L'éclairage électrique
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- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
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- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TR A N S FOR IŸI AT I O N S
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCI EXT J KIQUE
- A. D'ARSONVAL A. CORNU G. LIFPIŸIANN
- MEMBRE DE l’IXSTITCT, M1.MHHI- DK I,‘INSTITUT. MEMBRE DE L INSTITUT.
- D. MONNIER H. POINCARÉ A. POTIER
- TOM F, XXII
- l" TRIMESTRE 1900
- PARIS
- UEOHGKS CAIUUÏ ET C. XAl I), ÉDITE U 11 S
- ni:e iiactnk, 3
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- /if,T 1900.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU. Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre <le l’Inslilat. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Surborme, Membre de l’Institut. — D. MONMER • Professeur ii l'École centrale des Arts ci Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre do l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l'École dos Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Lniversité, Professeur au Collège Rollin.
- SI fi l/KNKRGIK DES ECH EANTS
- Quand un courant constant I traverse un circuit do résistance H, la source fournit par unité de temps uno quantité d’énergie RI3, qui se retrouve intégralement on chaleur. II n'en est plus do même si le courant est variable. En particulier si à côté du circuit s’en trouve un second fermé sur lui-même, qui n’est parcouru par aucun courant, et si l'on vient à relirer brusquement la source du premier circuit, un courant parcourt le circuit formé, provoquant un dégagement de chaleur et, dans certains cas, des mouvements mécaniques. L’énergie qui apparaît dans ces formes ne penl venir d’agents extérieurs, la mise hors circuit de la source pouvant être effectuée sans dépense d’énergie de la part de ceux-ci ; elle existe donc dans le système en même temps que le courant, sous une forme non libre, dite énergie potentielle-, cl ne peut avoir été fournie que par la source au moment où le courant a été établi
- L'énergie que doit dépenser une source pour établir et entretenir un courant dans un circuit peut donc se diviser en deux parties : l’une, indépendante du temps, est cotte énergie potentielle indisponible, occluse pour ainsi dire, tant que le courant est constant et le système entier immobile, l’autre proportionnelle au temps apparaît sous forme de chaleur d’après la loi de Joule. Un circuit parcouru par un courant constant est comparable, à un volant en marche ; la machine a dû laneerle volanL, dépenser un certain travail emmagasiné sous forme de force vive, libérable à l’arrêt ; elle doit en outre entretenir le mouvement malgré les résistances passives, et l'énergie fournie, proportionnelle au temps, apparaît sous tonne de chaleur comme colle qui correspond à l’effet Joule, dans le cas d’un courant.
- L existence de l’énergie potentielle d’un circuit, parcouru par un courant est intimement liée à l’existence du courant et des manifestations de celui-ci, en particulier à celle du champ magnétique. L’expérience suivante esl probante à cet égard : il suffît que le circuil
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- (>
- i. kci.aïra.c;k ki.kctriqrk
- auxiliaire dont il a été question plus liant soit placé dans une région où la force magnétique due au courant soit .sensible, et de manière à ce que le flux d'indiictiou qu'il embrasse ne soit pas mil, pour que lors de la cessation du courant de la chaleur soit dégagée sur ce circuit; si au contraire le llux primitivement embrassé est nul, aucun phénomène n’apparaît ; on est donc amené à penser que l’énergie potentielle est localisée sous la forme magnétique, puisqu’elle prend naissance avec le champ et disparaît avec lui en tant qu’énergie potentielle.
- Quand dans le champ existent plusieurs courants, on peut considérer celLe énergie potentielle comme composée de deux parties : la première qui est la somme des quantités d’énergie qui correspondraient à chaque circuit s’il était isolé, esl appelée la somme des énergies intrinsèques ; la seconde due au fait que les circuits sont en présence dans le champ est dite énergie relative.
- Dans un système de conducteurs où prennent naissance des courants, la manière dont les sources concourent à la production de l’énergie relative n’est pas déterminée si l'on envisage seulement l’état initial et l’état iinal du système; clic dépend de la manière dont' se fait l’émission des courants, comme nous le verrons plus loin.
- L’énergie potentielle du système est indivisible an point, de vue de la conservation de l'énergie, de sorte que l'on ne saurait, sans s’exposer à obtenir des résultats inexacts, appliquer à un ou plusieurs circuits considérés indépendamment des autres le principe de
- On peut établir l’expression de cette énergie potentielle eu partant seulement des lois de l’induelion considérées comme établies expérimentalement, déduites des expériences de Faraday indépendamment des lois de l'éleclromagnétisme ; il suffira d’avoir au préalable vériJié à l’aide d’un \ollunièlre et d'un condensa ton r la loi de déviation du galvanomètre balistique.
- De la connaissance de cette énergie ou peut, sans recourir de nouveau à l'expérience, déduire d'importantes conséquences :
- Actions mécaniques d’un champ magnétique sur un circuit; loi de ces actions, actions réciproques de deux ou plusieurs circuits ; plus généralement actions mécaniques dans les systèmes électromagnétiques, et leurs lois.
- Ainsi., en parlant de la loi d’induction, je me propose en particulier d’établir les lois de rélcetromagnétisme; c’est suivre l'ordre inverse de la marche classique; il lui esl préférable parce qu’il permet de baser l’éleclromagnétisme sur des lois expérimentales établies avec beaucoup plus de précision que les expériences d’attraction : « les expériences (d’induction) se font bien plus aisément que celles qui sont relatives aux attractions électromagnétiques et exigent, que le conducteur lui-même soit délicatement, suspendu. » (.Maxwell,
- • t. II, p. un). De plus s’il est possible de passer des lois de l'induction à celles de l’électro-magnélisme, il est impossible de remonter des lois de l’électroniagnétisme à celles de l’induction, tout au moins d’une façon élémentaire, et la marche que je propose ne fait intervenir les mesures expérimentales (prune fois. Ce résultat m’a paru assez intéressant parce que j’estime que réduire les faits expérimentaux indispensables dans une science, c est diminuer le fait de la mémoire cl. l’aire ressortir en même temps les relations, de cause à effet des phénomènes entre eux.
- A la suite de l’énergie des courants et comme application immédiate j’établirai la formule do Biot et Savarl qui peut être prise pour base de l'éleetromagnélisme et ensuilc la formule pratique relative aux électro-aimants, qui, comme nous le verrons n’est exacte que dans des cas particuliers.
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- R H YI ' K D‘K LE CT R I C f T K
- I. —• Établissons d'abord de quoi dépend l'expression de l'énergie potentielle d'un système de conducteurs parcourus par des courants.
- a. Considérons d’abord le cas simple où dans le champ existe nu seul circuit : l'énergie peut, être considérée comme dépendant des qualités de ce circuit el. être exprimée en fonction de l’intensité du courant I qui le parcourt et du llux d'induction <1> produit ppr ce courant. Si le courant vient à cesser, la source produisant le courant étant remplacée par un conducteur de résistance nulle, une force électromotrice d'induction prend naissance et produit un courant qui échauffe le conducteur ; la quantité d’énergie correspondante a été fournie par la source quand elle a établi le courant 1, en dehors de l'énergie absorbée par l'effet Joule.
- b. Soit le cas où clans le champ, outre le circuit parcouru par le courant I, se trouvent d'autres circuits conducteurs qui ne sont parcourus par aucun courant ; l’énergie potentielle du système est-elle la même que précédemment ? Oui, car imaginons que nous coupions les circuits qui ne sont parcourus par aucun courant, el les développions ce qui pourrait se faire sans dépense d’énergie et sans apparition de chaleur: si alors nous interrompons le courant I, le circuit se trouvera dans les mêmes conditions que ci-dessus, tant au point de vue du flux que de sa variation, et la quanlité de chaleur dégagée sera identiquement la même : nous pourrons déduire de là que l’énergie fournie par la source qui a établi le courant est la même, que dans le champ se trouvent des circuits fermés on non. Cette proposition est intéressante parce qu’elle montre la possibilité de dégager de la chaleur par transformation de l'énergie potentielle eu 1el [mini, du champ que l’on voudra ; il suffira d’y amener un circuit ouvert déployé, et le circuit une fois en place le fermer sur lui-même, ce qui pourra n’entraîner aucune dépense de travail de la part d’agents extérieurs, ne mettra eu jeu aucune force éleetromotrice ; lors de la disparition du champ, par cessation du courant I, de la chaleur sera dégagée dans le circuit fermé.
- c. Dans le cas où dans le champ se trouvent deux ou plusieurs circuits, on peut supposer qu’on fasse naître les courants successivement dans les différents circuits, ou qu’on lie d’une auLre manière les intensités des courants entre elles ; la somme des quantités d’énergie dépensées pur les sources par le fait des forces éleetromolriccs d’induction sera l'énergie potentielle du champ, dette énergie n’est pas localisée dans les circuits, elle peut se transformer au moins en partie en chaleur en une région quelconque du champ, il suffit de placer dans cette région un circuit ouvert que l’on fermera sur lui-même une fois en place, et qui, lors de la libération de l’énergie potentielle par la cessation dos courants dans les circuits, deviendra le siège d’un dégagement de chaleur.
- II. — Je vais maintenant établir l'expression de l’énergie potentielle (a) d’un circuit unique parcouru par u u courant I, [b''' d’un ensemble de circuits parcourus par des courants.
- a. Soit un courant I pareouraut le conducteur, <h le flux d’inducLion produit par ce courant el embrassé par lui (tf> représente le flux total, somme des flux embrassés par toutes les spires du circuit et n’est en général pas proportionnel à leur nombre) ; si K est la force électromotrice de la source agissant sur le circuit, l’équation du courant sera :
- qui expri
- la loi d'Ohm el celle de l’induction : dans le temps dt l’énergie dépensée par la
- : l âi = — I -
- I fèl1 ;
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- [/K CLAIR AG E É I, E CTTUQUI'.
- lino partie de cette énergie représentée par le terme RIA/t est intégralement convertie en chaleur, l'autre est. emmagasinée sous forme d’énergie potentielle; il suit do là que l'énergie d’un circuit parcouru par le courant I, sera :
- quantité indépendante comme on l'a vu de la manière dont varie l'intensité,
- Le flux O est une fonction de 1. linéaire dans le cas où le milieu ne contient pas de corps magnétiques à perméabilité variable, parce qu'alors l'induction est ou égale ou proportionnelle à la force, et que celle-ci est proportionnelle à l’intensité par définition de cette dernière quantité ; dans le cas où le milieu contient des corps à perméabilité variable, la relation qui lie <t> à I est de forme complexe et inconnue.
- Dans le premier cas on aura :
- dï — L, dl
- où Lj est le eoefiieient de self-induction supposé invariable du système, et par suite :
- 1 L, idl — — L, Ip = — <ï>,
- expressions bien connues.
- Dans le second cas, supposons qu’on connaisse la loi de variation du llux avec l'intensité et qu’elle soit représentée par la courbe de la figure 1 ; si le point A correspond au courant I,, l’énergie sera représentée par l’aire OMAB et ne sera plus égale à l’expression précédente.
- Dans le cas où la perméabilité est conslanLe, cl où le circuit se déforme, L variant avec le temps, L et 1 étant tous deux fonctions du temps, on pourra regarder le flux LI — «J* comme fonction de I et construire la courbe représentative de celui-ci OMNA par exemple sur la figure 2. Dans ce cas on voit que le circuit a subi une déformation lorsque l’intensité était F, le coefficient de self-induction est passé de la valeur L' — à la valeur L, =L’énergie fournie par la source, toujours représentée par J l\d<b sera donnée par l'aire OMNAB; l’énergie potentielle qui ne dépend que de l’état final le sera par l’aire ONAB,
- et la différence, c’est-à-dire Paire du triangle ÜMX représente le travail extérieur, égal ici à (L, — L'J l'K
- Cette remarque est générale; quelle que soit la forme de la courbe CLMNA, le travail extérieur produit sera toujours la différence entre Taire réelle et le triangle obtenu en joignant l’origine à l’extrémité de la courbe.
- Dans le cas d’une perméabilité variable, les résultats sont analogues. Le travail extérieur produit sera la différence entre Taire réelle OMAB (fîg. 3) et Taire obtenue en traçant la courbe des flux, le circuit ayant sa forme définitive, ONA.
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- HEVUE D’KEKCTRICITÉ
- S'il s’agit d’un électro-aimant altirant son armature, l'intensité du courant restant constante, les courbes se présenteront sous l’aspect de la figure 4, l’aire couverte de hachures représentant le travail dépensé sur l’armature. J'indiquerai plus loin comment dans quelques cas on peut calculer l'aUraction d’un électro-aimant sur son armature. .
- h. Soient plusieurs circuits C,, C^, Cr.., parcourus par des courants I,, Ig, I3. T/énergie totale du système étant indépendante de la manière dont les courants ont été établis, nous pouvons supposer que les circuits C3, C3 étant coupés, on établisse le courant dans le circuit C,, étant le (lux embrassé par ce circuit, l’énergie fournie par la source sera :
- IV, =_ £*“ I,I<t i
- fermons ensuite le circuit Ch, et lançons-y le courant I3, le flux embrassé par C, passant de la valeur <I>1I à la valeur <1*,.,, la source a dù fournir l’énergie
- W, =
- I restant constant et égal à I,.
- La source agissant sur C2 a fourni, si «l>slest le flux embrassé lorsque le courant I, existe seul et (t>2, le flux final :
- w, ~ j n i tw»
- On verrait de mémo qu’en fermant le circuit C3 et y établissante courant I3 les sources ont fourni pour les trois circuits-C,, C3 et G;t, respectivement
- W" — w2 — j"* ia d<î>. W. = j i3 d4>.
- La source agissant sur le circuit C, a fourni W, + -f VT), celle qui agit sur C3, W3 -r "NV'î enfin celle de Gs, \V3, ([iianlilés représentées par les aires de la figure 5.
- IJ est remarquable que toute autre loi de variation des courants donnerait des apports d'énergie différents pour chacune des sources, la somme totale pouvant être plus grande <(iie la somme ci-dessus (si les circuits non parcourus par des courants sont fermés sur eux-mêmes), mais que l'énergie potentielle, non transformée immédiatement en chaleur, sera",,,,,>n.n S /
- (considérons en particulier le cas de deux circuits placés dans un milieu à perméabilité constante, les courbes représentant les flux sont alors des droites dont l'inclinaison ne dépend pas du flux embrassé par le circuit, et les tracés précédents se réduisent à ceux de la ligure (i.
- Si au lieu de lancer le courant dans G, d’abord, on commence par C3, les tracés deviennent ceux de la figure y ; l’aire totale devant être la môme et les aires triangulaires élant identiques d’après la remarque ci-dessus, il faut que les aires rectangulaires soient égales, c’est-à-dire que l’on ait :
- 1,4-,, = I2‘t>21
- et comme <ï>18 et <f>sl sont (la perméabilité étant constante) proportionnels l’un à I3, l’autre
- I, Mj I, = L, Ma I, U OÙ M3 = M.J — M.
- M n est autre chose que le coefficient d’induction mutuelle; ce résultat pourra s’énoncer de la manière suivante : le flux embrassé par G, dù au courant i traversant C„ est égal au
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- l/ÉCLAIliAtlE ÉLECTRIQUE
- flux embrassé par C, <111 au courant i traversant Gr propriété bien connue et des plus remarquables, qui n'eiiste en tonie rigueur que quand ta perméabilité est constante.
- Les énergies intrinsèques sont représentées par les aires triangulaires OX,*^ ; MSA20,; l’énergie relative par la surface Si l’on suppose qu'après avoir établi le courant I,
- dans le circuit Ct, on remplace celui-ci par le feuillet équivalent (*), puis qu'on lasse naître
- le courant 12, il n’y aura plus lieu de considérer l’aire XjAjqCj le feuillet ne possédant pas de sources d'énergie; on déduiL facilement de lit le Hiéorème connu : l'énergie relative d'uiï centrant et d'un aimant est nulle.
- L’expression de l'énergie dans le cas de deux courants se met aisément sous la forme classique — ïfld ; il suffit de remarquer que la somme «les aires OJJbQ ; OJ^A/b représente le double de l'énergie et peut s'écrire £<I>1.
- Supposons maintenant que le coefficient d’induction mutuelle vienne à varier, passant de Al à AT: les flux varieront alors tous deux. Tun de (AT — AL 1,, l'autre de {AT - - AT I,, et l’énergie dépensée par les sources croîtra par exemple des aires égales UQ-MMÀ’ GjAiDjE, (fig. 8J.
- Si le déplacement des circuits a été opéré avant l’émission du courant I2, sans production de travail extérieur par conséquent, l'énergie fournie par la première source restant la même, celle fournie par la seconde est moindre de l’aire Al^AJUMb, égale à <b!3lD,El, <;«Ue aire représente donc le travail extérieur et l’on retrouve le théorème •connu.
- Lors d'un déplacement des circuits avec production de travail extérieur, le coefficient d'induction mutuelle passant de AI à AT, le gain d’énergie potentielle du système est égal à ce travail, l'énergie fournie, par les sources se. partageant eu deux-parties égales toutes deux
- à (AT — AT 1,1,.
- Dans le cas oit la perméabilité du milieu n’est pas constante, les phénomènes sont moins simples; il n y a plus en général de coefficient d’induction mutuelle.
- Il suffit pour se rendre compte de ce fait, de considérer deux bobines identiques, l'une C, à noyau de fer, l'autre U2 sans notait ; le système sera dans deux étals ditlerents au point de vue de la perméabilité, suivant que le courant i traversera le circuit C, ou le circuit (i2, rinduetion n'étant pas la même dans le noyau de fer, dans les deux cas. On pourra encore considérer cependant un coefficient d’induction mutuelle si toutes les lignes de force émanées d'un « ireuit sont embrassées par l’autre ; cas approximativement réalisé dans les transformateurs de courant alternatif, par exemple ; toutefois les flux produits ne seront pas proportionnels à l'intensité. .
- f i ) 11è’q-iiîwoleftro iI'hü (‘oiiraiit cvtiskmt ul d un itmillel -peut ôlrn tiiVe etc la kd du Biol ut Savsrl -qui pi-ul ùli-o
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- III. — Il est intéressant de dom la force et l'induction magnétiques comme liée aux qualités magnétiqu L'expression de l’énergie d’un <•
- er de l’énergie d’i m chaque point di S du champ.
- “cuit est
- circuit une expression où entrent champ, l’énergie étant considérée
- Considérons un tube de force correspondant au flux d’induction es. Soient h la force magnétique, en un point du tube, dl l’élément de longueur de ce tube, on aura (*)
- j* kdl = d’où I = ~ j kdl.
- D’ailleurs \Y peut s’écrire
- le signe - s’étendant à tous les tubes du Or si ds est la section normale en ni
- ? = et
- champ.
- point d’un tube et II l'induction df __ _dB dt dt S ’
- ce point.
- Considérons un élément d’un tube ; nous pouvons, pour lui, remplacer l’élémertl de l’intégrale h -jj- dl par son égal h dsdl, l'intégration sera faite d’abord pour les différents éléments d’un tube, puis pour les tubc-s, ou, ce qui revient au même, pour tous les é.léments des tubes, on aura alors :
- w=£.i -k * w = £ (-ùIL»)**•
- l’énergie par unité de volume en un point est alors :
- Cette expression devient alors :
- h ..y
- nplifie que dans le
- istante et
- forme bien connue.
- Pucmikbk application. — Loi de Biot et Savart. — Cette application peut, être faite après le paragraphe a du n° II.
- Considérons un circuit conducteur placé dans un champ magnétique du tt des aimants permanents et embrassant un flux <!>, ; ce circuit s’il n’est parcouru par aucun courant ne-possède aucune énergie, car on peut sans dépense de travail amener le circuit déployé à sa place et le fermer sur lui-même ; il n y aura aucun courant produit; si à l’aide d’une source on fait naître un courant dans le eivciiil l’énergie du système ne se composera que de l’énergie intrinsèque ~ L I', car lors d’une variation de l'intensité le flux <I>, dù au courant
- (') Cotte relation peut cire considérée comme établie déjà, lu loi de lY-lectromngnétisme pouvant être établie après le paragraphe a du u"ll.
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- L’K CL AIR AG K KLECTRTQU E
- cl embrassé par le circuit varie seul, l’apport d'énergie de la part de la source n’est que I<Vdy le même que les aimants permanents existent ou non ('),
- Si le circuit se déforme, les flux 4*, et <I>2 varieront; l’énergie fournie par la source correspondra à la somme du travail extérieur et de l’accroissement d’énergie intrinsèque du à la variation du coefficient de self-induction. Aous pouvons taire deux parts de ceJte énergie, Lune due an llux <ly l’autre au flux ‘Iy le travail extérieur et l’accroissement d’énergie correspondant à cette dernière sont les mêmes que le flux *!»_, existe ou soit nul et sont donnés par les expressions précédemment trouvées; étudions ce qui est relaLifau flux <ly
- Imaginons que le circuit ayant la forme de celui de la ligure y AB ds, vienne en A'R' se déplaçant parallèlement à elle-même est la composante du champ normal au plan ds dx, la variation
- Eig 9-
- la portion recLilig d’une longueur dx. Si JCsin du flux <‘sl. :
- ‘ par la source est :
- et comme cette énergie n’est pas employée à faire varier l’énergie intrinsèque, elle correspond tout entière à du travail extérieur. Si /'est la composante de la force mécanique qui sollicite l'élément de circuit dans le plan dsdx, le travail sera f<lx: et l’on aura :
- 1 JC siu a ds dx—fdx
- d'où f = \ K siu a ds
- la valeur maximum deeette composante est:
- F = IH ds
- Elle est alors dirigée suivant la force elle-même, ot puisqu’elle correspond à sina — i, on voit qu'elle est normale à l’élément de courant et à la force magnétique 3t.
- C’est la formule de Biol et Savart, déduite de la loi expérimentale de l’induction, et du principe do la conservation do L’énergie.
- Il est à remarquer que la réciproque n’est pas vraie et que l'on ne peut de la loi de Biot et Savart et du principe de la conservation de l'énergie déduire, la loi de l’induction.
- Les théories de l'élecLromagnétisme peuvent donc être déduites entièrement de cette loi expérimentale qui suffît, une fois admise, sans que l’on ait en aucune façon besoin de recourir de nouveau à l'expérience.
- Deuxième application. —Attraction d'un électro-aimant sur son armature. — Soit un électro-aimant dont les bobines sont parcourues par un courant lx; pour déterminer la force qu'il exerce sur son armalure, nous supposerons qu'elle subisse un déplacement infi nîment petit dx ; le travail effectué est alors dL0 — Ydx, et nous allons l’évaluer électriquement ; de sa mesure nous tirerons la valeur de la force F. Nous pouvons pour cette opération virtuelle supposer que le flux d'induction reste le même, l’intensité variant cle c/I pendant le déplacement ; la valeur de la force déduilo de l’équation obtenue sera indépendante de l’opération faite, cette valeur étanL unique.
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- REVUE D'Él.KCTRICITÉ
- Or dans mie semblable opération le flux <f> étant resté constant, la source n’a pas 1‘ d’énergie, d$> étant constamment nul; le travail extérieur a été fourni intégralement j variation de l’énergie potentielle.
- En o-énéral il ne sera pas possible de calculer cette quantité ; toutefois dans le cas déplacement de l’armature ne modifie pas ou presque pas le tracé des lignes de force dans les milieux magnétiques, le flux étant constant, l'induction est constante en chaque point et par suite aussi la perméabilité. On peut alors identifier le système réel à un système identique • au point de vue mécanique, mais dont la perméabilité serait constante et aurait en chaque point la même valeur que dans le système réel dans l'étal considéré. L'identification sera légitime pour toutes les opérations à flux (-011x13111 satisfaisant à la condition ci-dessus ; les énergies des deux systèmes varieront do la même quantité et les travaux extérieurs :
- Or pour le second système (fi.g\ io) la variation d’énergie OB, B2
- (ffi = Fdx.
- Si L est le coefficient de self-induction du système, <ï> — LI etc
- rieurs seront le l’est autre que -
- En introduisant l’expression do la réluctance ou résistance magnétique èR, liée au flux et à l’intensité par l’expression
- St <I> = 4 TT XI
- Dans ces expressions 1 est expri grandeurs géométriques le sont en <
- i en unités absolues G. G. S. et. F
- dynes, si les
- SYSTEMES DE DLSTTUBUTIOX DE L’ÉÎNEliGTE ÉLECTIVIQEE(l>
- * \
- «.^SYS'AiSliS DE DISTIIIUUTIOX P A II
- Le système de distribution de M. G. F. Scott (2) a pour but de permettre l’alimentation sur un réseau monophasé d'un moteur à courants diphasés. Le réseau monophasé est supposé être un r'eseau à trois fils, le fil neutre ou fil compensateur étant relié an milieu de l’enroulement secondaire.
- L’invention de M.Scott est bien simple, elle consiste tout simplement à adjoindre à ce
- 0) Voir L Éclairage Électrique du i; juin 1899, 1. XIX, [>. 'io..
- (*) Brevet anglais n° 19939, 4 figures. Déposé le to septembre 1898, délivré le 29 juillet 1899.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- l4
- système à trois fils un quatrième conducteur, le second circuit des appareils diphasés à champs tournants étant branché entre ce quatrième fil et le £11 neutre.
- La ligure i représente le schéma de la distribution de AI. Scott. Un alternateur diphasé i alimente à l’aide de deux transformateurs a et 3, deux réseaux distincts à courants alternatifs simples et à trois fils 4i 5, G et 7, 8, 9. Le quatrième conducteur 10 de celui des deux réseaux qui doit alimenter des moteurs à courants diphasés est relié à l’un, des conducteurs extérieurs do l’autre réseau, le conducteur 9 par exemple ; mais on doit en même temps relier l’autre conducteur extérieur du même réseau au fil neutre du premier. La figure a montre Jo diagramme des tensions entre les différents conducteurs.
- Ainsi formé ce système de distribution ne présente rien de bien particulier, car il exige ni plus ni moins de conducteurs que s’il s’agissait d’une distribution diphasée ordi-
- « Mais il n’est pas nécessaire, dit AI. Scott, que les courants diphasés soient empruntés à la même source, deux circuits entièrement indépendants peuvent être évidemment
- Fig. 1 à 4. — Système de distribution C. Scoll pour
- des ligures i et 3.
- sc (M. J.nmine), pour convertisseurs d<*
- employés, » Cotte remarque de il. Scott manque de clarté cl en matière de brevet, il eût été indispensable de la préciser un peu. 11 est, en effet, évident que les tensions aux bornes des deux circuits indépendants sont en quadrature; si dune on n’emploie pas un alternateur diphasé il faut employer deux alternateurs monophasés montés sur le même arbre ou un alternateur monophasé et un diphasé en parallèle, ce qui ne simplifie nullement, la question. Dans ce dernier cas, toutefois, l'aUerualeur diphasé pourra être placé dans mie usine voisine du lieu d’alimentation des moteurs, mais en opérant ainsi on arrive au dispositif imaginé simultanément par l’Elektrieitæts-Aktiengesellschaft (Société des anciens éta-
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- REVEE D'ÉLECTRICITÉ
- blissements Soluickert’', et par M. Steinmetz. de la Compagnie Thomson-Houston (*). On peut encore remplacer cet alternateur par un moteur (tomme l’ont indiqué les deux maisons précédentes, ainsi que la maison Gaiiz et. Gie de Rudapest^).
- Toutes cos solutions sont bien connues maintenant et il est inutile d’insister autrement pour comprendre que le dispositif plus ou moins ténébreux de M. Scott n’a rien de nouveau.
- Si l’on veut alimenter des moteurs avec lo second réseau, la disposition des circuits est celle de la iiguro 3, on voit que l’inventeur suppose ici l’emploi à nouveau d’un transformateur ‘a à double enroulement secondaire dont les extrémités sont fixées l’une au quatrième conducteur i3 de la distribution diphasée et l'autre au conducteur neutre 8 de la distribution à Irois fils et à courant alternatif simple. Le diagramme des tensions entre les divers conducteurs est représenté pour ce dernier cas sur la ligure 4-
- Si les transformateurs alimentant les deux réseaux sont à distance assez grande l’un de l’autre, il deviendra souvent plus avantageux d'employer pour l'alimentation des moteurs des transformateurs spéciaux, un dans chaque réseau, qu’on branchera sur la phase non utilisée pour l’éclairage, on connectera ensuite leur secondaire d'une part avec le fil neutre et d’autre part avec le quatrième conducteur. Dans ce cas encore le second dispositif de M. Scott quoique plus nouveau que le premier n'offre qu’un intérêt relatif.
- Les perfectionnements que la Compagnie 'Wbstinghouse (M. L.vmaik) signale dans i]n brevet récent (3) sont relatifs aux distributions à courants alternatifs alimentées par des convertisseurs de courants continus en courants alternatifs.
- On sait que dans quelques usines qui produisent à la fois du courant continu et du courant alternatif, ce dernier est obtenu quelquefois , soit en totalité, soit, en partie, soit seulement pour le service de jour, par des convertisseurs de courant continu en courants alternatifs.
- Tant que les courants alternatifs consommés dans le réseau' sont en coïncidence de phase avec la tension aux bornes, le nonverlissenr n’a aucune réaction d’induit, et la fréquence pour un courant d'excitation déterminé resle sensiblement constante quelle que soit la charge. Il n'en est plus do môme lorsque le convertisseur doit fournir une certaine proportion de courants déwattés. Dans ce cas ceux-ci donnent lieu fi une réaction d’induit qui, suivant qu’ils sont en avance ou en retard do phase par rapport à la tension, a pour effet de renforcer ou de diminuer le champ inducteur et par suite de diminuer ou d’augmenter la vitesse et la fréquence.
- Le dispositif qu’emploie M. Lamine a pour but, non de supprimer, mais de réduire les variations de fréquence résultant de la production des (murants déwattés. Ce n’ost dont* au fond qu'un palliatif. Il consiste à exciter le champ magnétique du convertisseur par une petite dynamo spéciale, à enroulement inducteur quelconque, série, shunt ou compound, mais fonctionnant normalement à un point assez peu élevé de la caractéristique à vide o’est-fi-dire avec; une très faillie induction. Celte excitatrice est conduite soit par un appareil sur lequel so manifestent les variations de fréquence., par exemple un moteur synchrone ou asynchrone alimenté par les courants alternatifs débités par l’appareil ou même encore par le convertisseur lui-mème.
- (1) \<>ir notre article: « Systèmes de distribution de l’énergie électrique » T.'Éc(a\rage Électrique, j, XIX, p, aflf,
- raai i899-
- (’è Voir Dl-bsky : « Procédé-de démarrage d'un moteur asvnrlmme monophasé » L'Éclairage Electrique, t, XII. p. 268, 1897.
- (*) Ilrevel anglais n° 19246, 2 figures. Déposé le 9 septembre 1898, délivré le 2 septembre 1899. Date du dépôt en Amérique, 10 février 1898.
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- T. XXII — N° 1.
- Si la vitesse du convertisseur tend à augmenter par suite de la production d'une forte proportion de courants déwattés cri arrière des tensions aux bornes, la vitesse de l’excitatrice augmentant en même temps , la tension aux bornes de l’inducteur croîtra avec le' champ inducteur de façon à limiter l’augmentation do vitesse et ceci d’autant plus facilement que l’excitatrice d’abord et le convertisseur ensuite seront moins saturés.
- Dans le cas contraire où la vitesse décroîtrait par suite de la diminution de la production déwultée ou de la production de courants en avant des tensions aux bornes, celte diminution sera do même limitée par suite de l’affaiblissement du champ résultant de la diminution du courant d’excitation.
- Le dispositif de M. Laium-e est. représenté sur les figures 5 et 6. Sur la ligure 5 la génératrice compound à courant continu i alimente le convertisseur à quatre phases 2, aux bornes alternatives duquel est branché le circuit d’utilisation 3, 4, 5, 6 ; l’excitatrice 9, une machine série, traverse le circuit inducteur du convertisseur et est commandé par le moteur diphasé 11.
- La ligure 6 diffère de la précédente en ce que la dynamo génératrice à courant continu 10 est une dynamo enroulée en dérivation et à ce que l’excitatrice est commandée mécaniquement par le convertisseur lui-même.
- Pour des raisons faciles à comprendre, l’excitatrice sera de préférence une machine série.
- M. Lamine a pu grâce à ce procédé réduire les oscillations de vitesse à environ un dixième de ce qu’elles seraient si le circuit inducteur du convertisseur était simplement branché aux bornes du circuit h courant continu.
- Le système de distribution pour réseau de tramways à trois fils ou pour essais d’éclairage à trois fils avec le conducteur neutre à la terre imaginé par MM. A. B. Blxckdlrx, W. L. Srence et E. S. W. Moore (’) est à la fois un cas particulier de la distribution à cinq fils avec compensatrices 1'2) et une extension du système à deux fils avec moteur-transformateur de M. Rechniewski (3), lequel du reste n’est qu’un cas particulier du système de distribution à trois fils avec compensatrices, celui où l’an des points n’a aucune charge.
- Le système en question est en effet un système à cinq fils avec le fil central à la terre, dans le cas où les deux points extrêmes n’ont aucune charge, les induits extrêmes de la compensatrice fonctionnant uniquement comme moteurs pour transmettre l’énergie électrique aux induits intermédiaires.
- Comparé au système do M. Rechniewski il se compose de deux systèmes identiques, ayant le conducteur à bas potentiel commun et par suite les deux génératrices en série ou remplacées par une seule de tension double.
- Le système de distribution de MM. Blackburn, Spcnce et Moore est représenté sur la figure 7. Un génératrice G est montée entre les fils extrêmes du réseau à cinq [ils, lesquels doivent porter ici le nom de feeders.
- Entre ces inducteurs extrêmes sont branchés les moteurs-générateurs T, T, lesquels peuvent être calés sur des arbres différents, mais de préférence sur un même arbre et for-
- {*) Brevet anglais n» 4046, 2 ligures. Déposé le 17 février 1898, délivré le 7 janvier 1899.
- (*) Voir M. P.rani, Bulletin de la Société Internationale des Électriciens, 1890.
- (3) Voir M. G. Rkchjhewski, Bulletin de la Société Internationale des Électriciens, 1892.
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- mer par suite une compensatrice ordinaire pour roseau à cinq fils. Les circuits d’utilisation du réseau à trois fils sont branchés aux bornes des induits intermédiaires et le fil central ou compensateur E est mis à la terre.
- La partie droite de la figure 7 représente une distribution à trois fils avec sa compensatrice spéciale B, dans ce cas il y a inlérét à remplacer les deux induits intermédiaires par un seul T, de puissance double.
- L'analogie entre ce système de distribution et idemment qu’une analogie e, én effet, les compensait! puissance comparée ule que dans distribution
- cinq lus n est e’
- : principes. En pratiqu ces T, Tou G,, C2, C3, < celle du réseau beaucoup plu cas où elles fonctionneraient si
- MM. Blaekburn, Spencc
- normale à cinq fils. En effet, tandis que dans ce cas, xeriisseur et compensatrices, la puissance de chaque induit correspond à nue fraction plus ou moins faible de la puissance du réseau ou de chaque pont, il faut au contraire que dans le cas qui nous occupe, comme dans le système Reehniewski, et en supposant que la tension aux bornes de la génératrice G est double de celle qui doit exister entre les bornes extrêmes du réseau à trois fils, la puissance de chacun des quatre induits soit n quart de la puissance totale transmise.
- particulier la puissance totale est de 200 kilowatts, 4<>o ampères sous aoo volts, duit devra pouvoir fournir ou absorber 4oo ampères sous ro.5 volts.
- .Nous ne nous attarderons pas à discuter ce système au point de vue économique, c’est-dire dans quelles conditions de tension, de distance, d’amortissement, etc., ce système d préférable au système ordinaire à trois fils. Nous ferons remarquer simplement que lo mdement total est égal à celui de chaque induit, ou plus exactement de chacune des quatre machines formant la compensatrice. Les pertes 11e [(orient en effet que sur la moitié de
- la puissance transmise, l’aulr menlalion dans le réseau à trois la transformation complète aur; évaluant les pertes des quatre à eo kilowatts pour l’ensemble et 200 kilowatts.
- Au point de vue de l'isolaiio aoo volts à l’usine il 11’y a l.ouj
- uoilié de la puissance me chaque 1
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- ndement de 90 p. ;lu reste l'neilemen 5 kilowatts e! par ! de la puissance l<
- 1 d’utilisation il est bon de i
- Ajoutons enfin que le système de distribution que nous venons de décrire peut être employé avantageusement pour service de tramways à 5oo volts avec emploi d'un réseau d’utilisation à trois fils. Dans ce cas la tension à l’usine et entre les feeders ou conducteurs extrêmes est de 2 000 volts.
- Le nouveau système de distribution par courant continu que propose la Compagnie I homson-LIovston est du à Al. Ch. Green (’) ; il a pour but de permettre l’augmentation de la puissance des unités employées, par exemple, pour l’éclairage à arc, tout on restant dans les conditions normales de tension.
- Ainsi, si l’on voulait alimenter avec une seule machine 5oo arcs montés en série, il fau-
- (') Brevet anglais, n° *3029, 1 ligure. Déposé le 8 novembre 1898, délivré le 4 février 1899.
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- T. XXII. — Nc i.
- L’É C L AIU A G L É L ECTlïTQi: E
- tirait,'si l'on compte ao volts par lampe, une dynamo fournissant aa ooo volts, tension absolument irréalisable avec les dvnamosà arcs. M. Green ramène la tension à supporter par les isolants de la machine, ou plus exactement ramène la.différence-de potentiel en doux points quelconques du eircuit'-ou de la dynamo à être inférieure à une valeur donnée, 2000 volts par exemple. Tu1 procédé employépar l'inventeur est des plus siinplesetcoiisiste simplement à partager, c’est-à-dire à produire la tension totale en plusieurs parties de 2000 volts chacune par exemple, et à placer un nombre de lampes correspondant à chaque partie en série avec elle, tout l'ensemble étant ensuite monté en série. •, .
- On voit donc déjà que l'artifice consiste à employer une dynamo à plusieurs enroulements induits distincts, ou à plusieurs induits qu’on dispose*en série avec les lampes correspondantes et à monter tons les groupes en éléments ainsi formés en série fermée.
- La figure 8 permettra du reste de comprendre plus aisément ce dispositif qui e_sL à comparer à celui proposé plusieurs fois déjà dans les combinaisons de self-induction et de capacité compensées et consistant à partager la self-induction et la capacité en ‘plusieurs groupes chacun qu’on alterne ensuite de façon à éviter d’avoir une tension élevée sur chaque •partie. - .
- L'induit dont une extrémité A est seulement représentée, possède' trois enroulements ouverts ou fermés représentés schématiquement en c.s et aboutissant respectivement
- à l’un des trois collecteurs c/,, cq, a3. Chaque induit étant supposé capable de fournir 2 000 volts, la machine pourrait en donner 6 000.
- „ Lesbalais A,, b3, bt. b.^b. sont portés pas le même support Y, lequelpeut se déplacer sous l'influence d’un électro-aimant Yl qui constitue l’organe essentiel du régulateur ^automatique maintenant le courant constant, s'il s’agit d'une machine à arc. Les circuits d'alimen-•taitibn sont représentés en 1),, l)â, l)3, chacun en série avec un îles enroulements induits!.
- ; Les trois groupes ainsi formés sont ensuite montés en série et l'ensemble est câlin -ferme sur lui-même. Des interrupteurs Et, E,, Ea [tenueItent de courl-circuilerchaque cire.nii, •un quatrième interrupteur G permet de mettre les inducteurs série représentés en F également on court-circuit.
- On voit facilement que les balais bv bv b.} sont sensiblement an même potentiel, de même aussi les balais bt, A, ; la machine n’a eu somme besoin d'être isolée que pour .2 000 volts, bien qu'elle alimente un circuit d'arcs en série exigeant une tension totale de 6 000 volts. La tension entre deux points quelconques de lu machine ou du circuit extérieur ne peuI pas non plus dépasser plus de 2 000 volts.
- Dans deux autres brevets déposés le même jour('), M. Green donne la description des dvnamos qn'it emploie dans le système de distribution précédent ; (rés dynamos sont de deux sortes, elles ont, soit un seid induiL avec plusieurs enroulements distincts, soilplu-sieuvs induits portant chacun leur enroulement spécial.
- La'solution la plus naturelle pour obtenir une dynamo à deux enroulements induits consisterait évidemment, 'comme cela est du reste; employé pour .les basses .tensions,, à superposer les deux enroulements sur toute la périphérie de l'induit, mais ce dispositif n'est pas adopté par M. Green par suite des difficultés d'isolation. L'inventeur préfère disposer chaque induit sur une portion de l’induit correspondant au nombre d'enroulements adopté. , •
- Lorsqu'on particulier le nombre des 'enroulements est de deux (machine, à, i pôles)
- ^ Brevet anglais n" a'» VJ<>, G ligures. Déposé le 8 novembre 1898, délivré le 4 février 1899.
- ( Brevet anglais 11' V5 Vii, 4 ligures. Dcpo&é le 8 novembre 1)898, délivré .le 4 lévrier 1899.
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- *9
- U E Y U Ë IV É T. Ë C T R T CIT Iv
- connue' sur la figure q, chacun est bobiné sur la moitié de l’anneau, l'un à droite de la lio-ne xx et l'autre à gaurhe. Les diilerenles sections de cliar|iie enroulement ' (fig. io) sont
- ig. 9. — Induit d'un dynamo à doux circuits do
- isolées avec des disques a et les deux enroulements sont séparés par des disques isolants beaucoup plus épais.
- Les poirits de-jonction des sections de l’un des enroulemenLs aboutissent aux lames du collecteur D ou plus exactement à une moitié consécutive de ces lames, lesquelles sont reliées directement avec les lames diamétralement opposées suivant le procédé bien connu. Les points de jonction des sections du second t
- enroulement sont reliés de la mémo façon aux lames des collecteurs E. Sur chaque collecteur frottent deux balais FF', GG'.
- Ces machines sont munies d’un régulateur automatique ordinaire déplaçant les- balais pour maintenir le couranl constant quel que soit le nombre de lampes allumées.
- Les connexions des induits et des courants d’utilisation sont représentées sur la figure ii. Trois interrupteurs 33, 34, 35 sont destinés, le premier à eourt-eircuiter l'inducteur série, et les deux autres chacun des deux circuits d’utilisation.
- Lorsque l'on veut employer trois enroulements iipluils et par suite trois circuits d’utilisation, la dynamo chut avoir 6 polos et chaque enroulement induit occupe le tiers de la surface de cet induit i 2 t“.,UIt'5-
- • A j circuits.
- comme le montre la figure 12.
- Le second type de machine employé par M. Greeii„ est celui seul circuit, inducteur.
- Ce genre de machine, n’offre rien de particulier, chaque induit aboutit à un collecteur
- Mtf. 10. 11 ot la. — 10, svstrmo «le distribution par ares en deux ser es avec différence de poton-
- induit multiple a\
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- T. XXII. -* N° 1.
- 1,'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- spécial et les connexions des indiquées sur la figure n. Les figures iJet i4 vepré
- : les circuits d’utilisation ne diffèrent pas de celles
- cuits étaient montés e
- tent deux vues schématiques d’une machine à deux induits D et E tournant dans un seul système inducteur constitué par les deux pôles N et S.
- Il est à peine utile de faire remarquer qu’il n’est pas nécessaire que le nombre de lampes soit le même dans chaque circuit, une différence dans le nombre de lampes n’ayant pour effet que d’introduire des différences de potentiel entre les balais bi, b.,, b3 ou les balais 54, b,, be.
- <îc 'potentiel Un somme le système de distribution de M. Green, tout en ayant au point de vue de l’isolation et des dangers les mêmes avantages que si les différents parallèle jouit en môme temps des avantages du rég-Ingc en série.
- Les perfectionnements que AiM. Yeritïs et J. J. Steklk (Q apportent aux distributions à trois fils sont relatifs aux dispositifs de sécurité et uni pour effet de co.uper le circuit, soit lorsque la différence de charge entre les deux devient trop grande et où, par suite, la fusion du plomb fusible sur le conducteur neutre amènerait une tension exagérée sur le point le moins chargé, soit en cas d’un accident, tel que la mise à la terre d’un des conducteurs principau
- Les dispositifs de sécurité imaginés par ces inventeurs sont a premier (fig. u) le réseau a est séparé des machines génératrh
- de trois. Dans r un interrup-
- teur triple qu’on manœuvre avec deux poignées dî. Le levier de manœuvre est repoussé par un ressort d et est retenu par un taquet e articulé à son extrémité libre et fixé en son milieu à l’armature d’un éicclro-aimant g dont l'enroulement est monté en dérivation aux bornes du fusible A. La résistance de l’enroulement de l’électro doit être assez grande par rapport à colle du fusible pour que le courant traversant le premier soit très faible en temps normal. Si pour une cause quelconque, le fusible vient à fondre par suite d’un excès de cou-
- fi) Brève! aurais
- s. Déposé le 28 juillet 1898, délivré le 1 juin 1899.
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- UK \TK P'ÉLECTRICITÉ
- rant dans le fil compensateur, l'armature de l’éleetro est attirée et libère l'interrupteur, qui repoussé par le ressort d force les couteaux ci à abandonner les mâchoires c...
- Le dispositif de la ligure iG diffère de celui de la ligure r.> en ce que renrou}emenl de l’élei-tro-aimant n’est plus monté en dérivation aux bornes du fusible. L’électro-aiinant porte ici un double enroulement dont chaque partie est monLée en dérivation aux bornes de chacune des génératrices mais après le fusible k. Les deux enroulements soit naturellement bobinés en sens contraire de façon à ce que leurs effets sur l'armature soient opposés. Tant' que la tension reste la même sur les deux points, l’armature ne se soulève pas, mais dès que la tension augmente d’une quantité suffisanlo sur l'un ou l’autre des deux circuits, l'armature est attirée et les circuits sont ouverts.
- Le troisième dispositif (fig. 17) est un peu plus simple que les deux précédents, l’éloctro-aimant g étant supprimé et l'ouverture du circuit se faisant au moment de la fusion du coupe-circuit h. Dans ce Initie taquet e qui retient l'interrupteur est maintenu en place par le plomb fusible lui-même tandis qu’un ressort e tend à le faire pivoter autour de son axe pour lui faire abandonner l’interrupteur, ce qui se produit toutes les fois que le coupe-circuit A vient à fondre par suite d’une différence trop grande entre les charges des deux points ou de la mise à la terre de l'un des conducteurs.
- C. F. Guilbert.
- LES PROGRÈS DE I/ÉLECTRiCIÏL EN 1800
- Le physicien qui se serait endormi il y a dix ans et qui se réveillerait aujourd'hui à la science se trouverait probablement bien dépaysé ; même s’il n’avait rien oublié pondant son long sommeil, il constaterait qu'il lui faut apprendre bien des choses nouvelles pour être en mesure de lire les mémoires qui occupent la plus grande partie des périodiques scien-liliques. Si, pour acquérir une vue rapide des progrès qu'a faits l’électricité depuis qu’il a cessé de les suivre, il jetait un coup d’œil sur les tables d’une revue telle que celle-ci, il serait sans doute'fort étonné de s’apercevoir que la grande majorité des travaux qui n’ont pas pour but spécial les applications industrielles a trait à des questions qui n’existaient pas il y a dix ans ou dont, tout au moins, il n'était guère possible de prévoir le développement. Ce n’est pas en effet le caractère le moins curieux de la science actuelle dans ces dernières années et dans celle-ci que l’ardeur avec laquelle les travailleurs, délaissant les sentiers battus et les régions bien connues — qui souvent le sont si mal — se sont élancés en foule à la suite des illustres savants qui avaient ouvert des voies nouvelles et aperçu des domaines inexplorés. On ne saurait manquer d’être frappé de la différence des matières que traitent les ouvrages classiques vieux seulement de quelques années et des sujets qui donnent lieu le plus fréquemment aux recherches des savants. Pour quiconque veut savoir ce qui se passe dans les laboratoires, l'instruction vraiment utile commence aux expériences de Hertz, de Lénard. de Goldstein et de Rœntgen et, quant aux théories, celle que .Maxwell a donnée des phénomènes électro-magnétiques n'est qu’un premier échelon qui serait bien insuffisant à nous hausser jusqu’à l’intelligence des discussions auxquelles se livrent les J.-J. Thomson ou les Lorentz, touchant la nature des rayons X ou la cause du phénomène de Zeeman.
- L'étude des questions nouvelles et actuelles a-t-elle eu, à toute époque, cet. attrait pas
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- T. XXII. — NM.
- L ' É CI. A IH A c; K é l e c T R i q U e
- sionnant qui lail oublier on sa favonv dos questions auxquelles ou no peut reprocher que " «l’avoir été posées depuis plus longtemps ? C’est ce ((lie pourraient peur-être dire les savants qui ont pu, pendant de longues années, observer le cours des-idées et leurs llue-luations ; pour le moment, eonlentons-nous de noter que la plus grande partit* des travaux scientifiques de cette année se rapportent, clans le domaine qui nous intéresse, aux rayons X, aux radiations électro-magnétiques et à l’action du magnétisme .sur la lumière cl résumons d'abord les résultats obtenus dans ees trois ordres de-recherches.
- Le phénomène de Zeeman a continué à être l’objet de recherches qui ont eomplété'et étendu celte belle découverte, mais en onL rendu en même temps l’explication' pins ditli-eile. M. Cornu est arrivé à celte conclusion que l'action du champ magnéLique sur la période vibratoire des radialions d’une source lumineuse dépendrait non seulement, do lir-nature chimique de la source, mais aussi de la nature du groupe de raies spectrales auqiiol appartient chaque radiation et du rôle qu’elle joue dans ce groupe. Dans une direction-normale aux lignes de force, une raie spectrale deviendrai!, non pas un triplet, -comme on. l’avait, annoncé tout d’abord, mais un quadrnplet, les deux raies externes étant polarisées parallèlemenl aux lignes de forces et les deux raies intermédiaires normalement à cette, direction. En fait la raie centrale observée d’abord serait dédoublable, plus ou moins facilement, suivant les cas ; pour D, on voit très nettement quatre raies ; pour D2 au contraire on ne peut pas affirmer que le dédoublement de la raie centrale se soit produit ; on observe des particularités analogues sur les raies du magnésium, il. Michels,on, en étudiant de nombreuses sources au moyen de son réfraelomètre, conclut que chacune des trois raies signalées d’abord par Zeeman est elle-même triple, les composantes polarisées perpendiculairement au champ occupant toujours les positions intermédiaires ; MM. Becquerel et. Deslandres ont trouvé un cas où cette relation est renversée ; une des raies du fer s’élargit à peine quand on la regarde à travers un analyseur parallèle au champ, tandis qu’elle a dédoublé très notablement quand on l'observe dans un azimuth de polarisation perpendiculaire.
- L'interprétation cinématique que M. Cornu avait donnée du phénomène de Zeeman a soulevé une discussion assez curieuse : M. Highi s’est demandé si les doux vibrations' rectilignes et parallèles, de fréquences X -j- n et X — n qui, dans une des expériences, tombent sur la fente du speclroscope doivent être séparées par les prismes ou si, au contraire, elles doivent se confondre en une seule, de fréquences N avec an battements par seconde ; en d’autres termes, si l’on admet le dédoublement que suppose M. Cornu dans la flamme, subsiste-t-il tel quel à la sortie de l’appareil d’observation? M. Corbino a fait observer, très justement selon nous, que le rôle du prisme était précisément de séparer ees deux vibrations de fréquence distincte ; il n’esl peut-être pas inutile d’insister un peu sur ce point. L'opinion de M. Righi et la difficulté qu'elle soulèvera sans doute dans beaucoup d’esprits me semble avoir son origine dans une discussion insuffisanle des 'principes sur lesquels repose la théorie de fa propagation de la lumière et de la réfraction ou de la diffraction. Il ne faut pas oublier que le seul moven de raisonner avec quelque rigueur sur ces 1 matières délicates est de considérer uniquement un régime permanent constitué par le passage de vibrations rigoureusement sinusoïdales, et cela lorsque le temps varie de — o© à -|- oc. Dans Létal actuel de l'optique c’est seulement pour ces trains (Fondes infinis aussi bien dans le temps que dans l’espace qu’on peut justifier les lois expérimentales ; toute vibration dont l'amplilud_e n'est pas constante lie peut pas être considérée comme simple ; . elle doit être, par l’intermédiaire de Y intégrale de Fourier Jet non de la série i qui ne s’âp-
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- ltK VUE D’KI.KCTRICITK
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- pli<{ii(i qu'à un phénomène périodique dans le temps) rcprésenlé.e par un ensemble de vibrations exactement sinusoïdales sans commencement ni fin. Il est clair que, pratiquement. un mouvement lumineux qui dure seulement, une seconde équivaut très sensiblement à un mouvement indéfini, puisqu’il comprend déjà des centaines de trillions de périodes, et qu’il se produira seulement une perturbation — jusqu’ici inappréciable — à l’origine et à l’extinction ; c’est ce qui justifie, au point de vue théorique, l'application aux expériences des lois connues. Mais on ne peut pas considérer comme constituant une vibration unique un mon rement, sinusoïdal, même sans limite dans le temps, dont Finlensilé ne serait pas constante ; un speetroscope le dédouble ou alors il nous faut abandonner complètement nos idées sur la constitution des mouvements lumineux.
- Je ne m'éloigne pas autant que j'en ai l’air dos sujets qui intéressent spécialement l’électricité en m’élendant sur cette question ; les électriciens qui s'occupent le plus spécialement. d'industrie savent bien la dill'érenee qu’il y a entre le régime permanent et la période de début dans les courants alternatifs et qu’une force élcclromoti'iee, rigoureusement sinusoïdale, ne produit pas, lorsqu’elle commen.ee, exactement les mêmes effets que quand l’appareil a fonctionné pendant un nombre de périodes suflisanl. D’ailleurs la résolution d'une fonction quelconque en une intégrale d’éléments sinusoïdaux joue un rôle dans les considérations que MM. J.-J. Thomson, lord Rayleigh et Stoney ont développées récemment touchant la nature des rayons X. Si l’on considère, avec M. J.-J. Thomson, que les rayons cathodiques sont constitués par des particules chargées, les rayons X ne seront autre chose que la perturbation électro-magnétique qui se propage à partir du moment où a lieu le choc, jusqu'à l’arrêt définitif dans le métal unüralhodique ; cette perturbation pourra être représentée comme un ensemble de mouvements lumineux de très courte période-; la question de savoir si les ravons X sont ou non de la lumière n’a plus de sens ; ce qu'il faut savoir seulement r'esl pourquoi les propriétés spéciales de ces rayons sont connexes de la valeur excessivement élevée delà fréquence.
- T.a similitude analytique des questions m’a entraîné sur Je domaine des rayons X avant, que j'aie fini de parler des phénomènes magnéto-optiques. Xous avons encore à enregistrer cette année une découverte qui paraît avoir une grande importance. MAI. Alaealuso et Corinne ont observé que, si l’on fait passer un ravon de lumière polarisé à travers une flamme absorbante' placée' élans un e'hamp magnétique, le plan de polarisation primitif subit, au voisinage des raies d'absorption, une; rotation considérable, qui croit, progressivement à mesure* epi’on s'approche des raies et atteint 2-0° sur leur bord dans le cas des raies I). M. H'. Becquerel a établi une-* relation intéressante entre cet accroissement anormal du pouvoir rotatoire magnétique et la dispersion ane>rmale qu’il a mise en évidence par la méthode des prismes eroisés, au voisinage do chacune des raies d’absorption, l’un des prismes étant constitué par la flamme elle-même, amenée à une forme convenable, et l’autre étant remplacé par mi réseau. Il a constaté l’inlluenco déjà signalée par *\1. (letton dans le ('as du phénomène de Zeeman, de la complexité de la flamme, sur les résultats observés.
- M. Bighi est parvenu le premier à mettre en évidence le phénomène de Zeeman, ou tout au moins un état de polarisation particulier, avec les bandes de peroxyde d’azote ; les spectres de raies avaitml seuls parus sensibles jusqu’ici au champ magnétique, l'expérience n’avait réussi que dans un champ parallèle aux rayons lumineux ; M. (lotion l’a faite dans nu. champ perpendiculaire en prenant la précaution d'incliner à la fois les sections principales du polariseur et de l’analyseur sur le champ ; l'intérêt de celte seconde forme de l'expérience est d'isoler uniquement l'effet Zeeman a l’exclusion des effets de polarisa-
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- N° 1.
- tion rotatoire magnétique qui, clans l'expérience de il. Rjghi, peuveuL jouer un rôle notable dans les apparences observées.
- Si nous ajoutons les travaux de iJ. Preston, qui a distingué les raies suivant les séries {de Kayser et Ronge et de Rydbcrg) auxquelles elles appartiennent, et qui est arrivé h une loi importante, nous aurons dit à peu près tout ce qu'il y a d'important au point de vue expérimental, sur la question du phénomène de Zeeman, que il. A. Cotton vient d'exposer avec beaucoup de clarté, dans un petit livre de la collection Scieniia (*).
- Je reviens aux rayons X et j’en Unis avec eux en enregistrant les résultats de il. Ghild à qui l'étude élcelromélrique a montré que le champ d’un condensateur se trouve profondément modifié par le passage des rayons Rœntgen ; il. Sagnae a montré toute l'importance du rôle que joue ce fait dans la décharge des conducteurs par ces rayons et aussi comment l'existence des rayons secondaires qu’il a découverts explique certaines particularités de la répartition du potentiel.
- L'étude théorique du phénomène de Zeeman, qui s’explique par l’existence d'ions dans la flamme, la suite îles recherches vêlai ives aux rayons cathodiques, aux rayons X et aux radiations uraniques, qui ont conduit M""1 et. il. Curie à la brillante découverte de deux métaux rendent pressantes les questions qui se posent relativement, aux particules élémentaires chargées d’éleol.rioité. Que sonlces particules ? Sont-ce des atomes ou des molécules, ou de la matière, dans un état de division pu ussé encore plus loin ? il. J.-J. Thomson a cherché d’abord à déterminer leur vitesse et la charge par unité de masse; il a employé deux méthodes : dans la première il mesure : i° la quantité d’électricité transportée par les particules ; 20 la quantité de chaleur dégagée par l'anéantissement de leur force vive dans la rencontre d'une paroi solide; 3° la courbure de leur trajectoire dans un champ magnétique délerminé. Ces trois quantités s’expriment en fonction du nombre des particules, de leur charge, de leur force vive et de leur vitesse; en éliminant le nombre des particules on peut calculer la vitesse et le rapport — de la masse à la charge de l'une d'elles.
- Dans une, autre méthode on mesure les déviations subies respectivement par les rayons dans un champ éleelrostal ique et dans un champ magnétique. Ce second procédé’fournit des résultats d'une concordance inattendue ; pour la vitesse 011 a trouvé 7 nombres variant de a.2.10” à 3,b.io9; pour le rapport—, 011 a des nombres oscillant entre 1,1.io_1 et 1.5, 10'7. La première méthode donnait des résultats beaucoup plus variables, mais exactement du même ordre de grandeur; le, quotient ---toujours plus petit, que les chiffres précédents^ descendait seulement jusqu’à o,35.io 7 ; la movenne des vitesses était sensiblement la même dans les deux cas.
- Dans des expériences indépendantes effectuées suivant la seconde méthode, M. W’ien cl 3L Lenard mil trouvé des vitesses un peu plus grandes qui, au lieu d’être de l’ordre du dixième de (-elle de la lumière, montaient jusqu’au tiers de ce nombre. Pour le rapport — , M. Lenard trouve 10 7 et M. Kaufl'mami o.Si.io"7; il résulte de là que la masse qui transporte l’unité d'électricité C. (L S. est beaucoup plus petite dans le cas des rayons cathodiques que dans celui de l’éleelrolyse, puisqu'elle est io-v pour l'ion hydrogène ordinaire. La nature chimique du gaz qui remplissait les tubes avant qu'011 y fasse le vide ne semble pas avoir d'influence, ce qui est d’accord avec la conclusion que M. Yillurd a tirée
- sur le magnétisme; c’est, t'i ma connaissance, le premier ouvrage français où l’on puisse sc renseigner d une façon un peu complète sur les progrès récents du magnétisme.
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- RKVUK 1VKLKC TIUCJTK
- d'imo très belle étude sur les rayons cathodiques, à savoir que les particules électrisées sont toujours constituées par de l’hydrogène. J’insisterai tout particulièrement sur l'intérêt que présente ce travail; je ne pense pas qu’on puisse m’accuser de méconnaître l'intérêt que présentent, à l’heure actuelle, les considérations basées sur la théorie des ions, auxquelles je consacre ici une si large place, mais la complication de leurs développements leur enlève l'avantage sur deslravaux comme celui-ci, dans lesquels un grand nombre d’expériences claires conduisent, sans calculs, à des conséquences qui, pour être simplement qualitatives, n'en sont que plus solidement établies.
- Si nous passons aux ions mis en liberté par les rayons X ou la lumière ultra-violette nous trouvons des résultats encore plus complets, dont la comparaison avec les précédents est pleine d’intérêt ; on a pu déterminer séparément la niasse et la charge des particules.
- La méthode est basée sur la remarque suivante : le courant qui va de l’une à l'autre des armatures d'un condensateur chargé entre lesquelles passent des rayons X a pour intensité le produit d'un certain nombre d'ions par leur charge et leur vitesse. La vitesse peut se mesurer par plusieurs procédés ; le plus simple consiste à ne laisser pénétrer les rayons X que dans une moitié de la lame d’air qui sépare les armatures et de déterminer au bout de combien de temps un électromèlre relié à l'armature eu contact avec la partie protégée commence à se décharger (il s’agit, bien entendu, d’une fraction de seconde). M. Rutherford a obtenu, par ce procédé, le nombre 3,» cm par seconde pour la somme des vitesses des deux ions clans l’air, dans un champ d'un volt par centimètre. On obtient des nombres variant entre celui-ci et i pour différents gaz : azote, oxygène, acide carbonique, acide chlorhydrique, chlore, anhydride sulfureux ; l’hydrogène donne io,4 cm.
- Si la vitesse des deux ions était la même, la moitié de ces nombres représenterait la vilesse de chacun d’eux; en fait, une étude plus complète du phénomène, reprise par M. Zelenv, a montré que les vitesses des deux ions sont différentes. T,a méthode consiste à employer comme armatures des toiles métalliques à travers lesquelles on fait passer un courant d'air de vitesse telle que l'une d’elles conserve exactement sa charge ; à ce moment le courant d’air entraîne tous les ions qui tendraient à venir neutraliser la charge de la plaque; sa vitesse est donc égale à celle des ions. Il va quelque difficulté à ramener le nombre observé à ce qu’il serait dans un champ entièrement uniforme entre les condensateurs; toutefois la variation du champ causée par le passage des rayons X entraîne une dissymétrie assez faillie pour qu'on puisse résoudre complètement la question. M. Zelenv a trouvé que les ions négatifs vont en général plus vite que les ions positifs ; le rapport des vitesses de 1,24 pour l’air. L’acide carbonique et l’acétylène qui donnent respectivement i et 0,981) sont les seuls des neuf gaz étudiés pour lesquels le rapport de la vilesse négative à la vitesse positive ne soit pas supérieur à l'imité.
- Dans un travail tout récent. M. Chatloeka étudié le mouvement des ions qui s’échappent d’une pointe chargée ; il a trouvé deux viLesses respectivement égales à 4J3 et 54o dans un champ d’une unité électrostatique C.G. S. La somme des deux nombres est q33 (la valeur de M. Rutherford donnerait 960) et leur rapport i,3i. Il semble donc établi que les ions qui accompagnent le vent électrique sont de mémo nature que ceux que mettent en liberté les rayons de Rœntgen.
- Pour aller plus loin, M. J.-J. Thomson a utilisé un fait découvert par M. Wilson : les ions produits par les rayons Rœntgen forment des noyaux autour desquels se condense la vapeur contenue dans un air purgé de poussières quand la sursatnration atteint un degré déterminé.
- Pour trouver le nombre d’ions produit par la lumière
- ultra-violette dans
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- T XXII. - 1.
- a fi I. ’ F. C L A IR A G K L K CTIUQE K
- mho d’air on refroidit ce? air par une dilatation brusque jusqu'à ce que la sursnl.imition causée parle refroidissement suffise à former un nuage autour dosions ; il faut alors trouver In nombre de gonfles qui se sont condensées par centimètre cube. On peut déterminer d’abord lé poids total d’eau qui s’est formé ; ou calcule le diamètre des gouttes d’après la vitesse do leur chute dans l’air, nu moyeu d’une formule qui contient le coefficient de viscosité do l'air.
- Le poids d’eau condensé se déduit du rapport des valeurs du volume avant et après la diminution de pression et de la température initiale. D’après M. J.-J. Thomson, la masse électrique attachée à chaque ion négatif de l’air serait 7,d. io-JÜ C. G. 3. éls. D’autres expériences ont fourni des nombres très voisins pour la quantité d'électricité portée par les ions mis en liberté sur un métal électrisé par la lumière ultra-violette et aussi pour les ions cathodiques, dont M. J.-J. Thomson dans un nouveau travail est parvenu à déterminer la charge par l’étude de leur trajectoire dans un champ magnétique.
- Voici donc trois espèces d’ions négatifs qui semblent porter des charges égales; il reste à expliquer pourquoi leur masse, dans lo cas des rayons cathodiques, est beaucoup plus faible que celle que l’on calcule pour les ions électrolytiques, tandis qu’il y a à peu près coïncidence [tour les ions mis en liberté par les rayons Roentgen.
- Je me suis laissé entraîner sur ce sujet intéressant, qui mériterait d’éfre développé ; je n’ai même pas cité tous les travaux importants, parmi lesquels celui de M. Townseud, qui a confirmé les résultats de M. J.-J. Thomson par des méthodes différentes, mérite une mention spéciale. En terminant ici ce qui est bien loin d’ètrc, comme son nom l'indiquerait, un inventaire systématique dos résultats obtenus cotte année dans les diverses branches des recherches scientifiques, je me console d’avoir été infidèle à mou programme eu pensant que jlumii peut-être réussi à appeler l’attention de quelques lecteurs sur des expériences qui semblent commencer à former la base d’un corps de doctrines destiné à relier solidement l’onsomble des iaiLs nouveaux que nous ont apportés les découvertes de ces dernières années.
- C. IUveau.
- KEV.IE ïnlh stjuklle et scientifique
- GÉNÉRATION DE L’ÉLECTRICITÉ
- Appareil Kermode pour le chauffage des chaudières à vapeur. Engineering, t. LXVIIi, p.
- 17 nav. itigy; Itfvue Induniriollc, XXX, p, Sua, u'J doc.
- Dans la plupart des appareils imaginés en vue du chauffage au pétrole, le liquide combustible est pulvérisé au moyen d’un jet do vapeur et injecté sous la forme d’une pluie fine dans le foyer. Dans l’appareil Kermode la pulvérisation est produite par un jet d’air comprimé. Ce dernier procédé de pulvérisation présente sur le premier l’avantage d’être plus économique, la dépense de combustible nécessaire à la compres-
- sion de l’air étant environ moitié moindre que celle nécessaire à la production do In vapeur utilisée pour la pulvérisation ; en outre, la combustion compléta du pétrole est pins facilement obtenue.
- Le combustible liquido, emmagasiné dans un réservoir placé à quelques mètres au-dessus du lover, s'écoule par son propre poids dans le pulvérisateur. D’autre part, de l’air, comprimé par line pompe spéciale et porté à une température élevée par son passage dans 1111 tube faisant le tour du fovev, arrive également au pulvérisateur. Celui-ci se compose d’une tuyère conique à l’intérieur de laquelle se trouvent deux tubes
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- REYt'K DK KRCTRIC1TÉ
- manoeuvrables il 1 aide de crémaillères et de pignons dentés et qui servent à régler l’admission du liquide et de l'air ; suivant Taxe est située une aiguille mobile, en l'orme d'hélico, qui assure un mélange intime du combustible et de l’air pendant le trajet vers l’ajutage de sortie.
- Des essais laits flans le courant de septembre dernier avec de l'huile de Roméo hrule, contenant 11,7a p. 100 d’eau et d’une puissance calorifique de 8 83o calories, ont montré qn un kilogramme de cette huile permet de vaporiser environ ri kg d’eau, la pression étant de -.8 kg : rin2 ce qui correspond à 12,8 kg d'eau prise ii o° et amenée il l’état de vapeur n ton” C, D'autres essais olfectués avec du pétrole dit « nstatkî » d'une puissance calorifique de 10240 calories ont indiqué une vaporisation de i5,5 kg d’eau prise à o° et amenée à l’état de vapeur à 100" C par kilogramme de combustible. •
- Quelques expériences pour l’étude de la circulation de l’eau dans les chaudières, par Ch. Bêlions. Revue de Mécnnûfue, t. X, p. 484-489, m>-
- L’auleur a cherché à établir expérimentalement et par mesures directes l'influence du diamètre des tubes sur la circulation de l’eau dans les chaudières à tubes d’eau.
- L’appareil employé se compose de deux tubes de verre verticaux de 120 cm de long, réunis en lias par un tube horizontal et dont les extrémités supérieures aboutissent au fond d’un vase cylindrique. Ce vase et les tubes sont remplis d’eau. A la partie inférieure de l’un des tubes, que nous appellerons le tube de montée, sont placées des sphères légères en verre creux ou en liège; ces sphères sont destinées à jouer le rôle des huiles de vapeur ; une tige horizontale que l’on manœuvre de l’extérieur, permet de les maintenir au bas du tube et de les abandonner. .A la partie supérieure do 1 autre tube, le tube de descente, est maintenue par une tige verticale, une sphère creuse en ébonite ayant une densité égale à celle du l’eau. Les sphères légères provoquent en s élevant dans le tube de montée, un mouvement de l’eau qui se propage clans le tube de descente et e^itraiue la sphère contenue dans ce tube. Lu notant les instants oii les sphères légères passent successivement devant deux repères, distants de 100 cm,tracés au bas et au lia ut du tube de montée, on a leur vitesse d’ascension ; en notant ceux où la sphère de môme densité que
- ! l’eau passe devant des repères tracés h la partie I supérieure du tube de descente, ou a la vitesse i de circulation de l’eau dans ce tube.
- Trois séries de mesures comprenant jao expériences ont été faites successivement avec des tubes ayant respectivement 19,6 mm, 24 mm et 34 mm de diamètre. Chaque série comprenait plusieurs groupes d’expériences, différant soit par la nature des sphères légères employées, soit par le nombre des sphères s'élevant en même temps.
- On a trouvé ainsi que pour un même tube la vitesse de circulation est d'autant plus grande que les sphères légères ont une densité moindre c’est-à-dire une plus grande vitesse d’ascension; qu’elle augmente avec le nombre des sphères qui s’élèvent en même temps mais beaucoup moins vite que' le nombre des sphères ; enfin que lorsqu'on prend des tubes de diamètres déplus en plus grands, les autres conditions étant les mêmes, la vitesse de circulation décroît.
- De ces résultats M. Relions conclut que pour activer la circulation de l’eau dans les chaudières à tubes d’eau, il convient de répartir le dégagement des bulles gazeuses en un grand nombre de tubes, afin de diminuer le volume de vapeur présent par unité de volume, et, en outre il faut donner a ces tubes une petite section.
- Il déduit en outre de la discussion de l’ensemble des faits observés les deux conséquences sui-
- i" LOpinion courante, d après laquelle la circulation de l’eau dans les tubes de retour est d'autant plus rapide «pie l'intumescence produite au plan d’eau par le dégagement des bulles de vapeur est accusée, est erronée. En effet, plus l'intumescence est accentuée, plus la vitesse relative des bulles de vapeur par rapport à l’eau est grande et par conséquent plus est grande la force vivo que possèdent-ces bulles ; or, plus est grande celle force, plus faible est, la portion d’énergie disponible pour produire le mouvement de l'eau dans le retour.
- 2° Même eu considérant. un grand nombre de bulles présentes en même temps, la puissance qui produit lu circulation dans une chaudière est extrêmement petite. Comparée à la quantité d'énergie conLenue dans la chaudière, elle est d'ordre infinitésimal. Par suite on s’explique combien facilement les influences thermiques peuvent renverser l’ordre de6 phénomènes et
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- L’KCI.AIRÀC K K L K C T R [ QU E
- T.'XXII. N'1.
- créer une pression là où une dépression est nécessaire pour assurer la régularité et le sens du mouvement de circulation. T. P.
- Essais d’un groupe électrogène pour traction de 300 kilow&tts,par EdwardWillis. Industries and Iron, t, XXVII. p. fy5, ^ j décembre : Mémoire lu h I’ American Instilule of Llectrical EngineerK ».
- Ces essais qui datent du 3o mars 1897, ont été faits sur un groupe électrogène de la Richmond Traction Company formé par : i° une chaudière Campbell et Zill, à tubes d’eau, de 3oo chevaux, de 270 m2 de surface de chauffe; 20 un moteur ilower, Owens et Rentschler, horizontal, com-pound tandem, à condensation, luisant 100 tours par minute ; 3° une dynamo General Electric Company, type traction, à 6 pôles, de 3oo kilo-
- La variation de la charge était produite au
- moyen d’un rhéostat à solution étendue de soude. Les mesures électriques étaient faites à- i’aide d'un ampèremètre et d’un voltmètre \Veston. La quantité d’eau évaporée était mesurée par un compteur AVorlhington à eau chaude. Toute la vapeur produite parla chaudière était utilisée parle moteur, la pompe d'alimentation eteelledu condenseur étant actionnées par une autre chaudière. Des diagrammes étaient relevés toutes les 1 5 minutes aux deux extrémités de chaque cylindre du moteur; on même temps 011 luisait les lectures des divers appareils de mesure. Les essais durèrent quatre heures ; une heure à chacune des intensités de 200, 3oo, £00 et 5oo ampères ; on 11e put faire d’essai avec une charge de 600 ampères, la température de la dynamo s'ôtant trop élevée.
- Les résultats de ces essais sont résumés dans le tableau suivant :
- Puissance : chevaux indiqués...................
- — kilowatts.........................
- Poids d’eau vaporisée de ioo° à ioo° par kg de
- charbon...................................
- Charbon : par cheval-heure indiqué.............
- — par cheval-heure électrique ....
- — par kilowatt-heure................
- Vapeur par cheval-heure indiqué................
- — par chcviil-hcurc électrique......
- — par kilowatt-heure................
- Rapport de la puissance indiquée à la puis:
- On voit par ces chiffres que la marche la plus économique est celle qui correspond à une intensité de courant de /foo ampères, soit à une charge de 220 kilowatts-heure environ.
- TRACTION ÉLECTRIQUE
- Tramways électriques de Boulogne-sur-Mer.
- Inauguré dans le courant de l’année qui vient de s’écouler et installé, pour tout ce qui concerne la partie électrique,par la compagnie Thomson-Houston, le réseau des tramways de Boulogne, montre une fois de "plus les avantages éco-
- nomiques de l’application de l'électricité à la traction dans les villes où le terrain est acci-
- La station génératrice édifiée, Imite d'avoir pu trouver un emplacement plus central, à une des extrémités de la ville, contient trois dynamos hexapolaires hvprreompound à induits bobines en tambour dutvpe Thomson-I loustou (fig. 1 ! ; chacune d'elles donne i5o kilowatts a la vitesse angulaire de 45c> t:iu. Elles sont accouplées par courroies à trois machines Garnier cl Faure-Beaulieu, de Paris, du type Corliss et pouvant donner 3oo chevaux. Ces machines sont à simple
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- UE V U K D'ÉLECTRICITÉ
- jétenle avec réfrigérant du système Bohler et marchent à la vitesse angulaire de Sa t : m sous une pression de 7 kg: cm2; les dimensions du evliudrc sont: diamètre /Ri cm, longueur de
- , de 100 mm-de section, constitué par deux fils de trédet, les deux antres souterrains de 35o mm- de section. Le fil de trédet est en enivre dur de an.5 mm de diamètre ; il est double sur les lignes à voie simple où le trafic esl assez important, de manière à éviter l'emploi d'aiguilles monter la section des lait par les rails; la continuité est
- 1 type Chicago, de 9,-j :
- és par paire à chaque
- diamètre , employés par paire :: de plus uuo connexion transversale relie entre eux les rails tous les 3o mètres.
- Les voitures sont munies de deux moteurs GE-58 de 3o chevaux réglés au moven de deux eomhinateurs série-parallèle K-10. Deux interrupteurs généraux, dont Tua automatique, cl un coupe-circuit fusible protègent les moteurs. Ces voitures pèsent 8.5 tonnes à vide ; en raison des
- que l’on'"'rencontre sur certaines lignes, elles sont nui aies île quatre systèmes de freinage : frein à sabots, frein à patins prenant appui sur les rails, frein électrique par mise en cmirt-cir-
- La longueur du réseau est de 9,6 km ; le nombre des voitures, v compris celles de réserve est de a5. Ec service d’été a été assuré par 19 voitures qui, pendant le mois de septembre, ont parcouru 61690 km.
- Pendant ce* même mois l'usine a fourni 4~35o kilowatts-heure avec une consommation de char-11 résulte do, ees chiffres que la
- hou par kilowatt-heure de a,889 kg. Le prixjmo-yen de la tonne de charbon étant de 21 ir. < 19 ir. pour les charbons anglais et 23 fr. pour les charbons français; la dépense en combustible par kilomètre-voiture revient donc à 2,8 centimes environ. Il est à remarquer que la consommation de charbon par kilowatt-heure est rela-élevée ; cependant d'après des essais
- 7jo kg. La différence considérable des deux chiffres ne peut être attribuée qu'à la variation continuelle de la charge, l'intensité du courant sautant souvent elle parait indiquer qu'il
- Ce connecteur est formé d'un câble de fil de cuivre 8 lig. 1 et ni aux extrémités duquel sont fixées, par soudure on par compression à la
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- 3o
- T. XXII. — NM.
- I.'ÉCLAIRAGE É LE CT RI Ql E
- tant des tètes circulaires que. l'on enfonce dans les trous des rails à connecter. Le, perfectionnement revendiqué par l’inventeur consiste en la formation d'un bourrelet a vers le milieu du
- Fig. I et 2.— Connecteur de rails Roull.
- câble par une distorsion de ce câble ; la formation de ce bourrelet rend le connecteur pins flexible et lui permet de s’allonger et de se raccourcir sous l'influence des variations de la température. J. H.
- Appareils pour essais de la résistance des joints de rails, Sirppf. Ituilu ar Journal, t.. XX, p. ïir/3
- Deux dispositifs, légèrement différents, soûl employés, Lun sur le réseau de Boston, l’autre sur le réseau de Saint-Louis, pour mesurer la résistance des joints de rails.
- Le premier, imaginé par M. R.-W. Goxaxt, ingénieur de la Boston Elevated Railwav Company et construit par la Chase-Shawnut C° de Boston, se compose de trois cannes terminées inférieurement par des pointes d'acier, d'iui téléphone, d’un commutateur à trois directions, de trois conducteurs souples joignant les pointes des cannes aux plots du commutateur et enfin d’un interrupteur tournant.
- Pour effectuer un essai, un opérateur appuie les pointes de deux des cannes en A et B ffig. i) vers les extrémités de deux rails consécutifs, séparés par le joint J à essayer, les pointes étant A JB C C'
- distantes d’environ 90 cm. Un second opérateur pose la pointe de la troisième canne en C à uue distance de B un peu supérieure à 90 cm, met en mouvement l'interrupteur rotalil et tournoie commutateur de manière à mettre le téléphone, qu il lient appliqué contre son oreille, sueeessi-
- [ veinent en circuit avec A et B, puis avec B et G. Les rails étant traversés par le courant de retour, la membrane téléphonique entre en vibration sous l’iniluenec du courant dérivé par A et B dans le premier cas et par B et C, dans le second. La résistance entre A et B étant, à cause do la résistance introduite par le joint, plus grande <[ue la résistance entre B et C, le son produit par le courant dérivé en A et B est plus intense que celui qui est produit par le courant dérivé en B et. G. Le second opérateur déplace alors la canne qu’il tient jusqu’à ce que les deux sons lui paraissent de même intensité. Quand il a obtenu ce résultat il place la manette du commutateur sur un troisième plot connecté au téléphone et aux pointes des cannes de manière que les deux courants dérivés soient en opposition; si ces deux courants ont des intensités égales, le téléphone reste muet. S’il n’en est pas ainsi, l’opérateur cherche par tâtonnement en quel point G' il doit placer la pointe de sa canne pour que la membrane téléphonique 11e vibre plus. La différence des distances BG' et AB donne la longueur du rail dont la résistance est égale à celle du joint essayé.
- Ges diverses opérations s’effectuent., avec un peu d habitude, avec une très grande rapidité et peudantlc fonctionnement môme du réseau. Les variations d intensité du courant de retour n'ont pas diufluence sur les résultats des mesures, puisque dans le dernier essai de chaque joint les deux courants dérivés sont en opposition et s’équilibrent constamment quelles que soient les variations simultanées des différences de potentiel entre A et B et entre B et C'.
- Le second appareil, imaginé par AI. Gh-J. Schnaus, ingénieur de la Missouri Raiîroad Gom-pany de Saint-Louis, diffère du précédent par des détails de construction et par le remplacement d 11 téléphone par un voltmètre dont l’échelle est divisée en dixièmes de volt. Ge voltmètre est placé sur une planchette fixée sur un support en bois en tonne de J. ; la traverse inférieure porte les deux pointes d'acier A et B distantes de 90 cm. La troisième [milite C est portée par une canne que l’on déplace sur le rail: un cordon souple enroulé sur un tambour avec ressort tendeur la relie a la traverse et au voltmètre; des repères tracés sur ce cordon permettent d’évaluer immédiatement la distance-BG. En commutateur à deux directions permet de mettre le voltmètre
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- revue i)'électricité;
- sur le circuit dérive eu A et B et sur le circuit dérivé en B et G. On déplace la canne jusqu'à ce que le voltmètre donne la même indication dans
- don souple et tendu la longueur de rail RC — AB dont la résistance est égale à celle du joint.
- Cet appareil semble être d’un usage pluseom-• que le précédent ; d’après les essais faits
- journée essayer 3 200 111 de voie double formée de rails de 6 m, c'est-à-dire essayer t /^.a joints.
- ÉLECTROCHIMIE
- Diaphragme poreux J.-T. Hollan
- /ron, l. XXVI, p. S9i, i5 d<
- Deux électrodes en , milieu d'un creuset en terre réfractaire
- percée de part en part d'un can; lequel on fait tomber dans l’arc un 1 vendent de 6.) parties de chaux 4« parties de coke. Le carbure
- Des essais faits lustilute de Chicago auraient de revient de la tonne d. procédé, inlérieur à 280 lr.
- le prix
- èlectrolytique Lyte pour la déshydratation du chlorure de zinc. Brevet anglais II 190, déposé le 5 mai 1897. accepté le ,6 mars 1H98. Lorsqu'on soumet du chlorure de zinc fondu à I'électrolyse en vue d'en retirer le zinc il cou-
- chlorure imparfaitement privé d’eau il se duit une série d’explosions dues à des reçu au sein de la unisse
- et de l’hydrogène mis en liberté par lefeetro-
- Alais le chlorure de zinc étant très hvgromé-trique, sa dessication complète est difficile à
- suffit pas; il faut maintenir pendant longtemps le sel fondu en contact avec du zinc métallique à utie température élevée. D’après AL Farnham Maxwell Lyte, on obtient une déshydratalion plus rapide par éleetmlyse entre une anode eu
- •ible que le zine. L'anode en zinc est < 1 oxyde se dissout dans le chlorure : ï
- ONDES HERTZIENNES ;
- Recherc. quelques , dix variété
- 1-LVXI, p. 390.410 rtM1--,,6,T,OT. et ,1,1c. 1898.
- I.ihve a étudié comparativement par la mé-Xernst et par celle de Drude la pou-
- organiques et erre, purK F. Lo
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- T. XXII. — N° i.
- 3a
- L ’ K C L AI II A G K É L E C T R I QU E
- Lüwe a cherché à vérifier la formule de Drude
- tS?=-V\A=.-*) i'-5»)
- qui relie le coefficient d’absorption x aux pouvoirs inducteurs (oscillations lentes), s (oscillations rapides), s0 (carré de l’indice de rétraction lumineuse). Les éthers de l’acide benzoïque et dos acides gras ne possèdent ni dispersion électrique anomale, ni pouvoir absorbant appréciable. Le pouvoir inducteur des éthers éllnliques de l’acide acouilique CLfUiCO'L'H'’)3 et de l’acide beuzal-malouique CHlH'.l l = C (COV.2!!’)* qui varie avec la température d’une manière anormale, quand on l’étudie avec des oscillations rapides (Drude), varie normalement quand on emploie les oscillations lentes. Le verre a été étudié par la méthode de Starke, appliquée à l’appareil de Xernst et a celui de Drude. Des dix espèces de verre d’iéna sur lesquelles ont porté les mesures, toutes sauf une, ont présenté une absorption anormale, qui, pour certaines, était du reste assez peu accusée.
- Si on tient, compte, en écrivant les équations des ondes dans le coudensateur, de la conductibilité du milieu qui sépare les armatures, l’équation obtenue pour représenter la propagation diffère de l'équation relative à des armatures parfaite ment isolées seul cm eut en ce que s est remplacé par l'expression complexes — — 1 ?
- - représente la période et <s la conductibilité spécifique.
- Lowe discute ces équations pour le cas que présente 1 expérience de Starke, celui d’une lame complexe formée de deux milieux différents, séparés en trois Limes par des plans parallèles aux armatures. Cette discussion conduit aux conséquences suivantes :
- Le pouvoir inducteur n„ d’une lame complexe formée de r parties d’un diélectrique conducteur (?'2, £,) et de (i — /•) parties d’un autre diélectrique conducteur (ï^, îJ est plus grand que le pouvoir inducteur d’une autre lame formée dans les mêmes proportions avec des isolants parfaits de pouvoir inducteur £j5
- La différence £„—£0 tend vers o en même temps que la période t ; elle est maxima pour c’est-à-dire pour les oscillations très
- Si la lame est formée d’un seul diélectrique, c’est-à-dire si / = o ou r -—: i, on a s,—£0 ; le pouvoir inducteur d’un milieu homogène n’est pas altéré par la conductibilité.
- La détermination d’un pouvoir inducteur par la méthode de Drude est encore applicable à des milieux dont la conductibilité est environ a5oooo foispJus considérable que lu limite qu’on ne peut dépasser avec l’appareil de Xernst. M. L.
- Dispersion dans le spectre électrique, par E. Marx. Ji'ied. Ann., V. LXYI. p. 4n-.f34 et 597-622,
- Marx s’est proposé d’obtenir des oscillations aussi rapides que possible. Dans ce but, il a construit un excitateur du genre de l’excitateur de Illondlot, mais de très petites dimensions ; le fil secondaire est placé à uue distance relativement très grande du primaire, de manière à utiliser les oscillations propres de celui-ci, lesquelles sont plus rapides que les oscillations du système résultant formé par les deux cercles. On observe la résonance avec deux ponts : l’un placé très près de l’excitateur. On reconnaît les oscillations propres du primaire à ce que l’on ne peut obtenir la résonance, en déplaçant le deuxième pont, que pour une position déterminée du premier ; au contraire, quand on observe les oscillations du svstème complexe, 011 obtient toujours une position du second pont donnant la résonance.
- La longueur des ondes obtenues peut être ainsi réduite à 4 cm ; avec d’autres excitateurs construits a la manière ordinaire, Marx a effectué des mesures sur des longueurs d’ondes de 36, 58 et y5 cm. Comme indicateur d’ondes, il emploie l’indicateur de Kighi pour les ondes de 4 cm, le tube de Zchnder avec excitation indépendante pour les autres.
- Pour la mesure des pouvoirs inducteurs, il se sert de l’appareil à cuve de Drude (’); 1 observation des petites longueurs d’onde est assez pénible, mais elle permet d’opérer sur des dissolutions salines dont la conductibilité est 3,4-io-6 fois celle du mercure.
- Avec les indicateurs de llighi, 011 obtient les maxima nets, en donnaut à l’interrupteur De-prez de la bobine, la plus faible tension possible, juste assez pour que les étincelles se produisent encore régulièrement au primaire ; l’étincelle adductrice doit être aussi longue que possible
- (*) L'Éclairage Llectriqne, IX. p. 55$.
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- RK VU K D'ÉLK CTR T GIT K
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- et l’étincelle active, au contraire, doit être très courte.
- lia cause d’erreur lu plus importante provient de l'incertitude qui porte sur le point des fils coïncidant avec la limite du liquide. On peut diminuer cette erreur en plaçant unsecondpont à la limite du liquide ; mais la présence de ce pont provoquerait, avec des ondes si courtes un tel affaiblissement de l'intensité qu’il est préférable de supprimer ce deuxième pont.
- Vue autre erreur provient de ce que la cuvé renfermant le liquide a nécessairement des dimensions finies ; le pouvoir inducteur mesuré est un peu plus petit que le pouvoir inducteur réel, parce que les lignes de force sortent en partie du liquide.
- Ko carré de l’indice de réfraction du benzène a les valeurs suivantes :
- Ces résultats expérimentaux ne s’accordent pas avec ceux qu’on calcule par les formules théoriques de la dispersion. La même difficulté se répétera toutes les fois qu’on appliquera les formules de la dispersion à une substance dont les indices pour les ondes très longues et les ondes très courtes sont peu différents.
- La théorie ne fait pas prévoir l'existence d'une anomalie aussi accusée dans le spectre du benzène ; car Drude a démontré qu’on ne peut s’attendre à trouver une valeur notable de nk que si et s« ont entre eux une différence assez considérable.
- Pour Tenu, on a :
- Iseut se suivre suivant une loi régulière. Cette loi serait exprimée par les formules :
- oii o représente une constante el ni un nombre entier. En tenant compte de cette périodicité, et en extrapolant la formule de Ketteler-IIelm-holtz pour rinfra-rnuge, on trouve que les bandes d’absorption de Tenu dans cette région du spectre, doivent être relativement serrées, ce qui : s’accorde avec ce qu’on sait des propriétés de J l’eau.
- J l)e plus,**! existe, ainsi que l’a montré en pre-| mier lieu Drude, une relation étroite entre les ! constantes de polarisation des molécules vibrant ] dans l’infra-rouge et la grandeur du pouvoir ' inducteur. Plus les diverses espèces de molé-| ouïes vibrantes sont nombreuses, plus est grand le pouvoir inducteur sw, plus <*st grande la différence entre ce pouvoir et le carré de l'indice optique.
- Celle conséquence de la théorie se vérifie . bien sur l’eau, qui a plusieurs bandes d’absorption flans l'infra-ronge et un pouvoir inducteur très grand.
- L’étude de la dispersion électrique des alcools est rendue très difficile par leur pouvoir absorbant, et en outre par la variation d’indice que provoque la présence de l’eau dans les alcools; une différence de i p. ioo dans la concentration peut faire varier l’indice de l’alcool éthylique do j 35 p. îoo. (.et alcool présente une dispersion j anomale dans toute l’étcndne du spectre élee-j trique. Marx a trouvé ;
- | 53 cm au,64
- ! 4 » 8,8o
- 8o(t).
- Si on eonstruit'une courbe en prenant comme abscisses les périodes et comme ordonnées les valeurs de l’indice n, on trouve que cette courbe présente des maxima et des uiinima, qui parais-
- I La dispersion de l’alcool peut être représentée I avec une exactitude suffisante par la formule de , Ketlelcr-Ilelinholtz en négligeant les vibrations 1 propres: mais ce mode de calcul ne conviendrait pas a la glycérine ni aux alcools amvlique, propvlique et méthylique.
- Marx ne pense pas que l’absorption électrique I puisse s’expliquer par la présence de particules ! conductrices dans un milieu isolant. Si cette ab-1 sovption était due à la conductibilité de l’oxhy-: drile O.II. elle devrait être plus marquée dans H.OU et CIL.Oïl qui renferme relativement un
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- :S4 L'KCLAIUACF,
- nombre pins grand de ce s molécules. Aucun des alcools cités m; présente do dispersion purement anomale; il se trouve, toujours une région ou la dispersion est normale. I.e maximum de dispersion normale dans la glycérine, l'alcool pro-pyliquc et l'alcool amylique coïncide approximativement avec un maximum de la courbe de dispersion de l’eau.
- 11 est plus probable que la dispersion anomale est due à ce que les éléments constituant la molécule empêchent celle-ci de vibrer dans son ensemble à l’unisson des ondes incidentes.
- M. L.
- Recherches sur les pouvoirs inducteurs spécifiques, piirW.~D. Coolidge. U'ied. Jim., t. I.XIX,
- Coolidge a étudié le pouvoir inducteur de quelques gaz liquéfiés rt de plusieurs diélectriques liquides par une modification de la méthode de Drude.
- Son excitateur est construit comme celui de Drude, mais la petite ampoule formant condensateur est placée en dérivation sur les lils parallèles en avant du premier pont. L’indicateur est un tube de Zehnder placé à un quart de longueur d’onde en arrière du premier pont. Des expériences de contrôle effectuées sur différents éthers ont donné pour ces liquides sensiblement les mêmes résullats que les expériences de
- Les gaz liquéfiés sont enfermés daus l'aui-poule scellée. I,e tableau ci-dessous donne les nombres trouvés, avec ceux que Liude a trouvés par la méthode de Nernst.
- Gaz sulfureux 1.8 à a'i° i à ï
- Ammoniac (trop conducteur) ifj,^ » i.g1
- Chlore I,C)3 » I/,1' T ,88 y I.|°
- (ioolidge a déterminé do nouveau le coefficient de température—-de l’eau, par degré ceutigrade; il u trouvé au voisinage de i-'’, —G =— p. ioo, valeurs voisines de celles qu’ont indiqués fleerwagen, — 0,43a et Drude, .— n,/j5o ; au-dessus de a4‘b7> cv coefficient diminue. Tlatz et Franke avaient trouvé des nombres plus grands voisins de — 0,62, le premier par des mesures de capacité, le second par la méthode électroinétrique,
- K L K CT R f (IL L
- Quand le liquide contenu dans l’ampoule est absorbant, l'amortissement des oscillations doit augmenter. Coolidge a recherché si l'eau possédait un pouvoir absorbant notable pour les ondes voisines do i m. A cet effet, il détermine l'amortissement par le procédé do Drude, en cherchant le nombre maximum de nœuds qu’on peut distinguer. Ce nombre est toujours plus petit avec le condensateur à eau qu’avec un condensateur à benzine de même capacité. Cet amortissement: ne s’explique pas par la conductibilité de l’eau et doit être attribué à une absorption.
- Les éthers étudiés par Lime et par Drude ne paraissent pas posséder, aux erreurs d'expérience près, de dispersion anomale. Coolidge a trouvé une absorption assez faible dans les ben-zoates de méthyle (/. = 0,017), d’éthyle (o,ot8), d’amyle (0,0 2 3), d’isobutyle (0,028':, l’acétate de phényle (0,012), Icsibrniiates de propyle (0,008), d’isobutylo (0,008). d’amvle (0,009)
- Au lien d’employer le système de Blondlot, on peut employer aussi celui de Lecher : deux ampoules semblables a la précédente remplacent les condensateurs de Lecher ; il semble a première vue .que ce dispositif se prête mieux à la mesure des pouvoir» inducteurs, parce que la self-induction y est moindre et que par suite l'influence de la capacité sur la longueur d'onde est plus grande ; mais cet avantage est compensé parramovtisseiuenl qui est beaucoup plus grand. De plus, le liquide des condensateurs suivit, des actions électriques beaucoup plus fortes, qui peuvent provoquer une décomposition.
- Comme l’a déjà indiqué Philip, les mélauges d’éther et de chloroforme ont un pouvoir inducteur plus grand que celui qui correspondrait, à la règle des mélanges. L'eau ne se sépare pas de l’clher par congélation daus un mélange d'acide carbonique solide et d'élher, ainsi qu'il résulte de la détermination du pouvoir inducteur; la benzine ne dissout pas assez d'eau pour altérer son pouvoir inducteur. Les dissolutions étendues des alcools méthylique, éthylique, pro-pvlique, amylique dans le benzène ou le toluène u’ont pas de pouvoir dispersif appréciable, tandis que les dissolutions concentrées et les alcools eux-mêmes sont fortement dispersifs.
- J,es longueurs d’onde calculées par la théorie de Kirchhoff pour les systèmes employés par Coolidge se vérifient expérimentalement, soit qu'on fasse varier la distance du condensateur au
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- Il K VUE in.f.E
- pont on laissant la capacité constante, soit qu'on lasse varier la capacité en laissant le Condensateur fixe.
- La présence du condensateur à diélectrique absorbant augmente l’amortissement ; la théorie permet de calculer cette augmentation et les résultats du calcul se vérifient bien.
- Le maximum d’absorption de l’eau devrait se produire do 3,6 mm, la valeur de x serait de 0,-4 ; en l'ail, Drude a constaté déjà une absorption notable «les oncles de 10 cm. {Cf, ci-des-sas.) M. L.
- Sur la double réfraction des rayons do force électrique dans les cinstaux. par E. Pasquini. Il Niitn’v i'imenU), t. Vil, p. i53, mars i8y8.
- La double rétraction des rayons de force électrique dans les cristaux a été étudiée, entre autres, par tlarbasso \Ji. Accad. delle Sciert.ze de Turin, t. XXX, 19 mai 189;)), Lebedew ; Il’ied. Ann, t. T.VI, p. 1, 1890' ; Bosc {A'atnrw Rundschau, p. 1896) et Ri gin (Ren d. Accad. dei Lhtcei, t. IV, p. ao3).
- Les recherches de Pasquini ont été faites par la méthode de Lebedow : deux petits cylindres de platine P, et P„ (fig, 1) sont soudés dans dos tubes do verre, la charge se lait par les' fils de platine I), et IX qui sont reliés aux pôles d’une machine de Wimshurst. La région où se produit 1 étincelle est enfermée dans une petite boite d’ivoire demi-cylindrique, dont la face antérieure est fermée par une lame en mica. Le tube inférieur est fixé dans la paroi au moyen de mastic, l’autre est tenu dans un anneau à vis qui permet de faire varier la distance entre, les deux cylindres de jilatine, c'est de cette distance <[ue dépend, la longueur de l'étincelle primaire et par suite la longueur d’onde ; une petite lame métallique tapisse le cvlindve inté-rieuremen L et forme un miroir clans la ligne focale auquel est fixé l’oscillateur ; la boîte est remplie d'huile de vaseline. Enfin le tout est placé dans une boîte de 1er ouverte à la partie antérieure.
- Le résonateur thermo-électrique de Lebedow est remplacé par un radiocohducteur à limaille de fer et cuivre, domine polariseur et analyseur, on emploie des réseaux de 10 cm de largeur sur j:> de longueur, formés de lils de cuivre de 0,8 mm de diamètre et placés à o.;) mm de distance. L’un est fixé constamment devant l’oscillateur de façon à avoir ses fils perpendiculaires ii l’axe vertical de l’oscilla-
- teur. L’antre est placé devant le résonateur.
- Le support des cristaux est une roue d'ébo-nile, de 8 cm de. diamètre, évidée intérieurement et pouvant tourner dans une bande de laiton. Pendant l'action des ondes électriques le radio-conducteur est isolé, ce n'est qu'âpres qu’on l’insève dans le circuit de la pile et du galvanomètre. Si le deuxième réseau a ses fils verticaux, il n’y a aucune action sur le rndiocouducleur.
- En interposant entre les doux réseaux le cristal étudié on observe une action sur le résonateur ; ce n’est pas une réfraction simple car les cristaux sont à laces parallèles; cc n’est pas davantage une action due aux ondes secondaires produites parle diélectrique, étant données les dimensions de l’appareil. Il y a donc là réfringence,
- L'auteur opérant d’abord, avec de la sélénite 'sulfate de chaux) a retrouvé les résultats de llig'hi : une des lignes d’extinction coïncide à peu près avec la direction de clivage non fibreux du cristal, l’autre avec la perpendiculaire à cette direction de clivage ou avec l’un des axes cristallins placés dans le plan de symétrie.
- Avec l’orthose, feldspath monoeliniqno d'aluminium, potassium et sodium, ou arrive a la conclusion suivante. Dos deux directions de maximum, l’une est approximativement parai-
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- r. xkii
- I. ’K C I. AIR AG H
- lèle et l’autre perpendiculaire à l'arète de combinaison du clinnpinaeoïde avec la base. Pour la lumière une direction de vibration est déplacée de 3 à 70 par rapport à cette arête ; par suite le couple des directions possibles pour les ravons hertziens est tourné de 38 à 42° par rapport an couple des directions analogues pour la lumière.
- Avec le sel gemme, on n’observe pas de double rélraclion : quelle que soit la position du cristal l'extinction subsiste.
- Le bois pétrifié se comporte comme le bois ordinaire, les lignes d’extinction sont Tune perpendiculaire et l'autre parallèle à la direction des fibres ; ce phénomène est donc bien dû a la structure plivsique du bois.
- L auteur termine son mémoire par l’exposé d mie interprétation théorique du fait que dans nn cristal les directions d'extinction peuvent être différentes suivant qu’il s'agit de la lumière ou des ravons hertziens.
- Dans un milieu anisotrope, l’énergie électrique est exprimée, d’après Hertz, par
- T- /’(„ x‘ + H* C f <* Z’ + +
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- SOCIKTKS SW vvr
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Sénnco du 26 décembre
- Sur le rayonnement des corps radio-actifs. par Henri Becquerel. Comptes rendus, t. CXXIX,
- Dans cette note l’auteur signale les faits suivants, les uns montrant que les rayonnements dos corps radio-actifs diffèrent pur leurs propriétés, les autres complétant les résultats déjà obtenus par l'auteur dans son étude sur l'influence d'un champ maguétique sur le rayonnement du radium 'voir Eel. Elect., I. XXI, p. 470, 23 décembre 1899).
- 1. — Une préparation d’azotate de polonium, presque aussi active que le radium soit pour rendre l’air conducteur, soit pourimpressionner une plaque photographique, ne présente, sous l’action d'un champ magnétique, aucun des phénomènes constatés avec le radium. M. Ilecquerel
- K 1. K C TRIQUE
- Les six coellicieuts s qui définissent le milieu sont fonctions de la longueur d’onde et, comme ils sont fonction linéaire homogène dos 3 constantes diélectriques principales, ils sont de même nature que le carré de l’indice de réfraction ; l’auteur, pour tenir compte de la dispersion pose, par généralisation de la formule de Cauchy,
- E,v. serait, la constante diélectrique pour les phénomènes statiques ou à variations lentes ; l'expérience montre que, en général, on peut déjà mettre dans cette catégorie les oscillations électriques hertziennes.
- L’auteur calcule ces différents coefficients en tenant compte des résultats expérimentaux et arrive à la conclusion que : les termes L représentent l'action vraiment' diélectrique /actions de la théorie primitive /Maxwell1! tandis que les termes e représentent l’action des molécules matérielles faction de résonance!. Les deux phénomènes sont complètement indépendants.
- G. G.
- ET TECHNIQUES
- fait observer à ec propos que la préparation radio-active que M. Giesela étudiée sous le 110m de polonium et dont le rayonnement est dévié parmi champ magnétique doit être d’une autre nature que celle qu’il a lui-même étudiée. Il ajoute que M. et Mme Curie ont, il y a quelque temps déjà, constaté que le rayonnement de l’uranium n’est pas sensible au champ niagné-
- a. Une préparation de radium a été placée dans un champ magnétique sensiblement uniforme sur une plaque photographique, horizontale et parallèle au champ, enveloppée de papier noir; une autre plaque était disposée verticalement et perpendiculairement au champ. Après quelques mimites de pose 011 a obtenu sur la première les courbes décrites antérieurement et sur la seconde une impression intense limitée par une spirale dont le sens est celui du courant
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- kfyi:v, lk<:.tuicite
- qui produit le champ : la tangente à celle spirale, :i l'origine, fait avec l’intersection des plaques, dans le sens du mouvement d’eutrahieriient, un angle d’autant plus grand que la dislance de la source à la plaque verticale est plus grande ou que le champ est plus intense.
- 3. Comme l’avaient déjà constaté M. et M""' Curie, l'influence d’un champ électrique très intense sur le rayonnement du radium est presque nulle; il n’y a ni transport de charges appréciables, ni déviation sensible.
- 4. M. Becquerel a pu déduire de l’examen des courbes obtenues que la vitesse, de propagation du rayonnement du radium est de l'ordre de grandeur de la vitesse de rotation communiquée par un champ magnétique de 4 000 unités C. G. S. Si l’on assimile un champ magnétique à un milieu animé de mouvements giratoires, et si l'on admet, comme une h\po thèse compatible avec les résultats de recherches antérieures de l’auteur sur la polarisation rotatoire magnétique, que, pour un champ égal à l'unité C. G. S. dans l’air, la vitesse de rotation des tourbillons soit 2 "X 6,6 X iob par seconde, on obtient pour la vitesse du rayonnement du radium des nombres tout à lait de l’ordre de grandeur de ceux qui ont été trouves pour la vitesse des rayons cathodiques.
- De l’emploi des courants triphasés en radiographie, par Délézinier. Comptes rendus, t. CXXIX,
- Des recherches faites par 1 auteur avec mi matériel confié par M. Rndignet, il résulte que :
- 1" Aucune ampoule placée sur l'induit 11c s’éclaire si l’on excite la bobine par une prise sur deux quelconques des fils d’un triphasé, fin diminuant la raréfaction, on voit l'ampoule s'éclairer uniformément quelques secondes, puis •se briser. (Ces résultats avaient déjà été constatés par M. Uadiguet dans des essais faits sur le secteur triphasé de Limoges, 5o pulsations, 120 volts.')
- 20 Des interrupteurs divers (type Foucault ou Xeef), mis dans le primaire, refusent de fonctionner. f,e Wchnelt à réglage ne prend pas un régime régulier. En amenant la durée d'oscillation propre des interrupteurs au synchronisme avec la pulsation du secteur, les résultats m* sont pas meilleurs, même si le réglage est fait au diapason enregistreur avec le signal Deprcz. Le résultat le moins mauvais est donné par les
- interrupteurs qui ont par construction le moins de sell-induction et d’hystérésis.
- 3° Si Bon interpose un électro-aimant à novau feuilleté, tonné de deux branches rectilignes à 1 20°, portant deux bobines de sens inverse, de faible résistance, dont les nombres de spires décroissent de deux tours par couche :
- x. Le W'ehnolt fonctionne avec une régularité absolue pendant des heures. Il doit avoir pour liquide 1111e solution saturée d’alun de potassium, un platine à réglage avec bain d’amalgame d’étain, un ajutage en ébonite ou en stéa-tite, la grande électrode creuse en plomb à courant d’eau intérieur. La bobine donne des étincelles nourries, mais jamais la longue étincelle eu chenille Yvelinelt sur continu.
- 3. J/éelairage de l’ampoule est si parfait que la stroboseopie seule en montre les intermittences.
- y. Si. laissant le reste en l'état, on intervertit les extrémités du fil induit par rapport à l’ampoule, celle-ci 11e s’inverse pas. La zone éclairée ne se déplace pas, elle est aussi active poulies plaques, lin peu moins lumineuse pour
- 0. Les interrupteurs à période variable fonctionnent très bien quand on peut les synchroniser avec la période du secteur. Le plus satisfaisant est le solénoïde vertical à extrémité inférieure plongeant dans le mercure. En le réglant de façon que la portion de phase utilisée soit-7-à — ou inversement on obtient d'excellentes radiographies.
- L’auteur a pu ainsi, avec un matériel ordinaire pour courant continu, examiner et radiographier de nombreux cas de fractures, exostoses, lésions par projectiles, lésions pulmonaires, cardiaques, etc.
- Sur le siliciure de molybdène, par E. Vigoureux. Comptes rendus, U CXXIX, p. ia38.
- Le molybdène, préparé au four électrique par le procédé de M. II. Moissan, s’unit directement au silicium, comme l’a démontré ce chimiste. M. Yigouroux a étudié le résultat de cette combinaison.
- Du silicium cristallise- a été mélangé au produit obtenu en calcinant au rouge le molvbdate d'ammoniaque, niasse constituée par des proportions variables des deux oxydes M0O3 et MoO* (silicium 100 gv ; oxydes de molybdène
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- XXII. — NM.
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- 1 ;' I' (;LA11\A(. b h I.KCTniüUK
- :î‘)o gr . Le tout a été chaude dans uu creuset eu charbon introduit dans im four électrique qu'actionnait un courant cVenviron 1000 ampères et ,h» volts. Pendant la .chauffe, le molybdène naissant se combinait au silicium, la majeure partie de la scorie se volatilisait et, après refroidissement, il restait un culot d’aspect franchement métallique. Dans la plupart des essais, sa cassure laissait paraître des stries nombreuses qui indiquaient une cristallisation abondante. Pour isoler les cristaux, on plongeait le culot, fonctionnant comme anode, dans de l'acide chlor-hvdrique éteudu, au sein duquel baignait également une lame de charbon agissant comme cathode, l’n faible courant les détachait et les amenait au fond du vase. Après traitements alternés el rapides à l'eau régale et à la potasse, on reprenait successivement par l’acide fluorhy-drique, par l’eau, puis on séchait à l’étuve. Ces cristaux étaieut un mélange d un siliciure de molvbdène, d'un siliciure de fer et de siliciure de carbone. An tnoven du timgstatede cadmium, on enlevait le siliciure de carbone, par densité, mais il n’élait pas possible de séparer le siliciure de 1er. Ce n’est que par des essais multiples qu’on a pu obtenir un produit à peu près exempt de fer ; il répondait à la formule Sr Mo2.
- (le corps, dont la composition est analogue à celle du siliciure de tungstène étudié précédemment :7',W. Élect., t. XVII. p. 88, 8 oet. i8y8), jouît de ses mêmes propriétés. Ainsi le chlore le brille avec incandescence, vers 3oo°, en formant du tétrachlorure de silicium el du per-chlorure de molvbdène noir qui se dépose dans
- Sur quelques effets des décharges électriques sur le cœur des mammifères, par J,-L. Prévost H F- Battelli. Comptes rendus, t. CXXIX,
- Dans une Xote précédente Ecl. Elect., I. XVIII, p. 4;y, uj mars i8yy les auteurs ont montré que les trémulations fibrillaires du cœur provoquées chez le chien, chez lequel elles sont définitives, peuvent dans certaines conditions être arrêtées, le cœur reprenant ses battements lorsque l'on soumet l'animal au passage d’un courant alternatif de haute tension de 4800 volts par exemple .
- Au moyen de décharges électriques faites directement sur le cœur.. Us sont arrivés a des
- résultats analogues, résumés daus les conclusions
- i° truelle que soit la cause qui a provoqué les trémulations fibrillaires du cœur, chez le chien ou chez le chat adultes, elles peuveut être abolies et remplacées par de vraies contractions rythmiques du cœur, avec restauration de la pression artérielle lorsqu’on applique sur le cœur une décharge électrique appropriée (111 trop faible, ni trop forte) ; si toutefois on 11c laisse pas s'écouler un laps de temps supérieur il quinze secondes environ.
- 20 Quaud 011 a laissé passer plus de quinze secondes après l'apparition des trémulations fibrillaires il faut recourir a un massage plus on moins prolongé du cœur, pour appliquer la décharge d’une manière efficace et obtenir la cessation dos trémulations et le rétablissement des battementS'rvthiniques du cœur.
- Sous l’eil'et de ces décharges, les oreillettes sont, le plus souvent, arrêtées en diastole; mais cet arrêt n’est que momentané, si les ventricules réacquièrent dos contractions efficaces.
- Les décharges qui ont paru les plus favorables ii la restitution des battements du cœur étaient, chez le chat (capacité : o,63 microiarad; distance explosive : 5 mm'.; chez les chiens de petite ou de moyenne taille (capacité : 1,74 : distance explosive : 5 mm; chez les chiens de grande taille(eapaeité : 1 ,-4 distance explosive : (i min'i.
- 3e Les courants induits appliqués sur la région du cœur, qui a reçu une forte décharge électrique, ne provoquent plus de trémulations fibril-
- Ces trémulations peuvent, au contraire, être provoquées, si l'on électrise un point autre que celui qui a reçu la décharge,
- 4° L'iuhibition du point du cœur qui a reçu la décharge peut être plus ou moins intense, suivant l’énergie de la décharge; ee point peut-être ou complètement inhibé et rester sans réaction, ou ses réactions peuvent être simplement affaiblies.
- a" L’inhibition du point qui a reçu la décharge ne provient pas d’une lésion anatomique profonde, car elle est habituellement passagère.
- 6J Kn cas de décharges d'énergie modérée, le courant induit appliqué sur le point de la décharge donne souvent lieu à une accélération du cœur.
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- H K VT! K D’LLLCTIWCITK
- 3»
- ASSOCIATION MONTEFIORE
- Séance du 3o juillet 1899 (')
- Exposé des divers systèmes destinés à éviter le danger d’un contact entre les fils de télégraphe et de téléphone et ceux du trôlet, par A. Moens. Bulletin, p. 209-264.
- L auteur commence par indiquer brièvement ces systèmes. Tl les divise en deux groupes suivant qu’ils oui pour but d’empêcher le contact ou de rendre le contact inoffensif.
- Dans le premier groupe, se trouvent : <z) les réglettes de bois placées immédiatement au-dessus du conducteur de trôlet ; — b) les tubes en caoutchouc dont on recouvre quelquefois le conducteur de trôlet ; — c) les fils de garde isolés disposés au-dessus de ce conducteur ; — d) les filets de garde placés au-dessous ; — r enfin risolemcul. des fils téléphoniques ou télégraphiques.
- Dans le second groupe sont rangés : /'et g] les fils et les filets de garde réunis à la terre ; — h et / les boucles et rampes de garde ; — f les pinces spéciales; — h) les fusibles.
- T,es fils et filets de garde sont bien connus: les boucles de garde consistent en boucles métalliques entourant le fil téléphonique et d’un diamètre suffisant pour n'entrer en contact avec le fil que quand celui-ci tombe ; les rampes sont des tiges métalliques disposées horizontalement au-dessous des lils. fies quatre systèmes agissent de la même manière :
- Lorsqu'un fil téléphonique ou télégraphique \icnt a tomber, le conducteur à fort courant se trouve relié au sol par l'intermédiaire du fil rompu et de 1 appareil de garde ; le disjoncteur automatique de l'usine se met alors en fonction et la ligne à fort courant cosse d’être alimentée.
- Le cinquième dispositif du second groupe consiste en des pinces spéciales par lesquelles le fil téléphonique est soutenu. Si ce fil se brise, ces pinces s’ouvrent automatiquement et lâchent le fil.
- gluant aux fusibles ils sont toujours nécessaires pour éviter le danger d’incendie qui peut résulter d’un contact même de très courte durée. D'après le rapport de Wietlisbaeh, au Contes
- C) D'après le donner fascicule du Bulletin de l'Association des Ingénieurs électriciens sortis de l'Institut ‘‘lectrotec/wit/iw Montéfi rire.
- de (’.onève [Ecl. Eleclt. Ylll, p. 385, 1896 , ces fusibles devraient fondre sous un courant de 0,8 à i ampère, mais cette limite de l'intensité est trop élevée car les annonciateurs ne supportent qu un courant de 0,1 a 0,2 afnpére. Aussi MM. Blondel et Dubois recommandent-ils d’employer des fusibles très sensibles (ceux à platine irridié de Postel-Yinay ou ceux à alliage fusible de Sneak; et de les doubler par des parafoudres très sensibles protégeant les fusibles contre les décharges atmosphériques. Pour empêcher la formation des arcs le fusible est lait d’un fil mince tendu dans du sable ou dans un tube de verre recouvert d'un tube de fibres; 1 are est étouffé par le sable ou par l’explosion due au bris du verre. Des fusibles londant sous l’action,d’un courant de 0,2 ampère sont employés à Marseille.
- devenant aux quatre premiers système de ce groupe, M. Moens fait remarquer que le fil tombé peut fondre entre le fil de trôlet et l'appareil de garde rompant ainsi la mise à la terre; si donc un bout reste suspendu au conducteur à tort couvant, il devient un danger. A ce propos, il décrit l’appareil imaginé par M. I-lbricht pour éviter ces inconvénients. Nos lecteurs se l'appellent [Ecl. Élecl., t. XII, p. 3oo, 7 août. 1897 ! que clans ce système le fil de garde est en série avec un électro-aimant, lequel, par le mouvement de son armature, met le fil de trôlet en communication franche avec le sol dès qu'un courant le traverse. Ce système fonctionne avec succès à Swickau et à Dresde.
- A la suite de cette communication, il a clé décidé qu'une décision générale sur les dispositifs rappelés par M. Moens aurait lieu dans la
- Eclairage électrique des trains, par G. L’Hoest. Bulletin, p. 264-270.
- Après avoir donné le principe du système Stone qui, comme on le sait, consiste à suspendre la dynamo génératrice de telle sorte que la courroie qui la relie à l’essieu de la voiture glisse quand la vitesse de celle-ci dépasse une certaine valeur (Yoir Ecl. Elec.,t. YIII, p. 526, 12 sept. 1896; t. XX, p. 46°> 23 sept. 1899). L’auteur cite quelques résultats d’essais faits par lui ('t d’autres observateurs, résultats résumés dans le tableau suivant :
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- T. XXII. — NM.
- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- (oùervé.) de la dynamo linéaire courant
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- On voit que dès que la vitesse du Irain atteint 38 km : h., la vitesse angulaire de lu dynamo conserve la même vitesse angulaire de'910 t: m tandis que s’il n’y avait pas glissement de la courroie, cette vitesse angulaire aurait dû varier de 1 023 à 3 000 t : m.
- M. L’Iloest signale ensuite un perfectionnement dans l’équipement Stone. Ce perfectionnement consiste à mettre deux batteries d’accumulateurs en dérivation avec la dynamo et avec les lampes comme l’indique le schéma suivant :
- où B et. B' représentent les deux batteries, I- le réseau des lampes, D la dynamo. Quand le train marche dans un certain soirs, c’est l’une des batteries, B par exemple, qui alimente le circuit d’éclairage, tandis que l’autre batterie est chargée par la dynamo ; pour cela une résistance est
- intercalée entra; l'un des pôles de la batterie B'' et le point de connexion correspondant P. Quand le train marche dans l’autre sens, la résistance est automatiquement enlevée du circuit dérivé de la batterie B' pour être reportée dans le circuit de B ; c’est alors cette dernière batterie qui se charge pendant que l’autre alimente les
- Lorsque le train est sur le point de s'arrêter la dviiamo est déconnectée et les deux batteries fonctionnent en parallèle sur le circuit d’éclairage, (.les résistances étant automatiquement intercalées dans leurs circuits de manière à égaliser les différences de potentiel entre P et N, les batteries n’avant pas la même différence de potentiel par suite de leur état dé charge different. Enfin lorsque, le train étant en marche, les lampes ne sont pas allumées, les deux batteries sont chargées en parallèle par la dvnarao.
- Avec deux batteries fonctionnant ainsi la différence de potentiel aux bornes des lampes ne varie que dans des limites très rapprochées.
- Mesure des grandeurs électriques dans les circuits à courants alternatifs, par Orner de Bast. Bulletin, p. 271-296.
- Dans c.c mémoire l’auteur donne un exposé élémentaire des principes appliqués dans la mesure des intensités, des quantités d’électricité et des différences de potentiel alternatives. Par sa nature il échappe à l’analyse; aussi nous bornerons-nous à en recommander la lecture à ceux, qui, peu familiarisés avec les courauts alternatifs, désirent uue description a la fois claire et concise des principaux instruments employés dans l’industrie pour la mesure des grandeurs électriques alternatives.
- Le Gérant : C. ^A.L'D
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- Tome XXII.
- Samedi 13 Janvier 1900.
- 7' Année.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l'Ecole Polytncliniyue, Membre de l'Institut. — A. D’ARSONVAt*. Professeur au Collège de France, Membre de l'Institut. — G- L1PPMANN, Pt'ot'esscur y la Sorbonne, Membre de Vlusiitiil. — D. MONNIER, Professeur à l'F.eoIe centrale dos Arts et Manufactures. - H- POINCARÉ, Professeur ù la Sorbonne, Membre de l’Institut. A. POTIER, Professeur à l'École des Mines, Membre do l'institut. — A. WIT2. Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à U l'Acuité libre des Sciences do Éille. — J. BLONDIN, Agrégé do PUniversité, . Professeur au Collège Rolliu.
- LIAS II \CliKS ÉLKCTBIQUES Blî M.U-YOlik
- La grande cité américaine se prête particulièrement bien à l'exploitation d'un service de fiacres électriques en raison du tarif très élevé des voitures de place ; pour voitures à deux places, 5 fr. l'heure ou bien a fr pour les deux premiers milles (3,a km) et a,5o fr pour chaque mille supplémentaire. D'un autre coté, l’emploi des fiacres y est beaucoup moins répandu qu'à Paris, en sorte que Ventretien et. L’immobilisation du matériel et de la cavalerie faisaient, revenir la traction animale à un prix très élevé.
- Les résultats favorables obtenus ne sauraient donc être comparés à ceux qu'on peut obtenir dans nos contrées, spécialement à Paris, où le tarif des fiacres est beaucoup plus réduit.
- Geei dit, nous serons les premiers à reconnaître que ces conditions propices ont:été mises à profil avec une habileté et une énergie tout américaines.
- Les fiacres électriques de New-York sont dus aux travaux de MM. Morris et Sulom, de Philadelphie (h. Leurs premiers essais remonteraient à 1889, mais leur première voiture d’essai ne sortit que le 3i août 1894. Ils remportèrent le premier prix du concours organisé, le 28 novembre 189a, parle Times-IIerald, de Chicago, et, en 1897, le Franklin Instilute, de Philadelphie, leur décerna le prix et la médaille du legs John Scott.
- Ces travaux furent sanctionnés, au point do vue pratique .et industriel, parla formation d’une société d’abord peu importante, connue sous lé nom xle Ennemie Camuiage a.ni> ^ -Urox Covi-any,- colle société mit on service à New-York, 12 fiai-res électriques, le 15 avril *897 > pondant le mois de juin suivant, 63.2 locations furent faites, avec un maximum de 3a et un minimum tic 12 par jour ; 1 58o voyageurs furent transportés et la distance parcourue
- (') Ces inventeurs ont nommé leurs voitures des èhcirobules (du grec baitiv, je marche).
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- L'ÉCLAIRA GE É J. E C T RI ( ) U K
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- 4a
- fut <ie r 780 km, soit une moyenne <le bien comportées. Le succès commercial nombre de voilures électriques fui porté société se transformait : elle prenait le ne TATiON Company et portait son capital à 2; plusieurs filiales fu-teinps en vue de fiacres électriques de l'L'nion. Le casent ces eompa 4oo millions de Ces capitaux été adoptés simple « biggest in tlu servi tout d’abord ces des fabricants pneumatiques, de ques, etc., ce qui tion et l’exploila-11mm de frais. En-viennent d’être l'Élul de New-York, coûteront environ francs ; elles seront dans deuxans. Pen-nombreuses usines
- construites dans la ville et aux alentours renies liliales à d’autres États jusqu'à ce usine de charge sera munie de l’outillag1'
- (2 km environ par course. Les voitures s’étalent était dont- certain. Aussi, vers la fin de 1898, le à 100. Enfin, dans les premiers mois de 1899, la un de ,\i;w York Elkcthic venrcr.E axjj ’tkaxspor-> millions de dollars, soit 12a millions de francs;
- renl.créées en même l’exploitation des dans d’autres États pital dont dispo-gnies est d’environ francs.
- il pas ur du onl
- des lieen-d’accumul a le u rs, de
- permet la eonslriie-. tion avec le mini-suite, 4200 voitures e.ommaiulées pour Ces 4 2.00 voitures illions de
- danl ce temps, de de charge seront, ion sera étendue par.les difle-nplet soit, ainsi formé. Chaque rit plus loin, qui permet en 2
- Celte «
- ou 3 minutes de retirer la batterie épuisée et de la remplacer par une batterie nouvellement chargée. A. New-York le courant sera fourni par l'usine centrale construite pour les tramways et l’éclairage, à un prix excessivement bas.
- L’exploitation sera faite de plusieurs façons : la compagnie louera des voilures aux par-
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- tieuliers, à la course, à la journée ou au mois ; elle louera ses voitures à des cochers qui lui paieront une « moyenne » de 3o fr par jour ; enfin, la compagnie vendra des voitures à des particuliers, mais sans vendre la batterie ; moyennant un abonnement annuel, dont le prix n'est pas encore fixe, les propriétaires des voitures pourront obtenir, dans l'une quelconque des stations de la compagnie sur le territoire des État-Unis, le changement d'une batterie épuisée par une autre nouvellement chargée.
- On voit qu’il s’agit là d’une entreprise absolument complète, sortie de la période des tâtonnements. Ce sera la première ayant atteint ce résultat. Il est donc intéressant d’entrer à son sujet dans quelques détails. '
- Nous n’insisterons pas sur les modèles d'essais construits de x8g4 à 1897 ; ils avaient pour but de déterminer les formes les plus favorables à donner aux voitures et aussi la consommation d’énergie électrique nécessaire à leur traction.
- La description donnée plus loin des types adoptés en pratique nous dispensera d’entrer dans de grands développements au sujet des formes adoptées. Nous dirons simplement que dans toutes ces voitures l’avant-train est moteur et l'arrière-train directeur. Cette disposition a donné en pratique de bons résultats.
- Les essais relatifs à la dépense d’énergie électrique sont intéressants. Leur comparaison avec les résultats de la pratique montre combien l’exploitation des üaeres dans les grandes villes diffère de la « promenade » d’essais.
- Les inventeurs américains avaient conclu de leurs expériences, faites avec une voiture pesant en charge 910 kg, que les conditions de marche, étaient les suivantes (Tableau I) :
- Tablkac I. — Paissance nécessaire pour la traction à différentes vitesses.
- Les intensités de courant mesurées sont les intensités débitées par la batterie. Les coefficients de traction donnés dans la dernière colonne comprennent donc non seulement les frottements des roues sur le sol et des fusées dans les moyeux, mais encore les pertes dues au moteur et à la transmission.
- En admettant ces chiffres, une voiture du genre de celles employées à New-York, pesant, avec les voyageurs, environ j,5 t. demanderait, à la vitesse muxima de 4 ni • s, soit 14,4 km : h, une puissance
- F — 9,81 X 1,5 X 4 X 3o = 1766 watts.
- Une batterie de 48 éléments donnant 88 volts devrait donc fournir
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- I.’ECLAIRAGK KLECTRIOUE
- Aveu une capacité de ioo ampères-heure, cette batterie pourrait donc suffire à un •service de a h, soit un parcours d’environ -o km. Mais il faut tenir compte de la valeur
- plus élevée du coefficient de traction sur
- des
- certains pavages cl sur les rampes, arrêts, ralentissements, virages, de la diminution de capacité de la batterie par suite des courants exagérés aux démarrages, sur les rampes- Aussi ces valeurs ne sont jamais atteintes.
- Ainsi, MM. Morris et Salmn avaient calculé le tableau suivant (Tableau II) eu se
- basant sur les valeurs précédentes. En comparant les chiffres de ce tableau uveomeux que nous donnons plus loin, on peut voir que, dans la pratique, tous les poids ont été augmentés et les parcours diminués :
- Tableau II. — Relation entre le poids des voitures, le poids des batteries, la vitesse de marche et le parcours total, d’apt es MM. Morris et Salon/,.
- Du.;.........
- Hanson». . .
- Voiture l'enii.
- •Omnibus-- -
- Dans ce qui suit, nous décrirons d'abord les types de voitures en service ; nous donne-ns ensuite la description des usines de charge.
- 1. — lYPKS DE VOITURES ELECTRIQUES AMERICAINES. Haxsoms (189-1. — Le coffre est semblable à celui des eabs anglais (fig
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- KK VfK
- la voiture est montée sur 4 î'otms et porte il l’arrière lui coffre cjtiî contient la batterie et sur lequel est établi le siège du cocher. Une porte à deux panneau*, manoun-vrée par un levier ti portée de la main du Cocher, ferme la partie réservée aux vova-
- f. b. — Moyeu pivuli».
- et les roues d'arrière directrices ; elles sont toutes à rayons tangents, avec roulements à billes et pneumatiques Hartford do 7(1,2 111m de diamètre, gonflés à la pression de 7 kg : cm2, ce qui donne, à pleine elutrge, un plat sur le sol de i5 à 20 cm. Les roues d’avant ont 112 cm de diamètre et les roues d’arrière 81*3 cm.
- Le centre de gravité de l'ensemble est très lias.
- Chaque roue motrice est attaquée indépendamment par une dynamo Lundell bipolaire dont la eonxlcuctioli est représentée en ligure a, Chaque moteur, d'une, puissance normale de 1 100 watts, est enroulé en série ; il a une seule bobine inductrice ; sa forme est à peu près sphérique ; il est complètement enferme ; les paliers sont garnis de graisseurs automatiques et. de roulements ii billes. Le poids total de chaque moteur est de 78,;» kg.
- La ligure 3 représente le mode de .suspension des moteurs ol la transmission par engrenages. On voit que chaque moteur est. pivoté par un coté sur l'essieu tixe et supporté, à l'autre côté, par un double tampon élastique. Le pignon moulé sur l’arbre de rarmulurc engrène directement avec un cercle denté intérieurement qui est solidaire du moyeu de la roue ; eoüo-ei est montée à billes sur l’extrémité de l’essieu fixe ; le pignon a 10 dents et la roue dentée 82.
- L'extérieur du cercle denté, qui peut être au besoin recouvert par une composition .spéciale supportaul l'usure, sert de tambour pour le frein à bande.
- Les deux tiers du poids total, y compris les voyageurs, sont portés par les roues d'avunl.
- Les accumulateurs, fabriqués par l’Kiectrie Slorage battery Company, n’ont que 3 plaques, au chlorure et Manchester, du type 3 F d'une capacité de 100 ampères-heure, ou du type 3 M d’une capacité de 70 à 7J ampères-heure.
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- I/KCLÀIRÀGE ELECTRIQUE
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- Une batterie complète pour hansom pèse environ 4r0 kg» y compris les boîtes extérieures ; elle comprend 44 éléments divisés en 4 séries de 11 ; son régime normal est de ai ampères. Elle devait permettre, sans recharge, dans les conditions les plus favorables,
- Dans la pratique, elle ne permit que des parcours plus faibles; aussi dans les voilures, on la remplaça par une batterie plus lourde.
- Chaque série de 11 éléments est renfermée dans une boîte ayant, à chaque extrémité, sur un côté, une bande de contact en laiton, reliée avec les éléments contenus dans la boîte et servant à établir automatiquement les communications avec le circuit des moteurs en venant frotter sur des ressorts fixés dans lo coffre de la voiture. Des caisses en tôle, armées de plomb et.vernies à l’épreuve de l'acide, ont chacune oi Xd3XiVm cm. Les quatre caisses sont placées séparément dans le coffre de la voiture ; celui-ci est muni d’une porte s’ouvrant à charnières par le bas et est divisé longitudinalement par une douille cloison verticale placée au milieu ; les caisses reposent sur des rouleaux afin de rendre la manoeuvre plus-facile. On espérait, par l'emploi d’éléments h 5 plaques, faciliter les réparations et en diminuer l'importance ; mais, dans les nouvelles voitures on a diî employer des éléments plus lourds, à 5 plaques, afin d’avoir une capacité suffisante.
- Un combinateur dont le volant de commande est placé à la gauche du cocher permet d’obtenir les couplages suivants (Tableau T T T) :
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- Tableau III
- l BATTERIE
- groupos on dérivation do 22 éléments
- 6 à 8 12 à 16
- Les (igures 4 «t 5 qui représentent le schéma du combinaleur et le schéma général des communications permettent de suivre facilement la marche'des courants eide comprendre la construction du eombinatcur.
- latérale d’un cab do New-York
- Fig. 10. — Vue ou bout (arrière) d’un cab électrique do New-York (modèle x8<p8).
- La direction se faisait par essieu brisé d’une forme spéciale, connu sous le nom de « moyeu pivoté ». Les figures b et 7 représentent la construction de cet organe.et la disposition des leviers de commande.
- Cette disposition avait pour but de diminuer la longueur du bras de levier de la résistance en faisant pivoter chaque rôtie autour d’un axe vertical situé dans son plan : l'essieu' d’arrière E, qui est fixe, est terminé, à chacune de ses extrémités par un axe vertical P qui forme le pivot du moyeu. Sur cet axe est enfilé un manchon F terminé, vers l’extérieur,' par une saillie centrale filetée V. Le moyeu 51 de la roue tourne sur ce manchon par l'intermédiaire de billes en acier; il est maintenu en place par les rondelles R qui sont elles-
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- L ’ K ( : L AIH AG K É L E C T ltî Q U K
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- mêmes maintenues par le manchon S vissé sur la saillie V ; des billes en acier sont intercalées entre les rondelles pour faciliter le roulement; un chapeau C l'orme le tout et garantit les pièces mobiles contre la poussière.
- Cet organe d’une construction et d'un entretien compliqués a été abandonné, dans les nouvelles voitures, pour l’essieu brisé ordinaire.
- Chaque voiture était munie d’un evelomèlre enregistreur.
- Le poids total, sans voyageurs, était d'environ i iao kg.
- TIaNSoms {1898). — L'apparence générale de ces voitures (fig. 8, 9 et 10) est à peu près la même que celle du modèle de 1897. Seulement le centre de gravité est [dus élevé et les quatre roues sont toutes du même diamètre.
- Au début, ces roues, au lieu d’être à rayons, eoiume d'ordinaire, étaient formées chacune de deux plaques d’acier de 3 mm d’épaisseur, ayant la forme d’un bouclier et fixées d’uiie part au moyeu, d’autre part à la jante (fig. 8). Hâtons-nous d’ajouter que ces roues ont donné de mauvais résultats ; elles manquaient, d'élasticité et jouaient le rôle de boîtes de résonnance qui amplifiaient les bruits d’une façon très désagréable. On 11’a pas tardé à revenir aux roues ordinaires à rayons en bois. Les couronnes dentées à l'inférieur qui servent à la transmission du mouvement sont boulonnées sur ces rayons, afin d'éviter que l’eiTorL moteur ne soit transmis par le moyeu, ce qui déforme les roues.
- Chaque roue a 91,4 cm de diamètre; elle est munie de pneumatiques de 12.7 cm de diamètre, gonflés à la pression de 4,ai) kg : cm2. Los pneumatiques des roues d’avant, qui sont les plus chargées, ont du être supprimés, leur entretien étanL trop coùleiix; des bandages en caoutchouc plein dans lequel sont noyés des cerceaux en fils d’acier soudé
- •.ellents résultats. Les pneumatiques
- électriquement ont dt
- aussi été abandonné pour un essieu brii s. dont le détail est clairement indiqué si
- rdinaire à pivot incliné et à rc
- La longueur de la voiture, de bout en bout, est de 2,75 m; sa plus grande largeur de
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- i,53 ni ; l'écartement des roues, tant à Fuvanl qu'à l'arrière esl de i,{- m ; l'empattement est de i,41 m.
- Le poids total do la voilure est de i 35o kg avec la huilerie, mais sans les voyageurs ni le rocher, soit de i aoo à i Goo kg en charge.
- La batterie est composée de /\ü éléments, type FY., d’une capacité de ioo ampères-heures au régime normal de ao ampères. Chaque élément comporte deux plaques pOsiliVCS, type .Manchester, et trois plaques négatives au chlorure; les plaques sont séparées par des feuilles en ébonite ondulées ; les bacs sont en ébonile cl, dans, la caisse de la batterie , ils les uns des
- chaque élé-i m kg environ ; ticre pèse donc est montée caisse formée eu fer sur le-les parois en sières en . fer
- de la voiture, sont montés en j4 ; les pôles rie sont reliés deeontactextc-quo les coiii-s'établis sent ment dès que
- mise en place. Les dimensions de la ballerie, sans la caisse, sont les suivantes : longueur, / m ; largeur, o,66 m ; hauteur, «,4i ut.
- Les figni'c's ,, et îo. donnent le schéma des circuits du eombinateur ; la batterie est divisée en deux groupes de chacun -±4 éléments en série; ces deux groupes peuvent être montés soit en série soit en quantité; le circuit des armatures, formé des deux induits en dérivation esl monté en série avec le circuit des inducteurs qui Lui, est formé des deux inducteurs montés constamment en dérivation Fini par rapport à l’autre; seulemenl, l’inducteur de chaque moteur est formé de deux enroulements qui peuvent être groupés soit en série, soit en quantité. Les combinaisons sont les suivantes :
- quelsonttixées bois ; des glis-facililenl sa dans le coffre Les éléments deux séries de
- N* en km : h.
- » Arrêt O 48 olétnriits en sérié
- 1 A'»"* “ * poupes eu dérivation do 2.4 été- Série.
- d» *0 48 éléments en série'. d"
- 3 d" 24 d° Dérivation.
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- L ’ É CLAIRAGE É L K G URIQUE
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- La marclie arrière est obtenue au moyen d'n a commuLaleur inverseur spécial, commandé par une pédale. On peut ainsi obtenir trois vitesses arrière, mais ce n'esl qu’au prix d'une complication des organes de manœuvre : le cocher a la main gauche occupée par le levier du combinatour, la main droile par le guidon et le pied gauche par le frein ; le pied droit doit manœuvrer à tour de rôle le commutateur inverseur, le commutateur interrupteur et le signal avertisseur.
- Le commutateur inverseur est constamment ramené dans la position correspondant à la marche avant an moyen d'un ressort (fig\ 11).
- Un commutateur interrupteur sert à eouper le courant en cas de danger; il est muni d'une clé ([ne le cocher peut enlever lorsqu'il s'absente, afin d’éviter qu'un étranger ne puisse faire manœuvrer la voiture.
- Le frein à ruban, agissant dans les deux sens, est monté directement sur l'axe de l'armature dont la vitesse angulaire, est plus considérable.
- Le moteur est nue réduction du moteur cuirassé pour tramwavs construit par la compagnie Westinghouse. Chacune des roues motrices est attaquée par un moteur indépendant d’une puissance normale de i Ûoo watts à 80 volts, et dont la vitesse angulaire est de 700 t : 111. Chaque moteur est pivoté à une extrémité sur l'essieu fixe et, à l'autre extrémité, il est suspendu entre deux ressorts à boudin fixés sur la voilure (tig. y et 10). Il attaque la roue
- par simple réduction de vitesse; le pignon de l’armature engrène avec une couronne dentée intérieurement et qui est fixée sur les rayons de la roue motrice, comme nous l’avons dit.
- Le parcours total que ces voilures peuvent olfectucr sans recharge ne dépasse pas 3o à 35 km.
- Coupés (1898;. — Les figures i3, 14 et i5 qui représentent les détails de construction et la vue extérieure de ces voitures nous dispenseront d'autre description ; les organes principaux et leur disposition sont les mêmes que pour le dernier type étudié.
- Modèles 1899. — Les 4-200 voitures en construction ne différeront des modèles de .898 que par les détails. On cherchera notamment à diminuer le poids mort par l'emploi de matériaux de construction do qualité supérieure. Les moteurs seront d'un nouveau modèle et leur puissance sera doublée.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- S U K I.KS rm'THTWES-TA_MPO\S
- Dans une conférence faite à la Société des Electriciens de Berlin le 12 avril, M. L. Geriiard exposait sur l’emploi des batteries-tampons des considérations qu’il nous a paru intéressant d’analyser ici.
- La question clos balterics-tanipons est Loule actuelle. On sait que dans les exploitations de Lraimvavs la charge est extraordinairement variable, surtout quand il s’agit d'installations de faible importance.
- C'est ainsi qu’à Remsclieidt, alors que l’intensité moyenne est de i3a ampères; 'elle atteint 2,90 ampères pendant 1 minute, et jusqu’à 3^5 ampères aux à-coups, en meme temps qu'elle descend assez fréquemment à o.
- Dans de tels cas, il y a grand avantage à employer des batteries-tampon, et à ne calculer les machines que pour le débit moyen. On peut considérer-en effet que les frais d’acquisition de la batterie convenablement calculée sont compensés par l’économie sur l'acquisition des chaudières, machines à vapeur et dynamos.
- O ri bénéficie alors de tous les avantages offerts par la batterie-tampon :
- i° Considérable économie de charbon qui dans bien des cas est suffisante par elle-même pour compenser l’acbat des accumulateurs ;
- 2" Diminution du temps de marche des machines par suite de l'alimentation directe par la batterie des premières voitures le malin et des dernières voitures le soir ;
- 3° Diminution de l’usure des machines par suite d’une plus grande uniformité de la charge ;
- 4'’ Sécurité d’exploitation, la balleric pouvant continuer d’assurer le service dans le cas d’accident de machine.
- Pour des installations plus importantes, telles que celle de Hambourg où le courant oscille seulement entre 1 600 et 2 4°° ampères, avec une moyenne de 2000 ampères, le prix d’achat des accumulateurs peut n’èfre pas compensé par l'économie sur l’achat des machines et sur le charbon, et'pourtant dans ces cas la sécurité d’exploitation est tellement importante qu'iei aussi, on peut employer des batteries-tampons. C’est ainsi qu’à Hambourg est installée une batterie capable de donner 1 600 ampères ; à Berlin Irois batteries pouvant donner ensemble 3770 ampères; à Leipzig une batterie donnant 1480 ampères, ces batteries étant toutes suffisantes pour assurer ce débit pendant une heure.
- A Leipzig, malgré l’importance de l’installation, il y a néanmoins, par suite de l’emploi de la batterie-tampon, une économie do 3o p. 100 par.kilowatt-heure produit.
- l’our le calcul d’une ballerie-tampon, il conviendra de prendre la charge la plus importante, qui est en général celle du dimanche où le trafic est plus intense.
- Sebrœder a adopté une méthode simple île calcul. Si 011 appelle /• le coefficient de traction en kilogrammes par tonne, s l'inclinaison en millimètres par mètre, t la inassse de la voiture entonnes, v la vitesse en mètres par seconde, le le rendement du moteur, transmissions comprises, la puissance nécessaire pour mouvoir la voiture, comptée aux balais du moteur est
- exprimée en chevaux.
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- 1,'ÉCLAIR A G K K l. L C T R L Q U E
- Le coeffiei On peut overine de :
- upter
- apporte aux démarra effet qu’en pratiqu
- gmentenl la puissance
- Ce chiffre est basé sur ce <p m et qu'on peut compter i d’absolu et peut devenir dans \ >it que les arrêts soient [dus
- brusqu
- On
- unent la
- une voiture lancée peut, par ; moyenne un arrêt tous les rtains cas notablement supéri équents, soit que le condiii
- i notabler électrieie
- l'aide du graphique de la fig
- et profile de la vitesse acquit amplement la puissance totale nécessitée par toutes le
- oiture
- de 8 k
- départ de voiture toutes les dix minutes.
- La ligue c d/'indique un voyage complet aller et retour qui s’effectue ici comme on voit, en 8o minules.
- Pour avoir par exemple la puissance nécessaire à la minute 54, il suffira de tracer la liguegh
- correspondante. Les points d’intersection f, h\ /, tu. n, o, p, q donnent à cet instant la position des voilures sur le profil. L'équation i appliquée à ces différentes voitures permettra d’avoir la puissance totale n cul instant.
- En effectuant celle opération pour un certain nombre de points ou pourra tracer la courbe des puissances nécessaires en fonction du temps. Il est bien évident d'ailleurs qu’il suffira ici de représenter cette courbe pour une période de dix minutes.
- Four l’évaluation de l'intensité moyenne on peut également simplifier à l'aide d'un graphique.
- Dans la figure a, les lignes horizontales en Irait fort se rapportent à la 3o° et à la 4ofi minute. Le travail à effectuer entre ces doux ligues est celui correspondant aux différentes lignes c u, v n\ x y, a b. On voit évidemment que la ligne c d est égale à eu v w -f- x y + a b.
- Par conséquent pour avoir le travail total, il suffira de calculer le travail total pour un voyage complet aller et retour. La puissance moyenne s’obtiendra en divisant ici le travail par 10 X do qui exprime le nombre de secondes.
- On peut exprimer alors la règle suivante : pour obtenir la consommation movenne du courant nécessaire pour toutes les voilures, il suffit de calculer le travail total nécessaire pour faire mouvoir une voiture une fois sur toute la ligne aller et retour et de diviser le travail trouvé par le temps en secondes qui sépare deux départs.
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- K K Y UE D ’ É L II C T li IC ïT É
- 53
- Pour l'estimation du travail, on n’aura pas à considérer les rampes inférieures à la valeur du coefficient de traction. Ainsi par exemple, sur une rampe de cj millièmes, on aura, A étant le travail et « la longueur du parcours, et le coefficient de traction étant pris égal à 12 kgr par tonne,
- pour la montée : A = "h 9)..f'L_
- et pour Sa descente
- Ira somme donne
- Ces deux valeurs se compensent; on peut ainsi considérer toutes les rampes inférieures à i-2 p. iooo comme paliers.
- Pour les rampes supérieures à \i millièmes, on pourrait aussi négliger les pentes et les rampes si on récupérait, le travail pendant les pentes; mais il y a des inconvénients à cela, aussi on n’a à considérer ici dans les pentes que la dépense due aux démarrages, soit
- (o,i5.i
- et pour la montée
- La somme des deux équations donne la dépense pour l'aller et retour, soit
- A = (3)
- Les deux équations i et 3 permettront de déterminer le travail rnoven et par suite de calculer la machine dynamo et la machine à vapeur.
- Pour le calcul de la batterie, dans le cas d’une installation où l’intensité descend à o, on devra choisir la batterie capable d'absorber la charge totale de la machine. On devra considérer aussi <[ue pour les accumulateurs l'intensité de charge esta l’intensité de décharge dans le rapport de 3 à 5 environ. Ayant le courant, maximum de décharge, on prendra une batterie capable de fournir ce courant pendant une heure.
- Par l’emploi des batteries-tampons il n’y a pas à tenir compte du maximum du coefficient de traction ni du maximum de trafic. U suffira de prendre la moyenne de l'année.
- S'il est recommandable d’installer des batteries-tampons dans les stations centrales, aussi bien dans le cas des petites que des grandes installations, il devient économique de placer la batterie sur la ligne même dans le cas des longs parcours.
- C'est le cas de la ligne lfaspe-Gevelsberg à llagen en AYestpbalie.
- La figure 3, donne le profil de la ligne et le graphique, et. la figure 4- la situation en plan. Du kilomètre 19,7 au kilomètre 17,68, la ligne était déjà en exploitation et il s’agissait de décider s’il valait mieux faire l’exploitation directe pour la ligne 17,68 à n,5 ou bien munir d’une batterie-tampan.
- Dans cc but, il faut estimer ici les coûts d'installation et d’exploitation, toutes les autres conditions restant semblables dans les deux cas.
- A. — Emploi d’une batterie-tampon. — La station d’énergie est située dans le local de
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- T. XXII. — N ' 2.
- 54 1/K Cl. A III AGE ÉLECTRIQUE
- la Société de fabrique ries accumulateurs et à o,5 kni de la borne kilométrique 19,7. Si
- considère que la baLlerîe est au kilomètre 14, la distance de la batterie à la station est 19,7 + o,5 - 14= 6,2 km.
- Le travail à fournir pour un voyage aller et retour se calcule par les formules 2 cl 3 Le tableau suivant donne les calculs :
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- RK VUE JVfiLKCTRICTTK
- La voiture pesant i4 tonnes, avec un horaire à i5 minutes, une dilférence de potentiel utile de.aoo volts (soif fïoo volts aux machines) et un rendement de 0,70 pour le moteur et les transmissions, on a pour le courant moyen
- 14. 304100-9,81
- 89 ampères
- Pour la perle en volts dans les rails, on ;
- 6.>-89
- Il reste alors pour la perte en Iq
- qui donne pour la section
- Calcul du coût d'installation.
- valeur admise 101 ampères à la charge et iGr> « ta décharge.
- Prix d'une telle batterie..................................................... 32746.60 (Y
- Tableau de distribution..........................................;............ 2 22a,20 »
- Conducteurs. — Do la station au km 17.68 il y a o,5 -f- 19,7 — 17.68 = 2,rri km On prendra 2 fils dç n5 mm2, soit 5o40 m do câble pesant i,o3 kg par 111, soit
- 5 191 kg à 3,70 fr le kg................................................... 19 306.70 «
- Comme il y a 2 conducteurs de 00 mm2 du km 17,68 au km 14, il suffira d’un conducteur de 13o mm5, soit 3 680 m de (il pesant 1 ,i63 kg par m, soit 4 280 kg
- à 3,70 le kg................................................................ 13 836 0
- Isolateurs, montage, à 1,235 fr le m courant (5o/jo -j- 3 680) 1 235.......... 10 762.3o »
- Tola1......................................... 76208,90 fr
- Coût d'exploitation.
- En comptant 5 p. 100 d’intérêt et un amortissement en :
- du prix d'achat, soit 11,8 p, 100 de 22 7.46,60 Fr............................... 2 683,20 fr
- 4o ans pour la construction, soit 5,8 p. 100 do 4 444-45 fr.......................... 226,80 «
- 30 ans pour le tableau de distribution, soit 8 p. 100 de 2 223,20 fr................. 177,80 >:
- Visite de batterie ^................................................... 1 353,10 »
- Terrai)), 5 p. 100 de 987,66 fr...................................................... 49;4o »
- Total.................................................... 8 186,20 fr
- IL — Par exploitation directe. — La charge maxima se produit à ln minute Bq (voir fig. 3). A ce moment, une voiture se trouve sur la rampe fi8 p. 1000. L’cilorl de traction étant alors 70 kg par tonne et la vitesse de 3,33 m par seconde, la puissance nécessaire par tonne est
- 70 X 3,33 rr 233 kgtn par seconde.
- Une autre voiture se trouve dans la rampe 8 p. 1000 oit la vitesse est (le 5 m par seconde, ce qui donne pour la puissance necessaire, par tonne
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- T. XXII. — N- 2.
- 56
- I/ÉC L AIR À G E ÉLECTRIQUE
- Un(‘ autre, dans la rainjio 6 p. iooo exige par tonne.
- 18 X 5 = 90 kgm par seconde.
- Une quatrième voiture se trouve en forte pente, d’où charge nulle et enfin une cinquième est en station à GeveJsberg.
- La somme donne 4^3 kgm par seconde.
- En y ajoutant aa p. 100 pour les démarrages, on trouve oap kgm par seconde. L’intensité maximum nécessaire devient :
- 14 x 529 x 9.81
- La perte en volts dans les rails est alors
- 6,3 x 20-7n
- et il reste pour la perte dans les conducteurs
- volts.
- 5o — 18 = 32 volts
- ce qui donne pour la section des conducteurs
- 57. 3a~ ~ ;°3mm
- 1,26 kg par ni 3y 060 kg, Cuivre à 3.70 le kg.................................... 144 664,55 fr
- Matériel isolant et montage à 1.335 fr. le m courant, 3i 000 x 1 ,a35 .............. 38 371 ,o5 >»
- Coût tl’inslallation................................................................ 182935,60 fr
- de 182 935^60 fr. . . '...................................................... 14 634,85 fr
- On voit qu’ici les coûts d’installation et d’exploitation sont beaucoup plus élevés que dans le cas de l’exploitation avec batterie-tampon, particulièrement à cause de la hausse dos cuivres.
- Indépendamment des
- Ainsi par exemple,
- e Müncheii-Ciladbach, de 6 à 7 heures matin, de midi à l'exploitation se fait à 5 minutes avec remorquage. li en a 5 qu’à ces heures, la charge moyenne atteint 476 ampères alors que la moyenne de la charge' journalière n’est que 289 ampères digne a b).
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- IlKYl’F, TV ÉLECTRICITÉ
- 57
- La capacité (le la batterie devra être ici 2 (476 — 289) = 3g4 ampères-heures.
- Si on considère maintenant les variations du voltage, celles-ci seront d'autant plus faillies que la résistance intérieure de la batterie-tampon sera faible également. Les variations du courant de la machine dépendront également de l’importance de la batterie.
- T.a régularisation dépend aussi de la caractéristique de la machine : avec les machines hypercompound une batterie-tampon deviendrait nuisible ; les machines les mieux appropriées sont les machines shunt avec caractéristique fortement tombante.
- L. Jumau.
- YUCUMULYTElHS POUR AUTOMOBILES ÉLECTRIQUES
- LE CONCOURS INTERNATIONAL DE T.'AUTOMOBILE-CLUB
- I. — Organisation et résultats du concours
- Le concours de tiacres organisé en juin 1898 par l’Automobile-Club de France (*), si fertile en renseignements sur la puissance de l’énergie électrique consommée par les différentes voilures dans des conditions de vitesse, de rampes, et de terrains les plus variées, démontra la possibité d'assurer un service de liaeres au moyen d'automobiles électriques, mais n’apprit rien sur la valeur relative des accumulateurs, tant par suite de sa faible durée, que du fait que tous les fiacres ayant pris pari au concours, étaient munis d’accumulateurs
- Le concours de fiacres demandait donc à être complété par un concours d’accumulateurs. Sur la proposition de M. Jeantaud, le Comité de l’A. C. F. en décida le principe. Une Commission fut nommée immédiatement en vue d’organiser le nouveau concours et en décembre 1898 elle en publiait le règlement (3).
- C) Voir L'Éclairage Électrique, t. XV, p. \9/,, 18 juin ,898, t. XVI. p. 60, 9 juillet 1898 et t. XVII, p. 16,
- Hérard (Fernand), Krlégcr (Louis), La
- (3) Ce
- M. le comte
- I (Charles), .Tenatzy (Camille), Knyff (chevalier René de), Krebs (Anhur)' , La Beau,ne Pluvinel (comte A. de), Michel-Lévy (A.), Mildé (Charles), Monmerqué (Arthur), Mors (Emile), Philippart (G.), Reclmiewski (W.-C. de), Sarcla (Jules), Sartiauv (Eugène), , Talansier (Charles), Walcltcnaer (Charles).
- ' (Etienne"™ lattre, Dcprez (Marcel), Esclnvège (Paul), (Camille), Knyff (chevalier René de), Krebs
- e l’À. C. F.
- ms le Supplément de.ce journal du i7 décembre 1893 (t. r la compréhension des tableaux donnés plus loin de le rej
- XVII, p. cix);
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- 1800.
- H K y V K D ’ K L K C T R1C1T Ê
- teries étaient engagées par 18 concurrents. Le tableau suivant donne la liste des engagements dans l’ordre des inscriptions indiqué par le numéro matricule; il donne également pour 17 des batteries la lettre matricule correspondant à la place occupée sur le .chariot trépidaleur et la nature des plaques (tous les accumulateurs présentés étaient du type plomb-plomb).
- Tableau I. — Liste des engagements.
- Slough (Angleterre), nne (Autriche). . . .
- Diverses causes, parmi lesquelles le non-achèvement des travaux de l'hotel de LA. C. F. et du sous-sol réservé au concours, eurent pour conséquence de retarder de plusieurs semaines rouverlure du concours. Le samedi 3 juin, date à laquelle les dispositifs de vérî-iication étudiés par Al. Hospitalier et montés par AI. Mildé furent prêts, la première charge officielle fut donnée à 14 batteries. Les lundi 5 et mardi 6 juin, les décharges furent faites à intensité constante, l'appareil à décharge variable, étudié par AI. Solignae et construit par AI. Bidaut, n’ayant été prêt que le mercredi 7 juin. A partir de cette dernière date, les décharges furent faites conformément au règlement.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- Le 10 juin, deux nouvelles batteries, 9 E et 23 B, furent mises en essai ; le même jour, la batterie 16 D fut enlevée et ne fut pas remplacée; le 24 juin, la batterie 22 S fui mise en çircuit pour la première fois; 16 batteries se trouvaient alors prendre part au concours.
- Ce ne fut que le 19 juillet qu’on put mettre en marche l’appareil trépidateur étudié par M. de Chaiseloup-Laubat et construit par M. Jeantaud. Encore cet appareil n'a-t-il fonctionné que 122 heures correspondant à un parcours d’environ 1800 km sur terrain accidenté.
- Nous reviendrons plus tard sur la description de la salle d’essais (*),- nous donnerons également dans de prochains articles la description des batteries ayant pris part au concours (2). Aujourd’hui nous nous bornerons à faire connaître les résultats généraux du concours en reproduisant les extraits suivants du rapport sommaire que M. È. Hospitalier a déposé, le 3 janvier, seulement un mois après la fin des essais, au nom de la Commission
- décharge officielle le 2 décembre.
- Le nombre officiel de charges et de La durée théorique totale de ces 153
- officielle a été fournie le 3 juin et la
- donc de t 53 réparties sur 26 semaines et 153 décharges est de. 760 heures pour c
- Pour des raisons diver 4o minutes ainsi reparties :
- le trépidate
- pu fonctionner
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- Il K V U K IV ÉLECTRICITÉ 61
- Tableau II
- État des batteries mises hors circuit cuir, décharges à intensité constante.
- Conditions de construction et de fonctionnement des batteries et des éléments.
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- 6a
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- ItEVUJÎ DT.T.KCTl-UCITK
- G 3
- L'arrêt définitif a eu lieu le i4 novembre. Le rapport de la durée réelle des trépidations à la durée théorique de marche est :
- 122,66 _
- “ 635"' “ 0,19
- soit un peu moins de un cinquième.
- Déchakges éliminatoires. — Par application de l’article 9 du reglement, les batteries ont été soumises tous les samedis à des décharges constantes à 24 ampères et mises quatre fois hors circuit avant d’être définitivement éliminées par application de l article 9 du règlement. Le tableau II !f\tal des batteries mises hors circuit aux décharges à intensité constante) fournit les dates de ces mises hors circuit, le nombre de décharges officielles effectuées et l’énergie totale fournie apres chacune de ces mises hors circuit.
- Ce tableau montre que, pour des raisons diverses que nous n'avons pu apprécier ici, un certain nombre de batteries n’étaient pas suffisamment préparées à subir les épreuves du concours. La Commission a décidé de ne faire état, dans ce procès-verbal sommaire et dans le rapport général, ipie des batteries ayant fourni au moins soixante décharges complètes avant élimination définitive.
- Sur les dix-huit batteries expérimentées, huit ont satisfait à ces conditions. Nous en donnons la nomenclature avec le numéro matricule, la lettre matricule, et le nom abrégé sous lequel nous les désignerons à l’avenir :
- r. F. Métaux.
- 2. L. Pollak.
- 3. K. Tudor.
- T. Pescelto.
- O. Ulot-Fulmen. N. Fuhnen.
- 11. Phénix.
- S. Pope.
- Le tableau III résume les principales conditions de construction et de fonctionnement des huit batteries énumérées ci-dessus, ainsi que les principaux facteurs spécifiques qui permettent les comparaisons.
- Un seul facteur de ce tableau exige quelques explications. L’intervalle de temps écoulé entre l’époque où une Laiterie X a reçu sa première charge et celle où elle a fourni sa dernière décharge a reçu le nom de Vie officielle de la batterie. Pondant celle vie officielle, l'ensemble des batteries a reçu un certain, nombre de charges et un nombre égal de décharges auxquelles la batterie X considérée a ou u’a pas participé. C’est ce nombre d’opérations que nous avons désigné dans le tableau par l’expression : Nombre officiel de charges-décharges pendant la vie de la batterie. C’est une limite maxiiua dont les charges et décharges réelles, complètes ou partielles, se rapprochent d’autant plus-que l’allure de la batterie, pendant sa vie officielle, a été plus régulière.
- Les détails des expériences et l’appréciation des résultats feront l’objet d’un Rapport complet actuellement en préparation, et dont la publication n’aura lieu qu’après approbation par la Commission.
- Terminons par quelques renseignements sur les huit batteries qui ont fourni au moins Go décharges complètes avant élimination définitive :
- 1. F. Métaux. — La batterie ri’a pas subi les décharges nos Go, Gi, fia. fifi, 67, 68, 69, y3, 74. 65 et 81,
- Les séparations isolantes des plaques ont été lavées après la décharge n° 44-ïjes éléments de la batterie ont été nettoyés et l’acide a été changé après les décharges tC" 61, 67 elGtj.
- a. L. Pollali. —La batterie n’a pas subi les décharges nos 61, 65, 69, 78 et 8t.
- Llie a été nettoyée et l’acide a été remplacé après les décharges n0' 60 el 64.
- 3. K. Tudor. — La baltcrie n'a pas subi les décharges nos 60, fii, 62, 92, 98, 94 et 90.
- Les éléments ont été nettoyés et l’acide a été changé après les décharges n0* 62 et y3. -7. Pescetfo. — La batterie n’a pas subi les décharges n0' ifi, 21, GG, G8, 71, 77, 83, 90, 97, I0è 119, <23, 127 et 134-
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- L ’ É c: L AIR A G K K L K ( T UIQU E
- T. XXII. — N" 2.
- Les éléments ont été nettoyés et l'acide a été remplacé après les décharges nos 34, dp et
- i3p.
- 10. O. BLol-Fuhnen—La huilerie n’a pas subi les décharges noi i3:i, i33 et i34-
- La batterie a été nettoyée et l'acide a été remplacé après les décharges nos <83, 9;, 128, i3i et i34. ‘
- 11. t'idmen. — La batterie n'a pas subi les décharges nl>9 38 et 4p-
- La batterie a été nettoyée après les décharges nos 39 et 83.
- 12. IL Phénix. — La batterie, placée sur le chariot trepidateur après la 7*’ décharge, 11'a pas subi les décharges nos 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7. 107 et 110,
- Les éléments ont été nettoyés et l’acide a été changé après les décharges ncs 106 et 109.
- La batterie a été détruite à la suite d’un accident, après la décharge n° 109.
- 22. S. Pope. — La batterie, placée sur le chariot trepidateur après la 18e1 décharge, n'a pas subi les décharges nos 1, 2, 3, 4, 0,6,7, 6, 9, 10, 11, 12, i3, 14, i5, 16, 17 et 18.
- Dans le prochain article nous donnerons la description do ccs batteries.
- J. Blondis.
- UE VI E T \1) [ STRIE LT
- MOTEURS ÉLECTRIQUES
- Du frottement dans la marche à vide des moteurs d’induction, par Rudolf Braun. FAcck-trotechnische Zeitschrift, t. XX, p. fiBo, 28 septembre
- La connaissance des pertes par frottement dans les moteurs d’induction (frottement dans les paliers et ventilation) a une certaine importance pour le constructeur, car ces perles constituent une notable partie de la dépense à vide dans ces moteurs : d’autre part, dans les limites ordinaires de la pratique, 011 peut admettre qu elles restent sensiblemout constantes à toutes les charges, bien qu’elles puissent varier un peu, suivant le mode d’utilisation du moteur.
- L’auteur cite d’abord trois méthodes de mesure de ces perles.
- La première consiste à mesurer au wattmetic l’énergie absorbée par le moteur tournant à vide, puis à ouvrir le circuit de l'armature (supposée par suite munie d’un bobinage et non en cage d’écureuil), et faire rapidement une seconde lecture. La vitesse décroissant d’abord très lentement, on peut admettre que la dépense d'aimantation du fer reste la même que dans la première mesure, et, si on fait abstraction des pertes Joule dans le cuivre de l’armature en mar-
- .1. ET SCI K VN IIO! K
- elle à vide (pertes très faibles d’ailleurs), la différence des deux lectures au Avaltinèlre donne les pertes par frottements mécaniques cherchées.
- T.a deuxième et la troisième méthodes indiquées par l’auteur reposent respectivement sur l’observation de la décroissance de vitesse du moteur lancé, et sur l’emploi d'un petit moteur auxiliaire étalonné; les mesures qu’elles exigent sont communes à toutes les mesures de perles à vide et fort connues.
- Ccs deux dernières méthodes nécessitent d’ailleurs une installation assez compliquée et demandent un temps assez considérable : aussi l'auteur y ajoute-t-il une quatrième méthode qui permet, étant connus le glissement à vide et le glissement à une charge donnée, de calculer simplement les pertes par frottement, et de comparer le résultat avec celui qu'a donné la première méthode.
- Adoptons les notations suivantes :
- •‘5’, travail effectif du moteur en charge ; lv5y, travail absorbé par le frotttement à vide ; cî?0, perle dans le cuivre de l’armature à vide ; R, résistance d'une phase de l’armature ; c et e0, facteurs de forme du courant de l’armature en marche normale et à vide ;
- constante par laquelle il faut multiplier la
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- REVUE D'ÉLECTttTCITK
- 65
- force éloctromotriee dans une spire pour avoir la force électromotrice totale dans l’armature ;
- fréquence du courant d’alimentation du moteur ;
- f et f0, fréquences du courant dans l’armature en charge et à vide ;
- f0, couple de frottement à vide en kilogram-mètres ;
- •ï> et 4>n, flux totaux traversant une spire et y engendrant la composante de la force électromotrice en phase avec le courant, en charge et
- réaction de l'armature et de la dispersion ; K est plus petit que Ku. On admet que les formes de courant restent les mômes.
- En comparant (5) et (6) on obtient,
- J K f t\~f
- ' k0 • u r-h
- D’ailleurs
- :2/j, nombre de pôles du moteur.
- La force éleetromotrico, en phase avec le courant, engendrée dans l’induit-, est à vide
- d'où nous déduisons, pour la perte dans le cuivre de l’induit,
- "» îî. = Tr=(V/iX^,0")5-ir=K"«’
- désignant une constante.
- En partant du couple T#, on obtient une autre expression de ,
- (=) ‘tV0 = i'0.M.9.8t-A = Tî1r0/-0
- d’où
- Pour les moteurs usuels de bonne construction, l’auteur admet pour ce rapport une valeur moyenne de ci,g.
- On peut d’ailleurs le déduire des mesures de dispersion.
- Inversement ou peut aussi utiliser la formule (y) pour calculer l’accroissement de dispersion entre la marche h vide et la pleine charge, si l’on a au préalable déterminé au watt-mètre (ire méthode), les frottements a vide.
- L’auteur donne ici quelques exemples montrant ht concordance des résultats obtenus par la première méthode (wattinètrc), et la quatrième.
- Il emploie la formule (y) modifiée, en remplaçant les fréquences /par le nombre d’alternances par minute <o, et en adoptant
- (3) r.= -KÎ-/i-
- Le travail de frottement à vide est donné par l’expression
- (-0 ïî,= IV i*. 9.8. = K, r„ (/,—£,)
- et d'après (3)
- (-.) = K, 4
- Telle est l’expression du travail de frottement dans la marche à vide.
- Si maintenant le moteur fournit un travail ‘te, la fréquence des courants induits devient /, et <>n a une équation analogue,
- 'G) -o, + ?;= k /-(/; - f),
- la constante n'étant plus la meme, car le flux qui traverse l’induit s'affaiblit par suite de la
- la formule dévient
- Premier exemple. — Moteur asynchrone triphasé à 8 pôles, puissance normale n5 chevaux, (.) — a/fo, tii0 ~ u. Frottements à vide mesurés au waltmètre : ioio watts.
- La formule (81 donne
- ^ 240 fiooo — 240 ’
- °'9 "7ï 6000 — fi 1
- Deuxième exemple. — Moteur asynchrone diphasé dey chevaux, 6 pôles, w= 33o,'oju = 20 : 4ooo watts. Frottements à vide mesurés au wattinètre.
- = 33o
- ’ijf au waltmètre — :\c
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- GG
- I/ÉCLATRAGE ÉLECTRIQUE T. XXII. --N«2.
- La formule (8) donne 39G.
- Remarquons que la perte dans le cuivre à vide n est donnée par
- <'5'/ _ f^ — fs _ 6000 -co,
- <S0
- h
- d’où il résulte qu'elle n'a qu’une très faible importance dans les pertes à vide, et est absolument négligeable par rapport aux frottements.
- Troisième exemple. — Moteur triphasé asynchrone de ip.5 chevaux, à armature enroulée en trois phases : R= o,o3 ohm ;par phase)., e>0 = 4,3. Frottements à vide au wattmètre : 3080 watts.
- Courant à vide dans l'armature : 4,9 A.
- ^ = 4,9-. 3.-
- \ = -!. l6 V
- Or la formule (9) donne
- 6000^—40 ____
- concordance très satisfaisante.
- Quatrième exemple. — Moteur asynchrone
- diphasé (armature àdeuxphases) : R =o,o4 <dnn, u>0 = 5,8. Frottements à vide, 1 54o watts. Courant à vide 4,?-5 A (armature),
- d’où
- 3. -
- et, d’après la formule '9)
- a figure 1 représente le rapport pour dilFérentes puissances usuelles de moteurs.
- On peut déduire le couple de frottement a vide, soit de la formule
- On obtient ainsi, pour l’exemple 3, respectivement 5,9 kgm et G kgm.
- La figure 2 représente les couples de frottement des moteurs de différentes puissances, et la figure 3, les pertes de frottement spécifiques, c'est-à-dire rapportées à un cheval.
- On voit, que pour les types très petits (i/4 cheval), le frottement absorbe 25 p. 100 de la puissance, pour un type moyeu (25 chevaux), 5 p. 100, et pour t 5o chevaux, environ 3,20 p. 100.
- Ces valeurs varient évidemment suivant les constructeurs, mais les courbes rapportées ici
- ont. été tracées d'après les résultats moyens de nombreuses mesures.
- A. M.
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- rkyuk dklectricitk
- TÉLÉGRAPHIE
- Rouillard pour le dragage des •s, par F -G. de Nerville. An-. XXV, p. igr-ioo.
- opérations de dragage fort difficiles qui, en 1897 fit 1898, ont été nécessitées par la pose du câble transatlantique Brest-Cap C<xl, U. A. Rouillard, ingénieur de la Société industrielle des Téléphones, a été amené à imaginer et à hure construire divers types do grappins, les types usités jusqu'à ce jour n'ujumt pu permettre le relèvement du câble.
- servent pour les terrains durs. Les dents longues dépassent les moyennes do ia cm et sont destinées aux terrains vaseux dans lesquels le câble est fortement enlisé.
- Lorsque ce grappin, rattaché à un filin de drague, arrive au fond de la mer et qu'il subit une traction, il ne peut prendre qutme seule position d'équilibre stable : les palettes jouent le même rôle que le jas d'une ancre, elles raguent sur le fond comme le bâti d'une herse et l’une
- dément et peut atteindre le câble enlisé. Aussitôt pris, le câble est ramené sous l'aisselle de la dent qui constitue un petit logement en forme de rainure de 5 cm de largeur et de 8 cm cle profondeur. Lors même que le câble est saisi non loin d'un bout libre, le frottement qu’il est suffisant pour le renie. S'il vient à glisser, le filin qui le recouvre déchire, s’accumule en arrière du grappin et rme bientôt avec les enduits un bourrelet sez résistant pour arrêter le glissement du
- — Grappn
- flg
- 1 représentent un grappin pour la relève des câbles. 11 se compose d'une tige A en acier prolongée par deux palettes 13 et B' situées dans 1111 même plan contenant l'axe de la tige A. Dans un plan normal se trouvent deux saillies C et Cf portant les dents 1) et D'du grappin. L'ensemble de la tige, des palettes et des saillies latérales constitue un seul bloc en acier coulé. Dans les saillies s
- cylindriques. Les dents, nt à leur
- grappin est muni de trois jeux de
- Chaque dents de le
- sentent le grappin armé de ses dents moyennes, qui ont 35 cm de longueur. Ce sont celles qui servent le plus généralement. Les dents courtes ont 12 cm de moins que les moyennes ; elles
- permet d’obtenir un grappin coupant. La forme des saillies C et C est un poil changée et chacune des aisselles porte deux lames d’arier tail-
- ménl une sorl l’aisselle est fixée 1 calculée pour se rompre 1 de tension bien défini. Cette barre ferme l'entrée du Y formé par les lames coupantes. Lorsque le grappin saisit le câble, celui-ci vient s appuyer sur la barre de fer F. La
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- L'KCLAIR A G K Kl.K CTR1QUE
- T. XXII.— N' 2.
- bientôt la barre est rompue et. le câble projeté dans l'angle des arêtes tranchantes, s’v coince et est Coupé. L’utilité de la barre FF est multiple : elle provoque, an moment de la rupture, un choc brusque qui facilite le cisaillement du cable, d'autre part elle sert de témoin et permet, quand cm ramène le grappin, de constater que le câble a bien réellement été pris et eonpé.
- Ce type de grappin pèse comme le précédent, 25o kg.
- Four le dragage dans les fonds rocheux, M. Rouillard a été également amené à modilier le grappin eeutipède ordinaire. Ce dernier que représente la figure 4, est constitué par une série de paires de dents orientées dans le même sens et sc trouvant alternativement dans deux plans rectangulaires. Ces dents s’engagent dans les aufractuosités des rochers cl Je câble ou la tige du grappin, se brise. Pour éviter cet inconvénient, M. Rouillard limite la prise de chaque
- dent A (fig. 5) en plaçant devant elle une dent R identique, mais orientée en sens inverse. Cette eontredent empêche la dent A de s'engager sous une roche, mais si la dent A rencontre le efible, celui-ci passe entre la dent et la contre-dent et se trouve pris. Dans une série de dragages entrepris en 1898 dans une région de l'Atlantique
- à fond rocheux, ce sysléme a donné des résultats très remarquables; dès le premier dragage, le cable fut pris et un deuxième dragage lait sur le second bout, réussit également.
- Depuis, la Société des Téléphones a fait construire un modèle plus perfectionné de centipède à contre-dents représenté par les figures 6 et - . Les contre-dents sont des pièces plates d’acier de forme un peu arrondie, pour glisser facilement sur le fond. Kilos laissent entre leurs extrémités et celle de la dent un espace tout juste suffisant pour le passage du câble. T.es dents et les contre-dents sont réunies par paires et fixées il des sortes de colliers qui sc montent sur la tige centrale carrée en fer. Chaque collier porte dans un plan une paire de dents et dans un plan perpendiculaire une paire de contre,-dents. I.es colliers extrêmes 11e portent, suivant le cas, qu’une paire de dents ou une paire de contre-
- Ce tvpe de grappin pèse 200 à 200 kg.
- RAYONS CATHODIQUES
- Sur les rayons cathodiques et les rayons-canal, par Berg. Wied. Ann., I. LXVIIT, p. 688-697, août 1899.
- L’auteur a mesuré les quantités d'électricité transportées par les rayons cathodiques et les rayons-canal.
- Fig. 1.
- Le tube à décharges (fig. il est cylindrique ; la cathode a, en forme de disque, se trouve à l'extrémité du tube, dans un espace presque entièrement formé par une capsule do métal b qui forme l’anode et est percée seulement d’un
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- trou de J mm de diamètre. Les rayons cathodiques passent à travers l’anode par ce trou et viennent irapper ensuite un disque ÿ, pouvant se déplacer suivant, l'axe et qui esl entouré d'un cylindre protecteur.
- Le tube reste constamment en communication avec la trompe a mercure, ce qui permet, en réglant la pression, d’opérer avec des différences de potentiel variant entre 3 ooo et io ooo volts.
- Entre ccs limites, la valeur de la différence de potentiel, n’influe pas sur la nature des phénomènes.
- Le disques est relié au sol par l’intermédiaire d’un galvanomètre : ce galvanomètre fournit une mesure des charges apportées au disque, sous la condition toutefois que l'anode b soit elle-même reliée au sol.
- Le laiseeau de rayons cathodiques qui traverse l’anode pour aboutir au disque s, forme une dérivation du courant total qui passe dans le tube ; le courant, principal passe directement de l’anode a la cathode. L’intensité de ce courant dérivé est à peu près dans le mémo rapport avec l’intensité totale que le faisceau dérivé avec le faisceau total, autant qu’on peut eu juger; ceci donne à croire que tout le transport de l'électricité se fait par l’intermédiaire des l'ayons cathodiques.
- Quand la cathode b n’est pas en communication métallique avec le disque s, celui-ci émet des rayons cathodiques : il est à un potentiel beaucoup plus élevé que celui du sol, mais néanmoins inférieur à celui dos conducteurs qui l’entourent, comme l'indique cette émission de rayons cathodiques.
- En prenant a pour anode et h pour cathode, on obtient les rayons-canal de Goldstein : les phénomènes sont tout à fait analogues aux précédents, s a ni un point. On peut résumer les deux séries d'expériences, en disant : si Vunc des électrodes est reliée au sol, on trouve sur le disque s, une charge de même signe que celle de 1 autre : charge qu’on peut mesurer par le courant continu qui traverse le galvanomètre.
- Si aucune des électrodes u'est reliée au sol, le disque s est toujours chargé positivement. Letle charge positive, quand b esl la cathode, peul paraître surprenante : peut-être s’explique-t-elle par la déperdition de l'électricité négative.
- Dans les conditions expérimentales adoptées
- par Berg, les rayons-canal apparaissent seulement quand l’anode a et le disque s sont reliés ou l’un à l'autre ou l'un et l'autre au sol. Sinon, il la place des rayons-canal, on observe un faisceau de lumière bleuâtre, avec une région obscure au voisinage de la cathode : en outre, un laiseeau de rayons cathodiques dirigé vers l’anode, part de l’ouverture de la cathode : un autre faisceau, du disque s, sc dirige vers l’espace situé entre b et s, enfin le faisceau ordinaire, partant de la cathode, vers a et vers s.
- Les phénomènes compliqués sont dûs sans doute à la dissymétrie qui règne autour de b et disparaissent effectivement quand on élimine eette dissvmétrie en reliant, l'anode a au disque s. Il ne reste alors que les rayons cathodiques émis par la cathode et les rayons-canal.
- Il semble qu'il y ait encore une contradiction avec les descriptions de Goldstein, d'après lesquelles les rayons-canal se dirigent du côté où n’est pas l’anode. En effet, ils apparaissent, ici des deux cotés de la cathode, bien qu’il y ail une anode de part et d’autre de la cathode. Mais, en y regardant de plus près, on vérifie facilement, en supprimant tour à tour l’une des anodes, que chacun des faisceaux se dirige bien du côté opposé à l'anode à laquelle il eorres-
- l.es l'itvons-canal sont donc bien des rayons anodiques, comparables jusqu’à un certain point aux rayons cathodiques, dont ils se distinguent par les caractères suivants :
- D Ils excitent moins vivement la fluorescence ;
- 9.° Ils sont beaucoup moins déviés par l’ai-
- 3° Leur direction dépend de la position de la cathode, tandis que celle des rayons cathodiques est à peu près indépendante de la position de l’anode;
- 4° Us semblent se produire moins facilement que les rayons cathodiques, et partant, jouent uu rôle moins important, dans la décharge.
- Les propriétés s’expliqueraient bien en admettant que les particules positives qui forment les ravons anodiques ont une masse plus considérable et par suite une vitesse moindre que les particules négatives des rayons catho-
- M. L.
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- L ’ K C L AI li A G E F. L E C T RIQI ; E
- Sur les rayons-canal et les rayons cathodiques, par Paul Ewers. H ied. Ann., L LXIX. p. 167-uyj, sept. 1899.
- .us, ces particules ser; empruntés h la substa
- de la
- D’après Km niées des ions
- D’une manière générale, tant pour les rayons-canal que pour les ruvons cathodiques , ecs particules peuvent être caractérisées parle rapport — de la charge t qu’elles transportent à leur masse matérielle m. Ce rapport peut se déduire soit île la déviation magnétique des ravons, soit de la quantité d’énergie qu’ils transportent .
- Le nombre trouvé par Wien, pour les rayons-canal émis par une cathode en 1er est très voisin de celui qu’un calcule en prenant pour z la charge d’un ion bivalent et pour m le poids atomique du 1er.
- l'Avers a voulu contrôler cette détermination en la répétant, par la seconde méthode indiquée, c’est-à-dire en mesurant l’énergie transportée par les rayons-canal.
- La quantité d'énergie transportée en une seconde par ces ravons est :
- A —
- n étant le nombre des particules émises en une seconde, v leur vitesse. Si ecs particules viennent il rencontrer un obstacle, qii’011 puisse regarder comme parfaitement rigide, toute cette . énergie se transformera en chaleur. Mais en pratique la transformation ne sera pas totale, car l’obstacle 11e possède pas une rigidité absolue et une partie des particules rebondiront : la chaleur recueillie sera seulement une fraction y} de l’énergiu cinétique des particules, fraction qu'il faudra déterminer.
- Si d’autre part, q est la quantité d'électricité transportée en une seconde par les rayons considérés, 11 le nombre des particules qui se déchargent sur l’obstacle,
- •a, pour l’expression de l’énergie eulo-
- (M Ct. Kait.mann et Amchkinasb, L'Eclairage Electri//nc. XVI, p. 86.— W. Wiln. ihid., p. -j »7.
- Dans les expériences d'Divers, l’électricité est fournie par une machine de Tœpler à 4° plateaux, donnant par seconde 3,i.io—4 coulomb : on évite soigneusement toute étincelle dans le circuit et les bouteilles de Levdc de la machine sont enlevées. Le nombre des décharges se mesure en observant dans un miroir tournant un petit tube de Geissler placé dans le circuit en meme temps que le tube en expérience, dont l’éclat est trop faible pour qu’il puisse servir à cette détermination : le nombre des décharges est d’envimn Go 000 par seconde.
- Le tube est vidé au moyen d’une machine pneumatique à mercure ; la pression est évaluée d’après le nombre de manœuvres et le rapport des volumes de l’ampoule au volume des autres portions de la pompe et du tube qui communique avec elles.
- Les tubes ont été employés sous trois lormcs différentes (fig. 1 à 4)-
- T.a portion R du tube do la figure 1 est rétrécie a l’extrémité pour faciliter l’emploi d’un calorimètre de petit volume et; par suite île faible capacité calorifique. Les cathodes ont la forme de disques en aluminium de p. mm d'épaisseur, percés en leur centre d’une ouverture de 18 mm de diamètre. Ces disques sont recouverts d’une toile métallique, faite du métal qu’on se propose d’étudier, cette toile déborde le disque de manière que les deux moitiés A et B du tube ne communiquent, ensembles qu’à travers les mailles de la toile.
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- Les expériences ont porté sur des toiles à mailles carrées d’aluminium, de 1er, de. platine.
- Fig. 3, — Tubi! pour l’étuilo (simultanée dos rayons calhodii|uo^ ol dos rayons-canal. a, c. P. A, B, romme sur les ligures i et 2 ; K Ih, K11. électrodes réceptrices; D, diaphrag-nie en aluminium.
- Les calorimètres sont des cylindres de laiton remplis d’essence de térébenthine : le courant issu de l'électrode réceptrice est mesuré au moven d’un galvanomètre de Wicdemann, la différence de potentiel entre l’anode et la cathode, au moven d’un voltmètre d’Ebert et Hoffmann, étalonné par comparaison avec un électroinètro cylindrique absolu de Blondlot.
- Les tubes à décharge renferment de l'hydrogène, de l’azote ou du gaz carbonique.
- Ewers a déterminé , par extrapolation, la limite supérieure de la pression à laquelle les rayons-canal commencent à atteindre l’électrode réceptrice. Il trace les courbes dont les abscisses sont proportionnelles au nombre do manœuvres effectuées avec la pompe et 'dont, les ordonnées sont proportionnelles ii la quantité d’cleetricité transportée on une seconde.
- En prolongeant la courbe ensuite jusqu’à son point d’intersection avec l’axe des abscisses, il déduit de l’abscisse de ce point la pression limite.
- Les résultats sont réunis dans le tableau ci-dessous.
- H2 0,26 o ,261
- Les pressions sont évaluées en millimètres de mercure.
- I)e ce tableau, on conclut que :
- i° Dans un même gaz, la pression à laquelle les rayons-canal commencent à atteindre l’électrode réceptrice est indépendante du métal de la cathode ;
- 20 Pour un même métal, celte pression dépend de la nature du gaz qui se trouve dans le
- Elle est telle que, pour chacun des gaz, le chemin moyen des molécules soit devenu le
- Par les mesures calorimétriques, Ewers a trouve pour la vitesses v des particules supposées identiques aux ions émis par une cathode d'aluminium.
- t’i zz a. ! ,-3.io' cm : s-jc. sous la di(Tde pot. 35 80 volts, c, — a. 1‘i.SlO* — 34 h> volts.
- La vitesse croit donc avec la différence de potentiel.
- Pour une cathode de fer :
- =: a. 10’. sous 5aoo volts i'2 zz a. 1,21 10'. — 588o » ;
- ce nombre, est du même ordre de grandeur que celui trouvé par \V. Wicn.
- Pour une cathode de platine :
- i’i — et. G.2 ioG. sous 5070 volts v, = a. 6,3. ioü — 5350 »
- Dans les conditions où ccs mesures ont etc effectuées, la fraction a de l’énergie totale, qui est recueillie dans le calorimètre, est environ 1/9 : donc a3—=Qeta=S. Les vitesses des ions d’aluminium, de fer, de platine seraient donc, pour une différence de potentiel de oooo volts environ :
- Al Fe Pt
- 5,9.IO7 cm : son 3,6.101 i,y.io7
- Le nombre d’atomes entraînés dans chaque décharge est de l’ordre de jo<0, mais la masse est très petite. En admettant qu’il se produise 60000 décharges par seconde, la masse entraînée pendant ce temps serait de 8,y5.io"9 gr d’aluminium, par exemple, et encore la plus
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- [/ÉCLAIRAGE. ÉLECTRIQUE
- grande partie rebondit sur l'électrode cl est renvovée dans le gaz. Pour recueillir un milligramme de métal sur la cathode, il Faudrait poursuivre l'expérience saus interruption pendant 288 heures.
- Les rayons-canal, pour atteindre l’électrode réceptrice, avaient à parcourir 4 cm, soit a traverser 4 cm3 par centimètre carré de surlace de la cathode.
- Pour qu’on puisse constater leur arrivée à l'électrode, il faut que la quantité de mouvement. des ions émis par un centimètre carré de la cathode, soit au moins égale à la quantité de mouvement des molécules gazeuses contenues dans cet espace de !\ cm1. La pression limite trouvée ci-dessus correspond à cette condition.
- D’autre part, Ebert P) a constaté que pour une pression déterminée, variant avec la nature du gaz, l’intensité du courant dans le tube passe par un maximum, tandis que la différence de potentiel entre les électrodes passe par un minimum : or il se trouve d’après les expériences d’Ewers, que cette pression est justement la pression-limite à laquelle se manifestent les ravons-canal.
- Or Ebert a démontré que cette pression limite P est proportionnelle au rayon (o de la sphère d activité moléculaire et inversement, p ro-portionnelle à la somme des valeurs s des atomes qui composent la molécule du gaz.
- La valeur de la constante K calculée d’après les données relatives à H2, Az2, CO2 est en moyenne 7.1010.
- En parlant de cette valeur de K, on peut calculer la pression-limite pour un gaz dont on connaît le diamètre des molécules et la somme des valeurs atomiques : inversement, on peut calculer le diamètre quand on connaît les autres quantités.
- Il ne semble pas que les rayons-canal soient formés de particules empruntées à l’anode : car les quantités d'électricité qu’ils transportent varient avec la nature de la cathode, l'anode restant la même.
- Exvers a fait aussi quelques expériences comparatives sur les rayons cathodiques. Le maxi-
- p) J. Eclairage Electrique, t. XX. j*. 186.
- muni d'électricité négative transportée par ces ravons est du même ordre de grandeur, abstraction laite du signe, que le maximum transporté par les rayons-canal : mais il se produit a une pression notablement plus élevée. La quantité transportée est aussi indépendante de la nature du gaz renfermé dans le tube : la quantité d'énergie, au contraire, varie d un cas à l'autre. M. L.
- Loi de formation de la région cathodique obscure de Hittorf, par H. Ebert. Il'ied. -lnn., I. LXIX. p. 200-2(9, sept. 1899.
- Hittorf a découvert (18Ü8; que la lumière cathodique dans les tubes à décharge est partagée en deux par une région obscure, dont le développement varie avec la pression et la nature du gaz contenu dans le tube.
- Ebert s’est proposé de rechercher la loi de ces variations et, après de nombreuses expériences préliminaires, s’est placé dans les conditions où 011 peut obtenir des résultats comparables dans les différentes circonstances.
- Le récipient doit être de glandes dimensions afin de rendre négligeables les perturbations dues aux charges des parois, perturbations qui sont très notables dans les tubes étroits.
- Il faut cusuite, ee qui est encore plus important, employer des courants alternatifs, afin d’éviter la transformation du milieu que provoquerait un courant de sens constant prolongé.
- La figure 1 représente le récipient à décharges.
- Ce dispositif assez compliqué a pour but d’obtenir d’une part des liaisons métalliques, sans danger d’étincelles; d’autre part, de limiter les décharges a la surface des électrodes proprement dites : toutes les autres pièces métalliques sont, enveloppées de verre, sauf quelques points restés nus en /<, ii cause de la brisure de g : mais, c’est seulement aux pressions très faibles ([lie le gaz devient luminescent dans cette région et celte luminescence est sans influence sur les mesures. De plus, les deux électrodes sont s\métriques l’une par rapport à l’autre et 011I des surfaces égales.
- La source d’électricité est un transformateur de courants continus, létrapolaire, à grande vitesse, du tvpe décrit précédemment par l’auteur (*), mais de plus grandes dimensions : la
- | p) L'Éclairage Electrique, t. XX, p. 187
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- HFVUK n K
- force éleetroinotrice obtenu»' était multipliée I par un transformateur hérisson. I
- Les dimensions de la région obscure se mesu- j
- mit au moyen d’un viseur monté sur le chariot d'une machine à diviser.
- La pression du gaz est mesurée au nioven d’niie jauge : l’emploi de cette jauge aux très taihles pressions peut donner lieu à des erreurs, mais dans les limites des expériences ;la pression ne descendait pas aU-dessous de 0,1 mm), il n y a pas lieu de craindre ces erreurs.
- Dans les six gaz, hydrogène, oxygène, azote, oxyde de carbone, gaz carbonique, air, l’épaisseur de la région obscure varie en progression géométrnjue, quand la pression diminue en progression géométrique : mais la raison des deux progressions n’est pas la même. l)'une manière generale, si d désigne l’épaisseur d»‘ la région obscure,p la pression correspondante, on aura :
- LF.r.TlUCIÎK y‘3
- m étant une constante dépendant de la nalure du gaz, mais indépendante du système d’unités dans lequel sont évalués d et p. Celle équation revient à :
- log d -1- m lug p = const. (i)
- Si donc on porte en abscisses les log y, eu ordonnées, les log d, on obtiendra des droites, dont le coefficient angulaire sera — ni.
- Toutes les courbes ainsi construites présentent un point anguleux, pour une pression qui varie avec la nature du gaz. Mais avant et après le point anguleux, la variation de d avec p suit la loi exprimée par la formule i, seulement avec une valeur differente de m : la courbe se compose de deux portions de droite. M. L.
- Phénomène des lueurs dans les décharges par courants alternatifs de haute fréquence, par H. Ebert. ff'ied. Ann., t. I.XIX, p. 37^-397, ocl. 1899.
- Lorsque les décharges de sens alternatif se succèdent très rapidement, on constate dans tous les cas une réaction de la décharge qui vient do se faire sur celle qui la suit : cette réaction se produit encore alors que le phénomène lumineux est complètement éteint comme on peut s’en assurer par l'observation dans le miroir tournant. Cette réaction se traduit de différentes manières : en particulier, par les phénomènes d'inversion que subissent les éléments électriques qüand on pousse de plus en plus le vide; puis par les répulsions mécaniques qu’exercent l’une sur l’autre les électrodes chargées alternativement -1- et —, quand les lueurs qui les recouvrent et qui apparaisscut l'une oprè.s Vautre, s’étendent jusqu'à la région d’action mutuelle.
- 11 semblé que les ions chargés , surtout les ions positifs, peuvent se maintenir quelque temps avec leurs charges dans l’espace occupé par la lueur. Si les décharges se succèdent rapidement, les dernières ne rencontrent plus le gaz dans le même état que les premières. Cette circonstance doit se produire quand le vide est si avancé, que les ions soient eu nombre insuffisant pour transporter, pend.an 13 'intervalle des deux décharges successives, l’électricité apportée par la première. La réaction d'une décharge sur Vautre 11e peut, dans ces conditions, s’exercer que dans les régions voisines de l’anode, c’est en effet ce qui a lieu, Elle a pour effet de modifier la dil-
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- I.'ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- férence de potentiel, l’intensité du courant et la consommation d'énergie.
- Dans un même tube, renfermant successivement différents gaz, le phénomène d’inversion
- niquant htpc la 'pninp«Mi mercure. — S. bouchon rodé, a «quel
- se produit au moment où la pression est devenue telle que le chemin moven des molécules soit devenu le même pour les différents gaz.
- Dans les tubes cylindriques de section uniforme, la lumière anodique qui est continue quand la pression est relativement élevée, se stratifie toujours quand la pression est descendue à la valeur qui correspond à l’inversion.
- Comme le phénomène paraît avoir son siège dans la lueur qui recouvre l’anode, Ebert a construit un tube h anode mobile (fig. r, permettant de vérifier cette hypothèse, en faisant varier
- dans un même tube, avec le même gaz sous la même pression, la position de cette lueur.
- La pression restant la même, l’intensité du courant est d’autant plus grande que la distance des électrodes est plus petite ; la différence de potentiel et la dépense d’énergie sont au contraire d’autant plus petites que les électrodes sont plus rapprochées.
- La pression d’inversion est plus basse quand les électrodes sont fort écartées que quand elles le sont peu.
- La variation de la différence de potentiel et de l’intensité devient d’autant plus lente, quand on approche les électrodes, que les deux lueurs sc rapprochent davantage : il se produit un phénomène de reflux. Lorsque les deux lueurs se sont rencontrées, ce qui répond nu phéno-meme d’inversion, l’accroissement de la différence de potentiel provoquée par cette rencontre peut dépasser la diminution observée d’abord, en sorte que cette différence de potentiel entre les électrodes rapprochées peut être égale ou même supérieure à ce qu’elle était entre les électrodes éloignées. Il est à remarquer qu’il s’agît de la rencontre des lueurs, non des régions obscures de Ilittorf ; cette dernière rencontre ne sc produit que plus tard. Du reste, les inversions se produisent à des pressions assez élevées pour que les anodes sc trouvent encore tout à fait en dehors des lueurs qui leur correspondent. Ce phénomène ne se confond donc pas avec celui qui a été récemment étudié par Weh-nolt (').
- Au moyen d’un double tube, en forme de croix (fig. 2), disposé symétriquement, on peut démontrer que les décharges précédentes pro-
- rH ' h
- J
- F'ig. a. — Système à an seul bras.
- ™çjîl adrluoteur. — t, bultoir cbfmica.
- voquent une augmentation de la différence de potentiel, quand les lueurs des deux électrodes
- (*) L'Eclairage Electrique, t. XVII, p. 117 el suiv.
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- traversent la même région du gaz, dans des directions perpendiculaires. Si les deux tubes sont bien svmétriques, la décharge passe indifféremment par Tuu ou par l’autre ; cependant aux pressions basses, la décharge passe presque toujours par le tube qui est devenu le premier luminescent. les premières décharges favorisant, comme on le sait, les suivantes. Quand la pression atteint la valeur qui correspond à l’inversion, la décharge se reproduit toujours dans le même tube ; mais dès que les pointes extérieures des deux lueurs sc sont rencontrées dans le milieu du tube, la décharge passe simultanément dans les deux, elle reflue pour ainsi dire de l’an dans l’antre. T/cxpcricncc réussit avec tous les gaz; dans la région où s'est produite la lueur positive, prend naissance une force contre-élec-
- II résulte aussi de là que les charges libres s’accumulant dans certaines régions et y séjournant quelque temps après que la décharge a cessé, les attractions qui s’exercent ordinairement entre les électrodes donnant passage à des décharges alternatives peuvent se changer en
- Ebcrt a démontré l'existence de ces répulsions au moyen de l’appareil représenté par la figure 3.
- Quand la pression dans le récipient est encore assez élevée, le courant alternatif à 2800 volts ne peut pas traverser le gaz ; les électrodes se trouvent alternativement chargées à cette différence de potentiel et s’attirent fortement. Il en est ainsi même quand ou diminue la pression jusqu'à ce que les lueurs et la lumière anodique apparaissent. Mais quand le vide est assez avancé pour que la limite antérieure de la lueur positive dépassé le milieu de ^intervalle qui sépare les deux électrodes, l’attraction diminue et quand les lueurs sont complètement développées, elle lait place à une répulsion.
