe de la coulisse.
- La pièce introduite en a dans l’ouverture de al est arrêtée par le ressort j8, figures 61, 62 et 63, à moins qu’elle ne soit trop petite, auquel cas elle passe directement dans la boîte. En abaissant a, a l'aide de la manette az, la pièce est conduite dans le tube incliné b où elle roule jusqu’à l'arrêt bt porté par le
- ’. 66. — Compte
- ressort b... Une seconde butée bk est montée sur un second ressort b,,. Les butées sont commandées séparément parles éiectrosc, c3; quand le circuit de c1 est fermé, l'armature est attirée, elle dégage bl et laisse rouler la pièce qui est alors arrêtée par b:,\ la rupture du circuit c, ramène bl à sa place de façon à empêcher d'autres pièces de tomber. Au contraire, quand cz est fermé, la butée bT abandonne la pièce qui tombe dans la boite, son action étant finie. Si la pièce employée est courbée, clic frotte dans la coulisse a, et ne peut pas tomber en elle remonte en a6 d’où elle tombe directement dans la boite dès qu’elle est poussée par une nouvelle pièce.
- La marche de l'appareil est indiquée par le schéma, figure 65. Dès qu’une pièce tombe
- dans la coulisse b, le contact bs L est fermé et si le consommateur fait usage du courant, l’électro n attirant l’armature n2 établit une dérivation qui passe par l’électro f et l’une des résistances des ampoules; le châssis J oscille périodiquement en faisant avancer la roue d selon l’intensité indiquée par l'ampèremètre ff'. Quand la roue d a fait
- Crawley.
- r le circuit est rompu automatiqi
- ment,
- Dans la variante, figures 66 et 67, la pièce tombe dans une des rainures d’uncylindreoet une manette p munie d’un ressort pt permet de faire avancer ce cylindre d’un quart de tour, en poussant sur la pièce. Le cylindre étant solidaire d’une roue Os, celle-ci fait tourner un pignon q, qui engrène lui-même avec un autre pignon r; ce dernier avance alors sur la vis rt en dégageant un déclic, ce qui permet de fermer le circuit en u ur La vis r, est fixée sur la roue à rocher d du mécanisme précédent, de telle sorte que quand, par suite de la consommation, le pignon écrou r est revenu à son point de départ , le déclic fonctionne et le circuit est rompu.
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- Dans l'appareil de Francis Ch. Raphaël (j) l’axe A. figure 68, mû par un mouvement d’horlogerie, porte une série de roues dentées C E G K, dont le nombre et le diamètre sont appropriés à chaque cas, tandis qu’un axe B, voisin du premier, porte d’autres roues, qui par le déplacement longitudinal de B, viennent successivement en prise avec les roues de A. Le courant traversant le solénoïde attire plus ou moins l’arbre 13, de sorte qu’une des paires de roues est mise en contact ; cet arbre se met donc à tourner d’au-
- tant plus vite que l’attraction est plus énergique, puisque le rapport des roues va en croissant. Il est facile de proportionner les diamètres des roues pour obtenir soit une vitesse proportionnelle à la dépense, soit une loi quelconque dépendant des conditions de vente de l’énergie électrique.
- Pour assurer une attraction proportionnelle au courant, l’axe B est rappelé par un ressort antagoniste, ou par un système de poids gradués, soulevés successivement, figure 68 bis.
- 68 bis. — Compteur Raphaël. Détail.
- Pour faire de l’appareil un compteur à prépaiement, le système est complété par une came M qui, après un tour complet de B, vient fermer le contact PN, ce qui fait fonctionner un interrupteur automatique. Un |
- contact analogue s’établit en TS, lorsque la dépense est supérieure au calibre du compteur; ce contact interrompt aussi le courant.
- H. Armagnat.
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Interrupteur à courants alternatifs Kohl pour bobines d’induction
- Lorsqu’on branche directement une bobine
- (1) .Brevet anglais n0 20914. Déposé le n septembre
- (2) Brevet anglais, 16299, déposé le 26 juillet 1898, accepté le 26 juillet 1899.
- d’induction sur les conducteurs d’un réseau de distribution à courants alternatifs, c’est-à-dire lorsqu’on emploie la bobine comme un transformateur élévateur de tension, on n’obtient pas entre les bornes du secondaire des étincelles aussi longues que celles que donne la même bobine alimentée par un courant continu, interrompu périodiquement par un
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- interrupteur ordinaire. Cela tient à ce que la variation de l’intensité du courant inducteur n'est pas aussi rapide dans le premier cas que dans le second.
- On peut remédier a cet inconvénient en interposant sur le circuit primaire à courant alternatif, un interrupteur rompant brusquement ce courant. Mais il faut que la rupture se produise à des intervalles égaux à la demi-période du courant pour obtenir des décharges régulières, et que l’instant de la rupture soit celui où l’intensité du courant passe par son maximum, si l’on veut obtenir le maximum de longueur d’étincelles.
- Dans son brevet M. Max Kohl décrit trois modèles d’interrupteurs satisfaisant à ces conditions.
- T.e premier est un interrupteur à mercure représenté en élévation et en plan par les
- figures 1 et 2. M est un électro-aimant excite par une dérivation du courant principal aboutissant aux bornes W,.et L’armature A de cet électro-aimant porte une tige recourbée K plongeant dans le mercure Hg contenu dans un godet G; une seconde tige O plonge
- É LECTRIQUE
- dans ce mercure. Le courant inducteur passe par les bornes Wa et P15 puis dans le primaire de la bobine, vient en Ps, suit le ressort de l’armature, la tige K, le mercure, la tige O et arrive a la borne Une vis S permettant de soulever ou d’abaisser le godet et une
- vis E permettant de déplacer l’électro-aimant M, servent à régler la durée et l’instant de la rupture. Aux bornes J sont reliées les armatures d’un condensateur.
- Le second interrupteur est à contacts en platine. Le ressort de l’armature A porte, comme à l’ordinaire, un contact venant appuyer contre l’extrémité d’une pointe en platine déplaçable au moyen de la vis qui la porte. Nous n’avons pas reproduit les dessins de ce modèle.
- Dans le troisième modèle, dont la figure 3 donne une élévation latérale, les interruptions sont produites par une tige F portée par le coulisseau Y et plongeant dans le mercure Hg d’un vase G. Cette tige est mise en mouvement par un petit moteur synchrone R. La plongée de la tige est réglée par le déplacement du vase G au moyen de la molette y et de la crémaillère 1. J. R.
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- Conduits métalliques Greenfield pour fils électriques (fi.
- Suivant l’inventeur, les conduits métalliques hermétiquement fermés que l'on emploie quelquefois pour la pose des installations intérieures présentent plusieurs inconvénients. Si bien fermés qu’ils soient, ils laissent pénétrer l’humidité et, comme l’air n’est pas renouvelé, la couverture isolante des conducteurs électriques moisit. Tl peut en résulter des courts-circuits soit entre les conducteurs, soit entre ceux-ci et l’envelopipc, et quand ces courts-circuits se produisent, les gaz provenant de la décomposition de l’isolant ne trouvant pas d’issue s’accumulent jusqu’à ce que leur pression fasse éclater le conduit. Cette rupture se produisant généralement à l’endroit où le court-circuit a pris naissance, des morceaux de métal incandescents se trouvent projetés de toutes paris,' causant des. incendies.
- Ces inconvénients ne se produisent pas avec des conduits ventilés. La moisissure est évitée par suite du renouvellement de l’air ; l’explosion du conduit en cas de court-circuit ne peut avoir lieu. A la vérité le conduit métallique échauffé par l’arc qui prend naissance
- au court-circuit peut provoquer l’entlamma-tion des boiseries sous-jacentes, mais ce commencement d’incendie est vite décelé, même
- C) Brevet anglais nu 8014, déposé le 17 avril 1899, accepté le 5 août 1899, 3 ligures.
- s’il n’y a personne dans la pièce où il se produit, par la fumée qui se trouve entraînée dans le conduit et se répand ensuite dans les autres pièces.
- Dans son brevet l’auteur revendique particulièrement l’idée d’employer des conduits métalliques ventilés. Comme dispositif propre à la réaliser, il signale des conduits formés de deux bandes métalliques enroulées en spirale, l’une concave extérieurement, l’autre concave intérieurement, les bords de celle-ci recouvrant les bords de l’autre. On aurait ainsi des conduits flexibles (fig. 1) en même temps que convenablement ventilés par l’air passant entre les deux spirales. D’ailleurs l’une des bandes ou les deux bandes pourraient être percées d’ouvertures (fig. 3).
- , J. R.
- Étuve Passburg pour la dessiccation des armatures de câbles et des bobines (fi.
- D’après M. Emil Passburg, de Berlin, les étuves communément employées pour la dessiccation des câbles et bobines présenteraient plusieurs inconvénients. Déformé plate, elles occupent un espace considérable relativement à leur volume ; se chargeant par la partie supérieure, elles exigent des appareils de levage demandant des ateliers de grande hauteur; leur couvercle étant mobile, elles ne peuvent être chauffées que par le fond, de sorte que les objets placés a la partie inférieure sc trouvent bien desséchés, quelquefois trop, tandis que ceux plus élevés sont encore humides.
- T,a figure 1 donne une coupc verticale de l'étuve que préconise l’inventeur pour éviter ces inconvénients. Elle est divisée dans sa hauteur en compartiments dans chacun desquels on introduit, par une porte latérale occupant toute une face, des chariots C munis de roues R roulant sur des cornières E et dans lesquels on met les objets à dessécher.
- cepté le 9 août 1899, 3 figures.
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- Elle est chauffée par des tubes serpentins S, parcourus par un courant de vapeur venant du collecteur I) que commande la valve V. Le vide est fait dans l’étuve par le tube B. Ce tube aboutit dans un condenseur à surface,
- Fig; i. — Etuve Passburg pour dessécher les câbles et bobines.
- non représenté sur la figure, où se condense l'eau évaporée. Cette eau est recueillie dans un récipient jaugé, de manière à permettre de connaître à chaque instant la quantité d’eau enlevée et par suite le degré de dessiccation des objets enfermés dans l’étuve.
- J. R.
- Sonnerie électrique Fein pour signaux (•;.
- L’appareil se compose d’un moteur A (fig. 1) actionnant par l’intermédiaire de la vis sans (în S, d’une rouer et d’un pignon denté solidaire de cette roue, une autre roue R. Celle-ci porte près de sa périphérie, cinq cames équidistantes ; ces cames agissent sur le levier H qu’un ressort puissant / porte par le support a tend à ramener dans sa position initiale. Chaque fois qu’une came rencontre le levier, ce dernier, par une corde attachée à son extrémité, actionne le marteau d’un timbre. L'arbre du moteur faisant 1920 tours par
- minute et la réduction d’engrenage étant de 1/240% la roue R fait 8 tours par minute; par suite la sonnerie donne 8X5=40 coups pendant le meme temps. Pour diminuer le frottement entre la roue r et la vis S, la roue plonge dans un bassin O où se rassemble
- l’huile en excès venant du palier gauche du moteur. Le trop-plein de l’huile tombe dans le compartiment de droite du bassin où s’écoule également l’excès d’huile venant du palier de droite.
- La figure 2 représente un modèle plus récent de cet appareil. Le fonctionnement est le même que dans l’ancien, mais le moteur
- est complètement séparé du mécanisme de la sonnerie et enfermé dans une boite le mettant complètement à l’abri des poussières et des intempéries.
- Pour l’usage des chemins de fer, l’appareil
- (>) Revue industrielle, t. XXX, p. 393, 7 octobre* 1899.
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- est placé dans un coffre en tôle monté sur I vert d’un toit en abat-jour. Une telle sonnc-une colonne de fonte; au-dessus se trouve le j rie exige, pour être mise en action, un cou-timbre avec son marteau; le tout est recou- | rant de 0,5 ampère sous 110 volis.
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHYSIQUE Séance du 17 novembre 1899.
- M. Blondin expose l’ensemble des travaux de M. Turpain sur les ondes hertziennes.
- Les premières expériences de M. Turpain datent de 1894 (’). Parmi les résultats qu’il obtint à cette époque, le plus important est le suivant : Un résonateur circulaire présentant une coupure (outre la coupure de faible longueur dans laquelle jaillissent les étincelles) fonctionne avec une facilité au moins égale à celle que montre un résonateur complet.
- Si on relie les deux parties d'un résonateur à coupure par un circuit renfermant une pile et un téléphone, la membrane téléphonique entreen vibration toutes les fois que des étincelles éclatent au micromètre du résonateur. On réalise ainsi un détecteur d’ondes électriques se comportant exactement comme un résonateur circulaire de Hertz, mais beaucoup plus sensible que ce dernier appareil ; en outre son emploi permet de substituer à l’observation d’étincelles au micromètre, très fatigante quand les étincelles ne sont visibles qu’à la loupe, l’observation, très commode au moyen de l’oreille, de vibrations d’une membrane téléphonique (2).
- En possession de ce procédé d’observation de la résonance électrique, M. Turpain entreprit une étude complète du champ hertzien. Toutefois, forcé d’abandonner tout travail
- (j) Sur les expériences de Hertz, Proc, ver b. Soc. sc. pim. et nat. Bordeaux, avril 1895, p. 53.
- (2) Sur divers procédés d’observation de la résonnance électrique. Proc. verb. Soc. >c. pbys. et nat. Bordeaux, 23 décembre 1897 ; I.’Éclairage Électrique, t. XVII, p. 72, 3 octobre 1898.
- pendant près de deux ans, ce n’est qu’en 1898 qu’il en publia les premiers résultats.
- E’ensemble de ces résultats et de ceux obtenus ultérieurement se rapportent aux trois sujets suivants :
- U Analyse du champ hertzien concentré par deux fils ou par un fil ;
- 2° Etude du fonctionnement du résonateur complet et du résonateur à coupure ;
- 3° Etude comparative du champ dans l’air et du champ dans l’huile de pétrole et dans
- Avant d’exposer ces différents sujets, M. Riondin dit quelques mots des appareils et méthodes utilisés par M. Turpain (j1).
- Comme excitateurs, l’auteur s’est servi de l’excitateur de Hertz à plaques carrées ou circulaires et de l’excitateur à bo.ules. Il n’employa pas moins de 10 excitateurs à plaques et de 8 excitateurs sphériques. Ces excitateurs étaient alimentés par une bobine de Ruhmkorff donnant 57 cm d’ctincelles ou par une bobine plus petite de 9 cm de longueur d’étincelles. Les résonateurs, généralement circulaires, étaient au nombre de 22.; dix d’entre eux étaient des résonateurs complets, d’autres à coupures de dimensions variables, quelques-uns étaient munis de plusieurs micromètres, enfin deux résonateurs avaient la forme d’un rectangle très allongé.
- Le champ hertzien était concentré par deux fils ou un seul fil de 6 à 8 mètres de longueur. Pour le champ à deux fils la production des ondes était obtenue soit par la méthode de
- (>) Pour plus de détail voir : A. Turpaix. Recherches expérimentales sur les oscillations électriques. Une brochure in-8u de 150 p.; A. Hermann, éditeur.
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- Hertz, soit par celle de M. Blondlot. Dans le premier cas les extrémités des fils proches de l’excitateur étaient reliées à deux plaques de concentration placées en regard des plaques de l'excitateur; dans le second, ces extrémités étaient reliées de manière à former une boucle entourant l’excitateur dont les tiges étaient convenablement recourbées.
- L’observation des sections nodales et ventrales se faisait soit en déplaçant le résonateur le long des fils de concentration, les extrémités de ces fils éloignées de l’excitateur étant alors isolées, soit en laissant le résonateur fixe et déplaçant un pont sur les fils, les extrémités de ces fils étant alors reliées par un pont.
- M. Blondin aborde alors l’exposé des trois sujets indiqués plus haut.
- Dans l’étude du champ hertzien à deux fils (]i, _M. Turpain plaçait successivement le résonateur dans trois positions qu’il désigne respectivement par I, II et III. La position I est la position classique : le plan du résonateur est perpendiculaire à la direction des fils de concentration. La position II est celle pour laquelle le plan du résonateur est parallèle au plan des fils de concentration. Enfin, dans la position III, le résonateur est disposé verticalement entre les fils, son. plan étant parallèle à la direction de ces fils. Les résultats de cette étude,déjà exposés dans ce journal 't. XVII, p. 74), peuvent se résumer
- Les longueurs d'ondes mesurées pour ces trois positions sont sensiblement égales. Les ventres et nœuds des positions II el III coïncident. Les ventres pour la position I sont aux nœuds pour les positions II et III et inverse-ment, si l'on a soin de rapporter les mesures aux points occupés par le micromelre.
- L’étude du champ concentré par un seul fil, aussi indiquée antérieurement dans ce journal (t. XVII, p. 8oj, conduit à cette loi : Les longueurs d’onde sont sensiblement égales pour les trois positions du résonateur ; l'extrémité
- (’) L'Éclairage Électrique-, t. XVII, p. 73, 8 octobre 1898.
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- libre du Jil est un ventre pour la position fi elle est un nœud pour les autres positions.
- Ces derniers résultats permettent de prévoir, par des considérations de symétrie, les résultats obtenus dans l’étude du champ hertzien à deux fils, si l’on admet que Y étal électrique de deux ventres consécutifs sur un Jil n’eslpas identique et que dans le cas de deux Jils, deux ventres en regard sur chacun des fils sont dans un état diffèrent.
- Cette hypothèse se trouve d’ailleurs confirmée par la vérification expérimentale d’une conséquence qui en découle immédiatement : on doit obtenir desventres en regard identiques si l’on intercale sur l’un des fils un fil additionnel dont la longueur est égale à celle d’une demi-onde, ou bien si l’on dispose les deux plaques de concentration respectivement reliées à chacun des fils, en face d’une même plaque de l’excitateur, et le champ ainsi produit ne doit pas avoir d’effet sur le résonateur par suite de l’interférence des actions qu’exer cent séparément les deux fils.
- Cette conséquence a été appliquée par M. Turpain pour la réalisation d’un ingénieux système de télégraphie multiple par ondes hertziennes.
- La seconde partie du travail deM.Turpain, l’étude du résonateur complet et du résonateur à coupure, étant déjà connue de nos lecteurs (J), nous n’en rappellerons que les conclusions :
- Pour le résonateur complet : i° le fonctionnement est indépendant de la direction de ! étincelle; 2asi l’on fait tourner le résonateur dans son plan il présente des afimuts d’extinction pour les positions I et IIfi mais n'en présente pas pour la position II; 3° c'est la situation du micromètre qui, dans les positions III et II, règle la position des j>entres et des nœuds ; 4° la différence des demi-longueurs d'onde relatives à deux résonateurs différents est sensiblement égale à la différence de longueur des résonateurs.
- (‘) L'Éclairage Électrique, t. XVII, p. 72 et 73, 8 octobre 1898, t. XVIII, p. 5iz. 25 lévrier 1899.
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- Dans le résonateur à coupure, la coupure joue le même rôle que le micromètre dans un résonateur complet.
- Les mesures relatives à la comparaison du champ hertzien dans l’air, l’huile de pétrole et l’eau ont montré que les longueurs d’onde des oscillations qui excitent un même résonateur placé dans la position II sont les mêmes dans l’air et dans un autre diélectrique et que les longueurs d'onde des oscillations qui excitent un même résonateur placé dans la position I sont en raison inverse des racines carrées des poui’oirs inducteurs spécifiques.
- Ces résultats s’interprètent facilement si l'on adopte la théorie de Helmholtz-Duhem et si l’on admet qu’un résonateur placé dans la position I n’est excité que par les flux transversaux, tandis que placé dans la position II il n'est excité que par les flux longitudinaux (’).
- . SOCIÉTÉ DE PHYSIQUE DE LONDRES Séance du vendredi 10 novembre 189g.
- M. F.-S. Spiers fait une communication sur Xélectricité de contact.
- Le but de l’auteur est de déterminer d’une façon plus satisfaisante qu’il n’a été fait jusqu’ici, le rôle joué par le milieu diélectrique dans la production d’une différence de potentiel entre deux métaux différents mis en contact. Les premières expériences furent faites avec un appareil employé parles professeurs Ayrton et Perry il y a une vingtaine d’années. Cet appareil, dans lequel les métaux en contact sont disposés entre deux inducteurs verticaux reliés à un électromètre à cadran, fut ensuite considérablement modifié ; en particulier on y introduit le dispositif de compensation de lord Kelvin, de manière à mesurer les différences de potentiel par zéro. Les métaux d’abord employés furent le platine et le zinc, mais à cause de la trop facile fusion
- (‘) Voir L'Eclairage Électrique, t. XXI, p. 11, 7 octobre 1899.
- de ce dernier métal, celui-ci fut remplacé par l’aluminium. Afin d’enlever aussi bien que possible l’air situé entre les plaques métalliques, on chauffait, puis on faisait le vide à plusieurs reprises dans le tube contenant ces plaques.
- L’auteur constata qu’à la suite de ces opérations, la différence de potentiel entre les plaques diminue graduellement: il reconnut que cet abaissement était dû à l’oxydation de l’aluminium, car en nettoyant la surface de ce métal, on retrouvait la différence de potentiel primitive. Des essais furent alors faits pour enlever l’oxygène au moyen d’hydrogène, mais après quatre lavages avec de l’hydrogène pur et sec, suivis de l’enlèvement du gaz au moyen d’une pompe pneumatique, il restait encore suffisamment d’oxygène pour oxyder l’aluminium ; et l'on sait que l’oxyde d’aluminium n’est pas décomposé par l’hydrogène au rouge naissant. L’auteur substitua alors le fer à l’aluminium et élimina l’oxygène au moyen d’hydrogène ; la partie inferieure de l’appareil fut enfermée dans un tube de cuivre permettant d’élever la température au rouge vif avec un chalumeau. Dans ces conditions, la valeur de l’effet Volta entre le fer et le platine dans une atmosphère d’hydrogène est de 0,6 volt, le platine étant positif par rapport au fer; ce résultat diffère à la fois en grandeur et en signe de celui qu’on obtient quand les plaques sont plongées dans l’air.
- Une longue discussion s’engage à la suite de cette communication.
- M. Lodge, président, après avoir lait remarquer combien il est difficile de faire disparaître toute trace d'air par des vides répétés, croit que le procédé employé par l’auteur pour éliminer l’oxvgène est très certainement le plus satisfaisant.
- M. Lehfeldt fait observer à ce propos que la réduction de l’oxyde ferrique par l’hydrogène ne peut cependant être complète ; qu’au rouge, le rapport entre la vapeur l’eau et l’oxygène en présence est dans le rapport de 20 à 1, et que par suite le dispositif de l’auteur ne peut éliminer complètement l’oxygène.
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- Le professeur Armstrong dit que la vapeur d’eau qui est nécessairement restée dans l’appareil peut avoir une influence considérable sur les résultats obtenus.
- Le professeur S.-P. Thomson insiste sur la distinction que l’on doit faire entre la différence de potentiel apparente dans un milieu diélectrique et la différence de potentiel vraie au contact. Il fait remarquer que la valeur de l’effet Volta déduite de considérations dynamiques sur l’effet Peltier est beaucoup plus petite que les différences de potentiel chimiques observées dans un circuit contenant des électrolytes; mais si l’on tient compte non seulement de l'effet Peltier, mais aussi de l'effet Thomson, on introduit dans les équations de nouveaux termes, lesquels peuvent donner une valeur proche de celle que fournit l’observation.
- Cette remarque est l’occasion d’un échange de vues entre \IM. Lodge, Ayrton, Eve-rett, etc., sur la théorie de l’action chimique et la théorie du contact.
- Influence du magnétisme sur les propriétés thermoélectriques du bismuth et des alliages bismuth-plomb ;
- Par G. Sl’ADAVECCHIA (*).
- L’auteur a étudié la variation de la force électromotrice d’un couple formé d’une lame de cuivre et d’une lame de bismuth pur ou allie au plomb, lorsque ce couple est soumis à un champ magnétique d’une intensité comprise entre 2 000 et 4 500 unités CCS, l’une des soudures étant à la température de la glace fondante, l’autre à la température de la salle au moment des mesures. Ces mesures ont porté sur 14 alliages d’une teneur en plomb variant entre 0,034 et 80 P- IO°- T)es 15 tableaux publiés par l’auteur nous en extrayons les chiffres du tableau ci-joint. La première colonne de ce tableau indique la composition
- de l’alliage ; la seconde la température t de la soudure chaude; la troisième la force électromotrice thermoélectrique E, exprimée en volts, en l’absence du champ (le signe -+-indiquant que l’alliage est positif par rapport au cuivre, le signe — qu’il est négatif) : la quatrième les valeurs extrêmes du champ H employées par l’auteur exprimées en unités CGS (généralement hauteur opérait avec 5 valeurs du champ dans un certain sens indiqué par le signe H- et 5 valeurs en sens inverse indiqué par le signe —) ; la cinquième la force électromotrice E observée avec le champ indiqué; enfin la sixième le rapport a = — -jp-— que hauteur appelle pouvoir thermoélectrique de l’alliage, ce qui peut prêter à confusion.
- Des résultats de ses mesures, M. Spada-vecchia tire les conclusions suivantes :
- i° La variation de la force électromotrice thermoélectrique des alliages de plomb et de bismuth sous l’influence d’un champ magnétique augmente en même temps que l’intensité du champ ;
- 20 La valeur de cette variation, pour une même valeur du champ magnétique, dépend du sens de la magnétisation ;
- 30 Pour une même valeur du champ magnétique, le rapport a augmente en même temps que la teneur en plomb jusqu’à une teneur de 0,094 p. 100, un changement de signe se produit pour une teneur comprise entre 0,094 et 0,35 p. 100, un second changement de signe a lieu pour une teneur en plomb un peu plus grande que 14 p. 100, puis un nouveau changement pour un alliage ayant une teneur voisine de 50 p. 100, puis il va en diminuant en valeur absolue et tend vers zéro pour le plomb pur;
- 40 Les pourcentages auxquels correspondent les deux derniers changements de signe sont voisins de ceux auxquels correspond un changement du signe de la force électro-. motrice thermoélectrique.
- >, [4], t. X,p. T61 -168, septembre 1899.
- J. B.
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- Dérivation des courants sur les conducteurs plongés dans les électrolytes ;
- Par J. Stark (').
- I. — Dans le cas le plus général, les conducteurs métalliques plongés dans un électrolyte se comportent comme des lames doubles, c’est-à-dire comme -des lames formées de deux métaux, en contact par une de leurs arêtes et libres sur l’autre arête.
- Une semblable lame plongée dans un électrolyte est analogue à un élément de pile fermé en court-circuit; l’une des faces de la lame représente l’anode, l’autre la cathode ; cette dernière se recouvre au bout de peu de temps d’une couche du métal précipité de l’électrolyte; la double lame se compose donc du métal déposé sur sa face cathode et du métal de l’anode. D’autre part à l’anode se forme une nouvelle solution du métal anodi-que. de sorte que finalement la lame double représente un élément de pile avec deux liquides et deux métaux.
- La durée du courant dans cette lame dépend de la nature des métaux et de celle de l'électrolyte. Si le métal dissous est le même que celui de l’anode, la cathode sc recouvrant du même métal, le courant ne peut durer que fort peu de temps, puisque la lame ne tarde pas à prendre les propriétés d'une lame homogène. Il en est de même, à plus forte raison, si le métal dissous est plus fortement électronégatif que le métal de l’anode. Sinon, le courant peut durer jusqu’à ce que la dissolution soit devenue jusqu’au voisinage de la cathode une dissolution du métal de l’anode. L’intensité de ce courant est d’autant plus considérable que la différence de potentiel entre l'anode et la cathode est plus grande.
- Le courant qui circule entre deux points homologues du côté postérieur et du côté antérieur, passe par un conducteur métallique et par un conducteur électrolytique. Mais tandis que la résistance du métal est la même
- en tous points, celle de l’électrolyte croît du bord au centre : par suite le courant entre deux points homologues est d’autant plus faible que ces points sont plus éloignés du bord. Le courant dans la double lame présente donc un maximum sur les bords et un minimum vers le centre.
- Cette répartition du courant est mise en évidence par la nature des dépôts qui se forment par exemple sur une lame zinc-argent plongée dans le sulfate de cuivre : le bord est recouvert de cuivre noirâtre, puis vient un anneau de cuivre rouge compact large de plusieurs millimètres et enfin la partie centrale est recouverte d’une couche très mince de cuivre à peine colorée en jaune.
- II sera utile de connaître aussi l’effet delà superposition du courant propre de la double lame avec un courant lancé dans cette lame normalement à sa largeur. Soit AA, la trace sur un plan perpendiculaire à la double lame d’une face de celle-ci (fig, i); AB, A, B, les
- Fig. i.
- prolongements de cette trace dans l’électrolyte. La courbe représente l’intensité du courant aux différents points de la ligne ABA, B,. Six est la distance de deux points homologues à l’un des bords, i l’intensité du courant entre ces deux points, on peutécrire :
- 1 ~ J ^ ~ q.vX -y ^ („r) + d\t
- c étant la force élcctromotricc qui agit entre les deux points, d l’épaisseur de la plaque, ;j. sa résistance spécifique, ). celle de l’électrolyte. On admettra de plus que 'f(.v) et d\t. sont négligeables pour les grandes valeurs de x. mais non pour les petites. Entre deux points homologues, suffisamment distants
- (i) IVied. Ann., t. LXVI,p. 245-268.
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- des bords, i— -- —Les conséquences de cette équation se vérifient expérimentalement à savoir : i° est négatif, c’est-à-dire que
- i décroît quand la résistance de l’électrolyte augmente; 2° = a est aussi négatif,
- l’intensité diminue à partir des bords vers le centre: comme est positif, cette diminution est d’abord rapide, puis plus lente; 3° -—jy- est positif : la variation du courant entre le bord et le centre de la plaque est d’autant plus prononcée que la résistance spécifique de l’électrolyte est plus grande.
- Si la double lame est disposée parallèlement aux éleenodes dans un voltamètre où le courant est uniforme, une partie de ce courant est dérivée dans la lame : le courant est alors réparti à peu près comme le repre-
- /
- sente la figure 2, pourvu qu'aucune force électromotrice ne prenne naissance dans la : lame meme.
- La portion du courant propre de la lame dérivée dans le circuit principal est si faible qu’elle peut être négligée. Sous cette réserve, on obtiendra le phénomène résultant en superposant les deux autres courants, c’est-à-dire en construisant une courbe dont les ordonnées soient la somme des ordonnées des courbes i et 2. Seulement suivant le sens du courant propre de la lame par rapport au courant principal, il faut prendre la courbe 2 elle-même ou son image par réflexion sur la droite BB,. En faisant varier la conductibilité de l'électrolyte ou l’intensité du courant principal, on peut obtenir des formes de courbes très variées.
- M. Stark a réalisé expérimentalement le cas où le courant principal et le courant propre ont des sens opposés. Un cube de 72 mm de côté renferme une dissolu-
- tion de sulfate de cuivre ; il est traversé par un courant de 0,55 à 0,57 ampcrc. La lame double est une lame zinc-argent, formant un cercle de 42 mm de diamètre et son épaisseur est de 0,6 mm : elle est suspendue symétriquement par rapport aux électrodes, la face argent du côté de la cathode, la face zinc du côté de l’anode. Le courant propre circule donc dans la plaque de l'argent au zinc, tandis que le courant principal circule en sens contraire: dans le liquide, les deux courants ont la même direction. On fait passer le courant pendant 0,5 à 1,5 minute.
- Dans une dissolution concentrée de sulfate de cuivre à 15 p. 100, la lame se recouvre de cuivre sur la face argent aussitôt qu’elle est plongée dans l'électrolyte. Le courant propre est dans ce cas tout à fait prépondérant. Si la concentration est plus faible, 6 p. 100, le centre de la lame ne reçoit aucun dépôt : le cuivre ne recouvre que les bords. Enfin, si la concentration n’est que de 1 p. 100, une tache circulaire de bioxyde de cuivre, dont le diamètre est d’environ 20 mm, apparaît au centre : son épaisseur décroît du centre vers les bords; cette tache est entourée d’un anneau où aucun dépôt ne s’est produit et le reste de la lame est recouvert jusqu’au bord de cuivre métallique. La répartition du courant serait donc représentée par une courbe analogue à celle de la ligure 3.
- Fig. 3.
- II. — D’après les développements ci-dessus, on peut traiter pareillement le cas d’un conducteur plongé dans le milieu parcouru par un courant, lorsque le conducteur est solide et que le milieu est un électrolyte. Nous supposerons déplus que ce conducteur a la forme d’une plaque dont les faces larges sont parallèles aux électrodes et que le cou-
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- rant dans l’électrolyte soit uniforme. Une pareille lame ne tarde pas à acquérir les propriétés d’une lame double : la face par laquelle entrent les lignes de courant joue le rôle d'une cathode, l’autre le rôle d’une anode. Par suite des transformations que les phénomènes électrolytiques font subir tant aux surfaces métalliques qu’aux dissolutions qui les avoisinent immédiatement, il se produit entre les deux faces de la lame une force élec-tromoirice. Cette force électromotrice tend à produire dans le circuit formé par la lame et l’électrolyte qui l’entoure un courant correspondant à celui que nous appelions le courant propre de la lame : ce courant secon. daire peut être de même sens que le courant principal ou de sens contraire : la force électro-motrice secondaire peut aussi être nulle ; d’où trois cas à considérer.
- Abstraction faite des différences de température et de concentration, la force électro-motrice pourra être nulle surtout si le métal de la lame est le même que le métal formant la base de l’électrolyte : cependant, on n’obtient pas de lames dans lesquelles la force électromotrice soit nulle.
- Une lame isolante est aualoguc à une lame dont la résistance est infinie ou tout au moins très grande : les lignes de courant s’incurvent vers sa surface et se concentrent dans le voisinage. En effet, si on dépose une goutte de
- fortement attaquée par éleclrolyse dans une solution de chlorure de zinc, aux environs de la goutte de cire (ou bien le dépôt métallique est plus considérable dans ces régions suivant le sens du courant).
- La force, électromotrice développée dans la plaque est de même sens que le courant principal, quand le métal déposé par élcc-trolyse sur la lame est moins électronégatif que celui de la lame dans la solution considérée : par exemple, quand on a une lame de zinc dans une solution de sulfate de cuivre. La répartition du courant dans ce cas s’obtient par l’addition des ordonnées des courbes i et 2. Les deux courants ont même sens
- dans la lame et s’ajoutent : dans le liquide, ils sont de sens contraire et trois cas sont possibles.
- i° Le courant principal est partout le plus intense : il n’y a pas à proprement parler de courant secondaire;
- 2° Les deux courants sont égaux au voisinage des bords : alors il se produit un anneau où ne circule plus de courant;
- 3° Le courant secondaire est plus intense que le courant principal au voisinage des bords : plus loin des bords les deux se font équilibre et plus loin encore le courant principal prend le dessus (fig. 4). Il se trouve
- Fig. 4-
- encore une zone annulaire neutre dans le liquide.
- Pratiquement il est difficile de réaliser ces phénomènes, parce que si le métal de la lame est plus fortement électronégatif que celui de la dissolution, ce dernier se précipite sur les deux faces de la lame ; on peut cependant les réaliser approximativement en prenant unelame double dont la face cathode est formée par le métal de l’électrolyte. Sur une lame cuivre-zinc plongée dans une solution de sulfate de cuivre, l’aspect du dépôt traduit bien une répartition du courant telle qu’elle acté décrite ci-dessus.
- Si le métal déposé sur la face cathodique est plus fortement électronégatif que celui de la lame, la force électromotrice secondaire est de sens opposé au courant primaire : lame d’argent ou de platine dans une solution de sulfate de zinc ou de cuivre. La face cathodique se recouvre immédiatement du métal de l’électrolyte. La répartition du courant s’obtiendra en combinant la courbe 2 avec l’image de la courbe 1 par rapport k la ligne BB;. Il est impossible dans ce cas que le
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- courant secondaire l’emporte quelque part sur le courant principal : tout au plus le courant total peut-il s'nr^'VT sur les bords (fig. 5).
- Fig-5-
- Les expériences justifient les prévisions et on observe dans les conditions énoncées un anneau neutre sur les bords, qui ne montre aucune trace d’électrolyse, soit dépôt, soit corrosion.
- L’existence de ce bord neutre a été observée par plusieurs physiciens, mais souvent mal interprétée. La largeur de ce bord dépend de circonstances nombreuses, en premier lieu de la force électromotrice secondaire, dont elle donne une mesure grossière: elle dépend de la différence entre le courant secondaire et le courant primaire et doit, par conséquent augmente quand ce dernier diminue. Si on accroît la conductibilité de l’électrolyte, la largeur du bord neutre doit diminuer; car. dans ce cas, une portion plus petite du courant principal traverse la plaque ; en même temps l’intensité du courant secondaire est devenue plus grande.
- Le bord neutre change aussi avec la forme et les dimensions du conducteur interposé.
- Dans les électrolytes mélangés, sur une lame de métal moins électronégatif que les deux métaux des électrolytes, l'intensité du courant décroît depuis le centre où elle est maxima, jusqu’au bord où elle est nulle : sur la surface se déposeront des alliages des deux métaux : au centre, le métal le plus électronégatif sera en grand excès, au bord l’autre sera seul et dans les régions intermédiaires on trouvera des alliages de toutes les compositions possibles, toutes prévisions que confirme l’expérience.
- De ce qui précède résulte que dans les conditions convenablement choisies, le courant électrique peut en quelque sorte éviter un conducteur intermédiaire, entouré d’un mi-
- lieu conducteur même si ce dernier a une résistance spécifique plus grande. Soit, par exemple, une lame parallèle aux électrodes d’un voltamètre ; il suffit de choisir l’intensité du courant principal de manière qu’elle ne dépasse pas celle du courant secondaire provoqué par elle dans le centre de la lame : il en sera encore pareillement dans les autres régions de la lame : l’expérience est réalisable.
- Lorsque la lame est parallèle aux électrodes, l’intensité du courant qui traverse un prisme de section droite égale à l’unité, mené par le centre de la plaque a pour expression:
- I- .......!< ... <•! -
- (i - d)\ + dti
- en appelant E la différence de potentiel entre les électrodes principales, e la différence .de potentiel secondaire entre les deux faces de la lame, d l’épaisseur de cette lame, p. sa résistance spécifique, l la longueur du voltamètre, À la résistance spécifique de l’électrolyte. Si la lame n’existait pas, l’intensité du courant serait :
- Pour que V soit plus grand que I il faut que :
- C>E
- e ^ 11 A
- Le même raisonnement s’applique à un nombre quelconque de lames pareilles. Si une lame interposée entre les électrodes, affaiblit le courant principal, cet effet ne sera qu’augmenté si on interpose plusieurs lames de même nature, orientées de la même manière. C’est de cette manière que s’explique l’expérience suivante : une lame d’argent carrée, de 42 mm de côté et de 0,5 mm d’épaisseur est plongée quelque temps dans une dissolution de chlorure de zinc, où passe un courant de 0,56 ampère : la face cathodique se recouvre de zinc jusqu’à environ 4 mm du bord; dans la région centrale de la face ano-dique se forme du chlorure d’argent. Si on
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- dispose deux lames semblables à i mm de distance l’unederrière l’autre, on constate que le phénomène électrolytique est beaucoup moins intense que sur une seule lame, à tel point que le dépôt de zinc est à peine appréciable : cependant sur le centre de la face anodiquc de la lame la plus voisine de la cathode, se forme du chlorure d’argent : cette tache de chlorure d’argent est entourée d’une zone neutre deux fois plus grande que dans l’expérience faite avec une seule lame. En outre les lignes de courant ne sont plus normales aux lames : elles se resserrent vers le centre de la lame la plus rapprochée de l’anode, se rendent de là au bord parallèlement à la lame : au voisinage de ce bord elles sortent dans le liquide qui sépare les deux lames, entrent dans la seconde lame sur son bord, puis suivent la face de la lame jusque vers le centre et de là se rendent à la cathode. La répartition des dépôts électrolytiques met en évidence ce trajet des lignes de courant.
- Une lame placée entre la cathode et une lame plus grande projette une sorte d'ombre sur cette dernière.
- On a supposé que le courant était réparti uniformément dans l’électrolyte, avant l’introduction du conducteur intermédiaire : les lignes de courant étaient donc droites; la présence du conducteur rend courbes un certain nombre d’entre elles. Considérons par exemple, le cas d’un cylindre métallique perpendiculaire aux électrodes ; si on admet d’abord qu’aucune force électromotrice ne prenne naissance dans ce cylindre, les lignes de courant qui traversent normalement ses bases et celles qui traversent le liquide en des points
- suffisamment éloignés, resteront rectilignes, mais les lignes intermédiaires se courberont du côté de la surface du cylindre et pour la plupart la traverseront : partout où les surfaces équipotentielles ne seront pas normales à la surface latérale du cylindre, celle-ci sera coupée par les lignes de courant et il se produira un phénomène électrolytique. Comme une seule surface équipotentiellc coupc or-thogonalement la surface du cylindre, la courbe d’intersection reste seule sans action électrolytique; elle sépare sur le conducteur interposé la région anodique de la région cathodique.
- Tribe et Roiti ont trouvé que cette courbe limite n’avait pas, en général, une position symétrique, même quand le conducteur interposé avait une forme et une position symétriques par rapport aux électrodes : clic est généralement rejetée du côte de la cathode. En réalité, comme Volterra l’a démontré par l’analyse d’uncas particulière! Pasqualini par l’expérience, le phénomène doit être symétrique si le conducteur lui-même est symétrique : si la courbe est déplacée, ce déplacement provient de causes accessoires.
- Parmi ces causes, on peut invoquer : la résistance au passage qui se produit souvent à la face anodique du conducteur interposé, parce que cette face se recouvre d’une couche superficielle peu conductrice ; les différences de concentration; enfin, des forces électromotrices peuvent se produire entre différents points de la surface du conducteur interposé, entre le centre et les bords, par exemple, quand ils se sont recouverts par l’électrolyse de dépôts différents. M. L.
- CHRONIQUE
- Sur les grandeurs et les unités physiques. :— L'Industrie Electrique du 25 octobre publie une lettre de M. P. Juppont dans laquelle l’auteur, à propos de la proposition de M. Hospitalier dont nous parlions récemment (Ecl. Élect., t. XXI, p. 196), expose
- un système de nomenclature physique rationnel qu’il se proposait de soumettre aux Congrès de 1900.
- Suivant M. Juppont la réforme du langage technique et scientifique doit comprendre :
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- i° La création de signes spéciaux pour exprimer dans les équations physiques les relations plus précises que l'égalité numérique telles que l'équivalence, l'équilibre, l’égalité des vecteurs ;
- 2° Un système rigoureux de nomenclature pour désigner les produits et quotients physiques, à l’aide de désinences analogues à celles employées en chimie pour différencier les acides. Le nom d'une grandeur quotient serait formé du nom de la grandeur dividende suivi d’un adjectif obtenu en ajoutant la terminaison ique au nom de la grandeur diviseur; pour les grandeurs produits l’adjectif serait obtenu en ajoutant la terminaison aire au nom de la grandeur multiplicateur. Ainsi on dirait masse linéique, masse superjicique, etc., pour les grandeurs de dimensions ML— 1 et MS-1, etc.; et masse linéaire, masse superjtciaire, etc., pour celles de dimensions ML, MS, etc.;
- 3° Dénommer les unités C- G. S-, non encore munies d’un nom à l’aide de radicaux analogues à erg par rapport -kV énergie, et pouvant être inversés. Ainsi le vit pourrait être l’unité C. G. S. de vitesse; l’inverse d'une vitesse serait le tiv. Ces radicaux pourraient être pris dans l'anglais et l’allemand aussi bien que dans le français ; c’est ainsi que l’unité C. G. S. de puissance pourrait être le wer, nom dérivé de poicer et qui a l’avantage de se rapprocher de l’unité pratique le watt. Les noms de savants ou les radicaux formés à l’aide des noms de savants seraient réservés pour désigner les unités pratiques conformément aux décisions du Congrès de j88i. Cetle distinction rendrait toute confusion impossible entre les unités C. G. S et les unités pratiques, sans le moindre effort de mémoire, en laissant les deux systèmes subsister;
- f Étendre les préfixes du système métrique et employer pour les nouveaux termes une désinence unique pour les multiples et une autre désinence unique pour les sous-multiples. Par exemple dcca (iol), hecto (m2), kilo (ioh, pourraient être continués par quarto ou quatro (io4), quinto fio*), sixto '(io®), septo (jo7), etc.; et déci (io—*), ccnti (io-2), milli (io-’î, par quant (io->), fuinti (io-«), sixti
- Étude spectrophotométrique de la lumière à are, et de la lumière à incandescence. — M. Fernand Gaud a comparé la lumière émise par une lampe à arc et par une lampe à incandescence avec la lumière solaire (Comptes rendus, t. CXXIX, p. 759, lOvembre 1899). Chacune des lumières est dccom-ie en radiations simples au moyen de lames de couleurs homogènes et l’intensité des faisceaux transmis est appréciée au moyen d’un simple appareil photométrique Foucault ou Bunsen.
- L’examen des lames en verres de couleur a été ait suivant le procédé de Frauenhofer : observa-ion à travers un réseau de la lumière transmise par la lame et mesure des angles de déviation ; on a ainsi très exactement la longueur d’onde de la radiation transmise par chaque lame.
- Pour la comparaison des sources on dispose ces sources munies chacune de la lame jaune sur le photomètre, de manière à obtenir l'égalité d'éclairement pour la raie D. On substitue ensuite à la lame jaune toute la série des lames colorées et on modifie la distance de l'une des sources jusqu'à ce l’on obtienne l’égalité d’éelairement. i l’on désigne par L, L,, L2... les distances correspondant à chaque lame, les rapports l-^) , ’I \2 \ L /
- - M mesurent les intensités relatives des deux
- lumières pour chaque couleur considérée. En portant ces rapports en ordonnées et les longueurs d’onde correspondantes en abscisses, on a une courbe donnant les rapports pour les raies princi-cipales du spectre. L’auteur a trouvé ainsi :
- 5° F.mployer (dans la mesure du possible) une désinence spéciale pour distinguer les constantes physiques, telles que conductivité, résistivité, etc., de la mesure de cette propriété sur un corps déterminé, mesure dont le résultat est un nombre qui exprime la conductance, la résistance, etc., de ce
- Variation de conductibilité du bioxyde de plomb. — Sundori’H {Wied. Ann., t. LXIX, p. 319-323, septembre 1899) a étudié l’influence d'un courant continu sur la conductibilité du bioxyde de plomb PbO2. Le bioxyde en poudre est placé dans un cylindre de verre entre deux tiges de laiton qui servent à amener le courant.
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- l e phénomène comprend trois phases : dans la première l’intensité du courant croît jusqu'à un maximum; dans la deuxième elle diminue jusqu’à un minimum et dans la troisième, elle reste à peu près constante. Cette variation résulte de la chaleur développée par le courant qui, d'une part, diminue la résistance et d'autre part transforme une partie de PbO2 en PbO mauvais conducteur. En fait, on obtient à très peu prés les mêmes phénomènes en faisant traverser la poudre par un courant plus faible et la chauffant par un courant d’air chaud.
- Le dégagement de chaleur n'est pas le même à l’entrée et à la sortie du courant; il est en général plus grand au pôle positif.
- Comme l’élévation de température est petite relativement à la variation de conductibilité, il est probable que la transformation de PbO2 en PbO est provoquée surtout par les étincelles qui jaillissent entre la poudre et le métal ; on peut du reste observer ccs étincelles quand on secoue la poudre.
- Si on expose la poudre à l’action des ondes électriques, on observe, avec une faible force électromotrice, les mômes phénomènes qui nécessitent autrement une force électromotrice beaucoup plus considérable ; en faisant agir les ondes pendant que le courant n'est pas fermé sur la poudre, on trouve que celle-ci a subi une légère modification permanente. M- L.
- Recherches théoriques et expérimentales sur la self-induction. — M. G.-W. Pattrrkon ( Wied. Ann,, t: LXIX, p. 34-65, septembre 1899) a mesuré des coefficients de self-induction par la méthode de Lord Rayleigh et par celle d’Obcrbeck. La première a été décrite précédemment dans ce journal (t. XII, p. 20 et suiv.) par M. Armagnat.
- Patterson a apporté à cette méthode quelques modifications. La résistance variable conjuguée de la bobine est formée par deux résistances en dérivation, dont l’une est trop grande, ce qui permet de l'ajuster plus facilement. Le galvanomètre est à cadre mobile suspendu par un ruban de cuivre ; ce mode de suspension participe à la fois aux propriétés de la suspension unifîlaire et de la suspension bifilaire. Le ruban ne donne pas de force thermoélectrique appréciable, mais la période des oscillations du cadre varie quelque peu avec l’amplitude.
- La variation de la période, par suite de l’amortis-
- sement, est négligeable; pour éliminer les erreurs dues au déplacement apparent du zéro, qui peuvent résulter des variations de température des bobines et des forces thermoélectriques, on calcule le décrément logarithmique, non pas d’après la première élongation, simple, mais d’après l'élongation double.
- Une correction est encore à faire pour éliminer le défaut d’uniformité du champ magnétique dans lequel se meut le cadre.
- Dans le dispositif d'Ûberbeck, la pile est remplacée par un générateur de courants sinusoïdaux et le galvanomètre par la bobine d’un électrodynamomètre dont l’autre bobine se trouve dans la branche de pile ; on fait varier les résistances jusqu'à ceque
- De la comparaison des deux méthodes, l’auteur conclut que la première exige une température constante des bobines et l'autre surtout une force électromotrice sinusoïdale régulière; c’est le choix de l’une ou l'autre de ces conditions qui réglera le choix de la méthode-
- Maxwell donne pour l’expression de l’énergie électromagnétique dans l'élément de volume dV un champ qui renferme deux courants (x, p, 7), (*', P' Y')
- <tw = -£•)(* + + (S + |j')â + (7 + Y')* j dV.
- Le terme qui dépend du produit des deux cou-
- T-J nrt! -j- 77' < dV.
- En appliquant cette formule au cas où les deux circuits se confondent, on peut en déduire le coefficient de self-induction.
- Le champ magnétique II a pour valeur
- II^V^'-PP' + ïY -
- Si I est l’intensité du courant, on a, d'après la définition même du coefficient de self-induction 1,
- Cette formule donne les mêmes résultats que les formules habituelles parles solénoïdes cylindriques et les solénoïdes en anneau, à section carrée ou circulaire. M- L.
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- Variation de la -polarisation dans les électrolytes | à partir de la pression ordinaire jusqu’à 1 000 atmosphères. — Apres une intéressante élude historique des principaux travaux sur la polarisation électrolytique, M. Federico donne, dans 11 Nuovo Cimento, t. VIII, p. 145 et 409. le résultat des études qu'il a entreprises sur la variation avec la pression de la force électromotricc de polarisation des solutions d'acides sulfurique, nitrique el chlorhydrique. Bernstein fPogg. Ann., p. 155 et 177, 1875) avait déjà montré que la force électromotrice de polarisation décroît très rapidement dès que l’on ouvre le circuit d’un voltamètre, et cette observation a guidé l'auteur dans les recherches sur : la variation de la force électromotrice de polarisation avec ia pression quand on maintient constantes les conditions de température, nature de l'électrolyte, nature et surface des électrodes, intensité du courant polarisant ; 2“ la marche de la polarisation de la valeur zéro à la valeur maxima pour diverses pressions échelonnées de 1 à t ooo atmosphères.
- Dans ces expériences le voltamètre est relié successivement avec la pile polarisante et l’appareil de mesure au moyen d’un interrupteur tournant très rapidement, actionné par une petite dynamo. La température du voltamètre, contenu dans un robuste récipient d’acier, est donnée par un couple thermo-électrique : il est en effet nécessaire d'attendre après chaque compression que la température ait repris sa valeur primitive ; pour suivre rapidement les variations de force électromotricc, cclle-ci était mesurée par Félectromètre Lippmann dont les effets de capacité étaient annulés en don. nant une surface assez grande aux électrodes pola-risables.
- L'auteur est arrivé aux conclusions suivantes : à pression constante la force électromotrice de polarisation augmente rapidement pendant la première seconde, puis atteint lentement ensuite sa valeur maxima. Dans les premiers instants l’augmentation peut être considérée comme proportionnelle au temps écoulé depuis la fermeture du cir-
- La force électromotrice maxima de polarisation croit avec la pression, plus rapidement aux pressions basses qu’aux pressions élevées, pour l’acide sulfurique et l’acide nitrique; la variation pour ce dernier est moins accentuée que pour l'acide sulfurique; enfin pour l’acide chlorhydrique la variation de la force électromotrice maxima est à peu près proportionnelle à celle de la pression. G. G.
- Transmission des ondes hertziennes à travers les liquides. — On sait que le rayonnement élec-; trique traverse un grand nombre de substances I opaques pour la lumière; la facilité avec laquelle I le bois, les étoffes et même des murs ont souvent ! permis la transmission, faisait croire que la plupart des substances laisseraient passer les ondes hertziennes. Cependant, il a été démontré que les métaux opposent un obstacle absolu s’ils n’offrent pas de fentes; M. Branty a fait voir [Kcl. Elert., t. XVI, p. 155, 23 juillet 1898) qu’une feuille métallique extrêmement mince suffit et même un grillage à mailles serrées. Si des murs en pierre scchc sont extrêmement, transparents, certains ciments se sont présentés, ainsi que l'ont constaté MM. Branly et Le Bon (Ecl. Elect., t. XIX, p. 237, 13 mai 189g), comme complètement opaques sous une épaisseur de 40 cm. Aucun essai n’ayant encore été réalisé avec les liquides, M. É. Branly a comblé cette lacune.
- Ces expériences, dont les résultats viennent d’être communiques à l’Académie des sciences {Comptes rendus, t, CXXIX, p. 672. 30 ocl. 1899), se rapportent à l'absorption exercée par des couches liquides de 0.20 m d’épaisseur.
- Le liquide exposé au rayonnement était contenu dans une caisse cubique de 60 cm de côté dont la face supérieure restait ouverte; les parois du fond et de trois des faces latérales étaient en verre épais encastré dans une carcasse de zinc (peinte à l’intérieur et à l’extérieur.) ; la quatrième face latérale consistait en une épaisse plaque de zinc offrant en son centre une ouverture carrée à rebords de 20 cm de côté, par laquelle on pénétrait dans une boîte en bois qui contenait le récepteur. Par le liquide versé dans la cuve (185 1) la boîte centrale en bois était entourée d’une couche de 20 cm d’épaisseur, sauf sur la face d'entrée qui était hermétiquement close par une porte métallique assujettie par huit
- Le producteur d'ondes était une bobine d'.induc-tion dont les étincelles éclataient entre les deux boules d’un excitateur. Se trouvant obligé d'opérer dans un laboratoire restreint, M. Branly a dû faire usage de deux radiateurs : l’un faible, A, pour la comparaison de la transparence de l’air, de l’huile et de l’eau, l’autre, B, beaucoup plus actif pour la comparaison de la transparence de l'eau et des solutions salines. Le premier était actionné par une bobine d’induction de 2 cm d'étincelle; l’excitateur était à intervalle d’air et à boules distantes de
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- 1,2 mm. Le second était actionné par une bobine d’induction de 20 cm d’étincelle; l’excitateur était celui de Righi à intervalle d’huile. Le radiateur était disposé en face de la paroi latérale de verre opposée à la face métallique.
- Le récepteur introduit dans le réduit central était un radioconducteur intercalé dans le circuit d'un élément Leclanché et d'un relais; le circuit secondaire du relais comprenait une sonnerie qui se faisait entendre lorsque le rayonnement électrique déterminait l'accroissement de conductibilité du radioconducteur. Au bruit de la sonnerie on ouvrait la porte métallique, et par un choc on rétablissait la résistance du tube à limaille.
- M. Branly a mesuré les distances limites auxquelles le radiateur cessait d’agir sur le tube à limaille dans les diverses expériences ; les distances étaient comptées du radiateur à la paroi de verre. Les expériences ont été faites avec le même tube à limaille, mais à des jours différents dans l’inter-
- Aux distances limites une seule étincelle ne suffisait pas pour faire fonctionner la sonnerie, il en fallait quelquefois de 10 à 15, et à une distance un peu supérieure tout effet cessait. En général, l’erreur probable n’atteignait pas 10 cm dans chaque groupe d’essais.
- Voici quelques-uns des résultats obtenus :
- Radiateur A
- Air (cuve vide)...........
- Eau de la Vanne...........
- Air ......................
- Huile minérale (valvolinc).
- Eau distillée.............
- Eau de la Vanne...........
- Radiateur B Eau de la Vanne................ 9,20 »
- La même eau, soit colorée avec de la teinture de tournesol bleue ou rouge, soit amidonnée à froid (1 kg d'amidon délayé dans l’eau), soit amidonnée à chaud (empois d’amidon avec 2 kg d’amidon), a fourni sensiblement la même distance limite-9 m à 9.50 m.
- Eau de la Vanne................ 9.50 m
- Eau salée (contenant 1 kg de sel
- marin dans 185 1)............ 0,50 »
- Eau salée (2 kg de sel marin) . . 0,00 »
- Le nombre 0,0a indique que le radiateur appliqué
- contre la paroi de verre de la cuve ne produisait aucun effet.
- L'eau distillée et l’eau de source exercent une absorption bien supérieure à celle de l’air et de l’huile. Quant à l’eau de mer qui contiendrait, pour la capacité de la cuve, un poids de sel marin voisin de 5 kg, elle produirait, d’après les nombres ci-dessus relatifs à 1 kg et 2 kg, une absorption complète sous une épaisseur notablement inférieure à 20 cm.
- L'eau de mer doit donc arrêter les radiations hertziennes, au moins celles employées pur l’auteur, beaucoup mieux que ne le ferait un mur de ciment de même épaisseur.
- Le sulfate de zinc, le sulfate de soude, le sulfate de cuivre ont présenté des absorptions moindres, mais comparables encore à celle du chlorure de sodium.
- Les essais ont été limités par les grandes dimensions de la cuve qui avait été établie avec l’idée préconçue que les liquides et. en particulier, les solutions salines exerçaient une absorption bien inférieure à celle qu'ils exercent réellement.
- Lorsque la cuve contenait des solutions exerçant une absorption complète, l’auteur avait soin de s'assurer que la fermeture de la porte métallique était hermétique, en plaçant le radiateur B en face de la porte et à une très faible distance. Pour obtenir une fermeture bien hermétique dans ces conditions, il a fallu garnir les bords de la porte de feuilles de plomb qu'on écrasait par la pression des écrous, ce qui montre une fois de plus la facilité avec laquelle les radiations hertziennes traversent les fentes les plus fines.
- Influence des ondes électromagnétiques sur la conductibilité du sélénium cristallisé. - Comme conséquence des analogies qui existent entre les phénomènes électromagnétiques et lumineux, M. B. Agostini a recherché, d’après IlNuovo Cimenta,t.YUl, p. 81, si les ondes électromagnétiques avaient sur la conductibilité du sélénium une influence comparable à celle de la lumière. L’appareil à sélénium se compose d'un tube de 1,5 mm de diamètre contenant deux électrodes de cuivre de section un peu inférieure à celle du tube et continuées par des fils de cuivre très fins. Le sélénium amorphe est placé entre les électrodes, puis fondu; les électrodes sont légèrement pressées Tune vers l'autre pour assurer un bon contact avec le sélénium pendant son refroi-
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- dissement. Plusieurs tubes sont disposés en quantité afin de rendre relativement faible la résistance totale; ils sont enfermés dans une boîte de bois opaque à la lumière et transparente aux ondes électriques, et places parallèlement à la ligne focale d’un miroir cylindro-parabolique.
- L’oscillateur employé est du type de l’oscillateur Righi.' L.a mesure de la résistance est faite par la méthode du pont de Wheatstone.
- Le rapport de la résistance du sélénium dans l’obscurité à sa résistance à la lumière était en moyenne de 1,8. Lorsque, le sélénium étant dans l’obscurité, on faisait agir les ondes, la variation de résistance observée n’était pas constante, mais ne dépassait pas 2 à 3 p. 100 ; en outre le sens de cette variation 11'était pas lixe. Elle ne se produit pas aussi rapidement que celle due à la lumière et ne disparaît pas subitement quand la cause cesse. Enfin les variations observées sont de l’ordre des erreurs d’expérience et peuvent être attribuées aux changements de la température. G. G.
- Action des températures élevées sur quelques corps relativement aux. rayons X. L'influence de la température d'un corps sur sa façon de se comporter relativement aux rayons X, n’a guère été étudiée qu’au point de vue de l’état physique. Il est cependant acquis que la température des gaz ou vapeurs est sans influence sur leur transparence. A1. A. Volta, d'après J! Nuovo Cimento, t. VIII, p. 241, a entrepris quelques expériences pour rechercher si la température n’aurait pas d’action sur les propriétés acUniques des corps. Il a confirmé en premier lieu qu’une flamme placée sur le chemin d’un faisceau de rayons X, ne trouble pas d’une manière sensible leur transmission, même si elle est chargée de vapeurs métalliques (Philipps, L’Eclairage Electrique, t. VI. p. 422). Ce résultat lui a permis de chauffer directement les corps en expérience au moyen d'une flamme de gaz d’éclairage, sans craindre que ccttc dernière influe sur le phénomène. L’auteur a employé la méthode photographique pour révéler les actions des rayohsX; il a étudie le charbon, la stéatite et le platine.
- L’élévation de température augmente dans ces corps l’énergie actinique de leurs rayons secondaires. L'augmentation est manifeste pour le charbon qui, à l’incandescence, se comporte comme un corps opaque.
- Pour les corps légers ou transparents (charbon,
- stéatite), le pouvoir de pénétration des rayons secondaires n’est pas modiiié par leur température, mais il est toujours faible, de sorte qu’il masque rapidement la différence de transparence des diverses substances interposées.
- La détermination du rapport de transparence d’un corps, à chaud et à froid, n’est pas possible, car ou ne peut obtenir d’ombre de contact, puisque la plaque serait altérée par la chaleur. L’auteur a étudié la transparence apparente obtenue par des ombres portées, et ses conclusions sur ce point manquent de netteté.
- Signalons cependant que le platine en lame de 0.1 mm même à l’incandescence, reste absolument opaque, conformément aux expériences du professeur Roïti. G. G.
- Sur l’interrupteur électrolytique de Wehnelt. — A l’une ..des dernières séances de l’Académie des sciences, M E. Rothé faisait connaître [Cotnptes Rendus, t. CXXIX. p. 675, 30 octobre 1899) un phénomène curieux présenté par l’interrupteur de Wehnelt lorsque, pour une force électromotrice constante, on fait varier la résistance du circuit.
- Ce phénomène peut s'observer très facilement en opérant de la façon suivante :
- I.es deux électrodes de la cuve électrolytique sont mises en communication avec les deux pôles du secteur de la Sorbonne 1113 volts) par l’intermédiaire d une résistance liquide variable, formée simplement d’une dissolution très étendue de sulfate de cuivre (i° à 20 Baumé), dans laquelle plongent deux lames de cuivit. Une des lames peut se déplacer le long d’une vis sans fin, à l'aide d une manivelle. Un ampèremètre placé dans le circuit indique l’intensité du courant. L’anode de l’interrupteur est constituée par un fil de platine de u,55 mm de diamètre et de 2 m de long. Le liquide est de l’eau acidulée par l’acide sulfurique (5” Bau-
- Dans ccs conditions, si l’on commence par donner à la résistance sa plus grande valeur, on constate que l’intensitc du courant est faible (4 ampères environ), mais l’aiguille de l'ampèremètre pour une valeur donnée de la résistance reste fixe. Le courant est alors continu et sensiblement constant. C'est le régime le plus simple, pendant lequel l’électrolyse a lieu. L'appareil ne peut, dans ces conditions, fonctionner comme interrupteur. Si l’on introduit dans le circuit une bobine d’induction
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- sans trembleur, on ne constate aux bornes de l'induit aucune étincelle si petite qu’elle soit.
- Si l’on diminue la résistance, on voit que l’in-tcnsitc croit conformément à la loi d’Ohm; dans les conditions de l'expérience elle va ainsi en croissant jusqu'à 11.5 ampères, puis subitement tombe à 2,5 ampères. Il existe donc une valeur limite de la résistance extérieure, pour laquelle subitement le régime change : ce nouveau régime, à faible intensité, est variable; l'aiguille de l’ampèremètre indique des variations d’intensité, mais, ce qui est surtout remarquable, c'est que, une fois cc régime atteint, on peut augmenter ou diminuer considérablement la résistance sans qu’il soit mo-
- On peut donc dire qu’il existe pour chaque interrupteur, et pour une force électromotrice donnée, une résistance limite telle que, pour toute résistance inférieure, le régime variable est seul pos-. sible. Pour toutes les résistances supérieures, on peut avoir, soit le régime variable, soit le régime continu, et cela suivant la façon dont on a établi le
- 11 n’est donc pas indifférent de fermer le circuit directement sur une grande résistance, ou de le fermer sur une résistance très faible, que l’on augmente ensuite pendant que le courant rir-
- Ûn peut vérifier, en faisant varier la force électromotrice, qu’à chaque valeur de la force électro-motrice correspond' une résistance limite, et l’intensité du courant, au moment du changement de régime, a toujours la même valeur, 11,5 ampères, dans le cas de i'expériencft précédente.
- Le régime variable ne diffère pas seulement du précédent par l’intensité : le dégagement des gaz n’est pas le même dans chacun de ces deux cas. 11 n’y a plus sous le régime variable, comme dans l’électrolyse, de nombreuses bulles de gaz partant du fil de platine. Les bulles ne se dégagent plus qu’une à une .et d’une façon très régulière.
- Le fil de platine étant vertical, c’est au point où le fil est soudé dans le verre que se forme une bulle unique, assez volumineuse, qui finalement éclate : les gaz qui s’en échappent sont très chauds et lu-
- On peut donc dire que c’est au moment où le changement de régime a lieu que se forme autour de l’anode la gaine de gaz protectrice, qui permet
- d’expliquer le fonctionnement de l’interrupteur. C’est la partie supérieure de cette gaine qui s’erfle sous forme de bulle. Chaque fois que la bulle se forme, la gaine se rétrécit; elle s’enfle, au contraire, chaque fois que la bulle éclate. Le phénomène est surtout très net quand on l’observe au microscope : on peut suivre les mouvements de la gaine gazeuse et constater que la période correspond bien au dégagement des bulles.
- Si l'on place en dérivation, sur les bornes de l’interrupteur, une lampe de 110 volts, on constate qu'elle ne brille pas tant que le régime est continu. Elle ne commence à briller qu’au moment du changement de régime, c'est-à-dire quand, la gaine de gaz se formant, une résistance supplémentaire s'introduit autour de l'anode.
- Ce sont les variations de la gaine de gaz qui produisent les variations de l’intensité du courant, mais elles sont trop faibles et trop lentes pour que sous ce régime l'anode de platine puisse constituer un interrupteur de courant : grâce à la stabilité de ce régime on peut sans le modifier introduire une self-induction dans le circuit, par exemple le primaire d’une bobine d'induction. On ne constate dans ces conditions aux bornes de l’induit aucune étiiv celle appréciable, eomtne l’a montré M. Pellat (Écl. Éiect.. t. XIX, p. 77, 15 avril 1899).
- Si, au contraire, la self-induction est placée dans le circuit avant la fermeture, on sait que l'intensité moyenne peut atteindre une très grande valeur (30 ampères environ) (Pellat, Èd. P.Icct., t. XVIII, p. 509, i'-r avril 1899). Ce troisième régime, interrompu et à grande intensité moyenne, a de nombreuses propriétés intéressantes.
- Ce qui est particulièrement remarquable, c’est l'influence qu’a dans ces conditions l'interrupteur sur l'éclairage fourni par les lampes du secteur. Non seulement au laboratoire de Physique où est placé l’interrupteur, mais encore à la Sorbonne, dans les laboratoires voisins, les lampes brillent d’unéclat beaucoup plus grand pendant le fonctionnement de l’interrupteur. L'effet est surtout remarquable le soir, où la lumière devient éblouissante, et peut s’observer même sur un assez grand nombre de lampes brillant à la fois.
- Le Gérant : C. NAUD.
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- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’École Polytechnique, Membre dë l’Institut. — A. D'ÀRSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. TrVITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- LES CONDITIONS
- POUR FIXER LES PAS PARTIELS D’UN ENROULEMENT D’INDUIT
- PLUSIEURS FOIS FERMÉ
- Après que Arnold eut publié sa formule d’enroulement sans en indiquer le mode d’établissement, et qu’il eut ainsi donné la première impulsion, la théorie des enroulements fermés une seule fois 'à pas unique) a été exposée d’une manière particulièrement complète et claire par Reithokfkr, Eichberg et Kallir [Zeitschrift fur Elektrotechnik, Vienne 1898, p. 17, fasc. 2). Arnold a ensuite généralisé l’expression indiquant les pas partiels
- Fig. 1. — Enroulement
- plusieurs fois fermés (à pas multiples) les conditions déduites pour les enroulements fermés une seule fois.
- Afin d’éviter toute hésitation à propos des dénominations employées dans la suite du mémoire, nous rappelons brièvement les relations suivantes. Si
- S représente le nombre de bobines de l’induit,
- K le nombre de spires de chaque bobine,
- c. le nombre des pas partiels ... Te
- dont le pas résultant^” de l’enroulement est formé, c'est-à-dire si
- d’un enroulement en lacets (fig. 1) en ajoutant au nombre de barres un nombre quelconque b (voyez la troisième édition des Ankerwi-cklungen d’ARNou), Berlin 1899, édité chez Springer, p. 30). Cependant on ne peut pas appliquersans complément aux enroulements
- y - yi ±.r« • ^yt
- (cet ordre ne peut être modifié que par permutation circulaire), nous avons pour :
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- le nombre total des spires de l’induit
- n _ s:, (1)
- le nombre total des faces actives des bobines J = SC, (2)
- et le nombre total des conducteurs actifs
- Z = (3)
- Z = Ne (3a)
- D,aps un cnroulemeqt à barres (') on a généralement £ = 1, et par suite le nombre de barres est Z — s. Pour les développements ultérieurs nous supposerons toujours le cas d’un enroulement à barres, ce cas permettant une représentation facile et correspondant à de grandes simplifications dans le langage. On pourra facilement appliquer les résultats aux autres genres d’enroulements.
- Si T est le plus grand commun diviseur du nombre de barres s et du pas résultant y de l’enroulement, on a
- s = ïT
- y ~ O'
- t et t, étant premiers entre eux. Il en résulte la relation
- c’est-à-dire : t pas y donnent le plus petit multiple du nombre de barres. Par suite, l’enroulement se ferme pour la première lois lorsqu’on a parcouru ? pa.sjx Par suite c représente le nombre de pas résultants que nous devons exécuter, et vj le nombre de tours qu’il faut terminer, avant d’obtenir la fermeture de l’enroulement. Comme nous rencontrons une barre à chaque pas partiel et par suite c barres à
- Siemens £ Halske (1881). P
- chaque pas résultant, il s’ensuit que le tracé fermé se compose de
- *'=« (4«)
- barres. Si l’enroulement total doit se composer de i tracés fermés analogues ('), il faut qqe l’on ait
- Le plus grand commun diviseur de 5 et y est par suite — ic. Mais cela ne permet pas encore de dire que les i fermetures qui seraient nécessaires pour permettre de loger toutes les barres, peuvent être tous réellement exécutés, même si on a divisé le pas résultant en pas partiels tels que l’on puisse sûrement exécuter un tracé fermé avec s’ = s : i barres.
- Or Rkithoffer, Eicijbkrg et K.u.ur ont montré que dans le cas des enroulements -fermés une seule fois (/ = 1) il faut choisir les pas partiels d’une manière telle que aucun des pas partiels et aucune des sommes formées au moyen d’une suite naturelle et ininterrompue de pas partiels (en exceptant évidemment la somme totale y ~ ^ yt) ne soit
- divisible par T. Mais dans le cas des enroulements plusieurs fois fermés, cette condition n’est pas suffisante. Lorsque cette condition est satisfaite, cela prouve seulement que parmi les i tracés fermés il y en a un qui peut être exécuté de manière à contenir s' ~ s : i barres. On peut facilement s’en convaincre par l’examen des enroulements ondulés fermés plusieurs fois indiqués ci-dessous, les schémas développés de ces enroulements pouvant être esquissés en quelques minutes.
- I. 30 barres, pas partiels 8 et 4
- (T = 6, c — 2, i = 3, pas exécutable).
- II. 30 barres, pas partiels y cl 3
- (T = 6, c — 2, i = 3, exécutable).
- III. 28 barres, pas partiels 6 et 6
- [T = 4/ c = 2, 1 = 2, exécutable).
- {') Les enroulements formés plusieurs fois ont été employés pour, la première fois par Weston (1882).
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- 2 Décembre 1899.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- Dans les enroulements ordinaires ondulés et en lacets pour induits à tambour et à anneau, on ac~2. Il faut, par suite, que les* pas partiels d’un enroulement ferme une seule fois soient impairs. Au contraire, dans un enroulement plusieurs fois fermé, il est évident qu’ils peuvent être également pairs, pourvu qu’ils ne soient pas divisibles par T. L’exemple 1 semble être en contradiction avec ce que nous venons d’énoncer, car ni 8 ni 4 ne sont des multiples de fi et, malgré cela l’enroulement n’est pas exécutable. L’exemple II indique qu’il n'est pas nécessaire que les pas partiels soient premiers entre eux, car dans cet exemple l’enroulement est possible quoique 9 et 3 aient un diviseur commun. Par l’exemple III il est démontré qu’il n’est pas nécessaire que les pas partiels soient impairs, bien que l’exemple I semble indiquer cette condition. Le schéma indique une répartition inégale des conducteurs de connexion. On peut s’imaginer la formation de cet enroulement par un « fendage » du tracé d’un enroulement ondulé de 14 barres fermé une seule fois et ayant pour pas partiels 3 et 3, Afin que les pièces de connexion sc répartissent uniformément sur l’emplacement qu'elles doivent occuper — ce qui n’est évidemment pas absolument nécessaire— il faut que les barres soient alternativement recourbées à droite et à gauche. Alors, par exemple, toutes les barres recourbées à gauche porteront des numéros pairs et toutes les barres recourbées a droite des numéros impairs. On exécute un pas de l’enroulement en reliant une barre recourbée à droite à une barre recourbée à gauche. Il faut par suite que le pas de l’enroulement soit impair, car on ne peut passer d’un nombre impair a un nombre pair qu’en ajoutant ou retranchant un nombre impair. Toutefois on ne peut pas concevoir à l’avance si l’enroulement est toujours possible avec des pas partiels impairs.
- Il ne reste par suite qu'a chercher les conditions ayant une valeur réellement générale pour la détermination des pas partiels. Ces I conditions ne se trouvant pas dans la littéra- I
- ture existante, nous allons les établir ci-après.
- 1. Etablissement des conditions valables d'une manière générale pour la détermination des pas partiels. — Supposons établis (u — 1) tracés fermés d’un enroulement sc fermant i fois, cet enroulement pouvant être exécuté. Si, pour exécuter le un"e tracé, nous partons d’une barre portant le numéro A,« , et si nous parcourons P pas résultants, nous atteignons une barre portant le numéro ÂE+ IV-
- Si maintenant nous parcourons encore pas partiels, nous rencontrerons une barre portant le numéro
- A»+Py+Y/t
- Or la barre est identique aux barres (x -f- 2j), ix+$s) etc.,
- s représentant le nombre de barres. Il nous faut donc retrancher le nombre de barres autant de fois que nous avons fait de tours complets. 11 s’en suit que le vrai numéro de la barre rencontrée est
- A,,+Pr+'£irt ~
- De plus cette barre ne doit pas correspondre en même temps à un pas partiel du vimK tracé fermé, par exemple au Amc. Avec cela v peut aussi prendre la valeur u et 7 la valeur x. Seulement les deux égalités ne doivent évidemment pas se présenter simultanément. Il faut donc que l’inégalité suivante soit toujours satisfaite :
- Aît + Pr + rn — Us=é: Aj. - f- P'r-f ^ yt — U's
- A«-A„ V=*(U—II')-r(P-P').
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXI. — N° 48.
- Pour abrégi membre
- posons le premit
- et nous mettons en évidence dans le second membre le facteur T. Il vient alors L ~f^ (U i:'l t, (P P')]T. L’expression entre crochets est de la forme
- ax — by.
- Comme ici a et b sont premiers entre eux, il est toujours possible de trouver pour x et y des valeurs entières positives telles que l’expression soit égale à un certain nombre entier positif ou négatif quelconque V. Nous pouvons par suite remplacer l’expression entre crochets par V. Il faut donc que l’on ait
- L=f=vr
- ou en appliquant l’équation (6)
- L^V.ic. (?)
- C’est-à-dire Vexpression L ne doit pas être un multiple entier de ic.
- Si nous posons
- la valeur o. Par suite du,v ne peut prendre que
- valeurs différentes, mais en tenant compte du signe il y en a
- De même
- ème J't — S- yt peut prendre :
- valeurs différentes, étant donné que x ainsi que t peuvent être tout nombre entier de r
- Par conséquent L devrait pouvoir prendre
- [/(/-!>+1].[C +
- valeurs. Mais parmi ces valeurs se trouve la valeur o, pour laquelle
- T,r.->b
- u et v peuvent prendre toutes les valeurs entières de i jusqu’à i. dn,v peut par suite prendre r valeurs. Mais parmi ces valeurs se trouve i fois la valeur o, ca :
- dnl = dîn = d.^ r- .. . = dij = 0.
- Les i2 — i~i [i—i) autres valeurs sont deux à deux égales et de signes contraires, car
- dn,v = —<*,,«
- en sorte qu’il n’y a que — ~^d)- valeurs abso-lues différentes. A ce nombre il faut ajouter
- Nous avons déjà écarté ce cas au début. Les
- ]i(i- rl + ij. [r (c — i) + i] i
- autres valeurs sont deux à deux égales et de signes contraires. L peut donc prendre
- “ ‘i+il '.C le - - i) + P — 1 ,o\
- valeurs essentiellement différentes.
- Pour un enroulement une seule fois fermé (Y = i) nous obtenons par exemple :
- et non pas, ainsi que l’indique Rejthoffer c(c-i).
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- 2 Décembre 1899.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- Dans ]e cas de l’enroulement ordinaire ondulé ou en lacets (c = 2) pour induit a tambour et à anneau (l) on a
- W,,î = I,
- dans le cas de l'enroulement à spirales de Pacinotti et Gramme:
- Dans le premier cas il suffit que, par exemple ne soit pas divisible par ic~c=2. Car alors y\ est aussi impair, puisque y=yi
- doit être pair. Dans le deuxième cas, aucune condition n’est nécessaire, comme le pas résultant n’est pas divisé en pas partiels.
- Pour un enroulement ordinaire ondulé ou en lacets (c = a) fermé i fois nous obtenons
- valeurs.
- D’après l’inégalité (7) aucune des W,iC valeurs ne doit être divisible par ic. En procédant convenablement, nous pouvons, dès le début, éliminer de cet examen une partie des Wi>e valeurs. Alors nous n’aurons plus à examiner toutes les W[jC valeurs à ce point de vue. C’est ce que.nous allons montrer à présent.
- Soit Au le numéro de la barre de sortie du u“mr' tracé fermé et Av celui de la barre de sortie du v*""". Alors nous pouvons poser d’une manière générale :
- A;, = An1 f Gu. ic Av - Av1 + Gv.ic
- dans lesquels
- et G« et G„ sont des nombres entiers positifs (ils peuvent par suite aussi être =0). Il en résulte
- dH,v = d\v + ic{Gu -Gv). (9)
- (*) Les induits à anneaux à deux pas partiels ont été employés en premier lieu par Wodicka et Swinbukne (1887).
- Naturellement on a à fortiori
- d'„,v < ic.
- Si a et b sont les numéros de deux barres qui se trouvent dans le même tracé fermé, et auxquelles aboutissent des pas partiels identiques, on a
- b = a + Py — Us b—a + (P?i — Uï) ic.
- L’expression dans la parenthèse peut devenir égale à un nombre entier quelconque G (elle peut donc aussi prendre les valeurs G« et G,, ). Il s’en suit que l’on a :
- b=a + ic.G (10)
- La différence (b — a) est par suite toujours un multiple de ic.
- Il résulte de ceci que A„ et A « appartiennent tous deux au n'mo tracé fermé et que à A’u aboutit le même pas partiel qu’à A„ . Nous pouvons par suite considérer A'„ tout aussi bien que A« comme barre de départ du u*m* tracé.
- Il en résulte de plus que, si dans un enroulement terminé se fermant i fois nous prenons ic barres consécutives à un endroit quelconque,
- 1. Il se trouve, parmi ces barres, i barres et seulement i auxquelles aboutit le même pas partiel; jamais deux de ces barres n’appartiennent au même tracé ;
- 2. Il y a, parmi ces barres, c barres et seulement c qui sont placées dans le même tracé; parmi ces barres il n’y en a jamais deux auxquelles aboutit le même pas partiel ;
- 3. Il n’y a donc pas de barre, sc trouvant, dans le même tracé, à laquelle aboutit le même pas partiel qu’à n’importe laquelle des autres (ic—1) barres du même tracé.
- Comme
- on peut s’imaginer tout l’enroulement réparti en t divisions de ic barres.
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- 326 L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- 3 zic + 1 sic
- ’-i (a-2)ic+i
- , I t 1 ) ic -J- i
- Nous ne pouvons utiliser comme barres de sortie que celles auxquelles aboutit le pas résultant, c’est-à-dire le dernier pas partiel yc Si les i fermetures peuvent réellement être exécutées, nous pouvons trouver i barres de ce genre parmi ic barres consécutives. 11 sera par suite opportun de chercher les i barres de sortie parmi ic barres consécutives. Car en dehors des ic barres nous ne trouverons jamais une barre, appartenant à un tracé fermé exécutable, pour lequel nous n’ayons pu trouver une barre de sortie parmi les ic barres.
- Il sera plus commode de ne considérer comme barres de sortie que des barres appartenant à la première des divisions de l’enroulement. Au lieu des barres quelconques Au et A„ nous obtenons alors comme barres de sortie :
- A»' — A# — G «.ic
- dans lesquelles expressions il faudra choisir G„ et Gp aussi grands que possible.
- Alors du?t, se change en
- J'u.v < ic
- d'UiV n’est évidemment jamais divisible par ic.
- Par suite nous n’avons plus à examiner aucun des cas pour lesquels
- aboutissent. Au lieu de
- valeurs de ^ y t—^ yt, il nous suffit par conséquent d’en considérer
- Le nombre de valeurs de L que nous avons à examiner ri’est par suite que :
- B,V = [i-(.'-!) + !] C|‘Ylj- (II)
- au lieu de W,, e.
- (A présent iious ii’avons évidemment plus besoin de retrancher spécialement le cas
- Ainsi nous trouvons par exemple
- c’est-à-dire que, dans le cas des enroulements fermés une seule fois, les deux nombres se confondent.
- Parsuite on a
- Bm = Wl!3 — 1
- Bt.,= Wm = 0
- Au contraire on a
- Br,f =/{/-!) + !
- tandis qu’on avait
- Wi„=3— i.
- Par exemple on a
- B,,â = 3, B31J=7, B*,.j = 13, Bs.s — 21, etc. :1a raison de la progression cst= 2i :
- B (,•+!)„ = B,-,5 + 21.)
- c’est-à-dire, nous n’avons pas à examiner si une barre est telle que, par hasard, les mêmes pas partiels de deux tracés fermés différents y
- Le fait que le cas t = x n'entre plus en considération nous permet de donner à l'expression ^ y t — } yt une forme plus con-
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- RE VUE. D’ÉLECTRICITÉ
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- venable. Si x>t, on à évidemment pour d, nous n’avons plus besoin de le faire t \
- = + 'f>. pour ( jX y‘ — S3" ).
- Mais si x<t, on a \ ~ 1 i==' / Nous pouvons par suite poser
- 'f.r«-‘gr(=g;
- Donc si on a ce qui ne donne que
- *¥== C{C~I} valeurs.
- nous pouvons écrire d’une manière générale Par conséquent on a
- 11
- £>*' 2 — a ^ c i h-i) 2 *= M t 1
- Comme il faut que a' soit inférieur h [5 au moins d’une unité, il faut que l’on ait Si nous ne voulons attribuer au nombre d que des valeurs positives, il faudra limiter ce nombre d par les inégalités 0 ^ d ^ ic — 1
- P ^ 2. Si nous posons enfin, pour simplifier et il faut écrire
- *' + 1 - =*, L=XJ''±‘'-
- les valeurs limites de a seront les memes que celles de fi. Nous obtenons par suite Si nous substituons cette valeur de L dans
- rl II 1 l’inégalité (7} nous obtenons comme conditions auxquelles doivent satisfaire les pas partiels
- dans laquelle % et fi peuvent prendre, simultanément ou non, chaque valeur de 2 jusqu’à c. Ceci donne [cic—1)] valeurs de BLc = :i(i- ) + i]-‘?(‘pl) (11) inégalités de la forme
- y\'<±^v.,v (.4,
- V _I ’~l J Mais si nous tenons compte du double signe Fritz Émile et S vend Olsen.
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- T. XXI. — N°48.
- DE L’ACCOUPLEMENT DES ALTERNATEURS EN PARALLÈLE OU EN SÉRIE
- I. -- DU SYNCHRONISME.
- Parmi les inconvénients que présente l’emploi des courants alternatifs, nous avons signalé la nécessité de faire tourner synchroniquement les alternateurs accouplés en parallèle. En effet : tels alternateurs qui se synchronisent bien dans des conditions déterminées, cessent souvent de le faire, s’ils sont commandés par d’autres moteurs ou sont branchés sur un autre réseau. Les forces synchronisantes sont cependant les mêmes, mais les causes perturbatrices ont changé. Parmi ces dernières, la plus importante, à nos yeux, réside dans les phénomènes de résonance électromécanique dont les alternateurs peuvent être le siège.
- Pour nous en rendre compte, considérons un anneau A recouvert d’un enroulement du genre Gramme et parcouru par un courant continu, qui y pénètre et en sort par deux points diamétralement opposés a et b (voir fig. 7}, en développant deux points conséquents à la surface de l’anneau.
- Un inducteur I, également excité par un courant continu, est mobile autour de l’axe O de l'anneau.
- Une poulie P est calée sur Taxe O. Elle porte une corde supportant deux poids différents à ses extrémités. Si le couple constant ainsi créé est plus petit que la valeur maxima du couple élastique que développent les actions électro-magnétiques exercées entre les pôles de l’inducteur et les points conséquents de l’anneau, l’inducteur I prendra une position d’équilibre stable.
- Si on amenait cet inducteur dans une position symétrique de la précédente par rapport à un diamètre perpendiculaire à la ligne a b, il serait encore en équilibre, mais cet équilibre serait instable.
- Supposons, maintenant, qu’un couple périodiquement variable vienne se superposer au couple constant. L’inducteur I prendra
- autour de l’axe O, un mouvement oscillatoire dont l’amplitude dépendra,non seulement de la grandeurdu couple périodique, mais aussi de la fréquence de ses variations. En effet l’inducteur aura une fréquence d’oscillations naturelles, qui sera fonction de sa masse, de la grandeur des actions électromagnétiques
- développées entre les pôles de l’inducteur et les points conséquents de l’anneau et aussi de l’amplitude de ces oscillations.
- Si la fréquence des variations du couple périodique vient à coïncider avec cette fréquence d’oscillations naturelles, une très petite valeur de ce couple pourra développer des mouvements oscillatoires très étendus.
- Mais l’amplitude de ceux-ci n’est pas limitée. Si, dans son mouvement, l’inducteur dépasse la position d'équilibre instable définie ci-dessus, il continuera à se déplacer dans le même sens.
- Sous l’influence du couple constant qui
- (') Voir L’Éclairage Électrique du 2$ novembre, p. 281.
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- continuera à le solliciter, l'inducteur se mettra à tourner de plus en plus vite. .
- Supposons maintenant que l’on communique un mouvement uniforme au système, l’accélération complémentaire se réduira à la force centrifuge’ et rien ne sera changé aux mouvements relatifs que l’inducteur pourra prendre par rapport à l’anneau.
- Il en sera encore de même si, au lieu de faire tourner l’anneau A en y lançant un courant continu, nous le laissons fixe, mais y envoyons des courants alternatifs capables d’engendrer un champ tournant.
- Nous sommes alors dans le cas d’un moteur synchrone.
- Nous voyons que ce moteur sc désynchronisera fatalement, si l'amplitude des mouvements oscillatoires, qui tendront à se superposer à son mouvement de rotation uniforme, dépasse une certaine limite.
- Or, la fréquence des variations des couples moteur au résistant susceptibles d’amener des oscillations dangereuses est, à chaque instant, celle des oscillations naturelles du système. Elle dépend de la masse en mouvement qui demeure constante, mais elle dépend aussi de l'intensité des pôles développés par l’inducteur et par l’anneau. Elle varie donc avec la charge. Elle varie aussi, et dans une mesure plus considérable, avec l’amplitude des oscillations.
- Etant données les causes multiples qui font varier les couples développés sur l’axe de nos machines, variations du couple moteur des machines à vapeur, passage des joints de courroie..., il y a toujours danger que dans certaines conditions de charge ou de variations brusques de régime, il se produise une résonance électro-mécanique qui amènera fatalement le décrochage du moteur.
- Les mêmes raisonnements s’appliquent au cas d’alternateurs associés en parallèle.
- On ne saurait obtenir de sécurité en augmentant l'inertie des masses en mouvement, car l’on risquerait de sortir d'un mal pour tomber dans un pire.
- En effet, il ne suffit pas de se préoccuper
- des variations du couple moteur des machines à vapeur, pendant la durée d’un tour ou d’une fraction de tour. Il faut tenir compte aussi des variations lentes de ce couple, dues au défaut d’isochronisme de leurs régulateurs.
- Une seule solution peut être efficace : amortir énergiquement les mouvements oscillatoires qui peuvent se produire. On. y arrive facilement en entourant l’inducteur I d’un écran conducteur que l’on pourra constituer soit en logeant un cylindre de cuivre dans l’entrefer, s’il y a de la place, soit en disposant une cage d’écureuil dans les épanouissements polaires de l’inducteur (M.
- Cet écran oscillant devant les pôles engendrés par l’armature devient le siège de courants très intenses qui amortissent rapidement les oscillations. Il convient de remarquer que son action est nulle si l’inducteur I sc déplace avec la même vitesse que les pôles a et b.
- Ce système d’armortissement est identique à celui employé dans les galvanomètres De-prez d’Arsonval.
- Nous avons fait de nombreuses applications de ce système, d’abord aux moteurs synchrones de nos transformateurs redresseurs puis à de grands alternateurs commandés par des machines à vapeur monocylindriques. Elles ont toujours bien réussi.
- D’un autre côté, à l’usine d’Oberspree près de Berlin sc trouvaient deux grands alternateurs de 1 000 chevaux, à bobine centrale et à fer tournant, construits par l’usine d’Oerlikon. Des machines semblables se synchronisaient bien dans d’autres installations, mais celles-là s’y refusaient absolument. M. de Dolivo-Do-browolsky se décida à les munir de circuits amortisseurs. Cela fait, elles se sont parfaitement synchronisées.
- Toutes les commutatrices construites par
- (')Nous avons fait breveter cette disposition le 11 juin 1892. Rappelons, à titre de curiosité, que M. Boucherot, en août 1892, et M. Blondel, aussitôt après, publiaient des études sur les phénomènes oscillatoires qui se manifestent dans les alternateurs. Ils ont revendiqué, avec raison, leur priorité, en présence de nouvelles publications faites à
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- l’Allgemeine Electricitæis Gesellschaft sont également munies d’amortisseurs.
- Mais, si la présence de circuits amortisseurs permet d’assurer la stabilité du synchronisme, une fois qu’il est obtenu, il n’en laisse pas moins subsister les difficultés de mise sur réseau des alternateurs.
- 11 faut d’abord amener ces alternateurs à une vitesse très déterminée, puis saisir le moment où ils sont en coïncidence de phases.
- Il en résulte un danger pour les machines a vapeur car, pendant rjue le mécanicien agit soit sur le régulateur, soit sur la vanne d'introduction, pour amener la machine à la vitesse voulue, il peut arriver que toute introduction soit supprimée et que l’eau du condenseur soit aspirée dans les cylindres. Nous avons été témoins de plusieurs accidents très graves survenus dans ces conditions, et il nous paraît indispensable de faire toujours fonctionner à échappement libre les machines à vapeur, au moment de l’accrochage des alternateurs..
- Quelle que soit l’babileté de l’électricien et le soin qu’il apporte à ne fermer sur le réseau les circuits de l’alternateur qu’au moment où il y a synchronisme de période et de phase, il faut toujours s’attendre à de vives oscillations du voltage pendant les premiers instants qui suivront cette opération. Elles peuvent amener le décrochage des moteurs synchrones et de fortes étincelles sur les collecteurs des transformateurs-redresseurs ou des commu-tatrices branchées sur le réseau. Enfin, et c’est ce qu’il y a dé plus grave, elles peuvent amener des élévations de voltage très dangereuses, si le réseau a de la capacité.
- Les difficultés d’ordres mécanique et électrique que présente l’accrochage d’un alternateur croissent très rapidement avec sa puissance. C’est pourquoi nous pensons qu’il y aurait un réel intérêt à posséder des alternateurs susceptibles de fonctionner en parallèle; sans être assujettis à tourner synchroniquement, et capables d'ètremis sur le réseau graduellement, en quelque sorte, comme s’il s’agissait de machines à courant continu.
- II. — Suppression du synchronisme.
- Supposons que l’on branche un moteur asynchrone sur un réseau et qu’au lieu de prendre du travail sur sa poulie, on lui en fournisse/U tendra à s’accélérer.
- Le couple développé sur son axe par les réactions électriques s’annulera, lorsque le moteur passera par la vitesse du synchronisme, puis changera de signe et deviendra résistant.
- Le calcul montre qu’alors le moteur continue à prendre au réseau les courants débattes nécessaires a son excitation, mais qu’il lui fournit des courants wattés dont l’intensité va d’abord en croissant avec la fréquence du glissement.
- Nous l’avons vérifié de la manière suivante. Nous disposions il Saint-Ouen de deux alternateurs munis de circuits amortisseurs disposés en forme de cage d’écureuil. On pouvait donc transformer instantanément l’un d’eux en machine asj-nchrone, en cessant d'exciter son inducteur.
- Ces deux alternateurs ayant été mis en parallèle, on supprima l’excitation de l’un d’eux : il n’en résulta aucun trouble dans le système, mais l'alternateur ainsi transformé en machine asynchrone se mit à tourner un peu plus vite que l’autre. Cela fait, on supprima l’admission de vapeur dans la machine qui conduisait l’alternateur qui était demeuré excité. Il continua à tourner en entraînant sa machine à vapeur.
- Nous avions ainsi un système formé d’une génératrice asynchrone alimentant un moteur synchrone. La génératrice fournissait au moteur les courants wattés nécessaires pour entretenir sa rotation, et le moteur fournissait à la génératrice les courants dévvattés nécessaires à son excitation.
- Cela nous donne le principe d’une solution, mais elle n’est pas complète, car. une vraie génératrice doit être capable de fournir des courants dewattés au réseau, au lieu de lui en prendre.
- Au heu de fermer sur eux-mêmes les circuits induits des génératrices asynchrones,
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- fermons-les sur une excitatrice telle que celle que nous avons décrite pour les moteurs à champ tournant et le problème sera résolu.
- Nous pouvons concevoir désormais une installation de machines génératrices faites dans les conditions suivantes.
- Toutes les machines sont semblables à des moteurs asynchrones et identiques entre elles. Elles sont munies d’excitatrices du système décrit en dernier lieu, sauf l’une d’elles qui sera accompagnée de la commutatrice décrite en premier lieu.
- Cette machine se trouve ainsi transformée en un alternateur compoundé à voltage constant, puisque c’est un courant continu que Ton envoie dans ses circuits induits.
- Lorsqu’elle sera associée avec les autres, elle jouera le rôle de chef d’orchestre, en déterminant le voltage et la fréquence des courants qu’elles devront engendrer.
- Le réglage du fonctionnement d’une semblable installation sera des plus simples.
- Les excitatrices de toutes les machines asynchrones seront déterminées en vue de leur marche en pleine charge et pour la valeur qu’aura alors la fréquence du glissement. On déterminera cette fréquence de manière que la dérivée du couple résistant développé sur l’axe de la machine par rapport à elle soit positive.
- Cela fait, supposons que la vitesse de l'alternateur soit de 6o tours et que, dans ces conditions, la vitesse des machines asynchrones doive être de (12 tours. Nous chargerons leurs régulateurs de iaçon qu’ils tendent à régler leur vitesse à 63 tours, par exemple, ou toute valeur supérieure mais non dangereuse.
- Dans toutes les machines à vapeur existe un dispositif qui permet de régler à volonté la limite supérieure de l’admission. Nous supposerons ce réglage fait de manière que les machines développent leur puissance normale à la vitesse de 62 tours. *
- Tant que la charge du réseau sera inférieure à la charge maxima d’une des génératrices, ou ne se servira que de l’alternateur. Lorsqu'elle viendra à la dépasser, on lui ad-
- joindra une machine asynchrone. La vitesse de cette dernière s’accélérera, jusqu’à ce que le couple résistant développé sur son axe fasse équilibre au couple de la machine à vapeur. Comme le couple résistant croît avec le glissement, alors que le couple moteur est constant, il y aura toujours établissement d’un état d’équilibre dynamique stable, le glissement prenant de lui-même la valeur qui correspond à cet état d’équilibre.
- La machine synchrone prendra ainsi toute la charge de l'alternateur.
- Si la charge du réseau continue à augmenter, l'alternateur se chargera à nouveau. Lorsqu’il redonnera son plein débit, on lui adjoindra une seconde machine asynchrone
- De même, lorsque la charge du réseau diminuera, on supprimera une machine asynchrone, chaque fois que la charge de l’alternateur deviendra nulle.
- Dans ces conditions, toutes les machines asynchrones travailleront toujours à pleine charge, l’alternateur ne faisant que l’appoint.
- Supposons que le réseau vienne à être brusquement déchargé. Qu’arrivera-t-il, puisque les machines asynchrones travaillent toujours à pleine charge ?
- L’alternateur deviendra moteur, son régulateur, après avoir ferme complètement l’introduction de vapeur, ne pourra l’empêcher de s’accélérer. Pour que le glissement demeure constant, les génératrices asynchrones s’accéléreront à leur tour, mais dès qu’elles auront atteint la vitesse de 63 tours, leurs régulateurs entreront en jeu et supprimeront le couple moteur développé sur elles. Il n’arrivera donc rien.
- Dans ces conditions, la conduite de l’installation se résume à mettre les machines en service ou à les en retirer suivant les besoins de la consommation. Cette conduite est donc aussi simple que possible.
- ! III.— Association en série des alternateurs.
- Les machines asynchrones peuvent être
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- aussi bien accouplées en série qu’en parallèle, car la grandeur du couple résistant développé sur leur axe, à égalité d’intensité dans les circuits inducteurs, ne dépend que de leur vitesse de rotation et non de la phase de leur mouvement. Ce couple croissant avec la vitesse, il suffît de les faire conduire par des machines dont le couple moteur soit constant ou aille en décroissant avec la vitesse, pour qu’un état d’équilibre dynamique stable soit maintenu.
- Il suffît alors d’accoupler ces machines en série avec un alternateur compoundé, non plus à voltage constant, mais à intensité constante.
- La commutatrice que nous avons décrite en premier lieu permet d’effectuer aussi ce mode de compoundage. Il suffit pour cela de saturer le circuit magnétique de l’anneau B, dont les circuits à courants alternatifs sont montés en série avec ceux de l’alternateur, au licü de saturer celui de l’anneau A.
- IV. — Conclusion.
- Nous espérons avoir montré, dans ce qui précède, que si les questions relatives à l’emploi des courants alternatifs sont beaucoup plus complexes que celles relatives à l’emploi des courants continus, il ne faut pas craindre de les aborder. On peut éviter les phéno-
- mènes de résonance dus à la capacité, même dans les lignes constituées avec des câbles armés, en disposant convenablement les armatures des machines génératrices ou réceptrices. On peut également venir à bout des phénomènes de self-induction sans employer de matériel dispendieux, en changeant le mode habituel d’excitation des alternateurs et en donnant aux moteurs k champ tournant un cos» égal à i, ce que l’on peut faire en leur adjoignant des excitatrices spéciales. On supprime, en même temps, les difficultés de construction provenant de la nécessité de leur donner des entrefers extrêmement réduits.
- Il n’est pas plus nécessaire d’employer des alternateurs synchrones que des moteurs synchrones, et l’accouplement des génératrices peut être rendu aussi simple que celui des machines k courant continu.
- Enfin, nous pouvons associer en série des machines à courants alternatifs et réaliser avec elles des systèmes de distribution k intensité constante, qui paraissent devoir fournir la solution la plus économique pour les transports k grande distance.
- Nous pouvons donc rendre l’emploi des courants alternatifs aussi commode que celui des courants continus, tout en lui conservant ses avantages spéciaux. Maurice Leblanc.
- MACHINES DYNAMO-ÉLECTRT QU ES
- DYNAMOS A COURANT CONTINU p)
- La nouvelle dynamo à courant continu de M. C.-W. Atkinson (*') est d’une forme très originale comme le montrent les figures i et 2 représentant des coupes et vues partielles.
- La carcasse inductrice de forme sphérique repose sur un évidement également sphérique ou sur des goujons D et est fixée sur le bâti C par un boulon, k. Ce dispositif permet d’incliner facilement la machine dans une direction quelconque.
- C) Brevet anglais m 6649, 6 figures, déposé le 18 mars 1898, délivré le n mars 1899.
- Lorsque l’inclinaison du bâti par rapport à la machine est assez prononcée, la tête du boulon k est serrée sur une rondelle dont la partie tournée vers le bâti est concave, ce qui permet, la surface interne du bâti étant convexe, d’obtenir un serrage toujours le même quelle que soit l’inclinaison.
- La carcasse inductrice n’est utilisée que partieiiément comme circuit magnétique, l'une des calottes sphériques qui complètent la
- (‘) Voir L'Éclairage Électrique du P. 490.
- 30 septembre, t..XX,
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- couronne d’inducteurs, porte, venu de fonte avec elle, le palier E avec son coussinet F et le réservoir d’huile H. L’autre calotte sphérique porte une ouverture cylindrique J de
- meme diamètre que celui d’alésage des pièces polaires ; c’est dans cette ouverture qu’est fixé le second palier K qui forme butée. Un certain nombre d'ouvertures Q munies de
- glaces ou de toiles métalliques permettent d’assurer l’inspection, du collecteur et la ventilation de l’appareil.
- L’induit est construit à la façon ordinaire. Toutefois un dispositif spécial est pris pour empêcher le fer, l’induit ou le collecteur de se déplacer latéralement et pour limiter le jeu latéral.
- Ce dispositif consiste à placer sur l’arbre en avant du collecteur, entre le collecteur et l’induit et à l’arrière de l’induit, des colliers de bronze U, U, U, qui portent intérieurement des bagues logées dans des rainures T pratiquées dans l’arbre.
- Les inducteurs sont bobinés sur des carcasses dont les joues portent des bossages N qui s'appuient sur les coins O en métal non magnétique disposés entre les épanouissements polaires A.
- Les axes d des porte-balais sont fixés après le palier du côté du collecteur à l’aide des supports c isolés de la masse par des tubes/.
- Les porte-balais sont représentés sur la figure 3. Des ressorts agissant sur la pièce de contact P2 permettent d’appuyer plus ou moins fortement les balais sur le collecteur.
- La prise de courant P, est isolée de la masse par un cylindre en matière isolante placé dans un trou P percé dans une oreille ménagée à cet effet dans la caisse sphérique enveloppant la machine.
- Fig. 3. — Porte-balai et prises de courant d’une dynamo Atkinson.
- Les dynamos de M. M. W. W. Mackie('} appartiennent en tant que machines à courant continu à un type peu nouveau, mais jusqu’ici peu employé ; c’est en effet une machine à inducteur homopolaire et à flux ondulé.
- (i) Brevet anglais n° 10450, 7 figures, déposé le 7 mai 1898, délivré le 1^ avril 1899.
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- L’idée première de ce type remonte a 1888 et est due à M. Main ('). Depuis, divers inventeurs, et en particulier MM. Rémon-Casas (2), Fischer-Hinnen, Thury (3), Easton Anderson (4) (V.-A. Fynn) l'ont appliqué a nouveau à la réalisation de machines à courant continu.
- La machine de M. Mackie est très sensiblement de même forme que celle de
- M. Fvnn construite par MM. Easton Anderson et Cie.
- Elle comprend en outre un perfectionnement des machines homopolaires en général qui peut avoir un intérêt au point de vue de la diminution des dimensions des machines de ce genre.
- Les figures 4 et 5 représentent une dynamo à courant continu de ce type, l’induit mobile
- Fig. 4 et 5. — Vue
- upe d'une dynamo à flux ondulé^ Mackie.
- se compose d’un moyeu de fer ou d’acier et portant à ses deux extrémités deux noyaux d’induit en tôles lamellées. La bobine inductrice centrale ou plutôt une partie de cette bobine c est enroulée entre les deux noyaux d’induit et ses extrémités aboutissent à deux bagues E E sur lesquelles frottent les balais f
- « f.
- L’inducteur proprement dit , dont une moitié est représentée sur la figure 6, est assez . semblable à celui des dynamos de MM. Main, Rémon-Casas, bien que celles-
- (’) Voir G. Richaud » Détruis de construction des machines dynamos », Lumière Électrique, t. XXV iU, p. 507, et t. XXIX, p. 167, 1888.
- (2) Voir notre article sur « les machines dynamo-électriques : dynamos à courant comiuu >., L'Éclairage Électrique, ’t. XVI. p. 405, 3 septembre 1898.
- (*) Voir notre article sur •< les machines dynamo-électriques : dynamos à courant continu », L’Éclairage Électrique, t. XIV, p. 367, 26 février 1898.
- p) Voir « les dynamos à courant continu », par J. Fischer-Hinnen. Fritsch, éditeur, Paris.
- ci soient à induit anneau ou disque. Il est en effet à pôles croisés, c'est-à-dire se compose d’une couronne fixe G avec épanouissements polaires de chaque côté, mais deux
- à flux ondulé Mackie.
- épanouissements de polarité contraire ne sont pas sur une même parallèle à l’axe.
- La seconde partie B de la bobine inductrice est enroulée dans l’intérieur de la couronne G et entre les épanouissements polaires, et son sens d’enroulement est évidemment le même que celui de la bobine C de façon à ce que les effets des deux bobines s’ajoutent.
- L’enroulement A de l’induit est un enroulement tambour quelconque correspondant à
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- la multipolarité de l’inducteur et aboutissant aux lames E, d’un collecteur calé sur l’arbre L.
- Il est facile de voir que lorsque la machine est en mouvement et excitée, les forces électro-motrices induites dans les parties de chaque conducteur induit qui se trouvent à droite et à gauche de la bobine C sont de même sens et s’ajoutent par suite.
- Le rôle de la bobine B est, par suite de la présence de l’espace où elle est enroulée, de supprimer une partie des fuites magnétiques, c’est-à-dire du flux allant d’un des anneaux d à l’autre par un chemin dont la résistance magnétique ne varie pas. Le courant traversant cette bobine produit entre les deux faces de celle-ci une différence de potentiel magnétique qui augmente encore cet effet.
- Les machines de ce genre ont donc l’avantage d'avoir un circuit magnétique assez court et une déperdition de flux inducteur plus petite que dans le cas d’une seule bobine inductrice.
- Ce dispositif d’un double enroulement inducteur peut être appliqué aux machines à courants alternatifs du type inducteur, mais l’avantage qu'on en tirerait pour la diminution des fuites disparaît complètement devant la nécessité de réduire la vitesse de l'inducteur par suite de la présence de l’enroulement sur la partie tournante.
- On pourrait alors, comme le propose M. Mackie lui-même, constituer l’enroulement inducteur en une seule partie fixe et loger partiellement dans l’espace vide laissé entre les deux couronnes de saillies polaires, ce qui ne peut pas être sans danger au point de vue mécanique.
- Pour diminuer les courants de Foucault produits dans les fils de l’induit et dans les pièces polaires, on peut donner à celles-ci une forme trapézoïdale ou en lameller les faces voisines de l’induit.
- Des protecteurs H en métal non magnétique peuvent être placés entre les épanouissements pour protéger l’induit, lorsque celui-ci est mobile.
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- Nous avons dans un de nos précédents articles sur les dynamos à courant continu (’) décrit le procédé imaginé par AI. Déri pour annuler la réaction d’induit des machines à courant continu et laisser fixe la zone neutre. Dans un brevet plus récent, M. Dkki f2) revient sur ce dispositif pour préciser la façon dont doit être fait l’enroulement compensateur.
- Pour que la compensation soit complète, c’est-à-dire la réaction d'induit annulée et les étincelles supprimées, il faut non seulement que les nombres d’ampères-tours de l’induit et de l’enroulement compensateur soient égaux et agissent sur des circuits magnétiques identiques, mais encore que la répartition des flux propres dûs à ces deux enroulements soit la même le long de l’entrefer.
- S’il n’en était pas ainsi, la réaction d’induit ne serait pas complètement annulée comme le montrent les .figures 7 et 8. La figure 7 correspond au cas où les flux totaux produits par l’induit et par l’enroulement compensateur sont égaux, mais tandis que le flux induit a une répartition à peu près sinusoïdale par suite de 1’uniformité de son enroulement, le flux compensateur est supposé constant dans l’entrefer. Bien que les surfaces o ao et oc 0 soient égales, on voit que le flux résultant n’est pas nul et suit le long de l'entrefer la loi montrée par la courbe r,.
- La figure 8 correspond au cas où les ordonnées maxima des deux courbes de la répartition des flux dûs au circuit induit et au circuit compensateur sont égales, la loi de répartition du flux est alors représentée par la courbe rv
- Il y a donc lieu d’employer un enroulement compensateur de même nature que l’enroulement induit de façon à ce que les lois de répartition du flux soient identiques comme le montre la figure 9.
- p) Voir notre article sur les « Machines uynamo-élec-t. XVIII, p. 419, 18 mars 1899. ?
- 1899, délivré le i*1' Avril 1899.
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- C’est ainsi que sont constitués du reste les enroulements compensateurs employés par M. Leblanc (l) pour ses excitatrices d’alternateurs compound comme nous l’avons signalé dans l’article rappelé.
- Quelques renseignements complémentaires qui nous sont fournis par l’inventeur lui-
- môme nous permettent de revenir sur les dynamos de M. Cannevkl que nous avons décrites dans un précédent article (').
- Nous avions à ce sujet critiqué un des deux types à bobine centrale, celui des figures 12 et 13 de cet article par suite de la résistance magnétique du circuit inducteur, les bobines inductrices paraissant être logées à l’exté-
- rieur de la carcasse : nous avions du reste ajoute que nous supposions qu il devait v avoir une erreur de dessin.
- Grâce aux photographies de ce type de machine, que M. Cannevel a bien voulu envoyer au journal, et que nous ne pouvons
- malheureusement reproduire, nous avons pu constater qu’il y avait bien une erreur dans le sens indique (2).
- (J) Voir M. Leblanc « Etude de la transmission et de la
- L'Éclairage Électrique. î. XVII, p. 425.
- (3) Nous rappellerons que ces dessins ont été pris dans une brochure publiée par M. de Pjîrrodil. A. Pradier, éditeur, Paris,
- En même temps que ces photographies, l'inventeur nous a envoyé la description d’un nouveau type de machine à bobine centrale un peu différent de ceux que nous avons déjà donnés.
- (!) Voir notre article sur les « Machines dynamo-électriques : machines à courant continu », L'Éclairage Électrique, t. XVIII, p. 243, 18 février 1899.
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- Celle nouvelle machine est représentée sur les figures io et n ; elle comprend un seul système d’inducteur a en acier coulé et à bobine unique..
- La partie interne a' sur laquelle est enroulée la bobine inductrice f comporte à Tune de ses extrémités autant de pôles de môme nom qu’il y a d’épanouissements. Le noyau ci! porte à l’autre extrémité une fiasque a qui sert de support au palier du côté opposé au collecteur et réunit en même temps magnétiquement le noyau a'< avec la couronne b, laquelle porte autant d’épanouissements polaires que ce noyau. Ces épanouissements viennent s’entre-croiser régulièrement avec les épanouissements de nom contraire de la pièce, a.
- La figure 12 donne une vue perspective du système inducteur proprement dit.
- Fig. t2. — Vue dun inducteur à bobine centrale d’une dynamo Carnevel à six pôles.
- Le flux émanant des pôles se ferme par l’intermédiaire d’un disque de fer b après avoir traversé les spires obliques d’un anneau
- Fig. 13. — Carcasse d'induit d'une dynamo Cannevel
- sans fer constituant l’induit identique à ceux que nous avons primitivement décrits et dont la figure 13 représente une portion montrant l’enroulement des spires.
- La couronne est entourée complètement par une enveloppe m a laquelle est fixé le support du palier du côté du collecteur.
- Ce collecteur est fixé entre le croisillon c supportant l’induit et serré à l’aide d’une rondelle h. Les couronnes j et o sont isolées du croisillon, elles servent à supporter les fils, et la couronne o est perforée pour permettre la division des spires qui sont séparées dans les petites machines par de la ficelle gomme-laquée et par des boulons dans les machines de grandes puissances.
- Malgré toutes les précautions que l’on prend pour la construction des collecteurs des dynamos, il arrive souvent, surtout au début du fonctionnement de la machine, que quelques lames s’excentrent et amènent la production d’étincelles aux balais.
- M. J. Burkf, (') de Berlin propose, pour éviter ce glissement radial de quelques lames, de constituer le collecteur avec des segments de forme spéciale. Ces segments au lieu d’avoir une section trapézoïdale régulière ont une section dissymétrique qui leur permet de s’emboîter les uns dans les autres et de se maintenir ainsi mutuellement. La section de
- Fig. 14, 15, 16 et 17. — Formes dherses de lames de collecteurs Burke.
- forme dissymétrique peut être quelconque et affecter par exemple celles données à titre d’exemple sur les figures 14, 15? ct x7-
- (’) Brevet anglais n° 5217, 5 figures. Déposé le 9 mars 1899, délivré le 15 avril 1899.
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- Le collecteur représenté en coupe perpendiculaire à l’axe sur la ligure 18 est constitué
- Fig. 18. — Collecteur Burkc avec lames suivant la section
- avec des lames de la forme indiquée sur la figure 14.
- MM. W. Arroi. et T.-B. Murray f1) constituent les induits à navette de leur magnéto
- ë de Anol et Murray.
- suivant l’un des deux dispositifs représentés sur les ligures 19, 20, 21 ou 22 et 23.
- Fig. 22 et 23. — Coupe et vue d’un induit navette de Arroi et Murray.
- Dans les deux cas les tourillons de l’arbre sont formes d’une seule pièce avec l’un des épanouissements polaires. Sur le dispositif
- (]) Brevet anglais n" 7736, 3 figures.-1899, délivré le io juin 1899.
- ÉLECTRIQUE
- montré par les ligures 19, 20, 21, les tourillons DD sont réunis h la pièce polaire B qui porte le noyau polaire A sur lequel on enfile la bobine induite E enroulée séparément. La seconde pièce polaire F est fixée sur le no}rau A à l’aide de deux vis; l’une des extrémités de l’enroulement induit sort par un trou pratiqué dans l’un des tourillons.
- Le dispositif représenté sur les figures 22 et 23 diffère simplement du précédent en ce que le second épanouissement polaire est supprimé.
- Les perfectionnements queM. H.-F. Johl(') apporte aux dynamos et moteurs en général se rapportent seulement aux inducteurs. Ceux-ci par leur forme, mais par leur forme seulement, rappellent ceux proposés il y a deux ans parM. A.-W. Smith (a).
- Les inducteursde M. Joël sont formés de tôle en forme d’U de différentes grandeurs comme le montrent schématiquement les figures 24 et 25. L’enroulement inducteur
- de dynamo Joël.
- r la totalité des tôle?
- porte au milieu
- et aux extrémités enc3 et c2 sur des nombres de tôles d’autant plus petits que celles-ci sont plus longues. En augmentant ainsi la force magnétomotrice sur les circuits magnétiques les plus longs on réalise, dit l’inventeur, une
- 0; Brevet anglais n° 13702, 4 figures. Déposé le 20 juin 1898, délivré le 17 juin 1899.
- (*} Voir notre article sur les « Machines dynamo-électriques : dynamo à courant continu ». L'Éclairage Électrique, t. XIV, p. 364, 26 février 1898.
- Déposé le .3 avril
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- répartition plus uniforme des lignes de force et l’on économise du fer et du cuivre.
- On peut remplacer les noyaux de tôles par
- Fig. 26. - Dynamo Joël.
- un noyau plein de même forme avec des rainures parallèles à l’axe remplaçant les intervalles entre les paquets.
- La machine représentée sur la figure 26 montre l’application de ce dernier dispositif.
- Les inducteurs reliés entre eux sont ici placés à l’intérieur de l’induit A.
- La figure 27 montre une autre application :
- Fig. 27. — Dynamo Joël.
- les pôles voisins de deux systèmes d’inducteurs de M. Joël sont de nom contraire, et une petite bobine M sert à ménager entre eux un point neutre.
- C.-F, Guilbert.
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Compteur pour communications téléphoniques ; système E. Hæbler et W. Knobloch(!).
- Différents systèmes ont été déià proposés pour les compteurs téléphoniques; un des plus récents, celui de MM. Hæbler et Kno-bloch, est une modification du microphone ordinaire, auquel est ajouté un indicateur du nombre des communications et un compteur de durée (fig. 1 et 2).
- Au moyen d’un bouton de pressiou ou d’un cordon de traction a, comme c’est le cas de la figure, on manœuvre un levier interrupteur b qui relie ordinairement la ligne avec un autre levier c portant le récepteur. Quand il est abaissé dans sa deuxième position, le levier b met la batterie Q dans la ligne L de sorte que l’annonciateur du bureau est mis en action. En outre, par ce même levier est mû un autre levier coudé, tournant autour d’un point fixe d et dont la branche horizontale frotte sous le levier b; l’autre branche perpendiculaire saisit la came e
- (') Ehktrotechnische Rundscbau, t. XVI, p. 251, 15 août 1899.
- d’un arbre/mobile autour de son axe. Cet arbre est ainsi écarté de sa position d’équi-
- libre où la force d’un ressort tend à le ramener, jusqu’à ce qu’une saillie vienne appuyer sur l’armature d’un relais h. Le relais est mis
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- dans la ligne lorsque le récepteur est accroché ; il est avec l’annonciateur du bureau dans le circuit 5 de la batterie.
- Lorsqu’on décroche le récepteur, le levier commutateur c qui le porte reste abaissé plus longtemps, jusqu’à ce qu’une came k solidaire de l’arbre / vienne sur le levier c dans la position correspondant à l’appel. L’arbre est maintenu dans cette position par l’arma-
- ture du relais formant verrou, de sorte que la communication téléphonique avec le bureau reste interrompue jusqu’à ce que celui-ci s'annonce par la sonnerie; l'armature du relais est alors attirée, et l’arbre, rendu libre, peut sous l'influence du ressort i reprendre sa position de repos. Ce mouvement de retour de l’arbre sert aussi à dégager le levier commutateur c de la came 1; de sorte qu’il peut aller prendre sa deuxième position pour laquelle il met en ligne le récepteur et le mi-crophone.
- Le dégagement de l'arbre /'peut aussi s’effectuer mécaniquement sans l'aide du relais, le dispositif sert alors aussi à mettre en mouvement le compteur et l’horloge enregistrant la durée des conversations. A cet effet, un cylindre enveloppe / mobile suivant l'axe est disposé autour de l’arbi e / ; il est terminé à l’extrémité inférieure par un anneau formant saillie, tandis que l’autre extrémité est reliée au levier m qui peut osciller autour du point fixe mi et est muni d’un rassort antagoniste o. Le inanche de ce levier sort de l’appareil par une ouverture pratiquée à cet effet
- et qui limite sa course ; la tige 11 sert k établir le dégagement de l’horloge tandis qu’un cliquet p fait avancer la roue dentée q du compteur lorsqu’on abaisse le levier. L’anneau en saillie vient s’appuyer contre l’armature du relai qui forme plan incliné; l’abaissement du levier presse donc l’armature sur le relais et dégage l’arbre / retenu par elle.
- Voici maintenant quel est le fonctionnement de l’appareil. Supposons que A veuille parler avec B, il appelle le bureau à la manière ordinaire en pressant le bouton ou en tirant la poignée, un courant de courte durée est envoyé de la batterie Q dans la ligne L par les conducteurs 1,3 et 4. En même temps l’arbre f tourne et est arrêté par l'armature du relais ; la came k se place sur le levier commutateur c qui 11e peut s’élever davantage lorsqu’on décroche le récepteur, ni interrompre en r le circuit du relais.
- Le bureau au lieu de répondre, envoie par un bouton de sonnerie un courant dans la ligne et le relai qui attire alors son armature dégageant l’arbre et fermant le circuit 5 sur la sonnerie G qui retentit. Le levier commutateur délivré de la came k se relève vivement et met le relai en dehors du circuit de la ligne tandis qu’il ferme celle-ci sur le récepteur et le microphone.
