L'éclairage électrique
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- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
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- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- F
- IfH
- D I R E C T J O N S GIK j\i T l F1 < ) U E
- A. D’ARSONVAL
- G. LIPPIV1ANN
- D. MONNIER
- A. WITZ
- INGÉNIEUR DES AllT
- J. BLONDIN
- TOME XXIIj 2“ TRIMESTRE 1900
- PARIS
- GEORGES CARRÉ ET C. NAUI), ÉDITEURS
- 3, RUE RAR INB, 3
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- Tome XXIII.
- Samedi 7 Avril 1900.
- r° Année. — N"
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU. Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre do l’Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER,
- de l’Institut. — A. POTIER. Professeur à l’Ecole des Mines, Membre de l'Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures. Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrège" de l’Université,
- LES DÉFORMATIONS ÉLECTRIQUES
- DES DIÉLECTRIQUES SOLIDES ISOTROPES (>)
- On sait depuis longtemps que par la charge, le volume Ut de la cavité d’une bouteille de Leyde augmente (AU,) ; un condensateur cylindrique s'allonge (Al), etc. (s) ; ces déformations disparaissent du resle par la décharge.
- Plusieurs physiciens ont étudié expérimentalement ces phénomènes : Fontana, Volpi-celli, Govi, Dater, Righi, Quincke, Korteweg et Julius, Cantone.
- D’autres ont essayé d'en prévoir les lois par la théorie : Moutier, Quincke, Rœntgen, Korteweg, Lorberg, Ivirchoff, Vaschy, Curie, Pockels, Duhem.
- Mais tous les résultats, aussi bien théoriques qu’expérimentaux, se contredisaient les uns les autres ; ainsi :
- i° Les expériences de Dater et Righi avaient indiqué que les déformations unitaires et étaient proportionnelles au carré du potentiel de charge V2 et à Yinverse de l’épaisseur — du diélectrique ; — les travaux postérieurs de Quincke, Korteweg et Julius, Cantone, ont bien confirmé la proportionnalité à Y2 mais ont donné la loi de l'inverse du carré de l’épaisseur —- ?
- (') Cet article n’est qu’un résumé il’un assez long mémoire auquel je renvoie pour tous les détails mathématiques, bibliographiques, etc... : Thèse pour le doctorat ès sciences mathématiques : Gauthier-Yillars, 1899 et qui paraîtra prochainement dans les Annales de. chimie et de physique, 1900,
- suivant ; Il y a dilatation dans toute direction perpendiculaire aux lignes de force ; — les expériences n’ont pas encore permis de mettre en évidence, ni la déformation dans la directiorf des lignes de force, ni la variation
- plus polit.
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXIII. — N° 14,
- a0 On avait tout d’abord cherché (Korteweg, Quincke') la cause de ces phénomènes dans les pressions électrostatiques exercées par les armatures sur le diélectrique et qui doivent en effet déformer élastiquement celui-ci ; mais les déformations ainsi calculées étaient beaucoup plus petites que celles observées ?
- 3° Enfin la théorie de ces phénomènes avait été abordée par deux voies differentes :
- a) La plupart des auteurs qui ont fait l’élude des pressions au sein des diélectriques solides polarisés en ont déduit les déformations correspondantes (Korteweg, Lorberg, Kirohoff, Duliemi.
- Mais on peut trouver défectueux de faire dépendre le calcul des déformations (mesurables directement par l'expérience) de celui des pressions (inaccessibles à l’expérience) *, en outre, ces pressions sont d’un calcul laborieux, leur applicatioü à l’étude des déformations est délicate, ce qui a donné souvent lieu à des erreurs; enfin et surtout : la polarisation' dès diélectriques, base même de ces théories, est sujette à bien des controverses.
- b\ C’est justement pour se mettre à l’abri des critiques dont peuvent être l’objet les théories précédentes, que des essais de théorie thermodynamique avaient alors été lenLés, dont le plus important est dû à M. Diihem et basé sur sa théorie du potentiel thermodynamique.
- Mais, parmi ces essais, les uns n’avaient pas abouti, et les autres dans lesquels on n’avait abordé (pie les cas les plus simples et encore en faisant abstraction des variations de la constante diélectrique par les déformations, avaient conduit à des résultats en contradiction avec ceux des théories précédentes.
- T avait-il donc antagonisme entre les deux sortes de théories (*) ?
- Voici le résumé d’un mémoire paru ailleurs et dans lequel je me suis proposé d’éclaircir ces divers points :
- 1. Théorie.
- Dans cette première partie j’établis les formules des déformations électriques des diélectriques solides isotropes en me basant uniquement sur les principes fondamentaux de la thermodynamique et eu tenant compte, comme cela est absolument nécessaire, des variations qu’éprouve la: constante diélectrique d'un solide primitivement isotrope lorsqu’on, le déforme mécaniquement.
- Après avoir traité le cas général d’un condensateur fermé quelconque, je pousse le calcul à fond pour les condensateurs sphérique, cylindrique et plan, non seulement infiniment minces mais d'épaisseurs quelconques (2).
- paru dans la Lumière électrique, t. XXX, p. 427, 1888. p). Je no forai qu'indiquer brièvement la marche du
- force1 ; . '
- k> le coefficient do variation de celte constante diélectrique par traction parallèle aux lignes de force;
- k = -{- kî le coefficient de variation de cette cons-
- Quant aux coefficients élastiques de la substance diélectrique je les désignerai par ;
- a: coefficient d’allongement, inverse du module d elasli-
- z : coefficient de Poisson, rapport de la contraction latérale à l'allongement;
- y = 3a(i — j.z) : coefficient de compressibilité cubique. Cas général : Soit une lame diélectrique dont les faces
- ment mince) de maniéré a former un condensateur H2 le volume extérieur du diélectrique
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- L la longueur d'une ligne quelconque perpendiculaire aux lignes de, force; e l'épaisseur du diélectrique dans la direction de ces lignes de force, on a : '
- m -r = (“+,')¥H‘ °“ =(«+*.) ~ l -g m
- Ci) -g-= _| «(i + «)-t, ]i H* ou i« = —[«(> + «) —t, | (ir)
- Et maintenant qu’il est établi (formule I) que la dilatation est la même dans toutes les directions perpendiculaires aux lignes de-force (par exemple : pour les génératrices et pour les lignes circulaires du cylindre) il devient évident qu'en désignant par :
- C, le volume d’une cavité (exemple : cavité d’un condensateur sphérique, cylindrique) et par U le volume de la matière diélectrique on a :
- pii) ^!_=3(_AL) et ^L=a(_AL)+(^) (IV)
- ou en tenant compte des relations vues plus haut :
- (III') = 3 (a + i.) JL IP ou AU, =3(0+ *,)iu, -T- (III")
- (TV, *W = (-Ï-+‘)WS~S-
- Nous pouvons traduire les formules précédentes sous forme de lois, soit en les prenant sous leur forme (I) (II) (IIP) (IV') [Lois des déformations unitaires], soit en prenant les formules équivalentes (L) (IL) (IIP') (IVW) [Lois des déformations].
- Lois des déformations unitaires. — Toutes les déformations unitaires que subit ie diélectrique sont proportionnelles au carré de l'intensité du champ électrique ou encore
- AU, =3 («+*,)-!- U, Tl ou (4)
- THu=3(-TL)=3(u+4,,JiSi «1
- en désignant par L la longueur d’une ligne quelconque
- Enfin pour avoir la variation d'épaisseur de la matière diélectrique, il suffit de remarquer que :
- TJ = 47rR2e
- d’où
- efforts differents provenant de l’action du diélectrique soit intérieur soit extérieur à A.
- La déformation due à la première eause est donnée
- potentiel elle est fournie par les formules de ddforma-c'-dessus.
- -+AéKr + -5r =
- j- =-[«( + »*)
- On traiterait de même les cas du condensateur cylin-(5) drique et du condensateur plan1.
- Cas du Gondensatcursphcriquc d'épaisseur quelconque. — J’indiquerai seulement en quelques mots la marche à suivre :
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- proportionnelles au carré du potentiel et 'à l’inverse du carré de l’épaisseur du diélectrique, — les coefficients qui dépendent uniquement de la nature du diélectrique étant :
- [a-\-kj -5— pour les variations de longueur perpendiculairement aux lignes de lorce, et par suite 3 [a + /«•,) — pour les variations de volume des cavités ;
- — [a ( 1 -J- ?.t) — kf\ pour les variations de longueur dans la direction des lignes de force ;
- pour les variations de volume de la matière diélectrique.
- Lois dks déformations : Première loi: Toute ligne perpendiculaire aux lignes de force éprouve une variation de longueur proportionnelle à sa longueur, au carré du potentiel et à Y inverse du carré de l'épaisseur du diélectrique.
- Deuxième loi : L’épaisseur du diélectrique (dans la direction du cliamp varie, proportionnellement au carré du potentiel et à l’inverse de cette épaisseur.
- Troisième loi : Les cavités éprouvent des variations de volume proportionnelles à leur volume, au carré du potentiel et à l'inverse du ca ré de l’épaisseur du diélectrique.
- Quatrième loi : La matière diélectrique éprouve une variation de volume proportionnelle à la surface du condensateur, au carré du potentiel, et à Y inverse de V épaisseur du diélectrique, autrement dit proportionnelle à l’énergie dite électrique du condensateur.
- Cas des condensateurs d'épaisseur quelconque. — L’inspection des formules relatives à ce cas monlre que :
- Aucune des lois précédentes ne subsiste, sauf celle de la proportionnalité entre la grandeur des déformations et le carré du potentiel ; en particulier : , .
- Les différentes lignes perpendiculaires aux lignes de force, appartenant soit à un môme condensateur (lignes circulaires et génératrices du cylindre), soit à des condensateurs de forme ou grandeurs différentes, subissent des dilatations unitaires inégales ; et aussi la relation -yù. = 3 n’est plus exacte (sauf si U, et L se rapportent à un même condensateur de forme sphérique), etc.
- Complément a la théorie précédente : Cas ou les armatures sont indépendantes du diélectrique. — Dans tout ce qui précède, nous avons supposé que les armatures du condensateur subissaient les mêmes déformations que les surfaces diélectriques en contact ; c’est ce qui arrive par exemple : lorsque les armatures sont formées par la métallisation de la surface du diélectrique lui-même (argenture, feuilles d’étain collées, etc.), ou par des liquides.
- Mais que deviennent les formules dans le cas où les armatures sont indépendantes du diélectrique dont elles sont séparées par un intervalle d’air ou de vide, la surface et la distance des armatures restant invariables, malgré la déformation du diélectrique ; voici le résultat auquel on parvient :
- Les termes des coefficients qui contiennent les coefficients élastiques (a t) sont, complètement différents, comme grandeur et même comme signe, de ceux obtenus dans le cas où il y a contact entre les armatures et le diélectrique ; — au contraire les termes en (/«-, k, h) restent toujours les mêmes.
- IL Causes des déformations électriques des diélectriques k(.
- Nous diviserons cette étude en deux parties :
- i0 Les déformations électriques correspondantes aux termes où n'entrent pas les coeffi-
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- dents \h\ h\ k) ne sont que les déformations élastiques dues aux forces qui s'exercent sur un diélectrique non électrisé placé dans un champ électrique, forces mises en évidence par les expériences de M. Pellat et qui ne deviennent les pressions électrostatiques que pour les portions de surface oà le diélectrique est au contact des armatures (4).
- Prenons quelques exemples : soit une lame diélectrique plane comprise entre les armatures et non adhérentes a celles-ci (fig. i) ; la lame est soumise aux forces de M. Pellat (Q, q) indiquées sur la figure et qui produisent une déformation élastique :
- = x , — T) Q —<m<j — [„ (, _„) (K - ,)-«„K (K - .)] -ï-
- et
- ~ = (K-i)+«K (K->)]-|j-
- Or ce sont bien là les formules de déformations électriques que donne la théorie dans
- La même vérification se ferait aussi facilement pour une lame diélectrique plane à armatures adhérentes la couvrant entièrement sur ses deux faces (fig. 2).
- Les forces connues qui agissent alors sur la lame sont : les pressions électrostatiques P= <;| la traction sur le contour égale, dans ce cas à Q= ; il en serait encore
- de même pour :
- Une lame diélectrique sphérique à armatures adhérentes (fig. 3) : les forces agissantes se réduisent dans ce cas aux pressions électrostatiques P — et P' = —. .
- Kkmahquiï : Cest donc seulement dans le cas de conducteurs fermés à armatures adhérentes au diélectrique que les pressions électrostatiques sont suffisantes pour rendre compte des déformations électriques des diélectriques {et encore abstraction faite des termes en (/q k, h).
- 20 La cause des déformations correspondantes aux termes en {kik,k) semble être toute différente, je montre ailleurs qu’on est conduit à admettre que :
- ré {Annale
- IV, 1895) que : si
- rfacc pcrpendiculaii
- •s BD (fi
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- La modification de l'éther qui constitue la production du champ électrique est, accompagnée. d'une modification de l'état moléculaire de la matière superposée à l'éther, en vertu de laquelle l’élément de volume matériel, situé en un point où l'intensité du champ est II, tend à se contracter de ^—h\ ^ dans la direction du champ et à se dilater de (kK dans
- les directions perpendiculaires (*).
- Remarque : Je ne fais que signaler en passant que pour les gaz, cette deuxième cause subsiste seule et produit la contraction électrique des gaz, observée par Ouineke.
- III. Discussion des tiiéoiites précédemment .faites.
- J’abrégerai beaucoup cette troisième partie, ainsi que la suivante, en priant <le se reporter au mémoire :
- i° Les formules de déformations électriques, déduites de l'étude des pressions au sein des diélectriques solides polarisés, sont en général exactes ; exemple : la formule de déformation du condensateur sphérique établie par Korteweg et par Lorberg.
- La formule de Lorberg pour le condensateur cylindrique est inexacte : la cause en est à ce qu’au cours de ses calculs, il introduit doublement la môme quantité sous deux formes différentes.
- M. Duhem, après avoir fait une étude complète des pressions au sein des solides polarisés, en déduit les équations générales des déformations ; le seul cas particulier qu’il traite est celui du diélectrique d’un condensateur plan (non en contact avec les armatures) : la formule qu’il donne ne concorde pas avec la mienne parce qu’il l'obtient en étendant aux diélectriques une formule , obtenue pour la polarisation magnétique en supposant le coefficient d'aimantation très petit, ce qui reviendrait à admettre que pour les diélectriques— 1 • est très petit ; hypothèse évidemment inadmissible pour les diélectriques
- solides.
- 2" Occupons-nous maintenant des essais de théorie thermodynamique :
- M. Yaschy avait été arreté dès le début par suite d’erreurs faciles à apercevoir.
- Les formules obtenues par il. Duiiem pour le condensateur cylindrique infiniment mince sont en complot désaccord avec les miennes, en voici la raison : M. Duiiem introduit implicitement dans ses calculs, cette hypothèse que « toutes les lignes perpendiculaires à l’axe du cylindre subiraient la même déformation électrique unitaire »; ceci n’est pas évident, et j’ajouterai môme est inexact; nos formules (I) (II) montrent, en effet, que la déformation n’est pas la môme pour les lignes circulaires (perpendiculaires aux lignes de force) que pour l'épaisseur du cylindre (dirigée suivant ces lignes de force) et qui sont cependant toutes deux normales à l’axe du cylindre ; il y a en outre une erreur dans les formules des déformations élastiques employées pour le cylindre.
- En reprenant la démonstration de M. Duiiem par le potentiel thermodynamique mais en m affranchissant de l'hypothèse signalée plus haut et en rectifiant les données élastiques, j ai bien retrouvé (aux coefficients kt k2 k près, que M. Duhem néglige) les formules que j ai établies dans ma théorie par des raisonnements plus simples.
- D une façon générale : toutes les divergences entre les diverses théories n étaient dues
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- qu’a des erreurs, et une fois celles-ci rectifiées, tous les résultats partiels précédemment obtenus redonnent des formules, comprises dans la théorie plus complète que fai indiquée au début.
- IV. DISCUSSION DES TRAVAUX EXPERIMENTAUX.
- Elle me conduit aux résultats suivants :
- La loi de la proportionnalité de la déformation au carré du potentiel u été confirmée par toutes les expériences.
- La relation — 3 établie expérimentalement par Quineke et contrôlée par Cantone est indiquée par notre formule (III}.
- Quant à la loi de la proportionnalité entre la déformation et l’inverse du carré de l’épaisseur, elle n’était contredite que par les expériences de M. Duteh que je montre ne pouvoir être conservées qu’au point de vue qualificatif et par les expériences de M. Hicuii dans lesquelles je signale une cause d’erreur qui a pu fausser complètement la recherche sur rinlluence de l’épaisseur;
- Au contraire, cette proportionnalité de la déformation à l’inverse du carré de l’épaisseur a été vérifiée par toutes les expériences postérieures de Quincke, Kokteweg et Julius, Cantone, avec des écarts considérables, il est vrai, mais je montre ailleurs, qu’il y a de nombreuses et importantes causes de divergences qui s’opposent à toute vérification rigoureuse de celte loi et qui sont pour la plupart insurmontables.
- V. Essai de calcul du coefficient hi
- Considérons notre formule théorique (I) — 3 — 3 (« + *,) -pr
- Les expériences sur les déformations électriques des diélectriques des condensateurs nous en donnent les premiers membres : -yp- ou pour des valeurs de V et do c
- connues.
- Si on a également déterminé (comme Font fait Quineke et Cantone) le coefficient élastique a et la constante diélectrique K de la substance qui forme le diélectrique du condensateur. on voit que :
- La formule ci-dessus permettra de calculer la valeur de l,\ : coefficient de variation de la constante diélectrique par une traction normale aux lignes de force, coefficient qui n’a encore été l’objet, d’aucune mesure directe.
- Des considérations cjne je développe ailleurs m’ont conduit à adopter pour ces calculs les résultats numériques deM. Cantone sur les variations de longueur des condensateurs cylindriques en verre; ces données m’amènent à la conclusion suivante :
- Le coefficient /*•,, qui doit évidemment varier d’un récipient à un autre puisqu’il esl certainement fonction de l’état physique et chimique du verre, esl de l’ordre de grandeur de -f- i X n>_ 12 CCS (') (et par suite du mémo ordre de grandeur que le coefficient élas-tique a).
- Cette déduction vient d’ôtre confirmée, au moins au point de vue du signe, par des
- (') Mais, je le repète, cette conclusion est forcement subordonnée à l'exactitude des résultats de M, Cantone.
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- expériences récentes de M. Eroolini, sur la variation de la constante diélectrique du verre soumis à une traction.
- Rk.uaiuiue : M. Lippmann avait déjà déduit de son principe sur la conservation de l’électricité que, le fait expérimental établi pour le verre, d'une dilatation électrique proportionnelle à X2 entraînait nomme réciproque que : « La capacité électrique d'un condensateur à lame de verre doit augmente!' par traction et proportionnellement à celle-ci.
- Ce résultat de M. Lippmann n 'entraînait pas forcément l'existence d'une variation delà constante diélectrique, en eifet :
- La capacité électrique dépend :
- i° De la constante diélectrique ;
- •2° Des dimensions du condensateur.
- Or, justement dans toutes les expériences de dilatation électrique, on a opéré avec des armatures adhérentes au diélectrique ; par suite, l'effet de la traction est d’augmenter la surface et de diminuer la distance de ces armatures, autrement dit d'accroître la capacité électrique : il se pouvait donc que la variation de capacité électrique prévue par M. Lippmann fut due uniquement à cette cause.
- Paul Sàckhdote.
- ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE DES TRAINS ET DES TRAMWAYS
- PAR DYNAMO ENTRAINER PAR L’ESSIEU
- Jusqu’à ces derniers temps, les tentatives faites pour éclairer les wagons par l’électricité se bornaient à i'installatiou de batteries suffisammen t fortes pour assurer l'alimentation des lampes pendant la durée d'un parcours (l). Ces batteries sont, soit remplacées à la main, soit rechargées dans les stationnements. On conçoit si aisément les inconvénients de ce système que nous n’insisterons pas sur ce point.
- On a donc cherché à utiliser la force vive du train pour actionner une dynamo génératrice, et pourvoir, dans une certaine proportion, aux demandes d’énergie électrique, nécessitées paiT'éclairagedu train. Pendant les arrêts, ou dans les fractions du parcours où la vitesse est la plus faible, une batterie d’accumulateurs assure l'éclairage. Le succès du système, en dehors de toute condition de sécurité et de bon fonctionnement., a pour critérium le minimum du rapport de la capacité en ampères-heures de la batterie à installer, à l'ampérage des lampes à alimenter.
- La difficulté la plus importante que l’on rencontre dans cet ordre d’idées est celle de maintenir dans le système lu tension constante aux bornes du circuit des lampes, et cela malgré les variations de vitesse continuelles du train.
- Parmi les appareils destinés à assurer l’éclairage d’après ees principes, nous citerons les systèmes Stone, Dich, Vicarino et un nouveau système récemment appliqué sur le P.-L.-M..
- (l) Voir à cc sujet dans L Éclairage Électrique : Éclairage des voitures du Jura-Simplon, t. XII, p. 248, 392 et 55a, 31 juillet, 18 août et 18 septembre J897 ; Éclairage des wagons-poste allemands, t. I, p. 575, ioc décembre
- 1894; t. VII, p. 3o8, 16 mai 1896 (article « accumulateur Boese »): t. XV, p. xciv, 18 juin 1898; Éclairage des wagons de la Compagnie du Nord, t. XII, p. 5gg, a5 décembre 1897.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXIII. — N014.
- Ces systèmes déjà décrits dans ce journal (*), à l’exception du système Vicarino, ont pour caractéristiques communes : i° d'alimenter les lampes par la dynamo, quand la vitesse dépasse une certaine limite, la tension restant, constante, malgré les variations de vitesse du train ; a0 de charger les accumulateurs pendant la même portion du parcours ; 3n d’assurer, pendant le reste du temps l'éclairage au moyen de la batterie, d’une manière automatique. Ces divers systèmes ne diffèrent, à proprement parler, que par le mode de régulation de la tension ; dans la plupart des cas, la batterie est montée en dérivation, aux bornes de la dynamo.
- Le système Vicarino comporte toujours essentiellement une dynamo et une batterie d'accumulateurs : la dynamo est suspendue sous la voiture, commandée par l’essieu au moyen d’une chaîne Galle, d’une courroie ou d’un engrenage. Cette machine porte deux enroulements (fig. i), l'un à fil tin S d’excitation, en dérivation, l’autre en gros fil M, mais agissanL en sens opposé du premier : il a donc pour effet de diminuer le champ quand l’intensité du courant qui le traverse augmente. Les lampes et les accumulateurs sont montés en dérivation. Ils ont un pôle commun avec la dynamo.
- Au moment où le courant passe des accumulateurs sur la dynamo et inversement. On constate une élévation de lumière, à la conjonction de la dynamo, et une baisse à la disjonction : ces variations de voltage peuvent amener dans les lampes une détérioration rapide. 11 semble que la suppression de la mise en parallèle permanente de la dynamo et de la batterie ne soit pas une innovation heureuse, au point de vue de la régularité du voltage.
- Le pôle opposé de la dynamo est relié à un conjoncteur-disjoncteur. Celui-ci porte sur une de ses branches un le courant de la dynamo; une deuxième branche, parcourue par i excitation dérivée, est enroulée en sens contraire, de manière à créer un pôle inverse du précédent. Suivant les grandeurs relatives du courant qui traverse les bobines, la dynamo se trouve aulomatiquemeht mise dans le circuit des lampes, soit enlevée de ce circuit. Dans le premier cas, la résistance R est intercalée automatiquement dans le circuit. Une partie du eouraut va charger les accumulateurs, l’autre alimenter les lampes. Les éléments sont au nombre de 6 : à 2,5 volts par élément, la tension de charge est donc de i5 volts. Le voltage de 12 volts est celui de la décharge de la batterie.
- Quand la vitesse du train augmente, la tension tendrait à augmenter, si l'excitation était seulement constituée par l’enroulement en dérivation : en réalité, l'excitation en série est accrue, et comme son enroulement est de sens opposé au précédent, on coucoil qu’il soit possible de maintenir constante la tension, quelle que soit la vitesse. Voyons comment cette condition peut être réalisée.
- enroulement pan
- (i) Voir dans L'Éclairage Électrique : Système Slone, t. VIII, p. 5a6, 12 septembre 1896; t. Vil, p. 240, 2 mai 1896 ; t. XVII, p. ex, 17 décembre 1898. Dispositif Prestou : t. XX, p. /pç», septembre 1899. Système
- Dick. t. XVII, p. 523, 24 décembre 1898. Système de la Compagnie du P.-L.-M. : t. XX, p. 460, s3 septembre 1899; Systèmes divers : t. I, p. 478, 1894 ; l. IV, p. 3i6, 1893 ; l. VI, p. 94. 1898.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- Soit E =s la tension de la génératrice avec les notations connues e la force contre-électromolrice de la batterie montée en opposition avec la dynamo. L’excitation en série est alimentée par le courant I = R _ R si II, désigne la résistance de l'enroulement série et si Rn représente la résistance de l’armature, le courant de l’excitation en dérivation est l —_ en appelant Rrf la résistance de l’enroulement correspondant. Or, on a la relation suivante entre le flux *1» et les ampères-tours d'excitation.
- donc,
- E = 4ï:
- Pour que, la force éleetromotrico de la génératrice reste constante, il faut que le produit {jni — m'\) N soit lui-même une constante k. En remplaçant I et i par leurs valeurs, cette condition devient
- et si l’on pose
- 4>X»m
- E,?
- “J
- R. + H» J
- = K,
- il viendra
- k Ra R. + R J " ’ R, + H, ’
- NrN^A + B] =K. «I» = LlL- — B j 1
- Telle est la relation entre l’intensité du flux et la vitesse N. Supposons que la vitesse vienne à doubler brusquement, ce qui se rencontre fréquemment dans les applications du système Yicarino aux tramways ; on a alors
- d’où en divisant membre à membre
- <I« _ K — EX axa /j(K —BN) <t>' — K —aBN i ~ K — 2 BN
- Quand la vitesse devient double, l'intensité d’aimantation tombe donc à un rieure au quart de celle qu’elle avait : la machine dynamo travaille donc da tions de magnétisme très différentes, ce qui est loin d’être un avantage.
- En un mot, théoriquement, la dynamo peut tourner à une vitesse quelconque : elle produit aux lampes une tension constante, et charge les accumulateurs plus ou moins,suivant la vitesse du train. Si la vitesse se ralentit, la tension aux bornes de la dynamo diminue, le courant, de charge
- des accumulateurs diminue également. La tension ayant ten-, . i • , , . , J Fin. i. — Dispositif ne calage
- dance a baisser dans une grande proportion, le courant jys ],a]a,Si
- d es accumulateurs soutient l’excitation delà dynamo et envoie
- dans le gros fil un courant qui vient s’ajouter à celui de l’excitation dérivée, étant alors de même sens que ce dernier. Quand la dynamo s’arrête, le disjoncteur U formant les pôles
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXIII. — K° 14.
- de même nom, sollicité par un contrepoids coupe le courant de la dynamo, et met la résistance en court-circuit, ol relie les accumulateurs directement aux lampes : il en résulte que, soit à l'arrêt, soit en marche à vitesse variable, l'éclairage aux lampes est constant.
- Pour éviter que le sens du courant de charge des accumulateurs ne vienne à changer, les balais de charbon de la dynamo sont lixés sur un secteur pivotant autour de l’arbre A' (fig. i)
- de la dynamo. Ce secteur est muni d’une rainure F dans laquelle bute la goupille X. Si l’anneau tourne dans une direction donnée, les balais, appliqués sur le collecteur par des ressorts, sont entraînés dans le sens de la rotation jusqu’à ce que la goupille limite la course du secteur et arrête le mouvement. Le dispositif permet en même temps de caler les balais au point voulu pour éviter les étincelles dans les deux sens de marche : (</, ô) indiquent l’une des positions des balais, (a, b') la position correspondant à la marche
- En résumé, il ne semble pas que le système Yicarino constitue une solution définitive de l’éclairage des tramways qui empruntent leur énergie motriée à une autre source que
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- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- l'électricité (tramways à vapeur, à gaz, à air comprimé, etc.) Le régime 1res irrégulier auquel est soumise la batterie, la difficulté d’amorcer la dynamo à d’aussi faibles vitesses, enlin une autre difficulté bien plus grave, à laquelle on se heurte quand on veut loger une dvnntno et établir une transmission sous l'infrastructure déjà si encombrée du truck expli' quenl l'insuccès des premières tentatives.
- Pour les chemins de fer, au contraire, les résultats obtenus ont été bien meilleurs à cause de l'absence même des difficultés que nous venons de signaler pour les tramways. La vitesse est beaucoup mieux connue à l'avance et l'équilibre bien plus facile à établir entre les périodes de charge et de décharge de la batterie. Les enroulements de la dynamo sont de même plus faciles à réaliser. Aussi les essais faits récemment sur les trains des Compagnies de l'Est, de l'Ouest, du Midi et de l’Etat, entêté satisfaisants (*).
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- L'ÉC LAIRAOK K LKCTR1QU K
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- fS
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- La suspension du moteur au bâti A du trnck f obtient de la manière suivanteffig. i à 4) :
- Le moteur, du type cuirassé, a so formée de deux parties C et C, et
- ces parties porte doux flasques J) et E ; celles-ci sont boulonnées a une pièce demi-cylindrique F, et forment avec elles un cylindre ci'oux entourant l’essieu B qu'il s’agit de faire mouvoir. Des projections \V et W de cet ensemble s'appuient. sur les barres' recourbées XX; fixées ail tru'ck ; la figure 4 indique la (orme de ee's sup-
- «g.™ 9
- r,r
- . des tourillons des porte-balais aux bornes de de la dynamo, par l’intermédiaire de deux frot-
- Fisr. (j. — Dispositif de cal;
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- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- nlage. En second Heu l’arbre de l’ar-moteur n’a pas besoin d’être rigou-parallcle il l’essiéu ; celui-ci peut
- jeu qui permet il la voiture de passer dans des bourbes de faillie rayon ; il peut également se déplacer dans lé sens vertical, par suite des inégalités de la voie, sans produire d’elTorls anor-
- lungil udinal, grâce il son
- 1 essieu ne peuvent se trans-grâce â l’élasticité de la
- Le démontage du mécanisme, pour la visite ou le remplacement de ses diverses parties, ne présente pas de diJïieultés. En déboulonnant les pièces C et F, on peut accéderpar la partie iufé-
- 8 Si l’on a besoin de changer
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXIII,— N* *4.
- Sur le calcul des réseaux de tramways électriques, par J. Felk. Zeitschrift fur JileAtrolecknik, I. XVII. p. i3 août 1899.
- J. Evaluation de l’intensité, du courdDit. — On constate souvent entre l’expérience et le calcul des différences sensibles, quand 011 cherche à établir les consommations de puissance nécessaire aux automotrices et aux locomotives électriques. (les différences paraissent tenir surtout ii ce fait que Ton ne tient pas un compte exact du rendement des moteurs, et de la forme de leur caractéristique. Les moteurs série employés en traction électrique possèdent cette propriété que sous une augmentation de charge, leur vitesse diminue. Le nombre de tours et le rendement sont fonctions au premier chef de l’effort de traction, ou plutôt du couple moteur, et varient beaucoup avec la puissance et la construction des moteurs. Les relations entre les intensités du courant, le nombre de tours, et le couple moteur ou éfforL de traction à appliquer à un liras de levier unité, peuvent se déterminer comme 011 sait par le calcul.
- Les relations suivanlcs, écrites avec les notations habituelles de l’élcctrotechnique, entre l’intensité 1, le nombre de tours A cl le couple moteur C répondent à la question
- qR + i^,)j.
- on a les relations suivantes entre 1 cl C d'i part, N cl C d'autre part
- T.li B = -B = -
- Les relations a et Rentre les quantités I etC., d’iiue part, X et C d'autre part, qu'on peut mettre sous la forme X = f (C; et 1 — /.(Ci sont, comme la pratique le montre, en général insuffisantes. Ces relations peuvent se déterminer empiriquement au moyen de courbes appelées courbes des efforts de traction et représentées par la figure 1. Ces diverses courbes ont été obtenues avec différents moteurs.
- Soient R le rayon de la roue porteuse, r et /• ceux des roues dentées et — le rapport de rédaction des engrenages, avec x > 1. Appelons de même n le nombre de tours du moteur par minute, X le nombre de tours des roues, r, le rendement de l’engrenage, a l’effort de traction du moteur pour nu bras de levier égal à 1 mètre, c’est-à-dire C, le couple moteur. Soient encore K le nombre de moteurs employés, F T effort de traction à la jante des voues porteuses, P le poids de l'automotrice ou du train en’tonnes, /Te coefficient de traction en kgs par tonnes i. la pente ou la rampe en millimètres par mètre.
- T.a puissance à fournir à chaque instant se calcule par la formule
- F=KJI.«X (x(
- en kilogrammètres.
- D’t
- (4) =
- 1 par conséquent
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- R E V U K D’ÉLECTRICITÉ
- L'elforl de traction à fournir à lu junte des l roues de laxoiture, est donne par
- l'’=l ’Û'+d tf
- ^ ___- ya +_o_ .-J
- Les courbes représentées ligure 1, correspondent ii un moteur en série. D'après lu formule Ci) a est aussi une fonction linéaire de Cette droite coupe Luxe des ordonnées au point — i = -j- p et au point i — o, l’axe des abscisses en a = P . Celle droite a pour
- cueflicient augulairc —. La direction de cette droite g ne dépend pour une valeur donnée du coefficient de traction f que des éléments qui constituent C„, e’est-à-dire, outre le poids P, le ravon R de la roue et le rapport de réduction . — Pour une autre valeur du coeffL rien! de Iraelion soil (-, les quantités R. P.— restant les memes, ou a
- la deuxième droite « » est parallèle à la pre-
- cedente, et elle se détermine au moyen du point
- Au moven des droites g et gt ou peut, pour chaque déclivité de t mm par mètre calculer l’intensité I du courant nécessaire et le nombre île tours n. Le point figuratif correspondant se trouve sur la droite g, les intensités 1 et le nombre de tours sur les parallèles à l’axe des ordonnées passant par le point précédent.
- a. Représentation graphique de ta vitesse de déplarement au moyen dû nombre de tours des moteurs. — Soit v la vitesse de déplacement en kilomètres par heure. On peut entre cette vitesse et le nombre de tours du moteur établir la relation
- /^.T.iî.fH)
- Cette expression représente une droite qui passe par l’origine. Si on détermine un deuxième point de celle droite pour une valeur donnée île n. la droite est entièrement fixée.
- Si le moteur est enroulé pour un autre nombre de tours, c'est-à-dire si'/?/, ce nouveau nombre —- .e /?. ou peut obtenir la nouvelle valeur r' — .e directement., par la formule , _ __ a./(.n~.R.6o __
- Le courant L correspondant à ce nouveau cas est donné par
- I' = xl
- 1 est toujours une fonction linéaire de I.
- ?>. Evaluation des consommations d’ampère-heure par kilomètre-train ou kilomètre automotrice. — l/intensité du courant et le nombre de tours'd'un moteur sont des grandeurs variables qui changent, sur les différentes rampes, avec le tvpe de voiture, c'est-à-dire avec le poids à en-
- Dans le plupart des cas, le nombre de tours des moteurs ne s’adaptant pas suffisamment à la vitesse obtenue, le courant doit subir des variations très brusques, et les moteurs ne sont du veste intercalés dans le circuit que d’une manière temporaire, tandis que l'on utilise dans nue fraction plus ou moins importante du parcours la force vive du véhicule. Le calcul de la consommation en ampères-heure effectué suivant la manière habituelle, c’est-à-dire en formant le produit du temps réel pendant lequel a été utilisé le courant, par l’intensité de ce courant, repose sur des hases très douteuses et ne peut donner aucun renseignement utile : ou ne pont déterminer qu’avec la plus grande difficulté le temps pendant lequel le courant est coupé : on peut, remarquer du reste que le travail à effectuer, sur une section déterminée du parcours ne dépend que de la vitesse des moteurs pourvus d’un enroulement donné. Aussi peut-on par lu méthode exposée plus haut, c’est-à-dire en partant du nombre de tours des moteurs, calculer les consommations en ampères-heure, et par suite en watts-heure.
- Dans ce qui va suivre, on va montrer comment on peut calculer aisément la consommation des ampères-heure sans avoir à connaHrc le temps d'uri parcours simple.
- Soient (fig. 2) :
- y l, 4 'es longueurs en mètres des diverses
- sections ;
- 4 4 4 h1'1* déclivités correspondantes en mil-
- limètres par mètre;
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- e, v-.it les vitesses correspondantes pour p i l’ t ‘' 3' l'aller et lerelmir; q q f3i les temps correspondants en seconde G /', pour l'aller et le retour;
- /<i a, /i:if les nombres de tours par minute des ><, «V moteurs relatifs aux mêmes sections du parcours;
- 1, 13 L/ les intensités de courant en ampères
- I , 1 5 IQ pour l'aller et le retour.
- i t: K11 (
- les consommations en ampères-heure pour l’aller et le retour s’établissent ainsi :
- heure par kilomètre-automotrice ou kiloinèlre-train. — Considérons— comme une Jonction de l'effort de traction » ou du couple moteur C fig. 3), on peut donc, pour chaque déclivité /, trouver la valeur — correspondante, au moyen de la droite « de même façon que pour les quantités j et n.
- Soit un moteur enroulé pour nu autre nombre
- de tours : le travail varie, comme ou sait, pour une tension constante, d'une manière directement proportionnelle au nombre de tours. Si l'on appelle E la tension entre balais, p le rendement du moteur, ou peut écrire entre l'énergie utilisée et le travail du moteur la relation
- En luisant la somme de ces équations, nous
- Divisons la valeur obtenue pour ï (1/ par le double de la longueur de la ligne en kilomètres, 011 obtient ainsi la consommation en ampères-
- Lr rendement p e*l une fonction de », p — f. (?) 5 ce rendement change quand le moteur est enroulé pour un autre nombre de tours et ne fonctionne pas par suite dans ses limites pratiques. La courbe reste au contraire la même nour un même type de moteur, pour quelque vitesse que soit enroulé celui-ci.
- La courbe comprend au début nue por-
- tion presque droite ; elle s’infléchit alors vers le haut et reprend ensuite la tonne rectiligne. Considérons les valeurs de — pour un aller cl retour pour un poids donné 1* sur une déclivité,
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- RK Y (' K D’KLECTIUCITÉ
- «3
- dont la valeur absolue est plus petite ([ue coefficient'de traction, et pour laquelle les
- cure à la partie droite de la'courbe figurative .les y : on peut, pour une rampe de + i o/oo prendre pour la somme
- - - représente la valeur relative à la rampe, -y celle relative il la pente, et (y-) celle relative au parcours en palier. — Pour «les rampes plus petites que la valeur ; traction, le travail est jusqu’à une mile, égal au travail en palier pris
- li-
- petite <
- jur la pente et la rampe est plus travail en palier pour le double
- i grandeur de la rampe jusqu’à laquelle la me -i- -H-y peut être posée égale à 2
- effective.'C'est le cas qui se présente, pnreoutro, si dans la section (A-B) du parcours, la vitesse de déplacement du véhicule est i\ el dans la section ;13-C) ^ i,5 <>, et si l’on n'introduit
- aucun affaiblissement du champ magnétique, en vue d'affronter les rampes offertes par la ligne.
- Les moteurs doivent dans ce cas être
- courant sur la portion du parcours A-B, ne peuvent se calculer d’après les méthodes habituelles. On cherche ajourner la difficulté
- par kilomètre-voiture, on peut utiliser, comme ou l’a montré, la courbe (y-)- ho rapport de l'intensité du courant au nombre détours, pour
- sc calculent d'après
- lier. On voit ainsi que le calcul, prenant pour base des formules théoriques, ne pont alors conduire à aucun résultat satisfaisant.
- 4- ('aïeul de. la puissance nécessaire, 0/1 du courant moyen. —r 11 est évident que dans le c.urs de l'exploitation, les positions des voitures se retrouvent les mêmes, dans des intervalles de temps déterminés. Le temps qui s’écoule entre deux instants où toutes tes voilures ont repris
- par exemple; est celle-ci. On doit rechercher les intensités pour les differentes positions c ; courbes des efl
- traction. Ou forme la somme de ces intensités différentes et on la divise par la somme des intervalles de temps. O11 a ainsi une valeur approchée clclaim.vünn.Mlu co.mmt, ,,„i p.-ntil
- des voilures pendant une période est égale à la demande de chaque voiture automotrice ou de chaque train pour un parcours complet 'aller et retour), sur les sections A-B el B-C. multiplié par le nombre des voitures.
- Désignons par 3 l’intensité du courant de service e! par T la durée d’une période.
- Si quelques-unes des voitures du toutes possèdent plusieurs moteurs, on doit dans les for-
- *1.5-
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- ],' KC L AIR AGE
- K LKCTH 1 QU K
- mules précédentes multiplier les quantités + -|—pj , qui ne correspondent qu'à un seul moteur, par le nombre des moteurs.
- Soit AP la tension de service, mesurée au tableau de distribution, et soit 7 le rendement de la dynamo. La consommation d'énergie moyenne se détermine en chevaux effectifs, à l'arbre de la machine a vapeur par la formule
- io_ _ ÀAP v /
- ' — 7^6“ ~ T x 7I67 1 \
- Supposons la section considérée en palier, on obtient alors pour le pofil en long dont nous venons de parler si L et L' sont les longueurs des sections (A-B) et 'B-CÏ.
- Dans la figure 4
- L„ représente la distance du point d’utilisation au point d’alimentation S en mètres, i la pente en millimètres par mètre,
- A1-= (a-lf le chemin parcouru pendant le temps t sur la rampe i 0/00.
- y, 1 intensité correspondante du courant de service en ampères,
- y, la section du conducteur en mm2. Nous aurons pour expression de la perle jusqu’au point a
- e0=^L\o lts (i;ï
- 5 77
- D’après la formule (i4) quand celle-ci est appliquée à une portion du parcours où la rampe
- La consommation d’énergie calculée d’après la formule (151, si le coefficient de traction a été affecté de sa valeur réelle, représente la consommation d'énergie moyenne effective. Pour tenir compte du rendement de la machine, le travail doit être majoré de 20 p. 100 environ.
- Les demandes maxima et minium de courant, peuvent être déterminées, sur le précédent profil en long, en prenant les positions les plus défavorables des voitures pour un même instant, et celles où la consommation de courant est la plus laible. Des différences entre les valeurs maxima, minium et moyenne, on peut déduire la grandeur de la charge movenno, c’est-à-dire de l’intensité du courant d’appoint à fournir par la batterie qu’on peut adjoindre en parallèle h la dvnamo.
- 5. Evaluation de la perle de voltage moyenne, — On évaluera de même manière que pour les
- consommations de puissance moyenne la perte de tension moyenne dans la canalisation.
- Portons cette valeur de 1 dans la formule {1-) nous aurons
- •L _L
- (i8j
- Soit e = ~ A/ la perte de tension
- do a à b : la perte île tension totale de S b est
- A7(bfl-|-Ab. (icd
- Aussi longtemps que la voiture se trouve sur la pente de 1 0/00, I reste constant, et la perte de tension varie proportionnellement à la distance du point d’alimentation au point, d’utilisation. J.a perte de voltage moyenne est, par suite, fournie par la moyenne arithmétique des deux pertes de tension dnnnépspar les formules £18)
- (.9)
- (j.0 -j- ^ représente la distance moyenne
- comptée îi partir du point d’alimentation, des extrémités a et b.
- Posons ( f,(1 -j- —^ nous aurons
- ' "
- (»0
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- a5
- Imaginons qu’on partage une période en intervalles de temps très petits ti = ts = t3 et représentons par et, e2, eales pertes de voltage totales correspondantes à chaque intervalle, et comptées à partir de l’origine S.
- Soient—, etc.-^Li-, ^~les valeurs de-^-correspondant aux temps q, t.s, pour chaque position des voitures, valeurs tirées de la courbe — . Désignons de même par Alt, Al\, AZ2, A^2, les chemins parcourus évalués sur le profil en long, et par Lt, Uif L0, L'.,, les distances de chacune des sections au point d'alimentation. La formule (22) nous donne alors pour la somme des quantités e, l„ e.2 t.
- 4SI
- Mx L*+
- T, 1/
- iL Air V + -V ALL '
- Soit Em la valeur moyenne de la perte de voltage totale dans la canalisation de contact, calculée pendant toute une période T =j;t, c’est-à-dire la perte qui s’obtient en faisant la somme des pertes pour chaque instant t, mesurée à partir du point d’alimentation jusqu’à l’extrémité de la section où est utilisé le courant.
- C’est-à-dire
- et + et+...ex
- précédemment les valeurs tirées de la courbe — pour les pentes ou les rampes correspondantes
- Les sommes entre parenthèses, pourvues de facteurs égaux —|-4-) peuvent être remplacées par un terme unique. Soit par exemple
- La quantité L/;J représente la distance du point A au milieu de la section (4 -j- 4 -+- ls), la quantité L/,2, celle du point S au milieu de la section 4)/ Ls'4 la distance du point S
- au milieu de la deuxième moitié de lc, Ls7 jusqu’au milieu de L, la perte de voltage moyenne est donc
- [ sK.ft + Z. + yL,,
- + aKa(i‘+4+ Aji* + (i+
- + 1 -i + i-10-.7+....+....+
- (s5)
- ou bien, comme T == .rt
- Em= 4-Tsrvi''L'+- <
- V 1 <a3>
- -f-^-A/'L', +. . •]
- Groupons les termes contenant les facteurs — de même valeur. Nous pouvons écrire plus simplement, on représentant par 4, 4, 4 les longueurs des déclivités q, i„ 4. par L(1, L*.,, L, les distances des milieux de ces déclivités au point S d’alimentation, et pari, il, 11, il, corame
- Si sur la secLion A-B du parcours À-C il arrive que deux voyages aller et retour s’effectuent pour un seul sur la section B-A, on peut en tenir compte dans la formule précédente en ajoutant les valeurs Al correspondant aux quantités 2?,, ilv 2.4» de telle sorte que les deux premières sommes soient multipliées par 2.
- Si ce facteur -jr) garde la même va-
- leur pour chaque rampe, la formule devient
- La perle moyenne dans les conducteurs de la canalisation se calcule d’après l’intçnsite moyenne
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- du courant, la longueur et la section du conducteur. L’intensité moyenne du courant s’évalue d’après la formule Q4), en tenant compte de la distance parcourue par le courant entre le point d’alimentation et le point d’utilisation.
- Dans les chemins de fer électriques à départs peu fréquents, l’intensité change beaucoup, et il ne peut être question d'une intensité de courant à peu près fixe. On peut remarquer cependant que l’échaufFement développé dans les conducteurs est le même que celui du à un certain courant constant.
- On peut donc adopter comme intensité de courant de service, dans les chemins de fer, ce courant effectif, et prendre les sections des canalisations en conséquence.
- Soient ST1, ch, 3,, les intensités du courant que, dans les intervalles t{ — t2 = ta = liy supportent les canalisations d’alimentation, et30 le courant effectif. On a
- 3. + a»” + - s-" (26)
- Si l’on tient compte des variations de courant sur les diverses parties de la ligne, les intensités 32, 33, 3 correspondantes doivent être réduites, et l’on obtient pour celles-ci :
- Dans l'intervalle
- 3,
- X
- Dans l’intervalle ti
- Substituons ces valeurs dans la formule (26), nous aurons lavaleurcherchée du courant effectif.
- Voiture à percer et scier les rails du Chicago-Saint-Paul, Minneapolis et Omaha-Ry. Engineering News, l. XLII, p, 36/,.
- Le prix élevé des rails d’acier, la nécessité d’employer des rails de plus en plus lourds et l’usure relativement faible que supportent les rails avant d'être rebutés pour les voies principales, peuvent amener à employer sur les lignes secondaires après les avoir convenablement rafraîchis, des rails qui ont déjà servi sur les grandes lignes. Afin de pouvoir arriver facile-
- ment à ce résultat, la compagnie américaine C. S.-P. M. and O.-Ry a fait construire une installation mobile, composée d’un wagon plateforme en acier monté sur deux trucks à bogies; sur ce wagon est disposé tout l’équipement nécessaire pour scier, percer et redresser les
- Le wagon a une longueur totale de t8,5o m et une largeur de 3,i5 m ; le châssis est formé de fers double T de 5i cm de haut. Toute la machinerie est conduite par un moteur à vapeur horizontal à grande vitesse, ayant des cylindres de 0,320 m X o,356 m et faisant 3oo tours par minute. La vapeur est produite par une chaudière verticale de 3,o5 m de haut et 1,60 m de diamètre. Les tubes ont un diamètre intérieur de 00 mm. La scie circulaire a un diamètre de 1,10 m et tourne à 1 800 tours par minute, absorbant environ 100 chevaux. L'équipement comprend aussi les tables qui alimentent la scie, le redresseur de rails, et deux perceuses doubles. La figure 1 montre le plan de ce wagon.
- Les rails sont montés à l’aide de grues à air comprimé, en forme de col de cygne, et sont placés par elles sur une table d'alimentation, qui consiste en un canal d’acier avec des rouleaux dans le fond. Pendant qu’on le coupe, le rail est maintenu par une mâchoire actionnée également à l’air comprimé, puis il passe à la perceuse. S'il est bien droit, il est placé immédiatement sur des plates-formes, sinon on le dirige vers les presses à redresser.
- Les perceuses sont indépendantes et sont mises en mouvement par l’arbre principal à l’aide d’embrayages à friction. Quelques wagons n’ont qu’une machine à percer et peuvent scier deux fois autant de rails qu’on peut en percer dans le même temps. Le wagon représenté permet d’utiliser toute la capacité de la scie puisqu’on peut percer huit trous (2 rails) à la fois, de sorte que la capacité de la machine à percer est égale à celle de la scie.
- Avec cette installation on a pu scier et percer plus de 4<>o rails en dix heures ; le maximum de rapidité a été atteint avec 67 rails en 64 m. En service ordinaire, on peut compter 4oo à 5oo rails par journée de dix heures.
- Tous les rails qui doivent être sciés sont réunis en un point central de chaque section de ligne ; on aménage économiquement ces points, et c’est là seulement qu’on utilise l’installation portative.
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- Pour les travaux de peu d’importance en pleine voie, on se sert d'une scie à main. Selon l’usure des rails, on fait tomber les bouts en donnant le coup de scie entre le premier et le second trou d’éclisscs ou entre le deuxième et le troisième.
- Une installation de ce type employée par le
- Atchison, Topeka and Santa Fe Ry a de
- long sur 3, *5 m de large et pèse environ 6o tonnes. Le prix total de la main d'œuvre, des réparations, du charbon, etc., pour scier, percer et manutentionner 6 5oo tonnes de rails de 32 kg a été d’environ 4jI() fr par tonne soit a5 ooo fr,
- Fi
- tandis que les 5oo tonnes de chutes ont été vendues environ 38 fr la tonne, soit 19 000 fr en
- Sur le Michigan Central R. R. le prix a été de 4 fr par tonne pour l’opération complète.
- J. G.
- Trôlet automobile Lombard Gerin pour véhicules sur routes. L’Industrie Electrique, t. IX, p. 45, 10 février 1900. Génie civil, t. XXXYI, p. 224, 10 février 1900.
- Le poids considérable des batteries d’accumulateurs qu’exige la propulsion des voitures sur route, la dépense supplémentaire d’énergie nécessitée par ce poids mort, enfin les frais d’entretien très élevés des batteries, ont conduit divers inventeurs à rechercher s’il ne serait pas possible de fournir l'énergie à ces voitures comme on le fait généralement aux voitures de tramways,
- trolet reliauL la voiture à la canalisation.
- Bien que ces recherches datent du début de l’application de l’électricité à la traction sur route, la question n'est encore que dans la période des essais. Deux grosses difficultés sont ou effet à surmonter pour rendre pratique ce mode de propulsion : il faut en premier lieu que la voiture puisse se déplacer d’un bord à l’autre de la roule pour éviter les obstacles qu’elle rencontre sur son trajet et que l’installation elle-même n’apporte aucune gêne au roulage des voitures ordinaires ; il faut en second lieu que, tout en permettant ces mouvements, la prise de courant ne puisse quitter la canalisation.
- 11 y a deux ans, dans le numéro de ce journal du 29 janvier 1898 (t. XIV, p. 228), nous signalions les essais faits par MM. Caffrey et Maxson, aux Etats-Unis, dans cet ordre d’idées- Des essais du même genre ont été faits par M. Lombard Gerin pendant ces six derniers mois, aux portes cle Paris, sur une ligne de 1 km environ de longueur établie sur le quai d’Issv et passant devant l’usine génératrice du secteur cle la rive gauche.
- Pour résoudre la première des difficultés signalées plus haut, c’est-à-dire laisser la voiture libre d’aller d’un bord à l’autre de la route sans gêner la circulation des autres véhicules, la voiture est reliée à la prise de courant par un câble flexible qu’uu dévidoir, placé dans la voiture, tend constamment tout en lui permettant de s'allonger ou de se raccourcir à volonté ; do plus, ce câble se trouve maintenu à une hauteur suffisante au-dessus du sol au moven d’une haute perche que porte la voilure. Pour résoudre la seconde difficulté, et c’est clans cette solution (pie réside l’originalité du dispositif, M. Lombard Gerin a rendu la prise de courant automotrice et lui a donné une vitesse constamment un peu plus grande que celle du véhicule : de la sorte, le câble est tiré par la prise de courant au lieu de tirer celle-ci.
- Cette prise de courant, représentée par les figures 1 et 2, se compose d’un moteur électrique M actionnant par friction deux roues E calées sur les axes de deux galets d’aluminium G cpii roulent sur chacun des deux conducteurs de la canalisation, car il faut nécessairement ici un
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- conducteur d’aller et un conducteur de retour, la terre ne pouvant, comme les rails do tramways, servir au retour du courant. Une attache C,
- suspendue par un joint à la Cardan au cadre S, lui-même articulé, sert à fixer le câble. Un frein U complète le trôlet moteur dont le poids total n’est que de 18 kgr.
- Les deux conducteurs de la canalisation sont nécessairement supportés de façon à ce (pie l’appareillage ne gène pas le mouvement du trôlet;
- leurs points d’attache sont donc situés au-dessous d’eux. Ils sont autant que possible dans un même plan horizontal; toutefois, grâce aux aiiicula-1 tions du cadre S. cette condition n’a pas besoin d’êlré réalisée très rigoureusement.
- Le câble de jonction contient six fils conducteurs. Deux aboutissent respectivement aux deux galets G et aux bornes du moteur actionnant la voilure. Trois autres servent à amener au moteur du trôlet les courants triphasés qui l’actionnent et qui sont produits sur la voiture comine il va être indiqué. Le sixième est utilisé pour faire fonctionner le frein.
- Pour obtenir les tournants triphasés, l’armature du moteur série actionnant le véhicule porte trois bagues reliées à trois points de l’enroulement distants l’un de l’autre du tiers de l'écartement angulaire de deux pôles inducteurs de même nom ; sur ces bagues appuient trois balais en communication avec les trois fils qui aboutissent à l’enroulement inducteur fixe du moteur du trôlet. Ce moteur, à cage d’écureuil, se trouve ainsi entraîné avec une vilessse angulaire proportionnelle à celle du moteur actionnant la voiture, de sorte que la vitesse de déplacement du trôlet se trouve être proportionnelle aussi à celle de la voiture. Les diamètres des roues de transmission sont calculés de iaçon a ce que la vitesse du trôlet soit un peu supérieure à celle de la voiture. L’excès de vitesse est absorbé par les glissements du moteur triphasé, ceux des roues E par rapport aux roues à bandages élastiques qui les actionnent et enfin ceux des galets G sur les conducteurs de la canalisa-
- Le frein F a pour but d’empêcher le trôlet de descendre en arrière quand, la voiture s’arrêtant, le trôlet se trouve sur une partie déclive de la canalisation. C’est un frein électromagnétique dont les sabots viennent presser les roues de friction du moteur M. L’électro-aimant est en communication directe avec l’un des conducteurs de la canalisation et peut être relié à l’autre conducteur par le sixième fil contenu dans le câble de liaison du trôlet de la voiture.
- Un commutateur placé sur la voiture permet d’inverser les connexions de deux des trois fils aboutissant au moteur du trôlet, et par conséquent de changer le sens de marche de cet ap-
- I.a voiture employée dans les esssais d’Issy
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- ''une ancienne voilure électrique de M. Jeantaud' ne présentait aucune particularité.
- Ces essais ont donné, dit-on, toute satisfse-
- INTERRUPTEURS
- Interrupteur Max Levy à jet de mercure pour bobines d’induction. Pic Éle&trizituvl, t. IX, p. io. i3 janvier igoo.
- Dans un vase cylindrique contenant du mercure et un liquide isolant (pétrole ou alcool) est disposée suivant l’axe, une tige non conductrice a a traversant le couvercle en ebonite b (pie maintiennent les vis p. Cette tige porte : h sa partie supérieure, une poulie c à laquelle un petit moteur électrique communique une vitesse angulaire variant de 3oo à iooo tours : min. ; à sa partie
- inférieure une petite pompe rotative enfermée dans une boite en fer d; et à sa partie médiane un disque métallique g sur lequel sont vissées a4 lames conductrices h. Ces lames sont mises en communication par un manchon entourant la tige « a et par le conducteur t avec Fun des pôles de la source fournissant le courant primaire delà bobine; l’autre pôle de cette source est relié au mercure, qui remplit le fond de l’appareil, par la tige métallique l. Quand l'arbre a a est mis en rotation, le mercure, reloulé par le jeu de la pompe, s’échappe en un jet. très délié par le tube effilé f Le circuit primaire est
- fermé toutes les fois que le jet rencontre une des lames métalliques h. On peut faire varier la fréquence des interruptions soit en modifiant la vitesse de rotation, soit en modifiant le nombre-des lames h ; ou peut faire varier le rapport des durées d’ouverture et de fermeture du circuit en modifiant la forme des lames.
- Suivant M. Max Levy, cet interrupteur permet d’obtenir entre les extrémités du secondaire d’une bobine des étincelles beaucoup plus longues qu’avec un interrupteur Foucault ou un interrupteur magnétique, la dépense d’énergie dans le courant primaire étant la même.
- Interrupteur à mercure J. Liihne pour bobines d’induction. Brevet allemand n° 105974.
- Deux lames métalliques, servant d'électrodes et dont les sections sont deux arcs de circonférence concentriques, sont plongées dans du mercure contenu dans un récipient en matière isolaute. Une lame diélectrique formant un cylindre fendu suivant une génératrice tourne autour de son axe qui coïncide avec l’axe commun horizontal des deux électrodes. Le niveau du mercure ne s’élevant pas au-dessus de cet axe, la fente du cylindre isolant se trouve pendant la rotatiou, tantôt au dessous, tantôt au-dessus de ce niveau. Pour cette dernière position de la fente les deux électrodes, dont l’une est inter rieuve et l'autre extérieure au cylindre tournant, se trouvent isolées l’une de l’autre par ce cylindre et. le courant est rompu. Quand au contraire la fente se trouve dans le mercure la communication est rétablie entre les électrodes par le mercure.
- Perfectionnement au vibrateur dans le vide de Mac Farlan Moore, par Elster ei Geitel. Wied Ann., t. LXIX, p. 483-487.
- Le vibrateur de Moore (‘) est un interrupteur à marteau ordinaire, mais fonctionnant, dans le vide. Les interruptions sont tellement nettes qu'on obtient des étincelles aux extrémités d’une bobine, sans secondaire. Seulement, connue 011 emploie des forces clectromotrices assez élevées, entre 00 et 100 volts, le contact fond immédiatement si le vibrateur cesse de fonction-
- (') Voir L'Éclairage Électrique, t. VIII, p. 48.
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- Pour remédier à cet inconvénient, Elster et Geitel emploient deux circuits, l’un à basse tension, l’autre à haute tension : le premier sert seulement à produire les forces magnétiques nécessaires au fonctionnement du vibrateur et à provoquer ainsi les interruptions du dernier.
- Sur le même socle, MN, sont disposés : un interrupteur a mercure Q ; le vibrateur dans le vide V ; sous celui-ci, un petit éleetroainiant E (dessiné à côté sur la figure) ; i3 bobines à noyau de fer, dont on peut, au moyen de la manivelle
- K introduire un nombre quelconque dans le circuit ; enfin l'exploseur F entre une plaque net une pointe ni. Le courant partant de la bornes^ passe par l’interrupteur Q, l’éleetroaimant E, puis revient à la batterie A, par la borne s2. L'interrupteur Q est construit sur le principe de la spirale de Iloget : cette spirale est réglée de manière qu’elle vibre à peu près synchroniquement avec le ressort du vibrateur.
- Le courant à haute tension est fourni par la batterie Aâ, de 32 accumulateurs; le pôle positif est relié à la borne S'' marquée -f- : cette borne est en communication métallique avec la manivelle K : tant qu’on procède au montage, K reste au cran d’arrêt, ce qui évite tout accident dû à une fausse manœuvre. Puis on relie S à la pointe q du vibrateur et le ressort p de celui-ci avec le pôle négalif de la batterie : p et n sont ensuite reliés par des fils fius aux pôles de l’ex-plosmir.
- Il faut remarquer que le courant en sens opposé produirait facilement de trop forts dégagements de chaleur dans l’intérieur du vibra-
- Avec 60 ou jo volts, les étincelles jaillissent des que la manivelle touche le contact i3 : si on emploie une force élcctromotrice moindre, 3o ou 35 volts, on pousse avec précaution la mani-
- velle sur les autres contacts, jusqu’à obtenir l’efFet maximum. M. L.
- Sur l’interrupteur êlectrolytique de Weh-nelt, par R. Federico et P. Baccei. llcndiconti dei Lbicei, t. VIII. p. 347- 17 décembre 1899.
- Le mémoire de MM. Federico et Baccei nous donne des renseignements nouveaux et intéressants sur le fonctionnement de l’interrupteur de Wehnell. Les auteurs ont déterminé le nombre et en quelque sorte la forme des interruptions.
- L’interrupteur est en série avec une bobine d’induction de i5 mm d’étincelle et un solé-noïde S (fig. 1) formé de plusieurs couches de
- plusieurs couches de fil de cuivre de gros diamètre enroulé sur un noyau de bois, traversé dans sa longueur par un tube de verre CC, rcm-I pli de sulfure do carbone. U11 faisceau lumineux envoyé par l’héliostat E traverse le tube entre deux uicols N et N' et est concentré par la lentille L sur un rouleau de pellicule photographique F, mis en mouvement par un petit mo-Leur électrique qui lui fait effectuer 4o tours par seconde. Les niçois sont primitivement a l’extinction; si l'on fait agir l’interrupteur on observe après développement de la pellicule, une trace noire avec interruptions dégradées ; l’intensité de cette ligne est évidemment fonction de celle du courant interrompu.
- L’examen de l’épreuve photographique montre que le temps pendant lequel le courant reste pratiquement interrompu est en moyenne à peu près le sixième de celui qui s’écoule entre deux interruptions successives. Jusqu’au moment de l’interruption, l’intensité du couvant reste sensiblement constante puis décroît rapidement mais
- L intervalle de deux interruptions successives est très variable, contrairement à ce qui a lieu pour la durée des interruptions. Lorsque le nombre des interruptions croît, la durée d’interruption ue semble pas varier, c’est le temps de passage du courant qui diminue.
- Les auteurs ont étudié l’influence du magnétisme. L’interrupteur employé à cet effet est
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- constitué par un tube on verre C (fig. 2) de 2 cm
- Fig. a.
- environ de diamètre extérieur, avec monture de laiton T et T' à ses extrémités. Le bouchon supérieur porte l’électrode de platine F constituée par un fil de 0,2 mm, long de 1 5 mm environ; la monture inférieure porte la lame de plomb de 10 cm3 enroulée en spirale. Un électro-aiinaut en fer à cheval avec expansions polaires terminées par de petites surfaces ovoïdes entoure le tube. L’électrode de platine a sa pointe sur l’axe polaire ; l'intensité du champ magnétique est de 12000 unités C. G. S. Un tel champ ne produit pas de changement dans le nombre des interruptions, mais la durée de l’interruption est légèrement diminuée et l'intensité du courant semble passer presque instantanément de sa valeur maxima à sa valeur minima. Dans l’épreuve photographique le trait noir s'interrompt presque brusquement. Ces résultats confirment ceux obtenus par Itossi '*), la plus grande rapidité de la rupture du circuit doit produire une force élcctromotriee induite plus élevée. En outre le fonctionnement sous l’influence du champ est encore plus irrégulier que dans les circonstances ordinaires, les interruptions ne se succèdent plus à intervalles égaux.
- D’autres résultats intéressants de l’étude de Federico et Baecei sont ceux relatifs
- à l’influence de la nature de l’électrolyte. Le meilleur liquide est une solution aqueuse de bichromate de potassium et d’acidc sulfurique (10 p. 100 de chacun d’eux en poids dans 100 d’eau). Pour une même intensité et une môme force électromotrice primaire le nombre d’interruptions est plus grand avec cette solution qu’avec les autres. Voici les résultats de deux séries d’expériences faites sur le bichromate et sur l’acide sulfurique :
- Solution de bichromate el d’acidc sulfurique.
- Différence de potentiel aux bornes de l'interrupteur (volts).............. 38 59
- Intensité du courant (ampères) . . 5 5.3
- Solution d’acide sulfurique àîOp. 100.
- Différence de potentiel............. 34 47
- Intensité........................ 5.3 6.
- Nombre d’interruptions...............58o 620
- En outre de ces avantages, la solution au bichromate n’entre pas en grande agitation, se maintient très limpide, le dégagement gazeux est localisé autour de l’électrode active et 11e s’étend pas au reste du liquide. La surface liquide est tout à fait tranquille et l’on n’entend pas le crépitement violent des appareils habituels. L’électrode de plomb reste bien polie et la solution môme au bout d’un certain temps ne se trouble pas. L’échaufïeiuent du liquide est moins rapide et n’atteint 8o° qu’après une marche pro-
- Le seul inconvénient de cette solution est qu’elle s’altère spontanément avec le temps, le liquide noircit et tend à perdre ses qualités ; mais ceci 11’arrive qu’apres un long usage et la solution n’est pas inférieure alors à celle de l’acide sulfurique seul. G. Goisot.
- Sur Vinterrupteur de Wehnelt,j>acO -M. Cor-bino. Kendiconti dei Lincei, t. VIII, p. 35a, 17 décembre 1899.
- En discutant le développement analytique donné par Simon (’) sur le fonctionnement de l’interrupteur de Wehnclt (*), M. Corbino rap-
- f1 2) éclairage Électrique, t. XXI, p. aSi.
- (2) L’Éclairage Électrique, t. XXI, p. 4»
- 180, a5o.
- C) Il Nuovo Cimento. t. X, p. 199, 1899.
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- pelle que le nombre des interruptions décroît lorsque la self-induction du circuit augmente ; en réalité ce n'est pas la self-itiduction propre du circuit primaire mais sa sclf-induction apparente en quelque sorte, c’est-à-dire celle qui dépend de la présence des autres circuits ou masses métalliques qui réagissent.sur celui dont il subit l’induction. Quand le circuit secondaire et les autres circuits parasites sont eu présence, il n’est pas possible de déterminer à priori la self-induction apparente du primaire; on pourrait y parvenir eu substituant à la self-induction inconnue une autre que l'on puisse faire varier d’une manière mesurable jusqu’à ce que. la résistance ohmique totale du circuit restant la môme, on observe un son de même hauteur que celui qui se produirait avec la première sclf-induction.
- M. Corlmio remarque que la formule donnée par Simon n’est pas entièrement satisfaisante ; cil effet lorsque la sclf-induction L varie, la quantité de chaleur développée par le fait de l’interruption à l’anode sous forme d’étincelle de rupture varie aussi ; cette étincelle devient plus bruyante et plus brillante lorsque L croît; l’échauffement produit à intervalle très rapide à l’anode doit modifier la constante C, qui serait alors fonction de L ; la formule ne permet pas le contrôle de l’expérience en ce qui concerne L, En outre, l’hypothèse que la constante de temps du circuit est une petite fraction de la période est discutable ; si elle est admissible dans le cas des expériences de Simon où la résistance du circuit est très grande, il n’en est plus ainsi dans le cas ordinaire où le courant est interrompu avant que la période variable de fermeture ait cessé.
- L’auteur laissant la discussion théorique de côté, rapporte un certain nombre d’expériences intéressantes.
- I. — Un circuit comprend une batterie d’accumulateurs, un interrupteur de Wehnelt, un ampèremètre et une bobine de trois couches de fil de i mm ; dans la cavité de celle-ci peut être introduit un faisceau de fils de fer doux de 5 cm de diamètre. Si l’on introduit celui-ci, en faisant croître la résistance du circuit le nombre des interruptions diminue et on peut parvenir à en observer une toutes les 5 à 6 secondes.
- Le bruit produit est sec, comme celui d’un interrupteur ordinaire, l’aiguille de l’ampère- I
- mètre éprouve une légère perturbation et revient aussitôt en position. Si la résistance augmente, on observe l’électrolyse silencieuse.
- Au-dessus de l’intensité correspondante, que l’on peut appeler intensité critique, le,nombre des interruptions augmente rapidement. Ainsi, comme l'a indiqué Simon, un très petit excès sur la chaleur propagée à la masse pour l'intensité critique suffit à produire l’interruption.
- II. — Le meme phénomène s’observe sans noyau de fer quoique les interruptions commencent moins bruyantes que dans le cas précédent. Si pendant la période de l’électrolyse silencieuse, on introduit le noyau de fer même très lentement, les interruptions commencent et se produisent à 5 ou 6 secondes d'intervalle quand tout le noyau est introduit. Les interruptions cessent si le fer est porté à l’écart. Cette action du 1er ne semble pas explicable avec la théorie thermique seule.
- T1I. — Le fil de platine de l’interrupteur W est relié au pôle positif d’une batterie de 48 éléments (fig. i); à l'autre électrode le conducteur
- bifurque : dans une dérivation, est insérée la bobine N qui entoure le noyau de for; dans l’autre un ampèremètre et un électro de iluhm-korffE. L'autre extrémité de l’éîcctro est reliée à la plaque négative du 6e accumulateur ; le circuit N est relié à volonté à la même plaque ou à celle du premier accumulateur. Dans le premier cas le circuit interrompu se bifurque en deux et l’on a en E une intensité moyenne de 6,5 ampères; dans le sccondle courant variable el le courant continu des 5 accumulateurs sont superposés en E. Ce second courant opposé au premier avait une valeur constante de 6,5, de sorte que par superposition il circule en E des quantités égales d’électricité dans les deux sens. I/aiguille de l’ampèremètre reste au zéro, l’éîcctro est complètement désaimanté.
- Si Ton dispose les connexions de façon que les courants opposés se superposent en N, l’at-
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- traction magnétique du noyau de N est affaiblie mais non annulée. Les courants iuduils dans la masse étant évités, on pourrait attribuer cette diminution à un retard d’aimantation du noyau pour suivre les variations très rapides du champ magnétisant. Mais ce retard n'est pas nécessaire pour l'explication ; en effet la force portante du noyau est proportionnelle au carré de l'intensité d’aimantation et par suite au carré de l’intcn-
- ceplibilité du fen Avec un courant périodiquement variable, l'attraction est proportionnelle
- Pdt; ajoutant le courant constant— I,
- on a pour l’attraction
- J- Ç (i- ijjt = ^ | £ fit + IlIT—ajf1 Ut) j
- comme la quantité totale passant dans un is est nulle 1T = / idl et l’atlraclion est pro-
- rtionnelle à
- +1/
- — / Pdt— I2T
- e’est-à-dirc égale à la différence entre les attractions produites séparément par le courant variable et par le courant constant. Ces considérations s’appliquent à l’effet Joule.
- IV. — On envoie dans le primaire d’un transformateur le courant interrompu du Wchnelt, une bobine est insérée dans le circuit du secondaire du transformateur fermé sur une résistance quelconque. Un tube de Braun est dirigé perpendiculairement à l’axe de la bobine, le cercle
- fluorescent examiné au miroir tournant a la forme ci-contre (fig. 2).
- L’auteur détermine ensuite la formule qui donne l’intensité dans le secondaire en fonction du temps et des constantes des circuits.
- où À' estime constante, R la résistance du pri-
- maire, E la forco éleclromotrice agissante, Mie coefficient d’induction mutuelle, 1/ et R/ l’inductance et la résistance du secondaire, p et p' les racines de là caractéristique. G. G.
- Courants dissymétriques obtenus dans le secondaire d’un transformateur, en interposant dans le primaire un interrupteur de Wehnelt, par 0. M. Corbino, liendironti dpi Lincei, t. VIII, p. 359, 17 décembre 1899.
- Le primaire d’un transformateur à circuit magnétique ouvert est en série avec un Wehnelt et une batterie d’accumulateurs (fig. 1) ; le cir-
- » *—lOQOQOr
- cuit du secondaire comprend un ampèremètre A, un excitateur M, un électro-aimant E et un certain nombre de lampes T, en dérivation.
- M. Corbino a observé les faits suivants : si on remplace l’excitateur par un conducteur métallique, l’ampèremètre reste au zéro et l'électro 11e s’aimante pas ; si on rétablit l'interruption, une étincelle bleuâtre très brillante éclate entre les boules, elle est semblable à l’arc obtenu avec une force électromotrice continue. Examinée au miroir tournant, elle est intermittente, mais chaque trait lumineux se prolonge pendant plus de la moitié de l’intervalle de deux éclairs successifs, tandis que l’incandescence de l’anode du Wehnelt est due à des éclairs très brefs pour ainsi dire instantanés.
- L’ampèremètre a une déviation constante de plusieurs ampères dans le sens qui correspond au courant induit d’ouverture.
- L'électro s’aimante fortement.
- *L’éclal des lampes augmente, indiquant une augmentation de l’intensité efficace ; ceci peut être confirmé par un électromètre Mascart.
- Le son de l'interrupteur s’abaisse légèrement, le nombre de vibrations diminue de — tout au plus ; il est toujours plus élevé que celui observé avec un circuit secondaire ouvert,
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- dans ce dernier cas on suit que l’inductance du primaire n’est pas altérée par le secondaire.
- Si l’expérience est prolongée, on peut observer une modification complète dans l’aspect de l'étincelle ; celle-ci est remplacée par une tache pourpre qui couvre avec de légères ramifications une calotte de la sphère reliée à l’extrémité négative du secondaire par rapport au courant d’ouverture. Elle devient instantanée, et, de silencieuse qu’elle était, produit alors un son de même hauteur que l’interrupteur. L’éclat des lampes et la déviation de l’ampèremètre diminuent. Enfin la sphère (massive, 14 mm de diamètre) négative s'échauffe et devient rapidement rouge.
- On observe les mêmes phénomènes si l'on substitue à l’électro une self-induction sans fer ; si même on supprime toute résistance inductive extérieure, le phénomène se produit avec une intensité plus grande ; mais son étude devient pénible par suite de réchauffement de l’excitateur quiestrapidement en court-circuit; il en résulte une diminution de l’inductance apparente du primaire et l’interrupteur s’arrête.
- Si aux extrémités SS' du secondaire (fig. 2)
- Fig-, a.
- on relie deux circuits dérivés, l’un contenant l'c-lectro E et un ampèremètre A, l’autre une petite self-induction L, un excitateur M et un ampèremètre A;, on observe en À' une déviation dans le sens du courant d’ouverture ((1 ampères) et en Aune déviation opposée (4 ampères).
- Pour l’auteur, deux modes d’explication se présentent : ou bien le courant d’ouverture passe seul par l’interruption, ou les deux courants induits passent mais leur passage développe dans l’arc une force électromotrice dans le sens du courant d’ouverture.
- Pour justifier la première hypothèse, on peut remarquer que la force électromotrice dans le secondaire est beaucoup plus grande a l’ouverture qu’à la fermeture du primaire ; par suite, dans la première expérience, le courant d’ouver-
- ture passerait seul, d’où aimantation de l’électro et déviation de l’ampèremètre ; dans la deuxième, le courant d’ouverture pàr suite de la self-in-duction de E passerait dans M tandis que le courant de fermeture de moindre force électromotrice et de plus grande durée passerait dans le circuit métallique.
- En faveur de la deuxième hypothèse, est le fait que l’arc dure un peu plus de la moitié de la période, mais les deux courants 11e se propagent pas dans les mêmes conditions , puisqu’une des deux électrodes s’échauffe plus que
- Rappelons à ce propos que Jamin et Manœuvrier 1 ont observé que si les électrodes d’un arc alternatif se réchauffent inégalement par suite d’une différence dans leur nature ou leurs dimensions, un ampèremètre inséré dans le circuit indique le passage d’un courant continu de l'électrode froide à l’électrode chaude, dù d’après Jamin à la force contrc-clectromotrice de l’are qui ne serait pas la même dans les deux sens par suite de leur différence d’échauffement. La dissymétrie artificielle dans les expériences serait reproduite dans les expériences de M. Corhino par la différence dans les forces électromotrices inverses.
- 1,'auteur parait d’ailleurs se rallier à l’hypothèse du passage des deux courants induits et fait à ce sujet quelques intéressantes remarques sans pouvoir conclure encore cependant.
- Ainsi, si on relie la batterie d’accumulateurs et le Wehnelt au primaire d’un Ruhmkorff, et si les extrémités du secondaire forment un excitateur, on sait que l’on observe une flamme arquée d’apparence continue. Si l’on met les boules en communication avec les armatures de deux bouteilles de Leyde en cascade, la première étincelle est bruyante et lumineuse, les autres ont le même aspect qu’en l’absence des condensateurs ; mais si l’on souffle vivement sur la flamme elle se transforme en un torrent bruvant d’étincelles très vives. 11 semble résulter de là que, étant donnée la grande fréquence des étincelles (25oo environ) l’air reste modifié d’une étincelle à la suivante de manière à établir un court-circuit permanent rendant inutile la présence des condensateurs qui reprennent
- P) Journal do phys., a« série, l
- l. i, p. 43;, 1882.
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- leur action si un jet d’air renouvelle constamment l'air interposé entre les sphères.
- G. Coisot.
- DÉCHARGE ÉLECTRIQUE
- Déperdition de l’électricité par les pointes par H. Sievekmg./Jr..-in«,(U, t. I,p. 299-312, février 1900.
- L’auteur a mesuré la quantité d’électricité qui s’écoule par une pointe placée en face d’un disque conducteur ou entourée d’une boule conductrice.
- J1 a trouvé que la formule de Warburg (') représentant la quantité E d’électricité écoulée, E == CV(Y <—M)
- se vérifie pour les différences de potentiel comprises entre 5 000 et 9000 volts. Lorsque les différences de potentiel sont plus petites, eette formule 11’esL plus applicable et on obtient de meilleurs résultats en prenant la suivante :
- E = a(\-b)
- où a et b sont des constantes dépendant des conditions expérimentales.
- La constante M ou la constante b ont la même signification : elles représentent l’une et l’autre la différence de potentiel minima nécessaire pour produire la déperdition par la pointe.
- Cette différence de potentiel minima croit avec la distance de la pointe à la surface opposée : d’abord plus vite que cette distance puis quand la distance dépasse 5 cm, très lentement. Elle est toujours plus petite pour l’électricité négative que pour l’électricité positive : sous la même différence de potentiel, la vitesse de déperdition de l’électricité négative est aussi plus grande que celle de l’électricité positive.
- On ne constate pas de diminution dans la vitesse de déperdition quand la pointe est enfermée dans un vase à parois continues, comme l'avait observé liimstedt avec une pointe reliée à l’un des pôles d’un appareil de Tesla.
- Tant qu’il ne se trouve dans le champ qu’un seul conducteur, la quantité d’électricité qu’il reçoit de la pointe varie peu avec son orienta-
- (^Aparlirdjnerjam-icrigoo.les^Bna/ewrfer^A^iAMBrf der Chimie paraissent ave le titre A'Annalen der Physik, sons la direction du professeur Drudc. Cette publication sera désignée par l’abréviation Dr. Ann.
- lion ; cependant, cette quantité présente toujours un maximum, assez peu prononcé d’ailleurs, dans la direction de l’axe de la pointe. L'électricité négative se disperse davantage,. tandis que l'électricité positive s'éloigne moins de Taxe de la pointe.
- Dans l’oxygène, l’azote, le gaz carbonique, la déperdition de l’électricité négative est toujours plus grande ; mais la différence est moins grande entre les deux espèces d'électrisation dans l’oxygène que dans l’air; elle est plus grande au contraire dans le gaz carbonique.
- M. L.
- Différence de potentiel explosive dans les gaz. par A. Orgler, Dr. Ann.. I. I, p. 159-173, janvier 1900.
- La cohésion électrique définie par Maxwell comme la force électromotrice, maxima qui peut agir dans un gaz sans provoquer de décharge 11’est pas une caractéristique du gaz.
- Le quotient de la différence de potentiel par la longueur de l’étincelle que prend Maxwell pour mesure de cette cohésion décroît d’abord lentement quand la distance explosive décroît, puis augmente rapidement et atteint de très grandes valeurs pour les très petites distances explosives.
- La cohésion électrique telle que la définissent Baille et Paschen, rapport entre la différence de potentiel explosive dans un gaz et la différence de potentiel explosive dans l’air, toutes les conditions étant les mêmes, n’est pas non plus une caractéristique du gaz, mais varie avec la pression,
- Selon Orgler, il faut pour obtenir une grandeur spécifique de chaque gaz procéder de la
- Si on considère les courbes qui représentent la variation de la différence de potentiel V avec la distance explosive 3, quand la pressiou P veste constante, ou remarque- que ces courbes ne convergent pas vers l’origine. E11 d’autres
- petite correspond une différence de potentiel explosive encore finie. La résistance qu’offre au passage de l’électricité la surface commune à l’air et au métal de l’électrode est donc infinie.
- Cette conclusion sc trouve confirmée par les expériences de Peace, qui n’a pu obtenir d’étincelle dans l’air, si voisines que fussent les deux
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- électrodes, quand la différence de potentiel restait inférieure à 3oo volts, quelle que lut d'ailleurs la pression.
- J1 y a donc lieu de distinguer dans la différence de potentiel explosive À deux termes
- Le premier terme a représente la diflérence de potentiel qui est employée à vaincre la résistance au passage du gaz au métal ou inversement : le second terme, celle qui est employée a percer la couche de gaz : c'est ce dernier seulement qui peut donner une mesure de la cohé-
- Dans les" mêmes conditions, on aura pour l'aîr
- B = b + £
- Le quotient
- sera la cohésion spécifique du gaz, comparée à celle de l’air. De ces équations de déhnition, on déduit :
- 4(B— p) = A — x
- Si on admet que a et 3 sont indépendants de 3 et que /• est aussi indépendant de o, il vient :
- Comme la variation de À. et de B avec 5 n’est pas très rapide, on pourra substituer aux différentielles les différences finies déterminées dans les expériences.
- Les nombres obtenus par Orgler dans ses expériences sut l’air et le gaz carbonique dnn-iieul effectivement une valeur de k à peu près constante.
- Les électrodes en zinc et en 1er donnent les mêmes résultats, ce qui indique que Ja nature du métal n’a pas d’iniluence sur la valeur des résistances de passage. M. L.
- Influence d’une charge électrostatique surla décharge dans les gaz raréfiés, par J. Stark. Dr. Ann., t. I, j>. 43o-437, février igoo.
- i. Il est à prévoir que l’approche d’un corps électrisé doit modifier le champ électrique au voisinage des électrodes d’un tube a gaz raréfié et par conséquent modifier les conditions de la
- décharge. Le phénomène doit se produire surtout quand on emploie une cathode incandescente et une anode froide. Dans ce cas l'approche d’une charge négative retarde la décharge, de même qu'une charge négative de la paroi. Une charge positive ne retarde pas la décharge et peut même dans certains cas la provoquer.
- Dans les tubes cylindriques a électrodes coaxiales, l’influcnco d’une charge électrostatique se démontre aisément. Ou établit entre les électrodes une différence de potentiel telle que Ja décharge ne se produise pas, mais qu’une légère élévation de cette différence de potentiel suffise a la produire, puis on rapproche par derrière l’électrode un corps dont l’électrisation a le même signe que celle de l’électrode : la décharge a lieu. On obtient le même résultat en éloignant dans la direction de l’axe du tube une charge de signe contraire à celle, de l'électrode.
- D’une manière générale, la décharge est facilitée quand on augmente la différence de potentiel entre les électrodes, soit en approchant un conducteur, soit en approchant un corps électrisé, soit en communiquant uno charge aux parois.; la décharge est contrariée, si la différence de potentiel se trouve diminuée par l’une de ces opérations.
- 2. La différence de potentiel fournie par la batterie est un pou supérieure à la différence minima nécessaire à la décharge; en sorte que celle-ci est discontinue, comme on peut le vérifier à l’aide du téléphone. En touchant avec le doigt la paroi au voisinage de la cathode, on entend un son faible, généralement 1res aigu. Ce son provient des variations d’intensité dans les attractions- ou les répulsions qu’exerce la cathode sur la paroi ou sur le conducteur qu’on en approche. Le son est d’autant plus fort que la différence de potentiel entre les électrodes est plus grande ; mais il diminue quand le diamètre du tube augmente.
- On peut obtenir un son très intense en enroulant autour du tube, sans la serrer, près de la cathode une bande de clinquant large de o.o h i cm : le son devient perceptible jusqu’à une distance d’une vingtaine de mètres, surtout si la bande de clinquant est reliée à un conducteur de quelque capacité; plus cette capacité est grande, plus le son est grave.
- Un condensateur à lames de clinquant et de paraffine, relié à la bande de clinquant, émet
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- 7 A-vril 1900.
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- aussi un son dans les mêmes circonstances.
- 3. Un tube a comme électrodes deux fils formant léger ressort et pincées normalement a l’axe, à 5o cm environ l’un de l'autre. Quand la pression est réduite de manière que la différence de potentiel soit supérieure à i5oo volts, et que la décharge est discontinue, la cathode prend un mouvement vibratoire très prononcé, tandis que l’anode reste immobile. Un téléphone inséré dans le circuit fait entendre deux sons, l’un grave, l’autre aigu : c’est ce dernier qui correspond à la période de la décharge, tandis que l'autre résulte des vibrations delà cathode. Ces dernières ne sont donc pas synchrones avec la décharge.
- L’amplitude des vibrations de la cathode est d’autant plus grande que la différence de potentiel est plus grande. Aussi elle diminue quand on porte lu cathode h l'incandescence : au rouge blanc, la cathode devient immobile.
- La plupart des phénomènes décrits s’observent exclusivement à la cathode, il faut eu chercher la raison dans le fait (pie la chute de potentiel est plus grande à l’anode qu’à la cathode : les variations sont aussi pins accusées au voisinage de cette dernière, tandis que l’anode ne s’écarte pas beaucoup d’un état moyen. M. L.
- Figures de Lichtenberg dans l’intérieur des îubes de Crookes, par E. Riecke. Dr. Ann., 1,414-4*0. février 1900.
- La poudre de minium projetée sur un tube de Crookes de forme sphérique s’attache principalement sur la paroi autour de la tache fluorescente qui fait face à la cathode : elle y dessine des taches qui se prolongent par des sortes de languettes du côté de la tache fluorescente-Du reste, on peut remarquer ces dessins, même sans projeter de poudre, quand on observe attentivement la fluorescence. Celle-ci 11’est pas
- uniforme, mais présente des bandes sombres qui se dirigent vers l’anode du tube suivant un chemin plus ou moins courbe.
- Souvent une bande qui part de l’anode recule brusquement. Ce phénomène est dû très probablement à la réaction de l’électricité négative, qui en s’amassant sur certains points, provoque en ces points une diminution de la vitesse des ravons cathodiques et en même temps une déviation de ces rayons. La fluorescence devient plus laible sur les régions de la paroi recouvertes d’électricité négative, qui apparaissent
- Quand le tube est deveuu dur et que la décharge se fait à travers l’air par des aigrettes, 011 renverse le sens du courant; la décharge passe de nouveau dans le tube : mais tout juste.
- À la place des languettes upparaissent des arborescences très - déliées. Ces arborescences s'observent également autour île l’anneau fluorescent qui entoure la cathode et provient des ravons émis par la tranche de celle-ci : elles sont dirigées vers l’extérieur du tube. Elles paraissent se former progressivement et sont ducs aussi à l'électricité négative qui se glisse peu à peu le long du verre.
- Sur un tube en forme de poire, où la pression était plus élevée et donnait peu de rayons de Rontgen, la fluorescence était limitée vis-à-vis de la cathode, par un anneau vert clair, devant lequel se trouvait, du côté extérieur, une zone sombre étroite. Cette zone est limitée par un bord droit : mais si on déplace la tache fluorescente en faisant agir un aimant sur les rayons, de petites Liges ou de petites pointes se détachent de ce bord ; elles se ramifient peu, mais leur base se rapprochent peu à peu de l’extérieur et le bord de la zone finit par reprendre son aspect primitif. M. L.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADEMIE DES SCIENCES
- Séances du 10 et du M mars.
- Sur la télégraphie multiplex : relai têlémi-crophonique différentiel, par E. Mercadier. Comptes rendus, t. C.XXX, p. 770-773.
- On connaît le principe du système multiplex
- de M. Mercadier : au poste de départ, se trouvent des électro-diapasons produisant des courants périodiques de fréquences diverses ; au poste d’arrivée sont des monotélépliones dont, chacun vibre sous l’influence d'un de ces courants ; on peut ainsi transmettre sur une même ligne simultanément les courants donnés par
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- L’ÉCLÀIRAGK ÉLECTRIQUE
- T. XXIII. — NM4.
- plusieurs diapasons, les téléphones récepteurs se chargeant de séparer les composantes du courant résultant.
- Dans sa note à l’Académie, M. Mereadicr décrit un nouvel appareil, appelé relai télèmicro-phonique différentiel qui permet de séparer les signaux formés par des courants ondulatoires sinusoïdaux de périodes variant de 1/480 à 1/900 de seconde, en 12 degrés égaux à un demi-ton, depuis le si.t jusqu'au la dièze,. Avec un appareil de ce genre on peut donc transmettre simultanément 12 télégrammes dans un sens ; deux appareils placés aux deux extrémités de la ligne permettront par suite de transmettre ou de recevoir simultanément 2.4 télégrammes.
- Cet organe se compose : iD d’un téléphone dont le diaphragme a 10 cm de diamètre ; sur le noyau de l’électro-aimaiit sont enroules deux fils identiques ; 20 d’un microphone composé d'une petite plaque de charbon vissée au diaphragme et d’un crayon en charbon appuyé sur la plaque par un ressort plat et mince fixé a la monture du téléphone.
- L’un des fils de l’éleetro-aimant est relié au circuit de ligne ; l’autre à une ligne artificielle afin d’éteindre les effets des transmissions sur les récepteurs du poste de départ, d’après un mode connu sous le nom de différentiel dans la télégraphie duplex par courants continus. Les n courants ondulatoires transmis simultanément, traversent le premier fil sans se confondre en vertu de la loi générale des petits mouvements. La membrane téléphonique vibre sous l’action simultanée de tous ces courants et communique sans les altérer les n mouvements vibratoires qui en résultent au contact microphonique. Ce contact les transmet au fil primaire d’une bobine d’induction, et celui-ci aux n monotéléphones récepteurs correspondants.
- U est à remarquer que les n signaux simultanément émis au départ se trouvent ainsi triés et individualises pour ainsi dire à l’arrivée après avoir subi auparavant six transformations d’énergie qui n’en ont pas altéré la période. Il y a donc dans ce système une vérification objective aussi complète que possible de la loi mécanique des petits mouvements (*).
- . (‘) Lub vssais pratiques qui ont été déjà faits sur des circuits de 600 km à 800 km de longueur, cotre Paris et
- Relations entre la conductibilité électrolytique et le frottement interne dans les solutions salines, par P. Massoulier. Comptes rendus, t. CXXX, p. 773-775.
- Depuis que M. G. Wiedemann (') a indiqué une relation entre la résistance électrique et le frottement interne des solutions salines, un grand nombre de savants, tels que Grottian (/), Grossmann (*), Rendcr f4), Stéphan f^ont accumulé les mesures à ce sujet. MM. Boulv, Fous-sereau et Poincaré (6) ont recherché des relations analogues dans le cas des électrolytes tondus. De tous ces travaux il résulte que la résistance électrique et le frottement interne d’un électrolyte varient dans le même sens et que ces variations sont du même ordre de grandeur, mais la loi de proportionnalité est loin d’être vérifiée et les diverses autres lois qui ont été proposées ne se vérifient pas davantage.
- L auteur a pensé que le phénomène serait plus facile à débrouiller s’il pouvait avoir des
- Toulouse, Paris et Bordeaux, Paris et Pau, ont permis de constater :
- Ju Qu’un grand nombre d’employés peuvent transmettre des télégrammes simultanément dans n’importe
- utiliser jusqu’à dix employés, et Pou pourrait aller jys-qu’à vingt-quatre;
- 20 Que l’on peut intercaler, soit en série, soit en dérivation, entre deux postes extrêmes, des postes intermédiaires travaillant simultanément entre eux et avec, les premiers, sans qu’il en résulte la moindre gène : c’est ainsi qu’on a pu intercaler dans le circuit Paris-Bordeaux les postes de Tours, Poitiers et Angoulcmc, et le poste de Bordeaux entre Paris et Pau ;
- 3° Que le système peut être employé sur tous les circuits où le téléphone peut fonctionner, et que, outre l’avantage considérable de pouvoir répartir les transmis-
- p. 2o5 ; i856.
- (2) Grottrian, Annales de Poggendorf t. CLVII,p. i3o,
- 554 ; i«79-
- (s) Gkossmasn, Annales de Wiedemann, t. XVI. p. 1882; t. XVTII cl XIX, i883.
- (4) Bendkr, Annales de Wiedemann, t. XXII, 1884, t. XXXI, 1887.
- (5) Stri'kak, Annules de Wiedemann, t. XVII, 1882.
- (6) Vousserrau, Annales de Chimie et de Physique, 6e série, t. V. — Poincaré et Boni y., Annales de Chimie et de Physique, 6° série, l. XVII. — Poincaré/ Annales de Chimie et de Physique, 6e série, l. XXI, p. 289.
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- solutions présentant dos variations de résistance électrique et de frottement interne plus grandes qu'avec les liquides étudiés jusqu'ici. Dans ce but il a pris des solutions de sulfate de cuivre dans des mélanges d’eau et de glycérine. Les mesures de résistance ont été laites pur la méthode électrométrique, puis au moyen de courants alternatifs ; celles du frottement interne au moven de tubes fins, par la méthode de Poi-scuille. Les résultats des mesures faites à i5° montrent un accord remarquable entre les valeurs de la résistance et du frottement . ; ceux
- des mesures faites à o° montrent au contraire que la loi de proportionnalité est loin de s’appliquer à cette température. L auteur pense que l’écart est dû a une variation dans la valeur de l’ionisation de la solution.
- Fluoi'escence de certains composés métalliques soumis aux rayons Rœntgen et Becquerel, par Paul Bary. Comptes rendus, l. ('XXX. t>. 7:6-778.
- En soumettant à l’action des rayons Rœntgen de nombreux sels métalliques, Fauteur a reconnu que seuls devenaient fluorescents certains des sols des métaux alcalins et alcalino-terreux suivants : lithium, sodium, potassium, rubidium, césium, magnésium, calcium, strontium et baryum ; les lluorures, chlorures, bromures et iodures de ces métaux sont généralement fluorescents ; les sulfates, carbonates, azotates, ne le sont généralement pas.
- En soumettant ensuite ces mêmes sels à Faction des rayons émis par une substance radioactive prêtée par M. et MmB Curie, M. Bary a constaté que tous les corps fluorescents avec les rayons X le sont aussi avec les ravons Becquerel.
- En comparant les résultats obtenus dans ces expériences avec ceux trouvés par Edmond Becquerel dans ses études sur la lumière, on peut conclure que les mêmes familles de corps qui donnent des sels phosphorescents à la lumière
- (JJ Voici ccs résultats :
- Solution sans glycérine 100
- Solution arec 1/48 de glycérine 104
- » 1 1 ia b ia6
- >> 1/6 » 161
- » i/3 x> a8y
- donnent aussi les composés que rendent lumineux les rayons X et les rayons Becquerel.
- -Restauration des fonctions du cœur et du système nerveux central après l’anémie complète, par Frédéric Battelli. Comptes rendus, l. CXXX, p. 800-802.
- L’auémie complète du cœur et du système nerveux central d'un chien était produite soit par l’électrisation du cœur, soit par la suffocation, soit par la chloroformisation. La restauration de leur fonction était obtenue par la compression rythmique des ventricules au moven de la main introduite dans le corps de l’animal. On a pu rappeler ainsi à la vie des chiens dont le cœur avait cessé de battre depuis to et même 20 minutes. L’auteur pense que ce procédé peut être appliqué d’une facou efficace chez l’homme en cas d’arrêt du cœur causé par les accidents de l’industrie électrique.
- Déviation du rayonnement du radium dans un champ électrique, par Henri Becquerel.
- En présentant à l'Académie, il v a deux mois, quelques-uns des résultats de ses recherches sur la déviation magnétique des rayons du radium, M. Becquerel signalait les dillicultés que présenterait la mise en évidence de l’influence d’un champ électrostatique sur ccs ravons (*). L’auteur est parvenu h vaincre ces difficultés en faisant passer entre deux plateaux électrisés le rayonnement du radium et recevant ce rayonnement sur une plaque photographique enveloppée de papier noir, il a pu constater que le faisceau est repoussé par le plateaunégatif, ce qui cstconf'ormo à l’existence des charges négatives emportées par le rayonnement comme Font montré récemment M. et M““’ Curie ; de plus, il y a dispersion du faisceau comme dans le champ magnétique, et pour la même cause, qui est l’hétérogénéité du rayonnement (2).
- () Voir Écl. Elect., t. XXII, p. i3~, 10 février 1900.
- (a) La disposition expérimentale ayant donne les résultats les plus nets est la suivante :
- intervalle d’air de 1 cm d'épaisseur. Dans cct intervalle, le champ électrique était mesuré sensiblement par la
- C. G. S. L’un des plateaux étant à la terre, l’autre était en relation avec une batterie de six grandes jarres dont la capacité réduisait considérablement la vitesse de la
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXIII. — N-14.
- t la distance du point où un rayon
- îs":
- On a
- i valeur rapport de la charge e d’une molécule au produit mçl de sa : matérielle par le carré de sa vitesse à son
- mètre et, comme au sortir du champ la molécule se meut suivant la tangente a la parabole, on a tous les éléments de la trajectoire.
- Mais d’autre part on sait que cette même molécule décrit dans un champ magnétique d’intensité H une courbe dont le rayon de courbure est
- magnétique,
- électrostatique et que, de déduire la a
- étriqué le papier noir élimine par absorption les radiations les plus d,-viables, il a été possible à M. Becquerel de faire un premier choix: parmi les valeurs de p qu’il a obte-
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- Tome XXIII.
- Samedi 14 Avril 1900.
- 7a Année. — N" 15
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de P Institut. — A. D ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de P Institut. — G. LIP PM ANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l'Jnslitut. — D. MONNIER, Professeur â l'Ecole centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre do l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l'École des Mines, Membre de Plnstitut. — A. WITZ, Ingénieur des
- SI IS I. IMII CTION UNtPOLAIRE
- i. M. le colonel de Xicolaïeve a dernièrement communiqué à l'Académie des Sciences (‘) diverses expériences carieuses sur la rotation continue d'un aimanl soumis à Faction de divers systèmes do courants.
- . Le earaelôre paradoxal de ces expériences et d’autres analogues avait frappé plusieurs personnes qui. avaient été jusqu’il se demander si le principe de Légalité de l'action et de la réaction restait applicable dans toutes les circonstances.
- D'autre part la question de l'induction unipolaire a donné lieu dans ces derniers mois à de nombreuses discussions et'ici meme {r; M. Raveau'a exprimé à ce sujet des idées fort justes dans un article qui a été très remarqué.
- Cependant toutes ces expériences sont susceptibles d'une explication dos plus simples et elles ne présentent rien de mystérieux. II suffit pour s'en rendre compte d’en revenir aux principes fondamentaux de l’électrodynamique.
- Dans toutes ces expériences, l’appareil se compose:
- i" D’un aimant présentant la forme d'un solide de révolution ; ccL aimant peut être fixe; ou tournoi- autour de son axe ; dans tous les cas lo champ magnétique dû à cet aimant est invariable ; car à cause de la forme symétrique de l'aimant., la rotation de l’aimant ne peut rien changer à ce champ.
- 2° D’un circuit voltaïque dont uni' partie est fixe, et l'autre susceptible de tourner autour de 1 axe de l’aimant.
- Cl Comptes rendus, 24 juillet et r8 septembre 1899. /.'Eclairage Electrique, t. XX, p, 348 rl t. XXI, p. 66.
- {*) I.'Eclairage Electrique, du 3 février igoo. t. XXII, p. 161.
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- Le courant passevde la partie fixe du circuit à la partie mobile par un ccintaet mobile; niais deux cas sont-à distinguer.
- Si le -contact se trouve sur l’axe de révolution du système, c’est toujours le même point du circuit fixe qui se trouve en contact avec le même point du circuit mobile ; nous avons alors un contact sans glissement. Si au contraire le contact ne se trouve pas sur l’axe de révolution,"un point du circuit fixe vient successivement en contact avec différents points du circuit mobile ou inversement, nous aurons ce que j’appellerai un contact glissant, soit que le glissement se lasse entre conducteurs solides, soit qu'une pointe métallique plonge dans un godet de mercure,
- Nous ne larderons pas à voir l'importance de eotto distinction.
- Considérons un système éleetrodvnamique quelconque soumis à l’action d’un champ magnétique extérieur; envisageons un circuit voltaïque faisant partie de ce système ; multiplions l’intensité du courant qui parcourt ce circuit par le flux d’induclion magnétique dù au champ extérieur qui traverse le circuit; je désigne par T la somme, des produits ainsi obtenus pour tous les circuits du système.
- Celle somme représentera l’énergie électrodynamique due à l’action mutuelle du syslème éleetrodvnamique et du champ extérieur.
- (Je rappellerai en passaul, pour éviter toute confusion, que si on voulait calculer L’énergie éleetrodynamique due à l'action d’un syslème éleetrodynamique sur lui-même, il faudrait après avoir fait la somme des produits obtenus par la règle ci-dessus, diviser cette somme ])!!,. deux.)
- Les attractions électrodynamiques ont toujours pour effet d’augmenter T et pour un déplacement infiniment polit, du système, le travail de ees attractions est précisément 2T. Pour savoir si un système-électrodvnamique va se mettre en mouvement, il faut rherelier si uti déplacement compatible avec les liaisons peut avoir pour effet d’augmenter T.
- Telle est la règle que l’on peut déduire des principes généraux de l’électrodynamique ; mais pour appliquer cette règle correctement, il faut bien en comprendre le sens.
- Prenons d’abord un exemple un peu grossier.
- * Supposons nu système formé de deux circuits. Dans une première position, le premier cireuîl csl. fermé et parcouru par un courant d’intensité j, le second circuit est ouvert et n'est parcouru par aucun courant; de (dus les flux d’induction qui traversent les deux circuits sont respectivement A et H. Dans ces conditions on a :
- Le système passe dans line seconde position où les deux flux deviennent respectivement A H-2 A et JM-2H. Parconséquont l'énergie éjcclrodynaniique devient;
- t -j- St — / (A 4- Sa).
- Mais je suppose qu’en môme temps un commutateur entre enjeu, ouvre le premier circuit où l’intensité devient nulle et ferme le second circuit où l’intensité devient,/. L’énergie éleetrodynamique devient alors;
- ./(B T SB).
- nergie a subi deux accroissements dilférenls ; le premier
- De sorte que cette éi
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- REVUE 1VÉ1.ECTRICITÉ
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- dû directement au déplacement des circuits, et le second 0’T=y(B + oB)- i IA q 5A), du à la mise en jeu du commutateur.
- Il est bien clair dans ce cas que le Iravail des forces éloetrodynamiques sera égal à 2T et non à ST -h S'T et qu’on n’a pas à se préoccuper dans le calcul de ces forces des variations que l'énergie T peut subir par suite du jeu du commutateur.
- Supposons maintenant un système comprenant deux de ces contacts glissants dont je parlais tout à l’heure. A un moment donné, le couvant suit à l'intérieur de la partie fixe du système le chemin AHC et dans la partie mobile le chemin DEF, C étant en contact avec D cL F avec A. Dans un instan L ultérieur, D et F cessent d’ètre en contact avec G et A par suite du mouvement do l’appareil cl. viennent, respectivement en contact avec deux points C' et A'appartenant à la partie fixe du système. Par conséquent le (murant suivra toujours dans la partie mobile le chemin DEF, mais dans la partie fixe il suivra un chemin nouveau A'JVC'.
- Soit AME une ligne quelconque joignant les points A et C, nous regarderons cette ligne comme fixe et comme appartenant à la partie fixe du système.
- Soit F.Xl) une ligne invariablement liée à la partie mobile du système et coïncidant avec A MC dans la première position de l’appareil. Soit enfin A'.M'C' la ligne fixe qui coïncide avec FND dans la seconde position de l’appareil.
- Soient APA; CQC' les arcs lieux des points de la partie fixe qui se trouvent successivement en contact avec F et avec D-
- J’aurai à envisager les circuits AliCMA, A U'C'M'A', CM AFA'M'C'QC, appartenant à la partie fixe et le circuit DEFND appartenant à la partie mobile. Soient cp, œ3, les flux d’induction magnétique qui traversent ces quatre circuits, dans la première position et <?,- ?2 + ç3-1- -(- G'ft, les flux qui les traversent dans la deuxième position.
- Soit i l’intensité du courant, que dans ce genre de calcul il convient de considérer comme constante.
- Dans la première position, on aura:
- T-i(? i+Çd-
- et dans la deuxième
- Cela veut-il dire que le travail des forces électrodynamiques soit égal à la différence
- Evidemment non. Si la communication métallique'n’avait pas été rompue entre A et F et entre C et D, cl si elle n’avait pas été établie entre A' et F et entre C' et D, le courant, au lieu de suivre 'dans la deuxième position) le chemin AlFG'DEF, aurait suivi le chemin ABCQC'DEATA (comme si deux fils métalliques fictifs CQ(V et ATA avaient maintenu là communication entre À et F d’une pari, entre C et D d’autre part) et l’on aurait eu t = ï :?1 + s?t + ?8 + + 8<pt),
- de sorte que l’énergie aurait subi un accroissement
- *T = i (8?1 + a?l + «?, + So3).
- Le contact glissant en ouvrant, de nouvelles communications métalliques et en fermant
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- T. XXIII. — Nu 15.
- d’autres a joué le rôle d’un commutateur; lo travail des forces éleelrodynamiques est égal à oT o! non à AT et nous n’avons pas plus à tenir compte do la différence AT — oT que nous ne tenions compte tout à l'heure de la variatiou d'énergie due au jeu du commutateur.
- Ainsi la condition pour qu’il se produise un mouvemeul, c'est (pic oT soit positif; peu importe que AT soit nul.
- S'il n’y avait que des contacts sans glissement, il n'y aurait ni rupture, ni ouverture de communications métalliques et l’on aurait. oT = AT. On entrevoit déjà l'importance du rôle des contacts glissants.
- Dans le cas qui nous occupe, le champ est invariable, de sorte que 5-5, = 0^ = 0, puisque les deux premiers circuits sonL fixes; de plus le champ est de révolution et le quatrième circuit est animé d'un mouvement de rotation autour de l’axe. On a donc :
- Dans la première position, le troisième circuit s’évanouit parce que les points A et A', G et G' se confondent. Donc
- Nous pouvons admettre enfin à cause de la symétrie de l’appareil qu'on peut passer de la ligne ABC à la ligne A'IVG par une simple rotation de sorte que
- ?2 = ?!•
- (En tout cas on retrouverait celte égalité après une révolution complète.)
- O11 voit alors que
- vr — 0, oT — ;oc?3.
- On ffn conclut'tout de suite que s’il n’y a pas de contact glissant, il ne saurait y avoir de mouvement.
- Cherchons maintenant le travail des forces élecfrodynainiques pendant une révolution complète, ce sera :
- Pendant cette révolution la ligne A MC engendrera une certaine surface de révolution et j" est le flux d’induction qui traverse cette surface.
- Cette surface de révolution forme la surface latérale d'une sorte de cylindre dont les deux bases sont les deux cercles limités par les circonférences décrites par les deux contacts glissants D et F. Comme le flux d'induction qui fraverse une surface fermée quelconque est nul, le llux d’induction J qui traverse la surface latérale doit être égal au signe près à la somme algébrique des flux d’induction qui traversent ces deux cercles de base.
- D’où la règle suivante :
- En multipliant l'intensité du courant par la somme algébrique des flux d’induction qui traversent les circonférences décrites par les differents contacts glissants dans leur rotation, on aura une quantité proportionnelle au travail des forces électromagnétiques dans une révolution complète et par conséquent au couple moteur.
- Le seul énoncé de cette régie montre pourquoi il ne peut pas y avoir de rotation sans contact glissant.
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- a. Soit II la partie fixe de notre système; M la partie mobile du circuit, K l'aimant. D’après ce que nous venons de voir, M se mettra à tourner. Si M est rendu solidaire de l’aimant K, il l’entraînera dans sa rotation. Mais si K. est indépendant de M, il ne tournera pas, car 11 et M font agir sur lui deux couples égaux et de sens contraire.
- Si II, M et K pouvaient tous trois tourner autour de l'axe du système et si ces trois pièces étaient indépendantes, K ne bougerait pas, II et M tourneraient l'un dans un sens, l'autre dans l’autre.
- Si II et M étaient rendues solidaires, la rotation s'arrêterait ; il n’y aurait plus alors de contact glissant, car les deux pièces II et M ne pourraient plus glisser l'une sur l’autre.
- Si II et M redevenant indépendantes, on rendait K solidaire soit de II, soit de M, l’aimant Iv serait entraîné soit dans la rotation de II, soit dans celle de M et tournerait par conséquent soit dans un sens, soit dans l'autre.
- Tous ces faits n’ont rien de nivstérieux et sont conformes au principe de l'égalité de l’action et de la réaction.
- On voit que la rotation de l’aimant n’est qu’un fait pour ainsi dire secondaire; Tannant tourne s’il èsl. entraîné par une pièce tournante, comme le serait n’itnpoiie quel corps inerte rendu solidaire d’une pièce lournnntc.
- Il est vrai que dans beaucoup de ces expériences, dans celle d'Ampère, par exemple, TaimanL est lui-même traversé par le courant ; il est alors soumis directement à un couple, mais s’il tourne, ce n’est pas en tant qu’aimant, c’est en tant (pie conducteur.
- 3. On peut se demander maintenant si, quand on fera tourner les diverses parties de l’appareil les unes par rapport aux autres, il se développera des forces électromotrices d'induction.
- Si le üux d’induction (fui traverse un circuit quelconque augmente de 3 dans le temps 3 t il en résulte dans ce circuit une force électromotrice égale à^-, que la variation du flux soit due à la varialion du ebamp, ou au déplacement du circuit. Mais, si par suite de l’intervention d’un commutateur ou d’un contact glissanL, le courant après avoir parcouru un
- circuits ne sont, pas les mêmes, il ne se produit pas une force électromotrice d'induction égale à l’accroissement du üux.
- Reprenons nos notations et supposons que II soit de nouveau fixe, M et K susceptibles
- Le courant parcourt d’abord le circuit A B G D E FA qui est traversé par le üux », -f-La partie mobile se déplace ; si les communications métalliques n'étaient pas altérées par le jeu du contact glissant, le courant parcourrait le circuit A BCQC' DE 1AV PA qui est traversé par le (lux
- (?i + M + (?3 + S?s) + (<?* + 3?»} = ?, + + Tv ^
- Mais à cause du contact glissant, il parcourt le circuit A'B' U' DELA' qui est traversé par le üux
- (?2 + 3?,1 + (?> + 3?*) = o, + ?i.
- Or nous devons calculer la force électromotrice d’induction comme si le contact glissant n’avait pas agi. Cette force sera donc proportionnelle à
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- Cette forcé sera donc proportionnelle à ce que nous appelions tout à l'heure J 3 o,, ou ce qui revient au même :
- La force électromotrice d'induction est proportionnelle à la somme algébrique des flux d’inductionmagnétique-quitra versent les circonférences décrites par les contacts glissants dans leur rotation.
- On remarquera que cette force est développée par la rotation de la partie M et qu'elle reste la même, soit que Taiman't demeure immobile, soit qu'il soit entraîné dans la rotation de M. La rotation de l’aimant ne lait rien à l'affaire ; celle du conducteur seule importe.
- 4- Dans ces conditions que doit-on penser de celte question ? les lignes de force sont-elles entraînées dans la rotation de l’aimant?
- Elle 11'a par elle-même aucun sens puisque ces lignes de force 11e sont qu’une création de notre esprit. Elle 11e peut signilier qu’une chose ; en appliquant la règle des lignes de force arrive-t-on à un résultat exact en les supposant fixes eL à un résultat inexact en les supposant mobiles, ou bien esl-ce le contraire?
- Or nous allons voir que, en ce qui concerne les couvants humés,le résultat estle môme, qu'on suppose ces lignes fixes ou mobiles ; ce résultat est d’ailleurs exact.
- Supposons que nous fassions tourner l'aimant K en môme temps que la partie M du système, la partie fl restant fixe. Si les lignes de force sont iixes, la partie il du circuit n’en coupera aucune, mais la partie M en coupera un certain nombre.
- Si au contraire les lignes de force sont entraînées dans la rotation de K et de M, la partie. M tournant avec les lignes de force, n’en coupera aucune ; mais la partie H en coupera.
- Dans les deux cas, le nombre total des lignes de force coupées parle circuit total H+M sera le même.
- En effet, pour calculer le nombre de lignes de force coupées dans un petit mouvement quelconque, nous pouvons décomposer ce mouvement en deux parties ; nous pouvons faire tourner M en laissant K immobile; cl ensuite faire tourner K en laissant M immobile.
- Dans la première partit1, les lignes de force doivent être regardées comme fixes dans les deux hypothèses, puisque l’aimant est fixe. Nous n’avons donc à nous occuper que de la seconde partie du mouvement.
- Dans cette seconde partie, si nous supposons les lignes de force fixes, comme le circuit II -{- M reste lise, il ne coupe aucune ligne de force. Supposons maintenant les lignes de force entraînées par l’aimant, je disque le nombre total des lignes de force coupées par le circuit fermé sera nul. En effet, le champ étant de révolution, le flux d'induction qui traverse le circuit II —f— M sera constant. Or la variation de ce ilux est égale au nombre de lignes de force coupées par le circuit ; ce nombre est donc nul.
- Entendons-nous bien cependant. Je 11’ai employé le mot de lignes de force que pour me conformer à l’usage, j'aurais dù dire lignes d'induction magnétique. La force magnétique est identique à l'induction magnétique à l'extérieur des aimants, et c’est à l'extérieur des aimants qu’on a le plus souvent à l’envisager, de sorte qu’aucune confusion n'est à craindre. Mais à l'intérieur des aimants, il est nécessaire défaire cette distinction.
- Précisons donc: ; la force éleelromolrice d'induction cherchée dépend du nombre des lignes d’induction magnétique coupées et non du nombre des lignes de force. C'esL doue le nombre de ces lignes d’induction qu’il convient de considérer. Le nombre des lignes d’induction coupées est égal à la variation du Ilux magnétique qui traverse le circuit; on le démontrerait à l’aide de la relation
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- C’est ce nombre des lignes d'induction coupées par le circuit total qui reste le même, que ces lignes soient supposées fixes, ou qu'on les suppose entraînées par la rotation do l'aimant.
- Or la seule chose que l'expérience puisse atteindre dans le cas des courants fermés, c’est la force éleelroinotrieo totale développée dans le circuit, e’esl-ù-dire le nombre total des lignes coupées par le circuit, fermé.
- On n’a donc aucun moyen de décider entre les deux hypothèses.
- D’autre pari l'observation des rotations magnétiques ne peut non plus rien nous apprendre, puisque la force élcctrodynamiquc qui agit sur un élément de courant est proportionnelle au parallélogramme construit sur cet élément et sur la force magnétique, sans qu'on ait à s'inquiéter de savoir si le champ est constant ou variable et par conséquent si la ligne de force magnétique est en repos ou en mouvement.
- û. Il semble que la considérai ion des circuits ouverts doit permettre de résoudre la question que les expériences sur les circuits fermés laissent indécise.
- A défaut d’expériences à ce sujet, voyons ce que les principales théories proposées, celles de Hertz et de Lorentz. peuvent nous faire prévoir.
- Imaginons un système comprenant : iu un aimant, divers conducteurs, 3° divers diélectriques. L'aimant est de révolution comme nous l’avons toujours supposé jusqu’ici elles diverses parties du système sont les unes fixes, les autres susceptibles de tourner autour de
- D’après la théorie do Hertz, si l’on appelle X, Y, Z, les composantes de la force électrique, l'intégrale
- prise le longd’un contour fermé G, es! égale à la dérivée du flux d'induction magnétique qui traverse ce contour. Dans le calcul de cette dérivée, il faut supposer que le contour est entraîné par le mouvement de la matière.
- Si alors le contour fermé C est contenu tout entier dans une partie lixe du système, la variation du flux est nulle; car b; champ, étant de révolution, demeure invariable 'que l'aimant tourne ou ne tourne pas. Xolre inîégrale est donc nulle.
- Si le contour fermé C est contenu tout entierdans une parljo tournante du système, cette variation sera encore nulle ; car le champ est invariable et de révolution et le contour n’a d’autre, déplacement qu'une rotation autour de l’axe de révolution. Xolre, inîégrale est donc
- L’expression
- Xd. r + Yrfr + Idz
- est donc une différentielle exacte tant à l’intérieur des parties fixes qu’à l’intérieur des parties tournantes.
- On aura donc soit dans les parties fixes, soit dans les parties tournantes :
- Y étant un potentiel. '
- Seulement la fonction Y pourra subir une discontinuité quand on passera d’une partie fixe à une partie tournante ou inversement.
- Soient P cl deux parties du système en contact l’une avec l’autre et tournant respeeti-
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- vement avec des vitesses angulaires to et a/; je supposerai que la surface (le séparation est une surlace de révolution.
- Soit ABCDA un contour fermé passant de l'une à l'autre et traversant la surface de séparation aux points A et C ; la partie ABC du contour est dans P, la partie CDA dans PC Quand on traverse la surlace de séparation en passant de P en'P', la fonction Y subit une variation brusque que j’appelle oV ; soit <t\\ la valeur de 3V au point A et la valeur de <5 Y au point C. L’intégrale
- J (Ux + Y ly + Zrfs)
- prise le long du contour ABCDA sera évidemment :
- oY, — oV2 .
- Quelle .sera d’aulre part la variation du flux d'induction ; la partie ABC du contour, tournant avec la vitesse to viendra au bout du temps i en A'B'C’; la partie CDA, tournant avec la vitesse «' viendra en (V'jy'A" ; de sorte (pie le contour ABCDA deviendra A'B'C'C',D,'A"A/, les deux parties du contour étant après leur déplacement raccordées par deux arcs de cercle C'C" et A"A'.
- Joignons les points C et A par une ligne quelconque CQA appartenant à la surface de séparation; joignons de môme C' et A', C" et A' par des lignes G'Q'A', C"Q"A'’' qui s’obtiennent en faisant tourner CQA d’un angle w ou d’un angle oC Nous aurons évidemment en désignant par la notation (flux ABCDA} le flux d'induction magnétique qui traverse le circniL ABCDA :
- flux ABCDA. = (lus ABCQA | flux CDAQC flux A'B'C'C''I>"A"à' = flux A'B'C'Q'A' + flux C"D,,A',Q"C'' flux C'C"Q,'A’’A,Q'C’ flux ABCQA — flux A’B'C'Q'A' flux CDAQC =; flux C"D"A"Q"C"
- d’où enfin
- Üi
- — flux ABCDA = flux C’C"Q"A''A’Q'C'
- 2Y, = flux C'C’’Ü"A''A'()'C'
- Mais le second membre de cette dernière égalité est égal à ——- X ‘I1, d* étant le flux (piî traverse la portion de la surface de séparation (laquelle est de révolution, comme nous le savons) comprise entre le parallèle décriL par le point C et le parallèle décrit par le poinl A.
- Ce flux d> lui-même est égal à la différence des flux <I>J et <î>a qui traversent les deux cercles limités respectivement par le parallèle du point A et par le parallèle du point C.
- Si nous observons que Y n’est déterminé qu’à une constante près et que nous avons le droit d’attribuer à cette constante deux valeurs différentes dans P et dans P', nous voyons que nous pouvons nous donner arbitrairement la valeur de oY en un point de la surface de séparation. Nous avons donc le droit de prendre :
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- et nous aurions ainsi une règle très simple pour déterminer oV en un point quelconque de la surface de séparation de deux parties tournant avec des vitesses différentes.
- Cela posé, il est facile de voir comment on devra calculer V ; ce potentiel se composera :
- i9 Du potentiel d’une double (-miche donL la densité sera et qui sera répandue sur les surfaces de séparation des diverses parties du système qui tourneront avec des vitesses de rotations différentes.
- 2° Du potentiel de simples couches répandues à la surface des conducteurs.
- 3° Du potentiel de simples couches répandues à la.surface de séparation de deux diélectriques dont le pouvoir diélectrique est différent.
- (Dans ce dernier cas, je parle (le l’électrisation apparenle de la surface des diélectriques par suite de la polarisation de ees diélectriques, ou en d'autres termes de ce que Hertz, appelle l'électricité libre par opposition à l’électricité vraie).
- La densité des doubles couches est donnée par ce qui précède ; voyons comment se détermine la densité dos simples couches.
- Xous supposerons qu’aucun conducteur ne se compose de deux parties contiguës tournant avec des vitesses différentes ; sans cela l’équilibre ne serait pas possible, Je conducteur serait continuellement pareoum par un courant, nous retomberions en somme sur le cas des circuits fermés que nous avons traité plus haut.
- Si aucun conducteur ne se compose de deux parties en rotation relative, l’intégrale
- f pu X + Yf/r + Z dz)
- prise le long d’un contour intérieur à ce conducteur sera nulle ; il ne s’établira donc pas à l’intérieur du conducteur de courant continu et l’équilibre ne tardera pas à èlre atteint. La condition de cet équilibre, c’est qu’on ait à l'intérieur du conducteur :
- D’autre part à la surface de séparation de deux diéleelriques dont les pouvoirs diélectriques sont respectivement t et t' on devra avoir
- (3)
- N et N' désignant la composante normale do la force électrique de part et d’autre de la surface de séparation.
- Les relations (2) et (3) sont celles que l’on rencontre dans tous les problèmes d’électrostatique ; elles permettront de déterminer la densité des simples couches, celle des doubles couches étant connue par la relation ([).
- Donc les simples couches seront celles qui sc développent par influence à la surface des conducteurs et des diélectriques, sous l’action des doubles couches, d’après les règles ordinaires de l’électrostatique.
- Ces doubles couches étant connues par l’équation (1), le problème peut être regardé comme entièrement résolu et cette analyse nous permettra en particulier de calculer la charge électrique qui se portera aux différents points de la surface des condensateurs.
- 6. Après avoir examiné la théorie de Hertz, voyons ce que donne celle de Lorentz.
- Dans la théorie de Lorentz, si l’on désigne par g, h, les composantes du déplacement électrique ; celles de la force électrique seront :
- M. _M.
- K„ ’ K„ ’ K„
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- où K„ est l'inverse du carré de la vitesse de la lumière. L’intégrale :
- j'yhVd* + gi>' 1 hiz)
- prise le long d’un contour fermé est encore égale à la variation du flux d'induction magnétique qui traverse ce contour, mais en supposant ce contour fixe et non pas entraîné dans le mouvement de la matière.
- Il semble donc que nous allons être conduits à d'autres résultats que dans le numéro précédent.
- Mais si nous posons,
- en désignant par «, b, c les composantes de l’induction inagnéLique et par vj, Ç celles de la vitesse de la lumière, on trouve que l’intég-rale
- j (Xdx + Yiy + Z*
- est égale à la variation du flux d’induction magnétique qui traverse le contour, le contour élanL supposé entraîné dans le mouvement de la matière.
- Donc cette intégrale aura môme valeur que dans l’analyse de Hertz.
- ün aura donc tant à l’intérieur des parties fixes qu’à l’intérieur des parties tournantes
- cl quand on passera d’une partie fixe à une partie tournante ou inversement, la fonction V subira un saut brusque o V qui sera donné par la formule (i).
- D'après la théorie de Lorentz la force- qui tend à mettre en mouvement un électron dans un conducteur a des composantes proportionnelles à
- K0 4 Kf C0
- K0
- En dehors de l’aimant, la force magnétique a, y se confond avec l’induction magnétique a, b, c, de sorte que la force qui agit sur l’électron a ses composantes proportionnelles à
- X. Y. Z.
- Pour l’équilibre on doit donc avoir à l’intérieur du conducteur X = Y = Z = o,
- d’où V = consl.
- Quant à la densité de l’électricité à la surface du conducteur, elle est proportionnelle à
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- la variation brusque que subit, en traversant celte surface, la composante normale du déplacement électrique g\ h. D’autre part a, 3, y ne subissent pas de variations brusques et r,, Xt n’en subissent pas non plus, si l’on suppose, pour plus de simplicité, que la surface du conducteur no coïncide pas avec la surface de séparation de deux parties on rotation relative.
- La densité de l’électricité est donc proportionnelle à la variation brusque éprouvée par la composante normale de la force X, Y, Z. Elle est donc, comme dans l’électrostatique ordinaire, proportionnelle à -^-(dérivée du potentiel estimée suivant la normale à la surface du conducteur du côté extérieur au conducteur).
- .Nous retombons sur les mêmes conditions que dans la théorie de Hertz.
- Enfin à la surface de séparation de deux diélectriques tic pouvoir diélectrique différent, une analyse plus compliquée nous conduirait encore à la relation (3).
- En résumé, pour tout ce qui est accessible^ l’expérience, la théorie de Loreutz conduit aux mômes résultats que celle de Hertz.
- 7. Particularisons un pou nos hypothèses pour fixer nos idées. La partie fixe du svstème se composera d’un condensateur dont les deux armatures seront deux plateaux annulaires métalliques; le centre de chacun de ces deux anneaux se trouvera sur l’axe de; révolution du système (cet axe sera regarde comme vcrticaf.
- J’appellerai D la distance des deux plateaux, R et r le rayon extérieur et le rayon intérieur des anneaux.
- Ces deux armatures seront réunies par un fil métallique.
- Entre les deux plateaux métalliques, se trouvera un plateau annulaire d’ébonite susceptible de tourner autour de l'axe du système. J’apellerai e l’épaisseur de ce plateau et je supposerai que les rayons extérieur et intérieur de l’anneau sont encore R et r. La lame isolante du condensateur se compose ainsi d'une épaisseur d’ébonite e et d’une épaisseur d’air D — e.
- L’aimant sera de révolution et pourra rester immobile ou tourner autour de l’axe du système. L’aimant sera un barreau cylindrique dont une extrémité, le pôle N par exemple, s’engagera à moitié dans le trou qui est au centre des trois plaleaux annulaires de façon que celte extrémité vienne à peu près à la hauteur du plan horizontal médian du plateau d’ébonite.
- Imprimons au plateau d’ébonite une vitesse <0.
- Considérons une droite verticale traversant la lame isolante du condensateur, coupant en A l’armature supérieure, en B la base supérieure du plateau tournant d’ébonite, en C la base inférieure de ce plateau, en E l'armature inférieure du condensateur.
- La fonction V a même valeur en À et en E puisque les deux armatures sont reliées par un fil métallique ; elle subit un saut brusque oV, en B et un autre saut brusque — SV2 en C. Partout ailleurs on a :
- (4)
- Si j’appelle p la densité de l’électricité au point A à la surface du condensateur, on
- aura en
- 4i:p = Z.
- D’autre part, si les lignes de force électrique peuvent être considérées comme se rédui-
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- saut à des droites verticales, et les tubes de force comme des cylindres, le flux d'induction électrique qui traverse les diverses sections droites de l'un de ces cylindres peut être regardé comme constant.
- En un point quelconque de la droite AE, on aura donc dans l'air : 4~? = Z, et dans l’ébonite : 4 — sZ ; s étant le rapport, du pouvoir diélectrique de l’ébonite à celui de l’air.
- L’équation (4) devient donc :
- Il est aisé de déduire de là la charge totale des armatures. CeLle formule montre que la densité au point A est proportionnelle à 8VS — 2V,, c'est-à-dire au flux d’induction magnétique qui traverse le cylindre de révolution dont le rayon est égal à la distance du point A à l’axe, on plutôt lu partie de ce cylindre qui est à l’intérieur du plateau d’ébonile.
- On remarquera que ce flux d'induction magnétique diminuant rapidement quand le rayon du cylindre augmente, il n'y aura guère d’électricité que près du bord intérieur des anneaux.
- 8. Revenons alors à la question que nous nous étions posée; les lignes de force tour--, nenl-elles ou ne tournent-elles pas avec l’aimant. ?
- Pour qu’on put la résoudre, il faudrait que la règle des lig-nes de force appliquée dans une hypothèse donnât des résultats exacts et qu’elle en donnât d’inexacts dans l’hypothèse contraire.
- Mais que veut-on dire quand on dit qu’on applique la règle des ligues de force à un circuit ouvert .' On sous-entend évidemment qu’on envisagera les lignes de force qui" coupent la partie métallique du circuit, sans s’occuper de celles qui coupent la partie diélectrique, le diélectrique étant regardé comme inerte conformément aux idées des anciens électriciens.
- Or il est clair, à ce compte, que la règle donnera des résultats inexacts dans l'une et l’autre hypothèse.
- i° D’abord si l’on faisait tourner le plateau d’ébonile, en laissant l'aimant immobile, le condensateur se chargerait. Or d’après la règle des lignes de force, il ne devrait pas se eliarger, et cela dans aucune des deux hypothèses, puisque la partie métallique du circuit est fixe, et que l’aimant étant lixe, les lignes de force doivent dans les deux hypothèses être regardées comme fixes.
- 9. ° On pourrait presque dire que la charge prise parle condensateur ne dépend que de la rotation de l'éhonite et nullement de celle de l'aimant et qu'elle restera la môme si l’aimant tourne et s’il ne tourne pas. Cela ne serait pas tout à fait vrai (car si l'aimant tourne, font se passera comme si sa surface était recouverte d'une double couche fictive calculée comme je l’ai expliqué plus haut, et cette double couche chargera le condensateur par influence). Cela toutefois serait presque vrai (car la charge développée sur le condensateur par l’influence de la double couche fictive qui recouvre l'aimant serait, dans les conditions où nous nous soin mes supposés placés, beaucoup plus petite que celle qui serait développée par l’influence de la double couche fictive qui recouvre l’ébonite) ; cela serait vrai en définitive dans la mesure où on a le droit de regarder les tubes de force électrique, entre les armatures du condensateur comme des cylindres à génératrices verticales.
- 3° Enfin la charge du condensateur dépend du pouvoir diélectrique des diverses parties du diélectrique et de leur vitesse de rotation. D'après la règle des lignes de force, quelle que soit l'hypothèse adoptée, elle n’en devrait pas dépendre.
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- Quelle sera donc notre conclusion?
- l'n aimant en rotation entraîne-t-il avec lui ses lignes de force ?
- Aussi bien dans le cas des circuits ouverts que dans le cas des circuits fermés, la question ne peut être résolue parce qu’elle n’a pas de sens.
- 11. Poincaré.
- TRAMWAY ÉLECTRIQUE \ CONTACTS SUPERFICIELS
- (SYSTÈME PAUL)
- Lorsque des raisons d’esthétique font proscrire l'emploi de la prise de courant aérienne pour une installation de tramways électriques, on doit faire un choix entre les systèmes à caniveau, à accumulateurs et à contacts superficiels.
- L’application du système à caniveau entraîne des dépenses très élevées, qui ont, dans certains cas, dépassé 4°° °oo fr par kilomètre. On ne peut donc adopter celle solution que pour des lignes, sur lesquelles les recettes seront suffisantes pour assurer le service do l’intérêt et l’amortissement d'un capital considérable.
- Les systèmes à accumulateurs ont donné lieu à des mécomptes et leur emploi est actuellement et paraît devoir demeurer restreint.
- La solution la plus satisfaisante du problème posé sera donc, en général, l’adoption d’un système à contacts superficiels.
- De nombreux systèmes de ce genre onl été proposés, mais un petit nombre ont été appliqués. L‘un de cos derniers, le système Paul, a élé appliqué par la Maison Sehuckert (de Nuremberg) à Lune des lignes du réseau de tramways de Munich, où il fonctionne depuis plus d’un an et donne les meilleurs résultats.
- Le courant est amené à des plots, installés au milieu de la voie et qui sont mis automatiquement sous tension au moment précis où ils sont couverts par la voiture et à ce moment-là seulement. La voilure porte une chaîne de Galle, suspendue à l'aide de ressorts, et permettant de capter le courant. La longueur de celte chaîne articulée dépend de la longueur des voitures employées et détermine l’écartement à donner aux plots. La distance de deux plots consécutifs doit être un peu inférieure à la longueur de l’appareil de prise de courant, afin que ce dernier puisse toucher simultanément ces deux plots. Dans les alignements droits la distance de deux plots consécutifs est de 4 mètres environ.
- L’examen de lu figure i permet de se rendre compte du principe de la dislrihution.
- A chaque plot P correspond un appareil, dit « appareil directeur » et composé de deux électro-aimants A et B entre lesquels peut se déplacer une armature C, reliée au câble d’alimentation.
- Supposons que la chaîne de prise de courant E soit en contact avec le plot 1JS actuellement électrisé et que le sens de marche soit celui de la flèche F.
- Dès que la prise de courant atteindra le plot P3, une dérivation du courant principal traversera les électro-aimants A* et B2 et s’écoulera dans le sol en Ts. L’armature C:|, attirée par l’électro A3, mettra le plot P3 en relation avec le càhle d’alimentation, tandis que le rappel de l'armature C2 par l'éleelro B2 aura pour effet d’isoler le plot P.r
- Sans entrer dans la description détaillée des appareils directeurs, il est essentiel de signaler qu'au moment où un courant passe dans un électro B, ce dernier, en même temps
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- qu'il attire l’armature C, attire aussi un levier, dont le jeu met en court circuit les deux pôles de l’éleelro A et prévient, ainsi les effets du magnétisme rémanent, de telle sorLe que le rappel de l’armature C est absolument assuré.
- On voit donc comment une voiture peuL passer d’un plot au suivant. Pour les démarrages on emploie une petite balterie d’accumulateurs placée sur la voiture. Le contrôleur relie un pôle de cette batterie k la terre et l’autre à la chaîne de prise de courant.
- Si, après avoir parcouru les bobines d’un électro-aimant A, les courants dérivés parcouraient les bobines de l'électro-aimant B, situé à gauche de A, au lieu de parcourir celles de l’éleetro-aimant B situé à droite, c’est-à-dire si l’on réalisait le montage, représenté par la figure a, on rendrait possible la marche de la voilure dans le sens opposé à celui que nous avons considéré ci-dessus.
- En fait, on a, dans le système Paul, rendu possible la marche dans les deux sens, en
- combinant les deux modes de montage, comme le montre la figure 3. Les bobines B sont, à cet effet., pourvues d’un double enroulement et, suivant que les voitures doivent circuler dans un sens ou dans l’autre, les points T sont mis à la terre et les points S isolés ou inversement.
- Les appareils directeurs sont groupés au nombre de 3u à 36 dans des boîtes en fonte, installées soit sous la chaussée, soit sous les trottoirs. Il résulte de ce qui précède que l’espacement de deux boites consécutives est de îao mètres environ. Ces boîtes sont parfaite-
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- ment étanches. Elles sont pourvues d’un double couvercle ; le premier affecte la forme d'un tampon de regard ordinaire, le second est disposé comme une cloche à plongeur. Des orifices sont ménagés pour permettre l'écoulement des eaux cpii auraient pénétré accidentellement entre les deux couvercles.
- A chaque groupe d’appareils directeurs « centre de distribution » correspond un interrupteur automatique, dont le rôle sera indiqué plus loin, et un commutateur, dont la position règle le sens de marche do la voiture. Ces deux appareils sont installés dans une petite armoire métallique facilement accessible et placée soit sur la façade d'une maison riveraine, soit en tout autre endroit convenable.
- Le commutateur dont il s’agit est combiné de la manière suivante :
- Toutes les extrémités T (fig. i et 3) et toutes les extrémités S (fig. 2 et 3) des dérivations correspondant aux appareils directeurs d’un même centre de distribution, constituent deux rangées de plots T, Ts Ts.. S, S2 S3.. (fig. 4)-
- Cn levier, en communication avec la terre, peutréunir électriquementcl mettre simultanément à la terre tous les plots T pendant que les plots S demeurent isolés ou — inversement — mettre à la terre tous les plots S pendant que les plots T demeurent isolés.
- Ce levier est commandé automatiquement par des électro-aimants, quel que soit, d’ailleurs, le sens de marche des voitures.
- Supposons, par exemple, que le sens de marche soit tel que les plots T doivent être mis à la terre et les plots S isolés. Lorsque la chaîne de prise de courant vient au contact du dernier des plots, reliés à un centre de distribution, ic courant dérivé, qui parcourt alors les appareils directeurs correspondants, traverse, avunl de s’écouler dans le sol, la bobine de l’électro-aimant F et attire le levier II. Si, au contraire, le sens de la marche est tel que les plots S doivent être mis à la terre et les ploLs T isolés, c'est l’électro-aimant G qui fonctionne au moment où la voilure va s’engager dans la section, à laquelle correspond le commutateur considéré.
- En résumé, lorsqu'un sens de marche a été adopté, les commutateurs des centres de distribution fonctionnent automatiquement et établissent les connexions convenables.
- Toutefois, un accident, un faux aiguillage etc... peuvent nécessiter le renversement du sens normal de marche. Des commutateurs à main, facilement accessibles et convenablement répartis le long de la ligne, permettent de manœuvrer les commutateurs de groupe cn envoyant des courants dans les élcetros K et G, dont chacun est, à cet. effet, pourvu d'un second enroulement (en plus de l’enroulement qui assure le fonctionnement automatique ci-dessus décrit).
- Dans tous les systèmes de distribution par contacts superficiels, il importe que les plots soient électrisés au moment précis où ils sont couverts par la voiture et à ce moment là seulement. Le svslème Paul présente,à cet égard, toutes les garanties de sécurité désirables. 11 comporte, en effet, un dispositif empêchant, d’une manière absolue, que trois plots consécutifs puissent être mis simultanément sous tension. On a vu plus haut que la voilure couvrait constamment au moins deux [îlots consécutifs.
- A chaque appareil directeur correspondent (rois ressorts, que nous désignerons par les lettres P, O. R, et l’armature de l’appareil directeur porte un prolongement, qui peut venir butor contre ces ressorts et les mettre tous trois en contact. Ce contact des trois ressorts est réalisé au moment où ladite armature, attirée par l’éleclro A de la figure 1, provoque l’électrisation du plot correspondant.
- Le ressort P d’un appareil directeur (l’appareil de rang a par exemple) est relié au ressort R du deuxième des appareils précédents (l’appareil de rang n—2). Le ressort R est
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- relié au ressort P du deuxième des appareils suivants (l’apparoil de rang /i-J-a). Enfin, les ressorts Q de deux appareils consécutifs sont reliés alternativement au câble d'alimentation et à la terre. Les connexions peuvent, par exemple, être établies comme suit :
- Qn—2 à la terre ; Q„ au câble d alimentation ; Qnti à la terre ;
- Q»-i id Q„+j id. Q„+» id.
- Si, pour une cause quelconque, trois plots consécutifs sont simultanément sous tension, on voit que dans chacun des trois groupes de ressorts P, Q, R correspondant à ces trois plots, les trois ressorts sont en contact. Par suitê, le câble d’alimentation est mis en relation avec la terre. Le courant, qui s’établit ainsi, fait fonctionner l’interrupteur automatique dont il s’est agi ci-dessus et le fonctionnement de cet appareil a pour effet de supprimer le courant dans le centre de distribution intéressé.
- Enfin, cet interrupteur est pourvu d’un verrou magnétique, combiné de telle sorte que l’interrupteur ne puisse être enclenché à nouveau que si tous los appareils directeurs, sans exception, du centre de distribution, qu’il protège, sont dans leur position de repos.
- Le système Paul paraît supérieur, à divers points de vue, aux systèmes de distribution par contacts superficiels actuellement en usage.
- L'établissement des voies peut être exécuté très aîsémenl. Les plots sont encastrés dans des blocs de granit, maintenus, au moyen de béton, dans des boites en tôle. Ces boites sont fixées sur des traverses en fer solidement boulonnées aux rails. Les plots forment donc avec la voie ferrée un ensemble, parfaitement rigide et qui n’a, d’ailleurs, qu'une faible hauteur. Cette disposition est évidemment très favorable, car elle a pour effet de réduire l’importance et la durée des travaux de terrassement, d'installation des voies et de réfection des chaussées. On peut, en usine, assembler la traverse, le plot, le câble d’amenée du courant et les coussinets des rails et transporter sur le chantier cet ensemble tout monté.
- Le système Paul partage avec les différents systèmes, qui comportent l’instaLlation d’un appareil distributeur distinct pour chaque plot, l’avantage d’assurer la complète indépendance des voilures. Au contraire, dans les systèmes où un même appareil distribue le courant à un certain nombre de plots, une seule voiture peut s’engager dans la section correspondante. Un pareil inconvénient est évidemment de nature à compromettre gravement la bonne exécution du service sur des lignes à grand trafic, empruntant des voies publiques fréquentées où l’espacement des voitures consécutives ne saurait être maintenu invariable. En outre, un appareil, qui doit amener successivement le courant à plusieurs plots, est évidemment— en raison même de sa fonction — beaucoup plus compliqué, et, par suite, plus délicat qu’un appareil dont le rôle est de mettre sous tension, en temps utile, un plot ut un seul.
- S’il est avantageux d'avoir un organe distributeur pour chaque plot il parait non moins avantageux de pouvoir installer cet organe à une certaine distance du plot correspondant et grouper —• ainsi qu’il a été dît plus haut — ces organes dans, des boites facilement accessibles pouvant être visitées aisément à tout instant de l’exploitation et notamment pendant la marche des voilures. On ne jouit pas des mêmes facilités, lorsque les organes distributeurs doivent, de toute nécessité, être installés dans les plots correspondants, sans compter qu’il paraît difficile d’assurer la conservation et l’isolement d’organes délicats placés sous des chaussées.
- Certains systèmes à contacts superficiels comportent bien l’installation d'un appareil distributeur distinct pour chaque plot et facilement accessible, mais nécessitent l’établis-
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- sement d'une double rangée de plots (les contacts distributeurs et les contacts commutateurs) et Faniénngemont sous la voiture de deux, appareils de prise de courant. Le système Paul est également affranchi de ces inconvénients.
- Enfin, il présente, au point de vue de la sécurité des personnes et des animaux circulant sur la voie publique, les plus sérieuses garanties et il semble que ce n’est pas le moindre de ses mérites.
- L’armature mobile des appareils directeurs ne revient pas à la position de repos par Faction de la pesanteur ou d’un ressort antagoniste : elle est rappelée magnétiquement et on a vu que les mesures utiles sont prises pour assurer parfaitement ce rappel. Le maintien, sous tension d’un plot, non couvert par la voiture, est donc très improbable. Au surplus, si cet accident se produisait, le jeu de l'interrupteur automatique supprimerait le courant sur la section intéressée et le réenclenchement de cet interrupteur ne serait possible qu’après localisation et suppression du dérangement.
- Or, en fait, la plupart des systèmes à contacts superficiels, actuellement en usage, ou bien ne comportent aucun dispositif de sécurité prévenant efficacement l’éleetrisalion intempestive des plots, ou bien exigent des manœuvres délicates ou dangereuses. A ce dernier point de vue, nous citerons comme exemple l'opération qui consiste à déplacer avec la main l’organe mobile d’un distributeur, commandant plusieurs plots, en vue de mettre cet. organe dans la position convenable pour amener le courant au plot sur lequel s’est arrêté la voilure.
- P. IIeina,
- Ingénieur dns Télégraphes.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- Etude sur les turbines hydrauliques, par Râteau. ftevue de Mécanique, t. VI, p. 17-69, di janvier 1900.
- Le développement des transmissions d’énergie par l'électricité, en même temps quelle a donné un nouveau et important débouché «à l'industrie des turbines hydrauliques, a amené les ingénieurs électriciens à se préocccuper des conditions de fonctionnement et surtout des conditions de régulation de ces moteurs. Dans une série d’articles fort intéressants publiés dans la Revue de Mécanique de 1898 et de 1899 sous le titre général « Les turbo-mnrhines .», M. Ratkav, ingénieur des Mines et inventeur d’un modèle tout récent de turbine a vapeur sur lequel on londe les plus grandes espérances, a donné une théorie complète des machines de ce genre, aussi bien de celles qui, comme les ventilateurs et les pompes centrifuges, servent à aspirer et refouler un fluide que de celles qui, comme les
- turbines à vapeur ou hydrauliques utilisent la force vive ou l’élasticité d’un fluide pour donner du travail mécanique. Le dernier de ces articles, publié récemment, est entièrement consacré aux turbines hydrauliques ; en voici les principaux points :
- 1. Les turbines se divisent, comme on sait, en deux groupes : les turbines centrifuges et les turbines centripètes. Les premières, imaginées par Fourneyrou, sont aujourd’hui assez peu employées. Aussi l’auteur n’en décrit-il qu’un modèle, celui des usines de Niagara, construit par la Maison Fœsch etPiceard, de Genève. Ces turbines, de beaucoup les plus puissantes qui existent actuellement puisqu’elles peuvent développer 5 600 chevaux tandis que la puissance de celles qui viennent ensuite ne dépasse pas 2 200 chevaux, sont bien connues des lecteurs de ce journal parla description qui enaété donnée dansles-articles que M. Pellissier consacrait, en 1896, aux installations de Niagara (t. VI. p. 453. 549, 51—; t. Vil, p. 54, i45). Notons toutefois que
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- M. Rateau indique quelques améliorations apportées dans la construction des turbines livrées en dernier lieu et donne, d’après un dessin fourni par les constructeurs, une coupe inédite de l'au-bage. L’application de la théorie de AI. Rateau au calcul du rendement de ces turbines conduit à un maximum de 0,82 ; des essais très soignés ont montre que ce rendement est certainement un peu supérieur à 0,80 ; il v a donc accord très satisfaisant entre la théorie et l’expérience.
- Les turbines du second groupe sont souvent désignées sous le nom de turbines américaines. En réalité elles ont été, comme tous les autres systèmes de turbines, imaginées en France, mais les ingénieurs américains ayant, à la suite de Francis, reconnu les avantages de ce type, le développèrent énormément et créèrent une très grande variété d’espèces. Ces espèces sont habituellement classées en deux catégories : les centripètes proprement dites et les turbinesniixt.es, suivant que les ouvertures de sortie de l’aubage mobile sout disposées sur une surface cylindrique ou sur une surface de révol utinnplusou moins compliquée qui s’éloigne delà forme cylindrique. D’après ce mode de classification il n’y aurait que très j> eu de turbines centripètes proprement dite ; presque toutes seraient du type mixte. Aussi M. Râteau préfère-l-il adopter une division faite surla forme de l'entrée de l’aubage mobile : le genre centripète pur est celui où les triangles des vitesses à l’outrée de la roue mobile sont tous contenus dans des plans perpendiculaires à l’axe de rotation ou peu écartés de la perpendicularité, tandis que le genre mixte ou hélico centripète comprend tous les antres cas du type centripète général. On reconnaît à première vue ces deux genres en ce que, dans le premier, la roue mobile est cylindrique à l'extérieur, tandis que dans le second, elle est conique ou cylindro-couiquo. Toutes les turbines américaines sont du genre cylindrique ; ce n’est qu’assez récemment que les maisons suisses ont créé et appliqué le genre conique.
- Comme exemple de turbines centripètes cylindriques M. Rateau déerilles turbines Hercules (voir KH. Klec., t. XIII, p. ry3 ; iHqy) et les nouvelles turbiucs de l’usine de Bellegarde, construites et installées par les ateliers de Yevey, et intéressantes par leur svstème de vannage. Les turbines coniques ou hélico-centripètes ont été utilisées daus ces derniers temps par la
- maison Eschcr-Wyss et C°pour des installations importantes comme celles de Chèvres fvoir h'cl. Klect., t. Y1I, p. 385; 1896] et de Cusset (voir KH. Klect., t. YIII, p.297; 1896) ; ces turbines sont décrites dans l'article.
- 2. M. Rateau passe ensuite à l'étude des vannages, ceux-ci se divisent en vannages à cylindres appliqués dans les centrifuges et dans les centripètes, et en vannages à aubes mobiles sur charnières qui sont utilisées seulement dans les centripètes; les premiers se divisent eux-mêmes en deux classes suivant que le déplacement du cylindre est une translation parallèle à l’axe de la turbine, ou une rotation autour do cet axe.
- Les turbines précédemment décrites de Niagara, Hercules et de Cusset montrent les trois types principaux de vannages cylindriques à translation. Dans les premières la vanne est à la sortie de la roue mobile ; daus les secondes elle est entre le distributeur et la roue mobile, enfin dans les turbines de Cusset elle est à l’entrée du distributeur. Les vannes cylindriques à rotation, applicables seulement aux turbines centripètes, peuvent être placées à l'entrée du distributeur comme dans les turbines coniques de Chèvres, ou dans l'épaisseur môme du distributeur comme dans les turbines de Belle-garde ; elles peuvent aussi être placées à l’entrée de la roue mobile comme dans les turbines de Paderno, mais il faut alors obliquer les barreaux de ces vannes de manière à ce qu’ils deviennent les derniers éléments des distributeurs el celte disposition n’est pas sans inconvénients.
- Les vannages à-aubes à charnières sont principalement employés dans les turbines de construction américaine. La rotation des aubes autour de leurs charnières produit un changement de l’angle sous lequel l’eau sorldu distributeur, et, par là, la section de sortie de ce distributeur se trouve modifiée. Ce mode de vannage est excellent en ce qu’il n’occasionnc pas d’étranglements brusques des canaux distributeurs, mais il exige que les aubes soient bien calculées et il a le défaut d’une assez grande complication de pièces mobiles.
- Tous les systèmes de vannage quels qu’ils soient, ont. toujours pour effet de faire tomber le rendement des turbines à réaction quand ils agissent. On a essayé de remédier à cet inconvénient, mais les dispositifs préconisés dans
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- : pallie, de beaucoup la plus ^ h la théorie des tur-•entripètes, à la » des résultats fournis par l’applica-
- ans entrer dans de trop longs dévelop-
- l’auteur à préférer les turbines eentri-‘ ‘ (')
- 5. Après celle partie théorique ; quelques données pratiques
- d'une construction très simple : de gaiac ou de bois de chêne il Mais pour faciliter la de beaucoup les pivots su? dinaircs, ou à billes, ou à i Dans le cas des turbines très indispensable d’équilibrer une grande partie du poids par une poussée hydrostatique. Généralement, comme à Viagara, à Bellegarde, à Cusset, on utilise la pression de la chute elle-même pour produire cette poussée, soit sur le fond de la turbine empl
- ' employé ,
- : piston, soit î
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- tournant spécialement ajouté pour cela. Main les pistons présentent l'inconvénient d'occasionner quelques pertes par iuites autour d eux et par frottement ' de leur surface sur l'eau ambiante, pertes qui sont loin d'être négligeables, si le piston est grand. Il est préférable de faire l'équilibrage au moyen d'un piston plus petit sous lequel on force au moyen d’une pompe ad hoc soit de l’eau, soit de l’huile ; l'extrémité inférieure de l’arbre peut être utilisée à cet effet comme dans quelques turbines de la maison Gsmz et C°, mais pour rendre plus aisée la surveillance de cet organe, il convient mieux de placer le piston d’équilibrage hors de l’eau, comme à Chèvres ou à Rhcinfelden.
- 6. M. Rateau donne ensuite quelques indications sur les turbines dites à faible emballement qui dispensent d’un réglage automatique pour empêcher la turbine de prendre une trop grande vitesse (généralement double de la vitesse normale en rendement, maximum) lorsqu’on vient à supprimer brusquement la charge.
- La diminution du degré d’emballement peut en effet être réalisée par divers moyens, mais ces moyens ne sont pas applicables aux turbines à veines moulées ayant une admission complète et pour celles-ci on n’a pas trouvé d'autre solution pour limiter l’emballement que les freins d’absorption électrique ou autres, qui entrent en action dès que la vitesse franchit une valeur déterminée. Mais l’appareil est alors compliqué et l’auteur est d’avis qu’il vaut mieux- alors adopter un vannage avec régulateur automatique qui, sans être beaucoup plus compliqué, procure an moins l’avantage déconomiser l’eau.
- 7. Dans une dernière partie M. Rateau donne quelques notes sur l'influence des pertes sur la vitesse de rendement maximum et quelques remarques sur les pièces épures dans l’article.
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- Étude du fonctionnement des moteurs à plusieurs cylindres, par E. Lefer. Bulletin de la Société d'Encouragement, l. V. (3),p, 58-i 17,janvier 1900.
- Tandis que la plupart des machines à vapeur de construction françaises sonL mouocylindri-quos, la majorité des machines de construction étrangère sont à plusieurs cylindres. La lecture de l’important mémoire de M. E. Lkfer suggère l’idée que si les constructeurs étrangers ont théoriquement raison, ce sont les constructeurs
- français qui, pratiquement, sont dans le vrai. Aussi, tout en recommandant a ceux qui s occupent spécialement des machines à vapeur la lecture du mémoire original de M. Lefer, erovons-nous intéressant de donner ici un court aperçu de cette étude et d’en reproduire les conclusions.
- 1. Dès le début, l’auteur fait observer que bien que le système de détente fractionnée entre plusieurs cylindres ait été employé aussitôt que les moteurs à vapeur furent devenus assez pratiques pour pouvoir actionner des usines, le but qu’on se proposait d’atteindre en en faisant usage 11’apparaît pas très clairement. Le principal avantage qu’on invoquait pour justifier son emploi dans les machines à balancier, alors d’un usage courant, était celui d’une plus grande régularité que lorsque la détente s’effectuait dans un seul cylindre. Mais-il semble, d’autre part, résulter de l’étude de ces machines et de celles qui suivirent, qu'on sc proposait surtout d’obtenir une détente totale assez étendue, tout en n’emplovant que des appareils de distribution rudimentaires et d’une simplicité qu’on se faisait un scrupule de ne pas changer, malgré les défauts que ces distributions présentaient.
- Passant à l’historique delà question, M. Lefer rappelle que dans les premières machines à deux cylindres, la vapeur passait directement du petit au grand cylindre et les pistons, se mouvant dans le même sens ou en sens inverse, avaient des points morts communs ; ce sont les machines dites de Woolf, du nom du premier ingénieur qui, pratiquement, fit usage de ce genre de détente, déjà cependant apptiqué, mais sans succès, par llornblover (d'après Tiiurston, Histoire de la machine à vapeur). Plus tard vinrent les machines à plusieurs cylindres, séparés *les uns des autres par des capacités intermédiaires de grand volume formant chambres de vapeur et jouant le rôle de condenseur pour la vapeur sortant du cylindre qui précède l’une d’elles et de chaudière pour le cylindre qui la suit ; ce sont les machines dites compound qui présentent sur les précédentes l’avantage, dont Dupuy de Lomé sut si bien tirer parti, de permettre l’emploi de plusieurs manivelles calées de façon a augmenter la régularité de la vitesse de rotation.
- L’augmentation continue des pressions de marche des chaudières eut pour conséquence
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- R K Y U K D'KLKCT R1CITÉ
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- de rendre plus nombreuses les applications des machines compound, en raison (pie ce genre de machine permettait de maintenir modérée la pression réelle supportée isolement par les pistons et organes de distribution à travers lesquels la vapeur passait successivement. Ces applications sé développèrent encore lorsque l'étude, des machines à vapeur, entreprise par ilirn, Ilallauer, Lhvelshauwers-Dcry. Wallher-Meunier et quelques autres expérimentateurs, eut mis en relie Iles qualités économiques des machines compound.
- Toutefois, il ne semble pas que l’on ait, malgré ces travaux, des données bien précises sur ccs genres de machines-. Ainsi plusieurs ingénieurs préconisèrent des détentes successives quadruples ou quintuples, - eu se basant sur ce (pie plus on réduit les différences extrêmes des pressions de la vapeur et, par suite, les chutes de température dans chaque cylindre, plus on réduit les condensations internes et plus on réduit la consommation de vapeur; or l’expérience n’a pas toujours sanctionné ce raisonnement, et actuellement on se coutente en général de ne pas fractionner la détente totale en plus de trois fois. D’autre part ou n’est pas bien lixé sur les-rapports volumétriques des evlindres, cl il y a peu d’années on trouvait des rapports très différents d’une machine à l’autre ; il est vrai qu’aujourd'hui ces rapports tendent à s’uni-lier et restent le plus souvent compris eutre 2,(> et 3 pour le rapport du volume du deuxième cylindre à celui du premier, mais l’expérience paraît avoir eu une plus large part que la théorie dans cette uniformisation.
- 2. À la suite de ces préliminaires, M. Lefer examine les diversmodes de fonctionnomentct de travail de la vapeur dont il est fait usage actuellement en pratique et recherche quel est celui qui correspond ali minimum de consommation.
- Dans cette étude il s’appuie sur les mêmes données que celles qu’il a prises dans une étude antérieure des machines monocylindri-ques. 11 admet que le grand cylindre a un volume de i m3, que le moteur donne un coup de piston par seconde, que la surface additionnelle des espaces de construction est égale au dixième de la surface totale du piston et du couvercle et que la condensation produite au contact de ccs surfaces, lors de l’introduction de
- vapeur correspond à 0,00091 kg par mètre carre et par degré d.‘ différence de température
- interne. Pour pouvoir comparer les mo-leurs à plusieurs cylindres avec ceux à un seul cylindre, il admet, de plus, (pie la détente s'accomplit suivant la loi de Mariottc, bien que dans les moteurs à plusieurs cylindres il soit souvent loin d'en être ainsi.
- Se plaçant dans les conditions correspondant h ces hypothèses primordiales, il calcule la consommation de vapeur par cheval indiqué et par heure, en supposant diverses valeurs pour : i° le rapport volumétrique des cvliudrcs, 2" le degré de l'introduction de la vapeur; 3° la pression de la vapeur admise ; cl pour chacune de ces hypothèses secondaires il envisage successivement le cas des moteurs du système Woolf et du système compound à deux ou trois cylindres.
- Les résultats des calculs sont indiqués par (le nombreux tableaux qui permettent de se rendre facilement compte de l’influence de chacune des données variables considérée. Si nous prenons ceux relatifs aux moteurs compound à deux cylindres, nous trouvons qu’à une diminution du rapport volumétrique des cylindres correspond : is une augmentation du travail développé par la vapeur dans le premier cylindre, 0." une diminution de celui qui est développé dans le second, 3“ une augmentation de travail total fourni par les deux cylindres, 4° une augmentation du poids de vapeur condensée dans le premier cylindre, 5° une diminution du poids condensé dans le second, 6° une diminution suivie d’une augmentation du poids total de vapetiY condensée. Kl une discussion plus serrée montre que les rapports compris entre a et 4 paraissent convenir mieux que les autres au point de vue de l’utilisation de la chaleur. La considération de l’influence du degré de l’introduction de vapeur montre qu’à nu rapport volumétrique déterminé il existe un degré d'admission correspondant à un minimum de consommation de vapeur ; ce degré d’admission diminue quand la pression de la vapeur admise augmente,
- 3. Dans la troisième partie de son mémoire, M. Lefer examine un certain nombre de diagrammes relevés sur des machines à plusieurs cylindres et compare les résultats de cet examen à ceux de ses calculs. Cette comparaison le conduit à des conclusions intéressantes f).
- t. P.
- . « Les" quelques consommations relatives aux moteurs
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- par un courant électrique, dans les positions respectives indiquées dans la figure et pouvant tous deux tourner autour de Taxe CD. les deux corps en présence exerceront l’un sur l’autre une action réciproque telle que T aimant tendra à tourner dans un sens autour de l’axe commun, et la barre AB dans l’autre sens, avec la meme force rotative.
- F____________A |C
- E 13
- \i>
- Fig. 75.
- )) Pour une révolution complète dans ce mouvement relatif des deux corps, tout le flux F émanant du pôle N de l’aimant aura été coupé par le conducteur de courant I, et le travail effectué sera égal à Fl ergs.
- » i3i. Pratiquement cette expérience est inexécutable, parce que le courant électrique ne peut circuler que dans un circuit fermé, de sorte que le courant qui va par exemple de A en B (fig. ^5) après avoir coupé le flux en AB, retourne en A par BEFA, en coupant de nouveau le même flux magnétique en BE, en sens inverse de la première fois.
- » U s'ensuit que tandis quela partie de conducteur AB agit sur l’aimant pour le faire tourner dans un certain sens autour de CD, une partie du môme conducteur BE, agit sur ce même aimant pour le faire tourner en sens inverse.
- « La conséquence évidente est que l'aimant, étant soumis à deux forces égales et opposées, est eu équilibre et ne cherche à tourner ni dans un sens ni dans l’autre.
- » Ou peut donc le faire tourner sur lui-même à il importe quelle vitesse sans aucun travail accompli et par conséquent sans aucun effet résultant sur le circuit électrique complet de
- abff. 1 r
- » 11 en sera do même, naturellement, du mouvement réciproque, c’est-à-dire de la rotation du conducteur complet ABEF autour de l’axe CD.
- » 132. Mais si, pur un système de contacts mobiles, on permet à une partie de conducteur AB, de tourner dans un sens, autour de CD, et au reste du conducteur BEFA, de tourner en sens inverse, tout en laissant circuler le courant électrique, immédiatement l’aimant fera tourner AB dans un sens et BEF dans l’autre, en restant lui-même immobile sous Faction des deux forces opposées et égales.
- » Comme nous l’avons dit, sa propre rotation autour de CD ne changera rien au résultat, puisqu’il est en équilibre, et l’on pourra sans inconvénient le fixer à l’une des deux parties du conducteur, qui l’entraînera alors dans son propre mouvement.
- » Si l’on arrête l’une des deux parties mobiles du conducteur, l’autre continuera à tourner avec la même vitesse que précédemment, puisque la même force continuera à agir sur elle.
- » Cette expérience peut se faire de differentes façons, et la dynamo unipolaire décrite plus loin en est une application.
- » Ici comme partout les efforts exercés entre les corps en présence sont donc réciproques et si l'aimant ne tourne pas c’est simplement parce qu ’il agit lui-même contradictoirement sur deux autres corps ou partie de corps.
- » i33. Réciproquement, si l’on imprime un mouvement relatif de rotation autour de CD, entre la barre AB et l’aimant NS, il se produira une différence de potentiel entre A et B égale à la quantité de ilux coupé par seconde.
- » Quece soit l’aimant qui se tourne dans’un sens, ou la barre qui tourne dans l’autre, autour de Cl), l’effet résultant est naturellement identique.
- » Mais si l’on veut mesurer cette différence de potentiel, en faisant tourner l’aimant et en laissant la barre fixe, il faudra compléter le circuit pour passer par un appareil de mesure quelconque, et ce que nous trouverons sera l’effet produit sur le conducteur entier ABEFA, effet qui sera nul comme nous l’avons vu |au paragra-
- L’auteur explique ensuite comment on peut utiliser la force électromotrice produite et arrive ainsi à la construction d’une dynamo uni-
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- Détermination et suppression de la différence de période entre les courants alternatifs de deux circuits, parW. Ritter. F.lektrotech-nische Zeitschrift, t. XXI, p. 7, 4 janv. 1900.
- Pour faciliter le couplage des alternateurs on se sert d’indicateurs de phases tels que lampes ou voltmètres connectés aux bornes des deux machines, soit directement, soit par l'intermédiaire de transformateurs. Mais il est possible de déterminer et d’annuler la différence de période entre les courants de deux circuits sans réunir ces deux circuits. Dans ces dispositifs les circuits utilisés pour décaler les phases forment des circuits séparés et les champs magnétiques de ces circuits agissent simultanément sur des conducteurs de telle sorte que des indications appropriées puissent marquer soit le synchronisme, soit l'avance ou le retard de l'un des deux courants.
- Considérons par exemple des alternateurs triphasés en étoile OA, OB, OC etOA,,OBi; 0C1 en désignant par la meme lettre les points qui seront au même potentiel lors du couplage. Aux bornes de ces alternateurs se trouvent montées des bobines inductrices, AB, BC, CA, etc., suivant le schéma de la figuré 1. Deux bobines cor-
- respondantes telle que AB. B, A, agissent sur un enroulement situé dans le même circuit magnétique. Les enroulements sont faits de telle sorte que l’induction soit nulle dans ce dernier circuit lots du synchronisme et maxima quand les deux courants sont décalés de 1800. Donc lorsqu’il y aura une différence de période entre les deux alternateurs, la force électromotrice de ce circuit variera périodiquement. En fermant le dernier
- circuit sur des lampes de phase on verra ces lampes s’allumer et s’éteindre périodiquement, si les deux alternateurs n’ont pas même période : mais on ne pourra pas reconnaître celui qui tourne le plus vite.
- Pour faire cette distinction on emploiera le montage de la -figure 2. Une seule paire d’inducteurs AB, Aj B„ est reliée aux bornes correspondantes des machines, tandis que les deux autres paires de bobines agissant simultanément sont celles qui ne se correspondent pas : ainsi on a les groupes BC, A( C, et AC, QB,. Alors les maxima et minima des tensions des trois circuits auxiliaires ne sont plus simultanés mais se produisent successivement et dans un ordre qui dépend de la façon dont les connexions sont faites. Mais en tout cas pour un montage déterminé cet ordre s’inverse quand un alternateur passe de l’avance au retard. Au moment du synchronisme la lampe AB, AjBj s’éteint tandis que les autres brillent sous dos tensions correspon-
- Le dispositif précédent n’a rien d’obligatoire et peut être varié de bien des façons, La figure 3
- représente un schéma où les enroulements inducteurs sont placés coté à côte et agissent simultanément, sur un enroulement induit. Dans la figure 4 chaque bobine inductrice agit sur une bobine induite spéciale. Les bobines inductrices sont montées en étoile et les bobines induites
- Les bobines induites peuvent aussi se grouper en étoile ou eu triangle. Ou peut ainsi augmen-
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- ter le nombre des indicateurs de phase, ce qui permet de mieux juger la différence de phase. Eu effet, les phases des courants dans les bobines induites diffèrent de iao0 l'une par rapport à l’autre. Si donc on réunit les bobines induites en étoile on a entre les sommets des tensions alternatives dont le maximum varie périodiquement : ces variations sont décalées d’un sixième de leur période par rapport aux variations de leurs composantes et les maxima sont plus élevés.
- La figure 5 réalise un cas semblable. Les bobines correspondantes sont placées sur irn même noyau qui forme leur liaison magnétique. T.es bobines inductrices sont montées en étoile. Les bobines.induites sont d’un côté montées en étoile; par leurs extrémités libres elles sont montées à la fois en triangle et en étoile, chaque branche renfermant une lampe.
- Comme les variations d’éclat des deux groupes de lampes sont décalées, et que dans chaque groupe les variations de chaque lampe sont décalées, on obtient avec le montage indiqué un allumage successif des six lampes.
- Il est utile d'avoir un voltmètre monté en dérivation aux bornes de l’une des lampes pour préciser le moment le plus favorable au cou-phlgc.
- On peut aussi faire concorder tous les circuits de manière à utiliser le décalage de leurs oscillations pour produire un champ tournanL. Le sens de rotation de ce champ dépend de l’ordre des oscillations : au svnchronisme la vitesse de rotation est nulle. Un. rotor qui suivrait ce champ indiquerait d’après le sens de son mouvement quelle est la machine qui se meut le
- plus vite. Ce rotor pourrait d’ailleurs servir à régler automatiquement la marche des deux machines en agissant sur le régulateur.
- Dans le premier dispositif, basé sur les lampes de phase s’allumant successivement, on ne peut pas distinguer le sens dans lequel les lampes s’allument s’il y a une grande différence entre les périodes des deux machines; si au contraire
- on se sert d’un moteur, le couple augmente avec la différence de période.et on peut facilement le reconnaître, par exemple en limitant la course
- vec deux butées sur lesquelles vient frapper ivier entraîné par le moteur. Ce dispositif ^présenté figure 6. On peut aussi se pas
- d’inducteurs de phases et alimenter le moteur directement au moyen des machines en se servant d’enroulements appropriés (fig. 7). Les pôles libres d’une culasse agissent sur un induit
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- mobile en forme d’étoile et portant un enroulement en court-cireuil destiné à augmenter le couple.
- L’inducteur de phase peut aussi être exécuté de façon à donner simultanément un champ tournant et des courants variables agissant sur des lampes de phase. Cet appareil se prête ainsi à la mesure des différences de période, qu’elles soient petites ou grandes.
- J,a figure 8 représente l’un des nombreux mon-
- tages possibles. Six bobines sont groupées en cercle comme un enroulement en tambour. Trois bobines consécutives sont branchées sur l’une des machines et réunies en étoile. Les premières bobines des deux groupes qui sont diamétralement opposées sont réunies aux bornes correspondantes des deux machines : les deuxièmes et troisièmes bobines sont respectivement réunies aux bornes non correspondantes. Chaque paire de bobines agit simultanément sur un enroulement induit formé de deux bobines en séries portées par une armature mobile. Les trois enroulements induits sont d’un coté directement groupés en étoile, tandis que leurs extrémités libres sont, réunies aux lampes de phase par des conducteurs souples (les contacts glissants sont mutiles car la rotation se limite à un petit angle). Il se produit dans les bobines induites des courants alternatifs avec décalage et l’oscillation des amplitudes : ces courants donnent d'une part un couple moteur et d’autre part alimentent les
- Les inducteurs de phase s’emploient aussi pour le couplage des alternateurs monophasés. On branchera différents circuits aux bornes de chaque alternateur et on décalera artificiellement les courants de ces circuits au moven de bobines de sel(, transformateurs, condensateurs, etc. Deux de ces circuits suffisent, d’ailleurs pour alimenter doux inducteurs de phase par machine.
- E. B.
- Etude graphique de l’influence des fuites magnétiques sur la régulation des transformateurs, par F. G. Baum. The Eleclricol World, vol. XXXV, n° >., p. 63, i3 janvier 1900.
- Le diagramme bien connu de M. Kapp (1) pour la détermination graphique de la chute de tension en fonction de la charge aux bornes secondaires d’un transformateur suppose, ce qui est le cas lopins normal, la tension primaire constante. M. F. G. Banni propose un diagramme analogue mais la chute de tension est déterminée en admettant que la tension aux bornes du secondaire reste constante quelle que soit la charge et en supposant que la tension primaire varie convenablement avec la charge pour qu’il en soit ainsi.
- M. Baum montre d’abord que dans un transformateur à fuites magnétiques, représenté schématiquement sur la ligure i, la présence des
- circuits de fuites revient à l’introduction, entre le circuit de la dynamo et le transformateur, et entre celui-ci et les appareils récepteurs de bobines d’inductance correspondant à un certain nombre de spires primaires et secondaires. Si Lt et I^soiit les coefficients de self-induction de ces bobines additionnelles, le schéma des circuits pourra être représenté par celui de la figure 2.
- Dans le diagramme des tensions de la figure d identique à celui de Kapp et se rapportant à un
- (!) Voir Ci. Kapp. Transformateurs à courants alternatifs, p. 118. Edition française, Baudry éditeur, Paris et Eclairage Electrique, t. III, p. 421, 189a.
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- circuit secondaire non inductif, on a ramené comme dans ce dernier la tension primaire à la
- d’un transformateur à fuites magnétiques.
- valeur qu’elle aurait si le rapport de transformation était égal a l'unité. Le triangle bdc a pour
- hase bc la chute de tension, ohmique dans le secondaire et pour hauteur cd la force électromo-trice de self-induction due aux fuites secondaires. Si l’on suppose les courants primaire et secondaire en opposition déphasé, ce qui revient à négliger le courant à vide qui est toujours petit vis-à-vis du courant en pleine eharge, la chute ohmique df— -^-L. dans le primaire sera parallèle à bc et la force contre-électromotricc de self-induction fg* ^ Lt 11 paraj_j^]e à cd, n étant le rapport de transformation.
- En général on peut admettre que les deux triangles bed, dfgsont semblables et même égaux;
- Fig-. 4- — Diagramme de'Baum (charge non inductive].
- b,d,gsont alors enligne droite et l’on peut remplacer les deux triangles par un seul bfg (fig. 4); dont la base hf est proportionnelle à la charge du transformateur puisque
- V=tc+o/-=,.,ri+-!jJi -r,i,+ .
- Si maintenant avec comme rayon nous décrivons un arc de cercle bh de centre O, nous
- coupons sur une droite quelconque menée par O entre cet arc de cercle et la droite bg un segment ns qui représente la chute de tension pour la fraction de charge représentée par bd'.
- Algébriquement., nous aurons pour la tension primaire en charge
- _^_ = V/(Kj + W + (/f)L
- d’où l’on tire :
- fs = T,^L,4- JïLlj .
- En pratique les deux triangles bed, dfg de la figure 3 ne peuvent être obtenus, mais la tension bg peut être facilement mesurée, comme on le sait, en court-circuitant par exemple le primaire et en cherchant la tension qu’il faut mettre aux bornes secondaires pour que les courants traversant les enroulements aient leur valeur normale ; on calcul ensuite bf par la formule
- Si le secondaire est court-cireuité, la valeur de bg s’obtiendra en divisant la tension aux bornes primaires pour le court-circuit par le rapport de transformation et l'on calculera bf
- n X bf — r,I, -f- = I,
- Si la charge est inductive, l’application de la méthode précédente après détermination du triangle bfg est également très simple.
- Le vecteur /;/’cloit être porté dans une direction faisant avec E2 un angle égal à l’angle de décalage dans le circuit d’utilisation , la figure 5 correspond au cas où le facteur de puissance est égal à o,8.
- Le lieu du point lorsque le facteur de puissance varie pour un même courant secondaire est un demi-cercle décrit du point b comme centre avec bg comme rayon, les positions limites du triangle bfg sont bfg' bf'g’! correspondant à
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- des décalages de 90° en avant ou eu arrière de la tension respectivement.
- La chute de tension s’obtient en traçant un cercle de centre O et de rayon E, comme plus haut, et en relevant la partie du vecteur Og compris entre les deux arcs de cercle.
- Fig. 5. — Diagramme de Baum (charge inductive).
- On voit ([ue pour un décalage du courant d en arrière de la tension secondaire, celle-ci s’abaisse avec la charge pour une môme tension primaire, tandis qu’elle s'élève au contraire si le courant est décalé en avant de la tension. Les tensions aux bornes du réseau dans les cas extrêmes sont Og'etOg7' multipliées parle rapport de transformations. L’élévation de la tension avec des courants en avance de phase est intéressante à signaler pour les transmissions à longue dis-
- Pour obtenir une bonne régulation quel que soit le facteur de puissance, il faut que fg soit très petit. Dans les meilleurs transformateurs, fg est plusieurs lois plus grand que hf.
- L’équation générale de la tension secondaire pour une charge quelconque d’un facteur de puissance quelconque peut facilement s’écrire à l’inspection de la ligure 5. J. R.
- Le carbure de calcium considèi'è comme agent de transport d’énergie, par E. Neuberg. .Elcktrotec.hnische Zeitschrift, l. XXI, p.i 72, 1e1'mars T900.
- Si on soumet un mélange de 55,87 parties de chaux et de 35,91 parties de carbone à un courant de haute intensité on obtient du carbure de calcium. L’énergie du système formé par le courant et le mélange u’a pas été accrue par le courant, clic a simplement été transformée. Cette transformation est analogue à la charge d'une batterie d’accumulateurs et dans les deux cas on peut distinguer quatre phases :
- i° Transformation de l’énergie calorifique en énergie électrique ;
- aü Transformation de l’énergie électrique en énergie chimique ou calorifique ;
- 3° Transformation de l’énergie chimique ou calorifique eu énergie électrique ou chimique ;
- 4° Transformation de l'énergie électrique ou chimique en énergie utilisable pour l’éclairage, le chauffage, la force motrice.
- L’auteur étudie, au point de vue économique et thermodynamique, quel est le rendement que 1 on peut obtenir dans un transport d’énergie au moyeu de carbure de calcium. Il néglige d’ailleurs l’énergie nécessaire au transport môme du carbure.
- Pour comparer avec lç rendement d’une batterie d’accumulateurs nous prendrons les chiffres de la slation centrale de Berlin qui fournil, le kilowatt-heure au prix de 70 centimes pour l’éclairage et de ‘>.0 centimes pour les autres usages. Les machines eompound a triple expansion consomment 0,7 kgr de charbon anglais par cheval-heure, charbon qui donne 7500 calories par kilogramme. Le rendement de .lu dynamo est de qo p. 100, celui des accumulateurs 85 p. 100 et la chute de tension de la canalisation est de 10 p. 100. Le rendement total est
- T,„ — 0,; X 75oo kg cal.
- d’où l’on déduit
- r, = 0,084.
- 1000 calories utilisées pour l’éclairage coûtent
- ——-------°°— 80 centimes environ,
- bo X boxo/u
- et pour les autres usages
- 1 lol>°— = a3 centimes environ,
- boxooxo.'i't
- Pour rechercher le prix de revient du carbure nous prendrons les chiffres de l’usine électro-chimique de Rheinfelden. Le prix de revient moyen du carbure est de 44 fr les 100 kgr. Le, prix du nettoyage, et de l’amortissement des appareils est environ la moitié du prix du car*
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- bure. Donc l’acétylène fournie par ioo kgr do carbure revient à 66 fr.
- L'énergie absorbée et restituée par i kgr de carbure se décompose ainsi :
- — lus électrodes . 36.6
- le charbon. . . 4*820
- Total .... 9547,6 cal.
- Travail restitué : chaleur fournie à l’eau
- Combustion de l’acétylène........... 386o »
- Ce chiffre de 386o calories correspond a une production do 317 litres pur kilogramme et a pu être obtenu dans des mesures de précision : dans la pratique il y a diverses causes de perte et l’on 11e peut compter que sur une production de 287,5 litres par kilogramme. Si on compte ro p. 100 do perte dans la eamiKsation, il reste 208,7 litres. Soit un Iravail utile de 3 100 calo-
- D’autre part un cheval électrique aux bornes de la dynamo exige un travail hydraulique de 109 kilogrammètres. Donc le travail fourni
- Tni — I09 ---j_ 30 G _j_ 48a0 — u O77 calories.
- 7$
- ce qui donne un rendement total de 71 = 0,27.
- Le prix de revient de 1000 calories produites par la combustion de l’acétylène est de
- 66 X ioüo _ centimes environ
- Mais tous ces prix n’ont encore aucun intérêt pratique car ils ne tiennent pas compte du rendement des appareils d’utilisation. Cherchons ce rendement clans les deux cas.
- I. Lampes. — Une lampe de rio volts et 32 bougies consomme 0,8 ampère, ee qui fait par bougie et par heure
- La bougie-heure électrique coûte
- 0,8
- 70
- Un bec ordinaire d’acétvlène consommant 21 lilres par heure, soit 0,594 litres par bougie-
- heure, exige une quantité de charbon égale à
- Donc la bougie-heure revient à 0,594x66
- -----—---- = o,i 5 centime
- La durée d’utilisation et le prix d’une lampe électrique et d’un bec à acétylène sont à peu près
- IL Appareils de chauffage. —Los renseignements qui suivent sont relatifs à une bouilloire électrique formée de deux vases de fer blanc l’un contenant l’autre, lorlement soudés. La surface externe du vase intérieur est recouverte d’une couche d'émail isolante sur laquelle sont fixées des bandes d’or ou d’argent. Entre les deux vases sc trouve un espace d’air qui diminue le rayonnement. Dans les bouilloires plus grandes il y a deux spirales, l’une au fond, l’autre sur les parois; elles aboutissent à trois contacts,, ce qui permet soit d’en utiliser une seule, soit de mettre les deux en série, soit de les mettre en parallèle. On a chauffé 1 35o gr d’eau distillée de 3o° à 920 sous 110 volts. Le tableau suivant donne les résultats :
- RÉSISTANCE
- secondes thermique
- Spi,„lr, „„ _ ,, 5,8 83
- Ip™lcdcT»T ' ' É 82 81.25 7>0
- Spirales ci série . . . 1,35 8,4» 70,4
- I.c rendement total du chauffage électrique est donc de
- y; = 0,084 x o,83 = 0,0697
- Donc pour chauffer 1 35o gr d'eau de 3o a 92 la dépense est de 2,35 centimes.
- On a employé pour la comparaison, un appareil de chauffage à acétylène consommant 4o litres sous une pression de 80 mm.
- î 35o gr d’càu ont été chauffés dans un vase émaillé de 1 600 cm1 de 3o à 92", ce qui a duré 1 121 secondes avec une consommation de i3,5i litres d’acétylène fa 760 mm et à o°).
- Le rendement thermique est donc, de
- ru = o}5i3.
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- et le rendement total r,=o,i382.
- La dépense est donc de 3,44 centimes.
- Ainsi donc le chauffage à l'électricité est supérieur au chauffage à l’acétylène. Il est plus propre, meilleur marché, très facilement réglable (ce qui n’est pas le cas pour l'acétylène, car une diminution de pression amène souvent l’extinction). Par contre le coût des appareils de chauffage électrique est bien plus élevé que celui des appareils à acétylène. En outre le prix de revient du chauffage électrique est 3,44 fois plus élevé si on ne dispose pas d’un circuit spécial.