- Quand on force les électrodes à se rapprocher, <m tordant le fil de suspension, les lueurs, des deux côtés se déforment et semblent se comprimer 1 une l’autre. En les éloignant d'abord, puis 1m rapproehaut progressivement, on constate hion que la répulsion se produit au moment où les deux lueurs se rencontrent.
- Le phénomène est dù à une modification résiduelle de l’état du gaz, modification invisible, ear entre deux décharges successives, le gaz devient tout à fait obscur.
- La répulsion peut s'observer aussi avec les décharges d’une bobine d’induction, mais, si on intercale dans le circuit une-soupape électrique,
- la répulsion disparait complètement et on n'observe plus que l’attraction, f.es décharges de la machine de Tœpler ne donnent lieu non plus qu’à une attraction. M. L.
- MESURES
- Ampère-heure-mètre Liehenow. Brevet allemand. Elektrvtechnische Rundschau, ior octobre i8yt).
- Le compteur de M. Liehenow est destiné à compter les quantités d'électricité qui traversent un circuit indépendamment de la tension ; l'aiguille indicatrice tourne dans un sens ou dans l’autre suivant le sens du courant qui traverse l’appareil, il est donc particulièrement indiqué pour déterminer l'état de charge d'une batterie,
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- T. XXII. — N° 2.
- :Ci
- i. ’ k r, u ai n a g k éle c t u i o r k
- celle par exemple d’une voiture de ttjüiiwav où Fou emploie le système mixte à accumulateurs et conducteur extérieur interrompu.
- I.'appareil esl analogue a un compteur-moteur avec celle différence que la tension aux bornes de l’induit est maintenue constante par une batterie auxiliaire. Lu figure t représente l'appli-
- cation du compteur à la traction mixte ; O est le conducteur extérieur, dont le courant est amené au moteur .M par la prise S, le retour s'effectue en E par la terre ou par les rails. La batterie II qui doit alimenter le moteur de traction est. en parallèle avec lui entre b et <?, ce. circuit traverse l'enroulement inducteur f du compteur Z, Le courant nécessaire à l’excitation de l’induit a du compteur est. pris aux bornes /f, et ht des accumulateurs II qui constituent, la batterie auxiliaire. Cette baltevie est dans le circuit dérivé entre les conducteurs principaux correspondant au circuit de tension des compteurs habituels. Une résistance \Y est introduite de façon que la batterie H soit constamment, parcourue par un faible courant ; la tension do celle-ci est donc maintenue constamment égale à lateiiBion de charge ; le courant qui la traverse esl pris au conducteur extérieur et quand celui-ci est interrompu à la batterie 13.
- L’induit entraiiie à la manière ordinaire le compteur de tours, et, comme il est parcouru par un courant toujours de même sens, tandis que les inducteurs sont parcourus dans un sens ou dans l’autre suivant que la batterie 13 se charge ou se décharge, l’aiguille indique la quantité d’électricité qui a passé avec le sens du courant indépendamment de la tension; sa position correspond donc à l'état de charge de la batterie. G. G.
- Dispositif Siemens et Halske pour obtenir il il décalagt de phase de 90> dans les appareils de mesure à champ tournant firmei français, nu a86 (3G) 3i mai tNgç).
- Parmi les appareils destinés a évaluer l'énergie dépensée dans un circuit à murants alternatifs, ceux qui sont basés sur le principe de Fei'i'nris exigent un déplacement de phase de po° entre les champs magnétiques produits parle courant principal H. par le cintrant dérivé. Si cette condition n'est pas suffisamment remplie, l'énergie est mesurée avec une erreur relative d'autant pins grande que le déplacement de phase diffère de plus de yo°.
- Différents procédés but été proposés pour produire un champ décalé de 90° par rapport à la tension, soit que l'oii Veuille l'obtenir directement, soit (pie l’on ait recours à 1111 courant décalé de 90° par rapport à la tension ; mais en général le réglage des appareils qui 011 dérivent est très dillieilc ; en effet les indications de l’appareil de mesure doivent être dans un rapport déterminé avec l’énergie à mesurer, et en outre il doit exister entre la tension et le champ de tension un décalage de phase de yo°. Or, si Fou peut, satisfaire aisément à la première condition en modifiant la valeur du champ de courant ou de la tension . lorsqu'il s’agit de remplir la seconde, les rapports donnés par la première sont altérés de telle sorte qu’on n’obticut de résultat .suffisant qu’après de nombreux tâtonnements.
- J .a Sm.Müxs jît IIm-ske AcTij-;x-Ui',sEi.Lseii.u.r emploie la méthode suivante qui permet d'obte* nir rapidement le réglage cherché, c’est-à-dire
- de régler avec assez d’exactitude la valeur du champ de tension et de produire presque indépendamment le décalage de phase de 90".
- m et n (fig. 1) sont les bobines de l’appareil de mesure qui servent à produire le champ de courant principal; tandis (pie les bobines ce
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- 13 Janvier 1900. BLYLL D'K T.E C T III CI T K
- ci fd produisent le champ de tension, ces dernières sont connectées avec les résistances ed, (.j et c/’sans induction, de manière à former une sorte de pont de "W heatstone, en série avec une bobine d'induction S.
- Le réglage delà valeur du champ de tension s'obtient en modifiant les résistances çf et ed qu’il est préférable do laisser de même grandeur ; ces résistances conduisent la partie du courant dérivé qui ne sert pas ji produire le champ plus c.llcs sont fortes, «t plus le champ de tension est intense, ce qui permet de faire varier la sensibilité du système.
- I.a résistance diagonale ef sort à produire exactement le décalage de phase cherché ; en l'augmentant, le décalage descend au-dessous de 90° et si on la diminue le décalage dépasse yo°. Ce décalage peut varier ainsi de 8o° ii 100" par une simple variation de 5 p. 100 environ dans le courant des bobines de champ ce, df, la tension aux bornes étant supposée constante.
- Comme, pour le réglage, il 11c s'agit jamais ([Uc <1 une variation d’un petit nombre de degrés, la variation du courant qui traverse les bobines de tension est négligeable. G.
- Dispositif Hartmann Braun pour la compensation du décalage de phase dans les instruments à courant alternatif, /iic/itrotcchnischc liuiidsrhiiii. 1. WII, p. 12, i5 octobre 1899.
- Les électiodynamoinètres , wattmètres ou compteurs a courant alternatif doivent mesurer la valeur moyenne du produit de deux intensités 'celles des courants qui traversent la bobine fixe et la bobine mobile) par le cosinus de la différence de phase des deux courants.
- flans le cas debobiues à noyau de 1er lamel-lî'Uc, la disposition Hartmann cl Braun (r con-
- siste a mettre en série avec la bobine mobile B (fig. t) une bobine inductive J à noyau de fer doux et dont le coefficient d'induction est considérable vis-à-vis de la résistance ohmique des boltines B et J; en parallèle .avec ces deux bobines est. une résistance W sans induction. Le courant dérivé traverse en partie la branche W et en partie la branche BJ, puis au total la résistance sans induction W, telle que l’intensité du courant qui la traverse soit proportionnelle a la tcusion aux bornes et de même phase.
- De celle façon, l’intensité du courant dérivé présente par rapport au courant non dérivé une différence de phase qui, par un choix convenable des résistances et des coefficients de self-induction, peut être exactement égale à la différence de phase, due à Fhvstérésis, qui existe entre l’intensité du courant de la bobine fixe et le champ magnétique induit. La différence de phase due à la ramification peut donc amener la phase de l’intensité de la bobine mobile à s'écarter de celle du champ magnétique induit par la bobine fixe, exactement autant que l'intensité de la bobine lixe s’écarte de celle de la bobine mobile avant la ramification.
- On a ainsi, avec c.e système, le moyen de mesurer le produit des deux intensités par le cosinus (le la différence de phase qui règne entre ces deux intensités, puisque l’instrument donne le produit par le cosinus de la différence de phase entre l’intensité du champ magnétique et celle de la bobine, mobile. G. G.
- Sur le moyen d'obtenir de grands décalages de phase et leur application, à divers appareils de mesure, par J. Gorner. Elektrotechnisrhe Zeitschrift, a(5 octobre 1899.
- On sait qu’avec les courants alternatifs, des décalages de phase de cjo°, 11e s'obtiennent plus avec une simple bobine de self-induction ou un condensateur, mais que des moyens plus compliqués sont nécessaires. L'auteur indique quelques dispositions, employées par la maison Hartmann et Braun, de Francfort, pour certains appareils qui nécessitent de semblables décalages de courants ou de champs.
- Lu général on distingue deux sortes de décalages du champ par rapport à la tension 1
- i° Le champ et le courant inducteur sont en phase.
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- L ’ K C L AIR A G K K L E C T II IQ U E
- T. XXII.— PE 2.
- -8
- 'j.u Le champ est plus ou moins décalé par rapport au courant inducteur.
- Le premier de ccs décalages est emplové pour beaucoup d’appareils, et en particulier pour les instruments dynamométriques, où aucune pièce de fer ne doit se trouver dans le champ actif.
- La figure i donne un schéma de montage qui
- suffit dans ce but. A et B sonl les bornes où la tension alternative est appliquée, P représente le primaire et S le secondaire d’un transformateur. Le conducteur ach est la partie du circuit où le courant doit passer avec la haute phase demandée.
- Fig. 2.
- Le diagramme (fig. a) indique les conditions électriques réalisées dans ce montage. Si la bobine P est traversée par le courant q, la bobine S par le courant les ampère-tours primaires et secondaires sont représentés en grandeur et direction par 0«, et 0«g; leur résultante Oam donne les ampère-tours agissant sur le fer du transformateur. La direction de la force éleclromotricc de self-induction OE, produite dans P, ainsi que celle de la force électromotrice secondaire OE's de S doivent être en retard et perpendiculaires à la direction de la résultante OAm. Pour surmonter ces forces électromotrices il faut employer une tension de composantes respectivement égales et opposées OE, OE2 qui, s’ajoutant aux pertes ohmiques dans les deux enroulements du transformateur, donne la tension composée OE'.
- Si l’on fait la somme géométrique de OE, et de la chute ohmique Oc,, on obtient en OE la tension aux bornes de P, celle de OE2 et Oe.2 donne la tension Oe aux points a, b. La somme géométrique de OE et de Oe donne en OE’ la tension aux bornes. A et B. On voit facilement sur le diagramme, que le courant i dans le circuit ach
- I est décalé de 90° ou plus, car la tension qui le produit est décalée de 90° ou plus. Le réglage du décalage s'obtient très facilement par variation de larésistance ohmique du circuit secondaire du transformateur.
- Comme on n’a pas tenu compte, dans le diagramme, des pertes par courants cle Foucault et hystérésis, le décalage de phase dépend un peu de la tension. Cet inconvénient est supprimé par l’emploi du montage (fig. 3) où le transformateur du moulage précédent a été divisé en deux parties, de telle sorte que it est indépendant de i . Ces montages sont employés en particulier pour des mesureurs de phase à lecture directe.
- FiK. 3.
- Pour certains appareils, compteurs pour courants alternatifs, par exemple, où un champ tournant agit comme force motrice sur un induit mobile, on peut employer beaucoup de fer dans le champ dérivé et fortement décalé.
- Ce montage comprend (fig. 4) un petit trans-
- ' F
- '---®--------
- Fig. 4.
- formateur B, et un autre A, qui présente entre les pôles de l’entrefer F le champ fortement décalé demandé. Les primaires et secondaires des deux transformateurs sont connectés respectivement en série et le secondaire possède une petite résistance de réglage W.
- Le diagramme (fig. a) montre bien le décalage du champ. Oal et 0«s sont les ampère-tours primaires et secondaires du transformateur À, qui se composent en un nombre d’ampère-tours résultant, OaM. dans la direction duquel tombe également la direction du champ F du transfor-
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- REVUE D’ÉLECTRTCITÉ
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- mateur A. Ohv Ob2 et Obm sont les ampère-tours du transformateur B. Les forces éleetromotriccs
- OSM sont en retard tiveinent à Oam et
- daire composée utile, La tension composée aux bornes 1<4, K4, est égale à la somme des tensions primaires des deux transformateurs ol représentée par OE sur le diagramme.
- On reconnaît que le champ OL est décalé de 90u par rapport à la tension OE. ; par changement de la résistance \V il est facile de régler exactement ce décalage.
- Un autre montage est représenté ligures G et 7. Un électro-aimant est. formé d'un assemblage de matériaux différents, la partie qui porte les bobines est en 1er laminé, tandis que les pièces polaires M4 et M2 sont en fer massif. Si Ton lance un courant alternatif dans cet électro-aimant, cm obtient dans l'entrefer F un champ qui, suivant la fréquence, peut être décalé de plus de 90’. Ce décalage est réglable par un choix convenable de l’enroulement, et éventuellement en intercalant une résistance non inductive dans le circuit.
- Sur le diagramme (fig. 7) le décalage du champ OF par rapport à la teusion de distribution est très visible. Le courant i produit dans les bobines S, et S2 un nombre de lignes de iorce représenté par la droite O a.
- Une partie seulement de ces lignes de force primaires, représentée parla droite Oé, traverse los pièces polaires et l'entrefer, par suite de la dispersion aux points x.
- Comme le champ est alternatif il se développe dans les pièces polaires M,, M2, des courants de boucault, cjui produiront des lignes de force secondaires représentées par Obl en grandeur et direction. Celles-ci traverseront toutes l'entre-fer F, mais seulement en partie le fer laminé par suite de la dispersion aux joints.
- Si Ou, indique ce nombre réduit de lignes de
- force secondaires, on obtient en Of le champ dans le fer laminé et en OF le champ dans l'en-
- trefer. La force électromotrice de self-induction obtenue clans les bobines S, et S2 est perpendiculaire à Of, et donne avec les pertes ohmiques dans ces bobines la tension composée OE. On peut comme précédemment régler le décalage à volonté au moyen d’une résistance.
- La méthode indiquée (fig, 4 et 5), est appliquée par la maison Hartmann et Braun, à son compteur pour courants alternatifs et a donné de bons résultats.
- On sait que la vitesse d’un corps métallique, mobile dans le champ tournant d’un tel compteur est proportionnelle au sinus de l’angle que font les deux champs alternatifs qui produisent
- Fig. 8.
- ce. champ tournant. Si un de ces champs est obtenu par le courant d'utilisation I et en phase avec lui; l’autre, comme champ dérivé, fortement décalé par rapport à la tension et produit par un courant i ; si de plus, les lignes de force de ces deux champs sont perpendiculaires ii l’axe
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- T. XXII. — N'; 2.
- 80. L'ÉCLAIRAGE
- 4u corps mobile, lu vitesse 4e rotation est donnée i
- P _ C. F f. », sin 9
- (Kfr + iK.Vÿ
- où n est la fréquence du courant alternatif, a l’.mgle de phase entre les deux champs F et f C, K, K, des constantes.
- Les deux termes au carré du dénominateur sont les amortissements propres du compteur dus aux champs F et f Comme F est proportionnel au courant T et fb la tension E, si l’on ajoute encore un amortissement proportionnel à lii vitesse, par exemple avec, des aimants permanents et un disque amortisseur on aura :
- C'. I.E.h sin 9 - [K'iy1 + (K'tij2-i-i)
- Si l’on s’arrange pour que Vainortissemenl propre, pour une tension oscillante et un travail unilorme, soit constant et petit vis-à-vis de I), en supposant n constant, la vitesse peut s’écrire :
- » - KM. E. sin o.
- ÉLKCTRIQUK
- Si le champ dérivé f est décalé de yo° par rapport à la tension E, » sera égal à yo° si I est en phase avec E, si J est décalé de ± alors ?—9°0 + ,i'-
- La vitesse est donnée par :
- c = K. I. E sin //</' rp il)
- Or, dans un circuit alternatif le travail consommé est
- il v a donc proportionnalité entre co travail et la vitesse du compteur.
- I.e compteur établi par la maison Hartmann et Braun sur ce principe est représenté ligure 8, T est l'induit en aluminium et A lYdeetro-aim.-mt en dérivation. La bobine où passe le courant principal est placée derrière l’induit d’aluminium. A droite se trouve le petit transformateurs l qui permet d’obtenir le décalage de <jo° et à gauche la résistance de réglage. P. 1).
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TKCllMQt'ES
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHYSIQUE
- Séance du 5 janvier ipoo.
- Essais de télégraphie sans ûî, par Tissot.
- AL L. Poincaré expose les principaux résultats d’un rapport adressé par AI, Tissot au Ministre' christ Guerre sur ses essais de télégraphie sans fil.
- Les expériences de M. Tissot se sont effectuées régulièrement entre des points distants de 44 km. L’excitateur simple a donné des résultats meilleurs que l'excitateur de Righi. Il a paru nécessaire de faire communiquer avec la terre l’antenne réceptrice et l’antenne transineltrice. Dans ces conditions la bobine fonctionne d’une façon, dissymétrique ; les transformateurs dissymétriques Witz et Rochefort conviennent très bien pour ce cas. Comme antenne excitatrice on emploie un simple fil ; si Ton ajoute (les capacités, il est préférable de les fixer en bas. Avec
- ni d’antenne on transmet les signaux à i km ; avec 45 ni, a 4<> km. Le récepteur comprend un tube il limaille du modèle Duerctet ou Branlv ; Al. Tissot est très satisfait de la limaille de nickel pur très légèrement oxydée et surtout soigneusement dégraissée. 11 faut employer des tubes dont la sensibilité, mesurée par la méthode do M. Branly, a une valeur .moyenne. On peut améliorer beaucoup le fonctionnement du récepteur par l'adjonction de résistances et de capacités, de laron à s’approcher beaucoup de la* syntonie parlaite. Au moyen d’une capacité mise en dérivation par l’intermédiaire d’une distance explosive, ou élimine les effets de l'électricité atmosphérique; il est possible, en prenant des précautions pour protéger l'opérateur, d’ellèctuer des transmissions pendant un orage. Enfin, contrairement h l'opinion de Alarconi, AL Tissot trouve, que les brumes et les vapeurs conductrices entravent la transmission. C. R.
- Le Gérant . C. .\AUD.
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- Samedi 20 Janvier 1900.
- L’Éclairage Électrique É,
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU. Professeur à l'Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ARSONVAl. Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. L1PPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l'Ecole centrale des Arts et Manufactures. H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. A. POTJER. Professeur à l’Ecole dos Mines, Membre de l’Institut. — A- WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université,
- SUR I/ÉNERGIE DES COURANTS
- I. — On représente généralement par ~ 21<I> = W l’énergie (l'un système du courants; ectto expression est égale à l'intégrale
- -g—J
- dans laquelle est. la composante de la force magnétique, suivant la direction de l’induction : ces deux expressions sont identiques, quels que soient les milieux compris dans le champ.
- M. Pérol propose do substituer à la première de ces valeurs, ï j ïcM» — W,, et à la seconde, par unité de volume
- M. Pérot n’envisage que le cas où $ et 3t coïncident en direction, mais où leur rapport p est variable avec 3t.
- Cette expression ne peut-être générale ; en effet, les corps que l'on connaît, avec u variable, ont tous de l’hystérésis (’), de sorle que j 3ld$> varie suivant la manière dont le corps a été amené à l’état (îB. 3f.), et quand même on viendrait à trouver un tel corps, si u élait fonction de la température, cela suffirait pour que l’intégrale prit des valeurs différentes suivant les températures par lesquelles on l’aurait fait passer, en l'amenant d’un état («B 3C), à un état (&, Xj).
- (*) Aoir à cct égard les travaux de M. Duhem.
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- T. XXII. — N° 3.
- 82 I/ÉCLAIUAGK ÉLECTRIQUE
- Il est aisé devoir que c'est par une hypothèse, que. ce résultat démontre être erronée, que AI. Pérot arrive it cette valeur Wr Appliquant son raisonnement à un circuit unique, invariable de position, il écrit
- 8 W, = 1 d '!>
- comme résultant des lois de l.’induelion ; mais ce raisonnement suppose qu'il n’y a nulle autre chaleur dégagée, que la chaleur dégagée dans le courant du circuit I ; si en outre, une substance du champ, dont l’état magnétique change, est le siège d’un dégagement de chaleur oQ, on doit avoir, en appelant SW la variation vraie d'énergie 3 W + ? Q =Z I â <I> -I- T,
- si l’on appelle T,, le travail des forces extérieures, travail égal et de signe contraire à celui des forces dites électro-magnétiques ou électro-dynamiques. Le second membre, calculé en partant des lois de l'induction cl de l’éleetro-iuagnélisme est
- f X 585 dv
- que le champ renferme ou non des substances magnétiques, susceptibles ou non d'hystérésis ; quelles que soient les relations entre «B et X\ mais cette expression, pour les raisons développées plus haut, ne peut être l’expression de l'énergie ; il est à présumer (J) au contraire <j ue celle-ci est
- jz J ajr*
- et que la quantité de chaleur// Q est
- ~j [Xd®— & d k) dv
- quine s’annule que si £6 et K ont la même direction et leur rapport est indépendant de X.
- Dans ces formules les produit X. JB, etc., désignent des produits géométriques ou produits des vecteurs par le cosinus de leur angle.
- Par exemple, si l’on considère une sphère de fer placée dans un champ magnétique uniforme tournant, on sait que JB et X restenL constants en grandeur, mais que $ est en retard sur X d’un angle constant £ ; £ X et 0 JB sont respectivement perpendiculaires à X et JB, et ég-anx à 3ft>ult, JBcadt, si <0 est la vitesse angulaire ; l'angle de cB et de 0 X est — e, celui île X et 2JB est ~ -f-e ; par suite XdtB—&dX est p.cBX sin sojdt, et la quantité de chaleilr dégagée par unité de temps ~ .JB,# sin î.m.
- II. — Le théorème sur lequel reposent les formules ci-dessus, est le suivant : soit dans un champ magnétique, constitué d’une manière quelconque, courants, aimants ou fer, homogène ou non, un contour fermé C,, et A la force magnétique produite par un courant égal à l’imilé parcourant ce contour dans l’espace ambiant supposé vide ; l'intégrale ^ ÀJSf/c, étendue à tout l’espace, est la valeur du flux qui traverse le contour C, si JS est l'induction dans le champ. En elfet la valeur de cette intégrale est nulle pour tout tube qui ne traverse pas le contour, et égale à la valeur du flux de ce tube lorsqu'il le traverse.
- Par suite si le contour est parcouru par un courant, la valeur de Iotf> relative à ce eou-
- (*) Si les relations entre $ et, X dépendent, de la température, il serait vraisemblablement plus exact de dire ijun eette intégrale représente non l’énergie, mais le travail disponible.
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- 83
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- rant., lors d'une modification'du champ, sera — IJ o'J/'&'dv, tandis que le travail des forces électro-magnétiques est I j cô.o//. dv, puisque c'est le produit de 1 par la variation do flux due au déplacement seul; on a donc pour l’ensemble du champ
- î 'v + s O = ~ S I J (5. Ta — ¥5*1 if — 4^r - 11 Ts¥. if.
- le signe i s'étendant à tous les circuits ; mais la force magnétique Jf on un point du champ est I 1//-|- K' en appelant TE la force magnétique due à l’aimanlion des substances du champ : d'ailleurs j eÜJl'dc csl nul, puisque j 3t'sds est nul le-long d'un circuit fermé et par suite pour chaque tube de force ; on peut donc écrire
- et enfin
- /tf
- ,=/*
- 5 « + S Q — -i- j'X 8 a
- comme il a été annoncé plus haut.
- A. Potier.
- CALCUL GRAPHIQUE
- JVC NE LIGNE SOI TEIUÎAINE T1UIM1ASÉE CONCENTRIQUE
- Dans les lignes et canalisations électriques la capacité est comme on sait, repartie uniformément sur toule la longueur. Mais lorsque, les lignes ne sont pas très longues, que la tension et la fréquence des courants alternatifs ne sont pas trop élevées (ce qui est généralement le cas des lignes souterraines industrielles'), les courants de charge et décharge dus à la capacité restent petits comparés au courant principal et l'on peut remplacer la capacité uniformément répartie du câble par uue capacité égale localisée en certains points. On remplacera par exemple la capacité uniformément répartie par un ou plusieurs condensateurs branches au milieu et aux extrémités du câble, comme l'a fait M. Steinmetz (fig. i). A mesure que l’on augmente I.» nombre des condensateurs schématiques introduits, on obtient évidemment une approximation plus grande, mais on complique du même coup considérablement les calculs ; aussi lorsque le nombre des condensateurs dépasse trois, il devient plus aisé de traiter les problèmes par la méthode analytique en résolvant l'équation aux différentielles partielles bien connue ; ce qui revient à supposer que le nombre des condensateurs branchés est infini ou que la capacité est uniformément répartie. Mous voulons envisager ici le cas le plus simple, celui où la capacité du câble peut être remplacée par un condensateur unique branché en son milieu, et appliquer la méthode graphique au cas d’un câble triphasé concentrique (tig. a).
- En maintes occasions il nous est arrivé d’avoir à répondre à des questions relatives à 1 influence des phénomènes de capacité dans les lignes polyphasées, c’est cette considération qui nous a engagé à indiquer ici comment on peut par la méthode graphique se rendre
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- 84
- L’KCL AIH A G !• KI, K C T R T Q U
- T. XXII. —
- N° 3.
- coinple rapidement de l'importance de ces phénomènes. Nous avons choisi le cas le plus défavorable, celui des câbles concentriques à grande capacité, bien que ce genre de câbles tende toujours plus à être remplacé par les câbles où les trois conducteurs symétriquement placés forment un toron.
- Soit (fig. A la section d'un câble triphasé concentrique ;
- Y,, V2, Va, les potentiels des trois conducteurs ; V4 celui de l’armature en contact avec le sol et supposé pur conséquent égal à zéro;
- p,, p\M p"2, a',, p"9, pt désignent les rayons intérieurs et extérieurs des conducteurs cylindriques qui forment le câble, nil ni, nii les charges des conducteurs lorsqu'ils sont portés simultanément aux potentiels Y,, YV3.
- c f,WAVAW ^ WVWAWj
- "W^wv^v/^wwTF *
- '^AWvWWY—pVWVV^
- l,a théorie de l'équilibre alors les relations
- électrostatique des condensateurs
- K./ [Y, . . VJ 2 toge -^-2.
- Pi
- Kl (V, — \Yi
- P"2
- Kl ( V3 — Vp
- 2 iog,
- = (V, - v4) = (Y, - V3) = (V3 - V*)
- cvlindri([ues
- is donne
- l désignant la longueur du câbla; K. la constante diélectrique de l'isolant; C,, G,, C3 les capacités des condensateurs schématiques représentés figure u et supposés branchés au milieu du câble.
- La figure 3 représente alors le schéma du réseau de conducteurs dont nous avons à construire le diagramme de fonctionnement. Dans ce schéma nous avons supposé le montage étoilé el les deux points neutres 00/ à la terre T ainsi que l'armature extérieure du câble.
- (JA,. OA,, OA.,, représentent alors les enroulements du générateur triphasé ; H,Or, L,0\ JLO', les enroulements du récepteur triphasé mioleur, transformateur, etc.\ A,!!,, A3B,, A3R;j, les trois conducteurs du câble triphasé. Dans ce schéma nous avons négligé les effets d’induction qui sont généralement très faibles, particulièrement lorsque les capacités du câble sont grandes. 11 suffit pour s'en rendre compte de comparer les formules de capacité ci-dessus avec celles des coefficients d’induction voir : Eclairage Elecl., t. T. P- >93). '
- Pour construire le diagramme nous nous donnons le courant, la tension et le décalage
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- RE V{' F! D'ÉLECTRICITÉ
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- dans les appareils d'utilisation à l’arrivée. Ces données dépendent en effet de la nature de ces appareils et. de leur mode d'emploi. Nous supposons en outre les trois phases du récepteur également et symétriquement chargées. Partant de cette hypothèse nous construisons le diagramme de fa façon suivante.
- Nous menons (fig. 4) les droites B,T, BST, B3T faisant entre elles des angles de iao0 et représentant les tensions connues à l'arrivée P,, P2, P3 ; puis les droites B,I,, Bd,, représentant les intensités à l'arrivée qui nous sont également connues. Puisque les phases du récepteur sont symétriques et également chargées, ces trois droites font également entre elles des angles de iao° et sont décalées par rapport a leurs tensions respectives
- Nous menons alors les droites
- A' 13 j = 111, || amT, = R L I 107 À77' B8 = R Ig j B37f
- ces trois droites représentant les chutes de voltage dues à la résistance ohmique de la moitié de chaque conducteur du câble. Pour connaître la tension à laquelle les points A', A", A7' {fig. 5) sont par rapporta la terre il suffirait de mener sfig. 4; les droites AT, AT, A^TVious lie l'avons pas fait pour ne pas charger la construction.
- Pour déterminer les courants de charge des condensateurs nous avons à envisager les tensions entre A’ et A", A" et A", A"' et T (fig. 3; pour cela nous menons Tig\ 4' les droites A'A", A A"', A'7T qui les représentent et comme les résistances de branchement des condensateurs peuvent être considérées comme milles, les intensités I', 1", V (fig. 3) sont représentées (fig. 4) parles droites AT, A'T7, A'"!’' respectivement perpendiculaires aux tensions A'A’7. A"A"\ AWT p-n avant de -- par rapport à elles) et respectivement égales à
- (uC, A'A1', <»(;,, ÂTv7’, c»c;1 À~
- <<> étant égal à ->. r fois la fréquence.
- Nous avons à déterminer maintenant les intensités J,, J2, ,J3 ; pour cela nous composons géométriquement
- •>,= T + h!
- h = (J" + h — i'}
- J, = (>"' + h ~ !")
- et nous obtenons les droites B,J,, B,.T,, B3J3 qui représentent les intensités au départ. Il est aisé de voir que ces intensités ne sont plus généralement décalées entre elles de iao°et que la capacité de la ligne a introduit une petite dissymétrie. 11 nous reste enfin à déterminer les tensions A,O-', A30', AsO' qui en valeur absolue représentent également les tensions au départ (JA,, OB3, OAs. Pour cela nous menons (fig. 4; les droites Â,A', A^.V7. ÂaA'" respectivement parallèles à B,.!,, RJ.,, BsJa et égales à RJ,, IU2, IIJ3 ; ces droites représentent les composantes dues à la chute de voltage ohmique dans la première moitié des conducteurs du cable. On obtient donc eu définitive les droites A,T, A/J’, AST représentant les tensions au départ.
- Il est à remarquer que ces droites ne sont généralement plus décalées de 1200 l'une par rapport à l’autre par suite de la dissymétrie provenant, de la capacité du câble. Si l’on avait traité le problème en partant de la supposition de courants et de tensions symétriques au depart. la dissymétrie se serait alors traduite sur les courants et les tensions à l'arrivée.
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- L'ÉCLAIRA G E K L E CTRIQU K
- T. XXII. — N’ 3.
- 8b
- Pratiquement la capacité du câble aura généralement pour effet que tensions et courants ne Seront rigoureusement symétriques ni au départ ni à l'arrivée.
- Comme on le voit le diagramme Vtig. 4) résout complètement le problème ; il nous donne tous les courants du schéma (Tig. 3) et il est aisé d’en déduire les tensions d’un point quelconque du schéma par rapport à la terre ou par rapport à un point quelconque du réseau. Cette déduction est d'autant plus aisée «pie les différents points du schéma (fig. 3) ont la même désignation que sur le diagramme (lig. 4! conformément au mode de procéder que nous avons adopté.
- Il nous reste à dire quelques mois du cas où les phénomènes d'induction ne seraient pas négligeables, par rapport à la chute ohmique dans le câble. 11 y aurait alors lieu de 1enir compte et de représenter sur les diagrammes les forces électromotriees dues à ces effets ou plutôt les composantes électromotriees de la tension qui les surmonte.
- Si nous désignons par L15 L3, L3 les coefficients de self-induction des trois conducteurs considérés isolément, par Alrj, ôl,.3, M,.3 les coefficients d'induction mutuelle, tous ces coefficients étant rapportés à la demi-longueur du câble (voir pour les formules de ces coefficients, Eclairage Elect., t. I, p. iq3); les composantes de la tension qui surmonte les forces électromotrices d'induction agissant dans les conducteurs seront
- L, i a conducteur (i)
- + + it
- L> if ' * (:s>
- avec la condition dos courants polyphasés
- En effectuant la construction pour une phase seulement (fig. f>) nous aurions B, O' tension à l'arrivée ïÿlq =RI, I B~j]"ciiule ohmique
- F, I), ='.)L.T, j_ e- n1, self.-imlurt.
- (ïjlq = «O m,., i, j. bTe aJT^ = w Mra i, i iVG
- Lorsque M,.,, Ml3 sont peu différents, ce qui est. généralement le cas, bitension résultante des phénomènes d'induction peut être réduite à un seul terme. On a en posant M,., — ÔI et en tenant compte de l’équation des intensités polyphasées
- (ù, - M)
- ~df
- Ifans ce cas la construction relative aux composantes électromotriees d'induction se réduit à une droite unique
- AMy = a. (Lt— M) q j_ B, i ,
- La même construction s'applique naturellement, aux phases (a) et '3i.
- On aurait alors à mener comme sur la figure 4 les droites A'A'', A" T et les inlem
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- R E V U E D ’ É T. E C T RIC1T K
- 8;
- silos (le charges des condensateurs AT, A"!7, A'7!'" puis à composer les intensités de manière à obtenir les intensités au départ J,, J3, J3.
- Enlin pour trouver les tensions au départ. il faudrait tracer les composantes éloelromo-triees, relatives à la résistance ohniique et aux effets d'induction dans la première moitié du eàbJe, d une façon tout à fait analogue à la méthode indiquée plus haut. Le problème complet représenté par le schéma '3) serait ainsi entièrement résolu (voir fig. 5).
- Nous avons tenu à donner ci-dessus la résolution complète du problème relatif au schéma (fig. 3), bien que les résultats que l’on obtiendra par celle méthode ne fourniront qu'une approximation de ce qui se passe en réalité, et cela pour deux motifs principaux qu il n’est pas inutile de rappeler en terminant. En premier lieu l’hypothèse d'un condensateur unique branché au milieu du câble ne correspond pas tout à fait, à la réalité et en second lieu les forces électromotrices et les courants alternatifs présentent Je [tins souvent des harmoniques à haute fréquence, qui ont pour effet d'altérer généralement d’une façon tort appréciable l’exactitude des résultats dès que la capacité entre en jeu.
- Il en résulte que dans nombre de cas on n’aura pas intérêt à compliquer et alourdir inutilement, la construction en voulant tenir compte de toutes les forces électromotricos qui agissent dans le réseau (fig. 3). On pourra très souvent, par exemple, négliger colles qui résultent des phénomènes d’induction et même de la résistance ohniique du câble, sans (pie pour cela les résultats présentent une moins grande garantie d’exactitude puisque les bases de la méthode sont approximatives et que ces forces électromotricos sont supposées petites.
- En outre il ne faut pas oublier qu’au point de vue de l'industrie, il n’est généralement pas nécessaire de calculer avec exactitude les phénomènes de capacité dont une canalisation est le siège. Le point essentiel est de savoir s'ils sont assez petits pour ne pas entraîner de perturbations importantes dans le service, en d’autres mots de calculer leur ordre de grandeur. Des constructions du genre de celles qui précèdent permettront alors d arriver rapidement à ce résultat.
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- C LAI RAG K Ér. K CT III QU K
- T. XXII. — N" 3.
- LES 1 1ACH l]S KEECTKIQl KS DE \E\\-YOll K ^
- II. _ Usines ni; charge
- L’usine do charge de la première' installation ne présentait rien de particulier. C'était, une longue galerie. Le long d'un de ses murs étaient rangées les voitures ; le long du mur opposé, sur des lianes de charge appropriés, étaient rangées les batteries. La manutention se faisait par des chariots transporteurs à plaie-forme mobile.
- 1 feDi
- 9'-^ _ th flm
- .f !. Â-f..
- - - I ?
- AJ A 4 i!i A A
- ni des plus inté-
- La ligure i(i donne le schéma complet des circuits. Deux feeders pour distribution à trois fils ont été établis entre la station centrale et le dépôt des (iaeres. Ils aboutissent tous deux par l’intermédiaire d’intemipl.enrs tripolaires, aux rails du tableau. Celui-ci comprend neuf panneaux, dont quatre pour les rails positifs et quatre pour les rails négatifs. Deux survolteurs d'une puissance de chacun aoo ampères sous 5 à ij volts, commandés par un moteur électrique de à,;) kilowatts, permettent (l’augmenter la différence de potentiel de chacun des ponts, sur des rails spéciaux. Chaque rail est connecté an tableau par un inter-
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- REVEE D'ÉLECTRICITÉ
- %
- lipolaire, un intori'iipt.-ni- à maximum et h minimum, et un rhéostat qui permet de faire varier la différenre de potentiel utile.
- Chaque banc de charge est relié à un antre lahlean repréennlé on lias et à droite de la
- ligure,
- duquellabatterie peut être mise en avec l'un quel* 'positif, négatif,
- prend, pour
- lampe rouge, sui-tensité dépasse tombe au-desres. Lorsqu'une s’allume, l'élee-
- fju'il doit modi- *'»£•
- charge d’une des
- tant celle-ei en communication avec u de la mameuvre du pont roulant dont Les batteries sont chargées à inten
- sous de 20 ampè-dc ces lampes Irieien est averti
- 7. — Banc, dp charge. lier le régime de
- batteries en met-autre rail. Ce serv ice est l'ait par l'ouvrier chargé 1011s parlerons plus bas.
- fig, ,H. Vue
- bes bancs de charge sont disposés de la façon suivante : chacun d’euv fig. 17 est composé d'un tréteau en bois verni à l'épreuve des acides ; à sa partie supérieure, il porte
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- I. ’ K C ï. ÀIR A G K ÉLECTRIQUE
- quatre leviers en 1er, ayant la forme d'un U dont une des branches est plus courte que l'autre ; le petit bras est à l'intérieur; ces leviers sont pivotes au milieu de la courbe de FU, sur le tréteau. Ils sont: disposés, connue le montre la ligure, sur chacun des coins du tréteau; ils sont reliés aux câbles d'ameuée du courant et connectés deux à deux en croix; cette disposition est rendue nécessaire parce que chaque batterie de 48 éléments est divisée en deux groupes de 24 ; les circuits étant ainsi disposés, les 4$ éléments sont chargés on série. Lorsqu’on pose une batterie sur le banc, elle yient s’appuyer sur le petit bras du levier, qu elle fait lmspuler par sou propre poids ; le grand bras, qui porte des contacts à ressorts, vient alors appuyer avec force sqr les plaques de contact de la boite contenant la batterie.
- T.es bancs de charge sont disposés cp huit rangées parallèles, séparées chacune par un passage. Chaque rangée ppmprtîpd vingt-cinq bancs, en sorte qqp ^ensemble permet de charger simultanément p.op haRppies-
- ly.ll-fluliqiffi vprfiçüt.
- La nianufpptjon batteries est la partie la plus originale de l'installation ; elle est faite enlfèppTUPftt par dflô appareils mécaniques ep sorte qu’un seul ouvrier peut, en 2 1/2 à 3 minutes rptjrer & jbfflprin épuisée, BP reprendre uqe neuve, la mettre en place et replacer la jjajipnp épipsee sur lp JjaxfC ijp charge. Il fqul é>idmnmpnt un cocher pour amener Iq vpjLlpp «P place-
- Voici quelles sont les dispositions adoptées ;lig. i8i.
- U11 pnnl rpf|lai)l plpptriqup P peut circuler au-dessus des bancs dp charge et prendre l'une qqelponqiju fjps batteries ; ü amène Céttc dernière s?pr upc table 4' située à l'extrémité des bancg de plî^rgp ci dont lp dessus pst fp>'iné dp phainps sans fin, mues par un moteur, en sortpquela jniftppjp qui y est déposée est facilement transportable sur Ion Le sa longueur.
- L’nprière dp la yqjjqpp dont la batterie doit être changée est placé le long du côté de cette table opposé aux bancs de charge, la porte du coffre à batterie ayant, bieu entendu, été ouverte d’avance. La voiture repose sur une plateforme D qui permet : 1® au moyen de doux leviers horizontaux L manœuvres hydrauliquement, de pincer la voiture dans une position déterminée dont elle ne peut bouger; 20 au moyen d'un levier hydraulique vertical S de soutenir le coffre do la voiture au niveau môme de la table sans que ce coffre repose sur les
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- ressorts ou les pneumatiques dont l'élasticité fait varier la hauteur lorsqu’on enlève ou qu'on remet la batLerie.
- Aussitôt que la voiture est en place, un troisième levier horizontal B, nui aussi hydrauliquement, avance au-dessus de la table, saisit la batterie épuisée par des crochets, puis se retir»! et dépose la batterie sur la table ; le moteur do cette dernière est alors mis en mouvement, de façon que la batterie épuisée s'éloigne, et que la batterie neuve vienne se-placer en face du epffrc dp la voiture ; le levier B est alors k nouveau mis en mouvement ; il pousse la nouvelle batterie clans le coffre de la vpiture, ce qui suffit à établir automatiquement les communications avec le circuit, des moteurs- La voiture est alors libérée des leviers L et S qui la maintenaient ; elle peut sp mettre en marche. La batterie épuisée est ensuite reprise par le pont roulant qui la transporte sur l'un quelconque des 300 bancs de charge.
- Toutes les manettes qui commandent les différents organes : pont roulanl, fable transporteuse, leviers hydrauliques, sont sous la main d'un seul ouvrier placé en C dans la cabine
- dupont roulant; elles sont bien distinctes les unes des autres, en sorte qu’il n’y a jamais de fausse manœuvre. 11 y a deux plateformes D le long de la table T comme 011 le voit sur la figure.
- L'amplilude des mouvements des leviers hydrauliques est déterminée par la construction même des appareils, en sorte que les voitures viennent toujours occuper les mêmes positions. Les figures 19 et 20 donnent, les détails de construction des leviers L et du levier S. La plateforme sur laquelle reposent les voitures est on deux parties indépendantes, chacune est mobile sur un petit chariot qui circule sur des rails parallèles à la table. Les roues d’avant de la voiture reposent sur une des parties de la plate-forme, i’arrière-Lrain sur l’autre. I)e cette façon, la voiture peut facilement, céder à la poussée des leviers horizontaux, sans que l’effort exercé par ceux-ci puisse abîmer ou déformer la voiture.
- Le moteur qui actionne le transporteur h chaîne de la fable est un moteur Westinghouse telrapolaive d’une puissance de 5 chevaux.
- Le pont roulant s’étend sur toute la largeur de la salle des accumulateurs, et peut être déplacé sur loute la longueur de cette salle sur des rails IL II est mû électriquement; tous les organes de commande sont concentrés dans la cabine C qui passe presque au niveau flu sol. dans le passage central ménagé entre les 8 rangées de bancs de charge. Sur le pont, sont montées 8 mâchoires M dont la construction est clairement représentée sur la ligure 18. Chaque mâchoire est située exactement au-dessus d’une des rangées de batteries. Lorsqu’on
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- L ' É C L AIU A G R K LECTRTQUR
- T. XXII. — N<= 3.
- y*
- vont enlever une des batteries, on fait avancer le pont au-dessus de celle-ci ; l’ouvrier met en marche, un moteur électrique qui, au nioven de chaînes, fait descendre la mâchoire correspondante; celle-ci descend tout ouverte, en sorte-que la batterie peut passer entre ses deux cotés. Lorsqu’elle est descendue en dessous de la batterie., elle se referme automatiquement, puis s’élève, enlevant la batterie avec elle. Cos différentes operations se font automatiquement, avec un moteur tournant toujours dans le mémo sens, grâce à la longueur convenablement calculée dos differentes chaînes. On voit en âF sur la figure 18, une des batteries ainsi élevée par une des mâchoires. Le pont roulant est ensuite mis en marche jusqu’à ce que la batterie soit au-dessus de la table T. Le moteur qui actionne les mâchoires est alors mis en marche en sens contraire à la fois précédente: la mâchoire descend déposer la batterie sur la table et remonte automatiquement.
- En plus de l'installation décrite, une troisième plate-forme pour le chargement de la voiture a été disposée sur le côté de la salle des batteries; la manntention'y est faite au moyen de chariots et d’un levier hydraulique, mais aucune disposition n’a été prise pour maintenir la voiture en pince, (.lotte plate-forme n'est utilisée qu’en.cas d'accident à la probe premier étage est utilisé pour la réserve de voilures et les ateliers de réparation. Il est relié au rez-cle chaussée par deux monte-charges «l’une force de tonnes chacun.
- L’installation est complétée par des compresseurs d’eau et d’air pour la manœuvre des leviers et le gonflement des pneumatiques.
- Toutes les nouvelles stations de charge seront du modèle que nous venons de décrire.
- CL Pkletsster.
- R É VE E 01 > I > E \ I E YI' D E S VPPE1C VTIONS DE i.'ÉEECTIHCITÉ EN IK99
- 1. GENER\TIOX ET IUSTlUliL'TlON I»E l’ÉNERCIE ÉJ.KCTRiqi'E
- Les secteurs puustens. — Nous aurions été heureux aux approches de l'Exposition universelle de 1900, et les secteurs l’auraient été encore plus, si nous avions eu à enregistrer dans le courant de l'an dernier une tendance quelconque à la prolongation des concessions. C’était pourtant ou jamais le moment ; l'organisation des services d’éclairage pour 1900 a forcé la plupart des secteurs à augmenter leur matériel, mais ceux-ci, poursuivis par l’idée d’un amortissement désormais impossible, ont fait juste le nécessaire et rien du surplus qu’011 était en droit d'attendre.
- Si dune l’éclairage électrique de Paris 11e donne pas pendant le cours de l’Exposition les merveilles qu’on eût été heureux de constater et de faire constater aux autres, la ville et nos édiles n’auront qu’à s’en prendre à eux-mêmes.
- U nous suffira, du reste, de passer en revue l’état actuel du matériel générateur des principaux secteurs, pour nous rendre compte que leur développement pendant l’année qui vient de s’écouler a été peu important en somme, et qu’on 11’a fait que continuer les travaux prévus et commencés en 1898.
- Nous avons dit que deux des seeteuvs à eourant continu, la Compagnie continentale
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- 93
- Edison el le secteur de, la place Clicliy, avaient créé des usines à l'extérieur de Paris. L’usine de Saint-Denis qui doit alimenter le premier et qui transportera l'énergie sous forme de courant continu à 4 4o<> volts n'est pas encore en service et ne le sera que dans les premiers mois de 1900.
- La Société « le Triphasé'» dont P usine d’Asnières doit, alimenter les eomnnitatriees installées dans l'usine de la rue des Dames n’est pas non plus en service ; l'un des premiers groupes de 1 «00 kilowatts sera mis en route dans une période prochaine ainsi qite les doux premières comimitatriees correspondantes.
- La Compagnie parisienne de l’air comprimé continue toujours l'extension de sou usine du ((liai île Jcninmpos. Le nombre de groupes de jao kilowatts installés complètement est maintenant de 11 et sera bientôt porté à i-3, sur les ->.\S à installer.
- Arrivons maintenant aux secteurs distribuant l’énergie sous forme de courant alternatif monophasé.
- L’usine du secteur des Champs-Elysées comprend aotiiollemei) l six alternateurs-volants Hutin-Leblane-Eareot, dont la puissance est de 600 kilowatts par unité. Un septième groupe identique est actuellement en montage. Ce groupe complète la capacité prévuepour une première partie de l’usine; les bâtiments ont été complètement achevés dans le cours de l’an dernier ; la chaufferie comporte, en outre des 14 chaudières Galloway, de Renaud et Bon pain prévues primitivement, une batterie de 4 chaudières Babcock et Wileox de ôoo chevaux chacune destinée à servir d'appoint aux heures de la pleine charge.
- En principe, une seconde usine de même puissance que la première doit être construite dans l’avenir, dans une position symétrique à Ja précédente sur des terrains déjà acquis par la Compagnie du secteur îles Champs-Elysées.
- Ce secteur qui alimente provisoirement en.ee moment le secteur de Levallois est un des plus importants de Paris, et nous espérons que notre sympathique collaborateur, M. (îuilbert, voudra bien profiter de l’achèvement de la première usine pour décrire les nombreuses modifications qui ont été apportées depuis les descriptions données par M. F. Geraldy (') el parlai (*).
- Le secteur électrique de la Rive gauche, le plus favorisé en ce qui concerne l'Exposition Universelle, suit un développement aussi rapide que le précédent. Les bâtiments pour l’aménagement des 10 groupes prévus sont terminés et S des groupes de 4«o kilowatts sur les 10 à installer sont maintenant en service.
- Comme pour le précédent également, on prévoit maintenant la construction d'une seconde usine identique à la première et disposée aussi symétriquement.
- Le secteur de la Société d’Éelairnge et de Force qui emploie à la fois le courant continu et les courants alternatifs diphasés, ces derniers seulement comme transport, ^modifie en ce moment son usine de La Yilletle ou du quai de la Loire en remplaçant l'un des groupes existants par un groupe électrogène Fareot de 200 kilowatts.
- L’usine du quai de Seine doit recevoir à la lin de celte année un nouveau groupe à courants diphasés Fareot, avec amortisseurs Leblanc et dont la puissance est <le -5o kilowatts; ce groupe est destiné à alimenter des transformateurs-redresseurs Leblanc qui seront installés dans les diverses usines que la Société d’Éclairage et Force possède à Faris.
- L’emvloi des génératrices poLYMOiu'iiioEEs. —JjC lait le j)lus marquant dans le développement des stations centrales nous revient, comme souvent, d’Amérique. Les ingénieurs
- (') Voir T.a Lumière ftectrirjue. t. XIAUl, p. 1 n, i8yP
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- T. XXII. — Nü3.
- i)i
- L'ECLAIR AC R ÉLECTRIQUE
- américains, toujours partisans d'une grande simplifîeatitm et d’une grande, uniformité dans les usines de production de l'énergie électrique, préconisent beaucoup l'emploi des génératrices à double courant (double eurrent generulorsi nommées et bien tioium&oSi il y a quelques années déjà, « génératrices polymorphiques » par M. Hospitalier.
- Ce geiirë de machines, très cousines des eomnuitatrieés desquelles elles ne différent pas extérieurement ne sont autre chose que des dynamos à courant continu avec prises de Courant pour l'obtention d'un système de courants polyphasés quelconques.
- Les avantages de ces machines sont assez, sérieux pour attirer l'attention des électriciens chargés tle l’organisation des stations centrales modernes; elles donnent, en effet, à la lois le courant continu pour la distribution dans le voisinage do l’usine et les courants alternatifs pour le transport à distance après élévation de la teuslon. Séparées des moteurs à vapeur qui les conduisent, elles peuvent fonctionner connue cominutatrices inversées, c’est-à-dire comme transformateur de eouraiil continu en courants alternatifs et permettre ensuite l'alimentation des réseaux éloignés de l'usine de production à Laide d'une batterie d’aectimula-tetirs chargée peudanl les heures de marche à faible charge.
- Quoi qu’il en Soit, toutes ces considérations sout bien connues en France depuis quelques aimées, et une première application en a été faite à la station centrale dè Rouen eit 1890.
- La première application du même genre a été laite en Amérique à îd station centrale EdisOri d’Ilarrisson Street à Chicago, eîi 1897 seulement, en employant ce genre de machine comme transformateurs de courant' continu en courants alternatifs; c'est devant le succès obtenu cpte l'on a décidé d'installer des groupes mixtes composés d'un moteur à vapeur accouplé directement à deux dynamos polymorphiques de 200 kilowatts chacune. Ajoutons, ce qui a sou intérêt pour concilier les conditions tout à fait eon traites à remplir dans l'étude des alternateurs et des machines à courant continu, que la fréquence n'est que de 25 périodes par seconde et que de plus le réglage de la tension des courants alternatifs se fait à l’aidé de régulateurs de tension d'un type connu, et constitué par mi transformateur à rapport de transformation Variable.
- Les dynamos a courant continu. — Au point de vue scientifique comme an point de vue industriel, les dynamos à courant continu et celles à courants alternatifs ont été l’objet de quelques travaux (lignes d'être signalés.
- E11 ce qui concerne les dynamos à courant continu, nous citerons d’abord les travaux de M. Fiseher-Il innen (‘i sur la théorie des étincelles dans les machines à courant continu, qui complètent les idées émises par leur auteur dans le courant de 1898. M. Songel (ii; nous a donné un procédé d’excitation, par courant redressé, des machines à courant continu, employées comme moteurs, qui jouît de gnuuls avantagées-, principalement au point «le
- Une discussion intéressante a été soulevée par les éludes de M. Dellmar (*) sur les perles par frottements dans une dynamo, les résultats obtenus sont très intéressants et jettent un certain jour sur cette question si complexe. Dans le même ordre d'idées, les travaux de M. Arnold (4i à Carlsruhe, sur les pertes par frottement dans les balais de dynamos de MM. Tilbals, Lovvenberg et Biirus (sl à l’Université de Colombie ont donné des résultats très concordants.
- Pj Voit- J. Gtm.UL.uf, 1/Éclairage Éleclrirftie, t. XX, p. 41 et 90, i5 et 22 juillet 1899.
- (2; Skxgkl, T.'Écl: Klec.t., i.XVUl.p. 188,4 février 1899. P) Dkttmak, L Éd, Éiect., t. XX. p. i33, ag juillet 18(99.
- fp Ak.tI.lO, /. Éclairage Éhtfrtfae, t. MX p. 324, 13 mai 1899.
- (») Tibals, Lutvktbkku et IK-rks, The Ehvtrtcal World., fol. XXXIV, p. {i7.
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- Pratiquement la question des étincelles a été étudiée par M. Sidnéy Brown (') par l'emploi <le circuits magnétiques et inducteurs doubles dont ITin est uniquement destiné à faciliter la commutations.
- Pour terminer, citons entin les dynamos unipolaires à réaction d induit compensée de M. Finlay (2), l’organe compensateur étant semblable à ceux employés dans les méthodes bien connues de MM. Fischer-flinnen, Menées, Ryan, etc.
- Les courants ai.tern \tifs. — Les perfectionnements des appareils à courants alternatifs sont beaucoup plus nombreux que les précédents. Il faut citer on première ligne lès eonmiiitatriees qui ont été l’objet d’applications nombreuses (*).
- Leur développement s’est considérablement accru dans le cours de l’an dernier eh Amérique et môme en Angleterre ; la plus importante application que prépare la General Electric Company est celle de Fusiiie de -o ooo chevaux destinée à la traction de .New-York.
- Nous avons reproduit dans cette revue les nombreux mémoires que nous avions signalés l’an dernier à pareille époque,' parmi eux les plus importants, ceux de MM. Slein-melz (4) et Kapp (5) ont ôté complétés et corrigés parM. Guilbert qui a donné le tableau complet des puissances comparées d’une mémo machine fonctionnant comme eommutatriee d’un ordre polyphasé quelconque cl. comme machine à courant continu.
- Dans le domaine de la distribution par courants polyphasés, l'invention qui nous paraît, le plus mériter d'clre signalée est celle de M. Steinmet/. f*i, relative à l’alimentation d’un réseau triphasé à l’aide de trois génératrices à courant alternatif simple et couplées en série fermée sur elle-même. C’est en effet une des idées les plus originales qu’ait eues le savant ingénieur de la General Electric Company.
- Moins original peut-être, mais non moins pratique, est le système du môme auteur pour le réglage d’un réseau local, indépendamment de celui de la canalisation générale à courants polyphasés sur laquelle il est branché et consistant en l'emploi d'une self-induction et d'un moteur synchrone à excitation variable automatiquement (7).
- M. Steinmet/., dont les brevets ont été très nombreux cette année, nous a encore donné un système de démarrage C) des moteurs monophasés à l’aide d’un second enroulement décalé de plus d’un demi-polo par rapport à l’enroulement normal et fermé sur un condensateur. ainsi qu’un procédé (U pour augmenter le laelcur de puissance. Ce dernier qui consiste à bobiner sur l'inducteur du moteur un second enroulement dont Taxe est décalé par rapport à Taxe de l’enroulement normal d’un demi pèle, et qu’on ferme ensuite sur un condensateur, avait déjà été signalé par MM. Sautter et ITarlé en i8c>5.
- Le démarrage des moteurs à courants alternatifs simples ou polyphasés nous a valu les dispositifs de M. Déri {'°i, de MM. Stone et Doane RU, par résistance, self-induction cl capa-
- 0 Siosey Brown, L'Éclairage Électrique, l. XVII1, • 3u3, y5 février 1899.
- (*) Fim.ay, 1.'Éclairage Électrique, L. XVIII, p. 417, S ,ttars 1899.
- (5) Voir C. Pio, I. Échu
- (l) Sieismet^ //Éclair, mars 1899.
- (*) kArr, //Éclairage 1 mars 1899.
- I. XVIII,
- -\viii.
- ;fi) Stki.vmf.tz, //Éclairage Électrique, t. XIV, p. 401, 17 juin 1899.
- fi SrniMutrz, L Éclairage Électrique, t. XIX, p. v8i, *7 mai j 899.
- (®).Steinmkt/., 1/Éclairage Électrique, t. XIX, p. aïo, ii mai, 1899.
- (•) SïKiNM.:r/, I. Éclairage Électrique, t. XIX, p. 166, 6 mai 1899.
- («>, 1)£hi, I Éclairage Électrique, l. XVlll, p. 462, *5 mars 1899.
- (O) Stu.n-k cl Doa.ni:, L'Éclairage Électrique, t. XIX,
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXII. — JE 3.
- cité, de Al. Steinmelz (') par suppressions successives des résistances dans l’induit, et enfin de AI. Heyland (2) par suppression H’unc partie des enroulements.
- Gomme travaux intéressants sur les moteurs asvnehrones à courants polyphasés, les plus originaux, sont ceux de AL Jlcylaud rl) pour le changement du nombre de pèles dans les induits et les inducteurs en vue d’obtenir plusieurs vitesses.
- Line des éludes théoriques les plus importantes sur les alternateurs esteellede AL Blondel ('') sur la réaction d’induit des alternateurs ; la distinction de deux coefficients de self-induction dans l’induit, un pour les courants wattôs ou plus exactement les courants en coïncidence de phase avec la force électromotrice induite et l'autre pour les courants en quadrature avec cette dernière, simplifie beaucoup l'explication du phénomène si complexe de la réaction d’induit (‘l facilite en même temps Je calcul des alternateurs. A citer également la note de AL Potier (s) au sujet de la théorie précédente.
- L'étude des diagrammes de couplage des alternateurs en parallèle a été reprise par AI. (Tuilbert par l’étude d’un cas laissé de côté par AI. Blondel (7), celui où on suppose que la tension aux bornes du réseau est maintenue constante parla variation des excitations des alternateurs.
- AT. Leblanc a continué dans le cours de 1899 la publication de ses travaux sur les courants alternatifs ; parmi ceux-ci, les seuls qui étaient incomplètement connus de nos lecteurs étaient ('eux sur les effets des câbles concentriques '8Î el sur l'influence de la self-iriduc-lion sur l’utilisation dos matériaux dans les machines à courants alternatifs i#).
- La publication de ces travaux a valu à leur auteur le prix Planté, ce dont nous sommes heureux de le féliciter.
- Nous terminerons cette rapide énumération des travaux les plus saillants de l’année 1899 en citant quelques perfectionnements dont les transformateurs ont été l’objet. Ce sont d’abord les transformateurs Siemens et llalske (10) à perles réduites dans le fer pour la marelle à faible charge et en second lieu le rajeunissement des transformateurs proposés par AI. llublev (n) et consistant à porter les tôles au rouge cerise, puis à remonter ensuite l'appareil. J. Rkvval.
- (l) Blondi:!.. L'Eclairage Electrique, l. XXI, p. 01, 2 octoljre i8yy.
- (5) Potiek, /,Eclairage Électrique, l. XXI, p. iyi, (®) (jiulhkkt, L'Eclairage Electrique,, l. XX, p. 321,
- (’) Voir Lumière Electrique, t. XLY et XL\I, j>. 35i
- (8) Lkri.anc, 1.’Eclairage Electrique,-t. XXI, p. 81 et
- (a) Lkri.anc, L'Eclairage Électrique, t. XXI, p. 281,
- (l0) Siemens et Halsick, /. Eclairage Electrique, t. XIX, p. 4y, i5 avril 1899.
- (n) Hubley, /.Éclairage Electrique, t. XX, p. 119, Xi juillet 1899.
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- 20 Janvier 1900.
- REVUE I) ’É LE CT il IC 1 TÉ
- <J7
- UK VIE LMHSTRIEE LE ET SCIEM’IFIOIE
- GÉNÉRATION DE L’ÉLECTRICITÉ
- Nouveau dispositif économique pour le chauffage des chaudières, par L.-C. Auldjo. Industries and Iran, t. XX\ II. p. 29 décembre
- 1899. Communication faite à la a Engineering Association of Xew Sont 1» Wales ».
- Les avantages que présentent les condenseurs par surface dans les endroits où la pureté de l'rau dont on dispose pour l’alimentation laisse à désirer, ont eu pour conséquence l’adoption de ces condenseurs dans un assez grand nombre d'usines; mais pour diminuer la quantité d’eau consommée pour le refroidissement de la surface de l'appareil condenseur, l’eau échauffée par celle opération est de nouveau emplovée après avoir été refroidie par évaporation ; ce refroidissement s’cfl'ectue soit en lançant l’eau dans l’air sous forme de jets de faible diamètre, soit en faisant tomber cette eau dans une tour (pie parcourt de bas en haut un courant d’air fourni par 1111 ventilateur. L'auteur a pense qu’avec ce dernier dispositif il serait possible de récupérer une partie de la chaleur qui a été abandonnée par l’eau pour vaporiser une partie d’clle-mème, en envoyant sous le foyer des chaudières l’air chargé de vapeur qui s’échappe de la tour de refroi-dissemen t.
- A priori il semble que ce procédé doit donner lieu à quelque économie de combustible, car on sait que le tirage artificiellement provoqué par une injection d'air dans le foyer d’une chaudière, permet de mieux utiliser l’énergie calorifique du combustible, les gaz de la combustion pouvant alors être refroidis, avant d’ètre envoyés dans la cheminée, à une température bien inferieure à celle qui est nécessaire pour assurer le tirage uniquement par la force ascensionnelle de ces gaz. D’autre part on sait aussi que divers constructeurs préconisent, eu vue d’augmenter le rendement des chaudières, l’emploi d’un jet de vapeur lancé sur le loyer, la vapeur d’eau donnant au contact du charbon incandescent des gaz combustibles qui allongent la llamme. Mais la quantité de vapeur employée clans ces conditions est ordinairement très faible et dès lors il est permis de se demander si l'envoi dans le loyer d’une quantité de vapeur aussi considé-
- rable que celle que contient l’air s’échappant des tours de refroidissement n’apportera pas dans la marche de la combustion quelque per-turbalion se traduisant par un effet contraire à celui espéré et prévu.
- Pour lever ce doute, l’auteur a fait quatre essais comparatifs avec une chaudière alimentant un moteur Taugye de 9 chevaux. Dans les quatre essais la puissance requise du moteur était la même ; elle était utilisée à élever la meme quantité d’eau à la même hauteur. Dans l’essai n° 1. tonte la vapeur provenant de la tour de refroidissement était envoyée dans le fover par une conduite de io cm de diamètre qui, avant d’arriver au loyer, traversait dans toute sa longueur un carneau de 6 m de long situé sous la chaudière, de manière à échauffer l’air. Dans l’essai il" 3, un dixième du poids de vapeur contenue dans l’air venant de la tour de refroidissement était condensé, et l’air chargé delà vapeur restante était conduit directement au loyer par une conduite de 22,5 cm de diamètre ; dans l’un et l’autre de ces essais, la pression de l’air dans le foyer était de 9 mm d’eau. Les essais n° 2 et n° 4 étaient faits en envoyant dans le foyer de l’air sec (ou plus exactement de l'air atmosphérique) sous une pression de 8 mm d'eau ; la conduite employée dans l’essai 1 servait dans l’essai ; la conduite utilisée dans l’essai 3 l’était aussi dans l'essai
- Ces essais, poursuivis chacun pendant b heures, ont montré que la consommation de charbon est de :
- 9 p. 100 plir fiiiblodr.ns l’os-.ni 1 (jiu- clans l'ossai t 8 » 1 » 2
- 29 .5 1 » 4
- La comparaison des essais 1 et. 3 d'une part, a et 4 d'autre part, montre qu’il y a avantage à échauffer préalablement l’air, humide ou sec, avant de l'injecter dans le lover. La comparaison de l'essai 1 et 2 d’uue part, 3 et 4 d’autre part, indique qu’on réalise une notable économie eu se servant de l'air chargé d’humidité provenant de hy tour de refroidissement.
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- A celte économie viennent s'ajouter divers avantages constates par les essais. Kn premier lieu, .la fumée est absolument supprimée ; en second lieu, il u’y a pas de dépôt de suie dans les tubes et les carneaux ; enfin, si, comme dans l’essai 3, on condense une partie de la vapeur entraînée par l’air venant de la tour do refroidissement, on obtient line eau très pure qui peut servir à l'alimentation et réparer les pertes inévitables provenant d'une condensation imparfaite et des fuites de vapeur. T. J’.
- Eaux corrosives et incrusto corrosives dans les générateurs de vapeur, par H. de la Coux. Génie civil, f. XXXVI, p. 117, 1^9 el i/|i>, u3 cl 3o dcc. 1899 et 6 janvier 1900.
- Dans ces trois articles, l'auteur examine les diverses substances en dissolution dans l'eau qui peuvent produire des effets corrosifs, recherche ensuite les moyens de combattre ees •effets et enfin examine si les remèdes préconisés pour empêcher les incrustations peuvent eri même temps agir comme anti-corrosifs avec des eaux inenisto-corrosivcs, ou au contraire développer des substances corrosives dans les eaux seulement incrustantes.
- i° Les substances pouvant produire des corrosions sont :
- Acide chlorhydrique et chlorures. — Avec | l'acide chlorhydrique il se produit d abord du j chlorure ferreux FeCF qui, en présence de l'oxygène en dissolution dans l'eau, donne de l'oxyde ferrique FeT)* et du chlorure ferrique iHVCl8; ce dernier sel se décompose lui-môme en oxvde ferrique, et acide chlorhydrique. Par suite de I cette régénération, l’acide chlorhydrique est ! éminemment, corrosif. Fort heureusement les eaux en contiennent rarement à l'élat libre.
- De tous les chlorures, celui de magnésium est le plus corrosif, car sous J'influence de la chaleur il se dissocie en magnésie el en acide chlorhydrique. U peut arriver que le chlorure de magnésium n’existe pas dans l'eau d’alimenta-liou, mais qu’il se forme dans la chaudière par réaction d un chlorure (chlorure de sodium, généralement) sur un sel de magnésium en dissolution (sulfate ou carbonate de magnésium; ; son action est alors non moins corrosive.
- Le chlorure d'ammonium, que l’on rencontre dans certaines eaux avant séjourné dans un milieu de décomposition organique, est très
- : corrosif par suite de sa décomposition en ammoniaque et acide chlorhydrique au contact du 1er.
- Les chlorures de calcium et de sodium agis-: sent d’une façon beaucoup moins énergique.
- 1 Les chlorures de fer sont actifs en raison des décompositions et oxydations qu'ils subis-
- Acide sulfurique et sulfates. — Avec l’acide j sulfurique il se produit une série de réactions ana-| logues à celles que donne l'acide chlorhydrique : j formation de sulfate ferreux par attaque de la chaudière, transformation en sulfate ferrique par l’oxygène dissous, réduelioh en sulfate ferreux I avec régénération de l’acide sulfurique.
- | Le sulfaLe d'aluminium que l'on rencontre dans les eaux de certains terrains argileux ou schisteux, sc dédouble en partie sous l'influence de la chaleur en alumine et en acide sulfurique il est fortement corrosif.
- Le sulfate de cuivre qu’on est exposé a trouver dans les eaux de mines, attaque le fer des générateurs en dounantdu sulfate ferreux lequel continue l'attaque, en raison de ses oxydations et décompositions successives.
- Azotates. — Bien que n’existant généralement qu’en très faible quantité, les azotates ont une action corrosive énergique. Dès qu'il peut se produire de l’azotate ferreux la corrosion devient rapide pour les raisons déjà indiquées pour le chlorure et le sulfate de fer. Si eu même temps que des azotates l’eau contient des sulfates acides ou de l'acide sulfurique provenant de la décomposition de sulfates, il se produit de 1 acide azotique libre.
- Acide sulfhydrique et sulfures. — Ces substances agissent principalement par les sulfates auxquels ils peuvent donner naissance par oxvda-
- Anhydride sulfureux. - - Par oxydation il se produit de l’acide sulfurique. S'il y a en môme temps du chlorure ferrique, celui-ci sera réduit par l'anhydride sulfureux avec formation d'acide sulfurique et d’acidc chlorhydrique.
- - 20 T,es substances préconisées pour combattre les effets corrosifs des eaux sont :
- Zinc. — L’action corrosive se porte sur ce métal au lieu de se porter sur le 1er des géné-raleurs. Le zinc offre un inconvénient : il forme avec le fer un couple voltaïque et sous l'influence du courant électrique ainsi développé, il se re-
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- I) K LE CTH 1 C IT K
- couvre d'une couche d oxyde qui empêche son attaque ultérieure par les substances corrosives.
- Chaux. — Cette substance atténue beaucoup les propriétés corrosives clés eaux de mine,s et de l'eau de mer, mais s'il v a des sullates il se forme du sulfate de calcium et les eaux deviennent incrustantes.
- Carbonate de calcium. — Recommandée par M. Le Gbâlellier, cette substance est préférable, il la chaux, car clic ne décompose pas le sulfate de magnésium. Son emploi augmente nécessairement la masse du dépôt incrustant, mais il diminue la dureté de ce dépôt.
- Soude et potasse. — Ces deux bases constituent d’excellents anli-eorrosils, mais elles n’ont aucun effet appréciable sur les incrustations, si ce n’est lorsque l'eau renferme du carbonate de calcium.
- Carbonates alcalins. — Ces sels sont préférables aux alcalis. Ils précipitent les sels de magnésie, complètement si l’introduction du carbonate se fait dans la chaudière, incomplètement par suite delà formation d’un bicarbonate de magnésium un peu soluble si l’introduction se fait à froid. Le sulfate ferrique, le sulfate d’aluminium donnent un précipité et du sulfate de sodium. Quant aux incrustations, elles sont fortement diminuées par suite de la translorma-tion du sulfate de calcium en carbonate de cal-
- ihjdrale de. baryum. — Cette base est bien préférable à la chaux. Elle agit aussi bien que celle-ci comme anti-corrosif ; en outre elle agit comme anti-incrustant en précipitant le sulfate de calcium à l’état de sulfaté de barvum et de
- Carbonate de baryum. — L’emploi de ce corps n’est pas à recommander pour les eaux renfermant des sels de magnésium, ces sels n'étant l’objet d’aucune transformation avantageuse de sa part. Pour certaines eaux de mines il offre l'avantage de précipiter totalement, même" à froid, le sulfate ferrique cl le sulfate d'aluminium. 11 diminue les incrustations en précipitant le sulfate de calcium.
- Autres substances.— L’auteur a essayé dans certains cas spéciaux l’emploi de diverses substances. Les sels de plomb conviennent fort bien pour la précipitation des chlorures ; mais ce réactif est coûteux et il se produit des dépôts de plomb métallique sur les parois des chau-
- dières. Les phosphates alcalins donnent de bons résultats avec les eaux magnésiennes ; ils ont 1 inconvénient d’ètrc coûteux. Les silicates alcalins remplissent à peu près le même but à moins de frais. Les borates alcalins précipitent bien les sels de magnésium, de calcium, de fer et d’aluminium.
- 3° Les substances préconisées pour combattre les incrustations sont nombreuses et parmi celles qui. viennent d’ètrc indiquées pour empêcher les corrosions, quelques-unes sont, comme on a vu, en même temps anti-incrustantes.
- L’auteur insiste sur l'importance du choix de la substance anti-ineruslante lorsqu'on a à combattre seulement les incrustations que peuvent produire des eaux de rivière ou de forage. Bien souvent, dit-il, par l’emploi de substances anti-ineriistant.es mal appropriées, il arrive que l’on rend l’eau beaucoup plus dangereuse pour les tôles des générateurs.
- En particulier on doit proscrire complètement la magnésie que l’on emploie cependant comme désincruslant. Ce corps donnera en effet avec les carbonate, sulfate et chlorure de calcium, les sels magnésiens correspondants qui, comme on l’a vu, sont très corrosifs.
- 4° L’auteur se trouve ainsi conduit aux conclusions suivantes :
- Les remèdes doivent agir non seulement sur les influences corrosives, mais aussi sur les formations incrustantes, sans introduire de substances capables d’augmenter l’un de ccs effets tout en diminuant ou en supprimant l'autre.
- Avec la chaux, l’épuration peut se traduire par une augmentation de la masse incrustante; eu employant la magnésie, il peut se produire une augmentation de l'influence corrosive et même une transformation de 1 influence incrustante en action corrosive.
- Les carbonates alcalins et l’oxyde de baryum conviennent parfaitement pour corriger les eaux incrusto-covrosives, car ils sont efficaces non seulement contre les formations incrustantes, mais encore contre l’inlluence corrosive tics eaux. T. V.
- Essais d'un turbo-alternateur de 500 kilowatts de la station de Cambridge. Ehctricnl Ituvicsv. t. XJ.VI. p. Gu, janvier 1899.
- La puissance de l'usine de Cambridge étant devenue insuffisante, des soumissions furent de-
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- T. XXII.- N1'3.
- L’ÉCLAIR A G K É L K C T 1U QU K
- mandées pour l'installation d’un nouveau groupe. ! généraLeur de 5oo kilowatts. Cinq projets lurent déposés ; quatre d’entre eux exigeaient une dépense d’installation do ioaooofr a j 2.) 2üo tr non compris les condenseurs; le cinquième, présenté par MM. Parsons, proposait l’emploi d une turbine il vapeur directement accouplée à un alternateur et prévoyait line dépense totale de 122100(1', v compris les appareils de condensation. T.es trais d'installation de ces appareils étant évalués à ?.5ooo fr, le projet de MM. Parsons se trouvait être le moins coûteux ; de plus le faible encombrement du lurbo-allernatour permettait l’installation de deux groupes semblables dans l'emplacement disponible ; enfin la dépense de vapeur par kilowatt-heure garantie par MM. Parsons (12,3 kg il pleine charge et 13,7 kg à demi-charge} était légèrement inférieure à celle garantie par les quatre autres concurrents. Pour ces raisons le pvojcl Parsons tut adopté.
- Le groupe est actuellement monte ; un second tout semblable est en construction. La vitesse angulaire de la turbine il vapeur est de 2 7001:111 ; (die est régularisée par un régulateur électrique. Sur l’arbre de la lurbinc est montée l'armature de l’alternateur; celui-ci est à quatre polos ; la fréquence du courant qu’il fournit est donc go ; la tension de courant est. 2000 volts. L’alternateur fonctionne en parallèle avec les aulrcs alternateurs de la station. Sur le prolongement de l’arbre principal est montée une excitatrice de 5 kilowatts : la puissance dépensée pour l'excitation de -l'alternateur il pleine charge 11'est d'ailleurs que de 3,5 kilowatts soit 0,7 p. too de la puissance engendrée.
- Avant d’ètre livré le bu'bo-nioleur a été essayé en octobre dernier dans les ateliers des constructeurs. Voici les résultats de ces essais, dont la durée a été de quatre heures :
- l'haudière ( en kg: end)... 8,1
- Vide ,cu cm de
- l,a(èii kgL 1.K'.m Gntn Puissance (en fcw) h,*
- kgf............ 10,1
- Puissance d’ewi-
- talion 1 en kw) . J.
- 0.; 10,r 9,8
- Gj,i 66.ii
- Ai 3.9:1 1897
- On voit que la consommation de vapeur par
- kilowatt-heure à pleine charge, et à demi-charge est inférieure à celle garantie par contrat et encore les essais ont été laits avec un condenseur qui 11’était pas celui construit spécialement pour le groupe générateur, ce dernier condenseur étant en montage a Cambridge au moment des essais. J. R.
- DISTRIBUTION DE L’ÉLECTRICITÉ
- Sur la mise à la terre des circuits secondaires et les risques d’incendie, par T. Hutchin-sou. Transactions of the .i. /. E. E. !.. XVI, n"* 8 cl g,
- raie de l'Arneririin Institut»» of Mlcctrical Engiuoers., à Boston, le 27 juin 189g,)
- Les compagnies d’assurances américaines refusent d'autoriser la mise à la terre d'aucune partie d’un circuit de distribution. T,a communication que nous allons analyser et la discussion importante qui l’a suivie ont eu pour résultat un vote par lequel LA. 1. IL E. indiquait qu’il était favorable à la mise à la terre d'un conducteur de tous les systèmes de distribution à bas potentiel.
- Depuis peu de temps les distributions par courants alternatifs a haute tension se développent considérablement. Dans de telles distributions, les circuits secondaires sont directement exposés à l’application accidentelle de la haute i tension, sous l’iullueiice d’une rupture quelconque d’isolant.
- A ce point de vue, que la distribution à basse tension se fasse par courants alternatifs proprement dits ou par courants redressés, il n'v a jamais qu'un seul degré d’isolement entre le circuit primaire elle circuit secondaire des transformateurs statiques ou rotatifs : le danger est donc le même pour l’un ou l’autre système.
- ITont circuit, aérien ou souterrain, portant des courants alternatifs, est un condensateur. En temps ordinaire, les capacités des deux fils d’une distribution sont égales et les potentiels correspondants sont égaux et de signes contraires par rapport a la terre. T.a déperdition par les isolateurs vers le sol tend à maintenir les potentiels de chacun des deux fils à' une certaine valeur au-dessus et au-dessous de celui de la terre, mais elle u’alfecle en rien la différence de potentiel entre les deux fils.
- Le circuit primaire, eu particulier, forme , donc un condensateur : tout conducteur isolé,
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- H K V U E D'KLECTRTCITK
- en contact avec une des armatures-de cc eondon-sateur se charge au poteutiel correspondant, cl ]es forces clectromotrices qui se trouvent dans ee conducteur s’ajoutent ou se retranchent à la différence de potentiel existant entre ce conduc-huir et le sol. Le courant de charge de ces condensateurs 11e peut, guère, pratiquement, être apprécié, la capacité étant très faible. Si donc uu système secondaire est suffisamment bien isolé pour supporter la tension primaire, le courant cle charge, eu cas de contact entre le primaire et le secondaire, 11e peut causer aucun risque d'incendie. Le risque 11c se produira pas non plus si, l’isolant du secondaire étant insutli-sant pour résister a la tension primaire, eel isolant sc brise en un seul point et qu’il en résulté une mise à la terre Iranehe. car aussitôt la tension du secondaire par rapport à la terre devient normale, aucun courant excessif ne passe et tout danger est écarté. Si au contraire, l’isolant du secondaire se brise en deux ou plusieurs points situés sur des conducteurs a potentiels différents, il se produit un court-circuit possédant une certaine résistance, et le courant qui passe dépend de la valeur de cette résistance. Ce courant anormal pourra donc causer des élévations locales de température et il y aura danger d incendie. Ce dernier cas est d’ailleurs le plus
- probable.
- Admettons maintenons qu’un des pôles du primaire soit à la terre. Si un contact se produit entre ce pôle et le secondaire, il n'y a rien a craindre : si le contact a lieu entre le pôle isolé et le secondaire, la tension primaire va régner, avec sa pleine valeur, entre le secondaire et la terre et l’on se trouve ramené à 1 un des cas1
- précédents.
- I.es moyens de protection cmplovés jusqu’ici pour mettre les circuits secondaires à l'abri des inconvénients d’un contact avec les circuits primaires rentrent dans 3 groupes :
- i‘ Dispositifs pour mettre à la terre ou eri court-circuit, 011 pour couper le secondaire quand il est soumis à une tension anormale ;
- 2° Lerans métalliques reliés à la terre cl interposés entre les bobines primaires et secondaires des transformateurs ;
- 3" Mise à la terre permanente du circuit secondaire.
- T es appareils du premier groupe ont uu inconvénient commun : ils ne préviennent pas l’appli-
- cation de la haute tension, il faut au contraire, pour qu’ils entrent en jeu, que cette application
- L’écran n’est effectif que pour une rupture dans le transformateur sur lequel il est monté. Sous peine de constituer lui-même un danger d incendie, il doit être assez important pour dissiper rapidement l’énergie du circuit primaire court-eirciiité. Enfui il a un effet nuisible au point de vue du réglage.
- La troisième méthode est la seule qui soit sûre pour empêcher la tension du svstème secondaire de s’élever au-dessus du voltage normal du circuit. Malgré cet avantage primordial les compagnies d’assurances refusent d'adopter cette dernière solution. Elles lui reprochent cet inconvénient que c’est le voltage entier du circuit qui, alors, agit sur les isolants ét non la moitié de ce voltage comme dans le système de l’isolement complet. Elles prétendent encore qu’il suffit d’une terre seulement pour qu’011 ait à redouter îles incendies et que la coexistence de deux terres sur les fils à potentiels opposés est moins probable que l’existence d'une seule terre sur la portion isolée d’un circuit dont l’autre pôle est à la terre. Eu tout cas celte méthode qui donne tonie sécurité oblige à renforcer les isolants et peut causer quelques troubles dans la régulation.
- A «ici maintenant les idées principales qui ont été développées dans la discussion.
- Le professeur Elihu Thomson et M. C.-M. God-dard approuvent l’initiative de M. Hutchinson.— M. Goddard lait cependant remarquer que la mise à la terre permanente pourrait offrir quelque danger dans des installations mixtes où les conducteurs électriques sont voisins des conduites de gaz.
- Le professeur Goidsborough n’est pas partisan de la mise à la terre permanente, malgré l’avantage que présente cette manière de faire sur tous les autres movens de protection. Il estime que cette pratique laisserait une échappatoire aux industriels qui font de mauvaises installations. Une installation, une fois terminée, devrait être soumise a un essai eu semi court-circuit pendant quelques heures, c’est-à-dire à un essai de durée avec un courant dont la valeur serait 5o à 100 p. 100 plus grande que celle du courant normal, ensuite elle serait soumise à un essai 1 d'isolement pour une tension de 5o à 100 p, 100
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- lu, L'ÉCLAIRAGE
- supérieure à celle du primaire. Cette pratique j serait analogue * aux. épreuves des transformateurs. Elle aurait l'avantage d'augmenter les défauts, qui, dès lors, ne manqueraient pas de sauter aussitôt qu’on ferait un essai d'isolement j à une tension double de latension primaire. Les j incendies résultent en effet de l'existence d’un ; point faible, et bien habile serait celui qui le découvrirait à simple vue, lors de la réception de : l’installation. 11 y a dans la question soulevée j pat' M. ilutehinson un facteur important de con- I veiianecs personnelles, et le professeur Goldsbo-rough avoue que, dans une distribution sous j io ooo volts, il ne voudrait rien mettre à la terre, étaut assuré que l’isolation totale lui donnerait . l'es meilleures conditions de sécurité. |
- M. Sleinmetz n’est pas complètement de l'avis I de l'orateur précédent, au point de vue des j épreuves. ï/applicalion de deux fois le courant normal, puis de deux fois la tension primaire lui : parait trop sévère pour les circuits secondaires. | L'effet d’une rupture d'isolant entre les conducteurs n’est que de eourt-eireuiter le secondaire et de faire sautév les plombs. Il est beaucoup plus important de chercher l’isolement par rapport h la terre : lorsqu'un des pôles du secondaire est relié à la terre, la chose peut être faite très rapidement, doue très souvent, de la manière suivante. On insère, entre le point neutre d'une distribution et la terre, la bobine à haute tension d’un petit transformateur d'essai dont le rapport de transformation est i/io, et on relie les extrémités de la bobine h basse tension aux fils extrêmes du circuit secondaire de la distribution: ainsi le potentiel de ce système par rapport à la terre se trouve élevé à une valeur égale a dix fois latension secondaire.
- E’opinion générale semble être qu'au point de vue du danger d’incendie, il est préférable de mettre le secondaire à la terre ; au point de vue du danger de mort, la mise à la terre permanente et absolue du secondaire est la meilleure protection.
- Le Dr Bell ne veut pas qu’on accorde un crédit trop grand aux essais sur les conditions i initiales d’un réseau. Il est très bon de faire un | essai au moment de la mise en service ; ceci j permettra de se rendre compte si, ce jour-là. tout est bien, la mise à la terre donnant, par contre, toute sécurité dans l’avenir.
- Pour le professeur PuflW la mise à la terre du i
- É LE CTR 1 ( >1’ E T. XXII. N" 3.
- point milieu du transformateur n’enlève tout danger que si on protège par des fusibles les conducteurs primaires. De plus, le lil neutre doit avoir une section sulfisammenl grande, pour que sa capacité en ampères dépasse celle de tout autre til du transformateur.
- T,e professeur Puffer appelle l’atlention de ses collègues sur ce fait qu’une distribution mise largement à la terre so comporte comme un système conducteur, par rapport aux svstèmes étrangers, et peut, par exemple, servir de retour aux courants de traimvavs. Il voudrait voir étendue l’idée de la mise à la terre à un tel point, qu’on forçât la mise à la terre absolue, immédiatement a l'entrée des immeubles, de tout système conducteur, y compris les conduites de gaz et d’eau. Ceci éviterait des accidents tels que l’incendie qui se déclara un jour dans un immeuble où n’existait aucun lil électrique, sous l'influence d'un courant vagabond qui entrait par une conduite d’eau et sortait par une conduite de gaz.
- Le professeur Goldsborough revient sur quelques unes des idées qu'il a émises au début de la discussion. Les gens vont, croit-il, être persuadés que si on leur conseille la mise à la terre, e'est que cela peut leur donner toute sécurité: ils vont alors être moins difficiles sur l'isolement. Toute terre devrait, de plus, être prise en dehors des immeubles ; elle devrait, être bien faite et bien entretenue : les tuvaux. d’eau et de gaz peuvent donner une solution très économique. .1. G.
- Théorie du facteur de puissance, par A. Russell. The Eleclridmi. t. LXIY, p. .î9 eI 72, 3 el 10 no-
- Dans cette étude l'auteur se propose de rechercher mathémaliquemont comment varie le facteur de puissance d’un appareil ou d’un circuit avec la tonne des courbes périodiques de la tension et du courant et avec leur position relative.
- Une éludé de ce genre dans un cas général serait impossible, c’est pourquoi l'auteur se contente d’un cas assez simple.
- Le facteur de puissance d’un circuit est le rapport entre la puissance absorbée ou fournie par ce circuit à l’énergie apparente produit des volts par les ampères.
- Mathématiquement ce rapport a donc pour
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- RK VUE L) 'ÉLECTRICITÉ
- io3
- expression
- I eidt
- fe'dt f\‘it Jt
- M. Russell commence par démontrer ce théorème, d’ailleurs bien connu, que le facteur de puissance d’un circuit u’est égal à l'unité que si le rapport des valeurs instantanées de la tension aux bornes et du courant reste constant.
- Pour le démontrer, l’auteur part de la définition de la valeur efficace d’une quantité alternative et pose :
- la résistauce de BBj et Râ la résistance B,Br Si l’on désigne par e{ et e1 les valeurs instantanées de la différence de potentiel entre Bj et C et entre B et C respectivement et par i celle du courant ; on a :
- et en sommant pondant une demi-période Y'â = VJ +RJI» — aRJY
- Y' et Y étant les valeurs efficaces de e et e , T celle de i. et "\Y là puissance.
- Si l’on pose. :
- J,'expression du carré du facteur de puissance peut donc s’écrire
- + cj2 + ..._____4P___________
- (V + </ +......+ (4* +i*+ .... + pr
- Kn égalant cette quantité à l’imité ou trouve ('Vi + VYP- — + 4*+ • (V + 'a +--) = o
- qu’on peut écrire
- Tous les termes du premier membre étant positifs cette identité entraîne les suivantes :
- Kn définissant le facteur de puissance comme le cosinus d’un certain angle, on peut donner, dans quelques cas, une interprétation géométrique des résultats et permettre en même temps de déduire quelques relations algébriques et trigonometriques entre les différentes grandeurs considérées.
- Prenons le cas d’un circuit composé d’une self-induction avec résistance CB (fig. i), et de deux résistances sans induction BB,, BtBr Soit R,
- V, I
- on pourra écrire !
- Y'2 — Y J -p Itjt2 — aRjY,! cos tp,
- Sous celle iorme ou voit que Y', V, et RJ sont les trois cotés d’un triangle CBBj dont l’angle CBjB est égal à s., le facteur de puissance du circuit CB, est le cosinus de cet angle.
- Fig-
- Prolongeons maintenant BB, en portant une longueur B,Bâ égale a RSI ; il est facile de montrer que le facteur de puissance du circuit CB, est le cosinus de l’angle CBSB et que GBa est la différence cle potentiel aux bornes de cc circuit ; soit Va cette tension et l’angle CBjB, nous aurons donc :
- expression qui interprétée géométriquement signifie que la réactance du circuit entre C et B? est la même que celle du circuit CBj.
- Désignons par o' l’angle CBT, on a :
- V, cos oL — Y' cos o’ = RJ
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- u>4
- I,'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE T. XXII. — K1 3.
- Yjl COS ot — VI cos o' = RtI2
- Comme Vil cos Oi est la puissance consommée clans le circuit B,C il en résulte donc que V I cos s/ représente celle absorbée par le circuit CB et par suite que cos est le facteur de puissance du circuit BC.
- On peut regarder l’angle dont le cosinus est le facteur de puissance d’un circuit comme la différence de phase entre les courbes do la différence de potentiel et le courant. Plus généralement si et e, sont les valeurs instantanées de deux fonctions périodiques de même période, leur différence de phase est
- j e^dt j
- Celte expression justifie la règle du parallélogramme appliquée pour la détermination de la valeur efficace de la tension résultante des deux tensions Ci et e2.
- [.es différences de phase ainsi définies peuvent être très différentes des différences de phase prises dans le sens admis pour la loi sinusoïdale ; on sait en effet que la courbe du courant et de la tension peuvent avoir les mêmes zéros et atteindre leur valeur maxima au même instant sans pour cela que la différence de phase définie comme nous venons de le faire soit nulle. C’est le cas bien connu des courbes de l’arc à courant alternatif ; nous allons en voir d’autres
- Exemples numériques. — Pour simplifier les calculs, nous supposerons que la courbe périodique du courant est une sinusoïde et nous calculerons les facteurs de puissance avec des courbes périodiques de la différence de potentiel de diverses formes pour lesquelles nous supposerons la valeur efficace être la même. La valeur absolue de la tension n’a du reste aucune influence sur le facteur de puissance qui dépend seulement de la forme de la courbe et de sa position par rapport à celle du courant.
- Les expressions du courant sont donc :
- Celles de la tension seront i tig. d) [a) forme rectangulaire :
- 'b parabolique
- » = ''(A
- (c) sinusoïdale :
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- 20 Janvier 1900.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- (d) triangulaire :
- e = 4)/T\Jç Hc o à JL
- e — 4 V 3 V de -L à -JL, ctc. {e) parabolique inversée :
- (/) parabolique du troisième degrc inversée :
- e — 64 v/~V de o à L
- On en déduit le tableau ci-dessous.
- On pourrait également supposer que le courant a une des formes considérées pour la tension; en particulier si l’on prend les courbes [a] et (/) entre elles avec les mêmes zéros, la valeur du (acteur de puissance est de o,66i3, ce qui
- i,73a V j. , aJü V a,646 Y
- correspond à un décalage apparent de 48"L Pour ne pas confondre les différents décalages, décalage apparent et décalage des zéros, l'auteur propose de désigner sous le nom d’angle de retard ou d’avance, le déplacement entre les zéros des courbes.
- 11 est intéressant de chercher une relation entre l’angle de la différence de phase et l’angle de retard. Si zu est la différence de phase lorsque les zéros de la tension et du courant coïncident, la différence de phase z correspondant à un angle de retard % est :
- Si OAB et OBC (fig. 4) sont deux plans perpendiculaires et si les augles A013, ROC sont respectivement égaux à »(J et », l'angle AOC sera égal à z. On a effet en menant BC perpendiculaire à OC et eu joignant AC
- ÔÂ2 = ÜB2 + ÀÎT2= ÔC2 + CH2 + AÏÏ- = ÔC2 + Âc2; l’angle OCA est donc droit et l'on a OC _ OA ras AOC.
- Comme d’autre part on a aussi :
- OC = OB cos a — OA cos ^ cos a, il on résulte que :
- cos AOC = cos Ç0 cos a.
- Ou voit facilement comment ® varie avec a pour deux courbes données, c’est-à-dire tp0
- La formule (3) vraie lorsque le courant suit la loi sinusoïdale et la tension une loi périodique quelconque et symétrique par rapporta son ordonnée maxima est facile à établir.
- Pour le montrer désignons par :
- * - m w
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- L’ECLÀiKÀüfc ÉTÆCtiUQÜE
- t. îxir. — «<> 3.
- l'équation de là courbé périodique de la différence de potentiel. Comme la courbe est sÿmé-
- rw = r(-i-') t*)
- D’autre part la valeur de la puissance moyenne est au facteur-qr près :
- -•*»*/’/»«» <*)
- Or la seconde intégrale du second membre
- ést nulle. Changeons-v en effet t en-1-----,r,
- nous aurons’
- = — l ‘ t W co“ ix
- = - f * 0<) «* **
- T.'équalion ((i) se réduit donc après calculs
- En pratique les courbes périodiques de la tension et du courant ne sont pas toujours toutes deux symétriques. On peut facilement montrer que si le courant suit la loi sinusoïdale et s'il n'v a aucun angle de retard entre les zéros du courant et de la tension, le lutteur de puissance esl maximum lorsque le sommet de la courbe correspond au quart de la période, toutes les courbes considérées avant naturellement à la fois même valeur elficace et même valeur maxima.etpar suite aussi même surface.
- Si lu courbe du courant est en retard sur celle de la différence de potentiel et si cette dernière atteint son maximum avant le quart de la période, on peut voir lacilement en construisant les
- courbes que le facteur de puissance est plus petit que si la courbe de la tension était symétrique. La valeur maxima du facteur de puissance dans ce cas est atteinte lorsque le sommet de la courbe de la différence de potentiel est dans le second quart de la période. 11 peut également arriver que les courbes aient plusieurs valeurs maxima et minima dans chaque demi-période. Considérons par exemple le cas de la figure 5
- où la tension s’annule tous les quarts de période, i Dans ce cas le fïiéteur de puissance est de 0,7a ét la différence déphasé 4tC4-
- Il est évident enfin que si la différence de potentiel a une valeur minima lorsque le courant a sa valeur maxima, le facteur de puissance sera plus petit et la différence de phase plus grande, même s’il n’y a aucun décalage entre les zéros du courant et de la tension.
- J. IL
- Courant produit dans un circuit inducteur par une différence de potentiel de forme périodique pa robplique, par A. Russell. The Electri-ent Reviem, t. XLV, p. 744. 10 novembre 1899.
- La résolution du problème consistant à trouver la valeur de la résistance apparente d’un circuit inducteur lorsqu’on connaît la forme de la courbe périodique de la différence de potentiel aux bornes présente toujours quelques dilli-cullés. U11 cas assez simple et d’un certain intérêt est celui où la forme périodique de la tension aux bornes est parabolique; dans ce cas, en effet, les résultats sont très sensiblement les mêmes qu’avec la loi sinusoïdale.
- Considérons avec M. Kussoll un circuit dont la résistance ohmique est R et le coefficient de self-induction L. Soit U la différence de poten-
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- REVUE D'ËLECTllifcTÎft
- ibr
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- tiel efficace maintenue aux bornes du circuit dans les deux cas.
- Si la différence de potentiel est sinusoïdale bri a pour sa valeur instantanée
- si elle est parabolique on trouve facilement que sa valeur instantanée a .pour expression
- Les expressions du courant dans le circuit in ductif sont :
- i° Pour la différence de potentiel sinusoïdale
- tniig x — . — ;
- la différence de potentiel parabo-
- . _ 4\j\/'ïïï 4 KL*
- Supposons qu’il s’agisse d'une bobine de self-induction pour laquelle R est négligeable, on a alors pour îes déUx Cas :
- I:es courbes représentées sur la figi celles des équations (i), (a), (3) et (6^.
- (6)
- On déduit de ces êqudtimis pont' lés valeurs de la résistance apparente :
- Fig. i.
- i° Dans le cas de la sinusoïdale
- + (t) l1
- 2." Dans le second cas :
- Ces expressions paraissent asseïi différentes à première vue, triais si l'on suppose què est plus grand que R on peut écrire la première sbtïs la forme:
- i[<w>533 -O,0„(,G!,6 +••]' ‘
- et la seconde :
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- Les valeurs des courants sont doue :
- Ou a donc :
- En appliquant les mômes idées au calcul des cas d’un circuit contenant un condensateur de capacité C, on trouverait pour les valeurs du courant dans les deux cas :
- 6,^83
- UC
- 6,3*4
- Mais la série entre crochets a pour valeur
- > V/Ra +(j¥-)Jl’
- Les facteurs de puissances dans le cas d’un circuit inductif dont la résistance n’cst pas négli-
- b R
- Si la bobine de self-induction n:a aucune perte par hystérésis ni courants de Foucault, quelle que soit la forme périodique de la tension la réactance ou inductance a pour expression :
- y/ R- „w, — IÜ étant 1 impédance.
- 11 est intéressant de montrer que l’impédance pour une courbe périodique sinusoïdale est plus petite que 1 impédance pour une courbe périodique jntrabolique.
- Ou peut, en eflel, établir facilement avec une série de Fourier que l’impédance correspondant a la courbe périodique parabolique est donnée
- On peut également remarquer que le rapport des courants résultant de tensions d’alimentation sinusoïdale et parabolique augmente avec le rapport il est égal à l'unité pour L = o et
- En résumé on déduit de ce qui précède :
- i° Qu’à égalité de valeur eilicuce la courbe périodique parabolique est plus aplatie que la , courbe sinusoïdale, la différence des amplitudes I est de 3 p. ioo ;
- j 2° Le rapport des aires de la parabole à la 1 sinusoïde est i,oi4;cc rapport est également celui des amplitudes mnxima des courants dans . une bobine de self-induction ; j 3° Sur résistances non inductives les courauts efficaces produits sont égaux, sur résistances inductives celui produit par la sinusoïde est un peuples grand; sur une capacité c’est la forme parabolique qui donne le plus grand courant
- 4° Le facteur de puissance est toujours plus grand avec une tension sinusoïdale qu’avec une tension parabolique, 1 impédance et la résistance sont au contraire plus grandes dans ce dernier cas (pie dans le premier;
- 5° L’impédance avec une tension parabolique n'est pas de la forme y/ft- -j- L- où q est une fonction de la fréquence. Dans ce cas l’angle dont le cosinus est égal au facteur de puissance n’est pas en général l’angle de retard, entre les zéros de courbes de la tension et du courant.
- C. F. G.
- Dispositif de mise hors-circuit des transformateurs a vide, ji.ir E.-B. Muller. Kiektrotech-
- Dans toute installation de courants alternatifs
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- h haute tension, lu perte annuelle résultant du courant magnétisant des transformateurs a vide est assez important^. X’Elektrotechnischc Zei-inng a indiqué récemment un dispositif permettait la mise hors-circuit d’un transformateur marchant à vide sans qu'il soit nécessaire d’agir sur aucun organe spécial.
- La figure donne le schéma de l'appareil : r, est le primaire du transformateur ; /, le secondaire ;
- les interrupteurs iilumte et basse tension; m, l'appareil d'utilisation fonctionnant d’une façon intermittente;^. la commande à distance ; b. une source auxiliaire (piles sèches par exemple!.
- Quand on ferme l'interrupteur r/,, le courant de b traverse le levier h et passe par Je contact d dans la bobine e. L’armature c attirée pivote autour de l’axe ,r et dégage le taquet n. Le noyau do solénoïde k tombe alors par son poids, interrompt le courant auxiliaire et ferme l’interrupteur à hante tension.
- Quand on ouvre l’interrupteur (??, la manette de cet interrupteur touche le contact auxiliaire i et envoie le courant alternatif dans le solénoïde s. Le novau k fortement soulevé ouvre a-r Le levier h tourne sous l’action du contrepoids g, sans pour cela fermer le courant auxiliaire, car celui-ci se trouva* interrompu en a2. Le taquet n pénètre dans son enooche et assure la position du noyau R.
- Il est facile d’est.imer l'économie annuelle réalisée par cet appareil. Pour un transformateur de oo kilowatts la puissance absorbée! par le courant magnétisant est de i,5 p. ioo, soit eoo watts. Si nous admettons io heures de marche par jour et 3oo jours de travail par an, nous obtenons une perte annuelle de 4 3ao kilowatts-heure. En évaluant seulement à ro centimes le prix de revient du kilowatt-heure nous trouvons une porte brute de 4’bi fr. Ou voit par là tout l'intérêt qui s’attache aux dispositifs de ce genre. E. B.
- ËLECTROGH IIY11 E
- Èlectrolyseur J.-A. Rhodin pour sulfates alcalins. Brevet anglais, ti" ia \>.:i, déposé le i'p juin
- Ce1 èlectrolyseur a pour but la production de sonde caustique et celle d'un sulfate dont ou puisse, par une opération subséquente, retirer le métal et l’acide sulfurique. De la sorte les éléments du sulfate alcalin et de l'eau qui le dissout se retrouvent. Ions à l’exception de l'hydrogène de l’eau.
- Pour cela l’élcctrolvseur est divisé par une membrane poreuse en deux compartiments. Le compartiment cathodique contient de l’eau et du mercure lequel sert de cathode et forme avec le métal alcalin un amalgame que l’eau décompose an fur et à mesure de sa formation en donnant de la soude qui reste en dissolution et. de I’hv-drogène qui se dégage. Le compartiment ano-dique contient une dissolution du sulfate alcalin (neutre ou acide' et une anode eu métal attaquable, le cuivre par exemple, qui donne une solution de sulfate de cuivre laquelle, par une nouvelle électrolvse, pourra donner du enivre et de l'acide sulfurique.
- Les figures i cl a donnent une coupe verticale, une demi-coupe horizontale par le plan A et une demi-vue en plan. Le compartiment cathodique est formé par une cuve circulaires dont
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- l ' k c: r. a i r a c k é llct it r q r e
- le fond gariji de languettes saillantes b inclinées par rapport aux rayons, est recouvert d’une pouphe 4e mercure où plonge le conducteur négatif Lu pomparfimenl nnndiqup est ronsr
- litué par une cuve circulaire de phjs petit rayon e; son fond est formé de plaq ues poreuses e maintenues par des traverses m ; cette cuve est soutenue et mise en rotation par l’arbre vertical d qui passe dans nn collier g isolé de l'étrier-soutenant celui-ci; sur l’arbre est une bague isolée h sur laquelle frotte un balai relié an conducteur positif et qui soutient un plancher / oij l’on mot des lingots de cuivre.
- Au début, (le l’opération le compartiment cathodique contient de l'eau, le compartiment anqdique la solution de sulfate alcalin. Quand le courant passe, le mercure se charge du métal alcalin, el forme un amalgame alcalin; celui-ci, plus lpger que le mercure, est entraîné par la force centrifuge dans la région &où l’hydrogène provenant de sa décomposition par l’eau s'échappe facilement par l’espace annulaire compris entre les cuves; le mercure au contraire est oooslrtmrm’nt va mené vers le centre de Vélecti'O-
- Ivscur où s’effectue la dissolution du sodium ; 1}!B languettes saillantes \t dirigent ce mouvement flu merpure et de l’amalgame. Quand, après quelque temps de fonctionnement de l’appareil, l’ean du compartiment cathodique est suffisamment chargée; un soude et la solution du compartiment anodique suffisamment chargée en sulfate de cuivre, on évacue ces solutions par les conduites p et q : en réglant, convenablement, l'intensité du courant on peut d’ailleurs rendre l’opération continue. De temps en temps on soulève la cuve centrale et on recueille les houes qui se sont l'assemblées en f et qui contiennent généralement îles métaux précieux lorsqu’on emploie comme anodes des lingots do cuivre brut.
- Ozoneur R.-J. Yarnold. Brevet anglais, u" 2629, déposé le 24 juin 1899, accepté le 2 septembre 1899.
- Cet appareil est constitué par une série de cylindres diélectriques a laissant entre eux des canaux b dans lesquels circule l'air ou l’oxygène à ozoner et par deux électrodes c et d respectivement reliées, au moyen des bornes e et/’, aux deux pôles d'une source de courant pulsn-
- toire à liant potentiel; les lames diélectriques souL maintenues écartées les unes des autres par une matière isolante g. L’emploi de plusieurs lames diélectriques aurait pour effet, suivant l'inventeur, « de produire des décharges électriques d'induction de haut potentiel uniformes».
- D'ailleurs M. Yarnold n'entend pas limiter à la production do l'ozone l'applicatiop de cet appareil, car il dénomme celui-ci « appareil pour
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- H K Y l'K D ÉIÆCTRICTTÉ
- Féleetrolvsc et le traitement électrique des .gaz et des mélanges ou composés gazeux», et parmi ses applications il revendique « la production de changements d'état moléculaire de gaz ou mélanges gazeux, tels que Fhvdrogène. l'oxygène, le gaz carbonique, l’air atmosphérique, le chlore, etc., ainsi que l'électrolvse de composés gazeux tels que l'acide chlorhydrique, le gaz de houille, les hydrocarbures, etc. », sans compter d’autres applications aussi fantaisistes, pour le moment du moins, que la plupart des
- précédentes.
- Influence de lu pulvérisation des matières premières sur la production du carbure de calcium, par B. Carlson. Zeitschrift für Eh'c.trochc-
- L'auteur examine l’influence de la pulvérisation des matières premières sur la production du carbure de calcium.
- La plupart des usines de fabrication de carbure emploient le mélange chaux et charbon très finement pulvérisé. C’est là, d'après Fauteur, mie pratique à abandonner, car non seulement elle exige un traitement supplémentaire spécial, mais aussi elle est cause de graves inconvénients dans la fabrication même, inconvénients qui ne se présentent pas avec des matières premières en gros grains.
- Il est évident d’abord que la grosseur des matières premières et leur mélange plus ou moins intime sont sans influence sur la quantité de chaleur nécessaire, quantité qui comprend d une part la chaleur nécessaire à l’écliaiifroinenl et a la fusion des matières, d'autre part la quantité de chaleur nécessaire à la réaction chimique.
- Au point de vue de la réaction chimique, le mefuige infinie des matières finement pulvérisées ne serait utile que dans les conditions suivantes :
- i' Si la température de formation du carbure était difficilement atteinte au four électrique ;
- aF Si aucune des matières premières, chaux ou charbon n’était liquide à la température du four et que celle lluidilô soit nécessaire à la réaction ;
- S’il ne se formait aucun produit liquide capable de dissoudre la chaux <*t le charbon..
- Ur la température de formation du carbure se trouve bien au-dessous de la température de 1 arc ; 1:| chaux a son point de fusion également
- très au-dessous de cette température et de plus le carbure de calcium formé est capable de dissoudre la chaux et le charbon.
- De sorte que dans le four électrique le processus de la formation du carbure est Je suivant : la chaux fond d'abord et dans ce bain de chaux se dissout le charbon sous forme d'oxyde de carbone et de carbure de calcium.
- A ce point de vue donc, l'emploi de matières premières grossièrement concassées offre sur le mélange intimé de matières fines l'avantage d'une grande économie sur les frais de concassage et de mélange.
- Mais Fauteur démontre qu’il y a plus et que dans h* premier cas la marche de l’opération et le rendement sont bien meilleurs que dans le second. Lorsqu'on effet on emploie le mélange finement ptilvérisé, Foxvde de carbone formé ne trouvant pas d’orifice de dégagement forme tout autour de l’arc une caverne dont les pavois sont consti tuées par une croûte de carbure de calcium qui forme vernis d’une certaine solidité ; de nouvelles quantités d’oxvde de carbone sc formant, la pression intérieure augmente jusqu’au moment où la croûte ne pouvant plus résister, il se produit une rupture explosive, et le gaz s'échappant violemment par les canaux ainsi produits entraîne avec lui une assez forte proportion (je matières pulvérisent.
- En plus de cette perte de matière, il v a également perte de chaleur, car dans ces conditions l'oxyde de carbone étant resté quelque temps dans la légion de l’arc puis s’en échappant rapidement, sort du four à une température voisine de colle de l’arc. Comme les matières retombent peu à peu, les canaux formés finissent par se boucher -et le même phénomène recommence périodiquement.
- Après une explosion, la matière qui tombe dans la zone de l’are est relativement froide, ce qui crée une variation de résistance de Fare et par suite une intensité de courant également variable qui oblige à prendre des machines plus puissantes qu’il ne serait nécessaire.
- Dans certaines usines où on travaille le mélange finement pulvérisé ou atténue ces inconvénients en piquant la masse avec des baguettes de bois, ce qui est un travail très difficile.
- Tous ces inconvénients sont évités par l’om-ploi des matières premières introduites en morceaux de la grosseur d’une noisette. Le gaz, libre
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- T/K CLAIR AGE ÉLECTRIQUE
- T. XXII. — N° 3.
- Landinet Kudolphs.
- résultat peut être atteint
- quand celles-ci pénétrent
- qne. La
- doit joindre
- été déjà
- par G. Pfle-
- et que de pins, dans le
- SOCIÉTÉS S \VANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du 5 janvier 1900.
- Sur la valeur a \iques au 1" janvier 1900, par Th. I .'omplcs rjutdus, t. /XXX, p. to.
- » Les valeurs des éléments magnétiques au i '‘‘janvier 1900 sont déduites de toutes les valeurs horaires relevées le di décembre 1899 et le
- trr janvier 1900, rapportées à des mesures absolues faites au Pare Saint-Maur les 29, 3o décembre. et 3 janvier, à Perpignan les .27 et 3o décembre, à Nice les 3o et 3t décembre.
- » Comme les années précédentes, les observations magnétiques île Perpignan sont faites par AI. Creurdovnohe, sous la direction de M. le l)r Fines, et celles de Nice par AL Auvergnon.
- «° oWW 40577,8"
- WH" 4»°42' 8" 44043'i7'f r-i°47',i6 13040',2* 120 i’,86
- <i4J5V, » 59°59', 5' 6o»,o'_ 4
- o.oM'i o,o5a99 0,0467a o,465oi 0,44861 0.4506g
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- L ' K C T - A T R A G E É LE C TR T QU E
- T. XXII. — Nn 3.
- Ceci indique que les rayons déviables sont les plus pénétrants puisqu’ils se propagent le plus loin. Cette idée est confirmée par le fait que si l’on tamise le faisceau au travers d’une lame absorbante (aluminium ou papier noir;, les qui
- champ. Ainsi une 3 d’épaisseur suffit pour supprimer t< non déviables quand la substance . du condensât», tites (Vt «t. 5, de cette
- Les mesures faites sur quatre difères (chlorures ou carbonates) d’activité très différente (le rapport des activités des produits extrêmes était au moins de 3oo) ont donné des résultats analogues. La distance à laquelle s'étendent dans l’air les ravous non déviables était à peu près la même (voisine de 6,y cm) pour ces
- Pour
- Irauts déviables pur l'aimant ne sont qu'une faible partie du rayonnement total ; its n'interviennent. que pour une faible part dans les mesures où l’on utilise le rayonnement intégral pour produire la conductibilité de l’air.
- Les composés du polonium que M. Curie a étudiés n’émettent que des rayons non déviables
- - : déjà
- il semble résulter déviable du polo-
- région délimitée
- Pour expliquer les divergences de ses résultats avec ceux de M. Giesel, M. Curie fait observer qu’il est possible que le polonium récemment prépa ré émette des rayons déviables et que ces rayons soient les premiers à disparaître quand l’activité du produit diminue.
- de Roml-
- gen ; ils seraient d'autant plus pénétrants qu’ils auraient traversé une plus grande épaisseur de matière. On attribue cet effet à la présence simultanée de ravons doués d’un pouvoir pénétrant inégal.
- D’apres les expériences qu’a faites i M“"' Curie il \ a lieu de distinguer déviablcs des rayons non déviables p Tandis <pie pour les premiers, le d’absorption est, en ell'el, décroissu être constant quand croit l'épaisseur traversée, les rayons non déviables sont au contraire d’autant plus absorbables »pie l'épaisseur de matière qu’ils ont déjà traversée est plus Cette loi d’absorption singulière est que l'on connaît pour les autres elle rappelle plutôt la manière d’un projectile, qui perd une partie de sa force vive en traversant des obstacles.
- Les expériences ont été faites de la manière
- horizontal est relié à une pile, l’autre à un élee-tromèlre et à un quartz piézoélectrique : ce dernier »îst percé en son «outre d’une ouverture ler-mcc par une toile métallique el au-dessous de laquelle se trouve la substance radio-active. Le rayonnement de celle-ci provoque, en traversant, l’intervalle des deux plateaux, le passage de la charge de l'un à l'autre.
- Les échantillons de polonium de M. «t M,,,e Curie ne donnant pas de rayons déviables, ils ont d’abord été étudiés. Tant que la distance de la
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- IIF. VUE D'IÏ LE CT HTC1TÉ
- d'une feuille d'aluminium, l'intensité du courant diminue ; si on met une seconde lame la diminution est beaucoup plus grande ; l’absorption par la seconde lame est pins forte que la première.
- Les rayons non déviables du radium se eom-
- a\ant soin de rejeter les ravons déviables à l’aide (1 un rliamj. magnétique lie manière i, ee qu’il»
- Les propriétés si différentes, un peint lie vue de l'absorption, des rayons non déviables et des rayons déviables compliquent les résultats des expériences fuites sur l’ensemble des deux espèces de rayons. Si l’un observe à une distance relativement grande du corps radio-actif, les rayons non deviables prédominent et l’absorption diminue avec la distance ; si l’on observe à pluspetite distance les rayons non déviables prédominent et l'absorption est d'autant plus faible plus de la substance ; pour
- ar un maximum et-la pénétration par un mini-
- Malgré leurs propriétés si particulières les ayons non deviables des corps radio-actifs se t en ligne droite ; le fait a été
- SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DES ÉLECTRICIENS
- 00.
- , 1U. Yîolle,
- original, travailleur infatigable, il est mort victime du surmenage intellectuel ; malgré ses fonctions d'ingénieur des Télégraphes, d’examinateur à l’Kcole Polytechnique qui auraient suffi a absorber toute l'activité d’un travailleur ordinaire, il a pu, durant sa trop courte carrière, faire de
- articles publics dans l'Éclairage Électrique. Sou Traité il'électricité est une œuvre capitale qui is, en noire la rédaction
- au .nom de la rédaction entière du journal, aux regrets quV
- grand esprit.
- système et de provoquer une
- sujet. La discussion en raison de l’Heure avancée à laquelle s’est terminée la séance a été, en réalilé, fort écourtée.
- Le transport de l’énergie ir grandes distances doit être envisagé non seulement au point de
- vue technique, mais au point de vi inique. Si l’on admet que l’intérêt, 1’ ment et. les frais d’exploitation d'un
- du capital
- contre les moteurs à vapeur, les moteurs électriques ne doivent pas dépenser plus de i5o fr. par an, le capital engagé ne doit pas dépasser i ooo fr par cheval utilisé. Le système série
- nos, propor-L utilisation.
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- T. XXII. — N° 3.
- 1/K CI, À TH À GE KLECTIUQrE
- : la perte en ligne j'il P' est constante, quelle que soit la puissance 'utilisée : la tension de distribution est proportionnelle à la puissance utilisée, pour une installation donnée; lors de la mise hors-circuit d’un des appareils, soi! a l’usine, soit chez les abonnés, la continuité du circuit doit être
- i. p. maxin
- et celle-ci , avec les courants alternatifs est égale ii >,4 lois la force élecLroiuolrioo efficace.
- t étant toujours la même, S les plus éloignés de l'usine l'one-issi bien que les plus proches, quelle (juc soit la perte en ligne. — Par suite des propriétés
- enroulés en série feo l.ilité un abonné de s do troubler ainsi le 1 lions voisines. — Kniiii, possibilité de monte
- autres, ce qui permet de
- ions plus" économiques. — Le t d après les constructeurs, à .
- réduites au mini-d'cxploifation très
- cpii est indispensable, les dynamos et les nui-
- raquette en fer isolé par de la pnreelaine. 1,’isn-
- qu’on puisse, lorsqu’on est monté sur lui, Lou-
- ou io ooc, volts. L'isolement est d'ailleurs très facilement réalisé, comme l’ont prouvé des instal-
- Hieti.
- Les collecteurs des lieu à aucun ennui, et la dante serait insignifiante : à Zoug, les j charbons ont duré pendant huit ans (?; à i de 18 heures par jour ; ils ont donc fourn
- •es par j
- ï 45ooo
- Bien entendu si l’on veut aliment secondaire, éclairage, Iruuiwavs, utiliser le courant principal à action élec '
- revue pour 9 groupes de ijo 600 volts, soit 14 400 volts au r a que 4 groupes en service, un autre en inst; finit ; le cable, formant une boucle, a une i guour totale de 02 kilomètres et une section de 1S0 mm2. Une station de réserve sur l’Areuse est projetée i. Champ-du-Moulin ; elle mérite une mention : elle comprendra des dynamos pouvant agir comme réceptrices, aux. heures de
- les coups de collier et, suivant le cas, actionner des pompes qui refouleront l'eau de la rivière
- les turbines que fera tourner l’eau précédem-
- Gênes. — Les trois usines, Paccinotti, Vol ta, Galvani, sont bien connues. Elles sont montées toutes trois en tension.
- Hiberist, près Soleure < 18<jL . -- Deux groupes de dooo à djoo volts chacun et do 40 ampè-
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- R F. VU 15 D ' 151.15 C T HICIT K
- d’abord par
- juscju’i charge mille, la
- tion de voltage est
- à Aigle. - 3
- Il 3O km du point d’Oti-
- Réglage
- unité par
- par les faire
- jusqu’il ce qu’l
- and. M. Tl
- décrit l’appareillage di
- celai décrit plus
- iti(jue. C<
- de lu ligue des
- it; les écarts d’intensité
- Ce dispositil esl
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- T. XXII. N'-3.
- L ‘C L AIR A G E É L E C T RIQIT E
- 3’’ Par combinaison du procédé precedent o du décalage des balais, comme il a été expliqm pour les génératrices ;
- 4" Par batterie d’accumulateurs branchée ei dérivation auxbon.es du moteur.
- ï.e tableau de mancéuvve des moteurs est tri» simple : les deux extrémités de la ligue sou
- métallique fixés sur un plateau isolant ; les extrémités du moteur sont reliées aussi à deux soc-
- les précédents. Deux <
- frotter sur les qu
- réunit les doux secteur» do ligne,
- circuit par le second frotteur. Lorsque les frotteurs sont déplacés d’un quart de tour, un d’eux réunit un des pôles de la ligne avec un des pôles du moteur et le second l’autre pôle de la ligne avec le second pôle du moteur. Le courant passe donc en entier dans le moteur. Dans la position intermédiaire, les frotteurs réunissent à la fois les .leux pôles de la ligne entre eux et chaque pôle de la ligue à chaque pôle du.moteur respec-. La continuité du service .fest donc est l’or-
- 3" Ln pare-étincelles, lorsque la puissance du ,mr exemple.
- A la suite de cette communication, M. Tluirv répondant à des questions qui lui sont posées', explique que la tension maximum qu’en peut atteindre dépend des difficultés d'isolement. A Gènes, vingt machines sont montées en série. H croit qu’on pourrait, atteindre une tension de jo ooo volts (35oo volts par machine).
- Le système série s’applique à la t non'à la distribution. A Gènes, il
- vingt-
- deux moteurs intercalés sur le circuit. Ln plus faillie puissance des moteurs branchés est de 5 i. 3 chevaux; pour la régulation, on a bran-
- en dérivation. G. P.
- ASSOCIATION MONTEFIORE
- Sur la protection des lignes téléphoniques et télégraphiques contre les dangers de contact avec les lignes industrielles, liulh-tin, p. «97-310.
- I.'ordre du joui1 appelle la discussion sur ce sujet qui ;
- M. A.
- M. LT
- extrait du règlement électriques en Suisse (a), extrait se rappellent aux fils de garde.
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- 20 Janvier 1900.
- REVUE DÉ T. EUT RI CITÉ
- M. Moexs signale les passages qui se rapportent au sujet en discussion, d'un rapport de M. vau VtiOTEN à l'assemblée générale de 1’Uuion internationale permanente de tramways. Ce/apport avant été analysé antérieurement dans ect.fe revue (')> nous nous bornerons à indiquer sommairement les conclusions des passages cités par M • Xloens ;
- Ces languettes en bois présentent des inconvénients : elles ne donnent qu’une laible isolation dans les temps humides; elles peuvent n'avoir aucun effet préventif si le fil télégraphique ou téléphonique cassé s'enroule autour du fil de trolet; elles ne garantissent pas le (il tombé contre une mise en communication avec le fil de trolet si les jones de la roulette s’ap-puwuit sur ce fil sont suffisamment hautes pour venir en contact avec le fil tombé ; elles se pourrissent rapidement, sont d'un entretien difficile et d'un aspect disgracieux.
- I,es fils de garde offrent en partie les inconvénients des languettes, ils ont l’avantage de coûter moins cher et d’être plus faciles à sur-
- Les lilels de sûreté fixés sur les supports mêmes des fils téléphoniques sont encore moins coûteux.
- Le remplacement des fils télégraphiques ou téléphoniques nus et aériens par des câbles aériens isolés est très coûteux et pour cette raison ne peut être utilisé que dans lin petit nom-lire de cas; à forliori remploi de cables isolés souterrains, qui do une toute sécurité, ne peut être adopté que très rarement.
- T.es bandes et rampes de garde mises à la terre ne donnent qu’une sécurité passagère car si le fil tombé fond au point où il touche la bande ou la rampe, le courant peut être remis sur la ligne de traction par le préposé au tableau de l'usine et le fil tombé sur le fil de trolet devient dès lors dangereux.
- Les fusibles donnent au point de vue des appareils téléphoniques une securité qui peut être regardée comme absolue.
- Les dispositils automatiques de mise à la terre
- moins G mm dediamètre. isolOs contre la terre.
- p; i. Hclairagi- Jlleclrù/ue, t. X-1I, p. jij-420 et particulière,u(>ut, p, 416-417, 28 août 1897.
- de la ligne de trolet, comme le système Ulbrichl ont l’inconvénient de donner lieu à une dépense assez grande quand les traversées de lignes téléphoniques sont nombreuses ; mais ils ont au point de vue de la sécurité des personnes les mêmes avantages que les fusibles au point de vue de la protection des appareils. L’emploi simultané des deux derniers systèmes est donc de la plus grande utilité.
- M. Pediuali présente ensuite, au nom de XI. n'iloor et au sien, une note dans laquelle il tait tout d’abord remarquer que la nécessité de protéger les (ils de lignes de tramways résultant de l'éventualité de la chute de fils téléphoniques ou télégraphiques, il serait juste que les propriétaires des réseaux a basse tension ne rejettent pas sur les seules compagnies do traction l’obligation de prendre des mesures prévenues mesures préventives consistant en définitive daus l'emploi de baguettes protectrices posées sur le fil ou de fils de garde placés de diverses façons, les auteurs comparent les avantages et. inconvénients de ccs deux solu-
- Lcs fils de garde, pas plus que tout autre procédé d’ailleurs, ne constituent un préservatif absolu contre le contact éventuel des fils brisés. Sous ce rapport ils se sont montres beaucoup inférieurs à la réglette isolante. Ils constituent eux-mêmes un danger plus grand que celui que l’on veut éviter ; en effet, placés dans le voisinage immédiat, du (il de, trolet, il y a possibilité qu’en cas de rupture ils viennent en contact avec ce fil et la rupture des fils de garde est d'autant plus possible qu’ils peuvent facilement être atteints par les flèches (le trolet lors des déraillements de la roulette. Eu cas de neige ou de verglas leur rupture peut également donner lieu à d’autres accidents. Pour ces raisons les fils de garde bien qu’employés au début de la traction pur trolet sont abandonnés aujourd’hui dans la plupart des pays où la traction s'est développée (n.
- La mise à la terre de fils de garde, bien que présentant en principe des avantages dans levas
- Berlin, où la baguette isolante est exclusivement employée sur toutes les lignes à trolet ;
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- T. XXII. N- 3.
- L’É C L A T R A G E K L KC.TRI Q L'E
- de ruptures de (ils téléphoniques ou télégraphiques, peut donner lieu à des accidents quand lors des déraillements des perches de trôlet, il y a contact simultané de la perche conductrice avec le fil de trôlet et le fil de garde. Pour cette raison les fils de garde ne devraient être rnis à la terre que lorsqu'il sont suffisamment éloignés des perches de trôlet pour tic pas permettre un contact simultané, mais il est évident que l’efficacité de la protection diminue avec la distance entre le «1 de trôlet et le système de fils de garde. Les fils de garde à la terre doivent être os des poteaux et r de troubles dans 1'
- réglettes n'ajoute rien à l'efficacité de la réglette
- tains cas le fil brisé arrêté par le fil de garde pourra, par suite de sou enroulement autour de l’obstacle qui l'arrctc, venir plus facilement en contact, avec la partie inférieure du fil de trôlet protégé par des réglettes .pie si ee dernier sys-
- La pose de fils de garde sur les lignes exis-
- ment impossible ou tout au moins entraîne la
- aérien. L’adjonction de ces fils augmente eu effet (le 4<i p. ioo en alignement droit et de 6o p. ioo
- de garde à distance du fil de trôlet. Si les
- », puis deu;
- iux sj sternes* triphasés équilibrés et n’exi-geant l'emploi (pie d’un s lement simple ou i. eurou
- Dans le chapitre consacré à lu le principe de c
- teur de la General Electric Company, du corap-
- : forme un excellent
- Le Gérnnl : C. N AUD.
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- Tome XXII.
- Samedi 27 Janvier 1900.
- 7’ Année. —
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Éleetriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU. Professeur à l'Ecole Polytechnique, Membre de l’Tnstitut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Tnstitut. — G. L1PPMANN. Professeur à la Sorbonne, Membre de l'Institut. — D. MONNIER, Professeur à l'École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne. Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l'Ecole des Mines, Membre de l’Institut. --- A. WITZ, Ingénieur dos Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de ITnivcrsité,
- SUT! LA THÉORIE DE E\ BOBINE D'INDUCTION
- Les expériences de Mizuno (') ont mis en évidence, d'une façon très nette, le fait qu’il v a, po.nr une bobine et un courant donnés, une capacité du condensateur primaire qui donne la longueur d’élineolles maximum.
- Les théories proposées jusqu’à présent ne permeüenl. pas d’expiiquer ce maximum ; au contraire, elles semblent indiquer que plus la capacité du condensateur diminue, plus la force électromotrice induite augmente. Il ne fanl pas oublier que toutes'1 res théories indiquent' seulement' la valeur des forces élerlromolriees engendrées par l’induction, grâce à la forme oscillatoire du courant primaire, mais elles ne licnnent nullement compte de l’énergie mise en jeu à chaque décharge, bien que les équalions initiales renferment implicitement cette grandeur.
- On sait que l’énergie disponible à chaque décharge a pour valeur :
- en appelait! I0 l’intensité du courant primaire au moment de la rupture' et Lt le coeflicient de self de la bobine primaire. On sait aussi que l’ouverlure du circuit amène la charge du condensateur et que l’énergie totale se divise entre la bobine et le condensateur de telle sorte que, si on néglige les perles par effet Joule, relie énergie totale reste constante* fil peut être représentée par Insomnie des deux courbes AV, cl. \Y,. de la ligure i ; XVr représente
- (’) /,’Eclairage Électrique, l. XIX, p. r 5 r, aç avril 1899. • ;
- (2) L'Éclairage Électrique, t. XIV, p. 174, février 1898 ; t. XV, p. avril 1898 : t. XIX, p. 41 et i34, avril 1899.
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- T. XXII. — N° 4.
- L'ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- à chaque instant. l’énergie cinétique ~— , Wf l’énergie emmagasinée dans le condensateur et I l’intensité primaire.
- Quand une bobine fonctionne avec interrupteur et condensateur, il se produit à l’interrupteur des étincelles plus ou moins fortes selon que l’étincelle secondaire est plus ou moins longue ; toutes choses égales d’ailleurs, si on augmente celte longueur, ou voit augmenter le volume de l'étincelle primaire jusqu’au moment où la longueur devenant trop grande, l’étincelle secondaire disparait tandis que l’étincelle de rupture prend son intensité maximum. Il y a donc lieu do tenir compte de l’interrupteur dans la théorie des bobines, car il est évident que l'énergie limitée, disponible à chaque décharge, se trouve dépensée là où elle trouve la moindre résistance relative ; plus généralement, elle se partage entre les deux étincelles, mais pas au même moment.
- Comment, se fait la rupture d’un circuit? Au moment où les 2 parties de l’inlerrupleur se séparent, la force éieclromotrice de self L est évidemment nulle, il n’y a dans le circuit que la force électromotrice E de la source. Comme la distance entre les deux points est nulle au début on peut admettre que la très faible valeur de E est suffisante pour la franchir, il doit donc se produire une étincelle qui augmente la résistance du circuit sans le rompre et comme à mesure que la distance augmente, L s’élève, il semble qu’il 11’y a aucune raison pour que toute l’énergie de la décharge ne passe pas par l’étincelle de rupture et. par suite il ne doit rien rester pour l’étincelle secondaire !...
- Supposons maintenant que, pour une raison quelconque, l'étincelle de rupture ne se produise pas à l’instant même de la rup-
- elle
- t la du
- titre, au moment <
- tance entre les deux points de cont.nct ne sera pas nulle, donc la différence de potentiel nécessaire pour cette étincelle ne sera pas nulle non plus et elle ira en augmentant à mesure que la distance croîtra. Mous pouvons représenter cette valeur du potentiel explosif, en fonction du temps, pour un interrupteur donné, par une ligne V,, figure 2, ne passant pas par l’origine ; bien entendu l'inclinaison de \t dépend de la vitesse de rupture et la loi de variation peut être différente de la ligne droite employée ici.
- On peut donner, à l’appui de l’hypothèse ci-dessus, l’explication suivante : quand lu distance entre les poinls d'interruption est infiniment petite, c’est-à-dire aussitôt après la rupture, la capacité entre ccs points est très grande, il faut charger cette capacité de sorte que la différence de potentiel est nulle, malgré les forces électromotrices qui existent dans le circuit. Cette capacité s’annule très vite, mais elle'a pour effet de barrer le passage à l'étincelle au premier instant de la rupture : c’est ce résultat que nous traduisons grossièrement par l’ordonnée à l’origine de la courbe \\.
- Quelle <pic soit la cause réelle du retard de l’étincelle de rupture, l’observation d’un interrupteur à contact solide, au moyen d’un miroir oscillant fixé sur l’interrupteur lui-même, montre effectivement que l'étincelle n’éelaJe pas à l’instant de la rupture et que la
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- 27 Janvier J900.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- ia3
- durée du retard dépend, pour ur
- capacité C.
- Traçons sur la figure, a la co\ maire par la self ; & a pour vah tions :
- même interrupteur, de l'intensité I0 de la self L, et de la
- rbe de la force électromotrice & développée dans le pri-ur, toujours en négligeant l'amortissement des oscilla-
- On voit alors que, pour une même intensité 10, au moment de la rupture, l’étincelle peut ou ne peut pas éclater à l'interrupteur, puisque & dépasse ou ne dépasse jamais V,.
- Si maintenant nous faisons abstraction de la réaction du secondaire, nous pouvons écrire la force cleetromotrice induite dans ce circuit :
- Io V'L/é sm y'CLj
- il v a donc entre les deux forces éleclromotrices induites dans le primaire et le secondaire un rapport constant :
- m — — J1L
- qui n’est autre chose que ce qu'on appelle rapport de transformation dans les transformateurs industriels ; pour connaître la force électromotrice secondaire, à un moment quelconque, il suffit donc de multiplier 6 par m et les courbes de 2 pourront représenter Eâ par un simple changement d’échelle.
- Dans la figure 2, la courbe a coupe V, en donc, pour toutes les longueurs d’étincelles exigeant une différence de potentiel supérieure à m toute la décharge se produira à l’inteiTupleur qui présente moins do résistance, la bobine sera incapable de dépasser 1!étincelle m <§„ ; au contraire, avec la courbe />, dont l'ordonnée maximum est cependant la même, on atteindra facilement m au secondaire, puisque l’étincelle ne pourra jamais se produire au primaire.
- Examinons maintenant ce qui se passe quand on fait varier seulement un des facteurs du problème : la capacité, par exemple, comme dans les expériences de Miznno. Quand la capacité croit, la période [do l’oscillation primaire,
- T — a Tg/tJL,.
- augmente ; en même temps les forces élecLro-motrices & et Eo sont en raison inverse de V C~; c'est ce qui est représenté figure 3 où les courbes sont tracées pour une intensité et une self constantes.
- La figure 3 montre que, pour les premières courbes, bien que <§ soit très élevée, il est impossible d’obtenir de longues étincelles car dès la rencontre de la courbe V,. la décharge se produit à l'interrupteur. Ea force éleelromotrice secondaire maximum E, est obtenue avec la courbe 3 ; si on continue à augmenter C. il n’y a plus d étincelles à 1 interrupteur, mais le maximum de <g diminue de plus en plus. 11 v
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- L’ÉCLAIR AGE ÉLECTRIQUE
- T. XXII. — N" 4.
- a donc, dans cette hypothèse, une capacité qui donne la longueur d'étincelles maximum.
- Mous pouvons faire un raisonnement analogue au sujet de la self-induction du primaire : supposons que, sans changer la masse de fer, pour ne pas changer la self secondaire, nous augmentions le nombre de tours primaire, la self primaire va augmenter et devenir LJ. Si une certaine courbe 3, figure 3, nous a donné l'étincelle maximum avec Iy, L, et C, nous pouvons obtenir une courbe identique avec le nouvel enroulement en diminuant la capacité du condensateur de façon à avoir :
- c’est-à-dire la même période d’oscillation, mais en même temps il faut, pour avoir la même force électromotrice primaire, que :
- r/intensité maximum I0 est donc en raison inverse de L, ou, plus simplement, en raison inverse du carré du nombre de tours du primaire. Dans ces conditions la force électromo-Irice secondaire est seulement en raison inverse du nombre de tours. L’expérience vérifie parfaitement celte hypothèse, il v a avantage, dans certaines limites, à augmenter la self du circuit primaire et il n’est pas exact de dire que la longueur d’étincelles dépend uniquement de la self du secondaire (L.
- Ainsi présentée la théorie est encore très incomplète car, en poussant le raisonnement plus loin, on voit que, à partir de la valeur de I à laquelle les étincelles éclatent à l’interrupteur, la longueur de l'étincelle secondaire doit diminuer puisque les augmentations successives de I, figure 4, ont pour effet, de faire éclater l’étincelle de rupture de plus en plus tôt; ceci est absolument contraire à l’expérience.
- En réalité au moment où l'étincelle de rupture éclate, elle lie peut être produite que par la décharge du condensateur, laquelle est pratiquement instantanée, tandis que la décharge du primaire est longue; ce n’est donc que l’énergie du condensateur qui disparaît. Qu’arme-t-il alors? Si nous nous reportons à l'équation fondamentale :
- et si nous tenons compte qu'aussilot après l’étincelle de rupture Q — o, nous voyons qu'il
- faut avoir
- c'est-à-dire que ce terme Q devient négligeable an temps / ; nous nous retrouvons en présence des mêmes conditions qu'à la rupture du circuil, les forces éleetromolriees repartent de o pour une nouvelle oscillation complète, d'amplitude moindre, dont la période est la meme mais décalée d’un temps /. Ce phénomène est représenté schématiquement dans la ligure 5 : le couvant décroît d’abord suivant la courbe a en produisant une force électromotrice représentée par la courbe i ; au temps t, [<S, rencontrant, la courbe Vj, une décharge complète du condensateur se produit, la variation d’intensité ~ subissant un arrêt, la force élcctroinotricc tombe à o pour remonter aussitôt suivant la courbe 2, et s'élève sans
- (*) L‘Éclairage Electrique. I. XTV, p. 17 1, février 1898.
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- 27 Janvier 1900.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- rencontrer V15 plus haut que le point dh où s’est produite l'étincelle de rupture; le résultat de ceci c’est que l’énergie est dépensée à chaque décharge, d'abord une partie dans l'étincelle de rupture, puis une autre partie dans l’étincelle secondaire. Ce cas est évidemment le plus général car il est impossible de faire fonctionner une bobine sans étincelles à l’interrupteur.
- On voit, dans la figure 6, comment on peut expliquer que, malgré la dépense d’énergie qui se fait dans l'étincelle de rupture, il est possible, quand on augmente l’intensité.
- d'augmenter aussi la longueur d'étincelles obtenue au secondaire. Si la première intensité donne une^ valeur maximum <g3, en augmentant cette obtiendra la courbe
- intensité on
- rencon-
- ' <Im
- elle de
- rupture se produit alors, a retombe à o et remonte ensuite par a! jusqu’au maximum <§„ plus élevé que &z.
- La conclusion à tirer de cette thôorio est, une fois de plus, qu’il faut donner aux interrupteurs mécaniques une vitesse aussi élevée que possible, au moment de la rupture, de façon à ce que la courbe V, s’élève très rapidement sans rencontrer ô. Il y a des raisons pratiques qui limitent un peu celle vitesse, ce sont, pour les interrupteurs à contact solide, la difficulté de bien établir ces contacts avec une grande vitesse de frottement ou de choc ; pour les interrupteurs à mercure il se produit un entraînement de celui-ci dû à l’action mécanique et à l’attraction électro-dynamique des éléments d’un même courant, de sorte qu’à partir d’une certaine vitesse on ne gagne presque rien à augmenter encore.
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- T- XXII. — N° 4.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- DÉVELOPPEMENT DES APPLICATIONS DE L ÉLECT1UCÏTÉ EN I8W>
- IL — Traction klkctkiqüe
- Paris bouge ! Le Métropolitain est sorti du domaine de la légende ; les nouveaux tramways depuis si longtemps promis, toujours si impatiemment attendus, vont être mis en exploitation ; enfin, deux compagnies de chemins de fer, l'Ouest et l'Orléans, ont décidé d’adopter l’électricité pour la traction do leurs trains sur certaines lignes.
- Nous sommes redevables de ces progrès en grande partie à l’Exposition qui va bientôt s’ouvrir. Mais la nécessité de ces nouveaux moyens de locomotion résulte moins de circonstances passagères que du développemert normal du trafic dans Paris et sa banlieue.
- Enserré dans ses fortifications, Paris semble se développer plus lentement que toutes les autres capitales; c’est que celles-ci comprennent dans leur population les habitants de leurs faubourgs et de leurs environs. L’augmentation du nombre des habitants ne va pas sans un accroissement proportionnel de l’emplacement qu’ils occupent. C’est une loi générale évidente. Paris ne peut se développer que vers sa banlieue et celle-ci s’étend fort loin.
- La région desservie par les nouveaux tramways comprend une bande de terrain qui, dans sa plus grande longueur a environ 4° kin et dans sa plus grande largeur environ 20 km. Le mouvement d’accroissement de la population dans cette région est énorme; certaines communes ont vu le nombre de hoirs habitants doubler en moins de vingt ans; nous reviendrons plus lard en detail sur ce point, mais dès aujourd’hui, il nous subira de citer quelques chiffres, relatifs à Paris et au departement de la Seine qui ne forment qu’une partie des territoires desservis.
- La densité de population, à Paris, est plus grande que dans toutes les autres villes du monde : elle est de 3a4 habitants par hectare, correspondant à y. ai i 900 personnes réparties sur une superficie de 7802 hectares. Elle s’élève à plus de 1000 dans certains quartiers. Or, voici quelle est sa valeur moyenne dans les autres grandes villes :
- Berlin........
- New-York . . .
- Londres ....
- Saint-Pétersbourg
- Chicago ....
- Philadelphie . .
- De 2344»5o en 1886, la population parisienne a passé à 2011955 en 1896; c’est un accroissement de 7,1 p. 100 en dix ans.
- L'accroissement des autres capitales, pendant une période égale est le suivant :
- Chicago . .
- Berlin. . .
- New-York .
- Philadelphie
- Londres. .
- Saint-Pétersbourg........................................ a
- c’est-à-dire que la ville dont la croissance est la plus lente se développe deux fois plus vite (pie Paris.
- io6,5 p. 100 37 »
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- 27 Janvier 1900.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 127
- Prenons maintenant la population du département de la Seine en entier et divisons-la en trois zones :
- Paris, quartiers centraux (les 10 premiers arrondissements) ;
- Paris, faubourgs (les 10 derniers arrondissements) ;
- Banlieue (département de la Seine moins Paris).
- Nous verrons que les accroissements de population, de 1861 à nos jours, ont été, pour chaque division, de : .
- Dans les communes de Soine-el-Oise desservies pour les nouveaux tramways, l'accroissement. a été encore plus rapide.
- La densité de poptilalion suit un ordre absolument inverse :
- Faubourgs.................................... >> ^ »
- Banlieue..................................... 20 » »
- C’est la confirmation de la loi que nous énoncions plus haut.
- Paris est « complet » tout comme un omnibus. Dans les faubourgs, la densité de population dépasse déjà 27a .habitants par hectare, c’est-à-dire qu’elle est supérieure à celle de toutes les autres villes citées plus haut.
- Un système de circulation active que rien ne vient entraver est aussi indispensable à ce grand corps social qu’à notre organisme vital; à moins qu’on ne facilite les moyens de transports rapides à bon marché et confortables, la communication entre le cœur de la ville et ses extrémités sera insuffisante ; les conditions morales et physiques exigées pour la croissance normale de l'agglomération humaine» ne seront pas réalisées.
- Les pouvoirs publics l’ont bien compris et, dans les nouveaux cahiers des charges, ils ont. autorisé des vitesses de marche beaucoup plus élevées que jadis.
- Dans le même ordre d’idées, afin de faire profiter la population parisienne des plus grandes vitesses de marche et des départs plus fréquents que permettent les tramways électriques, afin, aussi, d’uniformiser le système de traction, de permettre la pénétration directe depuis la périphérie jusqu’au centre, les compagnies formées pour l’exploitation Hes nouvelles concessions ont racheté d’anciens réseaux qu'elles vont équiper électriquement. Lorsque cette transformation sera effectuée, que les lignes concédées ou demandées seront établies, environ 5oo km de tramways électriques réuniront la capitale avec ses environs. Une grande partie de ses lignes seront établies en double voie. Certaines lignes ont leur terminus à 25 km du centre de Paris.
- La majeure partie de, ce réseau sera exploitée par quatre grandes compagnies nouvellement formées : les compagnies de 1 Est-Parisien, de l'Ouest-Parisien, de la rive gauche et la compagnie des tramways mécaniques des environs de Paris (Xord-Guest-Parisien). D’autres lignes, moins nombreuses, seront exploitées par d'autres compagnies: tramways Nogcntais, compagnie générale parisienne des tramways, compagnie des tramways de Paris etdu département de la Seine, compagnie du tramway de Yanves, ele.
- Depuis le 3o mars dernier, date où furent signés les premiers decrets de concession, les Iramways de pénétration se sont organisés ; vers le mois de mars ou le mois d’avril prochain, un grand nombre de lignes seront mises en exploitation. Il a fallu s'approvisionner de matériaux, construire les voies, obtenir les voitures, édifier les usines génératrices.
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- C'est un véritable tour de force, surtout à celte époque où les ateliers de constructions sont surchargés de commandes et où la main-d’œuvre est difficile à obtenir.
- Deux points sont surtout à retenir dans ces nouvelles installations ; ce sont les procédés de distribution du courant électrique aux voilures et les procédés de transmission do ce courant des usines aux lignes de distribution.
- La Compagnie générale des tramways parisiens a adopté la distribution par caniveau souterrain latéral; ses instaHations.ont été décrites récemment dans ce journal.
- Les autres compagnies ont résolu d’adopter la distribution par contact superficiel du système Diatto. C’est la première lois que ce mode de distribution recevra une application d’une telle importance. Quels résultats est-on en droit d'en attendre ? L'installation de Tours, qui a aussi été décrite dans VEclairage Electrique, fonctionne depuis dix mois. Aucun accident ne s'est produit et le service n’a subi aucune interruption. La durée quotidienne du service est en moyenne de quatorze heures par jour ; il y a un départ toutes les dix minutes dans chaque sens, soit mie voilure toutes les cinq minutes sur la simple voie ; le dimanche les départs sont plus fréquents. Chaque commutateur a donc fonctionné, au
- minimum io X 3o >< i\ X -S- = 5o ooo fois.
- C’est une garantie suffisante pour affirmer que les résultats qu’on obtiendra à Paris seront satisfaisants.
- L’organisation du service delà vérification des commutateurs est d’ailleurs rendue très facile et très effective par la rapidité avec laquelle ces commutateurs peuvent être enlevés et remplacés, ainsi que par l'indépendance absolue de chacun d’eux. Tous les jours et périodiquement, un certain nombre de commutateurs seront enlevés; ils seront remplacés immédiatement par des conimutateurs dont Eclat aura été vérifié et ils seront emportés au dépôt pour v être examinés, neLtoyés et réparés s’il est nécessaire. Le fonctionnement régulier de ces appareils sera ainsi, assuré et la mise en communication permanente des plots avec les conducteurs d'alimentation, que la construction des commutateurs rend du reste à peu près impossible, sera évitée. Un frotteur supplémentaire qui interrompt le courant si cet accident venait à se produire sera d'ailleurs employé pour plus de sécurité.
- En dehors de Paris, le Lrolet'aérien sera employé.
- Passons maintenant aux dispositions adoptées pour la génération et la distribution de l’énergie. Elles sont caractéristiques de l’état actuel do l’industrie électrique et de la tendance qui s'affirme chaque jour davantage à concentrer en une même usine les machines génératrices de plus en plus puissantes et à faire la transmission par courants triphasés qui sont ensuite transformés dans des sous-stations suivant les applications.
- A Paris, pour les quatre grandes compagnies nouvelles, pour le chemin de fer électrique des Invalides à Versailles, trois grandes usines seulement sont édifiées : une à Issy-les-Moulineaux, d’une puissance normale de 7 200 kilowatts, avec des groupes de 800 kilowatts chacun, alimentera le chemin de fer des Invalides à Versailles, le réseau de l’Ouest-Parisien, une partie du réseau de la ltive Gauche, le chemin de fer électrique et la plateforme mobile de l’Exposition. Une autre, sise à Vilry (Port à l'Anglais) d’une puissance normale de 5 600 kilowatts, avec des groupes de 800 kilowatts chacun, alimentera le réseau de l’Esl-Parisien et une partie du réseau de la Rive Gauche. Enfin, une usine située à Bezons alimentera le réseau du Xord-Ouest.
- La transmission se fera par courants triphasés à 5 000 volts, qui seront transformés en courant continu à 5oo volts dans des sous-stations placées aux ( entres de gravité des charges des différentes parties de chaque réseau.
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- Comme on voit, on a réduit le nombre des usines au minimum compatible avec la répartition des lignes entre plusieurs compagnies.
- Ouant à la puissance unitaire des groupes électrogènes, il est probable qu:elle aurait été choisie plus grande que 8oo kilowatts si le temps mis à la disposition des concessionnaires pour la mise en exploitation des lignes n’avait pas été aussi limité, et n’avait obligé à adopter un Lype plus courant,dont on était certain d’obtenir la livraison dans les délais voulus.
- C’est ainsi que l’usine génératrice du chemin de fer Métropolitain, sise au quai de la Râpée, sera composée de groupes d’une puissance normale de i ooo kilowatts.
- Aux Etats-Unis, où des compagnies plus puissantes existent, les usines génératrices prennent des proportions colossales. Ainsi, à .New-York, trois grandes compagnies se partagent les transports en commun : la .Metropolitan Traction Company et la Compagnie de la 3° Avenue, pour les tramways à la surface du sol. et la Compagnie du Manhattan pour le Métropolitain ou chemin de fer élevé. Toutes trois ont résolu d'adopter la traction électrique. La première compagnie a aussi racheté le réseau d’éclairage éleelrique alin de concentrer dans une même usine la fabrication du courant et. ainsi diminuer les frais d’exploitation.
- Elle a fait dans ce but édifier au bord de la rivière, à la y(jB rue, une usine qui ne comprendra pas moins de ii groupes d’une puissance normale de 3 ooo kilowatts, soit 4 ooo chevaux et d’nno puissance maximum de 6Goo chevaux, soit a ooo kilowatts. Leur construction est telle qu'ils peuvent fournir constamment leur puissance maxima, mais avec un rendement moindre qu'à la charge normale. Le courant triphasé à haute tension sera transforme, dans des sous-stations, en courant continu à 5oo volts pour les tramways el en courant continu do moindre tension pour l’éclairage.
- L’économie qui résulte de ces dispositions est considérable ; elle est trop évidente pour que nous y insistions, ce qui d'ailleurs nous ferait sortir du cadre de cet article, niais nous citerons pour le mettre en relief les chiffres suivants relatifs à remplacement occupé par l'installation, chiffres qui se rapportent à la surfaire totale du plancher de l’usine.
- Les dépenses totales pour l’usine complète sont aussi réduites dans des proportions considérables.
- Ce ne sont pas, d’ailleurs, les limites extrêmes que l’on peut atteindre.
- La compagnie du Manhattan fait édifier une usine (fui comprendra 8 groupes ayant chacun une puissance normale de 5 ooo kilowatts, soit. 6 t>oo chevaux et dont la puissance maximum atteindra io ooo chevaux !
- Nous sommes loin des débuts, pourtant si récents, de l'industrie électrique oit les usines génératrices étaient composées d’une multitude de petites dynamos entraînées par une forêt de courroies.
- L’avenir est à ces méthodes de fabrication et de transmission qui ne feront que se généraliser, non seulement, dans les grandes villes, mais encore dans les régions moins peuplées où elles permettront des applications imprévues.
- L’aimée qui vient de finir marque, à ce point de vue, le début d’une ère nouvelle.
- G. Pellissikk.
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- ACCl.Ml LATEl RS POl II AUTOMOBILES ÉLECTRIQUES
- LE CONCOURS INTERNATIONAL DE L'AUTOMOBILE-CLUB p)
- II. --- DESCRIPTION des batteries ayant pris part au concours
- Les 17 batteries qui ont participé aux essais appartiennent toutes à la famille des accumulateurs plomb plomb, mais elles peuvent être classées en trois catégories :
- i° Eléments clans lesquels toutes les plaques sont à oxyde rapporté (modification Faure).
- s>° Eléments ayant comme positives des plaques à formation autogène (genre Planté) et dos plaques négatives à oxyde rapporté comme dans la catégorie précédente.
- 3° Eléments à oxvde rapporté retenu par un support ou quadrillage en plomb doux et susceptibles par conséquent de fonctionner comme les plaques à formation autogène de la catégorie précédente à un moment donné de leur vie.
- A la première catégorie appartiennent les batteries n°‘ 7, 8, 9, 11, i?v, i3, i(5, 17, 19 et 22 (voir tableau). C’est de beaucoup la plus importante. Le poids étant un facteur intéressant dans l’aeeumulateur traction, on conçoit que les efforts des constructeurs se soient surtout portés sur la modification Faure qui à capacité initiale égale permet sans contredit d’obtenir une plus grande légèreté.
- Lu deuxième catégorie comporte seulement. 4 batteries, les n0i> 1, 3, 4 et io.
- Quant à la troisième catégorie qui, au point de vue poids, peut rivaliser avec les batteries de la première, elle n’est représentée ((lie par les-batteries nüs 2, 18 et 2.3.
- Nous décrirons les batteries sans nous inquiéter do cette classification en commençant par celles dont les résultats sont consignés dans le tableau 11" 111 (p. 61 et 62 du n” du 13 janvier) faisant partie du procès-verbal de M. Hospitalier et dans l’ordre où elles figurent sur ce tableau, c’est-à-dire suivant celui de leurs numéros d’inscription ; nous adopterons le même ordre pour la description des autres batteries.
- N° i-F.— Accumulateurs de la société pour le travail électrique des métaux (2)
- Plaques. — Les plaques de eet élément sont de types différents : la positive est à formation autogène Planté et la négative à oxyde rapporté. L’élément appartient donc à cette catégorie mixte dont nous avons parlé ci-dessus.
- La plaque positive (fig. 1) est formée par la superposition d’un grand nombre de rubans
- Voir J.'Eclairage Electrique du 13 janvier, p. 5”.
- Rectifions quelques erreurs qui se sont glissées dans le dernier article :
- celle qui, à titre gracieux, a prêté les compteurs nécessaires aux opérations du concours, est la Compagnie pour ta fabrication des compteurs et matériel d'usine à gaz.
- des plaques de l’élément Phénix.
- M. Bamville, par MM. II. Louvet et'F. F rat.
- (*) Voir L'Eclairage Electrique, l. XVII, p. 545. 3i décembre 1898.
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- de plomb doux ondulés (120; ayant une épaisseur do o,5 mm et une largeur de 8 mm. Cos rubans sont enfilés sur deux tiges de plomb (pii sont légèrement soudées à chaque extrémité sur les rubans extrêmes. A l'endroit où les tiges traversent les rubans, ceux-ci sont renforcés sur une longueur de 6 mm environ de façon à prévenir l'écrasement des ondulations en maintenant un écartement convenable entre les rubans successifs.
- Pour donner à la plaque la rigidité nécessaire et en même temps assurer la répartition <lu courant, les extrémités des rubans qui constituent les cotés latéraux de la plaque sont noyées dans une soudure qui est plus forte du coté correspondant à la queue de la plaque. Cette queue forme le prolongement do la soudure dont nous venons de parler.
- La surface active de celle plaque est d'environ 2,1 dur; la surface totale active do l'élé-
- ment qui comporte 7 plaques semblables est donc d'environ 17a dm2. Au débit de 120 ampères heure, chaque décimètre carré de surface donne donc; normalement 0,7 ampère-heure.
- La plaque négative (fig. 2) est du type connu des plaques à chlorure. Elle est obtenue comme on sait par coulage d'un cadre de plomb autour d’une série de pastilles de chlorure de plomb.
- La plaque comporte huit grandes pastilles, quatre de chaque coté d’une large séparation verticale. Chacune de ces pastilles d’une longueur de 56 mm sur une largeur de 5o mm environ est percée de 3 trous et recouverte sur chaque face de deux bandelettes de plomb (Ilu s étendent du cadre extérieur à la séparation centrale. Ces bandelettes sont réunies métalliquement deux par deux au travers de la plaque.
- La forme des pastilles est telle qu'elles se trouvent encastrées dans le quadrillage °htenu par coulage du plomb autour des pastilles. Le support des pastilles est apparent et plaque terminée présente une surface bien unie.
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- La queue <Ie connexion de la plaque négative est venue de fonte avec le support et est placée à un des angles supérieurs de la plaque.
- Montage. —Le montage ne présente rien de particulier; les queues de connexion des plaques de même polarité sont soudées à une barre de connexion qui porte la prise de courant. Les plaques sont isolées entre elles par des feuilles d'ébonite, ondulées et perforées et elles reposent au fond du bac sur un tasseau en ébonite.
- Electrolyte. — L’éleetrolytc employé est de l'acide sulfurique de densité 1,22, contenant environ 1 33o de gz Hs5ol, c’est-à-dire près de trois fois la quantité théoriquement nécessaire pour la capacité de 120 amp.-h (438,2 gr). La densité tombe, de 1,241 au début, à 1,161 en fin de décharge.
- Bac. — Le bac est en ébonite unie d’environ 4 mm d’épaisseur, il est fermé par un couvercle en 2 pièces qui laisse passer les prises de couvant et porte une ouverture pour le dégagement gazeux à la charge. Ce couvercle est facilement amovible et permet d'inspecter les plaques aisément.
- Les dimensions, poids, etc., des diverses parties de la batterie sont indiqués dans le tableau suivant :
- IV 2-L Pollak. — Accumulateurs de la compagnie générale électrique
- Plaques. — Les 2 plaques de cet élément sont obtenues par un même procédé. Elles appartiennent à la troisième catégorie d’éléments qui se rattachent à la fois au genre à oxyde rapporté et à celui à formation autogène.
- La plaque est constituée par une feuille de plomb doux de 5 111m environ d’épaisseur, façonnée mécaniquement pour en augmenter la surface et y créer une série d'aspérités destinées à retenir la matière active qu’on y rapporte. Ce façonnage consiste à arracher les deux faces de la feuille de plomb en soulevant un grand nombre de languettes à sa surface. Pendant ce travail, on ménage sur la surface une série de bandes disposées dans le sens de la largeur et dans celui de la hauteur de la plaque de telle sorte que la plaque se trouve divisée sur chacune de ses faces en 3o portions égales présentant des arrachements, séparées par ces bandes lisses. Après cette opération la plaque est empâtée et comprimée
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- de façon à rabattre les languettes unie et porte à sa partie supérieure Montage. — Les plaques de ni. porte la prise de courant. Elles ? portant des nervures dans deux maintiennent l’écaite-Les plaques ne repo-dans le fond du. bac; par '
- soulevées dans la matière active. La plaque terminée est le large queue de connexion.
- polarité sonL réunies par une barre de connexion qui >nt isolées entre elles par des lames d’éhonite perforées directions perpendiculaires ; ce sont ces nervures qui ment des plaques.
- à celui des plaques. Ces ,1e 4 cm environ sur une tent à chaque bout une gager dans une languette du bac. Ce dispositif est supports de so déplacer plaques dans le bac. Ces évidés à leur partie in-gèner en rien la circu-Elecirolyte. — Le vo-l'électrolvte pris à la sente un poids de io.36gr Bac. — Le bac est
- fixées deux
- languettes
- en éhonite superposés par une pièce de bois vorcle inférieur vient retenu par deux tasseaux en bois
- qui
- l’électrolyte. Quant t buter contre
- elles sont supportées nite ayant à leur partie rainures en nombre égal supports d’une hauteur épaisseur de i.acm por-raimirc qui vient s’en-fixée aux parois latérales destiné à ompéeber les quand oïl introduit les supports sont en outre férieure de façon à ne lotion de l’électrolyte.
- Iiii11e normal (3 dm3} de densité de 1,22 repré-d’acide libre (SO'H2). en ébonite unie ; à Tin-11011s de le voir sont sa fermeture est tout à porto deux couvercles séparés l’un de l'autre en forme d’U. Le cou-ouvercle supérieur il est traverse fixée à la caisse
- .1 suivantdonne les dimensions, poids, etc., des diverses partiosylc l’accumulateur.
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- V 3-K Tenon. — Accimllat ei:rs he ia Société Tudor
- Plaques. — Les plaques de cel élément sont de fabrication différente : l'élément, appartient à la deuxième catégorie.
- La plaque positive (fig. 4) <*st à formation autogène; c'est une plaque de plomb doux fondu formée d'une série de lamelles superposées, retenues par un cadre extérieur et auxquelles le courant est distribué par un certain nombre de cloisons placées dans un sens perpendiculaire à la direction dos lamelles.
- lies lamelles sont au nombre de i4<* ; elles ont comme longueur la largeur de la’plaque et comme largeur, son épaisseur, et elles sont disposées dans le sens de la largeur de la plaque.
- Les cloisons placées dans le sens delà hauteur de la plaque sont au nombre de 17. et
- deux dVnlre elles ont nue épaisseur plus grande, de telle sorte que la plaque se trouve divisée en trois bandes verticales par deux cloisons et que r)iacuno de ces bandes est divisée' à son tour en six autres, n'ayant pas [tins d'un centimètre de largeur. Ce cloisonnement des lamelles -assure la répartition du courant.
- La portion supérieure du cadre porte, à sa partie centrale, une queue de connexion très robuste et sur chaque extrémité, un anneau dont nous verrons l’utilité au montage.
- Les deux angles inférieurs de la plaque sont eoupés de façon à obtenir une échancrure rectangulaire' de 3o mm de hauteur et de 10 mm de largeur.
- La plaque a une surface active d'environ >4 dm - ; avec ses cinq plaques, la surface active totale de l’élément est donc d'environ i:>.o dm2. Pour une capacité totale de no A.li.. chaque décimètre carré fournil donc 1 A.h.
- La plaque négative (fig. a) est un grillage empâté do matière active.
- Le grillage est en plomb antimonié ; il est formé de 900 cellules environ ayant 3 mm dans le sens de la hauteur de la plaque et 10 mm dans celui de la largeur. Les cellules sont réparties en ib rangées verticales. Un cadre entoure eomplètementle grillage ; la partie supérieure du cadre porte des projections rectangulaires situées à chaque angle sur les côtés latéraux desquels on soude les barres de connexion de telle sorte que le courant
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- arrive à la’plaque de chaque coté ; cette partie du cadre porte, en outre, des petites saillies symétriquement disposées qui sont destinées à retenir les isolants séparant les plaques.
- 1,'empâtage ne laisse apparaître que le cadre.
- Montage. — Les six plaques négatives sont rendues solidaires par les deux bandes de connexion dont nous parlons ci-dessus et par deux autres bandes identiques soudées symétriquement à la partie inférieure. Dans ce bloc, on intercale les cinq positives qui viennent reposer sur le bloc des négatives à l'aide de deux tiges cylindriques en ébonite que Ton engage dans les oreilles que portent les positives; de cette façon, la dilatation de ces dernières plaques n'est entravée en rien. L’ensemble repose sur deux tasseaux en ébonite fixés au fond du bac ; mais les plaques négatives seules appuient sur ce tasseau. Les échancrures dont nous parlions en décrivant les plaques positives, ont pour but d'éviter le contact de ces plaques avec, les bandes de plomb qui réunissent les négatives par le bas.
- L’isolation des plaques de polarité contraire est. assurée par des baguettes en verre en l'orme d’Q retenues en place par les saillies venues de fonte sur les cadres des plaques négatives.
- Electrolyte. — Il y a environ 8oo gr. d'acide Libre (SOMD'i dans chaque élément. Le niveau du liquide ne s’élève pas normalement au-dessus des plaques.
- Bdc. — Le bac est en ébonite, de 3 mm d’épaisseur; il porte à sa surface extérieure une série do saillies en forme de gouttes destinées à éviter le coincement dans les caisses de groupement. A sa partie inferieure se trouvent placés à l’intérieur les deux épaulements sur lesquels repose le bloc des plaques négatives ; ces épaulements ont une saillie de 5 à b mm et une hauteur de a cm.
- Les dimensions, poids, etc., des diverses parties de l'accumulateur sont indiquées dans le tableau suivant.
- Plaques positives. Nombre.................................
- Poids en kg..................................
- Poids approximatif du cadre en kg. ......
- Section du cadre en cm2........................ .
- Section de la queue de connexion en cm2. . .
- Surface active en dm2.........................
- Surface apparente en dm4......................
- Rapport de la surface active à la surface appa-
- 5,8
- 4
- Plaques négatives.
- Hauteur.....................................18
- Largeur.................................. 16
- Épaisseur................................... 5
- Poids approximatif du Cadre en kg............ o,3
- » de la matière active eu kg . o.86
- Ecartement des plaques en mm................. 5,5
- liac et connexions.
- Dimensions extérieures en cm :
- Hauteur........................................27,0
- Longueur....................................18,5
- Poids du bac en kg...................... 1,99
- Electrolyte.
- Poids en kg................................... 3
- Volume approximatif en dm3.................... 2,5
- Fin de charge................................. 1, *
- Fin de décharge............................... i,if
- Poids total de l’élément complet en kg........21,5
- N° 7-T PESCETTO. ----AcCU.ULLATEURS DE LA SOGIKTA ITALÎANA DI KLETTRICITA (•')
- Plaques — Les plaques de cet élément sont toutes deux du type à empâtage, la positive sur un support façonné plein, la négative sur un grillage.
- (‘) \ oir L'Éclairage Électrique, t. XXI, p. 137, 28 octobre 1899.
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- Le support de la plaque positive Tig.6' est en plomb antimonié fondu. La fabrication de. ce support seml)lc nécessiter une main-d'œuvre après démoulage ; o’esl une plaque entourée d'un cadre de 4 mm d’épaisseur qui porte un certain nombre de nervures disposées dans le sens de la largeur ; ces nervures, au nombre, de 49- constituent 5o augots de 2 mm de largeur sur 2 mm de profondeur ayant comme longueur la largeur de la plaque ; elles sont, rabattues partiellement de façon à former sur chacune d’elles 4a griffes qui se projettent au-dessus des augets. La traverse supérieure du cadre se prolonge sur une longueur d'environ 12 mm de chaque coté des montants latéraux ('l cette traverse porte la queue de connexion.
- T,a plaque négative Qig. y) est un grillage entouré d'un cadre ayant 4 mm de largeur
- pour les montants latéraux et 5 mm pour les deux autres sur l'épaisseur de la plaque. Ce grillage comporte 3py ouvertures rectangulaires ; les barreaux qui le constitue ont une section en forme de losange et au point de croisement de ces barreaux les arêtes des losanges sont soulevées sur une faible longueur de façon à former 4 griffes qui viennent se présenter au dessus des ouvertures. Ces ouvertures ont une dimension moyenne de 5 mm de chaque côté. Comme dans la plaque précédente la partie supérieure du cadre déborde de i:>. mm environ de chaque côté de la plaque et porte la queue de con-
- Après l'empâtage toutes les aspérités que présentent les supports des plaques positives et négatives sont absolument enfouies dans la matière active, le cadre extérieur seul en
- Montage. — Les plaques de mémo polarité sont soudées comme d’habitude il une barre de connexion qui porte In tig*e de prise de courant. L'isolement de ces plaques est assuré par
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- des feuilles d’ébonite ondulées et perforées. Leur écartement est maintenu sur les bords du bac par des baguettes en ébonite et dans l'intervalle par des écrous fixés de place en place sur les lames d’ébonite ; ces écrous sont destinés à amener en ces points l'épaisseur de la cloison à 6 mm qui est la distance à laquelle les plaques doivent se trouver l'une de l'autre.
- Les plaques ne reposent pas dans le fond du bac ; elles sont toutes suspendues par le prolongement de leur montant supérieur.
- Electrolyte. — La quantité normale d’électrolyte à la densité de i r>.yl\ contient r 336 gr d’acide libre (SOTU).
- Bac. — Deux des parois latérales opposées'du bac sont droites, les deux autres parois sont coudées à angle droit à environ y cm du bord supérieur de façon à former de chaque côté un épaulenient sur lequel on puisse faire reposer les prolongements des cadres dont nous avons parlé plus haut.
- Le bac est fermé par un couvercle en ébonite très ouvragé qui emboîte la partie supérieure des parois et vient s'appuyer sur les bords. Ce couvercle est percé de 3 orifices, 2 pour le passage des prises de courant eL 1 pour l’évacuation des gaz à la charge. Ce dernier est fermé par un bouchon de caoutchouc percé d’un trou. L’étanchéité autour des tiges de prise de courant est assurée par des bagues de caoutchouc. Le couvercle est renforcé autour de chacun des trous dont nous venons de parler.
- Le tableau suivant donne les dimensions, poids, ele., de cet accumulateur.
- Plaques positives.
- Nombre............................
- Dimensions en cm :
- Hauteur.........................
- Poids de la matière active en kg............
- Section du cadre en inms....................
- Section de la queue de connexion en mm8. . .
- Poids de la. matière active en kg............ 0,26
- Section de la queue de connexion en mm2 ... 84,9
- i4,a Bac et connexions.
- Hauteur'.". .....!.........................a5,5
- °>7 Longueur...........................20,5 et 16,5
- °> 2 G Largeur.....................................18,5
- Plaques négatives.
- Nombre....................................... 8
- Dimensions en cm ;
- Hauteur....................................1 à .8
- Kpaisseur.................................. o, :'•>
- Poids en kg.................................. 0,9
- Poids du cadre en kg......................... 0.64
- Electrolyte.
- Poids en kg................................... 4
- Volume approximatif en dm3.................... 3,3
- Densité :
- Poids total de l'élément complet en kg.......21,2
- A. Rainville.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- TRACTION ÉLECTRIQUE
- Quelques connecteurs de rails de tram ways, par J. Zalesky.
- Nous 11’avons pas l’intention de donner une description de tous les connecteurs qui ont été
- essayés ou proposés; ils sont trop nombreux. Nous nous bornerons à décrire quelques-uns d'entre eux qui ont reçu la sanction de la pratique.
- Kn première ligne nous citerons le connecteur Edison-Brown (ftg. i, 2 et 3). R se compose de
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- T. XXII. - N° 4.
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- L ECLAIRAGE
- elect ri que
- doux séries de plaques de liège rectangulaires i en nombre suffisant pour remplir Vespace coni- I pris entre le rail et l'ëelissc. Os plaques sont I
- pcreéns d’ouvertures concentriques de telle façon qu’en les superposant on obtient une sorte de
- cylindre creux. C’est dans ce tuvau que l’on met un amalgame mou qui établit le contact électrique entre le rail et l'éclisse. On a soin, avant cette dermero operation, de nettoyer la surface du rail et de l’eelisse, a l’endroit des plaques do licge, avec nu foret plat ou une lime courbe. On enleve soigneusement la limaille et on frotte les surfaces nettoyées avec un amalgame solide. Puis on procédé a la pose des rondelles. Avec des rails de 5o kg le mètre courant on a pu faire passer un courant de idoo ampères avec une chute de potentiel de o,o3 volt seulement, taudis qu'avec le meilleur connecteur en fil de cuivre de i(i mm de diamètre on a une résistance
- dix fois plus forte. Au point de vue de la conductibilité ce système donne par conséquent des résultats très appréciables. Nous lui voyons les inconvénients suivants : i° la pose en est longue et délicate : a0 il faut manipuler l’amalgame
- mou avec des manches en bois, car jl est très toxique, et le tenir à l’abri de Pair, car il se décompose rapidement; 3° un outillage assez
- Les autres connecteurs dont nous parlerons
- Fig. 4- — Conm>cti'ui* à Chicago.
- sont du type dit « solide ». Ils peuvent se diviser en deux catégoi’ies suivant qu’ils sont placés sur l’éclisse ou sous l’éclisse. Ceux qui sont placés sur l’éclisse sont beaucoup plus grands et peuvent être facilement changés. En revanche ils peuvent être facilement.... subtilisés comme cela est arrivé pour le tramway du bois de Boulogne.Ceux qui sont placés sous l’éclisse sont plus petits, cl entièrement dissimulés. On ne peut y accéder qu’en enlevant le pavé.
- Comme spécimen de la première catégorie nous citerons les connecteurs « Chicago » (fîg. 4). Ils sont d’une seule pièce terminée par de larges tètes tubulaires que l’on fixe dans l’àme du rail en les enfonçant dans les trous percés à cet e/Fet. puis en les dilatant contre les parois de
- ces trous au moven de goupilles. Ce système donne un contact absolument parlait et solide entre les deux surfaces métalliques de la tète et du rail ci exclut toute particule d’air ou de moisissure, rendant la corrosion ou l’éleetrolyse absolument impossible. Pour poser le connecteur Chicago, il est nécessaire d’avoir accès de chaque côté du rail, les tètes du connecteur étant enfoncées d’un côté du rail et les goupilles de l’autre côté.
- On a obvié à cet inconvénient en construisant le tvpe dit <c couronne y> (fig. 5}, dans lequel les deux opérations de percement du rail et de fixation du connecteur peuvent s’effectuer d’un seul côté du rail. On voit, immédiatement le grand avantage que l’on relire, spécialement
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- lî l'.YTE D'ÉLECTRICITÉ
- 3<)
- S'
- réalisée en enlevant l’asphalte ou le pavé | est (ait de fils se
- •«•leur (Hg- 6, 7, 8)
- l’un l aulre à angle toute sécurité au c de la dilatation et de la T,es deux extrémités de ce
- corps sont il en forme de i
- et pressées à i de 35o kg : en
- mtre que les fils du con-perdu leur identité ayant la tète et
- g|tjs*<jfe
- été arraché au milieu par une force de 1698 kg. mais les attaches entre le corps et les têtes demeurèrent intactes. Ces connecteurs ont été employés avec succès par la Compagnie française de tramways (Marseille, Nancy, Orléans), par la Compagnie industrielle de traction (Reims, Tours, Orléans), par la Société ave'!.
- r.mc seule pièce et en même tit à la condition de flexibilité, d'une plaque de enivre (fig. 9) ; d’une S, et munie de deux tètes de connexion a ses extrémités. Tour assurer la flexibilité on a pratiqué dans le i de la plaque des traits à la scie. Ces traits
- proposé le pro position d'un ' sous plomb : On relie lame du câble à l'un des pôles d'une pile par l'intermédiaire d’un interrupteur rotatif; l’autre pôle de la pile est connecté â l’armature; l'interrupteur étant mis en mouvement on fait glisser le long de l’armature une bobine reliée à un téléphone et dont le plan des spires est maintenu parallèle au câble. Tant que la bobine est dans la région située en deçà
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- 14o
- 1/ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXII. — N° 4.
- du défaut d’isolement, le courant pulsatoire qui se ferme par ce défaut fait naître des courants induits dans la bobine et la membrane téléphonique entre en vibration ; quand la bobine a dépassé lo défaut le téléphone reste muet.
- Celte méthode donne la position du défaut avec une grande exactitude lorsqu’il n’y a qu’un seul câble; elle ne réussit pas lorsque le câble défectueux fait partie d’un faisceau de câbles comme c’est le cas des câbles sous plomb du réseau téléphonique et télégraphique de Paris qui sont groupés en paquets soutenus par des crochets ou déposés dans de grosses gaines en tôle de fer placées dans les égouts. Dans ces conditions le son donné par le téléphone ne cesse pas lorsqu’on a franchi le défaut; de plus il se manifeste quel que soit le câble suivi par la bobine. Cela tient évidemment à ce que le courant se ferme entre la perte et. le second pôle de la pile par l'ensemble des enveloppes métalliques du faisceau de câbles.
- M. Barbarat, ingénieur des télégraphes, est parvenu à tourner ces difficultés. On commence par déterminer par les procédés ordinaires la section de la ligne dans laquelle se trouve le défaut; on isole cette section et par les mêmes procédés on reconnaît approximativement la position du défaut. Cela fait, on détache du faisceau la portion du câble défectueux comprise eutre le défaut et l’extrémité la plus proche de celui-ci, et l'on suspend celte portion de câble au moyen de ruban tanné. On connecte alors l’extrémité du fil la plus éloignée du defaut au pôle négatif d’une pile par l'intermédiaire d’un interrupteur rotatif, l'armature au pôle positif et ou promène une bobine ^formée de t 700 à 1 800 tours de fil de o,3 mm, et d'une résistance de qoo ohms) le long de cette section du câble. Dans ces conditions la position exacte du défaut peut être décelée aussi facilement que si le câble était sépare du faisceau sur toute sa longueur.
- Mais il n’est pas toujours possible d’isoler ainsi une portion plus ou moins longue du câble à essayer. On peut cependant, mais avec plus de difficultés, déterminer encore la position du défaut, grâce à la remarque suivante de M. Garraud : quand on déplace la bobine depuis la pile jusqu’au défaut, l'intensité du son donné par 3c téléphone passe par une série de maximum séparés par des minimum ; quand la bobine a dépassé le défaut l’intensité du son diminue
- d’uuo mauière continue. L'explication du phénomène est d’ailleurs très simple : le fil suit, dans l'intérieur du câble, une hélice dont le pas est régulier, tandis que la bobine suit une génératrice du tube en plomb formant enveloppe ; cette bobine-sc trouve donc successivement, à des distances variables du fil qui transmet le courant en deçà du défaut ; d'où l’inlensité rythmée observée sur celle portion du câble ; au delà du défaut le rythme doit cesser puisque, le courant ne suivant plus le fil, la cause de ce rythme a disparu. La détermination de la position du défaut revient donc à déterminer l’endroit où le son rvtîmié est remplacé par un son d’zntensité régulièrement décroissante. J. R.
- Conducteurs téléphoniques en aluminium, par Massin. Annales télégraphiques, t. XXV, p, 200-
- Dnns cette note, l'auteur indique les résultats des essais faits an Service de la vérification du matériel des Postes et Télégraphes sur des conducteurs téléphoniques en alliage d’aluminium.
- Le tableau ci-dessous donne les éléments de comparaison entre cet alliage et le bronze si H— cieux généralement employé jusqu'ici.
- Charge île rupture par mm2 . . 28 kg
- Conductibilité..............48 p. 100
- Rapport (le la charge de rupture au poids kilométrique. 10
- A section égale un 111 de l’alliage pèse donc trois fois moins qu’un fil en bronze, coûte moins cher, conduit mieux et peut se tendre en ligne avec des flèches moindres. Depuis deux ou trois ans on est en possession d’une soudure penueltantde raccorder entre elles les couronnes. Enfin cet alliage avait ht réputation d’être inaltérable. On conçoit donc l’intérêt qu’il y avait à éludicr son emploi pour la construction des' réseaux téléphoniques.
- Cette étude a montré que, confoimément, aux résultats obtenus par M. Ditle pondant qu’elle se poursuivail, l'aluminium et. surtout les alliages d’aluminium et de cuivre sont beaucoup plus attaquables qu'on ne le croit généralement. Des fils de bronze d'aluminium de même section et de même longueur, pesant i,44° gr ont
- 8>9 ;5 kg 41 p. 100
- 8,3
- 2,83 fr
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- REVUE DJELE CTRI CITE
- été plonges dans des éprouvettes contenant diverses dissolutions acides ou basiques à 10 p. ioo ; ils ont été au bout de 4 mois retirés des éprouvettes elles pertes de poids suivantes ont été constatées :
- Avec le sel marin................0,019 S1'
- l’acide acétique............o,uu4 »
- Un sixième échantillon a été suspendu à l’extérieur contre la fenêtre d’un rez-de-chaussée à un endroit où il n’étail cependant pas exposé à la fumée. Son poids s’est augmenté de o,o58 gr, ce qui correspond a la translormation de o,o3r gr d'aluminium en alumine.
- L’étude des qualités physiques du métal est encore venue ajouter de nouveaux faits pour écarter l'emploi du fil de bronze d’aluminium en téléphonie, Il résulte de cet.lte étude, effectuée, en 1899, au laboratoire de l’école des Ponts et Chaussés, que le fil dit d’aluminium a un coefficient de dilatation de o,00009.3 et un coefficient d’élasticité de 0,00012, alors que pour le til de bronze employé actuellement sur les réseaux téléphoniques 011 trouve respectivement, 0,000017
- Si l’on porte ces valeurs dans la formule
- où n et n représentent les coefficients de sécurité à une certaine température et il une température de 9 degrés plus élevée, a le coefficient de dilatation, s le coefficient d'élasticité, a la portée d'un RI tendu entre deux appuis, q sa charge de rupture par mm2 et enfin M le quotient de la densité du métal par 1000 q, on trouve pour une portée de 70 m les valeurs du coelfieient de sécurité indiquées par les deux courbes de la figure 1.
- On voit par l’examen de ces courbes que si l on part i*—20° (température qu’on peut considérer comme un minimum) 'd’un coefficient de securité de 3,a, au-dessous duquel 011 ne saurait prudemment descendre, les fils de bronze atteignent à -j - 40°, un coefficient de 7,0 qui leur assure, ainsi que l'expérience l’a prouvé, une tensiou suffisante, Avec les fils dits d’aluminium au contraire, il suffit d’une élévation de tempé-
- rature de 270 pour atteindre ce coefficient ; à H- 4<>l> ce coefficient de sécurité s’élèverait à i5,2Î> et le fil tomberait à une tension de 1,64 kg par mm2.
- En admettant, dit en terminant M. Massin,
- que la facilité des mélanges avec des tensions aussi laibles ne soit pas une cause absolue d’exclusion, ou voit qu’à ces températures de 3o° à 4o° le fil dit d’aluminium perdles avantages que semblait lui donner dans la construction des réseaux sur les toits, le rapport élevé de sa charge de rupture à son poids kilométrique, et que sa flèche, qui à— 20° n’était que de 23 centimètres comme pour les fils de bronze, devient, supérieure à 4o°, 108 centimètres au lieu de 63 centimètres. Il ne semble donc pas, pour le moment, que soit au point de vue physique, soit au point de vue chimique. 011 puisse songer il l’emploi sur les réseaux téléphoniques d’un alliage d aluminium du genre de celui que nous venons d’examiner.
- ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Recherches spectrophotomètriques sur l’arc continu, par Lehmann-Richter, Zeitschrift fur Elek-trotechnik, t. XVII, p, ôlîç, 2» octobre 1899.
- Dans un arc normal, c’est-à-dire silencieux, on distingue trois parties: i° une auréole presque entièrement teintée de vert; 20 une enve-
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- î^- L’ÉCLAIRAGE
- loppe sombre <]»i entoure l'auréole; 3° le novan brillant de l’arc bleu-violet.
- 11 existe de nombreux travaux sur la force eonlre-électromolriee et la répartition du courant, dans l’arc, notamment de L. Avons. Cross, Edlund, Fleming, IlittorfF, Uppenborn, Pcukert, Silv. Thompson, etc. Mais il n’existe encore aucune recherche sur la façon dont la lumière est produite par les trois parties de l’arc. On sc propose de donner ici quelques indications a ce sujet.
- On s'est servi de charbons homogènes et à mèches de 11, iH et id mm de diamètre. L'enveloppe des charbons à mèche a été trempée dans une solution de chlorure de sodium sous le vide et ensuite séchée, L’âme contenait une certaine quatitité de chlorure de sodium, dans les proportions 1:2, 1 ; 5, 1 : 10.
- Pour les expériences on s’est servi d’une source (accumulateurs), d’un ampèremètre, d'un voltmètre, d’un rhéostat, deux porte-charbons et une lentille pour projeter l’image de l'arc dans le spcctro-pholomètre de Glan. Si l’on désigne par a, la position du nieol où les deux champs paraissent également éclairés, par y.0 celle où la plage inférieure est obscure, 011 a:
- où t et i' représentent les quantités de lumière tombant respectivement sur chaque plage, a et a' des constantes caractérisant l'absorption lumineuse. Si dans une position 7/ du nieol les deux champs paraissent également éclairés, 011 a :
- = Pr-.
- donc
- Pour comparer les trois parties de l'arc on a produit sur l'nnc des moitiés du champ Limage de Luire, de ces parties, et sur l’autre moitié l’image de l’autre partie. Pour une radiation déterminée, on cherchait les positions du nieol a donnant Légalité des éelairements. On obtenait ainsi, pour les différentes longueurs d’ondes ... les rapports des iuteusilés des
- trois parties de Lave. Désignons par a, b et,e ces trois parties.
- ÉLECTRIQUE T. XXII.- N»A.
- Cos proportions entre les intensités 11e s'appliquent pas aux parties <2, b, c elles-mêmes, mais aux parties résultant de la superposition de a, a b, a --j- b c ; pour la commodité du langage, ce sont ces parties composites, que nous désignons par a, b, c.
- On a fait -notamment des essais sur les rapports entre l'intensité de c (bleu) et de b (sombre) dans la région moyenne de chacune de ces deux parties". Le charbon était homogène, d’un diamètre dé i‘3 ram. La longueur de 1 arc était de 6 mm ; l’intensité de 10 A, la tension de 56 V. Lo rapport des intensités lumineuses variait avec la longueur d’onde. Ainsi pour À = 420 on a comme rapports entre les intensités
- 6 :a:r=! 1 2,28 : 3,3 2
- D’autres essais ont été faits sur des charbons à mèche de i3 mm de diamètre, dont Lune contenait 10 et 00 p. 100 de chlorure de sodium. Intensité — i3 A ; tension = 00 V. Longueur d’arc : 6 mm. Le rapport des intensités dans les diil'érontes parties de l’arc diminue quand’ la proportion de sel augmente. Le rapport entre les intensités de a et b est de 21 avec 10 p. 100 de sel et seulement de 11 avec 5o p. roo, Dans ce dernier cas pour la longueur d'oude on a :
- De ees chiffres il résulte que l'intensité lumineuse des raies ou sodium est maxima dans la partie externe a, moins grande dans la partie bleue e, et minima dans la partie b.
- K. 13.
- Lampes à incandescence Fessenden a filament èlectrolytique Cl. Brevets américains ns 638 83",• 638 838, 638 83p, 638 840, déposés Je 26 août 1899, délivrés ie 12 décembre, ci n1’ 689 i3i, déposé le
- La quantité de lumière émise par un corps incandescent étant d’autant pins grande que la température du corps est plus élevée, il y a avautage dans les lampes à incandescence, à
- (*) faute de trouver une meilleure expression, nous adoptons le mot èlectrolytique pour qualifier la nature d'1411 filament formé d une substance analogue à relie qui est employée dans la lampe de Aerust : c’est d’ailleurs l'expression adoptée par Aernst lui-même.
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- H F Y U F D'ELECTRICITE
- porter les filaments à une température aussi éli‘v<;e que possible. Mais alors, on rencontre dans le cas des lampes du genre Nernst, de grandes difficultés dans le moulage des filaments, les attaches métalliques étant oxydées ou fondues. Dans les deux premiers de ces brevets le professeur Regmahl A. Fessenden indique un moven d’obvier à cet inconvénient.
- Ce moven consiste à former les extrémités du evlindre destiné à rayonner la lumière d’un mélange devenant conducteur à une température plus liasse que la substance qui forme la partie centrale. De la sorte, quand le courant commence à traverser le cylindre, la quantité de chaleur dégagée par effet Joule, est par unité de longueur, plus faible vers les extrémités que dans la région centrale et, par conséquent, cette dernière région s'échauffe plus vile que les régions extrêmes; quand le régime permanent est atteint, celles-ci restent toujours plus froides et se trouvent à une température suflisarniiienl basse pour ne pas fondre les attaches, tandis que la plus grande portion du cylindre, est à line température suffisante pour avoir un rendement lumineux plus élevé.
- Pour obtenir un mélange devenant conducteur aune température plus liasse que la substance qui constitue le corps du cylindre, il su dit d ajouter à cette dernière une certaine proportion d un chlorure. Ainsi l’iiiventeur mentionne dans le premier brevet un mélange do 10 p. ioo de chlorure de magnésium et de 90 p. ioo de magnésie comme convenant très bien pour former des extrémités d un crayon de magnésie ; on s’arrange de façon à avoir une proportion de chlorure de plus en plus grande vers les extrémités 'afin d’obtenir une décroissance régulière de la température du milieu aux deux bouts du cylindre. Dans le second brevet , M . Fessenden indique le graphite comme corps destiné à abaisser la température a laquelle la substance devient conductrice.
- Comme attaches l’inventeur prend des fils métalliques enroulés en spirales sur les extrémités du cylindre.
- Dans le troisième brevet, M. Fessenden décrit un ingénieux procédé d’allumage. On sait en effet que les crayons de magnésie ou autre substance semblable sont mauvais conducteurs a froid et doivent être chauffés pour que la lampe fonctionne. L’inventeur obtient ce chauf-
- fage préalable par le passage du courant dans une milice couche conductrice déposée à la surface du crayon au moment où l’on veut allumer la lampe. Dans ce but le bouton d’allumage porte un pignon engrenant avec deux roues montées l'uiie sur J’axe de la monture du rayon, l’autre sur un axe fileté. En tournant le bouton on fait donc tourner en même temps le rayon et l’axe fileté. Ce dernier communique un mouvement de translation à un bloc de matière conductrice que des légers ressorts pressent sur le ravon. Par suite la surface de contact du bloc et du cylindre décrit une hélice et, quand le bloc est à bout de course, le rayon se trouve recouvert, en raisou du frottement., d’une couche (hélicoïdale ou continue suivant la grandeur de la surface de contact) de la matière conductrice arrachée au bloc. Le courant passe alors dans cette couche, échauffe le rayon et la lampe s’allume. Mais il faut que la couche conductrice disparaisse ou devienne mauvaise conductrice quand la lampe est allumée ; le graphite satisfait à la première condition parce qu’il brûle ; le bioxyde de manganèse satisfait, dit l’inventeur, à la seconde.
- Le cinquième brevet décrit un disposilil d’allumage basé sur le même principe mais plus simple. Le crayon a la forme d’un demi-tore ; scs extrémités sont maintenues par deux petites liges fixées à un axe perpendiculaire au plan du tore et passant par son centre ; cet axe se termine par le bouton d’allumage. Quand on louruc ce boulon on fait également tourner le crayon et celui-ci vient passer à frottement entre deux blocs de matière conductrice (graphite ou bioxvde de manganèse) ; deux bandes de cette matière se trouvent ainsi déposées d’un bout à l’autre du crayon o* Fallumage se fait comme il a été expliqué plus haut.
- Enfin le quatrième brevet (G38 84o) indique un dispositif maintenant constante la différence de potentiel entre les extrémités du cravon. Comme dans la lampe de Nernst, ce dispositif consiste en une résistance mise en série avec le crayon, résistance dont la valeur augmente quand la température s’élève, e est-à-dire quand l'intensité du courant qui traverse la lampe augmente elle-même. (Voir Ecl. F.lect., I. XXL p- 43(), Mi déc. 1899). Mais M.Fessen-
- den choisit la substance constituant la résistance de manière que sa résistivité, a peu près cons-
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- L'ÉCLAIRAGE LLECTRIQt'E
- T. XXII. — N* 4.
- tante tant que l’intensité est inférieure à la valeur normale, augmente brusquement clés que l’intensité dépasse tant soit peu cette valeur ; le plomb posséderait, parait-il, cette propriété.
- .1. R.
- Anodes Parent, Hargreaves et Stubbs. Brevet anglais, n° 963r, déposé le 8 mai 1899, accepté le 3o septembre 1899.
- Ces anodes sont combinées de manière a empêcher lu destruction des connexions qui sor-
- tube s’élèv
- vent à relier les anodes au conducteur positif de la dynamo. Ce but est atteint par divers détails de construction et principalement par l’emploi d'huile plus ou moins fluide qui, en s'écoulant peu à peu à la surface des pièces à protéger, mettent celles-ci à l’abri des détériorations résultant soit de l’électrolyse elle-même soit de la formation de sels grimpants le long des électrodes.
- Les figures 1 et 2 représentent la disposition adoptée pour les anodes verticales ; les ligures 3 à 5 indiquent divers détails de coiisfrnction. Le courant est amené par les conducteurs a enfermés dans un tube en matière isolante b; l’intervalle c laissé entre les conducteurs et les pavois de l’enveloppe est rempli d’huile. Les anodes e en charbon ou toute autre matière sont reliées aux. conducteurs a par l'intermédiaire de blocs con-
- ducteurs f (en charbon par exemple) en contact, par l'une de leurs extrémités avec une plaque de métal mou (plomb)^appliquée contre le conducteur a, et par l'autre extrémité avec l'anode; des boulons h maintiennent deux anodes opposées en produisant un serrage sulfisanl pour avoir de bons eontact's ; eos boulons sont protégés par un revêtement isolant hr Les interstices entre le tube b et les blocs conducteurs f sont remplis d'uu ciment isolant i. [j’huile, contenue dans le t niveau suffisant pour que la pression hydrostatique qu’elle exerce fasse équilibre à celle exercée par l’électrolvle; de la sorte celui-ci ne peut pénétrer dans l'intérieur du tube b soit par les fissures soit par les pores des charbons. La conductibilité de ceux-ci n’est d’ailleurs pas influencée par l’huile dont ils sont imprégnés.
- Pour éviter d’avoir 11 u niveau d’huile trop élevé au-dessus du niveau de 1 électrolyte, il convient de prendre une huile de densité très peu intérieure à celle de l’électrolyte. L’observation du niveau de l’huile permet de reconnaître s’il u’existe pas de fuites trop importantes. Lorsque l’électrolyse s’efleclueà une température relativement élevée, ou prend des huiles résineuses presque solides à la température ordinaire. L'huile peut être employée sous pression.
- La figure 6 indique une variante du mode de connexion. Le conducteur a est enfermé dons une gaine en ébonite b munie de tubulures // dans lesquelles passent les blocs conducteurs f; de l’huile remplit encore cette gaine.
- Les blocs conducteurs f au lieu d’être en charbon compact peuvent être formés de cvlindres de graphite englobés dans du ciment.
- Les figures 8 et 9 mollirent trois dispositifs différents pour des anodes montées par leur extrémité supérieure. Dans le dispositif de la figure " les tètes des anodes sont fixées dons une épaisse lame de plomb dont les bords sont
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- repliés de manière à former une cuvette remplie d'huile. Dans celui de la figure 8 les tètes d’anodes sont recouvertes d'une calotte métallique et les anodes traversent le fond d’une cuvette rem-
- plie d'huile; celte huile monte par capillarité le long des charbons et protège les connexions. Le dispositif de la ligure 9 lient à la fois des deux
- Procédé F.-A. Gooch pour la production de l'aluminium- Jtrevot anglais, II0 jfn'n. déposé lc>
- Ce procédé consiste « à former un bain en fondant ensemble un composé convenable de l'aluminium et un sel halogène d’un métal plus électropositif que l'aluminium par rapport au soufre, à ajouter au bain un composé du soufre convenablement choisi et de l'alumiue et à faire traverser le bain par un courant de bas voltage ».
- Dans un Ici bain il se terme du sulfure d’aluminium et c’est ce sel qui est décomposé par le courant. Divers procédés ont déjà été proposés pour obtenir ! aluminium par éler.trolyse du sulfure, mais dans ces procédés ou bien le sulfure était formé ou dehors du bain et ajouté ensuite à celui-ci ou formé dans le bain aux dépens d'alumine en suspension, taudis que dans Le procédé de M. Gooch le sulfure est produit aux dépens d alumine dissoute ou combinée dans le bain. Aussi l’inventeur insiste-t-il sur la nécessité de choisir les différents constituants du bain en vue de faciliter la dissolution de l’alumine et la formation du sulfure.
- Le composé d’aluminium doit, avec les autres constituants du bain, fournir un mélange pou-
- vant dissoudre l’alumine. Le composé du soufre doit être capable de réagir sur l’alumine du bain pour donner le sulfure. Enfin les composés
- halogènes de métaux plus électropositifs que l'aluminium par rapport au soufre doivent être tels que lorsqu’ils sont fondus ils dissolvent le sulfure d’aluminium dès qu’il a pris naissance.
- Les essais ont montré que les meilleurs résultats sont obtenus en prenant des sels halogènes alcalins et un sel halogène d’aluminium. A litre d’exemple M. Gooch indique le fluorure de sodium et le chlorure d’aluminium, dans la proportion de trois parties du premier sel pour deux du second, un excès modéré de l’un ou l’autre n’ayant d’ailleurs pas d’inconvénients. Comme composé sulfuré il indique le sulfure de carbone, mais revendique la possibilité d’em-plover tout autre composé du soufre, l'hydrogène sulfuré, par exemple.
- L’appareil employé pour utiliser ce procédé est représenté par la figure 1. T est un creuset en fer dont le fond et les parois latérales jusqu'à la moitié de leur hauteur sont recouverts d’une couche de charbon L. Les parties supérieures des parois et les tubulures SSt qui livrent passage aux anodes G et G, sont recouvertes d’une couche compacte d’alumine qui isole les anodes du creuset. Les anodes sont reliées au pôle positif de la dvnamo par l’intermédiaire des tiges /Vj de la traverse K et du conducteur P ; le conducteur négatif X est relié au creuset par la borne //q.
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- Les anodes sont creuses et sont munies de tubes GG, par lesquels arrive le sulfure de carbone,. Le creuset est recouvert d’une cheminée J avec tubulure de dégagement R, en tôle de fer protégée par une couche de charbon j ; cette cheminée est supportée par une tige en bois T, fixée par une vis à la barre métallique K. Quand le four osl en fonction on fait légèrement plonger la cheminée dans le bain et Von recouvre de charbon p la surface du bain comprise entre les parois de la cheminée et celles du creuset.
- On commence par faire fondre le mélange de chlorure d’aluminium et de lluorure de sodium, ou introduit l'alumine dans le bain par l'intervalle comprise entre la cheminée et le creuset, et on fait arriver le sulfure de carbone. De l’oxv-sulfure de carbone ou de l’oxyde de carbone prend naissance et est évacué par la cheminée. On fait alors passer le courant électrique, l’aluminium se forme à la cathode tandis que du soufre en vapeur se dégage. Eu alimentant le bain d’alumine' et en continuant à faire passer le courant de sulfure de carbone, l'aluminium se produit d’une manière, continue. La différence de potentiel nécessaire pour effccluor la décomposition du sulfure n’est que de 0,9 volt.