- Le courant de la ligne L va à la station d’appel par le parafoudre B, le conducteur 4, l’enroulement secondaire II de la bobine d’induction, le conducteur 3, l’interrupteur h, le levier c et le conducteur 8 qui le conduit au récepteur, de ce dernier ii se rend par 9 et 10 à la terre E.
- Le courant microphonique passe de la batterie locale Q, parles conducteurs 5, 14 et n .au microphone et de là par 12 dans le primaire I de la bobine d’induction, puis retourne par 13 et 15 à la source Qt. Le courant induit va enfin de l'enroulement secondaire II par 4 et par le parafoudre B à la ligne; il traverse le téléphone du bureau et revient par la terre et les conducteurs 10 et 9 au téléphone de l’abonné, il suit le conducteur 8, les interrup-
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- teurs b et c, le conducteur 3 jusqu’à la bobine secondaire.
- A peut alors demander au bureau lacommu-nication avec B 5 si ce dernier est libre, remployé met la communication après avoir prévenu A d’appeler B ; A tire le cordon a. Mais de ccîtc façon, par suite de la rotation de l'arbre /, la liaison du récepteur et du microphone avec la ligne est supprimée par l’abaissement du levier commutateur c dû à la saillie k ; pour la rétablir et commencer la conversation. À doit produire le dégagement de l’arbre à l'aide du levier w, ce qui fait avancer le compteur et met en route l’horloge qui enregistre la durée de la conversation. Lorsque celle-ci est terminée, A et B en replaçant les récepteurs donnent le signal nécessaire, le relais est excité et attirant son armature dégage le levier m qui se relève et remet le compteur au repos. G. G.
- Comparaison des systèmes di et triphasés;
- Par J. Fischer-Hinne-n P}.
- A l’occasion de la discussion sur les avantages des systèmes diphasés et triphasés (2), M. Fischer-Hinnen avait, dans les machines à fer tournant et à courants diphasés, proposé de disposer les deux enroulements, un sur chaque induit, arrangement qui présente les avantages suivants :
- i° Plus faible longueur de l’induit par suite de l’absence d’enroulements croisés ;
- 20 Plus grande facilité de remplacer les bobines ;
- 3Ü Possibilité de réduire la réaction d’induit et, par suite, la chute de tension en employant des circuits amortisseurs Leblanc.
- Dans une lettre de M. Blondel (:i;, sur le même sujet, le savant professeur craignait
- ;'l The Electricaï World, du 2 septembre 1899.
- pi FJecIrical World, du 27 mai J S99.
- (J) The Electricaï World du juillet et L'Eclaira-* ÈUc-‘rutic, t. XX, p. 158.
- que cette disposition n’entrainàt une grande influence mutuelle entre les deux circuits.
- M. Fischer-Hinnen répondant à M. Blondel fait tout d'abord remarquer qu’il est du même avis que M. Blondel, en ce qu’il n'est pas possible dans les machines diphasées d’éviter complètement Veffet de l'induction mutuelle ; toutefois, il est convaincu qu’il est toujours possible de réduire l'influence mutuelle de deux circuits à une valeur acceptable pour les besoins de la pratique. L’expérience montre, du reste, que meme avec les alternateurs triphasés il n’est jamais possible d’équilibrer d’une façon mathématique les trois phases et on peut se déclarer satisfait si l’on n’a pas pour des charges non inductives, des différences de tensions supérieures à 1 ou 1,5 p. 100; avec des charges inductives, ces différences sont toujours plus grandes.
- M. Fischer-Hinnen examine ensuite les conditions dans lesquelles on se trouve lorsque les deux phases sont enroulées sur des induits séparés. Dans les machines ordinaires à un seul induit, l’induction mutuelle se produit exclusivement dans les connexions latérales et devient beaucoup plus sensible - lorsqu’on emploie un enroulement à avancement progressif.
- L’auteur cite à ce sujet une machine de 250 kilowatts dont le schéma d’enroulement est représenté sur la figure 1. A pleine charge sur
- 1 L
- résistance non inductive, la chute de tension est de 9 p. 100 et nécessite l'emploi d’un petit transformateur, dont les enroulements sont traversés par les deux courants de la dynamo et qui introduit dans les circuits une induction mutuelle destinée à compenser pratiquement celle de la machine.
- Pour éviter cet appareil supplémentaire,
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- dans une nouvelle machine de même genrt on a employé l’enroulement de la figure 2 pour lequel la chute de tension n’est plus que de 0,5 p. 100.
- Les enroulements ondulés sont encore plus désavantageux avec ies alternateurs du type à fer tournant par suite de ce fait que les courants dans les connexions à l’intérieur entre les deux induits ont tous la meme direction et produisent le même effet que celui d’une bobine entourant complètement la machine.
- Pour employer quand même ces enroulements, il faudra donc changer alternativement le sens d’enroulement.
- Dans le dispositif proposé par M. Fischer-Hinnen, l’induction mutuelle due aux connexions latérales est beaucoup moins importante comme il est facile de le montrer par le calcul et l’expérience des machines ordinaires, car à la connaissance de l’auteur il n’a pas été construit jusqu’ici de machines de ce genre.
- Comme il a été indiqué dans la précédente note de M. Fischcr-Hinnen, le rapport de la force électromotrice de self-induction à la force électromotrice induite dans la machine est donnée par (*} :
- KNlv'" (~t)
- ! 2p, le nombre de pôles ;
- m, ie nombre de phase ;
- ni, le nombre d’ampères-tours d’excitation ;
- K, un coefficient numérique dont la détermination est facile lorsqu’on connaît les caractéristiques à vide et en court-circuit.
- Ce coefficient qui, dans les machines à fer tournant et à un seul induit varie entre 1 et 1,2, n’a, dans les machines a fer tournant et à double induit qu’une valeur comprise entre 0,5 et 0,6, ce qui montre que les deux induits n’ont pas d’influence bien sensible l’un sur l’autre.
- On voit donc l’intérêt tout a fait capital que l’on a à employer deux induits avec chacun son enroulement séparés tous deux par une masse pleine au lieu d’un seul induit avec double nombre de conducteurs comme remploient MM. Thury, Mordev et autres.
- Pour obtenir un résultat plus probant, l’auteur a étudié le rapport de l’induction apparente à l’induction réelle en opérant sur un anneau en .fer massif d’un diamètre moyen de 42,4 cm. et d’une section droite à 407 cm2, et muni de deux enroulements de quarante spires dont l’un était traversé par un courant alternatif et dont l’autre servait à mesurer la force électromotrice induite.
- Les résultats obtenus sont résumés dans le tableau suivant où «8, est l’induction qui se
- où: NI est )ar phase ( le nombre total d’ampères-tours ur les deux induits s’il y a lieu) ; produirait dans l’anneau s’il n’y Foucault et c$2 l’induction réelle avait pas de
- IVTn,.„Ti AMPÈRES-TOC BS WATTS
- coulant. parïSStte. a, FRÉQHEKCt dausÏter.
- 44 » 5 jM 2 qoo 14.8 4*,5 485 6 422
- 56,5 24- 5 100 18.4 43 8,6 6lO
- 72 >0.5 5 Z00 20.4 42-7 664 8,6 . 856
- 8.5,5 15-4 6 100 24 42,2 790 I 456
- "4 4».- ' °°° 26.8 43-4 860 Moyen 8,1 ie : 7-8 1734
- ('} Voir aussi l’aniciedeM. Fisehw-Hionea sur « J’ir fluence de la chute de tension dans les alternateurs > L’Éclairage Électrique, t. XIII, p. 145, 1897.
- On voit que l’induction réelle $2 n’est que de l’induction apparente qui existerait si le ferne jouait pas le rôle d’écran magnétique.
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- Pour un anneau de fer dont la section n’est que de ioo cm2, la valeur moyenne obtenue pour le rapport des inductions n'est que 5,5. Il est probable que ce rapport doit rester sensiblement constant pour différentes valeurs des inductions et que les différences constatées sont dues à la courbe de magnétisation employée, laquelle était une courbe de fonte quelconque et ne correspondait pas, par suite, à l’échantillon de fonte employée.
- Comme dans les machines à fer tournant
- sans renversement de flux, le champ résultant dans la carcasse extérieure résulte de la superposition d’un champ constant produit par un enroulement inducteur et d’un champ alternatif dû à la réaction d’induit, l’auteur a pour se rapprocher de ces conditions, fait les memes essais que plus haut en bobinant sur l’anneau un troisième enroulement traversé par un courant continu d’intensité telle que la force magnétomotrice produite, soit de 3600 ampères-tours. Les résultats ont été les sui-
- “’rr AMPÈRES- 'Z7Z7 “ KORCE «8 — a,
- éSr % a,
- 27 4M 5 40u 6 500 b 44 157, 7 6,
- 27 17,8 «l-l.* 5 4°o 6 800 6 45-3 183 7-65 88
- 27 25-4 52 >4 5400 7 25° 7,6 44w 235 7.90 208
- 27 34 fit 5400 7 700 11 44-7 340 6,76 400
- 27 43-3 7°-3 5 4°° 8 100 15 44 470 5-75 690
- 54'4 81,4 8 500 44 670 Moyen 4,64 ie : 6.6 1 390
- Dans ce cas encore l’influence du champ alternatif est réduite d’environ un sixième.
- Revenons maintenant au cas d’une dynamo diphasée à deux induits portant chacun un seul enroulement avec emploi de circuits amortisseurs et considérons un exemple, celui d’une machineayant 2700ampères-tours dans chaque bobine induite et 14000 ampères-tours dans la bobine inductrice. Comme la réaction d’induit agit de façon à diminuer la tension sur la phase en avance et à l’augmenter sur la phase en retard, nous aurons, si l’influence de l’écran magnétique formé par la carcasse en fonte était nulle, une différence de tension égale en p. 100 à
- et en tenant compte du degré de saturation, par exemple 36 p. 100. Il est bon de remarquer toutefois que la section droite de l’entrefer dans le sens du mouvement varie avec
- la position des pôles et est la plus petite lorsque la valeur instantanée du courant est maxima. La section moyenne n’est, en réalité, que de 0,6 environ de celle de la saillie po-
- Comme l’expérience montre que l'induction due aux ampères-tours alternatifs est réduite depar suite de l’action de l’écran magnétique formé par la carcasse et que de plus l’action de l’amortisseur est de réduire le flux de réaction d’induit à la moitié de sa valeur, la différence des tensions sur les deux circuits au lieu de 36 p. 100 sera :
- La différence des tensions peut encore être divisée par deux en enroulant la phase en retard avec 0,8 p. 100 de moins de spires; dans ce cas à vide la tension de cette phase est de 0,8 p. 100 inférieure à celle de la phase
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- en avance sur elle, tandis qu’en charge sa tension sera de o,8 p. ioo supérieure à celle de la seconde, ce qui est très admissible.
- Les résultats donnés plus haut n’ont aucune prétention à une exactitude rigoureuse, les pertes par hystérésis et courant de Foucault sont également approximatives.
- J. R.
- Détermination du rapport de transformation d’un transformateur ;
- Par J.-R. Biuüins (’)•
- La méthode de mesure du rapport de trans-iormation signalée par M. Bibbins a été employée par lui au laboratoire de l’Université de Michigan et est particulièrement commode lorsqu’on n’a pas à sa disposition d’appareils soigneusement étalonnés ; cette méthode élimine les erreurs d’observations dues à ce que les graduations sont souvent pJeu précises au commencement ou à la fin des échelles, elle permet en effet d’opérer à-l’endroit où l’appareil de mesure est le plus soigneusement calibré. Comme du reste la mesure du rapport de transformation se fait en employant un seul voltmètre et en prenant le rapport de deux fonctions linéaires de lectures faites dans la même partie de l’appareil, les erreurs de l’instrumcntn’interviennent pas pratiquement dans le résultat.
- Supposons qu’il s’agisse de mesurer le rapport de transformation d’un transformateur ayant déjà un transformateur de rapport égal approximativement au premier pour fixer les idées. On connecte tout d’abord les deux enroulements à gros fils S, et S2 (fig. n entre eux, puis l’on branche le fil fin du transformateur auxiliaire au réseau local à 100 volts par exemple. La tension aux bornes du fil fin S2 du transformateur dont on cherche le rapport de transformation sera évidemment moins de 100 volts. On mesure cette tension avec un voltmètre Y. puis la somme
- (') The Ekctricaï World, du 9 septembre 1899.
- ÉLECTRIQUE
- des tensions des enroulements S s et P2 en série comme l’indique le circuit voltmé-trique en pointillé; cette dernière mesure peut se faire de deux façons suivant le sens dont on prend l’enroulement S2et les deuxmesures
- volts, p<
- exemple, l’autre de 90. Admettons qu'on ait
- P, = 100 volts.
- Ps = 102,6 volts.
- P2 4- S2 — m,25 (i™ mesure).
- + S, = 93.95 (2° mesure). ,
- Le rapport de transformation est donc :
- pj _ 102,6 _ 102.6 _ 1
- (p. — S./I-- 1\ ~~ 111.25—102,6" — 8,65 11.861
- ou avec la seconde série de lectures
- p. _ 102,6 _ 102,6 _ 1
- P*—(p] 1 Sj “ 102,6 — 93.95 “ 8,65. - 11..861
- Le rapport de transformation est donc de 11,861.
- L’identité des deux résultats tient à ce fait bien connu que les tensions dans le primaire et le secondaire sont, dans un transformateur avide, décalées l’une par rapport à l’autre de 1800.
- Lorsque le voltage de la source est bien constant, on peut faire les deux lectures à la suite l’une de l’autre en prenant son temps ; mais si la source est un peu variable il importe d’opérer très rapidement. On peut alors établir les connexions comme l’indique la figure 2, C représentant un commutateur à bascule.
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- REVUE D’ELECTRICITE
- M. Bibbins aurait pu faire remarquer que l’emploi du transformateur n’est nullement
- Fig. 2. — Schéma des connexions de k méthode Bibbins, avec emploi d’un commutateur à bascule.
- indispensable. En faisant le montage, comme nous l’indiquons sur la ligure 3, on arrive en effet au même résultat avec un seul transformateur.
- La méthode de M. Bibbins n’offre quelque degré d’exactitude que pour des rapports de transformation inférieure à 10, au-dessus la moindre erreur de lecture peut fausser considérablement les résultats. J. R.
- Le réseau électrique de l’heure à Carlsruhe ;
- Par E- Giehne (l).
- De 1895 à 1898, la ville de Carlsruhe (Grand-Duché de Bade], a fait installer un grand réseau de distribution de l’heure par la maison Wagner et Ck de Wiesbaden.
- Dans le cours de trois années, on a successivement installé 45 horloges sympathiques publiques avec 90 cadrans, dont 67 sont éclairés la nuit, et 39 horloges privées chez 19 abonnés, le prix d’établissement de ces 84 horloges a atteint 84000 fr.
- {') Elektrotechnische Zntsclmft, 13 et 20 juillet 1899.
- Le mécanisme de ces horloges sympathiques alimentées par des émissions alternatives de courant, se compose (voir fsg. 1 et 2) d'un électro-aimant Er d’un aimant permanent M et d’un système mobile A formé de deux parties polarisées a et placées à 90° l’une par rapport à l’autre et séparées par une pièce de laiton.
- rw
- Par cette construction, on voit que l’action de l’clectro-aimant sur le système mobile est
- quadruple, et que l’on peut reporter directement sur un cadran la rotation de ce système.
- Comme cette rotation comprend chaque fois le quart de la circonférence, le mouvement d’avancement de l’aiguille est absolument assuré, car le système mobile se place de lui-même très exactement.
- L’horloge normale est installée pour 6 émissions (lignes) ; elle comprend, outre le mécanisme, . un mouvement particulier qui, à
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- chaque minute, communique k un cylind
- autour de son axe. Ces contacts glissent alternativement le long des six touches et envoient le courant dans les lignes avec une direction alternative.
- La différence de temps entre le premier et le dernier contact est de quatre k six secondes, elle est pratiquement sans influence sur la marche du réseau.
- L’horloge normale, installée dans ,f
- le bureau du maire, comprend un grand et quatre petits cadrans ; ces derniers permettent de contrôler les horloges électriques placées sur les differentes lignes, et indiquent immédiatement un trouble qui y serait survenu.
- Enfin, on a prévu une horloge de réserve qui peut être mise en circuit sur les six
- lignes par un interrupteur spécial, plaçant au même instant l’horloge normale hors circuit.
- Nous ne décrirons pas ici les différentes horloges employées, et qui ne diffèrent que par leur aspect extérieur, dix sont placées sur des candélabres en fonte, dix-neuf sur des consoles en fer forgé, d'autres enfin sur
- les batiments dans des tourelles en pierre.
- On a pensé utiliser les horloges de tour a grands cadrans existantes, en vue de diminuer les frais d’établissement. Dans ce but on a muni chaque horloge d’un désembrayage électrique, en conservant le service a poids
- pour le mécanisme et la sonnerie, ainsi que le pendule et l’ancre pour pouvoir, en cas de besoin, actionner les horloges mécaniquement, comme par le passé.
- La figure 3 montre ce désembrayage élec-
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- 347
- trique qui sc compose essentiellement d'un bras de levier représenté à une plus grande échelle (fig. 4). W représente l’axe principal du mécanisme muni d’ailettes de régulation, r est l'induit mobile du système sympathique, b un levier fixé sur l’axe intermédiaire Z et cd un levier coudé mobile autour de l’axe l.
- L’axe r porte une poulie S munie de tiges /, qui soulèvent le bras du levier coudé cd et,
- produisent la rotation de £, cette rotation rend libre le bras de désembrayage a lorsque la partie coupée (en hachures) de Taxe Z se présente.
- Toutes les horloges sympathiques sont placées en parallèle, de sorte que chacune peut être retirée séparément du circuit sans influencer les autres.
- Le schéma des connections est représenté
- figure 5 et ne nécessite pas d’autre explication.
- La figure 6 représente le schéma des connections des horloges à signal électrique employées dans les écoles de la ville.
- La répartition des horloges sur les six
- Ligne I 11 horloges sympathiques-II 16 » »
- » III 10
- o iy 15
- » vi 4 » »
- Le nombre d’horloges que l’on peut placer est au maximum de 30 par ligne, soit 180 pour le réseau complet.
- Le service de la station centrale de l’heure, est assuré par une batterie de 10 éléments de piles à cylindres de charbon, batterie qui peut suffire pour 180 horloges.
- Une batterie semblable (voir fig. 5) sert de réserve et peut être mise immédiatement en circuit; les deux éléments que l’on voit sur la figure 5, actionnent une sonnerie lorsque les poids de l’horloge normale sont à fin de course,
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- La figure 7 représente le tableau de distribu- j un appareil permettant de régler les horloges tion, où se trouve, outre les commutateurs, | de chaque ligne depuis la station centrale.
- Les commutateurs à manette permettent d’insérer ou de mettre hors circuit, non seulement les deux horloges normales, mais encore
- Fig. 8.
- les deux batteries, suivant les besoins du service ; de plus le commutateur double placé dans la première rangée, permet d'employer une batterie pour le service des horloges et l’autre
- pour l’appareil de réglage, que l’on voit au milieu de la rangée inférieure du tableau.
- Fig. 9.
- Pour régler une ligne on établit au moj^en d’une cheville la connexion entre cette ligne
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- et l’appareil, puis on réunit les bornes -, après quoi on peut, par un mouvement de va et vient du bras V, placer les horloges sur l’heure voulue. Dans la partie supérieure du tableau, on voit des parafoudres de Meissner placés sur chacune des 6 lignes, ainsi qu’un voltmètre pour la mesure du voltage de la batterie.
- Pour régler les horloges séparées, dont les aiguilles ne peuvent être déplacées à la main, on emploie une disposition particulière représentée figure 8, qui permet de mettre l’horloge à régler hors du circuit général et de la placer dans un circuit particulier, comprenant l’appareil de réglage (fig. y) auquel est adjoint dans ce but une boîte renfermant quatre piles sèches. Le commutateur placé sur l’appareil permet de placer les aiguilles à volonté.
- Le réseau de distribution a été particulièrement soigné, les lignes aériennes sont en
- bronze de silicium de 2,5 mm de diamètre et 96 p. 100 de conductibilité; pour les lignes intérieures on emploie du fil de cuivre isolé de 1,5 mm, placé dans des moulures en bois. Le retour se fait par la terre ; dans ce but toutes les horloges sont reliées à la conduite d’eau par un fil de cuivre nu.
- La plupart des horloges privées (27 sur 39), ont été installées aux frais des propriétaires; dans ce cas la ville perçoit une somme de 6,25 fr par horloge et par an pour la fourniture du courant, la surveillance et l’entretien nécessaire. Lorsque les frais d’installation des horloges sont payés par la ville, elle perçoit un loyer de 31,25 frpar an pour la première horloge et 12,50* fr pour chacune des
- Le réseau de distribution de l’heure s’est jusqu’ici bien comporté et fonctionne a l’entière satisfaction de la population.
- P. D.
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET
- Courants électriques provoqués par les rayons de Rœntgen ;
- Par A. WlNKELMANN P).
- L’existence des courants provoqués par les rayons de Rœntgen a été signalée en premier lieu par M. Perrin, qui a obtenu un courant permanent de 7.io~3 ampères. Les expériences de Winkelmann ont pour but de compléter l’étude de ces courants.
- i° Expériences avec un condensateur et un galvanomètre à oscillations.
- La bobine d’induction J est enfermée dans une caisse H en bois, garnie de zinc (fig. 1) ; une autre caisse plus petite PP, recouverte de plomb renferme le tube de Rœntgen. Vis-à-vis de ce tube les parois des deux caisses sont percées d’une ouverture RR
- (') IVied.Annt. LXVI, p. 1-28. septembre 1898.
- DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- ayant 22 cm de diamètre ; cette ouverture peut être fermée par des feuilles de métaux divers.
- Cette feuille est, ainsi que le zinc de la
- Terra.
- Fig. 1.
- caisse, mis en communication avec le sol.
- Cette partie de l’appareil reste la même dans toutes les expériences.
- Quand on emploie le galvanomètre sans amortissement, on dispose vis-à-vis de Fou-
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- 350 L’ÉCLAIRAGE
- ver Turc RR, un disque de métal M, isolé, qui est relié par un fil k l’une des armatures du condensateur C (microfarad k lame de mica';. Ce condensateur est chargé pendant une minute par l’action des ravons de Rœntgen, puis déchargé à travers le galvanomètre Deprez-d’Arsonval sans amortissement S : le commutateur IJ est disposé k cette fin.
- M. Winkelmann a constaté que reflet variait beaucoup avec la nature du métal qui fermait l’ouverture RR, quand on laissait le même métal en M : on ferme RR par une double lame formée de deux métaux en contact. l’effet varie suivant que l’un ou l’autre des métaux est tourné vers l’extérieur. Quand la lameM est suffisamment éloignée de RR pour que le galvanomètre ne donne plus de déviation, on observe de nouveau une déviation quand on interpose entre M et RR une lame métalliqueM, transparenteaux rayons Rœntgen, qui est en communication avec le sol ; si elle est isolée, son influence est très petite.
- Tous ces phénomènes s’expliquent facilement par la production des rayons secondaires, démontrée par Sagnac, qui a du reste signale déjà la plupart des faits observés parM. Winkelmann (b.
- La charge reçue par le condensateur augmente avec le temps, mais non pas proportionnellement : elle tend vers une limite quand la durée de i’irradiation augmente de plus en plus.
- D’après les indications du galvanomètre, une lame de cuivre, séparée de l’ouverture RR par une lame d’aluminium, se charge sous l'action des rayons de Rœntgen jusqu’à un potentiel maximum de 0,47 volt. Mais on obtient plus rapidement ce potentiel au moyen de i’électromètre.
- 20 Expériences avec V électromètre. — Deux plaques de métal isolées se trouvent au fond d’une caisse garnie de plomb, ouverte seulement sur le côté qui fait face k l’ouverture RR ; (*)
- (*) Sagnac. L'Éclairage Électrique, t. XII, p. 316; t, XIV, p. 548.
- ÉLECTRIQUE
- les deux plaques sont soudées k des fils du même métal qui sortent de la caisse par des ouvertures pratiquées à cet effet et qui sont protégées par des tubes de verre.
- Ces d.eux plaques peuvent être reliées par un fil de cuivre, enveloppé d’un tube de cuivre relié lui-même au sol, k l’une des paires de quadrants de I’électromètre qui se trouve k 5,5 m de la caisse : l’autre paire de quadrants et la cage de l'instrument communiquent avec le sol.
- Le potentiel atteint par une plaque d’aluminium est indépendant du métal qui ferme l’ouverture RR, il est le même, que cette ouverture soit fermée par une feuille de cuivre, ou par une feuille de cuivre et une feuille d’aluminium superposées : la distance n’a pus non plus d’influence sur la valeur limite du potentiel.
- Pour étudier l’influence des différences de potentiel au contact, M. Winkelmann effectue la série d’expériences suivantes.
- \ M, à i’électromètre.
- M, se trouve au t ( M, au sol. voisinage de flou- : ( M à 1 electromctre.
- verture RR, M à 1 1, M, à I’électromètre.
- la suite, plus loin f ( M isolé, de RR. , \ M, isolé.
- ( M à I’électromètre.
- Al] et M sont ^ 4 systèmes de liaisons eor-échangés : M est respondant aux précéden-le plus voisin de I tes.
- RR.
- Les expériences ont porté sur cinq couples de métaux, formés par la combinaison d'une feuille de cuivre, de deux feuille de zinc et de deux feuilles d’aluminium.
- Quand l’un. des métaux est isolé, les potentiels acquis par l’autre sous l’action des rayons de Rœntgen, ne dépendent pas de la nature du premier.
- 30 Expériences avec le galvanomètre apériodique : courants permanents produits par les rayons de Rœntgen.
- Dans ces expériences, l’ouverture RR est toujours fermée par une feuille d’aluminium
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- mince : à une distance fixe de cette ouverture se trouve un disque d'aluminium eten arrière de celui-ci, à unedistance variable 3, un disque de cuivre : ces deux disques sont reliés aux bornes du galvanomètre.
- Les élongations du galvanomètre sont inversement proportionnelles à 3, en gros : si on intervertit les communications, l’élongation change de sens : elle disparaît quand on recouvre l’ouverture RR d’une feuille de plomb.
- Si l’un des métaux seulement est relié au galvanomètre, ce dernier au sol et l’autre métal isolé, il n’y a plus de déviation.
- L’ensemble des deux disques métalliques se comporte donc comme un élément de pile, dont la force électromotrice serait d’environ 0,5 volt et la résistance intérieure très grande, plus de xos ohm pour 0,5 cm.
- Une tentative faite pour multiplier l’effet en associant plusieurs couples et séparant les disques par des lames minces de mica ou des rubans de soie, a échoué : ces systèmes n’avaient que très peu d’action sur le galvanomètre, vraisemblablement à cause du mica et de la soie. En fait l’élongation diminue notablement quand on interpose entre les plaques d’un couple unique du mica ou de la
- Au contraire la combinaison représentée
- r
- Kg. 2.
- par la figure 2 (les traits continus figurent le cuivre, les traits interrompus, l’aluminium), dans laquelle les plaques sont séparées sur les bords seulement par du mastic isolant, produit une élongation notablement plus grande que celle obtenue avec un couple unique.
- La résistance dé cette combinaison aug-
- mente quand on l’éloigne de l’ouverture RR ; cette circonstance confirme que le phénomène est dû à l'air conducteur par les rayons de Rœntgen ; 011 sait également qu’en recouvrant le métal d’une couche de vernis, on supprime la charge, quoique ce vernis soit parfaitement transparent pour les rayons X.
- La force électromotrice de la combinaison, mesurée par la méthode de compensation est de 0,46 volt.
- 4° Résistance de l’air traversé par les rayons de Rœntgen.
- De la charge reçue par le condensateur pendant un temps connu (voir plus haut), on peut déduire la résistance de la couche d’air qui sépare les deux plaques M et M,. Cette résistance croît quand la distance 3 entre les deux plaques augmente, mais moins vite que cette distance : l’intensité du courant n’a pas non plus de rapport simple avec 3. Il faut remarquer d’ailleurs que cette intensité dépend aussi du nombre d’interruptions dans la bobine qui alimente le tube de Rœntgen, tandis que la différence de potentiel entre les deux plaques n’en dépend pas.
- Au moyen d’un électromètre très sensible, comme celui de Nernst et Dolezalek, on peut mesurer l’intensité du courant et par suite la
- I-'ig. 3.
- résistance (fig. 3). Si on supprime la communication entre la résistance îv et le sol, on obtient la différence de potentiel Y entre Al et Cu, quand il n’y a pas de courant. Si on introduit n> dans le circuit, on obtient une nouvelle différence de potentiel V', liée à l’intensité du courant i par l’équation
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- la résistance cherchée x entre les deux plaques est telle que :
- Si on laisse la distance des deux plaques 5 constante et qu’on augmente la distance du système h l’ouverture RR, la résistance comprise entre les deux plaques augmente notablement.
- Un fait curieux, c’est que la résistance passe par un minimum quand on fait varier o, toutes choses égales d’ailleurs : M. Winkel-mann en donne une explication basée sur la théorie de l’ionisation.
- 5U Limite inférieure du nombre de molécules ionisées dans l’unité de volume.
- D’aprèsles résultatsexpérimentaux résumés ci-dessus, le nombre des molécules séparées en ions, qu’il faut admettre pour expliquer la conductibilité de l’air, serait 4, 6, io~)2 du nombre total, ce nombre est concordant avec celui qu'ont trouvé Thomson et Rutherford, 3.3.io-18 pour l’hydrogène. M. L.
- Influence de la pression du gaz sur les courants provoqués par les rayons de Rœntgen ;
- Par \V. Hii.i.f.rr (1).
- L’auteur s’est proposé de continuer le travail de Winkelmann et de rechercher en particulier quelle influence a la pression du gaz sur la force électromotrice et sur la résistance d’un tel élément.
- Théorie. — Rutherford et Thomson, puis Child(2) .ont cherché une formule théorique qui pùt relier à la pression du gaz les quantités accessibles aux mesures, à savoir l'in-tensitc du courant et la résistance de l’élément.
- Rutherford est parti de cette hypothèse que le gaz traversé par les rayons de Rœntgen se comporte comme un électrolyte. Si
- un tel gaz passe entre deùx conducteurs métalliques, entre lesquels existe une différence de potentiel, il perd sa conductibilité ; le courant entre les deux conducteurs croît d’abord en même temps que la différence de potentiel, puis atteint un maximum (courant de saturation). Si ce sont en réalité les ions du gaz qui sont les véhicules de l’électricité comme dans les électrolytes, leur nombre ne peut croître indéfiniment; mais les rayons de Rœntgen libèrent pendant l’unité de temps des ions en nombre égal à celui des ions que le courant de saturation peut entraîner pendant le même temps.
- Soit donc E la différence de potentiel entre les lames de métal, entre lesquelles sc trouve le gaz excité par les rayons de Rœntgen ;
- h, le nombre des ions dans l’unité de volume du gaz :
- q, le nombre d’ions qui sont mis en liberté pendant l’unité de temps:
- ctrif le nombre des ions qui se neutralisent mutuellement pendant l’unité de temps ;
- e, la charge d’un ion ;
- f, l’intensité du courant par unité de surface du métal ;
- /, la distance des armatures ;
- U, la somme des vitesses des ions positifs et négatifs pour le champ unité ;
- On aura :
- ._ »eUE *_ l
- D’autre part, la variation du nombre d’ions par unité de temps sera :
- Lorsque
- : stationnaire <
- De ces équations, on déduit :
- _ el <?âU2E2 ^ /2e2
- ('j Wied. Ann., t. LXVIIf, p. 196-232, juin 1899. (a) L’Éclairage Électrique, t. XVI p. 256.
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- 353
- Pour les grandes valeurs de E, on a approximativement :
- )' — qel.
- Cette conséquence de la formule a été vérifiée par Rutherford. Le courant est alors indépendant de la différence de potentiel et proportionnel à la distance des armatures.
- Quand au contraire E est très petit, la formule prend encore une forme simple, sous laquelle elle a été vérifiée par Rutherford.
- Cette même formule a été prise par Child comme point de départ. Pour la première forme i=-.qel, il trouve que l’intensité du courant est proportionnelle à la racine carrée de la pression du gaz : il en est alors de même pour q, comme le demande la théorie de la dissociation électrolytique.
- Pour les petites différences de potentiel, l’équation qui donne i prend la forme.
- D’après Child, U et a sont des fonctions de la pression et la forme de fonction qui représente le mieux ses expériences est l’une des deux suivantes :
- w = w ty = ™-
- M. Hillers a employé des lames d’aluminium et de zinc; entre ces deux lames la vitesse des ions est 1-a meme qu’entre deux lames identiques, de platine par exemple, entre lesquelles on aurait établi une différence de potentiel Al Cu. Comme dans la formule de Rutherford, E entre seulement au carré, cette formule est encore applicable dans ce cas. D’autre part, Te rayonnement employé par M. Hillers était moins intense que celui de Rutherford, de sorte que le courant de saturation était obtenu par une différence de potentiel moindre.
- En développant l’expression de i et en bornant le développement au premier terme, il vient :
- où q, a, U et E sont des fonctions de p. Conformément aux lois de la dissociation électrolytique, nous posons :
- q — ksjp
- et laissant une indéterminée, nous prenons ; TJr = *P*-
- La loi qui lie E à p n’est pas connue : les mesures montreront que leur relation peut s’exprimer par une fonction telle que :
- où b et c sont des constantes. Finalement :
- 11 reste ainsi trois inconnues A, B, a* à déterminer par les expériences.
- En remarquant que pour/> = o, on doit avoir z=o, on en conclut qu’il faut avoir :
- Pour les petites valeurs de jt?, l’intensité i suit une variation parabolique, la parabole ‘ayant pour axe l’axe des p. Quand p devient plus grand, i varie moins rapidement que les ordonnées de la parabole, atteint un maximum puis décroît.
- La position du maximum dépendra de la manière dont la fonction exacte se relie à la fonction parabolique : il correspondra à une pression d’autant plus élevée qu’il se trouvera moins d’ions entre les plaques métal-Iiqucs.
- La résistance de l’élément est égale à :
- r-JL
- La formule est encore plus compliquée que la précédente et ne peut être discutée
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE t.xxi. -N;48.
- sans qu’on connaisse les constantes. Cependant pour 13~o, condition que remplit approximativement l'hydrogène, elle se simplifie et devient :
- b b
- i _ ~~ y H- c
- A VP
- la résistance est alors maxima pour p — c.
- Appareil. — Le tube de Rœntgen est enfermé avec la bobine dans une caisse de bois garnie de plomb : en face du tube la caisse présente une icncire circulaire fermée par une feuiile d’aluminium. Vis-à-vis la fenêtre, tout près de la feuille d’aluminium, se trouve un ballon, bouché à l’ëtneri. Le bouchon est traversé par deux tubes rodés, dans lesquels sont mastiquées les tiges qui supportent les
- disques d’aluminium et de cuivre (fig. i), le disque d’aluminium est le plus voisin de la caisse et les deux sont normaux à la direction des rayons Rœntgen. Le ballon est en communication avec la pompe à mercure.
- Méthode. — La différence de potentiel entre les- disques peut être mesurée au moyen de l’électromètre.
- L’intensité du courant est trop petite pour être mesurée dans un galvanomètre : après avoir renoncé à cette méthode, l’auteur a employé celle de Winkelmann (décharge d’un condensateur) (*). Ce condensateur est un microfarad, le galvanomètre est un Deprez-d’Arsonval donnant pour io_G coulomb une déviation de37 cm sur une échelle placée ai m.
- L’électromètre est un électromètre Thomson à quadrants. Les communications sont établies comme l’indique la figure i, où 13, C, D, représentent des commutateurs à godets de mercure.
- La précision des mesures est limitée par diverses circonstances : les variations d’intensité du rayonnement et dans la détermination de la différence de potentiel.
- Résultats. — Air. Quand l’air n’est pas desséché, l’intensité du courant croît lentement quand la pression diminue et passe par un maximum quand la pression est d’environ 500 m. Le quotient / : /p est sensiblement constant comme le demande la théorie.
- Les différences de potentiel trouvées dans les diverses séries de mesures s’écartent notablement les unes des autres : cependant on peut représenter la variation de cette différence de potentiel en fonction de la pression, par une formule à deux constantes
- La résistance varie d’une manière beaucoup plus irrégulière : elle décroît un peii avec la pression, passe par un minimum d’ailleurs peu accusé quand l’intensité atteint son maximum : elle croit ensuite, lentement d’abord, puis rapidement et vers la pression de 30 mm,
- Fig. 2.
- elle prend une valeur environ triple de sa valeur primitive. Pourp= 12 mm, elle a un maximum, comme le prévoit la théorie
- (fis- 2)-
- [J) Voyez
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- 2 Décembre 1899. REVUE D’ÉLECTRICITÉ 355
- Si i’air est débarrassé de l’humidité, la différence de potentiel est toujours plus
- Rg. 3- '
- grande : le maximum de l’intensité se produit pour une pression plus basse : là résistance présente encore un minimum qui correspond au maximum de l’intensité et un maximum (fig. 3).
- L’humidité n’a donc pas d’influence essentielle sur l’allure générale du phénomène.
- Ga\ carbonique. — Aux valeurs numériques près, les trois quantités suivent la même loi de variation que dans l’air (fig. 4) ; la con-
- ductibilité du gaz carbonique sous là pression atmosphérique est 1,18 fois celle de l’àlr.
- Hydrogène. — Dans l’hydrogène, les différences de potentiel sont très incertaines. Les écarts très grands qu’on observe ne peuvent s’expliquer ni par les variations d’intensité du tube, ni par le fonctionnement de l’électromètre, ni par les défauts d’isolement. Il proviennent plutôt d’une occlusion de l’hydrogène dans le métal des armatures.
- La différence de potentiel décroît d’une manière continue avec la pression : cependant là variation peut encore se représenter par la formule donnée plus haut.
- L’intensité diminue avec la pression, sans présenter de maximum comme dans les deux autres gaz : elle est encore à peu près proportionnelle à la racine carrée de la pression (fig- 5)-
- La résistance passe par Un minirtiuth (jb = q6omm), et par un maximum (p = 10 mm), comme précédemment ; sous la pression atmosphérique la conductibilité de l’hydrogène est environ la moitié de celle de l’air.
- Le degré d’ionisation de l’hydrogène est à peu près les 0,2g de celui de l’air. M. L,
- CHRONIQUE
- Comparaison des divers systèmes de condensa- I coup des avantages de l’emploi de la condensation tion employés dansles usines électriques.— Depuis dans les statioiis centrales cléctriques. Parhii lês quelques mois les journaux d'électricité anglais, en | divers articles et hôtes publiés sur ce stijet, l'un particulier The Electrical Review, s'occupent beau- j des plus intéressants est celtii où M. J.-F.-C. Snell
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- T. XXI. — N° 48.
- 356 L’ÉCLAIRAGE
- passe en revue et apprécie les divers systèmes de condensation (Elect. Review, t. XLV, p. 120-122, 21 juillet 1899). Voici un résumé de cet article d’après le Mois scientifique et industriel de septembre:
- M. Snell donne la préférence à la condensation par surface malgré les frais d’installation considérables qu'elle entraîne et l'emploi forcé de filtres à huile qui fonctionnent toujours mal. Voici, dans l’ordre de préférence de M. Snell, les différents types de condenseurs, avec quelques chiffres intéressants pouvant s’appliquer à des stations centrales moyennes de 600-1000 kilowatts installés.
- 1" Condenseurs par surface.
- Prix d’installation approximatif comprenant le condenseur et les pompes à air et à eau froide. Commande directe. . 40 fr. par cheval effectif Commande par machi-
- Surface de condensation ; environ 18 dm2 par cheval.
- Quantité d’eau de circulation: au moins 25 fois le poids de vapeur à condenser.
- Volume de la pompe à air : —— de celui du grand cylindre.
- Puissance motrice nécessaire pour les pompes : environ 3 p. 100 de celle des machines.
- 2Ù Condenseur par évaporation.
- Ce type, très récent et encore dans la période des tâtonnements se rapproche du précédent en ce que la condensation a aussi lieu par surface; mais la vapeur circule cette fois-ci à l’intérieur de tubes assez espacés sur lesquels coule une mince nappe d’eau, la condensation s’effectuant par l’évaporation de cette eau qui emprunte la chaleur nécessaire à la vapeur à travers les parois des tubes. On active l’évaporation en refermant le tout dans une cheminée en bois et insufflant de l’air à la base au moyen d’un petit ventilateur (comme dans les réfrigérants à cheminée ordinaires). La quantité d’eau de circulation nécessaire est très faible.
- Le vide obtenu est de 45 à 55 cm.
- Prix du condenseur avec pompes à air, de circulation et ventilateur, 45 fr. par cheval effectif.
- Surface de condensation : environ 28 dm2 par che-
- Quantitc d’eau de circulation : environ 1,5 à 2 fois seulement le poids de la vapeur à condenser.
- Puissance motrice pour les pompes et le ventilateur: 1,5 à 2 p. 100 de celle des machines.
- ÉLECTRIQUE
- 3° Condenseur par mélange, à éjecteur.
- Prix du condenseur, avec pompe à eau froide : 23 fr. par cheval.
- Quantité d’eau: au moins 25 fois le poids de vapeur. Puissance motrice de la pompe : environ 2 p. 100.
- 4Ü Condenseur par mélange à injection.
- Prix, avec pompe à air...............22 fr.
- Puissance de la pompe à air .... 2 p. jo.
- 5" Réfrigérants.
- a. Réfrigérant à bassin, avec jets d'eau. Très peu pratique.
- "Prix: 13 fr- par cheval.
- Surface du bassin 215 dm2 par cheval.
- b, Tours réfrigérantes avec ventilateur.
- Prix avec ventilateur ; 26 fr. 50 par cheval.
- Surface du bassin : 1,35 dm2 par cheval Puissance du ventilateur ; 0,8 p. 100.
- Dans tous ces calculs l’auteur s’est basé sur une consommation de 9 kg de vapeur par cheval effectif.
- Sur l’emploi de la vapeur surchauffée. —• M. Jacobi donne dans Je PraktischeMaschinen-Cons-trucieur du 12 octobre une étude sur l’emploi de la vapeur surchauffée dans les machines.
- D’après l'auteur, la vapeur sèche donne lieu par suite des condensations qui se produisent au contact des parois des cylindres, à des pertes considérables qui sont de 50 p. 100 pour les machines à échappement libre, de 60 p. 100 pour celles à simple expansion et à condensation et de 20 p. 100 pour les machines à expansions multiples.
- D'expériences effectuées sur des machines à échappement de 20 chevaux, il résulte que l’adaptation de surchauffeurs de vapeur permet de réaliser une économie de vapeur de T5 à 20 p. 100 et une économie de combustible de 10 à 15 p. 100. La tension de la vapeur étant voisine de 7 atmosphères, les consommations de vapeur par cheval-heure ont été de 12,5 kg avec de la vapeur surchauffée à 249" C. de iu kg avec de la vapeur à 280°, de 7,8 kg avec de la vapeur à 350°.
- Les expériences faites sur diverses machines de systèmes différents ont permis d’évaluer assez exactement la proportion de chaleur transformée dans chaque cas en travail. Les résultats de ces essais sont résumés dans le tableau suivant ; ils montrent l’économie que l'on peut attendre de l’emploi de la vapeur surchauffée.
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- Nature de ta machine
- iû Machines ordinaires à vapeur sèche :
- A échappement, cylindre
- unique..............30 chevaux. . 6,7 p.
- A condensation, cylindre
- unique..................40 » 9,9
- A condensation, deux cylindres................150 » 13.3
- A condensation, trois cylindres .............. 400 » 16,5
- 20 Machines à vapeur surchauffée :
- A échappement, cylindre
- unique.............. 13 chevaux. . 13 p.
- A condensation, cylindre
- unique..............4° » 15,5
- A condensation, deux cy-
- A condensation, trois cylindres................260 « 2 2,
- Résistance de réglage Flohr à poudre métallique avec contact interrupteur spécial. — I.es résistances en matière pulvérisée dans laquelle plonge plus ou moins profondément un contact régulateur, sont utilisées pour le réglage des courants de grande intensité; or. les dispositifs employés jusqu'ici présentent tous l’inconvénient que, pendant le réglage, la poudre métallique adhère aux isolateurs et établit des circuits parasites qui troublent le fonctionnement de l’appareil. Dans un brevet (289485) du i" juin 1899 M. Fr.oim a décrit un système de contact qui semble diminuer les inconvénients ci-dessus cités. Le contact régulateur qui plonge plus ou moins dans la poudre métallique est mobile autour d’un axe et solidaire d’un contact à frottement, de telle sorte que les bras de ces contacts fassent un angle constant de quelques degrés. Le contact à frottement est à l’extérieur de la boîte qui contient la poudre métallique et sa tige mobile se déplace sur un demi-cercle de cuivre présentant les interruptions convenables de façon à interrompre pour plus de sûreté le circuit, lorsque le contact régulateur a déjà quitté la poudre métal-
- Pour la mise en circuit, le contact à frottement en retard sur le contact régulateur arrive au contact de la lame de friction avant que le contact régulateur plonge dans la poudre. A la rupture du circuit, les pièces de frottement ne sont au contraire séparées que lorsque le régulateur a quitté la matière résistante. G. G.
- Fer à repasser Hayem. — Le chauffage du fer à repasser dans le système Hayem (brevet français 285 715. 8 février 1899, certificat d'addition du 17 mai 1899) est comme dans le système Wieczorek (Ecl. FAect., t. XIII, p. 75) produit par l’arc électrique à l’intérieur du sabot creux. Les charbons sont montés dans des colliers isolés fixés à des pièces mobiles sur une tige filetée tourillonnée dans deux supports sur le couvercle de fer qui ferme la cavité du sabot, ces porte-charbons sont engagés sur les deux parties de la vis dont les filetages sont de sens contraire afin que la rotation de cette vis commandée du dehors provoque le rapprochement ou l'écartement des charbons. Cette disposition permet de rapprocher les charbons à mesure que l'usure se produit.
- Le point caractéristique de ce fer est le renflement- de la partie inférieure du sabot disposé de telle sorte que la région la plus épaisse se trouve la plus proche de l'arc électrique ; cette forme assure une répartition plus uniforme de la chaleur. Il est d’ailleurs facile d’accroître la réserve de chaleur en recouvrant la partie inférieure du sabot d’une garniture de terre réfractaire.
- Dans le cas d’une calandre, il s'agit de chauffer un cylindre d'assez grande longueur, on dispose alors plusieurs arcs dans le même appareil et chacun d’eux se trouve au-dessus d’une partie renflée de la paroi.
- L/arc a lieu en vase clos et l’usure des charbons n’est pas trop rapide, on peut faire fonctionner l’appareil 10 à 12 heures sans avoir besoin de les remplacer. G. G.
- Tension do décomposition des électrolytes fondus. — La différence de potentiel nécessaire à la décomposition élcctrolytiquc des éleclrolytes fondus n’a pas été jusqu’ici l'objet de nombreuses mesures. M. Cornfield Garrard vient de publier récemment (Zeitschrift fur Electrochemie. 28 septembre, t. VI, p. 214) quelques données sur ce sujet.
- Les substances étudiées étaient placées dans des tubes de verre de 10 cm de hauteur et de 1 cm de diamètre intérieur, plongés dans un bain de plomb fondu maintenu à la température convenable. Dans le tube pénétraient deux électrodes‘en carbone de 3 mm de diamètre. On établissait entre ces électrodes une différence de potentiel graduellement croissante que l’on mesurait quand l’intensité du courant avait acquis sa valeur de régime.
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- L’auteur a constaté que les sels haloïdcs des métaux bivalents présentaient deux tensions de décomposition ; l’une correspondrait au passage de l'ion métallique à l’état monovalent, l’autre à la décomposition complète du composé. Ainsi il a obtenu les résultats suivants pour les sels de plomb et de
- lodure de plomb....... 495" C
- Chlorure de plomb. . . . 634 Chlorure de plomb. . . . 608 Chlorure de cadmium . . 563
- Bromure de cadmium . . 591
- lodure de cadmium . . . 408
- Les sels des métaux monovalents ne présentent qu’une seule tension de décomposition. Les résultats obtenus avec quelques sels de ce genre, sont ;
- lodure de potassium lodure de sodium . . Chlorure d'argent . . Bromure d’argent lodure d’argent .
- 6^ C 0,833
- 650 0,812
- 560 0,752
- 566 0,469
- 564 o,84S
- Sur les variations du pouvoir inducteur spécifique du diélectrique d’un condensateur sous l’effet de la traction. — fi existe assez peu de travaux sur les variations du pouvoir inducteur avec la traction dans les diélectriques placés à l'intérieur d’un condensateur. M. Lippmanu (Journal de Physique, p. 389, 1881) appliquant le principe de la conservation de l'électricité aux expériences de Al. Righi sur l’allongement d’un condensateur cylindrique produit par la traction (Journal de Physique, p. 203, 1880) a prévu une augmentation du pouvoir inducteur spécifique 'avec la traction et M. Dessau (Rendiconti dei Lincei, 20 mai 1894,1 a confirmé expé' rimentalement cette déduction, tandis qucM.Can-tone (Rendiconti dei Lincei,1888) avait conclu de ses expériences à une diminution dans le sens normal à celui de la traction ; en outre, les recherches de M. Corbino (kevista scientifica e industriale, 1897. L’Éclairage Électrique, t. XII, p. 190) montrent que la diminution du pouvoir inducteur du verre paraît être proportionnelle à la traction, ce qui serait une vérification delà relation de Maxwell sur l’indice.
- M. U. Panicui s'est proposé, d’après II Xuovo
- Cimcnto, t. VIII. p. 90. d'étudier la variation de volume d’un condensateur cylindrique sous l’effet d'une traction suivant l'axe, la variation sous l’effet d’une charge électrique et celle du pouvoir inducteur spécifique du diélectrique en fonction du poids tenseur. Il a employé dans ce but un condensateur à mercure forme par un long cylindre d'ébonite rempli de mercure et entouré d’un manchon de verre dont l’espace annulaire est également plein de mercure; le cylindre d’ébonite fermé à sa partie inférieure se termine en haut par une fine tige de verre où apparaît le mercure, le mouvement du niveau indique les variations de volume du tube d’ébonite.
- Les variations de volume sont proportionnelles aux poids tenseurs.
- Pour étudier l'influence de la charge, l’auteur s’est servi d'une machine de Holtz sans condensateurs et d’un élcctromctrc Mascart. La méthode employée n’est pas très sensible, mais elle suffit pour montrer que la charge produit toujours une augmentation de volume.
- Pour constater les variations du pouvoir inducteur avec la traction, il suffit d’une pile de 150 éléments Daniell. Par suite de la déperdition, l’aiguille de l'éiectromètrc tend à revenir lentement vers sa position de repos; pour remédieràcct inconvénient, l’auteur a laissé l'aiguille et l'armature interne qui lui est reliée en communication avec la pile en interposant une forte résistance liquide réglée de manière à compenser la perte d'électricité.
- Lorsqu’on parvient à éviter toute secousse en fixant le poids tenseur, on observe une déviation indiquant une diminution de capacité, cette déviation est régulière et dure tant que dure l'action du poids.
- Comme conclusion : Par l’effet de la traction, il y a diminution du pouvoir inducteur spécifique de l’ébonite, et cette diminution, au moins dans les limites restreintes de l’expérience, est proportionnelle au poids tenseur.
- La question est loin d'etre réglée par ces expériences, car M. Ergolini a publié dans 11 Nuovo Cimenio. t. YIÜ.p. 306, les résultats tout à fait contradictoires qu’il a obtenus dans ses recherches sur la variation de la constante diélectrique du verre par la traction. 11 montre d’abord que les expériences de M. Canlone doivent mener à une conclusion differente de celle qu'en a tirée AL Corbino; en effet, M. Cantone trouve que la constante diélectrique du verre ne dépend que de sa densité et varie en sens inverse, or le rapport de Poisson est pour le verre moindre que 1,2, donc une tension doit
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- diminuer sa densité et par suite augmenter sa constante diélectrique.
- M. Frcolini cherche à satisfaire aux conditions suivantes : les armatures assujetties à la traction doivent être à distance du verre ; l’électromètre doit avoir la plus faible capacité possible. Il emploie un condensateur forme d’un cylindre de verre et de deux cylindres de laiton maintenus à distance et se sert d'un éleclromètrcde Hankel muni d'un microscope.
- Il résulte de cette étude que la capacité augmente par la traction, mais l'augmentation n’est pas proportionnelle gu début au poids tenseur, la proportionnalité ne sc vérifie que pour les grands poids. Cette divergence avec les conclusions de M.T.ipp-mann tient peut-être à ce que ce dernier a supposé la dilatation du diélectrique proportionnelle au carré de la différence de potentiel des armatures, tandis qu'elle croit plus rapidement d’après les expériences de Quincke. G. Goisot.
- Sur la vitesse des ondes hertziennes dans les milieux diélectro-magnétiques ; vérification expérimentale de la relation . — I.a
- théorie électro-magnétique de la lumière conduit à deux conséquences principales : i" l'égalité de la constante diélectrique et du carré de l'indice de réfraction électrique; 2° la relation V V, y sa = î entre les vitesses V, et V des ondes électriques dans l’air et dans un milieu dont la constante diélectrique est £ et la perméabilité magnétique a. La première conséquence a été vérifiée par de nombreuses expériences. tandis que la deuxième n'a pour ainsi dire pas fait l'objet d'études expérimentales.
- Suivant l’idée de Birkeland, on peut réaliser un milieu diéleciro-magnétique enmélangeant un diélectrique avec une poudre d’un corps magnétique. ATM. Boccara et Gandoi.fj ont, d’après U Nuovo Cimento, t. VIII, p. igi, réalisé de tels milieux en malaxant de la poudre de fer aussi fine que possible avec de la paraffine ; le corps.obtenu ne laisse pas passer l'électricité et d’autre part est susceptible de s’aimanter sous l'action d’un courant.
- Pour vérifier la relation VV, ~{/ eg les deux physiciens italiens ont mesuré, pour des mélanges de fer porphyrisc et de paraffine, les valeurs de la perméabilité au moyen de la déviation de l’aiguille d’un magnetomètre sous l’action d'un cylindre du corps étudié, et les valeurs de la constante diélectrique en comparant par la méthode balistique les
- capacités d’un condensateur à lame d’air et à lame du milieu étudié. Ces expériences ont montré que la constante diélectrique et la perméabilité augmentaient avec la proportion de fer dans le mélange de fer et de paraffine.
- Pour évaluer le rapport des vitesses de propagation, les auteurs ont employé une méthode basée, comme celle de Arons et Rubens, sur le principe du rectangle de Hertz. Les fils des plaques secondaires de l’excitateur sont reliés respectivement à deux rectangles disposés parallèlement et présentant une interruption, un des côtés de ces rectangles peut être modifié d’une façon quelconque, soit que l’on remplace son fil rectiligne par un fil sinueux, soit que l’on plonge le fil rectiligne dans un milieu diélectrique. Les analysateurs placés aux interruptions sont des tubes à vide ou des lames de verre saupoudrées de limaille de fer sur de la gomme-
- Les auteurs ont employé la formule même de Arons et Rubens et ont vérifié par des expériences préliminaires que les résultats qu'ils obtenaient avec leur appareil étaient comparables à ceux obtenus dans des mesures analogues par Arons et Rubens, par J. Thomson, par Righi et par Mazotto.
- Les valeurs trouvées pour l’indice de réfraction concordent assez bien avec les valeurs de qu et l'on peut considérer ces expériences comme vérifiant expérimentalement la formule de Hertz.
- G. G.
- Actions chimiques dos rayons Becquerel. — D’après une note communiquée à la séance du 20 novembre de l'Académie des Sciences (Compte rendu, tome CXXIX. p. 823!, M. et M"1* Curie ont observé quelques effets chimiques produits par le chlorure de baryum radifère.
- • Le premier de ces effets est la transformation de l'oxygène en ozone. Un flacon bouché contenant le sel radio-actif donne, lorsqu’on l’ouvre, une odeur d’ozonetrès prononcée; le dégagement d’ozone se manifeste encore par son action sur un papier à l’iodure de potassium amidonné.
- Si l'on conserve pendant quelque temps un sel de baryum radio-actif dans un flacon de verre, on aperçoit une coloration violette qui apparaît peu à peu I en se propageant de l'intérieur du flacon vers Texte'-| rieur. Avec un produit très actif, au bout d'une I dizaine de jours, le fond du flacon regardé de côté I est presque noir au contact du sel. Cette teinte va
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- en se dégradant à mesure qu'elle pénètre dans le verre et, à quelques millimètres du fond, elle paraît violette. Avec un produit moins actif, la teinte est moins intense et demande plus de temps pour se produire.
- La modification produite dans le plalino-cyanure de baryum par les rayons du radium est probablement aussi un effet chimique. Soumis à faction des rayons du radium, le platino-cyanure de baryum commence à jaunir et cette variété brune est moins sensibleàfcxcitation de fluorescence Pour régénérer le platino-cyanure, il suffit de l’exposera la lumière solaire. Ce phénomène est le même que celui qui a été décrit pour les rayons Rœntgen par M. Yillard {Ecî. Elecl.. t. XIV, p.313, 20 août 1898).
- M. Giesel a réalisé un plalino-cyanure de baryum radifere très lumineux au moment de sa préparation ; sous l’action de ses propres rayons Becquerel, il se transforme en la variété brune moins lumineuse. M. et Mmc Curie ont constaté un phénomène analogue avec le chlorure de baryum et de radium ; les cristaux, incolores au moment de la cristallisation, prennent une coloration rose de plus en plus prononcée, coloration d'autant plus rapide et d’autant plus intense que le sel contient plus de radium ; si l’on dissout les cristaux roses et qu’on fasse cristalliser, on obtient des cristaux incolores.
- En terminant, M. et Mma Curie font observer que la transformation de l’oxygène en ozone étantendo-thermique, la production d’ozone sous l’action des rayons de radium est une preuve que ce rayonnement représente un dégagement continu d’énergie.
- A propos de cette communication, ajoutons que dans une note antérieure (Compte rendu, t. CXXIX, p. 760) les auteurs ont mis en évidence que le poids atomique du radium est plus élevé que celui du baryum. Pour cela, ils ont déterminé le poids atomique de divers échantillons de chlorure de baryum radifère et ils ont constaté que ce poids atomique allait en augmentant en même temps que la radioactivité (140,0 pour une radio activité 3 000 fois plus grande que celle de l'uranium, et 145,8 pour une radio-activité 7 500 fois plus grande).
- Sur la théorie thermodynamique de la thermoélectricité de Liebenow. — Voigt ( Wied. Ann., t. LX1V, p. 706-717, nov. 1899) critique sévèrement le mémoire de Liebenow (Ecl. Elect., t. XX, p. 472).
- Les points principaux sur lesquels portent ces critiques sont les suivants :
- On n'a pas le droit de considérer le transport de la chaleur par conductibilité comme un phénomène
- La formule de Liebenow laisse indéterminé le signe de la force thermoélcctrique.
- Dans la théorie du phénomène, Liebenow introduit arbitrairement le signe rh.
- Si les résultats théoriques concordent, au moins quant à l’ordre de grandeur, avec les résultats expérimentaux, cela tient à cc que Liebenow introduit des hypothèses qui ne sont que des conséquences de la théorie de Voigt ; existence de forces électro-motrices dépendant de la température en entraînement apparent de la chaleur par l’électricité. (Ecl. Elect., t. XX, p, 107).
- Les lois qui résulteraient de la formule de Liebenow appliquées aux corps anisotropes sont incompatibles avec les expériences.
- Voigt partage l’opinion de Liebenow qu’une chute de température dans un diélectrique doit donner aussi naissance à une force électromotrice : mais il fait remarquer que cette idée ne peut servir à expliquer la pyroélectricité ; car la polarisation apparaît dans la tourmaline, sous l’influence non pas d’une chute de température, mais d’une élévation de température uniforme. M. L.
- Sur l’interrupteur à liquide de Simon. — ZiEor un, (Wied. Ann., t. I.XIX, p. 718-719, nov. 1899I, réclame pour Richarz la priorité sur Simon; Richarz a signalé l’élévation de température qui se produit au voisinage des électrodes liliformes et Ziegler a étudié cette élévation de température, d’après les indications au moyen d’un élément thermoélectrique. Il a trouvé que la température de l’électrolyte croit avec l'intensité du courant, jusqu’au point d'ébullition; quand ce point d’ébullition est atteint, on observe le minimum d’intensité ou meme l'interruption du courant.
- Il reste à Wehneltle mérite d’avoir reconnu qu'en introduisant une self-induction dans le circuit on donne aux interruptions un caractère périodique régulier. M. L.
- Le Gérant : C. NAUD.
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- XXI.
- 5di 9 Décembre 1899
- Année. — N° 49.
- L’Éclairage Électrique
- Électriques — Mécaniques — Thermiques pwsu
- L’ÉNERGIE ^
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur â l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’É LECTRICITÉ (')
- Le contrôleur de M. Englewood comprend les divers organismes suivants : i° le régulateur proprement dit constitué, dans l’appareil représenté schématiquement en figure, par un rhéostat i, à bras 2 et touches 3, .commandé par les bielles 5 et 9, à bras 0 et 7, pourvus d’électro-aimants 11 et 12, entraînés, quand ils sont excités, par le disque en fer 4, commandé par l’armature de la dynamo à régulariser ou à contrôler.
- 2" Un manipulateur constitué par un balancier 13, à balais 14 et 15, avec sélecteur constitué par un levier 16, pivoté sur 13 en 17, à à dash-pot 18, balais 14 et 15, taquets 19 et 20. La poignée 2i du manipulateur est calée sur un axe 22, qui entraîne à frottement un balancier 23, entre les contacts 25 et 26, reliés par 27 et 28 aux électros n et 12. Le balancier 23 est relié par 30 au balancier 13, lequel est relié, ainsi que 16, isolé de 13, à la pile 29. Enfin 21 commande 13 par les boutons 34 et 45, pris dans les coulisses des leviers 31 et 32, pivotes en 33 sur 13.
- 3° U11 commutateur à deux solénoïdes 37 et
- 38, avec pile 39, reliés par 40-41 aux contacts 42 et 43 de 21, et dont les armatures 44 et 45 commandent un levier 47-49, à raquets 50-51 fixés sur un plateau 52, à balais 45 et 56, et relié d’autre part par les bielles à coulisses 62-63 au levier 58, pivoté en 59, avec rappel par le ressort 60 et contact 61. Suivant que l’on amène 21 sur 42 ou sur 43 l’un des solénoïdes 37 ou 38 fera tourner le disque 52 à gauche ou à droite, en fermant 61, de manière à envoyer le courant de ligne dans un sens ou dans l’autre au moteur.
- Pour mettre ce moteur en marche, on amène 21 par exemple sur 42, de manière que.37 ferme son circuit en 61 et par 52, en 56, ce qui fait tourner le moteur dans le sens de la flèche en trait plein. En même temps, 32 abaisse 13 de manière que 16,fermant 19, introduise 14 dans le circuit au moment même où ce balai arrive sur la touche A, et que le balancier 23 ferme le contact 25. Le courant de 29 parcourt alors le circuit (29, 13, 30, 23, 25,
- (') Voir L'Êciairàge ÊUdriqtv, t. XX, p. 2p.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- 12, 7> 5i a-> A, 14, 19, 16) excitant l’électro 12, qui, entraîné par le disque 4, repousse le bras 2 du rhéostat dans le sens de la flèche de manière à couper successivement les résistances et fait passer le bras C en b, ce qui coupe 12 du circuit et arrête le rhéostat. Si l’on veut augmenter encore la vitesse du moteur, il faut continuer le mouvement de 21 de manière à amener 14 sur bi et à rétablir le circuit de 12
- par bbr., puis sur cq'avec 6 sur ci, ce qui correspond à la vitesse maxima. Ce point atteint, pour ralentir, on ramène 21 en arrière de manière que le sélecteur j6 quitte 14 et touche 15, que 23 lâche 25 et touche 26 ; lé courant de 39 passe alors par 13, 23, 26, 11, d, D, 15, 16, de sorte que l’électro 11, entraîné par' 4 réintroduise graduellement les résistances par l’avancement de 15 sur I), c2 puis b v
- Four renverser la marche du moteur, on amène 21 sur 43, et l’on opère comme précédemment, avec cette seule différence que c’est l’électro 11 qui accélère le moteur, au lieu de le retarder.
- Les contacts A bt D c2 b* se recouvrent
- sous les balais 14 et 15 de manière que leur circuit ne soit jamais tout à tait rompu, et les dash-pot 78, 75 réglables en 76, règlent la vitesse de l’arrêt et de la mise en train indépendamment de celle de la manette 21 Enfin, le cliquet 77 arrête 21 en 78 et l’empêche de
- (variante).
- passer de 42 à 43, ou inversement, tant que le balancier 13 ne soit venu le déclencher par son talon 80, de sorte que le renversement du moteur ne peut se faire avant l'introduction des résistances.
- Bans le dispositif analogue jfig. 2), le levier 13,* tiré par les bielles 31-32, est rappelé par un ressort 36, et le sélecteur 16 a ses pôles 19 et 20 reliés par des fils aux balais 14 et 15 reliés à 16 par 81, Le dash-pot 84, réglable par la valve 85, a son cylindre pivoté sur l’articulation des bras 6 et 7 et sa tige, en 10, sur le pivot des bras 8 et 9 : il porte sur son cylindre les touches a b c d e et sur sa tige le contact 87, 88.
- En figure 3 le disque 4 porte un frein à bande 89, 90,91, ordinairement desserré par
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- l’armature 94 de l’électro 92, en série fg dans le circuit principal, et qui, dès que ce circuit
- Fig. 3. — Contrôleur Englewood.
- est rompu, serre automatiquement par son élasticité qui amène 94 dans la position poin-tillée.
- En figure 4, le levier 16 du dispositif
- U — Contrôleur Englewood (2
- figure 1 est remplacé par un levier 100, pivoté sur le même axe que 13, avec deux touches ioi et 102, faisant contact sur les bandes 103 et 104 des balais 14 et 15. L’arbre 106 (tig. 4
- et 5) du contrôleur 105, sans cesse ramené par le ressort 107 dans sa position d’arrêt du
- rôleur Englewood.
- moteur, est commandé par le pignon 108 et la crémaillère 109 (fig. 8 à 10) solidaire de l’armature 110du solénoïde m, à deux enroulements en série et opposés 112 et 113, ayant le même nombre de tours, mais l’un, 1 [3, de
- Fig. 6 et 7. — Contrôleur Englewood.
- résistance beaucoup plus grande que 112, Les mouvements de 109 sont contrôlés par un dash-pot 114, 115, 116, à cylindre de glycérine 117, dont les deux extrémités communiquent par un canal 118, a soupape réglable 130, 131 et robinet 119, rappelé par un ressort 120 (fig. 6) qui l’ouvre dès que l’électro 122 lâche son armature 121.
- En marche normale le courant passe (fig. 4 et 8) par 121, 126, 123, 122, 113 et 112 (dont l’effet est alors nul), de sorte que 122 maintient 119 fermé et 116 immobilisé. Si l’on pousse 2i davantage vers la droite (fig. 4), 31 remonte 100 qui, fermant le contact 102, 104, amène 14 sur G, de sorte que i° le courant
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- L’ÉCLAIRAGE
- de G, se dérive par 123 en 127, 102, 104, 15 G, a. b, c, d, 128, 124, i22. 113, 112, 99, et que : 20 l’action de l’enroulement 127 compensant celle de 126, l’armature 124 tombe sur 125 et dérive le courant de 122-113 à 122,
- Fig. 8, 9
- 112. II en résulte que le ressort 120, ouvrant 119, laisse la crémaillère 110 couper les résistances du circuit du moteur et en accélérer la marche avec une vitesse réglée par 130.
- Si l’on rapproche2i de sa positionino}renne, de manière à amener toi sur 103 et 14 dans le circuit, on en retranche le solénoïde 122 par H, a, b, c, d, e, ce qui rouvre 119 et permet au ressort 107 de repousser 110 et de réduire par 111, 108, 105 la vitesse du moteur.
- Le contrôleur Davis, de la Compagnie Westinghouse, est étudié de manière à pouvoir commander à la fois plusieurs moteurs : deux dans le cas représenté par les figures 11 à 16.
- L’arbre 3 du contrôleur
- ÉLECTRIQUE
- une roue de timonerie 4, 5 (fig. 11) et porte
- leur Davis (1898).
- un croisillon 9, à qt
- contacts 7, reliés aux résistances R (fïg. 12 et 15';. L’un des bras 5 de 4 commande, par la tige 16
- est actionné par
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- 365
- et le renvoi 15, 17, 13. un cliquet 14, normalement en prise avec le rochet fixe 11, qui
- Fig. 13, — Contrôleur Davis.
- permet de faire tourner 9 dent par dent : sa position de départ ou de zéro est déterminée par la butée du taquet 18 sur 19. L’arbre 3
- commande en outre par 20, 21 (fig. 14), puis par 20* 21*1, et plus vite, un arbre 22, qui mène par 23, 24, 25 (fig. 13) le tambour d, à contacts m et m' (fig. 15).
- Le commutateur à contacts r et est commandé, du carrelet 29, par 27, 26, 28, et 29 porte une carne 30, à trois dents 31, enclenchant le galet du levier 32, dont l’axe 33 porte un second levier 34, rappelé par un ressort 35, qui appuie 32 sur 30, et un troisième levier ou verrou 36, qui immobilise l’arbre 3 quand 31 se trouve dans l’encoche médiane de 30.
- Le coupe-circuit d.,, à contacts c et c'. est commandé, de 29", par une transmission analogue à celle de d', et dont les organes semblables sont affectés des mêmes chiffres sur les figures 12 et 13. Ainsi qu’on le voit par les figures 16 et 17, les extrémités des leviers 36 et 36* sont déformés différentes, et quand le galet de 32" est dans l’encoche médiane de I sa came 30** , l’arbre 3 est aussi immobilisé. |
- A cet effet, 3 porte (fig. 16) un manchon 37, avec gorge 38 et deux encoches, l’une 37* plus
- large que l’autre 37" . Au-dessous de 37, se trouve, fou sur 3, le guide 39 du levier 36 et 36°. Quand le galet de 32 est au milieu 31
- Fig. 16. — Contrôleur Davis.
- de sa came 30, 36 occupe la position figure 16, et cale 3 par 37 : quand il passe à droite ou à gauche de 31, 36 passe en 38, et laisse tourner 3. Quand 32* se trouve en 31*, sur sa came 30*, les deux moteurs sont en circuit, et 3ôa est, comme en figure 16, dans la gorge 38 de37; mais quand z2'1 quitte 31,,. 36., est relevé dans la grande encoche 37 b, qui permet à 3 de tourner seulement de ce qu’il faut pour relier les moteurs en série.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXI. — N° 49.
- Quand les balais io occupent les positions figures 12, en uu' tâu3 (fig. 15) le circuit est ouvert. Si les contacts m m' sont en s s' sur d,
- amène 10 sur les premiers contacts 7, le courant amené par t passe par toutes les résistances R aux moteurs en série MM'; puis les résistances sont successivement supprimées jusqu'àceque les balais 10 arrivent enï'îvv-V Si l’on continue à tourner la roue 4 de gauche à droite, on réintroduit successivement les résistances, puis on recoupe le circuit quand on revient en uu'u,u3. Les contacts mm' passent alors en pp\ pendant que les balais 10 passent de uu'u2us aux premiers contacts 7:
- les moteurs sont alors en parallèles avec toutes les résistances R en circuit ; puis, quand on revient en v v' v% zq, ces résistances sont de nouveau supprimées. Une rotation plus prolongée de 3 fait engrener 2oa (fig. 14) avec 2ia,de sorte que le tambour d amène rapidement m m! sur w et «/, mettant les bobines / et l' en dérivation sur les inducteurs / et j des moteurs. Pour renverser la marche des moteurs, on amène par d! r et r' sur_r et y, ce qui renverse le sens du courant dans les inducteurs f ttf. Pour couper le moteur M du circuit, on tourne di de manière à amener c et c' en r2 et r3 et, pour couper M', on amène cd sur r4 et r\
- ir Russell (li
- Le fonctionnement du servo-moteur de Russeli. représenté par les figures 17 à 20 fonctionne comme il suit :
- Quand les pièces occupent les positions figurées, Le courant de ligne AB au moteur 60-61 est rompu en 76, 76, ainsi qu’à l’élec-tro-aimant 24 dont l’armature 25, 26, 27 saisit par ses pinces 55 et 56, à ressort 59, le contact 8, à ressort 16. Si l’on amène le levier 30 à gauche, dans la position pointiilée figure 17, en la direction de la touche 9, il amène les contacts 43 et 44 sous ceux 49 et 50 du bras 23, de sorte que le courant passe aux balais Q du moteur par 49, 50, 43, 44 I et J ; le moteur, se mettant k tourner, fait, par 63, tourner le disque 64, jusqu’à ce que sa tou-
- che 74 ferme en 76, le circuit KL de l’élcc-tro 24, dont l’armature attirée lâche la touche 8; puis, 64 continuant à tourner, 74 lâche 76, rompt de nouveau le circuit de 24. L’armature de 24 ainsi lâchée et repoussée par son ressort 29 frappe la touche 8 assez fortement pour la repousser malgré le ressort 16, et la dégage des pinces 55 et 56, ce qui permet aux ressorts 35 et 36 des bras 33 et 34, solidaires de 31 et amenés dans la position pointiilée, de ramener, par 23, le bras 28 dans l’axe de 31, où il s’arrête par la butée de 56 sur la touche 9. On voit que l’on peut ainsi faire suivre au disque 64 le mouvement de la manivelle 30 d’une touche 8 à celle 9, puis à 10, le courant étant à chaque fois automatique-
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- ment rétabli, puis rompu parles touches correspondantes 73, 72... de 64.
- Fig. 18.— Servo-moteur llussell.
- Pour renverser la marche du moteur, il
- suffit de renverser celle de la manette 30, en
- Fig. 19 et 20. — Servo-moicur Russe]]. substituant ainsi les contacts 43 et 44 à 41
- Lefonctionnementdu commutateur automatique Hewlett, adopté par la General Electric C°, est le suivant (fig. 21 à 23). Dans la
- Fig. 21. — Commutateur Hewlett (1898).
- position indiquée en ligure 21, les contacts ou balais lamellaires E* E* ferment en CD, C' D' le circuit du branchement a' b' sur la dynamo S. Pour rompre ce circuit, il suffit de pousser le contact O sur son pôle négatif, ce qui fait passer le courant par Sa PK; KcOS dans le solénoïde P qui, attirant son armature B2, fait plier le genou L F2Fg, à ressort de rappel J, dans la position poin-tillée en figure 22, ce qui rompt rapidement les contacts E E2 E' et K7, et amène le contact K sur K'. Pour refermer le circuit sur a' b\ on amène O sur sa borne positive, ce qui ferme par S Oc K IC LB b S le circuit sur I5 qui, la course à droite de B3 étant limitée par la butée N, ramène le genou L dans sa position verticale, rétablissant le circuit de P en K', et fermant celui de a b' par E2 Ka.
- L’appareil porte en outre deux électroaimants soufflants, H H.wen dérivation, et qui excités aussitôt après la rupture des circuits en Eâ, soufflent les étincelles qui se produisent à la rupture finale en E'.
- Le principe de l’indicateur de vitesse Raps construit par la Compagnie Siemens et IIat.ske est que la force électromotrice aux bornes d’une dynamo à champ magnétique constant et sans réaction d’induit est proportionnel à sa vitesse, de sorte qu’il suffit d'actionner cette dynamo A (fig. 24) par le moteur Q, dont on veut connaître la vitesse, et de la relier à un galvanomètre B, pour lire cette vitesse sur ce galvanomètre. La dynamo A a ses inducteurs excités à saturation par une dynamo M, et son axe porte, pour faire
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE t.'xxi. - N°49.
- indiquer en R le sens de la rotation de Q, un commutateur D, constitué par un plateau G calé sur l’arbre F de A et portant,pivoté en H, un levier J, à deux cames Hj et H,, en prise
- respectivement avec les bras Nj et Na, il contacts R, et Rs, pivotes sur la plaque fixe E. L’extrémité Ldu levierJ appuie sur E par un bouton en cuir qui exerce un frottement léger.
- Fig. 24. — Indicateur de vitesses R'app (1899).
- mature C de l’indicateur 45 la marche en avant (Forward). Quand l’on renverse la marche de Q et de F, le frottement de L sur E amène J autour de H, et N, N, dans la
- position pomtillce, de manière à renverser par Rt R2 la direction du courant en 4 5 et à lui faire indiquer la marche arrière.
- (A suivre.) G. RtCUARn.
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- LES CONDITIONS
- POUR FIXER LES PAS PARTIELS D’UN ENROULEMENT D’INDUIT
- PLUSIEURS FOIS FERMÉ
- 2. Application des conditions trouvées au choix des pas partiels et des barres de départ. — Par définition, on a :
- A, — A, + dl.i Ai = A ,+4,
- Aa = A, + drl
- A, — A, + d,,s
- diU est toujours o. Outre onous avons par suite encore (/ — 1} valeurs à chercher pour du, Nous posons d'abord
- Alors, d’après l’inégalité (141 il faut choisir les pas partiels tels, que aucune des — l,c ——
- Ceci donne les valeurs inadmissibles pour d
- Expliquons cela par un exemple. Supposons
- Ai = 13 y* = 5 Xz —11 A = 7 r=A+.A + A + A = 36.
- Comme c — 4 on a y = 9c. Si on veut obtenir un enroulement fermé trois fois (i = 3) il faut que l’on ait d'après (6)
- valeurs de^ y ne soit divisible par ic. Si
- nous choisissons par exemple c = 4, les -= A valeurs suivantes ne doivent pas être des multiples de ic = 4/ :
- A
- Xi + y* rz
- x% + Xs + fi y s + X\ Xi
- Alors un trace fermé avec F —s : / barres est toujours possible.
- Les autres (/— 1) valeurs de d,,., (à savoir dt„ à F,-.,) doivent être choisies parmi les nombres entiers de 1 à [ic — 1). Elles doivent satisfaire à l’inégalité (14). Si nous désignons par (d) une valeur inadmissible pour uh nous pouvons par suite écrire les relations :
- yv+* id)=v-ic i
- Î , +l',C7') / ('5)
- De 12 r, i=. 36 nous tirons r, — 3. Il faut par conséquent choisir le nombre de barres s de manière que a- ne contienne pas le facteur 3. A part cela a- est quelconque. Des nombres de barres convenables seraient par exemple 48, Ao, 84, 96, 120, etc.
- Ees 6 valeurs de V r
- 23 18 7
- ne sont pas divisibles par 12. On peut donc exécuter un' tracé fermé avec s'= 4. a-barres.
- Nous obtiendrons maintenant d’après {16) les valeurs inadmissibles (d) en cherchant
- parmi les nombres compris entre ~VV et
- y.r ± (ic — 1) = V y ± 11 le multiple de
- ic = 12 et en formant la différence entre ce
- nombre et y
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Vr
- V
- v (<9
- 5 16 12 7
- 5 - 6 0 5
- 5 12 4
- 34 24 i
- 29
- 7
- Par suite les valeurs inadmissibles de d
- par conséquent d ne peut prendre que les valeurs
- o 2 3 9 IU
- C’est-à-dire : lorsque nous avons enroulé complètement un tracé fermé ayant pour origine la barre At, nous pouvons en exécuter un deuxieme convenable, sans tomber dans le premier, en choisissant comme barre de départ de ce deuxieme tracé l’une des barres Aj -+- 2, A, 4- 3, AJ-h 9) A, 4- IO-
- Or ce n’est pas deux, mais trois tracés fermés que nous devions exécuter. Le troisième tracé, lui aussi, ne doit pas tomber dans le premier. Pcir conséquent, si nous avons pris parexemple la barre A, —A, +2 comme barre de départ du deuxième tracé, il ne reste, comme barre de départ du troisième tracé,que l’mie des barres H- 3. A, 4- 9 et At4- 10.
- De plus le troisième tracé ne doit pas tomber dans le deuxième. Par conséquent il faut encore que
- -- d%.j
- ou d’une manière générale
- du,v — dun — 4.,
- n’ait pas une valeur inadmissible. Mais parmi les nombres 2, 3, g, 10 nous n'en trouvons pas deux dont la différence soit une valeur admissible de d.
- 3 9
- 6
- 8
- dr,i
- 9
- Par conséquent il n’est pas possible d’exécuter, avec les pas partiels choisis, un enroulement fermé trois fois.
- Essayons si l’enroulement est possible avec les pas partiels suivants :
- Xi =19 ya = 7 .r3=i5 r* = 7
- Nous avons :
- y + y% + ÿ-j + n = 48 = 4.12
- y y ±11 12 V id)
- 7 18 12 5
- 7 — 4 <'7
- 22 33 24 2
- 29 40 36 7
- 29 18 24 5
- 15 26 24 9
- 15 4 12 3
- Il résulte de ce tableau que les valeurs inadmissibles de d sont :
- {d) = 2, 3, 5, 7, 9, 10
- et les valeurs admissibles
- d — 0, 1, 4, 6, 8, 11.
- Il s’agit de voir, si parmi ces valeurs il y a (/ — 1) = 2 valeurs outre o qui conviennent pourra,,, et quelles sont ces valeurs.
- =: 1 4 6 8_ 11 dVti
- du.» — 3 5 7 10 1
- 2 4 6 4_
- '2' 5 6
- 3 ^
- Les valeurs qu’il faut choisir sont par suite :
- A, = Aj + 0
- A, = At + .1 ± 12 G*
- A8 = a, + 8 et 12 G,.
- On choisira de préférence toujours G » o
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- et A, = o, c’est-à-dire A, t=s s. Un enroulement correspondant avec s — 60 barres = 5) se trouve représenté à la figure 2.
- La recherche se présente un peu plus simplement lorsqu’on ne prend que deux, pas partiels (c= 2); c’est la solution employée presque exclusivement jusqu’à présent pour les enroulements réels. En effet, dans ce caserne
- peut prendre que la valeur y%. Parmi les nombres de 1 à [zi — 1) il n’y a par suite que deux valeurs inadmissibles deff, parfois mèmeune seule savoir lorsque y\ est un multiple impair de i. Car de la relation
- 1 -£ V .21 — (V — 1) 2Ï ^ zi — i
- il résulte
- ,'* = <W -T),'.
- Choisissons comme exemple un enroulement fermé cinq fois (* = 5) avec les pas partiels = 13 et yl = 7. On a
- y-Ji+Js = 20 = 2.10 ; ie = 5.2= ro r2 ,r5 ±9 10 V [d)
- 7 36 10 3
- 7 - 2 o 7
- <*«„ = 0 I L 4 (5) 6_ 8_ (9) i.,,
- du” = 3 (3) 4 2 (3) 5 (7) » 4 8 17) 2
- 1 2 4 5 4
- i (3) 4 2 (3) 5 6 8
- A, = A, + o A, = A, + 2 zt 10 Ga A, - A, + 4 ± 10 G3 A, = A1 + bzt 10 Gx A. — A, + 8 i xoGb.
- Si les deux pas partiels sont impairs, un enroulement fermé i fois est toujours possible. Il faut que l’on ait :
- yf±d^=V. 2i.
- Cette inégalité est toujours satisfaite lorsque le premier membre est impair. Il faut alors que à soit pair, étant donné quéj-% est impair. Parmi les nombres de 1 à (2 / — 1) il s’en trouve i impairs :
- 2.I-I, 2.2—1, 2-3 — 1... 2 i—ï
- et (i — 1) pairs :
- ün a ainsi immédiatement les (i — i) valeurs nécessaires de dUil convenant à l’inégalité. Toutes leurs différences possibles dtl,v sont également paires et satisfont par suite à l’inégalité. Par suite, si le pas résultant se compose de deux pas partiels impairs, un enroulement fermé quelconque est toujours possible.
- Si, au contraire, les deux pas partiels sont pairs, il faut que d soit impair afin que yz ± d devienne impair. Or, quoiqu’il y ait toujours non seulement (i — 1), mais i valeurs admissibles pour du>i, l’enroulement n’est pas toujours possible, parce que les différences réciproques du,v sont paires, et non impaires, et qu’il n’en existe pas toujours un nombre suffisant qui soient telles que, ajoutées à ou retranchées de ya, elles donnent des nombres pairs qui ne soient pas multiples de zi.
- Dans le cas d’un enroulement fermé une
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXI. — N° 49.
- seule fois les pas partiels ne doivent jamais être pairs, étant donné qu’il n’y a pour d que la valeur unique o et que ic est égal à 2.
- Prenons un exemple d’enroulement à pas partiels pairs :
- c — 2, i = 4, y, = 12, j'! = i(=ix i)
- y = j’, + v3 = 16 -- 2.8 r, = 2 yt ±7 8V (i)
- 4 II 8 4
- 4 --3 . 0 4
- <*«•1 = o i_ 2 3 (5) 6_ l_
- du,» — 1 2 (4) S 6 j_
- J 3 (4) 5 2
- 2 3 (T 3
- A, = A, + o
- A, = A,+ i±8G,
- Aa = A, + 6 ± 8 G,
- At =: Aj + 7 dr 8 Ga-
- Jusqu’à présent on a employé presque exclusivement dans la pratique la division du pas résultant en deux pas partiels ('). Mais s’il s'agissait, par exemple, de construire une commutatrice hexaphasée à-six pôles avec montage en série au continu, on ne pourrait obtenir l’égalité de la force électromotricc induite dans les six branches qu’en passant à la décomposition en six pas partiels. Une difficulté résulte de la diminution du nombre des lames du commutateur. Cette remarque a uniquement pour but d’indiquer que, du fait qu'actuelîement on n’emploie que deux pas partiels, il ne résulte pas nécessairement qu’il en sera toujours ainsi.
- 3. Relations avec l'induction électromagnétique. — Tout enroulement est. déterminé par le nombre de barres s et par son pas résultant
- (») Oh trouve des exceptions dans Arnold Ankerwick-lunçtit. p. 129 à 131 et figures uS, 119, i2o;icU=4; (Enroulement de Alioth et O); plus loin, p. 165 et fig. 148 (Induit à disque de Jehl et Rupp, 1887). Enfin les fig. 72, 117 et 137, (Enroulement de Frick).
- Le signe -j- conduit à la formation d’une onde d’enroulement (Wicklungswelle), le signe — à la formation d’un lacet d’enroulement (Wicklungsschleifc). Par là les nombres c et T sont également donnés. On en déduit i— . Jusqu’à présent le problème a été traité à un point de vue purement géométrique. Pour exposer les relations existant entre l’enroulement et l'induction électromagnétique il faut introduire dans les relations le nombre de pôles 2 p, le pas des pôles w, et le nombre 2a de circuits d’induit couplés en parallèle. Ces trois nombres se présenteront alors comme coefficients des trois grandeurs déjà étudiées y, s et c.
- Nous appelleronspas du champ /dénombré dont il faut augmenter ou diminuer le pas résultant y de l’enroulement pour l’arrondir à la valeur du multiple (le nT) de l'étendue transversale totale du champ — le plus proche. Le pas du champ f est par suite défini par les équations :
- Avec le signe — nous avons un enroulement progressifs avec le signe -h un enroulement rétrograde. Arnold a donné à ni le nom de pas des pôles.
- Sa limite
- résulte de
- D’après (17) on a
- pf = ± {py~ms) (18)
- ou, en appliquant l’équation (2)
- ?/=±(? t~mS)c <I,!
- ou, en se reportant à (6)
- pf~± (pri — m'~)ic (20!
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- Les inductions consécutives dans le circuit ne s’ajoutent plus, lorsque le pas du champ a atteint, par répétition, une valeur égale à la demi-dimension transversale du champ. Ceci se réalise après p pas résultants, car d’après (i7) on a
- d’où il suit
- S = 2p.?f (21)
- et
- ou d'après (6) et (20)
- Le nombre des barres en série est alors
- s" ~ PC (4
- et il faut mettre un balai (groupe de balais)
- après chaque série de p pas résultants y.
- Si l’enroulement doit contenir 2a circuits
- en parallèle, il faut que l’on ait :
- s = w-s" (5*)
- ou en appliquant (21) et (4b)
- 2P-?f~ aa.pc
- pf=ac (23)
- Nous appellerons — le rapport de couplage (Schaltungsverhæhnis) de l’enroulement. Il est égal à n pour un montage en parallèle à n.ip dérivations d’induit, et égal à — pour un montage en série. Suivant que l’on substitue dans (23) à pf sa valeur tirée de (18), (19) ou (20), on obtient :
- py — ms^z ac — 0 (25)
- p d----?;/S :± ci = n {26)
- pi-nwa: 4-=o. (27)
- L’équation (25) est la formule d’enroulement cI’Arnold généralisée par Reithoffer,
- Eicitbkrg et Kai.t.ir (Arnold, Ankenrickîun-gen, formule y, p. 29). y est le pas d’enroulement indiqué en nombre de barres, -d— dans (26) le pas de l’enroulement indiqué en nombre de bobines (J). l)e l’équation (27) il résulte que le nombre a des paires de circuits en parallèle de l'induit doit toujours être un multiple du nombre i des fermetures. Des équations (22) et (27) on déduit
- 9=TpTjT (2S>
- (L’influence de la zone neutre et du court-circuit est discutée dans la Zeitschrift fur Eiektrotechnik, Vienne, 1898, p. 19).
- Les différents genres d’enroulements résultent des différentes valeurs que l’on attribue aux constantes caractéristiques c, m et—.Les équations (24) et (25) permettent d’obtenir une division des enroulements d’induits d’après le schéma suivant :
- (*) Arnold Ankerwickhtngm, formule 7, p. 28. — Sur U page 22 de la Zeitchrifc für Eiektrotechnik, Vienne 1898, au contraire, la notion de la bobine du tambour n’est pas supposée définie par notre équation [2) s = Se, niais par 4= 2 S.
- A la rigueur on doit distinguer les trois nombres suivants :
- 1. Le nombre S des ensembles de pas (Schrittkomplexel, c'est-à-dire le nombre des pas résultants = [ai) = S.
- 2. Le nombre S’ des bobines (bobine comprise au sens propre mécanique) :
- Pour des induits à anneau :
- S' := Sc.
- Pour des induits à tambour et à disque :
- S' _ S --L .
- Cette distinction devient nécessaire particulièrement
- a. Pour des induits à anneau avec deux (ou plusieurs) pas partiels :
- s = S' zz Sc = (ai), c ' <jT.
- h. Pour des induits à tambour avec quatre (ou plusieurs) pas partiels, si 1.
- .î ^ 2 S' = Sc — (ai) c — <rT.
- c. A l’augmentation factice du nombre des lames du commutateur par des connexions intérieures dans le commutateur.
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- A. c = i, induit en anneau : s = S et
- I. m^o:py±a= o
- Le nombre S des bobines est quelconque d’après (26). Il faut que a soit un multiple de p.
- 1. a = p, montage en parallèle :
- ^±1=0
- enroulement en spirales ordinaire (/— 1).
- 2. a = np, montage en parallèle multiple
- enroulement à spirales imbriqué avec balais multiples (f—tt).
- IL m = 1 ; pr — s zh a = o
- A II est analogue à B IL a = 1 donne le schéma de Perry, a > 1 les schémas d’Arnold.
- III. m — 2, 3, 4, etc., donnent des connexions inutilement longues, mais pas d’enroulements essentiellement nouveaux.
- B. c = 2, induits en tambour et en anneau avec deux pas : s = 2S ctf = 2 ~
- pr — mszt2a-^o y = y i+?t
- enroulement ondulé^
- enroulement à lacets.
- I. m=o‘,py±2a=:o
- L’enroulement ondulé est impossible. Le nombre de barres est indépendant de y
- (*) Cette dénomination est de W. Fritsche (1889).
- et —, par conséquent aussi du nombre de pôles 2jv (Arnold, Ankenvicklungen, p. 95). Il faut que a soit un multiple de p (et non seulement de — p, puisqu’il faut que_v soit pair).
- ï. a —p, montage en parallèle.
- enroulement à lacets ordinaire (f—2).
- 2. a = np, montage multiple en parallèle :
- y =b 2» = 0,
- enroulement à lacets sautant (tig. 3) avec balais multiples (/ — 2n).
- Fig. 3.
- II. m — i,py—sAi2a = o.
- (Formule principale pour les enroulements ondulés.) L’enroulement à lacets donne des connexions inutilement longues.
- 1. a= 1, montage en série (') : p/ = 2,
- py —s — z = °-
- D’après (27) il faut que l’enroulement soit toujours fermé une seule fois.
- 2. 1 < a < p montage en série-parallèle (*) :
- py — szt 2a — o.
- 3. a — p, montage en parallèle : 2,
- py — s zt 2p = o ou
- p —
- montage en parallèle d’ÀRNOLn. Il faut que le nombre de barres soit un multiple du nombre de pôles, parce que y est pair :
- série ont été exécutés par Paris et Scott (1884) et H. Mül-Ier (1885). Le plus ancien montage en série provient de Frick (1877).
- (2) Indiqué par Arnold (1891).
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- 375
- 4. a = np, montage en parallèle n /- *« lultiple :
- y + n _ 0
- 2 2p '
- III. ni — 2, 3, 4, etc. (voyez A III).
- C. c — 3, 4, 5. etc., donne de s induits
- en anneau inutilisables. D. c = 4, 6, 8, 10, etc., donne de :s induits
- en tambour inutilisables. On calcule la force électromotrice i tu moyen
- de l’équation
- (29/
- ou d’après (5&), au moyen de
- El0. = F? “ iL (30)
- ou en appliquant (3^), au moyen de l’équa-
- Dans ces formules F est le flux issu d’un pôle et qui pénètre réellement dans l’induit, Fp est par suite le flux total dans l’induit. Si Z — s'C est imposé, une augmentation de £ correspond à une diminution du nombre k des lames du commutateur, puisqu’on a ordinairement
- k-S- —
- L’ouvrage connu d’ÂRNOLD contient l’étude détaillée des cas particuliers qui sont simplement indiqués ici, ainsi que d’autres détails.
- Remar'ques finales. — Le cas des enroulements une seule fois fermés est naturellement contenu comme cas particulier dans ce qui précède. Il est bien évident que les relations développées ici ne donnent pas encore la mesure de la valeur pratique d’un enroulement. Ici il s’agissait uniquement de discuter la possibilité de l’exécution des enroulements sans tenir compte de leur utilité ou de leur convenance électrotechnique. Du reste les avantages et les inconvénients des différents modes d’enroulements ont déjà été souvent discutés. Nous insistons sur le fait qu’en particulier le deuxième chapitre ne doit pas être considéré comme complètement étudié. On pourrait y découvrir encore diverses relations (lj.
- Si de plus ce mémoire pouvait servir de démonstration pratique du fait, que l’étude des enroulements peut être menée d’une manière aussi facilement compréhensible et aussi exacte que celle d’autres objets de l’électrotechnique, et qu’il n’est pas nécessaire d’avoir une connaissance spéciale de la théorie des nombres, il atteindrait encore un but autre que celui indiqué par le titre. II contribuerait alors à détruire le préjugé malheureusement encore très répandu, que les enroulements d’induits sont d’une diversité confuse, que leur nature compliquée ne permet pas rétablissement de règles générales, et que leur étude est au fond ennuyeuse quoique parfois nécessaire.
- Fritz Kmde et Svend Olsen.
- LIGNES DE TRAMWAYS A CANIVEAU LATÉRAL DE LA PORTE D’ASNIÈRES A LA BASTILLE
- C’est devenu une banalité de dire qu’en matière de traction, Paris est un véritable champ d’expériences. Non seulement la vapeur, l’air comprimé, l'électricité, le gaz, — voire même les chevaux — s’y disputent la faveur de fournir l’énergie motrice à ses
- tramways, mais chacun des modes de traction mécanique y est représenté par de nom-
- (!) Parmi les quatre pas de k figure, il y en a deux qui sont égaux entre eux (yi —yH = 7}. H est très instructif de chercher par exemple quatre pas différents cojivenahles, de manière que l’on ait yt >y3 >y-, >jvî.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- breux systèmes. Pour ne parler que de traction électrique, la dernière venue cependant, nous n’y trouvons pas moins de cinq
- systèmes en exploitation : le système par accumulateurs à charge normale ou à charge rapide (lignes de Saint-Denis, de Neuüly, de Courbevoie, etc.), le système Claret Vuilleu-mier à contacts superficiels (lignes de la Place delà République aux Lilas), le système mixte par accumulateurs et trôlet aérien (lignes de la Place de la République à Pantin et Auber-villiers), enfin le système mixte par trôlet aérien et trôlet souterrain à caniveau central (ligne de la Bastille à Charenton). En attendant que le trôlet aérien, toléré sur cette dernière ligne, arrive à conquérir définitivement ses droits de cité, deux autres systèmes ne tarderont pas à être employés sur les lignes intra muros : le système à contacts superficiels Diatto, déjà en exploitation à Tours, et un système pour 'la première fois employé en France, le système par trôlet souterrain avec caniveau latéral.
- Ce dernier système doit être employé par la Compagnie générale parisienne de Tramways sur la ligne de Saint-Ouen-Champ de Mars nouvellement concédée et sur les lignes de Place de l’Etoile-Gare Montparnasse et Gare Montparnasse-Bastille actuelle-
- ment exploitées par traction animale. L’ensemble de ces trois lignes forme un parcours ininterrompu de izkmffig, i); une faible partie, celle qui allant de Saint-Ouen à la porte d’Asnières est située en dehors des fortifications. sera équipée avec conducteur aérien ; la
- majeure partie, allant de la porte d’Asnières à la Bastille par l’Etoile, le Champ de Mats et la Gare Montparnasse, sera munie de conduc-teui's souterrains enfermés dans un caniveau latéral.
- Le décret de concession du 27 décembre 1897
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- de la ligne Saint-Ouen-Champ de Mars stipule en effet l’obligation d’établir en caniveau les conducteurs d’alimentation de la partie intramuros de cette ligne et, d’un autre côté, la Compagnie générale parisienne de Tramways n’obtint l’autorisation de substituer la traction électrique à la traction animale sur ses lignes Place de l’Etoile-Gare Montparnasse-Bastille que sous la môme condi-
- Maisquel genre de caniveau convenait-il d’adopter ? Le caniveau central adopté déjà par la Compagnie générale parisienne de tramways sur la ligne Bastille -Charenton après avoir fait ses preuves dans diverses villes amé-ricaines>en particulier àW ashing-
- r (') et à New-
- nients, entré autres ce! ni de moins bien résister aux déformations causées par le passage des lourds véhicules, le martelage des voitures de tramways et la poussée du pavé de bois, et celui, beaucoup plus important, d’exiger aux pointes d’aiguilles une large rainure ; mais en meme temps nous observions qu’il a sur le système à caniveau central l’avantage de ne pasaugmenter les difficultés qu’opposent les voies
- York j
- le
- dinairés à . culation de
- edes
- caniveau latéral employé à Budapest (3) et à Bruxelles (v)?
- En décrivant la ligne Bastille -
- Charenton (s) nous faisions remarquer que ce dernier système présente plusieurs inconvé- * (*)
- ('} L'Éclairage Électrique, t. II, p. 145, 26 janvier 1895; t. VI, p. 502, 14 mars 1896.
- p) Id., t. IV, p. 508, 14 septembre 1895; t. XV, p. 63, 9 avril 1898; ainsi que t. V, p. 283 et 6u8; t. VI, p. 267, t. XIV, p. 9î, t. XV, p. 63.
- (a) Id., t. X, p. 529, 20 mars 1897.
- (*) Id., t. XIII, p. 433, 4 décembre 1897.
- (e) ld., t.XVII, p. 317, i9 novembre 1898.
- onueres qui ne tardent pas à se former le long des rails. Tout d’abord les inconvénients parurent plus impor-tantsquel’unique avantage rappelé en dernier lieu et le caniveau central fut adopté par Compagnie Thomson- Houston chargée par la Compagnie géné-raleparisicnnede Tramwaysd’effcc-tucr l'installation delaligneBastille-Charenton.
- Mais en réalité, après quelques mois d'usage, on fut forcé de reconnaître que la gène apportée à la circulation des voitures par les rails de rainure du caniveau central est plus grande qu’on ne s’était imaginé, principalement dans les voies à pavage en bois, qui aujourd’hui sont nombreuses à Paris. Devant ce fait la Compagnie Thomson-Houston chargée également de l’établissement des nouvelles voies, résolut d’employer le caniveau latéral, mais
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- en y apportant quelques perfectionnements qui font disparaître ses inconvénients.
- L’inconvénient le plus grave, celui de donner lieu à une largeur de rainure exagérée (45 à 50 mm) aux pointes d’aiguilles, a été très habilement tourné en substituant le caniveau central au caniveau latéral dans le voisinage des aiguillages. La figure 2 représente très-nettement la disposition employée. Quant à l’in-
- Fig. 3. — Vue en plan du caniveau latéral.
- convénient du caniveau latéral de moins résister que le caniveau central aux diverses causes de deformations, il a été éliminé par des détails de construction qui donnent à l’ensemble une plus grande solidité (*).
- Les figures 3 à 6 montrent ces détails de construction. Les deux caniveaux sont placés du côté de l’entrevoie et portés par des chaises
- blir le long des voies, comme on l’a fait à Bruxelles, de trop nombreux regards fermés par des couvercles en fonte. Pendant les manifestations qui se sont produites dans la capitale de la Belgique il y a quelques mois, les manifestants ne trouvèrent rien de mieux que d’enlever ces couvercles pour empêcher les charges de cavalerie destinées à les disperser. Le moyen réussit : plusieurs chevaux trébuchèrent dans les regards et la cavalerie dut céder la place à l’infanterie
- Sur les lignes parisiennes, aussi bien sur la ligne Bastille-Charenton que sur les nouvelles, cet inconvénient se trouve supprimé, les couvercles en fonte des regards nécessaires à la pose des conducteurs dans les caniveaux étant recouvert par le pavage en bois et complètement invisibles.
- distantes de 1,05 m; les rails de roulement sont maintenus par des entretoises distantes de 2,10 m et des deux rails de rainure sont fixés entre eux d’une manière analogue. Des regards rectangulaires distants de 2,10 m d’axe en axe sont ménagés de part et d’autre des rails de rainure ; ils permettent de fixer à ces rails des supports isolateurs auxquels on attache, au moyen d’une goupille, les rails conducteurs, en forme de 1-, d’une longueur de 8,40 m. Ces derniers rails sont réunis par une connexion en cuivre. La figure 3 donne une vue en plan d’un caniveau, les figures 4 à 6 des coupes transversales d’une voie double entre deux chaises (fig. 4), au droit des chaises (fig. 5) et au droit des supports-isolateurs (fig. 6).
- Le mode de construction et de montage en voie ordinaire est très clairement représenté par les vues photographiques des figures 7 et 8. Comme l’indiquent ces vues, les chaises et les rails sont mis en place et les entretoises servent à régler l’ensemble. Alors sontmontésdans l’intervalle des chaises, des moules en tôle, présentant la forme qu’on désire donner au caniveau et autour desquels on coule le béton. Ces moules, formés de plusieurs morceaux, se retirent très facilement par la rainure après la prise du béton.
- Le caniveau fait, on boulonne les supports-isolateurs à la partie inférieure des rails de rainure aux endroits où l’on a ménagé les regards. On introduit les rails conducteurs dans le caniveau par un large regard; on les tire dans le caniveau au moyen d’une corde passant dans la rainure jusqu’à l’endroit qu’ils doivent occuper et il ne reste plus qu’à les soulever pour les fixer aux supports isolateurs. On fait ensuite la connexion électrique des rails conducteurs, on ferme les regards par une plaque de fonte; enfin on rétablit le pavage en bois des voies et on fait le raccord avec la chaussée.
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- L’établissement d très rapide. Malgré
- ble ou 200 mètres de igné, dont la portion < de la porte d’Asnières
- voie est d’ailleurs retards accidentels,
- étrangers à la construction, il a été possible d’établir chaque jour too mètres de voie dou-
- thsrri
- .-4
- MS:;
- voie simple. Aussi la i sans solution de continuité importante, ne instruite s’étend déjà tardera pas à être entièrement achevée, à la gare Montparnasse | A la traversée de la Seine, sur le pont de
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- l’Alma, il a fallu adopter un caniveau de forme f arches de maçonnerie du pont ne permettant spéciale, la hauteur disponible au-desssus des | pas d’établir le caniveau normal. Le caniveau
- employé, représenté pas les ligures 9 et 10, I des nervures. Les tubes sont maintenus par est composé de tubes jointifs en fonte d’un I des plaques d’acicr sur lesquelles reposent mètre de longueur environ, renforcés par I des rails de rainure en forme de Z ; des piè-
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- ces spéciales également en acier maintiennent ; ces rails en position et jouent le rôle d’entre- ] toises. Les rails conducteurs sont maintenus par des isolateurs de forme particu -lière ; ils sont à une profondeur inférieure d’en-
- 5 12,13 et 14 donnent 1 upes de la prise de cou
- profondeur des rails placés dans; le caniveau normal.
- Comme nous l’avons dit, les: aiguillages sont construits avec caniveau - axial.
- La Compagnie
- Thomson-Houston'a adopté le système qu avait déjà employé dons la construction lignes de la Compagnie des Omnibus et Tramways de Lyon (’) et que représente la figure n. L’aiguillage est commandé par l’intermédiaire d’un levier amovible actionné en dehors de la voie.
- La prise de courant, la charrue comme on l’appelle à Bruxelles, est analogue à celle en usage à Washington et sur la ligne Bastille-Charenton. Elle consiste en deux frotteurs de fonte pressés par des ressorts elliptique-légers et supportés par des bielles horizontales qui limitent leur jeu latéral. Grâce à ces bielles les ressorts n’ont pas besoin d’avoir une résistance mécanique considérable, car c’est par elles que sont maintenus les frotteurs et c’est à elles que ces derniers transmettent les efforts et les chocs. Le rôle des ressorts est simplement de presser légèrement les frotteurs sur les conducteurs latéraux. Les tigu-
- rie élévation et deux
- Par suite de sa constructioncette prise de courant ne peut être mise et être retirée de la rainure en tout endroit, comme à Bruxelles. Son
- niveau et sa sortie ne peuvent s’etfectuer qu'en certains endroits munies de trappes spéciales. Ces trappes s’ouvrent et se ferment rapidement au moyen d’un dis-representé par les a donné complète
- ) VEclairage Electrique, t. XVIII, p. :
- 1 févri
- satisfaction sur Dans la rainu
- ligne ;Bastille-Charenton. sont placées deux trappes
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- Aiguillage.
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- 'm
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- Fig. 12, 13 et 14. — Elévation et coupes de la prise de courant.
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- de fonte supportées d’un côté par un bâti également en fonte, et de l’autre côté par des charnières fixées aux rails de rainure. On peut élever ces trappes à la position marquée en pointillé sur le dessin par un simple mouvement du levier amovible représenté à droite
- en dehors de la voie. Des contrepoids sont disposés de manière à rendre la manœuvre très facile. Au point d’interruption des rails conducteurs, sont fixées des pièces en tôle de fer qui forment un évasement et qui guident la prise de courant quand on l’abaisse.
- Les trappes peuvent être manœuvrées par le conducteur, qui élève ou abaisse en même temps la prise de courant à l’aide d’un dispositif que nous allons décrire. Si le service est considérable, ces manoeuvres sont confiées à un homme qui prend soin des deux trappes placées côte à côte pour la commande des deux voies.
- Un problème plus difficile a été d’établir le
- support de prise de courant. Les conditions à remplir étaient en effet multiples :
- i° La prise de courant devait être susceptible de se déplacer latéralement d’un côté à l’autre de la voiture \
- 2° I)e pouvoir, dans sa position centrale, être retirée du caniveau ou y être introduite :
- 3° Ondevait, enfin, dans sa position latérale, pouvoir l’abaisser ou l’élever proportionnellement à la distance nécessaire pour passer
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- du caniveau latéral ordinaire au caniveau de faible profondeur comme celui du pont de , l’Alma :
- 4° Aux points de changements de la prise de courant, les circuits doivent s’établir automatiquement avec le mouvement même de la prise de courant ; il doit y avoir simultanéité dans les manœuvres, car le circuit de caniveau est complètement isolé, tandis que, dans le circuit de trolet, le retour se fait par les rails, d’où les avantages d’une manœuvre automatique.
- Les figures 18, 19 et 20 représentent le fonctionnement de la prise de courant dans trois caniveaux différents et donne, par des vues en coupe, une idée générale de ce fonctionnement.
- Le support de prise de courant est représenté avec plus de détails dans les figures 21, 22 et 23, la prise de courant est élevée dans sa position centrale au moyen de la vis fixée aux longerons du truck de la voiture. Cette vis est ma-nœuvrée au moyen d’une manivelle analogue à celle des combina-teurs ; elle change en même temps les connexions par l’intermédiaire d’un commutateur auquel elle est reliée par une bielle et une manivelle qu’on peut distinguer facilement surla figure. La construction de ce commutateur est semblable à celle descombinateursde voilures, avec balais, frotteurs, cylindres et ressorts de rupture brusque pour éviter la destruction des contacts.
- L’appareil de manœuvre en entier est le même que ceux employés sur les installations de Bas-tille-Charenton, de Lyon, de Nice, etc., à cette différence près que, sur ces lignes, les chaînes de suspension sont attachées direc- 1
- tentent à la prise de courant. Cette dern ne peut pas être ici suspendue de la m
- manière puisqu’elle doit : ment d’un côté à l’autre
- : déplacer lalén e la voiture ;
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- conséquent, les chaînes sont fixées à une sorte de bâti qui doit être mis mécaniquement en position de façon à ne pas faire obstacle au déplacement latéral de la prise de courant. Les figures 21, 22 et 23 représentent le dispo-
- sitif employé dans ce but. Les chaînes agissent d’abord sur les crochets aux extrémités desquels elles sont fixées, puis déterminent le mouvement ascensionnel du bâti dans ses glissières ; dans la traverse opposée au cro-
- Fig. 21, 22 et 23. — Appareil de manœuvre de la prise de courant.
- chct, est pratiquée une ouverture dans laquelle est placé un petit ressort spirale qui sert à engager le crochet quand le bâti est à sa position inférieure.
- Des dispositifs analogues, placés aux extrémités du chemin latéral de roulement, permettent d’élever la prise de courant pour passer en caniveau latéral de faible profondeur;
- le dessin représente un dispositif de commande destiné àêtre manœuvre aumoyen d’un mécanisme placé sur le côté de la voiture.
- Enfin, cette ligne présente un grand nombre d’autres particularités sur lesquelles nous reviendrons; la description que nous venons d’en donner suffit déjà pour montrer qu’elle offre un grand intérêt. J. Rtïyval.
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- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Interrupteurs Ellison.
- Dans la confection des divers modèles d’interruption que représentent les figures 1 à 5, le constructeur. M. Ellison, s’est particulièrement attaché à suivre les prescriptions imposées par les Compagnies d’assurances américaines, qui sont, comme on sait, extrêmement exigeantes en matière d’appareillage. Les différents organes sont à une distance plus que suffisante pour éviter la formation d’arcs permanents ; leurs sections et leurs surfaces
- Fig. 1 à 3. — Interrupteurs à main Eilison sans ou avec
- teur àmain à rupture brusque avec pare-étincelles détachables. Ces pare-étincelles, en cuivre rouge, sont fixés aux deux branches de la mâchoire et laissent entre eux un intervalle un peu plus petit que l’épaisseur de la tête de la lame auxiliaire qui est reliée au moyen de ressorts à la lame principale de l’interrupteur.
- De la sorte cette tète reste engagée entre le pare-étincelles et le circuit reste fermé tant que la tension des ressorts reliant la lame principale à la lame auxiliaire est inférieure à une certaine valeur. Quand cette valeur est
- de contact sont largement calculées de manière qu’ils puissent facilement supporter une surcharge importante pendant un temps très long. Toutes les parties traversées par le courant sont en cuivre rouge de haute conductibilité ; de plus, suivant la méthode américaine, toutes les pièces d’un même modèle sont rigoureusement calibrées de manière à assurer leur interchangeabilité.
- La figure 1 représente un interrupteur à main ordinaire,
- figures 2 et 3 représentent uninterrup-
- ositif de rupture brusque à pare-étincelies.
- dépassée, le circuit est brusquement ouvert et l’arc se brise entre le pare-étincelles et la tête de la lame auxiliaire. La position de l’interrupteur à l’instant où la rupture va se produire est indiquée par la figure 3.
- Les figures 4 et 5 représentent un interrupteur automatique. Le courant traverse le so-lénoïde que l’on voit à la partie supérieure de ces figures. Si l’intensité de ce courant s’élève au-dessus de sa valeur normale, pour laquelle l’appareil est réglé, la tige de fer placée suivant l’axe du solénoïdèest soulevée et ce mou-
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- vement dégage l’extrémité du levier horizontal qui, au moyen d’un ergot, maintient l’interrupteur fermé. Les faces des pièces de contact îamellées de la partie mobile, qui font entre elles un angle un peu plus ouvert que les faces des pièces de contact fixes sur lesquelles elles s’appuient, forment ressorts et ouvrent l’interrupteur dès que le déclenche-
- ment est effectué par le solénoïde. Cette ouverture est encore assurée par les positions relatives de l'axe de rotation et du centre de gravité de la partie mobile, positions qui sont telles que l’interrupteur tend toujours à s’ouvrir de lui-mème. De plus, mais uniquement pour assurer une rupture brusque, un fort ressort placé à la partie inférieure tend cons-
- Fig.
- Interrupteur automatique Eilison.
- tamment à séparer les contacts. Un interrupteur de ce genre remplace avec avantage un coupe-circuit fusible.
- Ces divers modèles d’interrupteurs se construisent en bipolaires et tripolaires avec prises de courant en avant, ou avec tiges de connexions à l’arrière avec pas de vis « système français ». J. R.
- Appareil de mise en marche des moteurs, dispositif Ellison.
- Cet appareil comprend un rhéostat, un interrupteur à main, les plombs de sûreté, un disjoncteur automatique à minimum et un disjoncteur à maximum: il réunit donc sur un môme tableau de dimensions restreintes les divers accessoires nécessaires pour le démarrage et le fonctionnement d’un moteur électrique à courant continu.
- Les figures 1 et 2 indiquent la disposition de ces différents organes. Lorsque le moteur fonctionne, le courant entrant par la borne B, suit le plomb fusible, la lame C, la manette QP, le disjoncteur à maximum 1), va h l’induit du moteur, 'passe par l’interrupteur à main I et ressort par la borne A. Une dérivation du courant part de la lame C, traverse l’électro-aimant E du disjoncteur à minimum et le circuit inducteur du moteur. Si pour une cause quelconque l’intensité du courant vient à diminuer au-dessous de sa valeur normale, l’attraction exercée par cet électro-aimant n’est plus suffisante pour maintenir en place la manette PQ,et un fort ressort placé autour de l’axe de cette manette la ramène jusque sur le plot isolé F, rompant ainsi le courant après avoir intercalé dans le circuit une série de résistances en dérivation sur les plots mi à Si au contraire l’intensité du courant
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- d’alimentation dépasse sa valeur normale, 1 par la lame R et les plots a et b reliés aux L’électro-aimant D attire son armature qui, I plots c et d auxquels aboutissent les extrémi-
- n° o OOO OOO OOO OOO OOO O'O O OOO ^>00 On O
- te's du fil de Pe'lectro E, met cet électro hors circuit: la manette PQ n’est plus maintenue
- Fig. 3. — Vue d’ensemble d’un appareil de mise en marche
- et, sous l’action de son ressort, elle coupe le circuit comme il a été indiqué plus haut. Le moteur se trouve donc protégé à la fois contre une diminution ou une augmentation de l’intensité.
- Pour mettre le moteur en marche on commence par fermer l’interrupteur I, on met ainsi en circuit les inducteurs. Puis on ramène la manette de F vers E de manière à fermer le circuit de l’armature et à diminuer peu à peu la résistance introduite dans ce circuit par le rhéostat. L’arrêt se fait en répétant ces deux opérations en sens inverse.
- La figure 3 donne une vue d’un appareil complet de mise en marche, le circuit étant ouvert. Pour les moteurs d’une puissance inférieure à trois chevaux on supprime du tableau le disjoncteur à maximum. Ces appareils se font couramment suivant 3 séries correspondant respectivement à 110, 220 et 500 volts ; chacune comprend 10 modèles, correspondant à des puissances comprises entre T/4 de cheval et 25 chevaux.
- Pont roulant électrique de 35 tonnes (’).
- Ce pont installé dans l’atelier de montage
- (l) Génie civil, 21 octobre 1899, t. XXXV, p. 408, d’après la Zeitscbrijt des Vereittes Deutscher Ingenieuere.
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- des chaudières à vapeur de la maison Picd-beuf, de Liège, et construit par la Compagnie Internationale d’Electricité, a une longueur de 16 m. Les vitesses des différents mouvements assez faibles, par suite de la nécessité d’utiliser le courant d’une dynamo de trop petite puissance que possédait déjà l’usine, sont les suivantes :
- Pour les charges de 20 tonnes et au-dessus, 2,7 m par minute;
- Pour les charges de 20 à 35 tonnes, 1,3 m par minute; Pour le déplacement du pont roulant, 40 m par minute;
- Pour le déplacement de son chariot, 15 m par minute.
- Ce pont roulant est pourvu de trois moteurs, un pour chacun des trois mouvements : levage de la charge, déplacement du chariot et déplacement du pont roulant.
- Les poutres principales, en acier, sont en forme de caissons ; elles sont reliées à leurs extrémités par des pou très également en forme de caissons portant les axes des roues du pont. Ces roues en fonte d’acier dur et munies d’une garniture en bronze phosphoreux tournent folles sur leur axe.
- Le déplacement est produit par un moteur de 10 chevaux excité en série placé au milieu
- pour le déplacemer
- « le déplac
- du pont (fig. i, 2, 3) et actionnant les roues par engrenages et un arbre longitudinal.
- Le chariot (fig. 4, 5, 6, 7, 8) est formé de fers à double T et en U rivés. Il porte un moteur de 15 chevaux excité en série et accouple par une liaison élastique à une vis sans fin à trois filets actionnant une roue dentée en bronze phosphoreux placée dans une boîte à huile. Ce moteur porte un frein
- électrique représenté schématiquement par la figure 9 composé d’une bande d’acier fixée à un levier commandé par des clectro-aimants dont les bobines sont en série avec le moteur. Quand on met le moteur en marche, Le frein s’ouvreautomatiquement; inversement quand on interrompt le courant, il se serre. La roue dentée en bronze commande par plusieurs trains d’engrenages la roue à empreintes por-
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- 39’
- tant la chaîne de levage ; le rapport de réduction est de i à 90 pour la grande vitesse et de 1 à 126 pour la petite vitesse. Sur l'arbre intermédiaire des engrenages se trouve le
- frein de la charge. C’est un frein à cliquets et à bandes de 0,010 m d’épaisseur et 0,025 m de largeur faisant deux fois le tour du disque de frein ; pendant le levage, Le cliquet est en
- prise et franchit les dents d’une roue à rochcts; pour laisser descendre la charge on desserre la bande de frein, le cliquet restant en prise, de sorte qu’on peut régler a volonté la vitesse de descente de la charge. La chaîne de Galle supportant la charge a une résistance à la rupture de 60 tonnes, et est disposée de telle sorte que trois brins de chaîne travaillent h la fois. Son crochet de suspension est double ; il est monté sur un roulement à billes qui lui permet, même avec la charge maximum, de tourner sous la pression de la main.
- Les mouvements de déplacement du chariot sont commandés par une dynamo de 5 chevaux par l’intermédiaire d'une vis sans fin et d’engrenages actionnant deux des roues du chariot. Ce moteur, ainsi du reste que
- celui qui commande les déplacements du pont, est muni d’un dispositif de freinage électrique adopté pour le moteur de levage ; grâce à ce
- . Fig. 9. Frein électrique.
- dispositif, l’arrêt se produit immédiatement dès qu’on interrompt le courant du moteur malgré la vitesse acquise tendant à continuer le mouvement.
- J. R,
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- 392 L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- SOCIÉTÉ DE PHYSIQUE DF. LONDRES Séance, du vendredi n\ novembre 1899.
- M. C.-H. Lkks fait une communication sur les conductivités de certains milieux hétérogènes pour un flux constant dérivant d’un potentiel.
- Deux formules ont été proposées pour exprimer la conductivité d’un mélange en fonction des conductivités de ses constituants. Suivant l'une, la conductivité est égale à une somme d’autant de termes qu’il y a de constituants, chaque terme étant le produitde la conductivité d’un constituant par la fraction qui exprime la proportion de ce constituant dans le mélange. Dans la seconde formule, la résistivité est exprimée de la même façon en fonction des résistivités et proportions des constituants. En général, la première formule donne des valeurs supérieures à celles trouvées expérimentalement ; la seconde au contraire donne des valeurs trop petites. Si l'on suppose le corps hétérogène formé d’une série de colonnes de différents constituants, s’étendant normalement entre deux surfaces équipotentielles, la conductivité est donnée avec assez d’exactitude par la première formule. Si au contraire on suppose que les constituants sont disposés suivant des couches parallèles, la seconde formule s’applique mieux.