- III. Moteurs. — Un électromotcur shunt d'une puissance de 6 chevaux a un rendement thermique de 8i p. ioo, ce qui correspond à un rendement total de r( = o,81 X 0,084 — 0,068.
- 1 cheval-heure électrique coûte
- ;36 x 20 _
- iüuoxo.8i 1 ’0^ c<-° lmes-
- Comme point de comparaison, nous prendrons les chiffres de Cuinat P). Le moteur il acétylène avait, a pleine charge, un rendement thermique de 3o,o. p. t00, soit un rendement total de
- r, = 0,2^ x o,3o2= 0,0810.
- Le cheval-heure coûte donc environ 44 centimes.
- Il faut en outre tenir compte de l’amortissement, de la dépense d’huile et d’eau froide, du service et des variations du rendement avec la charge. Tous ces accessoires sont plus importants pour l’acétylène que pour l’électricité. A puissance égale le coût d’un-moteur à acétylène est de 2,;j() lois le prix d’un électromoteur, entre 1 et 3o chevaux. Le prix d’amortissement est donc 2,09 fois plus élevé.
- Ajoutons que la mise en route d’un moteur à acétylène est bien plus compliquée que celle d’un électromoteur.
- Tous les résultats précédents ont été traduits dans le tableau de la colonne suivante :
- Ce tableau montre qu’un transport de force par carbure de calcium est plus rationnel qu’un transport de force électrique, au point de vue de l’économie de chaleur.
- (‘) Zeitschrift [tir Calcium Carbid Fabrication 1899, p. aoa u 22-j. \oir aussi L Eclairage Electrique, t, XII, p. i4«, 10 juillet 1899.
- Par contre, le rendement des appareils d'utilisation est bien meilleur pour les appareils électriques que pour l’acétylène.
- Malgré cela l’éclairage à l’acétylène revient meilleur marché (surtout pour un transport de plusieurs centaines de kilomètres), niais l’acétylène ne peut pas concourir avec l’électricité pour la force motrice. E. B.
- Coupe-circuit fusible Taylor. Brevet anglais n° I2i83, déposé le la juin 1899, accepté le 5 août 1899.
- Dans la construction de ce coupe-circuit, l’in-
- Fig 1, 2 et 3. — Coupe-circuit fusible Taylor, venteur s'est proposé de disposer une assez
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- grande longueur de lil dans un appareil de dimensions ordinaires et en môme temps de le placer de telle sorte que les gouttelettes provenant de sa fusion ne puissent s’échapper au dehors.
- La figure i donne la vue en place de l'appareil, le couvercle eulevé ; la ligure y. représente une section horizontale suivant la ligne indiquée en x x sur la figure 3 qui donne une élévation du coupe-circuit. Sur le socle a de l’appareil est fixé une pièce isolanie l percée de deux trous dans lesquels passe le Risible attaché aux bornes d. .1. 1\.
- MESURES
- Compteur horaire J. Villy, à cadrans multiples.
- Ce nouveau compteur horaire est caractérisé par le fait qu’il permet de contrôler isolément les lampes ou groupes de lampes d’une installation (quatre groupes avec le modèle de la figure i).
- 11 se compose d’un mouvement d’horlogerie, qui fonctionne 4o jours sans être remonté ; celui-ci actionne, par une prise sur un de ses rouages, une série de roues égales engrenant les unes avec les autres placées dans un même plan vertical et en aussi grand nombre que le compteur comporte de jeux de cadrans ; ces roues tournent a raison d’un tour en dix heures.
- En regard de chacune de ees roues s’en trouve une autre de même diamètre, dont l’axe porte
- l'aiguille du cadran des unités ; la totalisation se fait à l’aide d’une minuterie ordinaire.
- Quand on ferme le circuit d une lampe ou d’un groupe de lampes, le courant actionne un dispositif qui provoque l’embrayage de deux roues en regard et met en marche le totalisateur correspondant; a la rupture du courant, les deux roues redeviennent indépendantes et les aiguilles s’arrêtent. Un dispositif spécial immobilise les aiguilles pendant l’arrêt.
- Ce compteur, de construction très simple et parlant d’un prix de revient peu élevé, peut rendre do grands services dans les petites installations où les compteurs d’énergie se trouvent presque prohibés par suite de leur prix trop élevé, et particulièrement dans les installations rurales où il permettrait de remplacer avantageusement la tarification à forfait, à tant par lampe quelle que soit la durée d’utilisation, mode de tarification encore souvent adopté à cause de sa simplicité, mais dont les inconvénients sont évidents. P. N.
- Méthode de mesure de la fréquence des courants alternatifs, de l’institut de Massachussets., The Technology Quuler/y.
- La méthode dont il s’agit a été appliquée à la mesure des changements dans la fréquence des courants alternatifs de 6o périodes environ.
- Un diapason disposé horizontalement porte un contact D (fig. j) formé par une petite tige bien
- effilée fixée à l’extiémité de la branche S; cette pointe oscille sur la surface polie de deux petits blocs d’ivoire I séparés par une lame de platine de 0,02 pouce d’épaisseur ; le frottement est tout h fait négligeable et la pièce est disposée de telle sorte que le contact métallique ait lieu lorsque la branche du diapason est ou passe dans sa position d’équilibre.
- Le contact est en série avec un téléphone ; L représente les bornes du courant alternatif dont ou doit déterminer la fréquence. Le dia-
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- pason étant en vibration, si sa période est la même que celle du courant, le contact a toujours lieu lorsque l’ondulation de la source est au même poiut de sa phase ; par suite le téléphone doit rendre un son de hauteur constante ou n’en faire entendre aucun, suivant la différence de phase du diapason et du courant. Mais si ces deux vibrations présentent une faible différence dans la période, les fluctuations donnent naissance a des battements dont l’amplitude dépend précisément de cette différence de période. On déplace alors les poids W jusqu’à ce que ces battements aient disparu ; la période du diapason étant connue d’après la position des poids, on a par là le nombre d’oscillations de la source.
- Un diapason déterminé peut aussi servir à mesurer des nombres de périodes différents de celui pour lequel il est accordé. Si le diapason peut par exemple être ajusté de (aeoii à donner tout nombre d’oscillations simples compris entre no et i3o, il pourra n’occasionner aucun battement pour des périodes de courant comprises entre 55 et 65 et entre i65 et iq5 ; il permet par suite de mesurer des périodes comprises dans les trois régions énumérées. Supposons un alternateur produisant 120 oscillations par seconde et le diapason ajusté de façon à éviter tout battement; si la vitesse de la machine vient à se modifier de façon à faire percevoir un battement toutes les 5 secondes, on doit en conclure que le nombre d’oscillations de la dynamo est changé d’une unité en ro secondes.
- On peut déduire do là 1111 procédé de mesure des variations dans la vitesse d'une machine à laquelle est liée une petite génératrice à courant alternatif. Pour des observations prolongées il est préférable de remplacer le téléphone par un appareil enregistreur.
- Le diapason est actionné électriquement, ses deux branches sont aimantées, l’une a la polarisation nord et l’autre sud ; entre, les deux est un éleotro M dont la bobine est liée avec l’enroulement secondaire d’un transformateur à anneau T dont le primaire est constitué par deux bobines Pj P2 enroulées en sens contraire, et placées dans le circuit d’un aceumulateurE, circuit qui peut être fermé par les contacts à mercure A et B ; ceux-ci sont disposés de telle sorte que lorsque les branches du diapason passent par la position d’équilibre l’un des circuits se ferme et l’autre s’ouvre. Quand les branches se
- rapprochent l'une de l'autre, le courant passe dans P, jusqu'à ce qu’elles soient dans la position d’équilibre, à ce moment le circuit de P, s’ouvre et celui de P, sc forme. Le courant magnétisant. est alors renversé dans le noyau, par suite un courant instantané est induit dans S qui excite M et provoque une attraction sur les brandies X et S. Si, au contraire, les branches s’écartent l’une de l’autre à partir de la position d’équilibre, le circuit P 1 s’ouvre tandis que P2 se ferme, et le courant induit par suite dans S provoque une répulsion de X et S par .M. De cette façon le diapason est entretenu en activité dès que les brandies passent par la position moyenne. L’emploi du condensateur C de o,3 microfarad rend presque insensible l’étincelle.
- G. G.
- Indicateur de perte de courant de la Société Krüger et Cu‘ de Berlin.
- L’appareil construit par la Société Krbgcr permet de surveiller un réseau de distribution, au point de vue dos fuites du courant, sans en interrompre le fonctionnement. En principe, la méthode consiste à mesurer la différence d'iuten-sité entre deux points du conducteur en examen ; on peut employer dans ce but soit un galvanomètre différentiel soit un galvanomètre simple en dérivation sur un double point fD. R. P.
- La méthode s’applique tout aussi bien aux câbles ou aux fils aériens ou souterrains toujours plus ou moins isolés, elle a l'avantage d’indiquer le défaut entre les deux points considérés sans qu’il y ait influence des défauts qui peuvent avoir lieu en d’autres eudroits. On peut au moyen de fils de vérification s’occuper de l’isolement d’un seul conducteur.
- Le câble en essai est traversé par exemple par un courant dont l’intensité est. q entre les points r et 2 et.f5 entre les points 3 et 4 (fig- t)-
- &
- Fig. 1.
- Aux extrémités des résistances égales W des régions 1-2 et 3-4 sont branchés les fils qui par
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- l'intermédiaire des résistances r vont aux bornes du galvanomètre différentiel g. La déviation du galvanomètre indique line différence dans les intensités et par suite une perle de eouraut entre t-2 et 3-4.
- Dans la pratique, il est plus commode d’employer un double pont. (fig. 9.) avec galvanomètre à simple enroulement.
- Ce système différentiel permet de déterminer les pertes à la terre ou autres, de surveiller d’une façon continue 1 isolation, dû déceler les courants dérivés dans les tramways électriques, etc. L'indication galvanométrique est indépendante de l'intensité du courant et de la charge de la ligne, ainsi que,des autres défauts d'isolement qui peuvent avoir lieu en dehors île la région localisée.
- La figure 3 représente le schéma des connexions dans le cas où l’on vérifie un fil isolé par la méthode du douille pont. A la station centrale en 1-9. est une petite résistance pour courant de forte intensité, une autre égale est pincée à l’extrémité en 3-4. La différence de tension entre les ponts extrêmes 3 et 4 tic cette dernière résistance peut être mesurée par les fils d'essai P qui reviennent il In station. Le quolienl de cette différence par la valeur AV de la résistance donne l’intensité du courant qui parcourt 3-4 ;
- 1 intensité en 1-2 peut être mesurée parles fils de mesure insérés eu 1 et 2.. Le galvanomètre g est relié à ces différents fils par l’intermédiaire de résistances r. T.a déviation correspond à la différence des intensités en 1-2 cl 3-4 el comme aucune prise 11'a lieu dans la région m-3, elle cor-. l'espond a la quantité perdue par défaut d’isole-
- ment. L indication est indépendante des autres perles du réseau (par exemple en y).
- La disposition est analogue pour le rail conducteur dans le cas de traction électrique /fio\ 4'. Les deux résistances W sont simplement remplacées par deux bandes de frottement du rail el la déviation galvanométrique indique encore la perte par courants dérivés entre ces deux bandes. Si une région présente un isolement susceptible de s altérer on peut laisser en permanence 1 appareil sur eetle partie et l’on obtient un coti-1 rôle permanent. G. G.
- RECHERCHES SCIENTIFIQUES
- Influence d’une élévation de température sur l’électroluminescence d’un gaz raréfié, par J. stark, Dr. ./««., L, 4sf-43o, février 1900.
- T.a différence de potentiel outre les électrodes d'un tube à gaz raréfié étant abaissée jusqu'à la limite où la décharge 11e passe plus, il suffit de porter au rouge ou au rouge blanc un corps placé dans le gaz pour que la décharge apparaisse de nouveau.
- L’élévation de température diminue donc la différence de potentiel nécessaire à la décharge, surtout pour l’électricité négative : en effet le phénomène est surtout marqué quand c’est la cathode elle-même «pic 1 ou porte au rouge. On obtient alors avec une différence de potentiel relativement basse, la décharge sous forme de lueurs bleuâtres. Kn prenant comme cathode le filament d’une lampe à incandescence et connue i anode uu fil de métal introduit dans l’ampoule, une différence de potentiel de i5o volts suffit.
- C'est à une décharge de ce genre entre les deux extrémités du filament qu’est due l’auréole observée fréquemment autour de l’extrémité positive dans les lampes à incandescence.
- L’élévation de température provoque aussi la rétrooradalion des couches de lumière positive qui se trouvent, entre l'anode et le corps incandescent, vers l’anode. Si la cathode elle-même
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- est incandescente, la région de séparation devient alors très grande.
- Les phénomènes lumineux observés dans ces diverses expériences dépendent de l’abaissement du potentiel de décharge et ne sont qu’une conséquence indirecte de l’élévation de température : en effet, l’élévation de température entraîne une variation notable de l'intensité du courant dans le gaz (’L
- Pour éliminer cette variation, sauf quand la cathode est incandescente, il suffit d’employer une différence de potentiel supérieure d’une centaine de volts à celle qui suffirait à entretenir la décharge,
- Quand le corps incandescent se trouve dans la lumière positive, la phosphorescence s'affaiblit ou s’éteint ; s'il v a des stratifications, le corps incandescent les absorbe dans son voisinage ; s'il n'y a pas de stratifications, il découpe dans la lumière positive une région sombre. Si le corps incandescent est très près de l’anode, la lueur positive s’éteint complètement : de même la lumière positive, si elle est courte.
- La lueur négative est affaiblie, mais non éteinte quand on y place le corps incandescent : les rayons cathodiques n’éprouvent pas de modification sensible.
- Les décharges électriques ne provoquent donc-plus la luminescence, au contact d’un corps porté au rouge blanc. Sans doute, sous l’influence de l’élévation de température, le gaz se dissocie davantage et perd la faculté de devenir phosphorescent. M. L.
- Ecrans fluorescents, par J. Precht. rtc. Ann., ^20-
- Preclil ne pense pas que la fluorescence soit
- liée :i une transformation chimique : il n’a pu constater ni changement de coloration, ni fatigue des écrans qu il a employés.
- 11 a déterminé le temps nécessaire pour faire apparaître sur un écran recouvert de blende de Sidot .les os de la paume de la main : ce temps est d’autant plus court que le tube est plus dur. 11 en est de même pour les écrans recouverts de platinoeyauure de baryum. Ce temps augmente aussi quand on interpose entre le tube, et l’écran dos piles de papier imprimé : ee qui 11e paraît pas favorable à l’hypothèse d’une absorption sélective.
- M. L.
- Sur les tensions et autres effets produits par l’électrisation sur la résine et sur un mélange visqueux de résine et d’huile, par J.-W. Swan. Procee.dings of ihe Itoral Society of London, t. T,XII, p. 38. Résumé «Iaus le Journal de Physique,
- On disposait, sur des plaques de mica ou de verre, une couche de résine ou d'un mélange de résine et d'huile qu’011 pouvait porter à une certaine température. Au-dessus et, au-dessous de ces plaques on faisait arriver les extrémités d'un interrupteur en communication avec une machine de vVimsliurst ou une bobine de Rulim-korlf.
- En faisant, éclater une étincelle on obtient, dans la résine, des figures qui ont beaucoup d’analogie avec les figures de Lichtenberg. En emplovaul de la résine solide, on peut les rendre visibles soit en chauffant légèrement, soit en approchant des poussières. Cette électrisation se conserve pendant plusieurs mois.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- academie: des sciences
- (Séance, du ‘2 avril)
- Sur une machine à résoi^dre les équations, pat- Georges Meslin. Compt. rend., t. CXXX, p. 888-891. L'ingénieux appareil imaginé par l'auteur
- permet de résoudre les équations numériques de la forme.
- px" + p'xn’ + ... + p" xn" — A.
- Il est constitué par un fléau de balance sous lequel soûl fixés par des tiges rigides une série de solides de révolution dont les axes sont verticaux, qui présentent une pointe a la partie infé-
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- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
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- neuve et dont, la forme et les
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXIII- — N° 15.
- secondes, mais redevient phosphorescente dès qu’ou la refroidit. En la portant de nouveau : la placjue chauffée, elle s’éteint, puis brille encore par le refroidissement, et cette série d’opérations peut être répétée indéfiniment. La matière douée de phosphorescence invisible et qui devient brillante vers 200°, s'éteint également très vite sous l'influence de cette tempéra ture, mais ne brille pas de nouveau par le refroidissement. Elle ne commence à reprendre la propriété de devenir phosphorescente par la chaleur qu'après quelques heures de séjour dans l’obscurité. Elle ne la reprend complètement qu’au bout de deux ou trois jours. »
- L'auteur pense que les phénomènes de l’extinction de la phosphorescence par la chaleur et sa régénération par le refroidissement sont dus a nue série de réactions chimiques se, formant et se détruisant, sous I influence de variations de température. A 1 appui de cette opinion, il cite les résultats obtenus avec le sulfate de quinine, corps qui est aussi capable de décharger une éleetroscope, comme les suhslanees radio-actives précédentes, lorsqu’on l'approche de cet instrument immédiatement après qu’il a été chauffé : le sulfate de quinine porté ît 9.00" devient phosphorescent puis s’éteint au bout de quolqu instants pour redevenir phosphorescent p relroidissemcut, la même série de phénomèn pouvant être reproduite indéfiniment ; comme le sulfate de quinine se déshydrate au-dessus de îoo" et s'hydrate à une température plus basse, M. Le Bon voit dans les phénomènes chimiques de déshydration et d'hvdratation la cause phénomène de phosphorescence. 11 fait aussi remarquer que les échantillons sur lesquels il a opéré perdent leur phosphorescence par 1 humidité et la reprennent par calcination.
- M. Le Bon a également étudié les propriétés optiques du rayonnement, à travers une feuille de papier noir, des corps radioactifs dont il disposait; il a reconnu que ce rayonnement, ainsi dépouillé des radiations lumineuses, ne peut être polarisé.
- Vitesse de propagation des ondes électromagnétiques dans le bitume et le long de fils noyés dans le bitume, par C. Gutton, Comptes rendus, l. CXXX, p. 89.1-897.
- L’auteur a utilisé dans cette recherche le dis-posilil qui- lui a servi antérieurement, que les
- ondes électromagnétiques se propagent avec la même vitesse dans l’air et dans un fil entouré d’air (’) : un oscillateur formé de deux fragments de lil de laiton est placé suivant la ligne focale d’un miroir parabolique ; en face de ce miroir en est un second qui concentre les ondes émises par l’oscillateur sur deux fragments de fil ; ces fragments sont reliés à ceux de l’oscillateur par deux conducteurs parallèles repliés en forme de rectangle et croisés de façon que le conducteur partant dé la partie supérieure de T oscillateur aboutisse à la partie inférieure du résonnateur; sur ces deux conducteurs est un pont mobile derrière lequel est un cohércur contenu dans une boîte en zinc percée d’ung lente.' Pour une certaine position du pont, le eohéreur ne fonctionne pas : c’est qu’alors les ondes qui arrivent au pont directement parles conducteurs neutralisent reflet des ondes qui lui parviennent de l’autre côté après avoir parcouru l’espace compris entre les miroirs et s’être ensuite propagées par les conducteurs; autrement dit, les ondes 011L mis le même temps pour arriver au pont par les deux chemins. Or, 011 sc souvient que l’auteur a trouvé que ces deux chemins sont égaux en longueur.
- Dans les nouvelles expériences, un bloc de bitume de 1 mètre de long est interposé entre les deux miroirs et se trouve par suite traversé par un système d’ondes ; sur la ligne suivie par le second système d'ondes, 1 mètre de fil dans l’air est remplacé par une longueur égale de fils noyés dans un bloc de bitume. Si l’on déplace le pont jusqu’à ce que les ondes y arrivent ail même instant, on trouve, à moins de 1 centimètre près, la même position que dans les expériences précédentes. Donc, dans le bitume comme dans l'air, les ondes se propagent avec la même vitesse, qu'elles soient ou non guidées par des fils.
- Sur la production des fantômes électrostatiques dans les plaques sensibles, par W. Schaf-fers. Comptes rendus, t. CXXX, p. 897.
- Deux aiguilles reliées à une machine d’induction servent de pôles ; l’aiguille positive est appuyée sur la couche sensible ; la négative doit en être distante d'un demi-millimètre environ (2);
- Eclairage tileelrïipie, t. XX, p, 36, 8 juillet 1899. (-) Si elle vient à loucher la couche, les globules aia-
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- 14 Avril 1900.
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- grand uombre de petits traits noirs qui ressemblent a des llèches allant du pôle positif au pôle négatif et qui sc résolvent au microscope en une foule de ramifications. Ces traits ne sont pas dissous dans le bain d’hyposulfite de sodium, ce la plaque transparente et directes de l’image. On teur, puisque les traits en noir et que l'opération se fait en pleine lumière. Avec
- beaucoup plus rapide en diminuant la i de gélatine dans la plaque. On réus-encore avec le bromure d’argent fine-
- d’amidon, d'albumine,
- Une bonne image de format i3 X 18 n’exige par cette méthode que cinq à dix minutes. Seule-> étant solubles, il n’est plus ; ultérieur
- possible à la plaque.
- D’après les tion des trait*
- faire subir un traitement
- s commence par la fusion du bromure ni du véhicule inerte, et par la carbonisation partielle de celui-ci. Si l’action du champ
- mes, le bromure se réduit.
- En remplaçant les sels d'argent par fiodure d'or, on obtient un fantôme d’aspect tout diflc-3»t formé de traits bruns continus, qui
- Les sels d’or se prêtent difficilement à la pré aration d'une plaque
- ; possible de
- fer sur la décharge d’u. vers une bobine de sell
- , de fer dans la bobine -
- mi ce qui t sim éclat. Il semblait donc que le oscillatoire de l’ctincelle avait subi miroir
- dans la surface extérieure du fer et qu’au Heu la self-induction du circuit, il la
- d augmenter . diminue.
- la décharge cesse d'ètre oscillatoire, comme lorsqu’on insère une résistance d’eau dans le circuit (!).
- Il n’est d’ailleurs pas impossible qu une seli-induction à noyau de fer produise le même effet que l’insertion^ d’une résistance d’eau. En effet,
- p. 76 et 3<j'3, t. XXI, p.
- ? ofElectrici(r,p. pX
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- ii Avril 1900.
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- La poudre de charbon remplaçant la limaille métallique, outre l’avantage incontestable de l’auto-déeohératiou, donne au cohéreur une inaltérabilité qui lui assure un fonctionnement régulier, même avec un courant assez énergique, comme celui de trois accumulateurs en tension. L'auûeur espère pouvoir ainsi faire enregistrer les signaux par un appareil Morse inséré dans le circuit même du cohéreur, procédé qui résoudrait le problème do la transmission rapide des signaux par ondes hertziennes.
- En plus de celte application d’une utilité pratique indéniable, il pense quel’aulo-décohération du charbon confirme les conclusions sur le phénomène des cohéreurs, qu'il a communiquées
- I au dernier à l'Académie (').
- Sur un nouvel élément radioactif : l’actinium, par A. Debierue. Comptes rendus, t. CXXX, P- 9°M°8'
- L’auteur indique le procédé chimique qui lui a permis de concentrer la matière radioactive qu'il u découverte dans les résidus de traitement de la perehbloude (2) et qui, d’après le procédé de traitement, lie peut contenir ni du radium, ni du polonium. M. Debierue pense qu’elle contient un nouvel élément radioactif qu’il appelle actinium.
- On peut produire avec les rayons émis par celte matière les mêmes phénomènes (fluorescence, impression photographique, tonisation des gaz), qu’avec les rayons émis par le radium ou le polonium. line partie de ces ravous sont déviés par le champ magnétique et le sens de la déviation est le même qu’avec les rayons du radium ou les rayons cathodiques, c’est-à-dire correspondant à une charge négative des rayons.
- II provoque bien faiblement la radioactivité induite permanente, découverte par M. et M"u' Curie, sur les corps placés au contact ou dans le voisinage.
- L’actinium paraissant être un élément voisin
- agi! également bien dans toutes les positions. On entend
- quelle que soit d’ailleurs leur rapidité, en appliquant l’oreille au téléphone ainsi modifié.
- (r) Comptes rendus du 1 juillet 18119. L'iicl. Jilect., t.XX.p.
- du thorium, l'autour pense que la propriété radioactive constatée dans les composés du thorium n’appartient peut-être pas au thorium mais à unir substance étrangère. De récentes expériences de M. Rutherford conduisent aussi à cette opinion. Aussi M. Debierue se propose-t-il de rechercher s’il est possible de priver les composés du thorium de la propriété radioactive et si l’on peut en extraire une substance identique à l'actinium.
- SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DES ÉLECTRICIENS
- Séance du Mercredi h Avril 1900
- La réunion mensuelle à été précédée de l’Assemblée générale annuelle. Le bilan, les rapports de la commission des comptes cl du secrétaire général, montreul que la situation de la Société et de ses différents services, le laboratoire et l’école sont des plus prospères. Les différents services ont laissé un solde créditeur. Les essais du laboratoire, dont quelques-uns ont été demandés par l’étranger, ont donné lieu à des recettes atteignant presque 20 000 francs. Le nombre des élèves de l’école, qui était de 12 à l’origine, est de 84 cette année ; Lous les élèves ont obtenu, dès leur sortie de l’école, des situations avantageuses dans l’industrie où ifs rendent des services hautement appréciés.
- Le président de la Société pour l'exercice ipoo - icjoi sera M. Mascart, pour l’exercice iqoi-iQo:*,, M. llillairet.
- La partie technique de la réuuion comportait une étude (le M. Yu.t.akd sur les différents phénomènes connus sous le nom de rayons cathodiques et rayons Roentgen, leur production, leurs propriétés et leur nature probable. Dans celte communication, fort intéressante, Maillard, après avoir fait connaître les principales découvertes faites dans cet ordre d'idées dans ecs dernières années, a exposé des idées très suggestives sur la nature des ravons cathodiques de Roentgen.
- G. P.
- Le Gérant : C. NAUL>.
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- Tome XXIII.
- Samedi 21 Avril 1900-
- AnnéG. — N” 16 g
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU. Professeur à lTcole Polytechnique, Membre de l’Institut, — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de Franrc, Membre de l’Institut, —G. LIPPMANN. Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l'École centrale des Arts et Manufactures. H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbouue, Membre de l’Institut. — A. POTIER. Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. —A. WITZ, Ingénieur des
- Professeur ati Collège Rollin.
- F REINS F LE C T \\ O Al AC. N É TIQUES
- POUR TRAMWAYS V.T CHEMINS RT- FER
- L'extraordinaire développemenl do la locomotion automobile et de la traction mécanique sur les voies ferrées, ont appelé l'attention sur La nécessité d’un freinage beaucoup plus parfait que celui employé jusqu’à ces dernières années. Les types de freins rencontrés récemment encore, étaient peu nombreux, et le frein mécanique v tenait une large place. Le service du contrôle, en France comme en Allemagne, est très rigoriste sur Ja question. La nécessité de réaliser au moins sur les voies suburbaines, des vitesses plus considérables, la complication des réseaux ferrés des grandes capitales, la nécessité de n'entraver que le moins possible le trafic et la circulation, enfin l’indispensable sécurité de la rue nous donnent les raisons des tentatives faites en vue de réaliser des freins de plus en plus robustes et de plus en plus puissants.
- On connaît en France les exigences du contrôle : chaque voilure automotrice doiheom-[lorter au moins deux freins, l’un manœuvre par la main du machiniste, l’autre qui ne nécessite la main de l'homme que pour sa mise enjeu, mais chez qui le serrage des sabots s'effectue par d'autres agents [air comprimé, force vive du train). Ce dernier frein est en général transmissible à la voiture d'attelage. Certaines voitures électriques françaises comportent même trois freins, le dernier constitué par les combinaisons bien connues elfeetuées avec les moteurs de la voiture.
- En Allemagne, les règlements ordonnent en général l’emploi de plus de doux freins : dans les pentes de i/io deux freins suffisent d’habitude, mais en réalité, dans certaines circonstances climatériques ou autres, un troisième frein est recommandé, et dans quelques cas absolument nécessaire. Pour les voitures isolées, on doit prendre deux freins,
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- L’EC I, A1K A G E ELECTRIQUE
- dont l'un à main (frein à manivelle, à levier, à poids, etc.) manamvré au moyen de chaînes, de tiges filetées, etc. ; le second est un frein mécanique (magnétique, électrique, à air comprimé).
- Ces règles sont cependant souvent modifiées par les municipalités. Dans le cas de voitures d'attelage, on Allemagne notamment, les règlements sont très durs. U est en général recommandé d’avoir un frein à trausmissiou de l'automotrice à i'altelage : de ce type, avec les freins à air comprimé, sont les freins magnétiques qui. feront, spécialement l'objet de cette étude.
- On connaît les avantages du freinage purement électrique, c’est-à-dire d(! celui qui consiste à effectuer diverses combinaisons avec les moteurs, coupés du réseau et travaillant comme générateurs. Dans les tramways de montagne, il est nécessaire d'employer en général, un troisième frein de fonctionnement plus énergique même que les précédents. C’est de préférence un frein agissant sur le rail, le saisissant entre de puissantes mâchoires, ou développant un frottement considérable sur la surface utile, du rail (frein à patin).
- Abstraction laite des freinages magnétique et électrique, on peut classer les différents freins employés en traction électrique suivant leur mode d’action (') :
- I. Freins agissant sur le bandage des roues, au moyen de transmissions diverses (leviers coudés, chaînes, etc.) ;
- II. Freins à patin qui agissent sur la surface du rail porteur, et sont commandés du reste d’une manière quelconque ;
- III. Freins de pente, ou de sûreté, dans lesquels un bloc d’arrêt est jeté devant la roue en mouvement. Dans un faible espace, si le frein fonctionne bien, le système constitué par le bloc, la roue et le rail est le siège d’une série d’actions intérieures mutuelles qui amènent l'immobilité.
- On connaît les dispositions spéciales qu’entraînent sous le tvuck de la voiture les freins de la classe I. Certains freinages défectueux proviennent d’une flexion du châssis du Iruck, ce qui empêche une action complète des sabots.
- Pour les freins de la classe II, leur action n’est complète que si la voiture cesse pour ainsi dire de prendre contact avec les rails par ses roues, et si tout son poids porte, sur les [latins ou les mâchoires qui la fixent aux rails. Certains types de ces freins prévoient un coin s’enfonçant dans l’ornière du rail : les efforts à déployer dans ce cas seront notablement plus considérables, à coté d'inconvénients trop évidents jjour que nous nous y arrêtions. Il y a cependant un avantage indéniable à employer de tels freins : c’est la diminution très sensible de l’usure des bandages, et le temps bien plus long que mettent les roues à prendre la l’orme polygonale qui entraîne leur remplacement.
- Dans les chemins de 1er de montagne, on emploie aussi un frein à coin, en forme d'enclume renversée, agissant sur la tête du rail parla friction qu’y développent les joues de ce coin qui pénètre dans l’ornière.
- Les recherches faites avec les freins électromagnétiques sont entrées dans une phase bien meilleure. Cette question a .passionné les inventeurs : nous ne ferons que rappeler dans cet ordre d’idées les principaux moyens employés ou proposés pour obtenir l’arrêt de la voilure, nous dirons ensuite un mot des freins delà classe III, et nous passerons à l'examen des combinaisons des freins de celte classe avec les freins magnétiques.
- (l) Nous empruntons une grande partie des éléments constituant celle étude au livre de M. Mas Seliiemunn Bail ami Betrieb Elektrischcr- Tiahnen et à la mnimmiication faite par cet ingénieur à l’Association éleulroteclmujue de Berlin, le do mai 1S99, et publiée par la Elektrotechnisrhe Zeitschrift, 27 juillet iHyy.
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- A. Fijkins magnétiques a msQUES. — Ces freins agissent pur le développement de courants de Foucault dans un disque de métal magnétique, qui se déplace devant une série de pôles d’électro-aiinanls. Le disque est chaussé sur un essieu do la voiture. En face se trouve la couronne constituée par les bobines à noyau dont nous venons de parler, à enroulements alternés et qui sont excitées par un courant continu. Le champ magnétique produit, en un môme point du disque, doit être considéré comme changeant périodiquement de force et de sens, quand le disque est en mouvement. Par suite, le développement de courants de Foucault dans le disque provoque une inhibition au mouvement des masses métalliques. On peuLdu reste laisser glisser les unes sur les autres les surfaces en regard, constituées par les pôles magnétiques et le disque de fer, mais il faut alors prévoir un graissage spécial. Le courant excitateur provient des moteurs de la voilure transformés en générateurs, et ce couvant peut, an moyen d’un jeu de résistances appropriées, être réglé de manière à donner des puissances de freinage différentes. Le disque du frein consiste essentiellement en un plateau de fer bien dressé dont le diamètre est de 20 cm environ plus faible que celui de la roue porteuse : il est chaussé solidement sur l’essieu de la voiture de manière à rendre impossible toute rotation relative ou tout déplacement axial par rapport à cet axe. Quant à la couronne d'éleiTro-aimanls, elle peut être rapprochée du disque, pour diminuer le plus possible la résistance magnétique de l’air compris mitre les pôles et. le disque : le freinage terminé, un ressort antagoniste ramène la (ronronne à sa position primitive. Le réglage du frein à disque est extrêmement difficile : aussi sur certaines lignes a-t-on simplement supprimé la pièce qui assure ce réglage, d'où les nombreux cisaillements de boulons constatés avec ces freins imparfaits.
- Il faut de même remarquer que ce type de frein exige une aimantation élevée. Au moment où les pôles viennent se coller au disque de fer, on perçoit une secousse assez vive dans la voiture : le circuit magnétique éprouve un changement brusque dans sa constitution. Il peut même résulter de cette immobilisation subite des désordres mécaniques graves, tant dans la couronne de pôles que dans*le disque lui-niême, la première travaillant alors à la torsion sur scs attaches. La nécessité d’un graissage spécial des surfaces en travail n’est, pas un des moindres inconvénients du système.
- Si les essieux d'une même voiture comportent chacun un moteur, il convient d’installer un disque de IVein auprès de chaque moteur. Ce n’est cependant que dans des cas très rares que l’on dispose sous le truck d’une place suffisante. On peut donc, la plupart du temps, consacrer un essieu au service du moteur, et l'autre à celui du frein magnétique. Dans le cas où l’exploitation de la ligne comporte des voitures d’attelage, on peut aussi garnir de ces freins les essieux de ces dernières voitures.
- Ce mode d'arrêt des voitures a plusieurs inconvénients graves : c'est d’abord de ne pas répartir conformément l’effort de freinage tout au moins dans le cas de la réduction. E11 effet, les essieux pourvus de moteurs sont freinés beaucoup plus énergiquement que ceux garnis de disques. Pour un même diamètre de l'armature du moteur et du disque, la vitesse linéaire de points correspondants est cinq ou six fois plus grande dans la première que pour le second. Les enroulements du frein magnétique servent de résistance de freinage au moteur, elle résultat, final de cette modification est un plus grand échauflomcnt encore des enroulements de l'arma111 re.
- Plus est gramj dans une voiture le rapport du nombre des essieux pourvus de freins à disque, à celui des essieux reliés aux moteurs, plus est énergique l'action de freinage pour un même courant excitateur. En outre de l'excitation par le courant des moteurs, on peut prévoir aussi l'alimentation des bobines par le réseau, ou par une petite batterie locale,
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- V K CL Al RAGE KTÆCTRTtJlJK
- ou meme par une fraction de la batterie de service, dans le cas de la traction par accumulateurs. Ce mode de freinage peut facilement s'appliquer aux voitures utilisant ce dernier mode de traction . On effectue aisément les combinaisons d’un commutateur spécial destiné à ces freins, avec les régulateurs de marche ordinaires. C'est ce que nous montres le schéma
- dans lequel
- lulateurs, par Je
- rrivant par fil aérien et partant par les rails. En marche r c est fermé, et le second c,, sur la plot /. Si l’on v
- îommulateur
- la voiture, il suffit d'ouvrir c : les moteurs sont alors en court-circuit ou travaillent sur des résistances appropriées Suivant que le commutateur cx est fermé sur la posilion e ou la positiou l les solénoïdes sont alimentés par le courant du réseau ou par celui des moteurs. Nous n'insisterons pas sur les très nombreuses combinaisons qu'on peuL faire du frein à disque avec les ordinaires régulateurs de marche. Le schéma suivant (lîg\ a) montre une combinaison des résistances de freinage avec celles conseillées par les bobines des solénoïdes. En outre des régulaleurs de marche ordiuaires, on prévoit un commutateur c, qui permet d’alimenter les résistances soit par la source extérieure du réseau, soit par les moteurs fonctionnant comme générateurs.
- 11 faut encore signaler cette particularité dans le frein magnétique (propriété qu'il partage du reste avec les freins électriques, et tous ceux fondés sur l'utilisation de la force vive du véhicule) que l'énergie du frein est essentiellement subordonnée à la vitesse du moteur, au moins dans le cas où l'en emploie comme courant d’excitation celui des moteurs, coupés du réseau, et fonctionnant comme générateurs. Pour que le frein ait une efficacité réelle, il faut donc qui' la vitesse soit supérieure à une certaine limite. On admet d'habitude que les frottements intérieurs des voitures (frottement des engrenages, frottement de roulement, résistance de l'air) sont assez forts pour achever d’amener la voiture au repos complet, quand le frein magnétique n’a plus d’action. L’expérience el le calcul montrent qu'il en est souvent autrement : dans une pente de ii p. îoo, par exemple, une voiture eontiuue à rouler. Ce n'est guère qu’en palier ou qu’en rampe, qu'on peut compter sur cet effet. On conçoit donc l'insécurité absolue d'un tel frein qui, employé seul, ne permet, pas l'arrêt complet. Lue combinaison de ces freins avec les freins à main a été mise en essai, el se construit assez couramment.
- On comprend que les effets obtenus soientbien meilleurs quand l'alimentation se fai! pur le réseau, bien qu'il en résulte une première mise de fonds plus coûteuse, les résistances devant être calculées plus fortes. Dans ce dernier cas, eu effet, le courant d’excitation des
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- bobines de frein s’établit sous une différence de potentiel sensiblement constante, qui peut être celle du réseau, dans le cas où l’on ne met pas en circuit des résistances supplémentaires; au contraire, la tension sous laquelle s’établit le courant des moteurs fonctionnant comme générateurs, baisse sans cesse : les résistances n'ont donc à supporter qu’un coup de fouet momentané ; elles peuvent être plus faibles.
- JE Ereins a adhérence magnétique fixant la roue sur le rail. — Les freins précédents ont pour effet de développer dans certaines parties de la voiture un frottement en parlie magnétique, en partie mécanique, mais l’adhérence de la roue sur le rail n’est pas modifiée. Le frein précédent, même perfectionné, n’a pas la portée générale de celui qui consisterait au contraire à accroître l'adhérence de la roue avec le rail. Ce dernier dispositif est évidemment bien supérieur. Il permet de supprimer, au moyen de combinaisons appropriées avec les régulateurs de marche, le patinage dos roues dans les démarrages pénibles. En outre, on peut, avec ce frein, gravir des rampes aussi accentuées que celles qui nécessitent l'emploi de funiculaire ou de crémaillère.
- Examinons par exemple le cas d’une automotrice : soit p son poids en tonnes. Voyons quelle influence exerce une pression magnétique de la roue au rail, sur la pente maxima que peut gravir une voiture.
- Soient /'le coetficient de traction ; dz i la rampe ou la pente suivant le signe ; o le coelli-eient d'ad liérence. Dans le cas d’une automotrice T = p [/’+ i] représente l’ellort de traction, A—p cp représente l’effort d'adhérence. On sait que l’on doit avoir A^T.
- Supposons exercée une pression magnétique entre le rail et la roue, cette pression équivalent à un certain poids 1p. L’effort d'adhérence sera alors
- = +v v?-
- et l’effort de traction
- T' = p(f+ 0 + V/1
- On voit que dans le premier cas (celui où l’on n’exerce pas de pression magnétique} la rampe maxima i0 que peut gravir la voiture est donnée par
- :/+ >v> ^ ?.
- Et dans le second cas, où intervient la pression magnétique, par
- if + i'o) — [p “b V) ? — V/;
- Avec un effort de pression magnétique juste égale au poids p \±p—p) on voit que
- -f
- valeur double dam
- La rampe maxima aurait donc aurait dans le premier.
- Le principe du développement de l'adhéri circuit magnétique dans lequel figurent les r roues de devante! celles de derrière, enfin ui bobines excitatrices, et portée par la voilu d utiliser les parties longitudinales du châssis destiné à provoquer une aimantation intense, montées sur un même essieu doivent le plus possible être de <‘as, le châssis métallique do la voiture ne doit pas constituer
- ond .
- i de celle qu’elle
- nre magnélique consiste toujours à créer un mes, les portions de rail comprises entre les e pièce de for fermant, ce circuit, entourée des •e. On a proposé, pour compléter le circuit, ou des longueurs pourvues d’un enroulement Il est à peine besoin d’ajouter que les roues polarité, et qu'en tout
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- On peut prévoir de même une combinaison de ce frein à adhérence magnétique avec les freins à sabots; le çirmiiL se fermant par ces sabots sur les roues, et do là par les rails, d'un essieu à l’autre. Ces sabots sont du reste, en temps normal, maintenus à une certaine distança; des roues par des ressorts antagonistes. On peut naturellement réaliser toutes les combinaisons dont nous avons déjà parlé, entre ces freins à adhérence et les commutateurs et régulateurs de marche. Il suffit., dans ce que nous avons dit pour les freins à disque, de remplacer l'enroulement des pôles de la couronne par les bobines enfilées sur le longeron, ou quelque autre pièce de la voiture. En plus des manœuvres prévues pour le freinage, on doit pouvoir envoyer Je courant dans les solénoïdes de manière à accroître l’adhérence et à permettre le démarrage, dans le cas où les roues patineraient.
- C. Combinaison avec le frein a bloc du frein électromagnétique agissant par adhérence sur les rails.— Comme nous l’avons vu, les freins purement électromagnétiques
- doivent être considérés comme dangereux quand ils sont employés seuls. Il semble que des variations importantes de résistance magnétique dans les diverses parties du circuit puissent amener des mécomptes. On peut adjoindre, soit aux freins à disque, soit aux freins à adfhéreneo, des freins spéciaux, dont nous avons déjà parié au début de cette étude et dont la manœuvre consiste à projeter un bloc d'arrêt au devant de la roue. Le bloc se termine généralement par un bec effile, qui vient en prise sous la roue (fig. 3 et 4)- Il est à peine besoin de dire un mot des qualités presque irréalisables qu'on demande au métal constituant le bec du frein : son usure et sa détérioration , sonI rapides. Aussi n’est-ce qu’un frein de sûreté, et non de service. Il faut, encore remarquer que, d'un côté, la roue doit porter encore sur le rail, de l’autre, sur le bec ; s’il arrivait que La voiture perdit contact avec l’ornière du rail, il pourrait s’en suivre un glissement désastreux du bloc, el par suite de la voiture sur les rails.
- On peut garder les avantages du frein à bloc, sa sûreté et sa puissance en supprimant les inconvénients, tels que l'usure rapide du bec du bloc. On peut le combiner avec le frein électromagnétique de la manière suivante ; le nouveau frein agit à la fois sur les rails par adhérence et sur les roues à la manière des sabots. On peut l’établir sur les voilures d’attelage, et son action est simultanée sur les deux voitures. Son emploi est plus général que celui des freins magnétiques à disques montés sur les essieux : il est particulièrement précieux dans les fortes rampes et même en palier quand le rail est gras. Son emploi est tout indiqué quand à chaque essieu correspond un moteur. L’action du frein est tout à fait indépendante de l’allure du véhicule.
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- La combinaison des deux freins peul être réalisée par le dispositif suivant. Une pièce de forme, de métal magnétique, peul, au moyen d'une vis de fer, être maintenue dans la direction de l'axe d’un système de bobines assemblées, qu’elle recouvre extérieurement. Cette pièce de forme joue donc à la fois le rôle d'écran magnétique et de protection méca-
- nique. Chacune de, ces bobines présente deux pôles, et les enroulements sont tels que les champs produits en passant d’une bobine à l'autre sont alternés. Des courants de Foucault se développent dans les rails : il en résulte une aimantation considérable et des actions mutuelles énergiques entre les rails et les pôles magnétiques situés dans leur voisinage immédiat (fig. 5, 6 et r).
- Cette suite de pôles doit cependant être prise telle qu’elle permette la friction de ceux-ci
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- sur les rails, dans des courbes comme celles rencontrées dans les villes, e'osî-à-dire de ia,5 m do ravon. Il suftit, dans les tramways urbains de prendre la surface du pôle d'aimant de même largeur que la surface utile du rail, c'est-à-dire du rail porteur, du rail guide et de l'ornière de ce rail. Le frottement développé par le frein a donc une double source : frollement.de la roue cou tri! le bloc d’arrêt, frottement des pôles contre les rails. L'un et l'autre possèdent du reste une valeur Irès fortement, accrue par la pression maguétique.
- Quant à la suspension des freins, elle peut être élastique ou rigide. On peut adopter l'un ou l'autre mode. Il convient de soustraire le plus possible le frein aux oscillations de la caisse. Aussi peut-on suspendre le frein au truck (ce qui est particulièrement simple avec les Lrainwnvs urbains, dont le truck est aménagé spécialement pour recevoir les nioleurs},
- pratique, avec un levier et un contrepoids. Les avantages du frein à bloc sont conservés en ce qui concerne la dernière phase de l’arrêt. De môme pour ('eux du frein magnétique alimenté par le courant des moteurs, campés du réseau, et chez lequel l’action de freinage est d’autant plus énergique que la vitesse de la voiture est plus élevée. Quant au retrait d'un frein usé, c’est une opération simple, et qui ne nécessite pas les dispositions spéciales imposées par les freins magnétiques à disques chaussés sur l’essieu. Il suffît d'ût.er les deux goujons des tirants de la suspension, et de dégager les contacts à ressort. Nous n'insisterons pas sur les avantages présentés par ce nouveau frein au point de vue du meilleur graissage des organes de roulement. Les semelles des pôles et les blocs de freinage constituent un matériel très simple, facilement remplacable, et qui peut meme servir jusqu’à usure complète, en le rafraîchissant en temps utile.
- On peut du reste disposer sur une môme voiture, par raison de sécurité, deux freins exeiLés par le courant des moteurs fonclionnaiil comme générateurs.
- Des essais faits sur une pente assez forte pour entraîner seule la descente de la voiture d’atlelage* et de l'automotrice, ont donné de bons résultats. L'arrêt était bien meilleur qu’avec les freins à disque, et kqvoiture d’attelage s'arrêtait, simultanément avec l’automo-Iriee. Ces essais ont été faits en grand sur les lignes de la « Deutsehen St.rassenbahneu Gesellsehaft. » Ils furent très concluants.
- Sur une pente de i/si, il ne fui pas nécessaire de recourir au troisième frein alimenté par le réseau. Ces freins électromagnétiques sc trouvent soit en exploitation, soit en essais à longue durée, sur les tramways de Hambourg, de Cologne et de Côme.
- Avant de terminer celle courte étude, nous voudrions encore citer l'avis d'électrotechniciens éminents sur ces freins. La grande difficulté rencontrée dans leur emploi paraît consister clans l’isolement des bobines qui doivenl résister à la neige, à la boue des villes et à toutes les intempéries. Des expériences de longue durée ont montré qu’il n'était pas impossible de réaliser cet isolement. Le truck de la voiture peut être* allégé : il est en tout cas beaucoup moins encombré qu'avec' les autres freins : une flexion du châssis n’a pas avec eux les effets désastreux que l’en sait sur le freinage. On peut aussi remarquer que les oscillations de la voilure, au dernier temps de l'arrêt, si sensibles avec certains freins, sont, ici très atténuées. Une roue, arrêtée par le frein à bloc et le frein à disque, peut encore, enlre le disque moulé sur l'essieu, et la périphérie de la roue en prise avec le rail, donner naissance à des vibrations qui se transmettent à la voiture sous forme de secousse ou d’oscillations à période plus longue. Si au contraire, comme dans le frein précédent, la roue est saisie tout près du rail, par la portion du frein jouant le rôle de bloc d'arrêt, les oscillations peuvent être considérées comme totalement supprimées : l'arrêt est très doux, et en même temps très net.
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- Un calcul exact des effets de dérations d’ordre magnétique et 1 problème, comme nous allons le rablemenl avec la vitesse.
- Dans la même séance du do 1 noncée la commimicalion de V. tiques, les avis sur la \ partagés. Leur efficacité
- nouveau lrein, calcul entièrement basé sur des eonsi-'canique, serait assez spécieux, la plupart des éléments du
- , étant très difficiles à déterminei
- iSpq, de l'Association Electrotechnique, où fut pro-Tiîeur Max Sehiemann sur les freins élertromagné-r des freins agissant par friction sur les rails, furent assez . grandes vitesses, et notamment dans leur application aux discutée. Un certain nombre de catastrophes se sont
- u appa-ilifs de Ide-t-il,
- surtout
- ouvent ons de
- plie de tinistc, du. On )n put
- chemins de fer de montagne, fut très discutée. Un certain nombre de e produites, qui leur ont donné une réputation fâcheuse. De plus un certi reils de freinage, fondes sur l'utilisation de la vitesse de la voilure, 01 régulation de celle vitesse même, ont plus ou moins échoué. La raison (pie lorsque la vitesse dépasse une certaine limite, dépendant de la eonslruetioii de la voiture, l’effet des freins devient presque illusoire : le froLlement change de naLure. La puissance du frein pourrait être augmeulée dans de notables proporl action fût pour cola beaucoup plus sensible. Lotte inelHeaeilé des freii préjudieiables.dans-la pratique des chemins de fer, et même de ceux de une fatalité quelconque, la vitesse peut être appelée à dépasser cette va. admis que, même dans le cas d'un accident arrivé aux freins spéciaux do parler, il est encore possible au machiniste d'arrêter un convoi avec le fr< le Dr Von TTefner, ce serait bien souvent impossible en montagne : dan: l'ancien chemin de fer du Mont-Cenis, le train s'emballa sous la 111;. glissa sur les rails, et la machine, à la sortie, du tunnel, fut précipitée reconnut après l'accident que le frein latéral, avait été attiré par le ra remarquer aussi que les blocs de frein avaient été brûlés, dans l'accident du chemin de fer d'Arth au Ilighi. De même dans relui survenu avec le chemin de 1er en colimaçon'de Wadeiisvviel-Einsiedler, les blocs de frein brûlèrent encore. Dans les débats qu’entraîna l’affaire portée devant les tribunaux, ou ne put élucider le point de savoir pourquoi, les freins il blocs, qui avaient fonctionné normalement, u'avaient pu retenir le train. Il semble que doivent intervenir dans ces accidents, les variations avec la vitesse du eocflicient de froLtement. On connaît les expériences de S. Henry Tyler : elles ont montré la diminution très nette du eoelficienl de frottement avec la vitesse;. Dans les lignes de chemin de fer, comme le; rappelle AT. Klose, il peut tomber ail tiers de sa vitesse habituelle, pour les vitesses élevées. Il faut, du reste, remarquer que les grandeurs reiaLi frottemenl et. de roulement varient elles-mêmes beaucoup suivant les cas ordinaire, le seul frottement à considérer est celui de roulement. Dam pourvue d’un frein à patin, il y a alors à distinguer un frottement de roui ment de. glissement, (mlui-cî diminue, aussi avec la vitesse, mais beauc.o celui-là.
- Telle est la raison pour laquelle les compagnies de chemins de 1er eo à employer le frein à patin, pour les vitesses élevées tout au moins.
- La diminution du coMbeicnt de frottement, avec la viLesse semble sc hyperbole : en réalité, les essais tentés dans cet ordre d'idées sont peu serait que pour les vitesses de 60, ~o, 80 km (pie l'on commencerait à < notion sensible du coellicient de frottement; l’elfel est très net pour mie vitesse de 100 km qui peut, du reste, être dépassée par les chemins de fer à crémaillère. On a constaté, sui les chemins de fer de l'État saxon, en pente de 1/40, entre Ureiberg- et Dresde, une diminu-
- oituro
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- lion du coefficient de frottement avec la vitesse. On peut calculer ce coefficient d'après la formule de Franke, suivant laquelle le frottement serait proportionnel à une puissance / d’une constante dépendant de la construction de la voiture. Celte vitesse critique au delà de laquelle le train cesserait d’obéir à l’action de scs freins serait d’environ -90 km.
- Il faut donc à tout prix augmenler l'adhérence sur les rails, des roues, ou plus généralement de la voiture elle-même. Un bon sablage est certainement un palliatif, mais il semble que la solution doive consister surtout dans la succion mutuelle exercée entre les rails et les parties convenables de la voiture, cet effet exerçant dans des conditions pratiquement indépendantes de la vitesse. Le frein à main n'a pas dit non plus son dernier mot : il est d’ordinaire calculé pour avoir son plein effet dans les vitesses normales ; mais s'il arrive que la voiture s'emballe, il devient défectueux, pour deux raisons : la trop grande vitesse, et la trop faible puissance pour laquelle il a été prévu. C’esl aussi une des causes de l’accident du chemin de fer de "YVadenswiel-Einsieder, qui ne fut que le résultat malheureux d'une expérience faite pour vérifier si l'adhérence d’une machine à trois roues couplées était suffisante pour gravir une rampe de 5 p. 100 sans faire usage de crémaillère. Ces accidents graves, provenant d'un frottement mécanique Insuffisant aux grandes vitesses, doivent donc plus que jamais encourager les ingénieurs à la recherche d’un frein développant, mie friction magnétique intense.
- Barbu, j.ion,
- lUTOUOIÜLKS ÉLECTKIQIES <*> .
- SYSTÈME BERT111ER
- Ce système présente cette particularité que grâce à l’emploi d’un moteur électrique à induit et à inducteur tournants, le différentiel se trouve supprimé, l'induit faisant Lourner l'une des roues, l’inducteur faisant tourner l’autre.
- Sur l’arbre a 'lig. •>) formant essieu, sont lixés l’induit b du moteur et la roue L’inducteur d est monté librement sur l'arbre n au moven dos paliers e qui lui permettent de tourner en sens contraire de la rotation de l’arbre a. Autour de ce dernier arbre, et sur sa moitié environ, sc trouve un arbre creux ou arbre différentiel/’sur lequel est calée la roue g. L’arbre plein a et l’arbre creux /'tournent dans les paliers h support an [ la voiture au moyeu de l'étrier i. La roue /calée sur l'arbre creux engrène avec un pignon k calé sur un arbre intermédiaire l. lui-même monté dans le support m et portant nu second pignon n solidaire du premier qu'entraîne l’inducteur par une couronne à dentures intérieures 0. Le courant est amené à l'inducteur et à l'induit par les balais.
- Par suite de la mobilité de l’inducteur et de l’induit, ce dernier prend pour une valeur
- P) Voir dans J.'Eclairage Electrique, les descriptions des automobiles do la Compagnie française des voitures électriques, t. XVI, p, 22 juillet 1898 : Mildé-Mondos, t. XVI, p. 140, a3 juillet T898 ; O. Patin, l. XVI, p. 188, 3o juillet 1898; Bouquet-Garein-Sehivre, t. XVI. p. 4;>3, 10 septembre 1898: Rikcr, t. XVII, p. 341, ^6 novembre 1898 ; Columbia, l. X YIII. p, 167, 4 février 1899 ; du Régiment des Sapeurs-Pompiers de Paris, t. XX, 28 septembre J899; Kriegcr. t. XXI, p. 481, 3o décembre 1899 ; Morris <jt Saloin, l. XXII, p. 41, i3 janvier 1900 et les résultats des Concours de voitures de place automobiles de 1898 et 1899, t. XV, p. 496, 18 juin ; t. XVI, p. 6o, 9 juillet ; t. XIII, p. 16, i^1' octobre 1898; (. XX, p. 1)7, 29 juillet 1899.
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- donnée de la force éleetromolriee, une vitesse angulaire moindre que si. l'inducteur était
- fixe 5 les engrenages étant calculés de façon que l’induit et rindücleur tournent en sens
- •duclion est. de moitié. L'emploi d’
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- tétfapolaire a permis en outre de réduire à une assez faible valeur la vitesse angulaire de l’indueteur et de l'induit : dans la voiture qui a été construite dans les usines Leeoeq et Cu" de Genève, cette vitesse angulaire est de 200 t : ra. Dans ces conditions, on peut donc parfaitement, connue on l’a fait, monter le moteur électrique directement sur l’essieu. Avec des roues d’un diamètre de o,G5 m, la vitesse normale de. la voilure sc. trouve en eifet être de 3,i4i6x o,65 X 200 X 60 ni par lieure soiL environ 24 km à l'heure. Dès lors il devient facile de rassembler tous les organes moteurs dans une caisse cylindrique d'assez faibles dimensions entourant l’essieu et, par conséquent, de réaliser un avant-train moteur d'une très grande simplicité et d'un poids peu élevé.
- La figure 1 représente l'avanl-lrain moteur d’une voilure petil-dne de ce système. Les organes de manœuvre sont analogues à ceux des éleclromobiles ordinaires. Le combina-tcur et le volant de direction sont placés à l'extrémité d'une colonne lixéc devant le siège du conducteur.
- Les accumulateurs sont dissimulés dans un coffre formant la caisse du véhicule ; dans les»essais qui ont été faits sur cette voilure, ces accumulateurs étaient du l\pe Pescello.
- J. Lewal.
- HEV UE lJNDUSTJUEEliE ET SCIENTIFIQUE
- DISTRIBUTION
- Relai différentiel pour courant alternatif de l’A. E. G. Elüktrolevhnische Rundschau, t. XVII, p. 33, i5 novembre 1899.
- Les relais communément employés-pour dégager automatiquement uu commutateur ou un régulateur sont constitués par une bobine traversée par le courant ou par un électro dont Je champ crée une attraction ou une répulsion sur un induit de fer doux ou d’acier aimanté. La force résultante ne suffit pas le plus souvent, pour produire’ l’action cherchée sur l'instrument de distribution ou de réglage ; elle est en général utilisée pour agir sur un contact et fermer ou ouvrir un circuit à plus grande intensité qui, il son tour, produit le dégagement.
- L’inconvénient de ces appareils est que les contacts sont rapidement détériorés par suite des étincelles qui s’y produisent et qu’ils deviennent défectueux et incertains.
- L’Àli.oemeine Elektkizit.ets Geseij.sch.vit a construit un relai où ce défaut est éliminé par la suppression du contact.
- Le système se compose de deux bobines 1) et D, en circuit avec les enroulements AV et W, de l’appareil à dégager: DW etDQV, forment deux
- branches parallèles reliées a la source M. La bobine 1) est construite de façon que son noyau de ter soit saturé magnétiquement à la tension voulue et par suite, pour une tension plus forte laisse passer, à cause de la diminuliou du coefficient de self-induction, le couraut en proportion plus grande (pie pour une bobine moyçuiie-
- Fig. 1.
- ment ^aimantée. Le courant i\ augmente graduellement pour une tension plus faible et monte toujours plus rapidement pour une élévation de la tension. La bobine Dj possède au contraire un noyau de ter avec aimantation moindre ; de plus il y a un entrefer changeant automatiquement avec les changements de bitension, de manière que, par l'attraction de 1 armature A, l’entrefer soit augmenté lorsque la ton-
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- S'S
- sion diminue/ct inversement ; il^s’ensuit que le courant varie en sens de la tensii>n,
- H résulte de là que les deux intensités q et ii sont égales pour une valeur déterminée de la tension ; pour une tension moindre, q diminue et inversement, tandis que i3 varie en sens inverse. Ainsi donc, quand la tension devient plus faible que la tension normale, l’action de l’enroulement \Yt l'emporte, tandis que dans le «•as où la tension devient plus grande, c’est celle de W ; et cette propriété pont être utilisée pour actionner l'appareil comme s’il était alternativement mis en circuit et hors circuit, par un relui ordinaire.
- Comme exemple, prenons pour W et W, des solénoïdes d'un même nombre de tours avec un novau de fer ordinaire mobile dans la direction de l'axe. Pour des courants q et ii égaux, les attractions des solcnoïdes sur le noyau se compensent, tandis que pour des courants inégaux, le noyau est attiré par le solénoïde le plus fortement, excité. Le mouvement du novau peut être utilisé pour déplacer un levier commutateur en fonction de la tension.
- Si \Y et W, sont les enroulements d’un moteur parcouru en sens opposés par des courants de même phase, ils produisent sur l’induit des mouvements de rotation opposés qui se compensent pour nue valeur moyenne déterminée «le la tension, tandis que pour une tension différente, l’un des enroulements l’emporte sur l’antre et leur différence met l’induit en mouvement. Le sens do la rotation dépend ainsi de la valeur de la tension par rapport à la tension moyenne. L’induit peut avoir des formes très variées : induit à novau muni d’enroulement en court-circuit, disque métallique, cylindre métallique, etc. Le moteur peut, être employé pour faire dépendre de latension les commutateurs ou lesrégulateura, par exemple pour maintenir constante la tension d'un alternateur par déplacement d'aimant régulateur. G. G.
- Ruptures de l’isolant des câbles concentriques, par Gisbert Kapp. iïlrktrotechnische Zeitschrift, U XX, p. 896, '>8 décembre i
- Lorsque les premières stations centrales de courant alternatif fureut installées, on reconnut 1 qu’on couplant ou découplant un réseau de cables concentriques on s'exposait à la rupture du cable entre le conducteur extérieur et l’armu-
- ture de plomb. Ce danger est évité si l’on suit la règle suivante : au moment de la fermeture, fermer d'abord le conducteur extérieur; au moment de l'ouverture, ouvrir d'abord le conducteur intérieur. Mous commencerons par rappeler l’explication de ces phénomènes avant d’en aborder d’autres non encore expliqués.
- Soit un réseau de cables concentriques à haute tension alimentant «les transformateurs. On peut considérer un transformateur comme un appareil absorbant aussi bien du courant vvatté que du courant cléwatté. Si la charge est grande et non inductive, le rapport du courant déwatté au courant watté est très petit et le coefficient de self-induction du transformateur est. faible. Si au contraire la charge est nulle, ce coefficient est maximum. Nous pouvons donc considérer le transformateur comme un appareil dont riuduetum-e T.«a est variable et. dépend de la nature et de la grandeur de la charge du secondaire ainsi que do la tension.
- Si l’on coupe le conducteur externe h Vune de ses extrémités, l’autre extrémité reste reliée à un transformateur qui le charge. Calculons le courant de charge. SoitC, la capacité du conducteur externe vis-à-vis de l’enveloppe (c'est-à-dire de la terre). Soit C., la capacité de tous les autres conducteurs extern»!s non interrompus. Le courant suit la voie suivante : il part du rail du tableau communiquant avec l’âme du câble, de là va au conducteur externe par la bobine dü transformateur, du conducteur externe G, il va à la terre , de la t«>rrc il passe parC2 et gagne tout le réseau des câbles externes non interrompus, puis il retourne à l'autre rail du tableau. Les deux capacités C, et C2 sont en série et on peut les remplacer par une seule :
- si C2 est très grand vis-à-vis de C,, on a C = C,.
- Les conducteurs externes de tout le réseau agissent comme s'ils étaient à la terre et l’isolement du conducteur coupé doit supporter toute la tension du courant de charge, tension qui peut d'ailleurs croître par résonance et percer l’isolant. Soit par exemple un réseau de ioo km de câbles concentriques à haute tension, 3ooo volts, fréquence 45. Supposons que la capacité du câble extérieur vis-à-vis du plomb soit de i microfarad par km. Supposons que lé
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- transformateur encore réuni au câble interrompu ait une puissance de 20 kilovoltampères et que le facteur de puissance du secondaire soit 0,9. Ce facteur 11e diminue sensiblement qu’aux environs de la marche à vide. On peut calculer l’inductance du transformateur et déterminer ainsi les conditions pour qu’il J ait résonance dangereuse entre cette inductance et la capacité du câble interrompu. Il faut alors distinguer deux cas : a, Le câble forme un conducteur simple à l’une des extrémités duquel le transformateur reste branché aux deux conducteurs, tandis qu’on interrompt le conducteur externe à l’autre extrémité : b, Le câble forme une boucle du réseau : le conducteur central est relié à des transformateurs aux deux extrémités, le conducteur externe seulement à une extrémité.
- Traitons d’abord le premier cas, en admettant que les câbles secondaires 11e sont reliés qu'au seul transformateur considéré et non aux aulres câbles secondaires du réseau, autrement dit que la portion éclairée forme une île du réseau. Supposons que le courant â vide du transformateur soit de 3,33 p. 100, soit 0,22 ampères et les pertes dans le fer 3oo watts. Cherchons quelle est pour les diverses valeurs de la tension aux bornes, la capacité nécessaire pour que le courant de charge soit égal au courant primaire correspondant à cette tension : la tension de la génératrice est supposée constante.
- Considérons d’abord le cas où la charge se-
- condaire est nulle. Si 011 connaît les propriétés magnétiques du fer, on peut pour chaque tension calculer le courant magnétisant et les’pertes,
- par suite le décalage du courant à vide. Pour un certain fer nous obtenons les courbes de la figure t. i\ est Ja perte dans le fer à vide, i0 le courant magnétisant, ih sa composante wattée, ip sa composante déwattée. La perte dans 1e cuivre est négligeable.
- Pour trouver la capacité correspondant à 35o<> volts, 011 procède ainsi (fig. 1). O11 porte aune
- certaine échelle de volts OA = 3aoo et ii une échelle d’ampères OB—o,a3. C’est la composante déwattée du diagramme de la figure 1. BC est la composante waltée = 0,11, OC est le courant â vide et doit être perpendiculaire au vecteur de la tension du condensateur. On trouve ainsi la direction AI) de ce vecteur. Sa longueur est déterminée par la condition que la tension de la machine soit 3ooo volts. Si alors nous décrivons de O comme centre un cercle de rayon 3ooo, ou a les points E et F. La tension entre le conducteur externe et l’armature est soit AE = $700 volts soit, AF = oja volts. Mais pour avoir une de ces valeurs la capacité du condensateur doit avoir une valeur déterminée. Le courant de charge est
- Donc pour c — 5 700
- C = 0,161,
- C = î,6o.
- On trouvera de même la capacité eorrespon-, dant h toute autre tension aux bornes. On aura deux valeurs pour les tensions plus grandes que 3oooY. Pour 3ooo volts, la plus grande valeur de
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- R R VU E 1) ' T- T, RC TU f Cl T F.
- la capacité est infinie, c’est-à-dire qu'il v a court-circuit cuire le conducteur externe, le plomb et le rail du conducteur externe. Mais alors il n’v a aucune différence de potentiel entre le conducteur externe et le plomb et les points A et F sont réunis. Ce cas se présente si nous mettons le conducteur externe à lu terre en un certain point, moyen commode pour éviter le claquage du câble.
- Si on représente graphiquement les résultats, on a la courbe de la ligure 3.
- câble de 3ooo volts peut en supporter (iooo, ce que 1 on ne peut exiger des câbles concentriques. Si la capacité est. par exemple 5 fois moindre, lalongueur dangereuse d’un câble torsadé est comprise entre i4o<> et 2000 m. Le danger est évité si l’on interrompt à la fois les deux câbles, mais lin court-circuit peut fondre le fusible de l’un des câbles seulement, et. il y peut v avoir danger de rupture, à moins qu’on n’emploie des fusibles beaucoup plus forts à la station qu’à l'extrémité de la ligne. O11 peut de même protéger un câble concentrique en ne mettant aucun fusible sur le conducteur externe.
- Considérons ensuite le cas où le réseau secondaire est chargé : ce cas est bien plus favorable. Une très faible charge suffit à éviter les élévations de tension. La figure 4 donne la ten-
- r -x. 1 ,,, . .1 sion du transformateur et du conducteur extern e
- La capacité des cables concentriques se cal- I
- cule par la formule dans le cas du — de la charge (cos ’f —= 0,9).
- z = constante diélectrique (3 a 4)5) l — longueur du câble, r = le rayon du conducteur externe, R celui do l’enveloppe. Comme nous supposons que le câble n’alimente que le transformateur (h* yo k\v, la section de chaque conducteur 11’excédera pas 16 mm2, lui capacité est de 1 ordre de 0,6 microfarad par km. Si nous considérons une tension de ôooo volts comme dangereuse, la ligure 3 montre que la capacité dangereuse se trouve entre o,i3 et 0,35 microfarad, doue la longueur dangereuse est comprise entre 210 et 58o m. T.e conducteur le plus dangereux, celui de 4'*° 111 correspond à une tension de 8000 volts.
- C’est une opinion répandue que les conducteurs torsadés ne présentent aucun danger de rupture : cela n’est pas absolument exact. La capacité y est seulement beaucoup moindre : un
- Le maximum de la tension entre le conducteur externe et l'armature est de 38oo volts, ce qui correspond à une longueur de 1 km. Ce cas ne présente pas de danger. La raison de cette différence tient à la faiblesse "du décalage : mais si celui-ci augmente, le danger augmentera aussi. Supposons que le transformateur alimente un moteur ayant à pleine charge un facteur de puissance = 0,8. L’inductance sera de l’ordre de 270. Supposons qu’au démarrage cos s = o,3. Si alors le coupe-circuit cède, il y a danger. La figure 5 montre les courbes de tension de ce cas. Mais la distance dangereuse eslgrandc et pour les distances moyennes il y a bien moins de danger.
- Plaçons-nous ensuite dans le cas b : le conducteur externe interrompu tait partie d’une boucle du roseau. Nous voyons tout de suite que le danger est bien diminué. Un semblable câble a ses extrémités reliées, non seulement à des transformateurs mais encore à d’autres câbles, de sorte que le courant trouve au moins deux chemins vers l’usine.
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- Tels sont les principaux cas de rupture signalés jusqu’ici. Mais il en est survenu d'autres, dus non à l’interruption seule du conducteur externe mais à une mise à la terre du conducteur interne. Ce cas est bien plus grave car ce contact :i la terre sc produit en général simultanément eu plusieurs points et apporte une perturbation bien plus grave. Ces accidents ne
- ?e sont produits que dans les réseaux urbains eu câbles concentriques et où les conducteurs, primaires d’une part, les conducteurs secondaires de l’autre formaient des réseaux fermés. Dans les installations avec transformateurs, uniques, ces cas ne se sont jamais produits. Soient dig. 6) 1* et S le primaire et le secondaire d’un transformateur de sous-station. J est le conducteur
- interne-. À le conducteur externe. Celte s.ous-stati/m . est -réunie à d’autres sous-stations par •des; cfibles primaires l'cprésenlés par J, et A,. Jj'et' À2- sont les conducteurs secondaires qui -vont aux-autres' sous-stations. Si J est interrompu, par exemple par fusion du plomb 5, le primaire P est encore soumis à la tension J1 Ar Si 6’ et s, tondent ensemble, le primaire P est encore soumis à la tension produite par le secondaire S qui est alimenté par J2, A^. Supposons qu'il se produise en D un contact à la terre : les fusibles s, .sq, ,s\, fondront, l.e trans-lormateur est alimenté par son secondaire et le pÿidiaiée dévient, une source inductive et résistante. l.e courant suit la voie suivante : du point marqué terre sur le diagramme (revêtement en plomb, il va en 1) puis passe par P et gagne A4 ; de lii’ il passç par la capacité C de tous les conducteurs externes, vis-à-vis du plomb et regagne la terre. T.'inductance est bien moins grande que dans le cas precedenl car elle ne provient .que de la dispersion magnétique du transformateur, mais la capacité égale à celle de tout le reseau-est de beaucoup supérieure. Il peut alors se produire résonance et par suite danger pour fô'ùt Te réseaü : cela dépendra de la charge du
- secondaire et de la dimension dos fusibles, Si la charge est grande cf les fusibles de U A4 relativement faibles, il est vraisemblable que le courant de S sera interrompu avant la fusion de s et sr ce qui évite tout danger. Mais on 11e peut compter sur cette protection car il est impossible de calculer avec précision un fusible. Si r est la résistance du fusible, i l'intensité, T la température de fusion, c line constante dépendant de la chaleur spécifique du fusible et de ses bornes, K un facteur qui exprime l'action refroidissante, la durée «pii s’écoule entre le court-circuit, et la fusion est
- Il sullit que t soit plus grand que la durée île quelques périodes. Un calcul approché montre qu'un lusible qui met ioo secondes à fondre pour une intensité double de la normale, demandera o,- seconde pour une intensité ?.o Ibis plus grande, et o.iff pour une intensité 00 à (>o lois plus grande. Dans ce cas il s’écoulerait encore 6 périodes avant la rupture du courant, ce qui est largement suffisant pour produire un accident.
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- Ainsi donc malgré les courts-circuits sur les conducteurs internes et l'absence de ces courts-circuits sur les conducteurs externes, il peut y avoir résonance. Cherchons si celle-ci est dangereuse. Supposons un réseau urbain de ioo microfarads, un transformateur de 20 kilovoltam-pcrcs ayant 3oo watts de pertes dans le fer et autant de perte dans le cuivre, enfin une chute ohmique de i,5 p. 100 et une chute de tension inductive de 4 P- ioo. Nous avons à pleine charge dans le primaire
- où lions négligeons la perte dans le fer à cause de sa petitesse. Pour qu’un courant de 40 ampères
- Fig- 7-
- charge le condensateur, il faut une tension déterminée par l’égalité
- Si donc nous mettons aux bornes du secondaire une tension de ioo soit 4,26 p. ioo de la tension normale secondaire, nous aurons dans la bobine primaire en court-circuit l’intensité normale.
- Plus le transformateur est grand et plus la résistance et l’iuduetance diminuent. Dans certaines limites ces grandeurs sont inversement proportionnelles à la puissance P en kilovoltam-pères :
- Supposons alors que la mise à la terre du conducteur interne se produise près d’un transformateur pour lequel P = 20. Cherchons la tension entre le conducteur externe et la terre : Prenons un courant de charge, par exemple, 4° ampères. La composante waltéc est
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- la composante déwattée.
- d'où e= i.4no volts. Nous porterons sur une perpendiculaire à O B la longueur O E —: 1420. La tension DE = 700 volts est celle qui résulte de la combinaison du transformateur et du réseau.
- Mais en réalité la tension du transformateur estplus élevée que 760 volts. Si le réseau secondaire n’avait pas de résistance on aurait en S la tension normale et en P on aurait DE = 3ooo volts. Admettons que les conducteurs reliant les sous-stations soient calculés de telle sorte que la perte de tension soit de 1 p. 100 et supposons que la station considérée soit reliée avec 3 autres. Le transformateur est donc alimenté par 3 câbles dont la perte pour 6,7 ampères au primaire n’est que .de un demi p. too. Dans le cas présent le courant n’est pas de 6,7 ampères mais
- et la perte est de
- La tension aux bornes du pri
- d donc
- Dans la figure 7
- OA = 37,5 , AB = 14 et OR = 40.
- La tension aux bornes est perpendiculaire à OA et sa grandeur est
- e = i28. -i2_ — 564V = 01), b,7
- Donc dans la figure 7 nous changerons l’échelle de telle sorte que DE = 2760. La tension du conducteur externe sera alors 0220 volts, la tension aux bornes 2800 volts, le courant 147 ampères soit 22 fois l’intensité normale. Il s’écoulera donc 25 périodes avant que les fusibles 11e fondent, ce qui est largement suffisant pour percer l’isolant extérieur en bien des endroits.
- On peut de la sorte calculer la tension du conducteur externe pour diverses grandeurs de
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- qui donnent le
- de la portée
- qui ont été
- l ü "’y
- Taire qu’
- point pour
- la prise de
- le faut pour fondre
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- r’il n'existe pas
- TÉLÉGRAPHIE-TÉLÉPHONIE
- quelques cnnsii principes de la
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- 1. En ce qui concerne la construction des cohéreurs M. Marconi se borne à dire que ta longueur de l'espace occupé par la limaille et la grosseur des grains de limaille ont dû être peu à peu diminuées dans le but d'augmenter la sensibilité de ces instruments. Dans les coliéreurs actuellement en usage cette longueur est réduite à i min, les électrodes sont en argent et la limaille (dont la nature n’est pas indiquée) est extrêmement lîne(1). La résistance de ces cohé-reurs, pratiquement inlinie à l’état normal, tombe à une valeur comprise entre ioo et 3oo ohms sous l’influence des ondes hertziennes.
- 2. M. Marconi décrit ensuite le dispositif de syntonisation qu’il a fait breveter en mars 1899 ctqui, comme il a été dit dans la revue citée plus haut '"p. 5n), consiste à disposer le cohcreur et un condensateur dans uu circuit distinct du circuit de l’antenne, ce dernier n’agissant sur le précédent que par induction au moyen d un transformateur dont le primaire est relié d’une part à l'aiiteriûc, d’autre part à la terre, et dont le secondaire est eu série avec le eohéreur. A propos de l’effet et du mode d’action de ce dispositif relevons les phrases suivantes : « L’effet de ce transformateur est d’accroître la force électromotrice des oscillations induites aux extrémités du cohcreur, et par conséquent de faire fonctionner cet organe soit avec des ondes moins intenses soit avec une distance de transmission plus grande que lorsque le eohéreur est connecté directement à l’antenne. J’avais souvent remarqué, dans des expériences déjà anciennes que l’emploi d’un long et fin fil au poste récepteur donnait de meilleurs résultats qu’un fil court et gros. Je pensai que cela était dû à ce à ce que la rupture de l’isolement des grains de limaille dépend plutôt de la force éleetromo-tricc des oscillations induites que de leur intensité. » Ou voit que la raison de l’emploi d’un transformateur reste encore mystérieuse.
- 3. Le conférencier rappelle que, se basant sur des essais à courte distance, il a autrefois énoncé celte loi que, pour une même quantité d énergie dépensée pour la production des ondes, celles-ci agissent à une distance qui varie approximativement comme le carré de la hauteur
- de l’antenne et comme la racine carrée de la capacité placée an sommet de l’antenne. Des expériences plus récentes ont montré que cette loi est correcte jusqu’à 85 milles, soit environ i36 km. Ainsi entre North Haven. Poole et Aluui Bay die de Wight), stations distantes de 3i km environ, il faut une hauteur d’antenne d’au moins 22,0 m; d’après la loi énoncée on pourrait donc transmettre des signaux jusqu'à 124 km avec une hauteur d’antenne de 4^ m> or des expériences directes ont montré qu’on peut atteindre alors r36 km.
- M. Marconi fait observer que dans les essais à i36 km dont il vient d’être question, les antennes n’étaient pas géométriquement visibles. À cause de la courbure du globe terrestre la droite joignant les deux antennes passait à une profondeur de 300 ni au-déssous du niveau de la mer.
- 4. Dans cette partie de la conférence, l’auteur revient sur le transformateur employé dans le dispositif de syntonisation. Il dit avoir fait avec M. Kennedy de nombreuses expériences avec des bobines de modèles très différents (plusieurs centaines) et que ces expériences lui démontrèrent l’impossibilité de se servir de transformateurs analogues aux bobines d’induction ordinaires, l’emploi de ces bobines donnant lieu à une 'diminution de la distance de transmission au lieu de l’augmentation que l’on avait en vue. Il se trouva ainsi conduit à imaginer un transformateur de forme spéciale : le primaire est forme d’un fil très fin enroulé un grand nombre de fois sur un manchon en ébonite ; le secondaire est constitué par deux ou quatre bobines de lil encore plus fin, dont les couches successives présentent un nombre de tours décroissant à mesure qu’on s’éloigne de la bobine primaire de telle sorte que la section de l’enroulement affecte la forme d’un triangle. La façon dont l’enroulement est fait et la manière dont les deux ou quatre bobines sont connectées ensemble ont hi plus grande influence sur les résultats obtenus; les schémas donnés paraissent indiquer que chaque couche doit commencer du même côté, que quand il n’y aque deux bobines celles-ci doivent être reliées par les extrémités libres do chacun des fils de la couche la plus proche du primaire, et que quand il y a quatre bobines les deux bobines médianes doivent être reliées comme il vient d’être dit, leur connexion aux deux autres sc faisant de manière inverse, c’est-
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- à-dire en joignant la couche extérieure de chaque bobine médiane à la première couche intérieure de la bobine extrême adjacente. Suivant l’inventeur ces modes d’enroulement et de connexion auraient pour conséquence « d’empêcher les effets dus à l'induction électromagnétique d’être en opposition avec l’induction électrostatique aux extrémités du primaire ».
- C’est à l'emploi de ces transformateurs que M. Marconi attribue la possibilité, de communiquer aux très grandes distances qui ont été atteintes dans les essais faits pendant les dernières manœuvres anglaises. Ainsi tandis qu’il était possible de communiqucrfacilement jusqu’à 60 milles (96 km) lorsqu’on employait le transformateur à quatre bobines induites, la distance se trouvait réduite à 7 milles (11,2 km) quand on enlevait cet appareil.
- 5. La dernière partie de la conférence _ est consacrée à l’exposé des applications réalisées et des résultats des essais faits l’an dernier.
- L’application la plus importante est la liaison télégraphique du bateau-feu de East Goodwin avec la côte ; elle date du 24 décembre 1898 et a permis, outre l'envoi journalier de télégrammes de service, de demander des secours en cinq circonstances : trois.fois pour des navires échoués dans le voisinage du bateau-feu, une fois pour le bateau-ieu lui-même endommagé par suite d’une collision avec un vapeur et enfin une dernière fois pour laire débarquer un homme de l’équipage dangereusement malade. L un des appels permit de sauver l’équipage et la cargaison d'un navire à vapeur français en perdition, navire dont la police d’assurance s’élevait, à plus de 1400000 fr. Jusqu’ici un employé de M. Marconi est en permanence sur le bateau-feu mais actuellement son rôle est plutôt d'apprendre aux hommes de l’équipage le maniement des appareils que d’opérer lui-même.
- M. Marconi parle ensuite des essais faits dans la Manche avec le concours du gouvernement français. Mais U ne fait que signaler les résultats qu’ils ont fournis (voir la revue citée plus haut p. 513) et il s’étend au contraire sur les essais effectués pendant les manœuvres navales anglaises de l’automne dernier. Jœs résultats de cés'essais ont été indiqués antérieurement dans ce journal (t. XX. p. exiv, 9 sept. 1899], dans Une note oii il était dit que les communications entre le « Juno » et Y « Europu » avaient pu
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- être maintenues d’une façon régulière jusqu’à 4o milles nautiques (environ 78 km) et que des signaux avaient pu être transmis jusqu’à 60 milles (environ 11 1 km). D’après la conférence de M. Marconi cette dernière distance était en réalité de 72 milles nautiques (soit i36 km).
- Ces résultats engagèrent la Wireless Telegraph and Signal C° à faire sur terre des essais à grande distance ; dans ce but deux stations lurent érigées, l’une à Chelmsford, l’autre à llarwich, à une distance de 54 km ; les communications furent très bonnes.
- • En septembre dernier des communications furent établies, à l’occasion du Congrès de Boulogne de l’Association' française pour l'avancement des sciences et du Meeting de Douvres de la British Association, entre Wimèreux et un poste provisoire établi sur la tour de l’hôtel de ville de Douvres. On profita de ce dernier poste pour entrer en communication avec le bateau-feu d’East Goodwin et on constata que la transmission était très régulière bien que les hautes falaises sur lesquelles s’élèvent le château de Douvres et, un peu plus au nord, le phare de South-Forebuid, se soient trouvées sur le trajet direct des ondes. On put également communiquer de Wiinereux à Harwich ou Chelmsford ; dans les deux cas la distance franchie était d’environ i3t) km dont 48 km au-dessus de la mer; les antennes étaient à ^3 m au-dessus du sol dans les stations réceptrices et transmettrices.
- M. Marconi parle aussi des résultats obtenus en novembre dernier aux Etats-Unis pendant la course nautique de la coupe « America » : 4 000 mots furent transmis pendant la durée totale de cinq heures des transmissions. Les essais qui furent faits à la suite en présence d’une commission du Département de la Marine américaine (voir L'Eclairage Electrique, t. XXI, p. i.xxxvt et ex, 10 nov. et 1 déc. 1899 et t. XXII, p. xlv, 27 janv. 1900) ne permirent pas de communiquer à plus de 07 km, mais comme nous l’avons déjà dit, cet insuccès doit être attribué à ce que les appareils employés n’éliiient pas construits en vue de transmissions à grande distance, M. Marconi ne voulant pas faire usage du transformateur dont il a été question plus haut et qui n’était pas encore protégé par les brevets amé-
- M. Marconi rappelle qu'à son retour d’Amérique, à bord du Saint-Paul, on lui demanda
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- d’installer ses appareils sur le paquebot et qu’il put ainsi entrer en communication avec le poste des Needles, de Pile de Wight, et avoir de cette façon,plusieurs heures avant l’arrivée, des nouvelles de la guerre qui venait d’éclater dans l’Afrique du Sud.
- 11 termine par l’indication des tentatives qui ont été faîtes pour utiliser son svstèmc de télégraphie dans les opérations de cette guerre. On sait que, jusqu’ici du moins, ces tentatives n’ont pas donné de résultats satisfaisants. M. Marconi attribue ces mauvais résultats à ce que les télégraphistes envoyés dans ce but ne trouvèrent le matériel nécessaire ni pour l’établissement de supports assez élevés, ni pour la confection de cerfs-volants destinés à les remplacer, et qu'ils durent se borner à établir des supports insuffisamment hauts. 11 ne croit pas que la nature ferrugineuse du terrain ait eu, comme il a été dit, une influence quelconque sur les résultats, car, outre qu’il considère cette opinion comme dénuée de base théorique, il n’a jamais constaté d’influence nuisible dans les essais faits pendant les manœuvres anglaises où une flotte de an navires cuirassés se trouvait souvent placée sur le trajet des ondes, ni clans les essais faits en Amérique où les ondes avaient à traverser ou à contourner un assez grand nombre de ces hautes maisons américaines dans la construction desquelles le fer lient une si large place.
- Ajoutons que M. Marconi nous promet pour l’année 1900 des progrès auprès desquels ceux réalisés jusqu’ici n’auront qu’une bien faible importance et (ju’il ne s’écoulera pas longtemps avant que la télégraphie par ondes hertziennes ne soit aussi employée auc la télégraphie ordinaire. J. R.
- eu cours d’exécution sont représi tillé, tandis que les lignes à con; diquées en trait plein. Le nouveau réseau corn-, prendra à peu près un nombre de lignes double de celui du projet primitif. La dépense totale prévue est de 4 100000 fr.
- Il n’est pas sans intérêt à ce propos de donner un rapide tableau des différents services téléphoniques européens de 1891 à 1897.
- On voit par ce tableau quel est le retard de' l’Italie ; il est a souhaiter que le projet actuel
- Le nouveau projet de loi sur le service téléphonique en Italie.
- La discussiou du projet de loi réglant le service téléphonique en Italie {L'Éclairage Électrique, t. XX p. 019' était restée en suspens par suite de la clôture de la session parlementaire ; la question vient d’être reprise et le premier projeta subi d'importantes modifications, comme on peut s’en rendre compte par le dessin ei-annexé, dans lequel les lignes déjà existantes ou
- soit mis à exécution rapidement. D'après ce projet de loi, pour les lignes réservées à l'Etat,, un-crédit de 2000000 fr. est ouvert au Ministère, des Postes et Télégraphes. -,
- La dépense sera repartie sur huit exercices, à raison de 400000 fr. pour 1899-1901» et 3oo 000 fr. pour chacun des suivants. Ces lignes, pourront être construites plus rapidement, paç anticipation si les provinces, communes, .asso^ ciations, etc, veulent fournir les sommes, néces-
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- T. XXIII. — N° 16.
- 3ggmfir5 23895413 6388593 3j 53259 38517975
- i“4(536gi 217583 5 ,06249 129211000
- 2172380
- 5004261
- Service de l’Etat.
- Angleterre (1898,’. . . .
- Belgique.
- Bulgarie............V .
- France ..................
- Service de l'Etal et service
- Danemark ' «lQ.;. • • •
- ( Sociétés . .
- Hollande ^ Soci!te« "
- Norwège J Sociétés
- Service prive.
- saires qui leur seraient ensuile rendues sans intérêt sur les exercices suivants.
- Les concessions à l'industrie privée seront faites aux conditions suivantes :
- Droit du Gouvernement de fixer le tracé des lignes et les conditions techniques de leur construction et de surveiller l’exécution des Ira-
- Obligation du concessionnaire de se prêter à la liaison de ses propres lignes avec celles des autres concessionnaires et d’employer les procédés les plus favorables pour que les conversations puissent s’effectuer avec sécurité et préci-
- Durée maxima de la concession »5 ans ; droit de rachat pour l’Etat, il un moment quelconque, après avoir donné avis 6 mois auparavant.
- Le tarif n’a pas été changé. Pour les heures de nuit, c’est-à-dire de l’heure 21 à l’heure G, le tarif sera diminué de ao p. 100.
- Dès l’approbation du projet, il sera donné cours à la convention stipulée entre là France et l'Italie pour l’etablissement des deux lignes
- Turin-Lyon et Gènes-Marseille. Les deux pays ont été divises en trois zones par des lignes équidistantes de 3oo km à partir de la frontière, avec taxes partielles de 1, 2 et 3 fr. pour trois minutes de conversation et pour chaque pays. Par exemple, la taxe sera de a fr. cuire Milan et Lyon et de 4 fr. entre Rome et
- Après ces deux lignes, c’est la ligne Milan-Zurich qui sera établie : peut-être ensuite serait-il question de relier Turin et Genève en passant par le grand Saint-Bernard.
- T,a téléphonie internationale a déjà fait de grands progrès en Europe, presque toutes les capitales sont reliées entre elles, quelques-unes même par plusieurs circuits. Paris est. relié avec Londres, Bruxelles, Berne, et le sera bientôt avec Berlin ; cette dernière ville est reliée à Vienne, Budapest, Monaco, Copenhague, Amsterdam, Bruxelles, Berne, etc.
- D’autres villes importantes des différents Etats sont aussi en communication téléphonique.
- T.a ligne Berlin-Paris mesurera 1 100 km,
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- une nouvelle ligne Berlin-Copenhague mesurera i marin pour les lignes téléphoniques; la ligne 5no km dont 5o km sous-marins entre "Warue- I Calais-Douvres posée en 1891 n’a en ell'et que iniinde et Gedsjer. C’est le plus long trajet sous- | 38 km. G. G.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADEMIE DES SCIENCES
- Note sur la transmission du rayonnement du radium au travers des corps ; par Henri Becquerel. Comptes rendus, t. CXXX, p. 959-984.
- Dans des Communications précédentes (’) M. Becquerel a signalé le fait que l’absorption du ravonuement du radium par divers écrans était variable avec la distance de ccs écrans à la source radiante : si l’on disperse par un champ magnétique la partie déviable de ce rayonnement, et si on le reçoit sur une plaque photographique, on reconnaît que divers écrans placés sur la plaque arrêtent les radiations les plus déviées, jusqu'à une limite inférieure variable avec, chaque écran, tandis que ces mêmes rayons semblent traverser les écrans lorsqu’ils sont placés près de la source. Celte variation de l'absorption avec la distance des écrans à la source radio-active a été vérifiée par M. et M'ne Curie au moyen d’expériences électriques, et par MM. Meyer et Sehweidler au moyen de la phosphorescence.
- La première idée qui vienne à l’esprit lorsqu'on cherche à expliquer ce phénomène est de supposer que, au sortir de l’écran absorbant, on ait aflàire à un rayonnement nouveau. Ce rayonnement pourrait être le rayonnement incident, dont toutes les radiations auraient une vitesse moindre et seraient transformées en radiations plus déviablcs ; il se pourrait encore que ce rayonnement fût constitue par des radiations secondaires de la nature de celles que M. Becquerel a indiquées l’année dernière () qui paraissent analogues à celles que M. Sngnac a trouvées pour les corps frappés par les rayons X. Ces radiations nouvelles pourraient être identiques aux radiations absorbées, ou avoir une vitesse moindre.
- Bans les Notes rappelées plus haut, se trou-v1) Kcl. Élect., I. X.t II. p. q35 et 3x4, 10 cl 24 fé-(h Écl. lilect,} t. XIX, p. 239, i3 mai 1899.
- valent décrites quelques expériences suggérées par ces hypothèses, et qui montraient que, dans les conditions particulières où elles étaient faites, pour des distances de la source ne dépassant pas 1 cm environ, le rayonnement transmis semblait émaner delà source plutôt que de l’écran, et que le rayonnement secondaire ne paraissait pas avoir un effet prépondérant (').
- J,es expériences suivantes, dont quelques-unes remontent au début des recherches de M. Becquerel, montrent que ces idées ne peuvent être accueillies sans réserve, bien que le rayonnement secondairs puisse, dans certains cas, devenir comparable et même plus intense que le rayon-mcnl transmis.
- Tout d’abord M. Becquerel rappelle que le rayonnement du polonium préparé par M. et MIIIU Curie n’est pas déviable et que, môme en couvrant la matière par un écran d’aluminium, on 11e réalise pas une transformation en rayons déviables dans les conditions, antérieurement décrites, de ses expériences. On 11’observe pas non plus, sur la plaque photographique, d’ellet clû à des rayons secondaires émis par l’aluminium sous l’influence de la radiation du polonium.
- Pour reconnaître si le rayonnement émis par une source radio-active traverse uti écran.
- (’] Depuis cotte époque, plusieurs observateurs out raiil clans la transmission du rayonnement des corps M. Yiilard (Société de Physique. 2 mars 1900) admet,
- rayonnement incident un rayonnement qui lui serait propre, et serait toujours normal à la surface de l’écran.
- Suivant M. Tt. Dorn (Ahhnndl. der Naturforschenden Cesellsckaftjzu Halle, Bd. XXII, p. 42. ao janvier 19O0), les corps radio-actifs émettraient principalement des radiations non déviables, etles radiations déviables seraient des radiations transformées. M. Dorn a écrit récemment à.M.Becquorclpour lui proposer une explication des phénomènes rappelés au début de cette note, eu admettant la transformation des radiations incidentes.
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- U’KCLATft A GE KI, K C T HI QU E
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- versant les corps- le rayonnement prend une vitesse moindre ; reflet' se produirait alors dans l'air, mais les expériences n’ont révélé jusqu'ici, aucun retard de eette nature. Si le rayonnement se ralentissait notablement dans l'air, les trajectoires-dans un champ magnétique, au lieu d’avoir un ravon de courbure constant, auraient un ravoir de -courbure qui irait en diminuant a mesure que la vitesse' diminuerait, ce qui parait contraire à l'cxistencc. de trajectoires fermées.
- » D’un autre coté, l'expérience que j'ai faite dans le vide--avec • des plaques enveloppées de papier noir ne nous apprend rien sur ce point, car soit la région du maximum d’impression, soit la limite de ^absorption du papier, correspondent à des ravons qui arrivent sur la plaque ou le papier avec îles vitesses déterminées, et l'expérience'ne nous apprend pas si ces vitesses étaient les -mêmes au départ de la source.
- » L'expérience suivante peut, au contraire, nous renseigner sur ce point fondamental. Dans un champ magnétique, uniforme, ou dispose sur une plaque photographique une source de très petit diamètre, puis au moyen de deux petites ouvertures pratiquées dans des écrans en plomb, on isole un faisceau sensiblement homogène décrivant, dans un plan normal au champ, une trajectoire circulaire bien déterminée, et venant l’aire sur la plaque une impression limitée. Si l'on place immédiatement après la seconde
- môme plaque, d'un oùlé l'ombre directe, et de l'antre l'effet dû à l’écran d'aluminium.
- devient moindre. Si l'on place l'écran oblique au contact du fil à i cm au-dessus de la source, puis la plaque à i cm au-dessus du fil. on observe alors une légère trace de l’ombre au travers de l'écran de o.i mm d’épaisseur. Celte trace estbeaucoup plus forte au travers d'une lame
- ment dans ces conditions au .travers du papier noir et du 'erre placés an contact du fil.
- > L affaiblissement de l'ombre s'accentue si on éloigne I écran de la source ; mais, si l'on diminue 1 inclinaison de l’écran, on réalise le mémo effet qu'en diminuant 1 épaisseur. Une lamelle do verre de o,i 5 mm d’épaisseur, inclinée à (5°, placée à i cm au-dessus du fil et à î,6 cm de la source, donne une faible trace de l'ombre du
- w Ces apparences semblent. confirmer le fait d’une
- h- rayonnement total est d autant moins pénétrant qu'il a parcouru un chemin plus long dans l'air »
- ouverture un écran absorbant, et s’il arrivé que le rayonnement se ralentisse en traversant cet écran, la trajectoire ne sera plus l’arc de cercle primitif, mais un are de ravon moindre, et la trace de l'impression sera déplacée du coté île la source. Ou peut même obtenir sur la même plaque la trace de deux faisceaux dont l'un seu-ment a traversé 1 écran absorbant.
- » Cette expérience est assez difficile a réaliser, on raison de la faiblesse des impressions et de la longueur des temps de pose ; j'ai même disposé une bande photographique de quelques millimètres de hauteur, placée verticalement contre l'écran, au-dessous de la seconde ouverture, pour recueillir reflet d’un rayonnemen’t très dévié, mais je n’ai observé aucun décalage entre les traces de deux rayons dévié» dont l'un a traversé un écran d’aluminium très mince ou une feuille de papier noir. 11 semble clone qu en traversant ces écrans les rayons transmis gardent leur vilesse et leurs charges, ou tout au moins que le produit -y- <’ varie peu. »
- Nouveauxmodes d’entretien des diapasons, par A. cl V. (Juillet. Comptes rendus, t. CXXX,
- L'entretien du mouvement des corps oscillants peut être réalisé de plusieurs manières. Au cours de son étude optique des mouvements vibratoires, Lissujous a établi le pretqiei' diapason entretenu électriquement (‘j. Plus tard, dans la construction d’un phonoptomètre (â), il a. supprimé l’interrupteur auxiliaire dont il avait, d’abord fait usage : 'un fil métallique fixé a l’une* * des branches d’un diapason, vibrant dans utl plan vertical, ouvre et ferme périodiquement le circuit d’un électro-aimant par l'intermédiaire du mercure que contient un godet placé nu-dés-' sous de lui. ' ,
- Enfin M. Morçadicr a rendu possible-l'entra tien de la vibration d’un diapason dans un plaii quelconque, en substituant au mercure ü'n contact sec constitué par un plan conducteur contre lequel vient périodiquement lui 1er le fil contact.
- Le procédé d’entretien appliqué par A.
- (*' Comptes rendus, 1&I7.
- (*) Société de physique, 1874.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- II. Cette durée d’éi
- de l’ordre du dix-
- • rapport à la durée d’une étincelle, est ce [ rend si difficile la mesure de la durée de
- = la
- * x r^5=
- liquidé. Si I» fils,l1.com,.n,.,:calioi,'>qui'™1id’'ra«“i-
- Aussi l'auteur a-t-il renoncé à étudier la durée de propagation des rayons X en ayant recours à l'action des rayons X sur les explosifs dynamiques, bien que cette aetion ait l'avantage d’être incomparablement plus nette que sur les potentiels explosifs statiques.
- Iïl. Si chaque émission de rayons Rœntgen donne lieu ainsi à un train d’ondes de quelques dizaines de kilomètres de long, une importante : la tête et la queue du train
- 1 Eils en rome?
- déjà une première
- Si l’on reprend, en effet, IV disque de tôle percé de trous c observe que les images des trous sur l'écran conserventy durant la rotation, exactement la meme forme, quelle que soit la distance du tube de Crookes au disque, tournant. Cette distance a
- La traversée d’une épaisseur d’air de 35 cm s émise nc partit donc pas avoir modifié la longueur du ire. On train d’ondes qui vient frapper le disque. C’est de telle là un résultat que n’aurait pas donné un flux de ctnlUil ra™ns CÎ,thodicIues 0’ et <Iwi revêt une impor-‘érran est su. rimé ^ tance particulière dans les idées de M. Sagnac plus si les tils^lcjcomnmnira- sur la nature de la lumière et des rayons X(2i. ou s'ils sont enroulés mi sole- | Il a, t
- qu’alors l’un- i riences, un intérêt plus immédiat. Si un train
- propres exp
- - , _______, _______ r-_.. .........iat. Si un tra
- .le l'excitateur de Hertz [Éd. Élecl., t. XXII. p. 4,5, , celles qu’éprouve un Irai il il'orules sonores (’),
- Ce réglage fait, et l'écran de carton remis en plaee, si j
- on met devant r«M» primaire ,m tube de Crookes , déterminer des Olin,
- elionné par une bobine d'induclion, et qu'on tourne ' 4 j, di9,„ncc dc g,
- 'Mai, r« qui H,ut
- façon que les rayons X éclairent d 'abc
- 7r Xy'lois qi“'ll'“1'n,1C1f *“"7".*' ' Bro.1.™
- met i l'abri des rayons X.par im écran métallique épais, dllrdo q ulle étincellc'et d'une émission de rayons X.
- u des rayons X sur les r
- (1) y. .hmrna. „
- p. m 1898. Ed. Elect., t. XIII, p. 335, i3
- 1897.
- (2) Sagnac, Journal de Physique, 3e série, l. IX, p, i 1900. Écl. Élcct., t. XXII, p. 270, 17 février 1900.
- à étin- i (3) Violle et Va, z fortes | t.X,p. 476; 189..
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- éeoulc entre les arrivées du front de l'onde sur deux obstacles successifs. Et, dans ma pensée, c'est, bien l'arrivée dix front de fonde sur un rnierojnètre qui détermine l'étincelle, dans les cas, trop rarement réalisés, où les rayons X deux étincelles statiques indexes ec synchronisme presque parfait que 'apparition du phénomène de Kerr, '
- du téléphone à la de la télégraphie sans . Popoff.
- A propos de la note de AI. Thomas Tomma-sina présentée à. la séance du y’ avril (l), Al Al. Dueretet et PopofV adressent une réclamation de priorité dans laquelle ils disent que le procédé présenté par AI. Tommasina est décrit (huis un brevet qu'ils ont pris en France le 22 janvier dernier "
- sina une lettre nous informant que le procédé qu'il a décrit a été breveté par Al. Paul Galopin, de Genève, le i- janvier, puis le1 21 février
- J. B.
- SOCIÉTÉ DE PHYSIQUE DE LONDRES
- dans la télé-
- Ce dispositif a pour objet de e salle de
- 100 vibrations par s avec un second circuit (l'inductance variable et ces deux circuits sont simulés par un condensateur dont ou peut faire varier la capacité. Par
- le de manière à mettre à l’u transmetteur et, le circuit récepteur. Les oscillations qui prennent, naissance dans ee dernier circuit produisent des oscillations induites de même* fréquence dans nu circuit, à conducteur lin dont une partie est enroulée sur un tambour plaeé dans uu champ magnétique intense et iixé à un fil dont la longueur et la tension sont réglées de manière que sa période d'oscillation naturelle soit de un quatre centième de seconde; ce tambour entre en vibration et ses vibrations t utilisées pour produire, au moyen d'un tact mierophonique fixé au tambour, des variations d'intensité dans un circuit disposé
- tambour provoque a son tour des variations d'intensité de courant dans un troisième circuit comprenant un téléphone récepteur, ces variations
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- REVUE D’ÉLF.CTR] CITÉ
- 21 A t'ril 1900.
- A la suite de cette communication, M. Wat-son décrit plusieurs dispositils qu’il a imaginés dans le même Eut el dans lesquels la svntonie est mise en évidence suit par des déviations gal-vanométriques, soit par la production d’étincelles dans le circuit secondaire.
- SOCIÉTÉ ALLEMANDE D’ÉLECTROCHIMIE
- Congrès ih Gœttiugcn (').
- Sur l’èlectrolyse de l’acide benzoïque. Communication de M. C. Schall, lie Zurich :
- L’auteur rappelle les expériences de Nernst sur rélectroRse el la conductivité des mélanges de sels minéraux qui se dissolvent mutuellement'^'. 11 a essavé lui-même l’action du courant sur les sels organiques obtenus par exemple dans l’action des carbonates anhydres sur les acides organiques fondus. I/allure de l’éleetro-Ivse ainsi que la conductivité dépendent de la température. Malheureusement il a fallu opérer dans des intervalles de température très resserrés, ii cause de la décomposition ou de la volatilisation de l’acide fondu qui sert de dissolvant.
- La dissolution du carbonate de soude dans l'acide o-nitrobenzpique fondu possède une bien meilleure conductance que celle du benzoate de soude dans l’acide benzoïque londu. Celte dernière solution olî’re une grande résistauce au passage du courant, résistance qui croit encore si, au lieu de carbonate de soude on emploie du sodium métallique 'lequel se dissout avec dégagement d’hydrogène) ou bien de ro-bromo-niétu-nitrobenzoate d’argent. Quand l’acide benzoïque se solidifie le mélange peut être considéré comme un véritable isolant.
- Avec une force éleclromotrice de ioo volts et en employant des électrodes d’argent percées de trous à une distance de 3 à \ mm et avec une surlacc de ip cm4, on n’obtint qu'un faible dégagement gazeux qui semblait partir des électrodes et qu'il était impossible d'observer avec des courants plus faibles. En- môme temps la niasse fondue qui est d'abord claire se trouble. Hi maintenant on fait passer brusquement un courant continu de ooo volts il sc produit presque instantanément une ébullitioh tumultueuse.
- (*' A oiv I. Eclairage Electrique, t. XXT, p. a.-j, 5.j, a56
- [') A Eclairage Electrique, t. XXI, p. 56.
- Sans aucun doute, si le milieu n était ni volatil, ni décoinposable sa température s’élèverait jusqu au rouge. En remplaçant rapidement le courant de ooo volts par celui de ioo volts l’ébullition se modéra et dura pendant 20 minutes jusqu’à l'interruption de l'expérience.
- 11 s'était déposé entre les électrodes une substance organique solide, brunâtre contenant de l’argent. La masse fondue, lessivée à chaud avec-une solution de carbonate clé soude, abandonna un résidu qui peu à peu devint partiellement solide ; il est soluble dans l’éther el possède l’odeur du diphén^le el de l’acide benzoïque. Le produit est pressé sur une plaque poreuse qui absorbe la partie huileuse, le solide est dissous dans l’éther de pétrole ^distillant de 5o à yO°t. la liqueur est agitée avec une solution de bicarbonate de soude, filtrée à travers un filtre sec el enfin évaporée. On obtint de cette façon une cristallisation microscopique, fondant à yo° et ayant l’odeur et l’aspect des cristaux dè di-phényle.
- Il est ainsi démontré que des courants suffisamment forts produisent au sein de la solution de benzoate de soude dans l’acide benzoïque fondu des corps qui se comportent comme" des hydrocarbures. Il faut d’ailleurs ajouter que le rendement est très faible.
- Ces expériences montrent, pour la première fois, que des acides aromatiques, traités d’une façon convenable, sont susceptibles de donner, sous l’action du courant, des produits de décomposition analogues à ceux qui sont depuis long-temps caractéristiques des acides de la série grasse.
- Sur l’emploi de la force éleclromotrice et de la conductance comme moyen de reconnaître les solutions saturées et de les préparer. Communication de M. J.-H. van t’Hoff, de Cliav-lottenburg (d'après des expériences de MM. Dawson et Chiaraviglio.)
- L auteur s’occupe depuis plusieurs années de la préparation et de l’analyse dès solutions saturées, son luit étant d’étudier la formation des gisements naturels, en particulier ceux de Stass-furt. On sait que ces solutions renferment en première ligne du chlorure de sodium, puis du sulfate de magnésie, du chlorure de magnésium et du chlorure de potassium. L’évaporation amena la cristallisation progressive de ces composés. On voit qu’il lie s’agit que de liquides
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- saturés et l’étude de ces solutions est ici d'un grand intérêt puisque c’est elle seule qui permettra d’abord de jeter un regard sur les voies suivies par la nature lors de la formation dé ces immenses couches de sel.
- La fabrication d’une liqueur saturée est, en général, une opération facile, tant qu’il ne s'agit que de cas simples, c’est-à-dire d’un seul sel. 11 suffit d’agiter convenablement à température constante une quantité sullisante du corps avec de l’eau. L’auteur se sert d’un agitateur hélicoïdal (fig. i) actionné par une turbine ou un moteur à air chaud; pendant toute la durée de l’agitation, la solution est plongée dans un thermostat, à température invariable. La saturation se fait; on abandonne pen-Fig. i. dant quelque temps la liqueur à elle-même, sans agiter, on en pipette une certaine quantité en filtrant (à travers un petit tampon de coton), enfin on procède à l’analyse chimique.
- Dans les cas plus compliqués la saturation est très longue à s'établir; il faut souvent attendre plusieurs centaines d’heures en agitant sans cesse. Il existe en effet des corps qui ne donnent que fort lentement des solutions saturées, mais il faut ajouter que toutes les solutions ne sout pas simplement formées du mélange d’eau et des sels qu’on a dissous.
- La solution saturée de sulfate de magnésie, chlorure de magnésium, sel marin et eamallite (chlorure double de magnésium et de potassium) possède à a;»0 la composition suivante ;
- 11*0
- rsaCl K CI %Ci*
- MgSO
- On peut la considérer comme la somme de ses constituants; la cnrnallitc exige en eiFet i molécule MgCl2 pour 1 molécule KC1, il reste donc yy molécules MgCb qui sont dissoutes telles quelles, ainsi que celles de NaCl et de MgSO1.
- Ici les choses sont simples ; la solution saturée est la somme de l’eau et des sels dissous, elle est congruente suivant l’expression de Meyer-hofl’er, la saturation se fait avec une facilité rela-
- tive, puisque chaque sel se dissout, pour ainsi dire, comme s’il était seul.
- Dans d’autnes cas il n’en est pas de même ; prenons par exemple la solution saturée de sulfate de potasse et d’uu sel double formé de sulfate de potasse et de sulfate de magnésie K2 Mg (SO4)2, (5 fDO. Voici sa composition à au0.
- H*0 iooo molécules
- K*S0‘ 16 »
- MgSO‘
- On s’attendrait, d’après la formule du sel double, à trouver plus de molécules K2 SO4 que de molécules MgSO4, or l'expérience donne précisément l’inverse ; pour 22 molécules MgSO4 il n’y en a que 16 de K2 SO4. Celte solution saturée est incongruente.
- On n'atteint ici la saturation que lorsque, à la suite d'une transformation chimique quelconque, il n’y a plus de différence entre la composition de la solution finale et la somme des composants. Or, nous savons que ces réactions entre les corps solides et l’eau exigent souvent beaucoup de temps, c'est seulement quand elles sont achevées que la saturation peut avoir lieu. Dans ces conditions il faut faire de temps à autre une prise d’essai et l'analyser; si la saturation est longue à s’établir on perd de cette façon de notables quantités de substance ; il arrive souvent aussi que ces analyses ne sont pas très simples.
- Ainsi se pose le problème de suivre la composition de la liqueur saus avoir besoin d’analvses et sans sacrifier de produit, f l’analyse definitive n’étant laite qu’après j-que la saturation est atteinte. i_
- L’auteur eut recours d’abord à la méthode des densités ; il se servit de la pipette de Landolt (fig. 2) munie d’un robinet à sa partie inférieure et que l’on peut fermer avec un chaperou rodé ; le col de la pipette est gradué. \/ Après Lavoir préalablement chauffée à a5u on la remplit par aspiration, la liqueur passant à travers un peLit tube y qui contient un tampon de ouate. O11 détermine ainsi en même temps le poids et le volume, c’est-à-dire la densité de la solution ; on lui restitue la liqueur après chaque opératinti et on recommence par exemple toutes les dix heures jusqu’à ce qu'on ait atteint un nombre constant.
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- Il est (les cas où cette méthode laisse à désirer. deux solutions pouvant avoir la même densité. et cependant posséder une composition différente, l'n peu de chlorure de magnésium en plus compense un peu de sulfate de magnésie qui est en moins. Il fallait donc trouver un autre procédé.
- M. van t Hoir s’adressa avec succès à la méthode de la conductibilité électrique. L’appareil est représente (fig. 3). On voit il gauche l'éprouvette
- qui contient la solution saturée, à droite la disposition permettant de prendre la résistauce, l’ensemble de l’appareil peut être plongé dans le thermostat et maintenu à 2S". Pour faire la prise d'essai, il suffit d aspirer en a, en filtrant toujours à travers du coton. Les lectures faites on refoule le liquide dans le tube à essai et l’on recommence dix heures après.
- Les nombres suivants montrent combien cette méthode est plus avantageuse que celle des densités. On a employé :
- i° Une solution saturée de chlorure de so-
- in Une solution saturée des chlorures de potassium et de sodium;
- 3° La même solution renfermant de la carnal-lite;
- 4" Une solution saturée de chlorures de sodium, de magnésium et de caruallite ; et enfin
- 5" la plus compliquée de toutes, une solution saturée de chlorure de sodium, de chlorure de magnésium, de carnallitc et de sulfate de magnésie.
- Les densités sont, dans les deux cas extrêmes, 1,1978 et i,35i3 présentant ainsi une différence notable. Les nombres ([ni représentent les résistances sont 179,;") et (154,5. Ainsi dans ce cas particulier, la densité ne s'accroît que de 12 p. roo, tandis que la résistance devient quadruple. La
- méthode de la conductibilité est donc bien supérieure à celle des densités pour juger de la saturation.
- Le procédé n’est pourtant pas parfait, et ici encore, comme pour les densités, il peut arriver que par compensation deux solutions aient la même conductivité et que la composition soit cependant différente.
- Aussi l’auteur s’est-il adressé finalement a la méthode électrométrique basée sur la mesure des différences de potentiel. La théorie permet de prévoir, que si la concentration de l’un des ions (SOS Cl, Na, K, Mg) vient à varier dans la solution il se produira une différence de potentiel entre cette solution et celle d’une antre liqueur qui renferme l’ion à une concentration déterminée.
- La figure 4 représente le petit appareil qui permettra de faire les mesures. L’électrode Q est du mercure recouvert de chlorure mercureux, l’électrode C 'électrode à calcium de Luther) est un alliage de plomb recouvert d’un mélange de sulfate de plomb et de sulfate de chaux. La méthode n’a pas encore été suffisamment expérimentée pour qu’on puisse déjà publier des résultats.
- Sur l’ètat actuel de l’industrie électrochi-mique (!). Communication ilu professeur W. Bor-chers. d'Aix-la-Chapelle :
- M. Borchers avait élé chargé de ce travail par le Congrès de 1898. Pour les mener à bonne fin il a dii demander de tous côtés un grand nombre de renseignements dont quelques-uns ne lui sont pas parvenus. Pour ce motif, et aussi à cause du très grand nombre des petites usines on a dù laisser de côté dans les grands tableaux qu’on trouvera plus loin trois grandes branches de l’industrie élcetrochimiquc, à savoir l'industrie des accumulateurs, celle delà galvanoplastie et celle du blanchiment électrolytique. Un fait qui démontre que celle dernière industrie a déjà atteint un développement eonsidéra-
- ques additions et remarques qui ont paru dans ce journal: t. XXII, p. 21 a et 23i), n° du (O février 1900. Article J. Reyval et Revue W. Borchers. Dans cette der-
- la dernière colonne de ce tableau donne, non pas la valeur des installations comme il est dit dans le texte anglais, mais la valeur des produits fabriqués. X. d. 1. R.
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- blc, c'est ijue les seules maisons Siemens et Ilalske, de Berlin et de Vienne, et la Société d’électricilé, ci-devant Sehuckert et Clf à Nuremberg, ont fait des installations dont la puissance totale atteint plus de 1000 chevaux.
- On compte aussi plusieurs milliers d établissements gnlvanotoohniques.
- U fut difficile d’obtenir des renseignements relatifs aux applications de l’électrochimie organique ; <>n sait cependant que le raffinage élec-trolvtiquc du sucre est déjà bien perfectionné rt que quelques usines ont des installations de
- Les tableaux des pages Ii2,ii3,ti4,u5etn6 résumentles renseignements obtenus sur la puissance utilisée dans les installations électrochimiques. Les lettres (cl et (»•) placées à la suite du nombre donnant la puissance utilisée indiquent que celte puissance est fournie par des moteurs à vapeur ou à gaz. Lorsque les nombres ne sont suivis d'aucune indication, e’est que la puissance est fournie par des moteurs hydrauliques. Dans ce cas, et quand la puissance utilisée est inférieure à la puissance disponible, cette dernière est indiquée en renvoi.
- Les tableaux 11 et III (') résument le nombre et la valeur des produits que les pays énumérés précédemment sont susceptibles de fabriquer. Pour dresser ce tableau on a toujours pris les chiffres les plus bas, les rendements pratiques les plus probables. Les diverses publications présentent en effet des indications très contradictoires et pour des raisons faciles à comprendre, les industriels ne parlent pas volontiers de ces questions.
- Les données relatives à l'aluminium sont particulièrement divergentes; ainsi l’auteur calcule d'après les nombres publiés par la Société de N'euhsuisen et de la Praz 'procédé Héroult) une production de 182,5 kg d’aluminium par ehe-vnl-an. La Bristish Aluminium C° atteindrait 3(j5 kg cl la Pittsburgh Réduction Company irait jusqu'à fiao kg. Or les poids d’aluminium que l’on peut produire lit A.iquement avec divers voltages s’élèvent aux chiffres suivants :
- Pour 3 volt? 7^3 kg
- ') Publies dans le numéro du iu février igoo, p. 231 ’l 233 (lîel. JCIcct, t. XXH|.
- Ainsi la Pittsburgh Réduction C° travaillerait avec moins de 4 volts, la Bristish Aluminium C° sc servirait de 4 à 5 volts, enfin les autres usines -ITéroult emploieraient plus do ro volts.
- En ce qui concerne les autres produits, les données sont moins divergentes, si bien que les chiffres suivants présentent quelque garantie d’exactitude. Un cheval effectif fournit par an
- 16 tonnes de cuivre;
- 22 tonues d’argent ;
- 1,6 tonne de soude caustique à-o p. 100, plus 3,5tonnesde chlorure de chaux à 38-4o p. 100;
- 1,8 tonne de potasse caustique à 80p. 100, plus 3,5 tonnes de chlorure de chaux à 3o-4o p. 100;
- o,5 tonne de chlorate dépotasse;
- 1 tonne de carbure de calcium;
- 0,6 tonne de carhorundum.
- Les diverses usines qui fonctionnent déjà et celles dont la construction est projetée seraient par conséquent capables de produire les quan-
- Carboi'undum .
- Chlorate do potass Chlorure do chau 38 à .fo p. 100 .
- 80 p100 ! . .' Soude caustique -o p. 100 ... .
- | 33 9'
- Ma R
- 3i 1 os
- T 981 OOO 96 071 OOO
- Le tableau mentionné plus haut montre quelle est la participation des divers pays.
- 11 fait voir qu'au point de vue des forces naturelles, la France parait être dans une situation très heureuse. Provisoirement elle dépasse même les Etats-Unis. Toute la frontière suisse et italienne, avec la Savoie et le Dauphiné jusqu’au nord delà Provence, est sillonnée de montagnes de premier ordre d’où sortent des fleuves abou-
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- clatits et qui possède par place des chutes considérables. Vis-à-vis ces montagnes se trouvent les Cévennes qui donnent naissance à la Loire, et à ses nombreux aHluents ainsi qu’auxplus importants de la Garonne ; enfin à la frontière espagnole s’élèvent les Pyrénées. Il est probable que des trésors aussi abondamment semés par la nature ne tarderont pas à être rapide ment exploités par un peuple entreprenant comme la nation française,
- T/Allemagne a été traitée d'une façon plus parcimonieuse : en v comprenant la vapeur elle n'occupe que le huitième rang.
- Cet ordre est changé par contre, si nous rangeons les pavs d après la valeur de leur pro-
- duction. Les Etats-Unis avec leur immense richesse minérale arrivent en tète, la seconde place est occupée par l’Allemagne, la troisième seulement par la France.
- Dans cette évaluation l'auteur u'a pu tenir un compte suffisant de la quantité de cuivre raffiné en France et en Angleterre, mais il faut noter aussi qu'eu Allemagne, où l’industrie chimique est si développée, il v a également beaucoup d’usines qui ne publient pas leur production.
- L auteur se place maintenant à un autre point de vue assez spéculatif, et dans le tableau suivant il range les corps d’après la quantité d’énergie qu’ils sout susceptibles de produire.
- nyd^K™»o • - • • • ’•
- Magnésium..............
- Phosphore .............
- Carborundum............
- Carbure de calcium produisant Acétylène..............
- I KH.OCRA.MMK
- XVO
- /n O
- SiO--j- CO2
- On prend ici comme base la chaleur de combustion, c’esl-à-dire la quantité de chaleur mise eu liberté lors de la combustion de i kg de matière par l’oxvgène.
- Le tableau ne doit naturellement pas renfermer les métaux précieux dont la valeur est due à d’autres qualités.
- Tons ces corps ne peuvent pas soutenir la comparaison avec le charbon. La puissance calorifique de ce dernier est de ~ ooo calories. Le travail de combustion de i kg de charbon dépasserait un peu i i chevaux-heure, ce qui à raison de ij fr la tonne abaisserait le prix du cheval-heure à 0,135 fr.
- Mais il faut employer des appareils bien volumineux pour transformer l’énergie du charbon et l’effet utile est bien petit. Rappelons au contraire les expériences de M. Goldsehmidt (b. Combien simple est ici la transformation de l’énergie de l’aluminium !
- D’autre part le carbure de calcium CaC- est
- partout facilement transformable en gaz acétylène (? HJ et le rendement des moteurs à gaz atteint, jusqu'à 3o p. ioo. On ne doiL donc pas rejeter l’idée de l’emploi futur du gaz acétylène, surtout dans la navigation.
- Enfin rappelons que sur les voitures automobiles on cherche à remplacer le moteur à huile légère de pétrole par des accumulateurs électriques. En jetant un coup d’œil sur le dernier tableau on est frappé de ce que, même aux prix actuels, l’aluminium est supérieur au zinc au point de vue de son énergie éleetroohimiqne. Il est évident que l’on peut construire avec l’aluminium des éléments dont la. force électromotrice et la capacité seront plus grandes que celles des piles au zinc. L’aluminium est un remarquable accumulateur d’énergie. 11 faut d’ailleurs observer que pour les besoins dont il est ici question on pourra se contenter d'un métal moins pur. Au lieu d’alumine pure on pourra employer dans la fabrication du métal de la bauxite préalablement calcinée. Il en résulterait un abaissement considérable de prix que le
- p) Ecl. Êlect. t. XXI, p. 9.-,ü : 1899.
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- K E Y V F. DE r.EC TRI Cl T K
- 1 ‘«>
- développement des usines ne saurait que favo-
- Mnis au lieu de nous occuper de ces problèmes que l'avenir se chargera de résoudre, jetons maintenant un coup d'œil rapide sur les sources d’énergie auxquelles l’industrie électrochimique tait des emprunts.
- On sait que les forces naturelles dont nous pouvons actuellement disposer ont presque toutes leur origine dans l'énergie ravonnée par le soleil. Ce n'est qu’en un petit nombre de localités qu’il est possible d’utiliser une intime partie de la provision de chaleur emmagasinée ii l'intérieur de notre globe. L éuergie qui anime nos machines, nos mécanismes et les organismes vivants est empruntée directement au soleil. On distingue diverses sortes d énergie qui se transforment plus ou moins facilement les unes dans les autres: l'énergie rayonnante, la chaleur, l’énergie mécanique, l'énei'gie électrique, l'énergie chimique.
- Sauf quelques formes de l’énergie mécanique on n'arrive guère à emmagasiner que l’énergie chimique; a ce point de vue il n y a pas lieu de tenir compte ici de la conservation de la chaleur et de l'énergie électrique.
- L'énergie rayonnante est la moins saisissable de toutes les formes, voyons ce qu’elle devient en arrivant sur notre planète.
- Une partie se convertit aussitôt en chaleur et sous cette forme pénètre à une faible profondeur à l'intérieur du sol en accomplissant des travaux d’ordre mécanique et chimique.
- Parmi les travaux mécaniques il faut ranger principalement la vaporisation et l’élévation de l’eau. Prenons une hauteur moyenne de i m de pluie, les nuages étant supposés à une altitude movenne de d ooo m, la puissance mécanique moyenne qui en résulte est de 6fSi 56o millions île chevaux. Nous n'utilisons qu’une fraction inlime de celte puissance, mais actuellement on cherche a la capter partout où c’est possible.
- Une partie notable de l’énergie solaire est transformée en énergie chimique. Sous l’action •les rayons solaires il se produit dans les plantes des réactions qui sont résumées par la lormule
- 6 CO* -f ) 1RO = C® H1'1 O® -f 6 0*
- et qui donnent naissance au bois ou au ligneux eu général, à l'amidon, eLe. Tous ces corps constituent des provisions d'énergie.
- Un mètre carré d’un terrain approprié est capable de produire en un an i kg de bois ; i km carré de forêt ou de surface arable nous fournit par conséquent i ooo tonnes de ligneux dont le pouvoir calorifique est de 4 ooo calories par kilogramme; on en déduit une puissance continue de ~oo chevaux environ. J.a superlieie totale des continents étant de i36 o38 8"?2 knv, on arrive ici encore à un résultat considérable, même en admettant qu'une laibîe partie seulement des terres soit couverte de végétation. La décomposition progressive des ligneux qui s’est faite pendant des milliers d'années a accumulé dans le sol de grandes provisions d énergie sous la forme de tourbe, de lignite, de houille, etc.
- Jusqu'à présent on a’puisé sans trop d'économie dans ces magasins d'énergie, utilisant d a-bord les meilleurs combustibles et négligeant presque complètement les tourbes cl les charbons de qualité inférieure. Comme les frais de transport jouent un rôle important, les gros centres industriels s’établirent seulement dans les bassins houillers les plus riches.
- L'industrie élcctrochimique qui prend un développement extraordinaire est en train de renoncer à ccs errements : elle puise la plus grande partie de sa force aux chutes d'eau, ces accumulateurs naturels qui sont alimentes directement et d'une faeou continue par le soleil.
- Sur la puissance totale de 4^o 8oo chevaux qui sont utilisés actuellement par l’industrie électrochimique ou qui sont sur le point de l’être, 3^8 ooo proviennent des chutes d’eau, 4o 35o seulement sont dûs à des chaudières à vapeur et 2 520 à des machines à gaz ; dont 2000 produits par des gaz naturels).
- Cet état de choses— et l'auteur insiste beaucoup sur ce point — doit être pris eu sérieuse considération si l'on veut juger de l’état économique actuel d'un pavs. Presque toute la vieille industrie fet il ne s'agit pas ici de diminuer son importance) se nourrit de provisions qui sont nées pendant les anciennes périodes géologiques et qui ne Se renouvellent pas notablement. L’industrie clectrochimique, au contraire, vit en majeure partie (90 p. 100) d’une énergie qui se produit sous nos yeux, qui ne dure qu'un instant et dont nous pouvons profiter en combinant les procédés physiques et chimiques d’une technique spéciale. Cette énergie semblait, jusqu'à présent, n’avoir eu d autre but
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- que de rétablir, d'une laçou souvent destructive, l'équilibre hydraulique rompu par le soleil.
- Les rendements étaient d'ailleurs jadis tellement faibles qu'ils déconcertaient les meilleures volontés et les esprits les plus déterminés. Ce n'est qu’en élevant le potentiel de l’énergie mécanique de l'eau qui coule qu'on peut songer ;i la transporter à distance. Le problème a tenté l’éleclrolechniquo qui a cherché à conduire l'énergie des grandes chutes d’eau jusque dans les centres industriels, mais jusqu'ici on a été obligé de se cantonner dans des régions assez étroites. On dépend d’ailleurs toujours du câble de cuivre sans lequel toute transmission est impossible. Ainsi, même dans les cas les plus favorables, la liberté des mouvements est encore bien rela-
- Cette infériorité n'atteint pas les productions de l'électrochimie. C'est l’industrie électrochimique qui est appelée plus que toute autre a convertir les formes passagères et peu transportables 'de l’énergie naturelle en des formes qui permettent l'expédition à de grandes distances et 1’ulilisation dans des contrées quelconques.
- M. Kaiima.vx, d'Aix-la-Chapelle, fait quelques remarques un peu pessimistes sur l'avenir industriel de son pays; il s’occupe principalement de deux industries qui ont acquis en Allemagne une importance de premier ordre, le rallinage du sucre et la fabrication des alcalis. Le procédé électroehiniique Say pourle rallinage du sucre fonctionne à merveille. La seule radinerie Wester à Amsterdam a acquis la licence du procédé pour un million de llorins (environ deux millions de francs). L'orateur pense d’autre part que l’Allemagne aura peut-être plus tard de redoutables concurrents pour la fabrication des alcalis dans les usines du sud-est de la France où l'ou trouve en abondance des chutes d'eau de u) ooo à 18 ooo chevaux, dans des régions assez iucullcs où les frais d’achat des terres sont peu considérables. Le cheval-électrique y reviendrait à no fr par au.
- Après une digression de M. Streeb. de Munich, sur les forces naturelles de 1 Allemagne du sud. M. GoloschmjüT, d’Essen, attire l'attention
- de l’assemblée sur la puissance considérable dont on pourra disposer une fois qu'on utilisera les gaz perdus des hauts fourneaux et des fours à coke, dans de grandes machines à gaz. 11 estime que le cheval-électrique reviendrait a environ i a5 fr l'an, c’est-à-dire plus du double du cheval-eau de la Savoie ; mais on aura l’avantage de se trouver au milieu des centres de production. L'orateur croit que l'Allemagne pourrait disposer de ce chef d’environ 3oo ooo chevaux.
- M. Stiîkeh, de Munich, ne partage pas cette opinion; il pense que le cheval-an, abstraction faite du prix du combustible, revient à une somme de iaô a iÙo Jr (frais accessoires, de graissage, d'entretien, de réparations, d’amortissement. etc.). Les machines à gaz exigent d’ailleurs des quantités énormes d’huile de graissage. Un consortium bavarois est en train d’aménager les forces naturelles du Tyrol. Les installations coûtent ;m.5 à u5o fr par cheval et le cheval-an revient en location a d.) florins (6o a yo fr'':. Ces prix délient toute concurrence de la part de la vapeur et du gaz, même des gaz do hauts-fourneaux.
- Suivant le professeur Ostwald, de Leipzig, il résulte de ces débats que d’autres pays sont mieux placés que l'Allemagne pour fabriquer à lion compte certains produits de la grosse industrie. Il conseille par suite à scs compatriotes de porter surtout leur activité vers la labrication des corps qui possèdent une valeur de production. on pourrait dire une valeur intellectuelle. L’industrie des matières colorantes est un exemple à suivre ; il sullit de comparer le prix des couleurs avec celui des matières premières, benzine, naphtaline et anthracène pour se rendre compte de quelle façon la valeur marchande d'uu produit peut-être plus do dix fois centuplée par addition d’intelligence. C’est par de semblables procédés qu’une industrie assure sa domination dans le monde.
- P.-TU. MvLimii,
- Le Gérant : C. .X’À.UU.
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- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L'ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l'Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collègè de France, Membre de l'Institut, — G. LIPPMANN. Professeur à la Sorbonne, Membre de l'Institut. — D, MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. - H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER. Professeur à l'École des Mines, Membre do l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrcgé de lT'uiversité, Professeur au Collège Rollin.
- SÜlt LA CONSOMMATION l)K CHARBON
- DANS LES USINES CENTRAI,FS A VAPEUR POUR LA TRACTION ÉLECTRIQUE
- Dans le premier numéro de celte année du Street Railway Journal, M. A.-B. Derrick expose, dans un article illustré par un tableau en couleurs, la -répartition de l'énergie contenue dans une livre de. charbon de moyenne qualité, brûlée dans une usine électrique à vapeur desservant un réseau do tramways, selon les meilleurs résultats obtenus dans les essais de 16 usines de production de l'énergie électrique, et de 'lie voilures équipées avec des moteurs électriques. ;
- En particulier, cel.auteur se référé au cas d’une station centrale comprenant : des chaudières tubulaires horizontales, avec des tubes do dimensions movennes el d’une capacité de production d’environ 420 chevaux ; des machines à vapeur compountl à condensation, fonctionnant à une pression de 10 atmosphères environ, et capables de développer, à i5o tours par minute, 600 chevaux effectifs; des dynamos de soo kilowatts utiles, couplées directement deux à deux aux machines à vapeur, et fonctionnant à 70 p, 100 de leur charge nominale.
- L'auteur suppose en outre que le réseau ait son centre de gravité à environ 2,8 km de i usine génératrice et qu'il soit parcouru par des voitures automotrices d’environ 11 tonnes, équipées avec deux moteurs et deux eombinaleurs (controleurs) Westinghouse, permettant l’accouplement en série et en dérivation des deux moteurs.
- Sur ces bases l’auteur indique quelques résultats que nous croyons intéressants. Nous mi rappellerons ici quelques-uns, mais en hoir donnant une forme entièrement, différente de celle employée par l’auteur américain, afin d’etre plus facilement compris par qui u’iji pas l’habitude des mesures anglaises. Cela servira d’introduction à quelques remarques que nous nous proposons défaire sur les usines centrales a vapeur. ^
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- j. Un kilogramme de charbon ayant un pouvoir calorifique de 65oo à 8730 grandes calories avec une moyenne do jfioo graudes calories, sa combustion équivaut à la production de 7 52;) à 10 175 watts-heure, avec une moyenne de 8700 watts-heure.
- Rapportons-nous donc à ce dernier chiffre et voyons combien de watts-heure se perdent danschacune des opérations principales qui s’accomplissent, ou bien dans chacun des groupes d’appareils que l’on peut considérer séparément, dans une installation à vapeur alimentant un réseau de trannvays électriques.
- L'échauffement. de l’air et de l'humidité aspirée, de l’eau contenue dans le charbon et produite par la combustion, la formation du coke et de la fumée, le charbon non brûlé qui reste dans les cendres, le ravonnenienl de la chaleur autour des chaudières, c’est-à-dire toutes "les pertes inhérentes à la combustion, font perdre en moyenne 2^75 de ces watts-heure, ou bien les 27,60 p. 100 du total. Le rendement du loyer et. des parois des chaudières est donc d'environ 72,7 p. 100 en moyenne.
- Le transport de l'humidité dans la vapeur d'eau, la condensation de celle-ci dans les tuyauteries, les frottements dans les tubes, dans les coudes et. dans les soupapes en l'ont perdre encore 35o, ou bien les 4i°l P- 100 du total. Le rendement des chaudières et des tuyauteries est doue d'environ 94,4 P- i»o.
- Ta* fonctionnement des appareils de distribution, réchauffement des cylindres au moyen de la chemise de vapeur, les condensations à l’introduction et à l’émission des cylindres, l’expansion incomplète de la vapeur, les frottements aux soupapes, au piston, à la tige, aux coulisses, à la manivelle, aux paliers, le fonctionnement du régulateur, du condenseur, etc., font perdre en moyenne 0216 watts-heure, c’est-à-dire environ 60 p. 100 du total. Le rendement de la machine à vapeur 11'est donc (pie d’environ 12,7 p. 100.
- A ce point 7 741 watts-heure sont déjà dispersés, et 011 11'en a plus de disponibles sur les arbres des dynamos, que 709 environ, soit r,o3 cheval-heure effectif. Le rapport entre l’énergie disponible sur larbros des machines à vapeur, sous forme de travail mécanique, et l’énergie disponible dans le charbon, sous forme, (le chaleur de combustion, rapport que nous nommerons rendement de la transformation thermodynamique est donc d’envirou 8,720 p. 100 en moyenne. C’est surtout sur ce coefficient que nous avons l'intention
- Les frottements dans les paliers, entre les balais et le collecteur, Reflet Joule dans l’armature, dans les bobines servant à l’excitation en. dérivation et en série, dans le rhéostat de champ, les courants parasites, le phénomène d’hystérésis, font perdre encore 90 watts-heure, 1 p. roo du total environ. Le rendement des dvnamos serait donc des 88,2 p. 100 en moyenne.
- Les connexions des dynamos entre elles, avec le tableau de distribution, l'alimentation des instruments, les différentes résistances de contact, absorbent encore 48 watts-heure, o,55 p. 100 du total environ, en moyenne. Le rendement du tableau serait pour ainsi dire du 92,7 p. 100 à peu près.
- 8079 watts-heure seraient ainsi perdus, et il n’en resterait disponibles au tableau que (iai. Pour avoir donc disponible au tableau un kilowatt-heure il faudrait parlant consommer en moyenne 1,610 kg de charbon.
- Le rendement de la transformation dynamo-électrique de l’énergie est d environ 81,8 p. 100; mais celui de la transformation thermo-électrique résulte d’à peine 7,iA p. 100 en moyenne.
- 2. Après avoir donné les renseignements qui ont servi à extraire ces données, l'auteur
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- passe ii l’indication des pertes que l’énergie subit en dehors de l'usine génératrice, dans différentes conditions de service de voitures et de fonctionnement des combinaleurs et des moteurs.
- Nous croyons plus intéressant de donner d’aulres indications moyennes correspondant, aux mêmes hypothèses sur lesquelles eel auteur s’est basé.
- D’après celles-ci on perdrait encore ;
- Dans Jes alimentateurs ou feedors 70 watts-heure, aoit 0,80 p. 100 du total ; le rendement moyen de cette partie du réseau serait donc de 88,6 p. 100.
- Dans les distributeurs aux fils de trolet 19 watts-heure soit o,22 p. 100 du total ; le rendement moyen de ces conducteurs serait, donc de 96,5 p. 100.
- Dans les rails et feedors de retour 47 watts-heure, soit, o,55 p. 100 du total; le rendement moyen de cette partie du réseau serait donc de 81,6 p. roo.
- Et le rendement global de la distribution serait en moyenne d’environ 78,1 p. roo.
- On perdrait, finalement encore .176 watts-heure soit 3,17 p. 100 du total, dans les frottements au trolet et aux roues, dans les résistances-et dans les contacts des eombinateurs,.dos moteurs, accessoires, etc. Le rendement-moven de la voiture serait donc de 48,2 [>• 100.
- L’énergie vraiment, utilisée pour la traction se réduirait ainsi à 209 watts-heure en moyenne sur les 8700 correspondant à mi kilogramme de charbon, c'est-à-dire à m,4o p. 100 à peine du total (soit, encore à 33,6 p. joo de l’énergie sortant de l’usine de production du courant électrique).
- 3. Examinons maintenant l'elfet pratique de ce résultat moyen.
- 209 watts-heure correspondent à 180 grandes-calories, soit à 76 5oo kgm environ.
- En supposant que la vitesse maxima soit de 12 km par heure, que l'effort de traction soit de 10 kg par tonne (sur rails à gorge », que la voilure doive, s’arrêter cinq fois par kilomètre, (pie cette voilure de 11 tonnes, absorbe un travail utile de 1,20 1 ) = 7 000 kgm par
- démarrage ;1), que les rampes et les pentes à franchir soient inférieures au eoelîicient de traction, que les courbes soient négligeables, une voiture-kilomètre absorberait >«X 11 >< 1000 -j- 5 X7 5oo—: 147000 kgm. Une voiture-kilomètre entraînerait donc une consommation de 1,960 kg de charbon, soit une dépense d’environ 4.35 centimes, en supposant que le charbon coûte 22,0 fr. la tonne.
- Ou s’aperçoit ainsi que le résultat moyen déduit des indications de l'auteur amériea’in ne serait pas trop favorable à la démonstration de l'économie delà traction électrique f4).
- 4. Toutefois on peut vraiment réaliser, en pratique, des conditions bien plus avantageuses que celles déduites ci-dessus et obLenir des résultats plus satisfaisants.
- Si le rendement thermo-ilvnamique était porté à 10 p. 100; le rendement dynamoélectrique à 85 p. 100; celui de la distribution du courant à 80 p. 100 ; celui des voilures à 70 p. 100, l’énergie utilisée pour la traction atteindrait les 4^5 p. 100 de l'énergie calorifique du charbon consommé.
- Dans ces conditions un kilogramme de charbon pourrait fournir, à la jante des roues motrices, un travail supérieur à 15o lonnes-mèlres, et la dépense en charbon, par les memes
- (*) Le coefficient 1,20 est appliqué pour tenir compte de la force vive dos masses tournantes.
- {*) Dans les tramways à vapeur de banlieue, la consommation de charbon est de 3 fl i kg par kilomètre et par
- forte, le nombre des arrêts est beaucoup plus petit, et la voie, à rails du type" Yignolo,' exige un effort de traction
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- hypothèses que ci-dessus, se réduirait à 2,2 centimes par voiture-kilomètre, soit à 2 mil-limes par tonne-kilomètre (').
- 4. Nous ne voulons pas nous occuper ici des précautions qui améliorent le rendement dvnamo-éleetrique, celui de la distribution, ni celui des voitures ; nous désirons dire quelques mots sur la variabilité du rendement thermo-dynamique tel que nous l'avons défini plus haut.
- Si l’on remarque que 7000 grammes calories valent autant (pie 3190000 kgm ou que 11,8 chevaux-heures, on voit qu'1111 cheval-heure correspond à 84,7 grammes de combustible ordinaire par machine ; la consommation horaire de charbon par cheval effectif s’obtiendra donc en divisant ce dernier poids par le rendement thermo-dynamique.
- On sait bien qu'un fadeur très important de l’économie d’exploitation d’une installation à vapeur — soit avec, soit sans accumulateurs — est loujours le choix des unités.
- Quand on ne veut pas recourir à l’emploi d’accumulateurs pour régulariser la charge, il faut aussi tenir compte des variations de celte charge, tant, au point de vue de leur amplitude, que de leur durée.
- Dans un service de traction, il n’est, pas rare que la demande de puissance instantanée maximum du réseau à l’usine soit le triple de la demande moyenne. 11 convient donc d'installer des dynamos, des moteurs et des chaudières qui garantis’sent simultanément une haute limite supérieure de puissance et un fonctionnement économique pour une production bien plus limitée.
- 5. Les machines électriques de construction consciencieuse, peuvent supporter pendant quelques instants des surcharges très sensibles sans aucun danger. Quelques usines parmi celles qui ont la pratique la plus ancienne et la plus étendue des installations de traction (de tramways et de chemins de fer; supportent aisément une surcharge; de 2 3 à 3o p. 100 pendant une heure, sans que la température des enroulements atteigne une limite dangereuse ; une surcharge de 3a à 4° P- lo° pendant quelques minutes, sans que les étincelles au collecteur produisent de sensibles dégâts; une surcharge de 45 à 5o p. 100 et même quelquefois plus élevée encore sans que l’on ait à craindrepour les isolants qui enveloppent les conducteurs. — Avec de telles machines on peut en toute confiance installer à peine les trois-quarts de la puissance maximum qui peut être nécessaire par instants. Dans cette condition la charge moyenne n’est jamais une fraction trop petite de la puissance installée, et le rendement commercial du générateur électrique se maintient constamment dans des limites fort acceptables. En effet, de telles machines, pourvu qu’elles 11e soient pas construites pour des vitesses supérieures à 200 révolutions par minute, partent d’un rendement de 94 p. 100 à pleine charge et conservent encore un rendement de 89 p. 100 à un quart de charge, pour autant que leur puissance nominale 11e soit pas trop inférieure à 200 kilowatts (2).
- (y En supposait que la vitesse maximum soit de ao km par heure, que l’cflbrt de Iracliou soit de 7 kg par tenue 21000 { 2oooo \2
- deux voitures de ai tonnes absorbent 1.15 - I • ~.^Q0 I 38 000 kgm par démarrage, que les rampes et les
- geables, un train-kilomètre absorberait 7 X 21 x 1000 -1-l— 38ooo = 1(16 kgm. Un train-kilomètre porterait
- alors à une consommation de i.no kg de charbon, environ et à une dépense de 2 12 centimes. La tonne-kilomètre
- £00 kilowatts au moteur de 6jo chevaux, au lieu d’une seule dynamo de 400 kilowatts, nous parait désavantageuse.
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- Des générateurs semblables crime puissance normale supérieure à 5oo kilowatts peuvent atteindre des rendements mémo un peu plus élevés, mais généralement pas au delà de i p. ioo.
- Il ne peut pas être question de voir si les générateurs électriques, spécialement à excitation compound, peuvent suivre facilement toutes les variations de la charge en produisant continuellement l'énergie dans la mesure demandée' : leur régulation, purement électromagnétique, ne subit aucun retard de la part d'inerties ou de frottements.
- 6. Mais pour les machines à vapeur les choses sont différentes ; les trois caractères : élasticité c’est-à-dire faculté do supporter de fortes surcharges, économie c’est-à-dire conservation d’un rendement suffisant à des charges très différentes, et promptitude e’est.-a-dire faculté de suivre, rapidement les demandes d’énergie, ont des exigences bien distinctes qu’il est difficile de concilier entre elles (J).
- Il est évident, en effet, que tandis que l’économie porterait à donner la préférence aux machines à expansion multiple, la promptitude porterait à préférer les machines monocvlin-driques.
- Parfois les choses se compliquent par d’autres exigences comme l’insuffisance de l’espace ou de l’eau ; mais nous n’avons pas l’intention de nous arrêter à ces détails.
- Malgré toutes ces difficultés le problème est parfois assez bien résolu en adoptant, dos machines à deux cylindres (type Woolf ou bien compound, et dans ce cas préférablement en tandem), horizontales, à condensation, à non grande vitesse, de construction simple et robuste, avec des systèmes de distribution qui permettent de varier le degré d’admission do la vapeur entre des limites assez écartées, sous la direction de régulateurs sensibles.
- • Nous croyons meme qu’il conviendrait, à plusieurs constructeurs de machines à vapeur d’étudier séparément des autres les moteurs à offrir pour les installations de traction. 11 y en a bien quelques-uns qui ont porté leur attention sur la nécessité de donner à ces machines un bon rendement à mie charge réduite et une limite supérieure de puissance assez éloignée de la puissance normale, mais il n’y a pas peu à faire encore dans celte
- Rvidemmenl. ee problème est d’auLanl plus ardu que l’on considère une machine plus petite dans l'échelle des puissances.
- 7. Quant aux chaudières, pour s’adapter à un travail très variable, elles devraient contenir une abondante réserve de vapeur sèche à débiter en ruasse au moment voulu, et prêter à une vaporisation très rapide de l’eau pour remplacer les pertes sans qu’il se produise un abaissement excessif de la pression. IL 11e convient point rie subvenir directement avec la vaporisation de la niasse liquide aux grandes demandes instantanées car dans ce cas la vapeur entraîne avec elle une forte quantité d’humidité. Une augmentation instantanée du débit qui fait baisser considérablement la pression occasionne la formation delà vapeur dans toute la masse liquide et produit à la surface une tumescence qui croît avec la dépression. Cette formation de vapeur diffère de la vaporisation ordinaire, qui doit se produire seulement au contact des surfaces de chauffe les plus efficaces.
- 1 ’) C’esl précisément à cause de ces incompatibilités que l’on est astreint parfois à recourir à l’emploi de batteries d’accumulateurs clans les centrales à vapeur : la puissance à fournir alors par les moteurs subit des variations moins importantes et moins brusques.
- (1 2) Qui, si elle est convenablement suivie, portera aux constructeurs de machines à vapeur une partie du travail qui va maintenant aux constructeurs d’accumulateurs. 11 conviendrait peut-être de revenir sur l'étude du réglage de l'admission dans les cylindres suivant le premier.
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- La vapeur se dégageant de toute la masse par ces dépressions exagérées a un titre très bas. Pour diminuer l'entrainement de 1 humidité il faut doue que le volume du réservoir de la vapeur, que le volume de la masse liquide et que la surface libre de l’eau soient aussi grands que possible. Dans cès conditions et avec des dispositions appropriées dans le colleelei.tr de la vapeur on peut obtenir un fonctionnement satisfaisant, presque un régime stable. Les proportions entre les trois éléments que nous venons d’indiquer peuvent être très variées ; un grand volume de vapeur peut compenser quelque exiguïté du volume d’eau; ainsi conviendra-t-il d'ajouter des accumulateurs de vapeur aux générateurs trop exclusivement tubulaires.
- Il n'est point necessaire de recommander en outre l’emploi des économiseurs eL dos surehaulfeurs, qui. est déjà en train-do se généraliser grâce à l’évidence de leurs effets bienfaisants.
- 8. Quant à la pression à adopter, elle est dictée par les conditions d’élasticité et d’économie que l'on demande aux machines à vapeur. Etant donné le type de la machine et de son mécanisme de distribution, la machine sera d’autant plus élastique qu’elle pourra développer sa puissance normale avec un plus petit degré d’admission ; partant et pour qu’elle ne soit pas trop encombrante et lourde par rapport à cette puissance normale, il faut que la pression «à l’admission soit élevée. Ceci n'est pas contraire aux exigences de l’économie, car pour un même degré d’admission le rendement croît précisément, quoique jusqu'à une certaine limite, avec la pression. A l’égard de la pression, élasticité et économie vont bien d’accord, car en outre : le degré d’admission qui donne le meilleur rendement diminue quami la pression initiale augmente et le meilleur rondement, au degré d’admission le plus convenable, augmente quand la pression initiale augmente (Ç. *
- Ainsi donc une machine oompomtd développant sa puissance normale à un degré d'admission moindre que celui d’une aulre
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- machine également compound, sous une pression plus élevée, sera bien plus élastique et plus économique.
- L’cmpoi de la condensation diminue la pression limite, tout en augmentant le rendement limite ; il est donc doublement appréciable.
- ces mutés comprennent, avec Mous avons représenté dan dynamique d’unités composée progression arithmétique coin
- y. Voyons maintenant quels éléments peuvent guider dans la détermination du nombre et de la puissance des unités à installer dans une usine qui doive produire une somme de travail mécanique avec la plus grande économie.
- Nous’supposerons, pour simplifier, que oleur compound, un générateur approprié de vapeur, essin ci-dessus, les diagrammes.du'rendement ihcrmo-•haudières et de machines de six capacités différentes en s numéros i, d. 4, 5 et 6.
- (') Cest ainsi qn'en suivant l’ordre : machines monocylindriqucs, machines Compound, machines à triple expansion, selon lequel le degré d admission correspondant k la puissance normale décroît, on voit le meilleur rende-
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- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- Sans indiquer aucune puissance nominale, nous appellerons unité de première grandeur la plus petite et unité do sixième grandeur la plus grande de ces unités.
- Nous avons marqué sur chacun de ces diagrammes six points correspondant au fonctionnement à six charges différentes, aussi en progression arithmétique comme les numéros s, 3, 4, 5, 6 et
- Sans nous rapporter à aucune charge normale, nous nommerons première charge la plus petite cl. sixième charge la plus grande de ccs charges.
- Les abscisses donnent le nombre des chevaux effectifs produits; les ordonnés le pourcent qui mesure le rendement thermo-dynamique.
- Le meilleur rendertient correspond uniformément, à la troisième charge: la quatrième charge a une valeur telle qu’elle peut être supportée par les machines pendant vingt-quatre heures sans que réchauffement produise aucun dommage; la sixième charge peut être atteinte exceptionnellement sans aucun danger, mais elle ne peut pas cire longtemps soutenue soit à cause de réchauffement, qui deviendrait promptement excessif, soit, à cause de la consommation de vapeur qui ferait baisser trop rapidement ia pression dans les chaudières.
- Cette sixième charge doit être considérée comme une limite supérieure, qu’un service de traction seulement peut exiger et que peu de constructeurs atteignent; dans leurs machines ordinaires.
- De l’inspection do ces diagrammes il résulte que :
- a) En prog-ressant de la première unité (correspondant à environ 200 chevaux effectifs) à la sixième unité (correspondant à environ 1 200 chevaux effectifs) le rendement le plus favorable croît assez lentement avec la puissance.
- (Il faut avertir an contraire, qu’en descendant au-dessous de la première puissance, le rendement diminue assez rapidement avec la puissance. En d’autres termes la courbe enveloppe de tous les diagrammes analogues aux six diagrammes que l’on a dessinés, est, théoriquement, une courbe qui part de l’origine des axes, s’élève d'abord Lrès rapidement, et fléchit ensuite brusquement pour acquérir une inclinaison assez petite. C’est uniquement sur cette dernière partie que s’appuient les six diagrammes que-nous avons pris en considération .)
- b) Dans le même intervalle, les variations du rendement correspondant à une même variation de la charge, diminuent très sensiblement pendant que la puissance des unités augmente.
- (On remarquera que les rendements à une même charge quelconque — comme ceux de la troisième chai’ge qui se trouvent sur la courbe enveloppe indiquée ci-dessus — sont placés sur autant de lignes ayant une allure analogue à celle de celle courbe; mais ces lignes présentent un' coude toujours moins marqué au fur et à mesure qu’elles se rapportent à des charges toujours plus éloignées de la troisième).
- Si l’on admet une certaine réduction du rendement — soil en valeur absolue, soit par rapport au rendement maximum — on a disponible une variation plus large de la charge au fur et à mesure que la puissance des unités augmente.
- Le rendement moyen croît donc plus vite que le rendement maximum quand la puissance des unités augmente.
- C’est donc la considération du rendement moyen plutôt que celle du rendement maximum qui porte à composer une usine centrale avec un petit nombre d’unités de grande puissance, ce qui fait réaliser aussi une économie dans les frais d'installation.
- c) L’écart entre le meilleur rendement et celui qui se rapporte à une charge plus élevée
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- tla quatrième ou la cinquième', diminue plus rapidement que l’écart entre ce même rendement maximum et celui qui se rapporte à une charge plus faible (la deuxième ou la pve-
- Tandis qu’avec1 des unités de la première à la quatrième puissance le rendement est plus élevé à la première qu’à la sixième charge, avec des unités do la cinquième puissance les deux rendements sont sensiblement égaux, et avec des unités de la sixième puissance, le rendement est plus élevé à la sixième charge qu’à la première.
- C'est donc surtout pour le fonctionnement à des charges considérablement plus fortes que la charge normale, que les machines de grande puissance sont plus avantageuses.
- Eu d'autres termes, pour un type de machines et de chaudières donné, élasticité et économie vont d’autant mieux d accord que la puissance des unités est plus grande.
- ro. Si l'on représente par r, le rendement à la charge C dont la durée estt, le rendement moyen après mi temps T est exprimé par :
- i
- € dt
- tandis que la charge moyenne est donnée par :
- Par approximation, on peuL remplacer les intégrales par des sommes et écrire :
- Si l’on considère par exemple seulement six charges distinctes, proportionnéües aux nombres a, 3, 4, 5, 6 et 7, dont les durées soient, proportionnelles aux nombres 20, 10,
- 3, a et 1, on trouve (pie la charge moyenne coïncide avec la deuxième et que le rendement moyen est fourni par l’expression :
- Si l’on y réfléchit on peut se convaincre que ces conditions de variabilité de la charge (où la demande maximum d’énergie atteint les 7/3 de la demande moyenne pendant 1/40 de la durée du travail, et où la demande minimum descend aux a/3 de la même demande moyenne pendant la moitié de la même durée) représentent assez, bien ce qui peut arriver sur un réseau de tramways dans une ville de moyenne importance et tel àjustifier l’installation d’unités des six grandeurs que nous avons considérées plus liant.
- Or, si l'on l'ait correspondre ces six charges distinctes avec celles envisagées dans les diagrammes, et. si l'on adopte les rendements indiqués par ces diagrammes, en faisant les calculs pour les six différentes unités on trouve :
- 120 ch'fi
- 36o « 48o »
- 600 »
- 6.83 p. 100 8,36 »
- 9117 »
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- Il résulte clairement de ces calculs que le rendement moyen de ces unités, dans les conditions do variabilité do la charge que nous avons supposées, augmente avec la puissance de ces unités, bien plus rapidement que leur rendement maximum ; et précisément tandis que le meilleur rendement s'élève de 10,ao à n,oo p. 100, le rendement moyen m’élève de 6,83 à 10,a3 p. 100 environ.
- Il faut remarquer que le travail produit en excès par ces unités pendant qu elles fonctionnent au-dessus de la charge moyenne, et qui est égal, naturellement, au travail produit en moins pendant qu'elles fonctionnent au-dessous de la charge moyenne est 1/6 du travail total.
- Dans une installation avec une batterie d'accumulateuvs, telle serait donc la moindre fraction du travail total qui serait d’abord emmagasinée et restituée ensuite moyennant une certaine perle.
- 11. Puisque l’occasion se présente, qu’on nous permette de faire à la bâte une rompu*
- En supposant que l’on perde dans la batterie et dans les différents appareils qui servent au contrôle et au réglage de son fonctionnement les 4o p. 100 environ de l’énergie qu’ils mettent en action, il serait nécessaire de produire, avec les unités à vapeur, daus le premier cas envisagé plus haut i3o chevaux effectifs au lieu de 120, et dans le sixième cas 780 chevaux effectifs an lieu de 720, pour subvenir à cette perte.
- On pourrait alors adopter des unités plus petites et telles à fonctionner avec le meilleur rendement eu correspondance d'une produc don de i3o, 260, 3yo, 5ao, 65o, 780 ehevanx-effeCtifs.
- Si l’on était obligé d’adopter des unités du même type, les diag-rammes nous montrent que ce meilleur rendement pourrait être, respectivement de 10,48 — 10,06 — ro,64 — 10,72
- Sans emploi d'accumulateurs la consommation do charbon par heure serait donc, dans les six cas, de i4ç> — 246 — 333— 4-ao — 007 — 5y4 kg tandis qu’en égalisant la charge avec les accumulateurs, elle résulterait de io5 — 209 — 3io — 4io — 5oy — 607 kilos, (le •qui démontre que, même sous le seul point de vue de la consommation de charbon, si l'on considère des réseaux de tramways de puissance différente, mais sur lesquels la variation de la charge soit semblable (même durée globale relative des différentes charges qui se corres>-pondenlj l’avantage présenté par l'emploi des accumulateur s diminue au fur et à mesure que la dite puissance augmente, jusqu'au point de disparaître tout à fait.
- Mais au delà d’une cerlaine puissance on peut recourir à l’emploi do machines d’un type différent et plus économique. En effet, la charge étant régularisée et énormément moins variable sinon constante, on peut se servir de machines à triple et même à. quadruple expansion. Ces machines offrent une économie de 18 à 3o p. 100 dans la consommation de charbon par rapport aux machines compound de môme puissance (‘).
- 1 2. Nous n'avons pas l'intention de traiter ici complètement le problème du plus grand avantage, ce qui nécessiterait la considération des autres frais d’exploitation ainsi que des trais d’inslallation. Nous nous bornerons donc à dire encore quelques mots concernant uniquement la consommation de charbon.
- Puisque celle-ci dépend essenliellement du rapport entre la charge moyenne des
- (') Le défaut d'eau acceptable pour l’alimentation des chaudières oblige à recourir à la circu rendement thermodynamique diminue de 4 « 6 p. 100 de sa valeur maximum.
- ilation ;
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- i 3n
- r. ’ K c r. a i R ag [•: r:; r, c ctr ï q r r:
- machines et leur charge normale, el augmente quand ce rapport diminue, en projetant une installation il faudra disposer les choses de telle sorte que eo rapport soit aussi élevé que possible, tout en tenant compte des charges instantanées qui pourront se présenter et que •les machines devront, pouvoir supporter. Le con3t.viui.cur des machines, de son côté, devra adopter toutes les dispositions qui peuvent servir à leur donner une grande élasticité^
- Ouand le service journalier peut être divisé en plusieurs périodes, pendant lesquelles les demandes moyennes et maximum d’énergie son! bien distinctes, on pourra faire varier le nombre des unités en action en passant d’une période à l'autre. Une disposition avantageuse, dans une usine île movenne importance, est la suivante : ajouter à deux unités puissantes et capables do suffire, à elles seules, à l'alimentation du réseau pendant la période journalière la plus chargée, une troisième unité plus petite, d'une puissance égale au a/3 ou 3/4 de celle de deux autres; installer en outre une troisième unité égale à celles-là comme' réservé. L'unité plus petite permet de faire un grand nombre de combinaisons de puissances différentes, et de suivre ainsi de plus près les variations de la demande d’énergie. Elle peut .servir encore, ainsi que la grande unité de réserve, pendant les jours de trafic exceptionnel.
- L'addition de l’unité plus petite, au moyen de laquelle on évite, au moins dans certaines périodes de la journée, le fonctionnement des grandes machines à une charge trop réduite, donne vraiment, en pratique, de bons résultats dans certaines installations urbaines de moyenne puissance ; mais elle perd de son importance si l’on considère des installations bien plus grandes, où U devient indispensable d'adopter un plus grand nombre d'unités continuellement en action.
- A. Pklla Riccja.
- tPI>\IUilES DE MESI HES
- Les bobines E du galvanomètre de J.-AV. Floweh el Th.-Ecl. ('.ambuell^/ sont enroulées sous formes de disques très minces eL portées à l’extrémité d'un liras perpendiculaire .à l’axe de rotation GG, :Tig. i, a et 3; ; ces bobines tournent, dans l'entrefer ménagé entre des aimants en fer à cheval C et une. pièce polaire massive, en fer doux, D ; les bobines tournent ainsi clans leur plan. Au repos les bobines, maintenues par la rigidité des rubans de bronze phosphoreux S qui amènent le courant, sont, placées symétriquement par rapport aux pôles des aimants G ; dès que le courant passe elles seul attirées 'par l’un des pôles et repoussées par l’autre jusqu'à ce -que l’élasticité des rubans de suspension fasse équilibre au couple électromagnétique.
- La sensibilité de l'appareil peut cire réglée en faisant varier la distance de la pièce polaire D aux aimants. On pont u'emplover qu'une seule bobine en l’équilibrant au moyen d'un contrepoids G, figures 4 a.
- longtemps, mais avec un rondement moindre tpio la première.
- sauce normale de iiüoo chevaux, el maximum de 10000 chevaux (>à p. 100 de surcharge).
- (2) Brevet anglais n° 2726. déposé le 7 février 1899, accepté le 20 mai 1899. 5 figures.
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- Léiectromètre dtï G. Léonard AddeNbiioke [') est un appareil à quadrants qui, dans l’esprit de l’inventeur, présente un certain nombre d'avantages sur les appareils existants ; bon isolement sans avoir recours à l'acide pour dessécher l'intérieur do la cage, facilité de réglage, sensibilité variable à volonté et transport facile. Comme ces avantages reposent sur la combinaison d’une quantité de dispositions fréquemment employées, il n’y a pas lieu de les décrire en détail ainsi ([lie dans le brevet, l’examen des figures (i à 9 fera très suffisamment comprendre la construction de cet instrument.
- Les quadrants dt sont portés par des liges métalliques c enveloppées dans des tubes isolants en ébonite, avec desquels elles ne sont en contact qu’au rentre. Les tubes d’éhonite ont leur surface extérieure striée pour augmenter la longueur de la surface, selon le procédé fréquemment usité en Angleterre. Les quatre faces inférieures des quadrants sont fixes, les faces supérieures, portées par des équerres cs, sont susccpliblcs d’être élevées et abaissées de façon à faire varier la sensibilité de l'électromètre. L’aiguille, qui peut être de la forme en 8 habituelle, est suspendue par un fil métallique à la tige h ; celle-ci est isolée comme les colonnes des quadrants et elle est munie d’une série de réglages : crémaillère avec bouton de commande h2, pour régler la hauteur de l’aiguille, vis tangente /q, pour la faire tourner, enfin, plateau mobile f2 tenu par trois vis permettant le centrage de la suspension.
- Pour faciliter le déplacement de l’aigu rieur ^ commande, par le moyen d’une ti sorte que celui-ci peut tourner et laisser quadrants.
- Comme sensibilité l'iriventeurindique o.oS^a mm de diamètre et 17a min de Ion.
- Heures des quadrants et une échelle plac pour 1 volt, par la méthode idiostatiqne.
- La clef d’inversiou, figures io et 11, est destinée elle est disposée de la même manière, au point de via l’autre des touches k3, on fait communiquer la borne t
- iguille libr
- les quadrants, un bouton exté-ivement d’un des secteurs dt, do e sortir de la boîte formée par les
- : suspension en bronze phosphoreux de écartement de 5 mm entre les faces inté-de distance, une déviation de 3 à 5 mm
- servir avec le même électromètre, i l’isolement. En abaissant l’une ou •espondante K, avec la borne K, au
- déposé 1<
- ibre 1899. 8 figi
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- moyen des lames m cl «, tandis que l'autre borne K3 reste en contact avec la borne supérieure K, par la borne bilurquée K,.
- ' Lé long brevet-pris par le même sous le n° 20 862 (l), est. presque un traité d'éleetro-métrie ; il repose sur les combinaisons de trois électromètres, du type décrit ci-dessus* avec piles, commutateurs, résistances et potentiomètres, disposés de façon à faire simultanément
- les mesurés de force électromotrice, intensité ni puissance, en courant continu ou alternatif oit â étalonner les appareils avant et après la mesure.
- Les trois élcetromètrés GHI, figures i5"ot 16, sont réunis dans ' le fond d’une boîte appropriée; une lanterne L projette sur le miroir de chacun d'onx un rayon lumineux qui,-aprè'sréflexion, vient tomber sur l'une des échelles 0,13,1,; 'ces échelles sont réglables en Hauteur et à distance; Une boîte X renferme les commutateurs SS,S,S9, le potentiomètre R. la pile-étalon C et une batterie D, d'un voltage approprié aux mesures à faire.
- R) Brevet anglais n° 20862, déposé Ie'i8 octobre 1899, accepté le a3 décembre 1899. 5 figures.
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- La figure ia donne le schéma des connexions « établir : les trois appareils sont reliés, d'une part, à une barre commune R et, d’autre part, aux commutateurs SS,S4S3 qui permettent de faire les liaisons convenables. Le premier électromètre G sert comme voltmètre, le second H comme ampèremètre et le troisième 1 comme wattmètre. L’alternateur A est relié au circuit A, dans lequel est intercalée une résistance sans self, ab, calculée de telle sorte qu'elle absorbe, sans éehauffemontgônant, environ i volt à pleine, charge. L'étalon Clark C, la batterie D et le potentiel E, destinés à prendre des fractions connues de D, soit reliés à lu barre commune et à certains plots des commutateurs. Enfin des résistances A3 et i3 permet-
- tent, au moyen des clefs h et i, de fermer l'ampèremètre et le wattmètre en court-circuit sur ao ooo ohms environ, pour éviter que ces instruments prennent des charges électrostatiques trop grandes pendant le déplacement des commutateurs.
- L’étalonnage des instruments se fait en commençant par le wattmètre. Le commutateur S3 est placé sur le plot c, de sorte qu’il existe entre les quadrants une force éleetromo-trice égale à celle de l'étalon C, le commutateur S3 étant au même moment sur le plot d, l’éleetromètre I dévie. Poussant ensuite S3 sure, on règle le rapport du potentiomètre jusqu'à obtenir la même déviation, la différence- çie potentiel prise sur E est donc égale à la force éleetromotrice de C, ce qui permet de connaître la force électromotrice de la batterie D: l’appareil est aussi étalonné, puisque 'dans la mesure les quadrants de I seront aux bornes do la résistance ((b, il suffira de diviser l’indication de l’éleo tromètro par la résistance ab pour connaître la puissance mesurée. En pratique on
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- règle la sensibilité de façon à ce que la lecture multipliée par un coeflicieut simple donne le produit des différences de potentiel ; par exemple si l’étalonnage a été fait avec un Clark ayant 1,44 volt et une batterie D ayant 100 volts, 011 s’arrangera pour que la déviation soit égale à i44 divisions. On sait que le couple directeur électrique peut troubler notablement les mesures, la disposition employée ici permet d'éliminer cette erreur puisque, la mesure une fois faite, K cl I notés, on peut refaire l’étalonnage du wallmètre en partant du mémo voltage E eten faisant varier le potentiomètre’jusqu’à obtenir la même déviation : il est évi-
- dent que, dans ces conditions, le couple direeleur électrique a la même influence dans la mesure et dans l’étalonnage, ce qui élimine son aclion. 11 est permis d’ajouter, au point de vue des mesures, que la méthode indiquée ici est colle de M. Entier, mal simplifiée, car le schéma n’indique pas la possibilité de faire la seconde mesure dans laquelle l’aiguille i\ du wattmètre doit être reliée à b.
- L’étalonnage de l'ampèremètre et du voltmètre se font par le même principe à l’aide du potentiomètre et, là aussi, il est possible, après la mesure, de faire l'étalonnage pour la déviation observée.
- La figure i3 représente le meme schéma simplifié par la suppression de deux commutateurs. Dans la figure i4 on retrouve les quatre commutateurs, mais munis de plots supplémentaires j\ reliés aux résistances /q et L, <le sorte que la mise en court-circuit des instruments est obtenue automatiquement à chaque passage d'un plot à l’autre.
- MM. A. Bewjcke Blackburx et YV.-L. Spiïnck vl) font breveter un galvanomètre à cadre mobile dont les détails sont déjà connus el eniplovés depuis longtemps. Le champ magnétique est produit soit par un électro-aimant, soit par un ai niant permanent A, figures 17, 18 et 19, sur lequel sont fixées les pièces polaires N (d S, en fer doux. Le circuit, magnétique
- (‘j Brevet anglais »; 14:199, déposé le ai
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- ko ferme par les Jeux espaces étroits qui existent entre les faces en regard des pièces X et S; comme cet entrefer a une réluctance très faible, le circuit est bien fermé et l'aimant conserve bien son aimantation. De plus, dans cet entrefer, le champ est pratiquement uniforme, de sorte que la bobine G, qui embrasse la pièce polaire centrale S, dévie, propor-lionnellement au courant qui la traverse, jusqu’à po” environ. Pour augmenter l'espace oii la graduation est proportionnelle', on a intérêt à faire le champ uniforme dans la plus grande étendue possible, e.n augmentant l'angle couvert par les pièces polaires ; mais si ces dernières s'approchent trop du pôle de l’aimant opposé à celui auquel, elles sont iixées, il y a à craindre des dérivations magmétiques. On évite ces dérivations en laissant un certain
- détails du galvanomètre Biackburn
- espace libre et, en ou Ire, les inventeurs font dans les bouts libres des pièces polaires des encoches en Y I ! Pour réaliser les pièces polaires extérieures X, on prend un anneau de fer tourné, figure ao, que l'on coupe au moyen de deux traits de soie .v.
- La bobine mobile G est rectangulaire, ligures 17 et 18, elle est enroulée sur une armature eu cuivre qui sert à l'amortissement.
- Cette bobine est portée par deux brus, L, lixés sur les joues d'une bobine en ivoire,-H, laquelle est portée par un axe en acier qui pivote dans des agates. Un contrepoids \V, des ressorts spiraux Sj et un index, complètent la partie mobile. Les ressorts servent à amener le courant el aussi à diriger la bobine mobile ; on peut corriger en partie les efï'eLs de la 'nidation de température en faisant ces deux ressorts inégaux, agissant en sens contraire et avec des métaux avant des coefficients de variation différents, ou en prenant deux ressorts égaux agissant dans le même sens ! ! !
- E’appareil est complètement enfermé dans une boite dont les fonds E et F son! en foule de fer, le corps étant constitué par une double enveloppe, en fer, g,, et en laiton g.
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- Quand, dans un réseau électrique, les conducteurs reliant l’usine aux points d'utilisation ont une certaine résistance, la dilférenre de potentiel, à ces points, estplus faible qu’à 1'usine èt'éela d'autant plus que l'intensité estplus élevée; comme, c’est aux points d’utilisation qu'il faut maintenir une ditlerence de potentiel eonstante/il est nécessaire d’augmenter le voltage à l’usine au fur et à mesure que le courant augmente.
- Diverses solutions sont employées pour faire ce réglage, soit que l’on tienne compte de l’intensité, soit que l'on fasse usage do fils spéciaux reliant le voltmètre placé à l’usine à un point convenablement choisi du réseau, soit enfin que l’on emploie des appareils spéciaux à double enroulement, tenant compte, à la fois, du voltage à l’usine et de la perte en ligne ; celte dernière solution avait déjà clé proposée en 1882 par J. Hopkinson.
- Le moyen proposé par R.-E. Bell Ghomptox et S.-YV. Ashley^) est analogue à celui d'IIopkinson, sauf qu’il comporte seulement l'emploi d'un appareil à faible résistance muni de shunts et d’un commutateur qui permet de mesurer successivement le voltage aux bornes ou en un point quelconque du réseau.
- La ligure 21 donne le schéma du système : la machine génératrice A envoie le courant , par les conducteurs B et G, dans le circuit où sont placés les appareils E. Il faut pouvoir mesurer avec le même galvanomètre G, de préférence un appareil à cadre mobile, la différence de potentiel au point F, ou au point D,, et l'intensité. Une boîte R renferme une grande résistance K munie de trois bornes : deux aux extrémités, D et St, une, J, en un point choisi, P,. Une faible résistance 11, intercalée dans le circuit principal, sert de shunt au galvanomèlre ; éllé est munie de trois prises de potentiel P2PS Pr
- Pour mesurer J’intensité totale la borne I du galvanomètre est reliée à Ps et la borne S a i\. Pour mesurer le voltage en F, les .bornes S et S, sont reliées ensemble à P2, tandis 'que I et \t sont aussi réunies ; le galvanomètre reçoit ainsi une fraction du courant dérivé qui passe dans la résistance K. Enfin, pour mesurer la différence de potentiel en D,, les connexions du schéma soûl réalisées et I est reliée à 1,; dans ces conditions le galvanomètre -G reçoit encore un courant proportionnel au voltage en F, mais diminué d'une quantité cl, qui dépend de l'intensité du courant; il est facile de comprendre que l'on peut, par un réglage convenable de la résistance r, faire que les lectures sur G soient proportionnelles au voltage en D,. La figure 22 représente le même schéma réalisé avec deux appareils, l’un servant à indiquer constamment l'intensité.
- , . '-(^BrevtH anglais G6y5, déposn le iy mais 1898, accepté le 18 mars 1899. 2 ligures.
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- . Le SVsfènie breveté par A.-C. Hk.vp (‘) est absolument identique au précédent, il est inutile de répéter à ce sujet ce que nous venons de dire, la figure 23 indique suffisamment la disposition préconisée.' Le brevet renfermé dé plus le schéma et l'installation des appareils sur un réseau à trois fils, figures 24 et a5.
- Les shunts ont, avec les courants continus, l'avantage de permettre facilement la variation de la sensibilité d’un galvanomètre et rendent en môme temps celui-ci plus indépendant du circuit où circule le courant à mesurer; ces avantages sont à peu près obtenus, pour les courants alternatifs, par l'emploi de transformateurs dans lesquels le circuit magnétique renferme un entrefer suffisamment résistant. Rien que ces tranfsonnateurs
- 14. — Schémas cl. dispositif
- n'aient pas un coefficient de transformation rigoureusement constant, ils sont d’un emploi assez commode pour justifier leur usage.
- Jusqu’ici cette disposition n’avait pas été appliquée auwattmètrc parce que les courants ainsi transformés présentent, avec le courant qui les a engendrés, une différence de phase variable. C’est pour éviter cel inconvénient que Siemens et ITalsk.e(2) proposent Une solution générale consistant à ramener constamment la différence de phase à i8o°, de sorte que, pour les wattmètres, les indications conservent la valeur qu’elles auraient sans transformateur.
- Les dispositions revendiquées sont les suivantes : emploi d’une résistance r, figure 26, en dérivation Sur le secondaire, de sorte que’ lé courant JA qui traverse le wattmètre A soit bien retardé de 1800 sur J, ; en effet le courant J, étant en avance sur JA, il faut que cë dernier retarde sur le courant secondaire total fourni par le transformateur T. La résistance en
- - (*) Brevet anglais n° 8 3.j8, déposé le 7 avril 1898, accepté le 18 février 1899., 6 figures. ...
- (2) Brevet anglais n° 17 203, déposé par Siemens Brothers et Cie le 2a août 1899, accepté le 28 octobre 1899.
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- T. XîIIl. H' 17.
- dérivation peut être remplacée par quelques spires isolées, enroulées à coté du secondaire du transformateur et fermées directement sur une résistance sans self r, figure 27.
- Le transformateur peut aussi être employé à la réduction du potentiel, ce qui a 1 avan-
- tage d'isoler entièrement l’appareil de mesure du circuit à haute tension et augmente ainsi la sécurité du personnel. Pour obtenir que les courants aient encore dans le wattmètre les mêmes différences de phase, à 1800 près, on peut shunter le circuit des ampères par une bobine de self S, ce qui a pour effet dCavancer le courant principal dans A, figure 28.
- Fig. 26, aj, 28, 29, 3o. — Dispositif Siemens et Italske pour {'emploi des transformateurs avec les wattinèlrea.
- On, peut aussi, comme précédemment, retarder le courant dérivé iA au moyen d’une dérivation r, mais en ayant soin d’ajouter une bobine de self S, dans le circuit volts, figure 29.
- Enfin on peut employer à la fois deux transformateurs, l’un pour réduire le voltage, l’autre pour réduire l’intensité ; il suffît alors de faire le réglage sur un seul des transformateurs, celui des ampères par exemple, figure 3o.
- Tous ces réglages se font simplement en plaçant les wattmètres sur des circuits sans induction, ils doivent donner exactement le produit El.
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- Le galvanomètre de H.-Ph. Davis et Franck Conrad^) est un appareil à champ tournant qui peut servir comme ampèremètre ou comme voltmètre. Le courant à mesurer passé dans la bobine 8, enroulée sur une branche d’un noyau en fer laminé 6 coupé par un entrefer 7, figures 3i à 36.
- Sur les deux extrémités en regard du noyau sont enroulées, en circuit fermé, deux
- bobines g dont un des côtés est placé clans une rainure du noyau, de sorte que ces bobinés ne couvrent pas la surface entière de l’entrefer. Sous l'action du courant alternatif qui parcourt la bobine 8, des courants induits prennent naissance dans les bobines g, et comme celles-ci ne sont pas symétriques par rapport à 8, un champ tournant prend naissance daps> l’entrefer. Un disque de cuivre io, monté sur un axe horizontal, passe dans l’entrefer ouilt ................. ..........................................................................................-, T
- (’) Brevet anglais u°.ao44o, dépose le 27 septembre 1898, accepté 4e 1*9 juillet 1899. 6 figurei. • ' • --4
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- i4o L’ÉCLAIRAGE 'ÉLECTRIQUE T. XXIII. - N°17;.
- est soumis à tio couple proportionnel au carré de l’iulensilé du courant à mesurer; un Ressort spiral combat l’action'de .ce couple et, par suite,;s’opposc à la rotation conlinue^du disque. Pour que les déviations soient proportionnelles aux intensités, au, lieu de l’être au carré, le disque est découpé en spirale, comme on le voit sur la figure 3a; il en résulte qu’il pénétre d’autant moins dans le champ que celui-ci est plus intense, ce qui réduit le couple exercé et le ramène à la proportionnalité.
- Quand l’appareil est employé comme ampèremètre, il est muni d’un shunt 19, figure 34, formé de fil de cuivre enroulé sans self, dans le but, d’une part, d’éviter les effets de la variation de température sur la conductibilité du disque et, d’autre pari, pour rendre les indications indépendantes de la fréquence.
- Quand l'instrument sert de voltmètre, la résistance 19, figure 3G, est placée en série, elle est toujours enroulée sans self, mais elle est en fil à coefficient Ho température aussi faible que possible ; pour corriger les variations de résistance du disque, on enroule, sur le noyau de fer 6* une bobine auxiliaire 20, en fil de cuivre, disposée symétriquement à la bobine .8, et qui agit de façon à désaimanter le noyau, plus ou moins selon la température»
- II. Armagnat.
- REVUE INDUSTRIE LEE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Sur le calcul des alternateurs, par B.-A. Behrend. Electrical World< t. XXY, p. 90, 125 et 126 des 20 et-27 janvier et du 3 février 1900.
- L'auteur se propose dans cette étude de montrer quels sont les facteurs qui interviennent dans l’établissement d’un type d’alternateurs, en sc basant sur des résultats expérimentaux' obtenus sur différents types d’alternateurs construits par les-ateliers d’CErlikon.
- « Tandis qu’en Amérique, dit-il, on contrebalance l’effet néfaste de la production des courants deyvattés par le compoundage des alternateurs, en Suisse et en Allemagne, qui sont les seuls pays (?) qui prennent part au développement des courants polyphasés, on emploie une voie différente’.» Cette voie consiste, comme 011 le sait, à diminuer la chute des tensions des alternateurs par une diminution des effets.de la réaction diinduit.
- M. Behrend s’occupe d’abord des facteurs qui s'ont nécessaires pour la prédêtcrmination de la caractéristique à vide d’un alternateur; puis il entreprend la-vérification d.e la méthode Behn-Eschenburg pour la détermination de la caractéristique en charge et compare les résultats
- ainsi obtenus avec ceux relevés expérimentalement sur un certain nombre de machines. J1 montre ensuite l’influence de la fréquence, du pas polaire et de l’entrefer sur la chute de tendes considérations le conduisent finalement à l’exposé d’une méthode simple de calcul des alternateurs.
- Lu prédermination do la caractéristique à vide d’un alternateur peut se faire à l’aide de lu formule
- c — 10-* :
- dans laquelle n est la fréquence, N le nombre total de conducteurs actifs par phase, » le flux émanant d’im pôle et enfin k le coefficient de Kapp dépendant uniquement du rapport de la largeur réelle d’une bobine à la distance des axes de deux bobines voisines et du rapport de la largeur d’un pôle à la distance des axes de doux pôles voisins, c'est-à-dire au pas polaire (,J).
- (LQn trouvera les valeurs du- coefficient k-, puis les largeurs de bobines et d,e pôles les plus courantes dans l'intéressant ouvrage de M. Kapp « constructions électro-mécaniques », traduction française de MM. Dubskv et Girault. Baudry,.éditeur, Paris.
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- Une connaissance aussi exacte que possible des luiles de l'inducteur est nécessaire pour le calcul de la caractéristique à vide, autant dans le cas des machines à pôles alternés avec une bobine par pôle que dans le cas des alternateurs à bobine centrale à variation de flux.