- L’inventeur dit avoir obtenu de bons résultats en formant le sulfure de carbone dans le bain lui-même, tout simplement en v introduisant du soufre au travers d’une épaisse couche de charbon. 11 préfère toutefois emplover le sulfure de carbone brut. T.e sulture de carbone qui s’échappe du bain par la cheminée est condensé et recueilli ; on peut aussi par des procédés chimiques, recouvrer le soufre de l’oxysulture de carbone ou hieii brûler ce corps et le transformer en anhydride Bullureux que l’on absorbe et en gaz carbonique que l’on laisse s’échapper.
- M. Gooeh ajoute qu’il a aussi obtenu d’excellents résultats en prenant comme constituants du bain du lluorure d’aluminium et un lluorure alcalin, particulièrement le fluorure de sodium. L'alumine se dissout fort bien dans un tel boni et, quand on y introduit un composé sul-luré, du sulfure d’aluminium se forme rapidement en solution.
- Sur la fabrication èlectrolytique de l’aluminium, pat' G-.-H. Robertson, iïlectriciun, 1. XLIV, p. 287, 22 décembre 1899.
- A propos du procédé dont la description est .
- l’objet de l’analyse précédente, M. G.-II. Hen-derson fait observer que les procédés actuellement eu usage pour la fabrication électrolytique de l’aluminium se divisent en deux groupes : ceux dans lesquels on électrolysc de l’alumine dissoute et ceux dans lesquels on électrolyse du sulfure d’aluminium en solution dans le
- Les premiers sont basés sur la découverte faite par Deville en i859 qu’on peut obtenir de l’aluminium par électrolyse de la ervolithe fondue, la teneur du bain en aluminium combiné étaut maintenue constante par la dissolution d’alumine incorporée au charbon des anodes. Cette électrolyse exigeant une dépense énorme d’énergie électrique, ce ne fut que dans ces dernières années que, grâce au prix de revient peu élevé de l’énergie électrique produite par les chutes d'eau, cette réaction put être utilisée.
- Les procédés du second groupe ont précisément été imaginés en vue de réduire la dépense d énergie électrique. Comme les premiers ils ont une origine déjà ancienne puisque dès i85y Petitjean prenait un brevet pour la [(réparation de l’aluminium par électrolyse de son sulfure. Toutefois ce n’est qu’en 1892 que la question fit un nouveau pas grâce aux travaux de Buchever qui parvint à produire en grande quantité le sulfure d’aluminium en traitant l’alumine par le charbon et le soufre additionnés ou non de sulfure de sodium (2). Quelques années pius tard,
- (*) Voici ce que dit à ce sujet M. Borohers dans son Traité d’rlvctrométaUurgie (traduction française, p. 171
- et a pour objet l'extraction de l'aluminium du sulfure
- 5 doubles de l’aluminium avec les alcalis ou les terres La réaction se passerait d'après l'équation suivante :
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- Blackmore parvint à préparer plus économiquement le sulfure d'aluminium en faisant passer un courant de vapeurs de sulfure de carbone dans un bain fondu de sulfures et de fluorures de potassium et de sodium contenant de 'l'alumine dissoute. D’après une conférence faite en février 1897, à la Society of Chemical Industry de New-York, par M. Blackmore, le sulfure d’aliuninium ainsi préparé ne reviendrait qu’à 0,66 fr le kilogramme et, comme la décomposition éleclrolyt.iqne de ce sulfure en solution dans un bain fondu ne demande que 3,8 volts, l’inventeur estimait que lu fabrication de l'aluminium par ce procédé serait plus économique que les procédés lfall et lleroult, ceux-ci exigeant une différence de potentiel d'au moins 8 volts (l).
- M. Robertson termine son article par une description sommaire du procédé Gooch.
- tentatives qu'il a faites pour transformer, saut- le con-
- Le mélange d’oxvdo d’îduminium cl de charbon, maintenu au rouge blanc dans une cornue en terre serait « on continuant l'opération pendant un temps suffisamment long a
- Al20:t + 3C + 3S = 3CO + APS*
- lysés, dans une solution de chlorures alcalins fondus, au moyen d’un courant de faible tension,
- au moyen de la chaleur produite par le courant électrique, soit par la chaleur d'un fourneau. Dans le premier cas, environ > volts de tension sont nécessaires, dans le second il h est besoin que de à 3 volts. Comme appareils, ou peut employer des cuves en fonte, ou en fer revêtues de charbon. On vante comme avantage particulier du procédé que ni ci: revêtement ni les anodes en charbon n’ont à souffrir des substances qui les touchent, de sorte que, outre l'économie considérable de charbon résultant de l’inutilité du remplacement de certaines parties de l'appareil, on obtient un aluminium très pur.
- (') M. Kershaw a fait remarquer avec ra'ison [The Elec-tririan, t. XXXIX, u juin 1897) que la réduction de Indépensé d'énergie électrique 11e peut avoir une importance considérable que là où cette énergie revient à un prix élevé, ce qui n’est généralement pas le cas pour les fabriques d'aluminium, lesquelles utilisent toutes des chutes d'eau. Ainsi à Niagara un Vénergie électrique route So fr le cheval-an, la dépense d'énergie n’est que de 28 fr par quintal d’aluminium produit par le procédé Méroull [21,8 chevaux-heure par livre anglaise do 453 gr) et de 17,30 fr pour la même quantité d'aluminium produite par le procédé Blackmore. Mais la dépense en matières pre»
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- Fabrication et usages de l’aluminium, par J. H. Heûderson. Industries and Iran, t. XXXI, p. îqV
- L’auteur commence par décrire brièvement le procédé employé en Angleterre. Dans un creuset chauffé au gaz ou an coke et brasqué avec du charbon on inet un mélange de 2,34 parties de fluorure de calcium, 421 parties de cryoli-the, 845 parties de fluorure d’aluminium, 3 à 4 p. 100 d'un chlorure (par exemple le chlorure de calcium) et une quantité suffisante d’alumine. Quand le bain est fondu, on y plonge deux électrodes, l’on fait passer le courant, on ajoute de l'alumine et on fait écouler de temps en temps l’aluminium formé. La densité du courant est de 24 amp. par dm*, la différence de potentiel do 6 à 8 volts; il faut environ 11 chevaux-heure électriques par kilogramme d'aluminium produit.
- M. llcnderson signale une modification de ce procédé qui, dit-il, donnerait un meilleur rendement. La fusion du mélange destiné à former le bain, au lieu d’être produite par la combustion du gaz ou du coke, est alors produite par le courant électrique lui-même : dans ce but on place au début dans le creuset un bloc d’aluminium servant de cathode jusqu’à ce que le bain soit fondu ; ensuite c’est l'aluminium produit, qui sert de cathode ; les anodes sont en charbon et peuvent être disposées à diverses hauteurs dans le bain.
- L'auteur rappelle ensuite les diverses propriétés de l’aluminium : légèreté, conductivité électrique, inaltérabilité très grande en présence des divers agents chimiques. Puis il signale ses diverses applications en électricité : emploi, en Amérique principalement, pour la confection des fils télégraphiques et téléphoniques, des fils de trôlet, des commutateurs et autres appareils de tableaux de distribution, des balais et porte-balais ; son application dans les fonderies pour éviter les soufflures dans le moulage du bronze et de la fonte : son utilisation pour la fabrication de nombreux alliages ; son emploi pour remplacer les pierres lithographiques ; etc.
- mières est de 191 fr (/io kg rte sulfure d'aluminium à Q,6b fr le kg) dans ce dernier procédé tandis qu’elle
- le kg) dans le "premier. L'augmentation des dépensés en matières premières est donc, dans cet exemple particulier, supérieure à l'économie réalisée sur la dépense d'énergie.
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- En terminant l’auteur fuit remarquer que les difficultés que présente le travail de Taliinn-nium ont été peu à peu aplanies ; en particulier la soudure de l’aluminium peut être facilement exécutée en prenant soin de bien nettoyer le métal et en utilisant un ter à souder et un fondant spécial (dont la composition n’est pas donnée) que vend la British Aluminium (lom-
- Recherches sur les circonstances de formation des dépôts spongieux de zinc èlectroly-tique, par Foerster et O. Günther. Zeitschrift fur Eh'ktrochemie, t. VI, p. 3oi-3o4, 3o novembre i S y 9.
- L’ensemble des recherches de Kiliaui, Nahn-seu, Mvlius et Fronun et Portsch sur l’électro-lvse des solutions neutres ou 'faiblement alcalines de chlorure ou de sulfate de zinc conduit au résultat suivant : La formation d'un dépôt spongieux de zinc est due à la production dans le voisinage de la cathode, par suite du départ des ions hydroxvles, de sous-chlorure ou de sous-sullatc basique ou d hydrate de zinc.
- S’appuyant sur ce résultat MM. Foerster et Güuther ont pensé qu'on éviterait la formation du zinc spongieux en prenant des solutions capables de dissoudre l’hydrate de zinc qui tend ii se former. En vue de contrôler cette idée ils ont, dans des recherches autcrieurementpubliccs [Ecl. Elee., t. XVII, p. 4r4? 3 décembre 18991, opéré avec des solutions concentrées et chaudes de chlorure de zinc contenant en dissolution de l’oxyde de zinc ; le dépôt de zinc fut d’abord de belle qualité conformément à leurs prévisions, mais au bout de quelques heures de l’électvo-lyse il devenait spongieux.
- Dans leurs nouveaux essais ils ont opéré sur dos solutions d’hydrate de zinc dans un alcali, généralement la soude. L’oxyde de zinc du commerce ou précipité du chlorure ou du sulfate ne se dissolvant que très difficilement et en très faible quantité dans la soude," les auteurs ont préparé ces solutions par voie électroiy-lique. En électrolysant une solution de soude (2ogrNa0II par 100 cm3) entre deux électrodes en zinc ils ont pu obtenir une solution zin-cique renfermant 6 à y gr de zinc par 100 cm"', soit de to a 11 gr par 100 gr de solution. Par refroidissement cette solution abandonna des cristaux dont la composition correspond très
- sensiblement à la formule Zn<(^Q^a , et après cette cristallisation la solution reulermait 8,78 p. 100 de son poids de zinc.
- Cette solution a été soumise à l’électrolyse entre deux électrodes en zinc, la cathode étant enfermée dans un vase poreux. Avec des densités de courant de 0,01 à o,(»4 ampère par cm2 le dépôt de zinc était uni et brillant ; avec des densités de 0,08 à 0,1 ampère par cm2, le dépôt ne tardait pas à devenir spongieux.
- Luc partie, de la solution du compartiment cathodique, qui ne renfermait pins que gr
- de zinc par 100 cm3, fut additionnée d’un volume triple d'une solution contenant 20 gr de soude par 100 cm3, de manière à 11’avoir plus que i,2p gr de zinc par 100 cm3; cette solution peu riche donne par l’électrolyse presque immédiatement un dépôt spongieux.
- Cette solution fut à son tour additionnée d’uti volume d'eau pure égale à trois lois son propre volume ; la nouvelle solution ne contenait plus alors que 5 gr de soude et o,5n gr de zinc par 100 cm3; par l'électrolvse elle donnait un abondant dégagement d’hydrogène et le dépôt de zinc ne tardait pas à devenir spon-
- Dos essais faits sur une solution alcaline de zinc obtenue en additionnant de soude une solution do chlorure ou de sulfate de zinc montrèrent également que le dépôt spongieux se forme d'autant plus rapidement que la liqueur est moins riche en zinc; si l'on substitue la potasse à la soude la formation du dépôt spongieux est encore plus rapide.
- Les auteurs concluent de ces recherches que la présence dans le bain électrolytique d’uu alcali destiné à dissoudre l’oxyde du zinc ne peut empêcher la formation de zinc spongieux, Aussi croient-ils devoir abandonner l’opinion émise dans leur précédent mémoire que la formation du zinc spongieux est due à la précipitation d'oxyde de zinc empêchant, la cristallisation du dépôt.
- Quelques expériences laites sur des sels de plomb ont montré que la présence d’un alcali daus la solution donnait lieu à un dépôt spongieux. Ainsi une solution d’uzoLule do plomb contenant (> gr de plomb par 100 cm3 et. soumise il un courant d’une densité de o,o3 ampère par cm3 fournissait un dépôt compact formé de
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- •larges cristaux, tandis qu’une solution d'acétate de plomb dans une liqueur alcaline, renfermant la même proportion de inégal, donnait, avec la même densité de courant un dépôt formé de cristaux très petits analogue au zinc spongieux.
- ÉLECTRO ET MAGNÉTO-OPTIQUE
- Sur la théorie de l’influence d’un champ électrostatique sur les propriétés optiques des corps, par W. Voigt. Wîed. Ann., t, LX1X, p. 297-
- La théorie que développe M. Voigt pour les phénomènes électro-optiques est analogue à celle qu'il a proposée pour les phénomènes mapnélo-optiques; elle a comme point de départ les équations do llertz, sous une forme adaptée a l’explication de la dispersion et des propriétés des cristaux. M. Voigt cherche, en effet, à rendre compte non seulement du phénomène de Kerr (double réfraction électrique des corps primitivement isotropes), mais encore des observations faites par Pockcls (Gbttinguc, i8p3) sur les propriétés électro-optiques de certains cristaux. Il rattache aussi à cette théorie le pouvoir rotatoire cristallin.
- VI. Voigt est amené ainsi à prévoir l'existence de phénomènes éleelro-opliques qui n’ont pas encore été observés. Certains d’entre eux sciaient des phénomènes électriques produits parla lumière (électrisation de certains cristaux, changement des constantes d’électrisation de corps cristallisés ou isotropes). M. Voigt prévoit qu’ils seraient très peu marqués.
- Mais il se propose de rechercher expérimentalement une autre conséquence de sa théorie, à laquelle on peut arriver, d’ailleurs, en rapprochant le phénomène de Kerr et celui de Faraday; il existerait un phénomène électro-optique analogue au phénomène magnéto-optique de Zeeman ; les raies d’absorption (ou d’émission) d’un corps seraient modifiées par un champ èle.c.trostatiq ne.
- Sur la production d’un champ magnétique sous l’action d’un rayon lumineux polarisé circulairement, par A. Righi, Rcndiconti dei J.in-’n, t. VIH, 9 avril 1899.
- Fitzgerald (*) a émis l’opinion qu’un rayon (') Nature, 5 janvier 1890, p, 20,2, Londres.
- polarisé circulairement, traversant un gaz fortement absorbant, pourrait le rendre magnétique d’une manière appréciable ; ce phénomène est en quelque sorte la réciproque de celui de Zeeman. Dès 1880, Righi a fait des recherches sur ce sujet (*) en dirigeant un rayon polarisé cir-eulairemenl sur divers corps absorbants ou non, ces expériences n’ont pas montré le phénomène ; il en est de inèine de celles de Grav publiées
- Righi qui a trouvé que certains corps absorbants (vapeur d’hypoazotide ou de brome) produisent à la température ordinaire le phénomène inverse de celui de Zeeman, a pensé à utiliser ces corps pour faire de nouvelles tentatives. Ces expériences n’ont pas donné de meilleurs résultats que les précédentes.
- Un tube en verre de 1,6 cin de diamètre et et,3 de longueur, fermé par des glaces très minces est rempli de vapeur d’hypoazotide et traversé par un rayon solaire condensé par une lentille et polarisé. Entre le polariseur et le tube, est une double lame quart-d’ondc formée cle deux lames disposées dans le même plan et se touchant suivant une ligne verticale, avec, sections principales à 45° l’une adroite, l’autre à gauche de la verticale. Il suffit de déplacer latéralement la double lame pour utiliser Tune ou l’autre de ses moitiés et obtenir un ravon polarise circulairement dans un sens ou dans l’autre.
- Au-dessous du tube est. un léger système astatique suspendu à un fil de quartz très fin et muni d’un miroir.
- L’aiguille inférieure du système est suspendue à quelques millimètres du tube et est perpendiculaire a l’axe de ce dernier, l’aiguille supérieure est à p cm environ.
- L’auteur n’a pu observer d’une mauière sûre aucune déviation par l’action du ravon polarisé. Or, un anneau disposé autour du tube, au-dessous du système astatique, n’aurait besoin d’être parcouru que par un courant de i4X 10-1 unités électromagnétiques pour produire une déviation de un millimètre du spot sur l’échelle. 11
- (!) Recherches sur te phénomène de liaif particulièrement dans le bismuth , \feni. délia R. Arc. di Holognn., 11 novembre 1883 ; Nuovo Cimento, 3" s., t. XV, 1884,
- p. 144.
- 1890. ’ " ’
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- L’ÉCLAIRAGE
- en résulte quo si l’intensité d'aimantation du gaz était égale à io-6 C. G. S. on observerait une déviation d’environ un millimètre.
- Dont*, si le gaz s'aimante sous l’action du ravon solaire polarisé oirculairement, l’intensité d’aimantation doit être inférieure à io"6 C. G. S.
- G. G.
- Sur l’absorption de la lumière dans un gaz placé dans un champ magnétique, par A. Righi. Académie des sciences de Bologne, séance do 28 mai 1899. Résumé dans le Journal de Physique, l. VIII, p. 608,
- M. Righi a fait l’acquisition d’un grand réseau de Rowland (réseau concave, de 644 cm <1° rayon dout la surface rayée est un rectangle de i4,5 X cm'. Cet instrument lui a permis d’aller plus avant dans l’étude dus propriétés de Vhypoazotidç et de la vapeur de sodium, placés dans le champ magnétique cl traversés par un faisceau parallèle aux lignes de force.
- i° On sait que des expériences indirectes conduisaient à la conclusion que certaines des raies d’absorption de 1’hvpoazotide devaient présenter Follet Zeeman. M. Righi a cherché il le constater indirectement. 1
- Il y a, dans ce cas des raies d’absorption, une particularité qui empêche qu’on puisse voir très nettement toutes les deux à la fois, les doux composantes du douillet magnétique dans des observations suivant les lignes de force. On sait en effet. que, pour chacune de ecs composantes, le corps soumis à Faction du champ 11'absorbe qu'une sorte de vibration circulaire. Ou ne peut donc espérer observer qu’un doublet formé de deux raies, moins sombre que la raie primitive. C’est ce doublet que M. Righi a cherché, en n'employaut par conséquent aucun appareil de polarisation.
- Le champ magnétique u étaut que de 4 5oo unités, il 11e faut pas être surpris qu’il ne Fait aperçu pour aucune raie. Mais il a vu nettement quelques raies s'élargir, et on est conduit à penser qu’un champ plus intense permettrait effectivement de séparer les composantes.
- Les raies que cite M. Righi comme subissant un changement sensible par Faction du champ sont d’abord des raies formant deux groupes, l’un situé, au milieu de l’intervalle F), l) , l’autre entre les longueurs d’onde 5920 et 5924. Les
- ÉLECTRIQUE T. XXII. — N°4.
- raies, peu intenses, sensiblement équidistantes, . constituant chacun do cos groupes, semblent se fondre les unes dans les autres, et former un ensemble « fumeux» losrque le champ est établi. F,n second lieu, quelques raies, plus distinctes, s'élargissent visiblement. Tel est le cas de la raie 0-4^ et surtout de la raie 5844? qui parait double de largeur, le centre seul restant bien noir.
- M. Righi a constaté aussi un changement analogue des mêmes raies, en observant perpendiculairement aux lignes de force.
- 20 Les expériences de M. Righi sur la vapeur de sodium ont été faites avec des flammes convenablement réglées pour donner des raies d’absorption plus ou moins larges ou même avec une couche épaisse de sodium en vapeur. Il a cherché surtout à se rendre un compte exact de l’explication de son expérience où une flamme au sodium est placée entre les pôles percés d’un éleelro de Faraday muni de deux niçois croisés.
- A l’exemple de MM. Macaluso et Corbino, il a examiné au réseau les aspects très variés que prennent les raies plus ou moins larges, pour diverses orientations des niçois; et il a cherché à étudier, d’une façon aussi précise (pu; possible l’état vibratoire des radiations qui ont traversé la flamme.
- Tl a vérifié ainsi les conclusions de MM. Macaluso et Corbino. Il faut considérer, pour une vibration émergenLe, non seulement l inégalité d’intensité de deux composantes circulaires inverses, résultant du phénomène de Zeeman, que M. Righi avait seule considérée d’abord, mais leur différence de phase, c’est-à-dire le pouvoir rotatoire magnétique particulier de la vapeur de sodium.
- Les deux effets se superposent toujours ; même dans le cas des flammes très riches, donnant des raies d’absorption ayant comme largeur le quart de la distance des raies D, 011 peut avec un champ suffisant (18000) mettre en évidence, dans certaines régions des raies modifiées, l’existence de vibrations elliptiques et mémo circulaires ; tandis que, dans d’autres régions, les vibrations rectilignes incidentes subissent une rotation sans ] déformation notable.
- Ce fait que la vibration émergente est en général elliptique, c’est-à-dire quo ses compo-
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- santés circulaires inverses ont une inégale intensité, résulte immédiatement du phénomène Zeeman. M. Righi le montre et explique ainsi l’influence de la largeur de la raie primitive. Mais il ne cherche pas à rattacher au phénomène de Zeeinan le pouvoir rotatoire lui-
- Sur ia relation entre le phénomène de Zee-mun et la rotation magnétique anomale du plan de polarisation, par D. Macaluso et O. Cor-bino '*). Rend, f.ineci, t, VIII. p. 116, 5 février 1899. Résumé dans io Journal de Physique, t. VIII, p. 610,
- Rappelant la disposition qui permet d’observer l'effet Zeeman et la théorie de la dispersion anomale, les auteurs montrent que si on représente par une courbe d’indice de réfraction n d une radiation en fonction de sa longueur d’onde X, cette courbe, qui se rapproche de l’axe des X, en présentant un point d’inflexion «à toute raie d’absorption, peut être considérée comme se déplaçant parallèlement à elle-mèmc quaud on excite le champ. Ce déplacement o se fait dans le sens des X décroissants, si la vibration de la lumière circulaire incidente sc fait dans le seus du (murant, et inversement. Si donc le courant est dextrorsum, on aura, on désignant par :
- »=/(>.}
- la courbe nvaut le passage du courant
- *i = A*+3),
- si la lumière est dextrogyre, et aa=f(X-8)
- si elle est lévogvre. En développant en série
- C) Voiries recherches antérieures des auteurs, L’Eclairage Electrique, t. XVII, p. 264 et 536, 1898.
- de Taylor et négligeant 2S :
- «t -/”'+'
- », = m -
- dn
- d"k
- dïn
- ~dW
- d/d
- Si la lumière incidente est polarisée reetili-gnement, en traversant une épaisseur l du milieu son plan de polarisation tournera de
- et comme l’expérience montre que o est proportionnelle à l'intensité H du champ :
- ___ jA-kI du y
- A étant une constante différente pour chaque raie. Les auteurs terminent, en montrant, l’accord de cette formule avec les travaux de Becquerel et de Cotton.
- Remarques sur les intensités relatives des composantes dans! effet Zeeman,parW. Voigt. Wied. Ann., t. T.XIX, p. 290-296, oet. 1899. Résumé daus le Journal de Physique, série, t. IX, p. 4!,
- Les raies spectrales, observées perpendiculairement aux ligues de force du champ magnétique, se divisent, comme on sait, en plusieurs composantes. Si l'on examine les intensités relatives des composantes d’une raie modifiée, en se bormuil au cas du triplet normal de Zeeman, on observe dos différences singulières d’une raie à l’autre : tantôt la composante centrale l’emporte nettement sur les composantes latérales, tantôt c’est l'inverse. On le constate notamment sur des photographies des raies du fer, faites par M. Zeeman.
- M. Voigt cherche aies expliquer en introduisant dans sa théorie une hypothèse supplémentaire. Il v rattache.les phénomènes de polarisation partielle (Egoroff et Georgiewsky).
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du 15 janvier 1900.
- Champs de vecteur et champs de force. Action réciproque des masses scalaires et vectorielles. Energie localisée, par André Brooa. Comptes rendus, t. CAXX. p. loy-nv.
- Dans cette unie, qui fait suite a une note « sur le principe de Légalité de l’action et de la réaction » récemment publiée (C. il., t. CXXTX, p. 1016, ri déc. 1899), l’auteur développe quelques-uns des points de la communication qu’il a faite eu septembre dernier au Congrès de Boulogne, de l’Association française, pour l’avancement des sciences, communication qui a été résumée brièvement dans ce journal (t. XXI, p. 218, nnov.).
- M. Broca montrait, clans sa noie du 11 décembre cjue dans un champ de valeur quelconque, les masses vectorielles (agissant comme les éléments de courant) peuvent être remplacées par des feuillets, analogues aux feuillets magnétiques, des masses scolaires (comme les masses de discontinuité et les masses laplacienncs de l'électricité'et du magnétisme). Dans sa dernière note, il démontre que dans un champ de force, deux masses de la même nature de celles qui créent le champ sont soumises à une force réciproque. qu elles soient scalaires ou vectorielles.
- Suj- la distribution du potentiel dans un milieu hétérogène, par A.-A. Pétrovsky. Comptes rendus, t. CXXX, p. iia-nâ.
- L’auteur présente un résume de quelques résultats de recherches mathématiques concernant les questions suivantes :
- i° Capacité d’un condensateur plan, sphérique ou cylindrique formé de deux surfaces métalliques, entre lesquelles sc trouvent plusieurs couches de diélectriques différents ;
- 20 Distribution du potentiel autour d’une sphère métallique disposée au centre d'une sphère n’isolant qu’imparfaitement ;
- 3° Capacité de la sphère ci-mentionnée, mesurée par un des procédés employés ordinaire
- ment (c’est-à-dire au moyen de courants alternatifs).
- T.a capacité d'un condensateur plan renfermant plusieurs couches diélectriques a été envisagée par Maxwell qui a donné une formule pour 1 exprimer. En résolvant l’équation de Laplace sous la forme qui lui a été donnée par Maxwell, c’est-à-dire
- transformée en coordonnées sphériques ou cylindriques, l’auteur a obtenu, pour la capacité d’un condensateur, avec n couches diélectriques, les formules suivantes :
- a. Condensateur plan : toutes les couches sont séparées par des surfaces planes perpendiculaires à l’axe des l :
- où S représente la surface d’une plaque ; di et K; sont respectivement l'épaisseur et le pouvoir inducteur spécifique du diélectrique qui forme la couche numéro i.
- b. Condensateur sphérique : toutes les couches sont des surfaces sphériques concentri-
- 2-
- (*)
- où /• est le rayon de la sphère qui doit séparer la couche numéro i de la couche numéro t-j- 1.
- c. Condensateur cylindrique : toutes les couches sont séparées par des surfaces cylindriques
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- 0ù l est la longueur du cylindre, est le rayon extérieur de la couche numéro i.
- On peut déduire de la formule (2) une autre expression très intéressante pour la capacité d’une sphère de rayon /-0 entourée d’une sphère diélectrique de rayun /• .
- En désignant par C la capacité de la sphère indiquée (/•„), on obtient. C par la formule sul-
- he problème (2) nécessite la solution de la question suivante :
- Une sphère conductrice de rayon r9 plongée dans une autre sphère de rayon t\, lormée par un isolateur imparfait, est liée par un fil métallique à une source de potentiel électrique. Celui-ci peut être une fonction quelconque du temps |V|,.= r (l = F (t) et tout, le système peut avoir au moment initial une distribution de potentiel |Y|(_0 = F (/’). On demande de trouver la distribution de potentiel à chaque moment et dans tous les points de l’espace.
- E11 désignant par K et k le pouvoir inducteur .et la conductibilité spécifique, on trouve
- (Y est le potentiel, 0 la densité de volume].
- E11 intégrant les lormules précédentes, 011 obtient finalement
- j^a représente le faetei
- H-**
- <n
- est l’expi'i
- Cette formule donne le p01e 11 tie 1 dans un point intérieur à la sphère/'i. Pour 1111 point extérieur a cette sphère, nous avons
- |V,a = TT ------4^
- jf " e TT F if) rit J . (,)
- Chacun des termes constituant ces formules a un sens physique déterminé.
- Le premier n’est rien d'autre que la valeur du potentiel électrique excité au point, donné par la charge qui se trouve à ce moment sur la surface de la sphère intérieure (comme si la seconde sphère n’était, pas conductrice, mais conservait le pouvoir inducteur K). Le second terme n’est qu’une dénomination courte d’une série de termes. Le caractère commun de ceux-là est tel qu ils dépendent des conditions initiales et s'annulent pour T ~ ce . Il reste le troisième terme qui représente naturellement la valeur du potentiel électrique, jjrovenaut des charges qui ont pénétré dans lu sphère cxlé-
- Les modifications permanentes des fils métalliques et la variation de leur résistance électrique, par H. Chevallier f1). Comptes rendus, X. CXW, p. no-122.
- Lorsqu'un fil métallique est soumis à des variations périodiques de température, sa résistance électrique varie d’une façon fort irrégulière. Ainsi un lil pris à la température T„, porté à Tj et ramené à T(l présente alors une. résistance différente de celle qu’il avait primitivement à celte même température.
- Le phénomène se manifeste 1res nettement avec les métaux et les alliages non écrouis ; il est du aux transformations allotropiques éprouvées par les fils qui se trempent ou se recuisent, ces modifications étant affectées d’hystérésis.
- L’auteur Ta étudié sur l’alliage platine-argent du commerce (2 parties Ag et 1 partie Pt) qui, outre qu'il est inoxydable, a l'avantage de donner une variation très mesurable fo,4 p. 100) de résistance quand 011 le fait passer de l’état recuit à l’état trempé. Cette étude Ta coucluit aux résultats suivants :
- i° Existence d'une limite. — Lorsqu’on fait osciller un grand nombre de lois la température du lil entre T# et Tj (i5° et i5o° dans les expériences), la résistance R prend à T0 des valeurs successives Rb IT", Rw, ..., telles que R; — R;/, R" — R"', ..., diminue de plus eu plus, sans jamais s'annuler. La valeur de la résistance se rapproche de plus en plus d’une
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- limite qui n’est jamais atteinte théoriquement, mais qui, pratiquement, est atteinte au bout d'un petit nombre d’oscillations de température ;
- 2° Limite des limites. — La limite ainsi obtenue n’est pas unique. 11 suffit- d’effectuer une perturbation (*) en portant le fil h une température T2 (nqo0 dans les expériences de l'auteur) supérieure a T,, pour que de nouvelles oscillations entre T0 et ’1\ produisent une nouvelle limite différente de la première. En répétant plusieurs fois la même opération on obtient une série de limites de plus en plus rapprochées l’une de l’autre et qui tendent vers une nouvelle limite que l’on appelle limite des limites ;
- Déplacement de la limite des limites. — La valeur de la limite des limites dépend de la température de perturbation Ts. En faisant varier T2 entre a3o et 3io° (dans l’ordre : silo0, 200°, 289.0* 3io°, 282°, ?.5c>°, a3o°, 2000, 282°, 3io°), l’auteur a trouvé des chiffres qui se rapprochent de plus en plus d’une limiLc* qui serait invariable pour toute perturbation ne dépassant, pas T, = 3io°. Parvenu a cette limite des limites le fil est insensible il l’action des températures inférieures à 3io°. Ses variations par échauffc-ment sont parfaitement réversible» et ne présentent plus d hvstérésis.
- Tous ces résultats sont entièrement d’accord avec les conclusions développées par M. Duliem dans sa théorie des déformations permanentes des corps solides (-}. Ils sont analogues à ceux qui ont été obtenus expérimentalement par Al. Marchis pour la dilatation du verre et par M Lenoble pour la traction des fils métal-liques
- Sur le phénomène de Hall et les courants thermomagnètiques, par G-, Moreau. Comptes rendus, t. CXXX, p. las-i-i.Y
- En 1886, Mernst et Ettiugshausen (3) ont découvert qu’une plaque métallique mince disposée dans un champ magnétique, normalement aux lignes de force et traversée par un courant de chaleur, est le siège d’un courant électrique transversal normal aux lignes de force et a la
- P) Voir M.vkchis. Les modifications permanentes du verre {Thèse, p. 223).
- (2) Voir ÜLiiüM, Sur les déformations permanentes et ihystérésis ; cinquième Mémoire {Mémoires de l'Académie de Belgique, l. LYI).
- (s) Etiingsuxusen et A'lrxst, Wied. Ann. ; i88<3.
- direction du flux calorifique. Ils ont désigné la force électromotrice ainsi produite par le nom de force électromolrice ihennomagnètique. En appelant 3f l’intensité du champ extérieur à la plaque, x la largeur de la plaque el-^- la chute de température supposée positive, suivant une section de la plaque. Nernst a établi que pour les faibles champs ou avait
- lv est un coefficient qui varie avec la nature de la plaque.
- Si .1 est le flux calorifique qui traverse une section de la plaque, la formule (1) s'écrit facilement
- où ru est le coefficient de conductibilité de la plaque et £ son épaisseur. Si l’on substitue au flux de chaleur un courant électrique d’intensité T, la force électromotrice de Hall produite est, pour les faibles champs,
- De la comparaison des formules (2) et (3), il résulte que les forces électromotrices e et E suivent dos lois analogues.
- Plusieurs auteurs, dont Riecke (*), ont cherché à expliquer les phénomènes tliermomagné-tiques. Leurs théories reposent sur des hypothèses plus ou moins nombreuses et quelquefois assez arbitraires.
- La Mo te de M. Moreau a pour objet d’établir que ces phénomènes sont une conséquence imm^liate de l’effet Hall.
- Soient, en effet, deux tranches voisines de la plaque mince traversée par le flux de chaleur. Elles sont distantes de Ar et présentent une différence de température AL En vertu de l’effet Thomson, il y a entre ces deux branches une différence de potentiel A\r et Ton a
- où ? est la chaleur spécifique d’électricité de la p) IIiecxe, /ici. Êlttc., t. XVIli, p. 4-5a, 22 mars iSqÇ)-
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- plaque. Celte dernière équation peut s’écrire AY _ \t
- La force électromolrice , rapportée a l’unité de longueur donnera, sous l'action du champ magnétique, une force électromotrice transversale due à rcfl'e,t Hall. C'est cette force électromolrice qui constitue la force électromotrice thermomngnétique qu'on peut évaluer.
- La formule '3) donne
- (4)
- où AV est la force électromotrice du courant primaire 1 par unité de longueur; p la résistance spécifique de la plaque. Eu y remplaçant W par —— , il vient, pour l’effet iherniomagné-lique dû à l’effet Thomson,
- e — ~ Ko ,
- En posant
- e = Kîïa
- U
- Nickel.........................— o’,oU
- (lobait.......................-|-0.0046
- c’est-à-dire la formule (O, établie expérimentalement par Xernst. En vertu de la formule (5), le signe de K. c’est-à-dire le sens de la force cleetromotriee lhermomagnétiquo, sera défini par le signe du produit r<r, c’est-à-dire par le sens de l’effet Hall et de l’effet Thomson.
- Il est difficile de vérifier exactement, l'interprétation précédente avec les résultats de Nernst(s), car il faudrait connaître les valeurs de ? et de p pour les différents corps étudiés, et, l’on sait que p. et, surtout ? peuvent varier notablement d'un, échantillon à l’autre d’un même corps suivant Létal moléculaire. Cependant, en prenant les nombres des recueils à données numériques, on arrive à une confirmation assez satisfaisante, ainsi que 1 indique le tableau ci-dessous.
- Dans la première et la dernière colonne sont, réunis les nombres trouvés par Nerust à 20°, pour les coefficients C et K ; le signe + indiquant que l’effet correspondant a le sens de l'uclion électromagnétique du champ sur le courant primaire de l’effet Hall. Dans la deuxième colonne se trouvent les valeurs de z déduites des observations de Tait, Knott, Battelli, en admettant la Soi de Tait sur la proportionnalité de la chaleur spécifique d’électricité à la température absolue. Dans la troisième colonne, les valeurs de résistance p, déduites des observations de Dewar, Righi, etc. Dans la quatrième, les valeurs de K calculées par la formule (5).
- — 1875 -K^;4 —1482
- — î'i'4
- 4- 275 4- O97
- 12658a L0-1^
- 44 228 + 0,0090 i$8oa 4-°iü0;ifr 1067.5 —0,0017.5
- 26600 — 0,00062
- O211 - 0,000046
- K observé. + o,,9f,
- + 0,0094.
- On voit que l'accord est assez satisfaisant, sauf pour le nickel et le cobalt,. Pour ce dernier corps, le signe de l’effet déduit delà formule (5) n’est pas celui qui est observé. Pour le nickel, si l’aeeord ,dcs signes existe, l’écart entre les nombres est plus grand que pour les autres corps. De nouvelles recherches pour vérifier exactement la formule (5) étaient donc nécessaires. Dans une' prochaine Communication l’auteur exposera les résultats des recherches qu’il a été amené à faire.
- Sur la décharge des corps électrisés et la formation de l’ozone (2), par P. Villard. Comptes
- » On admet généralement que le pouvoir d’égaliser les potentiels est une propriété constante des gaz de la flamme. Ce n’est pas toujours exact : si, par exemple, on dirige la flamme
- (‘) Ner.nt, Annal. IViedemann, t. XXL Normale Supérieure.
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- d’un petit bec Bunsen sur une toile métallique 1res serrée formant une cage de Faraday au sol, un conducLeur chargé, placé dans cette cage à 4 cm de la toile, ne subit qu’une déperdition insignifiante, même si la toile atteint le rouge ; la décharge est d’autant plus lente que les mailles sont plus petites, et il est manifeste qu’elle serait nulle si aucune ligne de force u’atleignait la flamme (lJ.
- » Introduisons, au contraire, une flamme isolée dans un champ produit cuire deux plateaux métalliques verticaux distante de 3o cm environ, reliés à des électroseopes, et portés l'un à un potentiel de 700 à 800 volts, l’autre au potentiel zéro ; immédiatement le second se charge aux dépens du premier. Cependant, si l’air est calme, les gaz de la llatume n’atteignent pas les plateaux par diffusion ordinaire, il importe d’ailleurs peu que. la flamme soit près de Lun des plateaux ou au milieu de l'intervalle qui les sépare : l'interposition d'un courant n’empêche pas non plus la décharge de se produire.
- ( Le phénomène précédent disparait si l’on entoure la 11 a ni me par un cylindre de toile métallique qui laisse passer les gaz mais arrête les lignes de forcé.
- » Une flamme placée dans un champ électrique agit comme le ferait un faisceau de rayons X coupant les lignes de force ; les gaz produits par la combustion sont actifs comme l’air ront-génisé. En l’absence de tout champ électrique la flamme est inactive et les gaz qu’elle donne, transportés dans un champ, 11e produisent aucune décharge.
- » Pour analyser le phénomène il est préférable d employer un corps solide incaudescent (filament de lampe à incandescence, fil de pla-tlue, chauffés par un courant, on tube de platine contenant un fil de platine isolé parcouru par un courant). On peut ainsi opérer dans le vide. Quand la pression est réduite à — ou J. Je mil_ iimètre, Légalisation des poLentiels entre un conducteur chargé et le corps incandescent devient presque instantanée, même à la distance de 4° em ; au vide de Crookes, la décharge se fait également à grande distance, mais le phénomène est plus simple : un conducteur ne se
- P) On ne pourrait cependant pas supprimer la force èloclroruolrice propre de la flamme (4 daniclls d'après M. Kollert; Wied. Ann., 1. XXI, p. 244).
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- décharge que s’il est. électrisé positivement ; l’inverse a lieu pour le corps chaud. C’est la conséquence du fait, observé par ITittorf, qu’une cathode incandescente n’oppose qu’une, résistance insignifiante au passage de l’électricité.
- » Les phénomènes de déviation magnétique, d'attraction et de répulsion électrostatiques, la charge (négative; d’tin cylindre de Faraday placé à l’intérieur d’une anode, comme dans l’expérience de RI. J. Perrin (L, permettent de s’assurer ([lie la décharge des conducteurs par une source incandescente, dans le vide, est bien due à l’action de rayons cathodiques. J'ai pu ainsi caractériser directement des rayons correspondant à une chute de potentiel de 10 à 12 volts.
- » Si la raréfaction est poussée très loin, la décharge ne se produit plus, au moins si l’on ne dépasse pas quelques centaines’de volts : c’est l’analogue de ce qui so passe dans un tube de
- » 11 est permis de supposer que dans l’air ordinaire les corps incandescents peuvent émettre des rayons cathodiques comparables ù ceux (b- M. Lcnaril, mais de voltage très faible. La décharge des corps électrisés positivement ou négativement résulterait de la production de ravons analogues aux ravons X. O11 sait d’ailleurs que les ravons de Lenard provoquent la décharge de conducteurs placés à plus de 3o cm du lieu de formation des ravons cathodiques. Pour les raisons qui feront l'objet d’une autre Communication, il est tout à fait admissible que la formation des l'ayons cathodiques ne dépende pas de la pression.
- » Si l’on remarque que les ravons de Lenard ozonisent rapidement l’air, l’hypolhèse précédente expliquera la formation d’ozone au contact des flammes, des corps incandescents [Elster et Geitel (L], des étincelles électriques, et aussi par l'oxydation du phosphore. M. Naecari (3) et MM. EÏsler et Geitel (loc. cit.) ont en effet signalé la conductibilité acquise par Pair au contact du phosphore. Celui-ci se comporte comme une flamme iou une source de rayons X) pourvu qu’il soit phosphorescent..
- p. 5o3; 1897).
- (*) Wied. Ann., t. XXXIX, p. 3ài, 1870.
- Atti delta 1\. .fcc. d. Scienzia di Torino, t. XXV,
- 1890.
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- » La décharge par la lumière extra-violette se rattache également aux rayons cathodiques. Les expériences de M. Righi (l). par exemple, établissent que la convection pholo-élcclrique sc tait dans le vide comme celle de la matière radiante, qu’elle est amondric si les électrodes sont très rapprochées, facilitée par la présence d’un champ magnétique parallèle à la force Ce sont la des caractères très nets de l’émission cathodique. En appliquant la méthode de M. J. Perrin, j’ai observé la charge d’un cylindre de Faraday au travers d'un trou terme par une toile métallique fine, et placé à 20 cm de la cathode éclairée. Le voisinage d’un aimant supprimait l’arrivée de ces charges (la vitesse de décharge de la cathode restant la même).
- » L’hypothèse cathodique ramène à une cause unique un certain nombre de phénomènes en apparence distincts :
- » i1' Les phénomènes do décharge par les flammes, les corps incandescents et le phosphore ;
- « 20 Les radiations particulières produites par les étincelles électriques (rayons de décharge de M. E. Wiedermmn), radiations qui d’après M. 1 lofl'mann ('-) [Wied. Ann., t. I.X, p. 269; 189") proviennent surtout de l’extrémité cathodique de l’étincelle ;
- » 3° La décharge par la lumière ultra-violette ;
- » 4° La production d’un courant entre le bout positif du filament d’une lampe à incandescence en activité et une électrode soudée dans la lampe (effet Edison) ;
- » 5" La production de l’ozone par les flammes, par les corps incandescents, par l’arc électrique et les étincelles, par 1 oxydation du phosphore à froid ;
- » 6° La production de l’ozone par le radium, observé»' par M. Demarçav et par M. et Mme Curie Ç).
- » Les récentes expériences laites simultanément par M. fliesel, M\l. Mcver et Schweidler et par M. Becquerel (') établissent en effet que
- Rvndiconti délia II. Arc. (loi Lincei. 3 août 1890.
- {2) Wiod. Ann., !.. XL, p. 2G9; Ecl- Elo.ct., t. XX. p. 3a6, 8 mai 1897.
- (”) Compte* rendus, l. CXXIX, p. 8L3, 1899 ; Écl. ElecL, l- XXI, p. 3 jy, 2 décembre 1899.
- (l) Voir Écl., Élcct., t. XXII, p. n3, notes, 20 janvier 1900.
- les ravons émis par le radium sont au moins voisins des ravons cathodiques. »
- Une méthode de mesure de la vitesse des rayons Rœntgen, par Bernard Bruîmes. Comptes rendus, t. CXXX. p. i»7-i3o.
- Le principe en est le suivant : a des distances inégales d’un tube producteur de rayons Rœntgen sont disposés deux micromètres à étincelles, chacun en relation avec une machine électrostatique et une capacité et dont les pôles présentent une différence de potentiel très peu inférieure à celle qui correspond à la distance explosive. Les rayons Rœntgen abaissant le potentiel explosif, comme l’a reconnu M. Swyngedamv,
- ! une étincelle jaillit h chacun des micromètres sous l’influence d’un faisceau de ces rayons,
- • mais les deux étincelles doivent titre séparées par un intervalle de temps égal au Lemps que mettent les rayons à parcourir la distance comprise entre les deux micromètres. Pour mesurer ce temps, nécessairement très petit, la distance des deux excitateurs ne pouvant guère dépasser im,
- : M. Bruîmes propose il’utiliser le dispositif employé par VL\i. Abraham et Lemoine (*) pour mettre en évidence la disparition instantanée du phénomène de Kerr, dispositif qui permet d’apprécier des hillionièmes de seconde. L’une des étincelles servira alors de source de lumière,
- . l’autre sera l’étincelle de décharge d’un condensateur de Kerr.
- L'auteur a fait quelques expériences préliminaires. Dans l’une il. emploie une machine de Toppler à 20 plateaux dont les pôles sont reliés i aux armatures internes de deux bouteilles de Levde et à un micromètre P. Les armatures externes sont reliées entre elles par une résistance liquide ; elles communiquent d’une part avec deux feuilles de zinc (20 cm de long, 4 cm de large, distantes de 4 à 5 mm) plongées dans du sull ri ce de carbone, et d'autre part avec un excitateur secondaire S qui ne joue aucun rôle direct dans l’expérience, servant seulement à décharger le condensateur. La lumière émise par l'étincelle de P traverse un nieol poUmsour, la cuve, un annlvsenr biréfringent et enfin un second nieol. M. Bruhnes a constaté que l’éloignement du micromètre P de yo à 80 cm diminue de plus d’un tiers la rotation qu’il fautdon-
- (J) L'Écl. Élect., t. XX, p. 349, 2 septembre 1899.
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- ner au second ni col pour avoir l’égalité des' images. Ceci montrait que l’appareil permet d’apprécier des intervalles de temps de l’ordre du temps employé par la lumière pour parcourir 70 a 80 cm.
- Dans une seconde série d'expériences, lu lumière traversant le condensateur de Kerr était produite par une étincelle éclatant entre les boules d’un second excitateur E, reliées aux pôles d’une machine de Yoss et aux armatures de deux petites bouteilles de Leyde moulées en cascade. En mémo temps qu’on produisait des étincelles en E, on en produisait également entre les boules du micromètre P. Généralement il n’y avait pas simultanéité dans la production des elincelles en E et en P. Toutefois en faisant tourner la machine de Tbppler suffisamment vite pour qu’il y ait 4 0,1 étincelles en P pour une en E. on arrivait par tâtonnements à ce que presque toutes les étincelles en E soient synchrones d’une étincelle en P. Ce synchronisme, que l’on reconnaissait à l’apparition brillante d’une des deux images de l'analyseur, était dû à ce que l'étincelle en E était provoquée pur les rayons ultra-violets de P, car on le supprimait en interposant un écran formé de plusieurs doubles de papier noir entre les deux étincelles.
- Dans une troisième série d’essais les deux micromètres P et E (séparés par du papier noir) étaient disposés de manière à recevoir les ravons Rœntgen émis par un tube de Crook.es à illuminations intermittentes. Les vitesses de rotation des deux machines électriques étaient, réglées de manière à donner en P et E une étincelle par 3 ou 4 illuminations du tube. On a quelquefois une réapparition brillante de l’image dans le niccd, qui montre rétablissement à quelques trois cent millionièmes de seconde près d’un synchronisme qui ne peut être attribué qu’aux rayons Rœntgen.
- Si l’on compare les résultats des seconde et. troisième séries, il semble que la réduction de la différence de phase de Kerr (mesurée par l'azimut qui rétablit l’égalité des images), produite par une augmentation de 1 m de la distance séparant P et K, soit, à peu dans le même rapport, aussi bien dans le cas où la synchronisation est due à la lumière ultra-violette de P que dans celui où elle est due a l’action des ravons Rœntgen. Ces rayons paraissent donc 6e propa-
- ger avec une vitesse finie de l'ordre de la vitesse de la lumière.
- Sur la nature de la lumière blanche des rayons X, par E. Carvallo, Comptes rendus, p. i3o-
- L’idce la plus communément répandue sur la nature de la lumière est celle-ci : tandis qu’une lumière monochromatique, telle que la lumière rouge du lithium ou la lumière verte du thallium, est à peu près une vibration sinusoïdale simple de la forme sin ht, la lumière blanche émise par les solides ou les liquides incandescents, serait une perturbation d'une l'orme plus compliquée ; on admettrait volontiers une vibration amortie, de la forme e sin ht.
- Dans une note présentée à la précédente séance de l'Académie (6\ 11., p. 717-82) et que, par suite de la nature de son sujet, nous n'avions pas signalée, l'auteur a montré que cette dernière hvpothèse ne cadre pas avec les résultats des expériences de Moutou et de M. T.auglev. Cette conclusion le conduit à poser, dans la note qui nous occupe, la question suivante : Doit-on persister à regarder la lumière blanche comme produite par une perturbation de forme déterminée ? Ne doit-on pas plutôt la eousidéror comme produite par une infinité ou mieux un nombre extraordinairement grand de vibrations sensiblement sinusoïdales et. très diverses ? Voici comment M. Carvallo y répond :
- cc L’effet des réseaux, toujours d’accord avec eux-mêmes et avec les prismes, pour donner à chaque couleur une intensité déterminée et constante pour une lumière donnée, sans que les diverses radiations influent, les unes sur les autres par les différences de phase cohérentes qu'impliquent les formules de Fourier, sans qu’il se produise notamment des raies monochromatiques blanches, comme dans le cas d’une vibration amortie étudié dans ma dernière Note, ces faits semblent déceler l’indépendance, l’individualité propre de chaque radiation. Pour fixer les idées, considérons les deux composantes D( et f)2 du sodium. Si elles proviennent de la décomposition d'un mouvement unique et de forme invariable, elles doivent présenter à la naissance de chaque perturbation la même différence de phase. Dans ce cas, elles produiront des battements par leur interférence. Au conlraiie, si
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- elles sont dues à deux vibrations qui naissenl, d'une façon indépendante, du conflil. d’éléments différents, aucun lien régulier n’existera entre les phases des deux composantes. L'effet de ce désordre sera de fournir une intensité unilorme, dénuée de battements.
- » Certes l’expérience paraît dillicile, les battements étant trop rapides pour la lenteur de notre œil ; même avec l'aide d’un miroir tournant, elle parait impossible pour les raies Dj et 1) . Mais pour des raies plus voisines, le problème u’est peut-être pas insurmontable. »
- Les idées qui viennent d être examinées trouvent une application intéressante dans l'interprétation des rayons X et des rayons qui jouissent des mêmes propriétés fondamentales :
- « Malgré l’échec de toutes les tentatives faites pour mettre en évidence la périodicité des rayons X, on persiste a vouloir qu ils présentent un spectre de périodes trop courtes pour nos movens d’observation. Par contre, il fut un temps o 11 l'on refusait de voir des ondulations dans les phénomènes lumineux où la périodicité apparaissait partout. Jusqu'à preuve du contraire, n’esl-il pas raisonnable d’admettre que les rayons X dilîerent de la lumière en ce que la lumière est due aune perturbation périodique, et les rayons X il une perturbation non périodique ? Qu’il, y ait une infinité de rayons X différents, rien de plus naturel, la forme de la perturbation pouvant changer les propriétés de détail du rayon.
- » Un lait semble justifier cette hypothèse : les rayons X so propagent partout et toujours en ligne droite : pas de réfraction, pas de diffraction. Or, il est démontré (*) que le front d’une perturbation quelconque de l'éther s’avance dans tous les milieux avec la vitesse de la lumière dans le vide et que la perturbation se déforme en so propageant. Il en est ainsi, meme des perturbations périodiques ; seulement, pour celles-ci la périodicité se rétablit en chaque point au bout d un certain temps après que le front de l’onde
- >T>ldu*, 1. CXYIl, pAoAAiSr/,). — Emile Picard.^nr 1 équation... de la propagation do l'électricité {Comptes rendus, t, GXY11I, p. 16, 1894). Rocssinkso. Inlégre-l'üiidr 1 équation du son... {Comptes rendus, t. CXYIII,
- 161 cl 228, 1894). — K. Carvali.o. Intégration des équations de la lumière... {Comptes rendus, t. CXJX, P ioo3, 1894).—Les trois premiers do ces mémoires ont cte ari<ilysés dans La Lumière Electrique, t. U, p. 401, 3 mars 1894.
- a frappé ce point. De là le ralentissement apparent de la vitesse de propagation, do la la réfraction. Ces phénomènes sont dus h la sonie périodicité. Les rayons X 11e les présentent pas plus qu’aucun autre phénomène de périodicité. Dés lors, leur nature, c’est-a-dire la lorme de la perturbation, doit s’altérer à mesure que ces rayons pénètrent dans les corps. De là les rayons secondaires si variés étudiés notamment par M. Sagnac. »
- Sur Félectrolyse du chlorure de potassium, par A. Brochet. Comptes rendus, t. GXXX, p. 134-127.
- Diverses théories ont été proposées par Œttel, Wohlwill, llaber. etc., au sujet de la formation des hvpochloritcs et chlorates dans rèlectrolyse des chlorures alcalius et alealiuo-terroux. Œttel . admet (b que le chlorate prend naissance par deux processus différents : r° par formation primaire résultant de l’action du chlorure de l’anode sur l'alcali se trouvant dans le voisinage, lequel est remplacé par celui obtenu à la cathode; a0 par formation secondaire, par suite de la transformation de l'hypoelilorite en chlorate. 11 est à remarquer que l.unge avait donné une théorie analogue au sujet de la fabrication du chlorate par voie chimique.
- En cherchant a déterminer la quantité de chlorate formé respectivement dans ces deux réactions, M. Brochet a été conduit à faire toute une série de recherches et il a notamment suivi pas à pas, pur le dosage, la formation de l’h>-pochlorite et du chlorate nu début de l’opéra-
- Daus une de ces recherches la solution renfermait, pour 100 cm% ho gr de chlorure de potassium, o, 1 gr de bichromate et 0,2 gr de potasse caustique, ce qui correspondait à une alcaliniLé de o, 16 gr. L’électrolyscur, formé par un bocal de 200 cm3, était refroidi par un courant d’eau. Un bouchon de caoutchouc percé de deux trous fermait l’appareil ; par Uuu de ces trous passait un tube permettant de faire les prises d’essai et de placer un thermomètre; par un tube placé dans l’autre on recueillait les gaz sur la cuve à eau, en même temps que ceux d un voltamètre a gaz tonnant.
- Les électrodes de platine iridié étaient de
- (n p.eiu. f, F.lectroch., I. I, p. 834. — Écl. L.lect., t. XL p. 4j5, 22 mai 1897.
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- même surface 44 cm2, et l’intensité du courant était maintenue tout le temps a 2 ampères, ce qui dominait une densité de courant de 0,045 ampère par centimètre carré. La différence de potentiel aux bornes qui était de 3.4 volts au début s’est élevée rapidement à 3,7 volts, puis lentement à 3,85 volts. La température a varié de 160
- La partie du courant employée ii l’éleclrolyse de l’eau était indiquée d’après le volume d’oxygène de l’électrolyseur et l’oxydation totale d'après la différence entre ce chiffre d’oxv-gène et celui du voltamètre. De temps 011 temps on faisait deux prises du liquide dont l’une servait a doser le pouvoir oxydant total (sulfate ferreux et permanganate) el l'autre servait à doser l’hypochlorite (méthode de Penot). Pour régulariser, ces chiffres sont ramenés à la quantité de chlore correspondante par litre. La différence entre ces valeurs donnait le chlorate formé. Ce dernier sel commence à se déposer lorsque la solution renferme ri gr pat-litre.
- . I. inspection des résultats montre que, dès le début, le rendement, qui était de 98 p. 100, se maintient, pendari l unejieiirc cl demie, au-dessus de 90 p. 100, en même temps que la teneur de, la solution en hypochiorite devient constante. Le chiffre de i3,7 gr de chlore par litre indiqué par Œttcl 11’est pas absolu, l’auteur est arrivé jusqu'à ?.3,5 gr. La proport,ion de chlorate en solution croit très lentement jusqu’à ce qu’il n’y ait plus formation d'hypochlorite. Elle devient alors proportionnelle au rendement. Quant à Lélectrolyse de l’eau, très faible au début, elle augmente peu à peu jusqu’il atteindre une valeur cous-
- Si l’on opère dans les mêmes conditions sans addition d'alcali, le rendement est encore plus élevé, en même temps que rhvpoehlorilc en solution lend vcrs une valeur plus grande. Si, au contraire on ajoute de l’alcali, le rendement décroît rapidement, ainsi que la quantité d'hypochlorite en solution. Celle-ci arrive même à être complètement nulle.
- M. Brochet conclut ainsi : On voit donc d’après cela combien est faux le préjugé qui veut que le chlorate ne soit obtenu qu’en solution chaude et très alcaline, étant donné que/en présence de chromate de potassium, il est vrai, à la température de 20°, cil liqueur à peine alcaline
- ou même neutre, on peut obtenir du chlorate avec un rendement de plus de 70 p. 100. Sans chromate, comme l’a indiqué Fœrster, on ne dépasse pas 35 p. joo, mais il 11e faut pas oublier ipie dans ces conditions la moitié do la quantité d’électricité fournie à l’éleotrolysour est employée à réduire Lliypoehlorile.
- Sur un nouveau sulfure de molybdène cristallisé, par Marcel Guichard. Comptes rendu*, i. CXXX, p. 137-140.
- Après avoir employé un four à vent, 1 auteur s’est servi du four électrique pour étudier l’action de la chaleur sur le bisulfure de molybdène.
- La plupart des essais ont été laits à l’aide d’un four à tube chauffe par un arc de 900 ampères et 4<> volts, les temps do chauffe variant de deux à quatre minutes. Pour quelques essais, afin d’éviter le contact du charbon, le sulfure a été placé dans la cavité d’un petit four électrique et chauffe de trente à quarante minutes par un arc de 45 ampères et de 00 volts.
- Lorsque le bisulfure de molybdène a été chauffé jusqu'à fusion, il a perdu une partie de son soufre et l’on obtient des masses a cassures gris métallique, ne rayant pas le verre et se polissant facilement à la lime, formées par l’cn-chevêtrement d'un grand nombre d’aiguilles cristallines ; on trouve souvent à l'intérieur des cavités tapissées d'aiguilles facilement détachables. Pour les isoler, il suffit de traiter un culot bien erislnllin par l’eau régale étendue et froide qui dissout le molybdène non combiné, les aiguilles devenues libres se . détachent et on les lave et sèche à no",
- Ces aiguilles, qui ont souvent plusieurs millimètres de long, sont gris d’acier, un peu plus dures que la molybdénite ; leur densité a- io° est 0,9. Elles sont constituées par nu sesquisulluro de molybdène Mo2S8, comme le démontrent les analyses effectuées sur des échantillons provenant de préparations différentes.
- L’auteur indique ensuite les diverses propriétés de ce sesquisulfure.Nous n’en retiendrons que celle-ci : ce ciu-ps est dissociable à température élevée, de sorte qu'en le maintenant quelque temps à la température du tour électrique il tie reste que le métal désulfuré.
- Le Gérant : C.'NAO).
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- Samedi 3 Février 1900.
- L’Éclairage Électrique $
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L'ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l'Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Momhre do l'Institut. — G. L1PPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l'Institut. — D. MONNIER, Professeur à-l’Ecole centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l'Institut. — A. POTIER. Professeur à l'Ecole dos Mines, Membre de l'Institut. —A. WITZ, Ingénieur des
- SUR LA
- LOI ÉLÉMENTAIRE DES ACTIONS ÉLECTRO>1AGNÉTIQUES
- ET L’INDUCTION UNIPOLAIRE
- i. Dans un travail récent, M. E. Leeher ('), dise niant l’expérience fondamentale de rotation continue d’un aimant sous l’action d’un courant, est conduit à considérer l’une des explications ordinairement admises do ce mouvement comme insoutenable. Il décrit en outre une expérience dans laquelle il voit un démenti formel donné à celle explication. .Je me proposé de discuter les arguments produits à l’appui de ces vues.
- M. Leeher part d'un dispositif (fig. i) qu'il faut peut être attribuer à Pohl et présente sur celui de Faraday et d’Ampère le léger avantage théorique de supprimer le passage du courant au voisinage immédiat ou dans la triasse même de l'aimant :
- Le courant passe en B’abpzB (/‘esL une rigole contenant du mercure) ; sous son action l’équipage magnétique ns, îi's' prend un mouvement de rotation continu. L’explication contre laquelle s’élève M. Leeher est celle qui attribuerait le mouvement à l'action de La partie verticale a a du circuit sur les pèles n et n' qui en sont très rapprochés, à l’exclusion des forces exercées par lo reste du circuit sur les mêmes pèles et par le circuit entier sur s et s', forces que l’on néglige d’ordinaire vis-à-vis des premières. M. Leeher fait à cette manière de voir une objection basée sur la théorie classique des lignes de force ; il remarque que, dans un mouvement de rotation d’un aimant, loi que ns, autour d’un axe au
- (J) Uebcr emen experimeiitelhui une! tlieoretisehen Trogschluss in der Eleklricitætslehre [JVien. Hcrichte t. CVIII i3 juillet 1899) cl IVied. .lnn., t. LXIX, p. 781;, décembre 1899' et l'Kine Studio über uuipo.lure Induction). Wicn üerichtc, t. CIII, octobre 1894; ff’ced- Ann., t. 1,1V, p, 27G, février r%>.
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- T. XXII. — N° 5.
- i Cyj . L’É CL AIRAGE ÉLECTRIQUE
- i est parallèle,Tes positio ômos lignes de force, qui riàitement exact (*•), mais de AI. Lecher. i m Pour l)ien
- s relatives n’étant. jamai *onl dans le plan de f? fesl dans les eonelusie
- modifiées, le fil r< liant el de l’axe -c s que je cesse de
- ^e toujo dion. C • la lien
- , si l'e
- i la condition de représenter les faits longd'un circuit fermé. On pourra louj
- •n préciser, rappelons d’abord ce point essentiel que, si l'action ir un élément de courant est une quantité accessible à Fexpé-est pas de meme de l’action d’un élément de courant sur un émeut ou une partie de courant n’exerce pas une force qu’on xpérimentalement; quand on parle de l’action exercée par une •nit éur un pôle, il est bien entendu qu’on veut parler de l’inté-à partir d'une certaine loi élémentaire, loi. qui n'est astreinte
- l'emporte d'autant a donnerons plus lo lent la question me s . préciser,
- ôle s exercent
- est celle-ci : Etant admist sur un pôle, résulte-t-il.
- i sens précis, expérimental, île peut déco position ostarbifraire, La 5 ne loi bien doter
- imentaux quand on intègre uveruneloi telle que l'action ’on le voudra-sur les autres un exemple.
- ble devoir être envisagée. Si ? les parties du courant les action prépondérante, on prononce L'action d'un courant sur un pôle une intégrale, c’est, une force unique poser en éléments infiniment petits ule chose qu’on puisse se demander
- :• les pôles i
- I'aclii
- chô 'des pôles, t Durant seront au quand on dit qu i de parler n’est ]
- ;i petites qu on le l'action du fil. a a s rigoureusement permettent pas de déterminer d’une liais de leurs expériences de l’action
- de cette loi que l'action de la partie est prépondérante ? Tout, dépendra du choix de la loi élémentaire.
- La loi que Biot et Savarl ont déduite de leurs expériences donn ment aa sur les pôles nn\ s’il osL suffisamment rappro laquelle les autres actions exercées par le reste du c-voudra. C’est à cette loi que l'on pense plus-ou moins (‘si. prépondérante ; il importe d'observer que cette iaçor justifiée et que les expériences de Biol el Sav façon complète la loi qu’ils ont donnée comm d’un élément de courant sur un pôle.
- 11 est clair, tout d’abord, qu'on n’a pas opé rigide qui portait une quantité de magnétisnu
- d’iuduction électromagnétique donnent des résultats conformes à l’expression de Biot et Savart, on peut admettre1 que cette express ment la valeur du champ. D’ailleurs, dans tout ce qui suit, nous sur un pôle isolé; il n’y a donc pas de difficulté à ce point de vue.
- Mais ce qui semble moins conforme aux idées établies, c’est que et Savart ne permettent pas de passer à la loi élémentaire de Tact: raisonnements supposent en effet essentiellement que les actions qu’ils observaient n’étaient, imputables qu’au courant rectiligne ou au courant angulaire de très grande longueur qu’ils approchaient de l'aimant; ils croyaient que l’éloignement des autres parties du circuit suffisait à rendre leur action nécessairement négligeable. Dans le tome 11 de la troisième
- nulle.
- pôle isolé, mais sur un aimant ulefois, comme les expériences ceux qui résultent de >n représente suflisam-îe raisonnerons jamais
- es expériences de Biot >n des courants. Leurs
- (*•) Sous
- liypot
- pins lo
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- [63.
- édition du Précis élémentaire de physique do Biol, on lit cette phrase : « Nous avons fait passer le courant voltaïque à travers un lil conjonctif de cuivre Lien cylindrique ZC, que nous avions à l’avance fondu verticalement au devant d’elle (l'aiguille; à une distance connue, et auquel nous avions donné assez de longueur pour que scs extrémités, qu’il fallait recourber afin de les attacher aux pèles de l’appareil voltaïque, n’eussent sur baignillc, à cause de leur éloignement, qu’une action si faible qu’elle put être impunément négligée f£i ». La précaution est insuffisante, comme nous allons le montrer par un exemple.
- Supposons que la loi de. l’action d'un champ magnétique sur un élément de courant ait été connue avant l'expérience de Biot et Savarl et qu’on eût voulu prévoir les résultats de cette expérience en partant de cette loi. On aurait raisonné ainsi : « L’action d’un pèle p sur un élément de courant ds est une force • ds ; sur un fil rectiligne indéfini la résultante
- est - r'JU , d étant la distance du pèle au fil; cette résultante rencontre le fil. Admettons que l'action soit égale et opposée à la réaction, meme lorsqu'il s’agit de forces élémentaires qu'on ne peut isoler expérimentalement ; la réaction du fi! indéfini sur le pèle sera une force rencontrant le fil et ne passant pas par le pèle. Au contraire la réaction d'un courant formé, calculée suivant la même loi, est une force passant par le pèle ; donc la réaction de la parlie.de courant dont Biot et Savait ne croyaient pas devoir s’occuper est du même ordre que celle du fil rectiligne. En fait celte réaction est un couple dont on peut considérer une composante comme rencontrant le fil rectiligne et neutralisant la réaction do ce fil et l’autre composante comme passant par le pèle cl. constituant, la réaction totale du courant sur ce pôle. » Ce mode de raisonnement n’est pas absolument nécessaire, puisqu’il admet l égalité de l’action et de la réaction dans dos conditions particulières, mais cotte hypothèse est au moins aussi valable que celle do Biol et. Savarl et son iril roduction montre nettement que la première n’était nullement indispensable.
- D'une façon générale, la réaction d’un élément de courant sur un pèle est, dans l’hypothèse; où elle serait égale à l’action, une force rencontrant le courant on, si l’on veut, l'ensemble d’une force passant par le pèle et d’un couple; ce couple disparaît dans l'intégration. autour d'un circuit, fermé. Il en résulte qu’on peut, sans inconvénient, au point de vue du résultat final, admettre arbitrairement que la réaction d’un élémcüL sur un pèle est une force passant par le pèle (comme le faisaient Biol et Savartj on rencontre l’élément.
- On considère dans plusieurs ouvrages, comme expérimentalement, prouvé que l’action des parties éloignées d’un courant est négligeable. Je crois qu’on veut seulement exprimer-le fait qu’on peut, sans modifier l’action observable, déplacer d’une façon quelconque des parties éloignées ; on sait que faire; passer une partie ABC d’un courant à la position ADR, les deux extrémités A et B restant fixes, revient à introduire un nouveau courant fermé ACBD qui, suivant ACB est dirigé en sens contraire du courant primitif et, suivant BDA est-dirigé comme ce courant. Ce qu'on vérifie seulement o’osl que l’inlroduetiou d’un nouveau courant fermé dont toutes les parties sont éloignées de l’aimant n’exerce aucune iufluencé sensible.
- Voici, sur ce premier point, notre conclusion ; l’explication indiquée par M. Loeber n’est pas nécessaire, mais elle; est acceptable ; on peut en Lrouver une infinité d’autres qui soient dans le même cas. On peut trouver une loi élémentaire, concordant avec les résultats expérimentaux dans le cas d’un courant fermé et telle que l’action prédominante soit, exercée par une partie arbitrairement choisie des courants.
- I1) C itô cl après les Mémoires sur l élec/rodynaih'u/ue (t. 1. p. 86) publiés par M. Joubert dans la Collection <los Mémoires originaux de la Société française do Physique.
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- 3. Se plaçant au point de vue expérimental, M. Lecher change les connexions du dispositif précédent et, au lieu de ramener le courant de b à la rigole /( le fait passer dans la partie supérieure des aimants, d’où par w il vient en B. Dans ce cas la rotation ne se produit plus. M. Lécher conclut que, la seule différence entre les deux expériences étant la substitution au fil zz d'un autre fil, ce ne pouvait, être la portion a a du circuit qui déterminait le mouvement. Au point de vue de la pure logique, ce raisonnement est évidemment insuffisant : l’absence de mouvement dans le second cas prouve uniquement que, si an le déterminait dans le premier cas, on a neutralisé cette action en changeant quoique chose à l’appareil.
- Il ri'est pas nécessaire d’avoir deux aimants et M. Lecher a répété l'expérience avec le disposilif représenté figure a : la moitié d’un aimant su, équilibré par un contrepoids^, est insérée dans une. partie mobile nsc d’un circuit parcouru par un couvant ; on ne constate pas , de rotation. L’explication est simple : les mouvements électromagnétiques
- ! continus sont toujours accompagnés d’une production de travail éleetroma-
- é gnétique ; or, dans notre cas, le travail produit dans un tour complet de
- la partie mobile serait nul. Evaluons, en effet, ce travail au moyen de la variation du flux de force (') (ce qui est incontestablement légitime dans le cas du circuit lermé que nous considérons). Toute la partie mobile reste dans un même champ magnétique ; on n’a donc à tenir compte que de la partie fixe. Il v a plus : on peut remplacer celle partie mobile par tout autre circuit invariablement relié à l'aimant et entraîné par conséquent avec le champ magnétique. En particulier nous pouvons réduire cette
- —l----^ partie à un fil rectiligne dirigé suivant l’axe de rotation au ; il sera alors
- évidemment indifférent de supposer que ce fil tourne ou ne tourne pas L avec l’aimant et nous arriverons à ce résultat : le travail qui serait accompli iar les forces électromagnétiques dans la rotation (le l’aimant ns et. des larLies mobiles du circuit conserve la même valeur quand ces parties se 2 réduisent à un segment fixe ; il est donc nul puisque les deux pôles tour-
- nent autour du courant et il ?»'y a pas de tendance à la production d’une rotation indéfinie. Il y aura une ou plusieurs positions d’équilibre stable, déterminées par les dimensions de l’ensemble du système ; elles seront telles que la résultante des forces qui s'exercent tant sur l’aimant que sur la partie mobile du courant vienne passer par l’axe de roLation.
- Ces positions d’oejuilibre stable abandonnera l’appareil à lui-même mobile, jusqu’à ce que l’orientatio! continue. M. Lecher a bien vérifié
- libre u’était pas indiffér qu’aucune déviation ne quelconque.
- Les observations qu deux formes de l’expéri à la même hauteur, nom lorsque le niveau dos pôle et le contact mobile sans i
- . il s’est efforcé -produisit quand «
- seront en général, en nombv il pourra produire d’aborb convenable soit atteinte, mais if v point; mais perdant de
- fini; pai ,i motive
- suite, quand iront de la pari
- de
- précèdent établissent nettement la différence qi ce. Supposons que dans le premier dispositif, lai levions progressivement la rigole à mereur . dépassé il est clair qu
- change
- ; positions relatives des dern
- un appareil tel ns une position
- existe entre les ant les aimants e et le bras mobile bp; supprimer le mercure î parties du sys-
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- tème et faire monter directement le couvant jusqu’au fil nJ ; on aura ainsi passé graduellement du cas où les I rajeeîoires s et s' n’entourent pas le courant à celui où elles l’entourent. De plus, comme nous l'avons dit plus haut, cette disposition est équivalente, au point de vue de la possibilité d’une rotation indéfinie à celle où le eouraut décrirait une courbe quelconque, invariablement reliée aux aimants entre b et /•/•'. Le second dispositif (le M. Lecher se distingue donc- du premier par le fait d’ôtre directement équivalent au système d’un courant fixe et d’un aimant non traversé par ce courant, système qui ne peut pas donner lieu à une rotation continue.
- On peut se demander si c’est brusquement ou non que l'appareil cesse de pouvoir fournir une rotation conlinuc ; en réalité, la transition est ménagée si le magnétisme libre des aimants n’est pas répandu uniquement sur leurs bases. En effet le travail produit dans, une révolution complète est le produit de 4ru par la somme de toutes les masses magnétiques dont les trajectoires enferment le courant aa ; dans la première expérience cette somme est négative; elle augmente graduellemenl lorsque le point b s’élève ; si les aimants étaient effilés en pointe, .la somme tendrait progressivement vers zéro. Or ce travail mesure le couple qui tend à déterminer le mouvement; la vitesse de rotation ira donc en diminuant jusqu’à zéro.
- L'expérience de il. Lecher s’explique tout aussi bien dans les idées de Biot et Savart. Pour le montrer sitpposons que nous complétions le circuit wa a'a (fig. 2) par un courant rectiligne allant de b en u; ajoutons en même temps un courant égal de signe contraire que nous considérerons comme fcrmanl la boucle useb. Vous aurons ainsi un courant rectiligne wa, que nous pourrons rendre pratiquement indéfini, et qui agira: i° sur un courant fermé useb ; ce courant ne tend pas à tourner autour de l'axe ; 20 sur un aimant, qui 11e tend qu'à se mettre en croix avec le courant et nullement à tourner autour de lui. Enfin il y a un courant fermé relié à l’aimant, qui ne tendra évidemment pas, en vertu de l’égalité de l’action et de la réaction, indiscutable ici, à produire un mouvement. Il n’v aura donc aucune rotation de l'ensemble de cet aimant et de ce courant. En résumé le dispositif de M. Lecher supprime les contacts glissants ; il ne laisse subsister que deux points d’articulation et des parties mobiles autour de la droile qui les joint ; or il n'existe pas d’expériences de rotation électromagnétique dans laquelle les points où le courant passe à ces parties soient à la fois invariables dans l’espace et occupés toujours par les memes masses matérielles.
- 4. L'induction unipolaire.. —J’ai admis plus haut, avec M. Lecher, que, dans la rotation d’un aimant excentrique autour d’un axe. les memes lignes de force étaient toujours rencontrées par le fil. Ceci suppose que dans le mouvement de l’aimant les lignes de force sont entraînées avec lui ; c’est un failqne personne ne conteste lorsqu’il s’agit d'un mouvement do translation ; mais dans le cas d’un aimant de révolution, qui tourne autour do son axe, on s’est demandé si les lignes de force tournaient avec l’aimant on si l'aimant se déplaçait dans son champ immobile. Cette question ne semble pas encore tranchée pour tous les physiciens. Supposons maintenant (pie l’aimant mobile soit lui môme de révolution ; une rotation de cet aimant, autour d’un axe parallèle à son axe de figure, peut être remplacée par deux mouvements, une translation qui amène l’axe de figure de la première position à la seconde et une rotation autour de cette seconde position. Dans le premier de cos deux mouvements, il y a des lignes de force coupées par le courant central ; dans le second, il y en a ou il 11’y en a pas suivant l’hypothèse adoptée. Le flux total coupé par le courant fermé reste le même, mais le flux coupé par le courant central est nul en définitive dans l’une des hypothèses, u ne l’est pas dans l’aulre. On peut se demander ce qui se passe
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- I/É C LAI RAGE É LE CTR I QU K
- T. XXII. -Ro 5.
- im
- dans le cas d'un mouvement de révolution de l’aimant autour du fil central et dans quelle mesure les deux composantes analytiques du mouvement jouent un rôle réel!1).
- Celle difficulté ne se préseute pas si l’on calcule les forces qu’exerce sur un aimant un élément de courant d’après les formules d’Aiupère. La force exercée rencontre', évidemment l'élément de courant el ne peut déterminer aucune rotation. M. Lecher rappelle que cette remarque a été faite par M. Mnrgules iWied. Ann. YI, p. 5cy). Ampère avait déjà indique que l'action de eetto partie verticale du courant est de tendre à l'aire tourner l’aimant sur lui-mème ; c'est de cette remarque qu’il est parti pour disposer l’expérience Lien connue où un aimant traversé dans une moitié de sa longueur par un courant prend un mouvement do rotation autour de son axe (2). Il est clair que l'accord qui se rencontre ici entre la théorie du ilux de force et celle d’Aiupère ne prouve rien contre l’explication déduite des expériences de Biot et Savart. Cet accord est la conséquence du fait, que les formules auxquelles conduisent ces deux théories pour l'action d’un pôle sur un élément do courant sont les mêmes et qu’elles supposent en outre Légalité de l’action et de la réaction.
- C. lt.VVKAU.
- m vciiiMïs in \ amo- i:s
- TUA X S l'O n M A T K TUS
- Les régulateurs de tension pour courants polyphasés soûl généralement formés de plusieurs régulateurs distincts, un sur chaque phase. Ces appareils dont nous avons déjà donné une description (3) sont généralement dos transformateurs à rapport de transformation variable, dont l’un des enroulements est monté en dérivation sur la ligne ou sur deux conducteurs du réseau polyphasé el l’autre en série avec Lun des conducteurs.
- On peut aussi employer pour régler la tension sur un réseau polyphasé un appareil unique, transformateur polyphasé à rapport de transformation variable ; c’esl ce que proposent MM. Sikmess et IIalskk (l).
- L’appareil est en somme, constitué par un véritable moteur asynchrone dont la partie intérieure peut se déplacer d’un certain angle par rapport à la partie extérieure fixe. La ligure i représente une vue schématique d’un appareil de ce genre pour distribution par courants triphasés; chacune des parties de l’appareil porte trois enroulements distincts aj)v agü2. asb3, et A,B,, A2B2, A.,B3, dont les axes sont déplacés entre eux de ioo°.
- Si, comme le montre cette figure, on dispose les trois enroulements de la partie mobile ou intérieure en dérivation sur les trois circuits du réseau à courants triphasés LrLj,L3, on
- (J) J’iijouterai, puisque j'ai parlé du la question, que dans l'hypothèse qui considère le champ comme indépendant, le mouvement de l'aimant soulève une grosse dilliculté : un aimaut n’est jamais rigoureusement de révolution ; nous
- de passer, d une façon continue, au cas théorique de l'aimant de révolution.
- (2) Amlo'kk. Expériences relatives aux nouveaux phénomènes électromagnétiques obtenus au mois de décembre 1821 (Ami. de Chim. el de Phys. [a1,, l. XX, p. 60-7.!, 1S22, el Mémoires sur iélectrodynamique, t. I, p. a00).
- (:|j Voir notre article « Machines dynamo-électriques : Transformateurs », VEclairage Electrique, t. XVI,
- p. 23o. 1898. •
- (*) Brevet anglais u° 249.(9. 4 ligures. Déposé le x’> novembre 1898, délivré le 18 février 18gy.
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- REVUE D'ELECTRICITE
- créera dans l’appareil un champ tournant qui induira dans les enroulements albvaibî^ azb3 de la partie extérieure trois forces électromolrices égales entre elles et décalées d'un tiers de période comme les tensions du réseau d'alimentation.
- La valeur effiçaee des forces éleclromotrices induites dépend, eu admettant qu’il n’y ait pas de fuites magnétiques, uniquement du nombre de spires des deux séries d'enroulement et des tensions sur le réseau, mais leur déplacement de phase par rapport aux tensions du réseau varie avec la position des enroulements dos parties de l’appareil.
- Il en résulte que si l'on dispose les enroulements fij)v rzâôs, 'ct:i b3, en série avec le circuit d’utilisation X,, X2, N,., les tensions simples entre les bornes de ce nouveau circuit et le point neutre, lesquelles sont égales aux tensions simples du réseau
- d’alimentation augmentées de celles des enroulements ax b2, /;3, pourront être
- variées dans nue certaine mesure. En effet les tensions résidtanles’s'obtiendront en faisant la somme géométrique 'fig. a) du vecteur de la tension E avec 3e vecteur AD — e1 de la tension dans albl par exemple, lequel peut pour une rotation d’un tour complet de la partie iixe par rapport à la partie mobile prendre par rapport à E2 toutes les directions possibles. En fait la tension'simple dans le réseau d'utilisation pourra varier d’une façon continue de Ej — e1 à E + eiy c’est-à-dire de iei.
- Lorsqu'un courant traverse chaetm des enroulements en série avec les conducteurs du réseau, un couple existe ici enLre les deux parties de l'appareil, lequel aurait pour effet de faire tourner l'appareil. Pour éviter cotte rotation il est nécessaire de munir la partie mobile d'un frein, il suffit pour cela de disposer sur l'arbre une roue dentée engrenant avec une vis sans fin qui sert en même temps à la manœuvre de l’appareil.
- Cette manœuvre peut se faire soit automatiquement, soit à l’aide d'un dispositif automatique quelconque faisant tourner la vis sans fin dans un sens ou dans l'autre suivant que la tension est trop faible ou trop foi'Le.
- Los transformateurs de M. O.-T. Blathy (‘) destinés plus spécialement aux bautes tensions ont pour avantages principaux de réduire considérablement les matières isolantes et d'assurer une bonne ventilation de l’appareil. L'inventeur obtient ce double but en subdivisant des enroulements, 6n les entrelaçant et en séparant les sections les unes des autres par des bagu ettes isolantes placées à angle droit avec la direction des enroulements, ménageant ainsi entre les bobines des canaux pur lesquels l’ai peut pénétrer ou sortir. A l’entrelacement, près c formateur iil.ill.y~ot vuü tî'imo boliiue. dis|x.silif n'est autre que celui employé par les cons tructeurs qui ne disposent pas Jes enroulements exlé i noyaux sur une carcasse unique
- ; des transformateurs ;
- 0 26231,
- t %UJ
- . Dép
- ->sc le T > décembre 1898, délivré le 18 févri ériel générateur de la Société (l'Eclairage <
- 1899.
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- Le procédé le plus simple pour former ces canaux esl celui montré sur les figures 3 et 4 représentant une coupc partielle d’un transformateur et une, bobine vue de face. Les baguettes en matière isolante 1 sont enfoncées radialemenl jusqu’au fer et un espace est maintenu entre la surface intérieure de la bobine et le fer de façon à livre]1 passage à l'air.
- Fig. 5 à io. — Transformateurs Blathy. Coupes partielles de différents transformateurs avec canaux de ventilation. Coupe et vue (finie pièce isolante pour l’écartement des bobines. Coupe partielle d’un transformateur Ülathy (variantc).
- Ces baguettes peuvent porter des rainures qui permettent de les fixer, avec une corde ou toute autre matière isolante, deux par dettx après les bobines.
- Les figures 6, 7 et 8 indiquent différents autres dispositifs des pièces isolantes pour la formation des canaux de ventilation. Sur la figure 5 ces pièces ont la forme d’IJ entourant la moitié de la section de la bobine; elles sont placées deux par deux. Sur ,1a ligure 6 la disposition esl la même, mais les U sont placés l’un à l'intérieur l'autre à l'extérieur.
- Les dispositifs indiqués sur les figures 7 et 8 correspondent à des pièces isolantes épousant à la fois les formes des deux bobines mêmes, soit seulement, à 1 intérieur, soit à la fois à l'intérieur et à l'extérieur.
- Dans l'arrangement montré sur la figure 9 les pièces I sont placées à l'inlérieur, la partie contre le fer, et la partie extérieure de la bobine est complètement libi'e ; dans ce cas comme dans celui do la figure 8 des canaux n peuvent être formés par les nervures b.
- Enfin dans le dispositif de la figure 10 les pièces isolantes entourent complètement la section droite de la bobine. ,
- Il suffit <[iie les sections d’un même enroulement soient munies des U isolants, mais on peut aussi en munir les sections du second enroulement.
- Les transformateurs de M. Leyayasski:k(‘) appartiennent au type cuirassé. Les tôles sont découpées en forme d’équerre de charpentier ou d’L à branches égales ; elles sont généralement de deux espèces dillérentes. les unes ayant les côtés de l.’L égaux chacun à une certaine longueur (fig. 11) et les autres à la môme longueur augmentée de la largeur de la tôle (fig. 12). On peut alors avec ces tôles soil former des carrés ou des rectangles en ayant, soin d’alterner les L pour éviter les joints dressés ; avec une quelconque des deux séries, on peut aussi former des rectangles mais sans éviter toutefois les joints.
- L’enroulement primaire peut être formé en une seule partie ou en plusieurs parties superposées cl. isolées entre elles par plaques isolantes formées de feuilles de papier ou d'une matière isolante convenable.
- Les plaques sont placées au milieu d’une feuille de papier dont les côtés (fig. i3) sont, repliés et ramenés vers l’intérieur de façon à ce que les bords soienl parallèles l’un à l’autre et à une distance de 1 à 1 mm; de pins des cordes en matières isolantes cc sont
- Ç) Brevet anglais u1' 16291, 25 figures. Déposé le i(ÿ juillet 1898, délivré le 26 juillet 1899.
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- K K VUE D’ÉLECTRICITÉ
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- pincées dans les plis pour renforcer les bords et sont destinées à maintenir les spires en place. Toutes les feuilles isolantes ainsi préparées sont placées sur un moule en bois (fig. i4) pour leur donner une dimensioifideiiliqiie.
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- Les bobines sont isolées extérieurement par du papier ou de la toile imprégnée de paraffine, gomme laque ou verni.
- Pour diminuer les fuites magnétiques on peut, eomnie il est bien connu, disposer l’un des enroulements en deux parties concentriques comprenant intérieurement le second enroulement comme le montre la ligure 10. H
- Ces bobines sont placées cuire deux des rectangles formés par les tôles et l’appareil complet est enfermé dans une caisse formée d’un socle I et d’un chapeau II (fig, 16 et 17) entre eux par quatre boulons K à l’aide de oreilles h et i venues de fonte avec ces Les tôles sont, isolées du bâti par des isolants J. Les extrémités des enroulements aboutissent à des prises de courant représen-tées sur la figure 18 et consistant en un tube Lovavusscur.
- do papier L entourant le conducteur U lequel
- esL soudé à une pièce métallique li portant la borne dans laquelle est serré le fil l". Un tube isolanLM-enveloppe la borne et le fil de sortie.
- Les transformateurs de MM. Yeiutys et C10 et Stiælk (*) sont du type à noyaux (fig. 19, 20 et ai). Les paquets de tôles horizontaux «2«a, sont logés, le supérieur dans le chapeau c et l’inférieur dans le socle cl, ces deux parties étant réunies par des boulons ee qui sont ici seulement au nombre de deux et placés au 'milieu de l’appareil.
- Le chapeau porte une rainure g^duns laquelle s'engage l’enveloppe g qui entoure complètement trois des laces de l’appareil et qui est fixée également au socle pur des vis telles que
- transformateur est occupée par une plaque en matièré
- La quatrième face latérale di
- isolant
- lopp,
- Ces transformateurs sont étudiés spécialement
- porte les bornes des deux circuits de l’appareil et à laquelle est fixée l’e de l’éclairage à arc; à cet elF
- 41467, 3 figures. Dépose le
- :tobre 1898, délivré le 1:1 Roùt 1899.
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- secondaire est divisé en un certain nombre de tronçons dont les points de jonction aboutissent à des bornes placées sur la plaque. Les lampes sont branchées sur circuits spéciaux pour éviter d’êlrc mises en série sur la différence de potentiel totale du secondaire : ce dispositif permet d’éviter en meme temps l’emploi de résistance ou de self-induction trop grande pour absorber la tension en lieu et place des lampes absentes.
- Le procédé de transformation du courant continu imaginé par le professeur Jl.-P.-J. Tiiomsen f1) de Copenhague est des plus simples cl ne présente qu'un intérêt de laboratoire.
- Ce procédé consiste dans l’adaptation à une batterie d’accumulateurs d’un commutateur Louruant qui permet de faire débiter successivement les divers tronçons de cette batterie lorsque la différence de potentiel demandée est seulement de quelques volts.
- On obtient ai fonctionnait a\
- . de décha
- tou
- éléments
- le môme débit qu si donc milieu
- la batteri un procéd
- nation, à moins
- iiiiîii
- Dans l'exemple donné par M. Thomsen, la batterie dont les éléments sont montés eu série est partagée (fig. 22) en douze tronçons et les pôles extrêmes ainsi que les points de jonelion sont reliés par des conducteurs a, <y12, à treize frotteurs g,g^---gi%-. glissant sur un cylindre e en matière isolante et porLànl encastrées sur sa surface deux hélices conductrices h et i connectées à deux bagues de prises de courant, sur lesquelles frottent les balais h et Tous les frotteurs ont une certaine largeur et sout séparés en Ire eux par une distance un peu plus grande que la largeur des hélices suivant une génératrice du cylindre e ; le cylindre, est conduit par un dispositif quelconque qui lui permet d’effectuer un tour complet en a ou 3 secondes.
- La faible largeur des hélices empêche les différents tronçons d'être mis en court-circuit., mais produit des interruptions dans le passage du courant. Ces interruptions peuvent
- 18 juillet 1899, delivre le 18 mars 1899.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- être évitées à l'aide d’un compensateur formé d’une petite batterie c montée en dérivation aux bornes du circuit d’utilisation bb^ Chaque élément de la petite batterie auxiliaire c a une capacité plus grande que chaque élément de la batterie principale, mais le nombre d’éléments de chaque tronçon de celle dernière est plus grand que celui de la batterie compensatrice. Cette batterie se trouve donc en charge tant que la batterie principale débite et en décharge lorsque celle-ci est à circuit ouvert.
- C.-F. Guil-bert.
- ACCUMULATEURS POE K AUTOMOBILES ÉLECTRIQUES
- LE CONCOURS INT E11N AT ION AL DE L'A U T O MO 131 L E - C L U13 (')
- Plaques. — Les piaqi La positive est à formait l’élément Fulmen dont
- La plaque positive relies horizontales en plomb antimonié. ce cadre a 4 mm de sont soudées les na-autres montants ont seulement sur l’épais-cette disposition a les dérivations dans du cadre est supé-des navettes, de telle de ces navettes peut
- Les navettes sont unis alternant avec servent à maintenir ment convenable. La étant de ioo mm, colle
- surface active de cha-compte de l’oiidula-a dm2. Comme il y a la surface totale d’une 3o dm2 et la surface constituant l’élément de par décimètre carré.
- élément ;4ig. 8} appartiennent à deux types différents.
- : genre Planté et la négative est à pastilles du type de nous donnons la des-
- argeu
- vettes, tandis que les i,5 mm de largeur seur de la plaque : pour but de diminuer le cadre. La largeur euro à la longueur ivte que la dilatation i faire sans entraves, formées de 8 rubans 8 rubans ondulés qui entre eux un écarte-
- vettes
- des rubans est d’en-largeur de 8 mm. La que navette, en tenant tion, est d’environ ünavettes semblables, plaque est d’environ active des 6 plaques débit de 0,67 ampère
- (l) Vo
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- Les navettes sont réunies au cadre par une forte soudure au plein!) antimoine et groupées par 3 par un enlre-loiseuieril de ce cadre.
- La <|iicuc de cette plaque a une forme un peu spéciale justifiée par le mode de montage.
- Montage. — Les plaques de même polarité sonl réunies par une traverse en plomb antimonié qui vient pénétrer dans les encoches que portent les queues et y est soudée.
- r/ensemble des plaques repose sur un cadre en ébonite placé au fond du bac. Après montage, on place au-dessus des plaques une lame de verre.
- L’isolation des plaques entre elles est obtenue par des lames en ébonite perforée et ondulée.
- Electrolyte. — Le volume de l'électrolyte correspond à une quantité d'acide libre (SO’TU) de 888 gr.
- Bac. — Le bac est en ébonite ; il porte à l’extérieur des nervures sur ses faces latérales. La fermeture est obtenue par une plaque en ébonite percée de trois trous dont deux pour les connexions et un pour l'évacuation du gaz; celte plaque .pénètre à. frottement dur à l'intérieur du bac.
- Los bacs sont réunis électriquement entre eux par des lames de clinquant eu cüivre rouge recuit de 0,2 mm d’épaisseur, serrées sur les queues de connexion à l’aide d’écrous, montées sur des tiges filetées qui traversent les lames elles queues; le tout est vaselitié quand le serrage est fait.
- Le tableau suivant indique les données caractéristiques de cet accumulateur.
- Plaques positives.
- Épaissir. .................................... o’ï
- Poids en kg................................. 1,1
- Section approximative du cadre en mur .... 3o
- Surface apparente en dm-.................... 4,f
- Rapport de la surface active à la surface appa-
- Plaques négatives.
- Dimensions en cm :
- Hauteur ................................... jg •(
- Poids en kg..........
- Section de la queue do
- Electrolyte.
- Densité :
- l'in de décharge. • - -
- 11-N.—Accumulàtel'i» Fulmen (l).
- Blrtt/ues. — Los plaques de eel clément (fig. y et 10) sont du Lype à pastilles emprisonnées dans un grillage spécial on plomb antimonié.
- Le grillage de la positive est forme par la superposition de deux grilles identiques dont les séparations ont une section en forme de trapèzes et i’aceolage est fait de telle sorte que les petites laces des trapèzes soient en contact.
- (') Voir Ec.l. Élec.. t. XVII, p. 3i3, 19 novembre 1898.
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- RF VUE D'ÉLECTRICITÉ
- Les pastilles sont au nombre de 3o avant comme dimensions extérieures 25.5x 16,3 mm; elles sont percées de 8 trous et se trouvent encastrées dans les doux grilles qu’elles aflleurenl de chaque côté.
- Les cloisons constituant la grille ont une largeur' de :i,5 mm et sont apparentes, ainsi <pic le cadre extérieur, qui a 3 mm de largeur. Aux points de rencontre de ces cloisons, existe un renforcement. Le grillage de la négative est identique ati précédent, sauf qu’il n'y a pas de renforcement aux angles des cloisons et que sur chaque pastille se trouve un petit quadrillage très léger de i/a mm d’épaisseur qui divise la surface do la pastille eu
- \o. parties égales. Ce quadrillage supplémentaire forme mi réseau qui retient la matière
- La partie supérieur*’ du cadre des deux plaques a une largeur un peu supérieure aux autres côtés et porte la queue de connexion formée d’une fige de lige de plomb antimoniô à section circulaire formant le prolongement d’une sorte d’embase.
- Les plaques de même polarité sont soudées à une barre de plomb antimoniô de forme rectangulaire ayant i5x5 mm. L'empâtage de ces plaques est fai! de telle sorte, que tontes les divisions de la grille, ainsi que les cadrais, émergent de la matière active.
- Montage. — Les plaques sont maintenues à distance- du fond du bac par des tnssoaux en caoutchouc d’une section triangulaire tronquée, dont la grande base est en caoutchouc dur et le sommet en caoutchouc souple.
- L’écarlemenl'des plaques est assuré par des feuilles en ébonile ondulée perforée.
- Electrolyte. -- II contient ^36 gr. de SOlII".
- Bac. — Les bacs sont on ébonile unie de 3,3 mm d’épaisseur, le fond a 4 mm. Us sont couverts par une plaque d’ébonite qui pénètre à l’intérieur dû bac d’environ a cm et. est
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- percée de deux trous latéraux circulaires qui laissent passer les queues de connexion el d’un trou central fermé par un bouchon pour l’évacuation des gaz à la charge.
- Les éléments sont réunis entre eux par des lames de clinquant en cuivre rouge de a,ro mm d’épaisseur serrées contre les queues de connexion par des écrous de cuivre qui les vissent sur des tiges filetées comme dans l'élément n® io, et le toul est vaseline.
- Voici les poids et. dimensions clos diverses parties do cet accumulateur.
- ^ Epaissir............................
- Poids cio la matière active on kg.....
- Section du cadre en mm2...............
- Piai/ues négatives.
- Dimensions on cm :
- Poids du cadre en kg..................
- i8,3
- 0,380
- i8,3
- Dimensions extérieures en cru :
- Hauteur.....................................24
- Longueur.................................... r8
- Electrolyte.
- Poids en kg................................. 2
- Poids total de l’élément complet en kg.........i3
- p35
- 1,26
- 12-11. -- AcGUtlflp.VTElB PHÉNIX
- Cet élément d’accumulateur 'fi g. 11 et 12) ne comporte pas de plaques, à moins qu’on ne considère comme toiles les nombreux cylindres de section extrêmement petite dont il est formé.
- Chacun de ces cylindres, dont la capacité individuelle est très faillie par conséquenl, est lui-même formé de six cylindres élémentaires soudés bout à bout.
- Le cylindre élémentaire est formé d'une tige de plomb antiuionié recouverte d’un empâtage de matière active ; cette tige* de plomb de 2 mm de diamètre, d’une longueur de r cm entre les deux épauleinents qu’elle porte haut el bas el qu’on voit sur la figure se prolonge au delà de ces épaulenients sur une longueur de à mm environ.
- Le diamètre du cylindre empâté est de 6 mm ; l'empâtage affleure l’épaulement supérieur ; quant à l’épaulement inférieur dont le diamètre est un peu plus grand, il déborde légèrement l’empâtage. C’est sur ce dernier épaulement que viennent reposer des rondelles en éboTiil.e qui sonL empilées do façon à recouvrir complètement toute la hauteur du cylindre. Ces rondelles sont découpées dans un tube d’ébonite de o.'S mm d’épaisseur el elles ont une largeerde 0,1 mm.
- Les cylindres positifs et négatifs sont absolument identiques comme construction.
- Montage. — Le montage de cet clément est très particulier : tous les chapelets de cylindres constituant l’élément sont soudés, les positifs à une plaque, les négatifs à une autre • plaque. Ces plaques, en plomb antimoine, sont superposées, la positive étant placée au-dessus. et comme elles ont mêmes dimensions puisque les cylindres sont réunis en quinconce, en alternant positif et négatif, la plaque inférieure est percée de, trous pour laisser passer les cylindres de la polarité contraire à celle des cylindres qu’elle doit réunir cleo-
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- R K V U E D ’ É L F. G T RIGIT F
- Iriquement. Chacune des plaques porte, en outre, autant de petits trous du diamètre des âmes des cylindres qu'il y a de chapelets de cylindres pour constituer l'élément.
- Une plaquette d’éhonite percée de trous pour laisser passeriez cylindres repose sur la partie supérieure des chapelets.
- Les parties inférieures des tiges pénètrent dans les trous d'une plaquette identique qui est maintenue en place par des grains de soudure placés à l'extrémité de chaque tige.
- Electrolyte. — 11 est formé d'une dissolution d’acide sulfurique contenant 1368 gr de
- soiir.
- Fig. ii. — Détail des plaques. Fig. ia. — Ensemble de l'élément.
- Bac. — Le bac est en ébonite unie ; il ne porte pas de couvercle, mais la fermeture est assurée par une couche de paraffine coulée sur les plaques une fois que l'élément est complètement monté.
- Nous indiquons dans Le tableau suivant les données caractéristiques de cet aeeuinnla-
- Elcctrodcs positives Dimensions en cm :
- Diamètre......................\
- Poids total eu gr . , . .........
- Poids du support en gr.............
- Poids do la matière active en gr . . Nombre d’électrodes...........
- Electrodes positives. Dimensions en cm :
- Longueur ........................
- Poids total en gr.................
- Poids du support en gr............
- Poids de la matière active en gr. . . Nombre d'électrodes...............
- Largeur ..........................
- Poids en kg.......................
- Foids des rondelles isolantes en kg
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- L ’ É C L AIR À G K ÉLECTRIQUE
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- i
- Jitcclrnhte.
- Poids total en gr........................... 4,8
- Densité :
- Fin charge.................................. 1,274
- Poids total de l’élément complet en kg . . . . 18,4
- 22-S. — Accumulateur Pope
- Pl<i(/ues. — Les plaques de cet élément (fig. r3 et i/\) sont à oxydes rapportés. Los positives sont constituées par une série de 9 cylindres ayant i3 mm de diamètre, sondés à la
- partie supérieure à une sorte de traverse qui porte la queue de connexion et réunis à la partie inférieure par une bande mince de plomb, qui n’a pour but (pie d’assurer la solidarité de l’ensemble.
- Chacun des cylindres est obtenu par l'empâtage d’une âme en plomb antimonié, Fondue, qui présente l’aspect d’une bande perforée tordue en spirale L’empâtage recouvre complètement la bande, de façon à former un cylindre, et la matière active y est maintenue extérieurement par un ruban eu ébonite mince, qui, enroulé au moment de l’empâtage, pénètre dans la masse et l’affleure. Le ruban ainsi enroulé.ne laisse apparaître que la moitié de la surface antérieure de la matière active.
- La bande de plomb fermant l'âme des cylindres est terminée haut et bas par une tige ronde qui est soudée d’un bout à la traverse de connexion et rivée par l’autre bout sur la bande de plomb dont nous avons parlé plus haut.
- La barre de plomb qui réunit les 9 cylindres porte également la tige de connexion ou queue de la plaque.
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- La plaque négative est formée d'un léger quadrillage en plomb anlinionié empâté do matière active.
- Le quadrillage consiste on une grille entourée par un cadre de faible section entretoisé dans le sens de la hauteur par 3 traverses ; le,s barreaux de la grille ont une section extrêmement faible et divisent celte grille en f\->. rectangles ayant 5o mm sur 6 mm. Le grand coté de ces rectangles est dans le sens de la hauteur do la plaque.
- L’empâtage est fait de telle sorte que le cadre seul et l'entreLoise émergent de la matière active qui recouvre complètement les divisions intermédiaires.
- Une queue de connexion assez légère est venue de fonte avec le cadre.
- Montage. — Les plaques positives sont enfermées dans une gaine en ébonite perforée et l'écartement des plaques est obtenu à la fpis par celte protection des positives et par l'enveloppe également en ébonite perforée qui entoure les négatives.
- Electrolyte. — Le volume de l’électrolyte correspond à 87a gr d’acide libre (SCLIU'i.
- Bac. — TiC bac est eu ébonite, la face intérieure du fond porte cinq nervures parallèles au plus grand côté du bac. Le couvercle est cri bois, de dimensions convenables pour pénétrer exactement à l'intérieur du bac ; il porte deux trous rectangulaires pour le passage des tiges de connexion et un trou circulaire fermé par un bouchon pour l'évacuatiou des gaz à la charge.
- Les chiffres suivants donnent les dimensions et poids des diverses parties’ de l’aceumu-
- Ploqties positives.
- "Dimensions en cm :
- Hauteur......................................'>0
- Largeur..................................... n,5
- Epaisseur................................... i,3
- Plaques négatives.
- Nombre........................................ 9
- Hauteur.......................................ao
- Largeur.....................................ii,5
- Épaisseur..................................... o,5
- Poids en kg................................... 0,6
- Bac et connexions.
- Hauteur.............................
- Fin de décharge ... ................
- Poids total de l’clément complet on kg .
- (.4 suivre.)
- A. Bain ville.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Séparateur magnétique J. Bromilow pour ateliei'S de construction, par P. Chevillard. Revue industrielle, t. XXXI.. p. 4, 0 janvier iyuo.
- Cet appareil est particulièrement destiné à séparer, dans les copeaux, tournure ou limaille
- des ateliers de construction mécanique, le cuivre, le bronze et le laiton, du fer, de la fonte et de
- 11 comprend un tambour tronconiqne b dont l’arbre, porté par un bâti en foute, est actionné par une poulie c à courroie. Suivant les gêné-
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- J7S L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- ï'Mrices de cc tambour sont implantés normalement des électro-aimants ^en des points situés sttr une génératrice hélicoïdale, de façon à faii’e servir ces électro-aimants à la translation du mélange traité. Celui-ci estversé dansunctrémieo cl s’écoule dans une vis transporteuse n qui le déverse à la gauche d’une ange inclinée d, enveloppant en partie la moitié inférieure du lambour b à électro-aimants.
- Un des côtés latéraux de celte auge est monté a charnière sur le bâti, tandis que l’autre est simplement suspendu à des ressorts e.
- La matière traitée est déplacée vers les électro-aimants par des ailettes t convenablement recourbées et fixées sur le tambour dont la demi-périphérie supérieure est recouverte par une
- Chacun des électro-aimants f est constitué par une bobine coiffée d’un chapeau conique qui forme une enveloppe de protection des fils. En raison de la conicité de ces chapeaux, ils traversent la tournure traitée sans l’entraîner dans leur mouvement de rotation et par suite sans déverser le cuivre ou le bronze dans le compar-
- timent h réservé à la réception des métaux magnétiques ; les premiers sont d’ailleurs détachés des électro-aimants et retenus dans l’auge par une brosse longitudinale /' qui en borde le côté libre. Les fils de chaque rangée de bobines sont reliés ensemble ; leurs extrémités f aboutissent à des segments en cuivre soigneusement isolés les uns des autres, qui forment deux collecteurs annulaires i, établis concentriquement sur chacun des fonds. A une rangée de bobines, correspondent ainsi deux segments occupant des positions symétriques dans les collecteurs; sur les deux tiers de la surface circulaire de ces derniers presse une sorte de fer à cheval en cuivre b, formant un contact fixe dont le serrage est réglé
- par des vis tendant plus ou moins les ressorts m. Des fils venant de la source électrique employée sont reliés par des bornes avec les collecteurs z, qui mettent ainsi dans le circuit du courant toutes tes rangées de bobines correspondant aux segments en contact avec l’étrier k ; en fait, l’un de ces segments est toujours entièrement découvert et par conséquent, mis hors du circuit.
- Grâce à la disposition hélicoïdale donnée aux rangées d’électro-aimants,, ceux-ci brassent et déplacent la matière traitée vers la droite ; en môme temps, ils captent les particules des métaux magnétiques, qui y restent adhérentes, jusqu’à ce que le segment de commutation d’une
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- REVUE I) ’É I. E CT RK' I TÉ
- y
- rangée de bobines arrive à être découvert par l’étrier k. Dès lors, toutes les bobines correspondantes sont démagnétisées, et comme à ce moment elles se trouvent précisément au-dessus du compartiment h, les iragments de t'er ou d'acier qu elles ont séparés de la masse, tombent dans ce dernier. Des brosses s établies sur le bâti, suivant une génératrice du tambour, aident au besoin au détachement de ccs particules.
- séparateur Ttromilow, deri
- La tournure de cuivre ou de bronze, qui arrive seule à l'extrémité basse de l'auge d toinlie directement dans la boite q, disposée à l'intérieur du bâti.
- Dans le type représenté en vue perspective f’g. 3) quelques modifications de détails ont été apportées il l'appareil. Les électro-aimants excitent des armatures de fer doux, qui, avec des plaques desLinées il les isoler entre elles, constituent l'enveloppe du tambour ; sur ces armatures sont montées des équerres en U dont la disposition hélicoïdale assure la propulsion de la matière traitée; enfin, les électro-aimants ne sont excités que pendant leur passage dans celle dernière. On voit en surélévation du bâti, la brosse longil udinale destinée à arrêter au passage les particules de métaux qui restent adhérentes a l armature démagnétisée.
- | Ce tvpé de séparateur peut traiter « tonnes de tournure par jour ; il tourne à Solourspar j minute et exige un courant de 21 .ampères 1 sous 7 volts ; son poids est de 180 kg. T,a puis-1 sauce requise pour actionner le séparateur et la ! dynamo d'excitation n’est que d’un cheval.
- Appareil pour block-système avec protec-, tion contre les trains inverses, par O. Willach. j IJtcktrotechuiscIo? /.vitschvift, t. XX,’p. Vit, 27 juillet
- 1
- Les chemins de 1er autrichiens ont établi sur quelques lignes un block-svstème uouveau qui protège non seulement les trains marchant dans une direction mais aussi les trains sc dirigeant en sens inverse. Ce système suppose les conditions suivantes :
- 1“ U11 poste ne peut rendre libre le signal du poste qui le précède qu’après avoir couvert et bloqué la section qui le suit, après le passage du train ;
- a" Celte manœuvre n’est possible que lorsque la dernière voiture du train a franchi un certain rail isolé situé à proximité du signal :
- 3” Si un train doit quitter une station A pour se rendre a une station B, cette dernière doit d’abord en envoyer l'autorisation â A, par un signal qui immobilise en même temps le signal de départ de B et rend libre celui de A.
- La première condition est remplie par les appareils de bloquage Siemens. Pour remplir la 1 seconde, on isole un rail en remplaçant les ! éelisses en fer par des éclisses de bois et ou remplit l’intervalle entre deux rails par un isolant. Si un train passe sur ce rail le courant , d’une batterie se trouve fermé et attire l'armature d'un relais R. Cette armature ferme par un | contact le courant d'une seconde batterie, ce qui ouvre le système -d'ouverture AV ; le poussoir de ce système est relié par une barre au poussoir j du signal de bloquage S, de sorte que l'on ne ! peut agir sur ce signal qu’après libération du système AV. En outre le courant variable qui passe par le rail ne peut être entièrement nul ! qu’après le passage de la dernière voiture sur le I rail isolé ; alors l'armature du relais retombe et I rétablit le circuit de bloquage. Pendant l’arrêt du signal, le courant du relais est interrompu : le signal en prenant sa position d'arrêt interrompt des contacts et b; dispositif d’ouverture, suivant qu'il est fermé ou libre, ierme les eon-tacLs doubles C ou C...
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Pour remplir la troisième condition on se sert deblocks zt. rs. en nombre égal au nombre des sections de bloquage entre ces deux stations. Ils agissent sur un block récepteur 7,St. Si une première indication a été envoyée par le signal Zt permettant le départ d’un train, le deuxième signal Z2 ne peut permettre le départ d’un deuxième train que lorsque le premier train a dépassé le rail isolé du poste le plus voisin de la station A et que le gardien du poste a mis son signal à l'arrêt: alors le block de station Z13 de la station A a son signal blanc.
- A la station B, chaque signal de départ envoyé à A forme le signal de départ de 13 au moyen de la glissière S8 ; ainsi si R envoie 3 signaux, cette manœuvre se produit trois fois. D’autre part chaque train arrivant à la station B rend libre le signal d’entrée par sa traversée du rail isolé. Ce même signal peut être mis à la position d’arrêt, ce qui supprime la permission de dépari pour le train et l’une des immobilisations du signal de sortie. Si par exemple Lrois trains eonséeutiis sont partis de A pour B, ils doivent nécessairement être tous entrés en B, avant
- que le signal de sortie de celte gare 11e devienne libre et ne puisse permettre le départ d’un train inverse de B vers A.
- Le coanwl de la batterie agit en même temps sur un block de secours 1113 qui ferme le courant destine à lever le signal Z ; dans les sta-tiohs où les postes sont bloqués, le block de serours à sa position de fermeture interrompt la communication du poste avec le poste à block le plus voisin et ne rétablit cette communication qu"après passage du train sur le rail isolé ; si donc la station a donné une indication erronée, le gardien peut la rétablir en frappant sur une touche qui n agit que sur son propre signal sans atteindre celui de la station. Tant que le block de secours est à sa position d'ouverture, une sonnerie spéciale linle.
- La dépendance entre les poussoirs et verrous des appareils à bloeks et des signaux de la station est réalisée au moyen des traverses horizontales S, La traverse S, empêche d’appuyer sur le block de secours quand le signal d’entrée est libre ; la traverse S2 empêche d'appuyer en même temps sur la touche double AV,ES et sur le block de secours ; la traverse est poussée à gauche par le doigt qui ouvre le signai d’entrée, et ferme en même temps le block du signal d’entrée, la traverse Sv empêche de presser en même temps les bloeks il 13 et EB ; la traverse empêche d’agir sur le signal Z et le block h B quand le block de secours est rendu libre ; la traverse S,, est poussée à droite par le doigt qui ouvre le signal de sortie ; le même mouvement met le signal d’entrée a l’arrêt et lcrme les
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 18 j
- bloeks FB. Z, ZB, ZS?; inversement ces derniers ferment le signal de sortie au moyen des barres situées à leurs parties inférieures.
- Lorsqu un train entre dans la station, les manœuvres sont les suivantes : le poste i avertit la station avec l'annonciateur ; la station rend libre le signal du poste i avec le bloek FB ; le poste met le signal à la position d’ouverture ; le train passe sur le rail isole voisin du poste i ; le relais R traversé par le eourant de la batterie ouvre le dispositif d'ouverture AV ; le gardien met son signal Si Varrêt et peut bloquer le signal après que le noyau du relai est retombé ; le signal dii poste i et le signal d'entrée de la station sont ainsi rendus libres, c’esl-à-dire que les voyants blancs apparaissent. Le disque d’entrée est ouvert, le train passe sur le rail isolé voisin de ce disque ; le noyau du relais attire ; le ldock de secours IIB et le dispositif d’ouverture AV sont rendus libres : le signal d’entrée peut de nouveau être mis à l’arrêt et, quand l'armature du relais est retombée, bloqué avec la double Louche AV,F.S; cette manœuvre fait apparaître le voyant rouge qui rend libre le signal FB et le bloek Z du poste i ; un train peut donc venir de la station voisine et le signal de sortie est immobilisé à sa position d’arrêt. •Ensuite le bloek de service est fermé.
- T.a sortie se produit de la façon suivante : un annonciateur demande à la station voisine de rendre libre le bloek 'LSt \ au reçu de ce signal, le voyant du bloek devient blanc, et on met le signal de départ à la position libre ; on avertit le poste i avec l’annonciateur ; après la sortie du train on bloque avec la double touche ZB, ’L'St ce qui fait apparaître les voyants rouges. En poste 2 met son signal à la position libre et avertit le poste i ; le train passe sur le rail isolé eo qui attire l’armature du relais et libère le disposilil d ouverture, le gardien met alors son signal a l’arrêt, bloque avec la double touche A\ , S ce qui fait apparaître le voyant blanc sur le bloek ZB et le signal Z, permet à la station \oisine de faire partir un nouveau train.
- E. B.
- Commutateur à distance de la E. A. G. Schuckert. Brevet allemand, ic 99718. Eleklrotodi-
- '/«> Rundschau, t. XVI, p. 1 g 1, 1899.
- Lorsqu'il s’agit de commander à distance un interrupteur, il est utile de savoir si le résultat
- recherché est obtenu; l’Eleklricitnets Aktien Gesellschafl't (anciennement Schuckert' et C°) a fail breveter une disposition qui résout d’une manière simple cette question sans l’intervention de plusieurs conducteurs auxiliaires.
- La figure 1 représente le schéma des connexions pour un système à deux conducteurs. K est. le circuit éloigné dépendant de l’interrupteur S et e-'est ce dernier qui est commandé à distance par'le commutateur 11D qui agit sur le
- circuit de l’électro M, circuit relié d’une part au circuit K et d’autre pari au levier du commutateur TlD.
- Lorsque l’on veut fermer le circuit K, on place le levier en TT, Félectro M est excité et son armature ferme l’interrupteur S. Si maintenant l’on place le commutateur en D, le levier S de l’interrupteur est déplacé par l’armature et le circuit K est ouvert. La particularité de cette disposition est clans l’interruption automatique du courant d’excitation aussitôt que le-résultat cherche est atteint.
- L'interrupteur du circuit K est représenté par la figure 2; grâce au couteau dout est muni l’axe du levier L, ce levier est changé de position à chaque impulsion de l'armature T de l’é-lect.ro M et ne peut se déplacer sans cette
- D'autre part, un indicateur de direction de courant R (fig. ij indique si la manœuvre voulue est bien exécutée. G. G.
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- L'ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- APPLICATIONS THERMIQUES
- Taudis qu'en France on se préoccupe peu de l'allumage à distance des réverbères, il n'en est pas de même dans d'autres pavs et notamment en Allemagne où les Sociétés de « Gusfernzundung » (allumage à distance du gaz) deviennent de pins en plus nombreuses. Les combinaisons imaginées et brevetées sont d’autant plus variées que le problème est plus complexe; toute solution doit embrasser ces deux opérations : ouverture du robinet et inflammation du gaz. L’électricité seule peut évidemment permettre d atteindre pratiquement ce double résultat. Il existe cependant une méthode reposant sur l’emploi d’un moyen chimique déjà mis en œuvre dans certains briquets : le jet de gaz vient trapper une petite éponge de mousse de platine qui, portée à l’incandescence détermine l'inflammation soit d’une flamme auxiliaire, soit du bec lui-même. Ce système ne semble toutefois point très pratique, la mousse de platine ne conservant pas longtemps ses propriétés.
- Les procédés électriques sont de diverses natures; en ne considérant que l’allumage lui-même, on peut les ranger en trois catégories : inflammation du gaz par étincelle d'induction, par spirale de platine et par petite llamme auxiliaire.
- La première méthode, reposant sur l’emploi de courants induits, a l’inconvénient d’exiger une canalisation admirablement isolée, à cause de la tension très élevée de ces courants. Elle entraîne de plus, une certaine complication, résultant de ce lait que l’on doit employer simultanément ou successivement deux sortes de courants, l’un servant à actionner le mécanisme de fermeture, l'autre a déterminer l'inflammation. Dans les nllumoirs domestiques, ces défauts sont moins à craindre et cependant le fonctionnement est loin d’être satisfaisant.
- La seconde méthode mettant à contribution une spirale de platine semble de prime abord plus rationnelle, puisqu’elle utilise le même courant pour les deux opérations à effectuer. On doit constater cependant qu’elle a eu moins de succès encore que la précédente. La raison en est que la petite hélice se détériore très rapidement, surtout lorsqu’elle est maintenue dans la flamme du gaz. De plus, la consommation de
- courant est assez élevée. Enfin, les fils conducteurs doivent être 1res gros pour éviter réchauffement et par suite la perte d’énergie.
- Comme on le voit, considéré au simple point de vue de l’allumage, le problème est loin d’être facile h résoudre. Le procédé qui semble avoir donné les meilleurs résultats jusqu’à ce jour consiste dans l’emploi d’une petite flamme auxiliaire brûlant continuellement. La plupart des villes l’ont adopté depuis longtemps déjà pour les réverbères à becs multiples et éclairage intensif. Avec les becs Auer et les manchons si fragiles qu’ils nécessitent, on ne saurait s’en passer. Ou évite ainsi les explosions qui compromettent la vie du léger cylindre incandescent. Malheureusement la présence d’une llamme ne s’éteignant jamais présente certains inconvénients assez sérieux sur lesquels il n’est peut-être pas inutile d’insister. Lorsqu’il s'agit, par exemple, de l’éclairage d’espaces clos, l’obligation où l’on est de laisser le compteur et le robinet principal continuellement ouverts constitue un danger permanent. La petite flamme peut s’éteindre accidentellement et le robinet du bec demeurant ouvert, une explosion n’est pas longue à se produire. Quelques labi'icants ont eu l’idée ingénieuse de placer une petite spirale de platine dans la flamme auxiliaire; ce métal emmagasinant du calorique, il s’ensuit que si, par hasard, un courant d'air éteint la petite flamme, le jet de gaz se rallume bientôt à la spirale de-meurée incandescente. Quant à la consommation de gaz, elle est très faible : oo à 80 litres par v-4 heures, ce qui correspond à une dépense d'un ou deux centimes par jour. A ce point de vue, le procédé dont il vient d’élrc question est le plus pratique de ceux que l’on a imaginés jusqu’à maintenant. L’électricité n’intervient que pour l’ouverture et la fermeture du robinet du bec. Un assez grand nombre de dispositifs ont été essayés pour effectuer cette double opération. Les plus employés sont ceux qui mettent à contribution un électro-aimant actionnant une roue dentée. Cette roue commande elle-même le robinet qui est ouvert ou fermé selon que la dent ou l’échancrure voisine est utilisée. Cet dispositif rappelle celui de certains boutons d'éclairage : une pression ferme le circuit, une nouvelle pression l’ouvre. 11 n’est pas très pratique, parce qu’il nécessite l'emploi d’un électro-aimant volumineux et puissant. Les brûleurs
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- qui en sonl munis sont beaucoup plus longs que les autres et ne peuvent que ditficilement être introduits dans les lampes ordinaires. Rappelons pour mémoire les becs Simplex, fort simples en effet, et très élégants : un tube eylin-drique renfermant une tige mobile, mue par deux spires que parcourt le courant, est percé d'une ouverture livrant passage au gaz. Selon que la lige est altirée (l'un côté ou de l’autre, l’orifice est obturé ou ouvert. Ce dispositif présente l'inconvénient d’exiger trois fils (pour pouvoir renverser le sens du mouvement); de plus, la fermeture n’est pas hermétique. Si la tige mobile est trop libre, elle ferme mal l’orifice; si au contraire, elle adhère trop aux parois du tube, le courant ne peut la mouvoir.
- Dans un autre modèle, fort simple également, la fermeture est obtenue par un ressort dont l’extrémité libre vient s’appuyer sur l’orifice de sortie du gaz. Inutile d’ajouter que les résultats obtenus sont déplorables.
- La combinaison la plus heureuse semble être la suivante : une roue dentée est disposée de telle sorte que le mouvement correspondant à l'avance d’une dent détermine l’ouverture et 3a lermeture du bec. Ce dispositif diffère de celui dont il a été question plus liant, en ce que c’est la roue dentée elle-même qui obstrue l’orifice. Dans les premiers appareils construits, le mécanisme était, placé à l'intérieur de la conduite amenant le gaz: de plus, les deux faces de la roue dentée étaient utilisées. Les nouveaux modèles, qui semblent plus pratiques, diffèrent des anciens en ce que la lace inférieure seulement de la roue dentée sert à l’obturation, un ressort assez énergique occupant la face supérieure et déterminant par sa pression un contact parfait. Tout le mécanisme est enfermé dans une boite étanche, 11 est donc à l’abri de la poussière et de l'humidité.
- Le fonctionnement est analogue à celui des boutons-interrupteurs employés pour l’éclairage: une première pression détermine l’ouverture de 1 orifice et par suite l’allumage ; une seconde produit la fermeture.
- De ce qui précède, il résulte que le problème de l’allumage du gaz à distance est résolu d’une manière en somme assez satisfaisante par l’emploi d’une petite flamme auxiliaire brûlant nuit
- jour et d’un mécanisme comportant une roue dentée mue par un électro-aimant. Il reste h i
- envisager la question au point de vue financier. On ne peut donner des conclusions générales, les résultats n’étant pas les mêmes selon qu’il s’agit d’une installation privée ou d’une canalisation urbaine.
- Dans le premier cas, ce (pie l’on cherche surtout, c’est la commodité; dans le second; c’est l’économie. Le consommateur de gaz qui a installé chez lui des becs Auer, par exemple, désirera pouvoir les allumer instantanément par simple pression sur un bouton. L’électricité a rendu le publie très exigeant et l’on ne saurait se contenter aujourd’hui des vieilles méthodes mettant à contribution les allumettes de la régie. Dans ce cas, on donnera peut-être la préférence aux becs à spirale de platine. Les frais d’entretien sont plus élevés; mais comme la canalisation n’est pas très longue, le coût de celle partie est de peu d’importance. Pour la production du courant nécessaire, on s’adressera aux piles, aux accumulateurs ou aux dynamos. Il est bien évident que s'il ne s’agit que de quelques becs, on emploiera de simples piles Leelatiché. Celles à grandes surfaces (zinc extérieur et circulaire!, conviennent parfaitement. Elles peuvent donner oàGampèrcs en coürt-eircuit sous l,4volt environ, ce qui est plus que su disant. On admet que le mécanisme moteur de la fermeture du bec consomme quelque o.G watt, soit par exemple o,3 ampère sous a volts. Cette énergie peut être donnée par une batterie de deux éléments Déclanché ou Laenmbe à zincs cylindriques.
- Le problème est plus complexe lorsque l’on a affaire a un éclairage public.
- D’une part, le coût des canalisations intervient dans le calcul comme un facteur très important. Sans doute, les tubes de plomb, fer, fonte... qui amènent le gaz peuvent être utilisés comme fil de retour, mais le câble lui-même, qu’il soit aérien ou souterrain, nécessite pour son établissement, des travaux assez onéreux, Il sera donc nécessaire d’établir un devis permettant de comparer les frais résultant du système actuel d'allumage avec ceux que l’installation des fils et appareils pour l’allumage à distance ne manquerait pas d’occasionner. On pourra faire entrer en ligne de compte le bénéfice résultant do ce que tous les becs peuvent être allumes ou éteints simultanément. 11 n’est plus alors nécessaire de commencer l’allumage avant la venue de l’obscurité et de le terminer après l’arrivée
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- du jour. On économise donc, comme dépense de gaz, la consommation moyenne des becs pendant la durée de l’allumage ou de l'extincliou. Il n’est question ici évidemment que du cas le plus simple : tout le réseau considéré doit être allumé et éteint aux mêmes heures. Dans les autres cas, c’est-à-dire lorsque certaines parties du réseau doivent être éclairées plus longtemps que d’autres, la complication est telle que le système ordinaire d’allumage paraît préférable. On a cependant combiné des appareils qui permettent d’obtenir les résultats les plus variés avec une simple canalisation à deux bis. La roue dentée dont il a été question plus haut est percée d’un nombre variable de trous suivant le feeder dans lequel elle se trouve. Supposons, par exemple, que l’on intercale dans le même circuit deux appareils différents; dans l’un à chaque trou correspond une partie opaque formant obturateur de la conduite; dans l’autre, trois trous se suivent. Qu’arrivora-t-il ? A la première émission de courant, les deux lampes s’allumeront, puisque les deux orifices livreront passage au gaz. A la seconde, la première lampe demeurera allumée puisque l’orifice n“ 2 sera en regard du jet de gaz; mais la seconde lampe s’éteindra. Une troisième pression sur le boulon interrupteur ramènera la lumière des deux cotés; enfin une quatrième éteindra les deux becs. Le procédé semble aussi simple qu’efficace. A. Beuthier,
- MESURES
- Sur Vétalonnage des compteurs électriques,
- par J. Sahulka. Zeitsckrift fur EtecMroleehnik, t. XVII, p. 481, 5o5, *i.3, M sept., cl 8 ocl. i8yy.
- I. Généualités svr lus compteurs. — L’étalonnage des compteurs électriques ayant été vendu obligatoire en Autriche-Hongrie, par décret du 3 mai 1894, fa commission d’étalonnage nommée à cet effet entreprit une série de mesures dans des laboratoires. La Zeitschrift fur Elektrotcchnik nous donne, à ce sujet, les renseignements et considérations qui suivent.
- Un compteur d’électricité peut subir deux sortes d’altérations : celles qui sont faites avec intention, et celles qui sont accidentelles. Ces dernières sont de divers ordres : dans les compteurs renfermant des aimants permanents, le magnétisme peut varier, dans les compteurs à moteurs le collecteur peut s’oxyder ou se recou-
- vrir de poussière, causes qui tendent à interrompre le circuit de l’induit ; si les organes sont fixés sur du bois, celui-ci peut jouer et modifier la constante ; si le compteur comporte un électro-aimant, la perméabilité du fer peut varier. En Autriche l’étalonnage d'un compteur est obligatoire tous les deux suis. Il faut donc que le laboratoire d’étalonnage puisse être certain que l’on n'a fait subir à l’instrument aucune altération volontaire destinée à modifier la constante. T .es compteurs récents sont presque tous construits de façon à pouvoir être complètement enfermés. Mais cette condition ne peut pas toujours être remplie. S’il y a un collecteur on doit pouvoir le nettoyer de temps en temps. Or l'expérience a montré que l’on diminue les indications d’un compteur en appuyant fortement les balais sur le collecteur, mais que les indications sont indépendantes de la pression si celle-ci est moyenne. La commission d’étalonnage a donc décidé que les collecteurs pourraient être disposés dans un espace spécial, accessible à la Compagnie seule, puisque celle-ci ne peut modifier les indications qu’en les diminuant. Toutes les autres parties du compteur doivent être strioto-
- Une au Ire condition que doivent remplir les compteurs c’est de ne jamais marcher à vide. Les efforts des industriels se sont portés sur ce point dans les dernières années. Dans le compteur Aron on a introduit un commutateur automatique qui a pour effet,, s’il s’est produit une différence de marche entre les deux pendules à vide, de produire une différence inverse pendant le mènje temps. La maison Ganz et Cie a modifié le compteur de lîlathy en perçant en un point du disque d’aluminium un trou de 1 cm de diamètre. Quand le courant principal -est interrompu, le disque prend une position d’équilibre déterminée dans laquelle le trou se trouve entre les pôles de l’aimaut. Sehuekert a adapté au plateau tournant de son compteur une petite tige qui vient frapper à chaque tour un léger ressort et qui bute contre ce ressort, si le plateau a tendance à tourner à vide.
- Les indications des compteurs dépendent de la température, de la tension et de la fréquence ; on doit donc les étalonner dans les conditions mêmes de leur emploi. Les fabricants sc sont efforcés cle rendre ces variations négligeables, car il serait frop difficile d’en tenir compte.
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- Ainsi dans le compteur Blathy on a modifié l’eii-ronlement de l’électro-aimant eu dérivation de façon à rendre les indications h peu près invariables quand la tension et la fréquence varient. Dans les compteurs à moteurs, tel que celui de Thomson on rend les indications indépendantes de la température en faisant le disque tournant du même métal que le circuit shunt. On devrait poser en principe que, dans tout nouveau compteur, la variation de la constante soit inférieure il o,i5 p. ioo pour une variation do température de r degré, ou pour une variation de tension ou de fréquence de i p. ioo.
- T.a constante de la plupart des compteurs dépend de la charge ; il n’y a que peu d'exceptions, entre autres le compteur Aron.
- [I est donc nécessaire d’étalonner un compteur h diverses charges. En Autriche, on les étalonne pour l’inleimlé maxima et pour des intensités de 5o p. ioo et de io p. ioo de la valeur maxima ; enfin on s’assure qu'ils donnent des indications pour une intensité de i p. ioo. Chacune des trois valeurs de la constante ainsi obtenue ne doit pas différer de la moyenne de plus de /\ p. 100; la valeur moyenne est considérée comme la constante de l’instrument. Dans les compteurs pour distributions à plusieurs fils ou pour courants polyphasés, il faut encore s'assurer si la constante reste invariable quand les ponts ou les phases sont inégalement chargés, Les valeurs obtenues pour la constante avec charges inégales ne doivent pas différer de plus de 4 p. ioo de la constante avec charges égales. 11 est d’ailleurs très facile de s’assurer si les différentes branches du compteur sont bien réglées : il suffit de mettre en opposition les bobines traversées par le courant principal et de les faire traverser par les courants maxima. Si le compteur u'imliquc rien, le réglage est bien fait et il suffît d’étalonner en chargeant une seule branche.
- Les compteurs se distinguent en instruments transportables, c’est-à-dire pouvant sortir définitivement clos du laboratoire d’étalonnage et en instruments non transportables qui ne peuvent être étalonnés que dans l’endroit même où ils doivent être utilisés. Dans ce dernier cas, oii devra se munir d'un certain nombre de compteurs de contrôle permettant de procéder à l’étalonnage sur les lieux mêmes. Les compteurs non transportables sont d’ailleurs tous de fabri-
- cation ancienne et tendent à être abandonnés.
- Pour que l’étalonnage des compteurs ne soit par trop dispendieux, il faut qu’on puisse opérer sur un grand nombre d’instruments à la fois. Malheureusement cela est impossible, car les compteurs sont différents à bien dos points de vue. D’abord chaque mode de distribution comporte des types différents (continu à deux, trois et cinq fils, alternatif à deux et trois fils, courants polyphasés). En outre les tensions et les fréquences varient d'une station centrale à l’autre. Enfin l'intensité maxima pour laquelle le compteur est déclaré est très variable : 3, ô, y,5, io, ta, i,">, etc., ampères. Le Congrès des i électriciens de 1899 tenu à Vienne, a émis un I voeu pour la diminution du uombre de ces va-I leurs maxima. Il vaudrait bien mieux adopter l'échelle a. 10, 20, 5o, 100, 200, 5oo, 1 000 ampères. Enfin à toutes tes causes de complications il faut encore ajouter la suivante : dans certains instruments comme In compteur Aron à commutation, le temps de l’essai doit être un j multiple de la durée d’une commutation. Le | temps d’essai ne sera donc pas toujours le même I pour d’autres systèmes car pendant l'étalonnage l’aiguille du dernier cadran doit faire un ou plusieurs tours entiers, afin de diminuer l’erreur relative due à une légère excentricité de I l’aiguille ou à la persistance de la course quand ' on a coupé le courant. Si dans tous les systèmes une division du dernier eadran correspondait toujours à un hoctovvatt-lieurc où à une fraction dé-eimale de l’hectowatt-heure, les compteurs pourraient de ce chef être étalonnés simultanément.
- L’étalonnage des compteurs dans une grande ville doit se faire dans un seul et même laboratoire municipal; cette condition est indispensable pour opérer dans de bonnes conditions, sans perte de temps ôl avec précision. En outre les montages des instruments pour l’étalonnage devrontpouvoir s’efl’ectijei facilement. Les bornes des circuits à fil fin de tous les compteurs vérifiés simultanément sont connectées à deux mêmes bornes et tous les circuits à gros fil sont parcourus par le même courant. Pour la facilité des , connexions, les extrémités du fil fin sont en général reliées à deux bornes situées à l’extérieur de la cage de l’appareil ; ecs bornes sont recouvertes d’un chapeau cacheté par les soins de la station centrale. Enfin il est indispensable de munir la cage d’une vitro permettant d’exa-
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- miner non seulement les cadrans mais encore toutes les parties mobiles. On peut ainsi voir quelle est la plus petite charge pour laquelle le compteur donne des indications.
- En outre chaque étalonnage ne doit pas durer trop longtemps. Cette condition sera remplie si l’unité du dernier cadran est aussi petite que possible : toutefois aucune des transmissions ne doit doniior lieu à une augmentation de vitesse. La plupart dos compteurs sont destines aux faibles puissances et les étalonnages aux petites charges seraient très longs si ou ne pouvait pas observer d’autres mouvements que ceux de la dernière aiguille. Supposons par exemple un compteur de 110 volts, 5 ampères; si l’uniLé du dernier cadran est Lhectowatt-heure et si on sc contente d'étalonner pendant un tour complet de la dernière aiguille, l’opération durera i h. no pour la pleine charge, 3 h. 4° pour la mi-charge, 18 h. 20 pour le dixième de charge, soit en tout 24 heures. La meilleure solution serait en ce cas d’avoir un cadran dont les unités seraient des fractions de l’hcctowatt-heurc. Sinon on observera une partie mobile du compteur et l’on déterminera le rapport du nombre de tours de cette partie et de la dernière aiguille. Mais cette façon de procéder revient à étalonner séparément chaque compteur, ce qui est toujours long et pénible.
- IL Installation d'un laboratoire d’étalonnage. — Pour l’étalonnage des compteurs à courant continu, il est tout indiqué de se servir d’une batterie d accumulateurs chargée soit par le courant d’un secteur soit par une dvnamo spéciale. Mais pour les compteurs à courants alternatifs ou est obligé île disposer d’une tension et d’une fréquence variables : le courant fourni par uu secteur sera doue insuffisant. Le courant, alternatif sera donc produit par un alternateur actionné par un moteur continu excité en dérivation. E11 agissant sur l’excitation de l'alternateur, on obtient la tension voulue ; la fréquence s’obtient en agissant sur l’excitation du moteur. Comme les fréquences usuelles ne varient guère que de 4° à 5o, le réglage sera
- Supposons, à titre d’exemple, que l’on ait à étalonner annuellement 3o 000 compteurs a courant continu, 10000 à courant monophasé, et 10000 à courants polyphasés. Les compteurs continus et monophasés seront étalonnés jus-
- ÉLECTRIQUE
- qu’a une intensité do 1 000 ampères et pour toutes dimensions, les compteurs polyphasés pour une intensité de quelques centaines d’ampères sur chaque phase. On adaptera comme génératrices deux dynamos de 1 10 volts, 120 ampères, accouplées chacune à une machine à vapeur de 20 chevaux. On utilisera comme réserve, le courant d’un secteur à iro volts. Les courants alternatifs seront produits par deux alternateurs de i5 chevaux, l'un monophasé, l’autre triphasé, actionnés par un moteur shunt. Ces alternateurs seront disposés dans une salle spéciale de telle sorte que la salle des machines ne comprenne que les génératrices continues et leurs moteurs, ainsi qu’un tableau de distribution. Sur ce tableau on dispose deux paires de rails, chaque paire étant reliée aux bornes d’une des génératrices. Entre les rails se trouvent des commutateurs bipolaires permettant d’envover le courant de l'une des dynamos dans les différentes lignes. Deux bornes spéciales permettront d’utiliser le courant du moteur en cas de besoin.
- A. Installation d’an laboratoire d'étalonnage pour compteurs à courant continu. — Nous avons vu que les bobines h gros fil des compteurs sont disposées en série et alimentées par le courant d'une batterie d'accumulateurs à faible tension; les bobines shunt sont connectées aux bornes d’une autre batterie donnant la tension voulue. Pour les compteurs de distributions à plusieurs fils, 011 disposera en série toutes les bobines traversées par le courant d’un môme pont ; on pourra ainsi facilement contrôler la marche du compteur dans le cas de charges inégales des ponts. Comme un laboratoire peut étalonner environ 20 compteurs par jour, on aura besoin de fi laboratoires dans l'hypothèse précédente.
- Le courant intense nécessité par les bobines h gros fil pourrait être fourni par une batterie unique de dix éléments donnant 1 000 ampères à la décharge. Des bornes de cette batterie partiraient deux gros conducteurs qui se diviseraient en plusieurs conducteurs de plus faible section pour alimenter chacun des laboratoires.
- Comme on se sert le plus souvent de courants au plus égaux à 5o ampères, les variations de tensiou dues aux pertes en ligne seraient faibles. Pour la charge on emploierait une génératrice de 3o volts.
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- Ce dispositif recommandable par sa simplicité, son bon marché et le peu d'emplacement qu'il nécessite, offre pourtant certains inconvénients. D’abord la tension étant, invariable le nombre de compteurs que l’on peut étalonner simultanément est strictement déterminé; en outre, la batterie ne peut servir à aucun autre usage et l’on perd le bénéfice des deux génératrices. On a doue avantage à employer une batterie d’un plus .grand nombre d'éléments, chargés directement par les deux génératrices à no volts et associés différemment suivant l’intensité requise. On disposera d’une batterie de ce genre par laboratoire : en les couplant
- de mercure : deux godets se faisant lace correspondent toujours au meme groupe. Les deuxpre-miers et le s deux derniers godets de chaque groupe sont reliés à des bornes situées dans le prolon-ment de chaque série de godets. Les carrés li et III de la figure I représentent la mise en parallèle des groupes de chaque batterie : à cet effet, on se sert de deux barres de cuivre auxquelles sont fixées des tiges de fer plongeant dans le mercure; ces barres sont vissées aux bornes dont il vient d’ètre question. Chaque
- uplage en parallèle,
- Fig.
- toutes en parallèle, on pourra obtenir des courants allant jusqu’à 1000 ampères.
- Pour les bobines à fil fin on se servira d’une batterie commune à tous les laboratoires, car les courants sont, si faibles qu’on peut négliger les variations des tensions dues aux pertes en lignes. Des connexions partant de différents points de cette batterie permettent d’obtenir la tension voulue.
- Ea figure 1 représente les connexions de la batterie à courants intenses. Celle batterie se compose de 3 batteries de 4<-' éléments donnant chacun 5o ampères au maximum avec une capacité de 100 ampères-heure.
- Chaque batterie est subdivisée en 4 groupes de 10 éléments, et de chaque groupe partent des conducteurs qui se rendent à la table de couplage. A chaque batterie correspond sur cette table un des carrés I, II, III, IV, V. Ces carrés sont des plaques de marbre portant des godets
- batterie donne avec le 200 ampères pour 20 volts.
- Si 1 on a un plus grand nombre de compteurs à étalonner et si la tension de 20 volts est alors trop faible, on peut, comme sur le carré II, partager la batterie en deux moitiés couplées en
- Enfin on peut, comme dans le carré Y, réunir les 4 groupes en tension, ce qui donne 5o ampères sous 80 volts.
- Ea table de couplage est. adossée contre un mur sur lequel on fixe les barres reliant les batteries à leurs laboratoires respectifs, par l'intermédiaire d’interrupteurs bipolaires et de coupe-circuits. Si l’une des batteries 11’était pas disponible, on pourrait en partager une autre eu deux 'comme la batterie II, en enlevant la connexion du milieu) cl envoyer le courant de chaque moitié dans un laboratoire séparé.
- Les compteurs pour courants très intenses seront étalonnés à côté de la table de couplage. A cet effet, deux rails S1, S2, servent à recueillir le courant de toutes les batteries couplées en parallèle de façon à obtenir 1 000 ampères. T.es barrettes servent à faire les connexions et à intervertir ail besoin les polarités des deux rails St, S8. Les conducteurs D, et D, calculés pour 120 ampères, servent à charger les batteries : les extrémités de celles-ci sont reliées a des bornes K + Iv — que l’on relie aux bornes N + N—au moyen de fils souples; l’un de ces deux fils passe par un ampèremètre A4 et un
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- rhéostat de réglage Rj : les voll mètres V1? Ys donnent la tension de charge. I,es deux voltmètres Y» et V.i servent pour le contrôle des Laiteries chargées au moyen des conducteurs volants : l'échelle de Y 3 correspond à la teusion d'un groupe, celle de V, à la tension d'une bat-
- La quantité d’électricité nécessitée par l’étalonnage de 20 compteurs moyens n’excède pas no ampères-heure, soit 2,0 ampères-heure pour un compteur. Comme la batterie est couplée en parallèle, on ne dépense en fait que 0,6 ampère-heure sous la tension de la batterie, et 0,8 ampère-heure en tenant compte des pertes à la charge et à la décharge. L’énergie nécessitée par l’étalonnage d’un instrument ne coûte donc que n à 8 centimes. On peut également admettre que, pour l’étalounage des compteurs de 1 000 ampères, on dépense 3 000 ampères-heure. Comme on a alors 20 groupes d’éléments à raison de 100 ampères-heure par groupe, on voit, que toute l’énergie de la batterie est utilisée.
- Q ® §> ® ®
- La figure 2 représente les connexions des batteries destinées a donner le courant au fil fin des compteurs. Chaque compteur consomme environ o,o3 A. Pour 200 instruments étalonnés simultanément cela fait 6 À. Comme la plupart des compteurs sont pour des tensions de 100 à 300 V, il suffit d'avoir quelques batteries donnant fi A : les autres seront formées d’éléments plus petits. Chaque batterie n’aura que 4° éléments pour qu’on puisse la charger sous 11 o volts.
- Il faudra donc 8 batteries pour 600 Y. Quatre batteries se composeront d’éléments d’une capacité de 3o ampères-hsure sous un régime do décharge de 1 o ampères, les autres éléments auront
- une capacité moitié moindre. Des 4 premières batteries partiront des conducteurs tous les 10 éléments pour se rendre au tableau de couplage bibt /q\ pour les 4 dernières les conducteurs ne partiront que du pôle de chaque batterie [b.b&b1bf,). La charge el le contrôle des batteries se fait par le même dispositif que ci-dessns. Un certain nombre de conducteurs g partent du tableau pour se rendre aux laboratoires. On a ainsi à sa disposition toutes les tensions de 20 en 20 volts. Si l’on vent par exemple avoir 260 volts 011 reliera la bobine aux bornes fio et 320. Le conducteur g sert pour les tensions supérieures a 320 volts. Les deux circuits 3 servent a l’étalonnage des compteurs de r <100 A. Ou peut aussi étalonner des voltmètres jusqu’à 1 000 volts ((u mettant en série les batteries de grands et de petits éléments.
- Les laboratoires doivent être autant que possible les uns à la suite des autres. Pour éviter toute influence mutuelle on 11e mettra pas de compteur des deux côtes d'une même’muraille et la distance de 2 compteurs voisins sera au moins de 70 cm. (iliaque salle sera pourvue d’un interrupteur disposé sur les conducteurs G, (fig. t) et d'un rhéostat de réglage permettant de régler l'intensité à 0,1 ampère près ; dans chaque salle il v aura également les douze bornes avec des coupe-circuits de 2 ampères. Le long de la muraille on disposera deux conducteurs auxquels seront fixés de nombreux fils de cuivre, permettant de mettre les bobines à fil fin commodément en dérivation, (les deux conducteurs seront reliés au moyen cl’un commutateur avec les deux bornes donnant la tension voulue. Comme on n'a à sa disposition que des tensions de 20 en 20 volts, il pourra y avoir une différence de 10 volts entre la tension réelle et la tension ordinaire du compteur. On réglera donc la tension aux bornes de la bobine à fil fin en incitant une résistance en série. Mais co dispositif 11c convient pas aux compteurs qui ont périodiquement besoin d’un courant plus intense dans le circuit shunt pour produire un certain mouvement. Il arrive souvent que ces augmentations de courants coïncident pour plusieurs instruments et donnent alors lieu à des variations de tension vendant la lecture du voltmètre impossible. Dans ce cas on remplacera la résistance de réglage par quelques petits accumulateurs. Enfin comme on a souvent à étalonner des
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- compteurs d’égale intensité mais de. tensions différentes, il est bon de disposer le long delà muraille deux bornes de conducteurs que l'on pourra relier soit à des bornes différentes, soit aux mêmes bornes.
- L’étalonnage des compteurs de 100 à i ooo ampères se lait dans la chambre de couplage. La régulation se fait par l’intermédiaire d’un rhéostat de i ooo ampères sous j.o volts représente par M (fîg. i'. Ce rhéostat est autant que possible dépourvu de seli-iuduction pour servir aussi en alternatif. Il se compose de 9.0 résistances en dérivation formées de rubans dcnieko-îine. On peut ainsi régler le courant à 5o ampères près; on achève le réglage au moyen d’un second rhéostat de 50 ampères en dérivation sur le premier. Le commutateur U sert à envoyer dans les instruments soit le courant venant des rails S,, S2, soit le courant fourni par le secondaire d’un transformateur T, qui sert couramment avec le transformateur Tê et les conducteurs Ht, Ha, à étalonner les appareils pour coulants alternatifs continus.
- Comme instruments de mesure on emploie des waltmètres de précision. Il faudra avoir bien soin de disposer l’un k coté de l’autre les conducteurs -f- et — des courants intenses pour éviter tout effet élcetrodynamique. O11 aura soin aussi de répéter chaque lecture en changeant le sens de la déviation, i.a tension sera réglée au moyen d’un voltmètre.
- B. Installation d'un laboratoire d’étalo?inage pour compteurs à courants alternatifs. — Dans l’étalonnage des compteurs pour courants alternatifs, on utilise également deux sources distinctes d’électricité, l’une pour Je gros fil, l’autre pour le fil fin. Les deux forces éleclromotrices correspondantes doivent être de même période et autant que possible de même phase. O11 arrive a ce résultat eu prenant un alternateur dont l’induit porte deux enroulements, l’un à gros fil, 1 autre à fil fin. On peut encore employer un alternateur ordinaire fournissant l’une des tensions directement et l’autre au moyeu d’un trans-
- iorniateur.
- Dans les laboratoires de la Commission d étalonnage de Vienne on 0 employé la première •Méthode. I,'alternateur à 8 pôles construit par Siemens et Ilaîske contenait sur chaque noyau un premier enroulement induit k gros fil donnant 200 ampères sous 16 volts par pôle et deux en-
- roulements à fil fin de 16 volts chacun. Pour l’étalonnage des compteurs au-dessous de 200ampères les bobines à gros fil sont réunies en série et la tension réglée entre 100 cl io5 volts. On peut également mettre ces bobines en parallèle ce qui donne 1600 ampères sous 16 volts. Les bobines a fil fin sont toutes en série et k chaque portion entre deux bobines, on peut fixer un conducteur ce
- qui donne toutes les tensions jusqu'à 2.5G volts, le
- réglage est obtenu en agissant sur l’excitation. Lu différence de phase entre les armatures est faible. Si on étalonne des compteurs de 100 à io5 volts et de moins de 200 ampères on peut connecter les bobines k fil fiu des compteurs aux bornes du gros fil de l’alternateur sans utiliser le fil fin de ce dernier.
- T-a seconde méthode basée sur l’emploi des tranformateurs est cependant préférable , car elle permet d’arriver aux hautes tensions et aux hautes intensités d’une façon bien plus commode que lu précédente.
- Si le même laboratoire est déjà fourni d’une installation pour courants continus, on se servira d’une commutatricc de j 5 chevaux ou même d’un moteur continu et d’un alternateur. La tension de ce dernier ne sera pas trop basse ; on a en effet un grand nombre de compteurs à étalonner simultanément ce qtii produirait un décalage sensible : pour le diminuer, il faut pouvoir mettre en série un rhéostat de lampes, ce qui exige une tension suffisante.
- Si l’un compte sur 10000 compteurs à étalonner par an, il faudra deux laboratoires. De I alternateur part une ligne de 100 ampères se
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- rendant dans les laboratoires, où elle pénètre par un interrupteur Wj (fig. 3). Dans la salle sc trouvent deux circuits; le circuit k gros fil contient un ampèremètre À, la bobine à gros fil du
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- wattmètre P, les bobines à gros fil des compteurs Z Z»... et un rhéostat de lampes L. Les bobines à fil fin des wattmèlveset des compteurs sont connectées au circuit \\\. Si la tension est d'environ 100 volts, ce circuit est relié directement à l’interrupteur \Y,. Si la teusion est plus élevée ou emploie un transformateur T, à secondaire réglable. Ce transformateur sera de faible puissance, mais le fil de cuivre ne sera pas trop fin pour ne pas introduire un décalage trop grand. Blalhy a même proposé d’employer des auto-transformateurs à un seul enroulement, dont une partie serait réservée aux bornes W,, tandis que des bornes déterminées donneraient I 5o, 200, 3oO,.. volts.
- L’ouverture de l’interrupteur W4 dans un des laboratoires apporterait une perturbation aux appareils de l’autre. D'autre part, il y a certains compteurs, comme celui de Blalhy, où il ne sullit pas de rompre le circuit à fil fin pour arrêter le mouvement, si le courant est assez intense. Pour éviter cet inconvénient sans avoir à ouvrir l'interrupteur, on donnera aux compteurs deux bobines à gros fil a et b. Toutes les bobines (> sont réunies en série, ün commuta-tateur C, permet de mettre les deux bobines d'un même compteur en opposition, ce qui arrête le mouvement. L’étalonnage des compteurs de ioo a i ooo ampères se l'ail au moyen du dispositif de la figure r. L'interrupteur W, commande une ligne de ioo ampères sous ioo volts. Le transformateur T, réduit, la tension à io volts, ce qui donne i ooo ampères. Si la tension est de ioo volts, on connecte directement le fil fin a \Y ; si elle est supérieure, un transformateur donne la tension voulue.
- Il est nécessaire aussi d étudier les compteurs, quand le courant est décale sur la force électro-motrice ; il sullit d'ailleurs de faire cette étude sur un seul compteur de chaque système. Le décalage s’ohlienl en mettant une bobine dans le circuit du gros fil. 11 est plus commode de mettre dans le circuit a fil fin un condensateur, une bobine de self, mi même une résistance non inductive si l'inductance du circuit shunt est élevée.
- III. CoMPTEUHS A COCHANTS POLYPHASÉS. ------ Le
- courant est produit comme pour les compteurs monophasés, mais on aura soin de ne pas réunir les trois circuits de l’alternateur et d’amener le courant aux laboratoires au moveii de trois circuits distincts, ce qui permettra de faire le
- montage voulu. Des fiches seront placées sur les 6 bornes pour permettre de les distinguer. On pourra faire indifféremment dans chaque laboratoire le montage en triangle ou en étoile, mais si l’on emploie simultanément les deux montages, on n’aurait que 6o volts pour l'étoile, alors qu’on aurait ioo volts pour le triangle. Pour l'étalonnage des compteurs à hautes intensités, il faut trois transformateurs et trois résistances
- Pour l’étalonnage des compteurs diphasés, ou peut également se servir de l'alternateur triphasé, en mettant deux enroulements en opposition, et l’on obtient ainsi une force électromotrice en quadrature avec celle qui est produite par le troisième enroulement; les deux tensions sont dans le rapport de i à y 3.
- Comme les eompleurs ont toujours une certaine self-induction, le décalage entre le courant et la force électromotrice pourrait ne plus devenir négligeable. Comme dans les deux circuits, les tensions sont différentes, par exemple ioo et 173 volts, le décalage pourrait être aussi différent, et par suite la dilférenec de phase 11e serait pas exactement de 90°. Il n’y a pas d’autre remède à cela que de prendre une tension sul-fisamment haute pour pouvoir diminuer le décalage avec un rhéostat non inductif.
- 11 faut d’ailleurs remarquer que dans la plupart des installations diphasées les compteurs sont en général doubles : il v a un compteur sur chaque circuit et les deux appareils agissent sur un cadran commun. Dans ce cas, l’erreur que nous venons de signaler n’a plus aucune influence : chaque compteur se comporte comme s’il était seul et enregistre l’énergie dépeusée dans sou circuit. K. 13.
- Bornes May pour la vérification des compteurs. Die Elcktrizitæt. t. VIII, p. 509, 28 octobre 1899. — O. Mat, Francfort-sur-Ie-Mcin.
- La vérification des compteurs soit après leur montige soit pendant leur utilisation est une operation qui demande un certain temps par suite du branchement des appareils de contrôle; en outre, l’ébranlement communiqué à l’appareil par la liaison des fils, diminue la valeur du réglage. D’ailleurs pour la vérification des installations d’éclairage ou de force motrice, il est necessaire de faire marcher les appareils d’utilisation ce qui cause une consommation inutile du courant.
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- pour éviter ces inconvénients le T)'' O. May a proposé l'emploi de bornes spéciales reliées d'une manière constante au compteur et sur lesquelles on peut brancher les appareils de contrôle sans toucher ail compteur et sans interrompre le fonctionnement des appareils, ce qui permet de faire la vérification aux heures d’utilisation sans dépense inutile de courant.
- La figure i représente le schéma des con-
- Fig.
- uexious pour une distribution à deux fils, et la figure 2 pour une distribution à trois fils. L’un des conducteurs principaux est coupé et ses deux extrémités reliées aux pièces de contact at et at, réunies par un pont intermédiaire; ces
- pièces portent à leur partie inférieure des vis auxquelles on vient relier les fils de l'ampère-metre ou de la bobine à gros fil du wattmètre de contrôle ; une fois ces liaisons établies ii suffit de desserrer les vis du pont et de le faire tourner pour interrompre la liaison des pièces a °t faire passer le courant dans l'appareil de
- mesure. Une troisième pièce de contact b est reliée à l’autre conducteur principal; en branchant sur cette pièce et sur l une des pièces a, le voltmètre ou la bobine à fil fin du wattmètre, ou peut vérifier le compteur sans toucher à celui-ci et sans interrompre le fonctionnement des appareils en service.
- Ces bornes de contact peuvent être fixées sur la planche même du compteur, ou sur une pièce indépendante, elles sont recouvertes par une boîte dont la fermeture est contrôlée au moven de plombs de sûreté.
- La disposition May présente donc les avantages suivait Ls :
- Ulle évite tonte modification dans le service en vue de la vérification du compteur et cette vérification peut se faire en un temps bien inférieur a celui (fui est indispensable avec les dispositif actuels. G. G.
- Appareil po.ur mesurer les isolements en marche des installations en courant alternatif, par le I)' G- Benischke. Die Elektrizildt, t. YJII, p. 485. 14 octobre 1899. Conférence faite à 1’ « Jilektro-
- La mesure de l’isolement en marche se fait très simplement dans les installations en courant continu : il suffit de se servir d’un voltmètre sensible. Le champ créé par un aimant permanent est suffisamment intense pour que la bobine mobile 11e nécessite qu’un pelif^Rmibre d'ampères-tours. Mais la même sensibilité est difficile à obtenir eu courants alternatifs. Williens a résolu la question en se servant d’un électro-dyiniinomètre dont les bobines fixes et mobiles sont en série avec une résistance. On obtient ainsi la même sensibilité qu'en continu; mais en pratique, la résistance de protection est très volumineuse et consomme beaucoup d’énergie. L’AUgemeine Elektrizitats Gesellschaft a construit un appareil basé sur le même principe, mais dont la bobine fixe est excitée d’une façon particulière.
- L’enroulement primaire A 'fig. 1) d’un petit transformateur est relié aux bornes du réseau. 11 v a deux secondaires : l’un B est en série avec la bobine fixe-de l’éleelrodynamomètre ; l’autre C, en série avec la bobine mobile, forme un circuit dont les deux bornes sont reliées l’une à la terre et l’autre a V installa (ion dont on mesure l’isolement. On voit que la bobine fixe est traversée par un courant d’intensité invariable
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- tandis que le courant dans la bobine mobile dépend de la résistance d'isolement que l’on mesure. La déviation de l’aiguille solidaire de la bobine mobile est. lue sur un cadran divisé en ohms. On poüt ainsi, grâce au transformateur, obtenir facilement le nombre d’ampores-lours voulu dans la bobine fixe.
- Les enroulements A et C ont le même nombre de spires. On a donc entre les bornes : Terre et Installation la même différence de potentiel que sur le réseau. Mais les indications de l'échelle 11e sont exactes que pour une tension
- déterminée. Pour vérifier que le réseau est effectivement à cette tension, il est inutile de se servir d’un voltmètre. Il suflit de réunir par un eoudueteur les deux bornes terre et installation. L'instrument, fonctionne alors comme voltmètre et une seconde échelle graduée en volts indique la tension. Dans le type pour lao volts une déviation de l’aiguille de i mm correspond h un mégohtn ; 3 mm à un demi-mégohnv.
- Cet instrument offre en outre un sérieux avantage. Soit à mesurer l'isolement d'une installation qui n’a jamais encore fonctionné et supposons qu’il
- y ail quelque part un grave défaut d’isolement. Si on se servait d'un voltmètre, on serait obligé de relier d'abord l'installation au réseau et on pourrait produire un court-circuit si par hasard il y avait une terre sur l’autre pôle. Dans l’appareil de Wilkens on court le même dangerâ moins de mettre un pôle du réseau à la terre, mais comme on ne sait pas si l’autre pôle n’a pas une terre, on peut aussi* produire un court-circuit. Dans l’instrument que nous décrivons, l’installation n’étant pas reliée au réseau et celui-ci n'ayant pas de pôle à la terre, ou n’a rien à craindre.
- Pour mesurer l’isolement de l’ensemble d’un réseau de distribution, on peut se. servir d un voltmètre ordinaire fixé au tableau, do distribution : la résistance d’isolement à mesurer est assez faible et il suffit d'ailleurs que l'appareil signale les contacts a la terre. Pour les hautes tensions on emploiera le voltmètre avec un transformateur ; un commutateur permet de relier successivement le primaire aux deux pôles (11g. 12) ou aux trois fils de ligne dans le cas de courants polyphasés (fig. 3), mais dans ce dernier cas la mesure d’une résistance d isolement demande deux lectures. S’il y a un point neutre on intercalera Je primaire entre ce point et la
- terre (fig. 4), niais on ne peut mesurer ainsi que l’isolement de l'ensemble des trois lignes.
- Quand on intercale le primaire d’un transformateur entre un point du réseau et la terre, 011 peut établir des perturbations dans les fils téléphoniques. Pu outre si les canalisations souterraines sont importantes, les effets de capacité produisent dans le transformateur un courant de l’ordre de ceux qui correspondraient â de graves défauts d’isolement. Dans ce cas on sc sert de voltmètres statiques (fig. 5 et 6). Si l’isolement est bon, chaque voltmètre indique en monophasé la moitié de la tension du réseau, en triphasé la tension par phase. Mais si l'un des conducteurs a une terre, le voltmètre correspondant ayant ses deux pôles à la terre tombe à zéro tandis que l’autre indique la tension totale en monophasé, et la tension composée, en triphasé.
- Les voltmètres statiques ayant un pôle à la terre et étant dépourvues de self-induction sont très exposés aux décharges atmosphériques. En outre 011 ne peut pas les graduer empiriquement en (diras. Tant que la résistance d'isolement dépasse une certaine voleur, l’instrument indique la tension totale ;si la résistance baisse l’aiguille indique zéro. E. B.
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- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du 22 janvier 1900.
- Sur la mesure delà capacité dans un milieu hétérogène, par A.-A. Petrovsky. Comptes rendus, t, CXXX, p. 164-167.
- Dans deux notes publiées l'au dernier MM. Borg-nmnn et Pclrowsky faisaient connaître une méthode nouvelle et très sensible pour la comparaison de deux petites capacités et indiquaient quelques-uns des résultats qu’ils ont obtenus dans l’application de celte méthode ('). Dans une note récente M. A.-A. Petrovsky (2)
- plan, sphérique, ou cylindre a lame diélectrique hétérogène. La note qui nous objet de me
- toutes les méthodes nouvelles employées pour mesurer la capacité étant des méthodes dynamiques, employant les courants alternatifs, la inic par l’équation C — -y- doit être
- Pour cette
- ic titre que Q et V. nsou les méthodes de compensation 11e donnent pas toujours des équilibres bien
- cas où le potentiel de la source
- du temps
- Q - E,\/-I ~r‘. sin (™,( - »),
- et c est la grandeur indignée par la formule (4) (p. i 33 de ce volume). Il s’ensuit que la charge totale a la même période que le potentiel, mais qu’elle diffère de celui-ci par sa phase <>) pour laquelle
- complète, que les amplitudes comme les phases Q soient égaies, ce qui entraîne
- V = E8 s in nnt
- Le calcul montre que, pour ce cas, la charge
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- que cos colonnes étaient clos conducteurs, parfaits. L’analyse des formules précéder! tes montre qu'une compensation complète ne peut être atteinte qu'aux cas où le système compensé est aussi ou conducteur ou un isolant. Dans tous les autres cas on pourra satisfaire à la première des équa-
- mais on ne pourra satisfaire il l'autre, qui, pour ce cas, se simplifie en prenant la forme
- XIÛ.
- Cette compensation incomplète, se manilestant en ce que le nœud devient très indistinctement déterminé, a été remarquée presque toujours pendant les expériences de MM. Borgmnnn et Petrovsky, et surtout quand les burettes (qui servaient de capacités) étaient*remplies du liquide étudié. Ce dernier fait est aussi une conséquence de la Lliéorie précédente, parce que la grandeur (la) est d'autant plus proche de zéro que r, est petit. De plus, oü constatait que lorsque le nœud devenait trop indistinctement déterminé, on pouvait obtenir, une compensation-plus parfaite en changeant le nombre d’oscillations de l’interrupteur. - •
- Si l'on trace une courbe exprimant la relation entre la phase et le; nombre d’oscillations, on peut voir que ce sont les nombres très grands aussi bien que les nombres très petits qui favorisent la compensation, et qu’il y a toujours un certain nombre n d'oscillations où la phase <o devient, maximum; en général, il taut toujours s’éloigner de ce nombre nuisible.
- Le calcul montre que la quautité
- S+7
- entre dans l’équation (12) n’est rien autre que la valeur de la relation
- ( Qdt
- liou du potentiel de la source ; cette valeur peui être appelée par analogie comme capacité apparente moyenne du système étudie.
- En différenciant cotte valeur par rapport à n, il est l'acile «le voir que le changement du nombre d’oscillations doit influencer la grandeur de la capacité mesurée.
- La capacité diminue de r. jusqu'à c lorsque n augmente, ce qui est en concordance parfaite avec les résultats obtenus parles derniers travaux sur cette question f).
- ' L’analyse montre encore qu’il y a toujours un nombre n, tel «pie la dérivée devient maximum c’est-à dire que dans les environs de ce nombre uu petit changement de n doit avoir une influence notable sur la grandeur de lu capacité mesurée. Un tel fait fut observé par MM. Korgmann et Petrovskv quand ils ont opéré sur des gaz.
- Sur un phénomène particulier à l’emploi des courants triphasés en radiographie, par Délé-; zinier. Comptes rendus, t. GXXX, p. 169.
- Dans cette note- l'auteur revient sur uu fait qui nous parait avoir déjà été suffisamment indiqué dans le paragraphe 5 d'une note antérieure (Ecl. Élecl., t. XX.11. p. Jy), à savoir : avec le dispositif empiové par M. Délézinier, l'éclairement, de l'ampoule n'est pas modifié si l’on vient' à renverser les connexions de celle-ci avec la bo-
- Sur un nouveau procédé de dosage de l’alu-minium, par Alfred stock. Comptes rendus, t. CXXX, p. 175-178.
- Les méthodes généralement employées pour doser l'aluminium sont la précipitation par l’ammoniaque ou par l’hyposulfitc de sodium. Dans le premier cas on obtient un précipité très difficile a laver, et l'opération exige un temps très long; dans le second, l’alumine hydratée qui se produit est plus dense cl se lave mieux mais elle est toujours souillée d'une très grande quantité de soufre. L'auteur propose le procédé suivant qui donne un précipité se rassemblant fort bien et se lavant avec la plus grande facilité.
- A la solution d’aluminium, un peu acide, on ajoute un mélange à parties égales d'une soin-' tion de a5 p. too d’iodurc de potassium et d'une solution saturée à froid d'iodate de potas-
- où T est le quart de la période totale d’oscilla-
- (-1) Yui rH '
- t. lîcl. Élect.. l. XX, p. a;, 8 juillet 1899-
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- sium (qui contient 6 à 7 p. 100 de ce sel). Après cinq minutes on décolore l’iode mis en liberté pur une solution d’hyposulfi Le de sodium à 20 p. 100. on ajoute nu peu du mélange sodi-que pour être sur d’en employer un excès, puis un excès quelconque d'hyposulfile et on chauffe au bain-marie pétulant une demi-heure. On obtient un précipité floconneux qui se dépose facilement, que l’on jette sur un filtre et que l’on traite comme dans la méthode de précipitation par l'ammoniaque.
- La réaction du mélange d’iodure et d’iodate sur le sulfate d’alumine est exprimée par l’éqiia-
- Al2 (SO4)3 g- 5KT -f KIO»'— 2AI (OH)3 -f- 31PS04 -f- 01.
- Action du courant continu sur la respiration du muscle pendant sa survie, par Th. Guilloz. Comptes rendue, t. CXXX, p. uoo-'jo3.
- L’an dernier, l’auteur montrait par certains faits que le courant continu est un modificateur puissant de la nutrition dont il augmente l’activité chez les ralentis : goutteux et obèses. Pour démontrer cette propriété d'une manière directe, il a expérimenté sur une patte de grenouille écorchée, les muscles ayant, quand on les met à l’abri do la putréfaction, une survie très longue pendant laquelle ils absorbent de l’oxygène et dégagent du gaz carbonique. XL Guilloz a constaté que dans une patte traversée par un courant continu (intensité 2 milliampères) l’absorption et le dégagement sont bien'plus importants que dans une patte témoin, non soumise à Lac-lion d’un courant.
- SOCIÉTÉ PHYSICO-CHIMIQUE RUSSE (<)
- Sur le courant thermo-électrique dans un circuit formé par un métal unique, par B. Ro-sing. Journal de la Société, t. XX', p. i6i-r68.
- Ou obtient les résultats les plus réguliers, dans des expériences de ce genre, en opérant sur un même, fil de métal que l’on coupe en deux et dont 011 saisit un bout avec des pinces '“u platine chauffées au rouge, pour le mettre immédiatement en contact avec l’autre. Dans ces conditions, le sons du courant est déterminé
- (*) D'après le résumé des travaux de celle société publié par M. Jæumantoit dans le numéro «le janvier de Journal de Physique, j
- par les propriétés thermo-électriques du métal étudié par rapport au plomb. Le plomb lui-mèmc 11e donne pas de courant mesurable. L'or, L’argent, le cuivre, le fer, l’étain, le platine et ses alliages avec Liridimn donnent toujours des courants dirigés de l'extrémité froide à 1 extrémité ehaufiéel Le palladium et l’argentan donneut des courants de direction inverse, et l’aluminium seul produit un courant de direction variable. On trouve dans la table de Tait que la plupart des métaux de la première série possèdent un pouvoir thermo-électrique supérieur à zéro, ceux de la deuxième, des pouvoirs moindres que zéro; et l'aluminium, le platine et l'étain possèdent des pouvoirs thermo-électriques de signes variables selon l’état moléculaire et la température.
- D’après les idées de Kohlrauseh, le courant thermo-électrique doit être la conséquence d’un transport inégal de la chaleur des deux cotés de la surface de contact ; cette, différence est produite, d’après l'auteur, par l’inégale température des deux surfaces de contact du fil coupé. Le mémoire original contient une table des résultats numériques.
- Sur une propriété des lignes de flux du courant électrique dans un milieu hétérogène, par D. D. Cliwolson. Journal ac la Société, t. XXXI. p. i-G.
- Pour donner une interprétation mathématique des nombreuses expériences sur la propagation du courant électrique dans les électrolytes, présentées plusieurs fois à la Société physico-chimique par M. Kowalewsky, 1 auteur discute le cas suivant : concevons un espace indéfini divisé par un plan en deux parties de conductibilités différentes, électrolyte et métal par exemple. Les électrodes A et B sont contenues toutes les deux dans l’électrolyte. Lue partie des lignes de flux seront entièrement confinées dans cet électrolyte : d’autres passeront en partie dans le métal. Le lieu des points de contact de ces lignes est accusé par l'absence de l'élee-ti'olyse à la surface du métal et forme ainsi une ligne neutre. En appliquant les formules générales, fauteur trouve que la forme de la lio-nc neutre est déterminée par la position des électrodes A et B par rapport au plan de séparation, mais reste indépendante de la conductibilité de la matière remplissant l’espace des deux côtés
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- du plan de séparation, [.aligne neutre est un cercle, si les deux électrodes sont réduites à des points.
- Sur la transmission de l'électricité par l'air à haute température, par M. Khessin. Journal de la Société, t. XXXI, p. 6-5o.
- Un tube en porcelaine de a centimètres de diamètre intérieur contenant deux électrodes en platine, en forme de disque de 6 millimètres de diamètre, a été chaude par une spirale en platine entourant, le tube et traversée par un courant électrique. Les électrodes étaient supportées par de minces tubes de porcelaine concentriques au tube chauffé. mais supportés par des colonnes bien isolées, indépendantes. Entre la spirale en platine et le tube, une feuille de platine était placée, ot communiquait avec le sol; dans celte sorte d’écran, 011 constatait un courant dérivé entre la spirale et les électrodes principales. O11 se servait, pour réchauffement du tube, du courant alternatif du réseau de l’éclairage électrique, de 100 volts et de j6 à y-'i ampères, ou bien du courant d’une batterie d’accumulateurs. La température a été évaluée par un couple Le Chatelier et un galvanomètre d’Arsonval a miroir, il a été facile de l’entretenir constante h plus de 1000e C. Une batterie de 100 accumulateurs de très petite dimension a été cmplovée comme source de force électromotrice. Toute une série de commutateurs en paraffine, à contact de mercure, permettaient de faire promptement les combinaisons nécessaires des conducteurs.
- Une des électrodes étant en communication avec la batterie, dont l’autre borne était mise à la terre, le courant se bifurquait; un courant dérivé retournait par l’air échauffé ella deuxieme électrode directement à la batterie, le reste du courant se diffusait à la terre à travers l’air ambiant. O11 pouvait mesurer l’un ou l'autre courant en plaçant un galvanomètre Du Bois-Rubens (sensibilité 1,76. io~l# ampère) entre la deuxième électrode et la terre, ou entre la terre et un point du conducteur réunissant cette électrode à la batterie. Pour mesurer le courant total, on plaçait le galvanomètre entre la batterie et la terre.
- L’air commence a laisser passer le courant à la température de 55o° C; sa conductibilité augmente très vite quand la température monte ; mais elle décroît quand on fait croître la force
- cleetromotrice. Le maximum de conductibilité correspond à une distance entre les électrodes égale à ?. millimètres. Aux distances moindres, le courant dérivé diminue notablement et tend vers zéro pour des distances infiniment petites. Dans le courant diffusé, l'électricité négative passe plus facilement que la positive à des températures inférieures à 1 ooo°U ; le contraire a lieu à des températures dépassant 1 000 C. Le courant dérivé diminue quand on laisse le circuit fermé pendant quelque temps ; on pourrait croire a l’existence d’une vraie polarisation des électrodes, s’il n’y avait pas absence du courant de décharge.
- Les actions pondèro-motrices d'un tube de Crookes à rayons X, et l'aspect de son changement d’action, par N. Mycffkino. Journal de la Société, t. XXXI, p. 53-64.
- Une aiguille magnétique légère, placée dans le champ d’un tube de Crookes, s’arrête dans une position parallèle à la ligue droite, joignant les électrodes ; une aiguille semblable, en métal non magnétique ou en matière diélectrique, se comporte de même. Une aiguille de dimensions et de masse plus considérables accomplit des oscillations de grande amplitude et commence à tourner plus continuellement, si elle reçoit un choc léger. Elle peut tourner indifféremment dans les deux sens, mais avec des vitesses bien différentes. Un disque en mica, en celluloïd, ou une roue de Franklin, à rayons multiples, tournent de même. L’observateur, regardant dans la direction des rayons cathodiques, remarque que la rotation la plus favorisée s’effectue contrairement à celle des aiguilles d’une montre, dans la partie à droite du champ, et réciproquement, dans le sens des aiguilles d’une montre, dans la partie à gauche. Un disque en celluloïd mince, pouvant tourner facilement sur une aiguille plantée au sommet d’un cône en verre mince, présente un instrument simple et commode pour l’exploration du champ d’un tube de Crookes. Des expériences nombreuses, faites par ce moyen, oui conduit l’auteur à la conception suivante : le champ d’un tube dé Crookes est constitué par deux tourbillons annulaires, entourant l’une et l’autre extrémité du tube ; la rotation du tourbillon de l’extrémité cathodique coïncide avec la direction des ravons cathodiques, et celle du tourbillon
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- de l’autre extrémité est en sons inverse, mais d’intensité beaucoup supérieure. Une l'otation du tube autour de la ligne de ces électrodes ne produit aucun changement dans son notion sur le disque mobile, de sorte qu’on peut considérer son champ comme symétrique par rapport à la ligne des électrodes. Sur l’uu des pians perpendiculaires a cette droite, entre l’anode et la cathode, se trouve une zone neutre, dans laquelle la rotation du disque, s’arrête pour changer de direction, quand on le déplace d'un bout du tube à l’autre.
- L’auteur considère ces conclusions comme le résultat préliminaire d’une recherche faite à l’aide d’appareils grossiers.
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- Séance du vendredi. 26 janvier 1900.
- L’acétylène et ses applications. L’acétylène dissous, par Janet.
- Comme l'indique le titre de sa communication M. Janet s’est principalement étendu sur la mise en pratique et les applications du procédé d’emmagasinement de l’acétylène de MM. (1. Claude et A. Iless, que l’un des inventeurs, notre regretté collaborateur Hess, faisait connaître à nos lecteurs dans le numéro de cette revue du 20 mars 1897 (t. X, p. 548).
- Dans la première partie de cette conférence, celle que l’on peut considérer comme Tintrodue-tiou au sujet principal, l'orateur montre rapidement le développement qu’a pris la fabrication du carbure de calcium depuis sa récente découverte. 11 fait remarquer que si la préparation de l’acétylène a été jusqu’ici le plus grand débouché de ce produit du four électrique, on peut entrevoir déjà quelques autres applications, surtout pour les déchets de fabrication qui, en raison de leur Impureté; ne peuvent convenir à la production de l’acétylène. Il rappelle en particulier les services que le carbure de calcium impur peut rcudre à l’agriculLure sous deux points de vue: comme moyen de. chaulagc, la chaux résultant de la décomposition du carbure de calcium par l'air atmosphérique étant dans un état de division qui la rend facilement assimilable, et comme agent de destruction des parasites, par les divers gaz (le phosphure
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- d’hydrogène, par exemple) qui accompagnent l’acétylène se dégageant d’un carbure impur. Passant ensuite à l’acétylène M. Janet, fait observer que, son champ d’application, encore restreint à l’éclairage, ne peut également manquer de s’étendre ; déjà 011 a propose de remployer a l’alimentation des moteurs et à la préparation d'un noir de fumée impalpable par coinbustiou en présence d’une faible quantité d’oxvgène ou mieux encore par décomposition par la chaleur à l’abri de l’oxygène ; d’autre part la facile combinaison du brome et de l’acétylène fait du produit de eotto combinaison, le bibro-mure d’acétylène, un agent que ne manqueront pas d’employer les chimistes pour la préparation de quelque composé organique, dérivé de l'acétylène, susceptible d’applications industrielles.
- Abordant 1 emploi de l’acétylène pour l’éclairage, M. Janet rappelle que deux moyens s’oi-frent au consommateur pour se procurer cet agent d’éclairage : production sur place au moyen de gazogènes et production dans une usine suivie d’un transport aux lieux de consoin»
- Le premier de ces procédés, le plus souvent adopté jusqu’ici, n’est pas sans inconvénients en raison clos dangers d’explosion qu'il présente, dangers qui se manifestent trop souvent par des accidents regrettables. Toutefois ces accidents ne sont pas dus, comme ou polirait le craindre de prime abord, aux propriétés explosives de l’acétylène lui-même. Sauf deux (celui de l’usine Pictet survenu il y a trois ans et dû à une explosion d’un récipient d’acétvlènc liquide, et celui plus récent, qui a eu lieu au laboratoire de M. Vieille où l’on se plaçait, à dessein et à Litre d’essai, dans les conditions où une explosion est à craindre'), les nombreux accidents qu’enregistre quotidiennement la presse sont dus à des explosions d’iui mélange d'air et d’acétylène et résultent soit d’un vice de construction des appareils soit d’une manipulation imprudente par des personnes ne se doutant pas du danger qu’elles courent ; ils peuvent donc être évités par une fabrication plus soignée des appareils et par un usage mieux compris de ceux-ci.
- Le second procédé d’alimentation présentera ec dernier point de vue des avantages incontestables, la manipulation des appareils mis entre les mains du consommateur étant alors beaucoup
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- {.'ÉCLAIRAGE É T. E C TR JOUE
- plus simple que eelle d'un gazogène et ne vaut donner lieu à des explosions de mék d'air et d’acétylène que par suite cV
- r::r
- porter à peu de frais l'acétylène il faut, comme pour le transport de l’oxygène, de l'anhydride carbonique. du gaz chlorhydrique, etc., faire tenir
- de gaz. T/aeétylène sous pression. l’aeétvlène liquide étant, en raison du caractère de l’acétylène, des explosifs uestion ne pouvait être résolue dans"cette voie*"). La dissolution de l’acétylène dans un dissolvant approprié parut préférable à MM. Claude et Hess qui, en 1896, à la suite de
- euses expériences > les prévisions des :
- depuis ont montré que tours étaient fondées et «pie, pourvu qu’on 11e une certaine pression assez élevée îères'i la dissolution de l’ac.
- Elle l'était s l'application une difficulté se présenta ; le volume de l'acé-
- ro atmosphères, 'diminue au contraire quand le gaz dissous s'échappe ; par suite un récipient plein de liquide au début présente, après quelque temps d’ulilisalion, un certain volume vide de liquide et renfermant de 1 acétylène gazeux sous pression. Il y a donc de ee fait risque d’explosion. Certes le risque est moins grand que si tout le récipient est rempli de gaz s< car les travaux de MM. Berthelet et nous rappelions plus liuul l’ucétilène gazeux peut se
- pas dans l’acétylène cl que la pression ne dépasse pas trop la limite indiquée précédemment. Mais si faible qu’il soit
- applications do l’acétylène, l’éclairage des voitures de chemins de fer et de tramways par Tl fallait don
- oïl utilisant une propriété capillaires : eelle d’une onde explosive déterminée en un de leurs points s'ils sont suffisamment étroits |
- de la réaction c
- sive. O11 a rempli les récipients empilées d’un corps extrêmement poreux, occupant Uinle la capacité du récipient, et capable' d’absorber une quantité considérable d’acétone où l'on dissout ensuite de l'acétylène sous pression. Dès lors il n'y a plus de danger car le gaz se trouvant obligé de passer à travers une mul-eapiliaires avant de s’échapj ce ne \
- titude de
- mie onde explosive ne peut s v propager ;> Un il est vrai un peu de la puissance d’omma-
- enpd par la masse , mais la quantité de
- Utilisé, ]
- r unité de volume total est. grande pour que le procédé rosie industriel car les essais ont montré que
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- IZ
- 1)11 at-
- e.es conditions il n\ a pas pins de danger qu’avec l'acétylène, dissous dans l’acétone. La quantité d’acétylène emmagasiné par unité de volume du récipient est de beaucoup inférieure à celle (pie
- pv rapport à . magasinement
- grande réserve de gaz, le j Mru appliqué avnntagcusement convient mieux, que le second pour l'éclairage des voitures do chemins de fer et de tramways lorsqu’on est oblige de mettre- les récipients sur le toit de la voiture ; dans ce cas en effet les récipients se trouvent, pendant l’été, portés
- cocflicient de solubilité ' de ' l’acétylène . l’acétone décroît assez vite quand la température s’élève, la pression croît beaucoup plus vite dans les récipients à acétylène dissous c dans ceux à acétylène comprimé : les soupapes de sûreté des premiers entrent alors en jeu et
- œrWedug
- Après avoir développé les renseignements qui précèdent sur les deux procédés qui peuvent être employés pour le transport de l’acétylène
- H signale en premier lieu l’application à l'éclairage des voitures du funiculaire de Belle-où l’on emploie l’acétylène dissous cl à
- celui des voitures de la ligue Porte d'Ivry-les-llalles où l’on utilise l’acétylcne comprimé. Il montre, ensuite une sorte de torche à acétylène constituée par un long récipient cylindrique à la partie supérieure1 duquel se trouve une couronne de becs ; l’appareil, d’un poids restreint,, peut être facilement porté sur l’épaule comme un fusil et est appelé, à rendre dos services toutes les fois qu’on a besoin d'un éclairage intense,
- disque de verre rouge sur le trajet delà lumière cette torche un signal de protection d’un train arrêté en ^ pleine voie,
- 1 ' ; ordre d'idées le
- train alimentée à l'acétylène.'
- M. Janet fait ensuite fonctionner divers-appareils d’éclairage où- la chaleur dégagée par la de raeélylènc est ^utilisée pour por-
- . II. faut en effet qu’avant sa sortie du brûleur le gaz acétylène soit mélangé avec .une quantité d’air suffisante pour le brider eomplè-Or la vitesse d’inllammation d’un tel est très grande, beaucoup plus grande vitesse d’échappement généralement
- drogène de l’acétylène vient s’ajouter celle qui résulte de la décomposition du gaz lui-même, de sorte que l’on obtient une température i élevée qu’avec la combustion, du gaz Avec un bec dit, « bec bébé » l’a-l’est pas très marqué,, mais avec des becs grandes dimensions on obtient un ; considérable de la puissance lu-t l'acétylène au gaz d’éclai-l’éclairage à l’acétylène dairage des chantiers et
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- vaux exécutés de nuit sur le chemin de 1er de ceinture dans le -voisinage de la gare de Cour-celles. Le prix de revient de ce mode d’éclairage peut d’ailleurs rivaliser avec ceux des autres procédés d’éclairage utilisés dans le même but, car on obtient la cnrcel-lieure avec une consommation de 2 litres d’acétylène et le mètre cube d’acétylène peut être vendu 4 location des appareils' compris ; 'le prix de la' carcel-hcure ressort donc à o,S centime.
- Quant au remplissage des appareils d’utilisation il s'effectue ou à l’usine ou chez le consommateur. A l’usine sc trouvent de vastes récipients d’acctvlène dissous, formant accumulateurs, qu’il suflit de mettre en communication avec les récipients à charger. Pour effectuer le remplissage chez le client on commence par remplir à l’usine quatre récipients d’un volume de 200 litres qui, ensemble, peuvent recevoir ioo nr de gaz. Ces récipients sont placés sur une voiture qui les transporte chez le consommateur; là on les met en communication avec les appareils d’utilisation.
- Dans la dernière partie de sa communication M. Janet fait observer que si l’àcétylcné dissous ou comprimé remplace avantageusement chez le client les générateurs d’acétylène gazeux, il est des cas, où par suite d’un trop grand éloignement de l’usine deehai’ge, l’emploi de ces générateurs s’impose. Aussi décrit-il deux générateurs do petites dimensions dont le fonctionnement a donné jusqu'ici toute satisfaction. .
- Le principe utilisé dans ces générateurs est celui que M. Cossart a utilisé depuis plusieurs années dans la construction de ses lampes portatives ('): le réglage au moyen des phénomènes capillaires de l’eau mise en contact avec le carbure de calcium. Mais tandis que dans les lampes’ de M. Gussa2't l’écoulement a lieu par des tubes métalliques capillaires, il se produit, dans les appareils décrits parM. Janet, par imbibition d'une mèche ou d’une feuille de
- L'un de ces générateurs est constitué par un récipient séparé en deux compartiments par une cloison horizontale ; dans le compartiment supé-
- (J) Voir L’Eclairage Électrique, i. IX, p. 'j3i, 3i octobre 1896 cl l.'XXT, p. ai8, 11 novembre 1899.
- ÉLECTRIQUE T. XXII. — N° S.
- rieur se trouve l’eau; dans le compartiment inférieur se trouve, le carbure; lés-deux compartiments communiquent pas un tube "que remplit complètement 1111e mèche de coton. L’eau pénètre par capillarité dans le compartiment inférieur et l’acétylène se dégage ; quand on ferme le robinet de dégagement- la pression s’élève dans le récipient à carbure et s’oppose à l'écoulement de l’eau. Ce générateur a été appliqué a la construction d’une lampe de mine de sûreté donnant une quantité de lumière considérable. Dans un modèle le brûleur est disposé de manière à ce qu’on puisse avoir à volonté, pa,r une introduction d'air plus ou moins grande, une flamme éclairante ou une flamme bleue; cette dernière flamme change de couleur.lorsque l’air do la mine eoulient du grisou; de sorte que la.lampe constitue un avertisseur de la présence de ce dangereux gaz.
- L’autre générateur présenté par M. Jancl est formé d'une cuvette surmontée d’un couvercle; les parois internes de la cuvette sont tapissées par une feuille de drap dont-les bords, serres entre la cuvette . et le couvercle', sont à l’extérieur de l’appareil. Sur le drap sc trouve une feuille de plomb percée dè trous qui maintient le drap et qui reçoit le carbure de calcium. Tout l’appareil étant plongé dans un seau d’eau, l’eau pénètre peu à peu à travérs les pores du drap et l’acétylène se produit. Une disposition particulière du tube de dégagement force le gaz à sc dessécher par son passage sur du carbure de calcium avant d’arriver au brûleur. M. Janet fait fonctionner un gazogène de ce genre et s’en sert pour alimenter un projecteur constitue par un miroir parabolique suivant l’axe duquel sont disposés trois ou quatre brûleurs. Ce projecteur est utilisé par le conlércneicr pour projeter une vue de la voiture servant au transport de l’acctylèue, dont il a été question plus haut, ainsi que quelques vues prises par M. Janet eu Extrême-Orient et qui, bien que n’avant avec la question de l’acétylène d'autre rapport que le-mode d’alimentation de l’appareil de projection, n en étaient pas moins intéressantes.
- J. B.
- Le Gérant . C. XAUD.
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- Tome XXII. Samedi 10 Février 1900. 7s Année. — N" 6
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A, CORNU, Professeur à l'Ecole Polytechnique, Membre de l’Inslitul. — A. D'ARSONVAl. Professeur au Collège de France, Membre de l’Inslitul. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l'École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des
- Professeur au Collège Rollin.
- RELATIONS ENTRE L’\H1 V NT\TlON
- ET LES AUTRES PHÉNOMÈNE S (J j
- Tout ce qu’on sait sur l’aimantation porte à penser que. quelle qu’en soiL la cause précise, elle modifie les dispositions relalives des molécules, leur orientation, sans probablement altérer les molécules elles-mêmes. 11 en résulte qu'elle ne doit pas modifier les propriétés dépendant de la molécule môme (poids moléculaire ou densité de vapeur, chaleur spécifique, etc.), tandis qu’elle peut avoir une influence sur celles qui dépendent des positions relatives des molécules (conductibilité électrique ou Lhermique, propriétés mécaniques, dimensions, etc.). C’est bien, en effet, ce qui correspond aux résultats expérimentaux obtenus jusqu’ici.
- D’ailleurs, l’action d’un champ magnétique sur les positions relatives des molécules est surtout considérable pour les corps très magnétiques tels que le fer, le nickel, le cobalt et leurs alliages; elle existe aussi, mais beaucoup plus faible, pour la plupart des autres corps. On doit donc s’attendre à observer des changements plus considérables dans les corps très magnétiques que dans les autres; c’est ainsi que la polarisation rotatoire magnétique produite par des lames minces de fer, de nickel ou de cobalt est énorme par rapport à celle que l'on obtient pour les autres corps (2) ; les conductibilités électrique et Lhermique pré-
- () Ayant eu l’occasion il analyser un grand nombre de travaux relatif» à cette question, je pense être utile aux personnes qui s’occupent du magnétisme, en réunissant ici les principales indications bibliographiques et en indiquant les résultats les plus généraux.
- (3) Kundt, ('. R. de l’Arad. de Berlin, 1884 et 1885 : Journ. de Ph. (a), t. III, p. 496, 1884 : et t. V, p. 78, 1886. — Du Bois, Wied. Ann., t. XXXI, p. 34i, 1887.
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- T. XXII.— N- 6.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- sentent cependant le phénomène inverse, leur variation clans un champ magnétique étant Lien plus grande pour le bismuth cpie pour les métaux magnétiques; cette exception semble bien difficile à expliquer actuellement.
- Inversement, les agents qui modifient les positions relatives des molécules, comme les variations de température ou les actions mécaniques, inlluenl sur les propriétés magnétiques ; nous laisserons do côté ici l’inlluence de la température* (*).
- Actions mécaniques (-). — Les relations entre; l'aimantation et les phénomènes mécaniques sont très intéressantes, non seulement en elles-mêmes, mais à cause des liens théoriques qu’on a pu établir entre elles, et que l'expérience a presque toujours confirmés : par exemple, une traction diminue l'aimantation acquise; par le nickel dans un champ donné, et inversement le nickel se raccourcit quand on l'aimante.
- L’aimantation semblant consister en une orientation d'aimants particulaires sous l’action du champ, on peut prévoir que* tout ce qui facilitera le mouvement des particules accentuera l'action du champ magnétique: en effet, si par exemple ou imprime des vibrations à un noyau qu’on a soumis à un champ croissant à partir de zéro, l'aimantation qu'il avait déjà acquise augmente ; inversement, en agissant de même sur un noyau qu’on désaimante en diminuant progivssivemcnt le champ, on obtient une diminution de l'aimantation, et si, à ce moment, on était revenu à une valeur nulle du champ, l'aimantation rémanente disparait on grande partie, à moins qu’on n'ait pris des précautions spéciales. En soumettant à un cvclc du champ un novau maintenu continuellement en vibration, on obtient une courbe d'aimantation presque réversible, c'est-à-dire dont les deux branches sont presque confondues ; la perte d’énergie duc à l'hystérésis est donc alors très faible (des effets de ce genre se produisent très probablement dans les machines industrielles et réduisent les pertes par hystérésis). Si on produit des chocs sur un aimant permanent, comme il est actuellement soumis au champ démagnétisanl dû à faction de ses pôles, son aimantation diminue (à moins de précautions particulières dans sa construction).
- (3) lension. Pression longitudinale : Matthichi, (' R-. t. XXIV, p. 3oi, 18.J7. —Villahi, Pogg. Ann., t. ('XXVI, ]>. 87, i86J. Lord Kelvin, Phil. Trnns., L. CLÏ1, p. 64, 5878 et Repeint of Papevs, t. IT, p. 33a. — Ewing, Phil. Crans., t. CL.WV 1, 2e p., p. 608, j88j. — H. To.mlinson, Proc. Roy. Sur. I.ondon, l. XL11, p. a3o, 1887.— Kwjng cl G.-C. (.owan. Phil. Tram., I. CLXXIX. p. 3a> et 333, 1888. — II. Tomi.inson, Phil. Mag. (5), l, XXIX, p. 3qi. 1890. — Curer, Phil. Traits., t. Cl.XXXI, A, p. 329, 1890. — IIi.idwrii.i.i.r, JVied., Ann., I. LU, p. 462, 1894. — B. lîiiuiKKTT, Phil. Ret1. (5L p. ar>7, 1897. • Nvgaoua et Honda. Phil. Mag. (y, t. XI,VI. p. 261, 1898 et Ecl El.,
- Pression uuïfonue : Wassmuth, Sitz. d. J/,ad. d Wissensrh. zu ÎVieu, t. I.XXXVI, p. 53g, 1882. — Xagaoka
- i in s ion Muikwi, /. r. — G. Wiedehann, Pogg. Ann.. 1. CIÏI, p. 563, i838. — Lord Kelvin, l. c. — Ewims. Proc. Ror. Soc. London, 1881, p. ai et i883, p. 117. — Knoti, Trans. Roy. Soc. Edimh., t. XXXII,]). 193,1883.-IiXYifdiauan. Tl lpt1. Ann., t. XX.VIJ, p. '376, 1886. — Ziîiindi:u. IVied. Aun.,l. XXXVI H, p. 68, 1889 et t. XLI, p. a 10, 1890. Xagaoka, Jour. Coll, of Science. Imp. T~nic. of Japon, t. II, 1888, p. a83 et 3o4, et t. 111, 1890, p. 333: Phil. Mua. pji, t. XXIX, p. 128, 1890. — Ivkott, liroc. Roy. Soc. Edimh., L. XVIII, p. 481, 1890, et t. XVIII, p. 124, 1891. — U. Moreau, C. li., t. XXII. p. 1192. 1896.
- Acad, de Vienne. 1876. — Janet, Ann. de ! Eus. sup. de- Crenobte (2). 1890. — K.nott, /. c. Villaiu, Mem. di Rologna ('»), t. II, p. 4 *3, 1892.
- Influence d'une aimantation transversale oscillante : Gkhosa et I-’iszt, Rendi Conti de! R. Jst. I.ombardv,
- I. XXIV, fnsr. x, avril 1891. — Fjnzi, The Electrieian, p, 672, 3 avril 1891.
- Théorie : KiRoiniovr, Uted. Ann., t. XXIV, p. 5a, i883 et Gesammcltc Abhundlungen, p. 91, Leipzig. 1891. --
- J. -.T. Thomson, Applic. of Dynamics to Physies and Chemistry, London, i883. — Xagaoka et Joxia, Phil. Mag- A • t. XL T, p. 4i>4, 1896. — Xagaoka et Honda, l. c. — On trouvera une étude très intéressante de ces phen. dans : IXving, Mugit, fnd. in Iran, chap. i\. p. i8>.
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- - TouLe cause mettant en mouvement les aimants particulaires doit produire des effets analogues : (t'est ce qu’on vérifie par exemple en faisant passer dans le noyau lui-même un courant alternatif, produisant une aimantation transversale alternative qui met les particules en vibration.
- Mais, en dehors de celte aide apportée à l'action du champ magnétique, il est bien difficile de prévoir ou d’expliquer l'influence des actions mécaniques; ainsi, une traction exercée sur un fil de fer diminue sou aimantation dans les champs faibles ; il y a au contraire augmentation pour un lil do nickel ; pour les champs très considérables, c’est l'inverse.