- Dans sa communication, rauteur examine le cas où le corps hétérogène forme une lame plane et dont les constituants sont disposés comme les carrés d’un damier. Quand il n’y a que deux constituants, il est, dit-il, facile de montrer que le problème se ramène à trouver la forme des courbes équipotentielles et des lignes de force dans une portion carpée qui est divisée par une diagonale en deux parties constituées par des matériaux différents. Au moyen d’une représentation conforme, l’auteur ramène le carré à considé-
- rer à un quadrilatère en forme de cerf-volant ayant deux angles opposés égaux à un droit et les deux autres détermines par les conductivités des constituants de manière à donner des lignes équipotentielles rectilignes dans les deux portions de la figure qui représentent les deux matériaux et qui sont séparées l’une de l’autre par l’axe de symétrie. Love a montré que la relation existant entre les coordonnées d’un point dans les deux systèmes de représentation dépend de fonctions elliptiques ; mais dans le voisinage des points angulaires des figures, on arrive à une approximation suffisante par l’emploi d’une simple expression exponentielle. En appliquant ces considérations au cas du quadrilatère en forme de cerf-volant, le calcul devient facile. Ce calcul montre que la conductivité du carré est la moyenne géométrique de celles des constituants.
- Si l’on .suppose le milieu formé d’un nombre de constituants de plus en plus grand, chacun des constituants formant des carrés de plus en plus petits, 011 trouve que le logarithme de la conductivité d’un mélange est égal à une somme de termes dont chacun est le produit du logarithme de la conductivité d’un constituant par la fration exprimant la proportion de ce constituant dans le mélange. Par la superposition de flux, l'auteur arrive h démontrer que la loi ci-dessus reste vraie pour des flux dirigés suivant quatre directions différentes ; il en conclut que, pour la stiucture admise, cette loi s’applique pour un flux quelconque.
- Chute de potentiel au voisinage de l'anode dans les tubes de G-eissler;
- rarC.-A. SkinkerC).
- Dans les tubes de Geissler, l’anode se re-(') Wied. Ann., t. LXVIII, p. 752-768, août 1899.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- couvre toujours d’une gaine lumineuse : k l’intérieur de cette gaine la chute de potentiel est pratiquement négligeable. Mais entre l’anode elle-même, il se produit une différence de potentiel brusque, comme dans la région cathodique obscure, mais moins considérable.
- Skinner a mesuré cette chute de potentiel dans un tube renfermant de l’azote : avec l’hydrogène, les résultats sont très incer-
- Le dispositif expérimental est représenté par la figure i.
- anhydride phospliorique. — N a, tube
- phosphorique. — G,
- Le courant est fourni par une batterie de 500 accumulateurs : il traverse un galvanomètre et une résistance à iodure de cadmium.
- L’anode est toujours reliée au sol et on mesure la différence de potentiel entre cette anode et la sonde s au moyen d’un électro-mètre bien isolé.
- Toutes les mesures ont été effectuées quand la décharge n’était par stratifiée ; quand la décharge est stratifiée, la présence de la sonde modifie la forme des stratifications.
- La chute de potentiel anodique ne varie pas avec l’intensité du courant entre les limites où les observations ont été faites (0,05 à 4,5 milliampères).
- Elle augmente quand le tube a fonctionné quelque temps : celte augmentation provient de ce que la surface de l'anode, primitivement polie, se modifie : cette modification d’abord invisible, se traduit au bout d’un certain temps par un dépôt sur la surface de l’anode. Si on fait servir l’électrode ainsi modifiée comme cathode, puis de nouveau comme anode, la chute de potentiel anodique a diminué et tend à reprendre sa valeur primitive : la surface du métal s’est nettoyée par suite de la pulvérisation cathodique.
- La présence de la vapeur d’eau dans le gaz exerce un double effet : par elle-même,
- elle tend à abaisser la chute de potentiel anodique ; par l’action qu’elle exerce sur le métal de l’anode, elle tend à l’augmenter.
- La chute de potentiel est plus grande à la surface du platine mat qu’à la surface du platine poli; de même pour raluminium.
- La nature du métal de l’anode joue un rôle important : c’est l’aluminium qui paraît le moins sensible aux altérations de la surface.
- Des expériences définitives, dans lesquelles la surface de l’anode était soigneusement polie, il résulte que :
- La chute de potentiel anodique est indépendante de l’intensité du courant, ce qui a lieu pour la chute de potentiel cathodique seulement quand la surface entière de la cathode est entièrement recouverte par la lueur de la décharge.
- La chute de potentiel anodique croît lentement avec la pression du gaz (ftg. 2), dont
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- 394 L'ÉCLAIRAGE
- ne dépend pas la chute de potentiel cathodique.
- Cette dernière est environ quatre fois plus grande que l’autre.
- De deux métaux, celui qui donne ia plus grande chute de potentiel à la cathode donne la plus petite h l’anode.
- Quant au champ électrique (quotient de la chute de potentiel entre deux points par leur distance), il est d’autant plus petit au voisinage ^le l’anode et il est constant sur une longueur d’autant plus grande à partir
- ÉLECTRIQUE
- de l’anode que la chute de potentiel totale est plus grande. La variation du champ avec la chute de potentiel devient moins accusée quand la pression du gaz augmente.
- Il existe donc entre les gaines lumineuses qui recouvrent les électrodes une différence de potentiel indépendante de l’intensité du courant : entre les gaines elles-mêmes, se trouve un espace où le champ électrique est faible et qui par conséquent doit posséder une conductibilité relativement grande.
- M. L.
- CORRESPONDANCE
- Sur les mouvements pendulaires des alternatours.
- Rentré depuis peu de voyage, je trouve aujourd’hui seulement la note que M. Blondel a publiée dans le numéro du n novembre au sujet de mon article, du 28 octobre.
- Je n'avais pas jugé à propos d’associer M- Blondel à.ma revendication parce que, d’une part, il était cité dans l’article de M. Guillaume, et, d’autre part, je ne pouvais pas supposer que son article d’août-décembre 1892 avait été remis à la rédaction de la
- Lumière Électrique avant que le mien ait paru, pour cette raison que celui-là contenait des appréciations sur celui-ci. Mais il n’y a aucun besoin de faire appel au souvenir des collaborateurs du journal à cette époque - devenus rares d’ailleurs, — la parole de M. Blondel nous suffit.
- Pour répondre à la dernière partie do sa note, je * ferai simplement remarquer que j’ai bien eu soin de distinguer entre la formule approchée et la formule très complète contenue dans mon article de juillet-août 1893.
- En vous priant d'insérer, je vous adresse, etc.
- P. Boucuükot.
- CHRONIQUE
- Sur la stérilisation de Peau par l’ozone. — A la dernière séance de la Société des Ingénieurs civils, M. Marius Otto a fait une intéressante communication sur les progrès récents de l’industrie de l’ozone.
- Il commence par la description d’un nouvel ozoneur de son invention entièrement métallique ne contenant pas de lames diélectriques, la formation des arcs et des courts-circuits entre les électrodes se trouvant évitée par le déplacement relatif de celles-ci-Il indique ensuite les principales applications de l’ozone et en particulier la stérilisation
- de l’eau. Nous reviendrons bientôt en détails sur la description des ozoneurs Otto ; pour le moment nous nous bornerons à résumer la discussion qui s’est produite à propos de leur application à la stérilisation de l’eau et à laquelle ont pris part MM. G. Ri-chou, X. Gosselin, Ed. Badois, E. Hubou et D. Casalonga.
- M. G. Kichou fait remarquer que l’ensemble des appareils Otto, tant pour la production de l’ozone que pour son application, parait présenter un caractère plus nettement industriel et devoir donner un meilleur rendement que ceux qui ont été employés
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- dans les expériences de Lille, expériences que nous avons fait connaître à nos lecteurs dans le numéro du 28 juillet 1899 (t. XX, p. 127).
- À propos de ces expériences, qui, comme on le sait, ont donné d’excellents résultats au point de vue bactériologique, il se demande si l’on obtiendrait d’aussi bons résultats en opérant sur une eau de rivière dont le degré de pollution est beaucoup plus considérable et dont la quantité de matière organique en dissolution ou en suspension présente des variations très importantes. 11 craint que, outre l'augmentation de la dépense en ozone, l’incertitude de- la quantité d’ozone à employer n’cmpêche le procédé d’être économique et sûr. Il croit également que la nécessité d’un passage préalable au filtre à sable n’entraîne une augmentation sensible du prix de revient. Aussi craint-il que le chiffre de 0,01 fr donné par M. Otto comme le prix moyen de la stérilisation de 1 m5 d’eau ne soit largement dépassé dans la pratique.
- M. X. Gosselin qui a suivi les expériences de Lille au point de vue industriel pendant que M. Abraham les suivait au point de vue scientifique, présente à son tour quelques observations, il fait remarquer que la qualité d’un ozoneur dépend de l’isolement des électrodes, et il est d’avis que cet isolement est beaucoup plus facile à maintenir avec des électrodes fixes séparées par un diélectrique qu’avec des électrodes tournantes comme dans les appareils de M. Otto. Quant aux prix de revient, ils sont nécessairement variables suivant l’installation envisagée. Mais on peut affirmer, dit-il, que le prix de l’ozonisation est inférieur à celui de l’adduction de l’eau par une canalisation de grande longueur, lorsqu’on fait dans les deux cas intervenir les frais d’entretien, d’installation, l’intérêt et l’amortissement du capital engagé.
- M. Ld. Badois 11e paraît pas aussi convaincu de i’efficacité de L’ozonisation. Les expériences de Lille ont porté sur de l’eau de provenance souterraine, limpide et déjà presque purc-f-i^oo à 2000 microbes par centimètre cube). Sa qualité est à peu près constante ; en outre sa température varie peu. Qu’arrivera-t-il lorsqu'il s’agira de traiter de l’eau de rivière trouble contenant de 35 000 à 50 000 microbes par centimètre cube, chaude en été et froide en hiver ?
- Passant à la question économique, il ajoute : « L’ozonisation de l’eau potable et limpide de Lille n’atteint pas, dit-on, un centime par mètre cube. II est à supposer que l’épuration d’une eau non potable
- coûterait davantage et s’il fallait y ajouter l’infiltration préalable en grand, qui ne peut coûter moins de un centime et demi, on dépenserait 0,025 fr à 0,030 fr pour épurer de l’eau de rivière courante, tandis que le plus souvent, la plupart des villes peuvent se procurer de bonne eau de source à un prix de revient brut, chez l’abonné, moindre que celui-là.
- » Ce qui vient d'être dit ne s’applique pas à Paris, où les eaux des sources dérivées reviennent très cher, à 0,120 fr ou 0,130 fr, mais pour cette capitale comme pour les grandes villes, la question se présente sous une autre forme : quelles énormes installations faudrait-il faire pour stériliser plusieurs centaines de mille mètres cubes par jour ? A quelles dépenses d'exploitation cela conduiraitril, et en fin de compte l’efficacité permanente de l’opération serait-elle absolument certaine? En un mot, ne convient-il pas mieux d'approvisionner tout simplement de l’eau pure, qui ne nécessiterait pas tout cet embarras ? >» . .
- M. M. Otto répond au sujet du prix de revient que le chiffre de 0,01 fr est industriel. Il faut comps ter, en effet, 4 gr d’ozonepour stériliser 10 m3 d’eau, en comptant tout très largement, et notamment en prenant le kilowatt au prix de 0,10 fr, le prix réel de l^zone dépensé ne dépasserait pas 0,003 fr ce qui laisse une grande marge pour l’entretien et l’amortissement des appareils.
- En ce qui concerne les conditions de la stérilisation, M. Otto indique que ce qu’il est intéressant de considérer est non pas le nombre des microbes, mais le poids de ces microbes, c’est-à-dire le poids de la matière organique qu’il faut oxyder; c’est ce qu'indique du reste M. le professeur Duclaux dans son traité et c’est pour ccttc raison qu’il serait trop dispendieux de stériliser les eaux d'égout. Pour stériliser les eaux de rivière on a donc toujours intérêt à les filtrer.
- La température, contrairement à ce que craignait M. Badois, n'a pas d influence importante, les expériences faites ont prouvé qu’entre 0 et 30° la stérilisation se fait également bien à la condition que le mélange soit suffisamment intime; cependant il vaut mieux stériliser des eaux à la température de 15
- M. X. Gosselin répondant a une question de M. Hubou dit qu’une installation stérilisant 10000m3 d’eau est parfaitement possible. 11 fait remarquer que les eaux de Lille, bien que limpides, sont éminemment putrescibles. Après un séjour d’une nuit
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- en vase clos, l’eau prise sur la canalisation de Lille se trouve le lendemain complètement putréfiée.
- 11 répond ensuite à une question de Al. Casa-longa et de M. Richou, à savoir si les procédés d'ozonisation ne risquent pas de faire naître un produit artificiel, lorsqu’on introduit une quantité d'ozone supérieure à celle qui est nécessaire pour la stérilisation, c'est-à-dire pour l’oxydation des matières organiques. Il dit qu’aucun doute n'est possible sur ce point : le traitement par l’ozone procure une eau plus saine et plus agréable pour la consommation ; on a fait vivre dans l’eau ozonisée des poissons rouges, des écrevisses qui s’en sont très bien portés.
- Ai, Otto ajoute à ce propos que pour que l’ozone soit nuisible, il faudrait que ce gaz fut soluble en excès. Or, les expériences ont prouve qu’il ne l’est pas quand l’eau contient encore des matières organiques, ce qui est le cas de toute eau potable. Les réactifs colorants ne donnent aucune coloration avec l'eau qui vient d’être stérilisée ; à l’analyse on constate simplement une légère augmentation de la teneur en oxygène de l’eau, ce qui est précieux au point de vue hygiénique.
- Dispositif téléphonique Dussaud à grand rendement sonore. — Al. Dussaud en poursuivant ses recherches, signalées antérieurement dans ce journal. sur le téléphone, le microphone et le phonographe, est parvenu à un dispositif utilisant ces trois instruments et permettant de reproduire avec une grande intensité sonore cl autant de fois qu’on le veut des paroles prononcées devant un transmetteur microphonique. Dans ce but la membrane du téléphone récepteur est placée devant un cylindre de cire où elle inscrit ses vibrations ; un phonographe transforme ensuite ces inscriptions en ondes sonores.
- Les moyens utilisés pour arriver à ces résultats sont indiqués succinctement dans une note présentée à la séance de l’Académie des sciences (iComptes rendus, t. CXXIX, p. 88o).
- D'après cette note, M. Dussaud a constaté que le rendement d’un transmetteur est d’autant meilleur qu’on enferme davantage de membranes micropho-niqces dans une caisse de résonance où vient vibrer l’air mis en mouvement par la voix et que l’on augmente encore ce rendement en faisant agir l’air vibrant sur chacune des deux faces des membranes microphoniques. Ces membranes sont réunies par
- des doubles cônes et des granules en charbon.
- Pour le récepteur le rendement est d’autant meilleur que l’on donne plus de facettes à chacun des pôles de l’électro-aimant, chaque facette ayant en face d'elle une plaque vibrante, et l’on augmente encore ce rendement en recueillant l’air ébranlé des deux côtés de chacune des plaques vibrantes au moyen de conduits qui aboutissent à un même orifice.
- C’est « en se servant de deux postes où sont appliqués les principes ci-dessus » que l’auteur a obtenu un rendement suffisant pour actionner un phonographe.
- Il a pu enregistrer ainsi, à un très grand nombre de kilomètres, et avec les courants ordinaires de la téléphonie, des conversations téléphoniques, des auditions théâtrophoniques et des discours. le poste transmetteur étant dans ce dernier cas, dissimulé sur la tribune de l’orateur.
- Revêtement en verre adhérent et étanche sur les fils de fer ou de nickel. — Depuis plusieurs années, l’industrie produit des verres dont la grande dilatation permet une liaison intime avec le fer ou le nickel; ce qui rend l’opération particulièrement difficile, c’est que, sous l'action de la chaleur, ces métaux s'oxydent pendant qu’on les noie dans le verre ; il en résulte une liaison perméable aux gaz; d’autre part, les gaz qui se dégagent lors de l’oxydation du fer, toujours plus ou moins carburé ou contenant d’autres impuretés, forment des bulles qui empêchent la liaison d’etre parfaitement étan-
- II ne semble guère possible d’éviter l’oxydation du métal; aussi doit-on revêtir les fils d'un enduit apte à exclure l’accès de l’air et capable de s’allier facilement au verre pendant la fusion.
- La matière qui conviendrait le mieux serait encore le verre, mais en faisant le vide dans un tube de ce verre où l’on a placé le fil, la pression atmosphérique refoule la paroi le long du tube et produit des plis longitudinaux. D’après I’Ai.loemeinf. Lôlek-TRiCiTAiîTs Gesellschaet (brevet français 287716), on doit placer, pour obtenir une liaison étanche, le fil métallique dans un tube de verre très minceet dont le coefficient de température soit aussi élevé que possible; on chasse l'air du tube en y introduisant un gaz neutre, tel que le gaz d’éclairage, l'hydrogène ou l’acide carbonique, il ne reste plus alors qu’à fondre le verre sur le fil. G.
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- Recherches expérimentales sur l’origine del’élec-tricité de contact. - C. Ciikistianskn (Wied. Ann., t.LXLX, p. 661-673, quatrièmemémoire:cf.7^c/.£’/ec/., t. VII. p. 38 ; t. VIII, p. 4i)adécouvert que quand une veine de mercure coule dans l’intérieur d’un cylindre métallique, un clectromètre dont l’une des paires de quadrants est reliée au mercure et l’autre au sol,indique la différence de potentiel de contact entre le mercure et le métal du cylindre.
- L'auteur a établi précédemment que la différence de potentiel entre les métaux s'annule, quand ils se trouvent dans une atmosphère de gaz inerte. Les expériences faites avec des amalgames Zn, Cd, Pb> Sn dans l'hydrogène, l’azote, le gaz carbonique, le protoxyde d'azote, conduisent encore à cette conclusion, si on ne veut pas admettre que les gaz suivent la loi des tensions de Volta.
- Dans l'oxygène, la différence de potentiel observée varie avec la longueur et la vitesse de la veine de mercure: les résultats se relient difficilement aux autres si- on n’admet pas que la différence de potentiel entre l’amalgame et le mercure est nulle et que
- polarisation de la surface, très lente dans les autres gaz, est plus rapide dans l'oxygène.
- Les expériences dans l’oxygène sont délicates, surtout clans l’oxygène sec, parce que la surface de la veine se recouvre d’oxyde et la veine « s'allonge », c’est-à-dire cesse de se résoudre en gouttes.
- Christiansen élimine cette difficulté en déterminant directement dans une seule expérience la différence de potentiel entre le mercure et l’amalgame ; c’est l’amalgame qui forme le cylindre; il s’écoule par un certain nombre de veines formant les génératrices du cylindre.
- Dans l'oxygène, la différence de potentiel entre le mercure et les quatre métaux étudiés, dépend essentiellement du degré d'humidité du gaz. Si la force élastique de la vapeur d’eau est notable, on observe la différence de potentiel habituelle; dans l’oxygène très sec, cette différence diminue et finit même par changer tle signe.
- ,Mg, llg
- Zn llg
- Cd | Hg
- Pb | Hg
- Eleotrographies. — L. Fo.w.vt (Wied. Ann., LXIX, p. 479-482, octobre 1899; a obtenu des
- 1,18 volt — 0,98
- + 0,88 » — 0,76
- + o,88 » — 0,41
- -j- 0,62 » - 0,07
- M. L.
- épreuves sur du papier photographique au moyen des aigrettes électriques. Ces aigrettes jaillissent entre une pointe et un disque;-sur le disque, on pose un bloc de bois et on recouvre celui-ci de papier photographique très sensible. Si le bois est coupé perpendiculairement aux fibres, Limage est circulaire, sinon, elle est elliptique ; la structure du bois s’aperçoit très nettement sur l’épreuve.
- Il est préférable de prendre la pointe comme pôle négatif, parce que le papier est moins influencé par la lumière de l'aigrette, qui est plus faible au pôle
- Dans une coupe de chêne, les rayons médullaires sont eh clair ; dans une coupe de hêtre, ils sont en noir: les couches concentriques sont figurées dans les deux cas par des noirs. Or l’examen microscopique révèle que les rayons médullaires sont riches en amidon dans le chêne, pauvres en amidon dans le hêtre ; l’électrographie exprime donc non les caractères optiques du bois, mais sa nature propre.
- ___________. M. L.
- Aigrette dansle champ magnétique. — M. Tœplkr (Wied. Ann., t. LXIX, p. 680-685) dispose un électroaimant devant une plaque d’ardoise, qui sert de cathode : l’anode est une pointe mousse qui passe entre les armatures de l’électro-aimant. Les deux électrodes sont reliées aux pôles d’une machine à influence à 60 plateaux.
- Le champ magnétique provoque une déviation de l’aigrette, conforme aux lois de l’action du champ sur un élément de courant mobile.
- En outre sous l'influence du champ, les diverses couches de lumière que forme la décharge se resserrent du côté de la cathode. Si le champ est très intense, les couches elles-mêmes se déforment, se déplacent latéralement l’une par rapport à l’autre, les traits lumineux paraissent coupés dans une direction oblique par les intervalles obscurs. La différence de potentiel entre les électrodes augmente, quand on maintient constant le débit de la machine.
- M. L.
- Etude des ondes stationnaires de Hertz au moyen d’un cohéreur. — Les ondes électromagnétiques issues d'un oscillateur et réfléchies sur un miroir métallique donnent naissance, comme on sait, à des ondes stationnaires. Un résonateur déplacé suivant la normale au miroir indique des maxima et des minima de résonance correspondant
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- aux ventres et aux noeuds. Les longueurs d’ondes ainsi mesurées dépendent du résonateur employé; pour obtenir la longueur d’onde de l’oscillateur, il faudrait se servir d’un résonateur dont les oscillations s’amortissent plus rapidement que celles du vibrateur, le mieux serait d'employer des appareils n’ayant pas de période propre de vibrations, mais sensibles à toute action indépendamment de la fréquence.
- Il semble donc qu’un cohéreur satisferait à ces conditions et de fait Le Royer et Van Berchem l’ont utilisé (Arch. Sc. phys. et nat., t, XXI, p. 553, 1894. — Écl. Élect., t. XV, p. 37.3. 28 mai 1898), et ont observé que la longueur d’onde mesurée ainsi dépendait des dimensions de l’excitateur et ne changeait pas si l'on modifiait le tube à limaille. Ce résultat prouverait que le cohéreur est apériodique et que la longueur d'onde obtenue est celle du primaire dans l’air.
- Le professeur O. Murant qui avait déjà fait quelques expériences du même genre avant la publication de celles de Le Royer et Van Berchem ei avait obtenu des résultats différents, a repris ces recherches pour éclaircir la question. Ces conclusions, publiées dans 71 Nuovo Cimenta, t. VIII, p. 36, 1898, sont définitivement contraires à celles des physiciens de Genève. Au lieu de placer le cohéreur en série avec la pile et le galvanomètre, l’auteur a préféré fermer le circuit d’un Daniell sur une résistance de 2000 ohms, auquel cas l’élément se maintient bien constant, et prendre entre deux points comprenant une résistance de 1 ohm une dérivation avec cohéreur et galvanomètre; de celle façon, la résistance du circuit du cohéreur provient presque entièrement de lui.
- de Lise par Federico et Pasquini, confirment pleinement les résultats du professeur Murani.
- G. G.
- Rapport de la charge électrique à la masse dans les rayons cathodiques. — M. Simon (Wied. Ann., t. LXIX, p. 589-612, novembre 1899) a répété les mesures effectuées précédemment par Kaufmann, (Ecl. Elect., t. XIV, p. 122) avec quelques perfectionnements.
- Kaufmann avait utilisé la formule :
- ________
- 11 I« ^ C'ixJ0 hv-r]2 W
- Dans cette formule, V0 représente la différence de potentiel entre les électrodes, I l’intensité du courant magnétisant, H0 l’intensité du champ magnétique pour Vunité d'intensité du courant. Les rayons non déviés se propagent dans la direction de l’axe des x, les lignes de force magnétique sont dans la direction de l'axe desp* et la force déviant les rayons agit dans la direction de l’axe des 7. Cette formule (1) n’est exacte quepour les petites déviations. Pour les déviations notables, il faut introduire un terme correctif. La correction effectuée par Kaufmann est trop petite.
- L’accélération due à la force magnétique est partout normale à la trajectoire des rayons cathodiques : elle a pour valeur —’ en appelant v la vitesse de translation des rayons et ? le rayon de courbure de la trajectoire; d’autre part, cette accélération est égale
- -i- H .v
- Avec ce dispositif, le professeur Murani a constaté la présence d’un noeud très t'oisin du réflecteur; si à partir de là, on éloigne le tube, la déviation galvanométnqoe croit subitement et reste constante quelle que soit ensuite la distance du tube au miroir. L'auteur a repris les expériences avec des tubes à électrodes de cuivre, pensantqu’un tube de ce genre pourrait fonctionner comme un résonateur et aurait une période d'oscillalion ; les résultats obtenus confirment les précédents. L’explication serait, suivant l'auteur et suivant Righi, que le primaire émet une radiation simple et que le cohéreur est modifié dès l’arrivée de l’onde issue de l'excitateur avant le retour de l’onde réfléchie.
- Des expériences faites d’autre part au laboratoire
- en remplaçant p par sa valeur. Les dimensions de l'appareil employé par Simon, sont telles que
- est négligeable vis-à-vis do I, ce qui permet de borner le développement en série au pre-mierterme. Encvaluantpar approximation leterme correctif, on arrive à l’expression
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- dans laquelle on a posé pour abréger:
- ,__,[ 1 ,.£H£^T.
- Ces équations ne sont valables qu'à une condition: c’est que le champ magnétique soit nul entre la cathode et l’anode, c'est- à-dire si pour
- Pratiquement on ne peut réaliser cette condition, mais on obtient le môme résultat en plaçant l’anode en un point de l’axe des .v tel que l’on ait :
- j H dx — o
- Il est permis alors d’admettre dans le calcul que la force magnétique commence à agir en ce point.
- De ses expériences, Simon a déduit la valeur
- ~~ ~ 1.865.1«J7 C.G.S.
- ^ M.L.
- Actions chimiques des rayons Rœntgen. — Dans notre dernière chronique nous indiquions (p. 359), d’après une note communiquée à l’Académie des sciences, les effets chimiques des raj^ons Becquerel observés par M. et Curie.
- P. Villard croit devoir, à ccttc occasion, publier (Comptes rendus, t. CXXIX, p. 882) l’observation sui-
- « Quand un tube de Crookes a fonctionné pendant quelque temps, le verre de l'ampoule prend, comme on le sait, une teinte violette très accentuée dans toute la partie située au-dessus du plan de l’an-ticalhode, c’est-à-dire clu côte où celle-ci reçoit les rayons cathodiques. Cette région de Tampoule est frappée àla fois par les rayons X et par les rayons cathodiques diffusés ; l’expérience suivante permet de décider auquel des deux rayonnements il faut attribuer l’action observée.
- » Dans un tube defocus, j’ai entouré l'anticathode par un large tube, soit de verre, soit de cristal, dont la paroi intérieure pouvait être protégée contre les rayons cathodiques par une très mince feuille d’aluminium, très transparente aux rayons X. Une silhouette en métal opaque, en platine par exemple était, au besoin, interposée sur le trajet de ceux-ci. Après une demi-heure environ de fonctionnement, j’ai obtenu les résultats suivants :
- » Quand il n’y a pas de feuille d’aluminium, le tube noircit fortement s’il est en cristal, et prend la teinte bleuâtre, à reflets métalliques, du cristal réduit. Il brunit simplement s’il est en verre ordinaire, lequel contient toujours un peu de plomb. C’est la réduction cathodique ordinaire, semblable à celle qui se produit dans une flamme réductrice. L’interposition de la feuille d’aluminium, arrêtant les rayons cathodiques, supprime complètement cette réduction ; et l'on obtient alors une coloration violette, aussi bien avec le cristal qu'avec le verre. Cette modification est évidemment dueauxrayonsX : elle ne sc produit en effet qu’au-dessus du plan de l’anticathode, et, si l’on a interposé une petite lame de platine sur le trajet des rayons, la région protégée par celle-ci reste incolore. C'est à ce phénomène que je faisais allusion dans une conférence faite devant la société de Physique à la séance de Pâques, en disant qu’il était à la rigueur possible d’obtenir une radiographie en prenant comme préparation sensible une simple lame de verre.
- » Cette transformation du verre ou du cristal est certainement due à un phénomène d'oxydation, car on l’obtient egalement en chauffant le cristal dans une flamme très oxydante. Très probablement la coloration violette est produite par le manganèse ; on sait que ce métal, au maximum d’oxydation, colore le verre en violet.
- » Ces résultats établissent une analogie de plus entre lés rayons X et les radiations émises par les substances radio-actives. Pour cette raison je me propose de reprendre les expériences précédentes, mais en substituant au verre ordinaire un silicate contenant, en quantité notable, une matière dont l’oxydation soit aisée à reconnaître. »
- Action des rayons X sur l’évaporation et le refroidissement dans l’air. —Lenard (Wiedd. Ann., t. I.XIII, p. 253, 189;) a trouvé qu’un faisceau de rayons X ou mieux de rayons cathodiques provoque la condensation d’un jet de vapeur autour d’une surface métallique et modifie la buée que l'on obtient en refroidissant par détente un gaz humide. M. P. PurriNiii-u a donné dans H Nuovo Cimenta {t. vm. p. 299) le résultat des expériences qu’il avait entreprises sur cette action. Le réservoir humide d’un psychomctrp est soumis alternativement aux radiations émanées d’un grand tube focus dont il est séparé par un grand carton recouvert, dans la partie voisine du tube, d’un petit réseau
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- d’étain communiquant avec le sol, de'façon à dirai- ! nuer les actions thermiques et éiectriquee émanant j du tube et de là bobine excitatrice. L’action du tube augmente la différence entre les températures indiquées par les deux thermomètres. La variation de cette différence croit avec la puissance du tube.
- Les rayons X accélèrent donc légèrement l’évaporation agissant peut-être sur l’air ambiant, en augmentant' son pouvoir de convection. L'auteur montre ensuite que les rayons de Rœntgen activent le refroidissement d’un corps dans l’air; un thermomètre chauffé est placé dans une enceinte à température constante et l'on étudie la vitesse de refroidissement; elle augmente de lorsque l’on fait agir les rayons X sur le réservoir à travers une fenêtre ménagée à cet effet. G. G.
- Contribution à l’étudo des rayons de Becquerel. — M. I$ehiir.NDSF.N a étudié {Wied. Ann., t. LXIX, p. 220-235, septembre 1899; la polarisation des rayons de Becquerel par la tourmaline, avec quatre échan. tillons de lames et n’a obtenu que des résultats négatifs.
- Il a cherché ensuite l’influence de la température sur le rayonnement de diverses substances: plusieurs échantillons de pechblende, uranium métallique et une substance active qu’il appelle subliméX. Ce sublimé X se prépare en calcinant une petite quantité de pechblende finement pulvérisée dans un creuset qui est recouvert d’une capsule renfermant de l’eau ; sur le fond du couvercle dont la température ne peut dépasser ainsi ioo°, se forme un dépôt noir brun, ou jaunâtre ou rougeâtre et très actif. Les intensités des radiations émises par ces substances, uranium, pechblende et sublimé X, mesurées par la méthode électrique sont entre elles comme 1 ;
- L’influence de la température sur le rayonnement est accusée surtout dans la pechblende: quandonla refroidit jusqu'à — 50“ ou — 6u°, l’intensité du rayonnement diminue , elle augmente quand on élève la température à ioo°-130*’, mais si on porte la pechblende au rouge, son activité subit une rétrogradation notable.
- L'uranium métallique subit aussi une diminution d’activité vers — 50" ; mais l’augmentation due à l'élévation de température n’a pu être constatée d’une manière certaine.
- Avec le sublimé X, on observe les mômes variations que sur la pechblende.
- ! Behrendseii pense'que l’énergie rayonnée par les j substances actives estd’origine chimique et provient de la transformation lente de la constitution chimique d'eces substances; il reconnaît'cependant qu’il est difficile de comprendre comment les minerais d'uranc qui reposent depuis des siècles dans le sol n’ont pas encore atteint leur état d'équilibre.
- D'autre part l'activité des substances augmente à mesure que leur richesse en éléments actifs aug-' mente, ce qui donne un appui à la théorie de M. et M",uCuriectd’LlsteretGcitel, qui regardent l’activité comme une propriété atomique de certains éléments. M. L.
- Action des rayons de Becquerel sur l’étincelle et sur l’aigrette. J.ELSTEHet II. Geitel ( Wied. Ann.. t. LXIX, p. 673-676 ) ont trouvé que les rayons de Becquerel émis par une préparation de radium, modifient la décharge électrique, quelle que soit la nature des électrodes ; le phénomène est analogue à celui qu’on observe avec la lumière, mais, qui dans ce dernier cas, se produit seulement quand la cathode est en zinc amalgamé.
- Un disque de métal est relié au pôie négatif d’une machine à influence; une boule, placée en face du disque, est reliée au pôle positif. Dèsqu’on approche la préparation de radium, les étincelles ou l’aigrette disparaissent, elles sont rcmplacccspar des décharges en lueurs. Dès qu’on intercepte les rayons par un écran, les étincelles ou l’aigrette reparaît. Si on augmente beaucoup les dimensions cle la cathode (25 à 30 centimètres de diamètre), la décharge devient si sensible qu’on peut éloigner leradiumàplusieurs mètres sans supprimer l'effet. Si le radium est enfermé dans une caisse de plomb de 6 millimètres d’épaisseur, le phénomène cesse de se produire quand la distance dopasse 20 à 25 cm.
- Il est à remarquer que l’aigrette négative ne disparaît pas; la différence provient sans doute de l’inégalité entre les vitesses des deux espèces d'ions.
- Les rayons de Rœntgen ne produisent riend’ana-logue, probablement parce que leurs sources sont intermittentes-
- Les rayons de Becquerel modifient aussi la distance explosive de la bobine d'induction: phénomène analogue à celui que Hertz a observé avec la lumière ultra-violette ; mais il s'en distingue en ce qu’il est indifférent que les électrodes soientpolies ou non, que ce soit l’anode ou la cathode; la seule condition nécessaire, c'est que les rayons traversent la couche d'air qui se trouve entre les deux électrodes.
- Le Gérant
- : C. NAUD.
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- Tome XXI.
- Décembre 1899
- ». — N"
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER. Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARE, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER. Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- MACHINES D Y N A M O - É L E C T RIQ U E S
- ALTERNOMOTEURS (p
- Le moteur à courant alternatif simple breveté, par M. L.-B. Atkinson (r}, en 1895, à quelques perfectionnements duquel se rapporte un nouveau brevet (2), n’ayant pas été décrit dans cette revue, nous commencerons par en donner une description succincte.
- Ce moteur consistait en somme en un moteur a courants diphasés, à pôles saillants (ou tout au moins distincts, c’est-à-dire sans entrelacements des enroulements),et que nous supposons bipolaire (fig. 1; pour plus de simplicité. Les deux champs sont ainsi complè-tementdistinctsbun de l’autre,mais les enroulements AA et BB qui les créent sont en série sur la ligne à courant alternatif simple.
- L’induit est un enroulement du genre de ceux des machines à courant continu sur le collecteur duquel frottent quatre balais aux points c, d, c\ d\ Au démarrage les balais
- (') Brevet anglais, n°i> 174, 10 ligures. Déposé le 12 août 1895, délivré le 4 juillet 1896.
- (2) Brevet anglais, 11° 8} 5, 11 figures. Déposé le 11 janvier 1898, délivré le n janvier 1899.
- c et c, d’une part et d et d, sont réunis entre eux, les courants induits dans les deux enroulements ainsi formés et représentés par les parties ombrées ou en trait plein de l’induit sont en opposition de phase avec le flux inducteur propre produit par les bobines AA et le moteur est alors sollicité à tourner par faction du flux inducteur auxiliaire produit par l’enroulement BB et qui est sensiblement de même phase que celui de l’induit. Lorsque le moteur est démarré, on peut réunir en court-circuit les balais c et c, ainsi que les balais d et di de façon à constituer un véritable induit à enroulement fermé sur lui-même. Cette méthode de démarrage peut être appliquée avec un induit en cage d’écureuil dont les barres sont réunies d’un côté à un cercle conducteur à la façon ordinaire et de l’autre aux lames du collecteur ; en marche les lames peuvent être réunies électriquement entre elles par un anneau.
- {l)V oh L’Éclairage Électrique du 11 novembre 1899, p. 207^
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- L’enroulement B peut être ou maintenu
- en circuit ou supprimé lorsque l’appareil a acquis sa vitesse normale. La figure 2 représente le schéma des connexions de ce moteur.
- Fig. 2. — Schéma des connexions d’un moteur Atkinson à. courant alternatif monophasé.
- Le premier brevet de M. Atkinson contient en outre un procédé d’ailleurs assez connu pour éviter les fuites magnétiques et consistant en remploid’écrans magnétiques disposés sur les chemins des flux de fuites, tout en évitant de les fermer autour des flux principaux. On arrive à ce résultat par exemple en enroulant le noyau d’induit ou d’inducteur d’une carapace en bronze sauf dans l’entrefer et en plaçant dans les encoches des tubes en métal conducteur fendus longitudinalement.
- Les perfectionnements que M. Atkinson apporte k ce moteur ont pour but d’augmenter le couple au démarrage, de supprimer les étincelles aux balais, de réduire le courant au démarrage, de réglerki vitesse, et enfin d’obtenir un facteur de puissance assez élevé.
- Pour augmenter le couple au démarrage, l’inventeur amène les flux induit et inducteur auxiliaire a avoir même phase, en faisant traverser le circuit inducteur auxiliaire non plus parle courant inducteur lui-même, mais parle courant induit. A cet effet,celui-ci n’a plus que deux balais disposés dans l’axe du champ inducteur propre aa et fermés sur les enrou-
- lements inducteurs auxiliaires bb comme le montre schématiquement la figure 3.
- T--1
- Fig. 3. — Schéma d’un moteur Atkinson pour courant alternatif simple et démarrant seul.
- Les étincelles aux balais des moteurs à courant alternatif avec collecteur sont dues à ce que les sections sont, pendant leur mise en court-circuit, soumises k l’action d’un flux alternatif qui les traverse. Dans le moteur actuel ces sections sont soumises h l’action du flux inducteur auxiliaire et le circuit qui le produit a par rapport à elles un coefficient d’induction mutuelle maxima, les étincelles ont donc un effet assez grand et la marche du moteur avec.balais métalliques serait tout k fait impraticable s’il avait à démarrer souvent. Le palliatif que M. Atkinson propose est celui déjà indiqué par MM. Hufin et Leblanc (') et autres et consistant à diviser
- Fig. 4, — Moteur Atkinson à induit à double enroulement.
- l'induit en deux enroulements (fig. 4) absolument distincts aboutissant l’un aux touches paires, l’autres aux touches impaires d’un même collectcur'sur lequel frottent desbalais dont la largeur de contact est inférieure k celle
- section en court-circuit, le courant total n’est jamais interrompu et passe tantôt dans un
- ;<) Voir notre article sur les « Moteurs à courants alternatifs « de MM. Hutin et Leblanc, Lumière bketriqui, t. XLVliï, p. 451, 1893.
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- .seul induit, tantôt dans les deux en quantité. Ce dispositif assez satisfaisant pour de faibles intensités, ne donne qu’un résultat médiocre pour des courants assez grands.
- Le réglage du courant au démarrage ou de la vitesse s’obtient à l’aide d'un auto-transformateur, procédé qui n’a rien de nouveau, pas plus que celui qui consiste à obtenir la tension nécessaire aux bornes du moteur, à l’aide d’un transformateur à rapport de transformation variable (.secondaire bobiné sur un noyau mobile à la main.'i
- Un procédé plus original pour réduire la vitesse consisté, comme le montre la figure 5
- Fig. 5. -- Moteur Atkinson à direction du champ alternatif variable pour fonctionnement à vitesse variable.
- à constituer la partie fixe par un anneau sur lequel est réparti un enroulement ferme symétrique a (un anneau Gramme par exemple) et en même temps l’enroulement inducteur auxiliaire b. Le courant primaire est introduit en deux points diamétralement opposés de l’enroulement a de façon a incliner l’axe AA.1 du champ inducteur sur l’axe AA qui correspond à la marche normale, d’un angle d’autant plus grand qu’on veut obtenir une plus grande réduction de vitesse, l’inclinaison du nouvel axe de l’inducteur propre réduisant la tension induite dans l'armature.
- Arrivons enfin à l'amélioration du facteur de puissance. Pour amener le courant dans l’inducteur proprement dit, à être en coïncidence de phase avec la différence de potentiel aux bornes, il faudraitfaire fournir les flux par l’induit lni-même ou autrement dit amener par un artifice quelconque le courant dans l’induit à être en avance de phase sur la force électromotrice induite. Ce résultat peut être obtenu, comme on le sait, à l’aide d'un
- condensateur, mais M. Atkinson espère arriver au même but par induction mutuelle en adjoignant à l’appareil un nouvel enroulement inducteur produisant un troisième champ, dit champ compensateur, dans lequel tourne aussi l’induit, mais n’ayant comme le champ auxiliaire aucun effet inductif sur ce dernier et étant en quadrature avec les différences de potentiel aux bornes.
- La figure 6 représente un diagramme des
- Fig. 6. — Schéma des circuits d’uu moteur Atkinson à grand facteur de puissance.
- nouvelles connexions du moteur dans le cas où l’on emploie un champ compensateur. Les axes des champs auxiliaire et compensateur bien que se confondant et étant h angle droit avec l’axe du champ inducteur proprement dit, sont pour plus de clarté représentés comme faisant un certain angle entre eux et un angle différent de 90° avec le champ AA.
- Le procédé de démarrage décrit plus haut peut évidemment être appliqué à un moteur destiné à fonctionner comme moteur asyn-
- *. — Application du pr
- îonophasé.
- chrone en marche normale.La figure 7 représente le schéma d’une disposition de ce genre; après démarrage l’induit supposé triphasé est
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- court-circuité k l’aide des trois balais jj.f frottant sur trois bagues v,v^v et réunis entre eux, en même temps que le circuit inducteur auxiliaire est ouvert à l’aide du commutateur r.
- Ce procédé peut s’appliquer également à la mise en route d’un moteur synchrone monophasé comme le montre la figure 8. L’induit
- Fig. 8. — Application du procédé de démarrage de M. Atkinson à un moteur synchrone à courant alternatif simple.
- possède alors un enroulement induit indépendant et deux bagues de frottement v par lesquelles on envoie le courant de la source dans cet induit ; le circuit inducteur auxiliaire est, lorsque le moteur a atteint la vitesse du synchrone, traversé par un courant continu ; le circuit inducteur à courant alternatif est ensuite coupé.
- On sait que la difficulté de démarrage des moteurs asynchrones sans résistance dans l’induit tient à ce que au moment du démarrage l’induit fermé sur lui-même, constitue tin véritable écran magnétique et empêche le flux inducteur de le traverser. Nous avons indiqué en son temps le procédé imaginé par la Compagnie Thomson-Houston (h pour diminuer l’action de l’induit par des connexions appropriées de celui-ci; nous décrivons aujourd’hui le procédé breveté de M. HeylandÇ).
- Ce dispositif consiste à partager chaque bobine de l’inducteur en deux ou plusieurs
- (') Voir notre article sur les « Machines dynamos-élec-triques : alternomoteurs ». L’Éclairage Électrique, t. XVII, p. 45, 1898.
- (*) Brevet anglais, n» IO >11, 8 figures. Déposé le 7 mai 1898, délivré le 6 mai 1899.
- sections et k ne mettre ces sections en service qu’au fur et k mesure que le moteur démarrera.
- L’auteur donne l’explication suivante de son procédé :
- Considérons par exemple (fig. 9) un moteur
- asynchrone k courants diphasés dont l’inducteur A comporte deux séries de bobines I et II et où l’induit B est formé d’une cage d’écureuil D. Si la résistance de l’induit est assez grande ou si la vitesse est voisine du synchronisme, le flux produit à chaque instant par les deux séries de bobines séparément se répartit a peu près uniformément le long de l'entrefer comme le montrent les lignes ponctuées de la figure 9.
- Au démarrage au contraire le flux produit par l’enroulement I par exemple, par suite de l’action des circuits fermés sur eux-mêmes, sera repoussé en quelque sorte vers Tinté-
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- rieur de la bobine I et n'induira plus qu’un faible courant dans les parties de l’armature D situées sous les conducteurs de l’enroulement II. La répartition du flux dans la bobine inductrice est représentée schématiquement en traits ponctués sur la figure io. Le flux inducteur de l’enroulement II produira un effet analogue; il en résulte que les barres situées vers le centre de chaque bobine, ne produisent aucun couple et consomment de l’énergie en pure perte.
- Si maintenant on ne fait traverser par les courants inducteurs que les parties des enroulements qui agisssent conjointement sur l’armature 1), par exemple, les portions d’enroulements représentées sur la figure n, l’armature D démarrera facilement et il suffira d’introduire successivement les portions d'enroulements restantes au fur et à mesure que la vitesse augmentera.
- La figure 12 montre le schéma des connexions et des enroulements d’un moteur diphasé bipolaire muni du dispositif de AI. Hevland. Chaque enroulement induit est partagé en cinq parties qu’on peut introduire successivement en circuit à l’aide des commutateurs U et IJ,. Au moment du démarrage, lequel correspond aux connexions indiquées en ligne pleine sur la figure, les sections aa, pour l’enroulement I et cc, pour l’enroulement d sont 'traversées par les courants diphasés du réseau. Si l’on avance les deux commutateurs d’un plot dans le sens indiqué par les flèches on met en circuit les sections bb, et dd„ ces sections pour une même phase étant en série et l’ensemble disposé en dérivation aux bornes des circuits aa, et cc, déjà en service.
- En avançant d’un nouveau plot les sections C et c, sont mises respectivement en dérivation aux bornes EE' et EF' de chaque phase.
- Pour ^augmenter le couple de démarrage les sections aa, et cc, sont enroulées avec du fil assez fin, les sections bb, et dd, avec du fil un peu plus gros et les sections C et C1 avec du fil encore plus gros. Quant à l’avantage ;
- que posséderait lé moteur de pouvoir varier de vitesse dans de larges limites par l’introduction ou la suppression partielle des enroulements en dérivation il nous parait problématique, car il peut être au plus de quelques pour cent et résulter d’une différence dans la répartition du champ et des fuites magnétiques.
- Dans l’application de ce système à un moteur monophasé avec déphasage et circuit spécial pour le démarrage, on peut comme le montre la figure 13 n’employer le dispositif
- d’un moteur diphasé Heyland à démarrage sans résis-
- de M. Heyland que sur le circuit de démarrage, dans ce cas il suffit de bobiner uniquement les sections c et c, en supprimant les sections dd, et G,.
- Si l’on veut adopter le dispositif à la fois pour l'enroulement normal et l’enroulement de démarrage, les bobines dd, et Cj peuvent encore être supprimées dans ce dernier. On obtient ainsi le montage de la figure 14 où le
- déphasage est cette fois obtenu avec un condensateur K et où des résistances RjR^R, peuvent être introduites dans l’induit.
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- Le démarrage s’effectue alors enfermant le commutateur W puis U; on avance ensuite
- Fig. 14. — Schéma des connexions et des enroulements d’un moteur monophasé Heyland à résistance dans l’induit pour le démarrage.
- graduellement celui-ci de façon à mettre tout l’enroulement en service et on coupe finalement le commutateur W.
- Les perfectionnements que M. Dubois Duddeu. (') apporte aux électromoteurs du type Froment, ont pour objet l'alimentation de ces électromoteurs par un courant alternatif.
- L’appareil est représenté par la figure 15.
- L’arbre 1 porte un certain nombre de rayons 6, 7, 8, 9 tournant devant deux électro-aimants 4, 5. Comme dans le moteur Froment, mais seulement jusqu’à l’obtention de la vitesse correspondant au synchronisme il faut établir le courant au moment où chaque armature 6, 7,8, 9 s’approche dlun électro et le supprimer ensuite pour le rétablir lorsqu’un nouveau rayon va sc présenter devant l’électro-aimant suivant. L’ouverture et la ferme-
- (* *) Brevet anglais, n° 7654, 1 figure. Déposé le rr avril 1899, délivré le 17 juin 1899.
- turc du circuit se font automatiquement à l’aide d’un ressort 16 qui lorsqu’il est soulevé par les bossages 2 coupe le courant en écartant les pointes 14 et 15.
- Lorsque la vitesse de l’appareil est voisine de celle correspondant au synchronisme, l’interrupteur automatique est relevé comme l’indique la position en pointillé.
- L’un des plus sérieux inconvénients des moteurs asynchrones est de ne pas permettre une variation de vitesse dans de très larges limites à moins de consentir à une variation analogue du rendement. C’est pourquoi dans les applications des moteurs à courants alternatifs à la traction on a cherché à tourner la difficulté, soit par l’emploi de moteurs à nombre de pôles variable comme MM. Long-don-Davie (*), Soamcs (2), Heyland (s), soit par différents modes de couplage en quantité, en série ou en cascade, comme l’ont proposé MM. Siemens et Halske (4), la Compagnie Thomson-Houston (b (M. Steinmetz).
- On a songé aussi, pour rendre la vitesse variable sans diminution du rendement, à em-pJojrer des moteurs dont l’induit et l’inducteur sont mobiles, tels sont les moteurs de M. Bary (e) et les dynamos de M. Farmanp).
- M. R. Hassler (b vient de proposer une solution assez ingénieuse qui appartient à ce
- (») Voir notre article sur les « Machines dynamo-électriques : alternoinoteurs Éclairage Electrique, t. XVII, p. 46, 8 octobre 1898.
- (2) Ibid.
- (3) Voir notre article sur les « Machines dynamo-électriques : ahernomoXems*. Éclairage Électrique, t. XXI,p.2ii,
- p) Voir La Lumière Électrique : C. F. Guilbert « Procédés de couplages des moteurs asynchrones polyphasés, t. U, p. 28,1894.
- (*) Voir notre article sur les « Machines dynamo-électriques : alternomoteurs ». Éclairage Électrique, t. XV, p. 447, 11 juin 1898.
- («) Voir La Lumière Électrique ; C. F. Guilbert, « Moteur Bary », t, XLVIÎ, p. 420, 1893.
- (’} Voir dynamo pour éclairage de lanternes de dicy-clette. Éclairage Électrique, x. XVI, p. 457, 1898.
- Brevet anglais, n° 13 827,2 planches, 7 figures. Déposé le 21 août 1898, délivré le 21 juin 1899.
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- dernier genre, quoique ne permettant pas une variation continue de la vitesse. Cette solution utilise en outre le changement de la multipolarité des circuits inducteurs.
- Le dispositif de M. Hasslcr est représenté schématiquement sur la figure 16 et en coupe
- Hassler à vitesse variable.
- sur la figure 17. Le moteur se compose en réalité de deux moteurs asynchrones dont les inducteurs ont un nombre de pôles différent et dont les induits, à cage d’écurcuil, sont clavetés sur le même arbre. L’un des moteurs E a son inducteur fixe et comporte un nombre de pôles plus faible que celui du second moteur dont l’inducteur G, est monté fou sur l’arbre commun.
- L’ensemble a quatre paliers : deux L et M pour l’arbre principal et deux o et o' pour les arbres creux N et N'.
- Sur les figures on a supposé que les moteurs étaient à courants diphasés, l'inducteur du premier est bipolaire et celui du second a huit pôles. Les deux inducteurs sont branchés en quantité, mais (peuvent l’ctrc sans inconvénient en série, et un commutateur inverseur J permet de renverser le sens de rotation du champ tournant inducteur dans le moteur ayant son primaire mobile.
- Le fonctionnement de cet appareil est facile à comprendre :
- Supposons que les courants alternatifs d’alimentation aient une fréquence de 1 500 périodes par minute. Le moteur F tournera à une vitesse voisine de 1 500 tours, cette dernière correspond au synchronisme.
- Dans le moteur G la vitesse relative de
- l’induit par rapport à l’inducteur ne sera que le quart de la précédente, c’est-à-dire sera au synchronisme de 375 tours.
- L’induit de ce moteur tournant à 1500 tours, on voit que si les champs tournants inducteurs des deux moteurs tournent dans le même sens, l’inducteurdu second devra tourner à 1 500—375 ou 1 125 tours.
- En inversant l’une des phases du second moteur, c’est-à-dire en changeant le sens de rotation du champ tournant dans celui-ci, l’inducteur devra tourner plus vite que l'induit et d’une quantité égale à la vitesse rela- ' tive de 375 tours, la vitesse de l’inducteur du moteurG sera donc dans ce cas de 1 500 + 375 ou 1875 tours.
- Pour obtenir d’autres vitesses avec le même
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- appareil, M. Hassler emploie, comme nous l’avons dit, des inducteurs dont il est possible de faire varier le nombre de pôles. La figure 18 représente un moteur où les inducteurs peuvent, à l’aide des commutateurs T, T,, U, U,, passer d’un nombre de pôles à un autre par le changement du groupement des conduc-
- R et R, représentent respectivement les deux circuits diphasés du moteur dans l’inducteur fixe. Ces circuits sont en réalité bobines dans les mêmes encoches, mais on
- de pôles des deux inducteurs du moteur.
- les a représentés séparément pour plus de clarté dans le dessin. S et S, représentent de même les deux circuits inducteurs du moteur à inducteur mobile.
- Avec la position indiquée des commutateurs T et T, les enroulements inducteurs du
- moteur à primaire fixe sont a deux pôles; en manœuvrant les deux commutateurs on passe à un champ inducteur à 6-pôles.
- Le moteur h primaire mobile est avec la position indiquée des commutateurs U et Un à 8 pôles, et passe de 8 pôles à 24 pôles lorsque l’on manœuvre ces deux commutateurs vers le bas.
- En prenant le même nombre de périodes que plus haut, la vitesse angulaire par minute des induits n'est donc plus que de 500 tours et celle de l’inducteur mobile du second moteur avec la position indiquée des commutateurs U et U, est de 1.25 ou de 875 suivant la position du commutateur J.
- Avec les commutateurs U et U, tournés vers le bas, la vitesse relative de l’induit par rapport a l'inducteur et correspondant au synchronisme du second moteur n’est pins que de 125 tours; suivant la position du commutateur J l’inducteur du second moteur tournera donc à des vitesses angulaires de 1 475 ou de 1 625 si les commutateurs T Tj ont la position indiquée sur la figure, et de 375 ou de 025 si ccs commutateurs sont tournés vers le bas.
- En somme, on peut avec le dispositif décrit obtenir les vitesses théoriques (c’est-à-dire sans tenir compte des glissements) sui-
- T ,25 - 1 ,73 — 125 - 37s 1 875 - 1625 — 875 - 625
- M. Max Déri vient de faire breveter (D deux types de commutatrices très ingénieux dont l’un n’est autre que l’application des circuits amortisseurs de M. Leblanc aux commutatrices et déjà breveté par cet ingénieur en 1895 (*).
- Le premier dispositif de M. Max Déri est un perfectionnement intéressant du convertisseur de M. Potier pour la transformation
- (') Brevet anglais, n° 925, 7 figures. Déposé le 14 janvier 1899, délivré le 4 mars 1899.
- (a) Brevet français, n" 25070.
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- d’un courant alternatif simple en un système de courant polyphasé d'ordre quelconque et ressemble comme forme à un dispositif imaginé en 1894 (’) par M. Leblanc pour le redressement d’un courant alternatif monophasé.
- Le transformateur de M. Potier consiste comme 011 le sait en un moteur asynchrone monophasé dont l’inducteur porte, en outre du circuit à courant alternatif ordinaire, un circuit à courant polyphasé d’ordre quelconque. Le flux alternatif produit par le champ inducteur monophasé peut être regardé 5 d’après un théorème bien-connu de M. Leblanc (3), comme la résultante de deux flux tournant en sens contraire et avec la vitesse
- du synchronisme, l’un de ces flux, tournant, relativement à l’induit en court-circuit du moteur, en sens contraire de cet induit est détruit par la réaction des circuits fermés sur eux-mèmes, l’enroulement polyphasé est donc soumis à l’action du flux tournant résultant du second champ tournant inducteur et du flux tournant induit.
- C’est cette propriété elle-même qu’a appliquée M. Déri. Toutefois l’induit fermé lui— même mobile dans l’appareil de Potier pour éviter les complications des bagues, est fixe dans l’appareil de M. Déri. De plus, l’inducteur du moteur asynchrone au lieu de porter deux enroulements en porte un seul et est par
- suite à l’appareil de M. Potier, ce que le convertisseur tournant à un seul noyau d’induit et deux enroulements est à la commutatrice.
- L’appareil de M, Déri comporte donc un seul enroulement connecte d’un côté en deux points à i8ol> l’un de l’autre, s’il s’agit d’un appareil bipolaire, à deux bagues de contact et de l’autre à un collecteur ordinaire.
- L’appareil ainsi constitue tournerait, une fois lancé, à une vitesse un peu inférieure h celle correspondant au synchronisme; pour l’amener au synchronisme et c’est en cela * (*)
- fl) Brevet anglais, nu 21045, 3 figures. Dépose le 2 110-
- (*) Voir F. Géraldy. Lumière Électrique, t. XLVI, p. 651, 1892.
- que l’appareil de M. Déri ressemble à celui signalé de M. Leblanc, l’inventeur monte sur le même arbre un petit moteur synchrone alimenté par le courant du réseau.
- Les figures 19'et 20 représentent deux vues
- schématiques d’un convertisseur à 4 pôles de M, Déri, prises l’une du côté des bagues de
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- frottement r, r' amenant le courant alternatif, l’autre du côté du collecteur sur lequel frottent les quatre balais. L’induit A est supposé bobiné en anneau; l’inducteur fixe F porte la cage d’écureuil formée des boulons S.
- La figure 21 est une coupe par l’axe d’un appareil du même genre montrant le moteur synchrone, qui possède également un collecteur sur lequel est pris son courant d’exc.ita-
- L’apparcii semblable de M. Leblanc que nous reproduisons sur les figures 22, 23 et 24 correspondrait au cas où il n’v a que deux lames au collecteur par paire de pôles.
- La similitude des appareils précédents de M. Déri et M. Leblanc se rapporte, comme nous l’avons dit, h la forme des appareils. Les convertisseurs de M. Déri correspondent en effet à la puissance totale à transformer, la totalité de l'énergie devant passer à travers le moteur à circuits induits fermés sur eux-
- mêmes; le moteur synchrone est destiné simplement à maintenir le système en synchro-
- Fig. 22. - Vue d’un commutateur redresseur Leblanc pour courant monophasé.
- nisme et n’a à vaincre que des résistances passives.
- Fig. 23.
- redresseur Lebi:
- Dans l’appareil de M. Leblanc, qui n’est autre qu’un commutateur-redresseur, le moteur asynchrone ne sert qu’au démarrage et pour le maintien de la stabilité; le moteur synchrone remplit simplement les fonctions de pare-étincelles en même temps qu’il assure à chaque instant le bon calage des balais. Les moteurs synchrone et asynchrone sont ici en dérivation aux bornes de la source du courant alternatif.
- Ajoutons pour compléter cette courte description de l’appareil de M. Leblanc que le courant redressé ainsi obtenu est rendu continu en passant à travers un régulateur de courant constitué par un petit transformateur à secondaire fermé lui-même et ayant pour but d'opposer une certaine impédance au courant alternatif qui se superpose au courant constant tout en n'ayant aucune action sur ce dernier.
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- M. Leblanc a donné dernièrement une autre solution de la transformation d'un courant alternatif en courant continu en utilisant encore l’emploi simultané d’un moteur asvn-
- Fig. 24. — Vue d’un commutateur redresseur Leblanc
- chrone et d’un moteur synchrone cales sur le même arbre ; elle a été décrite par l’inventeur lui-même dans cette revue [').
- Le second dispositif de MM. Déri, qui est en quelque sorte une simplification du premier, consiste à réunir en une seule les deux parties de la machine, c’est-à-dire à confondre le moteur synchrone avec le convertisseur proprement dit.
- Celui-ci devient alors une commutatrice à courant alternatif comme le montrent les figures 25 et 26, avec cette différence que l’inducteur porte en outre du circuit d’excitation ordinaire un enroulement fermé sur lui-même.
- Ainsi constitué, cet appareil est le meme que celui de M. Leblanc, à cette différence près toutefois, quedans l'appareil de M-Déri, l’inducteur n’a pas d’épanouissement polaire, mais forme une enveloppe magnétique con-
- fl] Voir M. M. Leblanc. « Étude sur les transmissions et la distribution de l’énergie par les courants alternatifs : transformateurs-redresseurs ». Éclairage Électrique, t. XX, p. 2^3,
- tinue autour de l’induit, disposif employé également par M. Leblanc, dans les moteurs
- synchrones des transformateurs de phase et de tension ou panchahuteurs (').
- L’avantage de l’emploi de circuits fermés sur eux-memes sur les commutatrices à courant alternatif simple est de rendre leur fonctionnement identique à celui des commutatrices polvphasées.
- Le flux de réaction d’induit est, en effet, ici un flux alternatif fixe par rapport à l’induit ; ce flux se décomposant en deux flux tournant avec la vitesse du synchronisme mais en sens contraire, aura une de ses composantes fixe par rapport aux inducteurs et
- 0 0 0 0
- l’autre se déplaçant par rapport à ceux-ci avec une vitesse double du synchronisme. Ce dernier sera complètement anéanti par la
- (J) VoirM. Leblanc, loc. cit.
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- présence des amortisseurs et n’occasionnera pas par suite en se déplaçant par rapport aux sections de l’induit mises en.court-circuit par les balais des courants parasites qui consomment toujours beaucoup d’énergie et empêchent de trouver un calage des balais permettant d’annuler complètement les étincelles.
- Ces circuits fermés sur eux-mêmes assurent en même temps une plus grande stabilité pour la marche en parallèle des appareils de ce genre et empêchent ainsi la production
- des oscillations que l’on a constatées souvent dans ces appareils (‘j.
- Les enroulements inducteurs et les circuits amortisseurs sont disposés soit dans les mêmes encoches (fig. 27), dispositif employé constamment par M. Leblanc, soit dans des encoches différentes comme le montre la figure 28, où les encoches sont utilisées de deux en deux pour l’enroulement inducteur, et de deux en deux pour l’enroulement fermé sur lui-même. C.-F. Guilbert.
- COMPTEURS ÉLECTRIQUES (*)
- Le compteur électrolytique à prépaiement 1 renferme un fléau de balance b, figure 69, de Francis MaddisonLoNG et E. Schattm.:r(') | réglé au moyen de contrepoids d et «?, de
- façon à être fou ; ce fléau repose donc toujours sur l’une de scs butées. A l’une des extrémités il porte une des électrodes m, l’autre, 0, étant fixe. Ces électrodes peuvent être en cuivre et plongées dans une solution d’un sel de cuivre. Le voltamètre, placé en série avec une résistance vl; est en déviation sur une autre résistance v\ il ne reçoit ainsi qu’une fraction du courant à mesurer.
- A côté de l’électrode mobile, le fléau porte
- (•) Brevet anglais n° 14107, Déposé le 25 juin 1898, accepté Je 13 août 1898. r figure.
- un cavalier q qui établit la communication entre deux godets remplis de mercure. Les choses ainsi disposées, les contrepoids sont réglés de façon à ce que le fléau repose sur i, le circuit étant rompu en rs. Si l’on met dans le plateau / une ou plusieurs pièces de monnaie, le fléau s’abaisse, ferme le contact rs et le courant passe dans le compteur jusqu’à ce
- (p Voir en particulier xM. Pio « Application des convertisseurs rotatifs à la traction ». L'Éclairage Électrique, t. XXI, p. 64.
- (-) Voir L’Éclairage Électrique du 25 novembre, p. 295.
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- que la plaque m soit suffisamment allégée par l’électrolyse pour que le poids de l’autre partie du fléau devienne prépondérant, le fléau revient alors buter sur i en rompant le circuit.
- Pour éviter l’inconvénient d’une rupture soudaine du courant, laquelle plonge le consommateur dans l'obscurité complète, les mêmesinventeurs (‘) ajoutent à leurcompteur une résistance vt telle que le courant est suffisamment réduit pour n’être pas d’un usage utile. De plus le courant réduit passe encore dans le voltamètre et diminue le poids de l’anode; la quantité d’électricité ainsi consommée vient en déduction de la quantité correspondante à la pièce suivante, le fournisseur ne perd rien.
- L’introduction d’une seule et unique résistance dans le circuit peut affaiblir trop la lumière si un grand nombre de lampes est allumé, tandis qu’une seule lampe peut conserver une intensité suffisante. Pour remé-
- dier fi cc défaut la résistance peut être faite en deux parties : une première A en gros fil
- et une seconde B en fil fin (fig. 70). En série avec A et B est un relais C qui, lorsque le
- courant est assez intense, met B en court circuit, laissant seulement la faible résistance A.
- L’un des précédents inventeurs Ernest Schattner (*) reprend le même dispositif et substitue au contrepoids formé par la pièce de monnaie un poids mobile le long du fléau
- (') Brevet anglais n" 22603. — Déposé le 27 octobre 1898, accepté le 11 mars i8qg, 2 figures.
- (s) Brevet anglais n° 16875. Déposé le 4 août 1898, accepté le 24 septembre 1898. 1 figure.
- (fig. 71), de sorte qu’il est possible, en déplaçant le poids l, au moyen du guide o tiré par la cordelette q, d’obtenir a chaque instant l’équilibre du fléau et de connaître ainsi la quantité d’électricité qui a traversé le compteur. Naturellement le guide o n’est pas lié au curseur, celui ci porte une petite tige m qui entre dans une ouverture n, assez large pour éviter tout frottement.
- Le compteur pour courants alternatifs de
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- Ë. Batault (l) rappelle certaines dispositions déjà brevetées par le même (2). C’est un moteur à induction dans lequel le disque métallique D (fig. 72 et 73), passe entre les pôles
- de l’électro A et une armature de fer B. La culasse A de l’électro reçoit un enroulement, en dérivation sur le circuit à mesurer, c’est-à-dire un courant à peu près constant, tandis
- Fig. 74 et 75. — Compteur Batault, Autre disposition et plan,
- que les pôles -L, L, portent un enroulement parcouru par le courant total. Si ce dernier enroulement couvrait la section entière de l’électro, son flux magnétique s’ajouterait a celui de la bobine A et il n'y aurait aucune
- P) Brevet anglais n°,i2i. Déposé le 3 janvier 1898, accepté le 19 novembre 1898. 23 figures.
- (*) L'Éclairage Électrique, t. XVI. p. 137, 23 juillet 1898. Voir aussi, t. XXI, p. 29O, 25 novembre.
- ] dissymétrie dans les courants de Foucault ! induits dans le disque; celui-ci resterait au ! repos. Pour créer la dissymétrie nécessaire, les pôles L, Lt sont fendus suivant le diamètre du disque, ou à peu près, et les enroulements E Et n'embrassent qu’une partie du noyau (fig. 73, 75 et 76). Dans la partie cou-
- Fig. 76. - Compteur Batault. Détail.
- verte par les bobines .E, K1} les flux de A et E se superposent, tandis que dans l’autre partie le flux de A passe seul, ou diminué par un enroulement de sens inverse. Les courants induits dans le disque sont donc déplacés angulairement et ne sont pas en phase ; un couple moteur se développe sur le disque, à peu près proportionnel à la puissance électrique mesurée.
- Par suite de la self-induction de la bobine dérivée A, le courant retarde dans cette bobine. Pour obtenir des résultats exacts, dans les circuits fortement inductifs comme dans les autres, il faudrait que le retard fut de ç)û° ; il n’en est jamais ainsi, mais on peut corriger ce défaut en enroulant autour du noyau, en un point quelconque, un anneau L ou quelques spires de cuivre fermées sur elles-mêmes (tîg. 76). La composition du courant de A et du courant induit dans L permet d’obtenir l’équivalent d’un décalage de 90°.
- L’appareil ainsi constitué donne des. indir cations exactes tant que le potentiel reste constant, car, bien qu’il fonctionne comme wattmètre, il ne faut pas oublier que l’élec-tro A agit à la fois comme bobine des volts et comme frein; c’est à cause de cette dernière qualité qu’il est nécessaire d’avoir une excitation constante. On peut employer un aimant permanent comme frein et pour éviter que la désaimantation de l’aimant affecte les indications de l'appareil, l’inducteur ajoute une petite armature en fer R (fig. 77), laquelle, portée par un ressort S, est
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- plus ou moins attirée par l’aimant; si celui-ci s’affaiblit, l’armature R s’éloigne, la dériva-
- Fig. 77. — Compteur Batault. Détails.
- tion magnétique diminue et les choses peuvent être ainsi prévues que la fraction du flux qui traverse le disque reste constante.
- L’armature B de Télectro (lig. 72 et 73), peut tourner autour de l’axe du disque, ce qui permet de régler la vitesse et de donner une tendance au mouvement dans un sens déterminé. Pour assurer le départ malgré les frottements, ainsi que pour faciliter l’arrêt, on peut employer le dispositif indiqué déjà par plusieurs inventeurs, qui consiste à placer une petite pièce de fer H, encastrée dans le disque.
- Le meme appareil peut aussi être appliqué aux distributions à trois fils et aux courants polyphasés, en employant les schémas bien connus.
- Dans le compteur à induction de F. Laarmann et Herman Brockelt (*), il y a trois bobines, ou plusieurs groupes de trois bobines b. c, d (lig. 78 et 79), agissant sur un disque métallique.
- La bobine b (fig. 80), reçoit le courant total, tandis que c reçoit un courant dérivé fortement retardé sur la différence de potentiel, grâce à la self de cette bobine. Sur la bobine c un second enroulement 0 est relié à la bobine d, de- sorte que celle-ci reçoit un courant induit. Il y a entre les courants dans ces trois bobines un retard de phase et les inventeurs estiment que la bobine d doit agir comme frein, pour régler la vites.se du disque et la maintenir proportionnelle à la puissance à mesurer.
- Comme variante, la bobine d peut être
- Idg. 78 et 79. — Compteur Laarmann et Brockelt.
- remplacée par un solénoïde i dans lequel
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- Fig. 80. — Compteur Laarmann et Brockelt. Schéma.
- plonge un cylindre creux h qui agit comme le frein des compteurs moteurs.
- Fig. 81, — Compteur Laarman et Brockelt. Variante.
- Pour obtenir le décalage exact de 90° entre les courants qui parcourent les bobines des volts et des ampères, dans les compteurs à induction, M. A.-G. Davis (l) retarde le courant dans la bobine des volts par le moyen connu d’une self F (fig. 82), et, comme il est
- (J) Brevet anglais, n« 14614. Déposé le 2 juillet 1898, accepté le 7 janvier 1899. i> figures.
- p) Brevet anglais n” 21046. Déposé par The British Thomson-Houston CJ, le 6 octobre 1898, acceoté le 26 novembre 1898. 2 figures.
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- difficile ainsi de retarder de plus de 8o\ il système appliqué à un compteur à courant agit sur le courant principal, en shuntant la continu est représenté par les ligures 84 et 85,
- Fig. 82. — Compteur Davis. Schéma.
- bobine des ampères c. par une autre self G. On comprend facilement que ce shunt retardant sur la phase du courant principal, la bobine C reçoit une fraction du courant total, en avance de phase sur celui-ci.
- La disposition complète du moteur, bobines de self mises h part, est représentée dans la
- Fig. 83. — Compteur D.ivis.
- figure 83 où l’on voit les bobines C et D agissant sur le tambour métallique K, qui est l’induit du moteur.
- Dans leur brevet MM. Chamberlain et Hookham (2) réclament la disposition qui permet à un compteur de donner des indications exactes quand le courant change de sens dans une des bobines du champ(?). Le
- Hookha
- Fig. 84. — Compteur Cli
- et le schéma 86. L’aimant permanent B produit un champ uniforme entre les pièces
- 33. — Compteur Çhamberlait
- (2) Brevet anglais n» 25 599. Déposé le 4 novembre 1897, accepté le 8 octobre 1898. 3 figures.
- polaires B,, B,, B3 ; dans ce champ se meuvent le disque-frein I) et l’armature du moteur
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- placée dans une cuve à mercure C. Deux, électros auxiliaires E,, E5, recouverts d’enroulements Fj F2 s’attachent à la pièce polaire IL. Les extrémités extérieures de F, F., sont fixées aux bornes G. H, tandis que les extrémités intérieures, qui relient ensemble les deux bobines, sont aussi en communication avec l’armature et par là avec la borne I.
- Le schéma (fig. 86', montre (!!) que si le cou-
- Fig. 86. — Compteur Chamberlain et llookham. Schéma.
- rant est fourni par la dynamo et les accumulateurs, la bobine Fs reçoit le courant de la machine, tandis que F, reçoit à la fois le courant de la dynamo et des accumulateurs.
- Si l’interrupteur M. est ouvert, les accumulateurs agissent seuls et le courant passe par l’armature C, et la bobine F1(?'. Si on veut que les deux bobines indiquent des vitesses différentes il suffit soit de régler les enroulements, soit de shunter F, au moyen d'une résistance P sur laquelle un contact mobile permet de régler le rapport des courants.
- C’est un fait bien connu que les compteurs moteurs, une fois bien réglés au laboratoire et ayant une bobine de démarrage qui compense exactement les frottements du système, ont toujours une tendance a avancer quand ils sont placés dans un endroit soumis à des trépidations un peu fortes. Le système de Caryl D. Haskins (‘), tend à remédier à ce
- (]) Brevet anglais n° 19939. Déposé par The Bristih Thomson-Houston C°, le 20 septembre 1898, accepté le 12 novembre 1898. 1 figure-.
- défaut en permettant d’effectuer le réglage de
- Fig. 87. — Dispositif de réglage
- la bobine de démarrage sur place sans dérégler le compteur lui-même.
- de Staunton.
- 89. — Indicat
- Dans ce but la bobine C (fig. 87}, est placée
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- en dérivation sur une résistance qui est elle-même en série avec l’armature A. La résistance R est relativement élevée et il suffit de faire que la résistance entre at et ne varie pas quand on change la fraction du courant qui passe en C. pour que la graduation proprement dire soit conservée. Ce résultat est obtenu au moyen de deux baguettes D D., en charbons par exemple, disposées de telle sorte que la résistance retirée en I) soit
- ajoutée en D,. Dans ces conditions, et dans certaines limites, on obtient une variation suffisante du courant en C, sans affecter la graduation du compteur; ce réglage peut ainsi être fait sur place: on amène le courant en C un peu au-dessous de la valeur à laquelle il fait démarrer le moteur.
- Le fonctionnement de l’indicateur de maximum de F. Mai.gkr Staunton (') rappelle
- celui des thermomètres à maxima. Un tube de verre d, courbé en arc de cercle (fig. 88 et 89), a ses deux extrémités ouvertes; il est monté sur un disque b pivotant sur l’axe c. Sur le même axe est placée une tige de fer, également courbée en arc de cercle, et celle-ci plonge plus ou moins dans un solénoïde courbe g. Quand le courant total, ou une fraction déterminée de celui-ci, traverse le solénoïde,.la tige de fer est attirée jusqu'à ce que le contrepoids y fasse équilibre à la force attractive du solénoïde. Le disque b et le
- tube d sont entraînés dans le même mouvement et la petite quantité de mercure qui sc trouve dans le tube sc déplace en poussant le flotteur x. Si le courant cesse ou diminue, le mercure revient en arrière, reste toujours à la partie inférieure du tube, mais le flotteur ne peut pas reculer : il indique l’intensité maximum atteinte. Pour éviter les oscillations du mercure dans le tube, celui-ci est
- C) Brevet anglais n° 10496. Déposé le 7 mai 1898, accepté le 11 mars 1899. 4 figures,
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- étranglé en un point ds, de façon à opposer un obstacle sensible au déplacement du mer-
- M. F.-W. Ldmund Jones a fait breveter une boîte destinée à renfermer un compteur et tous les accessoires d’une distribution, boîte disposée de façon à pouvoir être scellée en laissant seulement à la disposition du client les commutateurs nécessaires. Dans les figures 90, 91 et 92, la boîte renferme le compteur B, une fenêtre ouverte en avant permet de relever les indications sans rompre le cachet, un indicateur de maximum E, les plombs fusibles b., et l’interrupteur II. Une seconde ouverture a3 laisse voir l’indicateur et les plombs.
- Les nouvelles dispositions de supports magnétiques pour axes de compteurs de Evershed et Vignoles (2), sont un perfectionnement de celles décrites dans un brevet antérieur P).
- A l’action relativement faible d’un pôle unique agissant sur l’extrémité de l’arbre, les inventeurs substituent celle d’un circuit magnétique fermé, qui est plus énergique à dimensions égales, et qui a, en outre, l’avantage d’éviter l’action perturbatrice des lignes de force sur le compteur proprement dit.
- La disposition employée peut être celle de la figure 93a, ou l’axe A est attiré par le pôle N, tandis qu’une enveloppe de fer T vient se fermer, par un entrefer annulaire G, sur l’axe lui-même. L’arbre peut aussi porter
- (') Brevet anglais nu 50470. Déposé le 24 décembre 1897. accepté le 5 décembre 1898. 5 figures.
- (2) Brevet anglais n° 3507. Déposé ie 11 février 1896, iccepré le 23 décembre 1898. 4 figures.
- (3) L'Éclairage Électrique, t. XVIII, p. 410, 18 mars 1899.
- 41g
- un disque D place dans une ouverture un peu plus grande du cylindre creux T (fig. 93 b) ; dans ce cas, si le disque n’es.t pas exactement à la hauteur de R, il subit une attraction énergique qui l’v rappelle : l’axe est ainsi amené à flotter' dans l’espace; cette disposi-
- tion exige un ajustage et un centrage parfaits de l’axe A. Dans la figure 93 c le disque est extérieur et il participe lui-même à l’attraction verticale. Én 93 d, le disque est remplacé par un cylindre creux, de telle sorte qu’il y a, à la fois, une attraction verticale et une tendance au centrage, les bords des cylindres R et G s’attirant mutuellement.
- H. Armacnat.
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- CONGRÈS DE BOULOGNE-SUR-MER DH L'ASSOCIATION FRANÇAISE POUR L’AVANCEMENT DES SCIENCES (*)
- Les sections de la navigation, et du Génie civil et militaire, présidées par AJ. Dislère, avaient inscrit à l'ordre du jour de la session deux questions d’actualité : l’automobilisme et la navigation sur les canaux. L’une et l’autre de ces questions ont donné lieu à des rapports publiés ayant l’ouverture du Congres et distribués aux membres désirant prendre part a la discussion.
- Le rapport sur
- l’automobilisme sur route
- dû à MM. Cuéxot et Mesnager, ingénieurs des Ponts et Chaussées, envisage la question au triple point de vue du moteur, du véhicule et de la circulation. Il comprend trois parties : l’historique, l’étude des éléments des voitures automobiles et l’avenir de l'automobilisme.
- Dans la première partie les auteurs rappellent que c’est en France que l’automobilisme a pris naissance : ce fut Cugnot qui. en 1770, construisit la doyenne des automobiles. Dix ans plus tard, Dallery, un Français egalement, construisit une voiture à vapeur à chaudière tubulaire.
- Mais c’est en Angleterre que les voitures à vapeur prennent leur essor de 1786 à 1834.
- Dès le commencement du siècle Griffiths construit une diligence. En 1825 Gurney assure un service public avec une diligence pouvant contenir 12 à 15 personnes ; pendant quatre mois celle voiture transporta 3 000 voyageurs et parcourut 5 700 km ; le trajet était de 14 km et la durée de 45 à 55 minutes. La même année Ogle faisait marcher une voiture à la vitesse de 56 km : h en palier. De 1827 à 1836 Walter Hancock organise un service public avec neuf voitures circulant à la vitesse de 14 km : h. Un accident survenu en 1834 sur l’une des lignes exploitées servir
- de prétexte aux partisans de la voie ferrée pour réclamer et obtenir des mesures draconiennes contre l'automobilisme sur route. Des taxes de péage quinze fois plus élevées que celles qui frappaient les voitures ordinaires furent imposées aux automobiles ; celles-ci devaient être précédées d’un homme portant un drapeau. C’était la mort de l’automobilisme. Èn 1896, sous la poussée de l’opinion publique, cet état de choses a été modifié (2), et aujourd’hui l’automobilisme est fort développé en Angleterre comme l’ont montré les Concours des Poids lourds de Liverpool (mai 1898 et juillet 1899) et celui organisé à Birmingham en juin 1898 par la Socie'té d’agriculture.
- En France au contraire les progrès furent tout d’abord très lents, mais on sait combien ils ont été rapides dans ces dernières années et les noms de ceux qui ont contribué à faire de notre industrie de l’automobilisme la plus florissante du monde entier sont trop connus de nos lecteurs pour qu'il soit nécessaire de les rappeler (s).
- (P Voir I.’Échiraçe Électrique du il novembre, p. 217.
- {*) La seule restriction importante qui soit faite h la circulation des automobiles en Angleterre, est que leur poids ne doit pas dépasser 3 tonnes à vide ; qu’elles ne doivent pas remorquer plus d'une voiture et que le poids du tracteur et de la voiture remorquée doit être inférieur xi quatre tonnes à vide (non compris le poids de l'eau, du combustible et des accumulateurs;. On doit s’arranger de manière que la fumée de la vapeur ne soi: pas visible. La vitesse maximum sur un chemin public est de 14 milles par heure '22,530 km : h).
- p) Cette extension rapide de l’automobilisme en France provient dans une large mesure du régime actuel qui est assez libéral. I.a circulation automobile est soumise à la loi du 30 mai 1851 sur la police du roulage, au décret du 30 avril 1880 sur les appareils à vapeur, et enfin au décret du 10 mars 1899. I.es automobiles ne sont soumises à aucune limitation de poids, ni à aucune largeur de jantes ; elles circulent librement, à condition cependant que le type adopté ait subi certaines épreuves relatives notamment à la facilité
- men de capacité. Une simple déclaration faite au préfet du département de la résidence suffit pour toute la France. aL
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- Dans la seconde partie de leur rapport MM. Cuénot et Mesnager examinent successivement : T les résistances à vaincre; 2a les moteurs actuellement en usage et leur spécialisation ; 3° quelques détails spéciaux (liaison du moteur avec les roues, direction de la voiture); 4° les prix des automobiles et les poids relatifs de leurs différentes parties. Chacun de ces paragraphes résume bon nombre de documents déjà publiés dans ce journal et mériterait d’être reproduit ; le défaut de place nous oblige malheureusement à faire un choix.
- Les résistances à vaincre en palier et en mouvement uniforme, se composent de la résistance au roulement des roues sur la chaussée, des frottements des fusées d'essieu dans les moyeux (coefficient o,oi avec le graissage à l’huile et 0,005 avec les billes), de la résistance de l’air (on admet 0,005 SV2, S étant la surface en mètre carré et V la vitesse en km : h), et enfin les pertes de force dues aux vibrations transmises au sol ou à l’air et à des transformations en chaleur. Il résulte des expériences faites qu’on peut admettre pour VefforL total de traction sur une chaussée moyenne avec les dimensions de roues courantes une fraction du poids du véhicule égale à 0,033 - [--0,0006 V si les bandages sont rigides et 0,025 + 0,0004 V avec les bandages pneumatiques, l’erreur pouvant varier de 25 p. 100 en plus ou en moins suivant l’état de la chaussée.
- Quand la voiture descend une pente, l’effort de traction reste sensiblement le même qu’en palier, le travail dû à la pesanteur étant absorbé par les freins, du moins on l’admet pour le calcul de la puissance du moteur. Quand elle monte une rampe il faut ajouter à l’effort de traction une fraction du poids de la voiture égale à la pente de la route. Pour de longs parcours (100 km) en pa)7s moyennement accidenté, la pente moyenne (quotient de la somme des ascensions partielles
- vitesse ne doit pas dépassât 30 km ; h en rase campagne et 20 km : li dans les agglomérations, sauf dans les passages
- par la projection horizontale du parcours) est environ de 0,01. Par suite pour une voiture de 1 000 kgr dont la vitesse moyenne est de 10 km : h, l’effort moyen de traction est de (0,033 -h 0,0006 X 10 4- 0,01) 1 000 kgr avec des bandages rigides. Le travail accompli en une heure, exprimé en kilogrammètres, est le produit de la quantité précédente par 10 000 et la puissance moyenne en chevaux est le quotient de ce produit par 75X3600; on trouve ainsi 1,82 cheval. Avec bandages pneumatiques on trouve par le même calcul 1,45 cheval. Telle est donc la puissance moyenne nécessaire aux jantes. Pour cela il faut, à cause des pertes dues au système d’accouplement du moteur aux roues (40 p. 100 au moins) des moteurs capables de donner sur l’arbre de 3 chevaux à 4,5 chevaux.
- Mais dans ce calcul on ne tient pas compte des effets de l’inertie, importants cependant dans les démarrages. Pour les vaincre et pour que la mise en vitesse se fasse dans des conditions de temps acceptables, il faut que le moteur développe une puissance plus grande. Avec des moteurs à vapeur ou des moteurs électriques cette condition n’entraine pas la nécessité de prendre un moteur donnant une puissance plus grande que les chiffres indiqués plus haut, car les moteurs de ce genre peuvent pendant quelque temps développer une puissance plus grande que leur puissance moyenne; au contraire avec les moteurs à pétrole, dont la puissance est sensiblement constante, cette condition entraîne une augmentation de la puissance du moteur.
- La puissance du moteur se trouvant ainsi déterminée, il est possible de calculer son poids et celui des approvisionnements nécessaires à son fonctionnement. Les données fournies par la pratique indiquent en effet que les moteurs à vapeur peu surchauffée pèsent de 40 à 50 kgr par cheval sur l’arbre et consomment de 13 à 20 kgr de coke et d’eau par cheval-heure suivant la nature de la chaudière, et que les moteurs à vapeur très surchauffée (Serpollet) pèsent 50 à 60 kgr par cheval sur l’arbre et consomment 8 kgr d’eau .
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- et de coke ou 6,5 kgr de pétrole par cheval heure. Pour un moteur à pétrole le poids est environ 40 kgr par cheval et la consommation de pétrole de 0,5 kgr par cheval et par heure. Un moteur électrique pèse 50 kgr par cheval et le poids des accumulateurs qui l'actionnent est en moyenne de 37 kgr par cheval-heure, la durée de la décharge est de 5 heures. On a ainsi pour le poids total, en kilogrammes, d’un moteur quelconque et de son approvisionnement pour une marche de H heures, les chiffres du tableau suivant où les chiffres de ladernière colonne ont été calculés en admettant 0.6 comme rendement des transmissions des moteurs à vapeur et à pétrole et 0,75 pour celles des moteurs électriques.
- Moteur genre Field. . 504-20 H
- Moteur avec chaudière aquatubulairc . . . 40+H
- Moteur ) au coke. . 55 + 8 H Serpolet j au pétrole. 55 + 6,5 H Moteur à essence de
- pétrole...........40+ 0,5 H
- Moteur électrique et accumulateur: ... 50 | 37 I-ï
- 85 -h 33 H
- 67 + 22 H 42+ 13 H
- 83+ TJ H
- 67 + 0,83 H 66 |- 49 II
- Le poids du mécanisme moteur et de l’approvisionnement du moteur, bien que constituant une fraction importante du poids total (de 13 à 40 p. 100), est cependant toujours inférieur au poids de la carrosserie, comme le montrent les chiffres suivants qui indiquent la répartition de ce poids dans les automobiles à voyageurs :
- C'aiTo-se ie M' • _.Approvi-Vapeur. . 0,5 0.15 0.08 0,27
- Essence . 0.5 0.12 0,015 0+65
- Electricité
- (fiacres). 0,5 0.0g 0,3 0.11
- Les voitures électriques peuvent donc, au point de vue du poids du mécanisme moteur et du poids utile, lutter avec les moteurs à vapeur. Quant aux avantages et inconvénients des trois systèmes de voitures, nous n’avons pas besoin d’v insister ici.
- Les prix de vente des véhicules automobiles diffèrent sensiblement suivant le modèle considéré. MM. Cuénot et Mesnager les estiment de 20 à 30 fr le kilogramme pour les véhicules légers et de 4 à 8 fr pour les automobiles destinées aux transports publics.
- Le prix de revient journalier est indiqué dans la troisième partie du rapport; nous n’insisterons pus sur cette question qui a été traitée dans cc journal à propos des concours de fiacres de Paris (').
- Envisageant les applications actuelles et futures d’automobilisme, MM. Cuénot et Mesnager constatent que pour le transport des marchandises, les automobiles peuvent avantageusement lutter contre les voitures à traction animale, et pensent que celles-là finiront par supplanter presque complètement celles-ci. Pour le transport des voyageurs, la situation de l’automobilisme leurparaît moins bonne et il leur semble difficile que des entreprises de transports de ce genre puissent couvrir leurs frais, sauf aux abords des très grandes villes et dans des cas exceptionnels. Il est vrai que la loi du 13 avril 1898 a accordé à l’Etat et aux départements ou communes intéressés, la faculté d’accorder des subventions à des services' réguliers de voitures automobiles destinées au transport des marchandises, en même temps qu’au transport des voyageurs. Mais ces subventions ne peuvent être données qu’a des entreprises assez importantes (2! et sont relativement
- par M-'l+rsey, comme représentant approximativement les dépenses journalières d’un fiacre électrique londonr.ien faisant un parcours moyen de too km par jour :
- Administration, taxes et impôts. - - y 4-20
- Energie électrique (24-kw ; h à o.io ir) . . 2.40
- Total...................TtTto
- (s) Justifiant de moyens d’action suffisants pour transporter
- tonnes de marchandises à une vitesse moyenne de 6 km : h et 60 voyageurs avec 2 tonnes de bagages et messageries à
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- minimes : ainsi, dans la Meuse, où cette législation a été appliquée, la subvention que l’entrepreneur doit recevoir, tant de l’Etat que des communes et des particuliers, est calculée a raison de un centime par place offerte aux voyageurs (tant à l’intérieur qu'a l’extérieur) et par kilomètre parcouru, et de sept centimes et demi par tonne kilométrique de marchandises)1).
- Le rapport de MM, Cuénot et Mesnagcr se termine par une remarque qui a son importance pour le développement de l’automobilisme. Les ouvrages d’art qui existent sur les routes, notamment les ponts métalliques des chemins vicinaux, ne sont pas construits en vue de supporter des voitures à deux essieux portant en tout plus de huit tonnes, et encore de semblables voitures sont-elles supposées précédées de longues files de chevaux, formant une faible charge'. Des automobiles lourdes remorquant des véhicules chargés, pourraient donc produire des accidents. Or la réaction qui s’est produite en Angleterre contre l'automobilisme, à la suite des accidents de 1834, fait craindre qu'au régime de liberté actuel, ne succédât rapidement un régime d’oppression, si l’on avait à déplorer des accidents du meme genre.
- () Dans certains cas, il peut y avoir intérêt pour les départements d'établir des services publics de transports au prix de sacrifices pécuniaires importants. On peut se demander alors s’il est moins onéreux d’assurer le service au moyen d’automobiles routières ou au moyen d'un tramway. MM. Cuénot et Mesnager ont eu l’occasion de résoudre ce problème à propos d’une demande en concession.
- Ils ont trouvé que pour une recette kilométrique annuelle de 1500 fi-, dans les conditions ordinaires, la subvention départementale annuelle nécessaire pour couvrir les dépenses de l'un ou l’autre mode de transport est la même. Les dépenses d’exploitation par train-kilomètre sont, en effet, sensiblement les mêmes pour un tramway ou un automobile sur route; les charges de capital sont moindres pour la voiture automobile, qui représente moins de frais de premier établissement pour un faible trafic, mais la recette par train est aussi bien moindre, la capacité étant très inférieure. Le capital engagé en ateliers et installations étant faible, on pourra, quand le trafic se sera développé suffisamment, transporter ailleurs les voitures automobiles et leur substituer le tramway.
- MM. Cuénot et Mesnager estiment que pour d’autres raisons, les diligences automobiles doivent être employées dans les zones frontières où l’autorité militaire ne permet pas l’établissement de tramways.
- Aussi les rapporteurs sont-ils d’avis qu’ii serait utile d’établir une réglementation fixant à huit tonnes au plus le poids d’une automobile, et limitant celui des voitures remorquées, de manière a ne pas mettre les ouvrages existants en péril (q.
- Dans une communication, M. A. Pasc;>ueau, inspecteur général des Ponts et Chaussées, a montré les inconvénients des tarifs actuels pour le
- TRANSPORT TES AUTOMOBILES PAR CHEMINS DE FER
- D’après les prix généraux du tarif de petite vitesse, le transport en petite vitesse des divers genres d’automobiles (motocycles, tracteurs, voitures) devrait être tarifé à raison de 0,16 fr par tonne et par kilomètre, h quelques millimes près, qui proviennent de légères, différences entre les tarifs des divers réseaux que l’auteur néglige.
- Mais en fait, cette tarification si simple, se trouve rarement appliquée, par suite de certaines clauses secondaires. L’une d’elles est que les prix sont majorés de 50 p. 100 pour les objets pesant moins de 200 kg par m;!. Une seconde est que les automobiles (non emballées) ne peuvent payer une taxe inférieure à celle qui. d'après l’article 18, doit cire appliquée aux voitures ordinaires.
- Suivant cet article, le prix du. transport d'une voiture 11c peut être inférieur à 0,25 fr par kilomètre, pour les voitures à 2 ou à 4 roues, à un fond, à une seule banquette, et à 0,32 fr pour les voitures à 2 ou à 4 roues, à deux fonds, à deux banquettes. Par suite de cette clause, les automobiles ne se trouvent tarifées d’après leur poids, avec application de la clause relative à l’encombrement, que lorsque ce poids devient supérieur à 1040 kg.
- (V Les auteurs trouvent trop faible le poids maximum toléré en Angleterre : trois tonnes pour une automobile à vide et quatre tonnes celui d’un tracteur ou d'une voiture remor-
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- Quant aux voitures avec tracteurs, le prix de leur transport se trouve encore plus élevé, les voitures étant taxées comme il vient d’étre indiqué et les tracteurs étant taxés à part.
- Four les transports en grande vitesse, les automobiles sont, quels que soient leurs poids, soumises à l’article 29 des tarifs G.V., d’après lequel la taxe est de 0,40 fr par voiture et par kilomètre pour les voitures à 2 ou 4 roues, à un fond et une seule banquette ; et 0,50 fr pour celles à 4 roues, à deux fonds et deux banquettes.
- Un troisième mode de transport a été autorisé récemment sur les réseaux du Nord et de l’Etat : c’est le transport corn me bagages. Les automobiles pouvant utiliser ce mode de transport ne doivent pas avoir plus de 1,2.1X2,30 d'encombrement, les bidons à essence doivent être vidés. A propos de cette dernière condition, AI. Pasqueau fait observer que le plus souvent elle met le vovageur dans l’obligation d'emporter les bidons à essence dans son compartiment où, sans compter l’ennui qu’ils occasionnent aux autres voyageurs par l’odeur qu’ils répandent, ils sont exposés à plus de causes d’explosions que dans les fourgons à bagages : aussi demande-t-il que cette condition ne soit pas maintenue(').
- l.’EMI'LOI UES AUTOMOBILES AUX COLONIES
- a été l’objet d’une communication de AI. Bricka, inspecteur général , des travaux publics des colonies.
- L'auteur y fait ressortir les difficultés que l’on rencontre généralement dans les premiers
- temps d’une colonisation, lorsqu’on est obligé d’avoir recours uniquement aux moyens de transport indigènes. Quand des routes carrossables sont créées, les difficultés ne sont qu’aplanies, sans être complètement éliminées, car le cheval de trait ne peut effectuer un parcours de plus de 25 à 30 km à une vitesse de 3 à 5 km : h, et dès lors il faut des relais beaucoup trop rapprochés, étant données les conditions locales. Aussi a-t-on songé à l’emploi d’automobiles.
- Pour se rendre compte de l’économie que l’on peut espérer de cet emploi, Fauteur a pris, pour termes de comparaison, les prix payés à Madagascar pour les transports à dos d’homme, par mulets et par voiture ; il a calculé les prix de revient d’un transport par automobiles, en admettant que le retour se fait à vide ou à demi-charge.
- Pour les transports par porteurs, les prix étaient, en 1895, de 2,80 fr à 3,50 fr par tonne et par kilomètre; actuellement ils sont de 3,50 à 3,80 fr pour les transports commerciaux, et de 4,50 à 4,80 fr pour les transports de l’administration ; la majoration des prix payés par l’administration, tient à ce que celle-ci impose aux porteurs, dans un but de sécurité, des lieux-repos, fixés à l’avance, qui obligent parfois à de longues étapes, et par suite, à une diminution de la charge individuelle des porteurs.
- Pour les transports à dos de mulets et par voitures à traction animale les prix de revient par tonjie-kilornètre se répartissent comme l’indique le tableau suivant qui donne en même temps les prix de revient probables des transports par automobiles :
- “™TOKT ™ AXXUCT ™S,“d^îrA' ïüi°E*ÉZnS TOTAUX
- Mulets ',,20 à 1 .54 fr. 1.84 à 2.95 O T » à 0,225 5.20 à /.72
- Voitures ..54 à 3-58 1,-0 a 2,84 0.1 7 à o,i79 4,46 à 6,Ou
- , ... \ Retour à vide. . . . 1.31 a 2,12 1,69 à 2,70 0,0 33 à 0,053 3.06 à 4.87
- > Retour a 12 charge. °;935 °>°33 1,4.
- (’) Les autres vœux exprimés par l'auteur sont les sui- | i° Pour les transports en petite vitesse, les automobiles vauts : I seront taxées aux prix de la première série du tarif général
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- On voit que dans l’hypothèse d’un retour à demi-charge l’emploi des voitures automobiles serait très avantageux ; aussi l’auteur est-il d'avis qu'il serait utile de faire des expériences sur les lieux mêmes (‘i.
- La seconde question inscrite à l’ordre du jour des 3e et 40 sections, la navigation sur les canaux, a donné heu h deux rapports et trois communications. L’un des rapports, dû à M. Terré, ingénieur en chef de la Marine, est consacré à la résistance au mouvement dans un milieu indéfini ; l’autre, du à M. B. de Mas, inspecteur général des Ponts et Chaussées, traite de la résistance au mouvement dans les canaux. Malgré leur intérêt nous ne faisons que signaler ces deux rapports, leur objet ne pouvant intéresser que ceux de nos lecteurs qui s’occupent de traction électrique sur les canaux, assez peu nombreux encore, croyons-nous.
- Nous 11e ierons également que signaler deux des communications. L’une, duc au général A., de Wendrich, fait ressortir les inconvénients nombreux que présente le mode actuel d'exploitation des voies navigables^ en particulier les encombrements et retards que cause le défaut de réglementation et con-
- avec la majoration d’encombrement s’il y a lieu, mais sans référence à l'article 18.
- 20 Pour les transports en grande vitesse, elles seront taxées au poids, suivant le tarif général, sans appplication de l’article 29.
- 3" L’attention des Compagnies est* appelée sur les avantages qu’il y aurait a étendre le transport des automobiles comme bagages.
- 4ü La tarification actuelle des transports par wagons complets sera maintenue.
- () Rappelons, pour terminer cc qui concerne l'automobilisme, que pendant la durée du Congrès, une course d’automobiles eut lieu entre Paris et Boulogne, et qu'une exposition de ces voitures se tint au Cirque de Boulogne. Mentionnons aussi lacommunication’dc M. le colonel Détaillé sur le nouveau fourgon électrique des sapeurs-pompiers de Paris, décrit dans L'Éclairage Électrique du 23 septembre (t. XX, p. 456) et la communication de M. Soreau sur les expériences faites par M. Ringelmann, professeur à l’Institut agronomique, pour -substituer l'alcool au pétrole dans les moteurs, expériences signalées dans L’Éclairage Électrique du 6 novembre 1897 {t. XIII. p. 282,.
- dut à la nécessité d'une organisation des transports par canaux analogue à celle des chemins de fer, organisation qui rendrait de grands services au commerce en temps de paix et à l’armée en temps de guerre La seconde, présentée par MM. La Rivière et. Bourguin, ingénieurs en chef des Ponts et Chaussées, traite de la traction sur les canaux par le procédé dit cheval électrique {* 2 * 4); mais n’ayant pu ni l’entendre ni en prendre connaissance, nous sommes obligé d’en remettre l’analyse à une autre occasion.
- (<) L’organisation méthodique des transports par eau paraît d’ailleurs être une question d’actualité. Le 30 septembre dernier, un de nos lecteurs, M. J.-J. Taudin-Chabot, nous adressait, à propos de l’article de M. Klingenberg sur le ha-lage sur les canaux analyst dans le numéro de ce journal du 9 septembre 1899, une lettrie dans laquelle il exposait un projet d'organisation dont voici les principaux éléments :
- Deux rails à crémaillère suspendus au-dessus du canal serviraient de voies à des tracteurs électriques, l'un des rails servant pour les convois montants, l’autre pour les convois descendants. Les chalands seraient d’un type uniforme et d’une forme leur permettant de recevoir des wagons de chemins de fer, disposés transversalement par exemple, et contenant la marchandise à transporter. Chaque rame de chalands serait munie de deux locomotives électriques, l’une en tête, communiquant au convoi une vitesse de 8 à 10 km : h, l'autre en queue pour servir de frein en cas de be-
- Ce système aurait de nombreux avantages. Les durées des parcours seraient notablement diminuées. Le déchargement et le chargement des chalands se feraient avec une très grande rapidité, puisqu’il n'y aurait qu’d faire sortir des chalands les wagons pleins de marchandises ou les y faire entrer. Les wagons pourraient être immédiatement aiguillés sur les voies ferrées et l'on éviterait ainsi une manutention onéreuse des marchandises destinées à des régions non traversées par le canal. Les travaux coûceux que l’on est obligé d'exécuter pour faire communiquer deux biefs présentanf'des différences de niveau impossibles à franchir par des écluses ordinaires se trouveraient évités : ou pourrait, en effet, laisser sans communication les deux biefs, puisqu'on pourrait sans grande perte de temps faire sortir des chalands les wagons amenés par ceux-ci à l’extrémité aval du bief supérieur et les conduire par une voie ferrée à l’extrémité amont du bief inférieur où ils seraient embarqués sur des nouveaux chalands.
- Cc système qui rendrait les canaux comparables aux voies ferrées comme exploitation, les rames de chalands remplaçant les trains, mérite évidemment de fixer l’attention ; il est malheureusement à craindre qu’il ne soit de longtemps appliqué.
- (2j Voir la description de ce système dans l’article de M. Dupuy, la Traction électrique sur les canaux, publié dans L'Éclairage Électrique du n septembre 1897, t. XII, p. 481.
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- Quant à la troisième sur l’emploi dk l’aluminium dans i.a navigation
- par M. L. Cauchy elle intéresse les électriciens par les renseignements qu’elle donne sur une des premières applications d’un métal dont la fabrication par l’électricité a seule rendu possible son emploi industriel.
- Dans cette communication M. Cauchy expose d’abord dans quelles circonstances et pour quelles raisons on a cru devoir employer l’aluminium de préférence a d’autres matériaux dans la construction d’un certain nombre de bateaux destinés à la navigation en eau douce.
- Il passe en revue la plupart de ces bateaux ('). Pour chacun d’eux M. L. Cauchy indique les matières premières employées et la mode de construction adopté. Il signale les services rendus par ces bateaux en citant quelques extraits de rapports ou de correspondances du lieutenant de vaisseau Hourst, du commandant Marchand, etc.
- Tl conclut en faisant ressortir les avantages et les inconvénients de l’emploi de l'aluminium et en indiquant quels renseignements on peut tirer des exemples cités, tant au point de vue de l’emploi du métal qu’au point de vue de sa conservation.
- Parmi les nombreuses autres communica-
- (•} L'Etienne bateau démontable (10 tonnes) construit en 1893 pour la mission Monteil dans-le Haut-Oubangui et à bord duquel le commandant Marchand arriva à Faclioda en juillet 1898.
- Le Vendmesse, yacht de course, construit également
- en 1893 pour M. J. de Cbabannes La Palice.
- Le Jules Davuusl, bateau démontable (12 tonnes) construit en 1893. qui a servi à la mission Hourst pour sa recon-
- Le GrJ, même
- type (30 tonnes), chalands démontables en caissons
- transportables sur roues, en service sur laliotille du Niger.
- Le Crampel et les autres bateaux du même type (13
- destinés à la flotille du Haut-Oubangui (1894-95) et qui servirent à la mission Marchand.
- Le Commandant Besançon (1895), bateau démontable
- (8 tonnes), qui accompagna également le commandant Marchand jusqu’à Fachoda et en Abyssinie, etc.
- ÉLECTRIQUE
- rions aux 3e et 4e sections, nous examinerons d’abord celles qui se rapportent à la génération et à l’utilisation de la vapeur. Dans cet ordre d’idées se trouve la communication de M. Godard, ingénieur en chef de la Marine,
- CHARBON POUR LE CHAUFFAGE DES CHAUDIÈRES
- Le combustible liquide le plus généralement employé est le résidu de la distillation du pétrole connu sous le nom de mazout ou d’astatki, qui a un point d’inflammation très élevé. Son pouvoir calorifique varie, de g 000 à 10 500 calories tandis que celui des bons charbons de Cardiff et d’Anzin est de 8 500 calories environ. Tl contient environ 87 p. 100 de carbone et 13 p. 100 d’hydrogène, tandis que le charbon renferme 92 p. 100 de carbone et 4 p. 100 d’hydrogène. D’après cela la quantité d’air théoriquement nécessaire à la combustion du mazout est de 11,2 m3 contre 8 nf! pour le charbon : dans la pratique on doit admettre 20 m3 pour l’huile et 15 m5 pour le charbon. C’est donc une erreur de penser que l’emploi de l’huile peut supprimer le tirage forcé.
- Suit l'historique des essais faits en France depuis les premières tentatives de Düpuy de Lôme et Sainte Claire-Deville en 1869. Aujourd’hui on emploie exclusivement les pulvérisateurs dont une description détaillée est donnée. Ils se divisent en trois classes : 1" pulvérisation par la chaleur seule qui n'a pas encore donné de résultats pratiques à cause de la difficulté d’éliminer les dépôts liquides et solides; 2e pulvérisation parla vapeur ou l’air sous pression, la plus généralement employée ; 3U pulvérisation par la pression seule, employée avec succès en Russie.
- Les foyers doivent être protégés par un revêtement en briques et la flamme doit être en contact avec une surface incandescente pour maintenir l'allumage. Afin d'éviter les surchauffes locales il faut diriger la flamme loin du faisceau tubulaire.
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- Dans le chauffage mixte, le charbon incandescent suffit à maintenir la régularité de la flamme de pétrole ; les expériences de vaporisation faites dans les ateliers Delaunay-lBelleville et C'e ont donne, pour une combustion de 45 kgr de charbon de mazout par mètre carré de grille, une production de vapeur de 13 kgr de ioo" à 100' par kilogramme de combustible.
- En résumé la production de vapeur par le meilleur mazout ne peut dépasser 14,6 kgr de ioo° à ioo°, et si l’on veut faire disparaître la fumée il faut envoyer un excès d’air sur le foyer (').
- M. D.-A. Casalonga a présenté, au nom de l’inventeur. M. Mugna, ingénieur à Forli,
- FüMIVORE LAVEUR DE FUMÉE
- fondé sur le lavage des fumées dans un bain d’eau en rotation. Il se compose d’un réservoir d’eau inférieur, à niveau constant, dans lequel plongent les dents des palettes qui aspirent les gaz de la combustion et les projettent sur les niveaux de l’eau en rotation. Les particules fixes, généralement combustibles sont retenues par l’eau qui s’épaissit et qui est vidangée de temps en temps, pendant que les gaz épures et incolores sont aspirés par un autre ventilateur supérieur qui les refoule dans l’atmosphère. Un tel fumivore installé à l’arsenal de Turin y donne de bons résultats.
- Les collets en rotation sont constamment baignés par un filet d’eau qui aboutit au réservoir et remplace les pertes par évaporation. Les résidus combustibles sont séchés et brûlés.
- p; Dans une communication intitulée « Emploi du pétrole dans le chauffage des chaudières des chemins de fer aux colonies », M. A. Suais, directeur des chemins de fer étliio-
- locomotives, sous réserve de certaines conditions de prix et
- mîns'de fer de^pénétration en Afrique. La Compagnie des chemins de fer éthiopiens pense obtenir une économie an-annuelle de 60000 fr sur son réseau de 300 km en substituant au charbon, qui vaut 45 fr la tonne à Djibouti, du mazout coûtant 62 50 fr la tonne rendue au même lieu.
- Dans une communication
- SUR LES ACCIDENTS DES CHAUDIÈRES A TUBES d’eau HT SUR I.KS MOYENS I)’y REMÉDIER
- M. A. Ravier, ingénieur de la Marine, à Douai, a passé en revue les differentes causes de ces accidents et a indiqué un dispositif imaginé par M. A. Janet, pour les empêcher d’avoir des conséquences graves.
- D’après les statistiques des années 1890 à 1897, les causes des accidents des chaudières à tubes d’eau, se trouvent réparties comme l’indique le tableau suivant :
- I. Déchirures des tubes :
- i° Tubes entartrés .• . . . 8
- 2J Baisse de niveau anor-
- 4‘ Tubes défectueux de fabrication ................ 3
- 3° Défaut de circulation provenant des dépôts boueux en dehors du
- tube rompu............ 5
- 6° Surmenage de la ehau-
- Totauxdes accidents provenant des déchirures de causes
- connues............34
- 7" Causes inconnues ... 8
- ll.Accidt
- de bc
- lubes (projections
- 9
- 3
- 20 dont 10 de tube.
- On voit donc que sur un total de 73 accidents, il y en a 34 —j— 10-1-8 = 52, qui sont dus à des ruptures de tubes. Pour 48 de ces derniers il a été possible de savoir à quelle rangée appartenait le tube rompu, et on a trouvé les chiffres suivants :
- Tubes de la rangée inférieure........17
- — des 2r et 3erangcesà partir du bas. 6
- — des rangées intermédiaires. . . 18
- de la rangée supérieure........ 7
- ~4*
- Un assez grand nombre des accidents étant dus à l’entartrement des tubes, on doit
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXI. — N°50.
- tout d’abord prendre les précautions nécessaires pour éviter cet entartrement. La seule véritablement efficace est de se servir d’eau convenablement épurée pour l’alimentation, mais cette recommandation est à peu près illusoire, car on sait combien il est difficile d’obtenir une épuration satisfaisante. A défaut, il convient de faire l’alimentation dans la vapeur, produire une circulation active dans les tubes de coup de feu qui doivent avoir au moins 50 millimètres de diamètre, éliminer les graisses des eauv de condensation, lorsqu’elles servent à l'alimentation, et enfin nettoyer souvent la chaudière. L’élimination des graisses des eaux de condensation se trouve grandement facilitée en diminuant ou même en- supprimant le graissage intérieur. Pour le nettoyage, la chaudière doit être vidée, et pour effectuer cette vidange on se trouve en présence de deux méthodes : vidange quand la chaudière est encore en pression et par conséquent les parois encore chaudes, ou vidange après refroidissement presque complet. Le premier procédé, le plus rapide et le plus souvent employé, a l'inconvénient de donner naissance à des dépôts durs qu’on doit souvent enlever au ciseau, ce qui risque de détériorer la chaudière. Le second donne lieu à des dépôts boueux qu’il est facile d’enlever par lavage ; il est donc à recommander.
- Le manque d’eau momentané est également une cause de nombreux accidents ; une surveillance attentive pourrait y remédier.
- A propos des accidents causés par la rupture de tubes usés, M. Ravier signale les bons résultats auxquels ont donné lieu des essais sur des tubes en acier-nickel contenant 25 p. 100 de nickel : ces tubes résistent beaucoup mieux que les tubes d’acier ordinaire.
- Quant aux autres causes d’accidents indiquées, elles ont une importance moindre.
- Néanmoins, il convient, quelle que soit la cause de la rupture des tubes, de faire en sorte que cette rupture ne puisse avoir de conséquences graves. L’emploi déportés de foyer à charnière horizontale s’ouvrant en dedans, la
- suppression des portes de cendrier de la façade, ou l’application à ces portes de la disposition précédente, enfin l’usage de trappes d’expansion, placées h la partie supérieure du massif contenant les chaudières, ont déjà amené une notable réduction des accidents graves en empêchant la vapeur qui, après la rupture d'un tube, s’échappe par toutes les issues, de venir brûler le chauffeur placé devant la chaudière.
- M. A. Janet s’est proposé de les rendre complètement inoflensifs en imaginant un clapet automatique qu’on dispose a chaque extrémité des tubes, et qui, entraîné par l’écoulement même qui se produit en cas de rupture de l’un de ces tubes, vient obturer automatiquement le dit tube et empêcher, par suite, la fuite de continuer. Chaque clapet présente la forme d’une sorte de petite coupe montée sur une tige (lig. 1); celle-ci
- tique A. Ja
- pénètre dans le tube, mais elle s’y présente obliquement, parce que le clapet repose sur le bord du tube, à l’intérieur de la muraille de la chaudière, et sur le bouchon, ou une petite lame mécanique qui l’empêche de culbuter complètement. Il est en somme dans la position d’attente, ne masquant que d’une façon extrêmement réduite le débouché du tube, et ne gênant pas en fait la circulation de l’eau. Que le tube vienne à crever, et le courant qui se précipite pour profiter de cette porte ouverte, va l’accrocher, pour ainsi dire, par le bord de sa concavité : il viendra ainsi le placer et le coincer dans l’ouverture du
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- tube, en pressant dans l’intérieur de la petite coupe, et par suite, en la forçant de s’appliquer sur les bords du tube. L’obturation est hermétique, et la théorie est confirmée par la pratique.
- La marine a d’abord essayé de ce système en simulant des accidents : c'est-à-dire que, sur des chaudières montées dans un atelier, on avait muni les tubes de robinets branchés sur eux ; quand on ouvrait un robinet, l’effet était le même que si une rupture s’était produite. Or, on avait pu constater que l’obturation se produisait bien. On monta alors effectivement des obturateurs automatiques Janet dans les tubes des chaudières de deux remorqueurs et dans ceux d’une chaudière de torpilleur : voici un an que les appareils sont en place. A bord du torpilleur dont la chaudière était particulièrement en mauvais état, plusieurs ruptures se sont produites, et les tampons automatiques ont si bien fonctionné, qu’on a pu continuer à marcher après l’accident, que le lendemain même on a été en mesure de réallurner et de repartir sans aucune réparation.
- On sait qu’un assez grand nombre de voitures de tramways des Etats-Unis sont munies de paliers à rouleaux dans le but de diminuer le frottement des fusées. M. I). A. Casalonga présentait au Congrès un nouveau système de
- l’AT,1ER A ROULEAUX A LANTERNE MOBILE
- pouvant être transformé en boîte à fusce pour véhicule roulants et en palier de butée pour arbre d’hélicc.
- Les rouleaux peuvent être construits aujourd’hui avec de plus grandes facilités que par le passé, attendu que l’on dispose de matériaux de choix, notamment d’aciers durs qui sont très résistants, aciers trempés et rectifiés, il s’en suit que les génératrices de contact peuvent supporter des charges bien plus grandes, sans se déformer. Une preuve de ces faits est fournie parles compagnies de chemins de fer, dont plusieurs se livrent en ce
- moment a des essais trouvésdéjà satisfaisants.
- Dans ce nouveau palier, M. D. A. Casalonga s’est attaché à conserver le parallélisme des axes de rouleaux entre eux et avec celui de la portée ou de la fusée. Dans le cas du palier de butée où les rouleaux sont coniques, il s’est attaché à maintenir fixé le point de concours situé sur l’axe de l’arbre.
- Nous terminerons par l’analyse sommaire d’une communication de M. A. Ravier, ingénieur de la Marine, sur de
- Les procédés employés jusqu’ici pour l’étude et la correction des déviations de la boussole étaient basés sur l’emploi du calcul ; la communication a pour but d’exposer une théorie nouvelle et des procédés nouveaux où tout est purement géométrique.
- La première idée de cette nouvelle théorie et de ces nouveaux procédés, provient de la remarque que certaines équations de la théorie analytique sont identiques à celles d’une perspective.
- On en déduit que sur une boussole donnant des indications inexactes, on peut obtenir des indications exactes en faisant des lectures fréquentes faussées d’une certaine façon par la perspective.
- Le même principe donne un appareil dit « dromoscope » qui,. employé en dehors de la boussole, permet de résoudre toutes les questions pratiques relatives aux déviations ou à leur correction (compensation) sans calculs, et d’une façon très simple C).
- (A suivre.) J. Bi.ONDIN.
- (') M. llateau, ingénieur des mines, (levai
- pesant 3 lt actudleme chaudière l'hélice d’i
- t d'autant plus regrettable que M. Rat e turbine fort intéressante qui doit application, Une turbine Rateau de <gpar cheval et marchant à 1800 to ent en construction ; elle recevra k due au colonel Renard et actionne un torpilleur.
- faire sur les
- vapeur d’une directement
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- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Boites de jonction Wilkinson pour câbles concentriques (f)
- Les organes de cette boîte sont établis de façon à permettre une localisation des dérangements ainsi que la visite facile en cas de réparation ou de vérification.
- Us se composent d’une boîte A (fig. i et 2) fermée par un couvercle B couvert de ciment, par exemple, de manière à être de niveau avec le pavé a et d’une boîte intérieure D contenant les connexions et l’interrupteur et portée par des saillies C de la boîte A. Les conduits principaux EE1 contenant les câbles d’alimentation concentriques FF1, ainsi que les conducteurs de distribution F4 Fs sont à un niveau inférieur à celui de la boite D. Un couvercle G est luté dans une rainure b et peut être facilement enlevé au moyen d’une poignée H. Un anneau de bois dur J est placé librement au-dessus d'un plateau métallique J qui doit être en communication avec la terre, conformément aux règlements sur les distributions à haute tension, afin d’éviter les accidents, lorsque le couvercle G est enlevé. Cette communication avec la terre s’effectue par l’intermédiaire d’un ressort plat d appliqué sur le plateau .T au moyen de la vis e vissée dans l’arbre creux K autour duquel on peut faire tourner le plateau J muni à cet effet de tenons c. L’arbre IC faisant partie de la boite intérieure D qui est en contact avec la boite extérieure A placée dans la terre, il y a bien communication du plateau J avec la terre par la série des pièces J, d, e, K, D, A.
- La rotation de la plaque J a pour but la manœuvre du dispositif de commutateur qui est relié à cette plaque ainsi qu’il est décrit ci-dessous. Un anneau en bois f forme un revêtement isolant sur la face inférieure du plateau J et ce plateau J est relié à un disque
- p) Brevet anglais. n° 22190, déposé le 2J octobre 1898, accepté le 6-mai 1899. '
- 1 isolant L au moyen de chevilles en bois g,
- I Le disque L est prolongé à sa base par | un anneau métallique h, qui présente des prolongements élastiques i assurant un con-
- tact parfait avec les fourches des bras de contact j, fixes, d’une part, au moyen d’une pince k à l’extrcmité du conducteur intérieur du cable concentrique F et, d’autre part, sur un bloc isolant N. Les conducteurs extérieurs des câbles concentriques sont dans tous les cas en communication avec des tablettes O munies de prolongements P fixés sur le fond delà boite'par l’intermédiaire d'un plateau isolant Q, ce plateau Q étant séparé de l’anneau N par un autre anneau isolant ni.
- Dans la figure 2, F et F, sont les conducteurs principaux, Fâ et F3 les conducteurs de distribution. Le conducteur intérieur du câble concentrique est relié au dispositif du commutateur, tandis que les conducteurs exté-
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- rieurs sont couplés entre eux au moyen- de barres R R, R, R3 permettant l’interruption d’un branchement sans toucher au circuit principal.
- La disposition de barres séparées R a uniquement pour but de permettre à ces barres de fonctionner comme coupe-circuits en cas d'essais ou d’interruptions, et le commutateur ne fonctionne que pendant les visites ou les réparations
- Les figures schématiques 3, 4 et 5 représentent les différentes positions du commutateur. Dans la position de la figure 3, il assure la connexion des conducteurs principaux FF, et des branchements de distribution F, F3; dans la position de la figure 4 les branchements F2 F3 ne sont plus reliés, et enfin dans la position de la figure 5 tous les circuits sont interrompus. J.
- Combinateurs Thomson-Houston pour moteurs de tramways f1)
- Les perfectionnements apportés aux combinateurs par la compagnie anglaise Thomson-Houston ont pour but d’éviter les inconvénients résultant d’une manœuvre trop rapide ou trop brusque de ces appareils. On sait qu'un déplacement trop rapide de la poignée de commande du combinateur provoque des à-coups dans la marche de la voiture et peut amener la détérioration des appareils.
- Pour remédier à ccs inconvénients on dispose entre la poignée de manœuvre et le combinateur proprement dit une série d’organes transmettant au combinateur les mouvements imprimés a la poignée, mais avec un
- cepté le*8 juillet 1899.
- certain retard ; de plus un dispositif oblige le combinateur à prendre une vitesse uniforme indépendante de celle de la poignée. Dans les figures 1 et 2 ces organes sont essentiellement un ressort I et un régulateur L.
- En outre ce combinateur est organisé de manière qu’on ne puisse pas arrêter le levier
- Tliomson-Houstou pour moteurs de tramways.
- de manœuvre aux positions de transition pour lesquelles une marche prolongée des moteurs serait nuisible à la conservation des appareils.