- En ce qui concerne les machines à pôles alternés avec une bobine par pôle, les fuites sont analogues, sinon identiques, à celles des machines à courant continu, et les chiffres abondent.
- Le tvpc d'altcrnsvtcui’ à pôles alternés et à bobine inductrice unique a pratiquement disparu maintenant, à cause des fuites immenses qu'il présente, ainsi que des inconvénients de l’emploi d'une bobine mobile, aussi M. Behrend trouve qu'il n’est pas nécessaire d’insister sur les cruels déboires qu’a donnés ce genre d’alternateurs.
- Les alternateurs inducteurs ou à flux variable qui, dit l’auteur, jouissent d’une meilleure réputation qu’ils ne le méritent en réalité, sont en somme inférieurs aux alternateurs h flux renversé, tant au point dé vue électrique, à cause des fuites entre les saillies polaires adjacentes, qu’au point de vue mécanique, par suite de l’emploi de grandes inductions dans l'entrefer qui conduisent pour éviter lescfïels d’un laible excentrage à donner aux arbres des dimensions plus grandes qu’avec les dvnainos à pôles alternés. Des difficultés avec les paliers, si ceux-ci ne sont pas amplement proportionnés, sont également à craindre.
- Pour étudier les fuites dans les inducteurs des génératrices à flux variable, M. Behrend préconise -le procédé employé par M. Kapp, basé du reste sur le même principe que l’appareil d’Hopkinson pour l’étude des propriétés magnétiques du fer et consistant a disposer une petite bobine d’épreuve en place d’une bobine de l’induit et il la retirer ensuite brusquement en mesurant la variation de flux produite, à l’aide d’un galvanomètre balistique.’
- En opérant ainsi sur un alternateur de 8oo kilovolts-ampères construit par les ateliers d'Oirlikon et pour lequel l’entrefer était de 5 mm et la largeur de la saillie polaire égale au pas polaire do 23,5 cm, l’auteur a obtenu les résultats consignés sur la figure i. on portant en ordonnées les déviations du galvanomètre et en abscisses les intensités du courant d’excitation.
- La courbe 1 se rapporte aux déviations lorsque la bobine d’épreuve est juste sous la saillie polaire (avec intensité croissante et décroissante du courant d’excitation) et la courbe II aux.dérivations lorsque la bobine est entre deux saillies polaires voisines, fin retranchant de la courbe moyenne des courbes 1 la courbe TT, on
- I'ig. r.
- obtient la courbe en Irait plein 111, qui représente le flux résultant, le flux de luite agissant, pour la production de la tension, en séné contraire du premier. La courbe IV est'la caractéristique dé l’alternateur, obtenue éxpé'rimenthle-ment et ramenés a la môme échelle.
- Le rapport du fliix de fuite II au üuX résultant III est d’environ o,i5, le flux dé fuite induit donc dans l’induit une force électromotrice égale h i5 p. ioo de celle que produit lé' flux résultant; mais comme cette force électrotno-triee est en sens contraire de celle produite pkr le flux résultant dans les bobines sous lès saillies polaires, un flux de fuite de i5 p. ioo produit ici le même effet qu’un flux de 'fuite' de 3o p. ioo dans un alternateur à pôles' alternés.
- Les fuites passant d’uii côté‘à l'autre de l’inducteur sans traverser l'induit ne sont pas évaluées dans ce qui précède, mais il est lion de dire qu’elles' sont très faibles et peuvent' élrç généralement négligées. ' -
- Le coeflicient de fuite varie avec le rapport de
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- l’entrefer à la largeur de la saillie polaire et avec la valeur absolue du pas polaire. Le chiffre le plus faible que l’auteur ait trouvé est de 20 p. zoo avec un entrefer de i,6 mm et un pas polaire de 23 cm; avec un entrefer de 3,2 mm et un pas polaire de 12,7 cm, le facteur de fuite atteint la valeur de 45 p. 100.
- L’infiuenee du pas polaire est, du reste, évidente si l’on veut bien se rappeler combien la résistance magnétique de l'entrefer d’une dynamo à courant continu à induit à trous augmente lorsque l’on ouvre les trous.
- L'emploi d'un petit pas polaire a été la cause véritable des déboires obtenus avec les machines du tvpe inducteur construites pour une fréquence assez élevée, déboires que l’on a presque toujours attribués h l'emploi d'une fréquence relativement élevée.
- Pour montrer l’iniluence du rapport de la largeur du pas il l'entrefer, l’auteur reproduit sur la figure 2 les caractéristiques à vide de deux
- Fig. a.
- alternateurs à 1er tournant ; le premier (courbe I à une vitesse de 000 tours par minute et le se cond (courbe II' à une vitesse de a5o tours; le premier ayant deux lois moins de saillies polaires que le second.
- Les inducteurs avaient même diamètre : le premier avec 6 saillies de chaque côté et un pas polaire de 2y,6 cm égal à la largeur du pôle, et le second r2 saillies et par suite un pas d’une
- largeur de pôle de i3,8 cm. La section des pôles et le nombre de spires de la bobine inductrice étaient les mêmes ; les entrefers étaient de 3 mm.
- Ce qui a été dit de l'influence du pas sur les fuites des alternateurs inducteurs est vrai aussi pour les alternateurs à pôles alternés, quoique l’accroissement des fuites ait moins d’influence, parce qu’elles ne donnent pas lieu à une force contre-électromotrice. Tandis que le facteur de fuite dans le générateur, dont la caractéristique à vide est représentée sur la courbe II de la figure •>., est d'environ 45 p- 100, les luites, pour un alternateur à pôles allernés et d\m pas polaire de 14,1 sont de 3o p. 100 avec le même nombre d'ampère-tour» dans le champ ; l’entrefer de ce dernier alternateur était de 3 mm.
- M. Behrend a comparé les résultats expérimentaux obtenus par lui, en faisant travailler plusieurs alternateurs sur des circuits à facteur de puissance très faible, aux chiffres que donne l’applicaLion de la méthode, bien connue (T, de M. Behn-Eschenburg, laquelle consiste, comme, on le sait, a traiter un alternateur parla même méthode que celle appliquée par M. Kapp aux transformateurs (').
- L’expérience permet de constater que dès que le facteur de puissance descend au-dessous de 0,6, la chute de tension est pratiquement égale a celle causée par des courants déwattés.
- La vérification de la méthode de Behn-Eschenburg est plus favorable avec une large chute de tension, « car, dit M. Behrend, une petite chute comme celle déterminée par des courants en coïncidence de phase, avec la tension aux bornes, ou peu décalés, ne permet pas d'affirmer si la méthode ést exacte ou non(3i. »
- (>' \ oir Bi-hs-Esohen-buhg, Ee.l. Élect., t. IV, p. 5i 1.
- (2) Voir Kapp, Ert. Elect., L. lit, p. 421-(a) Nous concédons ïi M. Behrend que dans les machines à 1res faible chute de tension la difficulté est en effet
- applique la méthode de M. Behn-Eschenburg à des ma-
- pour des courants en coïncidence de phase avec la tension aux bornes, on s’aperçoit facilement qu’elle donne des chiffres trop forts de 20 p. 100 environ pour celle raison bien connue que la résistance apparente d'un
- M. Behn-Eschenburg 11’est en' somme qu'un procédé simple et d’approximation par excès avec uue erreur d’autant plus grande que la chute de tension est elle-
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- Pour déterminer la caractéristique pour un débit donné en ampères, connaissant les caractéristiques à vide et on court-circuit, on suppose que la réaction d’induit et les fuites de l'induit ont le même effet qu’une bobine de self-induction placée a l'extérieur delà machine, c’est-à-dire que la force contre-éleetromotriec due à la réaction de cette bobine est en quadrature avec le courant, et par suite, puisque nous prenons un circuit très inductif, en opposition de phase avec la tension aux bornes. Il suffira donc pour obtenir la caractéristique pour un débit donné de retrancher de la tension induite la force électromotrice de self-induction de la bobine à induction fictive et variable avec l'excitation.
- Si Von divise la tension par une certaine excitation par le courant en court-circuit pour la même excitation, le quotient représente l’inductance apparente de l’induit.
- L’auteur applique ces considérations à l’alternateur triphasé de 5oo chevaux à 4o6tours, dont les
- deux caractéristiques sont les courbes I et II de la figure 3 ; la tension composée est de 2 ooo volts et la fréquence de 54 périodes.
- On a fait travailler cet alternateur sur des moteurs d’induction à vide. Les points marqués correspondent à un couvant de 96 ampères. Comme le courant à vide d’un moteur asynchrone est seulement proportionnel à la tension aux bornes, pour les tensions ne donnant pas 96 ampères on a augmenté la chute de tension obtenue en la multipliant par le rapport — , y. étant l’intensité constatée.
- La courbe en pointillé est obtenue par point, comme on l’a dit plus haut, en retranchant de la caractéristique avide la force contre-électromotrice de self-induction apparente de l'induit. Pour une excitation de 62 ampères, la tension induite est de 27G0 volts et le courant en court circuit de 920 ampères, la réactance est donc de —— 3 ohms et la force électromotrice de self-induc-lion pour un débit de 96 ampères de 3X96 = 288 volts, De même pour d’autres excitations. Le tableau 1 résume ces calculs.
- Tableau I
- dernier
- En opérant de meme avec différentes intensités cette fois sur un alternateur triphasé à fer
- (l) Cette discordance montre qu'il ne faut pas prendre, comme le fait M. Behrond, pour appliquer la méthode de
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- tournant do <“5 chevaux sous 0200 volts a 5oo tours et 5o périodes, et dont les caractéristiques à vide et en court-circuit sont représentées sur la ligure 4> on obtient le tableau IL
- Tableau II
- La coïncidence est encore assez bonne.
- Bans deux autres essais, M. Behrend fait absorber les courants déwattés par un moteur synchrone.
- La figure 5 représente les caractéristiques à vide et en court-circuit d’un alternateur inducteur triphasé de 400 chevaux sous 6 7oo volts à 600 tours et 60 périodes, alimentant un moteur
- M. Betm-Kschenburg, la résistance apparente correspondance apparente lorsque l’excitation augmente indëii-
- svnehroine à vide, on obtient a 53o tours et 6000 volts un courant dé 3o ampères pour une excitation de 34,5 ampères, :i laquelle cor-, respondent à 600 tours une tension induitè de 983b volts et an courant de court-circuit de 97 ampères.
- Le moteur synchrone avait un courant d’excitation de 11,8 ampères correspondant a une tension induite à vide de 3900 volts et un courant do court-circuit de 55 ampères.
- La chute de tension de la génératrice à 600 tours serait de 9 83o — 3o X ou 6 760 à 53o elle sera de ~ X b 760 ou -5 970 volts au lieu de G 000 lus.
- En partant du moteur synchrone, la tension aux bornes de celui-ci'devrait Gtfe de 3<)oo-{-3oX3|°° ou de 6o3o volts.
- Finalement M. Behrend considère le cas de deux alternateurs à pôles alternés à 4 pôles et à armature mobile couplée en étoile. L’un des alternateurs fonctionnait comme génératrice et l’autre comme moteur ; les caractéristiques à vide et en court-circuit sont celles de la figure G icourbes I et II).
- Le pas polaire de eès machines est de 77 cm, l’entrefer de i3 cm. J.e rapport de là largeur du pôle au pas est de 0,6. Les fuites sont évidemment très petites, ainsi que le montre la faible valeur du rapport des ampères-tours de l’inducteur à’ceux de l’induit qui est de 2,3. La puissance apparente est de 200 kilowatts-ampères sous 180 volts a 470 tours, la fréquence est égale à 15,7 périodes par seconde.
- En opérant comme dans l’exemple précédent, les mesures pour différentes excitations et un courant constant de 655 ampères avec un facteur de puissance toujours inférieur à 0,2 ont été celles données par le tableau I1L
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- lue aux TENSION COURANT
- d excitntiun induite conrt-dmut a excitation
- i8,5 86 , l/430 79:6 c 0 -JO
- 9l t 54 15 5r> 89 0,8 . q 83o
- 23,5 . >7i i8io 109.8 3,8 69 ”00 7M
- 138 198 2300 146,1 9-7 i63q .. 94,3
- 3^.5 192 208 2920 161,3 179-7 119 19 i° 139’
- La courbe III est celle des tensions observées aux bornes. Les tensions calculées aux bornes du moteur sont obtenues comme dans l’exemple précédent. La courbe IV est celle des tensions induites dans le moteur en fonction de l’excita-tiou de la génératrice. Les chiffres de la dernière colonne sont déduits par le calcul de la tension aux bornes et du courant do court-circuit se rapportant à une excitation correspondant non à la force électroinotrice induite, mais aux volts aux bornes, c’est-à-dire à l’excitation de la machine aux laquelle est nécessaire pour produire la tension bornes en circuit ouvert.
- La coïncidence est moins bonne que précédemment, cela tient probablement au peu de luîtes de ces machines (‘). L’cnrouicinent induit était distribué dans 2)6 encoches.
- La ligne ponctuée située au-dessous de la courbe JII représente les valeurs calculées de la lonsiou aux bornes. Celle située au-dessus représente les tensions aux bornes calculées en rc-Irancliant des ampères-tours induits des ampères-tours inducteurs.
- On voit qu’aucune de ces deux méthodes n’est exacte et que de plus que la méthode employée par M. Rehrend peut conduire a des valeurs calculées de la tension plus faibles que celles observées. Ceci n’est certes pas un avantage
- assez peu importantes pour ne pat» masquer l’influence P (C.-F.G.)
- tant au point de vue théorique qu’à celui de construction, mais la méthode est cependant une méthode de sécurité. La seconde, celle qui consiste à composer les limpcres-tours de réaction d’induit conduirait au contraire h des proportions insuffisantes du circuit magnétique inducteur et des bobines inductrices. L'erreur de la première méthode ne dépasse jamais 8,4 p. i oc*.
- Comme la chute est due à Faction combinée des fuites du champ, de la réaction d'induit et des fuites de l'induit une théorie complète de*-vrait tenir compte de ces facteurs. La méthode consistant à déduire l'effet combiné de ces trois facteurs de la caractéristique statique et de la caractéristique en court-circuit ne peut prétendre à pareille chose ; si, de plus, on pouvait réaliser un alternateur sans fuites magnétiques clans l’induit et dans l'inducteur, cette méthode donnerait des résultats insuffisamment exacts. Toutefois, comme à l’heure actuelle les meilleurs alternateurs ont des fuites magnétiques considérables, ceci est, suffisant pour rendre la méthode acceptable en pratique.
- L’auteur ne veut pas discuter en détail l’in-lluenee des facteurs signalés plus haut, il pense toutefois que pratiquement on doit tendre ii éviter les fuites ; on diminuera beaucoup les fuites en augmentant la largeur du pas polaire, c'est-à-dire en plaçant les pôles à part, autant que ceci est compatible avec une construction économique.
- Ce qui précède montre que s’il est possible de prédéterminer la caractéristique en court-circuit d’un alternateur en tenaat compte de tous les facteurs importants, on pourra calculer
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- facilement les dimensions d'un alternateur avec une exactitude suffisante. C’est de cette prédé-termination que nous allonsnous occuper niain-
- Si n est le nombre de conducteurs par pôle et par phase. I le eouraut circulant dans chaque conducteur et x les ampères-tours inducteurs pour un circuit magnétique en court-circuit on
- L\< — .»•
- où A est. un eoHicient variant avec les dimensions de l’induit et de l'inducteur. La détermination théorique de \ est très dillicile, de plus, sa valeur dépend d'un grand nombre d’autres eoef-licients dont la détermination est aussi incertaine que celle de À lui-même,
- On admet ordinairement qu’on peut déduire facilement À des ampères-tours inducteurs et induit, à la vérité, s’il n'y a pas de fuites magnétiques dans l’inducteur ni 1 induit on trouve en effet que Avarie pour un alternateur triphasé 2.2 et 2,8 en supposant que l'on prend soit la valeur maxitna des ampères-tours, soit la valeur moyenne.
- Il est intéressant de remarquer que À varie beaucoup non seulement avec le mode d'enroulement de l’induit, mais aussi avec le rapport de la largeur d’un pôle au pas polaire.
- La valeur ainsi calculée clans l'hypotlièse de l'absence des fuites peut toutefois être la moitié de celle qui existe en réalité. Ce fait est bien connu des ingénieurs qui ont construit des alter-
- i
- nateurs à fortes tensions, soit pour une fréquence assez élevée, soit pour une vitesse assez laible. Beaucoup d’explications de ces divergences constatées ont été proposées, mais aucune n'est acceptable.
- M. Behrend dit que depuis plus de trois ans, il a soupçonné que l'explication cherchée résidait dans l’influence de la valeur absolue du pas polaire. La valeur de l’entrefer complique un peu le problème, aussi ce n’est que par l’essai d’un grand nombre de machines qu’il a pu mettre en évidence l'influence qu'il soupçonnait.
- Les courbes de la figure ~ représentent les
- valeurs de À en fonction de la valeur du pas polaire et pour différents entrefers. La courbe 1 se rapporte à des alternateurs d’un entrefer égal à i mm, la courbe !1 îi des entrefers de 3 mm,
- Vig. 8
- et la courbe 111 à des entrefers de 5 mm. Toutes les machines essayées étaient du type représenté sur la figure 8 ; le pas polaire des bobines induites était égal au pas polaire de l’inducteur
- et la largeur des saillies polaires égale ou un peu plus petite que celle du pas.
- La principale particularité des courbes .de la figure y est leur tendance il s’élever rapidement
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- lorsque le pas polaire est plus petit que 25 cm. Avec de petits pas polaires, l'entrefer a ,une grande importance. Les courbes semblenttcndre vers la môme limite lorsque le pas augmente.
- On voit que si l’on diminue le pas polaire le flux magnétique émis par chaque pôle diminue dans le même rapport que le pas. Si nous supposons que la résistance magnétique du champ principal reste constante, le rapport du flux de fuite au flux principal augmentera dans le même rapport que le pas polaire a été augmenté puisque la résistance magnétique du champ de fuite décroît dans le même rapport (pie le pas.
- Ceci est évidemment vrai aussi bien pour les fuites de 1 inducteur que pour celles de l’induit. La figure 9 montre que les fuites de l’induit restent constantes que l’on change la valeur du pas polaire ou non, mais le champ qui produit une force électromolrice dans ces bobines varie proportionnellement avec le pas de la bobine et le rapport du flux des fuites de l’induit au flux principal varie dans le rapport inverse de ce dernier, c’est-a-dirc comme la largeur du pôle ou comme le pas polaire puisque le rapport de ces deux dernières quantités peut être supposé constant.
- Avec des alternateurs triphasés à pôles alternés, le faible nombre de machines étudiées par l’auteur ne lui permet pas de construire des courbes analogues avec des pas polaires inférieurs à 20 centimètres. Pour des pas polaires supérieurs a 20 centimètres les valeurs de X correspondent à celles des courbes I et II, X augmente aussi avec l’accroissement de l’eutrefer pour des entrefers assez grands.
- Une deuxième question étudiée parM. Bell rend est celle de l’influence de fréquence sur les dimensions d’un alternateur. Considérons par exemple un alternateur établi pour 5o périodes et voyons s’il peut avantageusement être utilisé pour une plus haute ou une plus faible fréquence. La solution peut se déduire facilement des courbes données plus haut.
- Comme pour la même tension et le môme concours magnétique le nombre total de conducteurs de l’induit reste le même pour toute fréquence (en admettant que l'augmentation des fuites pour des petits pas polaires soit négligeable) et. le nombre de conducteurs par pôle et par phase est inversement proportionnel à la fréquence. Les courants de court-circuit V et V
- pour une môme excitation seront liés par
- >.T _ l"i"
- où X' et X'' sont les.valeurs de À pour les deux fréquences n' et n" respectivement.
- Supposons que le pas polaire a la fréquence 5o soit 2 5 cm, à 80 périodes pour la même vitesse linéaire il serait de -g- X 2Î = 1 5,6cm. Lesvaleurs de X pour un entrefer de 3 mm sont respectivement de 2,y5 et 4,15, on a donc
- Le courant de court-circuit sera donc à peu près le môme et par suite pour une môme chute de tension les puissances de deux machines sont à peu près les mêmes avec pratiquement la même valeur de 1er et de cuivre, toutefois la machine à 80 périodes sera plus coûteuse à cause du plus grand nombre de tours et de pôles nécessitant une plus grande quantité d’isolant.
- A 4° périodes on aura
- la puissaneo. est un peu plus petite.
- A 60 périodes nous avons
- la puissance est de 10 p. 100 supérieure.
- Les résultats pour toutes les fréquences sont résumés dans le tableau IV.
- Taui.ij.vc IV
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- Lj' E-C L AIR A G K Kl E G T KIQ G K
- Lu figure « o représente les résultats précédents. La courbe ponctuée correspond aux valeurs obtenues en tenant compte de l’accroissement des luîtes pour des fréquences élevées. Au-dessus de 80 périodes la machine correspond à une partie
- l-'ig. io.
- de Ta courbe ou la pente est tellement rapide que la prédétermination de la caractéristique de court-circuit serait très difficile à cause de l'exactitude de la valeur de A.
- Dans ce qui précède, on a supposé que l’induction était lu même pour toutes les fréquences, ce qui a pour inconvénient d augmenter les pertes dans lo fer avec la fréquence. Lue fréquence assez faible pour les moteurs d’induction est désirable, et la valeur du pas polaire v a une importance aussi grande que dans les alternateurs.
- Calcul des alterna teurs, alternateurs triphasés. — L’emploi des courbes de la figure -y pour le calcul d’un alternateur est facile à comprendre. Orpour fixer à priori la section totale des conducteurs totaux de l’induit en.comptant par exemple o,5 cm2 de cuivre par centimètre de développement de 1 induit. Le diamètre étant connu à priori on pourra facilement trouver le nombre despires des bobines induites en ehoississant une valeur de la densité de courant, 3 ampères par millimètres} carré par exemple. L'équation (i ) fournit ensuite lo flux émanant d'un pôle, la constitution du circuit magnétique est alors définie et avec elle la caractéristique à vide. Les courbes -permettent ensuite de déterminer la valeur À et par suite la caractéristique en courl-cir-
- Kn ce qui concerne lecouplnge enparaHèiedes
- alternateurs a fréquence assez élevée, M. ;Beh-reiid pense que la difficulté d’accouplement constatée quelquefois tient à la petitesse du pas polaire et nou a la fréquence.
- Alternateurs diphasés. — Si l’on prend un alternateur triphasé, qu’on sépare les trois phases et qu'on en mette deux en série, les tensions dans les deux circuits ne sont pas égales mais sont dans un rapport égal à 77= et de plus -eu quadrature’, si on forme ces deux [«hases en court-circuit chacune sur elle-même la somme des courants de court-circuit pour une même excitation est ég-ale à la somme des courants de court-circuit dans les trois phases de l’alternateur triphasé supposé monté en étoile.
- La différence entre les alternateurs diphasés ordinaires et le précédent, est que dans les premiers, chaque phase a deux trous par pôle tandis que dans le second l’une des phases n’a qu’un seul trou par pôle, aussi le courant de court-circuit sera-t-il plus petit dans les machines diphasées ordinaires que dans l’alternateur diphasé considéré.
- On peiit prendre d’après ce qui précède pour valeur de a dans le eas des alternateurs diphasés les a/3 de la valeur correspondante pour courants
- Alternateurs monophasés. —r- La valeur de a est tantôt un peu moindre, tantôt un peu plus grande que la moitié de celle qui correspond aux machines à courants triphasés. Ceci montre que pour une même chute inductive de tension, un alternateur enroulé pour courant monophasé donne une puissance la moitié de celle du même alternateur enroulé pour courants triphasés : mais comme la charge d’un alternateur monophasé est en général un circuit d'éclairage avant par suite un facteur de puissance voisin de Limité, un alternateur monophasé peut facilement être enroulé par la même puissance apparente qu’une génératrice triphasée.
- La valeur de X dépend du nombre d'encoches par pôle; les valeurs de A pour deux alternateurs de carcasses identiques enroulés pour une phase cl trois phases sont :
- 1° monophasé, un trou par pôle À = 1,56 ïn » deux trous par pôle >. = 1,39
- 3° triphasé, trois trous par pôle a = 2,90
- Les puissances correspondantes pour une
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- même chute inductive sont respectivement de
- JL = 0.64 E. E = o.6»a E, = i,o3 E .
- i.5o i,39 »,ç)0
- Comme conclusion M. Behrcnd pense, que la théorie ou plus exactement la méthode de M. Behn Eschcnburg tout en n’étant pas exacte théoriquement donne d'assez bons résultats en pratique. Il est de plus convaincu qu'aueuue autre méthode plus exacte 11e permettra de déterminer l'.induclance apparente de l'induit, aussi simplement et avec autant d’cxacliludc que la méthode suivie plus haut. C.-F. O.
- Sur la théorie de l’accumulateur au plomb, par Martin Mugdan. Zeitschrift fur Elektrnchcmie, t, VI, p- ’log-îao, 7 décefnbre 1899.
- I.es nombreux travaux publiés pendant ces dernières années, sur la théorie de l'accumulateur tendeul pour la plupart — exception faite pour les théories de Elbs (') et de Darrieus (si -— à démontrer la réversibilité de celui-ci.
- Mais ces travaux théoriques, ceux de Do-lezalek (3) notamment, qui conlirmeut Phvpo-thëse de la double sulfatation, ne s’appliquent qu'à dès courants inliiiimenl petits; des doutes pouvaient néanmoins subsister encore lorsque, en pratique, on a affaire à des courants plus intenses ainsi qu'à un électrolyte acide assez étendu.
- Par une série d'expériences laites à la fabrique d'accumulateurs de Marly-le-Grand (Suisse), M.Martin^lugdan a entrepris de lever ces doutes.
- I. Détermination de la quantité de sulfate formé pendant la DÉCHARGE. — Dans une première série d'expériences, M. Mugdan monte 1a éléments dont 6 composés d'une positive entre a négatives et 6 autres d’une négative entre 2 positives.
- Après formation des plaques, consistant en quelques décharges et surcharges successives de iaçon à ramener le sulfate à l’état de PbO2 et de Pb, les plaques furent lavées soigneusement a 1 eau de façon à enlever l'acide sulfurique; puis les éléments furent remplis avec des solutions d'acide sullurique de densités differentes.
- Deux des éléments restant isolés, comme élé-
- (9 Éc.L Étect., t. XXI, p. ü5(j, et t. II, p. 368. (2) Kcl. Élect., l. X1Y, p. 370, 498. 555.
- P) Écl. Élect., t. XVII, p. 490.
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- inents de contrôle, les autreft furent déchargés à une densité de courant de 0,0a ampère par cm2 pendant 20 minutes. Après interruption les plaques furent sorties des éléments et lavées à fond à l’eau distillée jusqu’à élimination complète de
- Chaque plaque lut ensuite placée dans un petit vase, en regard d’une plaque do platine d’égale grandeur, chaque vase étant rempli de 100 cm3 d’acide sulfurique au iy'20 (D = i,o3o6). Afin d éviter les pertes par projection chaque vase était mis dans un autre plus grand et couvert d'une plaque de verre. Les 12 éléments réunis en tension étaient chargés par un courant d'intensité faible et subissaient quelques décharges, et surcharges successives afin de décomposer le SO*Pb en PbO2 et Pb et de faire rentrer l’acide sullurique en solution. Les vases -et les plaques étaient ensuite lessivés à fond .à l’eou distillée de façon à enlever tonte trace d’acide, et .dans chaque liquide on titrait l'acide sulfu-, rique ; la quantité iyitiale étant connue, on; en,
- déduisait la quantité apportée par la charge et, par suite la proportion de sulfate formé pendant la décharge.
- consignes
- 1 Plaque PoUak déchargée
- 3 Plaque l’ollak
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- I. ’ K C L A T H A G E K L F. G T RIQ U G
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- A l'interruption de la décharge, la positive n° 9. avait 1,-75 volt comme différence de potentiel mesurée avec une négative témoin non traversée par le courant, les deux plaques i et la négative -2 donnaient une différence de potentiel plus élevée.
- J.a négative 5 tomba à o volt après 4 minutes de décharge, de sorte que le sulfate loi*nié se convertit en peroxyde à partir de ce moment et la plaque dégagea de l'oxvgène.
- La positive 5 avait aussi une différence de potentiel un pou au-dessous de lu valeur normale.
- I .es plaques déchargées dans le sulfate de soude ont une différence de potentiel normale ; comme ou le voit la positive ne sc sulfate pas, elle s'oxyde seulement; la négative au contraire se sulfate en grande partie.
- I)c cette expérience, l’auteur conclut que la quantité de sulfate qui se forme pendant la décharge, même avec un acide de faible densité et une forte densité de courant correspond essentiellement a la théorie de la double sulfa-
- II. Détermination de la quantité d’acide sulfurique ABSORBÉE PAU LES PLAQUES APRÈS DECHARGE. — Dans une deuxième série d’expériences, les plaques déchargées au lieu d’être rechargées de façon à en extraire l'acide sullurique, étaient mises en contact dans un petit verre avec 5o cm3 d’une solution d’acide sullurique normal. S’il y avait formation d’oxyde, l’acide sullurique devait être absorbé. Après lessivage des plaques, ou titrait l'acide sulfurique restant.
- Eu cas de sulfatatiou totale à la décharge, les plaques déchargées et non déchargées ne devaient pas se comporter différemment.
- Les plaques essayées étaient du système Pollak, de dimensions 4X7 cm et 4 X 5 cm, découpées dans de grandes plaques'. Les unes furent mises dans l’acide sulfurique normal; les autres, dans une. solution de sulfate de soude. Les éléments montés en série furent déchargés a i ampère (correspondant à une densité de courant de o,oj8 eto,oa5 ampère par cm2) et la décharge fut interrompue après io minutes.
- Les tableaux 11 et 111 montrent les résultats obtenus.
- Le quatrième tableau se rapporte à dos plaques positives déchargées seulement 9 minutes à 1,0 ampère.
- T.
- IV
- QUANTITÉ D’ACIPK DISi'ARL’
- apres 3 h. 1/2 après les i6h.
- de l’acid» suivantes
- Non déchargée Déchargée dans acide normal (densité de courant
- Déchargée dans acide nor- 7-8 3,0
- D(Xr4e'Pd:msrCsol!,lîoo b,9 2.’>
- S04Na* (densité de cou-
- rant 0,018 amp, par cm*) 16,4 7-5
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- ('.es tableaux prouvent que même dans l’acide laible à 4'9 P- 100 et avec des densités élevées de courant 0,018 et 0,020 amp : cm2 on ne peut admettre la formation d’oxyde pendant la dé-
- Dans la solution de SCYXa2, la positive s’oxvdo pendant la décharge, ainsi qu’on peut le déduire des chiffres plus élevés pour l’absorption d'acide.
- T.es valeurs croissantes d’absorption pour les positives, proviennent d’après l’auteur, de l’action locale, la surface coupée du quadrillage u'étant pas suffisamment formée.
- T JI. Sulfatation df. l'oxyde de plosiu. — Afin de démontrer que la formation de sulfate ne provenait pas d’uue action secondaire de l’acide sur l’oxvde lorrné, 1 expériciice suivante tut faite sur une plaque négative. Celle-ci lut exposée à l’air de façon à l’oxyder, ce que l’on constate par une élévation de température; la
- une fois encore que les seuls corps qui jouent un rôle dans la décharge sont uniquement Pb, PbO2 et SOlPb.
- Une lame de plomb de 10 dru'2 de surface totale recouverte d’une couche très faible de plomb spongieux était montée entre 2 positives de mêmes dimensions mais de très grande capacité 80 ampères-heure) dans l’acide à 20 p. 100 (D = itr53 = 19,10 13). La lame de plomb étant prise comme anode, on chargeait avec un courant de très faible densité I 1 ampère et on notait la différence de potentiel aux bornes
- plaque était ensuite refroidie à l’eau froide, séchée puis mise en contact, comme dans l’expérience II, avec 5o cm* d’acide sulfurique normal.
- T.es quantités (Lucide absorbé furent :
- Acide absorbé après les 60 ini-
- suivatiles.................
- Si ou se rappelle que dans l'expérience II, la décharge et par suite l’action de l’acide ne durait que ij minutes, ou peut en déduire que la quantité de sulfate formé ne peut provenir d’une action secondaire.
- IV. Courbes imî dolauisatiox nu plomb. — Les observations suivantes viennent confirmer
- de l’élément toutes les i5 secondes. On obtenait alors la courbe ffig. 1).
- Après une longue surcharge, on inversait ensuite le courant, la plaque étudiée devenant ainsi cathode ; on obtenait la courbe F de la figure 2.
- On remarque que ces courbes se composent de deux parties horizontales qui correspondent aux équilibres Pb | PbSO* et PbO2 | PbSO* et que ces deux parties sont reliées aux abscisses 12,5 et 10 par une brusque inflexion, qui montre qu’aucune autre réaction que la forma-
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- J/ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXIII. - N” 17:
- tioii de sulfate n’a lieu. Après chaque inflexion brusque on trouve une pointe de la courbe provenant de T augmentation de résistance due à la sulfatation.
- Sur la-courbe II de lu ligure » est représentée la polarisation cathodique dans le cas où on aurait arrêté la polarisation anojlique (fig. i) avant l’inflexion brusque. On voit ici que la deuxième partie de la courbe est très sensiblement horizontale avec line chute rapide correspondant au dégagement, d’hydrogène.
- Le phénomène est troublé dans le cas de la courbe i de la figure 2 par une action locale entre le Pb et le PbO2 qui existent ensemble à ce moment sur la plaque.
- V. Influence de l’acide dersulfurique su 11 la force électromotrice. — Pour démontrer que s’il se forme de l’acide persulfurique à la fin de la charge, celui-ci ne peut avoir le rôle que lui attribue Darrieus, 2 plaques de plomb sont disposées horizontalement ; l’élément est formé, la plaque inférieure munie d'un rebord étant positive et la plaque supérieure perforée étant négative. Avec une pipette, si 011 fait couler au travers de la négative sur la positive un peu de solution sulfurique à 20 p. 100 renfermant 3 p. 100 d'acide persulfurique, on trouve un abaissement de la force électromotrice et il se dégage de l’oxygène ozonisé.
- VI. Indépendance de la rouer, éj.ectiiomotrice avec UE sulfate de puoMB. — M. Magdan démontre que la force oleetromotrice est indépendante de la quantité de sulfate de plomb formée sur les plaques par l’expérience suivante : il prit deux petites négatives chargées, l’une lut laissée au repos, et l’autre déchargée à o,5 ampère pendant 3 heures, entre deux positives, la différence de potentiel finale étant 1,80 volt.
- Les plaques furent ensuite suspendues, isolées Lune «le l’autre, dans un verre avec le même acide que celui de l’élément. Après 4 jours, alors qu’011 pouvait considérer l'équilibre de diffusion établi, la plaque déchargée se montrait positive de o,oo3 volt sur la plaque non déchargée.
- Les plaques furent ensuite portées à une distance de quelques millimètres l’une de l’autre et soudées ensemble. Après 63 heures, les plaques Turent séparées à nouveau' et ou' mesura la diffé-
- rence de potentiel. La plaque déchargée se montra alors un peu plus négative que l’autre.
- Les deux plaques furent enfin montées entre 2 positives et les éléments chargés à 0,1 ampère. Après 1 minute la plaque non déchargée indU quail lu force électromotrice maxima et il se dégageait de l’hydrogène ; cette plaque 11’avait donc rendu à la plaque déchargée à yo ampères-minute que 0,1 ampère - minute, c’est-à-dire qu’il 11 ’y avait pas eu transport d’éleetricitc de l’une à l’autre et qu’aucmie différence de poT tentiel n’existait entre les plaques.
- AVEC LA CONCENTRATION DE l’aCIDE. «— Dole-zalek a déterminé la variation de la force élec-tromotricc de l’accumulateur en considérant un cycle isotherme de vaporisation.
- Afin de rechercher l’influence de la concentration sur chacune des deux électrodes, M.Mug-dun étudie les deux chaînes de concentration. Fb.PbSOS H2S04 étendu | H-SO4 concentré, PbSOLPb,
- PbO-,PbSO',,II2SOtétendu | HsS04conccntré,PbS04,PbO2
- Le calcul de la force électromotrice de ces deux chaînes s'effectuant à l’aide de la théorie osmotique de Nernst, nous analyserons ici brièvement cette théorie.
- Théorie osmotique de Nernst. — On sait que sous l’influence d’une force déterminée au sein d’une solution, les ions sc déplacent avec des vitesses différentes, l’anion avec une vitesse u et le cathion avec la vitesse v.
- Le travail nécessaire pour transporter la quantité d’électricité -f- <§’ du potentiel P,, au potentiel P4 et simultanément — &1' du potentiel P, au potentiel Ps est ;'P2 — P,) (&' -j-
- Comme dans un électrolyte les quantités d’électricité cheminent avec les ions, il sera j facile de calculer la force électromotrice régnante ! entre deux solutions du même électrolyte quand on connaîtra le travail nécessaire au transport d’une solution à l’aulre des ions liés à la quantité d’électricité S' -j- &" = 1.
- Les travaux de Hittorf et plus récemment de Kohlrausch ont montré que pour une intensité f, la quantité d’électricité i chemine comme
- r électricité positive dans le Bens du courant,
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- pendant l'unité de temps, et la quantité i comme éleclricité négative en sens inverse.
- Nous aurons doue à faire ici ^; et
- <g" — —;— et à calculer le travail nécessaire au transport des ions positils liés à &' de la solution la plus étendue à la plus concentrée, et des ions négatifs liés à &" de la plus concentrée à la plus étendue.
- La pression osmotique de l’union et naturellement aussi du cathion étant pi dans une solution et pt dans l’autre, les deux travaux considérés seront égaux a
- .» +
- ç étant le volume qu'occupe à la pression p la quantité d'anion (ou de cathion) à laquelle est liée la quantité d’électricité i (ou — j).
- En appelant p0 la pression dans une solution qui contient dans l’unité de volume la quantité d’électricité H- i (ou — i) liée au cathion (ou à Fanion), on a d'après la loi de Mariotte
- pX = p0,
- et la somme des deux travaux donne pour la force électromotrice
- W + *
- Pologne
- (U
- Pour a > e et pl > pt, P, — P., est positif, ce qui signifie que dans ce cas le courant va de la solution plus concentrée à la plus étendue.
- Pour obtenir P, — P2 en unités électromagnétiques. il faut exprimer p0 dans ces unités.
- Considérant qu’un ampère-seconde libère 1*0,37 X 10 “ 8 gr d'hydrogène, la masse d'hydrogène qui cheminera avec la quantité d’électricité -f- 1 (unités C. G. S.) est
- 1,037.10—8 gr.
- Sachant d’autre part qu’une molécule-gramme d un corps occupant un volume d un litre exerce a o° C. une pression osmotique de 22,35 atmos-
- phères, pour un volume de r cm3 la pression serait 22 35o atmosphères
- ou encore
- 23080.981000 dyne» par cm2.
- Cette pression correspondant à 2 gr d’hvdro-gène pour 1 cm3, on a pour p0
- ___ 23080.981000.1,037.io~4 .p,
- à la température o° C ; ou bien, en considérant que pn est proportionnel à la température absolue T,
- P>.
- 1 volts. (3)
- Le facteur 0,860 10 _ 4 est la « constante élec-trolylique des gaz », c’est comme on voit la pression dans un espace qui renferme t gr d'hydrogène (ou une quantité équivalente d’un autre élément ou radical 1 par cm3 et à la température de 1 degré absolu.
- Chaîne déconcentration.— Pb, P b SO'\ IPSO*
- étendu | IPSO'' concentré, PbSO4, Pb. Pour une quantité d’électricité 2 F correspondant à 2 gr d'hydrogène (F = q6 54o coulombs), un ion-gramme SOl disparait de la solution concentrée sous forme de Pb SO4; par contre, une quantité ^-•ions-grammes SO4 passe par migration de la solution étendue à la solution concentrée. La diminution des anions devient donc ]
- i-gramraos.
- M + V
- D’autre part 2 -- ions-grammes 11 cheminent avec le courant positif.
- Il passe donc, de la solution concentrée à la
- solution étendue 2—7— cathions et —~— anions, (t-h*- r-t-M
- soit en tout 3 -~ir~ ions-grammes par le pas-
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- •ÉCLAIRAGE ÉLECTkl QUE
- Le* concentrationsp{ et pt étant exprimée* en molécules-grammes par litre, la force éleetto-motriee est
- Chaîne de concentration. * PbCP, Pb SO\ IPSO4 étendu ( JFSO4 concentré, PI» SO4, PbO\ Ici le courant va de la solution étendue à la solution concentrée.
- Dans la solution concentrée i ion-gramme SO4 disparaît par suite de la formation de Pb SO4; de plus ions-grammes SO4 cheminent avec l’électricité négative. La diminution totale des allions à la solution concentrée est
- O2 étant disponible au pôle positif, se lie a 4 H> il disparaîtra donc de la solution concentrée 4 ions-grammes II ; comme d'autre part 2 —p- - ions - grammes II cheminent avec l'électricité positive, la diminution totale des caillions dans la solution concentrée deviendra
- Il en résulte que par le passage dé la quantité d’électricité 2 F il passe 3 ^2 ——-q—^ ions-grammes de la solution concentrée à la solution étendue.
- Ce qui donne pour cette partie du travail
- De plus, par suite de la production de 2 HaO à l’anode, il convient d’ajouter le travail de transport de ces deux, molécules d’eau, soit
- n, = + o,S6.io-4 T log,)!ÿ,
- Cj étant la concentration des molécules d’eau dans la solution étendue, et c dans la solution concentrée.
- Si on ne considère que des électrolytes étendus, cétto dernière Valeur est faible, et on peut remplacer avec sullisammcnt. d’approximation
- On peut remplacer également, c par —
- 3j>-
- 3 p exprimant, le nombre d'ions par litre d’électrolvte.
- 11 vient alors dans le cas de dilution sullisante
- 1,-,^ = WPi—Pt) — 3(fi—,
- 1U — 3.o,8(j.10-4 T.o,018 {pt— p2).
- La force électrûmotriec de la chaîne doit donc avoir pour valeur
- |IPÙ„2 = 11, +n.J^3.o,86.I0-iTj
- Vérifications expérimentales. — Les équations 1 et 2 furent vérifiées expérimentalement par M, Martin Mugdan en mesurant la force électromotriec entre solutions de différentes dilutions a l'aide d’un millivoltmctrc de précision Siemens et Halske.
- Le tableau suivant donne les valeurs comparatives des forces électromotrices observées et calculées.
- [.a température était i^C. Pour le calcul,
- ---p—. fut pris égal à o,85, chiffre moyen pour
- les concentrations de 2 à 3 p. ron. D'autre part.
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- à cause de la dissociation incomplète, le facteur 3 fut remplacé par •2,11 qui résulte de la détermination du point de congélation de Loomis.
- La concordance est remarquable pour les solutions étendues; l’cquation n'est plus valable pour les solutions concentrées.
- T.a variation de la force éleetromotrice de l’élément avec la concentration sera donnée par
- =:MiVw3—Hes—l.o.SG.io-’T^loKn'V. \ j
- é quation identique à celle trouvée par Roleza-lok pour les solutions étendues.
- Le tableau précédent montre que la variation de la lorcc éleetromotrice avec la concentration est 1,4 fois plus grande à la positive qu’à la négative. Si, pendant la décharge la concentration de l’acide diminuait également ailx deux plaques, le potentiel de la positive devait donc varier 1.4 fois plus rapidement que celui dé la négative.
- Mais la théorie montre que la concentration diminue plus rapidement à lu positive qu’à la. négative. T.‘expérience vient confirmer ce fait ainsi qu’on le voit par les courbes de la figure 3 qui indiquent les variations de potentiel de la positive et de la négative pour une décharge et une charge lentes. Les deux plaques considérées ici étaient des plaques à grilles de mêmes dimensions et renfermant la même quantité de l’b dans la matière active ; elles étaient montées dans deux éléments placés en série et comparées comme potentiel, la positive avec une positive non traversée par le courant, et lu négative avec une négative également isolée.
- La quantité d’électrolyte était suffisante pour qu’il n’v ait pas de variation sensible dans sa densité pendant la décharge. Les intensités de charge et de décharge! étaient égales.
- Les courbes de la négative restent svmétri-ques par rapport à l’axe des abscisses; pour la positive, la courbe de charge s’éloigne plus que celle de décharge.
- Avant la fin de la charge de la positive, j» 0,13 volt environ, commence la décbargo des ions SOlavee dégagement d:oxygène.
- O ri constate aussi que la capacité de la positive est plus faible que celle de la négative,
- La forme logarithmique des courbes de décharge peut s’expliquer si on suppose que la concentration dans les plaques peut se représenter par/; — A// eu appelant p la concentration restante, y le temps de décharge, et Aurie cous* taute dépendant du Ivpe de plaque et de l’intensité du courant. La chute du potentiel nu temps //sur le potentiel initial serait alors donné par
- L. JvMAC.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHYSIQUE
- ha Société française de Physique n'avait pas, (') T'Eclairage Eleclrique, l. XVII, p. /jyo.
- cette année, adressé son appel ordinaire aux constructeurs, occupés à préparer l’Exposition universelle. Nous n’avoris pas revu les salles de l'hètel de la Société d’encouragement remplies, comme tous les ans, d’une foule toujours plus nombreuse qui se presse autour des appareils
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- nouveaux ou de brillantes expériences. Pourtant ce (jue nous avons vu et surtout entendu celle année n'est pas de nature à nous faire regretter le spectacle habituel ; la Société de phv-sique^ en nous offrant autre chose que ce qu’elle nous avait présenté jusqu'ici, a simplement montré qu’elle pouvait nous intéresser de plusieurs laçons bien différentes et la conclusion qu'ont tirée toutes les personnes qui ont assisté aux séances de vendredi et samedi c’est que l'exposition annuelle pourra devenir une attraction encore plus importante, si on lui adjoint des conférences telles que celles que nous avons entendues cette année.
- Les phvsiciens avaient monté des expériences déjà connues de nos lecteurs : M. Ilothé présentait un interrupteur de Wehnelt et montrait l'existence de deux régimes du courant ; M. Dongicr laisait voir l'influence d’un champ magnétique sur la polarisation de la lumière sortant, d’un tube de Geissler; dans un appareil d’Arsonval pour les courants à haute fréquence, on remarquait les curieux effets de décomposition d’uue décharge qu'on produit en souflant l'étincelle par le mouvement de l’excitateur entraîné par un petit moteur. On pourrait, en réglant la vitesse de rotation obtenir des apparences très variées d’immobilité ou de mouvement lent des traits lumineux. ,
- M. Cotton a présenté et déeriL un appareil de mesure des champs magnétiques par la balance avec lequel nos lecteurs pourront faire plus ample connaissance dans un article original. Disons seulement que la méthode, très propre aux mesures du champ dans les entrefers étroits consiste à déterminer la force subie par une bande de cuivre plat d'un ou deux centimètres de long traversée par un courant; cette bande fait partie d’un circuit enroulé sur nue lame isolante limitée par deux arcs de cercle concentriques et deux rayons ; les forces qui agissent sur les arcs ont une résultante qui passe par l’axe de suspension ; la seconde partie radiale est assez éloignée pour être dans un champ insen-
- Sur l’invitation de M. Poincaré, secrétaire général, M. Lakghvin, qui vient d’aller passer une année au laboratoire Cavendish, à Cambridge a exposé les idées de Al. J.-J. Thomson sur Y ionisation des guz.
- On n’a connu pendant longtemps que trois
- procédés permettant de faire passer de l’électricité à travers les gaz : la décharge disruplivo. étincelle ou aigrette, l’élévation de température, qui rend conducteurs presque tous les gaz et enfin l’action de la lumière ullra-violefte sur les métaux chargés négativement ; cette action a été d’abord attribuée à une pulvérisation du métal.
- La découverte des ravons X et l'étude développée des rayons cathodiques qui l’a suivie ont apporté des idées nouvelles sur la question. On a constaté d’abord que les rayons X mettent les gaz dans un état particulier qui leur permet de livrer passage à une certaine quantité d’électricité. Cet état persiste pendant quelque temps après que les rayons X ont cessé d’agir.
- MM. J.-J. Thomson et Rutherford font tomber des ravons X à l’intérieur d’un tube d’alu— minium traversé par un courant d air qui va rencontrer à la sortie une cage de toile métallique à mailles larges, à l'intérieur de laquelle se trouve un éleclroscope à feuilles d’or. Tant que l’air reste immobile il ne se produit pas de décharge (l'appareil producteur de rayons X étant enfermé dans une caisse de plomb munie de fenêtres d’aluminium) ; si l'air esf en mouvement la décharge se produit, à condition qu’il n’y ait pas une trop grande distance entre l’électros-cope et la région traversée par les rayons Ilœnt-gmK
- L’éleet.risation qu’acquièrent les gaz et qui persiste ainsi n’est pas immobile ; elle se déplace avec une vitesse lime ; pour le montrer on emploie un condensateur dont les armaiures sont en toile métallique; l'une d’elles, qui est isolée, est reliée à l’clectromctre : elle ferme un tube métallique par lequel ou pourra insuffler de l'air.
- Si l'on fait passer des rayons Rœntgen entre les deux armatures, le condensateurse décharge, mais si un courant d’air, purifié de poussières par son passage sur un tampon de coton de verre, traverse le condensateur on pourra régler sa vitesse de telle façon que l’entraînement du gaz compense le déplacement de l’électrisation et que léleetromètre reste chargé. On mesure ainsi la mobilité des charges ; d'après M. Rutherford elle correspondrait à une vitesse moyenne de i .6 cm par seconde dans un champ de i volt par centimètre.
- Les ions négatifs vont un peu plus vite que les
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- R K VUE D’ÉLECTRICITÉ
- ions positifs, d'après les expériences do M. Ze-
- Les mômes videurs des deux vitesses résultent des expériences faites par M. Chattock sur la décharge en aigrette entre une pointe et un plan, au voisinage duquel on détermine la pression. T.es ions mis en liberté dans un gaz à la pression atmosphérique sont donc les mômes dans la décharge et sous l’action des rayons X.
- M. Gicsel semble avoir le premier, en 1882, émis l’hypothèse que la conductibilité des gaz était duo, connue celle des liquides, à la présence de ions libres ; cette théorie a été développée par M. Schuster. Une question intéressante est celle-ci : Comment se comportent ces ions au sein d’une masse gazeuse contenant une vapeur sursaturée?
- On sait que la condensation au voisinage d'une gouttelette préexistante ne tend à se produire que si le diamètre estsuffisamment grand.; une goult-e très line est eu équilibre avec une vapeur dont la tension actuelle est supérieure il la tension de saturation d'une quantité inversement proportionnelle au rayon de la goutte.
- Au contraire, si la goutte est électrisée, la tension de vapeur à son voisinage, dans l’état d’équilibre est inférieure à la valeur normale d’une quantité inversement, proportionnelle au carré du rayon ; il en résulte que les charges portées par les gouttes facilitent la condensation de la vapeur.
- T.es gaz dans lesquels ou a mis les ions en liberté se comportent comme s’ils renfermaient des novaux.de condensation électrisés. M. Lau-geviu le inoutre par plusieurs expériences : au voisinage immédiat d’un jet de vapeur presque absolument transparent, il. (ait d’abord jaillir une aigrette, puis il envoie des rayons X et enfin il approche une petite quantité de matière radioactive; le jet, observé par transparence, s’obscurcit immédiatement.
- On remarque, eu outre, que, dans le cas de l’aigrelle, le jet reprend son aspect antérieur dès que la décharge est arrêtée, taudis que l’effet des rayons X et surtout des substances radilères persiste assez longtemps après la suppression de l’actiou directe.
- Une étude quantitative du phénomène a été faite par M. Wilson, lia constaté d’abord que, dans un air saturé de vapeur et purgé de poussières. une détente brusque ne produit pas de
- condensation si le rapport, des deux valeurs du volume après et avant la détente est-inférieure à i ,35; mais si l’on vient à produire une ionisation du gaz au moyen des rayonsX,des rayons de Becquerel ou de l’aigrette, une variation brusque de volume de i,2o devient suffisante; la condensation est donc facilitée dans une proportion sensible, toujours la même, quelle que soit l’origine des
- Les gouttes formées qui tombent les premières sont celles qui ont pour noyaux des ions néga-tiis ; le gaz reste chargé positivement. M. J.-J. Thomson voit dans ce fait l’explication de l’électricité atmosphérique ; les rayons ultra-violets du soleil nmiseraieu l les couches supérieures de l’atmosphère et la pluie serait chargée négative-
- M. f.angevin insiste ici sur l’appui qu’apportent a Thvpothèsc atomistique les expériences précédentes ; l'existence de novaux séparés et distiucts semble incompatible avec la continuité <le la matière. Ces noyaux sont eu nombre lin comme les gouttes auxquelles ils servent d’amorce : ce sont bien les ions mobiles dans un champ électrique, car il suffit de produire d'abord un champ de 5oo volts pour (pie la condensation ne soit plus facilitée par l’action des ravons Rœntgen.
- M. J.-J. Thomson a mesuré le nombre des gouttes formées; il a d abord essayé, sans succès, d’utiliser le phénomène des couronnes, produit en éclairant le nuage par un faisceau de lumière parallèle. Tl a ensuite déduit séparément le poids total d’eau qui s'est formé, du rapport des volumes avant et après la diminution de pression, la température initiale étant connue, et le diamètre des gouttes de la vitesse de leur chute dans l’air, au moyen d’une formule contenant le coeilîcient de viscosité de l’air. Cette vitesse de chute, qui est uniforme, se détermine aisément en illuminant par un arc la surface supérieure du brouillard, laquelle descend très régulièrement en restant très sensiblement plane.
- On a alors tous les éléments nécessaires pour calculer la charge d’un ion ; on trouve pour celte charge la valeur que donnerait la théorie cinétique du gaz pour celle d un atome d’hydrogène, chargé dans l’électrolyse, conformément aux expériences de M. Tofuisend. D'autres recherches portant sur les ions produits par la lumière ultra-violette, pénétrant à travers une lame de
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- L'K GI. AIR AGE ÉLECTRIQUE
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- quartz et une armature de toile métallique, à l'intérieur du champ d’un condensateur, ont donné des résultats très voisins.
- Si nous passons du cas des gaz à la pression ordinaire à celui des ions cathodiques qui se déplacent dans les vides extrêmes, nous retrouvons encore pour la charge d'un ion la même quantité. Celte détermination a été laite par une méthode très ingénieuse ; M. J.-J. Thomson a remarqué que, si au champ électrostatique de la décharge, on superpose un rhamp magnétique, les particules qui tendaient à l'éloigner normalement de la cathode subiront l'action de ce champ magnétique dans lequel le mouvement de leur charge est équivalent à un courant; la trajectoire s in il échit eu tonne de cvclotde ; c’est-à-dire <[iic les particules ne s’éloignent d’une cathode plane que d’une quantité inférieure à une certaine limite, fonction seulement du rapport de la masse à la charge. Ce rapport est beaucoup plus petit ([lie dans le cas des pressions moyennes; l’ion aune masse mille fois moindre, mais sa charge reste la même.
- Toutes ces belles recherches amènent à concevoir l'existence d ions négatifs, qui seraient environ la millième partie de ce que la théorie cinétique appelle l’atome d’hydrogène; l'insé-cabilité des atomes disparaît en dépit de l’étymologie. Ces ions se déplacent isolément dans les gaz raréfiés ; sous la pression atmosphérique ils condensent autour d’eux par influence, un cortège nombreux de particules non électrisées, qui augmentent la masse de l’ensemble et la portent a peu près à la valeur de celle de l'atome d’hydrogène. Pour les ions positifs, ils paraissent être beaucoup plus gros : on les a étudiés dans l’émission d’un fil de platine incandescent dans le vide, leur inertie semble comparable à celle de l'atome de M.
- M. Langevin termine cette brillante conférence en montrant par une expérience la condensation sons l'influence des ravons de Becquerel dans un appareil fermé où le gaz est mis en relation brusquement avec un espace vide.
- M. P. CrniK expose ses plus récentes recherches sur les trois métaux radioactifs récemment découverts ; nous n’avons pas à revenir sur ces beaux travaux ; citons seulement une expérience curieuse de MM. Klster 'et Geitel : On fait jaillir l’étincelle d’une machine statique entre une boule et un plan de carton amené à la dis-
- tance maxima ; dès qu’on approche un corps radioactif, la décharge passe à l’état d’aigrette'.
- M. \ ii.i.ut» termine la soirée en exposant scs idées sur l’existence des rayons cathodiques dans Pair atmosphérique ; signalons l’expérience de l’incandescence du pôle négatif d'une bobine de RuhmkorIF, où un fil de platine est amené à la température de fusion.
- A la réunion du Conseil de la Société qui a eu lieu samedi, tous les membres se sont, à juste titre, félicités du succès dos séances tenues dans ces deux jours ; à celle dont nous venons de donner un rapide compte rendu. M. Guillaume a appliqué le mot de soirée mémorable, auquel souscriront tous ceux qui v ont assisté.
- C. ll.umr.
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Sé/mre dit .0 avril .suile').
- Sur la réflexion et la réfraction des rayons cathodiques et des rayons dêviables du radium, par P. Villard. Comptes rendus, t. CXXX,
- p. IO10-IOI2.
- Les expériences de Hertz et celles de M. Lenard ont montré que les ravons cathodiques peuvent traverser des lames minces, métalliques ou non, celle transmission étant accompagnée d’une diffusion considérable. Le fait que la vitesse des ravons transmis esta peu près identique à celle des ravons incidents paraît difficilement conciliable avec l'hypothèse balistique, généralemcnl admise, et l’on est couduit à admettre avec M. J.-J. Thomson qu’il s’agit en réalité dune émission secondaire. Diverses expériences sur la pseudo-réfraction nniradiale des ravons cathodiques atusi que sur la pseudo-réiraction des ravons du radium amènent M. Villard à la même conclusion.
- I1) « Pseudo-réflexion uniradiulti. — Quand un iais-
- direetion est normale à la lame. L expérience est très e en recevant sur une lame à 45°, un faisceau pri-:e cylindrique très étroit produit par une cathode
- On rend visible le faisre faisauL le vide sur l’oxygène dans
- déviables par un champ
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- 28 Avril
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- >5<)
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXIII. — Nüi7.
- électriques négatives à la mais cathodiques, comme le font
- WumC).
- taux, il fallait éviter que ces rayons, souvent très peu pénétrants, ne lussent observés au voisinage immédiat du métal qui les émet. Lesau-
- l’-aiT raréfié et à opérer
- en plus faibles, jusqu’au vide de Crookes (o,ooi mm de mercure), afin de rendre à l’air ses propriétés isolantes, malgré l’action des rayons Rœntgen et des rayons secondaires qui le tra-
- En faisant varier la nature des métaux ils ont constaté en particulier que le plomb et le platine sont parmi les métaux qui émettent le plus de charges négatives sons l’action îles rayons X. Viennent ensuite l’étain et le zinc. Quant a l’aluminium, l'expérience déjà faite avec l’enceinte de Faraday, tapissée extérieurement d’aluminium semble
- l>re 1897 ; lot- rit., 3898, 1899 et ,yoo. EcL Elect., t. XII p. 3i$;;t. XIV, p. 46G, 5û9et5l7; t. XVIIX, p. 41 et 64; t. XIX. p. uoi.: I. XXI. p. 109; l. XXII. p.
- (*) IVCoh™ C»»«, «ur la charge électrique
- dés rayons déviables du radium. [F.cl. Elec., I. XXII, P..400, 10 mars 1900;.
- que l’on sait sur la tnuistoriualio Rœntgen par les différents corps (
- recherches sur le 1
- Dans ses premières ret\ les propriétés réductrices de ce «
- oxydes. M. Geelmuyden a étudié son ; la température du four électrique, sur < autres composés, l’anhydride borique et<
- o,85 Al,
- }) —
- d’un
- Le carburé employé était du carbure triel qui à l’analvse adonné : 55,1 — 0,09 Fc, —o,ai Si, — 34,42 C ( 6,99 matière insoluble dans HCl.
- ' En opérant, sur un mélange de 5a { hydride borique et 100 gr de carbure, a obtenu du carbure de bore BeCa.
- L’analyse des produits de la réaction bure sur de la pyrite a montré que cette peut être formulée
- S Ke* + aCa C2 = Fe + aCa S + 4C
- (sulfure d’antimoine), on ;
- irait par volatilisation, il en est ue inem le sulfure de magnésium, sulfure d’aluminium ne réagit pas sur J
- ; il se retrouve inaltéré s
- forme de globules.
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- Tome XXIII.
- Samedi
- ù 1900.
- J" 18
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Éleetriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l'Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAl, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l'Institut. —D. MONNIER, Professeur à l'École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l'École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- LES LAMPES À ARC
- La lampe de M. Wood, adoptée par la General Electric C°, est(fig. i) disposée pour courants alternatifs; son électro-aimant M atlaque, par son armature m, un levier F commandant, par b, le levier à mâchoires C et II, qui lorsque ni est attiré, saisissent et soulèvent le porte-charbon supérieur D. La principale particularité du système est que l'armature m attaque son levier F non pas directement, mais par l'intermédiaire des ressorts s, s, qui, oscillant comme en xx (fig. 10), absorbent les petites vibrations de m dues à l’alternance du courant, de sorte que ces vibrations ne peuvent plus dès lors affecter le jeu des mâchoires C, H, ni faire trembler D. L’action amortissante des ressorts s n’a d’autre part aucun effet sur la sensibilité avec laquelle D obéit aux mouvements non vibratoires de ;rc, de sorte que le réglage s’opère, comme l’a démontré l’expérience, avec presque autant de stabilité que pour des courants continus, et ce par un mécanisme, très simple, souvent essayé sans succès faute d’un amortisseur convenable des vibrations. Quant aux grands mouvements de m, ils sont, comme d’habitude, atténués par un dasli-pol I dont le piston i (fig. 2) porte un clapet de cuir r\ chargé de petites masses t, qui laissent l’air passer librement par t! pendant la descente de r.
- Les bobines de l’éleetro M ont leur âme non pas en métal mais en un isolant k (fig. 4) fixé a sa partie supérieure par un écrou en métal l et au bas par une pièce J (fig. i5) à retour n et griffes //2 (fig. 16), obtenues par emboutissage et fixée par n au châssis p (fig. 1) de la lampe.
- Le coupe-circuit est constitué par un bras 12 (fig. 8 et 10) à manchon 19 en métal avec
- (‘) L'Éclairage Électrique, 7 octobre 1899, p. 16.
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- h 'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. «III. —H018.
- tige 18 (fig. i3), isolée par du mica '>.0, serrée par l'écrasement de 19 sur ses encoches 21, et terminée parla pince 18 du fil u\ Celle pince ferme le circuit par son contact avec la face 26 de l'osselet 22, à ressort de rappel '-3-24, qui l'appuie sur 20, et sa course est limitée par le taquet 10; ce coupe-circuit est commandé parla manette 17 et son axe to.
- La lampe de AL Prkxtjss est (fig. 17 à 20) pourvue d’un enregistreur indiquant le nombre d’heures 10 et les jours 11 de son fonctionnement. A cet effet, dès que la lampe s’arrête, le levier 6 arrête par un frein 7-8 Je mécanisme de ce compteur, et, pendant la marche de la
- rfooo o 000'
- lampe, la bielle 7 remonte perpétuellement le barillet du compteur parle cliquet 9, à chaque levée du porte-cliarbon 1. En outre, au bout d’un certain nombre d’heures déterminé par la fixation du disque i4 sur l’arbre de l’aiguille 10, l'encoche i5a (fig. 20) de ce disque coupe par 19, le circuit de la lampe.
- La lampe de AI. P. Waiuskr est (fig. 21 à 27) destinée à être montée en quantité sur un circuit alternatif à potenlioi constant d’environ tro volts ; elle est pourvue d’un enroulement d'impédance c sectionné (fig. 21) de manière à pouvoir en l'aire varier la longueur en raison inverse de la fréquence du couranl, et son électro-aimant f agit par répulsion le long des âmes lamellaires sur une armature d’aluminium h, qui actionne directement par l le frein ik (fig. 2.5).
- Quand on ferme, par c, le circuit amené (fig. 27) par q au charbon g, cette répulsion écarte immédiatement les charbons de 40 mm environ, amorçant l’arc avec une tension de 70 volts environ, puis le réglage de l’arc se continue comme à l’ordinaire par le jeu du frein, les mouvements de b étant atténués par le dash-pot. tin, à contrepoids s, équilibrant h. Le globe a sa face facile à roder a' appuyée sur sa plaque par un ressort b' ifig. 22);
- Les charbons K et S de la lampe différentielle de Al. Cmagxauj) sont (fig. 3o et 3i) suspendus à une corde continue ghfi, qui passe sur les poulies P,K et P'. La première de ces
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- Fig. ai. — Lampe Warner (1900)
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- poulies est montée sur le levier JOM, pivoté en O. avec frein E, pivoté en u ; la poulie K est solidaire du volant D, et la poulie P' est montée sur un levier IO'J pivoté en O’. Au repos, les charbons sont amenés au contact par le poids plus élevé du charbon R, qui,’abaissant P, repousse par M le bras *N du
- J, de K,
- on ferme le circuit, le courant passe d’abord dans le gros ûl
- rentiel AB, qui en rem l’armature biconique Cl qui a pour effet, par le ro G eu H, d’abaisser P' et d’t
- qui- immobilise D. puis de
- manière à séparer R de S par l’abaissement de P’ et
- — Lampe Wc
- l’élévation de P. L’arc une fois ainsi amorcé s’allonge et le courant croissant dans le circuit en dérivation, B abaisse F et rapproche les charbons jusqu'à ce que le galet M vienne, en repoussant N, rédesserrer le frein et permettre aux charbons de se rapprocher de nouveau jusqu'à l’écartement normal, point ou B l’arrête en resserrant le frein E. La disposi-
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- fion des mécanismes on exécution (fîg. 3o) diffère un peu de celle du schéma (fig. 3i) mais leur fonctionnement est absolument le même.
- Le frein de la lampe en série Woltmanx représenté par les figures 3a à est constitué (fîg. 35) par deux leviers et br Le premier de ces leviers £A est percé d'une ouverture bs et le second, b0, a ses bras recourbés^ et 8 passés dans l’ouverture b2 et enclenchés, par leurs taquets et f>,2, 12 et i3, avec le haut et le bas des bras 9 et 10 de bt ; en outre, le levier bi porte à gauche un crochet bn, enclenchant l’arrière de bt. 11 en résulte que la levée de la plaque b, sur laquelle les leviers bs et bn sont articulés
- en b2 et £>„, a pour effet de ramener ces leviers à leur position horizontale et de serrer le porte-charbon alv par leurs mâchoires bw bn, pivotées en b2i blz. Le solénoïde bsu commande la plaque b par bu b3e bla, à dash-pot 5o. Le courant traverse, avant d’arriver en ôso, des résistances 23 (fîg. 3?) avec coupe-circuit f/15 da c/l0, et il est amené au porte-charbon par des ressorts dis (fig. 33). Pour enlever le porte-charbon supérieur, il suffit de le tourner de manière à amener ses taquets dsg (fîg. 34) au droit des ouvertures dSI de l’écrou a2<J. Le crochet bls a pour objet de limiter la levée de la partie bi0 du levier bh et, par conséquent, l’écarLemeiit des mâchoires.
- La lampe de Moykr représentée par les figures 38-46 est aussi à globe fermé. Le courant arrive au charbon supérieur par x, le coupe-circuit 5-6, les ressorts 9 (fîg. 46) et le joint à bayonnette 8 ; il sort de la lampe par le charbon inférieur, l’élcctro-aimant 16, le contact variable i4 (fig- 4°) du rhéostat i3, logé dans la porcelaine 12, 10 et la borne 2. Le charbon inférieur est (fig. 45) pincé par un palet 28, que l’on fait basculer comme sur la figure eh serrant l’écrou 2a de la tige à laquelle il est articulé. 'Le gros globe 2y est suspendu à un cercle 28 (fig. 42) avec deux œillets 29, 29. Quand on soulève ce globe les cliquets de 3a 32 de,s leviers 3o, 3i, 32, pivotes en 29, viennent s’accrocher aux supports 35, et, pour les en dé la-
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- t66
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- cher, il suffît de saisir les poignées à charnières 33, 33 de a8 qui. par 3i, 31 écartent 3a de 35.
- Dans la lampe ingénieuse et simple de Da.yy représentée par les figures
- 47 à 53, le
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- réglage s'opère par deux éleetros, l’un en série, l’autre en dérivation, agissant sur un balancier /, par l’intermédiaire de ressorts i6 (fig. 49) amortissant les vibrations des courants alternatifs. La tige h (fig. 47), reliée à ce balancier, commande un frein très simple, constitué par un disque g, traversé en gi par le porte-charbon supérieur, et pivoté librement sur «3- Quand h monte, le disque enlève le charbon supérieur, guidé par le galet n ; quand il descend, et retouche il lâche ce charbon. Les mouvements de h sont atténués par un dasli-pot tu et, quand les charbons arrivent au contact, ce qui correspond à la position figure 47 du balancier /, ce balancier fait basculer le levier /, qui coupe en jlt le circnil
- dérivé. L’électro en série, attirant alors vivement /, rétablit l’arc et, repoussant le levier/,, referme la dérivation. Le globe intérieur d est appuyé sur sa garniture </, par l’étrier élastique e e 48), que tirent les ressorts c/,, et qu’il suffit de rabattre pour relever le globe.
- La lampe de M. R. Upton représentée par les figures 58-66, se distingue par quelques détails de construction ingénieuse. Le courant passe, du solénoïde en série R, aux charbons, puis à l'impédance sectionnée G, avec ou sans le solénoïde auxiliaire réacteur D !ig. 57). E11 amenant le fil yi en e/,, on coupe G du circuit, et l’on y introduit G et D en reliant yt à e/, et y2 à G, ce qui permet de faire varier considérablement l’impédance suivant la fréquence du courant. Les spires des solénoïdes sont séparées les unes des autres par des fiches v (fig. 66) ou par des calorifuges e, (lig. 65) qui en préviennent réchauffement, et supportée*,s en m, (fig. 62) de façon à être parfaitement ventilés.
- L'armature de B7>B à ressorts amortisseurs /;, /a, (fig. 54) attaque le charbon supérieur par une tige L (fig. 55) reliée au frein M (fig. 60) par un ressort amortisseur /«, très effectif pour atténuer les vibrations et les chocs, et actionnée par le levier K, équilibrée en bv
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- L ’ É C L AIK A (i K K L E C T RI QU R
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- avec ressort d'attaque bs et dash-pol eu i\ ni (fig. 55) constitué (fig. 61) pur une capsule n3, qui glisse entre le cylindre extérieur n„ et le piston fixe cannelé u.
- Le courant passe (fig. 58) du tube A au charbon supérieur par les ressorts r, appuyés sur A par l’écrou réglable- /'2 ou (fig. 5p) par des fils élastiques
- Un disque d’amiante O (fig. 55) empêche la chaleur de passer du globe dans l'enve
- Fig. >8 66. — Lampe Uplon.
- loppc Q, laquelle est suspendue au couvercle A par un joint à baïonnette, avec eroehet (/1 (fig. 56) obligeant à soulever O pour le décrocher.
- Quand, à la lin des charbons, la gaine i\ d'attache du charbon vient (fig. 58) au contact du ressort elle dérive, par sv ,v3, une partie du courant dans la lampe à incandescence avertisseuse s (fig. 55).
- Pour permettre de faire fonctionner la lampe à volonté par courants alternatifs ou continus, ou emploie un coupe-circuit double (fig. 64) !l bornes reliées : 11. au circuit allernalif, t ti au continu, avec rhéostat g, réglable par /„ : les fils de la lampe aboutissent aux bornes i3, sur lesquelles sont pivotés les connecteurs tt du coupe-circuit.
- Pour enlever le globe intérieur P, il sulfil d'en faire pivoter sur f ^fig. 63) l’étrier lv U suivre.)
- (1. Richaud
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- R K Y U K D RT. R C LUI CIT R
- FOUR ÉLECTRIQUE PRV'DOX S\_\S JA TH CTTO_\
- Une des plus grandes difficultés à vaincre dans l’emploi des fours électriques alimentés par des courants alternatifs consiste dans la diminution de la résistance apparente du circuit électrique. En ce qui concerne la canalisation proprement dite de l’alternateur au four, la résistance inductive peut être facilement diminuée en rapprochant suffisamment les conducteurs d’aller et de retour et en leur donnant une section rectangulaire très allongée.
- Si, comme c’est généralement le cas, les prises de courants du four sont situées l’une à la sole et l’autre à l’éleetrode supérieure, les conducteurs maintenus parallèles doivent être séparés dans le voisinage du four pour prendre des directions opposées. Ces conducteurs constituent avec le four lui-même un circuit, une bonde, d’une certaine surface, qui a par suite un coefficient de self-induction assez grand par rapport a celui de la partie du circuit formé de conducteurs parallèles.
- La valeur absolue du coefficient d’induction de ce circuit est évidemment très petite, tuais étant donnée l’énorme intensité des courants employés pour l'alimentation des fours électriques, la force électromotrice de self-induction à laquelle il donne lieu prend des valeurs assez sérieuses et devient une portion d’autant plus grande de la tension aux bornes que celle-ci est plus petite.
- Il n’est pas rare de voir, surtout dans les installations de fours électriques marchant à faible tension, de 4o à 45 volts par exemple aux bornes do l'alternateur, la tension aux bornes de l’are ou plus exactement entre la sole et l’électrode mobile descendre aux environs de a5 volls, alors que si l’on avait employé un courant continu de meme intensité, la chute de voltage n’aurait été que de trois ou quatre volts. Celle énorme perte de tension nécessite l’emploi d’alternateurs beaucoup plus puissants qu'il ne serait nécessaire si le facteur de puissance du four était voisin de l'unité.
- De ce côté, l'effet, de la chute de tension est beaucoup plus sérieux qu'on ne le pense au premier abord.
- Les alternateurs modernes pour- transport de force motrice ont, même pour des charges très inductives, des chutes de tension relativement faibles et par suite leur puissance apparente, produit des volts par les ampères qu'ils peuvent débiter, décroît peu ( ia à 20 p. 100) lorsque le facteur de puissance diminue. 'Malheureusement au point de vue des applications de l'électrochimie, ces alternateurs sont, en courl-circuil pour l'excitation normale, traversés parties courants plusieurs fois égaux aux courants normaux et par suite dangereux pour les circuits induits de la machine autant que pour la canalisation et les fours.
- On a par suite été conduit à employer des alternateurs spéciaux à grande résistance apparente intérieure dont le courant de court-circuit atteint toujours mo-ins dit double du courant normal.
- Ces alternateurs à grande chute de tension sont beaucoup plus influencés que les précédents par le décalage du courant; aussi leur puissance apparente pour l’excitation normale déeroit-elle très vite lorsque le facteur de puissance diminue et tel alternateur qui sur résistance sans induction peut fournir une puissance apparente d'un certain nombre de kilovolts-ampères, éprouve, lorsque le cos 0 du circuit d'alimentation est faible, une diminution de sa puissance apparente d'environ 3o à 5o p. 100 suivant les cas.
- Ces considérations montrent toute l’importance qu'il v a dans l’emploi des fours à courant alternatif à diminuer la self-induction des circuits et plus particulièrement celle des tours eux-mêmes.
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- M. J. Pr.vdon qui depuis plusieurs années s’est consacré à l’étude des fours électriques et qui a monté et dirigé plusieurs usines importantes de carbures de calcium, a étudié différents dispositifs pour diminuer la résistance apparente des fours et s’est finalement arrêté à un modèle de four qui parait résoudre complètement le problème.
- L’idée première du dispositif, au point de vue électrique, consiste à constituer le four comme un véritable câble concentrique c’est-à-dire à entourer complètement le charbon et la sole par le conducteur d'amenée ou de retour du courant. On utilise à eel effet comme conducteur du courant 1 enveloppe qui seu l de cuve [mur contenir les matières à traiter ainsi que la hotte de protection qui Ja surmonte.
- Mous avons sur les figures i, y. et 3 représenté une des dispositions préférées par l’inventeur et donl nous verrons plus loin les avantages principaux.
- La sole du four sur laquelle s’opère la réaction est constituée par une cuve a en métal non magnétique et qui peut être soit pleine, soit simplement formée, de barreaux réunis par deux anneaux comme les inducteurs à cages d'écure.uil des moteurs à champ tournant.
- Cette cuve a qui communique au moyen d’une bague de prise de courante d’un dispositif étudié spécialement pour assurer un contact parfait avec le charbon central b, est isolée de ce dernier par une enveloppe réfractaire d. L’espace laissé entre le charbon et l'enveloppe d est comblé par un aggloméré quelconque de charbon e provenant des déchets d’électrodes
- Les bornes de prises de courant sur la cuve a sont généralement an nombre de
- quatre de faeo: plus symétriqu
- obleu
- répartition
- super
- mro/"est soutenue par une pince en 1. contact parfait entre le charbon et la p ; produisent dans les contacts défect
- ze g d'un type également : et évite ainsi les énormes i obtient généralement
- L’électrode spécial cjui ass pertes d’énergie qui i
- dans les pinces à charbon ordinaires et plus particulièrement dans celles constitué l'aide de plaques d’acier ou de fer doux. Cet électrode est isolée de la matière à traiter au moyeu d’une épaisse couche de matière réfractaire non conductrice /?, telle que la chaux, qui a également pour effet de protéger le charbon contre l’actiou des flammes résultant de la combustion de l’oxyde de carbone et de l’emploi d'une tension un peu élevée.
- La matière à traiter est isolée de la cuve i qui la contient par un revêtement réfractaire U qui forme à sa partie supérieure une voûte percée d’un trou central pour le passage de l'électrode /'ainsi «pie de plusieurs ouvertures l pour le chargement du four.
- La cuve i de même constitution que la cuve a, c'est-à-dire formée d’un cylindre plein en inétal conducteur non magnétique ou d’une cage d’écurcnil, est fixée sur une couronne
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- circulaire conductrice m reliée à la pince g au moyen de câbles conducteurs souples ri.
- Comme pour la prise de courant inférieure, le courant est amené à la cuve i par quatre conducteurs répartis sur sa circonférence.
- Dans l'enveloppe i sont ménagées les ouvertures o placées en regard des trous l pour le chargement,
- La cuve i est surmontée d’une hotte u avec une cheminée servant à l’évacuation des gaz produits pendant la réaction.
- Un dispositif fort ingénieux et déjà sanctionné par la pratique est employé pour faciliter les coulées ; il comporte un liras articulé p que soutient un support fixé sur la cuve i et qui peut tourner autour de son axe r. A l'extrémité est fixé convenablement un charbon s relié électriquement à la cuve i par des câbles souples t.
- Le four une fois amorcé, le courant se répartit dans les parois de la cuve i, monte jusqu’à la couronne m d’où il redescend par l’intermédiaire des câbles n dans l’électrode f La canalisation de la partie supérieure se comporte donc comme un câble concentrique, c’est-à-dire dontTun des conducteurs est complètement enveloppé par l’autre. Le même avantage est obtenu dans la sole où le courant descend par le charbon b et retourne de la cuve a à la ligne ; la self-induction du four lui-même est donc sensiblement annulée et comme les prises de courant sont voisines les unes des antres, la canalisation venant de l’alternateur peut être constituée par conducteurs parallèles ef. très voisins jusqu'aux bornes mêmes du four.
- Les isolants réfractaires h et /.: ont pour but d’empêcher les dérivations qui pourraient se produire entre l'électrode /et l’enveloppe i d’une part, et entre le charbon f et la sole à Lravers la matière à traiter, d’autre part, ainsi que les dérivations directes entre la cuve i et la cuve a de la sole à travers la matière à haute température qui n’étant pas encore combinée entoure le foyer de réaction.
- Lorsqu’il s’agit de la réduction de minerais métalliques pour la production do métaux ces dérivations du charbon central à la sole pourraient atteindre une valeur assez importante vu la conductibilité assez grande des matières à haute température non encore fondues.
- Avec le dispositif indiqué parM. J. Pradon, les dérivations sont sensiblement milles et toute l’énergie calorique est concentrée au centre des réactions.
- La suppression de ces dérivations, qui ont pour elfet de maintenir les produits obtenus à une liante température dans le voisinage du trou de coulée, rend cette coulée plus difficile. Cet inconvénient est évité par l’effet de l’électrode supplémentaire s qui lorsqu’elle est mise en contact avec le produit trailé reposant sur la sole et. constituant par suite le second pôle du four, fait jaillir un arc entre les deux pôles de façon à produire la fusion de la matière qui bouche le trou de coulée. Le percement de la croûte s’obtient ainsi très facilement.
- L’ensemble est supporté pur un châssis x mobile ou non.
- Le dispositif précédent présente une très grande sécurité au point de vue des court-circuits que l’on peut faire avec les outils pendant le chargement, l’enveloppe protectrice i et l’électrode étant sensiblement au même potentiel; pour la môme raison les dérivations entre ces deux éléments ne sont pas à craindre même si l'enveloppe réfractaire k était quelque peu conductrice.
- Il n’est cependant pas nécessaire de placer les prises de courants à la partie inférieure, on peut sans inconvénient les mettre par exemple à la partie supérieure. Dans ce cas la hotte u, l’enveloppe i et la cuve a servent à amener le courant à la sole, tandis que l’électrode supérieure /communique directement avec l’alternateur.
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- L’É CLAIR ACE ÉLECTRIQUE
- Le four que nous venons de décrire est étudié plus spécialement pour les puissances élevées, de 5oo à i ooo chevaux, de façon à ce que l'enveloppe extérieure, si son épaisseur est déterminée par l'intensité du courant h transmettre, ait une résistance mécanique suffisante. ou encore si l’épaisseur est déterminée par des conditions mécaniques, la densité du courant y ait une valeur acceptable.
- Le four de M. Pradon nous parait réaliser un grand progrès sur la plupart des fours existants qui à l'encontre de celui-ci sont généralement peu satisfaisants au point de vue électrique par suite de leur énorme self-induction relative et do l'insuffisance des contacts. Il est, crovons-nous. destiné à un avenir sérieux et méritait d’èlre signalé à l'attention des producteurs de carbure de calcium e[ aux éleetroeliimistes en général.
- REVUE INDUSTRIELLE et scientifique
- ACCUMULATEURS
- ^Accumulateur Van Kampcn. Brevet hongrois
- Les plaques de cet. accumulateur sont du type Planté à grande surface. *
- Elles sont constituées de petites plaques unitaires A'A" disposées parallèlement en laissant entre elles un intervalle et soudées aux nervures horizontales B et P ( voir fig. r à 3).
- Chaque plaque unitaire est composée d’un grand nombre de petites lamelles horizontales a ayant la forme qu'indique la ligure 3; entre chacune d'elles so trouve un intervalle h égal a l’épaisseur a. Ces lamelles sont, reliées pur des nervures d'd'1 placées en zigzag de façon à éviter la déformation de la plaque. Celle-ci, ainsi
- formée, présente une très grande surface, et grâce à la disposition adoptée, l'électrolyte peut circuler librement tout autour des lamelles actives. I.. J.
- Sur les accumulateurs secs, par C. Liebenow. 'Cenlralblull jûr Accumulutoren und JClrinnntenkundij,
- On sait que la mobilité de l'électrolyte cause de nombreux préjudices quand il s'agit d’éléments transportables. C’est pour cette raison qu’un
- assez grand nombre de chercheurs ont proposé d'immobiliser l’acide à l’aide do matières inertes, en poudre ou en fibre, capables de l’absorber. Ils pensaient aussi retarder par cet emploi la chute de la matière active et éviter les courts-circuits intérieurs. Parmi les nombreuses matières brevetées à eel usage, on peut citer : l’amiante, le coton de verre, l'albumine, l'argile cuite, la pierre ponce, le parchemin, la cellulose, le savon, les acides gras, le gypse, le sable, etc.
- Cependant, l’emploi de ces substances paraît avoir été abandonné, et l’auteur en recherche tes causes : d’abord il est absolument faux que les courts-circuits soient ainsi évités. Si les plaques sont sujettes à déformation, la force qui agit est assez grande pour repousser lentement la poudre interposée et. le court-circuit se produit tout comme si elle n’existait pas. D’autre part, le peroxyde qui tombe des positives vient se loger dan* les fissures qui se produisent dans la masse ou dans les intervalles des grains ou
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- s Mai 1900.
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- des libres, si on emploie la matière en grains ou en libres, et au bout d'un certain temps, il se forme un pont de matière'qui relie les deux électrodes et crée un court-circuit. Celui-ci est d'ailleurs plus grave que dans le cas d un élément ordinaire, car il oblige à démonter complètement l’accumulateur, cl si cetto opération n'est pas faite sullisumment à temps, il eu résulte une détérioration des plaques.
- L’emploi de ces substances a en outre un inconvénient beaucoup plus important, c’est l'augmentation de la résistance intérieure de l'élément en mémo temps que la diminution’ de capacité qui peut atteindre ao, do et /jo p. 100 pour les intensités élevées. Cé dernier inconvénient ne provient pas d’une plus grande résistance intérieure, car il suffirait, alors de pousser un peu plus loin la décharge (jusque 1,7 ou 1,6 volt.) pour obtenir la capacité. En réalité il n’en est pas ainsi et c’est par défaut d’acide dans les plaques que la capacité est diminuée. La diffusion se l’ait plus difficilement ([ne dans le cas de l’acide libre, cl ce qui est plus important encore, les courants de concentration, qui sont, comme l’a démontré Dolezalek, la cause principale de l’inlroduction de l’acide sulfurique à J'in -Lérieur des plaques, 11e peuvent plus se former.
- Le mélange de l’acide par suite du dégagement gazeux qui se produit à la fin de la charge dans le cas de l’acide libre, ne peut pas mm plus se faire quand on emploie le liquide immo-
- Ces différents inconvénients qui sont inévitables, quelle que soit la matière employée, sont la raison de l’abandon de raecumnlateur sec.
- !.. ,1.
- Accumulateur au plomb A. Heinemann. —
- Contralhlatt fiir Ac.cumulatoren und Ehmentonkundr. I. I. p. 8;, mars 1900.
- Pour les accumulateurs d’automobiles, les électrodes genre Piaillé sont trop lourdes ; de plus, leur durée n’est pas aussi grande qu’011 le croit généralement. L’auteur préfère pour cet usage les plaques a pastilles, et il a breveté une pâte spéciale qui donne à la lois capacité et du-
- Ce brevet (brevet allemand 107726, du 1 a juin 1898; revendique l’emploi des huiles essentielles de certaines familles de plantes, telles que les huiles de cyprès, do bouleau ou de pin. Cos
- huiles, qui se résinifient facilement en absorbant l’oxygène de l’air, sont mélangées aux oxvdes de plomb; [on malaxe l’ensemble et la pâte obtenue est introduite dans les quadrillages qu’on sèche puis ensuite qu’on forme par le courant. Celui-ci aide à l’oxydation et la résinification se produit rapidement.
- La matière résineuse ainsi obtenue esttrès divisée et encliaine intimement les particules de matière active sans les isoler les unes des autres comme ce serait le cas si on mélangeait directement la résine aux oxydes.
- Dans le tablcaiisuivantl auteur donneconipara-tivement les principaux éléments caractéristiques de son accumulateur, de celui d’une société allemande et de l’accumulateur Fulmen.
- Capacité par kg d’élément,
- Capacité par kg de plaques, a
- Une batterie de ce de talion depuis cinq mois marchandises, delà « Ka
- rektion » de Berlin. Cette batterie se compose de 44 éléments et pèse 800 kg.
- Le poids propre de la voilure est 1 774 kg et le poids total utile de 2 5oo kg. Tous les jours, depuis cinq mois, la voilure parcourt 56 km ce qui correspond à une capacité débitée de 200 amp.-11. à une intensité moyenne de décharge de 4° amp. un voltage moyen de 84 volts.
- Au point de vue de la durée cet élément serait
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- ainsi supérieur à l'accumulateur Fulmen dont la durée maxima est de ioo charges. T,. J.
- Sur les émanations des accumulateurs, par D. Helbig. L'Elettricista, t, YIII p. 1272, décembre 1899.
- Les expériences qui suivent out été laites en vue de déterminer la nature chimique des émanations des accumulateurs, émanations si désagréables pour la respiration et si nuisibles pour les objets environnants; ces expériences ont été laites sur une batterie de 3o4 éléments Tudor type D, à la station de transformation de la Société Anglo-romaine, à la Porte Pia.
- Fig.. 1.
- Les substances dégagées peuvent être : i° de l’acide sulfurique provenant des bacs, mécaniquement divisé en minuscules gouttelettes et projeté dans l’air par les bulles de gaz dues à l’électrolyse lorsque celles-ci viennent à se rompre il la surface du liquide. — 20 de l’anhydride sulfureux formé par réduction électrolytique de 1 acide sulfurique. — 3U de l’ozone résultant de l’électrolyse avec de grandes densités de courant. — 4° de l'hydrogène antimoine provenant de l'antimoine contenu dans les plaques négatives.
- Pour déceler la présence de ces trois derniers gaz, l’air du local où se trouvaient les ac-culuteurs fut aspiré et forcé à traverser une solution diluée de permanganate de potassium (les substances organiques étaient éliminées au préalable par filtration de l'air à travers un tampon de colon}, une d’indigo et une de nitrate d’argent au 1/10.
- L’expérienco était faite pendant la nuit quand, la batterie étant en charge sans fournir de courant, le maximum d’cÔervescencesc manifestait; les réactifs 11e subirent aucune altération. Reste donc l'hvpothèse de la pulvérisation de l’acide sulfurique.
- Une lame de verre bien propre fut disposée à
- trois mètres des accumulateurs sur le même niveau ; au bout de 24 heures, elle était recouverte d’une rosée d’acide sulfurique. Pour suivre la trajectoire de ces projections acides-, deux larges éprouvettes furent disposées cote à côte dans le local des accumulateurs ; i’une droite et l’autre renversée, toutes deux munies d’un papier de tournesol bleu. Au bout de quelques heures, lorsque les épouvettes étaient dans la positions (fig. 1) les deux papiers de tournesol viraient au rouge ; dans la position b, le papier de l’éprouvette droite seulement virait, celui de l’éprouvette renversée n’était pas alLéré. L’action est donc bien duo à des gouttelettes projetées dans l’air et retombant par leur propre poids.
- L’auteur conclut de là que pour la ventilation des pièces à accumulateurs, on devrait lairc cheminer l’air de haut eu bas, alin d’ajouter son effet à celui de la pesanteur. Cl. G.
- APPAREILS DE LEVAGE
- Génératrices, moteurs et appareillages pour appareils de levage électriques, par F. Nie-
- 11 jauvier 1900 et p. 55, 18 janvier 1900.
- Avant d’aborder la description des appareils de levage, l’auteur esquisse une étude graphique des problèmes qui peuvent, se poser à propos de ces appareils. Supposons donnée la courbe de vitesse de l’appareil. Nous eu déduisons (fig. 1 à les couples des forces de traction en fonction de
- a vitesse v pour un moteur série. La grandeur I, «présente l’effort à vaincre et W la perte de
- travail dans tout l’ensemble compris enLre le moteur et le point d’application de la charge. Prenons par exemple la courbe B. 11 reste comme
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- force appliquée à l'ensemble F, — L — \V. Si l’on prend d = }\ la somme des masses à melfre en mouvement et dci = d.2p.,=: F, — iX-f-W),*. représente la grandeur de raceélération si on a choisi une échelle convenable. Dans la ligure 3 on a porté la vitesse en jonction du temps. La courbe part de l’origine sous un angle a, et e augmente jusqu'à ce qu'on ait atteint la vitesse abi = vi correspondant à b.qj2—:F4. On a supposé un démarrage à accélération constante et intensité à peu près constante et égale à l’intensité inaxima. Lorsqu'on a atteint le point P4 de la ligure 2 qui correspond à p2 de la figure 1 la première partie du démarrage est terminée et le rhéostat est mis en court-eireuil. La vitesse augmente jusqu’en <qi où le couple moteur ne sert plus qu'à vaincre les résistances mécaniques. : Dans cet intervalle la vitesse passe de P., à Q,. Le moteur est alors arrivé à sa vitesse de régime. En IL commence la période de freinage et nous supposerons le ralentissement constant. L’angle £>., sera aussi près d’un angle droit qu’on le pourra en évitant les chocs. Reste à déterminer le point IL pour une hauteur de levage donnée.
- On d’où h = jvdt..
- La surface OQ3IlàTaO représente donc la hauteur de levage ce qui détermine R..,; OTa représente la durée de levage. La ligure 3 représente l’intensité en fonction du temps. La surface a.Àp„ q./.ld.1oa1 représente la quantité d’électricité consommée par course. On a représenté aussi les courbes correspondant à un plus grand et un plus petit moteur. Le premier A n’arrive pas à sa période de régime ; son temps de levage est le plus court et la quantité d’électricité consommée n’est pas plus grande que pour B et sensiblement, plus petite que pour C.
- Pour un modèle déterminé on peut figurer les mêmes courbes pour différentes charges, ce qui donne des renseignements exacts pour les durées de levage et la consommation ^fig. 4 à 6b
- Les usines génératrices pour moteurs de levage doivent être étudiées avec un soin particulier : les volants doivent être lourds ; les régulateurs ne doivent pas permettre, entre la pleine charge et la macho à vide, un écart supérieur à 2 p. 100. Les dvnamos doivent, fonctionner à calage fixe sans étincelle : d’autre part le courant maximum étant très intermittent on les calculera au point de vue de réchauffement pour un courant inférieur au courant maximum.
- L’emploi de batteries d’accumulateurs est très indiqué pour actionner les appareils de levage. En se servant d’une machine auxiliaire avec double enroulement inducteur, on peut obtenir une tension constante aux bornes des lampes, même avec de fréquents démarrages des moteurs.
- Hj. 4 à 6.
- Dans le schéma de la figure 7, D représente la génératrice, Z une machine auxiliaire. Quand les moteurs M démarrent les accumulateurs se-déchargent fortement et par suite leur tension baisse. Le courant de la machine 1) tend à croître mais la machine Z porte un second enroulement qui affaiblit son champ lorsque le courant fourni par D augmente, de sorte que la tension de D-f-Z haïsse eu même temps que celle de la batterie ; par suite le courant fourni par D n’excède_ pas l’intensité normale et la tension aux bornes des lampes reste constante. Quand D est arrêtée on a le couplage de la figure 8. Le circuit à gros fil de Z renforce le champ. Si la tension des accumulateurs baisse lors d’un démarrage, la tension
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- des lampes reste constante par l'accroissement de la tension de Z.
- La nécessité de conserver «ne tension constante des génératrices au moment du démarrage
- brusque de réceptrices très chargées est encore p4ns marquée pour Jes courants polyphasés ; car le couple des moteurs polyphasés varie environ comme le carré de la tension et dans ces conditions des moteurs à pleine charge pourraient
- Fig. 8.
- s’arrêter. De là viennent les nombreux efforts laits pour le compoundage des alternateurs.
- En ce qui concerne la protection des appareils de levage, les coupe-circuits magnétiques sont préférables aux fusibles, car le fonctionnement do ces derniers est incertain. D’autre part le coupe-circuit magnétique fonctionne à chaque à coup, si ou ne le règle pas pour de très hautes intensités et le personnel peut toujours l'attacher. Le dispositifsuivant permet de donner aux coupe-circuits magnétiques le caractère des fu-
- Fig. 9.
- siblos. Une résistance X (lig. 9) à coefficient de température élevée se trouve en dérivation aux bornes de la bobine S du. coupe-circuit. Si le courant dépasse la valeur normale, S ne ibne-
- tionne pas tout de suite, mais peu à peu le courant qui traverse X réchauffe, sa résistance augmente et par suite, le courant augmentant dans S, la bobine fonctionne.
- Les moteurs en usage pour les services ordinaires 11e sont pas utilisables pour les appareils de levage, car la fréquence des démarrages et des arrêts occasionnerait aux moteurs ordinaires de sérieux dommages. En général on les sature fortement et on leur donne des densités de rm-t-rant élevées. Le nombre de tours doit être aussi bas que possible car de la sorte la durée du démarrage et du freinage est bien restreinte.
- Comparons l’énergie nécessaire au démarrage de deux ‘moteurs de même puissance et d’un nombre de Jours différent. Le poids de l’induit d'un moteur de 5o chevaux est de 47° kg pour 54° tours avec un diamètre de 46 cm ; pour un moteur de 190 tours on a 800 kg et 56 cm. Si on calcule dans les deux cas la quantité-mio3)'2 ou trouve pour le rapport des énergies de démarrage 2,9.
- Les balais doivent être à calage fixe sans étincelle, ee qui conduit à une foi'te saturation et à l’emploi de balais en charbon. Les moteurs série sont préférables pour tous les appareils do levage où le démarrage ne peut se taire à vicie et où l’emballement est impossible. Le démarrage est rapide, puissant, sans choc même en cas de surcharge; la vitesse est facilement réglable et ou peut irciner électriquement eu le faisant travailler sur des résistances, mais jamais en le faisant débiter sur la ligne. On construit maintenant des moteurs série pour appareils de levage oil l'intensité n’est pas plus grande au démarrage qu’au moment de la pleine vitesse. Le bobinage inducteur est divisé en plusieurs parties qu’un commutateur automatique avec souffleur met successivement hors circuit.
- Les moteurs shunt s’emploient surtout lorsque la vitesse doit rester la même à toutes charges et aussi lorsque le démarrage peut se faire h vide, c’est-à-dire lorsque la charge est équilibrée par un eoutrepoids. Le compoundage 11'esl pas nécessaire pour les moteurs de levage. Pour les moteurs série de certaines grues on emploie parfois un enroulement shunt qui affaiblit le champ au moment de la marche arrière et permet un retour rapide.
- Les bâtis clés moteurs doivent être établis de façon à protéger toutes les parties qui auraient
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- à souffrir de chocs, d'humidité ou de corps étrangers. On peut soit les placer dans des caisses de Lois ou de 1er, soi! les enfermer complètement ; le premier moven augmente l'encombrement ; le second augmente réchauffement. L’isolement entre les fils et la niasse doit être très élevé surtout dans les moteurs avec marche arrière. Les moteurs de 5oo volts de la General Electric Company sont essayés à 5 ooo volts alternatifs entre les inducteurs et 1a niasse, à 2000 volts entre l'induit et les tôles et à 5oo volts entre deux lames du collecteur.
- Le moteur polyphasé est supérieur au moteur continu comme, appareil de levage ; il permet une grande surcharge, un couple de démarrage élevé et. donne un grand rendement. On peut établir un moteur à champ tournant qui ne cale que sous une charge deux lois et demie plus grande que la normale, et qui sous une tension égale aux 2/ .5 de la tension normale donne encore son couple normal. Il est également utile d’avoir une faible vitesse ; mais on ne peut atteindre ce résultat qu’en augmentant le nombre de pôles ce qui diminue cos a. En tout cas le moteur doit également bien démarrer dans toutes les positions, ce qui conduit h mettre beaucoup de barres sur l’induit, à rendre aussi différents que possible le nombre des barres de l'induit et le nombre des barres d’inducteurs. La ventilation doit être soignée, puisque c’est réchauffement seul qui limite la puissance.
- Les moteurs monophasés sont à rejeter pour le levage. Si on est forcé de recourir h un réseau monophasé, on aura intérêt à faire marcher le moteur sans interruption et toujours dans le môme sens. Stigler à Milan a fait breveter le dispositif de la figure 10. Un système centrifuge R tend à soulever un poids G et lorsqu’il atteint une certaine vitesse enclenche le Irein d'accouplement K.
- Le problème le plus important et le plus difficile à résoudre pour les appareils de levage, c’est la construction de l’appareillage. Si l’intensité et la vitesse doivent croître graduellement au moment du démarrage et en progression géométrique, les différentes résistances doivent également suivre mie progression géométrique. Dans les moteurs a champ tournant 611 met presque toujours les résistances dans le rotor et on les fait varier de quantités égales.
- Pour déterminer les résistances de démarrage
- de ces moteurs, on se sert des diagrammes de la figure n, Soient OB la tension, OA la tension de dispersion primaire et le courant magnéti-
- sant J à vide, OE le courant de court-circuit. Au démarrage, OG représente le courant minimum et OE le courant maximum. CH mesure lu puissance aux bornes pour l’intensité minimum et DJ pour l’intensité maximum. La valeur DJ est calculée d'après l’intensité que l'on admet en ligne.
- BC coupe le cercle M; en Kt ; on mène K, L, parallèle à CD. A, Lj, B déterminent lin cercle Mj, etc. J_ies grandeurs XM,, KM,, etc., sont proportionnelles au produit du courant du court-circuit et de la résistance de l’induit; M, M,, M3 M3, correspondent donc directement aux di-
- La durée du démarrage doit être faible, d’abord pour rendre le rhéostat économique et ensuite pour économiser autant d’énergie que possible. Les résistances doivent avoir une forme déterminée que l’échauffcmeut ne puisse altérer; elles doivent être bien aérées, sans quoi des démarrages fréquents pourraient les échauffer. Les résistances liquides ont l’avantage d’être peu encombrantes, economiques et gra-
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- duellés, mais elles'ont rincouvénienl de s’évaporer, ce qui change la résistance, de se renverser, de donner lieu à une variation brusque de courant au moment du emirbeircuit par suite de la polarisation.
- Tl faut toujours parer aux étincelles soit avec des contacts en charbon, soit avec des soullleurs magnétiques. - •
- Sans vouloir décrire tous les dispositifs de
- démarrage, nous en signalerons deux, représentés par les figures 12 et i3. Dans celui de la figure 12 les résistances d’excitation sont en dehors du contrôleur et sont commandées par un levier actionné par un engrenage conique, ce qui réduit les dimensions. L'appareil représenté par la figure i3 est un contrôleur tandem pour deux moteurs à champ tournant en triono-le, breveté par Pctter et Case. Il t a une ligne de rotor et une ligne de stator mises à la terre G'). T,, T,, G sont les bornes du réseau; Rf R2 R^ les résistances' de démarrage du stator du deuxième moteur (U, S. P. 568-458: 1896).
- Dans les moteurs continus, on règle la vi-
- i° En Taisant varier le champ, nu moyen d’une résistance en série dans l’excitation pour les moteurs shunt ou en parallèle' pour les moteurs série. Cette méthode exige' des moteurs grands et coûteux si l’échelle' de' réglage est étendue :
- mais le fonctionnement est commode et économique.
- 2J Eu faisant varier la tension aux balais au moven «le rhéostats en série avec l'induit ; la puissance diminue, le couple reste constant, la diminution de vitesse est indépendante de la charge. Cette méthode permet l’emploi de moteurs ordinaires mais est très onéreuse.
- Pour un réglage étendu il est indiqué, soit d’avoir divers enroulements sur l'induit, soit d’avoir deux induits ou même deux moteurs que l’on puisse mettre en parallèle ou en série. L. Schwartz KoplT combine ce système avec une résistance en dérivation et. arrive ainsi à faire varier la vitesse d’un moteur de 10 chevaux de 4©o à 1 600 tours.
- Tl est plus difficile de faire varier la vitesse d'un moteur à champ tournant.’ O11 met ordinai-| renient une résistance dans le circuit de l'induit,
- I ce qui fait varier le nombre de tours par glis-| sement; mais la variation dépend de la charge ! et la puissance diminue si le glissement augmente. Tl est absurde de mettre des résistances dans le primaire : d’une part cette marche n’est pas economique ; d'autre part le couple diminue proportionnellement au carré de la tension. Il vaut mieux employer les auto-transformateurs que la Westinghouse Cie emploie fréquemment pour les moteurs de grue avec induits en cage d'écureuil.
- Un dispositif intéressant, le système Léonard, est souvent employé en Amérique pour les ascenseurs. Un moteur shunt actionne constamment J une génératrice spéciale dont le circuit induc-I teur peut être réglé dans de larges limites et I qui fournit une tension variable aux bornes du moteur de levage (fig. tÿ. Si nous comparons deux projets pour une installation où la vitesse devra varier dans le rapport 1 : l’un compre-
- nant un moteur shunt avec réglage du champ et rhéostat de démarrage, l’autre comprenant deux moteurs ordinaires M, M„, une génératrice G, un rhéostat de champ et un rhéostat de démarrage à vide, on trouve dans ce second cas une plus-value qui n’est que de 1 5 à 20 p. 100.
- La question essentielle pour la sécurité d’un appareil de levage, c’est le freinage. Nous n’étudierons que les freins électriques.
- Le moteur lui-même peut servir de frein, soit en le faisant débiter sur des résistances, soit en le faisant travailler sur la ligne (moteurs shunt
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- ou à champ tournanO. On ne peut obtenir ainsi d’arrêt complet et il faut à la fin un freinage mécanique ou un courant inverse. Le freinage le plus puissant consiste à renverser le courant, dans
- l'induit ou à échanger deux phases"; mais il faut procéder avec précaution. On emploie beaucoup les freins fondés sur l’action retardatrice des courants de Foucault, tuais là encore l’arrêt
- complet ne peut [s’obtenir que par des moyens mécaniques : Deri sc sert d’un régulateur centri-
- Pour les grues tournantes, on se sert souvent de freins mécaniques pour soutenir ou descendre la charge. La figure t5 représente un frein à pa-
- tin de Wagel et Kiunp. Les patins intérieurs permettent le levage : à la descente ils prennent appui sur le tambour et arrêtent la charge à moins qu’on n’écarte le tambour.
- A coté des innombrables accouplements élastiques, nous signalerons les embrayages électromagnétiques. Les deux manchons ont partout des pôles en forme de dents, aimantés
- par une bobine commune. Au moment du"démarrage ou'd’urie surcharge, il y a glissement.
- La vitesse des appareils de levage ne dépasse guère en Europe y mètres par seconde, Lundis qu’en Amérique on atteint 3 mètres et plus. Comme ascenseurs à marche rapide on peut citer les appareils de Sprague et Fuller-Fraser. Le
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- à la descente, de sorte que si les génératrices i servent aussi à l'éclairage on peut avoir des baisses de tension. La commande se tait par un petit moteur auxiliaire et dans la cabine il n’y a qu'un commutateur.
- L'ascenseur de Fullcr-Fraser comprend deux électromoteurs (fig. 17) M, et Mâ commandant un câble sans fin multiple qui se déplace avec une vitesse égale à la dilï'éreiiec des vitesses cir-conférenciclles des poulies des deux moteurs. Au démarrage les nombres de tours des deux moteurs sont les memes, ce qui évite tout clioc.
- Les ascenseurs pour personnes comportent nue série de dispositifs de sécurité. Aux extrémités de la course la cabine doit s’arrêter d’elle-niôme. A cet elî'et 011 dispose deux butées sur le cnble ; ou encore on munit le tambour d’un taquet qui vient frapper sur une roue dentée : celle-ci provoque l’arrêt aux extrémités de la course. En outre on dispose aux deux fins de course des interrupteurs à charbon.
- Nous signalerons un dispositif particulier employé par Oerlikon pour monte-charges. L'électromoteur est placé sur le plancher mobile et commande deux pignons ou doux vis sans fin qui engrènent avec deux crémaillères adaptées sur les glissières de montée (fig. 18).
- Les pouls roulants électriques peuvent se diviser en 2 catégories :
- in Les ponts roulants à un seul électromoteur ;
- 20 Les ponts roulants à trois moteurs.
- Ce dernier dispositif est très simple, économique et convient pour les grandes vitesses et les grandes portées. Mais les circuits de la cabine au pont sont plus compliqués. I,c moteur de translation est placé au milieu. La commande est placée dans la cabine située dans le pont. On se sert habituellement de machines série avec freinage électrique ; eu outre, pour le mouvement de levage on a des freins mécaniques. Le courant est amené par des roulettes semblables aux trôlets ou par de simples contacts.
- La figure 19 représente la partie mobile d’uue grue tournante de l’usine Mohr et f ederbafî et de la société Scliuekerl. A, est le contrôleur de rotation et À, le contrôleur de levage. Les moteurs sont blindes.
- E. B.
- TRACTION ÉLECTRIQUE
- Etude comparative des systèmes de traction pour l'exploitation des tramways en France, par Charles Jean. Génie ci^il, t. XXXVI. p. 6, 21 et 38.
- Dans cette étude qui ù cause de son importance, devait être signalée dans le journal, mais dont les conclusions sont, comme nous le verrons, trop pessimistes en ce qui concerne la traction électrique, l’auteur examine successivement les dépenses d’établissement elles dépenses d’exploitation. Pour les premières, il envisage la construction de la voie, l’achat du matériel roulant, les bâtiments, usines et dépôts. Pour les secondes : les charges d’entretien et de renouvellement du matériel et de la voie, l’intérêt et l’amortissement du capital de premier • établissement, les dépenses d’exploitation proprement dites. Dans chacune do ces divisions, il examine les divers modes de traction.
- I. DÉPENSES i)li PUEMIIMI ÉTABLISSEMENT. ----
- i° Voie. — Pour la voie normale de i,44 111 <-'t pour la traction animale, la dépense par km est évaluée à 21 000 fr pour les voies en accotlement des traimvays sur route, 33 000 ir pour les mêmes voies et eonstructîou d’un trottoir, à 60000 fr pour les voies urbaines avec rails ^Brocn 011 Mar-sillon) de poids moyens (3o à 4° kg: rai posés sur sable; à 80000 ou 90 000 fr pour les voies urbaines de grandes villes avee rails de poids élevé (supérieur à 4o kg : m) posés sur fondation bétonnée.
- Pour les voies avee équipement électrique, il v a lieu de distinguer le cas de la voie simple et îe cas de la voie double. Dans le premier cas, la dépense par km est évaluée à 4« 000 fr pour voies sur route avec trôlet aérien, â 49000 B* pour voies urbaines dans les villes de moins de jo 000 habitants; à 56oool'r pour les mêmes voies avec poteaux doubles. Dans le second cas. la dépense serait de 151 000 fr pour voies’ urbaines dans les villes de 00000 habitants et de 211000 l’r dans les villes de plus de 100000 habitants, ces deux chiffres pouvant être diminués de 10 000 fr si au lieu des poteaux tendeurs mi emploie des poteaux ii console. Ces prix moyens 11e comprennent pas la dépense de l'installation des feeders.
- Pour les voies électriques avec caniveau souterrain, le prix est de y.3o 000 fr par km de voie simple, d'après les dépenses occasionnées par la ligne de Bastillc-Charenton.
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- Tableau I. —* Dépenses de premier établissement.
- r les voies électriques ii coutact superficiel, •lise kilométrique désinstallations élcctri-;ules pourvoie simple est évaluée à3oooofr Diatto et à 35 ooo fr pour le
- 2e Matériel roulant. — Pour la 1 male, le prix de revient d’une voiture avec scs accessoires et les chevaux serait de cj 720 ir pour les tramways à 1 cheval d'une petite installation ; if) 55o fr pour les tramways à 2 chevaux d’une
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- environ 3o ooo fr, une automobile Serpolet a 3o places si r8 ooo fr, une automobile Serpolet à 5o
- Le prix de revient d’une automobile k air comprimé est de i4ooo fr pour une voiture de 3'». places (Nantes) ; de 22 ooo fr pour une voiture de 5i places (Nogentais) ; de 28000 fr pour une voiture a 56 places (Compagnie des Omnibus), lorsque la pression employée est de 3o à 43 atmosphères ; le prix s’élève à 36 ooo fr pour une voiture de 3o places, lorsque, comme au tramway de Sainl-Maur, la pression de l’air atteint 80 atmosphères.
- Les locomotives sans foyer, système Lanime et Frank, coûtent de 18 à 3o ooo fr rime, les voitures remorquées de 3 à 5 ooo fr.
- Une automobile à accumulateurs de 5o à 56 places, d’un poids moyen de 16 tonnes, varie de 18000 à 3oooo fr.
- Les automobiles électriques avec trôlet aerien, souterrain ou au niveau du sol, reviennent de i3ooo à 20000 fr, suivant que le nombre de places varie de 3o à 5o.
- Les prix unitaires des voitures dans les différents systèmes de traction étanL connus, il faut, pour déterminer la dépense totale du matériel roulant, connaître le nombre de voitures, nombre qui dépend d’une part de la vitesse moyenne des voitures, d autre part de la fréquence de leurs départs. Pour la vitesse moyenne, l’auteur admet 9 km : h et 10 km : h dans le cas de la traction animale sur réseaux urbains et sur réseaux suburbains, 10 km : b et 1 5 km : h dans le cas de la traction mécanique. Quant à la fréquence, elle dépend nécessairement de l’importance du réseau. En supposant que la ligne à desservir a une longueur de 10 km et qu’elle dessert une ville de plus de umono habitants, l’auteur prend 3 minutes pour 1 intervalle séparant deux départs consecutifs et sc trouve amené a prévoir dans ce cas 44 voitures à traction animale ou 4° a traction mécanique; eu tenant compte de lu reserve, qui doit être proportionnellement plus clevee pour les automobiles que pour les voilures a chevaux, il arrive aux chiffres de 52 voitures a chevaux et de 46 voitures automobiles. Ln admettant une lrequence maximum de départs égale h 12 par heure dans une ville de 5oooo à 100000 habitants, il trouve 3s voitures à chevaux et 3o automobiles. Pour une ville de moins de 5» non habitants, la fréquence '
- étant de 6 départs par heure, il obtient 18 et 16; enfin, pour une ligne suburbaine avec départs tous les quarts d heure, il trouve 12 voitures à chevaux et 10 voitures automobiles. Avec ces chiffres, on obtient pour la dépense totale du matériel roulant dans les différents cas examinés les nombres inscrits dans la troisième colonne du tableau récapitulatif I.
- 3° Batiments, usines et dépôts. — Dans l’évaluation de ce chapitre des dépenses, M. Charles Jean admet que le mètre carré de terrain bâti est de 100, 70, 5o, 5o fr, suivant que le réseau dessert une ville de plus de 100 ooo habitants, de 5o à 100 ooo habitants, de moins de 5o ooo habitants ou enfin des faubourgs; pour le terrain non bâti, il admet un prix de i5, 10, 5, 5 fr par mètre carré dans chacun des cas qui viennent d’être indiqués. T/emplacement nécessaire par cheval et par voilure pouvant être facilement déduit des données fournies par les Compagnies, on peut arriver à estimer la dépense nécessitée par les bâtiments et dépôts dans les différents modes de traction. Cette dépense est indiquée dans la cinquième colonne du tableau récapitulatif.
- Dans le cas do la traction par l’air comprimé, l’auteur évalue la dépense afférente à l’usine de 4ooooo k 100000 fr, suivant l’importance du réseau, et la dépense afférente a la canalisation k ooooo fr environ dans tous les cas. Pour la traction par accumulateurs, le prix de l’usine est évalué de 4<h>ooo k 96000 fr. Pour la traction électrique par trôlet aérien, souterrain ou au niveau du sol, l’usine est ‘évaluée k un prix variant de 385 k 22.4000 fr.
- Les chiffres du tableau résument les dépenses totales de premier établissement, pour les divers systèmes de traction envisagés; il convient de remarquer que ces chiffres ne tiennent pas compte des Irais de constitution et d’apport, lesquels peuvent atteindre 10 et même i5 p. 100 du prix global.
- II. Dépenses d’exploitation. —=- i5 Entretien et renouvellement, du matériel et de la voie. — Kn admettant une période d’amortissement de 6 ans pour la cavalerie, 10 ans pour le materiel roulant, 10 ans pour le.matériel fixe et 20 ans pour les voies, ou trouve que les annuités d’amortissement, calculées au taux de 5 p. 100, sont pour ces différents chapitres de 12,70 fr ; 7.90 lr ; 4,6o fr : 3 fr p. 100 fr.
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- a0 Intérêt et amortissement du capital. — Eu admettant une concession de 5o ans, la somme annuelle à prélever pour la rémunération et l’amortissement du capital est de 5,5 p. 100 de ce capital, y compris l'intérêt simple à 5 p. ioo des sommes engagées.
- 3° Dépenses d’exploitation proprement dites. — Des nombreux documents qu'il a consultés et eu mettant à part les réseaux parisiens, l’auteur conclut, que le prix de revient du kilomètre-voiture ressort, pour la traction animale, à o,6o Ir dans une ville de plus de rooooo habitants, 0,475 fr dans une ville de 5o 000 il iooooohabi tants, o,4° fr dans une ville do moins de 5oooo habitants et enfin o,38 fr sur un réseau suburbain ou interurbain. Mais ces chiffres 11e tiennent pas compte d'un élément des plus importants : les dépenses exceptionnelles de renouvellement de la cavalerie par suite d'épidémie ; aussi faut-il majorer de 10 p. 100 au moins, et peut-ôtre de ho p. 100, les chiffres précédents et adopter ceux do 0,72 fr, 0,62 fr, 0,48 fr et o,45 fr pour la dépense par kilomètre-voilure.
- Les dépenses par kilomètre-voiture dans le cas de la traction par le système Rowan seraient, d’après les chiffres fournis par les tramways de Tours à Youvrav, les tramways bretons, les tramways de Lyon à Marseille, de 0,60 fr. o,5o fr, o,43 fr, o,45 lr, suivant l'hypothèse faite sur l’importance du réseau.
- Pour la traction par Je système Serpolet, on aurait 0,70 fr, o,63 fr, o,f>5 fr et o,55 fr par
- kilomètre-voiture.
- Pour la traction it l’air comprimé, les chiffres déduits des données fournies par les chemins de (or Nogentais, les tramways de Sainl-Maur et les tramways de Nantes, conduisent à admettre par kilomètre-voiture 0,76 fr sur un grand réseau, 0.66 fr sur un moyen réseau et o,56 fr sur
- Le prix de revient par kilomètre-voiture de la traction par le svstèrne Lamnie et Franck paraît osciller entre 0,40 et o,5o fr, sauf à Paris, où il a atteint 0,7a fr.
- Les frais de traction par accumulateurs varient île <>,3o fr a o,4<>fr par kilomètre-voiture, suivant le poids de la voiture, sur les lignes de la Compagnie des Tramways de Paris et des Tramways de la Seine. L’ensemble des autres frais d’exploitation proprement dite peuvent être évalués de o,3o fr à o,5o fr. On arrive ainsi aux prix
- de 0,90 fr, 0,70 lr, 0,60 fr et 0,60 fr pour les différents cas envisagés.
- Des nombreuses données que Ton possède maintenant sur la traction électrique par fil aérien, on obtient o,5o fr, o,45 fr, o,4o fr et o,35 fr par kilomètre-voiture. Des résultats obtenus sur le tronçon de ligne électrique à conducteur souterrain de la ligne Baslillc-Charenton, il semble que le prix de revient de la voiture-kilomètre serait de o,36 fr à 0,59 fr. Pour le système Cbirel-Vuilleumier, ce prix serait de 0,667 fr. Enfin, pour le système Diatto, on peut admettre un chiffre voisin du précédent. o,65 fr.
- Connaissant le prix de revient du kilomètre-voiture, il est facile d’évaluer les dépenses d’exploitation proprement dite d’après les nombres de voitures-kilomètre par an. En admettant une fréquence moyenne de 12 départs par heure, dans chaque sens, dans les villes de plus de 100000 habitants, de 7,0 départs par heure dans les villes de 00000 à 100 000 habitants, de 4 départs dans les villes plus petites et enfiu de 3 départs sur les réseaux suburbains, on trouve pour une ligne de 10 km et une durée de travail de i5 heures en moyenne dans le premier cas et do 14 heures eu moyenne dans les' autres: j oy5ooo km-v, 767000 kra-v, 4°9 OÜÜ k,n"v '-‘t 307 000 km-v. De ces chiffres, 011 déduit pour les dépenses d’exploitation proprement dite avec les chiffres considérés, les valeurs inscrites dans le tableau suivant où les colonnes marquées, par les lettres A, B, C et D correspondent respectivement aux quatre cas envisages dans le tableau I.
- Dépenses de l'exploitation proprement dite.
- Quant, aux dépenses provenant de 1 amortissement du matériel et de la voie, ainsi que de l’in-
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- térêt et de l’amortissement du capital de premier établissement, elles sont résumées dans le tableau suivant :
- Charges générales de l'erphitafion.
- Additionnant les résultats donnés dan?
- tableaux précédents, ou en déduit les charges totales annuelles de l’exploitation :
- Cojîcli'sio.vs. — Les points principaux que font ressortir ces chilires sont, d’après l’autour, les suivants :
- c< i " Dans une grande ville, le mode de traction le plus économique est la traction électrique par fil aérien, puis viennent la traction Frank, la traction Rovvan, la traction Serpollet, etc. Mais il y a lieu de remarquer que la traction .animale est encore plus économique que les systèmes de traction à caniveau, à air comprimé et à accumulateurs.
- » Dans une ville de 5o non à 100000 habitants, les résultats sont sensiblement les mêmes.
- On voit toutefois que c’est la traction électrique par accumulateurs qui coûte le plus cher.
- » 3° Dans une petite ville, la traction Serpollet et la traction Frank sont les plus économiques, et la traction par lil aérien ne vient qu’en cinquième lieu, après la traction animale et la traction lîowuu,
- » 4° Pour une exploitation suburbaine, la traction animale reste la plus économique ; mais aussitôt après viennent, sensiblement sur la mémo ligue, la traction Rowan, la traction Frank et la traction par {il aérien.
- » Les conclusions qui se. ressentent de la brutalité des chiffres sont évidemment un peu trop absolues. Elles constituent plutôt des indications de principe dont on s’inspirera dans l'étude d’un avant-projet, sans oublier défaire intervenir les circonstances locales (tracé, trafic), qui forment le facteur le plus important, dans lu recherche du mode de traction à adopter pour une ligue de
- Nous crovons également comme l’auteur que ces conclusions sont trop absolues, car il est. démontré depuis longtemps que la traction électrique avec conducteur aérien est. sans aucun doute la plus économique dans tous les cas et il est très probable que les autres systèmes du traction électrique sont, lorsqu’on a à assurer un trafic intense, comme à Paris, plus économiques que les divers modes de traction mécanique non électrique. J. R.
- Essais de traction électrique par accumulateurs, par F. Krizik. Zeitschrift fàr Elektrotecknik, t. \'VfT, p. bri'j, 29 octobre 1899.
- M. Krizik a obtenu, en 1897, l'autorisation île faire des expériences à ce sujet sur la voie locale de Prague à Dobris, en Bohème, et il nous donne les renseignements suivants dans la Zeitschrift fur Elektrotecknik.
- [.a voiture soumise aux essais fut une voiture à accumulateurs. La charge était faite par une machine «vapeur de i5 chevaux actionnant un atelier de réparation de la station de Xusle. La dynamo de 3oo à /joo volts chargeait les accumulateurs eu deux séries. Le courant était amené it un coffret situé en dehors du bùtimeut et muni de deux prises de .courunt. La charge s’effectuait d'une layon fort irrégulière suivant l’excédent do puissance fourni par le moteur, La
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- capacité mesurée de la batterie fut de 20 ampères-heure.
- La voiture était entièrement analogue aux voitures de traimvays. La dislance entre essieux était de 3,5o m, le freinage se faisait à main et électriquement. Les éléments étaient placés sous les banquettes, dans un espace hermétiquement séparé de l'intérieur de la voiture et ventilé latéralement. La longueur totale de la voiture était de 7 m; celle de la caisse, 433 ni; la largeur, 2,36 m; la hauteur, 3,35 m; le diamètre des roues, o,85 ni. Le nombre total des places s’élevait à 4«- L’équipement électrique se composait de deux moteurs de 25 a 35 chevaux et de 2 controleurs, de 2 interrupteurs, de rhéostats et do coupe-circuits. Le poids total a vide était de ii,5 tonnes.
- La batterie, du système Tndor, comprend i h grandes caisses de bois et 4 petites; les premières reuferment chacune 20 cléments, les dernières 10, soit au total 280 éléments, chacun comprenant une positive et deux négatives de 4)3 dm2 par côté. J,es bacs sont en ébo-
- La capacité normale était de 20 ampères-heure pour un régime de 20 ampères, l’intensité maxima étant de 5o ampères. Dans une côte de 20 p. 1000 elle s’élevait à 60 ampères, mais pendant un temps lort court, de sorte que la batterie n’était pas endommagée.
- T.es deux moteurs de Krizik avaient chacun une puissance de 20 à 35 chevaux; ils étaient tétrapolaires, il excitation en série. L’induit attaque la roue par l’intermédiaire d'un système d’engrenages diminuant la vitesse -dans le rapport j : 5. La vitesse à charge normale est de 55o tours : m.-Le diagramme de la figure 1 donne tous les renseignements sur ce moteur qui, même dans la côte de 20 p. 1000 n’a jamais dépassé la pleine charge.
- Le réglage de la vitesse se fait par la mise en série ou en parallèle des moteurs. Le conducteur a en main le levier du contrôleur qui freine à l’extrémité de sa course.
- Après quelques épreuves sur le segment de ligne Nusle-Modran ( 12 km) fraction qui pouvait être parcourue avec une seule charge aller et retour, 011 décida de pousser l’expérience plus loin et de parcourir un plus long espace. A cet effet on installa une seconde station de charge à la station Kônigsaal. Une locomobile de 12
- chevaux commandait cette fois la dynamo, et la charge s’effectuait sous 3oo-4oo volts avec une intensité de 42 ampères et une durée de 20 à 3o minutes, durée que l’on pourrait réduire sans inconvénient.
- Les essais ont été faits sur le parcours de Nusle à Mechenic, parcours assez accidenté, car il y a des rampes de 20 îi 22 p. 1000, avec des courbes de iyj m de vavon. Dans les essais précédents, les mesures avaient été faites de la façon suivante : tous les 100 mètres on relevait l’iutensité et la tension ainsi que le temps en
- secondes. Les chiffres servirent a établir
- diagramme permettant dy juger le travail des moteurs et accumulateurs ainsi que les variations de la vitesse. Ces diagrammes servirent à régler le débit de façon à ce qu'avec une charge, la batterie lasse le trajet maximum. Dans les essais entre Xusle et Mechenic on fit des mesures plus précises avec un ampèremètre "NYcston, un voltmètre Simens et un compteur de Thomson. Les résultats de ces essais sont reproduits sur le tableau II ci-contre :
- La plus haute charge est celle de la ligne 9. soit 58x437 = 25,346 kilomètres-heure pour les deux moteurs, soit une puissance de 12,673 kilowatts-heure par moteur avec 29 ampères. Le rendement à eettepuissance étant de 77 p. 100, nous avons i3,2 chevaux par moteur. Donc à la
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- plus forte montée chaque moteur n’a travaillé qu'à mi-charge.
- Appliquons a la colonne 7 la formule bien connue pour calculer l’intensité nécessaire à actionner une voiture
- _ 9.8«-VT(« + gl
- _ Er,
- \' — la vitesse en mètres par seconde ; T — le poids en tonnes ; a — la résistance au roulement (4 à 5 kg par tonne); [4 = la pente en millièmes ; E = la tension en volts ; I — l'intensité en ampères ; y,- = le rendement. Nous avons ici,
- on trouve 1 =42 ampères. En appliquant le
- même calcul à la colonne i on trouve l=oo ampères contre 56 ampères mesurés, différence qui est due à la résistance en courbe.
- Le chiffre 33,- watts-heure par tonne-kilo-mctre, qui a été obtenu pourrait être sensiblement abaissé avec une meilleure proportion des divers éléments de.la voiture. E. B.
- DIVERS
- Avertisseur électrique d’incendie, système Keyser. Die Elcktrizitæt, t. VIII, p. 6o6, 23 doc. 1899.
- Le principe général des avertisseurs d'incendie consiste en la fermeture d’un circuit pour une température déterminée ; le circuit met en
- d’incendie. Système Keyser.
- mouvement une «'loche disposée da droit convenable. L’appareil Keyser
- Avertisseur Keys<
- ivetuppe protectrice.
- un en- I tué par une pièce de verre consti- I double poire, tout à fait
- yant la forme d’une nalogue aux petits
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- sabliers (tîg. i). T.a partie inférieure est remplie de mercure, daus l'étranglement du milieu deux fils de platine sont soudés dans la paroi de verre, ces fils communiquent avec les fils d’un circuit de sonnerie.
- Lorsque la température du milieu ambiant s'élève, le mercure se dilate et met les deux pointes de platine en court-circuit, actionnant ainsi la cloche. T.'appareil peut être réglé pour u'importe quel degré de température et modifié en ajoutant ou retirant nue petite quantité de mercure ; on le règle en le plaçant dans un vase contenant de l’eau à la température choisie ; habituellement il est établi pour la température de 35®.
- Ce système présente l'avantage sur ceux où l’on se sert de pétrole que le mercure n’est pas altéré par l’action de l’air et que l’appareil peut resservir, même après avoir fonctionné, sans qu’il soit nécessaire de rien *y changer. Un bouton de pression placé au-dessus de l'instrument permet de s’assurer de son bon fonctionnement. U. G.
- Contact à mercure L. Sell pour pendule électrique. Brevet anglais n° 12 490, déposé par A .-G. Brookes le i5 juin 1899, aooeplé le 29 juillet 1899, {4 ligures).
- Le contact à mercure de L. Sell, pour pendule entretenu électriquement, se compose d’un tube de verre courbe en rectangle et muni de deux ampoules a, figure 1. Deux füs de platine b et c plongent dans le mercure contenu dans les ampoules, l’un b, jusqu’au fond, l’autre c, effleure seulement le niveau du mercure quand la tige P du pendule est verticale et au repos. Des boudins de fil souple relient les fils de platine au système électromagnétique destiné à entretenir le mouvement du pendule.
- Quand le pendule oscille, le mercure prend, daus le tube recourbé, un mouvement oscillatoire de même période mais retardé en phase sur le mouvement du pendule, de’sorte que la fermeture du circuit, qui s'effectue au moment où le mercure rencontre le file, 11 a pas lieu à l'instant où le pendule passe parla verticale. Comme ce retard dépend de l’amplitude de l’oscillation, la force magnétique qui est exercée sur le pendule varie avec l’amplitude et on peut trouver là un moyen de régler celte amplitude et de la maintenir constante.
- Ce système permet en outre d'assurer le départ automatique du pendule puisque, celui-ci étant au repos, il suffit de fermer le circuit extérieur pour que le courant passe par le mercure
- et par l’appareil électromagnétique, lequel agit aussitôt ; cet avantage permet d’employer la disposition pour les compteurs électriques à pen-
- Les figures 2, 3 et /j, monlreiiL différentes formes du réservoir à mercure. IL A.
- JPhasemètre Tuma et Kaldegg, brevet anglais mars 1899 (5 figures).
- Le phasemètre de Josef Tuma rt Max lîaph Kaldcgg se compose de deux bobines sphériques A et A2, emboîtées l'une daus l’autre, et d'uue bobine mobile, portée au centre des deux autres, par une suspension élastique ou par des
- Les bobines A, et ont leurs axes horizontaux et fixés à qo° l’un de l'uulre. La bobine A,, qui reçoit le courant total, est formée de gros fil. La bobine Aa comporte deux enroulements superposés : le premier, at en fil fin; le second az en gros fil. La bobine S est portée par un axe vertical muni d’un index Z ; ce dernier se meut devant un cercle divisé K. Les extrémités
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- du lil de S sont reliées à l'extérieur au moyeu de pointes qui plongent dans des godets à mercure fixes. Les connexions, dont on voit le schéma figure 4> sont réalisées au moyeu de bornes disposées sur le socle de l’appareil.
- Le courant total traverse le circuit de la bobine A1? tandis que le circuit an «le la bobine Aa est parcouru par le courant secondaire d’un petit transformateur sans fer pt pi ; la résultante de ecs deux actions produit au centre de la sphère un champ tournant. Pour
- que ce champ conserve une valeur uniforme dans toutes les directions, avec un courant sinusoïdal, il faut que la composante de A, soit en retard de yo° exactement sur celle de A,. On obtient ce résultat à l’aide de l’enroulement en gros fil an ; celui-ci est placé en dérivation sur une très faible résistance "W (o,oi ohm), intercalée dans le circuit principal, de sorte que a.. reçoit un courant en phase avec le courant de rti. À l'aide de la résistance AV,, placée dans le circuit secondaire du transformateur, mi règle
- le rapport des courants as et as de manière à ce que leur résultante donne uu champ alternatif exactement décalé de go° sur celui créé dans A, par le courant principal. Pour arriver a ce réglage parfait, la bobine mobile S est, elle aussi, mise en dérivation sur W au moyen du commutateur double T* ; recevant ainsi un courant en phase avec celui de A,, elle doit se placer parallèlement à cette bobine et la fermeture ou l’ouverture simultanées des deux circuits at et a3 au moyeu de la clef T, ne doit pus donner d’impulsion à cette bobine ; s’il v en avait, il faudrait retoucher la résistance W,.. La position que prend dans ce cas la bobine mobile est le zéro de la graduation.
- Tout étant réglé, si au moyen du commutateur Tj ou place S sur le second circuit lili, cette bobine dévie aussitôt proportionnellement à la différence de phase qui existe entre les deux circuits I et /.
- Quand la bobine mobile est suspendue par un ressort de torsion, l’angle dont il faut tordre le ressort pour ramener la bobine au zéro est proportionnel à la différence de phase. Si les deux courants en I et / sont l’un proportionnel à E, l’autre proportionnel à I, l'instrument indique directement l’angle de la .relation connue
- El eus
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- 1/ K CL AIR AGE ÉLECTRIQUE
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECilN fQCES
- ACADÉMIE DES SCIENCES I
- Séance du 9 avril 1900 (suite). |
- Sur la préparation au four électrique d’un sèléniure de manganèse cristallisé, par Fonzes-Diacon. Comptes rendus, t. CXXX. p. i oa5-i os6.
- L’auteur a obtenu un séléniure cristallisé Mn Se ('déjà obtenu à l’élut amorphe par Fabre en 1886’!, en employant divers procédés et, eu particulier, en chauffant au four élcclrifiue ,'8o volts, i4« ampères) une molécule de sélé-niate de manganèse pour quatre de charbon de sucre, ou encore en chauffant dans les mêmes conditions du sélcniure de manganèse précipité.
- Réaction du chlorure d'amyle sur le carbure de calcium, par P. Lefebvre. Comptes rendus, t. CXXX, p. io36-to3ç).
- En faisant passer des vapeurs de chlorure d’amvle sur du carbure de calcium chauffé au rouge naissant, l’auteur a obtenu des liquides qui, soumis à la distillation fractionnée, se sont nettement séparés en produits non chlorés bouillant au-dessous de /|5° et qui sont uti mélange de deux ainvlènes, et en produits chlorés bouillant au-dessus de y5u et qui sont un mélange de chlorure ([’nmylo.
- Dosage électrolytique du plomb dans le sulfate et le chromate. Application à l’analyse des verres plombeux et des chromâtes de plomb, par C. Marie, Comptes rendus, p. ioj2-io33.
- I. —Les deux principales méthodes de séparation du plomb, fondées sur sa précipitation, soit par l’hydrogène sulfuré, soit par l’acide sulfurique en présence d’alcool, l’amènent à une forme, sulfure ou sulfate, qui ne se prête pas au dosage électrolytique, à cause de son insolubilité dans l’acide azotique étendu. L’acide azotique transformant facilement le sulfure en sulfate, l’auteur ne considère que ce dernier sel.
- Pour effectuer la dissolution du sulfate dans l’acide azotique, il s’est arreté après quelques essais à l'emploi de l'azotate d’ammpniaque, réactif qui n’introduit aucune substance fixe et
- peut être facilement éliminé dans les opérations analytiques ultérieures T.
- Cette méthode permet d’appliquer l’éleclru-lvse à l’analyse des verres à base de plomb. Pour cela, il suffit d'attaquer le verre finement pulvérisé par l’acide fhiorhydrique additionné delà quantité d’acide sulfurique nécessaire pour transformer lés bases en sulfates. Un excès d’acide sulfurique un peu considérable nuit, en effet, à la dissolution du sulfate de plomb, dissolution qui sc fait comme il est dit plus haut. Après l’électrolyse, on peut procéder immédiatement au dosage des métaux alcalins si le produit analvsé est un véritable cristal, c’cst-à-dire ne contient aucun métal du groupe du fer ou du groupe des nlealino-terreux.
- IL — Le chromate de plomb se dissout dans l’acide azotique et l’azotate d’ammoniaque encore plus facilement «pie le sulfate. Pour o,o5 gr de chromate, a gr d’azotate suffisent ; quant à l’acide azotique, il suffit que la liqueur finale en contienne io p. ioo. L’électrolyse s’effectue exactement comme dans le cas du sulfate ; l’acide chromique est complètement ramené pendant l’opératiou à l’état de sel de sesquioxyde précipitable directement par l’ammoniaque.
- L'auteur pense que par la simplicité des opérations analvtiques et l’exactitude des résultats qu'elle fournit cette méthode facilitera l’analyse de produits industriels importants, les silicates et les chromâtes à base de plomb.
- (!) Celle dissolution se fait de la manière suivante : a Le sulfate de plomb est placé dans le verre de Bohème où se fera l’électrolyse, puis attaqué par l’aeidc azotique auquel peu à peu on ajoute des cristaux d’azotate d’ammoniaque. Quand le sulfate est complètement disparu, on étend avec do l’eau chaude, puis on élec-trolyse dans les conditions ordinaires i.JIibas, Traité d'Analyse chimique quantitative par électrolyse, p. r>3), en maintenant la température à 60-70°. Les quantités de réactif nécessaires sont les suivantes : pour o,3 gr do sulfate il faut environ o,oï gr d’«azolate d’ammoniaque; quant à l'acide azotique, sa quantité est déterminée par ccttc condition qu’après dilution le liquide doit contenir environ 10 p. 100 d’acide libre. En trois heures, avec une électrode en platine dépoli d’une surface de 90 cm-ct un courant de o,3 ampère on dépose facilement o, î gr de bioxyde de plomb.
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- Séance du il avril.
- Accroissements de résistance des radio-conducteurs. par Edouard Branly. Comptes rendus. t. CXXX, p. 1068-1071.
- En 1891 l’auteur a reconnu que certains radio-conducteurs éprouvent une. augmentation de résistance (l) sous les influences électriques qui déterminent, en général, une diminution de résistance de ces appareils. Cet. accroissement de résistance, observé également par divers physiciens dans ces derniers mois, avant été regardé comme dû k des ruptures ou à des modifications chimiques des corps constituant les radio-conducteurs, M. Branly a fait de nouvelles expériences ; leurs résultats conduisent l'auteur k penser que Taccroissement de résistance dépend, comme la diminution, d’un étal physique des couches isolantes interposées.
- Dans ees expériences le radio-conducteur fait partie d'un circuit dérivé du circuit principal d’un élément Daniell de telle façon que la différence de potentiel entre scs extrémités 11e soit que de un millième de volt (au lieu de t,5 volt environ que l’on a lorsqu’on dispose le radio-conducteur dans le circuit direct d’un élément Leclanché). La résistance du radio-conducteur est. mesurée en substituant à l’appareil une résistance réglable que l’on modifie jusqu’à ce que le galvanomètre intercalé dans le circuit indique la même déviation ; on évite ainsi les extra-courants k force électroniotrice variable de la méthode du pont de "VYheatstonc. La variation de résistance du radio-conducteur est produite soit par une étincelle éclatant k distance, soit en introduisant le radio-conducteur pendant un temps très court (3o secondes environ) dans le circuit d’une pile d’un assez grand nombre d’éléments contenant une colonne liquide (eau distillée et sulfate de zinc entre des électrodes de zinc) de 3 mégohms de résistance.
- M. Branly cite dans sa note les résultats d’essais faits sur un radio-conductcur k limaille d’or et sur un radio-conducteur k vis et à peroxyde de plomb (-).
- f1) Bulletin de la Société internationale des Electriciens, mai 1891. — Bulletin des séances de la Société de Physique, avril 1891. — La Lumière Électrique, mai et juin 1891
- à limaille d'or pur entre deux tiges d’or pur (limaille
- M. Branly rappelle que les expériences qu'il
- rage.
- machine" de \Viinshurst. Fn rapprochant graduellement
- » L'emploi successif des forces électromotriccs de piles et des forces éleetroniolrices induites par l’étincelle
- » En touchant enfin le tube à limaille avec un des deux vient graduellement supérieure à 10000 ohms (limite de it a** Tube à" limaille d’or précipité (préparé par M. Der-Résislanee initiale .... 1-210 ohms
- 8 volts. 16 )) .
- 160
- 4o
- ao, puis ij, puis 11 ohms. Fn touchant avec un pôle de la machine, la résistance augmente et devient graduellement supérieure à 10 000 ohms.
- » La conductibilité reparaît en faisant passer un instant le courant d’une pile de 40 volts.
- u Les expériences du premier groupe peuvent être multipliées; j'ai choisi celles qui se rapportent à la limaille d’or pur entre deux électrodes d'or, pour ré-
- a besoin d'ôlre renforcé par une couche d'oxyde.
- » il. Substances à résistances croissantes. — iù Tube à vis renfermant du peroxyde do plomb. Comme pour les autres poudres métalliques, la résistance du peroxyde do plomb augmente par le choc avant toute action élec-
- » On rapproche les deux électrodes pour diminuer la
- tiale .
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- a faites en 1891 avec des verres platinés, accusent des alternatives de conductibilité et de résistance incompatibles avec l’hvpothèse d’une rupture de la couche métallique.
- Il indique en terminant un procédé conduisant à la préparation aisée de couches métalliques à résistances constamment croissantes : une leuille d’or battu extrêmement mince est collée sur verre avec de la gomme arabique ; on la frotte ensuite avec le doigt bien soc, de façon à lui faire acquérir une résistance de 5o ohms à 60 ohms par centimètre de longueur, ce qui est facile. Ou obtient ainsi une couche dont la résistance ne diminue plus, mais augmente notablement par l’action de l'étincelle à distance.
- L’inductance et les oscillations électrostatiques, par P. de Heen. Comptes rendus, t. CXXX,
- Diverses expériences conduisent M. de Heen à penser que les charges électrostatiques agissent h distance non seulement par influence électrique, mais encore en vertu d’un autre genre de phénomène analogue à l’induction électrodynamique et qu’il appelle inductance. Les lois régissant ce phénomène seraient :
- Si l’on approche un conducteur chargé d’un autre conducteur, ou encore si l’on charge ou si l’on accroît le potentiel du premier conducteur, le deuxième conducteur se charge d’électricité do même nom ; le contraire a lieu si l’on exécute les opérations inverses.
- Un conducteur mis en mouvement dans le voisinage d’un deuxieme conducteur tend à se déplacer en sens inverse du mouvement qu’011 lui communique.
- Parmi les multiples .expériences qui l’ont amené à ces lois, l’auteur cite les suivantes : un
- >; in Même tube renfermant, du peroxyde de plomb
- Pile de 8 volts............... 65o »
- .) 16 » 685 »
- » 4<> » 760 »
- 1090
- » En faisant éclater une étincelle de la machine sla-En touchant le tube avec un pôle de la machine, on
- électroseope à feuilles d’or a son conducteur en communication avec la terre. Dans son voisinage et à une distance relativement faible on place le conducteur positif d’une bouteille de Leyde; le phénomène de l’influence se manifeste comme à l’ordinaire par un écartement des feuilles d’or qui sont alors chargées négativement. En second lieu, l’élcctroscope étant déchargé et la bouteille de Levdc étant à une grande distance, on rapproche brusquement celle-ci de l’instrument jusqu’à la distance qui correspondait à la seconde expérience : les feuilles d’or divergent d'une quantité incomparablement plus grande et elles sont chargées positivement; il y a inductance. En troisième lieu reprenons le premier dispositif et écartons la bouteille lentement; il arrivera un moment où Y influence cessera d’être sensible et les feuilles d’or entreront on contact; mais si l’on poursuit le mouvement d’éloignement, l’élcctroscope s’électrise négativement par inductance et les .feuilles s’écartent de nouveau.
- « 11 résulte de ceci, ajoute M. de Heen, que si nous déterminons une oscillation de potentiel, cette oscillation se transmettra à distance, très vraisemblablement par inductance et non par influence, et si l’on vient à mettre un des pôles d’une forte bobine activée par un interrupteur de Wchnclt en communication avec un fil de cuivre tendu ou avec un carré de grosse toile métallique, les oscillations électromagnétiques développées sont capables d’illuminer un tube à vide enfermé dans un étui en carton épais. U11 radio-conducteur* très sensible permet de reconnaître l’absence de l’oscillation électromagné-
- Remarques à propos d'une Note récente de M. G. Le Bon, par P. Curie. Comptes rendus, l. CXXX, p. 1072-1073.
- Dans sa Note, dont une courte analyse a été donnée ici (’) M. Le Bon décrivait divers faits observés par lui et qu’il considérait comme nouveaux. M. Curie l’ait voir qu’ils étaient déjà tous connus ;
- « M. Le Bon, dit M. Curie, a remarqué que le bromure de baryum radifère lumineux, préparé à l’usine de List (Hanovre) sur les indications de M. Giesel a la propriété de perdre sa luminosité quand on le chaude et de la reprendre
- L'Eclair. Eleci-, t. XXIII, p. 75, 14 avril 1900.
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- par refroidissement. Cette propriété a déjà été signalée par M. diesel lui-même (lL
- Ont été de même l’objet de publications antérieures de M. Becquerel, de M. Giesel, de M'ue Curie et de moi :
- « La propriété des sels de baryum lumineux de perdre en partie leur luminosité à l'humidité (a), les propriétés du phosphore humide CJj, l’émission possible de matière par les corps radioactifs Ç], l’absence de polarisation des ravons du radium
- » M. Le Bon parle, dans sa Note, de la lumière noire; les rayons qu’il désigne ainsi et qu’il a utilisés dans certaines expériences (°) sont des rayons calorifiques inlra-rouges. Graham Bell a montré en 18B0 que l'ébonite est transparente pour ces rayons (7). »
- Séance du 23 Avril 1900
- Signalons trois réclamations de priorité relatives à des notes antérieures . Dans Lime M. G. Le Box. répondant à la note de M. P. Curie (voir plus haut) dit qu’il y a trois ans déjà [lleoue Scientifique, mai 1897) il a constaté la polarisation des radiations des corps radioactifs, à une époque où elle était universellement admise ; il ajoute que le but de sa dernière note était de montrer que les phénomènes dits de radioactivité appartiennent à un grand nombre de corps et de confirmer ainsi une assertion émise par lui trois ans auparavant, quand il écrivait (/?ee. Scient., mai 1897, p. 56i) que « les propriétés de l'uranium 11e sont qu’un cas particulier d’une loi bien générale».
- Dans les deux autres, que les Comptes rendus 11e font que signaler, M. Tommasina répond à la réclamation de MM, Ducretet et PopofF(®), et
- P) Wied. Ann., l. LXIX, p. 91.
- (*) Giesi:l, Wied. Ann., t. LXIX, p. 91.
- (3) CciuE, Revue gén. des Sciences, 3i janvier 1899.
- (4) CuiiiE, Comptes rendus, 5 mars 1900 et 8 janvier 1900.
- (6) II. Becquerel, Comptes rendus, 17 mars 1899.
- (e; Revue scientifique, n février 1899.
- P) Ann, de Chim. et Phys. 5e série, t. XXI, p. 3q4 et t. XXIII, p. 43o.
- P) Xous avons déjà dit (L’iïcl. Élerf,, t. XXIII, p. jo8, 21 avril, 1900), que d’après une lettre qui uous a été adressée par M. Tommasina, le dispositif décrit récemment par celui-ci a etc breveté par M. Galopin le jan-
- M. Blj.i.ier à la note de M. Geeltnyden P) sur l'action réductrice du carbure de calcium p).
- Le cycle théorique des moteurs à gaz à explosion, par A. Witz, Comptes rendus, t. CXXX, p. 1118-1119.
- Dans une note récemment publiée M. Marchisp) critiquait la théorie actuelle des moteurs à explosion. M. Witz fait à ce propos les remarques
- cc Un cycle théorique doit répondre, autant qu’il est possible, à la réalité des faits; mais il est nécessaire, d'autre part, qu'il puisse servir de tvpe et qu’il permette d’apprécier les imperfections des séries d’opérations réellement effectuées dans le cvlindrc des moteurs. Tel est le caractère des cvcles que j’ai décrits dans mes Eludes sur les moteurs ù gaz de 1883 et dans le Traité public dans la suite.
- » Voyons, par exemple, le cycle des moteurs à explosion. J’ai supposé expressément que la course de compression était moindre que la course de-détente. Cette condition est réalisable alors même que le cycle serait clfectué dans un seul cylindre, soit que les courses soient effectivement inégales, ainsi que cela a lieu dans le
- vier, puis le ri février dernier. Le brevet français de MM. Ducretet elPopolfnc date que du 22. janvier, mais le brevet pris en Russie par M. Popoff date du 26 juillet 1899. Dans ces brevets, « M. Popotf indique l’emploi des radio-conducteurs avec grenaille de charbon utilisée dans
- meilleurs résultats, pour les grandes distances, avec des
- préparés de façon à obtenir à leur surface plusieurs degrés d'oxydation». Les expériences dont il était question dans la lettre de M. Ducretet publiée dans le numéro du 21 avril do ce journal (p. 108) ont été faites avec ees
- Du fait que le brevet russe de M. Popotf date de juillet 1899, M. Ducretet conclut que la priorité en faveur de M. Popotf est évidente. Mais de son côté M. Tommasina nous écrit que dès le 14 juillet 1898 il a pris un brevet anglais (u° 15498) dans lequel se trouve indiqué l’emploi d’un récepteur téléphonique pour la réception des
- Ne voulant pas nous immiscer dans des questions de priorité de brevets, toujours extrêmement délicates,
- le plus rapidement possible à une solution tout à fuit pratique de la téléphonie par ondes hertziennes.
- J. B.
- (») L'Écl. lllect., t. XXIII, p. ilio, a3 avril 1900.
- (2) L'Êcl. Élcct., t. XXII, p. 474. 24 mars 1900.
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- moteur Atkinson, soit qu’un artifice basé sur un jeu de soupapes conduise au môme résultat, ainsique cela a lieu dans certains moteurs Xiel, Charon, Lctourbe, Ileyncn, etc. Un tel cycle n'est donc pas une imagination sans réalité ; les diagrammes relevés sur les moteurs Atkinson reproduisent, en ell'et. identiquement notre tracé théorique. Ce cycle constitue d’ailleurs un type parfait, attendu qu’il permet la détente complète des gaz, qu’on doit rechercher pour obtenir le rendement maximum. Il ne repose nullement sur l'hypothèse absurde de l’égalisation des pressions, que M. Marchis appelle II et IL, qui supposerait une rencontre de deux adiabatiques, son rendement est indiscutablement
- c(T—6) — C {t—t') t — t‘
- 9 ~ c"(T—~ëj ~ I —ï T —0 ‘
- » Dans la plupart des moteurs dits à quatre temps, suivant le cvcle de Beau de Rochas ou d’Otto, les courses sont égales, et 11 en résulte que l’échappement des gaz commence à cette pression H; plus grande que 11, et h une température plus élevée que celle qui est représentée par t' dans notre formule. Mais c’est une imperfection du cycle réel, car on perd le travail correspondant à 1 aire supprimée par l’écourtement du diagramme. Cette imperfection est subie dans la pratique, mais elle ne saurait être prise comme type.
- » La théorie généralement adoptée ne mérite donc pas les critiques dont elle a été l’objet, et. en attendant qu’on trouve mieux, elle pourra encore trouver place dans les nouvelles éditions des Traités. Elle n’a, d’ailleurs, pas été inféconde cette théorie qui a fait rechercher les fortes compressions et les longues détentes, auxquelles sont dues les réductions de consommation réalisées dans le cours des dernières années. »
- Sur la constante diélectrique et la dispersion de la glace pour les radiations électromagnétiques, par C. Gutton, Comptes rendus, t. CXXX, p. 1119-1122.
- Pendant l’hiver dernier, M. Gutton vérifiait, avec le dispositif que nous rappelions récemment (1), que la vitesse de propagation des ondes dans la glace est la môme que ces ondes
- (x) L'Ècl. Êlect., l. XXIII, p. 76, 14 avril 1900.
- soient ou non guidées par des fils. Ayant supprimé le bloc <le glace entourant les fils et ne laissant que le bloc, de 20 cm. d'épaisseur situé entre les miroirs paraboliques, il constata qu en traversant cette glace des ondes de i4 cm. de longueur, éprouvaient un retard de 19 cm; on avait donc pour l’indice de réfraction n = 1 -f- “T “ G76 et pour la constante diélectrique «2 = 3,i. M. Blondot ayant trouvé par uuc 'méthode différente, un nombre voisin de 2 pour cette constante (*), M. Gutton pensa que cette discordance pouvait provenir de ce nue M. Blon-dlot employait des longueurs d’ondes énormément plus grandes que les siennes et il se trouva ainsi amené à rechercher comment varie l'indice n avec la longueur d’onde À.
- Pour des longueurs d'onde comprises entre 9.5 et ^5o cm il employa un dispositif (a) analogue à celui de Arons et Rubens (3j ; pour des longueurs d’onde plus grandes (i354 et 2088 cm)
- (') Comptes rendus, l. CXIX, p. 5y5 ; 1894. lèles tendus F tin au-dessus de l’autre à une distance de
- d’ondes; il en résulte que, si le pont sc trouve dans une s d’étincelles au micromètre. Sur l’un des petits côtés
- laquelle il n’y a plus d'étincelles au micromètre. On
- ondes en traversant 200cm de glace. De ce retard on
- varié de 1, (*) tVied. .
- 1,60.
- . J)8r ; 1891.
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- il se servit de la méthode de M. Blondlot qui consiste à mesurer la longueur d’onde d'un même résonateur d’abord lorsqu'il est dans l’air, puis lorsque le condensateur est plongé dans la glace.
- Il a trouvé ainsi que, quand /. croit de i4 à 2 088 cm, l'indice de rétraction décroit régulièrement de 1,76 à i ,5o et la constante diélectrique de d,io à a,20. La glace présente doue pour les ondes électromagnétiques la dispersion normale déjà constatée par Drudc (l) dans certains liquides organiques n’absorbant pas sensiblement les ondes.
- Sur la sensibilité maxima des cohèreurs employés pratiquement dans la télégraphie sans fil, par A. Blondel et G. Dobkevitch.
- Dans une note récente, M. Tissot signalait l’emploi d’un champ magnétique pour donner aux cohércurs à limailles magnétiques une très grande sensibilité (2). MM. Blondel et Dobkevitch pensent que cet accroissement de sensibilité ne doit pas être attribue à une cause magnétique, mais à une cause mécanique, car ils obtiennent le même résultat sans aimant, avec n’importe quelle limaille sensible (alliages d’argent par exemple) en augmentant la hauteur de limaille contenue dans l’intervalle des électrodes, ce qui a simplement pour eiï’et d’augmenter la pression entre limailles et entre limailles et électrodes.
- Les auteurs exposent ensuite quelques considérations théoriques sur le fonctionnement des cohèreurs.
- On saitque si on applique d’une façon continue une certaine force électromotriee entre les extrémités d’un cohércur, celui-ci ne se décohère plus nettement par le choc ; la plus faible valeur Eu de cette force électromotriee est appelée par les auteurs la « tension critique de cohérence du tube ». Pour qu'un tube puisse enregistrer convenablement des signaux, il faut que la force électromotrice E' de la pile qui est en circuit avec lui reste franchement au-dessous de cette valeur critique, c’est-à-dire que l'on ait W < E#. Mais, d’autre part, pour que le tube soit sensible, il faut, que la force électromotriee
- (’) Drude. Xoitsch. furphvs. Chcmie, t. XXITI, p. 3ai, 1-897-
- C2) Êcl. Élect., l. XXIII, p. 78, 14 avril 1900.
- E produite par les ondes dépasse cette valeur critique, c'est-à-dire que l’on ait K0<E. Une troisième condition est que le courant établi au moment de la cohérence reste au-dessous d'un certain maximum I (1 milliampère en général), car pour un courant plus intense, le tube se détériorerait; si 011 appelle R la résistance du relai et r' celle du tube cohéré, cette condition s’exprime par l’inégalité R ]j_-— < I, Enfin pour que le tube décohère nettement et n’épuise pas la pile, il faut que le courant qui traverse le tube après le choc soil une très faible fraction du courant précédent; par conséquent si on appelle r la résistance du tube déeohéré, on doit avoir ~ (« est un nombre de l’ordre
- de 10',
- De ces conditions, les auteurs déduisent les considérations suivantes :
- « Ou accroît donc la sensibilité avec une antenne donnée, en abaissant le plus possible la valeur critique par l’emploi d’électrodes ou de limailles peu oxydables, sous de faibles pressions, et en mettant en circuit avec le tube une pile de faible force électromotriee et un relais de faible résistance intérieure. On peut alors supprimer la résistance supplémentaire ajoutée en série avec le relais pour réduire le courant et amener ainsi à un maximum la variation relative de résistance produite par la cohérence ou la décohérence du tube. On n’est limité dans l’abaissement de E et de E7 que parla nécessité de conserver une valeur assez faible à — tout en faisant E très petit; c’est à ce point de vue que les limailles de métaux inoxydables employés entre électrodes inoxydables ne conviennent pas pour la construction pratique des cohèreurs, parce que leur résistance varie trop lentement avec la force électromotriee appli- quée (j). «
- MM. Blondel et Dobkevitch ajoutent :
- « Nous obtenons de cette façon avec une pile O. Keenan de o,5 volt, travaillant sur un
- note (voir plus haut p. 191) au sujet des tubes à or de plus la nécessité d'une légère oxydabilité superficielle
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- 1.'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- T
- cohéreur de o,8 à r,o volt de tension critique et un relais à cadre mobile de ioo à aoo ohms, une sensibilité et une régularité très supérieures à celles que donnent les éléments Leclanché de i,5 environ, employés d’ordinaire sur des tubes d’au moins 2 volts de tension critique et des circuits de plus de i ooo ohms. Le dispositif est encore plus parfait si l’on emploie, au lieu de pile, un potentiomètre placé sur un élément d'accumulateur ; on peut alors abaisser autant qu’on le veut la tension critique par le réglage du cohéreur et régler la force électromotrice du circuit en conséquence au moment même d’opé-
- » Ce dispositif, déjà, décrit il y a dix-huit mois dans un pü cacheté déposé par Lun - de nous '*), résout complètement, croyons-nous, le problème du réglage et de la sensibilité inaxima des cohéreurs, surtout si on le combine avec le transformateur de Marconi qui élève la force électromotrice produite sur le tube par l’antenne. »
- Sur Ifaction d’un champ électrostatique sur les rayons du radium, par E Dora. Comptes rendus, t. CX.X.X., p.
- M. Becquerel.communique le passage suivant d’une lettre qui lui a été adressée par M. Dorn :
- « J’ai l'honneur de vous informel’ que j’ai constaté, dès le mois de lévrier. la déviation des rayons émis par le bromure de baryum radioactif dans le champ électrique, et que j’ai publié une Note sur ce sujet dans les A bhandhtn-gen der Naturforschenden Gesellschaft u Halle, à la date du 11 mars.
- » Vous ave/, devancé mon intention de faire des mesures quantitatives ; je ne veux donc pas insister sur le détail de mon expérience.
- a Mais permettez-moi de signaler encore une autre analogie des rayons que vous avez découverts et des rayons cathodiques.
- » M. Lenard avait trouvé I Wiedemanns Anna-leu, t. LXY, p. 5o9 ; 1898) que l'action des rayons cathodiques sur un écran fluorescent est affaiblie ou renforcée par la création d’un champ électrique, selon que les lignes de force' ont la direction des rayons ou la direction opposée. J’ai réussi à constater le même phénomène pour les rayons du bromure de baryum. »
- (i) Pli u° 6o'4i, déposé le j6 août 1898 par A. Blondel.
- SOCIÉTÉ DE PHYSIQUE DE LONDRES
- Séance du A3 mars (suite).
- Dispositif micrométrique pour la mesure des déplacements d’une membrane téléphonique, par P.-E. Shaw.
- Au centre de la membrane est disposé un petit disque de platine iridié; en face se trouve une pointe du même alliage ; quand, dans son déplacement, la membrane louche la pointe, le contact est indiqué par la fermeture d’un circuit contenant un téléphone. La mesure de la distance séparant la pointe de la membrane s’obtient au moyen d’un sphéromètre et d’un système de trois leviers : la vis du sphéromètre appuie sur l’extrémité du grand bras d’un premier levier dont le petit bras appuie sur l’extrémité du grand bras du second levier; celui-ci agit de la même manière sur le troisième levier, lequel porte, à l’extrémité de son petit bras, la pointe de platine iridié. Le déplacement de la vis du sphéromètre se trouve ainsi transmis il la pointe avec une réduction de 1/1006. La vis avant un pas de 5 mm, le cercle divisé qui y est fixé portant 5oo divisions et le dixième de division pouvant être apprécié, on peut évaluer à un millionième de millimètre, soit un millième de micron 'tqjijlaposiliotide la pointe. L’auteur a d’ailleurs mesure expérimentalement le déplacement correspondant a iy'io1' de division du cercle du sphéromètre en faisant glisser la pointe sur la partie convexe d’une lentille plan convexe faisant partie d’un système optique donnant des anneaux de Newton; il a trouvé ainsi j,o33 jau.
- Pour faire une mesure du déplacement d’une membrane téléphonique on commence par amener la pointe au contact de la membrane en repos; ensuite on lance dans le téléphone un courant qui déforme la plaque et on tourne la vis du sphéromètre jusqu’à ce qu’il v ait de nouveau contact. En répétant cette mesure pour des courants de diverses intensités, on peut tracer une courbe reliant ledéplacementde la membrane avec l’intensité du courant. Au moyen de cette courbe, l’auteur a reconnu que le déplacement correspondant : au son le plus faible qui puisse être entendu est de 0,37 au environ; l\ une intensité convenable pour les conversations téléphoniques est de 5o uljx ; à des sons très forts, de 1000 et enfin à des sons d’une intensité
- beaucoup trop grande pour la netteté des conversations de 5 000 [a[A.
- Le Gérant : C. NAUD.
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- Samedi 12 Mai 1900.
- « Année. N" 19
- L’Éclairage Électrique 0Bii
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS X?
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. —. A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l'Institut, — G. LIP PM ANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l'Institut. — D. MONNIER. Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. A. POTIER. Professeur à l’École des Mines, Membre de l'Institut. — A. WITZ. Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université,
- l/EXPOSmON UNIVERSELLE
- TAPIS ELEVATEURS A MOUVEMENT
- i large application des lapis élévateurs a été faite à l'Exposition de ipoo. Ce moyen de transporl, rapide et commode, élait indispensable, si l’on songe à l'immense élendue des galeries qui offrent à la euriosilé des visiteurs le plus grand, mais aussi le plus fatigant attrait. Le passage d’un étage à l’étage supérieur se fait ainsi sans aucune fatigue et ce système a sur les ascenseurs l'avantage d’ètre continu et de permettre dans les conditions habituelles. ?> ooo à if 5oo ascensions à l’heure.
- II.y aura environ une trentaine d'escaliers mobiles, repartis dans les différents palais du Chnnip-de-Mars, des Invalides, et pour le service de la plate-forme mobile. Ils proviennent des maisons A. Pial et fils (système HalléL Jules Le Blanc, des établissements Cail. et de la maison Granddemange (système Gance et fils).
- Les différents systèmes reposent sur le', même principe (1) : Un tablier continu, mobile, s’enroulant sur deux tambours, est entraîné par l'adhérence avec.l’un de ses tambours. Ce dernier
- , est nui. grâce à des transmissions intermédiaires, par un moteur.
- Fig. i. — tablier. ° 1 .
- presque toujours électrique. Le tablier est. soutenu dans son mouvement par des galets de roulement, tous sur des axes fixes.
- *) L’entreprise de la construction et de l’exploitation des tapis ou chemins élévateurs a été l’objet d'un con-Artjcle premier. — Objet du concours'. II"est ouvert un concours entre constructeurs français pour l'établis-
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- J 2 Mai 1900.
- * REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- r9î)
- pour s'enrouler facilement sur les tambours, et fournir avec le tambour moteur une adhérence assez forte pour entraîner loul le système à sa charge maxima.
- Pour réaliser ces conditions on eonsliuie généralement les lapis de bandes de oui r, convenablement assemblées, et l'on donne aux tambours d'assez grandes dimensions. Pour éviter l'encombrement, total, le retour du tapis se fait sur deux galets de rappel, qui diminuent l’épaisseur totale de l'ensemble. Ces lapis élévateurs fonctionnent sans bruit et tous les
- Art. io. — Durée de la fourniture. -J- Los appareils devront être rais à la disposition du public au plus tard le Art. i t. — Durée, du. travail Journalier. .— La durée du travail journalier sera tixéc par le Directeur général de
- Art. — Epreuves de résistance. — Les éprouves de résistance se feront sous une charge de 3 3oo kg, repré-
- Cetle charge sera laissée en permanence aussi longtemps que l’Administration le jugera utile.
- Art. 17. — Essais de marche. — Des essais de marche ne pouvant se faire sous celte charge de fo voyageurs, qui devrait se renouveler sans cesse d’une façon continue, 011 fera agir les tendeurs de manière à douner au tablier
- eetle tension à la plus grande vitesse et d’une façon continue aussi longtemps que 1 Administration le jugera utile.
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- 1/ É Cf. AIR A GE ÉEE G T RIQ U E
- T. XXIII. — N" 19.
- organes mécaniques sont protégés et dissimulés, de façon à c pas salis par le graissage indispensable.
- L’inclinaison «lu Lapis varie de o,3o m à o,33 in par mètr pieds est de o,5o ni à 0,60 ni. L'encombrement, total en large vitesse d'ascension varie entre o,5o m i
- •que le
- yageu
- Sa largeur accessible aux ne dépasse guère i m. La i par seconde.'L’énergie dépensée est. naturellement, fonction du mode de construction, du moteur, de l’entretien, et du nombre des voyageurs. A vide, pour un étage de 6 m. il faut au maximum 3 chevaux. Pour une moyenne de 1800 personnes à l'heure, 6 chevaux suffi-
- Le système est complété par deux mains-courantes mobiles, animées de la même vitesse que le tapis. Ces mains-courantes sont, en général, faites en caoutchouc reeoi
- I. Ta
- offrir de
- éels
- -Lasolution Canoë avantages, dont les
- de p<-
- ; (Sïs-parait aûpaux
- i° Lui encombrement très restreiul ; a0 La suppression du mouvement sinusoïdal du lapis-sous le poids des vovageurs entre les galets de roulement.
- Le tapis est constitué de façon à avoir sur le tambour-moteur une très grande adhérence tout en étant suMisamment rigide, et les tambours conservant des dimensions inoyenues. 11 est fait de plusieurs chaînes, formées par des maillons de cuir o, à la façon des chaînes Galle (fig. i). Les maillons sont articulés autour de tiges d’acier 6, transversales, qui contribuent beaucoup à la rigidité du tablier. De plus, celui-ci est soutenu par des câbles R ’lig. i) qui suivent exactement le même chemin ({Lie le tapis, en s’insérant dans des gorges, ménagées à cet ell'et, dans les galets de roulement et les tambours (fig. 2, 3 et 41. Le tapis se trouve ainsi soutenu dans toute sa longueur, pour qu’il 11e soit pas nécessaire de les sou-uellement constitués par de véritables chaînes -joints.
- Ces câbles sont assez rigides par eux-mèm mettre à une tension exagérée. Us sont Galle ainsi que le montrent les de
- C’est le tambour supérieur S 'fig. 6) qui sert de tambour-moteur. Il est relié par des chaînes métalliques et plusieurs transmissions et engrenages intermédiaires T au moteur électrique M. Un dispositif spécial permet de tendre la chaîn supérieur afin d’obte
- de commande du tambour
- ndement des transmissions.
- Le tambour inférieur K est mobile dans le sens de la pente; au moyen d’u
- i et d’u
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- aussi bien le tapis que les câbles de soutien. D'ailleurs, ceux-ci sont aidés dans leur mouvement par le poids mémo du tablier.
- Il est toutefois bon, pour éviter les bourrelets, de tondre aussi les câbles, et cela se fait par un troisième tambour II *fîg. 2) situé près du tambour inférieur K et mobile dans les mêmes conditions.
- Ces tambours sont montés solidairement sur un même bàli eu fonte F (tîg. b) supportant, deux poutres en fer qui vont se relier au bâti du tambour supérieur S, formant ainsi la carcasse du système.
- Dans ces poutres sont fixés les bouts d'axe des galets de roulement, qui tournent dans les paliers faisant corps avec les poutres. Ce sont des paliers graisseurs hermétiquement clos.
- Les niain.s-courautos sont constituées par des maillons en bois Y (fîg. 2) fixés sur une bande d’acier ou do poils de chameaux qui s'enroule sur les tambours principaux participant donc facilement au mouvement général.
- Ce système fonctionne déjà dans d’excellentes conditions aux magasins do la Samaritaine oit, à cause du manque de’plaoe, les trois lapis élévateurs sont placés les uns au-dessus des autres, ce qui est la meilleure prouve du peu d’encombrement qu'ils occasionnent. Les trois tambours moteurs sont, commandés directement par un seul éJeotromntenr (Alioth. 44o volts, 44 ampères, 800 tours à la minute). La puissance de ce moteur esl supérieure à celle qui est nécessaire, meme en charge maxima.
- L'expérience a montré que l’énergie maxima dépensée était de 9 chevaux.
- Deux tapis élévateurs de ce système ont été construits pour la Compagnie des Transports Electriques de l'Exposition, l'un à la gare « Parc du Champ-de-Mars » (rue de Montessuy'). l’autre à la station du Palais de l'Alimentation (ancienne Galerie des Machines).
- E11 remerciant MM. Canee d'avoir bien voulu mettre leur brevet et les dessins de leurs escaliers à notre disposition, nous les félicitons do l'aimable empressement qu'ils ont mis à nous envoyer leurs documents. Nous souhaitons pouvoir prochainement donner quelques détails sur les autres systèmes adoptes à l'Exposition.
- E. Nelson-Uhhy.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Rendement d'un groupe êlcctrogène à turbine à vapeur Westinghouse, par Ed.-C. de Segundo. The Electrical lics'ic«•. Londres, l. XL VI, p. 722, 27 avril 1300.
- Après avoir, en 189b, acheté la licence des brevets Parson, la Compagnie Westinghouse s'est lancée rcsolnmeut dans la construction des turbines de grande puissance et récemment elle n’a pas craint d’entreprendre celle d’une turbine de 2 000 chevaux.
- C’est toutefois de turbines moins puissantes que nous entretient M. de Segmido, bien que leur puissance atteigne cependant le chiffre respectable de 5oo chevaux. Ces turbines, au nom-
- bre de trois, sont situées dans les ateliers de fabrication des freins de la Compagnie Westinghouse où elles actionnent directement trois alternateurs de 3oo kilowatts.
- Les essais qui ont été faits sur ces groupes électrogènes ont montré que la consommation de vapeur est, par cheval-heure électrique, de '—,43 kg à pleine charge
- — à trois quarts de charge 8,20 — à demi-charge.
- La température de la vapeur étant de 177° a l’admission et 3t)° à l’échappement, le rendement du cvcle de Carnot correspondant serait
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- REVUE D'ELECTRICITK
- 4 900 grau tics colories, il s’en suit que le maximum d'énergie que l'on pourrait obtenir sous lonne mécanique avec cette consommation serait île 4 9°° X o,do6 ou r 000 grandes calories. Or ' électrique, soit
- emcnt. du groupe
- £-Wp. .oodo
- la quantité d'énergie que l’on pourrait recueillir si la transformation de la chaleur en travail s effectuait suivant le cycle de Carnot. En admettant un rendement de 0,94 pour l'alternateur le rendement de la turbine seule est de 42vîX-^7-= 45 P- 100 du rendement maximum (). Si l'on lient compte de la diminution qu'éprouve le rendement de l'alternateur quand , *>n trouve, dît ]\I. de Segundo, î est sensiblement
- "S ™û™ ohi"'° pt'“ £'lc'1' y’"3-1™*"'';™*'
- t*) Cf. VÉcl. Élecl., t. XXI, p. 128, 1899.
- inlerrupteur, il se produit une décharge disrup-tivc à travers la gaine de vapeur qui entoure l'électrode de platine. Les accroissements d’intensité et de force électromotrice résultent d’un
- de particulier qu'elle peut se produire dans des conditions 'tort différentes, parce que la fréquence et aussi jusqu'il un certain point la capacité (celle formée par le platine et le liquide séparés parla gaine gazeuse) sont susceptibles de varier ; il en résulte que dans certaines limites, l’appareil se règle, pour ainsi dire, de lui-même. L influence du sens du courant est en rapport avec cette variation de la fréquence et de la capacité, liée à la nature et à la quantité du gaz qui se dégage.
- Effectivement, en calcnlantla fréquence d’après la self-induction qui est connue et la capacité telle qu’on la calcule d’après les mesures, on trouve, des nombres très voisins des nombres réels.
- Quand la self-induction est très petite ou nulle, il ne se produit pas de courant ondulé; en taisant croître progressivement la force électromotrice, on obtient directement après le régime d'électrolyse ordinaire le régime d'incandescence, sans ondulation. Cependant quand la pointe do platine est relativement très longue, on observe un courant ondulé, quelle que soit d'ailleurs la polarité du platine ; mais le phénomène est très instable. Il est dû à la self-induction des connexions reliant l’appareil aux ins-' mesure et à la batterie d’aeeurnu-
- • la stabilité du
- régime du géné-’lus l’intensité du
- lage vis-à-vis de la force électromotrice ! daire deviennent grands, plus le fonction» du générateur devient instable
- instable. En mettant une capacité en dérivation sur le secondaire du trans-on réalise de nouvelles conditions de sur le circuit pri-qui s y produit. Dans tous les cas, il est impossible de calculer d’énergie ni par le produit de la
- ; favorisent la i
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- dépense ne peut se mesurer cjue par l'expérience, au moyen d’un wattmètre. M. L.
- Transformation d’un courant alternatif en courant de fréquence double au moyen d’un transformateur fixe, par J. Zenneck. Wied. Ann., LXIX, 858-86o, décembre 1899.
- Le courant à transformer est divisé en deux branches, dont chacune renferme un voltamètre de Grœtz (fig. 1) : cès voltamètres sont orieutés
- en sens inverse. Chacune des branches se continue par l’un des enroulements d’un transformateur ; dans un troisième enroulement, 011 recueille le courant, transformé, de Iréquence double.
- En effet, pendant une période du premier courant, il se produit deux maxima autour du noyau du transformateur et il en sera de même de la force clcctromotrice induite dans le troi-
- Dans les.essais effectués, i-1 est vrai, avec un transformateur construit sans soin particulier, le rendement était assez laible ; mais il est, sans doute, susceptible d’augmentation; M. L.
- Résistance des conducteurs parcourus par des courants alternatifs, par G. Lohmann. Elec-tricol World and Engineer, l. XXXIV, p. 612, cité par le Zeitschrift fur Elektrotechnik , t. XVII. p. 600, 26 novembre 1899.
- L’augmentation apparente de la résistance d’un conducteur, lorsqu’il est parcouru par un courant alternatif, tient surtout à deux causes ; i" la force électromotrice induite par les varia-
- tions de courant ; la densité du courant est plus grande à la surface qu’au centre. C’est cette propriété que les Anglais appellent le Skin efject effet de peauj : on en a donné diverses explications. Le courant alternatif produit un champ magnétique non seulement à l’extérieur, mais encore a l’intérieur du conducteur, les lignes de forces intérieures ne produisent des forces électromotrices induites que dans les parties non traversées par ces lignes; donc la force électro-
- motrice induite suivant l'axe sera plus grande (pie sur la surface, et il s’écoulera donc une plus grande quantité d’électricité au voisinage de la surface qu’au centre ; de plus le courant passant par le centre aura un angle de phase plus grand que le courant superficiel, ce qui tendra à modifier la courbe du courant.
- On arrive au meme résultat en admettant que le courant se répartit de telle sorte que l'énergie dépensée soit minimum. Représentons-nous u 11 conducteur circulaire connue une série de tubes d’égale résistance ohmique : le courant passant par le tube central donnerait lieu a une plus grande dépense d’énergie que le courant périphérique, car ce dernier n'aurait à aimanter que l’espace extérieur au conducteur, tandis que le premier aurait ainsi à produire son champ
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- clans l'espace du conducteur. Si au contraire la densité de courant croit du centre à la surface, on trouvera une répartition correspondant à un minimum d’énergie.
- Les courbes que nous reproduisons ici représentent d’une part le skin-efFeet, d'autre part les effets d’induction du courant alternatif. On en
- conclut que l’augmentation de résistance due a ces phénomènes peut être négligée en pratique même pour un fil de i cm de diamètre et la fréquence 133 ; mais pour les plus grands diamètres, cotte augmentation croît rapidement. La courbe 2 donne la valeur du coefficient de self-induction L d un conducteur rectiligne par unité de longueur (pied anglais}. La courbe 4 donne la résistance effective R en tenant compte du skin-effect. Nous avons pour L la formule :
- L = l
- A [D|
- K2 ? K.2
- L)]
- A est une constante, u. la perméabilité, n = —— est la fréquence, R la résistance ohmiquo, Ha longueur. T.a formule pour ]\i est :
- Ri = R ( 1 + TT
- K4 ï'
- R*
- décroît, L tend vers la valeur l uj et
- lorsque la fréquence croît, la résistance augmente indéfiniment. E. B.
- Compensation de la chute de tension dans les lignes à courants alternatifs,parE. J. Berg. Electrictil World, vol. XXXY, n° i, p. 6o, i3 janvier 1900.
- f.a relation complexe qui relie les différences de potentiel aux deux extrémités d’une ligne avec la chute de tension en ligne est :
- E0 = E -h RI = E -i- (.- + W~) !* + W~) (A)
- E0 est la différence de potentiel à l’extrémité génératrice ;
- E celle à l’extrémité réceptrice ;
- i la composante wattée du courant ;
- q la composante déwattée du courant, différence is— ii des courants déwattés en avant L et en arrière ii de la tension ;
- r la résistance ohmique et s l'inductance de la ligne.
- En prenant le vecteur E pour origine des vecteurs on a pour le carré de la valeur ellicace e0 de la tension à l’extrémité génératrice,
- e(1s=(e+W-.«d8 + (", + *Oa. (A')
- Cette équation résolue par rapport à l’intensité du courant déwatté, donne :
- — \Z~RÏ ‘2 R>~ +—^
- R étant la résistance apparente ou l’impédance de la ligne.
- Si la charge est non inductive il n'y a pas de courant déwatté en arrière et i., est nul, on a alors pour le courant dù au compensateur (moteur synchrone surexcité)
- ‘* ~ T? — \/“iïï RT ^ L* ’
- le signe -|- du radical 11e correspondant ici à aucune valeur pratique et n’étant par conséquent pas à considérer.
- M. Berg applique ces formules au calcul d’une transmission de 1000 kilowatts à 60 périodes sous une tension de 10000 vollsàl’extré-mité réceptrice d'une ligne de 32,i8o km en
- On en conclut que lorsque la fréquence
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- supposant pour plus de simplicité que le facteur de puissance des appareils de réception est égal
- rant dans la ligne est de
- Si l'on admet une perte d’énergie de i
- rl- = iooooo ;
- d’où pour la résistance de la lign
- gérait donc un condensateur d’une puissance apparente de 660 kilowatts ; ce condensateur peut être remplacé évidemment par un moteur synchrone de même puissance et à champ surexcité de façon à donner a vide ce courant de 66 ampères. Si la puissance appareille du moteur est supérieure à 660 kilowatts 011 pourra lui faire produire en même temps un certain travail mécanique dépendant de l’intensité du courant que le moteur peut supporter. En particulier si le moteur peut supporter une surchage de 5 p. 100, ou 6(),3 ampères le courant watte qu’il pourra absorber sera de
- V 69,3" — 66* = i
- L’auteur adopte du fil de ii,6t mm de diamètre qui, pour une longueur de 64,36o km, a pour résistance r = 10,4 ohms.
- L’inductance, d’après la formule
- a pour valeur
- s zz 27t.6o.6436noo ^2 log n 91 |——22,5 ohms,
- en prenant
- a — diamètre du fil zz: 11,68 millimètres.
- L’impédance de la ligne est donc R = Çio/,2 + = ».j,8.
- Pour une charge non inductive la tension aux bornes de la génératrice sera de :
- = V> + ^ + s» iï_____________________
- ZZ ^(lOOOO -j- IOO X 10,4]2 + 22,Ô2 x IOQ2 zz: I l3oo.
- Si l’on veut avoir le même voltage aux deux extrémités de la ligne, c’est-à-dire si l’on veut compenser la chute de tension totale, il faudra fournir un courant déwatté en avance dont la valeur est donnée par la formule (C) en y faisant
- (225000)2
- 6i52
- 2000000 -j- 10,4 615
- — 66 amp.
- La compensation de la chute de tension exi*
- ce qui correspond à une puissance de 212 kilowatts, soit 32,2 p. 100 de la puissance déwattée fournie.
- Pour une intensité de 10 p. 100 supérieure à l'intensité du courant déwatté à vide, la charge du moteur sera 3o3 kilowatts* ou 45,8 de la puissance déwattée ; pour i5 p. 100 d’augmentation de courant, la charge sera de 3^5 kilowatts ou 06,7 p. 100. Inversement, si un moteur synchrone à pleine charge est employé à fournir les courants déwattés nécessaires à l’inductance de la ligne, la production d’un courant de retard de 82,2; 45,8 ; 06,7 p. 100 du courant de pleine charge nécessitera une augmentation de 5,io ou i3p. 100 du courant à l’aide d’une sur-excitation du champ.
- Les moteurs synchrones ainsi employés agissent dans certaines limites comme des compensateurs automatiques, car si la charge augmente, la chute dans la ligne augmente aussi et la tension aux bornes du moteur diminue. Si donc l’excitation du moteur se fait par un circuit local à potentiel constant, l’appareil donne une force contre-éleetromolrice constante et fournit par suite un plus grand courant déwatté qui vient s’opposer à l’augmentation de la chute de ten-
- Cette propriété dépend toutefois de la réaction d’induit et des conditions magnétiques du moteur c’est-à-dire de la saturation ; il est donc possible seulement d’en tenir compte dans chaque cas particulier.