- Ewing'a cherché à montrer que tous les résultats obtenus peuvent s'expliquer en partant de sou hypothèse, que les seuls liens que les aimants particulaires aient, à vaincre pour obéir à l'action du champ sont ceux qui résultent de leurs actions magnétiques réciproques ; mais, quelque ingénieux que soient ses raisonnements, il semble bien que la base soit insuffisante, ce qui résulte d'ailleurs de ce que les prévisions tirées des mêmes raisonnements ne sont pas toujours réalisées ; ainsi, une pression uniforme extérieure agissant sur un noyau plein doit augmenter les liens magnétiques réciproques des aimants particulaires, puisqu’elle rapproche ceux-ci, et par suite affaiblir ses propriétés magnétiques : or Nagaoka et Honda ont trouvé le contraire pour le nickel.
- En somme, il est probable que dans les relations entre l’aimantation et les actions mécaniques, comme d'ailleurs dans tout ce qui concerne l’aimantation, interviennent d’autres forces moléculaires, d'origine non magnétique, de sorte que la diversité des résultats obtenus provient simplement de la variabilité de ces forces avec la nature du corps, et que les résultats obtenus ici sont aussi difficiles à relier à une théorie générale que tous ceux concernant des phénomènes moléeulaires, par exemple l’élasticité, les dilatations, etc.
- Dimensions et volume (U. — L’influence de l'aimanlulum sur les dimensions et par suite sur le volume du fer, du nickel et du cobalt a été mise en évidence d’une manière non douteuse; Les variations sont do l'ordre de elles suivent, lorsqu’on fait croître le
- champ, une allure différente pour les trois métaux; le fer par exemple s’allonge sous l'influence d’une faibli; aimantation longitudinale; mais si on augmente le champ, la longueur passe par un maximum et décroît ensuite lentement. Il semble que dans ces expériences, et particulièrement dans celles où on a étudié la variation du volume, on n’ail pas assez tenu compte de la dilatation due au dégagement de chaleur résultant de T aimantation ; on trouve par exemple que l’application d’un cycle d'aimantation correspondant à une dissipation d’énergie de 100000 ergs causerait, en supposant que la chaleur produite échauffât Je noyau seulement, mie augmentation de volume de l’ordre de io~7; l’erreur de ce chef peut être bien plus grande lorsque la chaleur peut se communiquer au liquide (plus dilatable que le fer) dans lequel on plonge! généralement le noyau pour étudier sa variation de volume.
- Ù) Joulk, Phil. Mag., t. XXX, p. 76, 184-. — WuHittEiH, A»n. de Ch. rt de Ph. (3). t. XXtlt, p. 3u6, 1848. — Bci r, Ann. der ('hernie und Pharm., t. 111, p. 1 ji, 188\. — Mayer, Phil. Mag., L. XLVI, p. 177. — Bvtireti, Xature, l. XWI, p. )8), 1882. — S. BimvELL, Proc. Roy. Soc. London, t. Xt.I, p. 109 cl 287, 1886, et Phil. Iran»., p. ao5, 1888. — Grimaldi, JVrf0‘'o Cimente (h, L. XXI), 1888. — Ciixke, Phil. Traits., p. 329, 1890. — Cantons, Ment. d. r. Arcad. dei I,incri, 1. VI, p. 487, 1890. — Knott, Proc. Roy. Soc. Kdinh., t. XVIII, p. 3i’>, 1891. — Kerof.t, (.'. R., C CXV, p. 722. 1892. — K no iT et Sitand, Proc. Roy. Soc. Rdinth., I. XIX, p. 8> et 249, 1892. — Leghner, Phil. Xag. (5), t. XXXVi, p. :h»4, 1893. Xagaoka, Phil. Mag. (8), l. XXXVII, p. iîi, 1894. - S. Btiuvem.. Proc. Roy. So'-. l.ondon. t. t.VI, p. 228, 1891, et L11111. RI., I. J,II, p. 626, 1894- — Jones, Phil. Mag. (>1, t. XXXIX, p. 284, i8y>. — L,-T. More, Phil. Mag. A), t. XL, p. 1898. — IIckmuzesci', Arch. de Cenève (4), t. IV, p. 43i, 1897 — II. Xagaoka et K. HoNtiA, L>/til. Mag. [y, t. X L \ I, p. 261, 1898 et Ecl. KL, t. XIX’, p. 204, 1899.
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- Pouvoir inducteur spécifique (l) et indice de réfraction (2). — Toutes les expériences ont donné des résultats négatifs, malgré la sensibilité des méthodes employées ; ainsi, Koch aurait pu déceler au moyen d'un réfractomètre interférentiel un changement de l’ordre de 3.io~8 dans l’indice de réfraction des gaz, et de 3.io~7 dans celui des liquides ; il n’a obtenu aucune action d’un champ magnétique assez étendu de 3 ooo C. G. S., non plus que d’un champ plus restreint environ dix fois plus intense. Des expériences particulièrement intéressantes sont celles de Shea, qui a étudié directement l'influence de l’aimantation sur la réfraction par des prismes très aigus des métaux magnétiques, obtenus par la méthode de Kundt i3) ; il n’a obtenu aucun résultat.
- Pouvoir rotatoire magnétique. — Nous n'y insisterons pas ici (4) ; remarquons seulement que la loi des mélanges ne s’appliquant pas au pouvoir rotatoire magnétique, on ne peut pas déduire les propriétés tLun sel solide de l'étude de ses solutions, ni à plus forte raison celle d’un métal de l’étude de ses combinaisons.
- Réflexion de la lumière sur les aimants f). — Pour expliquer les modifications que subit la lumière polarisée eu se réfléchissant sur un miroir métallique aimanté, l’hypothèse la plus simple est de faire intervenir la polarisation rotatoire magnétique de la couche où pénètrent les ravons lumineux ; mais il semble que certaines particularités du phénomène ne soient pas expliquées par cette hypothèse, de sorte qu'on devra peut-être en déduire une nouvelle action du champ magnétique.
- Conductibilités électrique et thermique (B). — Le seul corps dont la conductibilité varie d’une manière considérable sous l’action d'un champ magnétique est le bismuth ; sa conductibilité électrique diminue quand le champ augmente à partir de o ; elle est réduite à
- (•) Hall, Sillimun's American Journ. of Science (3), t. XX, p. 161. 1880. — Van Aubiil, Hall, de l'Acad. des sciences de Belgique (3], l. X, p. 609, x885 et t. XXI, p. 280, 1896. — A. Palaz, Avch. des .sc. phys. et math. de. Genève (3), l. XVII, p. 1887. — Drude, Wied. Ann., t. LU, p. 498, 1894.
- (3) D. Siiea, Wied. Ann., t. XLV.II, p. 184, 189a. — Koch, Wied. Ann., t. LXV1II, p. i3a, 1897.
- (*) Kundt, Wied. Ann.. t. XXXIV, p. 460, 1888, et t. XXXVI, p. 824, 1889.
- (l) Voir : E. Mascakt, Traité d'optique, t. II, p. 870, Paris, Gauthier-Yillars, 1891. — Mascart cl Joubekt, Traité dél. et de magn., 2® édit., t. I, p. 746, Paris, Masson, 1896.
- (*' Kehr, Phil. Mag. (8), t. III, p. 321, mai 1877, et t. V, p. 161, 1878. — Fitzgerald, Proc. Boy. Soc. I.ondon, l. XXV, p. 447, 1877. — Gordon, Pkil. Mag. (>), l. IV, p. 104, 1877. — ICai.l, Phil. Mag. (•>), t. XII, p. 157, 1881.
- — Lurent/, Arch. néerlandaises, 1. XIX, p. xa3, 1884. — Kundt, Sitzungsber d. h. pr. Akad. d. Wiss. zu Berlin, t.. XXXIV, p. 761, 1884 ; Phil. Mag. (5', L. XVII, p. 3o8, 1884 ; Wied. Ann., t. XXlil, p. 293, 1884, et t. XXVII, p. 198, 1886. — Vas I.oghi'm, Dissert. Loyde, 1884, cl Beibla-tter, t. X, p. 869, 1884. — Righi, Ann. de Ch. et de Ph. (6;, t. IV, p. 433, i885 ; t. VIII, p. 65, 1886, el l. X, p. 200, 1887. — Du Bois, Wied. Ann., t. XXXIX, p. »i, 1890. — Basset, Proc. Boy. Soc. London, 1. XJ.IX, p. 76, 1891. — Goi.dhammkk, Wied. Ann., t. X/.VJ, p. 71, 1892.
- - Drude, Wied. Ann., l. XLY il. X L VU I, XT.IX, L et LII. — Rosengvist, Acad, d lIclsingfors, 1892, et Beiblcelter, l. XVIII, p. 221, 1892. — Sissincii, Arch. Neerl., l. XXVII, p. 173, 1893, et Wied. Ann., L. XLI1, p. n5, 189.4. Zeeman, Arch. XéeH., t. XX YII, p. 2 3 2, 1893. — XVind, Comm. front the Lab. of Phys, of f.eyden, 1894-
- («j Conductibilité électrique. Bismuth : Rronr, Atti delta rente Acad, dei l.incet, 11 novembre 1888. — A. Huhjon, C. B. de l'Acad. des Sciences, t. XCYIÜ, p. 12 37, 1884. — A. J,educ, J- de Ph. (2), l. III, p. 363, 184, l. V, p. 118, 1886 et t. X, p. iia, 1891. — Van Aurel, Phil. Mag. (5), t. XXV, 1888.— Hknderson, Phil. Mag. (5), t. XXXVIII,
- p. 448, 1894.
- Autres substances : XV. Thomson, Phil. Traits., p. 3ii, 1856. — Bletz, Pogg. Ann., t. CXXYIII, p. 173, 1866.
- — Adams, Phil. Mag. (5', t. I, p. i53, 1876. — Auerbach. Ann., t. V, p. 289. 1878. — Goi.dhamuer, Wied.
- Ann., t. XXXVI, p. 8o4, 1889. — II. Tomi.tvson, Phil. Mag. (5', t. XXV, p. 280, 1888. — Gakbasso, Atti di Tvrino. t. XXVI, p. 262, i8g3. — IIurmuzescu, .irch. de Genève (4), t. IV, p. 54o, 1897. — H. Bagahd, C. B., t. CXXYIII,
- p. 91, 1899.
- 2n Conductibilité thermique,. Bismuth : Leduc, C. B. de l'Acad. des Sc., t. CS", p. 220, 1887. — A. Righi, Atti d.
- Autres substances : Maggi, Arch. des Sc. phys. et nat. de Genève, t. XlY, p. i32, i85o. — Xaccari et Bki.lati, Nuovo Cimenta (3), p. 72 et 107, 1877. — Tomlinson, Proc. Boy. Soc. London, t. XXVII, p. 109, 1878. — Battelli, Atti di Torino, t. XXI, p. 339, 1886. — I». Korda, C. it., t, CXX VIII, p. 41S, 1899.
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- la moitié de sa valeur initiale dans un champ d'environ, 20000 C. G. S., au tiers dans un champ de 35 000 G. G. S. Les expériences peu précises faites sur la conductibilité thermique montrent qu'elle varie à peu près de même.
- Pour les métaux magnétiques, la variation est beaucoup moins considérable, et de l’ordre des changements dans les dimensions sous l'influence du champ; elle est donc difficile à étudier avec précision, cl. les résultats obtenus sont parfois contradictoires ; il semble cependant prouvé que la résistance du fer augmente dans une direction parallèle au champ ; pour le nickel, le cobalt, le tellure, l'aluminium, on a observé d'une manière moins certaine une variation dans le même sens ; pour les autres métaux, les résultats sont tout à fait incertains. Ces résultats portent à penser que la conductibilité thermique de ces corps doit être peu modifiée également dans un champ magnétique ; d'ailleurs les méthodes de mesure ne comportent que peu de précision, et les variations observées par quelques auteurs sont dues sans doute à des causes perturbatrices.
- Phénomène de Hall (‘L — Il consiste dans la déviation, sous l’influence d'un champ magnétique, des lignes de flux d'un courant traversant une plaque conductrice (il semble devoir être attribué, surtout d’après les résultats obtenus réeemmeut par Lebrel, à une variation dissymétrique de la résistance de la plaque. On l’a constaté dans un grand nombre de corps et particulièrement, par ordre d'intensité décroissante, dans le tellure, bismuth, antimoine, charbon, nickel, fer, cobalt, argent, or, cuivre, aluminium, etc. ; le sens de la déviation des lignes de flux n’a pas de relation simple avec la nature magnétique des corps ; ainsi il est le même pour le bismuth, le fer, le cobalt. IJ existe également pour les solutions salines de métaux magnétiques ou non (fer, cuivre, zinc).
- Phénomènes chimiques (2). — La manifestation la plus étudiée de l’action de l’aimantation sur les phénomènes chimiques est la variation dans un champ de la force électro-motrice d'une pile dont une des électrodes est constituée par un métal magnétique ; le sens de l'action peut être prévu par le raisonnement bien connu de M. Janet., dont il résulte que le fer aimanté est positif par rapport au fer non aimanté, ou encore que si on place dans un champ magnétique une pile dont une des électrodes est formée d'un métal magnétique, la force éleclromotrice doit augmenter si cette électrode est positive et diminuer dans le cas contraire. C’est ce qui a été observé en effet expérimentalement pour le fer et le nickel; on a observé une action de sens contraire pour le bismuth, corps diamagnétique.
- Propriétés thermoélectriques f;i). — La force électromotrice d’un couple thermoélectrique dont l’un des métaux est constitué par du fer varie dans un champ magnétique, mais ccs variations dépendent de la direction de l’aimantation et ne sont pas de même sens pour
- t1' Journ. of Math., t. TI, p. 287, 1879 ; Amer. Jauni, of Science, l. XX, p. 161, 1880 ; Jauni, de Pli. (1),
- t. IX, p. 289, 1880 et t. X, p, 1J2, 1881. — S. Bidwell, Phil. Mag., (5), t. XVII, p. 249, i88). — Hall, Phil. Mag., (j), l, XIX, p. 419, 1885. —Ettixoshausks et Xernst. It’ien. Perl. (2), t. XCIY. p, 56o, 1886. — Lfhrut, Cotnm. from l.ab. of Physic ut tint Unie, of Jeiden. nos i5 et 19. 1892. — Pour les liquides, voir la bibliographie dans un article de H. Bagard, éclairage Èlect., t. XV, p. 98, 1898.
- (2) Rkmskn, Lumière EL, t. IV, p. 126, 1881. — Coi.ardkav, Journ. de Pb. (a). I. VI, p. 169. 1887. — P. Janet, Jouni. de Pli. (2), t. VI, 289, 1887, t. VIII. p. 3iî, 1889. — Xiciiot.s et Franklin, Amer. Journ. of Sr., t. XXXV, p. 190, 1889. — Duhem, Thèse de doct., Gauthier-Villars, p. 38, 1888. - - Rowi.and et Bell, .huer. Journ. of Sc., t. XXXVI, p. 39, 1888. — Turine, Soc. Physico-Chimique russe, t. XXIII. 1891. — Hl-rmuzesgu, /• de Pli. [3), I\, p. 118, 1895, Éclairage EL, t. II, p. 248, 1892, et Arch. de Genèee (4), t- V, 27, 1898.
- (*) 3V. Thomson, Phil. Traits., t. III, p. 722, i856. — Strouhal et Bares. IVied. Ann., I. XIV, p. i>4- 1881. — Ba«.hmktieff, Soc. Physico-Chimique russe, 1891. — Cuassagny, C. li. de l'Acad. des Sc., t. CXYI, p. 'i~~. 1893. — Rattei.li, Nuovo Cimento (3), t, XXXV, p. 5f>, 1894. — L. Houlleviouk. Ann. de Ch. et de Ph. (7), t. VII, p. 456, 1896. — R. Dei'kegoer, Jl'ied. Ann., t. LXII. p. 97, 1897.
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- différents corps magnétiques ; ainsi avec un couple fer-cuivre, en faisant croître le champ à partir de o, la force éleclromotriee augmente d’abord, puis passe par un maximum et diminue ensuite en devenant plus faible qu'elle ne l’était au début; avau; un couple acier-cuivre, on obtient une diminution continue.
- Décharges dans les gaz raréfiés Qt.— La présence d'un champ magnétique modifie d’une manière très complexe l’aspect des phénomènes lumineux produits dans les tubes à vide par les décharges électriques ; il semble pourtant qu’un puisse rapporter «'es modifications à deux genres : d’une part, des actions électromagnétiques sur les charges électriques en mouvement, auxquelles se rattacherait par exemple la déviation des rayons cathodiques ; d’autre part, des changements dans le mouvement des molécules du gaz, électrisées ou non, produisant les variations de résistance souvent observées et les varialions dans l’aspect et dans le spectre des phénomènes lumineux.
- Modifications dans ht nature des radiations émises par les sources lumineuses. — Nous rappellerons seulement ici, sans y insister, la découverte de Zeeman r) et les travaux qui l’ont suivie, dont l’intérêt augmente tous les jours.
- Ch. Maub.un,
- LES LAMPES A I\CA\DESCEACE"
- M. IIira.m Maxim a récemment apporté aux pompes à faire le vide dans les ampoules pour lampes à incandescence, tubes dcCrookcs, eLc., quelques perfectionnements permettant de faire le vide plus vite et au delà du millionième d’atmosphère, «pic l’on considère comme la limite du vide des pompes de Sprengel. L’ensemble de l’appareil Maxim comprend une pompe à mercure auxiliaire de Sprengel, une pompe à vide mécanique et un élévateur de mercure pour retourner le mercure «le la pompe au réservoir.
- La pompe auxiliaire est représentée par les figures 2 et -2. Son réservoir à mercure A est relié par un joint au mercure a. a. à l’ampoule rq, avec manomètre </., cl portant, en «B, suspendu au crochet u,, un d<‘sséehant rq, constitué par exemple par de l'aride phosphorique anhydre. Il communique avec le réservoir principal de mercure par le tube a6, avec ajutage itv par où le mercure tombe sur la plaque rq#, où il s’étale, en abandonnant son air; le tube rq communique avec; la pompe avide mécanique, cl le tube a. amène, du réservoir principal, un courant de mercure, dont l’écoulement par an détermine un vi«le élevé dans A.
- (*) Nous laisserons de côté ici les indications bibliographiques se rapportant aux travaux récents sur les rayons cathodiques.) Plvcxi'h, Pt>gg. Ann., I. CIII, p. 888, 1888. — TI/ttohi', Pogg. Ann., t. CXXXYI, p. ai3, 1869. — De
- — Chookhs, îd., p. 617'— Goldstein, Wied. Ann., t. XII, p^ agi, 1881. — Loiputcai, de PU. (a), l. 'VIT, p. 89, 1888. — J.-J. Thomson, Recent Itesearches, p. ioj et i3i. — Mki.a.ni, JVuovn Cirnenlo (4), t. Y, mai 1897. — Près-ton, Phi!, \Lag. (5), t. XL Y, p. 334. «898. —Yan Aurel, J. de Pk. (3), t. VII, juillet 1898 et Éclairage Kl., t. XYI, p. 43u, 1898. — Mastuaochi, Nuovo Cimento, L. \ II, p. 1-- ; Kcl. Kl., t. XIX, p. 01/ 1899.
- (â' Zeeman, Acad, des Sciences d'Amsterdam, 3i octobre 1896. — Voir : A. Cotton, Le phénomène de Zeeman,
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- Fig. 3. — Pompe mécanique Maxim.
- L'extrémité A2 du tube recourbé A, débouche dans le voir R par trois ajutages ax qui pro-
- jettent leur mercure dans des eu- /-------------\
- pules b qui s'y emplissent, puis io // J f \ \\\
- laissent tomber dans Les tubes CGC lL 1 J 1 ^ ^
- en larges gouttes formant des sortes
- mise en communication :*par avec l’ampoule oit l'on fait le vide, par B, avec un réservoir d’un gaz qucleonque à introduire dans l’ampoule, et par IL avec la pompe mécanique qui y lait le vide préliminaire. Des tubes G C C, l’ail* passe par D >\ à la chambre E, reliée, par e à la pompe pneumatique, et le mercure par Dj à l’élévateur.
- La pompe mécanique est ifig. A à trois evlindres Fj K, F-, avec pistons G, Gâ G3 commandés par manivelles parallèles pour Gr, et G3, à i8o° de CL à G, ou Gr Dans la position figurée, et les pistons marchant dans le sens des flèches, G, aspire 1 air de la pompe à mercure par J f\ et G3 refoule, par fi\i J,, dans le cylindre F3. l’air précédemment aspiré de F, en F, par /D au retour des pistons, la tige Fs, commandée par un excentrique, s’abaisse, ferme par F, F. F- les soupapes f et f. et I lg' d '? 5' ~ turcaniquc
- ou\ re j„ et f3, de sorte que le piston Gr qui remonte, relouie par
- f, f, l'air de F, en F„ si ir G,, qui descend, pendant que G3 refoule par Jt Pair de Fs.
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- L ’ É C ï. AIR A C E ÉLECTRIQUE
- Les soupapes f f f3 f\ sont appuyées, pendant leur fermeture, par les ressorts des étriers I et l'étanchéité de leurs garnitures est garantie par les cupules /*, pleines de pétrole. Les garnitures des pistons G, G* G, sont constituées (fig. 4 et. 5) par des cuirs emboutis g, pressés parles cônes élastiques g, et graissées par l’immersion, au bas de courses, de l’anneau g9 dans le réservoir g6, rempli par g9de l’huile du graisseur g,, et qui se trouve ensuite distribuée par les ouvertures g10 sur les parois du cylindre.
- L’élévateur de mercure sc composa (fig. 6 à 8) de deux pompes L L, à pistons M, chargés en in3 d’un manchon assez lourd pour que les bielles min soient toujours en tension.
- — Pompe Maxim (variante
- même pendant le refoulement du mercure, aspiré par N, Na en P et refoulé par Ni N, dans le réservoir ü, qui charge la pompe à mercure. Le manchon mx fait sur L, garniture par un cuir embout? w5 avec tresses /«6 plongeant dans le pétrole m. : pendant la descente de /»,, l’air comprimé entre mx et L empêche le mercure de déborder en mx> et, vers la fin de cette descente, une soupape wr, ouverte par mi taquet mÿ de la bielle w8 laisse cet air s’échapper. Le pistou /»„ qui joue dans L, 11’y est étanche qu’au bas, par la garniture d’acier mH.
- Voici comment fonctionne l’appareil ; après avoir monté l’ampoule sur la chambre B en B, (fig. 1) on fait, par la pompe mécanique, le vide en A, en B et en E, puis, après avoir fermé a6 et e, on admet par rct, en A, le mercure du réservoir O (fig. 6) qui passe ainsi, par A, en 1} et dans les capsules b, d’où il retombe dans les tubes C C C, en achevant, comme nous l'avons dit plus liant, de faire le vide en IL Quand on a ainsi atteint un vide suffisant, indiqué par le manomètre ni} on fait passer un courant dans le filament de l’ampoule, tout
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- en continuant à faire le vide, et les gaz occlus dans le filament sont ainsi évacués par IL Ceci fait, on arrête la pompe à mercure, et l’on admet par B2 le gaz que l'on veut : do l’acétylène par exemple, dans l'ampoule, gaz que l'on raréfie au degré voulu, après avoir refermé Ba, à la pompe mécanique, puis à la pompe au mercure. Quand on faiL passer de nouveau le courant, celle trace d'acétylène se décompose en hydrogène et en carbone qui, à l’étal naissant, absorbe l’oxygène qui reste dans l’ampoule et prolonge ainsi la durée du filament.
- Dans la pompe représentée par la figure 9, le réservoir A est pourvu d’un flotteur en verre E, à bouchons perforés e, et rempli de mitraille de verre que le mercure admis par ci, a traversé en laissant se dégager son air et ses impuretés. Quand le mercure monte trop
- vite en A, ce flotteur ferme a. De A, le mercure ainsi purifié passe de A, A6 A, aux tubes C par le trop-plein de B, en grosses gonfles formant pistons comme dans la pompe précédente. Enfin 011 peut, en fermant ae et ouvrant «7, vider en G le mercure de B sans loucher à celui de A.
- M. Swan a récemment proposé pour la fabrication rapide des lampes, l'appareil représenté par les figures 10 et 14, et qui fonctionne comme il suit, les figure 1 et 12 représentant l’appareil avec une lampe finie T sur le bras b de droite et une lampe en train d’être soudée sur le bras de gauche.
- Après avoir enlevé la lampe finie, 011 monte sur l'axe creux bt la lige L avec l'extrémité de ses filaments tt en puis on la recouvre d’un globe soutenu et guidé par le support G; pendant ce temps, la seconde lampe, qui a le patin bt ’lig. 12) de son support bn embrayé avec l’arbre J3, tourne devant la flamme de chalumeau C3. Quand sou verre est ainsi porté
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- L’ÉCLA TR A GE ÉLECTRIQUE
- T. XXII. — N° 6.
- à la. température du soudage, on abaisse, parla pédale n, Je levier X, qui débraye «L et embrave par M l'arbre B, ee (pii lui fait faire un demi-tour, au bout duquel, la pédale te étant lâchée et M débrayé par son ressort, B reste enelanehé par la prise du taquet de M avec l'eneoelie symélrique de «3. Pendant ce dernier tour, le pied du support de gauche monte malgré le ressort b3 (fig, 11) sur la rampe K, et le support /, de sa calotte G descend sur la rampe K,, de manière que, à la lin de ce derniertour, G vienne, comme en figure n, exercer sur la lampe une pression élastique l'assujettissant dans sa monture és, en même temps que de l'air comprimé, amené par h, passe par h, /'à l'intérieur de l'ampoule, dont elle force le verre à épouser exactement la forme des parois de la monture.
- Pendant leur chauffe et pendant qu’on les retire, les lampes sont maintenues abaissées par les galets e et le doigt R, manœuvré par la pédale; a,.
- L’air arrive aux chalumeaux./; (fig. io et i3’ par les tuyaux j,t et le gaz par les tuyaux montés sur des boîtes j3 et./., à tiroir./, commandé par une canne,/s.
- La lampe de R ick
- ^présentée parles figures i5 et 16 est fondée comme •orps incandescent, d’une substance qui ne devient
- une température élevée, et que l’on doit, par conséquent, ehaulfer pour allumer ou amorcer la lampe. Ce corps est constitué par un crayon de magnésie ou de porcelaine G, que le courant traverse suivant BGB, mais seulement après qu’il a été porté à une température convenable par le passage du courant au travers du fil de platine ou <lc carbone B2, auquel il arrive par un thermostat bimétallique qui. lorsque G est sul'lisamment chaud, se dilate ét prend la position poinlillée, en rompant, le circuit «le B2. On obtient le même résultat par un éleclro G (fig. 17) qui, lorsque le corps incandescent G est suffisamment échauffé, en reçoit un courant, assez, fort pour lui faire attirer g et rompre le circuit de B,.
- Ainsi qu’on le voit en ligure 18. il faut, avec ces lampes A, montées en parallèle sur le circuit do l’alternateur G, intercaler des résistances B pour atténuer les variations du courant dans les crayons C, qui, sans cela, risqueraient de se fondre par T augmentation trop rapide avec leur température du courant qui les traverse.
- il. IIirst emploie comme corps thermo-conducteur des filaments de coton, que Ion immerge dans une dissolution d'un sel de zimme ou de magnésie, el que l’on chauffe gra-
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- H E Y IJ E IV É L E C T R1C1T K
- duellement par l'électricité pour brûler le coton et ne laisser qu’une gaine do zirconc ou Je magnésie, que l’on replonge dans la dissolution, el que l'on réchauffe de nouveau jusqu’à ce que le filament ait acquis la solidité et la seclion voulues. On peut employer avantageusement comme dissolution un mélange de six parties de/rAzO3 et d'une d’azotate-d Atrium ! YL.Az(V j et exposer avant le dernier séchage le filament à un courant de gaz ammoniac, qui réduit les oxydes métalliques.
- La lampe de EAlt.gemeink Elektrjcitaets GESET.Lscn.vrT représentée par la figure 19 est fondée sur Je même principe général, que les précédentes, mais avec dos dispositions pratiques très intéressantes notamment pour aspirer sa ventilation.
- Quand on visse la lampe 11 dans son support b, l’extrémité l de l'armature m fait contact avec c, et le courant passe d'abord de q ap par Lhb, l’enroulement réchauffeur DChu d et /»•, puis quand C, siilïisammentchaufFé,esl devenu conducteur, il passe par C ag, le solénoïde 0, à et A-, de sorte que ml, attiré par G, ouvre l'orificc k, et qu’il s'établit, suivant les flèches, une ventilation suffisante pour empêcher la formation d'un dépôt noir sur II par la volatilisation de G.
- Les moulures Siemens cl II.vlske, représentées par les figures 20 à 3o ont pour objet de no permettre d’attacher à un support donné que des lampes d'une puissance correspondante à c.elle du courant de celte prise. En figures 20 à 22, chaque culot porte un contact zv d’autant plus gros que la lampe est plus forte, et de diamètre correspondant au trou de la plaque isolante s,, .vj5 ss de son support. En figure 20-23, c’est le diamètre des vis d’attache
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- ?nr ;«2, m3 qui varie d’un type à l’autre. En ligure 23-27, 011 voit l'application de ce' procédé fort simple aux montures Edison, avec (ligure 29) des contacts zn z.2, z+ do 3, 5, 5,8 et 10, 5 millimètres, pour des lampes des 10, 16, 23, 82 bougies Kefner, et des plaques si} 5s, s4 correspondantes, avec trous de 3, 5, 6, 8, 8,5 et 11 millimètres.
- LE
- DÉVELOPPEMENT DES APPLIC VTJONSDE Ï/ÉLECTIUCITÉEN 1800 0)
- III. — Électrochimie et Électrométallurgie
- Dans une récente statistique le professeur Borcliers évalue à plus de 730 000 000 fr par an la valeur des produits que livre aujourd'hui l’industrie électroehirnique et élcctromé-. tallurgïque, après de 4^o 000 chevaux (0 la puissance utilisée pour la fabrication de cos
- P) Voir L’Éclairage Électrique des >0 et 27 janvier, Report......... i3ooo
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- produits el à 732000000 fr le capital dépensé pour la construction et l'installation des usines. Si Fou songe qu’on 1890 la seule application chimique de l’énergie électrique, l'aflinage du cuivre, n’utilisait, guère qu'une puissance de 2000 chevaux, 011 voit cpie le développement de l'électrochimie el de l’éleelromélallurgie a clé beaucoup plus rapide que celui de la plupart des autres applications de l'électricité et qu’il est à prévoir qu'après avoir révolutionné nos modes d’éclairage et de traction, l’électricité s’installera en maîtresse dans le domaine réservé jusqu’ici à la chimie et à la métallurgie'.
- Quelle part doit être faite à l'année 1899 pour l'extension si rapide de l'industrie électro-chimique cl élcoLroniéLulJiirgique ? C’est ce qu’il serait fort difficile de dire. Les renseignements sur cette industrie n’abondent pas ; plus que toute autre elle cache ses procédés, et les seuls indices que nous puissions avoir sur la valeur pratique d’un procédé sont les extensions que prennent, les usines où il est appliqué el les taux des dividendes distribués annuellement par les sociétés qui l’exploitent. Mais l’un el l’autre de ees indices sont bien aléatoires. Le plus souvent on indique comme puissance dépensée par l’exploitation du procédé, la puissance utilisable de la chute d’eau qui actionne l’usine au lieu d’indiquer la puissance réellement utilisée ; dès lors les extensions que prend l’usine passent inaperçues. D’autre part Je succès financier d’une entreprise ne peut être constalé qu’après quelques années d’exploitation pendant lesquelles le procédé reçoit des perfectionnements et des modifications qui souvent en font un procédé différent du procédé, primitif connu par les brevets. Dans cés conditions il est donc impossible d’attribuer à une année plutôt qu’à une autre le développement, constaté dans telle industrie électrochimique.
- Toutefois si l’on considère l’ensemble de l’industrie électrochimique et si l’on compare son état actuel à celui où elle se trouvait il y a quelques années on peut affirmer que c’est à la fabrication du carbure do calcium qu’est dû le développement considérable qu’elle a aujourd’hui. Non seulement les usines électrochimiques déjà existantes, et où l’on fabriquait de l’aluminium ou des chlorates, comme celles de Saint-Michel de Maurienne, de Froges, de Neuhausen, de Yallorbes, de Bittcrfel.d ont trouvé dans la fabrication du carbure un emploi, très rémunérateur de leur puissance disponible, mais encore de nombreuses usines ont été construites ou sonl en voie de construction spécialement dans le but. de la fabrication du carbure. Déjà à la fin de l’année 1898 il n’y avait pas moins, d’aprèsM. Kershaw, do 5i usines à carbure en exploitation ou en construction et pendant l’année qui vient de s écouler ce nombre s’est augmenté de 4‘‘- (r) 1 le développement de celle branche de l’industrie électrochimique est donc des plus rapides. Il semble même qu’il soit trop rapide car l’augmentation de la production du carbure aura nécessairement pour conséquence un avilissement du prix de vente qui pourra rendre impossible la rémunération équitable du
- lieport..................
- élcclrolytiqnes, à Livet et Gavet, sur
- La Yolta suisse, à Chèvres..............
- La Yolta, société lyonnaise de l'industrie électro-chimique, à Montgirod, près
- La compagnie.générale <1'électro-chimie iHves-Lille) à Bozel (Savoie) (en construction) ..............................
- 85 400
- de ce journal' (particulièrement t. XA'il, p. exxr, 24 décembre 1898, 1. XX, p. xix et xx, j5 juillet 1899) ont
- née 1899. Xe pouvant donner, faute de place, la liste des
- nous bornerons à indiquer, d’après un article de M. Kershaw publié récemment dans The Electrical
- répartition de ces usines :
- Usines en exploitation. — France, 21; Suisse, 11; Autriche-Hongrie, 8 ; Allemagne, 8 ; Italie, 7 ; États-
- pagne, 2: Russie, 2; Canada, 2; Belgique, 1. Total ; 76.
- triche-Hongrie, 3 ; Xorvège et Suède, 3 ; Italie, 1 ; Russie, 1 : Canada, i. Total : 17.
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- L’KCLAIHAGR ELECTRIQUE
- capital engagé. Aussi craint-on qu’après avoir attiré les capitaux vers l'industrie électro-chimique en général, au grand profit de celle-ci, la fabrication du carbure ne donne lieu, à brève échéance, à une réaction éloigmmL les capitalistes des entreprises éleclroehi-miques. A notre avis cette crainte no nous parait pas justifiée car, sans méconnaître que la spéculation ait joué un rôle trop important dans ces derniers Lemps, nous sommes convaincu que, la nécessité aidant, ou bien bon trouvera au carbure de calcium des débouchés plus considérables que ceux qu’il a actuellement, ou bien bon trouvera de nouveaux produits éleclroehimiqiies permettant d'utiliser la puissance que l’on utilise ou se propose d'utiliser en vue de la fabrication du carbure de calcium. Fui tout cas le développement de l'industrie éleclrochimique ne nous parait pas près de s’arrête)*.
- Cette opinion se trouve confirmée par l’exameu des progrès réalisés dans le domaine particulier de chacune des industries élecLroehimiqiies :
- Carbure de calcium et acétylène. — Ainsi ([ne les considérations précédentes pouvaient, le faire prévoir, le carburai de calcium tient la Le Le des produits éloctroehimiques D'après Borehers, en effet,, la production du carbure de calcium atteindrait annuellement plus de aSfiooo tonnes tandis que la production du chlorure de chaux n’atteindrait, que «a5 ooo tonnes et celle du cuivre éleclrolvtique 166000 tonnes. En prenant 4 7 a fr pour le prix de vente moyen de la tonne de carbure la valeur totale du carbure-fabriqué annuellement dépasse 96000000 fr, chiffre qui n'est dépassé que par la valeur du cuivre électrolytique (3i2ooo 000 fr environ) et celle de l’argent retiré des boues provenant du traitement du cuivre (T 5o 000 000 fr environ). Même en admettant que, ainsi que nous le faisons observer plus haut, les évaluations de, Borehers soient un peu trop optimistes, ces chiffres montrent de façon indiscutable l’importance de l’industrie du carbure de calcium.
- L’adoption de 3^5 fr pour le prix de vente moyen de la tonne de carbure de calcium indique que malgré l’augmentation considérable de la production, les prix de vente du début (4<»o à 4-ôo iï’ la tonne) se sont sensiblement maintenus; il est donc à croire, à moins d’admettre que les usines productrices ne conservent un stock considérable de produits fabriqués, que les applications du carbure de calcium sont plus importantes qu’on 11e se Je figure généralemeiil. A ce prix la fabrication du carbure est rémunératrice, car d’après Liebetanz (‘) le prix de revient, tous frais compris, de la tonne de carbure serait de 216 fr lorsqu’on utilise une chute d’eau et de 290 IV lorsqu’on se sert de machines à vapeur ; à l’usine de Méran, récemment installée en Autriche-Hongrie, le prix de revient aurait pu être ramené à 186 fr (b.
- Pour les raisons indiquées en commençant il est difficile de se prononcer sur la valeur relative des fours employés dans les diverses usines à carbure en cours d’exploitation. Tout ce qu’on peut dire c’est que dés efforts sont faits de lous côtés pour la réalisation d’un four à production continue (?), ce qui semble indiquer qu’un bon four de ce genre n’est pas encore connu. D’autre part il semble acquis que l’on obtient d’aussi bois résultats en se servant de courants alternatifs, qu'en se servant de courants continus (4) ; étant donnés les avantages économiques des courauts triphasés pour la transmission de l'énergie il est donc probable que l'avenir appartient à ces courants dans la fabrication du carbure. Quant
- de calcium avec les différentes sources d’énergie. Écl-Jiltirt., t. XX, p. 408, 3o septembre 1899.
- E‘-t. Élect., t. XIX^ p. 17a, 6 mai 1899.
- (s) Ui<:HA.KD.IjL'â fours électriques, ifc/. Elect., t. XVIII, (s) L'Éclairage lîlectrique, l, XXf. p. m cl j>.
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- iû Février 1900.
- UK V UE D’ÉLECTRICITÉ
- i'i l'influence du choix des matières premières sur la valeur du rendement en carbure' de calcium elle parait évidente, mais jusqu'ici on n'a pas de données certaines sur l'influence particulière de la nature des impuretés ries matières premières, ni de l'influence de leur pourcentage. Des recherches faites sur l'influence de l’état phvsique des matières premières paraissent indiquer qu'il \ a'a va ni âge. à prendre la «'baux elle charbon en menus fragments et non en poudre comme on le fait le plus généralement
- Si nous passons aux applications du carbure de calcium nous n’avons toujours à citer que la préparation de l’acétylène pour l'éclairage. Cette application va d'ailleurs chaque jour grandissant (2), Dans diverses villes du sud-est de l'Europe, (3) et à Niagara Kalls (A) oïl utilise l’acétylène pour l’éclairage publie; dans nos contrées l’éclairage à l’acétylène est encore restreint aux habitations isolées, aux chantiers do construction, aux wagons de chemin de fer (3), mais son extension s'effectue d’une façon continue qui fait bien augurer de l’avenir de ce mode d’éclairage.
- Ailalts ht chlore". — Par son rapicle'développemenl'l'industrie des alcalis et du chlore élecl rolytiques vient immédiatement après l'industrie du carbure de calcium et nié me avant elle si l’on no considère que le poids de matières produites et non leur valeur. Suivant Rorehers la production de soude caustique ou carbonnlée par éleclrolyse s’élèverait à 8aooo tonnes, .celle; de la potasse à 17000 tonnes et. celle du chlorure de chaux fabriqué avec du chlore électrolvlique à aaSooo tonnes; la valeur de ces -produits serait de 15 700 000 fr pour la soude, de 8000000 i'r pour la potasse et de 28 000 000 fr pour le chlorure do chaux, soit, au total, près de 5a 000 000 fr.
- Aucun procédé'véritablement nouveau n’a été imaginé dans le cours de l’an dernier, bien que d’assez nombreux brevets de perfectionnements aient été pris. Par contre, les procédés ayant déjà fait leurs preuves se, sont développés d’une manière caractéristique.
- Le procédé Fïargreaves-Bird, en essai depuis trois, ou quatre ans parla General Elec-trolylic. Parent G®, va être mis en exploitation cette année à Miildlewieh (Angleterre) par une société formée spécialement dans ce but, la Eleelrolytic Alkali C°, au capital de i2aoo 000 fr, qui a acheté les brevets anglais pour 25 000 000 fr ; la puissance de l’usine projetée sera de 3 5oo chevaux fournis par moteurs thermiques. Il est également sur le point d’être employé en France par la Société chimique de Saint-Gobain, qui, à la suite d’essais effectués à Ghatmv, a acheté la licence des brevets français.
- Le procédé Richardson et lioJland continue à être utilisé à Saint-flelens par la Eleelro Chemical C\
- T^e procédé Rliodin, expérimenté en Angleterre par la Commercial Development Corporation, va être mis en exploitation en Amérique, à Sault Sainte-Marie, par la American Alkali (P qui a acheté la licence des brevets américains pour le prix très élevé de 2 340000 fr.
- Le procédé Castner Kellner, exploité a \N eston-Poinl (Angleterre) depuis 1896, par la Castner Kellner Alkali C'\ et à .Niagara, depuis t898, par la MaLhioson Alkali C° va être appliqué en Allemagne ià Osternienberg), en Belgique et en Russie par la Deutsche Solvay Werke qui a acquis la licence des brevets pour l'Europe.
- Le procédé à diaphragme employé depuis plusieurs années dans les usines allemandes de Grieshei.111 (près de Francfort; et de Bitterfeld, prend une extension extraordinaire par
- • (J) B. Carj.son. Influence de la pulvérisation des ma- (3) Voir fiel. liloct., t. XXI, p. xxxm et xl ; i8qq, tièros premières sur la production ducarbiire de calcium, p) y0;r /fc/. Êlert., t. XXII, p. xii.
- 11 30 jamier rgoo. ^ ^ (E) VoirLW. Éleel., t, XVlil.p. \ui ; et particulièrement
- t- XX, p.xLi; t. XXI, p. xxx : i8yy. la Société d'encouragement, p. 197, 8 février 1900.
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- 2T6 L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- suite de la fusion des deux sociétés qui l’exploitaient et de*la formation de nombreuses sociétés filiales en Norvège, en Russie, en Espagne et. en Erance.
- Le procédé Ilulin continue à être employé avec succès eu France par la Société des soudières électrolytiques à Livel et Gavet.
- Il en est de même du procédé Kellner, appliqué à HalJein, en Autriche, par le Consortium Elektroehemiseher Industriel!.
- Par contre deux procédés ont cessé d’être employés pendant l'armée 1899; c0 sord procédé Le Sueur et le procédé Greenwood. Le premier était appliqué depuis 189.3 à Rum-ford (Elats-I.'nis) ; à la suite de la baisse considérable des prix des produits chimiques qui s’est produite cette année aux Etals-L'nis, l’usine a été fermée. Le second était employé, mais sur une petite échelle, à Winslbrd (Angleterre).
- Chlorates alcalins. — La fabrication des chlorates alcalins par voie éleelrolytique, qui jusqu’à ces dernières années ne s'etTeetuaiL que dons les usines françaises de Saint-Michel de Maurienne et de Chedde ainsi que dans l’usine de Vallorbes, située sur la frontière suisse, s’étend maintenant dans diverses contrées.
- Aux États-Unis une usine de chlorate utilisant le procédé Biumenberg a été fondée en 1897 à Niagara Falls ; l’année suivante une nouvelle usine était érigée au même endroit pour l'exploitation du procédé Franche et Gibbs ; enfin Fan dernier on fond ail à Ray-Cily une usine d’une puissance de 1 5oo chevaux où est employé le procédé Hurler. E11 Allemagne, les usines de Bilterfeld et de Rheinfelden fabriquent aujourd'hui du chlorate de potassium. En Suède se trouve l’usine do Mansbœ.
- D’après M. Kershaw la quantité de chlorate de potassium fabriquée dans ces neuf usines est de Gooo tonnes environ (d’après Borchers ce sérail 11 000 tonnes), soit à peu près les deux tiers delaproduelion totale de chlorate, lai puissance dont disposent ces usines (plus de 33 000 chevaux) est d’ailleurs plus que suffisante pour satisfaire à toute la consommation du monde entier : néanmoins de nouvelles usines sont en projet en France, en Suisse et
- II y i*o c 1 UiO m tes. - - L’emploi des hypocliloriles éleetrolyliques pour le blanchiemenl des tissus de coton et «les pâles à papier a pris dans ces derniers temps une cxleusion considérable en France (procédé Corbin) (-), en Allemagne (procédé Kellner (3) et procédé Vogelsand) et en Russie (procédé Stéfauowj.
- Par contre leur application à la désinfection n’a pris aucun développement. Toutefois, à ce point de vue, il convient de citer l'usine qui a été installée à la Havane (J) et qui fonctionne depuis juillet de l’an dernier pour la désinfection des eaux d’égout par l’eau de mer éleclrolysée (8).
- (*) Voir pour les recherches sur la préparation élcc-trolytiqne des chlorates, f,' Eclairage Electrique, t. XVIII, p. 437 et 5ig, 18 mars et 1or avril i8yy.
- (2) Voir Erl. Elect., t. XX. p. 197, 5 août 1899.
- (s) -Voir Ecl. Elect., I. XX, p. 80, i5 juillet 1899.
- (') Voir ce numéro, p. i.xxii.
- vers l’année 1890 et emploie le procédé Gallet Montlaur pour la production des chlorates à Saint-Michel en Savoie, T.a puissance utilisée est de 4 000 chevaux fournie par la rnière l’Arc. Les résultats obtenus sont très
- ont été respectivement de 9 et 8 p. ton, ils ont diminué depuis par suite de la haïsse du prix de vente diychlo-
- Ln Société des forces motrices de l’Arve emploie le procédé Corbin pour la production des hj-pochlorites à Lancer (Isère) et le procédé Corbin pour la production des chlorates à Chedde (Haute-Savoie). La puissance de c2tic dernière usine, fournie par la rivière l’Arve, est de
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- 10 Février 1900.
- 11EVUK JVÉ LE UT RT CITÉ
- 2t<J
- Ozone. — L'ozone a l'ail beaucoup parler de lui cette année comme agent de slérili-salion. Les essais entrepris à Lille par MM. Marinier et Abraham A; ont montré «pie l’ozone peut assurer la stérilisation complète des eaux d’alimentation ne contenant qu'un nombre assez faible de microbes, mais, comme le faisaient remarquer M. Blondiri dans l'article qu'il a consacré à ces essais, et plusieurs membres de la Société des ingénieurs civils dans la discussion f2) qui a suivi une communication de 'M. Marins Ollo sur l'ozone, le rapport auquel, ont donné lieu ces essais ne nous apprend rien sur le prix de revient du procédé. De plus il est encore permis dose demander si l'ozonation permettrait de stériliser pratiquement les grandes quantités d'eau nécessaires à l'alimentation de villes importantes.
- Des essais du même genre ont été effectués ou sont en cours d’exécution à Blankenberg, en Belgique, à Oudshorn, en Hollande, et à Cbarlottenbourg, en Allemagne (a). Aux États-Unis, des essais ont sans doute été jugés inutiles, car une société, la Electric Retining and Purifying Company, a été formée récemment, au capital de 5 200000 fr pour la purification par l’ozone de l’eau d'alimentation de Philadelphie.
- Signalons également dans le même ord re d’idées les recherches qu'effectue M. Andréoli sur des eaux fortement contaminées, recherches signalées par l’auteur dans ce journal il v a quelques mois (>).
- Quant aux diverses autres applications que peut recevoir l'ozone, blanehiement, vieillissement des vins et des alcools, etc., elles n’onl été l’objet d’aucune communication celte année.
- Pour les procédés de préparation de l’ozone nous n'avons guère à signaler que la communication, non encore publiée, faite par M Marins Otto à la Société des ingénieurs civils et une note de M. Moissan à TAcadémie des Sciences (3j faisant connaître une nouvelle méthode de préparation.
- Celte méthode consiste à décomposer l’eau par le fluor ; l'hydrogène donne avec le lluor do l'acide lluorhydrique qui se dissout et l’oxygène qui se dégage est fortement chargé d'ozone; M. Moissan avait reconnu ce fait dès 1891, en opérant avec de l’eau à la température ordi-
- avec les Dcutch Solvay Werke pour exploiter le procédé Castner-Ivellner dans le dislrict de Jclisavetopol. l'nc
- société dé Francfort.
- Norvège et Svfof. — The Keliner Partington Paper-
- pciidant 1 été de 1900.
- emploie le procédé Carlsen pour le procédé des chlo-
- hydraulique de 3 000 chevaux cl l’exploitation donne de
- installations hydrauliques et électriques se sont élevés à ! 000000 fr.
- dans le but d'utiliser la chute T.jmigan à Olby en Suède
- pour la production de chacun de ces produits.
- qui exploite le procédé de fabrication de la soude à
- l'exploitation de ses procédés de fabrication des alcalis et du chlore a l'Tix sur l’Lbre en lé-pagne. Celle usine
- Italie. — l.a Société italienne d Klertrochimie a été formée à Turin par quatre maisons de constructions électriques pour la fabrication du chlore ef des alcalis ;
- (r) 1. Eclairage Electrique, t. XX. p. 121, 20 juillet 1 899.
- y) I, Eclairage Electrique, t. XXI. p. 9 décembre 1899.
- L Eclairage Electrique, t. XXI, p. 5i4, jo <lé.-cembrc 1899.
- (') L’Eclairage Electrique, t. XXI, p. 352, 2 septembre 1899.
- (5) Comptes rendus, t. CXXIX.p. j7r, iôoclobre 181(9.
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- T.'lîCL A1H A c; R É F.K CTRIQUR
- T. XXII. — N« 6.
- naire. Dans ses derniers essais il prenait do l'eau maintenue à la température de o° et y faisait passer un (murant de fluor avec une vitesse correspondant à un débit de 3 litres par heure. IL obtint ainsi de l’oxygène ozoné oonlenant 5,G3, 9,07 ou 14,89 p. 100 d’ozone suivant que In durée de l'expérience était de j, 10 ou 3o minutes.
- Cotte formation si facile de l'ozone concentré el exempt des produits nitreux qui l'accompagnent lorsqu'on le prépare par Faction de l’effluve sur l'air atmosphérique pourra peut-être devenir le point de départ de quelques applications, car si la préparation du lluor est délicate elle n’est point coûteuse.
- Aluminium. — L'industrie de l'aluminium a largement profité des liants prix que le cuivre, par suite des spéculations des financiers américains, a atteint pendant ces derniers dix-liuit mois; elfe est, en effet, parvenue à faire enLrer eu pratique l'emploi de F aluminium pour la confection des conducteurs de transmission de l'énergie électrique, J.es conducteurs en aluminium étant., aux prix actuels de ce métal et du cuivre, moins coûteux que ceux en cuivre pour une même résistance ohmiquo. On ne peut nier que ce résultat 11'ail été obtenu que grâce à un abaissement du prix de venle de l'aluminium qui laisse peu de marge pour les bénéfices, ruais il est probable que les fabricants de ce métal ne tarderont pas à tirer profit des sacrifices qu’ils se sont momentanément imposés. Déjà huit compagnies américaines de transmission d'énergie à distance ont adopté des lignes en aluminium et comme ces installations n'ont donné lieu jusqu'ici à aucun inconvénient il y a lieu de croire que les Américains, avec leur esprit d'inii iative, ne s'en tiendront pas là.
- Une application du même genre, la confection des lignes léiéphoniques et télégraphiques, amènera peut-être un débouché important à l'aluminium. Il convient toutefois de resler circonspect dans ses appréciations sur ce sujet, car tandis-que les ingénieurs américains paraissent très partisans des lignes Léiéphoniques et télégraphiques en aluminium, les ingénieurs français 11e semblent pas aussi convaincus de leurs avantages
- Par contre il est un débouché nouveau qui ne peut manquer de se développer : c'est Fcmploi de l'aluminium [jour la. confection de toutes les pièces métalliques des moteurs et eombinatcurs d'automobiles électriques qui n’on! pas besoin d’être magnétiques. La substitution de l'aluminium au cuivre et au bronze a permis de réduire, dans une proportion assez notable le poids de l’équipement électrique de ces voilures.
- Les autres applieniio.ns de l'aluminium : confection des ustensiles d’équipement des soldats, des bateaux démontables et bateaux de course, des roues /le bicyclettes, et de mille autres petits objets, se développent, normalement sans préscnler cependant de particularité môritanl de fixer l’attention. Il convient toutefois de faire; exception pour une application qui a pris ces temps derniers un développement assez rapide en Amérique et en Allemagne : la substitution de l'aluminium en plaques aux pierres lithographiques.
- Les applications nouvelles el h; développement des applications anciennesdcFaluminium ont dû nécessairement faire progresser la production de ce métal. Mais bien que les fabrhffies 11e soienL qu'au nombre de six (Niagara 2. Foyers, Neuhausen, La Praz, llhcinfel-den', il est fort difficile de connaître exactement la production annuelle de ces usines. Le professeur Borchers l’estime à 12000 tonnes environ, laïulis que AI. Kershaw indique les chiffres de 1 789, 3 394 et 3yj8 (onnes pour la production totale de ces usines pondu ni les années 1896, 1897 et 1898 d’après des renseignements fournis parles compagnies exploitantes.
- Quelques travaux théoriques sur les propriétés de l'aluminium ont élé publiés ; les plus importants sont ceux que AI. Ditte et Al. Aloissan présentaient à l'Académie des sciences au
- C) T.’Ecbnrage Électrique, t, XXII, j>. iR», aç janvier 1900.
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- iO Février 1900-.
- UE Y UK D’KI'KCTRICl T K
- début de l'année; à signaler aussi .quelques recherches sur les propriétés de l’aluminium employé comme cathode dans un bain éieclrolytique.
- CuTvniï. — L'affinage éieclrolytique du cuivre s’effectue aujourd'hui dans 36 usines ainsi réparties : Amérique, 9 ; Allemagne, 6 ; Angleterre, 5 ; Autriche, 3 : Japon, ?. ; Australie. 1. l)e plus cinq usines exploitant les procédés Elmore et Dumoulin, sont utilisées à l’élcctrodé-position du cuivre pour la fabrication de tubes. Enfin une usine installée à Papenbufg (Allemagne', traite directement les minerais pour l'obtention du cuivre par le procédé Hoepfner. La quaulilé tic cuivre éieclrolytique fournie par ces 42 usines peut être évaluée, à y.00000 tonnes environ, soit la moitié do la production totale du cuivre dans le monde entier.
- En mai dernier les diverses compagnies exploitant les procédés KImore pour la fabrication des tubes de cuivre élcctrolyliquo se sont, fondues [en une seule, la English Eleetro Metallurgicai Company, au capital do 17 Sooooo fr, qui a donné une nouvelle impulsion à cette fabricafion.
- Signalons encore un perfectionnement récent apporlé par la Elliol Métal Company, de Birmingham, [qui possède et exploite l’usine d'affinage de Pembrev, Galles du sud), dans son procédé de fabrication de tubes de chaudière : au lieu de les faire en cuivre pur clic les forme d'un alliage do cuivre et d’étain qui présente certains avantages sur les cuivre.
- Zinc. — L’électrodépositiou du zinc et l’extraction du zinc de ses minerais par voie éléetrolytique commencent à prendre une certaine importance.
- L'éleelrodéposition est couramment appliquée aujourd'hui dans la plupart des usines de construction de chaudières à vapeur, car les marines angolaise et française exigent que les tubes de chaudières soient recouverts d'une mince couche de zinc avant d’ôLre présentés aux essais de réception, cette opération permettant de reconnaître plus facilement les défauts des Lubes. Toutefois elle tic sc répand guère an delà de ce champ d’application et la galvanisation par immersion dans le zinc, bien qu’avant l’inconvénient do causer une perte considérable de métal et celui, plus'graml, de déformer le profil des pièces, est encore employée presque exclusivement.
- Le traitement éieclrolytique des minerais de zinc continue à être l’objet de nombreuses recherches. Le procédé Jlœpfner, qui consiste à convertir le minerai en chlorures et à traiter la dissolution aqueuse do ces sels dans un élect.rol\seur à diaphragme, esl employé actuellement à Winnington (Angleterre),à Weidcnaau et Hambourg (AUemagne)àHrusehau (Autriche) et doit l’ètre bientôt dans des usines projetées en Belgique, en France, en Italie et au Canada. Deux autres procédés, celui de Swinburne et celui de Covvper-Coles, soûl à l’essai: on no peut donc se prononcer encore sur leur valeur. Pur contre, un quatrième procédé, celui de Dieffenbach, employé depuis plusieurs années à Duisburg (Allemagne), a cessé d’être exploité.
- II nous resterait, si nous voulions passer en revue toutes les applications de l'électricité à la chimie, à examiner un grand nombre d’autres industries telles que celles du phosphore, de la céruse, dos matières colorantes artificielles, des chromâtes, des peroxydes, etc. Mais outre qu'il est très diflicilc de se procurer des renseignements exacts sur ces industries leur examen nous entraînerait bien au delà du cadre qui convient à une revue d’ensemble. Ce que nous avons dit suffira largement, croyons-nous, à montrer que si, par nécessité technique, l'électrochimie et l’éloetrométallurgie font peu parler d'elles, elles n'en constituent pas moins une branche très importante des applications de l’électricité.
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- L'ECI.AÏRAGFr ELECTRIQUE
- REVI K I NDUSTHIEJ-LE ET SCIENTIFIQUE
- DISTRIBUTION
- Procédé Hélios de distribution simultanée de courant alternatif et de courant continu. Tilcktrvtccknischc Rundschau, l. XVI/, p. 2, iCr octobre i8'39-
- La distribution par courant alternatif a des avantages économiques quand il s’agit de franchir des distances un peu grandes et offre eu outre une régulation facile ; mais ees courants ne peuvent servir pour la charge des accumulateurs ou pour l'clectrolyse, et présentent des difficultés pour la mise en marche des moteurs.
- L’E. A.-G. Helios emploie un procédé de distribution qui réunit 00s deux especes de courant dans un système à deux ou trois conduc-tours et permet de profiler simultanément de leurs avantages. La station centrale envoie du courant alternatif dans le primaire d’un trans-
- formateur ; les stations secondaires sont munies de transformateurs à courants alternatifs et de générateurs secondaires de courant continu, tels que des accumulateurs ou des commnta-trioos.
- La figure 1 montre la disposition d’un transformateur T et d’un générateur M a courant continu, la figure 2 la disposition d’un transformateur T et d’une batterie d'accumulateurs IL 1 et a sont les bornes du transformateur, 3 et 2 celles du générateur a courant continu ; les
- deux sources d’électricité sont reliées à la borne 2 et le conducteur L, sert simultanément pour les deux courants. Entre L et 1.2 règne une tension alternative, entre L3 et L2 une tension continue et entre Lt et Ls une tension ondulatoire périodique qui est la somme des deux autres.
- Si l’on réunit L, et L8 par un circuit a sell-induction élevée, les ondes du courant s’aplatissent et celui-ci se rapproche d’un courant continu. Si ou réunit Lt E3 aux bornes opposées d’une batterie, le courant se rapproche davantage d’un courant alternatif. Les circonstances 11e sont pas modifiées entre Li et L3 si le conducteur L3 est supprimé.
- Ce système de distribution est particulièrement avantageux lorsqu’il s’agll d'alimenter un réseau de traction électrique. G. G.
- Répartition des courants dans les réseaux alternatifs, par Clarence Feldmann et Joseph Herzog. EiektvQtcchnische Zeitschrift. t. XX, p. 780,
- Les auteurs considèrent quelques cas simples avant d'aborder les cas généraux.
- I. Conduction simple sans dérivation. — Soit un conducteur simple faisant partie d'un réseau. Appelons Y„ et. Nq les tensions aux deux extrémités, J le courant allant dans le sens Oi, K la résistance. En considérant ces différentes grandeurs connue des segments, on peut écrire en eontiuu comme en alternatif
- eu désignant par L la conductance. Nous pouvons représenter graphiquement l’intensité par OJ (tig. 1), la perte ohmique de tension par O F, la perte apparente de tension {'perte déwattéei par LG la résultante OC sera la perte de tension due ii l’impédance. Pour faciliter le langage nous appellerons la tension an point 0 tension de départ et la tension en 1 tension d'arrivée. La tension de départ Vu sera représentée par le vecteur OB faisant un angle ®0 avec 0.1. La somme géométrique de OG et OB donne en OC la tension d’arrivée et en le décalage en ce point. Construisons sur BC, un triangle de réseau
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- 223
- AGB égal à OFC, nous pouvous ainsi étudier ce qui sc passe quand a0 varie, V0 restant constant en valeur absolue. Alors le point B décrit un
- I'ig. r.
- cercle I. Si le triangle ABC est soumis au même mouvement, A et C décrivent des cercles égaux II et Z avant leurs centres en F et G.
- Si par exemple, la tension de départ est Ob’ la tension d'arrivée est. On 'pour une ligne non' inductive, O c" pour une ligne inductive, Pour le point d" les tensions de départ et d’arrivée sont les mémos mais décalées de e"'0fAy par suite d’elFets de capacité. Si l’on fait croître l’avance du courant par exemple en surexcitant des moteurs synchrones, on obtient entre I et Z des élévations de tensions.
- II. Conduction simple avec une dérivation. — Considérons ensuite le cas ou les tensions on i et sont égales ce qui permet de réunir les deux points i cl i (lig. 2 eL 3). Les deux conducteurs peuvent étre remplacés par un conducteur unique «le résistance R telle que
- Y, — V„ = di
- l.a figure 3 nous donne aussi
- Les deux formes conviennent également bien à la pratique et montrent l’analogie entre la composition des courants et lu composition des forces : les courants continus ou les courants
- Fig. a et 3.
- alternatifs sans self-induction correspondant au cas des forces parallèles, les courants alternatifs avec self-induction correspondant aux forces concourantes dans un même plan.
- Supposons ensuite les tensions 1 et 2 inégales nous aurons en continu comme en altcrimtii
- Yu_\’i — ipq — V.2 — i,r,
- d’où
- autrement dit le courant qui va d'une des extrémités du conducteur au point de dérivation est égal au courant de la branche dérivée augmenté du courant de ligne pris avec son signe. On arrive au même résultat par la superposition des figures 4 et 5. Si comme daus la figure 5 les deux tensions extrêmes sont également nulles, on a au point de consommation, la tension vu •-= <‘R qui produit à droite et à gauche les courants respectifs i et f -f- • On peut donc toujours considérer une dérivation comme une source négative. Si on superpose les deux figures 4 et 3, l’imc relative aux tensions, l'autre aux courants, on retombe sur la ligure 6, traduction des égalités précédentes.
- Par superposition nous entendons l'addition
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- T. XXII'. ;— Kc 6.
- géométrique des intensités ainsi que des tensions On peut donc considérer la brandie dérivée
- Fig. 4. 5 et 6.
- comme divisée en deux parties au point de jonction sans changement dans" la répartition des intensités, l'intensité, de.l'une des deux parLi.es peut d'ailleurs être négative.
- III. Conducteur unique avec plusieurs dérivations. — Si en un point se trouvent plusieurs dérivations, elles peuvent être remplacées par une dérivation résultante, au point de vue de l'intensité do la branche principale. En alternatif on décomposera les courants en leurs composantes vvattees et dcwattccs et on fera respectivement la somme de ces composantes (lig. 7).
- J
- Fig. 7.
- O est la trace du conducteur principal sur le plan du papier. J, et J2 sont les traces des plans des dérivations sur le plan du papier. On a représenté suivant deux perpendiculaires les composâmes wattées (I) et déwattées fi) des courants dérivés. On peut faire une ligure analogue pour les tensions. Cette figure comprend ainsi le cas plus général où les dérivations 11e parlent pas du même point.
- Prenons un exemple simple (fig. 8). Deux dérivations J, et J., partent des points 1 cl a. Sur
- le parcours Oi il faut additionner géométrique ment les composantes zj -f- is avec les composantes T -J-- J2 ce qui se rail en projetant J3 sur le
- Fig. 8.
- plan du courant J, et en prenant la résultante L, sur le trajet i,u un a un courant qU = J.,. Les chutes de tension doivent être déterminées séparément pour les courants \\ allés et déwallés et on les superposeia de même.
- IV. Cas de plusieurs inducteurs branchés au même point. — Soient plusieurs conducteurs parlant d'un point O (fig. 9V Ce cas se traitera
- de la même façon que celui d’un conducteur unique. Supposons d’abord que toutes les tensions finales VjYjjVj soient égales. O11 peut alors réunir les extrémités et 011 écrira-comme précédemment pour le conducteur résultant
- .111
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- égalités vraies en continu comme en alternatif en considérant les quantités comme des vecteurs.
- Considérons ensuite un point de jonction n’ayant aucune dérivation d'utilisation ;par exemple un des sommets d’un réseau ayant ses branchements en un autre endroit)'(fig. 10).
- car elle sera moindre que la somme, algébrique des intensités particulières. Nous décomposerons cette figure en deux autres. Tune contenant les courants wattés et l’autre les courants dé-wattés en prenant respectivement pour les intensités les valeurs
- La somme des courants aboutissa point doit être nulle, ce qui donne.
- On obtient ainsi les figures 19 et i3.
- J_©_ ® g*""
- © [© _ L
- ’© jr ^
- /©
- Fig. i*.
- Si nous supposons la figure 12 coupée en deux points par exemple en 11 et III et la
- Des deux cas particuliers précédents on peut • déduire l'égalité générale
- V0= 112-^2- + Rj.
- Si on réunit ainsi plusieurs sommets on obtient j un réseau.
- -N-
- V. Exemple numèrijue. — Nous éclaircirons la méthode précédente par un exemple numérique simple. Soit le réseau de la figure 11 avec
- les charges marquées sur la figure et avec les laeteurs de puissance inscrits dans les angles. Supposons que les canalisations soient en câbles concentriques dont les résistances sont exprimées en millièmes d'ohm. Nous ne tiendrons pas compte de l’intensité du courant de la source,
- Fig. i3.
- figure id en III et V, nous avons les équations : i° pour la ligure 12
- 1) a.95 + 3 (35 - r) + 5 (80 - x) = 2,5.3 >
- + 4,5 <- + 6,5,66,5 + 9,5*
- 2) 2.95 4-3 (80 —x) +4,* (35 - r) = 2,5.35
- + 4,5;GÜ + .r)+6r
- 2° pour la figure 13
- 3) 2.3i,2 + 3 (35,7 — V) +5.G0 4- 8 (21,85 — \Y)
- := 2,5.35,7 + 4,5 v 4- 6,5 \V
- 4) 2.3i,2-|-3 (60 -j- 21,85 — W) + 4,5 (35,7 — r)
- = 2,5.38,7 + 4,5 Wq-6V
- d’où l’on dre
- X — 3,49 A v~: 16,6 A t i3,9 A V\=3i,iA
- La répartition des courants est alors celle qui
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- ‘9.06
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- liée par les figui en un seul scbéi
- ï chemin 0 TV 111 1/,6.3,•>+07,7.2 +
- 593.
- T'ig. i4-
- Xnus avons supposé dans tout ce qui précède
- d’utilisation. En réalité on ne connaît que la valeur de la ràsis/ance d’ulilisalion et on u’en
- Kig-, 17.
- déduit le courant qu’en luisant une hypothèse sïir la valeur de la tension disponible au point de consommation. On peut lever cette difficulté
- cette dernière méthode sera nécessairement employée si la perle en ligne par résistance ohmi-que ou par réactance est assez élevée.
- E. B.
- et inscrire à côté do la résultante la valeur de cos o. Le décalage du réseau est donc égal à
- et l’intensité fournie par la source est de J,,=V',s,îajr = 36, a.
- On peut également comme vérification calcu-1er les pertes de tension qui doivent, être les
- mêmes quel que soit le chemin parcouru. Ainsi en figure 17 on a pour le chemin 01111 . 2,16.2+110+T + 28,5.1,5 = 594 (eumill. devuli
- I. Dé CAT S
- ALLATip.vs. — Après avoir passé en revue les di-férents types de pàrafoudres nous exposerons les dégâts commis par la foudre dans les installations industrielles. 11 est très regrettable que
- y a pourtant , qu'il s’agit de résoudre, c’c Itre à la terre les nmol , etc., ou bien s’il faut les isoler
- . installation d’éclairage (») où l’on se servait de parafoudres télégraphiques ordi-ivcrsés ; les pôles de la furent mis il la terre
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- R E Y U R D ' F, I- E C T RICIT É
- • transport de force fui détruite et tous I
- L'Klectrical World cite un cas (*) où l'isolant d'une machine a entièrement fondu et où le fil induit a élé mis à la masse.
- Cœrges décrit (3) un coup de foudre sur une ligne protégée par un parafoudre qui était constitué par un certain nombre de charbons situés . le fil de terre était formés de fils de du court-circuit ne pouvait être éteint qif après un arrêt momentané de l’exploitation. La décharge avait noirci le fil fusible sans le fondre; l’intensité du courant s’accrut et les coupe-circuits de la ligne furent fondus. Ce non - fonctionnement partiel du parafoudre est dû à ce fait qu'en un autre point de là canalisation, la foudre avait gagné fenve-avait brisé les sup-
- ]
- J’er électrique du système Spraguc. il se produisit une décharge à un moment où un petit nombre de spires des inducteurs étaient seules
- l’Allgemeine 1 cri de grandi
- A Kostoek, un 1 fui fondu tandis quel a la station et non protégées ne furent pas
- de 1\
- citais Gcsellschaft fut couvert celles . Un employé de l'usineT voulant y remédier, fut atteint par la foudre mais sans accident grave. Le
- de la mise à la terre dos appareils. A Stoc-3ooo volts avait été mis à la terre pour la sécu-
- rité
- En
- -bp. 9b
- (') ‘
- (8; Tome XII. p. 84,
- (3) Kl. Zeitschrift, t. XVII, p. >tf. {*) Jilectrical World, t. XYI, p. 416.
- protégeait l'installation. Malgré cela la foudre atteignit le local des transformateurs, fondit les coupe-circuits et sauta par la première borne d'entrée sur le bâti d'un transformateur. Un tube de caoutchouc qui entourait le conducteur à l'endroit de son entrée brûla et la flamme le transformateur. Depuis, le bâti des « été isolé du sol et mie bobine mise en circuit a
- machines. Depuis ce temps (il ans de cela, la foudre n'a occasionné aucun dé-gât.
- Dans les installations faites par la Société
- dents produits par la foudre. Une Ibis, l’isolant d’un collecteur fut détruit entre les laines et la masse. — Dans deux cas, les lampes à arc furent abîmées : la foudre avait détruit la cordelette de soie et la poulie des lampes. — Trois fois, des compteurs furent que la foudre avait passé docteur d’entrée a celui de sortie en ! plaque de fondation ; deux fois parce que la résistance du tambour fut détruite. — Une fois, la foudre brûla l’isolant d’un coupe-circuit automatique, passa de là à la machine, franchit l’espace d’air compris entre deux balais et gagna le sol. Deux voltmètres lurent brûlés; dans l'un des cas, un premier coup de foudre'produisit une mise à la terre d'un parafoudre et une seconde décharge détruisit l’instrument. — Un cou)» de foudre rompit une ligne téléphonique. — Deux fois îles parafoudres furent détruits avec tous leurs circuits. — Trois décharges détruisirent des lampes à incandescence. — Un coup de foudre brûla le primaire d'un transformateur, atteignît le secondaire etgagna le sol.
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- L’ÉCLAIR ACE ÉLECTRIQUE
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- Zielinski donne l’explication suivante de ce phénomène (l) : dans un orage rapproche la courbe représentant le courant de décharge en fonction du temps tombe très rapidement ; dans un orage éloigné elle tombe bien plus lentement. C’est pourquoi dans un orage rapproché la self-induction des appareils joue nu bien plus grand rôle et force le courant de décharge à passer par le pnrafoudre.
- II, Recherches expérimentales sur les taha-i'ouures. — Quoiques les laboratoires n’offrent que de faibles sources d’électricité comparativement avec la foudre, il existe cependant un certain nombre de moyens pour déterminer la manière dont se comporte un parafôudre. Nous disposons de quantités assez grandes d’électricité sous des tensions qui dépassent :>o ooo volts ; mais la plupart des études ont été faites avec des tensions moindres. Pour examiner de quelle manière le court-circuit est rompu après la décharge, il suffit évidemment de prendre la ten-
- NVurts a publié un certain nombre de données sur ses paralbudres, entre autres sur le para-foudre a colonnes. Dans ses essais, il s’est proposé d'interrompre l’arc par un dispositif entrant en action sous l'effet d’an courant intense et mettant en court-circuit le générateur de courant. La ligue n’est plus alors à la tension suffisante pour entretenir l’arc. Le court-circuit de la machine est ensuite supprimé et le régime normal rétabli. Dans les essais ce paral'oudre était formé d’une plaque de charbon dentée, intercalée dans une ligne de ioom. L’intervalle d’air du parafoudre fut couvert d’une feuille d’étain et la ligne reliée par un interrupteur à uu alternateur de i ooo volts. Au moment du court-circuit de l’alternateur l’arc s’éteignit, mais il se ralluma au moment où le court-circuit fut supprimé. Comme les charbons avaient été portes au rouge blanc, on les remplaça par trois tiges de laiton, celle du milieu étant a la terre, les deux autres à la ligne. Aux essais, l'extinction de l’arc fut persistante, mais elle se produisait également bien quand on ne mettait pas l'alternateur en court-circuit. Le laiton était écroui et contenait du zinc et du cuivre. Dans un deuxième essiïi où ces tiges étaient en laiton coulé, contenant du fer et du cuivre,
- (<) Elektroteehnische Zeitschrift, X. XIV, p. Sio.
- toute la masse de laiton fondit. La forme des tiges (sphériques, ovales, demi-cylindriques, cubiques) ne modifia pas les résultats. Si on remplaçait le laiton coulé par de l’acier, du cuivre, du bronze phosphoreux, de l'aluminium, du bronze d'aluminium, de l’étain, du nickel, rare persistait également. Le zinc seul 1 étouffa. "Wurts admet que le zinc produit des vapeurs non conductrices tandis que celles des autres métaux sont conductrices.
- On constata même que plus l’espace d'air était petit, moins l’arc tendait à durer entre des électrodes de zinc. Avec une dynamo continue de ooo volts, l’arc persista entre des électrodes de zinc mais son intensité fut bien moins grande qu’avec d’autres métaux; par contre l’arc produit par i 4oo volts alternatils s'éteignit clans les mêmes conditions. L’antimoine et les métaux des groupes du zinc et de l’antimoine jouissent des mêmes propriétés.
- Pour augmenter la sécurité, Wurts emploie ordinairement plusieurs appareils. D’après Ylüectrical World (t. 22, p. y3y), il fallut trois parafoudres à six tiges chacun pour interrompre l’arc d une machine de 3 ooo volts alternatifs.
- En outre entre deux appareils Wurts sont des bobines de protection destinées à forcer la décharge à passer à travers les parafoudres. Dans la région montagneuse du Colorado où les orages sont fréquents, on employa le dispositif
- Fig. 1.
- représenté par la figure 1, où quatre rangées de parafoudres étaient en parallèle. La plupart des décharges se produisirent dans la seconde
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- rangée, quelques-unes dans la troisième, mais très peu dans la première et la quatrième.
- Siemens et Halske ont l'ail des essais sur les paralbudrcs a soufflage magnétique de Thomson. Quand on atteignait 0 000 volts, l'instrument ne fonctionnait plus. Les surfaces polaires doivent augmenter avec la tension et être très bien isolées. L'émail et l’amiante lurent percés après quelques décharges. Le bois se comporta mieux mais prit quelquefois feu.
- 111. Phojet d’installation d’un PARAFOtinnU. — Les indications précédentes, quoique peu nombreuses, fournissent cependant des poiuls de repère pour l’installation d'un parafoudre. M. Gœrges a indiqué licitement les conditions à exiger d’un parafoudre (*) :
- 1" Un parafoudre doit être dénué de self-induction, du moins sur lu trajet de lu décharge ;
- 20 Un paraloudre doit être aussi simple que possible pour pouvoir être facilement remis en
- 3° Des parafoudres à organes fixes sont préférables à ceux dont les organe? sont mobiles, car ees derniers exigent plus de surveillance ;
- 4° Les deux électrodes doivent être très bien isolées Lune de l’antre, surtout pour les hautes tensions, sans cela on compromettrait l'isolement de toute l’installaliou.
- Chaque parafoudre doit être muni d’un interrupteur permettant de le séparer facilement de la ligna.
- En ce qui concerne la répartition des para-foudres, il faut en. premier lieu protéger les points où des lignes aériennes pénètrent dans un bâtiment. En outre, il faut protéger les câbles à leurs points de jonction avec les lignes aériennes. Enfin il est bon de répartir les para-foudres aussi uniformément que possible sur tout le réseau.
- D’après Gœrges, il faut isoler complètement le bâti des machines et par suite isoler le personnel du sol avec des semelles isolantes.
- Les ronces artificielles qui surmontent certaines lignes aériennes sont très propres à éviter les accidents causés par la foudre : mais elles sont peu recommandables en pratique : la charge atmosphérique que ces fils contiennent produit
- (l) El. Lvilsckrifl, 1. XV, p. jii. 1
- des courants induits intenses dans les conducteurs voisins, eu outre si ces fils de protection se brisent, ils occasionnent des courts-circuits. 11 vaut mieux avoir beaucoup de paratonnerres à pointes.
- La ligne de terre ne doit pas être en fer, à cause de la self-induction de ces conducteurs; Gœrges préfère les fils ou les câbles de cuivre.
- Eu outre, le parafoudre doit pouvoir agir eu toutes circonstances; il ne doit pas être trop coûteux; enfin et surtout il doit agir rapidement, de façon à éviter toute détérioration de la ligne et du parafoudre lui-même. Un court-circuit de quelques secondes seulement peut être très désagréable, car, si dans le circuit il se trouvait des moteurs, ceux-ci s’arrêteraient.
- IV. Dispositifs du protection des lignes. —
- Les lignes sont plus exposées qne font le reste de l’installation à une décharge atmosphérique. Comme dispositif de protection générale on a souvent utilisé un filet disposé au-dessus de la ligne et mis à la terre en un certain nombre de points. Mais outre les inconvénients signalés par M. Gœrges, il faut tenir compte aussi de la sull-induetion de ce filet; dans le cas où le nombre dés lignes de terre est insuffisant, la décharge a donc une tendance à éviter le filet et à tomber sur la ligne.
- Pour pouvoir juger les autres parafoudres au point de vue de leur efficacité pour protéger les lignes, il faut d’abord se demander si le pouvoir des pointes joue un rôle dans cette protection. Le pouvoir des pointes consiste en une décharge sans étincelle de corps chargés électriquement. Cette décharge dure un temps appréciable, pendant lequel la rupture de l’équilibre électrique se propage sur toute la ligne. On ne peut donc pas compter sur les pointes et il faudra toujours essayer de provoquer 1111e décharge rapide par étincelles, la charge résiduelle étant aussi laible que possible. O11 est conduit à donner au parafoudre la plus grande capacité possible. Donc, au lieu d’emplover les pointes, on fera passer la décharge entre deux conducteurs ayant une assez grande surlace.
- Les parafoudres à plaques sont donc préférables .aux parafoudres îi pointes sans pour cela être absolument satisfaisants. Les appareils à solé-noïdes comme celui de Siemens sont bien meilleurs, surtout pour les hautes tensions. Naturel-
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- L'ÉCLAIRAGE É LECTRIQEE
- T. XXII. — N° S.
- lemenl, ces instruments ne sont acceptables que si les olénoïde est. sb unté par un circuit non inchictil.
- Four les courants alternatifs, le paraloudrc éleetrodynamiqne Siemens est de beaucoup le meilleur. D'abord, l'instrument ne peut en aucune façon être endommagé par la décharge. Il n’v a qu'un inconvénient, c'est que le déplacement de l’arc jusqu’au point de rupture dure quelques secondes, ce qui est nuisible.
- Pour effectuer convenablement la décharge de la ligne, la pratique a indiqué d’entourer la partie du parafoudre qui communique avec la ligué à décharger, de surfaces métalliques en communication avec la terre. Le poteau du para-
- foudre porte (fig. aï deux cloches isolantes distantes de 10 centimètres entre lesquelles se
- trouve tendu le conducteur b. Autour de ce conducteur on dispose un tube de fer fendu suivant la génératrice a, de i centimètre de diamètre. Ce tube est fixé au poteau cl communique avec le sol. La fiente o permet la chute de la poussière qui a pénétré dans le tube. Le conducteur b sera entouré d’une bague isolante à chaque extrémité du tube ce qui évitera tout contact avec ce dernier. 11 11e sera pas indispensable de mettre un semblable parafoudre à chaque poteau. L'étincelle de court-circuit est rompue par le courant d'air intense qui se produit. 11 est d’ailleurs préférable d'entourer le fil de ligne de plusieurs tubes métalliques isolés les uns des autres par des tampons d (fig. 3). Le tube extérieur seul est à la terre. E. B.
- ÉLECTROCHIMIE
- Procédé Deissler pour la préparation électrolytique des persultates et permanganates alcalins.— Brevet. allemand, u° icn 008.
- Dans la préparation électvolytique, ces sels
- prennent, naissance à l’anode et résultent de l’oxydation de l’clectrolyte (sulfate ou manga-nate alcalin1. Avec les dispositifs ordinaires on éprouve des difficultés à empêcher l’action réductrice de l'hydrogène qui se dégage à la cathode. Pour atteindre ce but, l'inventeur dispose l'anode au fond du bac d’éleclrolvse et la cathode vers sa partie inférieure ; on recouvre l’anode d’une couche d'électrolyte en solution très concentrée et par conséquent très dense ; au-dessus on verse une dissolution plus étendue qui surnage par suite de sa densité plus faible. M. Deissler propose également dans le même but de séparer l’appareil de décomposition en deux parties au moyen d’une cloison poreuse horizontale.
- Procédé A.-Z. von Mazrimmen pour l’èlec-trodèposition d’alliages d or et de cuivre. Elek-trochemiscfw Ze.itschrift, t. VJ, p. 220, janvier 1900.
- Ce procédé est basé sur le fait que la séparation élcclroly tique de For et du cuivre ne se produit -que très difficilement en présence des métaux alealino-terreux tandis que la séparation de ces derniers métaux et des deux premiers est complète. On obtient dans ces conditions des alliages d'or et de cuivre de couleur jaune, très adhérents et très résistants qui conviennent parfaitement pour la dorure des métaux de moindre valeur.
- Le bain éleelrolvtiquo se prépare de la manière suivante : on prend, pour 100 parties d'eau distillée, deux parties de evamire de cuivre ou d’un autre sel de cuivre dissous dans un cyanure alcalin et une partie de cyanure d'or, puis on ajoute une solution de cyanure de potassium ou de sodium en quantité suffisante pour obtenir une dissolution complète. D'autre part on fait une solution aqueuse d’un chlorure alealino-terreux ou terreux que l'on neutralise soit par un alcali libre soit par un carbonate ou cyanure alcalin. On mélange ensuite très intimement les deux solutions.
- Pour obtenir un dépôt épais et bien régulier, il faut ajouter'a l'électrolyte un sel alcalin; l'azotate d'ammonium convient fort bien. Le résultat est encore meilleur si l’on ajoute au bain de l’acide azotique jusqu’il formation complète d'un précipité (pie l’on redissout par l'addition d’ammoniaque.
- Comme anode il faut, autant que possible,
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- 23l
- employer une feuille d’or, mais on obtient aussi de bous résultats avec uuc anode en platine ou en charbon de cornue.
- Procédé E. Prènot pour la.préparation èlec-trolytique du sulfate de cuivre pur et du CUivre. Brevet anglais, n° i5438, déposé le 27 juillet 1899. accepté le 23 septembre 1899.
- Dans un bac à électrolvse contenant de l’eau additionnée d’acide sulturiqne, sont placés : i°des lames minces de cuivre pur suspendues a des conducteurs reliés au pôle négatif d une dynamo ; 1111 cylindre en cuivre brut, main-
- tenu par des pinces, et relié au pôle positif de la dvnaino ; une roue dentée G permet de faire tourner le eyl indre à une vitesse dont la valeur est d'autant plus grande que la densité du courant employé est plus grande.
- Fig. 1. — Dispositif Frénot.
- Sous l'influence du courant l’anode se dissout, du sulfate de cuivre se forme et du cuivre se dépose sur les laines caLhodiques. Le rapport entre la quantité de sulfate de cuivre formé et la quantité de cuivre déposé dépend de la distance séparant l’anode des cathodes. Si cette distance est faible, presque tout le sulfate de cuivre formé se trouve, électrolysé et presque tout le cuivre de l’anode se retrouve sur la cathode. Si au contraire cotte distance est grande, le sulfate de cuivre formé n’est, eleclro-lysé qu’en faible partie et le bain s’emieh it. île plus en plus en sulfate de cuivre. Dans ce dernier cas, 011 fait passer l'électrolyte dans un bac de cristallisation quand on juge la concentration suffisante et l’on obtient du sulfate de cuivre
- L’argent et l’or que peut contenir le cuivre brui employé comme anode se rassemblent avec les boues au fond du bac à électrolvse.
- Les procédés êlectroîytiques exploités industriellement, par W. Borclicrs, Engineering Magazine, t. XV11Ï. p. 389-403, décembre 1899.
- Après quelques pages Consacrées à des géné-
- .' ralités sur les diverses formes de l’énergie et à ! montrer que l'industrie électro-chimique a pour principal objet de mettre sous la forme potentielle l’énergie que la nature nous offre sous diverses formes, l’auteur, en vue de faire ressortir l'importance qu’a déjà acquise celte industrie, donne le tableau suivant indiquant la production actuelle de divers produits éleetroly-licj^es et. dont les chiffres doivent être considérés plutôt comme des minima que desmaxima.
- Ta HL K A U 1
- en touiies. de la tanne. iAT,
- Aluminium .... 12 g3o 2fi>5 33 941 200
- Or . . 166 36o
- 1 870 1 462 500 070 312
- SL-wlinni
- Nickel
- Phosphore . .
- 1 4 7 3 "g; ij93j3 70o
- $2?“
- Soude a 70 p. 100. * 82 060 IlJi i5 6y3 970
- Potasse 80 p. ioo- 17 280 462; 7 992 000
- « 34,8 P. m». . 22)OOO 125 28 12.5 OOO
- Chlorate», de jiolas- i r 35o 818 9 292 812
- Carbure do calcium 216244 375 96 071 2"k>
- Carl'Orundum. . . 1 585 200 1 981 250
- M. Borchers indique ensuite brièvement les procédés actuellement en usage pour la fabrication éleetrolytique de ces divers corps :
- Pour le sodium c’est le procédé II .-Y. Gastner qui consiste à électrolyser de la soude fondue entre une cathode cylindrique en fer, disposée suivant l’axe du creuset et pénétrant dans celui-ci par le fond, et une anode concentrique, en fer également; le sodium libéré monte vers la surface du bain, et se rend dans une. cloche cpii recouvre le bain pour mettre le sodium à l'abri de Pair. Des modifications de détails lui ont été apportées par Rathenau, Sutcr et la Aluminium industry Stock Company d’une part, et Becker d’autre part.
- Pour le magnésium (qui n’a pas été mentionné dans le tableau faute d'avoir eu des renseignements suffisamment complets;, on utilise le procédé indiqué par Bunsen dès 18.12, en substituant toutefois au chlorure de magnésium, le
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXII.— N“ 6.
- a3a
- 3
- 3
- H
- ïïïmïotïïïhiot
- i !=I=Iïii1ïi=!==iiï!
- chlorure double de ma-
- cl de sodium i qui est moins
- hygrométrique.
- Pour l’aluminium Fau-
- teur signale le procédé Héroult (avec le four I£é-rouit ou le four Borchcrs) et le procédé Hall.
- Pour la soude et la po-
- chlorurc de chaux) ce sont
- Gesellschaft Elefetron.de Francfort, Caslner, Kell-ner, Solvay et C°, Jdlek-trochemischc Werke (Bi-tterfeld), Fc Sueur, Har-greaves et Bird, et Bi-ehardson et Holland ; pour
- cc sont ceux do Gall et Montlaur, Corbin, Ver. Chem. Fnbr. Leopolds-hall, Oettcl, Ilargrcavcs,
- ploie des procédés vaut de celui de Lu
- thode inactive et une
- électrique ne sert qu’à
- rature nécessaire aux réactions chimiques.
- M. Borchcrs termine
- eetto revue rapide de l’industrie électro-chimi-
- que par les tableaux II et partition des produits
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- 10 Février 1900.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- »33
- diverses contrées, l’autre la puissance et la valeur des etablissements clectrochimiqucs.
- Tableau III
- Pouvoirs réflecteurs de quelques dépôts métalliques èlectrolytiques, par Shorard Cow-per-Coles. The Electrician, t. XLIV, p. 267, i5 décembre 1899.
- D’après des essais photométriques effectués sur des lames réfléchissantes d’argent, de chrome, de platine et de palladium, les pouvoirs réflecteurs de ces lames (l’auteur ne dit pas sous quelle incidence) seraient respectivement 0,94» 0,94, o,5a et o,38. Ces lames étaient préparées en déposant par voie chimique un dépôt d’argent sur une lame de verre, puis, par voie électrolytique, une couche de cuivre sur l'argent, enlevant ensuite la double couche métallique de la lame de verre et enfin recouvrant l’argent d’un dépôt électrolytique du métal dont on voulait étudier les propriétés réfléchissantes.
- Les chiffres ci-dessus montrent que le pouvoir réflecteur du palladium est de beaucoup inférieur à celui de l’argent. Mais ce dernier métal se ternit rapidement quand, employé comme réflecteur, il se trouve dans le voisinage d’un arc électrique et l’intensité du faisceau réfléchi diminue. Avec le palladium au contraire cette intensité resterait pratiquement
- Des essais analogues faits avec du nickel électrolytique ont montré que ce métal ne peut convenir pour la confection dés réflecteurs.
- RECHERCHES SCIENTIFIQUES
- Radiation du thorium, par R.-B. Owens. Pki-losophical Magazine, t. LXVIII, p. 36o-387, résumé dans le Journal de Physique, 3e série, t. \111, p. 709, décembre 1899.
- Les radiations du thorium et de ses composés ont été découvertes par Schmidt qui leur a reconnu les caractères généraux des radiations de l’uranium ; elles traversent des épaisseurs considérables de métaux, agissent sur la plaque photographique, ionisent le gaz dans le voisinage de la substance active.
- M. Owens a étudié comme sources de radiations l’oxydé, le sulfate et le nitrate de thorium, il a employé la méthode de Rutherford pour mesurer l’intensité dos radiations.
- Une couche de la substance active est étendue uniformément sur une lame de platine, reposant sur un plateau de laiton A qu'on charge à un potentiel déterminé en le reliant à l’un des pôles d’une pile dont l’autre pôle est relié au sol. Au-dessus du plateau À, se trouve un second plateau B de laiton, parallèle au premier et relié à Time des paires de quadrants d’un électro-mètre dont l’autre paire est reliée au sol. A et B sont enfermés dans une boîte métallique. La vitesse du mouvement de l’aiguille de Télectro-metre mesure le courant à travers le gaz séparant les deux plateaux. La charge graduelle du plateau supérieur est due au mouvement communiqué par la force électromotrice appliquée aux produits dans le gaz par les radiations qu’il
- M. Owens a étudié l'effet d'un courant d’air établi entre les deux plateaux, l’effet des poussières, de l’humidité, etc. Quand 011 fait passer de l'air à travers l’appareil, avec une vitesse considérable, on voit le courant do conduction tomber par exemple à 33 p. 100 de sa valeur primitive dans l’air au repos. L’air humide et l’air sec se conduisent de la même façon.
- En recouvrant une couche d’oxyde de feuilles de papier ou de feuilles minces d’aluminium, on réduit de plus en plus l’effet du courant d’air à mesure que l’épaisseur de la couche protectrice est plus grande ; en couvrant la substance active
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- 234 L'ÉCLAIRAGE
- d’utie enveloppe de mica, le courant de conduction est considérablement diminué, mais reste le môme, que l’air soit au repos ou en uiouve-
- 11 ne suffit pas, d’ailleurs, que l'air soit agité dans la boîte pour qu'on observe une diminution du courant, il faut qu'il soit entraîné au dehors; enfin l'effet dépend de l'épaisseur de la couche radiante et do la nature du composé employé.
- F.n ce qui concerne l'influence du voltage établi entre les deux plateaux, M. Owens a constaté que le courant de conduction est indépendant du signe du plateau inférieur. Les courbes représentant la relation entre le courant et la force éleetromotriee dans l’air ienisé par les radiations thoriques présentent le môme « genou » caractéristique de la saturation que celles qui ont été obtenues avec les radiations urani-ques. Pour une pression donnée de l'air, le voltage nécessaire pour dépasser le genou dépend de la distance des plateaux ot> si celle-ci est constante, celle valeur du voltage dépend de la pression du gaz et augmente considérablement avec elle. La forme générale des courbes ne change pas quand la surface active est couverte d’une couche de feuilles d'aluminium.
- L'oxyde de thorium donne un courant environ 6 fois plus considérable que le nitrate ou le sulfate dans les mômes conditions.
- Fn recouvrant la substance active d'un nombre croissant de feuilles d'aluminium, Al. Owens il reconnu que les radiations sont d’une nature 1 complexe et consistent en une espèce promptement absorbable, qui prédomine en quantité, et une espèce plus pénétrante, en quantité relativement faible. L’espèce lapins absorbable semble homogène, autant que l’indiquent ces phénomènes d absorption, tandis que l’espèce plus pénétrante parait elle-même complexe,
- Pour le sulfate et le nitrate de thorium, la proportion de la radiation plus pénétrante daus la totalité est plus faillie que pour l'oxvde.
- Comme pour les rayons Rœntgen, on observe ici une absorption sélective par le papier et l'aluminium.
- Lhie couche épaisse d’oxyde étant protégée par une couche de feuilles d'aluminium, si l’on vient à remplir la boite de fumée de tabac, on
- FI.FCTHIQT'F T. XXII. — N°6.
- voit le courant tomber au quart de sa valeur primitive. R semble que lésions, dans leurs mouvements entre les plateaux aient cédé leurs charges aux particules de fumée qu’ils ont ren-
- Enfin Al. Owens a constaté que le courant croît avec la pression de l’air jusqu’à une pression d environ 3oo mm, atteint un maximum à une pression d’environ 6oo mm et diminue ensuite graduellement quand on diminue progressivement la distance entre les plateaux, il faut une pression de plus en plus grande pour atteindre le maximun du courant.
- Quant à l’absorption par l’air elle varie très sensiblement comme la pression.
- Electrolyse de solutions aqueuses et de deux sels ayant un ion commun, par Mac G-re-gOr. The Physical Reviw. I. VIII, p. ray-i jo, résumé dans le Journal de Physique, série, t. VIII. p. 684, décembre i8ycj.
- Etant donnés deux sels 1 et 2, mélangés dans une solution aqueuSe, la théorie permet de calculer le rapport des poids (en fraction d’équivalents) des deux ions caractéristiques de 1 et de 2, transportés simultanément parle courant. (> rapport A vaut
- et. étant les cocfficicnEs d'ionisation de 1 et de 2 ; Aq et leurs concentrations; u1 cl y, leurs conductibilités limites (pour une dilution infinie); c, et es, les nombres de transport d'JJit-torfpour les ions caractéristiques de 1 et de 2.
- A peut ainsi être calculé, d’après les données de divers expérimentateurs, pour les mélanges
- Na Cl *! IK',1 Kl et KC1 Ba CI2 et HCl sont2 ci stncu
- La comparaison avec les videurs de A trouvées directement est assez favorable à la théorie (différences inférieures à 20 p. 100), sauf pour le mélange d’acide sulfurique et de sulfate de cuivre, où la valeur de A calculée peut être jusqu’à six lois plus grande que celle trouvée directement.
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- Il F. Vl'E D’ÉLECTIUCITK
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- SOCIÉTÉS S A VA "N T K S K T TKCHN1QCÉS
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du M jam ier 1900.
- Contribution à l’étude du rayonnement du radium, par H. Becquerel. Comptes rendus, i. CXXX,
- L'nutcur fait connnUrclcs résultats de diverses expériences faites sur la partie du rayonnement du radium déviable par un champ magnétique, en particulier celle qui est capable de traverser le-papier noir.
- i0 Déviation magnétique dans le vide- —Un tube de verre où Ton peut faire le vide est disposé horizontalement entre les pôles d’un électro-aimant, normalement au champ. Dans le tube se trouve une plaque photographique horizontale enveloppée de papier noir. Au-dessus de la plaque est une laine de plomb de o.q.'f mm d’épaisseur; sur cette plaque est la matière radio-active rassemblée dans un trou d’enviruu i mm de diamètre percé dans une carte et maintenue en dessous par une feuille de papier noir et en dessus par une très mince feuille d’aluminium. Dans ces conditions la matière radio-active peut rester plusieurs heures sur la plaque sans la voiler et donner seulement une impression directement au-dessous «le la source, à travers le plomb. On lait alors le vide lu bout d’une dizaine de le courant, on laisse i, on rétablit le cbamp, se de celui «le la pre-nprès la même durée i interrompt le courant. :e plaque deux impres-us le vide, l’autre pro-: impressions étant dans des sens opposes. M. Ree«juerel a obtenu ai des arcs d’ellipse paraissant presque identiques et à très peu près symétriques de part et d’autre de 1 impression direct»’ de la source; eu d’autres termes la déviation magnétique dans le vide présente pas de différence notable avec ce q Ion obtient dans l'air!1 i.
- et ou excite minutes on
- mais dans h mière expé: d'action de « On a alors sions. Tune «luit»* dans T
- (') Dam ce
- «le \ oOo l’impression à
- , lu distance moyenne de
- • i. Identité du rayonnement émis par des sels radiferes diversement actifs. — Sur une meme pbupn: photographique enveloppée de papier noir et placée horizontalement entre les pôles de Télectro-aimant, on a disposé côte à côte.quelques grains deux préparations différentes de sels de radium, en interposant entre ces d«uix sources un écran perpendiculaire à la plaqim; on excite alors Télectro-aimant, et, après un temps de pose variable avec les échantillons, on observe sur les deux moitiés de la plaque des impressions inégales comme intensité, mais égales comme déviation. L’expérience a été faite avec du carbonate radi-(ere et dmix chlorures d’activités différentes prélés par M. et'M""‘Curie. Ces expériences montrent que les divers sels de radium émettent des rayons également dèviables, c’est-a-dire de mène nature, et ne diffèrent que par leur intensité.
- 3. Trajectoires du rayonnement dans un champ magnétique uniforme. —• Diverses expériences ;*) ont confirme certains faits déjà observés par M. Becquerel et ont permis d’énoncer
- au-dessus de la plaque, la distance à la source de Tim-
- celle-èi passaitpar la source elle-même, serait de 7,3 mm pour le champ employa et de 7* î f min pour un champ de iooo unités. Ce résultat concorde parfaitement avec
- dans l'air avec, un champ de \ ouo unités C.G.S., expériences qui avaient donné 7,^3 mm.
- T) Voici la description de ces expériences el de leurs résultats :
- « Ou dispose, comme dans les expériences précédentes, mit* placpn* photographique enveloppée de papier
- plaque, bord amené au milieu du champ, on place sur la face supérieure une lame de plomb, puis la substance
- impression due aux rayons qui y sont ramenés. Si Ton dispose, dans t’espace, sur le trajet des rayons, divers
- traut que les rayons normaux au champ sont ramenés sont ramemis sur Taxe du champ passant par la source, uue plaque verticale dont le plan se prolonge au-dessus tontes les trajectoiresdes rayons qui la rencontrent et
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE T. XXII — N* 6.
- les deux lois suivantes : Les rayons qui se propagent normalement à nn champ magnétique décrivent une circonférence d’un certain rayon R, passant par la source. Les rayons émis dans une direction oblique faisant un angle a avec l'axe du champ décrivent une hélice enroulée sur un cylindre de rayon li sin a.
- 3. Dispersion dans le champ magnétique. — Si tous les rayous émis par une source étaient identiques l’expérience décrite dans le para-
- passe par la source.
- leur est inversement proportionnelle à l’intensité du
- couper ccllc-ci normalement, et produisent une hnprcs-ment à la plaque reviennent sur eux-mêmes tangenticlle-
- >i Pour une direction de propagation oblique, faisant avec l’axe du champ un angle a, la trajectoire est r hélice qui s’enroule sur un cylindre de rayon R sin ayant pour axe une parallèle à l’axe du champ, et tangent à l’élément de trajectoire au départ. L’hélice s’enroule
- la propagation a lieu dans le sens du champ, et en son:
- Ces résultats, connus pour les rayons cathodiques s’appliquent aux rayons déviables du radium. Le lieu des impressions maxima sur la plaque pholographiqm
- plan des rayons dont les directions originelles sont dans un plan vertical parallèle au chamji. Ce lieu est un d ellipse dont l’un des demi-axes est aR pour la direction perpendiculaire au champ, et dont l’autre serait irR pou la direction de l’axe; mais les rayons n’atteignent pas c point. Toutes les trajectoires de ces rayons ont la mèm longueur ttR.
- » Le lieu des intersections avec un plan normal à l’ax du champ, des trajectoires des rayons obliques dont les éléments originels sont dans un plan passant par l’a est une courbe dont le point de départ est sur Taxe p saut par la source, et dont la tangente à l’origine fait a
- .ngle égal à —— , Notant
- la distance du plan à la source, et R le rayon de la trajectoire circulaire définie ci-dessus. J/expérience vérifie cette valeur théorique,
- '> Dans un champ magnétique égal à 4000 unités C.G.S., on a obtenu pour R des valeurs voisines de 3,7 mm. »
- graphe 1 devrait donuer, d’après les lois précédentes, des arcs d’ellipse intenses vers le bord extérieur et diffus vers le bord intérieur. Or on obtient, même avec une source radiante de très petit diamètre, des arcs d’ellipse très diffus vers l’extérieur et d’autant plus diffus que le champ magnétique est plus faible, c’est-à-dire que R est plus grand. Cette diffusion parait devoir être attribuée à une dispersion, par le champ magnétique, du faisceau des radiations dont des expériences antérieures de l’auteur avaient, déjà montré l’hétérogénéité.
- Si l’on place sur la plaque photographique, toujours enveloppée de papier noir, des substances diverses absorbant certaines des radiations du faisceau hétérogène on doit obtenir ce qu’on peut appeler les spectres d’absorption relatifs aux substances considérées. L’expérience faite dans ces conditions donna en effet des arcs elliptiques décalés les uns par rapport aux autres. En calculant le rayon R correspondant M. Becquerel a trouvé, avec un champ de 2400 unités C. G. S. : 6,1 mm sans autre écran que le papier noir; 8,25. mm en mettant sur la plaque une lame d’aluminium de 0,1 mm d’épaisseur ; environ 12 mm avec une lame de cuivre de o,o85 mm d’épaisseur. L’auteur a également constaté que l’action de l’aluminium dépend de la distance à laquelle la lame de ce métal sc trouve de la source. Ainsi, si au lieu de placer la laine d’aluminium sur la plaque pho^ tographique, on la place tout près de la source, l’arc elliptique obtenu a la même position que s’il n’y avait pas d’aluminium.
- 4. Considérations sur les déviations électrostatiques. — Les faits qui précèdent montrent qu’une partie du rayonnement du radium est tout à fait assimilable à des rayons cathodiques, ou à des masses d’électricité négative transportées avec une grande vitesse. Si donc on appelle cia masse électrique supportée par une masse matérielle m, p le rayon de courbure de la trajectoire décrite dans un champ magnétique II, on doit avoir llp = — v. M. Becquerel ayant trouvé p = o,3y cm pour H — 4 000, on en déduit 1 5oo pour la valeur du second membre de cette égalité ; ce nombre est du même ordre de grandeur que ceux qui ont été trouvés pour les rayons cathodiques par J.-J. Thomson
- (M Phil. Mag., 5e série, t. XLIV, p. ag3 ; 1897.
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- L’ÉCLAIR A CtK K LECTUIQ U E
- et l'auteur démontre, en partant de cotte expression, (pie la condition nécessaire et. suffisante de l’existence de la dérivée seconde de Y est cpt'il existe une limite pour //-= o, de la
- wj - - | >, £’ ‘(.-3 »v»jT *.»« —• •
- du champ; pour observer ces franges il faut un champ d'au moins 65o C. G. S.
- 11. Avec des tubes renfermant du chlore, de
- l'oxvde de carbone, manifestent, mais le: moins franches qu'a’
- l'hydrogène.
- où l'on a posé N-^eosO.
- Quand cette limite existe l’équation de Poisson, AV ^ — 4rp, s’établit facilement, mais l'auteur fait remarquer qu’elle peut être établie si p est conliuu, sans (pion ait besoin de supposer l’existence des dérivées secondes, pourvu «pie l’on définisse alors AV par
- AV = liin (Am -j- - C*8 )
- I.'auteur cite ensuite quatre cas particuliers dans lesquels l’existence des dérivées secondes ou au moins de l'une d’elles peut être immédia-
- : du tube est disposé normalement à la >n des ligues de force d’un champ d'euvi->o C.G.S.; la lumière émise est étudiée en d’un spectroscope et d’un polarise de Savart.
- i on 4 o
- tube il hydrogène, rauteur a obtenu les résultats suivants :
- i1' Le champ magnétique affaiblit l’intensité de cette radiation.
- 9° Il la polarise partiellement; la plus grande proportion de lumière polarisée se trouve dans une direction à la fois normale au champ magnétique et ii la direction de la décharge et telle qu’un observateur regardant le tube peut amener par une rotation de 90° dans le sens des aiguilles d’une montre, le vecteur qui représente le champ magnétique en coïncidence avec le sens de la déchargé; dans la direction inverse la quantité de lumière polarisée est nulle ; dans toule autre direction cette quantité varie d’une manière continue avec l'angle de la direction considérée et celle du maximum de polarisation.
- La netteté des franges données par le pola-rlseope augmente en même temps (pie l’intensité
- Période d'établissement de l'étincelle électrique. Sa durée totale, par H. Abraham et J. Lemoine. Comptes rendus, t. CXXX, p. 34W8.
- Les auteurs ont montré l’an dernier (‘) que le retard entre l’instant de la disparition du phénomène de Kerr et l'instant de la cessation du
- champ électrique qui lui donne naissance est de l’ordre du cent millionième de seconde. Pour démontrer ce résultat ils faisaient passer entre les deux lames d’un condensateur plongé dans du sulfure de carbone la lumière de l’étincelle de décharge du condensateur ; lorsque le chemin parcouru par les rayons lumineux avant leur entrée dans le condensateur n'était que 0,20 m, le phénomène de Kerr était bien nettement observable ; lorsque ce chemin était de 100 cm la rotation du nieol servant à mesurer
- ène se trouvait réduite de moitié; enfin quand ce chemin dépassait 4oo cm le phénomène ne se manifestait plus. Comme la lumière met un billionième de seconde pour parcourir 3o cm. le retard est donc Lien de l'ordre indique.
- Kti interprétant les résiliais de ces expéditeurs arrivent à cette conclusion • la durée totale de l’étincelle de décharge de beaucoup inférieure a 4oo billionièmes de
- Pj Éclairage Électrique, t. XX, p. 3.{9, a bopl. t891).
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- dans leurs <
- ensuite remarquer que le ; un cent millionième de seconde qui, mrs expériences, limitait la durée d'ex-i complète du phénomène de Kerr est en réalité la somme de trois termes :
- r1 La durée d'établissement de l’intensité lumineuse de l’élineelle ;
- a0 La durée de la disparition du champ élec-
- dithi durée de la décharge;
- 3° Le retard possible du phénomène de Kerr sur le champ électrique; c'est-à-dire le temps
- sa biréfringence après que le champ électrique
- » Si Ion admet que l’œil intègre h-s énergies lumineuses qu'U reçoit, il faudra, pour ks deux images, elfec
- nés, pris isolément, napas, une durée atteignant
- Action du cuivre sur F acétylène ; fo. d’un hydrocarbure très condensé, le t par Paul Sabatier et J.-B. Senderens. Cou des, t. CXXX, p. a5o-a53.
- De l’acétylène r
- acétylène pur et sec, de l’acide “chlorhydrique s vieux, est dirigé sur du eu
- dirigé :
- oxyde soit par l'hydrogène, uni par l’oxyde de
- cuivre, réduit de son
- h partir d’un oxyde de grillage, il ne se à froid aucune "réaction appr. ' ’ ' '
- l’on élève la température vers i8o°, le cuivre brunit et la pression diminue très vite par suite dion rapide de l’acétylène. Dans
- la vitesse dépassait »o cm3 par minute, s’est trouvé ainsi interrompu pendant plus de vingt inimités; après quoi, le dégagement ga rétablit très lent. Tout d’abord, il se <
- les parties froides du tube, des liquides " cthylcni-
- ques : la structure du cuivre, d'après -l’examen
- au fur et à mesure que le courant gazeux se rétablit, toujours très ralenti par la réaction, le cuivre gonfle rapidement en prenant une teinte moins foncée, et bientôt il ne tarde pas à remplir le tube en obturant complètement le passage du gaz. Les carbures liquides condensés ont alors une coloration verdâtre et paraissent constitués par un carbures éthyléniques et
- concentré, une coloration rouge très intense et se solidifient pon à peu au contact de l’air et de la lumière comme le styrolène, (^uant aux gaz peu abondants qui sortent du tube, ils contien-eertaine proportion d’acéty-
- lène qui a échappé à la tr; des carbures éthyléniques.
- réaction peut être réalisée avec du cuivre compact, en lames ou en fis. Il sullit de
- *5o° un fil de cuivre bien décapé : lise recouvre ; d’abord brune, puis
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXII. — Nü G.
- Si l’on dispose dans un tube une traînée légère de la substance brune obtenue plus haut, et si on la chauffe vers i8o°-25o° dans un courant d’acëtvlène, le foisonnement se produit de nouveau, la matière gonfle et remplit de môme tout le tube. On peut recommencer l'expérience avec cette nouvelle substance : après trois ou quatre foisonnements successifs ainsi opérés dans l’acétylène vers 200° on arrive à une matière qui ne se modifie plus quand 011 la chauffe • dans ce gaz.
- Le produit ainsi préparé est un solide jaune plus ou moins foncé, qui, au microscope, apparaît constitué par un assemblage de filaments très fins entortillés. Il est léger et mou. Il brûle avec une flamme courte et fuligineuse, en répandant une odeur aromatique et laissant un faible résidu d’oxyde cuivrique. C’est un carbure d’hydrogène dans la masse duquel se trouvent diffusées les petites quantités de cuivre qui ont contribué à sa formation, et dont la proportion est comprise eutre 1, 7 et 3. L’analyse du carbure conduit à la formule brut C7 llfi; les auteurs lui ont donné le nom de cuprène.
- Sur un nouveau procédé d’extraction du caoutchouc contenu dans les écorces de diverses plantes et notamment des Landolûa; par A. Arnaud et A. Verneuil, Comptes rendus, t. CXXX, p. 259-261.
- Les lianes des Landolfia qui croissent spontanément dans presque toute l’Afrique fournissent abondamment un caoutchouc estimé. Le procédé de la saignée, le seul universellement adopté, réussit cependant médiocrement avec ces lianes car le latex de celles-ci au lieu de couler facilement comme cela a' lieu pour les Ilevea du Brésil, se coagule presque instantanément sur le lieu même de l’incision, laissant ainsi la majeure partie du caoutchouc dans les vaisseaux laetifères.
- Aussi a-t-011 proposé plusieurs procédés d’extraction. Les uns traitent les écorces desséchées et grossièrement pulvérisées par des dissolvants appropriés: sulfure de carbone, benzine, etc. D’autres détruisent ou tout au moins désagrègent la cellule par un traitement aux alcalis. M. Deiss utilise l’action destructive de l’acide sulfurique.
- MM. Armand et Verneuil préconisent le procédé mécanique suivant qu’ils ont essayé sur
- des lianes fraîches ou sèches de Landolfia mises à leur disposition par M. Godefroy Lebeul, horticulteur :
- « Les écorces sèches sont pulvérisées aupilon ou il la meule, ou par tout autre moyen agissant d'une manière analogue, puis tamisées de façon à séparer 4(> à 5o P- 100 de poudre fine ne renfermant pas trace de caoutchouc. Le résidu, en partie aggloméré par plaques, est imbibé d’eau chaude, puis soumis à uu long broyage, qui détermine la formation d’une pâte épaisse et friable, laquelle est ensuite tamisée au sein de l’eau chaude. Un nouveau broyage du magma resté sur le tamis fait apparaître dans la masse des filaments vermieulaires blanchâtres de caoutchouc. Ceux-ci, par un battage suffisamment prolongé, s’agglomèrent de plus en plus et finissent par former des masses spongieuses renfermant la totalité du caoutchouc. Pour séparer le reste de l'écorce adhérente, on projette le tout dans l’eau bouillante : le caoutchouc, plus léger, venant surnager à la surface, est iaciîe-inent. recueilli. Par un battage prolongé, on le transforme en une plaque ou réseau, formé de caoutchouc presque pur, La purification complète s’effectue par passage aux cylindres-laminoirs à vitesses différentielles, comme cela sc fait ordinairement pour la purification des caoutchoucs bruts. »
- Les auteurs ajoutent :
- « Avec les Landolfia, les rendements sont très bons : l'écorce aérienne fournil 8 à 9 p. too de coulchouc; l'écorce de racine, i4 à 10 p. 100 et davantage ; le tout venant, mélange de brindilles de diverses espèces, donne encore 6 à 8 p. joo. Les dissolvants ne donnent pas de rendements plus forts, et encore faul-il tenir compte dans ce cas des résines et matières grasses dissoutes.
- « Ce procédé mécanique d’extraction, d’une grande simplicité, est applicable partout, et de plus, par son mode d’obtention même, le caoutchouc ainsi préparé a subi une véritable purification et sc trouve exempt des corps gras et résineux qui le souillent ordinairement, même quand il a été recueilli par coagulatiou directe du latex. »
- Le Gén
- : C. NAL’U.
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- Tome XXII. Samedi 17 Fé-vrier 1900. 7« Année. — N" 7
- L’Eclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Kcole Polyterbniqi.e, Membre de l’Institut. - - A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l'Institut. —D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre d,- l'Tnst.itut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Hollin.
- APPLICATION DK LA THÉORIE GRAPHIQUE
- A L’ÉTUDE DES PRINCIPALES CANALISATIONS A COURANTS ALTERNATIFS ET POLYPHASÉS
- La simplicité de la méthode graphique pour l'étude des courants alternatifs la fait généralement préférer à la méthode analytique par les praticiens, chaque fois que l'application en est possible. C’est qu’elle donne, en effet, une facilité d'investigation étonnante et qu’elle aide puissamment la mémoire.
- Nous avons utilisé cette méthode à différentes reprises dans ce journal.
- Nous l’avons résumée dans le Bulletin des Ingénieurs de Mous (tome VU, 4e fascicule) et dans la Revue universelle des Mines (tome XLIV, 3e série) ; nous l'avons appliquée aux transformateurs et aux moteurs à courants polyphasés dans les tomes VIII, XLV et XLVI des mêmes revues.
- Nous présentons aujourd'hui aux lecteurs de L'Éclairage Électrique le résumé d'une leçon que nous avons eu l’honneur de donner par intérim à l’Institut électrolpçhnique de Mous sur le fonctionnement et le calcul des principales canalisations à (murants polyphasés et sur la dépense relative de cuivre en ligné dans ccs canalisations et dans celles à courants continu et alternatif simple, pour deux hypothèses différentes : à égalité de tension maximum entre les fils do ligne et à égalité de voltage aux récepteurs ordinaires (lampes ou moteurs).
- Nous n’avons pas la prétention de formuler des considérations inédites, mais seulement 1 espoir d’exposer simplement et clairement le sujet, comme on doit le faire à des élèves dont on ne veut pas bourrer la mémoire de longs calculs quand cela est inutile ou à des mgénieurs praticiens dont le temps est précieux.
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE T. XXII.-N" 7.
- Nous n'avons pas tenu compte des effets de self-induction et de capacité.
- Nous divisons notre petit travail en deux parties.
- I. — FONCTIONNEMENT ET CALCUL DES PRINCIPALES CANALISATIONS A COURANTS POLYPHASÉS
- A. Circüit double a courants diphasés (fig. i à 5), — C’est le cas de certaines distributions dans lesquelles on veut séparer les deux circuits pour obtenir plus de facilité d’isolement et de réglag’O de la tension ou du courant. Soient : les ciremls générateurs en AB et CD (fig. i) ; les fils de lignes r ; les récepteurs d’énergie utile ttb et cd, de résistances U ;
- les tensions instantanées e, et eî aux bornes A el 13,G et. D ; les tensions maxima aux mêmes bornes E, et Ea; les courants instantanés et maxima it et iif I, et Iâ. Les forces électromo-trieea sont décalées de qou.
- Admettons que la self-induction des circuits soit nulle et que les forces électromotrices et les (murants varient, sinusoklalement.
- Dans ces conditions, les forces électromotrices et les courants sont représentés parla
- La force électromotrice efficace vaut ou 0,707 E, dans l’hypothèse des fonctions
- sinusoïdales (fig. 3) el; KE pour une forme quelconque de force électromotrice périodique : K = 1 pour la forme rectangulaire (fig. 4) et K — 0,577 pour la forme triangulaire (fig. 5). On a:
- P = Wu/flieff + K, + R) (h2 + bS) = (** + R) (IV + 1V)
- E,=aE4- et l, = 1,
- P = (ar + R) h9 =*(« + R) IV-
- Puissance
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- B. Circuit composé a courants DiPiiASK.s ou a trois kit,s. — Lorsque les circuits générateurs ne sont pas continus, comme ils le sont dans ____f.
- la génératrice Selmckert à anneau Gramme, on peut ? ' ' ~ ' ' ' ' '
- toujours réunir en un seul deux fils de lignes et obtenir e‘> I r. gï*
- la distribution à trois fils à courants diphasés. Le sellé- s~~j ^—A â
- nia en est dessiné sur la figure 6. > '___________/•______—-6 §]„
- Soit :
- Fig. 6. —
- r + R-W. àc
- le des lois de KirehofT, dans les polygo "1 = + (G + **) ^ - G (R' + O +
- e2 = iJV + (it + <,) r' = i, (R' + /) +
- AB bu et CB bc
- La valeur instantanée cle t
- est donc la différence des deux valeurs instantanées de deux fonctions dont les maxima
- sont décalés do 90° ou ~ comme E, et E, qui les créent. Le courant It est donc la résultante géométrique de I', et 1",. De môme I2 est la résultante géométrique de
- R'- + aKV
- La figure 7 représente les tracés des courants I2 et I2. On voit que et étant négatifs, sont portés en sens inverse cle Eâ et de E,.
- Les angles de différence de phase » de 1 et E sont donnés par
- tg?= -
- 1;
- B' + ,
- (6)
- forces électromutrices
- en supposant que E4 = E2, comme c'est le cas en pratique.
- Le courant I résultant, circulant dans le fil IM de la ligure G, égal à la somme géométrique de I, et I,, est représenté par le vecteur ü« de lu ligure 7.
- à trois fils à courants diphasés Comme on le voit, la composition des courants dans le
- fil commun produit un décalage de I, et I3 sur E, et E3, ce qui rend l’angle de Tt et Tâ obtus, alors qu’à premier examen, sans intervention de self-induction, on le croirait droit.
- valeur de 1, résulte de la résolution du triangle rectangle T', T'/1. Elle est, pour
- : E,
- ] _ E
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- I/ÉCLAIRÂGE ÉLECTRIQUE
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- On trouve la même valeur pour I2.
- Voyons si les angles <c sont appréciables en pratique et si I, et I, diffèrent beaucoup des valeurs qu’on leur trouverait en admettant que l’angle de Ij et Iâ est droit.
- Considérons une canalisation dans laquelle on perd io p. ioo en tension, soit.environ
- • =0,1 (/• -j-r' H- R) = o,i R" et admettons que /•' = - (pour I — I, ou I.
- tg?=
- o,o5 \ R'
- Tr - o,o36
- On trouve aussi en appliquant la formule (7) :
- _ E y/R^ +0,000246 R'* + 0,07 iv^~ _ EU'1,0 1 H'2 -f »KV R'a + a
- Or, si l’angle de I, et I2 était droit, quand I, serait max >ser, pour le circuit ABfoz :
- E-Ii (v + R + r'; = L <R' + r
- On reconnaît ainsi, en vertu des relations (8) et (9), que l’on trouve très sensiblement , le maximum des courants en admettant qu’ils sont décalés de 90° et en écrivant:
- Remarquons aussi, d’après la figure 7, que la direction de I = O a est, dans toutes les hypothèses, à 45° par rapport à E, et à Er La figure 6 montre cil effet que Ton obtient le courant 1 en composant 1, et I2 géométriquement avec leurs sens directs.
- La différence de potentiel entre A et C s’écrit :
- d’e
- E = Ej — E,
- c’est-à-dire que la force électromotriee E est la résultante géométrique de E1 et — E2 ou OA. Elle vaut \/7 E, ou \/ï E2 et elle avance de 90° sur I, de 45° sur I, et i35° sur lr On conclut de ce qui précède que, en pratique : i° Les courants maxima individuels valent très sensiblement
- 0° Ces courants sont assez bien à angle droit. Exactement, ils sont décalés de 94" pour io p. 100 de perte en ligne ;
- 3° Le courant du fil moyen est égal à
- I-^I, o„ .(-)
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- 4° La force électrornotrict relation :
- bornes extrêmes du générateur est donnée par la = /ï E, ou vA~ E, ; (.3)
- c’est donc à celle force électromotrice que l’isolement de la ligne doit résister a" Cette force électroinolrieo avance de 90° sur I, de 4a° sur I, et i35° sur I2. 6° La force électromotrice aux récepteurs vaut :
- E„s ou E*. = 1,11 =
- E,U
- r+H + r
- et elle est en phase avec I, ou I2 ;
- 70 La force électromotrice aux bornes extrêmes des récepteurs est égale,' par analogie,
- et elle est sensiblement en plu Pour des calculs exacts, 1 tion de I, et I2 en calculant
- de perle
- représente les fore<
- soïdes.
- Toutes les valeurs de forces ôlectromotrices et de courants trouvées sont les maxima. On obtiendrait les valeurs efficaces en multipliant ces dernières par 0,707 ou K.
- iSks montée en trixngle, — Le schéma du circuit admettrons encore qu’il n’v a ni self-induction, ni capacité et que tout est symétrique, tant du côté du générateur ABC que du côté des récepteurs abc.
- A cause de la symétrie, on comprend que les courants des récepteurs et du générateur ont même phase que les forces électromotrices e, dont
- Fig. 9. — Schéma d’une canalisation à courants triphasés montée en triangle.
- triees et les courants des triangles soi En A, B, C, a, b et c, la somme des
- les maxima E sont décalés de 120° ou le représente la figure 10. Les force il: donc figurés par om, op et on. courants est nulle et on a, notamment :
- ~, comme cleclromo-
- e’esl-à-dire que la valeur maximum IiS est la [résultante géométrique deT, et de — 12. C’est Jonc O;-ou I„ (fïg. 10)
- IJ2 = al, cos 60'' = V7:ï I,
- Ce courant avance de 3o° sur I,, comme Ii3 sur I3 et I23 sur I2.
- Calculons la valeur de 1,.
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- T. XXII. — N° 7.
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- Considérons ie circuit ACc« au moment ou ilt est maximum. Alors, d’après la figure io, en projetant sur Or:
- Il résulte de ce qui précède que :
- i°Les courants des triangles ont même phase que les forces électromotrices agissantes et ils diffèrent en phase (entre eux) dey^ou 1200;
- 20 Ces courants ont pour valeur maximum
- Ei
- 3 r + R '
- 3° Les forces électromotriecs entre les lignes sont les mêmes qu’aux extrémités des circuits individuels du générateur ou des récepteurs ;
- 4° Les courants de ligne valent \/3 ou i,y3 fois les courants des triangles. On a donc :
- Ces courants avancent de 30° sur I, ou Q ou Q et ils sont décalés de 120° entre eux ;
- 5° Les forces électromotrices aux bornes des récepteurs sont en phases avec i'n i!i et i'9 ou î4, 4 et 4- Leur valeur maximum est :
- et clics sont décalées entre elles de ir>.o° ou y 7t.
- D. Circuit a courants triphasés monté en étoile. — La lig-ure n représente le schéma du montage. ABC est le générateur, abc les récepteurs. Mous admettrons encore qu’il n’y a ni self-induction ni capacité, que les fonctions sont sinusoïdales el les circuits symétriques.
- Les courants 4 el- 4 9t)n*; évidemment en phase "avec e,, es et es, ont mémo valeur maximum el diffèrent en phase de iao° ou y 7:.
- Ces trois courants ont pour valeur maxima les vecteurs OA, OB et OC de la ligure 12, dont la somme géométrique. 0A« donne une résultante nulle. En o et o' de la figure 11, les sommes des courants instantanés sont donc naturellement milles. Il en résulte que les
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- a4:
- cuvent rester isolés et neutre
- être
- points c
- dissymétrie dans les circuits. S’il y avait dissymétrie, les et décalés de i2o°et il faudrait employer un quatrième oo' permettant d’équilibrer la tension oulecourant.de cliae des circuits au moyen de'bobines de self-induction.
- reliés à la terre tant qu’il n’y a pas •ants ne seraient plus égaux
- nd évidemment les portions danles et la valeur maximum
- ui montre que sa valeur maximum est la résultante géométrique 06 (fîg 6o° = y' 3 E, et avance de 3o° sur E,.
- Les conclusions qui s'imposent sont donc: i° Les courants sont égaux, décalés de^--, communs z et ils ont pour valeur maximum
- a0 Les forces électromotrices individuelles sont en phase avec les courants et ont pour valeur maximum E.
- Celles des récepteurs valent
- 3° Les forces éleetromotrices de ligne ou entre deux fils de ligne sont également sinusoïdales cl décalées de clics valent, en valeur maximum, y/3 E = i,j3 E et sont décalées de 3o" par rapport aux forces électromotrices et aux courants individuels ; notamment Eia avance de 3o° sur E, ou ;
- 4° Quand toutes lés portions sont symétriquement chargées, comme dans les moteurs, ou que le nombre de lampes est toujours le meme sur ou, où cl oc, les points neutres o et o' peuvent rester isolés. Dans le cas contraire, il faut les relier par un fil oo' auxiliaire qui permettra de régler la tension dos pouls individuels. On donne généralement au fil oo' une section moitié moindre que celle des autres fils de ligne.
- E. CANALISATION a COURANTS TRIPHASÉS A MONTAGE MIXTE EN ETOILE ET EN TRIANGLE. -------
- Nous partirons toujours des mêmes hypothèses. Les figures montrent que :
- i° Les forces éleetromotrices e,, et e3 ont même phase que les courants de ligne ?2 et i3 et les fonctions des deux séries de valeurs différent en phase de -j- * l’une par rapport à l’aulre. Leurs maxinia sont, par exemple : o A, oB et oC de la figure « 4 ;
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- 2° Los forces éleetromotrices de travail aux récepteurs ab, bc. et ca sont les résultantes de E, et — E2, Eâ et — E8, E3 et — Er Ce sont E12, Es3 cl Ej3 de la figure 14, différant entre
- elles de 120° ou r. et décalées de 3o° sur les courants de lignes. Leur valeur maximum
- à courants triphasée à montage mixte
- vaut \/3 E = i,^3 E ;
- 3° Les courants de travail ou des récepteurs iS2, 43, et 4., sont évidemment en phase avec E,2, Ess et Eia cl on a notamment
- et
- 17= -ï^
- e’est-à-dirc que OA ou It de la figure i4 est la résultante de ou' ou lj3 et «'A ou —Il3.
- Ces courants valent donc
- I, I2
- pX3 É'i
- Fig. j4. — Diagramme polaire d’une canalisation mixte eu étoile et en triangle pour courants triphasés.
- 4° Quant il la valeur maximum des courants de ligne» on la trouve en considérant l’un des circuits fermés, tel que AoYiba, oit l’on a:
- équation qui donne, quand 4 est maximum), E, = E2 = E ; T, = I3 = I :
- d’<
- 3rg- li
- 5° On a par conséquent, pour courant maximum des récepteurs
- r =---------—= = o,^8 —-—
- (3r-|-R) t/3 3r+R
- F. Canalisation a courants trtpiiasés a montage .mixte en triangle et en étoile. — On peut conclure, de l'inspection des figures iü et tG, que :
- i° Les forces électroinolrices génératrices ct, e2, et e3 sont décalées de 120° oui*;
- 20 Les courants générateurs ip 4 ut 4 sont décalés des memes valeurs et en phase avec les forces éleetromotrices ci-dessus ;
- 3° Les courants de ligne et de travail I,,, II3 et Ï2ï valent \/'S I, ou \/'d I, ou y 3 Is, sont décalés de A 71 entre eux et en avance de 3o° par rapport à I2, I, et Is ;
- 4v II est évident que les forces éleetromotrices des récepteurs en, e0 et ec sont en phase avec les courants de ligne iti, il3 et 4s ;
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- nuits générateurs, tel I,, sont donnés par <, = “ L2 (' + R) +Ü3 (R + '')
- -T?*
- qui donne, pour e,etq maxima : E = I v7r (R + r) cos 30" + I
- \/J~cos 3o° (R-f-r)
- E- (R + '-)(l -L "M 4)
- = (R + r) 31 ,
- équation analog
- 3 R + 3 ;• valent donc
- ^ Les forces éleclroniotrices enh, et e<.b sont maxima quand 1 Elles valent donc, en valeur instantanée, par exemple pour et(h ;
- , et e3 sont maxima.
- et en valeur maximum
- Eal = J1SU- lu R.
- Celte dernière relation prouve bien que les forces éleolromotrîees entre les trois bornes extérieures des récepteurs sont en phase avec E,, et Es. De plus, si I' — 1]S — 113 = 1^, on a
- cos 3° I'R = y 'i l'R
- ,/;i v/3
- ER _
- 3 R -j- 3r -
- ER
- 3R-j- 3r
- Enfin, les forces électromotrices eai eb et ee qui sont eu ph valent
- _ E^__ 3 ER __ , ____________ER
- e’= 75" SR + 3,- - '''! 3R 1 1/
- Si la résistance des lignes était nulle {/• = (>), on aurait :
- c les courants de
- ce qu’on pouvait prévoir à la simple inspection de la figure i5.
- (A suivre.1
- S. Haxappk.
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- T; XXII. — Nr 7.
- a5o T/ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- M A C HIN ESI) Y N A MO- É É E C T U 1Q [J E S
- M ü ï K U H S A <; O' L R A IN T U ü N TI N l.'
- Do nombreuses applications dos moteurs électriques à la propulsion ont déjà été signalées dans cette revue (1). Parmi celles-ci un des dispositifs le plus souvent adopté est celui qui consiste à mettre le moteur sur la barre même du gouvernail et à commander l'hélice par engrenage ou par chaîne. Dans tous ces svstènies l'hélice se déplace à l’extrémité du gouvernail, ce qui permet uuc action plus rapide dans les virages.
- Le gouvernail, propulseur imaginé pur II.-O. Duncax Q) est de ce genre, mais la commande de l’hélice se fait par courroie.
- Le moteur D (fig. i et a) alimenté par une batterie d’accumulateurs peut coulisser à l'aide
- d'oreilles ménagées à cet effet le long de quatre colonnettes d, dr d2, d.j de façon à permettre d’élever et d’abaisser le moteur à l’aide d’une vis Y.“
- f/axe du gouvernail est formé de deux caisses étroites ou de deux Lubes TT, qui aboutissent à une caisse C contenant la poulio de commande P de l’arbre F de l’hélice et portant le gouvernai^ M. Le gouvernail est fixé au canot par deux gonds, F un J porté par Je support K qui peut pivoter autour d’un axe pratiqué dans une enlretoise réunissant les deux Lubes T et T,, et l’autre b porté par le canot lui-même et sur lequel vient s’engager nue sorte Fig. i et %.— Gouvernail propulseur Dimoau. Vire perspective,, vue .le côté d’oreille C, vernie de fonte avec cl coupe partielle. la caisse C. ‘
- La barre du gouvernail est
- creuse et contient les fils d’amenée du courant et de départ au moteur ainsi que le commutateur qui est manœuvré en faisant tourner la poignée R. Cette poignée porte des repères correspondant aux différentes vitesses et au changement, de sens de rotation.
- La courroie S peut être remplacée par une corde ou pont* une chaîne et la tension est obtenue à l’aide de la vis V.
- C) Voir on particulier : C.-F. Guilbert, Un gouvernail électrique propulseur électrique (/. Éclairage Électrique. t. I, p. 416, 1894. — G. Richaud, Applications mécaniques de l’électricité, propulseur À'e'v et Mayne (/.'Éclairage Electrique., t.. ÏX, p. 168.
- (2) Brevet anglais n" 4 44i> ^ ligures. Déposé le 22 février 1898, délivré le 18 février 1899; date du dépôt du brevet français, 14 janvier 1898.
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- Les moteurs de MM. J.-J . Rorsox, C.-IL M.vhdskx pJ 1T.-N. 1]eai>t,a.X]) i1) appartiennent au type peu appliqué .des moteurs à induit et à inducteurs mobiles. Les perfectionnements proposés par les inventeurs consistent à employer deux moteurs montés sur le même arbre, l'armature de chaque moteur étant reliée mécaniquement avec le champ magnétique entourant l'armature de l’autre. A eet eti'et l'induit de l'un des moteurs est elaveté sur un arbre, lequel passe à l'intérieur d'un arbre creux portant l’induit du second moteur et l'inducteur du premier tandis que l'inducteur du second est clavelé sur le
- Moteur double Robson, Mardscn et Ilcadland à induits et indurtei
- mémo arbre que l'induit du premier. Ce dispositif est représenté sur la ligure 3 ; l’induit a du premier moteur et l'inducteur du second sont clavelés sur l’arbre b. L’induit ai du second moteur est fixé sur un manchon c monté fou sur l’arbre b et supportant l’inducteur d relié d'autre part, à un second manchot) c, également fou sur l'arbre b. Ce dernier porte un. premier organe de commande, ici une roue dentée <?,, taudis que sur le manchon extérieur c, est clavelée une roue dentée / engrenant avec un pignon g fixé sur l’arbre h portant un second organe de commande e tournant dans le même sens que le premier; ces deux roues dentées peuvent attaquer conjointement une même transmission, ou mieux conduire chacune un récepteur distinct. Chacune des carcasses inductrices est formée; de deux parties, la couronne portant les noyaux polaires et les flasques servant de supports, et dont l'une porte les axes des porte-balais, /q, /, q, et les bagues de prises de courant •le l'induit et de' l'inducteur n, n.„ /q, pour l'un des moteurs et /q, />., ;q, /q, pour l’autre. Sur ces bagues frottent les balais ni portés par les liges l et lt fixées sur les chapeaux de deux paliers de l'ensemble.
- Le courant peut être fourni au moteur de la manière indiquée sur la figure, les deux moteurs sont alors en série, mais par des changements convenables de connexions entre les balais m et la source on peut laisser les induits en série et mettre les inducteurs en parallèle, ou mettre les induits on parallèle, et les inducteurs on série, en même temps qu’on peut changer le sens du couranl dans l'une ou l’autre partie et par suite le sens de rotation.
- ' Ce genre de moteurs est plus particulièrement étudié en vue de la traction, car il permet d’obtenir dans un sens ou dans l'autre un certain nombre de vitesse. Son principal avantage est de supprimer l’emploi d’un train différentiel pour la marche d’un véhicule automobile dans une courbe, puisque 1’arm.aturc d’un des moteurs et le champ magnétique de l’autre conduisant l’une des roues motrices ralentissent ensemble pour obtenir la réduction de vitesse désirée sur la courbe de plus- faible rayon tandis que l’autre système uduit et inducteur conduisant l’autre roue motrice augmente de vitesse.
- T Brevet, anglais n° g 178, 1 ligure. Déposé le •«<> avril 1898, délivré le 11 mars 1899. • •
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- L’ÉCL A T R AGE ÉLECTRIQUE
- T. XXII. — Na 7.
- Les perfeeliomiemeiils que JIa.rt>'kll (‘) apporte aux moteurs du type cuirassé
- sont relatifs à leur ventilation et présentent quelques analogies avec ceux de MM. Siemens et Ilalske que nous avons décrits récemment (2). Le procédé de ventilation Ilartnell consiste à séparer l'intérieur du moteur en deux parties réunies, par un ventilateur.
- Le dispositif le plus simple imaginé par M. Hartnell, identique à celui de MM. Siemens et Halske, consiste (fig. 4 et 5) à placer le ventilateur F à l'arrière de l'induit. L’air est alors puisé dans la petite chambre S, qui communique avec l'extérieur par les ouvertures o ménagées dans la carcasse magnétique, et est renvoyé dans la caisse 1), formant le circuit magnétique inducteur du moteur, laquelle est également munie d'orifices o .
- Le dispositif de la figure 6 diffère du précédent uniquement on ce que le ventilateur aspire l'air contenu à l'intérieur de la caisse du moteur qui communique avec le dehors par un certain nombre d’ouvertures o pratiquées les unes en face du collecteur el les autres dans l'axe des noyaux polaires eux-mêmes. L’air est ensuite renvoyé dans la seconde chambre D d'où il s’échappe au dehors par les orifices o1.
- Le procédé indiqué sur la figure 7 est assez différent dos précédents, car il sert à cla-
- Harlnell (variante). — Ventilation par circulation de l’air à cuirassé par circulation de l'air à l'intérieur et à l’intérieur. l’extérieur, système .Ilartnell.
- blir une circulation d’air à l’intérieur de la caisse contenant le moteur. Le ventilateur F aspire l’air contenu dans l'enveloppe du moteur S et le renvoie par des tuyaux P soit sur la surface de l’induit, soit sur colle du collecteur.
- Les deux premiers procédés peuvent être combinés avec le troisième, un dispositif de ce genre est représenté sur les figures 8 et 9. Un premier ventilateur F agit comme dans le procédé de la figure 7 pour déterminer une circulation d’air à l'intérieur do la.caisse du moteur. Le second ventilateur Fs est placé dans une chambre 1), complètement séparée de la caisse du moteur ; il aspire l’air froid du dehors pour le renvoyer dans les canaux P, lesquels sont ainsi refroidis el refroidissent par suite l’air circulant à fintérieurde la caisse.
- Les orifices pratiqués sur l'enveloppe du moteur peuvent être mis en communication avec l’extérieur ou avec des gazomètres spéciaux permettant d’envoyer l’air ou un autre gaz sous pression pour activer le refroidissement. Lorsque les moteurs fonctionnent dans des
- (1) Brevet anglais nu i3 3a5, 7 figures. Déposé le i5 juin 1898, délivré le 8 avril 1899.
- (2) Voir notre article : Alternmnoleurs, Eclairage Electrique, t. XXI, p. 212, 11 novembre 1899.
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- milieux contenant de la vapeur, de la poussière, etc., les orifices peuvent être recouverts d'une légère couche de ouate ou d’une gaze qui arrête les matières étrangères.
- ‘Les moteurs cuirassés de il. II.-W. Wilson (‘} représentés en vues eL coupe sur les figures io. n et 12 ont une forme originale.
- La carcasse magnétique est en eflet formée d’un cylindre coupé en deux parties a et b
- Fig. 10, t r, 12 et i3. — Vues cl coupc d’un inoleur cuirassé à une seule bobine magnétisante de Wilson.
- par un plan parallèle à l’axe et passant par l’axe de l’induit, qui est excentré par rapport à celui du cylindre, le moteur ne comportant qu’une seule bobine magnétisante.
- La base du cylindre opposé au coté du collecteur est percée d’un trou circulaire d’un diamètre suffisant pour laisser passer l’induit en cas de démontage. Dans ce trou est fixé, le support du palier d. L’autre base du cvlirtdre est percée d’une ouverture do même diamètre que la précédente et dans laquelle s’engage une seconde caisse cylindrique cx dont une partie de la surface latérale est munie de deux ouvertures ci qui permettent d’inspecter le collecteur. A cette caisse est fixé le support du palieiv/,.
- Le noyau moteur unique h est circulaire de préférence, il porte une pièce polaire laquelle peut être enlevée facilement et est fixée après le noyau à l’aide d’une vis v. Le noyau polaire est percé siiivanl son axe d’un trou /[ qui sert à la ventilation du moteur. La pièce polaire supérieure esl constituée en doux parties réunies par une. plaque métallique e perforée et ménageant entre elles un orifice / qui sort également à la ventilation.
- Ce moteur de construction économique peut être disposé suivant son mode d’emploi de façon à ce que l'armature soit à la partie inférieure. La partie supérieure b de la caisse magnétique (fig. i3) porte alors le noyau polaire tandis que la partie inférieure a est fixée après le bâti ou les supports du moteur.
- A part sa forme sphérique qui a du reste pour effet d’augmenter la résistance du circuit magnétique inducteur, le moteur de M. Wilson imaginé en 1882 par Mac Tighe et utilisé depuis par Staifortl et Eavcs (2), ressemble au type bien connu des moteurs à une seule bobine magnétisante de Standley et Davies, Thomson-IIousLon, J.Fareot, etc (3).
- Le type de moteur que M. R. Lundell (4) décrit dans un brevet anglais récent est à quatre pôles et à deux enroulements induits aboutissant chacun à un collecteur.
- De moteur est représenté sur les figures 14 et 15. Le champ magnétique inducteur est en tôles laminées et découpées suivant la forme indiquée sur la figure 16; ces tôles sont assemblées comme le montre la ligure et fixées entre deux flasques R de forme cylindrique à l'aide de boulons F. A ces llusquos sont fixées par des griffes à ressort v, les caisses cylindriques D supportant les paliers.
- {') Brevet anglais nui8 172, 4 figures. Déposé lo 24 août 1898, délivré le 22 juillet 1898.
- (2) Voir Thomsos, Machines dynamo-électriques, traduction française de E. Bois tel, p. 19'), Baudry, éditeur.
- F) Voir ,T. Fischkr-IIisnkn, Les dynamos à courant continu, pl. IL Frilsch, éditeur.
- (4) Brevet anglais n° 7 978, 7 figures Déposé le t:» avril 1899, délivré le 29 juillet 1899. Date du dépôt du brevet américain. 18 janvier 1899.
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- T. XXII. — N° 7.
- I,'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Los bobines inductrices C. sontmaintenues on ])osilion parles épanouissements polaires [J lesquels ont intérieurement une forme évasée et portent à la partie intérieure la plus étroite
- )ans ces rainures s’engagent les rebords b laissés sur les tôles P. Les niées en deux parties en forme de coins, sont maintenues en position par des sortes do petits vérins K, au nombre de deux par pièces polaires et dont les extrémités s’engagent dans des logements c (fig. 17 et 18) ménagés dans les cornes polaires.
- Les bobines inductrices peuvent être faites avec des dimensions intérieures un peu justes pour permettre aux pièces polaires de les embrasser étroitement après qu’elles ont été mises en place.
- Les pièces polaires, en métal beaucoup moins perméable que les tôles, forment le reste du circuit ^ c
- magnétique de façon à ce que le flux magnétique . aille en diminuant graduellement à mesure qu’on (, s’approche des extrémités des cornes polaires; l’on- L'
- ; légèrement augmenté au fur et à mesure qu’on
- . — Vue
- trefer est di
- s’éloigne de l’axe des pôles. ,jnai.re pôles.
- Les porte-balais employés avec, ce moteur sont du même type que ceux imaginés primitivement par l'inventeur en collaboration avec M. Johnson (y ; le procédé d’altaclie du support, diffère seul. U consiste pour le moteur actuel en un piton L fixé à la caisse E (fig. 19 et 20) à l'aide d'un écrou N et passant entre les deux nervures M et Jl,. Lu tige V supportant le porte-balais a une section carrée et est entourée d'une gaine isolante Yr de même forme, laquelle passe dans l’anneau à section également carrée du piton. La gaine en matière isolante est serrée entre les deux nervures de sorte qu'il suffit de la desserrer pour ajuster les balais en montant plus ou moins la tige Y dans sa gaine.
- Le nouveau moteur de M. Lundell appartient donc encore au type cuirassé cl tous les conducteurs pénètrent à l’intérieur par des orifices pratiqués à cet elfel.
- s dym
- o-éku
- , dyiiaiii
- '.'Éclairage Eleclriijw
- ..XVIII
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- 17 Février 1900. •
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- >55
- Les perfectionnements de MM. S.-W. Maqlay et P.-E. Va-ndeupump (‘) ont ])our objet la combinaison d'un moteur avec un train d’engrenage permettant de diminuer ou d'augmenter la'viLesse de régime. Les variations de vitesse sont obtenues par un procédé peu recommandable, consistant à déplacer les balais sur le collecteur.
- Le moteur est représenté en coupe partielle figure 22 montre une vue avec coupe partielle di balais'.
- L'induit a est claveté sur un arbre creux ou ma un second manchon b muni du pignon c. C’est c
- upport des porte-
- le train d’engrenage enfern tées y/j et cette dernière Cet arbre tourne da ce dernier; ces deux ar les premières elaveté.es 5
- •o P
- la caisse k et formé d commandant l’arbre moteur e.
- ; l'arbre creux et dans le même -es portent des bagues ironeoniq r l’arbre moteur e et les secondes t frottement dur dans l’arbre creux. Chaque paire de bagu constitue un palier à billes, celles-ci étant logées dans deu.\
- hou b lequel porte qui entr;
- pratiquées dans ce but; le jeu entre les deux s ou moins les bagues d à l'aide des colliers à a Les balais n sont naturellement en charbon
- rfaces frottantes est
- iis sont tenus dans de
- enfonçant plus
- d’aronde ménagées dans les porte-balais n1 et sont pressés sur le collecteur par les ressorts q repoussant les blocs mélalliques q,.
- Les deux supports des porte-balais o sont boulonnés dans des fourches s venues de Ionie sur les deux demi-anneaux conducteurs assemblés entre eux sur un disque en matière iso-
- (’) Brevet anglais n" 19 Vil. 1 ligures. Déposé le 14 septembre 1898. délivré le 14 août 1899.
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- T. XXII ^N*7.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- laïile: s et séparés par des plaques isolantes /•,. Chaque fourche v est un contact t que repousse un ressort t3 et qui vient frotter sur l'un des deux anneaux métalliques u et v logés clans un disque en matière isolante cv lequel est porté par le collier ce, fixé au bâti du moteur.
- Les deux anneaux métalliques sont eu communication avec les pôles de la source d'alimentation.
- Le déplacement des balais est commandé par un levier y qui porte un secteur denté j/,, leqijel engrène avec le petit pignon yv Celui-ci transmet le mouvement à un petit arbre muni d'un second pignon ?/5 engrenant avec le secteur fixé sur la fourche r inférieure.
- Les variations (le vitesse sont obtenues par la variation du calage des balais ; de plus le porte-balai inférieur porte un goujon oL (fui dans son déplacement pour réduire la vitesse peut faire fonctionner un commutateur inverseur qui renverse le sens du courant dans l'induit et par suite le sens de rotation de l'appareil.
- Le levier y peut également commander un dispositif permettant d’augmenter la résistance du circuit pour diminuer la tension avec la vitesse ou pour augmenter la résistance de la source, par exemple en soulevant les zincs d’une batterie de piles.
- C.-F. Guii.rert.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION
- Prix de revient de l’énergie électrique au tableau de distribution dans les stations génératrices de tramways, par R.-W. Conant Revue générale des chemins de fer et tramways, p. 391-402, déepmhre 1899, d’après le Raitroad Gazette des
- L’auteur, ingénieur électricien d’une des plus importantes compagnies de traction des Etats-Unis, la compagnie des tramways de Boston, est parvenu à se procurer les résultats d’exploitation relatifs à l’année 1897 de 44 usines génératrices représentant une puissance totale de 98387 kilowatts.
- Pour ces usines la dépense totale pour la production de l’énergie électrique a été de 9 1 au 000 fr. Si l’énergie avait été produite dans toutes aussi économiquement que dans quelques-unes d’entre elles, on aurait pu économiser dans l’année 2 2iG5oo fr. Ce résultat de ses comparaisons a conduit M. Conant- h faire le calcul des prix de revient (le l’énergie électrique dans une usine bypothétiq 110, munie de tous les perfectionnements les plus récents.
- La puissance admise pour cette usine-type est 3 600 kilowatts. Le bâtiment de l’usine est
- supposé construit en briques, ainsi que la cheminée, et sur un terrain solide. L’aménagement comprend trois machines eoinpound à condensation de 1 200 kilowatts, faisant 80 tours par minute avec dynamos génératrices calées sur les arbres des moteurs. La vapeur est fournie par six chaudières à tubes d’eau, munies d'économiseurs et de réchauficurs d’eau d’alimentation. Les pompes d’alimentation et les appareils pour la manutention des charbons sont mus électriquement. Le capital d’installation d’une telle usine ressort aux chiffres suivants :
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- 17 Février 1900.
- ltEVUK D’ÉLKCTUTCIÏÉ
- pital, les frais annuels afférents aux charges du capitol se trouvent être de 212 63o fr. La station génératrice étant supposée produire annuellement ro 000000 kilowatts-heure (soit un tiers de l'énergie qu’elle pourrait produire en fonctionnant à pleine charge pendant 365 jours de vingt-quatre heures), cela fait 0,02020 IV par kilowatt-heure.
- Pour la main-d’œuvre M. Conant suppose que le travail est établi à trois postes de huit heures. Chaque poste est composé de deux mécaniciens, un graisseur, un aide, deux chauffeurs, un manœuvre pour approcher le charbon ; en tout - hommes. On suppose le troisième poste complet, comme les deux premiers, en raison des travaux d’entretien, de visite et de nettoyages. Le salaire moyen est supposé de i,35 fr par heure. La main-d’œuvre totale ressort donc à g,45 Ir par heure, soit 2,62 ir par heure et par 1000 kilowatts de puissance. En admettant comme précédemment que le eoellieienl d’utilisation de l’usine est de un tiers, la dépense est , de 0,0029 ><3 = 0,0087 Par kilowatt-heure produit ('). ,
- En ce qui concerne le combustible M. Conant admet que l'on brûle des déchets bitumineux à i6,5 fr la tonne, donnant 1 kilowatt-heure au tableau pour une consommation de 0,9966 kgr. La dépense correspondante est donc de o,i65 fr par kilowatt-heure produit f*).
- Les dépenses d’enu, de graissage, d’entretien, de fournitures diverses, de direction, de irais généraux sont évaluées à 0,00460 fr par kilowatt-heure.
- Les frais de production du kilow alL-heure seraient donc de :
- Charges du capital d'établissement. . . . 0,02020 fr
- Combustible............................... o,oj6> b
- Total................... 0,04920 »
- soit à peu près o,o5 fr par kilowatt-heure.
- d’une table de réduction qui permettent d’évaluer rapidement la dépense de main-d couvre par kw-h en admet-
- bustible et de là consommation de vapeur des machines.
- T.cs tableaux I et II donnent les résultats d’exploitation d’un certain nombre de stations génératrices. Ou a rapproché de ces résultats les chiffres d’évaluation de la station-type T.
- La station n" 3 diffère de- la station-type sur les points suivants. Elle n’a que deux unités au lieu de,trois. Chaque groupe est de 80a kilowatts, soit moitié environ de la puissance des groupes de Ta station-type. Les dvnamos sont calées sur les arbres des moteurs, et ces derniers sont du mémo type que ceux de la station-type. L usine comprend trois chaudières à tubes d’eau avec économiseurs et réchauffeurs. Le nombre d'hommes par 1 000 kilowatts est sensiblement le double, dans la station n° 3, de celui qui est indiqué pour la station-type. —Les résultats du mois de janvier montrent pour cette station l’influence du coellicient déchargé moyenne, qui abaisse la dépense de main-d’œuvre par kilowatt-heure au-dessous du chiffre indiqué pour la station-type, malgré l’élévation du nombre d’hommes par 1 000 kilowatts. La dépense de combustible n’est pas diminuée dans la même proportion. Cela tient à ce que la slaLioo est reliée à d’autres stations, qui corrigent les fluctuations de charge. On trouve même que la dépense de combustible est moins élevée pour le.mois .de septembre, dans lequel le coefficient de charge moyenne est inférieur. Cela tient h un meilleur rendement de la station et vraisemblablement à ce que les chaudières n’ont pas été forcées.
- La station n° 2 est un peu plus importante ; clic comprend deux groupes de 1 000 kilowatts analogues, à ceux de la station-type. L’accroissement du nombre d’hommes par 1 000 kilowatts de puissance^ comparativement à la station-type, est la cause de l’élévation du prix de revient du kilowatt-heure. Cet accroissement tient h ce. que la station n° 2 est moins importante que-la station-type. En rapprochant pour cette stalion les résultats de janvier et de septembre on voit l'influence du coellicient de charge moyenne.
- La station n° 4 donne l’exemple d’une station très importante, fille comprend six groupes électrog.cncs de. 1 200 kilowatts, avec moteurs h triple - expansion, deux groupes électrogènes de r 006 kilowatts avec moteur compound, et une station auxiliaire composée de 4° dynamos do 62 kilowatts, commandccs-par-courroics-par des-
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- Tableau I. — Frais
- d’e.TPl„i„ >«»« génératrices.
- posons _ T 2 3 4 5 6 i 2 3 4 5 6 T 1 2 3 4 5 6
- Puissance totale en i oookwts 3,6_ 0,6' • - f . 1,6 12,68 2,38 °,744 1 r" •f i,6 ’ A 68 2 ,"38 0,744 3,6 0,6 1,6 12,18 2,38 0,744
- TYPE ' ,2 8 - a 2 - 8 ./ 4 <s 3, a' a 8 a 4
- Nombre de moteurs p“r , ooo k» . . | 3 o,S3 3 • ; -1,25 1,25 8 • • o,63 o,63 ’ 0,24 A4 16,2 3 J 8 o,63 o,63 7 A 5,4 16,2 o,3 0,83 0, 83 3 5. r>- . 8, o,63 o,63 7 0, 84 ' 2,94 M 16,2
- *”1 "bre (A> Par A A A A A. . B B ’ A A B A • A * À B
- Moteurs à simple ^expansion (S) compound (C) à c c c • CT T • S C C CT; T S C C c c CT C T . S '
- .Moteurs sans condensation (N) ou à condensation (CJ. c - -C C C CT C N c C C C CT c N ' C ; c. C C C T C C N
- .Nombre de jours de.marche considérés 3Ü- 365 343 365 365 365 365 3. 3i 3i 3i 81 3i 3o 3oi 3o 80 3o 3o 3o
- l89" TBMBRE 1897 - . ™™»lS97
- Coefficient de Chaque station 33 i/3 33,6 34,8 Æ 331 46,4 --64 4.8,4 33 t/3 28 4& A 42,6 43
- 67 104 M l/,0 140 i45,5 84 128 129
- Nombre de postes Durée des postes 3 3 3 3 8. 3 8 3 8 3 8 ' 3 8 3 8 8 • 8 3 • 8 3 8 3 8 . • 3‘ ’ 8 8 3 8
- Nombre d’heures de postes 8 760 8760 S 8 232 8760 8760 8760 :« 744 1% 744 744 1% 720 720 720
- 2,36 . di 5,95 i,66 2, cj5 ;üj 4,93 df 3,8 1 >77 ' 4,5 6
- '135 .43 A J ,1! i3i 125 ia9 128 128 x4* j 38
- Rapport p? "oode^lT dépensé de main-d’œuvre à dépense kw-h k dé- o,7SÔ ,,.65 o,y35 O,-»» 1,215- t,oi 0, 70 0, 690 o,6ou 1,680 o,785 3,75 i,365 i,o75 o,910 1,460 1,690
- a7 46,7 32,5 29,4 6i,6 a5,7 29, I 27,2 23 18,3 26,8 27,7 *7. 5i ,4 40,6 . 32,5 *5,9 3i ,8 3i,7
- 356 142. ’ 2jg 99,1 i54 204 .... >6. 97,4 77 127 2ï4 448 174 . a33 11C 186 2l5
- Consommation en kgr par kw-1. 1,00 i6,3 1,12 1, 18 14,4 t, 3o i5.0 i,47 i4,4 1,87 16,0 .64 li.l j,07 i4,6‘ 1,20 I4,0 1,29 i:5,8 i,45 14,9 2,u5 1,00 16,5 4:? 1,06 i4,t li’.q i>29 i3,4 i,49 14,1 1,83 •3,4
- B i,'G5 o,3 A q,-R 2? o,3 A 0,7 B 1,700 B C945 u, 2 A o,8 B B 995 i.i *.JA tiS o,25A o,75B r,565 0,3 A ?:iS; • B C975 o>B 2, 1,0 3,645 1,65 A e,o45 o,25 A o,75A 1,49-5 o,3A A B 1 7*5 A 2, ii5 « 2,470
- Rapport p. ioo de la dépense de combustible à la 57 34.5 '47,4 51,6 ' 55,2 49,7 54,3 b 55,6 56,4 %,9 56,4 6o, i 57 29,8 44,3 47-5 48,8 46,i 46,4
- ia5, :> .j8,5 it>3 127 182 94,-5 - i3o eao 124 91 95 - 104 128 i4o,5
- ïs’s’ 0,690 u”:r 4;1’° \v,r j »,86o 0,48:5 o,fii5 a . 0,545 0,-35 ‘Ï56 „,465 o,5io » ws 0,880 1 ,oi5 r,,65
- 16 17,2 14,8 18,8 25,1 *ï:4
- Rapport p. 100 à la dépense de la station-type. . 242 . ' 148 Ï4S I7I- • • 196 - 196 A i3a 117 278 no 1-43 189 218
- 5-r 3.2<)5 3.720 •5,5.0 b.l5 2,8i5 A 3,3o 6,060 6,860 3,355 3,3i - 3,515 4,59o 5,325
- Rapport J». 100 à la dépense de la station-type. . ai,pO n8 114 112 r46 i9o 97 114 137 208 236 116 ii4,5 i57 184
- Dépense par kw-hc„rc 2,025 .
- Rapport p. joo à la dépense de la station-tjpe. . 4,925 .. ' — 4,9*5- —-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXII. — Nu 7.
- 260
- Tableau II. — Frais annuels
- v expiai
- Moteurs à' simple (S) double (C)
- oteurs sans condensation (K) (
- Duree des postes.
- . de puissance,
- Rature du charbon (A) anthracit pepense par kvvt, en centimes.
- Dépenses diverses par kwt ei centimes . . . . . . , . .
- moteurs eoinpuund sans condensation. On n'a recours à cette station auxiliaire qu en cas de nécessité. Les chiffres donnés dans le tableau pour les moyennes actuelles se rapprochent pour la station n" 4 de.ceux de la station-type. Ils n’en diffèrent pas parce que Timportanec des unités ne diffère pas notablement. Les dépenses diverses sont élevées en raison des dépenses d’entretien. La station avait en sSyy. huit années d’existence et il a fallu remplacer des’organes hors d’usage. La dépcnscélevée de combustible paraît tenir aux chaudières, qui sont déjà anciennes.
- La station n° 5 a ses dynamos génératrices commandées par courroies. Sa puissance totale dépasse un peu la moitié de la puissance totale de la station-type. Elle comprend y dynamos de 34okw et 3 moteurs à triple expansion. Malgré l’élévation du coefficient de charge moyenne pour l’année enLière qui alLeint 02 p. 100 la dépense de main-d’œuve est encore supérieure a celle delà station-type. Dans le mois le plus chargé, l’élévation du coefficient, de charge moyenne, qui est de 64 P- 100 a pour effet de réduire les dépenses diverses et de main-d’œuvre.
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- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- prlfie*
- stations génératrices.
- 44 45 47
- La station n° 1 est de très petite importance. Elle produit l’énergie nécessaire au service de 3o voitures et comprend trois groupes clcctro-gènes de 200 kilowatts avec moteurs eompoutid à condensation ; elle possède des rechauffeurs, mais pas d’économiseurs. La station fonctionne isolément et sous des charges très variables. Sa puissance est à peu près exactement le sixième de la puissance de la station-type, et le tableau I montre que les dépenses de production d’énergie sont à peu près doublées. Le gros accroissement de dépenses concerne la main-d'œuvre : le taux
- de salaire est à peu près le même que la station-Ivpe, et le coefficient de charge moyenne est de 22 p. 100 au lieu de 33 p. 100 ; mais le nombre d’hommes par poste et par 1 000 kilowatts de puissance est de 2,0 fois plus grand, par suite de la faible importance de la station. Le premier poste comprend deux mécaniciens cl un chauffeur; le second, un mécanicien, un graisseur et un chauffeur ; le troisième, un mécanicien et un chauffeur. Le même personnel pourrait desservir une station de plus grande puissance.
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- T. XXII. — N° 7.
- i/kclatrag[: ele c t r i que
- La station n° i ?. (tableau u" 2} a une puissance égale à peu près au tiers de la puissance de la station-type. Les dynamos génératrices sont commandées par courroies par trois moteurs-tandem eompound à condensation. Leà chaudières à tubes d’eau, ayant quatre ans de service sont pourvues de réehauffenrs, niais non d'économiseurs ; on v brûle un charbon de bonne qualité valant t6,i fr la tonne. Le prix de revient du kilowatt-heure, y compris les dépenses fixes, est de o,o645 IV notablement plus clevé que celui de la station-type. Ce sont surtout les dépenses de main-d’œuvre et de combustible qui élèvent ce prix de revient.
- La station nü i3, qui a le charbon très bon marché, est pourvue de moteurs sans condensation avec dynamos calées sur l’arbre. Sa puissance représentant 70 p. 100 de la puissance de la station-type est constituée pour la majeure partie par des groupes de 800 kilowatts. Son coefficient de charge moyenne est de p- *00 et elle produit le kilowatt-heure à 0,0480 fr, y compris les charges fixes ; l’amortissement est compté à 0 p. toc sur un capital d'établissement d'environ 3oo fr par kilowatt. La dépense de main-d’œuvre.est la même que pour la station-tvpe, en raison de l'élévation du coefficient de charge moyenne. La staLion n° i3 fournit l’énergie à un réseau sur lequel 1a. dépense par véhicule-kilomètre est de i,3 kilowatt-heure, le nombre de véhicules-kilomètres a été en 1897 die 7 207 3o8.
- La station n0' i5 donne un exemple du résultat auquel conduit, pour la dépense de main-d’œuvre, la multiplicité des unités. Le nombre d’hommes par i 000 kilowatts de puissance est de 6,3.
- La station n° 35 est intéressante parce qu’elle a toute sa puissance de 1 200 kilowatts dans une seule unité. Elle exige 2-, 1 hommes par 1000 kilowatts de puissance. Son prix de revient est un peu inférieur à celui delà station-type.
- La station n° qui a une puissance légèrement supérieure à celle de la station nu 35, se compose de 3 moteurs et de 11 dynamos génératrices. Son service demande 8 hommes par 1 000 kilowatts de puissance. Pour cette station, le coefficient de charge moyenne est seulement de ri p. roo pendant 101 jours du tcr janvier au 3i mai. L'influence de ce faible coefficient est manifeste sur la dépense main-d’œuvre par kilowatt-heure.
- La station n° 42 a des. moteurs eompound sous condensation commandant par courroies les génératrices. Elle a un coefficient de charge moyenne élevé (43 p. 100). Mais l’influence de la 'Commande par courroies,' e! de la multiplicité des unités se fait sentir sur les dépenses de production.
- La station électrique de Promontor, par E. Pick. Zeitschrift fur Elektrotechnik, t. XVII, p. 5o5, i1'1 octobre 18119.
- La ville de Promontor située a xo km de Budapésth, est un centre important de consommation d’énergie, quoiqu’elle n’ait que 6 000 habitants. C’est là en effet, qu’est, surtout concentré le grand commerce de vins de la Hongrie, et les immenses caves nécessitent, un long éclairage et une force motrice importante pour la commande des pompes. La Société d’électricité, autrefois Eggev et Ci0, a installé au centre de la ville une usine génératrice do courant continu à trois fils.
- Le batiment des chaudières a une superficie de ip3 m2 : deux chaudières^ de 65 m2 de surface de chauffe sont en fonctionnement; une troisième de x3om2 est projetée. La salle des machines a une surlece de 234 m2 et contient, deux groupes de 80 chevaux en fonctionnement ainsi que l’emplacement d’une troisième de 100 chevaux. A coté des machines, se trouve une salle d’accumulateurs de 4° m2. Enfin la cheminée située derrière la salle des chaudières a 36 m de haut et 1,35 ni d’ouverture au sommet : elle est suffisante pour 3oo chevaux.
- Quoique la station 11e soit qu’à 100 m du Danube, l’eau du sol est beaucoup trop crue pour pouvoir servir à l’alimentation des chaudières. L’eau est doue amenée de la rivière dans une citerne au moyen d’une pompe placée dans cette dernière. La conduite d’eau commence à une profondeur de 2 m au-dessous de la surface : un crible en fonte est fixé à l’ouverture de cette conduite et fixé solidement sur pilotis au moyeu de- chaînes. La conduite se compose de tubes de 3 à 4 111 de long et de 170 mm de diamètre, asphaltés à l’intérieur et à Pcxtérieur.
- Elle débouche sur la rive dans une citerne par une soupape à clapets; là l’eau dépose la vase et est amenée par une seconde conduite dans une seconde citerne située à 4 m au-dessous de
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- REYUJi J)’ÉLECTRICITÉ
- a63
- la salle des chaudières. Une pompe à-vapeur avec volant, ayant un cylindre à vapeur de ü5o mm, un corps de pompe de 200 mm, une course de 25o mm fournit 85o litres d-’eau par minute. L’eau arrive dans une seconde citerne après avoir traversé un filtre : là les conden-
- seurs à injection viennent la puiser. L’eau chaude des condenseurs arrive dans un -réservoir à quatre compartiments reliés de telle sorte que seule la couche d’eau inférieure de l’un arrive dans l’autre : l’huile surnage forcément tandis que l’eau purifiée du réservoir infé-
- ^-----îif îîL;____||
- Slalion de Prornontor : Schéma de la distribution,
- rieur est puisée par les pompes d’alimentation, 1/eau en excès est rejetée au Danube par une seconde couduite.
- Les générateurs, sont du système Banc et Szuts, Chaque chaudière a 36 tubes de 5 m de long et 1,00 min de diamètre. La pression est de
- 10 atmosphères. 11 y a pour chaque chaudière urt réchaqffeur de a5 ma que l’on peut supprimer an moyen d’une soupape. L’eau d’alimentation est puisée par les pompes clans le réservoir
- 11 eau chaude et traverse un réchauffeur de 2a ur, chauffé par là vapeur d’échappement des pompes.
- Les deux machines verticales eonipound de y5 et 80 chevaux effectifs, tournent à 200 t : m et ont des cylindres de 3oo et ^5o mm, une course de 3oo mm. fa consommation garantie à pleine charge est de 7,4 kilos de vapeur par cheval-heure, sous une pression de 10 atmosphères et en marchant à condensation. A charge constante, la vitesse moyenne 11e doit pas varier de plus de o,5 p. 100; le. coefficient de régularisation doit être au plus de ~ . Pendant, une décharge brusque de la pleine à fa mi-charge, l'emballement doit être inférieur à 2,0 p. 100
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- T. XXII. — N* 7.
- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- et de la pleine charge à la marche à vide infé-
- Les machines actionnent par courroies deux dynamos shunt à 4 pôles de 5o kilowatts et de 3oo à 480 volts ; la tension est de 3oo h 34o volts quand elles travaillent sur les barres extrêmes du tableau et de 3-o à 48c» volts pour la charge des accumulateurs.
- Le tableau de distribution contient au milieu l’appareillage des deux dynamos et la place nécessaire pour une troisième. Le panneau de gauche du tableau contient les appareils pour accumulateurs ; ou y remarque entre autres' un commutateur à 4 pôles pour intervertir les ponts desservis par chaque demi-batterie; on évite ainsi, dans le cas de charges inégales, que l’une des deux batteries soit constamment plus chargée que l’autre. Mais les éléments de
- réduction desservent constamment leurs ponts respectifs; sien effet, on pouvait interchanger entièrement les deux demi-batteries , on 11e jrourrait pas opérer cette manœuvre pendant la charge des accumulateurs.
- Le panneau de droite du tableau contient les appareils de distribution. Un voltmètre de contrôle sert h vérifier la tension en un point du réseau ; un indicateur de terre donne l'isolement du roseau, enfin il y a des interrupteurs de feeders et des interrupteurs commandés à
- Les accumulateurs système Pollak servent à équilibrer les ponts et à les alimenter aux heures de faible charge. Les 5G éléments de réduction ont i65 à a3o ampères-heure de capacité pour des régimes de décharge de une à trois heures, les i3o éléments fixes ont de
- Fig. 2. - Canalis
- 99 à 135 ampères-heure de capacité pour des régimes de décharge de trois à dix heures. Ils sont contenus dans des bacs plus grands qu'il n’est nécessaire, afin de permettre une extension par l’addition de plaques.
- La canalisation est alimentée par 4 feeders. Les extrémités des feeders sont reliées par des ligues de distribution el d’égalisation qui, dans le cas de charges inégales, égalisent la tension aux extrémités de tous les feeders; il suffit donc de maintenir la tension constante à une extrémité. Chaque feeder est terminé par trois bagues d'où partent les conducteurs. Deux des boites de distribution alimentent le réseau d’éclairage public, composé de i5o lampes de 16 bougies. Deux interrupteurs commandés du tableau par un solcnoïdc permettent d’ouvrir ou de fermer ces circuits.
- Comme la ville de Promontor a aussi un réseau téléphonique, il y a beaucoup de croisements. Les fils se croisent autant que possible à angle droit : les conducteurs de lumière situés au-dessus sont protégés par des filets zingués ; les conducteurs de lumière croisant
- alion hydraulique.
- par en dessous sont protégés par des tubes isolants; en outre les stations téléphoniques et la station d’éclairage sont pourvues de eoupo-cir-
- Les canalisations ont une longueur de fil de 60 km; on a compté jo p. 100 de perte dans les feeders et de 2 à 3 p. 100 dans les distributeurs, ce qui donne <8 kg de cuivre par hocto-watt.
- La station a été inaugurée le 2 mai 1898 et a desservi dès le début environ 1000 lampes et 10 moteurs actionnant des pompes à vin et des moteurs divers. Les installations dans Jes caves ont été faites avec un soin particulier pour éviter les dégradations par l'humidité. Los conducteurs sont fixés aux isolateurs et protégés par une couche de vernis contre l'oxydation. Des électromoteurs d’un demi-cheval tournant à 700 l : m actionnent les pompes a vin centrifuges ; un rhéostat de champ permet de réduire la vitesse de moitié pour le passage du vin sur filtres. Une pompe débite 60 hectolitres par heure à 3 ou m de hauteur.
- K. H.
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- Nouveaux enroulements triphasés, par Giovanni Ossanna. Xeilschrifï (ur EleklrolechniL, i. W1I.
- ïiqüVde Vienne. " g
- Ces nouveaux enroulements, brevetés par la Société Siemens et Ilalskc, de Vienne, sont obtenus par une sé2'ie de connexions, que Yon peut réaliser avec tout enroulement de machine à courant continu.
- Nous ne donnerons pas ici toutes les connexions exposées par l’auteur; il est facile d'en combiner un grand nombre lorsqu’on connaît le principe général.
- Si nous considérons un enroulement fermé de machine à courant contiuu, chaque fil produit une force électromotrice alternative, dont la courbe n’est pas sinusoïdale, mais correspond à la répartition du champ. Comme les barres ou fils sont répartis uniformément autour de l’induit, chaque lmrre aura à chaque instant une autre position par rapport aux pôles, Pour eu déduire la phase correspondante à chaque barre il faut se représenter une distribution sinusoïdale du champ dans l’entrefer, ainsi que l'indique la figure i, où la zone AB montre la disposition régulière des barres autour de la surface de l’induit.
- Si mais divisons cet enroulement . eu 6 p
- Fig- «.
- parties égales, (fig. i, en 12 parties, car p = 2) où p indique le nombre de paires de pôles, ou obtient des groupes de barres, de telle sorte que chaque groupe pris dans son ensemble produise une force éleclromotrice décalée de fiou sur les forces éleelroiuotrices produites par les groupes voisins.
- On voit que l’on obtient autant de phases que de groupes, mais ce nombre peut toujours être ramené à 6, car (voyez fig. 1) la même phase se reproduit tous les fi groupes.
- Ou pourra donc couper touL enroulement de maelnue à courant continu à 2 « circuits parallèles en fi a points, et obtenir 6 a circuits de barres, de telle sorte que dans chaque circuit,
- on ait sensiblement lè môme nombre de barres et des conducteurs de même phase.
- Ou peut voir (fig. 2 à 5), les lettres employées pour indiquer les points où l’enroulement est
- La figure >. représente le schéma d’une machine à quatre pôles avec enroulement en série, fa—-1, c’est-à-dire avec deux circuits parallèles] et où le nombre des conducteurs ?i est divisible par fia, ici 6.
- La figure 3 montre la divisiou en 6 phases d'un enroulement de machine à courant continu à 8 pôles avec a = 2, c'est-à-dire avec 4 circuits parallèles.
- Enfin la figure 4 représente l’enroulement d’une machine à 4 pôles avec 2 enroulements séparés, l'un est coupé en 6 points, A,, Aâ, A„ a as, a , l’autre est muni d'un collecteur ; les points 1, 2, 3, I, II, III sont clés points d’égal potentiel avec les points de coupure de l’enroulement ouvert.
- Comme chaque phase produit une force électromotrice qui est décalée de 6ou sur les forces éleclromotrices des phases voisines et comme toutes ces tensions sont égales on peut les représenter par les côtés d’un hexagone régulier
- (fig. 5).
- Une semblable représentation u es( pas tout à fait exactes, car la répartition du champ n’est jamais sinusoïdale, mais elle est très utile pour
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- comprendre rapidement les différentes ce nexions que nous allons décrire.
- Dans la ligure
- relie E3 avec nv E, avec ni ï2 et h3 représentent trois )is phases à égale distance et artifice il est possible
- points pris sur les
- de À,, A,
- Premier groupe de connexions. — Ce groupe comprend les connexions qui mit pour but de
- tensions qui sont proportionnelles
- et E,ES. La basse tension peut être utilisée pour l’éclairage, la
- ies figures 6 et 7 représentent les connexions, l'on peut réaliser en coupant un enrouent fermé en trois points T, II, ITI. Dans la
- figure 6 les extrémités des 3 phases 1Q, Es et E3 sont réunies au point o, les commencements A,, A, et A3 sont les départs des lignes triphasées; dans ce cas la tension triphasée est \/‘S E, si E est la tension que l’on pouvait obtenir avec l’enroulement fermé.
- haute tension pour le service des moteurs.
- Les connexions suivantes (fig. 8 à to), représentent un enroulement ouvert en 6 points, on a par conséquent toujours G phases à considérer, l'in premier lieu des G phases ou en fait trois en reliant (fig. 8 à 12) E, avec c3; Et ave e et et E
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- avec pois on connecte de differentes manières les trois phases obtenues jV1e1ÏCàcf2, A^E/r, et AsCaK^j.
- Dans la ligure 8 as et as forment le centre
- Fig. 8.
- de l’étoile o, la tension triphasée peut être prise aux trois points À,, À2 et Ar
- Dans la ligure y, «, est connecté avec «a, at
- trois points à égale distance de E,, Ki et E3. Ici
- on peut également avoir deux tensions, la basse tension en alai et la haute tension en A,ÀS.
- . Dans la ligure io, les trois phases sont connectées en triangle, cette connexion n’a pour but que d'obtenir une tension inférieure à celle obtenue dans la connexion (lig. 8). On peut obtenir une tension plus iaiblc encore, en connectant
- en parallèle les phases connectées précédemment en série. La ligure n représente le mun-
- Fig. ,2.
- tage en étoile et la figure \i le montage en triangle.
- Deuxième groupe de connexions. — Ce groupe renferme une série de connexions qui trouvent leur emploi dans la construction des induits des moteurs triphasés, et qui permettent d’obtenir un fort couple de démarrage sans avoir h introduire de résistance dans l’induit.
- Ce fort couple de démarrage est obtenu, comme dans l’dnroulement de compensation de Gorges en diminuant la force clectromotricc produite dans l’induit.
- La ligure i3 donne une de ces connexions, l'enroulement continu a été partagé en trois parties, si l’on réunit suivant la ligure i3, A, avec K2, A., avec Es et A3 avec E, et si l’on choisit sur les trois arcs trois points symétrique-
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- a(j8 L’ÉCLAIRAGE
- ment places, «2 et n3 de telle sorte que A,«1 = A2/r, = A8«3, on obtient entre ccs trois points une tension triphasée dont la grandeur est proportionnelle à la droite np/i tandis qu’entre les
- points À,, A2 et A3 on obtient une tension proportionnelle a A, A,,.
- Si les trois points n,, «2 et n3 sont reliés en court-circuit, on obtient, pour un couple donné un glissement, qui est fois plus grand
- que celui que l’on obtiendrait en mettant eu eourl-eireuit les points A,, À, et Ar
- On peut donc, sans résistances dans l'induit et uniquement par un choix convenable des points /j , « et nv obtenir au démarrage un couple déterminé. Le moteur une fois lancé on met en eourL-cireuil les trois points A,, A, et A„ et le moteur prend sa vitesse normale.
- Tig. 14.
- La figure 14 représente un enroulement fermé coupé en 6 points, connecté suivant la figure 11 et sur lequel on a choisi 6 points, mv nt3, /??s, /q, zi, et nA de telle sorte que Ap/q = As/n2 = À3m3 = al/il = a.zn2 — aAn^. Dans ce cas on obtient un glissement égal à fois plus grand que
- le glissement normal.
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- Troisième groupe de connexions. — Ce groupe comprend les connexions que l’on peut réaliser avec les machines ayant au moins deux enroulements séparés. L'un des enroulements est muni d’un collecteur, les autres sont comme précédemment partagés eu six phases.
- Si l’on considère les connexions de la figure 11 et si Ton réunit les trois points Ap A, cl A3 avec les points d’égal potentiel 3, a et 1 de 1 enroulement avec collecteur, on obtient la connexion représentée figure i5.
- Fig. i1,.
- En reliant le point ü à un anneau, on a une machine compensatrice ou un générateur pour système à trois fils, car le point O divise par moitié la tension existant entre les deux balais de la machine à courant continu.
- Si l’on veut construire une machine donnant à la fois du courant, continu et du‘courant triphasé on peut employer 3a connexion (fig. i5),
- où les trois points 1, 2 et 3 sont reliés il trois anneaux. Avec une telle machine ou peut obtc nir, par exemple, du courant triphasé, entre les points 1, 2 et 3 à i9o volts pour le service des
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- moteurs, puis entre le centre de l’étoile et les points 1,2 et 3 du courant triphasé à -^=r =
- 110 volts pour l'éclairage et enfin entre les balais à courant continu, une tension contiuue de iioX^XV^2- = 3io volts, tension qui peut être divisée par 2 en prenant le centre de l’étoile.
- Si le rapport entre la tension triphasée et la tension continue paraît trop faible, on peut doubler la première en connectant suivant la figure 16 où les six phases doivent être connectées comme l'indique la figure 8, et où les points elf e2 et e3 doivent être reliés respectivement aux points 1, 2 et 3 de l’enroulement fermé.
- Bien d’autres connexions sont encore possibles et en particulier lorsque la machine comprend plus de deux enroulements en parallèle («> 1), car un tel enroulement coupc comprend et non 6 circuits de barres.
- P. Dikny.
- MESURES
- Système électromagnétique Weiss applicable aux instruments de mesure. Brevet français n° 289 941, ir> juin 1899.
- Les instruments de mesure électrique dans lesquels 011 emploie des aimants permanents, .sont sujets à se dérégler par suite de l'affaiblissement qui se produit dans la force de ees aimants. Cet inconvénient se présente tout aussi bien si le champ do l'aimant sert à produire la force déviante, tel est le cas des galvanomètres à courant mobile, que si l'aimant est employé pour fournir la force antagoniste qui s’oppose à la déviation, comme c’est le cas pour les galvanomètres à équipage magnétique mobile avec courant et aimant directeur lixes.
- Dans le nouveau dispositif de M. P.-E. Weiss, la force déviaute et la force antagoniste sont toutes deux dues à l’aimant ; il s’en suit que si l'aimant faiblit, les deux forces diminuent en môme temps d intensité, mais leur rapport reste constant; par suite, les indications de l’appareil ne peuvent pas être altérées puisque la déviation de l’équipage mobile ne dépend que de ce rap-
- La force déviante provient comme d’habitude des actions mutuelles qui s’exercent entre un système d’aimants et un système de conducteurs dont l’un est lixe et l’autre mobile. La force
- antagoniste est due à l'action exercée par le système d’aimant sur une pièce de fer ou d’une autre substance magnétique fixée invariablement par rapport an courant.
- Si l’aimant est mobile (fig. 1), la force
- déviante qui résulte de l’action de l’enroulement fixe B sur l’aimant mobile VS est opposée à l’action sur ce même aimant du corps magnétique m invariablement relié à B et par conséquent fixe.
- Si l’aimiint NS est fixe, genre Deprez-d’Ar-sonval (fig. 2), le cadre b porte calée sur son
- Kig. 2.
- axe la pièce magnétique m ; la force déviante est due à l’action de l’aimant NS sur le cadre b, la force antagoniste est duc a celle de cct aimant sur lu pièce m.
- La compensation des variations de l’aimant permanent peut être réalisée d’une manière indépendante, c’est-à-dire sans l'intervention d’autres forces que celles dont il vient d'étre
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- question; elle est même tout à luit générale et s'étend au cas où la force antagoniste n’est que partiellement produite par m, par exemple si les fils d’amenée du courant ne sont pas parfaitement flexibles ; il suffit alors de choisir convenablement les dimensions de cette pièce auxi-
- Gompteur G. Hnmmel.
- Le compteur G. Httmmf.u est un compteur-moteur type'Marcel Deprez ; il se compose d’un
- rgie est abs<
- rbée par
- la rotation d’un disque-frein entre deux aimants permanents (fig, i).
- Deux solénoïdes sont parcourus par le courant d’utilisation, l’induit est en dérivation, le courant lui est conduit par des balais en argent. Ce qui distingue l’appareil des autres compteurs dont l’induit est généralement à tambour, c’est qu’il est muni d’un induit à circuit ouvert, genre Thomson-Houston à intensité constante.. Dans l’induit à tambour, la moitié seulement du courant de tension parcourt, les enroulements, tandis qu’avec l’induit ouvert, le courant total de .dérivation traverse les enroulements. La force avec l’induit ouvert est en moyenne 1,7 lois plus grande qu’avec l’induit fermé.; ou bien, à force égale, le poids de cuivre est réduit à o,(ï.
- En outre, avec la disposition à circuit ouvert, il suffit de trois lamelles de collecteur, de sorte que le diamètre du collecteur peut être réduit à la moitié de sa grandeur habituelle. Le travail de frottement des balais est également diminué de inoilié, de sorte que la sensibilité du compteur est doublée. La consommation ne dépasse pas 2,5 watts, la moitié environ de celle d'un compteur avec induit à tambour et collecteur de diamètre double1.
- L’induit est composé de trois enroulements dont une extrémité est réunie au segment du collecteur, tandis que les trois autres sont, réunies entre elles.
- De io à ioo p. ioo de la charge normale, l’exactitude est de 4 p. ioo en plus ou moins. Le démarrage se produit pour i p. too de la charge normale.
- SOCIÉTÉS S A VA i\ TES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance, du 5 février ÎOQO.
- Sur les masses vectorielles de discontinuité. par André Broca. Complet rendus. I. CXXX, p. 3r7-
- 3i9-
- L auteur démontre le théorème suivant : Même dans le eus où un champ de vecteur ne dérive pas d’un potentiel, la seule composante <lu vecteur qui puisse être discontinue sur une surface donnée est la composante normale h cette surface quand le champ est dû à une même
- .Rayons X et décharge : Généralisation de la notion de rayons cathodiques, par G. Sagnac. Comptes rendus, t. CXXX, p. 3ao-3aL
- Dans cette note, déposée sous pli cacheté le 18 juillet 1898, l’auteur fait connaître les résultats d’expériences sur la décharge par les rayons X d’une feuille d’or électrisée ainsi que l’interprétation de ces résultats.
- I. Les ravons X ou les ravons secondaires dissipent avec une même vitesse l’électrisation positive ou l’électrisation négative d’un métal, si ce métal reçoit les rayons à travers des orifices pe-rcés dans une enveloppe métallique
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- R R Y U E D ’ K I - K C TRICi ’L' K
- qui est soigneusement reliée au sol et qui ne laisse pas sortir les lignes de force issues du n,létal électrisé, sous la condition expresse qu’aucun champ électrique ne règne à l’extérieur de la cage sur le trajet des rayons. Une notable inégalité entre les vitesses de dissipation des deux électricités apparaît si la cage est électrisée : si la charge de la eage est négative, la dissipation de l élceLrisalion négative de la feuille est beaucoup plus rapide que celle de la positive. Cette inégalité se manifeste également quand un corps électrisé est placé à l’extérieur de la cage : il y a augmentation de la dissipation de l’électrisation de la feuille d'or quand cette électrisation est de nom contraire à celle du corps extérieur, tandis qu’il y a diminution de la dissipation quand les électrisations de la feuille et du corps sont de même nom.
- II. Pour expliquer ces phénomènes, M. Sa-gnac admet que les charges électriques libérées par les rayons dans Pair soumis au champ extérieur suivent à peu près les lignes de force de ce champ avec une certaine vitesse et que c’est grâce à cette vitesse acquise qu’elles peuvent quitter ces lignes de force pour rejoindre celles du champ intérieur et atteindre alors le corps électrisé: si les lignes dé force du champ, extérieur ont même sens que celles du champ intérieur (électrisations de noms contraires de la feuille et du corps éxtéricur) la vitesse des charges électriques atteignant la feuille se trouve augmentée par l’existence du champ extérieur et la vitesse de dissipation de l’électrisation de la leuille doit augmenter ; si les deux champs sont de sens inverses la vitesse de dissipation doit au contraire diminuer.
- ITI. Il se produirait, donc ainsi comme un bombardement moléculaire de la feuille d’or. I. auteur pense qu’en diminuant la pression de 1 air, la vitesse du bombardement augmenterait cl que ce bombardement deviendrait progressivement analogue aux rayons cathodiques et aux rayons anodiques, de sorte qu’on aurait ainsi toute une gamme de flux anodiques et cathodiques.
- Contribution à l’étude des stratifications,
- pfn’H. Pellat. Comptes rendus, t. C.\\\X, p. 3a3-32ÿ. '
- Une hypothèse lort commode pour expliquer les stratifications de la décharge dans un tube de Geissler est de les considérer comme dues
- aux interférences d’ondes électriques directes et rélléehies. Si cette hypothèse est exacte, un champ magnétique intense doit, en déviant en sens contraires les ondes directes et les ondes réfléchies dont les courants sont de sens inverses, faire disparaître les stratifications. Les expériences faites par M. Pellat en plaçant des tubes de Geissler entre les pôles d’un fort électroaimant Weiss, perpendiculairement aux lignes de force, ne confirment pas cette conséquence de l’hypothèse rappelée au début (J).
- (') Vc « I. t
- îviron do longueur, do r>,oï m enant do l'air et pourvu d'é-
- tonles les pressions étudiées, t o,i mm do mercure, il n’y rie, qui dans la partie intense î filet très brillant d environ c contre la paroi du tube : la çoail do sôns, bien entendu, t inducteur dans la bobine et
- « Malgré cela, de très belles stratifications se produi-entre i mm et o,i imn de mercure.^ Les stratifications
- n fl. J’ai étudié aussi un tube ayant à peu près les di-
- contenant de la vapeur d’alcool raréfiée; il était dépourvu d’électrodes intérieures ; doux cylindres do clinquant enveloppant les extrémités communiquaient avec les pôles de la bobine (électrodes extérieures).
- très rapproches, il y a dans l'intérieur du tube un rouet un courant électrique en sens inverse (décharge). Les -deux courants illuminent le tube.
- <; Dans le champ magnétique, ces deux courants sont déviés en sons inverses et séparés dans la plus grande
- unies voit plus écartés ou plus' rapprochés, suivant le -sens de la rotation, ce qui indique qu’ils no sont pas simultanés. T)e magnifiques stratifications se voient dans toutes les parties de chacun do ces faisceaux ainsi séparés et jusque dans les filets lumineux du champ intense.
- K 111.
- P
- ;nétique étant variable o la colonne de gaz traversée
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- T.’KCLAIR A G E K LECTRIQUF.
- T. XXII. — N° 7.
- a7*
- Sur la cristallisation métallique par transport électrique de certains métaux dans l’eau distillée, par Thomas Tommasina. Comptes rendue t. CXXX, p. 3*5-327.
- L’an dernier, au cours d’expériences sur les cohcrcurs, l'auteur observait le phénomène suivant (') : Si l’on relie les pôles d'un accumulateur respectivement à un petit pendule ou cuivre et à une lame du même métal plongés dans de l’eau distillée oti voit se former, pourvu que la distance de la lame à la sphère du pendule soit suffisamment petite, une chaîne de cristaux, partant de la lame pour aller rejoindre la sphère si celle-ci est reliée au pôle positif.
- Dans la note présentée à la dernière séance de l’Académie, M. Tommasina cite quelques expériences montrant que ce phénomène se produit avec d’autres métaux que le cuivre. La cathode est généralement une lame horizontale du métal considéré; l’anode, un fil ou une lame mince de ce métal ayant une extrémité taillée en pointe et dont l’autre extrémité est pincée dans un support à crémaillère permettant de la descendre jusqu’au contact de la cathode pour la remonter ensuite sans secousses ; anode et cathode sont plongées dans l'eau distillée contenue dans un vase à parois de verre parallèles pour permettre l’observation à la loupe ou au microscope ; la force élcctromotricc est fournie par trois accumulateurs en tension, une résistance assez forte réduisant l'intcnsitc à i milliampère. Avec le zinc le phénomène est particulièrement remarquable ; le dépôt cristallisé est très distinct et visible même à l’œil nu. L’argent donne aussi immédiatement des arborescences de cristaux, ayant moins d’éclat que ceux du zinc. Le cadmium le produit moins bien. L’aluminium ne donne aucun dépôt cristallisé visible, mais il produit un phénomène très intéressant et curieux qui lui est propre : il forme un dépôt
- où lo champ est peu intense, elle est très étroite dans les régions où le champ est le plus intense.
- « Or, on constate que les stratifications sont d’anlant plus resserrées que la section de la colonne est plus faible ; il faut se servir d’une loupe pour les voir dans la partie qui est située entre les pôles de Télectro -aimant.
- firalions eÿ dehors du champ magnétique, qui sont d’au-liint plus resserrées que le tube est plus étroit pour la même pression: mais il s’accorde mal avec l’idée d'attribuer les stratifications à un phénomène d interférence.j
- f1) Kcl, Jilectt. XIX, p. 278, 20 mai 1899.
- arborescent de bulles gazeuses, qui semblent, polarisées et rigides, s’embranchant les unes sur les autres identiquement à ce qu’on observe dans les cristallisations métalliques arborescentes décrites plus haut; l’auteur n’a pas encore pu constater si ces bulles polarisées contiennent de l’aluminium à l’état extrêmement
- Lorsqu'on a laissé une distance trop grande entre les électrodes pendant quelque temps, l’on voit très souvent se former comme un flux de •corpuscules, une espèce de brouillard en forme de colonne entre les électrodes : le microscope permet d’v déceler des cristaux métalliques.
- Avec une lame de cuivre suspendue comme cathode et une de zinc horizontale comme anode, il se produit des arborescences de cristaux de zinc qui descendent de l’extrémité du cuivre a laquelle elles adhèrent. Changeant la direction du courant, mi dépôt noir se forme sur celui de zinc et ensuite un autre d'un rouge très vif qui se ramifie au sommet. Ce dernier vu dans le microscope semble une agglomération de petits cristaux, tandis que l’autre apparaît d’un noir de velours très compact et sans éclat métal-
- 'T0,
- En prenant comme liquide l’huile de vaseline, comme cathode un disque de cuivre et comme anode un gros fil du même métal, il se forme un brouillard filiforme qui, suivant les lois do Télectrodynamique est repoussé par le courant de sens inverse qui traverse le conducteur reliant le disque cathodique à la source. En substituant l’eau distillée à. l’huile de vaseline et en suspendant au fil de cuivre anodiquo une sphère d’argent l’auteur a pu encore vérifier d’une façon différente que les chaînettes formées suivant les lignes de force obéissent aux lois électrodynamiques d’Ampère.
- M. Tommasina ajoute : « Je pense que ces constatations, par leur nature et par la simplicité du dispositif cpii les donne, pourront fournir dns éléments nouveaux aux recherches sur les mouvements des ions, et sur la mesure de la vitesse de ces mêmes mouvements. Peut-être aussi pourront-ils se prêter à élucider certains points de la théorie osmotique de la pile; étant donné que les lois déduites des mesures de Vau t Fïoff' et de Pfeff'er sont d'autant mieux vérifiées ([ne les solutions sont plus diluées. »
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- 17 Février 1900.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- Sur la production de rayons X secondaires par le corps humain et sur un point important de la technique radiographique, pur T b. Guilloz. Comptes rendus, t. CXXX., p. 355-35;.
- On sait que les épreuves radiographiques des régions épaisses du corps de rhonune, qui exigent une pose assez longue, sont presque toujours voilées. Dès que M. Sagnac eut montré que l’air traversé par les rayons X émet des rayons secondaires capables d'agir sur une plaque photographique à travers les objets, on attribua à ces rayons le voile observé. Tout corps frappé par les rayons X donnaiil naissance à des rayons secondaires, en quantité plus ou moins grande, il était à prévoir que les supports, les appareils, le corps du sujet radiographié lui-même devaient aussi contribuer au voile. M. Guilloz a montré que ce sont en réalité ces dernières causes qui ont le plus d’influence, la diffusion par l’air n’ayant qu’un effet infime.
- l'armi les expériences qui l'ont conduit à celle conclusion, citons la suivante : un ccruu métallique très épais est. percé d’une ouverture laissant passer les rayons d’un tube de Crookes. Au-dessous de l’écran et dans la région de l’espace où ne peuvent pénétrer les rayons X est une plaque photographique enveloppée de papier noir et dont une moitié est recouverte d’une feuille d’étain.
- Sur l’autre moitié de la plaque on place la main et une pièce de monnaie. Après deux minutes de pose, on fait glisser la feuille d’élain de manière à recouvrir cette dernière moitié et à découvrir la première moitié où l’on place alors la main et la pièce de monnaie. Un aide met sa main sur le trajet du faisceau de rayons X de manière à envoyer dos rayons diffuses sur la plaque. Après line pose de deux minutes on développe. Les images fournies par la seconde partie de l’expérience sont vigoureuses, mais à contours peu nets à cause de la surface considérable de la source de rayons secondaires ; celles données par la première partie sont à peine visibles et sont dues à la diffusion par l’air eL surtout le plancher de la salle.
- Cette constatation de la faible influence de la diffusion par l’air et de l’effet important de la diffusion par les objets frappés par les rayons X amène M. Guilloz à recommander de réduire autant que possible l’appareillage de 1h radiographie et de la fluoroscopie. En parti-
- culier il faut proscrire l’emploi, recommandé lorsqu’on croyait le voile dû à la diffusion par 1 air, d’un tronc de cône métallique parlant du tube par sa petite base et arrivant au corps du sujet, car si ce cône protège la plaque des rayons secondaires émis par les objets environnant le sujet, il donne lui-même une grande surface de production des rayons secondaires. 11 est préférable d'encadrer la partie à radiographier dans une lame de plomb qui .suit exactement ses con-
- SQCIÉÎÉ INTERNATIONALE DES ÉLECTRICIENS
- Séance du mercredi 7 février 1900.
- Au début de la séance, le Président fait part à la Société de la mort de M. Hughes, l’inventeur du télégraphe-imprimeur en service sur la plupart des réseaux, du microphone, de la balance d’induction. Alors que toutes les compagnies et toutes les administrations repoussaient son invention comme irréalisable en pratique, il trouva en France l’accueil le plus favorable et c’est grâce à la collaboration d’un de nos plus habiles constructeurs, M. Dumoulin Froment, qu’il put porter son appareil à .un degré de perfection suffisant pour réaliser « l'impression au vol », base de son système. 11 s’est souvenu do l’appui qu’il reçut alors on France et, en mourant, il a légué à la Société internationale des Electriciens une somme de 5o ooo fr destinée a fonder une bourse en faveur d'un jeune électricien.