- . Grâce à ce dispositif la vitesse de la voiture augmente régulièrement, quelle que soit la vitesse qu’on imprime à la poignée de manœuvre du combinateur à la mise en marche. Mais la rupture du courant devant pouvoir être obtenue instantanément, on a disposé un organe transmettant les déplacements du levier de manœuvre directement au combinateur, lorsqu'on déplace le levier dans le sens produisant l’arrct de la voiture.
- Lelevierdemànœuvre A (fig. 1 eta) actionne par l’intermédiaire d’un ressort I lorsqu’on
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- l’éclairage électrique
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- le déplace dans le sens de la mise en marche, et directement par le talon K3 lorsqu’on le déplace dans le sens de l’arrêt, un secteur denté C, lequel commande l’arbre FG du combinateur par l'intermédiaire des pignons dentés C, et Cr Sur l’arbre FG est monté un système de rochet(fig. 3), qui permet d’entraîner la roue dentée C. lorsque l’arbre FG tourne dans le sens de la mise en marche ;
- Fig. 3, 4 et 5. — Détails.
- lorsqu’au contraire l’arbre FG tourne en sens inverse, le cliquet saute sur les dents du rochet et la roue Ca reste immobile. Cette roue dentée C9 commande par l’intermédiaire du train d’engrenages C4, C., C6 un régulateur centrifuge L qui, par le frottement contre le cylindre Lj des sabots h1 entraînés par L, (fig. 4 et 5), règle la vitesse de l’arbre FG et l’empêche de dépasser un certain maximum- Dans le cas du déplacement du levier vers l’arrêt, le régulateur n’intervient pas, la roue Cs étant alors immobile.
- Un levier NN.a commandé par une came o entraînée par l'arbre FG permet d’agir sur le régulateur de manière à supprimer son action au moment où le combinateur produit le passage du couplage en série au couplage en parallèle, passage qui doit s'effectuer avec une certaine vitesse. Jacob.
- Electrolyseur U. Schopp pour la préparation industrielle de l’oxygène et do l’hydrogène (').
- Les avantages revendiqués par l’inventeur en faveur de son appareil sur ceux actuellement employés sont les suivants : absence de diaphragmes poreux; absence d’échauffement du liquide ; possibilité de régler la pression à laquelle s’échappent les gaz à recueillir; pureté absolue de ces gaz. Cette dernière condition est indispensable à la sécurité de l’exploitation, car l'hydrogcne mêlé seulement à 6 p. 100 d’oxygène est détonant.
- L’appareil représenté par les figures 1 et 2 destiné à recueillir seulement l’hydrogène, est enfermé dans un cylindre de plomb servant d’anode. Le fond de ce cylindre est recouvert d’une couche de chatterton T) et d’une plaque d’ébonite E qui isolent l’anode de la cathode ; les parois prennent donc seules part à l’électrolyse. La cathode se compose de
- 4 tubes de plomb C munis à leur partie supérieure de tubes de verre solidement cimentés dans une douille fixée dans le couvercle de plomb R. Ce couvercle sert en meme temps de support à un tube de verre ou de kaolin extérieur, fixé à sa partie inférieure par un anneau de plomb R,. Cet anneau est
- {') Elektvotechnischer Nsiiigl(eits-An%eiger, t. II, p. 36,
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- percé de trous qui permettent une libre circulation aux gaz qui se trouvent entre le tube de plomb et le tube de kaolin. Les trous P ont une fonction analogue: les trous P, permettent à l’hydrogène de se rendre dans le tube collecteur Cr. Les renflements P sont remplis d'une substance desséchante; il est bon d’ailleurs de faire passer ensuite l’hvdro-gène dans de l’acide sulfurique concentré pour achever sa dessiccation.
- ifs de réglage.
- La figure 3 représente un appareil permettant de recueillir l’hydrogène et l’oxygène; les anodes et les cathodes sont cylindriques et constituées comme les cathodes de l’appareil précédent. A droite est représenté un dispositif destiné à renseigner sur le degré d’acidité de l’électrolyte. Une boule de laiton, creuse et recouverte de plomb, émerge du liquide du tube G du tiers de son volume. Si le degré d’acidité augmente au delà d’une limite fixée, la boule s’élève par augmentation de densité de la liqueur, vient réunir deux contacts et ferme le courant d’une pile sur une sonnerie R. A gauche est figuré un avertisseur d’un autre genre : dans le tube d’un manomètre à mercure AI on soude en des points convenables O et O, deux fils fins de cuivre. Le manomètre communique avec le tube de dégagement et si la pression augmente , le mercure ferme le circuit d’une pile.
- L’hydrogène éîectrolytique est d’une pureté parfaite et complètement inodore. Il se dis-
- tingue en cela de celui que l’on prépare par voie chimique, car celui-ci dégage toujours, malgré des lavages répétés dans de l’eau de chaux ou le permanganate de potasse, une odeur d’ail qui indique la présence d’arsé-niure d’hydrogène.
- L’hydrogène éîectrolytique a en outre l’avantage de pouvoir être obtenu très économiquement. Dans les fabriques d’accumulateurs en particulier, on peut réduire son prix de revient à un chiffre excessivement bas en employant pour sa production les courants de décharge des batteries en formation. Comme un voltamètre à électrodes de plomb demande 2,5 volts, il faut alors mettre en série, avec une batterie de formation de 30 éléments, une batterie de 15 voltamètres. Si l’on dispose d’une force motrice hydraulique, les frais sont réduits à l’amortissement de la dynamo ; les voltamètres fonctionnent alors jour et nuit et l’hydrogène produit se rend dans un gazomètre qui en fournit suivant les be-
- Si nous comparons les prix de revient de l’hvdrogène obtenu chimiquement et par électrolyte, nous trouvons :
- iu Par voie chimique. Pour produire 1 m3 d’hvdrogène il faut environ :
- 3 kilogrammes de zinc à 0,75 fr. le kgr. . . 2,25
- 5 kilogrammes d’acide snlfuriqnc à 0,20 fr.
- le kgr...........................'•
- Total...............3,25
- 20 Par voie électrique. Pour produire i/2 m3 d’oxygène et 1 m3 d’hydrogène il faut pour leur formation 11 chevaux-heure électriques. Si nous prenons un prix de revient moyen de 15 centimes le cheval-heure, nous obtenons au total 1,65 fr, soit sensiblement la moitié.
- AI. Latschinoff est arrivé à peu près au même résultat en partant des données suivantes fournies par des essais sur un électro-lyseur analogue. Une dynamo de 50 chevaux produisant 300 ampères dans 110 volts donne par heure 2,75 m3 d’oxygène et 5,50 m3 d’hv-drogène.
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- Or les dépenses d'exploitation courante sont en 36 heures.
- 50 chevaux-heure à 16 centimes, pendant 36
- heures............................288
- Soude caustique..................... 0,40
- Acide sulfurique concentré, pour la des-
- 200 litres d’eau et gypse pour les chambres de dissécation............ <>.80
- Montage............................. 8
- Surveillance et service- pendant 36
- heures............................_2o______
- Total................317,60
- 1 m3 d’hydrogène et 1/2 m3 d’oxygène reviennent donc à 1,60 fr (intérêt et amortissement non. compris). E. B.
- transformateur est égal à l’unité on peut supposer le secondaire relié au primaire électriquement comme l’indique la figure, où :
- R, est l’impédance du circuit primaire écrite sous la forme complexe indiquée par M. Stein-
- Sur la prédétermination de la régulation dans les transformateurs à courant alternatif ;
- Par A.-E. KennellyC'i
- On sait que les calculs teurs sont beaucoup simplifies si l’on rem place les données du circuit secondaire di transformateur par celles d’un secondain équivalent et correspondant à un rapport di transformation égale à l’unité. Si n est le rap' port de transformation (théoriquement égal ; celui des tensions secondaire et primaire ; vide et pratiquement au rapport des nombre:
- * ^ ---------------> —,
- de spires des deux enroulements), lorsqu’on divisera les tensions par n, le courant secondaire sera à multiplier par ce facteur et toutes les résistances, réactances et impédances seront à diviser par n2.
- Lorsque le rapport de transformation du
- , V-i,
- npédar
- (*) The Eleclrical World, du 2 septembre 1899.
- R, l’impédance du circuit secondaire :
- R, = r, + s, t/~~,
- R3 l’impédance du circuit secondaire d’alimentation :
- K.,= r3 + Ss\/~t (a).
- En charge le rapport des différences dé potentiel secondaire K2 et primaire E, permettra de déterminer facilement la chute de tension de l’appareil en pour cent et nous
- R.
- -Rj + R5'
- suf-
- si comme c’est le cas en général R ' fisamment grand par rapport aux autres impédances pour qu’on puisse négliger le courant traversant la dérivation R devant le courant dans le circuit R3, R.< étant toujours déterminé par les conditions du réseau d’utilisation.
- Pour déterminer Rj-f-R,, il suffit défaire R3 égal à zéro, ce qui s’obtient en fermant le secondaire sur lui-même ou plus exactement sur un ampèremètre. Soitp la tension néçes-
- Les
- R,
- on le s
- s fuit
- ;spect
- du secondaire.
- R est l’impédance du transformateur à vide r étant la
- propre du primaire.
- R3 est l’mipédance propre du circuit extérieur.
- (2) Avec les rotations admises, les équations ont en effet, la même forme que s’il n’y avait pas de phénomènes de self-
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- saire aux bornes du primaire pour que le courant dans le secondaire soit égal à 4- Nous
- 'à R, -l R»
- d’où
- Rl4-Rs=-4-'- f 2 j
- Remplaçons R, et R2 par leurs expressions complexes, nous pourrons calculer la valeur de l’inductance totale st -j- qui a pour valeur numérique :
- '+'«= + <3)
- Connaissant cette valeur, l’équation (i) permettra de calculer la chute de tension pour un circuit d’inductance connue.
- Appliquons ceci à un exemple. Considérons un transformateur de 500 kilowatts dont la tension primaire est de 2 300 volts et la tension secondaire de 25 050 volts ; le rapport de transformation est donc de 10,89. La résistance du primaire à chaud est de 0,038 ohm et celle du secondaire 4,3 ohm. On a donc:
- R,
- R2
- >,038 + s 4'3
- ;io,89)*
- •1V-1, -f- *V/:
- WÙ2Ù
- et par suite :
- R, + Rs = o,o;43+(5i4-s2)v —j. -
- Avec le secondaire en court circuit on obtient pourune tension primaire de 384,7 volts un courant secondaire qui, ramené en ampères primaires, c’est-à-dire multiplié par (10,89)2 est égal à 217,4 ampères.
- On a donc :
- On en déduit d’après (3) :
- +f*~V/iJ3i2 — 0,0743* = 1,308,
- et l’angle de décalage entre la tension et le courant donné par :
- est égal à 86°42'.
- La chute de tension pour un facteur de puissance donnée peut maintenant se calculer par la formule (1). Admettons que le circuit d’utilisation n’ait pas de self-induction et que 1 résistance soit égale à to,2ô 10, on a :
- Mod
- 10,26
- 3 +i,3c
- 9R5.
- La chute de tension est d pour’une charge normale ne
- ,5P-
- inductive
- Si l’on veut tenir compte de l’effet du courant vide, c’est-à-dire de l’impédance R, il faut îesurer le courant à vide 4 par la tension 4 — 7\ /, et la puissance pl absorbée par appareil dans ces conditions. On a alors :
- (4)
- nplète de
- chute de tension
- _E,
- Ej
- R±
- R,+ Rs+ Rs+Rj
- (R, +'Ra) R
- (5)
- La différence entre les valeurs données par les formules (4) et (5) est très petite, aussi comme l’emploi de la formule (5) conduit à des calculs très laborieux, on peut négliger reflet de R. La formule complète exige la connaissance de R, et R2 séparément, ce qui est assez difficile à obtenir; en general on pourra se contenter d’admettre que :
- sA_r1 _ R, s, _ r, ~ R, '
- Cette méthode mathématique est aussi simple que les méthodes graphiques données par MM. Kapp et Bedell. C. F. G.
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- T. XXI. — Nc 50.
- 436 L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DES ÉLECTRICIENS Séance du 6 décembre 1899.
- La communication de M. X. Gosselin sur récents dispositifs pour l'éclairage par arc, a été l’objet d’une intéressante discussion sur les avantages comparés de la pratique ordinaire, qui consiste à monter sur 110 volts, deux, arcs en série avec un rhéostat de réglage et de la pratique nouvellement introduite de monter trois arcs en série, sans rhéostat, sur 110 volts.
- Nous n’insisterons pas sur la partie descriptive ; les lampes (') ont été ou seront’ prochainement décrites dans ce journal.
- La question importante était la suivante : la suppression du rhéostat de réglage permet-elle d’obtenir un bon éclairage et offre-t-elle un avantage au point de vue de la dépense de courant ?
- A première vue, il semble très avantageux de monter trois lampes au lieu de deux sur un même circuit et de supprimer le rhéostat extérieur qui entraîne une dépense de courant inutilisé. Mais ce résultat n’est obtenu qu’en diminuant la quantité d’énergie transformée dans chaque arc et en employant des arcs très courts dans lesquels le cratère positif, source principale de lumière, peut se trouver occulté, L’avantage au point de vue du rendement total en lumière n’est donc pas évident.
- Avec deux arcs en série, le rhéostat et la ligne absorbent environ 22 volts; avec trois arcs en série, la ligne absorbe environ 2 volts. Si le rendement est le même, on devrait donc constater une augmentation d’éclairage d’environ 21 p. 100, C’est le résultat qu’auraient donné des expériences directes.
- Il faut remarquer que les arcs étant courts et de faible intensité, on peut employer des
- P) Lampes de M. Hegner; de MM. L. VigreuxetC. Bril-lié; de M. Bardou.
- charbons de petit diamètre, ce qui est très avantageux pour le rendement en lumière.
- M. Ar.iAMET critique 1’emploi de trois lampes
- On ne peut obtenir ce résultat qu’en réduisant la résistance de la ligne et en supprimant le rhéostat de réglage. Cela entraine deux conséquences principales : La résistance extérieure joue un rôle capital pour assurer la fixité de la lumière; on peut craindre que sa suppression presque absolue ne nuise à cette dernière.
- D’un autre côté, on est conduit à dépenser dans les canalisations un poids de cuivre trois fois plus considérable qu’avec le dispositif ordinaire, afin que la différence de potentiel aux arcs soit suffisante. Acceptable pour de petits espaces, cette augmentation de section des canalisations devient prohibitive
- Pour obtenir un éclairage acceptable, il faut employer des charbons spéciaux que peu de fabriques produisent et qui, par conséquent, sont difficiles à obtenir.
- Pendant la période d’allumage l’intensité est très grande et les charbons prennent une température élevée qui les « brûle ». On est, pour cette raison, conduit à employer un rhéostat d’allumage.
- Pour obtenir de bons résultats avec trois arcs en série, il faut que la différence de potentiel du circuit d’alimentation soit portée, d’après M. Aliamet,à 130 ou 135 volts. Alors, on se trouve dans des conditions normales.
- L’avantage des tensions plus élevées que 110 volts pour la distribution est bien connu ; il est tel que certains directeurs d’usines n’ont pas hésité à sacrifier leurs dynamos existantes pour adopter la distribution à 220 volts. Si cette pratique se généralise, le montage des arcs par trois ou plus en série ne présentera plus d'avantage.
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- Pour AI. Sartjaux, le seul avantage de cette disposition est de faire vendre au fabricant trois lampes au lieu de deux. L’augmentation du poids de cuivre sur les lignes, signalée par M. Aliamet, empêche l’emploi de ce système sur les grands espaces ; d'ailleurs, pour M. Sartiaux, il est préférable d’employer de gros foyers en faible nombre. Or les lampes en question, qui ne peuvent fonctionner qu’avec de faibles longueurs d’arc ne se prêtent pas à l’obtention de ces foyers puissants.
- De plus, une des trois lampes est généralement très brillante et les deux autres très ternes.
- Si la tension du réseau vient à baisser de seulement quelques volts, le fonctionnement des lampes cesse d’être satisfaisant.
- AI. Hegner, qui fut le promoteur de l’emploi des trois lampes en série sur no volts n’est pas d’accord avec MM. Aliamet et Sartiaux.
- Malgré l’emploi très répandu des lampes à arc, bien des électriciens ont des idées fausses sur l’arc électrique. C’est qu’on ne se rend pas suffisamment compte du rôle joué par les charbons. Suivant la qualité de ceux-ci, on peut obtenir des arcs de longueurs différentes et à des voltages différents.
- Pour obtenir ensuite un bon éclairage, il faut maintenir l’arc constant au moyen d’un réglage approprié. L’écart, avec un bon mécanisme peut être maintenu inférieur à i/4 volt; le manque d’homogénéité des charbons provoque souvent des variations de voltage plus grandes.
- La réalisation de ce mécanisme offre d’assez sérieuses difficultés ; celles-ci ont pourtant été vaincues par AI. Brillié. Le mécanisme de 1 sa lampe, très sensible et très simple, donne 1 en pratique d’excellents résultats. AT. Hegner ; a donné la préférence à un rhéostat automatique qui seul, dit-il, permet d’obtenir des résultats parfaits.
- AI. Hegner se réserve de revenir à la prochaine séance sur le fonctionnement des
- M. AIaquaire demande qu’avant la prochaine séance les courbes photométriques des lampes soient publiées ; M. Blondin demande aussi que le Bulletin soit publié assez en avance pour que les sociétaires puissent étudier la question et contribuer à la discus-
- Il est certain que si les communications étaient connues assez longtemps d’avance, les discussions seraient plus fréquentes.
- AI. Lauriol étudie la production de l'électricité par la combustion des ordures ménagères.
- La destruction des gadoues est un problème important et d’une solution difficile dans les grandes villes. Plusieurs municipalités ont eu recours à la combustion. Ce procédé donne de bons résultats, mais coûte cher. On a donc cherché à utiliser la chaleur produite par la combustion, pour engendrer en particulier l’énergie électrique.
- La combustion des ordures ménagères de Paris suffirait-elle pour produire toute l’énergie électrique dépensée dans la capitale, et cette source d’énergie serait-elle économique ? Tel est le problème étudié par M. Lauriol.
- Les secteurs vendent environ 13000000 kilowatts-heure par an : cette vente augmente d’année en année. La durée moyenne d’utilisation de la puissance installée est de ôoo heures par an. Or, chaque habitant fournil en moyenne 250 kg de gadoues par an, et la tonne de gadoues peut produire environ 30 kilowatts-heure indiqués, d’après les expériences de M. Lauriol à l’usine de Fa-vd.;.
- Le tirage naturel n’est pas suffisant pour assurer la combustion, il faut recourir au tirage forcé. La mise en marche des ventilateurs, la manutention des gadoues, entrai-
- (f) Ce pouvoir calorifique varie d’une ville â i'au:re et même d'un quartier à l'autre suivant la composition des ordures. En Angleterre, il atteint 60 kw-h ; dans le quartier des Halles, à Paris, où les épluchures de légumes dominent, il parait devoir tomber à 15 kw-h ; à Berlin, les gadoues tout-
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- nent une dépensed'environ iokilowatts-heure par tonne.
- Il reste donc, par tonne de gadoue brûlée. 50,20 ou 5 kilowatts-heure utilisables, suivant la qualité.
- En prenant pour Paris la valeur moyenne de 20 kilowatts-heure, on voit que la production totale annuelle de ôooooo tonnes de gadoues suffirait à produire 12000000 kilo-watts-heure, c’est-à-dire un peu moins que la vente actuelle. La combustion des ordures ménagères ne pourrait donc suffire à elle seule à alimenter Paris d’énergie électrique, mais elle pourrait fournir un appoint important.
- Reste la question d’économie. Le but principal de l’usine est lu destruction des ordures ; l’utilisation électrique de la chaleur engendrée, n’est qu’accessoire. Les seules dépenses qui doivent lui être imputées sont donc celles qui correspondent à l’installation et à l’exploitation du matériel supplémentaire. Mais, d’un autre côté, le régime de marche des deux services est très different. Tandis que les fours peuvent et doivent logiquement fonctionner régulièrement pendant, mettons 18 heures par jour, soit 6600 heures par an, le matériel électrique n’est utilisé en moyenne que 600 heures par an. Si, pour faciliter l’exploitation électrique on modifie la disposition des fours, les charges correspondantes doivent être imputées à l’exploitation électrique.
- M. Lauriol a calculé quelles seraient les dépenses de production du kilowatt-heure au tableau dans les cas suivants :
- tu Les fours brûlent, en 18 heures par jour, la totalité des ordures de Paris, le matériel électrique de puissance correspondante, tourne à pleine charge pendant le même temps. Tout le courant produit est vendu.
- Les dépenses supplémentaires seraient ainsi de 0.38 centime par kilowatt-heure. Si l'on admet que le kilowatt-heure produit dans les stations centrales chauffées au charbon coûte environ 5 centimes pour charbon et main-d’œuvre de chauffe, l'économie serait de 4,62 centimes par kilowatt-heure.
- 20 Les fours restant les memes et brûlant pendant 6600 heures par an, le matériel électrique de puissance correspondante ne serait utilisé que pendant 3300, 1320 ou 550 heures par an. Les recettes diminuant plus rapidement que les dépenses, le bénéfice par kilowatt-heure diminue;
- 3° Les fours sont modifiés afin de pouvoir brûler la môme quantité de gadoues en un temps égal à celui de l’utilisation électrique, soit 2, 5 ou 12 -fois moindre que précédemment.
- L’économie sur les usines chauffées au charbon ne persiste que si les gadoues sont très riches et si la durée d’utilisationestd’environ 9 heures par jour, soit 3 300 heures par an ;
- 4° Les fours brûlant 18 heures par jour, le matériel électrique de puissance correspondante, marche constamment à pleine charge sur une batterie d’accumulateurs de capacité convenable.
- Avec des gadoues donnant en moyenne 20 kilowatts-heure par tonne, l’économie réalisée sur le chauffage au charbon qui fait ressortir le kilowatt-heure au prix moyen de 0,05 fr, varie de 3, 2 à 4 centimes suivant la durée d’utilisation électrique.
- Cette dernière disposition serait donc la meilleure.
- En résumé. la destruction des gadoues, sans pouvoir suffire à produire la totalité de l’énergie électrique nécessaire à Paris, pourrait en fournir une grande quantité dans des conditions de prix avantageuses. G. P.
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- CHRONIQUE
- La lampe de Nernst. — On en parle toujours et on ne la voit jamais; c'est-sans doute ce que pensent un assez grand nombre d’électriciens. l)epui| quelques jours il en est autrement grâce au Dr Salomon, de Berlin, qui, samedi dernier, dans les- bureaux de la Société française d'électricité AEG montrait plusieurs modèles de cette lampe, en même temps qu’il donnait sur les derniers dispositifs adoptés par l’AUgemeine Electricitæts Geseilschaft dans la construction de la lampe de Nernst d’intéressants renseignements que nous résumons ci-dessous.
- Lalampe de Nernst (voir Écl. Éleci., t. XV, p. 336, l. XVII, p. 384, t. XIX,p. 321) Reconstruit maintenant pour des intensités lumineuses de 12 bougies et plus pour les réseaux à uo volts et de 25 bougieset au delà pour les réseaux à 220 volts. Elle se compose d’un petit cylindre d’environ 0,5 mm de diamètre et de 0.10 mm de longueur formé de magnésie mélangée à des oxydes rares. Ce cylindre est muni d'attaches en platine par lesquelles arrive et sort le courant. On est parvenu à surmonter les difficultés que présentait la connexion des fils de platine et du cylindre de magnésie, lequel dans sa région moyenne est porte à une température évaluée à 3 6oo°.
- Un cylindre de magnésie peut durer de 300 à 400 heures; quand il est usé, il suffit de le remplacer sans avoir a toucher au restant de la lampe, de sorte que les frais de remplacement sont extrêmement minimes. La consommation d'énergie est de 1 watt 1/2 environ par bougie pour les lampes d’une intensité lumineuse de 12 à 100 bougies ; à partir de 100 bougies, les lampes ne consomment plusquci wattpar bougieetlesconstructcurs delam-pes pensent que les lampes de 500 bougies pourront entrer avantageusement en concurrence avec les lampes à arc à cause de leur faible prix de revient et delà durée relativement longue du cylindre de magnésie comparée à la durée du charbon d’une lampe à arc.
- Une augmentation de voltage assez faible aux bornes de la lampe pouvant entraîner la volatilisation du cylindre de magnésie, il a fallu imaginer un dispositif de réglage maintenant constante la différence de potentiel aux extrémités du cylindre. Ce dispositif consiste simplement en un til de platine de 0,8 mm de diamètre et de o,iu cm de longueur environ, monté en série avec le cylindre de
- magnésie. Quand le voltage aux bornes augmente^ l'intensité augmente aussi; par suite le fil de platine s'échauffe et dès lors sa résistance augmente, de sorte que la perte de voltage dans ce fil s’accroît et compense l'augmentation aux bornes. Sans ce dispositif, toute augmentation de voltage produirait une augmentation d'intensité du courant traversant le cylindre de magnésie: celui-ci prendrait dès lors une température plus élevée et comme la résistance de la magnésie décroît très rapidement quand la température s'élève, l’intensité du couraut croîtrait de plus en plus et la quantité de chaleur dégagée deviendrait suffisante pour fondre la magné-
- Pôur diminuer le prix de revient, on a cherché à remplacer le fil de platine de la résistance régulatrice par un fil de fer enfermé dans une ampoule Widder. Des essais sont en cours d’exécution avec ce nouveau dispositif.
- Les lampes ordinaires ne comprennent que le cylindre de magnésie et sa résistance régulatrice ; mais comme la magnésie est mauvaise conductrice à froid, le courant ne passe pas quand on met les bornes de la lampe en communication avec les conducteurs d'une distribution ; il est nécessaire de chauffer la magnésie à une température de 500 àboo0 pour que le courant commence à passer. Cet échauffement préalable s'obtient simplement en faisant brûler une allumette au-dessous du cylindre de magnésie. C’est évidemment la un inconvénient qui paraît difficilement acceptable pour l’éclairage électrique. Néanmoins les constructeurs pensent qu’il sera facilement accepté par les propriétaires de cafés, de magasins, etc., dont les lampes restent constamment en fonction après avoir été allumées, cet inconvénient étant largement compensé par l’économie résultant de l'emploi des lampes de Nernst. A l’appui de cette opinion les constructeurs font observer que ce genre de clientèle n'a pas hésité à remplacer l’éclairage électrique par l’éclairage au gaz avec manchons Auer dès qu’il lui a été démontré que ce dernier mode d’éclairage est plus économique que le premier; aussi espèrent-ils que la lampe de Nernst ramènera à l’électricité la clientèle qui lui avait été enlevée par les becs Auer.
- Nos lecteurs savent d’ailleurs que l’on peut éviter cet inconvénient par différents dispositifs permet-
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- tant réchauffement préalable de la magnésie au moyen du courant lui-même. Le dispositif adopté actuellement consiste à mettre en dérivation aux bornes clu cylindre de magnésie un circuit contenant l'armature d’un électro-aimant et un iil de platine noyé dans une matière réfractaire disposée au-dessous du cylindre de magnésie. Au début, ce circuit est traversé par un courant : le ûl de platine s’échauffe et par rayonnement chauffe la magnésie qui devient conductrice ; quand le courant qui la traverse est suffisamment intense, ce courant, par l’intermédiaire d’un clectro-aimant, coupe le circuit
- Ajoutons, pour éviter des demandes qui ne pourraient être satisfaites, que s’il existe actuellement des lampes Nernst, elles ne sont pas encore dans le commerce. Elles ne le seront qu’après l’Exposition, où l’Allgcmeine Electricitxts Gesellchafi se propose d’attirer l’attention des consommateurs en installant un très grand nombre de ces lampes.
- Pression dans l’étincelle électrique. — Un flux d'étincelles électriques jaillissant dans un récipient, dont l’air a été en partie enlevé, provoque une augmentation subite de la pression, augmentation qui disparaît aussitôt qu’on arrête les étincelles.
- Ce phénomène a été constaté par plusieurs observateurs. E. Hàscugk et H. Masche (WieJ. Ann.. t. LXVIIl, p. 740-751, août 1899) ont mesuré celle augmentation de pression dans des conditions
- .Ils emploient un ballon portant deux tubulures rodées diamétralement opposées : l’une de ces tubulures laisse passer l’électrode E, : l'autre est soudée à un tuhe barométrique, par lequel pénètre l’autre électrode, portée par une longue tige d’acier qu’on peut déplacer par lavis S.
- Ces électrodes sont reliées aux bornes d’un transformateur à haute tension, ayant une force électromotrice efficace de 5 200 volts.
- Quand on fait jaillir les étincelles, la colonne liquide dans le tube barométrique baisse, indiquant un accroissement de pression : elle revient dès que les étincelles cessent. Cette pression provient de l’étincelle ,: comme elle naît et disparaît très rapidement en même- temps que celle-ci, il en résulte une onde dans le, gaz. L'étincelle; employée étant très courte 1.3mm),.on peut considérer cette onde comme sphérique quand elle arrive à l’orifice du tube baro-
- métrique. Soit S la surface de l’étincelle, P l’accroissement de pression sur cette surface r le rayon du ballon ; l'accroissement de pression P' indiqué par le baromètre sera égal à :
- suffisamu
- La surface de l’étincelle se mesure sur une photographie instantanée, agrandissant l’étincelle dans le rapport 4:1.
- La pression dans l’étincelle croit avec la capacité, introduite dans le secondaire du transformateur, rapidement d’abord : puis elle passe par un maximum et décroit ensuite lentement, parce que l’étincelle augmente de volume.
- Pour une même capacité, elle croit avec ['intensité clu courant primaire jusqu’à une certaine limite. Elle diminue quand la pression du gaz dans le ballon diminue ; clic dépend aussi de la nature du gaz et de la nature des électrodes : dans.ee dernier cas, elle est d’autant plus grande que les électrodes en présence donnent une force contrélectromo-iriccplus grande dans l’arc con-
- En remplaçant le transform.a-teurpar une bobine d’induction, il est possible de r la fréquence des étincelles : la pression augmente d'abord jusqu'.à ce que la fréquence atteigne 30 par seconde. Cela tient évidem-îcrtic de la colonne liquide qui sert à mesurer la pression.
- Une pression du même genre s’observe dans l'arc voltaïque de sens constant : ce qui trahit l’intermittence de la décharge représentée par cet arc.
- M. L.
- Le Gérant : C. NAUD.
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- li 23 Décembre 1899
- r 61.
- L’Éclairage Électrique
- REVUS HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- ESSAI DU MATÉRIEL ÉLECTRIQUE DE L’USINE DE CUSSET
- J’ai donné dans deux de mes précédents articles {’) la description générale de l’usine génératrice de Cusset établie sur le canal de Jonage par la Société lyonnaise des forces motrices du Rhône.
- Cette usine est actuellement et depuis plusieurs mois déjà en fonctionnement.
- Les essais de réception du matériel électrique ont été faits avec tout le soin que méritait l’importance exceptionnelle de cette vaste entreprise.
- Les machines ont etc éprouvées au double point de vue de leur fonctionnement et de leur rendement.
- Les résultats obtenus ont été en tous points conformes à ceux qu’impose le cahier des charges et que j’ai résumés dans l’un des articles précités.
- i. — Essais de fonctionnement
- DES ALTERNATEURS
- Les essais des alternateurs (fig. i et 2) ont
- (') L’Éclairage Électrique, t. VII, p. 19? et 200, 2 mai 1896 et t. VIII, p. 241, 8 août 1896.
- été entrepris par la méthode de M. Behn-EschenburgÉ) (que nous résumons ci-après pour l’intelligence des différents tableaux d’essais que nous reproduisons) et contrôlés ensuite par la mise en charge sur un rhéostat liquide.
- La méthode de M. Behn-Eschenburg permet, comme on le sait, de déterminer, par une construction graphique simple, le voltage aux bornes d’un alternateur en charge sur un circuit inductif, en fonction du courant d’exci-
- La détermination directe exigerait une longue série d’expériences pour chaque valeur du facteur de puissance; elle nécessiterait de plus l’emploi d’un moteur de puissance égale à celle de l’alternateur en essai.
- Avec la méthode de M. Behn-Eschenburg^ il suffit théoriquement de relever deux caractéristiques : la première, donnant la force électromotrice à vide et la deuxième l’intensité
- ('4 Voir L'Éclairage Électrique, t. IV, p. 511, 1895.
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- 1 fonction du courant d’exc 2n général, de disposer d’i
- moteur de puissance égale à io ou 20 p. i de la puissance de l’alternateur.
- La méthode admet, comme point de dépc
- 00 ' résultante 1
- ' les diverses forces électromotrices en jeu vent la loi sinusoïdale simple. Nous n’ignorons pas les nombreuses critiques qu’on lui a opposées, néanmoins elle nous a généralement fourni avec le type de machine qui nous occupe des résultats très satisfaisants au point de vue de la pratique industrielle.
- La chute de potentiel entre la marche à vide et la'marche en charge à vitesse et excitation constantes, dépend :
- r° De la self-induction de l’induit ;
- 20 De la résistance de I’in-
- 3° De la réaction des courants parasites ;
- 4° De la self-induction du circuit d’utilisation ;
- 5° De l’intensitc du courant. On peut représenter par un diagramme polaire les relations des différentes forces électromotrices qui entrent en jeu.
- Dans la figure 3 ci-jointe, I représente l’intensité, E la force électromotrice à vide, ei 'perpendiculaire à I) la force électromotrice de self-induction de l’induit, <?, et ea (parallèles à I) les forces clectromotrices correspondant à la perte par résistance ohmique et à la réaction des courants de Foucault, U la différence de potentiel aux bornes en charge et 9 l’angle de décalage du circuit d’utilisa-
- Les quantités e„ e2, e2 sont toutes trois proportionnelles à I. Il en est de même de leur et en posant
- IW-T
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- on définira la résistance intérieure apparente de l’induit.
- Cette quantité est variable avec l’excitation .
- Pour en déterminer les différentes valeurs,
- on relèvera d’abord la caractéristique donnant le voltage à vide en fonction de l’excitation, puis la caractéristique donnant, également en fonction des ampères d’excitation, l’intensité du courant qui circule dans l’induit mis en court-circuit aux bornes d’un ampèremètre.
- Fig. 4-
- Le diagramme précédent se simplifie dans ce cas, comme l’indique la figure 4 et l’on a :
- en désignant par E le voltage à vide et par J le courant en court-circuit correspondant.
- On en déduira une troisième courbe ffig. 5} donnant en fonction de l’excitation, les différentes valeurs de la résistance apparente.
- Ceci étant, il nous reste à déterminer, pour pouvoir construire le triangle ABC,la valeur de l’angle x : comme cette détermination est assez délicate, on se borne généralement dans les applications de- la méthode à admettre une valeur qui peut varier suivant le type
- de machine : dans le cas qui nous occupe on trouve généralement que a est compris entre 8o" et 85°. La seule inspection de résultats
- obtenus par l’essai en court-circuit suffit d’ailleurs à établir que l’angle cherché est très* voisin de 9o°.
- Sa mesure par un artifice qu'il serait trop compliqué d’exposer ici nous a donné. 85",5.
- Connaissant ainsi a et, pour chaque valeui de l’excitation E et R.w, on pourra en déduire graphiquement la caractéristique du voltage aux bornes pour un courant I et un décalage ® déterminé.
- On remarquera que la caractéristique qui donne J se réduit très sensiblement à une droite passant par l’origine; on remarquera de plus qu’il est inutile, dans la détermination de cette caractéristique, de relever la vitesse de l’alternateur, car elle est sans influence sur la valeur de J qui ne dépend que de l’excitation.
- Par contre, dans la détermination du voltage it vide on devra relever soigneusement la vitesse et effectuer, au besoin, les corrections nécessaires pour ramener la valeur de E observée à ce qu’elle serait à vitesse normale.
- 2. — Fkuiu.es d’essais
- Tabi.eau I. — Ce tableau se réfère a l’application de la méthode de AI. Behn-Eschen-burg : son établissement comporte la lecture simultanée du nombre de tours, du nombre
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- des alternateurs
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- ). — Caractérisiiqi,
- sur D, (Fig. 6).
- Tabi.
- d’ampères d’excitation et du nombre de volts.
- Ces deux dernières lec-
- ble à l’aide d’appareils Wes-ton fournis par la maison Brown et à l’aide des appa-
- indications
- ont été corrigées
- relevées par la Di-
- laboratoires du Polytech-
- cordance remarquable des chiffres ainsi obtenus est une précieuse garantie de
- ayant pour but le contrôle du coefficient de transformation des transformateurs
- duit le voltage total aux bornes en multipliant les résultats trouvés par le
- >4). Pour élimim
- l’effet de l’inégalité des en-
- Fig. 6.
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- trefers on a fait deux lectures sur deux éléments, diamétralement opposés. Le rapport de transformation a été ainsi trouvé exact h i p. îoo près par excès.
- Accessoirement on a déterminé le coefficient par lequel il faut multiplier la valeur du voltage efficace e{ ou e.2 relevé entre le point neutre et l’une des extrémités de l’Y pour avoir le voltage entre deux quelconques des bornes ; on a obtenu ainsi 1,73 soit rigoureusement le chiffre auquel on est conduit dans l’hj'pothèse de la loi sinusoïdale simple.
- Tableau II
- Second essai de bobines symétriques : 80,6.
- général donnerait des résultats en désaccord avec le contrôle direct de la méthode.
- Tableau III
- 6 janvier 1899. — Courl-ciratil (fig. 7).
- 46
- 56
- 95
- 345
- 45°
- 555
- 75o
- Tableau IV.— Ce tableau a cté déduit, ainsi que nous l’avons indiqué dans l’exposé général de la méthode, des expériences précédentes.
- Il fait connaître en fonction des ampères d’excitation :
- i° Le voltage engendré E ;
- 20 La résistance apparente R = -j- ;
- 3° Le produit RI pour les différentes valeurs de I correspondant aux régimes de décalage envisagés.
- Tableau IV
- Coefficient de compoundage : 80.5 136
- 7èr=I’73
- Tableau III. — L’établissement de la caractéristique en court-circuit (fig. 6) ne comporte que deux lectures simultanées : celle des ampères du circuit induit et celle des ampères du circuit inducteur.
- Ainsi que nous l’avons dit, la vitesse de l’alternateur est sans influence pour cette détermination et la ligne représentative sur l’épure se réduit à une ligne droite passant par l’origine.
- A noter également que, contrairement à ce qu’indiquent les considérations purement théoriques, le court-circuit 11e doit être établi qu’entre deux des bornes; un court-circuit
- Conclusions
- ENTREE
- d’abrf.s la méthode indirecte DU Dr Biîhn-
- Eschknburg.
- Nous avons résumé dans l’épure ci-jointe (fig. 6'; les résultats obtenus par l’application de la méthode de M. Behn-Eschenburg.
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- ils correspondent, ainsi que nous l’avons annoncé au début de ce rapport, à des conditions de fonctionnement sensiblement meil-
- Fig. 7-
- leurcs que celles qui sont exigées par le cahier des charges.
- Ces résultats ont d’ailleurs été contrôlés par des mesures directes résumées dans les tableaux V et VI suivants.
- Tableau V
- ]6 février 1899. — Contrôle de la méthode Behn-Eschenbnrg.
- 119 tours, 150 ampères, 2880 volts pour 6; amp. excit. Par la courbe : 2830
- On a vérifié avide : 3050V0US à 119 tours.
- hystérésis et courants de Foucault, frottements des coussinets et ventilation.
- Les termes P, et P2 ont été obtenus par des mesures de résistances et d’intensités effectuées d’après les procédés connus. La partie du terme Ps relative a l’hystérésis et aux courants de Foucault a été obtenue par une méthode de substitution. O11 a tout d'abord excité la machine et ouvert le vannage d’une quantité suffisante pour obtenir la vitesse normale à vide, puis, après avoir supprimé l’excitation sans toucher au vannage, on a freiné la turbine à l’aide d’une machine à courant continu dont on a réglé le débit.de façon à ramener la vitesse au taux primitif. On a admis que les pertes par frottements et ventilation atteignaient 1 p. 100. On eût pu faire une mesure directe de cette perte en généralisant comme nous l’avons exposé d’autre part, la méthode précédente, mais nous avons dù renoncer à cet essai qui n’était pas prévu au programme.
- Nous aurons d’ailleurs l’occasion de revenir sur les détails d’une mesure de ce genre très prochainement au sujet des essais de l’usine d’Engins.
- Tabt.eau VI
- 16 février 1899. — Charge du générateur Ds sur h rhéostat liquide et sur D-2 sous excité.
- Nombre de tours ... 120
- Excitation de D.v. ... 105 amp.
- Courant vers Df. ... 183
- » de Ds. . . . 110
- tat liquide. 146
- volts : 3 150
- 4- — Essais de rendement des alternateurs Le rendement des alternateurs est défini par la formule
- x AV+P,+ P* + P3 où W représente les watts fournis,
- P, les watts absorbés par l’excitation ;
- P2 — perdus dans l’induit ;
- P3 — correspondant aux pertes par
- Mesure de la résistance des circuits inducteur et induit. — Le procédé employé consiste à faire traverser le circuit dont on veut déterminer la résistance par un courant de A ampères. O11 relève le voltage aux bornes dudit circuit et on en déduit R par application de la loi de Ohm. Les tableaux VU et VIII donnent les résultats obtenus.
- Tableau VII
- 13 février 1899. — Résistance du circuit d'excitation.
- AMPÈRES VOETS yyy
- 98,6 59.3 0,602 i
- 98,6 SQ.4 0,602 1 Ampèremètre Weston
- 98,6 59’ 3 0,602 ( (shunt 150)
- M5.3 89,1 0,614 l Voltmètre Weston : 440
- T15>3 89,1 0,614 ! (shunt 290)
- 1-l 5 89 1
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- '449
- Tableau VIII
- Mesure de la résistance de l'induit. Température
- 144./
- 144.8
- Détermination de la perle par hystérésis et courants de Foucault. — Cet essai a été fait comme le prévoit le programme par une méthode de substitution ; on a lancé l’alternateur excité à sa vitesse normale, puis on a supprimé l’excitation sans toucher au vannage en freinant à l’aide d’une machine auxiliaire à courant continu de façon à maintenir la vitesse constante.
- Tableau IX
- 18 février 189g. — Détermination de la perte par hystérésis et courants de Foucault. —Alternateur D,.
- 126
- Pour ramener à 120 tours, on a chargé la dynamo auxiliaire à courant continu.
- 102 volts 278 ampères
- toi 282
- J01.5 x 180 = 28,5 kw
- Les pertes de la dynamo frein ont été établies en la faisant tourner à vide : elle absorbe 20 ampères sous 102 volts, soit 2,04 kilowatts.
- La résistance de l’induit a été, d’autre part, trouvée égale à 0,0083. On a donc par effet Joule à 280 ampères 600 -watts. On obtient ainsi pour les pertes par hystérésis et courants de Foucault 31,140 kilowatts.
- Tableau X
- Rendement de l'alternateur.
- I excitation = 98 amp. ; I induit = 148 amp.
- R. I**...........................- 5,8 kw
- Rilh............................... 5,6 »
- Frottements, ventilation i p. 100 . . 9 »
- Hystérésis et courants de Foucault. 31,14 » 5H54kw
- Rendement = • — = 04,6 p. 100.
- 95H54 J P
- {b) cos = u,74
- I excitation = 152; T induit = 200
- R] iC.............................1Ï2 »
- Frottements, ventilation.......... 9 »
- Hystérésis...................... . 31.14 »
- 64,24kw
- Rendement = 93,3 p. 100.
- Tableau XI
- Mise en Charge de D,. i35_a x 3 200 v x 736 x 95
- 125 a x 3 370 x
- n 6 x 95
- charge sur le rhéostat liquide.
- — Différence de niveau =
- V9
- C75
- soit 1070 chevaux. : 19 tours
- . Charge et
- D,
- D,.
- Tableau XII
- excité
- parallèle.
- 5 heures
- A l’arrêt, on a constaté les températures suivantes : température ambiante, 190 ; inducteurs, 2 8." 5 ; fer induit, 45 : bobines, 37c
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE T.xxi. - N"51.
- II. — Essais des excitatrices
- Nous reproduisons ci-après sans commentaires, car il s’agit de mesures courantes, quelques essais entrepris sur le fonctionnement des excitatrices.
- Nous rappelons simplement que ces machines sont construites pour donner 250 HP h 250 tours et fournissent le courant sous 120 volts.
- Tauee.au XIII
- Caractéristique à vide de E^. Nombre de tours constant — 250.
- INCITATION
- 9,2
- n-1,8
- 118 . 120,8
- EXCITATION
- 14,35 15? 55
- Le rhéostat n’a pns été complètement retiré du circuit.
- Après l’arrêt, on a fait les constatations suivantes :
- Tableau XIV
- Résistance des inducteurs de Vexcitatrice E3.
- 103.8 27,9
- 103’9 27-95
- 103.9 27,92 Lectures corrigées : 104,6 volts, 20,1 ampères.
- R = 5,205 ohms.
- Résistance de Vinduit. — Température :
- Sans les balais.
- Avec les balais.
- 99
- 83
- 85
- >,001475
- >,001470
- >,001580
- >,00289
- Tableau XV
- Charge de T excitatrice E,.
- TEMPS NOMBRE VOLTS AMPÈRES EXCITATION
- 2 h 30 248 121,8 I 45° 20,1
- 2 35 248 I 21 1 45°
- 2 40 248 121,5 I 45°
- 2 45 248 121 1 445
- 2 5" 249 121 1 45o
- 2 55' 249 121 1 45°
- 3 heures 121,3 1 445 10,65
- 3 h 5 249 120,8 1 453
- 3 i5 250 “9.5 1 4^5
- 3 20 ' 250 120 1 45l>
- 3 25 25'-* 120 1 460
- 3' 3° 25'-' 120 1 460 19,2
- 3 35 250 120 1 455
- 3 40 251 120,8 1 45»
- 3 45 250 12", 3 1 45o 19
- 3 5° 252 121,2 1 445
- 3 55 121 1435
- . 4 heures 25* 120 1 460 18,85
- 4 h 5 2-19 118
- 1 251 Il8,5 T 480
- 4 t 5 252 121,8 1 43° '
- 4 20 251 121,5 1 420
- 4 25 251 119.5 1 455
- 4 3° 252 120 1 45° l8,8
- 4 35 • 252 “9
- 4 4° 252 120 1 448
- 4 45 252 119 1 45°
- 4 5° 253 119.5 1 45"
- 4 55 252 119 1 45"
- 5 heures 253 H9.-5 1 45" l8.6
- 5 h 5 253 119,8 1 45"
- 252 119 1 455
- 5 15 ' 252 119,2 1 445
- 5 20 252 120 1 440
- 5 25 253 120 1 440
- 5 3° 252 120 1445 l8,6
- Tableau XVI
- i° Température extérieure, 20 degrés ;
- 20 Température de l’induit entre les lamelles, '45 degrés ;
- 3° Température dans les canaux de ventilation, 54 degrés ;
- 40 Température des inducteurs (extérieur), 42 degrés ;
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- 5° Résistance de l’inducteur à chaud, 5,20 ohms. — Résistance de l’inducteur à 14% 4,61 ohms ;
- Élévation de température déduite, 32 degrés.
- 6° Résistance de l’induit à 14", 0,00151 ohm. (non compris balais''.
- Résistance calculée à 40 degrés :— 0,00208 ohm.
- La machine fonctionne sans étincelles.
- Je me fais un devoir bien agréable de rappeler que le matériel a été fourni en totalité par la maison Brown, Boveri et Cie de Baden.
- J’ai pensé qu’il serait intéressant pour les
- lecteurs de IJ Eclairage Électrique de présenter un extrait de cette étude expérimentale qui leur permettra d’apprécier à leur juste valeur les progrès les plus récents de l’industrie électrique. J. L. Routin.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXI. — N° 51.
- LES TRANSPORTS D'ÉNERGIE A HAUTE TENSION (J).
- II. — Essais de Telluride.
- Nous avons passé en revue dans un précédent article les expériences préliminaires qui ont préparé les essais industriels de transport à très haut voltage. Voyons maintenant les essais eüx-mêmes et d’abord ceux effectués a Telluridc.
- Le transport de Telluride était primitivement à la tension de 3000 volts, c’est-h-dire que génératrice et moteur étalent construits pour ce voltage. On adjoignit donc deux transformateurs, l’un élévateur de tension au départ,l'autre abaisseur de tensionàTarrivée. En faisant varier le nombre des bobines utilisées on pouvait ainsi obtenir dans la ligne une tension variable pouvant s’élever jusqu’à 60 000 volts.
- Les transformateurs ont été construits d’après les principes que nous avons résumés précédemment. Petit nombre de spires dans chaque couche, grand nombre de couches, division de la tension totale en quatre bobines pouvant être connectées en série ou en parallèle. Les bobines à basse tension au nombre de 5 étaient pourvues d’un dispositif permettant de faire varier le nombre de tours et de changer ainsi le rapport de transformation. Trois de ces bobines étaient placées entre les deux paires de bobines haute tension, et les deux autres occupaient les extrémités. En outre, des écrans métalliques en communication avec le sol ont été placés entre les bobines à haute et basse tension; le iioyaü magnétique et la cage renfermant le transformateur noyé dans l’huile étaient également au sol, évidemment par mesure de prudence.
- La ligne s’étendait de la station génératrice située à Ames (à quelques milles de Tcllu-ride) jusqu’à l’usine Gold King. La ligne traversant une contrée sauvage avait une longueur de 2 1/4 miles. Elle se composait de
- 62 poteaux portant chacun trois traverses, dont la plus élevée était à 26 pieds du sol. Chaque traverse portait deux fils supportes par des isolateurs à cloches.
- Trois genres d’isolateurs ont été essayés.
- Un grand isolateur double cloche en verre, un petit isolateur en verre triple cloche, un isolateur en porcelaine double cloche.
- Les dimensions de ces isolateurs étaient les suivantes :
- Hauteur. . . Diamètre . . Distance du fond de l'isolateur la traverse. .
- Les conducteurs étaient en fer galvanisé de 0,165 pouce de diamètre.
- La ligne était pourvue de parafoudres, composés pour chaque ligne de dix bobines de self-induction et de sept cylindres de zinc ou alliage de zinc (non arcing métal) présentant entre eux six distances explosives.
- 4près plusieurs essais préliminaires, la ligne fonctionna d’une façon ininterrompue pendant trente-sept jours consécutifs à 50000 volts et sous des conditions climatériques particulièrement défavorables (violents orages, nuages de poussière; neige humide et pendant la dernière période, pluie). A ce voltage les fils étaient visibles pendant la nuit et émettaient un son caractéristique que l’on pouvait per-
- (l) Voir L’Éclairage Électrique du 18 novembre, p. 241. — Dans cette première partie de l'article quelques erreurs se sont produites dans l’indication des numéros d’ordre des figures, par suite d'une modification dans l'emplacement de celles-ci nécessitée par les besoins de la mise en pages. Ces erreurs étaient faciles à réparer d'après les légendes : disons cependant que dans la première colonne de la page 246. il faut lire figures 3, 4 et 6 au lieu de figures 2, 3 et 5.
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- eevoir à quelques cents pieds de distance. Il n’y avait pas à cette époque de parafoudres et ce fut la cause d’un court-circuit et de la détérioration du transformateur de la station de départ. Plus tard les parafoudres furent installés et dans la seconde moitié de juin on constata de fréquentes décharges aux parafoudres ; on marchait alors à 34 000 volts, n’ayant pas encore assez de parafoudres pour permettre un voltage plus élevé.
- Pendant deux ou trois jours même, dans le commencement de la saison, les décharges étaient si frequentes qu’elles se succédaient, plusieurs heures durant, à des intervalles de quelques secondes. Il 11’en résulta néanmoins aucune perturbation dans le service.
- Plus tard on éleva le voltage à 45 000 volts en augmentant en même temps le nombre des parafoudres, mais les décharges atmosphériques étaient alors beaucoup moins fréquentes. Les mesures effectuées ont montré que jusqu’à 45000 volts la perte due à la ligne est très petite, mais qu’à partir de 50 000 volts elle croît très rapidement pour atteindre 16,4 kilowatts à 59 000 volts.
- La tension de 50000 volts constituait donc dans les conditions de la ligne ce que l’on pourrait appeler le voltage critique.
- Des mesures nombreuses et fort délicates dans la description et la discussion desquelles nous ne pouvons entrer ici furent également effectuées. Nous nous bornons à en énumérer les principaux résultats et à reproduire ici les courbes les plus intéressantes qui les résument.
- Les expériences avec les trois types d’isolateurs ont donné sensiblement les memes pertes; ces pertes correspondent avec la partie droite des courbes données précédemment.
- La figure 8 représente les résultats d’une série de mesures faites en vue de déterminer la relation qui unit la perte et la distance entre les fils.
- Les diverses courbes ont été dessinées sur la même figure. Les distances entre les fils étaient pour ces essais de 15, 22, 35 et 52 pouces. On sait que la perte est d’autant
- plus grande que les fils sont plus rapprochés et que la courbe commence à s’élever pour un voltage plus bas.
- (15, 22. 35, 52 pouces)
- Fréquence 60.
- Mesures effectuées avec un wattmètre Weston placé dans „ la perte dans le transformateur étant petite, les courbes
- Le voltage secondaire est calculé par le rapport de transformation.
- La figure 9 donne les résultats obtenus en introduisant entre le générateur et le
- Fréquence 60.
- transformateur élévateur de tension, soit une résistance, soit une réactance, soit en supprimant l’une et l’autre. La nature du circuit qui produit le courant semble donc exercer une influence que l’on peut attribuer à une modification de la forme de l’onde (tension) appliquée à la ligne.
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- D’ailleurs une série de mesures furent effectuées pour déterminer l'influence de la forme de la tension sur les pertes dans la ligne en employant divers types de génératrices ou plutôt d’armatures et en faisant varier les conditions des connexions avec la ligne. Le résumé de ces expériences nous entraînerait trop loin, nous en donnerons plus loin les conclusions.
- Enfin pendant la période de 33 jours de fonctionnement on effectua, simultanément à la mesure des pertes d’énergie en ligne, des mesures de pression barométrique, température, humidité, direction et vitesse du vent afin de déterminer dans quelle mesure ces conditions peuvent influer sur la perte en ligne.
- Ces mesures ont été prises simultanément à Ames et à King. Le tableau suivant en résume les limites extrêmes en mesures anglaises. A l’exception de la neige ou de la pluie
- toutes ces conditions ne semblent pas avoir d’importance sur la perte en ligne. La perte semble dépendre des dimensions- des particules en suspension dans l’air : ainsi elle sera plus grande pour une chute de neige à gros flocons que si les flocons sont petits. Les diverses observations ont également mis en évidence que le son strident qu’émet la ligne correspond à l'endroit où la courbe des pertes commence à monter rapidement.
- Un autre phénomène curieux mérite également d’être mentionné. C’est une décharge qui se produisait de temps en temps entre les extrémités des bobines de self. Elle se produisait parfois aux extrémités d’une seule
- ÉLECTRIQUE
- bobine, d’autres fois simultanément sur deux ou trois de ces bobines, faisant un bruit analogue à un coup de pistolet. Comme les extrémités sont distantes d’environ 8 1/4 pouces, cette décharge ne devait pas avoir lieu à travers l’air mais probablement le long de la surface du bois qui enferme la bobine, toutefois cette décharge ne laissait aucune trace sur la surface du bois.
- En même temps que se produisaient ces décharges aux bobines de self on pouvait entendre en se tenant sous la ligne un léger bruit qui paraissait avoir son siège sur toute la ligne plutôt qu’en un endroit déterminé(').
- Enfin, détail intéressant les transformateurs ont pu être poussés jusqu’à 133000 volts pen-
- (1) L’auteur ne donne pas l'explication de ce phénomène ; et bien qu’il soit quelque peu hardi de vouloir en fournir une interprétation sans avoir assisté aux expériences et avoir eu connaissance de tous leurs détails, je me permets d’ouvrir ici une parenthèse pour attirer l’attention sur une cause d’elevation subite de voltage dans des lignes à haute tension, cause qui n’est peut-être pas étrangère aux phénomènes observés pat les expérimentateurs américains.
- Pour fixer les idées, supposons qu'entre deux conducteurs à très haut voltage, jaillisse une décharge suffisante pour allumer un arc et que cet arc se rompe presque aussitôt après, soit sous l’influence du courant d'air chaud qui l’allonge comme dans un parafoudre à cornes, soit sous l’influence du vent; il en résultera un coup d’induction dans la ligne.
- Pour s'eu rendre compte, il suffit de se reporter aux remarquables travaux de Mn,l‘ Ayrton, travaux qui ont donné une interprétation particulièrement claire des phénomènes qui accompagnent ta production de l’arc, dansle cas, il est vrai, plus simple du courant continu (Éclairage Électrique, t. IX, p. 109 et suivantes).
- Ces recherches montrent nettement que pour une tension donnée et une certaine longueur de l’arc, il existe une intensité minimum (Imin) en deçà de laquelle le maintien de l’arc n’est plus possible.
- 11 en résulte que si un arc s'est allumé entre deux conducteurs de haut voltage et qu’il s’allonge, l’intensité diminuera progressivement jusqu’à cette valeur minimum, valeur à partir de laquelle l’intensité tombera brusquement à
- L'intensité totale en ligne diminuera donc brusquement de Lnitt, et il en résultera une force électromotrice d’induction particulièrement dans les portions du circuit renfermant de la self, telles que les bobines des parafoudres.
- Dans le cas du courant alternatif le phénomène de l’extinction de l’arc se complique du fait que la tension au lieu d’être constante devient une fonction périodique du temps, mais on conçoit aisément que l'intensité puisse passer aussi brusquement d'une valeur finie à une valeur nulle, et pro-. duire des effets analogues.
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- dant quelques minutes ; mais la décharge a finalement sauté des bornes terminales sur le fer en faisant éclater les tubes de verre qui isolent les extrémités.
- Voici maintenant h peu près dans quels termes les auteurs résument les conclusions de ces expériences de TeJluride.
- CoNCt.USIONS DES EXPÉRIENCES I>E ThLLURIDE
- i° Il est indéniable que la perte d'énergie dans la ligne se compose d'une perte par la surface des isolateurs et d’une perte entre les fils à travers l’air ; cette dernière est celle qui doit être prise en considération.
- La perte entre conducteurs ne semble pas dépendre des conditions atmosphériques, si ce n’est celles mentionnées plus haut, du moins pour les conditions climatériques dans lesquelles les mesures ont été effectuées. D’ailleurs les lignes étaient rarement dans les brouillards ou dans les nuages et lorsqu’elles y étaient ou lorsqu’il tombait de la pluie, l’humidité était très pure. Près des villes la perte serait indubitablement beaucoup plus grande, à cause des impuretés à la fois en solution et en suspension dans l’humidité de l’atmosphère.
- 2° Jusqu’à 45000 volts la perte due à la ligne est très petite ; mais à partir de 50000 volts elle croît très rapidement pour atteindre 16 kilowatts à 59000 volts.
- Il y a donc pour une transmission donnée un certain voltage économique, puisque d’une part en augmentant le voltage avec une ligne donnée on diminue le courant et par conséquent la perte qui résulte de son passage, mais que d’autre part on augmente aussi les pertes entre les conducteurs à travers l'air.
- 3“ La forme de l’onde a également une grande importance. C’est l’onde sinusoïdale qui semble la meilleure en ce sens qu’elle a une forme stable et qu’elle donne des résultats supérieurs avec toute espèce d’appareils. Une onde aplatie donnerait naturellement une perte moindre (à tension égale) mais ne serait pas stableparlefait qu'elle contiendrait
- des harmoniques ; il deviendrait alors avantageux d’avoir une réactance aussi faible que possible pour le transformateur et le générateur en série.
- 4" On peut considérer que 40000 volts sont parfaitement sûrs, en ce qui concerne les pertes entre fils pour une forme ordinaire de l’onde de tension et dans un climat où l'air et l’humidité en suspension sont pratiquement purs.
- 5° La porcelaine ne semble avoir aucun avantage sur le verre si ce n’est celui de présenter une résistance mécanique plus grande. Mais c’est un avantage contestable, car une balle de gros calibre comme celles qui sont employées dans le Wcstcrncountry, brisera un isolateur qu’il soit en verre ou en porcelaine. La porcelaine étant blanche offrira même un but plus tentant.
- Quant aux propriétés hygroscopiques de l’une ou l'autre matière, aucune dilférence n’a pû être constatée dans les mesures. Il y a en effet une bien faible différence dans les conditions de marche si l’isolateur est hygrosco-pique ou non, en ce sens que la petite quantité d’énergie nécessaire pour maintenir les surfaces sèches demeure insignifiante. Néanmoins il faut avoir soin de mettre graduellement le courant sur une ligne froide, autrement on. risquerait de briser les isolateurs en mettant brutalement la pleine charge.
- En second Heu le verre est pour le moins aussi difficilement percé par la décharge que la porcelaine. En outre, il n’est pas nécessaire de faire un essai électrique pour choisir un bon isolateur de verre, ce qui est un avantage du verre sur la porcelaine.
- En résumé les isolateurs de verre sont meilleur marché, plus légers, plus facilement éprouvés et moins aisément percés que la porcelaine ; d’autre part ils ont une résistance mécanique moindre.
- Dans tous les cas où des ruptures se sont produites, on a pu constater que cela avait eu lieu sur des traverses secouées par le vent et fissurées par les intempéries, le courant trouvant un passage à travers ces fissures. Les
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- 456 L’ÉCLAIRAGE
- traces du-courant étaient d’ailleurs visibles sur la surface de la traverse sur une longueur de 5.à 6 pouces,puis disparaissaient de la surface pour réapparaître quelques pouces plus loin, etc, Kn coupant la traverse on pouvait se rendre compte du chemin suivi par le cou-
- C'est problement la pluie et l’humidité qui restent à l’intérieur des fissures, qui sont la cause du passage du courant. Cette humidité entraînant des sels provenant du sol ou de
- ÉLECTRIQUE
- la surface du bois crée un chemin de faible résistance.
- C'est pour cette raison, que dans L’installation de la Colorado Electric Power Company on a voué une attention spéciale à la fois aux poteaux et aux traverses.
- Dans la préparation des traverses toutes les fentes et fissures du bois sont complètement remplies.
- (A suivre.) ^ C. E. Guye,
- TRAVAUX DE LA SOCIÉTÉ. ALLEMANDE D’ÉLECTROCHIMIE CONGRÈS DE GOETTINGEN (suite) («).
- Communication de AI. Cohen, d’Amsterdam :
- On oppose l’un h
- Sur la. vitesse de réaction électrique 1 deux éléments qui sont formés d’après le schéma suivant :
- Electrode réversible par rap-, por^ à l’anion.
- Solution saturée d’un sel S, en I Electrode réversible par rapport présence de la phase solide ! au cation.
- stable de ce sel.
- Solution saturée d'un sel S, en , Electrode réversible par rapport présence de la phase solide I au cation.
- métastable de ce sel. |
- L’auteur appelle une pareille combinaison un élément de transformation de troisième genre. Si le sel est du sulfate de zinc on peut construire la combinaison avec deux éléments Clark renfermant comme phase solide l’un le sel Zn SO% 7H*0, l’autre ZnSO4, 6HsO, à la condition de sc tenir dans l’intervalle de température compris entre le point cryo-hydratique de ZnSO4, 7HaO et le point de transformation (-|- 39°) ('),
- La force électromotrice E de cet clément composé, à une température T, est la mesure du travail maximum que la transformation est susceptible de produire à cette tempéra-
- aussi déduire sa valeur des mesures de Jauger, lequel a cherché la force électromotrice de l’élément Clark qui renferme comme phase solide le sel stable ZnSO4, 7HX) (entre o et 39°) et le sel métastable ZnSO4, 6H20.
- Voici les nombres trouvés :
- • - 5°
- 9-
- *5-
- 25-
- 35-
- 39-
- E peut erre mesuré directement, on peut
- La vitesse de cette réaction électrique, c’est-
- (*) L'Éclairage Électrique, t. XVII, p. 44a (1898).
- (’) Voir L'Éclairage Électrique, t. XXI, p. 24, 54 et 256.
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- 457
- à-dire le nombre d’équivalents transformés dans l’unité de temps, est proportionnelle à v le dénominateur désignant la résistance intérieure des deux éléments.
- Or l’auteur a démontré (J) que la résistance intérieure des éléments Clark, à la température T, est proportionnelle à la résistance des solutions saturées de sulfate de zinc, à la même température.
- Si donc p, et p2 désignent la résistivité des deux solutions saturées à" et 6ITO, l’expres-
- sera proportionnelle à la vitesse de réaction.
- Le tableau suivant donne la valeur de la température T (centigrade), de la force électromotrice E (millivolts), de pt et pa, et enfin celle de k.
- T F. p. ?. k
- _ s 16,2 0,0491 0,0577 I5i>7
- 0 I4,-9 0,0423 0,0498 161,8
- 5 13 • 5 0,0371 0,0437 167,0
- 9 >2,3 0,0337 0,0397 167,6
- jo.3 o.o;t)9 0,0348 159,2
- 25 6.4 0,0260 0,0302 113,8
- 3° 4,2 0,0248 0,0274 80,4
- 35 i,9 0,0241 0,0252 38,5
- 39 0,0 0,0237 0,0237 0,0
- Si l’on porte les valeurs de k en ordonnées, la tempérure étant prise pour abscisse, on obtient la epurbe de la figure i.
- On voit que la vitesse de réaction électrique croît assez rapidement à partir de 39% à mesure que la température s’abaisse ; elle est à peu près proportionnelle à la.surfusion de ZnS0%6H20, atteint son maximum à -[- 90 et décroît ensuite.
- L’auteur fait observer que la courbe qui figure la vitesse de réaction électrique a sensiblement la même allure quecellequi repré-
- sente la vitesse de cristallisation de beaucoup de coi'ps au-dessous de leur point de fusion. Il espère revenir sur ces faits et étudier aussi
- l’influence de la pression sur la vitesse de réaction électrique.
- Communication de M. Kauffmann, de Stuttgart :
- Action uns courants de testa sur t.es vapeurs
- Si l’on soumet un gaz sous faible pression contenu dans un tube de verre, à l’action d’oscillations électriques rapides, par exemple de courants de Testa, ce gaz se met à luire. Il suffit que le tube se trouve dans un champ de haute fréquence, sans même être relié métalliquement aux pôles.
- On peut exposer des vapeurs raréfiées à l’action de courants de Tesla en employant un dispositif fort simple. On introduit la substance, par exemple du nitrobenzène, dans un tube de verre fermé à. un bout et on étire l’autre extrémité en un capillaire pas trop étroit. Tm partie capillaire étant mise en relation avec une bonne trompe, on chauffe la substance à l’ébullition et on ferme le capillaire quand la. majeure partie du liquide a distillé.
- Si la matière estpeu volatile, presque toute la vapeur se condense pendant le refroidissement et la pression est alors suffisamment faible pour que l’illumination se produise avec la plus grande facilité. On approche le
- (’) L’Éclairage Électrique, t. XIX, p. 463 (1899).
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- .158 L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- tube de l’un despotes et l’on met l’autre pôle à la terre. Remarquons que la vapeur seule possède de la fluorescence ; le liquide ne s'éclaire pas.
- Les vapeurs exposées quelque temps à ces irradiations s’altèrent peu à peu ; le nitrobtm-zène brunit au bout de quelques minutes, il en est de même des tubes de naphtaline.
- Que se passe-t-il quand on augmente ia tension de la vapeur par une élévation de température? Plongé dans l’eau bouillante (qui communique avec l’un des pôles de Tesla, l’autre étant à la terre) le tube à nitrobenzène n’est plus traversé que par de larges étincelles vertes, son pouvoir éclairant a fortement diminué. La vapeur de naphtaline au contraire émet une puissante lumière fluorescente, violette, bien visible.
- Le refroidissement rétablit l’état de choses primitif, c’est-à-dire la vapeur de nitrobenzène redevient d’un beau vert, celle de la naphtaline est de nouveau faiblement bleuû-
- Ces essais permettent de conclure qu’il y a des vapeurs dont la luminescence diminue quand leur pression croît et que pour d’autres vapeurs elle devient par contre incomparablement plus forte.
- Ces divergences ne font que s’accentuer si l’on continue à élever la température et par conséquent la pression ; la vapeur de naphtaline luit encore quand elle est sous la pression atmosphérique; la vapeur de nitrobenzène reste tout à fait obscure, et cependant la différence des points d’ébullition de ces deux substances est faible, environ 7°.
- Pour observer la luminescence des vapeurs sous la pression atmosphérique, il faut modifier l’appareil primitif, décrit plus haut ; les courants de haute fréquence traversent plus volontiers l’air que la vapeur, quand ils sont tous deux à lu pression atmosphérique, il faut les forcer à passer à travers la vapeur.
- L’auteur se sert’dans ce but de l’appareil représenté figure 2. Un tube à essai un peu long est entouré sur la moitié de sa hauteur
- d’une mince feuille de cuivre d’environ 5 cm de haut dans laquelle on a découpé une fenêtre qui permet de voir dans l'intérieur du tube. Dans son milieu parallèlement à l’axe, se trouve un tube étroit, fermé par le bas et rem-
- n y
- Fig 2.
- pli de mercure ou d’étain ; ce dernier passe au centre d'un tube plus gros A, fixé dans le bouchon et muni d’une tubulure latérale S. Le mercure ou l'étain est mis en communication avec l’un des pôles de Tesla T„ la feuille de cuivre avec l’autre pôle Tâ.
- On porte la substance à l'cbullition dans le tube à essai. Dès que passent les courants de Teste, la vapeur s'illumine et lance radia-lement des faisceaux de lumière colorée.
- Le phénomène n’est pas visible de loin; on peut le montrer à tout un auditoire en prenant un tube de 65 mm de diamètre sur lequel on colle deux feuilles d’étain qui ne sont pas exactement vis-à-vis l’une de l’autre et qui sont reliées à l’un des pôles de Tesla. A l’intérieur du tube plonge une chaîne en laiton unie à l’autre pôle. Le liquide étant maintenu en ébullition, on aperçoit distinctement la lumière bleue émise par la naphtaline. Chaque anneau de la chaîne lance des rayons bleus. Le nitrobenzène reste obscur; aux très hautes tensions il est traversé parde faibles étincelles.
- Les petits appareils à tube central donnent naturellement desrésultatsplus sûrs. Ce sont eux que l’auteur a employés pour examiner laluminesccnced’ungi'and nombre de vapeurs.
- Suivant la nature de la substance on observe plusieurs phénomènes distincts :
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- i° La vapeur reste obscure ; c’cst le cas du nitrobenzène :
- 2° Elle est traversée par plus ou moins d’étincelles colorées, comme pour certains alcools ;
- 3° Elle est illuminée par des faisceaux colorés, ainsi que le montre la naphtaline. La couleur de l’irradiation est ordinairement bleue ou rouge, mais on a rencontré également des vapeurs colorées en jaune, en orangé
- La luminescence est probablement accompagnée de la destruction de la vapeur, mais la décomposition n’est que fort faible, du moins si on la compare à ceiie provoquée par les étincelles. Chaque étincelle sépare en effet une certaine quantité de substance charbon-
- Les expériences de luminescence relatives aux vapeurs des corps qui bouillent sous la pression atmosphérique ont conduit l’auteur à une série de remarques intéressantes.
- Il n’a examiné que des matières organiques et il a trouvé d’abord que les combinaisons aromatiques ont un pouvoir d’illumination incomparablement plus grand que les corps de la série grasse. Sur 125 substances organiques 50 s’illuminent fortement et un grand nombre d’autres possèdent une luminescence faible. La seule vapeur aliphatique qui luise d’une façon visible est celle de l’acé-
- La luminescence s'observe sur les carbures, les amines et les phénols.
- Parmi les carbures, le benzène lui-mème luit extrêmement peu ; il en est de même de ses homologues, le toluène et l’éthyl-benzène. La luminescence est nette chez les carbures qui renferment plusieurs noyaux benzéniques, la naphtaline, le diphényle, l’anthracènc et corps analogues :
- Naphta
- J
- Diphinyle.
- Amliraùhie.
- La couleur des faisceaux lumineux est en
- général bleue, avec un point plus ou moins faible dans le rouge.
- Les amines aromatiques, c'est-à-dire les anilines, s’illuminent constamment, lorsqu’elles ne renferment pas d’halogènes ni de groupe nitré. Les halogèneset les groupes ni-trés abaissent fortement la luminescence dans toutes les classes de substances. Le groupe antigène exalte le pouvoir éclairant ; les dia-mines, telles que la para et la métaphénylène diamine luisent encore mieux que l’aniline. L’introduction des groupes aicoylés exerce une influence favorable; celle du groupe acétyle est nuisible; ainsi l’irradiation de. la diméthyl-anilinc est plus belle que celle de l’aniline; par contre, l’acétanilide ne luit plus. . .
- L’hydroxyle favorise aussi l’irradiation tout en restant bien inférieur à l’amigène ; deux hydroxyïes en para ont à peu près l'action d’un groupe antigène. Le phénol CTTOH ne luit pas, l’hydroquinone (TH4 (OH)2 a de la luminescence; les deux autres dioxydérivés du benzène ne donnent naissance qu’à une faible lueur.
- Les anilines et le phénol ont du reste la même coloration que les hydrocarbures, elle varie du rouge au bleu.
- L’auteur fait remarquer que les radicaux qui favorisent la luntinescesce , comme l’amigène et l’oxydrile, sont précisément des auxochromes, c’est-à-dire des groupements qui possèdent la propriété d’exalter la coloration des corps ou même de la provoquer.
- Il est probable que cette faculté d'irradiation est liée à une modification ou à une tendance spéciale du noyau benzénique. La première idée qui se présente est que le noyau, benzénique se transforme en chaîne quino-nique, mais cette hypothèse ne se confirme' pas; les quinones et leurs dérivés ne possèdent pas trace de luminescence. On peut dire, d’une façon plus générale, que les corps qui luisent renferment un noyau benzénique susceptible de se convertir facilement en chaînon quinonique ;
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- Ainsi dans les substantes qui émettent des radiations allant du bleu au rouge, le noyau benzénique serait dans un état spécial qui le prédisposerait à une transformation quinoï-dique.
- Cette proposition est confirmée par plus de cent exemples.
- Ainsi on peut remarquer que les combinaisons en para ont une irradiation meilleure et plus belle que celle en ortho et en méta. Nous avons vu que des trois dioxy-benzènes l’hydroquinone émet une lumière magnifique, celle de la rdsorcine et de la py-rocatéchine est faible.
- En poursuivant ces études de luminescence sous Faction des courants de Tcslaon arrivera probablement à pénétrer plus à fond dans le problème compliqué de la constitution des dérivés benzéniques. L’auteur pense qu’on a affaire, dans les cas de luminescence, a une certaine dislocation de la liaison en para. Il essaiera d’abord de vérifier cette hypothèse sur les produits d’hydrogénation des combinaisons aromatiques.
- Le professeur Hittorf conseille à Fauteur de Tenir compte de la densité de vapeur. Les phénomènes lumineux dont il vient d’être question sont dus, en dernière analyse, à la conductance de la vapeur, laquelle est d’autant meilleure et exige un potentiel d’autant plus bas que la vapeur est plus diluée. La densité (absolue) doit être sensiblement la même dans toutes les expériences, si Fonveut éviter de grosses erreurs.
- Communication de M. Dietzel, de Pforz-heim :
- Sur la précipitation de l’argent d'un alliage faiblement aurifère La séparation électrolytique des métaux I
- d’un alliage s’effectue très simplement quand il est possible de dissoudre l’un des constituants tout seul à l'anode et de le précipiter sur la cathode dans une cellule non dia-phragmée. On sait par exemple que l’argent qui ne renferme que de l’or peut être traité de cette façon. Dans une solution acide de nitrate d'argent l’or reste inaltéré à l’anode tandis .que l’argent va se déposer sur la cathode, Félectrolyte conserve sa composition et sa concentration, puisque la quantité d’argent dissous à l’anode est précisément égale à telle qui va vers la cathode.
- En général, les séparations sont plus compliquées ; si certains métaux se transforment à l’anode en combinaisons insolubles, la composition de Félectrolyte varie ou bien son acidité diminue. C’est ce qui arrive quand, on sépare de l’argent par Félectrolyse d’une solution chlorhydrique de chlorure double d’or et de sodium; en même temps que For se dissout à l’anode, il se forme du chlorure d’argent insoluble. A la cathode il ne se dépose que de For; la liqueur s’appauvrit en or en proportion équivalente à la quantité d’argent dissous à Fanode, puis précipité.
- Quand tous les métaux constituant Fanode sont solubles, le bain conserve son acidité ainsi que le nombre total d’équivalents métalliques dissous, mais il s’appauvrit nécessairement par rapport au métal que Fonveut précipiter à la cathode ; et il faudra renouveler les liqueurs d’autant plus fréquemment que la dissolution anodique des métaux etrangers est plus grande et que leur tension de décomposition (') se rapproche davantage de celle du métal précipité.
- Lorsqu’il s’agit, par exemple, de séparer de l’argent allié à peu de cuivre, il est possible de précipiter sur la cathode une quantité considérable d’argent, avant que le bain ne soit assez riche en cuivre pour faire craindre la précipitation de ce métal, et nécessiter le renouvellement de Félectrolyte.
- Il en est tout autrement quand il s’agit de
- F) Appelée aussi électro-affinité ou intensité de fixation (Réd. ;
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- la séparation d’argent faiblement aurifère, lequel renferme de notables quantités de cuivre. Bientôt l’électrolyte serait tellement riche en cuivre que la précipitation d’argent pur sur la cathode deviendrait impossible. Si donc on tenait à séparer le métal, l’argent, lequel possède l’électroaffinité la plus faible, il faudrait introduire dans le processus une opération intermédiaire destinée à diminuer constamment la teneur en cuivre de l’électrolyte ; il faudrait de plus veiller au maintien d’une concentration constante de la solution d’argent. Cette manière de procéder serait incommode et peu pratique.
- Suivant l’auteur, le travail est bien plus simple si l’on prend comme électrolyte le métal qui possède la plus grande électroaffinitc, c’est-à-dire si l’on dépose le cuivre sur la cathode et que dans une opération intermédiaire, on débarrasse d’une façon continue la liqueur de tout l’argent dissous à l’anode, en l’échangeant contre une quantité équivalente de cuivre. Grâce à ce tour de main, on a l’avantage de conserver à l'électrolyte une composition qui,. pendant longtemps, demeure presque invariable. Par une simple circulation de l’électrolyte on obtient à l’état de pureté les deux principaux métaux solubles de l’argent aurifère, à savoir le cuivre et
- La méthode est employée avec succès, depuis six ans, par la Société générale pour la séparation de l’or et de l’argent (Âllgemeine Goldund Silberscheide Anstalt) àPforzheim; provisoirement on ne traite par jour que 60 kg d’alliage.
- La composition des déchets de bijouterie et autres alliages fondus est naturellement très variable, ainsi qu’on peut le voir d’après le tableau suivant :
- Au A g Cm
- 5 — 7 P-
- Z11. Sn, Pb, Cd. Fc, Ni i pt j
- 5 p-100
- La couleur est ordinairement jaunâtre, analogue à celle du bronze.
- Il s’agit par conséquent d’obtenir à l'état,
- métallique les trois principaux composants, or, argent etcuivre. On prend comme électrolyte une solution faiblement acide de nitrate de cuivre ; le cuivre et l’argent se dissolvent à l’anode, l’or reste insoluble, le cuivre est précipité à la cathode et l’argent en dehors delà cellule.
- Lu disposition des électrodes et appareils auxiliaires est indiquée dans la figure 3
- dont la partie gauche représente la section d’une cellule. On voit en K les cathodes cylindriques tournantes en cuivre légèrement graissé ou graphité, sur lesquelles se déposera le cuivre. Dès que le métal prend la forme de dendrites on l’enlève par battage, et comme il renferme de l’oxydule, on le fond avec du charbon de bois. Les cylindres sont soutenus par des rouleaux métalliques dont la rotation les entraîne lentement. Les axes de rotation ne plongeant pas dans le liquide, il est facile de graisser les coussinets et de les employer pour l’adduction du courant.
- La base A, destinée à supporter l'anode, a la forme d’un toit renversé ; elle est en ébo-nite, en celluloïd, ou simplement en bois recouvert de plaques de verre ; elle peut, à la rigueur être rendue mobile sur rouleaux ou sur rails et s’enlève facilement. Elle est recouverte de fils de platine ou d’autres matériaux conducteurs et inattaquables, par exemple des plaques de charbon; peut-être pour-
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- rait-on essayer le chrome de Goldschmidt.)')? C’est là-dessus que l’on dépose les alliages fondus en plaques de 3 à 5 mm d’épaisseur.
- Iî faut reconnaître que la position des électrodes vis-à-vis l’une de l’autre est légèrement défavorable ; l’appareil ne peut contenir guère plus de 5 à 8 kg d’alliage par base, une surface de 2 m2 en tiendrait au maximum 100 kg. L’alliage est exposé pendant six jours à l’action du courant.
- En D sont figurées des toiles perméables qui limitent la partie inférieure des espaces cathodiques; elles ont pour but de retenir les parcelles de cuivre qui tombent de la cathode et d’empêcher le remous de la liqueur provoqué par l’enlèvement des boucs aurifères ou par le dégagement éventuel d’oxygène. Ces tourbillons auraient pour effet d’amener la liqueur argentique au contact de la cathode. L’clcctrolvte privé d’argent tombe lentement dans l'espace cathodique K; il passe à travers les toiles, dissout à l’anode le cuivre, l’argent et quelques métaux secondaires, puis s’écoule dans les vases R ; cet écoulement est réglé de manière à maintenir constant le niveau du compartiment cathodique. Dans la série des vases R (dont un seul est représenté sur la figure) la liqueur argentifère est mise en contact avec du cuivre, si bien que tout l’argent se dépose sous la forme de petits feuillets cristallins et que la liqueur s’enrichit d’une quantité équivalente de cuivre.
- Le tableau )p. 461) montre que le rapport en poids de l’argent dissous au cuivre dissous est 1/1,5. L’équivalent de l’argent étant égal à 3,4 fois celui du cuivre, on utilise pour la précipitation de l'argent la fraction • •
- ou, en chiffres ronds, 20 p. 100 du cuivre de l’alliage c’est-à-dire un poids égal à 7 p. 100 de celui de la totalité de l’alliage. D’après Le Blanc la tension de décomposition des sels de cuivre dépasse de 0,44 volt celle des composés de l’argent. Cette grande différence exige une tension supérieure d’environ 0,5 volt à celle
- P) L'Éclairage Électrique, t. XVI, p. 50; (1898).
- qui serait nécessaire pour déposer électrolyti-quement l’argent sur la cathode. Mais d’après l’auteur, cet inconvénient disparaît devant le grand avantage de pouvoir séparer quantitativement et très rapidement l’argent en dehors de la cellule, sans avoir recours à un courant auxiliaire. Grâce aux bassins R, les liqueurs peuvent être totalement privées de leur argent, mais jusqu’à présent il n'a pas été possible d’éviter entièrement la présence de ce métal dans le cuivre déposé à l’anode et qui en renferme en moyenne 0,03 p. 100. Dans quelques essais cette quantité s’etait abaissée
- En passant à travers les bassins R le liquide devient presque neutre-; le fer dissous se précipite alors sous la forme d’un oxyde basique ; quand on a par hasard affaire à des alliages qui contiennent de notables quantités de ce métal, on insufile de l’air pour hâter la formation et la précipitation de l’oxyde, que l’on enlève par filtration. La lessive se rassemble maintenant dans le basssin H d'où une pression d’air l’expédie dans le réservoir V; là, elle est acidulée avec de l’acide azotique puis conduite dans l’espace cathodique à travers des tubes de verre. La teneur en cuivre de la solution oscille de 2 à 5 p. 100, celle en acide nitrique de 0,05 à 0,40 p. 100. La densité du courant est eu moyenne de 0,015 ampère par cm2; la force électromo-trice varie de 2,5 à 3 volt. La dépense supplémentaire de cuivre due à la présence d’acide libre est faible tant que l’acidité ne dépasse pas environ 0,2 p. 100 ; un acide aussi faible attaque très peu le cuivre. Les pertes d’acides sont dues à diverses causes : une petite quantité se convertit à la cathode en acide nitreux, une portion se combine au cuivre pendant le dépôt de l’argent, enfin il y en a qui se précipite sous la forme d’un sel basique de fer. Chaque semaine on interrompt le courant, on enlève les boues anodiques et on renouvelle les anodes. Les boues contiennent principalement le plomb à l’état de peroxyde, l’étain sous la forme de nitrate basique ou d’acide stannique. Le zinc, le cadmium, le
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- nickel, le fer se dissolvent et. sauf le fer, restent en grande partie dans la solution. La production de nitrate de zinc doit surtout attirer l’attention, ce corps représente un capital improductif qu’il faut faire circuler avec la lessive sans aucun profit. Après un an environ, la liqueur est tellement chargée en zinc et autres métaux dissous qu’il est nécessaire de la remplacer et d’en retirer le zinc.
- La séparation des métaux principaux est naturellement d’autant moins aisce qu’on a une plus grande quantité de métaux étrangers qui se dissolvent ou qui donnent des combinaisons insolubles à l’anode. Chaque atome de zinc dissous tient la place d’un atome de cuivre, et comme ce dernier métal se précipite sur la cathode, on voit que l’électrolyte s’appauvrit en cuivre. On obvie a cet inconvénient en augmentant l’acidité du liquide privé d'argent dans une proportion un peu supérieure à celle qui convient pourune bonne désargentation, c’est-à-dire on ne descend pas au-dessous de 0,2 p. 100 d’acide nitrique. On produit ainsi une dissolution chimique de cuivre aussi bien dans le bassin R que sur la cathode; de plus il se forme à la cathode de l'acide nitreux avec dégagement d’oxvde nitrique, d’oxyde nitreux et d’azote. Cette élec-trolyse secondaire diminue assez la précipitation cathodique du cuivre pour que la dissolution anodique suffise à maintenir sa concentration. Il est à noter que la présence du nitrate de cuivre empcche la réduction de l’acide nitrique d’aller jusqu’à l’ammoniaque.
- Les boues anodiques sont traitées à l’ébullition par l’acide azotique étendu, le résidu est dissous dans l'eau régale, on sépare par filtration le chlorure de plomb, ie chorure d’argent et l'acide stannique, puis on précipite l’or par le chlorure ferreux.
- Si les métaux etrangers, surtout le zinc et le plomb, ne constituent qu’un faible pourcentage, la séparation de l’alliage or, argent et cuivre s'effectue avec une telle facilité que la valeur du cuivre couvre totalement les frais de l’opération. Bien plus, grâce au nouveau procédé, le cuivre qui, il y a peu d’années, pas- (
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- sait pour un compagnon fort encombrant des métaux précieux permet maintenant de réaliser quelques bénéfices. Même dans les conditions assez onéreuses où l’on ne traite par jour que 60 kg d’alliage et où l’on marche à la vapeur les finis ne dépassent pas un mark (1,25 fr) par kilogramme. L’opération est d’ailleurs d’autant plus rémunératrice que l’alliage est plus riche en métaux précieux et qu’on opère journellement sur de plus grandes quantités.
- L’auteur pense que son procédé pourra être appliqué utilement à la séparation d’autres métaux, par exemple à celle du cuivre et du nickel.
- Communication de M. Oscar Knoülauch, de Leipzig ;
- Dispersion uns charges électrostatiques sous l’action de i.a lumière (').
- On a observé qu’une série de corps ont la propriété de perdre leur charge électrostatique quand ils sont illuminés, mais jusqu’à présent on n’a pas déterminé la cause de cette dispersion, on n’a pas expliqué non plus pourquoi ce sont toujours les charges négatives qui disparaissent pendant l’éclairement et jamais les positives.
- L’auteur dispose les substances solides sur une feuille de tôle oxydée en communication métallique d’une part avec la terre, de l’autre avec l’une des paires de quadrants d'un électromètre. L’autre paire de quadrants est mise à la terre, tandis qu’on charge l’aiguilic de l’électromètre à l’aide d’une pile sèche de Zamboni. Les liquides sont contenus dans un vase de verre plat; des fils de platine le relient à l’électromètre.
- La substance est entourée d’une boite de tôle dont le fond laisse librement passer le support ; dans le couvercle de la boîte on a découpé une fenêtre recouverte d’une mince
- (M Le travail complet, auquel nous avons fait des emprunts, a paru dans Zeits. f. physik. Chenue, t". XXIX, p. 5 2/-545- * ’ {Rêl)
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- plaque de gypse à travers laquelle on peut diriger les rayons lumineux d'une lampe électrique à arc.
- Pour évit turbation c ainsi que le; rée d’une e nication avi protégée d'i
- :r autant que possible toute per-2 la part de la lampe, celle-ci, fils de Félectromètre, est entou-îveloppe métallique en commu-c le sol ; la plaque de gypse est ne façon analogue.
- A un demi-centimètre environ au-dessus de la substance à étudier on tend horizontalement une toile métallique de fer dont les mailles ont à peu près 2,5 mm d’écartement. Cette toile peut être chargée par une pile sèche à un potentiel que l’auteur estime compris entre 1 000 et 1 200 volts. Les fils venant de la pile sont isolés à la paraffine.
- Pour faire une observation 011 introduit la substance dans la boîte en tôle et on charge la toile métallique. On ferme la boîte avec un couvercle métallique interposé entre la lampe et la fenêtre de gypse, on actionne la lampe, on interrompt la communication de la substance avec le sol, enfin on observe l’clcctro-mètre avec une lunette. O11 ne commence les expériences définitives que si, dans ces conditions, et pendant deux minutes, les oscillations de Faiguille sont assez faibles pour pouvoir être attribuées à un défaut d’isolement inévitable ou à l’action perturbatrice de la lampe. Un jeu de ficelles permet, sans changer de place, de soulever le couvercle de la boite et de faire pénétrer un faisceau lumineux jusqu’à la substance.
- On n’observe, en général, de déviation de l’électromètre que si la toile métallique est chargée positivement et que par conséquent, la charge du corps est négative.
- L’clcctromètre n’a pas de déviation régulière quand la charge étant négative, la substance reste à l’obscurité ; il en est de même si la charge est positive, et dans ce dernier cas il est d’ailleurs indifférent que la substance soit éclairée ou non. Les deux exemples suivants donneront une idée de la grandeur des déviations et des perturbations.
- I. — Sulfure d'antimoine, substance susceptible de déperdition électrique.
- Charge positive.
- Obscurité- . 2 « — 3
- Eclairement 2 » — 12,;
- Obscurité. Eclairement
- Obscurité. . Eclairement Charge positive. Obscurité. . Eclairement
- 1 volt correspond à une déviation d'environ 65 à 75 divisions.
- L’auteur, partant de l’idée que la perte d’électricité était peut-être corrélative d’une action photochimique, étudia d’abord de préférence les corps sensibles à la lumière, mais il ne put déceler aucune règle générale.
- Il semble, par contre, que l’illumination provoque presque toujours l’oxydation des corps soumis à Faction de la lumière.
- Voici quels sont les groupes de corps qui ont été étudiés.
- T O11 essaya d’abord une série de sulfures’: sulfure de plomb (395;, sulfure d’antimoine (61), sulfure d’arsenic (48). Les nombres entre parenthèses indiquent la déviation de Félectromètre après une minute d’éclairement. Schœnbein avait déjà reconnu la modification chimique qu’ils éprouvent en présence de la lumière ; ils se transforment peu à peu en sulfates.
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- On constata aussi une dispersion pour les. sullures d'argent (400), de mercure {207), de manganèse (133), d’étain (92). L’an dernier G.-C. Schmidt avait déjà fait de son côté la même observation sur les sulfures de cuivre, de fer, de chrome et de bismuth.
- Il est donc permis d'admettre que tous les sulfures qui, à la lumière, sont oxydés par l’oxygène de l’air, sont aussi susceptibles de disperser les charges d'électricité négative. Schmidt n’a d’ailleurs obtenu aucune dispersion avec les sulfates, et ce fait semble confirmer que l’oxydation joue-un rôle essentiel.
- 20 Les matières colorantes organiques sont en grande partie sensibles à la lumière. Malheureusement on connaît fort peu les modifications chimiques qu’elles éprouvent dans ces circonstances ; on admet cependant que dans beaucoup de cas on a affaire à une oxydation due à l’oxygène de l'air et il est très possible que la dispersion souvent considérable q'ue présentent ces couleurs soit en corrélation avec le phénomène chimique. Voici quelques-nombres :
- Bleu de Prusse..................... 30
- Diphcnylrosaniiine.................229
- Triphinylrosaniline................121
- Violet d'aniline..................j.86
- Pararosaniiinc..................... 95
- Pararosanilinc (leucobasej .... 79
- Vert malachite (leucobase) .... 169
- Métanitraniline.................... 52
- Chrysaniline.............. . . 35
- Safranine..........................148
- Phénosafranine Erythrosine . . Safrosinc. . . . Céruléine. . . .
- Galléine........................... 69
- Brun Bismarck...................... 33
- Rouge Congo........................118
- Nigrosine..........................176
- Indigo............................. 58
- Bleu méthylène.....................325
- Rose Bengale....................... 54
- Brown pink......................... 33
- Cyanine (38 secondes;..............400
- Purpurine (dans l'eaui.............228
- Curcumine solide................... 27
- Curcuminc (solution alcaline). . . 124
- Coralline (dans l’eau)............. 50
- On observa aussi de la dispersion sur une série de substances qui, par suite de leurs propriétés réductrices servent de dcvcloppa-tcurs en photographie, par exemple les solutions aqueuses d’hydroquinonc (15S), de pyro-gallol (48), de rodinal (32), de métol (2g), de glycine (28), d'iconogène (19). L’iconogène disperse aussi à l'état solide (32). Ici encore il est permis d’admettre une oxydation lente due à la dissolution progressive de l’oxygène de l’air.
- L’hypothèse de l’oxydation est confirmée par ce fait que les corps qui sont sensibles à la lumière, mais qui ne s’oxydent pas, ne montrent pas non plus la dispersion électrique : signalons le sulfate de quinine qui se transforme en sulfate de quinidine ; le sous-oxvde de mercure qui se décompose en oxyde et mercure, l’oxyde de mercure réduit en mercure, enfin l'iodure mercureux dont la sensibilité est comparable à celle du chlorure d’argent, sans que l’on puisse déceler la moindre dispersion électrique.
- La transformation photochimique du chlorure cuivreux est attribuée à une oxydation superficielle, aussi voyons-nous ce corps jouir d’une dispersion énergique (400 divisions en 11 secondes). On peut en dire autant du bromure cuivreux (222 divisions en une minute,) de l'iodure thalleux (400divisions en 12 secondes), de l’iodure de plomb (152 divisions en
- Enfin à l’appui de son hypothèse que la dispersion de l’électricité'négative est due en grande partie à l’oxygène, l’auteur cite une règle qui a été observée dès 1891 par Elster et Geitel : les amalgames des métaux qui dans la série des tensions sont dans le voisinage du zinc possèdent un pouvoir dispersif qui marche parallèlement avec leur position dans la série; mais les métaux voisins du zinc sont précisément les métaux communs qui s’oxydent facilement. ,
- On sait depuis longtemps que les propriétés oxydantes de l'oxygène sont exaltées par la lumière ; ce gaz doit d’ailleurs se trouver dans le voisinage de corps solides ou liquides,
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- de façon à pouvoir être absorbé par leur surface ; il est du reste évident, que l’on doit avoir affaire à un corps oxydable; enfin on vient de voir que si le corps qui s’oxyde est chargé négativement le phénomène chimique est accompagné d'une déperdition d'électricité. Ce mouvement électrique ne peut s'opérer que grâce à la migration de particules matérielles qui sont ou bien des ions libres ou bien des ions combinés à des complexus moléculaires. Ces ions sont constitués, dans le cas particulier, par de l’oxygène qui n'est susceptible de porter que des charges négatives. Ainsi la déperdition de l'électricité serait due simplement à la migration des ions de l’oxygène dans le sens des lignes de force électrique. On s'explique ainsi l’absence de dispersion quand la substance est chargée positivement; si l’on n’observe que la déperdition d'électricité négative, cela lient à ce que les ions d’oxygène ne peuvent transporter que des charges négatives.
- On se rend compte à présent de ce fait que des corps aussi différents que le zinc et l'ébo* nite ne perdent tous deux que l’électricité négative; c'est que la nature du corps éclairé importe peu, pourvu qu’il soit oxydable, tandis que les ions négatifs qui effectuent le transport de l’électricité sont les mêmes dans les deux cas.
- On sait que certains corps, par exemple le zinc, se chargent positivement quand ils sont exposés à la lumière : c’est le phénomène de
- Hallwachs qui est en corrélation étroite avec les faits précédents et s’interprète avec la même facilité. D’après ce qui précède nous pouvons considérer un corps oxydable à la lumière comme une sorte d’électrode d’oxygène ; il ne peut émettre que des ions chargés négativement qui s’en vont, laissant le corps chargé positivement.
- Enfin l’auteur signale une application technique qui permettra peut-être de juger de la résistance qu’une matière colorante présente à la lumière. Dès que la substance montrera de la dispersion électrique on devra conclure à une altération photochimique due a l’action de l’air. Par contre si l'on n’observe pas de perte électrique il faudra examiner le corps par les procédés ordinaires ; le colorant peut être en effet sujet à des modifications photochimiques auxquelles l’oxygène atmosphérique ne participe point et qui, par suite, ne sont pas décelables par l'ctude de la dispersion électrique seule.
- Il est d’ailleurs probable que l'humidité de l’air joue un certain rôle dans ces phénomènes. L’auteur a pu observer aussi de la dispersion électrique sur le sulfure de plomb dans un atmosphère de gaz carbonique, sans doute parce qu'il 11'est pas possible d’enlever complètement â un corps la pellicule d’oxygène qui y reste fixée par adsorption.
- (A suivre.)
- P.-Th. Mut.î.er.
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Bornes Shattuck pour appareils électriques (’).
- Dans le but de mettre à l’abri de l’humidité et des vapeurs acides les connexions électriques, l’auteur propose de substituer aux
- P) Brevet anglais nù 9987, déposé le 11 mai 1899, accepté le 17 juin 1899.
- bornes ordinaires des bornes du modèle représenté parla figure ci-jointe. A est une vis métallique fixée sur une plaque d’ébonite B montée sur l’appareil; à la vis est soudé le conducteur C. En D est un écrou métallique monté dans une enveloppe d’ébonite et -auquel est soudé le fil F entouré d’une couche de coton G et d'une gaine isolante II. En vissant l’écrou
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- sur la vis, on comprime une rondelle de caout-P
- Fig. 1. — Borne Shattuck
- chouc I qui assure une fermeture hermétique.
- J. R.
- Boite do jonction Mc Evan (').
- Cette boîte, très simple, se compose d’un cylindre en fonte A, sur lequel sont vissées les tubulures B destinées à livrer passage
- Fig. 1 à 3. — Boîte de jonction Mc Evan.
- aux câbles C. Les extrémités de ces câbles sont dénudées et connectées au moyen de la pièce métallique 1). Le joint est ensuite placé dans une enveloppe cylindrique en gutta E que l’on ferme au moyen d’une ligature serrée. La boîte est rendue étanche en obstruant les tubulures et en interposant un anneau de caoutchouc entre les bords de la boîte et son couvercle de fonte F. J. R.
- p) Brevet anglais n° 16972, déposé Je 6 août 1898, accepté le 29 juillet 1899.
- Coupe-circuits fusibles Gray(’).
- Le fil fusible E est tendu dans la rainure C de la pièce A en porcelaine ou autre matière isolante. Les bords de la rainure viennent presque au contact de la paroi B du tableau, afin d’arrêter les gouttelettes de métal fondu projetées au moment de la lusion du fil ; une petite fente F ou des trous C permettent aux gaz et vapeurs de s’échapper. Les fils fusibles sont maintenus par les écrous M vissés sur la vis J dont les extrémités entrent à frot-
- Fig. i, 2 et 3. ~ Vue en plan, élévation longitudinale, fusibles Gray.
- tement d’une part dans la barre omnibus K, d’autre part dans les plots L. A ces plots sont fixés les conducteurs, de distribution U au moyen d’un dispositif revendiqué comme nouveau dans le brevet et qui consiste en une vis creuse R maintenant le plot et livrant passage au conducteur, lequel est serré par la vis V. Le conducteur principal P est connecté à la barre principale à la manière ordinaire par un manchon à patte et des vis Q, mais la connexion pourrait être faite au moyen du dispositif précédent que l’inventeur trouve plus commode. J. II.
- Parafoudres industriels ;
- Par F. Neesen.
- La protection des conducteurs contre les décharges atmosphériques a donné lieu à un
- (') Brevet anglais n° 9566, déposé le 6 mai 1899, accepté le 10 juin 1899, s figures.
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- très grand nombre de dispositifs aussi bien pour les courants industriels que pour les courants télégraphiques.
- Les tâtonnements ont été nombreux et beaucoup d’appareils sont plus dangereux qu’utiles. Mais l’expérience a permis de fixer les conditions que doit remplir une bonne installation pour présenter sinon une sécurité absolue, du moins une très faible probabilité de troubles.
- Le Dr F. Neesen a publié récemment une brochure (‘) où nous trouvons sur ce sujet d’intéressants details que nous nous proposons de résumer.
- Pour apprécier au point de vue théorique les parafoudres actuellement existants, il est inutile de rechercher d’où viennent les hautes tensions de l’électricité atmosphérique. Ce qui nous intéresse, c’est le courant produit par ces hautes tensions. On peut assimiler la foudre h la décharge d’un condensateur dont l’une des armatures est constituée par les nuages et l’autre par la terre. Suivant la résistance offerte à la foudre, il peut se produire soit une seule décharge, soit une série de décharges, soit enfin une décharge oscillante. Ce dernier cas ne peut se produire que dans le cas où la foudre suit un conducteur métallique. Steinmetz a calculé dans des cas simples le nombre de périodes de ce courant alternatif (2).
- Pour un conducteur de 10 km il a trouvé une fréquence de 7500; pour 130 km, une fréquence de 500.
- Ainsi donc dans tous les conducteurs constituant un parafoudre la self-induction et la capacité sont bien plus importantes à considérer que la résistance ohmique-
- Les dégâts produits par l’électricité atmosphérique sont également à craindre dans d’autres cas que celui de la foudre. Quand un nuage passe h proximité d’un conciuc-
- (f) D* F. Neesen : Die Sicherungen von Schwach und Starkstrora Anlagen. Friedrich Viaveg tend Sohn, éditeurs. Brunswick, 1899.
- (2) Eleitrotechnische Zeitschrift, t. XIX, p. 702.
- teur, l’équilibre électrique de ce conducteur est rompu par influence. Quand une canalisation aérienne va d’une montagne à une vallée, les différences de potentiel existant normalement entre deux points d'altitudes très inégales suffisent à produire des courants notables, particulièrement dangereux pour les appareils de télégraphie.
- Les parafoudres se distinguent des paratonnerres par cette circonstance qu’il n’existe dans les premiers aucune communication-directe entre la ligne et la terre ou du moins que cette communication a lieu à travers une très grande résistance. On profite de cette propriété que la foudre franchit facilement les plus grandes résistances ohmiques. On ménagera donc sur les parafoudres une interruption infranchissable pour le courant'de ligne mais qui n'arrêtera pas la foudre. Mais une fois que la foudre a traversé cette interruption le courant de ligne suit le chemin ainsi tracé. Le parafoudre devra donc présenter un dispositif spécial qui interrompe le courant aussitôt après la décharge ; tantôt l’interruption du conducteur est trop grande pour être franchie par le courant de ligne, tantôt le court-circuit est rompu par des moyens particuliers.
- Nous nous occuperons plus particulièrement delà protection des conducteurs industriels. Les parafoudres employés pour les lignes télégraphiques et téléphoniques, sont bien connus, plus faciles à réaliser et expérimentés depuis longtemps. Nous indiquerons ensuite comment se comportent les parafoudres actuellement employés ainsi que les résultats dequelques expériences effectuées sur ces appareils.
- Nous classerons les divers systèmes de parafoudres de la manière suivante :
- f. Parafoudres sans arc,
- IL Parafoudres où l’arc se produit dans
- un milieu isolant spécial.
- III. Parafoudres à force clcctromotrice
- opposée à l’arc.
- IV. Parafoudres divisant l’arc en plu-
- sieurs parties.
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- V. Parafoudres où les parties entre
- lesquelles jaillit l’arc s’écartent directement.
- VI. Parafoudres où l'écartement est pro-
- duit magnétiquement.
- ATI. Parafoudres à rupture d’arc par échauffement de corps solides.
- ATII. Parafoudres à rupture d’arc par échauffement d’air.
- I,X. Parafoudres à soufflage magnétique de l’arc.
- X. Parafoudres h. soufflage électrodynamique de l’arc.
- La facilité avec laquelle le court-circuit est rompu dépend non seulement de la tension du réseau, mais encore de la nature du courant. Les arcs alternatifs sont bien plus faciles à rompre que les arcs continus, 11 faudra donc toujours spécifier à quel courant le pa-rafoudre est destiné.
- I. Parafoudres sans arc (mise en dérivation d’une haute résistance).
- A. Parafoudre de Wood. — LTn cylindre mauvais conducteur est fixé sur une plaque isolante et relié par un de ses points à la ligne par l’autre à la terre. Le courant de la machine ne peut passer à travers cette grande résistance mais la décharge atmosphérique la traverse facilement.
- B. Parafoudre de Wurts. — La ligne traverse un récipient a parois métalliques, plein d’eau et communiquant avec la terre. Voici la forme la plus usuelle donnée à ce parafoudre (!).
- Dans un récipient. A (fig. 1) plongent des électrodes en charbon B. Entre deux électrodes consécutives se trouve une bobine de self S, de sorte que toutes les bobines sont en série avec la machine. Le récipient A est mis h la terre par l’intermédiaire d’un interrupteur fermé seulement en temps d’orage. Knméme temps on renouvelle l’eau pour faire disparaître les poussières conductrices de la surface. Ce parafoudre est employé au Trans-
- P) La Lumière Électrique, t. LXI, p. 4^-
- vaal et y rend de grands services. Les bobines de self forcent la foudre à se décharger d’abord par B, puis dans le cas d’un effet plus intense par B,, etc. Une autre raison qui conduit à employer plusieurs bobines au lieu d’une seule est la suivante : Wurts admet que dans
- un coup de foudre les vibrations électriques produisent des nœuds : l’une des bobines pourrait se trouver en un de ces nœuds et serait sans action.
- C. Dispositif de Gibbonyf). — Les deux fis de ligne sont réunis par un filet d’eau courant qui offre une haute résistance au courant mais dérive à terre l’électricité atmosphérique.
- D. Dispositif de Ruddi. — La dynamo est shuntée par une haute résistance dont le milieu est relié à la terre par un conducteur résistant.
- E. Dispositif de Bain. — Les deux plaques d’un paroudre ordinaire communiquent avec l’intérieur d’une boite métallique pleine d’eau par des fils qui ne touchent pas les parois. La boite est enfouie dans du coke.
- IL Parafoudres ou l’arc se produit dans un milieu isolant spécial. — Dickerson et Siemens produisent l’arc dans un liquide isolant, principalement l’huile. Brown remplace l’huile par le sable. Un cadre H (fig. 2) noyé dans une matière isolante porte deux charbons B. C complètement entourés de sable et reliés l’un à la ligne, l’autre à la terre.
- Wurts a eu l’idée d’éviter l’arc en rédui-
- (>) L'Éclairage Électrique, t. 1, p. 969.
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- sant le volume offert à l’étincelle. Sur une masse isolante on fixe solidement deux plaques communiquant l’une avec la ligne, l’autre avec la terre et recouvertes d’un second
- bloc isolant. Le petit espace laisse libre au milieu empêche la durée de l’arc. Ce dispositif ne convient qu’aux basses tensions. Pour les hautes tensions on écarte davantage les plaques et on remplit la cavité par une barre de graphite.
- Les figures 3 et 4 représentent deux perfectionnements de ce dispositif. Pour éviter l’écartement des plaques 2 et 3 par la poussée de l'air chaud, on a creusé dans la plaque 1 de petits canaux 5 situés vers les extrémités des barres de graphite 4. L’air chaud est chassé par ces canaux.
- On peut aussi (fig. 4) remplacer les barres de graphite par un bloc fibreux 6 qui recouvre les deux plaques : les fibres constituent un pont résistant entre les deux armatures.
- Siemens et Halske ont constitué un para-foudre avec une feuille d’étain fixée entre des pièces de bois. Le tout est entouré de papier hermétiquement clos de façon à interdire l’accès de l’air. Pour un courant de ligne de 5 ampères sous 1 500 volts, on n’a pu constater aucune modification extérieure dans ce parafoudre après une décharge. On a même dû chercher des moyens spéciaux pour constater si la ligne était encore protégée.
- III. Emploi de forces électromotrices pour éviter le court-circuit, — Dispositif de
- Holcombe. — Une batterie ayant la même tension que la machine à protéger a l’un de ses pôles à la ligne et l’autre à terre. Pour les courants alternatifs, cette batterie se compose de minces plaques de plomb de 900 cm2 que l’on plonge dans de l’acide sulfurique. Line fois la formation terminée on remplace l’acide par du sulfate de zinc. De minces feuilles de papier séparent les plaques. Pour les courants continus on remplace les plaques de plomb par des plaques en charbon.
- Elihu Thomson emploie aussi des éléments analogues. Mais derrière ou devant cette batterie il installe un parafoudre à plaques. Des bobines de self remplacent la batterie dans le cas des courants alternatifs.
- Autre dispositif de Thomson (fig. 5). — La longueur de l’étincelle de décharge est rendue si grande que le courant de la machine ne peut pas suivre la même voie. En même
- temps on empêche une décharge partielle à travers la machine. A cet effet on interpose entre la ligne L et le point où l’arc se produit une bobine d’induction à gros fil AA,. Un secondaire à fil fin SS, a les connexions indiquées avec PP,, la terre et le condensateur K. Une décharge atmosphérique à travers AA, charge le condensateur K en agissant par induction sur SS,. Lorsque la charge est suffisante, le condensateur se décharge par PP,P2et fraie un chemin vers la terre à l'électricité atmosphérique. Lescondensateurs C et C, évitent le court-circuit de la ligne à travers les secondaires S S,.
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- IV. Parafoudres évitant le court-circuit par subdivision du courant. — Lorsque la décharge se produit par un seul arc, réchauffement est suffisant pour rendre l’air conducteur.
- Dans un grand nombre de dispositifs, l’arc est divisé en petites parties ; les particules d’air moins échauffées reprennent plus vite leur température normale et on court moins le risque de constituer un conducteur pour le courant.
- Para/oudre de Wirt (Central Supply Company à Chicago). — Des plaques de métal sont superposées et séparées les unes des autres par des feuilles de mica de 0,005 mm. La plaque inférieure est réunie à la terre, la plaque supérieure à la ligne.
- La somme des épaisseurs de mica est de 1 mm environ. D’après les expériences faites sur ce parafoudre, une'tension suffisante pour franchir 10 cm d’air est insuffisante pour constituer un arc permanent dans l’appareil.
- Parafoudre de Brown Boveri (fig. 6). — L’isolant est ici simplement une mince couche
- Fig. 6. - Parafoudre de Brown-Boveri.
- d’air. Les plaques métalliques e plus minces au milieu que sur les bords sont séparées par un isolant h placé dans les cavités centrales. Sur les bords l’isolant est forme par une mince lame d’air séparant deux plaques consécutives. L’air étant un meilleur isolant que la substance h, mais celle-ci avant une plus grande épaisseur, on voit que l’isolement est le même sur toute la surface. La figure représente un parafoudre pour deux lignes : c est à la terre, f et /’ sont reliés respectivement aux deux lignes. La traverse d relie les deux colonnes et en est électriquement isolée.
- On peut rattacher au même type le parafoudre de Mühlendorf (*) où des plaques de charbon sont séparées par du papier paraffiné ; le parafoudre d’Elihu Thomson ((i) 2) où les plaques métalliques superposées et isolées portent sur leurs bords de petites boules constituant une ligne en zigzag que la foudre est obligée de suivre.
- Parafoudre de Wuris. — Cet appareil est basé sur la propriété bien connue qu’ont certains métaux d’étouffer l’arc par suite de la formation d’oxydes non conducteurs. Mais on ne peut l’appliquer qu’aux courants alternatifs, car l’arc continu se produit facilement entre ces métaux et les fond immédiatement à cause de leur point de fusion relativement bas. Dans un ancien modèle (3), deux planchettes isolantes sont réunies par sept colon-nettes de zinc se touchant en temps ordinaire Les colonnettes extérieures sont réunies à la ligne et la colonnette médiane à la terre, avec interruption sur un petit espace. S’il se produit un court-circuit, la dilatation allonge les planchettes (on a soin de les choisir avec un coefficient de dilatation élevé) et il se produit entre les colonnettes des arcs qui arrêtent aussitôt le court-circuit (fig. 7).
- Dans un modèle plus récent, les colonnettes sont séparées par un espace d’air de 1 mm et dentelées. Les colonnettes extrêmes sont réunies respectivement à chacune des lignes, celle du milieu à la terre.
- (i) Elektrotechniscbe Zeitschrift. 1894, p. 532.
- ;2) Ibid., 1891, p. 118.
- (3) Electrical World, t. XIX, p. 245.
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- Le parafoudre de Wirt est analogue au précédent f). Deux cylindres métalliques de 5 cm de diamètre et de 5 cm de hauteur sont séparés par t mm d’air. L'un est a la terre ; l’autre relié à la ligne par une résistance de graphite non inductive. Lors d’une décharge, la résistance du graphite empêche les métaux de s’échauder. Quant à l’arc lui-même, il est rompu par les alternances du courant. Beaucoup de ces parafoudres existent dans les installations de la General Electric Compant’: les figures 8 et 9 montrent deux dispositions
- Fig. 8 et 9. — Parafoudre de la General Hlectric Company.
- qui permettent d’augmenter l'efficacité pat-remploi combiné de plusieurs de ces appareils.
- Wurts arrive encore à diviser l'étincelle en formant plusieurs arcs et en interposant derrière chacun d’eux une grande résistance, inférieure toutefois à la résistance d’isolement de la dynamo. S’il faut par exemple 6000 volts pour percer l’isolant de celle-ci, chaque étincelle du parafoudre doit se produire à 3000 volts, ce qui correspond à une distance explosive de 1 mm. Pour entretenir un arc sur ce pont il faut une intensité de 0,25 ampère..On déterminera donc la résistance par la condition que ce courant ne puisse pas s’établir. SL donc la tension de la ligne est de 500 volts on prendra au moins 2 000 ohms.
- V. PARAFOUDRES A RUl’TURE MÉCANIQUE DE
- i.’arc . — Un grand nombre de parafoudres rompent l’arc en écartant les parties entre lesquelles il se produit, et cela de telle sorte que la tension de la ligne soit insuffisante pour franchir l’intervalle d’air.
- (') FJectriïal World, t. XXIX, p. 796.
- Parafoudre de Wurts (‘). — L’une des armatures est fixe 'fi g. 10). L’autre est mise en
- Fig. 10. —Parafoudre de Wurts à rupture mécanique de l'arc.
- mouvement par l’arbre d’un des alternateurs et se trouve en fiice de l’armature fixe aux moments où la force électromotricc sinusoïdale passe par zéro.
- Pour les dynamos à courant continu, on a proposé de prendre une bague avec 6 contacts reliés deux à deux diamétralement. Deux balais tournant rapidement appuient sur cette bague, l'un à la terre l’autre a la ligne. Chacune des trois' paires de contact est reliée à l'une des armatures d’un condensateur dont l’autre armature est à la terre. L’un des contacts décharge la ligne alternativement dans chacun des condensateurs que les autres contacts déchargent ensuite.
- VI. Parafoudres a rupture mécanique de u’arc avec l’aide d’électro-àimants. — Les instruments de ce genre sont très nombreux mais dérivent tous d’un petit nombre de types. Dans presque tous l’aimantation ou la désaimantation d’un électro-aimant écarte les électrodes entre lesquelles se produit l’arc : celui-ci s’allonge puis se rompt quand la tension est devenue insuffisante. Dans certains autres, un clectro-aimant introduit dans l’arc un corps isolant qui le rompt.
- Parmi les différents dispositifs, on distingue ceux qui emploienr l’aimantation et ceux qui emploient la désaimantation. Dans ce dernier cas, l’électro-aimant est constamment en circuit dans la ligne; dans le premier cas, il est excité par le courant de court-circuit soit au
- (U BUctrical World, t. XIX, p. 235.
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- moyen d’une dérivation sur le trajet de l’arc soit par une dérivation entre une armature et la terre ou entre une armature et la ligne.
- Parafoudre de Laiy (J) (fîg. ii). — Deux plaques de charbon C et B sont situées en
- face l’une de l’autre et pouvues de dents ; B est soutenu par le levier D et relié à la ligne; C est relie a la terre par l’intermédiaire d’un conducteur qui constitue d’abord le fil de l'électro-aimant A. Lors d’une décharge, le courant de court-circuit excite l’électro-aimant, le novau E est attiré et entraîne le levier D qui soulève le peigne B. L’arc est alors rompu.
- Fig. i2. — Parafoudre de Turbaye.
- Parafoudre Turbaye (fig. 12).—L’électroaimant m est sur le fil de terre : il attire le levier h qui rompt l’arc établi entre les charbons R.
- V) Pwùère Èle,
- ique, t. XXX, p. 143.
- Parafoudre de Y Allgenieine Elektri^ilats-Gesellschajt {fig. 13).
- p cloche de porcelaine; e tige métallique ; l ligne ;
- 5 solénoïde à noyau m. aax armatures du parafoudre ; un cou-raut intense attire m et a et rompt l’arc entre
- je l’Àllgem. Elekt. Gc
- Parafoudre de la Central Electric Company (Chicago) (l). — Chaque pôle de la dynamo est relié à un parafoudre ainsi constitué : un conducteur partant de la ligne est relié à un électro-aimant, puis à deux charbons situés en regard l’un de l’autre dont l’un est fixe tandis que l’autre est solidaire du novau du solénoïde. Ce noyau retient un levier qui tend à faire tourner un poids. La décharge passe par le solénoïde, les charbons, le levier puis arrive à terre. L'attraction du noyau sépare les charbons, puis le courant de court-circuit continuant à agir, le levier est rendu libre, fait une rotation sous l’action du poids, ce qui rompt le courant. Le noyau revient en arrière et rattrape le levier de sorte que l’appareil reprend son état primitif.
- Parafoudre de Lemp. — Deux solénoïdes sont enroules en sens inverse sur le même noyau et parcourus par le courant de la dynamo ; le fil qui les réunit est relié à la terre par l’intermédiaire de deux armatures. Une forte résistance non inductive R est en dérivation sur la bobine la plus éloignée de la
- (*) Lumière Électrique, t. XXXIV, p. 275 et p. 293.
- t. XXXV,
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- dynamo. Le courant de la ligne habituel a un effet nul sur le noyau. Une décharge passera par R, mais la self-induction de la seconde bobine l’empêchera d’arriver à la dynamo. Le courant de court-circuit consécutif à la décharge passe par la seconde bobine et fait prédominer l'action de cette bobine : le noyau est attiré et rompt l’arc.
- Para-foudre de Kichhol\ (‘) (fig. 14). — Un
- Fig. 14. — Parafe
- de Kichholz.
- la décharge forme un arc a et un autre bb,. Une dérivation du court-circuit passe en s et rompt l’arc en soulevant b. La figure 17 donne
- conducteur/relié à la ligne se divise en deux circuits en », l’un des circuits passe par le charbon K à la plaque p. L’autre arrive également à la plaque p en passant par la solé-noïde Sa grande self-induction. Le plateau p porte la chape d’une poulie dont l’axe est solidaire d’un levier d muni d’une pointe /. La plaque e est à la terre. La décharge suit le chemin/, /r, p, a, dy l et va à terre par e. Le courant de court-circuit passe par le solé-noïde s, attire le noyau qui fait tourner la poulie et rompt l’arc.
- Parafoudre de Siemens et Halske /g. 15, 16, 17). — L’électro-aimant est en dérivation
- Fig. 15.— Parafoudre de Siemens et Halske.
- sur le trajet de l’arc. Une deuxième interruption du fil de terre évite toute communication métallique avec le sol.
- La figure 15 représente l’ancien modèle où
- un meilleur dispositif. Deux paires cl’arma-tures en charbon aar bb1 sont tïxées sur une plaque qui porte un solénoïde S. Le noyau supporte une plaque c qui en temps ordinaire repose sur une autre plaque c, reliée à la terre. Le solénoïde S est en dérivation sur
- Parafoudre de Muller. — Trois plaques de charbon sont juxtaposées de façon qu’il se produise deux arcs. La première plaque est reliée à la ligne : entre les deux autres est connecté un solénoïde dont le noyau appuie sur une colonne de mercure qui établit une relation entre un fil de terre et un fil relié à la troisième plaque. Si le solénoïde est traversé par le courant de court-circuit, le noyau s’élève et le mercure rompt la communication avec la terre. Naturellement le noyau se déplace à frottement doux dans le solénoïde de façon que la vapeur de mercure ne puisse pas s’échapper.
- Parafoudre de IVinsor et Wurst('). —Cet appareil est basé sur la démagnétisation d’une solénoïde (fig. 18) et est très avantageux pour les lampes à arc en série. Deux bras mobiles sont en dérivation sur le circuit des lampes et portent chacun un charbon pénétrant dans une chambre cylindrique. Dans
- () Electrical World, t. II, p, 512.