- Pour 1111 réglage parfait, l’excitation doit être augmentée avec la charge.
- Si l’on voulaitavoiràTcxtrémité réceptrice une tension supérieure de 5 p. 100 à celle de la gé-
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- nératricc, on aurait pour la valeur du courant déwatté en remplaçant e0 par 0,90 e dans fC'1 :
- 615
- = 93 ampères
- I.a puissance apparente du moteur synchrone serait de 95 p. 100 de celle de la génératrice.
- Pour obtenir la répartition dupotentiel le long de la ligne il suffira de remplacer dans (À') /• et s par des valeurs convenables représentant la résistance et l'inductance entre un point delà ligne et l’extrémité réceptrice, la valeur e0 donnée par formule représente alors la tension en ce point. Si 1 on évalue les distances en pour cent de la longueur totale, il faudra faire :
- on obtient ainsi dans le cas d’une même tension aux deux extrémités :
- A l’extrémité réceptrice
- 3o » »
- 40 » »
- 60 » »
- ffo » »
- 9" » »
- A l’cKUéiuité géfiératric
- yo3°
- 99°°
- .988a
- 99°° 99a0 99j0
- On voit que la tension est plus faible le long de la ligne qu’aux extrémités et que pratiquement elle est la même sur toute la longueur.
- Pour diminuer les courants déwattcs à fournir et par suite la puissance du moteur synchrone, il est souvent avantageux d’installer à l’extrémité réceptrice une réactance en série avec la ligne de façon à augmenter l’inductance totale.
- En particulier, si l’on dispose en série sur la ligne une bobine de self-induction d’une capacité apparente égale à i5 p. 100 de la puissance wattée transmise, la valeur du courant déwatté à lournir par un moteur synchrone pour égaler les tensions aux deux extrémités n’est plus que de :>4 ampères.
- On a en effet, ici
- et par suite
- _ 37)0000 (ri~r>0O°S'j > 2000000 x 10,4
- La puissance du moteur est donc de 18 p. roo plus faible.
- Dans ce cas touteiois, le potentiel n est plus le même le long de la ligne, la figure 1 repré-
- Fig. 1. — Distribution de la différence de potentiel le
- a'j,,!) ohms" d'hiducOmec et en prenant \ioc inductance additionnelle de i5 ohms en série à côté du moteur synchrone compensateur de la chute de tension en ligne.
- sente la tension aux différents points de la ligne calculée à l’aide de la formule A' en posant
- On voit que la tension s’abaisse graduellement d’un bout à l’autre de la ligne pour revenir à roooo volts après la bobine de self-induction. La chute de tension en chaque point est plus faible que la chute ohmique correspondante.
- Avec une tension à la génératrice de 5 p. 100 plus faible qu’à l'extrémité réceptrice, le courant déwatté est de qi ampères au lieu de 95 ampères, c'est-à-dire a3 plus faible.
- Il va évidemment un minimum pour la puissance du moteur; pour le trouver, M. Berg calcule la valeur du courant la pour des inductances variant de 10 à 80 ohms. Les résultats obtenus sont portés sur la courbe de la figure 2. La valeur fa plus favorable pour l’intensité du courant du moteur est de f>4 ampères. En général lorsque la
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- chute de tension en ligne est compensée, les pertes en ligne sont augmentées. Dans le cas particulier qui nous occupe, les pertes qui ne
- Fig. 2. — Courbe montrant la relation qui doit exister entre la résistance totale d’une ligne et le courant dé-walté en avant produit par un moteur synchrone pour obtenir la môme différence de potentiel aux deux extrémités d’une ligne dont la résistance est de io,4 ohms, ha charge est supposée uon-in<hictire.
- volts à l'extrémité réceptrice. On arriverait à ce résultat en sous-excitant le moteur synchrone pour la marche sans charge.
- Le réel avantage tic l’emploi du moteur synchrone est beaucoup plus manifeste avec des charges inductives.
- Revenons à l’équation (B) et remplaçons qpar sa valeur i3 — i2, on a
- Prenons un facteur de puissance cos s égal à 0,90 on a
- i — ioo *1=: —itg? = — 48.
- La tension aux bornes de la génératrice lorsqu'il n’v a pas de compensateur est de :
- Cf) — vAioooo-h IO io + 48 x 22,5)2 + (22 >o — 48x10,4)* et la perte par effet Joule dans la ligue,
- 10,4 (ioo3 + /j8)2= 128000
- sont que de 10,4 P- 1U() sans compensation sont avec differentes réactances :
- 40
- 80 18
- Il n’estpas toujours pratique d'insérer dételles réactances en circuit entre la génératrice et le moteur synchrone car la stabilité dn synchronisme peut en être affectée.
- Il peut paraître étrange qu’il faille une aussi grande self-induction et un aussi gros moteur synchrone pour compenser une chute de tension de 10 p. 100; cela tient à ce que l’on est assez près de la puissance maxima de la ligne. On aurait une valeur beaucoup plus faible pour les puissances du moteur et l’inductance si la tension de la génératrice était maintenue à 11 000 volts à toute charge pour une tension de 10000
- c’est-à-dire 12,8 p. 100 de la puissance vraie uti-
- Supposons qu’on veuille maintenir une tension de 11 000 volts environ à toute charge aux bornes de la génératrice avec un moteur synchrone sous-excité pour la marche à vide et surexcité pour la marche en charge ; nous négligerons la petite quantité d’énergie absorbée par le moteur et nous supposerons que la charge conserve toujours le même facteur de puissance.
- En charge nous avons i3 =— 48,1 ampères ; si l’on prend l’équation (C) avec
- e„ - 11200 e ~ 100S0
- on trouve pour i3 une valeur de 5a ampères.
- À vide le moteur devra prendre 5a ampères de courant déwatté en arrière et en charge fournit 52 ampères de courant déwatté en avant.
- La figure 3 représente la variation du courant dans le moteur en fonction de la charge.
- La perte dans la ligne n’est plus que de io,4 p. 100 le courant n’étant que de
- ^/ioo2 — 42 =: 100 ampères.
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- Plus le lacteur de puissance de la charge est faible, plus l’emploi du moteur synchrone est avantageux.
- On voit que la méthode de compensation de la chute de tension n’est en somme a rc-
- Fig. 3. — Courbe donnant l'intensité du courant dé-wallé à fournir par un moteur synchrone en fonction de la charge à l’extrémité réceptive (facteur de puissance
- une tension de il aoo volts à l'extrémité' génératrice et une tension de io ooo à l'extrémité réceptive.
- commander que si la charge est plus ou moins inductive ou lorsqu'il y a intérêt à obtenir une même tension tout le long de la ligne.
- Il n’est par toujours désirable de maintenir la même tension aux deux extrémités de la ligne, ou une tension plus grande à l’extrémité réceptrice qu’à l’extrémité génératrice, à moins toutefois qu'il n’v ait aucun inconvient à employer de grandes résistances et des courants déwattés assez élevés.
- Il est au contraire très facile de maintenir à l’extrémité génératrice une tension un peu plus élevée qu’à l’extrémité réceptrice quelle que soit la charge, en faisant varier l’excitation du moteur synchrone,
- Les valeurs de la réactance, du courant d’avance et de la régulation du voltage pourront être approximativement lixées comme suit :
- Avec une réactance d’une puissance apparente de io p. îoo de la puissance normale a pleine charge et le courant dé watt é normal de compensation, la différence des tensions pourra être de io p. îoo. Avec une réactance d’une puissance déwattée de 20 p. 100 et le courant déwatté normal decompensalion, une régulation de 20 p. 100
- peut être obtenue. Avec une réactance d’une puissance de 10 p. 100, et la moitié du courant déwatté en avance à pleine charge, une régulation de 5 p. 100 sera possible, et ainsi de
- Ces règles restent acceptables tant que le maximum de la puissance de la ligue est assez éloigné.
- L’emploi du rnoteursynchronecommceompcn-sateur de la chute de tension est surtout avantageux dans les distributions ayant de forts courants déwattés en arrière comme par exemple dans les installations avant beaucoup de moteurs d’induction. Dans ce cas en eilet non seulement le rendement de la distribution s’élève mais les pertes dans la ligne diminuent, tandis que si lu charge 11 est pas inductive, les pertes en ligne sont augmentées par l’adjonction du moteur synchrone pour Légalisation du potentiel le long de la ligne. C. F. G,
- Sur l’emplacement des interrupteurs de lampes dans les installations intérieures, par A.-A. Campbell Swinton. The lilcctriciun, t. XLY, p. 17, •27 avril 1900.
- Sous le titre « les conducteurs électriques et la poussière », l'auteur publie, dans le dernier numéro de The FAeclrician une observation qui, par les conclusions qu’il en tire, présente quelque intérêt.
- Voici 1 observation : il v a cinq mois, prenant possession d’un nouvel appartement, M. Swinton v fit. installer un certain nombre de lampes alimentées par le réseau à courant continu à :>.oo volts de Ja Westminster G0. En particulier, il fit placer, dans une pièce, ciuq lampes disposées en deux groupes, l’un de trois, l’autre de deux lampes, commandés chacun par un interrupteur. La nature du plafond ne permettant pas d'v fixer commodément les conducteurs d’alimentation, ceux-ci lurent arrêtés à la cimaise et continués par cinq cordons souples passant dans des millets isolants fixé au plafond et servant en même temps à la suspension des lampes. Deux de ces cordons ne tardèrent pas à se recouvrir de poussière, et malgré de fréquents époussetages, ils sont maintenant tout noirs ; en outre le plafond porte eu regard d eux une ligne noire très nettementvisible, et les rosaces, qui cachent les connexions de ces cordons avec les conducteurs de dérivation sont également
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- L’ÉCLAIHAGE KLE ETHIQUE
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- recouvertes d'une couche de poussière noire. Au contraire les trois autres cordons flexibles sont aussi blancs qu'au moment de leur pose, bien qu'ils n’aient jamais été époussetés; le pla-lond ne présente aucune trace au-dessus d'eux et les rosaces correspondantes sont encore très
- propres.
- Quelle pouvait être la raison de cette difle-rence ? En la cherchant» M. Swiuton reconnut qu'il y avait une différence dans la disposition des deux interrupteurs commandant les deux groupes de lampes : l'interrupteur du groupe de trois lampes est sur le conducteur positif, celui de l'autre groupe sur le conducteur négatif. Quand les interrupteurs sont dans la position « circuit ouvert », les trois cordons souples restés indemnes de poussière, sont donc eu communication avec le conducteur négatif, tandis que les deux cordons salis par la poussière restent en communication avec le conducteur positil. Or on sait que dans tout réseau à courant continu le conducteur négatif tend a se mettre à la terre et par suite au potentiel du sol ; par conséquent les trois fils souples qui y sont liés doivent être à un potentiel peu différent de celui du sol. Au contraire les deux cordons souples qui restent reliés au conducteur positif quand 1 interrupteur correspondant est sur « circuit ouvert » doivent présenter une différence de potentiel de près de aoo volts avec le sol, et en effet M. Swiuton a trouvé i-o volts par une mesure directe. Il s'en suit que tant que les lampes ne. sont pas allumées, c'est-à-dire pendant la majeure partie du temps, ces derniers cordons possèdent une charge électrostatique assez considérable tandis que les premiers ne possèdent qu’une faible charge. Eu \ertu de l’attraction qu’exereent les corps électrisés sur les particules de poussières environnantes, ceux-là doivent donc se recouvrir de poussière plutôt que ceux-ci. Telle est l’explication, d’ailleurs fort acceptable, que donne M. Swiuton du phénomène, observé depuis bien longtemps, que les enveloppes des conducteurs positifs se salissent plus vite que celles des conducteurs négatifs.
- De cette explication, M. Swiuton tire une conclusion : c’est qu'il convient de placer les interrupteurs sur le conducteur positif. 11 esL vrai que dans les endroits humides, cette pratique peut avoir des inconvénients, les parties
- métalliques de l'interrupteur pouvant alors être détériorées pai; électrolyse. Mais, comme l’humidité est. rarement il redouter dans les appariements, M. Swinton conseille fortement aux appaveilleuvs de suivre son conseil surtout dans les villes où, comme, à Londres, l’atmosphère est chargée de particules de charbon. Comme le conseil est simple à suivre, espérons qu on en tiendra compte. J. H.
- TRACTION ÉLECTRIQUE
- Le chemin de fer électrique Burgdorf- Thun, par E. Thomann. Sdweizerisckc Bauzeitung, 1900, t. XXXV, ir>* 1 à 7.
- Introduction. — En juillet dernier a été ouvert à l’exploitation le chemin de 1er électrique de Burgdorf à Thun, Les moteurs sont ici directement alimentés par des courants triphasés. MM.Brown, Boveri et Clcqui ont fait les premières applications pratiques de ce système, mais suides lignes de peu de longueur, ont préféré encore l’employer pour ce nouveau chemin de 1er, malgré sa beaucoup plus grande importance. Il v a donc là une entreprise qui intéressé au plus haut point les électriciens, et l’article très documenté que public à son sujet M. E. Thomann dans le Sckweizerisc/te Bauzeitung doit être analysé avec détails.
- But et historique de l’entreprise. — La ligne de Burgdorf à Thun est une ligne- de chemin de fer d'intérêt local, sc raccordant à Burgdorf avec la ligne d'intérêt général Zurich-Berne-Genève. La longueur de la ligne nouvelle est de 4° km environ : elle fait gagner 12,66 km, soit 24 p. 100 sur le parcours Burgdorf-Thun par la grande ligne.
- il y a bien trente ans qu’on a parle pour la première fois de construire une voie directe de Rnrgdo.rf à Thun. La société qui a mené à bien l’entreprise, a été fondée en novembre 1896 à Berne, au capital-actions de 2^40000 fr, pour une dépense totale de premier établissement s’élevant à 3 828 000 fr.
- A cause des faibles rayons des courbes et des rampes importantes que présente le tracé, la traction à vapeur aurait entraîné une dépense annuelle de charbon très considérable, qu’il faut évaluer, au minimum, à 02 000 fr pour cinq trains par jour. Chaque train supplémentaire aurait accru d'environ 10000 fr la dépense de eombus-
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- iible. Avec la traction électrique, on a pu prévoir pour la même dépense, dix trains de voyageurs, el deux trains de marchandises; et ce nombre sera augmenté une fois lès premières armées d’exploitation passées.
- Desaméliorations aux projets primitifs amenèrent il élever le capital à 5 3oo ooo fr, et on commença les travaux en juillet 1897.* La carte et le profil en long que nous reproduisons dispensent de l'aire une longue description de la ligne
- (fig- 1 ct 2)-A Burgdorf la ligne B.-T. a lïne gare commune avec le chemin de fer central suisse ; à Konollingen, il y a des moyens de transbordement avec la ligne Berue-Lucerne de la Compagnie Jura-Sim-plon. A Konollingen so trouvent aussi les remises, les ateliers de réparations et les magasins. A Thuu, les voies du chemin de fer B.-T. et du Central suisse sont séparées.
- 11 y a quinze sta-
- Le chemin de 1er
- •J r
- sont établies en palier sr 200 m au moins.
- En somme voici un table, cipales relatives à la ligne :
- B.-T. est à voie n male et à simple vt Le rayon minimum des coûrbes est de 200 m Les déclivités les plu grandes sont de 2,a p 100. Toutes les stations sur une longueur
- des données prin-
- priscs dans le chiffre total précédent) Distance moyenne entre deux stations .
- 65
- 4
- 4
- 2,87 km
- a ^ . . 1, 28 a
- dcSooàiooo >n..... 1,95 11 4,85 »
- minant' . ............. 1. »44 :
- E11 palier, 9,680 km, soit..2 \ p.
- Choix du système de traction électrique. —-T.es conditions dans lesquelles se trouve la ligne B.-T. sont toutes spéciales à cause de sa longueur, du tonnage et de la vitesse des trains.
- Le poids normal des trains est de 5o tonnes, mais l’installation a dû être dimensionnée de manière à permettre la circulation éventuelle cTun double train, soit de 100 tonnes. La vitesse est de 36 km à l’heure.
- Ces chiffres diffèrent notablement de ceux relatifs à la ligne Slanssladl-Eugelberg qui a 22,5 km et porte des trains de 3o tonnes au maximum, avec une vitesse de 20 km à 1 heure.
- La Société Motor, de Baden, qui, au moment de la construction de la ligne était en train de créer une grande usine de force motrice à io km environ du terminus de la voie terrée à fhun 1 Kanderwerki, conclut avec la Société de la ligne B.-T., un marché pour la fourniture de l’énergie. La station produisait des courants triphasés et on dut examiner cette double éventua*
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- litc : convcnait-ii d’alimenter les moteurs du j chemin de fer, directement avec des courants alternatifs, ou bien avec du courant continu. MM. Brown, Boveri et C1K adoptèrent la première solution, parce que. d’une part, les moteurs de traction à'courants triphasés se comportent aussi bien que les moteurs à courant continu, et que d’autre part la transformation de courants à haute-tension en courants utilisables sur la ligne de chemin de fer est beaucoup plus facile et moins coûteuse si on leur conserve la forme alternative.
- On pouvait objecter les inconvénients de l’cm- | ploi de deux fils aériens. Pourtant aujourd'hui, :
- j dans tous les tramways à courant continu, on a l’habitude de doubler le fil, afin de se réserver une marge assez grande pour la section. Un double fil fuit, évidemment, travailler les supports plus que ne le ferait un fil simple, mais avec les courants triphasés, les sections peuvent être notablement diminuées. Quant à la question d’esthétique, elle ne pouvait avoir d’influence dans le cas particulier.
- Les moteurs à courants polyphasés ayant une vitesse pratiquement constante, on doit les dimensionner de manière qu’ils soient suffisants i pour remorquer le train sur les pentes les plus : fortes et a vitesse normale.
- Cette qualité spécifique des moteurs est fort agréable pour le wattman qui ne peut dépasser 1a vitesse maxima assignée ni en palier, ni dans les descentes.
- Dans les démarrages, le moteur a courants polyphasés se conduit aussi bien que le moteur à courant continu, comme on 1 a reconnu aux essais sur les lignes du Côrnergrat, d’Engelberg et Burgdorf-Thun.
- Cependant, au point de vue du démarrage avec de fortes chutes de tension, le moteur à courant continu est plus élastique ; mais le moteur à courants alternatifs a des avantages qui compensent son infériorité à ce point de vue.
- On a essavé de disposer les conducteurs de prise de courant entre les rails; cela créait de telles complications et une si grande augmentation de dépenses, qu’on y a vile renoncé. MM. Brown, Boveri et Cie ont adopté le système de deux fils aériens avec retour par les rails.
- La tension d'alimentation fut d’abord fixée
- Afin de pouvoir augmenter le tonnage et la vitesse des trains, sans employer plus de cuivre, on a finalement adopté ^5o volts. 11 faut féliciter les autorités suisses d'avoir autorisé cette tension. et surtout d’avoir déclaré nettement qu'elles permettraient des tensions encore plus élevées dans des cas particuliers. La tension primaire fut fixée à i6 ooo volts composés.
- L’économie générale du système est donc la suivante :
- De la station centrale de la Kander, on envoie des courants triphasés à 16000 volts par une ligne séparée qui court le long du chemin de fer. Ces courants sont transformés à yno volts par un certain nombre de transformateurs fixes et envoyés dans deux fils aériens et dans les rails. Les moteurs sont reliés à ces conducteurs par <leux archets et par les roues du truck.
- Station •’Anèratrice. — La force motrice est empruntée à la rivière Kander. La chute, d'une hauteur de 63 m, donne un débit de ~ m3 au maximum et de 4 nis au minimum. La station
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- comprend 6 unités de 900 chevaux, y compris les réserves. Les turbines sont à axe horizontal et construites par Eschcr, "SYyss et C"“ ; les alternateurs triphasés viennent des usines Brown, Boveri et C1C. Chaque génératrice a son excitatrice commandée directement, mais le champ magnétique des excitatrices est excité à son tour par deux petites dvnamos à courants continus, mues par des turbines spéciales. Les courants triphasés sont directement engendrés à 4 000 volts et à une fréquence de 4o périodes par seconde ; on en distribue un peu sous cette tension dans le voisinage, mais la plus grande partie est élevée à 16000 volts par des transformateurs statiques installés dans une salle spéciale et est distribué à Burgdorf, à Berne et au chemin de 1er. L’installation est divisée en deux parties : charge constante (lumière) et charge variable (force motrice et chemin de fer), et chaque génératrice peut travailler sur l'un ou l’autre circuit. Les turbines eut des régulateurs hydrauliques et on a pris, de plus, des précautions spéciales pour adoucir l'effet des. coups de bélier dans les conduites.
- Canalisation à haute tension. — De la station génératrice jusqu’à la ville de Thun, l’énergie est transmise à 16000 volts, par dix conducteurs supportés par des pylônes en treillis, fondés sur un massif de béton et distants de 5o m ; il y a 3 conducteurs pour la ville de Berne (force motrice), 2 conducteurs pour la ville de Berne (lumière), a conducteurs pour la ville de Burgdorf (force motrice et lumière, après transfor- , mation en courant continu) et trois conducteurs . pour le chemin de ter B. T. Chacune de ces lignes a son interrupteur propre, à l’usine.
- Au voisinage de Thun, la ligne de Berne se sépare delà ligne de la ville de Burgdorf et de celle du chemin de fer. Cette dernière a été construite très solidement, et à cause de la haute tension, on a dû lui faire suivre un tracé spécial, pourtant aussi voisin que possible de celui du che-
- La canalisation à haute lenssion a, depuis la . station de la Kander jusqu'à Burgdorf une longueur totale de 48 km : elle se compose de 3 conducteurs de cuivre de chacun 3 mm de diamètre. La hauteur des poteaux est telle que le fil le plus bas 11c se trouve jamais à moins de 6 m du sol. La distance entre les poteaux atteint 00 m, sauf dans certaines traversées.
- Les isolateurs sont à double cloche et de grandes dimensions. Tous les cinq poteaux il y a un parafoudre de poteau, tandis que les para-foudres ordinaires ne sont disposés qu’au commencement et à la fin de la ligne et aux sous-stations. A peu près au milieu de la canalisation, on a ménagé un interrupteur permettant de la diviser eu deux sections, ce qui permet la recherche de certains défauts. La section do la canalisation est partout la même ; les raccordements avec les sous-slations se font à l’aide de conducteurs de 4 nnn de diamètre. Le plan général indique remplacement de ces sous-sta-Lions. La plus grande longueur des conducteurs de raccordement est de 700 m ; on la rencontre entre Konolfingen et Crosshôchstetten. Les connexions de ces conducteurs de raccordement sont faites directement sur la ligne, sans interposition d’interrupteurs ou de fusibles.
- Sous-slations de transformation. — Pour fixer le nombre des sous-slations, on s’est placé aux différents points de vue suivants :
- i° La distance entre les sous-stations doit être telle que la perte de tension dans les conducteurs de contact ne dépasse pas une certaine valeur donnée ;
- 20 On doit éviter un trop grand nombre de sous-stations, afin de no pas trop diminuer le rapport du nombre des transformateurs qui travaillent au nombre des transformateurs installés. En effet, il faut bien *se rendre compte de ce fait que les transformateurs entre lesquels se trouve un train, et peut-être les plus proches voisins de ces derniers sont les seuls à travailler, tandis que les autres ne fournissent pratiquement aucun courant. De plus, si on augmente le nombre des transformateurs, on ne peut que diminuer la puissance maximum que doit fournir chacun d’eux ;
- 3° On a cherché à placer, autant que possible, les postes de transformation aux stations mêmes du chemin de fer, afin de diminuer les achats' de terrains et permettre une inspection régulière des transformateurs.
- On a adopté comme sectionnement rationnel le nombre de i4 sous-stations. Les sous-stations extrêmes sont chacune à 000 m de la fin de la liime. Pour les autres, la distance moyenne est de 3 km ; la distance niaxtma est de 3,4 km, la distance minima, 2,4 km. En adoptant ce principe qu’il n’v aurait pasplus d’uu train entre deux sous-
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- stations consécutives, le calcul ne donnait que de faibles différences entre les'capacités de chaque sous-station * aussi s’est-on résolu à les équiper toutes d'une façon identique.
- Les ligures 3, 4 et 5 font saisir l'installation de ces sous-stat,ions. Los transformateurs sont disposés sur une fondation en béton d’une hauteur telle <pie le remplacement d'un transformateur avarié sc
- Schéma des connexions des stations
- K. terré!*11 * " *
- fasse très facilement et très rapidement. On amène le transformateur neuf sur une voiture spéciale et on le met a sa place dans la cabine a l’aide d'un petit pont on planches.
- L'interrupteur de secours est disposé sur un poteau particulier, suffisamment éloigné des transformateurs et peut être manœuvré à l’aide d'une manivelle.
- Par station, il y a un transformateur triphasé
- de 35o kilowatts, puissance correspondant à un train double. T.e rapport de transformation est 16000/700 volts. T.es enroulements sont réunis en étoile. Le transformateur est à trois colonnes et baigne dans l’huile. L’entrée des conducteurs dans la cabine des transformateurs se fait par tuyaux de fontaine. Les parafoudres sont des parafoudres à cornes, laissant une distance de 18 mm à franchir par l’étincelle. Pour que le courant de décharge ne prenne pas une trop grande valeur, ou a nus des résistances liquides en série avec les parafoudres. La prise de terre est faite sur Jes rails.
- Les conducteurs secondaires sont à leur sortie du transformateur munis de fusibles : le pôle relié à la voie possède aussi le sien afin que le transformateur puisse être complètement isolé du réseau. La connexion avec les rails est faite au moyen d’un conducteur de 8 nnn qui sert en même temps à mettre à terre la caisse du transformateur et la tour métallique dans laquelle elle est disposée. Les deux autres bornes sont reliés aux conducteurs de contact, au-dessus de la voie, par l’intermédiaire d’appareils de connexion et de mesure enfermés dans -une caisse de tôle portée par des poteaux spéciaux. 11 a paru bon de sectionner les conducteurs de contact pour localiser les accidents éventuels. Les coupures sont faites de préférence dans le voisinage des sous-stations ; en effet, là, les connexions sont faciles à faire, puisque le transformateur peut alimenter la section de droite ou celle de gauche, ou les deux eu même temps. On adopte donc une disposition d’après laquelle les deux conducteurs secondaires passent d’abord par un interrupteur principal, puis se divisent en deux circuits possédant chacun son interrupteur double et ses fusibles, (les circuits aboutissent respectivement à droite et a gauche de l’isolateur de section des conducteurs de contact.
- Les figures 4 et 5 montrent comment sont montés les feeders lorsqu’il les faut employer. En même temps qu’on met hors-circuit les conducteurs de contact, on peut mettre hors-circuit les feeders.
- Afin de mieux relier électriquement la voie au sol, on a disposé en des endroits bien choisis, des plaques de terre baignant dans un cou-
- Conductears de contact. — La ligne aérienne
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- supportés par des poteaux en sapin plantés le long de la plate-forme. Aux stations principales, les poteaux sont eu fer. L’isolement dos
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- Les contlucteurs des stations deKonolfingen et Thun, de môme que ceux des remises de Konol-fingen, peuvent être isolés des circuits de ma-
- nière à permettre aux ouvriers de monter sans danger sur le toit des véhicules et de faire les réparations nécessaires.
- La distance des supports entre eux est d’en-
- viron 35 m. Pour augmenter la sécurité, cette distance est diminuée aux croisements des chemins. Au droit des supports, les conducteurs sont h une hauteur de 5,20 m au-dessus de la plate-forme : leur flèche est au maximum de o,35 m, de telle sorte que la hauteur minima 'au-dessus de la plate-forme est de 4)85 m et que lès fils restent toujours en dehors du gabarit du matériel roulant. En tunnel, on rapproche les
- points d'appui de manière à diminuer les flèches. Les figures 6, -, 8 et 9 indiquent les profils types de pose.
- Entre .Walkringen et Biglen (pente 2,5 p. 100 sur 1 44^ m) entre Grosshoehstetten et Konol-fingen (pente 2,6 p. r 00 sur 1 980 m et 2,1 p. 100 sur 1 4^2 m) on a disposé des feeders. Une des rangées de poteaux supporte les fils pour le télégraphe et les signaux; les fils téléphoniques seront posés plus tard.
- Les croisements aériens constituent un appn-
- daus un tunnel.
- reillage intéressant. MM. Brown, Boveri et Cie ont fait breveter la disposition de la figure 10. Les locomotives et les automobiles sont munies de quatre archets, reliés électriquement deux à deux, chaque groupe prenant le courant sur le môme conducteur. Los archets de polarité dit-férentc sont reliés par deux axes d’isolation convenable ; il y a à chaque extrémité du toit un archet double. Voici comment se fait la prise du courant a un croisement :
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- Quand un train, venant de la gauche de la [igure, s’engage dans le croisement pour continuer directement son chemin, les courants sont d’abord recueillis normalement par les quatre archets. Si le double archet d’avant arrive entre les sections A et B, l’archet droit avant quitte le conducteur do contact inférieur pour glisser sur un conducteur neutre, isolé de tous les autres (trait ponctué de la ligure). L’archet arrière n’a pas encore atteint alors la section A. Le courant est pris par 3 archets : sur le conducteur supérieur, par l’archet gauche arrière et l’archet gauche avant, sur le conducteur inférieur, par l’archet droit arrière. Il n'v a pas d'interruption de courants. Aussitôt que l’archct
- double avant a passé la section B, ses deux moitiés sont de nouveau en contact normal avec leurs conducteurs propres d’alimentation. Tout se passe d'une manière analogue pour l’archet double arrière, La seule condition pour qu’il n’y ait pas interruption'de courant, c’est que la distance entre les deux archets doubles, comptée suivant l’axe de la voiture soit inférieure à la distance entre les deux sections A et B.
- Le passage aux courbes se fait sans étincelles : il n’y a aucune difficulté pour arrêter le train directement sous le croisement ni pour y changer le sens de marche, cela est de grand intérêt
- Retour par les rails. — La connexion électri-
- que des rails diffère un peu de celle qui est partout cmplovée pour les tramways : le procédé usité ici est breveté par MM. Brown, Boveri et Cie. Il consiste à sc servir comme éclissage électrique de l’éclissage mécanique lui-même. Pour cela les surfaces de contact, des extrémités des rails et clés'éclisses sont polies avec le'plus grand soin, et enduites d’une pâte métallique conductrice et protectrice contre la rouille : on boulonne ensuite les éclisses à la manière ordinaire. Il n’y a donc là aucun conducteur dont l’attache soit délicate et on peut facilement changer la voie. Il est très facile de contrôler et de resserrer les boulons d’éclisses : la connexion peut donc toujours être maintenue en bon étal, des essais et des mesures ont été faits pendant un an au sujet de l’action de la pâte métallique au point de vue de la protection contre la rouille et les résultats ont répondu à toute les espérances.
- On a relié les deux files de rails, tous les <)6 m à l’aide de conducteurs de cuivre de 8 mm fixés par l’intermédiaire d’oreilles de bronze et de pâte métallique, II n’y a pas de feeders de retour. _
- Matériel roulant. — Pour les voyageurs, on a fait des voitures automotrices, pour les marchandises, des locomotives. Comme le chemin de fer électrique a quatre points de jonction avec les chemins de fer à vapeur, les trains du premier n’ont pu être diminués autant qu'il aurait été désirable pour l’exploitation économique des installations électriques.
- Les automotrices contiennent 66 places assises, et peuvent remorquer 20 tonnes à la vitesse de 36 kilomètres à l’heure, sur une pente de 2,5 p. 100, la remorque de 20 tonnes correspond à 60 à 70 voyageurs. Si on accouple deux trains ainsi composés, on arrive à une capacité d’environ 280 voyageurs. Les voitures automotrices à voyageurs ont la forme ordinaire des voitures de chemin do fer. Les plaie-formes sont réservées au conducteur. Sur le toit sc trouvont Jes prises de courant à archet. On a adopté l’archet parce que cet organe prend automatiquement la position convenable lors des changements de sens de marche et qu’il ne déraille pas. Nous avons vu précédemment comment sont disposés et reliés les quatre archets de
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- T. XXIÏI — N° 1Ô.
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- prise de couvant. La vitesse élevée .de marche a obligé à rechercher lin procédé, spécial pour la constitution de la partie qui. Irotte sur le fil. On emploie des tubes métalliques à . section triangulaire dont on fait changer par simple rotation la surface qui s’appuie sur le conducteur. On a parcouru plus de 4°o° kilomètres sans changer ces tubes. Pour réduire la masse des archets, on les a constitués par un.rectanle en tubes d’acier à.parois minces, auquel on a donné
- la raideur nécessaire par un entretoisement de fils d’acier disposés en croix de Saint-André. Sur l’axe de rotation, existe un ressort spiral qui se bande dès que l’archet s incline en avant ou en arrière. Chacun des quatre essieux de la voiture automotrice est pourvu d’un moteur triphasé de 60 chevaux, prenant appui d’un coté sur l’essieu, de l’autre sur le châssis et par l'intermédiaire de ressorts. Les moteurs sont enfermés dans une caisse en fonte, laquelle pré-
- sente des regards permettant de visiter les bagues et les balais pendant la marche même. Les moteurs sont munis de paliers à bagues, ce qui est une nouveauté pour les moteurs à traction. La figure il fait bien comprendre le.trajet des courants dans la voiture.
- Au démarrage, le vvatt.mann, faisant tourner d’un quart de cercle la manette du controlleur, ferme le circuit des . quatre stators groupés en parallèle. En continuant à tourner la manette, il met progressivement hors-circuit les résistances de démarrage ; finalement il court-cir-enite les rotors et la vitesse du train arrive à sa valeur normale. Pour arrêter, les opérations
- sont inverses. Les changements de marche se font par le changement de deux conducteurs dans le stator et pour cela, il y a dans le con-trolleur un organe spécial. Sur la plaLe-formc du vvattmann se trouvent les .appareils de mesure et un tachymètre. Les trains étant pourvus du frein Westinghouse,' on a disposé dans l’automotrice les organes nécessaires à la compression de l’air. Le compresseur est mù par un moteur spécial de 4 chevaux, alimenté sous ioo volts, pur un transformateur de ySoftoo volts fixé aux longerons. La mise en marche et l’arrêt du moteur du compresseur sont commandés à la main ou automatiquement. Le même trans-
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- formateur donne à la voilure l’éclairage et le chauffage. En dehors du Westinghouse, chaque automotrice possède encore un frein à vis et à 16 sabots manœuvrables de chaque plate-lorme. Le freinage, en cas d'emballage, est fait par les moteurs eux-mémes, puisqu’ils agissent comme des Ireins puissants aussitôt que leur vitesse croit au-dessus du synchronisme. Ce freinage a lieu automatiquement ; c’est là un phénomène caractéristique.
- Voici les données particulières des automo-
- dont : 2e classe................
- iro classe................
- Ecartement des roues d’un boggie.
- Puissance de chaque moteur . . . Puissance totale..................
- Vitesse à 1 heure.................
- Poids total . .................. .
- Poids de la voiture seule .....
- 6&
- 16
- 4
- 4 ^
- 75o volts 6oo
- 36 km
- ^85 kgs 22 tonnes
- i5oo kg
- La locomotive est à deux essieux : la charge maxima par essieu est de t5 tonnes. Le châssis est analogue a celui d’une locomotive à vapeur ; il en est de même des boites à graisse, de la suspension des freins et des ressorts. Les deux moteurs, de chacun i5o chevaux, du tvpe des des moteurs fixes ordinaires, sont placés aux deux extrémités d'un arbre unique tournant dans des paliers fixés solidement sur le châssis, entre les deux essieux. Deux pignons sont fous sur cet axe cl on peut embraver 1 un ou l'autre, à l’aide d’un embrayage à griffes. En regard de ces pignons sont placées deux roues d’engrenages, calées sur un arbre disposé au-dessous de l'arbre des pignons. L’une des paires d’engrenages a un rapport de réduction de —et corréspond à une vitesse de 36 kin à l'heure ; 1 autre, un rapport de ^ et correspond à la petite vitesse.
- L'arbre auxiliaire communique le mouvement aux essieux à l'aide de bielles. Le diamè-
- tre des roués motrices estvde'i,&3o' m ; le nombre de tours des moteurs-par mitrute est 3oo.:
- La partie fixe des moteur est invariablement fixée au ehâ&sis-de la locomotive.
- Pour le béglage aux-démarrages, on se'sert pour les deux moteurs d’nn'e résistance commune misei en circuit comme, sur les automo-
- Les locomotives sont pourvues du frein Westinghouse/ dont la pofnpe à air est commandéé par un petit moteur spécial. En plus du Westinghouse, on a laissé des freins à sabots. Tous les appareils de manœuvre sont en double, de sorte que la locomotive n’a jamais besoin d’etre tournée. Toute la machinerie est enfermée dans une caisse, sur laquelle sont, fixés les quatre archets de prise de courant.
- Les principales données de ces locomotives sont résumées dans le tableau suivant : ,
- Écartement des essieux ............3,i4m
- Nombre de moteurs................. a
- Puissance totale..................3oo »>
- Nombre de fours des moteurs . . . 3oo »
- Poids total .= poids adhérent. . . . 29,6 tonnes
- Poids de l'équipement électrique . . io »
- Vitesse à l’heure . ............. 18 et 36 km
- Le dépôt renferme actuellement :
- 2 locomotives électriques,
- à 66 places. \ : . /. . ' . . ...
- 1 voiture de remorque à voyageurs,
- série ECa, A 55 places. . . yaSe'
- série C2, à 70 places.............'
- série C, à 40 places'”/. . . poste),série CF Z, à 20 places , .
- 3a
- 9,8 »
- 13,2 '>
- 9,63 «
- Il y a un certain nombre de wagons à marchandises et une locomotive à vapeur de se-
- L’écla-rrage et le chauffage des voitures de re-
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- nxorque sont assurés à l’aide deeourants sous ioo volts pris au transformateur qui est- installé sur les locomotives et les automobiles.
- Eclairage électrique des stations. — Il y a, par station, i8; lampes à incandescence, à Burg-dorf, il y a en' plus 6 lampes à arc. Les circuits d’éclairage sont à ioo volts. Les transformateurs sont reliés soit à la haute tension, soit à la basse tension d'alimentation du chemin de fer. Les transformateurs sont de 10 kilowatts à" Burgdorf et Konolfingoti et de i ,6 kilowatts dans les autres stations. Dans le cas du couplage sur le secondaire du circuit des moteurs, les démarrages produisent une baisse très notable de la lumière, mais afin de ne pas augmenter les frais de premier établissement, on a passé sur cet inconvénient.
- Ateliers de réparation. — L’atelier, à Konol-fingen, est mis en mouvement par un petit moteur triphasé. Des transformateurs peuvent donner des courants sous 700 ou i5o volts pour les essais de moteurs, d’appareils, de chaufferettes, etc. Dans les remises à voitures, on a ménagé des fosses de visite.
- Calculs. — Pertes. — Rendements. — Pour une automobile, avec un train de 5o tonnes, une vitesse de 36 km à l’heure et sur la rampe maxima a 2,5 p. 100, la puissance est d’environ 24° chevaux sur l'arbre dos moteurs. Les moteurs ont été calculés pour pouvoir donner cette puissance sous la tension minitua supposée de 600 volts. Il résulte de là que les moteurs s’échauffent fort peu au démarrage. Pour se rendre compte de la manière dont se comporteraient les moteurs en cas de surcharge, on a fait un train de 70 tonnes. Cette surcharge de 4cr p. 100 fut bien supportée par les moteurs. Un train normal peut donc, clans le cas d’accident à uu moteur, être mis en mouvement par les trois autres, et même par deux seulement sur de faibles rampes.
- Le rendement des moteurs, y compris les en-
- Pour i/3 de charge. . . . 71 p. 100
- » a.3 » .... 78 »
- b pleine charge .... 81 »
- La puissance d’une locomotive est évaluée pour un train de ioo tonnes, y compris la locomotive, une vitesse de 18 km à l'heure, une rampe de 20 inm par mètre à environ 3oo chevaux.
- Les rendements de l’axe du moteur à l'essieu
- Pour 1 3 de charge . . . . 68 p. 100 » pleine charge . . . . 8a »
- On a basé le calcul des conducteurs de contact sur la demande moyenne de courant correspondant à un train, situé à égale distance de deux stations de transformation. L’intensité correspondant à un train double est en chiffres ronds, 5oo ampères , on en prend donc la moitié pour le calcul. Au point de vue. de la conductibilité des rails et de l’influence sur le partage symétrique des courants, dans les trois phases, on s’est servi des résultats d’essais sur le chemin de fer cl’Engelborg : on ne fait pas d’erreur sensible eu faisant les calculs comme pour une canalisation à courants triphasés ordinaires. On a admis pour la chute de tension, dans le casd'untraindouble,la valeur de 18p. 100 qui semble suffisante, eu égard à la rareté du cas. En fait, avec la charge normale de 5o tonnes par train de vovageurs, la chute est d’environ 9 p. 100 et avec un train de marchandises, ir p. 100. Comme, en général, il 11’a pas été ménagé de croisements entre des postes de transformation, il ne peut pas se trouver entre eux des truim» marchant en sens inverse.
- La mise en charge d'un poste de transformation coinmeuce aussitôt qu’un train a dépassé le poste précédent, eventuellement, un peu plus tôt, mais dans 1111e très faible proportion. Plus le train s’approche du poste, plus aussi la charge de celui-ci croit, et cette charge attciut son maximum quand le train est au droit du poste. Le cas le plus défavorable est celui de deux trains se dirigeant en sens inverse et se croisant devant le poste de transformation. Le temps pendant lequel un transformateur est en charge ne dépasse pas 10 minutes : la charge se reproduit 24 fois par jour, s'il y a 12 trains par jour dans chaque sens : c'est donc peu de chose, aussi a-t-011 pris des transformateurs do puissance un peu plus faible que celle qui correspondrait à la pleine charge. L’expérience a fait connaître les dimensions convenables, et des mesures ont montré que, même en été, la température 11e s’élevait pas troj), en service forcé. La perte d’énergie dans la marche à vide des transformateurs, atteint 8,5 kilowatts, la
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- chute de tension est au maximum io p. ioo.
- La canalisation à haute tension a été calculée pour une chute de tension maxima de 6 p. ioo. Plus les transformateurs sont éloignés de l'usine génératrice, plus la tension secondaire doit être basse ; niais, pour faciliter les rechanges, tous les transformateurs sont identiques : on diminue le rapport de transformation par une légère diminution des bobines primaires.
- J. Grn.ui/ME.
- Connecteur de rails « The Eurêka ».
- Ce connecteur qui se recommande par sa simplicité se compose de deux lèles que l’on réunit par un ou plusieurs conducteurs métalliques,
- fils de trôlel par exemple. Chaque tète, •is modèles sont représentés par les h-jointes, se compose d'une monture
- s laquelle
- modèles a et 3, et d’un bloc de cuivre (modèles i et a) ou de plusieurs blocs de cuivre (modèles 3j. Chaque bloc de cuivre, de forme cylindrique, est soudé à In tète par une de ses extrémités; l’autre extrémité est munie d'encoclies ; suivant l'axe se trouve une pointe d’acier de forme spéciale dont une extrémité et dépasse le bloc de cuivre.
- Pour fixer le connecteur, on introduit le bloc de cuivre dans un trou percé dans le rail à cet
- effet ; en frappant à coups de marteau sur la pointe d’acier, cellc-ci s’enfonce dans le bloc et écrase le cuivre qui vient ainsi en contact intime avec lame du rail ; en même temps et par suite de la forme de la pointe d’acier, l’extrémité munie d’encoches du bloc de cuivre s’élargit et donne une sorte de bourrelet empêchant le connecteur de se détacher du rail.
- Ce mode de fixation n’exige donc qu'un marteau pour tout outillage ; de plus il [lermet d’effectuer toutes les opérations nécessaires a la mise en place cil ne mettant à découvert qu'un seul côté du rail. Le connecteur « The Eurêka » présente donc à ce point de vue des avantages très marqués sur les nombreux systèmes employés ou proposés jusqu'ici.
- ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Sur l’association des lampes à arc de différents types, par Paul Girault. L’Industrie électrique, t. IX, p. 109 et 137, a5 mars et 10 avril 1900.
- L’auteur examine quelle combinaison on peut faire dans les distributions à potentiel constant et daiis les distributions à courant constant des lampes à are actuellement employées, lampes (pii peuvent se ramener à trois types principaux : i° les lampes à intensité constante, dont le réglage tend à maintenir constante l'intensité 1 du courant qui les traverse ; 20 les lampes à potentiel constant dont le réglage tend à maintenir constante la différence de potentiel u aux bornes de la lampe ; et 3° les lampe à résistance apparente constante, ordinairement appelées improprement lampes différentielles, où c’est le rapport r„ de la différence de potentiel 11 aux bornes a l’intensité 1 du courant qui esi main-
- Dans cette étude, tout d’abord M. Girault fait observer qu’une lampe fonctionnera convenablement si deux des trois quantités : intensité, différence de potentiel aux bornes et résistance apparente demeurent constantes, puisqu’il en résultera aussi la constance de la troisième.
- Dans les différents cas qu’il exauhne M. Girault désigne par U la différence de potentiel constante aux bornes du circuit d’utilisation, en volts ; par I l’intensité en ampères du courant traversant le circuit des lampes; par uv uj>... n„, les différences de potentiel en volts aux
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- bornes îles différentes lampes; par i\, r2,... r„ les résistances apparentes de ces lampes ; par r la résistance en ohms de la résistance additionnelle, cette résistance comprenant tontes les résistances du circuit ^résistance additionnelle et ligne'; autres «pie celles apparentes des lampes elles-mêmes; par n ri la différence de potentiel en volts aux bornes des lampes.
- 1e' Circuit comprenant une seule lampe. — Si la lampe est à intensité constante la chute de potentiel u /-I dans la résistance r demeure constante et par suite aussi la différence de potentiel //, — — ri aux bornes de la lampe;
- la lampe fonctionnera donc convenablement. Il est a remarquer que le résultat est le même quel que soit r, et en particulier si r — o.
- Si la lampe est à potentiel constant, la différence u — U — ut est aussi constante, et par suite l’intensité 1 -— u.v l’est également. Mais il. est nécessaire que la résistance r ait une valeur
- Si la lampe est à résistance apparente/', constante, l!intensilé I — —— est constante, et par suite aussi la différence de potentiel /q — /ql aux bornes de la lampe. Le résultat est le même quel que soit r, et en particulier si r = o.
- 2° Circuit comprenant deux lampes-en tension. — Six genres d’association peuvent se pro-
- a. Deux lampes à intensité constante. — Celte association est inacceptable. En effet, les deux lampes maintenant l’iutensitc constante, la chute de tension u — ri dans la résistance r est également constante, et par suite aussi la somme des différences de potentiel aux bornes des deux lampes « -}-// =: U — ri ; mais les deux lampes peuvent se partager cette différence de potentiel ut -j - uî d’une manière quelconque car les deux lampes règlent en même temps alors qu'uue variation momentanée de ) intensité ne provient en général «pie de l’une d’elles.
- b. Deux lampes à potentiel constant. — Les différences de potentiel ux et ut étant constantes, leur somme ut -j- h4 l'est, aussi et il en est de même de la chute de tension u —U—(«t -j-dans la résistance additionnelle, ainsi que de l’intensité I — u,r. Mais il est nécessaire dans ce cas que la résistance r ait une valeur finie, car si r — o l'intensité I pourra prendre une valeur quelconque.
- c. Deux lampes à résistance apparente constante. — Les résistances r{ et r2 étant maintenues
- constantes, l’intensité 1 = -
- - demeure
- _ ' t '
- constante, et par suite aussi les différences de potentiel aux bornes des deux lampes u,-—/• I et ua = ?ql. On doit naturellement régler les lampes de manière que r, ~ ri eL alors ui — u Le résultat est le même quel’ que soit r, et en particulier si r — o.
- d. Une lampe A, à intensité couslante et une lampe Aa è potentiel constant. — La première maintenant 1 constant, u — r\ est aussi constant. D'autre part u, étant constant, la différence de potentiel u. — U — (ii -j- u.j aux bornes de la première est aussi constante. Le résulta!, est le même quel que soit r et en particulier si r est
- e. Une lampe A, à intensité constante et une lampe A, à résistance apparente constante. — La première maintient 1 constant; donc n=rl et ui rsl sont constants ; de même pour ul — U— '«+ u.p. T.e résultat est le même quel que soit r, et en particulier si r o.
- f. Une lampe A, à potentiel constant et une lampe A, à résistance apparente constante. — La première maintenant ui constant, la somme //, + u = U — «j est constante. Comme la seconde maintient constant, l’intensité I
- ^ " est aussi constante ; il en est de même par conséquent de la différence de potentiel u% rj. Le résultat est le même quel que soit r, et en particulier si r o.
- 3n Circuit comprenant n lampes en tension. — 11 résulte de ce qui a été dit au paragraphe a qu’on ne peut mettre en série plus d’une lampe à intensité constante, puisque si l'on avait plus d'une de ces lampes, elles se partageraient d'une manière quelconque la différence de potentiel restant à leur disposition.
- Au contraire on peut mettre en série un nombre quelconque de lampes à potentiel constant et de lampes à résistance apparent»? constante, quel que soit le nombre- de lampes appartenant à chacun de ces types. En' effet si nous désignons par uv u\. a’7,,... les différences de potentiel aux bornes des premières leur somme -n, est constante ; il en est doue de même de la somme u - b 2/q = U— ui désignant la différence de potentiel aux bornes d’une quelcon-
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- que des lampes à résistance apparente constante. Comme d’ailleurs la somme 2rs des résistances de ces dernières est maintenue constante, l’intensité I —: "~!~est elle même constante. Il s’en suit que les différences de potentiel u2, h\> aux bornes de ces lampes sont aussi
- constantes. Donc, en supposant toutes ces lampes réglant bien, elles fonctionneront il la fois à intensité constante et à différence de potentiel constante. 11 est il remarquer (pie le résultat est le même quel que soit r, et en particulier si
- a. Cas de n lampes toutes à potentiel constant. — Dans ce cas le bon fonctionnement exige l'intercalation d’une résistance r i1).
- Eu effet si la résistance r est nulle, les lampes maintiendront bien constantes les différences de potentiel aux bornes de chacune d’elles, mais Vintensité qui les traversera pourra être quel-eonque, aucun organe de réglage n’étant influencé par les variations de cette intensité. Au contraire, si la résistance r existe, la différence de potentiel u — U — 2?q aux bornes de r sera constante et il en sera de même de l'intensité I
- b. Cas de n lampes toutes à résistance apparente constante. — Dans ce cas la résistance totale du circuit r -f- 27-3 est maintenue constante quelle que soit la valeur de r préalablement admise; il en est donc de même de i’in-leusité T et par suite aussi des différences de potentiel aux bornes de chaque lampe.
- c. Cas de l’adjonction d'une seule lampe à intensité constante. — S’il est impossible de mettre en tension deux lampes à intensité constante dans un circuit, il est facile de voir que l’on peut faire fonctionner une seule A, de ces lampes en tension avec un nombre quelconque de lampes des deux autres systèmes.
- Si toutes ces dernières lampes sont à potentiel constant, la somme 2iq de leurs différences de potentiel aux bornes est constante; donc la
- Cl Un désavantage pratique que présentent les lampes à potentiel constant à écart préalable des charbons est le suivant : comme à l'allumage les charbons cîe.tontes tes lampes n’arrivent pas an contact en même lenfps, la bobine à lil lin de la lampe la plus eu retard supporte un instant te voltage total de la distribution.
- (2) Néanmoins pour des lampes très sensible, ou pourra donner à r une valeur relativement très faible.
- somme uL -f- u — U — 2w, de ht différence de potentiel aux bornes de At et de la résistance de réglage est constante. Mais puisque A, maintient I constant, u —• I/- l’est aussi et par conséquent ul est constant, et cela quel que soit r.
- Si toutes les autres lampes sont à résistance apparente constante, IV est constant. Comme î est maintenu constant par A,, la somme «-|-2(q = I (r -f- 2/^} demeure constante, et par suite aussi la différence //, — U — u — 2hq, et cela quel que soit r.
- Knfîn si on a, avec la lampe A, un nombre quelconque de lampes A2 à potentiel constant et un autre nombre quelconque de lampes A3 à résistance apparente constante, 1, 2«i et 2r3 seront constants. De la constance des deux premières quantités on déduit celle dTe 2/'., et de u !/• ; or si 2V'2, I2r3 et u sont, constants, la différence de potentiel ui aux bornes de A, le sera aussi, et cela quel que soit r.
- Imperfection du réglage des lampes à potentiel constant. — L’auteur démontre alors que ces lampes donnent lieu a des variations d’intensité plus grandes que les lampes a résistance cons-
- Pour cela il considère deux lampes a différence de potentiel constante A2 et ,V4 couplées en tension avec une résistance additionnelle r. De l’égalité U -•= u2 -j- u'., + ri, il déduit, par différentiation, o--—Ai/2-f- Au'„ —|— /• AI. Admettant avec M. lleguer que les lampes règlent pour une variation de i 18 de leur différence de potentiel, et supposant qu elles règlent en même temps, pour prendre le cas le plus défavorable,
- _L_ ±‘.ùi
- 9 r
- (D
- désignant la différence de potentiel normale aux bornes d’une lampe.
- Prenons maintenant le cas de deux lampes A3 et A' à résistance apparente constante couplées comme les précédentes. Dans une quelconque des deux lampes, l’équilibre de réglage a ordinairement lieu pour
- I - a«3 = o , (,)
- <y — JlfillL. étant une constante, les indices n se
- (•) Pull, de la Soc. int. des Electriciens, t. XVI, p, 456, décembre 1899.
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- rapportant aux valeurs normales de ut et de I. L’une des lampes réglera par exemple lorsque l'expression (?.) aura diminué d’une certaine quantité, par exemple de 1/18 de l'un dos termes du premier membre comme dans le cas précédent ; on aura alors I — ----ou approxi-
- mativement i —ct/-3 =— ce qui donne r3
- — — |i-|-----É_), tandis que pour l'équilibre on
- avait (Gi'n—1 a» La variation de /• provoquant le réglage est donc A7-3=-|—— Or nous
- avons U = u.s 4- it's -j- /'I = 7\J -j- >-31 -|- ?I. En différentiant et en supposant les deux lampes identiques et réglant en meme temps, il vient o = aA7-3l -j- 2?'3 AI —|— 7'Al ; ou en remplaçant A7-3 par sa valeur et en tirant la valeur de Al :
- AI = =
- ^ Édn I 9
- r (ua)H 9 ('!r3)«+<'
- (3)
- Si l'on compare cette expression h l’expression ;i) on voit que la variation AI est beaucoup plus faible dans le cas des lampes à résistance apparente eonstaute ; ces lampes, pour une même sensibilité de réglage que les lampes à différence de potentiel constante, se comportent {au point de vue des variations d'intensité provoquant le réglage) comme si Ton avait intercalé dans le circuit une résistance égale à 2r3 en plus de la résistance 7\ Elles pourront donc régler même si r = o. Le réglage serait au contraire impossible dans ce cas pour les lampes à différence de potentiel constante, puisque la variation Al deviendrait alors infinie.
- Avantages de Vadjonction d’une lampe à intensité constante en série. — On a vu plus haut <[iic cette adjonction peut s effectuer. M. Girault démontre qu’elle est avantageuse par les consi-déralions suivantes ;
- « La plupart des lampes h are actuelles semblent imparfaites au point de vue du réglage à rallumage ; le courant à l’allumage est toujours supérieur de beaucoup au courant de régime. Ce phénomène ne peut s'expliquer que par l’insuffisance de l'ccart. possible des charbons au moment de l'allumage ; le dispositif produisant 1 écart n’a pas assez de course.
- » L’incouvétiient du trop fort courant a l’allumage se fait d'autant plus sentir que l’on emploie une résistance auxiliaire plus faible ; c’est en particulier le cas lorsque l’on veut alimenter
- trois lampes à arc en tension sous 110 volts.
- » Si l'on considère un circuit alimenté sous potentiel constant et comprenant un nombre quelconque de lampes dont l’écart est insuffisant à l’allumage, les nues à potentiel constant, les autres à résistance apparente constante, on conçoit qu’il soit possible d'établir une lampe à intensité constante telle qu’intercalée en tension dans ce circuit elle maintienne à très peu près la constance de l’intensité. Gette lampe agirait cii somme comme un véritable régulateur d’intensité, particulièrement à l'allumage ; à ce moment, les autres lampes, ne disposant que d’un écart restreint, prendraient seulement une portion de leur dill’érenoe de potentiel normale et la lampe à intensité constante devrait pouvoir prendre un écart tel que sa différence de potentiel aux bornes fût égale à celle normale, augmentée de la somme des différences de potentiel partielles que l’on doit enlever aux autres lampes pour que l’intensité demeure constante. Ou voit immédiatement que la lampe à intensité constante auxiliaire devra avoir une course disponible d'autant plus grande que le nombre des autres lampes en série sera plus élevé.
- » Pendant toute la période d’allumage, les lampes a écart insuffisant fonctionneront avec arc court, et la lampe à intensité constante avec arc long, mais toujours avec intensité normale.
- » Au fur et a mesure de l’usure des charbons, les lampes à écart insuffisant tendront peu à peu vers l'écart normal par allongement de l’are, tandis que la lampe à intensité auxiliaire laissera ses charbons se rapprocher peu a peu ; une fois le régime normal bien établi en ce qui concerne les différences de potentiel aux bonus des régulateurs, toutes les lampes fonctionneront d une manière équivalente au point de vue du rendement lumineux, avec leurs longueurs d’arcs normales.
- » L’adjonction d’une lampe à intensité constante convenable permet donc d’améliorer la marche dos lampes à arc montées en tension sous différence de potentiel constante ; suffisamment sensible et suffisamment rapide datis son action, elle permettrait de diminuer Ja valeur des résistances additionnelles et même de les annuler : et même dans les cas où on emploiera une lampe à intensité constante d'un modèle ordinaire, on obtiendra tout au moins une diminution des variations d'intensité.
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- ,> On peut dire que la mise en tension d'une lampe à intensité constante dans un circuit comprenant des lampes d'autres types revient a avoir dans ce circuit deux modes de réglage ; l’un porte sur l'intensité commune à tous les appareils ; l’autre, portant sur les différences do potentiel ou les résistances des lampes autres que celle à intensité constante, maintient constante par différence l'uiie ou l’autre de ces deux quantités pour cette dernière lampe. »
- Applications. — T.'auteur estime que certaines applications peuvent résulter des considérations précédentes ; voici ce qu'il dit à ce propos :
- « Les différents modes d’association possibles que nous avons déterminés pour les trois types de lampes à arc peuvent recevoir de nombreuses applications.
- ') i° On pourra facilement élever la tension d'une installation sous 70 volts afin de mettre deux lampes par circuit au lieu d une, et cela quel que soit le type des lampes primitives. Si les lampes primitives étaient à intensité constante, ce qui est le cas ordinaire, on leur adjoindra comme seconde lampe dans chaque circuit, soit une lampe à potentiel constant, soit une lampe a résistance apparente constante.
- » Si les lampes primitives étaient à différence de potentiel constante ou à résistance apparente constante, on pourrait adjoindre comme seconde lampe clans chaque circuit soit une lampe de l'un ou l’autre do ces deux types, soit de préférence une lampe à intensité constante réglant parfaitement.
- ') 20 Si une installation, comportant, dos
- lampes à différence de potentiel constante et des lampes à résistance apparente constante, fonctionne mal par suite de trop grandes variations dans l'intensité, 011 pourra avoir avantage à remplacer les lampes à différence de potentiel constante par des lampes à résistance apparente constante ou mieux encore par des lampes à intensité constante convenable, soit eu totalité, soit en partie.
- » T 11 sera souvent possible de transformer une installation il deux lampes sous 110 volts (ou plutôt peut-être sous une tension un tant soit peu supérieure) en une à trois lampe.s sous la même tension par l'adjonction dans chaque circuit d’une lampe a intensité constante convenable.
- » 4°.Dans les installations nouvelles, il y aura
- souvent avantage à combiner les différents types de lampes dans un même circuit: on tiendra naturellement compte dans chaque cas des conditions de tension cl de distance que d’autres considérations pourront imposer. »
- II. Distiuhutk» a intensité constante. — Dans ce genre de distribution, un circuit quelconque comprend un grand nombre de lampes à arc montées en tension et l’on maintient l’intensité constante dans chaque circuit.
- L’intensité étant maintenue constante on ne peut évidemment employer les lampes à intensité constante ; par contre 011 peut employer indifféremment les lampes des deux autres types. Néanmoins, on évitera les lampes à différence de potentiel constante a écart préalable, pour la raison énoncée plus haut, à moins que l'on ne soit sur d'un très bon isolement. J. II.
- ÉLECTROCHIMIE
- Sur la production de l’ozone par voie électrolytique, par G. Targetti. T( yuovo C'imento, l. X, p. 3Go, novembre 1899.
- L’auteur recherche les conditions les plus favorables à la production de l'ozone par l’éloc-trolvsc d’une solution d acide sulfurique. Il remarque ou vérifie que la meilleure solution à employer est celle qui pèse ?.a“ Baume ; une anode de plomb donne un rendement environ de moitié supérieur à celui d’une anode semblable en platine ; la quantité d’ozone produite par unité d’énergieéleelrique dépensée croît avec la densité du courant, à l’anode ; ce dernier effet, parait dû à ce que, en diminuant la grandeur de l'anode, 011 diminue le contact des gaz qui se développent avec le liquide. Pour diminuer encore ce contact, M. Targetti fait arriver un jet d’air sur l'anode, cette action' augmente la production de l'ozone.
- Avec un courant de 2 ampères sons 7,4 volts, la quantité d'oxygène dégagé par 10 minutes est de 100 mmgr environ, le pourcentage d’ozone peut atteindre 9, c'est-à-dire plus du double du rendement maximum atteint jusqu’ici (*). Malgré ce rendement avantageux, il 11’y a pas encore lieu de cherchera produirepratiquement l’ozone par voie électrolytique. O. G
- (*) Otto. Eleltrotechnische Zeitschrift.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- Ozoneur J. H. Lamprey. Brevet anglais n° r>322,
- La figure ci-jointe représente la coupe d’une extrémité de l'appareil. On voit que cet ozoneur se compose d’une série de tubes disposés horizontalement dans une enveloppe cylindrique en substance isolante; sur ces tubes sont en-
- reliés à la borne f, isolée par la rondelle g et reliée à l’un des pèles de la source de courant à haut potentiel ; à l'intérieur des tubes se trouvent d’autres conducteurs reliés a l'autre pôle. Ces tubes sont fixés sur deux cloisons, telles que e, isolées de l’enveloppe par une couche de vulcanitem. Un ventilateur électrique rk produit la circulation du gaz à ozoner.
- Êlectrolyseur J. D. Darling et C. L. Harri-son pour électrolytes fondus. Brevet anglais n" a37i5, déposé le 28 novembre 1899, accepté le 3o décembre 1899.
- Cet électrolvseur, caractérisé par son diaphragme poreux déjà breveté par les inventeurs (B. P. n° 22236 (lu 28 septembre 1897), est destiné à l’électrolyse des corps en fusion comme la potasse, la soude, les azotates alcalins ou alcalino-torreux.
- L’appareil se compose d’un tour en terre réfractaire A (fig. 1) et de l’électrolyseur proprement dit. Le four est chaulfé par les gaz d’un fover qui, arrivant par les ouvertures A,, sont conduits par des canaux non visibles sur la figure dans l’espace annulaire B et s'échappent ensuite par la cheminée C. L’électrolyseur est constitué par un récipient 1), une anode E, un diaphragme poreux G et une cathode IL L’anode, qui peut
- être formée par un tube c\lindrique on fonte porte un rebord e s’appuyant sur le bord d du vase D, une couche de ciment interposée entre les deux rebords assurant l’isolement de l’anode. La cathode II est soutenue par une tige h fixée à une traverse I reposant sur des supports I,, | -le compartiment cathodique est fermé par un couvercle hi. Un tube J sert au dégagement des gaz formés à l’anode. Les conducteurs M et I.
- connectent l’anode et la cathode à la source électrique.
- Le diaphragme G qui. comme nous le disions plus haut, caractérise l’appareil, est formé de deux enveloppes métalliques maintenant la matière poreuse G. L’euveloppe extérieure comprend un anneau en louLe épaisse F, un fond f\ relié à F par des tiges et des boulons, et une toile en fils de fer /‘appliquée contre les tiges. La paroi latérale de l'enveloppe intérieure est constituée soit par deux tôles concentriques percées de trous en chicane, soit plus simplement par un tube cylindrique en foute épaisse, percé de larges trous, une toile métallique entourant ce tube ; le fond est forme par une plaque do fonte f. La matière poreuse G est obtenue eu coulant dans l'intervalle des enveloppes un mélange de ciment de Portland. de magnésie (pré-
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- purée par calcination du carbonate naturel} et d’eau en quantité suffisante. On remarquera que cette matière contient de la silice et semblerait par conséquent devoir être rapidement attaquée pur les sels alcalins tondus. Suivant, les inventeurs, cette attaque ne se produit pas et un tel diaphragme dure fort longtemps, non seulement parce qu’il résiste à 1 action des alcalis, mais encore parce qu’il ne se brise pas sous l’influence des dilatations qui s’y produisent. Le seul inconvénient qu'ils aient rencontré dans son emploi est l’aLLaque assez rapide des parois métalliques, surtout de la paroi interne. Mais l’expérience leur a montré que cette attaque est considérablement diminuée si l’on a soin de connecter ces parois à 1 anode par une dérivation : ce dispositif est représenté sur la figure en /A'/ij et
- MESURES
- Pont à téléphone Hanchett et Sage. ‘Brevet
- anglais n° 24 96t, déposé le 26 novembre 189b, accepté le 9 septembre 1899 (3 ligures].
- L’appareil de G. T. Hanchett elF. B. Sage est
- wV j x X X
- un pont à téléphone, destiné à la mesure des
- résistances ordinaires, pour lequel les invenleurs réclament surtout l'ensemble des dispositions qui en font un tout compact et jieu encom-
- Le fil//,, qui sert ii établir le rapport entre la résistance connue et la résistance inconnue, est, pour réduire les dimensions, divisé en deux parties réunies par un bloc de laiton hh ; la graduation est faite de façon à permettre la lecture sans avoir à calculer le rapport do deux longueurs de fil.
- Les résistances connues sont trois 'bobines c de 1,10 et 100 ohms reliées aux blocs de lai-
- Le fond de la boite, divisé en deux parties, renferme d'un coté des piles sèches c , de l’autre un téléphone et 1111 manipulateur K. Ce dernier est constitué par un manche isolant ni nui d’un curseur métallique l; un double système de ressorts, r et s, fait qu’en appuyant le curseur t. sur le fil f[, le circuit du téléphone T se trouve fermé d’abord, puis ensuite le circuit de la pile. Dans ces conditions il suffit de chercher sur fe fil un point où en appuyant le curseur t, le téléphone n’émet aucun son ; le chiffre placé en face de ce point indique le facteur par lequel il faut multiplier la résistance de la bobine c employée pour connaître la résistance cherchée.
- IL A.
- EnregistreurMartin et Colville. Brevet anglais vembre 1899 (3 figures).
- L’enregistreur de F.-W. Martin et Ch.-A. Colville est un simple appareil de contrôle sur lequel les agents d’une usine électrique doivent inscrire, à chaque occasion, les lectures faites sur le voltmètre et 1 ampèremètre. Le mouvement d'horlogerie du pendule L) conduit, au moven de roues dentées et de pignons d’angles, le tambour A sur lequel passe le papier où doit se faire l’enregistrement.; ee papier, emmagasiné sur le tambour B, passe sur A et deux galets iG assurent son adhérence sur le tambour; après avoir reçu le tracé, le papier sort de la boite et peut-être coupé à un moment quelconque.
- L’inscription des volts et ampères se fait au moven de deux plumes U elV, qui peuvent être déplacées le long du cylindre au moyen devis# et .r, commandées de l’extérieur par des boutons
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- L’ÉCLAIRAGE
- nioletés W. Les aiguilles qui porteut ces plumes sont aussi munies d’index 9-10, qui se déplacent
- le long des échelles divisées i2-i3. Grâce à ecs index, les plumes peuvent être amenées chaque fois à la position qui correspond au voltage et à
- l’intensité observés ; cet appareil trace ainsi la courbe des observations en fonction du temps.
- ÉLKC TRIQUE
- l T.e tracé est fait, avec des encres de couleurs différentes, au nioven des plumes spéciales représentées par la figure 3 ; ce sont des tubes terminés par un cène ellilé aj, percé d’un petit trou 28 -, la vis 26 sert à régler l'écoulement, de l’encre. " IL A.
- Photographie, au moyen du tube de Braun, des courbes d’intensité des courants alternatifs, par J. Zenneck. IFied. Ann., t. LXTX, p. 838-85i, décembre 1899.
- L’auteur a modifié la méthode de Braun (É, de manière à pouvoir photographier directement la courbe de courant. L’éclat de la tache lumineuse produite par le faisceau de rayons cathodiques sur l’écran fluorescent est insuffisant pour donner une impression photographique pendant la durée d’une seule période. Le principe de la disposition employée par Zenneck consiste, à faire se reproduire indéfiniment la courbe lumineuse sur l'écran daus la même position.
- Le déplacement horizontal proportionnel au temps delà tache lumineuse, est obtenu h l’aide d’une bobine dont l’axe est vertical et, qui est parcourue par un courant dont l’intensité est proportionnelle au temps. Cette bobine est, a cet effet, disposée en dérivation sur un circuit contenant une force électromotricc constante ; l’un des contacts est fixe, l’autre est un contact glissant qui se déplace avec une vitesse uniforme. Dans ces conditions, si la résistance de la bobine est grande vis-à-vis de celle qui est comprise entre les deux contacts, le courant qui la traverse varie bien comme l’exige la méthode. La déviation de la tache lumineuse étant proportionnelle à l'intensité du courant, les déplacements de cette tache seront proportionnels au temps. Si l’on suppose maintenant que 3e contact glissant est rendu solidaire de l’arbre du générateur qui produit le courant à étudier, a la même phase de courant correspondra toujours la même position du contact glissant, c’est-k-dirc la même abscisse à la même ordonnée et la tache lumineuse décrira pendant chaque période la même courbe. 11 sera donc possible de prolonger à volonté la durée de l’impression photographique.
- Si le courant n’est pas fourni par un généra-
- (’) Le principe de cette méthode a etc en réalité indiqué par Hess (voir L’Éct. Êlect., t. XII, p. i3i et note).
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- leur tournant, on modifie le dispositif de manière à réaliser toujours celle condition, comme il sera dit ci-dessous, a propos d'un cas parti-
- Pour diminuer la durée de pose nécessaire, Zenneck a apporté à la construction du tube de Braun, quelques modifications permettant d’augmenter l’intensité de l’excitation, sans danger pour le tube et sans provoquer de flottement de l'image. Il a introduit un second diaphragme de verre et fermé hermétiquement l’espace situé en arrière de la cathode (fig. r) ; l'écran esl recouvert de tungstate de calcium dont l’action photographique est plus intense que celle du
- Fig. i.
- sulfure-tle calcium employé par Braun, surtout pour les intensités de décharges médiocres.
- La meilleure source d’éleclricité à employer pour exciter le tube est. une machine de Tœpler ou même une machine h influence ordinaire : la
- bobine d’induction convient moins bien : la luminescence est très forte, mais trop intermit-
- La bobine qui sert à produire la déviation magnétique ne dort dans aucun cas renfermer de noyau de fer; pour assurer l’uniformité du champ et maintenir la forme circulaire de la tache on ! dispose deux bobines de part et d’autre du tube. !
- La disposition du contact mobile est représentée schématiquement par la ligure 2-et en perspective parla figure 3. Une bande de nickel
- Fig. 3.
- est fixée dans une gorge peu profonde tracée sur le pourtour d’une poulie ; cette bande est interrompue en A, B ; les points A et B sont reliés métnlliquoment à deux anneaux Aj et B,, calés sur l’arbre et sur lesquels frottent de petits balais amenant le courant de la pile EL Le contact C csf constitué aussi par un balai de dvnamo en deux morceaux : l’un est à plat, et muni d’une fente dans laquelle est soudé à angle droit un autre petit morceau qui sert à établir le contact.
- La poulie reçoit son mouvement de l’arbre du générateur par l'intermédiaire d’engrenages ; sa vitesse est égale à celle de l’arbre ou au double de cette vitesse.
- L’expérience peut réussir même avec des courants d’intensité assez faible si les dimensions des bobines déviatrioes sont convenablement choisies.
- Pour enregistrer une différence de potentiel variable entre deux points, ou dispose entre ces deux points, outre les bobines, de fortes résistances sans induction. Si on se sert d’un condensateur, il faut que la force électromotricc efficace atteigne a à 3oo volts 'avec un tube de Braun long de 12 cm) pour que la déviation soit suffisante. Ce qui limite l’emploi de la méthode dans une certaine mesure, c’est la vitesse avec laquelle la tache luminescente se déplace sur l'écran ; ectte vitesse doit être d’autant plus grande que la fréquence du courant à enregistrer est plus grande.
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- par le diapason permet toujours de repérer I si ou veut obtenir la courbe d’intensité ; par un exactement la combe de courant. condensateur, si on veut avoir la courbe des
- La déviation du faisceau cathodique est pro- forces éloetromotriees. voquée par une bobine que traverse le courant, | Cette dernière méthode ne peut s’appliquer
- Wchnelt avec une bobine d’induo-
- G. — Courant dans un drruii
- deux balais sur une machine ;
- phases du eourant est supprimé
- — Courbes représentant Ja
- Fig. io.
- Fig. 5.
- qu'a des dtUérences de potentiel as pratiquement, il est préférable de i condensateur par nue bobine de o
- Lorsqu'on dispose de deux machines a influence, il est possible de photographier simultanément les deux courbes. On enlève alors le diapason et on le remplace par un second tube
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- 2Ü2
- de Braun, dont le faisceau cathodique est dévié par le condensateur ou par la bobine de grande résistance.
- Les écrans luminescents des deux tubes forment un angle droit et sont à des distances égales de l’objectif. Si les photographies doivent servir à l'étude des différences de phase, il est nécessaire d'amener les deux lignes lumineuses exactement dans'le même plan vertical ; les deux courbes se trouvent ainsi l’une au-dessous de l’autre.
- 11 peut être intéressant de les obtenir superposées, ce qui s'obtient soit en tirant deux épreuves, qu’on colle l’une sur l’autre, soit en employant deux objectifs.
- Nous reproduisons ci-dessus quelques exemples de courbes ainsi photographiées.
- Analyse de la décharge d’une bouteille de Leyde au moyen dii tube de Braun, par P. Ri-charz et W. Ziegler. Dr. Ann., t. I, p, 468-4;4,
- La décharge de la bouteille passe dans une bobiue, qui produit la déviation du faisceau cathodique dans le tube de Braun : on observe la tache fluorescente dans un miroir tournant.
- Quand l’étincelle est très courte (quelques dixièmes de millimètre', le phénomène lumineux a l’aspect d’une arête de poisson, a épines inclinées et nettement séparées. Si on augmente la self-induction du circuit de décharge en v insérant l'enroulement secondaire d'une bobine d’induction la courbe lumineuse devient continue et prend la forme d’une sinusoïde amortie.
- M. L.
- Méthode pour déterminer l’ordre d’un harmonique supérieur dans un courant polyphasé, par J. Zenneck. Wied. Ann., t. LXIX, p. 854-
- L’auteur donne une méthode pour reconnaître dans un courant polyphasé l’ordre de l’harmonique qui se superpose au courant fondamental, et l’intensité de cet harmonique, en supposant, toutefois qu’il soit le seul ou du jjïoins nettement prépondérant.
- Il envoie l'uiie des phases du courant dans deux bobines avant même axe ; une autre phase, décalée de <)o°, par exemple, s’il s'agit d’un courant tétraphasé, dans une seconde paire de bobines, avant aussi le même axe, mais cet axe est
- perpendiculaire au premier. À l’intersection de ces deux axes, se trouve un tube de Braun, dont l’axe est perpendiculaire à leur plan.
- Si n est l'ordre de l’harmonique, l’intensité sera, pour chaque paire de bobines respective-
- Comme le déplacement de la tache luminescente du tube de Braun est proportionnel à l’in-
- tensité, les composantes de ce déplacement se-
- ,r = « sin bit -f h sin moi 7 = « cob wf + h cos moi.
- La tache décrira donc la courbe qui a pour équation :
- _j_ yî — «2 -f- (/i -g 2 ab cos (n — t'xoi
- ou si l’amplitude B de l'harmonique est petite vis-à-vis de l’amplitude fondamantale A,
- r = = « + b cos {n ~ y )<oi.
- D’autre part, on a approximativement :
- La courbe s’obtiendra donc, en portant sur la circonférence d’un cercle de rayon a (n, — i. périodes d’une sinusoïde dont l’amplitude b est au ravon a du cercle comme l’amplitude B de l'harmonique à l’amplitude iondumentale À,
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- REVUE IV É LKCTRI CITÉ
- La figure i donne la courbe obtenue dans un cas particulier ; il y a quatre concavités : par conséquent, on avait affaire à l’harmonique d'ordre 5 ; le rapport de son amplitude à l’amplitude fondamentale est représenté par CD : OJ).
- S’il y a plusieurs harmoniques, le procédé ne peut plus servir qu’à caractériser leur présence, sans donner d’indication quantitative. M. L.
- OSCILLATIONS HERTZIENNES
- Influence de l’épaisseur de la couche d air sur la réflexion des radiations électriques, par J.-C. Bose. Proceedings ofthe fityti! Society of I.ondon, t. LXII, p. 3oo, résumé dans le Journal de Physique,
- L'auteur a donné précédemment (') une méthode pour mesurer les indices de réfraction des substances pour les radiations électriques au moven de la réflexion totale. Dans le premier mémoire, il applique cette méthode légèrement perfectionnée a la détermination de l’indice de réfraction du verre. 11 trouve que cet indice est égal à 2,lorsque la fréquence des vibrations est de l’ordre de io'1’.
- Dans le second mémoire, il plaça également les deux demi-cvlindres de la substance à étudier
- avec leurs faces planes en regard et chercha si,’ pour des angles d’incidence plus grands que l’angle limite de la réflexion totale, les ondes électriques traversent encore le cvlindre, lorsque la couche d’air intermédiaire est rendue sullisamment petite. 11 trouva que l'épaisseur de la couche d’air pour laquelle aucun ravon ne pénètre dans le deuxième cvlindre a une limite inférieure'qui dépend eu partie de l’angle d'incidence et en partie de la longueur d'onde et que cette limite inférieure augmente avec l’angle d’incidence et la longueur d'onde.
- Pour trouver la relation qui existe entre l’intensité de la radiation réfléchie et de la radiation ' transmise, l'auteur chercha d’abord un moven de mesurer cette radiation. Il le rencontra dans la diminution de résistance du récepteur do M. Branly, ' diminution que l’on peut mesurer par la méthode du pont. Les radiations réfléchies et : transmises sont égales, lorsque l’épaisseur de la couche d’air est approximativement la moitié de l’épaisseur qui constitue lu limite inferieure. Pour des épaisseurs plus grandes de la couche d’air, la radiation réfléchie l’emporte sur la rn-diatiou transmise ; c’est l’inverse pour des épaisseurs plus faibles.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECICN 1QI ES
- ACADEMIE DES SCIENCES
- Séance du 30 avril 1900 (-).
- Sur une expérience de M. Jaumann relative a la déviation électrostatique des rayons cathodiques, par P. Villard. Comptes rendus, t. CXXX, p. 1177-1178.
- M. Jaumann a constaté, en 1896, qu'un bâton de verre électrisé repoussait un faisceau cathode Proc, of the Uoy. Soc., t. LX, p. 206; Joiirn. de Phys. 2° série, t. VI. p. 627, 1887.
- p) A celte séance, M. Bp.cquekkl a présenté uue communication intitulée : « bur la transparence de l’alumi-
- dun, t. CXXX, p. n54-riô8); nous n’en parlons pas ici, les résultats consignés dans ce travail devant être indiqués dans l’analyse de la communication faite par M. Becquerel à la dernière séance de la Société de physique.
- dique produit dans uu tube à rayons cathodiques plongé dans l’huile; cette répulsion n'était d’ailleurs que momentanée et le faisceau reprenait sa direction primitive au bout d’un temps variant de o,:< à j seconde
- Ce résultat étant difficilement conciliable avec l’existence, démontrée depuis, d’un transport, de charges négatives par les rayons cathodiques, M. Villard a répété l’expérience de M. Jaumann. Comme celui-ci il a obtenu une déviation momentanée du faisceau cathodique par l’approche d’un corps électrisé, mats cette déviation a toujours été dans le sens que permettait de prévoir la théorie, c’est-à-dire qu’il y avait attraction par un corps chargé positivement
- C) Voir L'Éclairage Électrique, t. VII, p, 821, 16 mai 1896,
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- et répulsion pur uu corps chargé négativement. S’appuyant sur les résultats obtenus par M. Bouty <lans son étude de la conductivité des gaz raréfiés 'r'. M. Yillard attribue cette déviation à ce que l'huile qui entoure l'ampoule est assez isolante pour ne pas empêcher l’effet de la variation rapide du champ produite par l'approche du corps électrisé, mais en même temps assez conductrice pour permettre, quand le corps électrisé est au repos, rétablissement d'une distribution annulant le champ produit par ce corps.
- et étaient entourés de petits tubes, contenant du mercure. Il employait encore un tube long de 100 cm d’un diamètre de \ cru, suivant l’u.\e duquel était soudé uu tube en verre de petit diamètre à parois minces ; ce tube pouvait être rempli de mercure ou d'eau acidulée. L’un des deux bouts du fil ou de la colonne liquide restait isolé, l’autre communiquait à l'aide d'un 01 métallique très fin a un pôle d’un Rubmkorff, dont l’autre pôle était mis il la terre. Le caractère des phénomènes restait le même dans tous les
- Sur Vabsorption du rayonnement du radium, par P. Villard. Comptes rendus, t. CXXX, p. 1178-1179-
- En taisant arriver sur deux plaques photographiques superposées et sous une incidence presque rasante, le rayonnement du radium, l’auteur a reconnu qu'une épaisseur de verre de 1 cm arrête pratiquement les rayons dèviables et affaiblit fort, peu les rayons non dôeiables. Il a également observé (pie les premiers 11c peuvent traverser une lame de plomb de o,3 cm d’épaisseur tandis que les derniers sont seulement affaiblis par ce passage.
- Luminescence des gaz raréfiés autour d’un fil métallique communiquant à l’un des pôles d'une bobine de Ruhmkorf?, par J. Borg-man. Comptes rendus, t. CXXX, p. 1179-1182.
- Uu fil métallique non couvert d’une couche isolante s’entoure, comme 011 le sait, d’une auréole lumineuse, quand il fait partie du circuit d'un Rubmkorff et que ce circuit contient uu excitateur à étincelle ou un tube de Crookes. Outre cette auréole on remarque encore de petites étoiles lumineuses, assez vives, placées à des distances presque égales tout le long du fil. Pour étudier de plus près ces phénomènes lumineux, l’auteur a entrepris, avec l’assistance de M. Petrowsky, quelques expériences sur des fils métalliques tendus suivant l’axe de longs tubes en verre, a différents degrés de raréfaction des gaz contenus dans ces tubes.
- L’auteur s’est servi d’un certain nombre de tubes, longs de 00 cm h 120 cm, ayant un diamètre de 3 cm à 6 cm ; suivant l’axe de chaque tube était soudé un 01 en platine, d'un diamètre de 0,1 min ; les bouts du fil traversaient le verre
- (') Rcl. Éleet., t. XX. p. 198, 5 août 1899.
- ie partie <le la section du
- tube. Quand on diminue encoi couches transversales de gaz
- pouvoir changer le potentiel au bout du fil, j’intercalais itre ce fil et le pôle un condensateur à plateaux paral-
- <i/*du Ruhinkorir, le lil est entouré d’une auréole lutui-e continue qui, à mesure que la raréfaction devient grande, croît en largeur, prend mie teinte pourprée
- 3" En maintenant la même longueur des étincelles,
- distances presque égales. A mesure que la raréfaction
- et se transforment enfin on disques parfaitement réguliers. Le diamètre de ces disques croit avec la longueur
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- outre, que l’énergie est proportionnelle au carré de la force éleclromotrice. MM. A. Porter et Morris (3i ont. également conclu à l’absence d’hys-
- bile;
- lame le long d'une colonne liquide (s<
- SCPCu'i contenue dans une gouttière dans un bloc d’ébonite ; le milieu de la . est au sol cl les extrémités A et U sont à des potentiels égaux et de signes coi -|- \ et -
- bile qui correspond à un poteutiel -f- v peu différent. de A- Y ; ou peut charger le
- contact mobile le long du trajet O a ; 2“ ou de durée 3/ le long du trajet OaXa; 3° ou de durée et ÔaXaOBOa.
- 9 L le 1
- 1 trajet <
- un balistique et l’on note les déviations dill'crentes 3, î;, 3" ; entre chaque opération ou met le cou-circuit. pendant un temps
- En portant «ni abscisses les valeurs e, Y. v
- de 3 correspondants, puis joignant les points
- fermé, effeclué en un temps T = io ( ; la mes des aires des cycles permet, après un tarage du
- - les trois cvclcs
- (-8.. -.1, o. -y 4,+ 8) volts 1
- 18, — 10,0, + 10, + i8f volts 11
- (-27, - jj, o, + t5, + 27) volts III
- Zeitschrift. i‘> juin 1890. - L É-V, p. 210, 5 août i895.
- LYTI, p. 469. 189Y- The Hier-- L Éclairage Électrù/ac, t. IV,
- T= {"' T— io‘ T= 5o“
- W :
- T 11 III
- + . VmBX — + 18. , Y-mai = + 27.
- 0,875
- c>44°
- 7.04. : 5,3 i 1.78
- 7^ '
- U; :
- 4, 9^
- On constate que, pour des durées de plus en plus grandes, W tend vers o : pour T= 10 minutes, l’aire du cycle est nulle.
- M. Beaulard a essavé de représenter eos résultats par une formule de la forme.
- T™ 150“ s = i,5* a= 0,0.872
- T — i°oi s — ‘>7 4 « = 0,0287 T= 5os s =1,86 « = 0,0197
- w;;11- = 3,ois ni. - w“„.. = h- <.,43 = >, es w;;„ - w",,,, = + 0,47 =4. a; w;l.—w;1.,,, =+o,-.i
- Il est visible que la relation (i) ne s’applique pas, l’écart pouvant atteindre 12 p. 100 environ. Il faut donc conclure que les diélectriques ne
- 5nt doués de’
- ATIONALE DES
- M. L.VNGEvrx tait un exposé d’ensemble de la théorie des ions dans les gaz, émise d’abord par M. Giesel, puis développée par MM. Schuster, J .-J. Thomson, Rutherford, Zele Wilson, et qui a pour but d’expliquer la ductibilité électrique des gaz.
- Une analyse de cet exposé ayant été de récemment" dans ces colonnes' [L’Êct. ' Êlect. 28 avril, t. XXI11, p. 1 56) d'après la communi cation faite par M. Langevin lui-mème à l’une de: séances de Pâques dernier de la Société de Phy
- Lc Gérant : C. NAUD.
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- Tome XXIII.
- Samedi
- Mai 1900.
- f* Année. — N“ 50
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur ;< l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. A. D ARSONVAL. Professeur au Collège de France, Membre de PlnslituL. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l'Institut. — D. MONNIER,
- de l'Institut. — A. POTIER. Professeur à l'École des Mines, Membre de 1 Iustitut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université,
- IV K X P O S J TIO X V ^ ï Y K \\ SE L L E
- LA DÉCORATION LUMINEUSE DU PALAIS DE L’ÉLECTRICTTÉ Parmi les divers effets lumineux prévus par M. Hénard, l'architecte du Palais de l'Électricité, pour concourir à la décoration nocturne de l'élégante façade de ce Palais, il en est deux dont la réalisation présentait d'assez sérieuses difficultés. Ce sont : d'une part, le trait de feu, destiné à figurer la foudre et devant jaillir enLre les électrodes que lient le Génie de l'Électricité (fig. i) situe au laite de la travée centrale; d’autre part les moulinets électriques que l’on se propose île placer dans les deux rosaces des travers situées immédiatement en arriéré des deux dômes latéraux du Château d'Eau.
- Il fallait en effet, d'après les idees generales ayant présidé à l'ensemble de la décoration, qui; ces effets fussent obtenus au moyen d'étincelles extrêmement bruyantes, pour donner un peu l’illusion du tonnerre, et en même temps très lumineuses pour qu elles se détachent nettement des autres motifs de décoration: il fallait en ouLre que l’etincello figurant la foudre ait une longueur assez considérable, d’au moins un mètre, condition difficilement conciliable avec les précédentes.
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- T. XXIII. — N° 20.
- »38
- 1/ É CL A ] R AGE ÉLECTRIQUE
- M. d’Arsonval voulut bien se charger d’étudier les dispositifs propres à réaliser des étincelles répondant-aux conditions imposées. Après divers essais il fut conduit à deux dispositifs différents produisant, l’un des étincelles très lumineuses, très bruyantes, mais courtes, l’autre des étincelles beaucoup plus longues, et qui ne diffère d'ailleurs du précédent que par l'adjonction {l'un transformateur genre Tesla.
- 1. Dispositif a. ktixceulks courtks. — Ce dispositif comprend un transformateur T/(fig. :>.], deux batteries de condensateurs Cet un exploseur ou interrupteur E ; le transforma leur Tj représenté sur la même figure ne sert (pie pour l’obtention de longues étincelles.
- Transformateur. —Le transformateur, construit par la Société L’Éclairage Électrique, esl du type Labour à circuit magnétique 'fermé, actionné par un courant alternatif, de fréquence fy± et d’une tension de no ou de 5a volts suivant le couplage des circuits primaires, et peut absorber jusqu'à 3o kilowatts. Les circuits secondaires peuvent, être couplés de manière à donner jusqu'à go ooo volts et au delà pour des expériences de courte durée; la tension secondaire prévue u’est d'ailleurs «pie de ;>.o ooo volts.
- Afin d’avoir un bon isolement des circuits, AL d’Arsonval. avait demandé au constructeur d’enfermer Je transformateur dans une caisse en fonte munie d'un couvercle hermétique, de façon à pouvoir faire le vide dans l’appareil et le remplir ensuite d'huile épaisse do vaseline. L’expérience montra que cette précaution était inutile et que l'isolement obtenu on plongeant le transformateur dans la paraffine fondue et laissant refroidir, était suffisamment bon.
- Condensateur. — La réalisation du condensateur a été plus difficile.
- Le verre, même sous une épaisseur de 5 mm, était rapidement percé et parfois pulvérisé au moment do la production des courants à liante fréquence. L’ébonife, le celluloïd, le papier du Japon paraffiné ou arcansoné ne résistèrent pas mieux.
- Fort heureusement des plaques de micanite, préparées par AL Avtsine, donnèrent d’ex-oellonls résultats. Elles sont obtenues eu collant à chaud, avec de la gomme laque et sous forte pression, des lames très minces de mica.
- Les dimensions des plaques employées dans la confection des condensateurs définitifs sont : épaisseur, i mm; longueur, 365 mm: largeur, ->.85 mm.
- Les. armatures sont constituées par des plaques rectangulaires de 1er blanc très mince découpées de façon à laisser déborder d’environ 5o mm de chaque côté la plaque de micanite; elles présentent de plus, à l'un des angles, un prolongement qui leur permet de déborder la plaque de micanite de 7 à 8 cm.
- Pour former un condensateur on superpose alternativement une plaque de micanite et une feuille de fer blanc en ayant soin de mettre d’un même coté les queues des feuilles de rang impair et du côté opposé celles des feuilles de rang pair. Quand on a superposé ainsi vingt plaques de micanite on met, au-dessus et au-dessous des armatures extrêmes, deux planchettes de bois, on serre le tout au moyen de sangles en toile, puis, on réunit avec de simples presses à pile les queues des armatures de môme parité, eL enfin, on
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- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- plonge l'ensemble verticalement dans une cuve carrée en verre de dimensions appropriées ,'le n° 7 de Saint-Gobain' remplie de pélrole lampant ordinaire.
- Chaque cuve reçoit doux condensateurs semblables qui peuvent à volonté être reliés en cascade ou ou surface suivant, les circonstances. Chaque condensateur, dont la surface d’armature est d’environ i m2, a une capacité sensiblement égale à un centième de microfarad.
- Les condensateurs ainsi constitués se comportent admirablement. L’isoleinont est. excellent, le pétrole lampant étant assez fluide pour permettre à l'air interposé entre les fouilles de se dégager facilement, et la inicanite n’étaiil pas altérée par le contact du pétrole, dans lequel la gomme laque est insoluble; il n’v a pas d’ailleurs de pertes par effluves ou décharges latérales si l’on a soin de mettre* assez de pétrole pour recouvrir complètement les condensateurs.
- E.rploseur'. — La décharge du condensateur enlr donne généralement naissance à un arc continu. Pour dispose de plusieurs moyens : soit le souillage par un soit, comme M. d’Arsonval l’indiquait dès 1896 (r garde dans le circuit à fil fin du transformateur, ou sur le circuit à basse tension de ce transformateur.
- Le soufflage par l’air est, pour les courants puiss qu’il refroidit en même temps les houles de l’expb rapide par l’éLincelle. Mais il assez grande dépense d’énerg d’un refroidissement énergiq dispositif ordinaire de souffla nues immobiles, il fit. tourner daus l’air ambiant.
- L’explosenr construit pour réaliser cette idée se compose de deux tiges métalliques a et b (lig. 3) terminées par des sphères c et d, mobiles dans dos bagues, à la façon d'une rotule, de manière à pouvoir utiliser tour à tour tous les points de la sphère pour faire jaillir l'étincelle. Ces tiges sont fixées à deux axes perpendiculaires tournant dans des paliers e et f mis en communication avec les verse en ébonite g rend les deux axe.s solidaires’; relie l'un d’eux à un petit moleur électrique M.
- Les étincelles de décharge ainsi obtenues soi bruyantes ; elles produisent un de mousqueterie. Comme elles lissent quand les boules
- ux boules de l’expioseur E empêcher la formation do l’are, on î jet d’air ou un champ magnétique, l’interoaiaLion d’un condensateur de elle d’une forte bobine de réactance
- I qui convient le mieux parce : empêche leur détérioration onvénienl de nécessiter des appareils spéciaux et une !. Pour éviter cet inconvénient, tout en conservant l’avantage ; des boules,«M. d’Arsonval ronvt i : au lieu de diriger un couvant dp apidement celles-ci
- ehon h, également
- une Ira-ébonile,
- si obtenues sont, comme un le désirait, extrêmement it assourdissant et comparable à de violentes décharges t intermittentes et que deux étincelles successives jail-cupent dans l'espace des positions différentes, leur ensemble
- forme un chapelet circulaire très brillant (2). Ce chapelet paraît fixe dans l’espace quand la
- (») Voir L'Éclairage Électrique, t. VIII, p. i83, a1» juillet 1896.
- (2) On peut compter facilement le nombre des décharges pendant un tour de l’exploseur et voir ainsi que te nombre correspondant à une période du courant primaire du transformateur est proportionnel à l'intensité do ce courant comme M. d’Arsonval 1 avait déjà signalé dans une communication fuite le 7 a\rit 1897 à la Société internationale des Électriciens.
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- durée d'un tour de l’exploseur est un multiple exact de la période du courant primaire. Dans le cas contraire le chapelet semble se mouvoir dans un sens ou dans l’autre avec une vitesse qui dépend de la vitesse angulaire qu'on donne à l’exploseur.
- Ce sont deux moulinets de ce genre, dont le diamètre peut atteindre deux mètres, qui doivent décorerles rosaces dos travées latérales do la façade du Palais de l’Electricité ; la puissance dépensée sera de 5 à 6 kilowatts par rosace.
- II. Dispositif a étincelles longues. — Les étincelles précédentes pourraient atteindre 18 à ao cm en chargeant le condensateur à ooooo volts environ; cette longueur est trop faible pour le trait lumineux devant figurer la foudre. On pourrait, en utilisant la persistance des impressions lumineuses sur l'oeil, leur donner une longueur apparente plus grande ; il suffirait de disposer les boules de l’exploseur dans un plan perpendiculaire à l’axe de rotation'de manière à ce que les étincelles jaillissent dans le plan du cercle qu’elles décrivent et de régler la vitesse de rotation de telle façon que les boules se déplacent entre deux décharges juste de la longueur qui les sépare ; on aurait ainsi un trait de feu continu. Comme ou peut facilement obtenir fioo décharges par seconde, on pourrait voir, pendant un dixième dé seconde, 6o étincelles juxtaposées donnant l’impression d’une étincelle unique d’environ 12 ni de longueur.
- M. d’Arsonval a préféré ne pas avoir recours à ect artifice et, suivant sa propre expression, les obtenir réellement par un moyen plus « honnête ». Pour cela il a employé un dispositif analogue à celui d’Elihu Thomson et qui ne diffère du précédent que par l’adjonction du transformateur à haute tension Ts (fig\ 2).
- Ce transformateur se compose de deux circuits concentriques noyés dans une cuve à huile. Le circuit primaire, en série avec l’exploseur rotatif, se compose d’un tube de cuivre de i3 mm de diamètre extérieur et i mm d’épaisseur roulé en serpentin ; il a 8o cm de longueur sur 5o cm de diamètre intérieur et comporte 12 spires. Le circuit induit, concentrique et Intérieur (Q au circuit inducteur, est formé de 4oo tours d’un fil de cuivre nu de o,5 mm de diamètre enroulé dans une rainure hélicoïdale, de 2 mm de pas, creusée à la surface d'un cylindre d'éboniLe de 80 cm de longueur sur 38 cm do diamètre. Les extrémités de ce circuit sortent de la cuve, à un mètre de distance, à travers deux gros cylindres verticaux en micanite.
- On obtient ainsi des étincelles très brillantes et très longues. Lorsqu’on les fait éclater entre deux fils parallèles disposés verticalement, elles moulent lentement le long de ces fils, en donnant, une sorte de flamme dans la partie médiane. Si on les fait éclater à la surface de plaques de marbre recouvertes de limailles métalliques (zinc de préférence) 011 peut facilement quintupler leur longueur et on a alors l'illusion de nombreux traits de foudre, très brillanls, qui se ramifient dans tous les sens à la surface de la plaque.
- La puissance dépensée pour la production des étincelles devant figurer la foudre avec laquelle jouera le Génie de l’Electricité sera d’environ i5 kilowatts. Le transformateur primaire sera placé sur le toit du Palais ; l’exploseur rotatif et le transformateur à haute tension seront disposés à quelques mètres plus haut, dissimulés derrière la base de la statue. Deux fils nus de 0,0 nun de diamètre amèneront le courant à liante fréquence aux deux électrodes fixées aux exLrémités des bras du Génie.
- Etant donnés les résultats obtenus par M. d’Arsonval dans son laboratoire avec un des
- Ç) Il est préférable de disposer le circuit induit à l’intérieur du circuit inducteur plutôt que de faire l’inverse car on utilise ainsi une plus grande variation de flux et on obtient par conséquent une force éleetromotrice plus
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- appareils destinés à être prochainement mis en place, il n’cst pas douteux que les effets lumineux demandés par l'architecte se trouvent ainsi réalisés, Espérons donc que rien ne tiendra, au dernier moment, empêcher l'application de ce mode inétliL de décoration lumineuse du Palais de l’Electricité.
- J. Bloniiin.
- SYSTÈMES DE TÉEÉGRAPHIE RAPIDE
- Par télégraphie rapide nous entendons celle qui se fait avec des appareils d’un rendement beaucoup plus élevé que celui, des appareils ordinaires.
- Les appareils ordinaires sont : le cadran dans l’ordre des appareils à aiguilles et à signaux fugitifs ; le Morse dans l’ordre des appareils à signaux tracés sur une bande de papier ; le Hughes dans l’ordre des appareils imprimeurs.
- Classification des appareils rapides. — Les appareils rapides se divisent en deux catégories essentiellement différentes ;
- P Les appareils rapides simples.
- 2° Les appareils rapides multiples.
- Les appareils rapides simples ont pour organe principal un transmetteur automatique avec lequel la vitesse de transmission n'est limitée que par la durée minimum qui puisse être laissée aux courants de transmission.
- Les appareils rapides multiples sc divisenl à leur tour en deux catégories bien distinctes : La première, basée sur la méthode différentielle, a pour organes fondamentaux des éleclro-aimarils. Lu deuxième, basée sur la division du temps, a pour organe principal un appareil mécanique, régulaLeur des mouvements synchroniques, appelé distributeur.
- Aux Etats-Unis un grand nombre de lignes télégraphiques travaillent en quadruplex d'après la méthode différentielle.
- Comme inventeurs de ce système quadruplex, on cite en même ligne Edison et Nieholson ; mais les derniers perfectionnements apportés au système pour le rendre définitivement pratique, c’est-à-dire dtim réglage plus sur el plus régulier sont dûs à différents techniciens dont on ne connaît pas les noms.
- Si nous jugeons les difficultés qu’on doit rencontrer dans le réglage d’un système quadruplex d’après celles que l’on éprouve dans le réglage des systèmes duplex elles doivent être très grandes et nous paraissent difficilement surmontables sur des réseaux chargés de conducteurs et où les influences entre fils voisins sont parfois considérables.
- En Europe les télégraphes multiples sont peu répandus, sauf en France où l'appareil imprimeur multiple Baudot s’esl généralisé; ils appartiennent à la deuxième catégorie, c'est-à-dire aux appareils multiples basés sur la division du temps.
- Les systèmes duplex ou diplex n’y sont même utilisés que dans certains cas spéciaux et à titre exceptionnel sur des lignes oii uu trafic irrégulier sc produit soit à certaines heures du jour, soit à certaines époques de l’année et rend leur emploi favorable à l’écoulement du travail.
- 11 est à remarquer que les duplex, diplex, quadruplex, ne coiisliluent pas des appareils proprement dits : ce sont des systèmes avec lesquels on peut, en principe, doubler, tripler ou quadrupler le rendement de tout appareil, que cet appareil soit simple comme le cadran.
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- le jldt'Se, le Hughes, ou lapide comme le Wheatstone, ou multiple comme le Meyer, le Uauclot et le Muniei*.
- En présence dé la merveilleuse propriété de ces systèmes ou ne s'explique leur emploi restreint et la création d'appareils rapides destinés à les éviter que parce qu’ils n'offrent pas, en raison de la difficulté de leur réglage, le travail régulier dont on a besoin, précisément sur les fils où l’utilité des appareils rapides se fait sentir.
- La diversité des appareils utilisés par les administrations ainsi que par les compagnies privées est une preuve que le problème de la transmission des télégrammes est fort complexe, et que l'adoption, c'est-à-dire la mise en service de Lel ou tel système, ne dépend pas exclusivement de son rendement mais qu’elle est au contraire souvent due à des considérations d'un tout autre ordre, ce dont nous n’avons pas à nous occuper ici.
- Pour se faire une idée exacte de la valeur d’un appareil et pouvoir le comparer utilement à un autre, il est nécessaire non seulement de jeter un coup d’œil rétrospectif sur les principaux appareils imaginés jusqu’à ce jour en vue d'augmenLer le rendement d'un lil, mais aussi de savoir quel est. le maximum de rapidité auquel on puisse arriver' dans la
- L’arsenal des appareils est riche et fécond eu renseignements de toutes sortes.
- Cependant, aucun des nombreux appareils composant cet arsenal n’offre une solution définitive du problème de la télégraphie rapide.
- Di: choix u’ux système. — En face de la diversité des systèmes, on peut se demander avec jusLe raison quel est le plus propre à la solution cherchée. En effet :
- Faut-il s’adresser aux systèmes électro-magnétiques ou électro-chimiques ?
- Ou aux appareils dits simples à signaux cl sans synchronisme en leur appliquant un transmetteur automatique ?
- Ou aux appareils dits multiples basés sur la méthode différentielle et dont les organes fondamentaux sont des organes électro-magnétiques : systèmes duplex, diplex, quadruplex ?
- Ou aux appareils simples ou multiples basés sur la division du temps et ayant pour organe fondamental un appareil mécanique régulateur des mouvements synchroniques'.’
- Ou enfin aux appareils mixtes qui, quoique munis d'un distributeur à mouvements synchroniques ne sont pas basés sur la division du temps et ont pour organes fondamentaux des éloolro-aimants ? ou encore aux systèmes harmoniques ? ?
- D’après les résultats obtenus jusqu’à ce jour les appareils imprimeurs 3)asés sur la division du temps sont ceux qui paraissent les mieux appropriés à un rendement élevé.
- Ils se prêtent, en outre, comme les appareils simples à la multiplication due aux systèmes différentiels ce qui fait que leur rendement, quoique plus élevé à l’origine, peut encore être augmenté de la même manière que celui des appareils simples à signaux ou imprimeurs.
- Considérations sur les employés et les appareils au point de vue du rendement. — Il y a lieu de se préoccuper dans la créai ion d'un appareil des conditions dans lesquellos le travail de l’employé devra s'effectuer en vue d'atteindre le maximum de rendement.
- Avec les appareils ordinaires le rendement dépend exclusivement de la valeur professionnelle de l’employé.
- Avec les appareils rapides simples le rendement est indépendant de l'habileté de l'employé, c'est-à-dire qu'on peut suppléer au manque de valeur professionnelle par un plus grand nombre d’employés.
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- En effet : avec ces appareils l’employé 11'est plus en rapport direct avec la lig-nc et son rôle ne consiste, au poste de départ, qu’à préparer dans des conditions déterminées les télégrammes qui seront ensuite confiés au transmetteur automatique, et au poste d'arrivée ii traduire le plus rapidement possible les parties de bande qui lui sont dévolues.
- II s’ensuit que la préparation des télégrammes au posLe de départ et leur traduction au poste d'arrivée peuvent se faire à l'aide d'un nombre indéterminé d'employés.
- Dans cos conditions le rendement de la ligne dépend exclusivement de la vitesse de Iransmission de l’appareil.
- Avec les appareils rapides multiples le rendement dépend au contraire exclusivement de la valeur professionnelle des employés et cette valeur ne peut nullement être remplacée par le nombre.
- En effet : avec ees appareils, la ligne, au lieu d’être en relation avec un transmetteur automatique est en relation avec le régulateur des mouvements synchroniques, c'est-à-dire ave»; le distributeur.
- Ce distributeur est divisé en un certain nombre de secteurs et chaque secteur est desservi par un employé, aussi bien au poste d'arrivée qu’au poste de départ.
- Le rendement théorique d'un secteur est d’un nombre de signaux ou caractères égal au nombre de révolu lions du distributeur ; mais, dans la pratique Je rendement est subordonné à l'habileté d»; l’employé transmetteur lequel doit, pour ne pas infliger de perte au rendement partiel dont il est chargé et par suite au rendement total être assez habile pour profiler de chacune des révolutions du distributeur.
- Si l’on considère que la vitesse de ccs appareils qui était de 90 à 100 tours par minute au .Meyer a été portée à t$o et j4o tours au Munier (cette vitesse étant la vitesse maximum de l’appareil Hughes utilisé par il. Muuier) et qu’elle est de ?65 à 180 tours au Baudot, il est facile de se rendre compte et nul praLicien 11e l'ignore qu'au delà d'une vitesse de 1Ô0 à 160 tours, l'employé transmetteur, astreint à une véritable danse de Sainl-Cuv, se fatigue rapidement et ne profite qu’irrégiilièreinent de tous les tours.
- C'est donc tourner vite inutilement que de tourner trop vite.
- Nous ne sommes entré dans les considérations qui précèdent que pour nous permettre de dire en le démontrant à l'avance que le maximum de rendement ne peut être obtenu qu'à l’aide d’un transmetteur automatique avec lequel toutes les révolutions du distributeur puissent êLre régulièrement utilisées par tous les secteurs, .‘i
- Quel que soit d’ailleurs le genre d'appareil utilisé sur un fil, la rapidité de transmission dépend de deux causes essentiellement différentes : l'employé et la ligne.
- En ee qui concerne l’employé, elle est limitée comme nous venons de le dire, au nombre de signaux qu’un opérateur peut transmettre avec l'instrument dont il dispos»;.
- En ce qui concerne la ligne, elle dépend de la durée minimum de formation d'un signal, c'est-à-dire de l’intervalle de temps minimum aiupud peuvent se succéder les signaux.
- Dans le premier cas, -elle varie suivant l'habileté professionnelle de remployé ce qui 11’a qu'une importance relative puisque celui-ci peutètre remplacé par un transmetteur automatique.
- Dans le deuxième cas, elle varie, d'une part suivant la conductibilité de la ligne et la son sibilité des organes récepteurs, mais d'autre part elle dépend principalement du mode de formation des signaux.
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- Importance du mode de formation' des signaux. — Le mode de formation des signaux est le fondement de tout appareil.
- C'est sur lui que repose toute la science télégraphique car c'est lui qui règle le facteur essentiel de touLe transmission électrique qui est le temps.
- La transmission des signaux se décompose en deux temps :
- i1' Le temps de formation de chaque signal ;
- 2° Le temps pris entre chaque signal.
- La durée de ces deux temps dépend du mode de formation des signaux. En effet : le temps de formation d'un signai dépend exclusivement du nombre d’émissions de courant, longues ou brèves, qui concourent à la formation de ce signal. Il s'ensuit que le nombre total dos courants qui doivent être envoyés en un temps donné pour un travail déterminé dépend du mode de fonualion des signaux.
- Si le nombre des courants qui peuvent être envoyés sur un fil et reçus parties organes récepteurs était illimiLé, il s’en suivrait d'une pari (pie le nombre des courants entrant dans la formation d’un signal n’aurait pas l'importance capitale qu'on est tenu de lui assigner en raison de la limitation du nombre des courants transmissibles en un temps donné et cpie d'autre part le mode de formation des signaux n’aurail qu'une importance relative ; mais celte limitation existe car elle est due à la durée de propagation des courants.
- Durée de propagation des courants, son action sur le rendement. — La durée de propagation des courants est si courte qu’on ne la conçoit que difïinilement.
- Quanl aux organes récepteurs on a reconnu dans les expériences poursuivies au mpyen des pantéiégraplios Caselli, Meyer et d’Arlineourl qu’un récepteur sensible peut, enregistrer correctement plus de ioo signaux par seconde et percevoir des courants dont la durée n'est que de i 5oo de seconde.
- Dans ces conditions il serait possible d’envoyer sur une ligne et de faire enregistrer pur des organes récepteurs convenablement réglés un nombre de signaux formant plus de 2000 télégrammes par heure.
- Mais une télégraphie aussi rapide que celle que nous faisons entrevoir n’a pas encore été réalisée dans la pratique, car, d'une pari, la ligne est le siège de phénomènes électriques qui tendent tous à déformer les signaux et à en retarder la transmission et que c’est à les éviter ou à réduire autant que possible leur action nuisible qu’il faut viser quand on veut réaliser une transmission rapide et que, d’autre part, la formation des signaux et leur succession exige un temps qui varie suivanl le mode de formaliou comme nous l’avons dit en commençant ce chapitre.
- Avant de signaler les moyens employés pour combattre les obstacles offerts par la ligue et avant d’exposer les différents modes de formation des signaux desquels nous nous proposons de dégager le plus avantageux nous croyons devoir formuler les deux lois fondamentales d’un rendement maximum afin de pouvoir en poursuivre la réalisation en nous servant de comparaisons destinées à en faciliter la compréhension.
- Lois fondamentales d’un rendement maximum. — Ces lois sont au nombre de deux :
- i° Minimum de temps pour la formation d'un signal ;
- 2° Minimum de temps entre chaque signal,
- Pour satisfaire à la première loi il faut que chaque signal soit lormé d'une seule émission et que celte émission soit brève.
- Pour satisfaire à la deuxième loi il faut un procédé de transmission et de réception qui permette aux signaux de se succéder sans interruption.
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- Les obstacles à la réalisation de ces deux lois sont exclusivement contenus dans le mode de formation des signaux comme nous l'expliquerons plus loin. Quant aux obstacles offerts par la ligne ils tiennent à des causes différentes dont la principale provient des variations qui se produisent dans la durée de propagation des courants par suite des états électriques différents dans lesquels peu! se trouver le conducteur au moment de l’émis-
- Les variations dans la durée de propagation étant dues aux variations dans la résistance qu'offre la ligne au passage, du courant c'est-à-dire à la charge qu'elle doit avoir pour assurer le fonctionnement des organes récepteurs, puis à la décharge c'est-à-dire son retour à l’état neutre oii elle doit êLre ramenée avant de pouvoir recevoir utilement une nouvelle charge ; il s'ensuit que plus le nombre de charges et de décharges à effectuer pour produire un travail déterminé est grand plus le temps employé est long et plus les difli-cullés inhérentes aux nombreux changements d'état de la ligne et aux nombreux mouvements d'armatures des électros récepteurs sont grandes.
- Coi n\.vrs ixvmisùs. — Le moven le plus énergique pour combattre les difficultés provenant de la ligne cl aeeroîlre la rapidité de transmission des émissions consiste dans l’emploi de courants inversés c'est-à-dire dans le renversement du sens du courant après chaque signal de manière à neutraliser rapidement la portion de charge restant sur le fil par de l'électricité de signe contraire.
- Ce moyen est particulièrement précieux sur les câbles sous-marins où sans lui la télégraphie sous-marine serait d’une extrême lenteur.
- Sur les fils aériens son emploi n'est pas indispensable comme nous le démontrerons lorsque nous exposerons le mode de formation des signaux dont nous nous sommes servi, mais il y a avantage à remployer lorsqu'il s’agit, d’envoyer sur un fil un nombre d’émissions supérieur à celui que pourrait écouler ce fil en n’utilisant qu’un sens du courant c'est-à-dire en ne se servant que de la terre comme mo\en de décharge.
- Si au contraire le nombre d'émissions à écouler pour un travail déterminé n'est pas supérieur à celui que peut écouler normalement ce fil il y a avantage à n'utiliser qu'un sons du courant en raison des inconvénients qui résultent de l’emploi de courants inversés tant au point de vue de l’induction considérable qu’exerce sur les conducteurs voisins un Jil sur lequel circulent des courants intenses de signes contraires qu’au point de vue de la détérioration qu'exercent ces mômes courants sur le fil lui-môme.
- Quoique l’emploi des courants inversés ait permis à AI. Wheatstone de réaliser Lun des plus beaux appareils à transmission rapide que possède la télégraphie et à AJ. Baudot d'augmenter la vitesse de rotation de ses distributeurs, cet emploi ne s'explique et ne se justifie néanmoins que par la nécessité où ees inventeurs se sont trouvés d’v avoir recours pour obtenir un grand rendement en se servant : le premier des signaux Morse, le second d’un mode de formation des signaux qui nécessite jusqu’à 5 émissions de môme signe pour former un caractère.
- Malgré la très grande rapidité avec laquelle ces deux inventeurs transmettent leurs émissions ils n’obtiennent pas, par ce fait, un rendement supérieur à celui qu'ils obtiendraient avec trois ou quatre fois moins d'émissions c'est-à-dire avec une rapidité trois ou quatre Ibis moindre en utilisant un mode de formation des signaux qui n'exigerait par exemple qu'une émission par carac tère comme au Hughes ou deux au maximum comme au -Munier.
- Cependant si du petit nombre seul des (murants dépendait la rapidité de la transmission
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- il s’en suivrait que l'appareil Hughes qui n’emploie qu'une émission brève par Caractère à imprimer serait le plus rapide, ce qui n’est pas.
- Mais il est à remarquer que la rapidité de cet appareil u'est entravée que par ie temps perdu entre les courants étais sur la ligue en raison même des dispositions mécaniques de l'appareil et que le principe sur lequel il repose : unité d’émission par unité de caractère, n’en est pas moins celui qui doit servir d’objectif afin de s’en rapprocher le plus possible si on ne peut l’atteindre.
- Sl'R L’EXPRESSÏOIN- DE LÀ PI ISS\ÀCE
- AVEC LA MÉTHODE DES GRANDEURS IMAGINAIRES
- Dans un article récent de cette revue ('), Al. Guilbert, traitant de l'expression de la puissance avec la méthode des imaginaires de M. Sleinmelz donne une règle mnémotechnique pour trouver facilement lés expressions des composantes de la puissance apparente.
- Cette règle consiste à changerf en— i,— tétant l’unité imaginaire,dans Lune des quantités [É] ou [I], ou, ce qui revient au môme, à changer le signe de l’un des arguments.
- Cotte règle est d'ailleurs donnée par AI. Janet dans son Cours d’Eieetroteehnique à i’Ècolè supérieure d’électricité, et elle est évidemment moins sujette à discussion, — puisque c’cst Line simple règle mnémotechnique, — que le procédé de calcul employé par M. Steinmetz pour arriver au môme résultat,
- Cependant il est possible de donner un fondement ou une raison logique à cette règle et de démontrer en même temps que la difficulté qui surgit lorsque l’on tente de représenter la puissance par une quantité complexe, provient uniquement d'iiné convention que l’on est obligé de faire tacitement, dans la représentation d’une fonction harmonique par une quantité complexe.
- Avant de parler de celle représentation, rappelons en quelques mots les différents procédés de représentation graphique des fonctions harmoniques . On peut en distinguer quatre.
- i° Représentation sinusoïdale. — Cité pour mémoire, ce procédé est peu rapide, peu' synthétique et inapplicable lorsque dans une même question entrent plusieurs fonctions périodiques.
- 2° Représentation polaire. — Au lieu des coordonnées cartésiennes, si on adopte les coordonnées polaires en prenant la phase wt pour angle polaire, on voit immédiatement que l’équation
- représente un cercle dont le diamètre fait un angle a avec l'axe polaire Or (fig. i). Le diamètre de cc cercle est égal à l'amplitude A de la fonction.
- 3U Représentation cinématique. — L’équation
- (') I;Éclairage Électrique, l. XXII, p. '«i.
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- KKVUE D ÉLECTRICITÉ
- “4.7
- montre que y est. à chaque instant égal à la projection de A sui un angle égal à la phase w/+?. La fonction harmonique pourra un rayon vecteur constamment égal à À et tournant avec une vitesse angulaire égale à <o.
- Ce vecteur fait. ,m angle s avec le vecteur de .phase (%. a).
- 4° Représentation vccloriclie ou de. b'resnel, dite de B/akes/ey. — L’opération qui oonsisLe à projeter les rayons vecteurs sur un nxo fixe
- un
- Fi|ï.
- axe fixé faisant avec y c être représentée par
- esL superflue, ainsi que de les supposer animés do la vitesse angulaire w. La fonction se trouve tout aussi bien représentée par son rayon vecteur immobile et par son angle avec le vecteur voisin qui est égal à la différence de leurs phases. C’est le principe de la représentation de Fresnel.
- On sait qu’en adoptant cèt.te représentation le vecteur représentant la somme de fonctions harmoniques est la somme géométrique des vecteurs représentant les fonctions termes' de la somme. C’est cette propriété d'ailleurs immédiate qui est la source de toute la fécondité de la représentation vectorielle Ç).
- Tant que l'on n'a à considérer (pu*, des sommes, Il ne se présente aucune difficulté. Il en est autromenl lorsque l’on passe au produit de deux fonctions harmoniques.
- Cependant dans ce cas si le produit de deux vecteurs ne peut guère être représenté par un nuire vecLeur, du moins on peut avoir une représentation très concrète du prod-üiE moyen de deux vecteurs dans la notion du produit géométrique de deux vecteurs (2) et l'on
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- sait que la considération des produits géométriques est très féconde à cause delà propriété fondamentale contenue dans l'énoncé suivant :
- Le produit géométrique de deux vecteurs résultants est égal à la somme des produits géométriques des vecteurs composants pris deux à deux.
- Après avoir rappelé les principes de la représentation des fonctions harmoniques par les vecteurs, abordons la.
- Représentation des fonctions harmoniques par des quantités complexes. — Cette représentation peut se faire d'après deux méthodes : la première est celle de M. Steinmetz, la seconde est indiquée par M. Blondel qui l'attribue à MM. Cornu, Poincaré, Vasehy et autres savants français (’).
- i° Méthode de M. Steinmetz. — Nous avons représenté la fonction harmonique y — A cos M + <?)
- par un vecteur de grandeur A, et faisant un angle es avec l’origine des phases.
- Or on sait qu'en anatvse, depuis Wallis, on représente la quantité complexe
- par le'même vecteur.
- On conviendra donc par une assimilation naturelle de représenter la fonclion harmonique
- r = A co, («of + ç)
- par la quantité complexe,
- vj = A (c0s o + t sin tp).
- On voit que dans cette représentation, la variable indépendante, le temps, disparait comme dans la représentation graphique de Fresnel. On va voir que ce qui est un avantage dans celle-ci est un inconvénient dans celle-là.
- Remarquons que l'on peut aussi écrire, d'après une identité connue d’analyse
- Méthode de MM. Cornu, Poincaré, Vasehy, etc...— Une fonction harmonique sinus ou cosinus peut toujours se transformer eu une fonction exponentielle à variable imaginaire. Ainsi on a :
- La fonction harmonique peut s'écrire :
- (CCS w/ + o
- (!) Voy. Lumière Électrique, t*. L, p. 5ai. M. Blondel indique les sources suivantes : Couse, Comptes rendus, i.'d juin y88“. Problèmes de synchronisation; Poincaré, /.écarts sur l 'optique ; Yaschy, Cours d'Êlectridté, Courants alternatifs; CViapfron, Journal de Physique, i8yo, p. 485. et s’exprime ainsi au sujet de cotte méthode : c. Leur méthode, extrêmement simple, consiste à con-
- en ce qu’elle contient le temps, ce qui me paraît presque un avantage, car cela permet la dérivation des fonctions. En pratique, le temps disparaît de lui-même parce
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- ou encore
- eK + A*-»?. e-W]
- quantité imaginaire par
- Or on sait d’après le calcul des imaginaires que multiplier un r'* revient à imprimer au vecteur représentatif une rotation -J- a.
- Donc Légalité précédente signifie que ?/, quantité réelle, est la demi-somme de deux imaginaires conjuguées, représentées, l’une par un vecteur de longueur A qui fait un angle » avec un axe faisant une angle u>l avec l’axe des quantités réelles, c’est-à-dire tournant i la vitesse ta, l’autre par un vecteur A, faisant un angle —o avec l’axe tournant avec la vitesse — e> à chaque instant svmétrique du précédent ifig. 3).
- Or c’est ici que, tacitement, on fait une convention quand on cherche à représenter une quantité réelle par une quantité ima-
- Luisque, se dit-on, tout ce qui se passe dans le sens-f-w est symétrique de ce qui se passe dans le sens — tu, pourquoi s'embarrasser dans les calculs des composantes tournant dans ce dernier sens ? II n’est utile de considérer que les composantes tournant dans le sens w, quitte ensuite, tous calculs faits, de penser à la composante négligée pour repasser à la quantité réelle.
- On supprime donc l’une des composantes de y et on représente y par l'imaginait-' [j] = cm.
- Cette représentation ne diffère de la précédente que par l'introduction du facteur e{at qui exprime le mouvement, du vecteur autour du point O.
- En somme la représentation de M. Slcinmet/. diffère de la représentation des savants français de la même manière que la représentation vectorielle diffère de la représentation
- Le calcul des fonctions harmoniques par l'emploi des quantités complexes ne présente
- lion présent? sur celle de M. Stcinmctz,' des avantagés L'imaginaire représentant. la dérivée d'une fonction sentant la fonction.
- sente la fonction. Donc la dérivée sera aussi la demi-soimne de» d^ux dérivées, imaginaires conjuguées, dont
- harmonique :
- Multiplier le module par w et imprimer une rotation
- -|—— (multiplier pari). En dérivant encore un fois
- Celte relation a lieu aussi bien entre imaginaires qu’entre quantités réelles, comme d’ailleurs toutes les relations où l’unité imaginaire /, n'entre pas explicitement.
- L'emploi des imaginaires sous cette dernière forme permet de traiter rapidement l’équation
- Supposons que x soit une fonction harmonique de la ,r = x0 cos ((.)/ + a)
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- I.’ÉCLA'IHAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXIII - N" 20.
- aucune difficulté tant que Ton n'a que des sommes à effectuer. Que fait-on en effet dans pe cas? On décompose chaque fonction du problème en deux composantes imaginaires conjuguées et on obtient ainsi deux séries de composantes. Sachant a priori que le résultat des opérations pffcptuéeil sur l’une des séries est conjugué du résultat des opérations effectuées sur l’autre, il suffit évidemment de faire ces opérations sur lune des séries et il sera facile (le passer de la grandeur iptagjnaire ainsi obtenue à la quantité réelle qu'elle représente.
- Mais R se présente d'autres difficultés quand il s'agit du produit de deux fonctions harmoniques. Dans ce cas, il psi évident que l’on n’a pas le droit dp négliger Time des composantes conjuguées.
- En effet, soient yi et i/s deux fonctions harmoniques. Supposons qu’on les décompose en leurs composantes imaginaires conjuguées
- r. = :At + j'î = (A, +
- Par définition, on aura :
- [Jtl - vaj = Aj.
- U est certain que yiyi sera la demi-somme de deux imaginaires conjuguées
- JjJî = (* + pp
- Convenons de conserver la même définition pour représenter yj/s et posons [JiJd = *
- Mais avec celte convention, il est facile de voir que l'égaillé [jijd — [Jil [fïl
- est fausse.
- En effet
- s + p-,^4- BtrAt + B,l =A1A,-fA1Bt + B1Bi + B1AJ.
- Ea quantité Bi H2 -j- B1 Aa est conjuguée A± A2 + Ai fi2, on peut donc poser a = A, A3 + A, Ba £j — îqB^ — BjAj,
- Doue l’égalité At As = a ne peut pas être vraie.
- Raisonnons sur un exemple. Considérons deux fonctions en leurs.composantes imaginaires,
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- 19 Mai 1900.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- Si on fait le produit, orv aura lue quatre termes qui constituant deqx imaginaires conjuguées
- On arriverait d'ailleurs au même résultat en décomposant en ses composantes imaginaires chacun dos termes réels du produit yi yi
- [cos (Mût + Çi + Oj) + CQS (cpJ — çj].
- On voit donc que y{ yt est la demi-somme de deux imaginaires conjuguées.
- Ici encore convenons de prendre Tune de ces imaginaires pour représenter ytys et posons par exemple
- Remarquons que le produit^,' [v/2] ne donnerait que le premier terme de fyu?/2]. Mais [ViV-il se déduit de yxy, de la même manière que [y^ se déduit de yr
- Si des produits instantanés on passe aux intégrales c’est-à-dire aux produits mo3rens pendant une période, on aura
- ifm*-*£-* «•
- car l'intégrale du premier terme est nulle.
- Si au lieu des amplitudes on ppnsidère les valeurs efficaces, on aura :
- j_ = A.'fA.Wc'lii-n)
- Remarquons que cette valeur se déduit toujours par la même règle de
- — Mous retrouvons ainsi l'expression imaginaire de la puissance telle qu’elle a été donnée par M. Sleinmetz
- 4. [«J * = 4{'rA.» [«* Ifr- ?,) + i ?in (?, - ft)l.
- Le premier terme
- A.^A^cos (©, — ?,)
- est la puissance wattée et le coefficient de i
- A^A^/sin^-?,).
- est Japuissance déwattée.
- Remarquons que si dans le produit y[yi nous avions négligé la seconde imaginaire au lieu de la première, nous aurions été conduit à représenter y^y* par
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- 1/ ÉCLAIR AGE ÉLECTRIQUE
- T. XXIII. — N' 20.
- et l'intégrale serait alors :
- ! [Zi.'-J * = r*»-»'
- En d'anlrcs termes la puissance vvâllée est restée la même et la puissance déwuLlée a changé de signe.
- — Nous avons essayé par les considérations précédentes de montrer comment on peut arriver uniquement par des raisons d'analogie à la notion de deux composantes de la puissance imaginaire. Nous avons en même temps montré que Ja difficulté qui se présente pour celte représentation et qui fait que l’on ne peut obtenir l’expression de la puissance en multipliant simplement les deux valeurs imaginaires de E et. de 1, provient de la convention faite tacitement quand ou néglige Tune des composantes imaginaires pour représenter E ou f par l’autre composante conjuguée.
- IL Siue de Yilaii,
- IïEVCE l\l)l S.TKIELLE ET SCIENTIFIQUE
- DISTRIBUTION
- Limites de la transmission de la puissance à grande distance, par W. E. Goldborough. £/er-trival lieview (Londres), t. XXVI. p. 391.
- Aujourd’hui les bornes auxquelles se sont arrêtés les ingénieurs pour les transports de force motrice à gronde distance il l'aide d’électricité sont 00000 volts et 160 km.
- Il est acquis que la puissance peut être transmise sous 4o 000 volts avec toutes chances de succès. — On a surmonté, pour cette tension, toutes les dillicultés d’isolation, de dispersion par les lignes et de protection contre la foudre, et ceci sous les climats les plus défavorables.
- Plus on augmente la tension sur une ligne du transmission, moins l’isolation de la ligne est affectée par les conditions atmosphériques. Si donc des isolateurs ont supporté un essai de laboratoire à Inuit voltage, ils donneront probablement toute satisfaction lorsqu'ils seront mis en service sur la ligne, car l'énergie dissipée par dispersion autour d’un isolateur humide contribue à le sécher et la répulsion électrostatique des particules de vapeur s’oppose ;t toute accumulation ultérieure d'humidité. La pleine tension ne doit jamais d'ailleurs être mise brusquement sur une ligne qui est restée quelque
- temps sans servir. 11 convient de fermer le circuit avant que les génératrices soient complètement excitées, pour arriver ensuite progressivement au voltage normal. De la sorte, la ligne est séchée avant qu’on ait atteint le voltage maximum et le danger d'avaries est très diminué.
- Un obstacle formidable à l’emploi de très hautes tensions, c’est la dispersion de l'énergie entre les lignes adjacentes, dès qu’on atteint 60 000 volts.
- Dans les pays où il y a sans cesse des pluies et des tourmentes de neige, l’expérience a montré que la dispersion était peu importante à 4o 000 volts, et on est autorisé à penser que dans toutes les régions, on pourra transmettre, l’énergie sous 100 000 volts avec une dispersion inférieure à 160 volts par kilomètre, si les conducteurs sont supportés sur des lignes de poteaux parallèles, espacés de plus de 6 mètres. Dans ces conditions, la ligne aurait un facteur cTimpé-danee d’environ i,3o.
- On ne peut formuler de loi définitive sur les pertes par dispersion entre les conducteurs: on sait que la dispersion par des fils de petite section est plus grande que par des lils de grande section, toutes choses égales d’ailleurs : de plus, pour des diamètres de conducteurs, entre 3,8 mm et i9 111m, la dispersion est comprise entre 65
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- HKYCE D'ÉLECTRICITÉ
- et i85 watts par kilomètre, s’il existe entre le voltage du système et la distance entre (ils la relation.
- V = 4o + l)
- dans laquelle Y est exprimé en kilovolts et D, distance entre les fils, en décimètres.
- l'n antre facteur ne doit pas être perdu de vue quand on cherche à déterminer le voltage le plus économique : c'est le courant de charge •qui existe dans tout système de transmission ; mais il est souvent trop faible pour être décelé.
- Ce courant n’est pas une composante déwattée du courant de la ligne,, dans le sens ordinaire du terme : il est en avance de moins de 45° sur la lorce électromotrice, et diminue de valeur à mesure que l’on s'éloigne de la station génératrice. L’augmentation relative du courant que doit fournir celle station est donc d’autant plus considérable que le voltage est lui-même plus
- On pense généralement que plus le'voltage est grand, plus le transport sera économique. On voit <[ue ceci n’est pas toujours vrai : pour chaque cas, au contraire, le point de l'installation génératrice et de la ligne limite le voltage le plus économique, et ce sont questions qui doivent être examinées de très près.
- Cependant toutes .les considérations financières et autres amènent à celte conclusion que, lorsque le charbon est rare et que l’industrie a besoin de force motrice, on peut réaliser une entreprise rémunératrice eu transportant l’énergie électrique jusqu’il 8on km de son point de production. J. G.
- MAGNÉTISME
- Nouvelle méthode pour déterminer les courbes d’hystérésis pour les variations rapides du .champ magnétisant, par Q.-M. Cor-
- .llopkinson et Maurain ont, par des méthodes assez voisines, cherché à obtenir par points la courbe d'hystérésis en déterminant pour les valeurs successives de l’intensité du champ magnétisant, le ilux d'induction correspondant. Ewing. a construit un appareil qui fournit le tracé automatique de la courbe (').
- d'Une littérature très (loiaillée de la question se trouve dans un fascicule de la collection Scifititi : le Magnétisme du fer, par Malhai.n.
- La première méthode’présente, de grandes difficultés expérimentales; à la seconde on peut objecter que la courbe est. déformée par l’inertie des mécanismes qui en fournissent le tracé. M. Corbino propose, pour étudier i'hvstérésis dans le cas de variations très rapides du champ, comme celles produites avec un interrupteur de \\ ehnelt par exemple, d’employer l’action d’un champ magnétique sur un tube de Brauu.
- Dans un plan normal à l’axe du tube ’lig. C on
- place une bobine sans fer R, cl une bobine à noyau R, dont les axes sont rectangulaires. Les deux euroulements sont parcourus par un même courant variable. I, action de chaque bobine sur le cercle fluorescent O du tube sera de lui communiquer un mouvement oscillatoire dans la direction cle l'autre bobine ; ainsi R, produira un déplacement dans la direction ,r.r .
- Si la perméabilité du 1er était exactement proportionnelle à l'intensité du champ, le mouvement résultant serait rectiligne quelque soit la loi de variation du champ. Mais, avec la-variation connue de la perméabilité, le cercle se déplacera suivant une courbe fermée qui sera précisément la courbe d’hvstérésis. Suivant, la loi du mouvement, tout en conservant la forme de la courbe, le cercle se déplacera plus ou moins rapidement en certaines régions et la courbe ne paraîtra pas uniformément lumineuse.
- Il est nécessaire que l’intensité du courant atteigne dans les périodes successives les mêmes valeurs extrêmes, sans quoi par suite de la persistance des impressions sur la rétine, on observerait le résultat de la superposition de courbes diverses. L’avantage du procédé est de fournir la même courbe quelque soit la loi de variation entre les mêmes limites du champ magnétisant, sans faire intervenir d'inertie mécanique.
- Si l’on observait .des courbes différentes avec
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- I. • I:: C r.AIR A G !: FJ. K C T R I Q L F
- T. XXUI. — N 20.
- la loi de variation du champ magnétique, il ne faudrait pas en conclure à un retard de l'aimantation sur le champ, mais à un effet de temps (f). Comme il est d'ailleurs possible d'annuler l’influence des courants dans la niasse de fer, on pourrait ainsi décider l’importante question de l’existence de ees effets de temps.
- La méthode proposée par M. Corbino est susceptible d'indiquer des propriétés intéressantes du fer pour des périodes quelconques de la variation de l'intensité du champ, peut-être même pour des périodes de l’ordre de celles des ondes hertziennes, si l'on admet toutefois que l’action du champ sur les rayons cathodiques est instantanée.
- Quand la période du champ est inférieure à l'intervalle qui sépare deux décharges successives dans le tube, le petit cercle se produit en l’un des points de la courbe que l’ou aurait s'il était continuellement lumineux. Si l'on a affaire à des oscdlalions électriques, ou aura dans les bobines une succession d’oscillations amorties, le cercle se produira non plus sur le contour de la courbe mais sur toute l’aire qu’elle enveloppe. Si le fer ne s'aimanle pas pour de tels courants, le cercle sc déplacera seulement dans le sens .rj:,.
- Dans tous les cas, il est Utile d'intercepter l’action directe de la bobine magnétisante à l’aide d’une lame métallique, et de la diminuer en donnant à celte bobine un nombre de tours de fil très différent de celui de l’autre enroulement. G. G.
- Influence du magnétisme sur les propriétés thermo-électriques du bismuth et des alliages bismuth-étain, par Or. Spadavecchia. It Nuo^-o Cimento, l. IX, p. 432, juin 1899.
- Grimaldi (2) a étudié l’influence du magnétisme sur le pouvoir thermo-électrique du bismuth pur et sur celui du bismuth commercial, en les soumettant à des champs magnétiques compris entre 269 et 4y°2 C.G. S. Les conclusions de son travail sont que le bismuth pur augmente de pouvoir thermo-électrique sous 1 action du magnétisme, l’augmentation est proportionnelle à l’intensité du champ magnétique; au contraire le bismuth commercial éprouve un
- (h Mal-rai*, toc. rit.
- (*} U Nuovo Cimento. série 3e, t. XX1T, p. 12,3. 1897 ; et -Rendre. dei /.incei.t. IV,p. i3'i, 1888.
- affaiblissement du pouvoir thermo-électrique, qui décroît quand la température augmente et croît avec l'intensité du champ ; plus le pouvoir thermo-électrique d’un couple est ‘petit et plus sa sensibilité au magnétisme est grande.
- Spadavecchia pour compléter cette étude et expliquer ces différences a expérimenté sur les alliages du bismuth avec le plomb et l'étain ; les résultats fournis par les alliages plomb-bismuth ont déjà été publiés dans ce journal (’ï. ; voici les nombres obtenus avec les alliages bismuth-étain ; le tableau ci-joint donne seulement les nombres correspondant aux valeurs extrêmes du champ employé par l’auteur, quoique les expériences aient en général porté sur cinq valeurs différentes; la première colonne du tableau indique la composition de l'alliage, la deuxième la température en degrés centigrades, la troi-sièmela force électromotriceE du couple lorsqu’il n’est pas soumis à l’influence d un champ ma-gétique,la quatrième l'intensité H du champ cil unités C.G. S., la suivante la valeur correspondante Fv de la force électromotrice, etladernière la valeur du rapport - , le signe -f- in-
- dique que l’alliage est positif par rapport au cuivre qui forme le deuxième métal du couple, le signe —- qu’il est négatif par rapport au cuivre. Les signes -j- placés devant les valeurs de l’intensité H du champ correspondent à un sens du courant d’excitation et les signes — au sens contraire.
- La conclusion du travail de Spadavecchia est la suivante :
- Le variation de la force électromotrice des alliages de bismuth et d'étain sous l’influence du champ magnétique croit avec l’intensité du
- Le cluiugemeut de pouvoir thermo-élcelri-que ^ n’est pas le même lorsque le sens
- de l'aimantation est renversé.
- Sous l’influence d’un champ magnétique donné la variation du pouvoir thermo-électrique diminue à partir du bismuth pur jusqu’à l’alliage à 0,113 p. 100 d’étain, en changeant de signe pour un alliage compris entre o,o56 et o, 113 p. 100. Ensuite, la variation croit jusqu'à un deuxième changement de signe correspondant
- (’) T. XXI, p, 309, 25 novembre 1899,
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- K K Y U F D’ÉLECTRICITÉ
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- à un alliage compris entre 0,287 et 2 p. 100 d’étain. Enfin, un autre changement de signe
- Les proportions auxquelles correspondent les s de signe des variations du pouvoir
- tique, croit d’abord jusqu’il un retourne à sa valeur primitive pour un champ de 35o volts, et, f
- l’ii 1-
- (')P
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- T. XXIII. — N°20.
- 2ü6
- L ' É C LAIR A G K É L E CT RIQUE
- fluence de l'aimantation sur la valeur de l'effet Peltier dans une soudure fer-cuivre et de voir jusqu’à quel point les résultats obtenus concordent avec ceux que l’on peut déduire des expériences de lïoullevigue au moyen de la formule dc'fhomson qui relie le coelTicientde l'effet. Peltier à la valeur de la force thermo-électrique entre deux métaux.
- La méthode employée pour la mesure du coefficient de l’effet Peltier, est celle imaginée par Strnnco :.
- Ees conclusions expérimentales sont les sui-
- La valeur du coefficient de l’effet Peltier varie avec l’aima n La Lion, croît d'abord jusqu’à une valeur maxima 0,008968 correspondant à un champ de 98 volts, puis décroît et repasse par sa valeur normale pour un champ de 3y5.
- La formule déduite des expériences de IIoul-levigue avec la formule de Thomson ne représente bien le phénomène que jusqu'à un champ de 700.
- T.a variation de la valeur du cocllicient est indépendante de la direction d’aimantation.
- faction d'an disque sur un équipage asiatique, placé de manière que cette action sur 1 une des aiguilles de l’équipage soit, négligeable.., d’abord quand le disque est immobile, puis quand le disque tourne. Ces opérations donnent la valeur du rapport
- de l’intensité initiale à l’intensité définitive de l’aimantation.
- Ensuite, on compense l’action du disque par un peLit aimant auxiliaire et on enregistre photographiquement le déplacement <le la position d’équilibre avec le temps.
- Le calcul se fait comme il suit : soit
- (?) étant une constante, <) étant l’élongation évaluée d’une manière quelconque, au temps t ; X le couple directeur total agissant sur.l’équipage, dans le méridien magnétique, E (j.) le couple provenant de la viscosité et perpendiculaire au méridien, J le moment d’inertie du système, on a dans le premier cas pendant le temps où agit la viscosité :
- L’effet Hall et la résistance du bismuth a basse température, par Evan Everdingen. Acad, royale d'Amsterdam, 2 5 novembre 1899.
- I.'autour a étudié l’effet Hall et les propriétés du bismuth à — 90". L’abaissement de température a pour action d’augmenter l'elfet Ilall, jusqu'à le doubler, principalement dans les champs faibles.
- fa variation de la résistance du bismuth dans un champ- magnétique dépend de l’angle des lignes de force avee les axes cristallographiques du métal. A 270, l'augmentation de résistance est de i,3 p. 100 dans la direction du champ et de .3,2 dans la direction perpendiculaire, pour un champ de 2600 unités. A — 90, les valeurs correspondantes sont 2,8 et 8,j. G. G.
- Variation avec le temps de la viscosité magnétique dans les disques de fer, par Lizzie R. Laird. Drude's Annalen. t. 1. p. 207-213.
- La méthode tle mesure a été décrite précédemment dans ce journal, à l'occasion d’mi mémoire de Martens Elle consiste à mesurer
- {’ Rend; Lincei. p. 19701 3J6, i’!r srrnestre 1898-. (s) L Éc.lairage Électrique, t/Xl, p. 410, 18(>7.
- ~1F +‘
- comme <•) est polit (/-(-> r/i
- -77T+2?-,7
- cl dans le second ,1'agir :
- ' dF *
- cas, quand la viscosité a cessé
- />)•
- I .'expérience donne d mie. part 2B et -^-d’après cette équation et d’autre part, on peut calculer ensuite /' d) d’après la première.
- D’ailleurs:
- ’fd) _j J, - L f<* > h Jn
- et par conséquent, si et v.x sont les susceptibilités qui correspondent à .1, et à
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- Kkyi:r n’élrtrtcîté
- où X est le facteur de démagnétisati •le disque ;
- La susceptibilité x se détermine par la méthode magnélométrique ordinaire.
- Les courbes'de la fig. i représetiteut en fonction, du temps :—->< ioo et >< ioo.
- M, L.
- Efïet thermomagnètique transversal dans le bismuth, par- E. Yamaguclù. Br: Ann.. 1.. I,p. 2i.p
- Lorsqu’une lame dé 'bîsmulh est 'parcourue par un flux calorifique et placée dans un champ magnétique dont les lignes de force sont perpendiculaires au plan de la lame, il se produit entre deux points situés sur une même normale aux lignes-de-flux calorifique une différence de potentiel (yon Ettingshausen etXernst/. D’après Xornst, cette différence de potentiel <j. est égale
- [j étant la distance clés deux points, Il l’intensité du champ, Q. un facteur dépendant de la température : l’-axe- dés .? positifs est parallèlo à là-direction du courant calorifique.
- Cependant Xernst avail rem-arqué que Q, n’est pas -absolument indépendant de II et van Kver-dingen trouva même des valeurs négatives de Q, pour--certaines--températures dans un champ-de laiblé intensité. - - - - : - . - -----
- L’auteur s’est proposé d étendre ses recherches jusqu’aux températures très basses obtenues par l’acide carbonique solide ou par 1 air liquide.
- Tl mesure le champ magnétique d'après la variation de résistance qu’y éprouve une spirale de bismuth étalonnée. Pour déterminer les chutes de température, cinq éléments fereons-tantan sont soudés à des distances à peu près égales sur la ligne médiane de la lame de bismuth. Enfin la différence de potentiel entre deux poiuts de l'axe transversal de la lame est mesurée
- par la méthode de compensation. Même quand le champ est supprimé, il existe entre les deux points une petite force therrnoéleetrique dont il est tenu compte.
- Les courbes des figures i et a représentent les résultats. Les abscisses sont proportionnelles aux intensités du chant]) et les ordonnées aux valeurs du produit ni — fh.ïf exprimé en mi-crovolls. La figure i est relative à l'ensemble des expériences d’Yamaguehi : la figure a, aux expériences effectuées par lui à -j- fia0 et puf van Everdingen à oo° ; ces dernières donnent pour- »t des valeurs négatives : les conditions dans lesquelles se produisent ces anomalies paraissent dépendre des propriétés individuelles des -lames. - .............:
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- T. Ê CI- A i 11 A G E É L K C T HT QU E
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- Il parait exister une relation étroite entre cet effet thermomagnétique transversal et l'accrois-
- sement de résistance du bismuth dans le champ magnétique : mais les données numériques dont on dispose actuellement ne permettent pas de préciser cette relation. M. L.
- Electroaimant semi-circulaire, par H. Du Bois. Drudcs Ann. t. I, p. 199-207.
- (in modèle d’éleetroaimanl est destiné à fournir un champ intense avec une dépense d'énergie et un poids réduits, comparativement à l’cleetroaimant circulaire construit déjà par le même physicien.
- La figure 1 représente au 1/10 des dimensions réelles une section verticale de cet électroaimant
- B»
- Les deux arcs de cercle S, S, en 1er fondu extra doux qui forment les amatures peuvent- se déplacer sur le socle 0,0, parallèlement à l’axe
- dessus de la surface d'une table de laboratoire de hauteur ordinaire, ce qui permet de mettre aisément en relation avec l'aimant les divers ap-
- pareils optiques. Sur le rail transversal a 011 peut disposer diverses glissières. Différents supports sont également installés sur le socle. Chaque armature avec ses quatre bobines pose environ 60 kg; le socle pèse 4<> kg.
- L'enroulement est calculé en général pour une force électroinotriee assez basse. au plus ~i volts. Les huit bobines occupent ensemble t8ü° de la circonférence et ont une résistance totale de 3,6 ohms lorsqu’elles sont en série, ce qui correspond avec la force électromotrice de volts à une intensité ne dépassant pas 20 ampères. La force maguétomotrice est environ de 5o 000 ampères-tours ou 62800 C.G.S. la la dépense est d’environ 1 44° watts. Le coefficient de self-induction mesuré sur la portion de la courbe d’induction oit la pente est maxima s’élève à 180 henrys et la durée de la période variable du courant est de 5o".
- L’appareil est muni du jeu d’armatures de dit férontes formes d’usage ordinaire. Les armatures coniques, les plus employées, ont une demi-ouverture de 63°,5'.
- La construction de cet électroaimant est basée sur les principes de la théorie d’Ilopkinson pour les circuits magnétiques presque saturés.
- D’après cette théorie, on calcule que le champ entre les deux armatures coniques atteint 36 000 unités : expérimentalement on trouve 35 8oo.
- Un modèle plus petit, ne pesant que 20 kg et consommant 206 watts sous 32 volts, donne un champ de 20000 G,(LS. M. L.
- RAYONS GATHODIQÜES
- Vitesse de propagation et déviation magnétique des rayons cathodiques, par E. Wieehert, iVied. Ann., t. LXIX, p. 739-797, décembre 1899.
- La détermination de la vitesse de propagation des rayons cathodiques présente un grand intérêt, par suite des conclusions qu’on peut tirer de la connaissance de cette vitesse, relatives à la nature encore fort discutée de ces rayons.
- Le principe de la méthode employée par Wieehert, est dù à Des Coudres : il consiste à faire agir sur le faisceau cathodique le champ magnétique produit par des oscillations électriques très rapides.
- L’instant du départ des rayons et l'instant de leur arrivée, en un point déterminé, sont rap-
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- REVUE D' ÉUECTRICITÉ
- portés aux phases des oscillations ; on obtient de la sorte une mesure du temps employé par les ravons à décrire un trajet connu, c’est-à-dire leur vitesse de propagation.
- Pour fixer le point de départ, Des Coudres emploie le même système à la production des oscillations électriques et du faisceau cathodique sur lequel elles doivent agir. Dans ces conditions, on peut prendre pour point de départ l’électrode elle-même et comme instant de départ, le commencement de l’oscillation qui amène à l’électrode l'électricité négative.
- L'appareil se trouve simplifié, mais il est impossible d’obtenir un faisceau cathodique assez long pour effectuer des mesures un peu précises. 11 est nécessaire en effet, que la durée de propagation soit suffisante pour que lu phase des oscillations ait le temps de subir un changement appréciable, un quart de période par exemple. Si L est la longueur d’onde des oscillations électriques employées, V leur vitesse de propagation, v celle des rayons cathodiques, la longueur l du trajet observé devra satisfaire à la condition :
- En se servant d’un transformateur de Tesla, on peut réduire aisément L à 6o m. environ : d'après des expériences préliminaires -rr est voisin de ; il faudrait donc que dans ces conditions l fût égal au moins à i,f> m. Cette longueur de rayon n’est pas difficile à obtenir quand oh excite le tube au moyen des décharges d’une bobine d’induction ordinaire ; mais avec le transformateur de Tesla. l’intensité est très considérable et les oscillations très rapides: il faut donc d’une part employer des pressions de gaz relativement élevées ce qui accroît l’absorption ; d’autre part, à quelque distance de la cathode, la marche des rayons devient irrégulière et la plupart se perdent. Sans doute la répartition régulière des forces électriques, nécessaire à la propagation rectiligne ou faiblement courbée des rayons, ne s’établit que peu à peu, à partir de la cathode et à mesure que les oscillations deviennent plus rapides, la région de propagation régulière s’éloigne de la cathode.
- Pour éviter ces complications, Wiechert sé-
- pare complètement le système producteur des rayons cathodiques et le système producteur des oscillations à cela près qu’ils sont excités par la même étincelle.
- Les oscillations ont une longueur d’onde comprise entre 6 et 20 m. Elles sont produites par un système de Leclier dont la capacité est grande et la self-induclion faible, afin de pouvoir obtenir une grande intensité. Les oscillations agissent sur le faisceau cathodique par leur champ magnétique : ce qu’il est possible de réaliser sans augmenter leur amortissement comme il arrivait si ou voulait faire agir le champ électrique.
- La cathode est concave :'fig. 1) : on règle les
- Kig. i. Fig.
- décharges jusqu’à ce que le faisceau ait la forme d’un cône étroit, avec une pointe assez fine. A l’endroit où se trouve cette pointe est disposé un diaphragme B, percé d’un trou étroit. E11 arrière de ce diaphragme s’en trouve un deuxième B, percé d’une fente et quelques centimètres plus loin une lame de verre G, cil croix avec la fente. Sur cette laine, les rayons qui ont traversé les deux diaphragmes produisent une tache iluorescente verte.
- Pour produire l’action magnétique et déterminer le point de départ des ravons, le fil qui relie les armatures antérieures des condensateurs de Lecher est replié autour de la région du tube où se trouve la cathode (fig. 2) : la partie abcd est dans un plan méridien du tube, supposé horizontal par exemple. Les oscillations produisent alors un champ magnétique alternatil dont les lignes de force sont verticales à l’endroit où elles traversent la section méridienne abcd du tube : le faisceau cathodique est par suite dévié horizontalement.
- Quand on approche de plus en plus le fil du tube, on remarque que la pointe du cône paraît s’élargir dans le plan horizontal, puis le faisceau semble se diviser en deux (fig. 2). Ce u’est là qu’une illusion, provenant de ce que le faisceau, dans son mouvement pendulaire, passe avec sa vitesse maxima dans la région centrale,
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- T. XXIir. — N 20.
- tandis que dans les positions extrêmes, il reste quelque temps sans éprouver de déplacement.
- Ce phénomène indique que les rayons cathodiques sont, émis seulement quand le système déviateur oseille fortement et que pendant cet intervalle de temps, l'intensité des oscillations ne subit pas de diminution appréciable.
- . Si l’émission des ravons duré plus longtemps, l’espace intermédiaire devient aussi- lumineux et enfin si les rayons sont, émis en grande partie quand le système déviateur a cessé d’agir, on aperçoit dans la région centrale du tube uue tache fortement luminescente, correspondant à un laisceau dévié et sur les côtés les parties déviées du faisceau, plus faiblement accusées.
- Comme les rayons non déviés ne sont d’au-euue utilité pour les mesures et ne font que les troubler, il faut les éliminer.
- A cet effet, on place au voisinage du tube, entre la.cathode K et le diaphragme B, un petit aimant eu fer a cheval M hg. 3}. Tant que
- le système déviateur n’agit pas, la pointe du faisceau ne tombe plus dans l’ouverture de la luminescence s éteint sur la lame de verre G. Si le svstènie déviateur est en activité, on peut régler la position de M de mauière à amener le laisceau à traverser l’ouverture B2 et la fente Bo et à venir illuminer G.
- Pour déterminer l’instant d’arrivée des rayons en B2, G, on dispose autour du tube dans cette région, un fil d'b'c d‘ identique à abcd et relié de la même manière au système de Lecher. Si on admet que les oscillations se propagent de la même manière dans abcd et dans db’ed'. il est visible que l’action des deux circuits sur les ravons cathodiques sera la même, tant que la vitesse de propagation de ces rayons sera infiniment, grande par rapport uux conditions de l’expérience. Dans le cas représenté par la figure 3, la tache luminescente se déplacerait alors, sous l'action de a'b'c'd! du côté de a!b'. S'il n'en est pas ainsi, c’est que la vitesse de propagation se trouve dans les limites accessibles à l’expérience, i
- En déplaçant le système B2, G, a\ //, V, d!. ou. trouve une position pour laquelle la tache luminescente se trouve élargie symétriquement des deux côtés et. !e phénomène ne change pas d’aspect, quand on change le sens de l’aimant M. Dans- ces conditions, les rayons cathodiques parcourent l’espace entre abcd et db'c'd’ dans le temps où le système déviateur effectue le quart d’une oscillation complète.
- Si on éloigne le groupe Bs, G, a', b', c\ d'de celte position neutre, d'un côté ou de l’autre, la déviation de la tache lumineuse devient prépondérante d’un côté ou do l’autre. En poussant le groupe de plus en plus au delà du point neutre, on trouve une position pour laquelle la déviation sc-fait entièrement du même côté, mais .du-cbté opposé à celui où la produit abcd. I.e retournement de. l'aimant M provoque alors, de nouveau, le changement de sens de la déviation. Les rayons cathodiques ont alors parcouru l’intervalle d entre les deux circuits pendant la durée d’une demi-oscillation du système dévia-
- l’our augmenter la portée de l'expcrience, on dispose autour du tube une spirale de fil, dans laquelle on fait passer un courant intense. Ce courant crée, dans l’intérieur du tube, un champ magnétique dont la direction est parallèle à celle de l’axe : ce'champ magnétique foree-les rayons cathodiques peu inclinés sur l’axe à décrire autour de celui-ci des spirales à long pas : et à passer par l’ouverture de B,, alors que la plupart, d’entre eux seraient allés frapper les parois : leur chemin est à la vérité quelque peu allongé : mais cette variation n’a aucune importance, çu égard au degré de précision de ees expériences.
- Grâce à cet artifice, Wicchert a pu observer le second point neutre, à environ t m de la cathode, et même aller un peu au delà.
- L’ensemble du dispositif, servant avec les «'mirants do Tesla est représenté schématiquement par la ligure 4-
- Dans les mesures définitives, le tube était disposé comme on le voit sur la figure 5.
- L’ouverture O du diaphragme B, sc trouve dans le plan de la section la plus étroite du faisceau : le diaphragme a reçu la forme d’un entonnoir pour permettre de placer l'anode A ; au moyen d’un petit électro-aimant qu’on fait' agir sur le barreau de fer E, on règle à volonté
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- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- la position du système IL IV, 13 "2 dans son ensemble : en outre on peut déplacer B., par rap-
- 15, bobine d imlmUiorr; L, L, bouteilles do Loyde : PP, primaire du transformateur de Tesla ; SS, secondaire du transformateur: F, explo&eur; C, C, condensateurs du système de Lccher; A, tubes à décharges.
- port aux deux autres pièces, sans le faire tourner sur lui-mètne.
- Le tube renferme de l'hydrogène : il resté constamment relié à la pompe à mercure : la pression varie entre i/io et i jv. mm.
- Le système de Lecher est formé par-deux condensateurs h lame d’air ! C. C, lig. 6), constitué chacun par trois plaques parallèles eu cuivre : la plaque du milieu foi inc l une des armatures : les deux autres réunies par des bandes de laiton a, f, représentent l’autre armature. L’ensemble est supporté par un cadre formé de tubes de verre et de bois paralliné au moyen des tiges d’ébonile h et des bandes a, !3. L’étincelle éclate en L, entre deux boules lixées aux lames-f : ces lames sont fendues et maintenues par une' vis de pression passant dans la lente : ce dispositif permet de faire varier dans certaines limites la longueur de l’étincelle. Aux plaques intérieures sont soudées des bandes de cuivre y, yV qui sont conduites parallèlement deux à deux jusqu'aux circuits abede, a'b'r'd'e .
- Pour déterminer la vitesse de propagation des ravons cathodiques à l’aide des résultats immédiats de l’expérience, il faut connaître
- • Fig. r>.
- K, calhodc ; A, A, anode annulaire, dont le plan passe pur l’ouverture O du diaphragme H ; B', anneau fixé à Bj et destiné à maintenir ce dernier dans une position bien définie; B,, B',, B"4, disques de cuivre; 15,, portant en son centre une ouverture rectangulaire île j x ' nnn,: B'.,, porte une bande de verre G on iravers do celte fente; B"5 un petit barreau de fer F ; B', et B''^ sout réunis par un (il de cuivre, à B, est soudé nu antre fil de enivre qui passe à frottement doux dans un petit tube soudé à B'> et s'enroule ensuite autour du (il qui réunit B'z à B
- encore le rapport a de la masse matérielle des particules en mouvement à leur charge électrique. Ce rapport est donné par la relation :
- rTI
- r étant le ravon de courbure qtie_ prend le ra\on dévié par le champ magnétique IL On le détermine an moyen d'une expérience spéciale, en disposant le long du tube de part et d'autre de son axe, des conducteurs rectilignes parallèles entre eux. dans lesquels on fait passer un courant d’intensité connue.
- Les résultats des observations sont favorables a la théorie tle l’émission. Kn particulier, on constate que le premier point d’inversion s’éloi-
- gne de la cathode à mesure que la « raideur » magnétique /• H augmente;
- La vitesse des rayons cathodiques est notablement inférieure à celle des layons lnmi-
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- neux : les valeurs probables du rapport sont comprises entre 0,182 et 0,168, elles croissent avec la valeur du produit r II.
- T,"auteur conclut de ses recherches que « la charge électrique d'une particule matérielle consiste dans une liaison éleetrodyiiunuque avec l'éther, liaison qui est en rapport intime avec la nature propre de la particule et ne change jamais. T.'électricité est ramenée ainsi à une propriété de la matière elle-même. »
- ' M. L.
- Sur les l’ayons cathodiques et sur les rayons anodiques, par A. Battelli et L. Magri. U Nuovo (’lmento, t. X, p. 264, octobre 1899.
- .M. Battelli a déjà décrit quelques phénomènes observés avec les décharges unipolaires;1., dh.ù Lou peut conclure que des électrodes d'un tube à vide peuvent partir des ravons de nature un peu différente, suivant que les électrodes sont à potentiel plus élevé ou moins élevé que le reste du tube ; il peut donc y avoir des rayons atiodi-ques et des rayons cathodiques.
- Les expériences exécutées depuis par MM. Battelli cl Magri donnent une idée plus exacte du phénomène.
- Lhie électrode d’un tube à vide communique avec un pôle d’une machine de Tloltz, le reste est isolé. La pression dans le tube (moindre que un demi-millimètre de mercure' est assez faible pour que, en face de l’électrode reliée à la machine, on observe la tache fluorescente et l’auréole azurée.
- U11 aimant sépare l’eflluve en deux parties, dont une, celle qui provoque la fluorescence sur le verre est déviée comme les rayons cathodiques dans les tubes habituels, et l’autre qui a l’aspect d’une auréole blanc azurée se ramasse en un faisceau étroit dévié uu peu avant l'aimant eu sens inverse.
- Pour étudier les actions chimiques, les auteurs emploient un tube (fig. 1) muni d’un disque de cuivre L) entouré par deux petits bras de verre 0. L’électrode E est reliée à la machine électrique; pour une raréfaction peu poussée, ou observe une action oxydante assez forte, l'ombre des
- () Il Muovo Cimenlo, t. Vil, |>. 81. L’Écl. Élecf., t. XVIII, p. 3-20.
- obstacles 0 de verre paraît moins oxydée que le reste du disque, les contours ne sont pas nets, l'ombre ne s’observe que pour de faibles distances entre D et 0.
- Pour une raréfaction plus forte, l'ombre devient plus nette et l’action oxvdante diminue. Enfin à raréfaction élevée, le tube a, à peu de cliose près, l’aspect qu'il aurait s’il était excité bipolaircment et que le disque E fut cathode. L’oxydation est très faible, surtdut en dehors de 1 ombre sur le disque.
- 11 existe donc deux espèces de rayons dans ces effluves unipolaires. Les rayons cathodiques sc comportent comme des particules chargées négativement partant de l’électrode ; leur aspect est semblable à celui des ravons cathodiques dans les tubes ordinaires, ils produisent la fluorescence du verre et ont une action réductrice puisqu’il raréfaction avancée l’ombre d'unobslade placé en face du disque D (fig. 1') est plus oxv-dée que le reste du disque, Les rayons anodiques ont l’apparence d’uuc luminosité bleuâtre qui
- t
- à
- envahit une grande partie du tube, ils ont une action oxvdante et sc comportent comme des particules chargées positivement.
- Ce résultat est confirmé par d'autres expériences analogues à eelles.de Perrui où en face de l’électrode E est placé un cylindre de laiton F ferme à la partie opposée à E par un disque muni d’un trou (fig. 2). A 1 intérieur est place un deuxième cjlindre F' qui supporte la feuille d’or M mobile entre les pôles d’une pile Zam-
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- boni PR. La feuille indique une charge indifféremment positive ou négative. Si l’orifice o est fermé par une feuille d'aluminium, on observe toujours une charge négative à haute raréfaction, sinon on n’observe aucune charge.
- L’action sur la feuille d’or cesse quand on devie les ravons par un électro-aimant.
- Par conséquent, dans le tube se produisent les deux espèces de rayons. J,es rayons anodiques portent une charge positive, elles rayons cathodiques une charge négative ; les ravons cathodiques peuvent seuls traverser la feuille mince d'aluminium.
- Dans une ampoule munie d’une croix, avec électrode opposée reliée an pôle d'une machine statique, on observe une ombre nette, qui se resserre si l’on approche de la croix le pôle positif d’une autre machine électrique ; les rayons qui produisent lu fluorescence sont attirés. Si on approche le pôle négatif, l’ombre s'éloigne, les rayons sont repoussés.
- Si l’on emploie la même machine statique, l’ombre est repoussée ou attirée suivant que le conducteur électrisé que l'on approche est relié au même pôle que le tube ou au pôle opposé. Dans ce cas, les variations de potentiel ont même phase.
- On peut conclure de ees expériences à l’existence des deux espèces de rayons. G. Goisot.
- RAYONS RŒNTGEN
- Diûraction des rayons de Rœntgen, parHag'a et C.-H. Wind. IVied. Ann., I. LXYllf, p. «84-895, août 1899.
- Les auteurs ont reproduit les expériences décrites par Foinm et attribuées par ce dernier à une diffraction des rayons de Rœntgen.
- En faisant passer ces ravons à travers deux fentes, on obtient sur la plaque photographique deux bandes intérieures à l’image géométrique ; ces bandes sont parallèles aux bords des fentes. Si la fcjite cliflYingente est en l'orme de coin, ces bandes se coupent et se continuent après leur intersection. Un phénomène tout à laif Hentique peut être réalisé avec la lumière, mais dans l'un et l’autre cas, il s’agit d’une illusion optique.
- Des expériences préliminaires ont amené les auteurs à penser que la longueur d’onde dp9
- rayons de Rœntgen employés par eux était voisine de 0,2 pu. Ils ont en conséquence installé leurs appareils de façon à réaliser les conditions les plus favorables à la production de ravons diffractés. Ils ont constaté alors en employant des fentes diffrmgentes en forme de triangle, que l image de la fente était toujours élargie à partir d’uu certain point; de ce point vers la pointe du triangle, l’image n’a pas une largeur unilorme, mais elle est alternativement plus large et plus étroite, quoique la largeur de la fente aille constamment en diminuant.
- Ces variations de largeur 11e peuvent s’expliquer par les causes qu’on invoquerait d’abord ; irradiation photographique, sensibilité inégale de la plaque dans ses différentes régions, action des rayons secondaires. 11 faut donc les attribuer à une diffraction des rayons de Rœntgen. Les différents élargissements observés sur une même image, se rapporteraient à des rayons de longueur d’onde différente.
- Pour caractériser les conditions expérimentales, Ilaga et Wind définissent, à l’exemple de ce que fait Fresnel dans sa théorie de la diffraction, une variable e5, par la relation :
- , = v
- » + Ï)
- Il faut tenir compte aussi de la largeur de la première fente. Us ont effectué le calcul pour trois valeurs différentes 3,i"et 0,6 du rapport :
- Pour ô=3, la largeur de la première lente est grande vis-à-vis de la largeur de la seconde : c'est l’inverse pour 0 = 0,6.
- On obtient ainsi, pour représenter la variation de l’intensité, les courbes fp. 2C41 tracées en trait plein : les courbes en traits interrompus représentent la variation de l'intensité en admettant qu'il n’y ait pas diffraction. On voit, d’après ces figures, que l’élargissement des figures se produira déjà pour des valeurs notables de v3, à la condition que la limite de l’intensité perceptible soit très faible vis-à-vis de l’intensité maxima. C’est la valeur t>f == i,3 qui parait le mieux convenir aux expériences effectuées : la longueur d'onde À se calculera par la formule :
- - _ 1 * (“ +1>) 2 »,3* '*
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- s, étant la largeur de lu'fente a l'endroit où I ainsi trouvées sont comprises entre o,i5 et on observe l’élargissement. Les valeurs de À | 0,02
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- Sur la signification, des apparences de diffraction observées avec les rayons de Rœntgen, par C.-H. Wind, tt'ied. Ann., t. LXYIIf, p. 8y5-901, a°ât >899.
- Wind fait remarquer que les phénomènes décrits dans le mémoire précédent pourraient être produits encore par d'autres l’ayons que ces rayons de faible longueur d’onde, notam-
- i° Par dos Vibrations de période quelconque, si ces vibrations éprouvaient des variations de phase tout à fait irrégulières, séparées par des intervalles de temps dont la durée moyenne serait celle des périodes indiquées.
- 20 Par n’importe quel phénomène irrégulier dans la source, si la fonction f [t) qui définit le rayonnement en chaque point do la source peut être développée en série de Fourier. Il suilit que le développement puisse s’étendre à un intervalle de temps assez grand o à 2 T, pour lequel les coefficients sont d’un même ordre de grandeur dans la région s'étendant des grandes longueurs d’onde aux X aux longueurs d’onde X, calculées précédemment et diminuent beaucoup en dehors de cette région.
- La première hypothèse n’est, du veste, qu’un cas particulier de la seconde.
- Comme Gouy l’a montré, le rayonnement dans son ensemble, même en ce qui concerne l’énergie, peut être regardé comme la superposition des rayonnements correspondant aux termes do la série de Fouriér, si on considère seulement l'énergie moyenne ou totale rayonnée pendant le temps 2 T.
- La courbe qui représente l’énergie en prenant pour abscisses les valeurs do n. aura pour équa-
- I +B„».
- Cette courbe peut présenter quelque part, pour une valeur nx de n correspondant à X*, un maximum très surbaissé si l’on veut et en dehors de cette région s'approcher beaucoup de l'axe des abscisses. J1 est intéressant de construire cette courbe en fonction de \ X, ce qui se fait par la transformation :
- I du = — id \/à
- ou, eu introduisant la vitesse de propagation e.
- La valeur de y'a, qui répond au maximum de i sera celle qui annule soit pour ;
- dl _ 3T
- valeur qui ne so confond pas avec celle qui donne le maximum de I, mais est plus grande, voire même beaucoup plus grande. La longueur d’onde À qui donne le maximum de i est donc plus petite que la longueur d’onde À qui donne le maximum de T, d'autant plus petite que la courbe des I est plus surbaissée.
- Si on se reporte aux expériences de Haga et Wind dont il est question ci-dessus, il est aisé de voir que, pour une même valeur de e,, les largeurs s, cts2 de la fente qui correspondent à l’élargissement de l’image sont proportionnelles aux racines carrées des longueurs d’onde :
- ». : >1 - V'Ç !
- Si le rayonnement n’est pas homogène, l’imago de la fonte sera la superposition des images qui répondent à chacune des longueurs d’onde : pour chacune des longueurs d’onde se produira un élargissement en un point déterminé : ce point est d’autaut plus près du sommet de la fente que le X est plus grand. Si la courbe des i est à peu près parallèle à Taxe des X2, ou n’observera qu un élargissement général de l’image de la tente, Mais si la courbe des i présente un maximum assez prononcé, on observera un élargissement notable <le l’image au point pour lequel la valeur s correspond au X2 défini par le maximum. L'élargissement s’observera encore au voisinage de ce point, si le maximum de la courbe des i est moins prononcé.
- On observe souveut plusieurs maxima dans une même imago de diffraction, ce qui est. difficilement compatible avec la théorie précédente. Ces maxima sont plutôt des positions différentes d’un même maximum, provenant de ce que les conditions expérimentales ont quelque peu changé pendant la durée de l’expérience.
- Sur la propriété de décharge de l’air rœnt-genisè, par A. Çampetti. Rond i rond dcll Accad dei Linvei, t. VI, ae série.
- T,e professeur "Sillan est arrivé aux conclusions suivantes : L'air rœntgeuisé, en passant
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- V ii Cl.A TR A GE ÉLECTJUQ U E
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- zm
- sur un conducteur électrisé, perd la propriété de dissiper ensuite une charge de même signe cl conserve celle de dissiper une'charge de signe contraire ; en passant sur deux conducteurs de signe différent, il perd toute propriété de décharge L'auteur suppose que les gaz se dissocient plus ou moins et que des particules résultantes prennent des charges -)- et— .
- Or, la propriété de décharge peut s'acquérir de plusieurs manières, en particulier en se chargeant de produits de combustion, ou sous l'action des étincelles.
- Pour voir si la modification dans ces différents cas peut être supposée la même, le Dr Cam-petti a fait quelques expériences de comparai-
- Les expériences relatives aux produits de la combustion ont été faites de la façon suivante : Un gros tube de verve de /jo cm de longueur ot io cm de diamètre, disposé verticalement, enveloppe la flamme obscure d’un Bunsen; on obtient ainsi un fort courant d'air qui vient frapper uil réseau métallique et une boule métallique suspendue au-dessus du tube.
- Pour étudier faction des ravons X, on enferme un tube focus dans une boite de plomb. Une ouverture de ro cm de diamètre est pratiquée dans la paroi en face de la superficie active du tube. Dans cette ouverture est adapté un tambour métallique, dont la paroi tournée vers le tube est formée par une lame d'aluminium de o,33 mm d’épaisseur. L'air est poussé dans ce tambour au moyen d’un soufflet, il y subit l'action des rayons X et passe ensuite dans un tube de verre vertical à la sortie duquel il vient frapper le réseau et la
- Nous désignerons indifféremment par air modifié ^ l’air qui a subi l’action des rayons X on qui est chargé des produits de la combustion, car les résultats obtenus dans les deux cas sont identiques.
- iJ Le réseau r est en communication ffig, i) avec le pôle -j- d’une pile sèche de Zamboni de r ooo éléments, dont l’autre pôle est à la terre ; la boule P est reliée à un éleotrosoope à feuille d’or E et chargée positivement au même potentiel que r, 1 air modifié décharge seulement en
- partie la boule. Même résultat si on change ]t>s signes.
- Si on emploie à la suite l'un de Vautré deux réseaux en communication fini avec ]<> pôle -j- et l'atxii-e avec le pôle —, l'air modifié décharge la boule plus lentement après ce passage que lorsqu'il provient directement du tube.
- r
- FiS- >•
- 3" Si la boule n’est pas chargée, l’air lui communique une charge de signe contraire à celle du réseau.
- 4n Même résultat si ou interpose un réseau isolé entre la boule non chargée et le réseau chargé; mais il ne se produit plus si le réseau auxiliaire est au sol.
- 5° L’air modifié, en traversant un seul réseau mis au sol, conserve sa propriété de décharge.
- 6° La boule est en communication avec le pôle -f de la pile (fig. a) dont l’autre pôle est au sol.
- Le réseau chargé positivement au même potentiel est relié à l’électroscopc. L’air modifié décharge partiellement le réseau. Même résultat en changeant les signes.
- 7° La boule étant +, si le réseau osL déchargé, l’air modifié le charge positivement; si on dé-chax'ge le réseau en le mettant momentanément Au sol, Pair le chargé à nouveau et ainsi de suite.
- Les expériences i, 2, 3 et 4 s’expliquent fort
- (>) Rendicanli dei Lincei,
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- bien par une dissociation, mais les résultats de ;>! et 7 sont la conscqaence de l’hvpothèse de la conductibilité.
- Le lait que l'air modifié, en traversant deux réseaux chargés de signe contraire, perd nu moins en partie sa propriété, a été déjà indiqué par Giese pour les produits de la combustion, la conductibilité est diminuée.
- L’auteur conclut de ces expériences que les propriétés de décharge de l’air modifié dépendent en grande partie d’une augmentation de la conductibilité électrique.
- G. G.
- Si les rayons Rœntgen favorisent le refroidissement d’un corps, par A. Amerio. Il Nuovo Cimento. t. X, p. 366. novembre 1899.
- M. Pettînelli a trouvé que la vitesse de refroidissement d’un corps dans l'air est accrue par l’action des rayons X, la variation serait de environ (*) ; ce résultat est bien supérieur à celui des autres expérimentateurs, et en diffère dans certains cas par le sens {2}.
- M. Amerio « repris la question avec différentes méthodes d’une sensibilité plus grande que celle employée par M. Pettînelli et il a obtenu un résultat négatif. Il en conclut que si les rayons X influent, comme cela paraît probable, sur le refroidissement d'un corps dans l'air, ils le font à un degré bien inférieur à celui trouvé dans les précédentes expériences.
- L’auteur a eu particulier étudié, à l’aide du galvanomètre, le refroidissement d’une soudure thermo-électrique fev-constantan, il 11’a pu observer aucune perturbation produite sur ce refroidissement par l’action des rayons X ; la sensibilité de la méthode aurait permis d’observer une variation do —al°rs que M. Pettînelli avait constaté un accroissement de .
- G. Gorsor.
- (*) II Nuovo Cimento, I.. VI II, p. 399. Eclair. Elect., *• XXI, P. 399.
- (2) Lrxaru, A ici. dur Phys, und Chem., t. XVIII, dnn. der Phys., I. XVIII, p. 160. • 1 77
- Action d’une température élevée sur quel* ques corps relativement aux rayons X, par A. Volta. Il Ntiovo Cimento, t. X. p. 43i, décembre 1899.
- L’auteur confirme ses précédents résultats i'1) nus en doute par quelques savants à cause de l’influence de la température sur la sensibilité d’une plaque photographique. Tl a plus particulièrement étudie cette action et a observé que par l’aetiou directe des rayons X une plaque est plus fortement impressionnée à 5o° qu’à la température ordinaire ; à température plus basse l’action est la même. Au contraire pour les radiations secondaires, lu différence est nulle jusqu’à 6o°, peut-être à cause de la moindre pénélrabi-lité des rayons secondaires.
- Volta déduit de ses expériences que réchauffement de la plaque, tout en modifiant la sensibilité spécialement pour les rayons transmis, ne peut altérer les résultats quand on prend les précautions convenables.
- J. influence de la température sur les propriétés cryptoseopiques des substances mérite cependant une étude plus complète. G. Ghoisot.
- RECHERCHES DIVERSES
- Conductibilité électrique de l’acide azotique. par V.-H. Veley cl J.-J, Manley. Procce.-
- inars 1900, p. 173.
- Les auteurs ont mesuré la conductibilité électrique et les autres propriétés physiques de l’acide azotique soigneusement purifié et sous différents étals de concentration. L’acide pur ii 99,97 p. too n’agit pas sur le cuivre, l’argent, le cadmium, le mercure et le magnésium commercial très purs à la température ordinaire. Tl 11’a pas non plus d action sur le fer pur et le zinc granulé commercial même à l’ébullition. Par contre, le zinc pur est faiblement attaqué, et le sodium prend feu immédiatement. L’acide azotique n’agit pas sur le carbonate de calcium à l’ébullition, mais il dissout rapidement la fleur de soufre et la pvrite de fer sous l’influence d’une douce chaleur.
- La densité de l’acide à 99.97 p- 100 par rup-
- (*) Il Nnovo Cimento, t. VIII, p. 241, 1898. L’Écl. Êlect.. t. XXI, p. 3j9, 1899,
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- port à l’eau à 4° après correction clti vide est : à 4° t,54ai2
- “i4°a V3«»34
- »*4*» i.âoSgi
- La résistance spécifique (le l’acide, azotique dont la concentration varie de i,3o a 3o p. ioo diminue d’abord rapidement, puis lentement, après quoi elle monte lentement jusqu’à une concentration de -6 p. ioo, puis plus vite jusqu a une concentration de 96,12 p. 100 où elle présente un maximum.
- Entre les concentrations do i,3 à 96,12, lu conductibilité électrique de l’acide azotique a lin coefficient de température positif. De 96,12 à 99,97 p. fou le coefficient de température est
- La présence de points de discontinuité et de certains maxima et minima dans le coefficient de température permet de conclure à l’cxisleace de certains hvdrates.
- Pouvoir inducteur de l'eau oxygénée, par H.-T. Calvert. Dr. Ann., t. I, p. 483-186, mars 1900.
- L'eau oxygénée à 4 p. 100 a une conductibilité spécifique égale à 2,89, 10 L
- Le pouvoir inducteur a été mesuré par la méthode de Drudc : il est égal à 64,7 pour les ondes de 7a cm., la concentration étant de 46 p. 100.
- En calculanl, par la règle des mélauges, ce que serait le pouvoir indtieleui de l’eau oxygénée pure, on trouve 92,8, eYsl-à-dire un nombre supérieur au pouvoir inducteur de l’eau pure. D'autre part, l’absorption électrique est sensiblement nulle et, en tout cas, normale. Cette circonstance et la grandeur du pouvoir inducteur sont d’accord avec l’hypothèse de Brfilil sur-la constitution de l’eau oxvgéuée, d’après laquelle ce composé 11e renferme pas d'oxhydrile.
- M. L.
- Force électromotrice des éléments Clark et Weston, par W. Marek. Dr. Anu.. \. I, p. 617-6-21,
- [.'auteur donne une table des valeurs de la force élcctromolrice de ces deux éléments.
- I)e dixième de degré en dixième de degré, entre o° et 3oc pour le Latimer Clark, d’après la formule de la Reichsanatalt.
- De degré en degré pour le AVeston.
- E, = i.018$ —- 38.<>'t— 14) IO-® — o,6> t — iQio-»
- AL L.
- Mélange de trois poudres pour les figures de Lichtenberg, par K. Bürker. Dr. Ann., t. I, p. 174-482, mars iyoo.
- L’auteur indique comme donnant des figures beaucoup mieux différenciées que le mélange ordinaire de soufre et de minium, le mélange de : une partie de carmin, trois parties de lyco-podo, cinq parties de fleur de soufre 'en volume!.
- Il est bon de brover ensemble' d’abord le carmin avec le soufre et d'ajouter ensuite le lycopode. Si la poudre est convenablement préparée, un bâton de verre positif doit attirer seulement le carmin, un bâton de résine négatif seulement le lycopode et le soufre. M. L.
- Interrupteur èlectroîytique pour les courants de faible intensité, par A. von Rzewnski. Dr. Ann., l. I. p. 614-(117, mars igoo.
- On arrive îi obtenir l'interruption avec une force électromotrice. relativement faillie (9.4 volts! lançant contre l’électrode active un courant d'acide sulfurique étendu. AL L.
- Sur les rotations dans le champ électrique observées^ par Quincke, par L. Groetz. Dr. Ann.,
- Les phénomènes observés par Quiucke '' sont compliqués par la présence du fil de suspension ; par suite de la tension du fil, on ne peut obtenir que des mouvements oscillatoires. Eu disposant les boules sur une pointe, Grmlz réalise un mouvement continu, ce qui simplifie Vétude faut théorique qu’expérimentale de ces mouvements. Dans ces conditions, la boule prend bientôt une vitesse constante, au moins quand la pointe est bien travaillée et que le frottement n’éprouve que de faibles, variations. On peut alors comparer les valeurs que donnent l’expérience et le calcul de Schweidler pour le moment du couple auquel est soumis la boule.
- Les observations effectuées sur une sphère de soufre dans l'éther et la benzine, et sur une sphère d’ébonite dans l'éther vérifient en gros la théorie do Schweidler, autant, que permet d’en juger la variation de la conductibilité de ces liquides.
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- L'étude de ces rotations dans l’air traversé pur les ravons de Rientgen atteste aussi un accroissement de la conductibilité. D’autres expériences effectuées avec les rayons ultraviolets et avec des substances radioactives n'ont donné que des résultats incertains. M. L.