- L’ordre du jour appelle ensuite la continuation de la discussion sur les lampes à arc sans z-hèostat, par Bochet.
- L’anteur rappelle que dans ces dernières années deux systèmes différents ont été proposés pour remplacer, dans certains cas, les dispositifs ordinairement employés pour l’éclairage à arc : les lampes à arc enferme et les lampes à bas voltage. Avec les premières on cherche à augmenter la différence de potentiel nécessaire pour la formation de l’arc afin de ne placer qu’une seule lampe sur un réseau à no volts. Les avantages réclamés pour ce système sont : l'indépendance de chaque lampe, la simplicité du mécanisme, la possibilité d’employer des charbons quelconques, la diminution de la main-d’œuvre.
- Le système des trois lampes en série sur
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- 110 volts prend donc le contre-pied du précédent ; on espère qu’il procurei'a les avantages suivants : économie de puissance, puisqu’on remplace le rhéostat par une lampe ; meilleure répartition de la lumière. Par contre, on est forcé d’employer des charbons spéciaux; le mécanisme des lampes est plus compliqué ; les frais d’entretien sont augmentés.
- Jusqu’il présent ces systèmes n’ont pas pris, en France, un grand développement. On ne peut évidemment tirer de ce (ait aucun argument contre eux, mais il prouve que l’on 11c veut pas risquer d'abandonner les avantages très réels auxquels les lampes anciennes nous ont habitués, et, parmi ceux-ci, la fixité de la lumière.
- Dans les lampes h bas voilage, la nature des crayons a une importance capitale, et la résolution pratique du problème dépend en grande partie des fabricants de charbon. Mais le point de départ de tous les travaux sur cette question doit être évidemment l’étude raisonnée de l’arc électrique lui-même. Mous avons pour cela les travaux fondamentaux de M. Violle et de M. Blondel (L.
- Le premier a montré que, dans le four électrique, l’éclat du cratère ne varie pas entre 5 et 200 ampères.
- Le second a étudié l’influence du diamètre des charbons, de la qualité de ceux-ci. de la nature des mèches, de la différence de potentiel aux pointes de l’arc.
- Les conclusions de son travail sont, qu’avec l’arc en vase clos, on obtient un mauvais rendement en partie mitigé par la diminution du refroidissement par l’air extérieur. Si l’on emploie des charbons de même qualité dans une lampe ordinaire et dans une lampe à arc enfermé. le rendement de celle-ci n’est que les 2/3 environ de la première si les charbons sont de qualité ordinaire et il peut s’abaisser a i/a si les charbons sont de qualité supérieure.
- Pour des lampes à bas voltage, lès conclusions
- (') Ces travaux et les études, non moins remarquables et devenus classiques, de M. Blondel sur diverses branches de l’électricité viennent de recevoir leur juste récompense : à la dernière promotion dans l’ordre de la Légion d'honneur, M. Blondel a été nommé chevalier de eel ordre. ISous sommes heureux de voir celte marejue de distinction accordée ù l’un des premiers et plus brillants collaborateurs de cette Revue et nous profitons de cette citation de son nom pour adresser à M. Blondel nos sincères félicitations. X. d. 1. R.
- do M. Blondel étaienl très défavorables, en raison du mauvais rendement lumineux de l’arc quand le voltage descend au-dessous de 45 ou 00 volts. Ces conclusions ne s’appliquent qu’aux arcs obtenus avec les qualités de charbon employées par M. Blondel ; depuis, par suite des modifications apportées dans la fabrication des crayons et des mèches, ces conclusions peuvent être elles-mêmes modifiées.
- La résistance extérieure est nécessaire pour assurer la fixité de l’arc; mais elle entraîne une perte de puissance considérable. Pour la supprimer, il faudrait trouver un organe analogue. Les lampes proposées pour le moulage par 3 çn série sur 110 volts l’ollVcnl-elles ? Non. Ces lampes très ingénieuses, fort bien construites, n’ofl'rcnt rien de nouveau ; ce sont des lampes différentielles très sensibles, mais d’uu mécanisme compliqué. L'avantage apparent des lampes différentielles dans ce cas provient de ce qu’elles introduisent, en réalité, une résistance, en modifiant la longueur de l’arc. Mais il est préiérnble que la résistance soit a l’extérieur de l’arc.
- 11 serait regrettable de renoncer aux lampes à potentiel constant très simples et d’un fonctionnement parfait. Elles peuvent, tout comme les lampes différentielles être montées par trois en tension sur les réseaux. M. Boehct a pu monter trois lampes du modèle décrit dans ce journal à propos des installations de la ligne de Sceaux prolongée, et ou obtenir un excellent éclairage sur un réseau à 120 volts, avec la simple précaution de remplacer les charbons ordinaires par des charbons de qualité appropriée. Du reste, ces lampes fonctionnent depuis six ans dans des conditions au moins aussi difficiles : elles sont établies pour fonctionner avec 45 volts aux bornes, et on les a montées en dérivation par une sur un réseau à 5o volts ; pouvlnnt leur fonctionnement n’a rien laissé à désirer.
- 11 n’est donc pas nécessaire de recourir aux lampes différentielles; Loules les lampes peuvent être moulées'par trois en tension, à condition qu’on laisse une marge suffisante.
- M. Roux a ou l’occasion d’étudier l’application pratique du montage des arcs par trois en série. 11 estime que cette application peut être avantageuse dans certains cas mais que ce serait une erreur de vouloir la généraliser. Lorsqu'il s’agit
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- notamment des grands espaces, l’importance des canalisations devient souvent prépondérante.
- Pour des espaces restreints, au contraire, l’emploi de trois arcs en série serait avantageux, non seulement au point de vue de lu dépense d’énergie et de la répartition lumineuse, mais encore nu point de vue dos dépenses en canalisation.
- Dans certains cas, pour des installations isolées où l’on peut disposer du voltage lors de l’installation et dépasser uo volts, l'emploi de
- 3 arcs devient très avantageux car on peut augmenter le voltage aux ares sans dépenser trop dans les canalisations.
- Quant à l’utilisation du courant dans les lampes montées par 3 sur no volts, M. Roux cite comme exemple l’éclairage du boulevard de Clichy; il v a i4 lampes montées sur 5 circuits;
- 4 circuits de 3 sans rhéostat et un circuit de 2 avec rhéostat. La fixité de la lumière est la môme sur tous les circuits et l’œil le plus exercé ne peut apprécier la moindre différence d’éclat ou d’éclairement entre les lampes de n’importe quel circuit.
- Les charbons employés, dont le rôle important a déjà été signalé, doivent être tendres et
- M. Bnn.T.ié confirme les appréciations de M. Roux.
- Lorsque la différence des pôles aux arcs est la même qu'il y ait i ou 3 arcs en série, les conditions de fonctionnement des arcs sont évidemment les mêmes ; la seule différence est que, dans le second cas, on a .remplacé un organe inerte, le rhéostat, par un organe utile, la lampe. L’économie est donc évidente.
- Goupe-eircuits et interrupteur pour hautes tensions, par Vedovelli.
- M. Yédovelli présente plusieurs appareils ayant pour but de couper les circuits à haute tension sans production d’arcs dangereux.
- Dans un premier appareil, dû à M. Steel, l'interruption du courant se fait entre deux mâchoires fixes, reliées chacune à un des pôles, et une lame mobile dont les extrémités pénètrent dans les mâchoires. Lorsqu’on abaisse cette lame, une feuille de mica vient mécaniquement s interposer entre les points do rupture; elle lorme écran et coupe l'arc instantanément. Cette
- lame de mica dure très longtemps, car elle n’est soumise à la chaleur de l’arc que pendant un temps infiniment court à chaque opération.
- Dans un autre appareil, analogue au para-foudre à cornes, l’arc s’éteint par suite de son allongement, car il tend à s’élever le long des cornes en raison du courant d’air chaud produit. Les cornes peuvent être faites avantageusement en aluminium ou mieux en zinc. Leur inclinaison sur l’horizontale doit être de 45°- Leur écartement à la base ci leur longueur doivent varier suivant la tension. Les meilleures dimensions, déterminées expérimentalement, sont les sui-
- Drus tous les cas, l’arc s’éteint au plus tard lorsqu’il atteint la moitié de la longueur des
- M. Vedovelli présente aussi plusieurs interrupteurs basés sur le principe de l’augmentation du nombre de points de rupture.
- Un autre coupe-circuit, imaginé par M. Steel, est formé par un plomb fusible qui passe dans un tube en verre en lorme d’U ; ce tube est en partie rempli d’huile ; il est retenu par le plomb fusible lui-mèrac ; lorsque ce dernier vient à fondre, le tube de verre descend et les extrémités du fil, entre lesquelles l’arc s’était formé, se trouvent séparées par une couche d’huile qui forme écran et interrompt l’arc immédiatement. Un appareil de très petites dimensions suffit pour un courant à 6ooo volts.
- Un dernier appareil présenté par M. Védo-velli est une mise à la terre automatique. Elle est formée par deux pastilles métalliques séparées par une mince leuille de mica percée de trous ; l’une des pastilles est reliée à la partie du réseau à protéger; l’autre est reliée à la terre par l'intermédiaire d’un fusible qui, en fondant libère un contact de mise à la terre. L’épaisseur de la lame de mica est calibrée avec précision. Si la tension vient à augmenter entre les deux pastilles par suite d’un défaut d’isolemeut du réseau, un arc jaillit automatiquement, parait-il, entre ces deux pastilles et la mise à la terre
- s’effectue. U. P.
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- SOCIETE DE PHYSIQUE DE LONDRES
- Séance du vendredi 26 janvier J900.
- Quelques remarques sur l’emploi du fïî de garde de Price dans les essais d’isolement, par Ayrton et Mather.
- Dans les essais d'isolement effectués par la méthode directe de la déviation, l’emploi du lil de garde donne, lorsqu’il est convenablement appliqué, une protection complète contre les pertes par la surface pourvu toutefois que les deux extrémités du câble en essai soient proches du galvanomètre, de telle sorte que le fil réunissant le conducteur du cable avec la borne du galvanomètre soit complètement isolé par l’air. Quand, au contraire, les deux extrémités du câble se trouvent à une distance considérable de l'instrument de mesure, l’isolement par l’air ne peut toujours être réalisé et des pertes superficielles sont possibles. Les auteurs ont surmonté cette difficulté en appliquant un fil de garde d’un bout à l’autre du conducteur, ils utilisent dans ce but un conducteur concentrique pour relier le câble au galvanomètre, le lil interne étant employé comme conducteur de connexion, l’armature externe comme fil de garde.
- Le meme dispositif peut être appliqué pour déterminer si un morceau défectueux du câble est mauvais d’un bout à l’autre ou s’il présente seulement quelques défauts. Dans ce cas, le câble est. placé dans deux caisses à eau, dont Finie est reliée à la terre et l’autre isolée avec grand soin. Par un arrangement convenable du fil de garde, il csL facile de déterminer la résistance du fil dans la caisse mise à la terre, de telle sorte qu’eu diminuant la longueur de ce fil, la valeur de l’isolement puisse être déterminée sur toutes les parties du câble. En terminant les auteurs font remarquer que dans les expériences faites en 1890 par M. Appleyard sur le fil de garde, le dispositif employé laissait à désirer et qu’en l’un des points il y avait des chances de pertes.
- M. Appleyard répond à ce propos qu’il est de l’avis des auteurs en ce qui concerne la nécessité d’employer le fil de garde pour Finie et l’autre extrémité d’un câble lorsque ces extrémités sont accessibles. Mais dans les expériences do 1895, l’extrémité la plus éloignée du câble aboutissait dans une boite à condensateur qui
- était plongée dans Fcau ; d'ailleurs des précautions spéciales furent prises pour assurer un bon isolement de l’extrémité immergée du câble et les essais montrèrent que les pertes étaient réellement imlles.
- Méthode d’essai des câbles sous tresses et autres cables isolés, par Appleyard.
- Cette méthode permet de trouver le defaut de ces câbles sans enlever l’isolant. Le câble est enroulé sur deux tambours ou dans deux récipients, une longueur intermédiaire de 3 m environ séparant les parties enroulées. Une extrémité de l’âme est laissée libre ; l’autre est reliée à la terre à travers un galvanomètre et une pile. Un fil de garde relie un point situé entre le galvanomètre et la pile cl un point de la couche isolante de la portion de fil située entre les tambours ; une étoffe humide reliée à la terre est posée sur la couche isolante de la portion de câble enroulée sur l’un ou l’autre des tambours. On note la déviation galvanomctriquc. Le fil de terre est alors connecté à l’autre tambour et la déviation correspondante est observée ; la comparaison de ces deux déviations indique immédiatement sur laquelle des deux portions de câble enroulées sur les deux tambours se trouve un défaut. On peut encore faire glisser le câble contre un contact constitué par un balai ou une éponge reliée au fil de garde ; tant qu’aucun défaut 11e se trouve eu face du contact, le galvanomètre dévie ; au moment du passage du défaut, la déviation s’annule. Un des avantages de cette méthode est qu’au moment critique où le défaut passe sous le fil de garde, le galvanomètre est eourt-cireuité par le défaut et se trouve ainsi complètement protégé.
- Réflexion et transmission des ondes électriques le long des fils, par E. Barton et L.Lownds.
- Les ondes produites au moyen d’une bobine d’induction et d’un oscillateur se propageaient le long de fils de 0,15 cm de diamètre, distants de 66 cm et longs de 166 m. Les extrémités de ces fils étaient reliées par des traits de graphite tracés sur un verre dépoli, de telle sorte que tout train d’ondes atteignant les extrémités s’y trouvait absorbé. Le dispositif expérimental comprenait en outre trois condensateurs-plan circulaires avant respectivement, ia, 9 et 5 cm de ravon, leurs armatures étant séparées par
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- uno couche d’air do i cm d’épaisseur. Au fil était relié un électromètre dont l’aiguille était à l’état neutre et qui par conséquent se trouvait constamment attirée par les plateaux chargés d'électricité. Cet électromètre produisait une perturbation négligeable, car il réfléchissait seulement o,o4 p. 100 de l’énergie qui l’atteignait.
- Traitant le problème mathématiquement en utilisant les relations de Ilcaviside, les auteurs ont obtenu les expressions des systèmes d’ondes réfléchies et transmises. Ces expressions contiennent deux termes dont l'un est relativement peu important ; les auteurs ont calculé certaines valeurs du premier terme, ainsi qu’une limite supérieure du second, et ils ont ainsi trouvé deux valeurs extrêmes de la somme algébrique des deux termes. D’autre part eu disposant convenablement les condensateursctl’clcctromètre, ils ont déterminé expérimentalement les valeurs correspondant aux cas examinés dans leurs calculs. Les résultats expérimentaux concordent parfaitement avec les résultats théoriques et dans beaucoup de cas la valeur expérimentale sc trouve comprise entre les deux valeurs approchées théoriques. Ce travail constitue donc une vérification de la théorie de JTeavi-
- NORTHWESTERN ELECTRIGAL ASSOCIATION
- Jléunion annuelle des 11 el JS janvier 1900.
- Cette association presque uniquement composée d’ingénieurs et de directeurs de stations centrales, tient chaque année une réunion où sont discutées les questions h l’ordre du jour qui intéressent particulièrement les exploitants de réseaux de distribution d’éclairage. Cette année la réunion a eu lieu a Milwaukcc, 'Wisconsin, sous la présidence de AI. II.-L. Dohkhty double discours d’ouverture peut être intitulé :
- .Remarques sur l’installation et l’exploitation des réseaux de distribution.
- Le président y fait tout d’abord ressortir le développement considérable qu’a pris l’industrie électrique aux Etats-Unis pendant l’année qui vient de s'écouler. Il exprime le regret que ce développement ait eu pour conséquence une augmentation sensible du prix des matières pre-
- mières nécessaires a l'industrie électrique, mais en même temps il exprime l’espoir que les tnatières premières reprendront leurs cours normaux sans qu’il y ait arrêt dans les progrès de cette industrie.
- Deux points des installations de distribution d’éclairage sont particulièrement examinés par M. Doherty : les machines motrices et les dispositifs d’éclairage par lampes à arc en série. Les machines à vapeur lui paraissent arrivées à un degré de perfectionnement tel qu’une amélioration importante dans les rendements de ces machines semble peu probable ; seules les machines a très haute pression et les turbines à vapeur pourraient amener quelque modification dans l’outillage actuel des usines génératrices d'électrieiLé, en tant que l’on considère les moteurs à vapeur. Les moteurs à gaz semblent au contraire devoir apporter à bref délai une modification profonde dans les moyens de générer l’énergie mécanique et les ingénieurs doivent suivre avec attention les progrès qui s'accomplissent journellement dans cette voie. Quanta l’éclairage par arc enferme alternatif, introduit depuis deux ans aux États-Unis et qui se développe rapidement, il est l’objet d'une communication dont nous donnons plus loin l’analyse, ce qui nous dispense do nous y arrêter.
- M. Doherty passe ensuite à l’examen des meilleures conditions d’exploitation. Il appelle l’attention des ingénieurs sur lunécessité d’avoir des employés et des ouvriers dont l’éducation professionnelle soit plus développée qu’elle ne l'est actuellement. Il demande aux financiers de ne pas craindre d'apporter leurs capitaux à l’industrie électrique et surtout dé mettre les sociétés exploitantes en mesure de pouvoir remplacer un vieux matériel par un matériel moderne, le rendement financier de l’installation se trouvant ainsi considérablement augmenté comme le montrent de nombreux exemples. Aux directeurs des stations il recommande la recherche d’un mode de tarification équitable pour l’exploitant et le consommateur et prêtant au développement de la clientèle ; il signale à ce point de vue la tarification de Wright basée sur la demande maximum et l’emploi de -compteurs a deux tarifs, tout en faisant observer que le meilleur mode de tarification doit surtout s’inspirer des conditions locales.
- Quelques-unes des communications faites à
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- l'assemblée à la suite du discours d'ouverture sont analysées ci-dessous ; nous donnerons une analyse des autres dans un prochain numéro.
- Récent développement de l’emploi des lampes à arc enfermé à courant alternatif, par R. Fleming.
- L’auteur commence par établir qu’au point de vue de la génération et de la distribution, l'éclairage publie par arcs enfermés à courant alternatif est préférable à l’éclairage par arcs en série à courant continu.
- Ce dernier système, bien qu’arrivé depuis plusieurs années déjà h un degré de perlection tel qu’i^, est douteux qu’on puisse y apporter quelque amélioration importante, présente divers inconvénients. En particulier il exige, par suite do la grande différence de potentiel que doivent donner les génératrices, l’emploi de dynamos de faible puissance et, partant de mauvais r dément, actionnées soit par des moteurs thev-clriques à courants alternatifs uissance et d’aussi mauvais i 'lin arbre commandant plusieurs .orbant on frottements une 1
- L’
- prés.
- de I: celle
- de (orce motrice
- u énergie.
- rcs h courant alternatif' pa e rapport un avantage marqué que rien n’empêche alors îératrices d’une puissance sulli-•e économiques, et d'utiliser, iprès transformation, l’excédent fournie par ces génératrices su alimentation des arcs pour l'ali-réseau d’éclairage ordinaire
- réalité cet avantage de lampes à arc libre car, ces lampes exigeani des génératrices litres grande réaction d’induit et à excitation indépendante, on se trouve amené il l’usage de génératrices spéciales pour l’alimentation des ares. On a donc les mêmes inconvénients qu’avec le courant continu, sans compter quelques autres inhérents aux lampes à courant alternatil tels que sifflement d^s arcs, moins bon rendement dans l’éclairement, difficultés de réglage, etc.
- Mais si l’on prend des lampes à arc enfermé alimentées par des transformateurs à courant d’intensité constante,l’alimentation parcourants alternatifs reprend l’avantage signalé ci-dessus. En outre la régulation est aussi bonne et même
- meilleure qu’avec les arcs à courant continu sans qu’il soit besoin d’employer les moyens de régulation en usage dans ce dernier cas, le transformateur effectuant automatiquement cette régu-
- Les avantages de l’alimentation par courants alternatifs se trouvant ainsi établis, M. Elcming passe aux lampes elles-mêmes. 11 reconnaît que la construction d’une bonne lampe-série pour courant alternai if présente dos difficultés bien plus grandes que celle d’une bonne lampe-série pour courant continu. Mais à son avis ces difficultés sont maintenant surmontées et les lampes à courant alternatif à arc enfermé fonctionnent aujourd’hui aussi bien, sinon mieux, que les lampes à courant continu (').
- M. Fleming termine sa communication par quelques données sur les conditions d’exploita-lion du système d’éclairage par lampes à courant alternatif à arc enfermé. L'économie réalisée par la substitution de ce système au système d’éclairage par are libre à courant continu serait, d’après lui, suffisante pour couvrir en deux ans seulement les frais résultant de celte substitution. L’économie provient en effet non seulement d’un meilleur rendement des génératrices, mais encore d’une diminution sensible dans les frais d’entretien, un seul homme étant suffisant pour entretenir Goo lampes à arc enfermé altei-ternalif alors que six hommes seraient nécessaires pour entretenir le même nombre de lampes à arc enfermé continu ; l’économie totale, est en moyenne de à 5o francs par lampe et par an et dans certaines installations elle a atteint Go francs. Quant à la dépense résultant du remplacement des globes internes enfermant l’arc, elle n'est pas considérable ; elle est d’ailleurs un peu plus petite que la dépense de même nature dans le cas du courant continu car l’expérience a montré que dans les installations à courant continu il y a de o,48 à G,G p. ioo de globes brisés et dans les installations à courant alternatif o, 18 à 5,5 p. loojcllc dépend naturellement beaucoup du soin apporté au nettoyage de ces globes.
- (•) Il n’est peut-être pus inutile de rappeler à ce propos l’observation fuite par M. Kocliet à lu dernière séance de 'la Société des Electriciens, que les Américains sont beaucoup moins difficiles que nous en matière de régularité de l’éclairagc.
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- Une longue -discussion s’engage à la suite de cette communication :
- M. At.len déclare qu’ayant remplacé son installation de lampes a arc libre à courant continu de i 200 bougies par des lampes à arc enfermé à courant alternatif, il n’a qu’à se louer de ce remplacement ; les consommateurs en sont également satisfaits : le bruit est moindre et le réglage meilleur.
- M. Cutter elle une station centrale où se trouvaient six ou huit machines Thomson-Houston de :>5 à 3o lampes, une machine bipolaire do noo volts pour un transport de force motrice et deux alternateurs d’un ancien type. Le tout a été remplacé avantageusement par un unique alternateur dont le courant alimente dos transformateurs à courant constant pour l’éclairage à arc enfermé, des moteurs alternatifs pour le transport de force motrice et alimente aussi le réseau qu’alimentaient les deux anciens alternateurs. La conduite de l'installation a été rendue pins facile et, en mémo temps, une économie a été réalisée sur la dépense de combustible.
- M. Fleming, en réponse à une question qui lui est posée, dit que lorsque les transformateurs
- station, il est inutile d’avoir un surveillant à demeure dans celte sous-slation ; il suffit d’y envoyer un ouvrier au moment de la mise, on ninrelie, puis vers le milieu de la nuit pour s’assurer que l’installation fonctionne régulièrement et enfin au moment de l’extinction de l’éclairage.
- M, Weiidact, ingénieur d’une compagnie possédant une installation de 3 ooo lampes à incandescence de 32 bougies et de n ampères disposées en séries sur des transformateurs à courant constant, dit que cette installation a donné toute satisfaction et que la régulation automatique des transformateurs est suffisamment, bonne pour éviter toute régulation, à la main. D'ailleurs pour mettre l’installation complètement à l’abri des conséquences d’un court-circuit chaque ligne est munie d’un coupe-circuit automatique fonctionnant sous l'influence d'une variation de 5 p. 100 dans l’intensité du courant. Le rendement de l’installation est de 95 à 96 p. 100, La durée des lampes est véritablement surprenante : beaucoup durent 10000 heures eu donnant encore généralement 20 bougies et plus rarement 20 bougies, quelques-unes ont fonctionné pendant 18 000 heures (ü). La durée
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- moyenne 11’est cependant que de 5 000 heures, car les lampes passent après une centaine d’heures de fonctionnement par une phase critique pendant laquelle un assez grand nombre sont mises hors d’usage ; celles qui subsistent, durent extrêmement, longtemps. L’auteur attribue cette longue durée au fait que les variations de voltage aux bornes de la lampe sont extrêmement petites : avec 3oo à /foo lampes en série la rupture et la mise hors circuit d’une douzaine d’entre elles ne modifient pas d’une manière appréciable la différence de potentiel aux bornes des autres. La puissance dépensée dans une lampe est de 90 watts au début (3 watts par bougie) et de 110 watts après 4ono heures de fonctionnement. L'ampoule commence à noircir légèrement au bout de 2000 heures.
- M. Frcnd confirme les indications deM. Wer-dact relatives à la vie des lampes. Sa compagnie a environ 20a lampes en série ; pendant la dernière année le nombre des lampes remplacées mensuellement a été de 10 ; ce chiffre correspond h une durée movenne de 5 000 heures.
- M. Fleming mentionne, à propos do l’éelai-rage par lampes U mcamleseencc en série, une installation où des transformateurs à courant constant, capables d’alimenter 5oo à 600 lampes à arc mais 11’alimentant que 100 de ces lampes, ont le surplus de leur puissance utilisé à l’alimentation de lampos à incandescence en série. Revenant sur la question des lampes h arc il dit qu’il serait avantageux <lo prendre des lampes à réflecteur renvoyant la lumière vers le sol : le prix de revient de la lampe est augmenté de 5 à 10 francs seulement tandis que la lumière utilisée; est considérablement accrue. Le type de lampes qui lui parait préférable est celui qui demande une intensité de courant de 6,6 ampères ce qui correspond à une puissance de à 44° watts, la différence de potentiel aux bornes étant de 70 à j5 volts; les lampes de
- 7.5 ampères peuvent également être employées bien que généralement des lampes aussi puissantes ne soient, pas nécessaires. Les lampes à
- 6.6 ampères donnent dans mi rayon de 10 mètres un éclairage égal à celui d’une lampe à arc libre de même consommation et fournissent au delà un éclairage bien meilleur.
- M. Aumock fait observer que, bien que l’éclairement. donné par un arc enfermé continu, soit plus grand que celui donné par un arc enfermé
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- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- KXT'OSI'J'IOIN
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- jaillira une gource bouillonnante et tumultueuse de i 3oo lllres par seconde, et dont les Jii([)pes Iront, par cascades successives, se perdre dans les bassins du Champ-dc-Mars. Au fond de ces bassins et de ces vasques, des groupes allégoriques lanceront de tous cotés mille jets d’eau, formant le spectacle le plus divers elle plus gai que l'on puisse concevoir.
- Les parois de la niche, décorée d'attributs fantastiques, empruntés par l'imagination de M. Paulin, à quelque pays de rêves et de fées, laisseront passer le soir des îlots de hunlète bigarrée, grâce à de puissants foyers dissimulés dans la construction même.
- Deux rampes' gracieuses partant des jardins du Champ-de-Mars contourneront les bassins et donneront directement accès dans un élégant portique, de plein-pied avec le premier étage du Palais de l'Electricité. Il était nécessaire de donner au Château d'Eau des dimensions grandioses, pour accorder aux cascades lumineuses leur plain effet. Dès lors la luise du Palais de l'Electricité se trouvait cachée et sa façade .reportée; à une grandi; hauteur ne pouvait être qu’une crête dont les coutours devaient s’harmoniser avec la conception du ('.bâteau d’Eau. La tâche était lourde, mais elle ne devait pas effrayer l<; talent de M. llénard.
- Un diadème de feu couronnera les eaux flamboyantes du Châleau d'Eau et fera du fond du Champ-de-Mars un décor de théâtre, qui réalisera tous les soirs l’apothéose de la lumière électrique.
- M. llénard fit donc de sa façade une crête à trois courbes, qui dans la journée, apparaîtra comme une Une dentelle, presque suspendue, et qui le soir s’éclairera brillamment, venant compléter les effets lumineux des cascades et des jets d'eaux. Un motif milieu, dominant tout l’ensemble, symbolisera l'Electricité, sous l'aspecl. d’une femme de puissante stature, tenant deux sceptres — les deux électrodes de la foudre. - • Un char, traîné par un dragon, qui est signe de force, et par un pégase, qui est signe do poésie, supportera la statue de la fée. Au-dessous, la date 1900 en chiffres fulgurants.
- Cotte allégorie sera, le soir, entourée d’une auréole lumineuse, derrière laquelle un puissant réileeleur enverra des rayons dans toutes les directions.
- Je 11e suis si j’ai rendu avec assez de précision et de fidélité la conception des architectes distingués dont je citais tout à l'heure les noms. L’effet qu'elle produira sera sans nul doute supérieur à l'idée que nous saurions nous en faire et l’admiration qu’elle soulèvera sera pour eux un dédommagement légitime de leur immense labeur.
- Puisque le visiteur venant du Champ de-Mars pénétrera directement au premier étage du Palais, disons tout rie suite que ce premier étage se compose d'une grande salle centrale et de deux galeries occupant toute la largeur du palais. Ces galeries seront reliées au palais de l'Agriculture et des Produits alimentaires par quatre galeries secondaires. De même, on aura directement accès dans la grande salle du Palais de l'Electricité par la grande Salle des fêtes. Toutes ees galeries, ainsi que la salle centrale serviront à l’exposition des appareils d'éleetrici Lé qui ont été divisés en cinq.classes à 27), formant le groupe Y (*) dont
- (J) Ce groupe lortno les cinq classes suivantes :
- Classk 'i3 : Production et utilisation mécaniques de l'électricité :
- Appareils générateurs , dynamos , moteurs, transformateurs, commutalrices, locomotive» et tramways électriques, ascenseurs, treuils, grues,
- magnétique, appareils de sûreté "et de réglage. (Président : M. VIascart.)
- Piles, accumulateurs, appareils de galvanoplastie et d aftinage de métaux, applications à la
- chimie industrielle. (Président : -M. Mojssa.n.) Classe 2 5 : Eclairage électrique :
- gulaleurs, charbons, installations privées, sta-
- ' (Président : M. T\a vmoxd.)
- Classe 27 : Applications diverses :
- Appareils de mesure, électricité médicale.
- ehauifage. (Président : M. d’Arsonval.)
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- a83
- M. Maseart esl le président, M. Gosselin, l'ingénieur en chef et M. Tournaire, l'architecte.
- Ajoutons une annexe pour la classe r>4 {électrochimie) et une annexe pour l’exposition eenlennaie (président M. Sarliaux).
- Le rez-de-chaussée du palais forme deux véritables usines. La première, nommée usine La Bourdonnais comprend un hall de chaudières avec une cheminée monumentale de 80 m de hauteur et de 4,ao 111 de diamètre intérieur au sommet. Ce hall a 117 m de long sur 4o m de large et se trouve compris entre l’ancienne Galerie des Machines et la Galerie de 3o ni. Les chaudières actionnent, chacune séparémenL un groupe eleelrogene. Ceux-ci sont placés dans la galerie de 3o m de large quiforme la base du Palais de l'Electricité.
- Une deuxième usine d'une disposition absolument semblable et symétrique par rapport à l’axe du palais, appelée l'usine Suffren contiendra les machines de provenance étrangère.
- Nous connaissons maintenant le cadre. Un prochain article sera consacré à la production de l’énergie tant pour la force motrice que pour l’éclairage électrique.
- E. Nelson-Uiitiy.
- APPLICATION DE U\.THEORIE GRAPHIQUE
- A lTtude des piuncipaf.es canalisations a courants alternatifs ET POIA PHASES (*j
- II. .— Comparaison de la dépense diî cuivre en ligne dans les principales canalisations
- A COURANTS CONTINU, ALTERNATIF ET POLYPHASÉS.
- Nous ferons cette comparaison pour un transport d’énergie électrique à égalité de puissance! transmise, de longueur des lignes et de perte par effet Joule dans celles-ci, mais nous partirons de deux hypoLhèses différentes, quant à la tension ou voltage. Dans la première division nous admettrons l'égalité des tensions maxima auxquelles l’isolant des lignes est soumis, et, dans la seconde, celle des tensions aux récepteurs, lampes ou moteurs. La première division s’applique aux transports à grande distance et à haute tension et la seconde aux distributions fonctionnant à la tension ordinaire des récepteurs.
- i° Transport d’énergie a haute tension, a égalité de tension maximum entre les fils de t.igne. — Nous ferons la comparaison par rapport au courant continu.
- Nous déterminerons d’abord la relation qui lie les tensions de travail (en fonction desquelles ’on écrit la puissance transmise dans chaque cas) en partant de l’égalité des tensions maxima agissant sur l’isolant. Cette relation nous donnera le courant correspondant au svslèiiîe étudié, par rapport au courant continu de comparaison. Nous écrirons ensuite Légalité des pertes par effet Joule qui nous procurera le rapport des résistances des fils et <les sections de ces derniers et, par suite, des volumes de cuivre employés.
- A. Gourant continu a deux fils (fig. 17). — Puissance totale produite P = E,lf.
- Puissance perdue en ligne, pour deux fils, W,. — aRJ,,2 (1).
- Volume de cuivre pour deux fils de section S,., soit aS<. ou 2.
- p) Voir L’Éclairage Électrique du 17 IcvrjVr, p. v.41.
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XIII — N° 8.
- H. Courant alternatif a deux fils, en fonctions sinusoïdales (iîg. 18). — Puissance — pour laquelle Ee^ \eT = E — Ec et Eeff ^7= , à égalité de tension maximum.
- On a donc, à égalité de puissance et de tension maximum :
- P — (Lp/f) Ie/f en alternatif
- l^i) et 1^2; donnent :
- L/r— V 2 L
- \Va — a R0 an -aR8(s I*)
- 2 IL = B, , Ra = •
- (»)
- et la section Sa—aS,...
- Pour deux fils, 2S(I=4S„
- et le volume de cuivre peut être représenté par 4.
- ranls continu et alternatif. continuelallernalifà trois fils. déliasses à quatre lils.
- C. Courants continu et alternatif a trois fils (fig. 19). — On voit à simple examen que les courants seront les mêmes dans les deux fils extrêmes A et B que dans lits deux fils de la distribution ordinaire à deux fils, à égalité de puissance. A égalité de longueur et de perte en ligne, les sections et les volumes de cuivre de deux des fils seront aussi les mêmes. Si donc nous admettons un fil central de section égale à la moitié de celle des fils extrêmes, le volume total de cuivre pourra être représenté, en continu par lit nombre 2,5 et en alternatif, par le nombre 5.
- D. Courants diphasés a quatre fils (fig. 20), — Puissance = 2Eeff\eff,
- E^^/a = E,, à égalité de tension maximum, d’où
- et
- d’(
- \Vrf = 4 R,i (1^) = 2 RJo
- Rtf = Rc, s„ = -Sc et 4Sd = 4SC
- ce qui permet de représenter le volume de cuivre par 4- On pouvait d’ailleurs prévoir que
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- R K VUE D’ÉLECTRICITÉ
- 280
- ce résultat serait le même que celui du courant alternatif puisque les deux courants diphasés équivalent chacun à la moitié d'un courant alternatif simple de même puissance totale.
- E. COURANTS DIPHASÉS A TROIS FILS (flg. 2l). — Puissance P =
- L égalité de tension maximum donne :
- I-VV/VV/T^E, etKfjr=
- d'(
- P — 2 (lïc/p) ie/j" = 3 f —— \ L en continu.
- Il vient doue :
- et, en admettant que le fil central B ail une section \/ 2 fois plus forte et une résistance -p= fois plus faible que les fils extrêmes et que la perte en ligne soit la même qu'en continu :
- W,! =2RJV+y= (j/Tl,,)’
- = 2R„Ii4-^Bî= 2 RCI-C É2 Ra
- d où R(1 d—7= ' R* (1,707) = IL
- V a
- et Sa = Sc 1,707
- Le volume de cuivre peut donc être représenté parle nombre (1
- V? =5,828.
- Fig. 21. — "Ligne à courants Lig. 22. — Ligne à couru
- diphasés à 3 tils. triphasés en étoile.
- F. Courants triphasés en étoile (fig. aa). —Puissance P = 3 E^I^. L'égalité de tension maximum impose la relation :
- é» vx3
- P = 3 (EIjr) = 3 ( 7=pf) en triphasé — EJ, en eontii.o,
- WW 3
- L’égalité de perte en ligne donne :
- W, = 3R,I* = 3R, I*
- La dernière relation permet de calculer R, et St.
- R, = Rr, S, = Sr et 3S, = 3S,
- Éé volume de cuivre est donc proportionnel à 3-
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- 286 Ï/ÉCLAÏR AGE ÉLECTRIQUE T. XXII. - N° 8.
- G. Courants thifiiahj iis en triangle (fig. a3). —' La puissance P= 3
- jalité de tension maximum fournil l’équation
- d’où l'W* = E'
- O11 a donc : K-=W -
- d’où l'iï = h
- et i't t vG y 3 r \J 1 3 t/3“
- L’égalité de perte en ligne impose la condition :
- d’où W(=3HtIV=3Kt -^i; = 2R(iI* R, — Rr , S, - Sc et 3St — 3SC
- Le volume de cuivre est donc aussi proportionnel au nombre 3.
- 2° Distribution d'énergie au voltage ordinaire des'récepteurs (lampes ou moteurs). — A. Courant continu a deux fils. — La puissance totale P = E<;I(, pour E„ aux réeopleurs. Perte en ligne \Vf=* 2 TW-
- Comme il y deux 01s, soit 2SC ou 2 le volume de cuivre.
- 13. Courant continu a trois fils (fig. 2.4). — Admettons que l’équilibre des ponts ab et bc est parfait et qu’il 11’y a pas de courant dans le fil neutre Cb. La tension entre A
- et R est alors de 2Eê. Puissance P = 2.E^I( d’où (à 3 fiIs) = E,L(à a fils).
- W : - uR'r ;i'i) - a IÏV (à trois fils) = 2 RJ/(à a fils)
- d’où IL = 4 Rc
- et s-,
- E11 employant un fil t :onlral de section moitié moindre que celle des fils extrêmes, 011 a : a i/a S'c = —Sc =o,6a5Sc
- Le volume de enivre est donc de 0,625.
- C et D. Courant alternatif a deux et trots fils. — Les schéma des montages sont les mômes que pour le cornant continu et la tension efficace remplace ici la tension continue.
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- A égalité de voilages continu et efficace, les volumes de cuivre sont évidemment les mêmes en courant alternatif qu’en courant continu. Ou a donc :
- Courant alternatif à deux fils V —2
- Courant alternatif à trois fils Y — 0,625.
- E. Coukaxts diphasés a quatre l'iLs. — Comme nous l’avons déjà constaté dans la première division, en D, les deux courants diphasés sont égaux à lu moitié d’un seul courant alternatif de même puissance. S’il y a deux fois autant de fils, ceux-ci ont une section moitié moindre et le volume de cuivre reste le même, c’est-à-dire 2.
- F. CûURAXTS DIPHASE*
- d’où
- et
- vils (lig. 25). — Egalité de puissance : P - ‘Ær/f Je/f — Iv 1'
- /vw- T
- R'rf =
- /T'
- à'égalité de densité de courant.'dans les fils de ligne.
- Egalité de perte en ligne :
- \V _ a R„l> + R'jl'i ou a R,, JL 4- -^4 JL = a RtIi ’« 4 V a a
- Ru -Mil ou R, o,4»,= R.
- \ 5,656 j
- S„ = o,4a, S4 et aSa + .,4,4 Sd = i,458 S.
- ; est donc de Y— 1,458.
- És ex étoile (fig. 26). Egalité de puissance : P — 3 Ee/fh/r — EcL
- , _ L
- Egalité de perte en lij
- s’il y
- Hi=6R,
- volume de cuivre est donc de Y=0,5 s’il n’y pas de fil neutre .OD. U eRt de 0,583 un fil neutre de section . • L : 1.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXII.— N° 8.
- II. Courants triphasés en triangle (fig. 27). — Egalité de puissance :
- d’<
- P = 3EPffJr/r = 3 PW — ECL
- ff V 3
- _______L_
- Fig. 26. — Ligne à courants triphasés on étoile. Fig. 27. — Ligne à courants triphasés en triangle.
- Egalité de perte en ligne :
- , I*
- 3 R, V?ïï-— 3ltf = 2 IL l*
- IL = 2 IL. St — JL. , 3S{ = -JL = I,5SC .
- Le volume de cuivre est donc proportionnel à 1,5
- RÉCAPITULATION
- La récapitulation des résultats qui précèdent, concernant la dépense do cuivre en ligne, est indiquée dans le tableau ci-joint.
- Mous ne discuterons pas la valeur relative des chiffres ni l’emploi de tel ou tel mode de canalisation, nonobstant une dépense-plus forte. Bref, nous n’analyserons pas chaque genre de distribution d’énergie aux points de vue théorique et pratique.
- < . 3 f.i,s: -triphasés en étoile triphasés en triangle
- Les bons ouvrages classiques sur l’électricité et les périodiques sont suffisamment détaillés sur cette question.
- ♦Notre but étant d’exposer simplement la déterrnination dçs conditions de fonctionne?
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- REVUE I) ’E LE CT RIG1 TE
- ment (les circuits à courants polyphasés et la dépense eu cuivre pour chaque système, notre tâche nous parait remplie.
- Nous ferons cependant remarquer, en terminant, que le rapport des dépenses en cuivre des systèmes à courants continu et allérnatifs (polyphasés', à égalité (le tension maximum, est en général plus à l'avantage du courant continu que ne l'indiquent les chiffres du tableau. On sait., en effet., qu’en pratique, les courbes (le forces éleotromolrices et de courant sont rarement sinusoïdales et que le rapport de latension maximum d'un couvant alternatif, à sa tension efficace, peut être plus grand que \'i. On sait aussi que les effets de capacité et de self-induction compliquent encore le problème en provoquant parfois des excès de tension maximum que le calcul est impuissant à prévoir assez exactement jusqu’à ce jour et qu’il est bien difficile de combattre dans certains cas.
- S. IIaxàppk.
- ACCl Ml \j VVFA US POU! UTOMOBILKS KIÆCTKIQIES
- LE CONCOURS INTERNATTONAL DE L’AUTOMOBILE CLUB (C
- i-7-P. — Ac
- Cl-UUI.Al’Kl'fl ]
- SOUDIERES
- en plomb antimonieux sert
- À
- Plaques. — Le mémo quadrilla active des deux plaques (lig. i5). Ce quadrillage il comporte 841 cellules chaque sens. La matière sont garnies par empâ-dation à l'air du plomb la fabrication de la soude cédé Hulin ; c'est un fabrication dans laquelle plomb et de sodium.
- Montage. — Les pinson! soudées à une barre queue qui sert de polo des plaques est obtenu ébonite. Les plaques seaux placés au fond du Electrolyte. — Son son volume de 21200m3. il contient 800gr d’acide Bac. — Le bac est eu d’épaisseur; il ne porte lérieur ni à l'extérieur; vercle à emboîtement térieur et s'appuyer sur vercle sont ménagés trois trous, deux pour la sortie des pôles de
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- - Plaque positive et négative
- ECTROLYTIQUES
- de support à la matière positive et négative 11a rien de particulier ; carrées dont ay dans active dont les cellules tage provient de l’oxy-spongieux obtenu dans caustique par le prosous-produit de celle on traite un alliage de
- ques de même polarité de connexion portant la à l’élément. L’isolement par quatre peignes en reposent sur des tas-
- poids est de 2,Gjo kg, A la densité de charge libre SO’II-.
- ébonite à paroi de •*, 5 mm aucune saillie ni à Fin-il est fermé par un cou-(pii vieil! pénétrera Finies bords. Dans ce coula batterie eL un troi-
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- T. XXII. — Nu 8.
- 2()t>
- 1/ÉCLAIIiAGE ÉLECTRIQUE
- sième pour l'évacuation (jps go/ à la clparge ; t‘c jrlej-riier est formé par un bouchon do caoutchouc.
- Lps données caractéristiques dp rot accumulateur son! indiquées dans le tableau ci-joint.
- Plaques positives.
- Dimcnsipiis on pni :
- Hauteur............................
- Poids en kg..........................
- Poids de support «n kg ...... .
- Poids du support en kg...............
- Poids d? G rpatjère active en kg . .
- Bac.
- Largeur ..................
- Bhques négatives.
- Largeur ..........................
- Poids on kg..........................
- Volume approximatif en dm3.................... 2,17
- Densité :
- Pin de charge............................... 1,220
- Poids to'lal de l’élément complet ou kg ... . i3,8oo
- 1 8-J l't :>.3-H. — ÂCCUMl'I
- . Titan (Franz Heimel, i>e Vienne)
- Les plaques de cet élément sont toutes deux du même type et de 16); ('lies participent à la ibis de la plaque Planté et de la plaque épaisseur est la .seule dif-sentent entre elles les
- cette particularité que la d'être en contact direct dans la plupart des éié-est contenue dans un sac plomb (jpqx de faible ppais-de dimensions inégales : doit avoir la plaque ferjpi-plus grande, de façon à la première ppur fermer le terminé et que les deux sen|J)le, on perfore cha-une tonne rectangulaire, les perforations de ehatjue dent point: ensuite, pu la niasse de matière active plofpb qui ont été déla-çôtés spulcmeift dans le matière tpdive se trouve ccs Jangjjettes métalliques
- N° 18-J. — Plaques. fabrication identique (fi à oxydes rapportés. Leur férenec extérieure que pre-plaqucs positives etnéga-Ces plaques présentent matière active, au lieu avec 1'él.erlrolyte, comme m.enls à oxydes rapportés, formé de deux feuilles de seur; lep deux feuilles s.ont l'une a la dimension que née et l'autre .est un peu pouvoir être rabattue sur sac. Quand l'empâtage est feuilles sont réunies encline d’elles de Irons ayant et placés de telle sorte ([ne feuille ne se eorrespon-repousse à l'intérieur de toutes les languettes de chées de la feuille par trois travail 4e perforation- La
- donc sectionnée en une grande quantité de couches minces par qui sont au nombre do io.fo sur chaque face d.e lu plaque.
- La queue de connexion est formée d'une bande de plomb doux laminé de seur environ; elle est soudée sur le bord supérieur du sac.
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- Le plomb employé pour- la construction de la plaque négative est un peu plus mince que celui de la plaque positive.
- Moulage. — Les plaqups de meme polarité sont soudées à une barre de connexion qui porte la prise de courant. Leur isolation est assurée par des feuilles de celluloïd très [incluent perforé, qui sont renforcées par des nervures placées sur chaque face dans le sens de la hauteur. Ces nervures disposées tous les centimètres sur la largeur de la feuille sont simplement soudées à ces feuilles.
- L'ensemble des plaques repose sur un châssis placé au fond du bac, qui est formé de 11 supports en celluloïd portant des encoches : ces supports sont réunis par deux traverses en celluloïd placées aux extrémités.
- Les divers éléments sont reliés électriquement entre eux par soudure directe t]es prises de courant de polarité inverse.
- Electrolyte.— Le niveau de l’électrolyte est beaucoup au-dessus du sommet des plaques; cela est nécessité par ce fait que l’espace disponible est insuffisant pour contenir la quantité d’électrolyte correspondant'au poids d’acide indispensable pour le fonctionnement de l'élément. La quantité d’acide libre SOMP contenue dans l'électrolyte à la densité de fin de charge est de 900 gr environ.
- Bac. — Le bac est en chonïte unie, de 3 111m environ d’épaisseur; il est fermé par une planchette en bois percée d'un trou central qui flotte sur l’électrolyte.
- Le tableau suivant résume les dimensions et poids de cet accumulateur.
- PI a (/a '• s p os il U’ <».¥.
- Hauteur . ........................
- Largeur ..........................
- Poids un kg . ......................
- Bar.
- Dimensions extérieures on cui ;
- Poids en kg . . ............................. o, 565
- PlfKjH.
- Epaisseur milieu . . .
- Electrolyte.
- j Poids en kg .........................
- Volume approximatif on dur1...........
- ) Fin de charge........................
- r, 5 Poids total de l'élément complet en kg
- i,84
- 18
- Nn 9-3-B. — Cet élément est identiquement semblable au précédent comme construction. La seule différence que présentent entre eux ces deux éléments est l’épaisseur des plaques. Dans l'élément n" y3,-B, toutes les plaques négatives ont 3 mm d’épaisseur, tandis que dans le n° t8-J, ce ne sont que les plaques extrêmes qui ont cette épaisseur, les plaques intermédiaires ayant la mèiue épaisseur que les positives, c'est-à-dire 7 uim.
- Les dimensions et poids sont donnés dans le tableau suivant :
- Plaques positives:
- Plaques négatives.
- Nombre................................ 5
- Largeur............................... 10
- Nombre................................ fi
- Hauteur............................... 16
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-
-
-
- L ’ É CI-Al 11 A G E ÉI. E C T 11 1 QU E
- T. XXII. — N<-8.
- 29a
- l3’5 Pin de charge............................... i,-»8
- 12 Vin de décharge............................. 1,18
- o, 5G> Poids total de l’élément complet en kg..........un
- 19-M. —Accumulateur Pope
- Cet clément 110 diffère du 11" 22-S, du même fabricant, que nous avons décrit en détail (p. 176), que parle nombre des plaques et par l’isolation des plaques entre elles.
- Dans l’élément M, les plaques positives ne sont pas placées dans 1111 bac d'ébonile perforée, les négatives seules sont isolées ainsi et il n’y a que i3 plaques au lieu de 17.
- Ee tableau ci-dessous indique les données caractéristiques de cet accumulateur.
- A. Bai.wille.
- Kim 15 J,MI) U ST IU 15 U. 15 15 T SC I E M Tl Fl Q UE
- GÉNÉRATION
- qui ont été faits à l’usine centrale tic
- Les agrandissements de l’usine électrique de la ville de Zurich.
- En 1896,11. Jacqutn donnait dans L’Eclairai>e Electrique, une foi;t intéressante étude sur les installations électriques de la ville de Zurich (b. Depuis cotte époque bien des modifications ont été apportées et nous allons indiquer les agran-
- C) EÉcl. Étect., 1. VIII, p. f8i «l i»ôi, n et ly sop-
- XXXIY, p. 43 (u** 5), 4c (n” 6),
- ni -1
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-
-
-
- 24 Février
- UK VUE 1 ) ’ KI. F. C T U1C I T É
- M93
- l’aide d'engrenages un arbre principal AH. Sur cet arbre, on devait prendre la puissance nécessaire pour quatre alternateurs de 3oo chevaux (2000 volts), leurs excitatrices et huit pompes
- Afin d'aider aux turbines à
- de 3oo chevaux ) chute de i55 rn provenant d'un réservoir spécial dans lequel les pompes élèvent l’eau). Pendant le jour un seul alternateur
- tournait, entraîné par une des turbines à haute pression ; son excitatrice était mue par une petite turbine à haute pression spéciale. Le soir, on embrayait tontes les turbines elles machines électriques sur l’arbre principal.
- Dans l’hiver 1896-97, les quatre alternateurs ’ ’ sans cesse à pleine charge, et on
- de la station ipagnes et au
- : elle s’eflècti début de l’hb
- &
- station à vapeur*spéciale pour les tramways, ou
- une station de transformation alimentée par le courant de l’usine centrale. Cette lion a prévalu. En ell'et elle permet d’utiliser tout le personnel et toutes les ma dant les mois d'été où la charge est très faible pour l’éclairage ; de plus on p l'économie d’une installation de 1
- .‘I.Statiux cn.vi'HALb ou Lkttun.— 1. Groupe à vapeur. — Alternateurs Oerlikon, 5o périodes,
- alternatif simple à la tension de y. 000 volts.
- induit fixe sède une excitatrice
- . Chaque génératrice pos-spécialc dont l’induit est de l’arbre de la 1
- Les données principales des alternateurs sont
- Le système inducteur agit comme volant et donne 1. la machine à vapeur un coefficient de
- régularité de
- Les machines à vapeur sont des machines
- compound tandem, à double expansion ; la pression d'admission est de 9 kg.
- J.a machine de 7:10 chevaux a été construite
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-
-
-
- T. XXII. — N" 8.
- T. ’ K C L A1R A G E É L E C TR ) QUE
- par la maison EseherAYyss; elle est munie de la distribution Frickart. Le volant régulateur a un diamètre de 3 ni. La machine est à condensation.
- Les deux machines dè i ooo chevaux sont à distribution par soupapes et ont été construites par MM. Sulzer frères : elles sont h condensation el munies de régulateurs Porter.
- Les dimensions principales des machines à vapeur sont les suivantes :
- 3. Tableau. — Il ne présente riéu de bien particulier.
- Le réglage des alternateurs des groupes à vapeur s’obtient à l'aide de résistances introduites dans le circuit d’excitation : les quatre anciens alternateurs nécessitent un double réglage : d’abord l’introduction de résistances dans le circuit d’excitation de chacun d’eux et la manœuvre d’une résistance sür le circuit inducteur de leur excitatrice commune.
- Dût- ( cylindre IIP mètre i cylindre Bl’ Course ......
- dé 28 p. îoo t de 40 p. ido |
- Machine
- de;5iichs
- 670 mm
- 880 dix indiqués
- 885 dix eff . . ,
- 680 mm 1 too triln
- i 1G0 dix itid.
- laoo clix eff.
- Les ëssilis ont montré que les machines de 1 000 chevaux consomment à pleine charge par cheval indiqtlé et par heure 5,84 hg de vapeur.
- a. Chaudières. — Il ÿ a sept chaudières doubles de 1S0 m2 de surface de chauffe; on alimente les grilles avec du coke. Chaque chaudière est munie d’un surchaufï'eur qui élève la tempéhiture dé la vapeur d’environ 200° C.
- Les dimensions principales sont les sui-
- IWmc dè vapeur (diamètre). . . 0,900 m
- Timbre y r/a kg.
- Là èhoraiiiéë ti 62 m dë hauteur.
- l.’alliiieiltitiitui fcfe fait par deüx pompés à vapeur duplex, Weise et MonsJcy donnant 35o litres par minute; deux injecteurs forment la réserve.— Enfin une troisième réserve est constituée par i’eau de la ville (pression 16 atmosphères), qui peut alimenter directement les chaudières.
- ]i. Station de transformation. — Le courant transformé sert à alimenter certaines lignes de tramways. Le bâtiment de la station est placé à peu près au centre des lignes alimentées : là station bëülvale mesure au compteui le eoufànt envoyé à chaque ligne.
- 1. Transformateur. —Chaque groupe transformateur së composé d’un moteur triphasé, sriùs 2000 volts, directement accouplé par manchon élastique à une dynamo à courant continu à 55o volts. Le moteur est asynchrone, avec dispositif de démarrage par résistances liquides. Les moteurs peuvent donner sur leur arbre 300 tdievaux ell’eetifs à 3~o tours par minute.
- Les dynamos à courant continu sont à quatre pôles, à induit en tambour, et balais en charbon. Elles sont de 900 kilowatts. Le bâti du moteur n’est pas isolé, mais celui de la machiné à courant continu est isolé de la terre par un grand nombre d’isolateurs. Ces groupes fonctionnent presque sans bruit et c’est un avantage pour unë station située au milieu d’mie ville.
- 2. Tableau. — U à cette particularité que les appareils et les conducteurs à courant alternatif sont complètement séparés et 11c peuvent être approchés par les employés qui les manœn-
- 11s sont disposés dans 1111 couloir en dessous des moieurs et les appareils sont commandés à l aide de leviers.
- Pour îes résistances liquides de démarrage, on a construit des bacs en béton : on peut, de la salle des machines môme, y enfoncer les électrodes de fera Laide d’un appareil à vis sans fin.
- Les disjoncteurs automatiques sont montés de telle sorte qu’on peut se rendre compte s’ils ont fonctionné sous i’influcnce d’un court-circuit momentané ou non. Entre le disjoncteur etla ligne, on peut intercaler une résistance telle, qu'un
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- 24 Février
- li È V UE 1UÉL E CTRICIT É
- ,tp
- 20 ampères dans le cas d'Un büüft i
- t ([ue trois. — Elle est reliée à la sldliah par une ligne de 2,3 km, formée de trois (ils de chacun 3,5o mm2 de section.
- Voici les prix relatifs i. l'installation :
- I.e coût total de 1 agrandissement est donc en chiffres ronds, de i3iaoooir. Pour la station centrale, le prix est d’environ f\oa fr par cheval, pour la station de transformation, 260 fr.
- A l’heure actuelle, voici donc ce que coupren-nent les installations électriques de la ville de
- Quaut au personnel il comprend un ingénieur en chef, deux ingénieurs, l’un pour l'exploitation, l’autre pour les installations, et les em*
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- ,cj6
- L'ÉCLAIRAGE
- ÉLECTRIQUE
- XXII. — N° 8.
- Voici maintenant quelques chiffres relatifs aux recettes en 1898 :
- il 4(k),i5 fr 5a6 3i5,6o » Go 254,60 »
- Le capital d'installation aurait, paraît-il, rapporté 10 p. 100 en chiffres ronds.
- J. Guillaume.
- .Recherches sur la courbe de court-circuit des alternateurs, par Alexandre Rothert. Hier-trotechuischc Zcitxc.hrifl. I. XX, p. 6ry, 637, 657, des 3i août, 7 septembre cl 14 septembre i8gy.
- «I>'s et F., étant parallèles, on peut remplacer «I»'., par des ampères-tours correspondants, par le choix d’une échelle appropriée, en portant dans le diagramme des ampères-tours, au lien de (I>'2 la valeur On agira de même
- pour <T>2 ; et en négligeant ‘h', (ce que l’on peut faire sans inconvénient dans la plupart des cas, à cause «le la faible saturation des inducteurs), on obtiendra le diagramme simplifié, représenté par la figure 9.
- Supposons maintenant un alternateur triphasé fermé en court-circuit soit sur trois ampèremètres en étoile (fig. 3((), ou en triangle (lîg. 3,,),
- Fig. 3.
- L’auteur rappelle ici des recherches et résultats d’essais, déjà vieux de trois ans, qui lui ont fourni jadis l’occasion d’émettre son opinion sur la question si controversée de la réaction d’induit dans les alternateurs.
- Il donne d’abord le diagramme indiqué autrefois par lui dans Y Electrolechnische. Zeitschrift.
- Fig. 1. Fig
- Désignons par F,, F2, F, (figure 1), respectivement les ampères-tours, inducteurs, induits et résultants; soient d’autre part ‘fi,, <!>., et <t> les champs correspondants, et O', et «1»', les champs de dispersion inducteur et induit.
- <ï> est parallèle à F,., <I>'4 à F2 et «IQ à F, ; «!>'., et <I>2 font entre eux l’angle 90° -(- ©.
- On peut simplifier ce diagramme.
- soit sur un seul ampèremètre (fig. 3f) ; les résistances de ces ampèremètres étant faillies par rapport à la résistance intérieure de l’induil, surtout dans le cas de la figure 3„.
- Dans cés conditions : 1” la charge est parfaitement non inductive e’esl-n-dire cos © = 1 ; 9.n la force éleetroiuolrice de la machine est égale aux chutes de tension ohmiques, c’est-à-dire très faible.
- La force électromotrice est en phase avec le courant el coïncide avec F2; d’antre part le champ <I>S est très petit.
- Ces résultats sont représentés dans le dîa-
- I-'ig. 4 et 5.
- gramme de la figure 4; cependant en pratique <f> = AB est beaucoup plus petit que sur la figure, de telle sorte que dans le triangle rec-
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- tangle ARD, on a sensiblement. AD ~ BD, c'est-à-dire F, — «I»'2 étant évalué en unités
- convenables comme il a été dit plus haut, d’où cette loi :
- Dans un alternateur en court-circuit, les ampères-tours inducteurs sont égaux à la somme des ampères-tours induits et de Véquivalent en ampères-tours de la dispersion magnétique de l’induit.
- Les ampères-tours inducteurs sont faciles à mesurer, et on en déduit aisément, la somme des ampères-tours inducteurs et des ampères-tours équivalents aux fuites.
- Malheureusement, on ne sait pas encore évaluer les ampères-tours de l’induit, sans quoi on aurait là un moyen excellent d’étudier les fuites en les déduisant par différence.
- Dans les machines à courants triphasés, on emploie ordinairement l’expression
- ri— ~ h D * -a-« ~ (É
- (,ù JÜL désigne le nombre de spires par phase, J2 le courant dans chaque ül.
- D’après l’auteur, la valeur du facteur exprimé ici par i,5, peut varier entre i,5 et i,-.
- Les ampères-tours de l’induit sont proportionnels au courant J, ; il en est de même d’ailleurs des fuites,tant que les isthmes qui séparent les dents ne sont pas saturés par le champ correspondant : il en résulte que la courbe de court-circuit doit être une droite, passant par l’origine ; celle droite peut s’incurver pour les fortes intensités pour la raison donnée plus haut, et elle peut couper l’axe des y (fig. 5), par suite do l’influence du magnétisme rémanent : dans ce qui suit on corrigera cette courbe-en lui substituant une parallèle menée par l’origine des coordonnées.
- 1!i;maiiqces oéxkiiai.ks. i' Alternatci,rs polyphasés. — Si Ton prend simplement pour ampères-tours de l’induit l’expression (i) relative aux machines triphasées, se plaçant ainsi dans le cas de courants et d’enroulements sinusoïdaux, d’après l’auteur, la valeur du rapport • 2- varie entre o,65 et i, suivant le nombre d’encoches et leur forme, la position relafive des bobines et la grandeur de la dispersion de l’induit.
- Ajoutons que, tant que dans le triangle de la ligure 4, AB reste petit par rapport à AD, la
- vitesse est sans influence sur la courbe de eourt-
- L’entrefer n’exerce pas non plus grande influence sur cette courbe : en effet, les ampères-tours induits ne dépendent pas de l’entrefer; la dispersion de l’induit ^d’ailleurs faible dans les bonnes machines) n’en dépend que faiblement, d’où il résulte qu’une modification de l’entrefer n’entraîne qu’un faible changement dans cette couche en agissant sur AB supposé très petit; c’est seulement sur la caractéristique à vide que se fait sentir l’action de cette modifica-
- L’influcucc de la forme des encoches s’exerce surtout sur la dispersion, et son action sur la courbe de court-circuit dépend de la grandeur de cette dispersiou par rapport aux ampères-tours induits. Une modification de l’are des pôles revient à une modification de l’entrefer, sauf une répercussion un peu plus notable sur la dispersion.
- 2° Alternateurs monophasés. — Les mêmes considérations s’appliquentnux alternateurs monophasés, sous les restrictions suivantes; d’après l’auteur :
- Il faut prendre comme ampères-tours induits la valeur moyenne entre o et la valeur maximum du produit des ampères par le nombre de spires, c'est-à-dire — du nombre des ampères-tours niaxima. Vous désignerons par F2 cette valeur moyen ne.
- La dispersion, au contraire, sera, comme pour les alternateurs polyphasés, rapportée à des ampères-tours inaxima.
- Comme précédemment la courbe de court-circuit devra être une droite, et tout ce qui a été dit subsiste, sauf que la dispersion sera ici plus importante, étant donné que les ampères-tours maxima qui la représentent agissent cn-
- Fig. 6.
- tièrement avec toutes leurs valeurs, tandis qu’il n’y a à considérer que — des ampères-lours induits.
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- T. XXII - N' 8-
- L ÉCLAIRAGE K LE Cï RI QU E
- Pour comparer les alternateurs polyphasés et monophasés, l’auteur prend un alternateur triphasé qu’il étudie en mettant successivement en
- Fig. 7 et 8.
- court-circuit : iu i phases, voyez figure 6 ; 2° i phase, figure 9.
- Dans le premier cas, on obtient un alternateur monophasé, dont l’enroulement représenté par la figure 7, équivalant d’ailleurs à celui de la figure 8, couvre les deux tiers de la péri-
- Les ampères-tours de l’induit seront alors
- -T" V'3 ..
- et leur valeur movenne
- Dans le second cas (une seule phase), cette valeur devient
- Fâ = —. Js. \JT. -^- = 0,9 Jj,.
- 20 T.es inducteurs sont assez peu saturés pour que l’on puisse négliger les variations de la dispersion primaire avec la charge.
- Dans ces conditions si l'on désigne par E; les ampères-tours inducteurs nécessaires pour fournir le voltage voulu avide, par F„ les ampères-tours induits, y compris les ampère-tours équivalents à la dispersion, c’est-à-dire par suite les ampères-tours inducteurs nécessaires pour produire le courant voulu en court-circuit, ou obtiendra les ampères-tours inducteurs h, nécessaires à la •marche en charge sous un cos » donné et le cou-
- 9
- rant correspondant, en formant le triangle de la figure 10; ou ee qui revient au même F,, en résolvant l’équation
- F,*= F,8+ Faa + a F, Fa sine?;
- par rapport aux courants d’excitation cette équation devient
- Si l'on rapproche de ces deux valeurs le V2 correspondant à l’alternateur avec les trois phases en court-circuit, on voit que, en faisant abstraction de la dispersion, les réactions d’induit seront proportionnelles aux nombres
- Deux P.................1. 1 ! :>6
- Avant de passer aux résultats d’essais, l’auteur donne la méthode de prédéterinination de la caractéristique en charge.
- Cette méthode repose sur les hypothèses
- i° La dispersion est peu importante, c’esl-à-dire F'a faible par rapport à Fg et par suite «Iq voisin de <J>, et l’on admet que dans ces limites les champs sont proportionnels aux ampcres-lours qui leur donnent naissance ;
- J,2 — J;2 -j- Ja2 -f- 2 Jj J(i sin o
- en désignant par J,, J,- et J(1 les courants d’excitation relatifs à la marche en charge, à vide et en court-circuit aux conditions correspondantes.
- En plus des deux conditions signalées par l’auteur, la méthode de Behn-Eschenburg suppose encore que la réluctance du circuit magnétique parcouru par le flux résultant, est indépendante de la position relative de l’induit et des conducteurs.
- Résultats expérimentaux. — L’auteur donne ici le résultat d’essais faits par lui dans le courant de l’aimée sur 5 machines, numérotées de 1 à :> par ordre d’ancienneté de construction, la machine n° 1 étant la plus ancienne.
- Machine n" 1. — Alternateur triphasé, 5 kilowatts, 120 volts, 24 ampères; 4 pôles; induit tournant, avec l'enroulement ordinaire d’une dynamo à courant continu ; les noyaux polaires
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- sont en fonte et ne portent pas de pièces polaires. Arc polaire = 2/3 du pas. Machine construite en 1892. L'induit porte 48 dents fraisées, l’enroulement en triangle comporte 5 fils par dent : mf = 80.
- 656 spires par pôle ; 2 groupes de deux pôles en parallèle.
- La figure 11 donne par courbe de court-circuit corrigée, la droite
- Les ampères-tours rapportés à un circuit magnétique double, sont respectivement
- Fs = 2,1 2. X 20 X J2 = 42,4 J., pour l imluii.
- (J2 étant le courant dans l’induit par (il, ici
- c’est -___du courant dans la ligne extérieure à
- V 3 °
- cause de l'enroulement en trianglei, et pour Linducleur
- F, = 0,077 X 656 U
- d’où le rapport
- L’écart entre 0,84 et i, représente l'influence de la dispersion et. de l’écavt possible entre les ampères-tours calculés et les ampères-tours réel» lement actifs de l'induit.
- La figure 12 représente la caractéristique à vide et montre que la machine n’est pas saturée; d’autre part le nombre assez élevé des trous par pôle permet de croire que la courbe de la tension est assez voisine d’une sinusoïde, et la dispersion doit, être faible car les dents sont complètement ouvertes.
- .L’auteur a poussé les essais en charge avec cos f — t jusqu'à des valeurs assez élevées et a observé une parfaite, coïncidence entre les valeurs de l’excitation observées et les valeurs déduites de la loi donnée plus haut.
- Machine n°2. — Alternateur triphasé, 80 kilowatts sous cos ’f = o,-5, autrement dit 107 kilo-volts-ampcres, 220 volts, 280 ampères par phase, 5oo tours : m, 12 pôles, 5o périodes. Induit
- Fig. i-j et 14.
- fixe à 18 grandes encoches demi-ouvertes, cl autant de bobines enroulées sur gabarit, non chevauchantes, et contenant chacune alternativement 6 et 7 spires ; donc m2 = 78. Les pôles de l’inducteur tournant portent chacun une bobine et une pièce polaire feuilletée. Are polaire = 2/3 du pas.
- 178 spires par pôle. F.nroulcmenL induit en triangle composé de lames de cuivre. Par suite :
- F2 = . 2,12 ——(J's étant ic' le courant total
- J’unc phase) = 7,ip U
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- XXII. N 8.
- D'aprcs la figure i3, la courbe Je court-circuit
- d’où
- Ji — -- J,2'
- 3o
- J't= n,8 J',
- Machine assez moderne (Tin 1896) ; induit fixe à dents, comportant deux encoches à demi fermées par pôle et par phase, contenant alternativement 3 et 4 spires. m., = yo. Enroulement étalé ordinaire à bobines chevauchantes.
- * F, — Ts. a.,7. = ,4,8 Jt
- Cette machine datant de 1895, n’est pas sa-Uirée non pins, comme le montre la caractéristique à vide représentée figure 14.
- L’auteur donne ici une table montrant l’application de la loi indiquée plus luuil.
- T ABLLAt I
- Inducteur tournant à pôles en acier portant chacun une bobine et une pièce polaire massive. Arc polaire = 2/3 du pas. a35 spires par pôle.
- a) 3 phases en court-circuit. — Si on se reporte à la figure 10, on voit que la courbe de court-circuit dans ces conditions est
- d’<
- 0.0-17 X i70 X J2 = 22,-2 3S
- et le rapport
- [3) 2 phases en court-circuit. — Le courant d’excitation nécessaire dans ce cas est (J, correspondant au cos a).
- Machine nn ,9. — Alternateur triphasé, 47 kilo-volts — ampères , Goc» tours : m, 10 pôles, 220 volts, 124 ampères, 5o périodes.
- soit pour
- ampères dans l’induit, J,
- 4-7.
- Or la courbe de la figure i5, donne 3,o ampères, coïncidence remarquable.
- v) i phase en court-circuit.— Théoriquement
- tandis que la courbe de la figure iü donne 2,2 ampères, ou 10 p. 100 d’écart.
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- 3o f
- Cet écart s'explique ou par la modification de la courbe de courant, ou mieux par l'augmentation de la dispersion due à ce que le nombre des encoches portant des enroulements actifs diminue considérablement.
- Ua caractéristique à vide de cette machine représentée ligure iG montre qu'elle est beaucoup plus saturée que les précédentes : la courbe
- s’infléchit rapidement après le point de tension normale.
- L’auteur donne ici deux tables (II et III) résumant les observations faites sur cette machine chargée successivement on triphasé, et en monophasé sur deux phases seulement, et comparant les observations aux calculs faits par la méthode qu’il a indiquée plus (mut (fig. 17).
- Ta.iilha.tj II
- Dans ces deux tables, les nombres intitulés chute de tension sont les valeurs du produit 1,7.12 J., R. (R, = o,o2o3 ohm par phase) ; les
- forces électromolrices., calculées dans la colonne F. E. M. sont déduites de la tension aux bornes en ajoutant à celles-ci le produit 1,733 J. R, cos 3 (méthode que l’auteur considère comme suffisamment précise, étant donné le peu d’importance de ces chutes de tension ohmiques) ; elles sont relatives à 620 tours pour la table II et a 600 tours pour la table III, et doivent dans le premier cas être ramenées à600 tours, valeur «'laquelle
- a été faite la caractéristique à vide de la figure iG.
- Les valeurs de Jn marquées d’un astérisque ont été déduites par extrapolation en prolongeant la droite de court-circuit, les essais de court-circuit n’avant été passés que jusqu'à 1 5o ampères.
- Dans la table II. les écarts entre le calcul et l’observation sont surtout importants pour le cas du décalage en avant, et correspondent d’ailleurs à des surcharges assez élevées (courant normal 124 ampères).
- l/auteur lait remarquer que le rapport —-atteint la valeur 1 pour 200 ampères ; il est de 0,6 pour le courant normal, tandis que dans les bonnes machines modernes, il oscille entre 0,20 et 0,4 et alLeint rarement o,5.
- La table III se rapporte auxmèmcs essais faits sur deux phases seulement (voyez fig. G), et poussés jusqu’à une surcharge de 5o p. 100.
- Machine n' 4. — 80 kilovolts-ampères, 220 volts, 214 ampères, 14 pôles, 428 tours à 5o périodes. Construction analogue à la précédente.
- Elle n’est citée ici qu’à cause des essais en court-circuit sur trois, deux et 1111e phases, représentés figure 18, par des droites qui ici passent exactement par l’origine.
- Les courants d'excitation correspondant à un même courant dans l’induit sont pour les trois modes de connexion 2,12, i,5o, 0,970, alors
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- T. XXII. — N” 8.
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- que la théorie faite plus haut indique 2,12, [ les deux premières valeurs, et un écart pour la i,56, 0,9. [ troisième, comme dans le cas de la machine
- 11 y a donc ici une concordance absolue pour | précédente.
- Machine n° 5- — Puissance apparente 1 25 kilo-vol ts-ampères, 535 volts, i35 ampères, ia pôles, 5oo tours : m; 2 encoches demi-ouvertes par pôle et par phase ; enroulement ordinaire triphasé à bobines fabriquées sur un gabarit et placées ensuite dans les encoches, en chevauchant les unes sur les autres. Pièces polaires
- massives, embrassant a/3 du pas; chaque pôle portant une bobine.
- La machine a été construite, en 1898.
- La courbe de court-circuit est représentée figure 19, et la caractéristique à vide ligure 20. Le rapport des courants d'excitation en court-circuit dans la marche en triphasé et monophasé avec une seule phase est 2,12 à 1,02, au lieu de 2,12 h 0,9 : l’écart est donc sensiblement le même que précédemment.
- Sur cette machine, l'auteur a vérifié la loi
- relative à la non-variation de la courbe de court-circuit avec la vitesse.
- Dans la figure 19, les points représentés par des croix X, correspondent a la vitesse de 25o tours et les points figurés par des cercles ©
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- R E V U F. IV F LKCTRICIT K
- 3o3
- à 6i5 tours : m. La machine ayant été aban- [ tenu jusqu’au dernier instant avant l’arrêt entre donnée à elle-même à 5oo tours, excitcc avec l 9 3 et y5 ampères, ce qui coïncide avec la droite 4,63 ampères, le courant dans l'induit s’esl main- ! de la ligure iy.
- Tadi-kaü IV
- COURANT
- La table TV représente la comparaison entre le calcul et l’observation pour deux valeurs seulement de la charge en triphasé sur résistances liquides, le cos cp étant dans ce cas très voisin de i (force électromotrieo de polarisation 4 volts par phase), et la charge égale sur les 3 phases.
- Sur la chute de tension dans les alternateurs, par B.-V. Behrend. Elektrotecknisckc Zeitschrift, t. XX, p. 837. 3o novembre 1899.
- Parmi les nombreuses questions qui doivent préoccuper le constructeur de machines électriques, nue des plus importantes est la prédéter-•mination de la tension en charge des alterna-
- M. le Dr Behii-Kschenburg donna le premier une théorie qui fut adoptée avec plus ou moins de changement par les praticiens. Cette méthode ne consiste pas, comme on l’a prétendu de divers côtés, dans le diagramme des forces électromotrices d’une machine à courant alternatif, mais dans l’utilisation de la courbe de court-circuit pour la détermination de la self-induction de 1 induit. Le diagramme des forces -éleotromo-trices avait déjà été donné par Gisbert Kapp dans son ouvrage Dynamos, Alternateurs et Transformateurs, Londres, 18y3.
- A cette époque, MM. Bohn-Eschenburg et Gisbert Kapp n’avaient pas à leur disposition dos machines où ils puissent faire un essai d’ensemble et une élude approfondie. Le type de LaulFcn, avec son immense champ de dispersion, était alors à l’ordre du jour, ainsi que d’autres types, mauvais également sous ce rapport à cause du trop grand rapprochement des pôles ; c'est en général ce point, qui est trop peu observe. Naturellement tous les constructeurs'
- savaient, que la répartition des pôles jouait un certain rôle, mais ils 11'ont jamais pensé que la distance des pôles entre eux, était en réalité la clef pour La. construction de bonnes machines à courant alternatif.
- Après l’abandon par bien des constructeurs du type de LaufFcn, 011 considéra la dynamo à fer tournant comme idéale. On ne peut en tout cas pas nier que les constructeurs du type de LaulFcn trouvèrent un grand avantage à la bobine d'excitation fixe des machines à fer tournant, car la bobine d’excitation mobile du tvpe do LaulFcn leur avait donné de grandes difficultés.
- Le grand nombre d’essais faits par l'auteur se limite à quelques exceptions près à des machines à fer tournant ou du tvpe de Lauflcn.
- La figure 1 représente la caractéristique et la courbe en court-circuit d’un petit générateur triphasé, avec champ magnétique mobile et pôles alternés. La dispersion magnétique était très
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- 3o4
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- taible, environ 5 p. ioo pour G ampères d’excitation.
- Ce diagramme a été choisi par l’auteur parce qu’il représente un cas extrême ; l’entrefer sera en général beaucoup plus grand que dans colle machine (environ i mm). La plus grande chute de tension a lieu lorsqu’elle débite sur des moteurs asynchrones a vide; une telle charge est tout à fait apte à la vérification de la théorie.
- Los tensions observées pour des excitations et des charges différentes, sont données dans le tableau ci-dessous :
- COURANT
- TENSION TENSION
- DOUNES A VIDE CORNUS
- 5,8 amp. cVcxcit. 4 amp. d’exoit. 2 amp. cl'excit. 29,4 21G ?.3,o 170 12,6 85,5
- 22 235 18,2 kj5 9,2 120
- 18,2 a4i i5,6 213
- Première méthode. —Pour une excitation de 5,8 ampères nous obtenons sur la courbe du court-circuit un courant, de 58 ampères. La force électron)otnee est de 285 volts. La chute de tension, calculée d’après le courant de court-circuit, donne les résultats suivants :
- (2 ampères d’excitation.)
- 85,5 V
- Dans le cas d’une excitation de 2 ampères, et dans ce cas seul nous trouvons une bonne concordance entre la méthode el l’expérience.
- Mais on peut faire le calcul par une autre méthode :
- Pour un courant de court-circuit de 29,4 ampères le courant d’excitation est de 2,85 ampères, La charge de 29,4 ampères était prise avec une excitation de 5,8 ampères, T excitation résultante est 5,8 — 2,85 = 2,9e ampères. A cette excitation correspond une tension de 242 volts.
- D’après ce procédé on peut dresser le tableau ci-dessous :
- Méth. I Métli. II
- cir.uioïc
- '95
- 18,2
- 12,6 9>2
- 11 fi 14C
- 162
- 85
- JfP
- 21.3
- J,es erreurs dans les méthodes 1 et 2 sont résumées dans le tableau suivant :
- On voit que l'erreur est énorme.
- Pour des excitations de 4 ampères et 2 ampères la même méthode donne :
- / 23
- „/, V V
- II
- — 35 p. roo ~ 12 P- 100
- MÉTHODE I MÉTHODE II
- — 31,8 p. 100 + 9,4 p. IOO
- Que nous apprennent, ces résultats ? Nous voyons immédiatement que les deux méthodes donnent des résultats erronés.
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- H E VUE I) ' É L !•: G T RICIT É
- 4 3o5
- Tjü première méthode (d'après Behn-Eschon-burg', donne en moyenne une tension inférieure de 20 p. too a celle observée. Nous pourrons l'appeler méthode pessimiste puisqu'elle fournit des résultats plus mauvais que dans la réalité.
- La deuxième méthode, quoique comportant une erreur de io p. ioo, donne une Lension supérieure à la tension réelle, nous pourrions donc l’appeler méthode optimiste.
- -M. le professeur Arnold a proposé, il y a environ deux ans, de coniondre les deux méthodes et de prendre la movenne des résultats. Dans noire cas spécial le résultat obtenu serait acceptable, maison péril citer un grand nombre de cas où la méthode d’Arnold est tout à fait inapplicable.
- La question de la chute de tension peut évidemment être résolue mathématiquement, mais son application aux calculs des machines dépend tellement des coelfieients et de résistances magnétiques qu’il est tout à fait logique d’employer une méthode plus empirique.
- Nous avons vu que les deux méthodes donnent des résultats inexacts; le constructeur qui se hase sur la première méthode construit une machine trop grande, le constructeur qui détermine sa chute de tension d’après la seconde méthode, ne peut pas remplir sa garantie.
- M. Behrend donne un exemple, où la seconde méthode fournit des résultats complètement inapplicables.
- La caractéristique et la courbe de court-circuit représentées (fig. 2) appartiennent à un générateur triphasé, type à fer tournant, qui satisfait à toutes les conditions d’une bonne
- machine. La distance de deux pôles est de 32;) mm, l’enroulement de l’armature est distribué à raison de deux encoches par pôle et par phase. L'entrefer n’était pas tout à fait de 3 ram.
- La machine débitait du courant à vide; les résultats sont donnés dans le tableau suivant :
- 3o
- Apjdiquons les deux méthodes à cotte série d’essais.
- PiiEMiKUP, méthode. —- Nous obtenons sur la courbe de court-circuit un courant de a36o ampères pour 33 ampères d'excitation; sur la caractéristique une force électromotrice de 3oo volts. La chute de tension, pour un courant à vide de 3t5 ampères est :
- par suite, la tension aux bornes est 3oo — 47>7 = 202,3 volts, au lieu de 260 observés.
- Les résultats des calculs sont résumés dans le tableau ci-dessous :
- Deuxième méthode. — Pour 3^5 ampères nous trouvons sur la courbe en court-circuit un courant d’excitation de 0,2 ampères. L’excitation résultante est 35 — 5,2 — 2(),8 ampères et à cette excitation correspond une force électro-
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- T. XXII. - Nu 8.
- L ' È C J. A fH A G E K LE C TRJQUE
- motrice de 242 volts. Telle doit être lit tension Tes résultats dé cette méthode sont les sui-
- tttÎPiiléê. bbServct.
- 292 260
- 282 2:>o
- 249 . 220
- 179 1G8
- i3i 117
- 287 248
- 278 24Ù
- a33 199
- La représentation des erreurs en pour cent nous donnera une connaissance plus approfondie de la valeur îles deux méthodes.
- iiSllRirK- î. Méilmdc IL
- — 2 ,g3 + 12,3
- - 3.93 4- 12,8
- — 8,2 + i3,2
- — 8,9 + 6,5
- - a.56 4- 8,35
- ---- 5,2 3 4-13.7
- — 4,40 4= *5,8
- - 8.90 4-8,90
- Les résultats obtenus dans ce tableau sont tout à fait opposés à ceux correspondant à l’exemple précédent.
- Pour montrer plus nettement l’absolue inutilité de la deuxième méthode pour le constructeur M. Behrend se place dans le cas suivant : Supposons qu’tih constructeur ait projeté une machine de 200 volts et 5oo ampères; qu’il ait trouvé que pour une tension dë 200 volts a circuit ouvert il fallait un courant d’excitation de 16 ampères. La réaction d’induit, calculée par la deuxième méthode, lui montre qu’en charge le courant d'excitation est de 23,3 ampères. Il calcule par suite la bobine excitatrice pour cette intensité ainsi que la section de fer pour une tension de 200 volts.
- 11 voit alors avec étonttéiiifetit qu’ait liett de s3,3 ampères d1 excitation, 33 àlilpèrcs Sont necessaires; mais ceci est de trop pour la bobiné excitatrice et la machine ne poüi’ïd JiUS donner sa tension.
- Oh vient de voir que dans ce dernier cas la seconde méthode donne des résultats tout fi fait inapplicables tandis que là première méthode doiiiie pratiquement des résultats assez exacts.
- Ceci s’est confirmé clans toutes les machinés a fei' tournant 011 du type de Lâüfren essayées par l’hiitcur.
- Pour toutes leg»inaelnnes construites avêc soin, la tension observée était toujours bien au-dessus de celle calculée.
- Le tvpe h pôles alternés est s ans è&ntrédii le meilleur.
- Par lino construction soignée oii peut réduire énormément la dispersion magnétique ; les chutes dé teusion soiil également pliis faibles que Celles calculées lorsqu’on sature le circuit mdghë-
- L atitëUr se propose, dans tin prochain article d’éliicticr là question de la répartition des pôles et de l'influence de Pentrefer.
- Qiiiti qu’on dise'de là nature do l’article ci-dessus, il est clair qü’il est important pour l'ingénieur dé savoir dans quelle mesure il peut se fier â une méthode donnée.
- L'auteur fait remarquer qu'il est relativement peu important pour un constructeur ue perdant pas de vue l’inllucnce considérable de la réduction de la dispersion du champ magnétique, de déterminer exactement la chute de tension, car sa machine doit être calculée de façon à fournir sa tension même lorsque la vitesse baisse de 10 p. 100. On satisfera à cette condition si la machine peut donner de trois à cinq fois le courant de cùürl-circuit pour l'excitation maximum.
- Ceci peut être calculé avec une grande exactitude, le constructeur sera alors certain, que la chute de tension dans lés cas extrêmes ne dépassera pas 20 à 3o p. 100 la tension h vide.
- P. J ) 1 li n y.
- Sur la chiite de tension dans les alternateurs, par Arnold. ElekiïotechniSche Zeitschrift. 1. X.X, p. 893, 21 décembre 1899.
- Le professeur Arnold dans ufte lettre adressée à V iUeklrotechriische Zeitschrift présente quelques observations ait sujet de l’article de M. Behrend.
- En premier lieu 51. Arnold imlique qu’il a piibl/é dans YF.lekirotéch. Zeits. derSqb, p. -3o, là prëdétei'minatiori par le calcul de ia caractéristique en court-circuit et son application à la
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- 2 k Féveier 1900. HKVUR I) ' K J-K C T III CIT K
- 3oy
- prédéterminalion (le la chute de tension. Les méthodes indiquées par M. Behrend y sont •appliquées, la première peut être, appelée, mé-iliode de Force électroinotrice ; la seconde, méthode des ampère-tours.
- il n'a pas proposé, comme l'indique "NI. Lleli-rond de prendre pour exacte la moyenne des résultats des deux méthodes, mais une valeur intermédiaire dépendant des coefficients de dispersion de la machine.
- par l’éniploi de la méthode des ampère-tours, on obtient de bons résultats lorsque l'influence de la dispersion magnétique, qui croit avec la charge de la machine, est négligeable par rapport à l'augmentation des ampère-tours magnétisants ; ce qui ii'a lieu (pie lorsque la dispersion est Faible ou la saturation magnétique peu élevée. Aussitôt que l’on travaille avec (les machines fortement saturées on ne peut plus négliger l'accroissement de la dispersion.
- Dans les machines à fer tournant (homopo-lairesj ou a toujours une grande saturation et une grande dispersion. L'induction dans ce type est proportionnelle à ,î»/?,a.r. — , si
- et <!>„*,•„. représentent les Flux maximum et minimum d’un tour.
- Les Fuites magnétiques sont favorisées par les contre-ampère-tours de l’induit et <IW*. sera par suite plus grand pour uite machine en charge que pour une à vide.
- Poiit: obtenir lu même force élcctvomotrice on doit augmenter le flux magnétique total, h) saturation de l'inducteur et de 1 induit croit, ce (pii nécessite un grand nombre d'ampère-tours magnétisants.
- La méthode des ampère-tours ne tient aucun compte de l’augmentation de la dispersion avec la charge, c'est pourquoi l’on trouve des tensions trop élevées pour les machines homdpo-liiires, tandis que la méthode de Force électro-motrice donne d’assez bons résultats.
- Pour les tvpes a pôles alternés = o, Un
- accroissement de la dispersion pour le même champ utile n’a pour résultat que l'augmentation de saturation do l’inducteur, aussi l’incon-vénicul de la dispersion est-il beaucoup plus taihle. Pour les machines à dispersion faillie la méthode des ampère-tours donne de bous résultats.
- L'influence de l’accroissement de la dispersion se détermine Facilement au moyen du diagramme,
- ligure i, où M. Arnold applique une supposition que M. L. Schiller, ingénieur à l’Elektricitats A.-G. Votm. Lahmeyer et G0, emploie dans ses calculs, à savoir que, pour un cliamp utile cons-
- tant le chaitip de dispersion croit proportionnellement à l'augmentation du nombre des ampère-tours magnétisants.. Pour les tvpes à pôles alternés cette supposition est exacte, mais pour les tyjîcs homopohtires la dispersion croît beaucoup plus rapidement que l’accroissement, des ampère-tours magnétisants pat- suite de la réaction d 'induit.
- Dans la ligure les aiupère-toürs du champ sont-portés eti abscisses et les Forces élfeelïomo-triccs en ordonnées. 0 Ere est la caractéristique à vidé calculée d’après les dimensions (le la machine. Ou porte où OE l’angle a — (go" — ai, où * est le décalage de phase entré È* et T en charge et à. le décalage ëlitre E(1 èt F,p courant de court-circuit de la machine, a est pour des machines avant peu de pertes par courants de Foucault égul a 8o° enviiUu.
- Plnir tin retiird de phase de I, l’angle ~j- io° pèut être porté à gauche de OE et pour une avance de phase l’angle to° — ® it droite de OE. Sur là droite O.D on prendra OD = Æ:ATn, AT« représente les ampère-tours de l’armature, él k un cOelficièul qui dépend de la dispersion, de la disposition des bobines dé l'induit; du rappbrtr de la répartition des pôles aUX arcs polaires et de la Forme des cannelures de l’induit.
- Dans son travail de 1896, M. Arnold donne dllîëréiltes viilëurs ëXpéHittfeiitalès de Ce Coefficient. O11 peut considérer />. Al’,? comme les contrc-ampère-tours de l’armature.
- Si l'on trouve pour une excitation AT, =OP2, une tension aux bornes correspondant à l inten-
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- 3o8
- L'ÉCLA] tlAG
- T. XXII. — N° 8.
- site I0, si on lait DP, = OPs, OP, représente 1rs ampère-tours résultants et. la valeur correspondante de Ka est de suite P, <),. On calculera donc le flux <1* par pôle nécessaire pour obtenir la force électromotrice P, Q,.
- Si le coefficient do dispersion /"pris ou calculé'; dans la détermination delà caractéristique ;i vide est o, c’est-à-dire où o r— ou tiendra compte do l'augmentation de la dispersion en charge en utilisant dans les calculs le coefficient :
- Dans le cas d’une machine à pôles alternés, si Al’,,,,, représente le nombre d’ampère-tours nécessaire pour vaincre la résistance magnétique et obtenir à vide une force électro-motrice P (),, et si AT,„ représente ce même nombre calculé avec l'usage du coefficient o',
- donne la perte d’ampère-lours qui doit être retranché du nombre obtenu OP,.
- T,e nombre cTampère-tours résultant en tenant compte de l’augmentation de dispersion est maintenant OP3 et P3QS, la tension aux bornes correspondant à l’excitation OP,, R est un point de la caractéristique en charge, RR' l’accroissement de chute de tension.
- Pour une saturation faible de l'inducteur, AT,— ATm„- est petit et peut être négligé. Pour line forte saLuratiou et une forme de pièces polaires à lorte dispersion H' est pourtant trop
- Par cette amélioration de la méthode des ampère-tours on obtient de meilleurs résultats, sans arriver à une précision absolue; lu prédé-temiinatiun de la caractéristique avide présente déjà des difficultés ; de plus les coelficients k et o ne peuvent sc déterminer exactement.
- Ces méthodes, malgré leurs causes d’erreur, peuvent pourtant rendre bien des services au constructeur dans le projet et l’étude d’une machine. P. 0-
- ELECTROCHIIYIIE
- Recherches sur la préparation èlectrolytique des chlorates, bromates et iodates alcalins, par Ericli Müller. Zeitschrift fùr Klektrochemie, t. Y, P- 169-4^3, i3 avril 1899.
- La formation èlectrolytique des chlorates
- alcalins étant due, d’après les travaux récents de Foerster et Tovredi- à l’oxvdation de 1 hvpo-chlorite par l’acide hypochloreux libre, il était îi prévoir que la présence de tout autre oxydant doit activer la formation du chlorate. C’est <><•> que les recherches de M. Muller ont pleinement confirmé.
- Dans des essais préliminaires l’auteur prit quatre solutions d’hvpoeblorile de potassium d’un volume de 10 cnC et à chacune d’elles il ajouta respectivement un volume égal d’eau pure on de solutions normales d’acide acétique, d’aeidc sulfurique et d’acide normal. Pour chacune d’elles il détermina, parla méthode de Penot, l’oxvgène à l’état d’bvpoehlorite et, par la méthode iodométrique, l’oxvgène total; par différence il obtenait l’oxygène à l’état de chlorate. Pour les solutions chromiques on retranchait aussi l’oxvgène correspondant à l’acide chromiqiie, cet oxygène agissant dans la méthode iodométrique. Ces essais montrèrent que i ow-gène à l’état d’hypoehloritc, qui était au début de 1,4.0 gr pur 100 cm3 de solution, n’était plus : au bout d’une heure que de o,55 gr dans la solution acétique, o,5(i gr dans la solution sulfurique, t>,82 gr dans la solution elmnniqne; au bout de quatre heures o,4i gr, 0,49 gr ('t o, 1 !> gr ; an boni do dix-sept heures o,do gr, 0,21) gr, 0,10 gr. La quantité d'oxygène à l’état d hypochlorite dans la solution aqueuse qui servait de témoin était encore de i,44 gr par 100 em:! au bout de dix-sept heures. T,es dosages de l'oxygène total donnèrent respectivement 1,02 gr, 1,48 gr, 1,4b et. 1.49 gr pour les quatre solutions.
- L’iuiluciiee de l’acide chromique étant ainsi mise en évidence, des essais électrolytiqucs furent faits sur des solutions de chlorures, bromures eliodures alcalins.
- Essais sur les chlorures. — Parmi ces essais, l’auteur en cite, deux, faits, l’un sur une solution de chlorure de sodium contenant do p. 100 de sel, 1 autre sur une solution de même concentration, additionnée de 0,18 p. 100 de chromate de potassium. Les électrolytes étaient contenus dans un récipient de verre d’une capacité' de 55o cm3 où se trouvaient une cathode en platine d’environ 20 cnr de surlace et deux anodes un peu plus peliLes, eu platine également, placées
- 9) Journ. f. prukt Chcmie, 1899, P- ’ ’•
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- U11 VL’K D'Kl.ECTIUGITIÎ
- :s°9
- ,1e chaque côté de la calhode. Ce récipient était fermé pur un bouchon muni d’un tube pour le dégagement des gaz. Un voltamètre à gaz. ton-
- mètre à cuivre étaient intercalés dans le circuit, la'intensité du courant était de 4,5 ampères, ce qui correspondait à une densité de 18 amp : dm* sur la cathode et 7,5 amp : dur sur les anodes. La tension varia de 3,g à 4 volts dans l'êlcctro-Ivsr de la solution de chlorure de sodium pur (température comprise entre 45 et 5o°C) et de 4.1 à 4.7 volts dans celle de la solution cliro-inatée (température comprise entre l\a et 5o°Ch Les résultats de ces essais sont résumés dans le tableau suivant, où le chiffre 1 se rapporte à la solution de sel pur et 1e chiffre II à la solution rli romatée.
- Dans l'essai I, il s’était précipité dans le voltamètre 1 12 gr de cuivre, correspondant à a8,2gr d’oxygène; la solution conte nuit ç), 28 gr «l'oxygène actif', soit 3*2,8 p. 100 du rendement théorique. Dans l’essai. Il le poids du cuivre précipité était de 102,o5 gr, correspondant à 2.5,75 gr d'oxv-gène ; la solution contenait 17g)a gr d’oxygène actif, soit 69,8 p. ioo du rendement théorique. On voit combien le rendement en chlorate est notablement augmenté par la présence du bichromate ; ce résultat est principalement dû a ce que la réduction du chlorate formé est considérablement diminuée.
- g
- H 8
- H, 8 j
- M j
- 2(8 ‘ V* i hé 1
- Dans un essai fait dans les mêmes conditions que 1 essai II, durant 28 heures, mais en maintenant la température a io"C, on obtint au ren-
- furent laits sur des
- additionnées de
- rait
- bouché comme celui qui servait aux précédents essais j deux lames de platine de ro cm1 do surface, distantes d'environ 1 cm, servaient d'électrodes ; l'intensité du courant était de 1 ampère. Avec une solution contenant 20 gr de KBr et 0,18 grde K'^CrO’’, maintenue à une température de 3*2-36° et avec une tension de courant de 2,5 à 4-i volts on obtint les résultats suivants :
- Tadi.t-: \u II
- Dans le voltamètre placé en série, il s’était déposé 34,y5 gr de cuivre, correspondant a 8,77 gr. d'oxygène. Par cristallisation on obtint 19,85 gr de KürO3 contenant. 5,706 d’oxygène; la solution renfermait encore 2,1702 gr d'oxv-gène. On avait donc eu tout 7,8812 d’oxygène soit 89,8 p. 100 du rendement théorique. Si Pou considère senlemeuUes 2C premières heures de l’opératin 1 le rendement moyen atteint 94 p, 100 du rendement théorique."Théoriquement les 20 gr de KBr auraient dû ctre transformés en KBr(/3 au bout de 28,9 heures ; pratiquement il y avait au bout de ce temps 97,(2 p 100 de KBr transformés en KBrO3.
- 7f.s-.sYiA sur les iodures. — Un des essais faits, dans les mêmes conditions expérimentales, sur une solution 900 cm'1; contenant 20 gr de Kl, 1 gr de KOJ1 et 0.18 gt K’CrO’ a donné, avec une tension de courant s’élevant de 3,3 à 3,7 volts, et à la température moyenne de 4of’C, les résultats indiqués dans le tableau 111 (p. 3io';.
- Il s’élait déposé dans le voltamètre 28,18 gr de cuivre, correspondant à 6,G gr d’oxvgène. On a obtenu par cristallisation 21,8 gr deKIO* cor-
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- T. XXII. — Nu 8.
- 3io L'ÉCLAlilÀC.F
- rcspondant à g1' d'oxygène et la solution
- couLonajl cncorfe 0,82GB d'oxygène, soit au total 0,6488 gr d'oxvgone c’est-à-dire un rendement de 85,(i p. ïoo. Si l’on ne tient pas compte (les dernières heures on arrive à gy p. 100 du rendement théorique. Les 20 gr de Kl auraient dti être totalement transformés ep KJO3 en 20heures ; pratiquement 97,7 p. 100 étaient transformés.
- Taaleat 111
- des solutions de
- contenant 20 p, 100 de leur poids de sels de sodium ont donné des résultats aussi satisfaisan Ls.
- Recherche des conditions les plus favorables. — La nature des électrodes a une influence sensible. 11‘eonvienl d’employer des anodes en platine ; les anodes en charbon se désagrègent peu à peu cl la solution se colore en brun ainsi que les cristaux qu’elle donne. Kn opérant avec diverses cathodes on a obtenu pour la réduction :
- Minimum. Maximum.
- PlaliiH'................... o,u 2,9
- Kickul..................... 3,1 a,5
- Plomh.................... :>,()
- Zinc....................... 30,0 3o,8
- Ces résultats montrent que l'on peut employer les quatre premiers métaux mais qu’j] faut rejeter le plomb et le zinc.
- Luc addition d’alcali aux solutions augmeule la quantité d’eau décomposée pour les chlorures et les bromures ; elle n’a pas d’influence pour les solutions d induré. T.a concentration des solutions n'a pas d'influence ; on n'observe une diminution du rendement que lorsque la solution est très fortement appauvrie.
- F-LECÏRIQUK
- Une augmentation de fa teneur en chromute produit une augmentation leule de la décomposition ; sa diminution augmente la réduction. Les sels où le chrome est à l’état d’oxyde jouent le même rôle que le ehromate ; ils sont oxydés
- Une élévation de la température permet de diminuer la tension du courant. Avec les chlorures ou obtient une proportion sensible de perehloratc lorsque la température est maintenue au-dessous de 2.5°. Avec les bromures et les indurés le rendement est aussi bon à froid qu'à chaud, car ou 11e peut oxyder par éleetrolyse ni les bromates, ni ‘les iodalt-s ; il convient cependant de ne pas dépasser :5o° car à plus liante température on observe une plus forte réduction.
- On peut faire varier dans de larges limites la densité du courani.
- Rôle du ehromate. — Tl est difficile d’expliquer ce rôle. Toutefois M. Millier ayant constaté que la cathode prend un aspect mat, qui n’est pas celui du platine, et y ayant reconnu la présence-. du chrome, fait a ce propos les remarques suivantes :
- « Il v a deux cas possibles : ou bien la cathode se recouvre d’une fine couche d’hydrate de chrome, agissant comme la chaux qui lorme un diaphragme empêchant la réduction, daus l’é-1 octroi v se des solutions de cl dorure de calcium \ ‘ ;. Cela expliquerait que le voltage fût plus élevé pour les solutions contenant du ehromate, quoiqu’on puisse expliquer ce fait par une variation de la polarisation de l’hydrogène. Mais le fait que rhvpoclilorite oxyde rapidement l’hydrate de chrome en acide chromique est contraire a cette hypothèse,- if faudrait alors que l’hydrogène réduisît CrO2 on Cr20:| dans le même rapport où NaOCl oxyde Cr‘0:| en C.rO2 et dans ce cas la valeur de la réduction ne donnerait aucune indication.
- « Il se pourrait aussi qu’à la surface de la cathode, il so formât un alliage de chrome. C'est un fait d’expérience (2) que les chlorates alcalins subissent une réduction plus ou moins forte suivant qu'on emploie tel ou tel métal comme cathode, et l’on peut supposer que le chrome métallique qui formerait la cathode
- pj Bïscnorr cl Foustch. Zeiisv. f. Rlckt.. |. JY. p- 46h 20 avril 1898.
- p) Fokstck. Zeils. f. Klett.,1. LY. p. 38o. 20 IV-vr. 1898.
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- 24 Février 1900.
- REVUE D’ÊLKCTRIGITÉ 3u
- empêphprait une forte réduction. Kl, en effet, les métaviK qui empècheni l'ù réduction présentent ij la fin (fe l’çjertrojyse une surfa.ee blanche et mate, lundis que le zinc cl le plomb se recouvrent d’uué masse poreuse facile a enlever. Ce phénomène s’éclaircirait peut-être si l'oti admet que tous les métaux qui forment avec le chrome, ‘Uns l’élcclvplyse, up alliage poreux pi peu compact, ne peuvent pas empêcher la réduction de s'elfecluer. Mentionnons aussi que les sels de manganèse n’ont pas la même action. »
- Bains d’électro-déposition Marino à fa gly-
- cèriQÇ. Brevet anglais, TV déposé le aj octobre
- 1898, accepte \o 27 octobre 1899.
- Dans l’clectrolyse des solutions aqueuses de sels métalliques, l'eau est souvent décomposée et l’in drogene provenant de cette décomposition a une influence nuisible sur la qualité du dépôt électrolvtiqun. (’.et inconvénient est évité si, au lieu de solutions aqueuses, on emploie des sedu-lions glycerjques.
- M. f^uintin-Marino indique dans sqp brevet la maniéré de préparer ees solutions. Iles indications avant déjà été données dans ep journal (‘j lors de la publication du brpvet allemand m" iu4 1 n ) de l’inventeur, nous rappellerons seulement que cette préparation peut s’efFecluer de trois façons : 1" par simple dissolution à troid pour un assez grand nombre de sels métalliques ; 2° par dissolution a chaud (6o° à 8o°) pour quplques gels comme le sulfate double de nickel et d'amniouium et le chlorure d’étain ; J11 en lin par dissolution dans un dissolvant approprié (alcalis, carbonate, chlorures et borates i\le.aUns) que l’on additionne ensuite de glycérine lorsque le sel métallique est trop peu soluble aussi bien à chaud qu'à froid.
- Procédé Steinbart, Vogeî et Fry pour l’extraction êîectrolytiqiie du zinc de son oxyde-Brevet anglais nu 19 876. déposé !<• 19 septetifbiv 1898, accepté le 19 décembre 1899.
- L’oxyde de zinc, qui est presque inl’usible est amené sous un état convenable pour l’électrolyse en le dissolvant clans du chlorure de zinc fondu ; un courant, de bas voltage traversant ce bain décompose l’oxyde (qui pe.ut-être a formé un
- è Eclairage I’’. 1er trique, t. XX, p. Saa, io seplem-W 1899.
- chlorure basique ou un oxychlorure) en zinc qui se rend à la cütbnde pt en oxygène quf SC rend à l’anode.
- L’appareil éleetrolyseur est un vase cylindrique garni intérieurement de matière réfractaire, ef fermé par un eouyerplc qtiquel sont fixées des anodes en charbon ; au lond se trouve une eouplie de zinc, fondu de >. à 3 cm d'épaisseur qui sert de cathode ; un foyer extérieur maintient la température un peu au-dessus de cplle de la fusion du zinp.
- Pçmr mettre l’appareil ery marche oq recouvre le fqiul 4e zinp grpnaillp et quand celui-pj est fondu, on met au-dessus du chlorure de zinc, pvévdablcment déshydraté on que l’on déshydrate par le passage du epunirit f1), de manière à former uuc couche de a G cm d’épqisspur, superposée à la couphe de zinp l'omln et dans laquelle les anodes ej> pharbnn plongent de 2 à 3 ejn. On ajoute alors peu à peu dp l’oxyde de zinp tnt même lemps qu’on fait traverser l’appareil par un eoimint d’une tension dp Irois volts environ.
- Rendant le fonctionnement de 1 appareil, le zinc provenant de l’élcetrolyse se rassç.tnb.le au fond du récipient; un trop-plein dqnt l'ouver-tuse est ‘a 2 ou 3 pm du fond permet de le recueillir. L’oxvgène se rend sur les anodes, et si l’on prend soin de chauffer le récipient par le tond a la température juste sulfisante pour maiuteuiy le bain pu fusion, cet oxygèue se dégage saqs sp combiner au pharbou des anodes qui restent a uuc température relîitivpmenl peu élevée.
- Les inventeurs fqnt remarquer que si la chaleur nécessaire à la fusion du bain était fournie, par ; le couvant, les anodes se trouveraient alors portées à une température assez élevée pour qu’il y ait combinaison de l’oxygène et du pharbon, et, par suite, destruction rapide des anodes. De plus il faudrait augmenter la tension et le chlorure de zinc se trouverait élcctrolysé avec dégagement de chlore sur les anodes, dégagement qui ne se produit pas, tant qu’il y a de l’o.xvde de zinc duus le bain, quand on opère comme ils l'indiquent.
- (I) Voie dans L ÊcUiintÿf Électrique, du 6 janvier
- p, 3t, ta procédé t.ylc puuy lu déshydratation éteedro-lytiquc du chlorure do zinc.
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- L’KCLAIR A Cl K KL K C rL’ Il 1 (,) U K
- T. XXII. — N- 8.
- i'iiitc parla Société des Mines et Fonderies de zinc de la Vieille-Montagne, en Belgique, pour le cuivrage galvanique des l'euilles de zinc.
- Cette installation comprend un bac de dégraissage, un bac de lavage, un bac d'électrolyse, un
- zinc passent d abord dans le bac. de dégraissage qui contient une solution chaude de carbonate de sodium renfermant 100 gr de ce sel par litre d’eau ; elles sont ensuite lavées dans le second bac, puis recouvertes de cuivre, lavées de nouveau et séchées ; enfui le dépôt électrolytique est poli par le passage des plaques entre les deux brosses tournantes de la polisseuse.
- Le bac d’éleetrolvse est de forme rectan-
- Ces plaques sont suspendues, au moyen de petites
- les extrémités, recourbées il angle droit, pénètrent dans deux rigoles s'étendant d’un bout à l’autre des cotés latéraux du bac et contenant du mercure que l’on relie au pôle positif de la
- angle droit, des traverses en matière isolante qui soutiennent des tiges métalliques disposées entre les barres anodiques et parallèlement à celles-ci; les extrémités de ces tiges plongent dans du mercure contenu dans deux rigoles et relié au pôle négatif de la source. C’est à ces tiges horizontales que l’on suspend les feuilles de zinc à cuivrer. Cette disposition rend facile la mise en place et l'enlèvement des feuilles: en outre elle permet de placer un grand nombre de
- électrolytique est une > cuivre cl de potassium
- 65°,C. La densité du courant est de père par dur de surface cathodique ; la tension entre les bornes d’amenée et de sortie du courant est de i,6 volt. Une pompe centrifuge aspire le bain à la partie supérieure de la cuve, et le
- refoule dans un récipient cylindrique où la liqueur se filtre à travers nue couche de cuivre très divise ; une partie du cuivre est dissous et la teneur du bain, dont la densité a io° C est i,i2, demeure constante. 7)e ce récipient, la liqueur est conduite au fond du bac d’éleetrolvse.
- ird Cowper-Coles.
- p. 6<j, 2 février ,9oa.
- t. XXYlli,
- Dans cet article, l’auteur commence par rappeler que l'élcclrodéposition du zinc a pris dans ces dernières années un assez grand développement et qu'elle est adoptée dans les ateliers de Belleville,
- employé quelques renseignements qui complètent ceux qui oui été déjà publiés dans cette sur le procédé de zingage électrique de
- La première condition pour obleuir un dépôt bien adhérent, est un décapage très soigné des pièces. La solution la plus généralement employée est de l'acide sulfurique très étendu, à 1 p. ioo d'aride du commerce. IVAmirauté anglaise exige cependant: l’emploi, pour le déca-
- conduites de vapeur, d’une solution de iy parties d'eau et de i partie d’acide chlorhydrique, où les pièces doivent rester plongées jusqu’à disparition complète des batlitures d’oxyde. Après ce décapage les pièces sont brossées, lavées a grande eau, puis laissées dans dos bacs où eir-
- Ce procédé de décapage est long et coûteux, car les écailles d’oxyde de 1er ue se détachent
- que lentement et il y a une perte considé
- ms les uns il utilisait l'ol lyse (2), l’objet à décaper plongé dans le bain acide étant successivement relié au pôle positif
- et an pôle négatif d’une dynamo; dans d’autres il se servait d’électro-aimanls plongés dans le bain dans le double but d'arracher les écailles des pièces (ce qui rend le décapage plus rapide)
- (b /• tir!airage Électrique. I. III. p. 5.3; t. VII, p. iyi! t. VIB, p. «73; t. IX, p. 319; l. .\ffl, p. 355; t. XIV, p. 517, et punieiiUèreim-iil t. XVII, p. jn. 3 dôe. i«y8-
- forgéJ //Éclairage Électrique, l. XIV, p. 3«;, .a février 1898.
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- R R V UE D ’ K L KCTRICI' l'É
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- et d’enlever du bain les écailles dès qu’elles soûl détachées ('ce qui diminue la dépense d’acide).
- D’après l’article que nous analysons. M. Cow-per-Coles pavait s’être arrêté à ce dernier procédé. L’électro-aimant est enfermé dans une; enveloppe étanche en cuivre rouge pour le mettre à l’abri de l’action du bain acide ; un courant de io ampères sous une tension de 6 volts suffit à son excitation. Cet électro-aimant est promené à la surface des pièces et sur le fond du bac de décapage ; île temps en temps on le retire du bain pour enlever les écailles adhérentes, ce qui s’effectue soit en coupant le circuit d’excitation, soit au moyen d’un frotteur ou d’un ba-ai.
- Un autre procédé de décapage souvent employé consiste à diriger sur la surlace des objets un courant d’air sous pression entraînant du sable très fin. Le prix de revient moyen de ce procédé serait de la centimes par mètre carré; toutefois ce prix varie dans d’assez grandes limites suivant la nature du sable utilisé. Avec le sable quarlzeux de première qualité, lu perte est d’environ io p. ioo à chaque passage du sable dans la machine soufflante; avec le sable ordinaire des moules de fonderie, la perte est beaucoup plus faible.
- Après le décapage les pièces sont placées dans un bac d’électro-déposilion ; dans les usines employant le décapage a l'acide, le bac de décapage, celui de lavage et le bac d'éleclrolvse sont disposés les uns a côtés des autres. Le bain électrolvtique renferme 232 gr de sulfate de zinc par litre. La solution rendue acide par suite du dépôt du zinc (ce qui indique que l’on emploie des anodes inattaquables! et dont la densité a diminué s’écoule, par un trop-plein placé à l’un clés coins du bac, dans un réservoir; une pompe centrifuge ou mieux de l’air comprimé l’élève ensuite dans le régénérateur. Cel appareil consiste en un récipient cylindrique muni d’un faux-fond en buis percé de trous, sur lequel on dispose des couches alternatives de coke en petits fragments et de zinc en poudre ; l’acide libre se sature partiellement en dissolvant le zinc et la solution se filtre en traversant le filtre formé par le coke et le zinc. Du régénérateur la solution est conduite dans le bac d’électrolyse par un tuyau aboutissant au lond de ce bac, dans le coin opposé à celui où est disposé le trop-plein. Quand l’air comprime est employé à 1 élévation de la solution dans lo régénérateur.
- cet air est aussi utilisé à mettre en mouvement la solution du bac d’électrolyse ; dans ce but le régénérateur est muni d’un flotteur commandant un robinet placé sur la conduite d’air comprimé et envoyant cel air soit dans le bac d’élec-trolvse quand le régénérateur est plein, soit au contraire dans le réservoir où se rend la solution acide s'écoulant de ce bac quand le régénérateur a besoin d’être rempli.
- L’électrolyte doit être mai ni en u légèrement acide pour éviter la lormation de zinc spongieux ; la pratique indique que la meilleure proportion d’acide est de o,y gr d’acide libre par litre: on rcconmiil que cette proportion existe au moyeu de réactifs colorants.
- [/auteur termine par l’indication des résultats obtenus dans des essais faits dans !o but de reconnaître l’influence d’une forte pression sur l’adhérence du dépôt au fer et à L’acier. Des plaques do fer étaient disposées dans un récipient très solide à fermeture hermétique et à enveloppe intérieure en plomb. L’électroh le était une solution de sulfate de zinc renfermant noo gr de ce sel et o,y gr d’acide libre par litre; une pompe à main permettait de le comprimer sous une pression de îoo atmosphères ; il n'y avait pas circulation de l’éleetrolvte. Dans certaines expériences l’enveloppe extérieure en plomb servait d’anode ; dans d’autres on prenait connue anode une feuille de zinc cylindrique suspendue à un crochet dont la tige était séparée par un tube isolant de la tuasse du couvercle. Le tableau suivant donne le poids de zinc déposé en une heure sur diverses plaques pour diverses valeurs delà densité de courant variant de i5 à ~5 ampères par pied carré, ainsi que les poids que théoriquement ou aurait dù avoir, l’anode étant une plaque de zinc :
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- Quant à la nature du dépôt, elle a tendance à devenir arborescente et mamelonnée pour les fortes deusités de courant. Dans un grand nombre d’essais les plaques présentaient des légions non recouvertes, ce que l’auteur attribue à la présence de bulles gazeuses. Avec des densités de courant supérieures à 5 ampères par dm2 on entendait parfois des craquements sourds qui cessaient quand on interrompait le couvant et redevenaient parlaitement distincts quelques minutes après le rétablissement du courant ; l'apparence des dépôts était cependant la môme que dans les essais où ces craquements ne se produisaient pas.
- RECHERCHES THÉORIQUES
- Pouvoii* diélectrique et conductibilité de l’ammoniaque liquide, par Goodwin et do Kay Thompson. The Pkrsical Review, t. VIII, p. 38-.f8 ; résumé dans le Journal de Physique, 31’ série, t.. VIII, p. 682, décembre 1899.
- J.-J. Thompson et A’ernst ont remarqué que les corps à grand pouvoir diélectrique, comme l’eau, avaient aussi un grand pouvoir de dissociation pour les ions dissous. Or il se trouve, d'après les récentes déterminations de Cadv, que la conductibilité moléculaire des sels dissous
- dans l'ammoniaque liquide a 34° est en général plus grande que pour les mêmes sels en solution aqueuse. D’après cela, l'ammoniaque liquide devrait avoir un pouvoir inducteur au moins égal à celui de l’eau.
- Ce pouvoir inducteur, mesuré par la méthode de Drude, est compris entre 21 et a3 à 34°, suivant les échantillons employés. Ce résultat n’est pas pour confirmer les idées de Thompson
- La conductibilité électrique, qui diminue avec la température est K = i,f)X jo-"* à — 12° ; avec un coefficient dp variation
- Influence du diélectrique environnant un fil de cuivre sur sa conductibilité, par J.-F. Merrill. The Physical Review. t. VIII. p. 112-1-1-. résumé dans le Journal de Physique, 3e série, t. VIIJ
- Sanford, Giimaldi et Platama ont affirmé cette influeuce ; Carhart l'a niée. Les expériences effectuées par l’auteur, en employant comme diélectriques l'air, le kérosène, l'alcool, la vapeur d’éther, la benzine liquide et en vapeur, le chloroforme, indiquent que les variations de résistance n’atteignent pas un dix-millième*. Dans ees conditions, on peut les attribuer à une altération superficielle du fil métallique.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du L'J février 1900.
- Sur la dispersion du rayonnement du radium dans un champ magnétique, par H. Becquerel, l. CXXX,p.37a-3;6.
- L'auteur fait connaître les résultats de quelques nouvelles expériences confirmant ceux indiqués dans une note récente (J). Ces résultats sont donnés dans le compte rendu de la dernière séance de la Société de Physique, publié
- (*) L Eclairage Electrique, t. XXII, p. 10 fé-
- Comparaison des diverses formes de l’interrupteur Wehnelt et de l’interrupteur Foucault, par A. Turpain. Comptes rendus, t. (IXXX, p. 409.
- Dans ces recherches, entreprises dans le but de reconnaître quel genre d’interrupteur convient le mieux pour la production des ondes hertziennes, l’auteur a mesuré pour diverses intensités du courant, inducteur, le maximum de longueur d’étincelle en forme d’aigrette et le maximum de longueur d’étincelle en forme de chenille qu’on peut obtenir avec une même bobine. La détermination de la première limite permet d'apprécier la puissance, celle de la deuxième limite permet d’apprécier la rapidité. La constance de ces deux limites indique la régularité,.
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- R F.V11 F T)'KF K C T Tl l Cl T K
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- L'ÉCLAIRAGE K l K C TR I () U K
- T. XXII. — N' S.
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- que l’effet thermomagnétique et l’effet Hall sont liés l’un à l’autre, et que si l’on appelle K et r les coefficients de ees deux effets pour la même lame métallique, t et p la chaleur spécifique d’électricité et la résistivité on a la relation oK—sr. Il montrait en mitre que cette relation est très sensiblement vérifiée avec les nombres de Xernst.
- Dans la note qui nous occupe, M. Moreau indique les résultats des mesures des quantités o, s-, K. etc laites par lui sur des lames de fer, d’acier et de cobalt et fait voir que ees
- résultats sont, d’accord avec la relation précédente.
- Voici ees résultats :
- i° L’effet thcrmotnagnéliqiie et l’effet Hall sont exactement proportionnels à l’aimanlation de la plaque. I.cs coefficients K et c sont co/is-tonts pour le 1er jusqu'à 16000 unités pour le champ extérieur ; pour l’acier et le cobalt jus-
- 1898 dans les Nakrichten d. k. Heseüschaft d.
- loinent aux lignes de force. Kilo esl isolée Ihermiqut miante. Son extrémité inférieure plonge dans un bain de
- rionre est encastrée dans une forte barre de cuivre, horizontale et chauffée en un point. O11 obtient ainsi dans la lame un flux calorifique vertical, oonstaul à l’état perde la lame, horizontales et équidistantes, sont garnies bords. Us donnent pour chaque section la tempéi moyenne et, par suite, la chute pour la section
- médiane. Les deux fils de cuivre dos couples de cette dernière section sont reliés à un galvanomètre de Xobili
- rer la force électroinotrice transversale magnétique correspondant à une chute ~~ , un champ II et une tem-
- pérature t.
- Pour la même section médiane, l'effet Hall est évalué en superposant au 11 ux calorifique un courant électrique primaire 1 mesuré par un ampèremètre de Hartmann étalonné. L'effet transversal obtenu est la somme ou la différence dos deux effets, soit l'effet Hall.
- qu’à 9000 et 10 000 unités. Pour des champs plus élevés ils décroissent, graduellement, (les résultats pour l’effet Hall, sont analogues à ceux de Kunl 11).
- îP Entre o et 6o°, température limite des observations, c et K sont des fondions linéaires de la température, a-\-bt, et dont les
- coefficients satisfont , pour une meme plaque, sensiblement à la relation j-----~ . On en con-
- clut (jue la rapport de c à K est indépendant de la température, et comme t est proportionnel à la température absolue, la relation oK=-3-r montre alors que 3 doit aussi être proportionnel à la température absolue ; on retrouve la loi de la proportionnalité de la résist.ande électrique à la température absolue, loi à peu près vérifiée pour les métaux purs ;i l’étal solide.
- 3° Les trois métaux étudiés vérifient la formule pK='Tr à toute température comprise entre o° et Go*'
- Pour effectuer cette vérification M. Moreau a pris la moyenne o des valeurs peu differentes du rapporte à K h différentes températures ; il a calculé la valeur p„ de p pour la température de o°C. au moyen de la relation précédente et a comparé la valeur calculée avec la valeur expérimentale. Il a troiîvé les nombres suivants :
- Ferdouxrecuit —i'î.ua —3,68T 'iS.dçff i3ü8i i.'iglî
- cuit .... —ti,38 —3.54T 4o,28oT 10997 10990
- Coballrecuitff) — '2,57 '
- Cobalt non re- 1 -1L9T 10169 10*53
- Dans ce tableau T désigné la température absolue.
- ff; IFird.Jnn., t. XLL\. 1898.
- (-) On remarquera que le recuit n’a pas modifié, pour le cobalt, le rapport de c à K, bien qu’il ait modifié c ouest en droit d’admettre que J’état moléculaire de la pla-
- parait être une nouvelle preuve que le phénomène de Hall est dû à une déformation de la plaque sous l’influence du champ magnétique et suffit «'expliquer les différences, somenl très grandes, observées entre les valeurs de c. pour un même corps, par différents expérimentateurs
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- H K V U K D’ÉLECTIUCITÉ
- 3j7
- ? sont connues à ^ de leur valeur. On peut alors regarder l’accord comme établi entre les nombres des de colonnes et par suite la formule pK sc cor vérifiée en signe et en grandeur.
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHYSIQUE
- ît publiées prochainement M. SvoNAi: fait observer, à propos d’un point
- leur, si elle est due à l'intermédiaire de l'élher, ne peut cependant pas être rapprochée de celle du champ électrique qui produit la contraction des gaz. La chaleur agit su.- la molécule, elle-même, qui se trouve déformée ; la contraction électrique peut très bien s’expliquer dans les idées de Poisson, par la variation d'attraction entre les molécules, que cause l'influence du champ électrostatique. Il se produirait'seulcment des tensions variables de l'éther entre les molécules, qui resteraient sans modification à leur intérieur.
- de Keri'
- - . ,son* fPie
- e qui, cmr me l'ont montré MM. Àbra-;') ne dépend pas d’une déferle du corps, soit observable sur , a vapeurs polyatomiques, mais qu'il 11e se ise pas avec la vapeur de mercure. On dira ([ue le phénomène de Kerr est dù à une défor-i de la molécu
- ’ “ “g-
- , puisqu'il disparait quand des atonies isolés.
- M. H. Becquerel fait
- qu'il a récemment obtenus sur la Dispersion du
- un champ magnétique uniforme de i;4a C.C. S. en prenant comme pièces polaires des parallé-lipipèdcs de fer ayant pour hase 10X i.{ cm et séparés par une distance de 3,3 cm. On s'est
- préoccupé d’éliminer l’absorption due au papier noir qui enveloppait les plaques photographiques dans la plupart des expériences précédentes, en rassemblant la matière active dans un trou de i mm percé dans une carte et en la plaçant dans une petite cuve de plomb reposant directement sur la gélatine.
- i° Vérification de la direction des trajectoires. — Les premières expériences avaient conduit M. Becquerel à penser que les rayons les plus efficaces sont ceux dont les trajectoires coupent la plaque photographique au voisinage de leur enveloppe, c'est-à-dire dans le cas où la substance est sur plaque norrna qu’il en est bien ainsi ; en disposant parallèlement à la plaque à o,3 mm au-dessus et obliquement au champ, une petite barre de verre de 1,5 mm de côté, on constate que l’ombre produite par les rayons déviés présente une pénombre due à la largeur de la source et que la largeur et la netteté de l’ombre sont d’autant longueur de la trajectoire a 'aluminium semble être ab-
- is grandes (pie la 1
- demi-cylindre de ce métal, ayant o,imm d’épaisseur et parallèle au champ, ne change rien aux résultats.
- 2° 1 aviation de l'absorption avec la position des écrans. — Un écran posé sur la plaque ne permet l'impression que sur une bande limitée à une certaine distance de la matière obtenue; mais si l’on place l’écran sur la parcelle de radium, l'impression photographique s’étend
- ET maintenant passer, en les affaiblissant plus ou moins, toutes les radiations. Ue fait a été observé avec du papier noir et des feuilles d’alum ilium, de cuivre et de plomb d’environ
- ’ Si on donne aux écrans la forme d’un demi-cylindre, on obtient des résultats différents : le plomb arrête toutes les radiations sous une de o,33 .
- contient le radium et scur ; il est vrai que celle
- Cependant la plaque est îe à travers la ruve qui.
- o,3 mm d’épais-ai que celle impression est due en on s non déviables.
- la plaque et l’autre parallèlement à 2 mm
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- L’ÉCLAIR A G E K L K C T ItlQUK
- T. XXII. N 8.
- 5 par l’arc
- ; radiation par le rayon de; courbure p do sa trajectoire dans un champ détermine bu mieux, par le produit constant. U? de ce rayon de courbure par l'intensité du champ.
- Le spectre d’absorption est déterminé elliptique suivant lequel est plaque photographique sur 1 corps absorbant. T.e petit axe de cette ellipse est le double du rayon de courbure minimum des trajectoires des radiations transmises; sa longueur, dans un champ de ijd?. C.G.S., a été de y,5 mm pour le papier noir, de n,5 mm pour une hune d’aiuminium de o.r mm d’épais-scur.dco.id min pour une lamelle de verre, etc.
- M- Yi/r-rnn rappelle une expérience qu'il a décrite dans la séance du a avril 1897 : Si l’on reçoit les rayous cathodiques sur une lame d'aluminium ou de magnésium battu, siillïsarnment
- l à la lame. O11 peut avoir aussi, lies ra\ons incidents un fais-,L Ces laits semblent ..velure' la possibilité d’un mouvement vibratoire qui constituerait le rayonnement, cathodique, et ne permettre d’autre explication que celle d’une émission secondaire par la lame. Surmenons mie la lame-émission s'étende ius-qu’aux parois du tube de Croches et leur soit réunie d’une façon continue, oti aura deuxcavités distinctes, c'est-à-dire le dispositif de bénard, (/égalité de vitesse des rayons cathodiques primitifs et des rayons qui, d'après bénard, oui traversé nue fenêtre d'aluminium, égalité qui a été vérifiée, résulterait de cette explication. Si l’on veut rapprocher les rayons cli rayons cathodiques, ü faudra sans compte de la possibilité d'i claire par les écrans. G. 11.
- SOCIÉTÉ DE PHYSIQUE DE LONDRES
- Séance du 9 février 1900.
- I/électiou ment de la
- sujet ;
- . très discuté en Angleterre
- trieo de Voltu.
- En voici le résumé publié par les journaux anglais :
- Ceux qui admettent l'existence d’une force électromotrice au contact de deux métaux nient que l'effet l’cltier mesure la force électromotrice locale existant au contact ; ils affirment que celui-ci mesure la variation qu’éprouve celte
- variable E n’est pas précisément celle qui existe il Injonction considérée, mais est la force élec-tromolriee totale du circuit. La chaleur réversible; dégagée sur une surface de contact donnée est au contraire une mesure de la lorce électromotrice métallique localisée a ce contact. Ceux qui prétendent que eest une variation de la force électromotrice due à lu température supposent implicitement que la forceïdectromotriiv totale du circuit est localisée aux contacts particuliers qu'ils considèrent, généralement le cobtwl entre le zinc et le cuivre. Lorsque le contact est de nature chimique, la force électromotrice n est
- ier ; elle est principalement
- surée par l’effet Eeltier ; elle est principalement d'origine chimique ut se déduit de l’énergie de combinaison des matières situées de part etd’au-
- lique, il n’y a pas d’énergie ] de ce genre ; un couvai
- pendant plusieurs aimées 1111 contact zinc-cuivre sans qu'il se forme du laiton ; il est. par conséquent improbable que l'alliiiité chimique du zinc pour le cuivre soit la cause de la force électro-motrice localisée à la surface de contact.
- Dans l’expérience fondamentale de Voila, une trace de liquide peut agir en formant entre les plaques un pont conducteur à travers lequel l’électricité passe, bien que les métaux fussent séparés. La délinition la plus claire et la plus satisfaisante de l’effet Volt» est de dire qnil consiste en charges o] zinc et par le cuivre se il y E
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- qui dépend seulement de cette force électro-motrice et de la capacité électrostatique, il est indéniable que l’ordre de grandeur de l'effet Voila puisse être calculé au moyen de la différence des chaleurs de combinaison des métaux avec l'oxygène, tandis qu’il est douteux qu’il puisse être calculé de la chaleur de formation du laiton. Les deux points de vue auxquels on se plaçait dans la vieille controverse classique et connue sous les noms de théorie du contact et de théorie chimique étaient bien nettement séparés. Aujourd’hui les deux points de vue auxquels mi se place dépendent à la lois de considérations de contact et de considérations chimiques. La queslion qui se pose est de savoir lequel de plusieurs contacts est le contact effectif et quelle espèce d’action chimique ou d'affinité est la cause active. Est-ce lo contact et l'affinité chimique sur la- surface de contact des métaux mémos ou sur la surface de contact de chaque métal et de l'air ? Ces doux points de vue sont donc à la lois d’ordre métallique et diélectrique. La force éloetroniolriee de contact métal-air est de l’ordre du volt; celle du contact métal-métal est de l’ordre du millivolt. Quand un morceau de zinc est placé en contact avec un morceau de cuivre, les atomes d’oxygène qui entourent ces corps s’éloignent légèreinentdu cuivre et se rapprochent légèrement du zinc. Ces petits mouvements produisent l'effet \ olta. I.a seule partie du milieu gazeux qu'il soit nécessaire de considérer est la couche adhérente à la surface ; tout le reste du gaz il agit que comme diélectrique cl le vide peut être substitué au gaz.
- NORTHWESTERN ELF.GTRIGAL ASSOCIATION
- Réunion annuelle des 17 cl IA janvier 1900 (').
- Sur l'utilisation des stations génératrices d'électricité comme stations centrales de chauffage, par W.-H. Schott.
- Un certain nombre d'usines électriques américaines utilisent la vapeur d’échappemeni de leurs moteurs pour le chauffage des maisons situées jusqu'à deux et trois kilomètres de 1 usine. Celte distribution do la chaleur peut
- dornbr numéro et les cletix analysées ci-dessous, nous ^LR.-D.IIehsiiox sur le? Moteurs d'induction polyphasé s.
- s’effectuer soit au .moyen de la vapeur elle-même, soit au moven d’eau chauffée par la vapeur d’échappemeni et refoulée par des pompes. L’auteur est d'avis que quand la distribution doit embrasser une aire assez étendue (un cercle de a à 3 km de rayon) ce dernier système est préférable au premier.
- Les avantages qu’il trouve à la distribution par eau chaude sont : moindre diamètre des tuvaux de fa canalisation ; emploi d’une moindre quantité de substance calorifuge tant à cause de la diminution d>v la surface des tuyaux, que delà diminution de la température du fluide qui les parcourt; moindre difficulté dans le maintien de l’étanchéité des joints résultant de cette diminution de température; possibilité d emma-gasinement de la chaleur par l'emploi d’une quantité d’eau suffisante pour absorber toute la vapeur d’échappement an moment de la production maximum ; enfin possibilité pour le consommateur d'employer 1 agent qui apporte la chaleur non seulement pour le chauffage de ses appartements mais encore pour le lavage et les bains. Toutefois ce dernier avantage ne peut toujours être considéré, car alors l’usine électrique deviendrait une véritable station de distribution d'eau chaude, ce qu elle ne peut faire si cela n'est pas prévu dans l’acte de concession qui lui adonné l’autorisation de distribuer l’énergie électrique, tandis qu’elle peut toujours revendiquer le droit de distribuer la vapeur d'échappement, celle-ci pouvant, être considérée comme un sous-produit de la génération de l'électricité.
- D’après la discussion qui suit cette communication, cette utilisation de la vapeur serait des plus rémunératrices : les recettes annuelles seraient de 33 p. ioo du capital d'installation d’après M. Dohertv et atteindraient même 65 p. foo pour une usine pouvant ainsi utiliser toute sa vapeur d’après AI. Schott. Dans une usine, dirigée par l’un des membres prenant part, à la discussion, les recettes s’élèvent déjà à a3 ooo fr pour 3y clients situés à des distances de l’usine atteignant i km ; la distribution se fait par l’eau chaude, comme le recommande AI. Schott.
- La discussion porte ensuite sur les dimensions qu’il convient de donner aux conduites et aux appareils de chauffage. Les diverses opinions exprimées à ce sujet indiquent que lasecliou des conduites d’eau peut être d’un tiers inférieure il celles des conduites de vapeur mais que les radiateurs
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- L ’ E C I. A J R A G E )•; L E C T HIQ l J K
- T. XXII. - N° 8.
- ;i eau chaude doivent avoir une surface radiante moitié plus grande que les radiateurs à vapeur; toutefois dans plusieurs installations où l'on a substitué la distribution par l'eau chaude a la distribution par la vapeur on a pu sans inconvénient conserver les l’adialeurs existants
- Essais de lampes à incandescence, par Or.-D. Shepardson.
- Ces essais ont été faits sous la direction du professeur Shepardson par MM. 11. ilildebrant et A.-C. Pratt, étudiants de l'Université de Minnesota. Ils consistent dans la détermination de l'intensité lumineuse et de la puissance consommée à diverses époques de leur vie par des lampes à incandescence de i(i bougies choisies parmi divers lois pris chez douze; fabricants sans que ceux-ci connussent l’usage auquel on les destinait. Quelques essais préliminaires liront éliminer les lampes de quatre fabriques pour manque d’uniformité. Dix lampes de chacune des huit autres fabriques lurent comparées sommairement aux lampes servant d’étalons ; ou en trouva 55 dont 1 intensité lumineuse et la consommation de puissance avaient des valeurs très •proches des intensités lumineuses et consommation de quelqu’une des lampes étalons ; ces 55 lampes furent soumises aux essais définitifs.
- Ces essais montrèrent que ces lampes avaient au début des intensités lumineuses s'échelonnant de r4-1 h bougies bien qu elles fussent toutes vendues comme lampes de îf> bougies; la etm-sommaliou par bougie était comprise entre 2,3s et l\, io watts. En prenant la moyenne des valeurs trouvées pour les lampes d'une même marque on obtient pour ces moyennes des nombres compris entre i5,Aet an bougies pour l’intensité lumineuse et entre 2,4a et 3,6 watts pour la consommation par bougie. Des moyennes de l’ensemble des lampes étaient respectivement i8,3 bougies et 3,i watts. Les mesures faites après 5o, ioo, 4°°? 6oo et 8oo heures de fonctionnement donnèrent les résultats suivants :
- » 1UO h » Juo 11 » <5oo h
- i4,i à 33
- i,'h à 4,io •j,32 à 4,io
- nU à 18,8 3,21 à 6 ),«à iG.J 3,6 M4
- Parmi les lampes essayées, quelques-unes brûlaient « bleu » ; leur vie fut très courte. Toutes les lampes d’une même marque présentant cette partieulmâlé furent mises hors d’usage après mo heures au plus de fonctionnement ; celles d un autre lot durèrent moins de 3oo heures à l’exception d’une qui dura 35o heures, (ies deux lots provenaient d'une livraison laite à une compagnie d'éclairage avant l’intention de changer son modèle de lampes; il est probable que ces lampes avaient été construites pour un voltage inferieur à celui pour lequel elles ont été livrées.
- D'autres essais furent faits pour reconnaître rinlluence sur la consommation et la durée des lampes des variations de tensions qui se produisent sur un circuit dont la tension est mal réglée, lui certain nombre de lampes furent placées sur un circuit dont bitension variait de 104 à 118 volts. Les lampes à faible consommation furent détruites en moins de 3oo heures bien que quelques lampes des mêmes marques aient duré 8oo heures dans les essais a voltage constant. Les lampes a plus grande consommation (3,5 a 4 watts par bougie) supportèrent beaucoup mieux J es variations de voltage, mais leur intensité lumineuse subissait en 3uo heures la même chute qu’en 8oo heures sur le circuit à potentiel constant.
- Roui- quelques-unes des lampes ayant subi l’essai à voltage variable ou chercha sous quelle différence de potentiel il fallait les faire fonctionner pour donner à leur intensité lumineuse sa valeur primitive. Trois lampes marquées pour io8 volts exigeaient respectivement i11,4> i et 114,6 volts ; une autre marquée pour no volts et avant fonctionné i5o heures sur le. circuit a voltage variable exigea 120 volts. Avec ces différences de potentiel le rendement lumineux de ces lampes était.de 1 à 8 p. too plus bas que le rendement initial. Ces résultats justifient la pratique adoptée dans diverses installations d enlever, après un certain temps du fonctionnement, les lampes placées assez loin de la dynamo pour les mettre alors dans le voisinage même Je la dvnamo où le potentiel moyen est plus éleve et où elles achèvent leur vie dans de meilleures conditions de rendement que si on les avait laissées a leurs places primitives.
- 80.0 h
- Le Gérant : C. NÀLD.
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- Samedi 3 Mais 1900.
- 7* Année. - N°
- L’Eclai rage Electrique I
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS X
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L'ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- SLR L’EMPLOI DE L'A LUMLN 1 (J M
- POUR LUS CANALISATIONS ÉLECTRIQUES (*)
- En comparant le cuivre et l'aluminium, on reconnaît
- les propriétés caractéristiques
- 16.8: & 36,66s kg. ai.io à 45,:o kg.
- Les différentes qualités des métaux qu'on trouve sur le marché et par conséquent, leurs différentes caractéristiques électriques et. mécaniques empêchent d'ailleurs de donner des rapports absolus. Les sections des conducteurs en aluminium et en cuivre sont en raison inverse de leur conductibilité — ~ = i ,5q en moyenne (ce rapport est approximative-
- ment le même qvie celui des sections de deux {ils séparés de un numéro de la jauge Brown et Sharpe). Pour obtenir la même conductibilité, on prendra donc un fil de cuivre de section i e! un fil d’aluminium de i,5y. Au point de vue de la charge de rupture, le rapport Laq ne se conserve pas.
- Le poids par kilomètre de fil d'aluminium est 47,77 P- 100 (hi poids de la même longueur de fil de cuivre d’égale conductibilité.
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- l'éclairagh; électrique
- T. XXII. — N ’9.
- I. — Facteurs pour différentes valeurs de la conductibilité de l'aluminium.
- Cuivre, 97.
- Conductibilité de l'alumi- 63 62 - - $9 58 5fi - 56 -
- Section relative (Cuivre = j54 » i56,5 161,7 164,4 167,3 .40,, i-3,a 176,2 '79,2 53, c>5
- Poids de l’aluminium 48,35 49,38 3o,„4 5,,„ — —
- Tension (Facteur par lequel il faut multiplier Li tension la tension par cm2, qu’il faudrait donner à un con- résieiance électrique pour ,54 i56,5 109 » „„ '64,4 l67,3 ,,o.o 173,2 176,3 '79,7
- faut multiplier le prix dn il faut diviser le prix de obtenir le prix équivalent du cuivre.) 2,16 2,13 2,06 - - C96 *»92 1,89' i,84
- (Facteur par lequel il faut diviser le prix du cuivre par kg pour obtenir le prix équivalent d'aluminium : cl aussi par lequel il faut multiplier le pour obtenir le prix équivalent du cuivre.) o,47 0,4777 0,4938 0,40,4 0, 5j 11 0, 2297 0,5392
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- R E V U K I) ' K L1 ï <• T RIC1T \i
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- 11. _ p0ids et i
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- i poids des fils d’a
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- REVUE D’ÉLECTRrCÏTÉ
- Sa 5
- V. — Poids des fils <
- , fer forgé, i
- Le bronze étiré est 3,1900
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- L’K CLAIR AGE ELECTRIQUE
- VI. — Table <h
- VU. _ Table des diamètres,
- jmr(').
- esc a 675,5 kg le’ :
- VIH. _ Table despoids de fils d\
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- REVUE -D'ÉLECTRICITÉ I27
- Les conducteurs d'aluminium et de enivre coûteront donc le môme prix par kilomètre, si le prix du kilogramme de cuivre est 47,77 P- 100 Prix du kilogramme d'aluminium.
- La résistance à la traction de l’aluminium pur commercial (98,00 p. 100} est moindre que celle de l’aluminium allié avec une faible quantité d’un antre méLal. L'aluminium pur commercial a une conductibilité de 68 p. 100 à l’échelle de Alatthiesen ; cette conductibilité est réduite à 08 p. 100 pour un alliage à 1 p. 100, à 54 pour un alliage à 2 p. 100.
- Quand on emploie l'aluminium pour faire des barres omnibus de station centrale, la question de résistance mécanique n'intervient pas et on peut employer l’aluminium pur. Des barres étirées de 20 mm X 102 mm peuvent atteindre une longueur de 4 ,ao m ; des barres de 12X100 mm peuvent atteindre 7,90 m et des barres de plus faible section peuvent être obtenues un peu plus longues.
- Pour des transports de force il n'est pas opportun de se servir d'aluminium de moins de 59 p. 100 de conductibilité.
- Pour le fil téléphonique, on réduit un peu la conductibilité afin de gagner sur la résistance à la traction (table JII).
- La soudure du fil 11’est pas à recommander. Des fils de faible diamètre peuvent être reliés en tortillant leurs extrémités Lune avec l'autre, comme on fait d’ordinaire dans les canalisations télégraphiques ou téléphoniques. On fait aussi des joints avec des manchons ou avec des tubes ou encore avec des feuilles de métal enroulées; ces procédés dorment satisfaction pour les fils de gros diamètre dont on ne peut tortiller les extrémités. Pour les câbles, on soude les bouts dans tut manchon de bronze ou d’aluminium, connue avec des câbles de cuivre (d.
- Il est bon do ne pas se servir de fil trop dur pour attacher la ligne aux isolateurs, car il eu résulterait une dentelure du conducteur au droit des points d'attache, et le conducteur se romprait en ces points de moindre résistance.
- Le coefficient de dilatation de l'aluminium est de 0,0000 281 ; donc, si on tend une ligne aux températures ordinaires, il faut prévoir qu’une légère augmentation de (lèche pourra sc produire.
- Il faut noter que le poids de la neige et de la glace est pratiquement le meme sur les tils, qu’ils soient de faible ou de forte section.
- L’air sec n’agit pas sur l'aluminium : l’air humide favorise la formation d’une gaine .d’alumine extrêmement protectrice, parce qu’elle résiste aux agents acides et atmosphériques. Les gaz acides de nature sulfureuse qui s’échappent des foyers des locomotives sont sans action sur l'aluminium (2).
- La self-induction d’un circuit est moindre avec un gros fil qu'avec des fils fins ; et elle est minima quand les conducteurs sont contigus. Si les fils sont à la même distance dans une ligne en aluminium et dans une ligne en cuivre, la self-induction sera moindre pour la première mais, en somme, la différence est petite. Si la distance entre les fils d’une ligne en aluminium est 20 p. 100 plus grande que celle entre les fils de la ligne en cuivre correspondante, la self-iiuluction est la même dans les doux cas.
- On sait que la densité d’un courant alternatif n’eslpas constante dans la section d'un conducteur, elle est maxima vers la surface : l’accroissement de densité dans des fils de dia-
- f1) Voir rÉclairage Électrique, t. XXI, p. 628, 18 novembre 1899.
- (2) Au point de vue de la résistance de l'aluminium aux agents chimiques, il faut citer les travaux de M. Ditto 2t M. Moissan : Comptes rendus de l'Académie des Sciences de Paris, 5 décembre 1898, aî janvier, a7 mars, jo et i; avril 1899.
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- I.'K C LATit AGE É LE G T R T Q V E
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- 3aB
- mètre inférieur à i i ou i8 mm est si faible qu’on peut ne pas en tenir compte ; il est le même que pour un conducteur de cuivre de même conductibilité.
- A cause de la valeur de la surface extérieure, une ligne de cuivre chauffe plus que la ligne d'aluminium de même conductibilité : or l'augmentation de température accroît la résistance, de sorte que si le conducteur de cuivre était do même résistance que le conducteur d'aluminium lorsque la ligne ne portait pas de courant, la résistance du premier est plus grande quand la ligne travaille.
- La capacité d'un circuit est plus grande avec de gros fils qu'avec des fils (iris, le courant de charge d'un circuit d'aluminium est par conséquent plus considérable que celui du circuit de cuivre correspondant; si, dans les deux cas, la distance entre les fils est la meme, l'augmentation est d’environ io p, 100.
- La surface extérieure dont la grandeur était avantageuse au point de vue de réchauffement du conducteur d’aluminium est un peu nuisible quand il s'agit d'isoler le fil; le conducteur en aluminium nécessite iy,5 p. ion d'isolant de plus que le conducteur de cuivre équivalent; cependant avec des isolants de bonne qualité, l'aluminium couvert est encore plus léger que le (suivre couvert.
- La u Hartford lileetric Co. » va employer l'aluminium pour transmettre 10000 volts à 17, 5 km par courants triphasés. Elle doit se servir de câbles à 7 brins, chaque brin étant composé de 7 fils n" 11 de la jauge H et S. On gagnera ainsi près de 18 000 fr sur le prix que coûterait la mémo ligne en cuivre.
- La ligne de Snoqualmie Falls, de :>4 km de longueur, transporte 12000 chevaux à l’aide d’un conducteur composé de 98,a p. 100 d’aluminium et de i,5 p. 100 de cuivre, ce dernier métal étant ajouté afin de permettre des espacements de poteaux de 4° nu
- On a essayé avec succès l'aluminium pour les canalisations téléphoniques à New-York (i>.
- Jacouks Guillaume.
- UU'LICVTIOVS Ml:.c \ MO II: S DE L’ÉLECTRICITÉ «
- Nos lecteurs savent combien sont importantes et variées les applications de l’électricité à l’art des mines pour la commande des machines : pompes, treuils, perforatrices, roulage, ventilation, sans compter la mise en feu des explosifs et l'éclairage. Ces applications, comme d’ailleurs presque toutes celles de l'électricité, ne font que s'accroître et se diversifier de plus en plus; elles sont, eu effet, partout des plus utiles et commodes parla souplesse et la sécurité de l’énergie qui les anime et parfois indispensables pour utiliser par exemple la puissance presque gratuite d’une chute (l’eau, ou même, en des régions montagneuses où le siège de la mine est d'un accès soit difficile soit même inaccessible en hiver, la puissance d’une station centrale de machines à vapeur ou à gaz où le combustible arrive facilement et à coup sûr en tout'temps. C’est un cas assez fréquent aux Etats-Unis. Aussi, est-ce dans de pareilles régions que ces applications de 1 électricité se sont développées avec le plus de grandeur cl de hardiesse, rendant faciles et profitables bien des exploitations auparavant stériles. (*)
- (*) Il ne semble pas .que les ingénieurs télégraphistes Irançais aient obtenu d'aussi bons résultats. ("Voir /.'Eclairage. Electrique, du 27 janvier 1900, t. XXII, p. 140.) p) T.'Éclairage Electrique, t. XI, p. 361. 9 décembre 1899.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- Carlo du district de Cripptc Crcek,
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- L ' É CI, AIR A G R K LEC T RIQ U E
- T. XXII.— N* 9.
- Parmi ces régions minières américaines, l'une des plus intéressantes est celle de Cripple Creek. C'est comme l'a dit M. T. Tonge(') le seul district aurifère où le mineur puisse « se rendre à sa mine dans un car électrique, y descendre pur un treuil électrique, l'assécher par une pompe électrique, s'v éclairer à l'électricité, actionner ses perforatiâces au moyen d’air comprimé fourni par des compresseurs électriques, et allumer à tlistancc ses trous de mine par l’électricité ».
- Le district de Cripple Creek, de 9 3oo hectares environ, est à une altitude moyenne de 2700 m, et renferme i5o sièges de mines d'or dont 5o produisent environ 1.000 tonnes de minerai par mois : sa production en 01* est évaluée pour 1898, à 70 millions.
- Sa population, nulle en 1891, est aujourd’hui de 00000 habitants. En raison des difficultés du terrain très accidenté, les voies ferrées ordinaires ne font que le tour du district ; l'intérieur est desservi par un tramway électrique qui, partant de la ville de Cripple Creek, à 2 85o m d’altitude, traverse (fig. 1) en un tracé sinueux le centre du district, jusqu’à Victor (altitude 2855) sur une longueur d’environ 9600 m. Le trajet dure environ une heure'. L'électricilé lui est fournie, à peu près au milieu de son parcours, à Bull Bill, par l'usine du lac Moraine, situé à une altitude de 3 4oo m à Pikes-Poak, distant de 14 5oo m.
- La mine do charbon la plus proche do Cripple Creek, celle de Canon City en est à 48 km, et à l’altitude de 1 5oo ni ; en oulre, le district est presque sans eau, de sorte qu'il fallait, avec les machines à vapeur, y amener l’eau et le charbon à des prix excessifs et parfois prohibitifs et que l’emploi de l’électricité s'imposait presque. C'est en 1888 que l'on installa au tunnel d’Aspen, Colorado, le premier treuil électrique pour mines. Actuellement, la puissance électrique distribuée à Aspen, employée, à fous usages, est fournie par une chute d’eau qui dépasse 700 chevaux, et fonctionne avec un succès qui décida les mineurs de Cripple Creek et bien d’autres du Colorado à recourir aussi à l'électricité.
- A Cripple Creek, on compte deux grandes stations électriques : celle de la Colorado Electric Powei- C°, à Canon City, à 4° km environ au sud de Cripple Creek, et celle de la Bella Mill Waton C°, à Goldfield, dans le district même de Ci'ipple Creek, alimentées chacune par du charbon de Canon City; mais, lundis que la station de Colorado brûle le charbon sur la houillère et transporte l’électricité à 44 km aux mines d'or, celle de Bella se fait apporter le charbon et produit l'électricité aux mines mêmes, créant ainsi une concurrence entre le vieux système du transport du charbon et celui du transport de l'énergie électrique.
- La station de Colorado, complétée en août 1898, a une puissance de 220 chevaux, fournie à 5oo volts, transformée à 20 000, et transportée à 4\ km à Cripple-Creek par trois fils de 67 mm en cuivre nu, disposés en triangle sur des poteaux de 9 m de haut. A Cripple-Creek, il y a deux sous-stations distributrices : à Gobi Üiil et à Battle Mountain, où le voilage est rabaissé de 20 000 à 5oo volts. Elles ont 70 abonnés, pour 2 100 chevaux environ, aux mines et aux travaux extérieurs de préparation aurifère, etc. Aux petits concessionnaires, la compagnie loue pour 200. 3a5 et 1 000 fr par mois des treuils de 5, 15 et 3o chevaux qui leur permettent, de tenter la fortune bien qu’ils n’aient pas le capital necessaire pour l’achat de ces treuils : elle a pour 3oo 000 fr de machines ainsi en location, à des prix propovlionnels à la puissance du moteur et au débit du puits.
- La station de la Bella fournit actuellement 3 000 chevaux, dont 2200 à l'électricité et 7J0 en air comprimé distribués à différentes mines par une canalisation de 16 km. Comme
- («) Enginccr
- ring Magasine, septembre 1899.
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- RK VUE I)' K LE CTRICITÉ
- cette station se trouve à 3 ooo in d’altitude, l’eau y est très rare : on l'économise le plus possible par l’emploi de tourelles de refroidissement pour l’eau de condensation. Ke courant triphasé est envoyé sous 6 6oo volts aux mines, où il est transformé à i io volts pour l'éclairage et à 44e pour les moteurs. L’un des treuils ainsi actionné par l’électricité est de 3oo chevaux; la perte d’énergie de la station à ce treuil, distance i 6oo m, est de i p. too.
- On estime qu'à Cripple-Creck,le remplacement de la vapeur par l’électricité a permis de réaliser une économie de là à ao p. roo suivant les cas.
- Parmi les machines à la conduite desquelles on peut appliquer avec succès l'électricité, il faut citer au premier rang les presses d’imprimerie, que les dynamos débarrassent de tout l'attirail encombrant des transmissions souvent dangereuses pour les servants des presses; d’après M. Tapley, chef électricien du Governement Printing Office de Washington, à qui nous empruntons les renseignements qui vont suivre, « l’application de l’électricité aux presses à imprimer a procuré comme économie, amélioration et augmentation du travail, des avantages tels que, pour toute grande imprimerie elle s’impose non comme besoin mais comme une nécessité (') ».
- Dans cette application, comme presque partout d’ailleurs, ce sont les moteurs compound qui donnent les meilleurs résultats à cause de leur démarrage puissant, de leur vitesse presque invariable et de leur facilité de changement de marche — fréquents dans la conduite. des presses — avec le moins possible d’étincelles aux balais. Il faut un moteur robuste, capable de supporter des arrêts fréquents, des démarrages brusques et des variations de travail très considérables, et d’un hou rendement en marche aux 70 p. 100 de sa puissance maxima : il ne faut jamais hésiter a prendre un moteur plutôt trop fort et attaquant la presse soit directement soit par un train d’engrenages et non par courroies.Comme l'arbre de tête de ces presses fait de 90 à 17a tours par minute,les moteurs à trains d’engrenages ne doivent guère marcher à plus de 1 000 tours pour les petites forces — jusqu’à un cheval — et à 5oo et moins pour les grandes forces,jusqu’à i5 chevaux. Les moteurs directs, avec armature calée sur l'arbre de la presse, exigent des types spéciaux, inutilisables si l’on remplace la presse par une autre, et qui 11e peuvent pas, en cas d’avarie, être immédiatement remplacés ; en outre, leur prix est plus élevé de 20 à 33 p. 100 que celui des moteurs à engrenages. Le voltage ne doit pas dépasser a3o volts pour la sécurité du personnel.
- Le moteur doit être fixé à la presse même et non pas sur une i'oiulalion séparée, pour éviter tout danger de chocs dans les engrenages ou de désaxement de l'armature, et à partir d’une certaine puissance, 5 chevaux environ, la dynamo doit être, en outre, ancrée sur un prolongement de la maçonnerie de la presse. Les pignons doivent être alternativement en cuir et fonte, et les roues en cuir avec plateaux en bronze débordant les dentures. Ces dernières doivent être plutôt Unes, par exemple au pas diamétral de 4. c'est-à-dire de 4 dents par pouce du diamètre primitif, soit un pas circulaire de v.o mm.
- Les fils doivent être parfaitement isolés, à l'abri de l’huile et non pas suspendus au plafond, ce qui est dangereux et gênant, bien protégés par une garniture métallique et encaissés dans les fondations. Le commutateur doit être bien à la portée du mécanicien seul et abrité des chocs et des poussières, car le contrôle de la presse doit être principalement pour la mise en train, tout à fait rigoureux ; ou y arrive simplement par l'introduction de résistances dans le circuit de l'armature, mode de réglage qui, d’après l'expérience do l’auteur, n’est pas dispendieux en pratique. Le commutateur régulateur ue doit avoir qu'une seule
- (J) Journal ofthe Franklin Institut?, octobre 1899.
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXII — N° 9.
- manette pour éviter toute contusion dans les moments de presse, et à contacts larges : ao mm2 environ par ampère, pour éviter tout danger d’éehauffement, et avec, si possible, aucun mécanisme automatique toujours sujet aux dérangements. En outre, il la ut y ajouter un bon coupe-circuit automatique, rompant en cas de danger ou d'efforts excessifs, ce qui réduit en moyenne de près de moitié les avaries.
- Quant à l’économie que procure le remplacement des transmissions mécaniques par
- l’électricité dans les imprimeries, elle varie évidemment du tout au tout suivant les cas, mais elle atteint souvent 10 à 20 p. 100. A partir de 10 à .20 chevaux les dynamos directes sont plus économiques que celles à engrenages. Voici quelques exemples. Une presse continue faisant 6 000 impressions par jour, ou 2604000 pages in-16, soit 384ooo par heure, donne 91 4^8 pages par kilowatt-heure ou. à 5 sous le kilowatt-heure, «8 28a pages pour un sou. Une presse à plaques de i,35mX 1,60, donnant20 impressions de 32 pages par minute, ou 4:266 pages par kilowatt-heure, exige à production égale 4 5 fois plus de puissance-Au Governement Printing Office de Washington, 4y presses, dont 3 grosses rotatives, exigent environ 190 chevaux cl impriment environ 2000 pages pour un sou. L'emploi de l’électricité en a augmenté le débit de 1.» p. ioo, ce qui, dans un atelier de 100 presses, gagnant chaque jour 5o fr, soit en tout 1 5oo 000 fr par année de 3oo jours, procurait un
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- 3 Mars 1900.
- REVU K D’KEECTRICÏTÈ
- 333
- bénéfice <lc 426000 fr, capable d'amortir bien vite la dépense de l'inslallati'
- Les commandes par l'électricité sont tout indiqi les pompes, notamment pour les pompes centrifuges
- électriqu
- ées et fréquemment ; comme exemple d’ui:
- iplovée
- grande
- lation de ce genre, je citerai (telle des égouts de la Nouvelle-Orléans desservis par sept sous-stations dont cinq disposées sur le canal collecteur, Main Canal, comme l’indique le plan figure 2, et trois les 11°’ a, 6, et 7 sur des branchements amenant les eaux de ce canal au lac Pontchartrain. Toutes ces sous-stations sont alimentées d’électricité par une station génératrice centrale installée près du n° 4- Actuellement cette station [ne dessert que les postes n05 2, 6 et 7, qui exigenl
- desservie par deux ponts roulants de 10 tonnes. Les sont indiquées en traits pleins, les autres prévu
- déjà
- stallées
- arhines
- les et cliaudièi traits pointill
- nstallées, du type compound horizontal Allis, comprennent trois machines ux, actionnant chacune une dynamo Iriphasée de 700 kilowatts à y4 tours,
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- L’ECLAT R AGE K L E C T LU Q U K
- . une (le Soc* chevaux, à ro- leurs, avec dynamo de 375 kilowatts, deux de iso chevaux avec dynamos de 70 kilôwatts. Les condenseurs et réehauffeurs sont, pour les grandes machines, disposés entre les cylindres de haute et. de basse pression. L’eau condensée traverse un serpentin qui réchauffe la vapeur d’échappement des grands cylindres, et l’eau
- de circulation revient au condenseur après s'être refroidie dans un canal de 1 600 m de long. La vapeur arrive aux machines par un g-rand collecteur de 48 ni de long, relié à chacune des chaudières par une prise de vapeur. Les chaudières actuelles., du type Bab-eock-Wilcox à grilles mécaniques, comprennent six batteries de 355 chevaux chacune et deux de 100 chevaux toujours en marche, et avec une cheminée séparée.
- Toutes les génératrices triphasées, 53 3oo volts et en parallèle aboutissent aux collecteurs doubles du tableau à panneaux divisés en deux sections : l’un pour les courants de haute tension, l’autre pour les circuits d’excitation.
- Le courant est amené aux stations réceptrices par des fils sur poteaux eu bois de io,5om avec une perte d’environ 7 p. 100.
- Les stations réceptrices sont du type géuéral représenté par la figure 4 avec pont électrique do 5 tonnes, pompes centrifuges commandées directement par des dynamos triphasées synchrones, dont l’induit est calé sur l’arbre vertical des pompes. La station n° 2 comprend une pompe principale de4o chcvauxà2i4 tours par minute, levant par seconde,
- 1, i3ms d’eau à 1,5o m, deux pompes de ia5 chevaux à 167 tours pouvanl lever par seconde i5 m2 d’eau à o,ç)5 m, et une pompe à pistons actionnée par une petite dynamo et destinée à vider les puits dos
- .... n - Fig. b. — rompe à incendies Whiting, vue par bout,
- pompes eenl ranges pour Jeurimse 0 * 1 .
- en train. Enfin les vannes sont commandées par quatre dynamos de 10 chevaux à iq5 volts.
- On estime le rendement total du système à 5o ou 60 p. 100 de la puissance développée à la station génératrice, et (pie le système présente au point de vue de la commodité, de la simplicité et de la souplesse de sa conduite des avantages très importants, d’ailleurs presque évidents à priori, en comparaison d’un système composé d’autant de petites usines a vapeur que de stations.électriques en communication immédiate avec la station centrale f1).
- El*
- cal World, 18 noveinbri
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- 3 Mars 1900.
- R K VUE D ’ Ê I, E C T RIC J T É
- Les pompes
- eendie peuvent facilement l;r
- cl'électricité une puissance motrice très commode et loujo des pompes très légères bien plus puissantes et faciles à i telle est par exemple la pompe de il. H. ’Wbiting (fig. 5) du type rotatif D, actionnée directement par une dynamo AG, qui reçoit son courant d'une boîte de réglage E, à manette h. Cette munetle est reliée par 'une transmission g :iig\ 7) à J.’embrayage c13 qui, lorsqu'il est fait, la relie par r6c7Cs, au levier c, dont le ressort t\ charge la soupape de sûreté c de la pompe. Quand la pression augmente trop au refoulement D, celte soupape se lève et laisse une partie de l’eau s’évacuer au trop plein d, en même temps qu’elle intercale pa seinent de pression est trop violent, supprim
- dans les distribution peut
- lier que les pompes à vape
- rant. Un taquet c
- limite la rotation de e13 h ce qu’il faut pour cette rupture, et il suffit de débrayer pour pouvoir manœuvrer h à la main.
- Presque toutes les applications de l'électricité comportent l’emploi de coupe-circuits auiomaliques rompant le courant quand son intensité dépasse une limite préalablement
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- 336 I.'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- fixée ; l’appareil de Mil. Wright et Aalborg, ingénieurs de la compagnie iVestinghou.se est. (fig. 8 et. 9; Lun des mieux adaptée aux usages industriels ; voici comment il fonctionne.
- Quand le circuit est ouvert (lig. 9) les deux bras 9.0, qui portent le contact lamellaire 9, sont appuyés par le ressort ali sur les taquets 20, du châssis r 1. Pour le fermer, 011 abaisse le levier i6„, qui, pivoLant autour de i66, redresse le genou 15-13 et soulève les bras 20. Ce mouvement a pour effet de fermer par les contacts à charbons 17-0, 2a et la lame 10 le circuit de dérivation, (mis le courant principal par 2, 9, 3. A la lin de ce mouvement, le châssis 20, 3a, à contrepoids 33, réglable par 35, et basculant autour de 12, repousse par 3i le cliquet 27 qui, ainsi, maintient par le galet 26 le genou dans sa position de fermeture.
- Si maintenant l'intensité du courant dépasse la valeur fixée par la position'du poids 33 sur la glissière 32, l'éleotro-aimant constitué par l’enroulement 7 autour de 3 attire son armature 29 dans la position figure 9 où le taquet 3o de 28, repoussant >- le déclenche du galet 26, ce qui permet au ressort 23 de ramener le genou et le contact 9 dans la position ligure 9, rompant le circuit d’abord en r- puis en 9, de manière à éviter les étincelles. Un bouton /\o permet d’opérer à la main ce déclenchement par 3p, 37, 36.
- G. Rie Hart).
- ACClMl LATEURS POUR AUTOMOBILES ÉLECTRIQUES
- LE CONCOURS INTERNATIONAL DE L’AUTOMOBILE CLUB (>)
- 8-Q. — Accoiüj.ateuk Lagarde
- Plaques. — Les plaques (fig. 17 et 18) sont toutes du type à pastilles maintenues par une grille en plomb antinionié à ro p. 100.
- Le support des plaques positives et négatives est formé d’un cadre renforcé par deux croisillons à angle droit servant à assurer sa rigidité et à faciliter la répartition du courant : on voit sur la droite de la figure une partie de la séparation verticale. Ces croisillons partagent la plaque en 4 panneaux divisés chacun en 88 cellules carrées ayant 8x8 mm. La section du cadre est de 20 mm1 environ, colle des séparations est de 10 mm2 environ et celle des cloisons formant les cellules de 4 mm2 environ. Ces cloisons sont par suite noyées clans l'empâtage dont émergent les croisillons.
- La queue do connexion est veiute de fonte avec lo cadre et se trouve placée à environ 3 cm de l'extrémité. La section des cloisons des cellules est en forme de losange dont les arêtes .servent à retenir les pastilles de matière active. L’empâtage n’a rien de particulier en apparence. Il 110 comporte aucun trou pour faciliter la circulation de l'électrolyte. 11 tic laisse apparent que le cadre extérieur.
- Montage. — La liaison îles plaques entre elles s'effectue à l'aide d'une barre de plomb anlimonié à laquelle sont soudées les queues. Cette barre de connexion porte elle-même une tige qui sort de la boite.
- Au înontage, les plaques positives sur lesquelles la chute de matière active est. particulièrement à redouter sont enveloppées dans une feuille de papier parcheminé, puis recouvertes d’un sac en fil de caoutchouc qui sert à la fois «à prévenir celte chute et à isoler les plaques entre elles.
- Les négatives sont nues.
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- H F VUE D’ÉLECTRICITÉ
- Les plaques positives el négatives sont sevrées les unes contre les autres de façon à réduire au minimum l’intervalle qui les sépare.
- Kleclrolytè. — La quantité d’éïeetrolvle {pie peut contenir le bac dont les dimensions sonL juste suffisantes pour loger le bloc formé par la réunion des i3 plaques est inférieure au poids théoriquement nécessaire. Le poids de SO'll- à la densité admise de 1.274 Un de charge est de 3Go gr.
- Bac. — Tous les soins de l’inventeur se son! attachés à rendre le vase étanche ; à cet effet, sa boite est fermée par un couvercle qui vient reposer sur un épaulement intérieur-
- Fig. 1 •.— Plaque positive.
- Support.
- des parois du bac ; ce couvercle porte une encoche sur tout son pourtour dans laquelle 011 loge une bande de caoutchouc qui est assujettie par un cadre qui comprime cette bande contre le couvercle et la paroi du bac ; ce cadre est maintenu par des chevilles isolâmes.
- Les'tiges de connexion traversent le couvercle d’ébonile par des trous taraudés sur chacun desquels se visse une pièce d’ébonite dont la partie inférieure est garnie de caoutchouc ; ce caoutchouc vient faire joint autour de la base do la tige. Ces pièces d’ébonite portent un évidement latéral par lequel 011 peut passer une barrette de laiton qui sert de prise de courant. Cette barrette pénètre dans un trou ménagé sur la tige de connexion, le tout est bloqué ensemble à l’aide do a écrous. Après que ce travail est fait, on coule de la paraffine dans la douille d’ébonite et on ferme cette douille par un chapeau taraudé.
- Le couvercle porte en outre un troisième bouchon analogue en a pièces avec joint de caoutchouc que l’on dévisse au moment de la charge pour l'évacuation des g*az.
- Ce procédé évidemment ingénieux rend le démontage très pénible.
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- 'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Le tableau suivant indique les données caractéristiques de cet accumulateur.
- Hauteur ........................
- Poids 011 kg....................
- Poids du support eu kg..........
- Poids de la matière active en kg .
- Poids eu ig...............
- 6 Poids de ù matière active eu kg . .
- Hauteur.............
- Plaques négatives.
- Hauteur.........................
- Épaisseur , . . . ^ . . . .
- Electrolyte.
- Poids en kg .
- O-tBI o. 760
- jB
- iG
- i, 190
- i3-L — Accumulateur Piiœxix
- Cet élément est de constriiclion identique à l'élément 11" 12 H, que nous avons décrit précédemment. II ne dilfère de ce dernier que par le nombre de tiges élémentaires qu'il contient.
- On n'a pu relever aucune donnée sur cet élément; aussitôt après sa mise hors circuit définitive, le constructeur l’avait enlevé du concours pour le réparer et devait le remettre ensuite en essai officieux ; mais il 11e l’a pas renvoyé.
- 4-0. — Accum.ula.tkuh Tunon
- Plaques. — Les plaques de cet élément (fîg. 19 et 20) présentent quelque analogie avec celles du 3-K du mémo constructeur que nous avons précédemment décrites. La négative est presque identique : elle ne dilfère que par les dimensions et le sens dans lequel les plaques sont disposées dans le bac. La grille est placée de façon que les rectangles qui la composent aient leurs grands côtés dans le sens de lu hauteur de la plaque ; en d’autres termes, les moulants latéraux de cette dernière plaque correspondent aux deux traverses de la plaque du n° 3-K.
- La plaque positive est notablement différente ; en particulier, sa surface active est beaucoup plus grande que celle de l’élément 3-K. Cette plaque est formée d’une série de lamelles minces de o,G mm environ réunies entre elles par des séparations do plus forte section dans le sens longitudinal et dans le, sens transversal.
- 174 lamelles sont disposées parallèlement dans lu longueur; elles sont divisées en 20 parties égales par les renforcements transversaux et groupées par séries de 29 par les séparations verticales. Tout cet ensemble en plomb doux est entouré d’un cadre de même matière dont les montants verticaux ont environ i,5 mm d’épaisseur et les parties transversales haut et bas 4 mm. À chaque extrémité de la traverse supérieure se trouve une projection en plomb doux placée dans le sens de la hauteur de la plaque ; cette projection est percée d’un trou représentant l'anneau de la plaque n° 3-K. Sur son côté latéral, on vient souder la barre de connexion,
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- A sa partie inférieure, la plaque porte nue eneoehe d'environ 3o mm de hauteur sur 10 mm de largeur, comme les plaques de l'clément 3-K. La surface active totale d'une de ces plaques est de 4o dm3 : comme l’élément comporte 5 plaques semblables, sa surlace totale est donc de 2 m2 cnDron et la capacité par dm2 ; 0,6 ampère-heure pour une capacité totale de 120 ampères-heures.
- Montage. — Le principe de montage do l'accumulateur 3-K, est adopte dans cet élément ; c’est-à-dire que les positives sont suspendues sur les négatives à l'aide de tiges en ébonite (fui pénètrent dans les trous des queues. Les positives sont réunies entre elles comme
- positive.
- nous venons de le voir par deux bandes de plomb soudées aux cotés latéraux de ces queues; quant aux négatives, elles sont réunies haut et. bas comme celles de l'élément 3-K. de façon à former un bloc.
- L'isolement des plaques est assuré par des baguettes en verre en forme d'L.
- Électrolyte. — A la densité 1 200, la quantité d'acide libre (pie contient l'électrolyte est égale à 8t3 gr.
- 16-D. — AcCCMULATEl.n HATHAWAY.
- Plaques. — La construction de cet élément est très spéciale. La matière active, au lieu d'ètre placée, comme c'est le cas habituel, dans un cadre ou un grillage qui sert à la l'ois a la supporter et a lui amener le courant, est agglomérée" sous forme de grandes pastilles avant la dimension de la plaque elle-même.
- La plaque positive (Kg. 11) est constituée, de deux pastilles identiques en Ire lesquelles esl placé le conducteur métallique destiné à lui amener le courant. L'ensemble est maintenu entre deux cloisons poreuses formées chacune de quatre plaquettes en terre cuite
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- niant un quadrillage su sens de la bailleur de faee.be conducteur cen-plomb mince perforée,
- 11e sont pas garnie» dé à ménager des vides à La |>la(|iie négative port extérieur ou plu-à maintenir la matière la forma lion soit coin-dos matériaux suseep-sous l'action de l'acide ;
- cée de
- ou-
- précédente, formée paide plomb centrab' de tière active. Les plaques sont composées que surface de ces pastilles seule des saillies en sont formées par la maies Irons des supports était maintenue pétulant L’ensemble des élee-saml'élémenl est placé \ erre et le tout est quatre Landes de caout-
- Cette batterie, partie quel(|u
- rnsemMo de, plaque.
- •ainures disposées dans le la plaque sur l'autre Irai <'St une feuille de donl les perfbvalions matière active, de façon l’intérieur de la plaque.
- (% »•»)»’» 1«» ac^snp-
- loi le support. <jui sert active jusqu'à ce que plèle, est constitué avec libles de se désagréger on emploie générale-plaquelte de bois per-pia<|„e est, eom.ne la l'aeeolage sur une laine deux galettes de' mu-négatives extrêmes ne d'une seule galette. La de matière active pré-forme de disques qui lière qui. remplissait dans lesquels la plaque la formation, trodes 'viig. 2IV: -compo-enlre deux lames de serré par
- ; jours seulement après le début du .concours pour, être
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- remplacée, n’étant pas revenue, nous n’avons pu relever aucun autre detail, sur sa construction.
- Bac. — Le bac est en ébonite souple, comme celui de l'élément 3-K ; il es! façonné comme celui-ci, mais il est formé par une laine d'ébouile présentant doux échancrures latérales par lesquelles sortent les tiges de connexion et un trou circulaire central de petite dimension pour l’évacuation des gaz en charge.
- Plu'jucs positives.
- Largeur...........! . ..................t5
- Épaisseur.........;. . ..................... o, 5
- Poids en kg................................. r.dip.
- Surface apparente on dm2................. O.^o
- Rapport de la surface active à la surface appa-
- Plar/aes négatives.
- Épaisseur
- Poids en kg.................
- Poids approximatif du cadre
- 6
- Mac.
- II auteur...............................3o
- Longueur...................... ... ,6;
- Largeur............. . 'n -
- Poids en kg .......... ............• , 3
- Densité :
- Fin de charge...................... i
- Fin de décharge.................... > . 18
- Poids total de l’élément complet en kg .... 17
- 9-E. — Accumulateur Wustk ht Rupphkuit
- Plaques.— Les plaques de cet élément sont du type à pastilles maintenues dans un grillage spécial. La meme forme de grillagée est employée pour les plaques positives et négatives qui ne diffèrent entre elles que par l'épaisseur.
- Le support do la matière active est consitué par deux grilles pincées l'une sur l'autre ayant des ouvertures en forme de losange au nombre de 108 fvoy. fig. c4) : les cloisons formant ces ouvertures ont une section triangulaire et la hase de ces triangles d’une longueur de 2 mm se Irouve à la surface extérieure de l’ensemble tandis que l’arète opposée située à 1 mm de la base se projette dans l’intervalle compris entre les deux grilles ; cet intervalle est maintenu par le cadre extérieur qui entoure le gt'ilage et par des petites tiges normales au plan de la plaque qui, placées au sommet de chaque losange, viennent affleurer la matière active remplissant les intervalles, ou bien sont soudées sur les séparations d'un quadrillage supplémentaire qui divise les grilles en douze rectangles. O11 peut voir queiques-unes.de .ces séparations sut- la figure qui ne représente qu’une partie de, la plaque.
- Les deux grilles sont placées, l'une par rapport à l'autre, de telle sorte que les sommets des losanges d’une d’elles se trouvent vis-à-vis du centre des losanges de l'autre grille ; ce procédé a l’avantage de diminuer la dimension téelle des pastilles.
- Le cadre extérieur a 2 mm de largeur dans la partie verticale et 8 mm dans le sens horizontal sur l’épaisseur de la plaque.
- L’empâtage est fait de telle sorte que le cadre qui entoure la plaque et toutes les séparations qui constituent la grille double sont apparentes. Chaque pastille est percée de quatre trous.
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- Montage. — Les plaques de même polarité sont soudées : 80 mm2 de section qui nervure clé 5 mm d'épais-barre se trouve une tige diamètre, soit ii3 mm2 et constitue un pôle de Les plaques reposent loïd renforcé par deux do la largeur du bac. suré par dos baguettes par le bas au cadre ol. une ceinture de meme Ce montage a pour l’ensemble des plaques qu'on pont ainsi facile-Éleclrolyte. — Le tenu dans l'électrolyte est de 775 gr.
- Bac. — Le bac est nervure avec couvercle d’une simple plaque à l'intérieur du bac ; de trois trous dont tir les deux bornes de sième pour l’évacuation do?
- charge. Ce dernier est fermé
- barre horizontale ayant est renforcée par une seur. Au milieu de cette ronde de is mm de qui émerge de la boite l’élément.
- sur un cadre en eeliu-traversos dans le sens Leur écartement est as-en celluloïd soudées réunies par le haut à matière.
- but de rendre solidaire constituant un clément ment sortir du bac. poids de SCREl2 con-à la densité de i,a3i
- en ébonite sans aucune en une pièce formé d’ébonite qui pénètre ce couvercle est percé deux pour laisser s or-l'élémenl et le Iroi-par un bouchon.
- Plaques positives.
- Hauteur............................
- Poids en kg........................
- Section du cadre en mm- :
- Haut et bas........................
- Côtés..............................
- i.6
- Nombre.............i..................... 6
- Hauteur.............................. i[|.!
- Largeur................................. 16,6
- Epaisseur................................. o,3
- Bac.
- Hauteur..................................ii,7
- Longueur................................. 17,5
- Largeur.................................. 9,7
- Poids en kg.............................. o. '>
- Electrolyte.
- Poids en kg . . . . . . .................... ‘2,700
- Fin de charge............................... r , 2 31
- Poids total de l'élément complet en kg .... i3,5oo
- A. Rajxyillk
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- KEVUE TMH STIUEEEK ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION
- Sur la marche en parallèle des alternateurs, par le D'1 Gustav Benischke Elcktrotecknische Zeitschrift, t- XX, p. 870-873, i.J décembre 1899.
- Les électriciens se sont aperçus que la solI-induclion 11e joue pas dans la marche en parallèle des alternateurs, le rôle prépondérant qu’ils lui attribuaient récemment encore : d’autres facteurs encore sont imporlanis.
- Dans ce qui suit, il sera toujours question de deux alternateurs : si 011 en a trois ou plus qui marchent en parallèle, à la. place de tension aux bornes de la seconde machine il suffira de lire : tension aux barres du tableau.
- Pour que la marche en parallèle se poursuive sans incidents, il est indispensable :
- i° que les machines soient en phase;
- 20 que le courant synchronisant ne dépasse pas une certaine valeur.
- La seconde condition est remplie si la première l’est et quand, de plus, les tensions aux bornes des deux machines sont égales et quand les forces éleclromolrices ne sont pas de formes trop différentes.
- Si la première condition est remplie et si les courbes des forces élcelromotrices sont à peu près les mêmes, un courant de compensation ne prendra naissance que dans le cas où, par suite d’un défaut dans l’excitation des machines, les forces électromolriees deviennent différentes. Ce courant de compensation rétablit l’égalité de tension aux bornes des alternateurs, mais n’est pas en phase avec ces tensions ; un diagramme simple peut être construit pour chaque machine, montrant la relation entre la tension aux bornes, la force électromotrice induite et la force éloctromotrice de scll-induction due au courant synchronisant.
- La comparaison des deux diagrammes montre que l’égalité de tension aux bornes se trouve rétablie, quoique les forces électromotrices soient différentes. Le courant synchronisant dû al inégalité des tensions aux bornes est en majeure partie déwatté, il ne travaille qu’à chauffer les enroulements.
- Si les machines sont également excitées, mais
- ne sont pas bien en phase, la vitesse des deux alternateurs, donc les forces électromolriees, sont différentes : de là résulte un courant de compensation tendant à accélérer la machine la plus lente et à Ireiner la machine la plus rapide. Les deux machines se 'comportent comme une génératrice et un moteur ; par suite le courant synchronisant est en majeure partie wnlté, puisqu’il lournit à la fois l’énergie transformée eu chaleur el l’énergie nécessaire pour l’accélération de la machine la plus lente.
- En pratique, les deux sortes de eournuts de compensation prennent naissance en même
- Une disposition correcte du régulateur de vitesse 11e suffit pas toujours à diminuer le courant de compensation de seconde espèce, parce que la valeur elle-même du régulateur et le degré de régularité du moteur interviennent.
- Parfois, les alternateurs étant bien en phase, le courant synchronisant de seconde espèce a une si grande valeur que la marche en parallèle est rendue impossible.
- Ccd se produit en premier lieu, avec des moteurs à vapeur accouplés directement aux alternateurs, et même si le régulateur maintient la vitesse suffisamment constante, dans le cas où les moteurs ont un mauvais coefficient de régularité et où le couplage a été fait de telle manière que les manivelles ont un certain écart angulaire. Avec des moteurs à vapeur de même structure et lorsque l’accouplement est fait de telle sorte que les manivelles marchent en concordance, on n'obtient pas, il est vrai, 1 uniformité de la vitesse circonférentielle, mais les maxima el minitna de la vitesse se produisent en môme temps, et quoique les forces élcelromotrices des deux machines ne soient pas bien constantes pendant la durée d’un tour, pourtant leurs va-leurs instantanées restent égales.
- L’expérience montre que, dans ces conditions, une bonne marche en parallèle est absolument possible. La grandeur du courant synchronisant dépend du degré de régularité, de la grandeur de l’écart angulaire entre les manivelles et naturellement de la self-induction et de la résistance ohmique des enro’ulements.
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- Un second cas où la marche en parallèle est rendue impossible par la grandeur du courant synchronisant est celui d’un transport, de force avec un moteur à mauvais coefficient de régularité et une commutatrice. Un moteur synchrone est identique a une génératrice au point de vue de la mise' en parallèle. Mais dans une com-mutatriec, "aucun élément n’a de mouvements linéaires ou pendulaires : la machine prend donc une vitesse moyenne et sa force contr.c-éleotro-molricc reste constante : la génératrice, par contre, n’a pas une vitesse régulière, et elle fournit une force élcctromotvice de graudeuv périodiquement , variable : il se produit donc outre les forces élcetromotrices des deux machines un écart qui est, lui aussi, périodiquement variable, et par suite un courant, de compensation va prendre naissance. Mettre en circuit une bobine de-self-induction est le seul remède.
- - Un Courant synchronisant gênant peut aussi prendre naissance, quand l'alternateur est entraîné par le moteur à vapeur à l’aide de courroies ou de cordes, et même s’il est mû par une turbine, et cela, lorsque les courbes de force éleetromolriee des deux machines sont trop différentes.
- Les forces élcetromotrices ne gardent, plus, pendant une période, des valeurs toujours identiques et il se produit entre les deux alternateurs un courant dû h la différence entre les forces électroniotrices : un changement d’excitation ne peut rien contre ce courant synchronisant. La
- figure i montre comment se produit la force électroinotricc de synchronisation (III) quand une machine' à courbe aplatie (I) est couplée avec une machine a courbe pointue (II). Comme on le voit, la fréquence du courant synchronisant est triple de celle du courant normal. La résistance apparente des enroulenents des alternateurs, pour ce courant synchronisant, est donc à
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- peu près trois fois aussi grande que sa valeur réelle (en faisant abstraction de la résistance ohmique). Avec des machines de type différent, on peut avoir des courbes très dissemblables et le courant synchronisant sera perturbateur, avec une charge non inductive, seulement lorsqu’il dépasse i/4 du courant normal, cela parce que le courant, synchronisant déwatté s’ajoute géométriquement au courant watlé. Mais ce couvant synchronisant est toujours nuisible dans le cas d’une charge très inductive, car il augmente le courant déwatté déjà désagréable par lui-même.
- L’exemple précédent se rapporte à des machines qui donnent des courbes symétriques (à pôles alternés). Avec les machines à pôles non alternés, donc à courbes asymétriques, on se trouve parfois en présence de phénomènes particuliers dont voici un exemple.
- Deux machines à courants triphasés, du type à pôles non alternés, mais ayant des bobinages différents (fig. 2 et 3) étaient actionnées à l’aide
- y v y
- de courroies par des machines à vapeur possédant d’excellents régulateurs. Mises en parallèle, elles ont été le siège d’un courant synchronisant' beaucoup plus grand que le courant watlé de pleine charge. Déjà, lorsque- la tension était moitié de la tension de régime, le courant synchronisant était à peu près égal au courant utile de régime. Avec ce courant synchronisanténorme, la marche en parallèle des alternateurs ne iuéri-' tait pas de reproches, et même des ampcreinè-. 1res non amortis avec aiguilles légères restaient très tranquilles. Les inégalités dans la vitesse de votation des deux machines n’étaient donc- pas en cause. Les bobinages étaient en étoile et les points neutres reliés par' un conducteur; on coupa ce conducteur et le courant synchronisant disparut presque entièrement. Cette expérience, étonnante au premier abord, doit s’expliquer par l'asymétrie des courbes de tension.
- La figure 4 représente schématiquement une machine à pôles alternés et la forme de son
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- champ magnétique; il v a deux axes de symétrie pour choque pôle, l’un passant par le milieu du pôle, l’autre, parle milieu de l’espace inter-polaire. La courbe de force éleetromotriec doit donc aussi être symétrique par rapport à deux axes, dont l’un passe par les points d’ordonnée maxima et l’autre par les points d’ordonnée mille. Dans une machine à pôles non alternés
- (fig. 5), pour chaque pôle, le champ n’a plus qu'un seul axe de symétrie : on n’aura généralement pas de courbe symétrique.
- Quand un. alternateur qui donne une telle courbe (I) (fig. 6} et un autre donnant une. courbe symétrique (11) sont couplés en parallèle, il se produit un courant synchronisant sous l’influence de la force éleetromotrice représentée par (III). l e courant synchronisant est d’autant, plus grand que la distance angulaire du point maximum de la courbe asymétrique au milieu de l’intervalle entre les zéros est plus grande. Quand les deux alternateurs ont des courbes déviées en sens contraire, il peut se produire un courant synchronisant plus grand que le courant de régime. C’était ce qui se produisait, dans le cas cité plus haut (fig. y). La liaison des points neutres faisait naître d courants synchronisants I XX T, Il XX II, IIIXXIII. ayant chacun la forme indiquée figure 6. Si on enlève la liaison les 3 circuits possibles sont I II II 1, I III III I, Il III III JI. Pour connaître la force électro-motrice qui produit le courant synchronisant, il faut connaître la courbe de la tension entre deux conducteurs. Celle-ci est la résultante des courbes de tension de chacune des deux
- phases décalées l’une par rapport à l’autre de iao°, et, » cause du couplage elle aura pour équation
- k = s f(wf) + c f {lût — 6o).
- Ceci est représenté par la figure 8. La courbe
- Fig. 6, 7 ot 8.
- résultante A est, on le voit presque symétrique : ceci explique que dans la marche en parallèle avec do telles machines, il peut se produire un fort courant de compensation si les points neutres sont reliés, et un courant synchronisant presque nul dans le cas contraire,
- Le l)r Bcnisrhko considère ensuite le cas oii les alternateurs ne marchent pas bien en phase. On observe alors des mouvements pendulaires. Parfois ces mouvements augmentent d’amplitude jusqu’à un certain maximum, puis diminuent jusqu’à un minimum, et ainsi de suite, sans que pour cela les machines se décrochent. Parfois aussi les amplitudes vont toujours en croissant et les alternateurs se décrochent. M. Kapp explique le fait par la résonnance dé deux oscillations ('). JI. Benischkç l’explique par l’influence de deux ou trois oscillations de périodes plus ou moins différentes. La figure 9 montre comment, de l’interférence de deux osciL (*)
- (*) Êcl. Élect,, t. XX. p. 182 et XXI. p. 121.
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- L’ÉCLAlJiAGE ÉLECTRIQUE
- lations dont les périodes sont comme les nombres 8 et 9, peut provenir une oscillation à amplitude croissante.
- C'est tout à fait ce qui se passe avec le courant synchronisant quand les alternateurs ne mar-
- Fig. 9-
- client, pas en phase. Le courant synchronisant est walté et est décelé par des oscillations régulières des iudex des appareils de mesure. S’il y avait là phénomènes de résonnance, le courant synchronisant et le mouvement oscillatoire des appareils de mesure seraient beaucoup plus saccadés et on ne pourrait expliquer l’augmentation ni la diminution d’amplitude.
- Le I)r Benischke n’est pas de l’avis de M. Kapp quant à la manière de prévoir si un alternateur a tendance à présenter des mouvements pendulaires. Un alternateur directement couplé avec sou moteur a une certaine irrégularité de vitesse pendant un tour; il reçoit, en effet, à chaque montée de manivelle, une impulsion qui n’est qu'adoucie par une grande inertie des masses tournantes. Ce mouvement de rotation périodiquement irrégulier peut se décomposer en deux : un mouvement de rotation à vitesse uniforme et un mouvement pendulaire de fréquence égale au nombre des impulsions.
- Ces oscillations sont donc intimemeut dépendantes, au point de vue de la fréquence et de l'amplitude, de la nature du régulateur et de la distribution, etnon pas du système oscillant seul. Ce mouvement oscillatoire est donc absolument fatal. Le courant synchronisant ne prend naissance que lorsque la machine se désynchronise ; la force synchronisante est proportionnelle à l’écart angulaire qu’a pris un pôle, par rapport à sa position de synchronisme, sous l'action du mouvement pendulaire forcé.
- L’action de cette force synchronisante et l’inertie des parties tournantes sout donc les facteurs de la seconde oscillation : et on peut l’appeler oscillation spécifique. Tant qu'elle est de faible durée et de faible amplitude relativement aux autres oscillations coexistantes, elle n’est pas renforcée : les alternateurs pré-
- sentent des mouvements pendulaires, mais ne se décrochent pas.
- Si les durées d'oscillation et les amplitudes ne sont que peu différentes, il sc produit forcément une interférence, les oscillatious, le courant synchronisant augmentent et on arrive au décro-e liage.
- Cependant, si l’uiie des deux oscillations primitives est de faible grandeur, l’oscillation résultante ne sera pas beaucoup plus importante que l'autre 'fig. io) : il n’y aura pas décro-
- chage. S'il s’agissait d’un phénomène de résonnance. il su Mirait d’une concordance suffisante entre les périodes d’oscillation des alternateurs, même si les amplitudes étaient petites, pour que le décrochage se produise.
- Pour calculer la période d’oscillation propre de l'alternateur, il faut prendre, non la for-
- —Æ
- K, moment d’inertie totale des masses en mouvement, G plus grande force qui agisse sur la partie oscillante, r distance du point d'application de cette force au centre de rotation. G représente pour nous la force synchronisante maxima, c’est-à-dire celle qui se produit lorsque le pôle s’éloigne de sa position de synchrone au point de venir dans le champ do la bobine induite la plus proche.
- La formule de Benischke fait, intervenir le moment d’inertie et la force synchronisante, et non pas, comme celle de Kapp, la masse et la force tnngentiellc.
- Le moment d’inertie et la force synchronisante sont difficiles à calculer, parce qu'il faudrait tenir compte de la durée des oscillations cl de leur amplitude : cette dernière dépend de la charge.
- En dernier lieu, il faut envisager la torsion
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- do l’arbre. Avec des alternateurs directement accouplés avec les moteurs à vapeur, l’arbre est généralement long par rapport à son diamètre, et il est encore interrompu par la manivelle. Il se produit, avec la charge, une torsion de l’arbre, de sorte qu’au lieu de deux oscillations primitives, il y en a trois. Cette dernière dépend du degré de torsion de l’arbre et de l’inertie de la partie tournante : son amplitude est vraisemblablement proportionnelle à la charge.
- En résumé, il faut considérer trois mouvements oscillatoires importants et. M. Benisehke pense qu’on ne peut guère les soumettre au calcul.
- J.'article allemand se termine par la description d’un appareil de cours permettant de faire voir comment se développent les mouvements pendulaires des alternateurs couplés en parallèle. J, G.
- Génératrices polymorphiques par A.-D. Adams. The Khctrical World, t. X.X.XLV, £>. et 9"5'>. n novembre et 16 décembre 1899.
- Les génératrices polymorphiques en question ici sont celles produisant a la fois du courant continu à basse tension et des courants alternatifs à haute tension.
- Les progrès réalisés par les ingénieurs électriciens en ce qui concerne l’équipement des stations centrales ayant a alimenter un réseau dans le voisiuage de l’usine génératrice cl un second réseau à une distance assez grande relativement de l'usine, consistent d’abord en l’uniformisation du matériel générateur, puis en l’emploi de génératrices polymorphiques donnant à la Ibis des courants alternatifs et du courant continu à basse tension et n’avant par suite qu’un seul enroulement induit et enfin en l’emploi de génératrices polymorphiques mais ayant cette fois deux enroulements induits distincts donnant, l’un du courant continu à basse tension, l’autre du courant alternatif à haute tension pour le transport à distance.
- L’emploi de groupes éleetrogènes fournissant une seule nature de courant dans une usine produisant à la fois du courant continu et du courant alternatif a bien pour effet de diminuer la consommation de vapeur, mais il a l'inconvénient d’exiger un matériel triple ou quadruple du Matériel qui serait nécessaire pour alimenter directement les appareils récepteurs, Ainsi si
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- l’énergie est produite sous iorme de courant continu à liasse tension, l’alimentation du réseau suburbain à courant alternatif à haute tension exigera l’emploi d'un transformateur rotatif transformant le courant continu en courant alternatif à basse tension et dont il faudra par suite élévor la tension à l’aide de transformateurs ; la capacité du matériel électrique sera donc triple de celle des appareils récepteurs à alimenter. Il en sera encore de même si l'usine produit uniquement du courant alternatif à hante tension.
- T/emploi d’une dynamo fournissant a la fois du courant continu et du courant alternatif, tous deux à basse tension, permet de supprimer le convertisseur de courant continu en alternatif et vice versa ; c’est le cas des nouvelles unités gêné, ratriecs installées à la station centrale de Chi-cago.
- Une autre combinaison analogue, peu recommandable du veste, consisterait a employer des unités à courant continu et courants alternatifs à haute tension, mais la réalisation des dynamos à courant continu à a 000 ou 3 000 volts est assez délicate et augmenterait beaucoup le prix du matériel. Dans ce cas on supprime bien les transbrinateurs a courants alternatifs, mais il y a lieu d’abaisser la tension du courant continu à l’aide d’un moteur générateur ou d’un dyna-motcur ce qui est moins avantageux comme prix que la solution consistant a produire les courants alternatifs à basse tension.
- La solution évitant l’établissement d’un matériel de capacité double ou triple de celle des appareils d'utilisation exigerait l'emploi de dynamos fournissant à la fois du courant alternatif à haute tension et du courant continu «à basse tension; telle est la proposition de M. Adams.
- Dans certaines stations centrales, principalement en Angleterre, on a préconisé un svstème analogue consistant à atteler sur un même moteur à vapeur, une dynamo à courant continu et un alternateur, les deux dynamos étant placées Tune dans le prolongement de l'autre de façon à permettre l’emploi de l’ensemble comme transformateur rotaLil de courant continu en eourant alternatif et vice versa par démanchonnage du
- (l’est, en quelque sorte un perfectionnement de ce dispositif que propose en somme M. Adams. Chaque induit d’une dvnamo de ce genre coin-I porterait deux enroulements aboutissant Lun h
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- des bagues de prises de courant, l’autre à un collecteur (’).
- Dans le cas d’une distribution uniquement par courant alternatif les deux induits seraient à courant alternatif l’un à basse tension pour la distribution locale, l'autre à haute tension pour la distribution à distance.
- La difficulté de réalisation d’une dynamo à deux induits, l’un à basse tension, l’autre à haute tension, n’est pas aussi grande qu’on pourrait le supposer au premier abord. En particulier le problème est facile à résoudre dans le cas où la distribution à haute tension se fait par courant alternatif simple. L’espaco occupé par l’enroulement à haute tension est en effet moindre que la moitié de la surface do l’armature et l’espace libre peut facilement être utilisé pour loger l’enroulement à basse tension à courant contiuu ou à courant alternatif.
- Ces machiues pourront, avec l’emploi d’nnc batterie d’accumulateurs, servir do convertisseurs permettant d'alimenter le réseau éloigné de l’usine pendant les heures d’arrêt des moteurs primaires.