- (O Electrical Evgineer, New-York, t. XII, p. 372.
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- cette chambre se trouve une sphère en charbon reliée à la terre. Au-dessus de ce cylindre
- Fig. iS. — Parafoudre de Winsor et Wurts.
- se trouve un solénoïde en série avec les lampes qui soutient en temps normal un noyau de fer. Si la décharge traverse le cir-
- cuit dérivé, le courant cesse de passer dans le solénoïde qui laisse échapper le noyau ; celui-ci en tombant écarte les deux charbons et le courant de court-circuit forme dans le cylindre un arc intense ; réchauffement produit un violent courant d’air qui souffle l'arc. Avec les courants alternatifs ce parafoudre a été éprouvé jusqu’à 3000 volts; en continu il ne fonctionne que jusqu'à 500 volts.
- Parafoudre de Ljtnan. — Un électro-aimant parcouru par le courant de décharge soulève un levier portant une plaque de mica qui vient se glisser sur le trajet de l’arc. Donne remplace l’électro par un solénoïde à noyau et le mica par l’amiante.
- 1,1 suivre.)
- E. Beutom.
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHYSIQUE Séance du 15 décembre 1899.
- M. H. Becquerel expose ses recherches récentes relatives à Yinfluence d'un champ magnétique sur le rayonnement des corps radio-actifs.
- MM. Stefan Meyer etEgon-R. y. Scbweid-1er ont récemment étudié l’action d’un champ magnétique uniforme sur le rayonnement du radium et du polonium, au moyen d’un écran fluorescent ; ils ont découvert que, dans un plan normal au champ, les rayons semblent s’infléchir suivant des lignes circulaires, tandis que, suivant la direction du champ il existerait des rayons non déviés. Ces propriétés rapprochent les rayons étudiés des rayons cathodiques.
- M. H. Becquerel, sans avoir connaissance de ces résultats, les a confirmés et complétés, en opérant sur deux ou trois milligrammes de chlorure de baryum radio-actif, mis à sa disposition par M. et Mine Curie.
- Pour étudier l’action parallèlement au
- champ, on place recouverte d’une feuille d’aluminium la substance contre une des pièces polaires (disque de fer de 14 mm de diamètre) d'un électro-aimant et un écran fluorescent sur l’autre pièce; l’écran est alors illuminé faiblement sur toute sa surface. Mais si l’on excite le champ, l’éclat de la fluorescence augmente beaucoup et se concentre, ne débordant presque plus la pièce polaire. L’inversion du champ ne modifie pas sensiblement le phénomène, non plus que l’interposition d’écrans qui n’amènent qu’un affaiblissement d’intensité.
- Sur deux photographies obtenues, l’une en cinq minutes, avec un écart des pièces polaires de 4 cm et l’autre en une minute et demie, pour une distance de 15 mm, on voit l’impression très faible qui se produitd’abord et qui est remplacée, quand on excite le champ, par une impression très intense.
- Pour observer ce qui se passe normalement au champ, on a placé la substance au centre du champ, à l'intérieur d’un tube phosphorescent ; la phosphorescence dispa-
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- raît presque complètement quand on excite le champ. Dans une autre expérience, où l’ccrah et la matière étaient placés de part et d'autre de la partie la plus intense du champ, on voyait l’effet s’affaiblir ou se renforcer beaucoup suivant le sens du courant.
- L’exploration photographique permet d’expliquer ces résultats. On place parallèlement au champ et au centre une plaque horizontale, sur laquelle on pose la substance ; au bout de quelques minutes on peut constater que tout l’effet s’est produit à droite (pour un observateur placé debout et regardant le pôle négatif). La plaque est impressionnée suivant une bande, d’autant moins courbée que le champ est plus intense, allant d’un pôle à l’autre avec un maximum très marqué à la hauteur de la substance active. Il y a en outre une tache à la place où se trouvait cette substance.
- Dans cette expérience, comme l’ont montré les savants viennois, l’impression sur la bande est due à des rayons qui, s’étant d’abord éloignés de la lanie, viennent la retoucher ensuite. On n’a pas la courbe symétrique, parce que les rayons qui pourraient la produire sont absorbés par le verre de la plaque qu’ils traversent deux fois.
- Il résulte de la qu’un point rayonnant placé au centre d’un champ magnétique donnerait une action sur une surface de révolution renflée équatorialement; suivant la position qu’occupe un écran fluorescent, on peut obtenir des effets très variés qui s’expliquent aisément.
- Si. laissant la plaque dans la position précédente, on place la matière active au voisinage d’un des pôles, on obtient encore une bande courbe, tout entière à droite du champ. Il y a deux maxima très marqués, l’un autour de la substance, l’autre contre le [pôle opposé. Un écran opaque n’exercc d’influence que s’il est placé excentriquement.
- Enfin si on place la matière active en un point quelconque sur la plaque photographique on obtient toujours la même forme
- de courbe; il y a un maximum d’intensité au droit de la matière radiante, le maximum a une tendance à se rapprocher du pôle le plus voisin et lorsque la matière active est à une petite distance de l’un des pôles on voit apparaître un second maximum d’action près du pôle opposé.
- Tous ces faits démontrent que le rayonnement du radium se rapproche considérablement des rayons cathodiques; certaines expériences donnent presque la reproduction d’expériences faites avec les rayons cathodiques par M. Broca.
- M, Broca pense qu’il serait nécessaire, pour expliquer les phénomènes observés par M. Becquerel, de supposer l’existence de rayons analogues aux rayons cathodiques de deuxième espèce, qu’il a découverts l’année dernière. Ces rayons apparaissent brusquement pour une certaine valeur du champ et sont parallèles à la force magnétique.
- M, Curie fait observer combien ce rapprochement des rayons du polonium et du radium avec les rayons cathodiques les éloigne des rayons de Rœntgen, que l’on n’a jamais considérés comme accompagnés d’un transport de matière.
- M. Becquerel remarque que l’étude de la phosphorescence tend au contraire à rapprocher les radiations du radium des rayons ultra-violets. La fluorine, après avoir été chauffée, redevient phosphorescente sous l’action des rayons solaires, des radiations de l’arc ou d’une étincelle électrique ; le même effet est produit par le radium en un temps très court, tandis qu’une exposition de trois ou quatre heures à l’action des rayons cathodiques est nécessaire.
- La question de la fluorescence provoque un échange de vues entre MAI. Wyrowbofe, Le Chatelier et Villard, duquel il résulte que les actions chimiques des rayons X et celles des rayons cathodiques sont nettement différentes. Les premières intéressent toute la masse de la substance et, bien que paraissant oxydantes ne sont pas nécessairement dues à la pénétration d’unê matière nouvelle *,
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- de même, les transformations qui se produisent dans certains verres (verres | rouges à l’or en particulier) sont causées par des variations de l’équilibre avec la température. Au
- contraire l’action des rayons cathodiques est graduelle et limitée à une certaine épaisseur; elle résulte de l’introduction d’hydrogène.
- ' C. R.
- CHRONIQUE
- Laboratoire d’analyses électrochimiques de la Société de Stolberg. — Les descriptions de laboratoires éleclrochimiques sont peu nombreuses ; nous croyons donc intéressant de donner , d’après M. Nissenson (Zeitschrift Jïir Electmchemie, t. VI, p. 22T, 5 octobre 1809), une courte description du laboratoire que la Société de Stolberg monta au commencement de cette année en vue de faire les analyses électrochimiques avec la plus grande commodité.
- Le courant est fourni par une batterie d'accumulateurs, dont les vapeurs acides sont recueillies dans une cheminée et ne peuvent par suite infecter l’air du laboratoire. Le tableau de distribution se trouve dans une ouverture de la muraille séparant le laboratoire des salles voisines : on peut ainsi séparer ce tableau du reste de la salle par des panneaux vitrés et mettre les mouvements à l'abri des vapeurs nuisibles de la salle d’électrochimie.
- En même temps les connexions sont facilement accessibles de l’autre côté de ia salle. La table à analyses est en deux parties dont l'une est à 20 cm au-dessus de l’autre : on peut ainsi vider les électrolytes en inclinant simplement les voltamètres avec un levier (fig. 1).
- — Coupe du Labc
- est fournie
- iu Par une dynamo de 60 ampères et 12 volts, située à ôo m de la salle et servant de réserve;
- 20 Par une dynamo à vapeur de 50 chevaux servant à l’éclairage des ateliers sous 110 volts. Cette tension est trop élevée pour charger la batterie qui ne comprend que 4 éléments.
- La tension voulue pour la charge s’obtient en mettant en série avec la batterie un groupe de
- 6 lampes à arc, réunies deux par deux en tension et formant 3 couples disposés en parallèle. Quand la charge de la batterie est terminée, on la remplace par les résistances usuelles des lampes. La charge s'effectue pendant la nuit et chaque malin la batterie se trouve chargée ;
- 3'’ Par une batterie de 4 éléments Gollfried Ilagen
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- de Cologne ayant une capacité de 252-178 ampères-heure sous un régime de décharge de 10-3 heures. 4 conducteurs relient cette batterie au tableau, où des commutateurs permettent de mettre les éléments en série, ce qui donne 8 volts, ou deux par deux en parallèle ce qui en donne quatre. Pendant la charge ils sont toujours en série- .
- La figure 2 donne le schéma du tableau de distribution; un disjoncteur automatique à minima rompt le circuit si la batterie vient à se décharger dans la dynamo. Les bornes B et C permettent de prendre directement le courant de cette dernière.
- Pendant les expériences d'électrolyse. il est nécessaire de pouvoir régler et mesurer l'intensité et la tension à chaque bain, ainsi que de changer au besoin le sens du courant. L'n voltmètre de Hartmann et Braun gradue de o à 12 volts donne la tension aux bornes de chaque bain au moyen d’un commutateur qui sert également à prendre la tension de charge et de décharge de la batterie. La mesure des intensités sc fait au moyen de 3 ampèremètres en série respectivement de 60, 10,3 ampères.
- Le premier sert à mesurer le courant de charge de la dynamo, les deux autres étant en court-circuit ; quand ce courant tombe au-dessous de 10 ampères on ouvre la clc de court-circuit D.
- Enfin l'ampèremètre de 8 ampères sert à mesurer l’intensité du courant dans chaque bain : à cet effet les commutateurs E servent à faire passer le courant d'électrolyse dans l'ampèremètre de 3 ampères' Avant d'arriver à un voltamètre le courant traverse une résistance de réglage pour chaque bain et un inverseur de courant F. Pour ne pas compliquer le schéma, on n’a représenté le circuit total que pour deux des électrolytes et on a omis de figurer les connexions de voltmètres. E. B.
- Laboratoire d’électrochimie du Polyteehnicum de Zurich. — Une description d’une autre installation du même genre nous est donnée par M. H. Lar-giadur, dans un récent numéro du Schwei\erische Bau^eitung (t. XXXIV, p. 181 j.
- Cette installation, inaugurée l’été dernier, a eu pour but de mettre le laboratoire à même de suivre les progrès actuels de l’électrochimie. On a dû mettre à la disposition des expérimentateurs des courants intenses, soit continus, soit alternatifs, et prévoir la distribution simultanée des deux genres de courants Le réseau urbain fournit du courant monophasé à
- 2 oüo volts et 50 périodes par seconde : ce courant passe dans un transformateur et au secondaire de celui-ci on peut obtenir 50, 37,5, 25 ou 12,5 volts.
- L’Ecole n’ayant pas la place suffisante pour se créer une station génératrice à elle, et comme, d’autre part, le service très irrégulier de cette station en aurait rendu l'exploitation onéreuse, on s’est résolu à prendre le courant au réseau urbain. La sous-stalion a été bâtie dans la cour du bâtiment de chimie et a 5 m de long, 3,70 m de large et 4,50 m de haut.
- Le câble primaire aboutit au tableau à haute tension ; il est protégé par des sûretés spéciales ; l'interrupteur est à double rupture sur charbons. De là le courant passe dans un transformateur de 130 kilowatts dont le secondaire est formé de quatre bobines pouvant être couplées par quatre en parallèle (12.5 volts) ou en série de deux en parallèle (25 volts) ou par trois en série (37.5 volts) ou par quatre en série (50 volts). —Les connexions correspondantes se font sur un tableau spécial : chaque bobine est protégée par deux fusibles.
- Ce transformateur peut supporter une surcharge permanente de 10 p. ioo et une surcharge momentanée qui atteigne 50 p. iou. A pleine charge, le rendement est 95 p. 100.
- Pour porter le courant de 2 400 ampères, les conducteurs d’aller et de retour se composent chacun de lames de cuivre de 10 x. 20 mm, c’est-à-dire comportent une section de 800 mm5 : ils sont peints
- Le mode de transformation du courant alternatif en continu est intéressant : on se sert d’une com-mutatrice Alioth de 30 kws; à six pôles, faisant 1 000 tours par minute. Apleinc charge, son rendement est de 87 p. 100 : du côté continu, on peut recueillir en régime 400 ampères sous 75 volts- Pendant un temps très court, la machine peut débiter jusqu’à 800 ampères.
- Comme la commutatrice ne peut démarrer seule, on a installé un petit moteur asynchrone polyphasé dont l’axe est perpendiculaire à celui de la commu-talrice-
- Il porte à son extrémité un galet entouré d’une bague de cuir. L’arbre de la commutatrice porte un large disque sur lequel peut s’appuyer le galet. Le moteur asynchrone est mobile sur un bâti et on peut, soit mettre en contact le galet et le disque, de manière à mettre en mouvement la commutatrice, soit éloigner le galet de l’axe de la commutatrice de manière à augmenter la vitesse de rotation de cette
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- dernière et l'amenerau synchronisme ; deux lampes de phase permettent de se rendre compte quand ce résultat est atteint. On fait alors le couplage et on éloigne le moteur auxiliaire.
- Il existe une batterie d'accumulateurs de douze éléments qu’on va remplacer par une plus importante et elle pourra servir à faire démarrer la com-mutatriceen continu. J. G.
- Mode de production de l'étincelle électrique. —
- Walter (Wfed.Ann., t. LXVIÜ, p. 776-778, août 1899) a photographié sur une plaque mobile la décharge d’une bobine donnant 6a cm d'étincelle dont le condensateur primaire avait été mis hors circuit. La décharge se produisait entre deux pointes de platine placées verticalement au-dessus l'une de l’autre à 8 cm de distance.
- h'g- 1.
- .Sur celte photographie (voir la ligure qui la reproduit à 5,6 fois la grandeur réelle, la pointe supérieure est positive), on distingue cinq décharges préliminaires, qui précèdent l’ctincelle proprement dite. Ces décharges se résolvent en aigrettes, à une certaine distance : mais le rameau de droite devient pins long à chaque décharge et c'est ce rameau qui finalement constitue à lui seul l’étincelle. Du côté négatif, les décharges préliminaires ne forment que de faibles aigrettes.
- Les points anguleux de l’étincelle se trouvent justement aux endroits où les décharges préliminaires se divisaient en aigrettes : l’cpaississemenl
- de l’étincelle dans sa région médiane provient sans doute, non seulement de l'électricité fournie par la bobine, mais aussi de celle que les aigrettes ont auparavant accumulée dans l’air. AL L.
- Influence des rayons X sur la résistance électrique du sélénium. — L'intérêt que présente la connaissance de la nature des rayons X a conduit AL Perreau, de Nancy, à chercher s’ils exercent sur la résistance électrique du sélénium, l'influence singulière que produit la lumière, influence signalée en 1873 par W. Smith et utilisée par Graham Bell dans son radiophone en 1878.
- D’après une note communiquée à l’Académie des Sciences (Comptes rendus, t. CXXIX, p. 956, séance du 4 décembre) l’expérience a répondu affirmative-
- La résistance de sélénium a été faite suivant la technique indiquée par M. Mercadier (rubans de laiton de 0,1 mm d’cpaisscur et de 2 m de long, papier parchemin de 0,4 d’épaisseur). Elle était placée dans un circuit comprenant un élément Daniell, un commutateur, une boîte de résistances et un galvanomètre. Elle était contenue dans une boîte en zinc qu’on pouvait fermer avec une plaque mince d’aluminium.
- Au début dans l'obscurité, la résistance était égale à 40000 ohms ; à la lumière diffuse ou à celle d’un bec de gaz placé à 1,50 m, elle tombait rapidement à 33000 ohms, puis, placée de nouveau à l'obscurité revenait à sa première valeur au bout d'un temps très court.
- Eclairée par des rayons X venant d'un tube de Crookes (tube Chabaud), dont l'anticathode était à une distance d’environ 0,05 m, elle diminuait rapidement jusqu'à 3fooo ohms, éprouvait de part et d’autre de cette valeur de faibles variations tenant sans doute à celles de l’intensité des rayons fournis par le tube.
- Les rayons X supprimés, la résistance revenait à sa première valeur plus lentement qu’après l’action de la lumière ordinaire.
- Cette action diminue quand on éloigne le tube de Crookes: elle était encore sensible aune distance de 0,17 m. Elle varie avec la nature des corps interposés comme le fait prévoir leur transparence pour les rayons X. Aucun effet n’était sensible en interposant une lame de plomb de 1 mm d’épaisseur. Cette résistance de 40 000 ohms au début a augmenté graduellement pour devenir égale à 55000 ohms
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- dans l’obscurité au bout de six jours,.mais présente toujours la même diminution sous l'influence des rayons X.
- M. Perreau a fait agir aussi sur cette résistance des oscillations électriques à la fois pour voir s’il ne fallait pas sc méfier d’un effet Branly et si les vibrations hertziennes produisaient une modification de la résistance du sélénium. Le résultat a été négatif, bien qu’un résonateur non à l’unisson du vibrateur donnât des étincelles au-delà de la résistance du sélénium.
- Phosphorescence produite par le rayonnement du radium.— AL Henri Becouerei. fait connaître dans une note présentée à la séance de l’Académie des Sciences du 4 décembre [Comptes rendus, t. CXXIX, p. 912-918) les résultats qu’il a obtenus en étudiant l'action du rayonnement du chlorure de baryum radifère sur différentes substances phosphorescentes, notamment diverses préparations de sulfure de calcium et de strontium, un rubis, un diamant, une variété de spath calcaire manganésifère, des échantillons de fluorine, de la blende hexagonale, etc.
- Ces substances placées à quelques millimètres de distance du corps radiant, en évitant l’interposition de toute autre matière que l’air, deviennent pour la plupart lumineuses; celles qui .s’illuminent dans les rayons ultra-violets ou sous l’influence des rayons Rœntgen deviennent généralement phosphorescentes; celles dont le spectre d’excitation est formé de rayons lumineux tels que le rubis et le spath calcaire ne le deviennent pas.
- L’auteur a pu mesurer les intensités relatives des effets lumineux au moyen d'une sorte de photomètre; il a trouvé ainsi, la substance phosphorescente étant placée à 6 mm, 13,36 pour l’intensité lumineuse de la blende hexagonale, 1,99 pour le platino-cyanure de baryum, 1 pour le sulfate double d’uranium et de potassium, 0,30 pour le fluorure de calcium. L’interposition d’une feuilie de papier noir entre la substance radiante et la substance phosphorescente a produit un affaiblissement de l'intensité généralement très faible (2 à 5 p. 100), cependant avec le sulfate double d’uranium et de potassium cet affai blissement atteint 33 p. 100.
- En faisant varier la distance de la substance phosphorescente au chlorure de baryum radifère, une double feuille d’aluminium étant interposée
- entre eux pour éliminer la lumière émise par la matière active elle-même, M. Becquerel a trouvé que l’intensité varie un peu plus vite que la raison inverse du carré de la distance, ce qui indique une absorption par l’air, absorption qui dépend d’ailleurs du rayonnement particulier qui excite chaque substance.
- K11 interposant divers écrans entre la source radiante et les corps phosphorescents, il a constaté d’une part qu’un même écran affaiblit très inégalement la phosphorescence des diverses substances, d’autre part que des écrans différents agissent très inégalement sur une même substance. On peut conclure de là que le rayonnement de la source radiante se compose de rayonnements de diverses natures, caractérises par leur absorption et analogues aux radiations de diverses longueurs d’ondes d’un faisceau de lumière blanche.
- Pour certaines substances la phosphorescence a une très longue durée; ainsi la phosphorescence de la fluorine reste observable pendant plus de 24heures après que l’influence du radium a cessé. Cette même fluorine devient très faiblement phosphorescente à la lumière du jour; au contraire la phosphorescence se maintient pendant des heures entières lorsqu’elle est produite par l’arc électrique ou la décharge d’une bouteille de Leyde. Mais tandis que les rayons cathodiques colorent rapidement en violet la fluorine, le rayonnement du radium n’a montré rien de semblable au travers de la feuille de mica qui supportait les fragments de fluorine influencée.
- Les fragments de fluorine préalablement calcinés, puis soumis au rayonnement du radium deviennent capables de rendre, quand on les échauffe à une époque ultérieure, des rayons lumineux, phénomène de thermo-luminescence qui se produit également comme on sait, lorsqu’on chauffe de la fluorine calcinée puis soumise à l’action des rayons violets et ultra-violets de l’étincelle électrique.
- En terminant, M. Becquerel signale l'indépendance entre les effetsdepbosphorescence et le phénomène découvert Je mois dernier par M. et M**1” Curie : le pouvoir temporaire de rendre l’air conducteur, communiqué aux corps sous l’influence
- Le Gérant : C. NAUD.
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- 30 Décemtoi
- 1899
- 6« Année. — N* 52
- L’Éclairage Electrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS /g
- Électriques — Mécaniques — Thermiques fe
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l’Institut;— A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- AUTOMOBILES ÉLECTRIQUES
- SYSTÈME KRTF.GF.R(1)
- M. Kriéger fut un des premiers à s’occuper de la réalisation pratique du fiacre électrique. Dès l’année 1895, il essayait de transformer une Victoria de la Compagnie « l'Abeille », en lui adaptant un avant-irain moteur et directeur. Son intention était, en effet, de transformer purement et simplement les voitures existantes. Il dut y renoncer, la construction de nos fiacres étant d'une solidité plutôt douteuse, comme chacun le sait, et, en tout cas, trop faible pour supporter les efforts résultant de l’augmentation dc^oids et de vitesse.
- L’année suivante, il construisit donc une voiture avec châssis métallique plus rigide. Il communiqua les résultats obtenus à la Société Internationale des Electriciens au commencement de 1897 et annonçait, dès cette époque, la construction de fiacres électriques relativement légers et pouvant accomplir, sans recharger, de longs parcours.
- Au mois d’août 1897, il put faire le parcours Pari s-Versailles et retour en 40 minutes.
- avec une voiture dont le poids s’établissait comme suit :
- Poids à vide . . . 800 kg
- Batterie...... 350 —
- Voyageurs .... 210 —
- Total. . 1300 —
- Cette voiture qui pouvait accomplir sans recharge un parcours de 60 à 80 km, aurait atteint des vitesses de 32 km : h en palier et de 11 à 12 km : h sur les rampes importantes de la route de Paris à Versailles.
- Une société fut formée, en 1898, pour l’exploitation du système Kriéger ; après les épreuves du premier concours de fiacres, au mois de juin 1898, la compagnie « L’Electrique », fondée spécialement dans ce but, mit en service à Paris, 17 voitures de grande remise; ce nombre sera porté à 150 pour l’Exposition Universelle de 1900.
- (') Voir aussi L'Éclairage Élecliiqtu du 16 janvier 1897, t. X, p. 132; 18 juin 1898, t. XV, p. 494; 9 juillet 1898, t. XIV, p. 64; ifr octobre 1898, t, XVII, p. 26,
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- Modèle de iSg'j. — Dans ses premiers types de voitures, AI. Kriéger avait adopté i’avant-trainmoteur a directionservo-motricc dont la figure i représente schématiquement le principe.
- Chaque roue de I’avant-train est commandée par un moteur électrique indépendant
- MI, MT.
- En temps normal, les circuits de ces deux moteurs sont établis comme l’indique le schéma : les deux inducteurs I et L sont montés en série entre eux et les deux induits MM' sont branchés en dérivation sur le circuit des inducteurs. Dans ces conditions, puisque les champs magnétiques sont égaux et que l’intensité du courant circulant dans les induits est la même, les deux moteurs tournent avec la même vitesse angulaire, ainsi que les deux roues, par conséquent. La voilure avance donc en ligne droite.
- Lorsqu’on veut virer, on met un des moteurs en court-circuit; la roue.correspondante s'arrête, tandis que l’autre continue à tourner; la voiture pivote donc aùtour de la première. Bien entendu, les roues sont montées sur un essieu rigide réuni au châssis par une cheville ouvrière.
- La mise en court-circuit d’un des moteurs est effectuée par le dispositif suivant qui est très simple et très ingénieux.
- - Le levier ou volant de direction entraîne un bras isolant x y ; ce dernier est pivoté au centre d’un plateau isolant solidaire de I’avant-train et porte, h chacune de ses extrémités, un contact métallique pouvant réunir électriquement les deux couronnes métalliques a b
- et c d, montées sur le plateau isolant. Ces deux couronnes concentriques sont divisées en secteurs isolés les uns des autres, comme l’indique le dessin et reliées respectivement à la batterie et aux moteurs.
- Lorsque le frotteurxy est dirigé dans l’axe de la voiture 'position i), le secteur a est réuni h la fois au secteur d par a? et au secteur c par j?; le courant se dérive également entre les deux induits. Quand, au contraire, il est incliné à droite (position 2), il réunit a et d d’une part, c et b, d’autre part; le courant ne passe plus alors que dans le moteur MI; le moteur de droite est en court-circuit; I’avant-train tourne donc vers la droite comme nous l’avons expliqué. Le plateau isolant tourne avec lui et vient reprendre sa position normale lorsque I’avant-train a tourné d’un angle égal à celui dont le levier de direction avait été déplacé. A partir de ce moment, les circuits sont rétablis dans l’ordre primitif et la voiture continue sa marche en ligne droite, dans la direction qui lui a été donnée.
- L’angle de virage est donc précisément égal a celui dont on a tourne le guidon ou, en d'autres termes, la direction de la voiture est indiquée, h tout moment, par la direction de ce guidon par rapport à l’axe longitudinal de la voiture. Il est bien évident que les mêmes actions se produiraient, mais en sens inverse, si l’on tournait le guidon à gauche au lieu de le tourner à droite,
- Ce servo-moteur a donné de bons résultats. La direction est très puissante et le conducteur n’a à développer qu’un effort musculaire très faible.
- L'emploi d’un avant*train à la fois moteur et directeur, sur lequel la majeure partie du poids de la voiture est reportée, présente de grands avantages que l’inventeur fait ressortir en ces termes ;
- « La direction est plus sûre, car on n’a pas à craindre que, par suite du glissement des roues directrices, sur le sol, le véhicule ne continue à progresser dans une direction autre que celle que cherche à lui donner le conducteur.
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- » Le poids porté par les roues directrices est assez considérable pour assurer une bonne adhérence ; en meme temps, les roues motrices étant placées en avant entraînent et ne poussent pas la voiture,
- » De plus, dans une descente, l’avant-train plus lourd empêche l’arrière d’osciller (frin-galer) sur un pave gras et d’occasionner des accidents.
- » Enfin, au moment d'un arrêt brusque, nécessité par un obstacle quelconque, l’arrêt se faisant plus particulièrement par le freinage électrique des roues d’avant, la voiture n’a aucune tendance à (aire ce qu’on appelle techniquement urr« tête à queue ». Au contraire, une voiture lourdement chargée à l’arrière ne peut, sans grand risque, bloquer brusquement ses roues motrices. Il y a dans ce cas, sur un pavé un peu gras, de grandes probabilités (ce qui se produit, du reste, fréquemment), pour un pivotement complet de la voiture autour des roues d’avant, au grand dommage du véhicule lui-même et de ceux avoisinants qui peuvent se trouver broyés par ce virage inattendu et involontaire. »•
- Par contre, il faut remarquer que cette disposition force à employer deux moteurs, ce qui est moins avantageux au point de vue du poids, du prix et du rendement, qu’un seul moteur. Par suite de la dissymétrie des moteurs, soit dans les enroulements, soit dans les qualités du circuit magnétique, il peut se faire que, malgré le montage adopté, la vitesse angulaire des deux moteurs ne soit plus rigoureusement la même : alors, loin de faciliter la direction, ce dispositif la rend plus pénible en faisant constamment obliquer la voiture dans une même direction.
- M. Kriéger a abandonné, depuis, ce système à servo-moteur pour un montage mécanique que nous décrivons plus bas.
- Fiacre transformable. — Tous les éléments caractéristiques ' des voitures Kriéger sont' compris dans le fiacre transformable que représente la figure 2. Nous décrirons donc ce fiacre en détail,
- La caisse est encastrée et boulonnée par 4 boulons sur les châssis; elle peut être facilement changée afin de transformer la voiture
- en mylord (traits pleins) ou en coupé (pointillé). Cette disposition, analogue à celle qui est adoptée dans l’industrie des tramways, permet de réduire dans d’assez grandes limites les dépenses de premier établissement, non seulement pour les voitures elles-mêmes, mais encore pour les hangars de remise.
- Cette voiture peut contenir 4 personftes assises, sans compter le cocher.
- Son poids total est le suivant, en kilogrammes :
- Poids à vide t 883 Accumulateurs. ' 437 Conducteur . . )
- Kt/j voyageurs. S.
- 04°
- 360 1040 660
- On voit que la répartition du poids sur les. deux essieux est d'environ 1,6 sur l’essieu d’avant et 1 sur l’essieu d’arrière.
- Elle peut accomplir sans qu’on ait à recharger la batterie, un parcours de 80 km, à une allure moyenne de j8lcm. : h. Dans des, conditions favorables, ce parcours a pu atteindre 102 km.
- Le châssis droit est construit en bois et en' acier. Il supporte, outre la caisse de la voiture, les boîtes à accumulateurs.
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- Il est monté par l’intermédiaire de ressorts sur quatre roues en bois. Les deux roues d’arrière sont simplement porteuses ; elles sont garnies de bandages en caoutchouc plein, type compound.
- Les deux roues d’avant, de 0,87 m de diamètre et écartées de 1,45 m, sont munies de pneumatiques Michelin de 90 mm, afin d’amortir les chocs sur les moteurs. Comme la majeure partie du poids total est reportée sur l’avant-train, l’usure des pneumatiques doit être très importante. La plupart des autres constructeurs ont adopté une disposition inverse : les roues motrices, qui sont les plus chargées, sont munies de bandages en caoutchouc plein et les roues directrices de pneumatiques. L’absence de suspension élastique des moteurs a conduit M. Kriéger à cette variante critiquable.
- L’avant-train est à la fois moteur et directeur grâce au montage suivant.
- Les roues d’avant sont montées sur un essieu brisé à deux fusées. Les pivots autour desquels elles tournent sont dirigés vers le bas ; ils portent a leur partie supérieure, sur une semelle de fixation, les deux moteurs qui, par conséquent, se déplacent avec les roues tout en conservant toujours la même position par rapport à celles-ci. Chaque moteur attaque, par son pignon, la roue dentée clavetée sur l'essieu de la roue correspondante. La manœuvre de l’essieu brisé est faite par le volant horizontal ou le guidon placé devant le siège du cocher, au moyen d’un jeu d’engrenages et de leviers.
- Chaque moteur se déplace avec la roue qu’il entraîne ; cela dispense de l’emploi du différentiel. Cet avant-trasn moteur et directeur présente les mêmes avantages et les mèmès inconvénients que l’avant-train à servo-moteur décrit plus haut; il exige du conducteur un effort musculaire plus considérable que ce dernier.
- Le mode de montage des moteurs facilite leur inspection et leur entretien, mais l’absence de toute suspension élastique autre que les bandages pneumatiques est nuisible. Dans
- les modèles à l’étude, les moteurs seront suspendus élastiquement.
- Les moteurs, construits par la maison Postel-Vinay, d’après les calculs et les plans de M. Kricger, sont du type tétrapolaire, à projections polaires radiales dirigées vers l’intérieur, et sont entièrement cuirassés, ce qui les met à l’abri de la poussière et de l’humidité. Deux des projections polaires sont munies d’enroulements en gros fil, en série avec l’induit; les deux autres pôles sont munis d’enroulements en dérivation à fil fin et long. L’induit est un type à tambour denté.
- La puissance normale de chaque moteur est de 3 kilowatts, à la vitesse angulaire de 2500 tours par minute; mais ils peuvent développer jusqu'à 4,5 kilowatts à la vitesse de 2 600 t : m.
- Chacun d’eux pèse 65 kg; son rendement maximum est de 87 p. 100 ; l’ensemble du moteur et de la transmission par engrenages donne un rendement de 82 p. 100.
- Ils attaquent directement la roue correspondante par un engrenage hélicoïdal qui diminue ie bruit et qui est protégé par un carter. La réduction de vitesse angulaire est dans le rapport de 1 à 16,5.
- La batterie d’accumulateurs, formée de 44 éléments Fulmen, type B 17 (!), pesant chacun 10,4 kg, soit 457 kg environ pourl’en-semble, est logée dans deux coffres A et B (fig. 2) placés l’un sous le siège du cocher, en A, l’autre à l’arrière, en B. La charge en A est égale à celle en B. Chaque partie de la batterie est renfermée dans une caisse qui peut être facilement mise en place et retirée. Les contacts avec le circuitdcs moteurs s’établissent automatiquement, au moyen de ressorts qui viennent frotter sur des plaques métalliques.
- La régulation de la vitesse de marche est obtenue par un combinateur qui commande aussi le freinage électrique et la marche-arrière. Les figures 3 à 11 donnent le schéma
- (i) Voir L'Éclairage Électrique, t. XVII, p. 313.
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- des circuits pour chacune des neuf positions de ce combinateur.
- Les variations de vitesse sont obtenues:
- W W 4 z
- _____j_j
- i" Par couplage des 44 cléments de la batterie en une seule série, ou par montage en
- quantité de deux groupes de 22 éléments en tension ;
- 20 Par groupement des induits en série ou en parallèle ;
- 3° Par l’emploi simultané des deux enroulements inducteurs ou par l’emploi de l’enroulement en série seulement.
- Les enroulements en série sont toujours en
- Il n’y a pas de-rhéostat de démarrage.
- La position o correspond à l’arrêt. Dans la position 00, les moteurs qui sont excités par la batterie fermée sur les enroulements en dérivation, sont fermés en court-circuit sur eux-mêmes, ce qui assure un freinage électrique très puissant. La position — 1 correspond à la marche arrière.
- Los vitesses moyennes de marche, correspondant à chacune des positions du combinateur sont les suivantes :
- Position nu 1 vitesse : 4 km : h
- 2 - - 9 —
- — 3 - » “ .
- 5 ifs -j
- — 7 — 20 —
- 8 — 25 - -
- En plus, un dispositif spécial, commandé par une pédale, permet, quelle que soit la position du combinateur, de mettre l’enroulement série en court-circuit et de faire agir l’enroulement en dérivation. Cela permet d’éviter les emballements, puisque le moteur en dérivation a une vitesse angulaire il peu près constante. Lorsque cette pédale est mise en action, si la vitesse de marche devient telle que la force contrc-électromotrice développée par les moteurs soit plus considérable que la force électromotrice de la batterie, il y a récupération.
- Il n’y a aucun dispositif qui permette de modifier l’excitation afin de faire de la récupération à des vitesses moindres.
- Lorsquele terrain est très accidenté et comporte des déclivités importantes, l’emploi de la récupération offre un avantage sensible.
- Ainsi, lors du Concours des Poids lourds, en octobre 1898, une voiture de livraison
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- Kriéger, construite pour les magasins du Bon Marché, eut recours à la récupération sur la pente de Saint-Cloud, longue de i 037 m et qui présente une déclivité moyenne de 5,1 p. 100, correspondant à une dénivellation totale de 52,89 m. La voiture pesait 2050 kg au total. Le travail de la pesanteur était donc de 2 050 X 52,89 = 108 425 kgm —: 295 watts-heure. On récupéra 50 ampères à 45 volts pendant 5 minutes, soit 187,5 watts-heure, c’est-à-dire 63,6 p. 100 du travail théorique correspondant; en tenant compte dit rendement de la batterie et des moteuis, cela correspond à 33 p. 100 environ utilisables à la jante des roues. Dans la totalité du parcours (parcours A) la quantité d’énergie récupérée correspondit à environ 5 p. 100 de la dépense totale.
- En plus du freinage électrique qui agit sur les roues d’avant, le conducteur dispose d'un frein ordinaire, à enroulement, qui agit sur les roues d’arrière et qui est commandé par une pédale. Lorsqu’on abaisse celle-ci, le courant électrique est coupe automatiquement.
- Ce frein n’agit que dans un sens; il-n’eui-pêche donc pas la voiture de redescendre quand elle est arrêtée sur une rampe.
- Les nouveaux modèles sont munis, dans ce but, d’une béquille. Les premiers types n’en avaient pas. Pour éviter le recul, le conducteur devait alors recourir au combinateur qu’il plaçait alternativement pendant quelques instants, en positions o et 1, afin de faire regagnera tout moment l'espace perdu. Cette manœuvre du combinateur est connue sous le nom de manœuvre en trémolo.
- En résumé, tout a été étudié pour rendre l’entretien et la conduite de cette voiture aussi simple que possible. Le conducteur dispose de quatre organes pour la manœuvre : le volant de direction, la manette du combinateur, la pédale de récupération et la pédale de freinage.
- La forme de la voiture est bonne et, par suite de l’étude consciencieuse de chaque détail, le rendement est très élevé ; les essais
- effectués lors du concours de fiacres, en 1898, ont montré que la dépense d’énergie électrique, en watts-heure par tonne-kilomètre, était moindre pour ces voitures que pour tous les autres véhicules engagés au concours (J).
- Les autres voitures Kriéger sont construites sur les mêmes principes que le modèle décrit dans les pages précédentes. Il nous suffira d’en donner les caractéristiques principales.
- Victoria.— Cette voiture comporte 4 places assises, plus le conducteur; son poids est le
- Poids à vide . . 883^^ io<o ^Q
- Accumulateurs. 457 ' 0 '
- Charge uliie, conducteur compris . . • ybo ___________ __________
- Totaux ... 1700 t 040 660
- Chaque moteur a une puissance de 3000
- Le parcours total possible avec une seule charge de la batterie est d’environ 80 km, à une allure de 18 km : h, sur un terrain moyennement accidenté.
- Voiture de livraison. — L’aspect de cette voiture employée par les magasins du Bon Marché pour le service des livraisons dans Paris est bien connu.
- Le poids total de 2050 kg est réparti de la façon suivante.
- Poids à vide . . 1025 , ^ Jo2^ 102.
- Accumulateurs. 425) '
- Charge utile y compris le conducteur. 6ao __
- Totaux. . . • 2050 1.035 1 °-5
- Les accumulateurs sont du type Fulmcn.
- Les moteurs d’une puissance de 3 000 watts chacun, pèsent 65 kg l’un.
- Le parcours total possible sans recharge
- La vitesse normale en terrain moyennement accidenté est d’environ 15 km : h. La vitesse maxima peut atteindre 22 km : h.
- J. Rkyval.
- L'Éclairage Électrique du 9 juille ctobre 1898, t. XVII, p. 494-
- 1898, t. XVI, p. 64,
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- LES TRANSPORTS D’ÉNERGIE A HAUTE TENSION (')
- Les essais de Telluride, ont le caractère d’expériences vraiment industrielles et sont, par cela même, du plus haut intérêt. Mais, indépendamment de ces essais primordiaux, il convient de signaler encore toute une catégorie d’expériences industrielles ou de laboratoire qui ont contribué à élucider ou à confirmer un certain nombre de points importants intéressant les transmissions à haute tension. Nous croyons donc bien faire d'en résumer en terminant les résultats.
- Essais a haute tension a East Pittsbuug.
- Ces expériences ont eu pour siège une ligne construite à l’usine East Pittsburg dans le courant de 1897. Il s’agissait d’étudier aussi complètement que possible les isolateurs et les pertes dont nous avons parlé qui se produisent entre conducteurs.
- i° Un premier essai a d’abord été fait dans le but de savoir si la forme de l’onde du courant de charge de la ligne était semblable à celle d’un courant qui traverse une résistance, ou si elle était modifiée par la perte en ligne; celte perte se produisant seulement dans la fraction de la période correspondant à la partie la plus élevée de la courbe de tension.
- Dans ce but le courant envoyé à la ligne de haut voltage (30 000 à 60 000 volts) passait préalablement à travers une bobine de grande self-induction.
- La force électromotrice était mesurée au moyen d’un voltmètre.
- Une seconde expérience consistait à mesurer la tension aux bornes de la bobine après avoir court-circuité la ligne, et avoir appliqué une force électromotrice beaucoup plus faible, de façon a avoir la môme intensité de courant que dans le cas précédent.
- On trouva de la sorte que le voltage aux bornes de la bobine était, aux erreurs d expérience près, le même dans les deux cas, montrant ainsi qu’il n’y avait pas de diffé-
- rence appréciable, que la perte en ligne intervienne ou n’intervienne pas.
- Dans cette expérience le courant provenait d’un induit de machine donnant pratiquement une force électromotrice sinusoïdale.
- 20 Une seconde catégorie d'essais a porte sut la mesure du courant de charge de la ligne dans diverses conditions, en employant une machine à force électrornotrice pratiquement sin usoïdale.
- Le tableau suivant résume les résultats des mesures comparés a ceux obtenus par le calcul : les dimensions sont exprimées en mesures anglaises.
- Longueur de la ligne : 1 mile. Tension : 10000 volts.
- 3° En troisième lieu on étudia l’influence de l'induction électrostatique d'une ligne à haute tension sur des fils voisins, tels par exemple des fils téléphoniques.
- Le dispositif expérimental consistait à placer sous les fils à haute tension deux fils morts, réunis par un porte-étincelles qui permettait d’apprécier (grosso modo) leur différence de potentiel.
- Les deux fils de ligne étaient u la distance de 48 pouces, les deux fils morts placés à la même distance l’un de l’autre étaient dis-
- (•) Voir L'Éclairage Élechique du 18 novembre et du
- 2j décembre, p. 241 « 4S).
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- posés à 21 pouces au-dessous de la ligne. Dans ces conditions les résultats ont été les
- rants
- Entre fils de ligne.
- Ces essais montrent combien il importe que les conducteurs d'une ligne à haute tension soient alternés dans leurs positions (spi-raled) afin que leur action sur une ligne extérieure voisine puisse être neutralisée.
- 4“ L’inlluence de la dimension et de l'isolation des fils sur les pertes en ligne a ensuite etc recherchée en expérimentant d'une part sur une paire de fils de cuivre n" 28 (0,0126 pouce de diamètre), et d’autre part sur du fil recouvert d’une forte couche de caoutchouc. Ce dernier était un fi! n° 7 (B et
- Fig. 10. - Perte entre fils de différentes dimensions, fréquence 133; longueur 1 o.^o pieds, i, fils n° 28, 48" de distance; 2, lits n° 8 et 28, 24'' de distance; 3, fils 31e1 8, 48" de distance; 4, fils n° 7, fils recouvert de caoutchouc, 48'' de distance.
- S juugej, 0,144 pouce de diamètre; le diamètre extérieur de la gutta étant de 0,3 pouce et le diamètre de la tresse 0,35 pouce.
- Les résultats de ces essais sont représentés (fig. toi. Ils montrent clairement que la perte augmente quand le fil est de petit diamètre. En second lieu la perte est considérablement diminuée si l’on emploie un fil recouvert de caoutchouc.
- Néanmoins la perte pour le fil recouvert s’accroît beaucoup si l’on élève la tension ; l’isolant est alors brisé, permettant au courant de passer librement à la surface de l’isolant. Il est très probable que la perte augmente à mesure que l’isolation devient défectueuse et qu’il arrive un moment où cette perte équivaut à celle d’un fil nu a^'ant le même diamètre total que le fil recouvert.
- 50 En effectuant des essais par la pluie on a fait ressortir très clairement l'influence des courants dérivés sur le séchage des isolateurs.
- A 45000 volts le wattmètre indiquait 116 divisions. Après quelques minutes la déviation était tombée à 72, le courant restant le même. La tension fut alors portée à 60 000 volts ; la déviation du wattmètre monta à 155 pour retomber à 138 au bout de trois minutes. Dans cette seconde expérience, le courant était un tiers plus grand que dans la première, mais restait constant, quand l’indication du wattmètre baissait.
- On peut en conclure que les conditions de fonctionnement des isolateurs sont sensiblement améliorées par la présence du courant en ligne.
- 6° Un autre fait digne d’intérêt est la violence extraordinaire avec laquelle le courant s’établit lorsqu’un court-circuit seproduitpar disruption sur une ligne à haut voltage.
- Les expérimentateurs avaient remarqué que lorsque accidentellement le courant s’établissait tout h coup entre les fils par la surface des traverses, il se produisait une décharge entre les extrémités de l’ampère-mctrc placé dans le circuit à haute'tension ; cette décharge ayant lieu extérieurement par la surface de l'instrument.
- Afin d'étudier plus en détail ce phénomène, les expérimentateurs placèrent en circuit une petite bobine de self-induction a faible résis-
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- rance, absorbant en marche normale i 1/2 volt pour i ampère et 125 périodes.
- Un porte-étincelle était placé en dérivation aux bornes de cette bobine.
- Un second porte-étincelle dont les extrémités étaient distantes de 2 pouces était en même temps disposé entre les fils de la ligne. On élevait alors graduellement le voltage jusqu'à 35000 volts, et la décharge se produisait entre les fils de ligne.
- En même temps une décharge jaillissait au porte-étincelle de la bobine, les tiges de ce porte-étincelle étant éloignées de 3/8 de pouce. C’était bien la preuve de l’énorme lorcc électromotrice d’induction qui se produit au moment du court-circuit.
- Nous avons signalé dans un précédent article une explication assez plausible de ce phénomène.
- . 7" Des essais de marche furent également effectués sur quatre lignes à haut voltage en parallèle.
- Chaque ligne se composait de deux fils de 1 040 pieds de longueur portés par 26 isolateurs. Ces derniers étaient des type variés, verre et porcelaine, les uns du type ordinaire les autres du type suspendu.
- Pendant des heures on a maintenu la ligne à 100000 volts et plus.
- Pendant six semaines les voltages se sont élevés de 70000 ou 80000 à 100000 pendant huit heures par jour. Par la pluie la ligne aurait alors été court-drcuitée et le voltage devait être abaissé.
- Pendant une averse on a maintenu sur la ligne ,|8ooo volts et il aurait fallu un voltage beaucoup plus élevé pour causer un court-circuit, au dire des expérimentateurs.
- Tels sont les principaux résultats de cette intéressante série d’expériences.
- Essais a Niagara. — Ces essais ont été faits sur la ligne de Niagara-Buffalo. Nous nous contentons de les résumer par la figure 11. Les résultats, quoique fort intéressants, ne sont guère que la confirmation des expériences relatées précédemment.
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- Il convient néanmoins de mentionner que la perte entre un fil et la terre est plus grande
- que celle qui résulterait de la mesure de la résistance d’isolement et de la force électro-motrice.
- Quelques autres transmissions a haut voltage aux Etats-Unis.— Parmilesdiverses installations de transport de force à haut voltage en exploitation, M. Scott cite tout particulièrement celui de la Tellunde Power Transmission Company dans l’Utah qui transmet l'énergie à la tension de 40000 volts à une distance de 35 milles jusqu’aux usines Mer-cur. Comme cette installation est une entreprise fonctionnant tout à fait industriellement,nous croyons bien faire dedonner quelques détails à son sujet.
- Chaque transformateur a une puissance de 250 kilowatts.
- Les points milieux des circuits à basse et haute tension sont tous deux à la terre.
- La ligne va de Provo (altitude 4500 pieds) jusqu’à Mercur factory. situé à 2000 pieds au-dessus de Provo. Dans son tracé elle atteint l’altitude ma xi ma de 10000 pieds au-dessus de la mer. La protection contre la foudre est assurée par des bobines .de self et des parafoudres Wurst (non arcing métal). Les isolateurs sont en verre, ils sont portés par des poteaux en chêne entièrement paraffinés.
- La partie la plus basse de l’isolateur est à 5 pouces de la traverse.
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- La puissance transmise dépasse 700 chevaux et les fusibles sont trois, fils de cuivre de o,or pouce de diamètre seulement.
- Par temps sec, aucun trouble ne s’est produit: c’est seulement par la pluie qu’on a remarqué des augmentations momentanées du courant, augmentations qui parfois revêtaient le caractère d’un court-circuit et faisaient fondre les fusibles. Dans tous les cas de perturbations on a trouvé des isolateurs brisés, probablement par des balles, ajoute l’auteur.
- M. Scott termine son intéressant mémoire par des considérations sur les transmissions à haut voltage et se pose d’abord la question capitale à quelle distance la puissance peut-elle être actuellement transmise.
- Comme on sait, le rendement d’une transmission reste le même si le voltage croit proportionnellement à la distance. En prenant comme base de calcul t 000 volts pour une distance de 3 milles et une perte de 16 p. too, il en déduit que le coût du cuivre est d’environ 20 dollars par cheval transmis; ce qui représente un intérêt annuel de 1 dollar pour le cuivre engagé, valeur qui n’a rien d’excessif. Mais la limite du voltage de transmission dépendra surtout des pertes par les isolateurs et des pertes entre les fils.
- Les progrès réalisés ces dernières années dans la construction des isolateurs permettent d’espérer que ce n’est pas de ce chef que la distance de transmission se trouvera limitée, mais bien plutôt de la seconde cause qui mettra un terme à l’accroissement du voltage possible ; diamètre des fis, distances des fils (entre eux ou à la terre), forme de la tension sont autant de facteurs dont il faut tenir compte dans le calcul du voltage que peut supporter une ligne ; aussi, l’auteur pcnse-t-il que le voltage maximum dans les conditions actuelles ne dépasse guère 50000 à 60000 volts, ce qui donnerait dans l’hypothèse ci-dessus de 150 à 180 milles comme distance maximum de transmission.
- Une autre question fort importante est
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- celle du courant de charge de la ligne lequel est sensiblement le même que la ligne transmette 1 000 ou 100 chevaux. On conçoit que dans certains cas ce courant peut être plusieurs fois plus fort que celui correspondant à la puissance strictement transmise.
- Il en résulte que l’appareil générateur sera, lui aussi, plusieurs fois plus fort et plus coûteux que celui, que nécessiterait dans les transportsactuels la même puissance à transmettre, abstraction faite des décalages
- En outre, pour des petites puissances il n'est pus mécaniquement possible d’employer des fis de cuivre aussi fins qu’on le devrait. Il y aura dans ce cas avantage à employer des fis de fer plus gros ayant même ou plus grande conductance.
- Dans les autres cas l’aluminium pourra être employé avec avantage, puisque le fl d’aluminium de même conductance que le fil de cuivre pèse la moitié moins et possède, comparativement à son poids,une plusgrande résistance à la rupture.
- Il faut noter également que les transformateurs à haut voltage ne peuvent pas être construits économiquement pour de petites puissances ; en raison des grands espaces réservés pour l’isolation, ils ont nécessairement des dimensions hors de proportion avec leur puissance nominale. Aussi le coût par kilowatt croît-il très rapidement quand la dimension du transformateur tombe au-dessous de quelques cents kilo-watts.
- Puisque la limite de transmission ne peut guère être repoussée au delà de 50000 volts pour les lignes aériennes à fl ntt on peut se demander enfin si cette limite ne pourrait être reculée en employant des canalisations.
- Actuellement on construit en effet des câbles isolés en caoutchouc pour 10 000 et 20000 volts: n’est-il pas possible, sinon commercialement, du moins théoriquement, d’en construire pour des voltages très supérieurs ?
- Mais à ce propos M. Scott fait remarquer avec raison que la tension électrostatique exercée sur la matière isolante du câble est un facteur inconnu dont il ne faut pas mécon-
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- naître l’importance. On a proposé également d’employer des conduites remplies d’huile dans lesquelles les fils seraient séparés les uns des autres par des tubes de verre. Mais indépendamment des difficultés mécaniques de construction. le coût de ce genre de canalisations serait très élevé, en outre l’action continuelle des hauts voltages sur les solides et les liquides présente encore un gros aléa.
- Une autre solution serait de recouvrir les fils d’une ligne aérienne, par un isolant convenable ; on pourrait peut-être parce moyen
- atteindre des voltages plus élevés que ceux que l’on peut employer avec les fils nus.
- Enfin une dernière solution serait l’emploi de conducteurs noyés dans l’air liquide dont les propriétés isolantes seraient précieuses et dont la basse température assurerait une très grande conductibilité a la ligne.
- Telles sont les considérations fort intéressantes par lesquelles M. Scott termine son instructive et savante étude et que nous avons cru utile de reproduire dans cette revue.
- C.-E. Guye.
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Pile Hydra.
- Le développement de l’automobilisme a eu pour conséquence de faire rechercher, en vue de l’inflammation des moteurs, des piles présentant sous le rapport de la durée de fonctionnement les mêmes avantages que les éléments Leclanché, mais n’ayant pas comme ceux-ci l’inconvénient de donner lieu à des sels grimpants. Un assez grand nombre de piles sèches ont été imaginées dans ce but. Malheureusement, si bien fermées qu’elles paraissent être, la plupart de ces piles ne tardent pas h perdre par évaporation la faible quantité d'eau qu’elles renferment ; leur résistance intérieure augmente notablement et dès lors l’intensité du courant qu’elles produisent n’est plus suffisante. On a donc dû chercher des piles renfermant une réserve d’eau assez grande et en même temps fermées hermétiquement pour ne pas laisser échapper cette eau.
- Plusieurs modèles de piles de ce genre sont employés couramment en Allemagne. L’une d’elles, la pile Hydra, que ses constructeurs appellent improprement « Trockcn Elément»,c’est-à-dîre«pilesèche», est depuis quelques mois lancée sur le marché français. D’après un rapport du docteur Knorre, cette
- pile présente d’assez nombreux avantages sur les autres modèles en usage.
- Le docteur Knorre a reconnu que tout en ayant la même force électromotrice que les piles similaires (1,5 volt), la pile Hydra a une résistance intérieure moitié plus faible et qu’en la déchargeant sur une résistance de 1 ohm jusqu’à ce que la différence de potentiel entre les pôles soit égale à 1 volt, elle fournit une quantité d’énergie incomparablement plus grande que les piles semblables. C’est ce qui résulte des chiffres des tableaux ci-joints. Le premier donne les valeurs de
- la résistance trouvée dans quatre essais, faits sur quatre piles differentes (L et O désignent la pile Liman et Oberlander de Berlin) ; le second donne l’énergie en ampères-heure
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- 4Q2
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T, XXI. — N° 62
- après décharge jusqu’à i volt; la pileGassner n’a pu être essayée avec une résistance extérieure d’un ohm, il a fallu prendre 5 ohms. On voit par ce tableau qu’en moyenne I énergie fournie par la pile Hydra est de 5,4 ampères-heure.
- I. — Tableau comparatif de la résistance intérieure.
- comparatif du travail fourni.
- Il a été reconnu également que la pile Hydra ri' 1 après décharge jusqu’à 1 volt et débit de 5,569 ampères-heure reprend après trois jours une force électroinotrice de 1,4 volt. Le circuit fermé une seconde fois sur une résistance de 2 ohms et la décharge continuée jusqu’à une différence de potentiel de 1 volt, a pu fournir encore 1,936 ampère-heure. Quatre jours après cette seconde décharge la force électromotrice s’était accrue de 1,08 à 1.4 volt.
- Un essai de cette pile a été également fait au laboratoire central d’électricité. La courbe ci-jointe indique la différence de potentiel aux bornes pendant une décharge de 60 jours dans un circuit 10 ohms.
- Dispositif Hartmann et Braun pour la production d'un champ magnétique décalé de 90r> (1 j.
- Il n’est pas aisé de décaler de 90° ou plus par rapport à la tension du courant magnétisant le champ d’un électro-aiment à courant alternatif constitué avec du fer doux bien sectionné. On y parvient en utilisant des enroulements auxiliaires ou des dérivations qui permettent de décaler le llux de force de 90° et plus. Le dispositif Hartmann et Braun permet d’obtenir plus simplement ce résultat grâce aux phénomènes bien connus d’hystérésis et des courants 4e Foucault.
- On construit un électro-aimant à l’aide de tôle d'acier ou d'une matière de forte hystérésis, le décalage dù à l’hytcrésis s’ajoute à celui dù à la self-induction de l'enroulement et aux courants de Foucault, assez faibles d’ailleurs. O11 peut aussi employer un électroaimant de fer peu sectionné ou même massif de façon que l’action des puissants courants de Foucault se combine à celle de la self-induction de l’enroulement. Dans les deux cas par suite de la dispersion qui intervient, le flux de force sera décalé dans l’induit non muni d’un enroulement et dans le champ, plus fortement que dans les inducteurs magnétiques et il pourra être facilement déplacé de 90° par rapport à la tension aux bornes.
- Il n’est pas nécessaire à cet effet que tout les électro-aimants soient massifs, il suflit qu’une partie du circuit magnétique soit faite avec du fer peu ou point sectionné. Enfin l’on peut encore utiliser simultanément les deux procédés et employer pour les électros de l’acier peu sectionné ou bien une partie de fer, une partie d’acier massifs ou très peu sectionnés.
- Le diagramme ci-joint explique cette action dans le cas d’un électro-aimant bien sectionné avec faibles courants de Foucault et sans hystérésis notable. OF, représente le champ décalé, la force magnétomotrice
- J. R.
- p) Elekirolechniuhe Rundschau, t. XVI, p. 248, £899.
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- 193
- engendrant ce champ est représentée en grandeur et direction par ce même vecteur OFi. Elle est duc en partie à une petite composante Ow provenant des faibles courants de Foucault induits dans le fer et qui est évidemment perpendiculaire à GF, puisque ces courants naturellement sans self-induction ont un retard de phase de 90° par rapport au champ. A cette composante s’ajoute celle notablement plus importante de l'enroulement magnétisant, qui par construction du parallélogramme OttiFjM, est égale à OM,.
- Fig. 1.
- Mais par suite de la dispersion inévitable, toutes les lignes de force dues à l'enroulement magnétisant ne vont pas à travers le champ enqnestion dans l’entrefer, on a plutôt un champ plus intense dans les inducteurs magnétiques, en sorte que pour ce dernier la force magnétomotrice totale de la bobine est égale à OM. En outre, il ne passe pas par les inducteurs toutes les lignes de courants de Foucault de l’induit, mais en général seulement les lignes dont la force magnéto-motrice correspond à ()<n, plus petite que Ou' ; de sorte que, en définitive, la diagonale OF représente la force magnétomotrice pour les inducteurs.
- Pour obtenir cette force ou les ampères-tours qui lui correspondent, il faut employer une force électromotrice perpendiculaire égale a OE, qui résulte de la chute de tension Oe dirigée suivant OM et de la tension aux bornes OE.
- Comme on le voit, cette dernière forme avec la résultante du champ, c’est-à-dire avec OF, un angle aigu et l’on n’a pas encore atteint ainsi les qou désirés. Mais on cons-
- ! truit i’électro avec du fer peu divisé de façon ; que les courants de Foucault jouent un rôle ' important, on obtient ainsi la différence de 90° entre le champ OF’, et la tension aux bornes OE. L’hystérésis intervenant, la phase du champ sera encore déplacée par rapport h la force magnétomotrice résultante.
- G. G.
- Dispositif Siemens et Halske permettant de régler la marche de plusieurs moteurs polyphasés de tramways, d’un même point du train ('), *
- Les avantages de la traction électrique par courants polyphasés, longtemps méconnus, ont été cependant mis en lumière par plusieurs installations importantes, comme celles bien connues des tramways de Lugano, de la Yungfrau, de Xermatt au Gorner Grat. Certaines difficultés subsistent encore. Le réglage de la vitesse s'effectue généralement en intercalant des résistances dans le circuit induit dont la tension peut être réduite autant qu’il convient. Le cas est particulièrement délicat quand il y a plusieurs moteurs dans un seul train. La méthode la plus usuelle de régulation consiste comme on sait, à donner, par les variations de résistance introduites dans l’enroulement induit de l’armature du moteur, une grandeur convenable aux couples nécessaires tant aux démarrages qu’aux accélérations de vitesse, en cours de marche. Si cette méthode doit s’appliquer à un train comprenant plusieurs voitures automotrices, il faut prévoir trois conducteurs partant de chaque moteur, régnant le long du train, pour aboutir à la plate-forme du machiniste, de manière à lui permettre la commande de l’ensemble. Par suite, dans le cas d’un train comprenant quatre moteurs, douze câbles sont nécessaires, Ce dispositif comporte des complications qui ne sont pas sans affecter la sécurité de l’exploitation. On rencontre ces mêmes
- (>) Siemens et Halske, brevet anglais n0 9511, déposé le 5 mai 1899, accepté le 10 juin 1899.
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- difficultés dans les méthodes de régulation bien connues qui supposent le passage de la connexion en étoile à la connexion en triangle et le passage inverse, ou prévoient la connexion en série, quand on veut appliquer ces méthodes à un train de plusieurs automotrices, avec manœuvre en un point unique. Le dispositif récemment breveté parla maison Siemens et Halske parait constituer un mode de régulation réellement pratique dans le cas examiné.
- Les moteurs électriques de traction ne développent de couples réellement énergiques qu’aux démarrages. Aussitôt leur vitesse normale atteinte, ils ne consomment plus qu’une faible puissance, sauf toutefois quand ils gravissent des rampes accentuées. Les moteurs polyphasés légèrement chargés, tournent avec une vitesse voisine du synchronisme, même quand on dispose, dans les circuits de l’induit, des résistances assez considérables. La diminution du rendement utile dans l’armature de tels moteurs est directement proportionnelle au glissement : aussi peut-on laisser en permanence dans les circuits de l’induit, sans donner lieu à une diminution de rendement bien considérable, les résistances avantageusement employées pour déterminer un couple de démarrage énergique.
- Pour régler le couple moteur nécessaire au démarrage, il suffit, dans l’esprit de ce dispositif, de prévoir sur la plate-forme du machiniste un appareil régulateur de voltage.
- En élevant la tension de travail, ou en diminuant celle du réseau, l’aimantation et par suite le couple moteur peuvent être modifiés, conformément aux besoins du service, et suivant un mode tout à fait analogue à celui réalisé, dans l’emploi de courants continus, avec les moteurs série.
- On sait que le couple, dans un moteur à courant alternatif polyphasé, est directement proportionnel au carré de la tension de travail. Par le dispositif précédent, il est donc possible de réaliser des couples moteurs très
- énergiques, tels que ceux nécessaires aux démarrages et à l’accélération des trains. Il suffit pour cela d’élever suffisamment la tension des moteurs par rapport à celle du réseau.
- Suivant la plus ou moins grande rapidité de cette hausse de tension, l’accélération obtenue pour la vitesse du train est aussi plus ou moins rapide, pourvu toutefois qu’on ait inséré une certaine résistance dans le circuit de l’armature de chaque moteur.
- Quand le train aura atteint sa vitesse normale en palier, il sera au contraire avantageux de pouvoir abaisser la tension de service, si possible, au-dessous de la tension du réseau. Par ce moyen, l’énergie dépensée pour l’aimantation dans le moteur est réduite, et par suite, le rendement amélioré.
- Pour gravir les rampes, on devra hausser la tension de travail des moteurs, comme aussi dans les pentes, du reste, pour produire une action de freinage plus énergique.
- La valeur de la résistance à introduire sur le circuit induit du moteur, est à déterminer dans chaque cas particulier. Dans ce choix, il faut tenir compte d'une part, de l’intensité du courant au démarrage, d’autre part, de la perte d’énergie dans la marche à vitesse normale, si les résistances ne sont pas coupées des circuits de l’armature. Celles-ci doivent être de préférence établies hors du circuit même des induits, l’élévation de température qu’elles déterminent pouvant être nuisible au fonctionnement des moteurs; mais on peut les installer à poste fixe sur chaque automotrice, en les reliant aux circuits de l’armature par des contacts glissants
- Quand on l’applique a un train comprenant plusieurs automotrices, la méthode, précédente de régulation offre le grand avantage d’une extrême simplicité dans la disposition des conducteurs, le long du train. Il suffit de connecter les circuits inducteurs de chaque moteur à une canalisation générale établie d’un bout à l’autre des voitures. Suivant l’idée la plus simple, trois conducteurs,
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- courant le long du train sont donc seuls nécessaires, l’un d’eux même pouvant être constitué par la portion correspondante des rails.
- Le système est d'une grande simplicité et
- ] en réalité très pratique et très sùr. La plus ] grande consommation d’énergie, et l’utilisa-j tion moins économique des conducteurs ne j constituent pas des inconvénients assez sérieux • pour contrebalanceras avantages précédents.
- Fig.
- ible du dispositif Siemens et Halsike.
- Les figures i et 2 représentent le dispositif dans son entier. La figure 1 nous montre les deux premières voitures d'un train dont les essieux reçoivent leur mouvement de moteurs phases R,, B2, Ba, BA.
- Dans les circuits de l’armature sont intercalées les résistances Dt, D2, etc. Les circuits inducteurs de tous les moteurs sont reliés à
- une canalisation générale a courant le long du train; b sont les accouplements des conducteurs. Pour régler simultanément le voltage du courant fourni à tous ces moteurs, un régulateur de tension est disposé sur la plate-forme du machiniste.
- Dans ce but, il n’est nul besoin d’employer d’autres appareils que ceux déjà bien connus.
- utilisés pour faire croître ou décroître la tension dans certaines parties d’un réseau à courant alternatif.
- La figure 2 nous montre le schéma de ce régulateur; il constitue un véritable transformateur de tension auxiliaire avec rapport de transformation variable.
- Le courant de service passe à travers les résistances secondaires ct. c3. Les résistances primaires d^d^d3, sont parcourues par un courant dérivé. Ces résistances sont reliées au réseau par une connexion en étoile. Le réglage de la tension de service peut s’effectuer, soit en faisant varier le nombre
- des spires secondaires par déplacement des balais de contact E, soit en reliant ces balais avec les bobines primaires, ou encore en modifiant les positions relatives des enroulements primaires et secondaires.
- Si l’on emploie les deux premiers modes de régulation pour la tension de service, et si cette tension doit être abaissée au-dessous de celle du réseau, il est seulement nécessaire, quand on veut faire l’opération inverse c’est-à-dire hausser la tension, de prendre certaines précautions, surtout avec les résistances primaires.
- Un commutateur F permet de même de
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- changer le sens de la rotation des moteurs. Les courants de service sont pris à la canalisation phasée au moyen de contacts /], /3,
- qui ne sont établis que sur la première voiture. B.
- Usine de calcium de Saint-Marcel d’Aoste.
- Dans une communication faite le 28 février dernier à l’Association des Ingénieurs électriciens de Montedore(r;, M. Segrée donnait sur cette usine d’intéressants détails dont nous extrayons les renseignements qui sui-
- Dans cette usine, située au voisinage de grandes forets, le charbon employé est du charbon de bois. La distillation du bois s’effectue dans les cornues à gaz ordinaires; le gaz, recueilli dans un gazomètre, est utilisé, en partie pour le chauffage des cornues, en partie pour la cuisson de la chaux dans le four à chaux de l’usine. Le charbon et la chaux vive, ainsi préparés, sont broyés sepa-.rément, mélangés ensuite dans les proportions voulues avec un peu d’eau ou de goudron (2), puis la pâte obtenue est découpée en briques irrégulières qui sont séchées dans une étuve chauffée par l'oxyde de carbone provenant des fours électriques (:1).
- L’énergie mécanique est fournie par deux
- (•) Bulletin de l'Association des Ingénieurs électriciens sortis de l’Institut é.lectrotecknique Monlefwre, t. X, p. 161.
- L’usage du goudron évite l'extinction de la chaux qui a lieu nécessairement lorsqu’on fait le mélange avec l’eau ;
- son prix de revient élevé, aussi, l’auteur croit-il'qu'il ne ; pas adopté définitivement.
- <3) Ce m3dü dc préparation, quoique assez long, press de notables avantages ; par l’emploi de briquettes pou charge du four électrique, oti évite la perte d’une quan
- elle rend les arcs irréguliers et d’un réglage difficile! Cette
- dont la' densité est très inférieure à celle du coke. La dessic-
- tion surabondante dans le four électrique, de vapeur d’eau qui refroidirait le four.
- turbines horizontales et à double distributeur donnant chacune 400 chevaux à la vitesse normale de 120 tours par minute. Leurs axes sont dans le prolongement l’un de l’autre et peuvent être accouplés au moyen d’un joint à disques.
- Quatre volants de 5 mètres de diamètre régularisent le mouvement, chaque turbine a en outre un régulateur à servo-moteur commandant la vanne d’admission et la vanne de décharge; ce régulateur peut aussi être actionné à la main et permet d’arrêter les machines en quelques minutes.
- Chaque turbine commande, au moyen de cordes en coton passant sur les volants, deux alternateurs triphasés, tétrapolaires avec induits mobiles enroulés en tambour et inducteurs fixes. Leur vitesse normale est de 480 tours par minute ; la fréquence est 16. Ils peuvent donner 600 ampères avec 146 volts effectifs entre deux phases, soit à peu près 85 volts entre une phase et le point neutre. L’excitation des quatre alternateurs est faite par une dynamo indépendante alimentant en dérivation les quatre circuits. Chacun des quatre circuits comprend l’interrupteur et une résistance réglable au moyen d’un contact glissant commandé par une vis. Les 4 alternateurs ont leurs axes dans le prolongement l’un de l’autre ; ils sont accouplés mé-
- -j—
- caniquement et électriquement deux à deux.
- A chaque groupe d’alternateurs est affecté un grand tableau de distribution servant à leur accouplement électrique. La ligure 1
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- donne le schéma des connexions de ce tableau. Les six conducteurs d’un tableau sont réunis deux a deux comme le montre la figure et les trois conducteurs ainsi formés se rendent à un autre tableau situé en face. Ce second tableau dont la face est tournée vers les fours est destiné au réglage de ceux-ci.
- Les conducteurs de l’installation, calculés pour supporter 6oo ampères, sont constitués par des cordes en cuivre formées de io à 12 cordes plus minces isolées par de la toile goudronnée; le tout est entouré d’une enveloppe en coton goudronné. Ces cordes sont supportées par des isolateurs constitués par des blocs en bois paraffiné en deux ou plusieurs morceaux entourés d’une bande de fer.et serrés par des boulons ;fig. 2 et 3).
- Fig. 2 et 3.
- Pour conduire les courants de 1 200 ampères on accouple 2 des conducteurs précédents.
- Les fours sont de 2 types, l’un à fonctionnement continu, l’autre à fonctionnement intermittent. Le four à fonctionnement continu, du systèmeMemmo (fig. 4), estun four cylindrique en briques réfractaires ; les trois charbons sont dirigés obliquement par des tiges à vis commandées par de petits volants.
- La charge se fait par un entonnoir métallique disposé à la partie supérieure. Un plateau en fonte recouvert de plusieurs couches de graphite peut être monté et descendu sur toute la hauteurdufour au moyen d’une vis. On fait descendre lentement un plateau à mesure que le carbure se forme. Après 6 ou 7 heures de travail, le plateau est arrivé en bas et on peut décharger la partie de carbure déjà refroidi par l’ouverture inférieure du four tout en continuant à charger en haut. Le
- four peut donc fonctionner sans arrêt ; le réglage du courant doit être fait au moyen du
- plateau. Les charbons ne doivent être déplacés que pour régler leur usure.
- Fig. 5.
- Le four intermittent (fig. 5) estun cube en maçonnerie de 1,80 m de coté à peu près présentant une cavité parallélipipédique de 1 m de côté sur 1,20 m de hauteur. Les parois sont en briques ordinaires à l’extérieur, en briques réfractaires à l’intérieur; la sole est en briques de chaux ou de magnésie compri-
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- niée. La voûte est percée de 3 trous pour le passage des charbons. La paroi antérieure a une porte en maçonnerie avec armature en
- Fig. 6, 7 et 8.
- fer; au-dessus de cette porte est un trou pourvu d’un tube cylindrique en fonte pour le chargement pendant la marche. La paroi postérieure est également percée d’un trou servant au dégagement des gaz. Les charbons, de 10 cm de diamètre, sont réunis respectivement à une grosse tige de fer filetée passant dans un écrou en bronze : en faisant tourner cet écrou, on fait monter ou descendre le charbon correspondant.
- La réunion du charbon et de la tige de fer présente des difficultés, les figures 6, 7, 8 montrant quelques-uns des dispositifs adoptés pour effectuer cette liaison.
- Dans les premiers essais il se développait cnrre la monture métallique dilatée par la chaleur et le charbon, des petits arcs qui finissaient par brûler le métal et détruire les vis d’arrêt du charbon ; celui-ci tombait. Pour remédier a cet inconvénient, on met le charbon en place et on ne serre les vis ou l’anneau de serrage qu’après avoir réchauffé au ronge le porte-charbon. Ensuite on remplit les interstices qui pourraient encore subsister en y coulant une pâte molle faite de gomme liquide et de poudre graphique.
- Pour mettre un four en route on abaisse les charbons jusqu’au fond du four après avoir disposé sur ce fond un morceau de graphite ou de carbure, afin de mettre les charbons en court-circuit au début, car le mélange de chaux et de charbon est absolument iso-
- lant. Ensuite on remplit complètement le four au moyen des briquettes du mélange. On ferme celui-ci en lutant les fissures avec de la chaux ou de l’argile ; toutefois le tube de chargement est simplement fermé par un couvercle qui fonctionne comme soupape de sûreté dans le cas où le tube de dégagement des gaz s’obstruerait. On met alors les machines en route avec le minimum d’excitation. Lorsqu'elles ont atteint la viiesse normale on augmente lentement le courant d’excitation. Les alternateurs ralentissent immédiatement, on soulève alors lentement les charbons jusqu’à ce que l’on ait le courant normal de 1 200 ampères par phase avec 143 volts entre les phases.
- Au commencement de l’opération il se développe d’abondantes fumées blanches constituées en grande partie par de la vapeur d’eau et aussi de la chaux volatilisée. Après une minute ou deux, la réaction est déjà commencée et Je gaz se compose en grande partie d’oxyde de carbone. Pendant les premières minutes il se produit de légères explosions à l’intérieur du four; elles cessent dès que le four s’étant échauffé^ la pression à l’intérieur devient supérieure à celle de l’atmosphère et empêche les rentrées d'air par les fissures. Après 20 ou 30 minutes de fonctionnement on commence à charger par l’ouverture antérieure du four pour combler le vide laissé par la matière qui s’est tassée. La charge doit être faite très rapidement afin de 11’avoir pas une trop grande diffusion de l’oxyde de carbone dans l’air ambiant, ün la renouvelle en moyenne toutes les 15 minutes pendant la durée de l’opération qui est en général de 4 a 5 heures. 11 y aurait intérêt au point de vue du rendement a prolonger cette durée, mais alors les accidents au porte-charbons deviennent plus fréquents et la production des gaz augmente de manière à rendre impossible le séjour près du four.
- Pour interrompre l’opération on arrête les machines, on détache les conducteurs que l’on rattache au four voisin déjà prêt à fonctionner : on soulève immédiatement les char-
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- bons pour qu'ils ne restent pas pris dans la masse fondue. Ayant de décharger le four on doit attendre 40U 5 heures pour que le carbure se soit solidifié au moins superficiellement.
- On enlève alors le bloc, qui suivantladurée de l'opération pèse de 180 à 250 kgr, au moyen de barres de fer et on l’abandonne jusqu’à ce qu’il soit tout à fait froid.
- Le carbure de calcium obtenu se présente sous 3 aspects bien distincts. A l’extérieur il se forme généralement une masse noire amorphe ; plus profondément se trouve une masse de couleur grisâtre avec cristaux bien nets à reflets bleus ou mordorés; enfin surtout dans la partie centrale du bloc on trouve une masse à structure cristalline de couleur rouge cuivre. D’après les expériences faites par l’auteur, cette dernière partie donne nn rendement en acétylène notablement supérieur à celui des autres.
- AI. Segrée ne donne malheureusement pas de renseignements détaillés sur le coût de la production du carbure à Saint-Marcel. Il dit seulement qu’en moyenne, pour un fonctionnement de 4 heures avec une puissance de 300 chevaux électriques, on obtient 180 kgr de carbure pur ; cela correspond à 3,0 kgr par cheval-jour. La consommation totale des trois charbons est de 5 à 6 kgr par opération de 4 heures; il en résulte une dépense moyenne de 30 fr par tonne de carbure produit. J. R.
- Galvanomètre enregistreur du Dr H.-L. Callcndar.
- Depuis que les méthodes de mesure ont passé du laboratoire scientifique dans le do-maineindustriel, les appareilsinscripteurs ont pris une importance telle que tous les constructeurs ont dû se préoccuper sérieusement de l’établissement de ces nouveaux instruments; ils sont d’ailleurs parvenus dans ces dernières années à des résultats excellents, d’autant plus appréciables que les enregistreurs peuvent en général servir aussi de régulateurs h).
- t'j L'Éclairage Electrique, t. XV, p. 151,23 avril 1899.
- En principe, une aiguille mobile sous l’action dont on veut enregistrer ou régler l'effet, oscille entre deux buttées et par son contact avec l’une d’elles ferme le circuit du relais d’un servo-moteur actionnant le régulateur ou entraînant le système inscripteur. L’aiguille peut tout aussi bien être terminée en forme de fourche, dont les pointes isolées électriquement comprennent une seule buttée et par leur contact ferment dans un sens ou dans l’autre le circuit du relais.
- Ce dispositif n’avait guère été appliqué jusqu’ici au galvanomètre à cause de la force très faible dont on dispose pour fermer le circuit. Le professeur Callendar vient de donner une solution intéressante delà question(‘) Nous nous occuperons d’abord du cas où la méthode de mesure employée est une méthode de réduction à zéro. L’aiguille du galvanomètre doit alors conserver une position fixe, elle porte deux fils soigneusement isolés formant d’une part les dçnts de la fourche qui termine l’aiguille et mis d’autre part en communication par des fils souples très fins avec les électro-aimants du relais. Une buttée intermédiaire fixe est reliée directement à l un des pôles de la batterie qui actionne les relais. La disposition inverse peut être également employée, l’aiguille reliée a l'un des pôles, oscillerait alors entredeu£xbuttées qui fermeraient ainsi le circuit de l’un ou l’autre des électros (fig. 1).
- Le point essentiel de la disposition du I)1 Callendar est précisément dans l’établissement du contact entre l’aiguille et la buttée. La partie de l’aiguille qui doit fermer le circuit est en platine et la buttée est constituée par une petite roue verticale en ébonite, recouverte de platine à la périphérie. Cette surface de platine que vient toucher l’aiguille est maintenue en constant état de propreté à l’aide de l’artifice suivant : lu roue est entretenue en rotation continue par un mouvement d’horlogerie quelconque et la surface de platine est
- (') Le résumé du brevet du professeur Callendar a déjà été donné ici'voir t. XVil, p, 388, 3 décembre 1898.
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- nettoyée par un ressort qui pince ia roue ci sert en outre à amener le courant (fig. 2).
- est constamment fermé sur une forte résistance.
- L’clectro / ou g 'fig. ï) actionné parle courant de la batterie règle le mouvement d’horlogerie h qui entraîne une fine corde passant sur les poulies de renvoi a et b et solidaire du système régulateur et inscripteur ck. Les électros pourraient encore déclencher respectivement deux mouvements d’horlogerie dont les échappements’sont commandés par leurs armatures. Lorsqu’une armature est attirée, le mécanisme correspondant sc met en mouvement et entraîne i’une des roues d'un engrenage différentiel qui transmet son mouvement au chariot inscripteur.
- Un courant de 4 micro-ampères produit un contact etfectif; la résistance de la bobine étant de 10 watts, on voit qu’une dépense dans le galvanomètre de 16X10'11 watt suffit.
- Voici a titre d’exemple l’application du système à l’enregistrement des variations de re'sistance d’un conducteur, avec la disposition du pont de Wheatstone.
- Les bras de proportion A et B (fig. 1} du pont sont égaux, et l’autre branche est constituée par la résistance a mesurer X, le lii de compensation ah et une boîte de résistances étalonnées G (une résistance complémentaire sert à compenser la résistance des connexions deX;. Il est facile de contrôler l’exactitude des bras A et B ; quant au fil (alliage de platine et argent) il doit être soigneusement calibré, car c’esr de l’exactitude de cette opération que dépend la précision des mesures. La liaison du fil du pont avec le galvanomètre est faite au moyen d’un fil relié au galvanomètre et tendu parallèlement au précédent, par l’intermédiaire de deux contacts glissants à ressort (communiquant électriquement et portés par le chariot qui déplace le style inscripteur;.
- Le zéro de l’appareil étant réglé, on place la résistance X et l’on établit l’équilibre approché à l’aide de la boîte de résistance G, le système mobile termine automatiquement la compensation, la fourche de l’aiguille quitte alors la buttée et les relais enclenchent les mouvements d’horlogerie. Le style décrit une trace verticale sur le tambour horizontal de l’inscripteur, jusqu’à ce qu’une cause quelconque vienne à modifier la résistance X et par suite déplacer le chariot'.
- La résistance a mesurer est la somme de celle lue sur la boite et du double de la résistance du fil comprise entre le point zéro et la position du ressort de contact. De cette façon i) n’est pas besoin de connaître le rapport des deux parties du fil et l’on n’utilise que leur différence, les déplacements du style inscrip-teur sont donc proportionnels aux variations de résistance de X.
- La figure 3 représente la vue d'ensemble
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- de l’appareil et la figure .] indique les connexions.
- T.a boîte de résistances est formée de 11 bo-
- Fig. 3. — Pont de Wheatstone enregistreur du D'' Callendar.
- deux jusqu’à 5^2, soit en fout 102,35 ohms, permettant l’ajustage des deux branches C et X à 0,05 ohm près. Cette disposition qui réduit au minimum le nombre des résistances
- n’est pas aussi commode pour le contrôle que Jes systèmes à décades. Les bobines sont constituées par du fil nu d’alliage platine-argent enroulé sur du mica et plongées d’une manière permanente dans un bain d’huile de paraffine que l’on peut agiter de l’extérieur. Une dernière bobine de 0,01 ohm sert h calibrer le fil. Le tout est renfermé dans un bac de cuivre entouré d’asbeste pour retarder les échanges de chaleur avec l’air ambiant. Les résistances sont introduites dans le circuit en enlevant les fiches correspondantes; les pièces de cuivre qui relient chaque résistance à la suivante-sont séparées en deux parties mécaniquement indépendantes, mais reliées électriquement, de sorte que le déplacement d’une fiche n’influe pas sur le serrage des autres.
- C’est en P (fig. 3 et 4) que l’on place la
- résistance à mesurer. Si la boîte de résistances de l’appareil suffit pour établir l'équilibre à 0,05 ohm. près, on met en court-circuit les bobines C, sinon 011 intercale une résis-
- La variation de résistance d’un conducteur peut être utilisée de bien des façons. Ainsi à Cambridge un appareil a été établi pour enregistrer les variations d’intensité de la chaleur solaire, il indique la différence des résis-
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- tances de deux bobines identiques, l’une exposée aux radiations solaires et l’autre mise à l’abri. L’instrument est très sensible, le style înscriptcur se déplace sans cesse indiquant des variations non perceptibles directement par nos sens.
- L’appareil du L)r Callendar a été employé également pour enregistrer la décharge d’une faible batterie d’accumulateurs et la consommation d’énergie dans un réseau de distribution électrique.
- Le fil de compensation ab peut être aussi le fil d’un potentiomètre, et le style inscrit alors les variations de potentiel d’un corps relié à la borne m ffig. i) du galvanomètre.
- Mais la plus intéressante application du galvanomètre inscripteur est, sans contredit, l’enregistrement des températures. Le thermomètre préconisé par l'inventeur est formé d’un tube de verre ou de porcelaine contenant une petite bobine de fil fin de platine (‘) de fil est enroulé en double sur une petite carcasse de tmicaï. Les extrémités de la bobine sont reliées par de gros fils à deux bornes placées à l’extérieur du tube et que l’on met en communication avec les bornes P de l’enregistreur.
- Le style inscrit les variations de résistance du platine placé dans l’enceinte dont on veut déterminer la température; on sait que la résistance du platine est une fonction parabolique de la température, il suffit donc de trois expériences pour déterminer la courbe. Si le cylindre de l’enregistreur est gradué d’après cette courbe, on peut y lire directement la température.
- Pour corriger les variations dues aux gros fils du thermomètre, deux autres fils identiques sont placés à l’intérieur parallèlement aux précédents, ils sont soudés à l’extrémité voisine delà bobine, et communiquent d’autre part avec les bornes G. Les variations qui ne dépendent pas de la bobine se trouvent donc également réparties sur les deux branches du
- (il Voir à ce sujet : Thermomètre à résistance de platine à lecture directe, L’Éclairage Électrique, t. Il, p. 132.
- pont et sont sans influence sur les mesures.
- Cet inscripteur est particulièrement intéressant pour les températures élevées. Il est d’ailleurs, paraît-il, très sensible ; mais on a peut-être exagéré cette qualité en annonçant qu’il permettait de percevoir aisément une différence de 1/2 degré au voisinage du point de fusion du platine (!).
- Dans le cas où la méthode de mesure avec laquelle on utilise l’appareil est une méthode de déviation, il suffit d’une légère modification : la fourche est alors un organe indépendant du galvanomètre et est déplacée par le relais de façon à conserver toujours la même position par rapport à l’aiguille du galvanomètre. G. Goisot.
- Couplage des alternateurs actionnés par les moteurs à gaz;
- Par G. Detmari1).
- Un moteur basé sur la transformation d'un mouvement alternatif en mouvement circulaire continu subit une variation de vitesse périodique.
- Si nous représentons la vitesse en fonction du temps, nous obtenons une courbe sinusoï-
- Fig. 1.
- dale a (fig. G. Un alternateur actionné par ce moteur engendre une force électromo-trice que nous représenterons par la courbe u, A un second groupe élcctrogcnc corrcspon-
- (V Ekkti atechnhche Zeitschrift, t. XX. p. 728, 19 octobre 1899.
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- dront des courbes b ei bt. Les courbes ax et bt se distinguent par la longueur des demi-périodes et par la grandeur de leur maxima correspondant à des valeurs différentes de la vitesse à un instant donné, et cela, même si un voltmètre donne la même tension aux bornes des deux machines : si l’on couple les deux machines en parallèle, la différence d des tensions produit un courant local assez intense.
- Comme le coefficient de régularisation varie avec la charge, le phénomène précédent se produira chaque fois que l’on couplera une machine a vide avec une machine en charge et également lorsqu’on séparera deux machines couplées pour en arrêter une. Les rhéostats de charge employés pour parer à cet inconvénient ne s’appliquent pas à ce dernier cas et coûtent fort cher. On y a renoncé et on procède souvent au couplage en agissant sur les régulateurs de la façon
- Soient deux alternateurs actionnés par des moteurs à gaz, l'un étant en charge et l’autre a vide. Le coefficient de régularisation pendant un tour et le nombre de tours par minute seront différents. On couple les detfx alternateurs au moment où les lampes de phase s’éteignent. Comme la machine à vide tourne plus vite, elle tendra à prendre une partie de la charge de l'autre. Pendant tout le temps que les régulateurs mettront à égaliser les charges, il y aura entre les deux tensions alternatives la différence représentée par la courbe d de la figure i ce qui donne lieu à de fortes oscillations du voltmètre. Mais si on agit sur le régulateur de la machine à coupler de façon à lui laisser une vitesse constante, on pourra prolonger la durée d’extinction des lampes de phase, mais les deux courbes de force électromotrice ne coïncideront pas encore, car les deux coefficients de régularisation sont différents. Si l’on couple on aura un courant local et une chute de tension. La machine à vide ne prendra que très peu de charge si on ne ramène pas le régulateur dans sa position primitive.
- Le couplage est bien plus simple si on donne artificiellement à la machine a vide une charge extérieure égale à celle de l’autre. Si les régulateurs ont été dès le début réglés de la même façon on obtient alors le même degré de variation de vitesse et le meme nombre de tours pour les deux machines. Au moment du couplage, on n’aura pas de courant local et ii ne se produira aucune oscillation de tension. La machine couplée ne prendra que peu de charge au début, mais si l’on vient à diminuer la charge artificielle qu’on lui a donnée, sa puissance montera et les deux alternateurs fin iront para voir une charge égale.
- Le découplage sc fera de la meme façon. Si en effet on n’agit pas sur le régulateur de la machine à découpler, il n’est pas possible de lui enlever sa charge, car, à faible charge elle tend à augmenter de vitesse et par suite à augmenter de puissance. Si on agit sur le régulateur de façon h conserver une vitesse constante même à faible charge il se produira toujours un courant local dû aux variations de vitesse pendant chaque tour, et on ne pourra pas décharger complètement l’alternateur. Une charge extérieure donnée artificiellement à l’alternateur à découpler constitue encore ici le moyen le plus simple d'éviter des diflérencesde coefficients de régularisation.
- Quand on se sert d’un moteur à gaz pour conduire un alternateur il est presque toujours nécessaire d’avoir un volant pour obtenir une marche h peu près régulière. Ce volant peut facilement servir à donner la charge artificielle extérieure dont il vient d’être question, sans toucher au circuit. On dispose près de la jante un ou plusieurs électroaimants puissants qui échauffent la masse du volant par hystérésis et courants de Foucault, ce qui donne la charge nécessaire. L’échauf-fement n’est jamais dangereux, car d’une part la ventilation d’un volant est toujours très bonne ; d’autre part la dépense d’énergie nécessaire est obtenue en un temps variant de quelques secondes à une ou deux minutes, ce temps est largement suffisant pour effcc
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- tuer commodément les opérations du couplage ou du découplage.
- La ligure 2 représente ce frein électroma-
- Fig. 2. — Frein éFctroîmgnétiqüc pour le couplage
- gnétique disposé pour une machine à gaz de 40 chevaux tournant k 140 t : m. Le frein peut développer une charge de 50 chevaux. Un régulateur particulier ressemblant à un régulateur de tension placé sur le tableau de distribution sert à donner la charge voulue.
- Ce frein a été utilisé dans une installation où deux moteurs a gaz de 40 chevaux attaquent par courroies deux alternateurs monophasés de 2 000 volts. On s'est placé à dessein dans un cas particulièrement défavorable, car, pour expérimenter ce frein, on avait donné aux deux moteurs un coefficient de régularité très faible, environ -J- . En n’utilisant pas le frein et en n’agissant pas sur le régulateur, le couplage était presque impossible. En agissant sur le régulateur, on parvenait k coupler, mais avec des variations de tension de 4 k 5 p. 100. Avec le frein le couplage est des plus faciles. Les variations de tension sont presque toujours inobservables et n’atteignent pas plus de 1 p. 100 dans les plus mauvais cas. Si on a eu soin de bien régler les régulateurs, on peut obtenir facilement 20 ou 30 secondes d’extinction pour les lampes de phases. Pendant ce temps
- on rend les tensions rigoureusement égales aux bornes des deux machines. Une fois le couplage effectué on diminue lentement l'action du frein, ce quipermetd’amener progressivement une partie de la charge sur la machine couplée et de régler la tension au fur et k mesure. Le découplage des machines se fait également bien : on arrive à supprimer presque totalement le courant et à éviter les variations-de tension,
- L’usage de ce frein n’est évidemment pas limité aux moteurs à ga/, : on peut l’employer aussi pour les machines k vapeur et il remplace avantageusement le rhéostat de charge, car il est bien moins coûteux et sert aussi au découplage. On peut l’employer également pour les turbines, chaque fois qu’on aura jugé utile de se servir d’uii volant.
- E. B.
- Méthode de mesure de la différence de phase dans les moteurs à champ tournant ;
- Par G. Brkitfeld(').
- Lorsque la résistance et la self-induction sont également réparties sur les trois fils de lignes d’un circuit triphasé et que la différence de potentiel est exactement sinusoïdale.
- Fig. iet2.
- la différence de phase entre la tension et l’intensité dans un conducteur peut être mesurée au moyen d’un wattmètre en branchant de
- (') Ekktrotechnischc Zeitschrift, t. XXVIII, p. 120, 9 février 1899.
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- deux façons differentes le circuit de la bobine mobile.
- Considérons d’abord la disposition représentée par la figure 1, soient e,,e„et les tensions sur les trois fils, e la différence entre deux fils et i les' intensités égales dans les trois conducteurs ; la déviation x„ du watt-mètre dont la constante est k est telle que
- h V 6
- Si l’on branche ensuite le wattmètre comme l’indique la figure 2 et que .vs soit la déviation observée, on a de même
- d'où l’on déduit :
- Lorsque les conditions énoncées sur la distribution de la résistance et de la self-induction et sur la forme sinusoïdale de la différence de potentiel sont remplies, on obtient donc la différence de phase par une simple commutation du circuit mobile.
- Dans la formule qui donne tangente s, on prend pour la plus grande des déviations. Comme et x3 sont lus directement sur l’instrument, il n’est pas nécessaire de connaître la constante k du wattmètre, si dans les deux cas on emploie l’appareil avec la même sensibilité.
- L’auteur n’a pas eu l’occasion de vérifier expérimentalement cette formule. G. G.
- Parafoudres industriels;
- Par F. Neesen(').
- VII. Parafoudres a rupture produite par échauffement. — L’échauffement produit, soit par la foudre, soit par le courant de ligne peut être utilisé soit à faire fondre des corps fusibles et constituer ainsi une interruption, soit à écarter des électrodes grâce à certains dispositifs particuliers.
- Le plus simple de ces appareils est celui de Van Nuis qui dispose deux fils fusibles enroulés ensemble dans une enveloppe : ces fils sont assez longs pour éviter un court-circuit après fusion.
- h'Elektrotechnische Zeitschrift (2) a indiqué un procédé analogue : chacune des deux lignes est réunie par un conducteur à l’une des armatures dentées de deux parafoudres. Les deux autres armatures situées à 1 mm des premières sont réunies par un fil de plomb et l'une seulement est reliée au sol. Une décharge atmosphérique fait fondre le fil de plomb et l’arc est évité.
- Les figures 19 et 20 représentent un appa-
- Fig. 19 et 20.
- rci.1 souvent usité et qui a l'avantage de remplacer le fil fusible aussitôt qu’il a servi. Un conducteur relie la ligne à un axe portant cinq fils de plomb disposés en étoile. La décharge passe de l’extrémité d’un de ces fils à un segment de bronze relié au sol. Si l’un des fils fond, l’équilibre de l’étoile est détruit et le fil fondu est remplacé par un autre. On
- (!) Voir VÉclairage Électrique du 25 décembre, p. 467. P) El. Zeitsdmjl, t. XIV, p. 665.
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- dit que cet appareil fonctionne bien, mais les renseignements précis manquent.
- Siemens et Hai.ske (l) mettent plusieurs parafoudres en parallèle, en munissant chacun d’eux d’un fil fusible. Si l’un d’eux vient à fonctionner, les autres constituent encore une protection suffisante. Naturellement on ne peut employer ce procédé que dans une station, où l’on a toujours du personnel pour la surveillance.
- Blathy fait passer le fil fusible dans un grand nombre de plaques isolantes percées d’un petit trou pour le passage du fil. L’arc ne peut pas se produire, même avec des tensions supérieures à i ooo volts. Cette installation destinée primitivement à servir de coupe-circuit peut très bien servir contre la foudre.
- L’appareil de Lodge (2) se compose de bobines de fil bien isole et entourées par des plaques de laiton m (fig. 21 et 22} : deux
- Fig. 21 et 22. — P.iiufcHiJ.e de Lodge.
- plaques de laiton voisines sont séparées par des plaques de mica ctamées dont les coins e dépassent. L’ensemble est disposé dans une enveloppe métallique g reliée au sol : les coins e ne touchent pas cette enveloppe mais en sont très près. L’arc jaillit entre les coins et l’enveloppe et est soufflé par la fusion de l’étain. Si l’une des pointes vient à fondre, les
- (') El. Zeitschrift, t. XVII, p. 51;.
- (*) Elcctrical World3 t. XVIII, p. 453.
- autres sont encore disponibles pour les décharges suivantes.
- Barrett profite de la chaleur produite par la décharge pour réaliser un coupe-circuit mécanique : un fil de palladium mince est disposé sur le conducteur du parafoudre, entouré de cire et fixé à un fort ressort par un dispositif qui cède si la cire fond; le ressort se détend et brise le conducteur.
- Siemens évite l’arc en pressant un taquet sur le fil fusible au moyen d’un ressort. Au moment de la fusion le taquet interrompt la flamme. Pour éviter que la pression 11e puisse détériorer le fil fusible, celui-ci est renforcé à l’endroit où le taquet le comprime; l’arc formé suffit à le faire fondre aux autres points.
- Parafoudre de O. Giesecke. — Un tube rempli de liquide et communiquant avec un réservoir plein du même liquide est relié électriquement à deux rails disposés sur la ligne. Le courant principal traverse donc le tube. En face des rails se trouve un troisième rail relié à la terre. U11 courant trop intense volatilise le liquide et il se produit une dérivation à la terre tandis que le courant normal est momentanément interrompu,
- Parafoudre de Cooper. — Une boîte a parois métalliques est complètement fermée par un couvercle de bois en communication avec le sol. Sur le coté interne du couvercle sont fixés deux charbons dont l’un communique avec le fil de terre et l’autre est relié par un conducteur avec les parois métalliques. La boîte est reliée à la ligne, la fermeture hermétique est assurée au moyen de paraffine. Une décharge dilate l’air au point de projeter le couvercle en l’air et d’interrompre ainsi la communication avec la ligne.
- Nous citerons maintenant quelques exemples de parafoudres où la rupture de l’arc est obtenue par une explosion.
- Fessenden dispose deux fils fins dans un tube où l’on a fait un vide partiel, l’un des fils est relié à la ligne, l'autre à la terre. L'arc brise le verre et l’explosion produit le soufflage.
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- Dans le parafoudre de Wheatly un corps explosif est destiné à éclater sous l'action d’un courant trop intense, l’explosion agit sur un levier qui actionne un commutateur et met le fil de ligne à la terre.
- Haselwander (') relie la ligne à un piston porté par un ressort et mobile à l’intérieur
- Fig. 253
- d’un cylindre ; un conducteur va du piston à une capsule dont l’autre extrémité est reliée à la terre. Au moment de l’explosion le piston
- Fig. 24.
- est projeté et la communication au sol est rompue.
- Fig. 25.
- Voici une modification de cet appareil (fig. 23, 24, 25).
- La ligne aérienne arrive en L, la borne L est reliée à la borne K, à laquelle est attaché un ressort f qui appuie sur une feuille
- (') 1:1. Zeitschrift, t. XII, p. 358.
- d’étain d. De là le courant passe par le second ressort f. les bornes D et K, et entre dans l’usine. La feuille d’étain recouvre une gar-gousse plate d contenant un peu de poudre, derrière la gargousse se trouve un troisième ressort fixé à K3 et relié à la terre.
- VIII. Para f oud rf. s a soufflage résultant UE l'échauffement de l’air. — La forme la plus simple de ces instruments est la suivante (•).
- Dans une cavité se trouve une boule reliée métallîquement à la ligne et suspendue au-dessus d’un plateau relié au sol.
- Les étincelles qui jaillissent échauffent l’air, celui-ci en s’élevant fait osciller la boule et l’arc se rompt. La répulsion produite par la charge statique contribue aussi à ce résultat.
- Parafoudre de Wurls construit par la Com-
- ; a
- 5 ; :/ a
- 4 cTn
- 4 4 = 4
- pagnie Westinghouse (fig. 26) (2). Deux chambres communiquent chacune par un orifice étroit avec un tuyau vertical servant de cheminée. Dans chacune se trouvent deux charbons 1 et 2. 1 est à la terre: 2 communique avec un charbon 3 situé à l’entrée du tuyau. En regard se trouve un charbon 4
- p) Elecirical World, t. XV, p. 180; El Zeitschrijt, t. XI, p. 266.
- f2) Elecirical World, t. XiX, p. 218; El. Zeitschrift, t, XII, I P. 451-
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- porte par un. bras mobile et relié a la ligne. Une boule en charbon repose sur les charbons 3 et 4. La décharge gagne le sol par les charbons, l’arc 1-2 échauffe l’air de la cham-
- Fig. 27, 28 et 29. — Parafoudre à échauffement d'air.
- bre et la boule de charbon se trouve projetée en l’air. Quand elle retombe l’appareil est prêt à fonctionner de nouveau. Ce parafoudre a été essayé jusqu’à 3000 volts alternatifs : les charbons 4 oscillèrent plusieurs fois en produisant des détonations, des flammes sortirent parles tuyaux; en très peu de temps
- l’état normal se trouva rétabli sans que l’éclat des lampes eût varié d’une façon appréciable.
- La détonation est bien plus intense si le court-circuit se produit au moment du maximum de la force électromotrice qu’au moment où elle est'nulle. Pour les machines continues à 500 volts, le parafoudre ne fonctionne plus.
- L’Électrical World a donné la description d’un parafoudre fonctionnant également bien dans ce dernier cas(J). Deux chambres (fig. 27) sont percées chacune d’un trou H, Ht. Les deux charbons recourbés B,, Bs (ce dernier non figuré) sont chacun portés par un levier et reliés au sol. Deux autres charbons O, O,, l’un relié au moteur l’autre au trolct, sont séparés des premiers par un intervalle d’un millimètre. Un fusible F sert comme surcroît de précaution. Cet appareil a bien fonctionné sous des courts-circuits de 500 à 1 000 volts. Les figures 28 et 29 représentent la forme qui a été définitivement adoptée : tout est en fer et en marbre pour éviter les dangers d’incendie
- IX. Parafoudres a soufflage magnétique. — Ce dispositif de protection est dû à
- Fig. 30. — Parafoudre de Thomson à soufflage magnétique. Elihu Thomson (fig. 30, 31, 32, 33). Les deux
- («) Ekctrical World, t. XIX, p. 219.
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- fils de ligne MM sont reliés aux deux tiges c et d auxquelles sont fixées des plaques poin-
- ,/VV
- tues i et 4 d’une forme particulière. Les lignes sont prolongées par les fusibles F, F, et se
- Parafoudre de Thomson, autres
- rendent aux appareils d’utilisation. Entre les plaques i et 4 s’en trouvent deux identi-
- Hg. 33-
- ques 2 et 3 fixées à un plateau isolant. Les quatre plaques se trouvent entre les pôles d’un électro-aimant A, A, ; le fil est relié par ses extrémités à 2 et 3 et par son milieu à la terre. Un courant d’une trop grande intensité fait fondre les fusibles F, F, puis passe des plaques 1 et 4 à 2 et 3 et gagne le sol par
- 5oq
- le fil de l’électro-aimant. Les arcs 1-2 et 3-4 qui constituent un court-circuit sont repoussés par le champ vers le haut et se rompent. Si la tension était très élevée, la décharge pourrait gagner directement le noyau des électro-aimants : pour parer à cet inconvénient les noyaux et le fil sont très fortement isolés.
- On peut donner aussi aux plaques une disposition plus simple. Dans la figure 32 il n’y en a que deux, dont l’une est reliée à la ligne à protéger et l’autre à la terre par l’intermédiaire du bobinage de l’électro-aimant. La figure 33 représente une coupe montrant les enveloppes isolantes du noyau.
- Les plaques 1, 2, 3, 4 du parafoudre de Thomson ont reçu diverses formes : les figures 34 et 35 en montrent deux formes avec
- Fig. 34 et 35. — Parafoudre 4 cornes.
- indication du chemin suivi par le courant. Le modèle de la figure 35 est connu sous le nom de parafoudre à cornes. Le courant d’air chaud attire l’arc vers le haut, 011 il est rompu. L’électro-aimant est destiné à renforcer cette action.
- X. Parafoudres a soufflage électro-dynamique. — Siemens et Hal.ske ont modifié la forme du parafoudre à cornes de Thomson de façon à pouvoir se passer d’électro-aimant. Les plaques sont remplacées par des conducteurs recourbés (fig. 36). Les supports c sont bien isolés de telle sorte que le courant ne peut pénétrer dans les cornes que par a. ar
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- Le courant passant en b ou en bt et le courant de court-circuit sont donc perpendiculaires et tendent par suite à devenir parallèles, ce qui amène une ascension de l’arc ; quand celui-ci est arrivé au point où les deux cornes s’écartent, il se rompt. Cet effet n’est pas obtenu dans l’appareil de Thomson, car, comme le montrent les figures 34 et 35, le courant arrive par en bas et par en haut. Dans les premiers modèles de Siemens le courant arrivait non seulement par a mais encore par c : l’effet produit était bien moindre. Les conducteurs b, bs sont distants de 20 mm ; plus l’arc- est grand, moins les conducteurs sont endommagés, car l’énergie développée en un point est moindre.
- Un autre parafoudre à cornes a été construit par Ganz et Cie. L’arc est produit entre deux plaques pourvues de prolongements pointus ; il est de même attiré vers la partie
- supérieure en vertu de la forme de ces pro-
- longements. Ce parafoudre est ordinairement relié aux rails du tableau. E. B.
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- Électrisation des gaz préparés par êlectrolyse ;
- Par J.-S. Townsend (') et par H. Kof.sters (2).
- Les gaz provenant de l’électrolyse de l’acide sulfurique ou de la potasse entraînent une charge électrique : unefraction notable de cette charge subsiste même quand ces gaz ont traversé un barboteur et ensuite un tampon d’ouate de verre qui retient les gouttelettes entraînées. Ils ont aussi la propriété de condenser l’humidité en forme de brouillard ; ccttc condensation est en relation étroite avec la charge électrique, car on ne l’observe jamais sans cette dernière et'de plus le poids de brouillard formé est proportionnel a la charge.
- Dans les expériences de Townsend, le gaz de l’électrolyse traverse d’abord un flacon
- [') Fb. Mag., t. XLV. p. 125-151, février 1898.
- (â) Wieâ. Ann., t. LXIX, p. 12-34, septembre 1899.
- I renfermantunedissolution d'iodurede potassium pour retenir l’ozone, puis un flacon renfermant de l’eau distillée. Ensuite le gaz passe dans un tube de Licbig rempli d’acide sulfurique, où il se dépouille de son humidité au sortir de ce tube, le brouillard a disparu. En retranchant de l’augmentation de poids du tube de Liebig le poids de vapeur d’eau nécessaire à la saturation du gaz qui a passé, on obtient le poids du brouillard. Finalement le gaz s’écoule dans un collecteur relié à un électromèrre, ce qui permet de mesurer la charge.
- La proportionnalité du poids du brouillard à la charge électrique subsiste quand on fait varier la température de l’eau, au moins entre o et 14°. L’oxygène provenant de la potasse est chargé négativement et possède une réaction alcaline. Cette réaction alcaline ne peut provenir que de fines particules de potasse entraînées par le gaz et qui restent même après
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- que le gaz a barboté dans l’acide sulfurique.
- L’oxygène qui provient de l’électrolvse de la potasse n’a pa$ de charge appréciable tant que la température de l’électrolyte est inférieure à 2o° et le brouillard apparaît exactement en même temps que l’électrisation. La liaison entre les deux phénomènes est encore attestée par ce fait que le passage du gaz à travers l’ouate de verre qui retient le brouillard diminue l’électrisation jusqu'au cinquième environ de sa valeur primitive. L’aspect du nuage est un peu différent suivant le signe de l’électrisation ; il est plus blanc dans l’hydrogène que dans l’oxygène, plus blanc dans l’oxygène négatif que dans l’oxygène positif.
- En déterminant approximativement le nombre des gouttes et par suite la charge de chacune d'elles, on trouve que cette charge dans l’oxygène est d’environ 3.io‘° et dans l’hydrogène entre i et 2.10113.
- De la vitesse avec laquelle le gaz cède sa charge à un conducteur métallique, on peut déduire la vitesse de translation des particules qui transportent les charges électriques.
- Cette vitesse est dans l’hydrogène, sous l’action d’un champ électrique d'un volt par centimètre, de par seconde dans
- i’oxvgène de — ~~ ; on peut en conclure
- que les dimensions de ces particules sont de l’ordre de grandeur des dimensions moléculaires.
- La charge reçue par le collecteur est beaucoup plus grande quand le tube de ce collecteur est vertical au lieu d’ètre horizontal ; cette différence est due à l’action de la pesanteur sur les gouttes d’eau qui forment le brouillard et prouve bien que l’électrisation est transportée par ces gouttes.
- L’hydrogène diffusé à travers une cloison de terre poreuse perd la plus grande partie de sa charge : la charge reste dans le gaz qui se trouve à l’intérieur de la cloison.
- Townsend a étudié aussi les gaz provenant de l’acide chlorhydrique électrolysé entre deux
- électrodes de charbon. L’hydrogène est d’abord chargé positivement quand les électrodes de charbon sont neuves : puis cette charge diminue et au bout de quelques minutes devient négative: cette charge négative reste constante, sauf les variations provoquées par la température.
- Quand l’électrolyte est refroidi, la charge est négative dès le début.
- Le chlore est toujours chargé négativement sans que le signe de l’électrisation change.
- Cette variation dans le signe de l'électrisation de l’hydrogène est due à la diffusion du chlore dans l’électrolyte et à son absorption par le charbon.
- Si on remplace les électrodes de charbon par des électrodes de platine, l’hydrogène acquiert la propriété de former le brouillard : mais la charge du chlore est trop faible pour donner lieu à ce phénomène.
- Kœsters a confirmé ces résultats obtenus par Townsend.
- Il a reconnu que l’électrisation observée ne provient pas du frottement du gaz ou des gouttelettes liquides entraînées contre les parois des tubes de la canalisation : car ces tubes s’électrisent toujours positivement, même quand le gaz est positif.
- Le siège de l’électrisation est plutôt dans l’électrolyte qui prend une charge de signe contraire à celle du gaz et à peu près de même valeur absolue.
- Kœsters a cherché h rattacher ces phénomènes à ceux de l’électricité des cascades étudiés par Lenard (y.
- Il a fait barboter dans les électrolytes les gaz provenant soit d’un réservoir soit de l’élec-troiyse même et débarrassés au préalable de toute charge électrique. Dans ce dernier cas, le signe de l’électrisation est toujours le même que dans les expériences faites avec les gaz
- (') Lenard, Wied. Ann., t. XLVI, p. 584 et suiv., 1892,
- chutes'd’cau^cette électrisation prend naissance toutes les fois que des gouttes d’eau tombent sur un obstacle : cette
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- ordinaires, mais l’électrisation est beaucoup plus forte.
- Dans l’élcctrolyse de l’acide chlorhydrique entre des électrodes de charbon, Kœsters n’a pu observer le changement de signe constaté par Townsend que dans un seul cas, avec une paire d’électrodes; toutes les autres électrodes donnaient une électrisation de signe constant pour l’hydrogène.
- Dans l’appareil de'Lenard, l’électrisation augmente beaucoup avec la pression du gaz.
- Si on compare les résultats obtenus par l'électrolyse et par l’appareil de Lenard, on ne trouve pas entre les charges observées dans des conditions analogues, la proportionnalité qui semblerait devoir exister, si les deux phénomènes sont réellement de même nature.
- Ce sont les fines gouttelettes entraînées par
- les gaz qui forment les véhicules de l'électricité. Chaque bulle de gaz qui se dégage dans l’électrolyte vient crever à la surface du liquide en donnant naissance à un nuage de fines gouttelettes.
- Ce qui donne du poids à cette explication c’est que du gaz ordinaire chargé ainsi de poussière liquide au moyen d’un vaporisateur ou de poussière solide au moyen d’un fil de platine incandescent, fournit dans l’appareil de Lenard des charges aussi considérables que le gaz électrolytique.
- Les résultats varient beaucoup avec la nature du liquide employé : une très faible quantité d’impuretés dans l’eau suffit à diminuer et môme à détruire le phénomène ; l'absorption des gaz par le liquide, affaiblit également l’électrisation observée, dans une proportion notable. M. L.
- CHRONIQUE
- Sur l’emploi des condensateurs dans les transmissions d’énergie électrique à courant alternatif et leur construction industrielle. — On sait tout l’intérct que présente l’emploi des condensateurs dans les transmissions à courant alternatif; les principales questions relatives à ce sujet ont d'ailleurs été traitées ici. Dans un des derniers numéros de II Nuuvo Cimenta (t. IX, p. 354), se trouve un compte rendu très étendu du mémoire de M. L. Lom-bariii qui a été couronné par l’Institut lombard des Sciences et des Lettres, dans le concours au prix Kramer de 1897; ce mémoire est précisément une étude très détaillée des circuits à courant alternatif contenant une capacité, l'auteur n’a pas employé la méthode des imaginaires pour traiter cette question, ce qui, sauf dans quelques cas, a allongé un peu scs calculs.
- l.’économie due aux condensateurs dans les transmissions d’énergie est essentiellement subordonnée à la réalisation de fortes capacités pouvant supporter des tensions élevées sans notable consommation d’énergie. Dans une élude des condensateurs, la question principale est donc l’examen des divers diélectriques et l’auteur a réuni sur ce sujet d’intéressants résultats ; il s’est servi dans ses
- mesures des tensions alternatives produites par les machines industrielles et dont la variation diffère peu de la loi sinusoïdale.
- La décharge avait lieu entre deux électrodes formées l'une d’un disque de 6 cm et l'autre d’une sphère de 9 mm de diamètre, supportées par un micromètre à étincelles. Voici quelques résultats :
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- Les mêmes électrodes séparées par une lame I valeurs de la tension P et du rapport P : T'a de ces diélectrique à faces parallèles entre elles et au | tensions à celles qui correspondent à la même disdisque ont donné les résultats suivants pour les I tance explosive dans l’air :
- Les conditions de ces expériences ne sont pas celles qui se présentent le plus fréquemment dans la pratique.
- Dans les condensateurs ordinaires, en effet, la plus grande partie du diélectrique est soumise à une action uniforme entre des armatures planes. Pour
- se rapprocher de ces conditions, l’auteur a immergé électrodes et diélectrique dans un bain d’huile de lin, lequel présente une certaine conductibilité et exerce une égalisation partielle de la distribution superficielle du potentiel.
- Voici les résultats obtenus dans ces conditions :
- DISTANCE EXPLOSIVE
- Air.................
- lluile de lin et pétrole
- Stéarine............
- Verre ordinaire . . . Gutta-pcrcha, mica . F.bonite, dre, paraffine
- MILLIMETRE
- MILLIMETRES
- 39 000
- L'auteur considère ensuite le produit du rapport d’un diélectrique par son pouvoir inducteur comme chiffre de mérite, au point de vue de la plus grande capacité sous le plus petit volume; il obtient ainsi le tableau suivant :
- Huile de lin et pétrole. ... 7,2
- Stéarine..................... 3,3
- Cire blanche.................24
- Paraffine....................24
- Gutta percha............... 27
- Ebonite...................35
- Mica......................41
- Les résultats qui correspondent à la micanite, produit industriel récent, et qui est un aggloméré
- de mica avec mastic isolant, diffèrent peu de ceux du mica. Malgré le chiffre de mérite du verre, sa conductibilité électrique obligea l’abandonner pour les grandes capacités.
- L’auteur a étudié également la dissipation de l’énergie par conductibilité et hystérésis et la rapidité de polarisation, il termine en concluant de ses études que le mica, l’ébonite et ia paraffine sont les meilleurs diélectriques à employer dans les condensateurs industriels ; ce qui donne l’avantage à la paraffine à cause de son prix et de la facilité de l’obtenir en plaques de dimensions convenables. L’auteur a d’ailleurs réussi à préparer de tell'es plaques d’une pureté et d’une homogénéité remarquables, il en a montré de curieux échantillons à la récente exposition de Côme.-
- G. G.
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- 5H L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE t.xxi.-N°52.
- Sur l’isoloment d’uu fil télégraphique posé à nu sur un glacier. -- Pendant l'été dernier, M M. Lcs-pieau et Cauro entreprirent au .Mont-Blanc une série d’essais dans le but de reconnaître si l'isolement d'un fil télégraphique posé à nu surun glacier serait suffisant pour permettre la transmission des dépêches. M. Cauro ayant mal heureusement, comme nous l'avons annoncé, trouvé la mort des le début des travaux!1), M. Lespieau fut charge seul de mener ceux-ci à bonne lin.
- Deux fils de fer galvanisé de 3 mm de diamètre du modèle de ceux utilisés par l’administration des télégraphes furent disposés a 5 m au moins l'un de l'autre sur le glacier entre le rocher des Grands Mulets et le sommet de la montagne de la Côte ; la longueur de chacun de ces fils était d'environ 1 700 ni. Ayant monté en série t8 éléments Leclanché grand modèle, l’un des fils, 1 milliampcrcmèirc et l’autre 1 il, on n’a observé aucune déviation.
- Dans un autre essai, l’ampèremètre était remplacé par un galvanomètre et un deuxième galvanomètre du même modèle était relié aux deux fils I de fer à des distances variablesdufil de fer; sous l’in- , fluence du meme courant, les deux Instruments don- I nèrent des déviations presque identiques.
- Dans un troisième essai, on mesura la résistance I de la ligne à l'aide d’un pont de Weatstone : on la | trouva voisine de 57 ohms, chiffre très peu différent 1 de la résistance de 59 à 60 ohms qu’elle aurait dû ; avoir si elle était parfaitement isolée. •
- (') Eu présentant à l'Académie des sciences le rapport de M. Lespieau, M. Janssen disait à ce propos :
- « O11 connaît le mortel accident arrive à M. Cauro au I début des opérations. Ce jeune et très distingué physicien fit < une chute dans un sentier de la montagne de la Côte, montagne conduisant au glacier sur lequel ou devait expérimenter, et il se tua sur le coup. Ce grand malheur, qui biisait une carrière pleine d’aver.ir, m’atterra. Je fus d’autant plus affecté de cette mort que c’était par amour et amour absolument désintéressé de la Science qu’elle se produisait. Anssi ai-je tenu à rendre à cette si intéressante mémoire tout l’hommage qui lui était dû et à agir en cette circonstance comme s'i; se fût agi de mot; propre fils. Son ami, M. Lespieau, aussi affecté que moi-même, m'aida de tout son pou- i voir dans cette si douloureuse circonstance. Nous nous I
- mis en cercueil plombé chez moi. Le lendemain un service j solennel eut lieu d l’église de Cliamonix et nous attendîmes ! l’arrivée de M'“e Bougleux, soeur de M. Cauro, qui vint bientôt et put emmener le cercueil de son frère et,le faire 1 placer à Paris dans une sépulture de famille. Une croix, I rappelant l’accident et son noble motif, a été placée sur le I lieu même par mes soins. M. Lespieau conduisit l’expédition | et ma fille m’y représenta. » j
- Dans un quatrième essai, on a mesuré l'intensité du courant fourni à la ligne par un, puis par deux éléments Leclanché ; on a trouvé ainsi 24 et 46.5 milliampères. De ces chiffres et des valeurs de la résistance de la ligne et de l’ampèremètre (57 ohms et 1,85 ohm), on a déduit la résistance intérieure de la pile et sa force éleetromolrice. On a trouvé par ces quantités 1,96 ohm et 1,459 volt. Or, on sait que la force électromotrice est de 1,46 volt et d’autre part la mesure directe de la résistance intérieure de la pile a fourni des nombres oscillant, suivant la température, entre 1,8 et 2 ohms.
- Les résultats de ces essais montrent donc que lorsque des fils sont posés à nu sur un glacier, les pertes à la terre sont extrêmement faibles et par j conséquent les communications télégraphiques possibles avec de tels fils; malheureusement les mouvements de descentes des glaciers sont des causes incessantes de rupture des fils.
- Sur la stérilisation de l’eau par l'ozone. — La
- Revue d'hygiène du 20 novembre donne des résultats d’expériences faites à Berlin sur la stérilisation de l'eau par l’ozone, question qui tout récemment donnait lieu à une discussion à la Société des ingénieurs civils (v. L'Ecl. Elect. du 9 décembre, p. 394:.
- L’eau du lac de Tegel, qui sert à l’alimentation de Berlin, aurait exigé au laboratoire 2 à 3 mgr d’ozone actif pour 200 cm3 d’eau dans un cas et 3 à 4 mgr pour 500 cm’’ dans un autre cas, c’est-à-dire m, 15, 6 et 8 gr par mètre cube d’eau.
- Les eaux d'égout filtrées par la méthode de Dib-bin, eaux d’égout sans doute pauvres en matières organiques, mais riches en germes, onl exigé 3,5 mgr d’ozone pour 100 cm’, soit 35 gr d'ozone par mètre cube d’eau.
- Un établissement de stérilisation créé par Siemens et Halske a traité par jour 80 m3 d'eau de la Sprée, déjà grossièrement épurée, que l’on faisait tomber dans une tour remplie de cailloux à travers lesquels s’élevait de l'air ozonisé. Pour cela les appareils ont débité no gr d’ozone par heure; le nombre des germes a été réduit de 99 p. too et la proportion de matière organique diminuée, mais on ne dit pas de combien. En supposant une marche de 12 heures par jour on aurait donc dépensé 720 gr d’ozone pour 80 m3 d’eau, soit 9 gr par m3. On a constaté qu’une grande partie 170 p. 100,1 de l’ozone sc perdait sans produire d’action et l’on estime que s'il avait c é utilise en totalité, la stérilisation eût
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- exigé seulement 1 ou 2 gr d'ozone par mètre cube selon l’impureté de l’eau traitée.