- Rotations électrostatiques produites au moyen de différences de potentiel alternatives, par R. ArilO. Hendiconti dei Lincei. t. VIII, p. 16", i" septembre 1899 : I, Elettrirista, t, VIII,
- « T.e phénomène,» mis en évidence par moi, de la rotation d'un cylindre diélectrique dans un champ électrique tournant et les résultats de mes recherches sur la dissipation de l'énergie, qui se prodniL dans le diélectrique soumis à l’action d’un tel champ, démontrent l’existence d’1111 retard avec lequel la polarisation du diélectrique suit la rotation du champ
- » Lorsqu'on cherche à faire ces expériences, les difficultés qui se présentent dans la construction des cvlindres diélectriques, spécialement pour certains corps tels tpie le mica, m’ont conduit à penser que l’on pourrait obtenir des effets semblables a ceux produits dans mes expériences antérieures en employant au lieu de cylindres de simples disques de matière dié-
- » La présente note a pour objet l’exposé d'une nouvelle expérience que j’ai eu l’occasion d’imaginer et d'exécuter dans le but de résoudre cette question.
- » Soit M un disque métallique, subdivisé en
- Fig. 1.
- trois secteurs a b c ifig. L, et soit D un disque de matière diélectrique, capable de tourner autour de son centre C situé sur l’axe de
- l’appareil et a petite distance du centre O du disque métallique M.
- » Si les trois secteurs a b r sont respectivement mis en communication avec les trois conducteurs d’un système triphasé, le disque D se met à tourner dans un sens déterminé autour de son axe, si toutefois la différence de potentiel entre deux quelconques des trois conducteurs est égale ou supérieure à une valeur déterminée, dépendant des distances entre les secteurs a b c et de la distance OC entre les centres des deux disques M et 1). Si, pendant que le disque tourne dans un sens déterminé, 011 intervertit les communications de deux quelconques des secteurs a bc avec les deux conducteurs correspondants, la rotation s’éteint rapidement, puis se renverse.
- » L’expérience a été exécutée avec nu disque de papier paraffiné de 1 mm d’épaisseur et de 82 mm de diamètre, tandis que le diamètre du disque M était de 120 mm, la distance des trois secteurs l’un de l’autre de 11 mm, et la distance OC entre le centre des deux disques de
- 9 mm-
- » Dans ces conditions, et avec une différence de potentiel efficace entre les conducteurs de 3 000 volts, le nombre de tours par seconde laits par le disque était tel qu’il était impossible d'en faire le compte. »
- Electroscope dans le vide, pur H. Pflaum. Dr.
- Un electroscope à feuilles d’or ou d’aluminium peut fonctionner quand il se trouve dans une enveloppe vide.
- L’appareil construit par Muller-Unkel sur la demande de Pllauin, a la forme d’une poire d'environ im. cm de long. Le boulon de l’électros-cope est constitué par une boule creuse en aluminium reposant sur un fil d’aluminium scellé dans le verre. Ce fil s’élargit à l'intérieur de l’ampoule en forme de lamelle et supporte les deux feuilles d’aluminium .10X1,5 mmj. Les pointes et les aspérités sont évitées avec beaucoup do soin et la soudure est recouverte de ver-
- (*j Hendiconti dei lÀncei. i(i octobre 189.», lu avril et 11 novembre 1898, 17 juin cl 18 novembre 1894, la avril 189G.L'Elettricisla, t. T, p. üj-, 1893; t. Il, p. j^o, i8y3 et t. III, p. 7 cl 204, 1894. //Eclairage Èlrrtri^/ur, t. If. p, 138 et 160: t, Vil. p. 4o;.
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- riis. Dans la partie inférieure de l’ampoule sont scellés deux fils de platine distants seulement, de o,4 mm.
- Si on relie ces fils aux pôles d’une petite bobine d'induction la décharge passe plutôt à travers l’air, quoique la distance soit une centaine de fois plus grande : mais les feuilles d aluminium sont vivement attirées et repoussées.
- Si ou approche un corps électrisé du bouton, les feuilles s'écartent et sont électrisées de la meme manière que le corps. Eloignc-t-ou le corps, les feuilles retombent et s’écartent de non* veau, mais avec une électrisation de signe contraire à la première, ce qui s’explique par la déperdition rapide de l'électricité négative à travers le vide.
- Cet éleetroscope est très sensible pour les expériences ordinaires, mais il faut éviter avec soin l'électrisation de la paroi de verre, qui se maintient très longtemps quand on l'a laissée se produire.
- Sous l'influence des oscillations électriques excitées dans le voisinage de l'appareil, les feuilles vibrent fortement; s’il s’agit des oscillations d’une bobine ou d’un système de Tesla, les feuilles prennent peu à peu une charge permanente : positive ou négative dans le premier cas, négative dans le second si le transformateur est très près, positive s’il est plus éloigné.
- Dans aucun cas, si facto que soit l'influence électrostatique, on n’observe jamais trace de lumière.
- T,es actions électrostatiques s’exercent donc très bien à travers le vide et le rayonnement de l'électricité s’v produit plus facilement que dans l’aiv. ‘ M. !..
- Sur le mode de fonctionnement du cohcrcur, |nu- R. Malagoli. Il Amoco Cimentu, t. X, p. 279, octobre 1899.
- Tomtnasina a montré que pendant le fonctionnement d’un cohéronr, il y a outre les étincelles entre les grains de limaille, formation de chaînes conductrices constituées par ces grains soudés Les uns aux autres par l’action thermique de l’étincelle (*).
- Malagoli a repris l’expérience en la modifiant
- (') Compte* rendu*, t. CXXVIlf, p. 1092 et i2a5, t. CXXIX, p. 40. L'Éclairage Électrique, l. XIX, p.278, t. XX, p, 35 et -5.
- légèrement : Dans le fond d’un flacon, on place un disque métallique en communication avec l’extérieur et saupoudré de copeaux de laiton provenant du travail au tour, 011 remplit de pétrole ou d huile de vaseline et on immerge une petite sphère tenue par un fil qui sort du flacon. Un des conducteurs est au sol, l'autre est relié à un pôle d’une machine statique faible (potentiel 11e dépassaut pas 80 volts;.
- Pour une distance un peu grande des électrodes on obtient une décharge convcetive. accompagnée d’attractions et de repulsions de la limaille. Un galvanomètre eh série avec une pile et relié aux deux électrodes montre que le circuit reste ouvert pendant la décharge.
- Si l'on diminue la distance jusqu’à 2 cm le mouvement précédent qui se produit d’abord cesse par la formation d’une chaîne entre les électrodes tandis que les autres grains retombent, le galvanomètre éprouve une déviation perma-
- C’est, évidemment un phénomène d’induction électrostatique, lorsque la chaîne existe, elle équilibre le potentiel entre la sphère et le disque, h? champ électrique s’annule dans le liquide, il n’v a donc plus d’action inductive ou pondéro-molrice et les grains retombent, la chaîne seule subsiste.
- La chaîne se forme aisément même avec la limaille de for; Tommasina avait au contraire observé que dans l’eau la limaille de fer est peu ou point adhésive.
- Quant au temps nécessaire pour la formation de la chaîne il dépend des mouvements de convection entre les électrodes grâce auxquels il vient un moment où une série de grains sont à distance telle que l’étincelle puisse se produire avec la différence de potentiel employée; Tom-masi a trouvé en effet que ce temps diminue quand la différence de potentiel augmente et quand la distance des électrodes diminue.
- Le liquide peu visqueux et bon isolant employé par Malagoli est bien plus favorable à ces expériences que l’eau dont la conductibilité empêche le champ d'atteindre au début sa valeur niaxima. Dans l’air le phénomène se produit difficilement, sans doute à cause de la déperdition par les pointes des grains de limaille.
- Dans les eohcrcurs, il faut un temps inappré-I eiable pour que les mouvements de couvectimi j rendent possible le passage des étincelles ; ces
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- mouvements doivent commencer même sous l’action de champs à inversion très rapide, ils augmentent la compacité de la poudre si déjà les distances ne sont pas suffisantes pour laisser passer l’étincelle.
- G. Goisor.
- Électricité atmosphérique ; base expérimentale de lathêoried’Exner, par G.Schwalbe.
- Dr. Ann., l. 1, p. 29.4-299, février iyou.
- Schwalbe a répété les expériences de Pellat(* 1) sur l’électrisation de la vapeur d’eau, en faisant varier le signe de l’électrisation, et a obtenu des résultats négatifs; d'après lui, la déperdition est la même, que la capsule soit vide ou
- D’après une étude théorique de Trabert, il serait très vraisemblable que la quantité d’électricité emportée par la vapeur dût être très
- Phénomènes de rayonnement irréversibles. par M. Planck. Vf. Ann., t. I, p. 69-1-22. janvier 1900.
- Ce mémoire, d’ailleurs fort intéressant, est trop étendu et d’ün caractère trop mathématique pour sc prêter à une analyse détaillée.
- J. auteur étudie les phénomènes de rayonnement au point de vue de la théorie électromagnétique. 11 cherche s’il existe une fonction, (fui déterminée à chaque instant par l’état du système croît constamment d’une manière analogue à la variation de l’entropie, ce qu’on pourrait appeler une entropie électrornagné-
- Les équations fondamentales de Maxwell 11e suffisent pas pour retrouver le principe de l'entropie par des considérations d’ordre exclusivement électromagnétique: il est nécessaire d’introduire une nouvelle hypothèse.
- Cette hvpothèse est celle du « rayonnement naturel » ; elle consiste à admettre une répartition absolument irrégulière de l'énergie rayon-née entre les vibrations partielles en lesquelles on peut décomposer le ravon.
- Il est possible alors de calculer l’énergie totale du système de résonateurs, l'entropie de ce système et de donner une définition électromagnétique de la température absolue. M. L.
- C) L'Éclairage Electrique, l. XVIII, p. 461. 1
- Sur quelques propriétés thermiques de l’air qui a été traversé par des étincelles, par P. Pettinelli. Il A'itovo Cimcnto, t. X, p. 117, août 1899.
- Wilson a constaté que les ravotis X, lorsqu'ils agissent sur l’air humide se détendant, v produisent un nuage plus persistant, que si la détente a lieu sous l’action des ravotis Cet effet a semblé dû à l’ionisation de l’air et J. Thompson a déduit de ces expériences le nombre des ions produits dans 1 cm3 d'air
- Pcllinelli (3) a observé que les rayons X accélèrent la vitesse de refroidissement d'un corps daus l’air et il vient de montrer dans un travail récent qüe l’air ionisé par le passage des étincelles produit les deux effets précités.
- Pour rendre l'ionisntiou plus efficace, l'auteur lait éclater les étincelles entre deux conducteurs à pointes, et cherche à obtenir de brusques variations de potentiel pour (pie le champ électrostatique ne dissipé pas les ions produits : à cct effet il emploie les décharges de 2 à 3 cm d’un Ruhmkorlf, ou Celles qui éclatent entre les armatures externes isolées des condensateurs d’une machiné statique donnant entre ses pôles des étincelles de 3 cm.
- Un ceuf électrique avec conducteurs internes à pointes Communique avec une machine pneumatique, 011 donne deux ou trois coups de piston et l’on 11’observe aucun nuage quand l'humidité relative est inférieure à 60 pour une température de 20°. Si après avoir fait rentrer Pair on lait éclater 7 ou 8 étincelles entre les pointes placées à 2 cm, lorsqu'on fait agir le piston de la machine on voit se former un épais nuage qui subsiste plusieurs secondes. L’expérience réussit encore si l’humidité relative n’est que de 3o ; ou si après avoir fait le vide dans le ballon un laisse rentrer 1 air ionisé par des étincelles qui éclatent entre une pointe et la paroi interne de l’orifice
- L'auteur a observé d'autre part que l'air soumis aux étincelles cnliee plus rapidement la chaleur d une surface chaude avec laquelle il est en contact que l’air ordinaire. Il emploie dans ce but un ballon entouré d’un bain à température
- ’*) Pruceedings uf the Royal'Society, t. LIX. p. 448. bre 1898.
- O1) Il Nuoeo Cimenlo t. VIII, p. 299. LIAI. Élect.,
- I. XXI, p. 399, 9 décembre 1899.
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- constante et place dans ce ballon un thermomètre préalablement porté ii une température supérieure, i! observe alors le lemps nécessaire pour que le niveau du thermomètre passe d’une cer-laine division à une autre, toutes deux les ,mêmes dans toutes ecs expériences. Pour obtenir l'air ionisé, on introduit dans le ballon deux bis conducteurs entre lesquels éclatent des étincelles de
- Le temps employé par le thermomètre pour se refroidir dans l’air ionisé est environ moindre d’un trentième (pie celui nécessaire dans 1 air ordinaire. I
- L’auteur a vérifié que cette action ne peut être j duc aux produits chimiques engendrés par les ! étincelles, étant donné la très faible proportion de ces corps. (L (L
- Potentiels explosifs dans les diélectriques solides liquides, par J.-E. Almy. f>r. Ann., t. I,
- Les solides sont taillés en forme de lames de quelques millimètres d’épaisseur : la lame est posée sur 1 extrémité d’un tube de verre rodé. L’une des électrodes est une boule ou une pointe amenée au contact de la lame, dans l'intérieur du tube : l’autre un cy lindre de laiton posé sur cette lame.
- La différence de potentiel nécessaire pour i produire l’étincelle est nn peu plus petite quand , la pointe est négative que quandcllc estpositivc; elle est plus grande entre mie boule et un plan qu’entre une pointe et un plan. J.a température n’a pas d’iulluence appréciable.
- La différence de potentiel ex-plosive est plus petite quand on fait croître la différence par j oscillations au lieu de la faire croître d’une ma- I nière continue. j
- Dans le verre la différence de potentiel explo- | sive croit moins vite que l’épaisseur de la lame : | dans le mica à peu près proportionnellement à | cette épaisseur, dans le quartz, elle est notablement plus grande dans la direction parallèle à : l’axe optique que dans la direction perpendicu- j
- Pour les liquides, il importe surtout d'éviter ; la présence des particules solides qui seraient. I attirées par les forces*électriques entre les élec- : trodes. Les deux électrodes sphériques se trouve ni à l’intérieur d'un flacon où ou fait arriver le : liquide par filtration à travers un vase poreux et J
- qui est d’autre part entièrement terme. Mais une setde étincelle suffit déjà pour produire dans le liquide des particules solides : même après nouvelle filtration; la différence do potentiel explosive a diminué, ce qui tient à ce que les électrodes sont dépolies. Cette différence de potentiel dépend aussi des dimensions des électrodes et pour les petites distances augmente quand le ravon des boules diminue. M. T..
- Action des rayons ultraviolets sur les gaz, par P. Lenard. Dr. Ann., t. I, 486-S08, mars 1900.
- Les rayons ultraviolets pénétrant à travers une fenêtre de quartz dans une enceinte imperméable d’autre part à la lumière, exercent sur un jet de vapeur débouchant dans cette enceinte une action très marquée. La vapeur qui se présentait sous la forme d’1111 brouillard aux contours vagues se rassemble en nuage aux contours beaucoup mieux définis; sa teinte de gris mal devient scintillante et peut même passer au blanc brillant. Ces phénomènes décèlent d’après Ailken et R. von llelmholtz la présence dans l’air de novaux de condensation.
- L’expérieuce réussit bien avec la lumière de l’étincelle électrique. Le phénomène est surtout intense au voisinage immédiat de la fenêtre de quartz : il s'y produit et cesse simultanément avec l'étincelle : mais plus on s’éloigne de la fenêtre plus on constate de retard à l’apparition et ii la disparition du phénomène relativement à celles de l’étinccllc. L a vitesse de propagation des noyaux de condensation est assez hr.blc d'ailleurs: clic 11e dépasse pas 4 à 10 cm par
- Le phénomène n’esl pas dù aux ravons visibles : car il disparait par l'interposition d une lame de verre ou de mica : ni aux ravons ultraviolets ordinaires, car il cesse quand l’étincelle est éloignée de la fenêtre de plus de 2 cm : et dans ces conditions un corps chargé négativement qu’on place a l’endroit où se trouvait, le jet de vapeur est déchargé. Il ne s’agit pas non plus d’une action électrique de 1 étincelle, car le phénomène n’est pas modifié quand 011 interpose un écran de toile métallique à mailles serrées.
- Le quartz, le sel gemme, le gypse, la fluorine sont beaucoup plus transparents que i’air, tandis que l'aluminium en mince feuille, le celluloïd, le mica, l'émeraude soûl complètement opaques sous une épaisseur de quelques millimètres. Les
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- substances transparentes deviennent opaques quand elles sont dépolies. Les radiations actives traversent le vide et sont peu absorbées par l'hydrogène même sous la pression atmosphérique. Parmi les métaux qu’on peut employer comme pôles de l'étincelle, c’est l'aluminium qui fournil les radiations les plus actives.
- Ces radiations se propagent en ligne droite : elles sont réfrangibles et on réussit a les concentrer au moyen d’une lentille de quartz : leur réfrangibilité est plus grande que celle des radiations visibles.
- Des expériences effectuées avec des lentilles de quartz, de sel gemme, de fluorine, Lenard a. déduit que la longueur d’onde de ces radiations est comprise entre oa,i4et o^/^o (calculé d’après la formule de dispersion de llelmholtz).
- L’oxygène, l’air, le gaz carbonicjue se comportent de la même manière : dans l'hydrogène le jet cle vapeur n’est pas sensible et dans le gaz de l’éclairage, il l’est très peu. Cependant ce dernier gaz absorbe fortement les radiations actives : l’absorption n’est donc pas une condition suffisante de la sensibilité du gaz.
- Ces radiations provoquent aussi une décharge rapide des corps électrisés etee qui est. à remarquer la déperdition de l’électricité positive est aussi rapide que celle de J'clectricité négative : la nature de la surface irradiée est indifférente, contrairement à ce qu’on observe dans la déperdition de l’électricité négative.
- Les métaux sc rangent dans le même ordre, qu’on compare leurs radiations par leur action sur le jet de vapeur ou sur les conducteurs électrisés.
- L’air traversé par ces radiations devient conducteur et conserve cette conductibilité pendant quelques instants : en effet il provoque la décharge d'un condensateur entre les armatures duquel on le fait circuler.En même temps, il se forme des quantités notables d’azone.
- Parmi les autres sources de lumière, le bec papillon, le Bunsen brûlant bleu, le chalumeau a air. la flamme de l’hydrogène brûlant dans 1 air ou clans l'oxygène, la flamme du sulfure de carbone, du magnésium, la lumière Drummoncl. la lampe à Zircon, n’émettent pas de ces radiations.
- L’arc électrique est au contraire très actif et les radiations sont émises par l’air incandescent, car elles atteignent leur intensité maxima quand |
- l'arc est complètement développé et elles disparaissent quand on éteint l’arc en écartant les charbons ou en les amenant au contact.
- Lénard est porté à penser que la photosphère et les protubérances solaires émettent de semblables radiations, qui peuvent dans certaines circonstances atteindre la terre : il v trouverait l’explication d'une déperdition tout à fait anormale qu’il a constatée au cours d’observations faites sur l’électricité atmosphérique à de grandes altitudes : déperdition qu'il avait attribuée alors à un défaut d’isolement de son électros-
- P M. L.
- Absorption de la lumière par les gaz luminescents, par M. Cantor. Dr. Ann., t. 1, 462-466, mars 1900.
- Les gaz rendus luminescents par les décharges électriques n’absorbent pas les radiations lumineuses de même période que celles qu’ils émettent. D’après la théorie de Kirchhoff, le gaz luminescent devrait donc être à une température très élevée, tandis que cette température est, d'après les mesures de E, Y\ iedeniann, relativement très busse.
- llittorf avait déjà remarqué que le renversement des raies 11e s’obtient pas avec les gaz luminescents par l’action des décharges : la loi de Kirchhoff n’est donc pas applicable ii ces
- M. L.
- Conductibilité èlectrolytique des gaz raréfiés dans les tubes de Geissler, par H, Morris-
- Dans un double tube de Geissler renfermant un mélange d’hydrogène et. de chlore, on fait passer la décharge en prenant les électrodes extrêmes : poison scelle le tube entre les deux électrodes intermédiaires et dans chaque moitié qui forme un tube complet, ou fait de nouveau passer la décharge, Ou constate la présence du chlore dans les deux parties du tube, aussi, bien dans celle qui contenait la cathode primitive (pie dans celle renfermant l’anode : or cette dernière n’en montrait pas trace quand le tube était dans son état primitif : ce résultat 11’est pas d’accord avec l’hvpothèse de J.-J. Thomson.
- M. L.
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- »74
- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du 7 Mal Î900 (l)
- Observations magnétiques sur la eôte orientale de Madagascar, par le Père Colin. Comptes-rendus, t. CXXX, p. 1-429-1331.
- D’observations faites les 28 février et i01' mars au village Yatomandrv, l’auteur a déduit les résultats suivants :
- Longitude est de Paris.......3h6m23*,2oa 40°3p'48"
- Liilitucl» sud............... I9°iç)'33''
- Déclinaison X\Y................. 7°26' 1"
- Inclinaison.....................57018' 8'1
- G.G.S.). . . . . . . . . . . 0,220:19
- Le 3 mars, à Marosika. localité peu distante, il a trouvé
- Enfin le 4 mars, il a obtenu à Mahanoro
- Longitude est de Pari» . . . 3'!5m3;*,i2 ou 460;*4'i8''
- Latitude sud................ . 1
- Ltfnifiositn te horizon talc (unités
- L.G.S.)................... o,ai596
- En réunissant toute la série dos observations
- magnétiques faites par le Père Colin en 1892, 1896 et 1900, depuis Tamataye, Ampanotoamai-zitm, Andevorante, Yatoiuandry, Marosika et Mahauoro, on constate, le long de cette zone de la cote, orientale, une inégalité magnétique qui sc manifeste par les effets suivants : (a) la déclinaison subit une hausse et une baisse alternatives, d’après l’ordre des stations énumérées plus haut ; (b) le maximum de perturbation se trouve à Andevorante, le minimum à Yatomandrv; (td la déclinaison et l’inclinaison varient en sens inverse l’une de l’autre.
- |l) Outre les communications analysées ici, signalons une note de M. Fjikï sur son Pendule à restitution élec-
- Sur les moteurs à gaz a explosion, par L Marchis. Comptes-rendus, t. CXXX, p. 1246-1248.
- A propos de la note récente de M. Witz sur ce sujet p), l'auteur présente les observations suivantes :
- « iû Ma note du 12 mars portait (je l’ai dit expressément et la ligure qui y est jointe en fait foi) uniquement sur les moteurs du type Otto, c'est-à-dire sur les moteurs dans lesquels ln course de compression est égale à la course de détente. M. Witz, au contraire, parle de moteurs dans lesquels la course de compression est moindre que la course de détente. Je n’ai donc pas pu dire que le cycle des moteurs du type Atkinson, Charon, Letombc, Heynen, etc., était une imagination sans réalité ; je u’ai pas pu dire non plus que la formule du rendement de ces moteurs reposait sur une hypothèse absurde.
- » 2n Si j’ai interprété d’une manière inexacte la pensée de M. Witz, mon erreur est, je crois, partagée. Beaucoup de bons auteurs (*) qui sc réclament des ouvragés si justement estimés de M. Witz écrivent que, dans un moiteur Otto, la détente peut être complète. Ont-ils donc mal compris les théories de M. Witz? Dans sa dernière note, M. Witz Considère comme « une imperfection du cycle réel subie dans la pratique » ce fait que l'échappement dos gaz dans un moteur Otto commence à une pression H' plus grande que la pression atmosphérique 11, mais il ajoute que « cette imperfection 11e saurait être prise comme type ». Si je ne commets pas d'erreur d’interprétation, cette phrase équivaut à l'éuoncé suivant : Dans le diagramme théorique du moteur Otto, on doit supposer H' ^ II ; si les diagrammes expérimentalement relevés marquent pour IL une valeur supérieure à JL c’est uniquement parce que les conditions expérimentales s’écartent des conditions support I.'Ecl. Élect., t. XX1TT, p. 193, 3 mat 1900.
- (a) Voir, par exemple, Alhkm.ii; etltociiF, Traité des machines à vapeur, t. II, p. acy'e (Paris, Gauthier-Yillars).
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- t9 Mai 1900
- REVUE D'ÙLpCTRJCITÉ
- par la théorie. Or
- de la torpille. Des
- excitation du nerf électrique,
- Jrcluivge chez |n torpille. Up
- qijel que soit le
- Or, une
- n moteur Otto. D’ailleurs, • du type Charon, elle n’est l’hypothèse de l’égalité à es des chaleurs spécifiques
- de la Jielgica du
- qu‘il est
- longitude et plus de i°3o/ de
- lité des faits ». Or, la suite
- du soir
- le l’équivalence transformations
- Quant à la
- C'est eu se
- à ce point de
- OUo ei,
- la nuit polaire, et que l’intensité du
- tiens, elle
- d'avril.
- que c'est faire
- par des
- ; plus tard.
- à des principes
- Il y a à signaler.
- c’est la
- , Kcishne. llcring:, l’i
- ainsi pour le
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- L’ÉCLAIRAGE É T. K C TRI (J U F,
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHYSIQUE
- jorscjue l’écran ne s'étend pas jusqu'au •ntact de la plaque photographique, son Lord •etiligne donne une ombre également déviée
- de va
- déviables par un champ magnétique etdes rn
- directe d'une partie du rayonnement, qui semble rester identique à elle-même et subir la même déviation magnétique II. Becquerel décrit
- onces nouvelles tendant à eonfir-de voir, qui est eu opposition
- par M. Villard (*). i° Entre les larges surfaces polaires d’un élcc-distantes de o,i<> mm, on place du baryum radio-actif, ^ans mro rainure ; large, pratiquée dans un bloc de llèlement aux lignes de force. A une n,o mm est une tige de cuivre de 4 mm de diamètre, et, à une une plaque photographique noir.
- Quand le
- bres et péno...... .. .........
- par la loi do la propagation rectiligne ; dans un champ faible, les trajectoires sont des cercles de grand rayon, dont le plan est normal au champ ; l’ombre est déplacée en conservant h peu près la même largeur.
- 2° Si l’on place au contact de la tige horizon-
- d'aluminium de 9,1 mm d’épaisseur, inclinée à 45°, l’ombre conserve la même largeur dans un champ nul; elle est seulement affaiblie par une
- ou diffus
- ans le champ magnétique, l’ombre est dé-; l’écart des deux positions qu’on obtient en -ersant le courant est un peu plus faible que ; le cas précédent, parce que le maximum
- 4" En recouvrant la matière radioactive d’une
- change pas la déviation observée soit directement soit à travers l'aluminium.
- 5GM. Villard a conclu d'une de ses expériences non dèi'iables traversent i’alumi-
- n i'sl pas ab d de l’écran, qui. de M. Villard. se produit entre le faisceau direct et le faisceau transmis, peut faire croire h une déviation.
- 6. Si l'on place au-dessous d’une fente une source linéaire recouverte d’une lame d'aluminium, de o.or mm. d’épaisseur, qui arrête la lumière et au-dessus une plaque photographique inclinée, non enveloppée, ou observe un faisceau rectiligne non dévié, un faisceau dévié dans le champ magnétique et une impression diffuse non déviée, l'ue lame de plomb de o,i5 min., substituée i. l’aluminium, supprime le faisceau non dévié et renforce l'impression diffuse. Ce faisceau non dévié est également arrêté par un papier noir enveloppant la plaque photgraphi-que ; il correspond bien aux rayons non déviables et peu pénétrants observés par M. et Mme Curie. Aucune expérience ne révèle, dans le rayonnement du chlorure <
- M^Curie,l’existeu pénétrants, tels que M. Villard dans actif d’origine différente.
- 7. Enfin, M. Becquerel a vérifié de nouveau que le verre et lescrislanx qui possèdent la radioactivité induite peuvent être posés sur mie plaque
- non déviables très serves corps
- (*) Ibid.
- Le Gérant : C. NAUD.
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- Tome XXIII.
- Samedi 26 Mai 1900.
- 7» Année. — N" 21
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. -- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège le France, Membre de l’Inslitul. — G. LIPFMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Iiislitut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de 1 Institut. — A. POTIER. Professeur à l’École des Mines,- Membre do l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre dos Sciences de Lilje. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Universitc, Professeur au Collège Rollin.
- L’EX POSITION- U N J V EU S EL L E
- APPAREIL COMMUTATEUR LA HDJ'AIJ. APPLICATION A LA TÉLÉPHONIE
- Pour bien définir le but de l’appareil et tm comprendre les avantages, nous dirons seulement qu’il est destiné à supprhhor touteinlervention des employés de poste intermédiaires pour la mise eu communication de deux ou d’un plus grand nombre des postes échelonnés sur la ligne. C’est là un avantage extrêmement important dans mus exploitation de tramways ou de chemins de fer sur route. Ou évite ainsi d’immobiliser un agent pour les services téléphoniques et télégraphiques.
- Disons tout de suite que l’on peut desservir avec ees appareils une ligne de a5 postes -sans que la complication ni les dimensions des appareils augmentent.
- Le système Dardeau réalise un certain nombre de desiderata importants, dont les principaux sontles suivants :
- Il permet i° de donner un appel continu dans un posto quelconque -et dans celui-là seul t
- 2° De supprimer cet appel si le poste n'a pas répondu au bout d’un certain temps :
- 3” De recevoir la réponse par somierto’du poste appelé;
- 4° D'appeler et. de mettre en correspondance collective un nombre quelconque de postes embrochés quel que soit l'ordre de ces postes ;
- a0 D’appeler tous les postes à la fois pour lotir transmettre simultanément des ordres. (V n poste quelconque pouvant effectuer cet appel) ;
- 6" De faire connaître dans tous les postes si la ligne est libre ou occupée et. le poste qui est appelé ;
- 7° Dans le cas d’occupation prolongée de la ligne, de permettre dans un cas urgent à un poste quelconque d’avertir au moyen d’un signal convenu les postes en communication
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- L’ECLAIRAGE E I, E C T R1Q U E
- T. XXIII. — N- 21.
- qu’il y a nécessité de lui céder la ligne nécessité pour appeler le poste voulu;
- 8° D’assurer le secret absolu des eoininuiiieatians entre L Ajoutons que les appareils sont tous identiques de façon remmenl sur le rc-interehangeables. ^ -
- Il est à remarquer d’augmenter sans dif-nombre des postes
- Tiieuse de la roue d é-de la retirer et de la autre roue divisée nouveau nombre' de Cette substitution se (pies minutes sans de démonter l’appa-pre le service.
- La iiuiiueuvre de extrême simplicité.
- Elle consiste à tons; l’un, le bouton clanchcr l’appareil oL quand on est arrivé bouton noir sur le respondant au poste entrer en eomvuuui-L’arrèt d'un ou de peuL en quoi que ce îiemenl des autres.
- On voit déjà parce appareil réalise un sur scs devanciers : système Dardeau sur reils dits pendulaires connus jusqu’ici, est secret de la conver-posles en communica-
- Deschiption de l’ai>p\reil. — L'appareil Dardea
- les interrompre dans le cas d’absolu
- s postes occupés, pouvoir être répartis indilfé-scau et être facilement
- qu’il est possible ticulté sérieuse le dans une installation disposition ingé-eliappement permet
- spécialeiuenl. pour le
- Fig. A.
- : de 1 appareil Dardeau.
- l’appareil est d’i
- deux bou-à faire dé-aussi ii lancer l’appel par la manoeuvre du seeleu r du cadran cor-
- dés
- cation.
- plusieurs appareils r soit gêner le foncl ioi
- qui précède que cet très grand progrès l’un des avantages du la plupart des appa-ou à appels multiples de pouvoir-àssurer le salion entre les deux tion.
- d'ensemble, ligure A, comprend
- comme organes essentiels un télégraphe à aiguille et un mouvement d’horlogerie, ( est représenté de face, en figure î, le cadran et la platine étant enlevés pour permettre de voir le mouvement. La ligure a est line vue de derrière. La figure 3 une vue de coté. La figure 4 représente le cadran.
- Le dernier rouage e du mouvement d'horlogerie commandé par un échappement s esl en temps normal bloqué par un levier d’arrêt r que bon peuL actionner au moyen d’un électro-aimant a. Après chaque tour complet, ce rouage c, se trouve bloqué par le levier d'arrêt c ce qui assure le synchronisme de tous les appareils.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- l79
- L'arbre/? sur lequel il est monté porte d’autre part.une aiguille q se déplaçant devant un cadran (flg. 4-) On peut donc suivre avec précision ses déplacements d’ailleurs identiques clans tous les postes.
- [ :©)'(©
- Sur l’arbre p sont également fixées les cames k et n pouvanL pendant la rotation du système rencontrer des pièces métalliques, et ainsi fermer ou ouvrir des circuits.
- La came k est d’ailleurs dans chaque poste placée dans une position différente par rapport à la position d'arrêt (la croix), c’est ce qui nous explique que les appels puissent être réalisés dans un poste quelconque et dans celui-là seulement.
- L’envoi d’un courant de sens négatif actionne le levier d’arrêt c et libère le mécanisme.
- Toutes les aiguilles sont portées sur le déclenchement.
- L’envoi successif de courants du signe positif actionne l’échappement s et Jaisse avaneer le dernier rouage e d’autant do dents qu’il y a eu d'émissions.
- Lorsque l'aiguille est en regard du chiffre voulu, l’envoi d'un courant négatif provoque le déclenchement de la sonnerie du poste correspondant, à ce chiffre.
- L’arrêt de la sonnerie a lieu quand l’agent du poste appelé répond, ou quand le poste appelant ne recevant pas de réponse remet les aiguilles à la croix en continuant l’envoi de courants de sens posilif.
- Examinons maintenant l’agencement et le fonctionnement do l’appareil appliqué à la téléphonie.
- I. Cas d’un poste complet. — Chaque poste comprend : i° Un appareil téléphonique qui peut être d’un modèle quelconque disposé comme il est indiqué (fig. 5) ;
- 2° Un relais polarisé ;
- 3° Une sonnerie à trois bornes ou une sonnerie treinbleuse ordinaire suivant le cas ;
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- I. ’ K CI. A. ! R A. G E KL F, CT LU Q U E
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- Deux clés d'appol à doux lames (16-41) et (17-37) ;
- ;V L'appareil Dardeuu donl les organes sont représentés au centre de la ligure : G0 Une pile de ligne (21), une pile locale (26) et une pile pour lo microphone.
- Fonctionnement de Vappareil. — La clé 16 lait manœuvrer l'armature du relais de ligne. 10 à gauche. La clé 17 fait manœuvrer l'armature du relais de ligne 2e à droite.
- Lorsque les points 14-18 du relais l son! en contact, le pont esL fermé, c’est-à-dire que les deux bornes 19 de l'appareil téléphonique sont mises en courl-eircuit pareesdeux points (circuit 52 en pointillé sur Le schéma figure 5) cl par conséquent aucune conversation ne peul cire surprise.
- Ces deux contacts 14. 18, peuvent être rompus de deux façons :
- i° Lorsque l’élcctro ï fonctionne et attire le levier /( lequel soulève au moyen ducrochetg',
- l'ig. à à 8. — Positions de l’armalurc du relais local dans les divers postes.
- le Içvier^, qui retombe ensuite derrière lui pour l'enclencher (cas du poste appelant, figure 7).
- a0 Lorsque la pointe de la came k vient pousser :>.o et par suite l'armature /'de l’élec-tro / (cas du poste appelé, fig. 81.
- Poste appelant. — i° E11 appuyant sur la (dé 16 dans un des postes, le relais de ligne est attiré à gauche ; son circuit est fermé sur la pile de ligne ai par : —pile de ligne 21, fil 22. ligne vers la droite, traversée de tous les postes, retour par la ligne de gauche, fil :t3, bornes 19 et. fils 24 de l’appareil téléphonique, relai de ligne 3.5 et+ pile de ligne 21.
- Le relai de déclenchement (t fonctionne, son circuit étant fermé sur la pile locale 26 pur : — pile 26, fil •>-, masse du mouvement 28, roue e, goupille </, goupille i3. levier c commandé pat; l’élcctro a, élecL'o a, fil 29, contact 3o du relais de ligne aa, masse 3i du
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- relais de ligne et -f- pile locale 26; l'armature de l'éleclro a est attirée, la goupille i3 fixée à l’extrémité et qui arrêtait le mouvement par <1. est soulevée. le mouvement est libre, la voue e tourne d'une dent vers la gauche et se trouve arrêtée par le système d'échappement (lîg. G) 11). L'aiguille du cadran (fixée sur le même arbre) qui était au repos sur 1'indieal.ioTi -j- (croix) (tig. 4)* s** trouve portée devant l'indication « déclenchement» : la came n fixée sur l’arbre p est portée d’une dent vers la gauche (fig. 6), le crochet j est retombé, et son extrémité vient tomber entre get l'armature f\ sans y toucher (fig.G). Donc, en appuvant une première l’ois sur la clé 16, l'aiguille de chacun dos postes se trouve sur l'indication « déclenchement » : dans cette position, une nouvelle pression sur la clé 16 n’aurait aucun effet, les contacts d et i3 étant rompus; on pourra donc appuyer une ou plusieurs fois pour produire le déclenchement par la clé 16.
- 20 En appuyant sur la clé 17 dans I’uti des postes, le relais de, ligne 25 est attiré vers la droite, son circuit étant fermé sur la pile de ligne 21 comme pour la clé 16, mais de sens inverse et vient fermer le circuit do la pile locale 26 sur l’éleclro r d’avancement par : — pile 26. fil 27, électro r. fil 32, contact 33, masse 3i du relais de- ligne ait, et. -| pile 26; l'armature ~ de l’éleetro r est attirée, le svslème d’échappement fonctionne, la rouée échappe d'iuie dent, l'aiguille avance d’une division et sc trouve alors dans tous les postes devant l’indication « poste, n° 1 » (fig. 4) ; de plus, dans le poste appelant seulement, l'éleclro l a fonctionné, son circuit étant formé sur la pile locale 26, par— pile 26, fil 27, contact de passage 34 dans la clé 17, fil 35. électro / cl -|- pile 26 ; son armature /'est al tirée, l'extrémité du crochet j est retombée en arrière de g et maintient l'armature. Dans cette position les deux contacts 14 et 18 étant rompus, le contact j g permet de recevoir la réponse de sonnerie du posle appelé (fig. 7).
- La clé d’appel 17 est agencée de manière que le fonctionnement, de l'éJcctro r ait lieu avant celui de l’éleclro l ; à cet effet, la grande lame de, la clé 17 touche Je plot 36 allant ail -j-de la pile, avant que la petite lame 37 touche au contact de passage 34. Celte disposition particulière a pour but d’éviter que la conversation soit surprise par un autre poste, si ce dernier appuyait doucement sur la clé 17 de façon à enclencher seulement l’éleetro l et à détruire le court-circuit établi entre les bornes de lignes et venant se fermer au 1.4-18 ; nous appellerons ce court-circuit pont téléphonique.
- Chaque fois que l'on appuiera sur la clé 17, les mêmes effets se produiront.; dans chaque poste l’aiguille avancera d’une division, et dans le poste appelant, le circuit do la pile locale 26 se fermera sur l'élcctro L mais l’armature de ce dernier ne fonctionnera plus puisqu’elle est enclenchée par la première pression (voir fig. 7).
- Lorsque l’aiguille se trouve sur le numéro du poste avec lequel on désire converser, le posle appelant appuie alors sur la clé r6 ; dans tous les postes, le relais de ligne est attiré à gauche ; ce fonctionnement ne prodnil aucun effet sur les électros locaux des autres postes et du poste appelant, le circuit de la pile locale étant ouvert dans tous ces postes.
- Posle appelé. — En admettant, par exemple, que ce soit le numéro 5, la came k est calée sur l’arbre p de manière qu'elle soit sur 20 lorsque l'aiguille de ce poste et des autres péstos se trouve sur l’indication numéro 5; de mémo au poste 4- cette came est lixée sur l'arbre p. de manière qu'elle soit sur 20, lorsque l'aiguille des postes se trouve sur 4, et ainsi de suite pour les autres postes, la position est alors celle représentée
- (*) Pour obtenir ce résiliait, on coupe nue dent à la roue d'échappeincnt e, cette dont est remplacée par mm goupille d, portée par un liras accoté à la roue e. La goupille d est alors calée de telle sorte qu'elle rencontre la
- peinent s.
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- L'ÉCLAIRA Ci E ÉLECTRIQUE
- T. XXIII. - N° 21.
- fig. 8. La came k pousse donc l'armature f par 20, sans pour cela que j vienne enclencher l’armature par g ; les contacts 14 et 18 sont rompus, le pont téléphonique est ouvert, la came k est en contact avec le circuit de la pile locale 26 est. terme sur les bornes 38 et de la sonnerie par : — pile 26. fil 27. masse 28 du mouvement, arbre p. came k. pointe 20, armature f petit ressort i, borne 38. sonnerie, élecLro 4°r sonnerie, borne 3p. sonnerie petite lame 41 •"> de la clé 16. contact 4i 2* fil 43, contact 44 du relais de ligne 25. masse 3i du relais 2a et pile 26 : l’armature 4a de la sonnerie est attirée comme dans un éleetro ordinaire ; lorsque le poste appelant lâche la clé 16. le circuit de la pile locale 26 est rompu, dans le poste appelé, sur les bornes 38 et 3p de la sonnerie, puisque le relài de ligne 2a est revenu à sa position de repos; le couvant cesse de circuler dans l’électro de la sonnerie par les bornes 38 et 3p ; mais lorsque l’armature de la sonnerie s’est éloignée de son éleetro 'iQ, son ressort précédemment tendu par l’attraction de l’armature 45 est. venu par son élan loucher la borne 4b, la sonnerie fonctionne alors en trembleuse par : — pile locale 26, fil 27! masse du mouvement 28, arbre/y, canne k. pointe 20, armature f, petit ressort i, til et borne 38!, sonnerie., éleetro sonnerie, contact. 4*3, ressort, de l'armature 45, borne 4~. sonnerie, fil 48, bornes 4f) 5o de l'appareil téléphonique, et + pile locale 26 {').
- Le poste appelé averti par la sonnerie répond au poste appelant .en appuyant sur la clé 16. il produit an' poste appelant les mêmes effets qu’au poste appelé ; mais le circuit de la pile locale 26 au lieu.d'être fermé par k 20, comme au poste appelé (fig. 8) se ferme par f g, (tig. 7'. 11 est à remarquer que lorsque le poste appelant appuie sur la clé 16 pour sonner le poste appelé, il coupele circuit de sa sonnerie par le contact .42 et la petite lame 4i de celle clé. La sonnerie du poste apppelant est restée au repos.
- Communication téléphonique. —Les deux postes (appelant et appelé) prévenus par la sonnerie décrochent le récepteur de l’appareil téléphonique ; dans chacun d'eux, le circuit de la pile locale. 2b est rompu entre les deux ressorts 5i et les bornes .49 cl 5o de l'appareil téléphonique et la sonnerie s'arrête.
- La conversation peut s’engager puisqu’au poste appelant, le pont téléphonique est ouvert entre' i4 et 18 (frg. 7!, ainsi qu’au poste appelé (fig. 8). Les autres postes 11e peuvent écouter la conversation, puisque dans ces derniers le pont est fermé (2) (fîg. 7).
- Pendant la conversation, les autres postes sont avertis que la ligne est occupée puisque l’aiguille est arrêtée sur le numéro du poste appelé.
- Lorsque la conversation est terminée, le poste appelant ou appelé (suivant la convention appuie sur la clé 17 autant de fois qu'il est necessaire pour remettre les aiguilles à la croix ; si par inadvertance, lorsque les aiguilles sont à la croix, on appuie une ou plusieurs fois de plus, les aiguilles restent maigre cela à la croix puisque la goupille d est venue se heurter a la goupille i3 du levier c et qu'il faudrait alors appuyer sur la clé ib pour déclencher de nouveau les aiguilles. Cette inadvertance serait même utile, car en admettant qu'une ou plusieurs aiguilles soient restées en retard pour une cause quelconque, le nombre, de coups supplémentaires de la (de 17 rattraperait ce retard, et assurerait le synchronisme de la position des aiguilles à la croix.
- i *} Ou [nuit cependant en cas do nécessité spéciale faire usage de sonneries tremblcuses ordinaires. Le mode d’appel oslle même, seulement la sonnerie s'arrête quand l’on cesse d’appuyer sur la clé 16.
- Le schéma ést légèrement modifié; seul le fil ,j8 est supprimé ainsi que les contacts 5i de l’appareil
- (2) .Nous entendons par ponl téléphonique, nous l’avons déjà dit, un court circuit établi entre les bornes de ligne de l'appareil téléphonique et venant si* fermer en 14.18, (fîg. 5 et 8) cl. circuit U. en pointillé sur le schéma de lu ligure 5.
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- a83
- Lorsque le poste appelant vient de faire l'appel au poste appelé, et qu'après quelques instants qu'il juge suffisamment longs, il ne revoit pas de réponse, il peut en conclure que’ le poste appelé est absent, il appuie alors sur la clé 17 pour remettre les aiguilles à la croix dans tous les postes ; il a do ce fait arrêté la sonnerie au poste appelé par la rupture des contacts k 20 -'fig. 5).
- Appel collectif. — Pendant le cours d'une conversation entre deux postes, il peut y avoir nécessité d’en introduire un ou plusieurs autres ; les manunivros sont les suivantes." Admettons d’abord que ce soit le poste i.qui appelle le 3 ; le postes 1 étant appelant a pris la position figure 7 et y reste jusqu’à ce que l'aiguille revienne à la croix ; le poste 3 appelé a pris la position ligure 8.
- On veut introduire le poste 0 par exemple. Le poste appelé 3 appelle le 5, le 3 devenu poste appelant a pris la position figure 7 et le 0 appelé la position figure 8, et ainsi de suite pour en mettre plusieurs autres successivement en ligne.
- Appel général de tous les postes. — Entre l’indication du numéro du dernier poste et la croix, chaquê cadran porte l'indication « appel général », la position de l’aiguille lorsqu'elle se trouve en face celte indication correspond à celle de la goupille d qui vient de rompre le contact, avec la lame m ; le contact, passager se produit en effet lorsque l’aiguille passe tmlre l’indication du dernier [juste et l'indication « appel général »; il est cependant d'une durée suffisante [jour arlioririer l'électro l, le circuit de la pile locale 26 étant fermé sur ce dernier par : —pile 26, fil 27, masse 28 du mouvement, arbre /;, goupille d, lame électro l, et + pile 26.
- Ce fonctionnement a lieu même dans la marche normale, mais lorsque l’aiguille revient à la croix (fig. 4), l'enclenchement g,j qui a eu lieu par ce contact passager (fig. 7) est détruit par la came n soulevant le levier y Rîg. 5), mais lorsque l’aiguille de chacun des postes se trouve amenée devant l’indication et appel général » par le poste appelant et que dans cette position le poste appelant appuie sur la clé 16, la sonnerie fonctionne dans tous les postes, le circuit de la pile locale 26 étant fermé sur la sonnerie par j et g, tous les postes sont dans la position ligure 7, les ponts sont ouverts étions les postes peuvent converser ensemble. Chaque sonnerie s’csl arrêtée lorsqu’on a décroché le récepteur du commutateur de l’appareil téléphonique. Si un des postes est absent au moment de l’appel général, sa sonnerie fonctionnera pendant la durée de la conversation de tous les autres et le tout sera remis à la position de repos par le poste appelant, qui après la communication générale remettra les aiguilles à la croix (lig. 4) au moyen de la clé 17.
- II. Poste d’intercommunication.— Le poste d’intercommunication représenté schéma ti-; quement (lig-. 9) comprend : deux appareils Dardeau ordinaires A et R avec relais et sonnerie; une sonnerie lin do conversation C, un appareil téléphonique-D et deux commutateurs E et P.
- Chaque appareil Dardeau est muni de sa pile locale PL.
- Une pile d'appel PA est commune aux doux circuits.
- Lo commutateur de réseau E est destiné :
- i° A placer l’appareil téléphonique sur le circuit sur lequel on doit converser ;
- A placer la pile d’appel PA sur l'appareil correspondant à ce circuit ;
- 3° A bouderie circuit avec lequel l’on 11’a pas .à échanger de conversation.
- Le commutateur d’inlercominutation F a pour but :
- 1" De séparer les deux circuits ou de les réunir en un seul ;
- 2” D’interrompre les eireuits’des sonneries d’appel des deux postes ;
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- î84
- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE T. XXIII. - N* ZU
- 3U De fermer le circuit de la sonnerie fin de conversation G.
- Fonctionnement. — Le commutateur d'intercommunication F étant au repos, c’est-à-dire poussé vers la flèche G, les deux circuits sont indépendants.
- La figure représente à titre d'exemple un circuit de 6 postes et un de \ postes.
- Le poste double est à la fois poste n° 4 sur le réseau i et poste n° 8 sur le réseau a.
- Supposons que poste double soit appelé par le réseau i, l'agent de ce poste poussera le commutateur de réseau E vers la flèche II, ce qui est le cas de la figure. L’appareil téléphonique est mis en relation avec le roseau i de môme que la pile d'appel PA. Il répond
- ensuite au posté appelant en appuyant sur le bouton blanc comme dans un poste ordinaire, décroche lus récepteurs et engage la conversation^
- La correspondance terminée il raccroche les récepteurs et abandonne l’appareil sans s’inquiéter de la position du commutateur de réseau.
- (I esta remarquer que la disposition de ce commutateur est telle qu’il soit sur le réseau i ou sur le réseau u, le poste peut recevoir l’appel de sonnerie, soit du réseau i soit du réseau a. et même des deux à la fois. 11 n’y a donc pas à craindre d’être isolé pur suite de la négligence d’un employé qui n’aurait pas remis le commutateur en place pour l’attente après une communication.
- Si l'on avait à répondre au réseau 2, on pousserait le commutateur vers la flèche I, les lames de contact / prendraient la position en pointillé et l’effet serait le même que précédemment.
- En résumé, soit pour répondre, soit pour appeler, 011 devra d'abord pousser (à moins
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- 5*8;'»
- qu’il n y soit déjà) le commutateur (lo réseau K sur IL ou sur I, suivant que l’on vcuL communiquer avec l'un ou l'autre réseau.
- Inlercommuiiicalion. — Supposons qu'un poste du réseau i veuille communiquer avec un poste du réseau 2 ou inversement.
- Il appelle d’abord le poste d'intercommunication-et lui demande le poste avec lequel il désire être mis en relation.
- L'agent du poste d'intercommunication appelle lui-même le poste demandé, et 'établit rinlereommunication en poussant le commutateur vers la flèche L, les deux sonneries des postes sont supprimées, ce qui permet aux postes en relation de s’avertir réciproquement par la sonnerie sans déranger le poste d'intercommunication.
- Fin de conversation. — A la lin de la communication Lun quelconque des deux postes ou les deux à la fois appuient sur le bouton noir pour remettre les aiguilles à la croix.
- A chaque coup de bouton, une sonnerie spéciale fin de conversation C Ibnc,Lionne au poste d'intercommunication et avertit le préposé qu'il peut rétablir les deux circuits en remettant le commutateur F au repos.
- Nous ne voudrions pas terminer cette étude de l’appareil sans dire quelques mots d’avantages spéciaux au système. Le dispositif s'applique aussi bien au simple qu’au double fil. Il suflit de relier les fils de ligne de manière à ce que le courant circule dans ce même sens à travers tous les appareils . ,.________________________________________________
- lig. 10 et 1i\ Il est à remarquer également que les seuls enroulements des relais de résistance appropriée à celle de la ligne, sont en série sur celle-ci dans chaque poste, ce qui constitue un avantage au point de vue téléphonique. L’appareil est très
- peu encombrant. Il permet d'obtc-nir 2000 tours de cadran sans remontage à la main. Le remontage électro-automatique seraittoui aussi simple. U consomme cependant une quantité d'électricité assez forte et nécessiterait un renforcement des piles. Il subirait pour cette modification de remplacer le mouvement d'horlogerie par un système électro-magnétique agissant par un cliquet pour la commande de l'arbre p.
- Applications.— Bien que très récent, l'appareil Dardeau a été adopté par plusieurs compagnies. Il fonctionne sur les tramways de Tours (ce postes : ligne do Saint-Martin à Tours), 17 postes desserviront les trottoirs roulants de l’Exposition, et 20 les gares du chemin de fer métropolilain.
- Dans les installations précédentes' tous les postes sont en série. La Compagnie générale des Omnibus, à la suite d’essais heureux sur la ligne dTvrv-les-Hallcs, a décidé l’appli-raliou des appareils Dardeau à son réseau téléphonique qui comprend plus de 60 km. Cette installation est très intéressante au point de vue des nombreux postes d'intercommunication que présentera ce réseau et grâce auquels deux postes quelconques du réseau pourront communiquer entre eux. La Compagnie du chemin de fer sur roule de Paris à Arpajon possédera de même trois circuits indépendants comprenant en tout IL postes dont quatre d’intercommunication.
- L. Bviuîillox,
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- NOTE
- SUR LE CALCUL DES MOTEURS A COURANTS POLYPHASÉS «
- Tracé des courbes. — Nous avons tracé les courbes déterminées par les équations que nous ayons données dans un article précédent.
- La figure .r représente pour une valeur de t = o,i et en fonction de cos » :
- Caractéristique d’un moteur asynchrone pour
- i° Courbe I.
- courant
- représentant le courant dans l’inducteur, I0 le
- {*) Noir L Éclairage Electrique,J.. XX11I, p. .j.jS.
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- a8;
- a0 Coiu-be II. — Valeur de cps ? représentant une quantité proportionnelle au travail ou au couple du moteur. Cette quantité a un maximum qui dans le cas particulier est égal à 5. mais dans le régime de marche normal on devra, autant que possible, faire en sorte que la valeur de-1- eos-f se rapproche de celle correspondante au cos a maximum soit
- 3° Courbe 111. — Elle représente les valeurs de rapport du (murant dans l’induit au courant magnétisant à vide.
- Courbe* i : -j- cos o Courbes II : cos ».
- On peut admettre que ll et Ia sont dans un rapport constant qui, dans le cas particulier, se trouve être égal à t,i.
- Courbe IV. — Elle représente les valeurs du glissement ou plutôt les valeurs
- le Pour avoir le glissement, il faudra multiplier les ordonnées de la courbe par
- — cos»
- la quantité ^ lo qui représente le pourcentage de perte en volts que causerait le cou-
- rant magnétisant dans la résistance de l’induit ramené au nombre de spires de l’inducteur. Remarquons que cette constante peut également, se mettre sous la forme
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- a$8
- 1.'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- représentant le rapport de la perte ohmique, que causerait, dans l’induit, le passage d'un courant d'excitation î0 équivalent au courant magnétisant de l'inducteur, au travail magnétisant apparent E i0 q1.
- Valeurs du coefficient, de décrochage. — En considérant successivement les caractéristiques correspondant à chaque valeur de s on peut tracer deux catégories de courbes qui donnent en fonction du coefficient de décrochage, la première les valeurs de -j2- cos » et la deuxième les valeurs du cos ».
- Ce sont ces nombres que nous avons tracés figure a.
- Quand on se sera fixé une valeur de ? on choisira le coefficient de décrochage que l'on désire obtenir et on prendra les valeurs correspondantes de -j2- cos » et de cos », ce qui permettra de déterminer les dimensions des moteurs.
- Corrections des courbes. — Dans tout ce qui précède, nous n'avoris pas tenu compte de la résistance- ohmique de l'inducteur, nous allons maintenant examiner comment on peut introduire cette quantité dans les résultats précédents.
- Traçons Tig. 3) l'épure déjà considérée ; en réalité E, est la force électro-motrice disponible pour faire fonctionner le moteur ; niais c'est E' résultante de E, et de I, qui est. la différence de potentiel aux bornes ; donc quand dans les formules précédentes nous avons écrit que E, et pouvaient être confondus, nous avons commis une erreur et nous devrons la rectifier en remplaçant, dans les formules, E, par K', — , où E; est la force éleelrnmotriee aux bornes et -pr- un rapport que nous allons calculer.
- D'autre part, c'est cos » angle de L, et de J, (pie nous avons calculé alors que c’est en réalité cos »' angle de E’ et de Ij qu il nous importait de trouver; car c'est celui-là que donnera le -watt-mètre.
- Nous allonc donc calculer -~f- et cos >o en fonction de E’, différence de potentiel aux bornes que l'on connaît et de cos », quantité que l’on a calculé.
- On a immédiatement :
- Ti, coso + r.I^E'
- d'où l'on lire :
- Ej sin cp = E' sin o*
- et
- /(E,cos
- ? + sin*<p
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- On a aussi :
- E' «ns vAe, cos ? + riIi>i + E18Bin*(p definitivement les relations que nous cherchons, pourront s'écrire :
- Nous avons dressé ci-contre Je tableau I des valeurs de et de cos o pont différentes valeurs de p- et de o‘.
- On voit que les valeurs dos corrections à faire sont peu élevées, à moins que l'on ai!, un grand pourcentage de perte dans riiulueleiir el un mauvais cos '£.
- 11 n’y a d’ailleurs pas de correction à apporter aux valeurs de -y1- et de -jl- qui sont des rapports de lignes; car Tépure reste semblable à elle-même; tous ces éléments sont seulement multipliés par
- Quand aux autres éléments précédemment déterminés, il n’y aura pas lieu non plus de tenir compte de ce coefficient qui est toujours très voisin de i pour tous les moteurs courants comme on peut le voir par l’examen du tableau I.
- Tableau I
- 0,06
- 0,08
- o,8o
- O,$-2
- °î94
- 0,8*5
- o,y*5
- 0-955
- 0,7a
- 0,995
- o,y85 o-,61 0,97’
- 0.96
- o,63
- 0.95
- 0,645
- o,945
- 0.66
- Il sera néanmoins intéressant dans certains cas de substituer cos o' à cos », surtout dans les petits moteurs ; car la résistance ohmique de l'inducteur a pour effet de relever assez sensiblement le coefficient, de décalage.
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- Calcul des coefficients de fuite. — On peut considérer (Unix espèces de fuites •. a/ Flux se formant autour des dents. — Considérons (C\g. 4) un moteur dont l'entrefer est o, et dont les dents sont caractérisées au point de vue des fuites par <y, >v o2, pour
- Einducteur et o4. \ pour l’induit ; le flux se fermant autour d’une dent de l'inducteur et sur un centimètre de longueur pourra s’écrire approximativement :
- étant le nombre total de dents de l’inducteur, la force
- ar N N2I / è, ?
- — — -/= o.8**U + —
- La force électro-motrice totale pour n deuts et pour B.„ _o, ÛN>I ( e, , 8t-M3
- o-motrice développée !
- ) largeur L pourra s’écrire ;
- b) Calcul des fuites à l’intérieur des dents. — Il y a également un certain iîux qui se formera dans la dont même,, autour des fils qu'elle contient.
- Considérons (fig. 5; une dent de largeur e et de hauteur l et soit d<P le flux passant dans une petite Lranehe d’épaisseur dx sur les cotés x et d’épaisseur dy suivant les cotés ?/, le nombre d’ampères conducteurs contenus dans la dent est n étant le nombre total de dents, on aura doue :
- avec la condition
- d’où l'on tire :
- emplaçànt,
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- donc
- il faut prendre
- ce flux agit sur i
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- </4> — JdiilîrlL |
- i nombre de condurl.ei
- la force électro-motrice développée sera :
- o.aiîNl ^ e2
- Pour avoir la force électro-motrice totale développée par centimètre de longueur de dent il faudra prendre :
- /»'r~T e* + P N M J_ _
- J de = i5,C el n* “ 128 “ 0,1
- Cette formule devra être appliquée non seulement aux conducteurs logés dans les dents, ais encore à la partie extérieure à ces dents.
- Si nous désignons par a la longueur totale d'une spire, on pourra poser :
- la force électro-motrice totale, provenant du flux se formant à l'intérieur du paquet de til, sera en volts :
- -S- N NM
- —V
- 1, + //
- el
- -flXi
- c) Dans ces conditions, la force électro-motrice totale de fuite pour le passage de flux dans l’air et autour des fils sera pour l'inducteur :
- 32 + S8
- *??i + =10 8L (17 + • + ir)+ 0,rii i'l'L + w y) ,
- D’autre part on a pour la force électro-motrice aux bornes de l'inducteur la formule E7i_ aQK^Iç x io_8
- et le coefficient de fuite de l'inducteur pourra s’écrire :
- ,, I) \ ^ + /*
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- 292 L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Le deuxième terme de la parenthèse est négligeable vis-à-vis du premier, donc si on remplace R par sa valeur
- Pour l’induit, oti aurait une formule tout à fait analogue
- on 1/' désigne le nombre de dents de l’induit.
- En réalité ces formules ne donneront jamais un résullat bien exact, d’abord parce <pie nous n'avons pu établir qu’approximativement la valeur du flux qui se forme autour des dents, deuxièmement, parce que les valeurs op À,. o2, /.2, Z3, 84, À-, du rapporL desquelles dépend la valeur de a et de j3 sont tellement petites en valeurabsolue que bien souvent elles n'auront pas effectivement les grandeurs prévues sur les dessins.
- .Néanmoins la formule ci-dessus peut donner lieu à un certain nombre d’observations intéressantes.
- i° On voit que Les valeurs de or. et de fi sont inversement proportionnelles respectivement aux produits et k2k.2, par conséquent, toutes choses égales d’ailleurs, un moteur triphasé sera meilleur, au point de vue des fuites, qu’un moteur diphasé ; celui-ci sera lui-même meilleur qu’un moteur monophasé.
- Pour s’en convaincre il suffira de consulter le tableau ci-après qui donne les valeurs de k et dè K ;
- 20 Les valeurs de a. et de fi sont inversement proportionnelles à — il semblerait donc
- 1 /
- qu’il y auraiL intérêt à augmenter le nombre de dents, mais comme d’autre part y. et fi sont proportionnelles à <r. cet avantage serait purement fictif, car en augmentant n ou n‘ on augmente le nombre des ouvertures \ ou par conséquent on augmente a coefficient dont il faut affecter la valeur de l'entrefer. En effet a peut se mettre dans la forme :
- -D
- 3° Les valeurs de a et de fi sont in \erscmenl proportionnelles à —, par conséquent il v aurait intérêt, à ce point de vue, à augmenter le diamètre, mais on verra par la suite que celiti-ei est déterminé par d’autres considérations ;
- 4° Los valeurs de a et de sont proportionnelles à —. par conséquent il y a intérêt à prendre ce rapport aussi petit que possible. Nous verrons par la suite que cette condition est également imposée par la condition d’avoir un grand coefficient de décrochage-,
- 5° Les valeurs de a et de fi dépendent do 3,, 8S, 33, 8i5 À,, À/,.'
- E11 définitif pour réduire la valeur de y-h fi il faut :
- a) Prendre une valeur de aussi petite que possible c’est-à-dire augmenter le courant d’excitation par rapport au courant total.
- b) Réduire la valeur de 8 c'est-à-dire de l’entrefer.
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- Calcul du moteur le. plus économique. — Nous n'avons trouvé jusqu’ici qu’une seule relation liant L et D nous allons en chercher une deuxième en nous imposant la condition de réaliser le moteur le plus économique.
- Soit /. la longueur d’une spire, y compris la partie contenue dans la dent et la partie extérieure : on pourra écrire X= a'L -+- o'-
- D’antre part si V désigne le volume du cuivre et S la section du fil on aurait
- T NIX
- V = sd= 1 donc v = —j~
- ou d désigne la densité du courant dans le conducteur. On a également
- r, désignant la perte en watts dans l'inducteur. Donc :
- T) =10 X io-7Nl'X — — -io X io—7 _NlX<f
- d ^ I:vn
- en remplaçant dans la valeur de V on a
- On pourra également prendre pour l’induit
- ce volume étant exprimé en centimètres cubes. En remplaçant À par sj yrD on aura pour valeur de Y -j- Y'
- et pour valeur du poids en kilogrammes
- Pour le volume des tôles nous avons trouvé précédemment
- aiiDLH — eus o ' ~~ÿ~
- r et NI par
- Le poids des tôles en kilogrammes sera donné par
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
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- ohi peut. remarquer que cette quantité est indépendante de D et de h donc pour une puissance ut. une valeur déterminée de y le poids des tôles restera constant et le moteur le plus économique sera celui qui aura le plus petit poids de cuivre; il faut donc rendre II minimum. Remarquons qu’on a trouvé précédemment
- nplaçant to par
- • par 3 et NI par yul), on
- . «K-**—f)>
- 5,5 *,Kil
- nplaçant dans la valeur do II
- x5.5 /tjK^-pcostt^D*
- Pour rendre le poids du cuivre minimum il suflira d’annuler la dérivée de la quantité entre parenthèses et on aura
- ____a a'v x t>2aZ x IO"___«Tx/dxo.ooaâxio8 , ,, JL __ „
- rj. __ ft'P X p'2X nfiittop + 0,001 it)) xï.îLKji’ü^ cos o v*
- nous avions trouvé d’tuilre part
- divisant les deux expressions l’une par l'autre on trouve
- T ,, «3 4- 0,0023
- du très approximativement
- L _ __b'
- T)’ — u'j~ '
- On peut donc calculer les valeurs de L et de 1) rendant le poids du cuivre minimum. :'est-à-dire le poids total utile minimum pour une valeur donnée de y. ..
- Si d’autre part on remplace L par—:—D dans la valeur de H on trouve
- comme D4 varie en raison inverse de y2., ü est indépendant de y.
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- RE VU K D'ÉLECTRICITÉ'
- Donc quand y variera le poids de cuivre restera constant, maïs Te poids ‘-de^Ter ;&-èra-inversement proportionnel à cette valeur. Il faudra donc faire v aussi grand que possible toutendéterminantD'ct-jj-par les équations ei-dessus.
- Nous avons calculé a' et h' pour un grand nombre de moteurs exécutés et nous avons trouvé que à 2 ou 3 p. ioo près, en plus ou nu moins, le rapport — restait constant et était égal à 1,82. On aura donc les formules* simples qui serviront à la détermination de tous les moteu rs.
- 7 Pxp*:«qp-f 0,0011 D)
- ou très approximativement
- I)
- P
- D 7 o,;r> k, -T7 y jjâ
- Les valeurs de k et de K seront extraites du tableau II ci-contre, mais on peut remarquer que pour les moteurs triphasés on pourra prendre
- A,Ki =0,375 K; =0.39,
- pour moteurs diphasés
- VC — o,335 ^ = 0,3;:
- quant, aux moteurs monophasés les coefficients sont trop variables pour que l'on puisse prendre une valeur moyenne, il faudra les choisir pour chaque cas particulier.
- Tableau IT
- autre remarque intéressante à faire au sujet de ces équations, c’est
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- 2y6
- qu’on peut mettre l'expression du diamètre et de la longueur sous la forme
- () ooi.ü
- ____1___ P ’ P
- p>
- n ‘ p '
- C’est donc véritablement les dimensions d’un pôle que l’on calcule, ce pôle ôtant destiné à utiliser une quantité de travail -y et, une fois que l’on s’est fixé-p cos © correspondant à un a- et à un coefficient de décrochage déterminé, ses dimensions ne dépendent plus que de ao et de y.
- On peut en général se fixer «o-(-o,ooii —^_o,i5 à 0,16, quitte, quand le moteur est tracé et que a est connu, à déterminer 3 pour que cette condition soit réalisée. On aura alors
- immédiatement on fonction de y.
- P .
- Comme complément à ce qui précède nous allons traiter les problèmes relatifs au démarrage des moLeurs.
- Détermination du, couple au démarrage. — Dans le cas où le moteur démarre sans rhéostat, Il faut tenir compte de la résistance de l’inducteur, car celle-ci est comparable à celle de l’induit.
- Supposons d'abord que la résistance de l'inducteur soit négligeable, si l'on appelle Et le voltage, aux bornes on aura au moment du démarrage
- EV/ib coso
- posons en moyenne d’après les résultats des courbes I2=o,y on tire alors de l'équation ci-dessus
- b _ b
- il suffira donc de chercher sur la courbe le point pour lequel p a la valeur indiquée et prendre l’ordonnée correspondante de la courbe II dig. I).
- Remarquons que cette courbe donne la valeur de i cos a et que la valeur maximum de —j cos© que peut fournir le moteur est donnée par
- Si nous appelons yi l’ordonnée maximum de la courbe et ys l’ordonnée correspondante à la valeur de 4 trouvée plus haut, on aurait, en appelant Gu le couple au démarrage et C,nai le couple normal
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- éLanl entendu que Cmax «si le couple correspondant au travail maximum représenté
- On pourrait donc calculer ainsi le couple a était négligeable, c'est-à-dire si E\ql tension a fonctionnement, mais il n'en est pas ainsi, car aux bornes une tension Wql telle que
- E"2 = E',2 -f- »•*,!*,
- d’où
- i démarrage si la résistance de l'inducteur .ix bornes était bien la tension utile pour le si E'ql est le voltage utile, il faudra mettre
- + ïK'cJIJCO!i
- Il on résulte que pour faire passer dans le moteur l’intensité É et obtenir le couplé au démarrage précédemment trouvé, il faudrait augmenter le voilage prévu dans- le rapport-jp-que nous savons calculer, puisque nous avons relevé siir l’épure la valeur de I et celle de cos o et que E, représente provisoirement dans notre première hypothèse le voilage que Ton s’est donné pour le fonctionnement du moteur.
- On arriverait à ce résultat que si Ton avait calculé le couple de démarrage d’un moteur connu pour ioo volts sans tenir compte de la résistance de l’inducteur il faudrait pratiquement mettre par exemple 120 volts à ses bornes pour obtenir ce couple et faire circuler l’intensité 1, relevée sur les courbes.
- Mais Ton peut remarquer que si on multiplie toutes les lignes de l’épure (fig. 3) par un coefficient, eellc-ci reste semblable à elle-même. En particulier si ce coefficient est
- V,+ V
- précédemment relevée va dov< et le voltage aux b
- égale ;
- C’est-à-dire que tout sera ramené aux conditions prévues au début.
- Le couple qui dépend du produit du volLage'pnr le courant d’excitation sera multiplié par le carré du rapport de réduction. Si nous désignons toujours par Cmav-le-couplé correspondant à la valeur — cos s —-1- on aura, en désignant par 0D le couple effectif de
- où les quantités I, et cos 4 sont celles relevées sur la courbe II et correspondant à l’ordonnée ?/2, E/ désignant toujours la tension effective aux bornes.
- Calcul d’uu rhéostat de démarrage.— Supposons qu’on veuille calculer un rhéostat de démarrage pour un moteur connu.
- La connaissance des dimensions de ce moteur nous permettra de déterminer sur la courbe correspondante le point ou il fonctionne à son régime normal. Soit yi 1.ordonnée
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- 1/ É C l. A1U A GE ÉLE C T KIQ U E
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- correspondante-a -ceA-ogim-e-sur la courbe IV des glissements et soit ?/, l’ordonnée que nous ne voulons pas dépasser pendant le démarrage.
- Au premier plot le glissement est égal à t, on aura donc
- donc , • ;
- zi= ~—
- ce qui déterminera une première valeur de la résistance à intercaler en posant
- Ui'/i y i
- avec la résistance ainsi intercalée, le moteur se met en roule et atteint le régime caractérisé par yî correspondant au couple normal, à ce moment le glissement sera déterminée par
- Il s’agit maintenant de diminuer la résistance intercalée pour remonter a la valeur dos uples correspondant a //,, ; on aura de ce tait
- Le moteur prendra une nouvelle accélération et prendra un nouveau glissement g, correspondant à son régime normal caractérisé par y} et on aura
- cl ainsi de suit'e.-L'oü aota successivement
- La valeur de la résistance à intercaler sur le plot de par
- et le glissement que le moteur pourra acquérii
- gn+t —
- Délertiïmtlti'ô'tid'ùn rhéostat de réglage. — Dans le cas ou l’on voudrait déterminer un
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- rhéostat permettant d’obtenir des vitesses progressives il suffirade • calculer les Valeurs de la constante K correspondant à
- pour les différents glissements que nous voulons obleriir résistances à intercaler sur chaque plot du rhéostat.
- ! les valeurs des
- P, K VUE INDUSTRIELLE LT SLILNTILJOIE
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- Formule générale du rendement des machines à vapeur, par J. Nadal, ingénieur au corps
- Dans ce long mémoire Tauleur montre comment on doit déterminer les \aleurs des diverses quantités qui entrent dans l’expression du rendement des machines à vapeur; nous nous proposons d’en indiquer les principaux points en renvoyant au mémoire original, pour les détails.
- J. Définition du rendement. — I.'auteur rappelle la définition du rendement thermique d’une machine à vapeur: c’est le rapport entre la quantité de chaleur utilisée et la quantité totale de chaleur fournie. La première quantité se déduit du diagramme des pressions et est mesurée par le produit A1?? du travail ‘b indiqué par ce diagramme et l’inverse A de l’équivalent mécanique de la chaleur. En désignant par Q la quantité totale de chaleur fournie, Tcxpresssion du rendement thermique est
- Au lieu du rendement thermique on emploie parfois, pour différencier les moteurs à vapeur, la dépense, de calories par cheval-heure indiqué ; il est évident que la considération de cetlc quantité est aussi acceptable que celle du rendement thermique qui s'en déduit immédiatement. Mais souvent on considère la dépense d'eau ou de vapeur par cheval-heure indiqué; or cet élément n’a en lul-mème aucune valeur scientifique, puisqu'il dépend de la température de l'eau d’alimentation et de la température de régime de la
- chaudière, températures qui généralement ne sont pas données.
- La considération du rendement thermique ou de la dépense de calories par choval-hcurc indiqué ne donne d'ailleurs pas un enseignement complet au point de vue du fonctionnement, d’un moteur à vapeur, varpar le fait même de la transformation de la chaleur en travail le rendomcnl thermique est de beaucoup intérieur a Limité. Ou doit donc se ..demander quelle valeur maximum peut prendre ce rendement dans une machine parfaite. Mais 'comme machine parfaite doit-on considérer une machine fonctionnant suivant un cycle de Carnot,, qui est absolument irréalisable en pratique, ou une machine lone-tionnant suivant le cycle indiqué plus récemment par Rankine (‘j.’* M. Nadal préféré prendre ce dernier evcle comme terme de comparaison et il appelle degré d'utiUsaUon d'une machine réelle, le rapport dit-rondement-'thermique de cette machine au rendement thermique • du cycle de Rankine. Il a d’ailleurs-calculé, ce dernier rende-
- ducs à la condensatî-orniiutiale, itux-.fentes, a la radiation, pression constante, de la vapeur saturée sceho ou de la lindre et cflectue- sur le piston un travail égal au produit
- pression. Voir a ce, sujet; 1 article !dc M.: Peli.ihhtkk. Sur
- P- ’hi '
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXIII. — N° 2i.
- ment pour le cas où'on emploie delà vapeur saturée sèche en suivant le mode de calcul qu’il préconise par le calcul du rendement d’une machine réelle ; les résultats de ces calculs sont in-
- diqués dans les tableaux I et II (pii se rapportent, le premier à une machine à 'condenseur avec eonl.repression de o.->. kg. cm8, le second à une machine sans condenseur (“\
- Tari,eau I. —• Machine suivant le cycle de Rankine, avec condenseur.
- DÉPENSA DE CAT.OniCS
- ^ talion à la
- Tarlkau II. —Machine suivant le cycle de Rankine sans condenseur.
- PBRSSION d« dît'™1»™- de'3iSEp"
- kg 4,8.179 kg 8,7966 5 627 Go’Y'2-î:i 0,i3445
- 7,6o33 6,8274 4 410,9 0,17456
- 10,868 5,8o58 3-83.4
- 3428.2 0. i853u 0,22988
- .28 i8,834 4,688a 3 too.0 0,00',88
- II. Tkavail indiqué. — Pour évaluer le travail indiqué, il faut connaître les courbes de pression de la vapeur dans le cvlindre dans les conditions réelles de la marche, c’est-à-dire en tenant compte du laminage et des condensations sur les parois.
- Courbes d’admission. — Pendant une fraction de la durée de l’admission, fraction qui dépend de la nature du distributeur de la machine, la pression conserve une valeur sensiblement constante p0, appelée pression de régime et que Ton peut, en général, regarder comme étant égale à la pression'dans la chapelle. Pendant la dernière partie de l’admission, la pression diminue, principalement à cause du laminage de la vapeur, et prend à la fin de l'admission une certaine valeur pa.
- Si Ton pose p0 — pa = a p0, a est le coeffi-
- cient de laminage. Ce coefficient peut être déterminé théoriquement lorsqu’on connaît la courbe de marche du distributeur (2) ; ou peut aussi le déterminer pratiquement en étudiant les diagrammes d’indicateur. Sa valeur est sensiblement indépendante de la pression de régime p0\
- O Ccs tableaux montrent Que l’avantage dos hautes
- Ainsi dans le premier cas, en passant de 6 à 10 kg: cm2, il mentation à i5°) do àr;6 p. joo par rapport à la pression
- p.' ioo ; de i;> à »o kg : cm2 à 9,39 p. 100. Uang1 le second cas les économies réalisées par les memes variations de pression sont respectivement : 12,5 p. 100; 8.66 p. 100: et 5,o75 p. 100.
- (2) Annales des mines, juin 1893. Etude théorique du rendement de la machine à vapeur.
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- 26 Mai 1900.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- Soi
- dans les machines avec distributeur a déclic, elle est en outre indépendante de la durée totale de l’admissiou et ne dépend que de la vitesse : o,o5 pour une vitesse de 60 t : ni et o, 10 environ pour une vitesse de 120 t: m; dans le cas des distributions sans déclic, elle varie sensiblement en raison inverse du degré d’admission et en raison directe de la vitesse, mais elle dépend beaucoup aussi de la nature du distributeur et est généralement plus grande que dans le cas des distributions à déclic.
- En supposant que la courbe d'admission est une ligne brisée formée par une horizontale, puis par une. ligne inclinée (correspondant à la chute de pression! et en désignant par a la fraction do. course, exprimée en centièmes, que parcourt le piston depuis le début jusqu’à la lin de l’admission, par a' la iraetion de course correspondant à. la chute de pression p0 — pa, enfin par V le volume engendré par le piston, on a pour le travail V>)(, pendant l’admission,
- Courbe de détente. — Par suite de la chaleur restituée par les pavois du cylindre à la vapeur pendant la détente de celle-ci, la courbe do détente réelle se trouve au-dessus de l'adiabatique, l’écart allant en augmentant du commencement a la fin de la détente; l'étude des diagrammes montre de plus qu’elle est située au-dessous de la courbe correspondant à une détente suivant la loi de Mariette. On obtiendra donc une limite intérieure du travail accompli pendant la détente en supposant que celle-ci est adiabatique et. une limite supérieure en admettant qu'elle s'effectue suivant la loi de Mariotte, dans la première hypothèse on a
- p\x -f s):« -j- pa (« + sp
- où ; est le rapport du volume de l'espace nuisible au volume total engendré par le piston, et •j. donné par la formule a = i,o35 o,r m dans laquelle m est la proportion de vapeur seehe contenue dans le fluide à la lin do l'admission r:. Dans la seconde livpotlièse la relation entre la pression et le volume est
- ^;jr+6)=pa(fl + 0-
- (r! Le nombre m est connu puisqu’on sait calculer les
- En calculant l’intégrale de pdx pris entre a et d, d étant la fraction de la course parcourue par le piston an moment où cesse la détente, 011 a pour le travail dans la première bvpo-
- et dans la seconde.
- ~Y~~ (« + $)Pa Log. V
- À, que l’on appelle rapport de détente, étant
- Courbe d’échappement, anticipé. — En admettant que la détente s’effectue suivant la loi de Mariotte, la pression pa à la fin de la détente est égale à 4^-; celte pression diminue ensuite jusqu’à la fin de la course d'aller où elle prend une valeur qui est en généra! supérieure de o,25 à o,5o kg: cm2 à la pression d’échappement pe. En supposant que la courbe d’échappement anticipé est une ligne droite, on a pour l’expression approchée du travail effeuillé pendant l’échappement anticipé,
- _ T + ^+ °>aS
- [*)
- Courbe d’échappement. — En supposant encore que c’est une droite allant de la pression pe à la pression pe au début de la compression et en admettant de plus que la durée do la compression exprimée en centièmes de course est o, 1,
- (•) Si la détente est courte, il y a peu de différence
- la détente est longue (rapport de détente de 8 à 10', la différence entre 'Sa cl peut s’élever àiop, 100. On
- réelle est, dans le cas d’une longue détente, plus appro-
- prrssion (à bis) qu'on commettra la moindre erreur.
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- I. • É CI. A 1 R A G E ÉLECTR1QI' E
- T. XXIII. N° 21.
- 3 02
- o désignant la durée totale de l’échappement proprement dit.
- Les valeurs de pe et de pc dépendent nécessairement de la construction de 3a machine et des conditions de sa marche (r.
- Courbes de compression. — Comme celle de détente, elle est ordinairement comprise entre la courbe adiabatique et celle de Alnriotte ; c'est cette dernière qui donne la valeur la plus rapprochée du travail; cette valeur est
- le rapport 1 ~ e =-/ peut être appelé le rap-port de compression, par analogie avec ce qu'on appelle rapport de détente.
- Formule finale.—En additionnant les expressions (i) (2 bis), (3) et retranchant les expressions (4) et fa), on a pour la formule finale
- 4î-+
- + ------------- -o,,
- JS±£l------*.(1—.--s.ilog. n<=p.y. (A)
- 111. Dépkxse de vu>i:nt sensible. — A la fin de l’admission le cylindre est rempli de vapeur à la pression ptl; si ou désigne par oa sa densité à cette pression, la masse de la vapeur est ma= (a H- e) Y o,,. Alais ceci ne représente que la dépense apparente par coup de piston, car au moment où l’échappement cesse, il reste dans le cylindre une certaine quantité de vapeur qui participe à l’évolution suivante ; celte dernière quantité est mc = \ (c s) 8„. Par conséquent la dépense de vapeur sensible est
- m = v[b +| (B)
- (60 t. : m). la contre-pression pe dans le cylindre peut
- pression ne descend pas au-dessous duo,3kg: cm2 avec
- et encore cette expression doit-elle être corrigée en calculant la masse de vapeur condensée pendant la compression et pendant Vadmission.
- IV. V et VI. Pertes de chaleur eau les parois.
- — Cette masse do vapeur condensée dépend évidemment de la quantité de chaleur perdue par le contact do la vapeur avec les parois du cylindre et avec l’eau stagnante.
- Dans un article paru il v a un an (Revue (le Mécanique, mai et juin 1899', l’auteur a exposé comment la théorie mathématique de la propagation de la chaleur dans les parois métalliques conduit, par l’observation de la température fixe des parois, aux formules donnant lu quantité de chaleur absorbée. Les considérations développées dans cet article ayant soulevé des critiques, en particulier de la part de IL Ans-pach {Revue de Mécanique, octobre 1899}, AL A'adal revient avec détail sur cette question. Nous ne le suivrons pas dans les développements qu’il donne pour soutenir sa manière de voir. Bornons-nous à dire que d’après l’auteur la quantité totale de chaleur absorbée par le métal des parois a pour expression
- R„ — A a + Bp8c ,
- fj,, étant l’écart de température de la vapeur pendant la détente, l’écart total, a et des coefficients qui sont les mêmes pour toutes les machines et peuvent être déterminés expérimentalement, A et B d’autres coefficients dont les valeurs peuvent êti'e déduites des tableaux que donne AL Nadal.
- \ II. Pertes de chaleur par l’eau stacxante.
- — Dans cette partie de son mémoire, l’auteur examine d’abord quels-sont les divers motifs pour lesquels il se produit dans les cylindres soit des condensations, soit des réévaporations. Cet examen le conduit à la détermination de la masse Y de l’eau stagnante.
- La quantité de chaleur absorbée par cette masse est Y (qa — qc-, qa et q¥ étant les chaleurs internes de l’eau aux températures d’admission et d'échappement. Comme la différence qIL — qr diffère peu de l'écart total des températures de la vapeur, cet.te quantité peut s’écrire Y 0„.
- La quantité de chaleur totale perdue par la vapeur est donc, par unité de surface R,, — À*0rf 4. B39e + Y«c .
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- IIEVLE D KLKLTRICITÉ
- 3o3
- NUI. Foimci.r GKMînAi.iï m rendement. — Il faut imiltiplier R„par la surface influencée qui se compose : i" de la surface de l’espace nuisible; u': de la valeur moyenne de la surface découverte par le piston pendant l'admission. La première peut être considérée comme étant égale à la surface du piston multipliée par un nombre i variable avec le type de la machine et ordinairement compris entre 3 et - ; en désignant par T) le diamètre du piston, la surface de l’espace nuisible est donc i Là seconde surface peut
- être considérée comme égale à la moitié de la surface découverte par le piston, c’est-à-dire ^ , C étant la longueur de la course. La quantité de chaleur perdue par cylindrée a donc, pour valeur
- ou encore
- Qa = VR„ —c—- ,
- v désignant le rapport de la course C au diamètre D, rapport généralement compris entre i et 3.
- Cette dépense de chaleur produit la condensation d’une masse dè vapeur ni ~ r0 étant
- la chaleur latente de vaporisation à la température de l’admission.
- La dépense totale de vapeur est ainsi m ni el si la vapeur contient une certaine proportion x d'humidité, la dépense d’eau est ( i 4- x) ni ni.
- La quantité Q de chaleur fournie à cette masse d’eau représente : i° ce qui est nécessaire pour chaull’er l’eau depuis la température de l'eau d’alimentation jusqu’à la température de régime de la chaudière; y.° ce qui est nécessaire pour vaporiser cette eau à cette dernière température. Eu appelant q0 et q la chaleur interne de 1 eau à la température de la chaudière et à la température de l’eau d'alimentation, ru la chaleur latente de vaporisation, on a
- Q =[(i + *) (V«-7)+r*>*+ "•')
- Remplaçant m et ni par leurs valeurs, il vient pour . l’expression du rendement:
- ..............- - —-----—---------------- (C)
- LÎ'-hOfa.-?) Hv| (a |-5)îa -(C+.)3l+-î±£^]
- Kn terminanl, M. Nadàl fait les remarques
- « Cette formule ne contient plus le volume ^ du evlindre, et les dimensions de celui-ci u’ap-! , , R„
- paraissent que dans le terme----^—— — qui
- représente les conditions à l’admission. On voit que plus C sera grand, moins les condensations auront de i’inlluence sur le rendement. Les grandes machines sont donc beaucoup plus économiques que les petites. Cela est facile à comprendre puisque le travail et la dépense de vapeur sensible croissent comme le cube de la dimension linéaire, taudis que les pertes par condensation ne croissent que comme le carré de cette dimension.
- » La formule (Ci permet de résoudre toutes les questions qui présentent de l’intérêt au point de vue de la construction et du fonctionnement des machines à vapeur.
- » Quand on sc propose d'établir une machine, le premier point à réaliser c'est qu’elle puisse cflèctuer le travail que l’on a en vue. Quelquefois la vitesse de marche est imposée par la nature de ce travail. D'autre part, ori demande que ce travail coûte le moins d’argent possible, et il s'agit alors de concilier ces deux éléments : la dépense de premier établissement et là dépense courante de combustible et d’entretien, contradictoires clans la plupart des cas, car l’économie dans le rendement n’est ordinairement obtenue qu au prix d’une augmentation de la dépense d’installation. Mais, assez souvent, cette dernière considération est secondaire vis-à-vis de la première, et il v a de toutes façons le plus grand intérêt à savoir qu’elle est .la machine qui donnerait le rendement maximum.
- » Les variables dont dépend le rendement sont: les dimensions de la machine, la pression de régime, la pression d'échappement, les phases de la distribution et plus particulièrement le rapport de détente, la vitesse quand elle n’est pas imposée. On déduit de la formulc(C( qu’il y a dans chaque cas un système de valeurs de ces variables, pour lequel le rendement est maximum.
- « Kn appliquant la formule du rendement aux divers tvpes de machines connus, ou peut arriver à eu apprécier les défauts et les qualités, au point de vue thermique; elle peut servir en meme temps à chercher les améliorations réalisables. » T. P.
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- 1/ÉCLAIR AGF ÉLECTRIQUE
- T. XXIII. N° 21
- 3o4
- Essais de recette des dynamos et machines à vapeur de la station centrale de Zurich,
- Les deux dynamos à vapeur de i ooo chevaux et les sept chaudières doubles de 180 ma, annexées à la statioude Zurich f1), furent essayées le 29 juin 1899. Ces essais ont été faits par les maisons Fseher-Wyss pour les chaudières, Sulzer pour les machines à vapeur, et Oerlikon pour la partie électrique.
- A. Chaudières.— Il y a sept chaudières doubles de 180 m2 de surface de chauffe, travaillant à 8,5 atmosphères. La chaudière inférieure contient deux tubes de chauffe avec des tubes de circulation en partie ondulés ; la chaudière supérieure est munie de 106 tubes à fumée en fer forgé avec dôme de vapeur. Chaque chaudière a un réchauffeur système Schworcr comprenant huit éléments de surchauffe.
- 2. La consommation en combustible fut, abstraction faite de l’eau renfermée et de la cendre,
- 8 o58,5 — (644,5 -\- 1 021,5) — 0392,5 kg On vaporisait ainsi : 55 835 kg d’eau. Dont; 1 kg de coke
- = 6-î)f kg d’eau et ,-5 kg d'onu
- 3. Température moyenne cio l'eau Température moyenne de l’eau
- Pression moyenne : 8,3 atmosphères.
- La chaleur effectivement fournie à 1 kg d’eau est de
- Dôme de vapeur...................
- ), = 6o6.5 -f- 0,305.174.4 0,48 (249,5 — 174)4)
- — 693,7 cal.
- Si on en déduit les 26,0 calories de l’eau d’alimentation, il reste
- 669,2 cal. Doue 1 kg de coke produit 6,94 X 669.2 = 4640 cal.
- Pour les essais, on a pris les chaudières de 1 à 4) 1» chaudière 6 fournissant la vapeur des pompes d’alimentation. Le coke, l’eau d’alimentation, la cendre ont été mesurés par pesées.Tous les quarts d’heure on a mesuré les températures de l’eau d’alimentation avant la réchauffe, de la vapeur après la sortie du réchauffeur, des gaz dans le carneau précédant la cheminée. L’analyse des gaz fut faite avec un appareil Orsat et le gaz a été pris surtout à la sortie des tubes à feu.
- Résultats des essais. — r. Des essais précédents avaient donné, pour la puissance calorifique des parties combustibles du coke, 7 860 ca-loris. Le coke renfermait 8 p. 100 d’eau dont la condensation absorbait 48 calories.
- D'autre part, il y avait 12.66 p. 100 d’impuretés et 79,3 p. 100 de charbon pur, ce qui abaissait la puissance calorifique effective à 6 172 calo- (*)
- Ce qui donne comme rendement de ht chau-
- 4. Par mètre carré de surface de chauffe et
- , .... . , 55 835 , ,,
- par heure, il a ete vaporise ^ — 9-7 kg d eau
- Par mètre carré de grille, il a été brûlé 78 kg de coke par heure.
- 5. Les analyses de gaz ont donné les résultats suivants : acide carbonique 14 P- 100, oxygène 7 p. 100, azote 79 p. 100. On ne trouva pas d'oxyde de carbone.
- B. Machines à vapeur. Les deux machines de 1 000 chevaux sont coinpound, tandem, le cylindre à haute pression se trouvant derrière, et celui à basse pression devant. La pompe à air est placée sous la machine et est actionnée au moyen d’une Lige par le bouton de manivelle. Dinion-
- (*) Voir Écl. ftleet., t. XXII, p. 292, 24 février 1900.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 3o5
- Cylindre HP.............
- Cylindre BP.............
- Ion HP • • " l. .
- ton I3P devant.......
- Diamètre de la tige du pis-
- Le tout à une pression de 8 atmosphères et à ioo tours par miaule.
- L'essai de consommation a eu lieu en même temps que l’essai de chaudières. Il a dunné les résultats suivants :
- Pression à la chaudière............8,344 atin.
- » J ,> BP................0,867 »
- Vide............................. 68.oi cm
- gramme IIP.................3.uu5 hgpar cm-
- Pression moyenne d'après le diagramme BP. . . ..... 1.o 114 «
- avec uu^ admission de 2",45 p. 100.
- La consommation a éLé de 55 835 kg d’eau don! il faut déduire 86 kg d’eau de condensation, ce qui fait 55 749 kgs pour 8 heures, ce qui tait 5,96 kg par olioval-heiire indiqué, soit une consommation brille de 0,86 kg de coke par cheval-heure indiqué.
- D’après le marché, la puissance effective devait èlre obtenue en retranchant de la puissance indiquée la puissance à vide plus l\ p. 100 de la puissance comme accroissement dù aux lroltements. On prit donc un .grand nombre de diagrammes a vide, ce qui donne les résultats suivants :
- diagrammes IIP . P . . .
- Pression moyenne d’après les
- diagrammes BP...........
- Vitesse moyenne...........
- diagrammes HP . P . . .
- Puissance indiquée d'après les diagrammes BP.............
- Puissance totale à vide.............. 56,4 ehx
- Puissance rapportée à la vitesse 100,6
- de l’essai principal................. 46.9 »
- Puissance effective.................1066,2 »
- Le rendement mécanique est. donc de 91,3 p. 100 et la consommation de 0,94 kg de coke par cheval-heure effectif.
- C. Dynamos. Les génératrices formant volant sont directement accouplées à la machine ii vapeur. Le poids de la masse tournante est calculé de façon à obtenir un coefficient de régulation égal ii ~ . La bobine inductrice est placée entre les deux moitiés de la couronne qui entourent le fer tournant.
- Les alternateurs sont construits de façon à pouvoir donner soit du courant monophasé, soit du courant triphasé. Dans le premier cas, on met deux phases en série et la troisième hors-circuit.
- La puissance garantie était de 660 kilowatts comme machine monophasée ; pour un cos = o,85 et en triphasé, 1 200 kilovolt-ampères : la tension est de 2000 volts, fréquence 5o, vitesse 100 tours par minute, tension de l’excitatrice 100 volts. Les dimensions du fer tour-. liant sont : diamètre extérieur 4 990 mm, rayon . de gyration 2 280 mm, poids 27 000 kgs. Le poids total est de /\i tonnes.
- O11 a procédé aux essais suivants :
- 1. Essai de durée pendant 8 heures 1/2 avec charge triphasée sur résistances liquides (700 kilowatts:. Après l'arrêt, les températures relevées furent les suivantes : bobinage inducteur, 26°; pôles, 26°; carcasse de l'armature, 4on; lùles, 45°; armature de l’excitatrice, 45° ; collecteur, 45°; température ambiante, 16°.
- L’excitatrice donnait 42 ampères sous loovolts. Sa puissance normale est de 100 volts et 120 ampères. La bobine inductrice peut supporter ce courant de 1 20 ampères et fournit alors 1600 kilo-volts-ampères sous une charge purement inductive. Pendant l’essai à 750 kilowatts, on prit fréquemment des diagrammes. Le rendement effectif du groupe (rapporl des chevaux électriques aux chevaux indiqués) fut trouvé égal à 90 p. 100, les pertes de l’excitatrice étant comprises.
- y.0 Essai d’arrêt de la machine, l’alternateur tournant à vide, la vitesse est tombée de 88 tours en cinq minutes.
- 3. On sépara la bielle de la manivelle et 011 fit
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- L’É CLAIR AO K KLKCTKlflUL
- T. XXIII. — N" 21.
- do l'excitatrice : 7. On releva lac
- marchant cil réceptrice.
- i que la rotation de l'alternateur, à raison , Les pertes t : ni, exigeait 16,2 kilowatts; c'était 109 — 67 — 4-2 " ' oit. 1,6 la l'ion
- électriques comprennent doue chevaux ou 3i kilowatts, l'exci-prenant 3 200 watts, il restait 27,«3 kilo-
- la perte par frottement et ventilation, p. 100 de la pleine charge.
- tutrice et l’alternateur fut abandonné à lui- o,o667 watts. Perte calculée pour 35o ampères même, sans excitation, la vitesse baissa de i 24 000 watts.
- :<3 tours en cinq minutes. | 8. Les essais précédents vérifient les calculs
- 5. On remit Lalternateur eu marche à 102 tin ; i de prévision au sujet des pertes. Calcul de la 1 le courant qui alimentait l’excitatrice et I courbe de 1
- 011 coupa le courant qui ali on l'envova aussitôt dans 1
- >t des pertes. Calcul de L de l’alternateur ;üg. a).
- 2 200 volts. La cinq minutes. Il en résulte que les pertes dans le.fer et les pertes de frottement de l’alternateur exigent i6,a X -£| = 38,; kilmvnLls; ilone les
- 38,7 — 'b:-' = 22,5 kilowatts.
- 6. La bielle fut de nouveau réunie à la manivelle et I on releva la caractéristique à vide en t temps qu’on prenait le à vide prenait -5,2 . début de l’essai; à la fin 1 vapeur s'était échauffée. elle ne prenait plus que 63,7 «hevaux indiqués. Sous a i3o volts et à ioa t : m, il fallait i 11.2 chevaux, soit 3y,2 chevaux ou 28,8 kilowatts pour les pertes dans le Ier, les pertes par courants de Foucault, les pertes dans l’excitatrice et l’excitation. Cet essai donna donc 4800 watts déporte pour l’excitation et 2,4 kilowatts pour les pertes dans le 1er.
- y4° kilowatts ; puissance totale pour cos 'f = 0,8 : 2 ooovolts, r 170 kilovolts-ampères.
- rant dans l'induit : 23 200 watts ; pertes dans le fer : 22 5oo watts ; pertes de l'excitatrice et de son rhéostat : 1 000 watls. Total : 4y 320 watts,
- irallèle d’a pleine charge cernent ; on se servait d’une lampe de phase.
- Si on se base sur le chiffre trouvé de 90 p. 1 pour le rendement, on arrive à une consomn tion de coke de i,3 I
- le i,3 kg pari, journalier, c
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- 11EYUE D’ÉLECTRICITÉ
- dq-
- eharge très variable, ou a trouvé les chiffres suivants, en 1891) :
- charbon par kilowatt-heure. IJ laul tenir compte de ce l'ait que le coke était envové encore humide.
- - -
- / r-
- t r‘-
- r A
- 1 jf
- *1
- ce qui lui donne une augmentation de poids de près de 10 p. 100; en défalquant cette augmentation, il reste une consommation de j,ç) kg par kilowatt-heure et les chaudières vaporisaient ~.i kg par kilogramme de charbon.
- T). Station transformatrice. — PomT'exploita-tion des tramwavs, ou a installé au milieu de la ville une station transformatrice. Les transformateurs se composent d'un moteur asynchrone
- Fig. >. — (troupe transformateur de 'îûo kilowatts.
- de 3oo chevaux, 3y5 t: m, a 000 volts, fréquence 00, accouplé directement avec une dynamo de 200 kilowatts, 55o volts. Les courbes ont été relevées sur place et sont reproduites ici (fig. 3 à 5b
- E. B.
- MAGNÉTO-OPTIQUE
- Quelques observations concernant un changement asymétrique des lignes spectrales du fer dans un champ magnétique, par le Dr P. Zeeman. Koninklijkc Akndemic van IVetenachappen te Amsterdam. Prnceedings of tha Meeting of Saturdav ; p. 298. 3o décembre 1899.
- On sait (pie le spectre du fer est très riche en raies 'lignes:. Parmi ces raies il y en a qui, dans un champ magnétique, présentent le cas idéal du, triplet Tomme la théorie de Lorentz l'exige) ; on remarque alors une symétrie parfaite des composantes latérales ('extérieures' de ce triplet par rapport à la ligne médiane (composante intérieure', symétrie qui subsiste même au point de vue de l'intensité des deux composantes latérales.
- Mais apres un examen plus attentif 011 s’aperçoit facilement de l’existence d’autres triplets, plus laibles que les premiers et dont les deux composantes latérales n'onl pas la même intensité. M. Zeeman a montré récemment (Procee-dings l\oya.l Ara dent y of Science. A mster<lam\\u'u\ 1898.—Astrophys. journal, vol. IX, janv. 1899)
- (|u’il v a des raisons pour prévoir une intensité plus forte pour la composante latérale vers le rouge et dans des champs puissants, il a même
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- 3o8
- L’ÉCUIIUGK ÉLECTRIQUE
- T. XXIII.— N° 21.
- pu observer plusieurs triplets de celle nature. Seulement, la plupart de ees triplets, asymétriques au point de vue de l'intensité des composantes latérales, peuvent tout aussi bien être expliqués par la superposition de plusieurs raies, de sorte qu'on ne peut avoir aucune preuve évidente de l'action du champ magnétique sur l’orbite des ions lumineux. Les recherches de Zeemann n'ont pas d'ailleurs été poussées plus loin.
- Tout récemment, M. \\. Yoigt (*) [Ueber eim-, Dissymétrie derZeeman'schennormalen Triplets; Ann. der Physik. Bd. 1 lift. i. 1900) a été amené, par des vues purement théoriques, à prévoir que l’asvinétrio observée par Zeeman doit être plus compliquée. M. Yoigt trouve, en elf'et, par des calculs que nous ne reproduirons pas pour le moment, que la composante vers le rouge doit avoir la plus grande intensité et la composante vers le violet doit être la plus éloignée de la ligue médiane du triplet. Il prévoit en outre que cette symétrie, prépondérante dans un champ faible, doit disparaître dans un champ intense.
- M. Zeeman s’est alors proposé de tenter une vérification expérimentale des conclusions théoriques de M. Yoigt et c’est la note qu’il a publiée à cc sujet que nous vous proposons d’ana-
- M. Zeemann a employé dans scs recherches un beau réseau concave de Rovvland [ 144^8 traits par inch (1 inch = 2,4000 cm) et 3 .ni de ravon] dout le pouvoir séparateur était très élevé ; il emplovait en outre un nicol, convenablement disposé, pour faire disparaitreda composante médiane du triplet, ce qui lui permettait d’apprécier et de comparer aisément 1 intensité des deux composantes extérieures. Il employait comme source lumineuse l'étincelle d'induction éclatant entre deux électrodes de fer et il faisait ses observations directement à l’œil dans le spectre du premier ordre. Malgré les . précautions minutieuses qu’il avait prises, il n’a pas pu conclure à une inégaliLé indubitable d’intensité des deux composantes extérieures. 1! est fort probable que l'intermittence de Tétin-
- arlido de Lorentz. Physik. Zeitschrift d. Jiiecke u. Simon. S. 39, 1899. — Voir plus loin l’analyse de l’article do
- celle intervenait défavorablement dans ce genre d’observations.
- Mais il a eu plus de succès en prenant des photographies dans les spectres du second et du troisième ordre. Il employait le spectre du second ordre pour les radiations comprises entre 34°° p. ot 9.900 p. et le spectre du troisième ordre pour les radiations comprises dans une étendue plus faible que les premières ; il supprimait le nicol. Dans ces conditions, il a pu observer l’asymétrie prévue par M. ^ oigt. M. Zeeman a, en effet, remarqué certaines raies qui présentaient l'asymétrie des intensités, d’autres qui présentaient l’asymétrie des distances et enfin un très petit nombre qui présentaient les deux asymétries à la fois. Mais disons tout de suite que l’ordre de grandeur du phénomène est excessivement petit. Yoici d'ailleurs les raies étudiées par M. Zeeman cl qui présentent les asymétries que nous venons d’énumérer :
- 3498,00; 3607,60; 3709,40; 3 735,01;
- 3 763,91 ; 3 878,71.
- M. Zeeman s’est demandé enfin si les conclusions de M. Yoigt 11e s’appliqueraient aussi aux quadruplets normaux que présentent certaines raies du fer dans le champ magnétique, La réponse est aflirmative, du moins pour les raies :
- 3466,01:3470,61; 3 7o5?73; 3 792,73 ; 3879,65,
- dont les composantes présentent l’asymétrie des intensités. En ce qui concerne les raies 3466,oi et 3700,73 elles présentent en môme temps l’asymétrie des distances par rapport a la raie primitive, résultat confirmé par Reese (pour la raie 3 466,01).
- Yoici encore quelques raies qui présentent des particularités intéressantes, d’après M. Zeeman. La raie 3 733,46 donne dans un champ magnétique un triplet, dont la composante vers le violet est plus près de la ligne médiane que la composante vers le rouge ; l’asymétrie des intensités n'existe pas pour cette raie.
- La raie 3 894,08 donne dans le champ magnétique un triplet qui présente l’asymétrie des intensités ; la composante extérieure vers le violet est plus intense que celle vers le rouge, il 11'est pas probable que cette particularité soit due à la présence de la raie 3 8:>4>4 (Neovius) appartenant à l’air, car la composante on question 11’est pas nébuleuse et par contre la raie de l’air est très faible. En prenant des photographies des deux raies en question, on reconnaît d ail-
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- leurs que pour le même temps de pose et pour la mémo intensité du champ, la l’aie de l’air n’apparait pas sur la plaque photographique.
- Mais toutes ces particularités exigeraient une étude plus approfondie pour qu’on puisse décider si elles peuvent s’expliquer par une extension de la théorie ou bien si elles sont dues' uniquement il des causes perturbatrices dont on n’a pas tenu compte.
- Quoi qu’il en soit. M. Zeeman est amené a formuler les conclusions suivantes :
- in Que l’asymétrie prévue par M. Voigt existe effectivement ;
- 2° Que le phénomène étaut d’une petitesse extrême, une étude plus minutieuse ne serait pas superflue ;
- 3° Que les faits observés par M. Zeeman no peuvent pas décider entre la théorie de M. Voigt et celle de M. Lorentz, mais qu’ils confirment la base commune des deux théories '*).
- Addition à la précédente note (i:> janvier 1900). — M. Zeeman a vérifié que dans le cas du triplet et du quaclruplct 4678 et 4 800 du cadmium et dans le cas du triplet et du quadruplet 4680 et 4^22 ‘lu zinc l’asvmétric des intensités telle qu’elle a été prévue par M. Voigt est manifeste : les composantes extérieures vers le rouge sont manifestement plus intenses que celles vers le violet.
- il a en outre'remarqué que la raie 3 733, précédemment étudiée, présente une polarisation renversée. Cette polarisation renversée pourrait donc expliquer Vasymétrie renversée observée par RI. Zeeman et que nous avous signalée plus haut. Eugène Néculcka.
- Dissymétrie du triplet normal de Zeeman, par H. Voigt. Dr. Ann., t. I, p. 376-389. février 1900.
- En s'appuyant sur les formules de la dispersion électromagnétique établies par Drude (’) d’après une indication de Iletz, Voigt a réussi il
- (*) Ces équations avaient été attribuées par plusieurs auteurs à Hertz. En réalité, elles sont bien dues ùDrude, ainsi qu’il ressort d’une noie publiée par ce dernier [Dr. Ann., t, I. p. 436-.|4o), où il reproduit un fragment d'une lettre que lui adressait Hertz. Hertz signale seulement la possibilité de rendre compte de la dispersion en modifiant ses équations fondamentales, ue qui a été réa-
- rendro compte des phénomènes connus jusqu’ici par les observations de Zeeman f1).
- Il se bornait d’abord à une première approximation légitime tant que l absorptiou est faible, c’est-à-dire non métallique et que la décomposition est assez prononcée pour que les composantes du triplet soient séparées complètement, autrement dit séparées pur des bandes de très faillie absorption.
- En s’affranchissant de cette restriction, Voigt trouve que les deux composantes du triplet ne doivent pas être symétriques par rapport à la raie primitive et par conséquent ne doivent pus avoir la même intensité. Cette dissymétrie doit être marquée surtout dans les champs faibles : quand le champ augmente, l’intensité de l’iine des composantes croit, l’autre décroit, de sorte qu’elles finissent par devenir égales.
- Il y a une différence essentielle entre les composantes polarisées reetilignemcnt dues à l’effet transversal et les composantes polarisées circu-luircmcnt dues à l’effet longitudinal. Celles-ci proviennent de la décomposition symétrique d’une raie d'absorption en deux composantes d’intensité variable : les autres 11c sont pas dues à une décomposition, niais à l’apparition d’une nouvelle raie d’absorption dans le voisinag'c de la raie primitive ; cette nouvelle raie augmente d’intensité quand le champ augmente, tandis que la raie primitive diminue et les deux s’écartent l’une de l’autre symétriquement par rapport à leur milieu primitif.
- Cette nouvelle bande apparait du coté du violet du spectre : c’est la composante située du côté du rouge qui doit présenter la plus grande intensité, tandis que la composante du enté du violet doit être la plus éloignée de la raie primitive.
- La vérification expérimentale de ces considérations a été effectuée par Zeeman à la demande de Voigt. Zeeman a reconnu l’existence de la dissymétrie prévue sur les raies du fer. dans les clichés qu'il avait obtenus dans ses premières expériences, et, dans de nouvelles expériences, il a trouvé une différence d’écartement mesurable entre les composantes des raies 3687,6, 6709,4 et 6878,71. M. !..
- Wicdemunn en plusieurs mémoires qui feront l’objet d une analyse d'ensemble, prochainement.
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- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du 14 mai 1900,
- Sur une modification des surfaces métalliques sous l’influence de la lumière, par H. Buisson, Comptes rendus, t. CXXX, p. 1298-1300.
- On sait que sous l'influence de la lumière ultra-violette il y a déperdition de l’électricité négative et que cette déperdition est beaucoup plus rapide quand le conducteur vient d’ètre décapé, qu’après 1111 certain temps d’usage. T.'auteur a étudié ceLLc variation de la déperdition ainsi que la variation des diverses autres propriétés superficielles.
- I. Tliesse de la déperdition. — Lorsqu’on opère avec une source riche eu rayons ultraviolets la déperdition est tri-s active et ses variations sont difficiles à déceler ; aussi l’auteur prcfcre-t-il employer la lumière solaire, bien que la déperdition ne se manifeste alors qu’avec un petit nombre de métaux, car un faible changement produit dans ces conditions une grande différence dans la déperdition.
- Avec cette lumière une lame de zinc, ou d'aluminium, ou mieux de zinc amalgamé, fraîchement nettoyée, présente la déperdition négative,- celle-ci est extrêmement grande iiuiué-diatement après le décapage, puis elle diminue régulièrement et tend vers zéro. C'est bien à une action de la lumière, et non à une oxydation par l’air, qu’est due cette variation, car une lame laissée plusieurs heures à l’obscurité, après avoir été nettoyée et exposée ensuite à la lumière se comporte comme une lame neuve. De plus l'affaiblissement de la sensibilité causé par la lumière n’est pas permanent: il disparaît à l'obscurité, et après un séjour d’une durée suffisante à l'abri de la lumière, la lame se comporte comme si elle n’avait jamais etc éclairée.
- Une lame d’uu métal, laissée depuis assez de temps a l'obscurité, présente une différence de potentiel définie avec une autre lame donnée servant de témoin. Eclairée par le soleil et comparée ensuite avec la lame qui n’a pas subi d’éclairement, elle a une nouvelle valeur de la différence de potentiel. Cette valeur u’est pas fixe; elle varie, rapidement d’abord, puis plus i
- lentement, pour revenir à la valeur antérieure à réelairemcut, après un temps suffisant.
- T,a plupart des métaux, aluminium, zinc, cuivre, étain, plomb, antimoine, bismuth, laiton, zinc amalgamé, sont [dus électro-négatifs après avoir été éclairés.!.a variation peut s’élever à 10 et 12 centièmes de volt. Le platine seul se comporte -d'une façon inverse; il devient pins positif. Quelques métaux, l’or, l’argent, le fer, donnent des résultats très faibles et par suite
- Une étude plus complète laite sur une certaine lame (un miroir métallique) a fourni les résultats suivants :
- 11 y a deux potentiels définis, l’un à l’obscurité,l'autre il la lumière ; leur différence ostd’on-viron 0,123 volt La valeur obtenue à la lumière ne dépend pas de l'intensité, tant que celle-ci reste considérable ; c’est ainsi qu’on a la même variation, depuis le potentiel à l'obscurité, en prenant la lumière du soleil seule, celle du ciel ou des nuages seule, ou en les faisant agir ensemble.
- La variation n’est pas instantanée, mais elle est rapide. Après 3o secondes d’éclairement, elle s’élève à la moitié de sa valeur définitive; après 2 minutes, elle l'a presque entièrement atteinte.
- Un verre rouge ou jaune arrête presque totalement l’action des rayons ; un verre vert (laissant passer le bleu) donne environ la moitié de la radiation ; un verre incolore donne la variation presque totale. On serait donc amené h penser que l’extrême ultra-violet, arrêté par ce dernier verre, agit peu. Il n’en est rien, et son aetioii est très remarquable.
- .Si l’on éclaire avec l’arc électrique, sans interposer d'écran, 011 constate, une variation do potentiel uullc. Si l’on recommence en interposant entre l’arc et le métal une lame de verre, on retrouve une variation notable, de même sens qu’avec la lumière du soleil. C’est doue (jue les rayons extrêmes du spectre de Tare, arretés par le verre, agissent en sens inverse des rayons moins réfi-angibles et les neutralisent.
- Avec le zinc, cette action inverse est encore plus netle. En l’éclairant avec l’are, la variation
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- produite n’est pus nulle, mais positive; l'interposition d’une lame de verre rend la variation négative comme avec le soleil. Il y a donc une longueur d'onde d'inversion qui sépare le spectre en deux régions ; la plus rétrangilde cause une variation de potentiel négative, l'autre une variation positive. Pour le zinc, cette longueur d'onde est d’environ op,3io.
- Pour d'autres métaux, le cuivre, l'aluminium, cette inversion ne se rencontre pas.
- Ainsi, dans certains cas. l'action des diiTér rentes radiations est de sens inverse. 11 y a là quelque analogie avec d'autres actions de la lumière, par exemple celle des rayons rouges opposée à celle des ravons violets sur lu plaque daguerricnne et aussi eu phosphorescence.
- En faisant varier le milieu, remplaçant l'air parl'oxvgènc, l’auhvdride carbonique, l'hydrogène bien privé d'oxygène, et aussi en abaissant la pression à i cm de mercure, la variation reste la même que dans l'air à la pression ordi-
- iîl. L’auteur a également reconnu que la lumière produit des modifications chimiques à la surface d'une lame de zinc fraîchement amalgamée. Une telle lame est exposée au soleil contre un écran percé de trous, ou mieux est appliquée contre une plaque photographique entièrement noire, dont on a enlevé la gélatine par endroits, afin qu’une action possible de l'air soit égale partout. Après quelques minutes onia relire. Il n’v a alors aucune différence d’aspect, en ses points, mais si on l'expose à la vapeur d'iode on développe l'image latente, et le dessin de J’écran apparaît, l’iode attaquant davantage les parties qui n’ont pas clé éclairées.
- IV. L’auteur a essayé, mais vainement, de mettre en évidence une altération des propriétés optiques, en étudiant les éléments d’un rayon lumineux polarisé qui s’est réfléchi sur la surface métallique.
- Co résultat négatif est à rapprocher de celui qui a été observe par AI. Lippmaun (h pour une lame métallique qui subit la polarisation vol-
- II est vraisemblable que les propriétés optiques font intervenir une épaisseur de métal plus considérable que celle qui intéresse les phéno-
- (') . Journal de Physique, t. X, p. i88j.
- mènes électriques et sur laquelle porte la variation étudiée.
- En résumé, conclut AI. Buisson, sous l'influence do la lumière, la surface passe d’un état a un autre, qui n'est pas permanent et qui disparaît peu à peu quand l’énergie des radiations lui fait défaut. Il semble qu'un équilibre so déplace, le sens du déplacement pouvant varier avec la nature des radiations.
- Sur les propriétés thermo- èlectr-iques de divers alliages par Emile Steinmann, Comptes rendus, t. CXXX. p. i3oo-i3o3.
- Les recherches ont porté sur une série de dix aciers au nickel (h, de quatre platines iridiés, trois bronzes d’aluminium, cinq bronzes télégraphiques, cinq laitons, quatre maillechorls : chaque série provenant d’une même usine.
- La courbe de la force électromolrice a été déterminée par cinq points, l’une des soudures étant à o°, l’autre dans une enceinte maintenue successivement à la température d’çbullition de l’acctone (55°J, de l’alcool propylique (9a0), de l’acétate d’amyle ( 14°°) 1 de I orthotoloidine (190°), du betizottfe d’amyle
- La mesure des forces électromotrices a été faite par la méthode de compensation de Pog-gendorff, modifiée par Du Bois-Reymond (2;.
- (') Cos aciers sont ceux qui ont été étudiés quant à
- ÊcL Élect., t. XYI, p. 292, 1898).
- (2) Le circuit principal comprenait un accumulateur et
- Clark, le couple thermo-électrique en expérience. Le
- cipal par les deux extrémités de la dérivation, suivant que le Clark ou le couple thermo-électrique entrait dans le circuit dérivé, donnait directement le rapport des for-
- l’un curseur sur un lil calibré. Les forces éleetromolri-Des précautions particulières avaient été prises pour
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- L’autéu? donne un tableau des forces» électro-motrices entre o° et ioo° des couples formés par les alliages étudies avec un fil de plomb chimiquement pur ; ces forces clcctromotriccs, positives ou négatives suivant que le courant va du plomb a l’alliage à travers la soudure chaude, ou inversement, sont au plus de y 460 micro-
- De ces recherches l’auteur tire les conclusions suivantes :
- « i° Les courbes de force éleclromotriee des alliages binaires sont superposées dans l’ordre des teneurs en l'un dés composants (cette loi se vérifie seize fois sur 17 alliages binaires étudiés) ;
- » y.u Les courbes do force électromotrice des alliages binaires sont comprises toutes entre celles, des composants ou toutes on dehors de celles des composants.
- » 11 n’est pas permis de déduire de ces deux remarques que l’alliage le plus riche eu l’un des composants soit celui dont la courbe est la plus rapprochée de ctdle de ce composant. Le contraire' arrive mémo le plus souvent.
- » Dans les alliages ternaires (maillcohorts, soit laitons ou nickel) et dans les aciers au nickel, il n’y a pas de règle simple qui relie la force éleetroinotrice à la composition chimique. On peut remarquer cependant que la présence du nickel, mémo à faible dose, a pour effet de rapprocher beaucoup la courbe d’un alliage de celle du nickel. »
- Transmissions duplex et diplex par ondes électriques, par Albert Turpain, Comptes rendus, t. CXXX, p. i3o3-i3o5,
- Le problème de la transmission télégraphique duplex a pour but de permettre entre deux postes A et B, reliés par un fil unique, la transmission d’un télégramme de A vers 13 en même temps que celle d’un télégramme de B vers A,
- I.es diverses solutions que la télégraphie par courant continu a dounées de ce problème {mé-
- nomiHre lo circuit dérivé fermé sur lui-même, le couple thermo-électrique étant mis hors circuit. Cette déviation,
- Do la discussion des conditions expérimentales et des chaque résultat ne dépasse pas deux microvolts.
- thodedifférentiellcs, méthode du pontdeWheats-tone, méthodes de Mance, d Edison, de Muirhead, d'Ailhuud) nécessitent l'établissement en A et. en B d’une ligne factice, équivalente à la ligne réelle en ce qui concerne la résistance et la capacité. L'obligation de distribuer la résistance et la capacité de lu ligne factice à la [minière dont elles sont distribuées sur la ligne réelle rend la construction des lignes factices délicate et coûteuse! lorsque ht ligne réelle est un cable sous-marin ou souterrain.
- M. Turpain qui. comme le savent les lecteurs de ce journal a déjà fait divers essais d'application des ondes hertziennes à la télégraphie multiple, s’est proposé d’utiliser ces ondes à la solution du problème de latransmissiou duplex.
- La solution utilisant les ondes n’oblige pas a se servir de lignes factices ; elle est en outre plus générale que celles utilisées dans la télégraphie par courant continu. Elle consiste à assurer la transmission de A vers B au moyen du courant emprunté à une pile à la mauière usitée ordinairement eu télégraphie. La transmission de B vers À s’eJI’cctiie au moyen d’ondes électriques produites en B par un excitateur, concentrées sur la ligne au moyen d’un manipulateur. et qui parviennent en A à un résonateur à coupure clans la coupure duquel on intercale une pile locale et le récepteur à influencer. On augmente la sensibilité du résonateur en disposant un cohérenr entre les deux pôles de son micromètre (').
- La solution ainsi réalisée permet d'utiliser un
- posés nécessite quelques précautions.
- le récepteur de B. Kn suivant ce second chemin les ondes risqueraient d’endommager l’isolant de l’élcetro-limaut du récepteur de B. J)e plus, les oncles qui par-
- Pour protéger l'électro-aimant du récepteur de B, il suffit de l'enfermer dans une enceinte métallique mise
- propagées par le second chemin qui leur est, offert, il
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- appareil télégraphique donné pour la transmission de A vers B, alors qu'on emploie un appareil différent pour la transmission de B
- Ners A.
- Cette solution utilise concurremment le courant continu et les ondes électriques sans que les dispositifs assurant le fonctionnement par courant continu influent sur le fonctionnement de ceux utilisant les ondes.
- Un peut donc disposer les deux groupes d'appareils il distance. (Test ainsi qu’on peut permettre l’échange de communications entre deux postes A et B an moyen du courant continu en même temps que deux autres postes C et i), intermédiaires, empruntent le fil même qui relie A et 13 pour communiquer entre eux au moyen îles ondes électriques. En permetlant cette combinaison la solution actuelle olfrc un avantage sur celles ordinairement employées.
- L'auteur a expérimenté ces dispositifs entre deux postes situés à 35o in l'un de l’autre. Les deux postes étaient munis d'appareils de Morse el-les signaux simultanément émis étaient reçus sans qu'une des transmissions mil ui'it suri autre. La ligne était constituée par un des fils de protection du secteur de la station de Bordeaux-les-Chartrons. I.e voisinage des fils du secteur neut aucune influence sur la transmission, malgré la grande intensité du courant qui les parcourait. Il semble doue que la télégraphie par ondes électriques puisse être réalisée seules fils mêmes qui servent actuellement en télégraphie par courant continu sans nécessiter d’isolement spécial.
- Transmission diplex. — La transmission diplex, qui permet d’envover simultanément deux télégrammes dans le même sens de A vers B, peut être également assurée eu employant concurremment le courant continu et les ondes électriques. 11 suffiI; de disposer au même poste A le manipulateur utilisant le courant de . la pile et l’excitateur d'ondes électriques ; on place au même poste B les deux récepteurs,
- 1 un fonctionnant au nioven du courant continu, le second au moyeu des oudes éledriques et par l'intermédiaire du résonateur à coupure.
- Expériences de télégraphie sans fil en ballon libre, par Josoph Vallot, Jean et Louis Le-carme. Comptes rendus, l. CXXX, p. i3o.ï.
- Les auteurs ont profité d'une ascension aéros-
- tatique faite par l’un d'eux (M. J. Yâllot) pour rechercher s’il est possible de communiquer par le moven des ondes hertziennes entre la terre et un ballon libre, à graude distance, et sans aucun conducteur reliant le récepteur avec la terre.
- Le poste transmetteur était dispose à l’usine à gaz du Landv 'plaine de Saint-Denis), à une centaine de mètres du ballon au départ. Tl se . composait d’une batterie de dix accumulateurs, d’un manipulateur, d’un interrupteur pilon (svsLèmo Lecarme) et d'une bobine de o,4o ni d’étincelle, munie d’un oscillateur à boules de o,o4 m de diamètre. Un des pôles de la bobine était en communication avec le sol, et l'autre avec une antenne composée d’un fil de cuivre isolé, de 4° m de long, suspendu a un ballonnet captif de 5o me. Les appareils étant ainsi ' disposés, l'étincelle se trouvait réduite à o,o4 m de longeur, et la production des ondes électriques était maxima pour un écartement des boules de iu mm.
- Le récepteur (système Lecarme, avec radio-conducteur Branly à limaille d’or) était placé dans le ballon. Un des pôles du radioeondue-[eur était mis eu communication avec un fil de cuivre isolé de 5o m environ, suspendu verticalement il la nacelle et terminé par une masse métallique.
- Le ballon s’éleva d’abord verticalement, puis dériva lentement. Les signaux furent euleudus très nettement dans le ballon, jusqu’à une altitude de 6oo m, la distance horizontale étant de 5 km environ. Ils furent encore perçus, quoique plus faiblement, jusqu’à une altitude de 8oo m et à une distance de 6 km, mais il était nécessaire d’augmenter la sensibilité de l’appareil par un réglage convenable du relai.
- Les auteurs concluent de cette expérience :
- « ia Que le fil de terre n’est pas indispensable au récepteur pour une transmission à grande distance ;
- » a0 Que le ballon s’élant élevé d'abord verticalement à une grande hauteur, les signaux ont été nettement perçus, quoique les deux antennes fussent dans le prolongement l’une do l'autre, et que les plans normaux à leurs extrémités fussent parallèles et séparés par une grande distance.
- » 11 semble donc résulter de là que l’antenne, employée comme condensaieur des ondes, est
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- un appareil imparfait, puisqu’il y a des finissions dans toutes les directions.
- » 3° Conformément aux résultats que nous avons obtenus au mont Blanc f1), la différence de potentiel entre les deux postes ne semble pas avoir d’influence sensible dans les conditions où nous avons opéré. »
- Dispositif destiné à empêcher l'interception des dépêches dans la télégraphie sans fïl, par D. Tommasi. Comptes rendus, t. CXXX. j>. i3o7-iJo8.
- 11 comprend deux transmetteurs, que nous appellei-ons A et B, réglés de manière que le rayon d'action du premier soit un peu plus grand que la distance qui le sépare du poste récepteur C, tandis que celui du second soit un peu plus petit que cette distance. Ces réglages s’obtiennent en faisant varier la distance séparant les deux boules de l’oscillateur.
- Le transmetteur A sert à l'envoi des signaux que Ion désire recueillir; le transmetteur B envoie des signaux quelconques. Dans ces conditions tout appareil récepteur placé dans la zone d’action de R recueillera une confusion de signaux parmi lesquels il sera impossible de recueillir ceux de A tandis que ces derniers seuls agiront sur le poste récepteur C.
- Sur les transformations allotropiques des alliages de fer et de nickel, par L. Dumas, Comptes rendus, t. CXXX, p. (3ii-t3ij.
- MM. Dewar et Fleming, et après eux M. Os-moud (-) ayant immergé dans l'air liquide un alliage de 1er et de nickel il 29,07 p. 100 de nickel ont constaté qu il avait subi lu transformation non réversible. Or cct échantillon commence à subir la transformation réversible, au-dessus de o° : il présente doue cette particularité d'accuser successivement les transformations caractéristiques des deux catégories d’alliages qui ont été dénommées par M. Ch.-Ed. Guillaume réversibles et irréversibles (3). M. Dumas a lui-mème signalé un alliage à 27,72 p. 100 de
- (* *) liel. Elect., l. XXI, p. 236, 11 nov. 1899.
- (’-) Pi-qc. Roy. Soc., t. LX, 1896, et Comptes rendus, t. CXXYllf, p. i3g6 (voir Écl. Elect., I. XX, p. 1S1, 2<j juiUet i8<jg).
- (*) Comptes rendus, l. CXXIV, p. i3i >. Écl. Élect., t. Xll, p. 124, 1897.
- nickel qui a la même propriété P). Ces Constatations l’ont amené à faire de nouvelles déterminations sur des échantillons à teneurs voisines
- Le carbone ayant la propriété d’abaisser le point de transformation non réversible, il a eu soin d’écarter les teneurs en carbone élevées. Lorsque la transformation non réversible 11e se produisait pas à la température ordinaire, il a eu recours au relroidissement dans la neige carbonique. Los résultats de ses expériences sont les
- Composition chimique non réversible réversible
- 2';..Cî 0,095
- 25,84 0,079
- 28,82 0,110
- 29,94 0,260
- 'JO
- 90
- 90
- Jusqu’à 2.5,p.'ioo de nickel, les points do transformation non réversibles sont au-dessus de 0°; à partir de 27,12 p. 100 de nickel, le point de translormation au relroidissement est au-dessous de o° ; à 29,94 p- IOO> neige carbonique est impuissante à produire la transformation non réversible ; le point de transformation, s’il existe, ce qui nous paraît très probable, n’apparaitrait (pie dans l'air liquide. A la teneur do 25,84 p. 100 de nickel, nous constatons l’existence simultanée des points de transformation réversible et non réversible ; à mesure que la loueur en nickel augmente, les points de transformation réversible s’élèvent, tandis que les points de transformation non réversible s’abaissent.
- Les alliages dont la teneur en nickel est voisine de 2.5 p. 100 n’accusent plus la translormu-lion réversible, même dans l’air liquide, lorsque leur teneur en carbone est suffisamment élevée. Mais ces alliages accusent la transformation réversible, même lorsque leur teneur s abaisse
- f1) Comptes rendus, t. CXXIX, p. 42, Écl. Élect., t. XX, p. i5a, 1899.
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- au-dessous de 26 p. 100, pourvu qu’elle ne s'en éloigne pas notablement. C’est ce qui résulte des déterminations de points de transformation
- non transformé à 781,
- non transformé à — 1880.
- I.('s additions de carbone ont mis en évidence dans ces échantillons la transformation réversible, même lorsque la teneur en nickel est réduite a 21,9o p. 100. T,c point de transformation s abaisse de plus en plus à mesure que la teneur en nickel diminue. •
- (.es constatations amènent l’auteur à admettre que les alliages peu carbures à teneurs voisines de 20 p. 100 subissent la transformation réversible comme les alliages fortement carbures, c’est-à-dire qu’ils subissent successivement, sous 1 influence du refroidissement, la transformation non réversible e.t la réversible, cette dernière étant masquée par la première qui est plus intense.
- Les résultats obtenus par M. Dumas lui ont permis de prolonger les courbes du diagramme résumant les résultats trouvés antérieurement par M. Osinond 1'1 ).
- L examen de ce diagramme l’amène à admettre que les courbes des points de transformation du fer, transformation non réversible, et celles des points de transformation du nickel, transformation réversible, se coupent, et sont, par conséquent, distinctes. Ces courbes 11e présentent ni minimum ni branche horizontale comme les courbes de point de fusion, c'est-à-dire qu'il n’existe aucune proportion de 1er et de nickel jouissant, au point de vue de la transformation allotropique, de propriétés analogues à celles des eutectiques.
- Le nickel abaisse les points de trausforma-
- (‘) Comptes rendus, t. CXXV11I, p. 3o6. L’Êct. Éle.ct., l- XX. p. if9, 29 juillet 1899. |
- lion du fer, et le fer abaisse de même ceux du nickel, quoiqu’il commence par les relever. 11 en résulte que le magnétisme des alliages qui n’ont pas été refroidis au-dessous de on provient exclusivement du fer, si la teneur en nickel est inferieure à 2;) p. too et exclusivement du nickel, si elle est supérieure à 26 p. 100. Eutre 20 et 26 p. 100, le magnétisme a disparu presque complètement à la température ordinaire, en conséquence de l'abaissement simultané des points de transformation du 1èr et du nickel
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHYSIQUE
- Séance du .18 Mai l'JÜO
- M. Villard expose ses recherches sur le rayonnement du radium, recherches qui l’ont amené à admettre l’existence de rayons uon déviables très pénétrants.
- Après avoir décrit les expériences déjà connues.^), M. Villard fait connaître les suivantes :
- Ou expose nu rayonnement d’une source de dimensions très petites trois plaques photographiques superposées, placées dans un champ magnétique ; les rayons incidents arrivent très obliquement a travers 1111 diaphragme percé dans une hune de plomb. Sur la première plaque 011 voit s'inscrire la trajectoire d’un faisceau dévié, légèrement étale et fortement marbré, et un faisceau absolument rectiligne, sans marbrures. Si la pose dure cinq ou six jours, on voit sur le second cliché la trace du même faisceau rectiligne, l’autre a presque complètement disparu ; enfin le troisième cliché ne porte uniquement que ce faisceau, dont l’impression, sur les parties les plus éloignées de la source, s’est faite à travers deux ou trois centimètres de verre.
- Cette expérience montre qu’il existe des rayons non déviables, très pénétrants, mais peu aetils au point de vue photographique, c’est ce (]ui avait rendu difficile l’interprétation de certains clichés obtenus à travers une ou deux épaisseurs de papier noir. Les rayons déviables, ou rayons cathodiques, n’étant pas sensiblement affaiblis, exercent une action photographique très intense et rendent difficile l’observation des rayons non déviables.
- (’) \ oir I.'Ecl. Electr. du 28 avril 1900, p. 1.Î9.
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- T; È C L AIR A G E É L K C T U T QU E
- E’oxistence d’une émission secondaire de rayons normaux à une lame métallique frappée par le» rayons cathodiques est mise eii évidence en laissant arriver ces ravons obliquement, sur une lame d’aluminium qui recouvre deux plaques photographiques superposées. On a sur chaque plaque deux images de la région circulaire de la lame d’aluminium atteinte par les rayons incidents; dans deux images, l'une a le môme diamètre sur les deux plaques ; elle est beaucoup plus faible sur la seconde, l’autre image, dont 1 intensité lie varie pas beaucoup, a un diamètre un peu plus grand sur la seconde plaque. Les deux images sc coupent sur la première plaque et sont en partie superposées sur la seconde. En répétant l’expérience avec une source linéaire l’une îles images est circulaire comme la région frappée par les ravons incidents, l’autre est ovale.
- Eulin en faisant tomber des rayons sur une ouverture circulaire percée dans une lame de plomb et dont une moitié est recouverte par une lame d’aluminium très mince, on constate sur une plaque photographique parallèle, la formation de deux demi-anneaux de même diamètre, l’un d’eux étaut seulement un peu plus diffus.
- Ces expériences ont été faites avec du radium d’àge différent fourni par Yl. et Curie etM. Debierne; certains échantillons étaient très actifs; d’autres n’étaient plus phosphorescents.
- M. Yillurd pense pouvoir conclure que les rayons cathodiques du radium peuvent traverser sans modification une lame métallique très mince ; la vérification serait difficile sur les l’ayons cathodiques des tubes de Crookes.
- Si l'épaisseur de ïn lame devient suffisante (0,1 ou 0,3 mm) la transmission est remplacée par une émission secondaire normale.
- D’autre part le rayonnement du radium semble se diviser e/i trois parties : 1IJ les rayons déviables ou cathodiques ; 2° les rayons non déviables très peu pénétrants, qu'on doit rapprocher des rayous présentant les mêmes propriétés qui émanent de la cathode des tnbes de Crookes ; ces rayons observés par M. J.-J. Thomson, en 1897, sont faciles a photographier dans un tube où le vide n’esl pas trop poussé ; 3° les rayons non déviables très pénétrants, qui doivent être assimilés aux rayons X, dont les rapprochent leurs deux propriétés essentielles.
- M. 11. Becquerel rappelle, à propos d’une
- expérience projetée par M. Y’ilhud, qu'il a essayé de produire la réfraction des noyaux d'un radium par des prismes de cuivre et d'aluminium de 3op et qu'il n’a obtenu aucun résultat.
- il présente deux objections aux conclusions de M. Yillard : l'une est basée sur les particularités que présentent toujours les bords d'une ombre portée. M. Becquerel attire en outre l’attention sur l’importance que peuvent prendre les rayons secondaires quand la matière radiante est en contact direct avec un solide. C’est ainsi qu a travers une lame de plomb de 2 mm, on obtient une action intense sur une plaque photographique, si le radium est placé sur le plomb, Tl est à craindre que le verre des tubes qui entourait la matière active, ne soit l’origine des rayons observés par M. Yillard. Les ravons secondaires du plomb pouvaient aussi avoir produit l’impression que M. Yillard attribue à une émission normale par une plaque placée au delà de l’écran de plomb.
- Dans toutes les expériences de M. Becquerel et de M. Curie on a eu soin de ne pas interposer d’autres écrans que ceux qui interceptaient la lumière directe.
- M Yu.nvui) répond que, dans certaines de ces expériences, la matière active était enveloppée dans du papier à cigarettes, qui n’émel évidemment pas de rayons secondaires en quantité sensible. On a même pu opérer sur du radium nu, qui n’était pas phosphorescent.
- L’examen du cliché qui montre les rayons émis par une lame d’uluiuiuitim à 45“ des rayons incidents prouve que l’interprétation de M. Becquerel est insuffisante.
- Enfin l’expérience faite sur une ouverture circulaire pratiquée dans une lame de plomb avait précisément pour but d'éliminer l’influence des bords.
- -M. Yillard ne fait aucune difficulté d’admettre que les rayons non déviables très pénétrants ne soient d’origine secondaire; ils pourraient prendre naissance sur le chlorure de barvum dans lequel se trouve disséminé le radium.
- La discussion se termine sur une observation de M. Becquerel relative au rôle possible d’une phosphorescence invisible, M. Yillard observe quil a obtenu les mêmes résultats avec des plaques nues ou enveloppées et qu’il fau1 toujours le même temps pour produire le meute
- cliché. G. R
- Le Gérant : C. în’AUD.
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- Tome XXIII.
- Samedi Ss Juin 1900.
- I» 23
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut, — G. LIPPMANN. Professeur à la Sorbonne. Membre de l'Institut. — D. MONNIER, Professeur à l'École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne. Membre . de l'Institut. — A. POTIER, Professeur à l'École des Mines, Membre de l'Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLÛNDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- [/EXPOSITION UNIVERSELLE
- MOTEURS A GAZ CHARON
- Déjà à l'Exposition Universelle de 1889, le moteur Charon, alors d’origine toute récente, attirait l’attention dos ingénieurs par la nouveauté et l’originalité de ses dispositifs de réglage qui, en permettant de faire varier automatiquement par le régulateur la compression du mélange tonnant et la détente des gaz de l’explosion d’après la puissance exigée du moteur, assuraient à la fois une très faillit; consommation de gaz et nue très grande régularité de marche. Les améliorations de détail dont il a été l’objet depuis cette époque, tant de la part de l’inventeur que de la Société générale des Industries économiques qui. en a entrepris la construction sur une grande échelle, en ont fait un moteur convenant fort bien pour la conduite des dynamos comme l’ont prouvé les nombreuses installations d’éclairage électrique effectuées dans ces dernières années avec des moteurs de ce type, et, en particulier, le groupe électrogène Charon-Vicarino de l’usine La Bourdonnais, au Champ de Mars.
- Fonctionnement du moteur Charon. — Comme la plupart des moteurs à gaz le mototir Charon utilise le cycle à quatre temps : aspiration du mélange loiinanl, pendant la course d’arrière en avant du piston; compression de ce mélange pendant le retour; inflammation et détente pendant la course aller qui suit.; entin expulsion des gaz de la combustion pendant la course qui ferme le cycle.
- L’arrivée du gaz, pendant la première phase, s’effectue par une soupape dont l’ouverture est commandée par le régulateur; l’air est puisé dans l’atmosphère par l’intermédiaire d’un long tube enroulé en hélice; le mélange de gaz et d’air pénètre dans le cylindre par une
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXIII. — N° 22.
- seconde soupape, la soupape d’admission. Dès cjue le pislon est arrivé à l'extrémité de sa première course, la première soupape se ferme; au contraire la seconde reste ouverte pendant une fraction de la course suivante, fraction dont la valeur varie suivant la position du régulateur. L’arrivée du gaz se trouve donc coupée dès le début de la seconde phase, tandis que le mélange tonnant emmagasiné dans le cylindre est refoulé, pendant une partie plus i moins grande de cette phase, dans le tube enroulé en hélice dont nous parlions précé-
- demment, et la compression est fermée. Quand, la se-vée, le piston effectue sa une étincelle électrique un moment que l’on peut la détente so produit pen-course. L'expulsion des fectuc dans les conditions Comme on le voit, l’ori-ron réside particulièrement d'une partie plus ou moins dans le tube hélicoïdal qui Par la fonction même de riant qui y est emmagasiné aspiré dans le cylindre du evcle suivant. Tout au légère perLe soit par suite tube d’un volume de mé-dérable dont une partie l'atmosphère, soit par suite lange dans l’air du tube et. Mais il est évidemment, fa-lemenl du mélange tonnant en donnant an tube un d'autre part, la pratique
- commence qu'à partir de Ci
- toù la soupape d’admission eondc phase étant ache-deuxième course en avant, enflamme le mélange à régler avec précision, et dant le reste de cette gaz de la combustion s’ef-
- ginalité du moteur Cha-dans l'emmagasinemont grande du mélartge tonnant sert à l’aspiration do l’air, ce tube, le mélange ton-n'est pas perdu : il est peudant le premier temps plus pourrait-il y avoir une du refoulement dans le lange tonnant trop eonsi-s’echapperait alors dans
- diffus
- le L, da
- l’ai
- liant.
- cfou-
- jusque dans l'atmosphère volume convenable, et, a montre qu’en donnant à lisamment grande et un mélange tonnant reste sé-a pas diffusion. Le mode gaz perdu.
- J1 y a aussi Jieu de remarquer qu’il y a toujours une course moti'lco du piston par cycle quelle que soit la charge du moteur, la variation de la puissance motrice moyenne suivant la charge se produisant non pas par des « passages à vide » ainsi que cela a lieu dans beaucoup des autres tvpes de moteurs, mais par la variation du volume du mélange explosif. Il en résulte une grande régularité de marche, qualité fort appréciable dans la conduite des dynamos.
- diamètre assez petit, le paré de l’air et qu’il n’y tour Charon doit donc êtr
- économique puisqu’il n’v
- Diykks tïuks dk moteurs Chxron. —Le fonctionnement dont nous-venons d’indiquer le principe a pu être réalisé avec des moteurs de puissances très diverses, allant de un demi cheval à 100 chevaux par cylindre.
- Le type à cylindre vertical représenté par la figure i ne se construit que pour de faibles puissances : o,6 cheval à 4 chevaux; la viLesse angulaire de ces moteurs est d’environ 2ao tours : minute; ils pèsent en moyenne 35o kg par cheval.
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- 3 H)
- Un autre type, clil type A, le premier créé, est à cylindre horizontal avec glissières et n'a qu’un seul volant; il est construit pour des puissances de ?. à 6 chevaux; la vitesse angulaire est de 160 à 180 tours : minute. Une modification dans la construction a conduit à un autre tvpe, le type C, qui comprend 4 modèles de 8, io, 12 et 16 chevaux.
- Le type de forme très ramassée, à cylindre horizontal représenté par la figure •>. permet de réaliser des puissances de i cheval à id chevaux; la vitesse angulaire est encore d’environ aoo tours : minute; le poids décroît de uoo à 210 kg par cheval, à mesure que la puissance croît. La ligure 3 représente le tvpe adopté pour les moteurs de 8 à 3o -, lievaux avec vitesse angulaire, plus faible, de 190 à 180 tours ; inimité.
- Les moteurs plus puissants sont construits suivant le type indiqué par la ligure 4- Leur
- Fig. a et L — Molour Charon, type E Pt (1.
- vitesse angulaire est de i jo tours : minute; leur poids. de 3oo a 160 kg par cheval suivant la puissance. Un moteur de ce type, d’une puissance de 6o chevaux, fonctionne à l’exposition de la Société générale des Industries économiques, dans les galeries La Bourdonnais, au Champ-de-Mars.
- En réunissant sur un môme bâti deux moteurs de ce ivpc, on obtient ceux du type représenté par la ligure 3. Ce sonL deux moteurs de ce genre, d’une puissance de 60 chevaux chacun ;3o chevaux par cylindre) qui, avec des dynamos à courant continu de la Compagnie Générale Electrique, de Nancy, constituent les deux seuls groupes éleetrogènes avec moteurs à gaz de l’usine La Bourdonnais, groupes destinés particulièrement à l’alimentation des moteurs électriques utilisés dans les appareils de manutention des usines Suffren et La Bourdonnais. Par la nature mémo de leur service ces moteurs ont été soumis à de fréquentes et brusques variations de charges; la façon très satisfaisante avec laquelle ils ont fonctionné depuis le jour de leur mise en marche, fin décembre dernier, est une preuve convaincante de leur robustesse en même temps que de leur souplesse (').
- de diver
- simple
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- Description des moteurs Ciia-ron. — La description de chacun des types précédents nous entraînerait nécessairement à des redites nombreuses, ces divers types ne différant que par des détails de construction. Nous nous bornerons à la description des moteurs du Lvpe le plus récent et le plus puissant, ceux du type F, celte description s’appliquant (bailleurs à ceux du type B qui, ainsi que nous venons de le dire, ne s’en distinguent (pie par le groupement de deux cylindres sur le même bâti.
- dans l'enceinte cia l'Exposition cl de l'annexe
- Classe 20 {Champ-de-Mnrs). — Machines motrices diverses :
- Classe 2.1 [Ckamp-de-Mars). — Galerie do l’Electricité :
- Un groupe élcclrogèiie comprenant 2 moteurs de 60 chevaux B, 2 dynamos correspondantes, tableau de distribution, elc. Ce groupe élcetrogène fonctionne depuis décembre 1899 pour fournir le courant pendant le jour aux grues électriques de l’Exposition et pendant la nuit pour l’éclairage des travaux.
- Classe 117 (ühamp-de-Mars). — Palais des armées de terre et de mer :
- 1 moteur de 8 chevaux type G avec dynamo correspondante et tableau.
- , _ d , /-2 _ I)
- Exposition collective de i.'industrie dv ca/, [Chanip-de-Mars) :
- 1 moteur de 3 chevaux fonctionnant chez M. Rousseau, fondeur constructeur à Paris. Classe 55 (Çhamp-de-Mars). — Materiels et procédés des industries alimentaires (ancienne galerie des machines
- Exposition df. Madagascar {Champ-dc-Mars).— 1 moteur de 12 chevaux C, servant à actionner le tapis roulant de
- Classe 6 (Enseignement spécial industriel et commercial). — Ecole nationale d’Arts et Métiers de Châlons :
- 1 moteur de 8 chevaux type B.
- Ecole Nationale pratique d'ouvriers et de contremaîtres de Cluny :
- Classe 20 {Annexe de Vîncennes). — Moteurs à gaz pauvre et à pétrole :
- I —— a6 — à pétrole avec dynamo correspondante et tableau,
- i — 3 — avec gazogène spécial.
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- li R VUE D’ÉLECTRICTTÉ
- .'5 o. r
- Les figures G à 7 ci-jointes donnent une coupe longitudinale, une vue en plan et une
- élévation d’un moteur de 3o clic,vaux ai que le piston, articulé directement avec de façon à 11e nécessiter aucun dispositif spécial de guidage.
- Les organes de distribution, de régulation et d’allumage sont commandés par l'arbre horizontal O (fig. 7' relié à l'arbre moteur par un. engrenage qui réduit la vitesse angulaire dans le rapport de 2 à 1, de telle sorte que ecl arbre O fait un tour pendant la duree d’un cycle complet. Un régulateur a force centrifuge, à’quatre boules, peut déplacer longitudinalement le long de cet arbre, au moyen de leviers, un manchon M portant deux cames de commande g, b.
- asi que des coupes de ses divers organes. On voit la bielle, a une longueur relativement considérable
- Fig. •). — Moteur Clüivmi, type V.
- La première de ces cames agit,
- par l’intermédiaire d'une tige g' (fig. 8y, sur la soupape d’arrivée du gaz. La boite G qui la renferme (fig. 7 et 8;, est mise en communication avec; le tuyau d’amenée du gaz par un robinet H muni d’un index mobile sur un cadran divisé qui permet d’en régler l’ouverture suivant la puissance exigée du moteur; elle communique d’autre part, par l'intermédiaire de la tubulure' y (fig. i5), avec la ehambre B de la soupape d’admission. Les figures 11 à 14 représentent une vue en plan et div erses coupes de cette boite et de la soupape d’arrivée du gaz; elles permettent de se rendre compte! facilement du jeu de cette dernière soupape qui, comme nous l’avons dit en indiquant le principe de ces moteurs, n’est ouverte que; pendant. le premier temps du cycle.
- La seconde came b commande, au moyen du levier b' (fig, 8). la soupape d'admission Fig. 5.— Moteur Charon, type B. rappelülis-Jc , est ouverte
- pendant une fraction variable de la durée de la première ot de la seconde phase du cycle; un ressort, visible sur la figure 8, tend à appuyer constamment cette soupape sur son siège (fig. i5). Le gaz arrive au-dessous d’elle par le conduit annulaire f (fig. i5) percé de 48 I cous. L’air est amené par le tuyau a' ot. le tuyau hélicoïdal ou serpentin; quant à ce dernier il est pratiquement constitue par un récipient en fonte A (iig. 7 et 8) de forme cylindrique dans lequel est placé un cylindre muni d’une saillie hélicoïdale qui vient loucher la paroi interne de A. L’aspiration de l’air
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- se fait par une ouverture a (fig. 8) percée dans le eouverelo supérieur; une toile métallique à mailles fines et au besoin une couche d’ouate sont placées sur cette ouverture pour arrêter les poussières.
- A la partie supérieure de la eb.'i/nbre de la soupape d’aspiration se trouve l’allumeur. Celui-ci se compose d’uno lige métallique située suivant Taxe d’une bougie de porcelaine E (fig-. i5) et d’une petite poiute située au-dessous de l’extrémité inférieure de cette tige el fixée par un support métallique aux parois de la boîte. Cette pointe se trouve ainsi en communication électrique avec la masse du moteur, el comme celle-ci est reliée, d’une manière permanente avec 1‘un clos pôles d’une petite bobine d’induction dont l’autre pôle est relié à la tige de la bougie, il suffit., pour obtenir une étincelle, de fermer au moment opportun le circuit primaire de la bobine. Pou?-cela l’un dos pôles de la pile (deux éléments Delau-rier) est relié à la masse du moteur tandis que l’autre est mis cm communication avec un ressort isolé contre lequel vient, appuyer une came /‘portée par l'arbre O; dès qu’il y a contact, le circuit primaire est fermé, des étincelles jaillissent et l'explosion du mélange tonnant sc produit. On règle exactement l’instant du contact, et par suite de l’allumage en déplaçant le ressort par rapport à la came (1).
- Une troisième came d, portée par l’arbre de distribution, commande par le levier oseil» lanti/'dig. 8( la soupape d'échappement contenue dans la boîte 1) ,fig. y, 16 et 17); un ressort, visible sur la figure 8, tend à fermer cette soupape el la cames d ne l’ouvre que pendant la quatrième phase du cycle.
- Démarrage et régulation. — Outre les divers organes que nous venons de décrire, un dispositif de démarrage est monté sur tous les moteurs dont les volants ont une masse trop grande pour qu'011 puisse facilement effectuer leur mise en marche en les faisant tourner à la main. Ce dispositif consiste en un récipient capable de supporter .une pression d’une vingtaine d’atmosphères et de la tuyauterie nécessaire pour y comprimer, au moyen du moteur lui-même, de l'air à une dizaine d’atmosphères. 11 suffit de mettre le cylindre en communication avec ce réservoir pour lancer le piston, qui nécessairement doit s<* trouver dans une position favorable et correspondant au troisième temps du cycle. Dès que le (liston est arrivé au boni de sa course, on ferme l’arrivée do l'air comprimé cl. en vertu de la vitesse acquise, par le volant, le piston revient sur lui-même sans rencontrerde résistance autre que celle due aux frottements, la soujmpe d'échappement étant alors ouverte par la came qui la commande. A partir de ce moment, b; mécanisme de la dislribution entre en jeu, les explosions se produisent, et peu à peu le moteur atteint sa vitesse normale automatiquement. Toutefois, comme dans la marche normale l’allumage est produit un peu avant que le piston soit à l'extrémité de sa course, afin que l’explosion soit complète à l'instant où le piston part en avant, il convient, pendant la période de démarrage, de déplacer le ressort de contact commandant l'allumage de manière à ce que l'explosion ne se produise
- P) Ce déplacement se fuit à la main et doit être effectué chaque lois que la charge du moteur subit une variation notable cl durant quoique temps. On avait songé tout d'abord à effectuer le réglage de l'allumage par le régulateur
- ainsi mise en communication avec, la masse du moteur, ce qui fermait le' circuit.' secondaire'par cette masse, et dès
- sur l allùmeurj ce qui arrivait pour une certaine position de la' came c. La position cl la forme de là' came f étaient alors calculées de façon à ce que le contact de cette came avec le ressort se lit un pou avant le moment prévu
- A cause de sa complication ce dispositif a été abandonné.
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- de 3o chevaux, type F
- Moteur Charron de 3o chevaux, type F,
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- pas prémalurément, mais bien lorsque le piston a dépassé le point, mort. Dès que la vitesse de régime est atteinte, on ferme le robinet d’amenée du gaz et, après que les gaz de la combustion ont été expulsés, on met la boîte d’échappement en communication avec le récipient à air comprimé; l’air aspiré parle piston pendant le premier temps du cycle est refoulé dans le récipient pendant le deuxième ; dès que la pression dans ce récipient a atleiul Ja valeur voulue, on arrête la compression de l’air, on ouvre le robinet d’amenée du gaz, et le moteur reprend sa marche; dans les conditions normales. Le mécanicien a toujours ainsi une réserve d’air comprimé, réserve qui généralement est sutlisantc pour trois ou quatre démarrages.
- Quant à la régulation de la vitesse en marche sous charge variable, elle résulte de la forme donnée aux surfaces des cames commandant les soupapes d’amenée du gaz et d’admission. S'il survient un accroissement de vitesse provoqué par une diminution de la charge, le régulalour se soulève et fait glisser, do gauche à droite, le manchon NI ; par suite de la eonieité donnée à la surface de la came g. c’est une partie plus étroite do cette came qui se préscnlc devant la tige g' de la soupape d’amenée du gaz et cette soupape reste ouverte moins longtemps; la eonieité de lu came b qui commande la soupape d'admission étant inverse, cette soupape reste, au contraire, ouverte plus longtemps et elle laisse relliierune plus grande quanLité de mélange explosif dans le serpentin A. Au ralentissement résultant d’une augmentation de la charge, des effets inverses se produisent. Dans les deux cas, la détente variable; des gaz de l’explosion est donc assurée automatiquement suivant les besoins.
- Tl est évident d’ailleurs (pie cette régulation automatique ne peut s’exercer qu’entre certaines limites, de charge, d’ailleurs très espacées. Si la variation de la charge est trop considérable et si la nouvelle valeur de la charge se maintient pendant un temps assez long, il .faut, pour ramener la vitesse à sa valeur normale, agir sur le robinet d’amenée du gaz, ce qui permet de modifier Ja composition du mélange tonnant. En même temps, on règle convenablement l’instant do l’explosion en agissant sur le dispositif d’allumage ainsi (pie nous l'avons expliqué en décrivant oe dispositif.
- Résultats n'EssArs. — De nombreux essais ont été faits sur les divers types de moteurs Charon par différents expérimentateurs. Nous en rappelons seulement quelques-uns.
- Los premiers essais ollieieis furent exécutés par M. Wilz, en avril 1889, à Solre-le-Ghâleau fNord), sur un petit molenr de 4 chevaux ; la moyenne des consommations par cheval-heure effectif relevées dans trois essais faits avec des charges peu différentes (4,17 ; 4,18 et 4,20 chevaux-effectifs) fut trouvée égale à 020 litres (mesurés à o° C et. à 760 mm) d’un gaz dont le pouvoir calorifique était de 588o calories par mètre cube. Cette consommation est remarquablement petite, surtout vu la faible puissance du moteur essayé; il est vrai que le gaz utilisé dans ces essais était exceptionnellement riche et. que son volume était ramené à o\ mais des essais plus récents (i8gô), faits également par M. Witz. sur un moteur de puissance sensiblement égale (4,a chevaux') montrent qu’avec un gaz à 5429 calories par mètre cube (à i5° cl à 760 mm), on pont maintenant compter sur une consommation aussi faible avec un gaz de pouvoir calorifique moyen et mesuré à la température ordinaire. Ces derniers essais ont ,en effet, conduit à des consommations de 4/8, 4ff3, 509 et 53'> litres de gaz (à 15° et à 760 mm) par cheval-heure indiqué pour des puissances respectives de 4,71 chevaux, 4-5o chevaux, 4,31 chevaux et 3,3g chevaux indiqués.
- Un moteur de 10 chevaux essayé à Saint-Etienne, en mars 1897. par M. Rateau, eonsom-
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- L’ÉCLAT RAGE ÉLECTRIQUE
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- mait à pleine charge (io,36 chevaux) un volume de gaz, ramené à o° cl à 760 mm, de 472 litres par cheval-heure effectif.
- Des essais faits à Marseille, en avril 1894» par MM. Costa. Devaux, Rouhieu et Yialet, sur Lin moteur d’une puissance nominale de 18 chevaux, onl. montré que sous la charge normale (18,14 chevaux) la consommation était de 510,9 litres (à 11" C et à 760 mm) par ehoval-heure cl descendait à 492,1 litres quand la charge était portée à 20 chevaux.
- Des consommations de 466 litres et de 458 litres (à n? C et à 760 mm) par cheval-heure effectif furent relevées, en juin 1892, sur des moteurs de ?,5 chevaux, à 2 cylind res, servant à l’éclairage électrique du bassin de La Pallice, à La Rochelle, la puissance fournie par le moteur étant respectivement de 24,9.1 el de 27,83 chevaux effectifs; des relevés de diagrammes faits sous cette dernière chai*ge montrèrent que la puissance moyenne indiquée était alors de 3o,33 chevaux, en qui donne 0.917 pour le rondement organique du moteur essayé.
- Passant aux moteurs plus puissants, nous signalerons les essais faits en 1894. par M. Ail aire, et ceux, plus récents, faits en 1897 par M. Rateau sur deux moteurs de 5o chevaux à un seul cylindre. D’après les premiers, la consommation décroît de 538 à 480 litres (à 19° C) par cheval-heure effectif quand la puissance fournie par le moteur croît de 49-5 à 58,3 chevaux ; d’après les seconds la consommation est de 444 1 lires (à 0* C et à 760 mm) par cheval-heure pour une puissance de 4p.8 chevaux.
- Parmi les essais portant sur des moteurs du type B. à deux cylindres, d’une puissance nominale de 60 chevaux, nous citerons ceux faits, en mars i8p5, par M. YVilz et qui ont donné les résultats suivants :
- Duree de l'essai............... 1 h 2 h 3o 1 h 1 h 1 li
- Nombre de tours par inimité.... i52,23 i53,aa >5},07 154.20 153.77
- Consommation par cheval-heure. ... /j 191 4071 4461 53qî 6631
- Puissance eO'cctive............61,890b Go,42 ch 53,35 ch .41,8 eh 29,8a ch
- Les volumes gazeux sont ramenés à o° C et à 760 mm; le pouvoir calorifique du gaz employé dans les deux premiers essais était de 584^ calories par mètre culte, celui du gaz employé dans les trois autres était de 55qi calories par mèLre cube.
- D'autres essais ont été faits, en 1897, sur ces moteurs de 60 chevaux, les uns à Bordeaux, les autres à Tergnier ; les premiers indiquent une consommation de 466 litres, les autres une consommation do 469 litres par cheval-heure pour une puissance égale ou peu différente de la puissance nominale ; malheureusement dans aucun de ces essais le pouvoir calorifique du gaz n’a été déterminé. Les essais do Tergnier exécutés par MM. Raneiat et. Deseamps nous apportent cependant un renseignement nouveau : la consommation d’eau pour le refroidissement du e\lindre est d’environ 2a litres par cheval-heure et est sensiblement indépendante de la charge du moteur.
- On peu! conclure de l'ensemble de ces essais que pour les moteurs d’une puissance supérieure il 10 chevaux la consommation par cheval-heure csL, pour la pleine charge, inférieure à Son litres de gaz de ville d’un pouvoir calorifique moyen.
- Si l'on emploie pour T alimentation un gaz autre que le gaz. de houille servant à l’éclairage, la consommation augmente nécessairement en môme temps que le pouvoir calorifique du gaz diminue. Ainsi avec le gaz Riche d’un pouvoir calorifique de 3000 calories environ la consommation d’un moteur de i > chevaux esl d’environ 1 000 litres par cheval-heure ;
- p) F.n réglant le moteur avec soin 011 a pu abaisser cotte consommation à 807 litres 'voir L'Écf, Élect., t. \"\1I, p. 289, 12 novembre 1898, article sur le « Gazogène Riche »).
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- avec les gaz pauvres dont le pouvoir calorilique varie de i 200 à 2 ooo calories, la consommation peut atteindre 2000 litres et plus par cheval-heure. Hais dans l'un et l'autre cas le prix de revient du cheval-heure est extrêmement faible: avec le gaz Riche il. est au plus 0.02 l'r le cheval-heure soit le prix de revient moyen d'un mètre cube de gaz et avoc les gaz pauvres d’un gazogène à anthracite il peut descendre encore légèrement au-dessous de ce chiffre, la Société générale des Industries économiques garantissant une-consommation d’au plus 4eo gr d’anthracite par ehevai-hcurc effectif.
- L’alimentation par de l’air carburé par des vapeurs de pétrole au moyen d'un carburateur est également économique ; avec de l’essence de pétrole de densilé 0,700, la eonsom-tion est d’environ 4^° gr par cheval-heure.
- Ajoutons, pour en terminer avec ce qui concerne les essais, que les mesures de vitesse angulaire faites par M. Witz sur des moteurs alimentés an gaz de ville, ont montré que la variation de vitosso angulaire produite par une variation de charge égale à la moitié de la charge; normale; est inférieure à >. p. 100. La marche de ces moteurs est donc extrêmement régulière. Elle ne l’est pas moins lorsque l’alimentation est faite aux gaz pauvres.
- Applications a i.a production de l'électricité. — De; nombreuses installations d’éclairage électrique où la force motrice est produite par des moteurs Charon ont clé exécutées dans ces dernières années par la Société générale des Industries économiques. Ne pouvant les citer toutes, signalons les plus intéressantes.
- Parmi les plus anciennes se trouve l’installation de l'éclairage par lampes à arc du port de La Pallice, à la Rochelle, qui remonte à 1892 cl qui comprend doux moteurs de 20 chevaux à deux cylindres.
- Plus récemment, en 1896, une installation plus importante a été exécutée à l'Imprimerie Nationale. Par suite des mauvaises conditions hygiéniques de cet établissement, installé rue Vieille du Temple dans l'ancien hôtel de Rohan, il était devenu indispensable de remplacer l’éclairage au gaz par l’éclairage électrique; mais il fallait (pu; cette substitution s’effectuât sans grever le budget de l'établissement. Pour résoudre ce problème, d’une solution assez difficile cependant, la Société générale dos Industries économiques proposa de faire l'installation nouvelle à ses frais, de l'exploiter elle-même pendant treize ans et de l'abandonner au bout de ce temps à l'Imprimerie Nationale moyennant le paiement par celle-ci de i3 annuités un peu inférieuresâ sa dépense annuelle de gaz d’éclairage (120000 à i3oooofr). GeLle proposition ayant été acceptée, une véritable usine, comprenant 5 moteurs Charon de 4a chevaux chacun et 5 dynamos Kivos-Lille, fut installée dans une cave exiguë do l'Imprimerie' Nationale. Depuis sa mise en marche cette installation fonctionne d'une façon très satisfaisante et la Société générale des Industries économiques compte bien en retirer le bénéfice auquel elle a légitimement droit bien qu’il lui faille amortir son capital de premier établissement en treize ans, ce qui. prouve qu’il est quelquefois plus avantageux de brûler le. gaz-dans les moteurs que do le brûler dans des becs pour faire de l’éclairage.
- Une autre installation intéressante est celle qui existe à l’usina créée en vue do l'exécution du premier lot du Métropolitain ; elle comprend 2 moteurs lype F de 5o chevaux chacun et un moteur type B de 2a chevaux ; elle fournit l’éclairage et la force motrice.
- A Bruxelles, 2 moteurs de 100 chevaux chacun, type B, sont installés à l'usine à gaz pour l'éclairage par l’électricité.
- Dans le même ordre d’idées signalons rinslallalion d’éclairage du Casino de .Saint-Malo qui présente cet intérêt particulier que les moteurs, au nombre de deux et d’une puissance de 34 chevaux chacun, sont alimentés avec du gaz pauvre de gazogène à anthracite.
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- Une autre installation do moteurs à gaz pauvre, beaucoup plus importante et actuellement en cours d’exécution dans la nouvelle usine que crée à Saint-Ouen la Compagnie des tramways de Paris el du département delà Seine, montre que les moteurs à gaz peuvent lutter avantageusement avec les moteurs à vapeur pour la production de l’énergie nécessaire à la traction. Cette usine comprendra 5 moteurs: 3 de mo clicvaux du type B, et a do 6o chevaux du type F. La consommation maximum garantie est de 45o gr d'anthracite par chevaT-licure effectif.
- Ces quelques exemples suffisent nous semble-t-il pour justilier ce que nous avancions au commencement de cet article, en disant que les moteurs Charon conviennent fort bien pour la conduite des dynamos.
- J. Bloxdin.
- SYSTÈMES l.)E TÉ LÉGUA PI IIE RAPIDE
- MODES DE FORMATION DES SIGNAUX DANS LA TÉLÉGRAPHIE ÉLECTRIQUE TÉLÉGRAPHES A AIGUILLES
- Télégraphe d’ampère. — Lorsque la pile fut découverte el les réactions électro-magnétiques connues, on trouva en elles des éléments de signaux d'une distinction assez facile et d’une transmission assez prompte pour faire présager la solution définitive de la télégraphie électrique dans un avenir peu éloigné.
- C’est Ampère, qui, en i8?.t, vingt-deux ans après la découverte de la pile par Volta et un an après la découverte de la science électro-magnétique engendrée par l'importante découverte faite par Œrsled en 1820 de Faction des courants électriques sur l'aiguille aimantée, imagina le premier système de télégraphie électrique el ouvrit cette voie aux investigations des savants ; mais comme les choses les plus simples ne se trouvent généralement qu’après avoir épuisé les combinaisons les plus compliquées, la première idée qui devait se présenter el se présenta en effet, fut d’employer un nombre de circuits égal au nombre des signaux à transmettre.
- Le télégraphe d'Ampère se composait d’aiguilles aimantées placées sur des pivots.
- Le nombre des aiguilles aimantées était égal au nombre des signaux à transmettre. Chacune1 d'elles était placée à proximité d’un circuit spécial composé de 1 fils qui permettaient au courant qui les traversait alternativement de réagir sur l’une ou l’autre d’entre elles en les faisant dévier de leur position d’équilibre.
- Chaque circuit étaifformé de 2 fils, aller et retour, parce que non seulement la terre n’était pas connue comme fil commun de retour, mais 011 n’avait même pas eu la pensée de n’uliliscr qu’un fil de retour pour tous les circuits.
- Dans ces comblions il fallait ,>o fils pour désigner les :>.5 lettres de l’alphabet !... mais on ne tarda pas à supprimer la moitié des fils des circuits en prenant un fil. unique pour fe retour du courant.
- En i83i, Scnmeringemploya 36 fils dont ?.5 pour les lettres, dix podr les chiffres et 1 de retour.
- On oblinl le meme résultat avec 26 fils en convenant de représenter les chiffres par des lettres. Ceci ne paraît-il pas un premier acheminement vers les signes convention-
- (') Voir Éclairage Électrique du 19 mai, p. a4r.
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- nels qui joueront bientôt le principal rôle dans la télégraphie électrique, car ils en tonneront la base même? — Nous verrons bientôt que, dans cette voie, on arrivera non seulement à réduire à un seul le nombre des conducteurs, mais encore a renverser les rôles, e ost-à-dire à Taire remplir à un seul fil l'office de plusieurs. Etant données les exigences de la pratique, c’est en effet sur la réduction du nombre des fils que se concentreront constamment tous
- inventeurs pan
- la plu
- 'orrespond - Avant d'aller plus
- les efforts et toute l’activité de précisément à rétablissement de ces lils.
- Courant positif et courant négatif. Les trois états di loin nous devons faire remarquer qu’il y a deux espèces de courants électriques, dont Fini est appelé positif *ît l’autre négatif ce qui permet de mettre un môme fil dans trois états différents : neutre, positif + négatif. Cetle parlieulurilé ne pouvait échapper aux inventeurs et elle leur servit rapidement à réduire
- d’abord de moitié le nombre des lil prétation des signaux le sens de la déviation de l'ai _ qui dépend de la direction du courant dans le eircu
- ^ . r h tt +{. Par ce moyen, le nombre des fils pouvait déjà ètr
- i3 pour les lettres et les chiffres et i de retour.
- En i83a, le baron de Schilling, de Saint-Pétersbourg, auquel on attribue un plan qui consistait à se servir de 36 aiguilles et de 72 fils, (ce qui laisserait supposer qu’il ignorait les réductions de fils opérées en i83i)pavait en avoir proposé un autre beaucoup plus important et. sistait à sc servir d’une seule aiguille avec laquelle il faisait des
- faisant entrer dans
- éduit à 14 dont
- + + - + -
- qui
- •mtio
- droite et ;
- ebe
- 4- 4 -4 4- -
- -b----b
- ----h 4-
- —I- H— — -I — • •
- .4------h +
- _j-------j_
- + 4 H----b
- -b + “ - +
- ---1—b----
- -44- + -
- 31* de la manière sni-. droite par le signe -+-
- mouvements tant de
- signaux composes certain nombre de fois dans dans les deux sens.
- Ainsi une déviation à droite pouvait signifier A, deux dans le même sens B, une à droite et une à gauche C, etc.
- Sa table de manipulation pourrait s'indiqi vanfe en désignant par exemple les déviations et les déviations à gauche par le signe —.
- Dans le tableau ci-contre, le nombre de droite que de gauche, est limité à 4 pour les lettres et à 5 pour les chiffres ; mais le nombre des arrangements ou combinaisons possibles avec 4 battements d’aiguille .à droite et à gauche en les combinant entre eux autant de lois que cela est possible est beaucoup plus élevé que le nombre des lettres et des chiffres réunis. Il est de 3‘—1 comme on le verra lorsque nous exposerons les systèmes de numération qui servent de base à la formation des alphabets télégraphiques.
- Il était donc inutile d’employer a battements pour les chiffres connue l’indique Schilling.
- En i833, les professeurs Gauss et Weber de Gœltingen. se servirent également d’une seule aiguille, mais leur manuel de tr^nsmis-
- ___ sion différait sensiblement de celui de Schilling. Le nombre des
- variations était régulièrement, de r> pour toutes les lettres, enons de représenter, comme nous l’avons fait pour le tableau de Schilling.
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- par le signe -j- les déviations à droite et par le signe — les déviations à gauche, les 5
- signes -j—|—!—I—|- pourraient, signifier A, les 5 H—1—!—!--FL H—!—I------1 C et.
- ainsi do suite ; mais dans ce cas, le nombre des arrangements ou combinaisons à obtenir avec les deux signes -f- et — 'répétés 5 fois est. limité à a5 — i (!) ce qui met dans la noces, site soit de représenter les chiffres par des lettres, soit de réduire à 22 les signes de l'alphabet afin de garder io arrangements pour les chiffres comme l’indique le tableau
- - + -+ + - — + -f + • + + + +
- résenee des tableaux de manipulation des uulliples actuels, ces manuels de transmissio ggestiis, mais ils soûl dans un état de chao sortir que quarante ans plus lard
- - + •
- + - + + + + + ~ + -b + + — — +
- ~~+it
- - -i- ± - -
- - + + + -
- - + - + -
- + ------1-
- -i----------b +
- + - + + -
- :----+ -
- pratique, attendr binaison. de direction.
- 1838. Highlon dans l’oubli, s tique qui coi monts.
- •n sont véritable-d’où nous ne les >n avec MM. Mimault renls des télégraphes français, puis quelques années plus avec M. Munier^) également agent, des télégraphes ré les travaux de MM. Whealstone eu 1837-1838, Davy en 1848 et Whîlehouse en i855 qui Lombèrenl à leur tour ans doute parce qu'ils ne donnaient pas la solution pra-tvenail aux appareils basés sur ces sortes d'arrange- •
- Tous ces systèmes : de plusieurs fils, les 1 d'aiguilles,
- raient en effet recours à l'emploi simultané > pour faire des signaux fugitifs en se servant limitait fatalement le rendement à un Lrop petit étant donné le matériel de ligne utilisé ; les autres en produisant des traces sur le papier ce quicompliquail les appareils sans augmenter la vitesse dans de notables proportions, car la traduction des traces 11e (levait pas être sensiblement plus rapide- que celle des signaux fugitifs et entraînait des complications mécaniques qui. paraissent la cause principale de leur abandon.
- Comme nous venons de le voir, la pratique n’avait pas lardé à démontrer qu’on faisant intervenir dans l’interprétation des signaux le nombre- des battements des aiguilles, on pouvait avec une seule aiguille composer- un alphabet d'une interprétation assez facile et d’une transmission suffisamment rapide.
- Néanmoins, après les tentatives de Schilling en i83a et. de Gauss et Weber en i833, restées infructueuses pour des causes que nous n'avons pas à examiner ici, mais qui paraissent tenir à l'extrême lenteur et à la difficulté de la lecture avec de semblables moyens, il nous r un système de télégraphe quelconque entrer dans le-domaine de la jusqu’en i838 époque à iaqucdle M. Whoatstone par 11110 ing-énieuse eom-Itanées données h deux aiguilles a la fois ramène à 5 le nom-des aiguilles aimantées et à 6 le nombre des fils dont 1 de retour; la terre n’élant ; encore utilisée comme fl conducteur de retour.
- C'est ce télégraphe qui fut installé sur la première ligne télégraphique en Angleterre. La figure 2 nous donne un aperçu de cette ingénieuse disposition et le tableau de mani-
- (2) Tableaux basés sur la numération binaire.
- (a) Tableaux basés sur la numération ternaire avec division de Talpbabet en séries.
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- pulath que c(
- ti nous fait voir que chaque signal était formé de deux émissions au maximum el. s deux émissions étaient régulièrement de signes contraires. AT. Wheatslone ajouta ippareil une sonnerie fonctionnant sous l'influence d'un électro-aimant ce qui était une grande nouveauté pour l’époque', cette sonnerie fut même l’occasion de l’une des plus importantes découvertes faites dans la télégraphie clecLrique, celle des relais.
- Utilisation dk la terre comme fil commun de retour.
- — PREMIÈRES TRACES DE LA DÉPÊCHE SUR UNE 1SANPE DE
- papier.—Pendant que Al. Whealstone faisait eu Angleterre les essais de son télé- 6 2 s 3 * 5 graphe, M. SLeinlieil à -Munich, faisait île son côté des expériences avec un lél< phe de son inventionqui pouvait fonctionner non s<
- .ment avec un seul cii mais encore laisser sur bande, de papier des traces de la dépêche envoyée.
- De plus cel appareil pouvant être mis en jeu sans pile au moyen d'une machine magnéto-électrique. Ce fut pendant ces expériences que M. Steinheil ht la decouverte Ig‘
- si importante de l'introduction de la terre (r) dans le circuit, découverte qui résolvait définitivement le problème de la télégraphie électrique.
- A partir de celte époque, le nombre des fils néeos-. saires à la télégraphie est finalement réduit à un et les efforts des inventeurs se porteront tous à l’avenir sur l’augmentation do la rapidité dans la transmission.
- Le télégraphe morse
- Alphabet morse. — L’importante découverte d’Œrsted relative à l'action du courant élecLrique sur l’aiguille aimantée fut suivie la même année d’une plus importante encore, due à Arago,'relative au pouvoir que possède le courant électrique de développer le magnétisme dans le fer ou dans l’acier. Cette découverte engendra Yéleclroaiimanl.
- Nous venons de voir que lo.us les systèmes de télégraphes imaginés en Europe à la suite de la découverte d’Œrsted faisaient usage de l’aiguille aimantée pour produire leurs signaux.
- ('} Franklin semble être le premier ou uu dc9 premiers qui se soil servi de la terre. Bain, le premier, se servit de la terre comme source d’électricité en même temps que comme conducteur: mais M. Morse paraît avoir utilisé la terre comme moitié do circuit dès le commencement de ses travaux.
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- 11 n’en était pas cio même en Amérique où M. Morse qui, dès i832, à bord du paquebot le Sully, à son retour d’un voyage en France, avait conçu l’idée de son télégraphe, ne chercha jamais à so servir de l'aiguille aimantée, mais au contraire du pouvoir attractif de Vélectro-aimant pour écrire eu caractères lisibles.
- C’était, comme on en jugera, l’ouverture d’une ère nouvelle autant que féconde pour la télégraphie.
- L'alphabet télégraphique qu’il imagina en vue d’utiliser le pouvoir attractif de l'électro-aimanlesl composé de points et de traits combinés long-itudinalemeut de la manière suivante • — ------ . . —etc.
- Cet alphabet se forme donc à l’aide de deux signes élémentaires: un, désigné sous le nom de point, est produit par une émission brève, l’autre, désigné sous le nom de trait ou barre est produit par une émission prolongée d’une durée approximativement triple de la première. ......
- Ces deux signes, ainsi différenciés par leur durée, sont assez dissemblables pour qu’ils ne puissent être confondus.
- Le nombre de combinaisons différentes qui peuvent être faites dans ces conditions est incommensurable.
- M. Morse forma son tableau de signes en choisissant les combinaisons les plus simples pour représenter les lettres et les chiffres.
- De cette façon il put facilement réunir 36 combinaisons dont 26 pour les lettres et 10 pour les chiffres sans dépasser le nombre de 6 points ou barres par combinaison, ce qui lui donnait, au maximum, 6 battements d’armature pour un signal.
- Afin de 11e se servir que d’un seul fil il disposa ses combinaisons de points et de traits sur une seule ligne longitudinale comme nous l’avons vu plus haut et il composa son alphabet de la manière suivante :
- ABC T) K F (» Il I J KL M
- .N O P Q RS- T K V \V X Y
- ' Z 1 a 3 4 5 . 6 : 8
- 11 imagina en outre une foule do plans pour réduire l’alphabet à la forme la plus simple.
- Il s’arrêta longtemps paraît-il à un plan qui consistait à se servir des 26 lettres de l’alphabet ordinaire en attachant un lil à chacune d’elles.
- Il essaya aussi diverses combinaisons où les lettres communes étaient envoyées par un seul conducteur eu attachant à Ja machine 2, 3, 4- 3 et 6 fils ; mais il repoussa tous ces plans parce quh7s ne possédaient pas la simplicité, élément essentiel de son idée.
- Le premier alphabet Morse fut modifié par l’Union ' télégraphique austro-allemande et remplacé par celui qui est actuellement en usage dans le monde entier.
- Rapidité de la transmission avec les signaux Morse. — La rapidité de la transmission ou autrement dit le rendement d’un fil avec l’appareil Morse est subordonnée à des pertes de temps inéluctables et dont la durée est plus ou moins grande suivant l’iiabilelé des opérateurs.
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- Ces pertes rie temps se décomposent de la manière suivante, le point étant pris comme unité de temps :
- i0 La durée d’une barre qui est trois fois celle d'un point.
- a0 L’espace à laisser entre les [joints et les barres ou autrement dit entre les éléments d’un même signal, cet espace est de la moitié d'une barre.
- 3° L’espace, entre chaque, signal, cet. espace est de la valeur d'une barre.
- 4° L’espace entre les mois qui est de la valeur d’une barre et demie à deux barres.
- L'habileté chez .L'opérateur consiste doue à resserrer entre eux, autant que possible, d’abord les éléments d'un signal puis les signaux successifs en précipitant les mouvements de la clef de manipulation.
- Le rendement d’un appareil Morse desservi par des opérateurs habiles est de *ao à 8oo mots de 5 lettres à l’heure, ce qui est loin des chiffres que nous faisions entrevoir plus haut.
- Tableaux dk signes iNDiqi;és PAU Morse aveo DEUX stx riT.s. — Après avoir fait cet appareil si merveilleux de simplicité et d'un rendement supérieur à celui de tous les systèmes à aiguilles existant à celle époque. M. Morse indiqua la manière dont il disposerait ses points et ses barres avec a, 3. S et 6 fils car, à cette époque, il y avait îles appareils fonctionnant avec plusieurs fils de ligne.
- L'emploi de plusieurs lils de ligne offrait l'avantage de produire simultanément tous les éléments d’un signal lorsque, avec un seul fil, on ne pouvait produire que successivement les éléments de ce signal eo qui était une cause de lenteur se dressant contre l’alphabet Morse qui, outrelasueeession des signes entrant dansla formation d’un signal renfermait un signe long d'une valeur triple du signe court et ne présentait qu'une seule lettre formée d'un signal simple.
- Recherche de la rapidité. — Le signal simple e’est-à-dire celui qui est formé d’un seul point du à une émission brève, étant celui qui représente le tempsminimum, c’est à l’obtenir qu’il huit viser dans la recherche de la rapidité. C’est ce que lit Morse en composant des alphabets avec a, 3, 4i •> el 6 fils jusqu’à ce qu’il n’eut plus de signes doubles dans aucun des signaux, c’est-à-dire jusqu'à ce que chaque fil n'eut plus qu'à Lransmellre une émission brève en vue de la formation d’un signal.
- Avec a fils aboutissant à deux plumes, il dispose ses combinaisons de points et-de barres sur deux lignes longitudinales et parallèles comme l’indique le tableau ci-dessous.
- Alpahbet Morse pour deux fils.
- A 13 C D E F Ci H i J K ï. M
- N O P Q R S T U Y W .\ Y Z
- < a 3 4 5 6 ; 8 9 u
- Cet arrangement a pour but de former chaque signal dans le minimum de lemps, ce qui.est obtenu eu limitant le travail maximum de chaque fil à la transmission d'un point et d'une barri' quel que soit le signal à former.
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- Avec 3 fils <le ligne, Morse supprime les traits et ne combine plus que des points sur trois lignes longitudinales et parallèles mais il est encore obligé de doubler les points sur un même lil pour un certain nombre de lettres ce qui donne toujours des temps perdus.
- Alphabet Morse pour trois fils. t'- fil............ . ....
- B C D E F G II I J K L M N O P Q R S T
- U Y \V X Y Z x a 3 4 5 6 7 8
- B C I) E F G II I J K L M Y OP Q R S T
- V \Y X Y Z
- Avec 4 fils, le nombre des signaux dans lesquels entrent des signes doubles étant moindre qu’avec 3 fils, il s’ensuit que les temps perdus sont, moins nombreux et que la rapidité de transmission est plus grande.