- Dans un second article sur le même sujet, M. Adams réfute quelques objections qui lui ont été posées dans une note éditoriale deY Electrical World and Engineer au sujet de la difficulté d’isolation entre les (leux enroulements induits. M. Adams fait remarquer d’abord qu’il a en vue une station centrale ordinaire, c’est-à-dire comprenant un réseau local et un réseau à une distance assez faible pour ne pas exiger une tension supérieure à a ooo ou 2 000 volts, ce qui est en somme un cas assez fréquent, et non un transport à une grande distance exigeant une tension de 5 000 à 10 000 volts, transport qui correspond rarement à une demande importante d'énergie dans le voisinage de l’usine générais otre confrère faisait remarquer en outre a M. Adams que les machines à hante tension à cou-
- i'j Nous croyons utile de rappeler ici que des roa-étaicnl bobinés, celui du courant continu en anneau et
- (voir à ce sujet l'article de M. C.-F. Guilberl, Lumière Electrique, t. L. p. ior, 1893).
- rant alternatif exigent un très petit nombre d’encoches pour diminuer l’encombrement, de l'enroulement en même temps que pour assurer sa parfaite isolation, tandis que les dynamos à courant continu nécessitent l’emploi d’un grand nombre d’encoches par pôle et que par suite une dynamo à haute et basse tension devra comporter forcément deux séries d’encoches, les unes assez grandes et écartées pour le bobinage de l’induit à courant alternatif et les autres pour l’cnroulemrnl; à courant continu. De plus la difficulté d’isolation ne permettra que difficilement le logement des enroulements dans les mêmes trous.
- À ceci l’auteur fait remarquer qui' l’isolation des deux enroulements dans une même rainure n’est pas plus difficile que l’isolation d’un enroulement à haute tension par rapport à la masse et que rien ne s’oppose, et c’est, suivant lui, la tendance actuelle, à multiplier le nombre de tours dans les induits à courants alternatifs. U11 calcul simple permet cependant de constater que dans le cas d’un induit à courant alternatif à haute tension ayant un nombre d’encoches par pôle comparable à celui d’une dynamo à courant continu ordinaire, biplace pour loger les inducteurs et l’isolant est très faible; et le problèm ne saurait nullement, être résolu d’une manière salisfaisante, comme le pense M. Adams, en augmentant la hauteur radiale du fer.
- Finalement, M. Adams, et il aurait peut-être pu commencer par là, propose d’employer deux induits distincts calés sur le même arbre cl excités par le même champ magnétique. Une telle machine serait évidemment un peu plus coûteuse qu’une dynamo à un seul induit et deux enroulements, mais il y aura avantage, par rapport à la dépense d’un transformateur nécessaire pour élever la tension, si le courant alternatif était produit directement à basse tension.
- Toutefois, dit lElectrical f Vorld dans sa note éditoriale, l’espace qu’il sera nécessaire de ménager entre les deux induits pour le logement des connexions, développantes ou chignons, donnera une mauvaise utilisation du champ inducteur et conduirait probablement l'auteur à constituer deux inducteurs distincts, un pour chaque induit, c’est-à-diro, en somme, à employer deux machines distinctes accouplées directement; c’est la solution dont nous avons parlé plus haut.
- Présentée de cette façon la solution est sure-
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- meut moins économique que l’emploi d'une rlvtianm à un seul enroulement induit donnant à la (ois du courant continu et du courant alternatif à basse tension avec un transformateur pour élever la tension h la valeur voulue. L’emploi, d’un transformateur nécessite en effet un supplément de capital engagé de 20 p. 100 de la puissance a transformer, e'est-a-dire do 10 j). 100 de la puissance totale si l’on admet que l’éncx*-gic » transmettre a distance est égale à celle à distribuer dans le voisinage de l’usine, car le prix d’une génératrice à double courant est sensiblement le même que celui d’une dynamo ordinaire. Or le prix d’une dynamo avec deux induits serait probablement supérieur de 10 p. 100 à celui d’une dynamo ordinaire de même puis-
- Quant au rendement, en prenant 96 p. 100 pour le rendement du transformateur et en admettant le même rendement pour les génératrices des deux sortes, il ne serait eu somme que de 2 p. rooplus grand dans l’emploi d’une génératrice à deux induits distincts. J. II.
- TRACTION ÉLECTRIQUE
- Projet d’installation de traction électrique sur les lignes de chemins de fer urbaines de
- La circulation sur les chemins de fer urbains de Berlin a, dans ccs’dernières années, pris une exleusion considérable. Les courbes représentées par la figure 1, indiquant la progression annuelle de la circulation sur le métropolitain et le chemin de fer de ceinture, ne laissent aucun doute à cet égard. Les installations actuelles sont absolument insuffisantes pour subvenir aux besoins de l’exploitation ; et un projet d'agrandissements basé sur une augmentation de 20 ou 3o p. 100 du chiffre actuel des voyageurs, conduirait en peu de temps a la même situation que celle d’aujourd’hui.
- Dans son numéro du i5 novembre 1899, VEle.ktrotechnische Zeitschrift, nous expose un projet consistant à modifier aussi peu que possible les constructions actuellement existantes et a remplacer la traction à vapeur par la traction électrique. De la sorte, la marche du train pourra être accélérée et par suite la capacité d’exploitation augmentée.
- Les trains actuellement en circulation se
- composent de 9 voitures à deux essieux et d’une locomotive; les trains électriques se composeront de 8 voitures motrices à quatre essieux, ce qui correspond à une augmentation de capacité de 80 p. 100. Ce chiffre de 8 voitures n'est
- d'ailleurs pas une limite et pourra être notablement augmenté sans créer pour cela do difficulté d'exploitation : la seule mesure a prendre sera d'agrandir certaines gares.
- Comme la durée nécessitée par le démarrage et l'arrêt se trouve diminuée tandis que la vitesse maxima sera augmentée, le temps que mettra chaque train à parcourir chaque section du block-système sera réduit de 3 à 2 minutes. Si l’on compte sur un arrêt moyen do 3o secondes et une vitesse maxima de jo km à l’heure, 011 réalisera sur le système actuel une économie de temps de 20 p. 100 environ. Si en outre on se place dans le cas de trains à 12 voilures se suivant de 2 en 2 minutes, on augmentera la capacité d’exploitation de 260 p. 100.
- Le réseau de Berlin .'fi g. 2) comprend actuellement une circulation horaire de 1 188, J trains-kilomètre ; le projet actuel sc base sur le môme chiffre. Le principal avantage de la traction électrique sur la traction à vapeur est dans le cas qui nous occupe, la rapidité de démarrage. La force
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- fit; traction d’une locomotive du métropolitain est 1 pour donner au train une accélération de i 5 cm dans les premières secondes de \ f\oü kg ; elle I par seconde jusqu'à ce que la vitesse ait atteint diminue bientôt mais reste encore assez grande | la mètres a lu seconde. A ce moment, 8o se-
- Mélropoliiain et-ceinture do Berlin.
- comles se sont écoulées et le chemin parcouru est de 5oo mètres.
- La ioree de démarrage des trains électriques projetés est bien plus considérable. Chaque voilure comprend a éleetromoteurs pouvant fournir ensemble 35o chevaux ce qui lait au total i 8oo chevaux (contre /{oo chevaux pour la locomotive). On s’est imposé une accélération de o,455 m par seconde depuis l’arrêt jusqu’à la vitesse de 11 mètres, accélération d'ailleurs indépendante du nombre des voitures. Le train prendra donc sa vitesse en 26,4 secondes et aura pa?'couru r6o mètres à ce moment. Dans les 53,6 secondes suivantes , il parcourra 643 mètres si la vitesse reste constante, ce qui lui fait une avance de 3o3 mètres sur le train à vapeur, et cela sans accroissement de la vitesse
- maxima. En réalité la vitesse maxima prévue est de i3,() mètres par seconde.
- Le démarrage rapide des trains électriques a été aussi utilisé pour réaliser une économie d’énergie. Le train à vapeur 11c peut en effet atteindre sa pleine vitesse que très peu de temps avant la station et une force vive qui lui permettrait de parcourir encore 2 000 mètres est dissipée par le.freinage.
- Le train électrique arrive bien plus toi en vitesse. Si l’on coupe alors le courant la vitesse diminue graduellement. Si l’on détermine le moment de cette interruption par la condition que le train électrique outre en gare avec la même vitesse que le train à vapeur, le premier ne perdra rien de son avance mais les pertes par freinage seront les mêmes. Si au contraire on
- consent h perdre une partie de l’avance, c’est-à-dire si on coupe le courant plus tôt, les pertes par freinage seront diminuées. Dans le projet, on compte sur une augmentation de 20 p. 100 sur la vitesse moyenne et sur une diminution de 20 p. 100 sur les pertes par freinage, lui
- figure 3 représente 2 diagrammes de marche, l’un pour les trains à vapeur, l'autre pour les trains électriques : ou voit entre autres que ces derniers sont bien plus aptes à rattraper un
- 11 nous paraît à peine nécessaire de signaler
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- l’économie notable que l'on obtient en produisant l’énergie clans une station centrale au lieu de la produire sur une locomotive (condenseurs, économiseurs, réehauiïeurs). L’emploi des batteries-tampons permet aussi de réaliser nue économie notable en faisant toujours marcher les machines à pleine charge. L’économie résultant de l’ensemble de ces conditions est notablement supérieure à la dépense résultant de la
- L’énergie sera produite par deux grandes stations centrales. La distribution sera à trois fils avec ooo volts sur chaque pont : le courant sera amené aux moteurs par un rail situé a proximité de chaque voie, sur lequel frotteront des glissières. Dans chaque station il y aura une batterie d’accumulateurs connectée au rail d’amenée du courant. Cet emploi d’accumulateurs est absolument indispensable pour parer aux a-eoups considérables produits par les démarrages. Un train de 8 voilures exige au démarrage une intensité de 4°°° ampères sous 6oo volts. Cette condition a nettement déterminé la préférence donnée au courant continu sur l'alternatif. Dans ce dernier cas en elfet l’emploi d’accumulateurs est impossible ou du moins ne peut se luire qu’indirectement et avec perte d’énergie. Ajoutons que les batteries pourront assurer tout le service pendant 3 heures, ce qui constitue un très liant degré de sécurité.
- Chaque section du rail conducteur peut être mise hors-circuit sans interruption de service pour les autres : les deux stations génératrices continuent en effet à fournir le courant de chaque côté de la portion interrompue. Le système à 3 fils évite en outre les érosions produites par le courant : celui-ci en effet ne retourne pas directement des rails à la station, mais va des rails UKm.lcu.ils aux rails descendants puis retourne par les trains descendants. Le rendement d’un rail Je contact est de 96 p. roo. Ce chiffre est important car la durée de la pleine charge est extraordinairement élevée,. 19 heures par jour.
- Chaque station centrale (voir fig. 2) contiendra d’abord to dvnamos shunt d’une puissance normale de 700 kilowatts. Ces machines seront deux par deux accouplées directement à une machine à triple expansion d'une puissance normale de 2000 chevaux et d'une puissance maxima de 2 5oo chevaux. Les stations comprendront tous les dispositifs économiques modernes,
- condenseurs, économiseurs, réchauffeurs, appareils électriques de transport de charbon.
- Vous avons dit que les machines à vapeur auraient une marche régulière. En outre la durée d'interruption pendant la nuit sera si courte que les chaudières auront à peine le temps de se refroidir. Le kilowatt-heure sera donc produit à des prix extraordinairement bas d’autant plus que les frais auxiliaires de personnel et autres auront a se répartir sur une consommation annuelle de 6G millions de kilowatts-heure.
- En hiver les trains seront, chauffés électriquement : il faudra alors 8 machines à vapeur marchant en pleine charge pour assurer le service. La réserve sera constituée :
- iu Par les deux dernières machines à vapeur ;
- 20 Par la possibilité d’accroître de s5 p. 100 la puissance maxima do chaque machine;
- 3° Par les batteries.
- Les figures 4 et 5 représentent les dispositifs d’amenée du courant : ils se composent de tasseaux de bois A, d’isolateurs B, do rails de courant C, cl de toiture de protection en bois D. Les tasseaux de bois imprégné ont 2.4 ctu de large, 10 cm d’épaisseur, 65 cm de long. Des boulons Aj fixent l’une des extrémités du tasseau a la traverse. L'isolateur, fixé sur le tasseau par des vis, se compose d’un socle en fonte B, d’une cloche en porcelaine B, et d une piè*cc en fonte Bgqui tient le rail. Deux rails consécutifs sont réunis par une éclisse on cuivre boulonnée avec des boulons en acier. Un toit de protection en bois préserve le rail de la pluie et de la chute de corps étrangers qui pourraient établir un contact à la terre. En ligne droite, les isolateurs sont distants de 3 mètres. Les 2 rails d’amenée sont tous deux disposés dans l'entre-voie. Dans les gares où le trottoir se trouve entre les deux voies, les rails d’amenée seront reportés vers l'extérieur et réunis aux sections précédentes au moyen de câbles sous plomb. Il en sera de même aux embranchements : comme les moteurs d’une voiture sont indépendants des autres, pendant ces changements de voie, une partie des moteurs empruntera le courant aux rails positifs, l’autre partie aux rails négatifs. Dans les changements de voie Tig. Gy le rail de contact est interrompu sur 1111e longueur de 32,85 m dans le cas le plus délavorable ; mais cette interruption n’apportera aucune perturbation car chaque voiture possède deux prises de courant, l’une à
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- l’avant l'autre h l’arriére et trouve ainsi une km- | lemiption <ie courant. Chaque fois que le rail gueur de 1m- Si on parcourt toujours les I d'amenée cesse, il a son extrémité recourbée mômes changements de voie, il n'y a pas d in- I vers l’extérieur de façon que le contact glissant
- vienne correctement prendre sa positiou. La figure 7 montre la position de ce contact par rapport au profil de la voie : il est disposé
- Fig. 6. — Changement cte voies.
- sous les marchepieds, ce qui empêche les vova-geurs de le toucher par mégarde.
- La section du rail est calculée de manière à donner une perte de tension maxima de 5o volts et une perte moyenne de 20 volts. L’emploi du cuivre conduit pour le rail du métropolitain à une section de 3 4°o mm2, pour celui de la ceinture de nord de 2 200 mnr et pour celui de la ceinture de sud de 2 55o 111m2. Les autres lignes seront alimentées pur des rails de fer.
- Chacune des 38 sous-stations aura une batterie de 55o éléments d'une capacité de 800 ampères-heures pour une heure de décharge et en outre une dynamo avec son moteur et les instruments de mesure pour recharger la batterie pendant la nuit. Toutes les batteries réunies peuvent fournir à elles seules 4°o°° kilowatts pendant 3 heures, c’est-à-dire remplacer eu
- toute sécurité les deux stations centrales pendant ce temps.
- L’équipement électrique des voitures comprend 2 moteurs de 17a chevaux pesant 2,4 tonnes chacun, les contacts de prise de eou-
- Fi*. t. — Profil de la voie.
- rant, les appareils de couplage et de régulation ainsi que 1 éclairage. Les figures 4 et 5 montrent ia construction de la prise de courant. Le cotnln-nateur est disposé sous la caisse. Le conducteur placé à Lavant de la première voiture du train commande tous les eombinatenrs par l'intermédiaire d'éleetromoteurs. Un commutateur u trois touches (marquées départ, marche, frein)
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- Il K Y Y E D ' K L K G T ttl C1T F
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- permet sui conducteur d agir sur cet éloctromo-teur. Ce système de régulation permet de réunir électriquement plusieurs moteurs du train et de régler lu vitesse à partir de la première voiture : un autre avantage consiste dans ce lait que les voitures sont uniquement réunies par les tils lins des éloetromoteurs auxiliaires, non par de gros câbles. Cne avarie quelconque survenant ii un moteur n'intéresse donc nullement les autres et le vovage se continue très facilement, les autres moteurs suffisant à assurer la vitesse voulue à l'ensemble du train. 11 n'v a aucune manœuvre à faire eu gare terminus : le conducteur se rend simplement à l'autre extrémité du train, qui devient la tète à son tour.
- Le freinage s’opère au moyen d'un frein à air comprimé domianl un ralentissement de o,5o m par seconde. Kn outre il v a un freinage électrique, consistant à transformer les moteurs en génératrices. Chaque voiture a un frein à air; la première et la dernière voiture ont une pompe à air mue électriquement. Le cluuiliage se fait électriquement d'une part avec les rhéostats de démarrage, d’autre part avec des résistances additionnelles réglables à volonté.
- Le nombre de voitures nécessaire peut se calculer ainsi : il y a au maximum 9 6<>o voitures-kilomètre par heure ; la vitesse moverme est de 28,y. km. Si 011 ajoute 14 p. roo pour les voitures stationnant aux extrémités et les voitures de réserve ou arrive au chiffre de 4oo.
- Les dépenses sont évaluées de la façon sui—
- Bàtiinonls....................
- Installation des stnt-ov* S'utéralrices
- Canalisation..................
- Dispositif Siemens et Halske pour voitures 3 trôlet et à accumulateurs. — Brevet allemand. hlt‘klrutechnische liundschau, t. XVI, p. içp, p-i- juin «#99-
- La disposition adoptée par la firme Siemens et Halske pour l'exploitation des tramwavs électriques avec accumulateurs et conducteur extérieur présente certains avantages sur celles
- actuellement en usage, au point de vue de la sécurité du fonctionnement. Lorsque la voilure quitte la partie de la voie à fil aérien, le mécanicien est forcé de séparer la prise de courant du circuit en charge : eu outre, par un dispositif connu, lorsque la voiture est alimentée par le conducteur externe, une résistance est intercalée dans le circuit des lampes pour éviter qu'elles 11e soient soumises à la tension trop élevée du
- La jj ri se de courant b est reliée à un ccunnu-latouv A qui porte deux pièces de contact c isolées du veste mais communiquant entre elles et une pièce d toujours reliée a la prise b et munie d'une encoche e ou d’uno pièce isolante, de telle sorte que dans la position représentée par la hgure i le ressort de contact j 11e puisse communiquer avec la pièce b, tandis que la communication a lien pour une position oblique lorsque le conducteur externe touche la prise de courant. Le ressort de contact f transmet le courant au fil g et au circuit i des lampes par l’intermédiaire de la résistance auxiliaire u\ Les conducteurs W, ferment le circuit des lampes sur les accumulateurs par les contacts
- Le commutateur B qui. doit être employé simultanément avec A est muni de quatre contacts disposés de telle sorte que les liaisons 1-2 et 3-4 peuvent être établies séparément ou simultanément ou bien la liaison 2-3 ; au contraire la liaison i-4 est rendue impossible par la construction même du commutateur; il sulbt par exemple que la distance i-4 suit différente des distances 3-4, 2-3, 1-2 toutes égales. La figure 2 représente les trois positions possibles du commutateur ; en C la marche par le mou'ii du conducteur externe et la charge des accumulateurs, en D la marche par le conducteur externe sans charge des accumulateurs, eu E la marche par accumulateurs. La pièce de contact du commutateur est formée de deux ponts reliés par une pièce isolante; dans les positions 1) et Ë les extrémités non utilisées du commutateur se logent dans des trous d’arrêt 00. Le conducteur m \a du contact 2 au eombinateur et. le conducteur n va du contact 3 à la borne positive des accumulateurs. Le commutateur sert également de disjoncteur; voici comment il fonctionne :
- Sur la voie à trôlet, le ressort/'est en communication avec celui-ci par la pièce d ; le courant du iil extérieur est. donc amené par g a la borne
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- L’KCLAIUAGK ÉLKCTRIQUK
- 4 et par h à la borne i, Lorsque la voiture quitte la voie à til aérien, le eommulaleur A se place automatiquement dans la position perpendiculaire ce qui sépare la prise de courant du circuit,
- Fig. i. — Système Siemens et Halske pour traction électrique mixte.
- des lampes et de là batterie. Pour que la voiture puisse alors marcher avec les accumulateurs il faut que le combinateur soit directemcntlié à la batterie. Le mécanicien est forcé d’interrompre la liaison 1-2 et d’établir 2-3. Par cette manœuvre la prise de courant est séparée aussi du combinateur et par suite n’est soumise a aucune tension. Cet isolement est un avantage de la disposition décrite ici sur celles qui sont habituellement uti-
- lisées et dans lesquelles la prise de courant n’est soustraite à la tension que lorsque le commutateur est. tourné et reste en tension dans la position perpendiculaire; comme ou oublie souvent de tourner le commutateur, le danger n’est pas évité car la prise de courant reste pendant la
- marche avec le courant de la batterie. Au contraire avec le dispositif Siemens et Halske les lils télégraphiques ou téléphoniques qui tomberaient accidentellement sur le toit de la voilure 11e pourraient causer aucun dommage.
- La figure 1 monti'e le schéma du circuit des lampes pour les différentes positions de l'interrupteur A. Au passage de la région à trolet à celle où agissent les accumulateurs, le mécanicien est averti par l’extinction des lampes s'il a oublié de tourner le commutateur A, La liaison des contacts XVq par la pièce c ferme le circuit des lampes sur les accumulateurs. G. G.
- Frein à courants de Foucault pour moteurs de tramways Elektroteehniscke Zeitschrift, t. p. 8$7, 7 décembre 1899.
- Ce frein; employé par la Société Ilélios, réunit le freinage électrique au freinage mécanique dans les voitures de tramways.
- Nous entreprendrons sa description comme suit : tant que la vitesse de la voiture est grande, le freinage par courants de Foucault agit seul, et le freinage mécanique n’entre en action que lorsque la vitesse étant devenue si faible, les courants de Foucault ne suffisent plus au freinage efficace de la voilure.
- Par cette disposition la voiture peut être freinée jusqu'à l’arrêt complet et tout autre freinage peut être supprimé, en particulier celui des roues, ce qui ménage beaucoup les ban-
- Le frein se compose de deux parties principales, Féleclro-aimant B et l'induit en fer A ’fig. 1 et 2).
- L’électro-aimant est fixé au bâti de la voiture, et l’enroulement de ses bobines F est tel, que l’on obtienne alternativement un pôle nord et un pôle sud par le passage du courant.
- I,'induit est claveté sur l'arbre do telle sorte qu’il toui'ne avec lui, mais peut en outre se déplacer parallèlement à l’axe. Sur le moyeu de l’induit, mais mobile par rapport à lui, se trouve l’anneau O sur le pourtour duquel sont fixées des pièces F, dont les extrémités glissent dans des coulisseaux obliques de l'anneau G solidement vissé sur l’arbre. L’anneau D est relié aux masses du régulateur Q par les le-
- Unc variation de vitesse de la voiture, produit par la force centrifuge, un changement de
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- H K VT'F, D’KLEC.TRICITÉ
- distance des masses du régulateur par rapport à l’axe et communique • à l’anneau 1) une rotation, par laquelle les pièces E prennent une autre position dans les coulisseaux de C, et déplacent l’induit dans une direction axiale
- lig- i. «ta).
- Lorsque .la vitesse diminue, l’induit se rapproche de lelectro-aitnant, Lorsqu’elle aug-111(miLe il s’en éloigne.
- Ce déplacement, obtenu par un moyen mécanique, s’ajoute pendant le freinage a l'action
- électromagnétique des pôles sur l’induit, action qui agil dans le sens du déplacement lorsque la vitesse diminue et en sens inverse lorsqu’elle augmente.
- Ce lrein a été employé avec succès pour les voitures du tramway de Lvmsberg qui ne comportaient qu'un moteur, le second essieu pouvant dans ce cas servir au montage du (rein.
- Le courant d’excitation de l’électro-aimant est fourni pendant lè freinage par le moteur lonctionnaut comme générateur, ce qui produit lin freinage sur les deux essieux.
- An début du freinage, c'est-à-dire lorsque la vitesse de la voiture est grande, le voltage du moteur est très élevé, par suite le courant, d’excitation du frein également. Lorsque la vitesse tombe par le freinage le courant d’excitation diminue, mais en même temps l’induit se rapproche des pièces polaires, l’entrefer devient plus faible ainsi que la résistance magnétique, ce qui produit un freinage sensiblement, constant.
- Einalement, lorsque les courants de Foucault sont devenus très faibles, l’induit supplique sur 1 electro-aimant et le frottement mécanique
- agit avec les courants de Foucault pour arreRer le mouvement. P. 1).
- RECHERCHES THÉORIQUES
- Conductibilité calorifique, conductibilité électrique, chaleur spécifique et pouvoir ther-moêlectrique de quelques métaux, par W. Jæ-ger et H. Diessolkorst. iïiizbyr. drr Ak der' Whsmsf
- F. Kolbrauseh a indiqué une méthode de détermination directe du rapport — de la conductibilité électrique x à la conductibilité calorifique ). d’un même métal. Ou fait passer dans le conducteur supposé homogène un courant électrique- et5 quand la température a aLteint son état stationnaire, on mesure les températures U,, U,, U3 en trois points et les potentiels v , cs, 1>9 aux mêmes points. Si on néglige là conductibilité du milieu ambiant, on a ; ; .
- J__.il (R-y fra - v*) Fs-'VT
- x ~ a 3 ; Fvq - râ> + uâ (V3 - rj + C3 (y, - y), _ '
- Les auteurs ont réalisé les expériences en se servant de conducteurs cylindriques. U, est approximativement égal à U, et e, — à peu près égal à e3 — =-*:Y.
- Dans ce cas, la formule se réduit à :
- X
- X -- a U
- si on pose pour abréger
- U _= Uâ---— (U, -1- U3)
- Si le potentiel est exprimé en volts, /, est exprimé en watts.
- Far suite de la conductibilité du milieu ambiant, la valeur de U doit être affectée d’une correction ii et la différence de température A qu’il faut introduire dans la formule est i —
- U -(- u!.
- Four calculer xi, ou se sert de l'équation du régime variable,
- dans laquelle t désigne le temps, v la chaleur spécifique, s la densité, q la section etp le contour du barreau, «9 la température ambiante ;
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- L’ÉC L AIR A G E É L K CTRJ Q U E
- T. XXII. -- N-’ g
- l’axe des x est l’axe du cylindre ; x “ I.
- est l’énergie apportée par le courant dans un centimètre cube. lu — ?zA, l'influence de la conductibilité superficielle, h étant la conductibilité extérieure par cm2 de la surface : l'unité de quantité de chaleur est l’équivalent du watt-seconde.
- Rendant l'état stationnaire ~ o^, on obtient, en tenant compte seulement de la première puissance de /?, // = eX, en appelant t une constante proportionnelle à h et N, l’expres-, qu’on peut faire varier à volonté en taisant varier les conditions expérimentales. De la différence de température
- observée A = u1-------l— ^u, -|- , on déduit la
- différence vraie, c'est-à-dire celle qu’on obtiendrait s'il u’y avait, pas de chaleur cédée au milieu ambiant, U — A—s N.
- D’autre part, la valeur observée A est une fonction linéaire de N et C la valeur de cette fonction pour N —O. Ou bien, on fait N = o, c'est-à-dire qu’on choisit la température extérieure définie par la relation ti0 = ut-----i- A ;
- ou bien, on détermine U par interpolation, en déterminant A pour doux valeurs de N il peu égales, mais l’une positive, l’autre négative.
- Enfin, on peut aussi se servir d'une expérience faite sans le courant pour déterminer' $ ; on a dans ce cas, XJ: — o et t---. Plusieurs obser-
- vations sont faites ainsi sans courant, avec des valeurs différentes, afin de vérifiez' que la chaleur cédée au milieu extérieur est proportionnelle à la différence de température.
- Dans l’équation ci-dessus. 7, et x sont considérées comme des fonctions de la température ; si on admet ({ne ce sont des fonctions linéaires ce qui est légitime dans un petit intervalle, la valeur de — déterminée de la manière indiquée ci-dessous correspond à la température moyenne ---------— A^ , tandis que la conducti-
- bilité électrique, déterminée par la mesure des différences de potentiel et de l’intensité correspond à la température -----------*- A^.
- Les expériences ont été effectuées sur le zinc,
- l’étain, le plomb, le cuivre. le cadmium, le bismuth, le nickel, l’aluminium, l’argent, l’or, le {(latine, le palladium, tous ces métaux se trouvant dans l'état pur le plus rigoureux qu’on puisse réaliser.
- Les barreaux avaient, en général, une Ion-gneur de 27 cm et un diamètre de 1 à 2 cm suivant leur conductibilité. En leur milieu et on deux points situés de part et d’autre à 9 cm de ce milieu, ils portaient des trous d’environ o,5 mm de diamètre. Les extrémités sont appliquées exactement sur des joues de cuivre, qui sont maintenues dans 1111 bain d’eau dont la température est constante à quelques centièmes de degré près. Afin que la température ambiante soit bien définie, le barreau est entouré d’une enveloppe de cuivre à doubles parois, dans laquelle circule de beau à différentes températures ou de la vapeur. Entre l'enveloppe et le barreau se trouve du coton, pour empêcher le transport de chaleur par convection.
- En général, la différence de température entre le milieu et. les extrémités du barreau est de quelques degrés : la différence de potentiel correspondante d’environ 0,01 volt : l’intensité du courant de 20 à 35o ampères,
- O11 prend la température au moveu de couples thermo-électriques fer-constàntan, dont l une des soudures est placée dans le trou du barreau. Ces couples sont au préalable étalonnés, par comparaison avec des thermomètres normaux étudiés à la Reiehsanstalt. Leur force éleeiro-: motrice est représentée en fonction de la température par la formule :
- —J- = èa.aS -j- o,o5Go t — o,ooot83 t2 inicrov.
- Dans les expériences laites aux températures voisines de la température ordinaire, on lait varier „\T en changeant la température de la double enveloppe et laissant celle des bains extrêmes constante : dans les expériences faites à 100", c'est l’inverse.
- Les métaux employés ne renfermaient pas plus d’un millième d’impuretés.
- Même pour les métaux les plus purs, le rapport — n’a pas des videurs égales. De plus, il croit quand la température s'élève, d'environ 2 à 4 millièmes par degré et ce coefficient de variation est en général d'autant plus grand que le rapport est lui-même plus petit.
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- RE VU K D’ÉLECTRICITÉ
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- les alliages, le I qu’il leur
- pour qu'c
- » jr
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- L ’ K (11. AIR AC. K K L E C T II I g U F
- T. XXII. -- N6 9.
- Si J0 est l'intensité totale du couvant cathodique qui entre dans le tube, i le courant dû aux rayons diffusés qui atteignent les parois du cylindre I), l'équilibre du galvanomètre correspondra à la condition :
- La quantité ;de rayons diffusés varie suivant nue l'onction exponentielle de la distance; par conséquent, pour un faisceau de section infiniment petite
- h (i
- Jc étant l'intensité du faisceau à l’entrée dans le cylindre, l la longueur de ce cylindre; b sera le coefficient de diffusion.
- Pour le faisceau tout entier :
- i = J„ JL ( m» l dr,
- 0 4* «./ci
- <or étant l’angle solide sous lequel la section du tube est vue du point dont l’abscisse est ,r.
- Les limites de l’intégrale sont : xv abscisse du point le plus éloigné du côté de. la cathode, d’où on puisse voir encore la paroi intérieure du cylindre et „r, qui est égal à ,r( -f- l.
- Il est donc aisé de calculer ces limites en fonction des dimensions de l’appareil. Mais, il est clair que le terme principal est représenté par l’intégrale prise entre o et l, les autres tenues n'étant que des corrections.
- En limitant la précision du calcul à 2 p. ioo on peut simplifier beaucoup l'intégration et l’effectuer sans recourir aux développements en
- Les mesures ont été effectuées sur cinq gaz : Az2, CO3, CO, IP, AzO. Si V désigne la différence de potentiel entre les électrodes, p la pression du gaz, on trouve qu'au-dessus de 3 ooo volts, le quotient [3 =—y- est à peu près constant et a pour valeur :
- Az1 CO* CO 11* Az O
- fl = 565o 683o (338o 73o 6900.
- La valeur de ce rapport 11’est pas en relation simple avec le poids moléculaire : cependant il est a remarquer que pour les trois premiers gaz, le quotient de jâ par le produit du poids molé-
- culaire M0 et du rayon ç> des molécules est à peu près le même :
- CO* 683o 4i i3 ii,9*
- CO 638o a 8 19 n,6o
- Kaufmann cherche à interpréter ces résultats dans la théorie de l'émission. Il admet (pie là diffusion des rayons cathodiques est due nu choc des particules cathodiques sur les molécules gazeuses et l’absorption à l’énergie perdue par les particules à la suite de ce choc.
- La vitesse do, translation des molécules gazeuses n’est guère que la 5o 000e partie de celle des particules cathodiques : on peut donc l'aire abstraction du déplacement des premières. E11 admettant qu’entre les molécules et les particules s’exerce une atlractiou
- mf{r)
- h étant une constante, f[r) une fonction de la distance r de la molécule et de la particule considérée, 011 trouve [pour le coefficient de diffusion b l’expression :
- » = x«p> + «
- Dans cette expression, X représente le nombre des molécules contenues dans un centimètre cube de gaz, p le rayon de la molécule, m la niasse de la particule cathodique, £ sa charge électrique, V la différence de potentiel entre les électrodes.
- Pour mettre d’accord 00 résultat avec la loi expérimentale trouvée :
- Mft p
- h =— y— C X const.
- il faudrait supposer /’(/•) = ~ et le premier terme Ntco1’ négligeable, hypothèses peu probables; en fait Nrcp2 calculé d’après la théorie cinétique des gaz est plus grand que les valeurs de b observées.
- Si, d’autre part, on considère M comme très grand vis-à-vis de ni, le coefficient d’absoption a pour valeur théorique :
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- 3 Mars 1900.
- U K V 11 K ]>’ É L E C T H1C1T É
- d’où :
- "m--
- Dans le cas où b et M seraient proportionnels au poids moléculaire, en x serait indépendant, ce qui est en contradiction avec les expériences de
- En calculant M dans l'hypothèse où £ serait, égal à la charge d'un ion, on trouve par le rapport de M à la niasse MA2 do l'atome d'azote :
- M pourrait être, d’après cela, la masse d’un « atome élémentaire » qui serait les o,<>38 de la masse de 1 atome «l’hydrogène ; m serait les o.ooo53 de cette dernière. M. L.
- Courants de convection et chute de potentiel aux électrodes provoqués parles rayons X, par J. Zeleny. The Pkysical Jteriew. t. YIIJ, p. 161-17.3, résumé dans lu Joutant rte Physique, 3r' série, t. VIT!,
- Pendant la conduction à travers un gaz traversé par les radiations de Rœntgen, des courants de convection se produisent qui entraînent généralement le gaz vers les électrodes. Ces courants sont causés par le mouvement des charges libres qui existent dans le gaz. La chute de potentiel qui en résulte s’étend à une couche de gaz épaisse de 1/10 de millimètre, an voisinage des électrodes. Enfin la force électrique agissant sur les électrodes est accrue par l’exposition du gaz aux rayons Rœntgen.
- Expériences de diffraction et détermination delà longueur d'onde des rayons de Rœntgen, par M. Maier. IVied. Ann., t. LXYIII, p. 903-91G, août •a99-
- M. Maier a fait de nombreux essais pour obtenir la diffraction des ravons de Rœntgen en leur iaisant traverser une fente étroite. Toutes ces tentatives effectuées avec des tubes nombreux de construction très diverses, sont restées infructueuses. 11 11'a pas eu plus de succès en employant un réseau de Schwerd, formé de iîls métalliques fins.
- Les expériences les plus nombreuses et les
- plus complètes sont celles où Maier a “employé la méthode de Fourni. La fente diffringente est limitée par deux droites parallèles : la source supposée homogène est une droite parallèle aux précédentes, symétriquement placée par rapport à la fente. Sur un écran parallèle à la fente, on observe alors trois systèmes «le franges ; doux sont extérieurs à l’image géométrique, l’autre est intérieur. Pour «les distances déterminées de la source, de la fente et de l’écran et une largeur déterminée de la fente, une frange noire apparaît au centre de l’image géométrique : c’est le premier minimum ; si on élargit la fente, ce minimum est remplacé par un maximum et ainsi de suite. La longueur d’onde À se déiluit «le la formule :
- y est un nombre entier, a la distance de la source à la fente, b celle de la fente il l’écran, ir la largeur «1e la fente.
- Ce dispositif applkjué aux rayons de Ront-gen émis par divers tubes foeus n’a donné aucune trace de diffraction. Le résultat a été également négatif quand les rayons devaient traverser un milieu fluorescent ou absorbant.
- C’est seulement avec des tubes de Crookes ou des tubes de Ililtorf, cylindriques, que Maier a obtenu dans l’image de la fente la ligne noire répondant au premier minimum.
- D’après la formule ci-dessus :
- ). = o,oi5 [Af*
- >, = o,oi53 (ajo..
- Ce nombre est très voisin de la limite inférieure de X donnée ci-dessus par Ilaga et Wiud. La position du minimum n’est pas du tout altérée ijuand ou fait passer les rayons dans un champ à haute fréquence. /
- Maier a tenté aussi une expérience «le «Effraction avec les rayons secondaires «1e Sagnac ; mais le rayonnement était trop faible, même pour produire une image nette de la fente.
- M. L.
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- :î6o
- j.’i::cLAiragi-: i:lkcthinl'f
- T. XXII. - N° 9.
- SOCIÉTÉS SAVVNTES ET TECHNIQUES
- otatoire magnétique, par H- Abraham rt J. Le-îoino. Comptes rendus, l. CXXX. p. 499-5o-,.
- [urée de
- uagnélique la méthode qui leur a servi pour nontier que le phénomène de Kerr disparait en uoins de un cent-milliouième de seconde et à valner la durée d'établissement de l'étincelle
- circuit reliant les deux pôles d’un niateur àliauL voilage contie
- n5 spires d’un fil de o,y m
- tour entre les électrodes duquel jaillissent les de décharge du condensateur. La .i ces étincelles, polarisée parmi nicol,
- diamètre extérieur et i mm d’épaisseur fermé à ses extrémités par des glaces normales à l’axe, rempli de sulfure de carbone et placé à l'inté-
- prisme biréfringent et un nicol analyseur servant a mesurer la rotation du plan de polarisation.
- Dans une expérience, la résistance liquide (sulfate de cuivre) avait une résistance de i ohm, le condensateur une capacité de y unités électrostatiques. On trouva que la double rotation du nicol était de 4°,5 quand l’étincelle du défla-: était à 0,20 du tube à sulfure de carbone,
- grateur < de 2°3 q
- stance atteignait 2,60 cm quand la distance dépas->11 rotatoire diminue cloue
- sait 6 111. La de moitié pendant le temps mis par la lumière pour parcourir 2,4 m, soit en un centième de le fai-
- temps comprend à la. fois la durée d’établissement de l'étincelle, la durée de la décharge et le retard possible de la polarisation' rotatoire
- polarisation rotatoire magnétique n'a pas un
- > de retard sur 1er
- y.xxx,v Lsr
- é l’amplitude des
- d'abord par un 1
- rants d’une petite bobine d'induction, la densité du courant ayant dans chacun de ces cas deux valeurs différentes. Il a trouvé que pour la même tension l'amplitude croît avec la densité du courant et que cet accroissement est beaucoup plus grand avec le courant de haute tension qu’avec celui de basse tension.
- Des résultats semblables ont été obtenus en provoquant l'excitation d’abord par une bobine d’induction à circuit secondaire en gros fil puis une bobine à circuit secondaire en fil fin, don-
- première, l'intensité du dans chaque cas modifié au moyen d’un rhéostat.
- M. Leduc conclut donc que, pour une même variation de densité du courant excitateur dans le nerf, la variation correspondante de l'excitation (augmentation ou diminution) est d'autant plus grande quelle s'effectue sous une tension plus élevée, d'autant moindre que le courant excitateur a une tension plus faible.
- Cette constatation explique quelques-uns des phénomènes observés en excitant les nerfs de l’homme ave-révèle les
- Électrique, t. XX, p. 349, a
- Le Gérant . C. XAl'D.
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- Tome XXII.
- Samedi 10 Mars 1900.
- 7* Année. — N' 10
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- -, J- f.'iu
- A. CORNU. Professeur à l'Ecole Polytechnique, Membre de l'Institut. — A. D ARSONVAL. Professeur au Collège, de France, Membre do l’Iustitut. — G. LIP P MANN. Professeur à la Surbonue, Membre de l'Institut. D. MONNIER, Professeur à l'Ecole centrale des Arts et Manufactures. — H. POINGARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur ù I École des "Mines, Membre de 1 Institut. A. WITZ. Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé do TUiiiversitè, Professeur au College Rollin.
- EXPRESSION DE LA PUISSANCE
- AVEC LA MÉTHODE DES IMAGINAIRES DE M. STEINMETZ
- Dans l'analyse du mémoire de il. Steinmelz sur « l'introduction des grandeurs complexes en éleetroteelmique (J) », nous avons signalé le défaut de cetto méthode en ce qui concerne l'expression de la puissance, défaut passé du reste sous silence par l’auteur.
- Dans un mémoire suivant '2), M. Steinmetz donne l’expression de la puissance consommée dans un circuit traversé par un courant alternatif représenté, ainsi que hr tension aux bornes, sous forme d’expressions imaginaires, sans loutefois insister autrement sur cè point. Ce n’esl que dans un tout récent mémoire (s) que le savant ingénieur propose une représentation par une expression complexe de la puissance apparente d’un circuit, génér ralisant ainsi la méthode donnée par lui et arrivant au calcul de la puissance réelle dans uii circuit.
- La genèse de cette généralisation parait résider dans la considération., d’ail-Ietirs déjà ancienne, de la puissance dite d’excitation, produit de la tension par l'intensité du courant en quadrature avec celle-ci, puissance que l’auteur appelle avec raison la.puiSsanco déwaüéc. "'r*'
- Si l’on cherche à représenter graphiquement les puissances apparentes, la puissance
- (q Voir notre article sur « La méthode de M. Steinmetz pour le calcul des courants alternatifs a, Lumière elec-trique, t. Ll, p. 451, 1893.
- (2) Voir notre étude sur » La théorie générale des transformateurs de M. Steinmetz ». L'Eclairage Electrique, *- ‘V'I< P- 97’ >896.
- (*) Transactions of the American Institut of Electrical Engineers, vol. XVI, p. 289, juin 1899.
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- 36s
- L’ É (: l. AIR A(i K K f,KCT KIQÜ K
- T. XXII. — N" 10.
- réelle et la puissance déwaLtée, on obtient un triangle rectangle dont l'un des angles aigu esf,égal au décalage entre la tension elle courant; ce triangle est évidemment semblable à celui bien connu des tensions ; tensions aux bornes, perte ohmique et force contrv-ôlevtvomotr'ïce de self-induction.
- La considération de ce triangle permet d'arriver immédiatement à la décomposition de la puissance apparente en une composante dite wattée qui est la puissance vraie absorbée par le circuit, et en une composante déwatlée. La représentation de la puissance apparente sous forme d’une expression complexe est. donc intuitive.
- Comment peut-on déduire les expressions des deux composantes des volts-ampères, ou l'expression sous forme, de quantité imaginaire de ceux-ci, en partant des expressions imaginaires du courant et de la tension ? M. Sleinmetz donne le procédé suivant ; Considérons un circuit aux bornes duquel est appliquée une tension
- i’ = «+><*'. (0
- produisant un courant
- I-,-hn', u)
- où j est le svmbole des quantités imaginaires.
- Le produit
- fA = ei-e’ï+j(e-i + oi-), (3)
- n’est pas Ja puissance, et la meilleure raison qu’on puisse donner de l'illégitimité de cet calcul est que le produit précédent est un vecteur de même fréquence que K et I et ne pont, par suite, représenter une. puissance qui est un vecteur de fréquence double de E e de I. __
- Mais puisque Ja puissance est une quantité de fréquence double de E et de T, l'angle de phase, de la puissance est 201 au lieu de «o et l’on peut chercher la valeur de ce produiL formé en doublant l’angle de phase.
- Algébriquement on a :
- Ë t = (e + /<•')(« + ,ï'| = + ./Vé + (jVi + eji'f (4)
- comme j' = — 1 correspond à une rotation de iBo° do E et = 1 doit, si l'on double la fréquence, correspondre à une rotation de 36o° et l’on doit avoir :
- En substituant, ces valeurs dans (4) ou obtient ; •
- P — [E ï] = ci 4- eY + j(e'i — ci 1 , ^1
- le symbole [El] indiquant la transformation de fréquence.
- Au point de vue mathématique, le calcul précédent 11’a pas une rigueur satisfaisante, car il est sujet à quelques objections; en outre il a l’inconvénient d’introduire une restriction ennuyeuse : l’interversion de deux facteurs pouvant changer le signe du produit.
- Comme en somme c’est le résultat seul qui nous intéresse, nous 11e nous arrêterons pas à ces considérations et nous donnerons une règle simple, de caractère purement mnémonique, dont nous nous servons personnellement dans l'application de la méthode «le Steimnetz. pour trouver facilement les expressions des composantes de la puissance
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- 10 Mars 1900.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 363
- apparente. Cette règle, si elle n'est pas justifiable physiquement, a toutefois sur la méthode de \1. Steinmetz un avantage sérieux, c’csl que la valeur de j reste égale a \I— i el qu'aucune restriction n’est faite sur les règles ordinaires du calcul des quantités complexes.
- Lu règle en question consiste tout simplement à changer le signe de l’argument do l’imaginaire représentant l’une des quantités périodiques E ou I considérées,de préférence celle dont on considère le décalage par rapport à l’autre, e’est-à-diro ici le courant
- Rien qu’à la rigueur lu fin justifie les moyens, on peut expliquer facilement la raison d’être de cette règle. Pour cela, mettons en évidence les arguments des fonctions complexes et posons
- \i = E’(co8a> + V-i^mu,) ) I = I<(ros O*-}- */_ )
- (71
- Le produit EÎ a pour valeur :
- Ê I = ET 'co. (w + w-) + V/=7 s in (a, + a/)i
- (8)
- Comme nous cherchons en réalité à obtenir la différence des arguments au lieu de leur somme, on voit qu’il suffit pour cela de remplacer l’expression de 1 par celle obtenue en v changeant w' en — o', ce qui mathématiquement revient encore à elianger le signe du coefficient de \/— i dans l’expression de L Vous avons donc
- IEl) = ET. [co» ;.o - (9)
- En somme, pour la détermination do l’expression complexe de la puissance apparente, nous substituons à l’expression complexe de ï son expression eonjug-uée.
- Cette règle, tout en n’entraînant aucune restriction des règles connues pour le calcul des imaginaires, est aussi générale que celle de AI. Stemmelz, car si nous considérons la tension comme décalée par rapport au courant, nous avons à changer le signe du coefficient de y/— i dans l'expression complexe de la tension, ce qui conduit au résultat suivant ;
- p = i r ït] = i'E' >0» k - ») + s;„ („/-„)]. (.o)
- expression identique à celle qu’obtient M. Steinmetz et qui est, en conservant scs notations :
- U Ë] = (ri + iV) - - ei’l (..)
- Pour simplifier, nous pourrons, avec AI. Steinmetz, désigner les composantes de la puissance apparente par des symboles conventionnels, la puissance vraie, composante wattée de la puissance apparente, sera :
- ei+e'i'=: LËTj^lV
- et la puissance déwattée -
- rt-^pTi], = [Eij,-, _P= v^r (,3)
- Tout comme avec la r expressions
- car nous aurons comme lui
- fie de Al. Steinmetz,
- [Ëi]ct Lie), LE I], = (. i EJ,
- pourrons égaler les deux
- <*4)
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- T. XXII. — N° 10.
- L’ÉCLAIR AGE ÉLECTRIQUE
- En résumé, on voit que Fe-xpression complexe El, avec la convention annoncée de la considération de l'expression conjuguée do l’une des quantités E ou I, représente encore comme avec le courant continu la puissance d'un circuit, mais cette puissance est apparente et se décompose en doux composantes, l’une, la puissance vraie ou wattée. et l’autre, la puissance dévvattée ou d'excitation ; absolument comme la loi d’Ohm se trouve encore vérifiée si l’on regarde la résistance comme la somme de deux composantes en quadrature, l’une étant la résistance olimique du circuit et l’autre l'inductance ou la réactance du circuit.
- L’expression (9) montre que le décalage entre la puissance apparenLe et la puissance vraie n'est, autre (pie celui entre la tension et le courant; l'égalité (i5) signifie que si physiquement la puissance. déwaLtée est en retard par rapport à la tension, elle est au contraire en avance par rapport au courant.
- • Grâce à notre règle,, il est inutile de démontrer que l'on a bien :
- Q* — ;Eî)a = fKïl! h-[kTP,_
- cette égalité étant évidente d'après la règle du calcul des imaginaires.
- Si l’on introduit les arguments dans l'expression complexe de la puissance on a
- V = Q(coSW + v“ sinu),
- cos to est le facteur de puissance et sin w le facteur d'inductance, expression introduite nouvellement dans le langage technique et adoptée déjà par la commission de l’Aineriean Institut of Electvical Engineers dans le rapport sur la réglementation des essais des dynamos, moteurs et transformateurs, que nous avons signalé il y a quelques mois (‘;-
- Avant d’aborder un exemple, il n’est pas inutile d'indiquer brièvement quelques propriétés intéressantes cl d'ailleurs presque évidentes résultant des calculs précédents.
- Remarquons tout d’abord que la puissance déwattée sera nulle et par suite la puissance apparente égale à la puissance vraie si l'on a :
- rï’T] = o.
- c’est-à-dire si E et I sont en coïncidence de phase ou on opposition. La puissance vraie sera nulle ou contraire si l’on a :
- E Î]1 = ei + o'i',
- c’est-à-dire si 1-1 et. I sont en quadrature.
- La puissance déxvattée sera en retard par rapport à E ou en avance par rapport I, on encore fournie par la source d’énergie si
- E"I] > „
- t. XXI, p. 76, ai octobre 1899,
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 365
- et, an contraire, fournie par l'appareil récepteur si [ÈÏ vn < °
- La puissance vraie sera négative, c'est-à-dire sera renvoyée à la source d'énergie ou fournie par l’appareil récepteur, si
- [ËÏ],<o
- On a évidemment :
- X 1] = [-ËÎ] =-[Èïj [^I-ï] =+[ÊÏ]
- Kinalement, si une meme source fournit l'énergie réelle et déwattée à plusieurs appareils récepleurs, la puissance apparente totale fournie par la source s’obtient par-T,v sommation de toutes les puissances réelles d’une part et déwattécs de l'autre-, comme l’indique la règle d'addition et de soustraction des quantités imaginaires. Ainsi l’on a :
- * = "p1 + V2 +
- i*i = rl + pï + .... pv,_ = pv'-— + + ...,
- les P, et P^/—— étant des quantités positives ou négatives suivant le cas considéré plus haut, en particulier les puissances déwattécs peuvent se compenser par les procédés connus (condensateurs, moteurs synchrones).
- Comme exemple d’application de la méthode précédente, M. Stcinmetz considère le cas de deux moteurs asynchrones montés en cascade et couplés mécaniquement.
- Il nous faut d’abord chercher l’expression du couple d’un moteur asynchrone cri général. Comme la puissance, le couple est une fonction périodique de fréquence double du flux et du courant et peut par suite être traité île la même manière et représenté sous forme de quantité complexe et sans terme réel.
- Dans un moteur d’induction, le couple à chaque instant est le produit du flux à l’instant considéré, dirigé suivant une direction déterminée, par la composante du courant secondaire instantané suivant une direction perpendiculaire à la première, et par le nombre de spires secondaires. Comme la force électromotrice induite est décalée dans le temps d'un quart d’onde par rapport au flux et proportionnelle à ce flux et au nombre de. spires, il en résulte que le couple à chaque instant est aussi le produit de la force électromotrice par la composante du courant secondaire eu quadrature avec elle à la fois dans l’espace et dans le temps, ou encore le produit du courant induit par la composante de la tension induite en quadrature avec lui dans l’espace et dans le temps.
- Si
- E — > + V — 1 1 ï — i + 'J— 1 f
- représente respectivement la tension induite et le courant secondaire en quadrature dans l'espace, le couple sera évidemment
- C = (E q,.— - e'.-f'
- Le couple est ici exprimé cil watts, et par suite, par le travail que le moteur produirait
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- L'ÉCLAIR AG K ÉLECTRIQUE
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- avec ce couple à la vitesse du synchronisme, ce qu’on peut exprimer en disant que le couple est évalué en watts au synchronisme.
- L’expression normale du couple est-—-— , p étant le nombre de paire de pôles.
- ~T P
- Ceci posé, revenons à notre exemple. Le glissement du premier moteur étant g-, sa vitesse eu pour cent de celle du synchronisme est i —g et la fréquence des courants dans le secondaire eslgX-^-; comme le second moteur tourne à la même vitesse que le premier, la fréquence- des courants induits dans le secondaire du second moleur est :
- fs -f-— X1 — ff) -7- = (ag— 0 -7-
- Désignons par e la force contre-électromotrice dans le secondaire du second moteur pour la pleine fréquence ; et soit comme d’habitude
- Rs = rî -f- g— 1 l'impédance de fuite du secondaire rants de Foucault et hystérésis :
- toutes ces quantités étant réduites à la fréquence normale et au circuit primaire par le rapport du nombre de spires. Nous avons pour le second moteur :
- Tension induite secondaire
- W, =«(**•-1):
- Courant secondaire ramené au primaire
- Courant primaire à vide Courant primaire total
- Tension induite primaire
- (aÿ~- i)rs______
- 'a* +(*# — OV
- 1„ =«(p-a/-i);
- h = r0 + ia=c(6t + 6^-iJ ,
- ht — ? + “l L, —— —
- Chute de tension ohmique et fuites primaires
- \! — ; )
- Tension aux bornes primaires
- Vl = eg+ 1" (rt + gs, v/^7) - *(Ci + ca v/=7),
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- i36:
- Les quantités analogues pour le premier moteur sont : Courant secondaire
- F; = ï, = <,(/,,+/,sv/:r0 ;
- Tension induite secondaire
- K'. = K, + r, (.‘a + gs, )/-i)=«« + rft/-.).
- dl — c, + rsb, — gsjt., , d2 — 4- f-,b1 — gsj>l
- force électromotrice induite primaire
- Courant d'excitation primaire Courant total primaire
- = Cfp-” /-
- r, = 't+i’.=«(»,+*.V-0.
- ff. = ». +*A + -ft s, = », + s* - »A ;
- Chute de tension ohmique et fuites primaires
- r, (., + Sl ; .
- Tension aux bornes primaires
- V\ = K', + + st y/-
- En valeur absolue <
- = e(A,+l/“i
- = 6 + ^* + -stSt-
- V À|S -}- /i2â
- expression qu’il faudrait remplacer dans toutes les équations précédentes.
- Ce qui précède va nous permettre de déterminer les expressions des couples des puissances reçues et fournies et des rendements.
- La force électromotrice induite secondaire ayant dans l’espace même direction que le flux, la composante suivant la direction perpendiculaire au flux s’obtiendra en faisant tourner le vecteur tension de qo° en arrière du sens de rotation des vecteurs, ce qui algébriquement revient à multiplier l'expression complexe de la tension par — \J— i. Le couple du second moteur en watts au synchronisme sera donc, d'après ce qu’on a vu plus liant :
- T— l-a (AZT _=-[« IJ,
- C) Au synchronisme (#= o) f et f% se présentent sous une forme indéterminée, mais cette indétermination est facile à lever, il suflit de remplacer fx et f.2 par les dérivées de d{ et d2 par rapport à g et de faire ensuite g — o.
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- ce qui donne en appliquant la règle indiquée (changement du signe de y/— i dans 1,)
- On a alors : pour la puissance transformée en travail mécanique
- pour la puissance reçue par le primaire
- p1 = p' + </~i p^.__ = [r, rj = [ë, ni, + v/=r [F.,i,Ç_ = + v/~«,)(i1 -vc=7b,),
- pour le rendement (‘) '
- _P_ =
- Pl e,b,^rc-.bi ’
- et pour le facteur de puissance
- ^ [E ï], cA -I- «A
- Q K,x, ’ (V + VKV + V)
- Dans le premier moteur le couple T7 est' de môme
- T'= [- K',\l- l'.Ç— =— [e-, I'J, = - (/;s, + /,/,,} .
- On a donc :
- pour le travail mécanique transmis
- P' = (* - g)’V = (i-gWA + fl'*),
- pour la puissance reçue
- p" = [ü'j'.j = [t'â.], +r—= «*(*,+t/“iSt),
- pour le rendement
- ______ï___^ - (i-gWA+fA)
- l'i'ii'Ji - [ê,i,(*«,-, + *,»»,)+c,ij '
- pour le facteur de puissanet
- ‘U'i - 12, h V'<V H- V)(,V + ?/) — vV + V
- Finalemeril, le fadeur de puissance de l'ensemble a pour valeur
- U'j ÉV + fii) [glŸ + ^2") '
- et le rendement total
- . P_+.Z_ ... -
- [TJ', I'J, " A^, + A2ÿ,
- L'allure des courbes des couples et des courants en fonction du glissement est intéressante à connaître, M. Steinmetz les a construites pour dos glissements variant entre i,5 et — 0,7 p. 100 (les valeurs négatives correspondant comme on le sait au fonction-
- (Ç Dans les expressions des rendements et des couples moteurs, il n’est pas tenu
- compte de9 frottements qui
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- nement des appareils en générateur et par suite en récupération}. Pour la construction des courbes de la ligure 1 on a admis que
- Rl^ R, = 0,1 + 0,3 1/^
- P =0,01 —0,1 V'— I
- Les courbes représentées sont celles du ainsi que celle du courant.
- couple du second moteur dans un ensemble de deux
- couple total el du couple du second moteur
- Fig. 2. — Courbes aualogues à celles de la figure i et relevées expérimentalement sur deux moteurs de o chevaux à i 200 tours, 110 volts, 60 périodes.
- Expérimentalement, on obtient des résultats identiques comme le montre la figure a
- qui donne la ^courbe du couple toLal et du courant dans un ensemble do deux moteurs couplés en cascade en fonction du glissement depuis le repos jusqu’à la vitesse correspondant au synchronisme de chaque moteur fonctionnant seul. On voit qu'il y a deux régions où l’ensemble peut produire du travail, l'une comprise entre lo démarrage et la vitesse correspondant à la moitié de celle du synchronisme, l’autre partant aux deux tiers environ de la vitesse correspondant au synchronisme et allant jusqu’à cette dernière.
- Si l’on in l.roduit des résistances dans le secondaire du second moteur, la seconde région peut disparaître plus ou moins complètement comme l’indique la figure 3 qui correspond aux mêmes moteurs que ceux de la figure 1, mais avec des résistances dans l'induit du second.
- Les exemples d’application pourraient être
- Fig. 3. — Courbes <hi couple total et du couple du second moteur dans un ensemble do deux moteurs
- daire du second moteur).
- multipliés à l'infini, mais celui que nous
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- tenons de citer par sa complication à être traité directement, inonlre le prolit réel qu’on peut tirer de la méthode de calcul de M. Steinmetz et de la généralisation qu'il vient d’en faire pour l’évaluation des puissances et leur représentation par des expressions imaginaires analogues à (‘elles employées pour les courants, les tensions, les résistances apparentes, les admiltances, etc. En la présentant à nos lecteurs avec les améliorations que nous avons cru devoir y apporter, nous pensons avoir fait œuvre utile.
- C.-F. Guilbkkt.
- AFP A HIU LS DK MESURES
- Quelques modifications sont apportées par Ed. Wkston (*) à ses galvanomètres â cadre mobile bien connus. D’abord, pour obtenir un centrage plus parfait et un remplacement plus facile des pivots,, les porte-pivots sont décolletés au tour dans une barre pleine R, figure 2, le trou h est ensuile
- Fig. 1 à 4. — Galvanomètre "YYoston. — du cadre; .4. détails du noyau.
- percé et la lige p est filetée ; nos opérations terminées, la pièce est coupée suivant la ligne pointillée xx et, une fois finie, elle présente l’aspect indiqué par le dessin. Les
- mglais, u° 6991. Dépo
- 1898, accepté le 3 décembre 1898. 5 ligui
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- B R Y U R D ’ R L R C T HIC ï T É
- pivots sont enfoncés clans les trous h au moyen d’un outil spécial. Les ressorts spiraux V sont tenus sur les porte-pivots au moyen de petites équerres c vissées et maintenues parles petits écrous ni, figure 3 ; ces équerres sontsoudées aux extrémités du fil du cadre mobile.
- Pour réduire autant que possible l'entrefer et permettre néanmoins la mise en place du cadre sans déformation, la pièce de fer centrale G, figure L est creusée, en gy suivant une génératrice du cylindre, ce qui permet de la faire entrer dans l’intérieur cylindrique du cadre mobile, bien que les bords de celui-ci laissent entre eux un espace inférieur au diamètre de G. Une fois le cadre en place, lo cylindre osl tourné comme on le voit dans la figure 4-
- La lecture simultanée des indications d’un voltmètre et d’un ampèrcinère parait être une préoccupation des ingénieurs américains ; après Wesl.on (J) voici que JS. Thomson [2) présente un appareil double, dans lequel les échelles, volts et ampères, ou autres, sont très
- rapprochées. Dans les figures 5, 6, y et 8 est représenté un galvanomètre double, à bobines mobiles et à aimants permanents fixes. Les bobines mobiles A el B, en forme de segments de cercle, sont placées deux par deux sur un disque amortisseur en cuivre porté lui-même par un axe perpendiculaire à son plan; les deux bobines sont enroulées de telle sorte qu’elles constituent un système asiatique. L’axe pivote entre deux crapaudines et deux ressorts spiraux II amènent le courant dans les bobines et dirigent le système.
- Le champ magnétique est formé par deux paires de barreaux légèrement courbés
- aux bouts pour former les pièces polaires embrassant les bobines. Les aimants ainsi disposés forment à-cbaqne bout deux champs voisins et de sens opposés; ceci joint à la l’orme astatique des bobines mobiles assure le système contre l’action perturbatrice des champs extérieurs.
- Comme on le voit dans le schéma, figure 8, l’une des bobines, A, est munie de deux résistances additionnelles. SS,, de façon à servir de voltmètre, tandis que B, placée eii dérivation sur une très faible résistance I, sert d’ampèremètre.
- Chacun des deux disques amortisseurs porte un index recourbé JJ,, figures 5 et -, et
- (* *) Éclairage Électrique, t. XVII. p. 386, 3 déc. 1898.
- (2) Brevet anglais, n» 23968, déposé par The hritish Thomson-Houston C°, le j.\ novembre 1898, accepté le
- *3 décembre 1898, 4 figures.
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- '3-z
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- ceux-ci viennent indiquer sur les cadrans KKt la déviation obtenue. Pour augmenter la grandeur des échelles de graduation, sans donner dos dimensions trop grandes à l'appareil, chaque cadran est placé à côté de la bobine opposée, de telle sorte que les deux index se croisent, mais à des hauteurs différentes, ce qui n'a plus aucun iucon-
- I>e voltmètre thermique de Karl Lkiiner (') ne diffère des appareils bien connus que par le mode d’amplification employé, lequel est représenté schématiqumenl daus la figure 9 cl sous sa forme réelle dans la figure to. Un fil métallique tin, a. est tendu entre un pilier fixe e et un levier av Un second fil est tendu entre l'extrémité du tendeur /q et un levier & . Quand, par suite de réchauffement, les deux fils se dilatent, les leviers ai et b{ tournent autour île leurs points d’ailaehc situés, pour cq, sur un fil de soie attaché à /q et, pour êq, à l’extrémité du levier mais un peu au-dessous du fil b; dans ces conditions les extrémités inferieures des leviers se rapprochent et la flèche du fil qui les relie, aug’mente. Un autre fil, /j, attache au milieu de /J, agit sur une poulie ? et fait tourner l'index 2. Les fils a et b sont seuls parcourus par le courant.
- Au lieu d’employer des ressorts comme force antagoniste, un second système semblable, non traversé par le courant, est disposé au-dessous et agit seulement par son élasticité: il a pour but, en outre, d'assurer la correction de température ; en effel, les variations de la température ambiante affectent également et dans le. même sens les deux systèmes, de sorte que les actions sur la poulie r se détruisent. Dans la pratique, les deux groupes sontplacés côte à cote, figure 10.
- L’emploi d'ur un instrument d’ 1
- ir pour permettre la mesure des co :rop faible ou trop élevée n'est pas no l'objet du brevet de Art. Annksl
- nts alternatifs avec au, c’est cependant i'oisey et R. Page
- "Wilson i2}. Ces inventeurs désirant mesurer la force élcclromolrice et l’intensité d'un courant alternatif au moyen d'un seul voltmètre, électrostatique ou autre, dis-’ commii tuteurs et un transformateur, figure 11, te que, par exemple, les deux commutateurs s à gaucho, l’appareil indique le voltage ; à clique la force électromotrice induite, dans lateur, laquelle est proportionnelle à l'inten-
- posentde de telle sorte qu étant tournés à : droite il incliqm le transformateur
- Pour faciliter en volts, l’autre
- V1 sorT°m°4r° imitateur on découvre
- nable.
- électrostatiques sont susceptibles d’êtr
- 5 lectures il y a deux échelles, l’u ampères, et en manœuvrant le coi n môme temps l’échelle con\
- Les voltmètres électrostatiques sont susceptibles d’être détériorés lorsque des étincelles éclatent entre les différentes parties de l’appareil; un arc peut alors s’allumer et brûler complètement, le voltmètre, sans préjudice des accidents qui peuvent, en résulter sur le circuit. Ce danger est d'autant plus grand que, pour augmenter la sensibilité, on est conduit à réduire au minimum les intervalles d’air entre les parties fixe et mobile, ce qui permet à l'étincelle d’éclater pour des voilages très voisins de (a graduation de
- (’) Brevet anglais, n° a6i36, déposé le 10 décembre 1898, accepté le uï février 1 899, a figures P)13rcvel anglais, n” 1002, déposé le i3 janvier 1898, accepté le i3 janvier 1899, 1 figure.
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- l'appareil. Pour remédier a ce défaut, ou peut mettre, en série avec le vollinèlre, des résistances assez grandes pour que l'intensité qui les traverse, en cas de court-circuit à l’élee-Iromètre, soit trop faible pour causer des dommages. Il suffit de faire ces résistances sans self appréciable pour que les armatures de l’éleetroinèlre se chargent instantanément, quelles que soient les variations de voltage. C’est le but qu’a voulu atteindre E. M. IIkw-nKTr (’_) en plaçant l’éleôtromèlre entre deux résistances ec,, figures 12 et i3, constituées probablement, le texte ne le dit pas,
- I
- Fig. 12. — Résistance de protection d’un électromètre.
- Le voltmètre électrostatique de E. \Yksto>' (2) est renfermé dans une boite en fonte r,, ligures 12 et i3. C’est un éieefromètre à quadrants dans lequel l'aiguille L, ligure i5, est portée par un léger axe creux, ligure ifi, pivotant entre deux pointes pp ; la direction est donnée pur un ressort spiral s, figure i4- L'aiguille est enfermée dans les quadrants 0,0.,, portés par une base isolante B4, figures i3 et 14. Deux petits aimants en fer à cheval MM embrassent l’aiguille et servent à amortir ses oscillations.
- Pour éviter les déformations de l'index I, causées par des lancés trop brusques de l'aiguille, des ressorts e,e2, munis de bouts isolants, servent de butoirs élastiques à
- La mise en circuit du voltmètre se fait au moven d’un interrupteur placé dans une boite E, venue de fonte avec la cage de l'instrument. Les bornes RH,, ligure 17, sont parfaitement isolées et deux ressorts /L cm relation, l’un avec les quadrants (),, l'autre avec les quadrants Q, et l’aiguille, viennent se mettre en contact avec ces bornes, quand on appuie
- C) Brevet anglais, n° 22080, déposé par The Ih-iünh Thomson-Houston CJ, le 20 octobre 1898, accepté le 26 110-(s) Brevet anglais,' nu 6992, déposé le 22 mars 1898, accepté le 19 novembre 1898, 7 figures.
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- sur le bouton isolant Iv; celui-ci abandonné, les ressorts U se réunissent et déchargent l’élcctromèlre.
- Une autre forme de voltmètre électrostatique, destinée aux voltages élevés. 20000 volts dit le brevet, est indiquée par E. Thomson (ij. Le but principal poursuivi dans cet appareil est d'enfermer les parties actives dans une cage métallique indépendante de l’enveloppe extérieure et agissant comme écran pour protéger les armatures contre l’induction électrostatique causée par les corps voisins.
- L'armature mobile est formée de deux feuilles d’aluminium EE,, ligures 18, 19 et 20, portées par des bras qui les fixent sur l’axe vertical X; ces lames, qui forment l'aiguille ! de rélectromètre, sont situées de chaque coté de l’axe, pour se faire équilibre, et à des liauteui’s ditfe-. v-. ^ J, ^ rentes. L’armature lixe est composée de deux cylin-
- f Y dres concentriques éehancrés, l’extérieur II et l’inté-
- rieur F; ces cylindres sont coupés diamétralement et la moitié de la hauteur enlevée de chaque coté, de sorte qu’il ne reste plus de chacun que deux demi-cylindres 11’ayant qu’un seul diamètre commun. Au. repos les deux feuilles de l'armature mobile pénètrent à peine entre les (lemi-cylin-dres fixes, mais la force électrostatique les y attire en combattant l’action des rcs-uillo passe entre les branches d’aimants L sibilations du système.
- v une hase isolante R eL est protégé contre les actions lallique G, percé seulement d’une ouverture suffisante cage extérieure de l’instrument est percée d'une fenêtre glace au-dessous de laquelle est placée une toile métallique à larges pour éliminer les actions extérieures.
- La borne 31 est en communication avec l’armature fixe par un fil isolé et la borne X est reliée à l’armature mobile, par l’intermédiaire des spiraux V, et au cylindre de protection G.
- coupe verticale ;
- sorts spiraux V. La lame super qui sont destinés à amortir les Tout cet ensemble repose extérieures par un cylindre 1 pour le passage de l'index 1. L; AV, fermée par mailles, ceci e:
- i'<\ E, de l’r
- Ce qui caractérise les nouveaux instruments pour courants alternatifs de E. Weston (2), c’est l’emploi d’un bain d’huile pour amortir les oscillations de la bobine mobile. Les figures 21 à 24, qui se rapportent à un wattmèti'o s’expliquent presque d'elles-mcmes. Les bobines fixes c reçoivent Je courant total par le moyen des bornes X2NS ; elles enveloppent
- (*' Brevet anglais, nu J 99.; r, disposé par The Brifish Thomson -Ho us ton T1’, le vo septembre 1898, accepté le fi novembre 1898, 4 figures.
- (2) Brevet anglais, n° Cyyo, déposé le ü mars 1898, accepté le 4 février 1899, 4 figures.
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- la bobine mobile c, en fil fin. et cette dernière pivote entre deux crapaudinos en entraînant l'index recourbé I. Le cadran divisé S est placé sur une surface cylindrique.
- Les bobines fixes et mobiles sont plongées dans un bain d’huile non visqueuse ren-
- iai J. L'huile arrête les oscillations continuelles de la bobine mobile, et, en même temps, assure le retour au
- tion étant importante pour éviter la déformation de l’index, des ressorts flexibles ee servent do butoirs, comme dans l’éleetromètre précédemment décrit.
- Comme la lumière attaque la surface des pièces isolantes en ébonite. pour les conserver en bon état, l'inventeur les recouvre d’un chapeau opaque I121L qui évite l’action directe de la lumière ; ce chapeau est naturellement isolé.
- L’appareil de G. K. H. Emmiixstone et A. C. He.yp {*) est une sorte d'éleelrodynamomètre dans lequel une bobine mobile E, figure 25, est placée dans l’entrefer d'un petit transformateur ABC. Le noyau de ce transformateur est composé do tôles laminées; il est recouvert d’une série do bobines, A et B. dont les enroulements sont appropriés aux mesures à faire. Dans le cas du voltmètre, représenté figure aa, le courant entrant par les bornes T traverse une résistance de réglage A' et les bobines A. Les bobines B, complètement isolées de A, sont alors le siège de courants induits, lesquels traversent, seuls la bobine mobile E ainsi que la deuxième résistance de réglage IL L’action électrodynamique est équilibrée par un contrepoids W ou des ressorts. Par un réglage convenable des résistances A' et U on modifie l’impédance des deux circuits de telle sorte que les indications de l'instrument sont à peu près indépendantes de la fréquence..
- Pour faire de cet appareil un ampèremètre et pour qu’un seul instrument puisse servir
- (*) Brc\
- îjçlais, n° 26^99, déposé le 12 novembre 1897, aceeplc le 17 septembre 1898, 1 figure.
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- aux mesures dans des circuits différents, les mêmes inventeurs (*) construisent des
- ] ig. 26 à a8. — Transformateur pour mesures.
- ,g. et io. A^talii i r11 C
- transformateurs dont le primaire P est composé d’un scuJ tour
- maire de i’électrodvnamomèlre. On voit dans la figure 3i le imaginer, adopté pour mesurer l'intensité dans trois circuits
- do lame et dont le secondaire renferme un nombre de tours approprié à l’éloc-Lrodvnamomètro dont on se sert. Ces transformateurs ont un novau de fer formé parla superposition de quelques lames de tôle en E, figure 28,
- Dans le modèle pour 3oo ampères, figures 26 et a-, la lame primaire est simple ; pour ^ 000 ampères et plus, figures 29 et 3o, cette lame est feuilletée pour éviter l’aclion nuisible des courants de Foucault dans la masse.
- Le montage de l'appareil est simple, j] suffit d'intercaler le primaire dans le circuit à mesurer, le secondaire étant relié au pri-montago, d'ailleurs facile à avec un seul appareil ; les
- ([) Brevet anglais, n° 18373, déposé le 3Î août 1898, accepté le j août 1899, 10 ligures.
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- transformateurs, qui restent en permanence clans chacun clos circuits, jouent ici le même rôle (pic les shunts des galvanomètres pour les .courants continus.
- Pour faire de l'appareil un wattmètre, figure 32, le courant principal passe dans un transformateur'analogue aux précédents, le secondaire étant relié à l’enroulement unique du noyau de rélectrodynamomètre ; le courant dérivé passe^ dans lo primaire d’un transformateur sans fer, T,, dont le secondaire est fermé sur le cadre mobile.
- L, avecinterposition d’une résistance R.
- Le brevet de Siemens et Halske (*) résume les différentes méthodes connues de mesurer l’énergie dépensée dans un circuit triphasé'et il revendique quelques nouvelles dispositions.
- Si trois conducteurs (fig. 33), amènent les courants et
- si aux bornes cle l’appareil d’utilisation, non représenté sur la figure, les potentiels sont VjVjVj, on sait que la puissance absorbée est représentée par :
- A r-, JjY, -p JSVS -P jp/j , (i)
- quel que soit le montage employé, triangle ou étoile. D’antre part nous savons que J, + J2 + = o ,
- courants
- et cette dernière équation est encore vraie si nous multiplions tous les termes par un potentiel arbitraire V0 :
- JtV0 + JjV,, + J8V„ = o. (a)
- De (i) et (2) on tire :
- A = J1(Vl-Vû)-l- JdVa-VJ d“ J3(Vj — Vy), (3!
- ou. si nous prenons le potentiel V0 au point de rencontre de trois résistances
- A = + J2«>s + J**, ; U)
- Quand les résistances w sont égales, on a la méthode de Frolich ; elle exige trois watt-înèlres.
- Si dans l’équation (3) nous faisons V, = V3, il vient :
- A - — VJ + Jâ(V2 — vs>-, t5>
- (*) Brevet anglais, nn 4746, déposé par Siemens Brothers et Cie, le 2> février 1898, accepté le 20 février 1B99,
- 5 ligures.
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- ou, comme cela revient à faire ia résistance n,.i = o.
- A.~Jl 4 wx +J.2iv<ry. (6)
- Pour wx = celte équation donne la méthode de Aron et Behn-Esehcnburg, clans laquelle on fait seulement usage de deux waltmèlres.
- Le présent brevet, est basé sur des modifications (le; la méthode de Frolieh qui la simplifient. Remarquons que si on combine l’équation (4) avec la suivante,
- h+4 = o.
- on obtient :
- A - (V, - L + (V, - , (7)
- et, pour u’] = U’2 — u’3,
- A = [Oh — J8)'i + (J s — Jd'VK (8)
- Celte disposition est réalisée dans la figure 34 où deux bobines mobiles, solidaires l’une de l’autre, sont placées dans le champ de quatre bobines fixes parcourues par les courants dans le sens correspondant à (8).
- De l’équation [V) on peut aussi éliminer J3 en tenant compte de :
- L + L + J^O;
- A — [.T^ii'i 4- «>j) -j- Jji'V'i +LJiO'i + "'a) + (9)
- ou, si les résistances sont égales :
- A = + (.0)
- Dans la figure 36 on trouve la réalisation de (10), même si les bobines A et 1) n’ont pas une action, double de celle de B et C, on peut arriver à une mesure exacte en faisant varier les résistances n>, selon l’équation (9).
- L’équation (10) peut aussi être écrite :
- A^[J 1K + 4} + Ji(«*H-4)J*', (n)
- A = [Jt(û-4)+J2{4-4)]“'- (»ï
- Ces deux dernières dispositions peuvent être réalisées avec un wallmètre dans lequel les deux bobines mobiles ont chacune deux circuits distincts et dans lequel il y a seulement deux circuits fixes. C'est ce que l’on voit dans la figure 35 qui réalise l’équation (12).
- An lieu dos quatre bobines ABCD, égales deux à deux, on peut employer seulement deux bobines AB, disposées de telle sorte que l’action de A sur Sâ, figure 3?, soit moitié de l’action sur S,, tandis que B agit deux fois plus sur S2 que sur Si ; c’est une autre solution de l’équation (10),
- Le dispositif de J. H. Baricer (4) est destiné à permettre plusieurs enregistrements successifs sur une même bande de papier, de façon à éviter le remplacement trop frequent de celte bande. Applicable à tous les enregistreurs, ce système est représenté, dans les figures 38 et 3q, monté sur un voltmètre à fil cliaud genre Iloldcn.
- p) Brevet anglais, nu 24417, déposé le 21 octobre 1897, accepté le al octobre 1898, 4 figures.
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- IIRVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 3/9
- Dans les enregistreurs on n’utilise généralement qu’une fraction assez faible de la largeur du papier, c'est pourquoi l'inventeur dispose un système permettant de déplacer le zéro à chaque tour de tambour. Pour atteindre ce but l’aiguille est divisée en deux parties, l’une c fixée à l’axe dont on veut enregistrer le mouvement, l'autre mobile, E, porte la plume Ej qui trace sur le papier. Sur l’aiguille fixe c est attachée une sorte de crémaillère c1 dans les crans de laquelle se fixe l'aiguille E. Cette dernière étant placée dans un cran suiL tous, les mouvements de c et les enregistre sur le tambour, mais quand celui-ci a fait un tour complet, la barré triangulaire Bt vient relever la plume E,, l’index E qui la porte étant aussi soulevé, abandonne le cran de c, dans lequel il était et passe au suivant; l'enregistrement continue mais avec un déplacement de zéro.
- Pour que la durée du passage de la barre Bj n'interrompe pas le tracé, ce passage se fait, indépendamment de l’horloge du tambour, à une vitesse beaucoup plus grande que le reste du mouvement. A cet ellet une roue à roeliet S est placée dans le prolongement du tambour; elle est retenue par le déclic K. Le rouage d'horlogerie s'appuie sur cette roue île sorte que, quand elle est immobilisée, le tambour esl simplcmenl entraîné par le mouvement.
- Quand la barre B, vient en contact avec la plume E,. le plan incliné o soulève le déclic K et la roue J devenue libre est entraînée rapidement par le poids N, emmenant après elle le tambour. Dès que la barre Bt a do nouveau dépassé la plume, le dédie retombe, fixe la roue J et le tambour reprend sa marche régulière.
- 11. Armagnat.
- .MÉTHODES ET UTAJAEILS DE MESI RES
- I’OI'R SYSTÈMES TRIPHASÉS 9
- Soienl a, b, c (fig. i), trois conducteurs d'un système triphasé symétriquement chargé. Supposons les appareils d'utilisation montés en étoile, uniquement d’ailleurs pour préciser
- (d Mémoire lu au premier Congrès dus électriciens italiens, à Corne, le 19 septembre 1899.
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- J/ÉCLAJKACE ÉLECTRIQUE
- T. XXII. - N° 10.
- le cas envisagé, car le montage en triangle donne lieu à des considérations peu differentes de celles qui vont suivre.
- D'après le diagramme des différences de potenlicd OA, OB, OC, (fig. a) on déduit :
- i° La différence de potentiel V entre les points () et A est en avance de phase de 90° sur la différence de potentiel V entre les points B et C-
- 20 La différence de potentiel Y’’ est en avance de phase de 90°, sur la différence de potentiel Y" entre les points,B et O.
- 3U La différence de potentiel V est en avance de phase d'un angle compris entre 90° et6o°, sur Ja différence de potentiel Y, entre les points B et N, N étant un point intercalé entre C et O ; cet angle est d'autant plus rappi*oché de 6o°, que Je point N est plus proche du point. O.
- 4" La différence de potentiel V est en retard de phase de 3o° par rapport à la différence de potentiel V"; (mire les points C et A.
- De ces propriétés spéciales des systèmes triphasés, j'ai déduit de nouvelles méthodes eL de nouveaux appareils de mesures, donL je vais exposer une succincte description.
- fy-3
- I. — Soient Y la différence de potentiel efficace entre les extrémités t) et A d’une branche de l'étoile supposée parcourue par un courant alternatif sinusoïdal, T l’iuLensité efficace du courant, 9 la valeur angulaire du retard de phase du courant par rapport à la différence de potentiel.
- Si l’on insère en OA la bobine ampèremélriqiio (à gros fil) d’un wattmètre ordinaire et si l'on dispose la bobine voltmélrique de cet instrument en dérivation par rapport à OA, la puissance dépensée dans OA est donnée par
- 3 étant la déviation et K la constante du wattmètre. Les trois branches OA, OB, OC étant supposées également chargées, la puissance totale dépensée est donnée par 3 W.
- Si. laissant la bobine ampèremétrique sur le circuit OA, nous mettons la bobine volt-métrique en dérivation entre B elC, nous aurons une autre déviation 0. En remarquant que la différence de potentiel Y' entre B et C est égale à \\'3 et que cette différence de potentiel,, en retard de phase de 90° sur V comme 011 l’a vu plus haut, faiL un angle 90° — 9 avec-lé courant dans OA, 011 obtient la relation
- 'VT I CO» (90" - ?) = KS\ ou VI ail. If = ^- 1 T
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- BEVUE D’ELECTRICITÉ
- 381.
- qui, avec la relation (i). donne
- ''"K ? y/J 0 •
- Dans le cas d’installations triphasées symétriquement (chargées, un électrodynamomc-tre peut donc permettre de mesurer non seulement la puissance du courant waLlé mais encore (en supposant constante la différence de potentiel V) l’intensité du courant en quadrature 1 sin s et enlin le facteur de puissance cos Pour la commodité des lectures on munira l’instrument de doux graduations, l’une correspondant au produit VI cos 3, l’autre au produit VI sin 3, cette dernière se déduisant, de la première en divisant par y 3 les- va- : leurs correspondant aux divisions de celle-ci.
- II. — Soient I et I' les intensités efficaces do deux courants alternatifs sinusoïdaux, et..,-soit a la valeur angulaire de la différence de phase entre les «leux courants.
- Si ces courants parcourent les deux bobines inductrices d’un appareil d’induction.' a; champ tournant Ferraris on a, Il étant une constante et o la déviation de la bobine induite soumise à l’action du champ Ferraris engendré par les courants donnés :
- I I'. sir, ? = il. 8
- En outre, si les doux bobines inductrices de l’appareil à champ Ferraris, sont l’une am-pèremétrique et l'autre voltmélrique, on a encore, (1 étant une constante et V la différence de potentiel alternative efficace entre les extrémités de la bobine voltmélrique :
- V.I,Siu(o-t{,) = C.8
- où est le. retard de phase (’dù à l'inductance de la bobine vollinélriquc) du courant I qui parcourt la bobine, par rapport à la dillerenee de potentiel existante entre les extrémités de la bobine voltmélrique même.
- Supposons maintenant qu'on insère la bobine ampèremétrique ch; l’appareil à champ tournant Ferraris dans un des trois conducteurs a, b, c d’un système triphasé, par exemple dans le conducteur a (fig. i}, et qu’on relie la bobine voltmétrique en dérivation entre les deux conducteurs b et c. La différence de potentiel V cuire les points O et A étant en avance de phase de 90° par rapport à la différence de potentiel V' entre les extrémités 11 et C, on a alors, K étant une- constante.
- Y.I. 8h»{9oo-?-(-*;= K8
- Si au lieu d’utiliser la différence de potentiel V' entre les conducteurs b etc, 011 utilise la différence do potentiel Yx, entre les points B et N (fig. 31, le point N étant choisi de manière que la différence de potentiel V entre O et A, soit en avance de phase d’un angle égal à 90"— é, par rapport à YK, on aura
- V.I. sin (90° — <{, — !> + F1 — V.T. cos <5 = W. = Ko,
- W étant la puissance du courant alternatif, dans uno des branches.
- On pourra toujours pratiquement déterminer le point N. à l’aide d’un appareil dé petites dimensions OA, OB, OC, tout à faiL semblable à une bobine ordinaire de réaction, pour systèmes triphasés.
- Dans ees conditions un appareil d’induction à champ tournant Ferraris, dont les deux bobines inductrices sont Tune ampèremétrique, et l’autre voltmétrique, peut donc remplir
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- T. XXII
- i" JO.
- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- le rôle do wattmètre pour la mesure exacte de la puissance, dans les systèmes triphasés symétriquement chargés, par des appareils inductifs.
- Faisons observer que l'on peut choisir le point A de. manière que la différence de phase entre V et VN ail une valeur quelconque, comprise entre 90° et Gou ; l'angle J; de différence de phase entre YN et 1 peut prendre toutes les valeurs comprises entre o° et 3o°. •
- Considérons ce cas limite. Le point X se confond alors avec le point O, centre du groupement considéré et la bobine voltmétriqne est par conséquent insérée entre les points B et Ü. Les valeurs de l'inductance L et de la résistance olimique r de cette bobine, pour une fréquence donnée /? se trouvant alors liées par la relation
- voit que le rapport - ^peut avoir encore des valeurs relativement grandes ( à la
- limite la valeur ~y~j, et comme nécessairement la valeur de la résistance ohmïque r est grande, car il s’agit d'une bobine voltmétrique, il s’ensuit que les valeurs de la résistance inductive ît/iL, et par conséquent de l’inductance L, pourront être relativement grandes. Le champ magnétique engendré parle courant qui parcourt la bobine voltmétri-que pourra donc être suffisamment grand.
- Les considérations que nous venons d’exposer pour la mesure de la puissance, s’appliquent aussi à la mesure du travail ; il s’ensuit qu’il est possible de construire, suivant les principes indiqués, un wattheurcmètre, à champ tournant Eerraris, qui donne la mesure exacte du travail, dans les installations triphasées, symétriquement chargées, par 'des appareils inductifs, pourvu toutefois que les conditions suivantes soient satisfaites :
- /“ L’inductance de l’armature du petit moteur à champ tournant Ferraris, doit être petite : ce qu’on oblient par une disposition convenable de l'armature et en n’employant pas de fer dans la construction de l’appareil.
- 90 Le mouvement de rotation de l’armature doit être freiné de [elle sorte que le travail résistant, exclusion faite des frottements, soit proportionnel au carré do la vitesse de rolation ; on peut très convenablement obtenir une telle résistance par des courants de Foucault, engendrés dans un disque de cuivre ou d'aluminium qui tourne, entraîné par le mouvement rotatoire de l’armature, entre les extrémités polaires de certains aimants.
- III. —Revenons maintenant à la considération d’un watUnètrc ordinaire, dont la bobine ampcremélrique est insérée dans la branche OA du circuit (fig. 1) et dont la bobine voltmétrique, avec sa résistance additionnelle, est placée en dérivation entre les extrémités du circuit OA.
- Remarquons que la relation :
- Y. T. cos o = Ko
- n'est exacte que si la différence de phase entre la différence de potentiel Y et le courant dans le circuit do la bobine voltmétrique est négligeable ; dans le cas contraire, il faudrait
- V.I. cos (o — ft)= Ko
- 0 étant la valeur angulaire-de la différence de phase.
- Supposons maintenant que, tout en laissant la bobine ampèremétrique de l’appareil, insérée dans le conducteur a, on place la bobine voltmétrique du même appareil en dériva-
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- tion cuire les poinLs G et A. Ou aura entre les extrémités de cette bobine une différence de potentiel Y"'' en avance de phase de 3o°, par rapport à la différence de potentiel Y. On aura alors, Y"7 étant égal à Y\/3,
- 1^ }
- et dans le cas spécial où l’on place en série, avec la bobine voltmétrique, une résistance inductive telle qu’elle donne un angle 9 = 3o", on aura :
- K
- V.I. cos o = \V = -, — . o,
- V '>
- W étant la puissance du courant alternatif dans la branche OA du groupement considéré, soit le tiers delà puissance totale des trois courants, dans les trois branches du groupement.
- Il s'ensuit qu'un électrodynamoTnètrc, construit de la mémo façon qu’nn waltinct.re, mais dans lequel la bobine voltmétrique possède une inductance et une résistance ohmique telles que pour une fréquence donnée elle puisse engendrer un déplacement de phase de 3o° entre le courant qui parcourt la bobine et la différence de potentiel entre les extrémités de la même bobine, peut servir pour la mesure exacte de la puissance, dans les installations triphasées symétriquement chargées, par des appareils inductifs.
- Ce procédé est valable pour la mesure exacte de l’énergie.
- Prenons un walîheuremètre Ëlihu Thomson, qui, comme on sait, est constitué par une petite machine dynamo-électrique, à courant continu, dépourvue de fer, dont la bobine inductrice est reliée en série dans le circuit, tandis que l'armature y est placée eu dérivation. D’après ce que nous venons de dire, si l’on veut employer ce wattheuremètre pour la mesure exacte du travail, dans des installations triphasées, chargées d’une façon symétrique, par des appareils inductifs, il suffira de relier en série avec l’armature, une résistance inductive telle que le rapport de la résistance inductive totale à la résistance ohiniqnc totale du circuit en dérivation, soit, égal à : tg 3o° = 0,077. Si, eu effet, on lait le tarage de l’appareil sur un circuit pratiquement sans inductance, on obtiendra les valeurs de l'énergie totale, qu’il s’agit de mesurer, en multipliant par -y= ou y'3 les indications données par l’appareil lorsque la bobine inductive est insérée en OA, et l’armature est. placée entre les points G et A.
- On doit observer, — ce qui augmente la valeur du procédé exposé — que, en appliquant cette méthode à la mesure de la puissance ou du travail, dans une installation triphasée, on peut toujours l’effectuer par un seul wattmètre ou wattheuremètre, môme lorsque l’installation est chargée par des appareils inductifs.
- Pour vérifier pratiquement si la résistance ohmique et l’inductance du circuit de la bobine voltmétrique sont entre elles dans le rapport requis, loi que 0 = 3o°, il suffira de faire un essai préalable, avec le wattmètre, en chargeant la ligne avec des charges non ‘inductives, c’est-à-dire avec des lampes à incandescence. En plaçant, dans ces conditions, la bobine voltmétrique respectivement entre les points G et A, et entre R et A, on'a
- V.I. cos o° =V.I = —— . a
- V/3
- T K
- \\I.cos6o»=_LvI= -,
- 2 \/i
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- a cl -|3 étant les indications do l’appareil dans les deux essais, et on divisanl la première expression par la deuxième, on a et — c'est-à-dire que les indications du watlmèlre, dans les deux essais doivent être entre elles dans le rapport i : a. Si au lieu d'un watlmèlre, il s’agit d'un waltheuremèlre, on pourra dire que. dans les deux essais, les nombres des tours do l’appareil, pendant un temps donné, doivent être entre, eux dans le rapport, i : 2.
- Gel. essai préliminaire a encore pour but de servir à choisir entre les points G et R, le point qui doit être une extrémité du circuit dérivé de la bobine vollmétrique ; car c’est en correspondance du point G, qu'on a l'indication y double de l'indication [5, laquelle est obtenue en plaçant la bobine voUmélrique cuire R et À.
- On peut d'ailleurs généraliser le procédé décrit. En effetil faut observer que le principe sur lequel il est basé, énoncé dans toute sa généralité, est le suivant : Dans un. système triphasé donné, symétriquement chargé, on peut toujours considérer dos différences de potentiel en avance de phase, de certains angles déterminés, sur la différence de potentiel V.
- Donc, lorsqu’on dispose la bobine vollmétrique de l’appareil, de manière que entre les extrémités il y ait une différence de potenliel Y"" telle qu'elle soit en avance de phase sur la différence de potentiel V, d’un angle il égal à celui dont le courant V dans le circuit de la bobine vollmétrique est en retard (par l’induction de la bobine) par rapport à la mémo différence de potentiel V, on obtient ce résultat que les deux courants I et I', qui. parcourent respectivement les deux bobines, ampèremétrique et voltmétrique du watlniètre ou du watlheuremètre, sont déplacés de phase l’un par rapport à l’autre exactement du l’angle 9.
- Gclie différence de phase est précisément celle et celle seule, engendrée par les appareils qui utilisent l'énergie : ce qui est précisément nécessaire et suffisant pour permettre Remploi du wattmètre et du watlheuremètre pour des mesures exactes sur les installations triphasées, avec des charges inductives.
- . En terminant,•j’adresserai mes remerciements au « Tccnomasio Italien » et à la Maison Grimoldi, de Milan, qui avec empressement m’ont fourni les appareils nécessaires à la vérification de mes prévisions, ainsi qu’aux ingénieurs L. Ferraris et Ricciardi, qui m’ont aidé avec beaucoup do zèle dans mes nombreux essais. J’ajouterai que les résultats de ces essais, dont je ne puis encore donner le compte rendu complet, démontrent: d’une façon absolue la possibilité de l’application pratique des méthodes et appareils de mesure dont je viens d’exposer le principe.
- Riccardo Anxo.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- Sur la ‘ résistance des balais de dynamos, par R.-B. Tibbats. L. Lowenberg et W.-G. Burns.
- The Elec.triccd Heview, Londres, t. XLVI, p. 33a, a3 février 1900.
- Les auteurs ont fait récemment à l'Université de Columbia (Etats-Unis) plusieurs séries d’es-
- sais sur des balais de dynamos en cuivre feuilleté, en toile métallique de cuivre, en charbon et en graphite.
- effectués avec une dynamo Edison d’une puissance de 35 kilowatts donL le commutateur portait segments. Avec les balais en charbon, il fallait exercer une pression d’au moinâ t4°gr •
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- cru 2 pour obtenir des déviations constantes du voltmètre; dans le cas contraire les déviations variaient constamment. Le même fait s est présenté avec les balais en graphite mais à un moindre degré.
- Celte première série d'oesais a conduit aux conclusions suivantes •.
- i° La résistance au conlact des balais, quelle que soit leur nature, varie en raison inverse de la densité du courant ;
- iü Cette résistance reste sensiblement constante quand on accroit. la pression, sauf pour les courants très faibles.
- 35 La chute de potentiel aux balais demeure presque constante quand l'intensité du couvant augmente (elle croît cependant légèrement.):
- 4° L'elforltangentiel ou frottement exercé sur les balais croît avec la pression.
- 5° Ce Ivoltemcnt croît généralement., mais pas toujours, avec l'intensité- du courant pour les balais en cuivre feuilleté ou en toile métallique.
- 6° Ce Irottcment décroît au contraire quand l’intensité du coursait croît pour les balais on charbon et en graphite. Pour ceux on charbon, la diminution est particulièrement sensible pour des vitesses comprises entre la moitié et les trois quarts de la vitesse normale ; pour ceux en graphite, elle se manifeste surtout pour la vitesse égale auxtrois quarts de la vitesse normale.
- j"Le frottement diminue considérablement quand le commutateur est graissé ; toutefois avec les balais en charbon cl eu graphile soumis à une faible pression, le frottement est accru légèrement.
- S'5 Pour les balais en cuivre le frottement est considérablement augmenté dans le cas do la marche à demi-vitesse normale ; à trois quarts de vitesse normale, l'accroissement, est extrêmement faible. Pour l'une et l’autre de ces vitesses, la résistance au contact est la môme, sauf pour les faibles intensités de courant.
- 9" Pour les balais en toile métallique et en charbon les résultats à demi et à trois quarts de vitesse sont pratiquement les mêmes.
- 3o° Pour les balais en graphite le frottement est plus grand et la résistance moindre à demi-vitesse qu'à pleine vitesse, mais pour une vitesse égalé aux trois quarts de la vitesse normale, le trollement est à peu près le même qu'à pleine vitesse, la résistance étant toutefois un peu plus
- ii° T,es balais de cuivre glissent mieux, donnent lieu à une perle de tension plus constante cl, quand ils sont bien ajustés, ne donnent pas plus d’étincelles que les balais de graphite et de charbon.
- Deuxième série d’essais. — La dvnamo employée avait une puissance de aoo kilowatts, une vitesse angulaire de ioo tours-minute et scs diverses parties avaient les dimensions suivantes:
- Vitesse périphérique du commutateur 4>^3 ni : sec
- .Nombre de segments...............268
- Epaisseur des segments..........S,6 mm
- Xombro do balais par série......8
- Le courant entrait, dans la machine par une série de balais, passait à travers les bobines de l’armature, puis à travers le balai en essai. Pour éviter toute chute de voltage due au courant dans les bobines, le balai du voltmètre était placé sm la même lame du commutateur que le balai en essai.
- On trouva qu'il était possible d’cmplo\er avec les balais en charbon et on graphite des pressions plus petites que dans les essais précédents sans produire d’étincelle. Le commutateur étant sec, il n’v avait plus d étincelles dès (pie la pression dépassait 21 gr : cm2 pour les balais en graphite et 91 gr : cm2 pour les balais en charbon ; toutefois quand le commutateur était Huilé, les balais en charbon donnaient des étincelles avec la pression indiquée ci-dessus dans le cas où l’intensité du courant était grande.
- Pour le graissage du commutateur, 1 huile employée pour le graissage des cvliudres n’est pas à recommander', car elle est trop épaisse, donne lieu à la formation de cambouis qui accroît la résistance et ne peut être enlevé que par un frottement énergique au papier de verre. Au contraire, l'huile à machine convient fort bien, car elle ne produit pas de cambouis et diminue la résistance des balais de cuivre.
- J)e ces essais, les auteurs ont déduit les conclusions suivantes :
- Frottement. — Quand le commutateur est sec, le frottement : i° croît on même temps que la pression ; 20 est plus faible pour les balais eu toile (pie pour les balais feuilletés, plus faible
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- pour ceux en charbon que pour ces derniers, enfin plus i'aible. encore pour eeux en graphite.
- Avec le commutateur huilé : i° le frottement croit avec la préssion, mais non proportionnellement ; 20 entre les limites de pression de 140 et gr : cm2 et sans passage, du courant, le frottement des balais en toile métallique est légèrement plus grand que celui des balais feuilletés ; entre des pressions de 245 et io5o gr : cm % et toujours sans courant, le frottement des balais de graphite est plus grand que celui de ceux de charbon; entre des pressions de iy5 el 095 gr : cm2, le frottement des balais en cuivre surpasse celui des balais en charbon et en graphite; 3° le, frottement des balais en cuivre et en charbon diminue quand l'intensité du courant croit ; 4° le graissage augmente le frottement, quand le courant ue passe pas.
- Résistance. — Avec le commutateur sec, ou a trouvé : i° la résistance au contact décroît quand l'intensité du courant croit ; la variation est très grande pour les faibles intensités, mais pour les grandes intensités cette variation tend vers une limite, de sorte que, la résistance varie sensiblement en raison inverse de la pression ; 20 la résistance varie dans le même sens que la pression ; la variation très grande lorsque la pression est.petite, devient ensuite très petite a partir d'un certain point critique ; 3° Finflueuce de la pression sur la variation de la résistance est plus petite dans le cas des faibles courants que dans celui des courants intenses ; lorsque l’intensité croît, le point critique devient mieux défini et correspond à une pression plus petite, et tout accroissement de pression au delà de ce point a de moins en moins d'elfel, de sorte que finalement un accroissement de pression ou d’intensité n’affeoLe que très légèrement la résistance ; 4° pour les balais en toile métallique il n’y a pas de point critique bien défini : 5'1 la résistance des balais de charbon est un peu plus faible que celle des balais de graphite ; 6° la résistance des balais feuilletés est à peu près la même que celle des balais en toile métallique pour les faibles courants, mais elle la surpasse considérablement dans le cas des courants intenses ; y0 la résistance des balais en charbon et en graphite est beaucoup plus grande que cidle des balais en cuivre.
- Avec le commutateur huilé, 011 trouva : i° l’huile à cylindre accroît la résistance des
- balais de graphite, principalement pour les courants de I'aible intensité; elle accroît aussi la résistance des balais de charbon dans le même cas, niais elle 11e produit pas d’effet sensible dans le cas des courants intenses ; 20 l’huile à machine diminue la-résistance des balais feuilletés sous faible pression ; elle diminue également et dans une plus forte proportion celle des balais en toile métallique.
- Troisième série d'essais. — Dans ces essais, les auteurs ont comparé les résultats obtenus avec des commutateurs, les uns grands et les autres petits, tournant avec une vitesse ian-gcutielle d’environ 4/)-5 m : sec. Ils ont obtenu les résultats suivants :
- Frottement. — Avec les commutateurs secs : i° le frottement des balais en graphite et en cuivre feuilleté est beaucoup plus faible avec les grands commutateurs qu’avec les petits ; quand il ne passe pas de courant, le frottement du balai en cuivre est légèrement plus faible avec les grands commutateurs qu’avec les petits tant que la pression ne dépasse pas 4^0 gr : cm 2, tandis qu'au delà c’est l’inverse qui a lieu; le frottement des balais on charbon est aussi moindre avec les grands commutateurs qu’avec les petits tant que la pression est inférieure à 910 gr : cm2, l'inverse se produisant au delà de cette pression ; 20 avec les petits commutateurs le frottement, décroît, aucun courant ne passant, dans l'ordre suivant: cuivre feuilleté, graphite, carbone, toile métallique ; 3° avec les grands commutateurs, le frottement des balais en charbon et en graphite est sensiblement indépendant de l’inLensilé du courant tandis qu’avec les petits commutateurs ce frottement décroît quand l'intensité augmente.
- Avec les commutateurs huilés: i° le frottement est généralement plus considérable avec les grands commutateurs quand ils sont huilés que quand ils 11e le sont pas ; avec les petits commutateurs et dans le cas des balais en cuivre, le graissage diminue le frottement, sauf toutefois lorsque la pression est très i'aible ; 20 le frottement des balais en graphite et en toile métallique diminue légèrement quand l’intensité du courant croit et lorsqu’on opère -avec les petits commutateurs (dans les essais de frottement faits sur les commutateurs, la vitesse d'un point de la surface était de 7,90 m : sec).
- Résistance. — Les essais effectués avec le
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- commutateurs secs ont donné les résultats suivants : i° dans le cas dos balais en graphite, la résistance de contact est plus grande avec les petits commutateurs qu’avec les grands commutateurs pour de faibles courants ; elle est à peu près la même avec les deux genres de commutateurs pour les courants intenses ; 2° dans le cas des balais en charbon, la résistance est pins grande avec les grands commutateurs qu’avec les petits ; la différence diminue à mesure que l’intensité du courant augmente ; 3° avec des balais feuilletés, soumis à une pression de 98 gr : cm2; la résistance est sensiblement la même pour les deux genres de commutateurs, quelle que soit 1 intensité du courant ; quand la pression croit elle diminue constamment avec les grands commutateurs, tandis qu’elle demeure sensiblement constante avec les petits commutateurs; 4° les balais en toile métallique sous une pression de io5 gr : cm2 et pour une densité de courant de 12 ampères : cm2 ont une résistance légèrement plus grande avec les petits commutateurs qu’avec les grands; quand la densité de courant devient un peu faible, la différence. toujours de même sens, est beaucoup plus considérable.
- En opérant avec des commutateurs huilés, on a trouvé que : le graissage diminue considé-
- rablement la résistance des balais feuilletés ou en toile métallique, lorsqu’on emploie les petits commutateurs; la diminution se fait principalement sentir dans le cas des balais feuilletés pour les faibles intensités de courant et dans le cas des balais métalliques pour les grandes intensités ; 2° la résistance est aussi réduite pour les balais en charbon et en graphite, sauf toutefois pour les faibles courants; avec les balais en graphite, la diminution devient de moins en moins marquée à mesure que la pression croit.
- J. R.
- Sur les avantages de remploi des génératrices à courants diphasés dans les stations de distribution d éclairage, par H. Girgensohn. Zeitschrift fur Elektrolechnik, t. XYJ1, p. f124-627,
- L’auteur se propose de moutrer qu’il serait avantageux au point de vue de l’utilisation des machines génératrices de substituer les courants alternatifs diphasés aux courants alternatifs simples pour l’alimentation des réseaux de distri-
- bu lion urbains et s’étonne que jusqu’ici le nombre des réseaux de ce genre à courants biphasés soit si restreint
- Le système que préconise l’auteur consistant à alimenter les moteurs avec l’une des phases ou avec les deux phases d'un circuit diphasé à trois fils et à brancher les appareils d’éclairage sur les fils extrêmes, M. Girgeusohn commence par faire voir que ce système ne conduit pas à employer des alternateurs plus encombrants. Il montre donc, qu’à dimensions égales, un alternateur diphasé peut alimenter sensiblement le même nombre de lampes branchées entre les fils extrêmes qu’un alternateur monophasé fournissant la même différence de potentiel efficace entre ces fils (fig. i et n).
- Fig. I 1*1 -2.
- Pour cela il s’appuie sur le fait, résultant, du calcul et vérifié par la pratique, que à dimensions égales, la puissance
- Wq = /, F cos o
- d’uti alternateur monophasé fournissant un courant d’intensité q sous une différence de potentiel E, est les trois quarts delà puissance maxi-
- \V» = »i4 E, cos cp
- d’un alternateur diphasé fournissant à chacune des phases un courant d’intensité 4 sous une différence de potentiel E2 (égale à E : \j>. puisque la différence de potentiel entre les fils extrêmes est supposée E), quand les deux alternateurs tonctiounent avec le même facteur de puissance.
- Ceci admis, comme la puissance que peut fournir l'alternateur biphasé quand tous les appareils sont branchés entre les fils extrêmes a pour
- mandes publiée par la Miektrotcfhnisclie Zeitschrift, du icr mars 1899, il y avait alors, sur 489 installations en exploitation : 3g4 à courant continu, 37 à courant alternatif simple, 55 à courants triphasés, 2 employant le
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- L’ÉGLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXII. — N® iO.
- o’est-à-dire que même dans les conditions désavantageuses de fonctionnement que Ton a admises. l’alternateur diphasé fournit sensiblement la même puissance que l’alternateur monophasé.
- Ce poiut établi l’auteur moutre que lorsque le réseau d’éclairage alimente des moteurs (fig. 3
- Fig. 3 et 4.
- et 4) l'emploi des alternateurs diphasés devient avantageux.
- La puissance des moteurs utilisés sur les réseaux urbains oscille le plus souvent entre un demi-cheval et deux chevaux. Adoptons pour valeur moyenne i, ar> cheval. D’après des essais faits sur divers moteurs provenant d’une des principales maisons allemandes, pour des moteurs de cette puissance à courant monophasé, le facteur de puissance cos -a est 0,70 et le rendement T. est 67,2 p. 100; pour ceux à courants diphasés ecs quantités sont respectivement 0,73 et ^3,6 p. 100. 11 résulte de là que pour une même puissance utilisée AV la puissance exigée des génératrices sera
- avec le courant alternatif simple, et
- avec les courants diphasés.
- En troisième lieu 1 auteur montre que le poids de cuivre d’une canalisation fl courants diphasés utilisée comme il le propose, n’est pas beaucoup plus grand ipie celui d’une canalisation h courant alternatif simple pour une même perte de voltage en ligne consentie et une même puissance utilisée.
- Pour la dernière canalisation la section totale S, = 2.s, des deux conducteurs est liée a la chute de potentiel consentie AE par la relation
- - — 4 ‘ 1 — AE EaE ’
- et pour la canalisation diphasée, en supposant la même distance l entre le générateur et le réeep-
- 6y/~Ma _ 6klWj "4 “ AE “ EAE *
- Par suite on a
- S, __ a AV j “ — ~3\V~ ’
- Si les appareils d’utilisation sont des lampes branchées en nombre égal sur chaque phase il résulte de cette relation que la section totale des conducteurs de la canalisation à courant monophasé ne sera que les deux tiers de ia section totale de ceux de la canalisation diphasée, car alors AV =\V2. Mais si l'appareil d’utilisation est un moteur, le rapport des sections s’élève à puissance consommée égale, eai ce rapport devient
- S, 2X2,nW 1 Si ” 3 x 1,88W “'i,33
- Tl s’élève encore si on suppose que la charge de chacune des canalisations est composée de moteurs et de lampes, ces derniers appareils étant branchés sur les conducteurs extrêmes dans le cas du réseau biphasé. En eff’cl on a alors,
- y _ s _ 4é/jwy + ff„a)
- S, — Sa,, -j- S2ni =
- 6 ànv-j, EUT
- les indices e et m indiquant des quantités se rapportant respectivement à l’éclairage et à la force motrice. Si l'on remplace dans ccs expressions les puissances fournies par le réseau par les puissances utilisées, il vient
- h = 4 kl — 4/7 \\\ _
- EAE -
- En particulier dans le cas où la puissance utilisée en force motrice est le quart de celle utilisée pour l'éclairage, on a
- kl \\\ EAE "
- 6 X i,8B
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- 10 Mars 1900. REVUE D'ÉLECTRICITÉ ;•}«<>
- et d’emploi
- évitée par
- ; leurs
- ît éliminées par 1T
- La figure 5
- col 3,3
- ; celles des
- 9,5 cm, diamètre à
- les lignes
- (')• D’après M. Qmuitin, qui n’hé-
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- 39°
- I/ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Dos essais faits avec dos tensions croissantes de uooo a ï400° volts ont donné
- de 5 ooo i\ 7 ooo volts lueurs violette» pas de lueurs visibles au col
- de ioooo il i'îooo volts les trois isola- lueurs violettes dei3oooà 14000 volts luonrsviolettes
- reprises, 5 ou 10 mi- ont été enlevés aucune casse
- ÉLECTROCHIMIE
- Sur la préparation êlectrolytique de T acide perchlorique et de ses sels,par F. Fœrster. Zeitschrift fùv JClektrockemie. t. IV, p. 386-388, 1898: traduit dans /,industrie Elecirochimit/ue. t. ITT, p. tIo, dé-
- Dans des recherches antérieures (') l'auteur a montré que lorsqu'on électrolyso une solution basique d’un iodate alcalin il se produit une réduction à la cathode. 11 n’en est pas de même pour les chlorates, au moins si l’on emploie urte cathode de platine, de plomb, de cuivre, de zinc ou de nickel. En employant une cathode de fer ou de cobalt, on peut cependant réduire
- éleeti'oîytiquement les chlorates en chlorures. Nous ne ‘traiterons ici que de l’électrolysc en solution neutre ou acide; dans ce cas, le chlorate est oxvdé en perchlorate, fait déjà observé en 1816 par Stradion (2), et en 1847 par Kolbe
- Pour étudier l'influence des diverses conditions extérieures sur l’oxydation qui se produit, on éleetrolvsait 100 centimètres cubes d’une solution de titre détermine entre deux électrodes de platine de / 9. centimètres carrés de surface ; le tout était placé dans un cylindre de verre fermé par un bouchon hermétique, au travers duquel passait, outre les fils conducteurs, un tube de verre destiné au dégagement des gaz. On analysait le gaz dégagé concurremment avec celui qui se forme dans un voltamètre à gaz placé dans le circuit. D’après la teneur en oxygène des deux gaz on déterminait quel était le pour cent du courant utilisé pour l’oxydation. Les rendements exprimés en pour cent du rondement théorique, obtenus dans diverses conditions, sont indiqués dans le tableau suivant. Les densités de courant sont exprimées en ampères par décimètre carré.
- Les solutions de chlorate de soude cl de potasse employées étaient neutres ; celles du premier contenaient un peu de sel marin qui se transforme en chlorate, puis en perchlorate, sans troubler le phénomène. O11 a choisi les concenü'ations de façon (pie les solutions de chlorate de soude soienl équivalentes à celle de chlorate de potasse à 5 p. 100. La solution d’acide clilorique était à peu près deux fois équivalente à celle du chorale.
- Au bout de peu de temps d’électrolyse, le perchlorate peu soluble se précipitait de la solution de chloralo de potasse à l'anode. On peut aussi préparer ce sel en additionnant de chorure de potassium une solution de perchlorate do soude ou d’acide perchlorique. Le sel obtenu ainsi à partir de l’acide perchlorique perdait au rouge 4^,9 p. 100 de son poids ; le sel KC101 doit en perdre 46,2 p. 100.
- (’) Xeils. f. EleckI. IV, p. 9,70.
- (2) Gibbcrts Annalen, t. LII, p. 219.
- (:t) Joinn. f. prak. Chimie, t. XL1, p. 148.
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- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- Le tableau précédent montre que, pour des densités de courant pus trop faillies, le rendement croît en mémo temps que la concentration. Du fait de la laiblc solubilité du chlorate de potasse à basse température et du fait que l’on ne peut, dans ce cas, employer des solutions chaudes, il est préférable de se servir du chlorate de soude pour préparer les perchlorates, Voici les résultats obtenus avec une solution à 5o p. i oo de NaCIO3, à la température ordinaire, avec une densité de courant de 8,3 ampères-décimètre carré. La tension était de 4,5 volts aux bornes du bain pour un écartement des électrodes de i,5 cm.
- du rendement théorique déterminé au moven d’un voltamètre à cuivre placé dans le circuit ; mais, une lois que la moitié environ du chlorate est oxydée, le rendement décroît très rapidement.. T,a production de perehlorate s'effectue aussi bien en solution acide qu’en solution neutre. En solution alcaline on n’observe qu'au début une oxydation énergique, d’autant plus forte que la densité de courant est plus élevée, mais qui décroît au bout de quelque temps. La série d’observations suivantes effectuées sur une solution à 5o p. roo de NaCIO* contenant i p. ioo de NuOll, avec une intensité de courant de 1 ampère (densité de courant, 8,3 ampères-décimètre carré), montre bien ce fait :
- l^es quantités d’oxygène, employées a l'anode étaient, en pour cent de l’oxygène produit par le courant:
- Au bout <lc 3 heures ... 8 »
- Pour transformer en perehlorate 5o gr de chlorate de soude avec l’intensité emplovce, soit i ampère, il faut théoriquement a5 heures. On voit que l’effet utile du courant et la proportion de chlorate transformé sont très considérables. En doublant la densité de courant, on n’observe pas d’autre résultat qu’une diminution de la moitié environ de la durée de l’expérience, avec élévation du voltage à 5,2 volts. A la fin de l’expérience on sentait de plus en plus fortement l’ozone.
- Les solutions de perehlorate de sodium obtenues dans les essais qui précèdent furent traitées.par la quantité calculée de KO. On obtint ainsi en K.C10* les y8 p. ioo — 85 p. ioo de la quantité de NaCIO' en solution. Le sel obtenu retient de faibles portions de chlorate. En mesurant simplement l’oxygène dégagé, on en obtient 4^,7 P- ioo à 45,5 p. xoo au lieu de 48,2 p. ioo que doit dégager le sel pur.
- Avec les solutions de KC10* les résultats sont, comme nous l’avons vu . moins avantageux. On lit un essai avec 3 litres d’une solution à 5,G p. ioo de ce sel en employant une anode de platine placée entre deux cathodes de nickel. De cette façon on a pu obtenir les 8a p. ioo
- (J) Dans un autre essai on a obtenu 95 p. 100 au bout
- On éleva alors l'intensité à a,3 ampères (densité de courant, 23,3 ampères-décimètre earré), et Ton observa :
- n 1/2 heure. . . 53 ^ »
- II ne semble done pas possible, d’après nos expériences, d’obtenir directement les perchlorates par électrolyse des chlorures, car le produit intermédiaire, le chlorate, ne peut se former qu’en solution alcaline, l'alcali étant produit par le courant.
- Sur les propriétés et les applications de l’aluminium, par A. Ditte. Comptes rendus, t. CXXYil, p. 919, t. CXXYÏ1I, p. 19a, 793, 971; 5 décembre 1898, 23 janvier, 27 mars et 17 avril 1899 et, par H. Moissan, Comptes rendus, t. CXXYifl, p. 875, 10 avril 1899 p).
- Dans la première de ses communications
- M. Guillaume publié dans le dernier numéro de ce journal date de leur publication elles aient quelque peu perdu de
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- 3t)* L'KCLAlltÀGE
- (C. B., t. CXXVII, p. 919-924) M. Ditte décrit quelques expériences qui moiitrent que la résistance que l'aluminium oppose à la plupart des agents chimiques, n'esl qu’apparente et résulte de la lormation à la surface du métal, par suite de la réaction, d'une couclie protectrice qui empêche la continuation de la réaction. Déjà en 1890 [C. /». t. CX, p. 5"3) il avait établi que si l'aluminium parait, n'allaqucr ni l’eau, ni les acides organiques, ni les acides sulfurique et azotique étendus, quoique sa chaleur d'oxydation de 13 t calories par atome d’oxvgène doive lui faire attribuer une énergie chimique voisine de celle du calcium, le fait tient à ce que le métal se recouvre immédiatement d’une couclie d'hydrogène, de bioxvde d'azote ou d’alumine, continue, imperméable et. très adhérente qui supprime tout contact entre l’aluminium et le liquidé dans lequel on l'immerge : il suffit en effet de faire le vide pour que, dans les cas où la couche protectrice est gazeuse, l’action sc continue jusqu'il dissolution complète de l'alu-minium. Il avait également établi que certaines solutions salines, celles de sulfates et d’azotates, réagissent sur l'aluminium. Scs nouvelles expériences moulrent que les chlorures, bromures, indurés, le carbonate de sodium et l’ammoniaque réagissent également.
- Chlorures, bromures et iodures. — La connaissance des réactions auxquelles donnent Heu le chlorure de sodium ou sel marin est particulièrement importante en raison de l’emploi de l’aluminium pour la confection des ustensiles de cuisine. Théoriquement ce sel pourrait donner du chlorure d'aluminium et de la soude, la réaction étant fortement exothermique; mais la soude décompose le chlorure d'aluminium et il se forme en définitive une couclie protectrice d’alumine.
- 17alumine étant soluble dans les acides il était à prévoir que la réaction 11e pourrait se trouver arrêtée si l’on additionnait la solution saline d’un acide on d'un sel acide. C’est ce que des expériences faites avec des solutions additionnées d’acide acétique, tartrique, citrique, oxalique, etc., ou de crème de tartre, ou encore de Lioxalate de potassium, ont permis de vérifier.
- Le chlorure de potassium, les iodures et les bromures alcalins se comportent comme le sel marin. Il en est de même des bromures alcalino-terreux et du chlorure de magnésium.
- ÉLECTRIQUE
- Carbonate de sodium. — Il y a réaction, même h froid ; il sc forme de Taluininate de sodium et du bicarbonate de sodium qui restent en solution et de l'hydrogène qui se dégage. Cet hydrogène est pur. sans trace de gaz carbonique, car, comme l’a montré Deville, ce gaz décompose Taluniiuate de sodium pour donner du carbonate de sodium et de T alumine. Pour cette même raison la réaction de la solution de carbonate de sodium sur l’aluminium s’arrête quand cette solution ne contient plus que du bicarbonate, et l’aluminium peut rester indéfiniment inaltéré dans une solution de bicarbonate.
- Ammoniaque. — Il se forme de l'aluminate d'ammonium avec dégagement d'hydrogène ; au bout de peu de temps le dégagement se ralentit et l'attaque cesse par suite de la formation d’une couche protectrice d’alumine résultant de l'action du gaz carbonique de l'air sur Valumiuate. Quand on opère avec de l’aluminium impur, comme l’avait fait Woehler, l’attaque est très lente et est bientôt arrêtée par une couche formée par les impuretés.
- Les expériences décrites dans la seconde communication [C. B,, i. CXXVUI, p. ipn-soj', établissent que l'altération de l'aluminium est notablement facilitée par l’intervention de i’oxv-gcue ut du gaz carbonique de l’air.
- L’une d’elles consistait, à plonger partiellement une lame d’aluminium dans une solution de sel marin additionnée d’acide acétique ; la lame était fortement corrodée dans le voisinage de la surface libre du liquide.
- Dans une autre on prenait une solution de sel marin, contenant do gr de ce sel par litre d’eau, solution qui lorsqu’elle est pure n’agit pas sur l'aluminium ; une lame de ce métal plongée en partie dans lu solution est attaquée prés de la surface de séparation du liquide et de l’air. Cette attaque s’explique comme il suit ; i) se produit du chlorure d’aluminium et de la soude; le gaz carbonique de Pair transforme la soude en carbonate qui, comme on l’a vu plus haut, réagit sur l'aluminium en donnant du bicarbonate et de Tahiminato de sodium ; ce dernier sel est décomposé partiellement par l’eau en donnant de la soude el de l'alumine cristallisée ; celle-ci -se déposant en flocons, ne protège que très imparfaitement l'aluminium et la soude pro-
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- duite provoque de nouvelles réactions ; la corrosion de l’aluminium sera donc continue.
- Avec des solutions de moindre concentration '5 gr de sel par litre': la corrosion est plus lente, mais elle se produit. Dans l’eau deSeine elle-mémo uue lame d’aluminium est lentement oxydée.
- I.'caa de mer dorme lion nux mêmes phénomènes. Les chlorures de magnésium et de calcium produisent bien, par l'intervention du gaz carbonique de l’air, un enduit insoluble de carbonates de ces métaux, mais cet enduit, est perméable et n’cmpèehe pas la corrosion par le carbonate ile sodium provenant de l’action du sel marin et du gaz carbonique.
- D’ailleurs, dans certains cas, la préseucc de chlorures dp magnésium et de calcium! loin de diminuer la rapidité de la corrosion, peut augmenter celle-ci. C’est ainsi, par exemple, qu’une goutte d’eau salée pure placée sur lame d'aluminium ne pourra produire qu'une faible corrosion,l’évaporation de l'eau de. la goutte mettant tin aux réactions; mais si cette eau contient, comme l’eau de mer, des chlorures de magnésium et de calcium, ces sels, très hygrométriques, empêcheront la dessiccation complète, et la corrosion continuera indéfiniment grâce a leur pré-
- Daus la troisième noie (C. /{., t. CXXY1JT, p. 793-799'j, Ditto relaie les résultats d’essais laits sur des tôles d'aluminium servant à lit confection d’objets d'équipement militaire ainsique ceux de l'examen d’objets d’équipement réformés provenant du corps expéditionnaire de Mnda-
- La première, tôle renferme 3 p. 100 de cuivre avec 1 p. 100 d'impuretés consistant principalement en fer et en silicium ; elle sert à faire les gamelles, les marmites, les caisses à eau, etc. La seconde contient 5 à 6 p. 100 de cuivre avec ij). 100 au maximum des mômes impuretés ; elle sert à la confection des anneaux et des chaînettes des gamelles, des anses de marmites, etc. Leurs propriétés diffèrent peu de. celles de l'aluminium non allié. Ces tôles sont attaquées par Taeide sulfurique (2 p. 100 d’acide';, par les carbonates alcalins p. 100), par le chlorure de sodium (8 gr par litre}.
- L’examen d’un fragment de caisse a eau a montré que le métal est peu altéré sur la surface extérieure, qui est recouverte d’un enduit gou-
- dronneux ; il est profondément attaqué sur la surface qui était en contact avec l'eau. La tôle est devenue schisteuse jusqu’il une certaine profondeur et elle est alors très fragile. Elle est recouverte d'une couche d’alumine trihvdratée cristallisée. En dissolvant cette couche dans de l’acide sulfurique dilué, la surface métallique mise à nu est caverneuse. En mettant digérer dans l’eau un autre fragment, l’eau devint légèrement alcaline, et 011 put y déceler la présence du chlore. Le métal « malade « portait donc en lui-même le germe de sa destruction puisque le chlorure de sodium en présence de l’air produit une corrosion continue.
- Des fragments de gamelles et de marmites donnèrent lieu à des constatations analogues. Ils étaient « malades » également et leur maladie provenait sans doute du sel marin contenu dans les aliments que ces objets ont contenus. Mais il v avait pour eux une autre cause de corrosion : ils peuvent en effet, avoir été oubliés ou forcément abandonnés sur le feu pendant assez longtemps pour que, le liquide que l’on chauffait s’étant évajmré, ils se soient trouvés portés à une température élevée ; refroidis ensuite brusquement soit par extinction du feu, soit par allusion d’eau froide ils ont été trempés: or, des essais ont montré que la trempe donne à la tôle d’aluminium employée pour la confection de ces objets nue structure granuleuse qui facilite la pénétration des agents de destruction.
- En terminant celte communication, M. Ditlc fait observer que la présence du cuivre dans l’alliage doit augmenter la corrosion. En effet, ce métal, moins rapidement attaqué que T aluminium, sc trouve mis à nu et forme avec l'aluminium un couple galvanique qui active l’attaque.
- Il faut aussi remarquer que le nettoyage des ustensiles de cuisine en aluminium présente des difficultés. Les solutions alcalines, excellentes pour enlever la graisse, dissolvent le métal ; de plus elles pénètrent dans les replis du métal, les fissures accidentelles et là, grâce à l’oxygène et à l'humidité de l'air, elles oxydent peu à peu l'aluminium. Les nettoyages avec de l’eau froide ou chaude mélangée de sable fin. plus satisfaisants j)our la conservation des ustensiles, sont à rejeter au point de vue hygiénique, le sable fin pouvant s’introduire aussi dans les cavités et y emprisonner des substances alimentaires chargées do germes et de microbes.
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- :V)4
- ÉLKCITKIQl.'F
- Enfin >1. Ditte ajoute : « Ces considérations, qui s'appliquent il tous les objets d’aluminium, se rattachent immédiatement ù l'ensemble des propriétés véritables de cet élément; celles-ci en font un corps en réalité très altérable ; elles me paraissent de nature à inspirer quelques doutes et à dissiper quelques illusions relativement aux applications industrielles possibles de ce métal. »
- Dans sa Communication à la séance de l'Académie du 10 avril [C. /?., t. CXXV1I1, P..890-901), M. Moissax déclare que, sans critiquer en rien les expériences de M. Ditte, il ne partage pas ses idées à propos des conclusions qu’il en lire au point de vue des applications de i’alumi-
- II lait observer que les impuretés de l’aluminium jouent un rôle important dans la corrosion et il rappelle que la pureté de l'aluminium fourni par l'industrie a constamment été en augmentant. : alors que les analyses faites en i8q3 indiquaient une teneur en aluminium de 90,55 il p. ioû, celles laites en 1897 donnèrent 1)6,74 ù 99.86 p. ioo (l) ; aussi croit-il que la détérioration constatée sur les objets provenant du corps expéditionnaire de Madagascar et lubri-qués avec de l’aluminium de date relativement ancienne doit tenir en grande partie aux impuretés. Il cite ensuite des extraits de quelques rapports des ehets de corps de .Madagascar qui tous s’accordent à considérer les ustensiles de campement en aluminium comme bien supérieurs, comme propreté et solidité, aux ustensiles en 1er étamé. Puis il dit que des casseroles en aluminium employées depuis trois ans chez lui pour Jaire la cuisine sont dans un parlait état de conservation.
- Dans sa réponse (C, R., t. CXXYI1!, p. 977-yyS), M. Dittu déclare que M. Moissan et lui diffèrent d’avis bien moins que lu note précédente pourrait le donner à penser.
- Il fait remarquer qu’il a tenu compte des impuretés de l'alumiuium et qu’il leur attribue l’importance qu’il est légitime de leur accorder ; les essais rapportés dans les deux premières de ses notes ont d’ailleurs été faits sur de l'alunn-
- (') L'Eclairage Electrique, t. Y. (>. jfq ; i8g5.
- ilium d’une grande pureté produit par l’usqie de M. Seerétau en 1898.
- 11 se défend d'avoir dit que ses essais aient établi qu’il faille « d'emblée rejeter les applications possibles de l'aluminium (‘) ». Il est convaincu au contraire que la substitution de l’aluminium au fer dans la fabrication des objets de campement constitues un grand progrès.
- RECHERCHES THÉORIQUES
- Effet de la chaleur sur la décharge d’une bobine d’induction dont le circuit primaire est muni d’un interrupteur èlectrolytique, par Jervis Smith. Philoxophicccl Magazine. 8" série, t. XLVllI, p. 47-7-478. Résumé par Bagard, dans le Journal de Physique. l. IX, p. it5, février 1900.
- La distance des extrémités en pointe du secondaire étant réglée de façon qu'il n'y ait plus qu’une faible aigrette, si 011 vient ù approcher de la cathode la flamme d’une lampe à alcool, on voit jaillir des étincelles entre les pointes; on n’obtient aucun effet en approchant la flamme de la pointe anode, ou en employant des boules au lieu de pointes. L’auteur pense que l’effet est dù ii la projection par la cathode de particules qui, étant chauffées par la flamme, augmentent la conductibilité de l’intervallc entre les pointes.
- Sur la variation de la résistance de certains amalgames avec la température, par R.-S. Willows. Phihisitplne.nl Magazine, 3fi série. (. XLY71I, p. 4-33-4 >8. Résumé par Bagaufi dans le Journal de Physique, t. IX, p. 114, février 1900.
- Quand de l’amalgame de zinc est chauffé, puis refroidi lentement jusqu’à la température initiale, la résistance devient plus grande qu'au-paravant; si l’on répète la même opération plusieurs fois, la résistance subit chaque lois une augmentation de plus en plus faible, et elle finit parue plus changer après six cycles environ; elle est alors beaucoup plus élevée qu’avant d’avoir subi cette série d’échuuffements. Eufin, l'amalgame ainsi traité étant ensuite maintenu pendant plusieurs semaines à la température dw
- P) Celte réponse de M. Ditte 11 était pas inutile. Sans cloute, dans la rédaction de ses notes, la plume du M. bitte a trahi su pensée car, ainsi que M. Moissan, nous avions cru y voir la condamnation de l’emploi de
- et colle des coques de navires. ' (X. d. 1. h-)
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- BEVUE n 'ÉLECTRICITÉ
- 3&5
- laboratoire, on trouve que sa résistance baisse graduellement; il huit six semaines quelquefois pour atteindre une valeur définitive.
- Le coefficient do dilatation éprouve des modifications analogues dans les mêmes conditions.
- Eus amalgames d’étain et de cadmium présentent dans un certain intervalle de température, une variation très rapide de la résistance avec la température; il semble y avoir en même temps quelque changement d’état. La résistance de l’amalgame de cadmium devient plus grande après un éehaulTement, et plus grande encore après un refroidissement.
- L amalgame de magnésium a une résistance qui croît proportionnellement à la température jusqu’à no° et un pou plus vite‘au delà. Pas plus que l'amalgame d’étain, il ne présente de particularité aualogue à celles qui sont relatées plus haut pour les amalgames de zinc et de cadmium.
- Sur la théorie de la tension de dissolution clectrodynamique, par R.-A. L.ehfeldt. Philoso-phiral Magazine, 3e série, \. XLYIII, p. .JJo-433, novembre 1899. Résumé par Rawakij dans le Journal de Physique, l. IX. p. n3, février iyoo.
- On sait que Nevnst. a adopté, pour représenter la loreo électromotrice au contact d lin métal et d'un électrolyte, L'expression :
- SOCIÉTÉS S W Y NT
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du 2H février 1900.
- Sur F interprétation de l’effet thermomagnè-tique dans la théorie de Voigt, par G. Moreau. Comptes rendus, t. CXXX. par 162.
- I.'auteur montre que l'interprétation qu’il donnait récemment de l'effet tliernioniagnélique de'Xcrnst diffère de celle que M. Voigt a publiée en 1898 :
- (9 Fri. Étect., t. XMI, p. ta 27 janvier 1900.
- (2) M. Voigt a fait à eo sujet une réclamation de priorité
- où R désigne la constante des gaz ; T la température ; £ la quantité d’éleefrieité unie à un équivalent-gramme ; P la pression osmotique due aux ions métalliques en solution; enfin, 0. mie quantité que Nornst considère comme la « tension de dissolution électrolytique » du métal. D’après lui, il y a dissolution d’une petite quantité de métal nu moment de l’immersion, quand la pression osmotique est moindre que cette tension hypothétique ; les nouveaux ions métalliques ainsi formés rendent la solution positive par rapport au métal, d’où une courbe double à la surface de contact et une attraction de ces ions par le métal, laquelle, jointe à la fension osmotique, contrebalance, dans l'étal d’équilibre, la tension de dissolution.
- M. Lehfeldt fait diverses objections à'celte hypothèse. Il fait remarquer cl’abord que cette tension II, calculée par Le Blanc d'après la force électromotrice observée et la relation-'1) est, pour certains métaux, d'un ordre de grandeur inadmissible ; on obtient, on effet. pour lé zinc 9, 9 Xi 10 18 atmosphères et, pour le palladium, 1, u X io-34 atmosphères. 11 montre ensuite qu'en calculant la masse de zinc qui passerait en solution par centimètre carré, sous l’action d’une telle tension de dissolution, on arrive à un résultat qui est en' désaccord manifeste avec la
- ÏS ET TECILMQl'ES
- 1. Je considère, dit-il, une chaîne formée par un métal M et du plomb, les soudures étant à des températures différentes. En un point, (d-, y. z) de XI, si X, Y, Z sont les composantes de la force électromotrice thermo-électrique par unité de longueur, on a, d’après M. Voigt,
- v_ 7 _ dï' H,_ , ,
- bx ' by ' bz ÔT ’
- () est une l’onction de la température absolue T et caractérise le métal XL
- On déduit facilement des équations (1), pour la force éleclromotrice du couple, le courant allant 'du métal 'au plomb à travers la soudure
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- i, ECL A. IR A G K É LE CT H L Q LK
- chaude, Et+^T — [
- pour le pouvoir ihcru rapport au plomb,
- - [(«Ph,>T+.iT) — (QmJt ]>
- )-électriquc de M,
- dT
- - B'm -
- Par ailleurs, M. Yoigt établit pour lu chaleur spécifique tt du métal M (en mesures mécaniques)
- v,
- Celte formule appliquée au plomb où 3-7=^ o, nous donne W'pb = constante. En admettant que celte constante est nulle, la formule (a) donne
- <? = 6‘m. (3)
- TT. Supposons qu’une lame miuce du métal M soit placée dans un champ magnétique H, normalement aux lignes de force, le plan des XY coïncidant avec le plan de la lame qui sera traversée par un courant de chaleur allant dans la direction OY. Les équations (r) donnent
- > = o, Y zz ft M
- M. Yoigl suppose (pie la force clectromotrice Y tourne sous l’action du champ comme la force électromotriee du courant primaire dans le phénomène de Hall. On obtient alors, suivant l’axe
- For . . . , Cuivre. . .
- -j- 8800 4- 6400
- OX, une force élcelromotriec transversi qui, rapportée à l’unité de longueur, est.
- , d’après l’équation (3),
- 5.r
- (4)
- Cette formule (4) donne l’ellèt thermomagnétique d’après M. Yoigt.
- 111. En admettant (pic, seules, les forces électromotrices thermo-électriques relatives à l'effet Thomson tournent sous l’action du champ, j’ni obtenu la formule
- d’électricité.
- X, zr KH , dj
- , t étant la chaleur
- spéeifiqm
- Les formules (4) et (5) sont assez différentes pour que l’expérience nous permette de conclure en faveur de l’une ou de l'autre.
- Dans le tableau suivant, j’ai comparé ces formules aux expériences de Nernst à o.o°. Dans la cinquième colonne, j’ai reproduit les nombres de ma première note rappelée plus haut.
- —For.4; + 0,33;
- + 0,240
- + 0,0097
- — 0,00094
- - (For. 5). K ohs. (Neriisl).
- Dans la seconde et les trois dernières colonnes, le signe + indique que le phénomène a le sens de l’action du champ magnétique sur le courant primaire de Hall. Les valeurs du pouvoir thermoélectrique -fia ont été déduites des observations
- de Mathiessen et Tait. Pour le bismuth, M. \oig u pris 64oo. Pour ce corps, la vérification me paraît illusoire, car tous les éléments qui interviennent varient avec le champ magnétique.
- On peut ajouter au tableau précédent celui qiv
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- 10 Mars 1900.
- REVEE D’ÉTÆCT R I C1T K
- 397
- résulte de nies propres recherches au zéro centigrade. Pour les trois corps étudiés, j’ai déterminé, sur le même échantillon, les coefficients c, s, c, p et K fecs mesures sont indispensables pour une vérification rigoureuse des formules' et j’ai montré que l'équation (5) était exactement suivie.
- Acier doux . +0,00662 —i35i +0,000811 —o,ooo5gü
- Cobalt. . . +0J00J99 |-i3i8 — 0,000112 —0,00146
- 11 me semble résulter des nombres précédents que la formule (:>) suit mieux les résultats expérimentaux que celle de M. Yoigt : pour le fer et l’acier, celle-ci donne même un phénomène de sens opposé ît celui qui est observé. Néanmoins, je me suis demandé si les écarts disparaîtraient en admettant que 0'pi n'est pas nul. En ajoutant it '$ dans l'équation (4' une constante égale b (Ypb» constante qu’on détermine de façon que la formule de M. Voigt suive exactement l’observation, on trouve des valeurs differentes en grandeur et en signe. Celle dernière hvpothèse est donc inadmissible. Je crois alors pouvoir conclure que sous l’action du champ, seules les forces thermo-électriques relatives à l'effet Thomson, subissent l’elfet Iiall. Je liens à ajouter que ma noie n'infirme en rien la théorie de M. Yoigt en ce qui regarde les phénomènes thermo-électriques en dehors du champ.
- Remarque relative à une note récente de M. Th. Tomasina, sur la cristallisation métallique par transport électrique de certains métaux dans l’eau distillée ; par D. Tommasi. Comptes rendus, p, 56>.
- (< En publiant sa note insérée aux Comptes rendus de la séance du 0 février, M. Th. Tomasina Ç) parait ignorer que, dans une note présentée à l’Académie le 3 avril 1882, j’avais démontré que certains métaux peuvent fournir des dépôts cristallisés, s’ils sont emplovés comme anodes dans l’électrolvse de l’eau distillée. Qu’il me soit permis de rappeler ici, eu quelques mots, les principaux faits que j'avais observés :
- » 1" Dans un tube en V, rempli d’eau distillée,
- (f /tel. Klec.t.. I. XXI, p 31 », 24 fév. îyoo. Élect., I. XXII, p. 272, 17 fév. 1900.
- on plonge une anode en argent et une cathode en platine, reliées aux pôles d'une pile de six élcmcnLs de Bunsen. Après dix-huit heures, on retrouve tonte la partie courbe du tube recouverte de cristaux constitués par un mélange d oxyde d argent et d’argent métallique.
- » 20 Si, dans l’expérience précédente, on remplace l’anode en argent par une anode en cuivre, on obtient un très beau dépôt de cuivre cristallisé, adhérent aux parois du tube. On observe également un dépôt de cuivre sur la lame de platine servant de cathode (’). »
- Action des courants de haute fréquence et de haute tension sur la tuberculose pulmonaire chronique, par E Doumer. Comptes vendus. t. CXXX, p. 6«2-6o3.
- I/auteur indique les résultats qu’il a obtenus dans le traitement de dix-sept sujets par les courants de haute fréquence et de haute tension introduits dans les sciences médicales par M. d’Arsoiival. Ces résultats sont fort satisfaisants ; en particulier, pour cinq des sujets, dont le traitement est terminé depuis deux ans au moins ; la guérison symptomatique s’est maintenue sans fléchir, malgré de graves maladies intercurrentes: les lésions pulmonaires dont 011 avait constaté in disparition ou une atténuation équivalente h une guérison, sont restées dans le même état qu’au moment de la cessation du traile-
- SOCJËTË FRANÇAISE DE PHYSIQUE
- Séance du 2 mars lililf).
- Sur la loi élémentaire des actions électromagnétiques et de l’induction unipolaire, par C. Raveau.
- I. — A l'aide de citations empruntées aux Mémoires sur Vlilectrodynamique, publiés par M. Joubert, M. Raveau rectifie d’abord quelques idées courantes relatives à l’historique de la question.
- t. üîrstcdt, après avoir trouvé le moyen,, depuis longtemps cherché, de faire agir l’électricité voltaïque sur l’aiguille aimantée, a parfaitement indiqué les lois qualitatives du phë-
- + Voir pour plus «le «létail mon Traité d'Electroehimic, P 49°-
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- L ' K C U A IRAQ K É L K C T U1 QU K
- T. XXII. — NJ10.
- nornène ; il a observé que la nature du conducteur était indifférent? et que l'action s’exercait à travers tous les corps, métalliques ou non, même à l’intérieur d’une boite de laiton remplie d'eau. Il a formulé la règle suivante pour les effets d’un fil horizontal placé au-dessus ou au-dessous de l'aiguille : « Le pôle qui voit entrer au-dessus de lui l'électricité négative, dévie vers l’ouest; celui qui la voit entrer au-dessous, vers l'est. » [Mém. EL, T, p. 4-j Et plus loin. : « Tous les effets observés relativement à un pôle nord, et que nous venons de décrire, s’expliquent facilement si l'on suppose que la force ou la matière électrique négative décrit, une spirale de gauche à droite ( dextrorsum ) et agit sur le pôle nord sans agir sur le pôle sud. Les effets sur le pôle nord s’expliquent de la meme manière, en admettant que la matière électrique positive possède un mouvement de sens contraire et la propriété d’agir sur le pôle sud sans agir sur le pôle nord. » Un peu plus tard, (Erstedtremarquait qu’un mouvement circulaire suffisait à expliquer les actions de l’électricité. M. Joubert observe à ce sujet (pie les idées d’Œrtedt se rapprochent beaucoup de celles de Faradav.
- Ampère n’a pas cru faire autre chose, en donnant sa célèbre règle, qu'indiquer une expression simple des faits déjà établis ; après avoir exposé les propriétés distinctes de l'électricité sous ses deux états, il ajoute : « Telles sont les différences reconnues avant moi entre les effets, etc. » [M. E., 1, p. 14.)
- 2. Après les expériences de Biot ef Savart sur l’action d'an fil rectiligne très long, Laplace mollira que l'action sur un aimant pouvait être considérée comme la résultante d’une force élémentaire agissant, en raison inverse du carré de la distance ; mais il 11e détermina pas la l'onction de l'angle que fait l’élément de courant avec la droite qui le joint au pôle. I,n formule complète —lut donnée par Biot dans son Traité de Physique. Il s'agissait, pour Biot, d une force appliquée an pôle.
- Une formule, identique seulement en apparence, fut donnée dans un Mémoire de F. Savary sur l’application du calcul aux phénomènes électrodynamiques, lu à l'Académie des sciences, le 3 février iBa3. A cette époque, Ampère avait amené l’expression de l’action mutuelle de deux
- éléments de courant à la forme encore ineoin-
- dans laquelle figurent, encore deux coeflicients reliés par la seule équation n — 1 -f- 2 i = « ; il avait démontré seulement que n était plus grand que 1 (Jf. EI, p. 289). 11 ajoutait : cc Quelle que soit la force des analogies qui portent, à penser que n es( égal à 2, on. n'en a aucune preuve déduite directement de l’expérience, puisque toutes les expériences laites à ce sujet l’ont été eu faisant agir un conducteur voltaïque sur un aimant et ne s'appliquent, par conséquent, que par une extension, qu'un no peut regarder comme une démonstration complète, a l’action mutuelle de deux portions infiniment petites de courants électriques. » [Op. cit., p. 286.;
- Gay-Lussac et Weber avaient montré qu'un anneau d’acier entouré d’une hélice conductrice n’exerce pas d'action extérieure ; Ampère répéta l’expérience avec un « assemblage de courants circulaires» sans novaux, et, Savary prouva qu’un pouvait en déduire 1111e nouvelle relation qui déterminait n et/'. Il calcula alors l’action d’un cylindre électrodynamique fsoléiioïde rectiligne) sur un clément de courant, et trouva, dans le cas où 1 une des extrémités de ce cylindre est à l’infini, une force appliquée à l’élément dz et dont la valeur est. — " ^ ~ Q, p. 3o4i.
- 3. Ampère a insisté à plusieurs reprises sur la différence entre la formule de Savary et celle, de Biot, qui no représente pas une force égale et opposée à celle qui s’exerce sur l’élément de courant. 11 a reconnu toutefois que ces deux formules étaient équivalentes dans le cas d’un circuit fermé ; mais il était tellemeuL convaincu de la nécessité de l’égalité de l’action et de la réaction, même dans le cas des forces élémentaires, qu’il a cru trouver une démonstration expérimentale de cette égalité. Dans l’expérience de rotation électromagnétique de Faraday, dans laquelle un aimant flottant verticalement sur du mercure tourne autour d’un fil, également vertical, parcouru par un courant, Ampère remarque que, s’il v a égalité entre l’actiou et la réaction, le système formé par l'aimant et les portions de courant qui le traversent, ne peut
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- U K VIT R D'ÉLECTRICITÉ
- 3yy
- même ou, en d'autres termes, le mouvement est produit par le reste du courant ; or, l'expérience réussit également si on vernit l'aimant de façon à empêcher le courant de le traverser.
- le premier cas ; M. Ilavemi
- la réaction
- sible que si la seule différence entre les deux expériences était la suppression des parties du courant contenues à l’intérieur de l'aimant, tandis qu’au contraire on a simplement remplacé des courants fermés par d'autres courants ‘-force mécanique, ce qui ne peut pas être fermés, pour lesquels, d’après les démonslra- rect. >» Kdhiml commence doue par négliger le Lions d’Ampère lui-même, la loi élémentaire : travail dont il reproche l'absence à la théorie
- tendant que lu base même que la sienne, était dépourvue de solidité. M. Raveau montre l’erreur manifeste dans laquelle est tombé Edlund, par la lecture de ce passage (1 ) relatif au courant produit par la rotation d’un aimant dans un appareil qu’il est inutile de décrire : .< Il est possible... que le courant induit apporte un léger obstacle à la rotation, quoique cet obstacle soit trop insignifiant pour être appréciable, i/aneionne théorie admet,
- Ldi.il .i ni aras.
- objections de principe qu’il a déjà formulées dans l'article précité et ajoute quelques rc-
- On ;
- équivalence entre les deux théories décent le champ comme immobile ou comme enlrainé toutes les lois qu’on mesure les forces électromotrices en circuit fermé. ICn principe cette équivalence semble pouvoir se déduire, dans tous les cas, de l’application de la théorie générale de l’induction : les forces ëleetrumo-Iriens se calculent en admettant que leur travail i électromagné-
- uvement relatif M. P. Curie revient d’abord Or ces forces élec- du spectre du radium. J1 rappelle que M. De-inarçay, qui a étudié ce spectre, possède une pré-cieuBe'colIeclion de ph
- Une question plus délicate est la suivante : le champ magnétique d’un aimant qui tourne
- ; outre l’existence (
- ment, un champ électrû/ue ; o ce champ, il doit produire, modification dans les lignes de force magnétiques ; il y aurait donc un double effet inauifes-
- M. P. Curio expose en son nom et en celui i
- pas la valeur du champ u a
- 2. Kdlnnd, qui a combattu
- bilité S’expliquer le phénomène dans ces idées, mais il a formulé une objection de principe pré-
- i'i Voir sur ce point, un article <fe M. R»vf*u (fans L'I'cluiruge Eli-ctriqiie J a 3 février.
- euse collection de photographies d
- partir du vert jusque dans l’ullra-violet et dont la raie 11 occupe à peu près le milieu. Les étincelles sont produites par une bobine spéciale, ii ont la décharge ne prèles raies nuisibles de
- Chimie et de Physique), 6“ série, l. XI, p. ô9.
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- 1/ ÉCLAIR A O F- K L E Cl'H 1 Q C K
- T. XXII. — N- 10.
- les spectres déjà obtenus qu’a été reconnue l’existence d'une raie caractéristique, voisine de II, puis de plusieurs autres raies.
- M. P. Curie a étudié récemment Faction de la température de Fair liquide sur le chlorure de barvum radilère , Ce corps ne cesse pas d’être lumineux ; il est difficile d'observer avec précision Fécîat de la partie immergée, mais ou constate toujours qu’au moment où on la retire, elle est beaucoup plus brillante que le reste, s.ftit par suite de l’abaissement de température, soit à cause du réchauffement qu’elle subit, cc qui semble moins probable.
- Le chlorure de baryum radio-actif provoque la; luminosité du sulfate d’uranyle et dépotasse.
- ‘La suite de la communication, comprend l’exposé des belles recherches, déjà connues de nos lecteurs ''b, sur les ravoüs déviables par un champ magnétique qui sont très pénétrants et dont la puissance de pénétration augmente à mesure qu’ils sont filtrés par des corps absorbants et les ravons non déviables dont Fexis-leuce ne se manifeste qu’à une distance iulé-rieurc à 4 cm pour le polonium et à - cm pour le radium.
- La distiuclion absolue entre ces deux espèces de rayons résulte de deux faits : i” Quand on a produit la déviation au moveti d’un champ de 2.700 unités, ou ne sépare plus rien en faisant croître le champ jusqu’à y ooo ; 2° Daus les expériences de M. IL Becquerel, les ravons les moins déviés sont do beaucoup les plus pénétrants, tandis que les rayons non déviés de M. Curie sont très fortement absorbés ; il n’y a donc pas continuité.
- MM. Mevyr et Y. Hchweidler ont étudié Faction de lamelles do verre, d’épaisseur de i mm, surlcs’rnvons déviablcs; la première, qui absorbe tous les rayons non déviables, ne laisse passer que 26 p. 100 de la radiation totale ; la seconde, laisse passer 86. p. 100 du reste, la cinquième 97 p. 1 00 et le huitième 98,7 p. wo de ce qu’elles reçoivent.
- Si l'on opère, hors du champ magnétique, sur les rayons non déviablcs du polonium on trouve an contraire qu’une première lame laisse
- passer 45 p. 100 de la radiation et une seconde 11 p. 100 seulement.
- Enfin M. P. Curie fait connaître une expérience nouvelle : Les rayons du radium transportent de l'électricité négative.
- Si l'on cherche à répéter avec le radium l’expérience qu'a faite M. Perrin sur les rayons cathodiques 011 se trouve arrêté parce que le faisceau qui tombe à l'intérieur du cylindre de Faraday établit une communication conductrice qui rend l’isolement extrêmement défectueux; toutefois ces premiers essais ont permis d'établir que le flux électrique du radium, s’il existe, est très faible en comparaison de ce que transportent les rayons cathodiques.
- On tourne la difficulté au moyen d'un artifice, indiqué par Léuard, dans une expérience analogue, qui consiste à empêcher la déperdition de l'électricité dans F air en recouvrantles parties métalliques de l’appareil d’un isolant. L’expérience a été faite d’abord avec des blocs de plomb, de zinc ou de cuivre protégés, ainsi que les fils qui se rendaient à l'éleetromèfre, piar de laparaliine ou de l'ébonite (o,3 111m d’épaisseur} ; l’isolant était lui-même recouvert d’une enveloppe de plomb. Sur la l’ace du bloc récepteur exposée la couche isolante était extrêmement mince et portait simplement une feuille d’aluminium de 0,01 mm. Une couche de radium très actif de 2 mm d'épaisseur sur 3 cm2 de surface donnait un courant io"n ampères ce qui correspondrait à une perle de matière d’un équivalent-milligramme en un million d’anuées. Il est absolument nécessaire d’éviter la présence de toute bulle d’air, à l’intérieur de laquelle des courants se produiraient sous l’influence des forces élec-tvomotriccs de contact entre les divers métaux. On retrouve à peu près les mêmes nombres avec un cylindre de Faraday isolé; ici, les rayons secondaires ne peuvent pas s’échapper, sauf ceux de l'isolant. Enfin on peut faire l’expérience inverse en reliant à F électromètre le radium contenu daus une boite métallique fermée et isolée, sauf d'un seul côté, où la radiation sort dans Fair ou entre sur une masse métallique reliée au sol ; le radium sc charge positivement.
- Le Gérant / C. êlAUD.
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- L’Eclairage Electrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A, CORNU. Professeur à l’F.eole Polytechnique, Membre de l'Institut. - - A. D’ARSONVAL, Professeur nu Collège de Fratieo, Membre de l’Institut. G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER. Professeur à l'École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l'École dos Mines, Membre de l'Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l'Université, Professeur au Collège Rollin.
- SUR LA CONDUITE DES ALTERNATEURS
- COUPLÉS EX PARALLÈLE AUX. BORNES D’UN RÉSEAU A POTENTIEL CONSTANT
- La méthode graphique de M. Guilbert (voir L'Éclairage Electrique, du 2 septembre 1899), permet de mettre très simplement et très clairement en évidence les conditions de fonctionnement des alternateurs au couplage, et d’en déduire un ensemble de données utiles à connaître.pour la conduite de la marche en parallèle. Nous nous proposons aujourd’hui de montrer comment doit être, au cours de la marche, effectué le réglage des alternateurs en vue de réaliser la condition d’utilisation et de rendement maxima.
- Rappelons brièvement le principe de la méthode. Connaissant la différence de potentiel V maintenue constante aux bornes du circuit d’utilisation, et les constantes R et L de ce circuit, si l’on trace (fig. i) 1(‘ vecteur ÜB = V, la dl- ^
- rection OC définie par l’angle <p tel que :
- et que l’c sur OC, o
- 1 abaisse du point B la perpendiculaire BC
- I désignant l’intensité du qu’on la dédxiit de la relali
- BC =wLl.
- •anl dans le circuit, tel
- VW +
- 1 l'intensité totale*! est four;
- 1 seul alternateu
- i force éloctm-
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- T. XXII — N H.
- 402 • L'ÉCLAIRAGE ÉLKCTRIQrF.
- motrice induilc aura pour vecteur la ligne <Ie fermeture OA du triangle ayant pour antres côtés OB.= V, et AB mesurant la chute de tension dans l'induit.. Soit l le coefficient de s. i. de l'induit : si l’on néglige, devant la valeur de la force ôlectromotrice w l I, celle de la perte de charge ohmique, on aura simplement :
- AB—.W/I.
- la ligne -BA se trouvant dés lors être le prolongement de CB.
- A l'échelle 10 M'ois plus grande que celle des forces électromotriees, la longueur AB mesurera l'intensité I, dont le calage sera suivant BX perpendiculaire à AB.
- 2. Si deux alternateurs, supposés identiques, concourent à la production du courant total, les intensités I, et I2 débitées par chacun d’eux devront, quelles que soient leurs valeurs numériques, être les composantes de l’intensité I. Il en résulte que ces intensités seront mesurées par les longueurs A, B et A* B des eoLés d’un parallélogramme ayant AB pour grande diagonale : les calages effectifs des courants étant d'ailleurs à qo° des directions A, B et A, B.
- Connaissant la force éleetroniotrice induite li, — OA, de l’un des alternateurs, et l'intensité 12 -= ^‘<l- qu'il débite, on en déduira doue les facteurs Eâ et L relatifs au fonctionnement du sefcond alternateur en prenant le point Aa symétrique de A, par rapport au milieu M de AB, cl en menant les vecteurs OA» et A» B.
- Puissances. — La différence de potentiel Y étant constante, les puissances actuelles \Y, et W, développées par chaque alternateur seront, à une échelle convenable, mesurées par les projections PP, et RP, (fig. 2) de A,B et AâB sur la perpendiculaire à OB.
- Ces puissances sont, aux actions parasites près, celles (pie fournissent les moteurs correspondants; il en résulte que, tant que les puissances motrices développées pur ceux-ci demeureront constantes, les lieux géométriques des J>1 points Ai et A»seront les droites P,P',, Paivj parallèles à OB. Il importe ici de rappeler le point fondamental qui dilfé-rencie les conditions de fonctionnement des alternateurs ’ en parallèle de celles des dynamos à courant continu. Dans ce dernier, cas, les vitesses de rotation des moteurs restant libres de varier individuellement, la position de chaque régulateur, et par suite la puissance motrice correspondante, peuvent varier en fonction du taux d’excitation des inducteurs : de telle sorte que l’électricien du tableau peut, par une simple manœuvre des rhéostats do champ, répartir à son gré la charge totale entre les diverses unités en parallèle.
- Il n’en est plus ainsi lorsqu’on opère sur des allernaLeurs. Dans ce cas, l'élut de vitesse de chaque unité lui é Lan L rigoureusement imposé par sa liaison avise l'ensemble des autres* demeure de ce lait indépendante dés variations que bon peut faire subir à son excitation, tant que le synchronisme subsiste et que la différence de potentiel aux bornes du réseau reste constante.
- Il en résulte que les régulateurs automatiques de puissance basés sur l’effet d'une variation de vitesse seront impuissants à exercer des actions individuelles susceptibles de faire varier la puissance de chaque unité en fonction de-son excitation ; tous les régulateurs demeurant calés à une position fixe, tant que la charge totale imposée à l'ensemble des unités en parallèle par le nombre et la puissance des récepteurs en fonction ne varie pas.
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- 17 Mars 1900.
- REVEE 1) Kl. F, C T II ICIT É
- Cela étant, le diagramme monlrc que si l'on modifie les excitations de deux alternateurs et par suite les valeurs L, et. Eÿ de leurs forces élcclromolrices induites, de manière : laisser Y constant, les extrémités A, el A, des vecteurs relatifs à ces forces électromotriee: seront assujetties à se déplacer Je long des droites d’égale puissance }\P'4.
- On en déduit immédiatement cette conséquence intéressante au point de vue pratique : c'est qu'il sera impossible d'amener, parla seule manœuvre du rhéostat d’excitation, le déhit apparent de l'un des alternateurs à zéro. La plus faible valeur que puisse en elfeL prendre l’intensité T,, par exemple, sera celle; pour laquelle le vecteur A,B sera perpendiculaire sur P,? ,; dans le cas oii les puissances W, et \V2sont égales, on aura par suite (fig\ 3)
- Si donc on diminue l'excitation sur l’un des alternateurs en l'augmentant sur l'autre do manière à mainlenir V constant, l’intensité indiquée par son ampèremètre ira en décroissant jusqu’au minimum ci-dessus, et augmentera ensuite constamment, taut que le synchronisme subsistera.
- Par exemple, pour un débit total sur la ligne 1 = 200 ampères également réparti à l’origine sur les deux alternateurs, cl cos -ç =0,80, on ne pourra de la sorte faire baisser le débit sur l'un d’eux que jusqu'à la valeur minima 80 ampères ; soit de 20 ampères seulement.
- Ceci montre que l’aelion des rhéostats de champ sera, dans le cas aeluel, beaucoup plus limitée que lorsqu’il s’agit de dynamos à courant continu ; nous allons maiiilenant préciser le rôle de cet organe.
- Action des rhéostats de champ. — Les diagrammes précédents montrent que la manœuvre des rhéostats de champ au cours de la marche on parallèle sur un réseau de constantes R et L données aura pour effet :
- 1“ De modifier l’angle de; calage des forces électromotrices induites par rapport à la différence de potentiel V aux bornes du réseau, el par suite la phase relative dus deux alternateurs. O11 voit à simple examen du diagramme qu’en augtnenlant l'excitation de l’un des alternateurs, c’est-à-dire la longueur du vecteur OA, de sa force électromotriee, on diminuera l’angle a, et inversement.
- 2" De. modifier les conditions de déhil propres à chaque alternateur, c’est-à-dire la charge apparente indiquée par son ampèremètre : la charge réelle, e’esl-à-dire La puissance effectivement développée par lui, demeurant indépendante de soit, excitation. On voit en effet que les valeurs
- des intensités dans chaque induit sont déterminées par les positions des points A, et As sur chacune des lignes P,!'',, P,!*',, et par suite parles valeurs des excitations respectives déterminant les longueurs OA, et OA,.
- Considérons d’abord, le cas où les puissances motrices se trouvent être inégales, pour une même vitesse angulaire donnée.
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- T. XXII. — N" 11.
- 4o4 ' (/ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- La somme I, -f- L, des intensités débitées par chaque alternateur a pour valeur ininima celle I de l’intensité passant au réseau ; pour tout décalage entre 1, et L, on aurait :
- t, +Q> 1
- et le réglage de la marche devra par suite être conduit de manière à faire coïncider en phase les courants débités par les deux alternateurs. Le diagramme (fig. a) montre que cette condition sera réalisée si le,s excitations ont des valeurs telles que les points A, et As so trouvent en at el a2 sur la ligne AB : les courants étant dès lors figurés, en grandeur par les longueurs rqB et atB, cl, en calage commun, par la perpendiculaire à AB. Dans ces conditions, réchauffement total des deux induits aura la plus petite valeur compatible avec (•elle de l'intensité dans le réseau ; Ruidisation et le rendement seront donc; maxima pour les conditions de puissance données.
- Pratiquement, pour déterminer dans quels sens les deux rhéostats devront être manœuvres en vue d’obtenir ce résultat, on amènera Lout d’abord les excilalions à être égales si elles ne l'étaient déjà.
- La machine lapins décalée on avant, et.par suite celle sur laquelle agit le couple, mécanique le plus puissant, sera celle dont l’ampèremètre annonce la plus grande intensité : car, dans les triangles BCLQ, BOA2 (fig. a), les cotés OA, et OAi étant dès lors égaux, au plus grand angle a2 sera opposé le plus gi’and eu Lé A,B.
- Cela étant, pour saLisfairc à la condition Ou* > On, qui, sur le diagramme, correspond à \V2 > \V,, il faudra donc augmenter l’excitation sur la machine qui, à excitations égales, débitait le plus, et par suite la diminuer sur l'aulrc. jusqu’à ce que la somme I, -h Iâ ait acquis la plus petite valent* possible.
- Supposons maintenant que les puissances motrices soient rigoureusement égales. Les lignes P,!", et 1>SP,2 coïncident alors, et passent par le point AI milieu de AB. Dans ces conditions, on voit qu’à des excitations égales — lesquelles attribueront dès lors aux forces éleclromotriees induites E( et lï2 le meme vecteur OM — correspondront des intensités I, • et I, ayant pour valeur commune MB = —. Los forces électromotrices induites coïncideront en phase, ainsi que les courants débités par les deux alternateurs.
- Le réglage, au début et au cours de la marche, doit tendre à établir et à maintenir cet état de choses, basé sur l'égalisation des puissances motrices. C’est en cITet le seul qui permette de réaliser b utilisation complète des deux unités génératrices puisqu'il partage également entre elles l'intensité totale en la réduisant à sa valeur mintma, égale à celle de l’intensité débitée sur le réseau.
- La réalisation exige que l'on puisse faire varier, pour un état de vitesse donné et invariable, Ja puissance individuellement développée par chaque machine motrice. Quelle que soit en effet l'identité de construction de ces machines, il arrivera le pi us souvent que, à vÎLesse angulaire égale, leurs régulateurs respectifs ne détermineront pas exactement le même degré d'admission ; en.outre, l’importance inégale des fuites de vapeur, soit dans les distributions, soit aux pourtours des pistons, pourront modifier, après quelque temps de fonctionnement, leurs conditions de travail individuel.
- II y aura donc lieu de rétablir-Légalité dos puissances par un réglage indépendant des conditions de vitesse. A défaut d’un organe spécialement établi dans ce but, et dont devraient être munies tonies les machines destinées à actionner des alternateurs, on pourra utiliser la valve d’admission, eu étranglant parli.ellement la vapeur sur la' machine qui développe le plus grand couple,
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- Cette machine sera, pour les mûmes raisons que précédemment, celle qui, à excitations égales, fournira la plus grande intensité de courant.
- On commencera donc par égaliser les excitations sur les deux alternateurs, et, si les intensités indiquées par leurs ampèremètres sont alors différentes, on réduira la puissance motrice sur la machine qui débile le plus, jusqu'à amener les intensités à être égales.
- 3. La marche à suivre est la même, quel que soit le nombre des alternateurs au couplage, ceux-ci étant toujours supposés identiques. Suivant qu’il y aura 3, 4, 5... alternateurs en parallèle, le point M se trouvera au i/3, au j/4, au i/5 ... de la longueur RA, et la condition pour que les intensités soient égales et en coïncidence de phase sera évidemment toujours que les forces éleclromolriccs induites aient OM pour vecteur commun.
- En môme temps se trouvera réalisée la condition de stabilité maxima pour l'ensemble des alternateurs, ceux-ci fonctionnant dès lors sans décalage relatif (R.
- G. Ciikvrieh.
- REPRÉSENTATION DES FONCTIONS PÉRIODIQUES COMPLEXES
- A L'AIDE DES IMAGINAIRES^)
- L emploi do la méthode de calcul de il. Steinmetz basée sur la représentation des vecteurs à l'aide d’expressions imaginaires, comme celui deshnéLhodes graphiques, suppose que les fonctions périodiques que l'on considère sont sinusoïnales, ou tout au moins qu’on peut les remplacer par des sinusoïdes équivalentes, c’est-à-dire de môme valeur efficace.
- Celte hypothèse suffisamment exacte dans beaucoup de cas de la pratique ordinaire des courants alLernatifs esl complètement insuffisante dans d’autres cas oii les phénomènes qu on observe sont dus uniquement à la présence des harmoniques. Tels sont les cas de circuits contenant de la capacité à des endroits détermines ou uniformément répartie, de circuits contenant des résislances en des self-induelions variant périodiquement comme par exemple des arcs ou des moteurs synchrones ou encore des appareils à circuits magnétiques très saturés. A ce dernier cas appartient en particulier la réaction d’induit des alternateurs.
- M. Steinmetz dans un mémoire dont nous avons parlé tout récemment se propose de généraliser sa méthode basée sur l’emploi des expressions imaginaires. Le point de départ de cette généralisation réside dans une remarque très connue d’ailleurs et mise en lumière déjà par beaucoup d’auteurs.
- Cette remarque est que lorsqu'une tension alternative non sinusoïdale agit sur un circuit de nature quelconque, contenant des résislances des self-induelions cl des capacités, chaque harmonique agit pour son propre compte sur le dit circuit, non seulement au point de vue du courant et des forces éleelromolrices dues à la self-induction et à la capacité, mais aussi
- (') Pour pins de details, voir le chapitre IV de la Pratique industrielle des courants alternatifs (courants monophasés), par G. Chkvrihk, que vient de publier la librairie G. Carré et C. Naud.
- (*) Kn indiquant une règle mnémonique pour déterminer facilement l’expression de la puissance, nous ne nous étions nullement souvenu qu’elle avait été signalée antérieurement par M. Janet. M. Janet a en effet déjà montré
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- L’ÉCLAIRA G K É L R C T 11 IO tl E
- T. XXII. — N° 11.
- au point de vue des puissances. Autrement dît, tout se passe comme si chaque harmonique agissait sur un circuit identique à celui considéré, tous les circuits étant séparés.
- Chaque harmonique étant une sinusoïde et agissant indépendamment des autres, on peut donc la représenter par une expression complexe identique à celle employée jusqu'ici par M. Sleinmelz pour les fonctions périodiques simples, la fonction périodique, non harmonique pourra alors être représentée par la somme algébrique de tontes ces fonctions harmoniques indépendantes.
- Toutefois comme les différentes harmoniques ont des fréquences différentes, les termes sous le symbole \/ — i ne pourront s’ajouter algébriquement entre eux; celte restriction pourra facilement être rendue visible dans les équations en allée tant le symbole de l'imaginaire d’un indice correspondant à l'ordre de l'harmonique.
- En somme nous écrirons une fonction non-harmonique sous la forme :
- a = («; +1/=~77 + (,4 + a.) + ....
- (l)
- Lorsqu'une différence de potentiel est maintenue aux bornes H'uu circuit, la résistance apparente ou l'impédance de ce circuit n’est pas la même pour toutes les harmoniques, la réactance du circuit suivant sa nature poul êLre ou proportionnelle à la fréquence, comme l'inductance, ou inversement proportionnelle à la fréquence comme c’est le cas pour une capacité, ou enfin indépendante de la fréquence, ainsi que cela se passe pour l’induction mutuelle, le mouvement synchrone, etc.
- Si donc riinpédancc écrite sous sa forme complexe a pour expression
- Hl = , + y~(s + s' + o. ' G)
- s étant la partie de la réactance proportionnelle à la fréquence,
- .v' — la partie de la réactance indépendante de la fréquence,
- .y" — la partie de la réactance inversement proportionnelle à la fréquence; l'impédance correspondant à la /i,imo harmonique sera
- + -Ç-). (3)
- Connaissant l'expression de la tension mise aux boni pour une harmonique, d’ordre 11 est R„,
- celle du courant sera évidemment
- + V 1
- cuit dans l'impédance
- - + =
- Les. symboles de multiplication et. (le division de E, I et R ne représentent aucune opération algébrique mais les opérations correspondantes sur les termes de mémos indices de chacune de ces trois quantités. Plus explicitement l’égalité (5) signifie que l’on a, quelque soit n
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- 17 Mars 1800.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- De même les opérations indiquées par les symboles
- K = i R R = — <
- I
- viennent aux égalités
- <•'. + <C = (". + s/-X i") | ' + + *’ + -Ç ^
- ,.+ (/— („,+,• + »"\_jî+iL^L
- (7)
- La valeur efficace d’une quantité périodique
- “ (A„ sin iix -(- B„ cos nx)
- est connue on le sait
- , - ^/s (A,* + Bn2)
- dut immédiatement que la la valeur efficace ou le module de l’expression
- symbolique
- V + v7-a"
- .iT
- expression qui permet de calculer facilement les valeurs efficaces des expressions symboliques mises sous la forme (:»).
- En particulier les valeurs efficaces de E etde I sont
- K = t/v(«V + *V), 1 = ^2 (*V + »V).
- M
- Les considérations que nous avons exposées récemment sur la représentation à l’aide d’imaginaires des puissances apparentes et des couples sont aussi applicables ici à chaque terme, on a donc en général
- FsPi + yCTTp _ |ËÏ] =[!!], + (/“ TET _ S + e";") + S (‘3>
- v'-i v-i
- Les puissances déwattéos entrant dans l’expression de P —— et correspondant aux diverses harmoniques ne peuvent pas titre addition nées algébriquement entre elles, la présence du symbole \J _— in met cette impossibilité en évidence, aussi tandis que la puissance vraie totale d’uu courant alternatif de forme périodique non sinusoïdale est la somme algébrique des puissances vraies produites ou absorbées par les harmoniques, la puissance déwattée totale n’est pas la somme algébrique des puissances déwattées correspondant à chacune de ces harmoniques, mais bien la somme des valeurs absolues de ces puissances déwattées.
- Aucune distinction ne peut d’ailleurs être faite entre le relard et l’avance de lu puissance déwattée dans un circuit traversé par un courant alternatif non sinusoïdal puisque quelques harmoniques peuvent être en avance et d’autres en relard.
- La puissance apparente ou les volts-ampères totaux sont:
- y = E1 = V7-(én2 + *%*) + S(»v + i«‘) ;
- U4)
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXII. — N° 11.
- le facteur de puissance a donc pour expressi
- <*5)
- puissances
- Le facteur d’iiîductanee n’a plus aucune signification ici puisque les di déwattécs ne sont pas comparables ; la quantité
- <U = Vi — P* ("6
- n’a aucune signification physique, ce n’cst nullement le i*apport de la puissance déwattée totale à la puissance apparente.
- Le terme
- Q =-
- (*7)
- q„ étant le facteur d’inductance do la En général on a :
- et q par suite diffère de q0. L'expression complexe
- harmonique.
- P1Jr^< 1
- [E i )t 4- É— i [El
- 1:1
- (*»)
- u ' v^cJ^^-W+c)
- = P +SÉ— I„ t/n ,
- (*9)
- et peut être appelée le facteur de circuit ; il comprend un tonne réel, le facteur de puissance et une série de termes imaginaires qui sont les fadeurs d’inductance des différentes harmoniques.
- La valeur absolue du fadeur de circuit est
- » = vV* 4- (2 <lnY
- et est plus petite que i comme nous l’avons déjà dit plus haut.
- Pour montrer la commodité des calculs avec cette’méthode, M. Steinuielz donne quelques exemples simples d’applications judicieusement choisis que nous allons reproduire rapidement.
- Le premier se rapporte au cas d'une tension de i ooo volts agissant sur un circuit contenant une résistance, une sclf-induclion et une capacité en série.
- La différence de potentiel agissante a pour expression :
- « = i372 nos {x + 3;») + 565 cos (3* + 45») - *44 cos (Ar - 53°).
- On a eu outre
- = 9f
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- L et C étant la self-induction et la capacité en série avec la résistance r et la fréquence de la tension d’alimentation.
- Pour trouver les valeurs de e' et e" il suffit évidemment de faire d’abord x — o puis x — -7- et de diviser par \J 9, pour avoir les valeurs efficaces. On trouve ainsi
- e\ — 0,707 X 1872 cos 37° — 720 e", — 0,707 X 1372 cos 1270 — — 5/,o
- — 0,707 x 566 cos 45° = a83 e”3 = 0,707 x 566 cos 3r5° = 4- 283
- e'5 ‘ — 0,707 x 0,244 cos 53°= — 104 r". — — 0,707 x 244 cos 37» = — r38
- et par suite l’expression de la tension sous forme de quantité complexe est :
- Ë = (720 - 540 J (283 4- 283 V^—^3) 4 ( - 104 - 338 v'^ÜT)
- D’autre part les expressions des impédances pour les trois sinusoïdes, tirées de
- sont
- Ri — 10 — 80 4/— i, mod. R, = 80,6
- Rb = 10 + 3i \/~5 mod. R, = 33,5
- On en déduit pour l’expression du courant
- — 720—54o 4/— r, 283 4 283 4/—13 — 104— 1384/—i5
- ’ 10 — 80 4/— i, ro 104324/^27
- = (7,76 4 8,04 \Z~ii) 4 {28,3 428,3 v'^TT) 4- (—4,86 4 1,73 v/^77) .
- La valeur efficace de ce courant est de 41,85 ampères et celles des trois harmoniques.
- La puissance apparente totale est
- Q = 121 = 4i85o walls,
- et la puissance vraie.
- P, n: [El z= 1240 4 16000 4 270 — 17510 .
- L’expression symbolique de la puissance déwattée est ici :
- p = lK !J = — 10000 \Z~ij4 85o 4/^17
- v'-i V-i
- ce qui donne pour expression de la puissance totale '
- P = 17 5io — 10000 4/— i, 4 85° 4/ — iB
- la puissance déwattée de la première harmonique est en avance tandis que celle de la troisième est en retard.
- Evidemment la puissance vraie est égale à /'I2.
- Le facteur de circuit est :
- r= _L = Jiiil
- Q El
- >,418 — 0,2394/
- J3 V/-T,
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- expression dont le module est:
- « = \/o.4i8ad-o.a593“ = 0,492
- Le facteur d'inductance de la première harmonique est négatif à cause de la prépondérance de la capacité tandis que celui de la cinquième est positif.
- Le complément du facteur de puissance est
- <h~ y'*— p* — 0,914 :
- l’angle apparent de phase est donc de fia0,4, décalage apparent très grand tandis qu’en réalité 40 ampères sur les 4'^^ ampères totaux sont; en coïncidence de phase avec la tension qui les produit.
- Dans le cas actuel la tension ci le courant ne pourraient être représentés par les sinusoïdes équivalentes. Les grandeurs relatives dos différentes harmoniques de la tension et du courant diffèrent essentiellement et le circuit a à la fois un très faible facteur de puissance et un faible facteur d’inductance, sans qu’il y ait un grand décalage réel de phase.
- Un tel circuit est analogue à ceux contenant des arcs ou des machines à réaction variable avec la position, ou encore des self-inductions à circuit magnétique très saturé ou enfin à des lignes à liant potentiel avec une tension supérieure il celle pour laquelle les décharges disruptives commencent.
- Le second exemple traité par M. Steinmctz est celui d'un condensateur de capacité ca = 20 .microfarads branché en série sur le circuit d’un alternateur dont la tension induite a pour expression en fonction du temps
- et dont l’impédance pour une harmonique d’ordre 11 est:
- L’expression complexe de la force électromotrice induite est:
- Ë = e[(i)- (0,1) -(0,08) + 0,06)].
- L’inductance de capacité si la fréquence de l’alternateur est de Go périodes a pour valeur
- la résistance est donc pour l’harmonique d’ordre 11
- En désignant par
- K= r+»Syf-,n
- la résistance appareille du circuit en série avec le condensateur, l’impéda circuit pour une harmonique de rang n sera
- R = R0 -h Rj +-
- totale du
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- On déduit de là l’expression du courant dans le circuit
- 1 ” R" - " L (0.3 + r) + 1+- (o,3 + r) - +-,, (3» - ,9)
- _ (o,3+r)/-—^(5»-M) + (o,3 + r)-v/~ (7»+i6,ij‘ J ’
- expression cjui permet de calculer la différence de potentiel aux bornes du condensateur, laquelle est :
- p _ v _ jz~r~ sL _ _ l ________________4,W~,_________
- " " » - <’t (0,3+ r)+,/->;(. -1»7) (0,3 +.-) + t/-rs (3,-29)
- >+3 -1_____________________L
- (M+r)+V'- 1, (5» - M) (o,3 +0} + - i,(7»+>6.0 1
- La réactance apparente de la capacité est
- (•l la capacité apparente
- Deux cas particuliers sont intéressants «à étudier : ce sont ceux où la résistance r ou l’inductance «v du circuit sont milles.
- Les valeurs de c s’obtiennent en calculant les valeurs efficaces de E et I par l’expression Do); on a : r° Pour 5 = 0
- 0,0064 , o,oo36
- (Vî + 'f , , c -f- • - -f 16129 (o,3+r|<+84. f (0,3 + ,?+ 1 ,9C + (o,3 + r)* + 279 .
- 16 “9 , >9,4 , 4,44 1,28
- [»;i+ ’) 2+ 16129 1 (ü,3 + rp + 84i 1 (0,3 + /+ -f- 1,96 (o,3 + r)* + 209
- j 0 01 0,0064 + 0,00'JG
- 0,09-f (5 — 1 0. <’9 +('>«- >.<+ + o,o9+(!,-. •4)“ o,°9+(7* + i6,i)J
- 16 129 + - ; vr + • 4,45 + 1,28
- Si l’on fait varier r ou s et si l’on représente la valeur de la capacité apparente C en fonction de ces variables, on obtient les courbes de la figure r.
- On voit (courbe I) que si l’on place une résistance sans induction dans le circuit de l’alternateur et du condensateur la capacité apparente varie, depuis le court-eireuif jusqu’à circuit ouvert, de 84 microfarads, c’est-à-dire de 4,2 fois la capacité réelle du condensateur, à 20,3 microfarads, c’est-à-dire à la capacité réelle à r,5 0/0 près.
- Avec une inductance variable le phénomène est plus complexe, la courbe de la capacité, apparente présentant un maximum chaque lois qu’il y a résonance pour une des harmoniques, maximum d’autant plus grand que l’ordre de l’harmonique est plus élevé. Ainsi la courbe II qui naturellement, part du meme point que la courbe I, présente un maximum égal à 5,o3 lois la capacité réelle lorsque l'inductance est égale à 0,28 w, valeur qui correspond à la résonance pour la cinquième harmonique. La courbe s’abaisse ensuite à
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- 2j mierofarads pour remonter à 60,2 microfarads ou 3,01 fois la valeur de la capacité réelle lorsque l'inductance en série correspond à la résonance de la troisième harmonique. Pour une inductance très grande la capacité apparente tend vers 20,2 microfarads.
- Les maxima et minima de la capacité apparente sont dans une certaine limite indépendantes de l’amplitude maxima des Iiarmoniques d’ordre élevé de la courbe de tension induite de l'alternateur, mais dépendent simplement de leur présence. Ceci explique pourquoi la vraie capacité d’un condensateur ne peut être évaluée, môme approximativement en mesurant la tension et le courant, si la courlje de la Lension employée n’estpas rigoureusement sinusoïdale et contient par suite des harmoniques supérieures, à moins d’insérer en série une très grande résistance ou une très grande inductance.
- Le dernier exemple donné par M. Steînmelz est également très instructif. C’est la détermination du courant et des puissances vraies fournies par un alternateur dont la courbe périodique de force éleetromotricc est sous forme d'expression complexe ^=*000 [(1) -p (o, 12) (0,^3) (o,i3)i
- et dont l’impédance intérieure a pour valeur
- Cet alternateur alimente un moteur synchrone de tension
- et d’impédance
- K, = 3 *5o [(cas co -Y- R si» u>) + 0,24 (cos 3W-y/~ 1, »i« 3<o>]
- d’impédi
- Ri
- En désignant par 1\ l'impédance totale, l’expression
- en posant
- a3 — o,3o6 — 0,69 ' — 0,061
- nplexe du courant est — 340 cos 310 + 540 sin 3co \/-
- »,6+ 10É-
- 10+146 cos co + 25,2 sin 3 + 11,9 cos 3*>+ 0,69 sin 3«
- Ces valeurs pennelleul de calculer les inlensilés efficaces des harmoniques du couranl ; deux sont constantes quel que soit co, ce sont :
- Le courant total est
- I ^ (/«) + «3 + «S2 +
- et le courant dii aux harmoniques supérieures
- La puissance vraie absorbée par le moteur synchrone est
- P, — [E, I ], = (2 aSo cos tü + 2 22JO a/' sin co) + {54o as' cos 3w -J- <liÿ siu
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- 4i3
- les deux ternies entre parenthèses représentant le premier la puissance P', due à la sinusoïde principale el le second celle due à la troisième harmonique. La cinquième- et la septième ne donnent aucune puissance réelle, le moteur ne contenant pas ces harmoniques.
- Si Ton donne à <>> différentes valeurs qui représentent l’angle de phase entre la tension induite dans le générateur et celle induite dans le moteur on obtient pour le courant lotal 1, le courant dû aux harmoniques supérieures J0 et les puissances P1} Pq, les courbes de la figure a.
- A chaque valeur du courant total I correspondent deux valeurs de la puissance totale, une positive portée sur la courbe I qui correspond au fonctionnement en moteur 'courbe I) et une négative correspondant au fonctionnement en génératrice (courbe IP. La courbe III donne le courant dû aux harmoniques supérieures ot la courbe IV est le rapport——
- 3e harmonique absorbées par un moteur synchrone de
- alimenté par ni
- . + o,H (si
- 3V/~J]
- 1΄ = 2,6 + . 5 n l/=T,
- £ — E(cosa: o,icos3.r - 0,08cos5a: To,o6cos7x)
- R0 =o,3 + 5 n \/^TZ la résistance du circuit extérieur sans induction.
- courant total I,
- II. Courbe de la puissance en génératrice, ricures en fonction du courant total.
- IV. Variation du rapport ——en fonction de I.
- 3° harmonique à la puissance totale en fonction de I.
- La courbe Y représente la puissance relative de la troisième harmonique c’est-à-dire le rapport de la puissance de la troisième harmonique à la puissance totale. Les courbes III, IV et V correspondent au fonctionnement en moteur, c'est-à-dire à la courbe I.
- On voit que l’imporlance du courant dû aux harmoniques supérieures est petite et disparaît même à partir de iBo ampères.
- La puissance de la troisième harmonique est positive et par suite s’ajoute à celle de la
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- T. XXII. — N° 11.
- 414 L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- sinusoïde principale jusqu'à 140 ampères environ, c’est-à-dire au voisinage du maximum de puissance du moteur, elle est ensuite négative.
- En somme les harmoniques supérieures peuvent ne pas donner lieu à grande augmentation du courant tout en contribuant plus ou moins à fournir de la puissance au moteur. Ainsi à y;> ampères le pourcentage d’accroissement de puissance dû à la troisième harmonique est égal à celui de l'accroissement du courant, la troisième harmonique donne alors un résullal de même valeur relative que la sinusoïde fondamentale.
- Ces quelques exemples suffisent amplement à montrer les avantages qu’on peut tirer dé la méthode de Sleinmetz ainsi généralisée. Cette méthode permet non seulement, de simplifier de beaucoup les calculs, mais elle suggère aussi un perfectionnement ou une généralisation des méthodes graphiques, laquelle consisterait à traiter séparément et à la façon habituelle les effets des différentes harmoniques. Elle sera donc le point de départ d‘uue recrudescence des études sur les phénomènes dûs aux courants alternatifs.
- C.-F. Gtjilbert.
- REVUE INDU STRIE J. UE ET SCIENTIFIQUE
- PILES ET ACCUMULATEURS
- .Pile Poppenburg. Brevet allemand nü io6u«5, du
- L'électrode positive est un cylindre creux en charbon de cornue rempli de matière dépolarl-sautc et fermé inférieurement par une plaque isolante. T/élcctrode négative est un cylindre de zinc. Ces deux électrodes reposent sur un taux fond constitué par une plaque poreuse horizontale. Entre cette plaque et le fond du vase contenant les cléments de la pile se trouve une couche assez épaisse de sulfate acide de sodium additionné ou non de chlorure de sodium. Lorsqu’on verse de l’eau dans le vase, une partie traverse la paroi poreuse, dissout les sels de la couche saline et celte solution passant par endosmose dans l’autre portion de l'eau, l’électrolyte se trouve constitué.
- Cette pile conserve pendant très longtemps une force électromotrice constante d’environ
- Pile Harrison. Elr.ktrochemische Zeitschrift, t.YI, p. yi5-ai8, janvier 1900.
- Cett.r pile présente certaines particularités intéressantes, telle qu’une force éleclromolriee considérable et une grande régularité de débit.
- L’électrode positive est constituée par du bi-dxvde de plomb obtenu par voie électrolytique.
- Ce bioxyde est fortement comprimé, au moyen de presses hydrauliques autour d'un cylindre de plomb antimouié (lig. 1) ou dans une sorte de corbeille également en plomb antimouié dont la surface latérale, maintenue par quatre cloisons radiales, est percée de trous (fig. «).
- 1
- Fig. 1 à 3. — F.lcclrodes positives et électrode négative des piles Harrison.
- L'électrode négative est formée, dans un modèle. d’un cylindre de zinc creusé d’une cavité conique (fig. 3 ) dans laquelle on met de l'amalgame de zinc; une Lige de cuivre vissée au fond »Ie la cavité, aboutit à la borne formant le pôle négatif de la pile. Dans un autre modèle l’électrode est simplement constituée par une feuille de zinc placée au fond de l’élément, et sur laquelle on met du zinc en grenaille ; du mercure
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- versé au fond du vase assure l'amalgamation; une tige de cuivre, soudée à la plaque de zinc, aboutit à la borne négative du couvercle.
- L’éleetrolvte est de l’acide sulfurique étendu ou une dissolution de sulfate acide ou neutre de potassium. Lorsqu’on emploie de l'acide sulfurique il faut avoir soin de prendre de l’acide tout h fait pur, les impuretés donnant lieu à des courants locaux en se précipitant sur l’électrode positive.
- Les ligures 4 et 5 donnent l’aspect des deux modèles de cette pile, l’un (fig. 4) à faible débit, l’autre (fig. 5) à fort, débit.
- Eléments Harris
- faible
- La force électromotrice est de 2,45 volts au début. La résistance intérieure de l’élément a faible débit est de o,i5 ohm; cet élément peut donner un courant dont 1 intensité atteint 16 ampères. Fermé pendant douze jours, à raison de huit heures par jour, sur une résistance de 8 ohms, sa force éleelromotrice a baissé peu à peu jusqu’à i,8 volt; quatre éléments, genre Leclanehé, soumis au même essai et dont la force électro-motrice initiale était de i,3 à i,6 volt suivant l’élément, n’avaient plus au bout des douze jours que 0,2, o,6, o,8 et i,i volt comme force électromotrice. Le modèle d’élément à fort débit a une moindre résistance intérieure ; en outre la dépolarisation est plus active, la surface du bioxyde de plomb étant plus grande ; un élément de ce genre peut fournir 3oo ampères-heure avant d’étre épuisé. A. L.
- Accumulateur T. de Michalowski à sesquioxyde de nickel. Brevet anglais n° i53jo, déposé le 26 juillet 1899, accepté le 22 novembre 1899.
- L’électrode positive est une plaque de nickel recouverte d’une couche active de sesquioxyde
- de nickel (Ni2 O1), l’électrode négative une plaque de zinc, l’électrolyte une solution alcaline; Le point caractéristique de cet accumulateur est l’emploi du sesquioxyde de nickel connue dé-polarisaut,car si l’on a déjà breveté de nombreux accumulateurs zinc-potasse-oxyde métallique ''cuivre, cobalt, nickel, etc.) on n’a jamais songé, d'après l’inventeur, à signaler l’utilisation de la propriété qui distingue le sesqiiioxvde de nickel de la plupart des autres oxydes : celle d’être un composé endothcrinique et par conséquent de se décomposer en dégageant de la chaleur. Grâce à cette propriété la depolarisation est active et la force électromotriee de l’élément se maintient élevée.
- If oxydation initiale de la plaque de nickel s’obtient en la chauffant soit dans l’air, soit daus l'oxygène, soit dans un composé oxygéné de l’azote sous pression, soit mieux dans de i’ « oxygène naissant » à une température d’au moins 3oo° G.
- Méthode graphique pour la détermination d’une batterie tampon, par Moritz Kœhn. Elektru-technische Zeitschrift, t. XXI, p. -8, 2.5 janvier 1900.
- Le professeur Moritz Krolm, de Pilsen a imaginé une méthode graphique qui permet de déterminer commodément la répartition du travail entre une machine dynamo-électrique et une batterie en paiallèle, et aussi de calculer une batterio tampon.
- La relation qui existe entre l’intensité du courant, positive on négative, et la différence de potentiel aux bornes d’un accumulateur peut se représenter, comme on le fait pour les machines, par une courbe que l’on peut appeler la « caractéristique » de l'accumulateur considéré.
- La figure 1 montre l’allure de la courbe ainsi obtenue, lu partie située à droite de l’axe des ordonnées se rapportant à la charge et la partie gauche à la décharge. CelLo courbe indique que pour une différence de potentiel égale, par exemple, à 12 l'accumulateur se chargera avec une intensité égale à ot et que pour la différence de potentiel 34 il se déchargera à l’intensité o3.
- La résistance de l'élément pour un point déterminé de la courbe, 2 par exemple, est évidemment donnée par R = tg sq.
- Pour avoir la répartition du travail entre une machine et une batterie fonctionnant en parallèle, il suffira de représenter, comme en
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- figure 2, les deux caractéristiques 1) de la dynamo et A de la batterie. On voit clairement que pour la différence de potentiel e = oi la
- machine débile un courant d'intensité i—n' entièrement utilisé dans le circuit extérieur, la
- batterie étant en repos. Si la différence de potentiel vient à croître, la batterie se charge ; ainsi au point e = 02 la machine débite un courant d’intensité i—. 22' dont une partie 22" charge la batterie, et l'autre o!o!' le réseau. Au point e = o3 il n’y a plus de courant sur le réseau, toute l’intensité de la machine passant, dans la batterie.
- Au contraire, si la différence de potentiel descend au-dessous de 01 la batterie débile concurremment avec la machine sur le réseau ; ainsi pour e = o4 la batterie fournira an réseau un courant d’intensité i — 44/(ella machine i—= 4/fj l’intensité totale dans le circuit extérieur devenant égale à 4,4//*
- A l'aide de ces deux courbes on représentera facilement la variation de la différence de potentiel avec riutensilé sur le réseau-. Celle courbe caractéristique L du circuit extérieur peut être raclée soit à droite de l’axe des ordonnées,
- comme en figure 3, soit à gauche comme dans les figures suivantes. La figure 3 montre très
- 3 ^Sè'"
- X..
- » <
- Fîg. 3.
- nettement l’influence de la batterie tampon : entre les deux valeurs 4l«.r = oi et iMin = o la différence de potentiel du réseau oscillerait entre e-— o5 et <? — 12 si la machine alimentait seule le réseau. L’emploi de la batterie réduit cette variation entre e = o4 et e= i3.
- Si 011 connaît la variation de l'intcnsitc du réseau, on déterminera de la façon suivante on fonction du temps la variation de l’intensité de courant de la batterie et de la machine.
- On représentera < voir fîg. 4) les caractéris-
- tiques T) et A, ainsi que la courbe L de variation du courant dans le réseau, l’axo inférieur des ordonnées représentant les temps, et celui des abscisses, les intensités. Pour la consommation
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- rnaxima ab = (i'b' la batterie fournira a'c'—ac. Quand l’intensité extérieure sera g'k'z=gk, la batterie sera au repos. L’intensité extérieure devenant nulle, la batterie chargera e'f' = ef. En prenant un nombre suflisanl de points on pourra tracer la
- courbe fer dont la surface hachurée horizontalement représente les ampères-heure débités par
- la balLerie, et la surface a hachures verticales, la charge de celle-ci eu ampères-heure.
- Le rapport euLre la quantité d’électricité fournie par la batterie et celle qu’elle charge varie essentiellement avec la caractéristique de la machine ainsi que le montre la ligure 5 dans laquelle le rapport considéré est celui des surfaces o, i,a à 2, 3,4 dans le cas de la caractéristique D ; et celui des surfaces o, 5, 6 à G, 7, 4 dans le cas d’une caractéristique légèrement différente D7,
- L’influence de la résistance intérieure de la batterie est également considérable ; ainsi pour la caractéristique D de la machine et A de la batterie, on obtient comme caractéristique extérieure L (voir lig. 6) et la quantité d’cleetricité débitée par la batterie pendant la période S est représentée par la surface 6, 5, 7, 4* Avec une batterie moins résistante (caractéristique À'), cette surface deviendrait G, 8,7, 4-
- Fig- 7-
- Une batterie parfaite de résistance nulle fournirait toute la quantité d’électricité représentée par la surface G, 7, 4 et correspondante à l’intensité extérieure supérieure à l’intensité
- Pour calculer une batterie tampon d’une exploitation dont on connaîtra les variations d’intensité S (fîg. 7) on tracera d’abord la caractéristique D de la machine.
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- Ou supposera que la batterie doit rester au repos pour une intensité extérieure égale à l'intensité moyenne J ni ou mieux pour une intensité légèrement supérieure Jm(i -f-u)—oi de façon que la batterie débite un peu moins qu elle ne charge. Ce courant moyen devant être fourni par la machine seule, la différence de potentiel de la machine sera alors e0= 2 3 et la force électro-trice.de la batterie o4 = 23.
- Connaissant la force électromotrice e2 d’un élément, le nombre d'éléments sera donné par
- Les plus petits rayons de courbure sont de 20 m.La largeur delà voie est de i m; les rails sont du type Phénix, du poids de 33,5 kg par mètre courant.
- Une batterie de résistance intérieure nulle fournirait en amperes-heure, pour la période où l'intensité extérieure est supérieure a J„,(i-bp), une quantité Correspondante à la surface 5,6, y En réalité la batterie ne fournira qu’une fraction ~ à — de cette surface. Pour le choix de la batterie on prend en pratique la type d'élément dont la capacité est égale a 5 ou G fois la capacité correspondante à cette surface.
- On en détermine la caractéristique qu’on tracé surin figure enla faisant passer par lepoint 4- On en déduit comme précédemment la caractéristique extérieure et enfin le travail de la batterie par les surfaces hachurées.
- L. Jcmau.
- Sur la batterie tampon des tramways de Re ichenberg (Autriche-Hongrie),i>inU. Schoop Zeitschrift fur Elcktrotechnik, l. XVII, p. 467-473, 10 septembre 1899.
- Dans cct article nous retiendrons tout particulièrement ce qui concerne la batterie-tampon, sur laquelle d’ailleurs l'auteur insiste spécialement. Donnons toutefois un aperçu des conditions générales de l’installation.
- La ligne qui va de la Gat'e à Volksgartcn, a 3,3 km, et est particulièrement accidentée ainsi que le montre le profil (fig. 1). O11 voit qu’il y a à peine 200 m en palier et des rampes très fortes telles que
- de la gare (Bahnofstrasse)
- Pragerstrasse
- d*
- Tura
- do
- La vitesse des voitures varie, suivant la largeur des voies, de 8 km : h u 12 km : h. et le parcours est effectué en 20 minutes, arrêts compris aux onze stations.