- Sur le pouvoir inducteur spécifique des milieux diélectro-magnétiques constitués par du fer et de la paraffine. — MM. Boccara et Gandolki ont me- j suré par la méthode de Gordon le pouvoir indue- 1 teur spécifique des mélanges de fer porphyrisé et de paraffine en diverses proportions, ils ont opéré sur des disques de 18 cm de diamètre, qu’ils obtenaient en travaillant au tour des plaquettes à faces aussi parallèles que possible. j
- Au delà de 50 p. 100 de fer, le mélange présente j une légère conductibilité, à 60 p. n>o elle est très j
- Voici les résultats obtenus :
- 3'> 6.5
- 35 8.2
- 45 “.«fi
- 5'- M
- Ainsi le pouvoir inducteur spécifique va en augmentant avec la quantité de fer contenue dans le mélange.
- Cette augmentation n’est pas proportionnelle à celle de la quantité de fer, elle est plus rapide.
- G. G.
- Polarisation de l’eau privée d’air. — L’influence des gaz dissous dans l’eau sur la force électro-motrice de polarisation n’a guère été étudiée jusqu’ici, si ce n’est par Bartoli (// Nuovo Cimenta, t. VII. p. 234, j88o), qui avait conclu à une influence négligeable; mais scs expériences faites avec l’eau aérée ou privée d’air ont été exécutées sous des pressions différentes et la différence de pression peut produire une action de sens contraire à celle des gaz dissous; en outre l'électrolyte employé était une solution diluée d'un acide et la présence de celui-ci pouvait altérer le phénomène. M. R. Federico a' repris la question et a donné dans II Nuovo
- Cimenio (t. IX, p. 191. 18991 les résultats très intéressants de ces recherches. Il s’est occupé particulièrement d’observer comment la force clectro-motrice maxima de polarisation varie à mesure que le liquide, çi’abord privé de gaz, en dissout.
- La méthode est celle-là même que l’auteur a adoptée dans ses recherches sur la variation de la polarisation d’un électrolyte avec la pression (J.’Ec. Elect., t. XXL p. 317). L’eau a été obtenue en chauffant dans le vide le carbonate de sodium, l’eau de cristallisation distille; suivant la méthode employée par Batelli et Stefanini (iYuovo Cimenta, t. IX, p. 50, 1899), l’eau ainsi obtenue ne commence à produire des soubresauts qu’à 190° sous 760 mm et à 8o° dans le vide.
- La force électromotrice de polarisation était mesurée d’abord dans le vide, puis on laissait pénétrer l'air dans le récipient pour soumettre le liquide à la pression atmosphérique; puis on faisait barboter l’air à travers le liquide et on mesurait la force électromotrice tous les quarts d’heure. Au moment où l’on fait agir la pression extérieure on observe toujours une brusque augmentation de la force électromotrice de polarisation; puis, à mesure que le gaz se dissout, la force électromotrice diminue.
- L’influence des différents gaz n'est pas la même : avec l’oxygène on observe une sensible diminution, avec l’hydrogène elle est plus faible, avec l'azote il n’y a pas de variation sensible.
- Dans le casde l'air, l’action est due principalement à l’oxygène, car la diminution produite par l’oxygène étant de 0.019 volt, n'est que de 0,012 pour l’air en moyenne-; il semble que l’azote vient simplement mitiger l’action de l’oxygène.
- F.n résumé, la force électromotrice maxima de polarisation est plus petite pour l’eau contenant des gaz en dissolution que pour l’eau privée de gaz — l'influence varie avec le gaz dissous. G. G.
- I Mesuro de la résistance électrique des alliages par la méthode d'amortissement. — Certains al-| liages sont beaucoup trop cassants pour être étirés j en fils, cequi 11e permet pas de mesurer leur résistance par les procédés ordinaires, j R.-II. Weber [Wied.Ann., t. LXVU1. p. 705-728,
- août 1899) a appliqué aux alliages de cuivre et de zinc et aux amalgames d'étain la méthode d’amor-| tissement. Elle consiste à faire osciller dans un champ magnétique un cylindre formé de l'alliage
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- étudié et à déterminer le décrément logarithmique des oscillations.
- Si / est le décrément des oscillations en l'absence du champ magnétique, /' ce décrément dans le champ magnétique, y la conductibilité spécifique du cylindre, d sa densité et r son rayon, on a :
- En faisant successivement l’expérience sur deux cylindres différents, 011 aura donc :
- \ _ /', ./, d, rt
- La courbe de la figure r représente les résistances
- spécifiques (ordonnées) en fonction de la teneur en zinc des alliages de cuivre et de zinc (abscisses). Elle présente, comme on le voit, deux branches ayant chacune un maximum et qui semblent devoir se rejoindre par un point anguleux : l’abscisse de ce point répondrait vraisemblablement à l’alliage CuZn. La détermination exacte de ce point n’est pas
- possible, parce qu’on ne peul obtenir un alliage de composition fixée à l'avance, à cause de la volatilisation et de la combustion du zinc qui se produit pendant la fusion.
- Les amalgames d'étain sont liquides jusqu'à celui qui renferme environ 35 p. 190 d’étain. La méthode n’est pas directement applicable ; dans ce cas, on
- fait osciller un équipage magnétique formé de deux aimants en forme d’U sc faisant face par leurs pôles de signe contraire : entre ces pôles se trouve un vase de verre plat renfermant l'amalgame.
- La courbe de la figure 2 a pour abscisses les
- .tièmes et pour ordonnées leurs résistances spécifiques, celle de l'étafn étant prise comme unité.
- L'auteur a mesure aussi les conductibilités de ces amalgames à par une variante de la
- méthode de Kirchhoff : la courbe présente la même allure, à cela près qu'elle s’abaisse plus rapidement à partir de l’origine.
- On peut aussi comparer les conductibilités de deux cylindres en les suspendant dans un champ magnétique tournant et déterminant la déviation angulaire «> qu'ils éprouvent,
- Al. L.
- Fluorescence de l'aluminium et du magnésium dans l’eau et dans l’alcool sous l’action des courants de la bobine d’induction. - Au mois de juillet dernier M. Thomas Tom.hasina avait entrevu une faible fluorescence dans l’extrémité la plus large d’un tube focus rempli d’eau distillée en regardant dans la direction du disque cathodique qui se trouvait à l’autre extrémité. H a repris l’étude de ce phénomène avec un tube ovoïde, de ceux créés par Crookcs pour observer la fluorescence de différents corps, dans l’air raréfié, sous l’action des rayons cathodiques {Comptes rendus, t. C.XXIX, p. 958, 4 décembre).
- Dans cette ampoule remplie d’eau distillée, les électrodes en aluminium situées du même côté et formant deux miroirs concaves ont été reliées au pôle positif, tandis qu’un fil de platine servait de cathode. Ayant fait l'ob'scurité dans la salle, l'auteur a vu que les deux miroirs étaient devenus fluorescents En augmentant l’intensitc du courant, la lueur devint assez brillante pour illuminer non seulement l'eau et le verre de l’ampoule, mais aussi les objets proches. Ayant remplacé le fil de platine par un fil d'aluminium, celui-ci est devenu lumineux, en même temps que les disques, lesquels, comme le fil, étaient recouverts d’un grand nombre de petites bulles gazeuses avec de minuscules étincelles ; mais la fluorescence existait aussi dans les endroits où il n’y avait ni étincelles ni bulles. La luminosité ayant un caractère pulsatoire très prononcé, en faisant
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- les interruptions du primaire à la main, on a cons- j taté que l’extra-courant direct d'ouverture rendait lumineuse l’anode cl celui de la fermeture la cathode; c’est donc une fluorescence anodique. Rien que les deux électrodes semblent lumineuses en même temps, l’action est alternative en réalité.
- En approchant dans differentes positions un écran au platinocyanure de baryum, on n'a pas aperçu de fluorescence. On a pu au contraire, dans l’obscurité absolue, photographier l’ampoule, dont les deux miroirs ont donné une faible image en quatre minutes de pose, et une très bonne en trente-deux minutes : dans cette dernière en voit, bien que très légèrement marqué, le conducteur de l'ampoule et un des fils conducteurs externes.
- Pour étudier le phénomène en variant les métaux cl les liquides, l’auteur a adopté un récipient cylindrique en verre, dans lequel plongent parallèlement deux fils ou deux lames métalliques. Seuls, l'aluminium et, à un degré moindre, le magnésium deviennent lumineux. I.c platine, l’argent, le cuivre, Je laiton, le zinc, l’étain ne semblent rien produire. Pour les deux premiers, il a constate aussi que la fluorescence augmente et devient plus blanche avec l’intensité du courant et diminue avec l'augmentation de la surface des électrodes.
- Dans un voltamètre, contenant deux lames rectangulaires de platine disposées parallèlement et fixées au fond par des conducteurs les reliant chacune à un serre-fils extérieur, on a placé entre les lames de platine une lame mince en aluminium. Faisant anode celle-ci et cathode l'une des lames de platine, l'aluminium ne devenait lumineux que sur la face en regard de la lame de platine en circuit. Lorsque les électrodes de platine étaient toutes les deux reliées au pôle négatif, l’anode d’aluminium devenait lumineuse sur ces deux faces. En laissant comme écran la lame d'aluminium hors circuit, l’une des lames de platine étant anode et l’autre cathode, on a vu la lame d’aluminium devenir encore lumineuse des deux côtés si elle était disposée parallèlement, et seulement dans les parties les. plus proches des électrodes de platine lorsqu'elle était hors de l’espace compris entre les premières et disposée normalement aux mêmes.
- Pour éviter les réflexions des parois en verre, l'auteur' a répété les expériences dans une grande cuve rectangulaire en ébonite divisée en long par j une paroi étanche en fer-blanc épais.
- Les deux ' compartiments remplis d’eau ordinaire ont reçu chacun un fil d’aluminium, reliés
- l’un au pôle positif et l’autre au négatif de la hobine. Immédiatement les parties immergées des deux fils devinrent lumineuses avec dégagement de bulles gazeuses qui montaient à la surface, mais celles-ci sans aucune lueur visible. Ayant substitué à la lame métallique une autre lame en verre, on a encore observé la fluorescence des deux fils immergés un de chaque côté de la lame de verre sans la tou-
- Une série d'expériences avec l’aluminium et ie magnésium ont permis de constater que la lueur se manifeste même si les lames ont été polies, mais qu’elle se produit plus vite lorsque les lames, ayant déjà servi, sont couvertes d’une légère couche d’oxyde ; dans ce cas, la lueur est plus vive. Ayant enlevé l’oxyde sur une partie d’une lame, on a observé que la partie polie devenait bien moins lumineuse que celle recouverte d’oxyde On pourrait en déduire que l’oxyde joue un rôle, et meme que c’est lui qui devient fluorescent-
- Quant aux liquides dans lesquels le phénomène sc manifeste, les meilleurs sont l’eau distillée et l’alcool : viennent ensuite l'eau ordinaire et même l'eau contenant quelques gouttes d’acide sulfurique. Dans les huiles diélectriques telles que la vaseline, .le pétrole, etc., on n'a rien pu obtenir.
- Comme explication du phénomène, l’auteur serait disposé à admettre qu’il est produit pendant l’élec-trolyse par les décharges successives dans les deux sens, entre le métal et le liquide à travers la mince couche très diélectrique formée par l'oxyde. Le passage du flux électrique à travers l’oxyde serait la cause directe de ia fluorescence.
- Influence de l’altitude sur le champ magnétique. — L’élude de la variation de la force magnétique terrestre avec l’altitude présente un interet tout particulier, car elle.pourrait permettre de déterminer si cette force est due uniquement à la terre et s'il n’en existe aucune autre au dehors.
- Van Kiyckevorsel et W. van Beminelen (International Conférence on Terreslral Magneiism and atmos-pheric electricity. Bristol Meeting, p. 57, 1898) ont déduit des expériences qu’ils ont exécutées sur le Rigi que l’influence de l’altitude est trop faible pour que l’on puisse en tenir compte dans les mesures ordinaires.
- Sella (.Rendiconti dei Lincei, r'r semestre 1896, p. 40) expérimentant à Rome Biella et au mont Rosa a constaté une influence appréciable sur la
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- composante horizontale de l'ordre de 0,001 par i ooo m de dénivellation.
- J. Liznar (Wiener An^oiger,p. i68, 1898) déduisant l'influence de la comparaison des mesures faites dans 205 stations d'Autriche, arrive à un résultat analogue, o.ooo*.
- M. Pochettino a repris cette étude (Rendiconti dsi Lincei, t. VIII, p. 204, 15 octobre 1899) en choisissant comme lieu d'expériences le Gran Sasso d Italie, qui est constitue uniquement par des masses de calcaire blanc assez compact. La méthode de mesure employée est celle qui consiste à comparer les durées d'oscillations aux differentes stations. Le coefficient thermique de Taimant était de 0,000093 entre oIJ et 40°; la durée d’oscillation à la température H étaitdonc multipliée par (1 —0,000 058 Oj.
- Les differentes stations n'étant ni à la même latitude, ni à la meme longitude, l’auteur a fait la correction correspondante en utilisant les déterminations magnétiques faites dans les régions avoisinantes, il déduit de ces mesures que l'intensité du champ augmente de 0,00035 (C. G. S.) lorsquelalati-tude diminue d'une minute et qu’elle augmente de 0,000072 par minute cle longitude Est
- En résumé M. Pochettino obtient 0,0005 comme variation par 1 000 m d'altitude. G. G.
- Sur l’influenco de la pression barométrique dans les déterminations de la composante horizontale du magnétisme terrestre.. — Reprenant une étude de Kuhn (-.) \Po%g. Ann., t. LXXI, p. 124, 1847) M. BelDagamba a recherché expérimentalement (Rendiconti dei Lincei, t. VIII, p. 529, 3 juin 1899; quelle est l'influence de la pression atmosphérique sur la mesure de l’intensité du magnétisme terrestre. Deux causes peuvent influer sur celte mesure, la perte de force vive à laquelle est sujet tout mobile oscillant dans un fluide par suite du mouvement communique aux particules avoisinantes et la perte due a la susceptibilité magnétique du milieu qui diminue l’intensité du champ agissant sur l’aimant d'une quantité H ~ f ;-i moment par unité
- de volume induit par le champ dans le milieu, m moment par unité de volume de l'aimant). Cette dernière cause est tout à fait négligeable par suite de la petitesse de u.
- M. Reliagamba renfermant le magnétomèlre dans une caisse susceptible de tenir le vide, a mesuré, suivant la méthode de Ilansteen, les valeurs de la composante horizontale du champ terrestre à la pression ordinaire et à celle de 60 mm de mercure. Il a opéré sur trois aimants, i'un parallclipipédique (90 X 9,8 X 4), l’autre laminaire (çox 10 x 0,4) et le dernier-cylindrique (100 x 10,08;.
- Pour diminuer l'effet des variations du champ, l'auteur a opéré plusieurs fois alternativement aux deux pressions choisies. Les durées moyennes d'oscillations étaient de 13 secondes pour l’aimant parallélipipédique et l’aimant cylindrique et de 6 secondes pourl'aimantiaminairc- Il résulte des expériences que la durée d’oscillation augmente avec la pression, mais la variation est très faible, elle a été deo.002 seconde pour l'aimant parallélipipédique, de 0,003 seconde pour l’aimant cylindrique et de 0,02 seconde pour l’aimant laminaire.
- Mais lalimite dcprécision que l’on peut atteindre dans la mesure du champ terrestre est de zt 1 unité de l’ordre de la quatrième décimale (C. G. S.). Ce qui correspond à une erreur de ne 0,0015 seconde. L’influence déterminée ci-dessus est due à une variation de pression de 700 mm environ, et si 011 réduit sa valeur à celle qui correspond aux variations de pression que l’on peut observer à la surface du globe, on voit que Ton peut négliger complètement toute correction barométrique.
- Si l’on assimile l’influence de la pression à celle d’une couche d’air entraînée avec l’aimant dans son mouvement et que l’on détermine l'épaisseur de cette couche à l’aide des résultats expérimentaux obtenus, on arrive à une valeur qui est la meme pouries trois aimants, soit environ 1 cm.
- G. G-
- Le Gérant .-C. NAIJD.
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- TABLE
- MÉTHODIQUE DES MATIÈRES
- ÉLECTRICITÉ ET MAGNÉTISME
- Théories, Conducteurs, Électrolytes et Diélectriques.
- Sur les champs de force. — A. Broca . . . 21S
- Reproduction électrique des figures de Sa-
- vart. — P. de Heea.................278
- L'électricité de contact. — M. F. S. Spiers. 307 Recherches expérimentales sur l’origine de l’électHcité de contact.— C. Chris-tiausen.....................................397
- Conducteurs. — Quelques-unes des propriétés du courant électrique. — Ad-
- deubrooke........................228
- Sur les propriétés électriques de l'aluminium
- et des aciers. — Barrett.........227
- Variation de conductibilité du bioxyde de
- plomb. —Sundorph.................315
- Sur les conductivités de certains milieux hétérogènes pour un flux constant dérivant d'un potentiel. — M. C.
- H. Lecs..........................39*
- Dérivation des courants sur les conducteurs plongés dans les électrolytes. —
- J. St'arck..................' . . 310
- Etude d'un condensateur de grande capacité. — .4. Toblcr............................ 33
- Recherches théoriques et expérimentales sur la self-induction. -- G. IV. Patier-
- son.............................31 <>
- Sur diverses expériences destinées à confirmer l’hypothèse d’Ampère. relative à la direction de l'action élémentaire électromagnétique. — W. de
- Nikolaieve.......................... 66
- Sur les lois de l'électrodynamique. — Fr.
- Kerntler............................153
- Electrolytes. — Polarisation de l'eau privée
- d'air. - R. Federico................313
- Variation de la polarisation dans les électro-
- lytes à partir de la pression ordinaire jusqu'à 1 000 atmosphères. —
- Federico..........................317
- Tension de décomposition des électrolytes
- fondus. — C. Garrard.................357
- Changement de la force d’un acide faible par
- l'addition d'un sel. — 5. Arrhenius. 27 Électrolyse du chlorure de platine et du chlorured'étain. — W.Dittenbcrgcr
- et R. Dit\...........................280
- Sur les électrolytes amphotcrcs et les sels
- intérieurs. — Bredig................. 28
- Sur les tensions de décomposition des sels
- complexes. — Abegg...................261
- Sur l'attitude électrochimique du chrome.—
- Hittorf.............................. 25
- Sur le dégagement de l’hydrogène dans l’é-lectrolyse. — Caspari, Coclin, Bredig, Osiwald...................................54
- Sur la vitesse de réaction électrique. — Cohen 456 Action des courants de Tesla sur les vapeurs.
- — Kauffmann..........................437
- Électrisation des gaz préparés par électrolyse. — //. Koesiers .........................310
- Electrisation des gaz préparés par électrolyse. — J. S. Tounsend...............310
- Sur la conductibilité électrolytique de corps solides à très haute température. — Nernst........................................ 36
- Diélectriques. — Sur le pouvoir inducteur spécifique des milieux diélectroma-gnétiques constitués par du fer et de la paraffine. —Boccara et Gandolfi. 313 Sur les variations du pouvoir inducteur spécifique ou diélectrique d'un condensateur sous l'effet de la traction. —
- U. Panichi............................338
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- T. XXI. — Nü 52.
- 520 L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Décharge électrique.
- Déperdition. - Aigrette dans le champ magnétique. — Tœpler.........................397
- Fluorescence de l'aluminium et du magnésium dans l’eau et dans l'alcool sous l’action des courants de la bobine d'induction. — Th. Tommasina . . 516
- Rayons émis par une pointe électrisée. —
- S. Leduc........................ 144
- Electrographie. — I. Fotnm.................397
- Décharge dîsruptive. — Mode de production
- de l’étincelle électrique.—Walter. 479
- Pression dans l'étincelle électrique. — lias-
- chek et Masche...................440
- Sur l’étincelle globulaire ambulante. — S.
- Leduc........................... 142
- Sur le pouvoir émissif des étincelles électriques. — F. Mastricchi et E.. Mi-
- chclucci......................... 80
- Sur la décharge par les pointes avec les courants à haute fréquence. — îlims-
- iedt............................. 40
- Deux décharges dérivées d'un condensateur.
- — A- Roïti....................... 38
- Expériences sur l'action du champ magnétique sur la décharge. — E. Lécher. 234
- Décharge dans i.es gaz raréfiés. — Chute de potentiel au voisinage de l’anode dans les tubes de Geissler.— C.-A.
- Skinuer........................... 392
- Recherches sur les phénomènes résiduels dans les tubes à raréfaction élevée.
- Décharge de l’électricité à travers les gaz ra-par un charbon rendu incan-iar le courant : courant x charbons incandescents, rs un gaz raréüé
- ....................239
- <59
- cathodiques, — Interférence des rayons cathodiques. — G.Jaumann. 68 Réactions mécaniques des rayons cathodiques. -F.Riecke................... 77
- Rapport de la charge électrique à la masse dans les rayons cathodiques. —Si-m0H......................................... 398
- descent ]
- courant à trave chauffé. — Stark Pompe à mercure Guglielmo Rayons
- Oscillations hertziennes.
- Sur les ondes hertziennes. — Turpain . . . 30s
- Sur la propagation des oscillations dans les milieux diélectriques. — .4. Tur-
- .............................. h
- Etude des ondes stationnaires de Hertz au moyen d'un cohércur. — O. Mu-
- Transmission des ondes hertziennes à travers
- les liquides. —E. Branly...........317
- Sur la vitesse des ondes hertziennes dans les milieux diélectro-magnctiques ; vérification expérimentale de la relation - ~ — 1—. — Boccara et Gan-
- . v ^ g
- dolft.............................
- Influence des ondes électromagnétiques sur la conductibilité du sélénium cristallisé. —B. Agostini..........................
- 359
- Rayons Rœntgen, rayons Becquerel, etc.
- Action de températures élevées sur quelques corps relativement aux rayons X. -
- A. Volta............................ 319
- Courants électriques provoqués par les rayons de Rœntgen. — A. Witikel-
- tnann................................349
- Influence de la pression du gaz sur les courants provoqués par les rayons de Rœntgen. *— W. Hillers............352
- Action des rayons X sur l’évaporation et le refroidissement dans l'air. — M.-P.
- Pettinclli.........................399
- Influence des rayons X sur la résistance électrique du sélénium. — Perreau. . 479
- Phosphorescence du verre des tubes à rayons
- X.—S. Leduc....................... 143
- Actions chimiques des rayons de Rœntgen.
- — P. Y illard......................399
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-
-
- 30 Décembre 1899.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- Sur la transformation des rayons X par la
- matière. — G. Sagnac...............109
- Ampoule radiographique à anticathode froide.
- — A. Buguel et V. Chabaud. . . . 399
- Rayons de Becquerel et substances radio-actives. — J. E.lster et II. Geitel. . . 200
- Contribution à l’étude des rayons de Becquerel.— Behrendsen.........................400
- Actions chimiques des rayons Becquerel. —
- M. et Mm0 Curie....................3^9
- Phosphorescence produite par le rayonnement du radium. — H. Becquerel. 480
- Radio-activité provoquée par les rayons de
- Becquerel. — M. et Mme Curie . . 279
- Action des rayons de Becquerel sur l'étincelle et sur l'aigrette. • -J. Ëlstcr et
- H. Geitcl..............................400
- Influence d'un champ magnétique sur le rayonnement des corps radio-àctifs,
- — H. Becquerel.........................475
- Nouvelle matière radio-active. — A. De-
- M’orne................................ 199
- Sur le spectre du radium. — Demarçay. . . 280
- Magnétisme.
- Sur les propriétés magnétiques des alliages de fer et d'aluminium. — S.-IV.
- Richardson......................
- Propriétés magnétiques de diverses substances. — A. Abt............................
- Propriétés magnétiques de diverses substances. — St. Meyer.........................
- Mouvement d'une toupie dans le champ magnétique d’un puissant électro-ai-
- tude et la correcture des déviations de la boussole dans les navires en fer.
- — A. Ravier. ....................429
- Expériences sur l'action du champ magnétique sur la décharge..— E. Lecher. 254
- Influence du magnétisme sur les propriétés thermo-électriques du bismuth et des alliages bismuth-plomb. — G'. Spa-davecchia................................... 908
- Sources d’électricité.
- Énergie dépensée dans l’étincelle d'une machine à influence de Tcepler. —
- F.. Riecke....................... 194
- Batterie d'accumulateurs pour tensions de 10 000 volts de la « Reichsanstalt ».
- — E'eussner.................. 157
- Sur un nouvel appareil de laboratoire pour l’obtention de courants continus à haute tension. -—L.Strasser . . . 106
- Interrupteurs à liquides Wehuelt et Cald-well. Construction. Théorie. Applications.— M. Lamotte. 41, 127, 180, 2so Interrupteur électrolytique. —A Wehnelt . 41
- Phénomènes dont est le siège l'interrupteur de Wehuelt. — A. Volter et
- B. Walter..................... 45
- Sur le fonctionnement de l'interrupteur de
- Wehnelt. — Hcinckc............128
- Sur le fonctionnement de l’interrupteur de
- Wehnelt. —Bailey............. 134
- Ascension du liquide dans le tube intérieur de l'interrupteur Wehnelt.— Coolie
- et Trouton.........................183
- Sur l'ascension du liquide dans le tube intérieur de l'interrupteur Wehnelt. —
- Child..............................t 83
- Expériences avec l'interrupteur de Wehnelt.
- — IV. Watson.........................228
- Sur l'interrupteur électrolytique de Weh-
- nclt. — E. Rothd.....................319
- Modèle d’interrupteur Wehnelt. — F. Er-
- neche................................181
- Modèle pratique d’interrupteur à liquide
- Wehnelt. — Saîori....................181
- Sur l’interrupteur à liquide Simon. — Simon. 360 Interrupteur électrolytique pour bobines de Ruhmkorff.— Maragliano et Scial-
- lero................................. 43
- Interrupteur à courants alternatifs Kohl pour
- bobines d’induction..................301
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-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXI. — N° 52.
- Électricité atmosphérique et magnétisme terrestre.
- Variation diurne de l'électricité atmosphérique. — Chauveau...........................221
- Courants telluriques à travers l’Atlantique.
- E. Raymond Barker.................112
- Eléments çiagnétiques terrestre à Potsdam
- pour l'année 1898. —Eschenkàgen. 159 Sur les variations de l’inclinaison magnétique en Italie depuis l'antiquité. — Folg-
- Sur l’influence de la pression barométrique dans les déterminations de la composante horizontale du magnétisme
- terrestre.— Bellagamba............ ^18
- Influence de l’altitude sur le champ magnétique. — Pochettino.........................517
- Thermoélectricité.
- Sur la théorie thermo-dynamique de la ther- I thermo-électriques du bismuth et
- mo-électricitédeLiebenow.— Voigt 960 des alliages bismuth-plomb. —
- Influence du magnétisme sur les propriétés j G. Spadavecchia..................908
- Électro-optique.
- Dispersion des charges électrostatiques sous j Pression qui s’exerce sur un radiomètre. —
- l’action de la lumière. — O. Kno- I Rieckc..............................239
- blauch..............................463 |
- APPLICATIONS
- Génération, transformation de l’énergie électrique.
- Machines a vapf.ur. — L’emploi du pétrole seul ou mélangé au charbon pour le chauffage des chaudières. —
- Godard............................426
- La production de l'électricité par la combustion des ordures ménagères.— Lan-
- rM...............................437
- Barreaux de grille pour tirage forcé. — Nel-
- son-Eoley........................229
- Fumivore laveur de fumée Mugna.............427
- Sur la circulation de l'eau dans les chaudières
- multitubulaires. — H. Brillié. . . 228
- Sur les accidents des chaudières à tubes d'eau et sur les moyens d’y remédier. —
- A Ravier.........................427
- Clapet automatique Janet pour obturation
- des tubes de chaudières..........428
- Essais de machines Belleville à grande vitesse. — Compère.................. 230
- Sur l’emploi de la vapeur surchauffée. —Ja-
- cobi.............................356
- Comparaison des divers systèmes de condensation employés dans les usines électriques.— F.-C. Snell . . ... . 355
- Moteur thermique sans échappement el à grand rendement — D.-A. Casa-
- Palier à rouleaux à lanterne mobile Casa-
- long».............................429
- Dyxamos et alternateurs. — Machines dy-namos-électriques. Dynamos à courant continu. — Ç.-F. Guilbcrt. . 332
- Dynamo C.-W. Atkinson à courant continu.' 332 Dynamo Cannerel à courant continu. . . . 336
- Dynamo H.-F'. Joël à courant continu. . . 338
- Dynamo W.-W. Mackie à courant continu. 333
- Collecteur J. Burke pour dynamo............337
- Enroulement compensateur Dcri pour dynamo ... ;.................................33s
- Induits à navette pour machines magnéto.—
- JE. Arral et T.-B. Murray .... 338
- Sur les réactions d’induit des alternateurs. —
- A. Blondel....................... 15r
- Les conditions pour fixer les pas partiels d’un enroulement d’induit plusieurs fois fermé. — Frit\ Emde et Swcnd Ol-sen.................................321, 369
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-
- 30 Décembre 1899.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 523
- Observation sur une note de M. Blondel relative à la réaction d’induit des alternateurs. — A. Potier.......................
- De l'accouplement des alternateurs en parallèle ou en série. — M. Leblanc. . Sur les mouvements pendulaires des alternateurs associés en parallèle. — Guillaume.....................................
- Mouvements pendulaires des alternateurs associés en parallèle. — P. Douche-
- Sur les oscillations des alternateurs.— A.
- Blondel..........................
- Couplage des alternateurs, actionnés par les moteurs à gaz. — G. Detmar. . . . De l’influence de la self-induction sur l'utilisation des matériaux dans les machines à courants alternatifs. — Le-
- 328
- 158
- 394
- Détermination du rapport de transformation d'un transformateur. — J.-R. Bib-
- bins............................... 344
- Sur la prédétermination de la régulation dans les transformateurs à courant alternatif. — E. Kennelly.........................434
- Commutateur-redresseur Leblanc..............410'
- Piles et accumulateurs. — Pile Hydra . . . 491
- Sur la théorie des accumulateurs au plomb.
- — F.lbs.............................236
- Accumulateurs Pescetto pour automobiles
- électriques. — J. Reyval............137
- Dispositif Hauswald pour le contrôle automatique de l’état de charge des batteries ..................................... 146
- Usine génératrice. — Usine génératrice d'éclairage et de traction de Coblentz. 186
- Distribution de l’énergie électrique.
- Distribution. — De l'influence de la capacité sur l’isolation des circuits parcourus par des courants alternatifs. — Maurice Leblanc............................81, 172
- Les transports d'énergie à haute tension aux
- Etats-Unis. — Ch.-E. Guye. 241. 452, 487 Essais de transmission d’énergie à haute tension de Telluride..............................452
- Essais de transmission d’énergie à haute tension de East Pittsburg et de Niagara. 487 Transmission d’énergie Provo Mcrcur . . . 489
- Comparaison des systèmes di et triphasés. —
- J. Fischer-Hinnen......................341
- Ligne de transmission en aluminium de 70 km de longueur du lac Bleu. —
- A.-C. Perrinc........................23a
- Tarification de l’énergie dans la distribution à courants alternatifs. —Gustav Bc-
- Sur l'emploi des condensateurs dans les transmissions d’énergie électrique à courant alternatif et leur construction
- industrielle. — Lombardi.............512
- Dispositif Hartmann et Braun pour la production d’un champ magnétique décalé
- de 90°...............................492
- La sécurité de l'homme vis-à-vis des installations électriques, — Hubert Kath. 61
- Appareillage. — Bornes Stattuck pour appareils électriques............................466
- Boites de jonction Wilkinson pour câbles
- concentriques.........................430
- Boîte de jonction Mc Evan..................... 467
- Coupe-circuit fusible Dressler.................101
- Coupe-circuits fusibles Gray...................467
- Interrupteurs Ellison......................... 387
- Jonction de sûreté pour canalisations aériennes à haute tension.— Conr. Hesse 102 Manchons de connexion pour conducteurs
- en aluminium..........................268
- Connexion conductrice entre conducteurs métalliques et conducteurs clectro-
- lytiques..............................198
- Fabrication de tubes isolants pour les conducteurs électriques......................... 60
- Conduits métalliques Greenfield pour fils
- électriques...........................303
- Revêtement en verre adhérent et étanche et
- sur les fils de fer ou de nickel. . . 396
- Parafoudres Industriels (Parafoudres de Wood. Wurts, Gibbony, Ruddi, Bain, Brown, Holcombe, Thomson, Wirt, Brown-Boveri, Law, Tur-baye, Allgemeine Elektricitæts Ge-sellschaft, Central Electric Company (Chicago), Lemp, Kichholz, Sie-
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-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXI. — Nu 52.
- mens et Halske. Muller, Winsor,
- Lvman, — F. Ncssen................ 467
- Parafoudrcs industriels (Van Nias, Siemens et Halske, Lodge, Barrett, O. Gie-secke, Cooper, Fessenden, Ilasel-wander, Vurts, Eiihu-Thomson ). —
- F. Noos oh....................... 50s 1
- Applications
- Moteurs électriques. — Alternomoteurs. —
- C.-F. Guilbcrt..............207, 401
- Moteurà courant alternatif simple Atkinson. 401
- Moteur à courant alternatif Déri............40S
- Moteur asynchrone R. Hassler................406
- Moteur asynchrone monophasé Heyland. . 211
- Moteur à courant alternatif Siemens et
- Halske.............................212
- Moteur asynchrone, triphasé de la Compagnie Thomson-Houston (Steinmetz). 209 Moteur diphasé à quatre pôles de la Compagnie Westinghouse (Lamine) . . . 207
- Démarrage et régulation des moteurs à cou-
- rant continu. — C.-F. Guilbcrt. . 46
- Procédé Siemens et Ilalske, de démarrage et
- de réglage des moteurs shunt. . . 46
- Procédé Siemens et Halske de démarrage et
- de réglage des moteurs série. ... 47
- Procédé de réglage de la vitesse des moteurs
- de C.-B. Callow................ 47
- Appareil G. Bullock de démarrage et de régulation des moteurs............... 48
- Appareil de mise en marche pour moteur de
- F.-H. Herdman ..................... 90
- Rhéostat de démarrage de H. Hirst et W.
- Mead........................... 53
- Dispositif de démarrage en charge Preston et
- Matlhey........................213
- Dispositif de démarrage Steinmetz et Berg . 214
- Appareil Englevood pour la mise en marche
- et le réglage des moteurs......361
- Appareils Davis pour la mise en marche et le
- réglage des moteurs . .............364
- Traction
- Derniers progrès de la traction électrique.— Système dcpriso.de contact Bè'de. —
- A. Witt...........................202
- Application des convertisseurs rotatifs à la
- traction. — Pio................... 64
- Régulateur de tension Chapman................102
- Résistance de réglage Flohr à poudre métallique avec contact interrupteur
- spécial........................... 357
- Sur de nouveaux matériaux (alliages de platine) pour résistances électriques.—
- W. Hcracns......................... 58
- mécaniques.
- Commutateur Hewlett pour la commande
- des moteurs....................... 367
- Appareil de mise en marche des moteurs,
- dispositif Ellison..................388
- Dispositif de démarrage Heyland...............404
- Dispositif de démarrage pour petits électromoteurs. — F)ubois Duddell . . . 406
- Appareil A. L. Riker de sécurité pour moteur
- électrique.......................... 49
- Sur l’emploi de fils de fer pour le bobinage des armatures des petits moteurs électriques. — F.. K. Scott .... 40
- Etuve Patsburg pour la dessiccation des armatures de câbles et des bobines. . 303
- Appareil? f.t machines mvp.rs.—Applications mécaniques de l’électricité. — G. Richard.........................................361
- Scrvo-moteur Russell..........................366
- Pont roulant électrique de 35 tonnes. . . . 389
- Sonnerie électrique Fcin pour signaux . . . 304
- Séparateurs magnétiques. — H. C. Mac
- Ncill........................................ 147
- Trieurs magnétiques Dellvik-Grcendal . . . 149
- Trieurs magnétiques Heberlé...................150
- Trieurs magnétiques Monarch...................149
- Trieurs magnétiques Wenstroem.................147
- Trieur magnétique Wetherill...................151
- Sur l'emploi de l’électricité dans les travaux
- du Métropolitain. — A. l.ochcror„ . 274
- Le réseau électrique de l’heure à Carlsruhe.
- — E. Gichnc.........................345
- lectrique.
- Quelques données relatives aux entreprises américaines de tramways électriques. — Harris J. Ryan..................233
- Relations entre le nombre d’habitants, les recettes et le nombre de voitures-
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-
-
-
- 30 Décembre 1899.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 525
- kilomètre, considérées comme bases pour un projet de tramways. - A.
- Hcckcr............................. 34
- Comparaison des dépenses et des recettes des tramways à traction par câble par trôlet souterrain et par cheval, à
- New-York...........................265
- Forme du potentiel dans les rails servant au
- retour du courant. — A. Barbillion. 94 Sur la mesure de la résistance des joints de
- rails, — H. Norris.................576
- Combinatcur série-parallèle Short à soufflage magnétique............................234
- Combinatcur Thomson-Houston pour vno- '
- teurs de tramways..................431
- Dispositif Siemens et Halske permettant de régler la‘marche de plusieurs moteurs polyphasés de tramways d'un même point du train.........................493
- Télégraphie <
- Expériences de télégraphie sans lil entre Chamonix et le Mont-Blanc. —
- ,/. et L. Lecarme...................236
- Localisation des défauts d'isolement dans
- les câbles sous-marins. — B, Jcrna. 36 Régulateur Siemens et Halske pour télégraphes imprimants1..............................222
- Sur l'isolement d’un fil télégraphique posé à
- nu sur un glacier. — Lcspicau. . . S14
- Nouveau système téléphonique pour les lignes communes. — \Jiil.-H.) West. 223
- Chauffago
- Application de l'électricité au chauffage et à I
- la cuisine dans un hospice canadien. 237 Installations de chauffage électrique dans j
- Éclairage
- Les lampes à arc. — G. Richard.......... 16
- Lampes à arc Arter...................... 23
- Lampe à arc Bergmann à globe clos. ... 16
- Lampe à arc Brown....................... 19
- Lampesà arc de la compagnie l’Industrie élec-
- Lampe à arc Johnson et Wunderlich. ... 19
- Lampe à arc Lewis....................... 18
- Lignes de tramways à caniveau latéral de la porte d'Asnières à la Bastille.—J.
- Reyval.............................573
- Tramways de la corporation de Scheflield. . 186
- Tramway électrique de Laon-Gare à Iaon-
- Ville..............................190
- Tramway électrique interurbainde Lewiston
- à Brunswick et Bath (Etats-Unis) . 197
- Projet de chemin de fer électrique à Kash-
- mir............................... M5
- Automobiles électriques système Krieger. —
- J. Reyval..........................481
- L’automobilisme sur route. — Cuènot et'
- et Mcsnager......................... 420
- Transport des automobiles par chemins de
- fer. • - A. Pasqueau...............423
- L’emploi des automobiles aux colonies. —
- Bricka.............................424
- Le premier liacre électrique de Berlin ... 110
- Lesomnibus-tramways de Siemens et Halske. 235
- t Téléphonie
- Postes téléphoniques automatiques de l’administration des postes de l'empire
- allemand........................104
- Compteur pour communications téléphoniques, système E. Hœbler et W. Knobloch. — Hœbler et Knobloch. 339 Application du microphone à l'enregistrement de la marche des chronomè-
- tres et des horloges. — A. Bergct. 278 Dispositif téléphonique Dussaud à grand
- rendement sonore...............396
- électrique.
- une fabrique de chapeaux américaine ....................238
- Fer à repasser Hayem.........................337
- électrique.
- Lampe à arc Mcrsch........................... 21
- Lampe à arc Sandy............................ 19
- I.ampc à arc Slralsund....................... 20
- Lampe à arc Thomson-Houston.................. 16
- Lampe à arc Tschieret........................ 22
- Lampe à deux charbons de C. Olivier. ... 22
- Lampe Fomeroy pour courants alternatifs. . 22
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-
-
-
- 526
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXI. —N° 52
- Fanal Willman pour voitures de tramways. 23 Récents dispositifs pour l'éclairage par arc.
- — Gosselin........................436
- Sur le rendement lumineux de l’arc alternatif. — A. Blondel et Jigouso. . . . 141
- Etude spectrophotométrique de la lumière à arc et de la lumière à incandescence.
- — Fern. Gaud......................315
- Revêtements isolants Thomson - Houston pour douilles de lampes à incandescence ...........................269
- La lampe de Nernst......................439
- Sur les propriétés photométriques des lentilles.— A. Blondel..................14I
- Électrochimie et Électrométallurgie.
- Sur la stérilisation de l’eau par l’ozone. —
- Marins Otto................. 394
- Sur la stérilisation de l’eau par l'ozone. . . S14
- Électrolyseur U. Schoop pour la préparation industrielle de l'oxygène et de l’hydrogène...............................432
- Sur l'emploi des courants polyphasés pour l'alimentation des fours électriques.
- — Riccardo Mcmmo....................111
- Usine de carbure de calcium de Saint-Marcel
- d Aoste.....................’. . . 496
- Nouvelle lampe à acétylène. --- Gossart . . 219
- Sur l'obtention des hautes températures au
- moyen de l'aluminium.—Goldschmidt 258 L’emploi de l’aluminium dans la navigation
- fluviale. — L. Cauchy...............426
- Sur la précipitation de l’argent d'un alliage
- faiblement aurifère.—.Diel^el, . . 460
- Laboratoire d’électrochimie du Polytechni-
- cum de Zurich. — H. Largiader. . 47q
- Laboratoire d'analyses électrochimiques de
- la Société de Stolberg-Nissenson . 477
- MESURES
- Sur la simplification des unités électriques.
- — A. Blondel......................... 7
- Sur les noms des grandeurs physiques. —
- E. Hospitalier......................196
- Sur les noms des grandeurs physiques. —
- E. Marchais La Grave................275
- Sur les grandeurs et les unités physiques. —
- P-Juppont...........................314
- Réglementation américaine pour les essais de générateurs, moteurs, transformateurs, etc.................................rn
- A propos de la réglementation américaine des essais électriques.— C.~F. Guil-
- bert................................ 96
- Essai du matériel électrique de l'usine de
- Cusset. —J.-L. Routin.............441
- Mesure de la résistance électrique des alliages par la méthode d’amortissement.— R.-H. Weber.............515
- Galvanomètre enregistreur du Dr H. Callen-
- dar.................................499
- Sur l'erreur des wattmètres dynamiques. —
- A. Blondel......................... 141
- Compteurs électriques. — H- Annagnat.
- 161, 295,415
- Compteur L.-E. Cauro ..................... 163
- Compteur Chamberlain et Hookham. . . . 416
- Compteur H. Harris Lake...............167
- Compteur Marks........................16s
- Compteur J. Mohrle....................164
- Compteur Ch.-F. O’Keenan.............. 169
- Compteur J. Routin et Lancelot Brown . . 164
- Compteur Thomson Houston et Frank Hol-
- den................................168
- Compteur R.-S. White .... ;................161
- Compteur électrolytique Ch. Orme Bastian. 295 Compteur électrolytiquc Th.-A. Edison . . 296
- Compteur électrolytique à prépaiement Long
- et Schaltner................... 412
- Compteur à prépaiement F.-Ch. Raphaël. . 301
- Compteur à prépaiement A. Soatnes et W.
- Crawlev............................298
- Compteur à prépaiement Thomson-Cox . . 297
- Compteur à induction Davis.................415
- Compteur à induction Laarman et Brockelt. 415 Compteurs volts-heures-mètres O’Keenan . 273
- Compteur pour courants alternatifs Batault. 414 Essais sur le compteur d’énergie pour courants alternatifs du Dr E. Batault. — Ch.-E. Guye................................290
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-
-
-
- 30 Décembre 1899.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 527
- Indicateur à maximum Staunton...............418
- Suspension magnétique pour compteurs
- Evershed et Vignoles...............419
- Dispositif Haskins pour le réglage des compteurs Thomson...............................417
- Coffret Jones pour compteurs................419
- Perméamètre industriel Santarelli...........270
- Disposition du phasemèlre des tangentes. —
- Ricardo Arno.......................225
- Méthode de mesure de la différence de phase
- dans les moteurs à champ tournant.
- — C. Brcitfehl.................... 504
- Appareil pour représenter objectivement les courbes de courants alternatifs. —
- W. Peukert..........................108
- Nouvelle méthode pour la mesure rapide des faibles self-inductions. — A. Blondel ..........................................138
- Indicateur de vitesse Raps...................367
- Sur la photométrie des lampes à incandescence. — E. Liebenthal........................278
- DIVERS
- Sociétés savantes et techniques, Congrès, Nécrologie.
- Association française pour l’avancement des sciences (Congrès de Boulogne-sur-Mer) :
- Sur la simplification des unités électriques.
- — A. Blondel........................... 7
- Sur la propagation des oscillations dans un
- milieu diélectrique. — A. Turpain. . . 11
- Nouvelle méthode pour la mesure des lai-
- bles self-inductions. — A. Blondel. . 138
- Sur l'erreur des wattinètres électro-dynamiques.— A. Blondel......................... 141
- Sur les propriétés photométriques des lentilles. — A. Blondel........................ 141
- Sur le rendement lumineux de l’arc à courants alternatifs. — A. Blondel et
- Jigouso................................. 141
- Étincelle globulaire ambulante. — S. Leduc. 142 Phosphorescence du verre des tubes à
- rayons X. — 5. Leduc................... 143
- Rayons émis par une pointe électrisée. —
- S. J.educ............................... 144
- Mouvement d'imo toupie dans le champ
- d'un puissant électro-aimant. — Zenger. 217
- Sur les champs de force. —A. Broca . . . 218 Nouvelle lampe acétylène. — Gossart. . 218 Moteur thermique sans échappement et à
- grand rendement.—D.-A. Casalongu , 219
- Variation diurne de l’électricité atmosphérique. — Chauveau........................... 221
- L’automobilisme sur route. — Cuénot et
- Mesnager............................ - 42ü
- Transport des automobiles par chemin de
- fer. — A. Pasqueau...................... 423
- T,'emploi des automobiles aux colonies. —
- Bricka.................................. 424
- L'emploi de l'aluminium dans la navigation
- fluviale. — !.. Cauchy.................. 426
- L'emploi du pétrole seul ou mélangé au charbon pour le chauffage des chaudières. — Godard............................ 426
- Fumivorc laveur de fumée. — Magna. . . 427
- Sur les accidents des chaudières â tubes d’eau et sur les moyens d’y remédier.
- ____A. Ravier........................... 427
- Nouveaux procédés géométriques pour
- l’étude et la correction des déviations de la boussole dans les navires en fer. *
- — A. Ravier........................... 429
- Société allemande d’électrochimie (Congrès de Gcettingen) :
- Sur l’attitude électrochimique du chrome.
- — Rittorf. . ............................. 25
- Changement de la force d’un acide faible
- par l'addition d’un sel. — S. Arrhenius. 27 Sur les électrolytes amphotères et les sels
- intérieurs. — Brédig...................... 28
- Sur le dégagement de l’hydrogène.
- A. Cœhn................................... 54
- Sur la conductibilité électrolytique des corps solides à très haute température. —
- Nernst.................................... 56
- Sur de nouveaux matériaux pour résistances
- électriques. — W.' Heraens................ 58
- Sur la théorie des accumulateurs au plomb.
- — Elbs.................................... 256
- Obtention des hautes températures. — Golds-
- chmidt.............................. 258
- Sur les sels complexes, — Abcgg......... 261
- Sur la vitesse de réaction électrique. —
- Cohen............................... 456
- Action des courants de Tesla sur les vapeurs.
- — Kau-ffmann............................ 457
- Sur la précipitation de l’argent d’un alliage
- faiblement aurifère. — Diet\el .... 460
- Dispersion des charges électrostatiques sous l’action de la lumière. — O. Kno-
- blauch.............................. 463
- Société internationale des électriciens. Séance du 8 novembre 1899 :
- Compteurs volts-heures-mètres. — C.-E.
- O'Keenan............................ 273
- Sur l’emploi de l'électricité dans les travaux
- du Métropolitain. — A. Lacherer. . . 274
- Séance du 6 décembre 1899 :
- Récents dispositifs pour l’éclairage par arc.
- — Gosselin..............'.............. 436
- La production de l'électricité par la com •
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-
-
-
- T. XXI. — N« 52
- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- ) novembre 1899:
- r les variations de l'inclinaison magné-
- fs&JS* dep"is.,:anti:i"iti'-
- ice du 17 novembre 1899 :
- Séance du 10 novembre 1899 :
- 7.'électricité de contact. — M.-F.-S. Sfiers. Séance du 24 novembre 1899 :
- L. Bourdelles (Nécrologie)
- 19L>
- 475
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-
-
-
- TABLE DES NOMS D’AUTEURS
- A
- Abegü. —Sur les tensions de décomposition
- des sels complexes..................261
- Abt (A.).—Propriétés magnétiquesde diverses substances.................... r r 2
- Addexbrooke. — Quelques-unes des propriétés du courant électrique....................228
- Agostini (B.). —Influence des ondes électromagnétiques sur la conductibilité du
- sélénium cristallisé.................318
- Allgemeine Elektricit.ets Gesku soiiai t. Revêtement en verreadhérent et étanche sur les fils de fer ou de nickel. 396 H. Armagnat.— Compteurs électriques. 161,
- 295, 412
- Arno (Ricardo).— Disposition duphasemètre
- des tangentes........................225
- Arrjhknius (S.). • - Changement de la force d’un acide faible par l'addition d’un
- Arrol (VU.) et Murray (T. B.). — Induits à
- navette pour machines magnéto. . 338
- Arter. — Lampe à arc......................... 23
- Atkinson (M. L. B.). — Moteur à courant alternatif simple..............................401
- Atkinson (C. W.). — Dynamo à courant con-
- 5
- Bailey. —Sur le fonctionnement de l'interrupteur de Wehuelt ...................134
- Barbillion (A.T — Forme du potentiel dans
- les railsservant au retour du courant. 94 Barker (L. Raymond). — Courants telluriques
- à travers l'Atlantique.............112
- Barrett. — Les propriétés électriques et magnétiques de l'aluminium et des
- Bastian (Orme Ch). —Compteur électrolyti-
- Batault ;E.'. — Compteur d'énergie pour
- courants alternatifs..................290
- I Batault. — Compteurs pour courants alter-
- | natifs.............................4M
- ! Becquerel (H.). — Influence d'un champ ma-: gnétique sur le rayonnement des
- corps radio-actifs....................475
- Phosphorescence produite parle rayonnement du radium .....................48°
- Bèdë. —Système de prise de contact superficielle pour tramways électriques. . 204
- Behrendsen. — Contribution à l’étude des
- rayons de Becquerel...................4°°
- Bellagamba. —Sur l'influence de la pression barométrique dans les déterminations de la composante horizontale
- du magnétisme terrestre...............518
- Benischkk (Gustav). —Tarification de l'énergie dans la distribution à courants
- alternatifs........................... 31
- Berg. — (Voir Steinmet{)........................214
- Berget (A.). — Application du microphone à l’enregistrement de la marche des chronomètres et des horloges . . . 278
- Bergmann. — Lampe à globe clos.............. 16
- Bibbins(J. R.). — Détermination du rapport de transformation d’un transformateur........................................ 344
- Blondel (A,). — Sur la simplification des unités électriques ............................... 7
- Sur les réactions d'induit des alternateurs ..............................
- Sur les oscillations desaltcrnatcurs. . 215
- Sur les propriétés photométriques des
- lentilles.............................141
- Sur Terreur des wattmètres dynamiques ..................................Mf
- Nouvelle méthode pour la mesure rapide dcsfaibles self-inductions. . . 138
- Blondel (A.), et Jigouso. — Sur le rendement
- lumineux de l’arc alternatif . ... 141
- Blondix (J.). — Congrès de Boulogne-sur-Mer de l’Association française pour l’avancement des Sciences. 4, 138, 217,
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-
-
-
- 530
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXI. — N° 52.
- Boccara et Gandot.fi. — Sur la vitesse des ondes hertziennes dans les milieux diélectro - magnétiques ; vérification expérimentale de la relation V_ _ i V, “Veji/
- Sur le pouvoir inducteur spécifique des milieux diélectromagnctiques constitués par du fer et de la paraffine . Boucherot — Mouvements pendulaires des alternateurs associés en parai
- lèle . . ......................121
- Brakly (É.). — Transmission des ondes hertziennes à travers le liquide ....
- Braun. — (Voir Hartmann.) ................
- Bredîg. — Sur les électrolytes amphotèreset les sels intérieurs.
- Sur le dégagement de l'hydrogène
- dans l'éîectrolyse...............
- Breitfeld (C.). — Méthode de mesure de la différence de phase dans les moteurs
- à champ tournant. . .............
- Bricka. — L’emploi des automobiles aux colonies ...................................
- Brillié (H.). — Sur la circulation de l’eau . dans les chaudières multitubulaires Broca (A.).—Sur les champs de force . . .
- Brown. — Lampe à arc......................
- Buguet (A.) et Ciiabaui) (V.;. — Ampoule radiographique à anticathode froide. Bullock (G.).— Appareil de démarrage et de
- régulation des moteurs...........
- Burke (J.). — Collecteur pour dynamo. . .
- Collecteur.pour dynamo ......
- C
- Caldwell. — Interrupteur'à liquide pour bobines d’induction.........................
- Cai.lf.ndar (H.). — Gàlvan'omètré enregis-
- Callow (C.-B.). — Procédé de réglage de la
- vitesse des moteurs. .............
- Campbell Swinton. — Modification à l’interrupteur Wehnèlf. . ........................
- Cannevei..— Dynamo à courant continu . . Casalonga(D.-A.).— Moteur thermique sans échappement et à grand rendement.
- Palier à rouleaux à lanterne mobile . Gaspari. —- Sur le dégagement de l’hydrogène dans l’éîectrolyse .................... .
- Cauchy(1..). -L’emploi de l’aluminium dans la navigation fluviale.....................
- Cauro (’L.-E.). — Compteur électrique. . . 163
- Chabaud (V.). - (Voir A. Buguet.) .... 239
- Chamberlain et Hookham. — Compteur à
- courant continu...................416
- Chapman. Régulateur de tension .... 102
- Chauveau.— Variation diurne de l'électricité atmosphérique...........................221
- Child. — Sur l’ascension du liquide dans le tube intérieur de l’interrupteur
- . Wchnclt ........................ 183
- Christianskn iC.). — Recherches expérimentales sur l’origine de l’électricité de
- contact........................... 397
- Cœhx ( Alfred); — Sur le dégagement de l’hy-
- drogène dans féiectrolyse. . S4
- Cohen. —Sur la vitesse de réaction électrique...........................................45b
- Compagnie l'Industrie Electrique. Lampe
- Compagnie Thomson-Houston. — Moteur
- asynchrone triphasé...............209
- Dispositif de démarrage d’un moteur
- triphasé..........................209
- Combinateurs pour moteurs de tramways ................................4M
- Lampe à arc......................... 16
- Revêtements isolants pour douilles de lampes à incandescence .... 269
- Compteur à prépaiement..............297
- Compagnie Thomson-Houston et Frank Hol-
- den. — Compteur électrique. . . . 168
- Compagnie Westinghouse. — Moteur diphasé
- à quatre pôles................... 207
- Compere. — Essais de machines Belleville à
- grandes vitesses..................230
- Cooke etTRorroN. — Ascension du liquide dans le tube intérieur de l’interrupteur Wehnelt............................183
- Cox 'Frank P.). — Compteur à prépaiement. 297
- Crawley ( W.). — (Voir Soamcs. )...........298
- Cuénot et Mp.snager. — L’automobilisme sur
- route............................4-*°
- Curie (M. et M"’c). • - Radio-activité provoquée par les rayons Becquerel, . . 279
- Actions chimiques des rayons Becquerel ................................359
- D
- Davis. — Appareils pour la mise en marche
- et le réglage des moteurs.........364
- Davis (A.-G.).—Compteur à induction . . 413
- 359
- 5*5
- . 394
- M7
- 28
- 56
- 5°4
- 424
- 228
- 218
- l9
- 239
- 48
- 337
- 337
- 181
- 499
- 47
- 184
- 336
- 2t<;
- 429
- 54
- 426
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-
-
-
- 30 Décembre 1899.
- revue d’électricité
- 531
- Debierne (À.). — Nouvelle machine radioactive............................. 199
- Dëllvik-Grœndal.—Trieurs magnétiques . 149
- Demarçay. Sur le spectre du radium. . . 280
- Déri. — L'enroulement compensateur pour
- dynamo.............................. 533
- Déri (Max). — Moteur et convertisseur rotatif ...........................•....408
- Detmar (G.). — Couplage des alternateurs
- actionnés par les moteurs à gaz . . 502
- Dietzel. — Sur la précipitation de l'argent
- d'un alliage faiblement aurifère. . 460
- Dittenbkrger et Ditz. — Eleetrolyse du chlorure de platine et du chlorure d'étain........................................280
- Ditz. — (Voir Dittenberger.)..................280
- Dressler. —Coupc-circuit fusible..............101
- Dubois-Duddei.l. — Dispositif'de démarrage
- pour petits électro-moteurs. . . . 406
- Dussaud. — Dispositif téléphonique à grand
- rendement sonore.................. . 396
- Variation de la polarisation dans les électrolytes à partir de la pres-. .sion. ordinaire jusqu’à 1000 atmos-
- phtres.............................. 317
- Fein. — Sonnerie électrique pour signaux . 304
- Feussner. — Batterie d'.accümulateurs pour tensions de to 000 volts de la
- « Reichsanstalt. »....................137
- Fischer-Hinnek (J.). — Comparaison des systèmes di et triphasés ..........................341
- Flohr. — Résistance de réglage à poudre métallique avec contact interrup-
- teur spécial .........................357
- Folky FNelson). — Barreaux de grille creux
- pour tirage forcé.....................229
- Folgheraiter. — Sur les variations de l'inclinaison magnétique en Italie depuis
- l'antiquité....................... 226
- Fomm (L.). — Electrographies....................397
- G
- E
- Edison (Th.-A.). —Compteur électrolytique.
- Elbs. — Sur la théorie des accumulateurs au
- plomb..............................
- Ellison. — Appareil de mise en marche des
- moteurs...........................
- Interrupteurs........................
- Elster (J.) et Geitel (H.). — Action des rayons de Becquerel sur l'étincelle
- • et sur l'aigrette..................
- Rayons de Becquerel et substances
- Emde (Fritz) et Olsex (Swend). — Les conditions pour fixer les pas partiels d'un enroulement d'induit plusieurs fois
- fermé.........................321. 369
- Enclkvood. — Appareils pour la mise en
- marche et le réglage des moteurs. . 361
- Krnecke (F.). — Modèle d’interrupteur Weh-
- nelt............................... 181
- Eschenhagen. — Eléments magnétiques terrestres à Postdam pourVannée 1898. 139
- Evershkh et Viusoi.ks. — Suspension magnétique pour compteurs.................4J9
- F
- Federico (R.i. — Polarisation de l'eau privée d'air........................................
- 296
- 388
- 387
- Gandolfi. — (Voir Boccara)................. 313
- Garrard (C). —Tension de décomposition
- des électrolytes fondus. ..... 337
- Gaud (Fernand). —Étude spectrophotomé-trique de la lumière à are et de la
- lumière à incandescence.............313
- Geitei. (H.j.—(Voir Elster (/.). . . . 200,400
- Gieiine (E.). — Le réseau électrique de l'heure
- à Carlsruhe.........................343
- Godard. — L'emploi du pétrole seul ou mélangé an charbon pour le chauffage
- des chaudières......................426
- Goldschmidt. — Sur l'obtention des hautes températures au moyen de l'aluminium ........................................238
- Gossart. —Nouvelle lampe à acétylène. . 219
- Gosselin. — Récents dispositifs pour l'éclairage par arc.................................436
- Gray. —Coupe-circuits fusibles...............467
- Greeneield. — Conduits métalliques pour fils
- électriques.........................303
- Gcüliki.mo. — Pompe à mercure.............. J 39
- Guilbert (C.-F.). — A propos de la réglementation américaine des essais
- électriques......................... 96
- Dvnamos à courant continu.............332
- Démarrage et régulation des moteurs
- Alternomoteurs.................207, 401
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-
-
-
- 53;
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXI. — Nu 52.
- Guillaume. — Sur les mouvements pendulaires des alternateurs associés en
- parallèle..........................' 158
- Guye (Ch.-E.). — Essais sur le compteur d’énergie pour courants alternatifs
- (du D‘ Batault)...................290
- Les transports d’énergie à haute tension aux (États-Unis . . . 241,472, 387
- H
- IIæbler (E.) et Knoei.och (W.). - Compteur
- pour communications téléphoni-
- ques ................................339
- Halske. — (Voir Siemens). . . 46, 212, 493, 23s
- Hartmann et Braun. — Dispositif pour la production d’un champ magnétique
- décalé de 90°........................I92
- Haschek et Masche. — Pression dans l’étincelle électrique.....................440
- Haskins. — Dispositif pour Je réglage des
- compteurs Thomson................417
- Hassler (K.). — Moteur asynchrone. . . . 406
- Kath (Hubert . — La sécurité de l'homme vis-à-vis des installations électri-
- Hauswald. — Dispositif pour le contrôle automatique de l'état de charge des
- batteries........................ 146
- IIayem. — Fer à repasser..................3S7
- IIebp.rlé. — Trieurs magnétiques..........130
- Hecker (A.). — Relations entre le nombre d’habitants, les recettes et le nombre de voitures-kilomètre considérées comme bases pour un projet
- de tramways................... 34
- Hekn (P. de). — Reproduction électrique des
- figures de Savart.............278
- Hkincke. — Sur le fonctionnement de l’interrupteur de Wehnelt............. 128
- Heraeus (W.).— Sur de nouveaux matériaux
- pour résistances électriques. ... 38
- Herdmann (F.-H.). — Appareil de mise en
- marche pour moteur........... 50
- Hesse (Conr.). — Jonction de sûreté pour
- canalisations aériennes à haute ten-
- Hewlett. — Commutateur pour la commande
- des moteurs....................367
- Heyland. — Moteur asynchrone monophasé 211 Dispositif pour le démarrage..........404
- Hillers (W.). — Influence de la pression du
- gaz sur les courants provoqués par
- les rayons Rœntgen.................352
- Himstedt. — Sur la décharge par les pointes
- avec les courantsàhaute fréquence. 40 Hîrst (H.) et Mead (W,) — Rhéostat de démarrage................................... 53
- Hittorf. — Sur l’attitude électrochimique
- du chrome........................ 25
- Holden (Frank). — (Voir Compagnie Thomson-Houston) ..............................168
- Hookham. — (Voir Chamberlain).............416
- Hospitalier (E.). — Sur les noms des grandeurs physiques ...........................196
- Jacobi. — Sur l’emploi de la vapeur surchauf-
- .Ja.vet (A. ) —Clapet automatique pour obturation des tubes de chaudières. . . 428
- Jaijmaxn (G.). — Interférence des rayons cathodiques ................................... 68
- JiGouso. — (Voir Blondel)....................rqi
- Joël (II.-F.). — Dynamo à courant continu. 338 Jona (E.). — Localisation des défauts d’isolement dans les câbles sous-marins . 36
- Jones (Edmund). - - Coffret poiir compteurs. 419 Johnson et Wundkrlich. — Lampe à arc . . 19
- Juppont (P.). — Sur les grandeurs et les unités physiques................................314
- K
- Kauffmann. —Action des courants de Tesla
- sur les vapeurs.....................457
- Kennklly (A.-E.). — Sur la prédélerinination de la régulation dans les transformateurs à courant alternatif . . . . 43s
- Kerntler (Fr.). — Sur les lois de l’électrodynamique .....................................133
- Knoblauch (Oscar). —Dispersion des charges électrostatiques sous l’action de la
- lumière.........................• . 463
- Knobloch (W.).—(Voir E. Hœblcr). . . . 339
- Koekstlrs (A.). — Electrisation des gaz préparés par électrolyse........................310
- Kohl. — Interrupteur à courants alternatifs
- pour bobines d'induction............301
- Krieger.— Automobiles électriques . . . . 481
- p.532 - vue 532/746
-
-
-
- 30 Décembre 1899.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 533
- I.aarman et Brockelt. — Compteur à induction................................415
- Lake (H.-Harris). — Compteur électrique . 167
- Lamme. — Moteur diphasé à 4 pôles de la
- Compagnie Westinghouse .... 207
- I.amotte (M.). — Interrupteurs à liquides WehneltetCaldwell. Construction. Théorie. Applications. 41. 127, 180, 250
- Lancelot Brown. — (Voir Routin).............. 164
- Lakc.iader (H ). — Laboratoire d'électrochimie du polytechnicum de Zurich . 478
- Lauriol. — La production de l'électricité par la combustion des ordures ménagères ..............................437
- Leblanc (Maurice). — De l'influence de la capacité sur l’isolation des circuits parcourus par des courants alternatifs ............................ 81, 172, 281
- De l’accouplement des alternateurs
- en parallèle ou en série.............328
- Commutateur-redresseur.................410
- Lecarme ( J. et L.). — Expériences de télégraphie sans fil entre Chamonix et le
- Mont-Blanc...........................236
- Lecher (E.). — Expériences sur l'action du
- champ magnétique sur la déenarge. 254 Leduc (S.). — Sur l'étincelle globulaire arn-,
- bulante............................. 142
- Phosphorescence du verre des tubes
- à rayons X . ........................143
- Rayons émis par une pointe électrisée 144 Lees (M.-C.-H.). — Sur les conductivités de certains milieux hétérogènes pour un 11Lix constant dérivant d'un potentiel .......................................391
- Lespieau. — Sur l’isolement d’un fil télégraphique
- pose à nu sur un glacier.............514
- Lewis. — Lampe à arc................. . . . . 18
- Liebenthai. (E.). — Sur la photométrie des
- lampes à incandescence...............27K
- Locherer ( A.). —Sur l’emploi de l’électricité
- dans les travaux du Métropolitain. . 274
- Lombardi. —- Sur l’emploi des condensateurs dans les transmissions d'énergie électrique à courant alternatif et leur
- construction industrielle............312
- Long et Schattner. — Compteur électoly-
- tique à prépaiement ....... 412
- M
- Mackie (W.-W.;. — Dynamo à cernant continu, .............................333
- Mac Neill (H.-C.). —Séparateurs magnétiques ..................................... 147
- Mc Evax. — Boîte de jonction...........467
- Maraglia.no et Sciallero. — Interrupteur électrolytique pour bobines de
- Ruhmkorff ........................ 43
- Marchais La Grave (E.). - • Sur les noms des
- grandeurs physiques...........275
- Marks Dennis (W.). — Compteur électrique. 16^
- Masche. — (Voir Haschek)...............440
- Mastricchi (F.) et Michelucci (E.) — Sur le pouvoir émissif des étincelles électriques ................................... 80
- Matthey. — (Voir Preslnn)..............213
- Mead (W,). — (Voir Hirsi H.) ...... 53
- Memmo (Riccardo). — Sur l’emploi des courants polyphasés pour l'alimentation des fours électriques......... ni
- Mersch. — Lampe à arc.................. 21
- Mesnager. — (Voir Cuênot)..............420
- Michelucci (E.). — (Voir Mastricchi (F.). 80
- Monarch. — Trieurs magnétiques.........149
- Mohrle (J.) Compteur électrique....... 164
- Mugna. — Fumivore laveur de fumée . . . 427
- Muller i'P.-Th.). — Travaux de la société allemande d’électrochimie. Congrès
- de Gœttingen.........i\. 54. 236, 436
- Murant (O.). — Etude desondesstatiomuiires
- de Hertz au moyen d'un cohéreur. 397
- Murray (T.-B.;. — (Voir Arrcl).........338
- N
- Neesv.x (F.). — Parafoudres industriels. 467, sus Nernst, — Sur la conductibilité électroly-tique de corps solides à très haute
- température....................... 56
- Nikolaieve (W. de). — Sur diverses expériences destinées à confirmer l’hypothèse d'ampère, relative à la di-. rection de l’action élémentaire élec-
- tromagnétique................... 66
- Nissenson, — Laboratoire d’analyses électrochimiques de la Société de Stol-
- berg............................477
- Norris (Henry-H.).— Sur la mesure de la
- - résistance des joints de rails . . . . 276
- p.533 - vue 533/746
-
-
-
- 534
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXI. — N° 52.
- O
- O'Keesan (Ch.-E.). — Compteur électrique. 169 Compteurs volts-heures-mètres . . . 273
- Olivkr (C.). — Lampe à deux charbons , . 32
- Olsen (Swend). — (Voir Emde). . . . 321, 361)
- Ostwald. — Sur le dégagement de l'hydrogène dansl'électrolyse ...... 4 36
- Otto (Marius). — Sur la stérilisation de l'eau
- par l'ozone . .................394
- Panichi(U,). —Sur les variations du pouvoir inducteur spécifique ou diélectrique d'un condensateur sous l’effet de la traction.......................
- Pasqueau (A.). - - Transport des automobiles
- par chemins de fer..............
- Passburg. — Etuve pour la dessiccation des armatures de câbles et des bobines. PattersoxV (G.-W.) — Recherches théoriques et expérimentales sur la self-induc-
- Pkrrfaij. — Influence des rayons X sur la résistance électrique du sélénium. . PkrrinfCA.-C.;. Ligne de transmission en aluminium de 70 km de long du lac
- Bleu.........................
- Pescetto. — Accumulateurs pour automo
- biles électriques.................
- Pettinelli (M-.-P.). — Action des rayons N sur l’évaporation et le refroidisse
- ment dans l'air...................
- Peukert (W.). — Appareil pour représente objectivement les courbes des cou
- rants alternatifs.................
- Pio. — Application des convertisseurs rota
- tifs à la traction...........
- Pochettino. — Influence de l'altitude ;
- champ magnétique.............
- Pomerav. — Lampe pour courants ait
- tifs .
- Potier (A,). — Observation sur une note de M. Blondel relative à la réaction
- d'induit des alternateurs.........
- Preston et Matthey. — Dispositif de démarrage en charge...............................
- Rapiiael (P.-Ch.). — Compte:
- Raps.— Indicateur de vitesse..............367
- Ravier (A.). • • Sur les accidents des chaudières à tubes d'eau et sur les
- moyens d’y remédier..............' 427
- Nouveaux procédés géométriques pour l'étude et la correcture des déviations de la boussole dans les
- navires en fer.......................429
- Reyval (T). — Lignes de tramways à caniveau latéral de la porte d'Asnières à
- la Bastille..........................373
- Accumulateurs pour automobiles électriques Acc, Pescetto................. 137
- Automobiles électriques................481
- Richard (G.). — Les lampes à arc.............. 16
- Applications mécaniques de l’éleclri-
- cité............................... }6i
- Richardson (S.-W.). —r Sur les propriétés magnétiques des alliages de fer et
- d’aluminium..........................226
- Rteckf. (E.). — Réactions mécaniques des
- ravons cathodiques................... 77
- Énergie dépensée dans l'étincelle d'une machine à influence de Tœ-
- pler.................................194
- Pression qui s’exerce sur un radio-
- T'iètre.............................-239
- Riker (A.-L.). — Appareil de sécurité pour
- moteur électrique.................... 49
- Roïti- (A.). — Deux décharges dérivées d’un
- condensateur......................... 38
- Rothk (E.). — Sur l’interrupteur électrolytique de Wehnelt..............................319
- Routin (J.-L.j. — Essai du matériel électrique de l'usine de Cusset......................441
- Routin (J.) el Lancelot-Brown. — Compteur électrique.............................. 164
- Ruhmkr (Ernst). — Contribution à la théorie de l’interrupteur Wehnelt. . . 230
- Russell. —• Servo-moteur......................366
- Ryan (Harris J.). — Quelques données relatives aux entreprises américaines de tramways électriques..........................233
- Sagnac (G.). — Sur la transformation des
- rayons X par la matière............109
- Sandy. — Lampes à arc....................... T9
- Sandrucci (A.). —' Recherches sur les phénomènes résiduels dans les tubes à raréfaction élevée............................ 37
- p.534 - vue 534/746
-
-
-
- 30 Décembre 1899. REVTJE D’ÉLECTRICITÉ
- Santarelli. — Perméamètre industriel. . . 270
- Satort. — Modèle pratique d'interrupteur à
- liquide Wehnelt.................. 181
- Schattner.— (Voir Long) . . . .........412
- Sciallero. — (Voir Maragliano)............... 43
- Schoop (U.). — Electrolyseur pour la préparation industrielle de l'oxygène et
- de l'hydrogène.....................432
- Seoir (Ch.-F.). — Transmission d'énergie à
- haut voltage. . . . '..............241
- Scott (E.-H.). —.Sur l’emploi de fils de fer pour le bobinage des armatures des
- petits moteurs électriques......... 40
- Short. — Combinateur série-parallèle à souf-
- (lage magnétique...................234
- Siemens et ILalsee. — Procédé de démarrage et de réglage des moteurs shunt et
- des moteurs série.................. 46
- Moteur à courant alternatif..........212
- Dispositif permettant de régler la îriarehe de plusieurs moteurs polyphasés de tramways d'un même
- point du train................... 493
- Omnibus-Tramways.....................235
- Simon. — Rapport de la charge électrique à la masse dans les rayons cathodiques.........................................398
- Modification à l'interrupteur Wehnelt ............................... 181
- Sur la théorie de l'interrupteur de
- Wehnelt............................231
- Interrupteur à liquide...............360
- Skixner (C.-A.(. — Chute de potentiel au voisinage de l’anode dans les tubes
- de Geissler........................392
- Ssell (F.-C.l. — Comparaison des divers systèmes de condensation employés
- dans les usines électriques........353
- Soames (A.) et Crawley (W.) — Compteur à
- prépaicment........................298
- Spadavecchia (G.'. Influence du magnétisme sur les propriétés thcrmoclectriques du bismuth et des alliages bismuth-plomb .......................................308
- Spiers (M.-F.-S.(. — L’électricité de contact. 307 Stark (J). — Décharge de l’électricité à travers les gaz raréfiés, par un charbon rendu i ncandescent par le courant : courant entre deux charbons incan-
- raréfié chauffé.......................239
- 535
- Dérivation des courants sur les conducteurs plongés dans les électro-
- -!Jtcs......................- • .Do
- Stattuck. — Bornes pour appareils électriques . . . ..................................466
- Staunton (F.-M.). — Indicateurs à maximum. 418 Stf.immbtz, —• Moteur asynchrone triphasé de -
- la Compagnie Thomson-Houston . 209
- Steinmetz et Berg. — Dispositif de démarrage. 214 Saint-Meter. — Propriétés magnétiques de
- diverses substances.................112
- Stralsund. — Lampe à arc..................... 20
- Strasser (L.), — Sur un nouvel appareil de laboratoire pour l’obtention de courants continus à haute tension. . . 106
- Sundorph. — Variation de conductibilité du
- bioxyde de plomb....................313
- Tobler (A.). — Étude d'un condensateur de
- grande capacité..................... 33
- Tœpler.—Aigrette dans le champ magnétique .......................................397
- Tommasina (Th.). — Fluorescence de l'aluminium et du magnésium dans l’eau et dans l’alcool sous l’action des courants de la bobine d’induction. si6 Towxsend (J.-S.). — Electrisation des gaz préparés par élcctrolyse .......................310
- Trouton. • (Voir Cooke.).................... 184
- Tschieret. — Lampe à arc..................... 22
- Turpain i'A.y —Sur la propagation des oscillations dans les milieux diélcctri-
- Sur les ondes hertziennes.............303
- V
- Vassia. — Lampe à arc...................... 20
- Villard i'P.). — Action chimiques des rayons
- de Rœntgen........................399
- Voigt. — Sur la théorie thermodynamique
- de thermo-électricité de Liebenow 360 Volta (A.). — Action des températures élevées sur quelques corps relativement
- aux rayons X......................519
- Volter (A.) et Walter (B). — Phénomènes dont est le siège l’interrupteur de Wehnelt.................................... 43
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXI. — N°52.
- Walter (B.). — Mode de production de l'é-
- tincelle électrique................479
- Voir Voiler [A)..................... 45
- Watson(W.).— Expériences avec l'interrupteur de Wehnelt............................228
- Weber (R.-H.). — Mesure de la résistance électrique des alliages par la méthode
- d'amortissement...................515
- Wehnelt (A.). — Interrupteur électrolytiqne 41 West (Jules H.). — Nouveau système téléphonique pourleslignes communes 227 Wetherill.—Trieur magnétique ..... isi
- Wensroem. — Trieurs magnétiques........... 147
- White (R.-S.). — Compteur électrique. , . 161
- Wilkinson. — Boîtes de jonction pour câbles
- concentriques.................... 410
- Willman. — Fanal pour voitures de tram-
- Winkelmann (A.). — Courants électriques
- provoqués par les rayons de Rœntgen........... ' . . . . 349
- Witz (A.). — Derniers progrès de la traction électrique, système de prise de contact Bède . . •..................- '2
- W underli ch .—( Voir Joh tison)....... 19
- Zenger (M.). —.Mouvement d’une toupie dans le champ magnétique d’un puissant électro aimant...........217
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- • Année. — N° 40.
- L’Éclairage Électrique
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- Supplément à L'Éclairage Electrique
- 7 octobre 1899
- NOUVELLES
- Le Centenaire de Volta et 1 Académie des I Sciences. - A la dernière séance M. Mascàrt a rendu compte à l’Académie de la cérémonie orga- I nisce à Côme pour fêler le centenaire de la décou- i verte de la pile de Volta.
- A cette occasion, M. Mascart a donné lecture des procès-verbaux de la Classe des Sciences mathématiques et physiques de l’Institut, en 1802, dans lesquels il est question du passage de Volta à Paris, des expériences qu’il a répétées devant la Classe et de la médaille d'or qui lui a été décernée. C’est à la suite des expériences de Volta que la Classe, sur la proposition de Bonaparte, a fondé un prix annuel de 3 00;> fr pour les travaux relatifs à l'électricité.
- Le Premier Consul fit remettre en outre au savant italien une somme de 6000 fr. Le 26 prairial an X, il écrivit d’Italie au Ministre de l’Intérieur :
- « Je désire donner un encouragement de 60000 fr à
- celui qui, par des expériences et des découvertes,
- » fera faire un pas à l’Électricité comparable à celui » qu’ont fait faire à cette Science Franklin el Volta.» Le prix de 3 000 fr fut décerné successivement à F.rman, de Berlin, à Sir Ilumphrv Davy, puis à Gay-Lussac et Thénard.
- Le prix extraordinaire 11’a pas été décerné sous le Premier Empire. Napoléon III l'a rétabli et la République a continué cette tradition. Sous le nom de prix Volta, il a clé attribué à Ruhmkorff, à C.raham Bell et à Gramme. Ces souvenirs étaient de nature à montrer que la Science française avait accueilli avec une grande faveur la découverte de Volta.
- Congrès international d’électricité. — La Com-- mission d’organisation (M. Mascart, président; MM. Moissan. Gariel et Fontaine, vice-présidents; MM. Janet et Sarliaux, secrétaires), vient d’adresser aux électriciens la circulaire suivante :
- L’Exposition universelle de 1900, qui réunira à Paris un grand nombre de savants et d'ingénieurs du monde entier, offrira une occasion exceptionnellement tavorable pour l’étude des questions d’intérêt général qui dépassent aujourd'hui les limites d’une seule nation pour s’étendre à tous les peuples civilisés.
- Les électriciens français ont pensé qu’il serait utile, dans ces circonstances, de provoquer et d’organiser en [900 uii Congrès international d’EJcctriciré. Depuis l’Exposition 'd’Eloctricité à Paris en 1881, des congrès de cette nature, tenus dans différents pays, ont marqué déjà les progrès successifs de la science et de l’industrie électriques.
- Les questions d'unités et de langage ont été d'abord la principale préoccupation de ces conférences, et nous apprécions chaque jour les immenses bienfaits des résolutions qui ont été prises dans un accord international.
- Pendant la dernière période de vingt années, bien courte en elle-mcme, mais qui tiendra une place glorieuse dans l’histoire, nous avons vu surgir les, découvertes les plus imprévues. Jes applications nouvelles de travaux qui paraissaient devoir rester dans le domaine purement scientifique, et l’extension extraordinaire des industries électriques. La pratique a fait naître un très grand nombre de problèmes sur lesquels il sera intéressant et profitable de rapprocher les
- 11 semble donc que, sans enlever aux questions de théorie le rh!e important qui leur convient, les discussions du Congrès devront avoir surtout un caractère industriel et économique. C’est dans ce sens que le programme ci-joint indique, à titre provisoire, la manière dont il conviendrait de distribuer le travail entre les différentes sections du Congrès.
- Le compte rendu des séances, avec les mémoires acceptés parle bureau, fera l'objet d’une publication qui sera adressée gratuitement i tous les membres.
- Nous espérons, Monsieur, que vous voudrez bien nous prêter votre précieux concours en vous associant aux travaux du Congrès d’électricité de 1900. Nous vous envoyons ci-joint un bulletin d’adhésion qu’il vous suffira de remplir et de retourner à l’adresse indiquée.
- Veuillez agréer, etc.
- Le Congrès s’ouvrira le 18 août dans le palais des Congrès, à l'Exposition. Sa durée sera de huit
- Sont membres du Congrès les personnes qui auront adressé leur adhésion au Secrétaire de la Commission d’organisation avant l’ouverture de la session, ou qui sc feront inscrire pendant la durée de celle-ci et qui auront acquitté la cotisation, dont le montant est de 20 fr.
- Les questions soumises au Congrès seront classées comme il suit :
- I. Méthodes scientifiques et appareils de mesure.
- II. Production de l’énergie électrique. Transformateurs.—
- Transport et distribution. — Eclairage électrique, Traction électrique.
- III. Electrochimie. —Electrométallurgie.— Accumulateurs.
- — Fours électriques.
- IV. Télégraphie. — Téléphonie et applications diverses.
- V. Electro-physiologie.
- Sur les moyens d’étendre l’industrie électrique française au Japon. — Le développement économique du Japon se traduit par de nombreuses installations où l’électricité tient une large place. Comme dans les pays européens ces installations se font le plus souvent à la suite d'adjudications. Le court délai accordé aux soumissionnaires ne permet
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- III
- Supplêr
- Électrique du I octobre 1899
- guère qu’aux maisons ayant un représentant sur place d’y prendre part- Notre ministre à Tokio s’est ému de cette situation désavantageuse pour les maisons françaises qui, pour la plupart, n’ont pas de représentant ; il a résolu de l'améliorer et l'Office national du Commerce extérieur nous communique la note suivante où sont indiques les moyens propres à atteindre ce but-
- Il existe en Allemagne une revue économique qui sous le titre de Osl Asien, publie les articles de toute nature relatifs au japon et contient spécialement de nombreuses annonces-rcclatncs traduites en japonais dans le but de faire connaître avantageusement en Extrême-Orient les produits de fabrication allemande. Une nouvelle revue est publiée à Brême sous le nom de Deutscher Industrie An^eigerjUr Ostasien, destinée à propager les produits allemands entre Ma lacca et le Japon ; elle publie sur le Japon et 1 Allemagne, des articles en allemand et en japonais qui sont illustrés de nombreuses reproductions de machines ou de travaux exécutés par des maisons allemandes.
- Les Américains ont suivi cet exemple en créant à Tokio un journal analogue The Japan American Commercial Journal.
- En transmettant à Paris des exemplaires de ces publications, le ministre français à Tokio signaic en termes très pressants l’intérêt considérable qu’il y aurait pour nos exportateurs à imiter les procédés de publicité commerciale qu'emploient leurs concurrents avec un succès marqué. Il rappelle que la Légation est toute disposée à prêter son concours pour la rédaction et la préparation typographique des annonces en caractères japonais.
- De son côté, l’Olîice national du Commerce extérieur centralisera volontiers les adhésions, et, si le nombre en est suffisant, mettrait en rapport les divers intéressés pour leur faciliter la tâche dont il s’agit.
- Les publications allemandes et américaines dont il est parlé plus haut sont tenues à la disposition des intéressés tous les jours non fériés, 3, rue Feydeau, à Paris, de 10 heures à midi et de 2 à 5 heures.
- Pour faire ressortir l’intérêt qu’auraient nos industriels à être représentés au Japon, le ministre de France à Tokio vient d’adresser à titre d’exemple, à l'Office national du Commerce extérieur, le relevé des avis d'adjudications contenus dans la Gazette officielle du 15 au 28 février et du 12 au 28 mars 1899. Les fournitures mises au concours consistaient en : rails, 30 000 kg de cuivre en saumon ; 200 tuyaux
- vive, échelles de sauvetage; 23 000 mètres de toiles à voiles; t 300 kg d'amiante ; maille en fer et en acier ; 5000 kg de bougies ; 16000 kg de plaques d’acier pour chaudières; sonnettes électriques; 1 000 appareils téléphoniques; charbon ; 880 yards de fils aériens caoutchoutés à 46 âmes ; 1 760 yards de fils semblables à 90 âmes ; 3 grues en fer ; 12 000 tuyaux de cuivre; i$oooshaku de tubes de caoutchouc.
- mais le délai entre la publication des avis et r ouverture des soumissions a été de trois semaines environ; il y a donc eu impossibilité matérielle de prévenir utilement les maisons françaises non représentées sur place.
- La station hydro-éleotriquo d’Heimbach-sur-Rœr. — Dans son dernier numéro notre confrère LTilectricien nous apprend qu’il y a quelques années, le ministre des travaux publics de Prusse avait mis à l’étude les moyens de régulariser le cours des rivières la Rœr et l’Urft, dont les bassins fluviaux sont compris dans le massif montagneux du Eil’el. Chaque année les nombreuses inondations occasionnées par la fonte des neiges et par de violents orages provoquaient des dépenses qui s’élevaient souvent à plusieurs centaines de mille marks pour la vallée de l’Urft seulement
- Plusieurs projets de régularisation avaient été présentés au ministre, mais, outre que les frais occasionnés de la sorte étaient considérables, aucun de ces projets ne paraissait fournir des apaisements suffisants pour l'avenir.
- M. Intze, conseiller privé du gouvernement et professeur à l'École polytechnique d’Aix-la-Chapelle, qui avait cté chargé de l'étude et de la critique des projets présentés, se décida à résoudre là question au moyen de barrages réservoirs.
- Le barrage-réservoir de l'Urft, surtout, est digne d'attirer l'attention des ingénieurs, tant au point de vue de ses dimensions qu'au point de vue economique de l'entreprise.
- Un peu en amont du confluent de l'Urft et de la Rœr, la vallée de l'Urft se resserre considérablement et permet en cet endroit l’établissement avantageux d’un barrage. Une hauteur de mur de 52 m au-dessus du sol et une longueur au couronnement de l’ouvrage de 210 m produiront une retenue d'eau de 45 55° 000 nr. Le bassin fluvial de l’Urft en amont du barrage s’étend sur 175 kms. Les stations météorologiques établies depuis de longues années dans ce bassin fluvial et les stations hygrométriques ins-
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- tallées le long du cours de la rivière permettent de compter sur un débit annuel de 200000 nou m*. Le barrage rempli s’étendra sur une longueur de
- Par suite,du cours sinueux delà rivière, il sera permis de couper par une galerie souterraine de 3 km de longueur, un détour de la rivière d’une longueur de 21 km; la hauteur de chute ainsi gagnée, variera, suivant la hauteur de retenue dans le barrage, de 74 à 107 m. En régularisant le débit du réservoir, cette hauteur de chute produira à la station centrale une force minimum de 6000 chevaux-vapeur travaillant nuit et jour.
- La station centrale comprendra 8 turbines actionnant directement les dynamos- Une petite partie de la force sera employée par l’industrie des environs, tandis que la majeure partie sera envoyée dans les villes voisines telles qu’Aix-la-Chapelle, Düren, Stolberg, etc.
- T -'ouvrage est évalué à 6 125 000 fr, mais il est dès à présent certain que cette dépense sera loin d’être
- En admettant pour frais d'amortissement, de bureau, etc., une dépense annuelle de 280000 fr les villes dénommées ci-dessus, situées à une distance d’environ 30 km de l’usine génératrice auront à leur disposition un cheval-heure revenant à moins de •1.4 centime. Une fois l'ouvrage amorti, le prix de revient du cheval-heure diminuera d'une façon très appréciable.
- Le capital nécessaire a été réuni sans peine par les villes intéressées eiles-mêmes, et l'on mettra la main a l'œuvre dès le printemps prochain.
- Il est, de plus, à remarquer que, outre la production économique d'une force considérable et la suppression des inondations, le barrage-réservoir de l’Urft permettra aux nombreux riverains installés le long de la .rivière en aval de l'usine hydro-clcc-trique d’utiliser leurs turbines même pendant la saison sèche de l’année, le débit de la rivière restant constamment au-dessus de 5 m:‘ par seconde.
- Dès à présent, d’autres barrages sont projetés dans le bassin supérieur de la Rrer et de ses autres
- affluents, et il est certain que d’ici à une époque peu éloignée les forces naturelles des cours d’eau de l’Eifel produiront, à elles seules, toute la force nécessaire à l'alimentation électrique d’Aix-la-Cha-peJle, Düren, Stolberg. etc.
- Les tramways électriques de Turin (Italie).--Le dernier numéro du Génie civil résume comme il suit une longue étude que M. F. SiztA, inspecteur des chemins de fer italiens a consacrée dans le Genio civile aux installations de tramways électriques faites récemment à Turin par diverses sociétés, notamment par la Compagnie d’électricité de la Hante Italie.
- Le réseau concédé à cette dernière compagnie est le plus important et comprend trois lignes principales. L'énergie électrique y est distribuée par conducteurs aériens : on emploie le courant continu à 480 volts, J’imensité variant de 300 à 150 ampères. Le conducteur aérien est un fil de cuivre chimiquement pur de 8 mm de diamètre, dont la résistance à la rupture est de 40 kg par centimètre carré. Il est suspendu par des fils d’acier de 5 mm de diamètre qui s’attachent, au moyen de rosaces très décoratives, aux façades des maisons formant un ensemble d’une grande légèreté.
- Le matériel actuellement en service comprend 40 voitures fermées avec moteurs et accumulateurs et 20 voitures ouvertes. destinées à ctre remorquées. Les voitures automotrices reçoivent 18 personnes à l'intérieur et 22 sur les plates-formes; les autres 20 personnes assises et_24 debout.
- motrices est de 1.680 m. Les deux moteurs absorbent une puissance de 28 chevaux. L'éclairage des voitures est assuré par 20 lampes de 16 bou gies. 11 existe, sut- chaque véhicule un frein mécanique à levier et deux freins électriques.
- L’énergie nécessaire sur ce réseau de tramways est empruntée à un cours d’eau, en dehors de la ville. Hlie est de 4 000 chevaux-vapeur. Cette puissance hydraulique peut être accrue, en cas d'insuffisance, grâce â l'usine centrale de force que ia même compagnie vient d'installer dans la ville. Dans cette station centrale sont établies 6 chaudières tubulaires ayant chacune une surface de chauffe de 2 52 mètres carrés et trois machines à vapeur de 600 à 900 chevaux, accouplées chacune directement à une dynamo. Ces dynamos travaillent à 500 volts et 900 à 1 300 ampères. De plus, il y a une batterie-fixe d’accumulateurs dont la capacité est de 370 kilowatts à 500 volts.
- . Quint à l’énergie venant de l'usine hydraulique, elle est d’abord conduite, sous forme de courant triphasé de
- l’usine centrale. Le courant triphasé tombe alors à 3000 volts, il est, en partie, distribué directement aux nai ticuliers,
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- Tramways électriques du comté de La Marche (Westphalie). —Ce réseau de tramways dessert un certain nombre de localités industrielles situées dans le bassin houiller delà Ruhr, arrondissement d’Arns-
- L’usine comprend une chaufferie de 3 chaudières de 90 m'- de surface de chauffage alimentant 2 machines à vapeur verticales compound de 300 chevaux à 135 tours par minute. T.es dynamos à courant continu couplées directement, donnent chacune 240 kilowatts sous 560 volts. Une batterie tampon de 270 éléments et d'une capacité de 370 ampères-heures au régime d'une heure est couplée en parallèle sur les barres générales. Pour la recharge à fond, des commutateurs permettent de la diviser en trois parties, deux tiers des cléments étant succes-
- l.a prise de courant s’effectue par le trôlet. A noter un isolateur pour courbes à bras inégaux compensant le couple de torsion produit par la tension latérale du fil. Les voitures motrices, au nombre de 24. possèdent 2 moteurs de 2u à 35 chevaux. Le chauffage a Heu électriquement, au moyen de spirales placées sous les banquettes. L’installation a 4té faite par l’ancienne Société O.-L. Kummçr.
- ' T. Z., t. XX, p. 507-510, an juillet 1899, Mois scient, et ind., août, p. 128.)
- Le chemin de fer électrique de Bad Aibling à Feilenbach iBavière).-—Un des derniers tramways électriques installés en Bavière est celui reliant Bad Aibling (ville située à environ 45 km au sud de Munich) avec Feilenbach, aune distance de 22 km. La ligne a été construite et équipée par l’Actien-Gesellschaft Elelurizitætswerke (O. L. Kummer et O) de Dresde et Niedersedlitz. Le système à trôlet aérien e» à retour du'courant par les rails a été adopté.
- Les conducteurs sont supportés par des potences fixées à des poteaux en bois imprégné ou en fer. Les isolateurs pour les fils de courant et de téléphone du service sont aussi attachés à ces potences. Les bouts de rails sont connectés par des joints de cuivre avec rivets étamés et soudés.
- La ligne commence à la station Bad Aibling sur le chemin de fer royal de l’Etat ba\arois, et les voitures de ce chemin de fer peuvent circuler sur la ligne électrique. De Bad Aibling le tramway électrique va traverser quelques districts renommés pour leur pittoresque pour aboutir à Feilenbach au pied du Wendelstcin-
- La courbe la plus prononcée a 277 m de rayon et la pente la plus raide, qui est proche du terminus de Feilenbach, atteint 1,68 p. 100 pour une longueur de /716 m. Les traverses sont espacées l’une de l’autre de 838 mm ut le poids des rails est de 23 kgr par mètre.
- H y a 7 stations, ou arrêts, le long de la ligne, espacées d’environ 1,7 km chacune. Toutes ces stations sont aménagées pour le trafic des voyageurs et des marchandises et ont «ailes d’attente, garage pour marchandises et la communication téléphonique avec Bad Aibling ; elles sont toutes éclairées par des lampes à incandescence- A Bad-Aibling sont la station génératrice, ia maison du directeur, les dépôts de cars, les ateliers de réparations, etc. A Feilenbach il y a aussi un dépôt de voitures.
- L’usine est à 8nomètres environ delà station de Bad Aibling. Le courant est fourni par deux génératrices à enroulements compound de 85 kilowatts chacune ; la force électromotrice à la station est 55ovolts. Lesgénératrices sont mues par une turbine développant 150 chevaux sous une chute d'eau de 3,5 m obtenue'du canal Trift.
- La turbine, du système Francis, est pourvue d’un tube de succion. Elle actionne par engrenages un
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- arbre auquel les génératrices sont reliées par des courroies. La turbine est munie d'un régulateur automatique Voith; un lourd volant est clavetésur l'arbre de transmission. On obtient ainsi une régulation très satisfaisante malgré les fluctuations considérables de la puissance demandée. Fin cas de nécessité subite une machine à vapeur compound de 115 chevaux est installée et peut être accouplée directement à l’arbrede transmission; cette machine est alimentée par une chaudière tubulaire d’environ 8" m3 de surface de chauffe.
- Le présent matériel roulant consiste en cinq voitures motrices pour voyageurs, deux voitures motrices à marchandises équipées chacune avec deux moteurs, trois remorques pour passagers, deux remorques pour la poste et les bagages, une remorque pour marchandises.
- Pour le service ordinaire des marchandises les wagons du chemin de fer de l’Etat sont en service. Chaque automotrice peut contenir quarante voya-
- Le trafic des automotrices à voyageurs est arrangé de sorte que ces derniers aient les correspon-
- dances avec les heures des trains du chemin de fer royal de l’Etat. A.
- Chemin, de fer Mont Amiata-Santa Fiora. — Le projet de l’ingénieur Sarrochi qui a été développé devant le Conseil communal d'Arcidosso comporte une voie de chemin de fer à section ordinaire et traction électrique, utilisant certaines chutes des régions de l’Amiata. La longueur du chemin de fer est de 25 km, le coût serait de 3 millions, à la charge de la Société qui construit déjà celui de Folonica Massa Maritima. Le trafic semble être assez important car la région desservie compte 50000 habi-
- Chemin d© fer électrique Naples-Benevent. — Les délégués des provinces de Naples, Benevent, Caserta Avellino et vingt-trois autres communes avoisinantes se sont réunis pour constituer une Société afin de construire le chemin de fer électrique de Naples à Benevent par la vallée Caudina.
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- Tramway Ivrea - Ozzano. — Les ingénieurs Alberto Ara et F- Rossi ont demandé la concession d'une ligne de tramway à écartement normal de Ivrea à Ozzano-.Momferralo, le long de la route provinciale par Vestignè Borgomasino-Cigliano-Livorno-Crescenlino-Brusasco-Moriscngo-Serra-lunga. L’exploitation serait pour le moment partielle et se ferait par traction à vapeur, on appliquerait ensuite la traction électrique a la ligne entière soit sur plus de 70 km, à l’aide d’une usine hydro-électrique située au milieu du parcours et qui permettrait d'utiliser une chute d'eau de 800 chevaux. T.
- Omnibus électriques pour Birmingham (Angleterre). - Le Birmingham Argus dit que l’intention de la British Electric Traction Company est de commencer un service d’omnibus électriques à Bir-
- I mingham, prochainement. La Compagnie prendra | le nom de Birmingham General Omnibus Company et n'attend plus qu’un ordre de la Cour pour com-I mencer ses opérations. A. -
- I Traction électrique. -- Bùne Algérie). - Le 1 ier septembre a eu lieu l’adjudication des tramways électriques de Bônc.
- A1M. Berger frères ont été déclarés adjudica-
- ! — (Jap H!iut(‘s-4i|ies — Sur la demande de la Société de tramways et chemins de fer d'intérêt local, de Lyon, représentée à Gap par M. Poche, ingénieur civil, le Conseil a émis un vœu en faveur .de l’établissement d'une ligne detramwavs électriques de Gap à Sisteron et d’une ligne de tramways électriques de Gap à Barcelonnette.
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- 7 octobre 1899
- IX
- llorliange (Lorraine) - On va parait-il réaliser le projet de construction d’un tramway électrique qui reliera la ville de Morhange à la gare.
- C'est la Compagnie du gaz qui exécutera les travaux. Morhange est distant de deux kilomètres de sa gare.
- Éclairage électrique. — Aberdeen (grosse). — T.e conseil municipal de cette ville a installé pour éclairer le port, 6<> lampes à arc sur des poteaux à une hauteur de S m et à une distance l'un de l’autre de 40 m, disposées sur deux circuits, ainsi que trois lumières de balise, dont chacune consiste en 4 lampes à arc sur des poteaux de 26 m de hauteur. Le coût par an est estime à 42 500 fr.
- — Valparaiso iChili). M. Victor Bénard, commerçant de Valparaiso, vient de présenter à la municipalité un projet d'établissement d’éclairage électrique à Valparaiso, en employant comme force motrice la chute des eaux du Pcnnelas. M. Bénard, compte, comme appui, sur une puissante Société électrique allemande et il offre en garantie de son projet, un dépôt de 30000 piastres. Les dépenses de cette installation d'éclairage sont estimées à environ 250000 livres sterling. O- N. C. E.
- Compagnie française Babeock et Wilcox. — L’assemblée générale du 28 juin 1899 avait décidé
- l’augmentation du capital social dont le montant était porté de 2 à 4 millions par la création et l’émission de 4000 actions nouvelles de 500 fr.
- A la suite de l’assemblée extraordinaire du 22 août qui a reconnu sincère la déclaration de souscription et de versement sur les nouvelles actions, celte augmentation du capital est devenue défini-
- Compagnie générale parisienne de tramways. — Par décret du 17 août 1899, est déclaré d'utilité publique l’établissement,-dans le département de la Seine, d’une ligne de tramway à traction électrique, destinée au transport des voyageurs entre la gare et la mairie de Clamart.
- Le même décret approuve la convention intervenue le 1(3 avril 1899 entre l’État et la Compagnie pour la concession de celte ligne.
- Compagnie générale de Travaux d’Éclairage ot de Forco. — La progression du chiffre d’affaires, constante depuis plusieurs années, s'est poursuivie et accentuée pendant le dernier exercice clos le 31 décembre 1898. Cependant cet exercice n’a encore profité que pour une faible part de l’augmentation de 500 000 fr du capital social décidée par l’Assemblée générale du 26 mai 1898; le versement des trois derniers quarts sur les actions nouvelles n’a
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- ment h L'Éclairage Électrique du 7 octobre 1899
- été effectué, en effet, qu’en décembre suivant. L’exer-cicc 1898 n’a donc eu à sa disposition que l'ancien capital de 1 million 500 ««o fr.
- Le chiffre d'affaires a atteint 1 648 893 fr, en augmentation de 257 283 fr sur celui de l’année précédente. Le montant des bénéfices s’est accru parallèlement ; il a été de 21112b fr contre 201 993 fr en 1897, il a donc progressé de 9 133 fr.
- Ce bénéfice de 2 r 1126 fr aétéréparti de lamanière suivante :
- Réserve légale.................l'r, 10 556
- Réserve pour imprévus........... 31 592
- Fonds d'amortissement........... 33 921
- Conseil d'Administration........ 10 037
- Dividende de 31,25 fr par action. . . . 125000
- Ensemble .... 2J1 126
- Diverses modifications ont été opérées dans les comptes du bilan. La réserve d’amortissement, qui était portée au 31 décembre 1897 pour 139 916 fr, a disparu du passif à la suite d’une réduction de meme somme faite à l’actif sur la valeur d’estimation du matériel; il n’a cté maintenu qu’un fonds d'amortissement. A la suite de la liquidation de l’exercice 1898, la situation des réserves se présente comme suit :
- Réservelégale..................Fr. 43617
- Réserve pour créances douteuses. . . 60000
- Réserves pour imprévus........ 31592
- Fonds d’amortissement...... 80 ‘->00
- Ensemble. . . . 215 209
- Cette réserve pour imprévus a cté instituée, sur la proposition du Conseil d'Administration, par l’Assemblée du 26 avril 1899 qui a décidé de lui affecter chaque année le reliquat des bénéfices après prélèvement des sommes nécessaires à la dotation du fouds d’amortissement et de la réserve pour créances douteuses.
- Au 31 décembre 1898, les exigibilités à court terme, c'est-à-dire non compris 254 000 fr d’obligations à rembourser à long terme- représentaient, avec les tantièmes et dividende sur les actions afférents à l'excrcicc, un total de O71 774 fr. A la meme date, les disponibilités plus ou moins immédiates atteignaient 2 460 938 fr. Le fonds de roulement libre était donc de 1 799 164 fr, dont 1 211 013 fr de débiteurs et de travaux en cours d’exécution et 480419 l'r de matières premières et de marchandises. La Compagnie est donc en situation de donner à scs affaires et à son industrie tous les développements quelles comportent.
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- Adjudications et Avis.
- CnsJillo de r.ocnhiii (Espagne).— Des soumissions sont demandées pour l’éclairage électrique des rues de Castillo de Locubin (province de Jaenl durant une période de quatre ans.
- Paris. — Le io octobre prochain aura lieu au sous-seerctariat d’État des Postes et Télégraphes, 103, rue de Grenelle, l'adjudication pour la fourniture de câble téléphonique à un conducteur sous plomb et de fils recouverts pour installations téléphoniques (6 lots).
- Le n octobre 1899 aura lieu l’adjudication d’une fourniture de tableaux commutateurs pour postes centraux téléphoniques (5 lots).
- péron. — Plusieurs ingénieurs et électriciens français, domiciliés au Pérou ont sollicité l’inter-
- vention de la Légation en vue d'obtenir des catalogues relatifs aux articles de leur spécialité. Ces demandes visent spécialement : matériel d’éclairage, fils, douilles, rosaces, chevalets, lampes, tulipes, générateurs, appareils télégraphiques, téléphoniques, etc,
- Par suite de la négligence des industriels français à envoyer leurs prix courants sur ce marche, l'intervention du Consul de France est fréquemment sollicitée à l'effet d’obtenir des catalogues des produits cités plus haut.
- On ne saurait trop faire connaître aux industriels français l'intérêt qu’ils auraient à servir un envoi régulier de leurs catalogues à la Légation qui se chargerait d’en faire une judicieuse répartition. Toutefois faisons remarquer que les envois devraient être recommandés et comporter en moyenne une douzaine d’exemplaires.
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- Samedi 14 Octobre 1899.
- 6e Année. — N" 41.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiqu^t/KsuoTBÈoK'
- L’ÉNERGIE
- La reproduction des articles de L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite.
- SOMMAIRE Pages.
- Interrupteurs à liquides Wehnelt et Caldwell; M. I.a motte.......................................... 42
- Machines dynamo-électriques. Démarrage et régulation des moteurs à courant continu; Procédé Siemens et llalske, système Callow; appareil Bullok: appareil de sécurité Riker; appareil
- de démarrage Herdmann; rhéostat de démarrage Iïïrst et Mead; C.-F. Guluert................. 46
- Travaux de la -Société allemande d’électrochimie,: P.-Th. Muller.................................... 54
- Sur le dégagement de l'hydrogène dans la décomposition de l’eau, par Caspari, ........................ . 54
- Sur la conductibilité électrolytique de corps solides à très haute température, par Nernst.......... 54
- Sur de nouveaux matériaux pour résistances électriques, par Heraeus................................. 58
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Fabrication de tubes isolants pour les conducteurs électriques . . !........................... 60
- La sécurité de l’homme vis-à-vis des installations électriques...................................... 61
- Application des convertisseurs rotatifs à la traction, par Pro...................................... 64
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES Sur diverses expériences destinées à confirmer l’hypothèse d’Ampère, relative à la direction de Faction élémentaire
- électromagnétique, par Wladimir de Nikolaieve.............................................. 66
- Interférence des rayons cathodiques, par G. Jaumann................................................. 68
- Réactions mécaniques des rayons cathodiques, par E. RieckE ......................................... 77
- CHRONIQUE
- Sur le pouvoir émîssif des étincelles électriques............................ ...................... 80
- SUPPLÉMENT
- Nouvelles. — Exposition universelle de iqoo. — L’clectricité et le service des pompiers à Paris. — Traction électrique. — Eclairage électrique. — Compagnie des tramways mécaniques des environs de Paris (Nord-Ouest
- Parisien). — Compagnie Française des métaux. — Adjudications et avis.............................. xiv
- Bibliographie. — Traité de la construction, de la conduite et de l’entretieu des voitures au.tomobilçs; par Ch. Milandré et R.-P. Bouquet. — Notes et formules de l’ingénieur, du conducteur-mécanicien, du métallurgiste et de l'électricien, par Ch. Vicreux et Ch. Milandré. — Télégraphie et téléphonie, par J. PlÉRART.................................................................................................XXIII
- Brevets d’invention........................................................................................xxiv
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- Supplèr
- L'Éclairage Èlectriqi
- 1899
- NOUVELLES
- Exposition universelle de 1900. (Exposition rétrospective centennale). - Dans le Supplément du 25 mars dernier (t. XVIII, p. cxxxiv) nous indiquions à nos lecteurs le but de cette exposition en même temps que nous les priions de rechercher dans les cabinets de physique des universités et des lycées et dans les dépôts de matériel des administrations des appareils ou machines marquant une étape dans les développements de l'industrie électrique et dignes de figurer à cette exposition. La lettre suivante, du Comité d’installation du Groupe V (Electricité) renouvelle officiellement cet appel :
- Le Comité d'installation du Groupe V (Electricité) pour rExpositiou de igoo se propose de rechercher en vue Je Y Exposition Rétrospective, les appareils, livres, brochures et manuscrits avec lesquels il serait possible d’établir un véritable musée destiné à montrer au public l’ensemble des principaux progrès réalisés jusqu'à nos jours dans la science et dans l’industrie électrique, et à retracer l'histoire complète
- Je n’ai pas besoin de vous signaler l’intérêt et l’utilité incontestables d une semblable manifestation, surtout si, à côté de l’exposition technique figure l'exposition bibliographique sous ses diverses formes.
- Je viens donc faire un appel pressant à votre obligeant
- détaillé des appareils, livres, brochures ou manuscrits primitifs ou anciens dont vous pourriez disposer dans l’ordre d’idées indiqué ci-dessus.
- ^Bien entendu, les objets^admis figureront à l'Exposition
- rendus après la fermeture de l'Exposition^
- Si, d’autre part, il vous était possible de m'indiquer les noms des personnes, Sociétés ou Administrations qui pourraient posséder et disposer d'objets semblables, je vous en
- M. E. Sart[aux(!) a bien voulu, à la demande du Comité,
- Exposition ré Veuillez
- Le Président du Groupe V, C. Mascart.
- L’électricité et le service des pompiers à Paris. — L’expérience ayant démontré la supériorité du fourgon électrique décrit récemment dans ce journal sur les fourgons à chevaux, la commission de perfectionnement du régiment de sapeurs-pompiers auprès du Conseil municipal de Paris vient de commander aux officiers ingénieurs du régiment les plans d'une échelle et d’une pompe dont la traction serait analogue à celle du nouveau fourgon.
- De plus, six nouveaux fourgons électriques vont
- (')ïPricre d'adresser h réponse à M. E. Sartiaux. 95, rue de Maufceuge, à Paris.
- être construits incessamment et attribués aux casernes du centre de Paris et aux deux grands postes de l’Exposition.
- Traction électrique. — Augoulêmc 'Charente). -Très prochainement la ville d’Angoulcmc va être dotée d'un réseau de tramways électriques. L’usine comprendra trois dynamos d'une puissance totale de 450 kilowatts et, des le début de l’exploitation, douze voitures automotrices, équipées chacune à deux moteurs, seront mises en service. C'est la Compagnie Thomson Houston qui a reçu la commande de tout le matériel électrique nécessaire à celte installation.
- — Cjipetown (Ciîiy . — Le syndicat Mills a été orga-
- nisé pour construire des tramways électriques entre Camp's Bay, Sea Point et Cape Town. A Howick dans le Natal il est aussi question d’installer un tramway' électrique et l'autorisation vient d’en être demandée au gouvernement. A.
- — Hanrlnm et Zaudvoort Hollande . — Dans les premiers jours de juillet dernier, le tramway "élcc-rique entre Haarlcm et Zandvoorl a été livré à l'exploitation. Ce fait est digne de remarque, car les Hollandais, avec leurs vastes intérêts commerciaux n’avaient jusqu’ici que la courte ligne à accumulateurs de I faag-Scheveningen, fonctionnant seule-
- Cettcnouvcîle ligne appartient à la Eerste Neder-landscheTrammaatschappij, d’Amsterdam, dont le capital est de 1 000 000 de florins.
- L.a ligne a été construite et équipée par Siemens et llalske. La station génératrice contient trois unités de 170 chevaux chaque, consistant en machines verticales accouplées directement aux bien connues machines à pôle intérieur de Siemens.
- La ligne a 16 km de longueur et est à double voie sur presque toute son étendue. Elle sert aussi au transport des marchandises.. A présent le maîériel roulant consiste en 12 petites et 8 grandes automotrices, 9 remorques et 4 voitures à marchandises-A.
- — Y'alparaiso (Ciniii. — The Electrical Corporation J.td a été formée à Londres pour acquérir les concessions garanties par la municipalité de Val-paraiso à M. J. Hardin, relativement à un système de traction et d’éclairage électriques.
- il est entendu qu’au début la génération du cou-
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- à L'Êc
- clairage Électrique du 14 octobre 1899
- rant sera produite par une usine à vapeur, mais que ultérieurement la force motrice tirée de l’Acon-cagua sera utilisée. A.
- Éclairage électrique. — (.'onlreséviile (Vosges). — L’année prochaine, la station balnéaire de Con-trexéville rera éclairée à l’électricité.
- Une société anonyme va faire construire une usine près du Vair. en face de l’ancien moulin de Contrexéviüe dans une dépendance de la société des eaux minérales.
- Cette société anonyme dite « Force et Lumière » éclairera non seulement l’établissement hydro-minéral, mais tous les particuliers qui voudront prendre des concessions.
- Le circuit électrique fera le tour d’une partie de là localité et rayonnera partout où le nouvel éclairage sera adopté. La société a obtenu du Conseil municipal toutes les autorisations nécessaires.
- — Guavi»(|uil [Éqnairun. — Le consul général des Etats-Unis, à Guayaquii, est d'avis que le moment est propice pour l’établissement dans cette ville d’une usine d’électricité pour l’éclairage et pour la force motrice nécessaire aux tramways. La ville de Guayaquii dont la situation financière est prospère, a une population de 50000 habitants et atteindra probablement un développement considérable après l’achèvement du chemin de fer qui doit la relier à Quito.
- La ville est actuellement éclairée au gaz, mais ce service coûte-très cher à la municipalité. Des lignes de tramways existent déjà dans les rues de la ville, mais la traction par mules coûte également très cher et serait remplacée avantageusement par l’électricité. La Compagnie exploitante possède une réserve s’élevant à 50 p. 100 de son capital et distribue un dividende annuel d’environ 15 p. 100 ; ses actions sont de 50 p. 100 au-dessus du pair.
- En 1896, une usine d'électricité était en voie de construction à Guayaquii, mais elle fut détruite par un incendie qui dévora une partie de la ville. Actuellement, le quartier incendié est entièrement rebâti, dans de meilleures conditions, et l'occasion semble favorable pour l’installation d’une usine d’clectricitc qui fournirait le courant en même temps pour l'éclairage et pour la force motrice nécessaire à la trafction des tramways.
- — Yaiiiy (.visuel. — Le conseil municipal de cette localité vient de voter l'installation de l’éclairage électrique. Les deux machines de 80 chevaux chacune et toutes les transmissions destinées à actionner les dynamos seront fournies par les ateliers Massicot, à Chauny.
- Compagnie des tramways mécaniques des environs de Paris (Nord-Ouest Parisien). — Par décision de l’Assemblée générale extraordinaire du i*’ septembre dernier, le capital de la Compagnie est définitivement porté à 13 millions, divisé en 1 }o 000 actions de 100 fr.
- La Compagnie a pour objet l’exploitation du tramway mécanique de Saint-Germain à Poissy, ainsi que l’établissement et l'exploitation de toutes les lignes dont elle pourrait obtenir la concession dans les départements delà Seine, de Seine-et-Oise et de Seine-et-Marne.
- Compagnie Française des Métaux. — Le Conseil d’Administration a décidé de proposer à l’Assemblée générale la répartition d’un dividende de 10 francs seulement alors que, pour l’exercice précédent, le dividende des actions avait été de 30 fr. La réduction provient de la perte de 1 104000 fr éprouvée dans la spéculation sur les cuivres, engagée par l'ancienne administration.
- Adjudications et Avis.
- Dortmnud (Allemagne). • - La municipalité demande des soumissions avant le 2 r courant pour la fourniture d’une machine à vapeur de 1 000 chevaux et d’un alternateur polyphasé de même puissance destinés à la station d’éclairageé lectrique de la ville.
- Paris. — Le 19 octobre aura lieu au Ministère du commerce, de l’industrie, des postes et des télégraphes, 103, rue de Grenelle, l'adjudication de la fourniture de 600 000 kgr de fils de cuivre (12 lots).
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- ' ' ' s (1 Ë C, p. 84,
- mation électrique des diélectriques solides isotropes;
- P. Saukupo-ie (JP, p- 457, septembre Sur les régies électromagnétiques ; J.-l\
- p. 311
- s cathodiques, les rasons Rœntgen, les din
- i pompe de Geissler; G. Guoi.ikluo (NC, l'thorium : R.-B. Oweks (PM, p. MO,
- t.-V. Woon ERNY.
- Phénomènes thermiques de lu pile voltaïque . XV.-R. CouHui (El, p. S00. 29 seplembrei.
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- Influence du magnétisme sur les propriétés thermoelectriques du bismuth: Spauavecciha (N L. p. 1<> 1. septembre,. L'hvstcresis magnétique du cobalt; J.-A. I lkiiino. A.-U. Asiiton. II.-J. Tomi.insos (EL p. 837, b octobre).
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- >r la direction de tous MKAn^E R NY,npC113il 6 et f^eplembre).
- ' '1wX\V?mXd t*l£pft.T87,^septembre}?
- Notes sur les règle--- " “ ” ' " T’
- (E R, p. '
- s électriques ; Erm
- •Kilbui
- Applications mécaniques.
- /emploi de l’énergie électrique dans les travaux de l’ingénieur: Louis But.L (K M. p. 09. octobre).
- .'économie résultant de l'emploi des moteurs^ électriques
- ]i. 374, 9 sep1 Installations électriqi » Californie (HW.
- ;ud de
- irnie (1ÎW. p. 443. 23 septembre).
- Application de l’clectricité dans les mines de Cripplo Creek : Thomas Tongs (EM, p. 953, septembre; ER, p. 433, 15 septembre).
- T,a. machinerie électrique à bord des navires ; A. Siemens (El, p. 815,29 septembre; ER, p. 333, 29 septembre: SA, p. 818. 22 septembre).
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- SvldèmeX signaux de chemins de fer ;\V.-S. Boi 'p. 191, 530 et 573, 22. 29 septembre et 6 octobre).
- Torpille dirigeable par les ondes hertziennes; Geor;
- (Elé, p. 242, 7 octobre).
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- Description des ateliers de réparation de la Chic Railway Company (S R J, p. 502, septembre).
- La iraction électrique à Paris (E R, p. 501, 29 septei
- Réseau de traction et d’éclairage de Plymouth (An (E R N Y, p. 129, 30 août : S 11 J. p. 589, septemb
- Le réseau de tramways do Hartford (S R J, p.
- Le tramway éleetriquo des Pyramides (E R N Y, p
- électrique de Rouen à Bon-Secours el L. Hcrtït iKlé, p. 193, 23 septembre).
- = à trôlet età caniveau de Londres (S R
- s électriques de Hambourg iERKY i 'électriques de Florence (E R N Y, p. 1
- Tramway iuierurhain de, Dedham à Medlicld (Massachussets) S RJ. p. 553, septembre).
- Tramway è, accumulateurs à Chicago (S R J, p. 559, sep-
- Lcs progrès«de la traction électrique dans lo Nord de l’Angleterre 1ER. p. 466. 22 septembre).
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- l’électricité et par chevaux à New-York (SR J, p. 579, septembre ; El, p. 780, 22 septembre).
- L'exploitation dos trains électriques (ER, p. 461, 22 septembre).
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- Soudure des rails par l’électricité (11, p. 204, 22 septembre),
- Sur la soudure électrique des rails; R.-F. Danfortb (ER, p. 577, 6 octobre).
- Soudure électrique des rails à Bull'alo (S R J, p. 587, septembre),
- Connecteurs de rails de tramways; Henry-E.-P. Gottrei.l (E R,
- s (1E.
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- Ftapport du professeur Kennedv sur la traction mécanique <îes tramways (S R J, p. 595. septembre).
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- Allemagne. — La Revue Industrielle dans
- derniers numéros publie une statistique tirée de l’ElektroiechnischeZeitschrift, statistique très complète des installations éleetiiques en Àllerrtagne au i”1' mars. On constate un développement important par rapport aux installations précédentes : 114 installations nouvelles portent à 489 le nombre des installations ; et 123 étaient en outre en construction, dont 15 ont été mises en exploitation depuis le mois de mars.
- 1! résulte de ces statistiques que toutes les villes de plus de 100 000 habitants possèdent une station centrale; 73 p. nm des villes de 50 à 100000 vont en être pourvues ; mais il reste un très large champ ouvert à un développement ultérieur pour les villes plus petites. 11 y a également une tendance à établir dans les districts industriels des stations communes à plusieurs localités.
- Les usines d'électricité de King’s Lynn. — Les usines de King’s Lynn ont été installées par les autorités municipales sous la direction du professeur Henry Robinson, de Londres. Le prix des divers bâtiments a été d’environ 30 000 livres, et dans ce prix sont comprises les 400 lampes électriques destinées à l’éclairage des rues pour remplacer les réverbères à gaz. Les rues de King’s Lynn sont pour la plupart très étroites et il 11’y a pas grand place pour installer des réverbères, c’est pourquoi dans certains endroits des arceaux de fer très ornementaux ont été placés au-dessus des rues, et les ‘ lampes y sont suspendues au milieu. Presque tout l'éclairage public est obtenupardes lampes électriques à incandescence et un allumeur passe dans les rues et manœuvre les commutateurs.
- Le point le plus intéressant de cette installation, est l’emploi de moteurs à gaz pour actionner les génératrices II y a quatre groupes de gazogènes fonctionnant avec de l'anthracite ; chacun d’eux est construit en briques, avec soubassement en argile réfractaire, et installé sur un lit de mâchefer. Chaque gazogène est capable de fournir 345 m3 de gaz à l’heure De la salle de production, le gaz est conduit à travers une série de tubes de refroidissement en fonte dans deux purificateurs, dont l’un est rempli de coke avec courant d’eau et l’autre de sciure de bois. De ces purificateurs le gaz arrive dans un gazomètre principal qui a 6,10 m de diamètre, puis par
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- l'intermediaire de tuyaux de 0,30 m il est distribué dans un gazomètre auxiliaire de 1.50 m de diamètre, d’où il part pour alimenter les cinq moteurs à gaz qui se trouvent dans la salle des machines de la station génératrice.