- Alphabet pour cinq fils.
- B C T) E
- U T J K L M Y O P Q R S T
- Avec 5 fils, le nombre des signaux simples qui peuvent être formés est de a»— i = 3t (’). Ce nombre est supérieur à celui des lettres de l’alphabet mais inférieur à celui des lettres et des chiffres réunis, il est donc nécessaire pour éviter des signes doubles de recourir à un sixième fil.
- Avec 6 fils, le nombre des signaux formés de signes simples est de — i = G3, mais M. Morse n’en désigne que 3j que nous reproduisons ci-dessous.
- (fi C’est ce que nous démonlrcrons plus loin en exposant les principes communs qui servent de base aux alpha-
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- Alphabet pour sir fils.
- N O P Q n S T
- 7 8 y o
- Maintenant ai, comme noua l’avons lait pour les alphabets de Schilling et de Gauss et Weber, nous représentons chaque point parle signe+, par exemple, en laissant en blanc les places qui représentent les fils inoccupés dans la formation d’un signal, le signe — étant éliminé par suite de 1’utilisalion d’un seul sens du courant, nous pourrons former les manuels de signaux ci-contre avec les alphabets de 5 et G fils.
- La table des 5 fils ne donnant que 3i combinaisons formées d'éléments simples M. Morse en ajoute 6 formées d’éléments doubles avec lesquelles il représente les chiffres 3, 6, 7. 8. 9.
- Pour la table des G fils qui renferme en principe 63 combinaisons JL Morse ne donne que les 37 nécessaires à la représentation des lettres et des chiffres. Nous y ajoutons les 26 combinaisons supplémentaires pour former la taille complète.
- Dans les alphabets de signes qui précèdent nous avons suivi l’ordre donné par M. Morse mais il est à remarquer que ces alphabets pourraient être présentés sous des milliers d'aspects différents.
- Siox.vux complexes t'ORMKS de sigxks simples. — L’idée des signaux complexes formés de signes simples en vue d'une transmission rapide appartient donc à M. Morse qui la rejeta parce que d’une part ce moyen de transmission exigeait un nombre de fils égal au nombre maximum de signes simples composant un signal. Nous venons do voir que 3 fils étaient insuffisants et qu'il en l'allait 6 pour éliminer tout signe double sur un des fils. Comme la plus grande dépense correspond précisément à l'établissement des fils conducteurs c’est le système Morse, 11'exigeant qu’un fil, qui fut universellement adopté car c’est, lui qui répondait le plus complètement aux exigences de la pratique. D’autre part on ne reconnaissait aucune valeur pratique aces sortes de combinaisons si on s’en rapporte à M. Yail, collaborateur de M. Morse, qui déclare textuellement dans son ouvrage sur lo Télégraphe électromagnétique américain écrit, en 1840, ceci : « 11 est évident que chaque plume additionnelle augmente d’autant les cléments de la combinaison et si un tel arrangement présentait quoique avantage réel il y a longtemps qu’on l’aurait adopLé. »
- Nous verrons cependant moins de trente ans plus tard, les signaux complexes, formés do signes simples, être repris par les inventeurs et servir, à l’aide d'un seul fil, à la réalisation des appareils les plus rapides. Mais, pendant ce temps, le domaine de la télégraphie se sera considérablement enrichi et ce qui était, au début, considéré comme sans valeur deviendra tout à coup merveilleux grâce aux admirables appareils Hughes et Meyer : le premier créant d’une pari le type dos appareils imprimeurs synchroniques avec lesquels une seule émission brève sert à produire non pas un signal qu’il faut Iraduiro ensuite mais au contraire à imprimer au vol des caractères typographiques dispensant de toute traduction et
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- - *. TA ÜLE Sic AA UX „0,SB POUR 6 „R.
- 4 * 'ils _ _ 4- + + + * 3 t 4- r + 4 4 6
- 2 B + -b -h B 4 + 4-
- 3 C + -b 4-
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- 5 E 4 4-4- E + + -b 4
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- + + + 4 G 4- 4 + + + 4-
- 4 4 + + H 4 -b '8 4 4- +
- 9 I 4 44- + 4 4- 4 4
- 10 J + 4 + - 4 H- 4 4
- 11 K + + K -b 4 + 1 4 4
- 12 L 4 4 L 4- 4 + + -b 4 + +
- i3 M 4 + 4 4- -4 4- 4 4 +
- 14 IN’ + 4 + 4- 4- 4 4 4- +
- 15 0 O 4 4 -1- 4- 4- 4- 4
- 16 F 4 4 P -b + + 4 4 4- 4 4
- 1- Q 4 + ;+ 0 4 -b + 4- 4- 4 4
- 18 R 4 P f -b -b 4 + -b +
- i<) S 4 + + 4 + -b 4- 4 + 4 +
- 20 T + 4 -h -f T 4 4 + 4 -h 4
- •21 r + + 4 + 4 r 4 4 4- 4 -b 4 + 4
- 22 V 4- 4 V 4 4 + 4 4
- a3 W + + 4- \\ + 4 4 + I-
- J.i X -h + 4 + + 1- +
- 03 Y 4 + -t- Y 4 4 -b +
- •26 Z f 4 4 + -b 4 4
- 27 & + + & -f- + 4- 4-
- 4 + +
- + 4
- + 4 +
- 4- 4 +
- -b + 4'
- 4- + +
- 4- + 4
- 4- -t- +
- + + 4
- possédant d’antre part deux registres, un de lettres et un de ehilires et sig-nes spéciaux dont on se sert, à volonté à l’aide d'un système d’inversion fonctionnant également au vol, ce qui permet de doubler le nombre des caractères sans doubler le nombre des combinaisons; le deuxième créant le type des appareils multiples basés sur la division du temps dont l'organe principal est un distributeur.
- C’est à Laide de ce système de distributeur que les signaux complexes formés de signes simples ne tarderont pas à prendre la première place parmi les moyens de transmission rapide donnant ainsi tort à l’assertion de M. Vail que nous avons citée tout à l’heure.
- Quoiqu’il en soit, M. Morse n’attacha aucune importance à ces sortes de combinaisons et ne leur donna aucune sanction pratique.
- Nous attirons une première fois l'attention sur ce fait sur lequel nous reviendrons relativement à Davy, Highton, Whilehousc en raisondu procès lamentable etiinalement tragique auquel donnèrent lieu ces mêmes combinaisons entre deux cmplovés de l'administration française, procès qui dura plus de dix ans {1870 à i885) et au cours duquel on exhuma des
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- antériorités que nous nous proposons de réduire à leur juste valeur c’est-à-dire à néant, car Davy, Higliton, Whitohouse n’y attachèrent, guère plus d'importance que Morse et ne leur donnèrent de même que lui. non seulement aucune sanction, mais n’en établiront pas même une théorie raisonnée susceptible de les présenter définitivement comme pouvant servir de hase à des manuels de télégraphes nouveaux.
- Brevet de Morse en Europe. — M. Vail ne nous dit pas en quelle année Morse composa ses alphabets pour 2, 3, 4- 5 et 6 fils ; mais il est probable que c’est de i83a à 1838 au cours des travaux auxquels il se livra après- avoir conçu son télégraphe à signaux comme nous l'avons vu plus haut. En effet, ses recherches sur la formation des signes et sur la meilleure manière de les produire durent être nombreuses et les expériences lentes puisque ee n’est qu'en 1838, six ans après sa conception a bord du SuLly, qu’il revint eu Europe pour faire breveter un « système de télégraphe dans lequel un. électro-aimant réagissait sur un style qui traçait sur une bande de papier entraînée par un mouvement d'horlogerie des marques de diverse nature, lesquelles par un arrangement convenu, représentaient toutes les lettres de l’alphabet, les chiffres et les signes de ponctuation ».
- Mais ce système, tel qu’il avait, été conçu à l’origine et tel qu’il avait été breveté en 1838 ne pouvait marcher qu'à de très faibles distances (quelques kilomètres) et cela en raison de la très faillie énergie que possédaient les électro-aimants d’alors.
- Cette faiblesse d’énergie des électro-aimants était due à une erreur relative aux conditions de leur force suivant la longueur des circuits. O11 croyait en eiTel que moins l’hélice magnétique (bobine) présentait, de résistance plus l’action devait être énergique et on enroulait, en conséquence, toujours du gros fil autour dos noyaux de l'électro-aimant.
- Premiers relais. — C’est M. Whealstone qui, le premier, s’aperçut de l’erreur et commença à enrouler du fîl fin mais avant il s’était servi de relais à l’arrivée et c’est de relais dont il se servait en i838, lorsque M. Morse vint en Angleterre pour demander sa patente, patente qui lui fut refusée d’ailleurs pour cause d'analogie entre son télégraphe et celui de Whealstone ce qui était injuste, car les signaux Morse 11’avaient véritablement rien de commun avec ceux de WheatStonc.
- Néanmoins, M. le comte du Moncel auquel nous empruntons ces renseignements déclare que si M. Morse, dans le voyage qu’il fit en Angleterre en i838, n’eut eu révélation des relais de M. Whealstone, son système serait resté dans l’oubli comme tant d’autres.
- D’après M. du Moncel ces relais furent pour M. Morse un trait de lumière dont il s'empressa de tirer profit car, aussitôt do retour en Amérique, il construisit ses appareils avec des relais et. celle fois il put marcher à toutes distances.
- M. du Moncel ajoute, au sujet de l’indemnité de 4no 000 lr accordée à M. Morse par les différents gouvernements d’Europe faisanL usage de son télégraphe qu'on peut voir une fois de plus que ce ne sont pas toujours les véritables inventeurs qui recueillent te fruit de leurs Inventions.
- Sur ce point nous sommes d’accord avec M. du Moncel ; mais la remarque ne s’applique pas au cas qui nous occupe : En effet : M. Morse, avant â,e connaître les travaux de M. Whealstone, avait complètement résolu le problème de son télégraphe basé sur le pouvoir attractif de l'électro-aimant pour écrire en caractères lisibles cl la forme de ses signaux était définitivement, arrêtée lorsqu’il, vint en Europe en i838.
- Ces deux points : i° utilisation du pouvoir aLtraetif de l'électro-aimant; 20 signaux formés de doux signes élémentaires, point et trait, se traçant longitudinalement sur une bande de papier constituaient l'âme de son invention. Coci fait, il. lui était loisible de se
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- servir de [eus les progrès qui pouvaient s’aecotuplir autour de lui, soit dans la construction des lignes, soit dans les piles, soit dans les électro-aimants sans diminuer en rien la valeur de scs droits et l'importance de son invention.
- (A suivre.)
- Munier.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Etude sur le couplage des alternateurs, par H. Gœrges, Eleklroterhnische Zeitschrift, t. XXI, p. 188, 8 mars .900.
- Le couplage des alternateurs a déjà donné lieu à de nombreuses éludes dans YElehtrolechnische Zeitschrift du 8 mars dernier. M. Gorges revient sur cette question et indicpie une méthode graphique permettant de représenter simplement la marche en parallèle et d’arriver à une expression analvtique des oscillations.
- i. Génératrice et moteur. — Quand les champs magnétiques d'un alternateur tournant ont tourné d’un angle correspondant au pas polaire, la force électromotricc a parcouru toutes les valeurs d'une période. On peut par suite de la phase instantanée d’une force électromotrice conclure la position dos champs inducteurs ; les champs do deux machines doivent avoir forcément des positions homologues quand les deux forces élee-tromotricos sont en phase. Sinon il y a entre deux rayons correspondants des deux machines un certain angle proportionnel au décalage ; cet angle est la //;mt partie du. décalage, s’il y a p paires de pôles.
- Nous supposerons que les forces élcctromo-triees sont sinusoïdales. Soient alors OM, et OMg (lig. i) les dcini-forces électromotrices de deux alternateurs monophasés ou d'une phase de deux alternateurs triphasés en étoile. D une façon générale on peut considérer O comme le potentiel d’un point neutre, M, etMs comme lespolen-tiels d’une borne de deux machines à circuit ouvert. Si le mouvement de la machine ü est uniforme, la direction OM4 est fixe. Toute irrégularité de marche de la machine I se traduira par une variation de direction de OM,. Si I avance, l’angle a augmente, sinon il diminue. Si on réunit les bornes correspondantes des deux machines, il se produira des courants. Nous pouvons, sans porter atteinte à la généra-
- lité de la question, considérer une phase de deux al lernaleurs triphasés et réunir les points neutres et les extrémités de la phase. Les courants qui
- se produisent sont dus à la différence géométrique M, RI2 des deux forces éleotromotrices. L'intensité J sera décalée par rapport à M, Ms d’un angle M.RI, A par suite delà self-induction. La chute de tension M,Mâ est produite en partie par la résistance ohmique (c’est la partie M,A en phase avec J), l’autre partie est produite pur AM4 perpendiculaire a .1.
- Comme la perte de tension par self-induction est beaucoup plus grande que l’autre, l’angle M,M,À est presque droit et M,A fait de petits angles avec M,0 et M40. Donc les deux machines produisent un grand travail si l’angle M,OMs n’est pas trop voisin d’un angle droit. Le travail de la machine I est
- E,J cos o = OM! cos (OMjMjA)
- R étant la résistance du circuit. Si le circuit était dépourvu d’induction, l’intensité serait en phase avec M,Mg et ferait des angles notables avec OM, et 0>I4. Avec la même intensité, le travail des deux machines serait moindre. Ainsi donc la
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- self-induction a pour cffet'd’augmenter la composante wattée du courant local eL de diminuer la composante déwattée.
- Si le courant local est watté, l’une des machines travaille en génératrice, l’autre en réceptrice. Cherchons à les distinguer. On peut considérer M,M5 comme dirigé de M, vers ou inversement. Supposons que 1 axe des temps, sur lequel on doit projeter tous les vecteurs pour avoir les valeurs instantanées tourne dans le sens des aiguilles d’une montre, l'intensité sera toujours dirigée vers la droite, a cause de la self-induction. On peut donc la représenter par MJ, en M»JS. Or si une tension travaille sur résistances ohmiques, le potentiel diminue suivant le sens de l'intensité. Si on choisit M,J,, la distance du potentiel au point O diminue, si on choisit MJS, clic augmente. Or nous savons, par le courant emiliftu, que le potentiel diminue si on s’éloigne de la génératrice par des résistances et qu’il augmente si on s'éloigne de la réceptrice. Donc dans notre cas, OM, appartient à la génératrice, OMâ à la réceptrice. Or avec notre sens de rotation pour l’axe des temps, OM, est en avance, QM2 en retard. Donc la machine qui a de l'avance sur l’autre est la génératrice.
- S’il n’y avait pas de self-induction, la génératrice serait toujours celle dont le yecteur OM serait le plus grand. Mais à cause de la self, OM, peut rester moindre que OM, ; la machine I sera génératrice tant que OMJ, $cra aigu (fig. a et d). Le diagramme d'un transport de force synchrone avec deux machines identiques est représenté par la fig. 4- Dans la première machine le potentiel tombe de M, à P,, dans la
- ligne de P, à P2, enfin dans la deuxième machine de P2 à Mâ. OP, et OPâ sont les tensions respectives entre le point neutre de chaque machine et une borne,
- a. Machines et Réseaux. — Supposons ensuite qu’une machine travaille avec la forpe élpcfro-motrice OM, (fig. 0) sur les raijs d’un péseau dé
- Fig. 5.
- tension constante en grandeur et phase. Soit ON = E„ cette tension. Pour obtenir la force électromotrice aux bornes de la machine, nous portons un vecteur NB dans la direction de l’intensité et égal à la perte ohmique, puis une perpendiculaire BM, égale à la chute de tension inductive. OM, est donc la force électromotrice de la machine. L’angle aigu de NB et ON est le décalage de l’intensité du réseau. La puissance est
- ON.NB cos <p = ON.NB'
- Considérons uu point M', obtenu comme M, mais en supposant <5 —O, ce point M', correspondant au même travail. Il suffira de mener par B' une perpendiculaire à OB', égale à la perte de tension inductive. Les deux triangles NBM, et NB'M', sont semblables ; on a donc
- NM, _ NB KM', NB‘
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- et
- BNB' =: — o
- on en déduit la similitude des deux triangles BNB' et M.NM',. Donc M’M^N est un angle droit et le lien des points d'égale puissance est une perpendiculaire à NM' .
- Si pour une puissance donnée et pour une force électromotrice donnée de la machine I, on veut trouver la position de OM,, on fera la construction suivante. On prolonge ON d’une quantité égale à RJ', J' étant l’intensité correspondant à eos 0=1, on obtient ainsi B', ou mène une perpendiculaire B'M', = SJ', perte de tension inductive pour cos i. En M', on mène une perpendiculaire AA a M'^N et de 0 comme centre on décrit un cercle ayant pour rayon la force électromotrice donnée. On obtient ainsi M, et, OM, est la force éleelromolriee de la machine. MjNM', = cp est le décalage entre la machine I et le réseau. Eu changeant l’excitation, on déplace M, sur AA et par suite f varie.
- Si ou construit les différentes lignes d’égale puissance, on a un réseau de lignes parallèles
- (fig. 6) et, équidistantes. La ligne de puissance nulle passe en N. On peut en déduire la courbe en V des moteurs synchrones. Si on décrit des cercles ayant 0 comme centre avec des rayons croissants, la ligne de puissance nulle est coupée en CjCj... et les longueurs NC sont proportionnelles aux intensités correspondantes. La ligne de puissance — if (ligne de puissance normale en réceptrice^ est coupée aux points D,D2...De et
- [ les longueurs ND sont encore proportionnelles | aux intensités. Si on porte OC en abeisscs et NC 1 en ordonnées, on obtient la courbe en V de la marche à vide. De même pour la pleine charge
- ((>g- 7>-
- 3. Oscillations des machines. — Considérons ensuite le cas où deux machines I et II, dont les forces électromotrices sont 0Mt et 0Ma travaillent en parallèle sur uu réseau. Nous supposerons les forces électromotrices et les puissances inégales. Pour que les machines puissent travailler en parallèle, il faut que celle qui est en avance soit plus chargée, ce qui a lieu, comme on l’a vu plus haut, grâce à la self. Plus le rapport de la chute ohinique à la chute inductive est grand, plus les lignes d’égale puissance sont inclinées sur ON. Si ces lignes étaient parallèles à la tangente en M, au cercle OM,, la charge ne croîtrait pas avec l’avance et la marche en parallèle serait impossible.
- Dans le cas le plus simple, les deux forces électromotrices sont égales ainsi que les puissances. Alors OM, et 0M2 se confondent suivant OM. Si la machine I avance, de façon que sa force éleetromotriec vienne en OM,, la machine II doit forcément retarder et sa force électromotrice vient en 0M2 de telle sorte que la somme des puissances reste invariable. Les intensités qui étaient primitivement proportionnelles à MN sont maintenant proportionnelles à NM, et NM4, les [décalages des intensités par rapport à la tension.du réseau deviennent respectivement et o2.
- Si les puissances moyennes des moteurs sont égales et correspondent à la ligne — de la fig. 8, les forces électromotrices ne peuvent conserver les positions OM, et OM, correspondant à
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- des puissances i et mais elles oscilleront. La vitesse de la machine II augmentera tandis que celle de la machine I diminuera. Les deux
- Fig. 8.
- vecteurs échangeront leurs positions et les deux machines oscillerout autour d’une position d’équi-
- Dans ce qui précède nous avons considéré la tension du réseau ON comme rigoureusement constante : ceci n’est vrai que si la puissance du réseau est très grande par rapport à celle des machines considérées, sinon la tension du réseau subît elle-même des oscillations.
- 4- Equation différentielle des oscillations. — Nous supposerons que la fréquence du courant alternat!! est .grande par rapport k celle des oscillations, de telle sorte que l’on peut parler des valeurs moyennes des tensions, intensités et puissances. Soit. L la puissance du moteur, A la puissance de l’alternateur, <1* la force vive des masses en mouvement, D la puissance d'amortissement. À chaque instant on a
- Jjdt =. Adt -J- <7<î> -j- T>dt. (1)
- Exprimons ces grandeurs en fonction du temps. Dans la plupart des moteurs, L est une fonction compliquée de t. Dans les turbines c’est sensiblement une constante. — La puissance A de l’alternateur se déduit du diagramme ; en négligeant la chute ohmique, on voit que la ligne de puissance AA est une parallèle, à la tension du réseau ON (fig. 9). La perpendiculaire NM' k ONest la chute de tension inductive pour a — O. Menons NM faisant un angle ÿ, avec NM. La
- force électromolrice est en avance d’un angle a sur la tension du réseau En —ON.
- Dans la branche de l’enroulement comprise
- O
- Fig- 9-
- entre le poiut neutre et une borne, la puissance est E„J', J' étant l’intensité pour cos f = 1. S’il y a tn branches on a
- A = mEn J'
- Soit J0 l'intensité de court-circuit sous l’excitation qui à vide donne la tensionE„ = ON. On a
- J„ _ _ON _ En J' — M'N K',
- E's représente la plus petite chute inductive qui soit possible pour la puissance A (cos a = r). On a donc
- A = n>K'., L
- _ MP _ JPX _ E* s,n 2 “ OM ' ' OM ~ TT
- A = /«EJ0 sin a.
- Soit ensuite () le moment d’inertie des masses en mouvement, ro la vitesse angulaire instantanée, oj0 la vitesse angulaire moyenne
- Si a est le — nombre des pôles
- dy. — a (w — w(l) dt
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- d'P —: gfyiud'j
- di»
- dt
- gO
- i d(i) 2% a dt2
- <pai dt2
- dt
- Soit
- dx
- di
- dx
- dt
- Comme ia valeur de —• est petite pu:
- port h gj0, nous la négligeons et il reste
- Remplaçant < la fréquence n,
- a0 correspond à l’équilibre c’est-à-dire à la puissance moyenne
- A(l = ;iiEJ0 sin a0.
- L’angle x est relativement petit ainsi que a0. Si on prend a0 = 20° ce qui est assez grand, nous commettrons pour x — io° une erreur de i ,2 p. ioo et pour x =20° une erreur de 4 p. ioo, si nous posons :
- posons p = —'—£-~ , Il reste
- <£4> — p ^ dt.
- ? dp
- La puissance D d’amortissement est due aux courants do Foucault induits dans les masses polaires quand le champ de l’induit et le pliamp inducteur ont des vitesses différentes, p’est-à-dire quand a varie. On peut considérer la machine comme un moteur asynchrone, la puissance d’un rupteur de fréquence a est Am =s a«ca»*M® (i — v) (>
- où c est une constante, M le maximum du flux sinusoïdal et v la vitesse en fraction de la vitesse synchrone (*).
- La puissance d’amortissement fournie par la machine à vapeur est donc
- Comme p est voisin de i nous poserons t) = — Am = — ai;can*M*(i — v)r = canWa (to — cuu)
- D cariM' ^ q ^ en posant q = can M2.
- Si nous portons dans l’équaLÎon ( i) les valeurs de A,d<î\D on trouve
- Posons ensuite
- et transformons celte expression d’après la figure 7
- _ OP _ En -j- K'i lg<y 0 “ OM E
- r — (E» + E'« % ?-)
- r= 4?_(E» + K ‘Sïî-
- Nous avons donc à intégrer l’équation différentielle.
- 5. Oscillations propres des alternateurs. — Pour arriver à cette intégration, il faut que f{t) soit donné. Dans le cas le plus simple, le mouvement du moteur est uniforme. Alors L et A0 sont constants et
- f{t) = o.
- Si on néglige l’amortissement, il reste
- L = mEJ0 sin o p
- (i) Gorges. Théorie des moteurs asynchromcs
- «SgS, p. 77».
- d’e
- P
- d*x
- dP
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- T— V^^Vî
- L’équation différentielle est alors
- S ot c sont des constantes.
- On a ainsi la période de l’oscillation propri Si cos ®— 1, tg cp = o il reste
- T-îrV/îîSr' (,)
- P IF
- l’iritégi'ald générale est
- X = S COS 217 (zat — + u
- -f rx = R sin -
- Un alternateur commandé par une turbine oscillera avec cette période, si on lé déplace de son état d’équilibre, par exemple en augmentant subitement l’intensité d’excitation sans changer la charge, Le vecteur OM (tig. 7) augmentera et le point M" serai; su une lfgne d’égale puissance correspondant à une plus grande puissance. O11 reconnaît que le vecteur vient en OM7" et l’angle diminue pour que la puissance reprenne sa valeur primitive : c’cstlà l’impulsion qui produit les oscillations.
- 6. Oscillations conjuguées des alternateurs et des moteurs. — Pbür résoudre l’équation différentielle dans toute sa généralité, nous développons f (t) par la série dé Fourier.
- L - A, = f(<) - P, c.„s + iîî.
- + P, co» iîl + ... + Q, si,, ££. + % siu £L
- Les différents termes ont donc pour périodes d'oscillations
- est la période d’oscillation du moteur et 3 = “
- ostia période d’oscillation de l'alternateur.
- Nous supposons l'amortissement faible, on a
- q% < Apr.
- De plus
- S = B • ---=
- ,/(' — 4^W)' H- <i
- — r _
- 7 77*" — v
- U et c sont des constantes arbitraires, qui permettent de déterminer l’angle x et la vi-tesse ~~~[f à un instant donné.
- Chaque terme de la série de Fourier donne une intégrale de la forme précédente, mais comme À et z ont, la mémo valeur pour ces intégrales, on peut les réunir en un terme :
- S* = s (S cos 217 (sa f + X- +)) + ««- ™ ™ (*ï + <•)
- où z„ prend toutes les valeurs
- Si nous considérons l'influence de ce terme seul nous pouvons poser 7„= o. Alors :
- fi1) — U 4g-
- en appelant T„ la période oscillatoire-----.
- (*) M. Boucherot est arrivé à la même formule en 1892 {note de l’auteur).
- et où S et s’en déduisent par les formules ci-dessus. A cette somme, il faut ajouter l’oscillation propre de la machine qui suit une loi sinusoïdale simple. lien résulte des oscillations que le coefficient d’amortissement À fait bientôt disparaître et il 11e reste que les oscillations correspondant au moteur, dont la période est indépendante do celle des oscillations propres.
- Le deuxieme terme de l’équation (2) disparaît J bientôt à cause de l’amortissement. Si ce dernier
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- est nul on a
- „ = „ T. = »v/f = ^. .
- Considérons ensuite le premier terme, qui contient la période d’oscillation za de la machine motrice. Si on introduit, le ternie "0 on peut écrire l’amplitude sous la forme
- \/\JÏt*p {z\ — Zla yp + 4irV^a *
- Cette égalité montre que l’amplitude S est diminuée par l'amortissement. C’est le principal effet de celui-ci. S'il est nul il reste
- Les deux dernières égalités montrent que l’amplitude augmente à mesure que la période des oscillations propres s’approche davantage de celle du moteur '*),
- Il faut donc pour la facilité du couplage rendre ces nombres aussi différents que possible.
- Il est intéressant de rechercher dans quelle mesure les oscillations sont augmentées par la résonance. Supposons qu'une machine travaille seule sur le réseau. L’équation du travail cle-
- Ldt = A-dt + cèï>.
- Nous pouvons considérer A comme constant et égal à A0 car il ne peut varier qu'avec la vitesse tant que le circuit extérieur reste le même.
- Donc
- Il suffira donc dans l’intégrale de faire q et r nuis. Il reste
- Le rapport entre les amplitudes Sa et S' est
- (') MM. Bouoherot et Blondel ont déjà signalé ce danger on 1892. Voir La Lumière Électrique, l. XT/VI, p. 276 et 303, et dernièrement Kapp, lî. ï. Z, 1899, p. J 34• Voir aussi un article de MM. Martin et Leblanc, Lum. Élect., t. XLVI, p. 5oi.
- s’il n’y a pas amortissement :
- Le nombre % mesure l’intensité des oscillations conjuguées.
- On pourrait l’appeler module de résonance.
- Conclusion. — Dans la marche en parallèle des alternateurs, le facteur important n’est pas tant le coefficient de régulation que l’avance ou le retard maximum d'un point de la partie mobile par rapport à la position qu’il occuperait si le mouvement était uniforme. De la grandeur de cet écart dépendent les variations de puissance et d’intensité, cet écart ne doit donc pas excéder certaines limites. Si le couple moteur n’a pendant un tour qu'un maximum et un minimum, le coefficient de régulation doit être très faible. On peut le prendre d’autant plus grand que le nombre de niaxima par tour est plus élevé. Four éviter les oscillations, on adoptera les moteurs dont les variations du couple présentent plusieurs périodes par tour. Dans ce cas la fréquence des oscillations du moteur sera bien plus grande que celle des oscillations de l’alternateur. .Si le moment d’inertie est assez élevé, le couplage s’eflectueru très Lien sans circuits amortisseurs. Si on connaît le diagramme des efforts moteurs, on peut calculer R et on déduit le moment d’inertie pour une valeur donnée du maximum de S. On voit que le moment d’inertie varie en raison inverse du carré de la fréquence des oscillations du moteur. E. Beutom.
- Forme des courants triphasés, par O. Brags-tad. ElekLrotechnische Zeitschrift, l. XXI, p. 3à2 29 mars 1900.
- Lorsqu’un courant triphasé parcourt uu système de trois conducteurs seulement, la forme du courant est astreinte à certaines conditions. Les courants des trois conducteurs 1, a, 3 doivent être alternatifs, de même forme et décalés d’un tiers de période. Soient q^^les valeurs instantanées dos trois courants : on peut les représenter par les fonctions
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- Par symétrie, on a
- De plus, nous avons la condition rj —|— —|— i&—o.
- Les deux conditions sin n ° et cos n.~'= o sont contradictoires et contredisent d’ailleurs les deux autres. La seule condition nécessaire est
- ce qui donne pour n la série de valeurs
- » = h+ 3
- On en déduit
- L’équalion (1) nous donne
- sin nx -f- sin nx cos n—f -j-cosn^ sin n—é--\- sin nx
- Ce terme étant identiquement nul, on a
- (i«) nous donne
- d’où
- I
- t!'
- Do même 1 b nous donne
- (ic)
- = ° /
- 4-V
- (,rf)
- où K, est égal à 1 on 2, et où K, est égal à.o ou à un nombre entier. Donc « prend les valeurs.
- Donc dans un courant triphasé toutes les harmoniques d'ordre supérieur peuvent exister à Vexception de celles dont la fréquence est un multiple divisible par 3 de la fréquence initiale.
- Si les parties positives et négatives de la courbe du courant sont identiques, les harmoniques a période paire disparaissent. Donc les deux nombres K, et K2 sont de parités différentes. Les harmoniques sont alors n = 1 -f 3 K (K pair) ou n= 'i-j-d K (K impair).
- Ce qui donne pour n la suite
- x = 1, 5, 7, 11, i3, 17, 19, 2,3....
- Les harmoniques supérieures sont également décalées de de période et forment un courant polyphasé d’ordre supérieur. La fig. 1 représente l'harmonique n = 5. Il y a forcément un endroit où la somme de ces trois nouveaux courants est nulle, par exemple aux bornes de la génératrice. Considérons le cas d’une génératrice montée en étoile. Les forces électromotrices induites dans les diverses phases peuvent avoir des ondes d’un ordre supérieur. Parmi ces ondes, les unes sont telles que le rapport de leur fréquence à la fréquence de l’onde principale est un multiple de 3. Celles-ci ne sont pas décalées mais sc produisent synchroniquement dans les trois branches. Elles s’annulent donc réciproquement et leur effet extérieur est nul; neus les désignerons sous le nom de tensions intérieures. La force électromotrice induite dans une phase sera représentée par
- e, = SA* »in {*+*»).
- L’égalité (2) conduit aux mêmes conditions.
- est un entier quelconque.
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- L'ÉCLAIRACE ÉLECTRIQUE
- T. XXIII. — N° 22
- La tension effective seru
- E/ = — sa; .
- Si n désigne un nombre non multiple de 3, il correspondra à chaque onde Âp de la tension
- Fig, i.
- d’une phase^ uné onde Bp de la tension composée telle que
- Bp'= </T~ Ap .
- La valeur effective des tensions des phases qui n’ont pas de répercussion extérieure est donnée par
- • Ëf2 = J— 2 A;2 où v est multiple de 3. où v est multiple de 3.
- La valeur effective de la tension composée sera Ee telle que
- Et,2 — -L- £ B/ sr — 3 S Ap2
- Donc
- Et,2 = 3 ^ JL £ Atia--ï = 3 (K?2 — Ei2)
- Ev = S/T — E,-2. ’ (II)
- Cette formule permet de calculer la tension composée en fonction de la tension par phase et de la tension intérieure.
- Si on néglige cette dernière, on a la formule usuelle
- Et- = y/"ï E;|.
- Mais, comme on le verra plus loin, les résultats qu’on obtient ainsi sont trop grands.
- Dans le montuge en triangle, les tensions intérieures ne peuvent s’annuler et donnent lieu à des courants intérieurs.
- L’existence et la fréquence des tensions inté-
- rieures ont été vérifiées sur une machine homo-polaire h inducteurs fixes de 8 kilowatts et 120 volts composés.
- Les phases I, II, III (fig a) furent montées eu
- Fig. a.
- triangle avec un angle ouvert. Au moyen d’un contact tournant, on détermine la forme des eourhes de force électromotrice des trois phases ainsi que de la tension entre a et b. La figure 3
- représente ees courbes ; I, II, III sont les courbes des trois phases ; e,- représente bitension entre a et b mais à une échelle qui n’est que le tiers de la première pour ne pas trop mêler les courbes ; or, comme les trois tensions intérieures s’ajoutent, la courbe e( représente en vraie grandeur la tension intérieure de l’une des phases ; cette tension est ici très grande, car l’harmonique de fréquence triple a une amplitude considérable.
- Pour étudier ce qui se pusse dans le montage en étoile, on a réalisé le dispositif de la ligure 4-Les phases 1, II, 111 sont réunies aux extrémités libres de trois résistances non inductives montées en étoile : entre les deux points neutres 0, Og on a inséré un voltmètre à courants alternatifs. Soient lpi lv., lps les valeurs instantanées
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- des tensions des phases, et jl/sj3 les valeurs instantanées des courants dans les résistances
- ésistance est (o. On a
- en - ko + j, r ûo-J-^r
- — lM + h r
- ePi T + e* = 3 io> + (j] +;4 + /,) r.
- Or, si 011 désigne par e,- la valeur instar e la somme des tensions intérieures, on t
- £7,1 + Cjji — eps — <‘i
- e; = 3ü» + ri.
- laissant aux valeurs effectives E< = 3ü>J + rJ.
- Si V est la tension lue sur le voltmètre 3") +•r. v
- Si .
- E,- — 3V + — V = nd pa
- est très
- Ef = d y.
- Donc V représente la tension intérieure d’une phase.
- Pour prouver que la tension entre les points O, et 02 provient effectivement des harmoniques supérieures, on peut prendre la courbe de la tension entre ces deux points. Celte courbe a été trouvée identique à celle de la figure 3.
- La dernière méthode permet de mesurer Aussi les tensions intérieures quand l’alternateur débite. Le tableau ci-dessous résume les résultats d'une série d’essnis pour lesquels le courant d’excitation et la vitesse ont été maintenus constants.
- Dans ce tableau, E0 est la tension composée, E;, la tension des phases, EÉ la tension intérieure, Ja le
- courant de chaque plias
- représente la partie de la tension d’une phase qui provient des harmoniques décalées de 1200. Cette partie seule entre dans l’expression de la tension composée qui est égale à E/ = y/3 E/. Le tableau montre que les valeurs calculées ÈJ sont très voisines des valeurs mesurées E„. Par contre giTTE,, est sensiblement plus grand que la tension composée. Enfin les tensions intérieures diminuent quand le débit augmente.
- Ep E* r. E’p Eu' t/3 Ep
- ^1.8 5q.a 0 6q,o 119,8 „:i ,
- n3.3 66,7 65 5 Il8
- io8.5 66.5 65. a ^,7 3M 63,8 62,5 112.8
- Dans le montage en triangle, les tensions intérieures produisent des effets très nuisibles en donnant naissance à des courants intérieurs dans l’induit et par suite à des oehauffements. Pour mesurer l'intensité de ces courants sur la machine hoinopolaire de 8 kilowatts on a fait une seconde série d’essais avec un dispositif analogue it celui de la fig. 2. Pour différentes excitations, on a mesuré la tension par phase E et la somme des tensions intérieures Et- entre a cl b. Puis on ferma le trianç ampèremètre inséré entre'a et b le courant intérieur J, ainsi que la lensit
- moye
- . La figure 5 donne la grande en fonction du courant d’e:
- L’intensité du courant qui parcourt le triangle est facile à calculer. Soit J* le courant intérieur
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXIII. — N° 22.
- produit dans une phase par les harmoniques synchrones; le courant total d’une phase; J,, le courant composé extérieur. On a
- J. - »/T (/ V —V
- J'=\/ V - 41 •
- Comme les harmoniques synchrones ont des périodes qui n’existent pas dans le courant extérieur, ces harmoniques sont dewattées par rapport au courant triphasé. Si nous mesurons la puissance d’un alternateur triphasé monté en étoile en intercalant la bobine à gros 111 du watt-mètre dans une phase et la bobine à fil fin entre le poiut neutre et l’extrémité de la phase, nous obtiendrons la vraie puissance de cette phase.
- Si nous employons un voltmètre et un ampèremètre, la puissance obtenue est trop grande, car elle contient la tension des harmoniques synchrones. Nous obtenons également un décalage trop grand pour le circuit extérieur. Dans le montage en triangle, on a des effets semblables.
- On peut donc parler d’un facteur de paissance intérieur d’un alternateur triphasé. Ce facteur est égal, pour le montage en étoile avec charge
- W,, __ Wp
- \\p = JpE^,, donc eu
- Graphiquement no Cette formule est
- Ej,;
- s — \%r +
- ms obtenons la fi gu applicable au hio
- .re 6. ntuge en
- intensités.
- Fig. 6.
- iplacant les tensions par les
- J p, V
- Jp _ + J <*
- Comme les pertes, dans une machine, dépendent de la puissance intérieure apparente, on a
- E. Beutom.
- RECHERCHES THÉORIQUES
- Théorie électro-atomique des métaux, par P. Drude. &r. Ânn. t. I, p. 566-614, mars 1900.
- W. Weber a émis l’hvpothèse que le transport de l’électricité dans les conducteurs métalliques se fait par la convection de petites particules électrisées, par un mécanisme analogue à celui qu’on a coutume de considérer dans les électrolytes. Giescl a plus lard développé [cette hypothèse queDrude reprend, pour en faire la hase d’une théorie d’ensemble.
- Il donne à ces particules le 110m de noyaux électriques ou simplement noyaux. Ces noyaux 11e possèdent, pas de masse matérielle, ou tout au moins il n’est pas nécessaire de leur assigner une pareille masse. Ceci n’empêche pas qu’ils peuvent acquérir une certaine énergie cinétique ou force vive : il suffit de leur attribuer une self-inducLion, .en d’autres termes de leur attribuer un coefficient d inertie, variable avec leur charge électrique et leurs dimensions. On s’affranchit ainsi de la nécessité de distinguer deux sortes de noyaux les uns positifs, les autres négatifs, pour lesquels le rapport do la charge à la niasse matérielle serait different.
- La nature des noyaux peut être très variée : rien n’empôchc d’en supposer un nombre de variétés aussi grand qu’on veut, se distinguant l’une de l’autre par la valeur absolue cl le signe do leur charge. Cependant, pour conserver la notion de masse électrique, il convient d’admettre que toutes ces charges sont des multiples entiers de la plus petite d’entre elles.
- Aux novaux ainsi définis, on appliquera les principes de la théorie cinétique des gaz.
- L’énergie cinétique des noyaux sera supposée proportionnelle à la température absolue et la constante de proportionnalité aura la même valeur que la constante des gaz (a = 5,6' io-17 CGS. en unités thermodynamiques).
- La conductibilité calorifique résulte du choc des novaux : le chemin moyen des noyaux aura la même expression que le chemin moyen des molécules gazeuses dans la théorie cinétique. La
- >ù Jv. est l’inteusité extern
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- BEVUE D'ÉLECTRICITÉ
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- conductibilité électrique se calculera d’une manière analogue et on trouvera que le rapport des deux estproportionnel à la température absolue : c'est la loi de Wicdcmann-Franz. Il faut supposer pour cela que les métaux 11e renferment qu’une seule espèce de noyaux : comme la loi de ‘SYièdemann-Fraiiz se vérifie approximativement, cette supposition se trouve justifiée.
- Si on suppose que. le nombre dos noyaux dépend de la température, il s’ensuit des exceptions à la loi de Wiedcmann, à condition que le métal renferme au moins deux espèces de noyaux. L'existence de plusieurs phénomèues, tels que les rayons cathodiques, les rayons-canal, la formation des ions cathodiques dans les électrolytes suggère Vidée que, seuls, les noyaux négatifs se meuvent librement, taudis que les novaux positifs sont liés aux atomes pondérables du métal. Mais cette hypothèse n’est pas applicable aux métaux qui ne suivent pas la loi de Wiedemann et les écarts sont d’autant plus grands que les conductibilités des deux espèces de noyaux sont plus voisines l’une de Vautre.
- De plus, quand le nombre des noyaux dépend delà température, il faut que le courant calorifique soit accompagné d’un courant électrique, comme l’avait admis déjà Kohlrauseh; en d’autres termes, une différence de température entre deux points d’un conducteur entraîne l'existence d’une différence de potentiel électrique entre ces deux points, on sens contraire de la différence de température. Quand on veut faire passer un courant dans le conducteur en sens contraire de la chute -de température, il faut dépenser un certain travail pour vaincre cette force contre-électromotrice : c’est à ce travail que correspond le phénomène Thomson.
- La différence de potentiel entre deux métaux en contact doit être telle qu’elle fasse équilibre à la tendance que possèdent les noyaux des deux métaux à sc diffuser de l’un dans l’autre. La condition d’équilibre s’exprime par une équation
- analogue à celle de Guldberg et Waage : le produit du nombre de noyaux positifs libres par le nombre de noyaux négatifs libres est une même fonction de la température, quel que soit le métal considéré.
- En continuant il appliquer aux noyaux les équations de la dissociation, on peut encore calculer la force électromotrico thermoélec-trique. Dans le cas particulier où le nombre des noyaux d’une certaine espèce est, dans les deux métaux, indépendant de la température, la force tliermoélectriquc est proportionnelle à la différence de température des deux soudures.
- L’effet Peltier se calcule aisément : il suffit d’admettre que les noyaux sont libres de se mouvoir dans l’intérieur du métal, mais non de traverser la surface libre de ee dernier.
- La différence de potentiel entre deux électrolytes différents, ou de même nature, mais de concentrations inégales, s’explique et se calcule par des considérations tout h fait analogues : on obtient les équations établies par Nernst. Il en est de même pour la force thermoélectrique des piles à électrolytes.
- Entre un métal et un électrolyte, l’équilibre électrique est réalisé quand le même nombre de noyaux passe du métal à l'électrolyte et en sens inverse de l’éleclrol>lc ail métal, La théorie présente conduit aux mêmes conséquences que la théorie des tensions de dissolution de Nernst.
- J.a niasse électrique apparente d’une même espèce de noyaux n’est pas toujours égale dans des métaux différents, même si le rayon des noyaux reste Constant : cette masse est en effet proportionnelle à la concentration des noyaux et cette concentration varie d’un métal h l’autre. Même elle peut varier dans un métal déterminé suivant les circonstances : mais ces variations seront toujours faibles, sauf dans des cas particuliers : par exemple dans les métaux qui émettent des ondes lumineuses très courtes.
- M. !..
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- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECKNTQIJES
- ACADEMIF. DES SCIENCES
- Séance du 2i mai 1900.
- L’éther envisagé comme principe universel des forces, par Marx, Comptes rendus, t. CXXX, p. 1272-1274.
- M. Marx, inspecteur général des Ponts et Chaussées en retraite, a soumis au jugement de de l’Académie une suite de Mémoires dans lesquels il a poursuivi l’application, aux divers chapitres de la physique, d’une théorie de Véther envisagé comme le principe universel des forces.
- Le point de départ de ce système est inspiré de ]'hvpothèsc de Fresnel, pour qui chaque atome pondérable était entouré d’une«atmosphère d’éther condensé.
- M. Marx transforme cet énoncé en admettant qu’au sein de l’éther se comportant comme an gaz parfait, l'atome pondérable, analogue au centre d’une sphère électrisée négativement, constitue un centre de dépression en équilibre de tension avec le milieu ambiant.
- De la sorte, la matière sensible aurait la faculté d’enlever au milieu général de l’éther une certaine quantité d’énergie servant à alimenter ses propres vibrations. Celles-ci, à leur tour, feraient naître dans le milieu ambiant des ondulations sphériques.
- En partant de cette conception M. Marx est parvenu à vendre compte de la gravitation, de l’électrostatique, de l’électrodynamique, de l’induction
- Cornu, Poincaré, Sarrau et de l'apparent, a été chargée de l’examen des mémoires de M. Marx. Le rapporteur
- dulationa qu’il engendre se développent de façon uni-
- tendue de l'éther. De deux atomes en présence, chacun, noyé dans la gerbe dépressive émauée de l’autre, est poussé vers son voisin tout comme si les deux atomes s'attiraient mutuellement, en raison directe de l’intensité des actions dépressives et en raison inverse du carré des distances.
- » Ainsi la gravitation universelle apparaît comme une conséquence immédiate de la notion du centre de dépres-
- » Quant à la molécule des corps ou éléments chimi-
- Sur la répartition des courants et des tensions en régime périodique établi le long d'une ligne polyphasée symétrique présentant de la capacité, par Ch. Eug. Guye. Comptes rendus, t. CXXX, p. i382-i383.
- Cette note a pour but de montrer que le problème de la répartition des courants et des
- ques, l’auteur y voit un agrégat d’atomes, dont cha-
- pagation des énergies émises par les centres actifs, et
- phénomèues de tout ordre qui, dans le monde de la ma-h Après ces préliminaires, M. Marx entre dans des
- la différence de propagation des ondulations gravifiques ou longitudinales, et de celles auxquelles il attribue les
- constitution, des particularités qui rendraient compte de la polarisation ainsi que de la formation des rayons X.
- un véritable diélectrique. Il croit trouver dans la même ainsi que celle de l’augmentation de volume de la bou-» En Electrodynamique, l'auteur explique la formation vibrations dynamiques issues du polo de plus forte len-
- sives qui se traduisent par une élévation de température. D’ailleurs, en vertu de l’incompressibilité que, dans les
- rait naturellement lès circonstanccshabituèlles de l’IIy-
- lui semblât rebelle à sa doctrine. Si l’on ne peut pas
- synthèse, où se manifeste l’effort d’établir un enchaîne-
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- tensions le long d’une ligne polyphasée symétrique peut être ramené a celui d’une ligne monophasée, à la condition de ne considérer que le régime périodique établi. Nous ne faisons que la signaler, un article de l'auteur où celui-ci développe les considérations données dans cette note devant être publié dans un prochain numéro de ce journal.
- Surla syntonie dans la télégraphie sans fil,
- par A.Blondel. Comptes rendus, l. CXXX, p. i383-i386.
- Des résultats des travaux théoriques de M. H. Poincaré et des recherches expérimentales do M. V. Bjcrkness sur l’amortissement des oscillations électriques dans un oscillateur et dans un résonateur, M. Blondel conclut que les oscillations de l’antenne d’émission sont très rapidement amorties et n’ont pas le temps de donner lieu à l'établissement d'une véritable résonance au poste récepteur. C’est selon lui ce rapide amortissement qui est la cause du peu de succès obtenu jusqu’ici avec les dispositifs imaginés par Marconi, Lodge, Tictz, etc. , pour mettre en résonance le poste réception et. le poste transmetteur et assurer ainsi, du moins dans une certaine limite, le secret des communications échangées entre les deux postes.
- Pour cotte raison M. Blondel a songé à un autre procédé de synchronisation et dès le 16 août 1898, il déposait a l'Anadémie un pli cacheté où il en indiquait le principe ainsi que le dispositif permettant de le mettre en pratique!1 j.
- ment logique qui ramène tout à une simple question «l’énergétique, offre, comme mode d’exposition scientifique, de réels avantages.
- dire inconciliables. En même temps, la notion de forces agissant à distance est partout remplacée par des conceptions qui ne soulèvent pas d’objections philosophiques.
- ) En résumé, c!est l’œuvre d’un penseur en même
- choses de la physique, et si nous devons faires des réserves sur quelques points, nous ne pouvons «pi’encou-
- q'u'il lui sera possible de préciser ses conceptions fondamentales au point do les rendre saisissables par l’analyse mathématique. »
- (J) Voici un extrait de la nSte contenue dans le pli ca-
- « limploi dit téléphone comme appareil récepteur. — Au lien d’un relai actionnant un appareil Morse ou une
- téléphone placé en dérivation comme* ce relai et traduire
- Au lieu de chercher à accorder ensemble les fréquences des oscillations électriques propres du transmetteur et du récepteur, M. Blondel accorde deux fréquences artificielles plus basses, tout à lait arbitraires et indépendantes des antennes, à savoir la fréquence des charges de 1 antenne et celle dos vibrations d’un téléphone sélectif, tel que les monotéléphones de M. Merca-dier ; il suffit alors de maintenir la fréquence de l'interrupteur du poste transmetteur bien constante et égale à la fréquence forte du téléphone récepteur.
- Dans sa note de 1898 M, Blondel prévovait l’emploi d’un tube avide remplaçant le eohéreur ; ce luho à vide pourrait être aujourd’hui avantageusement remplacé par des tubes à décohéreuce spontanée, tels que les cohéreurs à charbon signalés récemment par MM. Tommasina, Hughes, etc., qui sont bien plus sensibles que les tubes à vide.
- modification qui n’a pas encore été proposée simplifie
- il cause du eohéreur; clic augmente beaucoup la sensibilité, car il n'y a pas de .relai plus sensible qu’un téléphone. Elle permet enfin de différencier les relais comme on le verra ci-dessous...
- » On place en série avec Je téléphone, une batterie do
- chaque passage d’un courant oscillatoire dans le tube.
- signal par la station génératrice et ce son est déterminé par le nombre de charges par seconde de l’antenne gêné-
- léléphone en série avec l'antenne réceptrice sans inter-téléphone c“estqu’on peut faire varier la hauteur du son stations. d émission, et même, en employant des télé—
- lants dans une série d’applications où il s’agit plutôt d’é-
- suivant qu’ils vont dans un sens ou dans l'autre et avoir
- risquent de croiser et insensibles à leurs propres signaux, etc.
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- T. XXIII. — Nu 22.
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- Uno modification au dispositif décrit dans cette note pourrait également être employé : On moute un tube délecteur en série sur une antenne et l’on relie en dérivation a ses bornes un circuit comprenant le téléphone, avec au besoin une self-induction additionnelle, et la pile, qu’on shunte par un condensateur. On règle la capacité do celui-ci de façon à réaliser la condition LC= i, oii T désigne la
- fréquence des charges de l’antenne d’émission ; le circuit formé par le tube, le téléphone et le condensateur est alors en résonance ou plutôt en pseudo-résonance avec le poste d'émission et l’on peut en tirer parti soit pour sélectionner les signaux avec un téléphone quelconque, soit pour renforcer l’effet sélectif d’un rnonotéléphmie de même fréquence.
- Les circuits récepteurs de fréquences différentes pourraient être montés aux bornes d un même tube. M. Blondel pense qu'il vaut mieux les monter sur des tubes différents placés sur des antennes distinctes. L)e cette manière un meme poste peut correspondre à la fois avec un nombre quelconque d’autres postes et les signaux échapper à la perception de tout poste non accordé pour les recevoir.
- Communications par télégraphie sans fil à l’aide de radioconducteurs à électrodes polarisées, par C. Tissot.
- Avec les appareils cohéreurs à limaille magnétique qu’il décrivait récemment, M. le lieutenant Tissot est parvenu à établir des communications d’une netteté parfaite à une distance de 33 milles marins (61 km) entre un cuirassé et le phare du Portzic, les antennes des deux postes étant seulement à 3o m de hauteur. Ces communications.n’ont pas consisté seulement en la transmission de signaux, mais bien en l’échange de phrases complètes, télégraphiées en clair et interprétées au Morse par des matelots télégraphistes. Ce résultat, obtenu sans l’emploi d’aucun des dispositifs spéciaux brevetés par Marconi est des plus remarquables et, suivant M. Tissot, il démontre non la supériorité, mais les excellentes qualités des tubes employés (2). (*)
- (*) I.'Écl. Élcct., t. XXIII, p. :8, 14 avril 1900.
- (2) « Ces tubes, dit M. Tissot, présentent les particularités suivantes :
- » La limaille magnétique, obtenue à l'aide d’une râpe
- » Les électrodes qui sont en l’or (ou variétés) sont de-
- mise expression de M. Blondel, une tension critique de cohérence variable à volonté par simple variation du
- sensibilité et une égale facilité dp retour, mettre sur le
- )> J’ai signalé autrefois à la Société de Physique le fait
- aussi par M. Brauly, est très apparent avec les tubes à électrodes polarisés nnavenablcment réglés.
- « Avec le champ voulu, cette résistance tombe à des valeurs comprises entre j. 000 ohms et aooo ohms seulo-
- » Dans les conditions d’emploi, le rclai cesse de fonc-an-dessous de 1 5oo ohms.
- à des valeurs d’autant plus faibles que sou intensité est
- lu transmetteur est près, la résistance tombe aux environs de 5 ohms ; mais, à mesure que le transmetteur s’éloigne, la résistance du tube eohéré croit très rapidement et défi Aux distances limites, qui ne paraissent pas d’ailleurs avoir été atteintes dans les expériences de communication mentionnées, la résistance tombe seulement à 1 5oo ohms. Ces résistances, qui sont celles que prend le tube à circuit ouvert (au moment de la cohérence), ne paraissent nullement d ailleurs conserver les mêmes valeurs lors du fonctionnement normal. L’accroissement brusque d intensité du courant qui résulté de la chute relative de résistance semble avoir pour elfot, entre certaines limites que je me propose de déterminer, d’augmenter encore la chute de résistance, ce qui permet la marche régulière
- Le Gérant ; C. NALD.
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- Tome XXIII.
- Samedi 9 Juin 1900.
- 7* Année. — N" 23
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A, CORNU, Professeur l’Ecole Polytechnique, Membre Je l’insiitnt. — A. D'ARSONVAL. Professeur au Collège Je France, Membre Je l’Institut, — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorboime, Membre Je l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l'École centrale des Arts et Manufactures, — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. —A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé do l’Université,
- L ’ K \ P O S r TIO \ V \ [ V E RSEI. E E
- APPAREIL IlIEUKR POUR LA GRAVURE ÉlÆCTROLYTIQFE DES MÉTAEX p)
- La eonfcclion des matrices en acier pour la frappe des médailles, des monnaies et antres objets faible relief ou encore pour l’estampage des feuilles métalliques, du cuir et du earLon, exige de la part de l’ouvriergraveur une habileté toute spéciale; le prix de la main-d’œuvre est conséquemment très élevé. Aussi a-t-on cherché depuis longtemps un procédé permettant d’obLonir, sans faire appel au travail manuel ou tout au.moins sans lui donner une part prépondérante, un nombre, indéfini des matrices reproduisant fidèlement en.creux le modèle primitif do l’artisie graveur ou ciseleur.
- L'électrolyse a donné une première solution du problème de la manière suivante : on fait par galvanoplastie un négatif en cuivre de l’objet à reproduire et sur la surface de cette matrice en cuivre on dépose une couche de fer électrolvtique que l’on eemente ensuite. Mais ce procédé, peu pratique par sjiile des difficultés que présente 1 electrodeposition du ïer, a encore rinconvènient de ne pas permettre la confection de niittnc^ pioiomh meut fouillées.
- M. Riedor a cherché la solution dans une autre voie : la corrosion graduelle d’une plaque d’acier par l’éleelrolyse.
- l'uncii'K m. l'HouÉDii. — Go.tte eovrosion s’effectue de la manière suivante un bloc de plâtre portant à sa partie supérieure un moulage du relief a reproduire est à demi plongé dans une dissolution de chlorure d’ammonium; sur le relief est posée la plaque d’acier
- (’) Appareil exposé à la Section allemande, galerie Snllren, premier étage, par la Société; 1 Electrogravure, de Leipzig.
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- T. XXIII. — N° 23.
- 354 L’ÉCT.AÏRAGE ÉLECTRIQUE
- que l'on veut graver. Cette plaque est reliée au pôle positif d’une source d’électricité; une feuille de cuivre plongée dans la solution et disposée au-dessous du bloc de plâtre est reliée au pôle négatif de cette source; 10 circuit se trouve fermé par la solution de chlorure d'ammonium qui, par suite de la porosité du plâtre, ne tarde pas à mouler par capillarité jusqu’à la plaque d'acier. Le chlorure d’ammonium est alors électrolysé et du chlore vient, attaquer la plaque d’acier aux poinls où elle est-en contact avec le relief en plâtre; le chlorure de fer formé se dissout et la plaque se creuse peu à peu en ces poinls ; d’autres points du relief viennent successivement en contact et. I’otl finit par obtenir un moule en creux du modèle.
- Difficultés pratiques nu procédé. — Mais si Je principe du procédé est simple, sa réalisation pratique présente de nombreuses difficultés que l'inventeur n’a pu surmonter qu’après trois ans d’efforts persévérants.
- Tout d’abord, M. Rieder reconnut que le moule on plâtre et la plaque d’acier 11e pouvaient être maintenus longtemps 011 contact et cela pour deux raisons. La première est que la diffusion do l'électrolyte s’effectuant lentement à travers le bloc de plaire, la surface de celui-ci ne larde pas à ne plus contenir de chlorure d’ammonium et dès lors l’attaque de la plaque s’arrèle; la seconde est que l’acier contient dos substances inattaquables par le chlore, du carbone notamment, qui doivent être enlevées fréquemment par un nettoyage do la plaque.
- D'autre part, il ne tarda pas ù s’apercevoir que pour la confection des matrices un peu fouillées, un seul modèle en plâtre ne suffisait pas ; à cause de la fragilité du plâtre, les parties saillantes du modèle étaient détériorées avant lagrawire complète de la plaque. Il chercha bien à obvier à cet inconvénient en mélangeant au plâtre diverses substances lin domuHil plus de dureté, mais outre que de nouvelles difficultés se présentèrent, dans celle voie, la réalisation d’un modèle résistant, n’évitait pas la nécessité, pour les raisons indiquées plus haut, de séparer et remettre en contact 1res fréquemment le modèle en plâtre et la plaque.
- M. Rieder chercha donc un dispositif pormetlant do remettre rigoureusement dans la meme position relative! I»! modèle et. la plaque, après le nettoyage de celle-ci ou le remplacement de celui-là. Dans un premier appareil, construit à la fin de 1897, la mise en place de la placfue se faisait à la main, des repères facilitant l’opération. .Après trois mois d’essais cet appareil fut complètement abandonné et remplacé par un second dans lequel la manœuvre était entièrement automatique. Mis en essais au oommencemoTil de 1899. cet appareil reçut peu à peu divers perfectionnements et un Ivpe définitif, celui qui figure à l’Exposition, fui corisl mit. à la suite de ces essais.
- Appareil définitif. — Cet appareil, dont la figure 1 donne, une vue d’ensemble et la ligure 2 une coupe schématique, se compose d'un solide b:\li en fonte A, renfermant deux cames B et C, deux leviers coudés D et E commandés par ces cames el une solide table de fonte T; sur les bords supérieurs de ce bâti rouie un chariot. F ; à l’une de, ses extrémités se trouve un support G.
- La plaque à graver est fixée à ce support par l'intermédiaire d’une platine permettant d'en régder très exactement la position; le modèle de plâtre M, est placé dans 1111 récipient U reposant sur la table T el rempli d’une solution de chlorure d’ammonium. Le chariot mobile F, porte une caisse H dans laquelle tourne une brosse K qu'arrose un filet d’eau amené par le tuyau a \ à sa partie antérieure, est fixé un autre récipient L, contenant une solution de chlorure d'ammonium, et un rouleau de feutre sur lequel appuie un second
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- rouleau souple h. Enfin des bornes de connexions permettent de relier d’une part la plaque I‘, d’autre pari le récipient U aux pôles d'une machine électrique.
- La différence de potentiel nécessaire est. de ia à i5 volts ; l'intensité du courant dépend de la surface d’atlaque : elle peut atteindre jusqu’à 5o ampères lorsque l'attaque embrasse toute la surface d'une plaque de uo cm sur 3o cm.
- Voici maintenant le fonctionnement de l'appareil : par le jeu do la came B et du levier I), la table T est soulevée jusqu’à ce que le modèle en plâtre vienne en contact avec la
- plaque I*. Après i5 secondes envirou de contact, la table s’abaisse et le chariot F, qui jusqu’alors était à l'extrémité droite de l'appareil, s’avance vers la gauche par le jeu de la came C et du levier F. En meme temps le rouleau b est amené en avant du chariot. Par suite de son mouvement propre et de celui du chariot, ce rouleau vient en contact avec la surface en relief *lu bloc de plâtre et répand sur cette surface une partie de la solution de. chlorure d’ammonium qui l’imprègne ; <le la sorte, la surface du plâtre se trouve suffisamment imbibée de liquide. Pendanl que cette opération s’effectue, Ja brosse K vient nettoyer la surface de la plaque à graver. Le chariot se retire ensuite, la table T se soulève, un nouveau contact se. produit entre la plaque P et le modèle M, et le cycle des opérations qui viennent, d'être décrites recommence.
- Comme on le voit toutes ees opérations se foui automatiquement; l’exactitude yivec laquelle les pièces reviennent à chaque cycle dans leurs positions antérieures ne dépend donc que de la précision de la machine. Quant aux remplacements des modèles de plâtre.
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- ils peuvent être effectués avec une aussi grande précision, au moyen de châssis parfaitement ajustés. Aussi M. Rieder est-il parvenu avec cet:-appareil à des matrices assez profondément fouillées et qui n'ont nécessité comme travail du graveur que quelques retouches destinées à faire disparaître dans les parties lisses les traces des légères aspérités que présente nécessairement la surface des modèles on plâtre. Comme la gravure d’une plaque de ao x 3o cm tic demande que quinze heures alors qu’elle demanderait souvent un travail de plus d'un mois si elle était effectuée à la main, on conçoit sans peine l'énorme cconomio que permet de réaliser ce procédé ; il est donc à présumer que, grâce à lui, l’usage des matrices d’acier se développera dans diverses industries où leur emploi restait fort restreint par suite de leur prix trop élevé.
- J. Blondtn.
- SI R LE PHÉ\()\I ÈI\"E DE ZEEMAN
- DANS LE CAS GÉNÉRAL DT N RAYON INCLINÉ D’UNE MANIÈRE QUELCONQUE SUR LA DIRECTION DE LA I-ORCE MAGNÉTIQUE
- I. Introduction. — i. Les modifications des raies d’un gaz, que produit le champ magnétique, n’ont été étudiées jusqu'ici que dans deux cas particuliers, ceux où la lumière se propage parallèlement ou perpendiculairement aux lignes de force. Ayant voulu aborder l’étude du phénomène dans le cas général où la lumière se propage obliquement aux lignes de force, j’ai commencé à le considérer dans sa forme plus simple, tel qu’on peut la prévoir en partant de la théorie de Lorentz. Ce que je vais exposer n'est, donc; cnlièremenl valable que pour les raies qui, dans le cas d’un rayon perpendiculaire aux lignes de force, donnent le triplet normal. On verra toutefois que l’expérience confirme les déductions théoriques même pour les quadruplets et sextuplcts, en ce qui concerne la polarisation des vibrations.
- Admettant avec M. Lorentz que la vibration circulaire d’une particule de la source change do période sous Faction du champ, on explique le phénomène de Zeenian suivant les lignes de force. Comme M. Cornu l’a démontré (’) le phénomène de Zeeman diffère de celui de Faraday en ce que les périodes des vibrations circulaires restent modifiées, pondant que pour le dernier ce sont seulement les vitesses qui changent. Mais il n’est pas aussi facile d’expliquer- le phénomène de Zeeman dans le cas de la 'propagation perpendiculaire aux lignes de force. On va voir qu’il suffit de considérer la vibration de la particule dans l’espace, et de prendre ainsi en considération, non seulement les composantes transversales, mais aussi la composante longitudinale, pour déduire de la théorie de Lorentz l’explication du phénomène, non seulement dans le cas de la propagation transversale aii champ, mais aussi dans le cas le plus général, qui est l’objet de cette étude.
- II. Lk phénomène de Zeeman dans le cas général. — o.. [finir trouver la vibration émise dans une direction quelconque par une particule de la source placée dans le champ magnétique on peut procéder de la manière suivante.
- On décompose la vibration naturelle de la particule en trois composantes : une composante rectiligne dans la direction du champ, et deux composantes circulaires de sens
- P) Journal de Physique, 1897, ji. 673.
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- contraires placées dans un plan perpendiculaire à la dite direction. On changera alors le nombre N de vibrations de la vibration circulaire qui a môme sens que les courants d’Ain-père, en N -h n, et de N en X — n celui de l’autre vibration circulaire. On trouvera enfin les composantes des vibrai ions ainsi en partie modifiées suivant de nouveaux axes, dont un est la direction de propagation. Les composantes perpendiculaires à cette dernière direction donneront la vibration cherchée.
- Soit O (fîg. î) la particule vibrante, 0^; la direction du champ. Oc la direction de propagation considérée,
- O y la perpendiculaire au plan zOt\ O.r une direction perpendiculaire au plan zOy, et Ou uneporpendiculaire au pian vOy. Les droites O.r, Ou seront contenues dans le plan ^Oc, qu’on pourra appeler, pour abréger, plan méridien.
- Soient
- x = a sin (0 — a), v= b sin (fl — 5), ; = c sia (fl —7} (1)
- 1 es composantes suivant les axes x, y, z de la vibration, lorsque le champ n’existe pas, où 6 = iT.l T = 2t0n7, T étant la période etX le nombre de vibrations.
- Comme la particule émet dans toute direction de la lumière naturelle, on devra poser (‘)
- M(fl*) — = . M[«ft eus (a — p)] =0 ,
- M[>A eus i> — p);=o. MF«c cos (a — T)} = 0 etc.
- où les symboles M(«2),... cos (a — Jü)] représentent les valeurs moyennes des quan-
- tités a2,... ab cos (a — ?)>•• pour un intervalle de temps très court, mais comprenant un grand nombre de périodes.
- Appelant £ l’angle sOp compris entre la direction de propagation et la direction du champ, les composantes suivant les nouveaux axes tt, y. ç, seront :
- u — rt cos s. sin [O-al-cmtsm (fl-y)
- r=i8m(fl-p)
- c = a sin a sin (0 — x) + c cos s sin (fl —y).
- Posant u = u,, -J- //„, y = yâ -h ys, ou peut écrire :
- \ (8—,)----(- oo» (0 — p) Xd,,rt.(*-T)
- \ ». = ^-00= s sin (6 . -a)+i-co. (0-H--^-sra!sm(0-ï)
- I T. —y.coslco.(ll-a) + Asi„ (,_?) -)--y sin s cos (0— y) .
- On a substitué ainsi aux composantes données (i) la vibration rectiligne v et les deux circulaires («,/, y,i) et (us, ys), dont la première est dextrogvre el la deuxième lévogyre.
- Soient à présent U^, Yrf ce que deviennent u,h yd en changeant X en X -f- n, ou 0 en 0
- P) Mascakt, Truité d'Optique, I. I, p. 341.
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- -+- (o. en posant ‘>.r.nt ~ w, et IJ,,. Ys ce que deviennent us, y„ lorsqu’on y change 0 en à — w. U,; -4- U„ Yrf -}- Y, et Y — << seront alors les composantes suivant les axes //, y, e de la vibration modifiée par le champ magnétique, en supposant le champ magnétique dextrogyre, c’est-à-dire tel qu'il pourrait être produit par un courant dextrogyre, vu de v vers O. Soient, enfin X, A", Z les composantes suivant les axes x, y,On aura :
- X = (Ud+U,) cosî + V sin £ , Y = Y* +Y» , Z = --(U(i + L7l sin s + Vcose .
- PosanL X., — l.’(i cos z, 2 longitudinale / on a enfin
- = Ufi
- , Xr = Y sin «, et laissant de coté la composante
- x-=Er
- .(o+„_„+_!-
- =oB(e
- 1 f) — w — r) H----------- 5
- Quant aux intensités L, Q, I* des trois vibrations Xr, (XdYd), (XSYS\ si l’on pose MA M(f/j = I et si l'on tient compte des relations Q), on Irouve :
- Des formules (3) et (4; on lire l’énoncé suivaul :
- Tendant que dans la direction considérée, qui fait ''angle z ave*' les lignes de force, il se propage, lorsque le champ n'existé pas. de la lumière naturelle, lorsque le champ existe il so propage trois vibrations polarisées : une vibration rectiligne parallèle au plan méridien, d’intensité ~ T sin* s et. de période i : N, et deux vibrations elliptiques d'inLensitô — I (i •+-cos3 s), l’une dextrogyre et do période i : (X -j- îi), l’autre lévogyre et de période i : (S — ?/’>. Ces vibrations elliptiques ont leur petil axe dans le plan méridien, et le rapport des axes est égal à cos s.
- Si l'on tient compte des relations qui existent entre X,. et V, X,( et U,(, X. et U,, on peut dire aussi que : en supposant décomposée la vibration naturelle dans l'espace de la particule vibrante en trois composantes, l’une rectiligne dans la direction du champ, et les deux autres circulaires de sens contraires et dont le plan est perpendiculaire à cette direction, les trois vibrations qui se propagent dans une direction donnée sont les projections sur io plan de l’onde des trois composantes susdites.
- Une raie d’émission est donc généralement décomposée en trois, qui forment un triplet. C’est seulement lorsque z = o que la composante médiane du triple L disparaît. Les composantes extérieures sont alors polarisées circulairement.
- 3. Les formules établies peuvent être interprétées d'une autre manière. On peut, en effet, décomposer les composantes transversales .c, y (i) en x — ay -h x,t -j- ay, y = yd -f- y„ en posant
- * = •!>* (» ™ « *> !» -») + “» « si" (»-ï>)
- a =(±- „o„ s am (0 — «O» (6 - J)-î- »i„ e „i„ |6 —fl) ce s
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- VJ^-Î-OU» £ co„ (» - *1+4 sin (<l - » —î-BinlcosfO-f) (5)
- =(-f «.. »i« <•-») + v ™“ i» - K - -f »;» « »“ l» - fi) «* *
- J. = -f-Wt. «. (• - «) +-* ™ (» - S -1 ” »<' ‘ (9 - Y) .
- Il sullit à présent de changer 9 en 9 -f- t» dans les valeui's de x,} et yd, el5 en 9 — w dans les valeurs de ,x\ et //,, pour que les formules (a) deviennent les formules (H). On peut donc énoncer ce qui suit :
- Les composantes transversales de la vibration naturelle de la particule peuvent être substituées par trois vibrations : l'une rectiligne, parallèle ou plan méridien et d’intensité ~ J sin4 s, les deux autres elliptiques de sens contraires et d’intensité “l;i-|- eos4 s), ayanL leur petit axe dans le plan méridien et cos t pour rapport des axes. Cela fait il suiiït de changer N on N -f- n dans la vibration elliptique qui a meme sens que le courant magnétisant, et N en X — a dans l’autre, pour obtenir les vibrations cherchées.
- Pour satisfaire aux conditions d’intensité il faut mettre en ligne de compte la composante longitudinale de la vibration naturelle,.
- Ce dernier énoncé rend facile l’application du principe do Kirehhofl, pour arriver à l’explication du phénomène de Zeeman par absorption.
- 4- On peut généraliser «à présent une propriété que j’ai démontrée jadis pour le cas particulier du phénomène de Zeeman suivant ies lignes de force (').
- Les composantes X — Xr { - Xrf -j- X3, Y = Yrf Ys, Z, peuvent s’écrire comme suit :
- X = ir (sin *s 4- cos U cos te) + y cos s sin + s siu e cos s (1 - cos «)
- Y =-x cos s siu w -}- r cos w + = sin s sin w
- Z = x sin s cos s (c -cos W) - r sin £ sin + * (cos + sin cos ,,)
- On eu déduit aisément, ([iio : l’elfct produit par le champ magnétique est identique à celui que l’on obtient en composant avec la vibration propre de la particule vibrante un mouvement de rotation autour de la direction du champ, dans le sens des courants d’Ainpère, et avec la vitesse de n tours par seconde.
- O11 voit bien à présent la nécessité de tenir compte de la composante longitudinale r de la vibration primitive. Par exemple, dans le cas particulier de e = 90°, ou de l'émission perpendiculaire aux lignes de force, les deux composantes y et-, qui tournent autour de la direction de x, doivent contribuer au même litre à la production du phénomène. On comprend aussi que la théorie de Loreiüz n’est pas la seule qui puisse expliquer le phénomène de Zeeman. En effet, Imite théorie qui conduit à admettre l’existence, dans le champ magnétique, d'une rotation autour des lignes de force, du milieu où résident les mouvements lumineux, donne line explication immédiate du phénomène
- 5. Il est facile maintenant de comprendre de quelle manière le phénomène de Zeeman se modifie graduellement, en passant du cas particulier où s = 90°, à l’autre cas particulier de e == o.
- Pour z — 9o"'ohaque raie d’émission donne un triplet, ha composante médiane est due à des vibrations parallèles aux lignes de force, et son intensité est double de celle des composantes extérieures du triplet. Celles-ci soiit dues à des vibrations perpendiculaires ail champ.
- (y Rend, de iAcadémie dei f.i/icci (il juin i8g8y
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- Lorsque e diminue, la raie médiane du triplet diminue en intensité, mais conserve son étal de polarisation. En même temps l’intensité des raies latérales du triplet augnienle et les vibrations de ces raies deviennent ellipLiques de sens contraires, avec le grand axe perpendiculaire au plan méridien.
- Lorsque, tang- s = yC. (s = 54° l\f\ environ) les trois raies du triplet ont des intensités égales.
- Pour s encore plus petit la raie médiane {lu triplet s’affaiblit encore, pendant, que Einlensilé des deux
- aimant compris entre
- aulres raies augmente. Enfin pour s = o la raie médiane disparail, et les deux autres ont leur intensité maximum et deviennent polarisées cireulairo-
- Lafigun des vibratio
- voir ces modifications : espondanL aux trois r
- III. Expériences i>e vérification. — 6. 11. fallait, avant tout m odifierféiectro-aimaTitmodèleliiihmkorff. On lui a appliqué des pièces polaires enfer ABCDE (Tig, 3), dont la partie ABCD est cylindrique et longue de 6 cm, et la partie ADE est un tronc de cône d’environ Go”, qui se termine par une face de i cm environ de diamètre.
- La disLance EE étant de i,i5 cm, il est possible d’étudier la lumière émise dans line direction 0^ faisant un angle cÜe — £ avec l’axe de l'éleetro-petit trou de o,3 cm de diamètre est pratiqué suivant
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- l’axe des pièces polaires, ce qui permet de mesurer l’intensité du champ magnétique par la rotation du sulfure de carbone, et aussi éventuellement de faire des expériences suivant les lignes de force.
- L’électvo-aimant est posé sur une plate-forme circulaire graduée sur son pourtour et. qui peut tourner autour de son axe vertical, passant par le point O. Cela permet de varier et de mesurer l’angle s.
- Les parties cylindriques des pièces polaires sont entourées par deux bobines coniques FGLU. placées en série avec les bobines principales. Avec un courant donné par des accumulateurs le champ en O était, pendant les expériences, de r'.ooo unités environ.
- La source placée en O a été toujours l’étincelle électrique. Elle est obtenue entre deux iils métalliques verLieaux au moyen d’une grande bobine d’induction capable de donner des étincelles de 4o cm munie de bouteilles de Leyde et activée par un fort courant et un interrupteur Webnolt, J'ai donné la préférence aux raies 4 678 du cadmium, 4680 du zinc et 5167 du magnésium, qui donnent fmême la dernière à ce que j’ai vu) le triplet normal. Mais j’ai étudié aussi lés raies 4 du zinc el 4 800 du cadmium, qui donnent des quadriiplcls.
- 7. Quant à la partie optique des appareils, j’ai emplové un grand réseau concave de Rowland de 16 cm de diamètre, 644 cm de rayon, portant. 568 lignes par millimètre. Dans le spectre réel de second ordre les raies Dj et Ds sont éloignées l’une cîe l’autre d’environ 4,5 mm. Une lentille projette sur la fente l’image réelle des étincelles; mais j’ai ajouté une deuxième lentille, qui a pour etfet de donner une grande intensité aux raies.
- (lotte lentille est cylindrique, avec 18 cm environ de distance focale, et ses génératrices sont horizontales. Elle est placée au devant de l’oeulaire, et, sans changer la largeur et la distance des raies, elle en réduit la longueur el en augmente l’intensité.
- Souvent on a ajouté un nicol devanL l’oculaire, seul ou précédé d’une lame quart-d'onde.
- 8. Les premières expériences ont eu pour but l'étude de l’allure générale des phéno-
- Apres avoir observé le triplel que l'on obtient pour z — 90", et dont la composante du milieu est plus iutense que les deux latérales, j’ai fait tourner l’aimant de manière à donner à s des valeurs de plus en plus peLiles. Les trois composantes du Iriplot ont conservé leur place, mais celle du milieu a diminué eu intensité, pondant que l’intensité des deux autres a augmenté graduellement.
- Pour une certaine valeur de s les trois composantes du triplet ont meme intensité. CeLte valeur est un peu plus grande que 54° 445 qui est la valeur théorique; mais cela s’explique naturellement, par les pertes d’intensité dues à la réflexion. Avec s encore plus petit la composante moyenne devient plus faible que le» deux autres.
- A l’aide d’un nicol on constate aisément que la composante moyenne du triplet est totalement polarisée, et que ses vibrations sont rectilignes el dans le plan méridien.
- Les composantes extérieures sont au contraire polarisées elliptiquement. Le nicol 11e peut les éteindre, mais il en réduit l'intensité au minimum lorsque le plan qui contient les petites diagonales de ses faces est parallèle au plan méridien i.qui est horizontal). Donc les grands axes des vibrations elliptiques des composantes extérieures sont bien perpendiculaires au plan méridien.
- Enfin, si l’on place le nicol de manière qu'il laisse passer les vibrations verticales, l'intensité des composantes extérieures du triplet a une valeur constante quoique soit l'angle £. Donc le grand axe des ellipses est bien indépendant de z. Ces expériences (pialitatives semblent donc continuer de tout point les prévisions théoriques.
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- 9. D’autres expériences ont trait à l’intensité des raies.
- Le nieol, lorsque sa section principale est verticale, éteint complètemenl la composante médiane du triplet. Si on le fait tourner, on'voit croître l’intensité de eette composante, pendant que l'intensité des composantes extérieures diminue. Si l’angle t n'est pas trop polit, il est possible de donner au nicol line orientation telle que les trois composantes du triplet aient des intensités égales. Soit - l'angle dont ou a dû tourner le nicol. La vibration de la raie du milieu du triplet devient alors Xr sin z et en correspondance des raies latérales, on a les vibrations : X,; sin z -j- Y,, cos z, X., sin z Y, cos z. Les intensités seront. :
- Ces intensités sont égales lorsque sirr z — 1 :.3 siir s. Par exemple lorsque z a les valeurs :
- on trouvé pour z les valeurs :
- 90 , 5 p44‘ . 451’ , 4j°49’ • 56"\-± . 35,Ji6'.
- Ayant donné à £ les valeurs indiquées (exception faite do la valeur 3.Ï1 i(y que l’appareil ne pouvait pas douner) on a trouvé par expérience des valeurs de t, qui présentent l’allure des valeurs écrites ci-dessous, mais un peu plus élevées. Mais ayant répété les expériences après avoir transporté le nicol tout près de la lente, l'oeeord a été presque parfait. Le petit désaccord étail donc dû à la réflexion sur le réseau.
- 10. Enfin d’autres expériences ont été faites, dans le but de vérifier la valeur du rapport entre les axes des vibrations elliptiques.
- Une lame quart-d’onde (relativement à la raie étudiée; est placée devant le nicol. de manière que l'une de ses lignes d’exlincLion soit verticale. Elle transforme les vibralions elliptiques des composantes extérieures du triplet en vibrations rectilignes inclinées des deux (-'ôtés de la verticale, d'un angle dont la langente est égale au rapport des axes. Suivant la théorie, ce rapport, doit èlre égal à cos £.
- En tournant le nicol jusqu'à éteindre une des composantes latérales, l’angle s dont on devra lè tourner, «à partir de l’orientation qui éteint la composante médiane, sera donné par lang z — 1 : cos t.
- Or si dans celte formule on donne à s les valeurs :
- on trouve pour z
- 90".
- 63°:i6', 7i°7'. 90".
- Ayant donné à s les valeurs .ci-dessus, on a trouvé, pour z les valeurs prévues, lorsque la lame quart-d-onde el le nicol ont été placés entre la fente el le réseau.
- Toutes ces vérifications 11e peuvent comporter beaucoup de précision; mais il y en a une qui est plus exacte que les autres.
- Lorsque s = 5'4° 44b la rotation z = 6o°, qui éteint une des composantes extérieures du tripleL donne en même temps des intensités égales aux deux raies restantes, comme on peut le démontrer aisément par les formules données. Or il est plus sûr de juger l’égalité d’intensité des deux raies, (pie de juger que la troisième est bien éteinte, vu le
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- peu (l'intensité lumineuse du phénomène. L'expérience l'aile de celle manière réussit encore en accord avec la théorie.
- La figure 4 montre le résultat, de ces expériences. On voit en a la raie, telle qu'elle apparaît lorsque le champ magnétique n'existe pas ; en b le triplet, qui apparaît en excitant, léleelro-aimant ; en cet en d ce qui reste en éteignant avec la lame quart-d'onde et le nieol une des composantes laté-
- ii. Les expériences précédentes se rapportent toutes à (Tes triplets ; mais j'ai étudié aussi les raies 4 8<>o «lu cadmium et 472a du zinc qui donnent un quadruplel /’ (ûg. 4j.
- II résulte de ces expériences que, à l’état de polarisation les deux composantes médianes du quadruple! se comportent comme la composante médiane unique du triplet normal, et les composantes extérieures du quadruplet comme celles du triplet.
- Ainsi dans les circonstances où on éteint une des composantes latérales du triplet, on voit, au lieu de /îfig. 4)g ou bien h.
- Il paraît donc que les conclusions de la théorie sont valables, j y cri ce qui se rapporte à l'état de polarisation des composantes, meme pour les raies qui, au lieu de donner un triplet, montrent une décomposition plus complexe par l'aclion du champ. J’en ai profité pour l'étude expérimentale du phénomène «le Zeeman par absorption.
- TV.— Le phénomène de Zeeman par absorption. — 12. A | /, d
- l’aide de formules du paragraphe 3. le princip<“ de Kirchhoff permet de prévoir le phénomène inverse.
- Soit un gaz capable d’absorber les radiations dont la période est 1 : :N. Lorsqu’il est phme dans le champ magnétique:, il absorbera sur le faisceau de lumière blanche qui le traverse dans la direction O.; (fig. 1) : . j.
- III Les vibrations rectilignes parallèles au plan méridional ci : N;
- V Les vibrations elliptiques droites de période 1 : i X" + ri) ayant leur grand axe perpendiculaire au plan méridien, et le rapport des axes égal à cos
- 3° Les \ibralions elliptiques gauches de période 1 : (N — ») ayant leur grand axe perpendiculaire ou plan méridien et cos s pour rapport des axes.
- Si x = a sin '0 — 1). y — b sin (6 — [ï;, où 0 — •.-'St. sont les composantes de la vibration de période 1 : X qui traverse le gaz, 011 peut leur substituer, à l'aide dés formules (ai :
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- La composante ,r,. sera absorbée el il restera pour les vibrations de période i : N, XN = xd -f- Yn — yd -h î/,. Appelant Is l’intensité de cette vibration résiduelle, on a :
- Xs ~.a cos *s «m (9 - a) , Ys = b sin (0-fl), 1* = I - «* (x-cos ^s) . (7)
- Les vibrations de période 1 : (N + «' et 1 : (N — a) pourront se décomposer par des formules semblables aux formules (6) et l’on trouvera pour les vibrations résiduelles :
- X*+„ - ~ (1 + siu V) sin ifi +* - *) -h ~ cos £ eos (fl + « - fi) f
- (* + »-«)+4-*i» (* + »-», <8)
- 1k , = 1 - co> i. +4* s si„ (p-rij.
- Xk-„ = i(. + ri« H)
- X,-,. = i» « cos (0+ JL ,m (0—ra — p> (9)
- IS-„ = 1 >-”» ^«*«, + 4.+ ,«6
- Les formules {-)> (8), (3) permettraient de calculer les caractères du triplet d’absorption dans les divers cas particuliers, lumière naturelle, lumière elliptique, etc.
- Par exemple, si la lumière incidente est naturelle il faut tenir compte des formules (a) et; Ton trouve :
- Is = I(! +cos 4ï), L+* — In-ji — — I +— 1 sèi ,
- Mais je considère ici seulement quelques cas particuliers qui se prêtent à des vérifications.
- i3. O11 sait que, dans les deux cas étudiés jusqu’à présent (s = o" et s — t)o“), 011 peut supprimer une des raies magnétiques d'absorption en polarisant la lumière Incidente d’une manière convenable.
- Voyons quelle doit être cetLe polarisation pour faire disparaître soit la composante médiane du triplet, soit une des composantes latérales, lorsque t est quelconque.
- Pour faire disparaître la raie du milieu, il faut que l’on ait IN := I, e’esl-à-diro a = o. La lumière qui doit traverser le gaz absorbant doit donc être polarisée à vibrations rectilignes dans le plan méridien.
- Pour trouver la condition nécessaire pour que la composante du triplet d’absorption dont la période est 1 ; (N + «) s'efface complètement, il faut poser lx + „ —= I. La troisième dos formules (9) donne alors :
- **<08 H+b*-.*abco«i«\n
- Pour satisfaire à celle condition, il faut que l’on ait b — a cos £ et sin [fi — a) = 1, ou bien b — —• a cos s et sin [fi — a) — — 1. Dans P un et dans l'autre cas les vibrations incidentes seront de la forme :
- Donc, pour que la composante du triplet dont la période est 1 : (N -4- n) disparaisse, il faut que la lumière incidente soit à vibralions elliptiques lévogyres, avec le grand axe de l’ellipse dans le plan méridien et avec cos s comme rapport des axes.
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- L'ellipse devrait être dextrogyre, pour l'aire disparaître la composante du triplet dont la période esl i : ;N — n).
- Cos résultats se transforment pour e ==o et pour s =90° en d’autres bien connus.
- i/j. J"ai cherché à vérifier ces prévisions théoriques en employant les appareils décrits plus liant, sauf quelques modifications nécessaires.
- La lumière blanche est fournie par une lampe à arc placée dans une lanterne de projection. Une lentille convergente la concentre dans l'espace qui reste entre les pôles de l’électro- aimant, puis elle tombe sur une petite fenêtre rectangulaire pratiquée dans un carton placé près des pôles La lumière rencontre ensuite une lentille de 12,0 cm de distance focale, qui la concentre sur une des petites lentilles cylindriques du banc de diffraction, qui est substituée à présent à la l'ente. Le spectre que l’on obLienl est très' pur et très intense, particulièrement si. l'on emploie encore la lentille cylindrique placée devant l’oculaire (voir paragraphe 7).
- Entre les pôles se trouve une flamme absorbante. Elle est fournie par un bec à courant d’air semblable à ceux que l’on emploie pour souffler le verre. Une petite cailler de platine est placée dans la flamme, et contient un chlorure ou un bromure alcalin, et il suffit de le placer plus ou moins haut, et surtout de régler avec soin le courant de gaz illuminant et le courant d'air, pour obtenir à volonté et d’une manière absolument constante, soit des raies d’absorption très minces, soil dos raies plus ou moins larges, même do larges bandes.
- Pour les expériences destinées à vérifier les conclusions du paragraphe précédent, il fallait employer des raies très minces.
- Il aurait été désirable de tenter les expériences sur un gaz absorbant donnant le triplet, normal; mais les vapeurs qui se prêtent aux expériences d’absorption 11e satisfont pas à cette condition.
- Mais il était à prévoir que même avec des raies donnant un quadruplai ou 1111 sextuplet. on aurait vérifié, quant à la polarisation, les prévisions théoriques (voir paragraphe 11). Les expériences ont été faites sur la raie verte du thallium (X= 5351) et sur la raie Dn qui donnent un quadruplet, puis sur la raie D3, qui donne un sextuplet. La raie du lhalium se comporte en tout comme la raie I),.
- Les charbons de la lampe électrique donnent toujours pour leur compte les raies d'absorption 1), et Ds. Heureusement les charbons que j’emploie donnent ces raies d'une largeur moindre que la quarantième partie de la distance entre Dt et JX; mais naturellement il. faut que la flamme à sodium donne dos raies un peu plus larges que celles données par la lampe à are, pour que les expériences soient possibles.
- Dans la figure 5, dont il sera question plus bas, je n’ai pas dessiné ces lignes (qui naturellement ne subissent aucune modification de la part du champ magnétique} pour éviter une complication inutile.
- 15. Quel que soil s, pourvu que e > o, la raie I), donne un quadruple! et Ds un sextuplet. Lorsque s diminue à partir de 90° les deux raies moyennes deviennent moins noires, et les raies extérieures deviennent plus marquées. Les composantes magnétiques semblent donc se comporter comme la théorie l’indique pour les composantes d’un triplet
- Si la lumière incidente est polarisée et à vibrations verticales, les deux raies médianes soit du quadruplet D,, soit du sextuplet D, disparaissent. Ici encore les deux médianes se comportent comme la composante du milieu d’un triplet normal.
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- In, ayant polarisé la lumière s vibrations étaient elliptique! 5 pour rapport des axes, j’ai ^
- i / l
- c .9 7>i
- avec un niool et une lame quart-d’onde, de telle sorte s, avec le grand axe do l’ellipse dans le plan méridien u disparaître les composantes latérales d’un côté ou de l’autre. Une raie d’absorption a (fig. 5) qui donnerait le triplet normal b, deviendrait c ou d. avec la lumière ainsi polarisée, suivant que cette lumière serait dextrogyre ou lévogyre. Les raies Dt et D2 ont montré des phénomènes correspondants. D, donne Je quadruplât f, r’est-à-dire un triplet dont la composante médiane esL dédoublée, et avec la lumière polarisée de la manière décrite, elle devient g ou h. La raie D, donne généralement le système l, qui est un triplet dont les trois composantes sont dédoublées. En employant la lumière polarisée dont il s’agit, la raie devient m ou », suivant le sens de gyration de l’ellipse.
- Donc l’expérience e rie, en ce qui concerne l'état raies d’absorption, bien que faite sur dos raies auxquelle
- accord avec la t.héo-t de polarisation des >, l’expérience ait été la théorie simple
- générale chant, st
- n’est pas directement applicable.
- 16. Le phénomène de Zeeman par absorption devient très compliqué, comme on sait déjà pour les cas particuliers des —o et s = 90°, lorsqu’on règle la llammc de manière à donner des larges raies d’absorption, et lorsqu'on emploie de la lumière polarisée et un analysaleur (ordinaire ou elliptique). Les composantes magnétiques de la raie modifiée sont alors superposées en grande partie de manière à constiluer une bande unique elle des maximum et des minimum d’intensité se montrent. Ces fvangesse déplacent mont en modifiant graduellement le polarisateur ou l’analysateur, soit en s’appro-uf en s’éloignant du milieu de la bande.
- m’occuperai pas pour le moment de ces phénomènes très complexes, pour Tcxpli-squels il faul tenir compte dos vitesses de propagation différentes qui appartiennent uns diversement polarisés.
- A. Rigiii,
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- SYSTÈMES DE TÉ EÈGIUPH TE H\PIDE(1)
- MODES DE FORMATION DES SIG N AI : X DANS LA TÉLÉGRAPHIE ÉLECTRIQUE Signaux Dayy
- Utilisation «les deux sens du courant pour former des signaux complexes à l'aide. de traces simples. Réduction à 3 du nombre des iils néeesaircs à un alphabet de 26 signes. Nous avons vu que Morse, avec 3 fils. lie formait que quelques signaux composés de traces simples et qu'il complétait son alphabet avec des signes doubles, ce qui était une cause de perte de temps.
- Davy fil breveter en 1838 un système d’appareil pour la représentation de 26 signaux formés de traces simples à l’aide de 3 fils on utilisant les deux sens du courant.
- Les signaux se produisaient sur une bande de tissu fealicot, par exemple', imprégnée d’hvdriodate de potasse et de nuiriate de chaux sur laquelle s'appuyaient en permanence 6 pointes métalliques 1, 2, 3.
- 4, \ 6 ;fig. 3).
- La bande était divisée en 6 parties dans le sens de sa largeur et en un nombre indéfini, mais de même espacement «pie les premières dans le sens de la longueur, ce qui la partageait en carrés égaux.
- Les pointes métalliques se présentaient au centre des carrés où devaient se produire les traces laissées par le passage des courants, à cet effet la bande progressait non d’une manière continue, mais par quantités égales aux espacements transversaux.
- Les oourauls envoyés sur chaque fil n’avaient pour but que de faire fonctionner une des deux aiguilles aimantées terminant chacun d’eux, une des aiguilles fonctionnait sous l'influence d’un courant positif et l’autre sous l'influence d’un courant négatif. La pointe de chacune d’elles s'engageait entre deux butoirs qui cri limitaient le jeu. U11 des butoirs était isolé, c'est contre lui que la pointe «le l’aiguille s’appuyait à l'état normal, l’autre butoir était relié à une des pointes à tracer et le corps de l’aiguille à une pile locale d’une énergie suffisante pour décomposer la dissolution dont était imprégnée la bande, c’est «contre ce dernier butoir «pie venait buter l’aiguillo lorsqu’elle se déplaçait sous l'influence d’un courant de ligne. D’où il s’ensuivait que les aiguilles étaient des relais entre les pointes à tracer et la pile locale.
- La transmission se faisait à l’aide de - clés doul 3 étaient reliées aux pôles positifs de (') Voir L’Éclairage Électrique du 19 mai et du a juin. p. 241 et 3a8.
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- : (i838) j
- r 0848)
- ss et \Vel>er, il Durant mais on simplifiant ur la formation desquels en obtenant d’autre pari i lieu des battements suc-
- if piles, et 3 aux pôles négatifs de cos mêmes piles, la septième au fil commun ou de retour, on outre chaque fil de transmission pouvait servir de fil de retour.
- Mais on substituant la terre au (il de retour, 3 fils et 6 clés étaient suffisants.
- Ou ignore quels furent les résultats obtenus avec un semblable système, mais il est à supposer que Davv put considérer son appareil comme réalisant un progrès sur celui de Whealslonc, puisque celui-ci ne produisait que 3o signaux fugitifs avec 6 fils et que lui, avec 4 fils donL i de retour, ou 3 fils en utilisant la terre, obtenait 2Ô signaux écrits; mais ces 26 signaux formaient mi alphabet incomplet, ce qui contribua sans doute avec quelques autres défauts à l’abandon du système.
- ystème, <
- que comme ceux de Schillh utilisait les deux sens du coi d'une part les signaux pou il n'utilisait que 3 traces et ses traces simultanément ai eessils de ses prédécesseurs.
- Un bout de bande portant dans leur ordre les 26 lettres de l'alphabet télégraphique de Da\y présentait l’aspect donné par notre figure 3 et la table de manipulation était celle que nous donnons ci-contre en représentant chacune des émissions do courant par le signe du pôle de pile qui a servi à cette émission comme nous l’avons lait pour Schilling, et Gauss et Weber, avec cette différence essentielle bien entendu que les signes élémentaires d'un signal sont produits simultanément et non successivement.
- Dans le cas de non utilisation de la terre, le quatrième fil serrait à <-o?nf)léler les circuits dans toutes les combinaisons où n’ontraionL pas les doux pôles de la pile.
- En résumé le sysLème Davv ne peut être
- comme
- éalis.
- pro
- queleonqu
- Il avait évidenunei
- îombre des liis utilif
- paj-L de laisser des l Quant aux 26 s constituaient pas une invent signaux puisque ces signai aiguille soumise alternative] cette aiguille 3 lois au imu pouvant en principe el (l’u
- rites des sign
- l’emploi des ni fatalement les
- . tant de droite
- I. pour but exclu; ant de diminuer
- e en Lélé-
- f en utilisant l’une part le 1e et d’autre
- 1 3 fils, ils ne m-malion des
- au de, ul fil et une seule t en faisant battre e nombre des (Ils des battements et
- L exhumati ees cliinoiserû chacune des parties croit donner tor
- d système lors du procès Mimault-Baudot nous semble donc ur e produisent presque fatalement dans les procès de cette nature la partie adverse en recherchant des antéric
- de
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- qui, quoique n'ayant qu’une'vague ressemblance avec l'invention contestée, n’en laissent pas moins croire que la dite invention était du do/naine public cL que chacun des inventeurs avait le droit de s’en servira sa guise. C’est en réalité diminuer le mérite des inventeurs nouveaux au prolit d'inventeurs anciens, lesquels n’ont, ce nous semble, que de bien faibles titres à cette gloire posthume qu’on leur accorde aussi gratuitement qu'inuti-lement.
- Appareil Highton. — Les 26 signaux oblenus par Davy ne se différenciaient que par l’espacement entre les points formant un signal ou par la place occupée par- le point si le
- signal n’était formé que d’un point ; leur traduction se faisait en conséquence comme celle des signaux Morse, mais apparemment avec beaucoup moins de facilité. C'esL cette traduction que les frères Highton se proposèrent de rendre automatique en 1848.
- A cet effet iis imaginèrent de graver chacun des 26 signes sur une pièce commandée par l’armature d’un électro-aimant qui lui était spécial, ce qui fait que les électro-aimants étalent au nombre de 2f>.
- Les armatures étaient actionnées par des courants locaux traversant les électro-aimants au moment où l'impression devait avoir lieu.
- Le courant local était envoyé dans l’éleetro-ainiant voulu au moyen d’un système de communications jugé inextricable par M. du Moncel qui essaya de le faire comprendre par le diagramme théorique (fig. 4] qu’il publia dans le Journal des Télégraphes de Berne relativement. aux revendications Mimault contre Baudot et par analogie avec ,1e Rameau eonducleur de Miinaull (fig. 5 et 6).
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- Nous reproduisons en même temps (fig. : et 81 les diverses formes données par
- Mimanlt à son combinaient’ binaire ainsi (pie la ligure théorique du premier combinaient’
- Baudot 'iig. 9} et colle clu collecteur 'ou combinateuR Munier Tig. 10) afin de permettre a nos lecteurs de comparer les différents systèmes au point de vue de leurs principes.
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- Appareil WftiTEHoüîSK. — Les remarques qui précèdent s'appliquent au système que Whilehtmse fit en i8:>5.
- Ce système comportait a ou 6 /ils de ligne.
- Au poste de départ un clavier de i> ou 6 touelies permettait de mettre en communication chacun des dis avec un des pôles d une pile (fig. n;.
- Au poste récepteur chaque fil se terminait par un frotteur métallique appuyant sur une bande de papier imbibée d'une dissolution saline dont la décomposition, effectuée par le courant, donnait une trace colorée.
- Nous* avons vu plus haut pourquoi. Morse avait dû combiner ensemble jusqu'à 5 fils pour obtenir 3i combinaisons formées de signes simples et nous savons qu'avec 6 fils on mi obtient 63. Ce sont ces signaux que M. YVluleiiouse se proposa de produire simplement sur une bande de papier comme nous venons de le dire, mais cette bande de papier ne donna sans doute pas de meilleurs résultats que la bande d’étolfe de Davy et les combinaisons de signes simples formées à Caide de plusieurs fils furent abandonnées, comme devaient d’ailleurs être abandonnés tous les systèmes exigeant plusieurs fils.
- M. ‘Wliilehouse prit, un deuxième brevet relatif à 5 ou 6 traces se produisant avec un seul fil el sur une seule ligue longitudinale comme les signaux Morse. Un bout de bande portant les 3i lettres de l’alphabet W’hilehouse présentait l’aspect donné par notre figure ri et la table de manipulation était celle que nous donnons ci-conLre.
- .Vous ignorons quels furent les résultats ; quant aux motifs de l'abandon ils nous paraissent dus à des difficultés insurmontables relativement à la lisibilité de semblables
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- signaux se succédant longitudinalement, les signaux Morse leur étaient certes de beaucoup préférables.
- Système Mimault et système Baudot
- Après cette dernière tentative de WhiLehouse les signaux produits par des combinai-
- sons de signes simples loin Ocrent dans t'ouLli jusqu'en 18-4, époque à laquelle M. Mimault vint les en tirer par son brevet en date du janvier 18-4.
- Par ce brevet, M. Mimault commence, en effet, à faire sortir les alphabets de signes du chaos où ils
- Il les place sur le terrain scientifique qui leur
- -T-jTJ T
- convient en parlant de cinq signes élémentaires correspondant aux cinq premiers nombres de la progression géométrique.
- En s'exprimant ainsi ion le lui reprochera plus tard), il oublie ou il néglige de dire la progression géométrique dont le premier terme est 1 et la raison ?; mais il est évident que c’est de celle-ci qu’il veut parler, car il y a une infinité de progressions géométriques.
- Cette remarque est sans importance d’ailleurs, eL ce que nous devons retenir du brevet Mimault, c’est qu'il.jette sur les combinaisons de signaux complexes formés de signes simples la clarté qui leur a manquée jusqu’alors.
- Néanmoins, elles seraient encore restées quelques années dans l'oubli pour les raisons
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- que nous exposerons au chapitre suivant sans lo brevet Baudot qui suivit à quelques mois d'intervalle celui de Mimault et duquel se dégage définitivement le coté pratique des combinaisons de cixq signes simples élémentaires pour former des signaux complexes se traduisant par un effet simple, car ce n’est (pie douze années plus Lard que M. Munier fut amené à se servir de signaux complexes formés de signes simples au cours de recherches relatives à la modification du distributeur dont II se servait pour le fonctionnement d’un mécanisme récepteur appelé Compensateur, qu'il fil breveter en septembre i88u, et avec lequel il utilisait
- moment
- de parler des principes communs qui servent de base aux alphabets de signes télégraphiques et aux systèmes de numération.
- Nous exposerons ensuite la formation de différents codes télégraphiques en les tdassi-iianl dans un ordre basé, d’une part, sur le nombre de fils ou moments exigés par chacun d'eux cl, d’autre part, sur le nombre de signes simples élémentaires qu’ils utilisent.
- Mais, avant d’enlrer dans ces démonstrations, nous croyons utile et équitable, après avoir fait ressortir la parenté au premier degré qui existe entre le combinalenr Mimault et le combinaient* Baudot en les plaçant côte à côte, d’établir, par un simple raisonnement, que les dispositifs, aussi bien mécaniques qu’électriques, imaginés par M. Baudot en vue de l'utilisation à la télégraphie de signaux complexes formes de cinq signes simples élémentaires n’ont rien de commun avec ceux qu'imagina M. Mimault, de même que le collée-
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- teur ou eombinateur 1oi-nair<‘ Mimior u'a rien de commun avec le eombinateur binaire de MM. Mimault ou Baudot.
- Un eombinateur Lhéorique, qu’il soit binaire ou ternaire, reste évidemment à la disposition de qui voudra s'en servir dans d'autres conditions et avec d'autres organes mécaniques, principalement s’il s'agit d’atteindre un autre but et c'est sans doute cette croyance for! juste d'ailleurs, qui décida M. Baudot à soutenir ses droits sur les organes mécaniques cl les dispositifs, en général, dont il éfail rinvortLeur, avec aillant d'opiniâtreté et de bonne loi que M. Mimault en mit à soutenir que. M. Baudot n’avail pu l'aire sou appareil (pu* parce que lui. -Mimault, en avait connu le eombinateur.
- Profondément pénétré-de la valeur du eombinateur au point de vjie de la rapidité des transmissions, M. Mimault désigne sous le Litre de : Les télégraphes de l’avenir, le nouveau svstème de télégraphe auquel il va servir de base, titre qui no laisse aucun doute sur l'avenir qu'il croit réservé à son appareil.
- Mais les dispositions mécaniques qu’il imagine pour la réalisation de son idée, ont pour but d’obtenir des traces avec lesquelles il compose différents alphabets de signaux conventionnels, soit en plaçant les traces sur une seule ligne transversale, soit sur deux lignes en cherchant à donner a chaque assemblage de traces quelque ressemblance avanies caractères typographiques usuels comme le montre le spécimen ci-contre :
- Cette légère et bien vague ressemblance de ces caractères typographiques usuels constituait évidemment un pas en arrière pluloL qu’un progrès, car elle n’eut pas permis de coller la bande de réception sur les feuilles à dépêche pour être remises au destinataire comme cela se pratique avec l'appareil Hughes, et il eût. fallu traduire comme on le fait pour les signaux Morse.
- Cependant, M. Mimault admettait la possibilité de remettre de semblables caractères dans les mains du publie, à la seule condition que l’alphabet de ces caractères fût imprimé sur chaque feuille de papier afin d'aider à la lecture le cas échéant !.
- Celte erovanee était, certes une grave erreur.
- Si on considère en outre : ip que les alphabets de signes,' au nombre de quaire, que M. Mimault mentionne dans son brevet de juillet 1874» se rapportent à l’utilisation de cinq ou six lils de ligne ; 2" qu’il parail ne concevoir que d’une manière imparfaite le synchronisme cuire les appareils en vue de l’utilisation d’un seul fil. de ligne; 3° qu’il ne fait rien pour utiliser ce svnclironisme qu'il considère comme une grande difficulté ; qu il cherche, au contraire, à s’en passer par des dispositifs spéciaux que nous ne pouvons décrire ici ; ou comprend facilement que. malgré la clarté qu'il a apportée dans le Rameau conducteur ou eombinateur, duquel doivent se dégager les 3i signaux simples correspondant aux 3i combinaisons de signes élémentaires, ces combinaisons n’auraient pas encore, croyons-nous, été lirées'de l'oubli où les avaient laissées les frères Highton sans les dispositions imaginées par M. Baudot, car les movens proposés par M. Mimaull pour les traduire on signes simples étaient trop imparfaits et 11e constitueraient pas un appareil admissible dans la praliq ue.
- Cependant, lorsque l’on compare le développement du eombinateur Mimault :lig. 81 avec le eombinateur Baudot ;fig. pQ 011 est frappé de la ressemblance qui existe entre ces deux organes, car ils sont en effet absolument semblables et on est. à ce moment, tout disposé a attribuer à Mimault la palernité de l'appareil Baudot.
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- R E V U E D ’ E h K G T R l G1 T E
- Nous ajouterons que M. Mimault persista jusqu’à la mort à s’attribuer cette paternité D.
- Jusqu’à quel point M. Baudot s’esl-il inspiré des travaux de M. Mimault pour réaliser son appareil ?
- Les travaux de Mimault peuvent être considérés comme mils en dehors des formes schématiques du combinateur et Baudot tic pouvait que considérer comme siennes les dispositions mécaniques et électriques véritablement géniales qui consistent à utiliser aux deux bouts de la ligne' deux distributeurs synchroniques chargés de la distribution ou répartition des courants de transmission dans des électro-aimants récepteurs disposés de manière que l’effet produit par les courants, c'est-à-dire le déplacement d'une ou plusieurs armatures persiste jusqu’à ce que la traduction en caractère d’imprimerie de la combinaison reçue ait eu lieu.
- Cette traduction a donné lieu à la construction de combinateurs mécaniques excessivement ingénieux que nous ne pouvons décrire ici.
- Nous ne parlerons que du premier combinateur utilisé par M. Baudot et représenté sur la figure théorique n° 8.
- Les cinq frotteurs i. a, 3, 4, 5 étaient solidaires de la roue des types qui élail celle d’un appareil Hughes, (le Hughes ayant été utilisé au début par M. Baudot comme appareil récepteur). Les fi'oLLeurs parcouraient successivement touLes les divisions du combinateur qui était fixe.
- Les armatures des électro-récepteurs peuvent occuper deux positions : la position de travail et la position de repos.
- Lorsqu'une ou plusieurs armatures ont été amenées dans la position de travail par un ou plusieurs courants de transmission, elles y restent jusqu’à la lin d’une révolution de la roue des types, après quoi elles sont ramenées par un effet local à leur position de repos ; a ce moment, le caractère pour lequel elles ont été mises en action est imprimé et une nouvelle combinaison peut être reçue par les électro-aimants récepteurs.
- Le,s 5 signes élémentaires d'une combinaison sonL représentés sur le distributeur par 5 contacts ou plots qui occupent soit i.'4- soit i. 5 ou i/6, etc... de la circonférence suivant que l’on veut faire du quadruple, du quintuple ou du sextuple, etc...
- Ces 5 contacts forment un secteur du dislribuleur. Ils sont reliés dans le poste transmetteur à a leviers (clavier de 5 touches) avec lesquels ou fait les combinaisons.. Dans le poste récepteur, ils sont reliés aux 5 électro-aimants chargés do recevoir les combinaisons et de les conserver jusqu'à ce (pie la traduction soit opérée, ce qui a lieu lorsque les cinq frotteurs du combinateur passent sur la division représentant la combinaison reçue.
- Pendant que cette traduction s'opère en local, indépendamment du dislribuleur, d’autres transmissions peuvent avoir lieu sur les autres seeleurs du distributeur, ce qui constitue véritablement un-appareil multiple imprimeur où les signes élémentaires formant une combinaison sont envoyés successivement el non simultanément comme le concevait M. Mimault.
- Distributeurs synchroniques, organes récepteurs d’attente ou d’emmagasinornent, impression en un caractère typographique du signal reçu, à l’aide d’une roue dos types
- ip M. Mimault, condamné cil 1888 à dix années de travaux forcés pour avoir blessé mortellement 1 ingénieur des télégraphes M. Iteyuaud qu'il accusait detre l'autour responsable do la perle du procès qu’il avait intenté à M. Baudot, est mort on 1898 à l’expiration de sa peiue sans avoir revu sa patrie el sa famille. — On no peut résister à un profond sentiment de tristesse en présence d’une lin si malheureuse et si loin des rêves de fortune qu avait dû cou-
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- L ’E G LAI H AGE E L E G T H l QUE
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- tournant synchroniquement avec le distributeur, manipulation en cadence par suite de l'attribution à chaque employé d’un secteur du distributeur, sont autant de dispositions dont M. Mimault semble ne pas avoir eu la conception, quoique à cette époque le multiple Meyer fonctionnât depuis quelque temps au bureau central des télégraphes, ce qui aurait pu l’orienter dans celte voie.
- Nous sommes entré dans les explications qui précèdent relativement aux travaux qui ont présidé à l’utilisation des signaux complexes formés de 5 signes simples élémentaires et nous avons mis sous les yeux du lecteur Je collecteur Munier. à la suite des combinatcurs Mimault et Baudot, afin de faciliter une première comparaison entre ces organes, comparaison qui aidera à I’intclligenee-des explications qui vont suivre et qui ont pour but d'établir, c’est d’ailleurs le luit, que nous nous sommes proposé en publiant cet ouvragée, la supériorité des signaux complexes formés de deux. signes simples élémentaires sur les signaux complexes formés de cinq de ces signes.
- {./ suivre.)
- Mixikh.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- MOTEURS ÉLECTRIQUES
- Le moteur a synchrone monophasé, par C.-P. SteinmetZ. Elrktrotechnische Zeitschrift, t. XX, 29 juin 1899, p. 45a (*).
- Avant de citer des exemples de moteurs asvn-chrones avec leurs différentes caractéristiques, M. SLeuiinel/c expose d'une façon toute spéciale la théorie du moteur asvnchrone monophasé sans employer le théorème de M. Leblanc, sur la décomposition d un champ alternatif de direction constante, en deux champs tournants de
- Un moteur asynchrone monophasé comporte : i° U11 primaire composé d'une seule bobine ou de plusieurs bobines auxquelles sont appliquées des différences de potentiel de même phase.
- 2° Un secondaire, identique à celui d’un moteur polyphasé, c est-ù-dire composé de plusieurs bobines formant un svstème polvphasé.
- Cette disposition est nécessaire pour que, quelle que soit la position relative du primaire et du secondaire, il y ait toujours une bobine de ce dernier opposée directement aux bobines primaires.
- leur général de M. Steimnetz, Ecl. lilec.L, t. VII, p. 97, t. XIII, p. 310, 1897.
- U11 moteur monophasé, dont le secondaire est constitué par une seule bobine en court-circuit, est un moteur- d'induction synchrone, qui peut fournir du travail en marchant au synchronisme, mais possède sous toutes les charges un fadeur de puissance très faible, et rentre dans une catégorie spéciale de moteurs, qu’on peut appeler « les machines à réaction ».
- Au synchronisme ou dans son voisinage, le champ magnétique du moteur monophasé est identique à celui des moteurs polyphasés; l’intensité de ce champ est la même dans toutes les directions, mais de phase differente ; c’est un champ tournant ordinaire.
- O11 constate en effet qu’au synchronisme la force électromotrice induite dans une spire placée normalement à la bobine primaire (e’est-a-dire sans induction mutuelle par rapport à celle-ci’, est la même que la force éleclromotrice induite dans une spire placée parallèlement à cette même bobine primaire.
- Dans la direction de l’axe du circuit primaire le flux est engendré par la résultante des forces magnétomotrices des bobines primaires et secondaires : dans la direction perpendiculaire le flux est engendré par la force magnétomotrîce des courants secondaires induits, car la force magné-tomotrice du primaire est nulle dans cette dircc-
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- Tl résulte de là que : i° alors que dans un moteur polyphasé, au synchronisme, il n’v a aucun courant dans le secondaire, dans un moteur monophasé, iftême au synchronisme il existe dans le secondaire des courauls induits; ce sont les courants d’excitation du magnétisme truns-
- i? Le courant primaire dans un moteur monophasé au synchronisme, comprend non seulement le courant d’aimantation analogue au courant à vide d’un transformateur, mais aussi le courant nécessaire pour engendrer les ampères-tours induits donnant naissance à la composante transversale du champ magnétique : celle composante transversale étant égale à la composante suivant l’axe du primaire, il en résulte que les ampères-tours induits transversaux sont égaux aux ampères-tours primaires, donnant naissance au flux suivant l’axe, et par suite comme ces ampères-tours doivent se retrouver sur l’induit, les ampères-tours primaires totaux seroul la somme des précédents.
- .Donc, si l’on emploie en monophasé des moteurs diphasés ou triphasés en n’utilisant qu’une seule des phases, le courant primaire total d’ex-eitation sera respectivement le double elle triple du courant d’excitation dans ces moteurs employés eu polyphasés, avec meme voltage aux bornes, et par suite mémo aimantation dans l'induit.
- D’autre part on sait qu’à égale aimantation, le couple maximum est beaucoup plus faible en monophasé qu’en polyphasé : si on prend comme couple normal une fraction constante du couple maximum, le courant d’excitation, étant resté le meme en monophasé et en polyphasé, aura plus d’importance dans le premier cas que dans le second par rapport au courant do pleine charge.
- La cause de cette aimantation transversale au svnchronisnie et dans son voisinage, réside dans ce fait que les courants secondaires induits sont d’une part décalés dans le temps, en retard de go° suivie flux magnétique primaire, et d’autre part décalés dans l’espace eu avance de po°, c’est-à-dire atteignant leur maximum dans la direction perpendiculaire à l’aimantation primaire : ces courants se comportent donc comme une seconde bobine excitatrice décalée de po° sur la première, et dans le temps et clans l’espace, et ils peuvent d'ailleurs être engendrés par
- une bobine excitatrice placée de cette façon, et alimentée par une différence de potentiel en retard de yo° sur la précédente, comme cela se fait dans le système monoevelique.
- Au-dessous du synchronisme l’arigle de décalage dans l’espace de ces courants induits devient plus petit que go0, et l'aimantation transversale est réduite proportionnellement à la vitesse, jusqu à devenir nulle pour le moteur au repos.
- Dans un moteur asynchrone, le couple est proportionnel au produit de la composante énergétique des courants induits par le flux magnétique perpendiculaire à leur direction. Dans un moteur polyphasé, ce flux est constant dans toutes les directions, pour toutes les vitesses, et proportionnel à la force contre électromotrice e, de telle sorte qu’on peut prendre pour expres-
- C — elv
- Dans un moteur monophasé les courants énergétiques ne peuvent circuler que parallèlement au circuit primaire, car ils ne peuvent être engendrés que par des courants primaires dans cette direction.
- Le flux magnétique perpendiculaire à cette direction est, d’après ce que nous avons vu plus haut, proportionnel à e (j—s), où .s- désigne le rapport du glissement à la vitesse du synchronisme.
- Le couple est. alors, en monophasé :
- C = (i-s)rh
- et la puissance utile
- P = (i - - s)2 el,
- Constantes des moteurs asynchrones. — M. Sleinmelz rappelle d’abord que les caractéristiques d’un transformateur ou d'un moteur asynchrone sont indépendantes du rapport de transformation, qu’on peut, par suite, prendre égal à i ; c’est ce que nous ferons dans ce qui va
- Soient : {J. -.— \J—i\ pour un moteur poly-,,huSé,
- r0 — a — In,
- l’admittance primaire de l'inducteur ou primaire à circuit secondaire ouvert (admittance — inverse de l'impédance), admittance dans laquelle on a tenu compte des termes de correction dûs
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- ii l’hvstérésis et aux courants dp Foucault L.
- les impédances primaire et secondaire, supposées égales, après réduction an même nombre de spires, s, — s2 représente la réactance de
- Si z est l’impédance par phase d’un secondaire diphasé, l’impédance résultante totale sera— pour le secondaire ; pour un secondaire triphasé, ces nombres seront c et y .
- L’impéduilee secondaire d’un moteur monophasé est donc plus faible par rapport à l'impédance primaire, que pour un moteur polyphasé, à rapport de transformation égal; et le glissement sous charge, proportionnel à la résistance secondaire, sera de même intérieur à celui d’un moteur polyphasé, toutes égales choses d’ai.1-
- Si dans un moteur diphasé l'admittance primaire h vide est
- ÏSF vt
- / i-- //
- . g#
- X
- / ]
- j
- /
- pour chacune des phases, l’admittance du moteur, utilisé comme moteur monophasé avec une seule bobine primaire, sera
- (‘) Voir L'Eclairage Electrique, l. VI, p. 337 et ^90, 1896. M. Guilbert.
- M. Guilbert, t. VII, p. 97, 1896. '
- De même en triphasé,
- r — y — a — bi.
- L’impédance primaire du moteur.d’induction monophasé est l’impédance- du circuit primaire employé.
- L’impédance secondaire, réduite au système primaire, pour un moteur di ou triphasé d’impédance z' par circuit, est respectivement —p
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- Ces préliminaires posés, M. Steinmetz étudié 3e fonctionnement en monophasé des moteurs polyphasés (dont on n'utilise qu’une phase), avec les données déjà indiquées dans 1/Eclairage Electrique (’).
- Les figures i, 2, 3, 4 et 5, représentent les courbes de charge de 5 moteurs types, asynchrones fonctionnant en monophasé; leur fonctionnement en polyphasé est donné dans un précédent article (•).
- On pose :
- 0 = aylt.
- produit de l’impédance par l'admittance, égal au rapport entre le courant d’excitation et le courant de court-circuit.
- P étant le facteur de puissance à secondaire ouvert.
- le facteur de puissance d’impédance.
- R et y sont les modules de Rj et yv
- T.es constantes de ees moteurs et de quelqu autres sont données dans le tableau A.
- O11 y trouvera aussi :
- C„, le couple maximum, représenté par des kilowatts à la vitesse du synchronisme ;
- P,, la puissance normale, relative à un couple égal au 2/3 du couple maximum :
- s le glissement à la marche normale ;
- a, le courant à vide en pour cent du courant normal ;
- Le lacleur de puissance, le rendement, et le
- rendement apparent _Pllissan.c<- ifft-ctnc,— ^ diffé-- ^ 1 A vott-anipcrcs absorbés
- Les moteurs marqués d'une astérisque sont dos moteurs t.vpes ; ce sont :
- N° 1. Bon moteur.
- 2. Moteur à grande résistance intérieure.
- N? 3. Moteur à grande résistance et à grand courant à vide.
- (*) Voye* I. XIII, p/5i5, i$97._ Les moteurs asya-(2) Voir loc. cit., figures % 4, 5, 6 et 7.
- N° 4- Moteur à grande self-induction.
- N° 5. Moteur à forte induction magnétique.
- Dans les moteurs monophasés, il faut prendre pour R l’impédance moyenne des deux impédances primaire et secondaire qui ne sont plus ici égales (Rm désignant l'impédance moyenne en monophasé, et U, en triphasé).
- Pour le triphasé, employé' en monophasé, on a R„, =2/3 R‘, et par suite
- Il en est de même en diphasé.
- La valeur d’un moteur asynchrone dépendant surtout de la petitesse de lu constante 0, on en déduit l’infériorité du moteur monophasé, pour lequel toutes choses égales d’ailleurs, cette eons-taute est double de sa valeur en polyphasé.
- Les courbes de rendement et de facteur de puissance croissent aussi plus lentement en monophasé; leurs maxima sont plus faibles; si bien qu’un bon moteur polyphasé se transforme en un moteur monophasé moyen et que pour avoir lin bon moteur monophasé il faut partir d’un moteur polyphasé supérieur.
- Les autres dilférenees entre le monophasé et le polyphasé sont les suivantes :
- En monophasé la vitesse esL plus couslanle, c’est-à-dire le glissement plus faillie; le couple maximum et la puissance maximum sont compris entre les valeurs de ces mêmes quantités relatives à une phase, et à la moitié des trois phases ; ceci s’entendant h égale tension aux bornes.
- Mais en augmentant cette tension aux bornes, ce qui revient à modifier l’enroulement primaire, ou peut augmenter la puissance : à éehaufiemenf égal, en augmentant l’induction de 20 à 3o p. 100. on peut obtenir les 2/3 ou les 3/4 de la puis-s»"“ nn polyphasé
- La .diminution du couple et de la puissance avec la vitesse est pins rapide, à cause du fac-
- Dans un moteur polyphasé l’introduction d’une résistauce non-inductive dans l’induit ne modifie pa§ la valeur du couple maximum, mais augmente seulement le. glissement correspondant à ce point : eu monophasé, elle amoindrit ce couple, et peut te réduire à zéro.
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- Les figures 6 à io donnent le courant, le facteur de puissance, le rendement en couple, réel et apparent (le rendement en couple est le rapport du couple vrai au couple correspondant s'il n’y avait pas d’énergie perdue dans le moteur;, avec les vitesses en abscisses, pour le moteur n° i, en triphasé et en monophasé, .et
- les valeurs de la résistance secondaire : o,o33 ; o,o833; o,m: o,i>33; ou o,i; o,ü5; o,6 et i,(5 par circuit secondaire.
- L’auteur termine en comparant sa méthode d’étude du moteur monophasé avec celle qui consiste à décomposer, suivant le théorème de M. Leblanc, un champ alternatif simple et deux
- champs d’intensité moitié tournant en sons inverse l’un de l’autre avec la même vitesse.
- D’après M. Steinmetz, cette dernière méthode conduirait à des résultats inexacts.
- « 11 indique, dit-il, pour le courant à vide, un courant égal à la somme des courants à vide de deux moteurs polyphasés de tension moitié 1 un tournant dans le sens ordinaire,'l’autre tournant avec la mémo vitesse en sens inverse : or le courant. correspondant à ce second moteur est plusieurs fois plus grand que celui qu'on constate dans un moteur monophasé. En outre, la courbe du couple coïncide très bien avec celle qui ré-
- sulte de l’hypothèse donnée par moi d’une composante transversale du magnétisme proportionnelle à la vitesse, tandis que d’après le procédé qui consiste h faire la dill'érence des couples relatifs aux deux champs tournants, on obtient une courbe contenant des couples négatifs, au-dessus d’une certaine valeur de la résistance secondaire (o,6 dans le moteur r) ; conclusion contraire à l’expérience qui ne donne jamais de couple négatif quelque grande que puisse être cette résistance. »
- L’auteur ajoute que lorsqu’on s’éloigne trop du synchronisme la composante transversale du
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- T. xxill. — H» 23.
- magnétisme n’est plus proportionnelle à la vitesse, mais en devient une fonction beaucoup plus compliquée.
- IL donne ensuite Tig. n et 12), les courbes calculées d’un moteur ('), les croix représentant
- Fig. 12.
- les résultats d’essais; les deux courbes de la ligure ro se rapportent à des résistances différentes de l’induit. La coïncidence est très satisfaisante.
- Maudcit.
- DÉPERDITION ET DÉCHARGE
- Sur la vitesse et la masse des ions dans le souffle électrique dans l’air ; par Cliattock, Philosophical Magazine, 3-° série, t. XLVIII, p. 401, nov. 1899. Résume par Perrkav dans le Journal de Physique, t. IX, p. 110, fevr. 1900.
- Soit une pointe placée en face d’une plaque à une distance z. Entre les deux il existe une diffé-
- rence de potentiel, et il passe un courant C, de l’une à l’autre. D’après M. Chattoek, le passage de l'électricité se l'ail par des ions qui frottent
- Si Y est la vitesse de ces ions dans un champ électrostatique produit par une différence de potentiel de une unité électrostatique C. C. S. par centimètre, on établit que V — , où p est le
- frottement total sur les gaz dù aux forces électriques seules, p = P — - ; P, pression totale due nu courant, et it, pression due à l’inertie des
- Celte formule permet de calculer V. On mesure C avec un galvanomètre; p se détermine en mesurant, en chaque point de la plaque, quelle est la pression dp produite par le souffle électrique. Pour cela, la plaque est percée d’un trou relié à une branche d’un lube en U contenant de l’eau. K11 déplaçant la pointe par rapport au trou, on détermine la répartition de dp sur la plaque et, en intégrant, on obtient p. On fait cette mesure pour diverses valeurs de
- On fait aussi des mesures en remplaçant la plaque par un anneau. La pointe et l'anneau sont placés dans un tube en verre, dont deux tubulures latérales, placées de chaque côté du système, sont reliées aux deux branches du tube en U.
- P s'obtient alors en multipliant par la section du tube de verre la différence de pression mesurée par le tube en U. A cause de la forme de l’anneau, on peut négliger l’effet de sa section.
- Les résultats obtenus donnent :
- V — = 540 —- ' —
- Somme = 953. Rapport i,3i.
- Rutherford donne 960 pour la même somme, pour les ions produits par les rayons Rœntgen. Zeleny donne 1.2a pour le rapport.
- En supposant que les ions perdent par leur frottement tout leur mouvement avant d'atteindre la plaque, on a une limite supérieure de la vitesse <> de l’air dans le souille par la relation
- On a :
- (i) Voir la figure 1 de l’article île M. GuilberL L'Eclairage Électrique, t. XIII, p. 5ij, 1897.
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- Si e est le rapport de la masse à la charge d'un ion, et F le champ électrique puissant clans lequel il se déplace, on a :
- K* n= OVF;
- K— i si les ions marche ut Ions dans lu direction où on mesure la pression ;
- — a s’ils rayonnent uniformément dans une sphérique: hémisphérique ;
- . •- 2 s'ils rayonnent de tous cotés.
- Ou a pris K --= i.n, les autres valeurs étant :
- On a obtenu :
- On a essayé aussi de déterminer — en plaçant la pointe au centre cl un anneau de grand diamètre. formé d’un fil mince. L'excès de pression, dans ce cas. doit être Mais les résultats sont un peu sujets à caution, à cause de l’irrégularité de la décharge.
- Sur les masses des ions dans les gaz aux basses pressions, par J,-J. Thomson, Philosophical Magazine, t. XL Vil), p. 547-567, décembre 1899.
- J.-J, Thomson a déjà donné une mesure du rapport—delà niasse m d'un ion à sa charge électrique e, dans le cas du rayonnement cathodique; il a trouvé que ce rapport, indépendant de la nature du gaz et de celle des électrodes, est beaucoup plus petit que le rapport correspondant pour Fanion dans l'électrolyse des solutions; mais il 11'a pu faire do mesure directe de m ou de e pour décider si, comme tout le lui faisait présumer, lu masse m du charrieur de l’électricité négative est une fraction seulement de celle de l’atome.
- Le mémoire'actuel contient 1111 ensemble de mesures du rapport — et de la charge même e,
- (') Voir aussi dans L'Eclairage Electrique du 28 avril
- dans le cas des ions charriant l'électricité négative produite par la lumière ultra-violette.
- Voici d'abord le principe de la méthode de mesure de —.
- La déperdition de l’électricité négative aux basses pressions est très réduite, quand on fait agir un champ magnétique perpendiculairement aux lignes de force électrique 'Elster et Geitcl) • J.-J. Thomson calcule Fcfïcl d’une force magnétique II uniforme et parallèle à O; sur le mouvement d’une particule électrisée négativement, de masse m, de charge e, soumise à la force électrique X, uniforme et parallèle à (Lr, Pour faire ce calcul, il faut, supposer la pression assez faillie pour que le chemin moyen parcouru librement par une particule soit assez long pour qu’on puisse négliger l’effet dos collisions. On arrive alors aux équations suivantes du niouve-
- La particule décrit une eycloïde définie par le roulement d’un cercle de diamètre égal à 1 sur la droite x = o.
- Supposons qu ou expose une lame métallique A à Faction de fa lumière ultra-violette, passant à travers une toile métallique R, parallèle à A et portée à un poteutiel plus élevé que A. En faisant agir la force magnétique II perpendiculairement à la force électrique, le calcul précédent indique que, si la distance entre A et B est supérieure à , toute particule issue de A y reviendra sans atteindre B, d’où une diminution de la déperdition. .T.-J. Thomson observe cette diminution et mesure la distance entre A et B, pour laquelle elle commence ; écrivant que cette distance est égale k il en déduit —, 11
- trouve ainsi, comme valeur moyenne de — y,3x 108, alors que, dans le cas des rayons cathodiques, il a trouvé 0 X 10e, et Lenard, 6,4 X io°.
- Il a étudié aussi la déperdition pour un filament de charbon chargé négativement dans une atmosphère, d’hydrogène. Elster et Geilel ayant aussi reconnu que cette déperdition, aux basses
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- pressions, est réduite par l'action d’un champ magnétique, J.-.T. Thomson a déduit de ces expériences un nouveau moyen d’évaluer le rapport — , qu’il trouve égal à 8,7. 10 G.
- En résumé, la valeur — est du même ordre de grandeur dans le cas de rayonnement cathodique, dans le cas de la convection produite par la lumière ultra-violette et dans le cas de la déperdition par un filament de charbon dans l’hydrogène ; elle diffère probablement, dans chacun de ces trois cas, de la valeur de — correspondant aux ions d'hydrogène, lors de l’élec-trolvse ordinaire, qui est. de 10E J.-J. Thomson a ensuite déterminé la charge e d’1111 ion produit sous l'action de la lumière ullra-violette sur une plaque de zinc. La méthode employée est identique il celle qu’il avait imaginée pour mesurer la charge des ions produits par les ravons Rumtgeu.
- Los ions produits par la lumière ultra-violette forment aussi des noyaux sur lesquels l’eau se condense dans l'air exempt de poussières, quand la ' sursat.uration dépasse une certaine limite (Wilson). L’observatiou de la vitesse de chute du nuage et de la charge totale des ions donne les éléments du calcul de la charge e de chaque ion. J.-J. Thomson a réussi à faire celle mesure en employant une source peu intense de lumière ultra-violette et a trouvé, comme valeur moyenne, e. = fi,8 X 10 10 unités électrostatiques. Or. il avait précédemment trouvé, pour les ions produits par les ravons Rœntgen,
- La charge e est donc la même pour un ion ainsi chargé négativement dans deux cas très différents et, de plus, elle est égale à la. charge positive charriée par un atome d’hydrogène dans l’cleetrolyse ordinaire, d’après Townsend.
- Quant à la masse de l'ion négatif dans les gaz i» basses pressions, il rés 111 te de la valeur— qu’elle est excessivement faible, soit environ 1,4 x 10“’ lois colle de l'ion hydrogène dans 1 éleclrolyse, alors que la masse de ce dernier ion est lu plus petite qu’on reconnaisse aujourd’hui capable d’être isolée.
- L'électricité positive semble, au contraire, d'après tout ce qu'011 sait jusqu’ici, toujours associée à des masses comparables à celles des
- ÉLECTRIQUE T. XSIII. - N'-1 23,
- atomes ordinaires. Enfiu, dans les gaz dont la pression est comparable h la pression atmosphérique, les charges négatives elles-mêmes semblent charriées par des masses du même ordre.
- J.-.T. Thomson termine cet important mémoire en précisant davantage les idées théoriques qu’il a déjà émises sur rionisaliou des gaz. Cette ionisation consiste, pense-t-il, en ce que l'atome perd 1111e très petite partie définie de sa masse, un corpuscule qui constitue l'ion négatif. Selon lui. ce corpuscule jouerait un rôle fondamental dans tous les phénomènes électriques. L’atome contiendrait un grand nombre de ces corpuscules, égaux entre eux, la masse de chacun étant celle de l’ion négatil qui existe dans un gaz à basse pression, soit environ 3 X 10 - 28 gr.
- Bien que tous les corpuscules soient négatifs individuellement, leur assemblage en un atome normal déterminerait, dans l’espace qu'ils occupent. une charge positive égaie à la somme de leurs charges négatives. I.'électrisation du gaz proviendrait de la rupture de quelques-uns des atomes, un corpuscule seulement se détachant de chacun d’eux et constituant l’ion négatif, tandis qnc le reste de l’atome formerait l’ion positif, avec une charge égale en valeur absolue, mais do masse très grande par rapport à l’ion négatif.
- Dans 1 électrolyse ordinaire elle-même, la libération des unions et des caillions résulterait de la neutralisation de l'ion positif par un corpuscule venant de la cathode et de la neutralisation de l'ion négatif par le passage d'1111 corpuscule de celui-ci à l’anode. En somme, ces corpuscules seraient les véhicules de l'électricité d’un atome à un atome, et la masse d’un atome ne serait pas invariable ; ainsi, par exemple, dans la molécule HCl, l’atome hydrogène aurait une masse un peu moindre que la moitié de la masse de la molécule II3. tandis que la masse de l’atome chlore serait un peu supérieure à la moitié de celle de la molécule CP. Jusqu’ici on n'aurait pu détacher qu’un seul corpuscule de l’atome ; pour pouvoir en détacher deux il faudrait mettre eu jeu clés moyens plus puissants que ceux dont on dispose. Le phénomène de Zeeman contribuerait à faire admettre la présence effective de plusieurs corpuscules dans l’atome ; ou a expliqué, en effet, ce phénomène par les mouvements de particules chargées négativement et, dans le fait qu’il peut exister dans
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- un spectre un nombre considérable de lignes montrant les effets Zeeman comparables en intensité, J.-J. Thomson voit la prouve de la présence d’un nombre considérable de corpuscules dans l'atome.
- Corps en mouvement dans un champ électrique, conductibilité de l'air atmosphérique, par A. Heydweiller. Wied Ann., i. IA IX, p. 55i-S-6,
- Uu corps conducteur, placé dans un champ électrique à l'intérieur d'un milieu moins conducteur que lui, se recouvre de charges électriques superficielles, si le corps se déplace par rapport aux lignes de force du champ, ces eliar-
- Fig. i. — s, disque. — g, cage do verre. — C C,, armatures du condensateur. — W,, W2, résistances. - -/, bouteille de I.cjde. — i, machine de Holtz. — f
- ges produisent sur le conducteur des forces pondéromotrices. Ces forces tendent à amortir le mouvement du corps, quand celui-ci est plus conducteur que le milieu ambiant (forces résistantes) ; elles tendent à l’accélérer aux dépens de l’énergie électrique, quand c'est le milieu ambiant qui est le plus conducteur (forces mo-
- À côté de ces forces en interviennent d’autres de nature différente, dues à l'hystérésis diélectrique : par suite du mouvement du corps la direction de la polarisation dans le diélectrique ne coïncide plus avec la direction du champ.
- D’après la théorie de Ilerlz, complétée par Schweidler, le moment du couple, qui s’exerce sur une sphère de rayons R, Lournant avec une
- vitesse uniforme dans un champ dont les lignes de force sont perpendiculaires à l’axe de rotation et dont l’intensité, mesurée en unités électrostatiques est F, a pour expression :
- Dans cette formule, T désigne la période de rotation, /.e, la conductibilité (en unités électrostatiques) du milieu,/.,-, celle de la sphère.
- Le sens du couple dépend du signe de la différence Xc - À,.
- Il est trop difficile d’obtenir le phénomène bien isolé, pour qu’il puisse servir à des mesures quantitatives : mais il peut servir à déceler des conductibilités très-faibles, qui ne seraient guère accessibles aux autres méthodes.
- Heydweiller a effectué des expériences nombreuses sur des disques de différentes substances. L’humidité de l’air a une grande influence sur les résultats, aussi les disques étaient enfermés dans des cages en verre et restaient plusieurs semaines en présence de l’anhydride phosphorique.
- Ils sont suspendus par un (il de cocon entre les plateaux d’un condensateur, reliés aux pôles d’une machine de Holtz et auxquels on communique un mouvement de rotation rapide.
- Dans l’air atmosphérique, les disques do. mica, de paraffine, de papier paraffiné, de papier ordinaire sec, de liège, prennent, un mouvement de rotation prononcé, dans le sens de la rotation du champ, qu’ils soient à l’air libre ou enfermés dans la cage de verre, un disque de cuivre ne prend aucun mouvement. En mouillant la surface du mica, avec de l’eau distillée, ou recouvrant le papier de graphite, on diminue 1 intensité du phénomène. Elle diminue aussi quand on raréfie l'air ; la rotation s’annule pour une faible intensité du champ et certaines pressions assez basses, puis réparait plus accusée pour des pressions plus basses encore.
- Le disque de mica tourne d'abord dans le sens du champ, puis aux petites pressions, en sens contraire, et aux très faibles pressions, de nouveau dans le sens primitif.
- D'après ces résultats, on voit qu'à partir d'une certaine pression, les forces provenant de la différence de conductibilité l’emportent sur celles
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- qui proviennent de l’hystérésis diélectrique, car les premières seules sont susceptibles de donner naissance à des l'orees motrices : leur intensité croît donc avec celle du champ et dans un même champ croît avec la raréfaction jusqu'à un certain maximum.
- Avec le disque de cuivre, les forces de la première espèce disparaissent, par suite de la grande conductibilité du cuivre, le disque, ne fonctionne plus que comme indicateur des mouvements de l'air ambiant. Les phénomènes ne deviennent réguliers que quand la pressioir est descendue au dessous de io mm. Dans les champs peu intenses, la rotation de l’air est positive (en sens contraire de celle du champ) : dans les champs intenses, elle est négative, très faible d’ailleurs jusqu’à la pression de 0,1 mm et croissant un peu ensuite.
- Dans un champ électrique de direction fixe, les phénomènes observés aux pressions hautes et aux pressions basses sont différents. Dans les deux cas, les mouvements sont dûs aux lorces motrices, mais c’est seulement aux basses pressions qu'on obtient un régime -stationnaire. Aux pressions plus élevées, ces forces motrices ont le caractère d’impulsions et ne se font sentir qu'au moment où le champ varie, c’est-à-dire quand il est créé, ou supprimé : il n’y a plus de déviation permanente.
- Les expériences peuvent se résumer ainsi :
- Dans l’intérieur d’un récipient en verre, l'air auxpressionsde 760 mm à quelques millimètres de mercure, reçoit, au moment où on établit le champ électrique, une impulsion notable, qui accroît les petits mouvements qui existaient auparavant : en établissant el: supprimant périodiquement le champ, on multiplie l’intensité de celte impulsion : de cette manière, on peut communiquer à un disque, bon ou mauvais conducteur, un mouvement rapide d’oscillation 011 de rotation, seloo l'intensité du champ.
- Lorsque l’air est plus raréfié (pressions de 5 à 0,1 mm), il prend, dans un champ constant et fixe, un mouvement de rotation permanent : les disques prennent alors une déviation constante, dépendant du moment de torsion de la suspension, à partir de 1» position d’équilibre qu’ils prennent dans l’air en repos.
- Dans l’air fortement raréfié, au dessous de 0,1 mm les disques isolants (ébonitc, mica, paraffine) bien socs et bien débarrassés de la cou-
- che d’air adhérente, sont soumis à un couple qui suivant l’intensité du champ provoque des oscillations autour de la position d’équilibre ou une rotation uniforme, ou une rotation fortement accélérée.
- La théorie permet de relier ces phénomènes entre eux en les rattachant à la conductibilité du verre et à celle de l’air. La conductibilité du verre serait de l’ordre de 2 10 ~ 2J CGS (élcc-tromagn.). La conductibilité de l’air dépend beaucoup de la pression et de l’intensité du champ : elle croit avec l’intensité du champ : elle croit aussi quand la pression diminue, jusqu'à un maximum et décroît ensuite. La pression à laquelle correspond ce maximum est d’environ o,oo5 mm (le mercure, mais dépend sans doute des dimensions du récipient.
- Aux pressions supérieures à 5 mm et dans les champs dont l’intensité ne dépasse pas 5 unités électrostatiques CGS, la' conductibilité de l’air est plus petite que celle de l’air. Aux pressions comprises entre 5 et 0,1 mm, la conductibilité de l’air est égale à celle du verre déjà dans des champs dont l’intensité est inférieure à 5 unités ; l’intensité du champ pour laquelle Légalité a lieu est d’autant plus petite que la pression est
- Si l’air est encore plus raréfié, sa conductibilité, dans des champs assez faibles, au dessous de 5 unités, atteint Ja valeur 10 “ 21 CGS éélee-tromagn. )
- L’ensemble des expériences est favorable à l'hypothèse de la dissociation électrolvtique de l’air : dans les conditions des expériences, le degré de dissociation serait extrêmement faible.
- Tl n’est pas impossible que les mouvements des corps célestes soient influencés par des forces de cette nature : car la terre, le soleil, la lune possèdent des charges électriques considérables et les mouvemeuls des planètes et de leurs satellites s’effectuent dans un champ électrique.
- M. L-
- Énergie dépensée par les décharges oscillatoires dans les tubes à vide, par G. Telesca: H Nuovo Cimento, ». X, p. ^20, 'ddennbro 1899.
- Un condensateur formé de plusieurs bouteilles de Leyde, associées de façon à permettre de modifier de différentes façons la capacité, est chargé par un Rulnukorff ou une machine de Holtz, la décharge se fait dans un tube à vide
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- dont on peut faire varier la raréfaction et qui est disposé dans un calorimètre genre Bunsen. Dans le circuit sont insérés mi micromètre à étincelle placé dans un calorimètre h air de Vil — lari et une hélice variable pour le changement de la self-induction, placée dans un calorimètre
- M. Telesca déduit de ses expériences que :
- i° La valeur du rapport de la quantité de chaleur développée dans l'étincelle ordinaire, à celle développée dans le tube à vide, dans les mêmes conditions, croit avec la raréfaction, la distance explosive, la période d’oscillation et l'amortissement.
- 2° La valeur du rapport entre la quantité de chaleur dégagée dans le tube et celle dégagée dans le circuit métallique décroît encore lorsque la raréfaction, la distance explosive, l'amortissement ou la période d'oscillation croissent.
- 3° Le rapport entre la quantité de chaleur développée dans Tétinccllc et celle dégagée dans le circuit métallique diminue lorsque la raréfaction, la capacité, l’amortissement ou la période d'oscillation croissent ; elle augmente au contraire avec la distance explosive et la self-induction. G. G.
- Sur un curieux phénomène observé en faisant passer un courant électrique dans un tube à gaz raréfié, par A. Righi. il Auuvo Cimentu, t. X, p na, «oui 1895.
- Un circuit électrique comprend une batterie de petits accumulateurs, un tube à gaz raréfié avec électrodes inégales pin disque et une pointe ou une boule et une pointe;, un galvanomètre sensible et une forte résistance constituée par une colonne d’eau. Le tube paraît illuminé d'une manière continue et le galvanomètre mesure le faible courant qui traverse le circuit.
- Il suffit de changer dans le circuit la place où est insérée la résistance pour modifier la luminosité du tube et l’intensité du courant. La loi d’Ohm peut n'ètre plus applicable puisque le circuit n’est pas parcouru par un courant continu mais par une série très rapide de décharges.
- La position du galvanomètre dans le circuit ne semble pas avoir d’influence, ce qui est assez naturel, si Ton pense que sa résistance est très faible vis-à-vis de celle du circuit; il n’v a donc à tenir compte que de la résistance de la colonne d’eau. A titre d’exemple M. Righi cite le résultat suivant d’une de ses expériences :
- Le tube cvliudrique contient de l’azote à 2 ou 3 dixièmes de millimètre de-pression, les électrodes sont un disque d’aluminium et un fil de même métal placé suivant l'axe du disque. Le nombre des accumulateurs est de 282, la résistance de la colonne d'eau est de l’ordre de 3o tnégohms. L’intensité observée au galvanomètre est de 5,48><io-8 ampères si la résistance est entre le tube et le pôle positif et o,4Xio'fi si elle est entre le tube et le pôle négatif. C’est là un des cas où l’on observe la plus grande différence dans les déviations ; le nombre des accumulateurs est à peine supérieur au minimum nécessaire pour que le courant traverse le tube.
- Plus le nombre des accumulateurs augmente et plus la différence entre les deux déviations devient faible ; ainsi dans les deux cas cités, on observe
- 290 tou .'{60 èlémunls
- *M4 X 10-6 7.56 X io-8 i4,5 X io~* ampères
- '1,08 » 7,18 « 14 «
- Le phénomène est renversé si l’on change le sens du courant dans le tube. Le fil servant alors d’anode, le minimum d’éléments est plus grand que dans l'autre cas et la différence des déviations est moindre.
- Beaucoup de tubes de formes différentes avec gaz et métaux différents ont donné des résultats analogues plus ou moins nets, du moment que les électrodes étaient inégales. Eu outre, le phénomène tend à disparaître si l’on diminue la résistance du circuit jusque vers quelques milliers d’ohms. G. G.
- Influence de la température sur la chiite de potentiel dans les gaz raréfiés, par G. C. Schmidt. Dr. Ann., t. I, p. 625-648, avril 1900.
- Les expériences ont été effectuées seulement sur l'azote.
- Quand on augmente beaucoup l'intensité de la décharge, la lumière positive qui était rouge prend une très belle teinte orangée. Cette modification est différente de celles qu'on a constatées jusqu’ici et démontre que les propriétés de la décharge dépendent non de la densité du courant seule, mais aussi de la nature de l'excitation.
- En élevant la température du gaz (jusqu’à 3oo°), qu’on maintienne soit la pression, soit le volume constant, la lumière positive primitive-
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- ment continue se stratifie et les strates deviennent pins grandes el plus brillantes, mais moins nettes à mesure que la température s'élève. Puis la lumière positive se retire du coté de l’anode et. la décharge finit par devenir obs-
- Sil’on augmente la température de la cathode, la lueur négative s’étend, d’autant plus que la pression est plus basse, c’est l’elïcl que produit aussi une augmentation de l’intensité du cou-
- Si l'azote est. bien pur, le champ électrique -dans le tube se maintient à une valeur constante pendant un temps assez long : mais si après avoir chauffé le tube, on le laisse se refroidir, la valeur du champ n’est plus la même à la même température : cette différence provient sans doute d’impuretés développées par l’action de la chaleur, provenant de l’humidité encore adhérente au verre ou de la graisse des robi-
- Dans la lumière positive, le champ décroît quand l'intensité de la décharge augmente, de la meme manière quelle que soit la température, tandis que la chute de potentiel h la cathode décroît sous l’influence de l’élévation de température : le champ dans la lumière positive est indépendant de la chute de potentiel à la cathode.
- Mais ceci n'esl vrai qu’autant que la décharge n’est pas stratifiée. Dans la décharge straliliée ' ou obscure, le champ augmente en général avec l'intensité.
- Pour une intensité constante, le champ dans la lumière positive non stratifiée est indépendant de la température, si on maintient le volume du gaz constant, décroît quand la température augmente, si on maintient la pression constante : il décroît plus lentement que la den-sité du gaz.
- I.a chute de potentiel à la cathode est indépendante de la température tant que tonte la surface de la cathode n’esl pas recouverte par la lueur négative et n’a pas atteint le rouge-blanc. Une fois que la cathode est entièrement recouverte par la lueur, 3a chute de potentiel croît proportionnellement à l’intensité de la décharge.
- Décharge obscure. — Dans la décharge obscure, le champ croit avec l’intensité et cet accroissement est très notable : les conditions
- 1 sc rapprochent de celles de la loi d'Ohm ; ceci permet de supposer qu’à la température ordinaire, la décharge observée est la superposition d un courant suivant la loi d’Ohm et d’un autre phénomène suivant une autre loi.
- Le volume étant maintenu constant, le champ dans la décharge obscure croît quand la température s’élève : à pression constante, il décroît au contraire.
- Il décroît quand on s’éloigne de l’anode vers la cathode et à peu près en raison inverse de la distance à la cathode.
- La différence de potentiel totale entre les électrodes décroît lorsqu’on élève la température, d’abord lenlement, puis plus vite, jusqu’à un minimum puis augmente de nouveau : dans un même tube, le minimum se produit à une température d’autant plus basse, que la différence de potentiel (ou ce qui revient au meme Ja pression] initiale est plus petite. M. L.
- Àrc électrique entre électrodes de métal dans l’hydrogène et dans l’azote, par L. Arons. Dr. Ann., t. I, p. 700-718, avril 1900.
- Les électrodes sont des barres cylindriques de 5 à 8 mm de diamètre, dont la distance peut varier d'une fraction de millimètre à plusieurs millimètres. Elles sont recouvertes d’une cloche à bords rodés qui repose sur un plan de verre dressé : cette cloche renferme de l'azote ou de l’hydrogène. On allume l’arc au moyen des étincelles fournies par une bouteille de Levdc.
- i. Dans l'azote. — Les expériences ont pu être effectuées sur l'aluminium, le cuivre, le cadmium, le fer, le magnésium, le laiton, le plomb, le platine elle zinc. L’étain fond immédiatement. En ce qui concerne l'argent, on ne réussît pas à obtenir dans l’azote un arc de quelque durée. Ce l'ait est d’autant plus surprenant que d'après les expériences de von Lang, c’est l’argent qui, dans l'air, exige la plus petite force éleclromoLriee pour la production d'un bel are. Pour expliquer ces propriétés singulières de l’argent, il faut admettre que les réactions chimiques entre les électrodes et l’atmosphère environnante joueut un rôle dans la production de l’arc et qu'entre l’argent et l’azote existent fort peu d’afiinités chimiques.
- Cette hypothèse se trouve justifiée par les observations : la surface des électrodes est toujours altérée, sauf avec l'argent : il se forme
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- dos azoturcs comme on le vérifie directement sur les électrodes d'aluminium. Quand l'arc a brûlé un certain temps, on trouve la surlace de l'aluminium recouverte d’une croûte assez épaisse, gris-noir, qui est soluble à chaud dans la lessive de potasse : la matière présente les caractères des azotures.
- D’autre part, lis parois de la cloche sont, recouvertes d’un dépôt extrêmement divisé d'aluminium libre, n’ayant rien de l’aspect métallique, mais qui paraît résulter de la décomposition d'une combinaismi, sans doute aussi un azoture. Cet azoture, susceptible de se former à la température très élevée de l’arc, se décomposerait à température plus basse.
- Avec le magnésium, ou réussit encore à mettre en évidence la formation de l’azoture : mais avec les autres métaux on constate seulement des changements de coloration de la surface.
- Lorsque les électrodes sont en laiton, c’est surtout le ziuc qui entretient l'are et les dépôts ne renferment que îles traces de cuivre.
- D’une façon générale, pour des électrodes du mémo métal, la force élcctromotrioe nécessaire à la production de l’arc est plus petite dans l’azote que dans l’air : le cuivre et le fer font exception.
- Celte force électromotrice dimiuue quand on augmente l’intensité sans faire varier la longueur de l’arc; celte diminution s'observe toujours, quelle que soit la pression du gaz : mais la force électromotrice augmente avec la pression quand on maintien! la longueur de l'arc et l’intensité constantes.
- Pour chaque métal, il existe une valeur de l’intensité au-dessous de laquelle on no peut entretenir l’arc : cette intensité minima est variable d’un métal, a l’autre et l’orclrc dans lequel se rangent les métaux selon la grandeur de ce minimum change quand on change la pression.
- Avec certains métaux il est possible d'entretenir l’are dans un certain intervalle de pression avec une intensité plus faible que le minimum correspondant h la pression atmosphérique : tels sont le zinc, le cadmium, l'alunn-
- Aux pressions inférieures il i mm de mercure, l’expérienec n’est plus possible : les étincelles de la bouteille de Levde ne passent plus entre
- les deux électrodes : par exception, on réussit à opérer avec le zinc et le magnésium parce que les ares précédents laissent entre les électrodes un filament très résistant qui permet l’allumage de l'arc sans l’intervention des étincelles. Aux basses pressions, l’arc change d’aspect et dans le cas jlu magnésium ce changement est accompagné d’une variation notable de l'intensité et de la différence de potentiel ;'par exemple de 4,8 ampères et i4 volts à 4,3 ampères et 9.8 volts).
- Toutes les observations signalées ont été faites avec une force éleotmmotriee de iio volts. Quand la force électromotrice est plus grande, les chaiigemenls sont plus prononcés. En particulier, Arons a observé sur un arc fer-mercure jaillissant dans l’air à la pression de io mm et alimenté par un transformateur de courants continus donnant 68o volts, deux régimes différents : l’un correspondant à 0,47 ampère et 100 volts environ, l’autre à 0,18 ampère et 44o volts,'par exemple. Ces régimes sont assez stables et s’échangent suivant un rythme à peu près régulier.
- 9. Dans l’hijrfrngène. — Les mesures dans l’hydrogène sont plus difficiles que dans l'azote. Même pour un certain nombre de métaux, il est impossible d’obtenir un arc dans l’hvdrogèno : pour les autres, l’arc ne se produit que dans des circonstances déterminées; pour tous, jamais quand la pression dépasse 4^o mm.
- Entre électrodes de cuivre, on n'a pas d’arc durable même quand la résistance extérieure est réduite à 6 ohms et la distance des électrodes à 0,1 mm. Avec le fer, on obtient l’arc seulement par une très forte intensité et l’anode ne tarde pas à fondre, de même avec l’argent. Los électrodes de platine deviennent bientôt incandescentes et l’arc s’éteint fréquemment.
- L'étain 11c donne pas d'arc ; avec le plomb, on obtient l’arc avec une intensité relativement faible, aux pressions basses : aux pressions plus élevées, l’arc cesse et l’anode fond.
- Avec l'aluminium, oti n’observe que difficilement l’arc, et la fusion des électrodes sc produit bientôt.
- Il n’v a guère que le cadmium, le zinc et le magnésium avec lesquels ou puisse entretenir un arc régulier, assez régulier du moins pour permettre d'effectuer des mesures. Il est diliieile
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- de dire jusqu’à quel point ces j'
- . sont | les hydrures métalliques s
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Moment simple :
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- ce qui
- ; le résultat d'expéricuces do M. Pellat (2). Les relations établies par celui-ci, dans son Mémoire sur la polarisation réelle des diélec-
- voir le rappeler, sur l’o périmental ement, de la polarisation réelle et sans ; d’admettre, crue la vitesse
- hypothèse que <
- la po J dans les
- e, de l'écart J —j t el la f
- C) F. Beal-l.lki». Sur l'hystérési* et la viscosité électrique (Comptes rendus, t. CXXX, p. ,182, 1900; Écl. Éteet., t.'XXIIl, p. 234, 12 niai 190a).
- (2) II. Pellat. Sur la polarisation vraie des diélec-
- dus, t. CXXV1TI, p. i3ra. 1899;
- 23 septembre 1899). — Polarisation réelle dos diélectriques. Conséquences de celte polarisation (Ann. de Chimie et de Physique, T série, *• XVIII. p. 100 et 57i, 1899).
- (s) Loc. rit.
- = T6AV' = i*ï,«.
- I. Vxr vA’intensitê efficace du ci Celte formule n'est, applicable que si le t
- t, V la dill
- .le la ]
- si dm est la variation de la charge des le temps dt, 1
- ïî <*„’ =‘wm.TCrekiion'iîld"^»-
- jlre prtrttt dame
- -=8. = ^- + »/, d'où <» = -H.rfV+8«(.
- rf„-=XS-VrfV+ SV#. ,>
- i la dillérencc de potentiel V est représentée par V — Y0 sin air -.j, ,
- ,- = b.b, («+«), b=-'V1£L_,
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- reste assez faible pour que h soit une constante. Les expériences de M. Pellal (’} ont montré que, pour les champs intenses, h diminue quand l’in-tensitc du champ augmente. 11 résulte de là que la relation fui donnera une valeur de W, trop forte pour les champs intenses, si h correspond à la valeur des champs faibles: autrement dit, W, est proportionnelle au carré de la différence de potentiel dos armatures pour des champs faibles, mais paraîtra proportionnelle à une puissance s do V plus petite que i pour des champs intenses. Ainsi s’explique le désaccord entre divers expérimentateurs, qui les uns ont
- les quantités h et h ayant les significations indiquées dans le Mémoire, (b est déiini par = Ji (J — j) et j par h
- champ tinal <t>, quand on maintient constante la différence
- assez"'faible pour que TI soiMiiic iuiiistimte, On a d'ail-
- (7)
- ou, en remplaçant B cl siti 3 par leurs valeurs '6),
- ____ :inafi7jV0s T _____ 2-n-fi/«Vc2n
- "’1— r*(41ca-|-A*T*)' (4'r7*rt*+ b'1) ’ '9'
- gie absorbée par période et par unité de volume, quelle que soit la cause de la polarisation, ou, si l'on préfère, du résidu présenté par le diélectrique.
- de l’unité, tandis que ir.n est un nombre dépassant îoo en •général, on voit que b1 est absolument négligeable devant
- W1=^-(,*-b_=/,4oî, (II)
- trouvé e = o. et les autres des valeurs variables comprises entre i,65 et •>..
- Au point de vue de l'absorption de l'énergie et par conséquent de réchaiill'emcnt, on voit que les meilleurs diélectriques sont ceux pour lesquels-/; et h sont les plus faibles. Les méthodes simples indiquées pour mesurer b et h permettront donc de faire un choix parmi les diélectriques employés pour les condensateurs indus-
- En terminant, les auteurs rappellent que M. Hess a imaginé (Ecl. lHect. IV, p. 2o5, 1893), que les phénomènes de résidu peuvent s’expliquer en admettant qu’un diélectrique est comparable à deux condensateurs de capacité U et C/ disposés en cascade à diélectriques sans résidu, mais C' étant shunté par nue résistance p très grande. Cette constitution des diélectriques, bien qu’appuyée par d’ingénieuses expériences, ne paraît pas probable pour la plupart d’enlro eux, néanmoins il est remarquable que la relation pour oq à laquelle cette idée conduit M. Hesg puisse être identifiée avec la rela-tirm ;<)) en posant h = ?(c V,.., , h = et négligeant la résistance extérieure au condensateur dcvauL p.
- De la transparence de divers liquides pour les oscillations électrostatiques, par A. do Heen. Comptes rendus, t. CXXX, p. i.jfio-T<5Gi.
- L’auteur a montré antérieurement que si l’on met un des pôles d’une bobine de Ruhmkorif, muni d’un interrupteur \Ychnclt, en communication avec une toile métallique, il se développe des oscillations électrostatiques capables de se transmettre à distance. Il a recherché si la transparence de divers milieux pour ces oscillations est comparable à la transparence observée pour les modes de propagation de l’énergie précédemment connus.
- Pour opérer sur les liquides, il prend deux éprouvettes concentriques en verre mince, munies chacune d’un bouchon en verre. Le tube central renferme le tube à vide destiné à déceler l’oscillation ; la partie annulaire, ayant environ 5 mm d’épaisseur et comprise entre les deux tubes, est occupée par le liquide à exa-
- II a trouvé que l’eau, l’alcool éthylique, l’alcool amvlique, l’aldéhyde, le sulfure de carbone, le bromure d’éthvle, sont opaques, tandis
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- que l'éther, le pétrole, l;i benzine, le xvlène, Lucide butyrique et. l'acide valérianiquo, sont transparents. En opérant sur des mélanges d’éther et d'alcool, il a trouvé que la transparence du mélange diminue en môme temps qu augmente la proportion d’alcool et qu’elle devient nulle pour un mélange formé de iy5 fra* i * •l’éther et y5 cm3 d'alcool.
- 11 a été impossible de trouver une analogie avec la transparence relative aux autres modes de propagation de l’énergie, ni jusqu'à présent avec les autres propriétés plivsiques. C’est ainsi, par exemple, que l’eau et l'éther sont tous deux électroslatiqueuienl conducteurs, alors que Lun est opaque et l’autre transparent \v'.
- . Sur quelques effets photochimiques produits par le fil radiateur des ondes hertziennes, par Thomas Tommasina.
- Dans ses expériences de télégraphie hertzienne, l’auteur a eu l’occasion d’entendre des crépitements rythmés tout , le long du fil de l’antenne radiatrice ; dans l’obscurité ce phénomène décèle sa nature par une série de flocons ou pinceaux d’aigrettes lumineuses très mobiles, et dont plusieurs semblent sè déplacer autour du hl radiateur, aigrettes qui sont très semblables du reste à celles produites par les conducteurs du dispositif de Tesla.
- Ces aigrettes paraissent vibrer svnchroniquc-ment, non avec les étincelles de l’oscillateur de Righi, mais avec les mouvements du trembleur de la bobine d’induction ; en outre à chaque étincelle de l’oscillateur une très vive onde lumineuse se propageait instantanément sur le fil, indépendamment de l’autre luminescence à aigrettes, laquelle continuait sans aucune modi-lication perceptible son mouvement oscillatoire
- l’our observer de plus près et plus commodément le phénomène, M. Tommasina a intercalé dans le fil d’antenne une double boîte,
- (‘) On se souvient que dans une note récente {Kcl. Êlcct.,
- I. XXITT, p. 192, r> mai *900), M. de Ileen signalait un
- tuelfomcnl à croire que dos laits que nous pensions devoir
- attribuer à une espèce à'inductance électrostatique peuvent s’interpréter à 1 aide de la théorie connue de fin-fluence. >
- | peinte en noir ’ à l'intérieur, munie d'un cou-1 verole fermant hermétiquement, et dans laquelle était tendu près du fond un fil très fin de cuivre. Les extrémités do ce fil sortaient de la boîte par deux trous très étroits et étaient fixées aux serre-Gls auxquels arrivaient les bouts du fil radiateur. Sous l’action du flux électrique oscillatoire, il a constaté immédiatement la formation d’une série de secteurs lumineux distribués irrégulièrement, mais qui se formaient à îles distances approximativement égales, lorsque C oscillateur était réglé à l'unisson avec le trembleur. En diminuant l’intensité du courant primaire jusqu’à faire presque disparaître la luminescence oscillante, l’effet de chaque étincelle de l’oscillateur devenait très visible par l'apparition instantanée d’une forte lumino-
- M. Tommasina a cherché ensuite à photographier ces phénomènes. Ayant reconnu que la photographie au moyen de l’objectif no donnait rien, il a eu recours à l’action directe des effluves sur la gélatine sensibilisée des plaques rapides au bromure d’argent, le iil radiateur étant placé entre deux plaques appliquées gélatine contre gélatine et pressées par le poids d’un bloc de bois de noyer. T.es épreuves ainsi obtenues lui ont permis de constater que la nature plus ou moins magnétique du métal du fil radiateur ne semble pus avoir un effet perceptible lorsque le fil, étant très peu tendu, ne produit pas en meme temps que la luminosité, les phénomènes sonores. Son épaisseur, au contraire, a une inlluonee notable. Plus le iil est mince, plus courtes sont les aigrettes et plus les distances entre elles sont petites.
- II semblerait ainsi, conclut M. Tommasina, que vraiiiieuL le Iil de Lanlcnnc radiatrice des ondes hertziennes joue le rôle d’une capacité dont toutes les molécules formant sa surface propagent l une à l’autre le mouvement oscillatoire produit par les décharges, (le mouvement sc propagerait en même temps aux molécules de l'élément ambiant de l’espace, e’es1-à-dire de l'éthcr, suivant des lignes rayonnantes du fil, sur un nombre infiniment grand de plans parallèles entre eux et perpendiculaires à l’axe du fil.
- Le Gérant : C. NAUD.
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- Tome XXIII.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- LEN POSITION UNIVERSELLE
- L'ÉLECTRICITÉ A I. ’ EXPO S ITT 0 N (*)
- D'après la classification générale les exposants électriciens sont classés dans l’une des
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- I/ÉCT,ATRAGTC F L E G T RIQ U E
- T. XXIII. — N° 24.
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- 16 Juin 1900.
- RR VU F, D’ÉLECTRICITÉ
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXIII. — N° 24.
- cinq classes ?.3 à 27 dont l'ensemble forme le groupe Y (Électricité;. Chacune de ces classes est divisée comme il est indiqué ci-dessous :
- Classk 23. Production et utilisation mécanique de Vélectricité. — Appareils générateurs dp courants. Dynamos à courants continus, à courants alternatifs, à courants polyphasés. — Transmission de l’énergie à distance. Moteurs à courants continus, a courants alternatifs, à champs tournants. ’— Modifications des courants. Dynamos de transformation. Transformateurs de courants alternatifs. — Applications aux transports : locomotives électriques; tramways électriques. — Applications mécaniques diverses : ascenseurs, treuils, grues, cahestaus, ponts roulants, machines-outils, toilage magnétique. — Canalisations spéciales. — Appareils de sûreté et de réglage. , *-
- Cf.Assn 24. Electrochimie. — Piles. — Accumulateurs. — Materiel et procédés généraux de la galvanoplastie. Dépôts métalliques. — Production et allinage des métaux ou alliages. — Applications à la chimie industrielle : blanchiment ; désinfection des eaux d'égoûl; traitement des jus sucrés; fabrication de la soude, du chlore, du chlorate de potasse, etc.
- Classe ai». Eclairage électrique. —Emploi des courants continus ou alternatifs. — Lampes à arc. Régulateurs. Charbons pour lumière. —Lampes à incandescence. Installations particulières : ateliers, administrations publiques et habitations privées. — Stations centrales. — Applications aux phares, à la navigation, à l’art militaire, aux travaux publics. — Appareils de sûreté et de réglage. Compteurs. — Photométrie. Appareils pour déterminer la puissance des foyers, la distribution de lumière et l’éclairement. — Appareillage électrique spécial : lustres, candélabres, appliques, supports, etc.
- Classe 26. Télégraphie et téléphonie. — Appareils télégraphiques expéditeurs et récepteurs. — Appareils multiples. — Transmissions simultanées et récepteurs. — Organes divers. Reluis, rappels, paratonnerres. — Transmission de la parole. Téléphones et microphones. — Bureaux, centraux, appels, annonciateurs, télégraphie et téléphonie simultanées. Canalisations pour télégraphes et téléphones, fils aériens, câbles souterrains et sous-marins.
- Classe 27. Applications diverses de l'électricité. — Appareils scientifiques et instruments do mesure. — Electricité médicale. — Horlogerie électrique. — Applications aux chemins de fer. aux mines et aux travaux publies. Signaux. Exploseurs. — Indicateurs et enregistreurs h distance pour des phénomènes de tonie nature. — Fours électriques. — Soudure électrique. — Appareils de chauffage par l’électricité.
- Les exposants de ces classes occupent le Palais de l'Electricité,, les extrémités sud des Palais Suffren, La Bourdonnais et les galeries reliant, le Palais de l’ElecLricité au Palais de l'Alimentation, cl quelques annexes. Au rez-de-chaussée se trouvent les machines lourdes et encombriiul.es, en particulier les groupes éledrogènesqui occupent deux bâtimenls de 3o m do large dénommés usine La Bourdonnais et usine Suffren.
- Les exposants français sont en général placés du coté de l’avenue La Bourdonnais, les exposants étrangers du coté de l'avenue Suffren ; les premiers sont groupés suivant la classe à laquelle ils appartiennent, les seconds sont groupés par nationalités, quelle que soit la classe du groupe V de laquelle ils dépendent.
- Parmi les autres groupes et classes (pii intéressent les électriciens signalons :
- i° Le guoui’k IV iMatériel et procédés généraux- de la Mécanique) qui comprend les classes 19 (Machines à vapeur;, 20 (Machines motrices diverses:, 21 (Appareils divers île la mécanique générale) et 22 (Marhines-oulils). Les machines et objets ressortissant de ce groupe occupent le rez-de-chaussée du Palais de l'Électricité et les portions voisines des Palais La Bourdonnais et Suffren; les moteurs à pétrole en fonctionnement se trouvent à l’annexe de Yincennes.
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- i0 Le croupe VI (Génie civil. Moyens de transports) qui occupe une partie du Palais Suffren, et la majeure partie de l'annexe de Yincennes.
- 3° Le (Uioi.pk IX (Forêts, chasses, etc.' où, dans la classe 54. se trouve l'industrie du caoutchouc et de la gulla percha (que l'on rencontre encore dans la classe y8 du groupe XV) ; celte exposition est située dans le Palais édifié au bord de la Seine en aval du pont d’Jéna.
- 4° Le groupe XI [Mines, métallurgie) dont remplacement est dans le Palais La Bourdonnais, près de la Tour Eiffel.
- 5° Le groupe XII (Décoration et mobilier des édifices publics et habitations) où nous trouvons, dans un pavillon silué quai d'Orsay, les appareils de chauffage par l'électricité.
- (i° Le groupe XIV (Arts chimiques et^Pharmacie) occupant la partie cenlrale du Palais SuflYeii, où la classification prévoit l'exposition de Cours électriques etd'appareils électrolvso.
- 7° Le groupe XYJI1 (Armées de Terre et de Mer) installé dans un Palais édifié au quai d’Orsay el «v» sont exposées les applications de l'électricité à la guerre et a la marine.
- TEEEGRAPHON’E POELSEN (')
- Le Télégraphone. que l’inventeur appelle aussi Magnéto-tcléphonographe, permet, comme 1<; phonographe. l’inscription et la reproduction de la parole, mais tandis que le phonographe ne peut enregistrer directement que les sons émis clans le voisinage immédiat de l'appareil et. ne peut les transmettre en un autre; endroit, le télégraphone peut être placé à une distance quelconque du lieu d'émission et du lieu de reproduction. Le télégraphone diffère d’ailleurs encore du phonographe par le principe (h; son fonctionnement, principe nouveau et original qui fait du télégraphone un des appareils les plus intéressants que nous ayons rencontré dans nos visites à l’Exposition et (pii semble devoir assurer à cct appareil de nombreuses et importantes applications dans le domaine de la téléphonie et aussi celui de la télégraphie.
- Principe du télégraphone.— Les paroles qu’il s'agit d’enregistrer sou! prononcées devant un transmetteur téléphonique : les couvants qui en résultent sont amenés par les üls de ligne à un petit électro-aimant entre les pôles duquel glisse un fil d'acier ; le champ magnétique variable ainsi développé entre les pôle,s de l’électrn-aimanL produit une aimantation du fil variant avec le champ ; chaque point du fil ou ruban possède donc après le passage entre les pôles une aimantation transversale dont l’intensité dépend de l’intensité du courant téléphonique qui lui a donné naissance ; les paroles se trouvent alors inscrites sur le fil.
- Si maintenant on relie l’électro-aimant à un récepteur téléphonique, puis qu'on fasse de nouveau glisser le fil dans le même sens et avec la mémo vitesse que pendant l’inscription, les novaux de l'éloctro-aimant subiront une série de variations dans leur aimantation, des courants induits prendront naissance dans les bobines et la membrane du récepteur téléphonique entrera en vibration, reproduisant les paroles prononcées devant l’appareil transmetteur.
- L’inscription et la reproduction des sons s'effectuent donc au moyen d'actions magnétiques. Celles-ci s’exerçant à distance, les bruits parasites auxquels donne lieu le
- (!) Expose par la société ano.tvaie « Telegrafonen Patent Poulsen », de Copenhague, dans la section néerlandaise, partie centrale du rez-de-chaussée du Palais de l’Électricité.
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- phonographe et qui sont dûs aux frottements mécaniques des pièces de cet appareil, ne peuvent se produire dans le lélêgraphone. La reproduction de la parole doit donc être, et est en effet, extrêmement nette et complètement dépourvue de ce timbre métallique si désagréable que donne le phonographe. De plus il est à prévoir que le nombre des reproductions doit être en quelque sorte illimité, aucun»' altération mécanique de l'inscription ne pouvant se produire ; c’est ce qu’a vérifié M. Poulsen qui n’a pu constater d'affaiblissement notable dans l’intensité sonore après i aoo reproductions.
- Ajoutons que pour « effacer » l’inscription magnétique, rien n’est plus simple. Il suffit d’envoyer dans l’éleelro-aimauL un courant continu d'intensité convenable et de faire glisser le fil entre ees pôles : ce fil se trouve ainsi uniformément aimanté et il est alors prêt à recevoir une nouvelle inscription.
- de diamètre mis moteur éleetriqu
- u t É l k < i h a e 11 o x e . — Dans l'appareil présenté à l’Exposition, le lil d'acier ; les courants téléphoniques a un diamètre de i mm et une longuer d’en-::st enroulé sur un tambour horizontal de aï) cm de longueur et de 10 cm ?>ti mouvement avec une vitesse angulaire de 120 tours : minute parmi petit c L’éleclro-aimant est fixé sur une monture coulissanL le long d'une règle disposée parallèlement aux génératrices du tambour ; il est-légèrement pressé contre le lil et cette pression suffit pour que l'électro-aimant se trouve entraîné par le fille long de la règle. L’appareil est complété parmi transmetteur et un récepteur téléphoniques placés dans une cabine et que l'on met successivement en communication avec l'ôlcctro-aimant suivant que l’on veut enregistrer ou reproduire la parole.
- Cet appareil n’est d'ailleurs qu’un modèle de démonstration destiné principalement à luire saisir le principe de l'inveulion et faire pressentir les applications auxquelles il peut se prêter. Il nous paraît donc inutile d'en donner une description plus complète et nous préférons décrire en détail deux autres modèles récemment brevetés par l’inventeur (*} et qui présentent plusieurs dispositions ingénieuses. L’un de ces modèles est destiné à l'inscription des messages téléphoniques dont la duré»; est d’au plus 1 on 2 minutes, l’autre à l'inscription de messages de plus longue durée.
- i" Modèle pour inscriptions de courte durée. — Le modèle dont la figure 1 donne une élévation cl dont les ligures 2 à 6 montrent le détail de diverses parties, se compose : d’un socle creux a portant un étrier b ; d'un arbre c fixe portant un cylindre di egalement fixe, sur lequel est enroulé le lil d’acier g ; d’un tube creux c mtoiir de Taxe c au moyen d'un mouvement d’horlogerie hariot / mobile le long d'une des branches
- ï de fer à cheval, loti dans h; socle de l’appareil ; enfin d' e et qui porte l'électro-aimant inscripte
- P) Brevet anglais if 8961, déposé Ig 28 avril 1899, arnepté le 17
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- iîst. commandée par l'électro-aimant 10 .îTit tant que l'électro-aimant re e par l'intermédiaire de la
- La mise en marche du mouvement d’horl .fig. i; dont l'armature u (ait frein sur une n’est pas excité. Le mouvement de rotation est transmis roue i3 et du pignon 12 calé sur un arbre creux entourant l'arbre (ixe c.
- Dès <{iie l’appareil est mis en mouvement, les pôles de l'électro-aimant qui, au repos ne LouelienL pas le (il, sont mis automatiquement eu cou tact avec celui-ci. Dans ce but. au chariot /'(fig. 2) qui porte l’élec-Iro-ahnanl est articulée une tige filetée o munie d'une petite sphère /'qui, sous l'effet de la force centrifuge, tend à s’éloigner de l’axe de rotation. Le chariot ne pouvant tourner autour delà monture e, une goupille fixée au chariot et pénétrant dans une rainure de la monture e. s'opposant à ce mouvement, la tige 0 pivote et, par l'intermédiaire du ressort m et du levier h\ applique les noyaux i de l’électro-aimant h sur le fil g.
- Les extrémités de ccs noyaux éLanl. taillées de façon à bien embrasser le fi], l'éleclro-aimant se trouve guidé par ee fil et prend un mouvement hélicoïdal le long du fil en même temps que le chariot, primitivement à la partie inférieure du cadre mobile e, moule le long du cadre.
- lire du mouvement de rotation se trouve assurée de diverses manières. D’une part quand la vitesse tend à augmenter, la force centrifuge agissant sur la boule p tend à presser plus fortement contre le fil les noyaux de l'électro-aimant et par conséquent à augmenter le frottement s’opposantau mouvement. D’autre part la monture mobile e entraîne, au moyen d’un accouplement élastique constitué par des fils flexibles i;> (fig. 4^* un cylindre 17 reposant pat' une crapaudinc Fig. j. __ Dispositif do freinage. (Coupe sur la pointe de l'arbre fixe e; cg cylindre porto
- suivant, le plan .r.r de la ligure 1 ). deux ailettes 16 (fig. 1) dont le frottement contre l’air
- ralentit son mouvement; il porte en outre, pivotés sur son fond inférieur, deux leviers munis de rondelles pesantes 18 (fig. 4) qui sous l'effet de la .force ccnlrifïige appliquent contre l'arbre fixe deux ressorts fixés aux leviers et donnent lieu ainsi à un frottement résistant d’autant plus grand que la vitesse de rotation est plus grande.
- Four arréler l'appareil automatiquement quand tonie la longueur du fil- a été parcourue par l’éleetro-aimanl, un taquet i4 (fig. 1; est disposé à la partie supérieure de la monture fixe h : lorsque le chariot f vient, par suite de son mouvement ascensionnel, rencontrer le taquet, celui-ci coupe, par un dispositif qui sera décrit plus loin, le circuit de l’électro-«iinant 10 et l’armature 11 de cet cloetro arrête le mouvement d’horlogerie.
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- Dès que le mouvement de rotation a cessé, les pôles de l'éleetro-aimant sont éloignés du fil par X’elïet du ressort l ifig. 2}; par suite le chariot tend à descendre par son poids le long de la monture e et à revenir à sa position initiale, Sa descente est d’ailleurs régularisée par le cylindre d portant les ailettes 16 et les freins cenIrifuges 18. Pendant le mouvement do l’appareil ce cylindre tend en effet à tourner moins vile que le cadre mobile e qui l'entraîne, 0/1 raison môme des dispositifs de freinage dont il est muni; par suite les fils r5 qui le relient au cadre s'enroulent jusqu’à ce (pie le couple dù à cette lorsion fasse équilibre au couple des efforts retardateurs et il en résulte un mouvement relatif du cylindre par rapport au cadre ; les fils souples r qui relient l'éleetro-aimant h la ligne téléphonique en passant dans le tube 5 et qui sont fixés à une de leurs extrémités sur le cylindre s’enroulent donc sur celui-ci pendant la marche de l’appareil. Au moment de l'arrêt, le chariot qui porte l’éleelro-aimant se trouve ainsi suspendu par ces fils et il ne peut descendre p" qu’eu faisant, tourner le cylindre; par conséquent ta chute du
- chariot peut, cire régularisée par les dispositifs de freinage du
- Les fils conducteurs /• dont il vient d’ètre question sont reliés par des fils r (lig. n à deux bornes isolées q portées par le cadre e, bornes reliées elles-mêmes à deux bagues s et l :fig. fi) contre lesquelles s'appuient deux balais u et v les faisant communiquer respectivement à deux autres bornes q” (lig. 5); à ecs dernières bornes sont attachés les fils téléphoniques r::.
- La figure y montre l’adaptation d’un Lelégraphone de ce modèle à un poste téléphonique, non dans le but d’enregistrer les messages envoyés à l'abonné de ce poste, le fil n’étauf pas assez long pour cela, mais dans le but de transmettre au poste appelant une courte phrase telle que « je suis absent et ne rentrerai que vers :> heures. » La figure 8 donne le schéma des connexions permettant à l’appareil de remplir ce lnil.
- Des deux fils de ligne aboutissant au poste, l’un 35 est relié directement, à l'appareil téléphonique par le fil 3b, tandis que l'autre 40 est fixé à deux des plots d'un commutateur 19 à trois directions. Quand ce commutateur est dans la position indiquée par Ja figure 8 le fil 4° est mis en communication avec l'appareil téléphonique par les plots 39 et 38 et le fil 3y , et le aphone est 'mis hors-circuit Si l’on tourne le commutateur de manière à le placer dans sa position moyenne, on rompt le circuit de ligne et on met en circuit avec le microphone du poste téléphonique l’un des enroulements d’une bobine d'induction fl dont l'autre enroulement (à gros fil; est relié au télégraphone; c'est, la position qui convient lorsque l'abonné veut enregistrer sur le télégraphone de soiuposle la réponse qu il se propose de faire aux correspondants qui l'appelleront ultérieurement.Enfin si l’on mol le commutateur dans la troisième position, l'enroulement à fil fin de la bobine U se trouve mis en circuit avec la ligne tandis que le poste téléphonique se trouve mis hors-circuit ; c’est la position que doit lui donner l’abonné du poste lorsqu'il s’absente.
- .Examinons successivement le fonctionnement du télégraphone quand le commutateur est dans la seconde et la troisième position.