- Fig. 2. - Courba reluth
- La station centrale, spéciale à la ligne, occupe une surface de 990 m2 et comprend une salle de machines, une salle de chaudières, un hangar à charbon, une cheminée de 5o m de haut, un bâtiment spécial à deux étages pour batterie-tampon et un vaste hall à voitures.
- Les chaudières, du type ignitubulaire, sont
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- au nombre de trois, dont une de réserve ; elles sont timbrées à 8 atmosphères.
- Dans la salle des machines, il y a deux groupes (machines à vapeur et dynamos), dont un de réserve, et place pour un troisième groupe.
- La partie électrique a été' fournie' par VElck-tricitoets-Actien-Gcscllschaft. ; les chaudières et machines à vapeur, par la Maschinen-Actien-Gesellschaft.
- Le tableau suivant donne quelques chiffres caractéristiques des machines :
- Les machines dynamos qui sont à excitation shunt, peuvent donner normalement 184 ampères et 6oo volts.
- L’exploitation de la ligne, sur laquelle les départs ont lieu toutes les y,5 minutes, nécessite y voitures automotrices, plus a voitures de réserve ainsi que 2 voitures de remorque. Ces voitures sont à deux essieux actionnés par deux moteurs de i5 chevaux; elles renferment 16 places assises et i3 debout; leur poids à vide est de y 4°° kg.
- Une nouvelle ligne, Tuchplatz-Rochlitz, ayant été construite cette année, on a dû augmenter de 5 le nombre des voitures automotrices et de 4 celui des voitures remorquées, Ces nouvelles voitures à deux essieux ont deux moteurs de 24 chevaux et pèsent à vide 8 200 kg.
- Le conducteur aerien de 8,3 mm de diamètre est supporté par des poteaux tubulaires décores dans les larges rues, et fixé à des rosaces le long des maisons dans les rues étroites. L’isolation est partout double; les protections téléphoniques sont constituées par des moulures en bois imprégné fixées sur le conducteur.
- Les rails servent de conducteur de retour et sont raccordés par des conducteurs en cuivre de m mm de diamètre.
- La batterie-tampon installée dans un bâtiment spécial à deux étages, est du système ;Gdttl-Ilagen, de Kulk, près de Cologne. Elle se coimpose de 290 éléments et a une capacité de 264 ampères-heures au régime de 264 ampères. Ellé •est capable de débiter 53o ampères pendant de courts intervalles; le courant de chargé maximum est 164 ampères.
- Cette batterie ne sert pas seulement de régulatrice, mais encore assure seule l’exploitation pendant les heures de moindre trafic, le matin de 6 h. 3o à 8 heures, et le soir de 8 heures jusqu’à la lin du service.
- Avant l’installation de la batterie, il arrivait, le dimanche soir par exemple, que la différence de potentiel tombait de 600 à 4^0 et 400 volts, de sorte que les 6 lampes de 100 volts en tension étaient seulement rouges.
- Les courbes de la ligure 2 montrent les variations d’intensité et de différence de potentiel dans le cas d’exploitation par machine seule.
- La figure 3 donne les mêmes éléments .'pour l’exploitation par batterie seule, le matin avant huit heures.
- Là ligure 4 se rapporte à la marche en parallèle : lh courbe a représente l'intensité fournie par la machine; b, celle fournie où reçue-pur là
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- batterie; et la courbe c représente les variations de différence de potentiel.
- . Biff.de potlrnœy. SS6.4 Volts
- Courbos relatives à ralimonlion
- I/examen de ces courbes montre qu’ulors que dans le cas d’exploitation par machine seule, le courant de celle-ci oscille entre 12 et 190 ampères, par l’adjonction de la batterie-tampon,
- Fig. 4. — Courbes relatives à l'alimentation par machine et batterie en parallèle.
- il ne varie plus que de 87 à 100 ampères. Dans le premier cas, la différence’ de potentiel 'oscille entre 558 et 620 volts, tandis qu’elle 11e varie
- plus que de 586 à 628 volts dans le second cas, soit, par élément, de 2,16 à 2,04 volts.
- Si on considère maintenant les variations de
- Fig. 5. — Vitesse angulaire de la machine avec batterie (------) et sans batterie {--------).
- puissance de la machine, elles ne sont plus comprises qu’entre 61 et 54 kilowatts au lieu de 106 à 7 kilowatts. ...
- Ce qui est plus frappant encore, c’est la
- différence entre les diagrammes tachvmétriqucs
- ;% 5).
- Un survolteur a été prévu pour assurer les charges complémentaires à la batterie. Celle-ci reçoit tous les samedis soirs une charge complète. Les dispositions respectives des machines, batterie et survolteur, sont données parle schéma
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- de la figure 6 qui est suffisamment explicite par lui-même.
- On se fera une idée des qualités du système d'accumulateurs employés pour cette batterie-tampon par les courbes de la figure y, qui donnent les variations de différence de potentiel aux bornes de la batterie ou d’un élément en fonction de l’intensité du courant de décharge.
- — Courbes de décharge de la b?
- La courbe I se rapporte à un état normal de la batterie ; la courbe II, à la batterie entièrement épuisée. La courbe III se rapporte à l’accumulateur idéal, à résistance intérieure nulle.
- Enfin aux nombreux avantages apportés par l’adjonction de cette batterie-tampon, il faut ajouter que le rendement de celle-ci agissant seulement comme batterie-tampon est très élevé et atteint facilement 90 p. 100 en énergie.
- L. Jcmàü.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Installation électrique des block-systèmes avec action directe du courant électrique sur le mécanisme. Système F. TC ri zi k (Prague). Zeitschrift fur Elcklrotcchnih, t. XVII, p. 392-398. — Com-
- Les sources d’électricité, utilisées jusqu’à présent pour le service des signaux, étaient si faibles, que l’on était obligé de recourir à des moyens mécaniques (poids, ressorts), ou à la main de l’homme, lorsqu’on avait besoin de forces assez considérables; et l’clectricitc ne jouait plus alors qu’un rôle secondaire.
- Comme les dynamos et les accumulateurs permettent de produire l’électricité à volonté,
- à bon marché, de la conserver et de l’utiliser suivant les besoins, on tend à l’employer pour l’impulsion directe des signaux ; par cet emploi on augmentera la sécurité et on diminuera les frais d’entretien.
- En particulier, comme la marche dans des espaces limités se répand de plus eii plus, c’est surtout aux block-systcmcs que les forces électriques puissantes s’appliqueraient le mieux.
- On peut voir, d’après l’installation décrite ci-dessous, que l’application de l’électiùcité aux block-systèmes , ainsi que l’organisation de leur dépendance mutuelle se résout très faeile-
- I.’ensemble de l’installation se compose :
- i° D’un appareil moteur ;
- 1° Des commutateurs automatiques reliés a l’appareil moteur, commutateurs dont le nombre dépend des services que doit rendre cet appareil ;
- 3° D’un appareil permettant de transformer le mouvement de rotation de l’appareil moteur, en un mouvement de va et vient pour la mise en position des bras du sémaphore ou des aiguilles ;
- 4° Des rails de contât ;
- 5° Des sources d’électricité ;
- 6B De la ligne qui réunit les differentes parties organiques de l’installation.
- L’appareil moteur (fig. 1 et 2) est. placé dans une boite hermétiquement fermée, H est un électromoteur multipolaire, dans lequel l’enrou^
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- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- loment des pôles de rang pair P, est en sens inverse de celui des pôles de rang impair Pt. Le commencement de l’enroulement de chaque série des pôles est réuni à un fil de ligne, leurs extrémités sont connectées ensemble ; de là le courant passe dans le retors régulièrement enroulé qui, par suite, tournera dans un sens ou dans l’autre, suivant que le courant sera envoyé par uuë ligne ou par l’autre.
- L’induil est fixé sur l’axe W, qui, par l’intermédiaire d’engrenage T, Z, T1? Z, placés sur les axes Wl et Wî communique à ce dernier un mouvement de rotation très lent.
- Fig. 2 à 4.
- Le commutateur automatique (fig. 3), se compose d’un levier rigide h mobile autour de l’axe W- A son extrémité est rivé un petit balai en métal non oxydable c ; il porte également une roulette en ivoire r et un ressort f qui a pour but d’appuyer le levier A sur la borne c.
- Au-dessous de ce levier sc trouve une poulie m, placée su2' l’axe et portant une encoche e dans laquelle descend la roulette /• comme l’indique la figure 3, dans ce cas le balai c est en contact avec la vis C, en tournant la poulie r sort de l’cneoche et le balai s’appuie sur la vis C\.
- Comme la position pour laquelle l’encoche e sc trouve juste au-dessous de la roulette r, correspond à une position déterminée du signal, on ne pourra envoyer du courant à l’antre signal que par le contact C et f une des conditions de la sécurité des signaux est donc réa-
- 11 est quelquefois nécessaire, pour-les aiguil-
- lages, par exèmple, de pouvoir replacer le signal dans sa position primitive ; on emploie dans ce cas le commutateur automatique représenté figure 4. Le levier A, mobile autour de l’axe w, muni comme précédemment d’une roulette en ivoire r ne porte aucun contact à ressort, un levier coudé hv mobile autour de l’axe ii\) porte une vis de contact s qui est appuyée sur le levier h par le ressort f. Si la poulie m tourne, la roulette r sort de l’encoche e et se soulève ainsi que le levier A. Mais hi sc soulève egalement et.A vient en contact avec la seconde vis isolée S,, tandis que le contact entre A et S est interrompu.
- Des bornes S, S, et du levier A partent trois câbles souples reliés aux points de connexion précédents.
- On voit qu’avec ce commutateur, le contact pour la position opposée du signal qui en dépend (aiguille), sera fermé aussitôt que le signal qui commande cette dépendance se mettra en mouvement.
- L’appareil destiné' à la transformation du mouvement de rotation de l’appareil moteur en un mouvement de va et vient des bras du sémaphore, est placé à l’extérieur de la boité renfermant l’appareil moteur.
- Ainsi qu’on le voit (fig. 1 et 2), cet appareil se compose uniquement d’une manivelle K fixée à l’extrémité de l’axe W?., le bouton de la manivelle K, glisse dans une rainure du levier coudé J£ J., mobile autour de l’axe W3, et le place dans la position I ou II suivant le sens de rotation de W2. La transmission du mouvement du levier .Ij J, au sémaphore B, se fait par la tige rectiligne V,
- Fig. 5.
- Une forme plus simple de cet appareil est donnée figure 5, et ne nécessite pas de plus amples explications.
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- 4a3
- Le contact par lequel le courant est conduit de la source d'électricité placée dans le train au signal, se compose (fig. 6 et y) de la prise de
- courant N, de deux pièces de fontte non isolée RI? du rail de contact S2 en forme d’U fixé sur iso-
- n r
- .r,
- U L LJ
- Fig. 7-
- La prise de courant est ou un balai (fig. y), ou une roulette (fig. 10).
- g 1
- Fig. 8.
- Les pièces de ion le Rt ont pour but d’obtenir un mouvement d’ascension continu et sans
- Fig. 9 et 10.
- choc de la prise de courant sur le rail S,, ainsi
- qu’un grossier nettoyage de ladite prise de cou-
- La longueur du rail de contact Ss dépend de la vitesse niaxima des trains ; l’isolement et la fixation de ce rail sont visibles sur les figures 8 et 9.
- Comme sources d’électricité, on peut employer des dynamos, de forts inducteurs on des batteries d’accumulateurs. Les sources peuvent être placées à chaque signal ou sur le train. Dans le premier cas, il y a autant de sources d’électricité que de postes de signaux; dans le second cas, une source suffit pour tous les postes de signaux, à l’exception des stations qui doivent manœuvrer les signaux d’arrivée et de départ. Si l’on emploie les inducteurs à courant continu ou des dynamos, il faut de préférence les manœuvrer par un poids pour obtenir un courant constant. Si la dynamo est fixée sur le train, elle sera mise en mouvement par lui ; pour obtenir un courant constant, on emploie une batterie d’accumulateurs comme batterie tam-
- Nous allons décrire maintenant la disposition et les connexions de l’installation, dans le but de la sécurité des trains et dans le cas de marche dans des espaces limités.
- Lamarche des trains entre deux stations doit remplir les conditions suivantes :
- i° Pour la station de départ : le sémaphore de départ doit être placé sur « Halte » aussitôt apres le passage du train et ne doit être placé sur « Libre » que lorsque le train a dépassé le block-système suivant et que le sémaphore correspondant a pris la. position « Halte ». La station doit en outre pouvoir, à sou gré, placer le sémaphore de départ sur « Halte » ou sur « Libre » ;
- a0 Pour la station d’arrivée : le sémaphore d’entrée en gare doit être placé sur « Halte » après le passage de chaque train ; la station doit être en mesure de le placer à volonté sur « Halte.» ou « Libre ».
- 3° Pour les bloek-syslèmes : le sémaphore doit être placé sur « Halte » après le passage de chaque train, et rester dans cette position jusqu’à ce que le train ait dépassé le block-système suivant et que le signal correspondant soit placé sur « Halte ».
- Dans les représentations schématiques ((ig. 11 et 19), qui indiquent le fonctionnement d’ensemble des différentes parties, la marche dans
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- les deux directions est représentée par les figures semblables 11 et 11 a.
- L’induit mobile de réleclromoteur par R, R ,
- R», JL, R4.
- Los pôles magnéticpies, cjui, par le passage du courant donnent au sémaphore la position « Halte )> par H, II,, ., H4 (P dans la figure i).
- Les pôles magnétiques qui donnent au sémaphore la . position « Libre » par F, ......, F4
- (P, dans la figure i).
- Les commutateurs automatiques (fig. 3) par A, A,, As, ..., A„. Les commutateurs manœuvrés a la main par U et U..
- Les sources d’électricité par Q, Q,, Qr
- Les rails de contact par S A, S//,, SAa, S/, S/,, Sf et SA-.
- Les connexions avec la terre par E, E,, .....
- Fv
- Pour le service des block-systcmes, la source d’électricité est supposée sur le train, un pôle est en relation avec la prise de courant, l’autre à la terre par les roues et les rails.
- Les figures 11 et n« donnent une installation à deux voies, dans toutes les autres figures (12 à iq) on n’a représenté que la voie de départ (gauche).
- Comme on le voit sur les figures ci-dessus désignées, il y a pour chaque biock-systcme, outrc-le moteur et le commutateur automatique, deux rails de contact. Le premier (SA, SA,, SA2), est relié à l’enroulement d’ « arrêt » II du moteur, tandis que le second (Sf, S/j, Sf) est relié au contact fixe (,r, x,, etc.) du commutateur automatique (A, A,, etc.), dont le contact mobile (levier A) est connecté avec le moteur du block-systcmc précédent qui placera le sémaphore dans la position opposée.
- Nous allons décrire maintenant les fonctions séparées d’uue ^installation de block-système dans le cas du départ d’un train moulant (gauche).
- i° La station ne laisse pas parlir le train quand le commutateur à main U est sur i. Le circuit de la batterie Q, se ferme par .r, IJ, i, H,, Rt, E,, Eâ, le sémaphore est placé sur « Halte »» (fig. u).
- a0 La station laisse partir le train, le courant passe alors par x, U, 2, F,, R,, Et, E2, le sémaphore est a la position « Libre ».
- 3° Le train, au départ de la station, passe sur le rail isole SA. Le circuit de la batterie du
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- train R se ferme par rlt S h, H,, R„ E, et E. Le sémaphore se place sur « Halte ». Comme U prend une position intermédiaire, le courant ne peut passer par U. En même temps que R, le commutateur automatique tourne également et ferme le contact (fig. 12).
- 4° Le train rencontre le rail de contact S/. Le sémaphore B est à l’arrêt, le contact xt fermé. Le courant passe par r„ S/, II, R,, Et. I/in-duit R et le commutateur automatique sc placent sur <c' llalte » et x est interrompu
- (fig. i3).
- 5° Le train renconLre le rail S/t du premier block-système. Le courant passe par r„ Shj} II2, R2, Ea, E. Le sémaphore Bj est placé sur « Halte », At tourne et ferme ,r2 (fig. 14U
- 6° Le train passe sur le rail isolé Sfi du premier block-système. Le courant va de Q par rM S/j, xt à la station, passe par F, R, et revient par Et à Q.
- L’induit R tourne, le sémaphore se place sur « Libre », et le contact x du commutateur A sc ferme. La station peut alors, au moyen du commutateur U et de la batterie Qj, placer le sémaphore B, suivant les besoins et laisser partir un second train.
- y0 Le train rencontre le rail isolé Shs du deuxième block-système. Le circuit se ferme par rt, S/ta, H,, Rs, E,5 et E. Le sémaphore Ba se place sur « Tlalte », les commutateurs A* — A.. tournent et ferment les contacts inférieurs xs.
- *. (fig-i.6)-
- 8° Le train passe sur le rail isolé S/’ du
- deuxième block-système. Le courant suit le chemin Q, Sfv x.s. Ft, R2, E3 du premier
- block-système. Le sémaphore Bj se place sur « Libre » et interrompt le contact x,2.
- 90 La station d’arrivée place le sémaphore d’entrée B2 sur « Libre » au moyen du commutateur U, qui est alors en 2. Le circuit (fig. 17) de la batterie Q2 se ferme par L"a> 2, ,r6, F3, R3, E4 et E3, les commutateurs automatiques tournent, de telle sorte que les contacts supérieurs sont fermes, R.,, tourne et indique à la station que Ra est sur cc Libre ».
- io° La station d'arrivée place le sémaphore B2 sur « Halte », avec le commutateur U, dans la position 1. Les commutateurs automatiques A8 — A., ferment les contacts inférieurs xs, x5, x6. R; se place sur « Ilaltc » et indique h la station que le sémaphore Iï2 est sur « Halte ».
- Bien d’autres signaux pourraient encore être actionnés de la meme manière, en plaçant toutefois une résistance dans de circuit, dans le cas où l’énergie demandée est faible.
- Pratiquement, les essais faits sur une installation semblable ont donné toute satisfaction et pleinement confirmé les espérances de l’inventeur. P. Diény.
- ÉLECTROCHIMIE
- Ozoneur Dan Martini. Brevet anglais n° 14714, déposé le 4 juillet 1898, accepté le octobre 1899, ia û-
- Cet ozoneur sc compose d’une série de conduits
- prismatiques en verre a (fig. r et 2) de section I même forme b. Les conduits extérieurs sont sé-carrée, disposés les uns à côté des autres et à fin- parés les uns des autres par des tapis métalliques térieur desquels sont placés d’autres conduits-de I obtenus en insérant entre les mailles de toiles mé-
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- talliqucs ordinaires et perpendiculairement aux plans de ces toiles de nombreux petits fils (lig. 3 et 4'i. Des tapis métalliques, dont les toiles métalliques qui eti forment l’âme sont indiquées par le trait V, sont placés dans l’espace c séparant les deux conduits et maintiennent ceui-ci en place. Enfin dans l’intérieur d des conduits b sont enfoncés des «hérissons » métalliques obtenus en lixant perpendiculairement à quatre âmes métalliques 8 des fils plus ou moins longs 9 (fig. 5). Les tapis métalliques externes et ces hérissons sont reliés â un même pôle d'une machine à haute tension ; les tapis métalliques V sont relies à l’autre pôle; Les extrémités des conduits aboutissent dans deux grandes caisses fermées ; l’uno de ces caisses contient un aspirateur d’air qui force l’air à passer à travers les fils métalliques des électrodes et porte une ouverture par laquelle l’air ozone est refoulé ; l’autre caisse est munie d’une ouverture livrant passage à l’air â ozoner préalableinent filtré sur line couche de coton pour arrêter les poussières.
- L'emploi de tapis et de hérissons métalliques comme électrodes présente, suivant l’inventeur, l'avantage d’assurer une grande surlace de contact entre les électrodes et le diélectrique tout, en présentant une élasticité assez grande pour permettre les dilatations du diélectrique sous l'influence de la chaleur dégagée pendant le fonctionnement de l’appareil.
- Ozoneur C--G. Armstrong et W--D. Neel. publié Ig 6 février 1900.* ’ P
- L’appareil est constitué par une caisse hermétiquement close, divisée en trois compartiments par deux cloisons verticales servant de supports à de nombreux tubes de verre s’étendant horizontalement dans le compartiment médian, beaucoup plus grand que les compartiments latéraux. Dans chaque tube se trouve un conducteur cl ces conducteurs forment deux séries, ceux d’une même série étant soudés à une plaque métallique disposée le long d’une des cloisons et reliée à un pôle d’un appareil générateur de courant à haut potentiel. Les tubes renfermant des conducteurs de polarités opposées sont alternés. Le gaz à ozoner arrivant dans un des compartiments latéraux, passe ensuite dans le cnmparlimçnt central par des trous percés à travers la cloison correspondante et disposés de
- manière à répartir aussi uniformément que possible le courant gazeux; l’ozone dilué formé dans le compartiment central passe ensuite dans l’autre compartiment latéral où il est. puisé par un aspirateur. Les extrémités des tubes de verre sont fermées par un mastic isolant et les plaques servant à relier eutre elles les électrodes de înônie polarité sont recouvertes de ec même mastic afin de mettre les pièces métalliques de l’appareil il l’abri de l’action oxydante du gaz chargé d’ozone.
- Anodes en charbon I.-L. Robei'ts. Brevet an-
- Généraleüienfc on confectionne les anodes eu agglomérant des fragments de charbon, soit par mélange avec un hydrocarbure pâteux et calcination, soit au moyen de résine fondue. L’inventeur préconise le procédé suivant qui donne des anodes plus robustes et plus économiques.
- Le charbon (de préférence l’anthracite calciné) est réduit en poudre line et mélangé en proportion convenable avec du vcfro finement pulvérisé, puis le mélange est versé dans des récipients en tôle de fer mince, ayant la forme.de l’anode que l’on veut obtenir, et ces caisses sont chauffées à. une haute température, dans un four électrique, par exemple. Quand le verre est fondu, on place le récipient dans un moule de memes dimensions formé de cinq plaques épaisses de 1er, préalablement chauffées au rouge, puis on dispose ce moule dans une caisse â parois épaisses ayatil pour but de maintenir les plaques du moule ; une couche d’amiante est interposée entre ces plaques chaudes el les parois froides de la caisse extérieure. Le tout est porté sur nu plateau et l’on comprime fortement le mélange de charbon ,et de verre fondu avec une plaque, portée au rouge et pressée par uue presse hydraulique, de manière à amener au contact les particules de charbon et à chasser l’excès de verre fondu. On laisse ensuite refroidir et on enlève l'enveloppe de tôle qui entoure l’anode soit en l'arrachant après l’avoir fendue, soit en la dissolvant daus un acide.
- La conductibilité de ccs anodes est, parait-il, très satisfaisante ; toutefois l'inventeur recommande d’enlever, par frottement sur une meule d’émeri, ou par traitement par une solution chaude de soude caustique, la couche de verre qui s’est formée sur les faces de l’anode.
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- Électrolyseur Solvay à cathode mercurielle pour l’électrolyse continue des sels alcalins. Brevet allemand 104900.
- A une faible hauteur au-dessus du fond de l’appareil sc trouve une cloison C presque horizontale divisant la cuve en deux compartiments ne communiquant que par une ouverture rectangulaire de faible largeur s’étendant le long
- Fig. 1. — Electrolyseur Solvay à cathode de mercure.
- d’une paroi verticale de la cuve entre cette paroi et la cloison dont il vient d'étre question, .[.'électrolyte arrive dans le compartiment inférieur parle tube À et s’écoule par le tube E. Le mercure est amené par B, se répand sur la cloison C et l’amalgame formé par l’clcclrolysc tombe dans une rigole profonde et s’écoule ensuite par D.
- Electrolyseur Chalandre, Colas et Gérard pour alcalis et chlore. Brevet anglais u° 3 648, déposé le 18 février 1899, accepté le ïi décembre 1899; 9 %»res.
- Dans l’électrolyse des solutions aqueuses il y a souvent décomposition de l’eau ; dans le cas de solutions de chlorures alcalins l’oxygène provenant de cette décomposition donne avec le chlore des composés oxygénés qui, so combinant avec l’alcali formé dans la solution, ont pour résultat une diminution du rendement en chlore et en alcali. Pour éviter la formation de ces produits secondaires, les inventeurs font arriver dans la solution anodique de l'aeidc chlorhydrique obtenu par la combinaison d’une partie de l’hydrogène et d’une partie du chlore produits par l’électrolyse.
- Les ligures 1 et 2 donnent une élévation longitudinale et une élévation latérale d’un dispositif préconisé pour atteindre ce but. L'hydrogène qui s’échappe des compartiments cathodiques est recueilli dans un collecteur b. U11 tuyau g muni d’un robinet de réglage conduit une partie de cet hydrogène a un brûleur j enfermé dans un cylindre en verre épais k, fermé par des
- plaques l que maintiennent des tirants m. À la partie supérieure du cylindre aboutit un tuyau o branché sur la conduite p du chlore. L’hvdro-gène s’enflamme et brille dans le chlore en
- donnant de l’acide chlorhydrique qu'un tuyau q conduit en u dans la solution anodique ; celle-ci est mise en circulation par une pompe centrifuge t qui aspire la solution en u et la refoule en v au bas de l’clcctrolyscur.
- Electrolyseur T.-J. Holland et A.-P. Laurie pour alcalis et chlore Brevet anglais n0 5 199, déposé le 28 août 1899, accepté le 3o septembre 1899.
- Cet électrolyseur est constitué par une cuve A (fig. 1 et 2) de préférence en fer, divisée en plusieurs compartiments par des cloisons transversales a en fer ; dans ees compartiments sont placés des récipients poreux B hermétiquement fermés. Les couvercles de ces récipients supportent les anodes Z», en charbon, reliées les unes aux autres et au conducteur positif C de l’installation par les barres métalliques c. Le conducteur négatif est relié à la cuve A et aux cloisons transversales, ou a ces dernières seulement si la cuve est en matériaux mauvais
- Aux couvercles des récipients B sont fixés des paniers tubulaires F percés de trous à leur partie inferieure et un tube do dégagement g relié à une conduite G.
- Pour faire fonctionner l’appareil on commence par remplir la cuve extérieure et les
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- récipcnts poreux de la solution saline à un degré de concentration eouvenablc. On ferme les récipients, on lute le couvercle, on remplit de sel les paniers F et on lait passer le courant,. Le chlore se dégage par les tubes g, et de la soude se forme en dehors des récipients poreux. Quand la solution de soude est suffisamment concentrée on l’évacue par le robinet IL T,a con-
- duite de l’appareil ne demande d’autre soin que de maintenir toujours du sel dans les paniers F; les couvercles des récipients ne sont enlevés qu’à de longs intervalles.
- Dans le modèle que représentent les figures les cloisons transversales a s’arrêtent toutes à une certaine distance du fond de la cuve A de manière à permettre une libre circulation de l’électrolyte dans la partie inférieure de la cuve. Dans un autre modèle les cloisons de rang impair sont encore disposées de cette façon, tandis que les cloisons de rang pair partent du fond et s'arrêtent à quelque distance au-dessous du niveau de l’électrolyte ; de cette manière
- l’électrolyte est lorcé d'effectuer une série de zigzags ascendants et descendants avant de pouvoir s’échapper de la cuve par un ajutage fixé contre la paroi extérieure du dernier coin-
- La grandeur des récipients poreux est telle qu’il ne reste qu’un assez faible intervalle enlre leurs parois et les cloisons transversales; dans ces conditions la quantité d’électrolyte traversée par le courant est petite et elle se trouve rapidement électrolvséc. Les distances entre les anodes, les parois poreuses et les cathodes sont d’ailleurs établies de manière à n’avoir entre les électrodes qu’une différence de potentiel aussi faible que possible et par conséquent un rendement élevé.
- Outre ce grand rendement l'inventeur revendique en faveur de cét appareil une grande facilité de construction, un prix de revient peu élevé et une surveillance peu onéreuse.
- Electrolyseur Michel, Wilhelm et Richard pour alcalis et chlore. Brevet anglais II® 11930, déposé le 8 juin 1899, accepte le 11 novembre (899.
- Cet élcclrolyscur, don! le but est d’éviter que le chlore ne réagisse sur l’alcali, se compose d’une cuve t) (fig. 1) séparée en deux compartiments m et n par une cloison b plongeant dans du mercure conteuu dans la cuvette y; le compartiment m contient l’anode a, l’autre compartiment n la cathode c. Entre les deux électrodes et entourant la cloison b se trouve une toile métallique sans fin d, entraînée par le rouleau s et guidée par les rouleaux .s-j,ss, ...s5; cette toile métallique sert d’électrode intermédiaire. Un support l en caoutchouc durci maintient une bande de caoutchouc souple l' appliquée contre celle toile pour empêcher le mélange des gaz produits dans les deux compartiments.
- Le fonctionnement de l’appareil est le suivant. Le chlore produit sur l’anode, se dégage par l’ouverture e tandis que le sodium (ou le potassium) forme un amalgame avec la couche de mercure entraînée par la toile. Cet amalgame se trouve entraîné dans le compartiment cathodique où il est décomposé par l’eau en donnant de l’hydrogène qui se dégage par/, de la soude qui se dissout et du mercure qui tombe dans le réci-pient /•.
- La solution de chlorure arrive dans l’appareil par le tuyau 1 ; de l’eau pure par le tuyau 2 ; par
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- le tuyau 3 s’écoule la solution électrolvsée tandis que par le tuyau 4 s’écoule la solution alea-
- Michel, Wilhem et Richard.
- line. Lorsque l’on emploie plusieurs électroly-seurs on y fait circuler les solutions en reliant les tubulures 1 et 1 de l’un aux tubulures 3 et 4 du précédent.
- Electrolyscur F. Stcermer pour alcalis et chlore. Brevet anglais n° a3o4<>, déposé le 18 novembre 1899, accepté le u3 décembre 1899.
- Lorsque, dans l’éleelrolvse des chlorures en vue de la production des alcalis et du chlore, on emploie des courants intenses le chlore se dégage sur l’anode en nombreuses bulles de faible diamètre qui émulsionnent le liquide et lui communiquent une violente agitation pouvant entraîner ces bulles dans le voisinage de la cathode et diminuer considérablement le rendement. Dans le but d éviter cet inconvénient 1 inventeur dispose dans l’élcctrolyscur des cloisons qui forcent les petites bulles à se rassembler et à former de plus grosses bulles qui se dégagent ensuite régulièrement.
- T.a figure ci-jointe représente un électrolvseur a cathode de mercure muni d’un dispositif de ce genre. A est 1 anode. B la cathode, (., G' des caisses renversées dont les couvercles sont per-
- »’• • ••••'••
- cés d’orifices O Oj munis de rebords R. Les bulles gazeuzes se rassemblent contre ces couvercles, se soudent entre elles et s’échappent en grosses bulles par les orifices.
- Bains d’èlectrodèposition cyanurès, du D' Courant. Brevet anglais n° 5468, déposé le i3 mars 1899, accepté le i3 janvier 1900.
- L’emploi du evanure de potassium pour la confection des bains d’électrodéposition de l’or, de l’argent, du cuivre, etc., donne lieu il des dangers d’empoisonnement; cet inconvénient a conduit à rechercher s’il ue serait pas possible de trouver des sels doubles non toxiques que l’on n’aurait plus qu’à faire dissoudre dans l’eau pour la préparation des bains. Dans celle vue ou a proposé pour le cuivrage et le zingage des cyanures doubles de potassium et de cuivre ou de potassium et de zinc, mais ces sels doubles n’ont pu jusqu’ici être utilisés à cause de leur grande instabilité et de leur extraordinaire déliquescence.
- L’auteur propose l’emploi de sels triples contenant du sulfite de potassium, du cyanure de potassium et du cyanure du métal qu’il s’agit de déposer. Pour obtenir le sel do cuivre, on dissout l’oxyde cuivreux pur dans du cyanure de potassium; on obtient le sel Cu2 Gy2, 4 E Uy, Ks O dans la solution duquel 011 fait passer une quantité d’auhydride sulfureux suffisante pour saturer l’oxyde de potassium; on a alors le sel triple Cu2Cv2, 4 KCv, K." SO3. Ou peut préparer de la même manière les sels de zinc ZrtCy2,
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- 4KCy, K2SOs, celui d’argent Ag2Cy2, 2KCy, K2SO°, celui d’or ÀtpCy2, 2KCy, K.SÔ3 et celui de nickel NiCy2, aKCy, K2S03.
- Les bains préparés au moyen <Ic ces sels ont non seulement l’avantage d’être énormément moins toxiques que les solutions de evtuuire de potassium, mais encore celui d’avoir une très grande conductibilité électrique. Leur régénération, lorsqu’ils ont été appauvris par l’usage, exige seulement la dissolution d’une certaine quantité de sel triple.
- Un mélange du sel de cuivre et du sel de zinc permet d'obtenir des alliages très variés de cuivre et de zinc.
- Procédé J.-F.-L. Moeiîer et E.-A.-G. Street pour la préparation électrolytique du chrome. Brevet anglais n° 18 74J, déposé le lo mai 1899, accepté le 5 août 1899.
- Parmi les nombreuses difficultés que présente l’obtention du chrome par voie électrolytique, il en est deux que les inventeurs ont tout particulièrement cherché à surmonter : la désagréga-iion des anodes et l'encombrement résultant de l’énorme quantité de sons-produits résultant de l’électrolysc.
- Les anodes en charbon no donnent en effet que de mauvais résultats dans l’électrolyse des sels do chrome ou des chromâtes : elles sont rapidement mises hors d’usage par suite de la formation d’acide chromiquo. Les anodes en platine n'ont pas cct inconvénient, mais leur emploi entraînerait l’immobilisation d’un capital fort important dans le cas d’une installation industrielle. Pour avoir des anodes h la fois économiques et durables les inventeurs prennent des lames de plomb, le bain élcctrolvtique étant du sulfate de chrome ou du sulfate double de chrome et de potassium : le plomb se peroxyde et la plaque peroxydée peut durer longtemps; si la cuve d'éleetrolyse contient une cloison poreuse il convient de veiller à ce que la concentration de l’acide dans le compartiment catho- . dique ne s'élève pas trop au-dessus de celle que la pratique des accumulateurs a montré pouvoir être employée sans destruction des anodes; s’il n'y a pas de cloison poreuse le degré d’acidité doit être maintenu assez bas pour qu’il y ait dépôt métallique sur les cathodes et dans ce cas il n'y a pas de précaution spéciale à prendre pour éviter la destruction des anodes.
- Pour montrer les difficultés qui peuvent
- résulter des sous-produits de l’électrolyse et faire ressortir les avantages de leur procédé, les inventeurs citent quelques chiffres basés sur des essais. Dans ces essais ils employaient des bains cathodiques formés de parties égales en poids de sulfate double de chrome et de sodium n), de su! laie de sodium et d’eau acidulée avec 5 p. 100 en poids d’acide sulfurique h f>6°B ; ils mettaient dans le compartiment anodique de l’eau acidulée, dans la proportion précédente, par de l’acide snllurique. [.es cathodes étaient des tubes cylindriques en cuivre ou en laiton ; les anodes étaient en plomb. La température du bain étant maintenue a yo°C et la densité de courant étant d’environ 4° amp ’ dm2, ils obtenaient ainsi un dépôt de chrome d’environ 0,20 gr par ampère-heure. Peu à peu le liquide du compartiment anodique s’enrichissait en acide sulfurique en même temps quo s’accusait la teinte caractéristique des solutions de sels d'acide ehromique, acide qui résulte de l’oxydation à l’anode du sulfate de chrome traversant par endosmose la cloison poreuse de la cuve d’éleetrolyse. [/analyse du liquide anodique après 24 heures d’expérience montra que, pour une production de n3,5 kg de chrome, il sc forme o,5(>2 kg d’acide ehromique et qu’il y a exosmose de o,q63 kg de sulfate de sodium ; ces chiffres peuvent d’ailleurs varier considérablement avec le degré de porosité de la cloison.
- Si l’on no considère que l’acide sulfurique libéré à l’anode, la formule du sulfate de chrome Cr2(SO'"’:! -{- nIPQ montre que pour io4 gr de chrome déposé il y a 294 gr d’acide mis en liberté. Par suite une usine produisant 1 tonne de chrome en 24 heures produirait pendant le même temps 3 tonnes d’acide suliurique IPSO" ; en admettant que la concentration de l’acide soit do 10 p. 100, il y aurait donc 3o tonnes de liquide acide sans aucun emploi à moins d’avoir recours à une concentration, nécessairement coûteuse, étant donnée la dilution du liquide, et à une purification assez difficile pour le débarrasser de l’acide ehromique et de sulfate de sodium.
- Le procédé de MM. Mocller et. Street élimine cet inconvénient en faisant rentrer dans le cycle (*)
- (*) L’alun de chrome et de potassium peut être également employé, mais il a sur l’alun de chromo cl de
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- des opérations électrolytiques le liquide nno-diqne. Pour cela, î’acidc chromiqne qu’il contient est transformé en sulfate de chrome au moyen d’un courant gazeux d'anliydridc sulfureux ; l’excès de gaz est ensuite chassé par l’ébullition et le liquide est concentré jusqu'à marquer 3onB. On y ajoute alors du bichromate de sodium jusqu’à ce qu'il contienne une molécule d’anhydride chroinique CrO3 pour une molécule d'acide sulfurique libre et on fait tomber la dissolution peu à peu sur du soufre eu fusion, à t3o°C, chauffé dans un vase en plomb ; il se forme du sulfate de chrome Cr2(SQ1)8, par suite de la réduction du bichromate et combinaison de l’oxyde de chrome avec l’acide sulfurique libre existant dans la liqueur et avec l’acide provenant de l’oxydation du soufre. Le sulfate de sodium que contenait la liqueur primitive et celui qui résulte de l’action du soufre sur le bichromate de sodium dans la précédente opération forme avec le sulfate de chrome de l’alun de chrome et de sodium que l’on filtre pour le séparer du soufre eu excès et qui retourne à l'électrolyseur. Il est presque évident que Ton peut supprimer la première opération, la réduction de l’acide chromique par l’anhydride sulfureux, pourvu que l’on ait soin de titrer cet acide cl de diminuer la quantité de bichromate de sodium ajoutée à la liqueur dans une proportion convenable indiquée par ce titrage.
- Mais la régénération du bain électrolytique au moyen du liquide anodique ne suffit pas pour rendre le procédé continu. 11 huit encore obvier à l’accumulation du sulfate de sodium dans le compartiment cathodique. Dans ce but. les inventeurs entretiennent une circulation continue dans ce compartiment en l’alimentant avec le liquide anodique traité comme il vient d’être dit et en faisant écouler constamment l’excès de liquide. Celui-ci, qui sort à de l’électro-
- lvseur est refroidi, et ce refroidissement amène la cristallisation du sulfate de sodium.
- Il est évident que cette opération sc trouvera inutile si, au lieu d’alimenter le compartiment cathodique avec de l’alun de chromo et de sodium, on l'alimente-avce du sulfate de chrome seul. On peut y parvenir de la manière suivante : on prépare de l’hydrate d’oxyde de chrome en traitant, à l'ébullition, une solution convenablement concentrée de bichromate de sodium par des sulfures alcalins ou alcalino-terreux tenant en
- dissolution un excès de soufre ; on filtre pour séparer l'oxyde (mélangé de sulfate alcalino-terreux dans le, cas où l'on a pris un sulfure alcalino-terreux). Cet oxyde de chromo après avoir été lavé à l’eau chaude, est traité par le liquide acide du compartiment anodique 'préalablement débarrassé de son acide chromique par l’anhvdride sulfureux) et on obtient une solution de sulfate de chrome. Si cet oxyde se trouvait mélangé de sulfate alcalino-terreux, ce sulfate est réduit par calcination avec le charbon à l’état de sulfure qui rentre dans le cycle des opérations. Si l’on a pris un sulfure alcalin pour la préparation de l’oxyde de chrome, le sulfate correspondant se trouve dans la liqueur provenant île la filtration de l’oxyde ; on évaporant, ccttc liqueur à sec et calcinant le résidu avec du charbon on régénère le sulfure alcalin. On voit donc que le procédé d’utilisation du liquide anodique et d’alimentation du bain cathodique est cyclique comme celui décrit précédemment.
- Dans l’un et. l’autre, il convient d’ailleurs de prendre quelques précautions dans la conduite de l’éleetvolyse. Il peut arriver ou effet qu’il ne se produise aucun dépôt sur la cathode ; c’est qn’alorsle bain est, trop acide ; il faut dans ce cas le ramener au degré d’acidité convenable soit par addition de carbonate de sodium ou d’oxyde de chrome, soit encore par le passage même du courant. Il peut aussi arriver que le dépôt au lieu d’être formé de chrome métallique soit formé d’oxyde de chrome ; ceci indique que le bain n’est pas suffisamment acide et il faut y ajouter graduellement de l’acide sulfurique.
- T.a conduite de l’éleetvolyse est encore plus difficile lorsque, au lieu d’employer un électro-lyseur à diaphragme poreux comme il a été supposé jusqu’ici, on opère avec un appareil sans diaphragme. L’accroissement de la teneur du bain en acide sulfurique doit être combattu par des additions d’oxvde de chrome hydraté préparé comme il a été dit. Pour détruire l’acide chromique qui se forme à l’anode on peut ajouter au liquide un sulfure alcalin, un sulfure alcalino-terreux ou du sulfure de chrome ; l'emploi du sulfure alcalin a l’inconvénient de donner un sulfate soluble qui s’accumule dans le bain; les sulfures alcalino-terreux donnent des sulfates insolubles qu’il faut relirer ; I emploi du sulfure de chrome présente au contraire l’avantage de
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- ne pas introduire de sels étrangers dans le
- En terminant, les inventeurs décrivent un dispositif indiquant automatiquement si lo degré d’acidité du bain est convenable pour l’obtention d’un bon dépôt. Ce dispositif est basé sur le fait mis en évidence par Bunsen dans son remarquable travail sur l’électrolvse des solutions des sels de chrome (x)> que dans un même bain la nature et la rapidité du dépôt dépendent de la densité du courant : ainsi avec une même intensité de courant les inventeurs ont obtenu un épais dépôt sur une cathode cylindrique de if> mm de diamètre, un mince dépôt sur une cathode de 18 mm et n’en ont pas obtenu sur une cathode de 20 mm. En mettant en parallèle avec la cathode principale d’un bain d’électro-lyse, une seconde cathode, on pourra donc, en donnant à celle-ci des dimensions convenables, faire en sorte qu’elle 11e reçoive qu’un dépôt de très faible épaisseur tant que le bain est dans les conditions voulues pour donner un bon dépôt sur la première, que ce léger dépôt se dissolve dès que le bain devinai trop acide et qu’au contraire il augmente quand le bain n’est plus assez acide. Par suite en attachant, la cathode auxiliaire au fléau d’une balance, ce fléau s’inclinera dans l’un ou l'autre sens suivant que le bain deviendra acide ou neutre et on pourra utiliser ce mouvement pour fermer les circuits de deux sonneries dont le fonctionnement indiquera la modification subie par le bain.
- Procédé Street pour la préparation électrolytique de l’oxyde de chrome. L'Electrochimie, X. VI, p. 24, février 1900.
- Ce procédé consiste à électrolyser une solution de chromate ou de bichromate de sodium portée à une température de 70-80° C ; la cathode est en mercure. Dans ces conditions on constate immédiatement la formation d’oxvde de chrome qui reste en suspension dans l’électrolyte; la réaction marche très bien cl rapidement, favorisée qu’elle est par la nature de la cathode et par la circulation du liquide provenant du fait de la température h laquelle il est soumis et du fait des bulles de gaz qui se dégagent de la surface de la cathode. On peut parvenir à précipi-
- ter tout le chrome à l’état d’oxyde; l«a coloration primitive de la solution disparaît peu à peu complètement. La séparation de l’oxyde de. chrome d’avec la solution île soude se fait par décantation ; l’oxvde est ensuite lavé. L’alimentation du bain peut se faire avec du bichromate qui, avec la soude provenant de l’électrolysc, donne du chromafe. On peut aussi faire circuler successivement dans une série d’électrolyseurs la solution de bichromate.
- Procédé S.-B. Christy pour l’èlectrodè-position de l’or et l’argent des solutions cyanui'èes étendues. LVevct américain, n° 643 o<j6, déposé le 9 février 1898, publié le 6 février 1900.
- La teneur en métaux précieux des solutions de cyanure cte potassium servant à extraire ces métaux de leurs minerais étant extrêmement faible, leur électrodéposition présente de nombreuses difficultés, que l’inventeur espère surmonter par l’emploi du procédé suivant : des cathodes mobiles, nombreuses et de très grande surface, reçoivent l’or et l’argent des solutions étendues ; ces cathodes sont ensuite disposées comme anodes dans des bacs contenant une solution de cyanure de potassium de moindre volume que la solution primitive ; les métaux précieux sc dissolvent et sont transportés par le courant sur de nouvelles cathodes ayant une surface totale moindre que les précédentes.
- Procédé centrifuge Cowper-Coles pour la fabrication èlectrolytique des tubes de cuivre.
- l'Institution of Eleclrical Engineer, do Londres, par
- Sherard Cowper-Coles.
- 1. Dans le but de montrer le rapide développement et l’importance actuelle de l’industrie de raffinage èlectrolytique du cuivre, l’auteur commence par la citation de quelques chiffres. 11 y a une vingtaine d’années la production du monde entier, en cuivre èlectrolytique, ne dépassait pas 10 à 1 5 tonnes par semaine; vers 1882 elle montait à environ 60 tonnes à la suite de la mise en exploitation des usines Swanfeca ; de 1888 à 1890 elle atteignait 280 à 3oo tonnes ; depuis elle n’a cessé d’augmenter, des usines très importantes ayant etc créées en Amérique, en Angleterre, en Allemagne et même an Japon, et elle est actuellement d’au moins 5oo tonnes par jour, soit 180 000 tonnes par an; en outre,
- (') Poggendorjfs Anncilen, t. XCI, p. 619, 1854.
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- il est produit annuellement par le traitement des boucs d’éleclrolyse 567 tonnes d'argent et près de 3 tonnes d’or. Aux cours moyens de ces métaux, la production annuelle correspond à
- pour l’argent et à 10 000 000 fr. pour l’or.
- Ce développement rapide doit être attribué surtout à divers perfectionnements apportés dans les procédés de traitement, perfectionnements qui ont permis d’augmenter considérablement la densité du courant d’éleclrolyse et par suite d’augmenter la quantité de cuivre fournie par une même installation. Au début la densité de courant était de 0,2 à o,4 amp.:dnr, la quantité de cuivre contenue dans les bacs d’électrolysc s’élevait à 76 et même à 100 p. 100 de la production journalière, et le stock de cuivre nécessaire au fonctionnement régulier d'une usine atteignait. 8 à ro p. 100 de la production annuelle; aujourd'hui, on emploie des densités de eouranlde i,5 à 2 amp. :dms, la quautité de cuivre contenue dans les bains n'est plus que le cinquième de la production journalière, et le stock 11e dépasse pas 4 p- 100 delà production annuelle. Parmi les diverses raisons qui ont permis l’augmentation de la densité de courant, l’auteur signale : 1'’ une circulation plus active des solutions; au une plus grande pureté de l’électrolyte; 3° les soins particuliers apportés pour maintenir dans de bonnes conditions la composition chimique de l'électrolyte ; 4° enfin une meilleure disposition de l’électrolyseur.
- Mais l'accroissement de la densité de courant 11'est pas la seule cause du développement de l’industrie électrolyliquc du cuivre ; les efforts faits pour améliorer les qualités physiques et mécaniques des dépôts électrolvtiques ont également eu une influence sur ce développement. Celte remarque amène le conférencier à décrire rapidement les procédés employés dans ce but.
- 2. Dans cette partie de sa communication, M. Cowper-Coles rappelle que le premier procédé préconisé pour donner de la cohésion au métal dans la fabrication des tubes on cuivre éleclrolylique consistait à frotter la surface du dépôt, au fur et à mesure de sa production, avec des brunissoirs en agate; ce procédé donna d’excellents résultats, toutefois il avait l’inconvénient d’exiger un réglage délicat de la pression sur les brunissoirs pour qu'il 11c se produise pas d'exfoliations. Elmorc perfectionna I
- ce procédé et obtint par éleclrolvse des tubes ne le cédant en rien aux tubes obtenus par étirage en luisant glisser les brunissoirs rapidemenld’un bout a l'autre des tubes et donnant en même temps un lent mouvement do rotation aux tubes; il put ainsi employer une densité de courant de 1,7 amp:dm3; le cuivre obtenu se rompt sous une traction de 4r,ô kg par mm2 avec un allongement do 16,5 p. 100, la limite d’élasticité étant atteinte sous une traction de 36 kg par mm2.
- Y011 Ifübl parvint d’ailleurs, par simple élce-trodéposilion sans emploi de brunissoirs, à obtenir un cuivre supportant une traction de 37 kg par mm2, chiffre bien supérieur à celui qui correspond à la rupture du cuivre fondu
- Un autre procédé de fabrication, aujourd'hui employé sur une grande échelle, 11e comporte pas non plus l’emploi de brunissoirs en agate : il consiste à empêcher le développement d’aspérités trop prononcées à la surface du dépôt en recouvrant celles-ci dès qu’elles se manifestent, d'une légère couche d’une matière isolante ; celte matière est composée de substances albumineuses ou gélatineuses bien exemptes de matières grasses et rendues imputrescibles soit par un traitement au bichromate, soit par addition d’aldéhyde formique (u> à 4° pi 100}, l’aldéhyde en excès étant enlevé par un lavage a l’eau; des frottoirs en peau de mouton imprégnés de cette substance sont disposés contre le dépôt électro-lytique ; le bain électrolytique peut être chaud ou froid; la densité de courant est de 4 à 4,5 ainp:dm2, et la différence de potentiel requise est de 1,6 volt pur bain; les tubes obtenus ont 4 m de long, 4° cm de .diamètre et 3 mm d’épaisseur ; ils sont fendus suivant une génératrice et développés en plaques.
- D’autres procédés consistent à projeter l’électrolyte sur la cathode sous forte pression. Gray-don Poore a fait breveter un procédé de ce genre pour l’obtention de plaques; la cathode est horizontale et l'électrolyte est projeté en jets sur sa surface.
- 3. La troisième partie de la communication est consacrée à la description d’un nouveau procédé imaginé par l’auteur, actuellement employé industriellement et qui permet d’obtenir des tubes de 3o cm de diamètre avec des densités de courant d’environ 20 amp:dm2 et une différence
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- de potentiel de 0,0 à g,h volt entre les électrodes. Ce procédé n’utilise ni frottoir, ni brunissoirs; il est caractérisé par un mouvement de rotation rapide donné à la cathode. Suivant l’inventeur il a non seulement l’avantage d’être rapide et économique par suite de la grande densité de courant et de la faible différence de potentiel qu'il permet d’utiliser, mais encore celui de réaliser toutes les conditions requises pour l’obtention d’un dépôt compact et uni. Le frottement considérable du dépôt contre l’électrolyte assure la compacité; la force centrifuge assure le dégagement rapide des bulles d’hydrogène qui, lorsqu’elles restent sur la cathode, empêchent l’uniformité du dépôt; cette force centrifuge éloigne de la cathode les particules solides en suspension dans le bain et qui, d’après J.-W. Swan, sont la cause principale de la formation des nodules ; enfin le brassage énergique de l'électrolyte évite que des différences de concentration ne prennent naissance et ne donnent lieu a des variations de courant en certains points, variations auxquelles, suivant G. Gore, est dû 1^ développement rapide des nodules.
- Les figures i et 2 montrent l’appareil employé. À est une cuve en bois dans laquelle on suspend les anodes en cuivre brut. La cathode est un cylindre B en laiton, supporté par l’arbre G; elle porte à sa partie supérieure un anneau D qui permet de l’cnlcvcr facilement hors du bain et une large bague K sur laquelle frottent les balais F du porte-balais G relié au pôle négatif de la source d’électricité ; au-dessous d’elle se trouve un plateau H à bords relevés qui empêchent Information du dépôt sur la région inférieure de la cathode, région où généralement le dépôt présente des nodules et des arborescences. L’é-leclrolyle est injecté dans la cuve, tangeutielle-mcnl a ses parois, par une pompe ou par l’air sous pression; à sa sortie de l’clcctrolyscur il traverse un filtre où il abandonne les particules solides eu suspension.
- Les figures 3 et 4 montrent un dispositif permettant de mettre la cathode en rotation parla partie supérieure.
- L’enlèvement des tubes de 1a cathode s’effectue facilement si l’on a soin de recouvrir celle-ci d’une très légère couche de graisse. Lorsqu’on veut du cuivre en plaque, on fend les tubes, puis on recuit le cuivre et 011 l’étend. Pour obtenir du cuivre en rubans, on enroule en hélice
- sur la surface de la cathode un fil en substanco isolante, le pas de l’hélice étant égal à la largeur
- du ruban que l’on désire; on coupe ensuite le tube suivant cette hélice et on développe le ruban après recuit du métal.
- 4- Son procédé étant décrit, M. Cowper-Coles
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- fait connaître l’influence de la vitesse de rotation, de la teneur en acide, etc., sur la nature du dépôt et les conditions de l’expérience.
- L'influence de la vitesse de rotation est nettement mise en évidence par la comparaison des
- dépôts obtenus dans deux, essais, faits l’un avec une vitesse angulaire de 3o t : m, l’autre avec une vitesse angulaire de iooo t : ni, les autres conditions restant les mêmes (densité courant ty amp : dm2, température 71e C, composition du bain : 12 p. 100 Cu SO1, 24 p. 100 JUSO*, o4 p. too I120). Dans le premier cas le dépôt, très rugueux, ne put. être retiré du mandrin, dans le second le dépôt était très uni et put être retiré facilement.
- La proportion d’acide libre a une influence très laible sur la proporlion de cuivre déposé par rapport au cuivre qui doit théoriquement être déposé, c’est-à-dire sur le rendement du courant, mais au contraire très marquée sur la dif-lérenee de potentiel requise. Aiiisi dans dus essais faits avec un électrolyte contenant 3a onces (3a X 28,35= yiy, 2 gr) de sulfate de cuivre par gallon (4,51), soit environ 204 gr -par litre, et des quantités d’acide libre croissant de 6 onces à 100 onces par gallon, soit de 38 à 63o gr par litre ou encore de 3,o3 à 34^4 100 ,!n poids de l’é-
- lectrolyte, il a été constaté que lorsque la solution est froide, la densité de courant de 11 amp : dm2 et la vitesse angulaire d’environ 5oo t : ni, la différence de potentiel décroit d’abord à mesure
- que la proportion d’acide augmente, passe par un minimum d’environ 1,8 volt quand cette proportion est d’environ 126 gr par litre, et va ensuite cil croissant rapidement. En opérant dans les mêmes conditions sur des électrolytes
- Fig. 5. — I11flucnce.de la teneur en acide sur la «linêreuce de potentiel.
- maintenus à la température de yo° C, on observa des différences de potentiel plus faibles etallant constamment en diminuant quand' la tcuèur en acide augmentait. La figure 5 résume les résultats obtenus, les chiffres de la droite des abscisses indiquant le nombre d'onccs par gallon d’acide libre contenu dans le bain.
- Influence de la température
- L'influence de la température, mise en évidence par les expériences précédentes, a été étudiée en prenant une même solution portée successivement à des températures croissant de u>°
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- à cj3° C. La différence de potentiel requise diminue de 8 volts à 0,7 volt, tout en donnant un accroissement de la densité de courant. A la température de 65° C, qu’il est facile de maintenir en pratique, la différence de potentiel n’est déjà plus que de 0,^5 volt. La figure 6 donne la courbe de la variation avec la température d’une solution contenant 200 gr de sulfate de cuivre et 378 gr d’acide sulfurique par litre d’eau; en ordonnée est portée la résistance exprimée en ohnis, en abscisse la température exprimée en degrés Farenheit.
- Au point de vue de la nature du depot la proportion d’acide et la température pourraient avoir une influence considérable, surtout quand on opère avecune grande quantité de courant.Von Hiibl a vu, en effet, que la formation cl’un dépôt noir pulvérulent qui, d’aprcs ses expériences, est un hydrure de cuivre, est d’autant plus à craindre que la concentration est plus faible dans le voisinage de la cathode. D'autre part Fœrster et Licdel ont constaté, dans des expériences faites à diverses températures, qu’un dépôt pulvérulent rouge-brun se produit d’autant plus facilement que le nombre des ions cuivre dans la solution est plus faible, et la température plus basse. Mais grâce à la circulation active produite par la rotation, rapide de la cathode toute diminution de la concentration est évitée dans le procédé Cowper-Coles, et, d’un autre côté, par suite de l’emploi d’un bain chaud dans le but de
- Pouj'Cèiaage*86'2 92,89 9!t,93
- avecune densité de couraut de 2,- amp: dm" suides bains contenant 63 à 63o gr d’acide libre par litre ont montré que la perte de cuivre par corrosion de la cathode 11’cst quedea,o p. iooenviron.
- Dans d’autres expériences on détermina la perte de poids de feuilles de cuivre plongées dans de l’acidé sulfurique à divers degrés de concentration et maintenu à 65° C ; on trouva que la perte restait très faible jusqu’à une concentration de y5 p. 100 ; les résultats sont représentés par la figure 7 où la perte de poids exprimée en millième du poids total est portée en ordonnée et la concentration en abscisse.
- Quant aux boues provenant de l’attaque de l’anode il a été reconnu par divers expérimentateurs, en particulier par Fœrster et I.iedel, que leur masse décroît quand la densité du courant augmente ; ainsi à la température de 20° C, un kilogramme d’anode donne 7,4 gr de boues renfermant 60 à 70 p. 100 de cuivre principalement à l’état d’oxvde cuivreux, lorsqu’on emploie une densité de courant, de o,3 amp : dnr et seulement 2,4 gr lorsque la densité de courant est de 4 amp : dm2. Il est vrai qu’à la température de 4o° G le poids des boues est reste à peu près le même pour les deux densités de courant de o,3 et 4 amp : dm’2, mais ce poids 11’est encore que de 2,5 gr par kilogramme de cathode. La grande densité de courant employée dans le procédé Cowper-Cole.s ne peut donc que diminuer la masse des boues et par conséquent rendre leur traitement plus facile (’).
- boucs et donne les chill'rcs suivants publiés par E. Kolleu dans le Journal of the Chemical Society qui indiquent la proportion en centièmes des divers éléments contenus dans les boues provenant d'une année de traitement électrolytique de cuivre brut préparé au four à réverbère ( colonne 1) et de trois mois de traitement de cuivre prothèses donnent la proportion en centièmes de l’élément
- pig- 7-
- diminuer comme on vient de le voir la différence de potentiel, on se trouve dans les meilleures conditions pour l’obtention d’un bon dépôt.
- Il v avait aussi à craindre qu’un accroissement trop grand de la proportion d'acide ne donnât lieu à une corrosion trop considérable du cuivre de la cathode. Des expériences faites à 65° C
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- Dans l,a dcrnicrc partie do sa communication M. Cowper-Colcs indique quelques-unes des propriétés physiques du cuivre non affiné et du cuivre affiné par son procédé. Nous retiendrons seulement les données suivantes : une feuille de cuivre préparée par son procédé ne s’est rompue que sous une traction de 34 kg: mnr et un fil de cuivre étiré et fait avec ce cuivre ne s'est rompu que sous une charge de 44 kg : <'ui2 avant d’être recuit et de 3a kg : mur après re-
- 11 rappelle ensuite que d'après les travaux de Seldom, la conductivité du cuivre recuit dans le vide ou dans l'hydrogène augmente à mesure que croit la température du recuit, puis il donne le détail d’une estimation du prix du revient du kilowatt-heure dans une usine d’allinage d’une puissance de a 100 kw fonctionnant 5o semaines parmi, et termine par un tableau des dépenses d'exploitation de l’usine d’allinage électrolytique d’Anaconda pendaut l’exercice 1897-98. Diverses estimations du prix de revient du kilowatt-, heure ayant été données dans ce journal, nous ne crovons pas utile de reproduire celle de M. Cowper-Coles ; il nous suffira de dire qu’elle conduit à un prix de revient d’un peu plus de 4 centimes, l’intérêt et l'amortissement du capital d’établissement n’étant pas comptés. Quant aux dépenses d’exploitation de l’usine d’Anaconda elles atteignent 2 3oq 96'i fr pour une production de 26 634 tonnes de cuivre, soit 86 lr environ par tonne.
- (i, Celle communication a été suivie d’une discussion dont voici les points les plus impor-
- M. Henry Wilde fait observer qu’en 1870 il a fait breveter (B P 4 5t5) un procédé identique à celui de M. Cowper-Coles et qui a fonctionné pendant plus de 20 ans à Manchester.
- M. S.-Z. de Ferranli dit qu’il a vu fonctionner à Paris., il y a 6 ou 7 ans, un procédé analogue, l.a ealhode était horizontale, plongeant à demi dans le bain et tournant avec une vitesse angulaire de 100 t : m. On obtenait ainsi avec de grandes densités de courant un dépôt très uni et très compact ; toutefois le procédé ne lut pas exploité industriellement. Un autre procédé présentait aussi quelque analogie avec celui de M. Cowper-Coles est le procédé imaginé par M. Saunders qui a été quelque temps directeur d’une des usines Elmorc. Un fil de cuivre était
- enroulé en spirale sur un mandrin isolant, immergé aux trois quarts dans le bain et faisant too tours par minute; la densité du courant était très grande. Le fil se recouvrait d’1111 dépôt d’excellente qualité. O11 déroulait le fil et on le passait à la filière. "Malgré les bons résultats obtenus, ce procédé ue fut pas appliqué parce qu'il ne parut pas devoir donner lieu à une économie notable sur le procédé d’Elmore.
- M. G.-L. Addenbrooke fait observer que M. Swan qui, comme M. Cowper-Coles l’a rappelé, a montré l’iulluence nuisible sur la nature du dépôt des particules solides en suspension dans le bain, a aussi eu l’idcc d’éliminer cette influence eu faisant tourner rapidement la cathode qui, dans ces essais, était un disque plan.
- Le président, M. S.-l*. Thompson, après avoir pris connaissance du brevet do M. Wilde, dit que ce dernier est en quelque sorte la contre-partie de celui de M. Cowper-Coles, car M. "Wilde préconise 1 emploi d’un bain animé d’un mouvement de rotation rapide autour d’une cathode fixe. Il demande à M. Cowper-Coles quelle est la vitesse à partir de laquelle une variation assez importante 11’a plus d’influence sensible sur le dépôt.
- Répondant aces diverses observations, M. Cowper-Coles dit qu’il ne regarde pas comme une nouvelle l’idée d’employer une ealhode tournante, mais qu’il ne croit pas que les avantages de cette disposition et surtout ceux résultant d’une grande vitesse de rotation aient été aperçus par ses devanciers. Il est convaincu que M. Wilde, dont le brevet lui était connu, ne les a pas appréciés, car il n’aurait pas manqué de faire tourner la cathode au lieu de faire tourner le liquide. Quant aux essais de M. Swan il n’en a pas lu la relation, mais ayant eu souvent l’occasion d’en parler avec l’auteur, il sait qu’ils ne donnèrent que des dépôts fortement striés, et, par conséquent, u’avanlpas les qualités requises par les acheteurs. Les procédés signalés par M. de Ferranti, si intéressants qu’ils soient, si l’on 11e considère que la démonstration de la possibilité d’emploi de grandes densités de courant, ne peuvent avoir, à son avis, les avantages du sien en ce qui concerne la projection hors de la cathode, par la force centrifuge, de bulles d'hydrogène et des particules en suspension. Enfui, répondant à la demande du président, il dit que
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- la vitesse angulaire semble ne pouvoir descendre au-dessous de i ooo t : m (!). J. B.
- RECHERCHES THÉORIQUES
- Distribution de l'électricité libre à la surface des tubes de Crookes, par E. Riecke. Wieti,
- C'est en projetant sur les parois du tube le mélange de soufre et de minium en poudre (figures de Lichtenberg) que Biecke a cherché à déterminer la distribution de l'électricité libre sur ces parois.
- Il est clair que cette méthode ne peut fournir que des indications qualitatives : en effet la poudre se trouvera en équilibre non seulement aux points où'la force électrique est normale à la paroi, mais encore en d'autres points, à cause du frottement entre la poudre et le verre : si vj est le coefficient de frottement, o l'angle de la force électrique avec la normale, la poudre restera en équilibre partout où tg o < r,. Autour d’un point où la force électrique est normale à la paroi, se formera donc une auréole, à l’intérieur de laquelle adhérera la poudre et cotte auréole sera d’autant plus étendue que l’inclinaison de la force sur la normale varie plus lentement. On peut admettre que la quantité de poudre qui reste attachée au tube est proportionnelle à la force électrique F = — , n±
- étant la normale extérieure. Quand la paroi est très mince, la somme des densités superficielles 7 est sensiblement égale à :
- (i) Ajoutons que dans une lettre publiée dans The Electricien du i(5 février, p. 586, M.Wilde ni le un extrait de son brevet et que dans une aulreletlro publiée dans le même numéro, M. W.-S. Rawsou dit que le procédé centrifuge do M. Cowper-Coles a été expérimenté il y a quelques années dans les usines F-lmore et abandonné à la suite des mauvais résultats obtenus.
- Dans le numéro du a3 février de The Electricien, M. Cowpcr-Colas répond à >1. Wilde que les membres de l’office des brevets américains ont reconnu, après élude du brevet de M. Wilde, que son propre procédé est réellement différent do ce dernier; et à .M. Rawson que la pratique s'usl chargée de montrer que, dans les conditions où il opère, son procédé permet d’obtenir des tubgs de3ocm de diamètre de meilleure qualité que ceux fabriques par le procédé Elmorc, car ils n’ont pas comme ceux-ci tendance à s'exfolier. J. B.
- S'il existe sur la surface du tube /leux points A et B où la force électrique est normale à ce verre, mais dirigée en A. vers l’extérieur, en B vers 1 intérieur, la région qui avoisiue A se recouvrira de soufre, celle qui avoisine B 90 recouvrira de minium. Mais sur une courbe joignant A et B doit se trouver, en raison de la continuité un point G où la force électrique est parallèle à la surface : autour de ce point, il n’y aura pas de poudre : en ce point on a à la fois — o : la somme des densités sur
- la surface intérieure et sur la surface extérieure est nulle.
- Les figures dessinées ainsi par le mélange de poudres sur la surface des tubes de Crookes sont fort irrégulières : la cause de ces irrégularités réside peut-être dans le défaut d’uniformité de la surface de la cathode. Cependant, il est possible de déduire de leur observation quelques résultats généraux.
- Vis-à-vis de la cathode se forme un anneau ‘jaune, nettement dessiné par la poudre de soufre : l’étendue de cet anneau correspond à peu près à celle de la fluorescence. Les régions rouges, c’est-à-dire recouvertes de minium ne se trouvent qu'a l'intérieur de eelannoau, exception faite de l’extrémité du tube à l’endroit où entre la cathode el de la section du tube par le plan de la cathode.
- Lapoudre rouge est répartie irrégulièrement: les taches sont nettement délimitées du côté de l'anneau jaune : la région qui les sépare est entièrement exempte de poudre.
- Entre les taches rougis situées à l’intérieur de l'anneau se forment des taches souvent recouvertes de poudre jaune : dans l’étroit espace qui sépare ces taches do l’anneau se détache d habitude très nettement un filet rouge.
- Dans l’intérieur de l’anneau jaune, le rouge domine quand l'anode est reliée au sol : si c’est la cathode qui est reliée au sol, la quantité de rouge croît avec la durée du courant.
- La courbe qui forme l'intersection de la surface du tube avec le plan de la cathode constitue l’axe d’une bande large d’environ 1 cm et sur laquelle n'adhère aucune poudre. Du point d’entrée du fil qui porte la cathode jusqu'à cette bande, le verre est recouvert de poudre rouge. Dans l'anneau même on aperçoit souvent line fine ligne rouge, correspondant aux rayons émis parla tranche de la cathode.
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- Quand l’anode est reliée an sol, le soufre forme des rubans nettement délimités, qui se dirigent de l’anode d’une part vers la cathode, d’autre part vers la tache négative qui fait face à celle-ci. Sans doute ces rubans dessinent des courants par lesquels l’électricité de l’anode se réunit à l’électricité de signe contraire de la cathode et de la tache fluorescente; cette dernière jouerait le rôle d’une deuxieme cathode.
- Des feuilles de métal ou des fils, placés sur le trajet des rayons cathodiques, donnent sur la paroi une ombre entourée de filets rouges bien délimités : l’ombre elle-même est exempte de poudre ou recouverte de soufre dans son milieu,
- Quand une lame de métal est frappée par les rayons cathodiques, il se forme sur le verre, du côté opposé à la cathode, une ligne rouge fortement marquée, large de i mm environ dont la longueur correspond au diamètre de la
- Si la lame de métal est isolée, il se produit de plus sur la paroi opposée un anneau semblable à celui qui fait vis-à-vis à la cathode dans un tube
- ordinaire. D’après sa situation, cet anneau paraît du a des rayons réfléchis régulièrement sur la surface du mêlai. M. L,
- Méthode pour construire des aimants indépendants des variations do température ; expérience sur les coefficients de température anormaux ou négatifs dans les aimants, par J.-R. Ashwortll. Proct'edintfs of lhe Royal Society of London, t. lA’TI. p. 210. Résumé «tons le Journal de Physique, 3“ série, l. IX, murs 1900, p. i73.
- Les résultats principaux de ces recherches sont les suivants :
- iu Le coefficient de température est généralement moindre dans les fers et, aciers trempés ; il est particulièrement faible dans l’acier fondu trempé. Certains aciers au nickel trempés ont do très petits coefficients négatifs ;
- 20 Les fils de clavecin ont des coefficients (le température négatifs;
- 3" Le coclficient de température change de signe quand on fait varier : a) la trempe ; h) le rapport des dimensions du barreau ; d’où possibilité d’obtenir un coefficient de température
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECH NTQUES
- SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DES ÉLECTRICIENS
- Séance du mercredi 7 mars 1900. '
- M. Zetter décrit les modèles spéciaux de coupe-circuits, commutateurs, raccords et douilles pour lampes à incandescence étudiés par la Compagnie française d’Appareillage Klectrique pour les circuits à 220 volts.
- La distribution à 3 fils à raison de 220 volts par pont recevant tous les jours de nouvelles applications, ces appareils répondent à une réelle nécessité. L’appareillage ancien, créé pour une tension de 110 volts était, en effet, insuffisant, et on ne pouvait l’employer pour ces applications nouvelles qud dans des conditions- défavorables.
- Les modèles présentés par M. Zcttcr sont les
- Coupe-circuits. —Les coupe-circuits sont, du Qpe bipolaire. Les deux plombs sont séparés par une cloison isolante qui vient s'emboîter dans les côtés et le dessus du couvercle, eu sorte que chacun d’eux se trouve dans une chambre absolument séparée. Des ouvertures sont ménagées dans le couvercle pour permettre l'évacuation des vapeurs de plomb et la sortie de l'air dilaté lorsqu’un plomb vient à sauter.
- La distance minimum entre les plots qui servent à fixer les plombs, nécessaire pour qu’un arc ne puisse s’amorcer, est la sui-
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- Interrupteurs. — Les interrupteurs pour circuits à 220 volts sont du même modèle «pie ceux étudiés par les mêmes constructeurs pour circuits à i io volts, mais les distances outre les différentes pièccs cst augmentée.
- Douilles pour lampes à incandescence. —Les dimensions générales do la douille étaient déterminées par celles des lampes. Pour obtenir un isolement supérieur, on a noyé toutes les parties conductrices dans lin bloc de porcelaine dont les dimensions ont été déterminées expérimentalement.
- Raccords. — L’iso’lement est assuré par une plaque en fibre débordant les deux plaques métalliques du raccord.
- M. Zetter décrit ensuite un coupe-circuit tripolaire pour moteurs d’ascenseurs électriques.
- Sur les distributions à 5 fils, l’induit des moteurs d’ascenseurs est branché sur les deux fils extrêmes, entre lesquels il existe une différence de potentiel de 44° volts, tandis que les inducteurs sont branchés sur un des fils extérieurs et le fil intermédiaire entre lesquels existe une différence de potentiel de 220 volts. Un plomb fusible est placé sur chacun des conducteurs d’arnenée du courant, comme le représente le schéma (fig. i\
- A- * - -B - -C
- l-'ig. 1.
- Si le plomb A saule seul, le courant passe par B et C. Le moteur excité en série ii 220 volts continue à tourner. Si le plomb B vient à sauter seul, le courant passe par A et C ; l’armature soumise à une différence de potentiel de 44° volts sans que les inducteurs soient excités peut être endommagée. Si le plomb C saute, le moteur.s’arrête.
- Ce dispositif n’offre donc qu'une sécurité
- relative. C’est pourquoi la Compagnie d'appa-rcillago.a combiné l’appareil suivant (fig. 2} :
- A la partie supérieure sont placés les trois plombs du schéma précédent. Chacun de ces plombs retient un bras pivoté sur un axe horizontal et muni d'un contre-poids et sollicité par un ressort à tomber lorsque le plomb vient à foudre. En tombant, ce bras frappe sur une tige horizontale mobile placée au milieu de l’appareil ; cette dernière abaisse alors le crochet qui retient les trois interrupteurs placés au bas de l’appareil : ceux-ci étant libérés cèdent à l’action de ressorts et coupent le courant sur les trois branches du circuit simultanément. Il suffit donc qu’un seul plomb vienne à sauter pour que le courant soit franchement interrompu dans le moteur. Cet appareil a reçu déjà de nombreuses applications et a donné satisfaction.
- M. X. Gosselin décrit ensuite le tramway électrique allant de la porte Maillot à Suresncs par le Bois de Boulogne : ce tramway, équipé en partie avec le trolet aérien, en partie avec le contact superficiel système Védovelli, sera décrit prochainement en détail dans ce journal. Nous n’y insisterons pas aujourd’hui. G. P.
- Le Gérant : C. PïAUD.
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- Tome XXII.
- Samedi 21 Mars 1900.
- « Année. — N"' 12
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- #
- i'S/Bu
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’F.ooIe Polylechmque, Membre île i'Instilut. — A. D'ARSÛNVAL. Professeur hu Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l'Institut. D. MONNIER, Professeur à l'Ecole centrale des Arts ot Manufactures. - H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l'Institut. — A. POTIER, Professeur ù l'Ecole des Mines, Membre «le l Institut.. — A. W1TZ, Ingénieur des
- Professeur au Collège Rollin.
- NOTE SUR UE CALOl L DES MOTEURS A COUR tNTS POLYPHASES
- fonctionnement du faisant un angle ©
- I. Epure. — Nous avons tracé sur la figure i l'épure relative moteur. Soit E, la tension aux bornes et soit I, le courant indue te avec Ep Du fait du passage, de I, il-se développe dans l'inducteur une force éleclroniotricc de self-induction e]f qui sera proportionnelle à l, et (pii lui sera perpendiculaire. <V provient du flux de fuite qui se ferme autour de l'enroulement inducteur sans couper celui de l'induit.
- Ce sera «g,, composante de et de elf, auquel la réaction du flux F, commun à l’induit et à l'inducteur, devra faire équilibre.
- Le courant iÿ nécessaire pour produire Je flux F sera perpendiculaire à <gr
- D’autre part, portons en DF perpendiculairement à E, le eourant I„ qui produirait un flux capable de faire équilibre à E,.
- On voit que les deux triangles Ep elf, <S, et 1„, q, la sont semblables et l’on peut dire que de même que j?ip, T
- É correspond à E et que i0 correspond à q correspond également à csl. Comme les üux n’entrent en jeu que par les forces électroinoLrices qu’ils produisent on pourra dire que q est le courant d’excitation qui correspond à ein cela toutefois ne serait vrai en effet que si et E, provenaient de flux se produisant.dans le même circuit magnétique.
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- IF ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXII. — N" 12.
- Nous appellerons coefficient de fuite de l'inducteur la valeur constante ~= a. Supposons momentanément, pour tracer l’épm'e, que lo rapport de transformation de l’induit par rapport à l'inducteur soit égal à l’unité et menons par B une droite BG ayant la direction de l’intensité dans l’indliil. D’autre part, traçons à partir de F le triangle des forces électro-motrices dans l’induit, la résultante <§2 sera dans le prolongement de <S, puisque ces deux valeurs smlt produites par un mémo flnxde direction f0; ri l2 qui est la force éiectrmuolrice de perte ohmique sera parallèle à fs et c^Ja force électromolriee de fuite de l'induit sera perpendiculaire à I2.
- Nous pourrons alors tracer un triangle des intensités ry, ç, Q dans lequel i0 sera équivalent à S», 4 à e.,f et //à r., T,.
- Nous appellerons coefficient de fuite de l’induit le rapport couslant ~ — % Pour compléter l’épure menons par I) une droite AD parallèle à Ir 11 est mainlenant facile de voir que -- l'P se décompose en deux I, —- IIP et /„ :— HF.
- Le poinl B est. lixe puisque BF — Q. 11 est facile de montrer également que les deux points A etC sonL fixes, on a cri effet :
- d’où l’on tire BG— !„—; le point G esL donc fixe. On a d'autre part-p — , doncAB —;
- •Bl# et le point A est fixe.
- On peut remarquer également que les points B et G étant fixes les deux points G et 1) décrivent lorsque 3 varie des cercles sur BF et GF comme diamètres.
- On peut prendre pratiqueieeTiLBC — aï0 et AB —: il en résulte que si J.'on connaît Iu
- et (pie l’on se donne a et (if on peut tracer l'épure complète! pour cliaeuue des valeurs de 3. En elfet, il suffira de mener par A une droite A D faisant un angde œ avec l'horizontale, cette droite coupant le cercle GF en deux points tels que D on pourra tracer toutes les antres lignes de l'épure.
- Remarquons que le cos 3 maximum sera obtenu eu menant par A une tangente au cercle GF.
- U. JJéter/nination des éléments d'un moteur. — Toute cette première partie de la théorie est établie en supposant que l’on peut négliger Tiulluence de la résistance ohmique de 1 inducteur cl. du courant xvaLté à vide : nous verrons par la suite comment l’on peut en tenir compte.
- Calcul du courant h vide. — On a sur l'épure :
- AD «in o = AC + CL d'où CL — AD «in o - AC,
- AD — I, (* -|- p) cl AC = I, (a+p).
- (,L — (-a + ïj 11, si.li o —1„.
- On a d’autre part
- CL X CK = CD2 — dT/ a. CL2,
- avec les valeurs
- Cl'= l0 fi — a) Ot DL-.p (a + p} eus o.
- En remplaçant on aura
- (b sin o — Iu) (I — a) Ip (* + ?f2 cos^o + (a + ,3j- I, sin o—
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- REVUE D’ELECTRICITE
- i résolvant par rapport à — on a
- -ÿ- = ° \f—v< +« + w a+(+»] I.
- Si nous posons a + [i = t nous pouvons écrire
- La valeur maximum du cos a sera celle qui annule le radical, c'est-à-dire
- OT*=.-Tr.-
- Pour cette valeur du cos - on aura
- Calcul du courant d’excitation en charge. — Le courant iv est celui qui sert à produire le flux en charge. On a dans le triangle i,, lu,
- ; qui peut s'écrire
- 2 = If 4- if 21+s
- 2 = v +- *V —3 *v
- (t) +
- Or nous avions trouvé précédemment :
- (* + W (h ? - - h) b (I «) ^ h2 [* + ,¥ cos*? + (a + f+ [I, :
- d’où l’on lire en développant et en posant x -f- [3 = +
- 1+2
- .+7
- Si nous remplaçons dans la valeur de \^J on trouve
- remplaçons aussi x par — nous trouvons
- ou en négligeant as2 devant s
- + ~ \/' ïr"1”9'-! t’
- valeur qui est très suffisamment exacte.
- Courant dans l’induit. — Supposons d’abord que le coefficient de transformation de
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- //ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXII. — NM2.
- l'inducteur par rapport à l'induit soit égal à Limité on aura sur l’épure
- d’autre part
- d’oii on tire et
- avons trouvé
- CD^ DL2 + CT? = 1,* (* + $)* cos»* 4* (* + P* 11, s
- CD {« -J- Sin ? -J- V :
- i«—vv—«y.*f»?+v 011 T7=\Z(-rJ"3Trsin9 + I
- Pour avoir les véritables valeurs du courant dans l'induit il faudra multiplier la valeur ainsi trouvée par -ÿ-yd--
- N, et N., étant les nombres totaux de conducteurs périphériques de I’inducleur et de l'induit et K,. Kj des coefficients tenant compte du nombre d’encochcs par champ
- Largeur h donner à L’induit. — Soit D le diamètre de l’induit, L sa largeur, o l’entrefer, a. un coefficient tenant compte de la largeur des fentes des encoches on aura pour la résistance magnétique de l’entrefer la valeur
- Si Bt désigne l'induction dans l'entrefer et B„ l'induction dans le fer < nativement pour la résistance magnétique du fer la valeur
- » p étant le nombre de pôles. On a donc pour la résistance magnétique tolale d'un champ :
- D'autre part le üux à
- Nous avons d’;
- ne quelconque
- 0,2TV7 » (2)
- }Ai
- '* *° a/’• ?, ’
- (p désigne le nombre de phases de rhnlucteur k, un coefficient LenanL compte du
- P)'Voir Blonoi:l, L'Eclairage Electrique, l. IV, p. 3o8, 17 août 1893. (*) Ibid.
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- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 4 4(
- nombre d’eneoehes par champ eL 12 la fréquence des couranis d’alimentation. Celte équa-lion peut se mettre sous la forme
- Eji/ili cos o x io8 — cos o = l'x io*
- P étanl la puissance totale donnée à rinductcur.
- En remplaçant dans celle formule EJ, et R par leurs valeurs on a
- i,55 Æ, K,Q-y!- foso>7l,SD
- remarquons que le nombre d’ampères-tours du moteur peut se mettre sous la forme Nj Tj = y I), y étant un coefficient qui varie suivant les dimensions du moteur entre no et ioo,
- Calcul de la hauteur du fer de. l’inducteur. — Appelons H la hauteur du fer de l’inducteur, on aura
- o,35 KjK.Ii -f- R
- lpa(«3 I~ —
- \ lJ- *p *>r ,
- d’où l’on tire
- nplaçant V, I, par yD
- Remarquons que le volume de la partie utile du moteur est sensiblement égal à on a en remplaçant L et II par leur valeur et on simplifiant
- •27tDL1I =
- 1»
- DLH, or
- -Glissement.— Nous avons donné précédemment pour expression d’une force éleelro-
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXII. — N* 12.
- motrice E et du flux F créé par un courant d'excitation i
- Pn
- v dans l'épure il y a équivalence entre la force électromotriee de perte olimique I2 et
- Ni K,
- courant i
- 1,97 (i2~
- les ampères-tours correspondants i
- ^-Srx
- On a d’autre part
- F X io8 = U
- M />7.h
- En faisant le rapport de. ces deux expressions on trouve
- </irïh _ KA >V «o1 Q —
- Exji Kj^i ?<t2 Ju Q
- En posant
- » donc
- _X,Kt
- " "NiK"»’
- F,/, -
- voit que
- P Eqih cos* P
- jâ représente le courant circulant dans l’induit et gi ra Ij est la quantité d'énergie consommée dans l’induit, P étant la puissance fournie au moteur. Le glissement est donc égal au pourcentage de perte dans l’induit, au coefficient b près tenant compte du nombre d’encoches dans les deux parties du moteur.
- Cette expression peut aussi se mettre sous la tonne
- ii nous servira pour tracer les courbes de fonctionnement des moteurs. Couple an démarrage. —Au moment du démarrage on aura
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- RTiVUE D'KLKCTKICITK
- ou bien
- i,97 k j^ay/y
- P'h
- moment du démarrage il faudra que
- 1, _ i,9-Kai:3ü>V _ ‘V — /»7i'âRxio8 “
- CD
- « + & = A d’où «,
- J/on a d’autre part
- DI, X CF i= CD X donc
- CD « + j3
- CD
- ÂTâ+J) ’ •
- _ _C1) Xjo^
- Calculons CD et î0, on a ce qui peut s’écrire
- Aa<*+?)S
- On a aussi
- d’où
- CD2 + i0r* = y,
- 2 = I„2 d’où i„' =
- V/1+A*(«+^
- A* la 4-VMa 4- E)
- remplaçons i'0 et CD par leurs valeurs dans l’expression de DL 5 on a
- DJ, = - •
- VM« + 0
- + A* (*+?)*
- D'autre part on voit si l'on appelle ID le
- l'épure que d’une façon générale DL est égal à (a+ fü} I, cos » ; donc ranl primaire au démarrage et cos s' le cos f à ce moment l'on aura
- (* + f0 h
- W*+ï)
- 14- a? [* + ,3 r-
- Nous avons d’au Ire part
- d’où l'on tire
- l„ A
- 1 +A«(a4-pp" •
- [,97 K,/-, Q N|21„ f<h1!
- Q ___ Tùÿi X i'oa
- pli * ‘ 1,97 ’
- en remplaçant dans la valeur de A on trouve
- _ ?ar»Ki*iAVI0
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- L'ÉCLAIR AGE ÉLECTRIQUE
- T. XXII — N° 12.
- en remplaçant A par sa valeur dans In cos s'
- v1'::) (^v)
- &)' ^
- Remarquons cjne
- de l’induit ramenée en nombre de spires de l'inducteur en tenant
- est la résistance
- compte du coefficient .Ai^-fdclcrmmé par le nombre d'encoches des champs, pi
- est la perle de voltage qui serait i telle )
- appellerons B en écrivant
- -@=4L=t
- L’intensité dans l’induit au démarrage se)'.
- isV K, A, T
- k,--k,e
- iée par le courant normal It de l’induction dans donc mi rapport de force clectroniotvieo que i
- *
- qui pourra s’écrire en remplaçant A par sa vale
- A
- III. Tracé des courbes.—'Remarquons qu’une fois que la valeur de a-\- |3 ou de 7 est connue
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- REVU K D’ÉLECTRICITÉ
- 449
- on peut successivement tracer en fonction de cos», des courbes représentant:
- -TT = ^ [( + -) ““ ? ±\/' - C + ... : |
- («)
- (G
- (<=)
- (J)
- cc sont ces courbes que l'on peut tracer pour chacune des valeurs de t comprises entre
- 7 — 0,06 et a- —0,014.
- Une ibis que Ton se sera fixé une valeur de 7 pour un moteur déterminé on n’aura qu’à prendre l'épure correspondante qui représentera le fonctionnement du moteur en fonction de !n.
- Nous examinerons dans un prochain article la manière d’appliquer ces formules et les courbes qu’on en déduit au calcul d'un moteur.
- Georges Gtlks.
- MACHINES DYNAMO-ÉEECTIUQl ES
- On a employé jusqu des pièces polaires avec polaires. Le dispositif pose M. Coleman de Kando (G permet (l'obtenir le même résultat, diminution croissante do l'induction sur les cornes polaires en donnant à celles-ci une forme tel le que la saturation delà corne augmente au fur et à mesure qu’on s’approche de son extrémité. Ce résultat est obtenu en diminuant la section active du fer.
- Les ligures i, a, 3 et 4 représentent tyois dispositions adoptées par l'inventeur.' Dans la première (lig. i et 2) les cornes polaires sont formées de dents allant en se rétrécissant depuis le noyau polaire jusqu’à l'extrémité des cor est obtenue en pratiquant dans les deurs.
- pour faciliter la commutation dans les trefer croissant depuis l'axe du pôle ju uveau que pro-
- (*) Brevet anglais
- 1899. d«5Iivr« le i5 juillet 1899.
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- L’ÉCLAil\A G K É LK CTRIQUE
- -T. XXII. — K° 12.
- La figure 4 montre un dispositif où le résultat cherché est obtenu en perçaiil dans les cornes polaires des trous de diamètre d'autant, plus grand que ces trous sont plus éloignés do l’axe du pôle.
- Los porte-cliarbons de MM. À. Pattkhsox, \Y.-U. Davies et II. Whai'e (’) sont disposés dans des tubes et placés perpendiculaires au collecteur, le charbon qui peut être cylindrique
- étant pressé sur le collecteur à f'’?-3'- l'aide d’un ressort à boudin.
- Le support des porte-balais est formé comme d’ordinaire (fig. 5, (iet.7) par un collier de fonte l portant deux bras à sectiou carrée sur lesquels sont serrés et isolés des colliers n en deuxpai'ties dont l’une porte lin bras très large a qui constitue le porte-balais proprement dit.
- Les balais sont logés dans des cavités cylindriques ménagées •dans le bras a et sont poussés contre le collecteur par un piston d sur lequel, presse un ressort à boudin g. Ce ressort s'appuie contre un second piston /qui coulisse dans le Li'ou cylindrique et qui est muni d’une oreille h se déplaçant dans une rainure et porta?*) an cliquet A Ce cliquet i se déplace le long d’une crémaillère /' et permet de maintenir (ajustante la longueur du ressort avec l’usure du charbon de façon à conserver une pression constante du balai sur le collecteur b.
- Les cailles de prise de courant sont Üxés directement après les supporls de porte-balais a.
- La principale difficulté que l’on rencontre dans la réalisation d’un bon porte-charbon est d’obtenir une lionne flexibilité de l’ensemble ; M. J. IU.iikk/) arrive à vaincre celle difficulté en articulant le corps dit porle-balai et la pince.
- Le dispositif de M. Jlurke est représenté sur les figures 8 et 9. ’
- Le corps du porto-balai est formé d'un collier r serré sur l’axe l à l’aide d’une vis w ; il est réuni à la pince h par quatre plaquettes p, articulées en d et dx.
- (*) Brevel anglais. nJ 17 jny, 3 figures. Déposé le i j aoùl 1898, délivré le 29 juillet 1899.
- (-) Brevet anglais u° 1B131, a figures. Déposé le 28 juin 1899, délivré le 5 août 1899.
- l'orle-balais Patt:
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- 45,
- Il E V U E I) E L E C T 11 I CI T E
- Le charbon k est appuyé sur le collecteur par la tension du ressort extrémités est accrochée à la pince h et l'autre à une vis b traversant une ( fonte avec le voilier r. Un écrou m permet de remonter plus ou moins ce tendre le ressort convenablement.
- Le courant est transporté de la pince au corps du porte-charbon par un conducteur souple, comme cela est du reste employé dans un grand nombre de porte-charbons. . .
- Ce système de balai, au dire de son inventeur, requiert une .faible pression sur le collecteur et son emploi diminue par suite les pertes par frottement sur celui-ci.
- Les perfectionnements que propose M. H.-J ‘Wal-kek (J) nous ramènonL à une idée déjà vieille, celle de l'inclinaison des pièces polaires par rapport à Taxe ou aux conducteurs de l’induit, émise en 1890 par Atkinson à propos de la discussion des mémoires do Swinburne et d’Esson (-) sur les dynamos et préconisée depuis par de nombreux inventeurs.
- Mil. J. Walkor utilise encore une autre idée au moins aussi connue que la première et aussi employée, celle du sectionnement des pôles inducteurs c la résistance magnétique du flux de réaction induit.
- /dont l’i ireille l v<
- chine de M. Walker, représentée en coupe perpendiculaire à l'a
- (i) Brevet anglais n11 1-01Ç S figures. Déposé le G août i8j8, délivré le 0) Voir La lumière Électrique, t. XXXVIII, p. ra-, 1890.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXII. — N" 12.
- est <1 il type à quatre pôles et ne comporte que deux bobines inductrices F comme dans les machines bien connues de Kapp. de Wenstrom et des ateliers d'Oerlifcon. Les noyaux polaires et les épanouissements portent des mortaises dont la direction est légèrement oblique par rapport à celle de l'axe de la machine comme le montre la figure 11 qui représente une vue do lace de Lune des pièces polaires de l'inducteur.
- La largeur de chaque demi-pièce polaire (Hampe, dans une machine à quatre pôles, un arc d'environ a">°, les longueurs des rainures et celles comprises entre les pièces polaires de nom contraire sont de 20° environ, tandis que l’angle que fait la direction des bords des pièces polaires avec Taxe ou les conducteurs induits est de 3o°.
- En inclinant ainsi le conducteur par rapport aux bords des pièces polaires les sections en commutation sont situées à la lois sur les deux pôles et tout se passe comme dans le dispositif S.-W. Brown-Mordev (J), c’est-à-dire qu'une partie de la section va chercher sur la corne polaire d’avant la force électromotrice nécessaire au renversement du courant dans la section en commutation.
- La carcasse inductrice est formée cil deux parties assemblées par des boulons I ; la partie
- ig. 12, i3 et 14. — Procédé de venti-
- lées figures 12, i3 et 14 représentent l’application du dispositif de MM. Siemens et Ilalske à une dynamo à courant continu.
- Comme dans le dispositif rappelé la partie tournante porte un ventilateur dont les ailes S
- (J) Voir l’article de .Vf, Moruei sur a les dynamos », l, Éclairage. Électrique, (. XIII, p. m, 1897 et notre article sur « les machines dynamo-électriques : dynamos à courant continu », Eclairage Electrique, t. XIV, p. 3o >, 1898. (2) Voir notre article « machines dynamo-électriques : allcrnomoteuvs >», l- XXI, p. 212, U novembre 1899.
- (S1 Brevet anglais n° 17974, 3 figures. Déposé le 20 août 1898, délivré le 19 août 1899.
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- 24 Mars 1900.
- REVl-K D’KI.ECTUICITÉ
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- aspirent l'air de l’intérieur du moteur à travers certains canaux. Les disques I), I)p limitant latéralement le ventilateur ont. le premier, allaelié à la carcasse de la dynamo, un diamètre intérieur égal à celui de l’induit et, le second un diamètre extérieur intérieur au diamètre intérieur de la carcasse magnétique.
- Les bobines inductrices sont enveloppées par une sorte de boîte prismatique C, ouverte du côté du collecteur où Pair peut rentrer, et portant du côté opposé une ouverture destinée à la sortie de l'air et par où se fait l'aspiration. Les parois de la boîte C sont en métal ondulé de façon à accroître la surface de refroidissement.
- La lanterne du collecteur est creusée par des canaux /, il en est de niêine de celle de l'induit dont les canaux I, portent des hélices métalliques qui impriment à l’air un mouvement tournant.
- Du côté du collecteur la dynamo est complètement enveloppée et ne porte qu’une ouverture annulaire concentrique h l’autre et par laquelle entre l'air qui se-rt au refroidissement dos inducteurs et de, la surface latérale extérieure do l’induit.
- Les perfectionnements que M. 11.-A. E.vulk apporte aux dynamos ont. pour objet la constitution des inducteurs série des dynamos eoinpound do large puissance.
- Pour faciliter l'on roulement dos barres sur les inducteurs, l'inventeur les partage en deux parties et les réunit par des pièces conductrices c à angle droit avec les spires, comme le montre la ligure perspective if>; c’est là un procédé qui n’a rien de bien nouveau et qui es! employé journellement non seulement pour les oircuils inducteurs série, mais aussi pour les induits des machines à courants alternatifs constitués par bobines séparées faites aveu; des bandes de enivre.
- Les dynamos de M. BocptEXTO’ (•) sont caractérisées par ce fait qu’elles sontconstituées par deux induits montés sur le môuie arbre aboutissant à un collecteur unique placé entre les deux dispositifs qui permet de réduire la longueur de la machine.
- Une dynamo de ce type, à quatre pôles, est représentée en vue de bout sur la ligure 16 et en coupe sur la ligure 17. * (*)
- P) Brevet anglais n° i.-J'J'JS, 2 figures. Déposé le 11 juillet 1899, délivré le 26 août 1899.
- (*) Brevet anglais n° 20829, 2 ligures. Déposé le octobre 1898, délivré lé 9 septembre 1899.
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- T. XXII. - N” 12.
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- L’ÉCLAIHÀGE ÉLECTRIQUE
- La dynamo esl maintenue enlre doux flasques on métal non magnétiques, bronze ou aluminium B ol B, portant les paliers c et ct ; ces deux flasques sont réunies entre elles par les noyaux polaires bi. £s, hK portant chacun deux épanouissements polaires Pn P,, Ra, Pt qui entourent la surface des induits a et ai bobinés en anneaux Gramme,
- Les deux induits supportés par les lanternes d et d, sont clavetés sur l’arbre A qui porte en môme temps le collecteur unique C aux lames duquel aboutissent les différentes sections des enroulements qui sont ainsi montés en quantité.
- Pour éviter l’emploi de quatre balais, on peut, comme on le fait habituellement, réunir directement entre elles les lames diamétralement opposées ; deux balais — h et -f- h sont alors suffisants.
- Beaucoup <1 e constructeurs emploient, comme axe de porte-balais des Liges cylindriques même dans la partie qui est serrée dans les oreilles du collier mobile servant de support. Ce dispositif a l’incouvénient de ne pas s'opposer h la rotation dos axes des porte-balais en cas de desserrage. On péul. y remédier ou en clavetant ses axes comme le montrent les figures 18 et 19 ou en disposant, des vis entre cuir et chair comme l’indique la figure ?.o.
- M. Scott (‘j a introduit à la Brush Company un dispositif plus simple qui consiste à donner une section polygonale, carrée par exemple, à l’axe du porte-balais dans la partie qui est engagée dans l'oreille du collier (fig. ai).
- Un autre avantage de, ce dispositif esl que l’on peut facilement connecter un câble flexible directement à l’axe du porte-balai.
- il. Scott signale également un dispositif intéressant (fig. 22) employé par MM. Holmes
- Fig. 18, 19 Pt 20. — Procédés de fixation dos
- axes des porte-balais pour empêcher leur rota-
- pour les faibles déplacements des porte-balais. Le collier tourne sur un anneau fixe A portant des engrenages qui engrènent avec la vis tangente B lorsque le levier c esl dans
- (J) The Electricnl Æei’irir, vol. 48, p. 6o5, 27 octobre 1899.
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- H K VUE D’ÉLECTUICITÉ
- 4af>
- lu position indiquée entrait plein. Si on déplace ce levier pour l'amener dans la position indiquée en pointillé, la vis tangente abandonne les engrenages et le collier peut être déplacé à la main lorsque le décalage à opérer est important par suite d’une variation considérable de la charge.
- L inventeur a imaginé un procédé quelque peu semblable qui est représenté sur la ligure 2'.) et employé à la station centrale de Lanoashire. Comme les décalages restreints doivent être opérés à une certaine distance do la machine, le volant K agit sur un écrou qui se visse ou se dévisse sur une tige F commandant la manœuvre du collier.
- Lorsqu’un déplacement important est nécessaire on fait sauter la tige qui abandonne le
- Fig. x:\ et u5. — Palier ScqU et dispositif pour empêcher les projections d'huile sur le collecteur.
- Fig. •x'i. — Dispositif rte décalage des
- détails sur les paliers au point de vue des dispositifs employés pour empêcher l'huile d'arriver sur le collecteur. O11 obtient un très bon résultat avec le dispositif de la figure ;*4 où un anneau portant une rigole est serré sur l’arbre et constitue un prolongement du support du collecteur.
- Comme J’huile teud à remonter sous l’action de la force centrifuge, on peut à la rig-ueur se eonleiiLer de donner à l'arbre une forme conique, comme le montre la figure a;>, mais cette disposition peut avoir un inconvénient au point de vue mécanique par suite de la diminution du diamètre de l'arbre en dehors des tourillons.
- M. Scott indique finalement un système de palier analogue à ceux employés par MM. Johnson et. Phillips et beaucoup de constructeurs et adopté de préférence dans les dynamos à deux pôles ou les petites machines multipolaires dans lesquelles le collier des porte-balais est porté par le palier lui-même, Ce dispositif est montré sur les ligures 26 à 27, la seule particularité qu’il présente est l’emploi de «'haines au lieu de bague pour le graissage, emploi assez fréquent en Angleterre (alternateurs Mordey) et en Allemagne (').
- Dans un autre article (2) M. Scott décrit un type de dynamo pour faible tension, c’est-à-dire pour électrolyse ou électrométallurgie. Celte dynamo (fig, 28) rappelle celles bien connues « sans collecteurs » de Siemens et Halsko avec celle différence que les pôles internes sont à bobine centrale, disposition qui permet de réduire considérablement le poids
- (*) Th<‘ Eh'ctvician, vol. XF.III, p. 904, 20 optohrr 1899.
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- L'ÉCI.AIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XïII. — N* 12.
- de l’inducteur et qui a déjà été employé pour des petits moteurs pour automobilisme et en particulier par la Société des voitures automobiles Bouquet, Garein et Scbivre.
- Fig. 28. — Coupe d’une dyua
- Le type de machine pour faible tension de M. Scott permet d'obtenir une très large surface de contact des balais et par suite rend possible l’utilisation de balais en charbon beaucoup moins coûteux que les balais métalliques.
- G.-F. (jUILBERT.
- REVUE IM)LSTIUEMÆ ET SCIENTIFIQUE
- APPLICATIONS THERMIQUES
- Fers à souder électriques.
- Pour la soudure des boîtes en 1er blanc, comme les boites de conserves, on emploie ou bien des fers à souder ordinaires ou bien des carreaux métalliques sur lesquels on fait glisser les fonds des boites à souder après y avoir mis au préalable la soudure nécessaire. Ces derniers appareils sont très commodes, mais ils doivent être de dimensions appropriées à celles des boites, et, le plus souvent, pour éviter l’achal de nombreux carreaux, on emploie, lorsqu’on a différents tvpcs de boites à souder dans un même atelier, des carreaux correspondant au type le plus grand. Il en résulte une perte de chaleur qui se Iraduit par une consommation anormale de l’agent de chauffage, gaz ou électricité.
- Le dispositif Fouché (') remédie à cet incon-
- ! vénient en séparant le carreau en plusieurs parties que l’on peut chauffer à volonté au moyen de l’électricité. La plaque de chauffe est constituée par une série de barreaux creux contenant les résistances de chauffage.
- Les résistances Fouché sont formées de plaques sur lesquelles sont disposés en sinuosités quelconques ou en spirales des (ils, pris en double pour éviter les effets d’induction [fig. Elles peuvent aussi être obtenues () en enroulant des fils métalliques sur un carton d’amiante B (fig. 4.) de manière à former une bobine plate qui est ensuite enveloppée d’un isolant incombustible tel que le mica ; logée dans une boite plate À (fig. 1 et 3j, elle forme boite ou plaque chauffante suivant que les deux faces de cette boîte ou bien une seule sont métalliques.
- Deux plaques électrotkermiques A et Aj logées dans leurs boites B et et placées de chaque
- ([) Brevet frauçais nu 26)149, 1897.
- (2) Brevet français nü 276914, i3 avril 1898.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 457
- I'ig. 5 et C>. — For Fouol.é à boîtes oluuillanlos latomies.
- qu'une munie d'un prolongement dans lequel est serrée la lame (’« du 1er à souder (fig. y et 8).
- L’avantage revendiqué par l'inventeur est que le fil enroulé sur 110 isolant souple peut se dilater sans crainte de rupture ; de plus la lame du
- tour permettant d’en mettre un nombre variable en circuit.
- J'oiir en revenir aux l'ers à souder, l’inventeur a proposé une disposition qui se rapproche plus de celles des modèles ordinaires (* 2). Un bloc cylindrique C (fit*, q) porte à sa surface des rat-
- lesquelles s :-es II. Ce c’ a canal conique dans lame du fer à souder une partie conique. ............ter l’ajus-
- laot.
- tant
- point de v. entouré d’i
- bustible et le tout est
- logé dans une enveloppe e deux parties qui s’as-iinètre (fig. 10 et r 1 j. Le (ont est assujetti par des vis taraudées dans le bloc cylindrique a im épanouissemenI qui ter-' l!1 <
- (') Certifient d’addition iV 276954. 29 juillet 1898.
- (2) Certificat d'addition n- 276954, >0 février ,899.
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- 1/ K G L AIR A G E K T. E G T RIQ l'F.
- T. XXII. — Nc 12.
- Le ter à sonder de rAi.rnF.MF.ivF. Ki.iïktrici-t.f.ts GesellschAft est une utilisation au moins originale de l’arc électrique en vase clos. Celte société a déjà appliqué l’arc électrique au chauffage de différents appareils et en particulier aux fers à repasser (') ; l’inconvénient de ce, système
- pères, mais il ne demande guère que 35 volts ; c’est en somme un inconvénient pour les vol- • tages usuels, si l’on n’a pas plusieurs appareils à faire fonctionner simultanément de façon à les
- Dans le 1er à souder Stot.z et Schixdt.fu-
- est dans le réglage de la chaleur émise par le courant.
- Le nouveau 1er a souder est constitué par un cylindre creux, lermé d une part par le prolongement de la lame du fer à souder et d’autre part par un porte-charbon ; l’arc s’établit entre le charbon et le cuivre éîectrolylique qui (orme la lame de l’appareil et 1'usme produite ainsi à l’abri de l’air est a peu près négligeable.
- Quand l’appareil ne fonctionne pas, le charbon est à quelques millimètres du enivre : pour établir l'arc on presse sur un petit ressort qui enfonce le charbon et lui l’ait toucher le cuivre, le ressort écarte alors le charbon et l’arc jaillit. Ge système consomme un assez grand nombre d'am-
- i bloc cylindrique élcctro-Stolz. et Schiuctlcr-Jcniiy;
- Stulz et Schimlle
- le chauffage est obtenu par un fil généralement en platine maintenu carcasse réfractaire et isolante, telle que l’argile; le coté intéressant de l’appareil est dans le montage des différentes pièces où les inventeurs ont cherché aussi à vendre la tète du
- i’j L Eclairage Electrique, t. XIII, p. "/y.
- (2) Brevet tançais, n1- a jiySi, io octobre iSy.î,
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- 24 Mars 4900
- Il E V U E D ’ É L E G T RIGIT F,
- 4^9
- 1er aisément remplacable. L<- l'aeile démontage de la tête du fer esl en effet indispensable dans les industries de soudure, où l’on est obligé au moins une lois par jour de retirer la pièce pour la battre.
- Les ligures io. et i3 représentent un fera marteau et les ligures 14 et i5 un fer à pointe. La boîte métallique chauffante est fermée par le couvercle d dig. 11 et i3) ou d' (fig. i4 et ij' et terminée du côté de la tête du 1er par un coin creux ou une pointe creuse sur laquelle viennent s'appliquer intimement les parois de la cavité creusée dans la tête b. Un des assemblages préconisé consiste dans l’emploi de pinces e1 et c2 qui s'engagent par leur crochet dans la tête b et sont serrées soit par l’écrou f i'fig. 12 et i3) «lui écarte les pièces d et e, soit par les écrous /'' et f2 (tig. 14,' «pii s'appuient sur le couvercle d'.
- D’autres formes du fond de la boite de chaulfe peuvent encore être avantageusement employées (flg. iG et 17).
- Malgré toute l'ingéniosité de ces différents systèmes, on n’est pas encore parvenu à une forme pratique du fer à souder permettant le remplacement rapide de la tète et il est à souhaiter qu’à l’Exposition prochaine nous puissions enregistrer un progrès définitif dans cette voie.
- G. Goisot.
- Interrupteur automatique pour appareils do cuisine électrique de F.-W. Schindler-Jenny. Addition 107 956 au brevet allemand 100 B'io (27 mars i8g8j en date du 10 janvier i8yy, accordée le C> janvier 1900.
- La plupart des appareils de chauffage construits par la Société G ri mm, «pii exploite les brevets Schindler-Jenny, ne sont garantis que si la tension pour laquelle ils sont construits n’est pas dépassée de plus de 5 p. 100. Dans un récent brevet, Schindler-Jenny indique un procédé de disjonction automatique du circuit lorsque, pendant la marche à vide par exemple, la température dépasse la limite de sécurité. Le dispositif coupe le circuit mais il met en même temps l’appareil momentanément hors d'usage». Gelui-ci 11'est pas détruit et il ne nécessite qu’iiue réparation de peu d’importance.
- Le corps de chauffage b est fixé à la paroi inférieure du vase de cuisine a, une pelite région au, centre esl laissée à découvert. Lue
- pièce métallique c est soudée à cet endroit, «die (orme la tète d'une vis d de matière isolante. Un écrou e de matière conductrice vient s'appliquer sur 1<‘ bord f d’un anneau métallique relié à «me des extrémités «lu fil qui traverse le
- !
- corps de chauffage ; un eonti'c-éerou .g .serre le fil «jui vient de la fiche h. La partie inférieure d<* l'appareil est munie d'une enveloppe /«. Pendant la marche à vide. 1<“ fond de l’appareil s'échauffe et. la soudure fond, la pièce métallique se sépare et rompt le circuit en f.
- G. Goisot.
- Four électrique de la Electric Réduction C'. à insistance de chauffage pour obtenir la fusion et les réactions chimiques Bi-wd alle-
- 9 janvier 1900. Brevet anglais (819, déposé le a6 février 1898, accepté le 7 jamier 1899.
- Dans les méthodes habituelles oii l’on utilise l'énergie éleclri«|ue pour le traitement chimique, on produit l’are ou l’on transforme l’énergie en chaleur, soit en utilisant les corps de la réaction comme résistance de chauffage soit en se servant de résistance en contact avec ccs derniers.
- Lorsque fou emploie l'are électrique^ la combustion des électrodes et la modification dans la conductibilité résultant des changements dans les propriétés des gaz qui se dégagent sont autant d’inconvénients. En outre, la vaporisation du carbone vient nuire à la pureté des produits, la température ne peut être réglée à volonté, elle est généralement trop élevée à l'endroit de l'arc et dans tous les cas présente «me distribution extrêmement irrégulière.
- Lorsque l'on utilise l’elfel Joule, la résistance sous forme de grains ou de minces bâtons de charbon est en contact intime avec le mélange «jue l’on veuL chauffer. Dans le cas de résistance
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- l ' t c i. a i r a g g i;; r. e c 'r u j n v e
- T. XXII. — Nc 12.
- en grains de de la réaction produit son oxydation; en outre, le charbon se mêle au produit et nuit à sa pureté. Enfin, la division du charbon donne naissance à une quantité de petits arcs qui ocra-
- que la conductibilité de ce mélange soit relativement faible, ce qui exclut déjà son application au cas des métaux: en outre, l’instabilité de la valeur de la
- qui ne permet pas d’obtenir de température très élevée.
- La Réduction Electric C° a mis en usage un dispositif qui semble présenter de sérieux avantages sur les précédents; le four qu’elle emploie esten quelque sorte un four à réverbère. La résistance du chauffage est constituée par des barreaux de charbon dont les extrémités sont tenues dans des blocs de charbon fixés à la paroi du four. Ces barres sont disposées au-dessus du mélange à chauffer :fig. 1 et 2) et nt la chaleur vers lui, la partie de la la paroi
- • la réaction, que celle-ci soit solide ou fondue, et ne- peut en aucun cas souiller le produit comme eela a lieu dans les fours à are. Le dégagement de chaleur est parfaitement réglable entre toutes limites ; le passage régulier du
- courant n'exige pas de surveillance continue ; enfin,, la température quoique très élevée est
- réaction et celui-ci 11e peut être
- suffisante en d'autres points voisins. La rés peut avoir lieu sans interruption car les bons ont une durée considérable et l’on
- réaction
- ligure i représente la coupe \erlieale d'un lotir, la figure >. la coupe horizontale sui-it le plan des charbons dans un four à résis-
- S
- multiples. Les tours sont construits avec réfractaires, avec toit en l’orme de Dans les parois opposées sont fixés des dis-
- les
- B
- re eux et à la source d’électririlé. îpose immédiatement sur la sole 1 four, elle peut être introduite en F lundis „ Ira produite sortent e„ G ; 11 est nu tube mr le dégagement des gaz qui peuvent être
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- 24 Mars 1900.
- R K VU K I) ’ K LECTR IC 1 TÉ
- - en service est evidemn
- lu intéressant historique de l'application tle l'électricité à la métallurgie du 1er vient d'être récemment publié par l’ingénieur Belloe, nous en détachons ici les principaux passages.
- Une première application de l’électricité ii la sidérurgie a été faite à propos du triage magnétique des minerais de 1er. En 1802. Chénot fit construire par Froment un électro-aimant destiné à séparer le 1er réduit spongieux des scories nui l'accompagnaient. Peu après, en 1854, P!111’"-lino Sella lit construire par le même mécanicien îles trieurs qui furent employés pendant plus de trente ans à séparer l’oxyde de 1er de la eal-copyrite, dans la mine de Traversella .Turin i.
- A* l'Exposition de Paris en 1881. figurèrent quatre [rieurs dus à Yarin, Edison, Siemens et ( Tiénof ainé, A partir de cette époque d'autres
- celle tle 1'
- il l'exposition de Turin en ployée aux mines de Monteponi pour séparer l'oxvde de 1er d'une matière contenant 26 p. joo de minerai de zinc et 10 p. 100 de peroxyde de fer. D'antres dispositions ont. été décrites en i 8ij.f dans lu Zeitschrift f/ir Klcktrocheniie.
- Une application plus importante de l’électri-cilé est celle qui a été faite à la production et à la fusion des produits métallurgiques. Le four électrique a son origine dans les expériences de \ an Ma mm qui, vers la fin- du siècle dernier, avait employé les décharges des puissantes machines du musée Teyler de Harlem pour réduire certains oxydes. Viennent ensuite les oxpé-<1<‘ Dayv en 1807, Pejnsen 1810 qui pro-du fer, DepicU en mile et Thomson
- • luisît 1': i84y, Children , (îrove.
- l.e premier four électrique véritable fut celui
- vue la production du fer comme eu atteste le titre du brevet français n" 10880. 16 mars 18.nl : application économique et générale de la lumière électrique à la métallurgie et principaleniriil il •elle du fer. l.e même dispositif se trouve dans
- le brevet anglais 11" 700, :
- 1 853, j
- Plus tard, l'anglais Moilcklon B. P , n" -Ai',, >1 janvier »86a'i indique la réduction et la fusion par rélectrieilé ; la même année il indique la carburation électrique pour obtenir l'acier fil. JT iC 1 153, 21 avril 18(12';.
- attendre jusqu'à 1878 pour trouver de véritables applications de l’électricité à la sidérurgie :
- banc Fox TL JL, 4<«43, 1878), E. Edwars 13. P.,
- 4(ii 1, 1878', l.ontin et Bertin, puis enfin Cli.-\Y. Siemens qui présenta à l'Exposition de Paris eu 188r un creuset électrique. Il convient de rappeler que Porchers en 1880 avait annoncé qu'à l'aide d'un four de laboratoire on peut réduire
- lité pratique, , 90 17, 1888,
- En 1886, 4Y. Maxwell propose un creuset de fusion TL P., 12117, 1886) où l'opération a lieu en présence de gaz inertes ; dans la même année parait le four de Menges.iB. F., 173649 et 1). IL P. 4o334';. Comme lu quoiqu'ils 11'aient présenlé aucune utilité p le type indiqué par W. Cross 13. P., et la ferme analogue ,1e I. lieuleaitx B. F. i y4y.j4;.
- Taussig. pour la fusion à l'abri de l’air, propose un appareil avec creuset de fusion T). IL P.. 5265o, 3 décembre 1889 ; B. P.. 124-5 de ,890 et 63a3 de 1891 ; D. R, P., 65592/10 décembre 18911.
- Shaw et AAlis (U. S. A. P., 5o4s8a, 2', août i891 ; indiquent un Ibnr à cuve pour la fusion de la fonte. I. appareil dont la partie inférieure est représentée par la figure 1 a un étrangle-nietil vers la base, et c’est là que sont placées les électrodes de charbon, poussées vers l’iiité-
- oids agissant sur une boitille la crémaillère du porte-élee-tro.le. Quand la résistance entre les électrodes augmente le courant agit sur un éleetro en série qui attire mi imtit noyau et rend libre une roue dentée fixée sur l'axe de la bobine susdite. La matière chargée par en haut est fondue entre les la partie inférieure sur
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- 46,
- T. IXII. — N° 12.
- L'ÉGLAlll AGE
- «me sole mobile constituée par deux plaques métalliques revêtues de matières réfractaires et réunies à charnières au bâti du lourneau, et
- I'Ig. i. — Four i'i ruveSliaw et Allis (1850).
- maintenues horizontales par un support. Dans une modification de ce four, deux lulmlnres pratiquées dans la paroi permettent aux gaz chauds de passer de A en B pour utiliser une partie de la chaleur perdue.
- En 1891 Shawfr. S. A. P., u° 5o43o8) applique un four analogue au précédent au traitement des minerais de fer. l/appareil a encore deux compartiments A et B mais la partie B est cylindrique et terminée à la hase par une calotte hémisphérique, et c’est à l'endroit où commence cet hémisphère que sc trouvent les électrodes.
- Les dispositions de Kreinsen il . S. A. I*., n° oïdajo; 13. P., 10477, 1892; ne peuvent être considérées comme industrielles et sont aptes Loul au plus à la lusion des iné-
- Carlo t'i.-P. De Laval a présenté un lourneau quia reçu une application industrielle (1). H. P., 80462; B. P., i57<)3, 189,;. De Laval propose pour rallincr par fusion les métaux et particulièrement le ter l’appareil représenté en ligure 2. L'espace de fusion d’un four à cuve est divisé en deux parties par un pont réfractaire P qui peut être refroidi intérieurement par un courant d’eau. Dans la partie inférieure des cavités sont les deux conducteurs A et B: au-dessus se rassemble la matière qui se rallinc taudis que la résistance de chauffage est formée par un oxyde ou autre matière convenable mn sous-oxyde dans le cas du fer). Le courant est alternatif pour éviter l’é-lectrolvse; la matière allinée sort par les siphons latéraux CD et les scories par un déversoir K.
- Pour le grillage des métaux, IC-E.-B. Cromp-
- KLKCTRIQVE
- ton et 11.-J. Dmvsing ont proposé un four électrique (B. P., a.iq, 189'!), ayant la forme d’une tour carrée dans laquelle la matière tombe sur des diaphragmes alternativement inclinés dans un
- sens et dans l'autre, de manière qu'elle parcoure un long trajet sur ceux-ci qui lui cèdent de la chaleur. Ces diaphragmes sont constitués par des lames réfractaires renfermant des tils métalliques <m zig-zag parcourus par un courant élee-
- Pour obtenir la lusion sans souillures. Taussig 'B. P., 35o3, i8y3; opère la coulée dans un tube qui conduit le métal dans un er'euset rclracluire reniermé dans une caisse métallique où l’on lait le vide ; le métal est maintenu quelque temps liquide à l’aide d’un courant électrique qui pénètre par une électrode verticale, traverse le métal et sort par la paroi du creuset. Ces appareils ont été employés dans une usine de Copenhague.
- Le même auteur propose un four 'Jig, 3] pour remplacer le Siemens à récupération par le procédé Martin ;B. P., 3 5; 3, i893, D. B. J»., 72129C On chauffe le métal à allîner ou le minerai à réduire dans une atmosphère convenable en sc servant de lui comme résistance, électrique. A cet effet la partie supérieure du tour est fermée et munie d'une tubulure B par laquelle on produit l'atmosphère voulue, ou bien l’on lait le vide. Deux tiges métalliques A reliées à la dynamo portent le courant à un gros bloc de charbon C qui sert de résistance de chauffage. A gauche du creuset est la gorge 1) cl un espace H destiné à recueillir les produits de fusion, en soulevant la paroi P sans introduire d’air. Suivant
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- 24 Mars iSOO.
- REVUE I) 'ÉLECTRICITÉ
- Borchcrs ce fourneau ne satisfait pas aux conditions requises pour obtenir le 1er brut ou affiné.
- Dans le fourneau à creuset de B Howarl IL P., 6000, i8(j4; destine a londre la tonte, l'acier et leurs alliages, un gros cylindre revalu de matière réfractaire est ferme par un couvercle muni d’une tubulure verticale ; le creuset occupe la partie supérieure du cylindre, au-dessous l’arc éclate entre des électrodes de charbon. Le métal fondu dans le creuset coule par une ouverture et tombe dans l’arc formé par une deuxième couple d’électrodes placée'a côté de la première; le métal devient plus fluide et se rassemble à la partie inférieure du cylindre, d'où on le retire en ouvrant la sole.
- Le lour électrique de 11. Urbauîtzky et À. Fellner (D. R. P., 7712,'.; B. IL, «96V, iKcpV est un four h cuve, destiné, entre autres, à fondre les minerais de fer et à produire l'acier. La partie basse du four ou laboratoire est' revêtu d’un mélange de dolomie et de magnésie calcinée, comme 3e convertisseur Ressemer. La cathode est constituée par la. sole de charbon a ifig. 4) placée sur une plaque de cuivre unie à la dynamo par un conducteur vertical, protégé par un tube réfractaire dans le voisinage de la sole. Au-dessus, sont quatre électfodes positives en charbon; elles sont inclinées et formées par la réunion de plusieurs lames. Le couvant doit passer quelquefois entre les quatre électrodes puis entre elles et la sole pour éviter le collage des électrodes supérieures. Pour produire l’acier avec cet appareil, il sullit de fondre le fer et de lui ajouter du spiegel jusqu’à obtenir le pourcentage désiré.
- Les mêmes auteurs ont proposé un four de fusion -1). R.P., 82164: FL P., 726.1, i8q5; où les électrodes font un angle de 20° avec la verticale et sont refroidies à leur entrée dans le lour par un appareil a circulation d’eau.
- Fig. _ Four Urbanitzky et Polluer (iSy’î).
- Wikslrom (D. IL FL, 76606;, pour obviera l’inconvénient que la fonte n’est pas suffisamment fluide dans les convertisseurs pour l'obtention du fer doux ou de l'acier, a indiqué le
- lTlspcui' Wa-sU-mu (tSy3).
- four représenté en figure 5. La fonte sort du fourneau A et coule dans un canal H dont la pente varie à Laide du mécanisme B ; la décar-buration a lieu pendant ce passage ; le canal R est formé par un corps réfractaire non conducteur dans lequel débouchent de nombreux tuyaux /"qui amènent de l’air comprimé. I;a fonte est maintenue liquide par le passage du courant.
- Le brevet américain iBcjo de J. Rossi donne un procédé pour obtenir les alliages de lcr et de titane en fondant dans un creuset un mélange de
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- L • K C r. A I H AG F Kl. K C T II IQ UI'.
- T. XXII. — N 12.
- l'or, d'acide titnnique cl d’un peu de charbon. Le four est on quelque sorte un four Moisson.
- L'appareil de fusion do Aï.-11. (.onley (U. S. A. IL. 558457; est formé d'une grande caisse rectangulaire. en matière mauvaise conductrice et renfermée pour éviter les pertes de chaleur; le courant est amené par trois couples de supports, munis d'un revêtement à circulation d eau Irnide.
- Giuseppe Tleibling JB. IL, <84$", 1896 et brevet suisse, 1 t iy;»i propose un leur a cuve revelu do charbon, l’arc se l'orna- à l'intérieur entre l'anode constituée par une longue tige de charbon disposée suivant l'axe et la cathode tonnée par une, plaque de fonte qui repose sur la sole de charbon ; cette dernière est mobile pour la décharge et communique électriquement avec la paroi de charbon. L'électrode verticale devrait avoir de trop grandes dimensions pour que le système fût pratique soit dans la construction soit, dans la manipulation par suite de la crainte de rupture qui, causant une interruption, produirait une perte de temps et de chaleur.
- Le four à réduction de Hudson Maxim (13. P., 1900, 1896) ne semble pas avantageux. L’atmosphère est produite par l’air ou un gaz convenable préalablement réchaulTé par sou passage à travevs deux hautes colonnes de matière réfractaire (une de chaux, l’autre de charbon) rendues incandescentes par des résistances électriques.
- Le four R. Pictet destiné à la fabrication du carbure de calcium (B. F., 255914) est un Jour ii cuve dans leauel le réchauffement préalable de la matière est fait à Laide de tuyères qui apportent de l’air chaud; la fusion obtenue à la partie inférieure avec l’arc électrique pourrait peut-être s'appliquer aux minerais de 1er. On reviendrait ainsi à la l'orme de Slrnv, déjà mentionnée. Du reste, l’emploi de Pair chaud pour réchauffer d’abord les matières à traiter dans le four électrique a été déjà prévu par Minci (188-' et par Crompton (1889).
- Porchers a indiqué comment 011 pourrait adapter le fonctionnement électrique à un four à cuve, en particulier à celui du type Hachette (fig. (i). La sole a un fovev rectangulaire à bords légèrement incurvés formant une conque allongée ; on peut utiliser, comme résistance, la sole même ou la masse de matière placée au-dessus. Les électrodes sont des blocs de charbon fixés à des pistons qui peuvent être refroidis : quand un charbon est consumé, on tire le piston et 1 on
- abaisse une paroi qui s'introduit entre lui et ]• charbon consumé, on ouvre alors un couvercle de la caisse de fonte qui contient l'électrode, on
- remplace le bloc de charbon, ferme le couvercle, élève la paroi et repousse le piston ; les différentes parties étant métalliques 01111’a pas interrompu le courant pendant le changement.
- Dans l’appareil de F.-IL Soden (U. S. A. IL. npobjil) le minerai est chauffé par le moyen de l’électricité et assujetti pendant ce temps à l’action de la vapeur ou de l’air surchauffé, puis à celle de Lhvdrogène gazeux, de façon à enlever les impuretés, le souire et le phosphore entre autres, (l’est un autoclave revêtu de matière réfractaire représentant un prisme à axe vertical et section droite hexagonale ; sur une grille placée à la partie inférieure on dispose le minerai, au-dessus une deuxième grille ou diaphragme empêche le déplacement du minerai pendant l'introduction des gaz surchauffés. Le courant est amené dans la masse par trois séries de liges de platine ; les gaz sortent par un tube supérieur; en haut et de coté est une porte pour la charge. L'appareil ru* semble présenter aucun intérêt pratique.^
- La figure 7"* représente le schéma du lotir électrique du capitaine F. Stassauo (brevet italien, 4747(>; 13. JL. iibo4, 1898; brevet suisse. 1702IL pour la réduction des minerais de 1er. (l’est un four à cuve dont lu paroi est revêtue de lames de fer, Lare éclate en C, le mou\ornent des électrodes est produit h la main ail moyen du volant M. Le fourneau est fermé par un couvercle, au voisinage sont deux ouvertures e pour la sortie des gaz de la réaction «jui traversent
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- 24 Mars 1900.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 465
- d’abord uni' fermeture hvdrauli<|iie G. La charge est faite par des petites pièces de 3 à 4 cm de
- charbon et un peu de goudron. Avec i8oo ampères sous 5o volts on obtient 3o kgr de métal à l’heure. Ce système est appliqué dans rétablissement Bonara Cy Ltd à Darlb en Lombardie.
- Pour terminer ce rapide aperçu, il reste à citer le brevet italien 5i464 accordé à Corniani et Bertani pour une nouvelle méthode directe électrotcchnique pour la production du fer et de l'acier. Les auteurs préparent d’abord un mélange de charbon et de minerai en proportion variable avec la nature de ce minerai. Le mélange est jeté dans la trémie Tl ffig. 8;, tombe de là sur les parties L et 17 de la sole à pentes différentes ; la chaleur est produite là par la combustion sur la grille G ; le minerai donne un fer spongieux à iaoo en L et 8oo en 17. Les gaz chauds passent dans le réchauffeur R formé de tubes de fer da température n’v dépasse pas yoo'j et de là s’échappent par la cheminée. L’air chaude en R est conduit par C à la sole et active la réaction. Le fer spongieux obtenu en L est
- extrait par l’ouverture A et porté dans deux fours électriques M où il s’affine. Dans ces fours, réchauffement est produit par des résistances formées d’électrodes E, de charbon, nickelées pour diminuer leur usure. T.es scories sortent par F et. le fer aüiné par FL On obtient aussi iooo à i'5oo kg de métal avec iooo a i5oo chevaux et a5o à 4oo kg de litliantrax; le courant qui convient est de 184 kilowatts à 80 ou 100 volts.
- La cementation électrique a été, dans cet historique, complètement laissée de côté ; les appareil proposés en effet jusqu’ici dans ce but 11'ont aucune valeur pratique, néanmoins il ne semble nullement impossible d'obtenir de bons résultats et l’on connaît sur ce sujet les intéressantes expériences de Ilillairet et Garnier publiées en 1894 dans Y Engineering and Mining Journal. G. Goisot.
- Sur les divers modes d’aîlamuge électrique des moteurs à essence, par A. BertMer. Note
- L’allumage par incandescence est de plus en plus abandonné, la plupart des constructeurs d’automobiles ne le conservant que comme secours en cas d’accident. C’est l’étincelle d’induction qui règne en maîtresse dans le monde des chauffeurs. X011 pas qu'elle donne toujours et partout des résultats absolument parfaits, il suflit d’ouvrir les oreilles pour être persuadé du contraire; — mais, malgré tout, c’est encore elle qui cause le moins de déboires. Divers procédés ont été employés tour à tour, avec un égal succès — c’est peut-être insuccès que l’on devrait dire. Files, dynamos, accumulateurs ont été essayés et ont conservé des partisans convaincus.
- Nous 11e sommes guère partisan des piles,
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- qu'elles soient sèches ou humides. Lu effet, la plupart des fabricants annoncent pompeusement des capacités de 4°, uo, 100 ampèrce-hcurc cl dos décharges de 4. o, 8 ampères, alors qu'il ne s’agit que de valeurs beaucoup moindres. Ces données étaient poul-ètre exactes lorsque l’appareil sortait do l'atelier où il a été construit ; mais après un séjour de quelques semaines, quelques mois peut-être dans les magasins de venté, /-lies ne correspondent plus à la réalité.
- La presque totalité des éléments employés appartiennent au système Leelanché ou à ses dérivés. Du admet que cette pile ne s'use pas à eircuit ouvert; or, cela u’esl pas rigoureusement exact, surtout lorsque les matières employées — et c'est le cas général — ne sont pas absolument pures. Le sel ammoniac renferme d’autres sels ammoniacaux, le zinc contient du plomb, etc. l)o plus, lorsqu'il s'agit de batteries ;i grande surface dans lesquelles l'électrode négative est représentée par un large cylindre de zinc ou moine par une boite de zinc tenant lieu de récipient extérieur, comme c’est le cas pour les piles u Ktoile » et leurs variantes, il est évident que le zinc ne saurait être amalgamé ce qui le rendrait trop cassant. Aussi son attaque par le ehlorhydraLe d’ammoniaque est-elle moins
- Les piles dites sèches présentent encore d’autres inconvénients assez sérieux ; la quantité de liquide actif emprisonné dans la muLièrc poreuse 'sciure de bois, on général) est trop faible et en été, pendant les grandes chaleurs, malgré l’herméticité apparenLe de la fermeture, l’évaporation s'effectue peu à peu et la résistance intérieure de l’élément croît sans cesse.
- 11 semble donc que l’on doive donner la préférence aux éléments dans lesquels une réserve d'eau permet de maintenir constamment l’électrode soluble dans le liquide actif.
- Les nouveaux éléments Coltunbus en Suisse et Hydrn en Ailonnigne appartiennent à cette catégorie de générateurs d’électricité. Le premier est caractérisé par la présence d’un tampon en feutre huilé placé à la partie supérieure du récipient. On obtient ainsi une excellente fermeture laissant passer facilement les gaz, mais retenant complètement le liquide; bien que nommée improprement par ses constructeurs " Ti-oeken-Klement » cette pile renlenne autant de solution active que les piles Leelanché à réei-
- È I.ECTRIQUE
- pient ouvert. Hile est fabriquée par l'usine <> Prométhée » de !\IM. Wierss. et (P à I.iestal, près de llâle.
- L’élément ilydra de la Hydra-AVerke Krayn et Kienig est caractérisé comme le précédent, par une réserve de liquide ; il présente de plus une capacité élevée et une assez grande constance (b. Les piles Hvdra et Col umbus se font en trois graudeuï's correspondant h des capacités de 5o à yo ampères-heures et à des décharges fen court-circuit) de 8 à i .> ampères pour l’élément Tlvdra. On voit ainsi que l’on peut trouver des générateurs d'électricité susceptibles d’actionner le dispositif d’allumage des moteurs à benziue.
- Toutefois, comme l’expérience prouve que l’intensité des piles diminue, en somme, très rapidement, lors même que la force électronm-ti'ice demeure sensiblement constante, il semble bien préférable d’employer les accumulateurs. Si l’on prend soin de les charger régulièrement et si ou ne les surmime pas trop en les exposant à des décharges forcées, on en est extrêmement satisfait. A l’aide d’un petit voltmètre de poche gradué de i à 4 ou de i à :!» volts, on prend le voltage avant de partir ; on évite ainsi les ratés à l’allumage et par suite les pannes désagréables. Il existe un très grand nombre de types établis dans ce but parles divers constructeurs. Rappelons les Dinin, Fulmen, Blot. Les poids oscillent entre i et iâ kilogrammes pour une batterie de 4 volts. Nous nous servons même parfois d'éléments extra-légers de l’ancienne Société des accumulateurs légers qui ne pèsent guère plus de i5o grammes. Avec d éléments ;'6 volts', on obtient une étincelle superbe. Le poids total est inférieur à ooo grammes ; il est vrai de dire que la capacité est assez réduite et qu'il faut recharger après toute course un peu longue. Nous employons également des éléments du genre l'ulmen, ceux de la Société germano-suisse de Fribourg. Leur prix est peu élevé et leur poids restreint (700 gr de plaques par élément pour le n° inférieur). Il existe donc sur lo marché, dos batteries d’accumulateurs susceptibles de donner absolument toute satisfaction aux chauffeurs. La fermeture hermétique seule laisse parfois encore un peu à désirer; il semble cependant qu'il soit tacile de combiner un dis-
- i’’) Voir lu-}. Élnrt.. t. XXI. j>. 491, <W. 1899.
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- positif analogue à celui employé dans de nombreux appareils de chimie ou même dans certaines bondes automatiques laissant libre passage au gaz tout en évitant absolument les projections de liquide acidulé. Une combinaison simple, robuste et cllicace serait assurée du succès.
- L'accumulateur, par définition même, n’engendre pas le courant ; il nécessite donc un appareil producteur d’électricité : piles ou dynamo. Disons en ce qui concerne les premières qu’un seul système nous paraît, nous ne dirons pas pratique et économique, ce serait faux, mais possible, c’est lu pile au sulfate de cuivre.
- On adoptera n’importe -quel type, üaniell, Callaud, etc. Si l’on habite une contrée de vignobles, ou aura le sulfate de cuivre à des prix assez bas et le cheval-heure ne coûtera guère que d ou f\ francs. Avec cette somme, on pourra gaver d’étincelles son moteur a benzine pendant de longues semaines.
- Xous arrivons maintenant à la combinaison qui monopolise les sympathies de tous les vrais mécaniciens. Plus de piles, plus d’accumulateurs, plus de liquides ni de réactions chimiques : la machine seule et c'est assez. Cette solution, plus élégante que les autres est évidemment la meilleure; c’est malheureusement aussi la plus chère. Le moteur à benzine, actionnant la petite dynamo produit lui-même le courant nécessaire à rallumage. Au départ, un dispositif spécial fonctionnant à la main permet d'obtenir la vitesse nécessaire à la production de l’étincelle. On sait d'ailleurs que les moteurs à essence ont besoin de cet effort extérieur pour le démarrage. On lance donc du même coup et le moteur et la dynamo.
- Il ne faudrait pas croire que cette combinaison constitue une nouveauté; elle est vieille comme le ...siècle. Eu elfet, dès i8oi, Lebon, l’inventeur de l’éclairage au gaz, décrivait ainsi la machine à gaz, dans une addition à son brevet, du a5 août :
- « Dans le cylindre A s’opère la combustion du gaz inflammable, qui est introduit au moyen du tuvnu R, tandis que l’air atmosphérique, nécessaire pour la'combustion, v est refoulé par le tuyau C.... On sait qu’on peut déterminer l'inflammation par l’étincelle électrique même dans des vaisseaux fermés. On pourrait disposer une machine électrique qui serait mue par le
- moteur à gaz, de manière à répéter les détonations dans des instants dont l'intermittence pourrait être réglée et déterminée. »
- La machine électrique dont il s’agit ici est évidemment une machine statique, les générateurs de courant magnéto et dynamo - électriques n’ayant été inventés que 5o ans plus tard. Quoi qu’il en soit, l’idée lancée par le pauvre T.chou a été reprise par divers constructeurs de moteurs à gaz tonnant (gaz d’éclairage, gaz pauvre, gaz de benzine, d’essence). On n’emploie plus les machines produisant l’électricité parle fro’-tement, parce qu’en général, elles ne fonctionnent pas dune manière très satisfaisante : elles sont fragiles, encombrantes, capricieuses mémo, subissant plus ou moins l’influence de la température et de l’état hygrométrique de l’air. Ou leur a substitué les petites magnétos ou dynamos à courant continu. Ces machines sont h tension relativement basse ; elles agissent sur l'hélice inductrice d’un transformateur. Comme on l’a dit, le plus grand inconvénient réside dans l’obligation où l’on est de les faire tourner à leur vitesse normale pour obtenir l’intensité de courant nécessaire à la production do l’étincelle dans le circuit induit de la bobine. On peut employer, pour obtenir ce résultat, un engrenage intermédiaire ou une transmission par chaîne dont la grande roue dentée est calée sur l’arbre actionné par la manivelle de mise en marche. Le niéoanis'fno est alors un peu compliqué, car il est nécessaire de lui appliquer un dispositif spécial de débrayage. 11 semble donc que ce système bien que parfait théoriquement ne puisse donner dans la pratique toute la sécurité désirable.
- On a proposé une variante de ces méthodes représentant on somme un procédé mixte. Elle réside dans l’emploi d’une ^très petite batterie d’accumulateurs chargée constamment par une non moins petite dvnamo. Le poids de l’ensemble peut être inférieur à celui d’une batterie ordinaire. Nous avons combiné dans ce but une machine minuscule donnant i kiîogrammètre onviron par seconde {i à a ampères sous 5 à Gvolts) et ne pesant guère plus de 5oo grammes; la batterie d'accumulateurs (ù. éléments de y.4o grammes) ne pesant pas 5oo grammes ; le tout atteint à peine i kilogramme. En construisant un petit moteur d’un kilogramme et une batterie du même poids, ou aurait un ensemble plus
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- robuste et plus léger, en somme que les piles 'j a io kg.) ou accumulateurs [f\ « i-î kg) emplovés cbuis les voitures iiutomobiles. Les accumulateurs n'int.ewennnt que comme intermédiaire temporaire, doivent être conçus en vue de ce but. particulier ; leur capacité peut être i'aible. Aussi sera-t-il préférable dans ce cas de les choisir du tvpe Planté. Il ne faut pas oublier que la plupart des moteurs à essence sont munis de' cames ne laissant passer le courant que pendant une fraction (-^àpeu près) du temps total. La consommation d'électricité est donc réduite dans la même mesure et comme la petite dynamo de charge tourne coniinuellomcnt, il s'ensuit que l'intensité de courant qu’elle doit fournir peut être inférieure à celle lournic par les accumulateurs. Si ces derniers donnent par exemple 3 ampères à chaque contact, la petite d\ muno peut ne donner que o,6 à o.y ampère pendant le même temps. Si l’on dispose d’une bobine à trcmbleur vibrant continuellement, il est évident que la machine de charge doit être plus lorte pour pouvoir suffire à la consommation de courant, devenue continue, d’intermittente qu’elle était dans le premier cas.
- Certaines automobiles de la maisou Mors sont munies pour l'inflammation du mélange détonant du système mixte — dynamo-accumulateur — dont il vient d’être question. Ce dispositif semble donner toute satisfaction. On peut d'ailleurs, si l’on aime le changement essayer les diverses combinaisons susceptibles d’être employées en pareille circonstance : ou bien la batterie est pourvue d’un disjoncteur automatique mettant la dvnamo hors circuit lorsque sa force électro-motrice devient inférieure à celle des accumulateurs ; ou bien la batterie ne sert que de régulateur, tantôt absorbant l’excès de courant de ia dvnamo, et tantôt lui venant en aide, comme cela se pratique daus les stations d’éclairage.
- A. Bjerthiek.
- ÉLECTROCHIMIE
- Sur la préparation èleotrolytique des matières colorantes. The Electrochemical lie.vieir. I. I.
- Dans cet article, sont tout d’abord rappelés les travaux de Goppelsrôder sur la préparation, par voie éleelrolvtique, de l’aniline et des matières colorantes dérivées de l'aniline, puis sont
- analysés quelques brevets relatifs à la préparation électrolytique des matières colorantes organi-
- L’un de ces brevets, pris en i 8c).3-q4> par la Elberfeld Farben fabriken (Bayer et C°), est relatif à la fabrication du paraamidophénol par réduction éleotrolvtique du nitrobenzène. On sait, en effet, que. si la réduction par voie chimique (zinc et acide acétique] de la nilroben-zérie donne presque uniquement de l'aniline, la réduction de ce composé (C’IF — AzOQ par éleetrolyse donne plusieurs produits intermédiaires (rj parmi lesquels la phénylhvdroxvla-mine (CMP — Azll — OIT] qui, par transformation moléculaire, fournit le paraamidophénol GSI1 brevet indiqué le nitro-
- benzène est dissout dans l'acide sulfurique concentré ou peu dilué et la solution est placée dans le compartiment cathodique d’une cuve d’élcc-trolvse; le compartiment anodique contient de l’acide sulfurique ; la différence de potentiel est de 6 à 8 volts et l’intensité du courant monte de i a 3 ampères. On reconnaît que la réaction est terminée quand un échantillon de la liqueur traitée par l’eau ne donne plus de précipitation de nitrobenzène. Le paraamidophénol produit se combine avec l’acide sulfurique servant de dissolvant et donne du sulfate qui cristallise et que l’on sépare de la liqueur par filtration sur amiante. Le brevet prévoit aussi le traitement d’une façon analogue du binitrobenzène et du binitritoluène.
- Quelques années plus tard, la maison Kwer et Piek, de Berlin, faisait breveter nu procédé de préparation électrolylique du bleu de méthylène, par oxydation anodique, et ce procédé, trouve satisfaisant, lut acheté par la Badisehe Anilin and Soda Fubrik. 11 ne semble pas cependant <[ue ce procédé ait été exploité commercialement.
- Plus récemment, la Anilinôl-Fabrik A. \\ul-ting, de KberfeUl, a pris un brevet (D.U.P., n° K.io 234; peur la réduction des composés nitiés en composés azoïques et hvdrazoïques, avec emploi de sels alcalins d’acides organiques dans le but de maintenir la conductibilité de la solution cathodique. L'emploi de ces sels évite
- p; Voir dans ce journal, t. XVII, p. 2‘i’j, T novembre 1898, la c Réduction du nitrobenzène », par Habeh.
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- 34 Mars 1800. RLYt'L R’ÉLKCTKICITK
- les inconvénients qui résultent de l'addition, dans le même but, d’-alcalis caustiques ; en outre, il permet de prendre des solutions plus concentrées en composés nitrés; enlin, il donne lieu à une réduction plus active. Pour la solution ano-dique, séparée de la solution cathodique par un diaphragme poreux, on peut prendre un sel alcalin quelconque ; le sulfate de sodium est particulièrement recommandé. Les cathodes sont des plaques ou des toiles métalliques de fer nu de nickel. Comme exemple du mode opératoire, le brevet cite la réduction du nitrotoluène en hvdroazotoluène : ou dissout i kg d’orthonitro-loluène et i kg d’acétate de sodium dans 8 kg d’alcool à 70°, on met celte solution dans le compartiment cathodique, on chauffe jusqu'au point d’ébullition et 011 lait passer -?8o ampères-heure avec une densité de iû à 16 amp: dm2; un a alors de l'azotoluène ; on fait ensuite passer 200 à 210 ampères avec nue densité de courant allant en diminuant de 2 à 1 amp : dur ; on distille l’alcool et, par refroidissement, on fait cristalliser l’orthohvdroazotohiène ; le rendement est de 85 p. 100 du rendement théo-
- Uu brevet allemand, plus récent encore (D.ll.P., n° 100417), est relatif:) la préparation Olectrolytique de la naphtaline niononilrée. On ajoute de la naphtaline à de l’acide nitrique de densité i,:>.5 (lequel ne dissout pas la naphtaline, même à chaud) et ou fait [lasser un courant électrique. Ce procédé a, sur le procédé ordinaire, l'avantage de ne point, exiger l’emploi d'acide azotique au maximum de eoneonl ration. La naphtaline mononitrée ainsi obtenue est facilement transformée en naphtaline diuitréc par traitement à chaud par l’acide azotique de den-
- Le dernier brevet signalé dans l'article qui nous occupe est le brevet allemand n" ioo556, pris par la Farbwerke worm Meister, Lucius and Rriining, de lldchst a/M, pour la préparation du bleu basique de triphénylméthane, couleur surpassant de beaucoup par sa beauté et son éclat les aulres matières colorantes bleues. On traite les ehlorhvdratcs des divers triphényl-méthanes fleucanilines) par l’acide sulfurique de Xordhausen, puis on oxyde la solution en liqueur faiblement acide des produits obtenus en la soumettant, dans le compartiment ano-dique, à l’action d’un courant.
- Sur la préparation électrolytique des matières Colorantes dérivées de l’aniline, par E. C. Szarvasy. Zeitschrift fur Jilektrochemie, t. VI,
- I> auteur commence par rappeler les travaux de Letheby, (îoppclsroder., Yoigt et Uotondis.
- J.elheby (J), dès 1862, chercha ii avoir des dérivés colorés de l’aniline en électrolysant une solution de sulfate d'aniline entre deux électrodes de platine, la cathode étant plongée dans de l’acide sulfurique étendu, contenu dans un vase poreux phiee dans la solution à éleetrolvser; il obtint sur l’anode un dépôt épais vert bleuâtre qui, jeté dans l'ammoniaque, prit une teinte bleue sans se dissoudre.
- Les recherches de Goppclsrôder (2), très complètes, portèrent sur divers sels d’aniline en solution acide ou neutre; en particulier, il obtint par électrolyse du chlorhydrate d'aniline, du noir d’aniline mélangé d’une faible quantité de violet d aniline et d’ « ainléine ». Voigt )3'', en opérant sur des solutions concentrées de sulfate d aniline, obtint diverses matières colorantes, parmi lesquelles la rosauiliiie, fa safra-mne, etc.D'après les recherches de Uotondis /f), l'origine des matières colorantes doit être attribuée à la formation de substauees azoïques paisible de l'oxydation des sels d’aniline.
- 1.'auteur expose ensuite les résultats de ses recherches sur l’électrolyse du chlorhydrate d’aniline fondu.
- Les premières expériences furent faites avec un tube en U plongé dans un bain métallique ; deux lames de charbon servaient d’électrodes. En faisant passer un courant de o,5 à 1.ampère, dans le sel. fondu, il se formait rapidement une matière colorante bleu foncé dans la branche du tube contenant l’anode. Cette formation s'effectuait plus rapidement encore lorsqu'on prenait soin de mettre un tampon d’amiante, servant de diaphragme, dans la courbure du tube. Si, après que cette matière colorante s’étâil formée, on renversait le sens du courant, on constatait la formation de cette matière dans la branche qui, précédemment cathodique, se trouvait être maintenant anodique, tandis que 1a
- .'*) Joitr/i. Chem. Soc., 1862, 1 >, i3i.
- (-j Fur h enelektrocheui icche Milieilttngen, Mulhouse.
- (3) Zeitsehr. f. nngew. Chem., 189V p. 107.
- (4) Juhresber. f. Chem.. 1884, p. 270,
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- L’KCLAIK A G K V. L K CTRIQÜ F
- T. XXII. — N°i2.
- coloration formée antérieurement dans l'autre branche disparaissait peu à peu. Ce dernier résultat montre nettement que, dans la préparation électrolvtique des matières colorantes dérivées de l’aniline, il faut prendre soin d’éviter la réduction à la cathode.
- Les autres expériences furent faites en prenant comme anode un creuset de graphite contenant le sel d’aniline et chauffé par un hoc Bunsen réglé au moyen d’uu thermostat; la cathode était constituée par un second creuset de graphite, plus petit que le précédent cl placé à rinlérieur de celui-ci; ce petit creuset était fixé à un.e baguette de verre verticale, disposée suivant Taxe commun des deux creusets et mise en rotation rapide au moyen d’une courroie et d’un petit moteur électrique ; le sel tondu sc trouvait ainsi constamment eu mouvement;
- en outre, l’épaisseur de la couche liquide comprise entre les deux creusets se trouvant être très petite, la résistance électrique du bain était faible.
- Pour recueillir les produits de l’élcetrolvse et reconnaître leur nature on versait le sel fondu éleetroîvsé dans une cornue contenant de l’eau et on se débarrassait par un courant de vapeur de l’aniline mise en liberté par un alcali ; ou lavait ensuite le résidu avec de l’eau chaude pour entraîner le chlorure de sodium qu'il renfermait, puis on le faisait digérer avec de l'alcool méthy-liquc. IL restait une matière noire contenant un peu de graphite provenant de la désagrégation des électrodes. I/extrait alcoolique renfermait, plusieurs matières colorantes fort difficiles à séparer.
- Le tableau ci-dessous donne les conditions de quinze expériences faites avec cet appareil!
- Les essais i à y montrent l'influence de la densité de courant; les essais 8 h 11 celle de la durée de l'expérience: les derniers, l'influence de la température. On voit qu'il convient d’employer une densité de courant à l’anode d’environ o,8 amp : dm2, que la température doit être maintenue à i6o° et que la quantité de matière colorante obtenue est d’autant plus grande que la durée de l’électrolyse est plus courte.
- L'étude de la matière colorante extraite par l’alcool méthylique a montré que cotte matière est insoluble dans l’eau, l’éther et la benzine tandis qu’elle est soluble dans les alcools, le chloroforme, l'aniline, les solutions aqueuses concentrées de sels d'aniline, etc. Lorsqu'on ajoute une solution de soude à l’extrait alcoolique, il se produit un précipité brun; la h’qiieur filtrée donne les réactions de l'acide ohlorydvi-que; le précipité est soluble, dans l'alcool addi-
- tionné d’acido clilorydrique et la solution obtenue contient le chlorure de la base de la matière colorante. La base de ce sel se dissout dans l’éther en donnant une coloration brune ; avec l’acide sulfurique concentré elle donne des sulfates acides qui se dissolvent dans un excès d a* eide en donnant une couleur bleu foncé. Une oxydation énergique détruit la matière colorante de l’extrait alcoolique.
- Dans d’autres expériences faites dans les conditions qui ont permis à O. Ficher efcllepp fi) d’obtenir les composés du groupe « indulinc », l'auteur est. parvenu i\ isoler les corps que les chimistes précédents appellent induline et B, - 4 - anilido induline. Des essais faits avec une densité de couvant plus élevée et à la température de i6o° G. donnèrent quelques pro-
- fil Annalen Chem. Phann., ^56, a6u, ü6G, a-a, '286.
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- clulls solubles clans l'eau el la solution fournît, après filtration, des corps cristallisés. La liqueur mère et l’alcool avant servi au lavage dns cristaux contCüaieiitdesindulines solubles dansl'eau. Le produit cristallisé était la substance que Witt et Thomas (') appellent ce induline 6B ». La formation de ces substances peut, s'expliquer par l’action du chlorhydrate de l amine aromatique sur des combinaisons azoïques el aminoazoïques, action qui donne de l'azophénine jouant un rôle des plus importants dans la formation des indu-lines ; quant aux composés azoïques ils résulteraient de l'action désbvdrogénante du chlore, provenant de Lélectrolvse du chlorydrnte d’aniline, sur l’aniline. L'auteur voit une confirmation de cette explication dans le fait que l’éleefro-lyse d'un mélange d’aniline et de chlorhydrate d’aniline pendant deux ou trois heures donne; après élimination de l’aniline libre par un courant de vapeur d’eau, une poussière brune qui, lavée à l’eau chaude et à l'alcool puis dissoute dans l’aniline, fournit un corps cristallisé brun rouge fondant à adç)°C el dont l’analyse indique la composition suivante :
- C = 8a,o5 II _>,<>; Azj __ 12,73,
- résultats qui diffèrent fort peu de ceux qui résultent de la formule de 1 azophénine C:"IP9Az’:
- C = 8i,3G H = j, 4 6 A/.»— i3,i8.
- En outre l'ensemble des jjropriétés chimiques du corps obtenu l’identifient avec l’azophénine.
- Sur la préparation èiectrolytiqiie des matières colorantes semblables à celles de Fin-duline, par Walther Loeb. Zeitschift fur Elektrochc -mit*, t. VI, p. 4/|i-44a. 22 février 1900.
- La publication de l’article de M. Szarvasy amène M. Lœb à indiquer quelques-uns des résultats qu’il a obtenus daus des recherches en cours d’exécution sur la préparation électvolv-tique des matières colorantes dérivées de l’indn-
- M. Lœb opère Lélectrolvse à la température du laboratoire. Il prend comme électrolyte une solution de nilrobenzène dans un mélange de deux parlies d’aniline, ou d’un de ses homologues, el d’une partie d’acide chlorhydrique fumant de densité 1,19, mélange qui dissout les
- substances aromatiques nitrées avec une grande facilité. Après quelque temps d’éleelrolyse il obtient à la cathode des matières colorantes semblables à celles de l’induline, matières qui disparaissent pat* une réduction plus prolongée.
- | Aussi ne peut-il admettre que Szarvasy ait pu obtenir des substances identiques aux indulines ; connues par oxvdalion anodrque du chlorhydrate d’aniline.
- I D’ailleurs il n'a, dans aucune expérience, cous-talé la formation de Tazophénine, fait qui, d’après l'auteur, non-seulement démontre l’inexactitude de i explication que donne Szarvasy de la formation d’indulines, mais encore rend invraisemblable l’identité des matières colorantes obtenues par électroîyse avec celles du groupe induline malgré l’analogie de leurs propriétés.
- MAGNÉTISME
- Susceptibilité magnétique des combinaisons, par J. Kœnigsberger [Drude's Ann., t. I.
- * L'auteur ne croit pas que le paramagnétisme i du sulfate de cuivre, du chlorure et du bromure j du même métal soit dû comme le suppose St.
- ! Meyer r) à des impuretés. G. Wiecleuiann avait I trouvé déjà que les sels cuivriques sont parauni-, gaéliques tandis que les sels cuivreux sont dia-magnétiques. La combinaison de deux élémeuls diamagnétiques peut donc être paramagné-
- Les écarts très grands que présentent les résultats obtenus sur les fils métalliques, la variation de la susceptibilité avec la direction et l’intensité <1 u champ peuvent trouver une explication dans l’aniflotropie des fils; ces fils étaient : en,effet ou étirés ou obtenus par électrolvse : | daus ce dernier cas le dépôt métallique était | vraisemblablement orienté. M. L.
- Susceptibilité moléculaire des sels paramagnétiques du groupe du fer, par O- Lieb-kneclit et A.-P. Wills {Drude s Ann., I. I, p. 178-188,
- | Les auteurs ont mesuré la susceptibilité des j dissolutions dans l’eau des sels de chrome, de j. manganèse, de cobalt, de nickel et de cuivre.
- I Le procédé, dont le principe a été indiqué par I l)u Rois consiste à diluer la dissolution du sel
- (y Journ. Chem. Soc., t, XLIII. p. 112.
- (*) /.'Eclairage Electrique, t, XX, *>20; t. XXI, 112.
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- L ’ 1$ C LAI R A G H ÉLECTR1QU E
- T. XXII. — N° 12.
- jusqu’il ce que le diamagnétisme du dissolvant arrive à compenser le paramagnétisme du corps dissous. Pour constater la disparition du magnétisme, on observe le ménisque dans un tube capillaire qui est disposé entre les pôles d’un électro-aimant; si la dissolution n’est plus magnétique, le ménisque ne se déforme pas quand on excite le champ. Dans un champ de 4°000 unités, 011 peut déceler une susceptibilité magnétique qui no dépasserait pas un eenl-mil-licme de la susceptibilité de l’eau pure. Du reste, cette sensibilité serait absolument illusoire : elle dépasse de beaucoup la limite des erreurs causées par les impuretés chimiques des substances employées.
- Oji ne constate pas d’intluence du diamètre du tube capillaire sur la concentration qui correspond à la disparition du magnétisme, cç qui prouve que la constante capillaire d’une dissolution mm magnétique n'esl pas modifiée par le champ magnétique : c’est un fait qui paraît général.
- Licbkneeht et AVills l’ont vérifié en faisant écouler les dissolutions à l’extrémité d’un tube capillaire, extrémité placée dans le champ magnétique de l’électro-aimant. Les dissolutions paramagnétiques s’écoulent plus vite quand le champ est excité : quand on ramène la vitesse à sa valeur normale en diminuant la charge hydrostatique, le poids des gouttes n’éprouve aucun changement par l'efi'et du champ. Si le champ u’est pas uniforme, la forme des gouttes se modifie et. cette modification dépend de la répartition du champ.
- Avec les dissolutions diamaguéliqnes, la vitesse d’ée*ulement est retardée par l’action du champ et l’écoulement peut même s’arrêter tout à fait : mais quand on ramène la vitesse à’ sa valeur normale par une augmentation de la charge hydrostatique, les gouttes reprennent aussi leur poids normal *. dans un champ non uniforme le poids des gouttes est modifié d’une manière qui varie avec la répartition du champ.
- Les dissolutions non magnétiques n’éprouvent aucun changement.
- La susceptibilité moléculaire croit du chrome au manganèse et au fer et décroît ensuite jusqu’au cuivre par le nickel et le cobalt. Pour les haloïdes du manganèse, du nickel et du cobalt, elle croît du fluorure au chlorure, puis décroît du chlorure au bromure et à l’iodure. Les chlo-
- rures et les azotates donnent presque la même valeur. Il ne paraît pas \ avoir do relation numérique simple, reliant les susceptibilités des éléments à celles de leurs combinaisons.
- M. L.
- Susceptibilité moléculaire des sels paramagnétiques des terres rares, par-H. Du Bois et O. Liebknecht {Drude's. .luit., t. I, p. 189-199 ;
- La susceptibilité magnétique de ces sels a été mesurée par le procédé décrit dans le mémoire précédent : les dimensions de l’appareil avaient été réduites de façon qu’on pouvait opérer sur une quantité minime de dissolution, 2 ou 3 gr : ce qui était d’autant plus important que les échantillons mis à la disposition des expérimentateurs ne dépassaient pas le poids d’un grain me.
- l.es sels sur lesquels ont porté les mesures, rangés dans l'ordre suivant : chlorure d'yttrium, de cérium, bromure de cérium, chlorure de praséodvme, de néodyme, azotate de néodyme, chlorure de samarium, chlorure de gadolinium, chlorure d’erbium, d'ytterbium, ont une susceptibilité moléculaire qui croit jusqu’il l’avant-dernier et tombe brusquement à une valeur beaucoup plus faible quand on passe au chlorure d’ytterbium.
- Ces susceptibilités ne paraissent pas varier avec l'intensité du champ (entre 9 000 et 4o 000 unités). M. L.
- Sur la distribution de l’induction magnétique autour d’un noyau de fer, par A. Stefa-nini Il Xuovu fimento, t. IX, p. 417, juin 1899.
- Seavpa et Baldo L) ont construit une bobine de RuhmkorfF avec, induit sectionné en trois parties, de manière que, avec un courant inducteur donué par 3 éléments Bunsen, on ait 6 cm d’étincelles; enlevant ensuite du circuit la section médiane, ils obtenaient 6,5 cm d’étincelles; celte longueur atteignait 8 cm quand le fil delà section enlevée était enroulé sur les sections extrêmes, et 12,0 cm quand 011 changeait les communications entre ces deux sections de façon à réunir les extrémités correspondant aux spires internes et à laisser libres celles qui correspondent aux spires de la périphérie.
- Àscoli ((i) 2) a trouvé que, dans certains cas, l'in-
- (i) Elettricita, I. IX.
- (*} Elcttricista, l. IL p. i»3 cl 17-, i8y3.
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- 24 Mars 1900.
- REVUE 1)’ É LE UTR I CITÉ
- 4-3
- duction magnétique dans la masse de fer va en croissant du centre à l’extrémité du novau, ou bien présente un maximum intermédiaire ou va en diminuant; ce dernier cas semble correspondre à celui des bobines de Ruhmkorfï’ ordinaires. Si l’on rapproche les résultats de Scarpa et Baldo de ceux d’Ascoli, on est conduit à en conclure que la distribution de l’induction magnétique au dehors du novau et de la bobine magnétisante peut être différente de celle qui existe à l’intérieur de la masse du noyau. C’est pour éclaircir ee point que l’auteur a entrepris les expériences que nous allons rapporter.
- M. Stefaniui a adopté des bobines dont le noyau était formé de un ou plusieurs fils de fer contenus dans un tube de verre et maintenus suivant l'axe de la bobine magnétisante. Pour étudier la distribution de l’induction entre le noyau et les spires magnétisantes, l’auteur emploie des bobines exploratrices enroulées sur un tube de verre que l’on peut faire glisser sur le tube qui contient le noyau de fer. Pour mesurer l’induetion à l'extérieur de la bobine inductrice, il s’est servi de bobines à gorge étroite de 3 diamètres différents, formées chacune d’un môme nombre de spires de fil de o,3 mm et pouvant s’introduire l’une dans l’autre, de façon à tenir dans un môme jihui.
- Pour être dans des conditions de fonctionnement analogues à celles des bobines de Ruhm-korff, le magnétisme a été- étudié en mesurant l’induction à la fermeture du primaire (mesure plus précise que celle qui correspond à l’ouverture). Pour diminuer les irrégularités provenant de 1 état variable du noyau, avant toute mesure, le eireuil inducteur était fermé et ouvert alternativement 5o fois de suite à l’aide d'un interrupteur à mercure.
- Pour éliminer les causes d’erreur dues aux différences inévitables qui se produisent dans les mesures successives, l'auteur a fait usage de deux bobines induites identiques disposées en opposition dans le circuit du galvanomètre, l’une maintenue au centre du noyau et l’autre déplacée sur sa longueur. La déviation galvanomé-Irique indique donc celle des deux bobines qui l emporte et cela indépendamment des variations d’intensité du courant primaire et do la durée de fermeture. Quand on emplovait les bobines de diamètres différents, leurs résistances étaient rendues égales à celle de la plus grande, de
- j façon que les déviations fussent comparables.
- Les expériences laites sur une bobine d’induction, dont le rapport de la longueur du noyau à son diamètre est À — 256 avec un champ magnétisant de 23. G. G., S. ont donné les résultats suivants :
- L’induction dans l’espace extérieur aux spires magnétisautes ne suit pas la môme loi (pie l’in-| duction à l’intérieur du fer. Jusqu'à 11,2 cm de I axe du noyau, 011 observe un maximum pour une section comprise entre le centre et l’extrémité comme pour la masse de fer; mais à r8,5 j de l’axe, 011 observe une diminution continue du centre à l’extrémité. Le maximum, lorsqu'il a i lieu, n’est pas à la même distance du centre pour ! des distances différentes de l’axe.
- Il convient donc pour des bobines de cette sorte, d’accumuler les spires de petit diamètre au voisinage des extrémités, et celles de plus grand diamètre au centre.
- L’auteur a étudié ce que devient le phénomène lorsque le rapport A change, et pour un champ magnétisant de 00 à 55 G. G. S.
- Le résultat de cette étude est que, à l'intérieur de la bobine magnétisante, le maximum se présente avec tous les 110vaux adoptés (À = 1 5oo, 191, 200 et 125); mais au dehors le maximum 11e se présente pas au delà de ir cm de distance de l’axe; au-dessous de cette distance, il n’a lieu que pour les petites valeurs de À.
- Il semble donc que l’avantage des dispositions de Scarpa et Baldo n'a lieu que pour les noyaux gros et courts et pour des spirales induites de petit diamètre.
- l/autcur étudie ensuite le phénomène dans les conditions où il se présente avec les bobines de Ruhinkorfr habituelles; il a construit à cet effet un noyau de 900 fil s de fer de 0,08 cm de diamètre et de y3,5 cm de longueur, par suite tel que A— 3i, 2; sur ce noyau de 3,4 cm de diamètre est enroulée la bobine magnétisante formée par deux couches de fil de l’épaisseur de 2 mm sur une longueur de ri cm, cette hélice magnétisante a y,2 spires par centimètre et leur diamètre externe est de 4,2.
- l/étude du système privé de l'enroulement induit montre qu’il n’v a aucun maximum à l’extérieur de la bobine magnétisante pour un champ variant de 5 à 3o G. G. S. ; l’induction diminue continuellement du centre à l’extrémité. Ge résultat fait prévoir que, au lieu d'accumuler
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- 4;4 I/ÉCLAIRAGE
- les spires induites aux extrémités, il convient de les rassembler au voisinage du centre.
- L’auteur a lait varier la longueur du noyau <jni émerge de la bobine; il a constaté ainsi que l'induction au centre est. d’autant plus grande que le novau dépasse moins la bobine; pour l’induction aux extrémités, il semble v avoir un maximum lorsque le novau dépasse de - cm, mais ee résultat n’est pas définitif.
- Tous ces faits ne peuvent explique]' les expériences de Scarpa et Baldo, et l’auteur, en voulant les répéter avec un champ de y C. G. S.,
- ÉLECTRIQUE T. XXII. - fi» 12.
- et. pour 1111 noyau dont le rapport A = 3i, n'u rien obtenu d’analogue, il 11 a pas observé de changement appréciable dans la longueur de l’étincelle, soit en plaçant les 3 sections au centre, soit à une même extrémité, soit en laissant l’une au centre et plaçant les deux autres aux extrémités, soit en intervertissant les communications à la manière indiquée par Scarpa et Baldo. En enlevant la section moyenne, la longueur d’étincelle baissait de 3,l cm à ft.
- G. Goisot.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Stances du J et du 12 mars 1900 (i).
- Dissymétrie dans l’émission polarisée d’un tube de Geissler soumis à l'action d’un champ magnétique, par R. Dongier. Comptes rendus, t. GXXX, p. 65o-653.
- MM. Egoroff et Georgieu'sky ont découvert que sous l’action d’un champ magnétique, les flammes susceptibles de.donner des raies métalliques spontanément renversubles émettent dans une direction normale aux lignes de force, de la lumière partiellement polarisée (2). M. Dongier a montré dans une précédente note f) qu’il en est de même de la raie rouge émise par un tube de Geissler à hydrogène, soumis à l’action d’un champ magnétique normal à son axe. Depuis il a constaté que dans nue direction normale à l’axe du tube, autre que la direction du champ magnétique, il y a, de chaque coté du tube, pour un même sens de décharge, dos proportions différentes de lumière polarisée. Ainsi eu excitant le tube avec une batterie d'accumulateurs donnant 4 000 volts et luisant passer le courant de l'électro-aimaut dans un sens tel que le filet * (*)
- (l)’ Signalons nuira les communications analysées ici,
- pur M. cl Mra0 Ccrie et dont les résultats ont élé publiés
- P) L'Eclairage Electrique, i. XI, p. 5i8, 5 juin 1897 ci t. XII, p. i83, 17 juillet 1897.
- (*) L'Eclairage Electrique, l. XXII, p. a38, to février 1900.
- lumineux du tube se trouve rejeté par le champ vers le coté du tube qui est opposé a l’observateur, on perçoit, à l’aidé d’un polaviscope, des franges de Savart ; ces franges disparaissent si l’on change le sens du courant dans l’éleetro-. aimant.
- Sur la p2‘èpai‘atio22 au four électrique des phosphures de fer, de nickel, de cobalt et de chrome, par Georges Maronneau. Comptes rendus, t. GXXX, p. 6 >6-639.
- Des lecberches antérieures sur la réduction du phosphate de cuivre par le charbon ayant montré à Tailleur (’) qu’il existe un phosphure de cuivre stable au four électrique, il a pensé qu'il serait possible de préparer d’autres phos-phures par une réaction analogue a celle qui a été utilisée par M. Lebeau () pour la préparation des siliciures métalliques, c’est-à-dire en faisant réagir un métal sur le phosphore de cuivre chauffé au four électrique. Il a obteuu ainsi le phosphure de fer EV-P, le phosphure de nickel ADP, le phosphure de cobalt CoaP et le phosphure de chrome Crl\
- Sur les moteurs à gaz à explosion, par L. Marchis. Comptes rendus, t. GXXX, p. 705-708.
- L’auteur montre que la théorie actuellement adoptée pour les moteurs à gaz à explosion contient, au point de vue thermodynamique, un certain nombre d’erreurs assez graves. Il prend
- (l) h’Eclairage Electrique, t. XIX, p. u38, i3 mai i8<j9-frldem.
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- 24 Mars 19Q0.
- HE VUE D ’K T.E CT HICIT K
- pour exemple un moteur à quatre temps avec compression préalable du type Otto.
- Dans un moteur de ce tvpe la première course du piston correspond à l’aspiration ; celle-ci so faisant sous une pression voisine de la pression atmosphérique le travail produit sur le pistou est nul. Pendant la seconde il y a compression adiabatique du mélange explosif. Pendant la troisième se produit l’explosion, que l’on peut supposer s'effectuer à volume constant, et la détente adiabatique des produits de l’explosion. Enfin la quatrième course produit l’expulsion des gaz brûlés,
- Le système qui se transforme ne gardant une masse constante que pendant les deuxième et troisième courses, on ne peut appliquer le principe de l’équivalence qu’aux phénomènes qui se produisent pendant ces courses. Cotte application conduit, pour le rendement thermique, à l’expression
- 5 - >-'(T-/')-r(e-/)
- fl — c' yr — 0) ' ’
- t désignant la température du mélange explosif au commencement de la seconde course, fl sa température à la fin de celte course, c'esl-à-dire après compression adiabatique, T la température développée par l’explosion, l' celle des gaz brûles à la fin de la troisième course, c’est-à-dire après détente adiabatique, c la chaleur spécifique à volume constant du mélange explosif et c' la chaleur spécifique à volume constat)! du mélange des produits de la combustion;
- Or au lieu de l’expression (i) on donne ordinairement la suivante
- où y désigne le rapport des deux chaleurs spécifiques du mélange explosif. Cette expression est fausse car son établissement repose sur diverses hypothèses inexactes.
- L’une de ces hypothèses est que la pression des produits de la combustion à la fin de la détente adiabatique de la troisième course est égale à la pression atmosphérique; ceci revient à admettre que le cycle des transformations pro-duitespendanlles deuxième et troisième courses est fermé, ce qui est loin d’être exact. Une seconde hypothèse est que le rapport y' des deux chaleurs spécifiques des produits do la combustion est égal an rappoity. En troisième lieu on
- assimile le moteur à explosion à un moteur a air chaud ayant un foyer intérieur et un réfrigérant : on écrit que dans le cycle fermé auquel conduit la première hypothèse, le gaz emprunte une quantité de chaleur Q = Mc (1 — (l) et cède au réfrigérant (j ----- Mye iY — /), et on déduit p — ?- ce qui conduit à l’expression (a) ;
- or le foyer et le réfrigérant considérés sont des fictions purement arbitraires.
- Sur l’étude expérimentale de l’excitateur de Hertz, par R. Swyngedauw. Comptes rendus,
- t. exxx, P. 708-711.
- A la suite de la communication récente de M. Brunhes sur la vitesse des rayons Rœntgen (’) l’auteur a cherché à mesurer cette vitesse par une autre méthode basée sur les expériences de M. Blondlot sur la propagation des ondes électriques. Les difficultés qu'il a rencontrées dans cette voie l’ont amené à faire au préalable l’étude du mouvement électrique dans l’excitateur de Hertz.
- O11 sait que d’après MM. Poincaré et Bjerk-ness, l’excitateur émet une vibration pendulaire amortie, pour laquelle les intervalles des zéros sont égaux, tandis que, d’après des considérations exposées dans une Note antérieure (2) l’auteur a été conduit à •admettre que l’excitateur émet successivement une série d’oscillations complexes pour lesquelles les intervalles de deux zéros consécutifs seraient inégaux.
- La plupart des expériences fondées sur la résonance semblent confirmer la première hypothèse ; cependant, MM. Drude et Lumotte ont décelé des vibralions de période multiple Lune de l’autre, ce qui semble plutôt en faveur de la seconde.
- Pour résoudre le problème aussi directement que possible, M. Swyngedauw a déterminé l'abaissement du potentiel explosif que provoque l’étincelle hertzienne I sur un autre excitateur K chargé à un potentiel toujours le même, à dos instants variables de la durée de la décharge de l’excitateur de lleriz ; ces instants étant repérés à l’aide de la propagation du potentiel le long d’un fil, étudiée par M. Blondlot (3).
- (!) Kcl. Klec.t., t. XXII, p. 107, 27 janvier 1900.
- (2) Écl. Klec.t., t. XI. p. 78, 3 avril 1897.
- (3) Voici la disposition d’une expérience :
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- 4:«
- L'ÉCLAIRAGF. ÉLECTRIQUE
- T. XXII. — N" 12.
- l'ne expérience répétée à îles, a donné les résultats
- trois reprises diffé-
- “Æ
- environ, la
- accentués quand on fait ravier la 1 comprise entre S et M.
- Les ntinima qui correspondent aux zéros de l’intensité du courant dans l’excitateur ne Sont pas équidistants. .V partir du point origine, les
- 2, a, 4, 6, 7, B brins de fil de 0.92 mm de long.
- La discussion complète et précise exige l’étude préalable de plusieurs laits et notamment la comparaison de lu vitesse de l’onde électrique à la vitesse des radiations éleelro-aelives de l’ex-
- le rapport de sac ntiol de tous les ;
- m à son potentiel v, le potentiel d quantité constante quelle quesoit la variation d
- el zéro, on peut, spécifier pour un 'entre eux mi état déterminé, par exemple un potentiel variable avec le temps sui-loi. En général la capacité du avec le temps
- 1 de la lumière
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- UK Y l K D’É LKCTK1CIT K
- 477
- Cette démonstration (’j présente cet intérêt que la notion de capacité d'un conducteur de ligne polyphasée prend alors une signification précise. La même notion peut d’ailleurs être étendue
- '«o = Yo.o r0 -f- Y«,i + . . . + Y0,«('„.
- avec les conditions
- m, — Yun+Tiitr, + m„) -Ht*-* (»'3 »’« -i) + • • («impair..
- »*, =r..ir,+T..a'Vi + r,i) + YisOa + **» i.>+• - •
- + Y»+1 *’»_ +1 i« paiv.
- forme
- a un système de n conducteurs symétriques placé en présence d’un plan conducteur indéfini au potentiel zéro (sol), à la condition que la distance du système au plan soit suffisante pour que 1 on puisse admettre que les capacités des conducteurs par rapport au plan soient égales entre elles.
- Sur une remarque de M. D. Tommasi, par Th. Tommasina. Comptes rendus, t. CXXX, p. 7 r8.
- « Je 11e puis comprendre la revendication que M. D. Tommasi vient de faire (voir Écl. lilect., t. XXII, p. 3q-). En effet, dans sa note Sur Vèlccirolyse de Ce.au distillée, il ne parle pas de cristallisation métallique, et les mots recouverte de cristaux et un très beau dépôt de cuivre cristallisé, n’y figurent pas. Du reste, cette question n’est pas traitée dans son mémoire, dont le but
- Sur la formation èlectrolytique du chlorate de potassium, pur André Brochet. Comptes rendus, t. CXXX, p. 71 8-7-.11.
- T.'auteur complète les indications données dans une note précédente (voir Ecl. Elect., t. XXII, p. 109) sur l’électrolyse d'une solution de chlorure de potassium en présence de chro-malc en faisant connaître les résultats d'une série de recherches poursuivies dans les mêmes conditions mais en variant, la composition de l’électrolyte.
- Il a constaté une influence très nette de l’alcalinité : avec une solution contenant seulement 1 p. 100 de potasse, on ne peut dépasser 1 degré chlorométrique tandis qu’avec une solution neutre contenant un pou de bichromate (et de ce lait légèrement acidifiée), on peut arriver a 7,3 degrés chlorométrjques. Les courbes de rendement, qui oui une allure analogue dans le cas d'une solution neutre (légèrement acide ou alcaline} diflèrent notablement dans le cas de solutions alcalines : la courbe correspondant à l’hvpoehlorite tend à disparaître à mesure que l’on augmente la proportion d’alcali ; en même temps la courbe du chlorate se rapproche de plus en plus de celle du chlore total et finit par se confondre avec clic.
- L’auteur rappelle ensuite que d’après Œttcl le chlorate peut se former soit par action primaire, soit par action secondaire. Ses recherches le portent à admettre cette théorie dans son ensemble et l’amène aux conclusion suivantes :
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- 4:8
- L ’ É C L A1H AGK K L K CT1U QU E
- a. Solution froide de chlorure de jwtass, sensiblement neutre. — i° Le chlorate se loi toujours par réaction secondaire, le résultat de
- IV'lootrolvse étant uniquement de l’hypochlorite.
- 2" Cet hvpochlorite se tonne en utilisant la quantité totale d’électricité fournie à l'appareil.
- d0 L’hvpoehlorile est réduit en grande partie au fur et h mesure de sa formation, l'addition de
- > Millier, évite dans
- 4° Dès que l'hypochlorite atteint une certaine ce qui se produit d’autant plus omate, il se transforme t en chlorate. Pour une eer • indiquée par le degré chloramélri-quC' limite de la solution, à toute (|uantité dhy
- équivalente transformée en chlorate.
- r.° Cette oxydation de l’hypoehlorile pour
- gageaient d’o.vi/gèm
- fi" L'idée qu'une certaine quantité d'électricité est employée à 1 eleelrolyse de l'eau n'est pas . toute celle qui est fournie à l'appareil
- neutre, par addition de biehro-de l'hypochlorite,
- e, si par un artifice <
- rite en chlorate sans perdre d'oxygène, on arriverait à faire des chlorates en utilisant la quantité totale d’électricité fournie à l'éleclrolvsem'C '.
- h. Solution chaude de chlorure de
- i (Kttcl, il y a formation directe de ehlo-T; d’après Fœrster.le chlorate,
- action primaire. I.'auleurne eroil pouvoir ni infirmer, ni confirmer celle hypothèse : il est ce-' porté à croire que cette formation primaire n'a pas lieu et que le pri uement El rc décelé <
- tion ; la raison est qu’il donnerait
- Dans le cas d'une solution alcaline, l’idée d’é-lectrolyse de l’eau revient
- une partie résultant de la
- pas, une parti l'h vpochlovitc
- r la conductibilité par S. Leduc, Comptes
- nultis, t. C.XXX, p.
- Dans une série d’expériences on place sur le nerf une cathode fixe, sur les points étudiés des électrodes, qui peuvent successivement jouer le rôle d'anodes, la surface de ces électrodes
- d’elles
- rience est tendu par i
- s de i kg. L’t *‘
- liberté. CA
- rhvpochiorïu* : linalomcuL de chlorique déplace alors
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- 24 Mars 1900.
- UKVI'K D’KLKCTRICITK
- lorsque l'anode est entre la cathode et les centres nerveux, c'est-à-dire lorsque le couvant est descendant ou centrilugo, les contractions sont toujours beaucoup plus fortes que-lorsque l'anode est entre la cathode et le muscle, les courants étant alors ascendants ou centripètes. La grandeur de ces contractions dépend dans une très grande mesure de la position do l'anode pour nue même excitation cathodique. Celle in-lluence de la position de l'anode s observe avec lés courants iaradiques aussi bien qu’avec les courants voltaïquës ; elle est d'autant plus marquée que le courant a une tension plus élevée et elle augmente; avec l’intensité jusqu'à ce que l’anode excite elle-même le nerf moteur.
- Dans une seconde série d'expériences, la cathode est à l'épigastre, l'anode sur le nerf ; un ressort oppose une résistance croissante au développement du muscle. Toutes les deux secondes, le sujet exerce volontairement le maximum de force pour tendre le ressort. L’amplitude des oreillalions du graphique est plus petite aux moments où agit l’anode qu'aux périodes d'in-' terruption du courant, ce qui démontre l’influence de l’anode ou du courant ascendant pour augmenter la résistance au passage des impulsions volontaires. La cathode ne produit pas le même effet.
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHYSIQUE
- Séance du l~ mars 1900.
- M. Crémieu . à. propos de-la communication présentée daus la dernière séance par M. lia* veau, nu sujet de Y induction unipoîaii'e, dit quelques mots de l'influence possible du mouvement d’un conducteur sur l’intensité d’un coulant et du rôle de ce phénomène dans l'explication de l’induction unipolaire.
- M. Blondel adresse par lettre quelques observations sur la même question.
- Au point de vue expérimental, il ne semble pas impossible, même avec des circuits fermés, de décider si un aimant tournant autour de son axe de révolution entraîne on non les lignes de force dans son mouvement. Des expériences ingénieuses, mais trop peu connues, de M. K. Leeher [Annales de 11 'iedemann, LIY, 1permettent même, semble-t-il, de trancher la question d'une façon très nette en faveur de la théorie de Faraday, c’est-à-dire du non-entraîne-
- D'aillours, au point de vue théorique, rien, dans le cas contraire, ne semble motiver l'hvpo-thèse de l'entrainement, car la rotation d'un aimant de révolution autour de son axe ne modifie en rien les conditions du champ extérieur 'calculé d’après la répartition des masses magnétiques'. Au contraire il est facile devoir que la dite hypothèse conduirait à des conséquences peu vraisemblables. Supposons, par exemple, qu'on prenne deux aimants identiques et de* révolution, qu’on les place eu prolongement, avec leurs pôles contraires en regard et peu éloignés, de façon qu'au repos les lignes de force daus l'entrefer soient à peu près parallèles à l'axe et qu'enfiu ou fasse tourner ces deux aimants autour de leui axe commun avec des vitesses égales, en sens inverses : s’il v avait entrainement, il faudrait, admettre que les lignes de force prennent alors dans l'entrefer des directions variables, obliques par rapport à Vaxv, du champ magnétique apparent.
- Pour ces motifs, M. Blondel ne croit pas qu'il y ait lieu de renoncer aux idées de Faraday, tant qu'on n'aura pas apporté pour les combattre dos arguments ou des faits positifs.
- AI. L. Poincaré, secrétaire général, qui a lu cette lettre, ajoute que M. Raveau et M. Blondel sont actuellement en correspondance et que la discussion pourra être reprise utilement sur une publication plus étendue que le résumé publié par le Bulletin des Sciences, qui avait donné lieu aux observations qui précèdent.
- M. Villard développe les vues ingénieuses et les intéressantes expériences qu’il a indiquées dans une note sur la décharge des corps électrisés et la formation de l’ozone reproduite dans la page io5 de ce volume. Il décrit quelques expériences nouvelles.
- Si l'on prend comme pôles d'une bobine de RuhmkorfT deux fils de platine de même diamètre, on voit le lil négatif rougir seul. Si l’on ferme la même bobine sur un appareil composé de deux lampes à incandescence dont les ampoules ont été soudées bout à bout et dans lesquelles on a fait le vide de Geissler, le filament négatif devient incandescent, bien qu'il ne soit traversé que par quelques millièmes d ampère. Le nouveau procédé d’éclairage proposé il y a quelques années par Testa semble reposer sur un phénomène analogue. G. R.
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- T. XXII — N 12.
- 48o L'ÉCLAIRAGE
- SOCIÉTÉ DE PHYSIQUE DE LONDRES
- Séance du 9 nuira I960-
- Sur Vamortissement des aiguilles de galvanomètre. par Salomon.
- La résolution «.les équations <lu mouvement d’une aiguille aimantée oscillant dans un champ magnétique uniforme montre que le rapport de la période d’oscillation au décrément logarithmique e$l indépendant du moment des forces agissant sur l'aiguille, c’est-à-dire de l'intensité du champ, et est simplement une fonction du coefficient d’amortissement et du moment d’inertie du système mobile. Si doue ces dernières quantités restent constantes, le rapport doit lui-même rester constant.
- Des expériences ont été faites a diverses reprises depuis 1891 au Central Technieal Col-letre dans le but de vérifier cette conclusion: elles ont toujours montré nue variation du rapport. AI. Salomon s'est proposé de rechercher lu cause do cette variation.
- Cette variation peut être due soit à une modification du moment d’inertie, soit à une modification du coefficient d’amortissement. Si les aimants produisant le champ sont Lun immédiatement au-dessus, l’autre immédiatement au-dessous de l’aiguille, il y a peu de chance de variation du moment d inertie. J) autre part le coefficient d’amortissement dépend : i° de la viscosité de l’air ; du frottement de la suspens-sion; 3° des courants de l;oucault. Or, dans les expériences faites avec un galvanomètre a circuit. ouvert, l'auteur a trouve nue valeur constante pour le rapport de la période au décrément; par suite la viscosité do l’air et le frottement de la suspension n’ont pas d influence sur la variation observée dans les expériences faites en circuit fermé. Cette variation est par conséquent due aux courants de foucault. Ceux-ci peuvent modifier le facteur d amortissement «le trois façons : 1" en modifiant le moment des forces agissant sur l'aiguille par le lait qu ils modifieuClc champ agissant ; -i° par des effets de self-induction; 3U en élevant la température de la bobine et modifiant ainsi sa résistance. L’auteur ayant reconnu que ces deux dernières causes tendraient ii modifier la période au décrément dans le sens inverse de celui indiqué par l’expérience, il en conclut que la première cause agit seule, c’est-à-dire que la variation du
- ÉLECTRIQUE
- rapport est due a une modification par les coulants de Foucault du champ directeur.
- M, Rosenbaum ayant fait observer que le rapport de Ja période au décrément reste toujours constant dans le cas d’un galvanomètre Nnlder-d’Arsonval, M. Salomon répond que sa démonstration n’est applicable qu’aux galvanomètres à aimant.
- Distribution des molécules gazeuses dans un champ électrique, par G-.-W. Walker.
- L’auteur admet qu’un gaz est formé de molécules constituées chacune de deux atomes d<‘ masse égale, chargés Lun positivement, l’autre négativement. Il suppose en outre «pie lors-«pi'un gaz est soumis à l’aclion de Jorces électriques, les molécules se divisent en atomes et qu'il se produit un état d’équilibre dans lequel il y a un nombre défini de molécules non scindées et un nombre défini d’atomes positifs et négatifs libres. En cherchant le potentiel en un point dû h un pareil système, il obtient une expression formée de fonctions elliptiques, qui par conséquent, est périodique par rapport à l’espace.
- Appliquant ce résultat au cas d’un tube à vide, M. Walker trouve qu’à la chute continue de potentiel le long des électrodes doivent se superposer de petites variations périodiques et il est ainsi amené à penser «pie c’est à ees variations que sont dues les stries présentées par la décharge dans le vide. Dans une telle décharge, la densité de la matière et la densité électrique doivent varier périodiquement d’un bouta l’autre du tube. Si les points où la densité de la matière est maxima coïncident avec ceux où l’action électrique est minime, il devra v avoir maximum de lumière en ces points, si toutefois on admet que la luminosité est due ’a des collisions on à des recombinaisons d'a-Ioines. Si ces points 11e coïncident, pas exactement comme cela doit avoir lieu en general, il pourra y avoir encore des maximum de luminosité, mais ces maximum 11e seront pas nettement définis.
- L'élude analytique complète de la question conduit l’auteur à cette conclusion que la distance entre les stries est inversement proportionnelle à la densité du gaz et a 1 intensité du courant; cette conclusion a été vérifiée expérimentalement.
- Le Gérant : C. NAUD.
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- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L'ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A, CORNU, Professeur h l’Ecole Polytechnique, Membre do l’Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l'Institut. —G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École dos Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures. Professeur -k la Faculté libre des Sciences de Lille. J. BLONDIN, Agrégé de l'Université, Professeur au Collège Rollin.
- COllKlUîl RS OU lUIHOCONDLCTKLRS
- I. Résistance au contact de, deux conducteurs. — Dans les généralisations élémentaires de la loi d’Ohm, on admet que la résistance de doux conducteurs placés bout à bout est égale simplement à la somme des résistances individuelles de ces deux conducteurs. Celle proposition n’est exacte cependant que sous certaines conditions : il faut ({lie les surfaces des deux conducteurs en contact soient bien propres et pressées l'une contre l'autre avec une force suffisante.
- Sinon le contact des deux surfaces présenté au passage du courant une résistance qui peut, devenir énorme, voire infinie pratiquement.
- C’est Hughes!1) qui le premier a étudié ces résistances au contact de deux conducteurs, étude qui le conduisit à l’invention du microphone. Il reconnut en même temps que certains contacts devenaient beaucoup moins résîsLaitts quand une étincelle éleclrique éclatait dans le voisinage et il songeait même à utiliser cette propriété pour la transmission de signaux.
- On peut dire que les travaux de Hughes renfermaient en germe tout ce qui a été fait depuis sur les contacts à résistance variable et cette constatation nous permettra.de ne pas entrer dans les discussions de priorité qui se sont levées entre les inventeurs ou réiuvonteurs de la télégraphie sans fil.
- Plus récemment Rranlvi2) a fait une étude très longue et détaillée de cés variations de résistance et a observé des phénomènes très bizarres.
- ha résistance d’une pile de disques métalliques bien dressés n’est pas toujours négligeable, même quand ces disques sonl du môme métal : elle varie suivant que ces disques
- (î Hughes. V. l)u Moncel. Journal de Physique, [i] t. Vil, p. 219.
- (2) BitAsi/v. L'Éclairage Électrique,III. p. a3o, 1891; t. VIL p. 78; t. XVI, p. 385, 1898: Comptes rendus, t. CXX, p. 869. i8çp; t. CXXVll, p. 219, 1898.
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- oui été posés doucement l’un sur l'autre, ou avec choc : quand on superpose différents métaux, la résistance peut varier avec l'ordre de la superposition.
- Les phénomènes de ce genre sont extrêmement variés: mais parmi les formes très nombreuses qu'on peut donner à ees expériences, nous nous arrêterons principalement sur celles qui ont été effectuées sur les colonnes de poudre métallique : ce sont celles qui nous intéressent le plus à cause de leurs applications.
- 2. Résistance des poudres métalliques. — Branly(‘) a trouvé qu'une colonne de poudre métallique de quelques centimètres de longueur ne laisse pas passer le courant d’une pile de quelques volts. Mais celte résistauce énorme s’abaisse brusquement quand ou fait éclater dans le voisinage l’étincelle d'une bouteille de Leyde ou d'une machine électrique. Le galvanomètre inséré dans le circuit avec la pile et la poudre dévie brusquement.. Ce n’esl pas l'étincelle même qui provoque celte diminution, car on l’observe.tout aussi bien quand l'étincelle est très éloignée et qu’on décharge un conducteur électrisé auprès de la colonne de pondre; ou encore quand on louche un pointdu circuit avec l’armature d’une hou-loille de Leyde chargée, quand on fait passer dans le circuit le courant induit d’une bobine.
- Il est à remarquer que celle diminution de résistance se produit que la sîibstance sensible soit en circuit ouvert ou en circuit fermé.
- 3. Retour à la résistance primitive. — Lorsque la résistance a été modifiée ainsi par une influence électrique, il suffit de frapper légèrement (en général) sur la planchette qui. porte la colonne de poudre métallique pour que la résistance reprenne sa valeur primitive. Le choc nécessaire pour provoquer cette rétrogradation de la conductibilité est d’autant plus fort que l’action électrique a été plus énergique ; il faut bien entendu qu’au moment où le choc se produit, l'action électrique ait cessé.
- Une élévation de température provoque aussi dans certains cas, le retour à la résistance primitive ; mais cette action est moins générale.
- 4- Explication du phénomène ; radioconducteurs ou cohércurs ?. — Au cours de ses expériences sur la résonance des oscillations électriques, Lodge (2) avait remarqué qu’entre les deux boules du résonateur lorsqu’elles étaient fort rapprochées, subsistait après le passage de l’étincelle une eonduolibiliLé assez grande. Il attribue l'existence de cette conductibilité à la formation d'une chaîne métallique ininterrompue constituée par des particules arrachées aux deux conducteurs et soudées ensemble par l’éLincelle. Il explique delà même manière la conductibilité acquise par les colonnes de limaille et propose par cos systèmes le nom générique de « coherer ».
- Dans cette manière de voir, la conductibilité communiquée aux colonnes de limaille par les influences électriques serait due à l’action d’étincelles microscopiques éclatant enlre les grains de limaille. A l’état normal, la limaille ne conduit pas parce que les grains sont recouverts d'une couche superficielle peu ou point conductrice ; ce qu’on peut dire, en général, de tout système de surfaces métalliques en contact qui ne laisse pas passer le courant. Les étincelles provoquées entre les grains de limaille par les influences électriques percent cette couche superficielle et entraînent des particules métalliques qui se sondent l’une à l'autre et relient les grains. Le choc a pour effet de briser ces chaînes, ce qui enlraîne la disparition de la conductibilité.
- Branly(s) n’admet pas cette explication de Lodge. Il tire son principal argument, le
- (*) Khast.y. La Lumière Électrique, l. XI. p. 3oi-3o9, et 5oG-iii, 1891.
- (*) Lodge. Philosophical Magazine, fl] XXXVII p. 94: La Lumière Électrique, t. II, p. 488, 1894.
- .(*) Bba.nl*. ha Lumière Électrique, 1. LI, p. 5*8.
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- seul, il est vrai, mais en réalité très sérieux, dès expériences qu’il a effectuées sur leR mélanges de limaille et de diélectriques divers, mélanges dont quelques-uns avaient «la dureté du marbre ». D’après lui (lac. cit.). l’ensemble des phénomènes ne peut s’expliquer • que par deux hypothèses.
- « i° Ou l’isolant interposé entre les particules conductrices devient conducteur par le passage d’un courant do haut potentiel et les divers phénomènes observés caractérisent la conductibilité de l’isolant;
- « a0 Ou bien on peut regarder comme démontré qu’il n’est pas nécessaire que les particules d’un eondutcur soient, en contact pour livrer passage à un courant électrique même faible: la distance pour laquelle la conductibilité persistante s'établit dépend d'un rayon d’activité que l’énergie d’elfels électriques antérieurs augmente considérablement. Dans ce cas l'isolant sert principalement à maintenir un certain intervalle entre les particules. »
- Telles sont les deux théories en présence, entre lesquelles seules des expériences systématiques permettront de décider. Un grand nombre de physiciens se sont attaqués à ces recherches ; ce sont ces travaux dont nous allons résumer rapidement, les résultats.
- 5. J'roduction d’étincelles aux points de contact. —- II est hors de doute que des étincelles se produisent au moment ou l’on fait agir les radiations électromagnétiques sur les contacts à résistance variable. Tous les observateurs qui ont étudié le phénomène au microscope sont d’accord sur. ce point. Les contacts employés sont de construction très variée-Aron*!1) colle sur une lame de’glace une bande de clinquant, la fend en deux avec uti couteau bien affilé et diminue la largeur assez pour qu'elle puisse se trouver tout entière dans le champ du microscope. Sur la section on verse une trace de poudre métallique, limaille fine de cuivre, de fer ou argent précipité. Il fait agir sur le système les ondes d’un appareil de Leeher : au moment où agissent les ondes, on observe des mouvements violents des grains de limaille et un vif flux d’étincelles.
- Quand les oscillations sont très intenses, elles détruisent la conductibilité que les précédentes ont créée ; ce phénomène est accompagné aussi de mouvements très prononcés et de vives étincelles. Il ne s'observe plus quand la quantité de limaille est trop grande, évidemment parce que les eoiiLaets détruits sont remplacés par d’autres.
- Van Gulik (â) prend deux boules oxydées légèrement pressées l'une contre l’autre, ou deux fils de platine dont les extrémités ont clé fondues et forment de petites boules ; on Voit aussi, sous le microscope, jaillir de petites étincelles, quand ou produit dans le voisD nage des oscillations électriques : les deux houles peuvent rester accolées.
- Tommasina (*) observa également cos étincelles entre les grains de limaille : Malagoli a pu les photographier (4).
- 6. La conductibilité est-elle duc à l’action des étincelles? — La production d’étincelles' entre les grains de limaille ou entre les conducteurs formant un contact sensible accompagne donc l’apparition de la conductibilité; mais il ne s’ensuit pas inmiédiaietnenf qu’elles sont la cause de cette apparition.
- Dans un grand nombre de cas, l’observation prouve que les deux phénomènes sont en relation directe. Arons, en faisant des expériences avec la bande de elinquaiU, sans limaille, a trouvé qu’à la suite de l'action dos ondes, les bords du clinquant étaient eiïran-
- P) Allons. IVied. Ann., t. LXY, p. 567-57i.