- Chaque moteur donne 76 chevaux au frein sous une charge constante, mais il peut développer un maximum de 100 chevaux. Ils sont munis de volants de 8 tonnes qui sont accouplés par courroies à des dynamos.
- Les dynamos, fournies par la General Electric Company, sont à courant continu du type à enroulement shünt et peuvent être excitées séparément. Chaque dynamo, sous une vitesse normale, a une puissance de 41» kilowatts et peut donner de 88 ampères sous 450 volts à 80 ampères sous 500 volts.
- Le système de distribution adopté est à. trois fils avec une tension de 400 volts entre les conducteurs extérieurs, le courant de distribution aux abonnés est à 200 volts. Une batterie d’accumulateurs de 225 éléments Chloride K. est placée dans une salle fort bien aménagée. A environ 1 mille de celte station centrale se trouve une sous-stalion de transformation contenant deux transformateurs rotatifs Ring Hawkins pour égaliser la charge. Les réseaux de distribution comprennent des feeders à deux conducteurs qui aboutissent à six points différents: l'égalisation est obtenue au moyen d’un troisième feeder ou fil neutre qui part de la sous-station et de deux circuits qui vont directement à la station génératrice. Les câbles se composent de conducteurs isolés à l’aide d’une matière fibreuse et recouverts de plomb. Les câbles non armés sont protégés par des tresses de 111 goudronnées et les câbles armes comprennent deux couches de feuilles d’acier recouvertes également de fils goudronnés.
- La station, d’électricité de Barrow-in-Furness (Angleterre . Cette station inaugurée au commencement de l'année vient d’être l’objet d’exten sions d'une importance égale a celle de l’installa-
- tion primitive. Le système est du type à haute tension avec transformateurs rotatifs aux sous-stations et distribution à deux fils et à 220 volts. Il y a trois chaudières du type Babeock et Wilcox ayant chacune une surface de chauffe d’environ *75 m!; la pression est de 11,2 kg par cm2 ; elles sont alimentées par deux pompes à triple effet de Havward Tyler et (>', pouvant fournir chaciine 4550 litres d’eau par heure à la pleine pression de la chaudière; le réservoir d’eau d’alimentation situé au-dessus de la chambre de pompes contient à peu près 50000 litres.
- La salle des machines contient trois groupes générateurs, formés d’une machine Raworth Universelle du type à double effet, verticale, à une manivelle directement et d'une dynamo Universelle à quatre pôles. .Chaque ensemble, dynamo el machine, peut donner 75 kilowatts à 340 tours par minute, soit 68 ampères sous 1 100 volts. Le rendement garanti de chaque groupe est de 84,5 p. ioo avec une consommation de vapeur de 11,54 kg par cheval-heure électrique à pleine charge. Dans chaque sous-station il y a un transformateur moteur qui prend le courant à haute tension des canalisations principales et qui fournit du courant sous une tension de 25c à 350 volts pour charger une batterie de 135 accumulateurs Tudor. 11 y a à présent trois sous-stations, et plusieurs autres sont en projet. Toutes les canalisations sont isolées au papier et couvertes de plomb ; elles sont placées dans des tuyaux de poterie. Pour l’éclairage public U y a 2r lampes à arc disposées en série sur les canalisations principales à 1 100 volts ; à minuit on remplace chaque lampe à arc par deux lampes à incandes-
- Bouées avec transmetteurs d’ondes liertziennos. — Dans son dernier numéro, {'Electricien nous apprend que M. A.-F. Hamilton, qui a inventéil y a quelques mois, une bouée à cloche actionnée électriquement pour avertir, par des signaux appropriés
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- transmis de la terre les navires qui rangent la côte, vient de compléter son invention et propose un dispositif de télégraphie sans fil combiné avec sa bouée à cloche afin de protéger automatiquement les abords du port d’Halifax. Ce passage, ainsi que plusieurs autres points de la côte sont fort difficiles à approcher par temps brumeux et les sinistres y sont fréquents; aussi l’opinion publique rcclame-t-elle des mesures spéciales, propres à faciliter les communications avec le large.
- Ces bouées munies d’une cioche, dont le marteau est actionné par un électro-aimant commandé d'un poste à terre par l’intermédiaire d'un câble sous-marin contiendraient en outreun transmetteur Marconi pouvant envoyer des signaux à quelques milles, quatre ou cinq, par exemple. Les bâtiments qui seraient alors porteurs d’un récepteur de télé-.graphiesans fii pourraient donc, en s’approchantdc la côte, être tenus au courant de leur situation exacte et mis à même de reconnaître la position de chaque bouée par les signaux que chacune ferait entendre successivement.
- 2 heures de l’après-midi. Chacune des travées du pont, au nombre de 3, n’avait exigé que 1 h 40 de travail pour être abattue. L'examen des madriers montra que l'entaille produite par le contact du fil chaud avait 0,125 m de profondeur d’une part et 0,075 sur les côtés ; la section était parfaitement nette et le bois n'était brûlé que sur 0,02 m envi-
- Dépenses de matières premières dans la fabrication de l’aluminium. — Les dépenses de matières premières dans la fabrication de l’aluminium, d’après le procédé Hall, paraissent être les suivantes. Ces dépenses sont calculées pour un kilogramme d’alu-
- Alumine anhydre. ....
- Cryolithe...............
- fluorure d’aluminium . . .
- Anodes. ................
- Goudron et coke de pétrole.
- Total
- 1.446
- 0,064
- Coupure des poutres de bois par l’électricité. — Récemment nous signalions l'emploi de l’arc électrique pour sectionner des poutres de fer; Ylnter-Océan de Chicago nous signale une application du même genre : le sectionnement de poutres de bois au moyen d’un conducteur porté au rouge par le passage d’un courant.
- Il s’agissait de démolir un pont de bois à la place duquel doit être construit un pont de pierre. Le propriétaire du pont s'était engagé à enlever dans un délai de 30 jours toute la charpente sans abîmer les fondations en pierre. Le délai était presque écoulé et la plus grande partie du pont était encore en place lorsqu'un électricien de Clinton proposa le moyen que nous indiquions plus haut. Le pont n'avait pas moins de 230 m de longueur ; il y avait à couper 27 madriers de bois du Nord de 0,225 m de côté. Chacun d’eux fut entouré d’un câble de fer parcouru par un puissant courant électrique. L'opération commencée à 5 heures du matin fut finie à
- Il faut 41 chevaux-heure pour produire 1 kgr d’aluminium. Un ouvrier exercé peut facilement surveiller 5 à 6 électrolyseurs. C’est le prix élevé de J’alumineanhydre pure qui fait que l'aluminium est cher à produire.
- Il parait assez difficile de diminuer notablement les dépenses en électrodes force motrice, etc. Le prix clc revient de l'aluminium, ne diminuera de beaucoup que lorsqu'on aura trouvé un moyen économique de produire l'alumine’pure ou lorsqu’on aura découvert un procédé permettant défaire soit directement soit indirectement de l’aluminium pur avec de l'alumine impure ou même avec de la
- Le développement de l’industrie du carbure de calcium. — M. Kershaw qui, en Angleterre, s’est fait une spécialité des questions d'électrochimie, vient de publier dans The Electrical Review (22 septembre) un article sur letat actuel clc l’industrie du
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- carbure de calcium; nous donnons ci-dessous la traduction d’une partie de cet article qui complète les renseignements que nous donnions, d'après la même source, il y a trois mois (Supplément du 35.juillet 1899, t. XX, p- xx).
- En dehors de la France il y a à signaler d’importants développements en Hongrie où 8000 chevaux sont utilisables à Ijaace. à Niagara où l’Union Carbide Works utilise 10000 chevaux, au Canada où 6 000 chevaux sont utilisés à Chaudières, enfin ou Norvège à Sarpsborg.
- Les fours employés dans les 47 usines actuellement en exploitation présentent des différences notables de construction. Suivant une autorité en la matière on tend à revenir aux formes les plus simples, beaucoup des formes compliquées qui forment la base de nombreux brevets ayant été reconnues après usage sans valeur pratique. A Langenthal, en Suisse, les fours sont de véritables chambres à parois réfractaires dans lesquelles 011 met des caisses en fer contenant le mélange de coke et de chaux (Bel. Elect. t. XIX, p. li, 6 mai 1899). Borchers a breveté un nouveau four construit de manière à utiliser la chaleur perdue jusqu’ici par radiation et conduction des parois; le corps principal est en tôle et est pourvu d’une enveloppe d’eau; la vapeur produite pendant le passage du courant et le refroidissement du carbure est utilisée pour la production de la puissance motrice \Eleciri-ciati. 39 mai 1899). ABellegarde, on emploie le fourBertolus tandis qu’à Saint-Marcel, en Italie, le four breveté parMemmo a été adopté. A Langenthal, Saint-Marcel et Beîlegarde, on emploie des courants triphasés.
- En ce qui concerne le rendement en carbure par cheval-heure électrique il y a peu de progrès à noter; les rendements obtenus dans quelques-unes des usines actuellement en exploitation sont au-dessous du rendement moyen obtenu dans d’autres fabriques mieux dirigées. A Meran, en Autriche. 011 obtiendrait un rendement de 5,2 kgr par jour et par kilowatt avec des fours Gin et Leleux et suivant M. Gin ceci équivaut à un rendement thermique de 92 p. zoo (Ecl. Elect. 6 mai 99). A Saint-Marcel le rendement serait de j.88 kgr par kilowatt et par jour. Dans sa communication f^ite au Congrès de Budapest Liebctanz base ses estimations sur un rendement de 5 kgr, chiffre qui peut être considéré comme la moyenne des usines bien dirigées (Ecl. Elect. ju sept. 1899, p. 508).
- Le prix de vente du carbure de calcium se maintient toujours beaucoup plus haut que le prix de revient. Ceci est dù pftpcipalement aux frais de transport qui souvent augmentent de 50 p. 100 le prix de revient. Ainsi à Lourdes où qjjp usine est actuellement en construction, le carbure de Spisse ou d’Amérique est vendu 600 fr la tonne tandis qu’il
- pourrait être produit à moins-de 300 fr la tonne dans la iocalité. En Suisse, le prix de vente est de 350 fr., le même egrbure revient à Paris à 450 fr. On estime qu’à Meran, ge carbure coûte seulement 186 fr la tonne. A Niagara on évalue le prix de revient actuel entre 186 et 200 fr la tonne. Ou espère le réduire à 150 fr par des perfectionnements dans les fours et les procédés de fabrication. D’après un rapport consulaire, le prix de vente en gros du carbure en France est de 350 fr la tonne (emballage en plus) tandis qpe le prix do détail est sur le pied de 550 fr la tonne. Stem dans un article sur l’éclairage à l’acétylène en Allemagne (Journal gas fur Bekucblung. p. 262, 1899). dit que Le prix de vente par petites quantités est en moyenne de 485 fr la tonne; il attribue cc prix élevé à la spéculation.
- Liebetanz estime le prix de revient du catbure à 290 fr la tonne quand la puissance motrice est fournie par la vapeur et à 220 fr quand la puissance est fournie par l’eau (Ecl. Elect. 30 sept. 1899, p. 508).
- En terminant son article, M. Kershaw fait observer qu’en général la situation financière des compagnies de carbure de calcium n’est pas brillante.
- Le développement de l’industrie de l’acétylène. — Comme suite à l’article précédent, M. Kershaw publie dans le numéro du 6 octobre de YElectrical Review un article consacré à l’industrie de l’acétylène. (voir pour un article antérieur notre Supplément du- 29 juillet, t. XX, p. xu).
- M. Kershaw commence par faire observer que le nombre des brevets pris en Angleterre pour les générateurs d’acétylène va toujours croissant. l)e 159 pourll’année i8yb, il est passé à 172 pour 1897, à 177 pour 3898 et il est déjà de un pour le premier semestre 1899. Le nombre des compagnies formées en vue de l’exploitation de quelques-uns de ces brevets va aussi en augmentant. Fendant les douze derniers mois ce nombre s'est élevé de 15 ; le capital de. ces'. 15 nouvelles sociétés est d’environ 10 mil-
- L’auteur passe ensuite aux essais effectués pour la purification industrielle de l'acétylène.
- La purification du gaz acétylène attire maintenant l’at-
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- tention des chercheurs et quelques travaux sur ce sujet ont été récemment publiés [Journal fur Ga~ Beleuchtung, 1899, p. 98). On avait cru tout d’abord que l’acétylène pouvait être brûlé tel qu'il sort de l'appareil générateur, sans aucune purification, mais on a bien été forcé de reconnaître que pour l'éclairage domestique et des lieux couverts, il est absolument indispensable de le putiiïer.
- Les produits chimiques qui ont été recommandés etessayés pour ce propos sont les suivonts :
- Chaux éteinte par Lundstrœm;
- Chlorure de chaux et chromait1 de plomb, par Wolfï ;
- Solution acide de chlorures cuivreux, par Franks;
- Acide chromique, par Ullmann.
- Le premier de ces produits retient toutes les impuretés à l’exception de l’hydrogène phosphore, la plus dangereuse au point de vue hygiénique; il ne peut donc être employé seul. L'usage du chlorure de chaux est condamné par Caro (Zeit. f. Angezc Cheniie. 11 juillet 18991 à cause de k formation possible de chiorurc d'azote. Far conséquent seules les méthodes de Franks et d’UlImann peuvent être considérées comme ayant quelque valeur pratique. Les absorbants adoptés dans ces deux procédés peuvent être mélangés avec du quartz en poudre et ccs mélanges ont été brevetés respectivement sous les noms de « Frankolin :> et de Heratoî ». Il a été établi que 5,5 gr d'acide chromique suffisent pour purifier un mètre cube d’acétylène, mais il est évident que la quantité requise doit dépendre du pourcentage des impuretés. Caro recommande de terminer la purification en faisant barboter ]e gaz dans de l’huile de paraffine afin d’enlever les impuretés provenant des agents chimiques eux-mêmes.
- Liebetanz dans son rapport sur l'Exposition de générateurs et purificateurs d'acétylène tenue à Budapest au début de l'armée fait la remarque suivante à propos de la purification : " 11 convient de recommander d’une façon toute spéciale que les constructeurs d'appareils générateurs d'acétylène s’adressent à ceux qui ont une connaissance spéciale du sujet pour leurs projets d’appareils purificateurs. Les appareils de ce genre montrés à l'Exposition indiquaient dans la plupart des cas une complète ignorance de la chimie de la part du constructeur et souvent constituaient un complément dangereux de l’appareil complet. »
- AL Kcrshaw examine alors le développement des applications de l’acétylène pendant ces derniers
- Le prix élevé du carbure de calcium dans les pays éloignés des fabriques de ce produit constitue souvent un obstacle considérable à l’extension de l'éclairage à 3'aeétylène et il n'est pas douteux que dans beaucoup d'endroits où cet éclairage a déjà été adopté il sera trouvé très coûteux étant donné le prix actuel du carbure. Ceux qui ont intérêt à pousser à k vente des appareils producteurs d’acétylène ont coutume de dire que cet éclairage est meilleur marché que l’éclairage au gaz ou au pétrole Dans beaucoup de cas cette assertion est absolument fausse et cette tactique ne peut être profitable au développement des industries du carbure et de l'-acétylène. La 'Progressive Age, un des journaux américains favorables à ces industries appelait récemment (Ci avril 1899) l’attention sur la tendance qu’oqt les industriels
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- Trâctioil éloctfîqtie. — Aitnery HantC-Savoiei. — M. bürtin vient d’adresser au Conseil général la demande en concession d’un tramway électrique d’Annecy à Saint-Julien.
- D’après l’avant-projet le tramway emprunterait la route nationale n° 2ui d’Annecy à Saint-Julien, il aurait son point de départ au quai de la Tournette, à Annecy, traverserait la ville et suivrait la route en question jusqu'à Alionzier ; de là, le tramway prendrait l’ancienne route et franchirait la rivière « les Usses » sür Un pont à construire. 11 rejoindrait la route nationale au bas de la rampe du Noi et la suivrait jusqu’à Saint-Julien, où il se relierait au chemin de fer à voie étroite qui existe entre cette ville et Genève. La longueur de la voie serait de 37 kilomètres. La traction serait électrique et l'usine serait établie à Cruseilles, point situé à peu près au centre de la ligne ; l’établissement de cette usine est prévu comme dépense totale, bâtiments et appareils de production, à 750 000 fr.
- Le coût total de la ligne est évalue à 4 millions.
- — r»on (Calvadosi. — Les travaux pour la construction de l’usine avancent rapidement et nous apprenons que les premiers wagons de matériel pour la voie sont arrivés dernièrement ; l'installation va donc commencer incessamment.
- — Lecco (Italie . — La maison Ganz et C'v- de
- Budapest qui a une succursale à Milan pour l'Italie, s’est chargée d'installer la traction électrique sur la ligne Lecco-Sondrio. Elle a l'intention d’emplo\ er des alternateurs à 20 000 volts ; la tension sur le fil de trôlet serait réduite à 3 000 volts par des transformateurs ; la fréquence serait de 14 seulement. Une fréquence aussi basse rendrait le courant impropre à un usage mixte, transport d'énergie et éclairage ; cependant la maison Ganz pense utiliser le courant même pour ce dernier usage au moyen de lampes Nernst. La force motrice hydraulique serait de 6000 poncelets, dont la moitié servira pour la traction et l’autre moitié pour les usages industriels (probablement une fabrique de carbure de calcium). Les travaux devront être terminés dans l’espace de
- — I.ivcrpool Angleterre . — Il CSt question d’éten-dre à la ville entière la traction électrique. La dépense prévue s’élève à 6<;o,x>,>o fr dont 3000001.1 pour la voie et 2 750000 fr pour l’achat de 200 voitures à 13750 fr, à livrer par groupes de 50 à la fin de chaque trimestre de l’année 1900.
- — A'ew-Vorj» (lôtais-L'Hlx). — Un projet de chemin de fer souterrain à traction électrique vient d’être étudié et une compagnie au capital de 7 500 000 dollars s’est formée pour l’exécuter.
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- — Simla (Inde anglaise). -- Un syndicat vient de se former à Londres en vue d’utiliser une chute de n>o m du Sutlej, près de Simla. Une partie de la puissance recueillie sera employée sur les chemins de fer de la vallée de Kangra, du Nord-Ouest et du Simla-Kalka. L’excédent de puissance sera transmis à Simla et à Lahore pour l’éclairage et la force motrice.
- Éclairage électrique. — Saii»t-Gcr\ais (ihuite-sri-*<>îc). — Le Conseil municipal a concédé à M. Joya Régis, ingénieur constructeur à Grenoble, le droit exclusif de l’éclairage électrique des voies, places publiques, bâtiments communaux et particuliers, ainsi que la transmission de l'énergie électrique pour tous usages (éclairage, force motrice et chauffage), et pour une période de trente années consé-
- L’cclairage devra être fourni un an après l'approbation de la délibération susdite par l’autorité prefectorale.
- Compagnie du Chemin de fer du Bois de Boulogne. — Le rapport du Conseil d'Administration de cette Compagnie, soumis aux actionnaires réunis en Assemblée générale ordinaire annuelle le 5 juillet dernier, donne des explications sur le retard, existant à cette date, dans l’ouverture de la ligne pour l'exploitation de laquelle la Société a été constituée.
- Le retard survenü provient de difficultés adminis tratives se rapportant, d’une part, â l'acceptation des plans définitifs concernant le trajet parcouru et, d'autre part, à l'autorisation demandée par la Compagnie pour l'émission d’obligations.
- Il serait aussi imputable à l'opposition! formulée par le directeur des promenades et le directeur de l'octroi qui tous deux mettaient opposition au système des doubles poteaux places dans le saut-dc-loup de la Compagnie.
- Enfin, la grève des terrassiers, qui s’est produite au début des travaux, aurait encore contribué à cet état de choses.
- Aujourd’hui, la ligne est terminée et l’équipement électrique doit être sür le point d'être achevé s'il n’est pas encore exécuté.
- L’Assemblée générale, après avoir approuvé le bilan qui lui était présenté, a nommé commissaire des comptes pour l’exercice 1899. M. D. Eebvrc, et administrateurs pour six ans, MM. Dumont-Cuse-nier et Henri Genevois.
- En outre, elle a ratifié le traité passé par le Conseil d'Administration pour les obligations.
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés Thomson-Houston. — Depuis le 3 octobre, présent mois, les obligations 4 p. iuo de la Compagnie sont admises aux négociations de la Bourse au comptant. Ces titres sont inscrits à la première partie du Bulletin de la Cote.
- 40000 obligations de 500 fr 4 p. mu, cmises à475 fr libérées et au porteur; remboursables au pair, par tirages au sort semestriels, de 19-7 à 1948. Intérêt
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- XXXVI
- Supplément à L'Éclairage Electrique du 21 octobre 1899
- annuel : fr payables par moitié, les-i’-'1’ janvier et
- i' r juillet : jouissance courante : i'T juillet 1899.
- Compagnie Internationale de l’Électricité. — L’Assemblée générale du 11 septembre a réglé comme suit la répartition du bénéfice de 769735 fr afférent à l'exercice 1898^99 :
- Réserve sialutaire.............Fr. 109 971
- Réserve legale....................... 32 154
- Allocations statutaires.............. 5" 707
- Dividende de 11 p. 100 aux actions. 550 ono
- Report à nouveau...................... 8 223
- Ensemble....... 769 735
- Société d’Édairage électrique du Secteur de la Place ClictLy. L’Assemblée générale des Actionnaires aura lieu le 26 octobre courant, L'ordre du jour de cette réunion comporte une proposition du Conseil relative à une émission d'obligations.
- Société Générale Électrique et Industrielle. — Depuis le 3 octobre, présent mois, les actions de la Société sont admises aux négociations de la Bourse au comptant. Ces titres sont inscrits à la première partie du Bulletin de la Cote.
- 25000 actions de 500 fr. émises au pair, entièrement libérées et au porteur, coupon n° 1 attaché.
- Adjudications.
- llouflciir (CnlvndoNh- La Chambre de commerce demande des soumissions pour l’éclairage électrique des quais et terre-pleins du port au moyen de 25 lampes à arc d'une puissance de 1400 bougies au moins. Les soumissions doivent être adressées avant le 15 novembre, terme de ligueur. S’adiesser pour connaître le cahier des charges au président de la Chambre de commerce.
- Paris. — Le 27 octobre aura lieu au sous-secrcta-riat des Postes et Télégraphes, l'adjudication d'une fourniture de transmetteurs et de récepteurs téléphoniques.
- Poreo-Aieifre lirrsiij. —- La municipalité de cette ville demande des soumissions jusqu'au 31 décembre pour l’éclairage électrique de la ville.
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- Prayadles «lu Cap Verti. — Les autorités municipales demandent des soumissions jusqu’au 31 janvier 1900 pour la concession de l’éclairage électrique de la ville. On estime à 286 le nombre de lampes à arc de 8 à 12 ampères nécessaires à l’éclairage des rues de la ville.
- BREVETS D’INVENTION
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- Samedi 23 Octobre 1899.
- • Année. — Nn 43.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS F R 4
- Électriques — Mécaniques — Thermiq^|TmHÈ^
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- L’ENERGIE
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- La reproduction des articles de L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite.
- SOMMAIRE
- Mouvements pendulaires des alternateurs associés en parallèle; Paul Boucherot..............................
- Interrupteurs à liquides Wehnelt et Caldwell ; M. Lamotte..................................................
- Accumulateurs pour automobiles électriques : Accumulateurs Pcscetto; J. Rfyvai........................; .
- Congrès de Boulogne-sur-Mer de l’Association française pour l'avancement des sciences; J. Bi.onwn.
- Nouvelle méthode pour la mesure des faibles self-inductions, par A. Blondel..........................
- Sur l'erreur des wattmètres électrodynamiques, par A. Blondel........................................
- Suc les propriétés photométriques des lentilles, par A. Blondel......................................
- Sur le rendement lumineux de l’arc à courants alternatifs, par A. Blondel et Jigouso.............
- Etincelle globulaire ambulante, par S. Leduc.........................................................
- Phosphorescence du verre des tubes à rayons X, par S. Leduc..........................................
- Rayons émis par une pointe électrisée, par S. Leduc..................................................
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Projet de chemin de iei électrique à Kashmir...............................................................
- Dispositif Hauswald pour le contrôle automatique de l'é-n de charge des batteries..........................
- Séparateurs magnétiques Wenstroem, Monarch, Dellvik-Groendal, Heberlé, par H.-C.-Mac Nejll.................
- Sur les réactions d’induit des alternateurs, par A. Blondel................................................
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- Sur les lois de l’électro-dynamique, par F. Kerntier.......................................................
- Batterie d’accumulateurs pour tensions de 10000 volts de la « Reichanstalt », par Feussner.................
- CORRESPONDANCE
- Sur les mouvements pendulaires des alternateurs associés en parallèle; Jacques Guillaume...................
- I4I
- M3
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- 158
- CHRONIQUE
- Éléments magnétiques terrestres à Postdam pour l'année 1898. — Pompe à mercure Guglielmo................ 159
- SUPPLÉMENT
- Nouvelles. — Concours international pour la protection du travail des ouvriers électriciens. — Plante à gutta-percha susceptible, d’être cultivée sous un climat tempéré. — Les installations électriques municipales de LIandudno (Pays de Galles). — Eclairage à l’acétylène à Syra, — Traciion électrique. — Eclairage électrique ................................................................................................ xxxvni
- Littérature des périodiques............................................................................ xliii
- Bibliographie. — Traité de Nomographic, par Maurice d’Ocagne. — Le Monteur électricien, par E. Barni et
- A. Montpellier. - - L'Electricité................................................................xlvii
- Brevets d’invention .
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- Supplément h L'éclairage Électrigi
- ue du ès octobre 1899
- NOUVELLES
- Concours international pour la protection du travail des ouvriers électriciens. - Le cercle industriel et commercial de Milan a décidé d’offrir une médaille d’or à l’inventeur du meilleur appareil, ou à la personne qui fera connaître la mesure la plus efficace, contre les accidents du travail des ouvriers électriciens.
- Plante à gutta-percha susceptible d’ètro cultivée sous un climat tempéré. -Depuis plusieurs années les fabricants de câbles électriques s'émeuvent de la diminution rapide de la quantité de gutta extraite annuellement. La bonne gutta est devenue très rare et l’on envisage très sérieusement l’impossibilité prochaine où l'on se trouvera d’établir de nouveaux câbles sous-marins faute de gutta de la qualité requise.
- Une note de MM. Dybowskv et G. Fron publiée dans les Comptes rendus de l'Académie des Sciences du 9 octobre nous montre une fois de plus qu'il ne faut désespérer de rien : La gutta que nous avons tant de peine à trouver dans les' contrées équatoriales peut être obtenue d’une plante susceptible d’être cultivée sous notre climat.
- D'après cette note, cette plante étudiée par M. Oliver qui la décrivit en 1892 dans le Bulletin de la Société TAnnéenne, de Londres sous le nom de Lucomia ulmo'ides. puis par M- Weiss qui s'attacha particulièrement à l’étude du développement de ses vaisseaux lacticifères, parait être originaire du nord delà Chine. MM. Dybowskv et Fron ayant remarqué l'analogie qui existe entre ses feuilles et celles du Palaquium (espèce d’arbre d’où l’on retire la gutta) furent conduits à appliquer aux différents organes de la plante le procédé de traitement recommandé en 1892 {Bull. Soc. d'encour., in juin 1892) par M. Jungffeishpour l’extraction des feuilles du Pala-quium. Ils ont obtenu des résultats encourageants comme l’indique l’extrait suivant de leur note.
- Le traitement a porté d'abord sur des feuilles fraîches provenant d’un pied à’Eucomia uhiiohlrs qui existe au jardin colonial. L'échantillon a été mis à h disposition de cet établissement par M. Maurice Vilmorin, lequel avait reçu des graines du nord de la Chine.
- Les feuilles de l'Encorna uhnoîdes ont 8 cm à 9 cm de longueur sur 4cm à 5 cm de largeur. Elles sont ovales, acumi-nèes, finement dentées, courtement pétioices et présentent une certaine analogie d’aspect avec celles de notre orme commun, d'où le nom d’espèce donné par M. Oliver.
- Opérant sur 20 gc de feuilles sèches, nous avons obtenu 0,45 gr de produit soluble au toluène, cc qui correspond à
- un rendement de 2,25 gr p, 100. Ce rendement est faible si l’on considère que les feuilles fraîches renferment 70 p. 100
- L’écorce est largement parcourue par des laticifères. Mais la plaute que nous possédons étant très jeune encore, nous n’avons pu en distraire des rameaux pour les soumettre au traitement. Cette expérience ne pourra être faite qu‘ultérieurement.
- Une seconde série d’observations a porté sur les fruits. Le fruit est une samare dont la longueur est de 3 cm à 3.5 cm sur une largeur de 1 cm. Un lot de 200 fruits pèse environ t3grài4gr.
- Le dosage de la matière soluble au toluène, après épuisement à l’alcool, nous a fourni les rendements suivants :
- desséchés. Lit propor-
- nient égal à 27,;4 r
- Mous avons opéré sur des fruits noi tion d’eau contenue dans le fruit 1 égale à 7,4 p. ioo
- Le produit obtenu est de couleur brune avec des reflets métalliques. Plongé dans l’eau chaude il se ramollit, s’étire 1 feuilles minces analogues à de la baudruche et prend bien . tus la compression l'empreinte d’une médaille. Kn se refroidissant il perd de la souplesse et devient résistant.
- Nous n'avons pas manqué de soumettre les échantillons obtenus à M. Léautc dont l'opinion en pareille matière fait autorité. Il a bien voulu nous déclarer et nous' autoriser à iti’il considérait cette gutta comme étant de « bonne qualité ».
- Culture. — Le Jardin colonial où la plante a été étudiée possédait un pied à'Eucomia uhnoides. Des expériences ont été entreprises en vue de déterminer le mode de multipiica-3 auquel la plante pourrait être soumise En 'effet, étant pour l’instant connue seulement dans le nord de la Chine, il : sera sans doute pas aisé d’obtenir rapidement toute la lantité de graiue désirable. D’autre part la germination de s graines s’est montrée difficile et capricieuse. Un semis a donné des levées dont la première a eu heu après six semai-;s, la deuxieme après cinq mois et d’autres plus tard encore.
- Fort heureusement le procédé du bouturage a fourni les résultats les plus favorables. En toute saison, les rameaux peuvent s’enraciner et donner des plantes^ se développant
- la [dus favorable à la reprise des boutures.‘Celles-ci devront c des rameaux ligneux pris sur la plante alors qu’étant à l'état de repos elle est dépourvue de feuilles.
- iginede la plante permettait de prévoir qu’elle offrirait rtaine rusticité. En effet, elle a bien résisté au froid de l’hiver sous le climat de Paris, étant exposée à l’air libre. On peut donc espérer que la culture de cette plante à gutta pourra être faite d’une manière pratique dans les régions tempérées et présenter de réels avantages. Le Jardin cnlo-liai en fait expérimenter la culture en Annam, au Tonkin t dans le nord de l’Afrique.
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- une longueur de près de 3 km et sur une profondeur de 2ùo à 250 m. Sa population sédentaire n'est que de 6000 habitants, mais pendant la saison d’été elle renferme plus de 30 000 habitants. Sa disposition topographique entraînait l'emploi de longs conducteurs avec pertes de tension considérables; la variation de sa population faisait prévoir une variation tout à fait anormale dans la puissance distribuée aux différentes époques de l'année. Pour ces raisons le projet d'une installation électrique resta longtemps en suspens et ce n’est que l’an dernier qu'il fut adopté et exécuté.
- La chambre de chauffe contient 3 chaudières Babcock et Wilcox du type de 200 chevaux capables de produire chacune 2 500 kgr de vapeur à i<> atmosphères de pression. Chaque corps de chaudière est formé de 7 sections comprenant chacune 7 tubes de 5 m de longueur. La surface de grille est de 40 mâ et ia surface de chauffe de 160 m- pour chaque chaudière. Une d'entre elles est chauffée au charbon, les deux autres placées de chaque côté de la précédente sont chauffées par la combustion des ordures dans des destructeurs Beaman et Deas. L'un de ces destructeurs est en fonction depuis le 23 janvier dernier, l'autre depuis le 15 mai. 11 a . été reconnu que la destruction d'une tonne d’ordures coûte 1,60 fr de main d'œuvre, que ia quantité d’ordures consommée par heure -et par destructeur est de 0,6 tonne et que 1 kgr d’ordure est capable de fournir 1.4 kgr de vapeur.
- Les gaz sortant des chaudières travei'scnt un économiseur Green. La salle des machines contient deux groupes générateurs composés chacun d'une machine Belliss compound à deux manivelles et à graissage sous pression et d’une dynamo Silver-town à 2 pôles inversés d'une puissance de 100 kilowatts donnant un courant sous une tension de 450 à 500 volts. Un troisième groupe générateur de puissance moitié moindre donne un courant sous une tension de boo volts. La salle contient également deux équilibreurs ou égalisateurs de tension supportant 100ampères à une tension de 220 à 256 volts.
- La batterie d’accumulateurs de régulation comprend 236 éléments Pritchetts et Gold, disposés en 2 séries de 128 éléments. Chaque élément comprend 19 plaques et donne 50 ampères pendant dix heures, ou 200 ampères pendant une heure.
- La distribution se fait par le système à trois fils avec 440 volts entre les fils extrêmes.
- L'éclairage public est assuré par 27 lampes à arc distantes de 100 m environ, disposées le long de la plage et par 21 autres lampes reparties dans le reste de la ville. Ces lampes, du type Crampton-Rochin, prennent 10 ampères et brûlent dix-huit heures avec une paire de charbons. Elles sont disposées en six groupes de 8 lampes en série entre les conducteurs à 44.» volts. Quatre postes de réglage, contrôlant chacun deux groupes, sont répartis dans la ville. Dans ce s postes se trouvent les résistances, coupe-circuits et autres accessoires, ainsi que des interrupteurs automatiques destinés à mettre hors série une lampe fonctionnant mal et à intercaler en même temps une résistance équivalente; ces postes contiennent egalement des commutateurs permettant de substituer, à partir de n (j 1/2, des lampes à incandescence aux Jampes à arc.
- L,'éclairage privé se développe rapidement; au début il ne comprenait que 1 000 lampes de 8 bougies, actuellement il équivaut à 9000 lampes de 8 bougies. L'énergie est vendue à raison de 0,60 fr le kilowatt-heure, mais les consommateurs qui le désirent, peuvent adopter le système de Brighton; dans ce cas le prix de vente est de 0,70 fr par kilowattheure pour la première heure de demande maximum et de 0,35 fr pour le surplus.
- Éclairage à l’acétylène à Syra. — Un ingénieur grec vient de créer une installation d’éclairage à l’acétylène à Syra et la municipalité a adopté le nouveau gaz pour l’éclairage public d'un square, de quelques rues et du marché. Des clubs, des restaurants et des particuliers ont appliqué ce mode d’éclairage. Le générateur et les appareils accessoires sont de fabrication allemande; le carbure de calcium est importé de Belgique. Le prix de vente de l’acétylcne est de 4,50 fr le mètre cnbe.
- Traction électrique, — Kcaujeu iRhône). — A la dernière session du conseil général du Rhône un projet de construction de tramway électrique du port de Belleville à Beaujcu a été présenté et pris en considération par celte assemblée.
- Cette construction sera après la reconstruction du pont de Belleville, le lien entre le Beaujolais et
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- XL1I
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 2s octobre 1899
- la Bresse si éloignés par le manque de communica-
- Ce tramway du port de Belleville à Beaujeu sera continué après ia reconstruction du pont et reliera alors directement la ligne du chemin de fer d’intérêt local du Beaujolais digne de Villefranche à Monsols) aux lignes du département de l'Ain.
- — Cihibcs laipes-îiaritiiMc-*,. — I.c conseil général a émis le vœu que la Compagnie des Tramways électriques de Cannes ctende son réseau sur l'ancien boulevard, du Canner et sur la route départementale jusqu'au Four à Chaux. Ce vœu a été communiqué à la Compagnie des Tramways de Cannes.
- — Shitomei- iRmssIc). — Un tramway électrique construit par Siemens et Ilalskc vient d’être installé à Shitomer iVolhynien).
- La station génératrice renferme trois chaudières et trois machines compound verticales chacune accouplée à une dynamo à courant continu d’e kilowatts.
- — Valcuee Drôme . Al. A. Durand a sollicité la concession d’une ligne de tramways à traction électrique de Valence à Saint-l’eray, avec réseau urbain dans Valence., et s’est engagé à contribuer à la réfection du pont suspendu sur Je Rhône pour une somme de 50 r>oo fr.
- La concession sollicitée lui a cté accordée sans garantie ni subvention.
- était question depuis longtemps d'un chemin de fer
- électrique que la compagnie minière de Vernet allait se charger de faire établir pour le transport de son minerai, et dont les études étaient ter-
- Depuis quelques jours, des ingénieurs de cette Compagnie sont occupés à apporter certaines modifications à l’ancien tracé et notamment en ce qui conccrnele terrain que la commune de Villefranche destine à l’établissement d'un nouveau cimetière et à proximité duquel la voie ferrée devait être primitivement construite. En meme temps on commence à se mettre en relations avec les propriétaires pour l’acquisition des terrains nécessaires à la nouvelle ligne.
- Il parait que ce chemin de fer électrique servirait non seulement au transport du minerai de Vernet à la gare de Villefranche, mais encore au transport des voyageurs, ce qui nécessiterait la construction d une gare au Vernet.
- Éclairage électrique. — Vvoiuoutar —
- La ville de Promontor (Budafok) est située à m km de Budupesth et malgré le nombre relativement restreint de scs habitants, offrait un large champ à l'emploi de l’énergie électrique pour la raison suivante : cette ville est située dans une lûgion vini-colc très importante dont elle centralise tout le commerce. Les commerçants y ont des caves d'une grande étendue et qui étaieut mal éclairées de 10 à 12 heures par jour au pétrole ou par des chandelles ; de plus, une main-d’œuvre assez coûteuse
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 28 octobre 1899
- XLlll
- était employée pour le soutirage de très grandes quantités de vins au moyen de pompes très primitives et le transport de la force motrice par les moteurs à vapeur et à benzine ne pouvait être employé. On vient donc de construire une usine importante dans le centre de la ville ; construite avec certaines dispositions pour le service spécial quelle devra fournir au point de vue de la force électrique dans des caves diverses très étendues, l'aménagement offrait quelques difficultés locales qui ont été heureusement surmontées.
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- Pour la signification des abréviations.
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- I decti’O-dynamique. L expmenre permet-elle de décider ^ ihticrsnte.^luis iijridiiniLiit.ilcs de l clectro-dynaiiii-
- RL.'p!
- ’ \es sur les pouvoirs indi VV A. p. ]23, t. LXIX'
- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES
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- I.XIX).
- ^ drosUitiquc au moven de
- surs spécifiques; VV.-D.
- .. ... Sïi.'l. LXVIIdCtam’
- lî. Kikckk (WAV,
- 1 etincelie ; I11 sicili'-
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- aphtes obtenues par l'effluve; L. Fomm (VV A p. 47U.
- W. hoSTKits (WA, p ^ W- Ujttenbkrg et IL
- ichemeiit obtni 2,t. LX1X1. des chlorures de platim
- .. LXVIIII. uihine i h . LXVIll).
- W A P. ^ ^
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- s positives produites dans les f
- le Supplément du i4 octobre, p. XVI11.
- rants alternants de haute fréquence : H. Ebert ( W A. p. 372, t. LXX1.
- (illusion des rayonscatliodiuuosdans diliercnts oaz: W. Kala -jiasn f\V A. p. 9Û i„ LXIXi.
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- M. le Président demande aux membres de la Chambre de vouloir bien contribuer au développement de ces cours parle don d'appareils : machines dynamos, transformateurs, lampes à arc, appareils de mesure, etc.
- La Chambre accorde en outre à M. Laffargue une somme de cent francs pour l’acquisition de menus objets et autorise l'impression, aux frais du Syndicat, de 500 affiches indiquant les heures des cours, les locaux où ils sont professés et enfin tous les renseignements propres à faciliter pour l’ouvrier la
- CeUe affiche sera distribuée aux membres du Syndicat pour la faire placer dans leurs ateliers.
- M. Ford. Meyer propose en outre d’adresser un certain nombre d’affiches au Syndicat des mécaniciens, chaudronniers, fondeurs de France pour les employer de la même f.içon. Cette proposition est adoptée.
- Affaires diverses, — M. le Président donne communication des diverses correspondances ci-après :
- 1* Lettre de M. le Directeur de la Galette du Palais et du Notariat recommandant le livre de MM. H. Allard et H. Kon-denay, commentaire très complet de la loi et des décrets du 9 avril 1898.
- 2" Lettre de M. Gaspard Meyer, agent d’assurances, offrant des conditions spéciales pour les assurances contre les accidents du travail aux membres de la Chambre syndicale à la condition que ceux-ci se groupent pour se faire
- 51' Lettre de la Compagnie d’assurances « Le Patrimoine a offrant l'assurance industrielle et patronale.
- 4U Lettre de M. F. Jærnefelt, de Bjorneborg (Finlande), informant qu’il dispose de chutes d’eau importantes dans la région à utiliser comme stations centrales d’électricité.
- $" Lettre de M. le Président de l’Association Française pour la protection de la propriété industrielle proposant à la Chambre d’adhérer à la démarche que se propose de faire cette Société auprès du gouvernement et des pouvoirs publics dans le but d'obtenir, à partir du i*1'janvier 190a, la publication intégrale, et par fascicules séparés, de tous les brevets d’inventions françaises.
- La Chambre donne son adhésion à cette proposition.
- 6n Lettre de M. Juan Qjiévédo, ingénieur-électricien à Buenos-Avres (République Argentine), avec l'adresse suivante A.-V. Mayo 844,qui demande aux constructeurs électriciens français l'envoi de catalogues, prix-courants, échantillons d’articles se rapportant- à l’électricité.
- La Chambre décide la publication intégrale dans le Bulletin de la circulaire des Gardes des sceaux relative à la loi sur les accidents du travail.
- Les destructeurs d’ordures de la station de Sho-rediteh - Bien que l’emploi des destructeurs d’or dures se répande dans les stations centrales anglaises, on ne semble pas encore bien fixé sur le point de savoir si cette façon de se débarrasser des
- gadoues est ou non economique. Le système compte des partisans et des adversaires et l’an dernier la publication des comptes d’exploitation de la station de ia paroisse de Shoreditch. qui a été la première, croyons nous, à utiliser la combustion des ordures pour la production de la vapeur, a donné lieu à une longue polémique, les uns assurant, chiffres officiels en mains, qu’il ne peut résulter que des pertes de cette façon d’opérer, les autres prétendant que ces Chiffres étaient mal établis et qu’en réalité i’cmpioi des destructeurs d’ordures est économique.
- Cette année la discussion a commencé au soin même du conseil de la paroisse, qui s’est réuni il y a quelques jours pour examiner le rapport du dernier exercice.
- D’après le rapport le compte relatif au destructeur accuse une perte de 90 400 fr pour l'exercice clos le 25 mars dernier. Nous ne saurions dire exactement comment cette perte a été évaluée, l'extrait du rapport que nous avons sous les yeux ne le mentionnant pas ; mais il semble résulter de l’ensemble delà discussion qu’il est porté au crédit du compte du destructeur une somme proportionnelle au nombre de tonnes d'ordures brûlées et à son débit le frais d'exploitation (main-d’œuvre, combustible, réparation).
- Quoi qu’il en soit, cette évaluation ne parait pas exacte à l’un des membres du conseil, M. Kershaw, qui trouve au contraire que l’emploi du destructeur donne lieu à une économie qui deviendrait apparente si les charges étaient réparties d’une façon rigoureuse entre les divers comptes municipaux, en particulier entre ceux de l’éclairage, du destructeur d’ordures et du service chargé de l’cnlève-
- M. Kershaw raisonne ainsi :1a balance du compte destructeur, tel qu'il est évalué, sê-traduisant par une perte de 90 400 fr et la consommation de charbon de l’usine ayant été de 34 375 fr, la dépense afférente à la production de la vapeur se trouve être de I24‘775fi'- Sur cette somme 80375 fr doivent être at-
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- tribués à l'éclairage, en comptant le coût de la vapeur â raison de 7,6 centimes par kilowatt-heure vendu, et 15 qoo fr à d'autres comptes, la vapeur des générateurs dclusine servant à divers usages, autres que celui de fournir l’énergie électrique. De la sorte la dépense afférente au destructeur se trouve être de 124 775 — (80 374 + 15 9°°) = 28 500 fr. Mais comme l’emploi du destructeur procure une économie de 1 shelling par tonne d’ordures au service chargé de l’enlèvement des ordures, l'économie totale résultant de ce fait est de 28 750 fr. En comparant ce chiffre â celui des dépenses on trouve donc une économie de 250 fr.
- La manière de voir de M. Kershaw est partagée par plusieurs membres du conseil. Le président lui-même pense que les charges n’ont pas été régulièrement réparties entre les divers comptes, mais comme en définitive cela n’est qu'affaire d’écritures puisque la paroisse exploite elle-même L’usine d’éclairage et le destructeur, et que le bilan total des deux entreprises se chiffre par un gain de 50 140 fr, il est parvenu à lever la séance après avoir fait approuver les comptes.
- Sans aucun doute la solution adoptée par le président pour terminer la discussion ne satisfera .pas tout le monde et nous pouvons prévoir une nouvelle polémique, au courant de laquelle nous tiendrons nos lecteurs si elle nous .apprend quelque chose de nouveau. En attendant nous retiendrons de la discussion qui vient d’avoir lieu, cette conclusion, intéressante en ce moment où il estfait à Paris des essais d’incinération des ordures : il n'est pas démontré nettement jusqu’ici que l’emploi des destructeurs d’ordures pour la production de la vapeur soit économique; mais il y a lieu de croire qu’il n’est pas dispendieux.
- Etant donné que ce mode de destruction et d’utilisation des ordures est plus hygiénique que le mode actuel, il n'v a donc aucune raison majeure pour qu’il ne soit pas adopté.
- Les installations municipales d’éclairage élec-triquede Darwen (Lancashire:. — Nous trouvons
- précisément dans ces installations, récemment mises en exploitation, un nouvel exemple de l’emploi des destructeurs d’ordures pour la production de la vapeur. Dans l’usine de Darwen toute la vapeur est produite par ce procédé, et même on n’a pas cru nécessaire d’adjoindre jusqu’ici aux chaudières à incinérateur des chaudières à foyer ordinaire pour
- Les destructeurs d’ordures sont du type Simplex construit par M. M. Meldrum. Les ordures sont jetées sur des grilles inclinées et les gaz résultant de leur combustion et distillation se rendent dans une grande chambre de combustion où se déposent en partie les poussières entraînées; la température dans cette chambre dépasse souvent celle de la fusion du cuivre. Les gaz chauds se rendent ensuite à travers les tubes de deux chaudières Lan-cashire. puis dans un réchauffeur d'air servant à porter à une haute température l’air necessaire à la combustion envoyé clans les destructeurs au moven de souffleries. On obtient en moyenne 1.5 kg de vapeur par kilogramme d’ordures. La pression delà vapeur est de 14 atmosphères à la sortie des chaudières, clic est réduite à i«> atmosphères par des réducteurs de pression.
- La chaufferie a été prévue pour contenir deux autres chaudières de même puissance que les précédentes avec chauffage au charbon.
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- La distribution se fait par le système à trois fils. l)e l’usine partent trois groupes de feeders aboutissant l’un au milieu de la ville, les deux autres aux extrémités. I.cs feeders et les câbles de distribution sont à un seul conducteur entouré de fil bituminé. d’une enveloppe de plomb et d’une armature d’acier ; ils sont posés directement dans le sol sauf en quelques endroits où ils sont placés dans des conduites Doulton
- L'éclairage éLectrique est effectué par des lampes à arc enfermé Jandus actuellement au nombre de 17. Ces lampes sont connectées en série par groupes de 5 entre les conducteurs extérieurs présentant une différence de potentiel de 460 .volts; elles prennent un courant de 6 ampères. A minuit ces lampes sont éteintes et remplacées par des lampes à incandescence.
- Pour l’éclairage privé il y a actuellement 2 25 » lampes à incandescence connectées.
- Les installations d’éclairage électrique de Al-derley et Wilmslow. — Alderley est une petite ville du Cheshirc située entre Manchester et Crewe, à -a km de Manchester et à 27 km de Crewe. Wilmslow est dans son voisinage immédiat. Le 5 octobre dernier a été inauguré l’éclairage électrique de ces deux localités.
- La station génératrice, établie en dehors et à une assez, grande distance du centre de consommation, contient deux chaudières multitubulaires type locomotive de Davey-Paxman; la surface de chauffe de chacune d’elles est de 55 m2 ; la puissance d’évaporation est de 1 ion kg à l’heure. Ces chaudières sont
- alimentées par deux pompes à vapeur Worthing-lon ; l’eau d’alimentation passe dans un réchauffeur Wright. Toute la tuyauterie est recouverte d'un calorifuge à base de magnésie. Chaque chaudière alimente une machine Belliss à grande vitesse
- dynamo Ediswan, d’une puissance de 46 kilowatts donnant une tension de 420 à 460 volts.
- La distribution se fait par le système à trois fils avec 210 volts entre chaque pont. L'équilibrage des ponts s'obtient au moyen de deux équilibreurs de tension et d'une batterie d'accumulateurs. Chaque équilibreur peut faire varier de 210 à 230 volts ht tension d’un courant de 50 ampères. A chaque extrémité dugroupc formé par les deux équilibreurs se trouve un survolteur capable d'élever de 70 volts la tension d’un courant de 55 ampères afin de pouvoir charger la batterie. Celle-ci consiste en 230 éléments D P. donnant 60 ampères pendant neuf heures ou yo ampères pendant quatre heures.
- Le tableau de distribution formé de trois panneaux principaux est en ardoise émaillée ; les résistances de réglage sont placées en arrière de la partie inférieure du tableau.
- Les feeders au nombre de deux d’une longueur de 1 ono m et de 1 300 m sont à trois conducteurs concentriques avec armatures en fil d’acier du type Caiiender. Le réseau de distribution est constitué par des câbles à trois conducteurs tordus : la longueur des câbles principaux est actuellement d’environ 4 500 m. Les boîtes de jonction, disposées dans des regards en briques,sont du système Caiiender. Les installations intérieures sont faites avec câbles à double conducteur, isolés et sous plomb.
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- Usine génératrice hydraulique de Foligno. — L'établissement de Foligno emprunte sa force motrice à la dérivation droite du Menotrc au-dessous de l'ale ; il dispose ainsi de 650 litres par seconde avec une différence de niveau de 138,5 m, soit 1120 chevaux environ.
- Pour conserver le débit, 011 a construit un canal en galerie de 300 m. Les autres travaux hydrauliques consistent en un barrage du cours d'eau et un canal en maçonnerie qui débouche dans un réservoir de dépôt d’où part la conduite d'eau à haute pression. Le niveau est maintenu au moven de déversoirs et d'embouchures à grilles.
- La conduite à haute pression est de 501.5 m; elle est munie de 5 joints glissants pour permettre la dilatation ; à cause de la grande hauteur de chute et du faible débit, l'épaisseur du tube varie de 5 à 9 mm ; il est construit en tôle d'acier à enclouure rivée avec réunion à brides et boulons. Le diamètre intérieur est de 65 cm.
- La première partie du tube va du réservoir de charge avec une très forte pente jusqu’à une galerie de 220 m, il revient ensuite à fleur de terre, passe à angle droit sur le Menolre et entre dans l’usine où il alimente trois turbines La perte maxima à pleine charge est de 4 m. la puissance disponible sur l’axe du moteur hydraulique (rendement 75 p 100) est de 875 chevaux effectifs.
- Les turbines sont du type l'cllon'à axe horizontal, de 350 chevaux chacune, calées chacune directement sur une dynamo triphasée, elles fonctionnent àj2o tours par minute. Le potentiel est de yooo volts.
- La distribution est faite par système triphasé, avec deux transformateurs monophasés de 230 kilowatts au total. G.
- Les installations électriques du croiseur américain « Kearsarge >. — \A FAectrical Revieit' de New- I
- York donne dans un de ses derniers numéros la description suivante de l'équipement électrique du croiseur américain Kearsarge qu'il considère comme le premier navire de guerre du monde entier pourvu d'une installation aussi complète.
- Le Kearsage a nom de longueur, 21.50m de largeur, un tirant d’eau de 7 tn et un déplacement de 11 525 tonneaux. Sa ceinture cuirassée a une épaisseur de 23 à 42 cm et son pont cuirassé une épaisseur maximum de 7,5 cm, La puissance de ses machines est de 11 000 chevaux. Dans des récents essais la vitesse a atteint 17 nœuds.
- Tout à enté de la chambre des machines est placée l’usine de transmission de puissance par l’électricité. Par suite des exigences de la construction,‘l’emplacement alloué à la machinerie électrique est très petit ce qui a nécessité une installation présentant quelques points originaux. Cette installation comprend 7 unités génératrices d'une puissance de 50 kilowatts, chacune d'elles consiste en une dynamo hexa-polaire, donnant 80 volts, accouplée directement à une machine à vapeur verticale à grande vitesse à un seul cylindre. Ces machines ont été construites par la General Electric de Schenectady qui a également fourni les nombreux moteurs installés sur le navire. A cause du défaut d'emplacement les 7 unités ont été placées suivant deux rangs superposés, quatre aii-dessous et trois au-dessus. Chaque machine est reliée au tableau de distribution situé sur le côté tribord de la galerie supérieure de la chambre des machines.
- De ce tableau s’effectue la manœuvre de la plus grande
- eflet 7 autres tableaux de distribution, disposition adoptée toujours en raison du défaut d'emplacement dans la chambre
- La distribution se fait par le système à trois fils avec 80 volts entre les lils voisins et 160 volts entre les fils extrêmes. Les moteurs sont connectés en dérivation entre ces derniers, mais la plupart des grands moteurs sont arrangés de façon à pouvoir être mis en dérivation sur un seul pont quand on veut les Lire marcher à faible vitesse. Les lampes à incandescence, au nombre de 800, ainsi que quatre puissants projecteurs fonctionnent sous 80 volts, il n'y a pas moins de 5 5 grands moteurs sur le navire. Tout les appareils auxiliaires du croiseur à l’exception de ceux qui commandent le cabestan et le gouvernail son: actionnés électriquement. Les conducteurs sont posés pour la plupart dans des tubes en acier. Quelques-uns consistent en fils sous plomb placés dans des moulures de bois imperméables à l’eau. Les accessoires sont en bronze. Quelques-uns des moteurs sont utilisés pour faire tourner les deux grandes tourelles que porte le croiseur et pour élever et déplacer les quatre canons que chacune d’elies contient; une puissance de 28 chevaux suffit pour faire
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- i novembre 1899
- tourner complètement une de ces tourelles en 40 secondes. Les monte-charges pour les munitions, les treuils et petits cabestans sont actionnés par des moteurs en série ; les pompes, les ventilateurs par des moteurs shunt •, chaque moteur est protégé contre une trop grande intensité de courant par trois dispositifs de coupe-circuits. Les moteurs placés sur le pont sont des moteurs fermés hermétiquement pour empêcher l’eau d‘y pénétrer. Ceux qui sont placés à l’intérieur du bâtiment sont au contraire des moteurs multipolaires à vitesse variable dont toutes les parties sont acces-
- Dcux groupes générateurs suffisent en généra) pour assurer l'éclairage et la ventilation, deux autres sont requis ^aur amener à bord les ambarcations ; six des grouper doivent suffire à ralimemaiiou de tous les récepteurs, de sorte qu'un des groupes reste toujours en réserve.
- Aucun essai de rendement ni de consommation de vapeur n'a encore été fait sur l'ensemble de l'installation mais divers essais effectués sur différents moteurs ont montré que le rendement est très satisfaisant.
- Parmi les autres installations électriques auxiliaires du navire sont encore â signaler : les signaux lumineux Ardois, les circuits téléphoniques reliant la tourelle de commandement aux diverses parties du navire, les appareils thermosta-tiques et autres avertisseurs d'incendie, des signaux sonores, etc. La commande du gouvernail est munie d’un ingénieux dispositif électrique automatique pour remettre dans la position convenable la barre du gouvernail en cas de mauvais fonctionnement du mécanisme de manœuvre hydraulique.
- A en juger par cette description, l'installation électrique du Kearsarge est certainement remarquable, mais il nous semble que notre confrère va un peu loin en la considérant comme unique au monde, car notre marine possède actuellement des navires tout aussi bien équipes au point de vue électrique.
- Les installations électriques des mines de cuivre de Santa Rosalia 'Californie du Sud . — Dans son numéro du 23 septembre The Electrical World pu-
- bliait la description de ces installations, faites par la Société d'OerJikon ; le Génie Civil en donne, dans le numéro du 28 octobre, le résumé suivant :
- A l'ouest du golfe de Californie, à environ 27" de latii-tude nord est situé à Sauta Rosalia, le siège de la Compagnie de Boléo. société française qui possède des mines de cuivre produisant environ 12 000 t de cuivre pur par an. La fonderie et les ateliers sont installés sur le bord de la mer, tandis que les mines sont distantes d’une vingtaine de kilomètres du rivage.
- Le climat de Santa Rosalia est presque le climat tropical ;
- eau douce, ni végétation. Une conduite de J 6 km de longueur amène l’eau pour les usages domestiques et l'alimentation des chaudières, et le charbon et lecoke, nécessaires au fonctionnement de l’usine, arrivent directement d’Allemagne et d’Angleterre.
- Le manque d'eau, la cherté du combustible, et le besoin d’accroître la puissance disponible à la mine, décidèrent la Compagnie de Boléo à commander en 1895, aux ateliers d'Œrlikon, une installation électrique pour la distribution de l’énergie dans les mines et aux environs. Afin de réduire au
- ratriçe sur le bord de la nier. Elle comporte quinze chaudières cylindriques, fournies par la Société alsacienne de cuustiuc-
- vapeur par heure. Ces chaudières timbrées à 8.75 kg sont groupées en trois batteries ayant chacune un économiseur et une cheminée métallique de 30,30 m de hauteur. Comme il ne pleut jamais, on les a installées en plein air.
- La salle des machines renferme deux machines à vapeur
- avec un condenseur par surface. Les premières font 80 tours par minute, et actionnent des dynamos de même puissance, par l'intermédiaire de 10 câbles de 0.05 ni de diamètre. Les autres sont reliées directement à des génératrices triphasées et font 84 tours par minute. La pression d’admission est Je 8.4 kg.
- Les génératrices triphasées ont tons leurs enroulements fixes. La tension eu courant est de 3000 volts par phase, ou au total de 5 200 volts; la fréquence est de 42 périodes par
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- seconde. Ces génératrices pèsent chacune 54 t ; leur fer tournant, calé sur l'arbre de la machine à vapeur, fonctionne comme volant et pèse 22 t; leur diamètre extérieur est de 5,50 m et leur rendement est de 94 p. 300. Les autres génératrices font 260 tours par minute; elles pèsent 16 t. Leur rendement est de 92 p. 100.
- Le tableau de distribution qui a 10,70 m de longueur, est établi pour six dynamos et six ligues de distribution, dont trois pour l’éclairage de la ville de Santa Rosalia et trois pour les mines. La longueur des lignes est de 29 km et celle des fils de 129 km.
- Le courant de haute tension est ramené, dans des sous-stations, de 3 000-5 200 volts à 220-580 volts. II y a quatre types de transformateurs de 50, 30, 15 et 10kilowatts. L’installation aux mines comprend 84 moteurs électriques, d'une puissance totale de 1 630 chevaux.
- Traction électrique. - Antilles (Alpcs-.Uaritiinc*).
- — Le maire d’Antibes a reçu de la Société des Tramways l’assurance que la ligne de tramways électriques serait complètement construite le 15 novembre et inaugurée fin décembre, le matériel roulant 11e pouvant être prêt qu'à cette époque.
- LUle exord). On sait que le projet de traction électrique élaboré par la Compagnie des Tramways de Lille, soumis ensuite à l’approbation de la municipalité, discuté et approuvé par une commission spéciale instituée à cet effet, a été envoyé il y a déjà quelques mois au ministère des travaux publics.
- Le ministre n’a pas encore pris de decision con-
- L VÏ1
- cernant l'autorisation sollicitée par la Compagnie des Tramways relative à la traction électrique.
- Cependant la Compagnie a l’intention de faire très prochainement des essais sur la ligne A.
- Des voitures actionnées par des accumulateurs seront mises en circulation sur cette ligne. A cct effet, un bâtiment de 120 m de long sur 20 m de large, avec charpente en fer. dont la construction a été confiée à M. Degryse, entrepreneur à Fives-Saint-Maurice, sera construit à l’angle des rues Jean-Levasseur et Roland, sur un terrain appartenant à la Compagnie.
- Ce bâtiment servira de remise aux voitures au nombre d'une dizaine environ, d’un récent type perfectionné. 11 est probable que là également se trouveront les moteurs et dynamos devant servir à charger les accumulateurs. Si ces essais réussissent, il est très probable qu’ils seront généralisés au printemps prochain et qu'à cette époque la transformation complclc.dc la traction animale en traction électrique sera commencée à l’intérieur de
- - f.wche Suisse). - - Une concession vient d’être accordée pour l’établissement et l'exploitation d'un chemin de fer électrique à voie étroite de la gare de I.ceche sur la ligne du Jura-Simplon à Lccche-Ville et à Lceche-les-Bains. La première section
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- d’une longueur de 2400 m et dont les stations extrêmes présentent une différence d’altitude de 99 m sera exploitée pendant toute l'année. La seconde section de 8900 m de longueur et présentant une différence de niveau de 660 m ne sera exploitée que pendant l’été et sera munie d'une crémaillère en raison des fortes pentes qui s'y rencontreront. L’énergie électrique nécessaire à l'exploitation de la ligne sera fournie par la rivière Dala.
- Les dépenses d'établissement sont évaluées à 14701 io fr. f.es recettes probables sont de 122940 fr; les dépenses d’exploitation sont estimées à 92200 fr laissant ainsi un bénéfice de ,30660 fr-
- Les travaux doivent commencer au printemps prochain. Cette ligne formera le premier, tronçon de la voie ferrée qui reliera le canton de Valais à celui de Berne, en passant par le col de la Gemmi, à 2329 m d'altitude et aboutissant à Spiez au bord du lac de Thune où elle rejoindra le chemin de fer à voie normale qui mène dans l'Oberland bernois.
- — Lyon iRhùuo). — L'enquête ouverte au sujet de l’établissement d'un tramway électrique de Lyon à Dagneux (Ain) vient de se terminer. L'ingénieur en chef du service de la voirie conclut, dans son rapport adressé au maire de Lyon, que le tramway projeté présente une réelle utilité.
- La ligne a son origine sur la chaussée du quai Saint-Clair, immédiatement en amont du pont .Mo rand ; elle emprunte le quai Saint-Clair, le cours d'IIerbouville, la grande rue Saint-Clair, le faubourg de Bresse, la route nationale n° 83 jusqu’à la limite du département du Rhône; elle se prolonge dans le département de l'Ain par les routes n" 83 et 84 jusqu'à Dagneux.
- La traction sera électrique et à trôlet aérien. Cette ligne est destinée au transport des voyageurs et des messageries.
- — \oplcs (Italie), — Un projet d’application de traction électrique sur la ligne de Naples à Castella-mare a été présenté par la Société des voies ferrées de la Méditerranée. Le système proposé est celui à
- L’cncrgie serait fournie provisoirement par une usine à vapeur; on utiliserait plus tard une dérivation du Tusciano.
- Le service serait fait par moitié par Naples-Centrale et par moitié par Naples-lmmacolatella cl s’ef fectuerait normalement avec une seule voiture, quitte à en adjoindre une seconde en cas d'affluence de voyageurs.
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- Toulon (Var} Le Conseil d'arrondissement
- faisant appel à la bienveillance du Conseil général émet le vœu qu'il autorise la construction d'une ligne de tramways électriques entre Toulon et la Garde et vice versa, ainsi qu’entre Toulon et le cap Brun. Nous apprenons que le Conseil général vient d'adopter le projet en question.
- - Éclairage électrique.— i\ltni»iin-s> iiralie,. — Une usine électrique pour l'éclairage public et privé est en cours d'exécution à Altamura. Elle doit comprendre deux moteurs Crossley à gaz pauvre, l'un de .iS chevaux effectifs, l'autre de 47 à marche normale. L’installation du gazogène (type Dowson) est d'une puissance de iun à 120 chevaux. *
- d'entre elles pouvant développer 125 volts et donner 100 ampères, fonctionneront en série; la troisième sera de 127 ampères et 250 volts.
- La batterie d’accumulateurs, fonctionnant en parallèle avec les dynamos, soit avec les deux premières en série entre elles, soit avec la troisième,
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- Cnrrnssounc (Au(!<>>. — La Société anonyme méridionale de Transport de force, sous la direction de M. Estrade, entreprend actuellement la construc-
- tion d’une importante usine hydro-électrique sur les bords de l’Aude, aux gorges de Saint-Georges, près d'Axat.
- Cette usine fournira l’éclairage électrique et la force motrice dans la région s’étendant entre Axât, Carcassonne, Saint-Nazaire, Narbonne et dans un rayon de près de 200 km correspondantàunc population de près de iooaoo habitants. La force motrice sera empruntée à la rivière d’Aude, tout près de Gesse : un canal d'amenée d'une longueur de 5,500 km percé en pleine montagne, conduira les eaux à une chute de plus de 100 m de hauteur, au pied de laquelle se trouve l'usine réceptrice en construction; 8 turbines tournant à 300 tours par minute, actionneront directement 8 alternateurs d une puissance totale de 4000 à 6 oon chevaux. Pendant la journée, à Saint-Georges, on distribuera l'énergie, soit aux tramways d’intérêts locaux, soit à des entreprises particulières, soit aux communes pour les adductions d'eau, enfin aux petits propriétaires et aux tâcherons.
- Le soir, la distribution cle la lumière se fera dans ioo communes et àdes prix tels que les plus pauvres pourront en profiter.
- Les capitaux sont essentiellement régionaux, et le matériel est fourni par la Société d’application industrielle de Paris. La plus grande partie des études est terminée et les premiers travaux commencés. .
- Le percement du canal s'effectue sur 20 chantiers à la fois et se poursuit activement; actuellement plus de 300 m de galerie sont percés, le barrage est presque terminé et l’usine se construit.
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- Compagnie des Tramways électriques de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). —Société anonyme-au capital social de i 750 000 fr, divisé en 3 500 actions de 500 fr chacune. Le Conseil d'administration, dans sa séance du 7 septembre dernier, a fixe a 8 fr brut par action l'acompte sur le dividende de l'exercice 189g.
- Celte somme a élé mise en paiement à partir du 15 courant, contre remise du coupon n° 13, à raison de 7,68 fr pour les actions nominatives et 7,19 fr pour les actions au porteur.
- Le coupon nn 11 des obligations de cette Compagnie a été mis en paiement le 31 octobre, à raison de 10 fr pour les titres nominatifs et 9,49 fr pour les titres au porteur.
- t>ol« supérieure «l’ÉlcetrlHté. Un nouveau poste de préparateur sera prochainement créé a l’École supérieure d'électricité. MAL les candidats sont priés d'adresser leur demande et leurs titres dans le plus bref délai, à M. le Directeur de l'École-14, rue de Staël.
- BREVETS D'INVENTION
- 287 015. Belin.
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- 289 095. Bouillet. 23 mai 1899. — Lampe à arc perfectionnée.
- 289 103. Compagnie Française pour l’exploitation des procédés Thomson-Houston. 23 mai 1899. — Garnitures isolantes pour appareils électriques et procédés pour leur fabrication.
- 289 106. Compagnie française pour l’exploitation des procédés Thomson-Houston. 23 mai 1899. — Perfectionnement aux lampes à arc électriques.
- 289 107. Compagnie française pour l’exploitation des procédés Thomson-Houston.23 mai 1899.— Perfectionnements
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- Lohdell. 23 mai 1899. — Perfectionnements aux bai Ducretet. 21 mai 1899. — Tube radioconducteur Orling et Braunerhjelm. 2i mai 1899. —Perieclion-
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- • Année. — N° 46.
- L’Éclairage Électrique
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- Électriques — Mécaniques — Ther
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- U ÜTN XC/XV LjlT Cj HMKilUTriaTS-iÆ...^' '
- SOMMAIRE ’v£sî ’
- Derniers progrès de la traction électrique; système de prise de courant Bède; Aim'ê‘iVet?C"ï'Qjs* 201 Machines dynamo-électriques; alternateurs; moteur diphasé à quatre pôles de la Comp'agfK^Wes-tinghouse; moteur asynchrone triphasé de la Compagnie Thomson-IIouston; moteur asynchrone monophasé de Ilcyland: moteur Siemens et Halske; dispositif de démarrage de
- Preston et Matthey; dispositif de démarrage Thomson-IIouston; C.-F. Guilbert.......... 207
- Sur les oscillations des alternateurs ; A. Blondel............................................. 215
- Congres de Boulogne-sur-Mer de l'Association française pour l’avancement des sciences; J. Blond in. Mouvement d’une toupie dans le champ magnétique d’un puissant électro-aimant, par Zenglh. Champ de force, par A. Broca. — Nouvelle lampe à acétylène, par Gossart. — Moteur thermique sans échappement et à grand rendement, par D.-A. Casalonga . — Autres communications faites à la section de Physique, par A. Turpain, Guarini Foresio, Amans, A. Beghin. — Variation diurne de l’électricité atmosphérique, par Chauveau....................................................................................... 217
- REVUE INDUSTRIELLE ET UES INVENTIONS
- Régulateur Siemens et Halske pour télégraphes imprimants....................................... 222
- Nouveau système téléphonique pour les lignes communes, par J.-H. Wr.sT......................... 223
- Disposition pratique du phasemètre des tangentes, par Ricardo Arno................................. 225
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES Société française de Physique (séance du 3 novembre) Sur la variation de l’inclinaison magnétique en Italie depuis-
- l’antiquité, par Folgheraiter. — Sur le phénomène de Kerr. par Abraham et Lemoine......... 226
- Société de Physique de Londres (séance du 27 octobre! : Propriétés magnétiques des alliages de fer et d'aluminium, par S.-W. Richardson. - Propriétés électriques et magnétiques de l’aluminium et des aciers, par Barrett.
- Modèle mécanique illustrant quelques-unes des propriétés du courant électrique, par Addenbrooke. — Expériences avec l’interrupteur de "VVehnelt, par Lecher.................................... 227
- CHRONIQUE
- Sur la circulation de l’eau dans les chaudières multitubulaires. — Barreaux de grille creux pour tirage forcé. —
- Essais de machines Belleville à grande vitesse. — Ligne de transmission en aluminium de 70 km de longueur du lac Bleu. — Quelques données relatives aux entreprises américaines de tramways électriques. —
- ' Combinateur série-parallèle Short à soufflage magnétique. — Les omnibus-tramways de Siemens et Halske. Expériences de télégraphie sans fil entre Chamonix et le Mont-Blanc. — Application de l’électricité au chauffage et à la cuisine dans un hospice canadien, — Installations de chauffage électrique dans une fabrique de chapeaux américaine. — Pression qui s’exerce sur un radiomètre. — Décharge de l’électricité, à travers les gaz raréfiés, par un charbon rendu incandescent par le courant...................... 228
- Nouvelles.............................................................................................. lxii
- Littérature des périodiques........................................... . . '........................... i.xix
- Bibliographie. - De l’utilité des transmissions électriques d’énergie, par A. Blondel, — Leçons de chimie physique, par J.-H. Van’t IIoff. — The manufacture of carbons for electnc hgluing and other purposes,
- par Francis Jehl ........................................................................... i.xxi
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- Cours publics et gratuits du Conservatoire des Arts et Métiers. — Ces cours, commencés celte semaine, ont lieu aux jours et heures suivants :
- Lundis et Jeudis. — Géométrie appliquée aux arts, par M. Laussedat, suppléé par M. Haag, à 9 h. du soir, amphithéâtre A.
- Géométrie descriptive, par M. h. Louché, à “ h. 3.4, amphithéâtre A.
- Mécanique appliquée aux ails, par M. J. Hirsgh, à 7 h. 5/4, amphithéâtre C.
- Constructions civiles, par M, J. Pillet, à 9 h., amphithéâtre B.
- Physique appliquée aux arts, par M. J. Vjollé, R 9 h., amphithéâtre C.
- Chimie appliquée atix industries de la teinture, dè la céramique et de la verrerie, par M. V. de Lutn’es. à 7 h. 5 4, amphithéâtre B.
- Mardis êt Vendredis. — Métallurgie et travail des métaux. par M. TJ. Le Verrier, à 7 h. 3 4, amphithéâtre B.
- Agriculture, par M. L. Grandeau, à 9 h., amphithéâtre B.
- Filature et tissage, par M. J. Imbs, â 7 h. 5/4, amphithéâtre À.
- Economie politique et législation industrielle, par M. E. Levasseur, à 7 h. î/4. amphithéâtre C.
- Economie industrielle et statistique, par M. André Liesse; à 9 h., amphithéâtre A.
- Mercredis et Samedis. — Electricité industrielle, par M. Marcel Deprez, à 7 h. 3.4. amphithéâtre C.
- Chimie générale dans ses rapports avec l'industrie, par M. E. Jungfleiscii, à 9 h., amphithéâtre C.
- Chimie agricole et analyse chimique, par M. Tl». SchloesinG fils, à 7 h. 3/4, amphithéâtre B.
- Art appliqué-aux métiers, par M. Magne, à 9 h-, amphithéâtre B.
- Mercredis. — Droit commercial, par M. E. Aglave, à 9 h., amphithéâtre A.
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- M. Laussedàt s'occupera des organes servant à la transformation des mouvements (engrenages, cames, etc.), des compteurs et des instruments enregistreurs.
- M. Hirsch dans son cours de Mécanique appliquée ctux arts, traitera de la théorie et construction des vélocipèdes, de la traction sur les rivières et les canaux et de la navigation maritime.
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- M. Df.prez, dans son cours à'Électricité industrielle, développera le programme suivant :
- Étude des lois de l'induction servant de base à la théorie
- eontiiiu^ou à courant ^'heraatï.3— Théonedes machines dynamo-électriques. — Description des types employés dans l'industrie. — Calcul des dimensions dune machine devant satisfaire à des conditions données. — Des moteurs électriques, — Transmission électrique de la force et ses applica-
- 1 lions. — Calcul de l'établissement d’une transmission de ' force. - Machines â courant alternatif, leur théorie, leurs applications. — Accessoires des machines dynamo électriques. — Appareils de mesure, conducteurs, canalisations. — 1 Eclairage électrique.
- M. Le Verrier consacrera une partie de son cours aux applications de l'électricité à ia métallurgie.
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- Usine génératrice d’éclairage et de traction de Palerme (Sicile). ~ Depuis février dernier fonctionne à Païenne une nouvelle station génératrice construite par là Compagnie Schuckert de Nuremberg. Elle est destinée à fournir l'énergie nécessaire à l’éclairage public et privé de la ville ainsi qü’à l'exploitation des tramways; actuellement elle n’alimente que l'éclairage prive et une seule ligne de tramways allant de Palerme à Rocca, mais la substitution de la traction électrique à la traction animale est chose aujourd’hui décidée et les négociations concernant l'éclairage public sont en bonne
- Cette station est érigée à l’intérieur de la ville près de la mer. La chapfîerie contient trois générateurs Rabcock et Wilcox ayant chacun 256,5 m3 de surface de chauffe et donnant de la vapeur à une pression de 10 atmosphères et deux pompes à vapeur Washington. L’eau d’alimentation est purifiée au moyen d'un appareil.Reisert pouvant fournir 18000 litres par heure; la vapeur est condensée dans trois condenseurs à injection alimentés par l’eau de
- La salle des machines contient trois machines compound tandem Tosi de 550 chevaux faisant 115 tours par minute. Chaque machine.est directement accouplée à une machine Schuckért multipolaire avec pôles extérieurs, excitée par le courant d'une batterie. Une de ces dynamos a une armature simple et un seul commutateur et peut donner 1060 ampères sous 300 à 350 volts. Les deux autres dynamos ont deux armatures et deux commutateurs, chaque armature donnant 530 ampères sous 300 à 350V0IIS. Les deux armatures d’une de ces dynamos peuvent être connectées en sérié ou en parallèle de manière à obtenir soit 530 ampères à 700 volts soit 1060 ara-
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- membre 1899
- pères à 350 volts. La première connexion est utilisée pour la traction, la seconde pour l'éclairage.
- La batterie d’accumulateurs est formée de 196 éléments Tuder d'une capacité de 3480 ampères-heure au régime normal de décharge et pouvant donner 864 ampères pendant trois heures. Elle sert de batterie-tampon principalement pour le service de traction. La tension supplémentaire nécessaire pour la charge de la batterie est obtenue au moyen de trois survolteurs dont un de réserve. Chaque survolteur est formé d’un moteur relié aux barres principales de distribution et actionnant une dynamo donnant une augmentation de tension de 20 à 80 volts à un courant de 100 ampères.
- Le réseau d’éclairage est à trois fils avec fil central à la terre ; la tension est de 175 volts pour chaque pont près de la station et de 150 volts aux lampes. Il forme un circuit fermé et est alimenté en 19 points. 44000 lampes de 8 bougies peuvent y être branchées. La perte de pression admise est de 25 volts dans les feeders et de 10 volts dans les fils de distribution ; les feeders ont une longueur maximum de 2100 m, la longueur moyenne étant de 1 120 m. Le plus important consommateur est le théâtre Vittorio Emanuele qui à lui seul exige 500 ampères sous 300 volts.
- La traction électrique se fait par courant à 600 volts; les conducteurs sont aériens et le retour s’effectue par les rails. L’alimentation se fait par 8 feeders ayant une longueur maximum de 8 km; il y a en outre 4 feeders de retour connectés aux rails. Une batterie d’accumulateurs de 290 éléments Tudor sert à régulariser la charge des machines alimentant le réseau. On doit bientôt inaugurer le tramway à câble de Rocca à Monrealc; la traction sera funiculaire, mais le câble sera actionné au moyen de moteurs électriques.
- Le tramway électrique de Rouen à Bonsecours. — A plusieurs reprises nous avons annoncé ici l’état d'avancement des travaux de.ee tramway. Il a été inauguré le 23 juillet dernier; un récent voyage à Rouen nous a 'permis de recueillir les renseigne-
- La ligne, dont la longueur totale est de 5 629 m part de la place de la République à l'extrémité du pont Corneille^ longe le quai de Paris et suit sur un
- parcours assez faiblclaroute de Bonsecours. Quittant cette route la ligne s'élève en lacets sur les flancs du coteau ; cette partie du trajet a donné lieu à des travaux d'art assez importants. Parvenues Bonsecours la ligne reprend la route carrossable jusqu’au hameau de Mesnil-Esnard.
- Sur les routes publiques la voie est en rails Broca de :2 m de longueur et de 38 kg au mètre ; dans le parcours du chemin spécial en lacets elle est en rails Vignolc ; l'écartement est de 1,44 m. La. voie est unique avec garage tous les 500 m. La rampe la plus forte est de 80 mm par mètre ; la moyenne des rampes de 60 mm par mètre. l.’une des courbes n’a que 20 m de rayon; elle forme un dcmi-cerclc complet aux changements de direction du lacet. Les rayons des autres courbes sont de 35 m, 40 m,
- Le fil de trôlet de y mm de diamètre est suspendu à 6,50 m au-dessus du sol par des poteaux en tubes d’acier dans la ville, des poteaux en bois ou des appliques scellées dans le mur en dehors de Rouen. La prise de courant est du système Dickinson. Le retour se fait par les rails.
- Les voitures automotrices, au nombre de six, ont un truck à essieu convergent du système Peckham ; les caisses, construites par la Société Industrielle de Carrosserie à Paris, sont divisées en deux compartiments de première et de seconde classe contenant chacun dix places assises; chacune des plates-formes peut recevoir 14 personnes debout. Sur chaque essieu est monté un moteur Westinghouse de 35 chevaux.
- Les voitures de remorque peuvent également contenir 48 personnes; elles sont à couloir central.
- Le freinage est assuré par un robuste frein à main à quatre sabots; on n’a pas cru nécessaire de mettre d’autres freins.
- La station génératrice est située sur le plateau de Bonsecours ; elle est en façade sur la voie. Elle contient deux chaudières Babcok et Wïlcox de r;o ms de surface de chauffe, deux machines à vapeur horizontales système Fleury, deux dynamos Westinghouse de 200 kilowatts et donnant une tension de 560 volts- Pour l’alimentation et la condensation des machines on est forcé d’avoir recours à l'eau de pluie recueillie avec soin dans de grands réservoirs d'une contenance de 4 00o m3; l'eau de con-
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- densation retourne au bassin après avoir été refroidie en la faisant couler en cascades. Du tableau de distribution partent trois feeders de très faible longueur ; l’un va au dépôt des voitures, les deux autres aboutissent à la ligne aérienne en face de l'usine et alimentent respectivement la section de Bonsecours à Rouen et celle de Bonsecours à Mes-nil-Esnard-
- Les départs ont lieu tous les quarts d’heures de cinq heures du matin à cinq heures du soir. De Rouen à Bonsecours le tarif est de 0,30 fr en deuxième classe et de 0,40 fr en première; les tarifs sont de 0,10 fr et de 0,15, pour le parcours d'une des quatre sections de la ligne entière. Les petits colis d'un poids inferieur à 30 kg sont transportés moyennant 0,30 fr, 0,50 et i fr suivant que le poids est inférieur à 6 kg. compris entre 6 et 15 kg et entre 15 et 30 kg.
- • ü est déjà question de doubler la longueur de la ligne en la prolongeant jusqu'à Boss, chef-lieu de canton. La Compagnie se propose aussi de distribuer l'électricité pour l’éclairage et la force motrice; elle entrevoit également la possibilité d assurer l’alimentation en eau potable des habitants du plateau et de son usine par un transport d'énergie actionnant des pompes établies au bas du coteau-
- La production du carbure de calcium dans le monde. — D'après le journal Kraft und Licht, le tableau suivant donnerait la production totale du globe en carbure :
- Canada. .
- Etats-Unis
- Allemagne
- Angleterre
- France. .
- Italie. . .
- Norvège.
- Autriche.
- Russie. .
- Suède . .
- Suisse. •
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- L’extraction et le traitement des minerais de platine en Russie. — Nous trouvons dans le Génie] Civil quelques renseignements empruntés au Din-glers Polyteehnisches Journal, du 16 septembre, sur-les procédés en usage en Russie pour l’extraction: et le traitement des minerais de platine, dont les principaux gisements se trouvent dans les monts Oural, à Goroblagodatsk en Niscbni Tagilsk.
- La presque totalité de la production de platine, sur notre globe, soit 95 0. 100 environ est localisée en ces points. Ces-gisements ont fourni, depuis leur découverte, 150 t de platine!
- Le platine se trou%-e. en général, dans des sables basiques très riches en magnésie. La teneur de ces sables en platine, assez forte au début de l’exploitation, est en décroissance depuis quelques années; alors que l’on trouvait encore en 1870, environ 30 gr de platine par tonne de sable, il n’en existe aujourd'hui que 2 gr. par tonne.
- Le traitement de ces minerais assez pauvres, comprend un premier lavage mécanique sur plans inclinés, puis une amal-
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- carnation pour l’extraction de l’or. Le résidu contient 85 p. 100 environ de platine, avec de faibles quantités de fer. de fer chromatè, d'iridium et de palladium.
- Ces résidus ne sont pas traités sur place, mais envoyés à Saint-Pétersbourg pour y être raffines, Les opérations du raffinage comprennent un premier traitement à l'eau régale, et une série d’attaqnc3 par l'acide chlorhydrique suivies d’évaporation à sec jusqu a ce que la solution obtenue soit complètement debarrassée d'acide azotique, lin traitant la solution par du chlorure d’ammonium, on obtient du chlorure de platine sous forme d’un précipité jaune. Après décantation et filtration, cm forme, du résidu des galettes que Tou soumet à la température du rouge cerise dans des fours spéciau*.
- et l’on obtient une galette spongieuse de platiije pur'.^Cette galette esc rédqite, à l’aide de puissants morbiers, en petits morceaux, que l’on soumet ensuite à l’action d’un four Deville muni de brûleurs oxhydriques. La coulée se fait dans des moules qui permettent d’obtenir des barres de platine d’un diamètre maximum de 50 mm.
- Jurisprudence : 3|"*‘ Y. et Compagnie Ihlison. —
- Mm0 X. réclamait à la Compagnie continentale Edison i,ono fr de dommages-intérêts pour le préjudice qu’elle prétend avoir subi du fait des travaux de canalisation effectués devant'son magasin. Dans son audience du 29 juillet dernier le Tribunal de Commerce de la Seine a rendu un jugement déboutant Mn>* X.
- Attendu, dit le jugement, qu’il y a lieu de remarquer tout d’abord que l’exploitation de la Compagnie Edison est l'objet d’une cou cession soumise aux obligations d’un cahier des charges qui lui est imposé par la Ville de Paris. qui perçoit une redevance de la compagnie Edison; que les travaux de terrassement et de remblai, nécessaires à la pose des conduitsélec-triques, ne sont pas librement exécutés par la compagnie Edison, qui doit se conformer aux prescriptions des services municipaux; que certains de ces travaux, notamment ceux de réfection des trottoirs et chaussées, ne sont même pas
- exécutés par la compagnie Edison, mais bien par des entrepreneurs de la ville. ù. laquelle la compagnie Edison règle ces travaux suivant tarifs établis par le cahier des charges ; que les conduits placés sur la voie publique par la compagnie Edison sont établis suivant des tracés déterminés et imposés par la Ville; qu'il 11'est donc pas possible à la compagnie Edison, ainsi que le voudrait dame Gavard, de prévoir, dans l’établissement des prix par elle demandés aux particuliers pour l’installation de l'électricité, les dommages-intérêts qui pourraient lui être réclamés par des tiers auxquels elle peut causer un préjudice par l’exécution de ces travaux ;
- Qu’en effet, cette prévision aurait pour conséquence de réduire le montant de la redevance qu’elle paye i ta Ville et deviendrait, par suite une charge pour celle-ci; qu’ainsi l'exploitation de la compagnie Edison présente à cc point de vue un caractère d’intérêt public et constitue une des nécessités sociales de U vie en commun d’urie grande agglomération d'habitants d'une même ville ;
- Que si pourtant la compagnie Edison pouvait être recherchée pour le préjudice causé par elle par suite de mauvaise exécution ou de lenteurs dans les travaux, il n'est justifié, ni même allégué par dame Gavard, d'aucune faute de cette nature à la charge de la compagnie Edison; qu'il est établi qu’elle a exécuté ses travaux conformément aux prescriptions de son cahier des charges et qu’elle 4 d’ailleurs pris toutes les dispositions d'usage pour diminuer autant que possible le trouble apporté dans l’exercice du commerce de dame Gavard;
- Que la demande de cette dernière est donc mal fondée et doit être repoussée ;
- Par ces motifs :
- Déciare dame Gavard mal fondée en sa demande, l’en déboute, et la condamne aux dépens.
- Compagnie nationale d’électricité ^système Fer-tanfi). — Cette Compagnie vient de demander au Tribunal de Commerce la nomination d'un administrateur provisoire, se trouvant dans l’impossibilité de tenir ses engagements. Le coupon des obligations ne sera pas payé; il y en a, comme on sait, 20 000, type de 400 fr, à 5 p. 100. Le Tribunal a fait
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- Ication des abréviations, voir le Supplément du i4 octobre, p. XV11I.
- la température ; R-'S. Wn.lùws (Pli, ,
- *.-A. Leiikeldt (PM, p. 431). novembre,. ..
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- A propos de la télégraphie sans fils, M. Errnja a écrit un exposé clair et succinct dos théories modernes sur la propagation dé l’électricité, dans les conducteurs (télégraphie ancienne) et dans les isolants (télégraphie sans fils).
- Mémo le lecteur qui ne possède que des connaissances générales eh électricité saisira facilement l'esprit et la portée des théories modernes et le rôle qu’elles sont susceptibles de prendre dans les conceptions pratiques, il se fera une idée exacte de l'état actuel de la télégraphié sans fils, des résultats obtenus, des avantages et des desiderata de ce mode de transmission.
- question, sur laquelle on a public tant d'invraisemblances, de trouver ce petit livre ; écrit avec une simplicité qui n’exclut pas la rigueur scientifique, c'est une nouvelle ] pour les bons esprits, ces deux, qualités ne sont pa:
- BIBLIOGRAPHIE
- De l'utilité publiqüe des t gie, par A. Blondel. in si
- M. L.
- nsmissiûns électriques d’éi ieur des Ponts et Chaussées, i Chaussées. Un
- [) pages. Vi<f Ch. Duilüd. \
- présenté l'an d des députés, . avait adjoint u
- lçs transmissii '* ' déput hargée
- rhbreiix et intéressants docuait
- c par Mile député Guilbin
- 6 M.Blondel
- îergie.
- jour en juin dernier et publiée récemment par les Annah des Ponts et Chaussées. C’ost le tirage à part de cette note ou plutôt, de ce mémoire, qui constitue i'tmvragc qui vier ; en vente par la librairie Dunod. l’cceit dans un esprit de vulgarisation, comme un o, et par conséquent Sans calculs, ce mémoire cor lies renseignements ^actualité que les techniCieh L à connaître; la compétence de l'auteur est d'ai sûr garant de leur exactitude; c'est plus qu'il n’c.
- d’êtr.
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- son plan général.
- M. Blondel exan
- d!eai1Ue “ÜUS UUllS°nS
- à indlquei
- narées, chaleur solaire). Puis il indique sorti-mairemenr. les moyens dont dispose actuellement l'industrie pour transformer l'énergie naturelle en énergie électrique
- ainsi que les procédés employés pour la transmission direct et la distribution de l’énergie. Les nombreuses applieali î
- transport de l’énergie électrique à grande distance est envi sage tant au point de vue technique qu’au point de vue ée< nomique. Enfin neuf annexes donnent des renseignenieni statistiques fort complets sur les roseaux de distributio d'énergie électrique actuellement existants. J. B.
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- I.XXIf
- Supplément à L’Éclairage Électrique du U novembre 1899
- mductibililé aient à supporter ,bles dans ces pavs.
- •oits sont de 30 p. 10
- bienque les charbons de haï v des droits d'entrée consic larticulicrement en Amérique où c
- ue les charbons de haute c
- mvent être facilement fabriqués en tout pays, que leurs ualités ne dépendent que dans une très faible mesure de la imposition de la pâte et que les prétendus secrets de fabri-ition consistent uniquement dans les soins apportés à la cal-
- Apvès trois courts chapitres respectivement consacrés à exposé des propriétés physiques du carbone, à l'historique
- emploie poue méthodes d'analyse des g
- chapitre 11 évalue I ic usine de charboi ;c les i
- ,uels. Dans les*derniers chapitres il s’occupe di
- s gazogène?
- s bénéfices q ». fabrication du noir de fumée
- .étés
- les procédés employés aux Etats-Unis pour obtenir les
- - Far les nombreux renseignements pratiques qu’il donne sur un sujet qui n‘a pas été jusqu’ici l'objet de nombreuses publications, l’ouvrage de M. Jehl rendra certainement service aux fabricants de charbons ; nous croyons donc devoir leur en recommander la lecture. J. R.
- BREVETS D’INVENTION
- 245 419. Laura. 15 juin 1899. — Certificat d’addition au brevet pris le 27 février 1895, pour perfectionnements dans les éléments des piles galvaniques au sulfate de cuivre.
- 264 283. Guiot. 22 juin 1899. Certificat d’addition au brevet pris le 23 terrier 1897. pour appareil avertisseur à sonnerie électrique. .
- 271 180. Mersch. 17 juin 1899. — Certificat d’addition au brevet pris le 11 octobre 1899. pour nouveau système de
- 28Ga™9ie Bonhivers. 26 juin 1899. — Certificat d'addition au brevet du 14 mars 1899 pour perfectionnements apportés aux lampes à arc électriques.
- 289 501. Société « Orlow . Gesellschaft iür Elektrische Beleuchtung. 2 juin 1899. — Dispositif pour le fixage des lampes électriques à incandescence.
- 289 506. Guitard. 2 juin 1899. — Batterie de piles à siphon-
- 280 SH^Jeanty!^ juin (89!). - Perfectionnements aux piles
- 289 536. Sacco. 3 juin 1899. — Appareil télégraphique imprimant sans synchronisme, sans roue de types, très rapide, avec transmission à bande perforée.
- 289 537. Leitner. 3 juin 1899. — Appareil à former les pla-
- 289 548. ScattYjuin 1899C— Perfectionnement dans les systèmes de distribution électrique.
- 289 565. L'Homme. 3 juin 1899. — Compteur d'électricité.
- 289 583. Kronenberg. 3 juin 1899. — Supports d'isolateurs
- 289 5S9!!Stevens.C5 juin 1899. — Fabrication des conduites électriques!"
- 289 666. Compagnie français_e poi
- • l’exploitation
- ‘Prepognot. 7 juin 1899. — Perfectionnant apportés aux machines dynamo-électriques.
- 19 708. Société Hillairet Huguet. 8 juin 1899. Nouv système de commutateur de rhéostats.
- 19 710. Jouan. 8 juin 1899. — Moteur électrique. »
- 19 726. Guillet. 8 juin 1899. — Compteur électrique univ
- l'eclaii
- Janisch. 9 juin 1899.— Inlerruplcur de courant pour .rage dectvique et autres applications de l’êleciricite. Ellison. 10 juin 1899. — Interrupteur automatique.
- 289775. Landauer. 10 juin 1899. — Nouveau genre de balai pour les dynamos, les électro-moteurs et toutesles autres applications en general.
- 289 780. De Tunzelmann. K „
- lani. le? électrodes ou charbons pour la
- 289 795. De Dion et Bouton. — Perfection aux bobines d'in-
- 289 823. Offenbroich. 12 juin 1899. — Nouvel élément de pile
- 289 Ifô^air. 12 juin 1899. — Produit industriel nouveau destine à la construction des conducteurs électriques de
- 289 851. Patrouilleau. 13 juin 1899. — Nouveau filament pour lampe électrique à incandescence.
- 289 867. Société Knickerbocker Trust G». 13 juin 1899. — Perfectionnements apportes aux accumulateurs ainsi qu'au mode de préparation des électrodes y destinées.
- 289 868. Wilke. 13 juin 1899. — Système 'perfectionné de
- a a recueillir simultanémei rant à champ tournant.
- 189 889. Tardy. 13 juin 1899. — Pile sèche per dite pile Soleil.
- J89921). Behrend. 14 juin 1899. — Accumulateur..
- >89 934. Tobiansky. 15 juin 1899. — Accumu biansky.
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-
-
- Tome xxi
- Samedi 18 Novembre 1899.
- 6* Année. — N° 46.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- La reproduction des articles de L'ÈGLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite.
- S O M M AIRE Pages.
- Les transports d’énergie à haute tension ; Ch.-F.ug. Guye............................................... 241
- Interrupteurs à liquide Wehnelt et Cald\vell;M. Laaiottk.........................................• ; . . . 250
- Travaux de la Société allemande d'électrochimie; P.-Th. Muller.......................................... 25b
- Sur la théorie des accumulateurs au plomb, par Elus............................................... 256
- Sur l’obtention des hautes températures au moyeu de l'aluminium, par Goldschmidt................ 278
- Sur les sels complexes, par Abegg.................................................................. . . 261
- Comparaison des recettes et des dépenses des tramways à câble, à trôlet souterrain et à chevaux,
- de New-York.................................................................................... 265
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Manchons de connexions pour conducteurs en aluminium.................................................... 268
- Revêtements isolants pour douilles de lampes à incandescence............................................ 269
- Perméamètrcs industriels. Le perméamètre S&ntarelli..................................................‘. . 270
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES Société internationale des électriciens (séance du 8 novembre) :
- Compteur volt-heure-mètre 0‘K, par O'Kiîenan...................................................... 273
- Emploi de l’électricité dans les travaux de construction du Métropolitain, par A. Locherer........ 274
- CHRONIQUE
- Sur les noms des grandeurs physiques. — Sur la mesure de la résistance des joints de rails. — Sur la photométrie des lampes à incandescence. - Application du microphone à l'enregistrement de la marche des chronomètres et des horloges. — Reproduction électrique des figures de Savart. — Radio-activité provoquée par les rayons de Becquerel. — Sur le spectre du radium. — Electrolyse du chlorure de platine et du chlorure d’étain................................................................................................. 275
- SUPPLÉMENT
- Nouvelles. — Association amicale des ingénieurs électriciens. — La nouvelle usine génératrice pour éclairage et traction de Woburn (Massachusetts). — Usine génératrice hydro-électrique à courant diphasé de Sherbrooke (Canada). — Les tramways électriques de Brisbane (Queensland). — La traction électrique dans les manufactures et les usines. - Locomotives électriques de la General Electric Company. — Nouveau câble français de Cap Cod-New-York. -L’action de l’eau de mer sur les alliages d’aluminium. — L’industrie électrique en Russie. — L’Eclairage électrique. Tramways de Tours. — Electricité et hydraulique. . . lxxiv Brevets d’invention................................................................................. lxxxiv
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-
-
- IXXIV
- Supplér
- à L'Éclairage Électrique di
- ibre 1896
- NOUVELLES
- Association amicale des ingénieurs-électriciens (Séance du 51 octobre 1899).— La séance est présidée par M. E. Sartiaux.
- •y, llechnicuskt, Hamm, Cance, Gall,
- e la dernière séance est lu et adopté.
- i«, installa-» Kléber, à
- 1 Mathe.0<
- sible.
- dation, M. le président expose que la un peu faible ; il demande que l’on \ à 750 fr, pareille somme étant fournit
- :t fait
- irbal
- la très aimable proposition de M. de la Valette qui dit que pour les grandes réunions, l’Automobile Club sera très heureux de nous accueillir à bras ouverts. L’assemblcc remercie vivement M. de la Valette.
- — M. Harlé recommande pai
- de .
- qui
- cherche
- — M. Ie-président parle ensuite de l’Expositi tive électrique, et demande aux membres de l’Ai lui fournir des renseignements sur les anciei antérieurs à 1881, sur les ouvrages anciens, et
- publiée dans le Bulletin. ^
- La séance est levée à r h. 50.
- La nouvelle usine génératrice pour éclairage et traction de Woburn ; Massachusetts ).— Woburn est une ville de 30000 habitants possédant 360 km de rues et située à 18 km environ de Boston à laquelle elle est reliée par une ligne de chemin de fer. Une station génératrice avait été construite en 1888, mais malgré des extensions importantes elle ne pouvait plus suffire à l’alimentation de l'éclairage et des deux lignes de tramways électriques que possède la ville. Une nouvelle station pourvue de tous les perfectionnements apportés dans l’appareillage électrique dans ccs dernières années vient d’être mise en exploitation.
- Le bâtiment couvre un vaste rectangle de 30 m de large sur 40 m de long; sa hauteur est de 11 m. Il est divisé par une cloison en deux parties constituant la chambre des chaudières et la salle des machines.
- La chambre des chaudières de 21 m de longueur
- sur 14 m de largeur contient 3 chaudières Heine à dix rangées de seize tubes superposées ; la puissance de chacune d’elles est de 300 chevaux ; elles fournissent de la vapeur à la pression de 8,5 kg : cm1, mais permettent cependant d’obtenir une pression de 10 kg cm2. Un carreau métallique relie les chaudières à une cheminée en briques de 42 m de hauteur. Avant d’arriver à la cheminée, les gaz traversent un économiseur Green dont les tubes peuvent être nettoyés au moyen d’un appareil mû par un moteur à courant alternatif monophasé. Au-dessous de l’économiseur se trouvent des pompes d’alimentation Waren.
- La salle des machines de 40 m de longueur sur 13 m de largeur contient 3 machines à vapeur Slater, compound,à. condensation, développant,à la vitesse de 150 tours par minute, une puissance de 400 chevaux chacune. Elles sont directement accouplées à trois génératrices Westinghouse, de 300 kilowatts, deux à courants diphasés de 2 300 volts et d’une fréquence 60, une à courant continu à 500 volts. Les deux premières sont employées pour l’éclairage et la force motrice ; elles sont excitées par deux excitateurs capables individuellement de fournir le courant nécessaire à l’excitation des deux alternateurs; l’un des excitateurs est actionné par un moteur à courant continu à 500 volts, alimenté parla troisième génératrice Westinghouse; l’autre est actionné par un moteur biphasé a 220 volts alimenté par les alternateurs eux-mêmes. La génératrice de courant continu à 500 volts est utilisée pour l’alimentation des tramways ainsi que pour l’alimentation de quelques moteurs.
- La salle des machines contient encore deux génératrices de courant continu à 500 volts d’une puissance de 90 kilowatts et deux autres d’une puissance de 100 kilowatts provenant d’une ancienne station, mais destinées à être remplacées plus tard par des machines de même type que les génératrices principales.
- Le tableau de distribution en marbre blanc de 0,05 m d’épaisseur comprend 14 panneaux munis d’appareils Westinghouse.
- L’éclairage public est alimente par les alternateurs par l’intermédiaire de transformateurs de la General Electric Company- Les lampes à arc employées pour l’éclairage public sont à arc enfermé
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-
- Supplèr
- . à L'Éclairage Électrique
- ibre 1899
- LXXV
- et consomment environ 6,6 ampères avec une différence de potentiel de 70 à 73 volts.
- Usine génératrice hydro-électrique à courant diphasé de Sherbrooke (Canada;. — Dans le numéro du 16 septembre de The Electrical World, M. Archibald donne la description détaillée et amplement illustrée de cette station ; voici le résumé de cet article d’après le Génie Civil du 4 novembre.
- La ville de Sherbrooke qui compte 12000 habitants, est située au confluent du Magog-River avec le Saint-Francis-River, l’un des affluents du Saint-Laurent. En ce point le Magog-River descend graduellement, sur une longueur de 800 m. une différence de niveau de 33,50 m, et, comme le débit de la rivière est considérable pendant toute l’année, on en a profite pour actionner hydrauliquement de nombreuses usines, la hauteur de chute utilisée, fort variable d’ailleurs suivant les usines, étant en moyenne de 7.30 111.
- L’installation hydro-électrique de Sherbrooke a adopté, depuis 1897, le courant diphasé pour sa distribution de lumière et de force motrice.
- La partie hydraulique n’a nécessité que peu de travaux, par suite de la présence d’un barrage naturel en travers de la rivière, dont il relie les rives rocheuses, escarpées, écartées d’environ 60 m. Il a donc suffi d’établir une digue secondaire destinée à diriger le courant : cette digue est faite en charpente, garnie des blocs de pierre que l’on a obtenus en faisant sauter le rocher pour régulariser le chenal d’ainenée. La vitesse de l’eau dans ce chenal est de 1,20 m par seconde, ce qui empêche complètement la formation des glaces. Trois tuyaux, de 15,25 m de longueur et de 2 m de diamètre, partent de l’extrémité du chenal et amènent l’eau aux chambres des turbines.
- La hauteur de chute utilisable est d’environ 10,40 m. L’installation comprend trois turbines représentant ensemble 1 730 chevaux : la première est une turbine verticale capable de produire 535 chevaux à 124 tours par minute. Les deux autres sont du type horizontal à admission extérieure; elles sont placées dans un énorme cylindre en acier, de 3 m de diamètre et 6,70 m de longueur, auquel aboutissent deux des tuyaux d’alimentation. L’eau gagne le canal.de fuite par un tuyau ayant une hauteur verticale de 5,20 m au-dessus de ce canal ; la hauteur d’eau au-dessus des turbines est également de 5,20 m, et, dans ces conditions, ces dernières fournissent, à 180 tours par minute, 596 chevaux.
- L’installation électrique comprend deux génératrices diphasées de 240 kilowatts et une de 180 kilowatts; les deux premières fournissent, à raison de 500 tours par minute, du courant sous 2400 volts, avec une fréquence de 133 cycles
- même voltage et de même fréquence, mais fait 660 tours par minute. L’arbre de chaque génératrice actionne par I
- courroie une excitatrice de 8 kilowatts à 4 pôles ; chacune de ces dernières suffit pour toute l’installation.
- M. Archibald décrit' ensuite en détail le tableau de distri-bution et la ligne.
- Cette usine alimente 6 500 lampes à incandescence de 16 bougies et des moteurs de différentes tailles représentant ensemble 150 chevaux. Le courant est vendu au compteur ou à forfait : pour les lampes à incandescence de 3,5 watts, le tarif est de 0,025 l’ampère-heure, moins l’escompte. A forfait, le tarif est de 30 fr par an et par lampe de 16 bou-
- motrice, le prix varie de 350 fr par clieval-amiée, pour les petits moteurs, à 150 fr pour les moteurs de 30 chevaux et
- Los tramways électriques de Brisbane (Queensland). — Ces tramways s’étendent sur une longueur d’environ 29 km de rues formant environ 48 km de voie. La prise de courant se fait par trôlet aérien.
- La station génératrice, située près de la Roma Street Railway Station, contient trois chaudières Babcok et Wilcox travaillant à une pression de 10 atmosphères et trois générateurs multipolaires General Electric actionnés par des machines horizontales compound Rofaey.
- Le tableau de distribution comprend trois panneaux de feeders, chacun portant deux feeders; deux panneaux seulement sont en usage à présent, mais le troisième sera bientôt occupé, car deux nouveaux feeders vont être installés.
- Les feeders sont tous aériens, contrairement à ce qui a lieu pour les feeders de la Compagnie d’éclairage, la Brisbane Electric Suppiy Company, qui a été contrainte de les installer souterrainement.
- Il y a cinq différents types de voitures en service-Les unes sont avec compartiment central fermé et deux larges plates-formes ouvertes. Beaucoup de voitures du type fermé sont faites de deux des anciennes voitures de tramways à chevaux qu’on a jointes ensemble. Tous les cars ont été construits par la Compagnie de tramways ; les trucks du type Peckham ont été importés.
- Une voiture spéciale a été construite pour les parties de plaisir; moyennant une taxe fixe on a le droit de circuler sur toutes les lignes. Cette voiture
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-
- Supplèr
- à L'Eclair
- cmbre 1899
- raye Electrique du 18 novi
- est entièrement ouverte et on pense que, comme .cela a lieu en Amérique, elle sera très demandée par les chaudes soirées d’été. A.
- La traction électrique dans les manufactures et les usines. —L’emploi de la traction électrique dans les manufactures ou usines où les matières premières ou manufacturées doivent être transportées sur une longueur de quelques centaines de mètres, permet de réaliser une notable économie sur les frais résultant de la traction animale. Les quelques exemples qui suivent, joints à ceux que nous avons eu souvent l’occasion de publier antérieurement, prouvent l'exactitude de celte asser tion.
- Voici tout d’abord un extrait d’une communication faite par M. J. Ecoles, directeur d’une manufacture de cotonaux Etats-Unis (PonemalsMills à Taftville. Connecticut': au syndicat de l’industrie cotonnière :
- « Nous avions trois hommes et cinq chevaux, et nos dépenses étaient de 42.50 fr par jour. Nous remorquions au maximum, dans les meilleures journées, 11 wagons de coton, ce qui nous donnait un prix de transport de 3,85 fr environ par wagon.
- « Avec notre locomotive électrique, nous faisons maintenant trois voyages à l’heure en remorquant à chaque voyage 3 ou 4 wagons, ce qui nous permet de remorquer environ 35 wagons par jour, et ce pour le prix de 13.75 fr soit 0,40 fr par wagon. »
- Le directeur de la Lonsdale Manufacturing C° là Lonslade A. I.) donne des détails plus précis-.
- La locomotive en service dans cette usine est capable de remorquer en palier, à la vitesse de 8 à 9 km à l’heure, uti train de 30 tonnes.
- Voici un état de dépenses d’exploitation avant et après l'application électrique :
- Avec l'ancien système :
- Deux hommes, un cheval, deux paires de bœufs. fr.
- Salaire des hommes................. 4 500
- Soins, nourriture et surveillance
- des animaux . -.................. 5 200
- Intérêt à 6 p. 100 sur les attelages et
- Amortissement...................... 1 750
- Total............ n 060
- Avec l'électricité :
- Frais de production delà force mo-
- Salaire du mécanicien............. 3 <>00
- Intérêt à b p. 100 du capital .... 1 950
- Amortissement du matériel......... 1 300
- Total........... .8 250
- Il faut remarquer, pour rendre la comparaison plus exacte, que le prix du transport par tonne a, en réalité, baissé de moitié, le tonnage transporté annuellement ayant considérablement augmenté.
- A Whilinsvilte (Massachusetts) un service de traction électrique est installé pour relier l’importante usine de la Whitin Machine O à la ligne principale du chemin de fer. La distance est de 2,500 m dont une centaine de mètres présentent une rampe de 3 p. 100.
- La locomotive, qui doit remorquer de lourds wa- ’ gons, est à un seul moteur d'une puissance de 100 chevaux placé sur l’essieu d’avant; les bielles d’accouplement réunissent les deux essieux. Sa vitesse avec sonmaximum de charge est de 8 à y km à l’heure; son poids total est de 19,500 kilogrammes.
- L’emploi de cette machine a permis d’effectuer en une demi-journée la totalité des transports, et les hommes qui y sont employés, sont occupés à d’autres travaux pendant la clemLjournée restante.
- Voici les résultats comparés des frais de remorque avant et après l'application de l’électricité.
- Deux paires de bœufs et deux condu (demi-journée;.
- Seize chevaux et huit conducteurs. Deux équipes de six hommes chacun une au dépôt et l’autre à l’usir ' Intérêt du capital à 6 p. 100 . . Amortissement du materiel . .
- Soins et nourriture des animau. Salaires de huit conducteurs . Salaires de deux conducteurs(demi
- Salaire des deux équipes . .
- Total. . .
- Avec la traction électrique Locomotive de 100 chevaux.
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- Chauffeur (demi-journée:.......... 1 245
- Mécanicien (demi-journée) .... 1 335
- • Mécanicien de la locomotive (demi-
- journée)...................... 1 500
- Deux manœuvres (demi-journée) . 2 055
- Electricien (demi-journée)...... 1 245
- Charbon......................... 2 025
- Equipe de six hommes (demi-journée)............................ 5 625
- Total.........25 030
- Soit une économie de 41 295 fr par an ou de
- 62,7 p. 100.
- Traction électrique dans les carrières à plâtre de Vaux (S.-et-O.). — La lecture du dernier Bulletin Thomson-Houston nous montre qu'il n'y a pas qu'cn Amérique où l'on reconnaît les avantages de la traction électrique dans les exploitations industrielles.
- 11 s’agissait de relier les carrières à plâtre du baron Marochetti à une estacade et à une grue de chargement, situées sur la berge de la Seine, à une distance d’environ 300 m en ligne droite de l’orifice des carrières. 1.a. voie est établie en rails Vignole du poids de 12 kilogrammes au mètre, à l’écartement de 0,60 m; elle est rectiligne sur une longueur d’à peu près 220 m, puis se bifurque en quatre branches, dont trois forment une double boucle desservant la grue et dont la quatrième dessert l’estacade. 11 résulte de cette disposition un développement total de voie d'environ 500 m, dont 60 m en tunnel et le
- Malgré la faible section de ce tunnel, qui n’a que 1,60 m de hauteur sur 2 m de largeur, on a pu équiper la ligne entière en fil aérien ; le fil, d’un diamètre de 8,25 mm, est fixé à la voûte du tunnel par des isolateurs spéciaux' et se trouve à 1,40 m au-dessus
- du niveau des rails, désaxé d’environ 0,80 m par rapport au milieu de la voie. A la sortie du tunnel, la hauteur du fil atteint 3 m à 3,25 m sur 15c m environ, puis elle s’élève à 4,50 m à la traversée d’un chemin communal de 5 m de largeur ; plus loin, le fil reprend la hauteur moyennede 3m qu’il conserve jusqu’à l’extrémité de la ligne- Dans toute la partie à ciel ouvert, le fil est soutenu par des consoles métalliques ou des fils transversaux fixés à des po-
- Le retour du courant à l’usine se fait par les rails de roulement dont les joints sont, à cet effet, connectés électriquement au moyen d’un fil de cuivre de 63 mm2 de section.
- La remorque des wagonnets à plâtre est assurée par un truck automoteur à deux essieux, spécialement construit pour voie de 0,60 m. Les roues en fonte ont 550 mm de diamètre au roulement, et l’écartement des essieux, qui atteint 1 m, permet un passage facile dans les courbes de 8 à to m de rayon que présente le tracé. Ce truck supporte une plateforme rectangulaire en bois, d’environ 3 mètres de long sur 0,95 m de large, destinée à recevoir les appareils de manœuvre et aussi le lest nécessaire à assurer l’adhérence.
- L’équipement électrique se compose essentiellement d’un seul moteur du type L.W. P.-5 de la C"' Thomson-Houston, d’une puissance d’environ 8 chevaux effectifs, actionnant l’essieu d’arrière pat-simple réduction d’engrenages. Il est complété par les appareils de manœuvre et de securité ordinaires teis que contrôleur rhéostatique, interrupteur automatique à soufflage magnétique, coupe-circuit fusible, parafoudre, etc. La base du trolley est disposée de telle sorte que la prise de courant puisse se faire pour des inclinaisons très variables de la perche, correspondant aux diverses hauteurs du fil
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- Supplér
- LXXIX
- L'appareil ainsi équipé pèse environ 2,500 à 3,000 kilogrammes 'lest non compris ) et peut remorquer. sur les rampes cle 10 à 15 mm par mètre du tracé, un train d'environ 4 tonnes à la vitesse moyenne de 9 kilomètres à l'heure-
- Lc conducteur du train est assis à l'arrière de la plate-forme ; il trouve à portée de sa main la poignée du contrôleur et la manivelle des freins. Ceux-ci se composent de sabots en fonte agissant simultanément sur les quatre roues et capables de produire l'arrêt presque instantané d’un train
- L’alimentation du moteur se fait sous la tension de 250 volts, au moyen d’une dynamo génératrice qui était antérieurement en usage.
- Locomotives électriques de la General Electric Company. — Le dernier Bulletin Thomson-Houston donne, avec de nombreuses illustrations, la description sommaire des divers types de locomotives créés par la General Electric C°, types qui ont été pour la plupart décrits avec détails antérieurement dans les colonnes de L’Éclairage Électrique, mais qu'il nous a paru intéressant de remettre en mémoire au moment où la traction électrique est sur le point de s’introduire sur quelques chemins de fer français.
- La première locomotive construite par la General Electric C" ligura en 1893 à l’Exposition de Chicago. Cette machine, du poids de 30 tonnes environ, était à simple truck, et son équipement consistait en deux moteurs sans engrenages d’une puissance de 175 chevaux chacun, d’un combinateur série parallèle et d’un petit moteur électrique actionnant un compresseur d’air alimentant les freins. La prise de courant s’effectuait soit par un trôlet, soit sur un troisième rail.
- A la même exposition se trouvait représenté un
- second type de locomotive, locomotive avec compartiments pour voyageurs, qui était en service sur la ligne aérienne inlra muros de Chicago. Cette automotrice était pourvue de quatre moteurs à engrenages de 175 chevaux commandant respectivement les quatre essieux. L’équipement était complété par deux combinateurs série parallèle placés sur les deux plates-formes et par un moteur comprimant l’air actionnant les freins. Le courant était amené par un troisième rail. Le poids du véhicule était d'environ 25 tonnes.
- La première locomotive lourde construite avec trucks à boggies fut appelée « la Cavadutta » ; elle est actuellement en service aux usines de Ponemah, Taftsville (Connecticut). D’un poids d’environ 35 tonnes, elle se compose d'une carcasse centrale en tôle d'acier, montée entre deux trucks à quatre roues. Son équipement est composé de quatre moteurs L. W. P. 20, un contrôleur série parallèle, des appareils automatiques de sécurité, pompe à air, sablières, etc. La prise de courant est faite au moyen d’un double trôlet.
- Les plus puissantes locomotives électriques sont actuellement employées sur la ligne principale de Baltimore et Ohio, pour la traversée du tunnel de Baltimore.
- Nous rappelons que ces locomotives, du poids de 90 tonnes, sont capables de remorquer sans difficulté des trains de 1 900 tonnes sur une rampe interrompue allant de 0,8 à 1,5 p. 100, et donnent au démarrage un effort de traction de 27500 kg. Bien que leur construction ail été faite en vue des lourdes charges, elles peuvent atteindre une vitesse de 100 kilomètres à l’heure. Ces locomotives sont équipées de quatre moteurs à six pôles, d’une puissance totale de 1 440 chevaux, placés par deux sur chaque truck et couplés entre eux, et avec des résistances au moyen d’un contrôleur spécialement étudié. La
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- prise de courant est faite par un trôlet composé d'un cadre articulé pouvant s’incliner en tous sens, surmonté d'un patin en forme de navette destiné à glisser dans un caniveau métallique constituant la ligne aérienne d’alimentation.
- Deux des derniers modèles de locomotives lourdes créés par la General Electric O' sont employés sur la ligne de Bufïalo-Lockport ; l’énergie leur est fournie par les chutes du Niagara. Leur équipement électrique comprend quatre moteurs à engrenages type GE-55, de 165 chevaux chacun, montés sur chaque essieu, un contrôleur série parallèle K-2-4, des appareils automatiques de sécurité, des freins à air et accessoires t fanaux, sifflet, cloche, etc.). Leur poids total est exactement de 38 tonnes. Les résistances des moteurs sont placées à chaque extrémité de la locomotive entre le plancher et la carcasse. La prise de courant est faite au moyen d'un trôlet.
- Sont également en service à la Hoboken Land et Improvement C° des locomotives d’un poids de 28 et 14 tonnes; elles sont utilisées pour effectuer des transports à petite vitesse. L'équipement de la locomotive de 28 tonnes est composé de quatre moteurs de 140 chevaux dn type GE-2000. enroulés pour donner une vitesse de 13 km à l’heure, d'un contrôleur série parallèle L-q et d’un interrupteur automatique. Celui de la locomotive de 14 tonnes, employée à des manœuvres de garage, est composé de deux moteurs à engrenages, type GE-51, de 80 chevaux, montés sur simple truck, de deux contrôleurs rhéostatiques, types R-12, placés à chaque extrémité de la cabine, d’un interrupteur automatique et d'un compresseur à commande directe.
- Parmi les plus importantes fournitures de locomotives électriques lourdes, il faut citer celle qui a etc faite à l’Electric Traction Cu pour desservir le
- chemin de fer souterrain de Londres ; le matériel comprend 28 locomotives, du poids de 48 tonnes, dont le genre de construction rappelle celui de la locomotive de Baltimore; elles sont toutefois de dimensions plus restreintes, le tunnel dans lequel sont établies les voies de roulement n'ayant que ,3.50 m de diamètre. Ces locomotives, équipées à quatre moteurs de 200 chevaux, type GE-58, peuvent donner une vitesse de 64 km à l’heure, bien que la vitesse maxima exigée ne soit que de 48 km. Le courant est amené au moteur au moyen de deux sabots de contact placés à chaque extrémité de la locomotive et glissant sur un troisième rail.
- Les premières expériences de locomotrices à voyageurs ont été faites sur la ligne de Nantaskel. Les voitures de cette ligne, qui n’est exploitée que durant l’été, sont généralement ouvertes ; elles peuvent contenir 80 à 100 voyageurs et remorquer plusieurs autres voitures à une vitesse de 64 km à l'heure. Leur équipement, suivant le poids àremor-quer, est à deux ou quatre moteurs de 165 chevaux, montes par un ou par deux sur chaque truck. et commandés par un contrôleur série parallèle type I.-12, placé sur la plate-forme ménagée à l’avant ; le moteur actionnant le compresseur d’air destiné à alimenter les freins est également installé sur la plate-forme. Chaque voiture est pourvue d’un amenagement spécial permettant d’employer indifféremment pour la prise de courant, soit un trôlet, soit un troisième rail.
- L’expérience faite sur la ligne de Nantasket fut si concluante que la Compagnie qui exploite celte ligne fit procéder à la même installation sur la ligne de Hartford. Les voitures utilisées sur cette ligne sont du meme genre que celles de la ligue de Nan-lasket, mais sont fermées; elles sont aussi pourvues de moleurs.de 165 chevaux et de contrôleurs
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- I.e Métropolitain aérien et le chemin de fer de Lake Street de Chicago emploient également des voitures de la General Electric C". Celles du Métropolitain aéiicn sont équipées, les unes à quatre , de 14a chevaux, type GE-eono,
- trois
- ; la vitesse rnaxima exigée est de 42 km à l'heure, et la vitesse moyenne 22 km.
- Enfin 65 voitures équipées par la General Electric C" fonctionnent actuellement sur les lignes du chemin de fer métropolitain de l'Ouest. Indépendamment c
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- LXXXII
- Supplér
- à L'Éclairage Électriqt
- Nouveau câble français Cap Cod-New-York. — Un nouveau câble télégraphique vient d'être posé sur la côte américaine, entre la station de la Compagnie française des câbles, à Cap Cod (Etats-Unis) et New-York. Ce câble prolonge jusqu’à New-York le grand câble transatlantique que la Compagnie française a immergé l'année dernière entre Brest et les Etats-Unis, et qui a été inauguré par les présidents Félix Faure et Mac-Kinley.
- Aujourd'hui, par suite de l’établissement de ce câble, l’échange des télégrammes entre la France et l’Amérique peut s’effectuer par une ligne entièrement sous-marine jusqu'à New-York, dans des conditions de rapidité et de sécurité qu’aucune Compagnie de câbles ne peut dépasser.