- Pour la seconde position le microphone du posle téléphonique est, avons-nous dit,
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- isolé de la ligne et en circuit avec l'enroulement à fil fin de la bobine R. Par conséquent si l’abonné presse sur le bouton d’appel, le courant ne pourra actionner les appareils du bureau central mais traversera l’enroulement primaire de la bobine et développera dans l'enroulement secondaire un courant induit qui, par le circuit 20, 21. 22, 2‘î, 24, 20 excitera l’électro-aimant 22; l'armature 27 sera attirée, le levier 4» s’abaissera et formera en
- 28, 29 le circuit 28, 29, 3o, 3i, E, 10, contenant la pile E et l’électro-aimant 10 commandant la mise en marche de l'appareil; en même temps il fermera le circuit 20. 21, 32, 33, 34,*35 qui contient l’électro-aimant i du télégraphone. Par conséquent l’appareil se trouve ainsi mis en marche et les connexions se trouvent établies pour que lorsqu’on parle devant le microphone les sons soient enregistrées. Toutefois il faut encore, pour que les courants induits qui doivent exciter l’électro-aimant. /, ne se dérivent pas. dans le circuit 20. 21, 22. 23, 24, 25, que ce dernier circuit soit rompu ; c’est ce qui a lieu par l’interrupteur 28 qui, comme 011 le voit sur la figure r, est constitué par un bouton métallique réunissant deux fils circulaires huit qu’il est pressé par le chariot et qui par conséquent coupc le circuit dès (pie le chariot commence à monter. Lorsque ce chariot est arrivé au haut de sa course il rencontre, comme nous l’avons dit précédemment le taquet 14 cl celui-ci relève alors au moyen d'une cordelette, le levier 4'. que le ressort 17 maintient dans celte nouvelle position : le contact 28, 29 se trouvant ainsi rompu, l’électro-aimant de mise en marche 10 cesse d’être excité et son armature arrête le mouvement d'horlogerie; le chariot retombe cl. presse sur le bouton 23 qui referme le circuit 20, 21, 22, 23, 24, 25, la forme circulaire donnée aux extrémités des fils 22, a3, et 23, 24 que ce bouton est chargé de réunir, assurant la fermeture que soit l’azimuth du cadre mobile au moment de sou arrêt.
- Quand le commiilateur est placé dans la troisième position, le courant d’appel, lancé par un correspondant, voulant entrer en conversation avec l’abonné du poste qui.nous occupe, traverse l'enroulement primaire de la bobine il et par conséquent produit, comme il vient d’être expliqué, le mouvement du télégraphone. Les courants induits développés dans l’électro-aimant i circulent alors dans l’enroulement à gros fil de la bobine R et induisent à leur tour des courants qui vont actionner le récepteur du correspondant et reproduisent la phrase inscrite sur le télégraphone.
- Une dernière opération est encore nécessaire : l’effaçage de l’inscription. Pour cela on amène au moyen d'une clef les fils 3o et 33 en communication avec les plots extrêmes du commutateur figuré au-dessous de ces fils, puis on met en marche le télégraphone en met-
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- faillie levier du commutateur 19 dans sa position médiane et pressant sur le boulon d'appel. Le courant de la pilo E suit alors le circuit 10, 28, 29, 80, 38, 34, 24, 2a, 20, i, ,82. 31 E ; l'électro-aimant i se trouve ainsi traversé par un courant continu qui communique au fil une aimantation uniforme.
- i" Modèle pour inscriptions de longue, durée. — Dans ce modèle io fil est remplacé parmi ruban qui se déroule d’un tambour et s’enroule sur un second tambour en passant entre pôles de l’électro-aimanL inscripleur qui est alors fixe ; la longueurde fil dépend nécessairement de la longueur du message que Ton veut enregistrer.
- Les ligures 9 et 10 donnent une élévation et une vue en plan de ce modèle ; les figures 11 à 16 représentent plusieurs détails.
- L‘électro-aimant, iuseripteur 58 est porté par un ressort. 09 fixé à un étrier 07 assujetti sur le bâti rectangulaire! 42. Le ruban est enroulé sur les lambours 43 et 44 maintenus par les pivots 45. Le mouvement des lambours est obtenu au moyen d’un petit moteur électrique actionnant par une courroie la poulie à gorge sur l'axe de laquelle est mon Lé un galet entraînant par l'rollemenL l'une des roues 49 0,1 5o montées sur les axes des lambours 44 cL 4-3- Le contact du galet avec! l'une ou l'aulee de ces roues est obtenu en déplaçant légèrement l'axe de la poulie motrice au nioveii d’un excentrique commandé par le levier 5i portant une manette 5a servant à le mouvoir, et une pièce 55 munie d’un doigt 53 servant à le fixer en face des encoches 55 ou 06. Mais comme pour l’enroulemenj du ruban sur 1 un ou l'autre tambour, la roue 49 doit tourner dans le sens dos aiguilles d’une montre Laïulis que la roue 5o doit tourner dans le sous opposé, le déplacement du galet 4& ne suffit pas pour
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- produire', le mouvement voulu do oos roues ; il faut encore changer le sens de rotation de ce galet. Pour cela le levier 5i porte deux ressorts isolés reliés au moteur < ’ L appuyant sur des segments métalliques placés derrière le levier; ces segments .sont au nombre de trois et celui du milieu est relié à l'un des pôles de la source d'électricité alimenta nt le moteur tandis que les deux extrêmes sont reliés à l'autre pôle ; de la sorte quand on fait passer le levier ou de la position représentée par la ligure 9 à la position symétrique de celle-ci par rapport à la verticale, le courant se trouve renversé dans le moteur et le sens du mouvement du galet 48 se trouve par suite changé.
- L’arrêt de l'appareil s'effectue' automatiquement quand le ruban a presque entièrement passé devant l’éleetro-aimant. Dans ce but un evlindre 60, fixé à l’extrémité d’un levier pivoté en (Si, est appliqué au moyen de ressorts contre, chacun des tambours; dès que les spire,s du ruban forment une épaisseur* plus grande que la profondeur de la rainure où elles s’enroulent, le evlindre est. repoussé, le levier qui le porte vient presser un ressort 81 placé derrière lui et le circuit, d'alimentation du moteur se trouve ainsi rompu. Pour empêcher qu’au moment Fi#. 12. — de l'arrêt du tambour meneur, le tambour mené continue à tourner par l'effet Relais de Je la vitesse acquise, un frein 62, commandé par le levier de changement màrrî °n 1Iiarc^e 51, appuie constamment sur le tambour.mené.
- • L'appareil comprend encore deux autres organes : un relais 72 (fig. 9, 10
- et 12} et un conjoncteur électromagnétique 67, 96 avau: mouvement d'horlogerie 68 ilig. 9, 18. 14 et i5). Ces deux org-anes ont pour but de permettre la mise en marche de l’appareil, par un courant électrique envoyé d’un autre poste el de maintenir cette marche pendant un certain temps, par exemple trois minutes, durée ordinaire d’une conversation téléphonique. Pour cela le courant du poste téléphonique appelant traverse la bobine r-z de, l'électro-aimant du relais et son armature ferme un circuit local dans lequel est intercalé l’électro-aimant 67 du eonjoneteur ; l'armature 69 de cet électro-aimant, pivotéo <01 90, est. alors attirée et cette attraction amène la pièce métallique 96 do celte armature entre les balais 9a, fermant ainsi le circuit du moteur électrique qui commando l’appareil. Celui-ci se trouve alors mis en marche, mais comme le mouvement de l'armature 69 coupe le circuit de son élecLro-atmanl 67 il faut qu'un dispositif mécanique maintienne l’armature dans sa nouvelle position malgré le ressort, visible sur la figure 9, qui tend à la ramener dans sa position primitive ; c'est ce que fait la roue dentée 68, montée sur le mouvement d’horlogerie et. sur laquelle un ressort 70 appuie un cliquet 71 pivote sur l'armature 69 : tant que cette armature est éloignée du noyau de l’électro-aimant qui la commande le cliquet 71 appuie sur le fond d’un des encoches de la roue 68 (lig. i4); mais dès que l’armature est attirée, la roue, dégagée, se, met à tourner el maintient l’armature dans sa nouvelle position (lig. ij) pendant tout le temps qu'une dent de la roue reste au-dessous du cliquet. Au bout de ce temps, l’armature s'éloigne de l'électro-aimant sous l'action du ressort dont il a été question et le cicruit d’alimentalion du moteur sc trouve rompu. On peut d’ailleurs laisser ce circuit fermé aussi longtemps qu'on le veut en
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- Fie. 11. — Détail.
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- arrêtant le mouvement d’horlogerie pendant que le cliquel 71 est maintenu parla roue 68 de ee mouvement ; pour cela, il suffit de déplacer de droite à gauche le bouton du levier G4 (fig. i3), pivoté en 63 et portant une lame 65 qui arrête la roue d’échappement 66 du mouvement.
- Voyons maintenant comment on utilise l'appareil dans un poste téléphonique pour enre-
- M 1, 9!r _______ gistrer automatiquement les
- messages téléphoniques en-
- 3voyés à ce' poste. Le schéma des connexions représenté par la figure 16 montre que l’on a encore le commutateur à trois directions 19 et la bobine d’induction II dont il a été question à propos du modèle pour inscriptions de faible durée. Par conséquent quand ce commutateur est disposé de façon à réunir les deux plots extrêmes de droite
- avec télégraphono.
- l'enroulement à fil fin de 3a bobine d’induction so trouve en circuit avec la ligne téléphonique 35, 4° <‘t le le courant d'appel envoyé au poste téléphonique, considéré induira dans l’enroulement à gros lil des courants qui, par le circuit 20, 21, 91, 92, ?4, ?-5 feront fonctionner le relais 72; une dérivation 93, 73, 67, 94 prise sur le circuit d’alimentation du moteur se trouvera fermée et l’armature 69, attirée par l’électro-aimant 67, fermera on 96, 9a, le circuit du moteur 97, en même temps qu’elle supprimera, par un dispositif mécanique non figuré, le eoulaet 73. L’appareil se mettra donc en marche elle ruban 80 pourra enregistrer les (murants induits dans R par les courants téléphoniques et amenés à l’éleetro-aimant 58 par le circuit ai, 91, 58, 99, 98, 100, 92, 24 que l’armature 69 a fermé en 98.au moment de son attraction {'). Des connexions non figurées sur lo diagramme mais faciles à imaginer permettent d’ailleurs de faire passer dans l'électro-aimant inseripLeur un courant continu pour effacer l'inscription reçue (2).
- Applications diverses iut téléutupiione. — Le télégraphone parait se prêter, avons-nous dit en débutant, à de multiples applications dans le domaine de la téléphonie. Nous
- tcur pouvant passer dans la dérivation 91, 72, 92 contenant le relais commandant la mise en marche ; il faut
- modèle* Les deux appareils sont alors reliés aux bornes ai et ü.j,' et leur utilisation se fait de la manière suivante :
- mouvement le petit appareil et prononce devant son microphone une phrase, telle que celle-ci : « Je ni’atisenle pendant quelque temps mais vous pouvez cependant me transmettre ee que vous aviez à me dire, mon appareil
- droite pour que les deux télégraphones soient mis en marche par l'appel d’un correspondant quelconque. I.e
- gè conformant ;i cette réponse, transmettra son message qui sera enregistré par l’appareil grand modèle.
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- venons d’en signaler quelques-unes ; autres non moins intéressantes nou quelques semaines M. Marinovitch à vue d'étudier le télégraphone, l’oulsen
- i° Rev forcement des sons téléphoniques. — I. une intensité de l’ordre de grandeur des sons Pour certaines applications on peut désirer avoir de imaginés par AI. Poulsen permettent d’obtenir ce résultat.
- l'occasion de la description de l’appareil ; quelques sont indiquées par un rapport qu’écrivait, il y a ’on retour d'un voyage à Berlin fait spécialement en Examinons-les successivement.
- par le lélégraplione ont eepteurs téléphoniques, ntenses. Trois dispositifs
- Le premier dispositif consiste à prendre une série de n fils parallèles Jlig. 17) animés d'un mouvement de translation entre les pôles des électro-aimants A, n, a', b, b',..., «, n' et rv rv n ..., rn. L'électro-aimant A fait partit; d’un eireuil contenant le microphone devant lequel on parle ; les électro-aimants a, rt',..., Fig. 17. - Premier dispositif de renforcement
- n, n sont groupés en tension deux à deux : <1<>s so,,s'
- les électro-aimants r,,..., r„. sont reliés en série avec un récepteur téléphonique R. L'impression magnétique produite en un point du fil 1 par l’électro-aimant A, passe successivement devant les électro-aimants a. h, c, ..., n et induit dans leurs bobines des courants qui, par les électro-aimants correspondants a!, b\ n', produisent des impressions magnétiques sur les fils 2, 8, ..., n. Toutes ces impressions ou taches magnétiques arrivent
- en meme temps devant les électro-aimants a, r<.......rn et induisent dans leurs bobines des
- forces cleetromotriees qui s’ajoutent pour mettre en action le récep Leur téléphonique. Le
- ' C
- Le
- l'élo
- m
- d dispositif 110 comporte que deux fils (fig. 18) glissant entre les pôles de Iro-aimant inseripteur A et des électro-aimants a, a!, b, b',..., n,ri reliés deux à a h n deux en série. Chaque 'tranche magnétique produite
- — par A'donne, en passant devant les électro-aimants a,
- —* b. .... n, des courants induits qui, par rinternié-
- yj _____Second dispositif de renforce diairc des élcclro-ainiunls correspondants a', b', .... n\
- ment des sons. modifient l’aimantation d’une même tranche du second
- fil. L’aimantation de cette tranche subit ainsi une variation plus grande que la variation produite dans l’autre fil par A ; -par conséquent lorsque le second fil passera devant les pôles do l’électro-aimant reproducteur il donnera un son plus intense que celui obtenu avec l’emploi d’un seul fil.
- Quant au troisième dispositif il est basé sur un autre principe : augmentation de la force électromotrice des courants induits dans l’électro-aimant reproducteur en augmentant, la vitesse de déplacement du fil. On peut obtenir ainsi un renforcement considérable ; ainsi en donnant au fil une vitesse linéaire de 3o m : sec environ un son émis à voix basse devant le transmetteur microphouique est reproduit par le récepteur téléphonique avec une intensité si grande qu'il esl alors désagréable de tenir le récepteur collé à l'oreille.
- s devant lo mil évident qu’il s é que le son tr
- ophono
- reproduction avec un télégrapho • fils égal à k* pour que le son s.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXIII. — N° 24.
- •>:J /{riais et multiplicateur téléphonique. — O pr immédiatement la solution d’un jmddéme des plu temps : la construelu
- phoniques, l’uppareil <
- 3" Téléphouii ssibilité de tra
- uultiple
- mlliple.
- . faire
- édé de renforcement des sons dorme importants et cherché depuis lono-. d'un relais téléphonique.
- La ligure 19 indique schématiquement la disposition d’un tel appareil. En T est Je tambour tournant sur lequel est enroulée, la bande d’acier; en A l'électro-aimant inscrip. tour, en série avec le microphone M; en «, é, «, l08 électro-aimants reproducteurs respectivement reliés aux récepteurs t, jq G, donnant des sons dont le renforcement dépendra de la vitesse linéaire de la bande d'acier; enfin en R un électro-aimant efïaceur parcouru par un courant urs continu.
- Comme on peut mettre plusieurs électro-aimants reproducteurs et relier à chacun d’eux plusieurs récepteurs félé-litue en même temps un multiplicaleur téléphonique.
- — Une autre application non moins importante résulte de la simultanément deux ou un plus grand nombre de conversations i-dire de réaliser la téléphonie
- .dre le
- même
- principe supposons qu ubans d’acier A et A' (fig. 20) se déplacent avec 1 pôles de deux électro-aimants ci série avec le transmetteur microphonique devant lequel 01 parle. Si les électro-aimants sont identiques les variations Fig. 20.
- d’aimantation produites dans les tranches correspondantes ‘
- des deux rubans seront égales et, si l’on suppose que ces deux rubans étaient également et uniformément aimantés, leur aimantation en chaque point après leur passage entre les pôles des électro-aimants pourra être représentée par deux courbes identiques a h. a' b' (fig. nu). En reliant les électro-aimantsà an récepteur téléphonique et en faisant passer devant
- eux les bandes aimantées, 011 obtiendra la reproduction des paroles prononcées devant le microphone, les orees électromolrices induites dans chacun [des électro-aimants s’ajoutant. Mais on voit immédiatement qu’en changeant les connexions des deux cleotro-aimanJs EE', les forces électromotrices se 'compenseront el le téléphone récepteur restera muet.
- Laissons les connexions des électro-aimants dans le nouvel élat, relions ceux-ci au microphone transmetteur et parlons devant ce microphone. Les deux électro-aimants produiront maintenant dans les rubans des variations d’aimantation de sens contraires et si ces rubans étaient, uniformément aimantés avant leur passage devant les électro-aimants, leur aimantation après le passage serait représentée par la courbe cd pour 1 un et par la
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- courbe symétrique ddJ pour l’autre. Dans ces conditions si l’on relie aux électro-aimants un téléphone récepteur, le téléphone reproduira les paroles prononcées devant le transmetteur tant que les connexions des électro-aimants restent ce quelles étaient au moment de l’inscription, mais ce téléphone reste muet si l'on change ces connexions car les forces électromotrices induites se compensent alors.
- Nous avons supposé que les deux inscriptions précédentes se faisaient sur des bandes unilormémcnt aimantées. Supposons maintenant que l'on superpose les deux inscriptions. Alors l’état magnétique de chaque ruban sera la résultante des états magnétiques dus à chaque inseripleiir séparément; pour l’un des rubans il sera représenté par ef pour l'autre par e'f. Si l’on fait passer les rubajis ainsi aimantés devant les électro-aimants connectés comme ils l'étaient lors de la première inscription les forces éleetroinotrices développées, proportionnelles aux ordonnées de efeI: de ei f\ s’ajouteront et donneront une force élec-tromolrice résultante proportionnelle à la somme des ordonnées de ef eide e'f\ c'est-à-dire au double des ordonnées de ab \ le téléphone récepteur reproduira donc les paroles prononcées en premier lieu. Pour des raisons semblables ce téléphone reproduira les paroles prononcées en second lieu si l’on connecte les électro-aimants comme ils rotaient an moment de la seconde inscription.
- On a donc ainsi un moyen de reproduire à volonté l’une ou l’autre des deux inscriptions superposées. Pratiquement il n’est même pas nécessaire de prendre deux rubans ; un seul suffit et. les deux électro-aimanls sont, placés l’un devant l’autre. Un même point du {il reçoit alors, pour chaque enregistrement, deux impressions correspondant, à deux sotis prononcés à un intervalle de temps égal à celui qui. met ce point pour passer d’un électro-aimant à l’autre ; la superposition de deux enregistrements donne donc lieu à la superposition de quatre impressions magnétiques, ment devient alors plus difficile à explique qu’avec la disposition théorique envisagea mais on en conçoit néanmoins la possib lilé.
- Le procédé n’est d’ailleurs pas limité au eus de deux enregistrements. On peut en eifet enregistrer sur une même bande un nombre quelconque n de conversations à conditions de trouvera groupements d’élee-tro-aimants tels (pie chaque groupement lancées par les a—i autres groupements i'1).
- La ligure 2 a montre schématiquement le dispositif imagi lisor la téléphonie duplex en partant de ces principes. Deux conférence de bagues en acier, tournent dans le sens des 11 ment égales mais sans qu’il soit besoin de réaliser le synch poste P deux groupes d’éleclro-aimaiils A et H sont places f
- • M. Poulsen pour réa-is S, garnis à leur cir-i des vitesses sensible-e des mouvements. Ait rd de la bande d’acier.
- (Ç) Il est évident que les combinaisons deviendront d’autant plus compliquées que le nombr sé sera plus grand. ,
- Pour trois enregistrements, la chose est encore assez simple et s obtient au moyen de trois cctroaimants disposés comme il suit :
- P1' gr. : D.D.D.D, a® gr. • S.S.D.I). 3e gr. : D.S.D.&
- 1> 1
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- Chacun de ces groupes se compose de deux électro-aimants dont les enroulements sont combinés de façon à produire les efFets de totalisation ou de différenciation exposés plus haut. Au poste P' les mêmes dispositions se trouvent reproduites en A' et B'. L'installation est complétée par des électro-aimants elïaeeurs D et D' et par les électro-aimants C et C reliés aux fils de ligne.
- On voit combien sont importantes les applications que peut recevoir le télégraphone .Poulsen rien que dans le domaine de la téléphonie.
- N’ayant pas pu nous rendre compte jusqu’ici de leur possibilité, nous ne saurions nous prononcer à cel égard, mais M. Marinovitch qui, à Beidin, a pu suivre quelques-uns des essais de M. Poulsen, n’hésite pas à émeltre l’opinion suivante :
- « Après avoir assisté aux expériences que nous venons de décrire et avoir examiné les brevets de M. Poulsen, notre opinion est que l’on se trouve en présence d'une des plus belles inventions dans le domaine de la transmission de la parole. Qu’il s'agisse d’applications similaires à celles des phonographes, ou d’applications purement téléphoniques, l’invention de II. Poulsen, que les spécialistes allemands les plus éminents n’ont pas craint de qualifier de géniale, ouvre un champ nouveau et très étendu. »
- J. Blokdin.
- LES COURANTS DE CAPACITÉ
- DANS LES LIGNES POLYPHASÉES SYMÉTRIQUES ET LEUR REPRÉSENTATION GRAPHIQUE
- Les phénomènes de capacité, dont les lignes aériennes ou souterraines sont le siège, prennent une importance toujours plus appréciable à mesure que l’on emploie des voltages plus élevés ou on d’autres mots à mesure que l’on transmet l'énergie électrique à de plus grandes distances.
- On sait en effet que le courant de charge d’un condensateur soumis à une tension sinusoïdale est, toutes conditions égales, proportionnel à la tension, à la capacité et à la fréquence, son expression étant :
- I, — UTT/iVC
- Jusqu’à présent, ces phénomènes de capacité ont pu être totalement négligés dans le calcul des lignes aériennes, parce que les voltages et les distances de transmission rt’élaient pas suffisantes pour leur donner une importance appréciable. Mais les expériences exécutées en Amérique t‘cs dernières années, ont montré que l’énergie électrique pouvait être Lransmise industriellement par lignes aériennes à la tension de 4° 000 volts, et d'importanls essais semblent indiquer que ectte limite pourra, sans grandes difficultés, être reculée jusqu’à 5o 000 et 60000 volts, ce qui permettrait d’augmenter ainsi considérablement la distance à laquelle l'énergie électrique peut être avantageusement transportée.
- Avec de tels voltages et de telles distances, les phénomènes de capacité peuvent devenir non seulement très appréciables, mais importants dans les transmissions de l’avenir, particulièrement aux heures où l’énergie transportée 11e sera pas considérable.
- Dans ce cas le courant de charge de la ligne peut devenir une fraction très notable du courant qui transmet la puissance.
- Dans les canalisations souterraines, et particulièrement avec les câbles, ces phénomènes
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- sont beaucoup plus sensibles, comme on sait, par suite de la grande capacité de ce genre de canalisations. Aussi, les perturbations importantes qui en résultent ont-elles été signalées et étudiées depuis fort longtemps. Mentionnons seulement la combinaison de la capacité du câble avec la self-induction du réseau, pouvant donner lieu à des phénomènes de résonnance, qui ont pour effet d’élever le potentiel en certains points de la canalisation et d’occasionner parfois des ruptures d’isolation. Citons également le défaut apparent d’isolation d’un câble parcouru par des courants alternatifs 'impédance d'isolement) et les dangers physiologiques qui en résultent, meme dans le cas d’un contact avec un seul des conducteurs d’un réseau parfaitement isolé.
- De même qu’011 tend à élever toujours davantage la tension des lignes aériennes, de mémo la technique de la fabrication des câbles qui n’avait guère osé dépasser 10000 volts semble avoir réalisé de grands progrès. Aussi voit-on plusieurs maisons annoncer des câbles pouvant supportex» des tensions de 20000 volts.
- Si ees câbles supportent les à-coups provenant des effets de résonnance, ils permettront dans bien des cas. de relier directement la ligne aérienne aux usines de distribution placées généralement au centre même des villes, et rendront ainsi de grands services.
- Mais comme pour les lignes aériennes il importe de remarquer qu'à mesure qu’on augmente la lension. les courants de charge du câble prennent une importance plus' considérable. 11 est donc d’un intérêt très actuel, soit au point de vue des lignes aériennes, soit à celui des câbles, d’étudier en quelque sorte industriellement le fonctionnement des lignes et canalisations polyphasées, en ce qui concerne ces courants de charge.
- Dans un précédent article (voir L’Éclairage Électrique, 20 janvier 1900} j’ai montré comment la méthode graphique permellail de se rendre compte des effets de capacité dans les câbles polyphasés concentriques avec points neutres à la terre.
- A ce propos, j’ai cm utile d'insister sur les réserves qu’il convenait.de faire, relalivemont à l’exactitude des résultats obtenus en substituant à la capacité uniformément répartie, un ou plusieurs condensateurs branchés entre les différents conducteurs.
- En traitant aujourd’hui le cas des câbles polyphasés non plus concentriques, mais symétriques, je me dispenserai de revenir sur cette question, renvoyant donc le lecteur à l’article déjà cité.
- Câbles polyphasés symétriques (J). — I,es câbles concentriques, comme nous l’avons fait, remarquer, tendent de moins en moins à être employés pour les hantes tensions. Ils ont l’inconvénient de présenter généralement une grande capacilé et d’introduire une dissymétrie entre les courants des diverses phases, comme cela résulte des diagrammes que j'ai donnés. Par contre, ils ont l’avantage théorique de supprimer toute action inductive sur les conducteurs voisins et particulièrement sur les conducteurs téléphoniques.
- Les câbles symétriques, tout en présentant une moindre compensation pour les effets d’induelion, sur des conducteurs très rapprochés, n’offrent pas les mêmes mêmes inconvénients et sont généralement plus résistants comine isolation. Nous allons donc les passer en
- Lorsqu’on envisage des courants alternatifs industriels, 011 peut supposer que les variations de tension sont toujours suffisamment lentes pour que. l’équilibre électrostatique, soit, à chaque instant du régime permanent, considéré comme pratiquement atteint. Celle supposition permettra d'appliquer les équations de l’équilibre électrostatique au cas de lignes ou de câbles soumis à des tensions polyphasées.
- (U Voir :i ce sujet : Compta rendus de l'Académie des sciences. S.'ance des 12 mers et 21 mai 1900. Ecl. L'ieet.
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- D'une façon générale, si l’o qui les entoure complètement.
- suppose n conducteurs enfermés dans
- ™ut=c‘“i+7>.ui
- e armature (o)
- ï?-o Yiu Y».» ètajiL les coefficients de capacités (toujours positifs).
- yn j yOÎ.y„_,„ les coefficients d'induction électrostatique (toujours négatifs).
- Comme l'armure enveloppe tous les autres conducteurs, on aura de plus :
- > 0 - - (>1 + T-».a + Yi.i = — (yi.o + ti j +
- Mais les équations générales peuvent être considérablement simplifiées. En effet, dans tous les exemples qui suivent, nous supposerons que l'armure du cable esL à la terre, c'est-à-dire au potentiel e0 = o.
- En outre, comme tous les conducteurs intérieurs sont soumis à des tensions polyphasées sinusoïdales on aura :
- Cette supposition fera donc disparaître immédiatement un certain nombre de termes.
- Si, de plus, tous les conducteurs intérieurs sont placés symétriquement par rapport à
- et il en résulte immédiatement m0~o, c'est-à-dire que la somme algébrique des charges qui recouvrent intérieurement l’armature est à chaque instant nulle. Ceci suppose naturellement qu'il ne se trouve nulle part un défaut d’isolation susceptible de rompre la symétrie.
- Considérons maintenant le cas d'un câble monophasé (fig. î).
- Les conditions qui simplifient les équations générales seront :
- Elles deviendront :
- Ces formules nous montrent qu'au poinL de vue du courant de charge, on peut remplacer les effets complexes résultant de la capacité du câble par l’action de deux condensateurs schématiques de capacité — y^) branchés entre chaque conducteur et
- l’armure (fig. a)-
- Comme tout est supposé symétrique au point de vue de la capacité et de l’isolation, le schéma du réseau qui servira de hase à la construction du diagramme de fonctionnement -sera représetilé (fig. 3). Les points O et O', si la symétrie était parfaite; seraient alors au potentiel zéro et pourraient sans inconvénient être mis à la terre par des conducteurs OT et OT, et ces conducteurs ne seraient parcourus par aucun courant ; ce qui n’est pas le cas avec les câbles concentriques.
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- Au lieu de considérer la tension entre chaque conducteur et la terre, on pourrait également envisager la tension entre les deux conducteurs laquelle est e —e,— c2 soit en tenant compte des signes c = ac,.
- Dans ce cas on aurait recours au schéma équivalent jfig. 4) et l’on verrait que le système équivaut à celui d’une cascade de deux condensateurs C' branchée directement entre les deux conducteurs.
- La capacité de la cascade étant C"= -?11 ~ |'1, —.
- Les résultats numériques seraient naturellement les mômes.
- Nous n’avons par jugé utile de résoudre le diagramme pour le câble monophasé, ce mode de construction étant absolument identique à celui du cas suivant.
- Câble biphasé 4 conducteurs (fig. 5).
- Les conditions qui simplifient les équations générales sont :
- Los équations générales deviennent :
- Ces relations nous montrent qu'au point de vue du calcul des courants de charge.
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- l'ensemble des effets .d'induction électrostatique qui s'cxcercent entre les divers conducteurs et l’armure équivaut à celle de quatre condensateurs schématiques (fig. 6) de capacité
- Fiy. 5, 6, et 7.
- C' = (y,., — yr5) branchés entre chaque conducteur et l’armure. Le schéma du réseau devient alors dans une première approximation (fig. y)'cl la construction du diagramme pour l’une des phases sera donnée ligure 8.
- riff. fi.
- Construction du diagramme. — Nous n’effectuerons cette construction que pour un seul des conducteurs, la marche étant identique pour chacun des trois autres :
- B1Oi = P, tension à l’arrivée j ^
- *Vh = -yr-! **7*7
- 1 wC ^___________
- j_ ])1T = 1’ courant de charge
- ;] w,
- En effectuant la même construction pour le conducteur r>, on'obtient le diagramme de fonctionnement de la première phase (fig. 8).
- Le diagramme relatif à la seconde phase (conducteurs a et. g) serait identique, mais placé à 9°°*
- Câble triphasé (fig. 9). — Les conditions qui simplifient les équations générales seront :
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- Les équations générales deviennent :
- Au point de vue du courant de charge lo eàblo peut être remplacé parle schéma figure ro el par un réseau analogue à ceux des figures 3 et 7 et dans lequel :
- C' = (Yjil_ïia)
- On voit donc que, le problème du courant de charge d’un câble symétrique mono, bi ou triphasé peut être résolu si l’on connaît le coefficient de capacité d’un des conducteurs el le coefficient d’induction électrostatique do deux conducteurs.
- Détermination des coefficients de capacité et d'induction électrostatiques des cables symétriques. — Le calcul dos coefficients de capacité et d'induction ne peut être effectué que dans des cas très simples, celui des câbles concentriques par exemple ou des lignes aériennes pour lesquelles le diamètre des conducteurs est. toujours petit relativement à la distance qui les sépare entr’eux ou du sol. Mais dans le cas des câbles, la distance des conducteurs étant du même ordre que la dimension de leur section, le calcul devient presque impossible dès que le nombre des conducteurs dépasse deux.
- En outre, il est rendu plus complexe encore par le fait que l’on se trouve souvent dans le cas d’un diéleevjque hétérogène, par exemple figure ir.
- Mais si ie calcul présente des difficultés, l'expérience est relativement simple.
- Lorsqu'on ne dispose pas de tensions polyphasées permettant de mesure!' directement le courant de charge el. d’en déduire la capacité (7 on peut employer le dispositif figure 12 basé sur l’emploi du galvanomètre balistique, ce dispositif permet de déterminer (7, môme par une seule mesure, une fois le galvanomètre étalonné.
- La figure 12 représente le cas d’un câble triphasé cc ; G est un galvanomètre balistique à deux bobines identiques el symétriquement placées.
- Le conducteur 1 peut-être mis en rapport avec J’un des pôles do la pile à travers l’une des bobines du galvanomètre et cela au moyen de la clef P.
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- L'autre pôle de la plie est relié aux {mires conducteurs et à l’armure ; la seconde bobine du galvanomètre balistique étant intercalée entre le conducteur 2 et la pile.
- A l'instant où l’on presse la ciel' P un courant d'électricité positive charge le conducteur 1 d’une quantité ni1 = y,., V ; V désignant la force électromotrice de la pile. En même temps un.courant d'édectricité négative —7NJ = y1.2 V traverse la seconde bobine du galvanomètre et va charger par influence le conducteur 2. Si Ton a eu soin do coupler les bobines du galvanomètre de façon que les actions des deux courants d'électricité s’ajoutent pour donner l'impulsion à l’aiguille, on aura en désignant paro l’arc d’impulsion :
- Il était intéressant^de savoir quelle pourrait être approxi uialivement la valeur de G' pour les câbles à haute tension employés actuellement dans l’induslrie.
- Je dois à l’obligeance de M. Revillod, ingénieur à la Société française des câbles Berlhoud Borel, à Lyon, de précieux renseignements sur la capacité de trois câbles triphasés à haute tension que cette importante maison a construits récemment.
- Tension normale.................................
- Sertion d’une corde.............................
- Diamètre d’une corde............................
- Longueur du câble...............................
- d’une pari et Vavmurc d’aulrc pari............
- lijfij inju
- io 000 votls
- i3,85 mm
- 18 mm 18 mm
- opi8a MF Ct = o,3i-4 MK C, = 0,ao1 >IP
- o,i43 MK Cs = c>,i6fiMF Ci = 0,095 MF
- Des données précédentes, il. est possible de déduire par le calcul la valeur de la capacité G' du condensateur schématique.
- Mais d'abord, îl convient de remarquer que les imparités G, et G,, telles qu'elles ont été mesurées, correspondent précisément aux coefficients de capacités G, — y01(J- et C2 — y,., rapportés au km.
- D'autre part, comme l'armure entoure les trois conducteurs, 011 a pour la première expérience :
- C1 “ (ï<u " TD.1+ yo;
- et comme les trois conducteurs sont identiques et symétriquement placés ya._ <J’ou :
- c.
- T«.i =--y--
- Dans la seconde expérience, on a :
- et pour les morne s raisons que précédemment :
- c2 = — (y M+TU + Tl-O*
- on a par raison de symétrie y,.,=yJ.8. En remplaçant yri) par sa valeur
- D'autre part,
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- déduite de la première expérim
- on a donc :
- C8
- Enfin la eapacité du condensateur
- on aura finalement :
- malique étant : (ïia-Y*.0
- Les coefficients de capacité et d’induction électrostatiques, rapportés au kilomètre, sont donc, pour les trois câbles :
- 0.282 MK
- 0.143 >
- - o.094 »
- On voit, clone que c’est la mesure de y,., qui se rapproche le plus de In valeur (]', mais qu’elle est un peu trop faible.
- En résumé, il nous a semblé que la notion de la capacité apparente G' d’un conducteur de ligne, pouvait être de quelque utilité dans l’étude des courants de charge des canalisations polyphasées symétriques.
- Elle nous a permis, en effet, de simplifier considérablement les constructions graphiques puisque par son emploi l’ensemble des phénomènes de eapacité agissant sur I’uti quelconque des conducteurs se trouve groupe en un seul terme;.
- Il importe également de remarquer que cette notion, appliquée spécialement ici aux canalisations souterraines, convient aussi aux lignes aériennes symétriques, les coefficients d'induction électrostatique de chaque conducteur de ligne avec le sol étant pratiquement les mômes, dès que la ligne est à quelque distance du sol.
- En second lieu, la notion de capacité apparente d'un conducteur de ligne polyphasée, dont nous avons fait ici l'application aux ligues mono, bi et triphasée, seules employéesdans la pratique, peut être étendue au cas de courants sinusoïdaux n phases.. Elle permet également de traiter analytiquement, avec une, grande simplicité, le problème de la répartition des tensions et des courants, en régime périodique établi, le long d’une ligne polyphasée symétrique présentant de la eapacité et de la self-induction uniformément répartie. Mais celte question d'un intérêt plus théorique a fait l’objet d'autres communications ; nous
- C. E. Glyk.
- 1900. — Arch. des Sc. ph. et
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- SUR LE ROLE DES RÉGULATEURS DE VITESSE
- DAX S LA MARCHE EN VARALLÈLE DES ALTERNATEURS
- Dans un article précédent (voir Eclairage Electrique du 17 mars 1900), je posais en principe que l’état de synchronisme imposé à un ensemble d’altcrnaLeurs fonctionnant en parallèle ne laissait aux régulateurs de vitesse aucune liberté d'aclion individuelle permettant de faire varier la répartition des charges par la seule action des rhéostats de champ. J'en déduisais cette conséquence que la puissance effectivement développée par chaque unité génératrice demeurait indépendante de son taux d’excitation, abstraction Jaile d’un réglage mécanique opéré en dehors de toute action du régulateur automatique do vitesse, tant que le potentiel est maintenu constant aux bornes du réseau commun de distribution.
- Une critique a été opposée à cette assertion. Elle est basée sur ce l'ait que les conditions de marche au couplage n’excluent pas la possibilité de variations momentanées des vitesses individuelles: variations qui seraient de nature à rendre pendant un temps limité, mais appréciable, leur liberté d’action aux régulateurs.
- Au premier abord, il.peut sembler paradoxal de dire que la puissance développée par un alternateur au couplage ne varie pas lorsqu’on modifie l'excitation de ses inducteurs. Mais on se rend facilement compte de la possibilité théorique de ce fait, si l’on considère qu’il, est, non pas évident, mais tout au moins concevable à priori que toute variation du champ inducteur puisse modifier, en mémo temps que la grandeur numérique de la force électromotrice induite. la phase de celte force électromolrieo : celte double action pouvant s’opérer de telle sorte que le produit El cos ou reste constant, quelle que soit E.
- Pour préciser maintenant la portée de la critique ci-dessus, considérons Je cas où, en passant, d’une louche à une autre du rhéostat de champ, on vient à augmenter instantanément la force électromotrice induite initiale. A cet instant précis, il y a accroissement du couple résistant : et comme aucune action 11e s’est encore produite qui soit de nature à modifier la valeur initiale du couple moteur, l’équilibre dynamique sera rompu: il se produira un ralentissement, de l’alternateur, et par suite un glissement, en arrière de son calage primitif, glissement, qui persistera jusqu’à ce l’équilibre dynamique soit de nouveau
- Cette dernière condition peut se trouver réalisée de deux manières : soit que le glissement ait décalé en arrière la phase de la force électvomotrice jusqu’à ramener le couple résistant à une valeur exactement égale à sa valeur primitive, soit qu’il ait, en môme temps, produit un accroissement du couple moteur en mettant enjeu l'action du régulateur automatique do vitesse de la machine motrice.
- Or, dans la théorie élémentaire qui fait l'objet de l’article mentionné, je n’ai considéré que le premier cas, excluant de la sorte implicitement toute efficacité du régulateur dans de semblables conditions, J’estime en effet qu’une variation momentanée de vitesse, comme celle qui se produit au cours du glissement, tu: saurait être corrigée utilement par les régulateurs en usage ; j’ajouterai que, non seulement il n’est pas à souhaiter que ces organes possèdent la sensibilité et la rapidité d’action qui les rendraient aptes à intervenir dans ce but, mais qu’il est au contraire de la dernière importance qu'ils demeurent soustraits à toute influence de ce genre.
- La raison en est simple. L’action synchronisante qui s'exerce d’un alternateur à l'autre
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- est identique comme effet à celle d'un régulateur de vitesse rigoureusement isochrone. Elle doit, seule, suffire au mainlien du synchronisme, cl aucun régulateur de vitesse, si parfait qu’il lut. ne saurait lui suppléer Cet organe est donc, à ce point de vue spécial, inutile, cl. il n’y a de ce fait aucun inconvénient à ce que sa fonction ne n'exerce pas dans ce cas particulier. liais il est, de plus, nécessaire et meme indispensable qu’il en soit ainsi. Car la superposition de doux actions régulatrices. Tune électrique, l'autre mécanique, ne forait, dans le cas général, qu'apporter un très-grave élément de trouble dans la stabilité de la marche, par suite des effets de résonnance qui en résulteraienl. Ceci est un fait d’ordre général et suffisamment connu pour qu’il n’y ait pas lieu d’y insister : mais il emprunte une gravité exceptionnelle aux conditions spéciales qui régissent, le maintien du synchronisme dans la marche en parallèle des alternateurs, car la désynchronisation n’a pas de cause plus Iréquenfe que les effets do ec genre, dont la conséquence est l’établissement d’un état oscillatoire d’amplitude susceptible de s’accroître jusqu’à dépasser la limite angulaire de stabilité.
- Il y a d'ailleurs lieu de noter que cet état existe normalement, du fait de la variation du couple moleur, toutes les fois que la machine motrice possède un mouvement alternatif. Il y a là une cause permanente de trouble, inévitable avec l’cmploi des machines à vapeur, mais qui, considérée isolément, peuL et doit être d’une importance très-rcslreinl.o si les conditions de fonctionnement de l’ensemble ont été convenablement étudiées. Par contre, il cesse d’en être ainsi, dès qu’intervient un effet de nature à renforcer la tendance au mouvement pendulaiie : et c’est précisément un effet de ce genre que pourrait produire un régulateur assez sensible pour obéir aux impulsions qui lui seraient communiquées par les variations de vitesses ducs à cette cause : variations qui sont de même ordre de grandeur que celle considérée plus haut.
- A l'Usine Centrale du Secteur de la rive gauche de Paris, les régulateurs des machines-sont munis de freins constitués par un piston mobile dams un cylindre plein d'huile. Il arrive que l’huile s'échappe par le presse-éloupes, et que le cylindre se trouve partiellement vidé après quelques temps de marche. Si l’on n’y remédie pas à temps, ce fait a pour conséquence invariable rétablissement d’un régime oscillatoire, dont le premier effet est de produire des battements dans la lumière, mais qui — l’action du frein confirmant à décroître au fur et à mesure que l’hmle s’élimine — arriverait à rendre, la marche au synchronisme irréalisable.
- Etant doue donné qu’il esl indispensable d’amortir énergiquement le jeu des régulateurs pour les soustraire aux ac;Lions do cet ordre, il en résulte que ces appareils ne pourront plus intervenir pour corriger les tendances au décalage, et l’action synchronisante du eouranl de circulation restera seule à agir, ainsi que nous l’avons admis dans l’étude précitée.
- Est-ce à dire que le régulateur de vitesse soit-un organe inutile au cours de la marche en parallèle ? Nullement: son rôle essentiel et bien défini consiste à proportionner à la demande de travail sur le réseau, la puissance, non plus à’une unité isolée du groupe générateur, mais de l’ensemble de ces unités : tous les régulateurs fonctionnant parallèlement, dès qu’il se produit une variation dans le régime du réseau. En particulier, lors de la mise en service (l’un alternateur, l’état de vitesse de l’ensemble tend à s’accroître de ce fait que la charge totale se trouve répartie sur un plus grand nombre d’unités. Les régulateurs agissent dès lors de manière à réduire la puissance motrice sur les machines précédemment en service, au fur et à mesure (pie le mécanicien manœuvre pour accroître' celle de la nouvelle unité, par action directe exercée, soit sur la valve' d’admission, soit sur l'organe de
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- détente. Au sens do Faction près, les choses se passent de même lorsqu’on met un alternateur hors circuit.
- En résumé, il est indispensable que toute machine nioLrice destinée à la conduite d’un alternateur devant fonctionner au couplage soit pourvue de deux organes, distincts en principe, de régulation mécanique: l'un commandé automatiquement par-les variations de vitesse, l’autre, manœuvrable à la main, qui permette de modifier la puissance motrice pour un étal de vitesse donné-et invariable. Le régulateur ordinaire peut d’ailleurs satisfaire à cette double condition, si on lui adjoinL le mécanisme nécessaire pour modifier en marche Faction antagoniste de la force centrifuge, de manière qu’à une vitesse donnée puisse correspondre un écart variable des masses pesantes; au reste, les solutions peuvent varier à l’infini.
- G. Chevrier.
- REVU K INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- ÉLECTROCHIMIE
- Bains d’èlectro-dèposition Quintin Marino. Brevet anglais n° 18 35o, depuis le 11 septembre 1899,
- Ces bains, faiblement acides ou même alcalins s’obtiennent de la manière suivante :
- A la dissolution d’un sel quelconque (chlorure, sulfate, etc...) du métal que l'on veut déposer, on ajoute une solution d’un carbonate alcalin dans une proportion telle qu’à deux parties en poids de sel métallique corrrespond une partie en poids du carbonate. On a ainsi un précipité que l’on lave de manière à le débarrasser complètement de l’excès du sel. Ce précipité est ensuite dissout dans un dissolvant approprié additionné d’un acide organique (acide butyrique, acétique, benzoïque, formique, lactique, mali-que, succinique, etc.), ou d’un cyanure ou fer-rocyanure ou cyanate et d’une certaine quantité d’un chlorure alcalin.
- Les proportions indiquées par Fauteur sont :
- Dissolvant....................-5 p. ioo
- Acide carbonique, cyanure, ferro-Cblorure d’ammonium, depolassium
- La proportion de carbonate dépend d’ailleurs beaucoup du dissolvant employé. Si l’on prend de l’eau, la proportion est faible, les carbonates sont insolubles dans l’eaupure ; on a de meil-
- leurs résultats en prenant de la glycérine, liquide déjà préconisé par Fauteur (').
- La nature de l’acide organique employé dépend de celle du métal. Ainsi pour la confection des bains d’aluminium, il est préférable de prendre l'acide oxalique ; pour celle des bains de zinc, l’acide borique convient mieux ; pour les bains de plomb, l’acide tartrique donne les meilleurs résultats.
- A titre d'exemple, M. Q. Marino indique la confection d'un bain d'aluminium : ou mélange 2 parties de sulfate d’aluminium en dissolution avec une partie de carbonate de sodium, puis ou lave le précipité formé. On prend imparties de ce carbonate et on les jette dans un mélange de yo parties de glycérine, y d’acide oxalique et 3 de carbonate d’ammonium ; on chauffe vers 6o° puis on laisse refroidir jusqu’à la tempern-
- Les bains ainsi préparés conservent, toujours la même composition lorsqu'on les électrolvse avec une anode du métal qu’ils renferment, le poids de métal dissous à l’anode ne dépassant pas celui du métal déposé à la cathode comme cela se produit avec les bains acides. ,1. U.
- Procédé Bourdillon pour la fabrication électrolytique des objets en plaqué de platine, d’or et d’argent. Brevet anglais uü 20-^3; déposé le 9 octobre 1899. accepté le 3 février 1900.
- Uti assez grand nombre de petits objeLs, prin-
- {') Ecl. Êlect' , t. XX, p. 522, 3o sept, i8yy et t. XXII.
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- R K V U F 1 ) ’ K T, K C T RI ( : IT É
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- cipulement d’orfèvrerie, sont laits en plaqué ou doublé, c'est-à-dire formés d’une mince couche d’un métal précieux renforcée par un métal ou un alliage commun. Ces objets sont labriqués par laminage, estampage ou martelage ; M. Bourdillou propose de remplacer ces procédés mécaniques de fabrication par un procédé électro-chimique, qui d'ailleurs 11e présente pas grande originalité.
- Pour obtenir des feuilles doublées, une feuille très mince d’or, de platine ou d’argent est enroulée sur un tambour que l’on plonge dans un bain de sel de cuivre ; un balai frottant sur celte feuille la met. en communication avec le pôle négatil d une source d’électricité; le pôle positif de celle-ci est reliée à deux anodes en cuivre disposées de part et d’autre du tambour. Au lieu d'enrouler la feuille sur un tambour on peut la tendre sur l’une des faces d’une plaque rigide de matière quelconque disposée verticalement dans un bain de cuivre eu face d'une anode ; on peut d’ailleurs étendre une feuille sur chacune des faces de la plaque et disposer alors celle-ci entre deux anodes.
- Lorsqu'il s’agit de rentorcer un objet fabriqué par emboutissage ou autrement avec une lcuille mince de platine ou d’or, un creuset de platine par exemple, on remplit l’objet, d’un alliage fusible et on le dispose comme cathode dans un bassin de cuivre.
- Pour la fabrication des objets en plaqué d’argent, il est préférable d’obtenir électrolylique-ment la couche superficielle d'argent, plutôt que de la constituer par une feuille mince de ce métal, l’olectro-déposilion de l’argent.se faisant avec la plus grande facilité ; 011 dépose ensuite une couche plus ou moins épaisse de cuivre. Si l'on veut une feuille plaquée la couche d’argent est déposée sur un tambour ou une plaque conductrice ou rendue conductrice superficiellement; si l’on désire un objet présentant des reliefs, on eu fait un moule, en alliage fusible. Dans l’un et l’autre cas il convient, pour empêcher la couche d’argent d’adhérer au moule, de commencer l’éleclro-déposition avec une densité de courant très grande.
- J. R.
- CONDUCTIBILITE
- Sur les conductibilités de certains milieux hétérogènes pour un flux constant ayant un potentiel, par C. H. Lees. Phil. Mag., t. XL1X, p. mi, fevr. 1900,
- L’auteur considère le cas d’un milieu composé de prismes infiniment longs de section carrée, dont les conductibilités sont Ar1 et fi.,, et qui
- Fig. 1.
- sont disposés comme l’indique la figure 1. Ces prismes sont supposés limités par deux plans équipotentiels AB, CD (').
- L’iiuleur suppose que les flux et les potentiels sont continus aux surfaces de séparation des deux milieux.
- Par raison de symétrie, AU', C’!)', EF, E'F', etc., sont des plans équipotentiels; de même, ÀC, BT), LM, L'M', etc., sont des lignes de flux.
- On est donc amené à résoudre le problème
- o) Maxwell dans son célèbre Traité d’électricité et magnétisme donne la valeur de la conductibilité d’un milieu complexe (conduction trough heterogeneous media) constitué par un milieu dont la conductibilité est Aî cl dans lequel on a enfoncé dos petites sphères dont la conductibilité est A, ; il suppose que ces petites sphères n’occupent qu’un très polit volume par rapport au volume du milieu dans lequel ces sphères sont plongées et que leurs distances réciproques sont suffisamment grandes
- peu plus' loin, il étudie encore deux cas intéressants :
- séparés par des plans parallèles ou perpendiculaires aux surfaces équipoteuticlles ; 2° Le milieu est constitué par des prismes droits de section rectangulaire dont l'un des côtés est infiniment plus grand que l’autre et dont les hauteurs sont infiniment plus grandes que le plus grand côté de la section de base. Ces dernières conditions relatives aux trois dimensions des prismes sont nécessaires pour que la diffusion dos lignes de flux au voisinage des arêtes du prisme puisse être négligée dans les calculs.
- Ces trois cas, bien que d’un intérêt considérable, 11'ont qu’uue application très limitée à cause des restrictions introduites pour pouvoir effectuer les calculs.
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- suivant : trouver la conductibilité d'un prisme de section carrée A’B'CD' (fig. 2) où A'D' et B'C sont des surlaces équipotentielles-, A'B' et PC' des lignes de flux, et où la conductibilité de A'B'C' est kl est celle de A TEC' est k,.
- A. t J O'
- B' I Ie'
- donnée vectorielle d’un point de la figure 2. Il est possible par la transformation z! ~ f [z) de convertir le triangle rectangle ADC dans le plan le plan des c en un triangle A'DC' dans le plan
- l-’ig. 3.
- Fig. 2.
- Si e1 et désignent respectivement les potentiels dans ces deux milieux de conductibilités différentes, chacun de ces potentiels satisfait à l’équation générale,
- 3-r ô2r _
- u, devient constant le long de AT)' et le flux le long de D'C' est nul : est constant le long de
- 13'C' et le fluxlc long de A'B' est également nul ; maintenant, le long de À'C', \’t = es et les flux correspondants sont égaux.
- On pourrait construire ces deux fonctions v et <’â satisfaisant aux conditions que nous venons d’énumérer en employant la méthode de Uie-mann (U mais l’auteur préfère employer la méthode suivante qui, par un simple changement de coordonnées ramène le problème à un autre dont la solution est connue.
- Soit AC (fig. 3) la ligue de séparation de deux milieux de conductibilité. et h., et soit AD une ligne éqiiipotentièlle et DC une ligne de flux dans le milieu de conductibilité kr Supposons maintenant que le rapport soit tel que AB, la ligne do flux dans le second milieu passant par le point A, lasse avec AC le même angle que AD fait avec la môme ligne. Alors si CB est la ligne équipotentielle dans le second milieu passant par C, les triangles ABC et ADC sont égaux.
- Soit - la coordonnée vectorielle d’un point situé dans le plan de la ligure ,3 et z' la eoor-
- f) Partielle Diffcrcnlialgleiehungcn, Abschrill IV, Lewegung der Warme.
- des ?'. Par le même artifice on transformera le triangle ABC qui est dans le plan dos z en un autre A'jB'C' dans le plan des z'. Finalement le quadrilatère ABC!) se convertit eli A'B'C'D' et la différence de potentiel ou la quantité de flux entre deux points quelconques de ABCD sont identiques aux mêmes quantités pour les points correspondants du quadrilatère A'B'C'l)'.
- Si V est la différence de potentiel entre A et C (fig. 3) et si AC*=rt, le flux limité pur les lignes de flux DC et AB a pour valeur
- k __ cot 0 ] où n^c u_ 0.
- 11 en résulte que le flux limité par les lignes de flux D'C, A'B' (fig. 2) aura la même valeur c cot À
- Si k est la conductibilité apparente du carré le flux limité par les ligues de flux D'C' et A’B' est égal à kY, d’où,
- QY cot 0 = k\ ou k = A, col Ü.
- Maintenant, dans la figure 3, puisque le Uux est continu à travers AC,
- kL cot îtAC Q cot BCA
- et de même
- 'BAC — DAC
- Donc
- yij col b — k* tang 0
- d’où
- mu = V/A..
- La conductibilité apparente du carré est k — Y kjii •
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- Si maintenant, oe milieu constitué par deux milieux de conductibles diilércntes kx et k±, est supposé homogène, et combiné de sorte, qu il constitue au moven du milieu kt le milieu indiqué par la ligure i, la conductibilité h' de ce nouveau milieu sera
- En continuant ainsi à combiner des nouveaux milieux avee les anciens dont on connaît la conductibilité, on déduit que si un volume p d'un milieu de conductibilité À', est combiné avec un volume i—p d’un second milieu de coudueti-bilité k2, la conductibilité k do cette combinaison satisfait à l'équation
- ou encore
- log k — log U + p, log -ji- .
- C’est-à-dire que, pour le mélange considéré, les logarithmes des conductibilités pour les Hux parallèles aux diagonales de la figure i suivent la loi delà movenne proportionnelle.
- Si p est la résistivité du milieu considéré,
- log k — - log p
- log p log pj-l-pt log -1’1- •
- C’est une relation entre la résistivité d’un mélange et les résistivi tés et les volumes respee-' tifs de scs constituants.
- Maintenant, si plus de deux milieux sont en
- présence , occupant des volumes px. p3-,p%......
- par centimètre cube de mélange, ou a, k — Aya _ foi — fol..................
- A la lin de sa note rauteur communique des dessins qui indiquent la distribution des lignes éqnipotentiolles et des lignes de flux dans des milieux complexes de constitution différente.
- Eugène Nécclcéa..
- Influence de la température sur la conductibilité électrique des amalgames., par A. Lar-sen. Prudes Annal., t. I, p. i >3-r3a.
- L’auteur compare la résistance des amalgames maintenus à diverses températures à la
- résistance du mercure maintenu à température constante, par la méthode de jÿirchhoff (emploi du galvanomètre différentiel). La conductibilité des amalgames de plomb, de zinc, de cadmium, d’étain, de bismuth varie à peu près de la même manière. Elle croît à peu près proportionnellement à la température et le coefficient de variation croit avec la richesse de l'amalgame. M. L.
- Sur le phénomène de Sanford dans i’arg-en-tan, par E. Drago. Il naovo cimenlo, t. X, p. 447-
- L’influenec du diélectrique environnant un fil de cuivre sur sa conductibilité a été affirmé par Sanford (l) puis par Grimaldi et Phmtanin. (2) Carhart (3) puis Merill (') l’ont niée.
- L’auteur a expérimenté sur l'argentan et déduit des résultats ou que le phénomène n’existe pas pour l’argentan, ou s’il existe, qu’il est assez petit pour ne pouvoir être apprécié avec les méthodes d’observation employées.
- Sanford a d’ailleurs récemment annoncé qu’il n’avait observé aucun changement avec le diélectrique environnant un hl d’argentan.
- G. G.
- Influence de la pression sur la résistance électrique des métaux, par S. Lussana. Il mwvo citnanlo, t. X, p. 73, août 1899.
- R. Lorenz avait observé que la résistance du mercure diminue de 0,02 p. 100 pour une augmentation de une atmosphère jusqu’à 60; A. de Eorest Palmer et C. Barus ont trouve un coefficient beaucoup [dus pcUL. Ce son! là les seuls résultats dignes d’être notés qui aient été obtenus sur ce sujet.
- Les fils employés par l’auteur étaient enroulés en double spirale sur un cylindre d'ébonite suivant deux hélices parallèles. Le cylindre était plongé dans l’huile et la température en était indiquée par un couple thermo-électrique eui-vre-paekfong, le tout placé dans un bloc- laboratoire Caillelel. La mesure de la résistance était
- (l) Saxdtohn, 189s et Physirol Be.vi.eir, t. UT, nov.-déc. 189).
- (5) Grimaldi et Platania, Atti <leIV Ac.c. de Catane, t. YUT. s. rv.
- (s) Cakhaht, The Phyaical Review, t. T,p. 321. t. II, p. 61 et 67.
- (’•) Mkrm.l, The Physical Rcvie»\ t. VIII, p. 112, 1899.
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- laite par la méthode du pont de Wheatstone, et on laissait toujours s’écouler au moins une heure après le changement de la pression avant de faire la mesure de la résistauce ; les résultats étaient néanmoins corrigés des différences inévitables de la température à l’aide du coefficient de tem pérature de la résistance en essai. L’auteur n’ayant pas lu possibilité de tenir compte dans toutes ses expériences de la variation de volume, puisque les coellieieiits de compressibilité connus ne sont pas nombreux, a négligé la correction correspondante.
- Voici à titre d’exemple les chiffres donnés par M. Lussana pour le nickel et le plomb ; ce sont les chiffres extrêmes obtenus pour les métaux purs étudiés, c’est à-dire, avec les précédents, le platine, l’argent, le cuivre et le fer.
- Pression ^Résis-
- La résistance «les métaux diminue toujours lorsque la pression augmente ; la diminution n'est pas proportionnelle à la pression, elle semble tendre vers une limite. Si on laisse s’écouler un temps suffisant après que la variation de pression a été produite, la résistance est la mémo a une pression déterminée, soit pour les pressions croissantes, soit pour les déorois-
- Les valeurs de la variation de l’unité de résistance pour une variation «le pression de i atmosphère sont plus petites pour les alliages que pour les métaux purs ; ainsi pour la rnanganine on a ies résultats suivants :
- 84
- 3 9°
- 8o5 46
- 984 36
- 900 40
- 3 0 o 68
- ,19 MM.
- 1 >9
- Si l'on compare les valeurs de pour la
- pression et pour la température, quand—est le même, on voit que en général l’effet dû h la pression est moindre que celui de la température. Les variations de pression et de température produisent donc indépendamment «les variations dans la distance des molécules, des altérations caractéristiques dans l’état moléculaire.
- L’auteur a en outre observé que la résistance d’uu fil ost fortement diminuée dès qu’il est soumis à une augmentation de courte durée de la pression et inversement ; la variation décroît rapidement et la résistance revient peu à peu vers sa valeur primitive, sans cependant l’atteindre. Il s’en suit qu’une a«'t,ion mé«uiui«[ue produit sur la résistance deux sortes d’altération bien distinctes ; l’une forte et temporaire, l’autre beaucoup plus faible mais permanente. La disparition de l'altération temporaire exige d’autant plus de temps que la déformation qui l’a produite dure elle-même plus longtemps.
- Mais.si le fil reste soumis pendant un temps assez long à une forte pression, et que celle-ci vienne à cesser brusquement le phénomène change : la résistance d’abord très forte s’abaisse jusqu’à une valeur inférieure à celle qui correspond à l’état d'équilibre puis remonte ensuite vers cette valeur. Si au contraire le fil au repos est porté rapidement et maintenu h une pression élevée, la résistance passe, par un maximum.
- 11 semble que l’on puisse déduire «1e ces résultats que lorsqu’un fil est assujetti à une brus«pie variation de pression, il subit une variation de volume dans le même sens, mais qui est plus forte que celle qui correspond à l’état «l’é«|uilibre, à
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- laquelle il ne parvient qu’après un certain nombre d’nscillalions 1res lentes et rapidement amor-
- Inüuence de la pression sur la conductibilité des électrolytes par Trammann, Wied. Ann., t. LXIX, p. 767-780 ().
- La conductibilité électrique d'un électrolyte est proportionnelle au nombre des ions qui existent dans l’imité de volume et inversement proportionnelle au frottement des ions.
- Une variation de la pression extérieure doit donc entraîner une variation de la conductibilité électrique pour trois raisons. i° Une augmentation dépression diminue le volume et par suite augmente le nombre d’ions par unité de volume, a0 elle fuit varier la viscosité de la dissolution et par suite, dans le même sens, le frottement des ions, 3° elle doit faire varier .le degré de dissociation de l’électrolyte.
- D’après les expériences de Cohen sur l’eau et sur les dissolutions de chlorure de sodium, la viscosité r, des dissolutions varie à partir de la pression ordinaire comme celle du dissolvant à partir de pressions plus élevées. Ainsi par exemple, pour une dissolution de chlorure de sodium a 4 P- 100, hi durée de l’écoulement à V’ diminue de 1,1 p. 100 quand on élève la pression de 1 à 200 atmosphères : pour l’eau, elle diminue de 1,2 p. 100 quand on élève la pression de 43a à 63a atmosphères.
- La variation de la constante de dissociation k en fonction de la pression extérieure p est donnée par la formule de Planck:
- ~~ Wo HT
- Dans les électrolytes faiblement dissociés, entre les concentrations comprises entre 1 molécule par litre et 1 molécule par 1000 litres, la pression a une influence très notable sur le degré do dissociation et cette influence varie pou avec la concentration.
- Dans les électrolytes fortement dissociés, la pression n’a pas grande influence sur le degré de dissociation. Lorsque les dissolutions sont très étendues, c’est-à-dire que l'électrolyte est entièrement dissocié en ions, la variation de la eon-
- (x) Cf. Zeitsch. fur ph. ('hernie, t. XVtT, p. 7189). XXVII, p. 457, 1898.
- ductibilité ne peut résulter d’un changement dans le degré de dissociation, mais seulement des deux premières causes : Ui variation observée doit être égale à la somme de ces deux variations particllles : c’est en effet ce qu'on peut déduire des expériences de Rontgen.
- Pour les concentrations plus grandes, les trois causes interviennent et on obtient alors trois genres de variation, représentées par les courbes de la figure 1, suivant la nature de l'électrolyte.
- La première de ces courbes {U coïncide presque exactement avec la courbe obtenue par Fan-jungeii expérimentant, sur l’nenle acétique: la courbe (III', avec celle qu'a obtenue Rontgen pour le chlorure de potassium et le chlorure de sodium : la courbe II est celle qui d’après ce dernier auteur représente le phénomène dans le cas du sulfate de zinc.
- Inversement, il est possible de conclure à la variation de la pression intérieure avec la concentration quand on connaît la variation de la conductibilité électrique avec la pression.
- Lorsque le nombre des ions du corps dissous est petit et que par suite le degré de dissociation a, du dissolvant devient comparable à celui du corps dissous a, il y aura lieu aussi de tenir compte de l’influence de la pression extérieure sur le degré de dissociation du dissolvant.
- La variation totale de la conductibilité À sera ainsi représentée par :
- X xp v Xp y, Xp + : Xp ^ / Xp
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- Quand la concentration descend au-dessous de o,oi mol. par litre, on peut prendre la variation de volume de la dissylulion égale à celle du dissolvant. De même au dessous de cette limite, les variations de la viscosité, quoique n’étant pas identiques peuvent être regardées comme égales au présent point de vue.
- L’influence ‘de la pression sur le degré de dissociation se calcule par la formule de Planck reproduite ci-dessus.
- Les calculs et les expériences effectués sur l’acide acétique et les trois acides chloracétiques présententun accord satisfaisant. L'influcnccdela pression sur la conductibilité passe par un maximum pour une concentration déterminée, comme le prévoit la théorie.
- Les résultats obtenus sur l’ammoniaque vérifient aussi la formule de Planck relativement à la relation entre le degré de dissociation et la variation de la conductibilité par la pression.
- D’après les expériences de Rbntgen, qui a étudié l'influence de la pression sur la conductibilité des dissolutions étendues jusqu'à o,ooi mol. par litre, toutes les courbes qui représentent la variation de la conductibilité en fonction de la concentration, convergent vers un point de l’axe des ordonnées.
- T/ordonnée de ce point est égale à la somme des variations partielles dues à l’action de la pression d’une part sur la concentration, d’autre part sur la viscosité. Mais il faut remarquer que jusqu’à cette limite de dilution (o,ooi mol.}, la dissociation de l’eau elle-même n’intervient pas. Or l’inlluence de la pression sur la conductibilité de l’eau est très notable, causée peut-être d’ailleurs par la présence du gaz carbonique.
- La conductibilité des dissolutions trèsétendues de K cl et de II cl est d’autant plus influencée par la pression que la dilution est plus grande : mais il peut so présenter dans certains cas un minimum de variation.
- Ce qui est dit ci-dessus s’applique à des ions monovalents : si la dissolution renferme des ions plurivalcnts, on s’attend à ce que la variation delà conductibi lité soit, deux, trois... fois plus grande que pour les ions monovalents, comme la variation de volume elle-même. Si l’électrolyte est fortement dissocié et en dissolution concentrée, rinlluenee de 1a pression est pratiquement nulle.
- Dans les acides faiblement dissociés, acide
- tartrique (bibasique), citrique et phosphorique (iribasiquesj, l’influence de la pression sur lu conductibilité n’est pas plus grande que dans l’acide acétique (monobasique) : ceci semble indiquer que la dissociation électrolytique ne porte que sur l’un des groupes Olf, ou tout au moins, la quantité d’ions séparée d’un de ces groupes est cent fois, et plus, supérieure à la quantité d’ions séparée des autres.
- Tamtnaim a étendu les expériences sur la variation avec la pression tant de la conductibilité que du volume et de la viscosité aux pressions très élevées entre 1000 et 3 6oo atmos
- La figure 2 reproduit les courbes qui représentent la variation de la conductibilité d’une dissolution i/'io normale de chlorure de sodium et d’une dissolution d’acide acétique de même concentration : les allures des courbes sont très différentes dansles deux cas. La température a peu d’influence sur le phénomène dans l'acide acétique ; au contraire, les courbes du chlorure de sodium relatives aux différentes températures s’écartent notablement l’une de l’autre.
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- RK VI'K IKK LECTRT CIT K
- L'influence de la pression sur la dissociation da chlorure de sodium est ù peu près nulle et la variation de conductibilité résulte du changement du volume et de la viscosité provoquée par la pression.
- La variation, du frottement intérieur en fonction de la pression est représentéepourplnsieurs températures parles courbes de la figure 3. Les minima y sont plus accusés que sur les courbes
- de conductibilité : sur le môme diagramme, on a indiqué aussi les points correspondants à la viscosité de l’eau : on voit que les isothermes relatives au frottement intérieur des ions représentent aussi la viscosité de l’eau.
- Admettons que les volumes des dissolutions de chlorure de sodium et d’acide acétique, t/io normales varient avec la pression comme le volume de l’eau pure, et que le frottement intérieur des ions varie de la môme manière dans ces deux dissolutions»
- Nous pourrons obtenir alors l’influence de la pression sur le degré de dissociation de l’acide acétique en retranchant l’une de l’autre les variations relatives de la résistance du chlorure de sodium et de l’acide acétique qui correspondent
- ii la môme pression. La variation peut, d’autre part, se calculer par la formule de Plank.
- Les résultats ne concordent que pour la température d’environ o.o,J : à o° les nombres observés sont plus petits que les nombres calculés ; à 4o° c’est l’inverse.
- Sous la pression de 3 6oo kg, l'acide acétique renferme sous le même volume un nombre d’ions double du nombre qui correspond à la pression ordinaire. Cette influence de la pression sur la dissociation élcctrolvtique des électrolytes faibles et par suite sur les conditions des équilibres chimiques joue peut-être un rôle dans les phénomènes qui se passent dans les profondeurs des mers. Ainsi à 5 ooo m de profondeur, le degré de dissociation de l’acide carbonique dissous serait i,4 fois plus graud qu’à la surface : à io ooo m, il serait i.y fois plus grand. Telle est peut-être la raison pour laquelle on no trouve de dépôts de carbonate de calcium que jusqu’à environ 5 ooo ni de profondeur.
- M. L.
- Sur la résistance des solutions salines en
- mouvement, par, A. Amerio. H Nuovo Cimento.
- Le T)1' 1 tain Bosi a donné les résultats sui-
- Le mouvement modifie la résistance des solutions salines, la variation est faible. Les solutions pour lesquelles il y a concentration au pôle positif ont leur résistance augmentée si le liquide se meut en sens contraire du courant et inversement. S’il y a concentration au pôle négatif la résistance augmente quand le mouvement du liquide et le courant sont de même sens et inversement; l'augmentation est dans les deux cas supérieure à la diminution. La résistance ne varie pas sensiblement dans le cas de l’électrolvse normale.
- Pour le professeur E. H. Hall de Cambridge (r) l’influence du mouvement doit être bien moindre que celle trouvée précédemment; les expériences qu’il a exécutées ne lui ont pas donné de résultats positifs.
- Le Dr Amerio remarque au contraire que si les expériences de Bosi ne peuvent pas être
- (') Bosi. Il Nuovo Cimento, t. V, p. M9, i^97? L'Éclairage Electrique, t. XIII, p. 022, 1897.
- (2) Physical Revie«, t. VII, p. ajG, 1898.
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- 4 a6
- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- critiquées, les conclusions qu il en a tirées ne sont pas nécessaires. Les solutions employées par Rosi étaient celles de sulfate de zinc a t p. ioo, sulfate de cuivre à 5 p. ioo, sulfate de potassium à S p. ioo, azotate de sodium a io p. ioo et chlorate de potassium à 4 P- IO°.' la conductivité de ces électrolytes croît avec la concentration.
- Si la concentration a lieu a l’anode et si le mouvement est dans le sens du courant, il rend la colonne étudiée plus concentrée qu'en cas de repos, d’où diminution de résistance ; si la concentration se produit à la cathode, la colonne étudiée sera diluée, d’où augmentation de résistance. Enfin si la concentration ne varie pas rinducnce du mouvement sera nulle.
- Observations analogues si le mouvement et le courant sont de sens contraire.
- G. G.
- Transmission de l’èlectricitè par l’air chaud, parKhessin. Svc.Ph. Ch. Russe, t. XXXI,p. 6.
- Pour mesurer la conductivité de l’air chaud, l'auteur emploie un tube de porcelaine contenant deux disques de platine qui servent d’électrodes; une est en communication avec un pôle d’une batterie dont l’autre pôle est à la terre. Le courant se divise en deux, une partie retourne à la batterie par l’air chaud du tube (chauffé au-delà de i ooo° par une hélice de platine), le reste se diffuse à la terre à travers l’air ambiant.
- Employant un galvanomètre très sensible, M. Khessina observé que l’air commence à laisser passer le courant à 55o0.' Sa conductibilité augmente rapidement quand la température s’élève, mais diminue quand on lait croître la force élec-trornotrice. Le maximum de conductibilité correspond aune distance de 2 mm. entre les électrodes. A distance moindre, le courant dérivé diminue entendant vers zéro. G. G.
- MAGNÉTO-OPTIQUE
- Réciprocité dans les phénomènes magnéto-optiques, par O.-M. Corbino. Il Nuovo Cimenlo, t. X, p. 4o8.
- Fitzgerald (* *) et («ray (•) ont prévu la possibilité de créer un champ magnétique par la pro-
- pagation d’un ravon circulaire clans un milieu absorbant et ont cru vérifier ce lait expérimentalement. Righi iM) a au contraire montré par ses expériences antérieures et par d’autres plus récentes que la vérification ne peut être faite avec les moyens dont nous disposons.
- L'effet Sheldon (2), c’est-à-dire la création d’un champ magnétique par le moyen d’un faisceau de lumière a plan de polarisation tournant, revient ainsi en question. À celle-ci se rattache la suivante : Etant donnée l’action exercée par un milieu transparent se trouvant dans un champ magnétique sur la lumière polarisée qui le traverse, existe-t-il une réaction de la lumière sur le milieu aimanté telle qu’elle modifie même légèrement l’intensité du champ
- M. Corbino a entrepris différentes expériences dans le but de traiter ce dernier sujet et de vérifier l'effet Sheldon. Les résultats sont complètement négatifs.
- Si la lumière convenablement polarisé peut, créer un champ magnétique en traversant un milieu absorbant, 11 semble naturel qu'elle puisse modifier l'intensité d’un champ préexistant, lorsque ce milieu est déjà aimanté. L’auteur, pour vérifier ce dernier point, a employé trois dispositions expérimentales.
- i° Dans une bobine de Ruhmkorff de grande dimension, le primaire et le noyau sont, remplacés par un tube de verre rempli d'eau et entouré de cinq couches de fil qui peut supporter pendant quelques minutes un courant de i4 A. I.es extrémités du secondaire sont reliées, l’une au sol l’autre à une paire de quadrants d’un électromètrc dont l’autre paire et l’aiguille sont au sol, avec la cage enveloppe ; l’appareil dépourvu d’amortisseur permet d’apprécier ï/ioo
- Interrompant la communication avec l’éleetro-nièlre, on faÎL passer uti courant de i4 A. dans le primaire, quand il est coupé, on rétablit la communication, l’aiguille reste immobile.
- On envoie alors dans le tube un faisceau de lumière polarisée rectilignement ou circulaire-meul cl interrompu 3oo fois par seconde. Si l’illumination apportait des modifications dans
- (') Nature, 5 janvier 1899, p. ivi.
- (*) Nulure, 16 février 1899, P- ^7-
- 'l) Rend. T.incei, p. 3îj, 1899. J.'Ecl. Electrique '
- F) The American Journal of Science, V. XC, p. 196, '«09-
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- 16 Juin 1900.
- RE VUE I)’ K T.E C,TR1CÏTÉ
- l’intensité du champ magnétique, il se produirait une i. c. m. périodiquement variable an pôle isolé du secondaire. I.'aiguille reste au contraire immobile. I.a sensibilité de la méthode permettrait d’apprécier un variation du champ de —î— de sa valeur primitive.
- y" Un parallélépipède de flint entouré d’une bobine est disposé entre les pôles creux d un grand électro-aimant. I.a bobine est reliée à un galvanomètre balistique, la résistance de ce circuit est de 4° ohms. Une déviation de 4 divisions correspond à une variation de ~".^onc(~ de la valeur primitive du champ, il résulte de cette grande sensibilité un faible mouvement oscillatoire. Si l’on envoie dans le parallélépipède un faisceau de lumière solaire polarisée rectiligne-ment ou circulairement, on ne constate aucune variation dans les excursions de l'aiguille, tandis qn’une variation du champ de ~~ o'O0"~ s:i va‘ leur produirait une perturbation très nette.
- IL Dans la même expérience le laisceau est interrompu périodiquement. Les extrémités de la petite bobine sont reliées à la bobine inté-rienre d’un gros ltuhmkorlT dont les extrémités du secondaire sont reliées l'une au sol, 1 autre a une couple de quadrants d’un électromètre. Ce dispositif est pour les très faibles courants alternés plus sensible que le téléphone ; ainsi une corde métallique tendue sur le sonomètre et relice au primaire, vibrant transversalement dans le faible champ résiduel de l’électro donne une déviation de i 5 divisions, tandis que le téléphone ne ferait dans ce cas entendre aucun son. La sensibilité est de ^ ; elle est moindre que
- la précédente, mais les résultats ont plus d’intérêt par suite de l’immobilité de l’aiguille.
- Sheldon, dans le but de démontrer la production d'un champ magnétique autour d’un rayon de lumière à plan de polarisation tournant., a employé un faisceau lumineux réfléchi par un petit miroir sous l’angle de polarisation et traversant un solénoïde. Le miroir exécutait joo oscillations par seconde autour d’un axe convena-
- blement orienté ; le solénoïde était relié à un téléphone, où l’on percevait un son attribué aux courants induits par l’alternance du champ magnétique engendré.
- Cray (‘) a objecté que le sou produit pouvait cire du h des actions photophoniques résultant des inévitables déplacements du rayon réfléchi pendant les oscillations du miroir.
- Le phénomène annoncé par Sheldon sera évidemment d'autant plus facile à constater que le nombre de tours exécutés par seconde par le plan de polarisation sera plus grand. M. Corbino par le dispositif optique suivant, parvient a obtenir 2 millions de tours par seconde.
- La lumière provenant d'une lentille cvlin-• drique étroite est polarisée horizontalement et reçue sur un biprisme de Fresnel, auquel sont adossées les deux moitiés d'une lame quart d onde de Bravais, de façon à avoir deux images virtuelles conjuguées de la source, polarisées oir-eulairemcnt on sens inverse.
- Le laisceau émergent est réfléchi à l'incidence presque normale par un petit miroir qui accomplit no tours par seconde ; ce faisceau à plan de polarisation tournant à raison de 2 millions de tours par seconde traverse une bobine à très long enroulement, dans l’axe de laquelle est un tube de verre rempli de sullure de carbone. Le miroir est mis en rotation par un mouvement d’horlogerie, la bobine est. reliée à un électro-mètre Maseart rendu idiostatique on à un télé-phone.
- L'auteur n’a jamais perçu trace de son au téléphone, ni observé de déviation a 1 élcctromètre ; or l’effet devrait être 6 ooo fois plus fort que celui trouvé par Sheldon. M. Corbino en conclut que l'effet observé doit être dû à ces causes perturbatrices. Il est néanmoins à regretter que l’expérience de Sheldon n'ail pas été reprise au moins dans des conditions analogues, afin que l’on puisse se rendre compte de la nature de ces causes perturbatrices.
- G. Goisot.
- Philos. Mag. p. décembre 1890.
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- neux, bien que l’air y soit raréfié au même degré qu'auparavanl.
- M. Turpain a fait les observations suivantes :
- « Résonateur compi.et. — Le micromètre est ! dans un des deux azimuts de maximum d’étin- j celle {o° ou 180 '). La luminescence ne se produit J pas tant que le micromètre est fermé. Dès qu’il I est ouvert, elle se produit, très faible, aux envi- j rons immédiats des pôles du micromètre ; elle | est nulle dans toute autre région. La lumines- I cence se produit de part et d’autre du micro- j mètre, le long d’arcs égaux, de plus en plus 1 grands h mesure qu'augmente la distance explo- r sivc du micromètre. Quand les pôles du micro- , mètre sont trop éloignés pour qu’il s'y produise , des étincelles, la luminescence est maxima, elle j intéresse, de part et d’autre, des ares de i:->.<)u | à i5o°. La seule région qui reste obscure est la région diamétralement opposée au micromètre. La luminescence décroit d’ailleurs et. s’estompe depuis le voisinage du micromètre, où elle est la plus intense, jusqu’à la région obscure. Si l’on déplace le résonateur dans son plan, le micromètre passant de l’azimuL de maximum o” à l’azimut d’extinction 90°, fa luminescence accompagne le mouvement du résonateur. Les deux arcs lumineux diminuent de grandeur lorsqu’on se rapproche de l’azimut d'extinction. La luminescence cesse complètement, dès qu’011 alleinL cet azimut. -
- » Résonateur a coupure : i° Coupure dans l'air raréfié. —Les azimuts d’extinction et de maximum d’effet sont les mêmes que pour un résonateur à coupure dans l’air. Les maxima ont lieu lorsque la coupure est dans l’azimut o0 mi dans l’azimut 1800. La coupure étant disposée dans l’azimut 1800 et le micromètre étant fermé ou observe une sorte d’effluve entre les extrémités de la coupure et une luminescence assez intense le long de chaque conducteur, sur un arc de /\o° à .>ou. Toutle reste du résonateur est obscur. Dès qu’on ouvre le micromètre, une étincelle s’y produis l’elfluve diminue d’intensité entre les extrémités de la coupure et les ares lumineux deviennent moins longs et moins intenses. Dès que le micromètre cesse de donner des étincelles, on n’observe plus ni effluve ni j luminescence. Si l’on déplace le résonateur dans 1 sou plan, la luminescence accompagne le réso- ,
- nateur, et l’intensité du phénomène décroît lorsque la coupure s’approche d un azimut d’ex-tiriction >90° ou 2~ou), pour lequel aucune luminescence ne persiste.
- » 20 Coupure dans Cair, les extrémités de la coupure comprises ou non dans les tubes à air raréfié. — On observe les mêmes phénomènes que’précédcmment. L’elfluve qui se produisait entre les extrémités de la coupure est seule absente. La luminescence intéresse de, part et d’autre de la coupure des arcs plus étendus que précédemment. »
- On voit que l’aspect présenté par un résonateur complet, dont le micromètre est aussi ouvert que possible concorde avec l’aspect présenté par un résonateur à coupure dont le micromètre est fermé. Le premier présente une luminescence maximum au voisinage du micromètre, le secondai! voisinage de la coupure. Les deux appareils sont, cil effet, les mêmes : ce sont deux résonateurs à coupure sans micromètre. La présence du tube à air raréfié permet, en effet, de se rendre compte du fonctionnement des appareils sans avoir à consulter les micromètres. Ces expériences expliquent que les lois du résonateur à coupure soient celles qui régissent le résonateur complet à condition de faire jouer à la coupure le rôle dévolu au micromètre du résonateur complet. Elles conduisent à la conclusion suivante : si l’on admet que la luminescence la plus intense réside aux points où la variation de la densité électrique est la plus grande, les différents aspects présentés par les résonateurs s’accordent bien avec la distribution indiquant un nœud de vibration à chacune des extrémités d'un résonateur en activité et un ventre au point également distant des extrémités.
- Recherches sur l'existence du champ magnétique produit parle mouvement d’un corps électrisé, par V. Crémieu. Comptes rendus, t. CXXX,
- p.i54i-i549-
- On sait que si l’on déplace un corps chargé éleetrostatiquement, possédant une densité superficielle s, avec une vitesse v, il doit, d’après les idées de Maxwell, se produire tout le long de la trajectoire suivie par le corps, au moment du passage de celui-ci, les effets magnétiques d’un courant de conduction dont l’intensité peut être calculée à chaque instant par la formule
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- dans laquelle ds est l’élément de surface, et: V le rapport des unités électromagnétiques aux unités électrostatiques de quantité d'électricité.
- Diverses expériences faites, les unes à Berlin, en iH-6, par AI. Rowland P), les autres à Baltimore, en 1889, par MM. Rowland t:L llutehin-son (2), parurent confirmer cette hypothèse.
- M. Lippmanu ayant appliqué à l'expérience de Rowland le principe de la conservation de l’énergie, en conclut que des variations magnétiques doivent produire un mouvement des corps électrisés situés dans le voisinage et chargea M. Cré-mieu de vérifier eotte conclusion ; celui-ci n’obtint aucun résultat.
- Mais comme les forces mises en jeu dans les expériences faites en vue de cette vérification n’étaient que l’ordre du millième de dvne, M. Crémieu résolut de refaire les expériences de M. Rowland.
- Pour se placer dans des conditions plus favorables, au lieu d’observer comme l’avait fait Rowland, l’action directe du'un disque tournant chargé sur une aiguille aimantée, M. Crémieu a étudié les effets d’induction d'un pareil disque sur un circuit voisin. Le disque, de 3y cm de diamètre tournait entre deux couronnes de fonte distantes de 8 mm; concentriquement au disque se trouvait une bobine formée de i3,ooo tours de fil do cuivre de i5 mm de diamètre: une bao-ue montée sur l’axe du disque et un balai frottant sur cotte bague permettaient de charger le disque à 0,000 volts environ ; un galvanomètre 1res sensible était relié à la bobine; un commutateur permettait de charger et de décharger le disque plusieurs fois par seconde et de n’envover dans le galvanomètre que les effets dils soit «à la charge, soit a la décharge.
- Dans ces conditions et avec une vitesse de rotation du disque de 100 à 120 tours par seconde la déviation galvanométrique aurait dù atteindre ai» à 5o divisions de l’éehelle ; or les déviations observées ne furent que de 3 à 4 divisions et sans relation de sens avec l'effet attendu : ces déviations étaient dues aux déplacements du zéro pendant la durée d’une expérience.
- Aussi M. Cremieu conclut : « Il semble donc
- ( *) Pogg. Ann., t. CI,VIII, p. 487, et American Journal, 1878, p.3o.
- (-) Phil. Mag., 5<“ série, t. XXVII, p. 445.
- que le mouvement d'un corps électrisé ne produit pas d'effet magnétique. »
- Oscillomètre balistique. Mesure de la quantité d'électricité et de l’énergie élec trique distribuées par courants continus, par A.etV. Guillet. Comptes rendus, t.C\XX,p, 1 j49-15->(.
- Une aiguille aimantée, légèrement déviée de sa position d’équilibre, oscille de part et d’autre de cette position avec la période
- t-”V4-
- Dans le cas d’une pièce de fer doux mobile à l’intérieur d une bobine fixe parcourue par un courant d’intensité convenable l,on a
- MII = *U
- Il en est de même si l'on substitue au fer doux une bobine excitée par le courant I.
- Dans ces deux cas. la formule (1) donne
- Tl suffit d’enregistrer le nombre des oscillations de l’organe mobile, chassé de sa position d’équilibre dès qu’il s'y rend, pour obtenir un nombre proportionnel à la quantité d’électricité fournie par la source pondant le même temps.
- Ces dispositifs sont respectivement ceux des compteurs de M. Yernon-Boys (188a) et de Al. Blondlot (1897).
- La présence d’un radical dans la formule (U ne permet pas de compter de la même manière l’énergie fournie.
- Pour s’affranchir de cette restriction, il faut libérer l’équipage de toute force continue et le déplacer par impulsion.
- Soit, en effet, un cadre C, de surface S et de moment d’inertie A par rapport à l’axe de rotation Z//, placé dans un champ magnétique dont la composant)* utile est 5. En désignant par / l'intensité du courant.dans le cadre à l’instant t et par t la durée très petite de son développement, on a
- Awu — So j idt,
- d)n est la vitesse angulaire avec laquelle le cadre est chassé de Vunique position pour laquelle son circuit est fermé.
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- Le régime variable étant défini par l'équation
- — R
- la vitesse angulaire de l’équipage a pour expres-=XvI.
- /• étant une eonslanle.
- L’angle a est parcouru par l'équipage dans le
- Par suite, '
- *10 = const. (3)
- En conséquence, chaque ibis que l’équipage parcourt l’angle a : i° une même quantité d’électricité est fournie par la source si = const. ; 2° une même quantité d’énergie est fournie par la source si f est proportionnel à E, force électromotrice d’utilisation.
- On réalise le premier cas en produisant le champ au moyen d’un aimant et le secopd en produisant le champ au moyen d’une bobine placée en dérivation sur les bornes d’utilisation.
- Pour que l’équipage sc maintienne en mouvement, nous l’avons constitué, dans notre modèle d’essai, par deux contours identiques avant une extrémité commune reliée à l’un des pôles de la source. Les deux auLres extrémités a, b sont disposées de part et d’autre d’un contact fixe c relié à l’autre pôle de la source. Les fils a et b prennent, alternativement, contact sur c et chaque fois l'équipage parcourt l’angle imposé a.
- Lorsque le cadre est dans le plan de symétrie, les contacts a et b sont équidistants de c.
- En enregistrant le nombre des contacts, ce qui est facile, puisque l’organe compteur peut être placé sur le fil qui relie la source au vibra-t,eur, on obtient un nombre proportionnel soit à l’énergie soit à la quantité d’électricité versée par la source dans le circuit d’utilisation.
- Il est évident que l’on peut produire l’impulsion par voie d’induction. La formule de l'appareil '3) s’établit alors comme précédemment.
- SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DES ELECTRICIENS
- Séance du 6 juin 1900.
- M. de Lénart présente la lampe a arc à courants alternatifs inventée par M. Hackl et construite par la maison Oanz de Buda-Pesl. Cette lampe a été combinée de façon à remédier à l'inconvénient que présentent les arcs ordinaires à courants alternatifs, de projeter une grande partie de leur lumière en liant et de mal éclairer le sol. Cette distribution de la lumière provient de ce que les deux charbons étant creusés en cratère projettent, chacun dans une direction opposée leurs rayons lumineux quand ils sont disposés verticalement. M. Hackl a donc disposé les charbons de sa lampe dans une position inclinée, de façon que les rayons projetés par les deux cratères soient tous dirigés vers le sol. Cette solution très simple permet d’employer l'are alternatif avec autant d’économie que l’arc a courant continu.
- Chaque lampe prend environ 3o volts aux bornes ; on on monte 3 en série sur un circuit a io5 volts ; une résistance inductive est montée en dériva lion sur chaque lampe, ce qui rend les lampes indépendantes les unes des autres. Cette disposition a déjà été adoptée, en 1893, par la Société Westinghouse.
- Le mécanisme de la lampe et son fonctionnement seront décrits ultérieurement.
- M. G.Claude expose quelques idées nouvelles sur le mécanisme de l’èlectrolyse par les courants de retour des tramways.
- Lorsque le retour du courant des tramways électriques se fait par les rails, comme c est le cas général avec le trôlet aérien, une partie du courant revient parle sol et suit les canalisations métalliques sur lesquelles il a produit, dans certains cas, des corrosions électrolyliques très importantes, comme on sait. On avait même craint, à un certain moment, que ces phénomènes d’électrolysc, n’arrivassent à paralyser le développement de la nouvelle industrie ; - ces craintes étaient heureusement exagérées ; les applications du trôlet ont pris un développement énorme et cependant les cas d’électrolyse sont devenus de moins en moins nombreux. Cela, tient à ce que les installations ont été de mieux
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- en mieux faites suivant des réglementations rigoureuses.
- On est loin, pourtant, d’être fixe sur le modo de diffusion et d'action de ces courants vagabonds ; on admet généralement : i° que les courants échappés des rails se concentrent dans les canalisations métalliques enfouies daus le sol qui les attirent, en quelque sorte, eu raison de leur grande conductibilité ; i° que la conductibilité du sol est purement électrolvlique.
- M. Claude s’applique à démontrer (pie cette conception n’esl pas juste : le sol a une conductibilité propre, comme un conducteur métallique. en sorte (pie : ic — Une faible, partie seulement des courants vagabonds sont conduits par les canalisations métalliques enfouies dans le sol et, — — Une partie seulement du
- courant passant par ces conduites produit une action électroJvtique, la majeure partie passant du sol à la conduite et réciproquement, comme d’un conducteur métallique à un autre.
- En effet, les mesures effectuées montrent que la résistance du conducteur lorrné par les rails, le sol et les conduites métalliques suit à peu près in loi d’Ohm et, d’un autre coté, tandis que les courants vagabonds atteignent !•>., i5, 9.5 et même 33 pour ioo de l’intensité totale du courant de retour, l’intensité du courant circulant dans les conduites, est, d’après des mesures directes précises, io ou ao fois plus faible ; elle n’atteint généralement que quelques dixièmes d’ampères ; ce n’est que dans un cas exceptionnel que M. Claude a constaté une intensité dépassant un ampère dans une canalisation souterraine placée immédiatement sous la voie de tramway et à une faible profondeur.
- Mais il y a plus ; si l’ou mesure le poids de | métal de la conduite dissous par l’éleetrolvse, 1 ou constate qu il ne correspond pas à celui que la théorie indique en tenant compte du nombre d’ampères-heure et des équivalents électro-chimiques ; il est beaucoup plus faible ; la proportion du poids observé au poids théorique croît beaucoup plus rapidement que l’intensité
- 1 du courant. Ces faits peuvent s’expliquer simplement. en considérant le sol comme un conducteur métallique shunté par une cuve éleelro-lvtique. T.e courant de retour se partage et ce n'est qu’à partir du moment où la force électro-motrice, dépendant de l'intensité, atteint une valeur assez élevée que l’éleetrolvse commence à se produire ; pour éviter complètement l'élee-trolyse, il faudrait doue disposer les circuits de telle façon que jamais cette limite de la force électro-motrice ne soit atteinte ; des expériences complémentaires sont nécessaires pour déterminer la grandeur exacte de cette limite suivant les terrains.
- Les conclusions pratiques de cette étude sout maintenant faciles à établir : dans un circuit de tramways, le courant de retour se dérive en chaque point des rails pour se diffuser dans le sol et les canalisations métalliques souterraines ; tous ces courants vagabonds se dirigent vers le ou les points où les rails sont connectés avec le second pôle de la dynamo, c’est-à-dire, aux points de jonction des rails avec les feeders de retour ; en ces points, par conséquent, l’intensité du courant entre les canalisations et les rails atteindra sa valeur maximum ; comme, d'autre part, nous avons vu que les dangers (l’éleetrolvse augmentent très rapidement avec cette intensité, il faut multiplier les points de jonction des feeders de retour avec les rails afin qu’en chacun de ces points l’intensité maxi-müirt à craindre soit diminuée. Cette augmentation du nombre des points de contact n’implique pas nécessairement une augmentation de la section de cuivre employée ; on peut employer au lieu d’un seul câble de retour deux cables de | section moitié moindre, ou encore un même 1 câble portant des ramifications de moindre section qui viennent se joindre aux rails en différents points espacés les uns des autres.
- G. P.
- Le Gérant : C. NÀUD.
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- Tome XXIII.
- Samedi 23 Juin 1900.
- Année. — N" 25
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- *)mi'
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- à. CORNU, Professeur à l'Ecole Polytechnique. Membre de l’Institut. — A. DARSGNVAI», Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l'Institut. — D. MONNIER, Professeur à l'Ecole centrale des Arts et .Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l'Institut. — A. POTIER. Professeur à lÉeole des Mines, Membre de l'Institut. A. WITZ. Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université,
- L\K\ POSITION l \[\ KKSELLK
- LES USINES GÉ-N r. MATRICES DU CHAMP DE MARS
- l,o développement rapide, do l'emploi de l'électricité pour la transmission et la distribution tic l'énergie constituant la caractéristique des progrès réalisés dans le domaine dé l'ingénieur depuis 1889, l'Exposition de 1900 devait néeessairehio.nl marquer eelté évolui-lion. Aussi dès le début de l'organisation des services fut-il. décidé que [ouU; transmission mécanique serait rigoureusement proscrite (’) et que le mouvement sérail donné aux nombreuses machines dispersées dans l’enceinte de l'Exposition par l'énergie électriqub engendrée dans une station centrale (s . ' :
- 11 L Administration a du cependant se départir de sa rigueur pour donner satisfaction à quelques demandes Ur dives et. a titre exceptionnel, elle n lait installer quelques arbres de transmission eonirnaudoK par dos moteurs éler triques et servant a actionner par courroies un certain nombre de machines. Mais ces arbre» • "Individuellement <jlo laiide longueur-, onl une longueui cumulée- de 200 m seulement et.no ti-ausmettent qu une. puissance do *2 ) chevaufc-chiffres insignifiants lorsqu un les compare aux chiffres correspondants des piVÆedentfis.Ex.pOK]lir>ns 1 ïM-tî pour
- D ailleurs la proscription des transmissions mécaniques a etc maintenue dati*> tous les- Palais-.-qui. comme ceux i|e 1 Explanade dos Invalides. rcntei-uo-nl des expositions avant un vémablo caractère arlintiqgoy et 0 tfsr seHRÿuotit dans les galeries des Palais du Champ de Mars que les arbres de Iransmaissiou ont <*te toléré» v - '-q p. :
- 1 -1 loutetois les usines Je deux des Secteurs parisiens. 1 usine des MouTinanx. -ût- colle fî Asiuet'Oft et Vpït'lqnès
- l a Compagnie du secteur de la Illxe gauche ot la Compagnie du secteur des (JiHiupK-tlvseesvQiil ôte atflorisi-,-^ la première par une convention datant du j9 juin 1809, la seconde par une convention semblable dft-^août iftqq,i à
- J,a nouvelle usine construite aux Mouhricaux pour 1 aliinentalion de la ligne de la Compagnie des chemîtilT de fer de -l'Ouest, allant des Invalides a ”\ ersailles. et pour 1 alimentation de diverses ligues .de traanrays de la banlieue
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- 1/ F. CI. AIll AGE É LE CT RI QU E
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- Cette station centrale, située au rez-de-chaussée du Palais de l'Electricité !fig. t et 2'. est divisée en deux parties. Dans l'une, l'usine La Bourdonnais, sont installés les groupes
- construction française ; l'autre, l’usine SuUren, renferme » par les constructeurs étrangers. La vapeur nécessaire ;
- Fig. 2. — Entrée do Fusiiie do la I est fournie par des chaudières dû
- (P Ces gro
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- au Palais de l'Electricité et situées enlre. ce Palais et l’ancien Palais des Machines de 1889, aujourd'hui appelé Palais de l'Alimentation.
- I. PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE LA VAPEUR
- Chaudières. —T.es hangars qui abritent les générateurs mesurent, chacun, 100 m de longueur sur 28 de largeur; une voie charretière de 6 m de longueur longe chacun des grands côtés des bâtiments ; une voie ferrée est établie suivant l’axe (').
- Les chaudières sont disposées de part et d’autre de la voie ferrée, celles d'un meme constructeur étant groupées ensemble; elles sont orientées de manière' que leurs façades se trouvent à l’opposé de la voie ferrée, l’ne chambre' de chauffe de 4 111 de largeur avant été réservée entre les poteaux de la charpente eles hangars et les façades des chaudières; celles-ci sont à une distance de 10 m eles murs élu Palais de l'Électricité et du Palais de l’Alimentation, de sorte ([lie le décret du 3o avril 1880 enjoignant, de. 11e pas installer de générateur de vapeur à moins de 10 m de bâtiments habités se trouve respecté.
- D’après le règlement général de l'Exposition, ces chaudières sont considérées comme objets exposés. Pour celte raison leur installation a été faite aux frais des exposants, l’Administration allouant seulement une indemnité de r 500 fr par 1 000 kg de capacité de production de vapeur à l'heure.
- Les dépenses d’exploitation sont également à la charge des constructeurs ; une indemnité de 4-45 fr par kilogramme de vapeur effectivement produite en marche utile est accordée à ceux-ci ; en outre, l'eau de Seine, sous une pression de 7 m environ, amenée du bassin supérieur du Château-d'Eau par des conduites de 20 cm de diamètre, leur est fournie gratuitement; enfin [mur les droits sur le eçmlmstible, ils bénéficieront du tarif réduit de l'entrepôt.
- Quelques conditions générales ont d’ailleurs été imposées aux constructeurs. La plupart des machines à vapeur des groupes électrogènes fonctionnant sous une pression de 10 kg : cm- et la perte de pression dans la tuyauterie ayant été estimée à 1 kg : cm2, il fut décidé ([lie les chaudières fourniraient toutes do la vapeur à 11 kg : cm2, et que des détendeurs de Vapeur seraient adjoiuts aux machines fonctionnant sous une pression inférieure à 10 kg : cm2. 11 fut également convenu que les foyers seraient disposés pour éviter, autant que possible, les fumées opaques ; que les charbons seraient approvisionnés en sacs et les escarbilles et cendres enlevées également en sacs pour éviter la production des poussières, et que celte double imiriiil.enlion serait terminée avant huit heures du matin.
- Le nombre des chaudières installées est de 94. dont 53 dans l’usine La Bourdonnais
- et 4x dans l’usine Suffren. L’ensemble de ces chaudières peut fournir 234,7 tonnes de
- vapeur à l'heure, l'usine La Bourdonnais fournissant 120600 kg et l'usine Suffren
- 114100 kg.
- Espérant pouvoir commencer la publication de ces monographies dans le prochain numéro, nous avons cru devoir le* taire précéder de quelques considérations générales sur l'ensemble dos installations.
- Disons d ailleurs que nous avons puisé la plupart des renseignements que nous donnons sur les installations de production et de distribution de la vapeur dans une brochure récente de M. G. lîudc, ingénieur chargé des intalla-
- rle 1900. 1 ' p 1 P i ‘ I
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- I.'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Les noms des constructeurs sont donnés ci-dessons :
- a Crepelle Fontaine . . .
- 3 Mathot et fils .....
- 4 C‘" française Babcok et
- 6 Montnpel..................
- r Cio de Fives-Lille . . .
- <j De Navet1 el (>' ....
- Usine Suffi't'
- 53
- i3
- i9
- a 3
- Filziicr el (ramper. . . Cift fraiicaihO Babeok et Vilcox
- Malhot ot /ils..... 3
- Petry Deroux .... >
- F. Berningbaus. ... 4
- Felzold............ 1
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- Garnkaxx de poiee.— Dans chacune des salles de chaudières les fumées sont conduites à la cheminée par deux carneaux dont les seelions vont en croissant à mesure que l'on s'approche de la cheminée. Ces deux carneaux s'étendent parallèlement à l’axe des bâtiments sur une longueur de 91 m, puis, arrivés à 18,8 m du centre de la cheminée ils se dévient suivant deux courbes formant un cæur et pénètrent en deux points diamétralement opposés dans les fondations do la cheminée (fig. d et 4)- Sur une longueur de 18 m, ces carneaux ont chacun une largeur de 1,175 m
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- et une hauteur sous clef de o. m ; ce sont ces carneaux qui sur la désignation de type i. Les carneaux du type a sont formés carneaux du premier type. Les autres types de carneau.' hauteur est de •>. m dans le type a bis qui sert de rac type 3, de 3,90 pour le type 3, de 3,80 m pom
- par la juxtaposition de deux ont même largeur, •>.,do ni; la rordeinenl entre le type et le le type 4 et de 4,70 m pour le type 5. Tous
- ces tronçons ont leurs clefs de voûte à la même profondeur au-dessous du niveau du sol : leurs radiers sont par conséquent à des profondeurs inégales. A la séparation de deux tronçons débouche un des branchements ou carneaux secondaires reliant chaque groupe de chaudières aux carneaux principaux ; les figures 5 et 6 donnent une coupe transversale et une coupe horizontale dos branchements.
- Chemisées. — Pour obtenir un tirage suffisant et surtout pour que la fumée ne puisse être rabattue par le vent dans renceinte du Champ-de-Mars, les cheminées devaient avoir une grande hauteur. Comme, en outre, il était indispensable que ces cheminées aient un caractère décoratif qui, loin de nuire, contribue au contraire à l'harmonie de l’aspect général de l'Exposition, un concours fut institué pour leur construction. MM. Nieou el Demarigny, auteurs du projet classé en première ligne par le jury furent chargés de la construction de la cheminée de l’usine La Bourdonnais moyennant un prix à forfait de ao3 000 fr. Aucun autre projet n’ayant été retenu par le jury, le projet de la cheminée de l'usine Suffren fut établi par les Services de l’Exposition et son exécution fut confiée à MM. Toi-soul et Fradet sur devis forfaitaire de 186 000 fr.
- La grande hauteur de ces cheminées au-dessus du sol (80 ni) conduisit à donner aux fondations une surface considérable. De plus, en raison de la hauteur des carneaux de fumée, il fallut les descendre à 8 m au-dessous du sol. Le terrain du Champ-de-Mars présentant à eet.le profondeur une couche d’argile plastique insiiflisamiuent résistante, ou dut recourir à l’emploi de pilotis pour reporter une grande partie de la charge (y 000 tonnes environ) sur une couche de sable quarlzeux située à 16 m environ au-dessous du sol. (In gâteau de bélon de 18 111 de diamètre et de 1,85 ni d'épaisseur maintient la tète des [deux. Sur ce gâteau est établi le soubassement, construit en meulières à l’exception de l’enveloppe intérieure et des voûtes de pénétration des carneaux qui sont en briques; une cloison verticale inclinée à 45° sur l'axe commun des carneaux de fumée est établie dans le soubassement pour éviter les remous ii la rencontre des deux courants gazeux. Tout le reste de la cheminée est construit en briques. La décoration est obtenue au moyen de briques profilées, vernies et de colorations diverses et an moyen de motifs en céramique ; il avait été question d’une décoration lumineuse mais le concours institué dans ce but n’ayant pas donné de résultats, ou a renoncé à ce mode de décoration.
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- 1/ K C L A T R A C, E F, L F, C T RI QU E
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- Los figures y à n et m à 16 représentent les coupes verticales et diverses coupes horizontales des deux cheminées.
- Canalisations de vapeur et d'eau. — La vapeur produite par les chaudières de chaque usine est amenée par des conduites, disposées parallèlement aux façades cl fixées à la charpente des bâtiments par des corbeaux en fonte, à doux réservoirs collecteurs. Ces réservoirs en tôle d'acier, de 3 m de longueur totale, sonl placés à peu de hauteur audessus du sol, en avant des coffres d'aération des galeries souterraines contenant les conduites de distribution. Chacun d’eux (üg. i-') est muni à sa partie supérieure de cinq tubulures de ao cm de diamètre sur quatre desquelles sont fixées quatre des conduites d’amenée, la cinquième servant à établirune communication entre, les deux réservoirs d’une mémo usine; à la partie inférieure se trouvent quatre tubulures semblables sur lesquelles sonl fixées les conduites de distribution qui se prolongent à l'intérieur des réservoirs sur 4o cm de hauteur de façon à puiser de la vapeur sèche.
- Les conduites de distributions sont disposées dans les galeries souterraines qui reçoivent également les conduites d’eau froide destinée à Ja condensation et les conduites ramenant l’eau tic condensation. De chaque salle de chaudières partent deux galeries qui s’étendent dans les palais latéraux duChamp-de-Mars sur une longueur de i4o m. Ces quatre galeries sont reliées par une galerie transversale passant à proximité des groupes électrogènes situés du coté des salies des chaudières par rapporta l’axe du Palais de l’Electricité; quatre branchements desservent les groupes électrogènes placés en lace ; enfin deux galeries transversales réunissent les deux extrémités des galeries principales de chaque salle de chaudières au bassin inferieur du Chàtoau-d’Eau dans lequel se fait la prise do l’eau nécessaire à la condensation (Q.
- (!) L’eau destinée aux installations mécaniques commence en effet par être utilisée pour le service de la grande cascade du ChAleau d'eau. Elle est puisée dans la Seine à l'usiue élévatoire installée sur les berges de la Seine, au port de la (lunette, à peu près dans le prolongement de l’avenue de Suflrcn. Celle usine comprend deux groupes de deux machines à vapeur Crépclle et Garaud, de Lille,
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- Ces galeries sont de divers types, différant par leur section. La ligure 18 représente la coupe d’une galerie du type n° i suivant l’axe d’un caniveau de raccord avec un groupe électrogène. Cette galerie contient deux conduites de Go cm de diamètre pour l’eau froide et l’eau chaude de condensation et quatre conduites de vapeur de u5 cm de diamètre. Les canalisations de vapeur et d’eau et les branchements de raccord ont été prévus de façon à ce que la fourniture de la vapeur aux divers groupes électrogènes soit autant de possible répartie de la même manière sur les conduites et qu’en outre on puisse assurer l’alimentation d’un groupe quelconque par l une ou l’autre des salles de chaudières. Des boites à dilatation et des purgeurs automatiques sont disposés sur ces canalisations pour permettre les variations de longueur résultant des variations de température ainsique l'évacuation de l’eau condensée.
- 11. GROUPES KLKCTROGÉNES
- Installation kt exploitation. — Les groupes électrogènes devant assurer, du moins en partie, le service de la distribution de la force motrice et de l’éclairage dans l’enceintc de l'Exposi-tion, et, d’autre part, les machines à vapeur qui les commandent devant être toutes alimentées par les deux salles de ehau-
- actionnanl des pompes^Worthington. Chacune dos machines est capable d'élever
- litres d’eau puisée dans la Seine à la cote 27, et même, lors des plus basses eaux, à la cote 26; deux conduites de 80 cm de diamètre servent au refoulement des
- toujours en réserve ; en cas d'avarie à finie des conduites, le débit de l’autre pour-
- ' L’eau' d'alimentation des générateurs' de vapeur est, comme nous l'avons dit
- donsation est puisée dans le bassin inférieur; les eaux de condensation sont conduites à la Seine. Quelques groupes électrogènes sont munis de condenseurs à surface; dans ce cas d’eau de refroidissement peut être prise sur les conduites de
- l)os canalisations d’eau de la ville sont d'ailleurs installées dans la plupart des galeries souterraines ; cette eau est destinée au service d'incendie et pour suppléer
- Coupe GH Coupc EF Coupe CD Coupe A15
- Fig. 12 à 16. — Coupes delà cheminée de 1 usine Sutfren.
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- dières dont il vienL d’être question, certaines conditions devaient nécessairement être imposées aux constructeurs de ces groupes.
- Ces conditions (4), examinées par la Commission technique le 4 août 1898, approuvées par le Directeur général de l’Exploitation le 18 août et par le Commissaire général le 3i août, peuvent être résumées ainsi :
- 1“ Les groupes électrogènes peuvent être fournis soit par un seul constructeur, soit par un consortium formé d'un constructeur de machines à vapeur et un constructeur de machines électriques ;
- 20 Toutes les machines doivent fonctionner à condensation ;
- 3° La vapeur e,l l’eau de condensation sont fournies gratuitement par l'Administration qui les amène â proximité des emplacements réservés aux groupes éleclrogèncs ;
- 4° Les constructeurs doivent établir à leurs frais les branchements qui leur sont nécessaires sur les canalisations de l'Administration ainsi que les robinets d’arrêt et les caniveaux destinés à recevoir les branchements reliant les machines aux canalisations souterraines ;
- 5° Chaque machine est pourvue d’un tableau portant tous les moyens d’interruption et de protection d’usage ordinaire, ainsi que des appareils île mesure d’un modèle agréé par l’Administration ;
- 6" Pour les machines à courant alternatif le constructeur doit fournir et mettre en place les transformateurs qu’il, sera nécessaire d’établir aux sous-stations de distribution pour l'utilisation du courant de ses alternateurs;
- -0 Le service des installations électriques prend le courant aux bornes du tableau du fournisseur, sous une tension régulière pour chaque machine. Pour le courant continu cette tension est de ?4o ou 4^° volts au tableau ; pour le courant alternatif simple elle est de 2200 volts avec une fréquence égale à 5o ; pour les courants alternatifs triphasés la tension est de 2 200, 3 000 ou 5ooo volts, la fréquence ôtant no dans tous les cas ; pour les courants alternatifs diphasés la tension doit être de 2 200 volts et la fréquence 42 ;
- 8° Les constructeurs doivent présenter leurs plans à l’approbation de l'Administration et celle-ci détermine la puissance en chevaux indiqués pour laquelle les groupes élcetro-gènes sont admis;
- 9U Les constructeurs recevront une première rétribution fixe représentant la part contributive, à forfait, de l’Administration, dans les frais de premier établissement. Cette contribution est calculée d’après une échelle décroissant à mesure que la puissance augmente. Elle, est de
- Pour cluirim des rhovaux rie 1000 à ijoo . . 7,10 » 1,20 0
- Pour chacun des chevaux suivants j,'j.o » 0,9.» «
- i4,o3 fr 8,35 »
- Toutefois il a été stipulé que la part contributive de l'Administration ne dépasserait pas 34o 000 fr à répartir par moitié entre Jes groupes des deux usines, à raison de 120 000 fr aux fournisseurs des machines à vapeur, et 5o 000 fr aux fournisseurs de dynamos, et qu’il serait opéré une réduction proportionnelle sur chacune des allocations calculées comme
- l'sinc SiiIIVcii.............
- i;;8o7't fr VJ ojo IV
- igî 5ao» 70761»
- 264 281 »
- (i) Elles
- Ilbüàcs
- 1898. t. XVT, p. xlv.
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- il vient d'être dit dans le cas où la somme de ees allocations dépasserait i pi non (V i a
- A—i
- IO" Indépendamment de la rétribution à forfait qui vient d’étre indiquée, l’Administra-
- à que devrait payer fat
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- I/KC L AIR A .G l< K I, K C 'l'HI (> U K
- lion alloue aux constructeurs une somme proportionnelle au nombre d’heures de marche et à la puissance normale pour laquelle chaque machine a été acceptée, somme destinée à les indemniser <le leurs frais d’entrelien, de personnel, de réparations pendant la période pendant la période d’exploitation. Celle allocation est calculée suivant les bases suivantes, par cheval imliqpé et par heure de marche :
- Pour chacun des chevaux de i ooo à 1 5oo.
- 0,00840 fr o,oo382
- 0,00707 fi
- T/Administration avant garanti une durée de marche minimum de 5oo heures, Jes frais d'exploitation qu’elle devra paver aux constructeurs des groupes électrogènes seront au minimum de :
- Usine La Bourdonnais...................... 46543 fr 4*7 362 fr io3go4fr
- Usine Snlfrcn............................. 76114 63 561 139675
- XoMKXcmxTLRE ues groupes ki.ectuogexes. — Lps deux tableaux ci-joints donnent : les noms des constructeurs, la puissance admise en chevaux indiqués ef en kilowatts utiles, la nature du courant, son intensité, sa tension et, dans le cas de courants alternatifs, la fréquence, pour les divers groupes électrogènes des deux usines.
- On voit par ees tableaux que les groupes électrogènes à vapeur de la section française sont, au nombre de 18 et ont une puissance admise totale de i4435 chevaux indiqués, ce qui fait une puissance moyenne de 802. chevaux par groupe. Ceux des sections étrangères sont au nombre de 19; leur puissance admise est pour l'ensemble de 21 65o chevaux indiqués ; leur puissance moyenne de 1 i4o chevaux. La puissance totale des deux usines est de ,'tdo8;> chevaux indiqués (';.
- Outre les groupes électrogènes à vapeur dont il vient d’ètre question, l’usine La Bourdonnais comprend encore un groupe électrogène formé de deux moteurs Charon de 60 chevaux, à deux cylindres, et actionnant, deux dynamos de la Compagnie générale de Nancy. Ce groupe électrogène, en marche depuis lin décembre dernier, alimente la grue Titan, de il. Le Blanc, qui a servi au montage des groupes de l’usine La Bourdonnais,Te pont roulant de Cari Floln* qui dessert. l’usine SufïVen, et divers autres appareils de levage dispersés dans le Palais de la Mécanique; il assurait également, avant la mise en marche des groupes électrogènes, l’éclairage des travaux de nuit.
- Les machines à vapeur des groupes électrogènes sont presque toutes à marche lente. Dans la section française, si l’on excepte les deux turbines Laval, on 11a rencontre qu’une seule machine à grande vitesse ; dans les sections étrangères trois seulement ont une vitesse angulaire dépassant 200 t : m.
- Kti 1867, la puissance totale était de 8'54 chevaux fournie par 52 machines dont la puissance moyenne était de
- moyenne rie 62 chevaux ; par rapport à 1867. la puissance totale avait augmenté dans la proportion de 3oo p. 100 et la puissance unitaire dans la proportion de 390 p. 100.
- Un i88y, ht paissance totale était de 5 820 chevaux, le nombre ries machines de 3a, la puissance moyenne de 166 chevaux ; par rapport à 1878, il y avait augmentation de 210 p. 100 pour la puissance totale et de 268 p. 100 pour la puissance moyenne.
- La comparaison des chiffres de 1889 avec ceux de 1900 montre que la puissance totale a augmenté de 680 p. 100 et la puissance moyenne de 58) p. 100.
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- Cinq machines seulement sont monocylinclriques ; elles sont toutes dans la section française. A une seule exception près, ces machines n’utilisent pas directement la vapeur fournie à io kg : cm2, mais sont pourvues de détendeurs de vapeur. La triple détente est très appliquée par les constructeurs étrangers, elle ne l’est que par deux constructeurs français.
- La nature du courant fourni par les groupes éleelrogènes est indiquée par le tableau
- III. Distribution de l’énergie électrique.
- Ta.hlea.ux de distribution. — Les tableaux de distribution sont au nombre de deux, l'un pour le courant continu, l’autre pour les courants alternatifs ; ils sont situés sous le vestibule du Château d'Eau, le tableau pour courant continu du côté de l’avenue de SufIVeu, l’autre du côté de l’avenue La Bourdonnais.
- Tableau à courant continu. — Le tableau pour le courant continu i.lig. i9) comprend : 10 panneaux pour les io machines à courant continu de l’usine Suffren, 7 panneaux poulies 9 machines de l’usine Suffrcn de groupe Gharon-Vicarino n’est pas relié au tableau}, 10 panneaux de départ des feeders et un panneau central où sont disposés les voltmètres. Les conducteurs amenant les courants des génératrices sont reliés à trois barres omnibus entre chacune desquelles existe une différence de potentiel de 200 volts. Sur les dix circuits à trois fils qui en partent huit sont souterrains et deux aériens; ces deux derniers sont disposés sur les faites des deux palais qui bordent le Champ-de-Mars.
- Ces circuits distribuent l’énergie électrique nécessaire à l’éclairage et à la force motrice dans l’enceinte du Champ-de-Mars. Le circuit n° 1 alimente le Chateau d’Eau ; les circuits 2 7 desserveut respectivement les palais en bordure <1 e l’avenue Suffren et en bordure de l’avenue de La Bourdonnais ; les circuits 3 et 8 le Palais de l’Alimentation (côté Suffren et côté La Bourdonnais) ; les circuits 4 et G les sous-sols du Palais de l’Electricité ; les circuits 5 et 10 la Galerie des Machines ; enfin le circuit 9 la Salle des Fêtes.
- Les exposants branchés sur ces circuits pourront disposer de l’énergie électrique pendant toute la durée do marche des groupes éleetrogènes. c’est-à-dire pendant toute la journée sauf aux heures des repas.
- Tableau h courant alternatif. — La figure 20 représente schématiquement le tableau
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- Cçtê Suffrw. Coté- la Boiu-do/inais
- \ te ’# W- ! Il nn fjlj F' mil®
- 1 è\ 1 1 n\\^( pffTî]- Ifif 1=
- Fig, 19. — Tableau de distribution pour les courants oonlhms.
- Tableau de distribution pour les courants alternatifs.
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- L'ÉCLAIR A G E K LI*: C T R I Q U K
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- destiné à la répartition des courants alternatifs. On voit qu'il est formé de 9 panneaux absolument distincts, sauf toutefois les panneaux 2 et 3 qui peuvent être reliés entre eux(;).
- De ces panneaux partent des circuits d’alimentation qui, comme il était logique, desservent les parties de l'Exposition situées à une distance des usines génératrices plus grande que les parties desservies par le couranl continu.
- Les heures de distribution des courants alternatifs ont été réglées de la façon sui-
- i° Le courant alternatif simple 'panneau n° 1) est distribué pondant les heures d'éclairage seulement sur le pourtour extérieur des Palais du Champ-de-Mars.
- 20 Les courants alternatifs diphasés (panneau 110 8) sont distribués pendant toute la durée de marche des groupes électrogènes.
- 3° Les courants alternatifs triphasés de fréquence 5o (panneaux nos-2 et 3) et de fréquence 2.5 (panneau 6) pendant toute la durée de marche des groupes électrogènes.
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- 4" Les courants alternatifs triphasés de fréquence 42 (panneau nn 4), de fréquence fio panneaux n°* 5. 6, y 019} pendant les heures d’éclairage seulement.
- Conditions de i.a fourniture de l’énergie électrique. — La plus grande partie de l’énergie électrique produite par les groupes électrogènes est utilisée pour l’éclairage' public ou fournie gratuitement aux exposants pour la mise en mouvement des machines exposées (M ; toutefois l’administration fournit une certaine partie de cette énergie à titre
- • Les exposants qui reçoivent l’énergie électrique, gratuitement ou à titre onéreux, doivent faire établir à leurs frais les branchements reliant leurs appareils sdit aux conducteurs principaux soit aux postes de transformateurs ou de convertisseurs les plus voisins ; il leur faut également fournir ou prendre en location des compteurs d’un modèle agréé par l’administration. Aux exposants alimentés à titre onéreux l’énergie est vendue 1 fr le kilowatt-heure lorsqu’elle est utilisée pour l’éclairage et o,5o fr le kilowatt-heure lorsqu’elle est utilisée pour la force motrice ; sur le tarif d’éclairage il est fait une réduction de 5o p. 100 pour l’excès de la consommation, exprimée en kilowatts-heure, sur le produit do 800 heures par la puissance du compteur en kilowatts-heure.
- J. Br.oxntx.
- LE TRAMWAY ÉLECTRIQUE DE L’ANNEXE I)U BOIS I)E VINCENNES
- Celte ligne «le tramways, destinée à desservir pendant la durée do l'Exposition l’Annexe établie an Bois de Vincennes, a été mise en service il y a quelques semaines Le plan ci-joint (lig. 1) en montre toute l'utilité ; elle prend à Tune de ses extrémités, au cours de Vincennes, les voyageur s descendant du Chemin de fer do Ceinture, des Chemins de fer Nogentais et dos diverses lignes de tramways ayant leur terminus à la porte de Vincennes ; elle doit également prendre les voyageurs du Métropolitain quand cette voie de communication sera en exploitation; à l'autre extrémité, porte de Bercy, elle prend, les voyageurs arrivant par la station des Bateaux-Parisiens et par la station de la Uapce-Berey, point de jonction des lignes d’Orléans et de Ceinture; en outre, elle dessert sur son parcours les deux stations de Bol-Air (Ceinture et Vincennes) et croise la ligne de Bastille Charenton.
- Confiée à la Compagnie Thomson-Houston, l'installation de eette ligne a été exécutée avec une rapidité remarquable; commencée le i5 février dernier, elle était terminée onze semaines après, le 5 mai.
- La long’ueur de la ligne est de 3 5oo ni environ. La voie double, à l’éearLcmenl normal, est on rails à gorge, type Broea, du pdkls de 4a kg par mètre courant.
- La ligne, aérienne, est constituée par deux fils de cuivre de 8,9.5 mm de .diamètre posés sur consoles (lig. 2). Elle esl alimentée soit par l’usine des Chemins de fer Nogonlais, située rue des Laitières, à Vincennes, soit par l’usine de Saint-Mandé, appartenant à la Compagnie des Tramways-Sud, la ligne étant reliée directement à chacune de ces deux usines au moyen d’un feeder souterrain.
- Les voitures automotrices, au nombre de aâ, sont à impériales couvertes et peuvent contenir chacune 4° voyageurs. Leur équipement consiste en deux moteurs du type GE-58, commandés par doux continuateurs type K-y placés un sur chaque plateforme ; elles sont
- (•) Le règlement relatif à la fourniture de l’énergie électrique aux exposants par l’Administration de l'Exposition a été publié dans le numéro du 2 décembre 1899 [t. XXI, p. xcvm ) dr Eclairage Électrique.
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- Plan de la ligne.
- munies de iVoins a air Stantard à compresseurs d'air nuis par l’essieu^). A ('es voilures, peuvent être attelées des voitures de remorque.
- - -(*) Vdtr îa description do
- Electrique du 6 mai 1899. 1. XIX, p. 180.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 449
- Moteurs. — Chaque moteur a une puissance effective de 3; chevaux. Son enveloppe est. composée ifig. 3 à 6) de deux coquilles pouvant pivoter autour de charnières placées sur
- l'un des côtés, oc qui permet la visite de toutes les parties du moteur sans qu'il soit besoin d'enlever celui-ci du châssis. Deux ouvertures permettent d'ailleurs la visite journalière des organes importants; la plus grande, située au-dessus du collecteur, sert à la visite des
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- I. ÉCLAIRA. G F. K l - K C T R l Q C F
- T. xxm. — »*î».
- l'ig. 3. — Moteur GE-'>8, côté de l'essieu.
- porte-balais et an remplacement des balais usés ; l'autre, située juste au-dessous de la pré-
- I'ig. — Moteur GE-58 ouvert, induit prêt à Aire retiré.
- cédente, sert à l’enlèvement des matières étrangères qui pourraient s’accumuler dans.la
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- partie inférieure de l'enveloppe. Chacune de ces ouvertures est fermée par un couvercle qui
- Fig. V • Moteur GE-58 ouvert, induit en place.
- peut être rapidement enlevé cl remis en place. Les.dimensions d'encombrement de l'enveloppe soûl : longueur (dans le sens de l'essieu) 928 mm; largeur, depuis l'anneau de sus-
- îfe- Si
- Fig. fi. - Pièces détachées du moteur GK-58.
- pension jusqu'à l'axe de l'essieu. -.49 mm ; hauteur 6a- min dont 346 mm au-dessus de 1 axe de l'essieu.
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- L’ÈGLAIRAG R ÉLECTRIQUE
- T. XXIII- — N° 23.
- 45a
- Les paliers des moteurs sont composés de deux parties portant, chacune une moitié des coussinets. L’une des parties est coulée avec L'enveloppe supérieure du moteur ; l’autre, indépendante, comme on peut le voir sur la ligure 4, vient se fixer à la première au moyen de boulons, lorsque l’essieu et l'arbre moteur sont mis eu place. Les paliers de l'arbre moteur ont les dimensions suivantes : 66,7 mm X 160,3 mm pour le palier situé du coté du collecteur, et 76 mm X 2.00 mm pour celui situé du coté du pignon ; les coussinets ont une longueur de 203,2 mm. Les paliers de l’essieu ont 2o3,a mm de longueur.
- Les bobines des inducteurs, au nombre de quatre, sont enroulées sur des pièces polaires en tôles laminées, fixées à l’enveloppe au moven de boulons et. d’éçrous.extérieurs. L’armature de l’induit, composée de feuilles de tôle, présente 33 trous dans chacun desquels se placent 3 bobines. Ces dernières sont connectées de manière à former une triple bobine reliée à une lame du collecteur, disposition qui a pour but de faciliter les réparations.
- L’isolement des inducteurs et de l'induit est assuré par des trcssésèd’aiiiiante ; il peut résister à une différence-de potentiel alternative de 5 000 volts établie entre la masse et les bobines inductrices et à une différence de u 5oo volts entre la masse et les bobines induites;---"’
- Le collecteur, d’un diamètre de a5o mm, est formé de 99 lames de 2a mm d’épaisseur et de no mm de longueur; les essais d’isolement sont faits à 5 000 volts entre les lames et la niasse et à 5oo volts entre les divers segments. Chacun des porte-balais est muni de deux balais en charbon.
- - Le moteur complet, sans la roue ni la boite d'engrenages, pèse 848 kg, dont 220 kg pour l’induit et le pignon ; la roue d’engrenage pèse 69 kg, la boîte 60 kg. Le poids total est donc de 977 kg.
- Combinat eu r. — Le combinafeur est-du type série parallèle avec souillage magnétique. 11 est muni de sept crans dont quatre avec résistances pour la marche en série et trois avec résistances pour la marche en parallèle.,!
- ACCUMULÀTrVKS COMMELIS ET VTAU À GA35 SOCS PRESSION--ij
- Principe. — Ces accumulateurs sont caractérisés par l’emploi, comme électrolyte, d'une dissolution d’un sel métallique, 'généralement le -sulfate de cadmium) et par l’utilisation pendant la décharge du gaz (ordinairement l'oxvgène) qui s'est dégagé pendant la charge sur l’anode.
- (iliaque élément se compose, comme l’indique la figure 1 représentant un modèle, de laboratoire : d'un récipient Y en verre épais fermé par un couvercle que traversent deux tubes S et T aboutissant à un récipient R en verre : d’un charbon creux cl poreux C; d’un cylindre en plomb antimonieux P ; enfin, d'un manomètre M.
- Pendant la charge le sulfate de cadmium qui forme l’électrolyte est décomposé et donne un dépôtde cadmium sur la cathode P et de l’oxygène sur l'anode C.Cct oxygène s’accumule
- - (q Expysés par la Société des-Acc-uniulateyr^ électriques à gaz sous pi légers à hante tension) classe 3.J.
- et des
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 453
- à la partie supcriourc du vase V, se rend dans le réservoir par le tube T et de là, par le
- d'un élément du type
- trouve ainsi la même de part et
- pression
- batterie de quatre éléments.
- d’autre des parois de ce charbon et 1'clcetrolyte n’v pénètre pas. On arrête la charge*quand la pression de l’oxvgène atteint 1 kg : cm2.
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- 454 L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Pour la décharge on met dans la position de femeture le robinet placé'sur le tube T et l'on réunit les deux pôles au circuit de décharge. L’acide sulfurique formé par la charge est décomposé en SO‘qui se porte sur le radïnitiin recouvrant l'électrode P et donne du sulfate de cadmium, el en hydrogène TP qui se combine avec l'oxygène accumulé dans
- Fis. 4. — l‘lau d’une balterie do quatre éléments.
- les pores du charbon C. La pression diminue alors dans le vase Y et l’oxvgcne contenu à; l'intérieur du. charbon passe à Iravers les pores de celui-ci jusqu'à ce que la pression ait repris sa valeur initiale.
- La force électro-motrice d'un élément de ce genre est de i,5 volt.
- Appareil industriel. — Dans l’appareil industriel l’anode est. constituée par une série de petits tubes de charbons G (lig. 2) disposés les uns à côté des autres de manière à former une sorte de plaque, disposition qui diminue l'encombrement de l'appareil pour une capacité donnée. La cathode se compose d’auges ou nacelles en celluloïd disposées les unes au-dessus des autres et au fond desquelles se trouve une petite lame de plomb P qui règne d'un bout à l'autre de la nacelle et dont. l’extrémité est réunie par une soudure autogène au. conducteur négatif; c’est sur ces lamelles que se dépose le cadmium et les auges en empêchent la clmtc lorsqu'il ne forme pas un dépôt adhèrent.
- Les ligures 3 et \ représentent en élévation e! en pian, une batterie de l\ éléments.
- Nous n'avons pu obtenir la communication des résultats des essais faits sur ccs accumulateurs.
- ACCUMULATEURS COMMELIN ET YIAU, LÉGERS ET A HAUTE TENSION
- Principe. — Comme dans les accumulateurs précédents l’électrolyte est une dissolution de sulfate de cadmium ; .mais l’anode, au lieu d’être un charbon imprégné d’oxygène, est constituée par une plaque à pastilles de peroxyde de plomb.
- Pendant la charge, la décomposition du sulfate de cadmium donné de, l’oxygène qui peroxvde les pastilles et du cadmium qui se dépose sur la plaque négative. A la décharge il y a réduction du peroyxde et dissolution du cadmium déposé.
- La force éleetromotriee d’un élément est de 2,20 volts.
- Description. — Dans le but de diminuer le poids, les plaques positives sont formées
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- un quadrillage en ébonite (lit ns le quadrillage est logée Les plaques négatives (fig\
- ndiieteur (fig. 2);
- lequel est rivé au plomb un cadre re active.
- se composent d'une feuille en matière isolante (celluloïd, ébonite, etc.) sur les deux côtés de laquelle est appliquée une feuille de plomb de 0,2 mm. d’épaisseur. Normalement a la surface de ces feuilles sont disposées de petites ailettes en celluloïd qui empêchent la chute du cadmium lorsqu'il n’adhère pas suffisamment au plomb ; on donne à ces ailettes une légère inclinaison de parL et d’autre de leur milieu pour faciliter le dégagement des gaz qui se produisent à la fin de la charge, O11 peut remplacer la feuille isolante doublée de plomb par une lame de charbon, et diminuer ainsi le poids des plaques, est placée entre les plaques i sont serrées les unes contre
- Lne feuille de celluloïd poiT isilives et les plaques négatives 6 autres.
- Essais. — Lcsessais auxquels ont été soumis ces accumula it montré qu’il n’y a aucun inconvénient à pousser la décl t‘S loin : jusqu’à ce que la différence de potentiel tomff ssous d un volt. Cette circonstance et la force électromotrice evée que possèdent les éléments au début de la décharge, permettent d'obtenir .é considérable : 3o ampères-heure par kilogramme d’électrodes lorsque 1 igatives sont en ébonite doublé de pi 1 charbon.
- Les figures j et fi représentent les courbes do variation de la différence de potentiel
- Rnno^ûnncL
- ncrnbcinn
- nncnbDDD
- bGDrnnDD
- nnmcnnn
- iGmnnncnG
- ÎGGnnbcn^
- rGGGGGGG
- iGGGGbGGG
- £~GGOGGGP
- ;GGGGlGnnG
- GGGiGGnG
- bGGGGGGG
- GPPGhGPG
- brnuGGGP.
- Plaque
- quand ces pla
- plaques
- bornes pendant la décharge d'un élément à négatives du premier genre, comprenant 5 négatives pesant ensemble 700 grammes, et Ô positives pesant ensemble aofio grammes. Ces courbes montrent que la différence de potentiel, qui est de 2.20 volts au début, 11e tombe à i,o3 volt qu’après i3 heures dans l'essai du 22 avril et après 17 heures dans l’essai du
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- L'ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XXIII. — N° 25.
- 28 avril, la concentration de l’électrolyte ayant été augmentée dans l'intervalle des deux essais. La quantité d’électricité débitée avant ôté de 77,2a ampères-heure dans le premier
- Ejg, 6. — Court»1 d<- décharge d'un élément à plaques négatives on plomb.
- essai eide 91,96 ampères-heure dans le second, la capacité rapportée au kilogramme de plaques se trouve être de 28 dans le premier cas, et de — 33 dans le second.
- La figure 7 représente une courbe obtenue avec un accumulateur formé d’une plaque
- positive pesant 5oo grammes et deux plaques négatives en charbon pesant ensemble 3oo grammes. La décharge ayant été prolongée pendant 21 heures et demie, la quantité d'électricité débitée fut de 31,72 ampères-heure, soit — 39,65 ampères-heure par
- kilogramme de plaques.
- SYSTÈMES DE TÉLÉGRAPHIE RAPIDE
- ALPHABETS PE SIGNES TÉLÉGRAPHIQUES Leur usage chez les anciens. — Les alphabets de signes peuvent varier à l’infini. Leur usage remonte aux temps les plus reculés.
- Si haut, en effet, que l’on remonte dans l’histoire du monde on trouve trace de moyens employés pour correspondre au loin et la lecture des auteurs grecs où Ton trouve de nombreux mots relatifs à ce sujet ne laisse aucun doute sur l’emploi de véritables méthodes de transmission des signaux.
- (P Voir L'Eclairage. Electrique du 19 niai, du a et du 9 juin, p. 241, 3’i8 et 36".
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- 11KVUK D’ÉLECTRICITÉ
- De tous ces moyens nous Ti en mentionnerons ici que deux, l'un parce qu’il est un premier exemple ch? système de télégraphe à synchronisme, l’autre parce qu’il est également un premier exemple de la division des lettres de l’àlphabet. en groupes, division que pratique M. Munier, comme nous l’avons vu antérieurement.
- Le premier exemple est celui que Polyhe décrit de la manière suivante :
- « Plusieurs personnes se placent à de grandes distances chacune avec un grand vase de inètne grandeur et contenant une même quantité d’eau ; sur les côtés de chaque vase est un trou d’égal diamètre, pour tous ; un morceau de liège sur lequel est planté un bâton perpendiculaire divisé par parties égales, nage sut- l’eau des vases; chaque division contient une des phrases qu'on veut transmettre et les stationnaires sont munis de torches. Lorsque le premier élève sa torche il. débouche en même temps le trou du vase ; le second en élevant sa torche débouche en même temps le trou de son vase et cette manœuvre a lieu à chaque station. Quand l'eau du vase est assez écoulée pour que la division qui porte l'ordre se trouve vis-à-vis le bord, le premier stationnaire' donne le signal d’arrêt en élevant sa torche et en remettant le bouchon ; les autres agissent de la même manière et connaissent ainsi' i-e que le premier a voulu leur faire savoir. » - -
- O n’est là en somme que le clepsydre dans lequel on a remplacé les indications d’heures par des phrases convenues à l’avance (1),
- Mais toutes les méthodes avec lesquelles on ne pouvait transmettre que des phrases convenues à l'avance furent jugées insuffisantes et on chercha les movens de transmettre toute espèce de nouvelles. Au nr siècle avant notre ère. Gléomène et Démoerile employaient 8 chaudières dans lesquelles on allumait des feux.
- On accompagnait ces chaudières de trois fanaux accessoires.
- Chacune des chaudières servait à indiquer une des parties de l’alphabet grec qu’on avait divisé- en 8 groupes de 8 lettres.
- Chaque fanal précisait dans le groupe la lettre qii’on voulait désigner et on cau-hait à Laide d’écrans les feux qui ne devaient pas être vus.
- Polvbe améliora le procédé en divisant l'alphabet en 5 groupes dont 4 de o lettres et un <1*. quatre.
- U élevait aux deux cotés d une direction donnée des torches dont le nombre désignait : sur un côté le numéro d’un groupe et sur l’autre côté la place qu’occupait d^ns ce groupe la lettre considérée.
- Par exemple une torche de chaque côté pouvait désigner a, puis cinq torchés d’un côté et quatre de l’autre w.
- Suivant M. Stéphane Perrot. Persée, fils de Philippe de Macédoine, employa ce système dans toutes ses expéditions militaires et notamment dans la guerre qu’il soutint contre la ligne aehéenne.
- Systèmes de numkhation. — Tous les systèmes de numération peuvent servir à constituer des alphabets télégraphiques.
- Le problème à résoudre étant de représenter un grand nombre d'objets avec un petit nombre de signes pris isolément ou en combinaisons, le progrès est en conséquence dans l’augmentation du nombre des signes distincts afin de ne pas avoir à les répéter autant pour.
- (‘) A la fin du siècle donner, Claude Chappe, l'inventeur du télégraphe aérien, essaya un système de ce genre: enè.meTroyans-nons. religieusement conservé par 1pS membres de sa famille.
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- I/ÉCLÀIRACE ÉLECTRIQUE
- T. XXIII. - N“ 25.
- 458
- représenter les objets, autrement dit : plus les signes distincts sont nombreux, moins est grand lé üombi'é des signes nécessaires pour représenter chaque objet.
- Chaquë signe où combinaison de signes Corine une ligure ou signal complexe qui, en télégraphie. permet de représenter une lettre cm une phrase et fen arithmétique un nombre déterminé.
- En télégraphie, le nombre des ligures 011 signaux disiittcls nécessaires pour la représentation des leLtres étant restreint, il en résulte que, pratiquement, on peut reconnaître à première vue- le’groiipe des signes correspondant à telle ou telle lettre-et le traduire.
- 11 n’en est pas de même en arithmétique où le nombre des valeurs à exprimer est presque infini et où il serait impossible de se souvenir que tel ou tel groupement de signes correspond à telle ou telle valeur, aussi a-t-il été indispensable d’employer une méthode rationnelle pour traduire à première vue un groupe quelconque. C’est cette méthode qui s’appelle la numération.
- Les systèmes de numération ne diffèrent que par le nombre de signes qu’ils emploient.
- La numération binaire n’en a que 2 que nous représentons par -f- et o en télégraphie et i et o en arithmétique.
- T .à numéralion le maire en a 3 qui, en télégraphie se représentent par —, o.
- La numération décimale en a 10 qui se représentent par u, i, 2, 3, 4> 5- b, 7, 8, 9.
- Il y a aussi la numération quaternaire qui est employée dans les langues californiennes, ce qui indique que ces langues sont d'une grande simplicité.
- Mais nous n’avons à nous occuper spécialement que des numérations binaire et ternaire qui servent de base aux alphabets de signes télégraphiques.
- La différence entre les deux est si considérable que nous croyons intéressant d’en donner ici l’explication mathématique.
- Dans tous les systèmes de numération chaque chiffre ou signe possède deux valeurs : i° là valeur qui lui est propre et qu’il faut connaître ; 1° la valeur qui lui est donnée par le rang qu’il occupe dans un groupe. Celte deuxième valeur multiplie la première par un coefficient qui dépend du rang occupé. Ainsi le premier rang à droite donne au ehilfre qui l'occupe le coefficient n'\ le deuxieme n\ le troisième /r, le quatrième a3, le cinquième n\ etc., etc..., 77. étant le nombre de signes disiinels ulilisés dans le système du numération considéré.
- D'où il résulte que dans la numération binaire où le nombre des signes distincts est de deux (-j- et o) le premier signe à droite multiplie sa valeur par 20 = j , le 2e par 21 = 2, le 3" par 22 ~ 4, oie..., ce qui indique que si nous avons à former, par exemple, 3o groupes différents de signes, il nous faudra par groupe Un nombre maximum de signes que nous pouvons trouver par le raisonnement suivant : Puisque, le ier signe à droite vaut 1 ; le 2% 2 ; le 3°, 4> nous pouvons donc, avec le même signe -b placé sur 2 rangs, c’est-à-dire répété deux fois, former un nombre de sigmaux égal à (a0 — i) -|-(A — ai • : 3 (tableau A).
- En le plaçant sur 3 rangs nous aurons (tableau Ri :
- 3e —....................... a* = 4
- Total...... 7 figures.
- Taht.kau B
- 7 t 4- + +
- 1
- 5 +
- +
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- 4%
- Eu le plaçant sur 4 rangs nous aurons (tableau C) :
- En le plaçant sur 5 rangs nous aurons :
- Total......... 3i combinaisons.
- C'est la somme des combinaisons effectives dans laquelle la combinaison zéro n’est pas comprise.
- On obtient ainsi le tableau D de 3i signaux. Ce qui indique qu’avec la combinaison binaire le signe -j- doit se répéter jusqu’à cinq fois pour former 3i combinaisons.
- Si au contraire nous représentons les cinq viihgs par 12b
- L|l- i« rang sera représenté par.
- Le â<‘ —
- Le 3e — —
- — S
- On forme dans cc cas le tableau E de 3a signaux dans lequel la combinaison zéro est comprise.
- L’ordre dans lequel se présentent les combinaisons dans un tableau formé méthodiquement comme le tableau 1) nous montre bien la progression géométrique signalée par M. Mimault et dont nous avons parlé plus hautc’est cet ordre et cette progression qu’observa M. Baudot dans son premier tableau de manipulation qui était semblable au tableau D,
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- 46o
- T/ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE T. XXIII - N 25.
- avec cette différence que le signe o est remplacé par le signe —, M. Baudot s’étant servi des deux signes H- et — afin d’avoir deux émissions dont une dite de travail et l’autre dite de repos.
- 5 < * < » 4- A
- , _ 4 + 4 4 ! 4 3 — — 4 — —• Y
- 2 4 + 4 4 4 4 4- 4 J
- 4 4 4 4 + 4 4 X
- + 4 4 4 4 6 4 4 U
- + 4 4 4 4 + 4 7 4 4 G
- + 4 + 4 4 4 4 4 T
- + 4 4 4 9 4 4 4 H
- 4 4 é 4 4 4 4 4
- 9 -i- 4 4 4 9 4 4 4 4 4 c.
- + 4 4 4 4 4 4 4 4 M
- !_I 4 4 4 4- 4- i3 4 4 S
- 4 4 4- 4 Blanc.
- l3 4 + 4 i3 4 4- 4 .4 T
- + 4 4 4 4
- 4 4 4 4 4 1
- 4 4 4 4- 4 B
- 4 + 4 4 17 4 4 I£t 4 4 4
- 18 4 4 4 4- 4 4 4 4 4 Z
- 4 4 J9 4 4 4 4 4 4 0
- H- 4 + 4 4 4 4 4 4 4 n
- 4 4 4 21 + 4 4 4 4- 23 4 4 + 4 4
- + 4 4 4 4 4 4 4 4
- li + + 23 4 4 4- 4 4 Q
- 24 -1- 4 26 4 4 4 4 L
- 4 + 4 24 4- 4 27 4 4 4 4 V
- 26 4 4 4 4 28 4 4- 4
- 4 4 4 4 + 29 4 4 + lt
- 28 4 28 4 3o 4 4
- a9 4 4 4 4 + 3i 4 Blanc.
- 4 4 4
- 3i 4 4 4 « » »
- M . Baudot mo difia eriï uilc Toi Ire des combina s po ur d es raisons < ue igno
- 4 i 4 4 —
- i doivent tenir à des questions de pratique, l’ordre des combinaisons dans ce tableau n’a qu’une importance relative. Mais dans la numération ternaire dont nous allons nous occuper, l’ordre dans lequel on place lés combinaisons peut acquérir une importance capitale comme nous le verrons par la suite.
- Numération ternaire. —Dans la numération ternaire le nombre des combinaisons est toujours égal à une puissance de 3 moins i, quel que soit le nombre des signes élémentaires employés à leur formation.
- Ainsi le nombre des combinaisons pour un seul rang est de (3‘ 4- C -- - ?..
- Pour ? rangs il est de (3a — i) = 8 (tableau G).
- Pour 3 rangs (33 — i) = ?6.
- Ces 26 combinaisons sont, celles que Davy et Hightnn essayèrent d’utiliser comme nous l’avons vu précédemment (*).
- (') Voir cr tableau p. 368.
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-
- H VUE D'ELECTRICITE
- + I o+l O T I O 4- ! o+ I o+ 1 o + | 0+ 1 o + I o + | = 1 0+1 «+| 3 | til H; s+l ”+| 0+1 S +
- I I I O O O—4-4- [ ] | O 0 Ô-]--h-f | | 0 O 0+4-4- 1 1 1 O O O T + + | | 1 o O O + + +- |==o + + + 111=0
- co s o c c o ©+++++++++ | | | 1 1 1 1 I ocoeo O O 0 = +H | 1 1 1 ( i 1 1 II 1 II = 0 0 0 = 0 0 0
- -o- ++++++ 1 II 11 II 1 1 M 1 II 1 1 ! 1 : 1 ! I 1 | , O = = O O O O O 0 O O 0 O O O 0 = o O O = 0 O O = =
- « COOOCOCOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOCC OCCOSOOOOSOCOOOOOCOCOOOOOOOOOO
- «S»*ï<îïSsî?2’??î21s'2,g3gSgggS8S5;3
- 1 c » 2 *g ? ^
- - I =+ | =+ , o- -|“+|o+l=. = +!»+-! 0+10+10+1=+'0+10+1o+l0+1o+ o+|=+!o+l
- " 1 0=+++111 o o+ + 111=0 c++-11 = 0 =+++ I ] 1 = = =+ + + I II ° o o+++ 1 '= = =+++11
- « 1 +-1111 II o ^+^ + + ++++ Mil'lllooooo.oo=++++ ++-'-+->- 1 1 1 1 1
- --r I OOOOÔOCC ooooocoooc c T+-+ + +++++++++1-+++*++++++++1 1 1 1 Il 1 1 1 1!
- - I +=+++++++ -4 1—h T-++-4--+- - 1 II II ! II 1 1 1 II II 1 , ! 1 II II 1 1 1 1 1 11:1 II
- 1 ssss ssss- L r- T--?- Rf- i-sgg,s,z%'3,%%$%sz S = = 2 2! 2 S 2 “ S S 2 ^ -'S ^
- - | =+I=+Io+|0+,=+|=+!o+Io+|o+|o+|=+|=+] s+l c + ; o4| O+l ® + 1 =+| o+l o+l o
- „ 1 = o =+ + +- Il I o o o+ + +| I I 0 o =+^+ | 1 1 ===+++ I | ooo+i+| ] I ooo+l-H | : ===+++
- 30 | MI..O..O.» o+++++ + ++^ | | ! I | | | | , o o o = o O O O C+++++++++ M 1 1 1 M 1 f ® o 5
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- 4Ba
- I,'ÉCLAIRAGE É M C T R1Q U E
- Pour 4 rangs (3l — i) = 8n.
- C’est dans ees 8o combinaisons que se trouvent les 3o du tableau Tliumson que nous donnerons dans notre exposé des codes télégraphiques et les a8 du tableau Munier pour son appareil à 4 fils ou moments par secteur du distributeur.
- Pour 5 rangs le nombre des combinaisons est de 33 — i = 24a.
- .Nous donnons le tableau général II des combinaisons de la numération ternaire avec 5 signes parce que c'est de ce tableau général que sont extraites les combinaisons 011 face desquelles M. Munier se trouva en formant son premier tableau d'après la division des lettres de l'alphabet en séries.
- Codes télégraphiques. — Nous entendons pur codes télégraphiques les divers tableaux de signaux utilisés jusqu’à ce jour pour la télégraphie électrique.
- Code I. - (Hvo..*s)
- 28 * mfl 28 fils ou no ne» - Un s eul dar ? J dit ant “
- » 3 < s 6 » .4 .4 iG » .0 ” ». ” »4 - »7 .8
- 1 A 2 B 3 C i D 5 V. 7 G 8 II 9 I 0 J . K , L : M ? C) : P Q + R — S § T 1 U Y O '• É ) x ( v Z “q 1- + + + + + + + + + + + H" + + \; + + + ±. + + + + + +
- Ces codes sont au nombre de 9 que nous pouvons diviser en 4 catégories :
- La première catégorie renferme les codes à signaux simples et uniques avec durée unique (Hughes. Olsen).
- La deuxième catégorie lespod.es à signaux complexes formés de signes simples d’une durée unique et n’utilisant qu’un? sens du pourant (Whitohouse, Mhnault, Baudot, Morse [cinq fils].
- La troisième catégorie les mêmes codes que la deuxième catégorie mais utilisant les deux sens du courant (Davy, IJighton, Thomson, Baudot, Munier;.
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- rv.yrk b'j;:LKCTiticm::
- La quatrième catégorie les codes à signaux complexes formés de signçs simples mais daine longueur inégale et utilisant soit mi seul sens, soit les deux sens du courant. L’inégalité de longueur s’obtenant soit par la durée de rémission (Morse) soit par l’inversion du sens du courant (AYlieatstone, Kstienne, Hérodote.)
- Nous classerons ces codes dans un ordre basé sur le nombre des signes simples composant chaque signal, c’est-à-dire chaque lettre de l’alphabet.
- Les codes i et a se trouveront ainsi être ceux de Hughes et Oison où chaque lettre, esl représentée par un signe simple d’une durée unique, le premier n’utilisant que l’nn ou l’autre dos deux sens du courant, le deuxième employant au contraire l'un et l’autre.
- Code n" II (Olskn) (Appareils IIlt.hks) 28 signaux simples. — i\ fils ou moments. Utilisation des deux sens du courant.
- Codex n,j III. ^Mvsïek)
- o signaux simples et complexes. — 5 fils ou moments. Aucun signal ne présente 1 signes simples successifs Utilisation des deux sens du courant.
- Les codes n°b 3 et 5, ceux de Munier ou chaque lettre est représentée par un signal complexe, formé de un ou deux signes simples d’une durée unique avec utilisation des deux sens du courant.
- Le code n° 4, celui de Davv et Highlon où chaque lettre esl représentée par un sig-nal complexe formé de un à trois signes simples d’une durée unique avec utilisation des deux sens du courant.
- Le code n° 6, celui de Morse 'cinq fils). YVhitehouse, Mimault, Raudol où chaque lettre
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- os! reorésentéc par un signal complexe, formé de un à cinq signes simples d’une durée unique avec utilisation d’un seul sens du eoiiranl.
- Le code n° 7. celui de liaudot. Ce code est en principe semblable au code u° 6 mais chaque lettre y est représentée par un signal complexe formé régulièrement de cinq signes simples avec utilisation des deux sens du courant : un sens pour placer les armatures des électros récepteurs dans leur position de travail, l’autre sens pour les ramener dans leur position de repos.
- Le code n° 8. celui do Morse 'un fi 1) où chaque lettre est représentée par un signal complexe formé de deux signes simples mais d'inégale longueur et se répétant un certain nombre de fois.
- Code nc lY Code nu Y
- (D\vii> Highton) (Mvnikk)
- 26 signaux simples ci corn- 28 signaux simples on plexes. ^ ^ ' plexes.
- Code s<> YI
- Monsi..WiTi.iiousn. Mimali i ^ plexes.
- Un seul sens du courant.
- Code «« VII (Baudot]
- pUjca.
- Deux sens du courant.
- Le code n° 9, celui de Thomson où chaque lettre est représentée par un signal complexe formé de 1 à 4 signes simples d’une durée unique avec utilisation des deux sens du cou-ranl. un sens désignant les barres, l’autre les points.
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- Avantages et inconvénients des différents codes. — Nous allons maintenant étudier (ms différents codes au point de vue des avantages et des inconvénients que chacun d’eux offre comme moven de transmission.
- CflDK Ku Vllf ;MoRS1ï)
- 3o signaux simples et complexes.
- Signes simples répétés jusqu’à 4 [ois avec
- 3o signaux simples et complexes. Signes simples répétés jusqu’à 4 fois. Deux sens du courant. Un seul fil.
- Pendant les premières années de la télégraphie électrique un seul de ces codes pouvait être transmis par un seul fil, c’élail. le (-ode nu 8 Morse et ce fut la cause de son succès et de son adoption universelle.
- Tous Jes autres codes exigeaient un nombre de fils égal au nombre maximum de signes simples les composant c’est-à-dire que le code n° i en eût exigé 9.8 ; le code n° 11 i4 et les aulres code,s 4, 4 et 5 fils y compris les codes III et Y quoique n’exigeant que deux signes simples au maximum c'est-à-dire un nombre de signes inférieur au nombre de fils puisque ces deux codes eussent exigé l’un 4 fis et l’autre 5.
- En outre, tous les codes étaient insuffisants puisque aucun d’eux ne donnait les 36 ou 38 combinaisons ou signes simples nécessaires à la représentation des a:> ou 26 lettres de l’alphabet, plus les 10 chiffres.
- Ce n’est qu'avec 6 fils qu'on pouvait former toutes les combinaisons voulues, mais dans ce cas il v avait exagération du nombre des fils et du nombre des combinaisons, ce qui était un défaut grave relativement aux fils.
- De là leur insuccès et leur abandon jusqu’au jour où M. Mimault voulant se servir du code n° 6 motiva leur exhumation au cours de son procès avec M. Baudot.
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- Mais aucun de ces codes n’eùl encore été avantageusement utilisable si pendant la période de «5 à 3o années qui s’écoula entre les lenlaLivos de Whitohouse, Davv, llighton et \VheaLslone cl celle de Mimault, deux inventions capitales n’eussent été faites : l’une par M. Hughes créant le type des appareils imprimeurs synchroniques avec impression au vol complétée d’un système d’inversion s'opérant également au vol et doublant la valeur de chaque signal à la seule condition d’utiliser deux de ces signaux à la double inversion des lettres et chiffres, l’autre par M. Meyer créant les appareils multiples basés sur la division du temps à l’aidé d’un organe spécial appelé distributeur.
- Mais après les inventions de Hughes produisant, grâce au synchronisme, la conversion des fils en fractions de temps ou moments et le doublement des caractères à l'aide de Y inversion, puis celle de Meyer créant le distributeur et celle de Haudot créant Yemmaga-sinement des signaux tous les codes de signaux purent enfin se transmettre à l'aide d’un seul fil.
- La différence entre chaque code ne fut. d’abord envisagée qu’au point de vue du temps exigé pour cette transmission car ce n’est que quelques années plus Lard que M. Municr forma les codes n° 3 et 5 où les signes simples composant un signal complexe furent réduits à deux, ce qui introduisit un élément nouveau dans la transmission des signaux complexes, élément qui offre les avantages que nous avons signalés dans notre chapitre relatif à la durée de propagation des courants, son action sur le rendement (p. mo).
- Si les différents codes ne furent d’abord envisagés qu’au point de vue du temps c’est que le temps est un élément d’une importance considérable en télégraphie.
- C’est en effet pour gagner du temps que furent inventés tant de systèmes de télégraphes sans grande préoccupation pour le code, qui était généralement le code Morse ou le code Hughes.
- Ce n’est que lorsque l’attention fut de nouveau attirée sur les codes de signaux complexes formés de signes simples par suite de leur transmission à l’aide d'un seul conducteur et par leur traduction en un caractère d'imprimerie que ces codes furent définitivement considérés comme facteurs essentiels du temps dans la réalisation des appareils télégraphiques rapides.
- Il s’ensuit que la comparaison entre plusieurs codes de signaux porte d’abord sur le temps et que si deux codes peuvent être transmis dans le môme temps la supériorité de l’un sur l’autre ne doit être envisagée ensuite qu’au point de vue d’un autre élément également important qui est le nombre des signes simples composant un signal, nombre que, comme.pour le temps, il y a avantage à réduire à ses extrêmes lijnil.es en raison des difficultés que présente la ligne à la transmission des signes, difficultés inhérentes à la propagation du courant sur le conducteur et à la décharge de celui-ci, c’est-à-dire son retour à l’état neutre, cet état étant considéré comme le plus favorable à la transmission d’un nouveau signe.
- D’où nous pouvons conclure par la thèse générale suivante :
- En réduisant le temps nécessaire à un signal on augmente le rendement. En réduisant le nombre des signes on augmente la régularité et la sécurité du rendement.
- Quel est le code qui répond le plus exactement à la thèse générale que nous venons de formuler ?
- Un simple examen nous fait voir qu’aucun des neuf codes n’y répond complètement au double point do vue du temps et du nombre des signes simples ou émissions de courant.
- En effet, au point do vue du temps le code il0 4 apparaît immédiatement comme le plus avantageux puisqu’il n’est formé que de trois fils ou moments mais le nombre des signes
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- simples composant un signal va jusqu’à 3 lorsque avec les codes I et II chaque signal n’est formé que d’un signe simple.
- Les codes I et II sont évidemment les plus avantageux au point de vue du nombre des signes mais ils comportent 28 cl 1.4 fils ou moments, ce qui les relègue au dernier rang au point de vue du temps.
- Pour établir une comparaison exacte entre 1 hacun des codes, nous devons observer d’abord que le temps pris pour la transmission d'une lettre avec les signaux des codes 1,11, VIII et IX n’est pas toujours le môme et ne peut être évalué qu’en se basant sur une moyenne alors (pie pour la transmission d'une lettre avec les codes III, IV, V, VI et VII le temps pris est toujours le môme et peut être évalué d’une manière précise.
- En eifel, avec1 le code n° 1, il v a 28 moments pendant chacun desquels une lettre pourrait être imprimée, mais les lettres formant les mots se présentent dans uti ordre tel que la moyenne est d’environ une lettre et demie par tour de roue des types (‘), ce qui donne une perte moyenne de 18 moments environ par lettre à imprimer.
- Cette perte de temps est réduite à 10 avec le code n° II.
- Dans cotte perte de temps est compris le signal qui sépare chaque mot.
- Avec les codes VlJî ei. IX les pertes de temps sont basées sur la différenciation des éléments composant un signal, car chaque signai étant formé par des répétitions de ces éléments il est nécessaire de les séparer nettement les uns des autres par un intervalle.
- Il en est de meme pour les signaux simples et complexes qu’il faut séparer entre eux par un espace double de celui qui sépare les éléments du signal puis enfin les mots qu’il faut séparer entre eux par un espace également double de celui qui sépare les signaux simples et complexes formant un mot.
- Ces séparations sont nécessaires pour assurer- la lisibilité des signaux et des inots el elles entraînent des pertes de temps relativeinen I considérables.
- Pour les signaux des codes III, IV, V, VI et Vil il n’en est pas de même car le moment qui correspond à un élément dislinet du signal. peuL suivre ou précéder sans aucune interruption le moment voisin, ce qui supprime toute perle de temps entre les signes simples composant un signal complexe; mais il y a lieu de tenir compte dans la transmission de ces codes : V du signal complet qui sépare chaque mot ; 2° d’un signal spécial appelé correcteur et dont nous ferons connaître le rôle 011 décrivant le distributeur.
- En tenant compte de toutes ces considérations et en prenant comme unité de temps soit la durée de l’émission la plus brève, soit l’intervalle ie plus bref en ce qui concerne les codes VIII et IX soit le temps séparant deux moments consécutifs en ce qui concerne les autres codes on trouve que le mot 'moyen exige en unités de temps :
- Avec les signaux du code I........... ira unités (*)
- » »> II............... 56 »»
- » « lit, VI, Vîï..... 3i »
- » » VIII............. 4B »
- » x IX............... 40 »
- De ces chiffres il résulte que le code le plus avantageux au point de vue du rendement
- (a) Ces 11a unités représentant les tours que le distributeur et la roue des types d’un appareil doivent faire pour imprimer le mol moyen qui est de 5 lettres plus l’intervalle cc qui fait 6 signaux soit 1 i; a par tour.
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- est le code IV puisqu’il transmet le moi moyen on rç) unités de temps, ce qui est le plus petit nombre entre Lous les codes.
- Invcrsemenl lions pouvons dire que si en un temps donné le code IV produit, par exemple, 1000 mots :
- Les codes III, VI, VII, » IX
- » VIII
- II
- Dans le classement qui précède, ü n’est pas tenu compte du nombre des émissions et nous savons (pie ce nombre a une importance qui tient à ce fait que le nombre des émissions de courant qui peuvent être écoulées sur uti eondiicleur u’est pas illimité.
- Ce nombre étant au contraire limité pour les raisons que nous avons signalées précédemment, il. s’ensuit que, tel. code qui, pour le même travail utiliserait un nombre d’émissions sensiblement inférieur à tel aulre code pourrait être considéré comme le plus avantageux à la condition do lui être égal ou sensiblement égal au point de vue du temps. Nous voulons dire qu’un code auquel on pourrait donner, par exemple, la cole maximum an au point de vue du temps et la cote 10 au point de vue du nombre des émissions ne vaudrait pas un code auquel on pourrait donner soit la même cote ao soit les cotes 17, 18 ou 19 au point de vue du temps avec la cole 16, i~ ou 18 au point de. vue du nombre des émissions.
- Ceci dit nous allons, avant de procéder au classement définitif des codes au double point de vue du temps et des émissions de courant, établir leur classement au point de vue du nombre des émissions exigées par chacun d’eux pour le mot moyen qui est de cinq lettres, plus l'intervalle qui sépare les mots, soit 6 signaux sauf pour les codes VIII et IX où l'intervalle entre les mots ne s’obtient pas par l’envoi d'un signal mais au contraire par une interruption, ce qui fait que le nombre des signaux par mol avec ces codes est égal au nombre des lettres.
- Pour les codes I cl ff nous savons que le nombre de s émissions est de une par signal ou
- Pour les autres codes le nombre des émissions par mot moyen est égal au nombre des signaux multipliés par la moyenne des émissions par signal.
- Nous considérons cette moyenne comme étant de 1,0 émission pour les codes III et V, car dans ces deux codes le maximum es! 1 et le minimum 1 ; de e.,5 pour le code IV ou le maximum est 3 et le minimum 1; de 4,5 pour le code VI où le maximum est 5 et le minimum 1. Pour le code VII il n’y a pas do moyenne puisque chaque signal est régulièrement formé de 5 émissions positives et négatives ; dans le code VIII, nous prenons une moyenne de 3,6 (longues et brèves) ainsi (pie pour le code IX où le maximum est 4 et le minimum 1.
- Nous formons ainsi le tableau ci-dessous relatif au nombre d’émissions.
- VI
- VIT
- VIII
- IX
- moyen
- G «-missions » G —
- 9 (6 X i,5) r. (6 X v,) 9 (6 X 1,5) 27 (6 X 4,'b 3o (6 X 5)
- 18 (5 X 3,6) 18 (5 X 3,0)
- 3i
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- Pur l'examen de ce tableau on se rend facilement eompLe, que si les codes I oL II sont les plus avantageux au point de vue du nombre des émissions, ils offrent en revanche un tel désavantage au point de vue des unités de temps que le rang que nous devons leur assigner dans le classement définitif des codes est fatalement le dernier on raison du temps absorbé pour les 6 émissions qui est hors de proportion avec le nombre de ces émissions, ce qui. fait concevoir que toute augmenlalion dans le nombre des émissions eii vue de réduire les unités de temps constituerai! un progrès, cl que ce progrès serait d’autant plus important (pue le nombre des émissions et le nombre des unités de temps seraient plus réduits.
- Ce progrès a été réalisé par les alphabets de signaux complexes formés de signes simples se traduisant par un effet simple. En effet, avant l'utilisation de ces alphabets, deux ••odes étaient en présence : in le code VIII (Morse) qui, dans notre tableau est représenté par une moyenne de 18 émissions (longues et brèves) eL 48 unités de temps ; 2° le code I Hughes) qui est représenté par b émissions et 11 > uniLés de temps.
- Avec ces deux codes le rendement pratique d'un fil n'étail. pas en harmonie avec le rendement théorique, puisque le rendement du Hughes qui, théoriquement était inférieur à celui du Morse était au contraire plus élevé pratiquement ; mais cela était du aux dispositions mécaniques des appareils et non aux codes car s’il en eût été autrement M. Whcats-tone n’aurait pu, par une disposition spéciale de son appareil, obtenir avec le code VIII un rendement supérieur à celui du code I. Le code le plus avantageux doit fatalement donner le rendement le plus élevé à la seule condition d'être, desservi par un appareil approprié a cet effet.
- En poursuivant notre vaisonnemenl à l’égard des autres codes, nous trouverons que le code III avec 9 émissions et 3i unités do temps se rapproche davantage du but à atteindre qui est la réduction simultanée du nombre des émissions et des imités de temps et se classe avant les deux premiers.
- Le code IY qui n'exige que ib unités de temps doit être classé avant le code III malgré les ii) émissions dont il nécessite l'envoi, mais à la condition toutefois que la ligne puisse écouler les émissions pendant les unités de temps.
- Le code V avec 9 émissions et .2 3 unités de temps esl plus avantageux que le code III, mais, comparativement au code IV, il perd en unités de temps environ l’équivalent de ce qu'il gagne en émissions ; nous le classerons en conséquence après le code IV en raison de l’imporlaiice allribuée à la réduction des unités de temps.
- Le code VI avec 27 émissions cl 3i unités de temps ainsi que le code A IT avec 3o émissions et 31 uniLés sont évidemment moins avantageux que les codes III, IV et Y puisqu'ils ont plus d'émissions sans avoir moins d’unités de temps.
- Les codes VIII et IX se classent après les codes VI et VII autant par leur nombre d'émissions que par leurs unités de temps.
- En conséquence, notre classement définitif des codes au double point de vue du nombre des émissions et des unités de temps est le suivant :
- « VI «L VII 1 Whiteliousc,
- Mimault, Baudot).
- ,, IX (Thomson).
- » VIII (Morse).
- » II
- l
- (Olsen). (Hughes).
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- T/R CLAIR AGE ELECTRIQUE
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- D'après le classement qui précède, le code IV est donc celui qui permet d’obtenir le rendement ie plus élevé, puis viennent les codes III, V, VI1, etc., en admettant bien enlendu que le nombre des émissions de courant pouvant être laites ne soit pas illimité car si ce nombre était illimité peu importerait le code employé, mais en ce qui concerne la ligne seulement, car on pourrait encore faire un choix portant sur le code qui permettrait l'emploi des appareils les plus simples et exigerait le moins de travail de l'employé pour un travail déterminé.
- Mais la limitation existe et il s'ensuit qu’il convient, avant de décider que tel ou tel code est plus avantageux que tel ou tel autre, d'examiner dans quelles conditions leurs éléments de signaux peuvent se produire à l'extrémité d'une ligne.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
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- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 4:
- rîw
- si les rayons déviables de Vu 5 h ce métal seul ou à une petite t ubslaucc très active n Vaprès il. Debierne, si l’on prend du chlorure d’uranium du commerce que l’on i sont dans l’eau, si l'on ajoute un peu de chlorure de baryum, puis qu’on précipite le
- . sulfate de ba-
- é, esl resté actif. L’activité, > par la vitesse de la décharge «l’un élee-chargé à une vingtaine de volts, était ' ] de l’activité «lu produit
- ; baryum résultant de la ire précipitation avait,
- , une activité «
- Sur la distr
- électrique le long d’un en activité, par Albert , l. CXXX, p. 1609-1612.
- Dans une communication précédente (*) l’auteur indiquait une méthode d’observation de
- l’état électrique le long d’un résonateur filiforme circulaire de Hertz, méthode qui, rop-
- dans un tube de verre à l’intérieur duquel l’air raréfié. Il a appliqué celte leur à deux spires
- de grammes par exemple, en très petite
- produisent, sur une plaque,, loppèe «le papier noir, une i
- l’uranium1 est mélangé à un produit très actif «pii pourrait être l’actinium et «pie d'autre part l’uranium purifié est encore actif. 1 ne nouvelle
- diminué son activité d’une manière appréciable.
- D’après _M. Becquerel ees résultats sont favorables ii l’hypothèse de l'existence d’une radiation propre il l'uranium, rapporte le résultat de l’e Lillons «le nitrate d’u
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- L'ÉCLAIRAGE K t K C T RI QU E
- veut s’interpréter en admettant qu’un résonateur en activité est le siège d’un courant électrique oscillatoire d'une des extrémités du
- Si l’on désigne les extrémités de la coupure formée par le micromètre par A et 13, le courant chemine de A vers B le B vers A
- Si la coupure est assez cune étincelle ne puisse la traverser, la électrique acquiert en A et en B, à la Un de chaque demi-période, la plus grande valeur possible (valeur absolue). La luminescence csl la plus vive.
- Si l’on diminue la grandeur de la coupure de telle sorte qu'une étincelle éclate entre A et B. la valeur maximum que prend la densité A et en B est t < cr et la lumi-
- Si une coupure AB existe . et si l'on ouvre progressivonn placé .en M, l'étincelle qui se ni
- doit être attribuée au passage di
- On conçoit que la présence du ouvert en M abaisse la valeur maximum qui limite la variation de densité en A et en B. I.a de A et de B doit l'ouverture d’un micromètre
- situé en M.
- Tant qu'une étincelle peut jaillir en M, le courant peut circuler entre A et 13 ; la lumincs-
- ...................B et
- Dès
- une intensité plus ou moins grande. ,-ei'ture du micromètre en M est I
- l'le r
- qu’on n'observe plus d étincelle, le courant ne peut s’établir entre A et B. La présence de la seconde coupure M doit faire cesser tout phéno-
- il peut arriver que l’étincelle éprouve une plus grande dilliculté à se produire à l'une des interruptions qu’à l'autre; cela peut avoir lieu tantôt à l’une, tantôt à l'autre des interruptions. La plus résistante des interruptions jouera le rôle de coupure. Les portions des coudueleurs qui y aboutissent seront entourées de luminescence, tandis que la seconde interruption (la moins résistante; sera seulement le siège d’une étincelle due au courant circulant dans le résonateur. Ainsi se marque la différence qui. existe entre l’étincelle qui éclate'au micromètre d’un résonateur complet et l’étincelle qui éclate au micro-
- ajoute M. Turpain, si l’on conçoit électrique hypothétique le long lilil’orme en activité à la manière eut de l'air dans un peut être comparé à fermé a ses deux extrémités et
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- Tome XXIII.
- Samedi 30 Juin 1900.
- 7e Année. — N’ 26
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. A. D'ARSQNVAL. Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l'Institut. — D. MONNlER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. - A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Kollin.
- L'EXPOSITION UNI VER SELLE
- CONCOURS DE TOURISME AUTOMOBILE
- Ce concours organisé sous les auspices de I'Automobile-Club et de l'Administration do l’Exposition universelle a ou lien du lundi \q au samedi it) mai.
- Il comprenait donc six-jours d'épreuves pendant chacun desquels les concurrents durent parcourir i5o kilomètres, sauf toutefois le jeudi iy mai consacré à des épreuves de nm-somimilion sur i5 tours de piste formant une longueur lotale de 34,35 km.
- Il était imposé aux automobiles de s’astreindre aux règlements de police, autrement dit, les épreuves n’étaient pas de ces luîtes de vitesse dénuées de sens, mais bien des concours de résistance, de consommation et de bon agencement technique.
- Nous avons eu la grande satisfaction de voir déclasser 3 voitures dont les vitesses (4o à oo km : h cl plus' avaient été jugées, avec beaucoup de raison, comme ridiculement exagérées pour le tourisme par la commission de classement.
- Les concurrents présentaient presque tous des voitures à pétrole, trois voitures à vapeur faisaient exception, nous ne nous étendrons pas dans ce journal spécial d'électricité sur les descriptions des moteurs, nous ne décrirons que certains dispositifs pouvant intéresser autant l’automobilisme électrique que l'automobilisme par moteur thermique.
- Toutefois avant de commencer ces descriptions, nous indiquerons que les moyennes de consommation en essence sur les longs parcours du concours ont été par tonne-kilomètre de 0.08 à o,ï6o litre d’essence rectifiée pour automobile (*) ; l’eau de. circulation dépensée
- (l) Les différences s’expliquent quand on songe que jusqu ici l'empirisme u présidé h lu détermination des moteurs à mélange tonnant. Nous admettrons la moyenne 0,120 lit. par t-km
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- T. XXIII. — N'’ 26.
- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- pour, refroidissement, à Jravers les radiateurs ne dépassaiL pas 4 à 6 litres pour iao km de parcours, enfin la consommation d'huile à graisser était inférieure à a5o gr pour le môme trajet.
- Il est nécessaire de rapprocher ces chiffres de consommation de ceux d’une voilure électrique effectuant dos parcours analogues, le rapport sur le concours des « Poids lourds » de octobre' 1898 nous indique 'p. 1 r8) :
- Watts-heure par tonne-kilomètre, aux bornes du moteur...... 85 w-h (*)
- du poids total............./ fournis aux accumulateurs . . . . no b
- Le litre d’essence, revenant à o,5o fr et l’énergie électrique étant estimée à o.do fr le kilowatt-heure, on arrive à la conclusion suivante :
- jUâîliourousemeiil si on fait entrer en ligne de compte l'entretien comprenant pour les cleetroniobiles le maintien à l'état de neuf des accumulaleui'S, toutes les conclusions sont renversées ; de plus, les voitures à accumulateurs ne peuvent fournir d’aussi longs parcours que ceux du concours sans se recharger, ces voitures sont condamnées à trouver Joui* emploi dans un ravoh limité des centres de chargement ; en un mot, comme il a déjà été remarqué,chaque système d’automobiles possède une région d’utilisation nettement définie :
- (a> Aux électromobiles : plus spécialement le service sédentaire des voilures légères dans là-ville ou dans la petite banlieue de cette ville, surtout dans les villes où la circulation force à marquer le.pas ;
- (jî) Aux voitures à pétrole : plus spécialement le service de livraison des banlieues de ville et le tourisme ;
- (v) Aux voitures à vapeur : plus spécialement le gros camionnage ou le service d’omnibus dans les pays de montagne.
- Nous devons reconnaître chez les constructeurs une plus grande préoccupation de la .mécanique. L’art de l’automobilisme, ne consiste plus seulement maintenant à placer un moteur plus ou moins bien étudié sur un assemblage plus ou moins rigide que supportent quatre roues de. diamètre et de forme variables suivant les goûts du moment ; les études rationnelles commencent à acquérir droit de cité en cette industrie où le snobisme le plus écrasant avait régné jusqu’ici en maître incontesté.
- En particulier les changements de vitesse si critiquables, si barbares môme, dans les modèles d’années précédentes ont été étudiés soigneusement ; la plupart des constructeurs emploient, à eel effet, un embrayage, par friction progressif à volonté, les changements de vitesses peuvent être faits alors en machine désembrayée, les démarrages sont effectués à embrayage lâche, an évite ainsi dans l’un et l’autre cas les grincements si désagréables aux vovageurs et si préjudiciables aux dents d'engrenage du train balladeur.
- Parmi les innovalions qui nous ont paru les plus originales et les plus intéressantes, nous allons décrire le dispositif à l’aide duquel la maison Brouhot, de Yicrzon, s’affranchit de tous les ennuis qu’entraîne, avec son emploi, le différentiel, dispositif aussi ingénieux en théorie (pie délicat en pratique.
- Pour atteindre ce but la maison Brouhot a employé un système d’encliquetage présentant
- le profil
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- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
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- toute sécurité. Ce système d’encliquetage se compose d’une couronne dentée intérieurement. fixée sur le moyeu de la roue et d’un plateau en place sur l'essieu ; ce .plateau porte un axe sur lequel est fixé un cliquet à trois branches : l'une des branches est engagée dans un logement praLiqué sur l'essieu. Quand l’essieu tourne, le cliquet pivote autour de son axe et l'une des deux autres branches, suivant que l’on marche en avant ou en arrière, vient s’engager dans l’un des vides laissés entre chaque dent de la couronne et entraîne la roue dans un mouvement de rotation.
- Dans un virage, la roue extérieure au mouvement prend une vitesse plus grande ; comme la roue est folle sur l’essieu, le cliquet s’efface jusqu’au moment où, le virage fini, la roue extérieure reprend la vitesse de l’autre roue ; le cliquet vient alors de nouveau en contact avec une dent du plateau (*).
- La figure ci-jointe fera comprendre le détail du fonctionnement
- Sur la demande de l'auteur de l’article il a été procédé à l’essai du démarrage en rampe, la voilure étant braquée, l’essai a été satisfaisant. La raison de cet essai était la suivante : tandis qu’avec 1111 différentiel, c’est la roue extérieure au mouvement, c’est-à-dire dont le parcours est le plus grand, qui est motrice, avec la disposition Brouhot au contraire, c’est l’inverse qui a en lieu, puisque dès qu'une roue tend à aller plus vite que l’essieu, elle devient folle par rapport à lui ; cette circonstance m’avait paru, (lès l'abord, très critiquable.
- Il est incontestable qu’autant le différentiel est délicat, autant ce dispositif peut être robuste, de plus il 11e nécessite aucune surveillance, aucun graissage.
- Nous avons tenu à décrire cette disposition, car elle nous paraît propre à être adoptée pour les électromobiles. Le changement de vitesse étant de plus continu ^ il nous semble qu’il serait préférable do simplifier le combinateur en 11e le prévoyant qu'avec trois crans seulement dans la marche avant et complétant son jeu de vitesses par le changement progressif mécanique de vitesse. On éviterait ainsi beaucoup de complications dans le montage des moteurs électriques.
- Nous devons signaler aussi une. innovation faite sur line voiture de carrosserie Felbcr, elle consiste à supprimer la béquille en empêchant automatiquement la marche en sens inverse de celle dans laquelle le conducteur veut aller. Le procédé consiste à disposer dans un engrenage; placé sur l’arbre du moteur un encliquetage par rouleaux du genre de celui adapté aux pédaliers de bicyclettes pour freiner à l’aide de la rotation inverse des pédales. Ce dispositif également simple et robuste est à recommander.
- Ce concours sera renouvelé à la fin de juin entre les maisons non récompensées à la première épreuve.
- E. Vigneron
- P) Les d<
- lédaillécs;
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- L’K (] f; AIR AGE ÉLECTRIQUE
- T, XXIII. — N° 26.
- pour rii ; de Suffi*
- . Quatre de ces ehcmii etiou Suisse de l'a
- LES TAPIS ÉLÉVATEURS A MO U VEME.VT COXT[.\U (‘i e Jules Le B la vu. —- La maison J. Le Blanc a construit cinq rampes xposition. Kilos sont situées dans le Palais du Champ-do-Mars, côté de élévateurs montent à 7 m fi, 8, 10 et 12}. Le ienno Galerie des Machines donne accès au premier étage et ccl le galerie, a 8 m de hauteur.
- Ces rampes diffèrent un peu de celles que nous avons décrites. Le constructeur s’est principalement attaché à obtenir des appareils à marche silencieuse, consommant peu d’énergie, tout en assurant aux voyageurs les conditions les plus agréables d'ascension. L’appareil est essentiellement mécanique et la menuiserie y est réduite au minimum.
- La chaîne.Galle en est le principal élément. Le tablier mobile est formé de deux chaînes Galle sans fin parallèles, G, G (fîg. 1) et -entretoisées par des traverses en fer et bois simples TT, le tout recouvert d'un tapis en linoléum L. Ces deux grandes chaînes Galle sont traînées par de grandes roues dentées à la partie supérieure, et elles sont maintenues tendues aux poulies de retour à la partie inférieure par de puissants ressorts en acier. Des petits galets en bois A, très rapprochés les uns desTiutres, portent les chaînes tout le long de le
- • par-
- Quant aux mains-courantcs, elles soûl également constituées par des chaînes Galle coulissant dans des rainures g, g. Elles sont munies de maillons en bois profilé pourl’appui de la main. Les chaînes Galle g marchent à la meme vitesse que les chaînes du tablier.
- Les côtés de la rampe, entre les guides des chaînes inférieures et supérieures, sonL fermés par des glaces de grandes dimensions K.
- Tout le mécanisme est monté sur les deux limons F, F et forme avec eux un ensemble complet.
- Un moteur électrique boulonné sur l’âme du limon de droite d roues d’entraînement au moyen d’une vis sans fin silencieuse. La 1 et sans vibration. Malgré l’emploi-de lavis sans fin la consommai tous les organes sont d’un excellent rendement.
- On peut s’en convaincre en consultant l'ampèremètre placé su
- Enfin la sortie du chemin se fait naturellement et sans secousse nple et sa construction noi
- le mouvement :
- } est faible ;
- le tableau du rhéostat.
- L’appareil est élégant et t
- blé parfaitement soignée. K. A'elsox-Uhry
- (b Voir L’Éclairage Élect
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- fiÉSIST VN Clü ET SELE-1N 1)1 CTI O N T)T>‘ FJ L
- DANS UNE DÉCHARGE OSCILLANTE CRITÉRIUM DE LA DÉCHARGE OSCILLANTE D'UN CONDENSATEUR
- I. Résistance et self-induction d’un fil dans une décharge oscillante.
- Maxwell a montré par le calcul que quand le courant qui passe dans un tiL a une intensité variable, la force électromotrice due à l’induction du fil sur lui-inème est différenle aux différents points d’une même section du fil, car elle est en général fonction de la distance à Taxe du fd aussi bien que du temps; et si nous considérons le Jil cylindrique comme une masse solide dans laquelle les couvants circulent librement en obéissant à la force électromotrice, l'intensité du courant n’est plus la même aux différentes distances de l’axe du cylindre, et les forces éleelromotrices elles-mêmes dépendent (le la distribution du courant dans les couches cylindriques du fil.