- O) Van Gulik. Wied. Ann., L I.XYI, p. i36-i/p, i8y8.
- (») Tommasina. Comptes rendus Ae. Sc., CXXYIII, p. 666: Archives des Sciences physiques et naturelles f4], l. VIII, p. 43o, i8yy.
- U) Malagoi.i. Mettricita, t. VIT, p. r93.
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- gés et le sillon recouvert d'un enduit brun. Il est tout, nalurel d’allribucr la conductibilité à la présence d'une liaison conductrice constituée par les matières arrachées par l'étincelle aux surfaces en regard, liaison immédiatement observable dans l'expérience d’Arons.
- Par cette action des étincelles, on s'explique aisément que dans certaines conditions,-les ondes électromagnétiques, surtout si elles sont intenses, provoquent non pins l’augmentation, mais la diminution ou même la disparition de- la conductibilité. Les ondes intenses provoquent des étincelles plus fortes ; ces étincelles pourront d’une part établir des liaisons conductrices, sur rorlains points, mais d’autre part occasionner sur d’autres points la rupture des liaisons existantes. Si donc le nombre des liaisons rompues est supérieur à celui des liaisons établies, la conductibilité diminuera ; s'il lui est à peu près égal, la conductibilité variera peu ; c’est en effet ce qu’on a observé à diverses reprises. Ainsi les miroirs de platine de Kundt. éprouvent toujours mie augmentation de résistance sous l'action des ondes ; mais leur résistance est toujours insensible au choc ; ce qui se comprend facilement, car les chocs ne peuvent rien changer à l’étal des failles dont est sillonnée la surface du miroir ; tandis que les étincelles induites rompent les pouls reliant, les bords de ces failles. On s'explique de même que les miroirs d’argent obtenus par pulvérisation d'une cathode, dont la surface est continue, sont insensibles,mais deviennent sensibles quand on en a rayé la surface (Van Gulikj.
- Les objections d'Asclikinass (’) contre la théorie de Lodge ne sont donc pas fondées en ce qui concerne l'action variable des ondes. Mais, d’autre pari, le mécanisme du phénomène tel qu’il vient d’être décrit ne suffit pas à rendre compte de tous les laits observés. Car il semble, d’après ce qui précède, que tous les contacts devraient être sensibles, indépendantes de la nature des conducteurs; or les propriétés superficielles des métaux en contact et surtout leur degré d’altérabilité sont un facteur essentiel, comme nous allons le voir maintenant.
- 7. Influence de la couche superficielle des métaux en contact. — Dorn (*) a construit des cohéreurs portant des électrodes scellées dans le verre : le tube est en outre muni d’une tubulure latérale qui permet d’y faire le vide ou d’y introduire un gaz autre que l’air. Il admet que la résistance opposée au courant par les colonnes de limaille réside pour la plus grande part dans la eouehe superficielle qui recouvre les grains. Les limailles de platine, d’argent, de la plupart des nickcls n’offrent au (murant qu’une résistance très faible ; la résistance des limailles de cuivre et. de zinc augmente avec le temps : ces métaux donneuL des cohéreurs peu sensibles. Or il est à remarquer que ce sont des métaux peu oxydables ; il est donc très naturel d’admcltre que c’est la couche d’oxyde formée à la surface des grains qui contribue à les isoler les uns des autres. Plusieurs observations confirment cette hypothèse. La résistance des limailles de fer, de enivre, de zinc, (le nickel diminue quand on les chauffe dans le vide : avec l'aluminium on ri'observe pas cette diminution : l’alumine est en effet très stable.
- Dans l’hydrogène et le gaz carbonique secs, la résistance augmente peu, moins que dans l'air non desséché. U11 chauffage prolongé dans le vide détruit la sensibilité du eohéreur : si le cha*ufïage n’a pas été poussé jusque-là, la résistance tend toujours vers la même limite quand on fait rentrer Pair et agir les ondes.
- L'existence de cette limite est difficile à concilier avec les idées de Rranly : dans l'hypothèse de Lodge, il suffit d'admettre que le nombre des liaisons métalliques croit jusqu'à
- i1) Asohk.ina.ss. WieA- -inn., t. T>XYI, p. a8.p3o-, 1898.
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- ce que la conductibilité soit assez grande pour empêcher le dégagement de la chaleur nécessaire à la formation de nouvelles liaisons.
- Du reste, si les expériences de I)orn laissaient des doutes, ces doutes ne sauraient subsister à l’égard des expériences absolument décisives de Blondel ('). Deux en particulier démontrent nettemenL que le phénomène est dû à la formation d’une couche superficielle peu conductrice et pas trop épaisse. En premier lieu, la limaille d'argent qui est insensible à l’état normal, devient sensible quand on l’a légèrement sulfurée. En second lieu, on peut faire des cohéreurs inverses , c'est-à-dire formés de limaille inoxydable serrée entre des électrodes oxydables.
- Branly avait cru infirmer la théorie de Lodge en insistant sur les expériences qu'il avait effectuées avec des radioeondacteurs à limaille d’or et de platine : mais ces expériences n’ont pas la signification qu’il leur attribuait, car dans ces radioconducteurs, la limaille élail en contact avec des électrodes de cuivre. Blondel a montré en outre qu’on pouvait, au moyen d'alliages d’argent et de nickel, régler le degré d'oxydabilité et réaliser ainsi le plus favorable au fonctionnement régulier du eohéreur.
- Les étincelles induites par les ondes électromagnétiques percent cette couche d’oxyde peu conductrice et en provoquant, une fusion partielle du métal, soudent ensemble les grains. Ce n’est pas là une hypothèse gratuite. car les expériences très intéressantes de Tommasina (s) ont montré nettement l’existence de ees soudures.
- Ainsi Tommasina prend comme eohéreur un pendule en laiton nickelé suspendu au-dessus d’un disque de cuivre sur lequel a été versée un peu de limaille de nickel ; il fait l'expérience a la manière ordinaire, puis, il abaisse avec précaution le disque. Il constate ainsi qu’il subsiste entre le disque et la boule du pendule une chaîne de grains de limaille, adhérents l’un à 1 autre mais sans rigidité : la longueur de ees chaînes peut atteindre a cm.
- 8. Cohéreurs dans les dilectriques liquides et solides. — Le phénomène des cohéreurs s’observe non seulement quand les particules conductrices discontinues se trouvent dans l’air, mais aussi dans les liquides diélectriques et même, ce qui peut paraître plus étrange au premier abord, dans des solides.
- Lorsque les particules conductrices sont disséminées dans un liquide, elles tendent à se rassembler.
- Vieentini L) en faisant éclater les étincelles d’une machine de lloltz au voisinage de vases renfermant des émulsions de mercure dans l’huile d’olive ou l’cssoncc de térébenthine, a vu les gouttelettes de mercure se rassembler rapidement : il se formait des gouttes dont le nombre et le diamètre croissaient avec le nombre des décharges.
- Appleyard ( •) a constaté des phénomènes analogues dans une émulsion de mercure avec l’huile de paraffine. A Létal ordinaire, l'émulsion est formée de sphéroïdes très petits et la résistance électrique du liquide est énorme. Sous l'action du courant ou d’une onde hertzienne, la résistance s’abaisse brusquement et les sphéroïdes se rassemhlenten larges gouttes.
- Des émulsions d’huile de paraffine et d'eau donnent lieu aux mêmes observations. Du mercure, versé dans une telle émulsion, se résout en gouttelettes : si on relie deux de ees gouttelettes aux pôles d’une pile de y.oo volts, on les voit se déformer et s'allonger, surtout celle qui est. reliée au polo négatif : quand on maintient le circuit fermé, de
- (‘) Blomdkl. Ass. jr. pour l'avancement des Science»,y antes. 1898 ; Éclairage Électrique, t. XVI, p. 3;6.
- ty Bhanly. Comptes rendus, i. CXXV1I, p. riü6.
- (*J Tommasina. Comptes rendus, t. CXXVII, p. 1014, 1898. t. CXXIX, p. 40, 1899.
- (b Vicentini. Éclairage Électrique, t. XI, p. yS.
- (5) àpplkyard. Ibid., p. 178.
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- la gouttelette négative partent dos filaments qui vont rejoindre la gouttelette positive.
- Tommasina f1) a observé des mouvements et des agglomérations de grains extrêmement curieux dans les limailles plongées dans des liquides mauvais conducteurs. Il se constitue ainsi des ehutneltes qui tendent à réunir les deux électrodes; mais il no subsiste jamais qu’une seule de cos ehaiiielles mi contact avec les deux électrodes : dès que ce contact est établi, les autres chaînettes amorcées se détruisent. Inversement si on dérange la chaînette existante très délicatement, avec un pinceau, elle se reforme immédiatement par de nouveaux contacts.
- Les grains s’orientent le long des lignes do force du champ électrique créé par la différence de potentiel entre les deux électrodes. Dans l’obscurité, on voit des séries de pelites étincelles, qui forment comme des chaînes lumineuses : au sommet de toutes les chaînettes en formation, s’aperçoit une sorte d’effluve qui produit un vif mouvement dans la limaille.
- Malagoli (4) a effectué des expériences du même genre, en faisant agir directement les courants induits de la bobine, dont les bornes du secondaire étaient reliées aux électrodes comprenant, la limaille. D’après lui, ces phénomènes sont dus uniquement à riulhieiiee électrostatique et analogues à la danse des pantins.
- Quoi qu’il en soit, de cette explication sur la cause même de la formation de ees chaînettes, il est tout indiqué de. rattacher le» variations de résistance observées clansles cohé-reurs à de pareilles forma lions : les expériences de Tommasina et de MalagoJi reproduiraient en grand ce qui se passe en petit dans les cobéreurs. De tous les phénomènes observés, aucun n'est en contradiction avec cette hypothèse : mais il subsiste cependant une difficulté. Ce sont les variations de résistance observées sur les mélanges de poudres métalliques et do diélectriques solides, mélanges dont beaucoup sont d’une dureté qui exclut toute idée de déplacement des particules conductrices.
- Fromme (8) propose d’admettre que les étincelles percent le diélectrique et y creusent de petits canaux dont les parois se recouvrent de métal pulvérisé. Cette hypothèse n’a rien d’inacceptable eu soi, mais il est bien difficile de la soumettre à une vérification expérimentale.
- Peut-être le phénomène a-t-il quelque chose d’analogue avec celui de la polarisation diélectrique. Mincliin (*) incorporait les limailles dans une pellicule de gélatine ou de eollo-dion ; la résistance n’est pas affectée par l’étincelle d’une bobine d’induction éclatant dans le voisinage : mais elle s’abaisse brusquement, quand on touche avec un conducteur électrisé l’un des fils qui relient la pellicule au reste du circuit. Si on rompt le courant cti supprimant. le contact entre la pellicule et l’électrode, la conductibilité est détruite : si on rompt, le circuit on un autre endroit la conductibilité subsiste. Cette dernière observation tendrait à indiquer que le contact entre la pellicule et l’électrode joue aussi un rôle.
- Dans la cire à cacheter, les limailles deviennent conductrices sous l’influence des ondes. Si une pareille lamelle se trouve à l’état non-conducteur et qu’on produise autour d’elle un champ électrique faible, elle devient conductrice : mais quand on augmente le champ, la conductibilité disparaît (Minchinj. t’ne influence de l’intensité du champ sur les variations de résistance des cobéreurs ordinaires a été observé également par Asrhkinass.
- Si la différence de polenlîel maintenue entre les extrémités du cohéreur est très petite,
- P) Tommasisa. Compte.s rendus, t. CXXYIII, p. 109a : t. CXXIX, j>. {o: Écl. Élect., t. XIX, p. 278 : l. XX, p. 35, 75.
- Ç2) .Malagoi.1. Elettricitii, septembre 1899.
- Frommh. Wied. Ann., t. LVI1I. p. 96; Écl. Èiect.. t. IX, p. 370.
- (v) .VliManx. Phil. Magaz. i'5), t. XXXVII, p. 90 ; T.um. Élcrt., t. I.I. p. /j86 : Proeed. of the Phys. Soc. of l.on-doti (a), t. XIII, p. 170; Jieihl., t. XIX, p. 519.
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- la résistance reste énorme ; si la différence de potentiel atteint a. volts, la résistance devient très petite et conserve sa valeur quand on rétablit la faible'différence de potentiel primitive, on peut alors faire* * rétrograder le eohéreur, ce qui est impossible tant qu’on laisse agir la grande différence de potentiel. Il parait y avoir une valeur critique, voisine de 0,2 volt, à laquelle la résistance commence à varier et une valeur inaxima au-dessus de laquelle la rétrogradation ne se produit plus.
- La différence de potentiel nécessaire à la diminution de la résistance serait réalisée, dans les expérioueos ordinaires, à la favenrdes ondes stationnaires produites par l'action des ondes électromagnétiques : le phénomène serait analogue à une sorte de décharge électrique.
- Les expériences de Lhuillier (‘) ne sont pas favorables à l'hypothèse d’une modification du milieu interposé entro les particules conductrices. Ainsi quand la limaille de fer plongée dans l'alcool a été rendue conductrice, ou peut remplacer l’alcool par de l'alcool neuf ou par un autre liquide diélectrique sans action chimique sur lui : la conductibilité ne varie pas.
- Si les diélectriques organiques placés entre des électrodes métalliques deviennent conducteurs, 011 constate aisément que cette conductibilité est due à la présence de particules de charbon qui proviennent de la décomposition du liquide parles étincelles induites et à celle des particules métalliques empruntées aux électrodes.
- y. Formes diverses de cohércitrs. — Les cohéreurs sont susceptibles de recevoir des formes très variées, qui possèdent les mêmes propriétés générales, mais se distinguent les unes desautres parleur degré de sensibilité oifparleur rétrogradation plus ou moins aisée.
- Toutes choses égales d’ailleurs la sensibilité du eohéreur varie suivant la pression avec laquelle, les conducteurs sont appliqués l'un contre l’autre. Von Lang (*) a trouvé que le contact de deuxeonductcurs (une tige verticale reposant, sur une plaque) n’est sensible que pour une certaine valeur de la pression Quand on a atteint cette pression par tâtonnement et que la résistance a changé, la valeur de la pression s'est modifiée : les contacts en charbon conservenL au contraire leur sensibilité sans changement de la pression.
- Outre les cohéreurs de diverses natures, on en a construit à poudre de charbon (Toin-masina, Jervis Smith) (3) : ils sont aussi sensibles aux ondes, mais rétrogradent plus facilement par les chocs : deux eravons de charbon en contact dans un tube de verre forment aussi un eohéreur sensible.
- Deux liges métalliques (ou deux crayons do charbon) sur lesquelles repose tranversale-ment une troisième tige ; une aiguille reposant par sa pointe sur un disque, etc., forment aussi des cohéreurs.
- Au lieu de limailles, on peut prendre aussi des morceaux de métal assez gros, mais réguliers de forme : des copeaux, des billes superposées dans une rainure isolante «(Brauly) (*), de petites vis en fer ou en cuivre, dos spirales plates en fer ou en acier, alignées de façon à 11e se loucher que sur mie petite région de leur périphérie (Chundor Bose) (»).
- 10. Comparaison entre les différents métaux. — Les propriétés des divers métaux relativement à Ja construction des cohéreurs ont été l'objet d’une élude systématique de Bose (.Ibid.). Presque tous les métaux sont susceptibles de fournir des contacts sensibles, pourvu qu’ils soient placés dans des conditions convenables : seulement, pour certains, ces conditions sont difficiles à réaliser.
- (') Lhuiu.ikr. Comptes vendus, t. CXXT, p. u4'> ; Éclairage Électrique, t. Y, p. 90.
- (2) Vo.n Lang. IVied. Ann., t. LYII, p. 34 ; Écl. Jilect., t. VI, p. 38i, 1896,
- (<*) Jkrvis Smith. Electrician, t, XL. p. 84, 189; : fteibt., I. XXii. p. iQ\.'
- (*) Braxly. Comptes rendus, t. CXXYIII, p. 1899.
- (*) Cudsder Bosi:. Écl. Élec.t., t. XX, p. 3i4.
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Certains cohcreurs nouvellement construits el soumis à une faible différence de potentiel augmentent d’abord de résistance sous l’action dos ondes; puis ils reprennent leur résistance primitive d’eux-mèmes au bouL de quelques instants, ensuiLe ils se comportent comme d’ordinaire.
- EMPLOI' Dl' COIIKHEVR DANS l'ÉTI DE UES ONDES É L E G T K O M A G N ETIQUES
- Le cohéreur constitue un indicateur très sensible pour les ondes électromagnétiques : il se prête très bien aux expériences, qualitatives, pourrait-on dire, dans lesquelles on se propose seulement de mettre en évidence l’existence des ondes dans une région-déterminée, assez etendue.
- Mais, par contre, il est difficile de l'employer a l'étude des ondes stationnaires, d'une part en raison de son extrême sensibilité,.d'autre part, parce qu’il n'existe pas. de relation Simple entre 1 intensité, de l'onde et le degre- de conductibilité acquis par Je. cohéreur : en général, sous l’action des- ondes, le eoliereur acquiert gmmédialcmont une conductibilité (“norme relativement à sa-conductibilité normale.
- i. J'Jude des écrans électromagnétiques.— Le coherour est d’un- emploi particulièrement commode dans l’etude des écrans électromagnétiques, comme l'ont montré les expériences de Branlv, Yeillon. Gallon, Latrille
- Hrauly a trouve que les ondes hertziennes ne traversaient en aucune manière une enceinte metalliq \\v .hermétiquement close, mais qu'une fente même excessivement line suffisait a leur 'livrer passage. : elles passent plus facilement par des fentes fines que par des ouvertures rondes ou rectangulaires .• la direction cl la dimension dos fentes jouent un rôle important. 11 a cherche aussi jusqu-à quel point les ondes traversaient divers matériaux, du ciment, de la.pierre de carrière,- du sable*. Aucune de ces substances ne forme, sous une épaisseur de quelques decimelres un obstacle infranchissable aux ondes. Le cohéreur placé derrière cesse .d’è.tve -impressionne seulement quand l'excitateur est éloigné : mais l’action cesse a une distance beaucoup plus.peti.te lorsque les matériaux sont humides. Les liquides exercent sur les ondes électromagnétiques une absorption notable : l'eau pure déjà, mais les dissolutions salines a un degre beaucoup plus prononcé.
- \cillon a trouve-qu'une,-feuille de métal 'de i ni X '> ni) placée devant le cohéreur ne le. protège (pie .si elle. esLtres près du coherour (d cm) et loin de l’exeitaLeur (io m).
- S’il est enferme .complètement dans une boite métallique, il faut que les parois soient soudées pour que la protection soit absolue : deux parois se recouvrant de i cm ne protègent pas le, cohereur place-perpendiculairement a leur bord commun : mais interceptent 1 action quand leeuhereur est parallèle a ce bord. L’action est aussi annulée quand la paroi taisant face.-a 1 excitateur esLpercee d une ouverture, sur laquelle esL soudé un tuvau de zinc.
- Gutton -non s Laie que Faction sur le .coherour inlercepLé par un premier écran réapparaît quand ou dispose un second. écran, en arriéré du premier, très près du cohéreur, sauf quand cet écran est dans un pian vertical parallèle a la direction de propagation des ondes. Ce second écran u> pouncüél de'rassembler les ondes qui ont contourné le premier écran et qui sans cela sellaient trop faibles pour agir sur le cohéreur. Les lignes de 11 ux énergétique qui doivent être tangentes aux conducteurs longent le premier écran et n’arrivent pas au cohereur, a moins que le second écran ne les devie.
- Latrille a cherche comment variait Faction des ondes sur un cohéreur protégé par un
- (b Biu.n-ly. Comptes rendus. I. CXX\TT, p. '43: t. CXXVIII, p. 879; l. CXXIX, p. C72 ; Ecl. FAect., t. XM.p. ijj; t. XiX,p. 237: t. XXI, p. 3>7; Yeillon-. Arc.h. Gén., I. Y, p. 416; Gutton. Ibid., t, YL, j>. 549-Latrille. Wied. Ann., t. LXY, p. 408; Écl. Êlecl., 1. XVIII, p. 5n.
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- écran muni d’une feule, quand 011 fait varier les dimensions de la fente et l’orientation de l'excitateur, du cohéreur, de la fente. Les variations observées s’expliquent facilement par les propriétés des ondes en admettant que le cohéreur soit plus sensible aux ondes qui lui sont parallèles.
- 2. Etude des ondes stationnaires. — Comme nous l'avons fait remarquer déjà, l'emploi du cohéreur à l’étude des ondes stationnaires et partant à la détermination si importante des longueurs d’onde rencontre des difficultés sérieuses, tenant surtout à l’extrême sensibilité de cet indicateur. Cependant en réglant convenablement cette sensibilité, plusieurs physiciens sont arrivés à surmonter cette difficulté.
- Ghunder Bose (l) a employé un cohéreur formé de fils d’acier sur lesquels était enroulé un fil de cuivre fin : les contacts sont parallèles à l’axe de l’excitateur. Il a reproduit ainsi avec des appareils do très peliLes dimensions, sous une forme extrêmement élégante les expériences sur les ondes hertziennes aériennes : réfraction, réflexion, diffraction, polarisation par les réseaux, rotation du plan de polarisation par les corps à structure hélicoïdale.
- Le Royer et Van Berchem (2) ont répété avec un cohéreur à limaille l’élude des ondes stationnaires produites par la réflexion (expérience de Sarasin et de la Rive}. Le cohéreur ne paraît pas avoir de période propre, car avec deux excitateurs différents, il donne des intermeuds différents.
- Plus récemment Murani (3 *) }a bien observé un nœud au voisinage du réflecteur : mais ensuite quand il éloigne le cohéreur du réflecteur, la déviation du galvanomèlre reste constante quelle que soit la distance : il est probable que le cohéreur est influencé par l’onde directe avant de l’être par l'onde réfléchie.
- Drude (i), en déterminant ips longueurs d’onde au moyen d’un tube à interférences de Quincke et du cohéreur, obtient des longueurs qui dépendent des dimensions du tube, non de celles du cohéreur.
- Behrendsen (5) a consfruit avec de la poudre de charbon entre doux électrodes d’argent un cohéreur dont la sensibilité est assez faible pour qu’il puisse servir à déceler les ondes stationnaires. Ce cohéreur possède une certaine conductibilité permanente, de sorte que le galvanomètre est toujours dévié : cette déviation varie en général quand on frappe sur le tube du cohéreur; par tâtonnement, on arrive cependant à obtenir un courant constant et c’est à cct état seulement que le cohéreur est utilisable. Ainsi construit et réglé, ce cohéreur peut servira répéter les expériences des ondes stationnaires obtenues par réflexion ou par diffraction avec un excitateur de Righi onde Rubens.
- Taudiri Chabot (•) emploie un cohéreur formé de deux crayons de charbon verticaux reposunl sur un troisième horizontal ; ce contact intermédiaire repose sur un bloc d’ébonite que porte une languette flexible en laiLon. A cette languette est attachée une spirale de fil qui est fixée par son autre extrémité à une borne. La spirale est parcourue par le même courant qui passe dans les contacts ou par une dérivation de ce courant.
- Quand la résistance des contacts varie sous l’influence des ondes hertziennes, l'intensité du courant varie dans la spirale et par suite l'attraction mutuelle entre les spires successives varie aussi. Si la spirale est en série avec les contacts, une diminution de résistance
- (i) Chukdek Bose. Écl. Élect., t. XI, p, 33; t. XVI, p. 583.
- (*) Le Roter et Vas Bkkchem. Arch. Gén. (5), t.XXXI; Écl. Élect., t. XV, p. 373.
- (S) Murasi. Nuov. Cim., t. VIII, p. 36 ; Écl. Élect., t. XXI, p. 398.
- (*) Drude. Wied. Ann., t. LXV, p. 481 ; Écl. Élect., t. XVII, p. 37a.
- (*) Behresdsen. Wied. Ann., t. LXVI, p. 1024.
- (fi) Taudis Chabot. (Commun, de fauteur).
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- 49ô L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- de ceux-ci entraîne mie augmentation du courant et une augmentation d'attraction dans les spires : la spirale sn conlraele : elle doit être alors atLachée à la languette du coté opposé à celui des contacts, de façon à agir sur la languette par attraction et à faire disparaître l'augmentation de conductibilité. Si au contraire la spirale est en dérivation sur les contacts, elle doit être attachée à la languette du même coté que ceux-ci.
- Eu résumé, quelle que soit la forme du cohéreur employé, il réagit indifféremment ou à pou près sur les ondes de tonte longueur : il ne parait donc pas posséder de période propre.
- AUGMENTATION DE RÉSISTANCE DE CERTAINS CONTACTS
- Certains cou Lac Ls augmentent de résistance sous l’influence des ondes hertziennes.
- Jîranly a signalé fpassim) plusieurs cas de ce genre. Telles sont, par exemple, les colonnes de bioxvde de plomb et de sulfure de cuivre, certaines couches métalliques déposées à 1 n surface du verre.
- Nous avons vu déjà comment on pouvait expliquer ce dernier phénomène.
- En ce qui concerne le bioxyde de plomb, Sundorph (’} a montré que la variation de résistance est liée aune transformation. Deux effets se superposent: l’élévation de température due au passage du courant qui diminue la résistance et. la transformation de PbO2 en PhO qui l'augmente.
- CONCLUSIONS
- La variai ion (le résistance d’un contact sous l’action des ondes électriques est donc un phénomène extrêmement fréquent : il paraît se produire dans tous les cas où les surfaces cil contact sont susceptibles d’êlre modifiées par le passage des étincelles. Au moins toutes les expériences faites dans ces conditions réussissent à mettre en évidence la variation de résistance.
- Les travaux deArons, de Rlondelet de Tommasina, pour ne citer que les plus importants donnent raison à la théorie de Lodge : cependant, il reste une difficulté à lever pour généraliser ceLte théorie ; il faut faire rentrer dans cette explication les phénomènes observés par Branly, sur les mélanges de poudres conductrices cl. de diélectriques solides, où la dureté de la matière ne permet aucun déplacement, ni aucun contact, immédiat des particules.
- Le grand nombre de travaux dont a été l’objet le cohéreur est dû moins à l’intérêt scientifique proprement dit de cette question qu’au rôle essentiel que joue le cohéreur dans la télégraphie sans fils. Nous réserverons l’élude de cette application qui entraînerait de trop longs développements pour un prochain article. M. Lamotte.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- La station électrique de Trieste, par Gr. Szuk. Hle*t»inlkkmnsch« ZeUscln-ft, t. XXI, p. 94,
- La station électrique de Trieste établie sur l’emplacement d’une ancienne usine' à gaz est destinée à fournir non seulement l’énergie né-'
- encore h produire le courant nécessaire aux Iramwavs de la ville.
- L’installation a été entièrement faite par la maison Ganz et C°. L’usine (fig. i et 2) comprend deux travées parallèles, l’une pour les chaudières,' l’autre pour les machines.
- Dans la première se trouvent 5 chaudières de
- dokph. Jf’ied. Arm., t. LXYIII, p. : t. IAIX, p. 319 : Écï. Élect., t, XX, p, 239 ; t. ,XX.I, p. 3i5,
- (’) StTNI
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- BEVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 135 ma de surface do chauffe chacune, donnant • 8 pompes doubles alimciUent les chaudières, une pression de 11 k, et alimentées par l’eau de I Dans la salle des machines se trouvent deux condensation avec de l’eau de puits adonco. | machines compound en tandem, échappant dans
- 4 1 -
- Klg. 1.
- des condenseurs à surface et faisant io5 t : m Cylindre à haute pression, 400 mm.
- — basse — 65o -—
- Puissance normale 3oo chevaux.
- Les inducteurs des alternateurs triphasés sont directement couplés sur l’arbre, ainsi que l’excitatrice. Des leviers commandent dans le sous-sol les pompes de circulation et les pompes a air. Dans le sous-sol se trouvent aussi les
- Cylindre-à haute pression, 4-><
- à surface (<,<
- chacun) pour de mer, l’eau
- Une troisième machine tandem commande, par accouplements, une dvnamo continue et
- La consommation garantie à pleine charge est de G,c) kg par cheval indiqué, le rendement de 86 p. 100j Les essais de recette ont donné de
- rve pour la lumière
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- L'ÉCLA (RA GF- ÉLECTRIQUE
- ;T. XXII. — N° 13.
- meilleurs résultats. Les régulateurs permettent de taire varier la vitesse, ce qui facilite le cou-plage. .
- Le canal d’anieuée d’eau froide a 5oo mètres de long, depuis la station jusqu'à la mer : il est en béton ; et la dernière partie, longue de 120 mètres, est placée directement dans la mer, sous forme d’un tube en tôle de 2 mm entouré de béton. Devant l’usine, il débouche dans 2 citernes do 4 ni de diamètre et 12 m de profondeur.
- Les alternateurs triphasés donnent 2,000 volts, io5 t : 111, fréquence 42 (48 pôles). Les inducteurs servent de volant : la couronne en est en fonte, les pôles en acier coulé, avec des épanouissements rapportés. Les enroulements inducteurs sont facilement interchangeables. L’armature est une couronne de fonte en quatre parties, évidée à l'intérieur pour contenir les tôles d'un demi-millimètre pourvues de cloisons de ventilation. Les bobines induites sont isolées à la mieanite.
- Sur le tableau de distribution, les interrupteurs primaires sont reportés derrière, les appareils de mesure devant. L’un des panneaux contient des compteurs Blathy d’où partout vers la ville deux feeders de 3 X 70 mm'-. T,e centre de distribution se trouve Piazza Légua. Pour protéger les câbles contre l’eau de mer, 011 les a entourés de canaux en bois recouverts d’asphalte. Les transformateurs se trouvent soit dans des colonnes de fer, soit dans les maisons.
- La longueur des câbles primaires est de io,5 km; leur isolement au moment de la recette, fort de 4,6 megohms, y compris les transformateurs.
- Chaque lampe à arc a son transformateur spécial logé dans le socle, ce qui la rend indépendante des autres. Ce socle est absolument étanche, car sur le quai il est souvent baigne par les lames.
- Dans le marché ou garantissait une consommation de i,45o kg de charbon de Cardilf commercial par kilowalt-heure de charge non inductive au tableau de distribution les pénalités pour de plus hautes consommations étaient très élevées. Dans ce chiffre était comprise la consommation des pompes, etc. Aux essais, ce chiffre n’a même pas été atteint. Pour les transformateurs on garantissait les chiffres sui-
- 8
- 3o
- 94,4
- 94,8
- yrv4
- 96,0 96,a
- 96,5
- 85.8
- 87.9 88,0 89,6 90,4
- Ces chiffres ont été atteints.
- E. B.
- Procédé d’excitation magnétique de la E. A. G. Helios. Elektrote.chnische Rundschau, t. XVII,
- La disposition de la Société Ilelios permet d’obtenir un champ magnétique qui reste constant en direction et en intensité, même lorsque le courant de l’induit, soit comme générateur, soit comme moteur, change entre de larges limites. On obtient ainsi que l’induit donne à vitesse constante une tension constante ou à tension constante une vitesse constante; en outre, pour une position convenable des balais, on évite toute étincelle au collecteur.
- L'inducteur est établi sous forme d’enveloppe ou de cylindre pour machine à pôles extérieurs ou intérieurs, avec distribution unilorme du fer à distance égale de l'induit sur tout le tour, comme pour les moteurs d’induction à courant alternatif; cependant pour l’excitation à courant continu, il n’csl pas indispensable d’employer du fer lamellaire. 11 n’v a pas de pièces polaires, et contrairement à ce qui a lieu pour les inducteurs ordinaires, la section de fer et la résistance d’air pour le flux magnétique sont égales sur tout le pourtour.
- La surface de l’inducteur tournée vers l’induit est enveloppée par deux groupes differents d’enroulements. La figure 1 représente un inducteur F il enroulement en anneau avec disposition des pôles à l’extérieur ; À est l'induit, G l’inverseur, et B les balais. L’enroulement S, (1abcd) est en dérivation sur les conducteurs de ligne I- ; le deuxième enroulement Sa (efgh) est en série avec l’induit. Tous deux sont disposés en bipolaire, de façon que les milieux des pôles d’un groupe diffère, des milieux de ceux de l’autre groupe d’une demi-distance de pôles, comme dans les appareils d’induction biphasés. Les fils de ces deux enroulements peuvent être juxtaposés ou superposés.
- Lé nombre de tours de S2 est indépendant de celui de S, ; ce qui convient le mieux est de le
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- prendre égal au nombre de tours des sections actives de l'induit ou approchant de cenombrc. Les deux groupes d’enroulements produisent simultanément l’excitation, l’axe du champ
- résultant coïncide avec le champ produit en dérivation, quand aucun courant ne traverse Ss et au contraire lait avec un certain angle dans un sens ou dans l’autre, suivant l’intensité et la direction du courant de Sr L’enroulement S, est disposé dans le circuit principal, de sorte que le champ excite dans l’armature l'orme avec celui xa de l’induit un angle obtus, le môme que l’induit soit générateur ou moteur.
- « y, 6
- Fig. 2.
- oa étant en grandeur et direction, le champ/J excité par la dérivation, et ab le champ f excité par l’enroulement de compensation Sa, ces deux vecteurs se composent suivant /à, qui se compose avec le champ d’induit fa représente par le vecteur oc pour donner le champ résultant, c’est-à-dire le champ total de la dynamo. On choisit le nombre de tours de l'enroulement de compensation égal au nombre des tours actifs de l’induit ; alors, le courant change de la même
- façon dans tous deux, oc — —ab et par suite le champ total est égal à f de quelque façon que le courant de l’induit change en direction et intensité.
- Des résistances intercalées dans le circuit de dérivation permettent de changer l’intensité du champ résulLaut ; mais affaibli ou renforcé il reste toujours indépendant des changements de courant de l'induit. G. G.
- Alternateur compound de la General Electric C°.
- La General Electric. CE vient de construire un alternateur à inducteur tournant dont le mode d’excitation présente quelque particularité; il produit une compensation automatique de la chute de potentiel due à la réaction d’induit en tenant compte de la grandeur de la charge et de la réactance du circuit.
- La caractéristique interne d’un alternateur, à mesure que celui-ci fournit un courant plus intense, baisse d’autant plus vite cpie la charge est plus-inductive. Pour maintenir constante la différence de potentiel aux bornes du générateur, il faut donc pouvoir disposer, dans l’excitation d’une certaine latitude d’autant plus grande que la réaction du circuit externe est elle-même plus grande. Il faut donc obtenir une courbe d’aimantation assez inclinée après le genou pour que la force clcetromotriee puisse être accrue suffisamment sans accroître le nombre des ampères-tours sur les inducteurs afin de ne pas diminuer le rendement pour les charges inductives un peu importantes. Ceci peut être réalisé.
- Quant à l’auto-excitalion, elle estproduite de la façon suivante : l’arbre "Y Y de T alternateur porte l’inducteur B multipolaire tournant de celui-ci et l’induit a de l'excitatrice ; celle-ci avant même nombre de pôles, les deux machines marchent synchroniquement. Les pôles b de l'excitatrice sont portes par la couronne externe XX de l’appareil à laquelle est fixé aussi l’induit À de l’alternateur. Dans le cas d’un alternateur triphasé (fig. 1), par exemple, les sections de l'induit de l’excitatrice sont connectées à un collecteur à lame m qui fournit le courant continu pour l'inducteur B. L’enroulement induit de l’excitatrice est en outre relié à un collecteur y; il trois anneaux qui en fait un petit convertisseur tournant synchrone du générateur.
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- Des bornes <[ de l’alternateur partent les conducteurs d’alimentation, sur lesquels sont insérés les primaires des trois transformateurs /a, doiil les secondaires, montés en étoile,
- sont reliés aux balais du collecteur à trois anneaux. Cetle disposition permet pour ainsi dire, quand l'alternateur est chargé, d’introduire dans l’induit de l’excitatrice un courant alternatif (jui y est redressé et envoyé dans les inducteurs de l'alternateur dont ils modifient la force électroinolrice.
- En effet, pendant la marche à vide de l'alternateur, l’excitatrice lonetionnanl comme génératrice envoie dans chacun des secondaires des transformateurs un courant alternatif de faible intensité qui induit dans les primaires une tension insignifiante. Si l’on introduit dans le circuit d’alimentation une charge triphasée non inductive» telle que le courant correspondant produise entre les bornes des primaires une tension plus sensible que la précédente, les secondaires au lieu d’absorber le courant produit par l’excitatrice engendrent un courant qui traverse celte machine et celle-ci commence à fonctionner partiellement comme convertisseur. L’augmentation de la tension continue fait croître le courant d’excitation, et la force éteclromotriee de l’alternateur uugmenlc ; cette augmentation peut compenser la chute de potentiel due à la réaction d’induit entre des limites écartées déchargé non inductive.
- Les secondaires des transformateurs doivent être reliés aux anneaux du collecteur qui correspondent respectivement, dans l’ordre de phase, aux bornes du générateur auxquelles sont reliés les primaires.
- Dans le cas d’une charge inductive ou comprenant inductance et capacité, le courant triphasé est déplace relativement à la tension aux bornes du générateur. Si le courant qui traverse
- l’induit de l’alternateur-géiicratéür est eti retard par rapport à la force éleetromotrice principale, il produit une distorsion du champ magnétique qui fait diminuer la tension aux- bcmiosj si le courant est en avance, cetle tension est au contraire accrue. C’est le contraire qui a lieu si l'alternateur fonctionne conime moteur synchrone. Un convertisseur alimenté par du courant continu et produisant un courant triphasé sc trouve approximativement dans les conditions d’un générateur; alimenté par 1111 courant triphasé et produisant du courant continu, il est au contraire dans les conditions d’un moteur synchrone.
- 11 s’ensuit que si la charge produit un retard des courants primaires, les courants secondaires sont retardés ; en traversant l’induit de l’excitatrice qui fonctionne en partie comme eoülinuta-triee, ils renforcent pour ainsi dire le champ, la tension augmente et avec elle le courant d’excitation et par suite la force électromotriee de l’alternateur de iaçon à compenser la réaction d'induit.
- Si au contraire le circuit d’alimentation est tel que le courant soit en avance sur la tension, les variations ont Heu en sens inverse. Et lu tension qui aurait tendance à croître sera réduite par la diminution de l’excitation.
- Cette régulation tient donc compte et des Va» riations d’intensité du courant d’alimentation et de son déplacement de phase par rapport à la tension.
- Les machines de ce genre peuvent travailler à leur puissance nominale sans que la température dépasse de plus de 4on la température ambiante ; avec une surcharge de a5 p. ioo pendant deux heures l’élévation ne dépasse pas 55°. Elles peuvent produire d’une manière continue 8o p. ioo de la puissance nominale sur un seul des trois circuits, fonctionnant comme machine monophasée sans que l’élévation dépasse 4o°i elles peuvent produire de la même manière toute leur puissance pendant 3 heures sans que l’élévation de température devienne nuisible. Ces machines conviennent donc particulière» ment pour les distributions mixtes de lumière ét force motrice. G. G.
- Convertisseurs de phase, par R.-W. Quick. Llpclrivnl World, vol. XXX Y, u" i, jj. i4- G janvier 1900.
- La théorie des convertisseurs de phase, c’est-
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- à-dire dés appareils transformant tin système de courants polyphasés d’un ordre quelconque en un autre d’ordre différent, que présente M. Quick, est calquée sur celle des çommutatriees faites par divers auteurs ('}.
- Gomme dans toutes les théories des comniuta-triees, le point de départ est de déterminer les perles par effet Joute daiis l’induit.
- Supposons qu’il s'agisse d’un transformateur forme d’une dynamo bipolaire dont l’induit est muni de deux séries de bagues de prise de courant, l’une destinée à recevoir üu système de courants polyphasés à m phases cl l’autre à délivrer un système polyphasé à n phases,
- ha première série aboutit (fi g. i) aux points
- de jonction am, bM> cm, etc., et la seconde aux poiuts de jonction </„, hn, r„cte.; l’angle le plils petit que font deux points de jonction voisins des deux systèmes sera désigné par a. Le temps sera compté à partir du moment où le milieu de l’enroulement d’une des phases du second système, an bn par exemple, passera à la ligne neutre y y'.
- Soient :
- E„„ la différence de potentiel maxima entre deux conducteurs voisins du premier système ;
- E„, la différence de potentiel maxima entre deux conducteurs voisins du second système ;
- Eu, la différence de potentiel maxima entre chacune des bagues et le point neutre, cette tension simple étant évidemment la même dans les deux systèmes;
- (*) Voir en particulier ; Steinmetz, Eclairage Electrique, t. XVIII, p. 337, 11 mars 1899; Kapp, Éclairage Electrique, t. XVIII, p. 3jg, il mars 1899. ,
- - E, la différence de potentiel continue que donnerait l’appareil s’il était muni d’un Collecteur comme une commutatrice ordinaire ;
- I, la moitié dû courant continu que donnerait cette commutatrice fictive pour une puissance convenable fournie par les courants alternatifs.
- La valeur du courant instantané dans un conducteur x compris entre les points de jonction an et bm, partie commune des sections a„ bm, est évidemment la différence entre les courants alternatifs dans les sections an bn et
- «h, bm.
- Si donc les courants instantanés'dans les deux sections sont respectivement
- i.m = sin (<ot - p),
- 3 étant la différence de phase entre ces deux courants; nous aurons pour, la valeur du courant. dans un conducteur compris entre an et bm
- i = I„ Bill lit - I«i BÎ11 {Wl — (0
- 11 est intéressant de comparer la perte par effet Joule dans l’induit à celle qui existerait, si la puissance totale fournie ou débitée par l’un des systèmes de courants polyphasés était transformée en courant continu. Eu écrivant que ces puissances sont égales, on a comme on l’a vu dans la théorie des commutatriees en admettant qu’il n’y a pas de décalage cuire les courants et tensions (*) :
- (2):
- L’expression du courant résultant devient
- J-— „in (art - ?) J
- et Celle de la perte par effet Joule dans le conducteur considéré est, r étant sa résistance,
- J*=Eri>=rI.[----«mort-----------^---sin(ürt-J) |’(3)
- Pour avoir la quantité de chaleur perdue par seconde, il suffit d’intégrer cette expression pour
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXII. — N> 13.
- o période et de diviser le résultat par la du-; de cette période ; on a ainsi
- - -^7- j ri2rff = rla|^----------------—~-
- La quantité moyenne de chaleur perdue dans tous les conducteurs de la partie an bm de l’induit est évidemment la même, mais clic diffère de celle perdue dans chaque conducteur de la partie suivanle bm bn parce que l’angle de décalage (3 n’est plus le même et devient fir, le courant du premier svstèmc étant maintenant celui de la second phase bm cm. Pour trouver la quantité d énergie perdue par seconde dans tout l’induit, il est nécessaire de calculer la perte moyenne dans chacun des tronçons formés par les points de jonction des deux systèmes poly-phases.
- Une théorie générale serait donc assez ardue ici, aussi M. Quiek sc contenlc-t-il d’examiner quelques cas particuliers que l’on rencontre plus ordinairement en pratique.
- i° Convertisseur de courant alternatif simple en courants triphasés ou vice versa.
- Supposons qu’aucun des points de jonction du triphasé ne coïncide -avec un point do jonction du monophasé (fig.4), « étant le décalage entre ù2 et a3 ; on a n — 2, ni = 3. Nous avons 5 parties différentes an b,n pour lesquelles les pertes moyennes par effet Joule sont proportionnelles aux nombres
- Ha.,bi ~
- Ha,«, = rP
- le coefficient de proportionnalité étant le quotient du nombre de conducteurs totaux par 2” (si les conducteurs sont en série).
- Cette somme dépend de a c'est-à-dire de la position relative des points de connection des bagues de prise ou d’ainenée de courant. Elle est donn e
- maxima pour a = -
- H= 1,6*5'rla
- et minima pour a — o ce qui conduit à II r= i,/(o8 rP
- Le second cas est celui de la figure 2, les pertes moyennes par conducteur le long de la péri-
- y 1
- * §j flSUrV
- phérie et déduites de chacune des équations 5 sont représentées sur la figure 3 ; on voit que dans la section ba b% c3 la perte par conducteur est 3,i85 r I2 pour o,otc) r l2 dans le reste ou les deux autres tiers de l’induit, c’est-à-dire environ 6 fois plus grande dans un tiers que dans les deux autres.
- Pour a= 3o° (fig. 4) Ie phénomène est pins complexe, les pertes moyennes par conducteur
- Fig. 4 et 5.
- représentées sur la figure a sont de 1,640 r l2 de a2 en h2, de 4>?2o ;• l2 de bt cs et a3 a2 (un douzième de la circonférence de l’induit pour chacune de ces deux parties), et enfin do o,io5 /• I2 dans la phase cx du système triphasé; dans fa première portion réchauffement est donc 45 fois plus grand que dans la troisième. Ceci montre suffisamment l’intérêt qu’on a à
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- 497
- celles ilo la figu-
- à plus <le 17 fois
- o,5,- /• U
- pertes par
- la figure 11. Les
- rt4 et êt sont ,60fuis
- + FF
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- L'ÉCLAIR A G K ÉLECTRIQUE
- T. XXII. — N° 13.
- 49^
- 11 est intéressant de remarquer que dans le cas d’un transformateur de courants quadi ipha-
- sés en courants triphasés, réchauffement à égalité de puissance débitée est moindre (pie si L'appa-
- Fig. 10 et 11. ’ Fig. ta et t3.
- r('il fonctionne conimcmachine h courant continu. I comme unité le fonctionnement en continu peu-Lcs résultats précédents en prenant comme ( vent être résumés dans le tableau suivant :
- Tablkau 1
- COCRAXT
- 11 conducteur'
- CONVEimSSEUR
- Ce tableau montre que dans tous les convertisseurs de phases considérés on a intérêt à faire coïncider une prise de courant de l’un des systèmes polyphasés avec une de l’autre, non seulement à cause de la diminution de la perte totale, mais encore il cause de la moindre différence entre les pertes maxinm et minium sur deux conducteurs quelconques de l’induit.
- Cvm-yj' mi décalage. — Ce qui précède suppose que les courants sont en coïncidence avec les différences de potentiel aux bornes. Il est facile, comme on le sait, de tenir compte du décalage des courants par rapport aux tensions. Si l’on désigne en effet par y(i et yw les décalages entre les tensions et les courants daus les deux systèmes polyphasés on a, au lieu de deux relations (2), les relations
- 1.'expression '4) de la perte par effet Joule
- dans un conducteur quelconque devient alors
- laquelle doit être appliquée ii chacun des tron-
- Quelques cas particuliers sont intéressants à considérer.
- iu Supposons tout d’abord que les facteurs de puissance des deux systèmes soient les mêmes; on a alors on == et l'expression (11) n’est alors autre que l'expression ({’) multipliée par le fac-I teur —. En particulier pour y,, — 3o° l'énergie perdue en chaleur est 33 p. 100 plus grande que si les facteurs de puissance étaient égaux îi 1:unité ;
- 20 La puissance utilisée a un facteur dejpuis-
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- sancc égal h Limité, mais celle fournie à l'appareil a un facteur de puissance égal à cos ç;,„. Dans ce cas, l'augmentation des perles par effet Joule dépend du genre de la transformation, il n’y a plus non seulement réciprocité comme dans le cas précédent, niais encore indépendance du genre de transformation.
- Prenons par exemple —:3o" et »n = o ; chacun des cas étudiés précédemment doit être repris, les valeurs des pertes moyennes peuvent encore être obtenues des équations (6), (8) et(ro) env changeant les deux premières constantes el en remplaçant cos i'x-j-3o) et sin (a-(-3o) par cos a et sin a, la figure i montre en effet que l’angle a pour chaque phase est simplement augmenté du retard om. Les résultats obtenus dans les trois cas étudiés sont consignes dans le tableau IT,
- 3° La puissance fournie à l’appareil a un facteur de puissance égal à l’unité tandis {pie celle débitée correspond a un décalage a„.
- Rien que les pertes pour un coscs égal à i soient les mêmes dans un appareil déterminé transformant des courants à ni phases en courants à n phases et vice versa, il n’eu est plus de même ici lorsque l'un des facteurs de puissance est plus petit que i.
- On obtiendra les pertes par effet Joule en changeant comme clans le cas précédent les deux premières constantes et en remplaçant cos (a — 3o) et sin (a — 3o) par cos a et sin a. respectivement.
- Les résultats obtenus avec '5n—3o° sont consignés dans le tableau suivant :
- Tajii.e.vu II
- Les deux dernières lignes sont obtenues en augmentant les deux premières lignes du tableau I de 33 p. ioo. On voit que pour réchauffement minimum, quil y ait ou non un retard des courants, il y a toujours une prise de courant du premier système qui coïncide avec une du second (a = o). On remarquera de plus que l’accroissement de pertes résultant du décalage des courants de la puissance d’alimentation est plus grand dans la transformation du triphasé en diphasé on dans la transformation inverse que dans la transformation du monophasé en triphasé ; ces accroissements sont en effet de 63 p. ioo dans le premier cas et 28 dans le second.
- Les pertes avec un décalage dans les courants d'alimentation sont plus grandes lorsqu’on passe d’un nombre de phases donné à un nombre
- plus petit que daus le cas contraire, alors qu’elles sont les mêmes s'il n’y a aucun décalage;.
- Hkactiox d" in huit . — Dans tous les convertisseurs de courant monophasé en courants polyphasés ou vice versa, la réaction d'iuduit est pul-satoire comme dans les conunutatriees monophasées.
- Dans les convertisseurs de courants polyphasés en courants polyphasés (l’un autre ordre, la réaction sera constante et sera la résultante des réactions dues à chaque système de courants polyphasés, en général les réactions se détruisent partiellement et la réaction résultante sera très petite à moins qu'il 11’y ait un retard ou une avance plus grande dans l'une des phases que dans les- autres. Avec un facteur de puissance égal à l’unité dans le circuit d'utilisation el un retard de .phase dans les courauts fournis.- à
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- 5oo
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- T. XXII. — N° 13.
- l’appareil la réaction résultante affaiblit le champ inducteur tandis que celui-ci est renforcé dans le cas contraire où l'énergie fournie par l’appareil a un facteur de puissance égal à l’unité.
- De môme que dans un moteur synchrone, le facteur de puissance peut être changé dans un convertisseur de phase en variant l’excitation. En augmentant celle-ci ou peut arriver à donner une avance de phase aux courants débités par l’appareil.
- Les tensious entre les deux conducteurs voisins de chaque système sont comme dans une commutatrice dans un rapport déterminé qu’on peut calculer par les formules
- Dans le cas d’un convertisseur de monophasé en triphasé on a
- Ej-aE, K3 _ E VT et E3 = -J—L E,.
- Ce rapport évidemment est le même que le précédent dans le cas d’un convertisseur de courants diphasés (ou mieux quadriphusés) en courants triphasés. Dans un transformateur de phase de monophasé en diphasé le rapport est égal à l’unité. J. R.
- Mesure du facteur de puissance, par J.Bowie. Elcctrical World, t. XXXtY, n° 24, 9 décembre 1899.
- On sait que dans le cas où la tension et le courant dans un appareil à courant alternatif ne sont pas des fonctions sinusoïdales du temps, le facteur de puissance n’esl plus le cosinus du décalage des zéros des courbes périodiques.
- C’est le calcul de sou expression en fonction de ce décalage des zéros que se propose tout d’abord l'auteur.
- Soit e la valeur instantanée de la différence de potentiel aux bornes d’un circuit, son expression générale mise sous forme de série de Fourier peut s’écrire, en admettant comme il est d’usage que deux demi-omles successives dus courbes périodiques sont les mêmes au signe près
- -e = A, sin x + As sin 3x + A, sin Yr -f . .. (.)
- 4- B, cos x + B3 cos 3x -J- Bb sin 5x + . . ,
- où x est une fonction du temps .
- Nous supposerons que l’origine du temps correspond à un zéro delà courbe périodique, ce qui revient à admettre qu’on a la relation, B.-l-B, + ... =o-
- Si le courant i était en coïncidence de phase avec la tension, son expression serait
- • i = k\ sin x + A'g sin 3,r + A’5 sin -f ..
- + B', cos x 4 B'j cos 3-r 4 B's cos 4 ... ,
- avec toujours
- B'i 4 B’s 4 - =<>.
- S’il existe un décalage jS entre les zéros des deux courbes périodiques du courant et de la tension, l’expression de la valeur du courant s’obtiendra évidemment en remplaçant x par x — [3 et l’on aura :
- i = A', sin (x — fS) 4 A', sin 3(.r - ?) 4.
- 4 B', cos (x - P) 4 B', cos i[x — p) 4. Q)
- Ceci posé cherchons l’expression du facteur de puissance. Nous avons d’abord à calculer les valeurs efficaces de la tension et du cou-
- Le carré de la valeur efficace do la tension est donné par
- ES = ,
- co qui, tout calcul fait, se réduit comme on le
- y=j|X(A-+B#
- On aurait do même pour la valeur efficace I de i ____________
- Passons maintenant à la détermination de la puissauce moyenne j son expression est :
- ou en remplaçant e et i par leurs valeurs w= JL s (A,„ Sin 4 U, cos mx) X
- ’v [Â'm sin «(*-R 4 B',„ cos ni {x — p)_j rf.r.
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- La calcul très simple et analogue à ceux, employés polir la détermination de E et de I montre que cette expression se réduit après intégration h
- W = — (A,„A'm + BwB'm) cos »ip
- + S(AmB'ol_A'mBni)»in»i? J. (3)
- L’expression du facteur de puissance dans le cas général est donc en posant pour simplifier :
- Quelques cas particuliers sont intéressants à étudier.
- Si les courbes de la tension et du courant sont semblables et proportionnelles, on a
- K étant une constante indépendante de m, et l’expression du (acteur de puissance se réduit
- égal au produit du facteur de puissance correspondant à la coïncidence de phase des courbes périodiques par le cosinus du décalage, c’est le théorème démontré récemment par une autre méthode par AI. Russell (1).
- Si les deux courbes sont sinusoïdales, on retrouve évidemment l’expression connue de P P — cos |3 ,
- les B et B' étant nuis ainsi que les A et A' sauf A et A' . Les développements précédents montrent que le théorème de M. Russell ne peut être généralisé au cas où les deux courbes sont des lonctions harmoniques complexes même en admettant qu’elles soient symétriques par rapport à leur ordonnée maxima. Ou a eu effet si l’on suppose les B et les B' nuis
- Examinons plus longuement le cas où les deux courbes sont sinusoïdales, la détermination du facteur de puissance cos [3 peut se faire avec un watlmètre. Dans le cas d’un courant alternatif simple la question revient il trouver plusieurs tensions sinusoïdales dont les valeurs relatives et les décalages entre elles sont eon-
- expression qui montre que lorsque le décalage des zéros des courbes périodiques est nul le facteur de puissance est égal à l’unité.
- Si l’une des courbes est une sinusoïde, le courant par exemple
- pin (,i: f),
- le facteur de puissance a pour valeur
- Ce cas particulier comprend un cas intéressant, celui où la courbe périodique de la fonction non sinusoïdale, la tension dans le cas qui nous occupe, est svmétrique par rapport à son ordonnée maxima. Dans cette hypothèse en effet tous les B sont nuis et l’on a :
- p = “t/ffe cos (y)
- Le facteur de puissance pour un décalage [3 des zéros des courbes périodiques est alors
- Pour les courants polyphasés on peut facile-meut v arriver avec deux tensions différentes dont on connaît le décalage de phase entre elles et par rapport à la différence de potentiel entre Un conducteur et le point neutre.
- Soit V, le premier voltage et lj le courant dans le circuit considéré.
- Désignons par une différence de po-
- tentiel de valeur efficace connue cl de décalage y par rapport à \\ également connue. Si le courant I, retarde de jü sur la tension V,, il retardera sur la tension V2 d’un angle égal à J3—y et les deux mesures faites au wattmètre avec V. et èt Vj et I donneront :
- — Yjl, cos p
- W3 = V.L cos (P — y) = «Ydi cos (p —y).
- Le rapport des mesures étant R on a
- _ cos (P-y) _ « cos (p — y)
- - V.I.cosp - cos p ’ (*)
- (*) Voir Russell, L’Eclairage Electrique.
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- i déduit :
- R
- = eus y + sm y tang
- Dans le cas d’une distribution par courants diphasés on peut prendre Y, et Y3 égaux et décalés d’un quart de période, on a alors
- Pour une distribution à courants triphasés on peut prendre les différences de potentiel entre le conducteur considéré et chacun des deux autres ; on a dans ce cas a= i et y =60“, d'où
- lang? = ± ^R6o — cotg 60“^ = =î= (1 0
- Si la distribution est équilibrée et si l’on veut obtenir le décalage entre la tension simple et le courant dans un conducteur extérieur il faut remarquer que
- tang -
- ?V3 =-
- + R
- Lorsqu'on applique ces formules i ral où la tension et le courant 1 sinusoïdaux, les valeurs de (3 qu’o diffèrent de la valeur réelle.
- Pour montrer l’importance de l’erreur commise l’auteur étudie deux cas particuliers, un des courbes de tension et de
- correspondant courant symétriq nées miixiraa (flg.
- ; par rapport à le
- ; l’autre à une courbe de tension .symétrique ; a une oou.pbe de courant dissymétrique (fig. 1)
- calcule les valeurs de \Y,, Wê d’après la formulées) et enfinles facteurs de puissanc<;P1,P,,P.f parles formules (4h puis (11) et (Ta), et enlin les valeurs de l’angle 0 , o„. o3 apparent de décalage qu’on en déduit, on trouve pour le premier
- et pour le second :
- 3o"27'
- +47°5T
- Il peut arriver évidemment que les courbes périodiques coupent l’axe des temps plus d'une lois par demi-période; la valeur de ^ ne serait par suite pas bien définie. Dans ce cas suivant le zéro de la courbe pris pour origine, les
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- valeurs de des tableaux précédents pourraient différer, mais les valeurs relatives des autres quantités resteraient les mêmes.
- Pratiquement les courbes rencontrées sont moins déformées que celles considérées plus haut, aussi les résultats obtenus avee cette méthode du wattmètre seul sont-ils suffisamment approchés et plus exacts que ceux obtenus avec un wattmètre. un voltmètre et un ampèremètre par suite de l’élimination des erreurs dues aux lectures sur ces deux derniers appareils et de l’erreur due à l'étalonnement du wattinètrc.
- Dans Ve cas de l’alimentation de lampes à arc, l’exactitude de la méthode est moins grande par suite de la déformation de la courbe du cou-
- Un problème intéressant qui est en quelque sorte un complément à l’étude de M. Russell sur le facteur de puissance avec courbes sans décalage mais de forme différente, est de rechercher dans quelles conditions le facteur de puissance est maximum. Il est d’abord évident que si les courbes de tension et de courant sont données, le facteur de puissance ne pourra être augmenté que par l'élimination dans chacune des courbes des harmoniques qui ne se trouvent pas dans l’autre courbe. De plus pour l’amplitude donnée de chaque harmonique, le facteur de puissance sera maximum lorsque les harmoniques de même ordre du courant et de la tension seront en coïncidence de phase.
- Dans ce cas les expressions des valeurs efficaces de la tensum et du courant, celle de la puissance moyenne seront :
- m et a prenant toutes les valeurs impaires positives possibles.
- Or on a l’identité bien connue :
- Le premier membre étant toujours positif ou
- ce qui montre que Ps est inférieur ou égal à
- Le lacteur de puissance ue peut devenir égal a 1 unité que pour
- quels que soient m et n.
- Ces égalités et les égalités (16) montrent que les deux courbes sont en coïncidence de phase et proportionnelles.
- Formes des courbes périodiques. — La théorie analytique précédente suggère quelques méthodes plus ou moins précises pour déterminer les harmoniques et. par suite la forme de la courbe. Les valeurs des amplitudes maxima peuvent en particulier être déterminées à l’aide d’un appareil conveuable.
- Reprenons en effet le cas de deux formes périodiques identiques; la lecture au wattmètre a pour valeur
- AV = K.i eos
- car l’<
- Ou eu déduit
- :scMc,„ c„ cy,
- K. étant le rapport, des valeurs efficaces E etl.
- Si l'on veut en particulier obtenir la courbe de la tension, la combe semblable du courant sera fournie en employant uue résistance sans induction ; on pourrait encore employer un wattmètre construit avec deux bobines à fil fin. Dans ce cas il faillirait obtenir différents voltages semblables et ayant des décalages réels connus par rapport à celui étudié; l’angle (3 pourrait alors prendre m valeurs différentes et l’on obtiendrait m équations permettant de calculer les valeurs efficaces —7= des m harmo-
- niques.
- Toutefois les équations contenant les carrés des C, les résultats obtenus seraient peu exacts
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- sauf pour les harmoniques très importantes ; cette méthode n’a donc qu’un intérêt purement théorique.
- Un second procédé consisterait à ajouter ou il retrancher deux voltages semblables mais décalés d’un angle connu [3, tics lectures du voltmètre seraient alors suffisantes.
- Si une première tension a pour expression c=*(Am sin cos m.r]
- et une seconde semblable et décalée d’un angle 3
- K, -= KS [A,„ sin (x - p) + 13 „ cos ,« (*-?)], la somme aura pour valeur
- Ce = e + Ke = S ^ sin + Tm cos N,x), eii posant :
- Sm _ Am + KAm cos B, • + KB„, sin ;?Q Tm= B„, -(- KB„, cos mS — KA„, siu Bip.
- La valeur efficace de e, est : r = s (S),ia + TV) _ ïCmI(4 K*+j»K_co8 m$_
- En obtenant m équations semblables on pourra calculer les valeurs des C.
- Un autre procédé peut être tiré de l'expression de l’équation (j) généralisée. Sien effet on fait une mesure au vvaltmètre avec la tension dont on étudie la forme et un courant sinusoïdal de périodè m fois plus courte
- la lecture a pour valeur
- W = — A',„(Am cosmp— B„,siTi m|3), expression dont la valeur maxima est
- Si donc le décalage de Fonde sinusoïdale de même période que l’harmonique cherchée par rapport h celle-ci a varié jusqu'à obtenir une lecture maxima, on pourra obtenir la valeur de l'amplitude maxima de cette harmonique. I
- Pour obtenir l’onde sinusoïdale de fréquence j voulue on pourra conduire la petite génératrice j fournissant cette onde, à l’aide d’un moteur 1
- synchrone actionné par la machine à étudier ; le déplacement de l’inducteur de celle petite génératrice sur son bâti devra être possible de façon à faire varier le décalage relatif [3.
- Si l’on dispose d’un bon régulateur de vitesse le moteur synchrone pourra être évité et la petite génératrice amenée à une vitesse voisine de celle correspondant au synchronisme de l’harmonique à calculer; si le glissement est très fai blo la lecture au wattmètre sera facilement obtenue.
- Finalement si une onde sinusoïdale de fréquence convenable est mise en série avec l’onde périodique quelconque à étudier, la tension résultante variera avec le décalage [3 entre deux limites V, et Y., lorsque le décalage réel de phase prendra toutes les valeurs possibles.
- On aura alors, comme on le voit facilement,
- \7 — i£2 + cm eu„
- où Em est la valeur efficace de l’onde sinusoïdale -^r=- .
- On en déduit
- Cette dernière lecture emploie seulement un voltmètre, mais elle est moins précise que la précédente. C. V. G.
- Comment les courants des condensateurs et des bobines de réaction varient avec la forme de l’onde de la force èlectromotrice appliquée à leurs bornes, pat* Alexander Russell. Journal of the Institution ofElectricnl Engineers, London, t. XXIX, p. janvier 1900.
- La forme périodique des forces électromotrices appliquées aux bornes de certains appareils à courants alternatifs a. comme on sait, un effet considérable sur leur travail. Les courants produits, les pertes par hystérésis, l’effet sur les isolants, varient dans les plus grandes proportions lorsque la forme de l'omle est mmlifico. Aucun essai de transformateurs, de lampes à arc, de moteurs, etc., 11’est satisfaisant si on perd de vue ce point.
- Les expériences de MM. Beeton, Tavlor et Mark Ban* ont prouvé en particulier que le courant à vide dans un transformateur est maximum pour une onde sinusoïdale.
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- L’aulour examine par le calcul et pour quelques familles de courbes 'comment le courant des condensateurs et des bobines de self varie avec la lorme de Fonde.
- II. a étendu aux courbes ce théorème de géométrie élémentaire bien connu : deux triangles sont égaux quand ils ont même base et même hauteur. Les courbes obtenues en taisant varier « dans les équations suivantes, produisent chacune le même voltage efficace V.
- e est la force éleetromolrice instantanée ; l le temps en secondes, T la période du courant alternatif, et « une variable.
- Les équations (i) donnent la moitié positive de la courbe.
- Si n = o, on a un rectangle : si n varie entre o et i, on obtient, deux courbes en ogive, c'est-à-dire se rencontrant sous un certain angle, et concaves par rapport à l’axe des temps. Quand n~i. on est dans le cas d'un triangle, et quand n est supérieur à i on retrouve deux courbes mais convexes par rapport Fnxe des temps.
- Appelons :
- E la force électromotrice maximum ;
- • Yw la valeur moyenne do la force électromo-
- V la hauteur du centre de gravité de la courbe.
- L ^ Y y™ -M
- Y _ y V '2 n 4~ 1
- Y* = AV-. (Q
- celte induction maxima est proportionnelle au fadeur de forme. Avec deux courbes produisant la même force électromotrice efficace et ayant même fadeur de forme, les pertes par hystérésis en particulier seront les mêmes. Cependant la connaissance du fadeur de forme ne nous apprend rien sur la forme de la courbe.
- Pour calculer les effets électriques produits par une force électromotrice efficace donnée il huit connaître :
- i° Faire de la courbe ;
- a0 si elle a plus d'une pointe ;
- 3° la hauteur maxima ;
- 4° si la courbe est svmétrique ;
- 5° si la courbe n’est pas symétrique, dans quel quart do période elle atteint son maximum.
- Supposons que Fonde représentée par l’équation (i) soit appliquée à un condensateur de C farads. Le courant est
- valeur efficace du courant!
- :.n/
- La valeur maxima du courant sera, dans ce cas, 6, 661 tandis que une onde sinusoïdale ne VC
- droduit. que 6,283pp- ampères.
- Si Fonde (i) est appliquée à une bobine de réaction de coefficient de self L, le courant elfi-
- Le fadeur de forme est défini par la relation
- r=~-
- Le fadeur de forme est donc inversement proportionnel à Faire delà courbe de force électro-motrice et à la fréquence. Comme l’induction maxima produite dans le noyau d une bobine de self est. proportionnelle a luire de la courbe de force électromotrice appliquée, il s’ensuit que
- La valeur maxima de À est o, 1089 —rp-, celle de E, i,565 V. Pour une courbe sinusoïdale, ces valeurs seraient respectivement :
- Famille des courbas hyperboliques. — Les équations sont :
- B sin. A. «-7p- de / . = o à —
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- T. XXII.—N-13.
- v\/~Tjl_
- Pour un condensateur
- Pour une bobine de réaction :
- Famille de courbes sinusoïdales. — L'équation de la foi'ce électromotrice est :
- Pour un condensateur, si n est > -1-
- A _ 37ïn CV
- T
- Courbes asymétriques.
- Théorème. — Si e=f(l) est l'équation d'une courbe symétrique de force clcctromotriee, c’est-à-dire d’une courbe dans laquelle :
- f(t)
- alors les équations :
- Famille de courbes comprenant un rectangle une ellipse et une parabole. — Son équation est :
- ’D£-')Ï
- de
- G)
- B=|
- a_\S"v L,r(4»+^> r / r(2« + i)
- On voil que (C :
- jv v'r<Jn+*)-" L'1' n>.n-|- I)
- Pour un condensateur
- —
- A est mininuim pour «==1,112 et alors,
- E = 1,397 V eoui’be sinusoïdale
- C) Les tables de log V (u) sont ilonuées dans le Intégral calculas, de Williamson. (Noie de l’auteur)
- représentent une courbe tordue de force électromotrice ayant môme hauteur maxima, même largeur et même surface que Ponde origine.
- L’auteur établit que :
- i° De toutes les ondes de force électromotrice de même hauteur, appliquées à un condensateur, Ponde symétrique est celle qui produit le plus petit courant efficace.
- 20 De toutes les ondes de force électromotrice de même hauteur, appliquées à une bobine de réaction, Ponde symétrique est celle qui produit le plus grand courant efficace, et conclut ainsi ;
- 1. La connaissance des courants efficaces produits dans un condensateur et une bobine de réaction par une force électromotricc alternative donnée ne nous renseigne pratiquement que peu sur la forme de Ponde.
- 2. Le mot de facteur de forme n’est pas une désignation convenable pour rapport y— . II faudrait plutôt le nommer facteur de surface ou
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- faclear d'hystérésis, si on croit toutefois vraiment utile de lui donner un nom.
- 3. L’onde sinusoïdale appliquée à un condensateur produit un courant efficace plus petit qu’aucune des courbes qui ont été considérées. Si ce courant n’est pas le plus petit produit par une onde donnée, il doit être bien voisin pourtant du minimum absolu.
- 4- L’onde sinusoïdale appliquée à une bobine de réaction produit un courant magnétisant plus important qu’aucune des ondes considérées.
- 5. Dans une famille d'ondes de même hauteur
- l’onde symétrique produit le courant maximum dans une bobine de self, le courant minimum dans un condensateur. J. G.
- TÉLÉGRAPHIE-TÉLÉPHONIE
- Le poste de télégraphie sans fil de Wime-reuXy par G. Ferrié./terne du Génie militaire, t. XY11I, p. a3o et 43;, 1899.
- On sait que l’an dernier, sur la demande delà Wireless Telegraph and Signal C°, propriétaire des brevets Marconi, le Gouvernement français
- Fig. 1. — Station do
- Station de South-Forcland.
- autorisa l’installation d'un poste de télégraphie sans fil dans les euvirons de Boulogne, à \Yimc-reux (fig. 1) en vue d’expériences à travers la .Manche, un autre poste avant été érigé sur la cote anglaise, à 6 km au nord de Douvres, dans le bâtiment de l’usine électrique des phares de South-Foreland, près Saint-Margaret (fig. 1). Des commissions furent nommées parl’Admiiiis-tration des Postes et Télégraphes et les Ministères de la Marine et de la Guerre pour suivre ces expériences. M. Ferrié, capitaine du génie, faisait partie de la commission du Ministère de la Guerre; il s’estdonc trouvé dans les meilleures conditions pour pouvoir se rendre compte du fonctionnement du système Marconi. C’est la raison qui nous engage à donner, d’après le travail (x; qu’il a publié, la description des di-
- I1} Ce travail paru tout d’abord dans la lievite du Génie militaire, a été rassemblé avec un article de M. Boulanger, chet de bataillon du Génie, en une bro-l'hure de y.f pages publiée par la librairie Berger-
- vers organes du système employé dans les essais de l’an dernier, bien que des periectioimements aient été, dit-on, apportés depuis à ce système.
- I. DeSCHIRTIOX DES ORGANES J)’CNE STATION. -----
- Antenne. L’antenne est consliluée par un câble formé de sept brins de cuivre de y/10 de imu de diamètre, recouvert d’une couche de caoutchouc et de rubans isolants.
- Il v a avantage, dans le cas où la distance est un peu forte pour la hauteur d’antenne, à employer une antenne de large capacité, capacité obtenue, par exemple au moyen de filets métalliques F, disposés de part et d’autre du conducteur comme 1 indique la figure 3.
- ot autres expérimentateurs sur les ondes hertziennes.
- est indispensable'.à la compréhension de la télégraphie sans fil.
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- L’untcnne doit être éloignée, autant que possible, des objets conducteurs ou semi-conducteurs, surtout pour la transmission.
- Fig. 3. — Filets métalliques disp
- La partie supérieure de l’antenne est enroulée en cinq ou six spires de 4o à 5o cm de diamètre, reliées électriquement entre elles par l’extrémité dénudée du câble, que l’on a enroulée successivement sur chacune des spires en des points
- antenne.
- également dénudés (fig. 4)-Ces spires sont quelquefois remplacées par un cylindre en treillis métallique de o,5o in de longueur environ, auquel le câble est relié électriquement (4\
- Les spires, ou le cylindre, sont attachées au moyen de cordelette parafinée à une série de
- l'extrémité de l’auleime n’est pas indispensable; sou rôle est d’ailleurs mal connu.
- deux cylindres d’ébonite de o,oo ni de longueur et do o,(>4 m de diamètre, l’extrémité libre du dernier étant fixée à-l’extrémité d’une vergue placée à la partie supérieure d’un mât analogue à un mât de navire. Ce mal, formé de plusieurs parties que l’on met successivement en place, est solidement amarré au sol par des haubans
- 'fis- 3)- .
- Pour éviter que les effets de traction causés par le vont n’agissent sur les appareils auxquels est reliée l'antenne, celle-ci est fixée au sol ou aux bâtiments, i in ou a m avant son outrée dans la station, au moyeu de cordelettes parafi-nées, dans lesquelles sont intereallés des cylindres d’ébonite ou de porcelaine, qui assurent un bon isolement.
- L’extrémité de l’antenne pénètre dans la station par une ouverture laite dans un des carreaux d’une fenêtre ou dans une plaque d’ébonite mise ii la place d’un des carreaux. Pour augmenter encore l’isolement, le câble est entouré de deux tubes de caoutchouc et d'un tube d’ébonite fixé au carreau pur un tampon de gulta ; les c-xlrémités du tube d’ébonite sont également bouchées au moyen de gutta.
- Le mât {'eut être remplacé par tout autre support. arbre élevé, bâtiment élevé, escarpement naturel, ballons captifs, etc. Si l’on utilise des bâtiments ou des escarpements naturels, il est nécessaire de maintenir l’antenne à une distance de G h io m de'son support.
- L'inclinaison de l'antenne n’a aucun inconvénient, pourvu que la distance verticale entre ses extrémités soit assez grande pour la distance à franchir.
- Il résulterait de nombreuses expériences lâlles par M. Marconi que, jusqu'à 4° Uni, avec les moyens qu’il employait, la loi qui lie là hauteur d’antenne et la distance possible de communication, fin espace découvert, serait la suivante :
- H -o.i5 V'Ü,
- SI et 1) étant exprimés en mètres.
- A partir de 4° km, la hauteur donnée par cette formule serait trop faible.
- L’interposition d’obstacles de hauteur moyenne réduirait d’environ un tiers la distance possible de communication déduite de la formule ci-dessus.
- Terre.—La prise de terre doit être .à grande surface, les «ouduites d’eau et de gaz- convicn-
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- nent très bien. Lorsqu’on emploie, pour constituer l’antenne, des filets métalliques ou des eondueLeurs a grande capacité, la réception est souvent troublée par des signaux parasites que M. Marconi croit être d’origine tellurique. Il y a avantage, dans ce cas, à remplacer la prise de terre par une large capacité.
- • Bobine d'induction et oscillateur.— La bobine employée est du tvpe App .Newton constructeur): elle est munie d’un simple interrupteur
- Fig. 5. — Uobiiu* d'induction Fig. 6. — Détail du et oscillateur. genou A.
- il marteau liés robuste et de large contact (fig. a cl (y. Le modèle normalement employé peut donner 20 cm d’étincelles.
- Le condensateur destiné à absorber l’étincelle de rupture du primaire est logé dans le socle de la bobine.
- [/oscillateur, monté sur le même socle que la bobine se compose de deux petites sphères de cuivre de 3 cm de diamètre environ, placées aux extrémités de deux tiges également en cuivre et terminées par des poignées isolantes. Ces liges peuvent glisser dans des manchons munis de rotules, dont le logement est pratiqué dans des bornes situées à l’extrémité de colonnes isolantes, et reliées au secondaire de la bobine. Les tiges peuvent être immobilisées dans une position quelconque au moven de vis de serrage, l'ourla transmission, les sphères de l’oscillateur sont maintenues à une distance de 2 à 3 cm l’une de
- 11 est intéressant de remarquer que M. Marconi a beaucoup simplifié ses dispositions .primitives : il a notamment abandonné l’oscillateur de Righrpour revenir à l'oscillateur de Hertz. Dans l'oscillateur de Righi, afin d’éviter l’oxydation des boules, les étincelles étaient, pro-
- duites au sein d’un liquide isolant, ordinairement l’huile de vaseline. Mais celle-ci se décomposait partiellement sous l’influence des étincelles, et la présence de parcelles de charbon provenant de cette décomposition diminuait la résistance et le pouvoir inducteur spécifique du diélectrique et, par suite, l’énergie mise en jeu. L’emploi de l’air comme diélectrique est doue préférable.
- Des essais ont été faits avec Fin Lerrupteur élec-Irolytique de AVchnelt; mais les résultats, très encourageants à petite distance, ont été mauvais pour de longues portées.
- Source d’énergie électrique. — L’énergie électrique est fournie dans le primaire de la bobine par une batterie de piles, aux bornes de laquelle des accumulateurs sont quelquefois placés en dérivation.
- Pour une installation provisoire, on emploie cinquante éléments montés comme il est indiqué par la ligure y.
- Si l’installation doit être permanente, il est préférable d’employer cent éléments pour éviter une usure rapide ffig. 8) et de placer huit accumulateurs légers en dérivation.
- -=—-T r 1 r~y m
- légers.
- J,es éléments employés sont du type sec Obach, grand modèle {force électromotrice i,5 volt environ, résistance intérieure 0,15 ohm) à réaction Leclanché, avec emploi de plâtre humide.
- Les accumulateurs sont de modèle quelcon-
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- La figure 8 représente le montage du poste de Winiereux. La différence de potentiel aux bornes du primaire est de 16 à i- volts, et l’intensité dans ce circuit, de 6 à 9 ampères.
- On peut également employer une machine génératrice quelconque, à courants continus ou 1 à courants alternatifs. Dans ce dernier cas, l’in- • terrupteur de la bobine est supprimé.
- Clef Morse.— La clef Morse (fig. 9) est d’un
- Fig. 9. — Clof Morse.
- tvpe analogue à celui que l’on emploie dans les installations ordinaires, mais de formes plus robustes et de contact plus large. La poignée est formée d'une tige d’ébonite de 10 cm environ de hauteur, pour éviter tout contact accidentel de la main avec le circuit. Le jeu du manipulateur est réglé par une came C mobile autour d’un axe par le moyen d’une poignée isolée P.
- Clef-commnUileur. —Pour éviter de rattacher successivement l'antenne au transmetteur et au récepteur, M. Marconi emploie quelquefois le dispositif suivant:
- ftl, tige métallique. ' ^
- Le levier L de la clef Morse (fig. 10 et iQest prolongé par une tige coudée en ébonite T, dont l’extrémité postérieure est traversée par une tige métallique M, munie d une vis de serrage et d’un marteau. Au repos, celui-ci prend appui sur une enclume reliée à la bonne ligne clu récepteur. La vis de serrage est en communication avec l’antenne.
- Pour éviter que des étincelles ne puissent jaillir accidentellement, pendant la transmission, entre le marteau et l’enclume dont il est question ci-dessus et, par suite, mettre le récepteur hors de service, cette enclume est entourée d'une gaine métallique plus élevée qu’elle et reliée à la terre. Do plus, pour empêcher des oscillations de s’établir, pendant la transmission, dans le fil de connexion f de l’enclume au récepteur, ce fil est anti-inducté, c’est-à-dire recouvert, par-dessus la couche de gutta, d’uue couche d’étain reliée à la terre.
- Pendant la manipulation, la partie postérieure du levier est maintenue relevée, de manière qu’il v ait toujours un intervalle de 6 à 8 cm entre cette extrémité et l'enclume reliée au récepteur. La manipulation est un peu moins commode, mais il est facile de s’y habituer. Néanmoins, ce dispositif n’est pas à l’abri de toute critique.
- Montage du poste transmetteur. — Tous les appareils composant le poste transmetteur sont groupés sur une même table (avec les appareils du poste récepteur), à l’exception des piles et des accumulateurs placés sur le sol ou sur des étagères.
- L'extrémité de l’antenne est soutenue au-dessus de la table par une cordelette isolée du batiment au moven de cylindres d’ébonite.
- Cohèreur. — Le cohércur (fig. 12) est consti-
- tué par un tube de 6 cm environ de longueur et de 4 mm de diamètre intérieur, dans lequel on a fait le vide à 1 mm de pression par l’intermédiaire d’un appendice A. Dans ce tube, exactement calibré, s’adaptent deux électrodes d’argent prolongées par dos fils de platine soudes dans les parois du verre. Ces électrodes sont distantes de ija. mm environ, et maintiennent entre elles une petite quantité, de limaille très line. Certains eohéreurs de M. Marconi ont des électrodes dont lu surface plane est légèrement taillée en biseau (fig. :3).
- La composition de la limaille serait la sui-
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- vante : 96 parties de nickel, 4 d'argent et
- Relais. — Le relais employé est du tvpe « re-is polarisé de Siemens / R = 1000 ohms.
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- Cependant, il est probable’ que tout autre type doué d’une grande sensibilité conviendrait aussi bien.
- . Pour régler la sensibilité du relais, M. Marconi réunit dans un poste récepteur les électrodes du cohéreur par des bobines de résistance de n ooo, 4 ooo et 5 ooo ohms : le relais doit fonctionner pour 2 ooo et .4 ooo, niais non pour 6 ooo.
- Eléments de pile. — Même type que pour le transmetteur, mais de modèle plus petit.
- Bobines de self-induction. —Ces babines sont constituées par 1111 fil de fer très fin d’une douzaine de mètres de longueur, enroulé en spires étroites et novées dans la paralline. La résistance olimique d’une bobine est de 3o à 40 unités, mais sa self-induction en henrys n’est pas connue.
- La présence de ces bobines, qui s’opposent par leur impédance au passage des oscillations dans le circuit du relais, est très importante. Les distances possibles de communication seraient
- réduites dans une très forte proportion, si elles n’étaient placées dans ce circuit.
- environ de largeur, dont les extrémités sont reliées à la
- capacité de l’antenne. Le réglage est obtenu en approchant plus ou moins le filet de lanlenne et en faisant varier sa hauteur.
- Pour agir sur la self-induction l'inventeur ajoute h la partie inférieure de l'antenne des bobines de self-induction de valeur variable, formées par l'enroulement du cAble de l'antenne sur des cylindres d ébonile de 4 mi"
- sation obtenue par ees procédés ne sont pas absolument concluantes.
- M. Marconi n’a jamais pu communiquer à plus de 2.5 kilomètres sans employer le dispositif décrit dans son brevet de mars 3899.
- Trembleur. —i Le trembleur (fig. i4; destine à déeohérer b' tube, est de modèle ordinaire 'R = 1 ooo ohms’i, mais tout l’appareil est mobile sur une glissière G au moyen <1 une vis \ cl d’un ressort, antagoniste R. Ce mouvement longitudinal permet de régler les eonlacts du marteau avec le tube. Ces contacts doivent être
- Morse. — Le Morse est du type Siemens à palette lourde (R = :>oo ohms}. La vitesse de déroulement est réglée à 0,60 m environ à la mi-
- Shunls. — Des shunts placés en dérivation sur les divers circuits, ont pour but d’absorber les extra-courants et d’empêcher la formation, par ces courants d’étincelles pouvant agir sur le cohéreur. lis sont constitués par des bobines de résistance il enroulement double et à large novau, pour éviter la sclt-imluclion. Leur valeur en ohms, fonction de la résistance du tremblent’, relais, etc,, est indiquée sur la figure i5.
- Montage du poste récepteur. — Tous les appareils composant, le poste récepteur, à l’cxeep-tion du Morse, sont réunis sur une même planchette (fig. i5) et placés dans une boite en fer reliée à la terre. Cette disposition a pour but. d’empêcher les oscillations produites pendant la transmission opérée par la slatiou elle-même, d'agir sur le poste récepteur.
- Une paroi de la boîte en for est mobile et permet, le cas échéant, de retirer la. planchette pour régler les appareils.
- T.’un dos fils de connexion du Morse avec le. circuit du contact du relais est relié à la terre par l’intermédiaire de la boîte eu fer. Dans l’autre fil déconnexion du Morse, est intercalée une bobine de self-induction, placée dans 1111e petite boîte en fer pleine de feuilles d’étain froissées, et fixée contre la grande boîte.
- Dans le cas où l’on emploie la cîel’-eommula-lotir, le fil de connexion de l’cneluine au récepteur est anti-inducté, comme on l’a vu plus
- U ne peut donc s'établir, dans co différents fils de connexion, des oscillations pouvant agir sur le cohéreur, pendaut la transmission.
- J.a boîte en fer, qui contient le poste récepteur, est portée par un socle en bois, muni de vis calantes, qui permettent de placer la palette du relais dans la meilleure position de sensibilité.
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- II. — Expériences faites a tiiavers la Max- J che. — Dans ces expériences, on utilisa outre les stations de Wimereux et de South Fore-l;md, distantes de 4f> h ni, le poste installé depuis plusieurs mois déjà à bord du bateau-feu, le E. S Goowind pour relier d’une façon régulière ce bateau à la côte par la station de South-Foreland, située à ir> km.
- Les deux stations de Wimereux et South-Foreland, étaient munies, au début des expériences, d’antennes de 45 ni. Cette hauteur fut
- ensuite réduite à 3~ m, mais elle paraissait être à la liinitp inférieure pour un bon fonctionnement. L’antenne avait d ailleurs été doublée par un deuxième conducteur assemblé au premier en <piautilé.
- La hauteur d’antenne du Goodwittd était d’environ n4 m > 1° navire, les mâts et les haubans étaient entièrement en fer.
- Ces trois stations étaient normalement réglées dans le même ton, de manière à pouvoir toujours assurer la communication du Goodwiml
- avec la côte. Celte dernière station ne pouvait communiquer avec Wimereux, étant données la distance '49 km), l’interposition du cap Griz-Xez et la faible hauteur île l’antenne du Good-wind (24 ni).
- Des installations provisoires furent laites, en outre, à bord de l’aviso Y Ibis et du transport la Vienne. Ces deux bâtiments étaient munis d’antennes ayant respectivement. 22 m et 3i m.
- Les expériences faites peuvent se diviser en trois catégories :
- Expériences de communication simple en espace découvert ;
- Expériences de communication simple avec interposition d’obstacles ;
- Expériences, de syntonisation.
- Pendant toutes ces expériences, la vitesse de transmission était d’environ 4<? lettres à la mi-
- Expêriences de communication simple en espace découvert. Les communications de
- South-Koreland avec Wimereux et. Goodwind, et inversement, ont toujours été très satisfaisantes partons les temps (brouillard, vent, pluie, tempête).
- Les communications entre les stations mobiles (yIbis et la Vienne) et les trois stations indiquées ci-dessus ont été également très bonnes, les navires étant en marche ou au repos. Les distances maximum atteintes ont été les sui-
- \JIbin (22 m), Goodwind (24 m), à ?.o km ;
- IIIbis (22 mj, South-Foreland (45 m), à 25 et 3o km ;
- ha Vienne (31 m), South-Foreland (3y 111), à 46 km.
- Cette dernière communication a même pu être établie dans un sens (réception à bord de la
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- Vienne) jusqu'à 52 ktn. La réception à South- j Eorcland avait cesse a partir de 48 km* M. Mar- t coni donnait de ce lait 1 explication suivante : la j sensibilité mécanique du récepteur de South-Foreland avait ete réglée par lui pour la eom-
- la MamiVic? en mars, a\ril, juin 1899 ( 1 500).
- munication avec Wimereux à 4^ km, mais elle était insuilisante pour nue distance notablement supérieure ; tandis qu'a bord de la Vienne, il avait réglé cette sensibilité h son maximum.
- Expériences de communie adon .simple avec interposition d’obstacles — l'Ibis '(as 111; étant placé près de la bouée rouge ri° 2 à l’est du cap Gris-Nez, à 19 km de Wimereux i'45 in), il fui possible d’échanger des télégrammes entre les deux stations, malgré l’interposition du massif du eap Gris-Nez, d’une hauteur maximum de 100 ni environ.
- La Vienne étant à quai daus le port de Bou-
- I logne, 011 put établir une communication entre t elle et Wimereux (5 k.111'1 avec une hauteur d’an-j tenue de 12 m à bord de la Vienne et de \Sn m à Wimereux, malgré l'interposition du massif de la Crèche, d'une hauteur de 70 m environ, et de toutes les canalisations électriques des quais de
- Expériences de syntonisation. — Un programme complet d’expériences avait été préparé dans le but de vérifier les faits suivants :
- i° Etant données trois stations A, B, C, placées dans la zone d’action les unes des autres, A et B étant réglées dans le même, tou et C dans un ton different. C ne peut pas recevoir les télégrammes échangés entre A et B lorsqu'il est a une distance de A ou de B supérieure à une certaine Limite à déterminer ; A et B ne, peuvent non plus recevoir les télégrammes transmis par C, et lu réception des télégrammes qu'ils échangent. entre eux n’est pas troublée par la transmission de C ;
- 20 J,es trois stations étant dans les tonalités définies ci-dessus, il est possible de modifier une des stations A ou B. A par exemple, de manière a la mettre dans le même ton que C sans loucher à B ni à C ; B jouissant vis-à-vis de A et de C des mêmes propriétés dont C jouissait précédemment vis-à-vis de A et B.
- Une journée fut laissée à M. Marconi pour préparer ees expériences à bord de la Vienne, les journées suivantes devant être consacrées à leur exécution, avec contrôle dans les diverses stations : lu U/e/mg, Wimereux, South-Forclund.
- Malheureusement le jeune inventeur fut victime d’un accident après la journée d’essais, et les expériences définitives ne purent être laites.
- Toutefois, bien qu’il n’y eut pas de contrôle dans les stations de Wimereux et de South-Fore-land, la commission a pu constater, pendant la journée d’essais, la probabilité des faits énoncés ci-dessus.
- Les stations la Vienne (!> 1 m) et Wimereux (07 in) ayant été réglées dans des tons différents, 11 0111 pu communiquer entre elles tant que leur distance demeura supérieure à 2 t>oo m. Mais à partir de cette limite, la communication fut aussi correcte qu’entre deux stations synto-iiîsées.
- Conclusions. — Voici les conclusions du capitaine-Ferrié.
- Pour que la télégraphie sans fil puisse rendre
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- les mêmes services que la télégraphie électrique ordinaire ou même cjue la télégraphie optique, il faudrait qu’étant données plusieurs stations, l’une quelconque d'entre elles pût transmettre a plusieurs autres à la fois des télégrammes diilerents, en même temps qu’elle recevrait plusieurs télégrammes émanant d'autres stations. J/état actuel de la question est loin de le permettre, puisqu à 2 5oo m deux stations, réglées dans des tons différents, peuvent parfaitement communiquer.
- Il serait donc nécessaire que, dans une même station, les antennes, destinées chacune à la communication avec une des stations correspondantes, tussent, à une distance de i 5oo m environ les unes des autres!
- De plus, le secret des correspondances n’est pas assuré, puisqu'une station quelconque peut être accordée sur une autre. Cependant, eel accord serait très long et très délicat à effectuer, si 1 on n avait pas «le renseignements sur la constitution des stations dont on veut surprendre les télégrammes. 11 serait plus facile de troubler leurs communications, en faisant varier d’une manière méthodique et continue les éléments d’un circuit de transmission installé à cet effet.
- ISéanmoins et bien que les appareils employés soient un peu délicats, l’état actuel de la ques-, lion permet de nombreuses applications très utiles pour la Guerre, la Marine, le Commerce et les Colonies.
- De l’emploi de la poix dans les raccords des câbles téléphoniques et télégraphiques, par J. Queinnec. Annales télégraphiques, t. XXV, p. 385-399-
- Divers procédés ont été préconisés pour assurer l’étanchéité des raccords des câbles isolés à la gutta ou au papier. On a successivement utilisé le ruban goudronné, le caoutchouc vulcanisé et le caoutchouc pur, soit, pour le guipage des soudures, soit pour recouvrir les extrémités des manchons en plomb. Tout ces moyens, fort <>cM'iieux, ne donnaient pas de garanties sufli-
- D’excellents résultats ont été au contraire obtenus avec un mélange proposé par l’auteur et formé de poix de Suède, désignée vulgairement sous le nom de poix des cordonniers, à laquelle on mêle environ un cinquième en poids de suif,
- la proportion pouvant d'ailleurs varier un peu suivant la qualité de la poix.
- Le mélange intime des deux corps est fait au bain-marie, ou au petit feu bien régulier. La composition «pie l’on .obtient ainsi est nerveuse, élastique et se laisse pétrir comme la gutta. La chaleur des mains suffit à la ranndlir pour eetle opération. Cette composition conserve d’ailleurs invariablement son état pâteux et élastique à la température de ia° C qui est sensiblement celle des égouts et des tranchées profondes. Elle est employée depuis trois ans avec succès par la Direction des services électriques de Paris. ,
- Le mode d’emploi diffère un peu suivant la nature des câbles à raccorder. À Paris, les câbles à enveloppe de plomb sont, des câbles sous papier, des câbles sous gutta, et des câbles sous gutta transformés (*), «nuitenant un nombre variable «le conducteurs. Les cables sous papier à 11 •> paires de conducteurs télé-phoniques sont aujourd’hui fort employés ; à ses extrémités un câble de ce genre se subdivise en deux câbles de ;")b paires aboutissant à une boite de jonction où chacun se subdivise en 8 câbles à y paires ; finalement chaque câble à - paires s'épanouit en y lignes d’abonnés. Les câbles à y' paires sont généralement sous papier : il y en a aussi sous gutta et sous plomb : de plus pour utiliser les anciens câbles sous gutta défectueux on. emploie aussi des câbles appedés câbles sous gutta translormés
- Lorsqu'il s’agit, de raccorder deux câbles sous gutta recouverts d’un tube en plomb, on glisse un manchon de plomb sur l’un d’eux, on réunit les conducteurs et on les isole à la manière ordinaire, on met le manchon en place, on comble le vide entre le manchon et le câble avec un peu de filasse ou de cordelette goudronnée, on bouche les deux extrémités du manchou avec la poix et enfiu ou recouvre ces extrémités de ruban goudronné assujetti au moyen de quelques
- (J) Pour obtenir ces câbles on dépouille 1rs anciens cà-
- Cette enveloppe est plus «-paisse, pour préserver pins
- âmes dont la gu U a est fendillée ot en mauvais é-tat.
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- tours de fils h ligature. La poix façon parfaitement intime à tous les corps qu'elle
- [accord doit être fait entre un câble sous gutla et sous plomb et un câble sous et sous plomb, il ne suffit pas qu.e le
- «frfc’o
- câble sous gufta à raccorder en coulant de la poix fondue par cette extrémité après avoir en-couvrant la gutta sur une lou-
- ; et des câbles sous gulta ou
- 1 7 baguettes de crible à une paire sous gulta, on entoure une de leurs extrémités d'une couronne de poix, puis on les réunit en un faisceau que l’on introduit sous un manchon en plomb dont
- à cet effet. Les deux conducteurs de <
- câble a 7 paires sous gulta. Finalement les deux
- rement à la poix suivant le piocédé décrit. T,es lignes d'abonnés, sous gutta ou sous papier, qui
- m un câble de même nature ou sous papier présente pas plus de difficultés. Bien que à la poix ne s ployé jusip.'iol, ;i r» é câbles sous ,
- l’air arrive très librement à l’extrémité du câble et l'isolement électrique s’est toujours maintenu stable et clevé.
- Les câbles sous gntta~à ruban tanné placés dans une conduite peuvent être facilement raccordés avec des câbles sous papier par ce procédé. Il suffit de réunir les extrémités des câbles sous gutta et à les introduire dans un tube de plomb de 3o à 5o cm de longueur ; on transforme ainsi Eextrémité de ces câbles sous ruban eu extrémité d’un câble sous ruban et sous plomb et le raccord se fait comme il a été indique.
- r les fils téléphoniques, de la Société belge ü’Elec-
- : profité de In période hivernale ri-; de la fin de 1899 pour recueillir quel-
- l'importance s’agglomérer s
- cordées à cos baguettes comme il a été < Le raccord d'un câble sous gutta tra
- de 1er de l'Etat belge, à Ma-lines. Dans l'une on constata qu'un fil de bronze phosphoreux de a mm de diamètre s'était recouvert d’une gaine uniforme de givre à section ovoïdule de 28 mm de largeur et 36 mm de bailleur ; la pesée du givre recouvrant une longueur de 98 cm donna 48 gr, soit environ 1,70 fois le poids du fil, lequel était de 28 gr.
- Une seconde observation porta sur deux fils de bronze phosphoreux de 1,4 mm de diamètre et d'une portée de 3i m„ Ils étaieut recouverts de gaines uniformes mesurant dans leurs plus
- naître que leur charge de givre était de 60 gr par mètre, soit 4,38 fois celui du fil. L’un des deux d’un coup sec débarrassé
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- l)ans une troisièmes expérience on constata qu’un coup sec donné sur un fil de 1,4 mm de diamètre et de 77 in de portée fit diminuer la flèelu; de 45 cm en faisant tomber le givre.
- Il a été reconnu que le givre s'enlève parfaitement bien par le choc et que les vibrations résultant du choc sont souvent efficaces au delà des points d’appui. Ceci suggère un moyen simple pour se débarrasser du givre sur les réseaux urbains, particulièrement dans le voisinage des tourelles centrales dout l’accès est toujours aisé et où la surcharge due au givre peut être considérable (d’après l’auteur cette surcharge serait de 3o 000 kgr pour îa tourelle du bureau central de Bruxelles où aboutissent 4 000 fils de portée movenne de c>5o m, en admettant 60 gr pour la surcharge par mètre dû au givre).
- M. Piérard a calculé (C l’augmentation de ten-
- sourais à une tension T dans une portée de a mètres.
- '-«+-£& (,) Si sous l’effet du givre le poids devient p‘ fen kilo-
- Mais la nouvelle longueur est liée « l'ancienne par la /' = /[, +c'(T' —Ï)1 p)
- En éliminant I et V entre ces trois relations, on obtient
- 'r' + r”" T)“ e'l>4T! + «r; 141
- Bans l'hypothèse d’une portée de 100 ni du iil considéré. on a a = 100, T (à — 5°) = 38,4 p— 0,0187
- d’où l’on lire T' = 53,i^tg : mmC
- sion à laquelle donne lieu une gaîue de givre du poids de ûo gr par mètre. 11 trouve que pour une portée de 100 m d’un fil de bronze phosphoreux de r,4 m de diamètre la tension passe de 38,4 kgr : mm2 à 53, t kgr : mm2, et pour une portée de 5oo m du même fil de 38,4 kgr : min2 à io3,8 kgr : mur. T.a charge de rupture du fil étant de ia3,2 kgr : mnr à lu température de — 5° on voit qu'à cette température, l’elf’et. du givre est de faire lomber le coefficient de sécurité (qui était de 4 a 181’) à 2,33 dans le premier cas, et à 1,118 seulement dans le second.
- M. Piérard a également calculé la charge de givre capable d’amener la rupture d'un fil de t,4 mm de diamètre. 11 suffit pour cela de résoudre l’équation (4) de la note ci-dessous par rapport à p'. Pour uue portée (le 100 m ou trouve p' = 3y8 gr, de sorti- que la surcharge de givre nécessaire pour provoquer la rupture serait de 384)3 gr par mètre, valeur qui sans doute ne pourra jamais être atteinte car elle correspond à une gaine d’un diamètre de 8,35 cm. Pour une portée de 5oo m’on trouve p' = q8, soit 84,3 gr par mètre courant pour la charge critique du givre. Toutefois même dans ce dernier cas la rupture du fil est peu probable, car par suite de rallongement du fil la flèche prendrait une valeur telle que le conducteur viendrait reposer sur le sol avant que la limite d’élasticité soit atteinte. L’application de la formule(2) donne en effet, pour une portée a = 5oo ni, V = 5o3,3 m, longueur à laquelle correspond une flèche de 24,90 m. Une augmentation de la flèche suffisante pour faire pendre les fils jusqu’à terre a d’ailleurs été constatée bien des fois et, en particulier, pendant ce dernier hiver. Aussi peut-on dire, malgré ce que cela présente de paradoxal au premier abord, que sous l’effet du givre le fil de bronze est incassable dans les longues portées. Au point de vue du givre, comme d’ailleurs aussi à celui des différences de tension dues aux variations de température, les longues portées se recommandent donc dans la construction dos lignes en bronze à grande résistance mécanique. C’est la conclusion que M. Piérard tire de son observation et de ses calculs.
- >3,8 kg :
- ée Gérant : C. XÀUD.
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- 31 Mars 1900.
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- T. XXII. - N» 13.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXII. — N° 13.
- Bibliographie.
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- TABLE DES NOMS D'AUTEURS
- 276
- 38
- 3i;
- 3 j i
- 36
- 233
- 3o3
- 27
- 46i
- 313
- tO1
- 68
- 465
- 465
- 182
- 16
- 167
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- 57
- ï"1
- 453
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXII. — N* 13.
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- 31 Mars 1900.
- KKVUF. D’É LE C TRT CITÉ
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- REVUF, D’ÉLECTRICITÉ
- I
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- T/ £ C L Ai R A GE F L E C T RIQ U F
- T. XXII. — Nu 13.
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- Tome XXII
- i 6 Janvier 1900.
- .?• Année. — N°
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Therj
- L’ÉNERGIE
- Génération de l’électricité. — Appareil-Kermode pour le chauffage dt Quelques expériences pour l’élude de la circulation de l’eau dans les Essais d’un groupe éleetrogéne pour traction de 3qo kw, 1>ar E.-J. W
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 6 janvier 1100
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- Association amicale des Ingénieurs Électriciens (Séance du '26 décembre). — La séance a lieu sous la présidence de M. Sarliaux.
- Présents : MM. lsbert, Cance lils, l’ellissier, Leblanc, Blonilin, Brorq, Boistel, Hamm, Pulsford, Lainnct, Solignae, Laffargue.
- Le procès-verbal de la dernière séance est la et adopté. MM. Boiserand et Nolson-Uhry sont admis comme membres.
- M. Juge donne sa démission de membre de l'asso-
- M. le président demande des travaux à publier dans le bulletin.
- M. Aelson-Uhrv promet une élude pour le uo janvier, M. Haniui un travail pour tin janvier.
- MM. Boislel et Pellissier promet lent aussi diverses études.
- M. Pellissier demande des exemplaires du Bulle-
- M. le Président demande si l'on ne pourrait faire un travail bibliographique sur l'exposition cenle-
- La séance est levée à j h. 4M
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- Machine a vapeur de ISO chevaux eüéciifs pesant 600 kgs. — On vient do procéder dans les ateliers Boulle et T.arbodière à Aubervilliers, a des essais sur une machine à vapeur du type décrit dans notre numéro du 9 septembre 1899.
- Cette machine est a deux liles de cylindres eornpouud-tandem, à douillet effet et. à graissage sous pression.- Elle-peut développer normalement i5o chevaux effectifs, a la pression initiale de y kgs et à la vitesse augulaire, fort respectable de 900 tours à la inimité. (On sait que les machines des torpilleurs les plus rapides ne' lont pas plus de 600 à 65o tours.)
- En vue d’efforts de démarrage 1res énergiques, cette machine a cté essayée à la pression de 2.6 kg : cur. Elle est construite toute en acier, fonte aciéreuse et alumiuium et pèse moins de Goo kg, soit moins de 4 kg par cheval effectif normal. Elle n’occupe en plan que 1 m sur ?>n centimètres et sa hauteur est de 1,10 ni environ.
- Celle nouvelle machine à grande vitesse constitue un réel progrès et déjà des machines du même type sont adoptées par plusieurs compagnies d’électricité.
- Les destructeurs d’ordures de l’usine de Shoreditch.— Dans une communication faite à l’une des dernières séances de l’Institution of Civil Enginecrs, sir Doügi.as Fox adonné de nombreux détails sur dix usines utilisant la combustion des ordures pour la production de la vapeur. Parmi les renseignements tournis dans cette communication. nous retiendrons seulement ceux qui se rapportent a la station de blioredil.ch. la plus ancienne et la plus importante; de ces usines.
- En douze mois, il a ele brille dans cette usine plus de (nioii tonnes d ordures (de 1 01(1 kgi dont (.yj. p. 100 étaient formes d ordures menageres et b p. 100 de résidus d usines et de fabriques tels que paille.
- 1res faible quantité de vapeur. Celle combustion s o-pere dans douze fours du type Manlove-AIlioll et la vapeur est p>i-odnite dans douze chaudières a tubes d eau Babcock-W îleox : chaque chaudière est dispo-
- de besoin a brûler du charbon. A 1 arrivée a 1 usine., les gadoues sonl posées puis jelces sans aucun triage
- triques amènent sur une plate-forme. Les wagonnets étant munis de moteurs électriques et un fil de u-olel. etmt Impo-. ui-dc s-us de 11 plit< bunu 1 mes
- sont amenées avec, la plus grande facilite dans des
- chaque tour. On recevait par ]our. entre 9 heures d malin et j heures du soir, environ tonnes de gadoues. mais certains jours -on on reçut jusqu a 140 tonnes. Dans ce dernier cas. une partie des ordures était jetée dans de grands bacs de reserve pouvant
- Il 11 est point necessaire d ajouter du charbon aux ordures pour en assurer la combustion : elles brillent d elles-memos et la température des fours, qui. quel— quelms allcml. 1 400". se maintient généralement dans les environs de 800”. Il convient d éviter avec soin les rentrées d air froid a linLeneur des loues et sous ce rapport, les fours auraient besoin de quelques ameliorations.
- Les cendres forment environ Pi p. 100 du poids de matière traitée; elfes conviennent parfaitement pour la confection du béton et. mélangées avec du riment, de Porlland. elles constituent une excellente
- L eau destiner a 1 alimentation des chaudières est envovee au moyen de trois pompes rotatives mues électriquement dans les tubes d un économiseur qui la portent a une température voisine de celle de 1 é-bullition; elle est ensuite recueillie dans de grands
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- Tome XXII
- Samedi 13 Janvier 1
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Ther
- L’ÉNERGIE I
- La reproduction des articles de L’ÉCüAII
- G. PELLISSIER. — Les fiacres électriques de New-York :
- L. JUMATJ. — Sur les batteries-tampons :
- J, BLONDIn" — Accumulateurs pour automobiles électriques" : Le concours international de l'auto-mobile-Club........................................................................................
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Moteurs électriques ; Du frottement dans la marche à vide des moteurs d'induction, par Rudolf Biia.cn. Télégraphie : Grappins Rouillard pour le dragage des câbles sous-marins, par F.-G. de Ncpoii.i.i; . . Rayons cathodiques. ^ Sur les rayons cathodiques elles rayons-canal, par Bfrg.................
- Phénomènes des lueurs dans les décharges par courants alternatifs de haute fréquence, par 11. Iîiïürt. .
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- par L Gohnfr ". ......................................................
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Société française do Physique : lissais de télégraphie sans fils, par Tthsot..................
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- XIV
- Supplément <\ L'Éclairage Électrique du 13 janvier 1900
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- Syndicat professionnel des industries électriques. \ùea[ice du. 12 décembre.). — T.;i seance est ouverte si 5 1\. i.'î sous-la présidence de XL fl. hartuuix.
- Etaient présents : M.M. Rancelm. l’orne, Ibnstel. Ghaussenot. Glemaneou. Esrhwegc. Jlillairet. Martiaux. Violet.
- Se sont excuses : MM. Ghamm. (irainmont. Por-leviu. Alildé. lladiguel et Vivant.
- Admission et démission. — Est admis (tomme membre du Syndicat : M. lîoissepftiul (Pmbberti, directeur de la slalom centrale de Gompjegne. ab. rue Belzmicc. a Pans, présente par MM. E. Martiaux et b ontaine.
- Est accepter-la.démission <teM. (.nijohard (Georges) ingénieur, qui a cesse île s occuper d industrie électrique.
- hlect'ons au tribunal de nuiutnarce. — M. le prusi-
- rlections consulaires avait compris jusqu a ce ]our dans son sem un delecue du syndical, délégué hn-iiifime par le Loimte central des (diamlires syndicales. G était M. llarle ijul depuis quelques années représentait la Ghambre dans ce emmte. 11 a pte raye cette annee et, par un malentendu inexplicable, il n a pus eti îemplnc -mt j 11 l un K II pi enduit, soit pu le president en exercice.
- A la suite des démarchés laites, le president a présente. comme candidat aux tondions de juge du tribunal de commerce, un des membres de la Gham-hre. M. (lance, qui avait bien voulu accepter cette mission et qui paraissait bien qualitie pour remplir
- la liste des candidats et maigre tout 1 interet qu il v aurait a ee que 1 industrie électrique lut. spécialement rcpreseiil.ee ail tribunal de commerce, il n est plus
- possible d y ( M. le |
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- lu tribunal de
- iport tait au nom de la commission(’) churp-e gie vient d être déposé par M. Pcrthelot. député
- ..Æ premier rapport établi P‘ir M. Guiilam appelé c tondions ministerielle». Il avant pu être «amine is la dernière session de la Ghaumre. une non-ete nommer el le rapporteur
- rappu
- d aille
- sant et dont les conclusions sont vai). présentées M. Guiljam : une te faite par M. Eerîiielot qui.
- la
- qui.
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- taife ultérieurement 1 objet d'un me loi spéciale.
- -(111 le texte du pro|et de loi. las syndicats professionnels- — 111c connaissance dunprojci de inbre des députes dans la séance .) portant modihcatioii a la loi du s syndicats prnlessiunuels.
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- necessaires a leurs bureaux, leurs réunions. Heurs bibliothèques, cours d ont rue lion professionnelle, laboratoires, elc.. recevoir des dons ci legs avec allectatioii a ces institutions. Les statuts devront prévoir la destination de ces biens en cas de dissolution de 1 union.
- 1. article 10 qm est nouveau doit parliculieremenl
- « T.'entrave volontairement apportée a 1 exercice des droits reconnus par la présente bu. par voie de relus d embauchage ou de renvoi, la mise en interdit prononcée par le syndicat dans un but autre que d assurer 1rs conditions du travail, tixees par 1m et la jouissance des droits reconnus aux eitovens par lu loi, constituent un délit civil et donnent, lieu a I action cil réparation du préjudice cause. Lutte action peuL
- prevu au paragraphe premier, par le syndicat ».
- Apres un échangé d observations entre les divers membres prescrits, la Lhamhre décidé d attendre la
- putes chargée de 1 etude du prujel de loi. A celte époque il sera bon d établir une entente avec le Inimité central des (.bambres syndicales pour présenter des observation-' suc certaines dispositions de ce projet de 1m qm semblent contraire:: a la lois aux interets des ouvriers cl des patrons.
- annexe du Bulletin du projet de loi dont il s agit.
- l‘iy<< r/e ! i sni la -un-/ -m,( d,s >uiu;es — M. le president rappelle que la Lhamhre des députés dans fia séance du i" avril sIhjH, a vote un projet de loi sur la saisie-arrel des salaires.
- Ce projet fie loi est actuellement soumis aux deliberations du Hcuat-
- A cette occasion, le l,.omitc central des Chambres syndicales a demande a notre syndical quelques renseignements pour lui permettre de présenter en Imite connaissance de cause, les oiiservalu.ms utiles a la Loinmiseuui du .'sénat chargée de 1 etude <Jo ce projet.
- l.a Chambre deeule d adresser, a tous se» membres. une riiTiilaife spermie en vue d obtenu1 des renseignements complets pour repeindre au questionnaire du Comité central.
- Mwtuion des ji'-i.r des matières premières, sene de pria des arvhiU vtes. — M. le jire-odent rend roinjrte d<- la démarché qui a etc tfiite. par les délégués ife la Chambre auprès de M. Bartaumieux. président de la commission de révision de la sene d< prix des aivlu-
- Letle démarche a eu pour but d appeler I atfmition des .urlnLeetes sur 1 élévation presque constante1 des prix des matmres premières alors que ceux eff lu sorte de prix U ujit subi aucune modification-
- Les délégués de la l.hambro ont reçu de M. |>ar-taumieux des promesses qui ne paraissent cependant susceptibles d aucune suite lavorable.
- La ( .bamln-e aura a examiner ultérieurement les mesure» quelle crmrji devoir prendre pour sauvegarder les interets de ses adhérents.
- /b./i.-gnr au < <Un;rcs de la réglementation douanière. — M. le president (ait connaître que M Jlarlequi avait ele désunie par la ( biambre. comme délégué au Longres de la réglementation douanière en ujoo
- La Lliambre charge son president de (aire des démarches auprès de M. Sejamu pour le prier d accepter
- Affaires diverses. — i Bureau de roiilrule. — AI. le president rend compte que la commission spéciale déléguée par la Lhambre auprès du bureau de
- mil c 1 leunmit-, ai ï lil h » < ou pu » lu him iu depuis 1 origine du son fonctionnement jusqu au si décembre ibcj-S.
- L examen de ces comptes a donne lien a ii|i rapport très intéressant de M. \ inlet qm en donne lecture.
- (..et examen a en outre permis de redresser et mettre au point la comptabilité du bureau de cnn-» trole qui dorénavant prendra, d accord avec, M. Houx une tonne bien detinie.
- F.n second lien, la commission s est rendu cumjile que le premier traite passe avec M. Roux le ri lévrier ihoa ne précisait pas certains details, ce qui rendait obscure 1 interprétation d'ï ce contrat.
- 1) accord avec .M. Roux, la Lmumissum a et.yldi un avenant au traite jirmuUl qui détermine les droits et devoirs des parties et permet a M. Roux de pour-su,vru le développement des affaires du bureau do
- La Lhambre apjirouvu les mesures prises par la Cnmmission.
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- D'après M. Delmas ^Société ,!<’s higénkw civils, p- 648) l’elt’el immédiat de ce système de tarification fut de réduire le pic de la courbe de l'usine ; pour un débit moyen de boa kilowatts le pic de la courbe, qui atteignait 900 kilowatts, a été ramoné h 700 kilowatts, ce qui permettra de débiter, sans augmenter le matériel actuel, une moyenne de 5oo à 5ao kilowalLs.
- Celte augmentation du débit moyen ne lar-.dera pas d’ailleurs à se produire comme conséquence même du système de tarification adop-'UN-. Un effet, dès le début de son amilifatluu Ija industriels, grès etmsommaieurs d'énergie, <pli après avoir clé clients de la l’av leur
- ; du soir et marche leurs propres dvn Mais ils ne tardèrent pas' i, prix de revient de leur électricité se trouvait être d’autant plus élevé que leurs dynamos tombaient moins hmgk-mps cl ils renoncèrent a
- plus lot Je matin et lo repos de midi
- [) ailleurs, outre le reabonnement do ces gros 1 ousomm iteui « b nu du double ta. il t«u
- clientèle' nombreuse, celle des commercants qui.
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- pour les grands parcours. Il est permis aux vova- 1 goura de mon 1er en aarehargo et sur h,-.s plates-formes.
- Belfast (Irlande:. — Tramways à chevaux, prix 0,10 fr par kilomètre'. 11 m'ost pas permis aux voyageurs de monter en surcharge ou sur les plaie-formes. La Compagnie a une concession dé quatorze ans et ne paie aucune redevance, mais elle doil paver et réparer les chaussées traversées par ses lignes.
- Berlin (Allemagne*.—— Tramways éleclricptes, à vapeur et à chevaux. Il y a aussi des lignes de chemins de fer aériens à vapeur, prix o,iwvi fr pour /. km et o,o> fr pour chaque kilomètre en plus, il n'est pas ' permis aux voyageurs de monter en surcharge, mais ou en autorise un certain nombre sur chaque plateforme. Les Compagnies doivent paver et réparer les chaussées traversées par leurs lignes et fiaient à la ville une redevance.importante.
- Berne (Suisse). — 'fraction à vapeur et à air coin- 1 primé, prix o,io fr par kilomètre. Personne ne peut monter en surcharge; un nombre lixé de voyageurs peut se tenir sur les plates-formes.
- Bru.relie s (Belgique). — Traction électrique par trôlet aérien ou souterrain, traction par chevaux ou à vapeur, prix de o,m ;i n,(><> fr suivant la distance. Personne ne peut monter en sureharge. Les voitures sont généralement divisées en deux compartiments :
- Bucnos-Ayrcs illépubliqiie Argentine). —- Traction ligne électrique^soulerraîne. Les lignes sont possé-
- el t fr 'papier). Deux facteurs et un agent de police sont autorisés à monter gratuitement sur la plateforme d avant, trois voyageurs peuvent su tenir sur la plate-forme d'arrière. Les Compagnies paient à la ville f> p. ioo des recettes brutes.
- CalcHtr.fi (Inde). — Traction par chevaux qui va être bientôt remplacée par la traction électrique. Prix 0,12 ) fr à o,2).j fr : on ne^ prend plus de voya-
- concePaioTi est de vingt-cinq an». La Compagnie paie réparer la chaussée.
- Cape-Town 'Afrique du Sud:. — Tramways électriques à (reflet, prix o,L> frponr j‘ milles. Les voyageurs peuvent se tenir debout sur les plates-formes d’avant et d'arriéré, mais ou réadmet pas de surcharge. Les voilures soûl à impériale. La Cemipa-
- Chine. —• Il n'v a fias un seul tramway en Chine.
- Christiania (.Norvège). — line seule ligne électrique (8 km ; et une ligne à chevaux d», à km) d’n litres lignes sont en construction. La Ville a l’intention de raeheler les lignes ausssilôt que les concessions
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- seront expirvcs. La.ville construit fietucAbniumt une courte ligne comme entreprise municipale. Prix o.i i lr. I n nombre fixe de voyageurs peuvent se tenir debout sur les plates-formes, aucun n est toléré en surcharge. Les (compagnies ne doivent •aucune redevance directe pour leurs concessions, qui expirent en Kfi |. mais elles paient un impôt sur leur propriété. comme les autres corporations l es voitures sont a impériale.
- (,opcnha"uc (Danemark). —-1 rnctiona chevaux et traction électrique, le prix est o.i'j fr pour toutes distances. Ouaiul tous les sièges sont occupes, on n lo i | Il [dns d( v n igi 111 s * t li s < omlu U in s ont
- de voyageurs qu il n est autorise. La ( unnpngme paie a la ville mi certain pour cenl des reeelles
- 160 kilométrés en automobile sans recharge des accumulateurs.— MM. J-B. F.utz et II.-B. Maxim ont lui' du i;> au i-novembre une série d essais de parcours de longue dis-t un t valu d ,]>ks I U'tUnal Un//,/ du ad décembre quelques données sur lu voilure qui leur n servi ainsi que sur les résultats oblo-
- I iv Yehirlc d une)
- ml I 1< tu dtuv rou.s
- moule sur 1 axe de ces roues mais actionnant celles-ci par 1 intermediaire d un tram d engrenages : ce
- Upc de moteur et de transmission a d ailleurs etc décrit eu detads dans ce journal : le poids total de la voilure était de 04e kg «ans la batterie, de 4 kg avec celle-ci et de iib kg avec les voyageurs. La batterie était formée de a b déments disposes en
- I groupes de 12 éléments : chaque dénient contenait
- II plaques, la capacité de la batterie était de 1 » \ am-peres-licure a la décharge de 2 » ampères.
- Le 1 » novembre la voiture lit te parcours de Pm-ladelplue a Allanlic Lilv. dont la dislauee est un peu plus de lop km. avec, une dépensé d enerme de 9.1- kilowatts-heure : en admettant un rendement en quantité de la batterie île b 1 p. 100. la charge
- kilovvatl-lumiv. on trouve que la dépensé d énergie est de j.6i) n\. soit 1111 plus de 1 centimes par kilométré. Le lendemain. In voiture, dont la batterie n avait pas etc rechargée, lit une sérié de courses dans les environs de Atlantic LiLv pisqu a ce que le parcours total en v comprenant celui de la veille lut île ua km. la batterie tut alors rechargée et eette charge demanda iqO amperes-heure.
- Le 17 novembre, la voiture partit de Atlantic Lilv et lit 60 km en > heures 11> inimités. Apres quelques instants de repos accordes -aux voyageurs. lu voilure relit h; meme parcours en sens inverse eu 4 heures 1 j minutes. La vitesse moyenne pendant le parcours aller et retour tut donc d un peu plus de *20 km a 1 heure, lui dépensé d énergie fut de 1 y.b kilnvatls-lieurc. La charge de la batterie demanda 20.p kilowatts-heure: a 10 centimes le kilowatt-heure, la dépense a donc etc de (>.•.*.7 lr.. pour un parcours de ibo km.
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- •Si I on examine ayoc atlenlion la phcilographie de cet éclair, ou observe fruatorzo liants* lnnniidusus parallèles séparées par des intervalles obscurs. Sur la reprodiictinn, qui donne, agrandie, une portion seulement de la plaque négative, on suit facilement depuis le liant, qui correspond à mm hauteur de
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- MM. P. Perrin, Président :
- A. Mauduit, Yice-Préside.H ;
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- P. Bourguignon, Secrétaire adjoint Le comité s’est ensuite séparé après, les allo-
- gènèratrice Par suite du c
- d’Allcgheny et de Pittsburg, (pii ne sont es que par rAUcgheuy River, ainsi que ombreuses cités environnantes, le réseau d’éclairage installé par la Alleglienv Cmintv Liffht C° s'étend sur 16
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- à lüast-Knd ; la importante des
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- Tome XXII
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — TherraJ^tlë^ ^
- L’ÉNERGIE %
- Vv
- i des articles de L’ÉCLAIRAGE ÉU
- 30ch pour là production de l'ai i éloutrolylique de raluuiiuium
- Électro et magnéto-optique : Sur la tlu'oric do l'influence d'un champ ( y optiques des corps, par W. Voiot . . - . . . . ..
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- L'Éclairage Électrique
- 21 janvier 4COO
- Réseau. — Le réseau de la Compagnie des Tramways de Lourdes comporte actuellement quatre lignes, d'un développement total de fi kilomètres
- i'5 De la gare du Midi à la Basilique ;
- 7.0 Do la gare du Midi à la Grotte par la place du Mareadal ;
- 3° De la halte de Souui à la place du Mar-
- ,y De la halle Je Snum à la Grotte.
- Le tracé de ces lignes présente un profd très accidenté, comportant des rampes qui atteignent jusqu'à 92 millimètres par mètre, et des courbes de faible rayon ; l’une d’elles notamment, n'excède pas 17 mètres.
- La voie, à l'écartement de un mètre, est en rails à gorge, type llroea. do 3(> kilogrammes au mètre courant; elle est double sur presque tout le
- La ligne aérienne est constituée!, comme à l'ordinaire, par deux fils de cuivre de haute conductibilité de> 8,2.5 mm de diamètre; elle? est supportée tantôt par des rosaces fixées aux maisons riveraines, tantôt par des poteaux en acier.
- Usine génératrice. — L'usine électrique, le dépôt des voitures et l'atelier de réparations ont été installés sur le chemin de Sarsan, au delà de la gare du Midi ; ils y occupent un emplacement de 000 m2 de superficie.
- La station génératrice possède actuellement une puissance de 600 chevaux-vapeur fournie par trois machines du type Corîiss-Garnier, marchant à condensation, à la vitesse indiquée de 75 tours par mi-
- Les chaudières, au nombre de trois, sont du type semi-tuhulairc; leur surface totale de chauffe est de 3(.io ni3. Elles sont alimentées par les eaux limpides du Lapacca.
- Chacune des trois machines à vapeur actionne pat-courroie une dynamo du type M-P, à (i pôles, fournissant lÔo kilowatts à la vitesse de 600 tours par minute, et sous une tension do 5<>o à ôôo volts.
- Le tableau de distribution, analogue à ceux des autres installations électriques de la Compagnie Thomson-Houston, comprend tous les appareils de manœuvre et de sécurité nécessaires.
- Enfin, un pont roulant de 10 tonnes complète cette installation.
- Matériel roulant. — Le service d’exploitation du réseau de Lourdes est effectué par 20 voitures automotrices aménagées d'une façon très confortable et parfaitement suspendues.
- Les caisses, pourvues de barres d'attelage à chaque extrémité afin de pouvoir être accouplées à des voitures de remorque, sont montées sur trucks à deux essieux rigides; elles comportent 20 places assises à l’intérieur et 20 places sur les deux plates-formes.
- A ees 20 voitures automotrices, viendront s’ajouter, les jours de grande affluence, 6 voitures de remorque pouvant contenir chacune 3a voyageurs.
- L'équipement électrique de chacune des voitures automotrices se compose de deux moteurs du type G E->8. Ces moteurs sont suffisants pour permettre à une voiture automotrice, accouplée à une voiture de remorque, de franchir, en allure rapide, les rampes très fortes qui existent sur le réseau.
- Sur chaque jdate-forme, à l'avant et à l’arrière, se trouve un rnmbinateur type B-i3, qui commande en même temps les moteurs et les freins électriques dont les voitures sont munies.
- Enfin ces voitures sont éclairées par cinq lampes à incandescence.
- Le Métropolitain de Boston. —Dans une récente conférence M. Dei.mas donnait, sur la traction électrique à Boston ainsi que sur le métropolitain aérien qu’on projette d’y établir, les intéressants renseignements qui suivent :
- Inaugurée en septembre i8qh. cette entreprise na pas encore publie ses premiers résultats d exploitation. et cependant 1 on prend déjà des mesures pour créer un second métropolitain. Le premier est souterrain. son but est d assurer la rapidité des transports. que les tramways dans les rues effectuaient trop lentement. A certaines heures, les rues de Boston. comme notre rue de Richelieu a Bans, ou comme la rue du Bac. étaient tellement engorgées que la vitesse moyenne des tramways était a peine
- gigantesque fourmilière, cl 011 la perfora de galeries souterraines dans lesquelles on dévia les tramways.
- ont ete de démontrer que les plates-formes des haltes étaient trop petites pour les Joules. Manque de largeur et surtout manque de longueur de quai, bien que le système des petites voilures isolées soit
- Les voitures, venant de terminus differents, se suc-redent a quelques secondes d intervalle et. rndeperr-
- voyageurs le long des quais des stations, qui peuvent avoir 60 ou 80 m de long, pormcllanl pratiquement
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- chimiques du Niagara. — Après avoir donné en détail la description (t. VI, p. 453, 54y, 5--et t. Vil, p. 54, i45) de l’importante usine génératrice du Niagara, L’Eclairage Electrique a signalé, à mesure quelles se produisaient, les applications de l’énergie électrique qui y est produite à l’électrochimie et a la traction des tram-
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- it) et c
- ; ces trois dernières :
- croyons-nous que ceux-ci liront avec inté-passage suivant de la conférence de M.Del-la Société des Ingénieurs civils :
- auls étaient lents à venir, et il v avait à payer térêts de \o millions de francs d'obligati
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- une dépense annuelle qui 11e paraît pas devoir dépasser un million de francs. Il resterait alors 2 à 2 millions et demi pourles actionnaires chaque année.
- Le monde des ingénieurs saluera avec joie ce succès, qui permdtra de pousser plus loin et sur une plus grande échelle les développements de lélortrité puisque le inonde financier y trouve son profit.
- Il est curieux de t rouver da.ns un journal américain le Grcatcr Buffalo l'oct. 1897, n° G) la phrase suivante :
- « C est en irïj que le premier emploi du Niagara pour actionner des roues de moulins lui lait par des Français, qui-y construisirent une scierie pour alimenter leur Forl-Xiagara. Ce n est que quatre-vingts ans plus tard que vint une seconde scierie, américaine. »
- Outre la grande Compagnie du Niagara, il v en a une seconde, qu on appelle la Compagnie Schadkopt du nom de son président iNiag. halls. Ilydr. Power and Manufaclunng Company qui possède des droits remontant a 1 année idîo sur un canal indépendant de la grande compagnie. Cette petite Compagnie, au capital de a.nrtxmo Ir paraît taire de bonnes «flaires mais son développement est 1res limite, le canal, apres tous élargissements, ne devant jamais dépasser m environ de large, .soit une section carrée de 70 a 80 mâ ne donnant guere plus d'environ 10 000 chevaux disponibles luu maximum, d apres l'acte de
- avant été lait en petit turbines de 2000 chevaux, terrains étriqués). Cette Compagnie parait vendre actuellement 1 5 000 chevaux. donL une moitié sous lorme d eau prise au canal, et 1 autre moitié en elec-
- val-an, avec réduction pour les gros clients, (usqu'a
- ' atteindre environ 100 frpar cheval-an 'eu électricité). Pour l’eau prise directement au canal, on paye ',1 fr par cheval-an, mais la Compagnie Selmdkopf u'ac-cepte plus ces contrats’ et préfère vendre aux 11011-• veaux clients soit de la force mécanique sur l'arbre des turbines à raison de 80 fr le chcval-nn, soit de la force électrique (de iooà i3o fr le cliuval-an) en courant soit alternatif, soit continu, voltage quelconque, au gré du citent.
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- NOUVELLES ET ÉCHOS
- Ecole supérieure d’Electricité. —. Quelques modifications ont été apportées cette année dans l’organisatiou de l’enseignement de cette école.
- Tandis que jusqu’ici les licenciés es sciences devaient posséder trois certificats d’études supérieures pour être dispenses du concours, ils peuvent maintenant obtenir cette faveur avec deux certificats seulement : celui de Physique générale et celui de Mécanique rationnelle. La dispense est étendue aux élèves médaillés des Ecoles d’Arts et Métiers ayant obtenu aux examens «le sortie une moyenne au moins égale à i4 pour chacune des deux matières : Mécanique etPhysiquc. Les élèves des écoles Centrale, des Mines, des Ponts et Chaussées, de l’Ecole Polytechnique continuent il jouir de la dispense, mais doivent accompagner leurs demandes de leurs notes de classement de sortie.
- Ail programme du concours d’entrée estajoulé le dessin industriel ; dans la mécanique appliquée est ajoutée l’étude des moteurs à gaz. Chacune des épreuves est affectée d’un coefficient pour le calcul du total dos points. Certaines catégories de candidats bénéficient de 3o points.
- Les frais d'études, tant pour les.élèves réguliers que pour les auditeurs libres, sont doublés.
- Voici d’ailleurs, reproduites in extenso, les parties modifiées du règlement de l’école.
- ADMISSION’
- î. Concours d’entrcc. — L'admission à 1 Ecole supérieure d'F.lcctricité, en qualité d’élève régulier, est prononcée à la suite d'un concours d'entrée qui a lieu tous les ans, dans la première quinzaine d'octobre. Les inscriptions sont reçues du ier juillet au ier octobre. Tout candidat, en s'inscrivant, doit faire connaître : i° scs nom et prénoms; date et lieu de naissance ; nationalité justifiée ; son adresse ;
- 3° les études faites pendant les cinq dernières années; 4° les diplômes possédés et titres divers.
- IL Dispenses de concours.Peuvent être dispensés du concours d’entrée, dans les limites des places disponibles, les anciens élèves diplômés des Ecoles suivantes : Centrale, Mines de Paris et de Saint-Etienne,Ponts et Chaussées; les anciens élèves français de l'Ecole Polytechnique ; les licenciés ès sciences pourvus des deux certificats do Physique générale et de Mécanique rationnelle ; les élèves médaillés des Ecoles d’Arts et Métiers ayant obtenu aux examens de sortie, pour chacune des deux matières : Mécanique et Physique, une moyenne au moins égale à t4- Les demandes de dispenses doivent être accompagnées de pièces officielles justifiant les titres présentés, des notes de classement de sortie pour les élèves des Ecoles et, généralement, de tous les renseignements de nature à permettre au Conseifd’apprécier les titres des Candidats.
- III. Programme du concours d’entrée. — Le programme du concours d'entrée est déterminé chaque année parle Conseil de perfectionnement de l’Ecole; il comporte les matières suivantes :
- Mathématiques,
- Electricité ;
- Mécanique appliquée ;
- Physique générale ;
- Chimie élémentaire ;
- Dessin industriel.
- Les épreuves écrites, qui sont éliminatoires, consistent en :
- i° Une composition sur l’Electricité générale (pro-
- D Un calcul logarithmique ;
- 3° Un croquis àmain levée.
- Les épreuves orales consistent en :
- i° Une interrogation sur l'Electricité générale;
- a0 Une interrogation sur les Mathématiques ;
- 3° Une interrogation sur la Mécanique appliquée;
- 4" Une interrogation sur la Physique générale et sur la Chimie élémentaire ;
- o° Un calcul à la règle.
- Les coefficients de ces diverses épreuves sont ainsi fixés :
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- Tome XXII Samedi 24 Février 1900. *• Année. — N* 8.
- L’Éclairage Électrique
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- LXXXVI
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 24 février iSOO
- NOUVELLES ET ÉC1IOS
- Ecole supérieure d’Electricité. — Dans le dernier numéro, en signalant les modifications apportées aux conditions d'admission ii cette école, nous avons donné une interprétation erronée de l’une d'elles.
- Il finit toujours pour pouvoir être dispensé du concours d'entrée, trois certificats d'étndes supérieures (et non deux comme nous le disions), parmi lesquels le certificat de Mécanique rationnelle et de Physique générale.
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- La station centrale de Ventnor (Ile de Vfight). — Cette station mise à l’exploitation le lt’r mars dernier alimente par un circuit à trois fils à 2 X 220 volts, la petite ville de Ventnor, mais doit alimenter également les villes voisines de Sundown, Shuukliu, New-Port. Klle comprend deux batiments : l’un contenant la chambre des chaudières et la salle des machines, l’autre la salle des accumulateurs et les bureaux.
- Les chaudières au nombre de deux sont du typeBabcoek-WilcoxaveerécbmifFeurs et cylindre de purification pouvant vaporiser près de 3 nP d’eau à l’heure. L’eau d’alimentation prise sur les conduites de la ville est envoyée dans les chaudières par deux pompes Worthington ,• la Canalisation est établie en douille et l’une quelconque des pompes peut alimenter l’une quelconque des chaudières. Les conduites de vapeur sont disposées en boucles et sont recouvertes
- ainsi que les chaudières d'une couche de calorifuge « uiagnesia ».
- La salle des machines contient deux moteurs Bclliss à grande1 vitesse de 120 chevaux chacun, d’une vitesse angulaire de 42° t : m directement accouplés à deux dynamos Parker de 84 kilowatts construites pour donner 180 ampères sous nue tension de 4io à 44° v°lts ; elle contient eu outre deux survolteurs pouvant élever de 70 volts la tension d’un courant de 70 ampères et l’égaliseur pouvant faire passer 5o ampères d’un pont sur l’autre.
- La batterie d’accumulateurs est formée de 220 cléments de chacun 19 plaques DP; sa capacité est de 480 ampcres.-hcure pour une intensité de décharge de 55 ampères ; elle peut donner sans inconvénient 80 ampères.
- Le réseau de Ventnor est alimenté par deux feeders à trois conducteurs concentriques posés directement dans le sol ; leur longueur est de 800 à 1 000 111. Un troisième feeder sert spécialement à l’alimentation de l’hôpital situé à 1 600 m de l’usine ; ce feeder est a trois conducteurs concentriques avec armature de plomb protégée par des cordes tressées et posé dans un caniveau en bois rempli de bitume.
- A la fin de l’année 1899, le réseau alimentait 3730 lampes de 8 bougies ou équivalentes, iG lampes à arc de 10 ampères et 65 lampes à incandescence de 25 bougies. La puissance requise va d’ailleurs rapidement en augmentant et déjà un troisième groupe générateur de 35o ehc-
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- Les installations d’éclairage èlectriq Govan (Angleterre). — (ïovnn est une mime qui, bien que voisine de Glasgow u’t alimentée par l'important réseau de cctt uièro ville. Vue station génératrice y a
- tallée et sa mise en < vier dernier. Celte station de la .
- tinu à 1111e pression de 5oo à 600 volts. [Lu distribution se lait par trois (ils avec y. no volts L’égalisateur consiste en deux . deux extrémités d’un même arbre et tournant à la vil de 1 000 l: m ; ^chaque armature peut suP1
- siste en trois machines couplées sur un 1
- d’un
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- dit plus haut, est a trois fils avec a5o volts chaque pont, comprend pour 4.) km de câbles principaux; il alimente pour l’éclairage public 85 lampes à arc qui remplacent 296 becs de gaz auparavant employés ; la puis-' sance totale de l'installation permettra d’ali-
- 1898, M. Guillaiu clé-de la Com-1 chargée de l’étude d’un projet de loi sur
- ..................... projet de loi dont nous
- 1 du 16 a\ ril de cette
- t.ure de 1898-1898, une nouvelle Commission fut nommée par la Chambre actuelle et le 26 juin
- pays, il'est bond tu deux classes; l rat il j l'Angleterre^ fillalie et fié
- misse et les Etats-Unis des pavs de dérentralisa-
- 1 législation des distributions électriques : les pre-
- ris réserves que nous teroris pour 1 Allemagne. Hans is seconds la législation varie plus ou moins d un l il ou d un uiton il lutn Dun toimsieuln-
- b tenir le droit d expropriation a tait Hile jusqu ici les ulustmls I, ulmt dix o,tune ju.ucdui. lutte 11 u ont jiu 1 lit 1 ip.upiis tu un us uq de Aussi voit-on en Angleterre et en Alle-
- nnlieux industriels en laveur d un changement de législation qui rende plus tarde la déclaration d utilité publique, fi.n Allemagne, la question a ete discutée au ch nui <ougi>s du^tnh, it des.lfclmi.ns ilh-mands pu 1 un deux M Tli s qui 1 tait 1 cssoitu 1 inégalité des traitements accordes aux industries de
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- les côtes occidentales do l’Amérique à l’Aï lie par un câble quelques-!.m*s ,lcs plus l’Occnuie. Il semble que pas larder et parmi les projets qui ment en présence il en est deux qui n particulièrement l’atlention : l'un dit du tout anglais » en raison de ce que tous ses points d’atterrissement se trouveraient sur le territoire de l'Empire anglais ; l’autre proposé parles américains depuis qu'ils se sont offert le luxe d'avoir des colonies et que pour une raison semblable ou appelle « câble tout américain ». Nous reviendrons bientôt sur ce dernier projet qui est ac-
- quelques détails sur le câble tout anglais d’après les rapports et procès verbaux de la Commission du câble du Pacifique publiés récemment dans le necup.il des documents parlementaires du Royaume Uni et que les Annales télégraphiques ; dans la dernière livraison
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- britannique, exploit»; par une société britannique Canadian Pacilic Raihvay); b) ou par des compagnies de câbles, soit britanniques, soit américaines, ayant des stations sur territoire britannique ou ainé-
- la plus grande partie, sur territoire américain.
- 4U Prix de revient. — 11 dépend nécessairement de la vitesse de transmission que l'on se propose d’atteindre, les poids de cuivre et de gutla dépendant de cette vitesse. Comme d’ailleurs la vitesse de transmission sur toute la ligne se trouve commandée par celle delà section la plus longue, c'est la vitesse sur cette section que la commission a pris comme base de scs calculs.
- D'après les appréciations des spécialistes (Muir-liead, Preoce, Siemens, Lord Kelvin) la vitesse de transmission théorique serait de 63 à 9 5 lettres par minute suivant le type de câble employé (55a livres (le 4 »4 gr de cuivre et 368 livres de gutla par mille ou 6jo livres de cuivre et 4<>(> livres de gutla par mille). En se basant sur les résultats de l'exploitation des autres câbles la Commission réduit de 33 p. ioo la vitesse théorique pour avoir le nombre des lettres payantes', elle admet donc 4° lettres comme vitesse de transmission pratique avec le premier type de câble et 48 lettres comme vitesse du second câble. Ce nombre des heures de travail étant évalué à 18 par joui' et le nombre de jours à .360 par an, on trouve que le premier câble pourra transmettre annuellement 1 Gaoooo et le second 1944000 mots de cinq lettres.
- En prenant pour la plus longue section le câble du premier type, les frais d’établissement et d’entretien pendant les six premiers mois peuvent être évalués, d’après une offre de la India Rubber Gulta Percha and Telegraph Works C°, à iooooooo liv, st. (37 5oo 000 fi'.). En prenant le câble du second type la dépense s'élèverait à a 000000 liv. si. (5o 000 000
- Les trais annuels d’exploitation proprement dits sont évalués à 1 7 000 liv. si. ; ceux de l'administration centrale à 5<>oo liv. st. ; soit en tout 22 000 liv. st. (540000 fr.b l/enlretien est évalué à 40 000 liv. st. iqui correspond au remplacement de la totalité du câble en 40 ans) ; les frais fixes des deux navires chargés des réparations seraient de 3ooun liv. st. En
- comptant l'amortissement de manière à reconstituer le capital dans un délai de 00 ans, on arrive à une dépense annuelle qui est de 144887, 1475(51, i5j 464 ou i.48 6j3 Jiv. st. suivant Je type de câble choisi et suivant que l'intérêt est compté à a,5 ou a, 7 3 p. 100.
- 4- Recettes. — Pour établir les recettes probables la commission a estimé qu'en I896 le trafic par le câble transpacifjque aurait été de 750000 mots, chiffre compris entre la moitié et le tiers des mots échangés pendant cette année entre l’Australie et l'Europe par les voies existantes ; elle a en outre admis un accroissement annuel de 10 p. 100. La taxe actuelle étant de 4 sh 9 d par mot. (6,20 fr environ), et les frais de transit entre l'Angleterre et Vancouver étant de 1 sh 6 d, la recette du câble serait, aux tarifs actuels, de 3 sh 3 d par mot (4,07 environ;. Dans ces conditions, les recettes probables eussent atteint 109807 liv st en 1900, et atteindraient 146 i.53 liv st en 1908 ; les recettes couvriraient donc les dépenses à partir de 1903.
- naissant les avantages (pi offre l’exploitation [iar une compagnie privée, est d avis que pour ce câble, dont les frais d établissement sont trop considérables pour pouvoir être supportés par une compagnie, il est préférable que le câble soit la propriété et soit exploité parles gouvernements intéressés.
- 6. Administration. —La direction générale devrait être attribuée à un directeur en résidence à Londres, assisté d’un conseil peu nombreux.
- contrat devrait prévoir l'établissement de deux câbles dans le plus prochain délai. Les frais d'exploitation 11e seraient guère augmentés et l'exploitation ne serait pas à la merci d une interruption.
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- Cebâtimentquiportera le nom du Secrétaire d'Etat des Postes de l’empire, Von Podbielski, a A Lé construit dans les chantiers de M. David J. Dunlop, à Port-Glasgow. Construit tout en acier Siemens-Martin, d’après les règles du Lloyd allemand, ce
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- La téléphonie interurbaine en Italie se développe rapidement. Récemment nous signalions en même temps que nous donnions la carte des villes actuellement reliées téléphoniquement, le projet d’extension proposé pur le ministre des Postes et Télégraphes et adopté par le Parlement (voir Ecl. Elect.y t. XX, p. 319, 3o septembre 1899). Aujourd’hui nous apprenons
- qu’une concession de 25 ans a été accordée à une compagnie privée pour l'installation de lignes reliant Prata, Pistira, Arezzo, Siena et Pise. Des réseaux urbains seront en même temps installés dans les trois premières de ces villes.
- Eric Téléphoné System. — T,es quelques chiffres qui suivent montrent avec quelle rapidité s’étendent les réseaux téléphoniques américains.
- Pendant, le mois de décembre le K rie téléphoné System a relié a son réseau 3 97a abonnés, ce qui porte le nombre des abonnés reliés au31 décembre dernier â 106 564- Pendant l'année écoulée les abonnés nouveaux ont été de 43 714 soit 69,55 p. 100 du nombre des abonnés au ici'janvier 1899. Les directeurs de la compagnie, ne voyant aucune raison pour que cet accroissement s’arrête, espèrent voir le nombre des abonnés dépasser iSoooo à la lin de 1 année.
- BIBLIOGRAPHIE
- Machines à vapeur et machines thermiques diverses, pal' J. Dojust, .Ingénieur des Arts et Manufactures, KéptétUeur à l'Ecole centrale. Un vol.
- Conducteur de travaux publics. Veuve Ch. Dunod, éditeur. Prix, broché, i5fr.
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- NOUVELLES ET ÉCHOS
- Association amicale des Ingénieurs électriciens. Assemblée générale du ÔO janvier— içjoo). — -L'assemblée est. présidée par M. K. Sartùuix, président.
- Présents : MM. Solignac, Lji).nnet, Courtois, Rois-senind, Nelson-Uhry, A. Gaface, Pcllissier, Bance-lin, Blondiu, G. Richard,\ Brocq, Meyer-Mav, H. Fontaine, Isbert, Fschivègc, Hanuu, Boistel, de la Valette, Bobard, do la Mathe, Planzol, Bailleux, J. Laifargue.
- I-e procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté.
- M. Isbert, trésorier, rend compte de la siiuation linancière. Les comptes sont approuvés paracclaum-
- M. le Président demande à rassemblée de lixer la cotisation pour 1900. La cotisation est maintenue à 20 fr.
- M. le Président parle ensuite du fonctionnement de 1 Association pendant 1 année 1899 et rappelle en quelques mots ('historique de 1 Association. De vifs applaudissements accueillent les paroles de M. Sar-
- M. le Président propose- de voler une somme de i5o fr au Laboratoire central d'électricité en lui demandant d'entreprendre des recherches sur divers sujets détermines qui seront à lixer.
- AL IL Fontaine propose une somme de ôoo fr.
- AI. Courtois demande des études sur les résistances liquides.-
- AI. de la Valette fait observer qu’il serait préférable d’étudier'des 'questions d’intérêt général.
- M. Eschivège ajoute que la somme demandée a pour but seulement de participer à une série d’essais qui ont déjà été demandés et acceptés par diverses sociétés.
- M. Blondin propose que l'Association imite la Société, d’encouragement et pose diverses questions. Des récompenses seront accordées aux auteurs des meilleures solutions.
- M. lé Président lui répond qu'il s'agit là d'un concours, et que ce n’est pas le but acuelleincnt reeher-
- M. H. Fontaine ajoute que la Société d’encourage-rneni s occupe de ces questions et est toute disposée à mettre des sujets au concours. -
- AL AIcyer-May demande que l’on vote simplement le principe de demande d’essais au Laboratoire. Le bureau est. chargé de l'étude de ce programme.
- AI. Robard demande que chaque collègue envoie ses desiderata au bureau.
- La somme de $00 fr mise aux voix est votée.
- AI. le Président annonce la démission de Al. de Nan-souty, qui est acceptée à regret.
- AI. Aiascart a écrit à AI. Sartiaux pour lui demander la participation de l'Association au congrès des électriciens.
- AL le Président fait connaître qu’il a aussitôt répondu en acceptant.
- AL le Président dit que l’ordre du jour appelle l élection du bureau.
- Sur la proposition de Ai. Solignac, le bureau est maintenu par acclamation.
- Président: AL E. Sartiaux ;
- Vice-présidents; MAL Aieyer, Loppé';
- Secrétaires : MAI. IsbciT, Bardou, Alever-AIay, Leblanc, Robard, Lallavgue.
- AL le Président a reçu de-M. ATelson-IJhry, un travail qui sera publié dans le Bulletin.
- AI. le Président annonce qu il a reçu de M. Giiilbert une proposition exposant l'intérêt qu'il y aurait pour l'Association à rédiger un cahier des charges type pour les essais à faire subir aux dilfércnts appareils pour la production ou l'utilisation de l’énergie électrique, Ce cahier des charges exige dans sa réduction diverses conditions où le concours des membres de l’Association serait très utile.
- M. delà Valette ajoute que ce cahier des charges devrait également s appliquer aux matières premières.
- II est décidé que cette intéressante question sera examinée et traitée dans une prochaine réunion.
- AI. le Président parle de l'Association des anciens élèves de l’Ecole supérieure d’Eelcctricité. Après diverses observations, l'assemblée décjde que les membres qui désireront venir dans notre Association demanderont leur admission et que l'assemblée statuera comme elle le fait actuellement. A ce propos,
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- CIV
- Supplément â I/Erlairaÿe Electrique du 3 mars 1900
- M. 11. Fontaine fait observer qu'il est bon de limiter h; nombre des membres de l'Association et de ne pas ouvrir les portes trop grandement.
- >f. Eschivège parle de l'intérêt qu'il y aurait à organiser un service de demandes et d'offres d'emploi dans l'Association, qui au besoin se mettrait en relations avec les autres sociétés semblables. In- bureau examinera la question.
- La séance est levée à 2 heures.
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- Station centrale de Bonn. — Dans XElek-trotcchnische Zeitschrift du - décembre i8yy (t. XX, p. 85o), M. 1*. Bauer donne une description très complote de la station centrale cle Bonn. Nous ne décrirons ici que le système de distribution ;
- Celui-ci est à courant continu à 8 fils; le conducteur neutre est nu et placé en terre, la tension d'utilisation est a X220 volts entre les conducteurs extérieurs constitués par câbles souterrains ; une batterie d'accumulateurs assure le service dans le cas de faible charge.
- La réalisation de ce système exige naturellement que les lampes à incandescence à 220 volts, présentent la même dépense d'énergie et la même durée que celles à rio, conditions remplies dès le début de 1898.
- Comme d'autre part, l'élévation de tension n’apporte aucune difficulté au point de vue des appareils d’utilisation et d’installation, on voit que rien ne s’oppose à l'exécution de ce système.
- Le réseau de distribution est assez étendu et Von ne pouvait faire-cette installation en continu que par l'emploi du système 2 x 220 volts, car, par ce moyen, pour une charge économique des câbles, et environ le même capital pour ces câbles que pour le système aXmo volts, on peut doubler le réseau d'ulilisa-
- Théoriqiiement, avec le système 2X220 volts le poids de cuivre nécessaire pour transporter une puissance donnée à une distance déterminée, avec la même perte de tension eu p. 10o , n est que le
- quart de celui nécessaire avec le système 2 X r io volts, tant pour les feeders que pour les lignes de distribution.
- Pratiquement, le coût d'un réseau souterrain à 2X220 volts n’est que la moitié ou les -j- du coût d’un même réseau à a X 110 volts.
- A cette importante économie réalisée sur les frais d'installation, on peut ajouter un avantage énorme du système 2 X 220 volts : c’est qu’il permet d’employer une machine soit pour la lumière, soit pour la. traction, car les dynamos sont toujours établies pour donner une tension de joo à 600 volts, pour compenser les pertes de tension dans les feeders, ou permettre la charge des batteries d'accumulateurs.
- Ce cas n’est naturellement pas possible avec le câble neutre nu, car on formerait court-circuit entre ce câble et les rails.
- Un inconvénient du système est l’obligation où 1 on se trouve de placer 4 lampes à arc normales en série; cel inconvénient est en partie supprimé par 1 emploi de lampes à 110 volts avec arc dans le vide, lampes qui consomment plus d'énergie par unité de lumière.
- I. installation, mise en marche au début de 1899, s'est jusqu’ici bien comportée, y compris les installations intérieures.
- Usine génératrice hydroélectrique de Mas* séna (Etats-Unis). — Une compagnie, La Saint Lawrence Power (?, vient de faire l’acquisition de vastes terrains de 800 hectares de superficie, situés près de Masséna, en vue de la construction d’usines auxquelles l’énergie serait, transmise électriquement d’une usine génératrice d'une puissance de 4°000 chevaux, avec accroissement possible jusqu’à î5o 000 chevaux.
- Cette station, dit le Génie Civil du 2 i février, est située sur le Grasse River, un des affluents du Saint-Laurent, l’eau qui fournît la puissance motrice étant dérivée de ce fleuve au moyen d'un canal. C’est ce canal dont XEngineering Record du G janvier décrit plus particulièrement les travaux d'exécution.
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- Oe canal a une longueur de 4940 ni; sa section mouillée est de 68n nis. Pour un débit maximum de 786 m-* par seconde, la vitesse du courant de l eau sera inférieure à >,, !> par seconde. L'exécution de ce canal exige l'enlèvement d'environ G millions de mètres cubes de terre, argile et gravier ; elle comprend deux tranchées importantes : la première a une longueur de G8G m, et une profondeur maximum de a 4,40 ni ; le volume des déblais correspondants est de 8i5ooo ms ; la seconde à 76a m de longueur, a5,<)o m de profondeur maximum et représente 4<>5 000 m° de déblais, la largeur de canal au plan d'eau étant de 80 m, et de 61 m au plafond pour une profondeur de 7,60 111. Les talus mouillés sont à 1 ; 1 1/2 ; les talus à sec à 1 : 1,
- Le fond du canal, à son point le plus bas, est à 18,80 m au-dessus du niveau ordinaire des eaux du (Jrasse Hiver, qui servira de canal de fuite à l'usine. Cclle-ei aura 21 4 m de longueur, 2.8 m de largeur et 26m de hauteur; clic sera construite tout en béton. Elle comprendra, à l’origine, 8 unités de 5 000 chevaux chacune, les turbines jumelles et la dynamo étant montées sur le même arbre horizontal.
- Législation étrangère des distributions d’énergie. (Voir Supplément du 24 février, p. i.xxxvm.)
- Législation anglaise. — En Angleterre, la situation légale des distributions d'énergie électrique est rcor'ie par les deux lois de l’éclairage électrique, Electric lighling nets de 1882 et 1888, la seconde amendant la première. .Malgré leur titre limité, il est admis parle Parlement que cette législation s’applique également à tous les usages privés de l’énergie
- et par conséquent à la distribution de la force mo-
- • En vertu de celte législation, les entreprises d'électricité peuvent être autorisées de trois façons cbfi'é-
- t" Par une autorisation simple (« licence ») accordée par le Board of Trade, pour une période de 7 ans, renouvelable;
- 2" Par une cnnèéssion (« Provisional Order »), soumis à ('approbation du Parlement, dont la durée normale est de 42 ans, sauf disposition contraire (voir plus bas) ;
- 8° Par une loi spéciale (« Act ») présentée directement au Parlcmentpar les représentants des intéressés ou par le Board of Trade.
- Il est spécifié que les « licences a et « orders » peuvent être accordés à toute « autorité locale ». (commune, comté, commission des routes, commission sanitaire, etc,), à toute compagnie ou à tout particulier qui en fera la demande. Mais, 'en cas de compétition, c'est toujours l'autorité locale que l'on
- Pour une licence, le consentement des autorités locales est nécessaire; pour une concession (« order») le Board of Trade peut passer outre à leur opposition ; mais en fait il ne le fait jamais et préfère retrancher de la concession tout le territoire qui est sous la dépendance de l’autorité locale qui refuse son consentement.
- En fait les trois formes d'autorisation indiquées ci-dessus sont très loin d'être également pratiquées. D'une part, le Parlement refuse en général de faire des bills spéciaux pour ces entreprises et, par suite, d’en déclarer l'utilité publique ; d'autre part, le Board
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- est fixé*; par
- un règlement spècial du Board of T rade, qui, d'apres « l Hleetrie lighimg act », ale droit de le modifier lorsqu il le juge mile. Les demandes rédigées conformément à ces règles doivent être Board of Trade avant le i"r juin de cha<]
- Board of Trade prépare plusieurs « < les demandes dont l'instruction peut i avant le i"*'juillet et les réunit dans n de loi. qui est alors soumis au Parlen des concessions soulève l’opposition de
- en général à une Une fois apprc
- la charte de l'entreprise el confère an rnneessio: les droils d’exploiLation les plus étendus : en culier les droits de faire tous achats amiable;
- n aucun cas il n obtient ie. droit (Vexpropriation. Pour éviter de lui rendre les acquisitions de terrain trop onéreuses, le Broard of Trade a soin de ne pas indiquer dans le provisioual order les fonds qu'il aura besoin d'occuper.
- ivoirs de police sont délégués au Board of la loi. C'est le ' ‘..............
- d'abord des règles d’essai, « draft rules », sur les-
- convoque. officieusement les plus marquants' d'entre
- après discussion. C'est’ainsi qu’ont été rédigés défil mûrement les divers règlements, établis depuis quel-
- et souterraines et pour les tramways. Dans des cas particuliers, le Board of Trade peut d'ailleurs toujours faire un règlement spécial qu'il insère dans le • ’ nal order ». Les règlements actuels, qui 1896, comprennent quatre types très peu suivant qu'il s'agit de Londres ou do la pro-l'une compagnie privée ou d'une au toi ‘ ' '
- « autorités locales » conservent d’i )le
- prescription» qu'elles jugej dition quelles soient aimt Trade et publiées sous la fo
- Act"
- . ActTsy™
- Trade et publiées son
- . I.a législation des entreprises d'éclairage an gaz-(Gas work clauses Art, 1 S i - : est étendue en partie
- etc., sur les voies i
- ni de vue de la sécurité
- paSe droit "d'édwtè'r! :i par le Board of'Trade, rteedion du public, en ce
- le Board of Trade a
- comité de Londres a reçu d'autre part des \ malogues d'imeloi spéciale (a London overl Ad », i8<),; «l ^ " '
- i de chemin de fer, voies de tramways, etc., ne eut avoir lieu qu'avec l'autorisation de l’autorité
- locale ou de la ( tnrisation du Board of Trade entendu les parties i
- part à des conditions sévères de la part du Board of Trade, ................ ' ' '
- tème si favorable aux grandes entreprises de en Sf”l dterÎretP„n' ^‘“dept puUUe
- autorités publiques, placées sous la
- s par le Board of Trade.
- ' Order, il v a obligation pour le concession- de'l-énergie à quiconque en demande
- de la concession et à des prix équi-
- 1 of* /rade1dans
- rimpôt'1
- En outre, la loi accorde à ccs « un droit de rachat total nu partiel au prix actuel de 1 installation, au bout d'un délai que fixe le Provisiondl Order. Ce délai était, au début, de ai ans ; l’Act de 1888 en a porté la durée normale à /t-i ans; mais le Board of Trade est par exemple pour faire courir le délai de ans à partir de 1889 pour tous les secteurs de Londres, même les plus récent' ' "
- unifier la date du rachat par le (
- Une fois le délai r
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- CVIIl
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 3 mars 1900
- L'évaluation des frais de rachat est faite à l'amiable, ou, dans le cas de désaccord, pat* un expert arbitre nommé par le Board <>f Tra.de.
- Modifications prévues a cette i.écislation. — Gomme on le voit, la législation précédente exclut absolument tout droit d expropriation; elle ne permet même pas aux autorités locales de donnei des permissions de voirie aux concessionnaires sans une autorisation expresse insérée dans le Provisional Or-
- Le motif principal de celte défiance semble être surtout dans la forme des Sociétés d’électricité, qui sont généralement des Sociétés anonymes « limilea » tandis que le Parlement n’accorde en règle générale le droit d’expropriation, par exemple pour les chemins de fer, qu’à des Sociétés incorporées « incor-porated >» sur lesquelles il a un droit de contrôle assez étendu. Il n'accordera le droit d’expropriation aux entreprises électriques dans une législation nouvelle qu'à condition qu’elles modifient leur forme légale dans ce sens.
- Quant à une décentralisation enlevant au Parlement son intervention directe; dans les concessions d'électricité, elle peut être appuyée sur des antécédents assez importants : les lois sanitaires, et surtout la loi toute récente des chemins de fer d’intérêt local (« Light Railways »). Cette dernière a délégué au « Board of T rade » tous les pouvoirs nécessaires pour accorder les concessions et le droit d’expropriation pour ces entreprises ; il n’y aurait aucun motif pour ne pas lui accorder de même les pouvoirs de conférer dans les « Provisional Orders » le droit d’expropriation dans des conditions bien définies et avec approbation nécessaire du Parlement.
- 11 semble probable qu’une modification de la législation aura lieu prochainement dans ce sens. En effet, à la suite de dilférentes demandes présentées par diverses Compagnies au Parlement, en vue d'obtenir le droit d’expropriation dans leurs entreprises, notamment pour la concession d'une gigantesque distribution d’électricité aux environs des mines de charbon du centre de l’Angleterre, les deux Chambres ont soumis l’ensemble de la queslion à l'étude préparatoire d'une Commission interparlementaire (« Joint Select Comittee »). Celle-ci, dans la dernière session, a interrogé les représentants de nombreuses Compagnies d électricité et de municipalités exploitant elles-mêmes, et divers spécialistes.
- Ce comité a conclu que 1 intérêt public évident des distributions d'énergie justifie et rend désirable l'octroi à ces entreprises du droit d’expropriation, qu’il y a lieu de modifier la loi en vue de permettre d'insérer ce droit dans les « Provisional Orders » ; que la nouvelle loi fixera la procédure des enquêtes.
- Ce droit s'étendrait môme à l'expropriation de terrains pour l'usine et les canalisations en dehors du district desservi par la distribution; la concession donnerait également le droit au concessionnaire d'ouvrir les chaussées qui seront réparées à ses frais.
- D’autre part, le comité a été d'avis de ne laisser le droit de veto pour l'emploi du fil aérien, en ce qui concerne les tramways, qu’aux conseils de comité, et non plus, comme aujourd’hui, à toutes les « autorités locales ». Enfin il a accepté en principe qu’une concession pourrait être accordée aux entreprises de distribution à grand rayon sur un territoire très étendu, embrassant les districts de plusieurs « autorités locales », nonobstant les concessions antérieures auxquelles la nouvelle entreprise viendra faire concurrences Cette question était délicate à cause du
- droit de rachat des autorités locales et de la concurrence à craindre pour beaucoup d'entreprises municipales. Mais le comité a estimé que les grandes entreprises dont il s'agit feront surtout de la « vente en gros », si 1 on peut employer cette expression, et que leu r réseau à haute tension ne fera pas double emploi avec les réseaux à basses tensions des installations existantes; le droit de rachat aurait, d'ailleurs peu d intérêt pour des réseaux de ce genre, dont chaque district ne comprend qu’une faible partie.
- Tramways, — Dans ce qui précède, on n’a pas parlé des tramways électriques en Angleterre. Pour ces entreprises, les concessions font l'objet de lois spéciales qui leur accordent le droit d’expropriation, même pour la construction de l'usine génératrice. 11 y a là une inégalité de traitement frappante.
- Le « Board of T rade » est chargé d'édicter les règlements techniques généraux ou spéciaux à chaque entreprise.
- ( Contrôle des installations. — En principe, le contrôle technique de toutes les distributions d’électricité appartient au « Board of Trade » ; dans les cas intéressants, tels (jue la réception des réseaux de tramways ou de transmission à haute tension, le « Board » envoie sur place son ingénieur-conseil ; mais, comme il manque de personnel, il délègue la plupart du temps le contrôle aux autorités locales, qui l’exercent déjà en ce qui les concerne par un personnel d’inspecteurs.
- Publication de comptes et bilans des Compagnies.— Une obligation toute spéciale que la loi anglaise impose aux concessionnaires des distributions d’électricité, c'cst d’adresser chaque année au « Board of Trade » un relevé de leur compte financier permettant de comparer le prix de revient de l'énergie au prix de vente; le « Board of Trade » publie ces documents et empêche ainsi les abus.
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- Vigie sous-marine Orrechioni. — Peu de jours après le naufrage de la Uottrgogner, survenu le 4 juillet 1898 cl qui coûta la vie à 43y passagers et à 118 hommes d’équipage, le Syndicat maritime de France décidait, dans sa séance du 20 juillet, d'organiser un concours international a l'effet de rechercher les meilleurs moyens d’éviter les sinistres maritimes, et principalement ceux résultant de collisions en temps de brume. Parmi les moyens préconisés par les concurrents il en est un, dû à un Marseillais, M. Orrechioni, dans lequel l’électricité joue un rôle prépondérant. Kn voici les principales particularités d'après une conférence de M. Léonce F mire devant la Société scientifique industrielle de Marseille.
- Ce système consiste à munir l’avant des navires d'une vedette électrique auto-indicatrice, précédant fi; navire à une distance de 3 à px* ni (suivant la vitesse niiixima qu'il peut prendre) et reliée aux Uancs de ce dernier par deux câbles flexibles maintenus rigides par la propulsion de la vigie sous-marine proprement dite qui se meut électriquement.
- Les câbles conduisent l’énergie électrique fournie par la dynamo génératrice du bord à la réceptrice de la. vigie et transmettent instantanément à l'officier de
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- La vigie sous-marinc, analogue à une torpille du Wpe M’/iitchead est constituée par un cylindre de 4 m de long terminé à chacune de ses bases par un cône d'angle au sommet différent, Elle a une longueur totale de 7 m et son diamètre est de 0,00 m. C'est à son intérieur qu'est placé le moteur électrique donnant le mouvement de propulsion aux hélices situées à l’arrière de l’appareil.
- L'enveloppe métallique de la vigie tout entière est en feuille d'aluminium de 5 mm recouverte «l'une peinture sous-marine. Elle possède donc une légèreté plus grande tout en répondant aux conditions de résistance. La partie avant est constituée par un cône de 1 m de long, de forme effilée ulin d'obtenir un coefficient de résistance moins grand pour son déplacement dans l'eau, et possède intérieurement l’avertisseur électrique dont il est facile de saisir le fonctionnement : Une fourche placée en tète de la vigie et destinée à heurter l’obstacle, fait corps avec une tige métallique pouvant coulisser facilement dans le sens horizontal suivant l'axe môme de la vigie. Ce déplacement met en contact les pôles -|- et — des fils d'une sonnerie d’alarme située à bord du navire et rompt en même temps le courant qui produit Marche avant de la vigie pour en établir un nouveau qui lui fera faire Marche arrière jusqu'à ce que l’obstacle soit évité c’est-à-dire alors que le navire prévenu électriquement a changé de direction. Un ressort ramène ensuite les contacts à leur première position. La sonnerie cesse de résonner et la vigie
- Les deux branches de la fourche sont en forum d’antennes et disposées dans un plan vertical. Par suite de cette forme et cette disposition, si la fourche vient rencontrer le câble de la vigie d’un autre navire en marche, le câble touché glisse le long des antennes et vient se coïnccr au sommet de l’angle formé par les deux antennes ; il en résulte une pression sui* la fourche tout comme si les antennes venaient buter contre un obstacle.
- La partie cylindrique centrale de la vigie contient les moteurs électriques, au nombre de 10 afin de répartir plus uniformément la charge dans le corps de la vigie. J)e plus, grâce à cette décomposition de l'énergie électrique que M. de Méritens a conseillée à l’inventeur, l'on n’a pas à eraindre un arrêt de la vigie. Dans le cas où l'un des moteurs se dérangerait dans sa marche par un accident fortuit, les autres dynamos suffiraient au fonctionnement régulier de 1 appareil. Ces moteurs actionnent par engrenages un arbre plein et un arbre creux concentriques et à chacun desquels est fixée une hélice. Les deux hélices, placées l'une derrière l'autre, tournent on sens inverse, disposition qui a pour but d’amener la stabilité de la vigie en marche.
- A la partie supérieure du cylindre se trouve le flotlcur 1) qui assure à la vigie proprement dite la llottabilité la plus complète. Son volume est calculé de façon à n immerger que «le la moitié, ce qui rond 1 immersion des hélices toujours complète, tout en permettant à la vigie de rester dans un plan de flottaison très voisin de la surface de la mer. Sous , 1 enveloppe du flotteur court l’extrémité des câhles
- électro-tracteurs qui se rendent dans le cône avant.
- La vigie proprement dite pivsente l'avantage de répondre à un service temporaire c'est-à-dire de pouvoir «'tr<! employée seulement lorsque le «•apitaine du navire en juge l'utilité, principalement par les temps brumeux ou dans les parages dangereux.
- Elle se hisse à bord comme un simple youyou et peut être placée au porte-manteau. Pour la mettre à la mer, il suffit de l’en décrocher, de la descendre à l’eau et de lui communiquer son énergie électrique. D'ulle-niéme, elle va se mettre en place eu avant du navire. Son poids total est de 1 200 kilos répartis comme suit :
- Moteurs...................... 900 kilos.
- Hélices, fourches, accessoires. 100 y
- Total......... 1 200 kilos.
- Son déplacement est de 1 000 kilos, il reste donc un excédent de 3oo kilos pour sa flottabilité.
- Les câbles, dont le principal r«‘>le est île conduire l'énergie électrique, assurent par Leur disposition, le maintient constant de la vigie proprement dite dans l’axe du navire dans toutes les positions que celui-ci peut prendre, soit en ligne droite, soit en décrivant des courbes et même au cas ou de fortes embardées produites par la houle ou par des courants, tenteraient de la faire dévier de son axe primitif.
- J.a tension des câbles est produite par la force de la vigie elle-même qui, bien que marchant à une vitesse égale à celle du navire par suite de la résistance des câbles et «le la masse du navire qui la suit, possède néanmoins une force capable de lui imprimer une vitesse supérieure, ce qui permet à la vigie do se repLacer toujours dans l'axe.
- Les câbles éleclro-tracteurs sont constitués par une âme en acier, destinée à augmenter leur résistance. Autour de cette âme, les fils conducteurs de l’énergie électrique sont placés en groupe de dix pour le fonctionnement du chaque récepteur. Egalement se trouve un câble contenant les trois fils destinés à faire fonctionner la sonnerie d’alarme, le tout réuni et recouvert d'une enveloppe isolante en gutta-pereha. Ce câble est entoure sur toute sa longueur «1e rondelles de liège formant chapelet et destinées à établir sa flottabilité, et même avec la force que la vigie est capable de fournir, la traction des câbles peut se faire d’elle-mème.
- Les râbles sont fixés, d'une part, à la partie arrière «le la vigie et, d'autre part, de chaque côté de la coque du navire et en son milieu sur deux tangons de 1 m 5o. Cet écartement a l'avantage d’augmenter la sensibilité de transmission de la manœuvre à la vigie et d’empêcher le heurt de toute vigie contre la coque du navire. Dans un but analogue, à partir des tangons, des câbles flottants protègent le navire sur sa partie arrière.
- De dix-en dix mètres, à partir de la vigie proprement dite, sont disposées sur les câbles une série de pièces de contact d’une longueur de 20 cm et du la même épaisseur qui; le diamètre total du câble, (les pièces servent à prévenir le navire du heurt de la vigie d'un autre navire venant couper sa roule et suivant que c'est le brin bâbord ou le brin tribord qui est heurté, h; lableau indicateur donne l’ordre « tribord tout » ou « bâbord touL ».
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- {Séance du i3 février 1900). — La séance est ouverte à 5 h. i/4 sous la présidence de M. K. Sartiaux.
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- diminuer les frais d'installation il y aura lieu de s’entendre avec <1 autres syndicats et 1 Association Amicale des Ïtigénienrs-Eloctririens pour faire celte location en commun.
- M. le président donne lecture d’une lettre de M. Guuin. membre de la Chambre syndicale de la Société pour la défense du commerce de Marseille demandant que la Chambre lui communique les observations qu’a pu lui suggérer l’examen <lu projet de loi sur les distributions d énergie. La Chambre décide d’envoyer à cette Société les bulletins relatifs à celte question.
- L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée
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- Association amicale des ingénieurs électriciens [Séance du 28 février 1900. — La séance est présidée par M. Sartiaux, président.
- Présents : MM. liérard, Eschwège, Lappé, Plnn-din. Guilbert, Lévy, Yéry, ttobard, Meyer-May, Solignac, lsbert. Pellissicr, J. Laifargue.
- Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté.
- Est présenté M. Or. Martine, ingénieur, ri, rue de Roubaix, à Lille.
- M. le président, a écrit à M. Mascart pour lui faire part de la somme de 000 fr volée pour des travaux au laboratoire central et lui faire connaître le programme des travaux demandés sur les crayons de lampes à arc. Le programme est publié dans le bulletin.
- En ce qui concerne les cahiers des charges type dont il a été question précédemment, M . le président estime que la question est très importante. Après échange de diverses idées, l'assemblée est d’avis de nommer une série de commissions particulières afin de déterminer le programme général. Ces diverses commissions sont aussitôt formées.
- M. Meyer-May propose que l’on fasse le même travail dans les autres syndicats. Adopté.
- M. le président propose de réunir ensemble tous les membres des e.ouunissious pour expliquer les divers programmes. Adopté.
- M. le président donne lecture d’une lettre de M. l’oistel faisant observer que l’Association ne doit pas fournir pour les essais au laboratoire une subvention supérieure à relie votée par les autres so-
- M. lilondm a fait connaître par une lettre que dans les facultés beaucoup de jeunes gens désireraient laire des travaux intéressant l’industrie ; mais ils ne connaissent pas la nature des recherches à faire. L Association pourrait dressser un programme de diverses questions.
- M. le president dit que la question sera soumise au Jhiroau.
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- CXXVII
- Supplément à J,'Éclairage Électrique du 10 mars
- «l'abord les demandes de concession; puis, une fois qu'elles ont été approuvées ainsique les projets, elles sont soumises à la législature de l'Etat, laquelle accorde la concession « Charter » ; elle y ajoute le droit d'expropriation lorsqu'elle considère l'entreprise comme étant réellement d utilité publique et entre les mains de personnes sérieuses.
- Dans le cas particulier où la ligne projetée emprunte des voies publiques, le demandeur doit se procurer l'approbation préalable des fonctionnaires qui administrent ces voies et qui sont généralement des représentants du comté ; leur autorisation est accordée sous la forme d'une franchise analogue à la franchise municipale et limitée de même à un certain nombre d'années (généralement trente). Le concessionnaire paye en retour, soit un droit fixe, soit une redevance annuelle de tant p. mo sur le produit brut, soit une redevance en nature consistant dans l'entretien de la chaussée empruntée.
- A titre d'exemple, prenons un tramway électrique de Richmond à Pétersbourg, Virginie, long de i‘± milles, qui est en voie d'exécution. Il lui faut quatre actes concédants : une charte de l’Etat de Virginie, une franchise du comté où il est contenu, et deux franchises des deux municipalités des deux villes.
- Le droit d'expropriation suivant ta procédure légale sera accordé parle pi-emier de ces actes ; les autres au contraire fixeront la réglementation technique de l’entreprise; le contrôle sera partagé entre les agents des deux municipalités et ceux du comté.
- TRACTION
- Informations. — Avignon i Vaucluse). — La ligne des tramways électriques desservant la gare dePunt-d’Avignou et Villeneuve, rentrera prochainement
- dans la période d'exécution. Dans le projet, MM. lès ingénieurs imposent à la Compagnie des tramways la construction de deux voies, une de chaque côté de la route. Cette nouvelle ligne empruntera les voies suivantes : rue delà République,rue Joseph-Vernet, rue Victor-Hugo, boulevard de l’Oulle, Pont suspendu, Pont, de bois, gare du Pont-d'Avignon, Ville-
- Lyon (Rhône). M. Tardy a présenté au conseil un avant-projet de tramway de Lyou-Rellecour à Charbonnières ; le conseil y est favorable et spécifie que le point de départ aura lieu quai des Céleslins, à l'entrée du pont Tilsilt.
- Montarrban i Tarn-et-Garou ne).— Le conseil général des Ponts-et-Chaussées, revenu sur sa première décision, vient d’accepter le projet de construction du tramway de Montauhan.
- Paris. — La chambre de commerce de. Paris a donné un avis favorable : i° à la création de la ligne de tramways de la place de la République à la place de la Concorde ; •i'’ à l'établissement d'une ligne de tramways de la gare de l'Est à la place de la Concorde ; '1° à un projet d’établissement d'une ligne de tramways entre JoinvilIc-le-Pont et Villiers-sur-Marnc ; '4° au doublement de la voie de la ligne de tramways de. Pantin à Ivry.
- TÉLÉPHONIE
- Développement du service téléphonique dans les différents Etats d’Europe. — Le Journal télégraphique du a ri décembre dernier publie sur ce sujet les renseignements suivants :
- Allemagne. —• Le Gouvernement n’a jamais voulu accorder des concessions privées; dès le ier avril
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- CXXVIII
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 10 mars 1900
- 1881 il exploite le service urbain et interurbain toul entier. Berlin est reliée téléphoniquement avec le Wurtemberg, la Bavière et l'Autriche.
- Angleterre. —On accorda des concessions privées en 1884 pour 81 ans, à commencer du Wjanvier 1881 (c’est bien 1881, la loi avait un effet rétroactif), avec laculté de rachat en 1890, 1897 et 1904 au prix de revient ; redevance de 10 p. 100 sur les recettes brutes, urbaines et interurbaines. Avec la loi de 189a, le Parlement a autorisé un emprunt de i.i 000 000 fr. pour le rachat et l’extension du réseau interurbain, et en 1896, il autorisait un crédit supplémentaire de 7 5oo 000 fr. pour l'installation de nouvelles lignes. Le transfert au Gouvernement des lignes interurbaines de la National Téléphoné Company (4 268 km de ligne avec 48 861 km de lilj a été commencé le 4 avril 1898 ; il a été fait graduellement par sections et il a été terminé le 8 février 1897. Pour ce rachat, la valeur des lignes, les frais supportés par la Société pour des indemnités y compris, a été augmentée de 10 p. 100; on a ainsi payé une somme totale de 11 4 77 83 0 fr à raison (le 2889 fr par kilomètre de ligne et 246 fr par kilomètre de 111. Aux 48881 km rachetés, on ajouta, jusqu’à la fin de 1897,30181km, et en 1897-98 encore 7849 km, ce qui porte le développement total du réseau interurbain à 88 841 km au 3i mars 1898. Et il y a encore 7 433 km en construction. Le réseau anglais est donc presque double de ceux de l'Allemagne et de la Erance.
- La somme totale dépensée jusqu'au 3i mars 1898 a été de 29900 000 fr. Au 3i mars 1898, le nombre total des bureaux poslaux-lélégraphiques ouverts à la correspondance interurbaine était de 284 reliés entre eux au moyen de 880 circuits interurbains et reliés, au moyen de 2 000 circuits spéciaux, aux stations centrales urbaines de la General Téléphone Company. Les abonnés de celle-ci peuvent ainsi correspondre de leur domicile avec les lignes interurbaines et transmettre ou recevoir des bureaux télégraphiques, leurs télégrammes ou des notices à remettre par poste, par exprès, etc. Du i11' avril 1897 au 3i mars 1898 le nombre total des conversations interurbaines a été de o 898 247 avec une recette de 3 349 35o fr. ce qui donne une recette moyenne de 0,368 fr. pour chaque conversation. Le nombre total des téléphonistes (femmes) est de 880.
- Autriche. — En 1880 le Gouvernement donna la concession du réseau urbain à Vienne et ensuite dans d’autres villes à différentes compagnies. Le 17 octobre 1887, il promulgua une loi téléphonique et d’après-celle-ci il commença à installer des réseaux pour son compte et à joindre les principales villes
- Le icr janvier i8<>3, il racheta tous les réseaux urbains privés, exception laite de celui de Vienne qui passa à 1 Etat le ier janvier 189 5. Depuis celte époque tout le service téléphonique urbain et interurbain est exploité parle Gouvernement. En i8p3, pour racheter 10 réseaux urbains, l’Etat paya 3 2 to 000 fr. En i8<)>, pour le rachat du réseau urbain de Vienne, il a payé 10000000 de francs.
- Bavière. — Le gouvernement n a jamais voulu donner des concessions privées ; tout le service téléphonique est exploité par lui-mème.
- Belgique, — Les premières concessions privées commencèrent après la promulgation de la loi téléphonique du 11 juin i883 ; mais le Gouvernement se réserva exclusivement le service inleriubain et relia
- | immédiatement les différents réseaux entre eux au j moyen des fils télégraphiques mêmes et d’après le I système van-Rysselberghe. A la fin de 1892, il com-| menea à racheter les réseaux urbains etàeu construire pour son compte. Depuis 1895, tout le service télé—
- ' phonique est exploité parle gouvernement.
- Bulgarie. — Le gouvernement a toujours refusé toute concession et exploite pour son compte le service urbain et interurbain.
- Danemark. —Les municipalités et autres autorités loralespmivaient jadis accorder des concessions téléphoniques ; mais d'après la loi du 11 mai 1897, le gouvernement a le monopole des télégraphes et des téléphones, et peut, lui seul, donner des concessions pour une durée de 20 ans au maximum. Le service est encore entièrement exercé par des Compagnies privées et des Sociétés coopératives, fie Gouvernement s’est réservé seulement le monopole pour la construction des lignes internationales et des lignes interurbaines intérieures qui comprennent des câbles sous-marins et il en perçoit les tarifs parle parcours
- Espagne. — Un décret royal du ri août 188', réservait à l’Etat le service téléphonique ; mais en juin 1888 un autre décret royal permettait au gouvernement de vendre les réseaux déjà installés et d'en concéder des nouveaux à celui qui aurait fait la plus grande offre d’augmentation de redevance sur le minimum des 10 p. 100 des recettes brutes. Mais les résultats obtenus lurent peu satisfaisants et un troisième décret royal du 11 novembre 1890 confirmait de nouveau au gouvernement la faculté, soit d’accorder des concessions privées, soit d’exploiter directement le service téléphonique urbain et interurbain.
- Hollande. — Le service urbain est presque entièrement monopolisé par la Compagnie Bell ; l'interurbain aussi a été exploité par la même Compagnie jusqu’en 1897, mais l'Etat avait construit et entretenait les lignes. 11 payait le 4 p. ion d’intérêt sur la somme fourme par la Société à cet effet et il recevait d'elle le 70 p. too des recettes brutes.
- Dejiuis le 10 octobre 1897,10111 le service interurbain est passe definitivement au Gouvernement.
- Hongrie. — Le service urbain de 1889 était exploité par plusieurs Sociétés concessionnaires au moyen do lu reseaux urbains ; en 1890, le Gouvernement possédait déjà 14 de ces réseaux qui, en 1896, étaient devenus io, tandis que les réseaux privés étaient réduits a 8. fie service interurbain est exploité entièrement par 1 Etat.
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- que. dans .e luit, / Adrmmsn atwn /edeiale pnndnt
- “ Fn'fa" </É"unl-oWrvali.,i, du, pn„'i iptirni, lu Conseil fédéral a le droit d interdire I exploitation.
- K il ras de contestations, le tribunal fédéral est appelé a trancher la question de la répartition des trais, d apres des principes poses par la loi et en tenant compte du plus ou moins d utilité publique de
- juridiction indépendante et des principes' d équité très favorables aux entreprises industrielles.
- La loi Irdtrule est complétée par un arrête iedi rai du -j décembre 1889 et par un reglement technique des « courants torts n (ou industriels/.
- lemenl à 1 élaboration d un règlement plus général.
- pour le hMMspoil < leUriqut* de l’ene.gu. de (pie les concessions pour 1 utilisation et 1 expie des forces hvdr; exclusif des can
- > façon.
- En général, la
- ment celui de Saint-Gull. Dans saloi du a3 novembre 189L ce canton a prevu le cas du transport de la force (loi sur 1 utilisation des cours demi, art. (jet. i-A Ce dernier article donne au Conseil d Etat cantonal (pouvoir 6 accorder le drottd t publique, pour les .
- lisation de la chute et pour le transport de 1 en Dans les autres cantons, c est-a-dirc dans pi
- il n'existe aucune législation en fa-itions d électricité. Ils accordent en
- le droit d expropriation, pour les constructions
- 5 relati-
- el d accepter plus tard les isposiîions que le canton trouverait bon d y a|outcr ; s se relerent aux reglements fédéraux pour la pro-clion des lignes télégraphiques et téléphoniques;
- a la charge du
- Hun, (pu Iqu. , nuutoiis. on .le, ardu pal Ims clairs le droit il expropriation a de grandes entre prises d utilisation de chutes et de transport d encr gie qui présentent une utilité publique mrorilestable Tels sont par exemple les cantons d Argovie et de Oenèvo.
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- du Rhône à Tusine de Chèvres . ergie jusqu'à la ville de Genève, •mes de la loi genevoise « sur les routes, la ; cours d’eau, les mines et l'expropriation» du 1 j juin 189a. l'expropriation pour cause d'utilité publique ne peut avoir lieu que dans un but d’utilité cantonale on communale ; si donc l État ou une com-Snisse du ressort îrmiie traitent avec une entreprise privée pour 1 exe-ju,.p. pré,elll du rniiini, et uni,,,,. d pr.ijet rue.,.nu (lutll.t. puhliqu, e.
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- r LX1II
- le bénéfice Je l'expropriation, celle-ci doit être poursuivie à la diligence du canton oü de la commune.
- Pour l'utilisation des forces motrices du Rhône, dont on vient de parler, la loi même qui en a accordé la concession à la ville de Genève a déclaré cette entreprise d'utilité publique et statué que la ville était autorisée à procéder aux expropriations nécessaires pour son exécution, en ccs termes :
- u La concession accordée par la présente loi est déclarée d’utilité publique. Dans le cas où l'expi'o-priation forcée serait reconnue nécessaire pour l'exécution des travaux, comme aussi pour la transmission de la force motrice et l’établissement de canalisations électriques ou hydrauliques, il serait procédé conformément aux dispositions delà loi sur l'expropriation forcée pour cause d’utilité publique. »
- fin conséquence, chaque fois que l'impossibilité de traiter de gré à gré avec un propriétaire a été reconnue, la ville a l'equis l'expropriation et y a procédé par mesure administrative, sans qu’une nouvelle loi spéciale ait été nécessaire.
- A côté de cet exemple favorable, il convient de citer celui du canton de Lucerne, qui, au contraire, n admet jamais l'expropriation pour les entreprises de ce genre, quelle qu’en soit l’utilité publique (la loi des eaux le dit expressément).
- Dans les Grisons, les droits de souveraineté cantonale sont notablement restreints par ceux des communes. C’est à celles-ci notamment, qu’appartiennent tous les cours d'eau, même les plus importants, qui dans le reste de la Suisse appartiennent aux cantons. J*ans ce canton, c’est donc aux communes qu'appartient le droit de concession pour des entreprises hydro-électriques analogues à la précédente, et ce morcellement de la souveraineté est de nature à créer des difficultés encore plus gvandes que les rivalités entre cantons voisins, quis’opposenl au transport de l’énergie de l'un dans l'autre.
- Changements de législation urojetks. —- On prévoit plusieurs modifications à la législation cantonale et fédérale.
- D une part de nombreux cantons sont disposés à établir une législation générale des distributions d'électricité, analogue à celle de Saint-Gall, qui accorde le droit d'expropriation.
- D autre pari, à la suite d'une enquête prolongée, exécutée en i8y't, la Confédération a exprimé l'intention de provoquer! unification des législations cantonales sur les principes de la législation des eaux et des lignes électriques, et d'élaborer un règlement général technique applicable à celles-ci.
- L enquête dont il s’agit a été faite à la suite d'une
- pétition de la Société « Frei-Land » adressée en i8yi à la Confédération dans le but de créer un monopole fédéral des forces hydrauliques, en remettant à la Confédération la propriété et le droit de concession et de contrôle de toutes les chutes suisses, ainsi que des entreprises de transport de leur énergie par l'air comprimé, Veau, Vêlec.tvicitc, etc. Le conseil fédéral a recueilli les avis de tous les cantons et en a fait faire le dépouillement et l'étude par un spécialiste, AI. Jegher. Les cantons se sont prononcés contre toute monopolisation et on a reconnu que du reste celle-ci ne présenterait pas d'avantages sérieux, et que la législation des cantons sutfisail très bien à éviter les enti-eprises de pure spéculation : que d'ailleurs les autorités locales sont les mieux placées pour apprécier les conditions et l'utilité de telle ou telle concession. Mais les cantons ont eux-mêmes reconnu Futilité de l'intervention de la Confédération dans le sens de l'unification de; législation qu'on vient d'indiquer. A la suite d'un rapport du Conseil fédéral, l'Assemblée fédérale, a donc, par arrêté du 4 avril i8yj, invité ce Conseil à préparer des propositions :
- iu Pour le règlement des relations iulercantonales en matière d'installations de forces hydrauliques;
- 2° Pour des prescriptions générales sur l’établissement, l'exploitation et la surveillance des lignes de transport électrique de la force ;
- 3° Pour la confection d'un cadastre des eaux dans tonte la Suisse.
- Klle a en outre invité le Conseil fédéral à s'entendre avec les cantons pour les engager à édicter des lois uniformes sur le régime des eaux, notamment en ce qui concerne l’expropriation et la durée des concessions.
- Tramways électriques. — La législation des tramways présente plus d'uniformité. Deux cas sont à distinguer, suivant qu’il s’agit de tramways purement urbains ou de. tramways empruntant, des voûtes et présentant plus ou moins le caractère de chemins de 1er routiers-
- Dans le premier cas, il suffit d’une concession cantonale, accordée par la législature du canton où se trouve la ligne.
- Dans le second, il faut en outre une concession de la Confédération, accordée par F Assemblée fédérale, et qui entraîne ipso facto le droit d'expropriation pour l'établissement de la plate-forme, la pose des poteaux et des canalisations sur les fonds privés.
- Le concessionnaire doit en général payer une redevance au canton pour l'utilisation des routes, soit une fois pour toutes, soit annuellement.
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- cultures; c'est ainsi (par des circulaires provisoires) que sont fixées ULUielhinent les limites de vitesse et de voltage imposées aux diverses catégories de tramways ou chemins de fer électriques.
- Les règlements, tarifs, horaires doivent être soumis à l'approbation préalable du Conseil d’Etat cantonal (pouvoir exeeutii du canton), puis du Conseil fédéral.
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- diminue et la batterie da. la ligne on courant d'autant plus intc que le débit est plus grand sur la ligne. Si au « traire le débit vient à'diminuer, l'effet de l’enro ni,.,it d'excitation en dérivation sur la batterie devient
- pm-^dvnamomiÏli^re devient telle 'que?'ajoutée 'à {n différence de poteutiel entre les bornes de. la dynamo principale, elle donne une somme plus grande «pie la différence de potentiel entre les bornes de la batterie ; en un mot, la dynamo auxiliaire fonctionne alors comme survoltcur et la batterie se charge. I n rln'-ostat intercalé sur l'enroulement d'excitation en dérivation sur là batterie permet d’ailleurs de régler le champ magnétique de la dynamo de telle façon que la charge ou la déchargé de la I p(„ir un certain débit, variable eut.
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- machines à vapeur, la Compagnie des Tramways de \ancv dépense 2,7 kg de charbon de Maries, à 2Ï,ào fr la tonne, et celle de Marseille l.) kg^ d'un mélange par moitié de charbon de Cardiff, à 2 5 fr la tonne et de lignite du pavsà Ci fr la loune pour la production de la même quantité d'énergie.
- 1 Résultats d'exploitation. — La comparaison des résultats d'exploitation du deuxième semestre 1899 avec ceux du deuxième semestre 1898, époque où la
- amélioration considérable. Dans le deuxième semestre 1899 il a été transporté 999000 voyageurs donnant lieu à une recette totale de i'-*7 97 •*> *'* *r ct li un bénéliee net vie V! ov>o fr, tandis que penvlanl le semestre correspondantjte 1898 il n y avait eu que „2“ ’n voyageurs, qf (>o5, >ofr de recettes et 2,0000 fr de/ bénéfices nets. L'accroissement de recettes escompté par la Compagnie permettra d'arriver aux 100000 fr de bénéfices nets exiges par la rémunération k j p. 100 dn capital de 2000000 fr engagé dans ces installations.
- Les installations de traction électrique faites par l’Allgemeine Elektricitæts Gesells-ch&lft. — l.t*s ingénieurs électriciens que leurs affaires mettent en relalions avec les fabricants étrangers ont bien souvent constaté avec quel soin et quel luxe ceux-ci rédigent et éditent leurs catalogues et ont non-moins souvent regretté le peu d’importance commerciale que les constructeurs français paraissent attacher aux publications de ce genre. Il semble pourtant que dans beaucoup de pays un beau catalogue constitue une puissante arme commerciale. Tout récemment encore plusieurs de nos consuls engageaient, par l'intermédiaire de notre Office national du Commerce extérieur, les fabricants et constructeurs français à mettre moins de parcimonie dans les sommes qu ils consacrent a ces publications et à se syndiquer au besoin pour pouvoir lutter sous ce rapport avec les maisons
- étrangères. D'ailleurs u’avons-nons pas tous les jours sous 1rs yeux des exemples de l'influence dos catalogues sur les achats, par les résultats qu'obtiennent les grands magasins avec ce genre de réclame.
- Mais celle digression nous entraîne bien loin, en apparence du moins, du sujet, qu’indique le titre de cette note. Disons donc immédiatement que les renseignements que nous publions ci-dessons sont extraits d’un riche ot. artistique album que vient de publier TAllgè-meine Elektricitæets Gesellsehalt, de Berlin, et qui constitue certainement le plus beau catalogue qui nous soit tombé sous les yeux. Orné do plus de trois cents photographies des usines ét des points les plus pittoresques des réseaux installes par celle puissante société, cet album forme un magnifique recueil qui tiendrait une place d'honneur parmi les ouvrages de voyages. Des plans, îles profils en long, des dessins des diverses parties de l'appareillage pour traction et des notices en trois langues (allemand, français, anglais' en font en mémo temps un ouvrage intéressant pour l'ingénieur ainsi que pour le concessionnaire de lignes de tramways.
- Ne pouvant reproduire tous les documents qu’il renferme, il nous a paru cependant utile d’en extraire les quelques notices qui suivent.
- Halles. ,9(120000 habitants, avec les faubourgs t’îôooo habitants'1. — Le « Stadthalui Halle » est le premier tramway électrique du système à trolet d'une certaine importance en Allemagne. Il donna des résultats pratiques très appréciables:
- i° Diminution considérable des frais «l'exploitation comparativement à la traction animale :
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- Le Stadtbahn Halle fut construit en i8yo-yi et inauguré au mois de mai i8yi.
- Actuellement le tramw ay comprend : a j, 5 km de voit: : 58 voitures motrices ; 20 voitures de remorque ; ',-ij chevaux de puissance.
- Les recettes brutes et les voitures-kilomètres sont lus suivantes :
- premier lieu présentait sur 615 m une rampe moyenne de 1 : l'i,7 et entre autres une rampe ma-ri-maie de 1 : y,,5.
- Kiev est par conséquent un exemple remarquable de la valeur et de la supériorité de la traction élec-
- Le 'tramway comporte : 28,6 km de voie ; 56 voitures motrices; 10 voitures de remorque; 700 chevaux de machines.
- Le tramway fut construit en i8yu et inauguré au mois de mai de la même année. (.1 suicre).
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- Géra i'| 1 oou habitants, avec, ses faubourgs '22000 habitants], — Le tramway électrique de Géra fut construit en i8yi cl inauguré au mois de février 1892. 11 comprend : 10,7 km de voie ; 26 voitures motrices ; 16 voitures de remorque; 5a 5 chevaux dispo-
- I/usine centrale fournit en même temps l'énergie électrique pour la lumière et la force motrice.
- Kiciv (Russie) (3ooooo habitants). Un coup d'ocil jeté sur les nivellements du tracé des lignes de Jview montre des difficultés considérables résultant des fortes rampes et prouve que la traction électrique était seule admissible. La ligne d’essai construite en
- Voiture d'ambulance électrique. — L’IIùpI-tal Saint-Vincent de Xew-Vork emploie depuis quelque temps comme voiture d'ambulance une automobile électrique construite par NYood et Son. l.es deux roues d’arrière sont mues par deux moteurs de chacun deux chevaux de puissance suspendus sur l’essieu; la batterie d'accumulateurs placée dans une caisse située au-dessous de la voiture comprend 44 (déments ; le combinateur permet d’obtenir trois vitesses pour la marche avant et deux pour la marche arrière : ht vitesse maximum est de 9.4 km à l'heure. Los roues sont garnies de caoutchoucs pleins. T.'intérieur est largement éclairé par une lampe à incandescence.
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- publie sur ce sujet les renseignements suivants : {Voir Supplément du to mars, p. i.xxvii
- s cl en nuvrit trois autres en 1884 ;
- n 1886, on présenta au Parlement un projet de loi, d'après lequel on concédait le monopole téléphonique à une nouvelle Société. Celle-ci devait racheter les installations de la Société générale et relies de l'Etat; après 35 ans tout serait pa de plein droit à l'Etat; mais le projet fut repon
- générale expirée, l'Ktat prit possession d< bureaux par la force. La question de l'ind rachat fut débattue longtemps par les trib t à plus de 15 millions .
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- Mesure du facteur de puissance, par .T. Bowik,...................................................
- Comment les courants des condensateurs et des bobine» de réaction varient avec la forme de l’onde de
- la force électromotrice appliquée à leurs bornes, par Alexandre Rvskv.i.l....................
- Télégraphie et Téléphonie : Le poste de télégraphie sans fil de Wimereux, par J. Uoulangiîr et
- De l'emploi da la poix dans les raccords dos cables téléphoniques et télégraphiques, pur J. Qukixsec: . . Los effets du givre sur les fils téléphoniques, par Em, Piérakd..................................
- Table méthodique des matières........................ ................................................
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