- L’action de l’eau de mer sur les alliages d’aluminium. — Le Scientific American relate dans un de ses derniers numéros (t. LXXXI, p. 35) les essais faits par l’Amirauté allemande pour reconnaître l'action de l’eau de mer sur divers métaux et al' liages parmi lesquels quelques alliages d’alumi-
- Les alliages ou métaux étaient découpés en lames ; pour chaque alliage ou métal, neuf de ces lames étaient soumises à l'action de l’eau de mer; trois autres étaient réservées comme témoins. Les
- expériences durèrent deux ans; tous les huit mois, les échantillons étaient sortis de l’eau de mer et leurspropriélés physiques étaient comparées à celles des lames témoins. Voici les résultats obtenus :
- Le fer, l’étain et le bronze d’aluminium ne sont que très peu détériorés ; leur apparence, leur poids et leur résistance mécanique n’ont pas présenté de modification sensible après deux ans et même deux ans et demi d'immersion.
- Quand le bronze ordinaire (alliage cuivrc-étain avec une faible quantité de zinc) est en contact avec du fer, ses propriétés sont profondément modifiées ; après deux ans d'immersion la résistance à la rupture d’un échantillon de bronze n’était plus que le tiers de la résistance primitive et son allongement seulement le cinquième de ce qu'il était au début: le zinc de l'alliage avait été dissous.
- En général la corrosion des métaux ou alliages au contact dépend de leurs positions relatives dans l’échelle électrique. Ainsi le bronze d'aluminium est pratiquement à l'abri de toute corrosion de la part de l’eau de mer quand il est en contact avec des métaux plus électronégatifs que lui : il est au contraire assez rapidement détruit quand il est en contact avec un métal plus électropositif.
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- Supplément à J.’Èclairage Électrique du lt> novembre
- LXXX1JI
- hlectrician de Chicago nous fournit sur ce sujet les renseignements suivants :
- L’industrie électrique en Russie est de date tout à fait récente. La plus grande partie de ses capitaux proviennent de l’étranger, principalement de l'Allemagne.
- 11 y a dix ans, il n’y avait qu’une seule compagnie par actions, la Compagnie d'Ldairage Hlectrique de Saint-Pétersbourg et de Moscou fondée en 1888. Toutes les autres ont etc créées pendant ces cinq dernières années. A la fin de 1 aimée 1898 le nombre des compagnies s'élevait à vingt, dont cinq étaient des compagnies étrangères, les autres, du moins comme nom, étaient considérées comme compagnies russes.
- Parmi ces dernières est la Compagnie dTclairage Electrique formée avec l’appoint des capitaux allemands par la maison Siemens et Ilaîske de Berlin. En 1896, le capital de cette Compagnie évalué à 4 îuoooo roubles (1 rouble vaut environ 2,70 fr.) était entièrement entre les mains des
- En 1894, la firme de Sawitzki et Strauss, de Kieff, fut convertie en Compagnies par actions au capital de 450000 roubles, cette Compagnie alimente les villes de Kieff et de Poltava pour 1 éclairage électrique et la force motrice. Les dividendes distribués par cette Compagnie pendant les trois premières années de son existence furent respectivement de 8 p. 100, 1 pour 100 et 6 p. 100; les deux dernières années, aucun dividende n'a été distribué.
- En 1894 également fut fondée la Compagnie russe pour rUtilisation de la puissance électrique, au capital de 500 000 roubles; cette Société n’a commencé d’actives opérations que depuis peu de temps et leurs résultats ne semblent pas devoir constituer un succès financier.
- En 1895 fut fondée la Compagnie Electrique Podobedow. Tout d’abord cette compagnie parut se développer et la première année un dividende de 4 p. 100 fut distribué en même temps que ses actions étaient l’objet d’une active spéculation à la bourse de Saint-Pétersbourg. Une réaction s'est produite depuis et la Compagnie est à présent dans une situation embarrassée.
- En 1896, des banquiers et constructeurs de Varsovie fondèrent la Compagnie d’EIectricité au capital de 1 200000 roubles. Cette Compagnie paraît dans une bonne situation, bien qu’aucun dividende n’ait été payé.
- La même année fui fondée la Compagnie russe d’Éclairage et de Traction électrique, anciennement Hartmann et C'1-', au capital de 1 000000 de roubles. Son principal objet était l’ex-loitatioti électrique des tramways de Nijni-Novgorod. Le ilan de son premier exercice accusait une perte considé-
- On doit également mentionner les Compagnies suivantes de création récente qui n’ont encore entrepris aucune affaire ou n’ont commencé à fonctionner que l’année dernière : la Compagnie Electromécanique russe au capital de 4 500000 roubles, dont le principal objet est la construction et l’exploitation des locomotives électriques Heillmann ; la Compagnie russe des accumulateurs Tudor, au capital de 600 000 roubles. La Compagnie Electrique du Nord, au capital de 1200000 roubles, pour l'éclairage électrique de la banlieue de Wassiii-Ostrow près de Saint Pétersbourg; la Compagnie de Wuoxen au capital de 5 250 000 roubles pour rutiüsation des chutes de la rivière Wuoxen et dont le principal actionnaire est la maison Brown Boveri et Ci<; ; la Compagnie pé-tersbourgeoise pour l'utilisation des chutes d’eau, au capital de 6 000 000 de roubles, dont le but est l’exploitation des chutes de Narva et de Imatra; la Compagnie Electrotechnique russe Siemens et Halske, au capital de 4000000 de roubles; enfin la Compagnie Hlectrique russe Union, au capital de 6000000 de roubles, qui, comme la précédente, dépend presque entièrement des capitaux germaniques.
- Des compagnies étrangères opérant en Russie, trois sont Belges, ce sont : la Compagnie Centrale d’EIectricité, à Moscou, la Compagnie d’Eclairage de Saint-Pétersbourg et la Compagnie de Traction et d’EIectricité ; deux autres sont Allemandes : la Compagnie Electrique Hclios, de Cologne et la Compagnie Générale Electrique de Saint-Pétersbourg. LaCompagnie Centrale d’EIectricité, exploite l’éclairage électrique de Rostor sur le Don et le Jekaterinburg dans la Russie méridionale; elle réussit fort bien et a retiré d’un capital de 1 500 000 fr un bénéfice de 82 522 fr en 1896-97, et 109 588 en 1897-98. La Compagnie de Traction et d’EIectricité est intéressée dans les tramways de Tula, Kronstadt, Rêvai, Vilna, Minsk, Woronesch et Samara. Le principal champ d’opération des trois autres Compagnies, est Saint-Pétersbourg; elles fournissent la puissance électrique, principalement pour l'éclairage et la force motrice.
- On doit ajouter à cette liste plusieurs des nombreuses sociétés belges de traction, car celles-ci, non seulement
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- Construisent les réseaux de traction, mais fournissent aussi l’éclairage et la force motrice.
- : On voit donc bien que toutes les entreprises importantes sont dues aux capitaux étrangers. Les compagnies locales n’ont pas réussi et sont d’ailleurs de faible importance.
- Un syndicat formé récemment à Berlin pour l’exploitation de l’électricité en Russie, aura sans doute pour résultat d’augmenter le développement des entreprises électriques.. Ce syndicat est au capital de 20 000 000 de roubles. 11 est administré par un conseil de sept membres. Il comprend la Compagnie d’Eclairage Electrique (la première compagnie fondée en Russie par Siemens et Halskc), la maison Siemens et Halske elle-même et la Compagnie Union, la maison Rothschild de Paris, la Société d’Etudes russes de Paris et la Compagnie Electrique franco-russe de Genève, y sont également intéressées.
- L’importation du matériel électrique en Russie, va constamment en croissant d’après les dernières statistiques ; la valeur des importations s’élevait à 1 214000 roubles en
- importés sont de provenance allemande.
- L’Éclairage Électrique. — Les actionnaires, réunis le 28 octobre en assemblée ordinaire., ont approuvé, tels qu’ils leur étaient présentés, les comptes relatifs à l’exercice 1898-99; le dividende a été lixé à 30 ir, en augmentation de :<>fr sur celui de l’exercice précédent. MM. Fournie et Voillaume, président et directeur de la Société générale électrique et industrielle, ont été nommes administra-
- A titre extraordinaire, l’assemblée a décidé l’augmentation du capital social dont le montant va être porté à 4 millions par la création et l’émission de 4000 actions. Les actionnaires actuels ont un droit de préférence pour la souscription de ces actions nouvelles dont l’émission est d’ailleurs garantie par le groupe de la Société générale électrique et industrielle.
- Tramways de Tours. — Les actionnaires viennent d'être convoqués en assemblée extraordinaire en vue de décider une augmentation du capital dont le montant sérail porté de 3500000 fr
- La Compagnie, qui exploite les lignes de Tours à Saint-Avertin, à Luynes et à Fondettes, et à Vou-vray, en plus du réseau urbain, vient de recevoir la concession d’un réseau complémentaire dans la
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- nécessitent l’augmentation du capital. Bien que l’émission soit garantie par un groupe, la Compagnie tient à réserver à ses actionnaires un droit de préférence pour la souscription au prix des actions
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- Tome XXI
- Samedi 25 Novembre 1899.
- 6* Année. — N" 47.
- L’Éclairage Électrique
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- Éleetriques — Mécaniques — Thermie^
- L’ENERGIE
- SOM M AIRE Pages.
- De l'influence de la self-induction sur l'utilisation des matériaux dans les machines à courants
- alternatifs; Maurice Leblanc........................................................................... 281
- Essais sur le compteur d'énergie pour courants alternatifs du I)r F.. Batault,' Ch.-Eug. Guye . . . 290
- Compteurs électriques : compteurs Bastian, F.dison-Cox, Soames et Crawleyi Raphaël,; Long et
- Schattner ; H. Armagnat................................................................................ 295
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Interrupteurs à courants alternatifs Kohl pour bobines d’induction............................................ 301
- Conduits métalliques Greenfield pour fils électriques............................................................ 303
- Etuve Passburg pour la dessiccation des armatures de câbles et des bobines.................................... 303
- Sonnerie électrique Fein pour signaux............................................................................ 304
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES Société française de Physique (séance du 17 novembre) :
- Recherches sur les ondes électriques, par A. Turpain.................................................... 305
- Société de Physique de Londres (séance du 10 novembre) :
- Sur l’électricité de contact, par S. Spiers............................................................. 307
- Influence du magnétisme sur les propriétés thermo-électriques du bismuth et des alliages bismuth-plomb, par
- G. Spadavecchia........................................................................................ 308
- Dérivation des courants sur les conducteurs plongés dans les électrolytes, par J. Stark....................... 310
- CHRONIQUE
- Sur les grandeurs et les unités physiques. — F.tude spectrophotométrique de la lumière à arc et de la lumière à incandescence. — Variation de conductibilité du bioxyde de plomb. — Recherches théoriques et expérimentales sur la self-induction. — Variation de la polarisation dans les électrolytes à partir de la pression ordinaire jusqu'à 1000 atmosphères.—Transmission des ondes hertziennes à travers les liquides. — Influence des ondes électromagnétiques sur la conductibilité du sélénium cristallisé. Action des températures élevées sur quelques corps relativement aux rayons X. — Sur l’interrupteur électrolytique de Wehnelt.......................................................................................... 314
- SUPPLÉMENT
- Nouvelles. — Essais de télégraphie sans fils par la marine des Etats-Unis. Le réseau téléphonique souterrain de Bruxelles. — Les vues du professeur Lange sur le développement de l'industrie électrochimique. — Traction électrique. — Compagnie nationale d’électricité. — Omnium lyonnais des chemins de fer et tramways. — Société industrielle des téléphones...................................................... lxxxvi
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- NOUVELLES
- Essais de télégraphie sans fils par la marine des Etats-Unis. — Pendant un récent séjour de M. Marconi en Amérique, des expériences de télégraphie sans fils ont été faites par la marine des Etats-Unis. Deux navires, le croiseur New-York et le cuirassé Massachusetts furent munis des appareils nécessaires.
- Dans les premiers essais, les deux navires étaient à l'ancre dans la North River, à 450 m. environ de distance, soit à peu près la distance que doivent maintenir entre eux les navires formant une escadre. L’appareil transmetteur, manipulé par M. Marconi lui-même, était installé sur le New-York; l'appareil récepteur était placé sur le Massachusetts. On commença par transmettre un article d’un journal d’environ 1 500 mots ; il fut transmis et reçu sans une seule erreur à raison de 1/ mots par minute. Le message fut ensuite transmis au New-York et lu au son. Un second essai consistait dans l’en-\ oi d’une série de nombres de différentes longueurs ; la transmission fut effectuée un peu plus rapidement que dans l’expérience précédente. Dans le troisième essai, on transmit une série de lettres écrites au hasard ; dans le quatrième, une série de courtes dépêches ; dans les cinquième et sixième, des dépêches en langage chiffre ; dans ces derniers, une ou deux erreurs [seulement furent consta-
- La seconde série d’essais eut lieu le ii:i novembre. Le New-York resta à l’ancre, tandis que le Massachusetts iprit la mer. Des dépêches furent échangées toutes les dix minutes. A une distance de 48 km, les messages envoyés par le New-York cessèrent d’être reçus par le Massachusetts.
- Dans une troisième série d’essais, on chercha à se rendre compte jusqu'à quel point il est possible d’empêcher la transmission des dépêches par l’envoi d’ondes hertziennes dans l’espafce. Dans ce but. un appareil fui installé à terre à 8 km. environ du New-York. Au moyen de cet appareil, on envoyait à intervalles réguliers des ondes hertziennes. On constata que ces ondes empêchaient complètement toute transmission régulière entre le New-York et le Massachusetts. A la suite de ces essais, M- Marconi fit savoir qu’il possédait un dispositif empêchant l’interférence des ondes parasites avec les ondes de transmission régulière. Toutefois les essais en restèrent là, la commission du Bureau
- navaL chargée de les suivre s’étant déclarée satisfaite des résultats obtenus.
- Le résoau téléphonique souterrain de Bruxelles.
- 1 —'Joutes les capitales n’ont pas, comme Paris, un admirable réseau d’égouts permettant d’y loger des canalisations de toutes sortes et en particulier un nombre prodigieux de conducteurs téléphoniques. Bruxelles est dans ce cas et jusqu’ici les lignes téléphoniques, très nombreuses, ont été installées acriennement, couvrant la ville d’un filet qui n’est pas sans donner lieu à quelques inconvénients lorsque le vent ou le verglas se manifestent avec trop d’intensité, lies inconvénients temporaires et ceux continuels que causent aux abonnés les phénomènes de self-induction provenant des canalisations des tramways électriques et d’éclairage, ont amené l’administration belge à décider le remplacement du réseau téléphonique aérien par un réseau entièrement souterrain dans un rayon moyen de 3 km autour du nouveau bureau central prévu pour 15000 abonnés et érigé rue de la Paille, à quelques centaines de mètres du bureau actuel. Déjà l’adjudication des conduites et celle des câbles au papier ont été faites: la première, à M. Hargot, de Liège; la seconde, à MM, Lcten et Guilleaume et à la maison Siemens et Halske.
- Dans le dernier numéro de Y Electricien, M. Em. Piérard, ingénieur des télégraphes belges, fourni' sur l’installation des conduites les details qui sui-
- Le principe de la construction est le suivant : chaque câble sera tiré dans un tuyau en poterie vernissée, incrusté dans du ciment.
- A cette fin, on creuse, suivant le tracé arrêté, une tranchée de 1,50 m de profondeur sur 0,90 m de largeur, dont le fond, parfaitement uni, est recouvert d’un lit de ciment de 10 cm d’épaisseur. Le ciment utilisé est à prise lente. Il provient de la cuisson d’un mélange de carbonate de chaux et d’argile, contenant moins de 2 p. 100 de magnésie et ayant au moins trois mois de fabrication au moment de la mise en ceuvre.
- Sur ce lit, viennent se poser à joints obliques, les éléments de canalisation en poterie d’une longueur de 46 cm, diamètre intérieur 8,4 cm rejointoyés au mortier de ciment. L’intégrité du vide intérieur au droit des joints est assurée par un mandrin en bois.
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- Lorsque ce dernier est bien pris, on referme la tranchée en damant soigneusement les diverses couches de terre, dont l’épaisseur est toujours d'au moins 50 cm.
- De loin en loin, particulièrement aux coudes, à des distances atteignant 150 m, sont ménagés de spacieux trous d'hommes, construits en briques de Boom, sur un lit de 15 cm de ciment. Ils onl intérieurement 1,70 m de hauteur, au moins 1 m de largeur et 1,80 m de longueur. Ils sont fermés par un double couvercle en fonte reposant sur une carcasse de même métal. Le couvercle intérieur doit assurer l’étanchéité.
- On a construit jusqu’ici une des lignes principales aboutissant à l’entrée du bois de la Cambre.
- La longueur des chantiers est de 400 m environ ; le nombre d’ouvriers occupés approximativement, mo ; l’avancement journalier ressort de 150 à 200 m.
- Les vues du professeur Lunge sur le développement de l’industrie électrochimique. — Le 4 octobre dernier, le professeur Lunge du Polytecknikum de Zurich a fait à l’University College de Liver-pool, à l’occasion de la réunion de la Society of Chemical Industries, une conférence ayant pour titre « changements probables dans ic développement de l’industrie». Très versé dans les questions cicctrochimiques et déplus habitant d’un pays où l'utilisation des chutes d’eau est très développée, le professeur Lunge ne pouvait manquer de faire de ces deux questions les principaux sujets de sa conférence.
- Liant donné l’épuisement rapide des mines de charbon européennes, l’auteur ne doute pas qu'avant peu- l'utilisation des chutes d’eau ne devienne la source principale de l’énergie qu’exige l’industrie.
- Il pense même que si dans quelques siècles on écrit l’histoire de l’industrie, l’époque actuelle où l’on utilise le charbon disparaîtra presque complètement entre la longue période pendant laquelle l’énergie était tirée do bois et celle plus longue encore où elle sera tirée des chutes d’eau. Il estime cependant que la période actuelle pourra se prolonger pendant encoreun assez grand nombre d'années, grâce aux mines de charbon encore vierges de l’Amérique et de l’Asie et surtout grâce à une meilleure utilisation de l'énergie emmagasinée dans le charbon. Il n’en conclut pas moins que l’avenir appartient aux contrées qui comme la Suisse et la France sont les plus riches en chutes d’eau.
- Examinant les moyens à l’aide desquels cette énergie pourra être transportée au loin, le professeur Lunge fait remarquer , que la distance à laquelle l'énergie peut être transmise électriquement d’une façon économique va chaque jour grandissant. Sans .se prononcer d'une façon catégorique à ce sujet.il fait observer que la transmission de l’énergie sans conducteur, dont la télégraphie sans fils nous donne déjà un exemple, permettra sans doute d’augmenter considérablement le rayon d’action des transmissions électriques. Un autre moyen qui lui semble plus pratique dans l’état actuel de nos connaissances, consiste à emmagasiner l’énergie des chutes d’eau sous forme chimique dans un corps de transport peu coûteux et permettant facilement la transformation de l’énergie chimique en une autre forme de l’énergie ; tel est par exemple le carbure de calcium.
- Citant quelques chiffres, le professeur Lunge estime à environ 25 fr le prix de revient du cheval-an au lieu de production par une chute d'eau. Étant donné que le prix du cheval-an produit par machines thermiques oscille entre 275 fr et 300 fr dans les parties basses de la Suisse, il estime à iuo km environ la distance à laquelle l’énergie des chutes d'eau peut être transmise sans qu’elle revienne au lieu d’utilisation à un prix plus élevé que l’énergie produite par machines thermiques.
- 11 présente ensuite quelques tableaux (tab. x et 2 empruntés à un travail du docteur Borchers publié dans le Zeitschrift fur Elehtrochemie du 20 juillet 1899 et qui montrent le développement qu’a déjà atteint l’industrie clcctro-chimique grâce à l'utili-
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- sation des chutes d’eau, Il décline d’ailleurs toute responsabilité au sujet des chiffres de ces tableaux qui, d'après ce qu’il peut en jugerpour le'chlorate de potassium, lui semblent beaucoup trop élevés et lui paraissent s’appliquer plutôt à l’état probable de l’industrie électro-chimique en 1901 qu’à son état actuel.
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- Chlorate de potassium. Potasse caustique. . . Soude caustique. . . . 10 600 17.80 82 560
- Carbure de calcium. . Carborundum ’Mooojfeu. IMS| Fr““ ' '
- Tableau II. — Puissance hydraulique et à vapeur utilisable en i8gg pour les industries électrochimiques.
- —
- Autriche. 27000 Y'
- France 1 300
- Allemagne 13800
- Grande Bretagne .... ix 500 8 150
- Italie 29400
- Norvège 31 5™
- T 500
- Suisse 38900
- F.tats-Unis 72 300 II750
- Canada .
- Belgique
- Transvaal » 454
- Total 378 000
- En terminant le professeur Lunge exprime l’opinion qu’avant peu d'années toute la soude consommée dans le monde entier sera fabriquée partiellement par le procédé à l’ammoniac, partiellement par le procédé électrochimique ; que le chlore et les produits chlorés seront entièrement
- produits par l’énergie électrique et que les grandes installations qui aujourd’hui, encore servent à la fabrication du carbonate de potassium ne serviront plus qu’à La production d’une faible quantité d’acide sulfurique. Le professeur Lunge prévoit donc, grâce à l’électricité, une véritable révolution de l’industrie chimique et même de l'industrie en général.
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- Le 6 octobre a été close, à l'Hôtel de Ville, l’enquête d’utilité publique sur l’avant-projet d’extension du réseau et de transformation du système de traction des tramways de Bordeaux.
- Parmi les protestations qui ont été déposées, nous citerons :
- Celles de la Compagnie du Gaz, qui réclame non seulement le monopole de l’éclairage, mais môme celui de la distribution de la force motrice par l’é-lectricitc, d’où il résulterait que l'installation des tramways électriques rentrerait dans la concession de la Compagnie du Gaz.
- Celle de M. Delboy qui prétend que le projet est illégal parce qu’il violerait la loi du 11 juin 1880 et les règlements en vigueur.
- Après avoir recueilli les renseignements dont elle croira avoir besoin, la Commission donnera son avis motivé sur l’utilité du projet mis à l’enquête.
- — Dagnien (Aiu)à Lyon (Rhône). — Une enquête pour le projet d’établissement d’un tramway à traction électrique de Lyon à Dagnicu est terminée. Le registre d’enquête ne contient qu’une protestation de la Compagnie P.-i.-M. contre l’établissement de ce tramway, qui ferait double emploi avec la ligne de Lyon à Genève, et subsidiairement pour le cas où la concession serait accordée, la Compagnie demande que ce projet ne comporte aucune traversée à niveau de la ligne de Lyon-Saint-Clair à Sathûnay.
- Le tramway emprunterait, dans la traversée de Lyon, les rails de la ligne Perrache-Saint-Clair appartenant à la Compagnie O. T. L., et nécessiterait simplement une voie de garage à son origine sur la chaussée du quai Saint-Clair et contre la promenade, ce qui ne présente aucun inconvénient; il ne porterait aucun trouble appréciable à la circulation générale et favoriserait les communications
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- ibre 1899
- Supplément à L'Éclairage Éle
- XCI
- et les échanges entre la ville de Lyon et sa banlieue.
- L’ingénieur en chef du service de la voirie conclut dans son rapport qu’on ne saurait méconnaître que le tramway projeté présente une réelle utilité.
- — Liège (Belgique'. — On projette actuellement la création d’un tramway à traction électrique, par câble aérien, qui partirait du pont des Arches, traverserait les quais des Pêcheurs et de l’Industrie, la rue de la Boverie, la place de l'Acclimatation, la rue et la place du Parc. Il prendrait ensuite les rues deVennes et de Fctinnc, puis la rue Delhaise pour aboutir aux dix-huit Arcades, à Angleur.
- La ligne, divisée en deux sections : I.iège-Seraing et Létinne-Angleur, serait d’un prix uniforme de io centimes par section.
- ' devers (\'!èvro). — Un décret du 29 septembre 1899 a déclaré d’utilité publique l’établissement d’un réseau de tramways à traction électrique, destiné au transport des voyageurs et, facultativement, des bagages et messageries, dans la ville de Nevers.
- Par ce même décret a été approuvée la convention passée le 15 juillet 1899 entre le maire de Nevers, au nom de la ville, et MM. Duchez et fils pour la rétrocession du réseau de tramways sus-indique, conformément aux clauses du cahier des charges annexé à cette convention.
- — Roanne. — La Chambre de Commerce a été appelée à donner son avis sur l'utilité et la convenance de l’avant-projet des tramways de Roanne, soumis à l'enquête d'utilité publique.
- Apres examen du dossier qui lui a été soumis, la Chambre de Commerce estime que le projet de tramways électriques dont il s’agit, en facilitant et en développant les moyens de transport, est appelé à fournir de sérieux avantages au public; qu'il n’est pas douteux que l'importance des relations entre les diverses parties de la ville s'accroîtra en raison directe des commodités qui seront offertes, et que le commerce n’a qu’à y gagner ; en conséquence, elle décide de donner un avis favorable au projet en demandant son exécution dans le plus bref délai possible.
- En dehors du tracé sur lequel la Chambre de Commerce n’a pas d’observation à faire, elle croit devoir signaler quelques rectifications importantes d’alignement qu’il serait désirable d’exécuter dans l’intérêt de la bonne circulation en ville.
- Compagnie Nationale d’Électricité (système Ferranti). - Après avoir entendu le rapport dè M. Lemarquis, les actionnaires. réunis en Assemblée le 13 novembre, ont décidé de demander le bénéfice de la liquidation judiciaire pour arriver à un arrangement avec les créanciers.
- L’Assemblée a demandé à M. Lemarquis de continuer son mandat et elle a désigné MM. Baudeville et Croquevielle pour l’assister dans toutes procé-
- Omnium Lyonnais des Cliemins de fer et Tramways. — Les actionnaires se sont réunis le 7 novembre, en Assemblées ordinaire et extraordi-
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- Emploi des moleurs électriques sur les navires de guerre américains (E W, p. 700, 4 novembre).
- Emploi de l'électricité dans les machines auxiliaires des navires de guerre; J.-K. Rorisos (EM, p. 209, novem-
- Installation électrique du paquebot Océanie (A E, p. 501,
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- Edward Rutts (K RS Y, p. 267, 25 octobre ; El, "p. 91, Van" der Veeb (E R N p. 26i", 25 octobre, et El, po 91,
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- Sut l’exploitation des tramways électriques. Comment 011
- p. 266, 25 octobre, et S R J, p. 789, novembre!
- I,'exploitation des tramways en France ; Ch, Jean (G C, p.6,
- (El/p. 39, 3* novembre). ' ^
- bre). ^ P " ’
- Sur la consommation d'énergie des tramways électriques (T P,
- Traction électrique à Chicago (S A. p. 900, 10 novembre). Tramways électriques de Hull (E AV, p. 695, 4 novembre).
- (l^R. p. 821, 17 novembre, El, p. 92,^10 novembre).
- mack(SRJ, p.790. novembre).
- Chemins de fer électriques à grande vitesse (E, p. 639, 17 no-
- Chemin de fer de AVaterloo-City (El, p. 120 et 638, 17 novem-^ bre, E, 17 novembre).
- Projet de chemin de fer électrique de Kashmir (E R. p. 788, 17 novembre).
- de Bcrlin^ETZ,, p.V'Jü.'16 novembre).
- Exposition internationale d’automobiles à Berlin {fin) (Z E T, p. 569 et 577, 5 et 12 novembre).
- Télégraphie et Téléphonie.
- Sur la télégraphie sans fils ; A. Rentière (RI, p. 442, Il novembre).
- Répéliteur nuarini-Foresio pour la télégraphie sans fils (E R, p. 719, 10 novembre).
- Le nouveau navire pour câbles télégraphiques von l'odbielc^i
- Télégraphe du Cap au Caire (El, p. 120, 17 novembre).
- Le câble Pacifique (El, p. 46, 3 novembre).
- Comparaison des divers itinéraires proposés pour le câble Paciüque ; II. Euersox (E M, p. 223, novembre).
- Système téléphonique avec batterie centrale d'accumulateurs de Brooklyn (E R N Y. p. 275, 1«* novembre).
- Les lignes téléphoniques souterraines à Bruxelles : E. PiÉiURf) (Elc, p. 313, 11 novembre).
- Pratique du téléphone en Amérique ; B, Miller (AE, p. 527, novembre).
- Télégraphie entre trains en marche; C. M.J. (ER. p. 753.
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- XC VI
- Éclairage.
- Recherches spcct.ro-photomëlriques
- rcs en série pi rant co'ntinu ; Lispenard Hobb (ERN
- Sons émis par l’arc électrique : F.-J. Ji 27 octobre).
- Eclairagi
- ( (El, p. i
- im/cons tant' (E\V, p“ 6^°*4 novembrcf01. Statistiques relatives aux lampes à arc enfermé ; L.-B.
- Marks (10 W. p. (194, 4 novembre).
- Lampe fermée de Gottscho ; E T R, p. 34, 15 novembre). Lampe à haut voilage (El, p. 118. 17 novembre).
- Avantages des longs filaments dans les lampes à incandescence
- s lampes à incandescence ; p. ou», novembre).
- Manufacture de lampe:
- uiberg (El,
- Applications thermiques. Électrochimie.
- La situation présente des industries électro-chimiques ; M. Bouchers (RI. p.H7, 11 novembre).
- XSS) etde
- L’ozone et ses applications (D E Z, p. 533, U novembre).
- L’eau ozonisée ; Andréoli (Elc, p. 302,4novembre).
- Etude photométrique de mélanges d'acétylène et d’hydrogène brûlant à l’air ;V. Hartman (P R, p. 176, septembre):
- COWPER-COI.Ï
- de l'électrométallurgie à l‘a wrER-.-OLFS (El. p. 50, 3 novembre). ii>tique des minerais sulfures complexe: Cl, p. 81 et 111, 10 et 17 novembre). Méthode éler.trolytiqne de remettre les limes à neuf ; Gowpei
- Procédé Cowper-Ooies pour la déposition du zinc (II, p. 31 La sénilisation rapide des bois et des matières fibreuses
- l'élcc
- R (Elc, p. 304, !
- Mesures.
- Moon (E U.^p
- t 333,
- Compteur Ilookham à courant alternatif (D E L,
- Méthode de mesure de la fréquence des courants alternat Cari Kinsi.ky (PR, p. 244, avril).
- courbes de deux courant^ variables; 11. J. Uo^ChkisMI (AIEE, p. 451, août, septembre).
- FhJ.l,^wj.IxD°(EL p.Ill(jy iTimvmnbre^0 ini’ande~tÆE
- Séparation électrolytique 'des métaux (E T R, p. 35,15 nov .iversel pour éleclrolyse ; Fr. Peiers yZ E C, p.
- brc'i.
- s,S£
- Cliicagc
- L’électric
- cité ;
- le T American Street Railway Associatio p. 053. 28 octobre).
- t Volta ; Etienne de Fonon (ZET, p. !
- Le phénomène de Zeeman. par
- s de physique, à l’Université de IV . de la collection .. Scienlia» Georo, -- - ié, 2fr.
- Bien que la décoi
- résultats acquis s diques écrits en 1
- BIBLIOGRAPHIE
- Dans^la'seconde*
- Cotton. maître de confé-ouse.Unvol.dc Carré et C. Xaud,
- impossible de
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- ?eudre compte des
- mjet, e
- i prépare par s
- actuel de phenomé
- Commençant par rappeler sommairement ] récents de l'analyse spectrale ichap. i), qui seuls
- les. dilîéromos causes du changement de longue— .. .... . , effet Dopler-Fizcau. changements de pression. Dans le chapitre ni, il aborde l’historique de la découverte de Zeeman et indique les diverses expériences de Chaut.ard, Faraday, Tait. Fiévez, qui l’ont, précédée. Los trois chapitres suivants sont consacrés à l'exposé du phénomène de Zeeman, c’est-à-dire des résultats observés quand on examine parallèlement ou
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- de Zeeman, décrit les expériences de Righi, Macaluso et (.< bino ichap. ix), enfin ses propres expériences et celles M. Aoigt tchap.x).
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- Les conditions pour lixer les pas partiels d'un enroulement d'induit plusieurs fois fermé; Fritz
- Emde et Svend Olsen....................................... 321
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du - décembre 1899
- de 4000 chevaux est actuellement en construction à Allasac (Corrèze), sur les bords de la Vézère ; elle est destinée à alimenter d'énergie électrique différentes villes et localités des départements de la Corrèze et de la Haute-Vienne, en particulier, Brives, Tulle, Saint-Yrieix et Limoges; cette dernière ville est située à 75 km de l'usine.
- On a dévié la Vézère depuis la tra\ersée de la ligne du chemin de fer jusqu'au haut du Saumon au moyen d’un canal construit à flanc de coteau. De l'extrémité du canal, partent deux tuyaux en fer de
- 1 m de diamètre qui amènent l’eau aux turbines. Ces turbines de 600 chevaux chacune seront au nombre de huit, pour le moment quatre d’entre elles sont en installation. Chaque turbine actionne un alierna-
- I.a puissance qui doit être transmise à Limoges est de 1 000 chevaux. A cause de la grande longueur de la ligne, on a adopté une tension de 20000 volts, tension de beaucoup supérieure aux valeurs généralement adoptées jusqu’ici sur le Continent. A
- 2 km des faubourgs de Limoges, la ligne sera souterraine.
- Cette puissance de 1 000 chevaux est destinée à satisfaire aux demandes croissants d’énergie des habitants et industriels de Limoges qui possèdent déjà une station génératrice à vapeur.
- La traction électrique sur les chemins de fer italiens. —A maintes reprises nous avons eu l’occasion de signaler dans ces nouvelles des essais et des projets de traction électrique sur les voies ferrées de la haute Italie. La Zeitschrift fur Elektrotechnik des 15 et 22 octobre dernier (t, XVII, p. 523 et 5,17) publie sur ce sujet unarticlctrcs documenté duquel nous extrayons les renseignements suivants:
- L’Italie étant très pauvre eu charbon et très riche en chutes d’eau, il a été fortement question dans ces derniers temps d’appliquer la traction électrique à l’ensemble ou à une partie seulement du réseau italien. La puissance bydrau-litique des chutes italiennes est évaluée à 5 millions de chevaux, et l’on a fait de sérieux efforts pour assurer la propriété de la plus grande partie de ces chutes soit à l'État, soit aux grandes compagnies de chemin de fer et pour éloigner la spéculation. Une première application de ces chines
- a déjà été faite à la traction dans un certain nombre do villes. La chute de l’Adda à Paderne est utilisée dans le réseau de soixante, kilomètres de Milan. La tanneuse chute de Tivoli sert à actionner ics tramways de Rome : le réseau en est moins étendu mais bien plus accidenté que le précédent. Le réseau de Gènes est encore plus accidenté et les différents points de la ville sont reliés par des tunnels, l’étroitesse des rues empêchant presque partout l’établissement des lignes de iram-
- I.es projets de traciion électrique pour chemin de fer comportent en premier lieu l'établissement de lignes électriques sur les chemin de fer de montagne, où la traction à vapeur est de beaucoup la plus désavantageuse.. Ensuite on passerait
- étendue aux lignes à nombreux tunnels et enfin à d’autres ligues où la traction électrique paraîtrait devoir être plus avantageuse que la traction à vapeur. En dernier lieu, si les progrès de l’électricité permettent de vaincre toutes les difficultés, on passerait aux lignes de grande communication.
- Outre les difficultés d’ordre technique, il en existe un certain nombre d’un autre ordre. Les compagnies italiennes, dont les concessions^ expireront dans quelques années, n’ont
- la convention du i01 juillet 1885, les concessions accordées aux compagnies sont de soixante ans, mais l’Etat se réserve le droit de les retirer au bout de vingt ou quarante ans et d’exploiter lui-même les chemins de fer. Le premier délai expirant en 1905, on comprend l’hésitation des compagnies. Néanmoins sur l'initiative du ministre des travaux publics Princtti, une commission mixte composée de délégués de l’Etat et des grandes compagnies A élaboré un programme destiné A concilier les intérêts des compagnies et ceux du pays. La commission a proposé d’établir à titre d’essai la traciion électrique sur les lignes suivantes :
- in Ligne de Milan à Monza : traction par accumulateurs;
- 20 Ligne de Bologne à San Hélice : traction par accumula-
- 3° Ligne de Rome à Frascati : traction mixte, tantôt avec conducteur aérien, tantôt avec un troisième rail amenant le courant;
- là à Lecco et à Sondrio : conducteur souterrain.
- Les essais devront durer deux ou trois ans. La compagnie des chemins de fer méditerranéens à laquelle appartient la première ligne ne veut pas s’en tenir là et se propose d’ap-
- projets' en'sont terminés et les travaux sont même commencés de sorte qu’on espère commencer l’exploitation en 1901. Le courant est fourni par une compagnie qui exploite une puissance hydraulique de 18000 chevaux sur le Tessin à Tornuvento'. Le courant triphasé sera amené sous 10 000 volts à la ligne de chemin de fer et tranformé en courant continu àjoo volts par sept stations transformatrices. Un troisième
- 1 a maison Ganz et C’"' de Budapesth s’est engagée à exécuter une partie des Drojets de la commission. La ligne de 42 km de Bologne à Sàn Felice sera parcourue par de grandes voitures à accumulateurs contenant 60 personnes.
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- La voiture d'attelage pèse 10 tonnes, et Je train cliargé pèse au total^o tonnes. Les dépenses relatives au courant,
- trique revenant à 12 centimes le kilowatt heure. Les dépenses d’entretien et de réparation sont évaluées k 12 centimes par train kilomètre.
- Les wagons électriques circulent ;i la manière des trains
- l’absence" de fumée, de bruit et de secousses Vin conséquence la direction oes chemins de fer du Palatinat a décidé de commander des voitures spéciales pour la traction par accumulateurs. Elles auront 4 essieux et contiendront 106
- Comme conclusions de ces essais on peut affirmer que la traction par accumulateurs est des mieux appropriée à l’exploitation des trains omnibus. Il faudra pourtant éviter de créer un modèle de voiture déterminé. I us voitures etles batteries devront être proportionnées à la longueur du trajet et te l'importance des rampes.
- Essais de télégraphie sans fils par la marine des États-Unis. — Dans notre dernier Supplément ip. i.wxvi; nous donnions quelques renseignements sur ces essais d’après une note parue dans ihe Kle“-trica! World du 4 novembre. Dans les numéros du n et du 18 novembre, ce journal publie plusieurs nouvelles notesd’apres lesquelles il semble résulter que l'ensemble de ces essais 11‘a pas etc aussi satisfaisant qu’on l'espérai! et qu’on le croyait tout d’abord.
- Nous avons dit que la distance maximum à laquelle les messages ont pu être transmis était de qS kin. Dans des essais faits entre une station installée à terre et les deux navires le Ncw-Yo’h et le Massachusetts, les messages purent être reçus par le premier de ces navires jusqu’à une distance de 57 km,
- 1 mais au delà de 27 km l'appareil du récepteur Massachusetts ne pouvait plus rien enregistrer. Dans d’autres essais, c’est l'inverse qui s’est produit : l’appareil récepteur du New-York ne pouvait plus cnre- gistrer les messages envoyés parle Massachusetts ; dès que la distance était supérieure à 14,4 km. 11 est : vrai que les appareils apportés en Amérique par j M. Marconi dans le but de télégraphier au A'ew-j York Herald les résultats des courses nautiques qui . ont eu lieu récemment en vue de la possession de la coupe « America », étaient construits pour fonctionner à de courtes distances seulement ; |le fait , qu'ils n'ont pu fonctionner au delà de 57 km n'in-I firme donc nullement celui que des appareils plus sensibles aient fonctionné à plus de 100 km comme nous l’avons annoncé antérieurement.
- Quant aux essais qui ont été faits pour sc rendre compte de la possibilité d’empêcher la transmission des dépêches par l'emploi d'ondes parasites clans l’espace, ils ont montré, comme nous l’avons dit, que la transmission pouvait être complètement interrompue par ce moyen. Mais il paraît que ce n’est pas la commission chargée de suivre les essais qui a juge inutile l’installation du dispositif imaginé par M. Marconi pour empêcher l'interférence des ondes parasites avec les ondes de transmission ré-' gulière. C’est au contraire M. Marconi qui, sur l'avis : de ses associes, a déclaré ne pouvoir installer ce dis-1 positif, les brevets destinésà le proléger n’étant pas 1 encore pris dans tous les pays. Aussi the Eleclrical World déclare t il dans un éditorial que « si la visite de M- Marconi n’a rien appris aux Américains en télégraphie sans fils, elle leur a montré que les propriétaires de ses brevets n’ont rien à apprendre des Yankees, au point de vue de Yexploitation commerciale d'un inventeur et de ses inventions ».
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- Le Secteur d’Eclairage électrique de la place Clicby. Le rapport présenté par le Conseil d’Ad-ministration à la dernière assemblée générale nous fait connaître l'extension qu'ont priseles installations de secteurs pendant l'exercice s'étendant du 30 juin i89Sau 30 juin 1899. Les tableaux que nous avons publiés dans les numéros de ce journal des 0 novembre 1&95, 28 novembre 1896, 4 décembre 1897 et 14 janvier 1899 (t. V. p. 287 ; t. IX, p. 482 ; t. XIII. p. 478; t. XV11I. p. 80), nous permettent de supprimer du rapport les chiffres se rapportant aux exercices antérieurs pour ne conserver que ceux du
- Le matériel a été augmenté d'une grande batterie d'accumulateurs ayant coûté environ 325 000 fr ; de plus, on a commencé l'installation d'un bâtiment pour la transformation du courant qui sera transmis par la Société « Le Triphasé » ; la dépense de ce chef est de 343 000 fr.
- Le développement du réseau a passé de 80 693 m au 30 juin 1898 à 86034 m au 30 juin 1899 ; la canalisation à cinq fils était à cette dernière date d’une longueur de 81 916 m ; la canalisation de fœders de 35362 m ; la longueur totale des câbles {câbles de distribution, fœders, câbles d’éclairage publique) s’élevait à 491 507 m en augmentation d’un peu plus de 40oo<> m sur l’année précédente. 1
- Le nombre des branchements extérieurs a passé de 1836 à 2 108; celui des colonnes montantes de 951 à 1 122. Les colonnes montantes continuent à être mieux utilisées : les 1 122 colonnes montantes installées desservent 3 9r 1 logements.
- Le nombre des abonnés en service a passé de 3 725 a 4 611 ; la puissance des appareils reliés évaluée en lampes de 10 bougies s'élève à 227 990 en augmentation de 39 889 sur l’année précédente. Cette augmentation est de 33344 pour l'éclairage des particuliers ; de 5 855 pour la force motrice ; de 668 pour le chauffage, de 22 seulement pour l’éclairage public. Parmi les installations de force motric e, à signaler l’augmentation du nombre des ascenseurs qui est passé de 290 à 348, dont 156 purement électriques, 66 mixtes et 126 mixtes par compensateurs. La charge des automobiles a produit une recette de 14 066,65 D’Dans quelques installations où il est demandé brusquement de grandes quantités de courants à no volts pour l'éclairage ou à d’autres voltages compris entre no et 440, le secteur a fait installer chez l’abonné des transformateurs rotatifs dont le moteur fonctionne en dérivation entre les conducteurs extrêmes delà canalisation, soit sous 440 volts ; on a pu obtenir ainsi que ces installations ne troublent pas l'équilibre général du réseau.
- L.es dépenses totales d’exploitation se sont éle-
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- vées à 934918,50 fr, contre 839917,50 fr l'année précédente. Les recettes ont été de 3 175 974,15 fr contre 2685959,80 fr. L'augmentation des dépenses a donc été de 95 001 fr, tandis que celle des recettes a été de 490014,35 fr. La recette moyenne par lampe de 1 u bougies a été de 1 i ,83 fr.
- L'excès des recettes sur les dépenses a été réparti de la façon suivante :
- Jetons des administrateurs, 5 p. 100
- sur fr 2 241 055,65............... 112052,80
- Rémunération des commissaires des
- comptes........................... 1 000 »
- Intérêts des obligations . . 238446,10 Moins intérêts
- divers. , fr 13 876,25 J
- Moins bénéfices J ‘ 214 567,45
- survaleurs , 3 878,65 ^
- rage. ... 10 002,40 ,
- Participation de la Ville de Paris. . . 133358.25
- Participation du personnel dans les
- bénéfices....................... 41 071 »
- Dépréciation du réseau......... 450 000 »
- Réserve légale, 5 p. 100 sur le fonds
- de réserve...................... 12 967,95
- Réscrvelégale,5p. ioosur 1 289006,15fr 64 450,30
- Amortissement.................. 911 587,90
- Dividendes 5 p. iou des actions. . . . 300 000 »
- Les sommes inscrites au compte d'amortissement s'élèvent maintenant à 3477456,85 fr
- Tarifs de vente de l’énergie électrique du réseau de White-Chapel (Londres). — D’après YElectrical F.ngineer du 20 octobre, la nouvelle station d’électricité de White-Chapel vient d’adopter les tarifs de vente suivants, qu’il nous parait utile de signaler à cause de leur originalité :
- Pendant l’été le prix de vente est de 0,10 fr. par kilowatt-heure consommmé.
- Pendant l'hiver le consommateur a le choix entre deux systèmes : i° Payer une redevance fixe mensuelle de 1,25 fr. par lampe de huit bougies ou son équivalent et o,iu fr. par kilowatt-heure;
- 20 Payer 0,83 fr. le kilowatt-heure pour toute consommation correspondant à une durée d’allumage de chaque lampe inférieure à 60 heures par mois. eto,io fr. par kilowatt-heure pour le surplus de la consommation.
- Ces tarifs sont d’ailleurs basés, non pas sur la puissance des appareils installés, mais sur la puissance maximum utilisée à un certain moment. U11 indicateur de Wright fait connaître celte valeur
- Des tables dressées d’après ces tarifs et relatives à diverses consommations d’énergie cl à diverses puissances maximum montrent que le prix de revient
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- annuel d'une installation d’éclairage électrique dans ces conditions est souvent beaucoup plus avantageux que le gaz.
- Les orages et les réseaux téléphoniques. — On a bien des fois discuté sur l’influence réciproque des orages et des réseaux téléphoniques. On a même été jusqu'à prétendre que les réseaux téléphoniques avaient pour effet de diminuer la fréquence et l’intensité des orages dans les régions qu'ilsrecouvrent. Ce qu'il y a de plus certain c’est que les oragescau-sent des perturbations dans les réseaux téléphoni-
- En Allemagne où, comme l'on sait, les réseaux téléphoniques sont nombreux et très étendus, on s’est préoccupé d’obtenir quelques renseignements précis sur cette influence réciproque. Dans ce but, nous dit la Elehtrotechnische Rundschau, vingt postes d’observation ont été installés ; leur emplacement a été choisi de telle sorte que deux à deux ils présentent la plus grande analogie possible au point de vue du climat, mais diffèrent considérablement par l’étendue et le nombre des fils conducteurs. Les observateurs doivent relever tous les phénomènes orageux et noter tous les dérangements qui se produisent dans les appareils téléphoniques en éliminant ceux qui sont dûs aux conducteurs télégraphiques ou industriels avoisinants.
- Traction électrique. — Friedrich et Kuvcii Allemagne). IJntramway à accumulateurs vient d'étre installé par la maison O.-L. Cummcr et Cie pour
- l’équipement électrique et parla maison Zehdcnick pour les accumulateurs.
- Tour éviter les projections d'acides sous l’effet des cahots, l’électrolyte estabsorbé par une matière poreuse ; il paraît que l’on évite également ainsi l’odeur acide des gaz qui se dégagent et qui est due à l'entraînement de petites particules liquides par ces gaz.
- Séville (Espagne). — Depuis le 14 septembre fonctionne un réseau de tramways élcctiiques installé par l'Allgemeine Elektrizitaets gesellschaft.
- Les travaux d’établissement présentèrent d’assez grandes difficultés par suite de l'extraordinaire étroitesse des rues et delà bizarre construction des
- Éclairage électrique. — .llalzicu-Vllle (Lozère). —
- Une société vient de se constituer pour établir dans ce chef-lieu de canton une usine génératrice devant alimenter cettepetite ville, ainsique celles de Saint-Alban cl Saint-Chcly-d'Apcher.
- la Société électrique de France des propositions pour l'établissement à Vitry d'une entreprise d'éclairage et de transport d’énergie par l'électricité.
- I.'entreprise serait concédée pour trente ans. L’entrepreneur serait chargé de l’éclairage des voies publiques et des bâtiments communaux.
- Les lampes destinées à l’éclairage des voies publiques seraient des lampes à incandescence de vingt-quatre bougies.
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- La reproduction des articles de L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite.
- SOMMAIRE
- Applications mécaniques de l'électricité : Contrôleur Knglewood. contrôleur Davis, servomoteur
- Russell, commutateur Hewlet, indicateur de vitesse Rapps. G. Richard.............................
- Les conditions pour fixer les pas partiels d'un enroulement d’induit plusieurs fois fermé; Fritz
- Emde et Svend Or.SEN...........................................................1............... . . .
- Lignes de tramways à caniveau latéral de la Porte-cFAsnières à la Bastille; J, Reyval.....................
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- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES Société de Physique de Londres 'séance du 24 novembre) :
- Conductivités de certains milieux hétérogènes pour un flux constant dérivant d’un potentiel, par C.-H. Lees.
- Chute de potentiel au voisinage de l’anode dans les tubes de Geissler.....................................
- CORRESPONDANCE -
- Sur les mouvements pendulaires des alternateurs; P. Bolcheuot.............................................
- CHRONIQUE
- Sur la stérilisation de l'eau par l'ozone. — Dispositif téléphonique Dussaud à grand rendement sonore. — Revêtement en verre adhèrent et étanche sur les fils de fer ou de nickel. — Recherches expérimentales sur l'origine de l’électricité de contact. — Electrographies. — Aigrette dans le champ magnétique. — Etude des ondes stationnairee de Hertz au moyen d’un cohérent. — Rapport de la charge électrique à la masse dans les rayons cathodiques. — Actions chimiques des rayons Rœntgen. Action des rayons X sur l’évaporation et le refroidissement dans l’air. - - Contribution à l'étude des rayons de Becquerel. — Action des
- ravons de Becquerel sur l’étincelle et sur l'aigrette............................................
- SUPPLÉMENT
- Nouvelles. — Association amicale des ingénieurs électriciens. — Transmission électrique du son à distance. — Conducteurs électriques de haute résistivité. — Traction électrique. — Eclairage électrique. — Téléphonie. — Compagnie Française des accumulateurs électriques « Union », — Compagnie générale parisienne de tramways. — Compagnie Parisienne de l’air comprimé. — Omnium lyonnais de chemins de fer et
- tramways. — Adjudication (Exposition universelle)................................................
- Littérature des périodiques...............................................................................
- Brei.ioüRAi’HiH. — Le magnétisme du fer. par Ch. Maurain..................................................
- Brevets d’invention.......................................................................................
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- NOUVELLES
- Association amicale des Ingénieurs-Électriciens
- [Séance du 28 novembre 1899). — La séance est présidée par M. E. Sartiacx.
- Présents : MM. Solignac, Lainnet. Véry, Courtois. D, Augé, Brocq,^Meyer-May, de la Mathe, Bailleux, Boistel,
- Le procès-verbal delà dernière séance est lu et adopté.
- M. Gautier est admis comme membre titulaire.
- MM. Boisserand. directeur de la station centrale de Compïègne, et Nelson-Uhry, ingénieur do la classe 2, à l'Exposition Universelle de 1900. demandent leur admission.
- M. le président parle de la réunion des ingénieurs électriciens étrangers qui aura lieu en 1900 à Paris, et de la réception que notre association devra leur faire. Une commission composée de MM. Solignac, Isbcrt, î.ainnet, Augé, est chargée d’étudier la question.
- M. le president'demande les articles qui ont été promis
- I.a séance est levée à 1 h. 45.
- Transmission électrique du son à distanoe. -Dans une note communiquée à 11 Nuovo Cimenta (•t. VIII. p. 261), M. Sella indique une transformation du système télégraphique actino-électrique de Zickler permettant de transmettre directement des sons au lieu de simples signaux (Voir L'Eclairage Électrique, t. XVIII. p. no). Une machine électrostatique sans condensateur est fermée sur un téléphone, le circuit présent une interruption dans laquelle passe un flux presque continu d’ctine'clles. L’électrode négative est éclairée périodiquement par la lumière ultra violette ; lorsque la période est suffisamment brève on perçoit au téléphone un son de môme période. Pourproduire l'éclairement, un petit miroir, fixé sur la membrane d'un phonautographe Scott reçoit la iumicrc ultra-violette et la réfléchit. Si l'on produit un son. la membrane vibre, le faisceau réfléchi éprouve clés déplacements angulaires causant un éclairage périodique de' l’électrode négative dont la période est la même que celle du son ; au téléphone on entend doncle même son que celui produit devant la membrane. G. G.
- Conducteurs électriques à haute résistivité. — Le nouveau produit industriel proposé par M. Baîr (brevet français 209825) pour la confection de conducteurs électriques de haute résistivité s’obtient en imprégnantd’hydrncarbure, par immersion, une matière poreuse telle que la pierre ponce, laporcelaine non émaillée, le biscuit, la terre cuite, le grès, le calcaire ou un aggloméré quelconque. I.es hydrocarbures que l'on emploie sont les huiles de pétrole,
- les huiles lourdes, ïe goudron, le glucose, la dex-trine en solution, etc.
- Après dessiccation de la matière on opère la décomposition par la chaleur à température suffisamment élevée. L'opération peut être répétée plusieurs fois, suivant la résistance que l'on veut obtenir.
- G.
- Traction électrique. — Albertville (Savoie). Nous apprenons qu'une Société se propose de demander la concession d'un tramway électrique sur la route des Fontaines-d’Lgines à Saint-Gervais. Ce serait une excellente chose pour cette région un peu dépourvue de moyens rapides de locomo-
- — Ilonfleiir (MHnr-Iiiféricure). — La réorganisation et l’extension de l’éclairage électrique du port de Honflcur étant devenues une nécessité, la chambre de commerce décide de les concéder à un entrepreneur, elle adopte le cahier des charges à imposer, les soumissions devront luiétreadresséesincessam-
- — Paris. — Si l'on en juge par la noie suivante, la Compagnie générale des Omnibus a l'intention d’exploiter quelques-unes de ses lignes par la traction électrique avec caniveau ou même avec trôlet. Nous lisons en effet :
- Le Conseil municipal de Paris vient, sur le rapport de la 30 commission, d’autoriser la Compagnie à établir des canalisations sous la voie publiqueen vue de la substitution de la traction mécanique à la traelion animale. La Compagnie devra payer é la Ville une redevance de 1000 fr par kilomètre de canalisation : elle s’engage à céder à la fin de sa concession, à dire d’experts et sans indemnité, ses canalisations, soit à la Ville, soit au nouveau concessionnaire et de les déplacer à ses frais, sur simple injonction de la Ville, si elles sont placées dans l’espace qui-est réservé pour l'établissement d’un réseau municipal de distribution.d’électricité.
- Éclairage électrique. — tiaromuie (Scinc-lufc-ripiu-e;. — La question de l’éclairage électrique qui a donné lieu à tant de débats, est entrée depuis quelque temps dans une phase meilleure. Dans un rapport très clair fait a l’assemhlée générale, l'administrateur technique expose la situation présente, Nous extrayons de cc rapport quelques pas-
- Nous avons pu, grâce à l'activité avec laquelle nous avons poursuivi l’installation de divers organes principaux relégués jusqu'ici, mettre en état de fonctionnement prochain un générateur Belle-
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- — Ye 11 ville-c 11-Fcrrnin Xortl). — Dans uneréccnte assemblée extraordinaire du Conseil municipal de cette ville, pour la question d’éclairage électrique, M. le Maire annonce avoir reçu d’une compagnie d'électricité de Roubaix des propositions d'installation. Lecture csi donnée du cahier des charges. L'indemnité est évaluée à 4 000 fr pour 200 lampes. Le courant à la tension de 250 volts ’au maximum, doit être distribué par des fils nus aériens.
- Dans les rues seraient installées 200 lampes de 16 bougies. L’administration publique paierait pour les etablissements communaux 0,40 fr le kilowattheure ; pour les abonnés, le tarif serait de «.60 fr le kilowatt-heure. Le Conseil municipal s’élève contre ce prix. D'ailleurs 200 lampes ne sont pas néces-
- Le résultat des débats sera étudié par la commis-
- P:>n>icrs (Yriège . — Le Conseil municipal, dans une de ses dernières séances, s’est occupé de la question d’éclairage.
- Le rapporteur de la Commission d'éclairage fait l'his'.orique de la situation. D’après les traités de ï86é et de la Compagnie du gaz a le monopole de l’éclairage; néanmoins des autorisations ont été données à divers entrepreneurs d'éclairage élec-
- ultérieure de la Compagnie du gaz. Celle dernière, qui n’avait rien dit jusqu'à ce jour, se dispose à intenter un procès à la ville si les pourparlers engagés pour le rachat de l'usine à gaz par la ville 11'aboutissaient pas.
- pensé qu'il était préférable d’effectuer le rachat des usines à gaz et électrique. Pour ce rachat, un capital de 50 i non fr est necessaire, savoir ; 300 000 pour l’usine.ù gaz et 200000 pour l'usine électrique.
- L’amortissement de ce capital en 35 années au taux de 4,70 fr p. mu et des impôts évalués à 700 fr créent une charge annuelle de 38 000 fr. Mais d'un autre côté, la Compagnie fermière chargée de l'exploitation de l’éclairage au gaz et électrique s'engage à payer 18000 fr; en outre, la ville n’aurait plus à payer les ibooo fr qu'elle paye actuellement pour l’éclairage public. Il y a donc lieu de retrancher 34000 fr des 38001 précédents; le sacrifice annuel est donc de 4000 fr pendant 35 ans et au bout de ce temps ia ville se trouvera propriétaire de toutes les installations actuelles.
- Après discussion, le rapport de la Commission est adopté.
- Keiaiis (iiarnc). — Dans une de ses dernières séances, le Conseil municipal a adopté à l'unanimité Je rapport relatif à l’éclairage et le projet de cahier des charges imposé au nouveau concessionnaire. Voici quelques-unes des conditions de ce , cahier des charges.
- L’autorisation s’étend jusqu'au 31 décembre 1827. La ville s'engage à ne donner aucune autre autorisation pour l’éclairage des particuliers sauf dans le cas où il s'agirait de relier les immeubles appartenant ou loués à (a même personne ; elle conserve sa pleine liberté d’action pour tous autres emplois de l’électricité, notamment l'éclairage des voies et des établissements publics et le transport d’énergie. Le' concessionnaire garantit la ville contre toute revendication soit de la Compagnie du gaz soit de toute autre société. Les canalisations seront souterraines. Les tarifs maximum seront de 0,63 fr le kilowattheure pour l’éclairage des particuliers et de 0,45 file kilowatt-heure pour la force motrice, le chauffage. la charge des accumulateurs et l'éclairage des industriels utilisant une force motrice d’au moins 10 chevaux. Pour la ville, les prix payés seront de la moitié de ceux demandés aux particuliers.
- Le concessionnaire paiera à la ville une redevance ferme qui sera de 5 ->oo fr la première année, 10 000 francs l’année suivante avec augmentation de 1 ooo-francs pour chaque année jusqu’à la lin de la con- ' cession: il paiera en outre une redevance sur les recettes. A l'expiration de la concession, toutes les canalisations deviendront la propriété de 3a ville ; celle-ci se réserve le droit du rachat à tout moment après un délai de 15 ans.
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- La France construira la ligne jusqu'à la frontière. L'Allemagne fera la dépense pour tout son parcours stlf son territoire.
- L’itinéra-ife comprendra un parcours de i 100 km environ et sera le suivant : Paris, Chàlons sur-Mûrne, Verdun, Metz. Francfort-sur-le-Mein, Berlin.
- Quant aux taxes, la France et l’Allemagne ont été divisées chacune en deux zones. La taxe revenant à Chaque pays pour une conversation de trois minutes sera de 2 fr pour la première zone et de 4 fr pour ia deuxième. La taxe totale sera composée de la somme des taxes revenant à chaque pays.
- Pour une conversation échangée entre Paris qui Cât compris dans la première zone française et Berlin qui se trouve dans la deuxième zone allemande, la taxe sera donc de 6 fr, c'esl-.à-dire 2 fr pins 4fr.
- Il y aura également des communications urgentes, passant avant les autres, à triple taxe, mais ne pouvant pas s'élever à plus de 15 fr pour une unité de conversation-
- Enfin des taxes réduites, de 1,25 fr à 2,50 fr sont prévues pour les communications réciproques des Villes voisines de la frontière.
- Compagnie française des Accumulateurs électriques « Union ». — La Compagnie augmente son capital social de 6000000 fr à 5 millions par la créa-
- tion de 8800 actions de 500 fr chacune, dont 1 6oo, entièrement libérées, sont attribuées aux apporteurs en remplacement des 40 p. 100 des bénéfices auxquels ils avaient droit statutairement.
- M. Charles Burrel, de la maison Pericr, Mercet et Cic, a été désigné comme président du Conseil et M. Ernest Thurnaucr, ingénieur, est nommé administrateur.
- Compagnie générale parisionne de Tramways. — L’assemblée générale extraordinaire du 1^ novembre courant a, sur la proposition du Conseil, voté à l’unanimitc que le capital social de 8 millions sera dorénavant divisé en 32 ooo actions de 230 fr chacune, dont 13918 actions de capital et 18052 actions de jouissance représentant le capital déjà amorti. Les actionnaires feront l’échange de leurs i6o»i) actions actuelles de 500 fr contre les 32000 actions 250 fr ainsi créées, de telle façon que chaque actionnaire recevra en actions de capital autant d'actions nouvelles que la portion non amortie sur l'ensemble de ses actions représentera de fois cette somme de 250 fr. Le Conseil d'administration est autorisé à remettre aux actionnaires, au moment de l'échange, des bons pour les résidus de leurs actions en capital ou en jouissance non divisibles par 250 et à faciliter le groupement de ces bons en vue de la composition d’actions entières. Les actions de jouissance prendront les numéros 1 à 18052 et les actions de capital ceux de 18052 à 32 000.
- L’assemblée a prorogé de 30 ans la durée de la
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- jouissance du i''r j;
- îent supprimé te septième paragraphe de 1’
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- au-dessus dupair. Par e Conseil pourra, dans
- de cette suppressic
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- Les tramways de Bourges (q km] au capital de ‘1500000 fr. Ce réseau'qui n'a été complet qu’au mois de septembre 1898 se fait remarquer par ses frais d'exploitation particulièrement réduits ;
- Les tramways de Cannes (14 km’1, au capital de 1 850000 fr. Ce réseau a été ouvert le i“r mars de cette année ; à la lin de l’année dernière, la Société a obtenu la concession de la ligne du golfe Juan-Valauris-Antibes d'une longueur de 8 km ;
- Les tramways de Saint Quentin (6 km, dont 5,500 km en exploitation] au capital de 1 000 000 fr;
- Les tramways de Poitiers \4,5oo km] ouverts à l'exploitation le 24 septembre dernier sur une partie du parcours, au capital de 1 tooooo fr ;
- Les tramways de Trôyes (11,500 km) au capital de 1 850000 fr. La construction de ce réseau, commencée le 12 janvier de cette année, a été entièrement terminée le 25 septembre ;
- Les tramways de Pau 16,500 km) dont le réseau est en pleine construction et dont l'ouverture est fixée aux premiers mois de l'année prochaine ;
- Les tramways d’Armentières -'8 km) au capital de 1 000 000 fr dont le réseau est également en construc-
- Les tramways de Cette 1(10 km) au capital de 1 200 000 fr dont le réseau est aussi en construction;
- L'usine à carbure de calcium de Arudey qui utilise une puissance de 600 chevaux et dont l’exploitation vient de commencer;
- Les tramways de Douai dont le réseau doit être complété par les soins de l’Omnium ;
- L’usine électrique de Vincennes, d’une puissance de 5 oc> clïevaux, construite pour la Compagnie générale des omnibus et qui est aujourd’hui terminée.
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- Adjudication. — Exposition universelle. —.Le 18 décembre 1899, à dix heures et demie du matin, il sera procédé en séance publique, à Paris, quai d’Orsay. n° 9-, par le directeur général de l’Exploitation, assisté du directeur des finances et du secrétaire général de l’Exposition, et en présence de l'ingénieur en chef des installations électriques, à l’adjudication, au rabais, sur soumissions cachetées, des travaux pourla fourniture enlocation,la pose et l'enlcvement des canalisations et lampes d'éclai rage électrique et pour le service d’entretien de ces lampes.
- Ces travaux sont évalués comme il suit :
- Premier lot : Travaux à l’entreprise 68,402 fr, somme à valoir 6 598 fr, total 75 000 fr. — Deuxième lot : Travaux à l’entreprise 55 240 fr, somme à valoir 5 760 fr, total 61 000 fr. — Troisième lot ; Travaux à l'entreprise 45755 fr, somme-à valoir 4245 fr, total 50000 fr. — Quatrième lot : Travaux à l’entreprise 96869 fr, somme à valoir 9151 fr, total 106000 fr. — Cinquième.lot : Travaux à l’entreprise 110896 fr. somme S valoir 11 104 fr, total 122 000 fr. Sixième lot: Travaux à l’entreprise 88 140 fr, somme à valoir 8 860 fr, total 97 000 fr. — Septième lot : Travaux à l’entreprise 95445 fr, somme à valoir 9 555 fr, total 105000 lr. — Huitième lot. Travaux à l’entreprise 59 472 fr, somme à valoir 5 528 fr, total 65 000 fr.
- • - Vcrgnrn. Espagne]. — Des soumissions sont demandées par la municipalité pour la concession, pendant une période de trois ans. de l’éclairage électrique des rues de la ville.
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- l.a mort par les décharges électriques; L. Prévost et F. Bat-tei.lt (Elé. p, 'lb uovembrei.
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- L’automobilisme sur routes, par Cuéxot et Mesnager. — Transport des automobiles par chemins de fer, par A. Pasqueau. — L'emploi des automobiles aux colonies, par Biucka. - L'emploi de l'aluminium dans la navigation fluviale, par !.. Cauchy. — L’emploi du pétrole seul ou mélangé au charbon pour le chauffage des chaudières, par Godard. — Fumivore laveur de fumée Mugna, par D.-A. Casalonga. — Sur les accidents des chaudières à tubes d'eau et surles moyens d’y remédier, par Ravier. — Palier à rouleaux à lanterne mobile, par D.-A. Casalonga. — Nouveaux procédés géométriques pour l’étude et la correction
- des déviations de la boussole dans les navires en fer. par Ravier..............: 420
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- Boîtes de jonction Wilkinson pour câbles concentriques.............................................................J30
- Combinateurs Thomson-Houston pour moteurs de tramways................................... 431
- LIectrolyseur U. Schoop pour la préparation industrielle de l’oxygène et de l’hydrogène. 452
- Sur la prédétermination de la régulation dans les transformateurs à courant alternatif, par A.-E. Kenneliy . . . . 434
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIEN TIFIQUES Société internationale des Electriciens (séance du 6 décembre) ;
- Récents dispositifs pour l’éclairage par arc (trois lampes cil série sur 110 volts), par X. Gosselin.......... 436
- Production de l’électricité par la combustion des ordures ménagères, par Lauriol. ........................... 437
- La lampe de Nernst. — Pression dans l’étincelle électrique.................. 339
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- Nouvelles. — Sur l’utilité d’une réglementation des essais. - la prévention des orages et de la grêle par les
- et de lumière de Francfort-sur-Mein. - - Les tramways électriques de Pittsburg. — Tramway électrique de
- Turkleim à Drei Aehren. — Traction électrique. — Eclairage électrique........... cxxij
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- (i décembre 1899
- NOUVELLES
- Sur l’utilité d’une réglementation des essais. Dans un récent numéro (21 octobre'', nous donnions i-a traduction du projet de réglementation de lAmerican Insiitutc of Klectrical lCngineers pour Içs essais des générateurs, moteurs, transformateurs, etc. ; à ce propos M. C.-F. Guilbert faisait observer qu’une réglementation de ce genre serait aussi utile en France qu’aux États-Unis « pour faciliter la rédaction des cahiers des charges et faire disparaître les conditions absolument anodines des uns et les conditions barbares et quelquefois baroques des autres. ». l.a lettre suivante, que nous adresse M. Vigneron, vient confirmer l’opinion exprimée par notre collaborateur.
- Un procès récent, dans lequel nous n’avons pas à prendre parti et que nous 11e désignerons pas autrement, a mis en évidence, parles discussions techniques et judiciaires qu’il a soulevées, la nécessité de définir avec le plus grand soin les conditions que le client entend imposer au construc-
- 11 ne suffit pas. par exemple, d’exprimer dans un cahier des charges relatif à une machine dynamo : La machine aura, après un service de 10 heures à pleine charge un rendement de pleine charge égal à K. Car la discussion sera soulevée au moment de la livraison :
- 1" Sur lu choix du la méthode ;
- 2" Sur la tolérance A accorder aux résultats de la méthode une fo:s choisie.
- Des avocats feront sur ccs subtilités des discours interminables.
- Pour éviter de tels inconvénients, nous estimons qu'il est utile de donner dans les contrats à cette condition la forme
- Le rendement industriel de la machine, c’est-à-dire le rapport entre la puissance électrique utile et la puissance mécanique à la poulie, sera de K à pleine charge et après 10 heures de marche à ce régime. Ce rapport K sera mesuré par la méthode (ici la désignation bien nette de la méthode choisie et insistant sur les détails, si détails susceptibles d’inrerpré-
- tion 11 y a). Les deux parties s’engagent, par avance, à considérer les résultats obtenus par cette méthode à l’aide J'appa’eils étalonnés ait Laboratoire centrai d’Electricité comme le rendement de définition devant lequel ils devront s'incliner. (Suivront pénalité et prime; le fait de ng prévoir qije les pénalités donne au cahier des charges une allure léonine qui atténue sa force devant les tribunaux.1
- Il ne suffit pas non plus de dire : Les diverses parties de la machine., après 10 heures de marche à pleine charge, n’offriront pas une différence de température sur l’ambiante supérieure A (F centigrade. La discussion roulera alors sur la manière de prendre cette température, sur la façon de définir cette température, sur la possibilité même de prendre cette température absolue.
- Nous pensons qu’il sera préférable de dire : Après 10 heures de marche à pleine charge, les diverses parties de la machine n’offriront pas une différence de température sur l’ambiante supérieure à (I" centigrade. Cette température sera définie comme suit : Immédiatement apres l’arrêt de la marche de
- 10 heures à pleine charge (5 à 10 minutes d’espacement au maximum!, des thermomètres à mercure gradués en degrés centigrades, seront placés, à demeure, sur diverses parties de la machine, ces thermomètres seront enveloppés d’une légère couche de ouate. L’indication maxirna de chacun d’eux sera, par définition, la température de la partie delà machine sur laquelle Iç thermomètre aura été placé.
- Il sera mile d’indiquer que les mesures d’essais de réception seront effectuées sur une machine placée dans les conditions normales de fonctionnement.
- D'une façon génitale, il sera utile de définir dans le contrat même tous les points qui pourraient soulever mie discussion.
- 11 faut songer que les désignations ordinaires fie la technique n’ont pas toujours la précision inaibéiualique désirable. Ce n’est pas lorsque les parties cessent d'être d'accord qu’il faut s'attendre à les voir discuter utilement le sens précis de
- La prévention des orages et de la grêle par les salves d’artillerie. — Il semble qu’il y ait quelque relation entre les ébranlements communiqués à l'air atmosphérique par des ondes sonores et les phénomènes météorologiques dont cet air est le siège. On sait que les Américains ont tenté, avec succès
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- M. Marcillae donne ensuite des renseignements précis sur les perfectionnements apportés peu à peu à l'appareil primitif : substitution des mortiers en acier fondu aux mortiers en fonte, mise en feu prompte et sûre malgré la pluie, rechargement rapide (jusqu ai5 coups à la minute), etc. Il indique aussi la distance à laquelle les canons doivent être placés les uns des autres pour donner une protection efficace (1000 m au plus, mais de préférence 500 mi, puis il passe au prix de revient du procédé :
- le 12 ouïe 15 p. 100 correspond à une protection annue de 80 hectares. Cette surface est admise comme étant ce que défend un canon lorsqu’on dispose les pièces de manié à former un réseau de triangles équilatéraux d’un millier mètres de côté. Si les terrains sont pauvres ou improduct toute installation de mortiers est évidemment ridicule : comme c’est le cas en Styrie, en Toscane, on protèg moyennant un déboursé maximum de 50 fr,avec une premiè mise de fonds de 150 fr, 80 hectares de bons vignobles,
- ;’.le
- de
- M. Marcillae examine ensuite les diverses théories qui ont été proposées pour établir une relation entre la formation de la grêle, les phénomènes électriques, et expliquer les résultats des essais de M. Stieger; suivant l'une, proposée en 1891 lavant les essais de M. Stieger} par M. Bombicci, l’électricité n'a qu'un faible rôle dans la formation des grêlons : ceux-ci résulteraient de l'agglomération des aiguilles de glace électrisées des hautes régions de l'atmosphère autour de granules de verglas
- venant de régions encore plus élevées ; les phénomènes électriques tels que éclairs et tonnerre résulteraient de la formation de ces grêlons. D’après cette théorie on préviendrait cette formation de grêle en provoquant la chute de la pluie et M. Bom-btcci rendait compte de l'effet préventif, déjà constaté, des ébranlements de l’air en admettant que ces ébranlements provoquaient la pluie.
- La seconde théorie, due à M. Marangoni, professeur de physique à Florence, considère la grêle comme étant non pas la cause, mais l'effet des phénomènes électriques.
- La théorie deM. Marangoni, se résume à peu près comme suit : Le vent sec est la cause de l’évapotation de l’eau,— le froid est produit par cette évaporation, l'accroissement des grêlons est opéré par l’électricité,— la cause de l’électricité est le frottement des noyaux de glace contre les gouttelettes d'eau, frottement opère par le vent,
- La marche du phénomène est la suivante : Le vent soufflant sur la nue provoque l'évaporation des gouttes d’eau, celles ci se refroidissent, se congèlent, forment un noyau de verglas et chassées-par le veut frottent les gouttelettes inférieures non gelées encore. La glace prend l’électricité positive. l’eau prend la négative. Les giclons sont ainsi attirés dans le nimbus où ils se couvrent Je vapeur d’eau qui se congèle en glace transparente. Les vésicules de vapeur heurtant les grêlons, les corps s’électrisent positivement, l’air repoussé se charge négativement. Les vésicules aqueuses sont attirées hors du nimbus par la strate négative du nouveau verglas Formé par l’action du vent qui enveloppe les noyaux d’une couche neigeuse opaque. Ils reviennent au-dessous de zéro puis en tombant et en heurtant les vésicules se rechargent négativement et sont à nouveau entraînées à l’intérieur du nuage. I.e grêlon s’accroît ainsi de couches transparentes de glace et de couches opaques de neige. En résumé la nuée serait une machine électrique à frottement électrisée par le vent : les gréions sont la brosse négative et le nuage le disque positif. La danse électrique se produirait
- deux couches de neige et de glace restent fortement électrisées, la danse a lieu, les grêlons grossissent. S’il y a décharge entre les couches,-Jes grêlons tombent. Et ainsi de suite. Il y a donc, suivant M. Marangoni. cause électrique et effet électrique à la fois. Cela posé, il admet très bien l’efficacité du tir au canon par choc d’ondes sonores, par effet de la fumée qui peut déterminer la condensation de la vapeur d’eau et la chute de la pluie, par ébranlement de l’air et perforation de la couche nuageuse par les anneaux tourbillonnaires qui dérangent le fonctionnement électrique des nuées, 11 y a un retour bien accusé vers la théorie classique de Volta et la théorie de M. Marangoni a l’avantage sur tant d’autres d’exposer nettement la formation probable du grêlon avec ses étonnantes couches claires et opaques.
- M. Marcillae signale une troisième théorie, celle
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- ici fait au gouvernement styriert par M. le profes laska de Granz ne le cache pas; toutefois U est à que là où le fiéati n'est pas absolument annihilé par les in lations de tir, ses effets sont atténués dans une très large mesure. Là au contraire où le système d’avertissements, les installations de tir, le nombre des canons, la rapidité de tir, ne laissent rien à désirer, grêle et foudre sont vaincues par
- Au icr mars 1899, il Y avait en Allemagne 489 ations centrales d’une puissance totale de 168 328, ; kilowatts sc repartissant de la façon suivante
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- Parmi les appareils d'utilisation, on comptait 1 940 744 lampes à incandescence de 50 watts, -]t 172 lampes.à arc de 10 ampères et une puissance totale de 68628,85 chevaux pour moteurs et applications diverses-
- b. Stations centrales de distribution pour traction électrique. — La traction électrique est une des grandes applications de l'énergie électrique. Plu-
- sieurs stations centrales Indépendantes ont été établies ett Allemagne uniquement pour la traction ; d'autres, au contraire, alimentent a la fois le réseau de distribution pour éclairage et force motrice, et le réseau de traction- Nous donnerons donc également divers renseignements statistiques sur les stations pour traction.
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- 16 déc
- ci-joint, nous trouvons le nombre de villes pourvues d’un réseau de traction électrique, et la date à Laquelle ces réseaux existaient.
- 1. — Nombre de villes pourvues d'un réseau de traction
- ï89i 3
- 1892 5
- 1893 11
- 1894 12
- l.e tableau n" 2 nous permet de suivre l'accroissement des installations de tramways électriques depuis le ier janvier 1894. Cette statistique a été empruntée à l'Industrie électrique et complétée avec les renseignements fournis par YKlectrotecuhnischeZeitschrift.
- Au i,r janvier 1894, il y avait en Allemagne une longueur de ligne desservie par les tramways électriques de 102 km, et une puissance de 2934 kilowatts. Au Ie1' janvier 1898, on comptait 1138,2 km et 25 838 kilowatts. La disposition la plus adoptée est le trôiet aérien dans 56 installations. On trouve deux lignes à conducteur souterrain, six lignes à accumulateurs et une mixte à trôiet et accumula-
- Usine génératrice de force motrice et de lumière de Francfort-sur-Mein. — D'après utl arlicle de Al. E.-W. I.F.rjMANN-RiciiTER, publié dans la Zeitschrift fur Elecktrolechnik du 8 octobre (t. XVII, p. 520), on a installé l’an dernier dans le Jardin des Plantes de Francfort une station génératrice, transformant le courant alternatif en courant continu au moyen de transformateurs rotatifs marchant en
- parallèle avec une batterie d'accumulateurs. Cette dernière alimente les lampes à arc et une partie des lampes à incandescence tandis que l'éclairage diurne et celui des lampes allumées exceptionnellement sont empruntés au réseau alternatif.
- . Le courant à haute tension fourni par l’usine ‘ centrale de la ville, distante de 5 km, actionne deux I moteurs alternatifs de 55 .chevaux effectifs chacun
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- Chaque moteur commande une dynamo shunt de 36 kilowatts produisant du courant continu sous 220 volts et alimentant une distribution à 3 fils en parallèle avec une batterie d'accumulateurs. La société du Palmarium s'étant engagée à ne pas utiliser l’énergie du transformateur à certaines heures du soir, la batterie d'accumulateurs entre alors en fonction.
- Le courant alternatif est monophasé, il est transformé en deux courants décalés au moyen d'un condensateur disposé dans l'un des circuits du moteur. Comme le démarrage nécessite un courant intense sous une faible tension, on se sert d'un transformateur branché sur le circuit du condensateur. Une fois le synchronisme obtenu, on coupe le circuit de démarrage et le moteur fonctionne comme synchrone.
- Comme survolteur, on se sert d'un transformateur à courant continu, composé d’un seul induit à deux enroulements tournant dans le même champ. Pendant la charge, les rails envoient du gourant à 220 volts dans ce transformateur et on recueille
- I un courant de <> à 120 volts dont on règle la tension en agissant sur l'excitation.
- Les accumulateurs Pellak comprennent 124 éléments d'une capacité de 1 520 ampcres-heurc sous . le régime de décharge de 6 heures.
- il y a deux tableaux de distribution distincts, l'un pour le courant continu, l'autre pour l'alternatif. Le tableau pour l’aiternatif contient les appareils de démarrage et les instruments de mesure ; le tableau pour le continu contient le réducteur double, les rhéostats de démarrage et de champ du survolteur, les ampèremètres, les interrupteurs bipolaires des dynamos et des circuits excitateurs.
- Les dynamos et les accumulateurs travaillent sur 3 rails d'où partent les circuits extérieurs : deux feeders viennent seraccorder aune canalisation circulaire disposée dans le sous-sol des locaux à éclairer et fixée sur isolateurs. Fin outre, deux transformateurs de 30 kilowatts alimentent un réseau circulaire analogue au précédent pour l’éclairage direct ou alternatif : la perte de tension dans ce réseau quand toutes les lampes sont allumées est
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- do 1,2 volt. 500 lampes sont alimentées par le courant alternatif. Le courant continu alimente un réseau s’étendant sur 700 m en longueur et 300 ni en largeur; ce réseau est calculé pour 2000 lampes de iu bougies et ito lampes à arc de 8,15 et 20 ampères, ce qui donne une perte de 6,8 volts dans les feeders et de 3,6 volts du point de raccordement à la dernière lampe. En outre le réseau alimente 4 moteurs de 4 chevaux actionnant des ventilateurs et un moteur de 20 chevaux.
- Les câbles sont protégés par une double enveloppe de plomb et un ruban double en acier. Ils sont enfouis dans le sable à <1,70 cm de profondeur, le sable est recouvert d’un dallage de briques, les feeders ont une longueur totale de 1 000 m et les distributeurs, n 000 m.
- Citons pour terminer les résultats d'un certain nombre de mesures effectuées avec des instruments de précision. Les dynamos hexapolaires Lahmover de 36 kilowatts, 220 volts tournent à 680 t : m. Le rendement en pleine charge est de 90,6 p. 100. Le transformateur continu reçoit un courant variant de 49 a 106 A., sous 220 volts et fournil de 304 à 255. A sous une tension variant de 26 à 75 volts, la vitesse varie de 700 à 1 100 t : m, le rendement est de 78.9 p. 100; à vide la puissance nécessaire est de 1,378 kilowatts sous 6,25 A. La capacité de la batterie que l’on
- avait garantie pour 1 520 ampères-heure est en réalité de 1820 ampères-heure. De ces chiffres on déduit qu’un kilowatt fourni aux bornes du moteur alternatif donne une puissance utile de 550 watts si on se sert des accumulateurs et de 750 watts si on emploie les dynamos. Le prix du kilowatt-heure fourni par le réseau urbain est de 0,17 fr, ce qui porte à 0,25 fr le prix du kilowatt-heure utilisé. Par contre si l'on tient compte des pertes en ligne, le prix du kilowatt-heure de courant alternatif consommé directement par les lampes est de 0,32 fr. Ces considérations economiques ont conduit à adopter le système mixte qui vient d'être décrit. E. B.
- Les tramways électriques de Pittsburg. — Depuis juillet 1896, les différentes lignes de tramways de Pittsburg qui appartenaient auparavant à plusieurs Compagnies, sont entre les mains d'une même Société, la United Traction Company. Celle-ci a peu à peu remplacé les différentes stations génératrices par deux très importantes situées l'une à Juniata-Street, l'autre à Glenwood et par une station d’accumulateurs située à Dravosburg et alimentée par la station génératrice de Glenwood.
- Le réseau qui dessert toute la banlieue de Pittsburg ne comprend pas moins de 195 km de voie ; la
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- ibre 1899
- Supplément à L Éclairagt Électrique du i« décern
- région étant très accidentée, on y trouvedes pentes assez dures ; ainsi à Penn avenue se trouve sur une longueur de 30 ni une rampe de 13 p. 100 ; à Perys-ville s'en trouve une autre de n p. 100 s’étendant sur 15.-, m.
- La station génératrice de Glenwood, construite en 1894, alimente la partie Est du réseau- Elle est située à 8 km du centre de Pittsburg sur la rivière Monongahela. Elle comprend une salle de machines de 31 m de large sur 36 de long et une chambre de chaudières de dimensions correspondantes. La salie des machines contient quatre moteurs de 750 chevaux chacun et deux moteurs de 380 chevaux chacun tous à condensation. Ces moteurs actionnent quatre génératrices Westinghouse, deux avec accouplement direct, deux avec accouplement par courroie. Il y a en outre deux génératrices Westinghouse de 310 kilowatts et deux survolteurs Westinghouse, alimentant l'un une ligne éloignée, l'autre la sous-station de Dravosburg, laquelle contient une batterie de 43-j éléments. Un emplacement est réservé pour l'installation prochaine de deux génératrices de 800 kilowatts.
- La station de juniata-Street a été reconstruite en 1897 à côté de l’emplacement d’une staûon plus ancienne sur la rivière Ohio. Elle comprend 4 machines tandem, faisant 100 tours par minute, d'une puissance nominale de 150 chevaux, mais pouvant
- supporter une Surcharge de 50 p. ioo pendant deux heures. Ces machines sont accouplées directement à quatre génératrices Westinghouse à dix pôles avec enroulement compound. L’alimentation du réseau se faisant par trois fils, les connections du tableau de distribution permettent de connecter l’une quelconque des génératrices à L’un quelconqne des deux points. Ce tableau de distribution est considéré par Engineering à qui nous empruntons les renseignements suivants comme le plus grand qui ait été construit pour distribution à trois fils.
- Tramway électrique de Turkheim à Drei Æhren. — Le 6 juin dernier fut inauguré, en présence du comte de IIohenlohe-Laugenburg, gouverneur de l’Alsace-Lorraine, le premier tramway de montagne, dans les Vosges, qui relie Turkheim à Drei Æhren, à une hauteur de 639 m au-dessus du
- Turkheim. situé à l’eat des Vosges, est une station de lu ligne de tramway Colmar-Mimster-Metzeral. Pendant l’hiver de 1674-75, le grand électeur Frédéric-Guillaume s'abrita sous scs murs contre les troupes françaises du maréchal Tu-renne. Aujourd’hui, Turkheim est célèbre pour sa splendide situation au milieu de vastes forêts.
- Drei Æhren est un but connu d’excursion. Par son emplacement des plus favorables qui domine
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- la plaine comprise entre les deux plus grandioses vallées des Vosges, la vallée de Münster et celle de Kaisserbcrg, il est le point terminus des plus intéressantes promenades des Vosges.
- totale de 8,7 km. A partir de Turkheit
- n a également installé une batterie tampor tème Tudor) de 316 éléments, type ES 8, qui ! capacité de 152 ampères-heure, correspondan
- chaussée basse jusqu'à proximité de Drei
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- en tronçons de 500 m, dont chacun est muni d'un parafoudre. Les rails ne suffisant pas seuls au retour du courant à cause des nombreux détours de-la ligne, deux câbles souterrains de retour de 400 mm de surface sont placés sur une longueur de plusieurs kilomètres pour relier entre eux quelques points.
- Les trains qui circulent sur cette ligne se composent, suivant les besoins, de 1, 2 ou 3 voitures avec chacune 18 places assises et 16 debout, de sorte que plus de 100 voyageurs peuvent être transportés à la fois. Les sièges sont disposés de manière à laisser la vue libre aux voyageurs.
- Dans les trains de 2 ou 3 voitures, les combina-leurs des deux moteurs des voitures d'arricrc sont reliés à celui de la première voiture par des câbles accouplés; il s'ensuit que ies 4 ou 6 moteurs du train obéissent ensemble au combinateur de la plate-forme d'avant.
- Les voitures sont pourvues, outre le frein mécanique, d’un frein électrique qui agit uniformément
- i dut
- Sept trains au moins circulent journeilemeot dans les deux sens sur la ligne de l)rei Æhren.
- Le prix de transport est de 1,50 fr pour l'ascension de la montagne, de 0,65 pour la traversée de la vallée.-
- Traction électrique. — Dieppe .Nciiie-Iiilérloure . — Récemment le conseil municipal s’est de nouveau occupé de la question des tramways. Il s’agissait d’approuver ou d’autoriser le traité de rétrocession à intervenir entre le maire de Dieppe et M. de Brandon, lui-même rétrocessionnaire de l’Omnium Lyonnais et de AL Chalufour.
- D’après le rapport de la Commission Municipale chargée d’étudier le traité, le réseau comprendrait sept lignes. Le tarif serait de 0,10 fr dans toute la ville et de 0,30 à 0,45 fr sur les lignes desservant les faubourgs.
- On espère que la partie urbaine du réseau sera construite pour l’été prochain.
- — Lille \<*rd . — Le conseil municipal s’est occupé du traité à intervenir entre la ville et la Compagnie des tramways. La Compagnie accepte de terminer les travaux dans le délai d'un an à partir du décret déclaratif d'utilité publique. Elle s'engagea établir des trains ouvriers avec réduction de 50 p. 100 sur le tarif ordinaire. A partir de 1903 elle versera à la ville une somme annuelle de 9 000 fr et un quart de bénéfices nets. A partir de 1922, les bénéfices seront répartis entre toutes les communes au prorata de leur population ; et dans le cas où la part de Lille n’atteindrait pas 100 000 fr la Compagnie s’engage à parfaire cette somme. Enfin les abonnements seront calculés suivant la distance kilométrique avec rabais de plus en plus fort à mesure que la dis-
- -- F«verucj illante-Siiôriei. Une petite installation d'éclairage électrique est en construction. Le courant sera fourni par des dynamos installées dans une scierie mécanique [.'éclairagepublic sera assuré par 50 lampes.
- de décider la construction d'une conduite pour l’adduction d’eau de source ; cette eau avant d’aboutir au réservoir donnera lieu à deux chutes de 180 m de hauteur et on prévoit la possibilité d’utiliser à peu de frais ces deux chutes pour fournir l’énergie d'une usine électrique.
- BREVETS D’INVENTION
- Liste communiquée par l'Office E. Darrault, 58 bis, rue de la Chaussée-cCAntin, Paris.
- 201 101. Kas. 24 juillet 7899. Porteurs pour élcctros d’accu-
- 291 202. i’opoff. 26 juillet 1899. - Système de moteur électrique a courants allernul.its h électro aimants dentés el
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- XXI
- Samedi 23 Décembre 1899.
- N" 51.
- L’Éclairage Électrique
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- L’ENERGIE
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- SOMMAIRE
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- CXXXIV
- Supplément fi L'Éclairage Électrique du 2'i décembre
- NOUVELLES
- Les installations électriques municipales de Hereford. — Ces installations qui viennent d'être mises en exploitation ont été faites en vue de pouvoir fournir une puissance électrique équivalente à celle exigée par 6 ooo lampes de'8 bougies.
- La station génératrice, érigée au centre de la ville, comprend une chambre de chaudières de 15 m de long sur 13 m de large, une salle des machines de 12 m de long sur 9 m de large, une salle d'accumulateurs de 13 m de long sur 9 m de large .et une cheminée de 25 m de hauteur.
- Les chaudières sont du type Lâncashire, 9 m de long et 2,25 m de diamètre; elles sont munies de foyers Mcldrun à tirage forcé; elles travaillent à 11 atmosphères et sont alimentées par un injecteur et deux pompes d’alimentation actionnées par des moteurs Silvertownv L’eau d’alimentation passe dans un économiseur.Green à 96 tubes.
- Les moteurs à vapeur, actuellement au nombre de deux, sont des moteurs Belliss compound à deux manivelles d’une puissance de 15a chevaux pour une pression de m. atmosphères et une vitesse angulaire de 450 tours par minute. Les essais ont montré que quand on passe brusquement dè la pleine chargé à la marche à vide, la variation de la vitesse angulaire n’est que de n t : m pour le moteur rr 1 et de 8 t : m pour l'autre moteur. Chacun d’eux est accouplé directement à une dynamo shunt Silvertown donnant 200 ampères sous une tension de 440 à 500 volts. La consommation de vapeur est de 10 kgr par cheval-heure électrique à pleine charge, les machines marchant à condensation.
- La régulation de la tension est obtenue par un égaliseur de tension Silvertown capable de fournir à l'un ou l’autre des deux ponts du réseau à trois jils, 100 ampères sous une tension variable de 220 à 270 volts. A chaque extrémité de l'égaliseur, est accouplé un survolteur capable de produire une augmentation de tension de 20 à 90 volts sur un courant de 100 ampères.
- Le tableau disposé pour une distribution à 3 fils avec une différence de potentiel de 440 à 500 volts entre les fils extrêmes comprend 3 panneaux en ardoise émaillée. Sur les panneaux extrêmes sont montés^ les disjoncteurs automatiques, les barres omnibus et les barres de feeders ; sur le tableau du milieu sont disposés les réducteurs-adjoncteurs des accumulateurs, les commutateurs de l’égaliseur
- et les commutateurs des ampèremètres et voltmètres.
- Les accumulateurs, du type Chloride R avec bacs en verre, sont au nombre de 270, et ont une capacité de 65o ampères-heure pour une décharge en 9 heures; la batterie peut fournir un courant de 250 ampères sans inconvénient. Chaque moitié de la batterie comprend 40 éléments de régulation reliés par groupes de deux aux 21 touches du rcduc-teur-adjoncleur correspondant.
- Le courant est transmis au réseau par 3 feeders. .Les câbles, isolés au caoutchouc vulcanisé, sont placés dans des conduites en bois remplies d’un composé bitumineux. La longueur des 3 feeders est d’environ 1600 m; celle des câbles de distribution de 4'oco m. Les appareils récepteurs actuellement connectés équivalent à 3 000 lampes de 8 bougies-
- On a adopté le mode de tarification dit de la demande maximum; le kilowatt-heure est payé o,66 fr pour les deux premières heures d’utilisation et 0,44 fr. pour le surplus. F'our la force motrice, le prix du kilowatt-heure est de <>,33 fr.
- La constiuction de l’usine et l’installation du réseau ont été menées avec une très grande rapidité; 7 mois et demi seulement se sont écoulés entre la date de l’autorisation et celle de l’inauguration.
- Ligne télégraphique transafrieaine. — Dans la dernière séance du Conseil colonial allemand, le directeur ministériel, le Dr de Buchka a faitconnai-tre le résultat d’un projet de construction d’une ligne télégraphique transafricaine.. Le traité renferme les principales clauses suivantes :
- i-1 La construction sera entreprise aux frais de la Société et devra être terminée dans un délai de cinq années;
- 20 La Compagnie assume les frais de la pose, entre les deux frontières allemandes et aux stations les plus proches de. Rhodèseet de l’Afrique septentrionale, d’un fil destiné au service commercial de l'Afrique allemande ;
- 3° La Direction se réserve le droit exclusif de créer des postes télégraphiques dans l’Afrique septentrionale allemande, et de relier à ces postes les fils réservés au commerce de l’Afrique allemande ;
- 4e La Direction s’est assuré le contrôle à l’intérieur de son territoire, au moyen d’une disposition convenable des fils de ligne dans les deux stations ci-dessus nommées. Hn outre, la Sociétédoic payer à la Direction undroit de dépêche de 10 centimes par mot ;
- 5a Passé un délai de 40 années à- dater de l'achèvement de la ligne, celle-ci revient de droit à la Direction, sans frais
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- Suppléme
- ii décembre 1899
- •igt Électrique du
- Le caoutchouc au Brésil et aux Antilles. — Le dernier numéro des Annales Télégraphiquss publie le rapport de M. Eugène Poisson sur la mission dont il a été charge par le Ministre de l'Instruction publique dans Je but d'étudier les arbres à caoutchouc et de se procurer des graines de ccs arbres en vue de leuf propagation dans les colonies françaises.
- M. Poisson s’est arrêté d’abord à Para, où lecom-rnerce du caoutchouc est extrêmement important comme on sait; du 30 juin 1896 au 31» juin 1897, quinze maisons de cette ville ont exporté plus de 22 000 tonnes de caoutchoucdont 9000provenant de l’Etat meme de Para et 13000 de la haute Amazone, le tout représentant une somme d’au moins 115 000000 de francs.
- Le caoutchouc du Para, le plus estimé, est tire de plusieurs espèces d’hévéa; M. Poisson est parvenu malgré beaucoup de difficultés à rapporter des graines de ces arbres ainsi que du latex non coa-gulé.
- Dans son rapport, il indique le mode de coagulation employé par les indigènes et qui, comme on le sait par de nombreuses descriptions, est l’enfumage par la fumée des noix d’Attaléa qui possèdent des propriétés particulières.
- L'explorateur se rendit ensuite à Céara. La province de ce nom, l’une des moins riches du Brésil, mais en revanche l'une des plus salubres, produit une assez grande quantité de caoutchouc que l'on relire du manihot, appelé maniçoba par les indigènes. Contrairement à ce qui a lieu au Para, l'enfumage est peu employé ; on laisse le latex se coaguler de lui-même le long des arbres que l’on a incisés; souvent le latex coule jusqu’à terre et englobe des débris organiques qui déprécient le caout-
- chouc. On a tenté d’organiser des plantations de manihot ; une prime d’environ 5oo fr par 1 000 plants est donnée par le gouvernement. Mais pas plus qu’au Para où le système de prime existe également, il n’y de plantations exploitées: quelques-unes ont bien été faites, mais une fois la prime touchée, les plants ont étéabandonnés à eux-memes.
- Au Céara se trouve une troisième sorte de caoutchouc dit de Parnambouc; il provient de l’haucor-nia-speciosa et de ses variétés. 11 passe pour un caoutchouc médiocre, mais en réalité des renseignements exacts manquent à son sujet.
- Du Brésil, M. Poisson s'est transporté à la Trini-dad où croit le miumsops-balata dont le latex est maintenant aussi apprécié que celui de la gutta-percha ; toulelois cet arbre n’est pas exploité dans l'ilc pour son latex; son bois très dur et réputé imputrescible est utilisé eomme bois de charpente. La gomme produite par le latex de cet arbre vient surtout du Venezuela et des Cu3ranes et passe en transit à la Trinidad, qui est, pour cette raison, souvent indiquée comme le pays d’origine. Dans cette ile, M. Poisson a pu observer quelques essais de plantation du caoutchouc du Mexique (Castillan elasiica) ; ces essais ont donné des résultats tellement encourageants que le gouvernement colonial de la Trinité a décidé de mettre en culture 200 acres de terrain.
- De son voyage, M. Poisson a rapporté des échantillons de lait, d’hévéa, de manihot, d’haucornia et de balata, 320 000 grains de manihot et 100 000 graines d’hévéa avec une perte nulle pour les premières et de 30 p. 100 sur les hevea, perte sur laquelle il faut toujours compter, ces graines entrant en germination presque aussitôt après leur chute de l’arbre.
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- Les trains se succéderont à des intervalles très rapprochés, le block-système employé permettant de les lancer à 3 minutes d’intervalle. A chacune des 18 stations de la ligne, se trouve un signal indiquant au conducteur du train si la voie et la station sui-
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- vante sont libres ou occupées. La vitesse des trains sera telle que la durée du trajet entre Barmen et Vohwinkel ne sera pas plus longue qu'avec les express du Chemin de fer de l’État, bien que cette dernière ligne soit plus courte de i km et ne comprenne que deux stations intermediaires.
- Les trains se composeront ordinairement de i ou 2 voitures ; toutefois les stations sont prévues pour des trains de 4 voitures. Chaque voiture comprend 50 places dont 30 assises.
- — I.e Havre-Pont Andeiner. — Deux projets sont actuellement à l’étude pour relier ces deux villes. L’un dû à la Compagnie de l’Ouest, consiste dans la construction d’un chemin de fer avec traversée souterraine de la Seine; l'autre, dû à la Compagnie Générale de Traction, consiste darrè l’établissement d'un tramway électrique avec traversée de la Seine
- Le Conseil municipal et la Chambre de Commerce du Havre, pensant que l’exécution du premier projet se fera longtemps attendre encore, ont fait appel à toutes les Municipalités de l’arrondissement en leur demandant d’appuyer le second projet. L.e Conseil municipal de Bolbec a, dans une de scs dernières séances, examiné cette question, il se rallie au projet delà Compagnie Générale de Traction, mais avec une modification du tracé dans les environs du Havre.
- — Le Havre (Scinc-lntVrienre). - L’Administra-tion municipale a reçu 2 pétitions au sujet de rétablissement de nouvelles lignes de tramways; la première couverte de n 000 signatures, appuie une demande de concession faite par la Compagnie du Funiculaire de Sainte-Marie; l’autre signée par 35 personnes, s’élève contre le passage projeté dans la rue du Lycée.
- — Limoges (Haute Vienne). — O11 vient de soumettre à l’enquête l’avant-projet présenté par M. Grammont relatif à l'extension du réseau'de tramway. Cet avant-projet comprend la création d’une nouvelle ligne parlant de la route d'Ambazac et se rendant au faubourg d’Angoulème; l’extension de la ligne du faubourg du Pont-Neuf au rond-point Sadi-Carnot qui sera prolongée jusqu'à l’octroi du faubourg du Pont-Neuf; enfin l’extension de la ligne n0 4 qui réunirait le faubourg des Cas«eaux à l’avenue de Poitiers.
- Éclairage électrique. — ciiaions-sui-iini-ne. — Nous avons déjà eu plusieurs fois l’occasion de signaler les difficultés qu’a rencontrées l’établissement d’une installation d’éclairage électrique dans cette ville. Dès 1897, la Compagnie du Gaz proposait d'effectuer cet établissement moyennant une concession exclusive çt l’autprisaHon de vendre l'énergie électrique à 1 fr. le kilowatt-heure. Au mois d’août dernier, M. Nouvel. Ingénieur, se chargeait d'effectuer cette installation en fournissant l’énergie à 0,75 fr pour les particuliers, et 0,50 fr pour la Ville et les établissements municipaux- Cette proposition n’a pas encore reçu de suite, mais étant donnée la rapidité avec laquelle les autres villes du département adoptent l’éclairage électrique, une campagne se fait actuellement en faveur de l’adoption de cette proposition. On parle égalefncnl d'utiliser deux petites usines hydrauliques, situées dans le voisinage immédiat de ia \ille pour fournir sinon la totalité, du moins une pariie de l’énergie clcc-
- — Melun ;Sciiie-el-}Isu-ae,. — Des propositions pour l’éclairage électrique de la Ville avaient été faites récemment à la Municipalité par deux Sociétés: la Société d’éclairage Gaz-Électricité et la Société Nouvelle. Celte dernière présentait des conditions plus avantageuses, mais la Société d'éclairage Gaz-Électricité ayant ensuite accordé les mêmes avantages, elle a retire sa demande en concession. Le traité avec la Société d'éclairage Gaz-Électricité a été lu à une des dernières séances du Conseil municipal. D’après ce traité, l’énergie électrique sera vendue au prix maximum de 0,50 fr le kilowatt-heure avec réduction prévue à 0,40 fr et 0,30 fr. La Ville s’engage à ne donner aucune autre autorisation pendant 10 ans: à l’expiration de cette période les canalisations deviendront la propriété de la Ville qui pourra aussi devenir proprietaire de l’usine à dire d'experts.
- — Niort (Deux-Sèvres). — La Municipalité vient de passer avec la Compagniedu Gaz un traité relatif à un essai d'éclairage électrique; d'après ce traité, l’éclairage sera établi dans les principales rues du centre de la Ville sur un développement d’environ 3 km. Le réseau, aérien sauf en certains points, sera établi de façon à pouvoirétreétendu; la Compagnie sera tenue a cette extension toutes les fois qu'il lui
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- Téléphonie. — Kcrlin-Coponhaguo. — Une ligne directe vient d’etre établie entre ces deux villes. Sa longueur ne dépasse pas 500 km, tandis que la ligne employée jusqu'ici et passant par Hambourg, Korsoer et Roskilde n’avait pas moins de 800 km. La nouvelle ligne comprend une partie sous-marine de 50 km entre Warncmunde et Gedsjer. Le câble qui la forme est composé de 4 fils : 2 sont affectés à la ligne téléphonique, les 2 autres aux transmissions télégraphiques.
- Compagnie Générale d’Èlectricité. — L'Assemblée générale des actionnaires du 27 novembre dernier, après avoir approuvé les comptes de l’exercice 1898-99, a llxé le dividende à 27,5e fr par action, soit 5 et demip. ioo du capital.
- Compagnie de Fives-Lille. — L'Assemblée générale des actionnaires, réunie le 28 novembre dernier, a décidé, conformément aux propositions du Conseil d’Administration, qu’il n'y avait pas lien à la distribution d’un dividende pour l'exercice 1898-99. M. Duval, directeur général, a été nommé administrateur et président du Conseil en remplacement de M. KranU, décédé. MM. Jules Berge et A. Char-dron ont été désignés comme commissaires des comptes pour l’exercice 1899.
- Compagnie des Tramways électriques d’Hanoï. — La Société vient d'être définitivement constituée au capital de 2 75000c fr divisés en 5500 actions de 500 fr chacune.
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- Société du Creusot (Schneider et Cie). — L’Assemblée générale des actionnaires du 30 novembre dernier a approuvé, tels qu’ils lui étaient présentés, les comptes relatifs à l’exercice 1898-99 et elle a fixé le dividende à 85 fr par action. Ce dividende est supérieur de 10 fr à celui de l'exercice précédent.
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- M. Maurice Leblanc a, depuis 1889, étudié dans de nombreux Mémoires .les questions complexes que soulève l’application des courants alternatifs, simples ou polyphasés. Parmi les résultats qu'il a obtenus, les'trois suivants ont particulièrement attiré l'attention de la Commission :
- ,1 Eu donnant le premier la théorie des moteurs alternatifs d’induction, M. Leblanc a fait voir que ces moteurs, s’ils sont construits de manière à avoir un bon rendement, ont un très faillie couple au démarrage,inconvénient pratique grave; mais qu en introduisant des résistances variables dans les circuits secondaires, au lieu de fermer ceux ci sur eux-mêmes, on pouvait avoir à la fois un bon rendement et un fort couple de démarrage; c’est aujourd’hui le procédé le plus employé pour la mise en route de*s moteurs de grande 'puissance.
- II. Dans les installations importantes, on ne peut se contenter d’une machiné génératrice, ou doit en associer plusieurs. Mais tandis que la mise en parallèle de dynamos à courant continu ne présente aucune difficulté, if n'en est jilus de même pour les alternateurs^ particulièrement quand
- nisme doit être absolument rigoureux et se rétablir automatiquement avec une extrême rapidité s’il vient à être troublé.
- M. Leblanc a montré que ce but pouvait être atteint en munissant le système inducteur de circuits amortisseurs, et a réussi à assurer aiusi la marche synchrone dans des cas considérés comme désespérés.
- III. Si les courants alternatifs se prêtent à la transmission à grande distance, ils sont peu convenables pour certaines applications mécaniques et pour l’électrolyse; il y a donc un intérêt très grand à transformer ces courants en courants continus. Deux solutions étaient déjà connues: l’une consiste à associer un moteur \ courant alternatif avec une dvnamo à courant continu, l'autre à associer A un transformateur une commutatrice ou un redresseur de courant; dans ces deux solutions. les parties tournantes ont le même poids que dans une machine de puissante égale la puissance à transformer. M. Leblanc en a donné une nouvelle dans son transformateur redresseur, où la partie tournante n’absorbe qu’une puissance insignifiante ; ce système a reçu des applications importantes sur le réseau du Mord et à l’étranger.
- Les inventions de M. Maurice Leblanc, parmi lesquelles nous n’avons mentionné que celles qui ont été consacrées par l’expérience, ont paru à la Commission assez importantes pour la décider à attribuer à leur auteur le prix Gaston Planté, destiné à l’auteur français d’une découverte, d'une invention ou d’un travail important dans le domaine de l’Electricité.
- Une batterie d’accumulateurs fonctionnant sous l’eau. — Un de nos lecteurs nous adresse la lettre suivante qui relate un fait intéressant qui s’est produit récemment à Munich :
- Pendant les dernières inondations qui ont désolé la Bavière, au commencement de cet automne, et dont la ville de Munich a eu particulièrement à souffrir, l’usine d’électricité de cette capitale, qui se trouve dans une île sur la rivière l’Isar, fut envahie par les eaux. Les batteries d'accumulateurs, installées dans une cave, furent atteintes les premières, et, le it septembre A midi i’eau atteignait le bord supérieur des éléments de la batterie-tampon (système Pollalq travaillant sur le réseau de' tramways. Peu après, à deux-heures de l’après-midi l’eau montant rapidement couvrait déjà complètement les éléments de la grande batterie (système Hndor) qui sert pour l'éclairage de la ville. La batterie-tampon fut enlevée du circuit immédiatement, le service des tramways étant, du reste, devenu impossible, et on voulait d'abord en faire autant pour la batterie de lumière. Mais les machines à vapeur, sauf deux, avaient la moitié inférieure de leur volant sousTeau, et il était indispensable d’assurer au moins l'éclairage des grandes artères de la ville. On essaya alors de se servir quand même de la batterie immergée, essai qui fut couronné d'un plein succès.
- I.a batterie, construite pour une capacité de 6 000ampères-heure au régime de décharge de 600 ampères, donna cette nuit IA environ 4 500 ampères-heure, le reste se perdant par suite de décharges A travers l’eau d'inondation. Les eaux restant hautes, la batterie fut rechargée, et déchargée encore une fois avec le même résultat,
- Enfin le 15 septembre, à 5 heures du soir, le niveau de l’eau s’abaissa sufiisamment ponr qu'on pût pénétrer dans la salle d’accumulateurs. On put constater alors que la densité de l’acide, qui était de 22° Baumé avant l’immersion n’était descendue qu'à 20'1 Baumé, qu’il n'y avait doue presque pas eu diffusion. En dehors d’une couche de limon d’environ 5 111m d’épaisseur qui s'était déposée sur ie rebord supérieur des plaques, des caisses d'éléments et des bandes de jonction, l'inondation n’avait pas laissé de traces appréciables. On avait d'abord cru devoir remplacer l’acide, ce qui eut nécessité de grands frais.la batterie en contenant environ 62 000 litres; l’analyse démontra que ce remplacement n’était pas nécessaire.
- Sur l’omçloi de l’électricité dans les mines gri-souteuses anglaises.—Au cours del'éte 1898, M. Lc-proux, ingénieur des Mines, a été charge par le Ministre des travaux publics d’une mission en vue d'étudier les installations électriques effectuées dans les mines anglaises, ainsi que les règlements auxquels elles sont soumises. Les renseignements et les documents réunis par M. Leproux ont fait l'objet d’une note publiée dans l une des dernières livraisons des Annales des Mines et dont nous extrayons les renseignements qui suivent :
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- Supplément à L'Éclairage Electrique (lu 30 décembre 1899
- Après avoir rappelé les avantages que présente l’emploi de l’électricité pour l'éclairage, la traction et la mise en action des machines dans les mines, M. Leproux fait remarquer que cet emploi est beaucoup moins étendu dans les mines anglaises que dans les tnines françaises, belges etallemandes. Bien que les mines anglaises soient en général peu grisou-
- pouvant résulter des éti 3Ï dues à la rupture des câbles I ou produites aux commutateurs des moteurs. Les constructeurs ont cherché divers dispos:tifs destinés à remédier à cet inconvénient ; M. Atkinson a înianme ucs cables combinés
- l'interruption du courant par le jeu automatique d'un commutateur : d’autres inventeurs, parmi lesquels M. Stoks, ont imaginé des moteurs dont le commutateur est enfermé dans
- Èuié.Lité, les câbles Atkinson n’ont'été employés que dans deux houillères du Durham ; encore les retira-t-on au bout de peu de temps, leur emploi n’étant pas justifié, le parcours sur lequel ils étaient posés se trouvant dans l’air irais. Aujourd hui les câbles employés dans les mines anglaises sont presque partout et uniquement des câbles assez fortement armés, soigneusement et solidement isolés, mais sans dispositifs spéciaux pour parer aux étincelles de rupture. En outre, il ne semble pas qu’on se préoccupe comme en Belgique de calculer largement les sections de conducteurs, en vue d'éviter les échaufletnents plus soigneusement dans
- Pour les moteurs â enveloppe, on n'a pas tardé à reconnaître deux inconvénients de ce système : ou bien la capacité close est trop petite par rapport A la masse enveloppée et alors la dynamo s’échauffe ; si la capacité dépasse un iitre ou deux et si elle contient un mélange détonant, l'explosion de ce mélange came la rupture de l’enveloppe. C’est pour éviter ces inconvénients que M. Stokes. ingénieur des mines pour le Nidland, a imaginé une dynamo où seul le commutateur est protégé et cù les joints sont faits de telle sorte qu’une flamme ne puisse se propager à l’intérieur, Dans ce but 1. s lames du commutateur au lieu d'être comme â l’ordinaire disposées suivant les génératrices extérieures d'un cylindre, sont au contraires disposées suivant lesgénératrices intérieures d’une boîte cylindrique dont l’un des fonds est calé sur Parbre du moteur ; l’autre fond est constitué par un disque présentant une ouverture centrale pour le passage de l'arbre et-qui porte les balais qui se manœuvrent au moyen de manettes exténeuies; les bords de ce di-que sent rep.iés
- cylindre mobile de manière à constituer une fermeture pra-
- La maison Davis construit des moteurs de ce genre pour des tensions de 200 et de 500 volts et des puissances de 6 à 40 chevaux. L’un des premiers moteurs de ce genre a été installé au charbonnage de Sbirland en 1891. C’était un moteur de 120 volts à deux chevaux actionnant uns pompe. Dans un essai on l’a fait tourner pendant une demi-heure dans une capacité remplie d’un mélange détonant, sans obtenir d’explosion. Dans un second essai on a en outre rempli la chambre du commutateur d’un mélange explosif; ce mélange a fait explosion, mais sans communiquer le feu au
- mélange extérieur. U11 certain nombre de ces moteurs sont aujourd'hui en service dans les charbonnages du Midland.
- Dans d’autres installations, où l'on emploie des enveloppes d’assez grande capacité. 011 envoie dans cçtte enveloppe de l’air comprimé, mais c’est plutôt pour empêcher la dynamo de s'échauffer outre mesure que pour chasser le mélange explosif de l’enveloppe. D'ailleurs les moteurs u’étant guère employés que pour la traction et les pompes d’épuise» ment , se trouvent généralement dans des endroits ou l’on a peu à se préoccuper du grisou. Quelques mines ont bien adopté l’électricité pour actionner des haveuses, mais ces mines 11e sont que très peu grisouteuses. A propos de haveuses, M. 1 eproux en signale une actionnée par deux moteurs à courants polyphasés de dix chevaux et qui fonctionnent à AcktonHall, depuis la fin de 1898, en donnant toute satisfaction.
- En ce qui concerne l’éclairage, deux points seulement sont à signaler. L’éclairage des recettes intérieures, des galeries d’accès, des chambres de machines, etc, au moyen de lampes à incandescences fixes et très répandues. Ôn ne prend dans ce cas aucune précaution spéciale ; on néglige même la plupart du temps de recouvrir l’ampoule des lampes â incandescence d'une enveloppe en verre plus solide comme l'impose le règlement belge ; une opinion qui parait assez répandue en Angleterre est que la rupture d’une lampe dans un
- ce mélange.
- Cette opinion est confirmée par les expériences de MM. Couriot et Meunier, Ecl. Ëlect., t. XV, p. 43 et 214, t. XVII, p. 299, 2 et 30 avril et 12 novembre 1808.
- En second lieu, il faut signaler l’emploi, sur une grande échelle, au moins dans deux mines du Durham (Murton et Lampion) de lampes portatives Luss manu données aux ouvriers. A Lampton (Newboule Colliery) 230 lampes sont en service, entre les mains des ouvriers, depuis deux mois. A Murton, 600 lampes sont en service dans les mêmes conditions, depuis ) an. Ces lampes décrites antérieurement, se composent d'un petit accumulateur renferme dans une boîte étanche 10 X 10 X 15 environ. La lampe à incandescence est placée par dessus ; elle est entourée d'un verre cylindrique épais; un chapeau surmonté d'un crochet-poignée surmonte le tout. A l’intérieur du verre cylindre, un petit cône blanc en fer émaillé placé latéralement forme écran et réflecteur. La lampe pèse 2 kgr et brûle sans baisser d’une manière appréciable pendant dix heures. Ou charge les accumulateurs par séries de 16, la charge dure dix heures, à raison de 0.6 ampère par lampe, chacune exigeant euviron 6 volts.
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- D'après les renseignements donnés, le prix d’une semblable lampe serait d’environ 25 francs. On n’a pas encore de renseignements précis sur le prix de revient de l’éclairage par ce moyen,
- Les exploitants ont déclaré que. entre autres avantages, ces lampes permettaient un meilleur triage du charbon au chantier. D’antre part, il a été affirmé qu’une des raisons de leur emploi était la crainte de dégagements instantanés. Les ouvriers ont tous déclaré qu’ils étaient très satisfaits de la substitution de ces 'autres aux lampes de sûreté ordinaires, à
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- bone. à nettoyer soigneusement sa surface à la manière habituelle, puis à la recouvrir d’une couche de la solution de ioo gr de colle dans un litre d'eau chaude- Quand cet enduit est bien séché, on introduit l’objet dans un moufle ou dans un four de réchauffage quelconque où on le soumet à une température de plusieurs centaines de degrés.
- La couche superficielle devient d'un noir intense, on lave pour enlever l’excès de matière non décomposée. L’opération doit être faite au moins deux fois; d’ailleurs on peut mélanger à l’enduit des matières conductrices telles que de la poudre de graphite, pour augmenter l’épaisseur et la conduc-
- tibilité de la couche superficielle, procédé particulièrement destiné à la fabrication d’cicctrodes métalliques à recouvrement de charbon.
- Le sucre et la dextrine remplacent indifféremment la colle. G.
- Courâ comparatifs du cuivre, du plomb et du zinc en 1898 et 1899. — Le tableau ci joint donne les prix de ces métaux, par îoo kg. On remarquera leur progression constante depuis le ier janvier 1898 ; pour les cuivres et le plomb, l’augmentation est de 50 p. 100 environ des prix du commencement de 1898.
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- Dr L. Mach sur les alliages à diverses teneurs du magnésium et de l’aluminium ont démontré la pos„ sibilité d’obtenir, par le mélange de ces deux métaux, un alliage utilisable dans l'industrie.
- Lorsqu'on ajoute à l’aluminium 10 p. 100 de magnésium, on obtient un a’liagc analogue au zinc laminé ; vers 15 p. 100 on se rapproche du laiton, et. vers 25 p. 100, les propriétés du bronze sont presque
- Le travail de ces divers alliages se t'ait avec la plus grande facilité. Ceux-ci ne sont pas très oxydables et leur densité est inférieure à celle de l’aluminium. Les données publiées jusqu'ici ne permettent malheureusement pas de se faire une idée bien nette des propriétés élastiques et de la charge de rupture de ces divers alliages.
- Si les usages du magnésium, jusqu'ici peu employé en raison de son prix assez élevé, viennent à se répandre, il pourra bientôt arriver à un prix
- voisin de celui de l'aluminium, et le magnaliutn pourrait atteindre à des prix analogues.
- Jurisprudence. — Ville coutre compagnie ilu gaz «le tirasse. — D'après son traité qui datede 1866, et qui n’expire qu’en 3936, la compagnie du gaz est tenue d'appliquer tout nouveau système d’éclairage plus économique que celui qui faisait l'objet de la concession. Au cours de l’année 1896, la Ville de Grasse s'appuyant sur cette condition du traité, a demandé à la compagnie d'entreprendre l'éclairage par l’électricité. Après quelques négociations, l'entente n’a pu se faire et la questions a été portée devant le conseil de préfecture de Nice.
- Dans un article public dans un des derniers numéros de {'Electricien, Al. .Charles Sikcv, avocat à la Cour de'Paris, reproduit l’arrêté du Conseil de préfecture en l’accompagTiant de quelques commentaires parmi lesquels nous retiendrons les sui-
- 11 rappelle que dans l’arrêt rendu le 26 mars 3897 ,
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- dans l'affaire de Fiers, le Conseil d’Etat avait admis conformement aux conclusions des experts que « si Fcclairage électrique a fonctionné dans quelques-unes des principales villes de France pendant les dernières années qui ont précédé la mise en demeure, cette mise en pratique n’avait pas démontré que l'emploi de la lumière électrique put être économiquement et généralement adoptée tant pour l'éclairage public que pour l’éclairage particulier,dans une
- Cette conclusion constituait en faveur des compagnies gazières, qui pour la plupart sont liées par la clause de « l'éclairage économique », une arme dont elles ne pouvaient manquer de se servir. Ll cependant, fait remarquer avec juste raison AI. Sirey, il n’est nullement prouvé que cotte conclusion
- soit toujours exacte et l'on pourrait trouver des cas où elle est fausse.
- Or, dans son arrêté, et c'est en cela qu'il est intéressant pour les électriciens, le Conseil de préfecture des Alpes-Maritimes, n'a pas voulu admettre cette jurisprudence invoquée parla compagnie du gaz de Nice. Bien au contraire,'il spécifie que les experts nommés pour trancher le différend auront à rechercher si, étant donné les conditions particulières de Grasse, la substitution, dans cette commune, de l'éclairage électrique à l'éclairage au gaz permettrait d'obtenir une économie, et dans son ensemble il indique nettement la préoccupation du Conseil de préfecture de faire porter la comparaison non sur le prix de revient, mais sur les tarifs de consommation.
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