- Lord Rayleigh a, dans un article du Philosophical Magazine de niai 1886, considérablement développé la méthode de calcul de Maxwell, mais en ce qui concerne les courants alternatifs, il ne considère que ceux qui suivent une loi harmonique avec amplitude constante. 11 restait donc une lacune relalivemenl aux courants périodiques amortis (obtenus par exemple par la décharge oscillante d'un condensateur) et aux ondes de haute fréquence produites par un oscillateur de Hertz. Celte lacune a été comblée par M. Edwin-H. Barton^) qui a étudié tout récemment ces deux derniers cas qui se rencontrent si fréquemment.
- Nous nous proposons d'analyser brièvement le travail de M. Barton en indiquant surtout les conclusions auxquelles il arrive ; mais avant de donner les formules finales qu’il obtient, nous croyons utile d’indiquer en quelques lignes la méthode de calcul que Maxwell emploie dans son célèbre Traité d’Electricité et Magnétisme et que Lord Rayleigh et M. Barton suivent pas à pas.
- Considérons un fil conducteur que nous supposerons être un cylindre de rayon a ; le potentiel vecteur M, la densité m du courant et la force électromotrice en un point de ce cylindre seront considérés comme des fonctions de deux variables seulement: le temps t et la distance r à l’axe du fil.
- Il s’agit de chercher une relation entre le courant total C à travers la section du fil et la force électromotrice totale E qui agit autour du circuit en question.
- Admettons que
- n = S+ T<j -f- T>* + V* +.....+ ’!>*« (I).
- oii S, T„, T,,..., T„ sont des fondions du temps. Déterminons la forme de ces fonctions.
- On sait que le potentiel vecteur 11 satisfait à la relation,
- ô*H 1 5H _
- — -{7t“’
- il en résulte,
- - *«• = Tj + 4T2r* + +.....+ .
- (i) Ei»vin.-H. Barton, TJie Equivalent Résistance and Inductance of a Wire to an oscilktory Disharge. Philosoph. Mag.} vol. 4;, P. 433, mai 1899.
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- L’ÉCJ.AIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXIII. — N° 26.
- La force électromotrice en un point quelconque du fil est peu, en dés résistance spécifique de la substance par unité de volume. Cette force « d’ailleurs pour valeur
- ÿt- dH
- pV - b; at
- ignant par p la dectroinotrice a
- 6 désigne le potentiel électrostatiqu
- _ a„ _ ±L +
- ^ — Ar ^ Af
- En comparant les dei
- Lions (2) et (3), on obtient,
- 77
- p \ à: dt
- d'Tn 2n dt '
- l-_ 0 2* dt
- On tire de là,
- dS _____ 5'p
- Pour
- C, le courant total, intéj
- tJ‘ 1 d“ T '
- P" (n!)* àtn jrons U’ pour toute h
- (4)
- d’où, en tenant compte de la relation (2)
- C = -(T>H-..........+nTna*“) (6)
- Or II un point extérieur au fil n’est fonction que de C et ne dépend, nullement de la façon dont ce courant est distribué dans le fil ; on peut donc admettre que la valeur do H à la surface du fil est AC, A étant une constante qui dépend de la forme générale du circuit. La formule (1) devient alors
- <P°«r ' = «> AC - S + T0 + '1>2 + ...+ V. (7)
- Posons maintenant
- a étant ce qu’on appelle la conductibilité du fil.
- Les relations (6) et (7) deviennent, en tenant compte de (5),
- C = -|
- d* T dl-
- (8)
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- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
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- Maxwell suppose continuellement u.= i. Lord Rayleigh introduit, au contraire, la perméabilité magnétique p, et il obtient à la place des équations (S) et (y) de Maxwell les relations-suivantes,
- [0.C = —|
- V W , »a* ai* _t'
- in ! )* dtn ) ’
- AC — S =: T +a^
- ar «y an:
- '7T+ I222 dt*
- («I)2 dtn
- '(Uis) (9 bis)
- Posons maintenant,
- *(X) = I + X + +.......+ -T^yp
- Les relations (8 bis) et (9 bis) peuvent alors s'écrire,
- dS
- dt
- »
- (12)
- Courants périodiques non amortis. — Lord Rayleigh applique ces relations aux courants périodiques qui sont régis par une loi harmonique. Dans 00 cas toutes nos fonctions sont proportionnelles à eip‘ et en éliminant entre les équations (11) et (12) 011 obtient,
- où (*)
- *(ÿgi*) _ , 1 j_ pi
- *'(*p=v) ’
- V4 +
- p**-—
- i3
- 8640
- •/jVja5 —
- {.(16)
- et en écrivant
- = R'C + ipL'C
- on trouve linalement, en tenant compte de la relation (i3)(‘),
- R' = lt
- J_ p1 P n3
- 12 Ttâ
- )]
- aE E __ . »
- icr-Tic -ie*A + *'(ip2|xf
- considérons deux fonctions 4* (a?) et 4»' (.t) f
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- L'ÉCLAIRAGE ÉIÆC T RI QU E
- T. XXIII. — 26.
- R' et T/ étant ce que jLord Rayleigh Rappelle] résistance effective et self-induction effective.
- On voit que ces quantités sont données en séries infinies. Mais sip est très gaand (courants de haute fréquence) ces quantités peuvent être exprimées en valeurs finies, et on obtient dans ce cas ('h
- CornANTs cùuioDiquES amoktis. — Appliquons maintenant les formules (n), (12) et Q4) aux courants périodiques amortis suivant une loi logarithmique. Dans ce cas toutes les fonctions que nous avons considérées précédemment contiendront ét'"'àpt en facteur. M. Horion
- 1 ’ E = R"C + (7-%L"C (.1)
- R// et L" désignant ce que .M. Barton appelle résistance équivalente et self-induction équivalente d’un fil parcouru par des courants périodiques amortis.
- Par un calcul en tous points analogue au procèdent, on trouve pour R,; et L7 les valeurs suivantes, (*)
- IV __
- ~bT ~ r, = ;|
- (23)
- N)
- Comparons maintenant, ccs deux dernières relations avec les relations (18) et (ig) de Lord Rayleigh (3) et pour faciliter cette comparaison supposons quo la fréquence du courant
- P) Il suffit, on effet, de remarquer que dans ce cas la relation (io) se réduit analytiquement à
- (i5 bis)
- (2; En effet, par un calcul en tous points analogue au précédent on obtienf,
- dv'/pap — kp
- *\,p^ — tpi.
- - i),aA 1 — lP*^
- i)pxA 1 nip,p -ipitr
- *(3 - *’)
- -iJA -\ /.
- r4“V +
- -i
- e*v‘ +
- ît en substituant cette valeur do da (•“) Faisons remarquer qu’en faisant i
- tyw H------- — i>’»V + -
- + i [A + T />'ȴ'-- .......
- dans (22) on obtient les relations (a3) et (24). — C. Q. F. 1). -1-*
- 0 dans (a3) et (24) 011 retombe sur les relations (18) et (19) de Lord
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- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
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- soit telle qu'on puisse négliger dans (a3) et (34) les termes d’ordre supérieur au deuxième ou au troisième. On obtient ainsi.
- ce qui nous indique que l'effet de Vamortissement est d'accroître la résistance et la self induction ; en d’autres termes ce qu'on peut appeler résistance et self-induction dans le cas d’un courant périodique amorti, sont plus grandes que la résistance effective et la self-induction effective du cas des courants périodiques à amplitude constante.
- Décharges de haute fréquence. — Supposons maintenant que p soit très grand (ce qui arrive pour les ondes qui prennent naissance dans un oscillateur de Hertz, ou pour celles qui se propagent au-delà de l'oscillateur).
- En posant
- S =t/l + t<- '
- et colO =i,
- on obtient par un calcul qui n’a rien ,dc compliqué^),
- Discussion.— En posant A: = 0 dans ces deux dernières équations, ce qui revient à faire ,v = 1 et —, nous obtenons les équations (20) de Lord Ilayleigh (ondes périodiques simples, entretenues). En examinant les équations (a6) et (27) on voit que pour une valeur donnée de p, si k varie de o à l'x , le facteur en s croit au delà de toute limite pendant que le facteur en 0 croit jusqu'à l’unité. Il résulte de là que si l'amortissement croit, R" et L" croissent aussi — tant que les équations précédentes restent applicables —.
- Si /c = x , la fréquence résultante est nulle
- En divisant (26) par la première équation (20), on obtient * (*)
- (26) et (a?). — C. Q. F. D.
- (*) Cela résulte du fait que le courant électrique, ou les ondes, provenant d’une décharge représentées pur c-W cos pt où kp est fini.
- cilla
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXIII.— N° 26.
- 482
- eu qui nous indique que pour une valeur donnée (le k, le rapport ~r est indépendant de la fréquence de l’onde: il est fonction de k seulement.
- Différencions alors (28) par rapport à />:; il vient,
- dK cos u + 81U * ' (29)
- <tk ~ v/“- :
- il en résulte que tîs t positif pour toutes les valeurs de /.' comprises entre o et \'<x> ; K croit donc continuellement avec k.
- Pour /t,= onous avons.
- <7K _ t
- dk — 2
- qui nous permet de tracer lv comme fonction de k.
- En différenciant (29) par rapport à k, il vient,
- tf=7SF,[I7 + “') “-?- + ’* d"-r]-
- Cette expression étant positive pour toutes les valeurs de k depuis o à P oc il en résulte
- long |iioju
- que la courbe qui représente K en fonction de k tourne toujours sa convexité vers l’axe des k.
- La figure 1 représente une portion de cette courbe 'lv étant porté en ordonnées et k en abeisses).
- Ea figure 2 représente un train d’ondes pour lesquelles k— 1 et K — 2,19-.
- La figure d correspond à des ondes où A'=-^r approximativement, le décrément logarithmique 9-k — or6 et Iv = -^r= i,oa4 (l).
- (j) Barton, AUcuuatiou of Electric Waves atong 0 Lino of nogligible Leakago. Phit, Mag., sept. 1898, pp. 296-300.
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- II. Décharge oscillante d’un condensateur
- La théorie de la décharge oscillante d’un condensateur a été faite principalement par Sir W. Thomson. Mais si cette théorie a l'avantage d’ètre simple elle ne peut pas être considérée comme rigoureuse. La décharge oscillante, en particulier, modifie beaucoup les conditions du problème, comme nous allons le voir. M. Barton (*) en considérant la distribution du courant dans le fil qui réunit les deux armatures, du condensateur et en modiliant en conséquence l'équation différentielle de la décharge, est arrivé, en ce qui concerne la décharge oscillante, à des résultats très intéressants. Ci; sont ces résultats que nous nous proposons d'analyser en renvoyant pour plus de détails au mémoire de M. Barton.
- Considérons un condensateur de capacité y dont les armatures sont chargées de quantités -j- Q et — Q d’électricité et supposons qu’on réunisse ces armatures par un 111 conducteur. En prenant comme sens positif du courant un sens tel que le courant augmente les charges des deux armatures (2) et en désignant par L la self induction du circuit, l’équation de la décharge est la suivante :
- T +R^r +
- w
- L'intégrale générale de cette équation est
- Q = Mje'V -f- M2eV
- où M,, M2 sont des constantes et#,, ,r2 les racines de l’équation algébrique
- - + R*+L** = o.
- v>iL
- . ^ R2
- ; de celle équation sont réelles '. la décharge est continue.
- (3)
- ' ^ R1
- et sont imaginaires : la décharge se compose d'oscillations périodiques à amplitude décroissante.
- Mais au lieu de considérer le courant total, considérons la distribution, du courant dans le fil. Alors, on n’a plus la relation (i) ; Maxwell obtient dans ce cas pour la valeur de la force électromotrice, la relation suivante (a)
- E = UC + 11
- i d*c
- 12 R dt*
- i l8 ______i /'• tf*C,
- "48~ “R5’ ~d? 18o ' "rT "dO
- f) Philosophical Magazine, vol. 4;, Juty 1899.
- (2) On a donc pour la valeur de la force électromotrice,
- E =RC-E —
- T
- G étant le courant total.
- P) Cette relation se déduit facilement des formules (8) et (9) que nous avons éliminant T entre ces deux relations par l’emploi de l'inverse de la série (8).
- JT _ _ _i_ * JC__________i_ „ d*C 7 3 rf’C
- dt ~ ' ' ** 3 2 dt 6 *' dt2 + 144 * dfi
- <0
- précédemment. En effet, en
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXIII. ~ N» 26.
- Lord Rayleigh en y introduisant p obtient (* *)
- k = rc + l-7--
- -^'Tr + ir^ir-
- l’équation (2) de la décharge doit donc être modifiée comme ii suit, fonction de Q,
- exprimant G en
- (4)
- Nous
- orirons ecttc équation sous la forme,
- -+»-3- + i-
- d
- dt
- (5)
- Remarquons que cette équation suppose que le circuit est rectiligne car les relations précédentes ont été établies par Maxwell dans cette hypothèse. Pour un fil courbé on doit avoir probablement une équation de la môme forme, seulement avec des coefficients différents.
- Quelle est reflet de ces termes additionnels sur la condition y < qui nous donnait, d’après la théorie simple, une décharge oscillante ?
- Remarquons d’abord que les coefficients de ces termes additionnels sont en général très petits comparativement à R (2) et que par conséquent en mettant exi à la place de Q dans l’équation (4) on obtiendra une équation algébrique dont les termes d’ordres supérieurs au second auront une importance minime et d’ailleurs décroissante. Ces termes
- Des deux dernières équations ou tire,
- / dS \ j_ dC________i_ , d*C, ' 1 ____i_ R C
- * \A dt 5T^ + L + T *~3t ~7Î~dtr^r 48 * dt* 180 * dP
- E = RC + l\
- dC__________i__ _P_ d* C
- dt 12 n dt1
- 1 æc____________1__£c
- 48 R2 dp 180 R* di>
- (t) Nous avons remplacé le coefficient du terme en par L. Ce coefficient a en réalité pour valeur
- 1 (A+ "T1*)’
- Mais cette valeur correspond bien à L; ou u’y, en effet, qu’à faire p — o dans la formule (19) de Lord Reyleigh. (2) En effet, considérons un fil de fer et adoptons, avec Lord Rayleigh, pour p et g les valeurs suivantes : p = 101, ;jt — 3oo. Il vient alors :
- R —
- et par conséquent le coefficient de — —— aura pour valeur,
- Pour le cuivre cette valeur
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- auront pour effet : i° d’introduire des racines très grandes, correspondant à des oscillations très rapides ; celles-ci seront évidemment de très faible amplitude et par suite n’influeront pas sur le phénomène principal de la décharge ; a0 de modifier les racines de l’équation algébrique (3).
- Le cas de la décharge continue (y > ép-j et celui de la décharge oscillante (y < -^-)sont
- séparés par le cas de la capacité critique (y — -^r)-
- Dans ce dernier cas notre équation algébrique (3) a ses racines égales, et si nous considérons la courbe
- y = y + R* + T-*2, (G)
- nous voyons que cette courbe a un contact avec l'axe des x au point x —----------et est
- entièrement située au-dessus de l’axe des x.
- Si nous considérons maintenant la courbe
- y ~ - — RaV**3 +...... (7)
- nous voyons qu’elle est egalement située au-dessus de l’axe des x, du moins, pour les x négatifs.
- En combinant ces deux graphiques (6) et (y) nous obtenons le graphique parabolique déplacé vers le haut de sorte que les racines de l’équation algébrique deviennent imaginaires. Il résulte donc de ce qui précède que Veffet des termes additionnels est de faire correspondre la capacité critique à une. décharge, oscillante.
- Maintenant, pour trouver, dans un degré quelconque d’approximation, la condition d'égalité des deux racines principales de l’équation algébrique correspondant à l’équation différentielle (5), M. Barton se sert du principe qu'une racine double do l’équation <ï> (.rj = o est également une racine de l’équation <ï>' (.r) =t= o.
- Reprenons donc l’équation (5) et écrivons l’équation algébrique correspondante,
- L’équation dérivé* Soit
- R*+Lir*+*(*) = o.
- era la suivante
- K+ +*'(*) = è.
- (8)
- (9)
- la racine commune de ces deux équations (8) et (9) ; remarquons en passant que 9 est très petit. En substituant cette valeur de x dans (9) et en désignant par$Q la valeur de <f> ^
- ** - - - ........ (II}
- 1 obtient finalement (*),
- _______________ 0 = HT + -itf- ~ 7Wr W + W> •
- (i) En effet en substituant r dans (9) il 1
- 2L9 -1- <t»0' -f- $o'”0 -f — <tv'"ôâ -f . . .
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- Substituons maintenant la valeur de x et de 0 dans l’équation (81 ; il vient,
- cette relation contient des termes jusqu’en «I»^ ou jusqu'en a6 u6.
- En y substituant les valeurs numériques et en ordonnant les puissances de ap, il vient finalement,
- Ou encore en désignant par l la longueur du fi! et en tenant compte de la relation
- R
- Ces deux dernières relations (i3) et (i4) nous montrent que la capacité critique est plus grande que la caleur qui lui est assignée par la théorie simple.
- Il est intéressant de comparer les résultats que nous venons d’obtenir en employant la méthode qui précède, à une autre méthode plus physique de traiter la question. Nous avons vu en analysant le premier travail de M. Barton, que si on considère un [il parcouru par une décharge oscillante amortie, la self-induction et la résistance de ce fil deviennent un peu plus grandes que leurs valeurs calculées par Lord Rayleigh pour les courants périodiques à amplitude constante.
- Pour les courants périodiques amortis la méthode employée par M. Barton revenait à remplacer la valeur du courant total C par et à arranger le résultat final sous la
- forme
- ÿ + i‘J> - */0R" + (ip - W = O. (15)
- Les quantités réelles L" et R" donnaient la résistance équivalente et la self-induction équivalente.
- En appliquant cette méthode au problème qui nous occupe nous obtiendrons la capacité critique que nous cherchons en remplaçant dans la relation y — -^-les quantités R et L par des valeurs appropriées.
- Ces valeurs peuvent être obtenues avec une approximation suffisante en faisantp=o et l,p =-^j- dans les équations (9.3) et (24) qui nous font connaître IJ’ et R". Le résultat qu’on obtient est d’accord avec la relation (14) pour les ternies qui sont écrits.
- Mais voyons cela d’un peu plus près en étudiant la question au point de vue analytique pour voir jusqu’à quel ordre des termes en *p ce procédé est valable.
- Reprenons donc l'équation (5) et remplaçons-y <î> [pppjQ par $ {ip — kp) ; il vient,
- __ q. R(,p _ kp) + L(i/J — ipf + Q{ip - ip) = < En développant <I> [ip — kp) par la série de Taylor, il vient,
- = (y - ty) — -
- -n—*p) +.... + (y-
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- Posons maintenant p — o ; kp = —et arrangeons les termes de l’équation (16) sous la lorme (i5L On obtient ainsi pour la résistance équivalente et pour la self-induction équivalente
- Ru
- Ces relations sont conformes a R
- _ 4L9 ^ ___ aL ,
- ‘ R2 0 R >û ‘
- relations (23) et (24)
- y fait p = o et kp
- Nous voyons donc, en résumé, que l’emploi do la condition
- -
- T“ R0"*
- équivaut, analytiquement, à mettre l'équation (8)
- - +) R +-
- s la forme
- où x, à l'intérieur des parenthèses, a pour valeur — et de la traiter comme une équa--tion du second degré à coefficients constants.
- Quant au degré d’approximation qu’on atteint en employant cette méthode, nous pouvons en être renseignés, en développant
- qui est d’accord avec le développement correct de (12) jusqu’aux termes du second degré inclusivement. Et si on exprime cette condition (18) en une série de puissances de ap, on obtient une série qui concorde avec la série (i3) jusqu’aux termes en xB p5 inclusivement.
- ücmarque. — Nous avons vu qu’en considérant la distribution du courant dans le fil qui relie les deux armatures d’un condensateur, si ce condensateur a une capacité égale à la capacité critique de la théorie simple, il donne alors une décharge oscillante. Ceci semble cire contredit par le fait bien connu que la résistance d’un fil est plus grande et que sa self-induction est plus petite s’il est traversé par un courant périodique que s’il était traversé par un courant continu, et que, par conséquent, une aiigmenLaliou de résistance et une diminution de self-induction favoriserait plutôt une décharge non oscillante. Il n’en est pourtant rien, et l’explication de ce paradoxe apparent est précisément l’effet de l'amortissement sur la sclf-induction.
- Nous avons vu, en effet, que l'amortissement des oscillations cause une augmentation de la résistance et de la self-induction. Maintenant, si cet amortissement est grand et la fréquence petite (el c’est ce qui arrive dans le voisinage de notre cas critique), ce qu’011 peut appeler self-induction équivalente devient alors plus grande que la valeur qu’elle aurait si le conducteur était parcouru par un courant permanent, et nous allons voir que cet accroissement de la self-induction emporte sur l’accroissement de la résistance dans son effet sur le critérium de la décharge oscillante.
- Considérons, en effet, un courant de la forme eé — k)pt parcourant un fil. Nous avons vu que dans ce cas la self-induction équivalente de ce fil est donnée par
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- Pour un courant continu on aurait (voir l’analyse de plus haut)
- L + jj^ ,
- On voit donc que si l’amortissement kp est assez grand compat'ativement à p, alors
- L">((a+
- Mais pour quelle période celle conclusion serait-elle légitime ?
- Remarquons pour cela que si
- tous les termes en pl a2 a2, etc., de la formule qui nous donne L", sont positifs et si nous nous plaçons dans le cas du fer comme nous l’avons fait plus haut, ^ ou si
- a — i mmq, alors a p = —^-approximativement; cela donne comme amortissement nécessaire h = -g ^ et pour décrément logarithmique de chaque onde approxima-
- tivement: on, si n est la fréquence nous aurons, comme rapport d'une amplitude à l'amplitude suivante (Jes amplitudes étant de môme signe)
- Quelle conclusion peut-on tirer «le là ? C’est que la distribution du courant est axiale. C’est la conclusion de MM. Barton et Morton i1). C’est une conclusion contraire à celle où on arrive en considérant des couran ts périodiques d’amplitude constante ; car dans ce cas oti est amené à considérer la distribution du courant comme superficielle.
- Mais voyons cela d’un peu plus près.
- Prenons la relation (2) de Maxwell et introduisons-y p; clic s'écrit alors - rcfur = Tj + 4T2H + yTar* + .... + «âT,
- Nous avions de môme (voir plus haut en note),
- En appliquant cette formule aux oscillations amorties, il vient en posant C — e~ Vpt cos pt. -a1 "'= e~Upt cos ;j(| ' + —-J-) + «V pP'~ P' Q ~ 4“ 1? + “”) ]
- ce résultat peut se mettre sous la forme
- Àe ^cob (pt + 3)
- (') Phil. J/ag., vol. XLVII, juillet 1899.
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- Distillions ceLLe formule.
- Si kp — o ^pas d'amortissement), alors
- ce qui explique la concentration superficielle du courant, car on voit d’après cette formule que A el par conséquent w diminue avec r.
- Si au contraire kp est assez grand pour que le terme en Idp* soit le plus important, alors,
- A augmente pendant que /• diminue : c’est la concentration axiale du courant.
- Ainsi donc si nous considérons un fil parcouru par des perturbations rapidement amorties et si les alternances sont suffisamment, lentes pour permettre au courant de pénétrer dans le iil, nous aurons une concentration du courant suivant l’axe du fil; du moins pondant les derniers stages du phénomène.
- Eugène Néculcéa., '
- SYSTÈMES DE TÉLÉGRAPHIE RAPIDE t1)
- TRANSMISSION DES SIGNAUX
- De la différenciation des signes par la durée et par le moment. — Lorsque la différenciation entre les éléments d’un signal s'obtient uniquement par leur durée, les variations qui se produisent dans l’état électrique de la ligne et qui tendent toutes à déformer les signaux, sont beaucoup moins à redouter que lorsque la différenciation s’obtient par le moment où ils se produisent. En effet :
- Dans le premier cas les signaux peuvent à la rigueur être plus ou moins déformés sans cesser d’être intelligibles pourvu qu’on puisse faire la distinction des points et des traits par la place de ceux-ci, c’cst-à-dire le moment où les émissions doivent produire leur effet. Nous pouvons même dire et c’est un fait connu des praticiens, qu’il est possible de traduire des signaux soit avec des points manquant complètement ou doublés de longueur, soit, avec des traits diminués de moitié ou trop allongés lorsque ces déformations se produisent dans des mots courants ne laissant aucun doute sur la traduction volontaire que l’on fait des signaux tronqués.
- Ces variations n’apportent aucune perturbation dans la marche régulière des appareils au point de vue mécanique el la traduction ne devient même impossible que si le nombre des signaux tronqués devient trop grand.
- Dans le deuxième cas, ces variations constituent au contraire la cause la plus sérieuse des difficultés que l’on rencontre lorsqu’on veut réaliser une transmission rapide au moyen des systèmes avec lesquels la différenciation entre les éléments d’un signal s’obtient par ie moment où ils se produisent, ce qui a lieu avec tous les systèmes basés sur la division du temps.
- (*) Voir L’Écluirage Électrique du 19 mai, du 2, du 9 et du 2a juin, p. 241, 328, 367 et 456.
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- Cette différenciation devient, en effet, impossible dès que lus variations dans le moment atteignent une valeur égale ou supérieure à un demi contact, ou autrement dit à la moitié de la durée de l’émission la pkm courte. D'où l’on peut conclure que la régularité et la sécurité dans la différenciation des signes croissent en raison de la longueur du contact et de la durée de l’émission. Cependant il y a une remarque importante k faire relativement a la durée île l’émission : c'est que cette durée se prolongerait inutilement au delà du temps nécessaire au fonctionnement des organes récepteurs et qu'elle deviendrait môme nuisible après ce fonctionnement en raison de la lenteur avec laquelle l'intensité de la charge diminue au poste d arrivée après la cessation du contact de la ligne avec la source électrique au poste de départ, comme nous allons le démontrer.
- Lot suivant laquelle l’intensité croît suit un conducteuh. Courues uk charge et de décharge. Queues de courant. — Quoique l'élect ricité se propage dans les conducteurs avec une rapidité vertigineuse, cetLe propagation est cependant loin d'èlre instantanée. Sa durée dépend à la fois de la capacité du conducteur, de sa résistance et de la self-induction dont il peut être le siège. Il s’écoule en somme un temps appréciable entre le moment où l’on commence une émission de courant k un bout de la ligne et celui où l’armature d'un électroaimant, placé à l’autre bout de la ligne, fonctionne.
- Néanmoins, on constate dans le poste récepteur des traces de courant à l’instant précis où se produit l’émission mais l'intensité du courant ne croit qu’avec une lenteur relative.
- Le diagramme i (lig. 12) nous montre le phénomène complet d’une émission.
- La ligne 01 représente l’intensité et la ligne OT le temps.
- La loi suivant laquelle l’intensité croît, est représentée par la courbe 0y qui est la courbe de charge.
- Cette courbe nous montre que l’intensité, faible au débuL, va en augmentant très rapide,ment, puis plus lentement pour atteindre bientôt 1111e valeur maximum qui dépend exclusivement de la force électromotrice de la pile et de la résistance du conducteur, nplacerons la courbe par une lig-ne droite OT temps de charge égale k OrI\ et sur la ligne 01 correspondant aux variations de l’intensité.
- signalée plus ou
- Pour faciliter la démonstration, nous supposant la durée de l’émb aïs tracerons les ordonnées A l’examen de la figure on comprend que Yc
- ! la sensibilité de cet appareil 1 courant d’intensité Oit la duré
- moins rapidement par l’appareil récepteur suivant qu plus ou moins grande.
- Si, en ellct, 1 armature de l’éleclro-récepteur, obéit k de charge correspondra au temps Of, tandis que si elle n'obéit qu’a un courant d’i intensité Oq 04 ou Où la durée de charge correspondra aux temps O4, 0ts ou Où-
- La courbe de décharge étant semblable a la courbe de charge, nous la remplaçons également par la ligne droite TT2. La base du triangle A ainsi formée est égale k la durée de propagation du courant.
- On a calculé que la durée de propagation est d’environ 2/100 de seconde sur un conducteur ordinaire d une longueur de 000 km ; mais ce temps n’est qu’approximatif, car il
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- varie dans d’assez l'orles proportions non seulement, avec la nature de la ligne mais suivant l’état, dans lequel elle se trouve au moment de l’émission ainsi qu'avec la nature et la sensibilité des organes récepteurs.
- Dans la pratique tous les efforts tendent non seulement a redresser la courbe de charge par l’emploi de bons conducteurs de faible résistance et par une force motrice appropriée, mais aussi à précipiter la courbe de décharge soi! en reliant le conducteur à la terre, soit en envoyant des courants inverses aux courants de charge afin de réduire la durée de propagation de courant, c'est-à-dire la base du triangle avec lequel nous avons représenté le phénomène complet d’nne émission.
- Dans notre diagramme I la courbe de décharge est égale à la courbe de charge car nous avons supposé la décharge s’efferl.iianl normalement, sans l’intervention d’aucun des moyens employés pour en diminuer la durée et dont le principal consiste à mettre la ligne un instant à la terre par une communication sans résistance au poste d’arrivée entre chaque réception.
- Celte communication directe de la ligne avec la terre redresse la courbe de décharge comme le montre la ligne pointillée TT1, elle a pour but de faire disparaître tout reste de charge avant l’envoi d’une nouvelle émission.
- Queues de courant. — Les restes «le charge qui persistent après la période normale de décharge sont soumis aux mêmes causes de variation que la charge et sont en conséquence irréguliers, on les désigne sous le nom de débordements de courant ou plus communément de queues de courant.
- Ces (punies de courant sont à craindre dans tous les appareils, mais principalement dans les appareils basés sur la division du temps, car si on n’en débarrasse pas assez rapidement. la ligne elles se mêlent avec les émissions suivantes en les renforçant ou en les affaiblissant suivant que l’émission qui finit est de même sens ou de sens contraire à l’émission qui commence, ce qui dénature la seconde émission au point de troubler complètement la transmission.
- Plots dk décharge et de préservation. — Les perturbations qui sc produisent sur la ligne se traduisent dans les appareils rapides basés sur la division du temps par la nécessité d’établir entre chaque ‘moment ou plot de réception un plot de préservation, ou de décharge comme le montre en principe notre figure irl.
- mi .1 "F f
- ezx.
- Fig. i3.
- Théoriquement, le plot de réception lait face au centre du plot de transmission el le plot de décharge' fait face au dernier quart et an premier quart, de deux plots consécutifs de transmission.
- Dans ces conditions, le plot de réception est égal à la moitié du plot de transmission.
- Il s’ensuit, que la durée de décharge ou de pi'éservaliou est prise sur la durée do réception, ce qui diminue d’autant la valeur do colle-ci, e’est-ù-dire la durée du moment pendant lequel l’émission peut être reçue utilement.
- On comprend alors toute l'importance qu’il y avait à modifier cet état de choses en créant des plots de préservation n'empruntaul rien aux plots de réception afin délaisser ceux-ci tout entiers affectés à la période de-réception.
- C’est ce résultat que JVL Munier a obtenu en créant 9 code III où le nombre des
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- moments ou plots de réception est bien de cinq comme au Baudot, mais où les signes élémentaires composant un signal ne sont que de deux au maximum au lieu de cinq avec, en outre, cette différence essentiellement importante que deux plots consécutifs et par suite deux émissions successives n'entrent jamais dans la formation d’un signal.
- Par ce moyen les plots mêmes de réception peuvent être utilisés comme plots de préservation.
- En effet, tout plot qui suit immédiatement le plot utilisé pour la réception d’une émission étant invariablement inutilisé puisque deux émissions composant un signal ne passent jamais sur deux plots consécutifs, ce plot peut eu conséquence être utilisé comme plot de préservation.
- A cet effet, M. Munier utilise l'armature de chaque éleetro récepteur pour commander automatiquement un groupe de ressorts dits de conjonction établissant les dérivations voulues des plots de réception avec la terre comme l'indique en principe la figure i5.
- Cette organisation a en outre pour effet de commencer la décharge immédiatement après le fonctionnement de l’éleclro récepteur.
- D'après ce qui précède, on voit que le moment pendant lequel rémission peut être reçue utilement ainsi que le moment de préservation pendant lequel aucune queue de courant ou autres courants perturbateurs ne peuvent, être nuisibles sont doubles avec le code III (Munier) qu’avec le code Vil (Baudot), comme on peut s’en rendre compte en comparant entre elles les ligures i4 et i5.
- Orientation. — Dans la pratique le poste d'arrivée dispose, en dehors des courants énergiques et réguliers que doit lui envoyer le poste de départ, de deux moyens pour forcer le courant à produire son effet au moment voulu.
- Le premier de ces moyens consiste en un réglage judicieux des électros récepteurs.
- Le deuxième consiste en une opération mécanique désignée sous le nom éé orientation.
- L’orientation peut se pratiquer par différents moyens, mais nous ne parlerons ici que du moyen qui consiste à déplacer les plots de réception d’un certain angle par rapport aux plots de transmission.
- A cet effet les plols de réception sont fixés sur une couronne spéciale appelée couronne de réception disposée de manière à pouvoir être déplacée à volonté môme pendant la marclie des appareils.
- L’orientation se décompose en deux parties : la première partie correspond à un angle présumé équivalent à l’angle parcouru par les balais du distributeur récepteur pendant
- (J) Voir : Le télégraphe imprimeur multiple Munier, G. Carré, éditeur, 189a (p. 3i et suivantes.)
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- que le courant envoyé par les balais du distributeur transmetteur met la ligne dans un état de charge voisin de celui qui doit provoquer le fonctionnement des électros récepteurs, Il s’agit, en effet, de placer les plots de réception dans une position telle, par rapport, aux plots de transmission, que les balais du récepteur soient le plus exactement possible au milieu d'un plot de réception lorsque la charge de la ligne est suffisante pour produire le fonctionnement de l’électro récepteur relié à ce plol.
- Cette première partie de l’orientation se pratique généralement avant la mise en marche des appareils, elle se fait à vue d’œil d'après la longueur et la résistance connues du conducteur.
- La deuxième partie de l'orientation se pratique pendant la marche des appareils, elle englobe d’abord Loute erreur commise dans l’orientation à vue d’œil et répond aux variations qui se produisent dans lu durée de propagation du courant soit à certaines heures du jour, soit suivant l’étal climatérique des régions traversées par le conducteur, soit par suite d’un réglage plus ou moins défectueux des électros récepteurs, soit encore dans les variations de la force électromotrice du courant.
- Lorsque les variations sont brusques, énergiques et momentanées elles troublent fatalement la marche régulière des appareils, mais lorsqu'une variation devient permanente et constitue en quelque sorle un nouveau régime, il suffit, d’une nouvelle orientation appropriée au nouveau régime pour maintenir la marche régulière des appareils.
- Des démonstrations qui précèdent il résulte que le code III 'Manier) présente des avanlages incontestables sur le code Yfl (Baudot).
- Le premier et le plus important de ces avanlages est celui qui est relatif à l'utilisation de deux émissions au maximum au lieu de cinq pour former une combinaison.
- De cette réduction du nombre des émissions découlent en effet les autres avantages suivants :
- i° Inutilité des courants inversés pour produire un travail déterminé en un temps donné et par suite suppression du t,'induction due uj régime des courants inversés;
- aû Inutilisation d’émissions successives sur deux ou plusieurs plots consécutifs, ce qui permet d’utiliser comme plots de décharge onde préservation les plots de réception inutilisés dans la formation d'un signal et.de doubler unsi r,\ \i\rgk or le temps df. réception par la suppression des plots intercalaires spéciaux pour la décharge;
- 3° Emploi d’appareils moins compliqués et moins délicats puisque, d'une part, la précision à obtenir est réduite de moitié et que, d’autre part, le nombre des effets mécaniques concourant à l’impression d’un caractère est moindre dans la proportion de 2 à 5.
- Après cette comparaison sommaire entre les deux codes de signaux III et YII suivant notre classement nous nous proposons de démontrer, avant d’onIreprendre la description des nouveaux appareils Munier basés sur le code 111 et le code IV ;
- i° Que les codes de transmission avec lesquels la différenciation des signes élémentaires s’obtient par le moment, sont plus avantageux au point de vue du rendement que le code Morse avec lequel la différenciation s’obtient par la durée ;
- 2° Que le progrès dans la science télégraphique réside non dans la recherche des moyens propres à envoyer sur un fil de nombreuses émissions pour atteindre un rendement déterminé ce qui ne s'obtient que par l’envoi de courants alternés essentiellement inducteurs et par conséquent nuisibles au travail des fils voisins ('), mais au contraire
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- dans la recherche des moyens propres à produire ce même travail avec le nombre le plus restreint possible d’émissions, de manière à éviter d’une pari, l'emploi des courants alLernés avec 'leur cortège d’influences nuisibles et à diminuer d’autre pari dans la plus largo mesure la disproportion entre h' travail obtenu et le travail exigé des dill'érents instruments de transmission.
- IMPORTANCE I)U MODE 1)K TRANSMISSION DES SIGNAUX. --- Malgré les difficultés ({UC l'oil
- l'encontre à charger et à décharger rapidement la ligne lorsqu’on veut oblenir de nombreux signes élémentaires en un lemps donné, la viLesse de transmission est néanmoins très grande sur de bons conducteurs et permettrait d’atteindre un rendement beaucoup plus élevé ([lie celui auquel on est arrivé jusqu'à ce jour.
- En effet, nous avons signalé dans notre chapitre relatif à la durée de propagation du courant quelles étaient les conditions à remplir pour atleifidre le maximum de rendement, ces conditions sont : i° unité d'émission par signal ; U ininterruption dans la succession des émissions. Mais nous savons maintenant qu'aucun code de signaux ne permet de réaliser ces deux conditions ossonlielles d'un rendement maximum.
- Nous avons dit dans h» même chapitre qu’1111 récepteur sensible peut enregistrer correctement pins de 100 émissions par seconde et percevoir des courants dont la durée n’ost que de i/àoo seconde ce qui permettrait d’écouler sur un seul 111 plus de 2000 télégrammes par bourc à la condition que chaque émission produise une lettre.
- De ce qui précède, nous pouvons conclure que ni la ligne ni les organes récepLeurs dont dispose acluellemen! la télégraphie n’ollï’enl. d'empêchement à un rendement beaucoup plus élevé que celui des appareils les plus rapides imaginés jusqu’à ce jour et que le véritable empêchement, réside non seulement dans le mode de formation des signaux, mais aussi dans le mode de transmission de ces signaux.
- La preuve de ce fait est fournie par les appareils rapides actuellement existants.
- Ai'i>\m:iL Wiieatstone. — Prenons comme premier exemple l'appareil Whcatstone, un des plus beaux appareils à transmission rapide que possède la télégraphie. C’est le code Vlli (Morse) qui esl utilisé avec transmission automatique et couranls inversés ininterrompus.
- Cet appareil établit la preuve qu’un récepteur bien réglé peut enregistrer jusqu'à 3oooo (trente mille', émissions à la minute puisque dans des expériences faites (sur des conducteurs de faible résistance bien entendu) 011 a atteint 400 mots à la miaule et qu'on aurait pu, parait-il, atteindre le ehiifro de 600 mots correspondant à environ 3oooo émissions.
- En effet, d'après le mode de transmission des signaux Morse adoplé par M. Wheafslouo le point et le trait sont obtenus par des émissions brèves de signe et tous les inter\ ailes par des émissions brèves de signe — de la manière suivante : 1 émission -f- pour un point, 3 émissions — pour 1 trait, 1 émission — pour l’intervalle entre deux éléments d‘un meme signal, 3 émissions —* entre deux siguaux consécutifs et 5 émissions — entre les mots.
- Soit, par exemple, le mot Paris à transmettre ; ce mot donnera lieu à la série d’émissions ci-dessous au nombre de 4$.
- —pq----(- + H-!-------:--:—I—h-----b-“+d—!—’+--------- —-î-i---"H---1-----!---------
- ment inducteur et qu’il gênait beaucoup ses voisins du télégraphe et surtout du téléphone. Ce à quoi l'inventeur répondit : J'ai des bottes, que chacun fasse comme moi. Nous ignorons s’il y eut réplique de la part de M. X.. . Quoiqu’il en soit un régime sans hottes serait sans doute préférable daus l'intérêt do tous.
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- En considérant le mot moyen formé do 5o émissions nous aurions pour les 600 mots Goo x 5o = 3o 000 émissions dont la durée en fractions de seconde est de 3o 000 : 60 ---• 5oo ou i/5oo de seconde, fraction signalée plus liant.
- Ces ehill'res nous donnent une idée de la sensibilité merveilleuse du récepteur et du elief-d’oMivre de mécanique qu’est le transmetteur.
- Dans la pratique ces chiffres sont considérablement diminués cl la vitesse de déroulement dépasse rarcmenl 60 mots à la minute représentant environ i4o dépêches à l’heure i1).
- La vitesse moyenne de déroulement sur les lîls ordinaires de 5 à 600 km est de 4° mots à la minute, soit environ 90 dépêches à l’heure.
- Dans le cas d'un déroulement de 60 mots à la minute le nombre des émissions est de Go X 00 — 3 000 à la minute et do 3 000 : 60 = 5o à la seconde.
- Dans le cas de 4<> mots à la minute le nombre des émissions est de 4o X 5o-=2ooo. soit 2000 : ao =- 33,3 à la seconde.
- En résumé, un appareil YVhealstone qui écoule 140 dépêches à l'heure doit envoyer pendant ce temps (60 x üo X Go} 180000 émissions non compris les rectifications, accusés de réception, etc.
- Il va donc disproportion énorme entre Je nombre des mots et le nombre des émissions ou autrement dit (“Titre le travail obtenu et le travail exigé des différents instruments de transmission et de réception : ligne, piles, organes mécaniques, organes électriques, employés, etc. Celle disproportion lient non seulement au mode de formation des signaux mais aussi au mode de transmission de ces signaux. En effet, M. Wheatstone en utilisant le) code VIII (Morse) et en en transmettant les signes comme nous l'avons dit plus haut s’est trouvé dans la nécessité de faire usage des courants alternés avec lesquels le nombre des émissions que l'on peut produire et utiliser à l’extrémité d'unlong conducteur est considérable. A cela iJ. dut encore ajouter l'emploi de courants compensateurs afin de régulariser les signaux en établissant l'équilibre entre les diverses influences exercées sur un récepteur d'une extrême sensibilité.
- Nous avons pris l’appareil Wheatstone comme premier exemple de l'importance du mode de formation des signaux et du mode de transmission de ces signaux parce que cet appareil quoique possédant la transmission la plus rapide des émissions est d'un rendement inférieur à l'appareil multiple “Meyer (pii utilise cependant le même mode de formation des signaux c'est-à-dire le code VIII (Morse), mais qui emploie un mode de transmission différent.
- Nous prendrons en conséquence l'appareil multiple Meyer comme deuxième exemple de rimporLanee du mode de formation et du mode de transmission des signaux.
- Appa-Iieil Mi LTii'i.K Meier. — L'appareil Meyer répond en partie aux desiderata que nous venons d’exprimer en n’iitilisaiil pas, en principe, le régime des courants alternés.
- Son mode de transmission des signaux Morse est complètement différent de celui du Wheatstone.
- Nous ne donnerons pas îri la description complète du distributeur Meyer pas plus que nous n’avons donné celle du transmetteur Wheatstone ; nous n'en exposerons que ee qui se rapporte au nombre; et. à la durée des émissions pour un travail déterminé dans un temps donné comme nous l'avons fait pour le Wheatstone.
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- Au point de vue électrique le distributeur est formé de deux cercles ou couronnes (lj fig. 16) concentriques isolées l'une de l’autre et du massif de l'appareil. Chacune d’elles est divisée en un certain nombre de secteurs : a, 3, 4, 5, 6, y. 8, 9, 10, etc,.., suivant que l’on veut former un appareil double, triple..., décuple.
- Le nombre dos secteurs 11’est limité théoriquement que par la durée minimum que l’on puisse laisser aux émissions sans diminuer la vitesse normale de rotation du bras porte-balais qui parcourt successivement, et d’un mouvement régulier tous les secteurs du distributeur.
- On comprend qu’une durée déterminée pour les émissions peut être atteinte soit en augmentant le nombre des secteurs avec une vitesse fixée à l’avance, soit en augmentant la {vitesse avec un nombre de secteurs également fixé à l'avance.
- La formation des deux signes élémentaires, point et Irait du code Morse, s’obtient à l’aide de lamelles métalliques ou plots ainsi que l'intervalle entre chaque signe; quant à l’intervalle entre les mots il s'obtient comme au Morse ordinaire en laissant un espace libre se produire entre les mots.
- La formation des signaux s’obtient de la manière suivante :
- Chacun des secteurs de la couronne extérieure est subdivisé par huit lamelles, groupées deux à deux; chaque groupe est séparé du groupe suivant au moyen d’une lamelle de séparation.
- Chaque secteur présente ainsi un total de onze lamelles savoir : la première et la deuxième qui forment le premier groupe, la troisième qui constitue l'intervalle; la quatrième et la cinquième qui forment le deuxième groupe; la sixième qui constitue l’intervalle; la septième et la huitième qui forment, le troisième groupe; la neuvième qui constitue l'intervalle enfin la dixième et la onzième qui forment le quatrième et dernier groupe.
- Entre deux secteurs consécutifs se trouve une lamelle plus large destinée à les séparer.
- En outre, entre le premier et le quatrième secteur se trouve une lamelle qui n’appartient à aucun des secteurs et qui est affectée à la réception ou à la transmission du courant correcteur, cette lamelle est précédée et suivie d'une lamelle de séparation.
- Pour calculer quelle est la durée d’une émission avec un distributeur ainsi organisé il suffit de savoir quel est le nombre de secteurs et par suite quel est le nombre des lamelles garnissant sa circonférence.
- Il faut considérer en outre que toutes les lamelles n’étant pas de même largeur le calcul doit, se faire comme si elles étaienl toutes égales à la plus petite.
- Dans le cas d’un appareil quadruple les valeurs des lamelles sont, les suivantes en supposant la circonférence divisée en ooo parties, une des parties étant prise comme unité ; Chaque lamelle d’un groupe vaut - et le groupe entier ia à cause de la séparation (trait de scie) entre les lamelles ; la lamelle intervalle entre les groupes vaut 9, la grande lamelle de séparation entre les secteurs vaut 27 et enfin la lamelle de correction 18.
- Il s’ensuit que la largeur de la lamelle la plus petite dans un Meyer quadruple est égale
- JS appareils multiples.
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- à '7/000 de là circonférence ce qui indique que la circonférence, est supposée divisée en un nombre de lamelles égal à 5oo : 7.
- A la vitesse normale de 90 tours par minute, le nombre de lamelles parcourues par la ligne pendant, ce temps est de 5oo X 90 : 7 soit en une seconde (5oo X 90) : (7 X 60) = 107 ou autrement dit chaque émission a une durée de r/'roy de seconde.
- Si 011 considère que le rendement d'un quadruple est de 4 signaux par tour (1 signal par secteur) c'est-à-dire 4 X 90 — 36o signaux par minute formant exactement Go mots, on reconnaît que le Meyer, quoique n'exigeant que 4 émissions longues ou brèves au maximum par signal soit 20 par mot au lieu de 00 comme au 'Whealsl.oue, se trouve dans de moins bonnes conditions que celui-ci puisque pour un même rendement de 60 mois par minute il réduit la durée des émissions Whcatslone de plus moitié: 1/107 c^e seconde au lieu de i/5o. Cola lient évidemment à celte particularité que M. Meyer différencie les deux signes élémentaires du code Morse non seulement par la durée mais aussi par le moment, ce qui le contraint à la disposition de ses lamelles comme nous venons de l'exposer, disposition qui attribue aux différentes lamelles d’intervalles, de séparations et de correction plus do la moitié des degrés de la circonférenee'puisque les 3s* lamelles de transmission ou de réception ne représentent que 3nX 7 = 224 parties sur les 5oo attribuées à la circonférence, Z1).
- Sur un (il ordinaire de 5oo km la décharge de la ligne s’obtient au Meyer en reliant ensemble toutes les lamelles de séparations et. d'intervalles par un seul fil qui, ensuite, est relie à la terre.
- Sur des fils plus longs et plus i-ésistants on pouvait accélérer la décharge à l’aide de courants inversés envoyés par les lamelles d'intervalles que l'on reliait à cet effet ;mx louches des claviers et dans des conditions déterminées au lieu de les relier à la terre.
- La réception des émissions se faisait à l’aide d’un relais spécial d'une grand sensibilité puisque, pour un quadruple seulement il avait à enregistrer des émissions dont la durée la plus courte était de T/107 (^(î se<'onde ; mais nous rappellerons à ce sujet qu'un relais Meyer enregistrait couramment 170 émissions à la minute sur une ligne de 5oo km.
- Quanlà l'écart permis pour obtenir la différenciation des signes parle moment, nous avons vu précédemment qu'il 11e doit pas dépasser la valeur d’un demi-contact c’est-à-dire la moitié de la durée de l'émission soit, dans le cas qui nous occupe, 1/107 : 2 = 1/224 de. seconde.
- Nous avons déjà fait remarquer qu’une semblable limite d'écart ne s'oppose pas à la marche régulière des appareils puisque un appareil Baudot quadruple réglé à 16a tours marche avec une limite d’écarts de r/264 de seconde et que ce meme appareil marche couramment sur certains conducteurs» des vitesses de 180 tours ce qui réduit ialimiLe d’écarts à 1/288 tle seconde. On en a même réglé à 200 tours sans que la marche en soit interrompue. Dans ce dernier cas la limite d’écart était de i/3ao de seconde.
- M. Meyer ne jugea, croyons-nous, son premier appareil multiple réalisable que parce qu'il avait constaté l’extrême faiblesse des écarts dans son appareil autographique qui précéda son appareil multiple.
- Ce n’est évidemment que par suite d'écarts excessivement faibles que la reproduction des autographes était suffisamment exacte pour que la lecture en fût possible.
- Mais dans l’élaL actuel de la télégraphie les conducteurs sont soumis à des influences si énergiques et si fréquentes que les écarts dans le moment subissent des variations telles
- (>) Nous avons-vu que M. Baudot utilise la moitié <1,; chaque plot de réception pour la décharge et que M. Mu-nier obtient une décharge double sans rien prendre aux plots de réception.
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- que les pantélégraphes Caselli et Meyer seraient d’une pratique difficile sinon impossible sur les réseaux où ils fonctionnaient jadis cl que tout appareil rapide basé sur la division du temps doit maintenant, pouvoir combattre efficacement ces influences ou s’y soustraire par des dispositifs spéciaux tout en offrant aux courants la marge de réception la plus large et en ramenant le conducteur dans un état électrique identique après chaque émission de courant, conditions qui ne sont réalisables que si. le nombre des émissions et le nombre des moments sont simultanément réduits de telle façon que, par suite du pou d’émissions on ail le Lemps de ramener la ligne à l'état voulu sans l'emploi, de courants inversés et que, par suite du petit nombre de moments, la marge de réception soit la plus large possible.
- De l’examen des deux appareilsMeyer et Whcatstone avec lesquels il est fait usage du code Y1I1 (Morse) il résulle que le rendement de ces appareils atteindrait difficilement dans la pratique 80 à 90 mots par minute sur un conducteur de 000 à 600 km, car il serait, limité chez l’un par le nombre excessif des émissions restreignant au-delà des limites pratiques la durée de propagation du courant et chez l'autre parle môme inconvénient auquel viendrait s’ajouter celui des écarts dans le moment,
- O11 pourrait, il est vrai, lutter contre ces ineonvéniens par l'emploi de récepteurs d'une très grande sensibilité mais il est à remarquer que sur les conducteurs aériens, soumis aux influences dont nous venons de parler, une très grande sensibilité dans les organes récepteurs au lieu d’être une qualité devient un défaut puisqu’elle expose ces orgaues aux moindres influences étrangères.
- Mv^iek.
- REVUE TXDLSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- ACCUMULATEURS
- Plaques d’accumulateurs, Léon Champagne. Brevet anglais n° 1844 du 26 janvier iSyy.
- Afin d’obtenir des plaques perforées présentant à la surface V (fig. 1), un diamètre plus pe-
- tit qu'au milieu a et sc coulant d’une seule pièce, Léon Champagne coule le plomb sur des blocs 'de'Tormc spéciale en matière facilement soluble. Après élimination de cellc-ci la plaque présente "bien Les qualités requises.
- ‘d’une plaque-en métal 15 sur laquelle, est fixée pur dns vis C (fig. 2 el 3) une plaque en cuivre D présentant des perforations E. Au milieu la
- pièce métallique F est traversée par le canal G
- qui sert à l’échappement de l’air. Dans chaque ouverture E on vient loger une pièce H en craie
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- (fig. 4) composée de 3 parties h h'h", la partie rectangulaire h entrant, dans lu plaque D.
- La plaque de fermeture .f du moule est ensuite serrée sur cet ensemble, après interposition d’une feuille d’amiante 1.
- La coulée du plomb se fait, par l’échancrure .T'.
- Après refroidissement de la plaque fondue, les pièces II dont la partie h" du milieu est plus grosse que le sont éliminées par trempage dans l’acide chlorhydrique étendu. L. J.
- Contribution à la théorie de Vaccumulateur au plomb, par Dolezalek. Zeitschrift fur Eleklrv-c•hernie, p. 533-53y, a 5 mai 189g.
- iô Variation de la force électromotrice avec la concentration pour les solutions étendues. — Si on appelle T la température absolue, R la constante des gaz. AK la différence de force clcctromotrieo de deux accumulateurs remplis d’acklè de différente concentration, n le nombre de grammes cVeau contenus dans l’acide par molécule 112SX)5, p la tension de vapeur d’eau dans l’acide, 011 a (‘) par application des lois de la thermodynamique ;
- AE = + i81og„^. -£f~
- -£ H'()
- En ne considérant que les solutions étendues, et différant infiniment peu, on peut poser nü = 71 4- dn et p, = pi -f- dp.
- Il vient alors
- JE _ RT d togm'p. p
- ~d~-Hr{n+ ' dn
- ou encore en remplaçant n par , c étant la teneur normale en molécules par litre
- </F- _ — RT/* , , ,.0\
- de 1 18 \ c / de
- Or
- d fognij'.p dp I
- est l’abaissement relatif de la tension de vapeur par l’addition de 1 molécule-gramme S04H2 qui d’après la loi de Raoult-van tllolf est in-dépeudaiite de la concentration et a pour valeur -V-, la dissociation décomposant l’électro-lyte en v parties, et A étant le nombre de molécules-grammes d’eau contenues dans 1 litre IX = 55.ou).
- Par suite
- L'intégration de celle équation, de c, a c2 donne, .en remplaçant B par sa valeur et en passant des logarithmes népériens aux logarithmes ordinaires.
- H, — E, =o,i98.io-»,T^1os i + o.oo9 (0,-0,)) M
- Comme l’acide sulfurique se décompose en 3 parties parla dissociation, on do\rail prendre v = 3 ; mais la dissociation n’est pas complète et T.oomis a trouvé, par la détermination du point de congélation v — 2,1 pour l’acide nor-I mal à o“C.
- I D’autre part, des mesures précises ayanL donné I la valeur 1,896 volt pour la force éleelromolrice i avec l’acide normal, ou a pour une concentration quelconque c
- | Et, — 1,895 + 0,1.0 log c + o,ooi c {î)
- < Les équations (2) et (3) qui ne sont valables 1 que pour les solutions éteudues sont identiques à celles obtenues par la théorie osmotique de Xcrnsl (J).
- j La théorie de Libcnow (2) conduit aussi.à un
- (i) l'Éclairage Électrique, t. XVTt. p. ^90, to déc. 1898.
- (1) L'Éclairage Électrique, 28 avril 1900, p. j5s.
- (2) L'Eclairage Électrique. 18 lévrier 1899, p. 255,
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- I/ÉCLAIttÀGl • ÉLECTRIQUE
- résultat analogue. Ainsi, si cm désigne par Cp la tension de dissolution de l'électrode Pb pour
- les ions Pb ; par C;l celle de l'électrode PbO2
- pour les ions PbO' : et par le symbole chimique entre parenthèses la concentration des ions, on obtient pour la* force éleetromolriee de 1 accumulateur
- a fvbj • _PbO*J
- On peut imaginer la formation des ions PbO2 par l'union des ions Pb avec les ions O de l’eau d'après l'équation
- Pb 4. a a” = PbÔh
- Comme la masse active e0 de l'eau est proportionnelle à la tension de vapeur/». 011 peut rem-
- placcr ~ par
- et
- par suite de la faible diminution de la tension de vapeur relativement ù la vapeur absolue de p quand on n’envisage que les solutions éten-
- En substituant cette dernière valeur dans l'équation précédente, on rend celle-ci identique
- Cette équation (3) lut vérifiée expérimentalement par Dolezalek qui obtint les résultats sui-
- l.es ions Pb se forment par dissociation du
- grammes de HsS04 par litre
- PbSO* - Pb + 6O4
- et les ions Ü par dissociation de l'eau
- 1PO = 2 TT + O .
- Comme PbSO* se présente sous la forme solide, la loi d'action des masses donne pour les trois réactions précédentes
- Pb| • I O r [pCo>]
- = c"tpÎJ lsô*l= c*
- nj -lo
- l"*o]
- Par suite de la très petite solubilité du sulfate de plomb, on a
- H
- En désignant de même par c0 la valeur de [II-O], on obtient
- |pS] . 'pbo*J= rs-c"
- Par suite, la différence de force élcctromo-trice de deux accumulateurs renfermant les acides de concentration c, et c> sera égale h
- iïfio8
- i.r8>
- r’fi'-k
- *--47»
- 1,896
- i,84'2
- M95
- T.es différences, qui sont très faibles, atteignent au maximum 1,0 p. 100 pour la dernière détermination par suite d’une dissociation plus avancée de l’acide qui fait qu'on aurait dù prendre ici une valeur de v plus grande que 2,0.2.
- En appliquant la formule trouvée à des solutions de plus en plus étendues, on remarque aisément que la force électromotrice calculée atteindrait rapidement une valeur nulle puis négative. Eu pratique ou u’observe pas ce fait par suite d’une concentration minima au-dessous de laquelle on ne peut descendre à cause de la dissociation du sulfate de plomb, et dont la limite est justement donnée par la solubilité de ce dernier.
- D’après cela on peut déterminer facilement le degré de dissociation hydrolytique du sulfate de plomb.
- C'est ce que fait Dolezalek, en mesurant d'abord la force éleetromolriee d’un accumulateur dont l'électrolyte est une solution de sulfate de plomb pur renouvelée deux fois par jour. Après deux semaines la force électromotricc
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- atteignait la valeur constante de i,?.j volt à
- En portant dans l’équalion (ni cette valeur ainsi que la valeur trouvée 1,472 volt pour la concentration 0,000.46 normale on en déduit pour la valeur c± du sulfate de plomb
- Et comme d’autre part, d’après les mesures de conductibilité de Kohlrausch et Rose (') et les déterminations analytiques de Erésénius (a) la solubilité du sulfate de plomb est de 4i mgr par litre, ou i,3.io-i molécule par litre, le degré de dissociation du sulfate de plomb sera égal à
- Pour la détermination de la dissociation élec-lrol\tique de l’eau pure, on ne peut opérer directement à cause de l'hydrolyse du sullate de plomb. Dolezalek tourne la difficulté ou remplissant l’accumulateur avec une lessive de soude saturée d’oxvde de plomb. Dans ce cas par le fonctionnement de l’élément, s’opère la.rcac-
- PbO2 + PI» -f o.HsO = 2 Ph(01i;’.
- En appelant pt etles tensions do vapeur de deux solutions différentes et en raisonnant comme précédemment on obtient
- Ej — Ï1 = RT log„,,,. (fx — <-,)
- ' = o,3io—5 T(fj — c.,).
- 11 résulte de là qu’avec l'eau pure (e2 — o) la force clectromotriee 11e diffère (en plüsj que de 1.10-" volt environ de celle obtenue avec une lessive 0,1 normale. Comme avec une telle .solution, on obtient expérimentalement la valeur 0,8 volt îi o°C, eu portant cette valeur dans l'équation (2), ainsi que la valeur 1,472 volt, correspondant à la concentration 0,00046 normale et en faisant v = 8, on trouve pour la dissociation de l’eau à o"C.
- Kohlrausch et Heydweiller (s) ont donné,
- (*) JVied. Ann.. 5o, i35, 189!.
- (5) JVied. Ann., >3, p. 20g. 1894.
- d’après les mesures de conductibilité la valeur comparable
- Cj = o,35. io—7
- 2" Variation du potentiel de chaque électrode avec la concentration de Vacide. — Streintz (‘) aviul déjà déterminé celte variation en employant une électrode supplémentaire en ziue dans un vase poreux rempli d'une solution concentrée de sulfate de zinc.
- Dolezalek étudie le cas d’électrodes trempées directement dans l’acide et parmi celles-ci, l’hydrogène et le sulfate mercureux.
- En prenant une lame de platine platiné chargée d'hydrogène, on obtient deux éléments galvaniques dont les réactions sont
- PhO- + II2 -g IPSO4 77 PbSO4 -f alPO Pb + IPSO'^IR-f- PbSO’ .
- Comme le sulfate de plomb se présente sous la l'orme solide, la variation dans l’électrolyte consiste en une absorption de S04IP dans les deux cas, et en plus, une formation de 2IPO pour l'élément PbO*. 11 en résulte que les variations de force clectromotriee avec la concentration doivent seulement différer dans les deux cas de l’énergie de formation de H20. Ce que l’on peut écrire, en appelant e la force électromotrice de l’élément H4-PbO‘ et e! celle de l’élément Hâ-Pb
- K—H’= RT log,,,,. JjL. = , ,98. ,ô-‘ T log Zfc (4)
- Pour la vérification expérimentale .de cette
- formule, Dolezalek emploie le dispositif représenté en figure 1 : Le vase G renferme les deux
- (l) JVied.
- i., 4g.- i8g3.
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- L'ÉCLAT H AG E É L E C TU I QUE
- T XXIII. - NJ 26.
- plaques de l’accumulateur; il. communique par un long tube r avec l'électrode p en platine platiné ; (’ est un cylindre plongeur en verre dont le but est. de diminuer le volume de l'acide et par suite de faciliter l’absorption de l'hydrogène (jui est très longue sans cettj; précaution. Pour éviter les erreurs ducs à la diffusion de l'hydrogène,' le robinet du tube r n'est ouvert que pendant le court instant des mesures.
- Dans le tableau suivant qui donne les résultats obtenus, les valeurs de le lurent calculées d'après les valeurs mesurées de le' et p, et les valeurs le1 d'après les mesures de le et p. Les différences ainsi obtenues étaient ajoutées h la valeur du n° III prise comme base.
- C.
- PbO*-H*
- <mu
- rb- %.
- o,96 0,906
- T,es mesures ci-dessus avec l’électrode hydrogène permettent quelques conclusions sur la vitesse de décharge locale de l’accumulateur. La moindre impureté conductrice sur chacune des électrodes crée un couple local, et sur cette impureté se dégage soit H soit O qui agissent comme électrodes.
- On a vu plus haut l’augmentation rapide avec la concentration du couple Pb-JL Celle du couple PbCP-O s’obtiendra en retranchant, des valeurs e du tableau ci-dessus la valeur 1,06 volt correspondant à la force électromotrice de la chaîne hydrogène-oxvgène. Ces valeurs sont les suivantes :
- H2SO; p. ioo .... 4,86 9,33
- en volts, du couple
- PbO2 - O . . . . . o.55 o,56
- Et ainsi s’explique la vitesse plus grande de décharge locale do l'accumulateur pour les fortes concentrations d’acide. L. Jcmac.
- Les valeurs de p étaient empruntées aux mesures de Dieteriei (*)..
- Dans le calcul des forces électromotrices, les erreurs possibles pouvaient atteindre o?oo6 volt; on voit par le tableau que les différences entre les valeurs observées et calculées ne dépassent pas cette limite.
- Par l’emploi de l’élcclrodc mercure-sulfate inercureux, les réactions deviennent
- PbO3 + ailg -f atPSO^Pb SOi + Hg2SOl+ alPO Ph -f H^SfP^PbSO1 -b'illg
- Comme le sulfate meroureux et le sulfate de plomb se présentent sous la forme solide, il n’v a pas variation de l’clectrolvtc pour l'élément Pb-Ug; par suite sa force électromotrice doit être indépendante de la concentration. Seule variera celle du couple PbO’-Iïg. Les mesures exprimées ci-dessous montrent bien l’exactitude de celte théorie.
- TRACTION ÉLECTRIQUE
- Le chemin de fei' électrique de Burgdorf à Thun, par E. Th.om.ann. Schweizeriscke Bauzei-
- M. E. Thomann donne les résultats des essais effectués sur le chemin de fer de Burgdorf h Thun, et cet article constitue la conclusion de son étude si documentée et qui a été analysée complètement dans ce journal'1).
- Résultats d'essais — Les mesures n’ont pas été laites avec «les enregistreurs : les courbes reproduites ici ont été relevées par points.
- Le diagramme n" i indique les relations entre la vitesse, le courant, la tension et les watts apparents (volts-ampères), pour le trajet d’un train de 55 t., entre Walkringen et Konolfin-
- p) l.'Êcl. Étcct., t. XXIII, p. 210, Nous prions le lecteur «le rectifier une erreur de chiffre «la page ni : les
- de 35o.
- (J) W’ied.
- 5o, p, 47, 1893.
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- ;)o3
- 2SÏOÏ3SI!-SMZSê
- Cet essai, de même que les autres, a été effectué pendant le service normal, les quelques irrégularités des courbes proviennent de l'influence des canalisations, des transformateurs el de la station centrale par suite de la marche sur la voie d’autres trains que le train en expérience.
- Pendant l’essai, on fit. à l’usine génératrice les réglages à la main : ceci explique les oscillations très sensibles de la vitesse et. de la tension, qui correspondent aux variations de vitesse des tur-
- La courbe de vitesse de ce premier diagramme dénonce une augmentation d’environ 5 p. xoodansla vitesse lorsque le train a passé d’une rjmipe de a,5 p. 100 à une pente de meme valeur. — On doit se souvenir que dans l’un et l’autre cas, rien n’est changé dans le couplage des moteurs, et qu’on ne fait pus usage du frein. Les courbes du courant et des watts apparents montrent nettement la transition de la eonsom-
- Montcc -Duree du. trajet 2 '
- trajet 6*50*
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- I. ' É C L AIR A G K ÉLECTRIQUE
- T. XXIII. — Nn 26.
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- mation d'énergie en rampe à sa récupération en pente.
- Le décalage est très différent dans les deux-cas : aussi la comparaison des watts apparents n’apprend-elle rien d’absolument précis sur la quantité réelle d’énergie absorbée ou fournie. L’élévation de la tension, lors de la descente est un indice de la récupération.
- Les diagrammes de la ligure 2 se suivent facilement.
- Les diagrammes suivants sont relatifs aux démarrages. Le démarrage était effectué en palier et l'appareil rie démarrage, manœuvré de telle sorte que le courant reste, autant que possible, constant à 200 ampères, c’est-à-dire à peu près le courant de pleine charge. On a relevé le temps et les espaces parcourus' et contrôlé ces lectures par celle du tachymètre. Ü11 a fait aussi des essais de freinage sur la pente maxima
- Les résultats ont été les suivants :
- M. Thomann conclut en disant qu’il est prouve aujourd’hui que la traction à l’électricité peut entrer en concurrence avec la traction à vapeur. Il faudra attendre quelque temps avant de pouvoir se rendre un compte exact des résultats financiers que peut donner une semblable installation. Il
- est évident que la solution est économique, mais d'autant plus qu’on diminuera le poids des trains pour augmenter leur nombre, ce qui oblige à prévoir des transformateurs de puissance moyenne, mais qui seront en charge pendant la plus grande partie de la journée.
- Sur la ligne BT, pendant l’été 1899, le nombre de trains situés à la fois sur la ligne a varié de 3 à 5, et l'installation a été prévue de manière à alimenter simultanément 13 trains au maximum ! Une sous-station donnée u’était donc en charge «pie pendant un tiers de la journée environ. J. G.
- RAYONS CATHODIQUES, RŒNTGEN
- Energie des rayons cathodiques, par W. Cady. Dr. Ann., t. I, p. 678-700, avril jejoo.
- Au calorimètre employé jusqu’ici pour mesurer l’énergie des rayons cathodiques, l’auteur a substitué une pile thermo-électrique de Melloni ou un bolomètre.
- La pile thermo-électrique est graduée en l'exposant aux radiations de la face noircie d’1111 euhe de Leslie. En désignant pariZj et 11 i les diamètres d’ouverture des diaphragmes qui rccou-
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- vrent le cube et la pile, par l la distance des deux ouvertures, la quantité de chaleur reçue par la pile pendant une seconde est égale à
- /q étant une constante qui a été déterminée pour la première fois par Lehnebaeh. Ceci suppose que la pile et le cube peuvent être considérés comme des corps absolument noirs et que la température de la pile est o°. Si celle température est l, il faut remplacer hl par
- d’après la loi de Stefan et Boltzmann.
- Soient Y la différence de potentiel entre les électrodes, i l'intensité du courant, Q la quantité de chaleur mesurée. Le rapport —— décroît quand la pression et l’intensité de la décharge diminuent : la variation est rapide au début, puis devient plus lente,
- Ce résultat suggère l’idée qu’un courant de conduction se superpose aux rayons cathodiques. Effectivement, si au moyen d’une batterie auxiliaire, on porte la pile et le cylindre de Faraday qui l’entoure à un potentiel plus élevé ou plus bas que celui du sol, les valeurs de deviennent plus grandes dans le premier cas, plus petites clans le second. Cette variation ne se produit pas quand le gaz est très raréfie. Le courant de conduction n’est pas arrêté par une toile métallique serrée.
- Les mesures effectuées avec le bolomètre [construit d'après la méthode de Liimmev et Kulbaum) sont sujettes à moins d’erreurs que les précédentes : elles donnent des résultats peu différents. Le rapport augmente encore
- quand on porte le bolomètre à un potentiel plus élevé : cette augmentation est d’autant plus grande que l’intensité de la décharge est plus grande; la conductibilité communiquée au gaz par la décharge croit donc avec l'intensité de celle-ci.
- Pour les intensités très faibles, la valeur de pamit tendre vers une limite comprise entre 0,08 et o,86. M- L.
- Résistance des dépôts métalliques parles rayons cathodiques, par A.-C. Longden. Amuri-
- cian, t. XLV, p. 280, i5 juin 1900.
- L’auteur a étudié la résistance des dépôts métalliques extrêmement minces qui se forment comme le faisait remarquer Wright il y a plus de vingt ans, sur la paroi d’un tube à vide opposée à la.cathode. 11 a constaté que cette résistance est énormément plus grande que celle que l'on trouve par le calcul d’après l’épaisseur du .dépôt et (pie le sens de sa variation avec la température dépend de l’épaisseur : ainsi les dépôts les plus minces ont un coefficient de température négatif, comme les électrolytes, pour une certaine épaisseur, ce coefficient est nul et devient positifpour une épaisseur plus grande. Il a trouvé aussi que la résistance de ces dépôts varie avec le temps, mais qu’elle prend, au bout d'un temps plus ou munis long une valeur constante pour une même température. On peut activer l'établissement de l'état stable en vieillissant le dépôt en le chauffant dans uu bain d’huile. Quand cet état stable est obtenu, il convient de maintenir le dépôt à l’abri de l’air, soit en l'enfermant dans un tube à vide, soit en le recouvrant de paraffine ou de vernis.
- M. Longden est parvenu il obtenir de cette façon des étalons de résistances comprises entre quelques ohms et plusieurs mégohras, dont la variation avec le temps ne dépasse pas quelques dix-millièmes.
- Mouvements mécaniques provoqués par les rayons cathodiques et les rayons de Rontgen, par L. Grœtz. Dr. Ann., t. I, p. 648-653, avril 1900.
- Des corps facilement mobiles, disposés dans un tube de Crookes entrent en mouvement sous l’action des rayons cathodiques ; on a souvent invoqué ce phénomène comme appuyant l'hypothèse que les rayons cathodiques sont iormés par des particules matérielles animées d’11110 certaine vitesse. Cependant il est facile de remarquer que la présence des rayons cathodiques n’est pas liée à la production de ces mouvements, car ils commencent avant que les rayons cathodiques apparaissent, et cessent quand on pousse la raréfaction, alors que les rayons-cathodiques sont encore très intenses. Il est plus probable que ccs rotations sont dues à des actions électrostatiques, si on les compare à
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- ; mais ils
- et la rolation dure tant-qu’c
- Cl et expliquées par Jlevdweil-
- de Ilevdweiller s’y applique
- que l’air
- de petite
- celui qui va de L;
- due à la charge
- d’elles pal-
- pas l’effet direct des
- 1 (q Éd. Éii‘ctt. XX1U, p.
- d’éhouite ou une lame d’aluminium que traversent pourtant les rayons. M. L.
- i, par J. Trowbridge , juin 1900. Itésiiitu; dans
- L’auleur avant récemment comploté l’installation d'une‘batterie d'accumulateurs de aoooo éléments, a essayé avec succès de produire des îavuns X en Taisant passer le courant continu produit par cette batterie dans un tube à vide.
- Le tube est placé en série avec une résistance d’environ 4 mégohms, sur le circuit de la batterie. 1 ont d’abord le cou1 a ni. ne passe pas à cause de la résistance considérable du tube. Mais si l’on
- L l’iiilensité du courant traversant le tube et la valeur de la différence de potentiel
- l. XT.Y, p. >80,
- Après une longue soin: de rorhon-hosnir le» différoul» minéraux qui renferme»! do l'uraiilum, Sir \V. Crookes est parvenu, par un traitement au carbonate d'ammonium à obtenir un corps
- environ trois cents fois plus actif que l’uranium, (le corps peut être séparé du polonium au moven de l’acide sullhydrique qui. en solution acide, précipite le polonium et laisse en dissolution l’autre substance active. Celte dernière subs-radium. mai» jusqu’il
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- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du 7 mai 1900 (Q.
- Pendule à restitution électrique constante, par Ch. Féry. Comptes rendus, t. CXXX, p. ia.',8-1201..
- O pendule est combine de façon à se rapprocher autant que possible du pendule libre. Parmi les conditions à remplir, dont quelques-
- M. Lippmaim, se trouve la suivante :
- La quantité d'énergie restituée à cl lation doit être constaiîle et l'état do la pile qui est généralement employée comme source d'électricité.
- Pour satisfaire à cette condition, le pendule
- donnant des courants induits quantité d’électricité indépendante de la pile et réglable à volonté. Le Iransformatei pose de deux aimants A, et A3 (lig
- chacun d'une armature u,c.
- îts induits qui servent une des bobines B, est
- du 19 mai. p. 574.
- par des courants alternés oscillation une quantité
- constante d électricité qui est envoyée au peu-d.de qnnrnl il passe par la verticale, j,'impulsion brusque qui entretient le mouvement est donc due à la réaction de l’aimant NS fixé au pen-
- pour obtenir le maximum d’amplitude ; reslitiiteur donné, il finit rendre égal à celui de l’air et de la sus • -- -
- tique que le peu
- En étudiant l'influence du ressort circulaire 11 amenant le courant à l'appareil, M. Févv a trouvé qu'il était possible de lui donner un réglage tel
- : grands, ait le retard ; amplitude 1 A ce moment du retard due à une petite variation d’amplitude sera très
- r des ores assez grands, ce qui i 1 réglante.
- alliage de platine et d’argent variait avec son état do trempe et de circuit. Si l'on soumet un lil de cet alliage i
- températures plus basses Tü et T,, qui il toujours les im'mes |T„ = 1 ;V'et T, — i5o°l sa résistance mesurée h la température Tu tend vers une limite appelée limite des limites relative à la température Tr
- Cette limite des limites H, subit de très grands jusqu'il la température du rouge vif et les varia-
- i1; Écl. titeet., t. XXM. p. r$'i, 27 janvier 1900.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXIII. — Nü 26.
- tions de R? affectent une forme caractéristique, qui n'est pas tout à fait la même pour les fils trempés et pour les fils recuits.
- L’élude de ces déplacements de la limite des limites fait l'objet du présent travail (U.
- (') En voici les résultats :
- « Fil trempé. La température T., va en croissant. —Le
- est trempé.
- » Si l’on clierelu! les valeurs do IV correspondant à des
- puis augmente régulièrement jusqu’à 700°.
- Tâ — 180'-’ R; i« ,00690
- Ti = 32o°- Rj — i" ,00901
- T2 = 470° R; = i“ ,00271
- T, = 700» = i», 00720
- u Si l’on traduit ces résultats par une courbe en prr-
- moins élevées, ou obtient les résultats suivants :
- T., — /fio° Ri = i">,ooi6i
- T2 = 3‘aon R; = i>*,oo36o
- T5 = -200° R; = î” ,00^40
- par un maximum vers 3ao°,
- b 11 est a remarquer que cette u 111. Fil recuit. La températur
- Ts = 320e1 IR — ,00378
- Ts = 460° R- i»,ooio3
- R, — 700° R; = 1»,00720
- » La courbe de ces résultats indique encore un maxi-
- » Cette ligne diffère peu de la précédente. D’abord située au-dessus d'elle, elle la coupe, passe au-dessous et vient de nouveau la rencontrera 700°.
- Les trois ligne obtenues en portant les Ta en abscisses et les R[ en ordonnées 011L toutes lu même allure ; elles présentent toutes trois un maximum vers 32o'1-33o° et un minimum vers 46o°-475n. Aucune d’elles 11’est réversible. Si l’on essaie, après avoir parcouru une partie de 1 une d'elles, de revenir en arrière, la ligne de retour ne se superpose pas à la ligne d'aller.
- Dans la zone I (au-dessous de 320'), la ligne de retour est au-dessus de la ligne d'aller. En effectuant une série de perturbations alternativement croissantes et décroissantes, l’élévation de R devient de plus en plus faible.
- Dans la zone II (comprise entre 320° et 4G00), la ligne de retour est au-dessous de la ligue daller,
- Si l'on continue à faire décroître T2, on retombe dans la zone I en passant par un maximum qui correspond encore à 320° :
- T, =r 320° R; = i">,00378
- Tjj — 390° R; ~ I",00180
- T2 = 32où IV — i«,oo3io
- T2 2oo° R/ =; i»,oo3oo
- Dans la zone III (comprise entre 460° cl yoo°), la ligne de retour est légèrement au-dessous de la ligne d’aller.
- Lorsqu'on opère sur un til recuit, rabaissement esta peine sensible.
- Dans cette zone, les fils présentent très peu d’hystérésis.
- Sur les rayons cathodiques, par P. Villard. Comptes rendus, t. CXXX, p. 1614-2619.
- M. illurda monLré dans un travail antérieur (') qu'aux points où une cathode émet des rayons cathodiques, il se produit un dégagement de chaleur considérable, résultant de l’arrivée d'un afllux de matière qui alimente l’émission cathodique ou tonne les ravons de Goldstein si la cathode est perforée. Quelle que soit d’ailleurs l'interprétation adoptée, il est certain que réchauffement de la cathode, échauffement qui peut atteindre l'incandescence, est connexe à la formation des ravons cathodiques : il suffit, pour • s'en convaincre, de faire 1 expérience avec une cathode très mince, en platine, et à une pression assez basse pour que le faisceau cathodique parte d’une région restreinte (ordinairement
- (J) Comptes rendus, t. CXXYI, p. i33y, 1898; Éclair. Éleclr.. t. XV. p. 346, 21 mai 1898.
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- 30 Juin 1900.
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- centrale) de l'électrode. Mais l’élévation de tem- ’ pérature dont il s'agit ne se produit pas seulement au vide de Crook.es : on peut 1 observer à toutes les pressions. L’expérience est particulièrement nette si Von prend comme électrodes les filaments de deux lampes a incandescence que l’on a soudées sur un raccord en verre. Chacun des filaments étant relié à l’un des pôles d’une forte bobine de lluhmkorff ou d’un transformateur, et les choses étant disposées de telle sorte que le courant ne passe que dans un seul sens, on obtient l’incandescence du filament cathode pour des pressions variant depuis celle qui donne la fluorescence de l’ampoule négative jusque vers 1 mm de mercure (‘) le filament anode reste au contraire complètement obscur: le dégagement de chaleur y est en effet insensible. Dans cette expérience ou peut, aisément vérifier que l’élévation de température est rnaxi-ma aux points où le filament doit émettre plus abondamment des rayons cathodiques , par exemple, par suite de l'éloignement plus grand des parois. Pour une source électrique donnée, l’intensité du phénomène varie avec la pression, c’est-à-dire avec la résistance de 1 appareil : c’est, si l’on veut, l’analogue de ce qui sc passe quand on relie les pôles d’une pile par un conducteur dont on fait varier la résistance : pour une certaine valeur de cette résistance la puissance dépensée dans le conducteur est maxiiua, et, par suite, la quantité de chaleur dégagée.
- Pour les pressions supérieures à 1 mm de mercure, il est préférable de prendre comme électrodes des fils métalliques fins, et l’on peut continuer ainsi les observations jusqu’à la pression atmosphérique. Il convient, seulement de régler la distance explosive de manière à donner au courant une intensité suffisante. Comme précédemment, on doit éviter avec soin de laisser passer le courant inverse 1’2).
- le champ électrostatique dans 1 ampoule négative devient assez intense pour briser le filament On doit également éviter de se servir d’un interrupteur ayant à peu près la période vibratoire du filament. Le dispositif qui m a donné les meilleurs résultats consistait à employer une
- (-) L’élévation considérable de température qui se pro-
- Suivant M. Villard, il est naturel d’admettre que le phénomène dont il s’agit est, à toutes les pressions, toujours produit par la même cause et qu’il résulte de la formation de rayons cathodiques dont l’énergie spécifique serait toutefois très faible aux pressions élevées. Cette manière de voir est d’accord avec le fait qu’à toute pression la gaine violette est visible à la cathode; elle se relie naturellement aux considérations que M. Villard a précédemment développées sur la formation de l’ozone (*).
- La chute de potentiel nécessaire pour porter à l’incandescence un conducteur, un filament de lampe par exemple, par effet, cathodique, doit être beaucoup plus grande que si le filament est j rendu incandescent à la manière ordinaire, c’est-l à-dire par effet Joule. Comme on doit s’y attendre, l’intensité (efficace) du courant est, par suite, beaucoup moindre; c’est ainsi qu’un eou-I rant de 5 millièmes d’ampère suffit pour porter I au rouge cerise le filament d’une lampe de oo volts (10 bougies). 11 faudrait un courant soixante fois plus intense pour obtenir le même I résultat par effet Joule, mais la chute de poten-! tiel ne serait que de 3o volts environ. Il est fort probable que, dans les expériences de M. Tcsla, ij l’incandescence des lampes à un seul filamentse j produisait par effet cathodique : avec la fré-| quence employée la capacité électrique del’am-| poule suffisait pour que le courant puisse acqué-I rir l’intensité nécessaire sans l'emploi d’une | anode. Cette interprétation se concilie d’ailleurs | parfaitement avec celle que donnait l’auteur de | ees expériences.
- J Sur l’impossibilité de la formation primaire du chlorure de potassium obtenu par voie électrolytique, par André Brochet, Comptes rendus, t. CXYX, p. t6*4-i6»7.
- MM. Ilabcr et Gritiberg (2) ont admis que les
- don de la bobine de RuhmkorfF. (Quet, Comptes rendus, t. XXXYJ, p. j.oi5, 1853. -- Desphetz, Comptes rendus, l. XXXVII, p. 371, 1853. — Fernet, Comptes rendus,
- 1. J.IX, p. 100G, 18G4). — Plus récemment, MM. Xaccari
- aiomi (Il Numr> rimento, t.. XI, p. ^6,1882; t. XV, p. a72 ; t. XY1I, p. j, 1880. — Journal de Physique, ae série, t. II, p. 52i ; t. V, p. 574),
- f* 1) Écl. Élect., t. XXII, p. 155, 27 janvier 1900.
- (2) IIaber cl Grinjjekü. Zeitsch. anorg. Chem., t. XVI, p. 198, 329 et 438.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- hypoehlorile et chlorate obtenus par I ’éleotro-lyse d'un chlorure alcalin étaient toujours formés par réaction primaire par décharge (les ions Cl et OH d'après les équations
- Cl OII = CIOII
- Cl -f 5011 = C10UI+ aH*0.
- \Vohlwill (’), Fcersler, Jorro et Millier (» ont établi par des essais d’ordre varié qu’il n’en était rien en ce qui coucerne les hypoehlorites et que les ions Cl formés à l’anode passent h l’ctat moléculaire. Le chlore ainsi obtenu réagit sur l’alcali de la cathode par voie purement
- chlorates, en effet, ne sont pas décomposés en présence d’oxyde de cobalt, tandis que l’action sur les hypoehlorites, lente à froid, est très
- diminue considérablement de ce fait. Finalement en employant une forte dose d’oxyde l’auteur en est arrivé à de bons résultats et il est
- parvenu à montrer que même en milieu alcalin le chlorate provient uniquement de l’hvpochlo-rite (').
- En ce qui concerne le chlorate, Wohhvill, Lorenz et Wehrlin ('B admettent qu’il provient de la décharge des ions CIO eL 011. Fœrstcr, .Torre et Millier, après avoir établi qu’eu milieu neutre i’hvpoehloritc donne du chlorate par voie purement" chimique sous l'influence de l’aeide hvpochloreux formé à l’anode pensent que le processus est, tout a fait différent en milieu alcalin et reprenant l’hypoihcsc d’Œttel (*) admettent que dans ces conditions le chlorate est formé uniquement par réaction primaire.
- Dans quelques travaux précédemment, publiés M. Brochet a démontré, comme les auteurs précédents, que le chlorate de potassium élcc-trolytique provient évidemment, eu milieu neutre ou légèrement alcalin, de l'hypoelilorite existant en solution et se basant sur des expériences precedentes suffisamment nettes, mais encore incomplètes, il émettait l’opinion que, en milieu alcalin, le chlorate provient également de l'hypoelilorite. C’est sur cette question qu’il revient.
- Si dans une cuve électrolytique ou introduit de l'oxyde de cobalt, l’hypoelilorite formé sera détruit avec dégagement d’oxygène; il u'y aura donc pas de chlorate secondaire et seul le chlo-
- (i) Wohlwill. Zeitsch. Elektrochem., t. V, p. 5a.
- I>. 3og, 408, 419» 43;, 445 ei. .joi.
- p) Œti-ül. Zeitsch. Etefo.rachcm.. t. Y, p. r.
- (»» Brochet. Complet vendus, t. CXXXI, p. i3.\. et 7*8>- — Écl. ÉierL, t. XXII, p. i59 et 477.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- Aussi conclut-il ainsi :
- aux hypothèses d'Œttel, Haber et Grinberg, Fœrster, Jorre et Muller... la formation du chlorate n’est jamais due à une action primaire, mais se fait toujours par l'intermédiaire des hypochlorites, môme en milieu très alcalin et lorsque l’hypochlorite ne peut être décelé. »
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHYSIQUE
- reil <
- teur preser i réalise la
- sente à la Société un petit
- petit appa-laquellc le
- détruisant, là où ils se trouvent, la cohésion de ce milieu et permettant aux forces ; d’avoir prise sur lui.
- s folles sui'miu axe et engrenant à leur périphérie avec un pignon dont la rotation ligure le courant de charge.
- Le diélectrique èsfc ligure par des ressorts fixés
- d’un côté à l’axe, de l’autre à la périphérie des
- l’angle
- ce pignon figure la charge totale de l’angle dont tourne une roue, la charge d’une face.
- Ces charges seront positives ou négatives, selon que la rotation se fait dans un sens ou dans l’autre.
- en calant son pignon nu en le laissant, au contraire. libre de tourner.
- Des aiguilles se mouvant devant des divisions montrent à-chaque instant la charge des faces.
- L’appareil reproduit fidèlement le déplacement des charges qui ont lieu pendant le fonc-
- La décharge disruptive, la décharge lente à travers le diélectrique ainsi que la charge rémanente, trouvent leurs analogues dans l’image
- Enfin, si le moment d’inertie des pièces en mouvement, figurant la self-induction, est grand relativement aux frictions figurant les résistances, la décharge de l’appareil prendra la forme oscil-
- SOCIETE DE PHYSIQUE DE LONDRES
- Pour obtenir la valeur
- exacte de
- multiples d’une résistance clftlon telle que r ohm, l’auteur a employé trois méthodes :
- La première consiste à construire aussi exactement que possible trois bobines ayant chacune une résistance Iririe de celle de la bobine étalon et à en délerinincV la
- , *"
- au >ovon djpa
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXIII. — N° 26.
- méthode de Carcy Foster en disposant ces trois bobines en parallèle. La résistance de l’ensemble étant égale au tiers de la résistance- de chaque bobine, c'est-à-dire de i ohm environ, la comparaison avec la bobine étalon peut se faire avec une grande exactitude. On dispose ensuite les trois bobines en série et on y ajoute la bobine étalon; on a ainsi une résistance d’environ 10 ohms permettant de construire une bobine de 10 ohms qui servira de nouvel étalon. On en construit trois semblables et celles-ci permettent (1 obtenir nue bobine de 100 ohms, et ainsi de suite.
- La seconde méthode a pour objet la détermination de la valeur exacte des résistances des bobines d’une boîte de résistances. Les bobines de i ohm de cette boîte sont comparées directement avec l’étalon. Elles sont ensuite comparées avec les bobines d’une boîte de résistance auxiliaire. Celte boîte sert ensuite à Indétermination de la valeur dos résistances des bobines de la première.
- Mais il peut arriver que clans la comparaison des bobines de chaque boîte ayant même valeur nominale, le fil de compensation ne soit pas assez long pour compenser l’excès de résistance de l’une des bobines sur l’autre. L’auteur emploie alors un troisième pi'océdé qui demande la détermination exacte de la résistance de chaque branche du pont; l’une de ces branches est ensuite shuutéé avec une résistance qui n’a pas besoin d’être connue avec; une aussi grande exacliLude.
- Dans la construction des bobines, M. Glaze-brook emploie l’alliage platine-argent.
- Sur les propriétés magnétiques des alliages de fer et d'aluminium, par S.-W. Richardson et L. Lownds.
- Dans cette communication les auteurs fout connaître les résultats de leurs recherches sur la variation avec la température de la perte par hystérésis d’un alliage contenant 3,64 p- 100 d’alu-
- minium. Ils ont constaté que celte perte passe par un maximum à une température beaucoup plus élevée que celle qui correspond à la valeur maximum do l’induction. A line môme température elle n’a pas tout à fait la môme valeur suivant que cette température est atteinte par refroidissement ou par échauffcment. I.a différence est surtout sensible dans le voisinage de la température correspondant au minimum de la per-
- De l'ensemble de leurs expériences les auteurs tirent les conclusions suivantes :
- i° La perte par hystérésis commence par décroître quand la température s’élève ; elle croit ensuite et passe par un maximum vers 55on C, puis elle décroît très rapidement et devient négligeable vers 700°;
- 2° Les propriétés magnétiques de l’échantillon étudié dépendent beaucoup de son histoire antérieure ;
- 3" 11 n’y a pas de différence essentielle entre la manière dont il se comporte lorsque la température croît et lorsqu'elle décroît, sauf dans le voisinage de la température du minimum de perméabilité ;
- 4° Un brusque accroissement de la perméabilité se produit vers 65o° pendant réchauffement; il est suivi d’une diminution aussi brusque lorsque la température continue à s’élever ;
- 5° Cette variation brusque est plus marquée avec les températures croissantes qu’avec les températures décroissantes ;
- 6° Une série d’cchauffcments et de refroidissements successifs diminue la perméabilité ;
- Si l’on porte eu abscisses la proportion d’aluminium contenue dans un alliage et eu ordonnées la température du minimum de perméabilité on obtient une ligne sensiblement droite ;
- 8’ L’examen microscopique des échantillons montre la présence de cristaux.
- Ce Gérant : C. AUD
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- TABLE METHODIQUE DES MATIERES
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- — P. Curie cl G.
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- REVU K D’ÉLECTRICITÉ
- 5i5
- 233
- Obs<
- P,hier dans un champ
- . Pockçttino..........*5^
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- 1111
- 5l6
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- 272
- s;'}
- Électrobiologie
- APPLICATIONS
- ïï'HI &
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-
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- et Yiau à gaz sous pres-
- (CiUiaila)
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- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- D19
- Éclairage
- MESURES
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- ÎSS n s s 3? “ils
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- Tome XXIII
- Samedi 7 Avril 1900.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Éleetriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE ï"
- P. SACERDOTE. — Les déformations éleetriques des diélectriques solides isotropes. . . '. ,*.> . . r^^f'
- A BARBILLION. — Eclairage électrique des trains et des tranrways par dynamo eutraîn-èj? T1-
- l'essieu, système Vicarino.............................................................. . -.--“"'*i3
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Tractioii^elec^. q^
- réseaux de tramways électriques, pur J. Fklk'. . . . . . ' . ^............... so
- 'l’rid<U^automobile^ Lombard G crin J”'"rouL's ... ' ......... '
- Sur l'interrupteur éleetrolvtiquo do Wehnell, par K. Fldkkico et I’. Bacci;i "............... 3Ô
- Sur l'interrupteur élcclrolytique de \N ’ehnelt. par O.-M. Cormino. ' ’ ‘ ‘ • ^ .• 3i
- maire un interrupteur de Wehnrll, par O.-M. Cokhino...................................... 33
- Décharge électrique : Déperdition de l'électricité par les pointes, par H. Sievlking............. 35
- Influence d’une charge ^électrostatique sur la décharge dans les gaz ruréliés, par .1. Stvrk. 3(5
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Académie des sciences : Sur la télégraphie multiplex : relai télémicrophonique différentiel, par E. Mkroadikh. j~ Relations entre la conduetibililé éloeliolyliquc et le froticmcnt interne dans les solations salines, par
- Restauration des fonctions du cœur et du système nerveux central après l'anémie complète, par .Frédéric Battei.i.i........................................................................
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- d’eiui on do gaz ont amené les exploitants clos réseaux de tramways a se préoeeuper des moyens d'assurer une bonne conductibilité du circuit constitué par les rails. Ainsi que les lecteurs de ce journal ont pu s'en rendre compte par les descriptions qui en ont été données, les moyens préconisés pour obteuir une bonne liaison élec-
- trique
- entre les abouts de deux rails consécutifs
- ombreux. Les uns consistent a souder les abouts soit il l'aide; d'une masse de fonte coulée à très haute température comme dans le système l-'alk, soit directement par l’emploi d’un courant électrique de forte intensité comme dans le système do la General hleetrie Company; d'autres,
- uir les rails par un conducteur de cuivre de section convenable. Mais dans ces derniers procédés il convient de réaliser un contact intime et permauent entre le métal du conducteur de liaison et l’acier du rail ; le plus souvent ce contact est obtenu eu serrant fortement et par de:
- purement
- ique
- le
- ectci
- lil ; quclquetois l’acier du rail et le cuivre du e substance agissant eliimiquemen
- Aux Etats-Unis d’assez nombi été faits dans le but de reconnaît
- relatives de ces divers procédés de connexion. Les résultats (le quelques-uns d’entre eux ont été publiés dans les journaux électriques américains et reproduits dans ce journal. Mais le plus souvent ces résultats sont tenus secrets. C.’est ce qui nous engage à donner ici une traduction in extenso de rapports d’essais officiels faits en octobre dernier, à Chicago, à l'occasion de l’Exposition organisée par l'Association américaine de tramways, sur des connecteurs Edison-Brown, connecteurs caractérisés, comme on sait, par l’interposition d’un amalgame plastique entre la surface dos rails et celle de la plaque conductrice destinée à les relier électriquement :
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- G.-E. Sergeant, directeur général de IFlevaled Railwav de Boston, Louis-A. Ferguson, directeur général delà Compagnie Edison de Chicago, C.-W. ivuox, électricien en chef des ti'amwavs de Chicago, et d’autres éminents ingénieurs de chemins de fer.
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- sans éclissage électrique, étant connecté en série
- ayant un'connecteur de cuivre massif Edison-Brown sous chaque éclissu mécanique.
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du i’I avril 1900
- été la raison pour laquelle on a établi deux gares de chemin de ter entre lesquelles s'étend la ville. La nécessité de les relier entre elles avait déjà été reconnue depuis longtemps, mais ce projet n'était réalisable que par la traction électrique vu les longues et fortes rampes (jusqu'à i : mi,
- Les travaux pour l'établissement du tramway électrique commencèrent en i8y4 ce dernier fut inauguré en novembre <g\. Il comprend ; 5,8 km de voie, i3 voitures motrices, 200 fl P d’énergie électrique.
- Kônigsberg (173000 habitants). Déjà lors de l’établissement d'une station centrale d’électricité la municipalité de Kônigsberg avait exécuté les travaux en régie propre. Lorsque plus tard la question d’établir do nouvelles lignes de tramways devint urgente et après avoir en vain tenté un arrangement avec la compagnie existante, la ville décida derechef de construire et d'exploiter les nouvelles lignes en propre régie. Du fait que la station centrale était établie pour le système à 5 fils et courant continu, les machines existantes convenaient parfaitement à la traction électrique. En outre le tramway procurait à la ville un excellent débouché pour 1 énergie de sa station centrale.
- Pour le moment la ville exploite : i -, i km de voie, a<> voitures motrices. Les lignes desservent en partie des rampes passablement accentuées.
- Allenburg (L>ooo habitants). Dans cette ville la station centrale fournil en même temps du courant pour le tramway et pour l’éclairage. L’installation comprend: 4>t km de voie, 7 voitures motrices, H3o H P d'énergie électrique. Les recettes brutes et les voitures-kilomètres furent les suivants :
- 1896- 97 78,345,98 -230077
- 1897- 98 78,401,17 249 Soi
- Strasbourg (r ',o 000 habitants). — Strasbourg étant 1111e forteresse importante, son développement est de ce fait entravé, mais par contre sa situation des plus favorables et les facilités de communication qu’elle présente tant par chemins de fer que par canaux en font un centre de trafic de premier ordre. Aujourd’hui Strasbourg se trouve entourée d’une multitude de faubourgs dont la ville forme le centre.
- 11 va sans dire que les fortifications ont fortemem contribué à augmenter considérablement les distances.
- L’ensemble de toutes les voies étroites se trouve entre les mains d’une seule compagnie qui exploite plus de 200 km de lignes.
- Pour commencer on décida la transformation de;-tramways à chevaux et les résultats satisfaisante obtenus dès le début (ont prévoir que l’on se résoudra bientôt à celle des tramways à vapeur, à condition toutefois que l’on puisse augmenter le nombre, des départs.
- Actuellement 1 installation comprend : 3o,a km de voie, 74 voitures motrices, 70 voitures de remorque.
- Une station centrale de 5 000 II P fournit le courant pour les tramways et en même temps poui l’éclairage et la force motrice de la ville.
- Comme une des lignes passait à proximité de l’université et par ce fait pouvait occasionner des pertubalions magnétiques dans les mesures de précision, on installa avec plein succès une seconde ligne aérienne comme ligne de retour et l’on arma la voiture d’un second trôlet.
- Les recettes brutes et le nombre de voitures-kilomètres furent pour les lignes avec traction électrique les suivants :
- 1896-97 23^,2ïi,o6 336 599
- *897-98 38i,i3i,47 >80 616
- Stuttgart fi Go 000 habitants). Après avoir en 1892 démontré sur un parcours d’essais les avantages de la traction électrique dans les fortes rampes on entreprit définitivement, en 189» la transformation du réseau dont une partit; -put être mise en exploitation dès le mois de novembre de la même année.
- f.es résultats furent des pjus satisfaisants et de cette manière l’installation put suffire en très peu de temps aux exigences les plus étendues du trafic.
- En outre Stuttgart a démontré que le système à fil aérien peut-être adopté même par les plus belles villes, sans que le matériel de suspension, à condition qu’il soit artistement conçu et exécuté, alfecte en rien l’impression générale que donne une rue bien agencée.
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- XXXI
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- Dieppe et d Offranville pendant un mois, à partir du
- se réunira à la sous-préfecturc de Dieppe pour donner son avis motivé sur I utilité de l'entreprise. Lille (Nord). — Des essais de traction par trôlel
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- XXXIII
- cliné afin de pouvoir rejoindre le fil électrique. Les voitures, de q ni de long, seront éclairées par neuf Jampes électriques.
- Pantin { Sein<i). — Un décret du ministre des travaux publies déclare d’utilité publique rétablissement dune ligne de tramwav entre Pantin (place de l’église) et Bobigny, cette ligne formant un embranchement. du tramway du Ruincy à Paris, place de la République.
- Perpignan {Pyrénéen-Orientales). — Les travaux d installation de la ligne de tramways électriques de Perpignan h Canet, sont poussés avec activité.
- De perpîgnan à Canet, les rails seront établis sur aecolement; de Canet à la plage, ils seront noyés dans le sol.
- Le débarcadère sera élaldi à l'entrée des Platanes, la force motrice sera fournie par l'usine électrique en construction, ancien chemin de Boiupas.
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- Sur î’èlectromètallurgie du cuivre. — Dans un de ses derniers numéros le Portefeuille économique des Machines donne sous la signature du D1' L. Gautier, la traduction d’un article du Dr C. ScnxAinn. sur les progrès de la métallurgie en 1898, publié dans le Chemiher Zeitung des 18 et 0.0. mars 1899. ).a partie de cet article consacrée a l’électrochimie du cuivre, nous fournit quelques données sur les procédés Tho-fehrn et Hayden pouv la précipitation électrolytique du enivre, sur le procédé Llmore pour la purification des bains éleetrolyliques. Mous reproduisons ci-dessous cette partie de l'article {Portefeuille, 4? série, 1. VIII, p. 109-160, octobre 1899^
- D'après Thofehrn (Zeitschrift d. Ver. L. Ingénié ure, 1898, p. 11 ly) ou extrait actuellement charpie année aa 000 tonnes de cuivre électrolytique d’après le procédé Haydeu et 100000 tonnes d'après le procédé Thofehrn. Comme ou le sait, dans le procédé
- Hayden les plaques de cuivre brui servent en même temps de cathodes et d anodes, le cuivre étant dissous d'un côté de la plaque et précipité sur l'autre côté. Les plaques sont disposées de façon que le courant de la dynamo soit dirigé sur la première plaque du premier bain, puis par l'électrolyte sur la deuxième plaque du même bain, et ainsi de suite sur toutes les plaques des bains associés en tension, jusqu'à ce que de la dernière plaque du dernier bain il retourne à la dynamo. Les inconvénients de ce procédé sont la nécessité de très hautes tensions et des perles de courant allant jusqu’à 47 p. 100. Comme ou ne peut pas employer de plaques de plomb pour le revêtement des bains qui sont en bois (parce que le courant passerait par les plaques de plomb) les bains sont enduits intérieurement de poix. De l’acidc libre pénètre par les fissures qui se forment dans cet enduit et détruit pou à peu le bois. En outre, la dépense de force serait deux fois plus grande qu'avec un dispositif isolé avec soin.
- Dans le procédé Thofehrn les électrodes sont associées en dérivation. Lesbains dont toujours cinq ou six sont associés en tension et dont deux séries sont établies sur un massif commun, sont en bois avec revêtement intérieur en plomb. Le courant est amené du premier bain au premier bain voisin de la deuxième série, puis au deuxième bain de cette série, ensuite au second bain de la première série. L'électrolyte ne traverse jamais qu'un petit groupe des séries de bains placés dans une posilion un peu inclinée et il arrive ensuite aux dispositifs de purification et aux pompes, pour de là recommencer son mouvement circulaire. La purification a lieu dans des filtres-presses remplis de substances chimiques, à travers lesquels on fait'passer l'électrolyte. La température de ce dernier est maintenue à '|0-5o°. La
- mètre carré de surface de cathode. Les machines sont établies de manière qu'un ampère précipite par heure 1 gramme de cuivre. L électrolyte est plus fortement acidifié que dans le procédé Hayden. de sorte que la résistance opposée au courant est diminuée proportionnellement.
- Les tubes de cuivre préparés par voie électrolytique d’après le procédé El.more, sont sujets à éclater sous l'influence de la vapeur lorsqu'ils ont un
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- Tome XXIII
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- NOUVELLES ET ÉCIIOS
- EXPOSITION UNIVERSELLE
- Bien que les travaux soient partout poussés uveaunc fiévreuse activité, les visiteurs uc trouvent guère encore à admirer que la magnifique ordonnance des façades des Palais ; encore celles-ci sont elles de nouveau cachées en partie par les échafaudages qui a\aient disparu comme par enchantement le jour de 1 inauguration.
- Les GroupesIVet V. —Les nombreux exposants des groupes de la Mécanique el de 1 Elrctricite rivalisent d efforts pour achever leurs installations. Mais tandis que ceux qui exposent de grosses machiifcs sc trouvent retardes par I impossibilité dexécuter aussi rite qn ils je désireraient le déballage ou le montage de ces machines. le> exposants de machines de moindres dimensions el surtout ceux d appareils do précision retardent leurs installation- dans la crainte tort légitimé que les objets exposes n aient trop a souffrir fie ) atmosphère poussiéreuse.
- Dans les galeries qui. de chaque cote, encadrent le palais de 1 Electricité, il \ a cependant de grands progrès et les installations sont lort avancées ; d n en va pas de même dans le palais de i Electricité «font la partie centrale est encore entre les mains des ouvriers qui terminent le Cliateau d tau.
- Quelques-uns des groupes eleetrogenes que nous signalions dans le dernier numéro comme étant très avances seraient actuellement en mesure de lourmr du courant--., si les batteries de chaudières pouvaient leur tonrnir do la vapeur en quantité suffisante ; d ailleurs comme il n a pas ete démontré jusqu ici que la poussière ait pour effet de diminuer les frottements, les constructeurs de plusieurs de ces groupes ont déclaré ne pouvoir fonctionner que lorsque t atmosphère «les deux usines génératrices serait un peu moins chargée de particules «le plâtre. Le service de la distribution de 1 énergie électrique reste donc dans les memes conditions qu il y a Inut jours et seul le groupe Charon-S irarino fournit 1 cnergio necessaire n la manutention des deux usines. .Ajoutons qu une
- pagnie des Chemins de 1er du Nord vient. egalement faciliter cette manutention en ellectuanl. la traction, a 1 intérieur de ces usines, des nombreux wagons apportant les machines des exposants.
- Rien de nouveau a signaler dans les transports de 1 Exposition : la plate-forme tourne toujours: le chemin de fer n est pas encore livre a I exploitation.
- Le Palais de l'Optique. — Parmi les attractions qui peuvent intéresser les électriciens par les applications qui y sont faites de lenergie electriqne. signalons le Palais de 1 OjHiquc.
- • C:e Palais a etc ronsirmt dans le but principal d abriter la magnifique et puissante lunette de (>o m.
- ' de distance, focale de M. Gautier, lunette qui permettra de distinguer deux points du ciel séparés par une distance angulaire de un dixième de seconde d'arc seulement,, ce qui correspond à deux points distants de 18- m. sur la surface de la lune. Mais en .vue de faire participer le publie aux dépenses c.onsi-’ dérailles occasionnées par la construction de cet appareil d'optique sans rival, on a frappé d’un droit d'entrée l'entrée du Palais et l’on a installé dans celui-ci de nombreuses attractions utilisant les phénomènes de 1 optique. A vrai dire beaucoup de ces attractions, si elles sont ignorées du gros public, sont connues «les physiciens. -Notons neanmoins un appareil producteur de ravons A dune très grande puissance qui permet de faire voir par radiographie les organes intérieurs d un corps humain entier, ainsi qn une intéressante application des sulfures de /une phosphorescents deM. Charles ITenrv qui par la mise en scene dont elle est accompagnée ne manque pas d originalité. Notons aussi 1 application de la lumière omise par des photobactenes a 1 éclairage d une salle, ainsi qu une application semblable des tubes de (reissler. mais a ce dernier propos exprimons le regret — dans 1 espoir qu il en sera tenu compte — de n avoir pas vu ligurcr le système d éclairage de ce genre «pie M. Moore préconisé aux Etats-Unis et qui, dans ce pays et en Angleterre, a etc utilise a dif-ierenl.es reprises pour I éclairage de salles de conlc-vences et de chapelles. Si ce mode d éclairage doit réellement devenir 1 éclairage de 1 avenir, il est indispensable que 1 Exposition de 1900 nous tasse connaître ce qui a déjà etc obtenu dans cette voie.
- Assurances contre le vol. - Aux termes des articles -2 et 78 du reglement general. 1 administration de 1 Exposition universelle de 1900 décliné toute responsabilité pour les vols commis dans 1 enceinte de 1 Exposition.
- (. est donc aux exposants de se couvrir contre les pertes ou dommages pouvant résulter, pour eux, de vols, ou de tentative de vol. par une assurance contractée avec une compagnie notoirement solvable et
- Cette assurance peut etre faite, soit par chaque exposant agis saut individuellement, soit par MM. les membres du bureau de chaque classe, agissant au nom (le la collectivite des exposants de chaque classe, ou «1 un certain nombre seulement d exposants. soit encore par MM. les Eommisaairos des puissances, agissant, au nom des exposants de leurs
- Lue compagnie d assurances étrangère s ést préoccupée d offrir a tous les exposants, une assurance spéciale contre les risques de vol et de détérioration des objets exposes dans les divers palais et. batiments de I Exposition, et, nous avons sous les veux un exemplaire de sa police, trop longue pour elre
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- Service rapide de Paris-Saint-L&zare au Ch&mp-de-Mars. — La Compagnie de l'Ouest vient d'ouvrir à l'exploitation la nouvelle ligne de Courcelles au Chatnp-de-Mavs. Cette nouvelle ligne permet d'effectuer le trajet de la gare Saint-Lazare au Champ-de-Mars en 22 minutes. Le service des trains entre Paris-Saint-Lazarc et le Champ-de-Mars es1 actuellement fixé ainsi qu il suit :
- De Paris-Saînt-Làzar.e : au CUamp-de,-Mars : premiers trains du matin : 5 b. 3q, 6 h. 9 et fi h. 39. — De 7 h. 9 du matin à 2 h. 39 du soir et de,-5 h. 9. à 7 h. 3y du soir : 4 trains à l’heure partant aux 9, 24, 39 et 5/\. — De ah. 3g a 5 h. 9 du soir et de 7 h. 39 à 9 h. 9 du soir : 2 trains à l’heure partant aux 9 et 39. — Dernier départ de Paris-Saint-Lazare à g h. y du
- Du Champ-de-Mars à Paris-Suinl-Lazare : premiers trains du matin : 5 h 34, fi h. 4. fi h. 34) fi h. 49- — Oc 7 h. 4 du matin à 2 li. 4 du soir et de 4 h. 34 a 7 h.- 4 du soir : 4 trains à l’heure partant aux 4> 19, 34 et 49- — De 2'h. 4 à 4 h. 34 du soir et de 7 h. 4 à 9 h. 4 du soir :
- 2 trains à l’heure partant aux 4 et 34. — Dernier départ du Champ-de-Mars à9 h. 4 du soir.
- Délivrance de cartes d’abonnement a prix réduits. — Dans le but de faciliter aux exposants résidant à 5o kilomètres au moins de Paris les déplacements qu’ils auront à effectuer pour se rendre à l'Exposition, la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest met à leur disposition, pendant toute fa durée de l'Exposition, des cartes d’abonnement de toutes classes, valables
- 3 mois ou fi mois et comportant une réduction de 00 p. 100 sur les prix des abonnements ordî-
- Ces cartes seront délivrées aux intéressés sur la production de leur carte d’exposant, pour
- voyager, par l’itinéraire direct, entre la gare desservant leur domicile commercial et Paris.
- La date extrême dé validité de ces abonnements est fixée au ij novembre.
- Les cartes de six mois souscrites soit à partir du ier mai, soit à partir du P1' juin, expireront également le i5 novembre.
- Congrès international de chimie appliquée 23-28 juillet. — Ce congrès est organisé par l’association des chimistes de sucrerie et de distillerie et aura lieu dans la grande salle de la Sorbonne sous la présidence de M. Mojssan et la présidence d’honneur de M. Betvthelot.
- Les questions soumises au Congrès sont réparties entre 10 sections.
- - La 'section r° est réservée à f Electro-Chimie. Voici le programme prôviso'iré dè c’ettc section qui intéresse particulièremeul nos lecteur» :
- Piles, dynamos, accumulateurs.— Matériel et procédés généraux de galvanoplastie. — Fabrication et emploi de l'ozone. — Fabrication du chlore et de la soude. — Chlorate de potassium et de sodium. — Perehloratcs, bioxydes, persulfates. — Production électrolytique des métaux : cuivre, nickel, chrome,
- plomb, vanadium, etc. — Aluminium et ses alliages ; travail de l'aluminium ; purification de la bauxite ; emploi de l'aluminium comme réducteur, — Magnésium. — Sodium et ses alliages. — Composés organiques.
- Fours électriques . — Phosphore , graphite , chrome, manganèse. — Tungstène, molybdène, sitane, vanadium, etc. — Carbures métalliques, earborimdum. ‘
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- Informations. — Ue.Rançon [Doubs). — Il m-t actuellement question d'un projet qui consisterait à capter ]os sources de la Loue en vue de I éclairage élec-iriipm de Besançon. Ce projet, fortement appuyé par \1 ]p. commandant Allard, ne semble pas encore très
- Mainlenon i fïure-ct-Loir). — Au Conseil municipal réuni dimanche, le maire a proposé aux membres du Conseil de substituer l'électricité au pétrole employé pour l'éclairage public.
- Il a offert d'éclairer les nies et .places moyennant une indemnité annuelle à peu près égale à la dépense actuelle occasionnée par l'éclairage au pétrole, les frais d'installation restant à sa charge. Celle proposition a été accueillie à l'unanimité.
- pnris. — A. la suite de nombreuses réclamations déposées par les conseillers municipaux sur le bureau du Conseil, celui-ci a, dans sa dernière séance du mardi 2b décembre, volé 1 extension de l'éclairage électrique aux voies suivantes :
- Rue de Rivoli en partie, rue du Louvre, rue des Halles, rue du Pont-Actif, rue de Tnrbigo [en partie), rue Berger et square des Innocents, rue de Rarrilm-tcau, rue de la Cossonnerie, Boulevard Saint-Germain, rue et place de Rennes, boulevard de Strasbourg, avenue de Versailles, boulevard Barbés, rue d'Allemagne.
- Poissons iHaute-Marne). — Le conseil municipal de celte ville dans sa dernière séance a voté les fonds nécessaires pour l'éclairage de la commune à 1 clec-
- M. Ch. Ancelot a été déclaré concessiomuiii'e-.des
- ,S’in-lc-Noblc (Nord). — La question de l’éèlairage électrique de cette importante commune ne semble pas cfFvoir aboutir, les promoteurs de l'affaire n'ayant pas réussi à recueillir les ruoooo fr de souscriptions prévues par les statuts. Fort heureusement, d'autres sociétés sollicitent la concession de 1 éclairage de S in et une d'entre elles prendrait l'engagement d'éclairer la ville dans les trois mois.
- AVIS
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- Los travaux d’aménagement en cours d’exécution seront terminés en juin 1900.
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- Congrès international de Physique. — Ainsi que nous l'avons annoncé antérieurement (Sup-plèmeni <lu io juillet 1899, t. XX, p. xiv', le Congres organisé par la Sociélé de Physique, se réunira le 5 août prochain au Palais des Con-c/rès de l’Exposition. Les séances ultérieures se tiendront du 6 au 12 août à l'hôtel de la Société il'Kncouragement, 44i rue de Rennes, siège de la Société de Physique. Nous appelons l’attention de nos lecteurs sur ce Congrès, qui grâce au zèle de la commission d’organisation, présidée par M. Cornu, aura certainement une importance exceptionnelle.
- Le programme des travaux du Congrès comporte trois parties : i° Communications diverses et conférences sur quelques questions nouvelles ; a0 Visites à l’Exposition, à des laboratoires, à des ateliers; 3» Rapports et discussions sur des sujets arrêtés à l’avance.
- C'est de cette dernière partie que la Commission s'est préoccupée tout d’abord.
- « Elle a estimé qu'il y aurait un très grand intérêt à étendre, dans la mesure la plus large, la liste des sujets qui doivent faire l'objet des rapports. Alors même que certaines questions se prêteraient peu à une discussion orale, il serait sans doute fort utile, pour toutes les personnes qui s'intéressent à la physique, de lire un exposé critique, succinct et précis, de l étal actuel de la science sur tous les sujets les plus importants. »
- Déjà soixante savants, parmi lesquels nous relevons les noms de MM. d’Arsonval, Bichat, Rlon-delot, Boutv, Brillouin, GriffiLhs, Ilagenbach, Rubens, Yoigt, etc., ont déjà promis leur collaboration et accepté d écrire les rapports qui leur 011t. élé demandés. Ne pouvant donner ici les titres de fous ces rapports, nous donnons seulement ceux qui intéressent plus particulièrement les électriciens.
- Ames. — L’équivalent mécanique de la calorie.
- Arriiemus. -— Llectrolyse et ionisation.
- Arsonvat. (V). — Les courants de haute fréquence dans 1 Organisme.
- Barus. — Pyrométrie.
- Becol'iîiu:!.. — Rayons uraniques.
- Bichat (Swyngedauav et). — Phénomènes actino-éleclriquos.
- Iîloydlot (Gutton et). —- Vitesse des ondes élec-
- Bouty. — Les diélectriques gazeux.
- Brayly. — Variation de résistance des tubes à limaille.
- Christiaysen. — Electricité de contact.
- Coryu. — Vitesse de la lumière.
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- Usine génératrice hydro-électrique de Ka-l'amazoo (Etats-Unis). - Cette usine, située sur la rivière Kalamazoo, à 3j km de la ville du même nom, -est destinée a fournir l'énergie électrique non seulement à cette dernière ville, mais encore à celle de Battle-Creek et de Jackson situées respectivement à ~4 et IJ4 km de l’usine, ainsi qu'à plusieurs villages situés sur le parcours des lignes . Le Génie Civil du a'4 mars donne, d'après Engineering Record, une description de cette installation d’où nous extrayons les renseignements suivants :
- Un barrage, en gravier et sable, de jo m de longueur et de i 2 ni de largeur à la crête a permis d obtenir une chute de 7 m avec un débit de 24 à 28 ma par seconde, soit une puissance moyenne de plus de 1000 chevaux.
- L'installation hydraulique se compose de quatre paires de turbines de 1,1 » m du l.\pe Sampson, qui actionnent un arbre commun ayant 20 centimètres (le diamètre. Cet arbre pénètre dans la salle des génératrices à travers un joint étanche. Chaque paire de turbines a, comme orifice de décharge, un tuyau de 2,4.1 in de diamètre prolongé par un coude en quart de cercle, encastré dans le béton des fondations et produisant l'écoulement horizontal de l’eau dans le canal de fuite.
- . La machinerie électrique se compose d un seul alternateur triphasé de 1 io<> kilowatts, excité par une machine indépendante de 80 kilowatts et tournant à une vitesse de 180 tours-minute.
- Le courant fourni par cet alternateur, à une tension de 2800 volts, est envoyé dans trois transformateurs à bain d'huile, de .»oo kilowatts chacun, où sa tension est élevée à xj 000 volts, lorsque les transformateurs sont connectés en A, ou à 40 000 volts lorsque la connexion est en ù .
- En sortant des transformateurs, le courant est conduit au tableau de distribution à haute tension, OÙ il se partage entre deux lignes, dont l’une va à Allegan, à 8 km à 1 ouest, et l’autre à lvalamazoo et Battle Creck, à 80 et 7', km à l est.
- La ligne aérienne est supportée par des poteaux de 10 à 18 m de hauteur, par l'intermédiaire de liras de 3 m de longueur ; elle longe la route du pays. A la traversée des chemins, le poteau simple est remplacé par deux poteaux à doubles bras, écartés l'un de l'autre de 0,90 ni. Ce dispositif a pour lmt de diminuer les chances d'accidents qui se produiraient si le lil parcouru par le courant de haut potentiel tombait sur la route par suite de la chute d'un poteau ou de la rupture d'un bras ou d’un isolateur.
- Dans la première sous-station rencontrée, Ossego, à 10 km de l’usine, la tension du courant est. ramenée dans des. transformateurs à 2 000 volts, pour l'éclairage des rues et des magasins du village.
- A la sous-station suivante, Kalamazoo, le courant se divise et passe dans deux séries de trois transformateurs de 2:10 kw chacun. La première de ces séries fournit du Courant à 870 volts qui, après avoir traversé deux convertisseurs rotatifs de 800 kw, va alimenter des moteurs et des tramways. La deuxième série fournit du courant à 2 000 volts pour 1 éclairage.
- Sur le trajet entre Kalamazoo et Battle Creek, à Augusta, on construit une nouvelle sous-station qui, en plus de l'éclairage des environs, servira encore à aider les siatians de Kalamazoo et de Battle Creek à fournir de l'énergie à un tramway interurbain qui est actuellement en voie d'achèvement.
- A quelques détails près, la station de Battle Creek est la reproduction de celle de Kalamazoo.
- Une ligne de téléphone a clé établie "sur touL le parcours de la ligne principale dont elle utilise les poteaux. Les prévisions des spécialistes, qui prétendaient que le téléphone ne pourrait pas fonctionner dans ces conditions, aie se sont pas réalisées.
- On va installer une nouvelle ligne aérienne allant de l'usine hydro-électrique à Kalamazoo. Cette ligne, construite en aluminium, sera posée sur les mêmes poteaux que la première.
- Statistique des installations électriques en Suisse pour l’année 18QG . — D’après la Scluveizerische Ranzeitung (t. XXXV. p. i"5), on remarque une augmentation des installations électriques industrielles, tant pour le nombre que pour la puissance.
- On a fait en tout en 1899 148 installations, contre 108 en 1898, dont 70 complètement nouvelles, 63 agrandissements et 10 changements.
- Les nouvelles installations se décomposent comme
- 28 pour l'éclairage (26 en courant continu, 2 en courant alternatif) ;
- • 20 pour le transport de forces motrices (9 en courant continu, o en courants triphasés et 2 en courant alternatif monophasé) ;
- 22 pour l'éclairage combiné avec le transport de force motrice (8 en courant continu, 16 en courants triphasés, 2 en courants mono,ou diphasés).
- Au point de vue de la puissance, il y a :
- .46 installations de 1 à 100 kilowatts avec un total de.............
- 20 installations de ion à 1 000 kilowatts avec un total de.........
- 4 installations de plus de 1 000
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- Tronvillc (Seine-Inférieure). — Le Conseil vient d’émettre à l'unanimité un avis très favorable au projet de tramway électrique entre Doauville et Ronfleur.
- Vicrzon (lùtrr).— La eotumission départementale, tout, en adoptant les conclusions d’un rapport présenté par M. Arnoux sur le projet d'établissement d'un tramway électrique à Vicrzon, donne un avis favorable au tracé empruntant la variante par la gare.-
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- en marche de l'appareil ; le timbre résonne soit deux minutes et demie soit quatre minutes et demie après oct. instant, suivant le réglage que l'on elfectue d’ailleurs à volonté parla simple pression d’un bouton.
- On conçoit immédiatement le mode d'utilisation de l'appareil : on met celui-ci cil marche au moment où l'on entre en communication téléphonique et en même temps on pousse le bouton de réglage, dans un sens ou dans l'autre, suivant que le temps accordé pour la communication est de trois ou de cinq minutes ; on se trouve donc averti une demi-minute avant que ce laps de temps soit écoulé, par un coup de timbre.
- On peut ainsi, dans beaucoup de cas, se maintenir dans les limites de temps accordées pour le paiement de la taxe simple et par conséquent réaliser une économie assez sensible, lorsque les communications interurbaines sont fréquentes.
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- l4abri de toute altération par l'atmosphère et, grâce à la forme des facettes, l'éclairement est uniforme dans toute la zone éclairée. Cet éclairement est d’ailleurs considérable, ou égard à celui que l’on aurait avec la même lampe non munie de réflecteur : d’après des essais laits au Laboratoire central le rapport du dernier éclairement au premier, mesuré suivant l’axe de la lampe, est de 4>3 pour une lampe de 5 bougies et de 3,9 pour une lampe de io bougies.
- Informations. — Cherbourg (Manche). — Dans une lettre adressée par le directeur de la Compagnie Gaz. et Eaux au, conseil municipal de cette ville, la Compagnie fait connaître les conditions auxquelles elle serait disposée à mettre en exécution les deux projets d extension du réseau d'éclairage électrique et qui consisteraient, le premier à canaliser la place du Caucliin, le quai Alexandre III, le quai de Cnligny, la place Napoléon, la rue de l'Onglet, la rue du Chantier, la place de la Poudrière, la rue Gambetta jusqu'au raccordement avec la canalisation existant actuellement, le second à établir l’éclairage dans le quartier du Yal-de-Saire.
- La Compagnie Gaz et Eaux demande pour l'établissement du premier réseau un abonnement de i i lampes pour le prix de f\ 5oo fr.
- ' La Motte d'Aveittaus (Isère). — Le Conseil municipal, dans sa dernière séance, a approuvé la convention concédant à la Société hydro-électrique de
- Yizille l’éclairage exclusif de la commune pour une durée de quinze années. *
- Lausanne. — Projet de loi. — La chambre vau-doise du commerce et de l'industrie a décidé, dans sa dernière séance, d'adresser aux diverses sociétés industrielles et commerciales du canton un questionnaire relatif au projet de loi sur l’utilisation des cours d'eau.
- SeLon le rapport de la Commission législative, le but essentiel d’une loi sur l utilisation des lacs et cours d'eau doit être :
- in De permettre l'utilisation des forces que la nature met à notre disposition ;
- •20 De favoriser cette utilisation en donnant à ceux à qui elle est concédée, la garantie qu'ils en retireront un profit sérieux ;
- iP De conférer à l'Etat les pouvoirs nécessaires pour contrôler l'exercice des droits concédés sur les lacs et cours d'eau n’appartenanL à personne.
- Limoge s (Haute-Vienne). - • La ville de Limoges reçoit actuellement l'énergie électrique de l'usine de Saillant (Corrèze) située à km., ce qui met l’installation au premier rang des transmissions d'énergie à grande distance. On ne peut qu'applaudir à cette tentative hardie d'utiliser les chutes éloignées à une époque où la houille noire tend de plus en plus à faire défaut.
- Magnac-Laval (Haute-Vienne)i. - - La municipalité vient de refuser la concession de l'éclairage électrique de cette ville à une société collective qui s'était fondée dans ce but pour concéder le monopole à une société anonyme qui essaie de se créer à Château-
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- LXXVUI
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- NOUVELLES ET ÉCHOS
- EXPOSITION UNIVERSELLE
- Congrès international d'électricité 'i8-a5 août icjooj. — Lu première séance aura lieu le samedi 18 août à io heures du matin, au Palais du Congrès.
- La Commission d’organisation a adopté le programme provisoire suivant des questions qui seraient proposées aux discussions du Congrès.
- Première section. —Méthodes scientifiques et appareils de mesure.
- i° Grandeurs et unités. — Récapitulation et coordination des décisions des Congrès antérieurs.
- 2° Méthodes de mesure. —• «Méthodes d’essai des matériaux et spécification de leurs qualités : isolants ; conducteurs, matériaux magnétiques. Mesures des champs magnétiques. Mesure de la puissance des courants alternatifs simples et polyphasés. Méthodes pratiques de décomposition d’une courbe périodique en fonctions harmoniques simples.
- '1° Appareils de mesure. — Perfectionnements récents des appareils de mesure. Wattmètres. Compteurs. Phaseiuètres. Hysléréshnèlres. Oscillographes et rhéographes.
- 4° Photométrie. — Etalons secondaires : comparaison des étalons photométriques. Méthodes et appareils de mesure.
- Deuxième section. — Production de l'énergie électrique. Transformation. Transport et distribution.
- Traction électrique. Eclairage.
- i6 Production de l'énergie électrique. — Transformation. Progrès réalisés dans les génératrices à courant continu au point de vue du décalage des balais. Unification des méthodes d'essai et des définitions relatives aux machines. En particulier, définition du courant maximum, de la puissance normale, de la chute de tension, de l’élévation de température. Comparaison entre les alternateurs à fer tournant et les autres types. Unification des fréquences ; discussion sur les meilleures fréquences à adopter, en égard au prix et au bon fonctionnement des appareils. Com-poundage des alternateurs. Génératricesasvnchrones. Couplage des alternateurs : influence de la régulation des machines motrices. Comrnutatrices, transformateurs-redresseurs. Prix de l’énergie électrique dans les stations centrales. Choix de la puissance des unités. Compteurs et tarification.
- a0 Transport et distribution. — Lignes à haute tension ; réglementation des conducteurs à haute tension sur les voies publiques ; mesures de sécurité pour les tiers. Mise à la terre des conducteurs dans divers systèmes de distribution. Coups de foudre et para-foudres. Mise à la terre automatique des circuits en cas d’élévation accidentelle de la tension. Comparai-
- son des moteurs synchrones et asynchrones. Emploi des condensateurs.
- 3® Traction électrique. — Progrès réalisés dans les moteurs de traction. Comparaison entre les trois systèmes : courant continu, courant triphasé transformé en courant continu par sous-slalions, courant triphasé. Traction sur voies ferrées ; voitures automotrices ou trains ; comparaison. Résistance de l’air sur les voitures. Maximum de tension toléré par les règlements publics pour la traction sur voies urbaines et suburbaines, voies ferrées et canaux. Constitution des voies. Phénomènes d’électrolyse.
- 4n Eclairage. — Rendement lumineux de l'arc ; comparaison entre l’arc à courant continu et l’arc à courant alternatif, k l’air libre et enfermé. Couplage des arcs. Nouvelles lampes à incandescence. Eclairage des voitures et des trains.
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- in Recherches théoriques. — Conductivité des gaz raréfiés. Vitesse de transport des ions. Actions chimiques de l’étincelle et de l’effluve électriques. Composés orgauiques produits par électrolvsc.
- 2° Appareils. —Perfectionnements récents apportés aux piles. Piles étalons. Piles sèches. Piles à grand débit. Accumulateurs en métaux autres que le plomb. Choix d'une batterie pour traction, sous-station ou régularisation. Fours industriels. Divers dispositifs adoptés dans les grandes industries.
- 3° Analyses. — «Séparation et dosage des métaux. Méthodes industrielles d’analyse dans les usines électrolyliques.
- 4° Dépôts métalliques. —Dépôts de chrome, d’aluminium et de zinc. Documents statistiques donnant, pour chaque nation, la quantité d’argent, de cuivre et de nickel déposée annuellement.
- 5° Métallurgie. — Traitement électrolytique des minerais de cuivre, de zinc, de plomb et^de nickel. Traitement des mattes. Métaux façonnés obtenus directement dans les bains électrolytiques. Affinage industriel du cuivre. Comparaison entre le prix des produits obtenus par l'électricité ou par diverses autres méthodes métallurgiques. Documents statistiques sur les quantités de cuivre et de nickel éleetrolytiqnes employés dans les divers pays de production et de consommation.
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- 19 mai 1900
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- Usine génératrice hydraulique de Tariff-ville (Etats-Unis). — Le Génie civil du 12 mai nous fournit les quelques renseignements qui suivent sur une usine hydraulique de 4 000 kilowatts qui vient d’être installée aux Etats-Unis.
- La Ilai'tfort Electric Light Cn, qui possède déjà une usine hydro-électrique sur le Farmington Hiver, près de Rainbow (Councoticut) vient d’en installer une seconde, sur la même rivière, près de Tariffville (Conn.) L'énergie électrique, provenant de ces deux usines hydro-électriques, auxquelles s'adjoint, en cas de liasses eaux, une usine à vapeur installée à HarLfort, sert à alimenter celte dernière ville.
- La nouvelle installation, qui est décrite dans Y Engineering Record, du 24 mars, comprenaitla construction d'un barrage en béton entre les rives assez escarpées de la rivière, l'amenée de l'eau, emmagasinée sous une charge de y, 40 ni à l'usine placée à environ 5o m en aval, et le transport de 1 énergie électrique à une distance de 17,6 km à la station centrale de llartforl, sous forme de courant alternatif triphasé à haute tension au moyen de conducteur en aluminium.
- Le barrage a 47,il m de longueur, à la partie supérieure, 10,Go 111 de hauteur et 9,15 m de largeur maximum. 11 a été construit en deux fois, à l'abri de batardeaux. L’auteur décrit en détail les travaux d'exécution.
- Deux conduites, de 2,90 ni de diamètre, en tôle d’acier rivé, amènent l'eau à l’usine. Celle-ci contient quatre turbines Victor, montées par paire sur deux arbres horizontaux, sous la charge de 9,4^ 111 ! elles développent ia,5o chevaux à 1G4 tours : m. Chacun des arbres pénètre, à travers un pressc-étoupes, dans la salle des machines où il commande directement une génératrice de 7 jo kilowatts diphasée à 55o volts, à armature mobile. Des petites turbines de 4^ chevaux chacune, à 55o tours : m actionnent les excitatrices.
- Afin de transmettre économiquement l'énergie électrique, on élève au moyen de transformateurs statiques, la tension du courant de *»5o volts à 10 000 volts, et les connexions secondaires de chaque
- paire de transformations dont il y a deux pour chaque génératrice, sont disposées de façon à obtenir troi-phases dans la ligne de transmission.
- A l'intérieur de l'usine, on a employé des conducteurs en cuivre, mais la ligne est cn aluminium parce que ce métal coûtait à conductibilité égale. 20 p. 100 de moins qm- le cuivre. On en a consommé 27 tonnes.
- Le prix de revient de l'installation, y compris la ligne de transmission, a été de 620 fr. par cheval.
- Usine génératrice à vapeur de Walling-ford (Etats-Unis). — Dans le numéro du 17 mars de The Electricol World, M. Perkins donne une description détaillée et illustrée de celte usine dont il a dirigé la construction ; en voici le résumé d’après le Génie civil du 12 mai.
- Le but que l’on avait en vue, eu exécutant la station génératrice, n'était pas tant d'obtenir la plus grande économie possible, dans la consommation de vapeur sous une charge maximum, que d'établir une installation sûre et pratique, réunissant tous les derniers perfectionnements applicables à une station de cette importance, et qui puisse fonctionner avec le mini-iimn de frais et (le réparations et. avec une bonne économie moyenne.
- L'usine est située à environ 1,200 km du centre des affaires de Wallingford (10000 habitants) sur les bords du lac Community, qui lui fournit l'eau nécessaire aux chaudières et aux condenseurs.
- Comme on désirait, pour cause d’économie et de simplicité, que le même type de générateur put alimenter à la fois les lampes à arc destinées à éclairer les nies, et les lampes à incandescence employées à l’intérieur et étant données les dimensions du réseau à alimenter, on a adopté le courant alternatif monophasé à faible fréquence et les lampes à arc en vase clos à courant alternatif cn série.
- On n’u, provisoirement, construit que la moitié de l'usine. Elle contient deux machines Corliss dé 12Ô et 3oo chevaux chacune, actionnant par courroie, deux génératrices de 7.'* et 1 m kilowatts produisant du courant monophasé à faible fréquence à 2000 volts Des transformateurs, au nombre de trois, alimentent les circuits d’éclairage.
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- LXXXII
- Supplément à L'Éclairage Electrique du 19 mai 1900
- Des wattmètres enregistreurs, du type Thomson, permettent de se rendre compte, chaque jour, de la consommation de chacun des circuits. Comme oïl note exactement la quantité de charbon brûlée et la quantité d'eau vaporisée, on sait constamment le prix de revient du kilowatt.
- L'auteur donne des tableaux indiquant en détail, les tarifs de l’éclairage commercial et de l’éclairage domestique.
- L’installation municipale d'éclairage électrique de Wallingford a coûté, prête à fonctionner, un peu moins de 22J ooo fr. Elle alimente y.5 lampes à arc et 3 2Jo lampes à incandescence.
- Coussinets Grossmann. — Le Génie civil du 12 mai signale mie étude de M. Josef Gkoss-mann publiée dans la Zeitschrift des Vereines deuUcher lngènieure.
- Après avoir examiné quelles sont les variations du coefficient de frottement suivant la viscosité et l'épaisseur du lubrifiant, l'étendue des surfaces en contact et la pression qu’elles supportent et. entin suivant la vitesse de rotation, il énumère les divers dispositifs imaginés pour réduire au minimum réchauffement des coussinets. Il termine en préconisant l’adoption de coussinets d’im nouveau genre, à faible surface de frottement, sans pattes d’araignée, qui tout eu réalisant une économie de 20 a 2jp. 100 de lubrifiant, permettent d'éviter presque complètement réchauffement habituel.
- Emploi du graphite comme lubrifiant. — Bien souvent le graphite remplace l’huile pour lubrifier les engrenages; il peut également la remplacer avantageusement pour lubrifier les cylindres et les tiroirs des machines à vapeur; c’est du moins ce qui paraît résulter d’essais récents que signale comme il suit le Génie civil dans son numéro du 12 mai :
- Par suite de l’utilisation de pressions de vapeur de plus en plus élevées, la question du graissage des
- cylindres et des tiroirs de locomotives est devenue difficile à résoudre. En effet, à la température de 3oo°, la plupart des huiles minérales el végétales sc décomposent et perdent même, à partir de 190°, une partie de leur pouvoir lubrifiant. Les acides gras, mis en liberté, attaquent les métaux et détériorent proiriptemenL les pièces en mouvement et d une façon d'autant plus rapide que celles-ci sont soumises à des pressions mutuelles plus considérables.
- Pour remédier aux inconvénients sus-mentionnés, les chemins de fer de l’Etat bavarois emploient avec succès, pour le graissage des pistons et des distributeurs de leurs locomotives4 un produit solide appelé graphiol, dont l'élément actif est du graphite pur, finement pulvérisé, mélangé à une proportion de 5 p. roo d’huile épaisse des coussinets de voitures, ainsi qu'il résulte de renseignements fournis par YOrgan für die Fortschritte des Eisenbahnwe-sens, dans son numéro de mars. Ce lubrifiant est moins cher que les huiles à haut degré d’inflammabilité, ordinairement employées en pareil cas et il donne aux surfaces frottantes un beau poli. En outre, il permet d’abaisser notablement les résistances passives et d'augmenter la durée des garnitures de presse-étoupe.
- D’après les essais elfectués aux chemins de fer de l'Etat bavarois, les frais de graissage du graphiol s’élèvent en moyenne à 0,007/1 fr par km eL par locomotive, alors qu’ils atteignent o,oio3 fr avec l’huile. On a pu reconnaître, d’un autre côté, que l’emploi du graphite comme lubrifiant diminuait les dépenses d’entretien et de réparation du mécanisme.
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- Sur l’emploi du trôlet aérien dans Paris. — Il y a quelques aimées, au moment où l’emploi du trôlet aérien paraissait devoir être absolument proscrit non seulement de l’enceinte de Paris, mais encore de sa banlieue immédiate, ce journal a souvent protesté contre cette interdiction, prétendant qu’avec les systèmes Dickinson et analogues et quelque goût dans l’ornementation des poteaux, on pouvait réaliser des installa-
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- tions ne choquant en rien l'esthétique et concourant même à la décoration des longues as'enues. Nous sommes encore do cet avis et nous croyons que l'installation faite l’an dernier par la Compagnie Thomson Houston sur l’avenue Daumesnil finira par rallier à la cause du trôlet aérien quelques-uns de nos édiles comme elle a déjà rallié les nombreux habitants de la région desservie par cette ligne. Aussi pouvons-nous, sans être taxé d’hostilité contre le trôlet aérien, reproduire la lettre ci-dessous que nous adresse M. Jacquin et dans laquelle celui-ci sc plaint du manque d’esthétique des installations faites par la même Compagnie sur la place de la Bastille. Il est vrai, comme le dit d'ailleurs M. Jacquin, que ces installations ne sont (pic provisoires ; mais ce provisoire dure depuis six mois et, sc piquant d'émulation sans doute, la Compagnie Générale de traction ou tout au
- long de l’avenue de la République, à titre provisoire, d'affreux poteaux supportant de non moins affreuses consoles, formant un tout d'aspect fort disgracieux. Pour peu cpie ccs installations provisoires durent encore six mois, les étrangers qu’attirera l’Exposition ne pourront s’empêcher de sourire en constatant que les parisiens après avoir tout d’abord refusé le trôlet aérien et forcé les compagnies de traction à
- engloutir des sommes énormes clans la construction de systèmes à caniveaux ou à contacts superficiels, finissent par accepter des installations aériennes que répudierait le conseil municipal le moins soucieux des questions d’esthétique. Ces moqueries ne manqueraient pas d’ètre Je point de départ d’une nouvelle campagne contre le trôlet aérien. Il faut donc les éviter et peut-être eu attirant l’attention des intéresses sur des plaintes que nous avons entendu formuler bien souvent déjà, les observations suivantes pourront-elles être de quelque utilité à ce point de
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- Le tableau de distribution permet d'alimenter çîiacun des 9 feeders de distribution avec tous les groupes électriques.
- Les stations transformatrices sont alf nombre . de 10 qui ramènent la tention de 2000 à 420 volts. Cette tension de \io volts est divisée en 2 points de 210 volts qui alimentent les particuliers.
- Prix d’établissement de quelques usines génératrices allemandes et prix de revient de l’énergie électrique dans ces usines. — De l'ouvrage de MM. Bos et L.vffaiuiue sur lu Distribution de l’énergie électrique en Allemagne. nous extrayons les renseignements suivants :
- I. Prix d'établissement. — Nous donnerons d'abord le prix d'établissement du kilowatt dans quelques usines.
- .M, le D1' Lux a donné, à ce sujet, un tableau auquel nous empruntons les quelques chiffres suivants :
- Dépenses d'installation par kilowatt utile.
- [)^>eiise totale d'établis-
- lîcrlin . . . . , ' *7 611
- Cassel (1895-96). . 4»t
- Düsseldorf. . / . 1 3o8
- Klberfeld............ 670
- Frankfurt a M . . , ï a5o
- Leipzig. 1 937,-
- Sicttin {1896-97). . 1 (80,5
- 2 ji 1,8
- 8/M,6
- J 444,3
- 2 371,8 1 352 1 612,2 1 466,2
- 1 93.5,8 1 487,6 1 146,6 1
- Nous trouvons dans ce premier tableau quelques chiffres qui ont un intérêt tout particulier, mais qui n’ont aucun intérêt général. Les conditions d’établissement sont trop variables, suivant les localités, dans un même pays, pour pouvoir établir une loi générale, il est certain toutefois, comme nous le montrent les chiffres, que la dépense est proportionnelle dans une certaine mesure à la puissance mise on jeu. On trouve toutefois à Altona une dépense de 2 M par kilowatt,et respectivement de 804 et
- 670 kilowatts. La dépense est sensiblement la même par kilowatt à Berlin 11 352,u M) et à Konigsberg (1 392,7 M) ; et pourtant, dans le premier cas, la puissance mise en jeu est de 17611 kilowatts, et dans le second cas de 7H3 kilowatts.
- II. Prix de revient. — Dépenses diverses sans amortissement. Nous avons réuni dans le tableau ci-joinl ip. xcivj, pour l’année 1896-97, quelques chiffres qui peuvent offrir leur intérêt.
- Nous voyons d’abord que, quelle que soit, la puissance d’installation, le prix de revient du kilowattheure distribué, non compris intérêts et amortissement. du capital, varie presque proportionnellement avec la quantité totale d'énergie électrique distribuée, de 8,32 pf et 2.5, >. T.c prix de 8,3a pf a été obtenu à Hambourg à l’usine de la Poststrasse, qui a distribué 8947 i5o kilowatts-heure. Le prix do 2.5.5 pf a été obtenu à Plauen après avoir distribué i56 32y kilowatts-heure..
- Nous trouvons aussi la consommation de charbon en kilogrammes par kilowatt-heure.
- On remarque que la consommation la plus grande a été obtenue en général avec les charbons les plus faibles, à quelques exceptions près.
- Il est certain en effet que le charbon intervient dans le prix de revient dans une très grande mesure. Il est donc .évident; que le prix de revient sera le plus faible à J'usine où aura lieu la plus faible dépense. Mais il ne faut pas en déduire que ce minimum sera obtenu avec le charbon à meilleur marché. 11 est souvent préférable d'avoir un bon charbon de prix élevé et d'en consommer une plus faible quantité. C’est ainsi qu'aux deux usines de Hambourg, où le prix de revient du kilowatt-heure a été de 8,32 et >,37 pf, le charbon employé valait 18, 16 et 17,93 M la tonne.
- Nous trouvons ensuite les détails des prix de revient. Les dépenses sont sensiblement les mêmes. Il y a pourtant des différences importantes dans le graissage, les salaires et l’entretien ; ces différences proviennent des ' modes de répartition des dépenses.
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- L'appareil est constitué par la superposition d'un certain nombre de cuvettes, disposées à l'intérieur d une boîte et séparées par des cloisons de forme spéciale. L'eau arrive dans la cuvette supérieure par un robinet réglé automatiquement par un flotteur et descend de cuvette en cuvette sous forme d’une nappe très mince.
- La vapeur, ayant abandonné dans un séparateur l'huile qu'elle peut renfermer (si par exemple on emploie la vapeur d’échappement), descend comme l’eau. Celte eau s'échauffe grâce à la grande surface
- de contact avec la vapeur, et le3 dépôts provoqués par cet éohauffemont. sc rassemblent au fond des cuvettes, là où l’eau est tranquille.
- Le degré hydrotimétrique de l’eau passe de aoàG; i/5 de la vapeur d’échappement de la machine alimentée par cet. appareil suffit à produire ce détartrage et réchauffage. L’appareil correspondant à une puissance de i5 chevauxu a queo,3omde diamètresur i,6o m de hauteur, et pour une puissance de aoo chevaux le détartreur a i,5i m de diamètre sur 2,5o m de hauteur.
- Projet de transmission de l’énergie électrique à 330 km, à Mexico. — Votre confrère américain The Electrical Review publiait dans son numéro du 7 mars (p. 5>2y) un article montrant qu’il est possible de transmettre l'énergie
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- électrique à cette distance, l’exploitation donnant lieu à un très joli bénéfice en supposant qu'on emploie une tension de ooooo volts. Le Mois scientifiifue et industriel d’avril résume comme il suit ce projet intéressant :
- L'auteur a eu à examiner feras suivant : transmettre dans les environs de Mexico i ooo chevaux à une distance de 3ao km. A première vue il semblerait qu une telle installation ne puisse donner de bons résultats commerciaux; si I on pense que le prix de la tonne de charbon rendue aux mines d'argent qu'il fallait, desservir est de 200 fr par suite du manque de communications, el que la puissance à employer dans le cas d’un transport de force par l’électricité serait une chute d’eau, il est facile de voir que les résultats seront satisfaisants.
- En effet, le calcul montre qu'il faudrait avec du courant triphasé à 5o 000 volts une ligne pesant 231 q’50 kg de cuivre ne coûtant pas plus que 5ooooofr Les 8 000 poteaux et l'installation de cette ligne coûteront 5ooooo autres francs. L'installation hydraulique dans le castjui nous occupe coûterait aooooofr, et, en ajoutant 5oo 000 fr pour équipement électrique nous arrivons à un total de 1 700 000 fr.
- Les charges de capital et d'exploitation ne dépasseraient pas ao p. 100 du capital engagé, soit 35000 fr, ce qui nous donne 3 ni fr par cheval-vapeur
- 11 resterait donc un joli bénéfice en vendant le cheval-année 000 fr.
- Une transmission à ,5oooo volts n’est pas impossible dans l’état actuel de l'industrie électrique par l'emploi de transformateurs à huile et en éloignant suffisamment les uns des autres les fils de la ligne.
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- Pompe centrifuge actionnée électriquement. — L’Elektrotechnisc.ho. Zeitschrift cite, d’après la Schweizerische Banzislimg, un cas intéressant ou une pompe centrifuge est mue par l’électricité.
- Cette pompe a été installée à la Coulouvrenière à Genève pour venir en aide aux grandes pompes à piston déjà en fonctionnement. Elle est actionnée directement par un moteur asynchrone diphasé de i 000 chevaux. Ce n’est pas seulement cette grande puissance qui en fait l’intérét mais encore la hauteur d'élévation qui est de j^o m. La pression nécessaire est obtenue par la mise en série de deux roues à aubes. Pour la mise en marche, on remplit la pompe au moyen d'un injecteur, et le démarrage se fait avec la vanne fermée. Le moteur n'a par suite à vaincre que le frottement rie l’eau. Une fois lu vitesse normale de 600 tours par minute alleinte, on ouvre lentement la vanne et l'élévation de l’eau commence. Le moteur est donc mis en charge progressivement. La pompe débite 375 litres par seconde, ce qui représente une puissance de 700 chevaux. Le courant est fourni par la station de Chèvres. La pompe a été construite par Sulzer frères, de Winterthur.
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- Procédé électrolytique Lavollay et Bour-goin d’épuration des jus sucrés. — Le Mois scientifique et industriel d’avril donne les renseignements suivants sur ce procédé.
- Le procédé d’épuration des jus sucrés de MM. Lavollav et Bourgoin consiste essentiellement en un traitement électrolyliqiie, en présence de manganates alcalins-tcrreux, suivi d une agitation avec un carbonate récemment précipité ou, ce qui revient au même, d une carbonatation.
- Ce procédé a clé expérimenté récemment dans une sucrerie sur des jus de presse et des jus de diffusion altérés. Voici du reste le procès-verbal des essais.
- Pkbmiek et deuxième essai : jus de presse abandonné à l’air pendant 6 heures sans chaulage ni antiseptiques.
- Traitement électrolytique : ioo gr. de manganate de chaux par hectolitre (quantité beaucoup trop élevée-, mais nécessitée par l’agitation défectueuse). Température 70e. Densité de courant 0,2 ampères par décimètre carré d’électrodes.
- ig Carbonatation : chaulage à i,5oo kg par hectolitre ("au lieu de 2 kg marche normale sur bon jus). Poussé jusqu’à 0,100 kg par hectolitre. Filtration.
- 2e Carbonatation r chaulage à 0,000 kg (au lieu de 1 kg). Pousséào,o2Ô kg par hectolitre. Après filtration, la décoloration était très satisfaisante.
- Troisième essai : Jus de diffusion provenant d une liquidation de râperie, et ayant voyagé sept jours. Bien que ces jus aient été chaulés à 10 gr par litre, ils étaient fortement altérés.
- Mêmes conditions de traitement que dans les essais précédents.
- Décoloration excellente. Les sirops non visqueux tiltrent très rapidement. La masse cuite, blonde, donne par turbinage du sucre blanc sans clairçage.
- Conclusions. Economie de chaux de 33 p. 100, suppression de la sulfitation, résultats supérieurs à ceux obtenus par troisième carbonatation.
- Le coefficient de pureté a été très supérieur à celui obtenu par les procédés ordinaires, bien que la dépense d’exploitation soit moindre.
- AVIS
- Saint-Gilles-lez-Braxelles. L'entreprise de l’établissemenL et de la mise en exploitation d une distribution d'électricité sur une partie du territoire de la commune est mise en adjudication-concours.
- O11 peut se procurer le cahier des charges avec plan terrier moyennant le paiement de la somme de trois francs, au service spécial dont les bureaux sont établis à Saint-Gilles-lez-Bruxelles, Parvis Saint-Gilles, n° ii.
- Les projets et les soumissions devront être remis
- au secrétariat communal, à l’adresse de M. le Bourg mestre de Saint-Gilles-lez-Bruxelles, avant le 19 septembre 1900, à deux heures de l’après-midi.
- Chemin de fer d’Orléans. — É‘gne de Paris à Sceaux et à Limours. — La Compagnie d’Orléans, d'accord avec le Syndicat des chemins de fer de ceinture et la Compagnie de l'Ouest, a mis en marche depuis le i5 mai 1900, des trains, au .nombre de quatre dans chaque sens, allant de la gare de Paris-Luxembourg à Versailles et à Sainl-Cyr-Grande-Ceinturc, et vice versa, via Massy-Palaiseau, de manière à mettre les localités situées dans la vallée de la Bièvre en communication directe avec Paris sans changement de voilure à Massy-Palaiseau.
- D’autre part, cette organisation permet, tout eu augmentant le nombre des trains desservant les stations de Berny, Anlony elMassy, de rendre express entre Paris cl Massy-Palaiseau, trois Lrains dans chaque sens de la ligne de Limours. En particulier, le train n° 0, très suivi parles personnes venant à Paris le malin pour leurs affaires, part de Limours à H heures du matin et arrive à Paris-Luxeuibourg à 9 h. b, gagnant dix-sept minutes sur son ancienne marche ; en sens inverse, le train n° 29 part de Paris-Luxembourg à (i h. 2J du soir et arrive à Limours à 7 h. 40, gagnant treize minutes sur lu durée ancienne du parcours.
- Compagnie française de charbons pour l’électricité. Nous apprenons que la Compagnie française de charbons pour l’électricité fait construire en ce moment à son usine, à Nanterre, de nouveaux fours munis des derniers perfectionnements. D’importantes commandes de matériel ont également été faites et on nous assure que la Compagnie française de charbons pour l'électricité pourra doubler sa production avant la fin de l’année.
- Grande Encyclopédie — Le XXVIIe volume de la Grande Encyclopédie vient de paraître : il contient la lin de la lettre P, la lettre Q et le commencement de la lettre R. Cette magnifique publication approche de son terme avec rapidité. Le volume actuel réunit la collaboration des savants, érudits et lettrés les plus marquants, qui assurent, depuis le début, l’intérêt hors pair et l’originalité absolue delà Grande Encyclopédie.
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- NOUVELLES ET ÉCHOS
- Syndicat professionnel des industries électriques. (Séance du 8 mai.) — La séance est ouverte à 5 heures lin quart, sous la présidence de M. E. Sartiaux.
- Etaient présents : MM. Baneelin, Bardon, Berne, Cance, Clémançon. Lhicrctct, Eschwège, Hillairel, Mildé, Porlevin, Radiguct, Sartiaux et Violet. Se sont excusés : MM. Chaussend, Crammont de Ilarlé.
- Procès-verbal. — Il est donné lecture du procès-verbal de la dernière séance, ainsi que d’une lettre de M, Boislel présentant quelques observations sur sa rédaction. La Chambre adopte néanmoins à l'unanimité le procès-verbal tel qu’il a été inséré dans le bulletin.
- Admissions. — Sont admis : la Compagnie générale d'électricité, 5, rue Boudreau, représentée par M. Àzaria ; M. Daydé, président du conseil d’administration, et M. Pillé, administrateur délégué des Etablissements Daydé et Pillé.
- Siège social. — Les locaux de la rue Saint-Lazare, n° ii, seront prêts à bref délai.
- Prix décernés. — La Chambre déride d’accorder, partie sur la subvention de la Ville de Paris et partie sur les ressources du syndicat : i” une somme de a5o fr qui sera distribuée en médailles, livres et indemnités dç. parcours ; 2° b livrets sur la Caisse nationale- des rplraites, d’une valeur de 5o fr chacun, aux ouvriers qui ont suivi avec le plus d'assiduité et de profit les cours d’électricité de la Fédération des 'mécaniciens-chauffeurs et électriciens.
- Comité d'électricité. — Lç président, donne lecture d!une.lettre du sous-secrétaire d Etal des postes et télégraphes l’informant que sur les 12 membres représentants de l'industrie électrique que comporte ' ce comité; 9 appartiennent au syndicat ; ce sont MM. Cance., Carpentier, Fontaine, Graimnünt, Harlé, Hillairel, .Balance, Lombard Gerin et Poslel-Vinay.
- Affaires diverses. — Quelques autres affaires sont examinées et la séance est levée à b h 40.
- Chambre syndicale des métaux. — Lu chambre syndicale des .métaux, place des Vosges, Paris, a renouvelé son bureau de la façon suivante :
- M. Ghescjuière, administrateur, directeur
- général des fonderies et laminoirs de Biache Suint-Yaast, président ; MM. Manouvrier, directeur général de la Société de la Vieille-Montagne, et V'esier, président et administrateur de la Compagnie Française des métaux, vice-présidents.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Transmissions électriques dans les ateliers du chemin de 1er de Tétat badois. — La Revue générale des chemins de fer et des tramways, donne la description suivante de ces installations importantes :
- La première application d’ensemble qui ait été faite de ce système de transmission a été réalisée déjà depuis plusieurs années dans l’atelier de construction et de réparation des services électriques do la Compagnie du Nord. Cet atelier comprend des machines-outils représentanl; une puissance totale de 90 chevaux environ. Chaque machine-outil est actionnée par un moteur électrique, recevant le courant à iij volts. La consommation journalière moyenne est de 11 kilowatts-heure; le courant est fourni par l usine de la Société d éclairage et de force, au prix de o,38 fr le kilow-heure. Les frais d’entretien des machines électriques (graissage, main-d'œuvre, renouvellement des balais, etc.) ressortent à 1 fr par jour. La dépense totale de l’atelier pour la production de force motrice est de 5,18 fr par jour. Avant l’installation des transmissions électriques, l’atelier était conduit par un moteur à gaz de 12 chevaux et la dépense journalière comprenant la fourniture du gaz et de l’eau, les chiffons, graisse, réparations et main-d’œuvre, s’élevait à un peu plus de i3 fr. C’est donc une économie de 60 p. 100 environ dans les frais de production de force motrice qu’a permis de réaliser l’emploi de l'électricité. La Compagnie de l’Est a également fait quelques applications étendues de transmissions électriques dans les ateliers d’Epcrnay, et la Compagnie du Midi est en train d’aménager entièrement ses ateliers de Bordeaux avec transmissions électriques et de construire I une usine centrale de • 1 200 chevaux qui servira à I produire l’énergie nécessaire à la fois aux ateliers et j dans les gares.
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- Tome XX1I1
- Samedi 9 Juin 190Ô.
- t* Année. — N°
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques^
- L’ÉNERGIE
- La reproduction des articles de L’ÉCLAfRAGE ÉLEÇTR/9Uf«*>9ét inter
- SOMMAIRE rages.
- J. BLONDIN. — Exposition universelle : Appareil llieder pour la gravure électrorhiniique des
- métaux........................................................................ '*53
- A. RIGHI. — Sur le phénomène de Zeeman dans le cas général d’un rayon incliné d'une manière
- quelconque sur la direction lie la force magnétique.......................... 356
- MUN1ER. — Systèmes de télégraphie rapide; Modes de formation des signaux dans la télégraphie
- électrique; Signaux Davy; Système Mimault et système Baudot................... 367
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE ,-P. Sthi.-vm
- Chattock. .
- Corps en mouvement dans un champ électrique, conductibilité de l’air atmosphérique, par He-ïdvvi-.i
- SOCIETES SAVANTES ET TECHNIQUES
- Académie des,sciences : De l’énergie absorbée par les condensateurs soumis à une différence de potentiel
- sinusoïdale, par IL Pellat et Bfaclàm» . . .................... . . . . . . . . . . .......... 3po
- Sur quelques effets pholochimiques produits par le fil radiateur des ondes hertziennes, par Thomas
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- des sciences. ^Congrès de Paris, 2-9 avril 1900'-Nous recevons (le M. Reliât. professeur' à la Faculté des sciences de njmvevsilé de Paris, qui présidera la 5" seclion du Congres, la lettre
- fraix'aiso 1 à Paris
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- phyBicîens* fram.'âis'^t'éti pérons, us éclat tout pa •»* section < Physique).
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- Pays-Bas. - M. Lels, (
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- Les membres adhérents qui désirent obtenir une réduction de u» p. 100 sur les chemins de fer français, sont priés d'en aviser, avant le <j juillet, dernier délai, M. P. Janet, secrétaire du congrès, rue de Staël, i'i, à Paris, en indiquant exactement les parcours à effectuer tant à l'aller qu'au retour. Il ne sera pus tenu compte des demandes des membres qui 11'auraient pas encore acquitté leur cotisation au Congrès. Les bons de réduction seront valables du 14 au 31 août.
- Les cartes de membres du Congrès seront distribués à Paris :
- i° Du G au 18 août, 11, rue de Staël ;
- •2“ Le 18 août de 8 à m heures au palais des Con-
- i'1 Pendant la durée du Congrès, à la Société d encouragement, rue de Rennes, Ai-
- Pendant la durée du Congrès, des visites, auxquelles ne pourront prendre part que les membres adhérents, seront faites aux principales installations électriques de Paris el de l'Exposition.
- Les membres qui ne l'ont pas encore fait sont priés, pour éviter toute perte de temps à l'ouverture du Congrès, de vouloir bien adresser leur cotisation le plus tôt possible à M. L. Violet, trésorier du congrès, rue Delrmbre, 20, à Paris.
- Les adhésions doivent être adressées à M. P. Janet, l’un des secrétaires du Congrès : rue de Staël,
- 1 J, à Paris.
- Congrès international de l’acétylène (22-28 sept. 1900). — Le deuxième Congrès international de l’acétylène tenu l’an dernier à Budapest a décidé que le troisième Congrès aurait Heu cette année à Paris.
- Seront membres du Congrès et recevront les publications : 10 les donateurs (personnes ou sociétés) qui auront versé une contribution d'au moins 100 IV. — i° Les adhérents qui auront acquitté la cotisation do n l. le moulant est fixé à la somme de 2 j fr. — 3° Les délégués des administrations françaises et étrangères, ainsi que les membres d’honneur. Les cotisations doivent être adressées à M. Daix, -2, rue Louis Blanc, à Paris.
- Les séances auront lieu dans les salles de la Société d’encouragement pour l'industrie nationale.
- Le bureau de la commission d'organisation comprend MM. Berthelet et Moissan, présidents d’honneur ; le général SébeiT, président ; Bullier, vice-président,- V. Daix, secrétaire général; Hubou, secrétaire-adjoint ; 11. Guilbert, trésorier.
- La Commission sollicite l’envoi avant le tu août de mémoires ou de propositions sur les sujets sui-
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- Consommation de vapeur des machines Schmidt à vapeur surchauffée. — D’après une notice publiée par la fabrique des Machines d’Areharsloben, précédemment W. Schmidt et G10 le nombre de calories qu'il faut fournir par cheval-heure à une machine de 3oo chevaux alimentée par de la vapeur à ii,5 kg. dépression, peut s'établir ainsi :
- A. Une machine à triple expansion, employant de la vapeur saturée, consomme 5,5 kg. de vapeur par cheval indiqué et par heure, ce qui donne une dépense de calorique (le 5, 5 x665 = 3’5(>o calories, à quoi il faut ajouter pour la condensation dans la conduite 5 p. ion, soit. 0,275 et une dépense de 0.270 -- (85 calories, ce qui donne un total de 3 K5o calories.
- il. Une machine compmind avec surchauffe modérée à ï'|0", consomme 5,3 kg. de vapeur par cheval indiqué et par heure, soit :
- 5,3 X (665 + o.jB X 5o) = 3 65o calories.
- C. Une machine tandem à forte surchauffe à 35u° consomme 4,5 kg. de vapeur par cheval indiqué et par heure, soit :
- D. Kniin, une machine tandem à forte surchauffe, système \V. Schmidt, consomme j,i kg.de vapeur
- i.i X (663 -f ",48 x 160) = 3o.j2 calories, par cheval indiqué et par heure.
- Si on établit la comparaison par rapport à la machine à vapeur saturée A, on trouve que la machine B avec surchauffe modérée économise > p. 100, et les machines C et 1) avec forte surchauffe 13 à *r p. 100.
- Comparées avec la machine 11 à surchauffe modérée, les machines C et 1) à forte surchauffe économisent 8, j et 16, - p. roo.
- Sur l'uniformisation des méthodes d’essais des appai'eiîs électriques.—Lors de l;i publication dans ce journal des règlements de l’Anie-rioan Institut of Electrical Fngineers concernant les essais des machinés dynamos, M.-C.-b’. Ciuilherf- faisait observer (t. XXI, p y6, 21
- octobre i8yq'. combien il serait désirable que des règlements du mémo genre fussent établis en France. Sur son initiative F Association amicale des Ingénieurs électriciens, s’est occupée de la question et a nommé des commissions chargées d’examiner ce qu’il conviendrait de retenir des instructions rédigées par l’AlKK et comment on pourrait les étendre aux divers appareils électriques non envisagés dans ces instructions. De sou coté, le Syndicat professionnel des Industries électriques a nommé plusieurs délégués charges du suivre les travaux de ces commissions.
- Mais si. les avantages pouvant, résulter d'instructions de ce genre paraissent évidents à ceux qui ont souvent l'occasion, comme ingénieur?, conseils, de rédiger des cahiers des charges, ils 11e paraissent pas aussi certaîus à quelques constructeurs qui craignent qu’elles 11e rendent encore plus draconiennes les clauses des cahiers des charges. Pour détromper ceux-ci, et bien indiquer le caractère des instructions qu’elles sc propose d’établir, l'Association amicale des ingénieurs électriciens vient d’adresser aux constructeurs et ingénieurs la noie suivante :
- Note sur l'opportunité et l'utilité de la préparation de conseils techniques, destinés à faciliter la rédaction des conditions à imposer pour la construction ou établissement des différents appareils propres à la production et à l'utilisation de l'énergie électrique.
- Le. développement, incessant des applications électriques et les progrès réalisés dans ces dernières années dans la construction des appareils propres à la production et l'utilisation de l’énergie électrique, ont rendu la lâche très lourde et très difficile aux Ingénieurs et aux Industriels qui ont à indiquer des clauses techniques pour les commandes de fournitures ou d'installation de matériel électrique.
- L’Association américaine des Ingénieurs électriciens, frappée de celle lacune, a déjà chargé une commission, composée de professeurs et d ingénieurs,
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- variées : la grande majorité des correspondants accepte le fil de retour aérien à condition qu'il soit de diamètre suffisant pour donner passage à la totalité du courant ; il y a aussi des partisans du conducteur de retour en caniveau, du double trolley, du conducteur de retour isolé ; enfin, d’autres ne croient pas à l'efficacité complète du système ou la nient.
- 12. Si vous n êles pas en procès avec votre compagnie de tramways, avez-vous connaissance des procès engagés? Quatre villes ont été indiquées où il y a des procès en cours.
- 13. Le courant électrique des tramways a-t-il causé quelque dommage au réseau des appareils avertisseurs d'incendie ? Il a été cité 14 cas de détérioration de ces réseaux.
- 14. Avez-vous connaissance d'incendies causés par des courants de tramways électriques ? A cette question, il y a 44 réponses négatives.
- ij. Quelle est laligne de conduite à tenir à l'égard des compagnies de tramways? Règlement amiable, poursuites devant les tribunaux, constitution d'une commission où seraient représentées les compagnies d’eau, de gaz, de tramways, de téléphones et d'éclairage électrique pour fixer les mesures préventives à appliquer : c’est à l'une ou l'autre de ces solutions que se ramènent les réponses.
- d'après l'ensemble de ces réponses, il est permis de dire que, partout où des mesures de précaution spéciales n'ont pas été ordonnées ou spontanément appliquées pour réduire au minimum ou supprimer les dérivations de courant, l’exploitation des tramways par l'électricité menace de compromettre plus ou moins vite les canalisations de distribution d’eau, sans compter les autres. On en saurait assurément plus long si on procédait à une enquête officielle dont les commissaires auraient les pouvoirs nécessaires pour exécuter des recherches sur place, en cas de nécessité reconnue par eux. Les demandes officieuses de renseignements sont un pou partout mal accueillies, et, d'après noire expérience personnelle, la proportion des réponses 11'atteinf pas 5 p. joo en raison de la paresse des intéressés, de leur crainte de se compromettre ou de nuire à leur entreprise. Il est déjà très beau d’avoir établi la généralité des phénomènes électrolvtiques et nous pouvons nous attendre, si nous n’y prenons gai'de, à les voir exer-
- cer leurs ravages en Europe aussi largement qu'aux Etats-Unis. Sans croire, comme certains publiciste* transatlantiques, qu’avant dix ans, les conduites dVnn seront mises hors de service et devront être remplacées par des conduites en verre, il serait assez naturel d’exiger que les tramways électriques fussent mis dans l’impossibilité de nuire au bon fonctionnement de services plus indispensables qu’eux, au bien, être et à l'hygiène des habitants des villes.
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- Fabrication du noir de fumée au moyen de l’acétylène. — Dans le numéro du 2 septembre 1899 de ce journal, nous signalions t. XX, p. 36o, les recherches faites de divers côtés en vue d’utiliser l'acétylène h la fabrication du noir de fumée. M. itubou, un des chercheurs, a, le 18 mai dernier, fait une conférence sur ce sujet à la Société des ingénieurs civils; voici d’après le procès-verbal de la séance, un compte rendu sommaire de cette communication :
- M. llniOL fait remarquer qu’il est indispensable, pour le développement de l'industrie de l'acétylène, que les carbures livrés à la consommation soient de première qualité, mais pour cela il faut que les usines trouvent l'utilisation de leurs résidus. T,a solution qu'il préconise consiste à transformer sur place ces produits en un noir commercial ou carbone amorphe, qu'il désigne du nom de noir d'acétylène pour le différencier des autres noirs commerciaux.
- Jusqu’à ce jour, ces derniers ont été obtenus par une flamme, par la combustion incomplète à l’air d’hydrocarbures solides, liquides ou gazeux. Leurs qualités et, par suite, leurs prix varient dans des limites considérables, suivant leur mode de fabrication. leur degré de finesse, de pureté et de puissance colorante. Le rendement ne dépasse pas 2 > p. 100. la composition est très variable ; ils renferment toujours, unis au carbone, de l’eau, des carbures condensés, des produits d’oxydation qui leur donnent toujours une teinte plus ou moins rousse, et la teneur en carbone ne dépasse guère <>o p. 100.
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- même la majorité des 'habitants des grandes villes Aussi, et bien que les progrès ne soient guère sensibles, les recherches et études faites • en vue de supprimer les fumées industrielles sont-elles plus nombreuses en Angleterre qu'en
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- Usine hydro-électrique de Saint-Maurice-River (Canada). — Une usine, dont la puissance totale atteindra 90 ono chevaux est actuellement en construction à Saint-Maurice. Au début, la puissance des groupes éleclrogènes installés sera de 3o 000 chevaux. JY Engineering Record du ‘>8 avril donne une description détaillée de lu partie hydraulique de l’usine. Voici, d’après le Génie Civil du 16 juin quelques renseignements sur les conditions générales de l'installation.
- Le Saint-Maurice River est alimenté par un bassin de 47 000 km9, fortement boisé, situé au nord du Saint-Laurent dans lequel il se jette à Tbrec Rivers, ville placée à mi-chemin entre Québec et Montréal, et distante de chacune d’elles de 1 \\ km. A environ ai km de son confluent avec le Saint-Laurent, le Saint-Maurice River formé, sur une longueur de aj km, une série de chutes et de rapides qui, étant donnée l'importance du débit, représentent de l'énergie utilisable à très bon compte. On peut estimer à 200000 chevaux la puissance minimum disponible, en hiver, au moment des plus basses eaux, même en laissant écouler librement, une quantité d'eau suffisante pour emporter les glaces de fond et le frazil.
- Par suite du manque de communications par chemins de fer, ces conditions favorables étaient restées jusqu’à présent inexploitées, mais l’ouverture du Great Northern Raihvay du Canada a rendu possible leur utilisation industrielle.
- . La ville de Three Rivers est ouverte à la navigation maritime pendant huit mois de l'année, et iL n'est guère d'autre port de mer au monde où l'on trouve dans un rayon de >0 km., une aussi grande quantité d’énergie utilisable. Une partie de cette énergie a déjà été employée à Grand Mere, distante de 48 km de Three Rivers, où l'eau actionne, sous une charge de 12,20 m une usine à pâte de bois et une papeterie, produisant 100 tonnes de papier et ^0 tonnes de pâte par jour.
- Mais l'endroit le plus important au point de vue de l'utilisation de cette énergie hydraulique est aux chutes de Shawinigan, dont la hauteur totale, sur une faible distance, est de 4 T m. En ce point, le débit normal de la rivière est de 670 m1 par seconde, cL I on peut, aux plus basses eaux obtenir 100000 chevaux. Le canal d'ameoée de l'eau aboutit à un mur de tête d'où parlent de grosses conduites alimentant l'usine, que le canal de fuite relie à un point de la rivière situé à l'aval des chutes.
- Les agrandissements de l’usine de la Niagara Falls Power C°. — D’après un article publié par M. O.-E. Dcxlap dans Y Engineering News du 5 avril, l’importante usine de Niagara sera dans moins d'un an considérablement agrandie. La Niagara Falls Power C° a en effet traité avec la National Manufacturing C’ de New-York pour le creusement d’une seconde losse à turbine et les travaux sont déjà commencés depuis plusieurs mois. Le Génie Civil du 16 juin
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- chimie on 1899, publié dans les derniers numéros do Y Electrochimie, M. Charles Makoot consacre les ligues suivantes à l'application du tour électrique à la chimie.
- J>a tendance qui se manifeste dans la construction des fours électriques les plus récents est <1 obtenir
- par un échauftemciit préalable du matériel, la cha-
- de la réduction des oxydes (oxyde de carbone), et d’élever ainsi le rendement économique des procédés de fusion. Ainsi Wood aux Etats-Unis U. S. A. P. 609,864) construit un four à fabrication du carbure en combinant le régénérateur de Siemens avec le four électrique de manière que l’oxyde de carbone produit dans la réaction serve à maintenir à une température élevée le four, où, sous la forme de briquettes, on introduit les mélanges de chaux et de houille agglomérés avec du goudron ou de l’asphalte. Le four électrique de Bresson et Pucolte (Pat. angl. 2-90 — 1897) n est qu’un autre four à arc de Siemens, combiné de telle sorte, que, par un simple mouvement de bascule, on puisse le vider entièrement. La chaleur emmagasinée dans les parois est ainsi conservée pour une nouvelle fusion. Le four de Palmer et Williams (Pat. angl. 16.029— 18981 fonctionne avec une résistance d échauffement. ; an préalable, la matière, avant d'être introduite- dans le foui’ proprement dit, est chauffée dans une caisse en fer placée au-dessus du four et où se brûlent les gaz. provenant de la réduction. Dans le four breveté par Sébillot (D. R. P. 104,108) (Elek. ch. Zc.it., t. VI, p. iy:>) le mélange de chaux et de coke est placé
- dans une enceinte intérieure, échauffée par la combustion des gaz.
- Un système de travail continu a fait l'objet d'un brevet pris par Roberts (D. R. P. 100,4-6) 1 Elek. ch. Z.cit., t. VI, p. 89); il est caractérisé par un déplacement continu de la sole du four sur laquelle on place le mélange de chaux et de houille. Le courant qui provoque la fusion des substances est amené par des électrodes placées latéralement des deux eûtes de la partie mobile. Le procédé de Wekner et Kandler (D. R. P. io8,o:>8) [Elek. ch. Z.cit., t. VI, p. ia-) utilise un four dont le foyer horizontal peut tourner sur lui-même ; sur celui-ci un place en couches séparées les matières à soumettre à la température de fusion 'de l are électrique. Dans le système de four électrique de Wilson, Muuna, Unger, Schneckloth et Kuckel (I). 1U P. 108,687) (Elek. oh. Zcni . t. VI, p. 178) le mélange de chaux et de eoke est comprimé sous forme de baguettes que l’on introduit dans le four par des ouvertures tubulaires disposées de telle sorte que, pendant le fonctionnement de lare, on puisse au fur et à mesure de la fusion introduire de nouvelles charges. La marche de ce four est par conséquent tout à fait continue.
- Le principe de réchauffement par résistance a été mis en pratique dans un certain nombre de nouveaux fours. Ainsi le four électrique de Maxim (D. R. P. *"0,477) est alimenté par des courants polyphasés {Elek. ch. Zeit., t. VI, p, 89). .V eut effet, une élee-
- mune aux courants polyphasés est reliée à des électrodes de charbon en nombre égal à celui des phases du courant, lequel porte au rouge une série de résistances en lil ün. Un nouveau four de Maxim l'Pat.'
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- angl. 1,07) — 1898) est construit de façon semblable, tuais ici la résistance d'échauflemeiil qui sert au début de l’opération de la fusion électrique est un noyau de granules de charbon faisant pont entre les électrodes. A mesure que le carbure prend naissance, 011 éloigne graduellement les électrodes jusqu à l'obtention d’un bloc de carbure homogène situé au milieu de la matière non transformée.
- Un principe analogue a guidé les inventeurs dans la construction de nouveaux fours, citons ceux de Créés et Durban i.Pat. angl. ah,880 — '897) et de la « Société des Carbures Métalliques » (D. R. P. tor,082). Ei1 ce qui concerne les dispositions mécaniques, il nous faut signaler le four de Mayer (1). H. P. r01,131 ) \Elck. ch. 'Zeit., t. VI, p. 8t) caractérisé par le fait que d'un seul coup de levier on peut enlever du four la plaque servant de sole et couper en même temps l arrivée du courant. Le lour électrique de Pattens (I). R. P. 101,690) (t’iek. ch. Zeit. Eclairage électrique, t. XV. n° 19) a des électrodes concentriques, entre lesquelles jaillit l are électrique, auquel un mouvement de rotation est imprimé par un champ tournant créé à l'intérieur, dispositif qui permet, selon l'inventeur, de mieux distribuer la chaleur dans toute la masse de carbure. Hanekopp (Zts. f. Anzeo.-. Chei»., 1899, p. 5gA) préconise l'emploi du charbon de bois pour la fabrication du carbure. A la suite d’analyses d’aeétvlène ainsi produit,
- 1 auteur trouve qu il contient infiniment moins d'hydrogène phosphore d'acide sulfureux que l'acétylène préparé avec le coke. D’uprès Sebalt, l'addition de zinc et d’étain au mélange de chaux et de coke a pour effet d’activer énormément la rapidité de production Su carbure, par suite de l'augmentation de la conductibilité qui fait que la chaleur se propose non seulement plus régulièrement dans la masse, mais rend cette dernière plus lluide (D. R. P. 108,887) [F.leh. ch. Zeit., t, VI, p. 127). Gin et Leleux ont traité la question de l'arc électrique dans les mélanges do chaux et de carbone (Iélek. ch. Zeit.. t. VI, p. 8b;. Au Congrès de l’acétylène à Budapest, Liebetanz a entretenu les congressistes sur le prix de revient de la tonne de carbure selon les divers modes d exploitation, force motrice naturelle, etc.
- A côté de la fabrication de carbure de calcium, nous devons mentionner la fabrication récente de t<Hite une série de produits pyrochimiques, Ainsi Bradleyet Jacobs en Angleterre (Pat. angl. 10290, 1898) fabriquent simultanément le phosphore et le carbure de calcium en mélangeant des phosphates tricalciques au charbon en proportions telles que le calcium passe entièrement à l’état de carbure de ce métal et que le phosphore se sépare de meme complètement.
- Moissan (Comptes rendus, t. CXXY1I1. p. 787) a produit le phosphore de calcium cristallisé par la réduction du phosphate tricalcique au four électrique en limitant la durée de l’opération, autrement le phosphore distille et il se forme du carbure de calcium. A. Renault (Comptes rendus, t. GXXV11I, p.888) a pu] de même faire le phosphure de calcium en soumettant à l are électrique, dans un creuset de charbon, un mélange de coke, de pétrole et de phosphale de chaux. Les phosphures métalliques se forment, d’après Meyer I). R. P. 10888». par 1 élertrolyse au four électrique des phosphates en employant des électrodes en rarbonmdum, en car-bide. en fer magnétique ou en ferrosilicium. Par réchauffement du coke de pétrole en présence du phosphate de cuivre. Maroimeau (Comptes rendus,
- t. CXXYIII, p. 986) a obtenu au four électrique un mélange de cuivre et de phosphure de cuivre dont on peul isolerparlraitement électrolytique qui enlève le cuivre pur, une combinaison (lu2 P.
- Lebeau (Comptes rendus, t. CXXVIll, p. 90) a isolé l'arséniure de calcium au four électrique en partant de l’arséniate de chaux et du charbon. De Chelmot (Journ. of the Amer. Ch. Soc., t. XXI, p. a réussi à produire le siliciure de fer à forte teneur de silicium (Mv»o p. 100J au four électrique. Lebeau (Comptes rendus, l. CXXVIll, p. y33), de même, obtient un siliciure de fer en chauffant le cuivre siliceux avec des tournures de fer. Vigouroux (Comptes rendus, t. CXXVII, p. 898), en fondant l’oxyde de tungstène avec du silicium, produit la combinaison de siliciure de tungstène [Woj Si3). Williams, de même un carbure double de fer et de tungstène par la fusion au four électrique d’acide tungstique, de fer pulvérisé et de coke de pétrole (Comptes rendus, t. CXXVII, p. 1 10). Pour finir, Mourlot (Comptes rendus, t. CXXVII, p. 180 et J08) obtient, à l'état cristallisé, les sulliles de strontium, de calcium et de magnésium en soumettant à l’action de l’arc électrique les sulfites amorphes ou un mélange de sulfate et de charbon.
- L’emploi de T acétylène dans les moteurs à g-az. Nous avons sigualé à plusieurs reprises les essais faits en France pour l’application de l’acétylène a la production de la force motrice. Dans Je Feiidens Magazine de décembre *899 (t. 1, p. 56o-565), M. Frederick Guoyer décrit les recherches qu’il a entreprises sur ce sujet. En voici les principaux résultats ;
- ic Les pressions développées sont de 2 à 8 fois plus grandes avec un mélange tonnant à l’acétylène qu’avec un mélange tonnant au gaz d'éclairage contenant ce dernier gaz dans les mêmes propor-
- 2e Des mélanges très pauvres d’acétylène et d’air donnent de plus fortes pressions que des mélanges riches de gaz de houille et d’air.
- 3° La durée de l'inflammation est plus faible qu'avec du gaz de houille.
- L’auteur conclut qu’au point de vue thermique, l’emploi de l'acétylène pourra présenter des avantages sérieux et qu'au point de vue mécanique on pourra arriver assez facilement à surmonter les petites difficultés qui se présentent dans la construction d’un bon moteur à acétylène. Mais, au point de vue économique il admet que l’acétylène ne peut lutter avec les autres gaz car en comptant le carbure de calcium k 5oo fr. la tonne, la dépense est de 0,20 fr. par cheval-heure indiqué.
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